AFFAIRE BENALLA ACTE II  SCENE 1

NOUVELLE DIMENSION

Nous avions pris l’habitude, jusqu’à présent, de relater le feuilleton de l’Affaire Benalla sous les titres de Saison(s) 1, 2 ou 3.

Le chapitre qui s’est ouvert depuis quelques jours nous conduit a renuméroté les épisodes, étant précisé que vu la tournure que l’affaire vient de prendre, on sera probablement obligé d’y revenir.

Le Parquet National Financier vient d’ouvrir, ce jeudi 7 février 2019, une enquête pour corruption concernant la signature d’un contrat négocié par Alexandre Benalla avec un oligarque russe.

Sur quel fondement ?

Précisons tout d’abord, qu’il s’agit d’une nouvelle enquête visant Alexandre  Benalla, sur un sujet évoqué par le Journal  Médiapart la semaine dernière lorsque ce grand média a diffusé une discussion datée du 26 juillet 2018 entre Alexandre Benalla et Bertrand Crase.

L’oligarque concerné est un certain Iskander Makhmudov , proche de Vladimir Poutine. Iskander Makhmudov est soupçonné avoir des liens avec la mafia russe.

Après la publication de l’article de Médiapart des journalistes ont tenté de vérifier auprès de Matignon, l’hypothèse qui prévaut aujourd’hui, selon laquelle la conversation a été enregistrée au domicile de la Cheffe du Groupe de Sécurité du Premier Ministre (GSPM).

L’enregistrement est accablant. Il est d’autant plus accablant que le 26 juillet 2018, le contrôle judiciaire d’Alexandre Benalla et de Bertrand Crase leur interdisait formellement de se voir.

Pour autant, à cette occasion on vient de découvrir un personnage central dans l’affaire Benalla, un personnage dont le nom n’était encore jamais apparu.

Il s’agit de Chokri Wakrim, 34 ans, un militaire dont on dit que «  le parcours serait opaque ».

Notre confrère Libération enquête depuis plusieurs semaines sur ce dernier qui serait gravement impliqué dans le fameux contrat de sécurité en cause, négocié avec l’Oligarque Iskander Makhmudov, cité plus haut.

On est tombé de la chaise en prenant connaissance des premiers éléments de l’investigation de Libération qui indique que Chokri Wakrim, présenté dans un premier temps et sobrement comme un ami, n’est autre que le compagnon de Marie Elodie Poitout, la Cheffe de la Sécurité de Matignon, promue Commissaire Divisionnaire en janvier 2018.

Plusieurs documents consultés par notre confrère attestent de la proximité entre Chokri Wakrim et Alexandre Benalla.

Le militaire « sulfureux » l’a notamment accompagné dans le Château de Vincent Miclet en Dordogne (voir nos précédentes éditions).

Dans une vidéo, le « garde du corps » d’Emmanuel Macron apparait en pleine séance de tir à la carabine dans les jardins du Château.

Dans une autre vidéo, on voit Alexandre Benalla au domicile parisien de Mohamad Izzat Khatab, un sulfureux homme d’affaires syrien. Mohamad Khatab a hébergé Alexandre Benalla pendant plusieurs semaines après son départ de l‘Elysée.

La proximité d’Alexandre Benalla avec ces individus soulève de nombreuses questions et dont la première d’entre elle , celle que le Parquet National s’est posé en cherchant à perquisitionner les locaux de Médiapart, lundi 4 février après avoir ouvert une enquête préliminaire « pour atteinte à la vie privée » et « détention illicite d’appareils ou de dispositifs permettant l’interception de télécommunications ou de conversations ».

Sur ce dernier coup, Matignon se prétend néanmoins transparent ( ?) assurant, face à la polémique née de la célérité avec laquelle le Parquet de Paris a entamé son enquête, qu’aucune instruction n’avait été donnée en ce sens.

La démission surprise le 7 février de  Marie Elodie Poitout (qui a été de tous les voyages à l’étranger du Premier Ministre) démontre pourtant que la situation devient « critique ».

A l’Elysée comme à Matignon on coupe les branches à grande vitesse !

Malgré cela, la cheffe de Sécurité s’est dit « restée  sereine » ?

Elle vient de déclarer qu’elle voulait simplement protéger Edouard Philippe, ce qui n’a pas convaincu !

C’est la raison pour laquelle, on peine donc à croire que Matignon ne savait rien et nombreux sont ceux qui mettent déjà en doute « la vérité » d’Edouard Philippe !

L’affaire Benalla commence à faire un vilain sparadrap. Elle serait même en train de devenir une affaire d’Etat, comme vient de le déclarer, ce jour, Guillaume Larrivé, Député LR :

« on a progressivement un sentiment de nausée vis-à-vis de cette affaire, dont on ne voyait jusqu’ici que la face visible de l’iceberg ».

Le sommet de l’Etat n’a pourtant pas encore vacillé.

Mais les odeurs d’égout que les séquences successives  de l’Affaire Benalla dégagent, commencent à devenir lourdes.

Les derniers rebondissements ont par ailleurs entaché l’Exécutif comme la Justice.

De ce fait, il semblerait que nous auront certainement l’opportunité très prochainement d’écrire la scène 2 de l’acte II, les malices du pouvoir macroniste semblant sans fin……..

Clara Mitchell pour DayNewsWorld

LES MACRON EN AURAIENT-ILS FAIT TROP

Rien ne va plus, semble-t-il pour le couple présidentiel mais surtout rien ne va plus depuis quelque temps pour Brigitte Macron qui pourtant avait été au début relativement épargnée.

En quelques semaines, l’épouse du Président de la République a été mise sur la sellette au travers de révélations choc ou de commentaires désobligeants.

Tout a commencé par les déclarations d’Alexandre Benalla qui tout au début de l’année 2019, dans une interview  donnée à Médiapart, avait déclaré que la Première Dame aurait, elle aussi, continué à échanger des SMS , « sur des thématiques diverses » avec le garde du corps de son mari, aujourd’hui mis en examen.

Brigitte Macron a démenti formellement mais ses allégations ont suscité de vives réactions dont « certaines ont été liées à l’arrestation d’Eric Drouet et à la volonté d’étouffer le scandale ».

On se souvient au demeurant qu’en pleine affaire Benalla, la Première Dame, très très agacée, avait quittée l’Elysée pour se réfugier dans sa villa du Touquet.

Elle avait fait alors le choix de rester tapie dans l’ombre et de ne pas se faire remarquer, tout en déclarant quand même « qu’elle avait été abasourdie »  par cette affaire « qu’elle n’avait pas vu venir … ».

Pourtant, on savait déjà, qu’Emmanuel Macron, plus que jamais esseulé après le départ de deux de ses ministres (Nicolas Hulot-Gérard Collomb) ne pouvait plus que compter sur son atout favori : son épouse !

La Première Dame est depuis, de plus en plus en retrait, même s’il elle dit qu’elle est solide et « blindée ».

Elle a néanmoins été très choquée par le déferlement de haine à leur encontre. Elle vit très mal cette situation et ne regarde plus les comptes sociaux. Pour rester très informée (et elle l’est !) elle écoute la radio et regarde la télévision.

C’est néanmoins grâce aux réseaux sociaux que l’on a appris qu’elle avait totalement fait refaire la salle des fêtes de l’Elysée. Moins dorée, plus lumineuse … la pièce a changé. Mais le coût a mal passé en pleine séquence des gilets jaunes. « Tout ca pour ca » : 500 000 € ?

Les réseaux sociaux se sont ainsi exclamés en constatant que les tapisseries des Gobelins avaient disparues et faisant observer que désormais cette célèbre pièce ressemblait à un hall de gare ou, plus méchant, à un funérarium. Il est vrai que le gris qui est dominant  et qui était la couleur favorite de Marie Antoinette n’avait pas réussi à l’épouse de Louis XVI !

Brigitte Macron a, de nouveau, essuyé des critiques à l’occasion du voyage officiel en Egypte de son mari, qu’elle accompagnait. Les cérémonies officielles passées, le couple est allé visiter le Grand Temple d’Abou Simbel. Vêtue d’un pantalon gris souris ( ?) la Première Dame portait des baskets griffées Louis Vuitton. Selon le Dailymail, ces baskets auraient été estimées à 750 €, « le salaire d’une caissière à mi-temps ».

Brigitte Macron a aussitôt protesté, indiquant que ces baskets avaient été prêtées et qu’elles étaient destinées à mettre en valeur les créateurs français. Cela ne semble pas avoir bien convaincu ?

Lundi 4 février 2019, sortira le livre très attendu « Madame La Présidente » aux Editions Plon. Le Livre a été écrit par deux journalistes Ava Djamshide et Nathalie Schuk . Des bonnes feuilles sont déjà sorties en kiosque le 1er février (Elle) . Ce livre réhabilitera peut être Brigitte Macron, désormais, elle aussi très attaquée et qui fait preuve, en général selon ses proches d’un naturel désarmant  habituellement.

Au demeurant on en saura plus rapidement sur le rôle (ou les rôles)  qu’elle joue auprès de son mari : Amante ! Épouse ! Mère ! Tutrice ! Communicante ! On sait déjà que, selon Philippe de Villiers, elle serait le femme qui souffle à l’oreille de l’artiste ». A suivre !

Clara Mitchell pour DayNewsWorld

AFFAIRE BENALLA  SAISON 3

NOUVEAU REBONDISSEMENT

Alain Gibelin, le DOPC (Directeur de l’Ordre Public) chargé de maintenir l’ordre à Paris, a été, le 29 janvier 2019 admis en soins intensifs.

Alain Gibelin est le policier haut gradé qui a fait des révélations sur l’affaire Benalla devant la Commission d’Enquête Parlementaire, « jurant » (toutes les personnes interrogées ont été appelées à faire serment de dire la vérité), croix de bois, croix de fer, que sa parole avait plus de poids que celle d’Alexandre Benalla.

Ce policier à la longue carrière et estimé, avait en effet « laissé entendre » qu’Alexandre Benalla avait participé à des réunions de sécurité alors qu’il était officiellement suspendu de ses fonctions (pour 15 jours).

Alain Gibelin avait même à cette occasion fourni des précisions complémentaires en rappelant qu’il avait échangé sur le statut d’observateur que souhaitait obtenir Alexandre Benalla pour les manifestations du 1er mai.

Cet échange a eu lieu à l’occasion d’un déjeuner, le 25 avril 2018, déjeuner auquel assistait également  le Commandant de l’Elysée, Eric Bio Farina.

A sa première audition devant la Commission Parlementaire il avait rappelé aussi qu’il avait mis en garde Alexandre Benalla sur les conditions de régularités de sa participation, régularités qui devaient être satisfaites principalement par une autorisation préalable de la Préfecture à solliciter par l’intéressé. Or, le 1er mai avait-il ajouté aucune demande ne lui était parvenue !

De la même manière, Alain Gibelin avait assuré ne pas savoir comment Alexandre Benalla s’était procuré son brassard et sa radio policière.

Les déclarations d’Alain Gibelin avait alors fait grand bruit, au sein même de la Commission Parlementaire, mais aussi chez tous les observateurs de cette étrange affaire.

Elles avaient fait d’autant plus de bruit qu’Alexandre Benalla avait quelques temps plus tard remis en cause la déposition du Directeur de l’Ordre Public ?

L’Elysée ayant ensuite, aussi  démenti les déclarations d’Alain Gibelin, ce dernier, très embarrassé, s’était cru obligé de faire marche arrière, et de rétropédaler à l’occasion d’une seconde audition.

L’épisode avait défrayé la chronique et crée un énorme remue-ménage chez les policiers et surtout chez les policiers de terrain. L’affaire Benalla a jeté dès lors la suspicion dans les rangs de policiers mais a également crée une rupture de confiance avec les citoyens français.

La cote de popularité d’Emmanuel Macron avait plongé immédiatement pour atteindre à la fin 2018 son plus bas niveau et les Gilets Jaunes se sont, quelques semaines après, installés sur les ronds points.

Les premières annonces sur l’annonce de l'hospitalisation d’Alain Gibelin sont venues d’Aziz Zemouri, journaliste au journal « Le Point » le 29 janvier 2019.

Depuis, aucun grand média n’a communiqué sur l’hospitalisation, en urgence semble t-il , d’Alain Gibelin et l’affaire (dans l’affaire) semble avoir été placée sous Omerta ?

Par suite, on est obligé de se perdre en conjectures ! Qu’est- il arrivé à Alain Gibelin qui selon certaines informations distillées avec précaution aurait fait un « burn out » ? Naturellement cela n’a pas convaincu et les réseaux sociaux, avec prudence, on commencé à s’emballer. On lit ici ou là :

« Maladie diplomatique ou petite police politique française ? Vous allez voir qu’il va en mourir pour raison d’Etat ».

Ou bien : «  « Encore un qui risque de se retrouver suicidé avec 3 balles dans le dos »

Ou bien encore : «  en gros, ils l’ont attrapé et mis sous shoot chimique ; il ne va pas rester grand-chose de son cerveau, ce qui est l’objectif »

Et pour finir : « il y en a pas mal qui ont gentiment quitté la vie de cette manière ; burn out ou cancer …c’est aussi une fin honorable …avec la Légion d’Honneur ».

Cela donne des frissons dans le dos !

Et on s’interroge ? Pourquoi le policier qui a accusé le Chef de l’Etat et qui s’était rétracté est il aujourd’hui en soins intensifs. Pourquoi la Préfecture de Police refuse d’expliquer la raison exacte de l’hospitalisation d’Alain Gibelin ?

A partir du moment où il n’y a pas de transparence, c’est qu’il y a quelque chose d’inavouable et compromettant.

Ceci étant et parallèlement à cet inquiétant incident on vient d’apprendre qu’Alexandre Benalla aurait été déclarer la perte d’un de ses passeports, quelques heures avant de les restituer ? Bizarre ! Vous avez dit bizarre !

Il coulerait des jours heureux à l’étranger, avec sa petite famille.. Très probablement à Londres où il a du retrouver Alexandre Djouri, l’un des protagonistes de l’affaire Libyenne dans laquelle Nicolas Sarkozy est gravement mis en cause avec 3 mises en examens.

On souhaite un bon rétablissement à Alain Gibelin, que l’on voudrait revoir vite debout !

On ne peut cependant qu’être exaspéré une fois de  plus en constatant que la République des Barbouzes n’est pas finie !

Pourtant Emmanuel Macron nous avait promis de faire de la politique autrement !

Clara Mitchell pour DayNewsWorld

LA LISTE AUX EUROPEENNES PERD SON DIRECTEUR

DE CAMPAGNE HAYK SHAHINYAN

Alors que la liste constituée par certains gilets en vue des européennes est contestée par de nombreux manifestants, celui qui devait en être le directeur de campagne, Hayk Shahinyan, a annoncé ce lundi sur Facebook qu'il prenait du champ.

Le Lyonnais de 29 ans, qui devait épauler Ingrid Levavasseur à la tête de la liste Rassemblement d'initiative citoyenne , est lui-même personnellement contesté en raison de son appartenance passée au Mouvement des jeunes socialistes

« J'ai pris la décision de me retirer de toutes mes activités, revenir à Lyon, et prendre une semaine pour analyser, réfléchir, préparer des propositions, et prendre du recul. » , écrit-il dans son post.

Il écrit être saisi par le «doute», et évoque «la précipitation avec laquelle (il s'est) laissé emporter dans une configuration différente de ce qu'(il prônait) depuis des semaines».

Cette décision intervient après la blessure à l'œil de Jérôme Rodrigues pendant la manifestation de samedi à Paris.

Hayk Shahinyan parle ainsi de « la blessure grave de Jérôme que je connais et pour qui j'ai beaucoup de respect ».

Il énumère aussi « l'accumulation des blessés graves », « l'approche d'une grève générale » (mardi 5 février) et « bien d'autres paramètres encore » qui « créent le doute ».

Pour autant, il assure ne pas renoncer à son combat auprès des gilets jaunes. «J'ai toujours été et je serai toujours un homme libre, que cela plaise ou non. Je ne lâcherai pas le combat. Jamais.»

Carl Delsey pour DayNewsWorld

GILETS JAUNES LE NOUVEAU PARTI LES EMERGENTS

DE JACLINE MOURAUD

Jacline Mouraud lance dimanche son parti politique « Les émergents » à Orléans .

La Morbihannaise Jacline Mouraud, figure modérée du mouvement des Gilets jaunes, a choisi de lancer son parti politique à Orléans.

Elle avait été l'une des premières à dénoncer le prix des carburants et « la traque aux automobilistes » dans une vidéo devenue virale.

Pour ce comité fondateur « à peine une dizaine de personnes » sont attendues, ce dimanche 27 janvier, à Orléans, ville choisie pour sa situation géographique au centre du pays mais ville de Jeanne d'Arc.

« Aujourd'hui c'est le règne de l'argent. On veut tenir compte de tout le monde en œuvrant pour une meilleure répartition des richesses », a expliqué cette hypnothérapeute et artiste de 51 ans.« On souhaite refaire de la politique avec du cœur et de l'empathie. »

Si ce nouveau parti n'ambitionne pas de se présenter aux élections européennes de mai - « Les Européennes, c'est trop tôt, on ne crée pas un projet au peuple français en un mois », a estimé Jacline Mouraud-, il envisage cependant de figurer lors des municipales de 2020 et « lors de potentielles législatives ».

Le programme du parti se dessinera au fils de l'année avant les premières échéances électorales avec la volonté affirmée de « refaire de la politique avec du cœur et de l'empathie. ». « Aujourd'hui c'est le règne de l'argent. On veut tenir compte de tout le monde en œuvrant pour une meilleure répartition des richesses », a expliqué cette hypnothérapeute et artiste de 51 ans.

« Le temps des revendications est passé: la phase A c'est fait, tout le monde sait ce qui se passe en France. Il faut passer à la phase B, et partir dans la construction et la proposition. Revendiquer sans proposer est un peu incohérent!  », a estimé la fondatrice du parti.

Jenny Chase pour DayNewsWorld

GILETS JAUNES OU UNE LISTE AUX EUROPEENNES

Beaucoup l'appelait de leurs vœux mais sans vraiment y croire.

Une première liste «gilets jaunes» conduite par Ingrid Levavasseur a été annoncée dans un communiqué mercredi 23 février. Intitulée

« Ralliement d'initiative citoyenne » (RIC) - reprenant l'acronyme du referendum d'initiative citoyenne, l'une des premières revendications des « gilets jaunes »-, la liste est composée de dix noms, en vue de constituer une liste complète de 79 candidats d'ici « mi-février » précise le communiqué.

Pour figurer aux prochaines européennes, la liste «Ralliement d'initiative citoyenne» doit obtenir les fonds nécessaires d'un minimum de 700 000 à 800 000 euros. Un appel aux dons a été lancé.

Des profils variés

Si l'appel à candidature sur la liste est ouvert « à tous les citoyens » comme l'assure le directeur de campagne Hayk Shahinyan, autre figure connue du mouvement, il n'en demeure pas moins qu'elle est réservée aux «  gens qui ont fait cette mobilisation depuis le début sur les ronds-points, pas aux technocrates », renchérit ce leader. Des personnalités se seraient vus refusés sur la liste.

Le premier nom connu de cette liste n'est autre qu'Ingrid Levavasseur, une aide-soignante de 31 ans résidant dans l'Eure, qui a récemment renoncé à devenir chroniqueuse « gilets jaunes » sur BFM TV, ayant reçu des menaces.

Les dix premiers candidats ont entre 29 et 53 ans, et des professions variées (cariste, juriste, chef de petite entreprise, mère au foyer, fonctionnaire).

Pour une troisième place aux européennes

Selon un sondage Elabe publié mercredi, une liste « gilets jaunes » se placerait à la troisième place, avec 13% des voix , derrière La République en Marche et le Rassemblement national, mais devant Les Républicains et la France Insoumise.

Une irruption des gilets jaunes » qui ferait le jeu du LREM tout en nuisant au RN  selon le sondage

Loin de vouloir faire la politique de la chaise vide, « les gilets jaunes » entendent s'affirmer comme une force indépendante et peser sur le long terme...

Garett Skyport pour DayNewsWorld

BENJAMIN GRIVEAUX GILET JAUNE PARISIEN ?

Le niveau de rémunération des hommes politiques, sujet particulièrement sensible, fait partie des revendications des «gilets jaunes»:

ces derniers veulent réduire le salaire des élus et des hauts fonctionnaires pour qu'ils soient plus proches de «la réalité des Français».

Après le salaire de Chantal Jouanno, c'est celui de Jacques Toubon qui a été épinglé récemment. Et à l'ambitieux porte-parole du gouvernement, Benjamin Griveaux, d'affirmer face à la caméra de Brut mercredi ne pas pouvoir être propriétaire d'un appartement à Paris avec son salaire de 7900 euros net par mois. «Je ne vis pas dans un château.

Moi, je suis locataire. Je ne suis pas propriétaire à Paris parce que le prix du mètre carré est trop cher. Moi, je n'ai pas hérité, je n'ai pas d'argent caché», a martelé l'ancien député de Paris.«Je n'ai pas de voiture. Je ne m'habille pas dans des costumes très chers, je peux vous donner de super adresses pas loin d'ici, voilà, c'est comme ça.

Il faut qu'on fasse tomber cette espèce de mythe», insiste Benjamin Griveaux. But avoué de cette sortie ?

Faire tomber le mythe de la rémunération des hommes et femmes politiques décriée par les « Gilets jaunes ». L'ancien élu local et député l'assure :

« Ce n'est pas un avantage financier d'être élu. ». Le secrétaire d'Etat précise également qu'il a divisé son salaire

« par trois » – ou plutôt « deux et demi », rectifie-t-il – en entrant au gouvernement.

« Avant, j'étais dans une grande boîte et je gagnais très bien ma vie », confie-t-il , alors directeur de la communication et des affaires publiques d'Unibail-Rodamco. Sa rémunération s'élevait à cette époque à plus de 20.000 euros mensuel.

Mais ces déclarations ne peuvent-elles pas paraître bien indécentes pour un smicard qui ne gagne que 1.525,47€ brut par mois ?

Elles ont en tout cas déclenché un tollé d'indignation sur les réseaux sociaux même si certains internautes ont tenu à rappeler le prix excessif du mètre carré à Paris.

A l'instar de Benjamin Martinez, un internaute qui a posté sur Facebook que «7.900€/ mois pour relayer la parole du gouvernement de la 5e puissance du monde, ce n'est pas excessif surtout quand on voit le coût de la vie à Paris».

Et sachez- le il n'est pas, comme il le précise lui-même, sympathisant LaREM.

Gardons le sens de l'humour comme ces nombreux internautes qui ont proposé une cagnotte à ce fils de notaire et d'avocat, lui- même marié à une avocate du barreau de Paris .

Et gageons qu'il fut meilleur communicant chez son ancien employeur Unibail-Rodamco que cette fois-ci !

Garett Skyport pour DayNewsWorld

AFFAIRE BENALLA ALEXANDRE BENALLA DEFERE DEVANT UN JUGE APRES SA GARDE A VUE

Décidément Alexandre Benalla donne du fil à retordre aux autorités si bien que ce vendredi Christophe Castaner s’en est pris directement à ce dernier :

« Son comportement m’agace quand on découvre que, y compris pour demander des documents officiels, il aurait produit des faux documents. », a-t-il vitupéré.

Placé en garde à vue jeudi 17 janvier, l'ex chargé de mission de l'Elysée a été déféré au parquet de Paris ce vendredi pour être présenté à un juge d’instruction en vue d’une éventuelle mise en examen .

Un possible faux en écriture

Il s'agit pour la justice d'éclaircir la façon dont ont été obtenus et utilisés les passeports diplomatiques et de service en la possession de M. Benalla.

Une information judiciaire a été ouverte vendredi matin, précise le parquet, qui avait lancé le 29 décembre une enquête préliminaire pour « abus de confiance » et « usage sans droit d'un document justificatif d'une qualité professionnelle ». L’ancien adjoint au chef de cabinet de l'Elysée est aussi poursuivi pour

« exercice d'une activité dans des conditions de nature à créer dans l'esprit du public une confusion avec l'exercice d'une fonction publique ».

L' enquête avait été lancée après la transmission par le ministère des affaires étrangères d’un article 40 relatif aux soupçons sur l’utilisation indue qu’il avait faite de deux passeports diplomatiques après son licenciement de l’Elysée.

En effet avec les passeports diplomatiques que le détenteur aurait dû restituer après son licenciement le 1er août, M. Benalla s’était notamment rendu au Cameroun, au Congo ou encore en Israël aux côtés de l'homme d’affaires Philippe Solomon.

Et il les avait utilisés « presque une vingtaine de fois ces passeports entre le 1er août et le 31 décembre. La première fois, du 1er au 7 août et les autres en octobre, novembre et décembre », avait précisé visiblement agacé le directeur de cabinet du président de la République, Patrick Strzoda., mercredi devant les sénateurs,

De plus l' enquête a été étendue mercredi aux chefs de « faux, usage de faux et obtention indue d'un document administratif », à la suite d'un signalement transmis par les services de la présidence de la République.

D’après M. Strzoda, en effet M. Benalla qui était encore en fonction à l’Elysée, aurait envoyé au ministère des affaires étrangères un courrier à en-tête du chef de cabinet de l’Elysée pour obtenir un passeport de service

« Le chef de cabinet n’est pas l’auteur de cette note », a précisé M. Strzoda, lors de son audition devant la commission d’enquête sénatoriale, ajoutant : « C’est un document supplémentaire qui vient nourrir un dossier qui, à mon avis, est déjà très lourd.

Or selon le code pénal, le faux en écriture publique commis par une personne dépositaire de l’autorité publique ou chargée d’une mission de service public agissant dans l’exercice de ses fonctions ou de sa mission est un crime passible de quinze ans de réclusion criminelle et 225 000 euros d’amende.

Un dossier bien lourd et explosif qui fait certainement grincer des dents au sommet de l'Etat et pourrait révéler des dysfonctionnements à l'Elysée.

Garett Skyport pour DayNewsWorld

AFFAIRE BENALLA LES PASSEPORTS DE LA DISCORDE

Décidément les révélations sur Alexandre Benalla n'en finissent pas de pleuvoir. Et ce personnage a obtenu un passeport de service grâce à un faux! Et ce personnage borderline a effectué une vingtaine de voyages à l'étranger!

Alors que commence ce mercredi la deuxième série d'auditions de la commission d'enquête du Sénat concernant l'affaire Benalla , Le Canard enchaîné, paru ce jour, révèle que l'ex-chargé de mission de l'Élysée a gardé son téléphone crypté «secret-défense» jusqu'au 11 janvier dernier, ainsi qu'un passeport de service.

Licencié après sa mise en examen pour «violence volontaire» sur manifestants le 1er mai dernier, Alexandre Benalla se devait de restituer ce téléphone et ce passeport à son départ de l'Elysée.

Or,fait étrange, jamais l'Élysée ne lui en aurait réclamé la restitution.

Il faut savoir que le passeport de service  facilite le passage des frontières en permettant notamment de voyager sans visa dans certains pays.

Donc malgré la restitution récente le 9 janvier des deux passeports diplomatiques que possédait encore Benalla après son licenciement, ce dernier pouvait encore user d'un passeport de service pour se rendre avec facilité à l'étranger...

Quant au téléphone, il s'agit d'un téléphone Teorem, un mobile à clapet, au design archaïque, mais ultrasécurisé.

Développé par la Direction générale de l'armement (DGA) et le groupe Thales et d'une valeur de 2500 euros, il est utilisé par les plus hautes personnalités de l’État, notamment le président de la République et certains responsables militaires, pour passer des appels importants.

Pour avoir gardé cet équipement précieux, un ex-collaborateur s'exposerait à une peine allant jusqu'à trois ans de prison et 45.000 euros d'amende, selon l'hebdomadaire satirique.

Pourquoi tant de passe-droits octroyés à Alexandre Benalla qui, après son licenciement, s'est rendu, rappelons-le, dans plusieurs pays africains et en Israël ?

Ce mercredi, la commission d’enquête sénatoriale sur l’affaire Benalla doit entendre de nouveau Patrick Strzoda, directeur de cabinet d’Emmanuel Macron, et Christophe Castaner, ainsi que pour la première fois Jean-Yves Le Drian, suite aux révélations sur l’utilisation par Alexandre Benalla de passeports diplomatiques.

Alexandre Benalla devra, lui, s'expliquer lundi 21 janvier devant les sénateurs sur l'utilisation faite de ses passeports.

Des éclaircissements seront également demandés par la commission concernant d'éventuelles activités privées, notamment dans le domaine de la sécurité, par l'ancien ex-chargé de mission et son acolyte, Vincent Crase, ex-employé de LaREM et chef d'escadron dans la réserve opérationnelle de gendarmerie.

Difficile de se défaire du sparadrap Benalla...

Garett Skyport pour DayNewsWorld

FRANCE QUESTIONS SUR LE GRAND DEBAT

Emmanuel Macron lance, ce mardi et jusqu'au 15 mars, à Grand Bourgtheroulde (Eure), le « grand débat national », une consultation annoncée fin novembre pour tenter de sortir de la crise des « Gilets jaunes ». Dans sa lettre aux Français, diffusée dimanche, le président de la République a dressé le cadre de cette consultation et appelé « le plus grand nombre » à y participer afin de trouver des solutions pour l'avenir du pays sur des problématiques majeures..

Les organisateurs du débat

Le rôle d'organisation est dévolu à un duo de ministres. Sébastien Lecornu et Emmanuelle Wargon, respectivement ministre chargé des collectivités territoriales et secrétaire d'Etat auprès du ministre de la transition écologique et solidaire, ont été désignés par le Premier ministre Edouard Philippe.Il leur appartiendra de coordonner la mission du grand débat national. Le premier s'occupera de faire le lien avec les maires, la seconde avec les représentants de la société civile. Tenant un rôle « essentiel » selon le président de la République dans sa lettre aux Français ils sont« chargés de faire vivre le débat et d’en suivre l’évolution », a officialisé Matignon.

Un remplacement au pied levé après la démission de Chantal Jouanno, présidente de la Commission nationale du débat public (CNDP) rattrapée par une polémique sur son salaire (14.666 euros bruts par mois), salaire qu'elle a conservé.

Les garants de l'indépendance

Pour éviter des intervention intempestives de l'exécutif sur le rapport final du grand débat par le truchement de ses deux ministres, cette mission sera également menée par un collège de cinq personnalités censées garantir l'indépendance et la transparence de l'opération.

Deux de ces cinq personnes seront désignées par le gouvernement, tandis que les trois autres seront nommés respectivement par le président de l’Assemblée nationale Richard Ferrand (LRM), le président du Sénat, Gérard Larcher (LR), et celui du Conseil économique, social et environnemental (CESE), Patrick Bernasconi.Aux cinq garants de veiller « à la régularité de la méthode et à celle des travaux d’analyse et de synthèse des contributions recueillies » et de formuler «  toutes les recommandations qu’ils jugeront nécessaires pour satisfaire aux exigences de transparence et d’impartialité », selon le cabinet du premier ministre.

L'organisation

« Nous avons souhaité, dans l'organisation de ce débat, qu'il puisse être tenu au plus près des Français. Non pas à Paris, non pas dans les grandes capitales régionales, non pas dans des lieux classiques d'organisation des débats, mais bien au plus près des Français », a déclaré le Premier ministre.

Chacun peut organiser un débat que ce soit à l'échelle d'un quartier, d'un village ou d'une région ou d'une association. Il peut s'appuyer sur un « kit » méthodologique qui comprend notamment des cartes et des données pour organiser un débat.

Ces rencontres doivent être déclarés sept jours avant leur tenue en précisant la date, le lieu et le nombre de participants attendus.

Toutes les contributions seront remontées pour permettre une analyse approfondie et ainsi nourrir une restitution placée sous le contrôle et la responsabilité des garants.

La participation

De nombreux outils sont déployés pour permettre aux plus grand nombre de Français de prendre part aux discussions.

Les élus de communes ont mis à disposition pendant un mois des cahiers de doléances dans leur mairie pour y recueillir les requêtes de leurs administrés. Par ailleurs, des réunions d'initiatives locales doivent se tenir dans divers lieux (mairies, marchés, gares ou sur les lieux de travail). Un ou plusieurs thèmes (parmi les quatre sélectionnés par le gouvernement) devront être choisis lors de ces rendez-vous.

Dès mardi, le grand débat national se « déploiera » à partir des « réunions d’initiatives locales ». Ces réunions publiques « permettront à chacun de débattre, de se faire entendre et de convaincre », assure le communiqué.

A l'issue des différents échanges, des citoyens seront tirés au sort pour discuter et analyser, lors des réunions d'initiative locale, les propositions qui auront émergées. A partir du 1er mars,, « des conférences citoyennes régionales seront organisées, associant des Français tirés au sort dans chaque région à des représentants de diverses parties prenantes », selon le communiqué du gouvernement. Les participants pourront donner leur avis sur « ce qui ressort des premières semaines du grand débat national et nourriront ainsi la réflexion sur les suites à donner ».

Mise en place d'une plateforme numérique

Une plateforme numérique, granddebatnational.fr, existe déjà et est utilisable dès ce mardi, avec toutes les informations pratiques.Des débats auront donc également lieu sur Internet. L

es Français pourront également envoyer leurs contributions par la Poste à Mission Grand Débat, 244 boulevard Saint-Germain, 75007 Paris. Enfin, un numéro vert, le 0800.97.11.11 et le 01.82.71.03.39 pour l'Outre-Mer et les appels de citoyens français à l'étranger, sont également dédiés aux questions des particuliers.

Les thématiques

Dans sa lettre, le président propose de cadrer le débat autour de 35 questions. Quatre grands thèmes sont proposés : pouvoir d'achat et fiscalité, démocratie et citoyenneté, réforme de l'Etat et transition écologique. Emmanuel Macron propose de réfléchir sur le référendum d'initiative citoyenne (RIC) ou sur les quotas annuels d'immigration.

Certes « pas de questions interdites », mais plusieurs sujets sensibles ne pourront être renégociés comme la suppression de l'ISF ,  le droit d'asile, l'IVG, la peine de mort et le mariage pour tous.

« C’est un exercice inédit qui doit permettre aux Français de dire ce qu’ils souhaitent. Il faut que ce soit bien organisé, avec des principes de transparence et d’impartialité », a déclaré M. Philippe dans la cour de Matignon après la diffusion du communiqué.

Le grand débat « devra déboucher sur des traductions concrètes dans la vie quotidienne de nos compatriotes », adéclaré Edouard Philippe. Emmanuel Macron a promis d'y répondre dans le mois qui suivra sa fin prévue le 15 mars, soit avant les élections européennes du 26 mai.

Jaimie Potts pour DayNewsWorld

LETTRE AUX FRANCAIS

POUR UN EXERCICE DEMOCRATIQUE INEDIT

Le président de la République a publié ce dimanche soir sa « lettre aux Français » en vue du grand débat national qui doit être officiellement lancé mardi 15 janvier. Il s'adresse directement à ses compatriotes pour lancer cet exercice démocratique inédit. Il s'agit, après une neuvième journée de mobilisation des « gilets jaunes », de « transformer les colères en solutions ».

Dans cette longue missive Emmanuel Macron a proposé 32 questions en guise d'exemple « au cœur de nos interrogations » assurant qu' « il n'y a pas de questions interdites ».

La lettre d'Emmanuel Macron.

Lettre aux Français

Chères Françaises, chers Français,

mes chers compatriotes,

Dans une période d’interrogations et d’incertitudes comme celle que nous traversons, nous devons nous rappeler qui nous sommes.

La France n’est pas un pays comme les autres.

Le sens des injustices y est plus vif qu’ailleurs. L’exigence d’entraide et de solidarité plus forte.

Chez nous, ceux qui travaillent financent les pensions des retraités. Chez nous, un grand nombre de citoyens paie un impôt sur le revenu, parfois lourd, qui réduit les inégalités. Chez nous, l’éducation, la santé, la sécurité, la justice sont accessibles à tous indépendamment de la situation et de la fortune. Les aléas de la vie, comme le chômage, peuvent être surmontés, grâce à l’effort partagé par tous.

C’est pourquoi la France est, de toutes les nations, une des plus fraternelles et des plus égalitaires.

C’est aussi une des plus libres, puisque chacun est protégé dans ses droits et dans sa liberté d’opinion, de conscience, de croyance ou de philosophie.

Et chaque citoyen a le droit de choisir celles et ceux qui porteront sa voix dans la conduite du pays, dans la conception des lois, dans les grandes décisions à prendre.

Chacun partage le destin des autres et chacun est appelé à décider du destin de tous : c’est tout cela, la nation française.Comment ne pas éprouver la fierté d’être Français ?

Je sais, bien sûr, que certains d’entre nous sont aujourd’hui insatisfaits ou en colère. Parce que les impôts sont pour eux trop élevés, les services publics trop éloignés, parce que les salaires sont trop faibles pour que certains puissent vivre dignement du fruit de leur travail, parce que notre pays n’offre pas les mêmes chances de réussir selon le lieu ou la famille d’où l’on vient. Tous voudraient un pays plus prospère et une société plus juste.

Cette impatience, je la partage. La société que nous voulons est une société dans laquelle pour réussir on ne devrait pas avoir besoin de relations ou de fortune, mais d’effort et de travail.

En France, mais aussi en Europe et dans le monde, non seulement une grande inquiétude, mais aussi un grand trouble ont gagné les esprits. Il nous faut y répondre par des idées claires.Mais il y a pour cela une condition : n’accepter aucune forme de violence. Je n’accepte pas, et n’ai pas le droit d’accepter la pression et l’insulte, par exemple sur les élus du peuple, je n’accepte pas et n’ai pas le droit d’accepter la mise en accusation générale, par exemple des médias, des journalistes, des institutions et des fonctionnaires. Si tout le monde agresse tout le monde, la société se défait !

Afin que les espérances dominent les peurs, il est nécessaire et légitime que nous nous reposions ensemble les grandes questions de notre avenir.

C’est pourquoi j’ai proposé et je lance aujourd’hui un grand débat national qui se déroulera jusqu’au 15 mars prochain.

Depuis quelques semaines, de nombreux maires ont ouvert leurs mairies pour que vous puissiez y exprimer vos attentes. J’ai eu de nombreux retours que j’ai pu prendre en compte. Nous allons désormais entrer dans une phase plus ample et vous pourrez participer à des débats près de chez vous ou vous exprimer sur internet pour faire valoir vos propositions et vos idées. Dans l’Hexagone, outre-mer et auprès des Français résidant à l’étranger. Dans les villages, les bourgs, les quartiers, à l’initiative des maires, des élus, des responsables associatifs, ou de simples citoyens… Dans les assemblées parlementaires comme régionales ou départementales.

Les maires auront un rôle essentiel car ils sont vos élus et donc l’intermédiaire légitime de l’expression des citoyens.

Pour moi, il n’y a pas de questions interdites. Nous ne serons pas d’accord sur tout, c’est normal, c’est la démocratie. Mais au moins montrerons-nous que nous sommes un peuple qui n’a pas peur de parler, d’échanger, de débattre.

Et peut-être découvrirons-nous que nous pouvons tomber d’accord, majoritairement, au-delà de nos préférences, plus souvent qu’on ne le croit.

Je n’ai pas oublié que j’ai été élu sur un projet, sur de grandes orientations auxquelles je demeure fidèle. Je pense toujours qu’il faut rendre à la France sa prospérité pour qu’elle puisse être généreuse, car l’un va avec l’autre. Je pense toujours que la lutte contre le chômage doit être notre grande priorité, et que l’emploi se crée avant tout dans les entreprises, qu’il faut donc leur donner les moyens de se développer. Je pense toujours qu’il faut rebâtir une école de la confiance, un système social rénové pour mieux protéger les Français et réduire les inégalités à la racine. Je pense toujours que l’épuisement des ressources naturelles et le dérèglement climatique nous obligent à repenser notre modèle de développement. Nous devons inventer un projet productif, social, éducatif, environnemental et européen nouveau, plus juste et plus efficace. Sur ces grandes orientations, ma détermination n’a pas changé.

Mais je pense aussi que de ce débat peut sortir une clarification de notre projet national et européen, de nouvelles manières d’envisager l’avenir, de nouvelles idées.

À ce débat, je souhaite que le plus grand nombre de Français, le plus grand nombre d’entre nous, puisse participer.

Ce débat devra répondre à des questions essentielles qui ont émergé ces dernières semaines. C’est pourquoi, avec le Gouvernement, nous avons retenu quatre grands thèmes qui couvrent beaucoup des grands enjeux de la nation : la fiscalité et les dépenses publiques, l’organisation de l’Etat et des services publics, la transition écologique, la démocratie et la citoyenneté. Sur chacun de ces thèmes, des propositions, des questions sont d’ores et déjà exprimées. Je souhaite en formuler quelques-unes qui n’épuisent pas le débat mais me semblent au cœur de nos interrogations.

Le premier sujet porte sur nos impôts, nos dépenses et l’action publique. L’impôt est au cœur de notre solidarité nationale. C’est lui qui finance nos services publics. Il vient rémunérer les professeurs, pompiers, policiers, militaires, magistrats, infirmières et tous les fonctionnaires qui œuvrent à votre service. Il permet de verser aux plus fragiles des prestations sociales mais aussi de financer certains grands projets d’avenir, notre recherche, notre culture, ou d’entretenir nos infrastructures. C’est aussi l’impôt qui permet de régler les intérêts de la dette très importante que notre pays a contractée au fil du temps.

Mais l’impôt, lorsqu’il est trop élevé, prive notre économie des ressources qui pourraient utilement s’investir dans les entreprises, créant ainsi de l’emploi et de la croissance. Et il prive les travailleurs du fruit de leurs efforts. Nous ne reviendrons pas sur les mesures que nous avons prises pour corriger cela afin d’encourager l’investissement et faire que le travail paie davantage. Elles viennent d’être votées et commencent à peine à livrer leurs effets. Le Parlement les évaluera de manière transparente et avec le recul indispensable. Nous devons en revanche nous interroger pour aller plus loin.Comment pourrait-on rendre notre fiscalité plus juste et plus efficace ? Quels impôts faut-il à vos yeux baisser en priorité ?

Nous ne pouvons, quoi qu’il en soit, poursuivre les baisses d’impôt sans baisser le niveau global de notre dépense publique.

Quelles sont les économies qui vous semblent prioritaires à faire ?

Faut-il supprimer certains services publics qui seraient dépassés ou trop chers par rapport à leur utilité ? A l’inverse, voyez-vous des besoins nouveaux de services publics et comment les financer ?

Notre modèle social est aussi mis en cause. Certains le jugent insuffisant, d’autres trop cher en raison des cotisations qu’ils paient. L’efficacité de la formation comme des services de l’emploi est souvent critiquée. Le gouvernement a commencé à y répondre, après de larges concertations, à travers une stratégie pour notre santé, pour lutter contre la pauvreté, et pour lutter contre le chômage.

Comment mieux organiser notre pacte social ? Quels objectifs définir en priorité ?

Le deuxième sujet sur lequel nous devons prendre des décisions, c’est l’organisation de l’Etat et des collectivités publiques. Les services publics ont un coût, mais ils sont vitaux : école, police, armée, hôpitaux, tribunaux sont indispensables à notre cohésion sociale.

Y a-t-il trop d’échelons administratifs ou de niveaux de collectivités locales ? Faut-il renforcer la décentralisation et donner plus de pouvoir de décision et d’action au plus près des citoyens ? A quels niveaux et pour quels services ?

Comment voudriez-vous que l’Etat soit organisé et comment peut-il améliorer son action ? Faut-il revoir le fonctionnement de l’administration et comment ?

Comment l’Etat et les collectivités locales peuvent-ils s’améliorer pour mieux répondre aux défis de nos territoires les plus en difficulté et que proposez-vous ?

La transition écologique est le troisième thème, essentiel à notre avenir. Je me suis engagé sur des objectifs de préservation de la biodiversité et de lutte contre le réchauffement climatique et la pollution de l’air. Aujourd’hui personne ne conteste l’impérieuse nécessité d’agir vite. Plus nous tardons à nous remettre en cause, plus ces transformations seront douloureuses.Faire la transition écologique permet de réduire les dépenses contraintes des ménages en carburant, en chauffage, en gestion des déchets et en transports. Mais pour réussir cette transition, il faut investir massivement et accompagner nos concitoyens les plus modestes.

Une solidarité nationale est nécessaire pour que tous les Français puissent y parvenir.

Comment finance-t-on la transition écologique : par l’impôt, par les taxes et qui doit être concerné en priorité ?

Comment rend-on les solutions concrètes accessibles à tous, par exemple pour remplacer sa vieille chaudière ou sa vieille voiture ? Quelles sont les solutions les plus simples et les plus supportables sur un plan financier ?

Quelles sont les solutions pour se déplacer, se loger, se chauffer, se Quelles sont les solutions pour se déplacer, se loger, se chauffer, se nourrir qui doivent être conçues plutôt au niveau local que national ? Quelles propositions concrètes feriez-vous pour accélérer notre transition environnementale ?

La question de la biodiversité se pose aussi à nous tous.

Comment devons-nous garantir scientifiquement les choix que nous devons faire à cet égard ? Comment faire partager ces choix à l’échelon européen et international pour que nos producteurs ne soient pas pénalisés par rapport à leurs concurrents étrangers ?

Enfin, il est évident que la période que notre pays traverse montre qu’il nous faut redonner plus de force à la démocratie et la citoyenneté. Être citoyen, c’est contribuer à décider de l’avenir du pays par l’élection de représentants à l’échelon local, national ou européen. Ce système de représentation est le socle de notre République, mais il doit être amélioré car beaucoup ne se sentent pas représentés à l’issue des élections.Faut-il reconnaître le vote blanc ? Faut-il rendre le vote obligatoire ?

Quelle est la bonne dose de proportionnelle aux élections législatives pour une représentation plus juste de tous les projets politiques?

Faut-il, et dans quelles proportions, limiter le nombre de parlementaires ou autres catégories d’élus ?

Quel rôle nos assemblées, dont le Sénat et le Conseil Economique, Social et Environnemental doivent-ils jouer pour représenter nos territoires et la société civile ? Faut-il les transformer et comment ?

En outre, une grande démocratie comme la France doit être en mesure d’écouter plus souvent la voix de ses citoyens.

Quelles évolutions souhaitez-vous pour rendre la participation citoyenne plus active, la démocratie plus participative ?Faut-il associer davantage et directement des citoyens non élus, par exemple tirés au sort, à la décision publique ?

Faut-il accroître le recours aux référendums et qui doit en avoir l’initiative ?

La citoyenneté, c’est aussi le fait de vivre ensemble.

Notre pays a toujours su accueillir ceux qui ont fui les guerres, les persécutions et ont cherché refuge sur notre sol : c’est le devoir de l’asile, qui ne saurait être remis en cause. Notre communauté nationale s’est aussi toujours ouverte à ceux qui, nés ailleurs, ont fait le choix de la France, à la recherche d’un avenir meilleur : c’est comme cela qu’elle s’est aussi construite. Or, cette tradition est aujourd’hui bousculée par des tensions et des doutes liés à l’immigration et aux défaillances de notre système d’intégration.

Que proposez-vous pour améliorer l’intégration dans notre Nation ? En Que proposez-vous pour améliorer l’intégration dans notre Nation ? En matière d’immigration, une fois nos obligations d’asile remplies, souhaitez-vous que nous puissions nous fixer des objectifs annuels définis par le Parlement ? Que proposez-vous afin de répondre à ce défi qui va durer ?

La question de la laïcité est toujours en France sujet d’importants débats. La laïcité est la valeur primordiale pour que puissent vivre ensemble, en bonne intelligence et harmonie, des convictions différentes, religieuses ou philosophiques. Elle est synonyme de liberté parce qu’elle permet à chacun de vivre selon ses choix.

Comment renforcer les principes de la laïcité française, dans le rapport entre l’Etat et les religions de notre pays ? Comment garantir le respect par tous de la compréhension réciproque et des valeurs intangibles de la République ?

Dans les semaines qui viennent, je vous invite à débattre pour répondre à ces questions déterminantes pour l’avenir de notre nation. Je souhaite évoquer n’importe quel sujet concret dont vous auriez l’impression qu’il pourrait améliorer votre existence au quotidien.

Ce débat est une initiative inédite dont j’ai la ferme volonté de tirer toutes les conclusions. Ce n’est ni une élection, ni un référendum. C’est votre expression personnelle, correspondant à votre histoire, à vos opinions, à vos priorités, qui est ici requise, sans distinction d’âge ni de condition sociale. C’est, je crois, un grand pas en avant pour notre République que de consulter ainsi ses citoyens. Pour garantir votre liberté de parole, je veux que cette consultation soit organisée en toute indépendance, et soit encadrée par toutes les garanties de loyauté et de transparence.

C’est ainsi que j’entends transformer avec vous les colères en solutions.

Vos propositions permettront donc de bâtir un nouveau contrat pour la Nation, de structurer l’action du Gouvernement et du Parlement, mais aussi les positions de la France au niveau européen et international. Je vous en rendrai compte directement dans le mois qui suivra la fin du débat.

Françaises, Français, je souhaite que le plus grand nombre d’entre vous puisse participer à ce grand débat afin de faire œuvre utile pour l’avenir de notre pays.

En confiance,

Emmanuel MACRON

Carl Delsey pour DayNewsWorld

LE CYNISME D'EMMANUEL MACRON

AU MOMENT DE L'ACTE IX DES GILETS JAUNES

A la veille d'une nouvelle journée de mobilisation des « gilets jaunes », la petite phrase assassine du président de la république a suscité de nombreuses réactions.

Devant les maîtres-boulangers, Emmanuel Macron a loué, vendredi 11 janvier, « le sens de l'effort », déplorant que « les troubles que notre société traverse sont parfois dus au fait que beaucoup trop de nos concitoyens pensent qu'on peut obtenir » quelque chose « sans que cet effort soit apporté ».

« Et s'il n'y a pas ce sens de l'effort, a repris le chef de l'Etat, le fait que chaque citoyen apporte sa pierre à l'édifice par son engagement au travail, notre pays ne pourra jamais pleinement recouvrer sa force, sa cohésion, ce qui fait son histoire, son présent et son avenir. L'apprentissage est au cœur de cette philosophie. »

Si Emmanuel Macron n'a pas évoqué de manière directe le mouvement des « gilets jaunes » lors de cette déclaration, de nombreux responsables politiques ont fait le lien avec les manifestations du samedi 17 novembre.

« A ce stade, ça n'est pas de la maladresse, mais une cynique provocation : le président Emmanuel Macron cherche à exciter la colère populaire pour cliver et se poser en seule alternative à l'extrême droite et l'extrême gauche. C’est indigne », s'est indigné le député LR Julien Aubert sur Twitter.

De son côté, Laurent Wauquiez, président des Républicains, a déclaré sur Twitter qu'«en cette période où la priorité est le retour à la sérénité, le président doit lui avoir le sens des responsabilités et ne pas provoquer davantage de tensions».

Le premier secrétaire du Parti Socialiste a affirmé qu' «Au début on croit que c'est un fake, que non un président ne jette pas de l'huile sur le feu alors que le pays vit sous tension, et puis si...»

« Macron récidive dans l’insulte contre son peuple ! »

Pour sa part le président des Patriotes, Florian Philippot, sur Twitter répond avec dérision « Ayons le sens de l’effort demain : ActeIX ! ».

souvent oublié qu'à côté des droits de chacun dans la République (...) il y a des devoirs."

Lundi le président de la république doit publier sa lettre aux Français.

Garett Skyport pour DayNewsWorld

SYRIE : LE BON SENS DE DONALD TRUMP OU

L’AUTRE ANALYSE GEOPOLITQUE

Le 21 novembre 2018, la Présidence Afghane, qui faisait savoir que « le retrait de quelques milliers de militaires n’aurait pas d’impact sur la sécurité du pays » avait donné corps à l’hypothèse selon laquelle Donald Trump s’apprêtait à annoncer le retour des militaires américains basés en Afghanistan. Rappelons à cet instant que la présence américaine en Afghanistan avait été prolongée de 2016 à fin 2018, délai nécessaire pour vérifier que le pays allait demeurer sécurisé et libre de talibans. Le retrait officiel des troupes US d’Afghanistan a été annoncé le 20 décembre, au lendemain de celui concernant la Syrie.

Pour autant, ce qu’il faut retenir, c’est que c’est de la Syrie que Donald Trump, a, en premier lieu, décidé de se retirer n’annonçant que le lendemain le retrait d’Afghanistan.

Mais alors pourquoi établir un lien entre la présence américaine en Afghanistan et en Syrie ?

Donald Trump a signé le 23 décembre le décret de retrait de la Syrie des troupes américaines, tout en se donnant 100 jours pour préparer ce départ. Tard dimanche soir (23/12/2018) le Président américain a en effet tweeté : « nos troupes rentrent à la maison ! » ajoutant que « ce retrait serait lent et coordonné »… et pour cause, on verra plus loin…

Toute la communauté internationale est restée sans voix face à cette décision, qui a jeté le trouble chez les alliés des US. Mais la décision du Président américain a provoqué aussi un choc, en interne, aux Etats-Unis même, un choc tel que cela, a entrainé la démission anticipée du Secrétaire de la Défense, le Général Jim Mattis et de l’émissaire pour la coalition internationale antidhjiadiste, Brett McGurk, opposés tous deux à ce retrait.

Au moment de ces décisions capitales en cette fin d’année 2018, chacun s’est immédiatement posé la question de savoir à qui elles allaient profiter, et qui serait , à contrario, lésé, car certains dominos vont tombés les uns après les autres.

Elles vont profiter tout d’abord, selon nous, aux Américains eux-mêmes, à l’Américain de base déçu et mécontent des politiques menées antérieurement depuis la fin de la guerre froide, ces politiques qui n’ont pas été couronnées de succès malgré le déploiement de forces (militaires en particulier) et de moyens financiers considérables. Parmi les citoyens américains, cette décision va aussi et surtout satisfaire l’électorat de Donald Trump qui attendait la réalisation de ses promesses de campagne.

Elles vont profiter peut-être aussi, à l’ensemble des citoyens du Monde , le conflit syrien étant susceptible depuis de nombreux mois, au moindre accrochage, plus risqué que les autres, de déboucher sur une guerre mondialisée (écartée jusqu’ici grâce au sang froid de Vladimir Poutine et à la bonne entente qui règne entre Washington et le Kremlin en ce moment?) .

Les pays gagnants :

La Russie (et son état satellite, le Kazakhstan), la Chine qui depuis 2010 opposent de plus en plus souvent leurs vetos à l’ONU, mais l’Iran aussi.

La Chine et la Russie opposaient depuis plusieurs années leurs vétos à l’ONU, parce que mécontentes de ce qui se passait en Asie Centrale.

Explication ! La guerre en Afghanistan avait pour raison fondamentale d’exclure la Chine d’une équation politique pouvant la relier à L’Iran, son allié depuis longtemps, dont elle est séparée par le Tajikistan. La guerre en Afghanistan et son corolaire, l’occupation américaine, avait au surplus pour objectif de contrôler le robinet du pétrole et du gaz qui venaient du Kazakhstan (riche en hydrocarbures). Les pipelines partent du Kazakhstan vers l’Inde via le Pakistan et jusqu’en Chine ensuite .Ces pipelines pouvaient être une alternative pour fournir la Chine et l’Inde empêchés de s’approvisionner en Iran en cas de guerre et de fermeture du détroit d’Ormuz (placé sous le contrôle de l’Iran).

Depuis le Kazakhstan, un autre pipeline traverse la Mer Caspienne via l’Azerbaïdjan pour se diriger,via la Syrie, vers le port pétrolier de Ceyhan situé à l’extrême sud de la Turquie, à quelques kilomètres de la frontière syro-turque et au delà en Europe.

Que va- t- il donc arriver concrètement désormais après ces décisions : la Résistance au Liban, la Syrie (libérée) l’Irak, (pour partie libéré même s’il reste encore une présence américaine), l’Iran, l’Afghanistan, le Tadjikistan et la Chine vont constituer ensemble une ligne directe sur la Méditerranée. La Chine est une grande gagnante.

La Russie avait déjà, via la Mer Noire, depuis l’affaire Géorgienne de 2006 et l’annexion de la Crimée , un accès sur la Méditerranée. Elle renforcera néanmoins celui-ci, sans être obligée de traverser toute la Turquie systématiquement. Les relations de Vladimir Poutine avec le Président Erdogan n’étant pas au beau fixe, ce sera tout bénéfice pour la Russie…

Après les décisions de Donald Trump, la Chine et la Russie vont donc désormais avoir un accès sur la mer « otanienne » de la Méditerranée, qui reste surveillée par l’OTAN, depuis la Libye.

L’Iran de son coté, qui a amélioré ses relations avec l’Arménie, n’est plus encerclé et isolé car le verrou de la Syrie vient de sauter ce pays n’étant plus un obstacle. L’Iran devra néanmoins gérer seul l’embargo initié par les US.

Mais l’Iran n’a pas de frontière avec la Syrie me direz-vous ? Peu importe ! Les échanges commerciaux avec l’Iran passeront par la Turquie. D’ailleurs, Donald Trump a longuement échangé par téléphone avec le Président turc, Recep Tayyip Erdogan , quelques heures avant le fameux tweet du 23 décembre. C’est à ce moment là que les deux dirigeants se sont mis d’accord pour  « convenir d’assurer la coordination entre militaires, diplomates et autres responsables de leurs pays pour éviter un vide du pouvoir qui pourrait résulter de l’exploitation du retrait (2000 soldats américains) et de la phase de transition en Syrie ». Depuis la Turquie a acheminé des unités militaires (canons, batteries d’artillerie) à la frontière, le Président Erdogan ayant assuré Donald Trump « en des termes très forts, qu’il allait éradiquer ce qui reste de l’EI (l’état djhiadiste) déjà en grande partie vaincu ».

Depuis (le jour de Noel-25/12) Erdogan a même invité Donald Tromp à Ankara (en 2019) « pour resserrer leurs relations et coordonner le retrait ». La Turquie n’avait élevé auparavant il faut le noter, aucune protestation par rapport à la décision de Donald Trump, ce qui pouvait laisser présager des moments difficiles pour la minorité Kurde, qui a toujours combattu loyalement au coté de la coalition. Pour eux et par souci humanitaire il faudra que la communauté internationale veille au grain ! Très sérieusement !

Mais on vient au demeurant juste d’apprendre que les combattants kurdes ont fait un appel à l’aide au régime syrien, révélant ainsi un renversement d’alliance inattendu après des années de relations ambigües avec Damas. Bachar el Assad vient d’accepter cette main tendue en renforçant ses troupes aux alentours de la ville de Manbij située au Nord Est d’Alep, près de la frontière turque.

Mais il y a ceux qui ne sortent pas gagnant du virage de l’Empire américain, et qui viennent de perdre leur situation hégémonique au Moyen Orient, à l’exemple d’Israël et de son Premier Ministre, « Bibi » (Benjamin) Netanyahou, qui pourtant, dans un contexte politique exacerbé, avait néanmoins obtenu il y a quelques mois que l’Ambassade des Etats-Unis soit fermée à Tel Aviv et transferée à Jérusalem.

Il fallait bien tout çà, de toute évidence, pour que Benjamin Netanyahou sauve sa tête au bout de longues années de pouvoir autoritaire alors qu’il n’a pas fait bouger d’un pouce le processus de paix avec les Palestiniens (« Gaza est une prison à ciel ouvert » disait autrefois Nicolas Sarkozy, peu susceptible de sympathie anti-israélienne), et qui parallèlement a laissé les religieux prospérer et les colonies se déployer , toutes ces options allant contre les intérêts généraux et nationaux du pays (Israël a le plus haut taux de pauvreté parmi les pays développés).

Pourtant, si le pipeline venant du Kazakhstan devait être prolongé jusqu’à Ashdod, un port israélien situé sur la cote méditerranéenne, Israël pourrait devenir moins dépendant des Pays du Golfe et de l’Arabie Saoudite dont il s’est curieusement rapproché dernièrement ? Le Premier Ministre israélien devait y réfléchir ?

Donald Trump vient donc de révéler la nouvelle géostratégie des US. On a la confirmation que le président américain ne veut plus que les US soit encore et toujours le gendarme du monde. « America first » commande ! Les mots prennent aujourd’hui tout leur sens .Donald Trump semble avoir également démontré qu’il est un homme de paix ?

On a vu sous nos yeux un coup de billard à 4 ou 5 bandes, magistral !

Mais à ce stade me direz-vous où sont les intérêts de Donald Trump et de l’Amérique ?

Concurremment, cette décision inattendue de Donald Trump a mis en évidence plus que jamais les défaillances du complexe américano-sioniste, qui s’est avéré impuissant pendant des décennies, mais qui a pourtant été soutenu si ardemment par Hillary Clinton lors de la campagne présidentielle.

La guerre qui justifiait toutes les guerres vient d’être expliquée, subitement et limpidement, et cela ne milite pas en faveur de Barack Obama et de son camp. Le camp des démocrates qui vient d’imposer « le shut down » pendant la discussion budgétaire ne sort pas grandi à la fin de cet exposé. La Paix au Moyen Orient, c’est Donald Trump qui pourrait l’imposer !

Mais après le retrait américain de Syrie, il va falloir quand même que beaucoup de choses changent et qu’émergent de nouveaux principes.

Le projet sino-russe conforté par les récentes décisions de Donald Trump ne devra pas briser Israël. C’est un point important, validé par la Chine et la Russie, qui , en laissant le maillon syrien se détendre vont permettre aux US de mettre en place une autre politique régionale.

Car il va falloir impérativement chercher à rééquilibrer les relations commerciales dans ce secteur, et au-delà avec l’Extrême Orient.

La dernière pièce du puzzle que Donald Trump détient pour cela dans ses mains sera très certainement posée sur le Détroit d’Ormuz, que possède l’Iran mais aux alentours duquel patrouillent en permanence les navires de guerre américains qui sont encore des otages iraniens. L’Iran détient au nord du détroit d’Ormuz une fenêtre (frontière) sur le Golfe Persique (ou Mer Arabique). Cette mer relie l’Iran aux pays du Golfe où comme le disaient les Anglais, seul le triangle Irak/Iran/Yémen est capable d’assurer la protection du pétrole.

Or, depuis septembre 2014, sous couvert de guerre de religion (sunnites contre chiites soutenus par l’Iran) qui n’est dans les faits qu’une guerre régionale à caractère économique, le Yémen est engagé dans un conflit sans merci contre l’Arabie Saoudite qui l’a sauvagement attaqué et qui souhaite le rattachement de ce petit état situé tout au sud de la péninsule arabique. On comprend bien pourquoi !

L’Arabie Saoudite mais aussi l’Iran voulaient jusqu’à présent tous deux contrôler cette zone et finançaient pour cela les différents belligérants engagés dans une guerre civile où toutes les horreurs ont été permises. Ayant obtenu l’un et l’autre satisfaction quant au respect de leurs intêrets propres, ils vont devoir mettre fin aux bruits de bottes et aux vacarmes des canons.

On comprend mieux au surplus, aux travers de cette description géopolitique, le pourquoi de la leçon sévère administrée par Donald Trump au jeune Prince Mohamed Ben Salman suite à l’affaire Khashoggi Cette affaire a fait désordre;  toute la communauté internationale a dénoncé les comportements violents et inhumains commis par l’Arabie Saoudite au Yémen . Elle risquait d’entraver la mise en place du projet politique du Président des Etats-Unis. L’Arabie Saoudite va désormais être contrainte de rentrer très vite les armes !

En allant visiter les soldats américains encore stationnés en Irak , Donald Trump a eu raison de faire de la politique dans son discours , ne serait-ce que pour faire comprendre son projet géostratégique et souligner que « la mission (la sienne ) avait été accomplie » Le Président américain a confirmé ainsi qu’il ne veut plus, mais vraiment plus que les US soit encore et toujours le gendarme du monde. « America first » commande ! Les mots viennent de prendre tout leur sens . En revanche, on comprend parallèlement que l’Europe a été laissée à son sort (triste), toutes frontières ouvertes, et ce ne sont pas les critiques « sur la déloyauté des US vis-à-vis de ses alliés » qu’a tenu Emmanuel Macron du Tchad où il se trouvait au même moment qui changeront quoi que ce soit. L’Europe va se trouver dès demain seule face à son destin.

La guerre est finie en Syrie mais elle va peut être commencer dans le Golfe où Donald Trump va devoir sécuriser les approvisionnements pétroliers de l’Amérique et de l’Occident, sans pouvoir compter sur les « cheikats » mais tout en s’appuyant sur l’Irak où des troupes américaines stationnent encore. Les nouveaux enjeux géostratégiques des US vont être dans « cette plus petite partie » du monde désormais. Gageons que le sens de la négociation dont semble faire preuve Donald Trump l’aidera à éviter que l’on reprenne les armes dans cette partie du monde.

Clara Mitchell pour DayNewsWorld

AFFAIRE BENALLA

SAISON II

La première saison de l’affaire Benalla avait fait plonger Emmanuel Macron dans les sondages.

Depuis, on vient de commencer l’acte deux qui risque de durer une fois de plus dans le temps et on s’interroge : qu’en sera-t- il cette fois dans quelques semaines, en période d’explosion des gilets jaunes, un mouvement populaire qui visiblement plie mais ne rompt pas ?

Le premier acte du feuilleton Benalla s’était réduit à un fait divers, puant certes mais provoqué par une déconcertante erreur de casting.

Dans quelques jours au vu de ce qu’on lit ou on entend ça et là, l’affaire pourrait vraiment tourner à l’affaire d’Etat.

Première remarque, cette affaire Benalla colle à Emmanuel Macron comme le sparadrap du Capitaine Hadock et le chef de l’Etat se trouve une fois de plus dans une situation à très grand risque politique Alexandre Benalla étant devenu publiquement le chat noir du Président.

Car cette affaire Benalla, saison 2, pose cette fois-ci de nombreuses questions, encore plus de questions que la première.

Tout a commencé par un voyage d’Alexandre Benalla au Tchad début décembre, voyage révélé par notre confrère Médiapart. On apprend à cette occasion que l’Elysée était au courant (ou ne pouvait pas ne pas être au courant) de ce voyage, puisque l’Ambassade de France l’avait  rendu public, via la publication de « La Lettre du continent » (africain) publié le 12 décembre 2018.

Or, Emmanuel Macron était à son tour au Tchad les 22 et 23 décembre 2018, soit environ deux semaines plus tard, et ceci sans que le passage de son ancien conseiller ne l’ait interpellé ou inquiété ?

A Ndjamena, la capitale du Tchad, le jeune homme de 27 ans a été reçu par le Président Idriss Deby lui-même et par son frère Oumar, le patron de la Direction Générale de la Réserve Stratégique.

Il est facile de déduire que dans cette fonction, Oumar Deby a la haute main sur les commandes militaires du Tchad…

Alexandre Benalla qui était arrivé de Yaoundé, la capitale du Cameroun en avion privé était attendu à l’aéroport. Toutes affaires faites, il est reparti discrètement, deux jours après, vers Istanbul en Turquie.

Les nuits au Hilton de Djamena ont été réglées par un discret ( ?) homme d’affaire franco-israélien, un spécialiste de la diplomatie privée en Afrique, Philippe Hababou Solomon, l’ancien conseiller spécial de l’ex-président sud-africain, Jacob Zuma !

Ce « vieux routier » s’est parait- il pris d’amitié pour le jeune Alexandre Benalla. Les deux hommes se seraient connus par l’intermédiaire d’une connaissance commune qui aurait contacté l’ancien conseiller d’Emmanuel Macron après le scandale de cet été. Alexandre Benalla serait donc aujourd’hui à la confluence des réseaux françafricains et israeloafricain ?

Mais qui est très exactement Philippe Hababou Solomon ?

Joaillier de formation (Place Vendôme) Philippe Hababou Solomon détient un réseau d’amis et un Casier Judicaire long comme l’Oubangui Chari. Après avoir fait des affaires aux Etats-Unis, puis à Tel Aviv, il revient en France pour acheter en 2002 AeroLyon, une opération qui fin 2004 a atterri sur le bureau du Procureur du TGI de Paris.

Philippe Solomon (c’est ainsi qu’il se fait appeler) croise et collabore au cours de ses différentes activités avec Thierry Herzog , l’avocat de Nicolas Sarkozy (avec lequel il a passé des vacances … une seule fois précise-t-il),Bernard Tapie pour lequel il tente une opération de sauvetage d’une de ses sociétés, Brice Hortefeux, Patrick Balkany, Loic Le Floc Prigent , l’ancien patron de l’affaire Elf, le milliardaire russe Arkadi Gaydamak, mais aussi Bill Clinton au moment de l’affaire Monica, quelques émissaires du Golfe, mais aussi au surplus, ce qui est le plus étrange la Capitaine Barril et le Fondateur du GIGN Christian Prouteau.

Mais, de plus, Alexandre Benalla a séjourné cet été chez Vincent Miclet, le gatsby de la France Afrique dans la luxueuse villa que ce dernier possède à Marrakech. L’une des trois Bentley Mulsann de Vincent Miclet l’attendait à l’aéroport de Marrakech conduite par un chauffeur en gants blancs pour l’emmener dans la palmeraie protégée de grands murs appelée « le domaine du Cheval d’Or » construite non loin du Palais du Roi du Maroc.

Vincent Miclet qui connait Philippe Solomon, est la 180ème fortune de France.

La première rencontre entre Vincent Miclet et Alexandre Benalla a eu lieu à Paris en 2017 grâce à l’entremise d’une ancienne petite amie de l’ancien conseiller de l’Elysée.

Vous avez dit 2017 ? Oui ! Oui ! J’ai dit 2017. Mais alors ? Les attaques expliquant qu’Alexandre Benalla utilisait bel et bien ses fonctions, sa position et les portes que cela lui ouvraient pour faire du business sont donc exactes ?

Il semble donc bien évident et logique de se poser aujourd’hui la question de savoir ce que faisait Alexandre Benalla au Tchad, quelques jours avant le voyage d’Emmanuel Macron, en possession de surcroit de 2 passeports diplomatiques qu’il n’avait toujours pas restitués !

Et une fois de plus, nous l’affirmons, l’Elysée ne pouvait pas ignorer ces détails !

Ajoutons que Vincent Miclet qui est né au Tchad (ses parents étaient coopérants et sa mère travaillait à l’ambassade de France) est  depuis quelques temps soupçonné d’avoir détourné 400 millions de dollars en Angola.

On a la tête qui tourne et on comprend encore mieux la défiance des gilets jaunes (et de nombreux citoyens français) vis-à-vis des élites, des gilets jaunes qui défilent aujourd’hui, une fois de plus dans Paris et les grandes villes de province pour manifester leur grande colère.

On n’a pas envie de croire les dernières déclarations de l’Elysée rappelant « qu’Alexandre Benalla n’est pas un émissaire officiel ou officieux ».

On ne croit pas non plus que la visite au Tchad  d’Alexandre Benalla ne serait qu’une simple coïncidence. Le hasard a bon dos !

On comprend en revanche encore mieux pourquoi Alexandre Benalla a commencé à sortir sa sulfateuse : « je ne me tairai plus » a-t-il prévenu dans son énième communiqué à l’AFP en réponse « aux propos diffamatoires tenus par certaines personnes de l’Elysée ».

On ne croit pas mieux encore (ou on comprend trop bien !)  pourquoi Alexandre Benalla a conservé ses deux passeports diplomatiques (délivrés  fin mai 2018 pour une période de 10 ans)  et pourquoi le Ministère des Affaires Etrangères comme l’Élysée ne se sont pas empressés de les lui réclamer.

Dans un tel maelstrom on a envie de rire ou de sourire sur cette belle farce dont le scenario est en train d’enfler, si ce n’était qu’au travers de celle-ci c’est la crédibilité de la France et ses intérêts généraux qui sont en jeu.

Aussi, on grince des dents quand on entend l’Elysée durcir, par lettre, le ton contre Alexandre Benalla ou le député LREM Bruno Questel souhaiter l’ouverture d’une enquête administrative du Ministère des Affaires Etrangères… rien que cela …ce sur quoi, est-ce un nouveau hasard, le ministre des Affaires Etrangères, Jean Yves Le Drian vient de saisir le Parquet de Paris…contre Alexandre Benalla...

Tout indique qu’Alexandre Benalla n’est pas un homme comme les autres, même si le pouvoir a cherché à minimiser son rôle et l’importance de l’affaire (souvenez- vous il y a peu Emmanuel Macron réclamait l’indulgence pour son ex-conseiller).

La tournure que vient de prendre l’affaire Benalla au regard de ses relations avec des régimes presque exclusivement autoritaires  risque de discréditer non seulement le Président de la République (c’est déjà fait) mais aussi la France dont ses citoyens expriment depuis le début décembre  leur colère.
Clara Mitchell pour DayNewsWorld

AFFAIRE BENALLA LES VOYAGES D'AFFAIRES D'ALEXANDRE BENALLA

Alexandre Benalla refait la une, six mois à peine après avoir été renvoyé de l'Elysée et mis en examen pour « violences volontaires » « port prohibé et sans droit d’insignes réglementés par l’autorité publique » et « recel d’images issues d’un système de vidéoprotection », après sa participation à une interpellation musclée le 1er-Mai.

L'ex-adjoint au chef de cabinet de l'Elysée, se serait rendu au Tchad début décembre.

Il y aurait rencontré le président tchadien ainsi que son frère Oumar Déby, chargé de piloter la direction générale de la réserve stratégique (DGRS) tchadienne.

C'est en sa nouvelle qualité d'homme d'affaires, de consultant qu'il s'y serait rendu.

Mais Emmanuel Macron, lors de sa visite officielle au Tchad quelques jours plus tard le 22 décembre, a cru bon d'expliquer à son homologue africain que l'ancien collaborateur de l'Elysée Alexandre Benalla, n'était « en aucun cas un intermédiaire officieux ou officiel » de la présidence française. « Seuls le ministre des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian, le conseiller diplomatique du président, Philippe Etienne, et Franck Paris, son conseiller Afrique, peuvent se prévaloir du chef de l’Etat » sur le continent, a rappelé la présidence de le République mardi.

La fâcheuse coïncidence des agendas interroge.

L'Elysée n'aurait eu connaissance de ce déplacement qu'a posteriori alors que le businessman trentenaire assure n’avoir pas été au courant de la visite présidentielle. Alexandre Benalla évoque « un concours de circonstances ». « Je ne savais pas que le président de la République se rendait au Tchad quelques jours plus tard », explique-t-il sur une chaîne de radio.

La mission de l'ex-conseiller également.

Alexandre Benalla se serait reconverti dans les relations internationales n'ayant plus aucun lien avec l'Elysée. « Je fais des missions de consultant. Tout ce que je fais est légal » a-t-il encore assené « particulièrement choqué et scandalisé par les propos irresponsables tenus par 'l'Elysée', sous-entendant que j'aurais dans le cadre de mes déplacements en Afrique pu me prévaloir d'une fonction, d'un titre, ou d'un pouvoir aux fins de démarchages professionnels ».

Ce qui a également semé le trouble c'est qu' Alexandre Benalla Tchad était accompagné d’une demi-douzaine de personnes  à bord d'un avion privé, réglant les frais par Carte bleue , incluant son séjour à l'Hôtel Hilton de N’Djamena. .

Selon Benalla il se trouvait à N’Djamena en compagnie d’une délégation d’entrepreneurs étrangers – essentiellement du Moyen-Orient – susceptibles de créer 3 000 emplois au Tchad pour un projet industriel représentant un investissement de 250 millions d’euros.

« Je suis allé au Tchad, accompagnant une délégation économique étrangère dans le cadre d'investissements qu'ils vont effectuer sur place, l'ensemble des frais concernant ce voyage à été pris en charge par le chef de cette délégation », a-t-il affirmé

Ces activités en lien avec des personnalités à l'étranger ne sont visiblement pas nouvelles. En juillet, Le Monde avait déjà révélé qu'en mars 2017, en parallèle de ses activités de responsable de la sécurité du candidat Emmanuel Macron, Alexandre Benalla avait assuré la protection du cheikh irakien Jamal al-Dhari lors de ses séjours parisiens.

Benalla se serait rendu pour affaires également dans plusieurs autres Etats africains...

Alyson Braxton pour DayNewsWorld

FRANCE JORDAN BARDELLA

LE GRAND FAVORI DU RASSEMBLEMENT NATIONAL POUR LES ELECTIONS EUROPEENNE

Les rumeurs vont bon train autour du nom du porte-parole du Rassemblement national.

La patronne de l’ex-FN aurait-elle choisi le jeune conseiller régional d’Ile-de-France Jordan Bardella comme tête de liste aux élections européennes de mai prochain? C'est en tout cas la rumeur qui circule mais il faudra attendre la « convention » organisée par le Rassemblement National le 13 janvier, à la Mutualité pour en avoir confirmation.

Jordan Bardella, 23 ans, a un parcours politique fulgurant avec un CV bien rempli. Né à Drancy en 1995, il a grandi en Seine-Saint-Denis.

C'est dans ce département que naît son engagement politique. Il adhère au Front national à 16 ans, puis devient secrétaire départemental de Seine-Saint-Denis à 19 ans avant d'être élu conseiller régional d’Ile-de-France à 20 ans. Remarqué par Marine Le Pen il accède en septembre 2017, après la démission de Florian Philippot, au poste de porte-parole du parti, à seulement 22 ans.

Quelques mois plus tard, en mars 2018, il prend la direction nationale de « Génération nation », le mouvement jeune du parti d’extrême-droite.

Jordan Bardella, dont la famille est d’origine italienne, maîtrise la langue italienne. Cela lui a permis notamment de tisser des liens non négligeables avec la Ligue de Matteo Salvini, le parti populiste et eurosceptique italien. Fin septembre, M. Bardella a participé au meeting de la Ligue, à Gênes.

Le choix de Bardella ne fait cependant pas l'unanimité au sommet du Rassemblement national. Pour certains caciques du parti la jeunesse de Jordan Bardella peut constituer un désavantage à un moment où l'inexpérience du chef de l'Etat est pointée comme une faiblesse. Pour d'autres cette jeunesse est le symbole parfait pour se positionner en opposant principal à Emmanuel Macron. « Le nouveau monde, c’est nous. »

En tous cas l'option Bardella présenterait des atouts non négligeables pour la chef de l’extrême-droite française. Non seulement ce « fidèle apparatchik », à la différence de nombre de responsables de son parti, n'a aucune « casserole » judiciaire à son actif, mais encore ne faisant pas d'ombre à Marine Le Pen, il permettrait à cette dernière d'assurer la campagne en première ligne, tournée qu'elle est déjà vers la présidentielle de 2022.

Portée par l’actualité autour du mouvement des « gilets jaunes », Marine Le Pen s’appuierait néanmoins de plus en plus sur l’option Bardella pour tenter de conforter les sondages qui la donnent actuellement en tête aux élections européennes de mai 2019.

Selon les derniers chiffres de l'Ifop publiés dimanche, Marine Le Pense situe à 24% contre 18% pour Les Marcheurs et 11% pour Les Républicains.

Alyson Braxton pour DayNewsWorld

 

LA FUSILLADE TERRORISTE DE STRASBOURG DEVIENT POUR DONALD TRUMP

UN MOTIF DE PLUS POUR LE MUR

« Encore une terrible attaque terroriste en France. Nous allons encore plus renforcer nos frontières », a tweeté mercredi matin le président Trump.

Donald Trump a décidément l’œil rivé sur l'actualité française et quand il ne s'amuse pas à la commenter comme pour les « gilets jaunes », il en tire des leçons . Aussi s'est-il fendu mercredi matin d'un tweet pour le moins saugrenu. « Encore une terrible attaque terroriste en France. Nous allons encore plus renforcer nos frontières »

.« Chuck et Nancy doivent nous donner les votes pour que nous ayons davantage de Sécurité à la Frontière! », a-t-il poursuivi. Chuck Schumer est le chef des démocrates au Sénat américain tandis que et Nancy Pelosi est pressentie à la présidence de la Chambre des représentants en janvier.

Pourquoi? C'est que le président américain se trouve en pleine discussion sur le « mur » qu'il veut ériger à la frontière mexicaine pour endiguer l'immigration.

Et une réunion houleuse entre le président américain et les leaders démocrates du Congrès a eu lieu mardi dans le Bureau Ovale en présence de journalistes. Et ce à propos du mur à la frontière du Mexique promis par ce dernier en campagne. « Il n'y a pas de sécurité aux frontières sans le mur! » a lancé Donald Trump en s'échauffant.

Les démocrates refusent de donner les voix nécessaires au Congrès pour le financer.

Donald Trump dénonce alors le danger que représentent selon lui les « caravanes » de migrants qui tentent de pénétrer aux États-Unis.

Nancy Pelosi rappelle, elle, la position des démocrates. Les démocrates sont prêts à débloquer une enveloppe de 1,6 milliard de dollars pour la sécurité aux frontières mais pas un dollar pour le mur.

A Donald Trump de menacer d’aller jusqu’au « shutdown » (paralysie de certaines administrations ) si les démocrates refusent de voter le financement de son emblématique promesse de campagne.

« Je serai fier de ''fermer le gouvernement'' au nom de la sécurité aux frontières, j’en prendrai la responsabilité. Le peuple ne veut pas que les criminels et la drogue se déversent dans notre pays », a martelé le président américain.

Devant la tournure que prenait la discussion Nancy Pelosi a suggéré que le débat ne se poursuive pas devant les caméras.

Le président a répondu du tact au tact. « Ce n'est pas une mauvaise chose, Nancy, cela s'appelle la transparence... » a  répliqué avec ironie.

Abby Shelcore pour DayNewsWorld

LES ANNONCES D'EMMANUEL MACRON

Après quatre semaines de fronde des « gilets jaunes » le président de la République a brisé le silence pour prendre la parole dans une allocution télévisée.

Face au constat de « l’état d’urgence économique et sociale » de la France Emmanuel Macron a annoncé plusieurs mesures , lundi 10 décembre, lors d’une allocution télévisée enregistrée à l’Elysée.

« Nous voulons une France où on peut vivre dignement de son travail, sur ce point nous sommes allés trop lentement Je demande au gouvernement et au parlement de faire le nécessaire afin qu’on puisse vivre mieux de son travail dès le début de l’année prochaine. » a concédé le chef de l’Etat jugeant les revendications des gilets jaunes légitimes.

Un mea culpa-culpa en creux qui ne cache pas cependant ses intentions de ne pas changer de cap.

Il a décliné les mesures suivantes:

1°Augmentation de 100 euros par mois du smic grâce à la prime d'activité.

« Le salaire d’un travailleur au smic augmentera de 100 euros par mois dès 2019 sans qu’il en coûte un euro de plus pour l’employeur », a-t-il affirmé. Aucune précision cependant n'a été apportée sur cette hausse, qui s’ajoute à l’augmentation de 1,8 % prévue en janvier.Actuellement le smic mensuel brut s'élève à1 498,47 euros, soit 1 184,93 euros net. Avec la revalorisation automatique, il devait passer à 1 210 euros net en janvier.

Les 80 euros de différence proviennent de la prime d'activité versée par l'Etat via les caisses d'allocations familiales. Cette prime était déjà prévue avant les « gilets jaunes », avec à la base 30 euros en avril 2019, 20 euros en octobre 2020 et 20 euros en octobre 2021, soit 70 euros d'ici à la fin du quinquennat. Une simple avance sur le calendrier...

2° Augmentation de la prime d'activité

La prime d’activité versée à quelque 2,6 millions de personnes, connaîtra une hausse de 30 euros en avril 2019 et de 20 euros en 2020. Ce « coup de pouce » pour les rémunérations entre 0,5 et 1,2 smic.

3°Annulation de la hausse de la CSG pour les retraités touchant moins de 2 000 euros par mois

L’augmentation de la contribution sociale généralisée, cotisation sur tous les revenus finançant la Sécurité sociale,, « subie cette année » (en 2018), va être annulée pour les retraités touchant moins de 2 000 euros net par mois au lieu de 1 280 euros.

La CSG était passée de 6,6 % à 8,3 % des pensions sans compensation contrairement aux actifs et aux fonctionnaires.

4°Une prime de fin d’année demandée aux employeurs « qui le peuvent »

Le gouvernement va également « demander à tous les employeurs qui le peuvent de verser une prime de fin d’année à leurs employés », qui sera défiscalisée.

5° La défiscalisation des heures supplémentaires

Les heures supplémentaires seront « versées sans impôts ni charges dès 2019 », une mesure prise par Nicolas Sarkozy et abrogée par François Hollande. Il s'agit des heures travaillées au-delà de la durée légale des 35 heures. Elles sont souvent majorées de 25% .

6 °Pas de rétablissement de l’ISF

Emmanuel Macron ne revient pas sur la suppression de l’impôt sur la fortune (ISF) au début de son quinquennat remplacé par l’impôt sur la fortune immobilière (IFI).

7° La lutte contre l’évasion fiscale

Le chef de l'Etat a réaffirmé que les dirigeants des grandes entreprises françaises devront verser « leurs impôts en France » .

Ces mesures, évaluées entre 10 et 13 milliards d'euros, doivent être présentées mercredi à l’Assemblée Nationale par le premier ministre Edouard Philippe.

Britney Delsey pour DayNewsWorld

GILETS JAUNES

L'INSURRECTION AUX PORTES DE LA FRANCE

« L’insurrection est aux portes de la France et nous ne voulons pas qu’il y ait des morts ce week-end », a expliqué le gilet jaune Benjamin Cauchy.

Malgré la suspension de plusieurs mesures fiscales, l'appel à « l'acte IV » de la mobilisation des « gilets jaunes », samedi 8 décembre, est maintenu sur les réseaux sociaux si bien que la crainte d'une poussée de violence et de morts taraude l'exécutif.

Après les 4 morts et les plus de 800 blessés enregistrés depuis le début du mouvement le 17 novembre, l'exécutif anticipe une « très grande violence » pour cette nouvelle journée de mobilisation. Selon l'Elysée, plusieurs milliers de personnes sont attendues à Paris « pour casser et pour tuer ».

L'Élysée refuse cependant de recevoir les « gilets jaunes libres » qui demandaient à le voir vendredi pour essayer de désamorcer le fronde sociale avant samedi. « Les gilets jaunes ont déjà fait faux bond au Premier ministre » a prétexté l'Elysée qui enjoint les porte-parole du mouvement de s'adresser au Premier ministre.

« La porte de Matignon reste ouverte » rappelle-t-il.Jacline Mouraud et Benjamin Cauchy font partie des « gilets jaunes » qui ont lancé un appel dans le JDD pour condamner les violences et proposer une sortie de crise « constructive » au gouvernement. Ils sont conscients du risque d'insurrection dans lequel se trouve la France.

En effet la tension ne fait que monter.

Certaines manifestations de lycéens qui se sont joint au mouvement de contestation sociale dégénèrent en scènes de violence avec des incidents tels que des heurts avec la police et des voitures brûlées aux abords des établissements.

A à Mantes-la-Jolie dans les Yvelines , dans un quartier sensible, 151 lycéens, adolescents ou jeunes adultes ont été interpellées pour « participation à un attroupement armé ». Ces arrestations ont eu lieu après de nouveaux incidents ce jeudi à proximité du lycée Saint-Exupéry, où deux voitures ont notamment été incendiées et où des heurts violents ont éclaté avec la police.

Une vidéo de cette arrestation a tourné sur les réseaux sociaux et a scandalisé plus d'un politiques.« Quand j’ai vu ces images moi-même, j’ai évidemment été choqué », a réagi Jean-Michel Blanquer. Le ministre de l'Education nationale a toutefois appelé à « remettre les images dans leur contexte » précisant qu' « il y a eu des images choquantes car on est dans un climat de violence exceptionnelle ».

Pour la manifestation prévue samedi à Paris Eric Drouet, un des porte-parole du mouvement, influent sur Facebook, appelle à « retourner à Paris » « près des lieux de pouvoir, les Champs-Elysées, l'Arc de triomphe, Concorde »... « Samedi prochain, c'est fini. Samedi prochain, ce sera l'aboutissement final.

Samedi, c'est nous qui aurons la mainmise sur tout ça, c'est nous qui allons décider de ce qui se passera », explique-t-il dans une vidéo.Le chauffeur routier appelle à investir l'Elysée. Une enquête pour « provocation à la commission d'un crime ou d'un délit et organisation d'une manifestation illicite » a d'ailleurs été ouverte par le parquet de Paris.

Comment faire face à un possible déferlement de violence ce samedi lors de la manifestation ?

Samedi 8 décembre, le dispositif de sécurité est radicalement revu par rapport à l'acte III.

Alors que 65 000 membres des forces de l'ordre, dont 5 000 à Paris, avaient été déployés samedi 1er décembre, Édouard Philippe a déclaré jeudi que plus de 89 000 membres des forces de l'ordre seraient mobilisés ce samedi en France, dont 8 000 dans la capitale. En fait 100% de l'effectif des personnels policiers à savoir police secours, les brigades territoriales, la BAC ou encore les compagnies de sécurisation et d’intervention.

Une « douzaine de véhicules blindés » à roues de la gendarmerie (VBRG) seront par ailleurs utilisés à Paris pour déblayer les barricades et les voies bloquées notamment.

Ces véhicules qui ont déjà été utilisés en 2005 lors des émeutes dans les banlieues, ainsi que cette année à Notre-Dame-des-Landes, seront des 4×4 blindés de 13 tonnes pouvant transporter 13 gendarmes équipés d'une lame.

Lors de sa conférence de presse vendredi, Christophe Castaner n'a cependant pas voulu détailler le dispositif dans les détails pour « des raisons de sécurité ».

Les « gilets jaunes » se retrouveraient entre « une ultradroite qui rêve de révolution et une ultragauche qui prône l'insurrection », selon une source au ministère de l'Intérieur.

Et les sondages s'annoncent préoccupants avec 37% de Français interrogés qui disent « comprendre » les violences. L'appel de l’exécutif au calme, transpartisan et républicain, suffira-t-il à endiguer l'émergence d'un mouvement insurrectionnel ?

Garett Skyport pour DayNewsWorld

VERS UNE NOUVELLE GUERRE

ENTRE LA RUSSIE ET L'UKRAINE ?

La mer d’Azov, bordée à la fois par l’Ukraine et la Russie et fermée par le détroit de Kertch  est le théâtre de vives tensions depuis cinq jours entre l'Ukraine et la Russie. Dimanche 25 novembre la Russie a ouvert le feu et intercepté trois navires ukrainiens, faisant prisonniers leurs équipages, près de la péninsule de Crimée.

Pour Moscou ces navires sont entrés de manière illégale dans les eaux russes, ce que Kiev réfute invoquant un traité de 2003 russo-ukrainien sur la navigation dans la région.

Deux ports ukrainiens sur la mer d'Azov, Berdiansk et Marioupol, sont sous blocus russe, les navires ne pouvant ni en sortir ni y entrer, a déclaré le ministre ukrainien des Infrastructures, Volodimir Omelian, quatre jours après l'incident naval de dimanche dans le détroit de Kertch.

Il est interdit à pas moins de trente cinq navires d'opérer selon leurs souhaits. Seuls les bateaux à destination des ports russes de la mer d'Azov sont autorisés à passer le détroit de Kertch, selon le ministre sur Facebook.

« L'objectif est simple - en imposant un blocus aux ports ukrainiens de la mer d'Azov, la Russie espère que les Ukrainiens quitteront leur propre territoire - un territoire qui est nôtre en vertu de tout le droit international afférent », a-t-il dit.

Le détroit de Kertch reliant la mer d'Azov et la mer Noire se trouve de fait actuellement sous contrôle de la Russie qui en mai dernier a inauguré un pont de 18 km de long reliant son territoire à la péninsule de Crimée, annexée en mars 2014 par Moscou.

On assiste donc à une escalade de la tension entre les deux pays. La loi martiale a été instaurée pour trente jours par le président ukrainien, Petro Porochenko,qui, craignant une invasion terrestre, a demandé à l'Otan, notamment à l'Allemagne, de dépêcher des navires en mer d'Azov pour soutenir Kiev dans son bras de fer avec Moscou. Moscou, de son côté, accuse son voisin de mettre de l'huile sur le feu.

Les Européens, peu enclins à une intervention, tentent de faire retomber la pression. Angela Merkel a ainsi exhorté jeudi les Ukrainiens à rester « avisés » et « raisonnables » et balayé toute confrontation militaire. « Il ne peut y avoir de solution militaire à ces confrontations », a insisté la chancelière allemande.

« La France et l’Allemagne sont prêts à œuvrer à une solution dans le cadre du format Normandie avec la Russie et l’Ukraine même si les résultats sont restés jusqu’à présents très, très modestes », a ajouté la chancelière allemande.

Pas question non plus d'un renforcement des sanctions économiques contre la Russie. Enfin l'Otan signalant que la présence de ses navires en mer Noire a été conséquente cette année, à savoir 120 jours en mer Noire contre 80 l'an passé, n'envisage aucune autre action pour le moment.

Au G20 qui a ouvert ce vendredi à Buenos Aires, en Argentine, le sujet devait être abordé même si aucune rencontre officielle entre Poutine et Donald Trump n'est prévue , ce dernier l'ayant annulée pour des raisons de politique intérieure.

La crise en Ukraine se joue comme un test de la solidarité des Européens.

Garett Skyport pour DayNewsWorld

EMMANUEL MACRON A COUPE LE DIALOGUE

D'AVEC UNE FRANCE

Lors d'un discours d'une longue heure le chef de l'État s'est adressé aux « gilets jaunes » en affirmant comprendre leur colère. Mais pense-t-il qu'il s'agit de compréhension quand on avance que les gouvernements précédents n'avaient pas assez de considération pour eux, les gilets jaunes, pour les protéger en leur offrant de faire la transition énergétique ?

Certes le chef de l'État s'est adressé à eux : « Je ne confonds pas les casseurs avec les citoyens qui veulent faire passer un message ». Mais a-t-il réellement compris l' « alarme sociale »

ne changeant pas de cap sur la transition écologique, ne renonçant pas aux taxes. Il s'est contenté de présenter son programme de transformation pour se «  désintoxiquer des énergies fossiles ».

Aussi dans ces annonces, le chef de l'Etat mêle-t-il les grandes lignes de la PPE (la programmation pluriannuelle de l’énergie) et les réponses -rares- de plus court terme au mouvement des gilets jaunes. Le président s'est attardé sur le processus du mix électrique, en réduisant la dépendance de la France au nucléaire. Il a notamment annoncé la fermeture de deux réacteurs nucléaires en plus de ceux de Fessenheim. La France va développer le solaire, l'éolien et réduire la consommation d'énergie. Il a plaidé pour une écologie populaire et lance une grande concertation au niveau local avec des élus, des associations et des « gilets jaunes ».

Mais que les gilets jaunes ne rêvent pas. Rien pour les fins de mois difficiles. Rien pour faire baisser la facture énergétique des Français. Face à la fronde l’Elysée recrée un « nouveau système »( qui a existé sous Lionel Jospin) d’encadrement de la taxe carbone qui permettra au gouvernement, après accord du Parlement, d’« effacer » la taxation du carburant en cas de flambée des cours du pétrole.

Si Emmanuel Macron entend la colère des citoyens, il ne semble pas avoir envie de l'éteindre, ne voulant renoncer en rien. « Nous devons entendre les protestations d'alarme sociale, mais nous ne devons pas le faire en renonçant à nos responsabilités pour aujourd'hui ou pour demain », a-t-il déclaré. Mais « la situation des concitoyens qui habitent en zone rurale ou péri-urbaine » ne sera pas entendue, semble-t-il. Deux représentants des « gilets jaunes » sont reçus ce mardi soir au ministère de l'écologie et rencontre le ministre de la Transition écologique François de Rugy.

Et « les gilets jaunes » échappant aux partis politiques comme aux organisations syndicales continuent leur lutte. Le gouvernement compte-t-il sur l'essoufflement du mouvement ?

Jenny Chase pour DayNewsWorld

 

LE SILENCE D'EMMANUEL MACRON

FACE AUX GILETS JAUNES

Les « gilets jaunes » poursuivent leur mobilisation, lundi 19 novembre et des manifestants bloquent désormais plusieurs dépôts pétroliers dans toute la France.

Une chose est certaine : le premier ministre, invité du « 20 heures » de France 2 dimanche soir, au lendemain du mouvement contre la hausse des taxes sur le carburant n’a pas répondu aux revendications des manifestants.

« On a entendu de la colère mais on a aussi entendu de la souffrance, l’absence de perspectives, l’idée que les pouvoirs publics depuis longtemps ne répondaient pas aux inquiétudes et au sentiment de déclassement, d’abandon ressenti par une partie de la population », a reconnu M. Philippe à propos de la mobilisation de samedi.

Il est revenu sur le devoir de sécurité qui devait être garantie pour les citoyens déplorant des scènes de manifestation « très violentes » et un bilan lourd avec notamment un décès. « La sécurité a été une constante de notre attitude » , a martelé le chef du gouvernement.

Mais il ne semble pas pour autant prendre en considération les demandes des manifestants, réaffirmant les engagements pris par Emmanuel Macron de baisser les prélèvements obligatoires et de mieux rémunérer le travail, quitte à davantage taxer la pollution ...

De son côté Emmanuel Macron s'emmure dans le silence poursuivant ses voyages à l'étranger. Il est vrai que son entretien sur le porte-avion n'a pas eu les effets escomptés. Quelle stratégie alors adopter du côté de l'exécutif pour désamorcer ce mouvement des « gilets jaunes » qui perdure ce lundi ?

Interrogé lors de son déplacement en Belgique par un journaliste sur le mouvement des gilets jaunes, Emmanuel Macron a indiqué qu' « il ne répondrait pas » à cette question et que ce n'était pas le lieu. « J'y répondrai en temps voulu mais ce n'est pas le lieu aujourd'hui » a poursuivi le président de la République. Et pourtant le chef de l'Etat avait une prédilection particulière pour lancer aux Français quelques vexations bien senties depuis des tribunes étrangères.

Un silence élyséen de l'impuissance face à une colère montante qui pourrait se traduire dans les urnes aux européennes.

Les «gilets jaunes» préparent la suite, un événement intitulé «Acte 2 Toute La France à Paris».

Britney Delsey pour DayNewsWorld

ET SI DONALD TRUMP AVAIT RAISON

LES TWEETS ANTI-MACRON

Quelques jours après la commémoration du centenaire de l'armistice de la Première Guerre mondiale à Paris, Donald Trump a envoyé plusieurs tweets peu élogieux à l'encontre d'Emmanuel Macron.

N'y voir qu'un coup de tête de la part du locataire de la Maison Blanche serait une grave erreur.

Car ne nous y trompons pas le président américain a la dent dure.

Et il n'a sûrement pas apprécié le tweet de l'Elysée à propos de la création d'une armée européenne afin de se défendre contre les grandes puissances comme les Etats-Unis ou la Chine.

Propos que M. Trump pas encore sur le tarmac parisien, avait déjà jugé très « insultants » . De retour à Washington : nouveau tweet et nouvelle attaque :

« Emmanuel Macron a suggéré la création de leur propre armée pour protéger l’Europe contre les Etats-Unis, la Chine et la Russie.

Mais c’était l’Allemagne dans la première et la seconde guerre mondiale », a-t-il écrit sur Twitter. « Quelle conséquence pour la France ?

Ils étaient en train d’apprendre l’allemand à Paris avant que les États-Unis n’interviennent. » Pour Donald Trump, il est indispensable que la France finance l'OTAN.

« Payez pour l’OTAN ou pas ! ».Pourquoi e les Européens ne consacrent-ils pas plus d’argent à leurs dépenses militaires alors qu'ils se sont engagés auprès de Washington à atteindre 2% du PIB en 2024 ?

Seuls quelques pays comme la Grèce respectent cet engagement, la France est à 1,8%, l’Allemagne à 1,2%. la Guerre Froide est finie, les Européens doivent financer davantage leur défense et ne pas s’appuyer seulement sur l’Amérique.

Un position qui était déjà celle de son prédécesseur Barack Obama.

Alors que sans l’aide financière et militaire américaine les Alliés n'auraient pas gagné la Première Guerre mondiale, Emmanuel Macron fait asseoir, à l’Arc de Triomphe, Angela Merkel entre lui et Donald Trump. Maladresse protocolaire.

Et de persévérer dans la désinvolture à l'égard de Donald Trump lorsque dans son discours Emmanuel Macron martèle la différence entre patriotes et nationalistes, une pierre jetée dans le jardin de la Maison Blanche.

Dans les tweets suivants le 45e président américain fait une analyse de la situation française avec « Emmanuel » en ligne de mire. « Le problème est qu’Emmanuel souffre d’une très faible cote de popularité en France, 26 %, et un taux de chômage de près de 10 %. ».

Une réalité qui fait piètre figure comparée à l'Amérique de Trump qui affiche le plein emploi garantissant une côte de popularité à son Président.

Alors que doit faire le président français pour regagner la confiance de ses concitoyens ?

Le président américain lui donne en quelque sorte une leçon politique

« A propos ! il n’y a pas de pays plus plus nationaliste que la France, les Français sont des gens très fiers de ce qu’ils sont – et c’est bien ! ».

Ces gens qu' Emmanuel Macron oppose aux bien-pensants de la « mondialisation heureuse  , Donald Trump, lui, les félicite. Ceux que le président français désigne comme les nationalistes, les populistes, la lèpre doivent être pris en compte pour redonner de l'espoir aux Français.

Trump suggère à Macron de faire comme lui, de s’adresser à la France qui souffre et de la remobiliser autour du sentiment national.

« MAKE FRANCE GREAT AGAIN », a rédigé Donald Trump dans un dernier tweet  en écho à son propre slogan de campagne.

Garett Skyport pour DayNewsWorld

LES GILETS JAUNES CONTRE L'AUTISME GOUVERNEMENTAL ? LA FRONDE GRONDE

Des centaines de collectifs ont appelé à une journée de blocage des routes samedi pour protester contre la hausse du prix des carburants.

Des appels au blocage samedi 17 novembre se multiplient depuis plusieurs semaines sur les réseaux sociaux, notamment Facebook.

Ce mouvement diffus, apolitique, qui agrège de multiples mécontentements, entend paralyser le pays pour se faire entendre du gouvernement.

Et le gouvernement manifeste son inquiétude. Lundi Muriel Pénicaud avait fait part de ses craintes pour «la sécurité des personnes» lors des mobilisations, rappelant que les «gilets jaunes» n'étaient pas une organisation «structurée».

«Lorsque ce sont des grèves et des manifestations, il y a des gens responsables qui permettent de faire que ceux qui manifestent soient en sécurité», a expliqué la ministre sur le plateau de Public Sénat.

«Là, nous ne sommes pas sûrs, il faut quand même que les personnes soient protégées et on ne sait pas ce qui va se passer ».

Mardi le ministre de l’intérieur, Christophe Castaner, partage la même inquiétude face au mouvement qui s'annonce. « Ce qui est difficile, c’est qu’on n’a pas une organisation syndicale qui a l’habitude de faire une manifestation qui l’organise.

Par exemple, une manifestation, ça se déclare en préfecture. Là, très peu l’ont déclarée. J’appelle ceux qui nous écoutent à l’ont déclarée. J’appelle ceux qui nous écoutent à déclarer le lieu de la manifestation. Le gouvernement entend donc se montrer ferme. Christophe Castaner a prévenu que les forces de l’ordre interviendront pour lever tout « blocage total ».

« Je demande qu’il n’y ait aucun blocage total. (…) Partout où il y aura un blocage, et donc un risque pour les interventions de sécurité et aussi la libre circulation, nous interviendrons », a-t-il prévenu, tout en assurant qu’aucune manifestation ne sera interdite « si elle ne menace pas l’ordre public et si elle n’entrave pas la libre circulation »

Si la mobilisation a reçu le soutien des oppositions, notamment du Rassemblement national, de Debout la France, de La France insoumise ou du PS, son ampleur reste toutefois aujourd’hui difficile à mesurer.

Mouvement aux contours inconnus sans leader, sans encadrement syndical ni politique, l’appel des « gilets jaunes » inquiète au plus haut point également l’Elysée. « Je me méfie toujours de ces mouvements où on mélange tout », avait confié Emmanuel Macron, vendredi 9 novembre lors de son itinérance mémorielle.

Lors d'un entretien enregistré lundi à Verdun et diffusé mardi 6 novembre le président mettait en garde contre une forme de « démagogie ».
« Je suis toujours méfiant sur ces grands appels à mobilisation pour tout bloquer, parce que généralement on trouve derrière un peu tout et n'importe quoi »
, avait-t-il déclaré en égratignant une fois de plus les « gens ».

« Des choses qui n’ont rien à voir ensemble et des gens qui n’ont pas beaucoup de projets pour le pays, si ce n’est de le mettre à l’arrêt » ajouta-t-il.

Pourtant lors de son pèlerinage dans l’est et le nord de la France Emmanuel Macron s'est frotté à la colère des Français. Il a essuyé leurs reproches sur le pouvoir d’achat, la hausse des taxes ou encore la baisse des retraites. Les Français n'ont eu de cesse d'exprimer leur « ras-le-bol » général.

Depuis un mois, ils sont de plus en plus nombreux à mettre leur gilet de sécurité derrière leur pare-brise pour signifier leur mécontentement.

Cette manifestation des « gilets jaunes » prévue samedi pour lutter contre l’augmentation des tarifs de carburant, pointe en fait l’échec des corps intermédiaires qui, dans notre démocratie représentative, sont censés servir de lien entre les citoyens et le pouvoir. Bien plus qu'une simple tension liée à la seule baisse du pouvoir d’achat, il y a le sentiment que les courroies de transmission que sont les partis politiques, les syndicats et les communes ne fonctionnent plus

L' opinion publique n'est plus canalisée par des structures capables de répondre à cette colère qui monte. Cette dernière ne résulte pas d'ailleurs seulement des Français mais d'une série de mesures mal acceptées : limitation de vitesse à 80 km/h, multiplication des taxes, des contrôles , en un mot le racket fiscal des classes moyennes mais aussi des classes populaires qui poussent aujourd’hui au mouvement des gilets jaunes

 

Pourtant le gouvernement semble autiste. Là où la ministre de l'Intérieur ne veut y voir qu' «une forme de manifestation politique» et «la récupération du Rassemblement national», gronde plutôt une colère profonde qui peut à tout moment exploser..Et ce ne sont pas les menaces à peine voilées d'un Castener, ministre de l'Intérieur frais de trois semaines, qui vont repousser les velléités des Français.

Andrew Preston pour DayNewsWorld

PROJET D'ACTION VIOLENTE

CONTRE LE PRESIDENT MACRON

Emmanuel Macron se trouvait mardi à Verdun, dans le nord-est de la France, dans le cadre des cérémonies qui soulignent le centenaire de la fin de la Première Guerre mondiale

Lundi, lors de l’installation du nouveau directeur de la DGSI, Nicolas Lerner, le ministre de l’Intérieur Christophe Castaner s’est dit « attentif » aux menaces venues notamment des « mouvements extrémistes de droite comme de gauche, très actifs sur notre territoire »

Mardi, six personnes qui planifiaient apparemment une attaque contre le président français Emmanuel Macron ont été arrêtées et font maintenant l'objet d'accusations préliminaires de terrorisme.

« Cette enquête vise un projet, imprécis et mal défini à ce stade, d’action violente » contre le président de la République, a expliqué un enquêteur.

Les suspects auraient été arrêtés dans les Alpes, en Bretagne et près de la frontière avec la Belgique. Leur intention de s'en prendre à M. Macron.

On ne dispose pas de plus de détails concernant les six suspects. On ne sait pas non plus s'ils travaillaient ensemble ou séparément.

Les investigations en cours doivent permettre d’établir la réalité et la nature exacte de cette menace

De nombreux leader mondiaux sont attendus en France en fin de semaine pour le centième anniversaire de la signature de l'armistice du 11 novembre.

Boby Dean pour DayNewsWorld

 

LA LEPRE DU NATIONALISME EN EUROPE

SELON EMMANUEL MACRON

C 'est à la veille de célébrer le centenaire de la fin de la Première Guerre mondiale dans le nord et l'est de la France durant une semaine à partir de dimanche avant une grande cérémonie commémorant l’armistice du 11 novembre 1918 à l'Arc de Triomphe à Paris qu' Emmanuel Macron met en garde contre un risque de ressemblance avec les années trente. Emmanuel Macron . Le président se dit «frappé», dans un entretien au quotidien Ouest-France, par la ressemblance entre la situation actuelle en Europe et celle des années 1930, et appelle à «être lucide» et à «résister».

«Je suis frappé par la ressemblance entre le moment que nous vivons et celui de l'entre-deux-guerres», indique le chef de l'Etat dans des propos tenus en marge d'une visite d'une exposition consacrée à Georges Clemenceau, chef du gouvernement français au début du XXème siècle. «Dans une Europe qui est divisée par les peurs, le repli nationaliste, les conséquences de la crise économique, on voit presque méthodiquement se réarticuler tout ce qui a rythmé la vie de l'Europe de l'après Première Guerre mondiale à la crise de 1929», énonce Emmanuel Macron.

Aujourd'hui, «l'Europe est face à un risque: celui de se démembrer par la lèpre nationaliste et d'être bousculée par des puissances extérieures.

Et donc de perdre sa souveraineté.

C'est-à-dire d'avoir sa sécurité qui dépende des choix américains et de ses changements, d'avoir une Chine de plus en plus présente sur les infrastructures essentielles, une Russie qui parfois est tentée par la manipulation, des grands intérêts financiers et des marchés qui dépassent parfois la place que les États peuvent prendre», conclut le chef de l'État.

Si le locataire de l'Elysée veut comprendre les leçons de l'Histoire en agitant le chiffon rouge, ne doit-on pas également rappeler que l'analogie a ses limites. En effet si la montée des populismes en Europe est palpable, si la Hongrie de Viktor Orban et l'Italie de Salvini dérapent vers l'extrême-droite, l'Europe a été construite pour ne plus revivre de guerres entre pays européens , les nationalismes européens ne sont en rien comparables au nazisme ou au fascisme.

Dans les années 1930, ce sont des Etats constitués, des puissances qui ne reconnaissent pas les règles du jeu international et qui souhaitent la guerre. C'est le cas de l'Allemagne nazie ou de l'Italie fasciste.

De plus les pays qui basculent aujourd'hui dans l'extrême droite n'ont aucune visée expansionniste comme c'était le cas...Des points de différence fondamentaux, s'il en est.

Mais ne sommes-nous pas aussi en campagne électorale pour les Européennes ?

Garett Skyport pour DayNewsWorld

 

MATRAQUAGE FISCAL A LA POMPE

EDOUARD PHILIPPE

DROIT DANS SES BOTTES

"Nous assumons l’augmentation de la taxe carbone et le fait que progressivement le recours au pétrole soit de plus en plus cher, pour lutter contre le réchauffement climatique.

Il faut se donner les moyens de la transition écologique, irréversible, tout en accompagnant les plus modestes. Cette transition a un cout...

D’où, il est vrai, l’augmentation des prix !..

La taxe carbone, ce n’est pas nous qui l’avons créée. La hausse avait été annoncée.

Ce n’est pas une surprise, elle va se poursuivre." (Extrait de l’Interview donnée par Ed. Philippe à un confrère.

Climato sceptiques, passez votre chemin !

Droit dans ses bottes, à l’image de son mentor Alain Juppé, le Premier Ministre assume en matière écologique, sa politique menée sous la houlette d’Emmanuel Macron depuis les dernières élections présidentielles.

Certes, il existait avant 2017 un malus CO2 sur les véhicules à moteur thermique, malus étayé sur le principe du « pollueur-payeur », une idée lancée en 1968 par le canadien John Dales, repris par la déclaration de Rio de 1975 et ses transpositions tant sur le droit européen que sur le droit national.

Ce principe, repris par les accords de Tokyo (1997) est louable : les activités humaines qui ne font que croitre et qui augmentent donc, de  fait, les rejets polluants, doivent être taxées de façon dissuasive.

Par suite, c’est dans ce cadre que les pays de l’UE ont mis en place des mesures fiscales, joliment appelées droits d’accise (taxes indirectes).

Dans un premier temps, la mise en place de la taxe carbone a donné lieu à une fraude massive (sur les droits à polluer) connue sous le nom de « carrousel de la TVA » (ou système communautaire d’échange de quotas/ETS). Les fraudeurs ont été sévèrement condamnés en 2016 et des mesures ont été prises pour mettre un terme à ces dérives.

Mais, en ce qui concerne les automobiles, la contribution climat énergie est passée par la création d’un certificat d’immatriculation conduisant à la mise en place d’un dispositif de bonus malus (sur les voiture neuves seulement dans un premier temps) calculé en fonction du taux d’émission de dioxyde de carbone proportionnellement  à la puissance fiscale de celles-ci.

Mais ensuite, le bonus carbone (qui au 1er janvier 2015 pouvait atteindre 10 000 €) n’a pas cessé de baisser sous Emmanuel Macron, lequel selon ses bonnes habitudes et pour justifier ses décisions, a constamment appelé les automobiliste gaulois, à modifier leurs comportements : utilisation d’autres moyens de transport non polluants, bouger moins ( ?) travailler plus sous la forme du télétravail, pratiquer l’éco-conduite etc…

Recommandations souvent vaines car l’utilisation de la voiture est très souvent indispensable !

Mais, qu’on se le dise, il faut encore et toujours diminuer les émissions de CO2. Le consommateur a été par suite, depuis quelques mois invité à faire attention à la consommation de son futur véhicule en choisissant de préférence un véhicule hybride ou électrique..

Pour autant, le processus n’allant pas assez vite, l’Etat s’est donc tourné vers des mesures écologiques punitives. Par suite les aides fiscales de transition n’ont pas cessé de baisser quand parallèlement les sanctions malussées ont progressé rapidement.

Dès 2018, sous l’influence de Nicolas Hulot, le malus a été durci avec un seuil d’application toujours plus bas. Depuis le 1er septembre 2018, les constructeurs sont obligés d’afficher les valeurs d’émission en CO2 de leurs véhicules, valeur estimée suivant la norme WLTP. Toujours au nom de la transition écologique même les véhicules d’occasion seront désormais taxés.

Et, pour améliorer le rendement de ces taxes le gouvernement vient d’inventer la taxe additionnelle sur les véhicules !! Un vrai jackpot fiscal ! Notre confrère « le journal de l’Argus » vient en effet de nous apprendre que c’est 27,6% du marché automobile qui au cours du 1er semestre 2018 s’est trouvé redevable de cette surtaxe, soit une hausse de 11,1% par rapport au 1er semestre 2017. Il est facile d’imaginer que désormais, le nouvel abaissement de 3% du seuil de taxation produira de nouvelles recettes budgétaires, l’abaissement du seuil intervenant en outre opportunément, en période de cycle d’homologation.

L’inquiétude et l’indécision des automobilistes n’a par suite, pas cessé de d’augmenter. Car, à la hausse de la taxe additionnelle sur les véhicules s’est ajoutée une augmentation exponentielle du prix  des carburants. En un an le prix du gazole a augmenté de 20% et le super de 14%. Les deux prix sont aujourd'hui supérieur à 1,50 € le litre ; et le mécontentement des consommateurs a progressé à du la proportion.

Au 1er janvier 2018, le poids de la fiscalité, pointée du doigt avait été relativement absorbée par le prix modéré du baril de pétrole. Mais celui-ci est passé en octobre à 85 dollars. Et c’est ainsi que le cocktail TICPE, contribution carbone et TVA ont considérablement renchéri le prix à la pompe. Le budget 2019 prévoit de surcroit, qu’au lendemain du Réveillon du 31 décembre 2018 le gazole augmentera de 6,5 cts d’€ le super de 2,9 cts d’€.

Résultat : les véhicules qui traversent la France font le plein avant de passer la frontière, les frontaliers accélèrent les va et vient, les vols de carburant se multiplient.

En conséquence, cette « accentuation de la trajectoire haussière » a suscité une grogne qui elle aussi est en train de s’envoler. Chaque jour, la pétition en ligne change.org recueille de  nouvelles signatures. Une page de Facebook appelle même à un blocage national le 17 novembre, contre la hausse des carburants ; et cette page fait flores..

L’opposition au gouvernent d’Edouard Philippe s’est par voie de conséquence  durcit. Son attitude cinglante et désinvolte  a suscité, par ailleurs, à l’exemple de ce qui s’est passé pour Emmanuel Macron, censeur des gaulois présumés inciviques ou fainéants, une fronde qui enfle quotidiennement. Le RN (ex FN) et Debout la France (Nicolas Dupont Aignan) ont déjà annoncé qu’ils se joindraient au mouvement.

Même Ségolène Royale vient de s’en mêler. Elle vient d’accuser le gouvernement de pratiquer « une écologie punitive » pour « faire de l’impôt ». Rien que çà !

Constat : Entre le 80 km/h, la surtaxe additionnelle sur les véhicules polluants et la hausse du prix des carburants, la pression sur la route est en train de devenir insupportable et le peuple gronde…jusqu’ou cela ira ?

Malgré cette situation, par la voix d’Edouard Philippe, le gouvernement vient de déclarer qu’il n’a pas l’intention de changer de cap  au risque de provoquer une vaste révolte qu’il sera difficile de contenir…

A ce moment là, le gouvernement sera très certainement obligé de revoir sa copie, quand bien même aujourd’hui Benoit Simian, député LREM, vient d’assurer « qu’il est difficile d’arrêter la mécanique budgétaire ».

Clara Mitchell pour DayNewsWorld

 

ET SI C’EST JEAN LUC MELENCHON

QUI AVAIT RAISON ?

Chacun est libre de penser ce qu’il veut sur les cris et les fureurs de Jean Luc Mélenchon pendant les perquisitions menées dès 7 h du matin au siège de la France Insoumise (emplois d’assistants parlementaires européens) ou à son domicile (examen de ses comptes de campagne).

Il n’en demeure pas moins que nombreux sont ceux qui, aujourd’hui, dans un contexte global de dérive autoritaire d’Emmanuel Macron, se posent la question de savoir si c’est la dérive théâtrale de Jean Luc Mélenchon ou celle d’Emmanuel Macron qui portent le plus atteinte aux institutions ou aux libertés fondamentales.

Pour démontrer comment un technocrate désigné par l’oligarchie mondialiste foule aux pieds le principe du respect absolu des libertés fondamentales, nous allons, pèle mêle, citer toutes les affaires qui font (ou on fait) débat dans des dossiers ou la liberté d’expression ou (et)  les libertés dans leur ensemble ont été purement et simplement bafouées :

- Michel Onfray, Laurent Gerra ou encore Patrick Sébastian interdits de parole et d’antennes

- Fréderic Taddeï, journaliste, obligé de trouver refuge chez Russia Today

- TV Libertés censurée, avec la caution du pouvoir, par facebook, twitter et You Tube

-  Riposte Laïque et ses dirigeants traqués brutalement

-  la loi sur les Fake News dont l’objectif de fond est de museler l’opinion

- la nomination d’un procureur général dans des conditions qui ont créées un sérieux malaise

-  le cas Fillon ou la justice a opéré en toute urgence, dès le lendemain de la parution du Canard Enchainé

-  le blocage des subventions du RN (ex Front National) ordonné par deux magistrats de Nanterre dont personne, décision dont on ne peut s’imaginer que cela a pu se faire sans l’accord du pouvoir politique et dont le but est de détruire un parti d’opposition

- les identitaires en voie de gagner.. peut être.. leur pari,  et pris pour cible..pour cette seule raison.

- l’ancien président de la République, Nicolas Sarkozy encore et toujours traqué

Et tout cela alors que parallèlement..

-      L’enquête sur le financement de la campagne d’Emmanuel Macron  a été soigneusement enterrée par les juges

-      Le Modem de Bayrou, allié de LREM et du pouvoir, impliqué au même titre que Marine Le Pen et Jean Luc Mélenchon dans une affaire d’assistants parlementaires européens et qui n’ont pas été malmenés comme les premiers.

-      L’affaire Benalla qui a choqué la plupart des Français, notamment en ce qui concerne ses mensonges (ou contre vérités) et les disparitions mystérieuses du  coffre fort dans la nuit précédant la perquisition

-      Emmanuel Macron, tout émoustillé qui à saint Martin, enlace devant les caméras de jeunes antillais délinquants, torses nus luisants….

Cette longue liste, qui n’est pas exhaustive démontre, s’il en était encore nécessaire, le deux poids et deux mesures. On comprend que l’indignation ait pris de l’ampleur et que la rigueur des perquisitions chez Jean Luc Mélenchon et des Insoumis ait conduit beaucoup d’entre nous à se questionner voire à s’insurger.

Au demeurant et au-delà des principes, ces perquisitions posent de nombreux problèmes techniques et même éthiques:

  1. Le nombre de députés LFI au Parlement Européen est de 3 ; le préjudice éventuel est, s’il existe, minime
  2. Une perquisition, qui doit rester une mesure exceptionnelle, est traumatisante. Elle ne doit donc être que strictement nécessaire, car au plan du droit elle s’apparente plus à une peine (humiliante) qu’à un acte de procédure. Quelle était l’intérêt des fouilles chez Jean Luc Mélenchon, dès potron-minet ? Chercher des photos compromettantes ? Inventorier les petites culottes de Madame ?

Est que cela méritait un tel déploiement de moyens : policiers équipés de gilets pare balles et présence du Procureur de la République.

  1. Le compte de campagne de Jean Luc Mélenchon a déjà été examiné dans tous les sens depuis 18 mois ! Que cherchaient donc les enquêteurs et les magistrats
  2. Rien n’obligeait le Parquet et la police à opérer dès 7h du matin et personne ne pourra faire croire que le parquet et la police ne savaient pas où trouver Jean Luc Mélenchon ce matin là
  3. S’agissant d’un enquête « orientée » à l’encontre du Président de la France Insoumise on ne peut que critiquer le fait que le parquet et les policiers lui aient interdit d’assister en personne à la perquisition au Siège de la France Insoumise et ce d’autant plus qu’aucun député européen n’était présent ce matin là !

La procédure régissant les perquisitions est apparue, à la lueur de ces incidents, désormais inadaptée. En effet, quand il s’agit de saisie de téléphone, d’iphone, smartphone,ordinateur et autres disques durs, il faut convenir que cette liste n’a pas pu être établie et contresignée par l’intéressé… ce qui pose un sérieux problème de droit

Comme vient de le déclarer Sophia Chikirou, l’ex-directrice de la communication du candidat Mélenchon, Jean Luc Mélenchon pourrait bien avoir eu une réaction « géniale » en ce matin du 16 octobre 2018. Il faut souligner effectivement, que ses cris et ses protestations auront  très certainement eu pour effet de rendre désormais incontournable une réforme des conditions d’une perquisition, aussi bien pour des suspects de droit commun que pour des politiques, le respect des droits de la défense étant apparu à cette occasion inadapté aux moyens de communication moderne.

Clara Mitchell pour DayNewsWorld

 

EMMANUELLE WARGON UNE EX-LOBBIYSTE

DE DANONE A LA TRANSITION ECOLOGIQUE

"J'ai dit que dans certains cas l'huile de palme est un ingrédient dont on a aujourd'hui besoin, avec un petit volume: j'ai parlé des laits infantiles"(E. Wargon au micro, ce mercredi, d'un confrère)

Laffaire Mélenchon, qui a complètement occulté le récent remaniement ministériel, a détourné quelque peu notre attention sur celui-ci alors même qu’il aurait du donner lieu à une étude plus détaillée du pédigrée de certains ministres.

Mais Emmanuelle Wargon, la nouvelle secrétaire d'Etat à la Transition écologique et ancienne directrice de la communication de Danone, était ce mercredi matin l'invitée d'un confrère pour s'expliquer.

Il y a en effet beaucoup à dire !

C’est pourquoi nous avons souhaité combler cette lacune et étudier le cas d’Emmanuelle Wargon, une énarque de 47 ans qui vient d’arriver avec armes et bagages pour remplacer Sébastien Le Cornu comme Secrétaire d’Etat à la Transition Ecologique et Solidaire.

Mais qui est donc Emmanuelle Wargon, sachant que sa nomination vient de susciter un tollé public peu rassurant ?

Emmanuelle Wargon, ancienne de Sciences Po et de HEC est la fille unique de Lionel Stoleru, un roumain polytechnicien, qui est mort le 30 novembre 2016 à Paris. Lionel Stoleru a été un homme politique, ministre de Valery Giscard d’Estaing (qui voulait renvoyer un demi million d’immigrés surnuméraires chez eux, une mesure à laquelle Simone Veil s’était opposée et qui a conduit Lionel Stoleru a écrire un livre au titre décoiffant : Immigration, une chance pour la France) et de François Mitterrand. Lionel Stoleru a été le père du RMI, une idée qu’il a ramené des USA pour la faire accepter par Michel Rocard.

Emmanuelle Wargon qui a fait l’ENA a été la camarade de Promo d’un certain Edouard Philippe (Promotion Marc Bloch) Premier Ministre d’Emmanuel Macron depuis le mois de juin 2017.  Cette précision a son importance comme ce sera exposé plus loin.

Emmanuelle Wargon était inconnue du grand public, il y a quelques semaines encore, juste avant sa nomination comme Secrétaire d’Etat à la Transition Ecologique et Solidaire, et juste avant, aussi, que Nicolas Hulot démissionne dans le tumulte que l’on a connu  parce qu’il voulait fuir la macronie qui s’écroule. Elle a remplacé dans cette fonction Sébastien Le Cornu, lequel a été appelé , en vue de la reconquête des territoires, auprès de Jacqueline Gourault, devenue Ministre dans le Gouvernement Philippe 2 pour être Ministre de la Cohésion des Territoires et des relations avec les Collectivités territoriales (mission précise : calinothérapie des élus locaux !). Rappelons au passage que Sébastien Le Cornu, gendarme de réserve a été le commandant d’Alexandre Benalla, l’homme au centre du scandale d’Etat de cet été.

Depuis le 16 octobre 2018, la nomination de d’Emmanuelle Wargon n’a pas cessé de faire polémique. Et cette polémique a pour origine son cursus universitaire et professionnel.

Après avoir été haut fonctionnaire (conseiller référendaire à la Cour des Comptes) elle est passée par le ministère de la santé, comme conseiller technique auprès du Ministre délégué à la Santé (gouvernement Jospin), Bernard Kouchner (qui depuis le 16 octobre ne tarit pas d’éloge sur le gouvernement Philippe 2) pour devenir ensuite Directrice de Cabinet de Martin Hirsch.

En 2015, Emmanuelle Wargon fait un virage professionnel à 180° en passant de l’action publique à l’économie privée. Elle devient en effet cette année là, Directrice de la Communication chez Danone, c'est-à-dire lobbyiste. Sa nomination en qualité de Ministre est une  illustration parfaite du retro-pantouflage ou quand un haut fonctionnaire passé au privé revient exercer dans des fonctions importantes au cœur de l’Etat !

Et c’est là où le bât blesse !

Car en effet à ce poste, elle n’a  pas seulement fait  la promotion du PDG de  Danone, Franck Riboud. Elle tient aussi, par exemple, le micro au 11ème Forum de Convergence, un organisme international  prônant le « zéro exclusion, zéro carbone, zéro pauvreté ». L’intention est louable ! Mais on déchante lorsque l’on apprend que Jean Marc Borello, le bon vieux roi du réseau « social » est à la tête de Convergence, en attendant « que la prédiction du Mage Attali sur l’avènement d’un monde pacifié arrive avec Jérusalem pour Capitale ». Or Jean Marc Borello (qui fut professeur à Sciences Po d’Emmanuel Macron) a été, et est toujours, un puissant soutien du Chef de l’Etat.

On nage donc en pleine euphorie mondialiste… !

Pour autant il ne nous a pas échappé, avec une telle nomination, que la campagne des élections européennes avait démarré ce 16 octobre 2018 ;

Tout est dit en ces quelques mots !

Reste les moyens politiques à obtenir pour que le clan Macron puisse arriver à ses fins!

Et, pour la seconde fois, nous soutenons que c’est là ou le bât blesse encore !

Il faut en effet se remémorer les déclarations de Nicolas Hulot, affirmant lors de sa démission spectaculaire et inattendue du gouvernement Philippe 1 que les lobbies étaient aux portes du pouvoir. En fait, la nomination d’Emmanuelle Wargon vient de révéler que les lobbies n’étaient plus aux portes du pouvoir mais à l’intérieur de celui-ci.

L’ex-ministre de la transition écologique ne pouvait en effet  pas aussi bien dire !

Le Groupe Danone est l’un des plus gros pollueur de la planète en termes de plastiques. La semaine dernière, Break Free From Plastics, une coalition regroupant 1300 organisations écologiques du monde entier révélait que sur les 180 000 tonnes de déchets plastiques ramassés entre juin et septembre 2018 dans l’environnement de 42 pays, ceux produits par Danone figuraient en quatrième position après ceux de Coca Cola, de Pepsi et de Nestlé. Selon l’ONG-WWF, Danone fait partie des 25 entreprises qui épuisent le plus les écosystèmes.

En fait, dans le domaine du lobbying , Emmanuelle Wargon est venue rejoindre d’autres ministres comme Brune Poirson, ancienne cadre de Veolia, une entreprise qui a reçu en 2013, le Prix (anti) Pinocchio des amis de la Terre, dans la catégorie « un pour tous, et tous pour moi », ainsi que Murielle Pénicaud , qui aurait gagné 1 million d’euros sur le dos des 900 licenciés de Danone , et qui est de son coté déjà épinglée suite aux révélations sur le délit d’initié dont elle se serait rendue coupable à propos de l’organisation du déplacement d’Emmanuel Macron à Las Vegas.

Bien évidemment la nouvelle Ministre, Emmanuelle Wargon , s’est défendue. La main sur le cœur, elle a dernièrement déclaré que son travail de lobbyiste s’était toujours fait dans la plus grande transparence et qu’elle se déporterait en cas de nécessité ?

Sauf que le vers est déjà dans le fruit à cause du soupçon qui la concerne.

Ceci étant, on s’interroge sur le fait qu’Emmanuelle Wargon ait accepté si facilement sa nomination, alors que par le passé elle avait été rapporteure devant la Commission de Déontologie. La plasticité de sa personnalité, comme l’élasticité présumée de son éthique ont de quoi surprendre en raison de leur caractère dérangeant ?

Car elle est bien sensée parfaitement connaitre la définition du conflit d’intérêt ?

Tout ceci ne pourrait être qu’une polémique théorique, si on n’avait pas vu et entendu Emmanuelle Wargon défendre au mois de Juillet 2018 (c'est-à-dire très récemment) l’huile de palme, laquelle de notoriété publique a provoqué la déforestation d’une superficie grande comme  la nouvelle Zélande en Indonésie, transformant ainsi le foret tropicale en « désert vert », et provoquant la disparition d’espèces rares comme les orangs outan, ou les éléphants pygmées mais aussi, et c’est plus grave, l’expulsion des paysans indonésiens et leur appauvrissement. Un sujet pourtant idoine pour Convergence… Que n’y ont il pensé ?

Pour sa défense la Ministre a précisé que l’huile de palme était utilisée par Danone pour la composition du lait infantile (à rapprocher du lait maternel), auquel il fallait rajouter de l’acide palmique, un acide gras saturé en hydrogène qui ne présenterait aucun risque de toxicité pour les bébés mais qui serait la cause de … l’obésité.

Face à cette situation, Emmanuelle Wargon  qui n’est pas une spécialiste des questions environnementales, s’est de nouveau défendue en déclarant « qu’aujourd’hui son seul engagement est de servir l’intérêt général et de se mettre au service de la transition écologique ». Pour l’instant on ne demande qu’à la croire !

Ce mercredi, elle assure au micro de notre confrère qu'  « On ne peut pas continuer à utiliser de l'huile de palme produite de façon irresponsable », assure la secrétaire d'Etat à la Transition écologique, « et qui crée massivement de la déforestation. Le gouvernement travaille sur la stratégie de lutte contre la 'déforestation importée ' ». Propos on ne peut plus sibyllins...

On a compris néanmoins qu’elle allait être un bon petit soldat pour Emmanuel Macron, un président qui vient de recevoir le prix de « Champion de la Terre » décerné par les Nations Unies.

Reste à savoir si ce président ne sera pas trop « vert pâle » aux yeux des experts et des ONG qui défendent l’environnement alors que la France ne parvient pas à atteindre ses objectifs pour le climat ?

Clara Mitchell pour DayNewsWorld

 

REMANIEMENT EN FRANCE DU GOUVERNEMENT

OU L'ARRIVEE DES SECONDS COUTEAUX

Attendu depuis deux semaines, le remaniement gouvernemental a été annoncé ce  mardi matin.

Parmi les mouvements notables, Christophe Castaner est promu à l'Intérieur, Didier Guillaume arrive à l'Agriculture et Marc Fesneau s'occupera des Relations avec le Parlement.

.Après deux semaines de flottement, le remaniement gouvernemental a été annoncé mardi matin.

Ce mouvement de chaises musicales devait être connu lundi, mais les inondations meurtrières de l'Aude ont obligé l'exécutif à décaler d'une journée la nomination de nouveaux membres du gouvernement, désormais composé de 35 membres, contre 31 auparavant.

Que faut-il retenir ?

Il s'agirait d' une «équipe renouvelée mais dont le mandat politique reste le même » selon l'Élysée

En effet Christophe Castaner est nommé à l'Intérieur et sera épaulé par Laurent Nunez, actuel patron du renseignement intérieur.

Un binôme: Soutien de la première heure d'Emmanuel Macron, délégué général de La République en marche, il est épaulé par Laurent Nuñez, actuel patron de la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI), les renseignements intérieurs, après avoir été préfet de police de Marseille.

Didier Guillaume devient ministre de l'Agriculture, Franck Riester remplace Françoise Nyssen à la Culture. Exit Nyssen et Travert .

Ce dernier, qui quitte le gouvernement,  pourrait endosser des responsabilités au sein de La République en marche. Aux Relations avec le Parlement, il est remplacé par Marc Fesneau, actuel président du groupe MoDem à l'Assemblée nationale.

De nouveaux jeunes secrétaires d'État sont nommés.

Du côté des nouveaux secrétaires d'État, le gouvernement enregistre plusieurs arrivées de jeunes personnalités :

Emmanuelle Wargo: 46 ans, secrétaire d’État auprès du ministre d’État François de Rugy, ministre de la Transition écologique et solidaire,remplace  Sébastien Lecornu. Elle fut par le passé conseillère de Bernard Kouchner, avant d'intégrer la direction de la communication du groupe Danone.

Christelle Dubos: 42 ans secrétaire d’État auprès de la ministre des Solidarités et de la Santé Agnès Buzyn. Diplômée du secteur social, elle était jusqu'à présent députée LREM de la Gironde, élue en juin 2017.

Agnès Pannier-Runacher: 44 ans, secrétaire d’État auprès du ministre de l’Économie et des Finances Bruno Le Maire. Elle était jusqu'à présent numéro 2 de la Compagnie des Alpes, une entreprise de loisirs et filiale de la Caisse des dépôts et consignations.

Gabriel Attal: 29 ans,est nommé secrétaire d’État auprès du ministre de l’Éducation Nationale et de la Jeunesse Jean-Michel Blanquer. Il était jusqu'à présent député LREM des Hauts-de-Seine, élu en juin 2017, ainsi que porte-parole du mouvement présidentiel.

L'opposition de gauche et de droite a critiqué un remaniement, épilogue d'un « feuilleton pathétique » selon la porte-parole des Républicains Laurence Sailliet. « Tout ça pour ça.

C'est un périmètre qui se resserre autour des très proches du Président et du Premier ministre et sert le dernier cercle de ses derniers soutiens » critique le responsable EELV David Cormand, tandis que le député LFI Alexis Corbière évoque un « rafistolage » et un « bricolage », qui permet à des « seconds couteaux » d'entrer au gouvernement pour le communiste Ian Brossat.

Un remaniement cosmétique qui ne fait émerger aucune personnalité forte.  Le nouveau monde a ses limites!
Andrew Preston pour DayNewsWorld

 

RECHERCHE MINISTRES EN CDD

Emmanuel Macron a-t-il fait appel à Pôle emploi ?

La macronie ne semble plus faire rêver !

Va-t-il falloir radier tous ces fainéants qui ne se bousculent pas au portillon de l' Elysée ?

Triste constat quinze mois seulement après l'élection du président.

Alors que le remaniement se fait de plus en plus attendre, l'hypothèse selon laquelle la liste des membres du gouvernement ne serait pas encore complète, devient de plus en plus plausible. Instabilité gouvernementale de la IVe République ?

Emmanuel Macron et Édouard Philippe auraient déjà essuyé cinq refus d'entrée au gouvernement...

Emmanuel Macron qui se voulait à la tête d'une entreprise … et pourtant les ressources manquent au sein de la macronie et il ne faut pas d'erreur de casting car même les plus fidèles vous lâchent, Gérard Collomb l'a montré.

C'est là, justement toute la difficulté pour le couple de l'exécutif

Le poste de ministre au sein du gouvernement d'Édouard Philippe ne fait donc plus rêver. Le socialiste Mathieu Klein a annoncé avoir refusé un poste de ministre au sein du gouvernement d'Édouard Philippe.Sur Twitter, Mathieu Klein a écrit : « Je ne ferai donc pas partie du prochain gouvernement. Je souhaite qu’il réussisse à faire reculer la pauvreté et continuerai à y contribuer dans les fonctions qui sont les miennes, avec un état d’esprit aussi exigeant que constructif ».

Quant au « successeur » au Ministère de l'Intérieur, on cherche le bon «  profil », politique ou technicien ou les deux "en même temps" ? Mais les candidats qui correspondraient au poste ne sont pas légion chez les Marcheurs. Et ceux qui dans l'opposition ou au Centre passaient pour « macron-compatibles », deviennent soudain très prudents

Pour remplacer Gérard Collomb place Beauvau, les noms des ministres Christophe Castaner (Relations avec le Parlement), Jean-Yves Le Drian (Affaires étrangères) ou Gérald Darmanin (Comptes publics) sont évoqués. L'exécutif pourrait aussi être tenté de faire confiance à un expert, sur le modèle de Jean-Michel Blanquer à l'Éducation. Le procureur de Paris François Molins ,la directrice de la PJ Mireille Ballestrazzi, Jean Castex, un haut fonctionnaire qui a servi Nicolas Sarkozy à l'Élysée, ou de l'ancien patron de la police nationale Frédéric Péchenard ?

L’attente va durer encore plusieurs jours puisque Emmanuel Macron doit quitter le territoire pour se rendre à Erevan (Arménie), pour le sommet de la Francophonie, jeudi et vendredi.

Pour un remaniement a minima , le remaniement se faisant « sans que le Premier ministre ne donne sa démission et celle de son gouvernement », a fait savoir la présidence de la République, mardi soir.

Le signe d’un remaniement a minima ou seulement un moyen d’éviter à Édouard Philippe une nouvelle déclaration de politique générale ?

La démission de Gérard Collomb du ministère de l’intérieur est intervenue une semaine plus tôt. « C’est une attente qui est longue : on est plus dans la République en surplace que dans La République en marche », a moqué ,de son côté, le vice-président de LR, Damien Abad.

« Le président de la République démontre son total isolement, sa solitude, il est obligé de puiser en permanence au-delà de ses amis, parce qu’ils sont très peu nombreux, a remarqué Brice Hortefeux. Au rythme où vont les choses, l’ancien monde va devenir l’avenir. »

Une manière de rappeler que Edouard Philippe, transfuge de LR, aimerait puiser dans le réservoir de ses ex- amis républicains.

« D’une manière générale, on a toujours intérêt à élargir », a pour sa part estimé l’ancien premier ministre Jean-Pierre Raffarin, sur RTL.

Garett Skyport pour DayNewsWorld

 

DISPARITION OU LIQUIDATION DU JOURNALISTE SAOUDIEN JAMAL KHASHOGGI EN TURQUIE?

Jamal Khashoggi redoutait lui-même une arrestation après avoir critiqué certaines décisions de MBS et l'intervention militaire de Ryad au Yémen. Ce journaliste saoudien, désormais installé aux États-Unis et qui écrivait notamment pour le Washington Post, a disparu mardi 2 octobre à Istanbul alors qu'il se rendait au consulat saoudien d'Istanbul pour des démarches administratives en vue de son mariage avec sa compagne turque. C'est la dernière fois qu'il a été aperçu, même si l'Arabie Saoudite répète qu'il en est ensuite reparti.

Lundi, la Turquie a haussé davantage le ton, en exigeant du Royaume de Ryad qu'il prouve que le journaliste a bien quitté le consulat alors que des responsables turcs avaient affirmé quelques jours plus tôt que, selon les premiers éléments de l'enquête, Jamal Khashoggi y a été assassiné.

Plusieurs responsables turcs affirment qu'il a été tué sur place.

« Nous pensons que le meurtre était prémédité et que le corps a ensuite été déplacé du consulat », a déclaré un représentant turc, sous couvert d'anonymat. D'autres membres de la police turque et de l'AKP, le parti au pouvoir, ont réitéré ces accusations.

Selon ces sources, il aurait été assassiné peu de temps après son arrivée au consulat. Un groupe de 15 hommes, venus d'Arabie saoudite le jour-même de la disparition de Jamal Khashoggi et repartis dans la foulée, était alors présent dans les locaux.

Lundi 8 octobre, les autorités turques ont demandé à fouiller le consulat saoudien d'Istanbul. Ce mardi, l'Arabie saoudite a finalement donné son feu vert pour une fouille de son consulat à Istanbul par les services de sécurité turcs. «Les autorités saoudiennes ont fait savoir qu'elles étaient prêtes à coopérer et qu'une fouille pourrait avoir lieu au consulat», a indiqué le porte-parole du ministère turc des Affaires étrangères dans un communiqué.

De son côté, Riyad a assuré ne rien avoir à cacher. « D’après ce que j’ai compris, il est entré au consulat puis en est ressorti après quelques minutes ou une heure. Je ne suis pas sûr », a déclaré Mohamed Ben Salmane, le prince héritier saoudien, à l’agence Bloomberg.

Le président turc Recep Tayyip Erdogan a lui-même pris la parole lundi, lors d'une visite en Hongrie. « Les responsables du consulat ne peuvent pas s'en tirer en disant qu'il a quitté le consulat, les autorités compétentes doivent le prouver », a-t-il déclaré. « S'il est en parti, vous devez le prouver avec des images », a-t-il ajouté, semblant accréditer la thèse de la liquidation du journaliste Jamal Khashoggi par ce commando de 15 personnes.« Les allers et venues à l'aéroport sont en train d'être examinés. Il y a des gens qui sont venus d'Arabie saoudite », a encore précisé Recep Tayyip Erdogan lundi .

Les Etats-Unis inquiets

Dans un éditorial dimanche, le Washington Post avait appelé les Etats-Unis à « exiger des réponses fortes et claires » de l'Arabie saoudite. « Si le prince héritier ne répond pas en coopérant pleinement, le Congrès doit, dans un premier temps, suspendre toute coopération militaire avec le royaume », estime le quotidien.

Le jour suivant, Donald Trump s'est dit «préoccupé» par la disparition du journaliste. «J'espère que ça s'arrangera. À l'heure actuelle, personne ne sait rien là-dessus. De mauvaises histoires circulent. Je n'aime pas ça», a déclaré le président américain à des journalistes à la Maison-Blanche. «Nous appelons le gouvernement d'Arabie saoudite à soutenir une enquête approfondie sur la disparition de M. Khashoggi et à être transparent quant aux résultats de cette enquête», a indiqué dans un communiqué son secrétaire d'État, Mike Pompeo.

Des premiers résultats de l'enquête en cours sur cette disparation sont attendus mardi.

Cette affaire Jamal Khashoggi pourrait en tout cas gravement affecter l'image du Royaume et de son prince héritier, qui promeut une campagne de modernisation.

Mohammed ben Salmane dit "MBS", 33 ans, à l'ascension fulgurante,avait déjà fait l'objet de critiques en novembre 2017 quand le Premier ministre libanais Saad Hariri s'était retrouvé bloqué deux semaines à Ryad...

Alize Marion pour DayNewsWorld

 

LE MACRONISME EN DANGER

Depuis l'élection d'Emmanuel Macron, sept ministres ont quitté son gouvernement. En outre le Président perd son troisième ministre d'État depuis son arrivée, après la démission de François Bayrou en juin 2017 et celle de Nicolas Hulot en septembre, Gérard Collomb a annoncé lui-même dans l'Express son départ avant les européennes, en septembre dernier, pour la mairie de Lyon ; Puis sa démission effective mercredi 3 octobre.

C'est Edouard Philippe qui s'est vu demander d'assurer l'intérim, en attendant de trouver un successeur au ministre de l'Intérieur. La passation de pouvoir du mercredi matin a été glaciale.

Le mercredi après-midi, le chef de l'État a assuré qu'il n'y avait pas de crise politique après le départ de Gérard Collomb. «Rien de ce qui se passe depuis 48 heures ne s'apparente à une crise politique. L'État fonctionne», a déclaré le président, selon des propos rapportés par le porte-parole du gouvernement, Benjamin Griveaux.

S'il ne s'agit pas d'une crise d’État parce que la Constitution, dont Emmanuel Macron célébrera les 60 ans aujourd’hui, protège le président, il s'agit bien cependant d'une crise de l'exécutif, donc du gouvernement et de l'Élysée

En effet il est inédit sous la Ve République, qu'un ministre annonce sa démission plusieurs mois à l'avance surtout de la part d'un ministre d'État, numéro deux du gouvernement et titulaire du poste régalien de l'Intérieur.

De plus cette annonce intempestive n' a contribué qu' à affaiblir davantage l'autorité du chef de l'État, déjà bien écornée par l'affaire Benalla. Selon l'article 8 de la Constitution, n'est-ce pas au Président de nommer les membres du gouvernement et mettre fin à leur fonction, sur proposition du Premier ministre ? Gérard Collomb « le plus fidèle des fidèles » court-circuitait ainsi non seulement le président mais aussi le chef du gouvernement en leur imposant sa volonté politique .

Il s'agit bien d'une crise gouvernementale inédite qui vient couronner un été des plus désastreux pour la présidence. Le départ de M. Collomb, qui a défié le pouvoir, a plongé ce dernier, déjà fragilisé dans ses derniers retranchements.

Désormais Emmanuel Macron doit reprendre la barre. Il lui faut certainement procéder à un remaniement plus large tout en trouvant une personnalité forte pour le ministère de l’Intérieur dans un contexte de menace terroriste et de pression migratoire. Et des collaborateurs compétents dans les autres postes ministériels, et non des fidèles de la première heure.

Cette réorganisation à l'Élysée suffira-t-elle à réinstaller autorité du Chef de l'Etat ?

Emmanuel Macron est également attendu sur les réformes, sa marque de fabrique. A l'évidence il sera difficile de surmonter une crise de telle ampleur !

«Le Titanic s'enfonce de plus en plus vite et l'orchestre a arrêté de jouer», a ainsi ironisé Éric Ciotti, député Les Républicains (LR.)

Garett Skyport pour DayNewsWorld

 

VRAI FAUX DEPART DE GERARD COLLOMB

COUP DE COM' OU EXECUTIF AUX ABOIS ?

Gérard Collomb a remis sa démission à Emmanuel Macron, qui l'a refusée.

Alors que la tension couve entre Emmanuel Macron et Gérard Collomb, le ministre de l'Intérieur a proposé au président de quitter le gouvernement, lundi 1er octobre. Une demande qu'a refusée Emmanuel Macron.

Ces derniers temps, Gérard Collomb n'avait pas manqué en effet d'être particulièrement critique envers le président de la République . Il s'en était même ouvert aux journalistes le 6 septembre, lors d'un déjeuner, estimant qu'ils n'étaient « pas nombreux à pouvoir encore lui parler », stigmatisant le « manque d'humilité » du président.

Décidément les ennuis politiques d'Emmanuel Macron ne font que continuer depuis la fin du mois de juillet. L'affaire Benalla , ses propres saillies médiatiques mal perçues par l'opinion, ou encore cette photo prise avec deux jeunes faisant le doigt d’honneur, tout concourt à affaiblir la fonction présidentielle. L'attitude jupitérienne ne nous avait pas habitués à tant d'arrogance ou de maladresses désastreuses.

Et à Gérard Collomb d'ajouter sa pierre. Le ministre de l'Intérieur a annoncé auprès du Figaro qu'il avait remis sa démission au président, démission refusée par ce dernier. Le patron de Beauvau avait fait part, dès le 18 septembre dernier, de sa prochaine candidature aux municipales de Lyon et, donc, de son intention de quitter le ministère de l'Intérieur après les élections européennes Mais l'opposition s'était emparée de cette annonce pour déstabiliser un ministre qui ne serait déjà plus entièrement mobilisé place Beauvau. «Penser qu'on puisse avoir un ministre de l'Intérieur à mi-temps montre bien la déconnexion du pouvoir sur l'insécurité subie par les Français», avait réagi Laurent Wauquiez.

Or le président lui a ainsi « renouvelé sa confiance et lui a demandé de rester pleinement mobilisé sur sa mission pour la sécurité des Français ». Et l'on sait que, selon l’article 8 de la Constitution, un ministre peut quitter le gouvernement quand il veut...

Pour preuve : Nicolas Hulot a démissionné de son ministère de la Transition écologique et solidaire à la surprise générale, en l'annonçant à la radio. Emmanuel Macron n’a pu que ce rendre à l'évidence : «C’est un homme libre, je respecte sa liberté» a-t-il déclaré.

De toute évidence l'Elysée peine aujourd'hui à diriger son gouvernement hétérogène.

De toute évidence un vrai faux départ orchestré comme un coup de com' ou un exécutif aux abois ?

Garett Skyport pour DayNewsWorld

 

UNE BOUFFEE D'OXYGENE

POUR LE RASSEMBLEMENT NATIONAL

Poursuivi dans l'affaire des assistants parlementaires présumés fictifs au Parlement européen, le parti de Marine Le Pen a été contraint de se passer de sa première tranche de subventions publiques, soit deux millions d'euros.

De quoi s'agit-il ?

Y aurait-il un préjudice de sept millions d'euros pour le Parlement européen. Dans l'affaire des soupçons d'emplois fictifs, les juges d'instruction enquêtent sur un possible « système » organisé par le parti et Marine Le Pen pour faire rémunérer des permanents avec les fonds européens réservés à l'embauche d'assistants parlementaires. Une quarantaine d'assistants européens sont concernés et le préjudice total estimé par le Parlement européen est de sept millions d'euros sur la période 2009 à 2017.

Les deux juges d'instruction en charge du dossier ont donc décidé au mois de juillet, sur réquisition du parquet, de saisir deux millions d'euros «à titre conservatoire», et ce, avant toute condamnation du parti au fond.

Dans leur décision, les magistrats avançaient le risque que le parti, « très endetté », s'en serve pour rembourser ses emprunts et ne soit plus en mesure de payer les amendes ainsi que les dommages et intérêts en cas de condamnation à un procès.

Marine Le Pen avait tout de suite fait connaître sa désapprobation outrée d'autant qu'il s'agit d'une procédure jusque-là inédite dans le domaine politique.

« La volonté d’assassiner le 1er parti d’opposition est un coup de force inédit contre la démocratie ! », avait tweeté Marine Le Pen dès l'annonce de cette retenue de dotation publique.

Depuis lors, Marine Le Pen avait agité la menace d'une disparition du parti dont elle est la présidente.

Pour pallier le manque de trésorerie, le parti avait dû faire appel à un appel aux dons lui permettant d'obtenir plus de 650 000 euros. Ces dons avaient permis de payer en partie les frais de fonctionnement mais un tiers des permanences avait été fermé.

Le Rassemblement national va-t-il retrouver les deux millions d'euros de dotation retenus depuis juillet, dans le cadre de l'affaire des assistants parlementaires européens ?

Le délibéré de la chambre de l'instruction, ce mercredi 26 septembre, donne une réponse.S 'il confirme la saisie judiciaire, il rend cependant au parti la moitié de ses subventions, soit un million d'euros.

«C'est une première victoire, je pense cependant que nous allons inscrire un pourvoi sur le principe même de la saisie qui me semble être un vrai problème», a déclaré Maître Rodolphe Bosselut, avocat du parti. Dans un communiqué, le parti de Marine Le Pen a confirmé former un pourvoi en cassation contre cette saisie.

Le parti, qui se trouve en grande difficulté financière, se félicite de cette demi-victoire en appel, qui lui permet de récupérer un million d'euros sur les deux saisis par la justice au mois de juillet. La seconde tranche de subventions publiques, qui devrait atteindre cette fois-ci 2,5 millions d'euros, est attendue au mois de novembre.

Dans ce dossier, Marine Le Pen, et plusieurs de ses proches, sont mis en examen notamment pour abus de confiance.

A huit mois des Européennes, une petite bouffée d'oxygène.

Andrew Preston pour DayNewsWorld

 

MANUEL VALLS DOIT-IL DEMISSIONNER DE

L'ASSEMBLEE ?

Les appels à la démission de Valls à l'Assemblée se multiplient.

L'ancien Premier ministre pourrait annoncer mardi sa candidature à la mairie de Barcelone. Pour ses collègues de l'Assemblée, il devrait alors démissionner de son mandat de député de l'Essonne.

D'autant que Manuel Valls déserte de plus en plus l'Assemblée pour se tourner vers la mairie de Barcelone.

Depuis la fin du mois de mai, le député LREM de l'Essonne n'a été présent que quatre jours au Palais Bourbon.

Cette situation ne manque pas de susciter les critiques chez ses collègues à mesure que s'aiguise l’intérêt de l'ancien Premier ministre pour la mairie de Barcelone.

S'il venait à candidater pour Barcelone il se trouverait dans une situation inédite en tant que député français.

Mais aucune loi n'oblige les députés à un temps de présence minimale à l'Assemblée. Ils ne peuvent donc pas être démis de leurs fonctions pour absentéisme.

Bien sûr le règlement de l'Assemblée nationale prévoit des sanctions financières qui pourraient affecter Manuel Valls en cas d'absences trop fréquentes. Mais même si François de Rugy avait affirmé, alors au perchoir, que cette sanction serait appliquée...elle ne l'a jamais été depuis la date de son institution en 1994. Il n'existe donc pas d'obstacle juridique à ce que le député de l'Essonne s'absente pour conquérir la mairie de Barcelone. D'autant moins qu' aucune disposition législative ou réglementaire ne contraint un député à une présence minimale en France ou dans sa circonscription d'élection.

Pourrait-il alors aller jusqu'à cumuler les fonctions ?

En France la loi interdit le cumul des mandats. Depuis 2017, date de l'application de la loi de 2014, les parlementaires français ne peuvent plus cumuler leur mandat national avec une fonction exécutive locale, dont celle de maire . Manuel Valls cependant n' entre pas dans ce cas de figure puisqu'il ambitionne de devenir maire d'une ville d'un autre Etat européen. Le cumul avec un mandat municipal étranger n'est tout simplement pas prévu par la loi.

Aucune disposition n'interdit donc la candidature à de telles fonctions pour des parlementaires français.

Et pourtant de nombreuses voix se sont élevées contre cette situation. C'est que la politique va au-delà du droit. La question qui se pose notamment est de savoir si un député rémunéré par la République française peut se consacrer principalement à une activité à l'extérieur du territoire.

Les réponses de ses collègues sont claires.

« Cela fait depuis avril qu'il réfléchit à sa candidature à Barcelone. Cette situation n'a que trop duré. C'est une situation intenable! », a déclaré l'ex-rivale de Manuel Valls aux élections législatives, Farida Amrani (LFI). « Il est plus correct vis-à-vis des électeurs qu'il démissionne dès sa déclaration de candidature », a affirmé la députée PS Cécile Untermaier, dans le sillage de la présidente des élus socialistes à l'Assemblée nationale, Valérie Rabault.

« Il sait qu'il faudrait qu'il démissionne ». constate Marie Lebec, députée de la majorité LREM que Manuel Valls avait rejointe en juin 2017 après avoir quitté le PS.

Si Manuel Valls était élu à la mairie de Barcelone tout en gardant son siège de député, le Conseil constitutionnel  trancherait probablement.

Alyson Braxton pour DayNewsWorld

 

MARINE LE PEN ET LES PHOTOS DE DAECH

DEVANT LA JUSTICE

«Je croyais avoir eu droit à tout: eh bien non! Pour avoir dénoncé les horreurs de Daech par tweets, la justice me soumet à une expertise psychiatrique ! Jusqu'où vont-ils aller ? »

Scandalisée la présidente du Rassemblement national sur Twitter ce jeudi matin, révélant en même temps l'ordonnance émanant du tribunal de grande instance de Nanterre.

Mais Marine Le Pen ne s'y rendra pas.

«Je n'irai pas, bien entendu, me soumettre à cette expertise psychiatrique», a-t-elle affirmé devant des journalistes, à l'Assemblée nationale.

«J'attends de voir comment les magistrats comptent m'y contraindre», a-t-elle ajouté. La décision de soumettre l'ancienne candidate à la présidentielle à expertise a été prise par les magistrats dans le cadre d'une affaire remontant à 2015, dans laquelle Marine Le Pen a été mise en examen au mois de mars pour «diffusion d'images violentes».

On lui fait le reproche d'avoir posté sur les réseaux sociaux des photos d'exécutions d'otages par le groupe État islamique, notamment celle de l'Américain James Foley.

Si ses soutiens dénoncent en rafale sur les réseaux sociaux, une décision rappelant «la psychiatrie punitive en URSS», un acte «digne de Brejnev», assurant ne pas oublier le nom de la juge «rouge» qui «pourrait officier en Corée du Nord», ce type d'expertise est tout à fait commun, et même automatique, dans ce type de procédure.

Le code de procédure pénale énonce ainsi en son article 706-47-1 que «les personnes poursuivies pour l'une des infractions mentionnées à l'article 706-47 doivent être soumises, avant tout jugement au fond, à une expertise médicale.»

La notification précise que l'avocat a « un délai de 10 jours pour demander à ce que soient modifiées les questions posées ou à ce que soit adjoint à l'expert ou aux experts déjà désignés un expert de (son) choix ». L'expertise peut être aussi refusée par le mis en cause, sans qu'il soit sanctionné.

Si Marine Le Pen décide de ne pas se soumettre à l'ordonnance du tribunal, elle ne risque pas grand chose.

L'expert devra alors rédiger «un certificat de carence», dont les conséquences seront appréciées par les juges du fond.

En cas de condamnation pour diffusion d'images violentes, la députée risque trois ans d'emprisonnement et 75.000 euros d'amende, notamment car des mineurs sont susceptibles d'avoir vu les images.

Ces derniers tiendront-ils rigueur à la députée du Pas-de-Calais de s'être ainsi soustraite à l'expertise?

Andrew Preston pour DayNewsWorld

 

AFFAIRE BENALLA

HAUTE TENSION ENTRE SENAT ET EXECUTIF

Alexandre Benalla doit être entendu, le 19 septembre, par la commission d'enquête du Palais du Luxembourg. L'objet de cette commission : chercher à établir réellement ses fonctions à l'Elysée. L'ancien chargé de mission a d'abord refusé de s'y rendre, puis il a accepté, se disant « contraint ».

L’ex-garde du corps d’Emmanuel Macron a finalement accepté de se présenter devant les sénateurs, quoique de mauvais gré : « On me contraint.

On m’explique qu’on va m’envoyer des gendarmes et des policiers. Alors, je vais venir à la convocation. Parce qu’on me menace, d’une manière directe.

Je vais venir m’expliquer devant la commission d’enquête. Mais elle n’a aucun droit. Elle bafoue notre démocratie. » a déclaré Alexandre Benalla sur France-Inter..

Malgré tout, il a fini par céder devant la force de la loi. Toute commission d’enquête parlementaire dispose en effet d’un droit de citation directe, qui oblige toute personne convoquée à accepter la convocation :

une ordonnance du 17 novembre 1958 précise que « la personne qui ne comparaît pas ou refuse de déposer ou de prêter serment devant une commission d’enquête est passible de deux ans d’emprisonnement et de 7500 euros d’amende ». Le président d'une telle commission peut même contraindre la personne convoquée à comparaître par le biais d’un huissier ou d’un agent de la force publique

Son avocat critique cette audition imposée à son client et a cherché tous « les recours possibles », estimant que « beaucoup de gens ont utilisé aujourd'hui Alexandre Benalla comme étant la torpille à balancer à Emmanuel Macron ».

L'avocat n'est pas le seul à critiquer cette audition. Emmanuel Macron lui-même et plusieurs de ses fidèles s'opposent à cette initiative de la commission d'enquête sénatoriale.

Le président et les ministres multiplient les pressions à l'encontre des sénateurs, qu'ils accusent d'instrumentaliser l'affaire pour affaiblir le chef de l'Etat.

En effet Emmanuel Macron a appelé, mardi 11 septembre, le président du Sénat pour lui demander de garantir les équilibres institutionnels, estimant en substance que la commission sénatoriale sur l'affaire Benalla s'en éloignait.

L'entourage de Gérard Larcher a confirmé l' appel du président de la République, sans en révéler la teneur. L'entretien a bien porté, entre autres, sur la commission d'enquête sénatoriale, mais également sur des sujets législatifs, a simplement précisé la présidence du Sénat. En revanche l'Elysée a refusé tout commentaire.

Interrogé sur cet appel, le délégué général de La République en marche, Christophe Castaner, a au contraire assuré qu'il s'agissait pour le président de rappeler la séparation des pouvoirs, « l'essence même de la Ve République ».

« Il y a aujourd'hui – et c'était le sens de l'échange entre le président du Sénat et le président de la République – certaines personnes qui confondent la mission du Parlement, qui est de contrôler le gouvernement, avec une mission, que le Parlement s'auto-attribuerait – de contrôler l'exécutif et la présidence de la République » selon Christophe Castaner, délégué général de LREM

Le délégué général de La République en marche a tancé, lui-même,les sénateurs vendredi matin lors d'une conférence de presse. « Une commission d'enquête qui aurait des ambitions politiques » et penserait « qu'elle peut jouer de ses fonctions de contrôle du gouvernement pour faire tomber un président de la République commettrait une faute constitutionnelle », a-t-il affirmé. Si certains pensent qu'ils peuvent s'arroger un pouvoir de destitution du président de la République, ils sont eux-mêmes des menaces pour la République ».a-t-il continué.

Pour Gérard Larcher le Sénat est dans son rôle, ni plus ni moins, dans le périmètre qui lui a été accordé ne cherchant à destituer personne.

La ministre de la Justice Nicole Belloubet a son tour a mis en garde la commission d'enquête sénatoriale contre le risque d'un « empiètement sur le domaine judiciaire » au cours de ses travaux sur l'affaire Alexandre Benalla. Dans une tribune publiée dans Le Monde, Nicole Belloubet prévient : « Une immixtion du pouvoir exécutif dans une procédure judiciaire serait choquante », écrit-elle.« Tout ce qui touche à la fonction présidentielle ne saurait faire l'objet d'une commission d'enquête. « Cela reviendrait dans les faits à rendre le chef de l'Etat (...) responsable devant le Parlement. La Constitution l'interdit formellement. »a-t-elle ajouté. La garde des Sceaux avait déjà pris part au débat mardi, estimant qu' « il ne peut pas y avoir d'interférences » entre une commission d'enquête et une information judiciaire.

Mais l'information judiciaire qu'évoque Mme Belloubet ne rend pas illégitime l'audition du 19 septembre. En effet, selon la loi, une commission d’enquête parlementaire « ne peut être créée sur des faits ayant donné lieu à des poursuites judiciaires et aussi longtemps que ces poursuites sont en cours ». Ainsi, la commission d’enquête chargé du cas Benalla doit, pour ne pas « interférer » sur le travail de la justice, se concentrer sur des faits en marge du sujet de l’enquête judiciaire en cours, en l’occurrence les violences survenues pendant la manifestation parisienne du 1er mai 2018. Philippe Bas, le président de ladite commission, a affirmé vouloir « lever les incohérences qui demeurent » dans cette affaire.

Ces questions notamment pourraient surgir: Qui a autorisé M. Benalla à se rendre sur le terrain le 1er mai ? Qui était au courant de cette autorisation ? Quelles étaient alors les fonctions exactes de M. Benalla à l'Elysée ? Des zones d'ombre pour beaucoup...

Les trois sénateurs LREM membres de la commission d'enquête du Sénat sur l'affaire Benalla ont annoncé qu’ils ne participerait pas à l'audition de l'ex-collaborateur de l'Élysée mercredi y voyant « un détournement de mission ».

Dans l'opposition, le chef de La France insoumise, Jean-Luc Melenchon, a lui fustigé "l'escalade sans précédent des tensions entre l'exécutif et le Sénat".

« Le bras de fer de Macron, Castaner et Benalla avec le Sénat est du jamais vu », a-t-il réagi sur Facebook.

Britney Delsey pour DayNewsWorld

 

BIENTOT UNE FEMME AU PERCHOIR !

UN REVE UNE FOIS DE PLUS ECARTE

Le perchoir de l’Assemblée Nationale peut-il cette fois ci être féminisé ? C’est la question que se posaient avec passion, conviction ou dédain le monde politique, élus, non élus ou citoyens de tous horizons, avant ce lundi 10 septembre 2018.

La réponse est tombée en début d’après midi.

Sans surprise, mais avec regret, Richard Ferrand a été  le choix n°1 des députés de la République en Marche. Il sera donc le candidat étiqueté LREM, demain mercredi 12 septembre candidat à l’élection générale au perchoir et élu, le groupe LREM comptant 312 députés, donc une majorité absolue.

Sur la ligne de départ, ils étaient en fait quatre candidats, deux hommes et deux femmes issus du groupe LREM à se présenter pour cette « primaire » très politique.

Barbara Pompili, l’ex-secrétaire d’Etat à la Diversité était la plus sérieuse rivale de Richard Ferrand, le « chouchou » d’Emmanuel Macron, marcheur de la première heure, qui a devancé largement ses 3 autres adversaires avec 64,20% des voix.

Barbara Pompili a néanmoins rassemblé près de 30% des voix (29,21% plus précisément). Elle n’a pas été élue mais son résultat n’est pas neutre.

Car depuis le début de l’été tous les baromètres de confiance vis-à-vis d’Emmanuel Macron/Jupiter démontrent qu’il est en sérieuse perte de vitesse. Il a dévissé de -24% entre juillet et aout. Des Instituts de sondages étrangers, que le Presse Nationale se garde bien de publier sous peine de recevoir les foudres de l’Olympe la donne même à 14% de confiance.

La Maison Macron est en train de décliner sérieusement. Les premiers ferments d’un doute véritablement sérieux sont apparus dans une opinion publique jusqu’ici bienveillante.

La confiance s’est perdue, face à la frénésie réformiste du Chef de l’Etat, tout à la fois impressionnante et déconcertante.

Au demeurant, l’asphyxie guette le gouvernement et Macron/Jupiter n’a, contrairement à ce qu’il affirme, ni les moyens financiers ni la capacité à mener de front tous ces chantiers, surtout avec une telle concentration des pouvoirs. Emmanuel Macron se comporte en effet en monarque, qui à l’aube de la tempête qui se prépare a besoin de tous ses affidés et de tous ses courtisans, conscient qu’aujourd’hui, au moindre faux pas, le régime pourrait être sérieusement secoué, voire disparaitre dans un épais nuage de scandales et de mécontentements, disparaitre à l’image des deux tours jumelles un certain 11 septembre 2003.

Il fallait absolument resserrer ou faire resserrer les rangs.

Aussi, qui mieux que Richard Ferrand peut aujourd’hui assurer cette mission.

« Richard Ferrand est la voix et le bras armé du Président » (Michel Onfray). Peu soucieux des règles démocratiques, c’est un proche pour ne pas dire le plus proche du Président de la République qui n’oublie pas qu’il a été le premier à lui apporter son soutien lorsqu’il est entré en campagne. Des le début de la législature, il a été « nommé » Président du groupe LREM à l’assemblée Nationale.

La démission surprise de Nicolas Hulot vient de faire le reste !

Le remplacement de Nicolas Hulot par François de Rugy qui n’a jamais caché ses intérêts pour devenir Ministre (cela manquait à son tableau de chasse) n’a pas été une surprise.

Etant donné le profil de François de Rugy, chacun sait qu’Emmanuel Macron a été très satisfait de cette récente nomination.

Avec de Rugy, il n’y aura moins de risques d’éclats de voix et d’instabilité qu’avec Nicolas Hulot. Cette nomination règle en outre le problème de la rivalité qui devenait de plus en plus visible entre lui et  Richard Ferrand à l’Assemblée Nationale. Macron a donc fait coup double !

Richard Ferrand sera désormais dès demain, mercredi 12 septembre 2018, seul aux manettes. Président de l’Assemblée Nationale, ce n’est quand même pas rien. Cela rend tout de suite plus facile la direction d’un groupe politique pléthorique ou commence à émerger quelques frondeurs qu’il faudra remettre impitoyablement dans les rangs.

Selon Emmanuelle Ménard, députée non inscrite de la 6ème circonscription de l’Héraut, « avec Richard Ferrand, ca va être le sectarisme en marche » car la piétaille n’est pas faite pour penser mais pour suivre le guide suprême.

Dans un tel contexte, la candidature de Barbara Pompili, si elle avait réussi, n’aurait été, pour l’exécutif que source de difficultés supplémentaires et ….inutiles.

Fini donc le rêve de la féminisation de la vie politique, de l’égalité Hommes-femmes qui devait pourtant être la grande cause du mandat d’Emmanuel Macron, celle qui devait inspirer et conforter la modernisation des institutions françaises.

Pour cette révolution égalité hommes-femmes au perchoir de l’Assemblée nationale, il va donc falloir encore attendre !

Les ennuis judiciaires de Richard Ferrand avec les Mutuelles de Bretagne n’ont pas non plus constitués un obstacle, bien qu’ils représentent une véritable Epée de Damoclès sur l’avenir politique de celui qui dès demain, très certainement, sera élu Président de l’Assemblée Nationale.

Petit rappel : l’affaire des Mutuelles de Bretagne avait fait l’objet d’un classement sans suite par la Justice en octobre 2017. Elle a rebondi en janvier 2018 et c’est la Parquet National Financier (PNP) qui devait se pencher sur le dossier après le dépôt d’une plainte avec constitution de partie civile déposée par l’Association Anticor, pour « prise illégale d’intérêts réel et complicité pour ce délit ».

Depuis le mois de juillet 2018, le pôle financier du Tribunal de Paris a été dessaisi du dossier et c’est un juge de Lille qui désormais tient dans ses mains l’avenir du Ministre qui risque jusqu’à 3 ans d’emprisonnement et 200 000 € d’amende. Ce manège judiciaire est troublant mais significatif.

L’élection de Richard Ferrand sera donc un mauvais signal pour la moralisation de la vie politique, un thème qui sous l’influence de François Bayrou avait fait l’objet d’une loi spécifique dans les premières semaines de la législature.

De son coté, Barbara Pompili qui n’a pas démérité avec un score de 30 % a déclaré, malgré sa défaite, il y a 24 heures, qu’elle continuerait son combat pour la transformation et la modernisation démocratique du pays.

Depuis lundi, elle a reçu un nombre incalculables de messages de soutien, venant de droite ou de gauche ; elle se dit très fière de ce résultat assez inattendu, lequel confirme le déclin de la Maison Macron.

Elle pourra lors des ses prochaines interventions rappeler les propos d’Olympe de Gouge, 1791 : « La femme a le droit de monter à l’échafaud ; elle doit aussi avoir le droit de monter à la Tribune »…

Clara Mitchell pour DayNewsWorld

 

PRESIDENT DE L'ASSEMBLEE NATIONALE EN FRANCE : RICHARD FERRAND PLEBISCITE

« C’est un vote de confiance et d’adhésion aux propositions que j’ai pu faire », a déclaré Richard Ferrand aux journalistes, juste après l’annonce des résultats. « Vous me pardonnerez de ne pas être une femme », a-t-il ajouté.

Les députés ont élu sans surprise leur candidat à la présidence de l'hémicycle, c'est Richard Ferrand largement désigné par le parti majoritaire pour ce poste.

Du fait de la majorité absolue de son parti, le candidat désigné est donc assuré d’être élu président par l’ensemble des députés ce mercredi.

Il l’a emporté avec 187 voix sur 299 votes et 291 suffrages exprimés.

Il remplacera François de Rugy pour tenir la barre

Candidat de l’Elysée, il a été préféré aux trois autres prétendants :

l’ancienne secrétaire d’Etat sous Hollande et actuelle présidente de la commission du développement durable de l’Assemblée Barbara Pompili (EELV) a obtenu 85 voix ;

l’élue de l’Isère Cendra Motin quinze voix, et le député du Tarn Philippe Folliot (ex-UDI) quatre voix.

« Je ne suis pas un chouchou, mais un homme démocratiquement élu. ».

On retiendra ! Avis aux écoliers !

Andrew Newton pour DayNewsWorld

 

DEMISSION SUBITE DE LAURA FLESSEL

MINISTRE DES SPORTS

L’ancienne escrimeuse, nommée ministre en mai 2017, évoque des « raisons personnelles » pour expliquer son départ.

La ministre des sports, Laura Flessel, a annoncé son départ du gouvernement, mardi 4 septembre.

Elle a dit avoir « poser les bases d’une refonte profonde du modèle sportif français, notamment de sa gouvernance » et avoir vécu « une année sportive exceptionnelle, avec l’attribution des Jeux de 2024, de la Coupe du monde de rugby 2023, des victoires nombreuses dont celle emblématique de notre équipe de France de football ».

Elle dit maintenant souhaiter « retrouver des engagements passés, tournés vers l’humain, la solidarité et la coopération internationale ».

Cette décision survient alors qu’un remaniement du gouvernement est attendu dans la journée, notamment après la démission de Nicolas Hulot, le ministre de la transition écologique et solidaire, la semaine dernière.

Il s’agit d’une nouvelle démission d’une personnalité issue de la « société civile »

C'est donc l'autre démission du gouvernement. Mais celle ci était totalement inattendue.

L'ancienne championne d'escrime est pourtant la plus populaire des ministres du gouvernement.

Si l'intéressée a évoquée « des raisons personnelles » pour justifier ce départ subit, selon plusieurs sources, d'autres raisons seraient responsables de cette démission : un problème fiscal.

Alyson Braxton pour DayNewsWorld

 

JEUX DE CHAISES MUSICALES

POUR LES MINISTRES

« Il est à craindre que le nouveau ministre appliquera la politique d’Emmanuel Macron sans état d’âme, et suivra la voix de son maître. Il incombe donc à Emmanuel Macron de prendre enfin la mesure de son immense responsabilité. Les prochaines semaines montreront s’il a tiré les leçons de la démission de Nicolas Hulot ou s’il continue sa politique du faux semblant», a réagi à la nomination de François de Rugy au gouvernement Jean-François Julliard, directeur général de Greenpeace France.

François de Rugy succède à Nicolas Hulot au poste de ministre de la Transition écologique .

Il lui faudra rapidement se mettre au travail. La Programmation pluriannuelle de l’énergie et la Stratégie nationale bas carbone, la loi mobilité (autre très gros dossier), le projet de loi agriculture et alimentation, la loi de finances 2019, le débat public sur les déchets nucléaires ...

Une nomination pour laquelle il est difficile de parler d’« heureux élu », tant la tâche est ardue.

Nicolas Hulot et Elisabeth Borne, ministre des Transports, ont dévoilé certaines mesures de LOM et de promettre d’y inclure un plan vélo ambitieux. Mais sera-t-il doté des 200 millions d’euros par an comme le réclame la FUB (Fédération des usagers de la bicyclette). « Faisable », répondait Nicolas Hulot début juin. « Mais il n’y a aucune officialisation à ce jour », s’impatiente Morgane Créach.

D'ailleurs ne nous leurrons pas: le projet de loi de finances 2019, présenté fin septembre, concerne peu l’écologie. Sauf que les perspectives de croissance pour 2019 sont moins fortes que prévues, ce qui mécaniquement fera entrer moins d’argent dans les caisses de l’État et poussera le gouvernement à faire des économies. « Le remplaçant de Nicolas Hulot devra veiller à ce que les rabotages ne nuisent pas trop aux dispositifs censés encourager la transition écologique », estime Guillaume Garot. Il suffit de penser aux aides financières pour la rénovation énergétique des bâtiments, le logement pesant très lourd dans l’empreinte carbone des Français.

Des craintes dans tous les dossiers écologiques.

Jean-David Abel a encore en tête une longue liste de dossiers cruciaux à arriver rapidement sur le bureau de François de Rugy. L’élaboration de la nouvelle Politique agricole commune (PAC) par exemple qui couvrira la période 2021-2027. Les négociations sont en cours et doivent aboutir à l’adoption d’un accord politique par le conseil et le Parlement européen au printemps 2019. « Ces aides financières très importantes ont surtout bénéficié jusque-là au modèle agricole industriel et intensif, explique le vice-président de la FNE. Cette réforme est l’occasion de changer de paradigme et de conditionner à l’avenir ces aides à la mise en place de pratiques agricoles plus respectueuses de l’environnement. »

C'est le « ministère de l'impossible », avait expliqué Robert Poujade, le premier à occuper le poste en 1974. Pourtant, François de Rugy, devenu mardi le successeur de Nicolas Hulot au ministère de la Transition écologique, devra bien faire son possible.

Daniel Cohn-Bendit, Pascal Canfin, quant à eux, ont refusé le poste sachant qu'ils n'auraient pas toute latitude pour agir. A François de Rugy , plus malléable et plus pragmatique, de reprendre les chantiers laissés par Nicolas Hulot, écologiste convaincu et utopiste, derrière lui.

Joanne Courbet pour DayNewsWorld

 

DEGRINGOLADE DE LA COTE DE POPULARITE D'EMMANUEL MACRON

La cote d'Emmanuel Macron se trouve au plus bas après la démission de Nicolas Hulot. A 34% elle est à la même époque de son mandat très en dessous de celle de Nicolas Sarkozy (47%). Il faut dire que la séquence estivale Benalla n'a pas arrangé ses petites affaires et que les Français ont découvert les coulisses d'un pouvoir gangrené par les petits arrangements entre amis des plus malsains et les rivalités les plus sordides.

La popularité du chef de l'Etat, ainsi que celle de son Premier ministre chute en effet de 5 points, selon le baromètre mensuel BVA pour Orange, RTL et La Tribune, diffusé vendredi 31 août. Avec respectivement 34% et 38% d'opinions favorables, le président de la République et Edouard Philippe sont à leur plus bas niveau dans ce baromètre depuis leur prise de fonction.

Seules 28% des personnes interrogées considèrent que la politique de l'exécutif est "juste" et 27% "efficace".

Emmanuel Macron cède du terrain auprès de toutes les tranches d’âge, mais surtout chez les Français de 50 à 64 ans, qui ne sont plus que 29% à lui faire confiance (-8), et les plus de 65 ans (33%, –5).

La cote de confiance des ministres du gouvernement suit cette tendance, avec une baisse de quatre points de la confiance dans le gouvernement, également à son plus bas niveau depuis son entrée en fonction (26%).

Au lendemain de sa démission,Nicolas Hulot devient lui la personnalité politique en qui les Français ont le plus confiance avec 47% d’opinion favorable (+5), loin devant Alain Juppé (36%, pas d’évolution) et devant Xavier Bertrand (30%, -1) .

Surtout, plus de deux Français interrogés sur trois (66%, +7 par rapport à juillet) ont désormais une « mauvaise opinion » d'Emmanuel Macron et 61% (-7) d'Edouard Philippe.

Comment pourrait-il en être autrement après toutes les petites phrases assassines et méprisantes lancées à l'égard des Français depuis l'étranger. Drôle de façon d'aimer son pays …jusqu'aux gaulois réfractaires . Nous vous faisons grâce de la liste exhaustive de ses petites gentillesses...

'Et à l'ancien présentateur d'"Ushuaïa Nicolas Hulot de dire : « C'est chiant du matin au soir »!!

Et à l'animateur télé Stéphane Bern de menacer, vendredi 3 août, de quitter à la fin de l'année la mission sur le patrimoine que lui a confiée Emmanuel Macron s'il estimait finalement n'être qu'un « cache-misère » ou un « pantin ». « Si je vois que je ne sers à rien, que je n'étais qu'un pantin et qu'on s'est servi de moi, je reviendrai à mon travail" » en continuant le combat pour le patrimoine, a-t-il confié dans un entretien de presse régionale tout en rappelant qu'il était engagé dans ce domaine « quand le président Macron n'était pas encore né » !!.

Et les Français ont-ils envie également d'être des marionnettes ?

Garett Skyport pour DayNewsWorld

 

MACRON

LES GAULOIS REFRACTAIRES AU CHANGEMENT

Alors qu'il a loué le Danemark pour être à la fois « complètement ouvert au reste du monde et attaché à sa culture propre » il a lancé une pique envers la France qui « n'a jamais été elle-même en étant fermée au reste du monde ».

Emmanuel Macron,en visite d'Etat, n'a donc pas manqué de comparer les Danois, « peuple luthérien » ouvert aux transformations, et les Français, « Gaulois réfractaires au changement », revendiquant des identités à la fois nationale et européenne.

Il n'a eu de cesse d'évoquer devant la communauté française au Danemark son admiration pour le modèle danois de « flexisécurité », tout en concédant que les différences culturelles entre Français et Danois ne permettaient pas copier à l'identique le modèle danois. « Il ne s'agit pas d'être naïf, ce qui est possible est lié à une culture, un peuple marqué par son histoire.

Ce peuple luthérien, qui a vécu les transformations de ces dernières années, n'est pas exactement le Gaulois réfractaire au changement ! Encore que ! Mais nous avons en commun cette part d'Européen qui nous unit », a-t-il ironisé.

Voulait-il répondre aux nationalistes qui, de la Hongrie à l'Italie, revendiquent haut et fort leur identité lors de leur récente rencontre ?

Toujours est-il que le chef de l' Emmanuel Macron a lui aussi lors de sa visite au Danemark beaucoup parlé d'identité.

Il y avait d'abord eu les Français qui «détestent les réformes», en Roumanie. Il y a ensuite eu les «fainéants», devant la communauté française d'Athènes. Pour ne pas faire mentir l'adage «jamais deux sans trois», Emmanuel Macron s'est offert une nouvelle sortie critique à l'endroit des Français depuis l'étranger.

Mais le président français estime avoir réussi depuis son élection à provoquer un « changement culturel » chez les Français qui « ont retrouvé le goût du risque », a-t-il déclaré devant le patronat danois en bon ? ambassadeur de la France.

Toujours délicat de danser sur le rythme du « en même temps ». Aux Français de juger.

Garett Skyport pour DayNewsWorld

 

LA RENTREE 2018 DE

LAURENT WAUQUIEZ

Physiquement et selon une tradition déjà bien établie, Le Président des LR, Laurent Wauquiez a fait sa rentrée politique en grimpant « à la vitesse d’un TGV » (l’homme est sportif)  le Mont Mézenc, accompagné d’élus, de militants et de sympathisants….parfois exténués en arrivant au sommet.

En dehors de «  l‘opération Mont Mézenc, » Laurent Wauquiez a mis fin ce jour là , à son été de repos, pendant lequel  il s’est imposé une cure de silence, pour mieux profiter principalement des joies de la famille, un silence qui avaient conduit certains s’interroger : " Mais où donc est passé Laurent Wauquiez ?"

Silencieux, même  pendant l’affaire  Benalla !

Officiellement, Laurent Wauquiez avait fait savoir qu’il avait lui aussi droit à des vacances, la politique l’éloignant trop souvent de sa famille à laquelle il est très attaché.

Pendant ce temps, ses lieutenants n’ont pas quitté le terrain, à l’exemple de Damien  Abab, montant au créneau, chaque fois que  nécessaire, surtout au moment de l’affaire Benalla dont les aspects douteux et sulfureux n’ont pas fini de faire parler.

De notre point de vue, et tout en mélangeant l’utile à l’agréable, Laurent Wauquiez a dû travailler quand même à n’en pas douter, mettant à profit ses vacances pour réfléchir à l’avenir des LR et des prochaines élections européennes.

Le discours du Mont Mézenc, intelligent, habile et affectueux pour les Français, fortement applaudi sous certains de ses angles (« les Français ont le sentiment ne plus vivre chez eux !") n’a cependant apporté aucune information sur les prochaines élections européennes.

Or, incontestablement elles auront une importance politique essentielle, tant pour les LR que pour les autres formations politiques françaises, de droite comme de gauche.

Pour le courant pro-européen que LREM représente et qu’Emmanuel Macron a déjà tenté d’amplifier, avec la recomposition politique déjà entamée au sein du gouvernement avec l’arrivée de Bruno Le Maire ou de Gérard Darmandin, l’enjeu pourtant important semblait aisé .Mais les choses se sont compliquées avec l’affaire Benalla, affaire qui a écorné significativement l’image du Président de la République.

Du côté des LR et de Laurent Wauquiez la bataille est tout aussi vitale et le parti ne doit plus désormais céder une once de terrain à LREM en termes de ralliement de Macron compatibles.

Car concomitamment, les hypothèses fleurissent.

Pour certains, figer le jeu avec un Michel Barnier, déjà sollicité, Commissaire Européen sortant, négociateur du Brexit « technicien chevronné » des mécanismes européens,  serait une solution idéale ; elle est soutenue par la vielle garde Juppé et Raffarin…..macro-compatibles

L’hypothèse est cependant loin de  créer l’enthousiasme et  les critiques commencent déjà à fuser chez les LR. Laurent Wauquiez n’a pas dit un mot sur le sujet des Européennes lors de son discours du Mont Mézenc, s’obligeant à rester dans le jeu politique présent, avant d’aborder le futur, mais très embarrassé pour autant Certes le choix de Michel Barnier permettrait à Laurent Wauquiez de changer dans un sens plus « mainstream » pour la droite LR, son discours européen. Mais … ???

Mais ce choix comporte des risques non négligeables, car des experts moins européistes veillent et ceux-ci ne vont pas s’abstenir de rendre audible « très fort » leur voix, pour éveiller le peuple restés jusqu’ici sur le bord de la touche, alors que la mondialisation, annoncée à l’origine comme une chance, n’a fait que créer, plus de chômage et d’inégalités. Et, ces même critiques sont aussi partagées, mutatis mutandis par La France Insoumise, Le RFN de Marine Le Pen ou encore la France Debout de Nicolas Dupon Aignan. Autant dire, beaucoup de monde !

Michel Barnier serait un mauvais choix pour Laurent Wauquiez, qui se tirerait tout seul une balle dans le pied, en relançant de nombreuses questions sur le passé anti-français de Michel Barnier (un européen membre de la nomenclature européiste) loin d’être innocent dans les expériences désastreuses menées contre la Grèce et Chypre par exemple. Pour les plus hostiles à Michel Barnier celui-ci ferait parti des « crapules européistes » responsables de la situation de la Grèce à qui les énormes prêts qui lui ont été consentis avaient pour seul but de faire payer des intérêts insupportables, lesquels ont déséquilibré les budgets mais…on en rêvait …  devaient éviter la bulle financière ! On a vu la suite !  Après une décennie d’austérité (comme celle qu’Emmanuel Macron prépare pour la France, la Grèce ne s’est pas relevée malgré le cocorico des financiers : la population grecque s’est considérablement appauvrie, le chômage atteint les 43 %, le même niveau que celui des banlieues françaises. La dette est toujours aussi élevée et le risque est grand qu’elle ne soit jamais remboursés ; pour certains c’est même évidence !

Une campagne rondement menée contre Michel Barnier, tenu pour un fonctionnaire froid, inhumain et hautain assurerait un échec retentissant pour LR, à cause du mauvais choix de la tête de liste .

Si Laurent Wauquiez veut servir la France, et il le peut, et il le veut  en accompagnant un véritable projet politique de vérité et de transparence, il faut qu’il évite ce genre d’erreur.

Simultanément, Emmanuel Macron fait les yeux doux à Michel Barnier …présumé macro-compatible ; laissons donc Barnier aux socialauds-macronistes, faute de quoi Marine Le Pen et ses sympathisants ont toutes les chances de l’emporter.
Laurent Wauquiez n’est pas de ce niveau intellectuel ridicule ; il a au contraire de la hauteur (au sens intellectuel du terme) et il peut sans défaillir résister aux pressions de ces coteries tordues qui ne représentent plus qu’elles-mêmes

Bien évidemment, le récent discours du Mont Mézenc est resté muet sur ce point !

A juste titre certainement …….dans la cadre d’une bonne stratégie.

Que Laurent Wauquiez se donne encore un temps de réflexion (ou en donne l’impression si sa décision est déjà prise) pour éviter d’aller à un casse pipe magistral sous la pression d’amis de 30 ans qui comme chacun sait ne lui veulent pas que du bien.

Clara Mitchell pour DayNewsWorld

 

UNE RENTRE A HAUT RISQUE POUR MACRON

La croissance est confirmée à 0,2% au deuxième trimestre, elle a bel et bien plafonné à 0,2% en France au deuxième trimestre, en raison notamment d'une baisse de la consommation qui s'essouffle.

Un trou d'air traversé depuis plusieurs mois par l'économie française, qui peine à retrouver de l'élan après une année 2017 très dynamique, marquée par des rythmes de croissance trimestrielle de 0,7%.

Pour cause : la consommation des ménages a reculé de 0,1% entre avril et juin. La consommation en biens s'est ainsi repliée de 0,3% tandis que celle de services a plafonné à 0,1%, avec une baisse de 2,7% dans les transports, "principalement dans le transport ferroviaire".

La croissance économique française a fortement ralenti au deuxième trimestre de l'année 2018, par rapport aux encourageants résultats de l'année 2017. Avec une progression de 0,2% entre avril et juin, l'objectif du gouvernement d'atteindre 2% de croissance économique en 2018 semble donc de plus en plus inatteignable.

Le ralentissement économique est-il important ?

Selon un récent rapport de l'Insee, le produit intérieur brut (PIB) français n'a progressé que de 0,2% au deuxième trimestre de l'année 2018, par rapport aux trois premiers mois de l'année. Un chiffre peu encourageant, si on le compare au rebond de 0,7% enregistré entre octobre et décembre 2017, et qui remet fortement en question l'objectif du gouvernement d'une croissance à 2% en 2018.

« Ces chiffres parlent d'eux-mêmes. Entre l'année dernière et aujourd'hui, on voit un énorme ralentissement de la croissance : elle a presque été divisée par trois », analyse Patrick Artus, directeur de la recherche et des études chez Natixis. Un trou d'air qui connaît des explications liées aux marchés internationaux avec le ralentissement par un « renchérissement du prix du pétrole et de l'énergie », la politique incertaine de Donald Trump, notamment sur les barrières douanières mises en place dans le secteur du commerce international, la peur d'une nouvelle crise avec l'Italie ou le Brexit. Autant d'incertitudes qui fragilisent les investissements

Mais ce n'est pas tout : ces éléments extérieurs n'expliquent pas tout.

En France, « le ralentissement économique est plus présent qu'ailleurs », assure l'économiste  Mathieu Plane, de l'OFCE. Cette décélération est étroitement liée au calendrier fiscal.  Les mesures mises en place au 1er trimestre 2018 (hausse de la CSG, fiscalité sur le tabac, taxe sur les hydrocarbures) ont eu un impact très négatif sur le pouvoir d'achat des ménages .

« Il existe actuellement un énorme problème de recrutement dans les entreprises françaises, qui ralentit fortement la création d'emplois », ajoute Patrick Artus.

Les finances publiques

Le gouvernement pourrait ne pas tenir ses prévisions de croissance, annoncées avant la pause estivale par Gérald Darmanin. Même L'objectif des 1,7% est semble trop optimiste pour certains experts .

Autre problématique : l'objectif de ramener le déficit public à 2,3% cette année, conformément aux promesses faites par la France à la Commission européenne, paraît inatteignable.

Le patronat a été séduit par l'arrivée au pouvoir d'Emmanuel Macron, un président jugé pro- « business »,mais maintenant les patrons français se mettent aujourd'hui à douter.

Cet ancien banquier d'affaires promettait de « transformer la France » et de ranimer une croissance jusqu'alors atone. Mais même si des décisions vont dans le bon sens (assouplissement des règles et défiscalisation des heures supplémentaires) les dirigeants attendent désormais la loi Pacte sur le financement des entreprises, l'intéressement et la participation des salariés.

Le président du Medef Geoffroy Roux de Bézieux, « Nous préférons les preuves d'amour aux déclarations d'amour », a souligné le patron des patrons, qui voit dans un report de neuf mois d'une baisse de charges annoncé lundi un « très mauvais signal ».

Au regard de la croissance qui s'essouffle à seulement 1,7% cette année selon l'Insee, au lieu des 2% espérés par le gouvernement donne des frayeurs au gouvernement..

En à peine trois mois, Emmanuel Macron a dégringolé de 64% à 34% d’opinions favorables dans la population française, selon un sondage Ifop pour le JDD. Pour l’homme qui se voyait en « président jupitérien », la chute de popularité est foudroyante.

Sans parler des affaires...Une rentrée à haut risque...

Alyson Braxon pour DayNewsWorld

 

MACRON BESOIN DE PERSONNE  !

OU

SON NOUVEAU MONDE EST MORT ?

«Les Français veulent qu'on continue à réformer. Nous allons travailler dans notre couloir, sans prendre en compte les piques de nos détracteurs.», insiste un conseiller de Matignon.

«Ne croyez pas une seconde que je compte ralentir ou dévier», a lâché, vendredi, le président lors de l'un de ses derniers bains de foule, près du fort de Brégançon.

Exit les retombées positives de la victoire de l'Equipe de France au Mondial: le chef de l'État est parti en congés quelques jours après les débuts de l'affaire Alexandre Benalla.

Et après deux semaines de vacances, le gouvernement se retrouve mercredi 22 août pour un conseil des ministres.

Et Emmanuel Macron toujours aussi sûr de lui et impétueux a lancé lors de l'un de ses derniers bains de foule, près du fort de Bréganço : «Ne croyez pas une seconde que je compte ralentir ou dévier»

Comment tourner la page? C’était tout l'enjeu du premier Conseil des ministres postvacances ce mercredi. Faire oublier l' affaire Benalla ? « Cette tempête dans un verre d'eau. »?

Les enjeux de cette rentrée : faire oublier

Mais mission impossible !

Le premier Conseil des ministre postvacances se tient ce mercredi matin. Pour tourner la page de l'affaire Benalla, le président de la République entend maintenir le rythme des réformes. Mais question : Par quelle réforme commencer pour relancer la machine grippée?

Le projet de loi sur les entreprises pour lever les blocages de l'économie française, l'examen de la réforme institutionnelle enlisée au Palais Bourbon, au moment de l'affaire Benalla,le plan pauvreté abandonné en juin, la réforme du système de santé. Des dossiers sensibles...

O rl'affaire Benalla a mis en lumière"des fragilités déjà connues au sein de l'Élysée, avec des équipes qui ne s'aiment pas et ne se parlent pas" a avoué un proche de l'Elysée. Et le président doit recadrer l'organisation de son administration de 800 personnes. «Le chef de l'État va resserrer les boulons», avance un membre de son premier cercle.

Des épines dans le pied de la majorité, car la reprise des débats offrira une tribune à une opposition revigorée par les affaires. Jean-Luc Mélenchon et Laurent Wauquiez vont profiter de leur rentrée politique, cette semaine, pour tourner le couteau dans la plaie. Aucune raison de s'en priver tant ils ont à dire et tant pourtant ils ont été muselés.

Macron a en ligne de mire le scrutin des européennes, en mai prochain, la première élection depuis sa victoire.D'où ses visites au Danemark, au Luxembourg et Allemagne, dans l'espoir de fédérer les «progressistes» européens contre les «populistes».

Le président va devoir cependant affronter des vents contraires !

Emmanuel Macron doit faire face à une polarisation plus forte de l'opinion: 33 % des Français ne lui font pas du tout confiance alors qu'à droite on trouve de nombreux déçus et qu'une érosion dans son propre électorat de premier tour s'opère.

Près de 60% des Français trouvent que la politique de l'exécutif « dégrade leur situation personnelle ». Six personnes sur dix qualifient le président d' «inquiétant ». Rien de très rassurant.

De plus de nombreux obstacles vont l'entraver. Pour n'en citer que quelques uns :

1° Le chef de file des députés Les Républicains Christian Jacob pourrait demander « une seconde commission d'enquête » sur le dossier Alexis Kohler, du nom du secrétaire général de l'Elysée ciblé par une plainte de l'association Anticor pour « prise illégale d'intérêt

Mediapart a révélé qu'Alexis Kohler avait approuvé, en tant que haut-fonctionnaire, des contrats concernant l'armateur MSC, fondé et dirigé par des cousins de sa mère. La justice avait d'ailleurs ouvert une enquête dès la fin mai. Des accusations des plus graves qui pourraient ébranler la présidence de la République. En effet le numéro deux de l'Élysée a affirmé s'être toujours écarté des débats quand il a eu à connaître le dossier du fait de sa fonction. Seulement, Mediapart prouve le contraire avec la publication de deux procès-verbaux du conseil de surveillance du "Grand Port maritime du Havre" qui affirment le contraire. Décidément le mensonge est encore au rendez-vous. Or on est à l'ère de la transparence mais aussi du « soupçon »

2° De nouvelles révélations sorties par Le Monde pourraient également refaire parler de l'affaire Benalla à la rentrée. Selon le quotidien, les deux manifestants frappés par Alexandre Benalla place de la Contrescarpe le 1er mai 2018 n'ont pas cherché à dissimuler leur identité contrairement aux indications du préfet de police sous serment devant la commission d'enquête parlementaire de l'Assemblée. Michel Delpuech, a également été visé par le Canard enchaîné pour avoir envoyé un mot de remerciement chaleureux à Alexandre Benalla, alors qu'il affirmait ne pas connaître personnellement ce dernier devant les députés !

Paroles, paroles ...

Même si la majorité devait miser sur le fond des réformes pour espérer reprendre la main, la macronie s'est à tel point banalisé...

Garett Skyport pour DayNewsWorld

 

QUAND LA POPULARITE DE MACRON TOUCHE LE FOND

La popularité de Macron est désormais au plus bas après l'affaire d' Etat Benalla qui dévoile des dysfonctionnements graves dans une République ne peuvent qu’interpeller et qui pourrait s'en étonner ?

Dans le baromètre YouGov pour Le HuffPost et Cnews du mois d'août, l'action du président de la République n'est plus soutenue que par 27% des Français, en baisse de cinq points par rapport à juillet !

Pas d' effet Coupe du monde malgré le sacre de l'équipe de France. Il faut dire qu' « après un an de mandat , Emmanuel Macron a déçu, beaucoup déçu

Car, d’humiliations en exaspérations, les comportements du Chef de l’Etat  ont mécontenté, fâché, crispé, irrité …La Gay Pride pornographique à l’Elysée pour le 14 juillet, l’exhibitionnisme gênant de la célébration de la Coupe du Monde de football et quelques autres incidents encore,  provoqués par les chèvres qui se sont fait élire au Palais Bourbon en juin 2017 dans la foulée de la présidentielle, ont fait le reste.

L’affaire Benalla n’est en fait qu’une affaire Macron, qui témoigne des complaisances que le roi s’était accordé et avait accordé à ses courtisans. » selon notre consœur Clara Maybac

Le feuilleton de cette fin juillet autour des agissements de certains de ses collaborateurs assène un coup d'autant plus dur que ce n'est pas le premier reçu.

Il perd dans chaque formation politique des points. Sa gestion de la crise, les mensonges successifs de collaborateurs, les dénégations ou amnésies soudaines n'ont trompé personne.

Qu'ils viennent me chercher... Il suffit d'aller contempler la piscine du fort Brégançon, un caprice du couple présidentiel.

Garett Skyport pour DayNewsWorld

 

ECHANGE DE TEXTOS ECLAIRANT L'AFFAIRE BENALLA

C'est une série de SMS, que Le Monde a réussi à obtenir, qui donne un éclairage nouveau à l'affaire Benalla occupant la scène politique française depuis près d'une semaine. L'on connaît enfin qui a proposé au chargé de mission à l’Elysée d'alors de se rendre à la manifestation du 1er mai muni d'un équipement de policier.

D' après les échanges de SMS consultés par les journalistes du quotidien ce serait le chef d’état-major de la préfecture de police, Laurent Simonin - également mis en examen dans la procédure pour « violation du secret professionnel » et « détournement d’images issues d’un système de vidéoprotection »- qui aurait permis à Benalla de venir à la manifestation.

M. Benalla a donc été invité non pas par la préfecture mais par un haut gradé de la préfecture, Laurent Simonin, qui n'en a pas référé à sa hiérarchie.

Le 26 mars, à 11 h 33, voici le texto que fait parvenir M. Simonin à M. Benalla : « Bonjour Alexandre.

Le premier mai verra se dérouler une manifestation importante avec un black bloc en tête de cortège.

Comme jeudi dernier, il y aura des moments chauds entre l’extrême gauche et les forces de l’ordre.

Je serai responsable de la journée du 1er mai comme je l’étais jeudi dernier.

Je te propose de participer sur le terrain au service avec une des unités d’intervention en tant qu’observateur si ton emploi du temps le permet.

Tu m’avais indiqué être intéressé et je l’ai déjà fait avec le préfet Latron il y a deux ans ».

« Il faudrait juste que tu préviennes Yann Drouet de ta venue pour que le préfet de police soit au courant », ajoute M. Simonin, en faisant allusion à l’ex-chef de cabinet du préfet de police de Paris.

« Si c’est possible pour toi, conclut le SMS, je me charge de te trouver casque, masque à gaz et autres protections si tu veux. Bien à toi. Laurent ».

« Bon échauffement pour demain »

Le vendredi 27 avril en fin d’après-midi, M. Benalla fait parvenir, toujours via les textos, ses mensurations à M. Simonin, pour l'équipement.

Lundi 30 avril, à 7 h 36, M. Simonin fait part à M. Benalla que la « Fac de Censier [a été] évacuée en 35 mn ce matin à 04 h 30 ».

« Record de Tolbiac battu et bon échauffement pour demain.

On a pris une banderole de black bloc ».

Le mardi 1er mai, à 13 h 52, M. Simonin envoie un texto à M. Benalla pour lui communiquer « le numéro de ton accompagnateur Philippe.

Appelle-le quand tu arrives rue de la Cité ».

Il joint les coordonnées de Philippe Mizerski, commissaire à la direction de l’ordre public et de la circulation (DOPC) à la préfecture de police de Paris qui a « encadré » le chargé de mission Elysée toute la journée du 1er mai.

La réalité des faits qui se sont déroulés depuis commence à s'éclaircir, même si des contradictions demeurent.

Alexandre Benalla précise avoir reçu deux jours avant le 1er mai un sac contenant tous les équipements dont il disposait pendant la manifestation: « un casque, un ceinturon en cuir, un masque à gaz, un brassard police et une cotte bleue marquée police et un grade de capitaine dessus. » Il dit avoir également reçu « des rangers et une radio » mais l'on ne sait pas encore à ce stade qui lui a fourni.

 

Le quotidien français Le Monde est à nouveau à l'initiative.

Jenny Chase pour DayNewsWorld

 

AFFAIRE BENALLA, UNE AFFAIRE

QUI SECOUE LA REPUBLIQUE

A l’heure ou nous écrivons, il est passé beaucoup d’eau sous les ponts depuis qu’a éclaté l’affaire Benalla, au soir du 18 juillet 2018, suite à la parution d’un excellent article publié par le Monde sous la plume de notre consœur Ariane Chemin .

Mais depuis également, la classe politique dans un  premier temps, puis l’ensemble des citoyens français  sont allés de surprise en surprise au fur et à mesure qu’éclataient les multiples rebondissements qui ont émaillé la vie politique depuis 5 jours.

Revenons au déroulé de l’affaire et aux faits qui ont soulevé des critiques de plus en plus vives, jusqu'à évoquer l’existence d’une police parallèle sous les ordres de l’Elysée.

Et faisons aussi observer au préalable que l’affaire n’a pu éclater que grâce à la Presse, laquelle a néanmoins dû attendre que cesse l’inertie des services de l’Etat due aux ponts du mois de mai et que retombe la pression du Mondial de Foot, pour que tout le monde comprenne la gravité de la situation.

Donc, l’affaire se met en branle après la publication en boucle sur les réseaux sociaux d’images filmées par un ancien candidat aux élections législatives en Isère, montrant  Alexandre Benalla, en train de tabasser, après l’avoir jeté à terre, un manifestant présent lors des manifestations du 1er mai, place de la Contrescarpe à Paris. Ces images, deviennent « virales ».Elles sont en outre confirmées par les vidéos officielles.

Et le scandale commence dès lors que l’on apprend, qu’en sa qualité de Chargé de Mission, Alexandre Benalla est aussi garde du corps du Président de la République et chargé de la sécurité de ses déplacements privés et publics.

Le ton monte d’un cran supplémentaire dans l’après midi du 19 mai lorsqu ’après des débats houleux à l’Assemblée Nationale, émaillés de suspensions de séances, les députés de la France Insoumise (Mélenchonistes) obtiennent de l’exécutif, mis sous pression la création d’une commission d’enquête  par transformation de la Commission de lois, ceci en raison de l’urgence.

De son coté, le Sénat met lui aussi en place sa propre commission d’enquêtes.

Depuis hier, lundi 23 juillet, (jour de la Sainte Brigitte) les auditions ont commencé devant les commissions d’enquêtes ; celle de l’Assemblée Nationale, publique, est diffusée, et retransmise sur les chaines de TV d’informations et sur celle de Public Sénat.

Et on en apprend de belle !

Tout d’abord qui est Alexandre Benalla ?

Le nom exact d’Alexandre Benalla est Lahcene Benalhia. Lahcene est né à Evreux en 1991.Il a aujourd’hui 26 ans. Il a grandi dans la ZUP de la Madeleine , un quartier sensible de cette ville normande bien connue. Ses parents sont originaires du Maroc.

Au cours de ses études au Collège Foch de l’Aigle, dans l’Oise, il acquiert une réputation de bagarreur violent, impulsif, fougueux comme en a témoigné un ancien élève.

Mais Alexandre Benalla aime la politique.

Il obtient son Bac et à l’issue de deux années d’études universitaires, il intègre les rangs du Parti Socialiste en 2010 où il assure très souvent des opérations de maintien de l’ordre et de sécurité à l’occasion des manifestations du parti.

En 2012, il se met au service du candidat Hollande ; il est engagé lors de  la campagne des élections présidentielles et participe au service d’ordre des meetings du candidat. C’est d’ailleurs François Hollande qui l’aurait aidé à franciser son nom de famille et son prénom.

Pendant le mandat de François Hollande, il exerce quelques jours les fonctions de chauffeurs pour le compte d’Arnaud Montebourg qui le vire manu militari après qu’il a causé un accident en sa présence et voulu fuir sans reconnaitre sa responsabilité. (Délit de fuite).

Alexandre Benalla est parmi les premiers à rejoindre Emmanuel Macron lorsque celui-ci  déclare sa candidature pour les élections présidentielles de mai 2017. On connait la suite …Emmanuel Macron élu, Alexandre Benalla est embauché immédiatement comme chargé de mission à la Présidence de la République. C’est Patrick Strzodal qui aurait signé la décision, ceci en son âme et conscience, d’embaucher l

Patrick Strzodal, qui est un ancien préfet et qui devrait faire valoir ses droits à la retraite au mois d’octobre prochain, a assumé aujoud' hui le rôle de fusible…

Alexandre Benalla est dit sensible à la cause musulmane ; c’est en tout état de cause, ce que vient de révéler un avocat, défenseur habituel des grands figures du banditisme, Karim Achoui, qui l’a cotoyé pendant 2 ans. A noter que Karim Achoui qui a été radié du barreau de Paris en 2012 exerce aujourd’hui à Alger.

Alors, qu’un agent de sécurité tabasse deux manifestants est certes déplorable, mais au fil des jours on a compris que le scandale était ailleurs, car c’est tout le système Macron qui ces jours ci est « mis en examen ».

Et on apprend en effet qu’Alexandre Benalla n’est pas qu’un obscur conseiller du Président de la République ; c’est aussi un homme de confiance, ce qui lui a valu  toutes les prébendes qui lui auraient été accordées et qui font scandale aujourd’hui.

Alexandre Benalla accompagne toujours Emmanuel Macron dans ses déplacements publics mais aussi privés : il l’accompagne à la mer, à la montagne … il devait suivre le couple Présidentiel lors de ses vacances au Fort de Brégançon. Il exerce ces fonctions alors même que le Président de la République bénéficie de la protection officielle d’une dizaine de policiers. Mais il semblerait qu’il soit devenu indispensable à Emmanuel Macron à qui il rend au quotidien des services particuliers…..

Car comment expliquer qu’un simple garde du corps bénéficie :
D’une voiture de luxe Renault Talisman avec gyrophare Type VO
D’un appartement de fonction quai Branly, là ou François Mitterrand avait logé sa maitresse et sa fille Mazarine
Des accès à la salle de commandement de la présidence de la République
D’un badge d’accès du niveau « vice présidence » à l’Assemblée nationale (pour terroriser les députés En Marche qui ne sont pas d’accord avec les ordres )
D’une autorisation de port d’armes récente (les deux précédentes avaient été refusées en raison de la personnalité du garde du corps)
Un titre officieux de « vrai chef de la sécurité » d’Emmanuel Macron, fonction qui lui permettait de donner des ordres à la hiérarchie policière qu’il « terrorisait » parait-il, en se comportant comme un petit cow boy
Une possible future nomination aux fonctions de sous- préfet, rien que çà à 26 ans
Plus récemment un rôle éminent dans la réorganisation /refonte des services de la protection (réforme du GSPR) avec à terme une promesse d’en prendre la direction.

Mais, à raisons de toutes ces prébendes, anormales dans le monde de la police et du renseignement, Chouchou-Kakou n’était pas en odeur de sainteté et la première occasion, relayée par la Presse a permis à certains de régler leurs comptes.

L’affaire est en train  de tourner au scandale d’Etat !

Sauf que pour l’Elysée il n’y a pas d’affaire d’Etat, pas d’affaire de police parallèle, pas d’affaire de barbouzes , mais seulement une affaire de dérive individuelle.

Malgré les éléments de langage qui ont été donnés aux députés LREM les déclarations de Gérard Colomb hier (Ben mon colon, il ne savait rien et ignorait tout !) et celle du Préfet Michel Delpuech ont fragilisé la théorie de l’Elysée dont le rôle apparait de plus en plus inquiétant.

Au fil des jours et des heures, l’avenir s’assombrit pour Emmanuel Macron , qui envoie  ses nervis au front à l’exemple  du Premier Ministre, Edouard Philippe qui vient d’être interpellé vigoureusement  cet après- midi, à l’assemblée nationale lors des questions d’actualité au gouvernement.

Benalla pourrait devenir le lampiste bienheureux à qui on imputera la faute, toutes les fautes, celles qui lui ont déjà values d’être licencié sans autre forme de procès et présenté à un juge d’instruction suite à une garde à vue.

Drôle de jeu de faux culs !

Cette affaire, qui traduit au demeurant le sentiment de toute puissance qui règne à l’Elysée depuis l’élection d’Emmanuel Macron risque de mal se terminer, les mensonges d’Etat devenant de plus en plus évident.

Cela risque de mal se terminer en effet, car comme chacun sait « la femme de César ne doit pas être soupçonnée ».

Clara Mitchell pour DayNewsWorld

 

UN SCANDALE D'ETAT AVEC L'AFFAIRE DU « COW BOY » BENALLA OU LE DYSFONCTIONNEMENT DU POUVOIR JUPITERIEN

Alexandre Benalla n'était qu'un obscure collaborateur sur le papier mais voilà que des révélations du Monde l'ont soudain mis en lumière.

La mise à l'écart de la justice (jusqu'aux révélations du Monde), mais aussi la manière dont les pouvoirs régaliens visant à l'ordre et à la sécurité de la présidence ont été organisés autour d'Alexandre Benalla ont rendu cet individu compromettant pour le pouvoir macronien qui se drappait jusqu'à maintenant dans sa superbe.

Alexandre Benalla a été mis en examen depuis dimanche 22 juillet par un juge d'instruction chargé de démêler l'écheveau des responsabilités dans le tabassage de manifestants, le 1er mai dernier.

Il n'a que 26 ans, et ce jeune militant LREM a été porté par la victoire de son mentor en mai 2017 à un poste d' « adjoint au chef de cabinet » .

Il est devenu grâce à la confiance dont il bénéficiait de la part d'Emmanuel Macron un puissant protagoniste du pouvoir, omniprésent au plus près du chef  l'Etat et de sa femme .

Il a ainsi organisé le petit groupe chargé de la sphère privée dont chaque président se dote, dédié aux affaires secrètes du chef de l'Etat. « Dévoué » au chef de l'Etat sur tous les plans, semble-t-il, il avait auparavant servi dans les rangs du service d'ordre du PS avant de jouir d'une proximité rarement vue pour un civil soudain chargé de protéger le président de la République et sa femme. Remarquons qu'il n'avait aucune formation réelle en la matière...Or il disposait de pouvoirs indéniables dans le dispositif de l'Elysée :

Permis de détention puis de port d'armes, séances de tir avec les équipes de protection du président, entraînements de boxe avec le GSPR, voiture de l'Elysée, accès à l'Assemblée nationale pour n'en citer que quelques uns. Alexandre Benalla bénéficiait également d' un appartement de fonction quai Branly, dans une résidence de la République dans lequel 180 000 euros de travaux auraient été faits pour de la rénovation.

Pourquoi autant de faveurs ?

Auparavant il évoluait dans le petit monde de la sécurité privée et il a même  renouvelé en 2014 sa carte du CNAPS, l'organisme régulateur des sociétés privées de sécurité .

Mais ses pouvoirs à l'Elysée étaient tels que cet homme de 26ans, « pouvait recruter ou faire virer un officier de sécurité d'un simple claquement de doigts », comme le souligne un patron de syndicat. Aux côtés de "privés" ou de videurs de boîtes de nuit, il avait engagé d'anciens militaires devenus flics, dont certains avaient pris une disponibilité pour servir comme gros bras pendant la campagne d'Emmanuel Macron en 2017.

C'était la « bande d'Alexandre », comme l'a raconté Le Monde : Vincent Crase, mis en examen lui aussi suite aux faits du 1er mai ; Pierre-Yves Baratier, un ex-militaire ; Christian Guédon, un ancien du GIGN, devenu après avoir fait la campagne de 2017 pour En Marche, « siège » d'Emmanuel Macron, c'est-à-dire l'officier de sécurité assis à côté du chauffeur du président ; Stéphane M., militaire devenu policier, passé lui aussi par la campagne de Macron, propulsé au GSPR .

Et comble de faveur : Benalla s'était vu confier, à la demande de Macron, sous la houlette de son dircab Patrick Strzoda( un autre conseiller secret surnommé « le ninja »), la mission de réfléchir à une réorganisation de la protection rapprochée du chef de l' Etat et de la sécurité du palais de l' Elysée – marchant ainsi sur les plate-bandes du SDLP et du commandement militaire de la présidence !!!

On assiste en direct au dysfonctionnement du pouvoir jupitérien tombé très vite en disgrâce...
Qu'on ne s'étonne pas !
Garett Skyport pour DayNewsWorld

 

THIERRY SOLERE LE DEPUTE

LA REPUBLIQUE EN MARCHE EN GARDE A VUE


Thierry Solère est soupçonné d’avoir favorisé des anciens employeurs, mais aussi il doit être entendu sur l’embauche de l’épouse de l’un de ses anciens patrons et des prêts non déclarés.

Thierry Solère député La République en marche (LREM) des Hauts-de-Seine a été placé en garde à vue mardi 17 juillet 2018 au matin dans les locaux de la police judiciaire à Nanterre (Hauts-de-Seine).

Il est visé également et ce depuis septembre 2016 par une enquête judiciaire ouverte a son encontre pour des soupçons graves de fraude fiscale.

Les soupçons contre Thierry Solère ont depuis été élargie aux chefs de trafic d’influence, de corruption, d’abus de bien sociaux, de financement illicite de dépenses électorales et de manquements aux obligations déclaratives auprès de la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique (HATVP).

La levée de son immunité parlementaire avait demandé par le parquet de Nanterre, pour conduire son enquête, et afin de pouvoir l’entendre dans le cadre d’une garde à vue.

Finalement son immunité parlementaire à été levée le 11 juillet 2018 par le bureau de l’Assemblée Nationale après bien des résistances.

Le parquet de Nanterre avait pour motiver sa demande, expliqué aux membres du bureau que la garde à vue était « bien en l’espèce l’unique moyen de parvenir à l’exécution des investigations ».

Thierry Solère le député La Republique en Marche est notamment soupçonné de s’être servi de sa position d’élu pour favoriser des entreprises pour lesquelles il travaillait par ailleurs.

La justice souhaitait par ailleurs l’entendre sur l’embauche en tant qu’assistante parlementaire de l’épouse de l’un de ses anciens employeurs.

Un emploi que la justice présume bien entendu fictif, et d’autre part Thierry Solère devrait aussi être interrogé sur des prêts octroyés par un de ses proches, promoteur immobilier, pour plus d’un million d’euros, qui n’auraient pas été déclarés.

Bien entendu Thierry Solère nie en bloc les faits qui lui sont reprochés

Autre conséquences inattendues dans ce dossier, l’ex-garde des Sceaux socialiste Jean-Jacques Urvoas a été mis en examen par la Cour de justice de la République pour « violation du secret professionnel ».pour avoir transmis à Thierry Solère  les éléments sur cette enquête.

Voila encore une affaire qui éclabousse et met a mal une fois de plus La république en Marche et ses membres du soit disant nouveau monde qui ressemble de plus en plus à l’ancien !!!

Simon Freeman pour DayNewsWorld

 

LES CERCUEILS DE SIMONE ET ANTOINE VEIL

AU MEMORIAL DE LA SHOAH AVANT D'ENTRER AU PANTHEON

« J'ai le sentiment que je jour où je mourrai, c'est à la Shoah que je penserai.» avait confié Simone Veil en 2009.

Vendredi et samedi, les cercueils de Simone et Antoine Veil, recouverts de drapeaux français, sont exposés face à l'étoile de David en marbre noir dans la crypte, lieu de mémoire du génocide des juifs, à Paris dans le IVe arrondissement. Sur le cercueil de Simone Veil, membre de l'Académie française, repose sa grand-croix de la Légion d'honneur, remise par François Hollande en 2012.

Le public peut venir se recueillir devant le cercueil de l’ancienne ministre et celui de son époux dont elle ne voulait pas être séparée après la mort.

Un an, presque jour pour jour, après son trépas, Simone Veil deviendra, dimanche 1er juillet, la cinquième femme à faire son entrée au Panthéon, aux côtés de son mari, Antoine. Mais, avant cette cérémonie , un dernier hommage lui est rendu, vendredi 29 et samedi 30 juin, au Mémorial de la Shoah, dans le 4e arrondissement de Paris.

Elle continue ainsi comme durant sa vie à être accessible jusqu’à la veille de sa « panthéonisation » dimanche. Cette survivante de la Shoah et défenseure des droits des femmes, va être inhumée avec son mari, Antoine Veil, au Panthéon dimanche.

Les deux cercueils seront enfin acheminés dimanche jusque dans la nef du Panthéon, accompagnés de la famille Veil et du couple Macron. Le public pourra venir rendre un dernier hommage au couple Veil à partir de 16 heures.

Simone et Antoine Veil seront descendus lundi matin, en présence uniquement de la famille, dans le caveau VI, où reposent déjà Jean Moulin et André Malraux, deux grands résistants, Jean Monnet, l’un des fondateurs de la Communauté européenne du charbon et de l’acier (CECA), et René Cassin, prix Nobel de la paix en 1968.

Britney Delsey pour DayNewsWorld

 

UNE PISCINE AU FORT DE BREGANCON

OU LE FAIT DU PRINCE

Le couple présidentiel envisage d'installer une piscine dans l'enceinte du fort varois, villégiature du chef de l'Etat .Il a décidé de passer ses vacances cet été au fort de Brégançon, villégiature des présidents de la République, situé sur la commune varoise de Bormes-les-Mimosas.

Le général De Gaulle avait été le premier président de la République à y séjourner en août 1964. Georges Pompidou, Valéry Giscard d’Estaing ou Jacques Chirac étaient amoureux du site. Et François Hollande y passa son premier été de président avec Valérie Trierweiler. Et ils s'y sont rendus en villégiature , heureux de jouir d'une imposante bâtisse construite entre le XIIIe et le XVIIe siècle avec une plage privée en contrebas. Le fort de Brégançon, édifié sur un îlot de la commune varoise de Bormes-les-Mimosas, ceinturé de jardins-terrasses arborés et fleuris a « cadre enchanteur » doté d'un « panorama exceptionnel » selon les tablettes du Centre des monuments nationaux. Située en contrebas du fort, une superbe plage privée.

Mais au goût des Macron, elle ne serait pas assez isolée! En contrebas du fort . « A 300 mètres du bord, les bateaux peuvent mouiller. D’ailleurs les paparazzis font des photos de tous les présidents qui y séjournent. Et Emmanuel Macron et son épouse ont des petits-enfants, dont ils souhaitent préserver l’intimité. »

Brigitte et Emmanuel Macron veulent se prélasser au soleil du Lavandou au bord d’une piscine cet été au fort de Brégançon.

L'Elysée a confirmé que le projet était bel et bien « à l'étude » dans la villégiature varoise : « Cette étude concerne aussi bien les règles relevant des architectes des bâtiments de France, que les questions techniques et financières, explique L’Elysée dans un communiqué relayé par L’Express. Elle devrait remonter au président dans les semaines qui viennent (...) Ce sera probablement une piscine hors sol, car il est impossible de creuser un bassin. Classé monument historique, le fort de Brégançon ne peut pas être soumis à des travaux trop lourds. D'où le choix probable d'une piscine hors sol. En revanche, L'Elysée n'a pas souhaité s’exprimer sur le coût de ces travaux : « Nous ne connaissons pas le coût à ce stade, mais il faut qu'il soit raisonnable » . Le coût total de cet aménagement serait intégré aux 150.000 euros que l'Élysée met au pot chaque année pour l'entretien du fort de Brégançon. Théoriquement, le coût d'achat d'une piscine hors sol serait inférieur à celui des moyens déployés en mer pour garantir la sécurité et la tranquillité du couple présidentiel...

Les Macron jugeant cette bâtisse un peu austère ont déjà  engagé des travaux dans la demeure d’été des chefs de l’Etat en rafraîchissant certaines pièces, la cuisine notamment. Et un nouveau coup de peinture est également prévu avant cet été. Alors pourquoi pas maintenant une piscine ?

Une piscine hors-sol bien entendu : le site étant classé monument historique, il est impossible d’y creuser un bassin. Une étude est en cours concernant aussi bien les règles relevant des architectes des bâtiments de France que les questions techniques et financières.

La raison invoquée : la préservation de l'intimité. Les prédécesseurs de ce couple s'étaient contentés de la beauté de ce lieu, mais ce couple  avide de belles choses (la vaisselle de Sèvres pour un coût estimé à 500000 euros réellement, pour faire rayonner les arts nous a -t-on dit) a d'autres exigences!!

Egalement pour leur confort et leur intimité le couple Macron referment les portes du fort de Brégançon au public...Le fait du prince.

Kate White pour DayNewsWorld

 

DECRET PUBLIE POUR LES 80KM/ HEURES

MALGRE LA FORTE OPPOSITION DES SENATEURS

Le décret d'application abaissant de 90 km/h à 80 km/h la vitesse maximale autorisée sur 400.000 kilomètres de routes secondaires à partir du 1er juillet a été publié dans la nuit de samedi à dimanche au Journal officiel, après des mois de controverses !

Cette limitation de vitesse s'appliquera sur les routes secondaires à double sens sans séparateur central (muret, glissière), soit 40% du réseau routier français.

Source de sempiternelles querelles, cette mesure viserait à réduire la mortalité routière...

Face à l'ire de leurs administrés, des sénateurs avaient créé un groupe de travail pour évaluer "l'utilité et l'efficacité" de la mesure.

Ils préconisaient une application "décentralisée et ciblée", avec des routes limitées à 80 km/h choisies au niveau des départements en fonction de leur dangerosité.

L'option, quoique des plus judicieuse, n'a pas été retenue par le gouvernement.

Une « clause de rendez-vous » est fixée au 1er juillet 2020. « Si les résultats ne sont pas à la hauteur de nos espérances, (…) le gouvernement prendra ses responsabilités », a assuré Edouard Philippe.

Raison sécuritaire ? ! Pas seulemennt, semblerait-il... !!!!!!!

Sandra Stac pour DayNewsWorld

 

LA DISPUTE ENTRE MARLENE SCHIAPPA ET SON PERE COMMUNISTE A TRAVERS LES RESAUX SOCIAUX

La secrétaire d’État à l’Égalité femmes-hommes a cru bon de citer Karl Marx pour appuyer la vision du gouvernement concernant le RSA.

« Toucher 550€ de RSA par mois ne permet pas de sortir de la pauvreté s’il n’y a pas d’accompagnement efficace vers le travail. Un vrai travail, un vrai salaire : voilà le projet du gouvernement ! », s’est-elle enthousiasmée, avant de citer Marx : « L’émancipation des travailleurs sera l’œuvre des travailleurs eux-mêmes ».

Mais il semblerait qu'elle méconnaisse selon son père, ex-enseignant trotskiste, la pensée de Marx. En effet Jean-Marc Schiappa, a publié un texte sur Facebook visant sa fille et ses références à l’auteur du Capital .

Non seulement il rectifie une erreur de sa fille qui commet une première erreur attribue la phrase au philosophe allemand .C’est « la 1re Internationale [qui] écrit, sur proposition de Karl Marx (donc il est inexact de citer cette phrase comme venant du seul Marx), “l’émancipation des travailleurs sera l’œuvre des travailleurs eux-mêmes” », rectifie l’ancien délégué syndical Force ouvrière.

Mais il lui donne une leçon de philosophie politique visant à la fois la secrétaire d’Etat (sans jamais la nommer néanmoins), le gouvernement auquel elle appartient et la politique menée.

Pour Schiappa père, sa fille est totalement hors sujet. « Il s’agit d’une œuvre collective (“les travailleurs”) et non individuelle (chaque travailleur devant se débrouiller tout seul) ; le but est l’émancipation collective (et non une réussite personnelle — laquelle, au demeurant ?), celle des travailleurs, du prolétariat, rappelle-t-il sur le réseau social. On ne peut attendre de salut de personne sauf de l’action organisée, donc consciente. ». On est bien loin de l'individualisme des start-up...

Marlène Schiappa, « humble valet » des « intérêts conservateurs »

Le Parti communiste français lui aussi s'est montré ulcéré après l'intervention pour appuyer la politique gouvernementale de la secrétaire chargée de l’Égalité entre les femmes et les hommes

Le PCF a pris à son tour sa plume réplique, citant Le Capital, ouvrage fondateur du communisme: « Quand Marx parle de l’émancipation des travailleurs, c’est justement pour se débarrasser des gens comme vous qui défendez ‘les intérêts conservateurs dont [vous êtes] l’humble valet’ ».

Toujours sur Twitter, Marlène Schiappa a réagi au message de son père, expliquant que son "désaccord politique" avec lui n'avait "rien de neuf", tout en critiquant le titre choisi par Le Monde, qui parle de "leçon" donnée par son père, une façon sexiste de présenter les choses à ses yeux .

« Le patriarcat a de beaux jours devant lui », écrit-elle.

Britney Delsey pour DayNewsWorld

 

LE PRESIDENT DES TRES RICHES CHANGE

LA VAISSELLE DE L'ELYSEE

C’est le JDD du 10 juin 2018 qui le premier a soulevé le lièvre, l’information ayant été reprise rapidement par Valeurs Actuelles… puis aujourd’hui par le Canard Enchaîné qui a ajouté des commentaires encore plus grinçants.

Et nous allons en faire autant, tant l’information devient inconvenante par les temps qui courent !

Donc, le couple Macron va dépenser 50 000 € pour remplacer la vaisselle de l’Elysée !!!…

« Fantaisies Royales » ou soutien au « rayonnement des arts »! On peine à choisir entre l’un et l’autre ?

Ce que l’on sait concrètement néanmoins, c’est que ces 50 000 € sont destinés à rémunérer les 30 artistes qui ont participé au concours organisé par la Manufacture de Sèvre, étant précisé qu’un seul a été retenu pour le dessin.

C’est le Ministère de la Culture qui devrait assumer cette dépense de 50 000 € !

Et, c’est l’artiste Evariste Richer qui a été retenu à l’issue du concours.

Evariste Richer est né en 1968 à Montpellier. Il est diplômé de l’Ecole des Beaux Arts de Grenoble et de l’Ecole Supérieure des Arts de Cergy Pontoise, ville ou pour la première fois, en 2001, il a présenté ses œuvres à la « Rétine » une Galerie/ Centre d’Art Contemporain.

Le nouveau service de l’Elysée (230 à 270 couverts) qui devrait s’appeler « Bleu – la couleur royale – Elysée » utilisera le « Bleu de Sèvres » tant pour les listels des assiettes que pour leur centre, lequel sur fond blanc, verra s’inscrire  le dessin « des traits du bâti des bâtiments de l’Elysée  présenté graphiquement, en plan ».

Ce choix, fait selon toute probabilité par la Première Dame, a pour objectif déclaré de « donner un coup de jeune » à l’allure des grands banquets de la Présidence de la République ???

Don't acte !

Mais cette décision aurait aussi été prise parce que la vaisselle actuelle présente quelques traces d’usure ; (la vaisselle est pourtant faite à la main à l’Elysée pour éviter cette usure !) ; et elle aurait, également été prise, parce qu’il y aurait eu un peu de casse  depuis la livraison sous la présidence Chirac du service actuel « Bleu Constellation » ?

Au demeurant, l’information a tourné « à la farce » sur fond d’indignation, sur les réseaux sociaux : « quelle honte, peut on y lire, le roi Macron a besoin d’une nouvelle vaisselle payée 50 000 € ( ?), ceci alors même qu’il oblige les contribuables, les retraités ou les pauvres  à se serrer la ceinture » … car " il faut bien financer les « Fantaisies Royales » ? Waouh ! L’échafaud ne semble pas loin !"

Mais à l’inverse, serait –il possible que cette décision ait surtout été prise par l’Elysée pour soutenir l’Art et le Savoir Faire français ?

Pourquoi pas ?

Mais de ce point de vue, étant donné que le projet d’Evariste Richer n’est encore pas visible, on a envie de poser quelques questions complémentaires.

Evariste Richer aurait une pratique artistique inspirée par « la régénération de l’Univers et de ses phénomènes naturels ou encore des mécanismes  de l’univers » (on ne sait pas si à ce propos Nicolas Hulot a été consulté ?) ou encore une pratique inspirée par « l’impermanence des choses et du relativisme lié à des notions de vérités ».

Par suite une question ? Sur ce dernier point, le mandat présidentiel d’Emmanuel Macron relèverait-il de ces caractéristiques compte- tenu de sa pensée complexe - et relative - qui d’ores et déjà semble marquer par les incertitudes  -impermanence des choses - quant à sa durée. ?

Nous ne répondrons pas et nous resterons pour notre part, encore et toujours  dans le concret, les pieds dans la glaise, en  rappelant que le Canard Enchainé vient de révéler , ce matin même,  le vrai coût du service de vaisselle, lequel voisinerait les 1,2 M €, le coût moyen d’une assiette de porcelaine de Sèvre étant d’environ 400 €. (Et 1300 à 1400 pièces doivent être fabriquées).

Mais ce coût ne serait pas assumé par le budget de l’Elysée, la Manufacture de Sèvre ayant décidé de prendre à sa charge le coût de fabrication ?

Là ! Cette information nous a heurtés profondément et en a heurté plus d’un !

En effet, les reformes engagées par Nicolas Sarkozy sous sa présidence, pour rendre plus transparent le budget de fonctionnement de l’Elysée impose désormais que celui-ci ne fasse plus supporter certaines de ses dépenses propres par un autre service de l’Etat ou des structures financées par l’Etat.

Or le budget de la prestigieuse Manufacture  de Sèvre est financé à 60% par le budget de l’Etat…et donc par le contribuable…

« Passez il n’y a rien à voir ! » C’est le message que semble faire passer depuis peu, le mutisme de l’Elysée sachant que ces dernières révélations, qui ont renforcé l’indignation des internautes ou des lecteurs, ont  été jugées par le Palais présidentiel, mesquines, car insensibles au rayonnement des Arts Français via la célèbre Manufacture ?

Au demeurant, les commentaires acerbes sur le sujet ne disent pas si pour compenser, des Français les plus en colère, seront invités à la dînette à l’Elysée, ni si, en « punition » Emmanuel Macron serait personnellement obligé de prendre à sa charge le prix du liquide vaisselle de l’Elysée..

Et de nouveaux commentaires de tomber à nouveau, dès ce matin, lesquels reprennent à leur compte sur le sujet, les propos d’Emmanuel Macron d’hier.

« Mais qu’est qu’on dépense comme pognon, pour rien et pour aucune efficacité  en achetant  un nouveau service de vaisselle pour l’Elysée !! ».

Tweet de ce matin du service communication de l’Elysée, tweet diffusant une vidéo dans laquelle on entend Emmanuel Macron dire, très énervé: «  mais qu’est qu’on dépense comme pognon dans les minima sociaux, et ceci pour aucune efficacité … »

Clara Mitchell pour DayNewsWorld

 

RUSSIE LE PROJET CORRIDOR

Le projet « Corridor » est un projet lancé en 2000 par le Ministre Russe des Transports.

La Russie a en effet décidé à l’époque de construire son propre projet de « canal de Suez » pour contourner le contrôle des Etats-Unis et de l’Europe sur le Canal de Suez existant.

Jusqu’à présent, les cargaisons en provenance de l’Inde et de l’Asie du Sud Est étaient transportées vers l’Europe, via le canal de Suez construit par la compagnie de Ferdinand de Lesseps entre 1859 et 1869, élargi et doublé en 2015, pour servir de tremplin au développement des échanges mondiaux.

Avec ce nouvel itinéraire, l’INSTC (International North South Transport Corridor) pourra mener les cargaisons de Saint Petersbourg à la métropole Indienne de Mumbai via l’Iran et l’Azerbaïdjan en passant par Astrakhan.

Outre l’objectif de contournement du contrôle par l’Europe et les Etats-Unis des voies maritimes, ce nouvel itinéraire, qui a quitté sa phase d’études, devrait permettre de réduire de 30% le coût des échanges commerciaux entre l’Inde, le Sud Est Asiatique et la mer Baltique. Ce nouvel axe de circulation est en effet nettement plus court que l’itinéraire standard du canal de Suez actuel, avec seulement 7200 km de longueur. Au lieu de mettre 35 à 40 jours, le fret transporté dans l’avenir ne devrait plus mettre que 20 à 23 jours, un gain de temps et d’argent.

La feuille de route du projet devrait être présentée prochainement à tous les Etats participants.

Mais curieusement la presse française n’a pas ou peu évoqué cette affaire, dont l’importance tant sur le plan commercial que géopolitique, n’est pas à démontrer, et ceci alors même qu’elle a relaté la récente rencontre entre Emmanuel Macron et Vladimir Poutine à Saint- Petersbourg.

Pourtant Emmanuel Macron a passé 2 jours en Russie pour assister au forum économique international, où il était invité d’honneur, forum qui s’est tenu du 24 au 26 mai 2018 avec en prime donc, une rencontre en tête à tête Vladimir Poutine.

Pitoyable ! Lamentable ! Mais il faut dire que depuis de nombreux mois l’Elysée a fermé ses portes à la Presse russe !

Globalement la rencontre entre les deux chefs d’Etat a été néanmoins été jugée « positive »

Mais quelques esprits chagrins, au demeurant lucides, ont malgré cela dépeint la position et le comportement du Président de la République française comme « une danse politique », hésitant, en pas de deux, entre ses relations voulues indiscutables, avec Vladimir Poutine et les signes de « cordiale amitié » échangés entre lui et Donald Trump à l’occasion du voyage officiel du couple présidentiel à Washington en avril 2018…

Et cette situation n’a pas manqué naturellement de nous donner envie de plagier le dicton « Souvent Macron varie, bien fol qui s’y fie »

Les relations de la France avec la Russie sont pourtant aujourd’hui, il faut le rappeler, particulièrement difficiles, ceci sous fond de sanctions économiques décidées par l’UE après l’affaire Ukrainienne.

Une « Histoire » qui a permis à Vladimir Poutine, qui est aujourd’hui un homme politique expérimenté (18 ans de pouvoir) de rappeler au « jeune » président de la République Française « représentant du nouveau monde » et se voulant, sans mandat officiel, représentant de l’Europe… que les choses avaient changé.

Vladimir Poutine pas manqué en effet de rappeler à l'occasion la description gaullienne du vieux monde russe faite par Emmanuel Macron que celle-ci n’était plus de mise présentement. La Russie ne s’étend plus de l’Oural à l’Atlantique mais désormais de « Lisbonne à Vladivostok ». Dont acte !

Il faut cependant remarquer le télescopage inouï entre ces informations et l’entretien téléphonique violent qui a eu lieu entre Donald Trump et Emmanuel Macron, il y a quelques heures, ce dernier ayant donné au Président des Etats-Unis, une leçon sur la légalité sur la liberté des échanges commerciaux internationaux ! Autant dire que la leçon n’a pas été appréciée …

Aussi, entre ces deux maitres du monde, on ne peut manquer de se poser la question de savoir sur quel strapontin le Président ambitieux de la République Française va-t-il s’asseoir ?

Car la Russie est devenue un partenaire économique et politique redoutable sur plan mondial, constat qui conduit obligatoirement à admettre que les sanctions économiques pratiquées par la France et l’UE dans la dernière décennie , ont poussé, contre toute attente, celle-ci à se tourner davantage vers la Chine et l’Asie, tout en l’aidant simultanément à développer son agriculture et ses industries de pointes, pétrolières notamment.

Le projet lourd financièrement et ambitieux politiquement du canal dit « le  Corridor » en sont le témoignage.

La Russie défie depuis quelques années, sur tous les fronts, les Etats-Unis et l’Europe, et ce faisant, ses orientations et ses appétits féroces donnent corps à la création d’une zone hors dollar (et pétrodollars), tant redoutée par l’Amérique, mais seule garantie efficace pour beaucoup au développement d’un monde multipolaire dont l’objectif est de purger les tendances impérialistes américaines.

Dans ce combat de titans on doit donc s’interroger sur la place que la France occupera sur l’échiquier mondial, la caution d’un jeune président, prétendant représenter le monde moderne et son avenir , n’étant pas, d’évidence assurée.

Clara Mitchell pour DayNewsWorld

 

LA POLITIQUE D'INTEGRATION DES REFUGIES EN FRANCE

Près de trois mois après l'adoption de la loi asile et immigration, le premier ministre a annoncé mardi 5 juin différentes mesures susceptibles d'améliorer l’intégration des étrangers notamment des réfugiés, en France sans toutefois les chiffrer. Il s'agit de rattraper «les retards de la promesse octroyée par la République» et le «manque d'ambition» en matière d'intégration, a déclaré le premier ministre. Ces mesures sont largement inspirées des «72 propositions pour une politique ambitieuse d'intégration des étrangers arrivant en France», consignées dans le rapport du député LREM du Val-d'Oise, Aurélien Taché.

Le doublement du volume d'heures de langue

Dès 2019, les étrangers s'installant légalement en France bénéficieront du doublement des heures de cours de langue soit 400 heures afin de se rapprocher des standards européens allemands ou norvégiens. 600 heures seront consacrées pour les personnes «ne sachant, ni lire, ni écrire», ce environ concernerait environ 3500 personnes, selon l'Ofii (Office français de l'immigration et de l'intégration). Des classes «plus petites, plus homogènes» seront formées et des gardes d'enfant seront développées pour que les jeunes parents puissent assister au cours.

Le renforcement de l'insertion professionnelle

Aujourd'hui, seul 35% des immigrés arrivés il y a moins de cinq ans ont un emploi, selon l'OCDE. Dans le souci de lever les «freins» à l'accès à l'emploi pour les immigrés plusieurs pistes ont été évoquées comme le développement des formations linguistiques à visée professionnelle, une meilleure reconnaissance des formations et des expériences antérieures, ainsi qu'une meilleure «mobilisation des réseaux d'entreprise» telles que la Fondation agir contre l'exclusion (FACE). Chaque primo-arrivant en recherche d'emploi bénéficiera d'un entretien professionnel et de parcours d'accompagnement. Le programme Hope (Hébergement, orientation, parcours vers l'emploi) proposant huit mois de formation linguistique et d'apprentissage dans des secteurs en tension comme le BTP, sera étendu à 3000 réfugiés, contre 1000 actuellement.

Une meilleure insertion dans la société

L’insertion dans la société passera par une réforme du Contrat d'intégration républicaine (CIR), un programme pour les primo-arrivants obtenant un titre de séjour. Ainsi la formation civique s'étalera sur 24 heures, au lieu des 12 heures actuellement. Pour les jeunes, le développement de parcours spécifiques est annoncé: ainsi un « sas linguistique et socio-professionnel », d'une durée de 3 à 6 mois, sera mis en place pour 3000 jeunes étrangers récemment arrivés en France dès 2018 (et 5 000 en 2019). Les jeunes se verront également attribuer le «pass culture» de 500 euros, tout comme les autres jeunes Français.Des projets spécifiques destinés aux réfugiés seront développés avec la plateforme «sport facteur d'inclusion sociale». Une campagne nationale de service civique pour les réfugiés sera également lancée .Pour améliorer l’accès aux comptes bancaires, un groupe de travail va être mis en place avec le Groupe La Poste.

Edouard Philippe a aussi rappelé la difficulté d'accéder au logement pour les réfugiés. Les mesures d'accompagnement, telles que l'hébergement citoyen chez des particuliers seront reconduites, dans le cadre de la circulaire de décembre dernier demandant aux préfets de mobiliser 20.000 logements pour les réfugiés.

« Cette politique d’intégration, c’est un sujet essentiel, d’intérêt, de dignité pour l’ensemble de la nation française », a  déclaré Edouard Philippe à l’issue d’un comité interministériel à Matignon.

Britney Delsey pour DayNewsWorld

 

MACRON AURAIT-IL TRICHE SUR

SA DECLARATION DE PATRIMOINE ?

Anticor estime que "le caractère exhaustif, exact et sincère" de la déclaration de patrimoine du candidat d'En Marche à la présidentielle manque de clarté et doit être soumis pour vérification à la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique (HATVP). En effet la fortune personnelle d'Emmanuel Macron suscite bien des questions.

L'association anticorruption Anticor pointe un "manque de cohérence entre les revenus et le patrimoine déclarés" du candidat.

Comme gérant, puis associé-gérant chez Rotschild & Cie entre 2008 et 2012, il n'est soumis pas soumis à l'impôt sur la fortune (ISF) .Lors de son entrée au gouvernement sa déclaration de patrimoine paraît étrangement modeste pour un ancien banquier d'affaires.

Anticor s'interroge donc avec raison.

Difficile de jongler avec les chiffres et de retomber sur ses pieds avec les déclarations d'un ancien banquier.

Dans sa déclaration d'intérêts signée le 24 octobre 2014, Emmanuel Macron indique qu'il a perçu, en tant que banquier à la banque Rothschild puis comme secrétaire général adjoint à la présidence de la République, "3,3 millions d'euros de revenus avant impôts"sur la période de 2009 jusqu'à son entrée au gouvernement comme ministre de l'Economie en août 2014, selon un communiqué d'Anticor.

Ses activités dans la banque d'affaires lui ont permis de toucher "2,8 millions d'euros" entre 2009 et sa nomination en mai 2012 au secrétariat général de la présidence sous François Hollande.

Mais dans sa déclaration de patrimoine, signée également en octobre 2014, M. Macron a fait état d’un patrimoine de « 1,2 million d’euros et d’un endettement de 1 million d’euros », « soit un patrimoine net de seulement 200 000 euros »

L’association Anticor a annoncé lundi 13 mars qu'elle a saisi la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique (HATVP) pour lui demander de « vérifier le caractère exhaustif, exact et sincère » de la déclaration de patrimoine d’Emmanuel Macron.

Dans son communiqué, Anticor dénonce un « manque de cohérence entre les revenus et le patrimoine déclarés ».

A SUIVRE !

Steven Colton pour DayNewsWorld

 

LE BRAS DROIT DE MACRON VISE PAR UNE PLAINTE POUR CORRUPTION

Le secrétaire général de l'Elysée, Alexis Kohler, est dans le collimateur de la justice pour corruption. Alexis Kohler est en visé par une plainte pour «prise illégale d'intérêt», «trafic d'influence» et «corruption passive» déposée par l'association Anticor au parquet national financier ce vendredi en raison de ses liens familiaux avec l’armateur italo-suisse MSC.

S’appuyant sur les révélations de Mediapart début mai, on apprend qu' Alexis Kohler est lié aux Aponte, la famille italienne fondatrice et propriétaire de la société Mediterranean Shipping Company (MSC).

La mère d’Alexis Kohler n' est autre que la cousine germaine de Rafaela Aponte, qui a cofondé MSC avec son mari, Gianluigi, en 1970.

Le haut fonctionnaire est un proche cousin des principaux actionnaires de ce groupe de transport maritime.

L'association anticorruption entend ainsi dénoncer les liens familiaux et professionnels étroits qui existent entre le bras droit du président Emmanuel Macron et l'armateur italo-suisse MSC, client important des chantiers navals français de Saint-Nazaire.

En effet M. Kohler et l’armateur MSC, un groupe privé italo-suisse ont mené une série de négociations ces dernières années, alor's que le haut fonctionnaire occupait des postes-clés au ministère de l’économie. D'ailleurs lorsqu’il a « pantouflé » en août 2016, c'était pour rejoindre le groupe MSC à Genève en tant que directeur financier de ce groupe italien de droit suisse.

Christophe Castaner a refusé lundi de parler d'« affaire » Alexis Kohler.

Alexis Kohler, le plus puissant  haut fonctionnaire de France, va-t-il devoir rendre des comptes à la justice ?

Britney Delsey pour DayNewsWorld

 

L'AN- I POLITIQUE DE HULOT

ET SON BILAN DESASTREUX

Le ministre de la Transition écologique vient chez Jean-Jacques Bourdin, la mine défaite, montrant ses doutes sur son bilan.

Il est vrai que ses dossiers n'avancent qu' à pas de tortue.« Je vois surtout ce qu'il reste à faire... Jusqu'à l'été, j'ai la tête sous l'eau. Cette évaluation-là, je la ferai cet été. J'aurai suffisamment d'éléments pour voir si je participe à cette transformation sociétale », dit-il.

Emmanuel Macron avait promis d'évaluer ses ministres ; c'est lui-même que Nicolas Hulot s'apprête à évaluer . « Cet été, on aura avec le président et le Premier ministre un moment de vérité.... Si je sens qu'on n'avance pas [...] j'en tirerai les leçons. » . C'est lui qui décidera.

Hulot agace ses confrères. « Il habille son manque de travail par un manque d'ambition des autres !de travail par un manque d'ambition des autres ! », grince-t-on . « Il fait la preuve qu'il n'a pas le mental d'un ministre. »

Il arrive même à déchaîner les réseaux sociaux qui testent un nouveau hashtag #unjobpourhulot. Et à Edouard Philippe de lui prodiguer une séance de « câlinothérapie » à son tour.

Mais ceci ne met qu'en lumière la vacuité du personnage qui jusqu'ici n'a fait qu'avaler des couleuvres...

Nucléaire, huile de palme, pesticides sont trois dossiers des plus encombrants pour Nicolas Hulot

Le candidat d'En Marche avait promis de réduire la part de nucléaire dans l'énergie française à 50%, alors qu'elle est actuellement de 75%, à l'horizon 2025. Mais force fut de reconnaître, en novembre dernier, pour Nicolas Hulot que l'engagement serait difficile à tenir dans les délais, inscrits dans la loi énergétique de 2015.

Passons à l'huile de palme et à la déforestation

Voilà Total qui a reconverti la raffinerie de La Mède (Bouches-du-Rhône) dans la production de biodiesel en utilisant des matières végétales. Et pour ce faire le ministère de l'Écologie a tout simplement donner l'autorisation au groupe d' importer 300.000 tonnes par an d'huile de palme d'Indonésie ou de Malaisie. « Je leur demande, j'ai eu (le PDG de Total, Patrick) Pouyanné, de réduire au maximum l'utilisation d'huile de palme (...) et d'essayer d'année en année de réduire la part d'huile de palme et d'augmenter la part d'huiles usagées », a martelé Nicolas Hulot alors que l'huile de palme contribue à la déforestation. Mais contrairement à ce que dit Total, que son huile viendrait de forêts certifiées durables, un rapport d'une fondation hollandaise a montré que ces certifications, en Indonésie notamment, n'étaient pas très sérieuse...

Et ne parlons pas de l'épisode pesticides !

Alors que le gouvernement demande aux agriculteurs français de se diversifier !








Alyson Braxton pour DayNewsWorld

AFFAIRE JEROME CAHUZAC LE PARADOXE !

Jérôme Cahuzac ne souhaitait pas aller en prison !

Quatre ans de prison dont deux avec sursis c’est le prix fixé par la Cour d’Appel de Paris pour le paradoxe de Jérôme Cahuzac

L’ancien ministre avait fait appel de sa condamnation de première instance du 8 décembre 2016 pour cette raison essentiellement, n’arrivant pas à se résoudre à subir cette peine infamante et insupportable, assimilée par lui à une petite mort sociale, au travers de la condamnation que le Tribunal Correctionnel de Paris lui avait infligé avec 3 ans de prison ferme.

Tout en augmentant le quantum de la peine principale en fixant la condamnation de Jérôme Cahuzac à 4 ans de prison, la Cour d’Appel de Paris  a assorti cette condamnation de 2 ans de prison avec sursis.

Les deux ans de prison ferme résiduels pourront donc être aménagés par le port d’un bracelet électronique ou des Travaux d’intérêt général (TIG) ou encore …etc.

Le panel des peines de substitution offert par le Code de Procédure pénale est large sur ce point.

Les conditions précises de cet aménagement de peine seront définis par un juge d’application des peines, que Jérôme Cahuzac va rencontrer  prochainement, très probablement, accompagné de son avocat

Jérôme Cahuzac a été aussi condamné à 300 000 € d’amende et 5 ans d’éligibilité.

Pour obtenir ce résultat, Jérôme Cahuzac a  non seulement dû faire appel de la décision de première instance, mais également s’allouer les services du célèbre ténor du barreau, Maître Dupont Moretti.

La décision de la Cour d’Appel de Paris d’aujourd’hui qui a certes donné satisfaction à l’ancien ministre et à son conseil, a corrélativement et inversement voulu maintenir une sanction exemplaire, ceci à raison des mensonges dans lesquels Jérôme Cahuzac s’était enfermé et mais aussi qu’il avait aussi outrageusement  médiatisé, par bravade.

L’affaire Cahuzac avait, rappelons-le, fait trembler le gouvernement de François Hollande pendant de nombreux mois, le Ministre des Finances en ayant été le pilier.

Pendant plusieurs semaines, « les yeux dans les yeux », le Ministre avait assurer qu’il n’avait pas de compte caché à l’étranger, avant de se résoudre , devant les faits accablants révélés par l’enquête, à avouer qu’il avait un compte en Suisse et un autre à Singapour. Des comptes ouverts sous le pseudo de « Birdie » et alimentés à hauteur de 3 millions d’euros, trois millions d’euros qui avaient échappés à l’impôt.

Triste fin politique d’un homme qui avait été un super chirurgien, un super maire, un super député et un super ministre….

L’avenir de toute une gauche conquérante alors…

A l’issue du verdict, Jérôme Cahuzac s’est jeté dans les bras d’un ami qui l’attendait, probablement soulagé.

Depuis que  l’affaire  a éclaté, Jérôme Cahuzac a sombré dans le remord et la solitude, abandonnant volontairement ou non toute vie sociale, se calfeutrant à l’abri des regards dans la maison familiale de Corse. Même retrouver une activité dans un ONG est devenu pour lui un problème et une difficulté !

L’affaire Cahuzac est pour certains la plus grave de la Vème République. Elle a tellement marqué les esprits que depuis qu’elle a éclaté de nombreuses réformes sont intervenues pour sanctionner encore plus sévèrement le blanchiment d’argent ou la corruption.

L’affaire a également et pour partie conduit à la création du Parquet Financier de Paris qui depuis s’est vu chargé d’affaires de toutes sortes et parmi elles certaines très médiatiques à l’instar de l’affaire Bygmalion, des affaires Libyennes de Nicolas Sarkozy ou encore plus récemment l’affaire Fillon.

Nul doute que dans l’avenir, le Parquet financier se verra à nouveau confier des affaires tout aussi retentissantes, peut être même  un jour, celle relative au financement de la campagne des présidentielles d’Emmanuel Macron.

Clara Mitchell pour DayNewsWorld

MARION MARECHAL LE PEN FUTURE

CHEF DE FILE DE LA DROITE SUR LYON ?

Dans une édition précédente, nous avons évoqué la prestation de Marion Marechal Le Pen devant les conservateurs américains Républicains, emballés !

Simultanément, nous avons évoqué l’intention de cette dernière d’ouvrir une académie politique à Lyon

Depuis, le projet d’Académie de MMLP s’est concrétisé et finalisé. C’est à Lyon et plus précisément dans le quartier de la Confluence, à deux pas de l’Hôtel de la Région Auvergne Rhône Alpes qu’il est en train de s’installer.

L’adresse exacte est désormais connue: à l’angle de la rue Smith et de la rue Casimir Perrier à Lyon, sur une surface de 400 m2.

C’est la société « Idée O’ » (basée à Montretout, au sein du domaine familial de Saint Cloud) qui a été désigné comme structure porteuse du projet.

MMLP a déjà effectué le dépôt de son projet original à l’INPI (Institut National de Protection de la Propriété Industrielle).

Les domaines d’activités de la société qui ont été déclarés sont les suivants : travaux de bureau, conseils en organisation et direction des affaires, conseils en communication, relations publiques, conduite de conférences.

Le projet de MMLP à Lyon

L’intention globale de MMLP est «de donner des armes intellectuelles, culturelles, juridiques, techniques et médiatiques aux futures générations afin qu’elles soient en mesure, le mieux possible, dans l’entreprise comme dans l’arène politique, de convaincre."

Concrètement, l’objectif de l’académie demeurera de proposer aux étudiants des formations débouchant sur des diplômes reconnus.

L’aménagement des locaux devrait être achevé dans les prochaines semaines. Une opération portes ouvertes et une campagne de communication sont d’ores et déjà programmées.

Parmi les proches de Marion Marechal Le Pen, plusieurs personnalités sont susceptibles de l’aider. C’est le cas de l’industriel Charles Beigbeder (ancien membre de l’UMP) et proche de Charles Million, ancien Ministre de la Défense , ancien Député et ancien Président de la Région Rhone Alpes. Charles Beigbeider a soutenu le lancement de l’association « l’Avant-Garde » promu par Charles Millon.

On sait également que  Christophe Boudot, chef de file des 30 conseillers régionaux Auvergne Rhône Alpes est venu l’épauler, appuyé par ses troupes. C’est très probablement cette démarche qui a valu à celui-ci son éviction du bureau politique du FN.

Au demeurant le choix de Lyon pour l’implantation de l’Académie Politique de MMLP n’a certainement pas été innocent !

Lyon a toujours été une ville ou pullulent des mouvements de droite et d’extrême droite divers et variés, à l’exemple de Génération Identitaire mais aussi de la « Manif pour tous » et son émanation politique « Sens Commun ».

S’il a été bien accueilli par certains, le projet de MMLP sur Lyon est apparu incontestablement pour d’autres comme une concurrence directe ; exemple celle de Laurent Wauquiez, le patron de LR mais aussi président de la Région Auvergne Rhône Alpes.

Pour couper court à toutes les critiques MMLP a rappelé une fois de plus qu’elle s’était mise en retrait de la politique, la politique opérationnelle n’étant plus d’actualité pour elle ; il faut reconnaitre que ce positionnement politique lui rend service pour l’instant. Il n’empêche que d’aucuns estiment très sérieusement que même dans cette configuration et grâce à sa personnalité elle participe …encore et toujours à la déstabilisation de sa tante Marine Le Pen.

Car, en effet, rien ne dit qu’elle n’aura pas un jour le goût du « reviens-y » ?

Et dans ce cas de figure ce sera peut être sans le FN, version historique, qu’elle fera son « come back », mais plutôt avec d’autres personnalités politiques comme … Laurent Wauquiez ?

Il faudra auparavant néanmoins lever quelques hypothèques, dont par exemple … son éventuelle participation aux élections municipales 2020 sur Lyon.

Sur Lyon, on sait que Gérard Collomb envisage de ne pas se représenter. Mais on sait également qu’il caresse l’idée de propulser son épouse  Caroline Collomb, de 30 ans sa cadette qui occupe depuis plusieurs mois la place de référent pour LREM, un calcul qui a déjà suscité de nombreuses critiques ... au sein même de la gauche lyonnaise.

Caroline Collomb partage actuellement son temps entre le Secrétariat d’Etat au numérique et le Ministre de l’Intérieur, son mari, « Gégé » pour les intimes. Une Caroline Collomb hyperactive depuis quelques temps, qui crie victoire pour avoir mis en place pas moins de « 24 commissions thématiques pour enrichir l’action du gouvernement » et qui envisage la création d’une « campus En Marche » pour former ceux qui veulent être élus. A bon entendeur salut !

Mais Caroline Collomb qui prépare déjà sa campagne va devoir sérieusement batailler en raison de l’hostilité que lui ont déjà manifestée plusieurs élus « En marche » comme Guy Corazzal qui a déjà déposé son logo à l’INPI.

Le nom de Nathalie Perrin Gilbert, maire du 1er arrondissement, qui pourrait représenter La France Insoumise circule aussi. Nathalie Perrin Gilbert qui est connue pour son franc parlé a déjà sorti ses boules puantes en balançant son premier adjoint à propos d’une affaire concernant le déroulement de son mariage. Bonjour l’ambiance !

Une, deux, trois ! What else !

Les municipales de Lyon pourrait donner lieur à une guerre de dames, car on parle aussi de Laurence Balas ou de la députée Anne Bugnera ou encore de l’insatiable centriste Fuziya Bouzerba.

Marion Maréchal Le Pen pourrait déjà avoir décidé de ne pas seulement décider de découvrir les charmes de LYON, la ville Lumière, l’ancienne capitale es Gaules, la ville que le Prince Charles accompagné de Camilla son épouse viennent d’honorer à l’occasion de leur récente visite.

Elle pourrait bien en effet, avoir l’ambition de participer à cette guerre de dames !

A moins que, fermez le ban, certains hommes politiques locaux ne décident de se lancer à leur tour, à l’exemple de Charles Millon qui voudrait retrouver « l’esprit d’Uriage » ou encore d’Etienne Blanc, Premier Vice Président de la Région Auvergne Rhône Alpes qui aurait selon quelques confidences savamment distillées déjà commencé une campagne discrète.

Etienne Blanc pourrait alors avoir à affronter Pascal Blache, LREM lui aussi. Pascal Blache est Maire du 6eme arrondissement, Président du micro-parti qu’il a crée, Cap Lyon Métropole. Pascal Blache qui ne cache pas ses ambitions pour Lyon aura néanmoins une tâche peu aisée.

En effet, la gauche et les macronistes sont nombreux sur Lyon ; ils sont cependant divisés ce qui fait dire à certains que l’on pourrait bien se retrouver dans la configuration d’un 2001 à l’envers. Face à la division de la droite, c’est Gérard Colomb qui l’avait alors emporté ! Cette fois- ci la solution pourrait être inversée.

Il faudra donc suivre cette histoire de salades lyonnaises …

Clara Mitchell pour DayNewsWorld

« SHOPPING DE L'ASILE » SELON LA MINISTRE NATHALIE LOISEAU

 

La ministre Nathalie Loiseau crée la polémique mais assume en dénonçant au Sénat, mercredi 9 mai le « shopping de l’asile » de certains migrants, qui choisiraient entre « la Suède et l’Italie » pour s’installer.

Interrogée sur les réfugiés en Europe, la ministre des Affaires européennes a provoqué un tollé dans les rangs de la gauche en utilisant cette expression comme si certains migrants en choisissant un pays d'acceuil faisaient leurs courses au supermarché.

« Lorsque l’on arrive du Sud-Soudan, on peut faire du shopping de l’asile et trouver qu’on est mieux en Suède qu’en Italie mais enfin tout de même », s’est emportée Nathalie Loiseau, avant d’essayer de se justifier expliquant qu’elle était allée elle-même au Sud-Soudan.

Ses propos ont fait bondir la sénatrice écologiste Esther Benbassa. « Comment osez-vous utiliser ce mot de « shopping » pour parler de gens qui sont dans la misère, dans la souffrance, dans le dénuement ? », a-t-elle répliqué vertement.

D’autres sénateurs ont également fait part de leur indignation sur Twitter.

Si la ministre s'est ensuite expliquée sur Twitter. « L'expression n’est pas heureuse en effet », selon Nathalie Loiseau, elle n'a pas pour autant retiré ses propos.

Elle a constaté que l'expression « shopping de l'asile » désigne « une réalité constatée et elle est couramment utilisée par les spécialistes du régime européen de l'asile ».

"Ce terme figure dans plusieurs textes. La lutte contre le 'shopping de l'asile' est un objectif de la révision du régime européen d'asile. La France est favorable à l'harmonisation des procédures et à la précision des responsabilités de chacun et de la solidarité entre États", a-t-elle ajouté

Carl Delsey pour DayNewsWorld

DE L'AN UN A L'AN DEUX

POUR EMMANUEL MACRON

 

Voilà un an que le Président était à la pyramide du Louvre pour sa victoire, le 7 mai 2017. En un an de réformes au pas de course le chef de l'Etat n 'entend pas baisser les bras et compte continuer son action au même tempo.

Emmanuel Macron assume répétant à l'envi qu’il mène la politique pour laquelle il a été élu le 7 mai 2017. « Je ne prends personne en traître, je fais ce que j’ai dit", se justifie-t-il régulièrement.

En un an, le Président a traité de nombreux dossiers de la loi de moralisation de la vie publique, la réforme du Code du travail par ordonnances, la loi de sécurité intérieure, la loi asile et immigration, la réforme de la SNCF, réforme de l’assurance-chômage, en passant par la réforme de la formation professionnelle… La liste est longue.

C'est sur le même chemin que veut s'engager le président pour la deuxième année sans lâcher quoique ce soit.

Dans 15 jours des annonces pour les banlieues après le rapport de Jean-Louis Borloo remis. Puis la réforme des retraite, vaste chantier : transformer les 37 régimes spéciaux en un seul système !

Mais ces "réforme à la hussarde" laissent derrière elles des crispations, des mécontentement qui existent pour des citoyens qui se sentent sur le bord de la route sans repères...

Les prisons, les hôpitaux doivent déjà faire l'objet d'un plan prévu pour cet été.

Le programme de la deuxième année d'exercice du pouvoir s'annonce chargé et mené au même rythme.

Mais il va falloir obtenir des résultats.

Les premières réformes du Président doivent commencer à porter leurs fruits pour cette deuxième année, estiment les politologues.

Si les premiers résultats ne se font pas sentir, cela laisse place au contre-pouvoir, c'est à dire à l'expression des oppositions. Emergent déjà des doute sur les effets sur le pouvoir d'achat et sur le chômage.

Le « grand projet social » promis pour 2018 par Emmanuel Macron lors de ses vœux aux Français, le 31 décembre dernier, devrait permettre d'équilibrer son action qui s'est jusqu'ici plutôt adressée aux « premiers de cordée ».

Alyson Braxton pour DayNewsWorld

«FETE A MACRON » OU LA MOBILISATION DE 2 000 MEMBRES DE FORCES DE L'ORDRE

 

Le préfet de police de Paris Michel Delpuech a annoncé vendredi 4 mai que 2 000 gendarmes et policiers seraient mobilisés pour assurer la sécurité lors de la « Fête à Macron » organisée samedi 5 mai à l’initiative du député la France insoumise François Ruffin.

Michel Delpuech a confirmé l'annonce de Gérard Collomb « un dispositif conséquent et puissant » composé de 2 000 membres des forces de l’ordre sera déployé samedi, dans le cadre de la manifestation prévue pour « faire la fête à Macron » organisée à Paris, a annoncé le préfet de police vendredi 4 mai.

« Vous avez là la traduction de l’effort supplémentaire voulu par le gouvernement », a-t-il ajouté.

Il s'agit d'un dispositif plus important que les 1 500 hommes mobilisés pour assurer la sécurité de la manifestation du 1er-Mai, qui n'ont pas pu empêcher les graves violences qui ont entraîné près de 300 interpellations et 109 gardes à vue.

Au lendemain d 'une guérilla urbaine causés par quelques 1 200 « black blocs » dont 7 seulement ont été retenus, au profils étonnant comme un centralien entre autres ...

Lors du défilé du 1er mai, le ministre de l’Intérieur, Gérard Collomb, sous le feu des critiques , avait promis « encore plus de forces de l’ordre lors des prochaines manifestations »

À l’initiative du député insoumis François Ruffin, la manifestation de samedi destinée à « faire la fête à Macron » se déroulera « dans un contexte particulier consécutif aux violences et aux exactions commises pendant la manifestation du 1er mai par un black bloc de 1 200 personnes », a rappelé le préfet.

Mais aucun appel à la violence sur les réseaux sociaux .

Mais, « il y a tout lieu de penser que des individus (...) tenteront de nouveau de s'intégrer dans les manifestations afin de constituer un black bloc. », a-t-il ajoutée menace de black blocs jusqu'ici.

Par contre sur réquisitions du procureur de la République, des contrôles pourront être menés « en amont » de la manifestation pour l'interpellation de « toutes les personnes » porteuses d'objets pouvant constituer des armes par destination.

Le cortège partira de la place de l’Opéra pour rejoindre la place de la Bastille et se disperser à Bastille vers 19 heures. Le service d’ordre des organisateurs sera composé de 150 personnes, a précisé M. Delpuech citant des chiffres avancés par M. Ruffin.

Alyson Braxton pour DayNewsWorld

POURQUOI PARLER DE DETTE ECOLOGIQUE

EN FRANCE A PARTIR DU 5 MAI

 

L'ONG WWF tire la sonnette d’alarme : chaque année cette date fatidique arrive de plus en plus tôt depuis 2014 et la France se révèle être l’un des premiers prédateurs de la planète.

Si le monde entier vivait comme la France, dès le 5 mai, la planète aurait consommé l’ensemble des ressources naturelles que la Terre peut renouveler en un an, a annoncé l’ONG WWF France.

Et elle aurait "besoin de l'équivalent de 2,9 planètes Terre pour subvenir à ses besoins", selon WWF France. Selon ce rapport, la France fait partie des 10 premiers pays à vivre à crédit cette année sur le dos de la nature, derrière le Qatar, les États-Unis ou la Russie, mais bien avant l'Espagne ou le Maroc par exemple.

Si toute l'humanité consommait comme les Français, il faudrait près de trois planètes pour subvenir aux besoins !!!

La moyenne mondiale se situe autour de 1,7 Terre.

Pêche, agriculture, élevage, empreinte carbone, chaque année l’ONG WWF en partenariat avec Global Footprint Network calcule le « jour du dépassement » de chaque pays à à travers le monde.

L'humanité vit donc de plus en plus « à crédit » d'un point de vue écologique.

« Nous interpellons le gouvernement pour savoir s'il est prêt à mettre en place une vraie stratégie de désendettement écologique», souligne le directeur de WWF France.

Cette situation préoccupante s'aggrave d'année en année. « Tous les scientifiques nous alertent sur le fait que la crise écologique, ce n'est pas seulement pour dans 20, 30 ou 40 ans, c'est maintenant que les impacts commencent à se faire sentir », pointe du doigt Pascal Canfin, directeur général de la WWF France « Aucun pays au monde n'a à la fois un niveau de développement économique et social satisfaisant et un respect pour les limites des ressources naturelles de la planète, « expose-t-il.

La baisse du prix du pétrole a une influence non négligeable. .

"Dix Africains ont une empreinte écologique moindre qu'un Américain", souligne l'ancien ministre délégué au développement dans le quinquennat de François Hollande. Et la France n'est donc pas exemplaire en la matière. Un paradoxe pour Pascal Canfin, alors que l'Hexagone a été l'hôte de l'accord de Paris sur le climat.

"L'empreinte écologique des Français s'est dégradée ces trois dernières années, notamment à cause de la baisse du prix du pétrole", souligne Pascal Canfin. « Les principaux responsables sont les moyens que nous utilisons pour se chauffer, se transporter et pour manger », poursuit-il

Pourtant les solutions pour sauver la planète existe.

Pascal Canfin souligne que la tendance peut être inversée..

«Nous sommes capables de diminuer drastiquement l'impact que nous exerçons sur notre planète. Nous avons toutes les solutions. Nous savons construire des maisons qui sont moins émettrices, nous savons nous passer des voitures. On sait faire, mais nous n'y sommes pas encore », martèle-t-il.

Quand on se targue d'être leader de la COP 21 !
Britney Delsey pour DayNewsWorld

EMMANUEL MACRON UN PRESIDENT

QUI DECOIT UNE GRANDE MAJORITE DES FRANCAIS

En un an, le chef de l’Etat n'a pas convaincu la majorité des Français. Loin s'en faut, il croule sous les critiques même si on lui reconnaît avoir restauré la fonction présidentielle écornée par François Hollande.

Exerçant un pouvoir de manière autoritaire et bonapartiste, son aura souffre cependant d 'un piètre bilan sur le plan social et économique.

Derrière une action qui se veut suivre la vitesse de la mondialisation, personne ne connaît sa vision d'ensemble. La connaît-il lui -même?

Une myriade de décisions, de lois, de réformes,passées le plus souvent en forces s'agglutinent les une aux autres, de même que les mécontentement que certains voudraient corporatistes, commencent à s'agréger. Réforme du Code du travail, reforme du bac, doublement des classes en CP, refonte de l’ISF, , réforme de l’apprentissage et de la formation professionnelle, lois sur l’immigration durcies, suppression du RSI, réforme de la SNCF ..

.Le quotidien des Français devient de plus en plus difficile et ces derniers n'en perçoivent pas les conséquences positives : amputations des pensions pour certains, grève à tour de bras, occupation des universités, une forme de pagaille et de mécontentement s’installe.

L'étiquette de président des riches et des villes pour près de deux tiers de la population française lui colle à la peau. La volonté d'Emmanuel Macron de démontrer le contraire avec des déplacements bien ciblés dans la France profonde ne changent en rien sa perception. Des carabistouilles certes mais où est mon dictionnaire. Ces mises en scène variées et diverses qui rompent avec la tradition font-elles de lui un Président efficace se demandent les Français ?

Pour l'économie la hausse de la dépense publique de 0,6% est troublante. .

.Le modèle social français semble clairement s 'émietter...

A cela rajoutons les révélations qui commencent à transpirer dans la presse ...sur le financement de sa campagne présidentielle...

Les Français n'ont plus qu'à aller s'acheter des fraises Tagada mais sans que la Commission nationale des comptes de campagnes et des financements politiques (CNCCFP) viennent les sommer de «  fournir des éléments démontrant le caractère électoral de cette dépense », comme l'a demandé cette dernière à l'équipe de Macron.

A SUIVRE...
Garett Skyport pour DayNewsWorld

VIOLENCES URBAINES LORS DU 1 ER MAI A PARIS

ET OPERATION DEMINAGE DU GOUVERNEMENT

Au lendemain des manifestations du 1er mai l'on fait les comptes : de violents débordements et des actes de violences en marge des cortèges ont eu lieu dans la capitale française. Le préfet de police de Paris, Michel Delpuech, a fait état de 109 personnes en garde à vue .

Les manifestations du 1er mai ont été marquées par des débordements. Le préfet de police de la capitale a annoncé mercredi 2 mai que 109 personnes étaient en garde à vue au .

Manifestement les autorités avaient été prévenues de possibles actes de violence de la part des "Black blocs" mais pour le préfet de police il n'y a pas eu de sous-estimation de la situation avec la mobilisation de 1 500 forces de l’ordre.

Un aveu de faiblesse cependant de la part du ministre de l’Intérieur qui a promis d’augmenter la présence policière lors des prochaines manifestations. « Pour les prochaines manifestations, il y aura encore plus de forces de l'ordre avec la volonté cette fois-ci de séparer totalement les manifestants de ceux qui veulent casser », a déclaré Gérard Collomb.

Que s'est-il passé ?

1 200 personnes encagoulées de la mouvance radicale d’extrême gauche des black blocs sont arrivés en groupe, bien équipés et organisés, selon la préfecture de police. La police a fait usage de tirs de gaz lacrymogènes et de deux lanceurs d’eau.

Gérard Collomb regrette la polémique naissante sur la réaction des forces de sécurité et l'étendue des dégâts, le principal pour lui étant l'absence de blessés graves ( 4 blessés de trop cependant). Même discours du côté du premier ministre Édouard Philippe .

« Soit on bouge trop vite, soit on bouge pas assez vite, soit il y a trop de monde, soit il n’y a pas assez de monde », a-t-il déclaré à propos du dispositif policier . Mais le premier ministre a surtout « constaté qu’il n’y avait pas de blessés ».

De toute façon la responsabilité du gouvernement reste en cause et les Français ne peuvent pas se contenter d'un communiqué d’Emmanuel Macron depuis l'Australie

« Le 1er mai est la journée des travailleurs, pas la journée des casseurs », a déclaré de son côté Emmanuel Macron lors d'une conférence de presse ce matin à Sydney pour marteler la « fermeté », son sésame miracle, contre les auteurs de violences « Tout sera fait pour que leurs auteurs soient identifiés et tenus responsables de leurs actes », a tweeté le président français, en déplacement en Australie.

L'opposition a donné de la voix.

Laurent Wauquiez, président des Républicains (LR), a regretté de « terribles images pour notre pays », dans un tweet. « Faillite de l’État régalien. Il est urgent de rétablir l’autorité : soutien total à nos forces de l’ordre qui font face à ces voyous », a-t-il ajouté.

L’une des porte-parole des Républicains, Lydia Guirous, a raillé Emmanuel Macron, qui « continue son road show de banquier d’affaires en Australie en oubliant les Français et leur sécurité qui. est pourtant sa mission première », déplorant que « l’État se délite dans Paris ».

Les manifestations ont rassemblé plus de 210 000 personnes en France selon la CGT. Il étaient 143 500 manifestants pour le ministère de l'Intérieur, contre près de 142 000 l’an passé.

Un premier Mai en fait confisqué aux manifestants...

Britney Delsey pour DayNewsWorld

NOTE D'HUMOUR

BRIGITTE ET EMMANUEL EN AMERIQUE

Il est difficile pour l’instant, à chaud, de tirer des enseignements sérieux  et construits sur la visite d’Emmanuel Macron à Donald Trump.

Nous nous en tiendrons donc pour l’instant aux seuls commentaires d’images dont certaines, de chaque coté de l’Atlantique ont suscité sourires, sarcasmes voire admiration eu égard à leur coté surprenant.

Un photographe malicieux a photographié de dos les deux couples présidentiels, le deuxième jour de la visite d’Emmanuel Macron à Washington.

Les deux First Ladies étaient en blanc ; Mélania Trump arborait un immense chapeau. Blanc lui aussi.

De cette photo peu protocolaire prise à la Maison Blanche, on a pu voir le fessier rebondi de Mélania Trump, voisinant avec les fesses tristes de Brigitte Macron. L’image a affolé le web ! Pour nous ce sera : No more comment !

Les embrassades étranges, sur les deux joues et les poignées de mains interminables des deux chefs d’Etat ont fait les délices des humoristes et de nous aussi.

Ces images ont interloqué de chaque coté de l’Atlantique. Elles ont même choqué aux Etats Unis où ces comportements en public sont par principe réprouvés

Du coté français, les images de Papa Donald tirant par la main Emmanuel ...

pour l’emmener à l’école ont plus surpris coté français que coté Amérique. Au delà des plaisanteries politiques, ces images sont apparues lourdes de sens.

Quand le singe « alfa » épouille son vassal lors de leur rencontre dans le  bureau ovale.

Le geste ou Donald Trump époussette les pellicules sur la veste sombre d’Emmanuel Macron, qui se voulait comme une marque de sympathie et un signe de complicité…

pourrait du coté français être considéré comme un geste destiné à humilier

Le voyage d’Emmanuel Macron à Washington a marqué les esprits. Beaucoup de questions restent pendantes avec en premier lieu celle concernant le degré d’influence de la France sur les USA. Emmanuel Macron est- il parvenu à faire changer d’avis Donald Trump sur des sujets sensibles comme ceux des Accords de Paris ou l’arme nucléaire à Téhéran?

Affaire à suivre.

Clara Maybac pour DayNewsWorld

LES AFFINITES ELECTIVES

ENTRE DONALD TRUMP ET EMMANUEL MACRON

 

Les deux chefs d'Etat auraient « une relation très spéciale », une « relation personnelle très forte ». Emmanuel Macron nous le « bassine » .

Et l’interminable poignée de mains devant les caméras on s'en souvient bien sûr.

Depuis un an, ils affichent leur amitié et se mettent en scène.

Des résultats on ne s'en souvient quasiment plus puisque Emmanuel Macron a fait chou blanc.

Mais qu'ont-ils en commun se demande-t-on Outre-Atlantique ?

Curieux cette façon de s'afficher en duo alors que tout pourrait les séparer. L'un est un homme d'affaires haut en couleur tandis que l'autre un pur produit de l'ENA passé par la banque Rotchild.

L'un s'affiche protectionniste avec son slogan « America first », l'autre ne parle que mondialisation. Donald Trump aime en Mélania le mannequin plus jeune que lui, Emmanuel Macron avec ses deux bagues aux doigts aime en Brigitte une femme plus âgée de vingt-cinq ans que lui.

Mais c’est un fait : en Europe, c’est à Emmanuel Macron que Donald Trump s’adresse.

En tant qu'ami ?

Ne soyons pas naïf ! En politique à ce niveau on a pas d'amis mais des interlocuteurs !

La France, hors période gaullienne, a toujours entretenu des liens d'amitié avec les Etats d'Amérique . La coopération?

Elle a toujours existé entre les deux puissances et il n'a pas fallu attendre le bombardement sur la Syrie-avec des morts bien évidemment- pour que les Alliés agissent ensemble.

La coopération anti-terroriste est active depuis longtemps...

Et puis ne nous voilons pas la face :

Donald Trump n'écoute pas son homologue français. Il est sorti de l'accord de Paris .

Il a mis son ambassade à Jérusalem. Il a imposé des tarifs douaniers à l'acier et l'aluminium...

Il n'a pas manqué de démentir dans la nuit même les propos selon lesquels Emmanuel Macron en personne avait persuadé le Président Américain de rester en Syrie. Faux, les soldats américains vont rentrer at home !

Pas étonnant que nombre de médias américains se montrent sceptiques, doutant que la « bonne relation » entre les deux chefs d'Etat se concrétise par de réelles avancées politiques.

C'est le scepticisme qui prévaut.

Pour le New Yorker, Bloomberg, le New York Times ou encore CNN, les efforts d'Emmanuel Macron pour séduire Donald Trump font partie de la stratégie macronienne.

« La séduction de Trump par Macron est un exercice déterminé. La question n'est pas de savoir si Trump et Macron sont amis; c'est de savoir pourquoi, et dans quel but », écrit le New Yorker.

Et au célèbre hebdomadaire de dérouler la théorie de la « bromance » entre les deux chefs d'Etats. Ce mot-valise, "bro" (frangin) et "romance" (idylle), désigne une relation amicale forte mais platonique entre deux hommes.

La théorie de la bromance de Trump et Macron repose sur le fait que leur alliance est personnelle et spéciale.

Du point de vue de Trump, elle peut l'être par la flatterie selon le journal pour qui Macron « a construit sa carrière » en flattant

Et de comparer la relation d'Emmanuel Macron et de Donald Trump à celle qu'a entretenu l'ancien ministre français avec le président, François Hollande.

Le New York Times fait la même comparaison, et va plus loin:

« Monsieur Macron a construit une carrière en offrant une attention respectueuse et flatteuse à des figures de pouvoir plus âgées que lui. Monsieur Trump n'est que le dernier dans la succession de ces hommes », écrit le quotidien américain tout en nommant François Hollande et Jacques Attali en exemple.

Pire le mot de la fin.

Jeremy Shapiro, directeur de recherche au Conseil européen des relations internationales, un think tank basé à Londres, résume la visite d'Emmanuel Macron en une phrase lapidaire :

« Cette visite diffusera le récit selon lequel que les deux hommes ont une bonne relation, mais elle ne fera peut-être pas de vraie différence.

Une relation personnelle c'est très bien, mais Trump ne s'en souvient plus une fois que vous avez quitté la pièce", lance-t-il, interrogé par Bloomberg.

Il en est fini des affinités électives !!!

Garett Skyport pour DayNewsWorld

REFORME DE LA JUSTICE

LA REFORME TOUT- EN- UN CONTESTEE

Le texte est présenté comme une réforme «globale» de toute la machine juridique : Nicole Belloubet ambitionne de s'attaquer au mal endémique de la lenteur de la machine judiciaire et désengorger l'institution.. .

Les principales dispositions d’un gigantesque projet de loi présenté par Nicole Belloubet vendredi 20 avril a été élaboré par la chancellerie à l’issue des cinq chantiers de la justice ouverts le 5 octobre. Hausse du budget de la justice, enregistrement des plaintes en ligne, généralisation des écoutes à tous les délits , les procédures, population carcérale, …, le texte balaye très large et contrairement à ce qu'annonce Nicole Belloubet le justiciable sera directement impacté.

La justice, pas toujours bien rendue semble-t-il, est un domaine ultra sensible. Le budget de la justice devra croître de 24 % entre 2017 et 2022, à 8,3 milliards d’euros.

Les emplois vacants seront comblés, et 6 500 créations nettes de poste sont programmées. 7 000 places de prison seront construites ainsi que 20 centres éducatifs fermés pour les mineurs.

La principale surprise après le passage du texte au Conseil d’Etat est l’abandon du projet de parquet national antiterroriste. Alors que le Conseil d’Etat y a vu un « risque d’isolement des magistrats » doublé d’une « rigidité inutile pour adapter les effectifs » au gré de l’évolution du terrorisme, « une réflexion complémentaire » s'avère nécessaire c'est pourquoi le procureur de Paris conserve cette compétence nationale.

Un aperçu des mesures dans ce texte de 57 articles et quelque 80 pages.

Elle s'articule autour de cinq grands chantiers définis par le gouvernement: la simplification des procédures pénale et civile, l'organisation territoriale, la numérisation, le sens et l'efficacité des peines.

Son champ d'application est large. Le texte concerne la justice civile, pénale mais aussi la procédure judiciaire. Son entrée en vigueur aurait des conséquences concrètes sur les justiciables et les acteurs du monde judiciaire.

L'objectif, pour le Premier ministre, est de « simplifier » les démarches: dans une même ville, le justiciable ira au TGI où il sera orienté vers le bon service qu'il s'agisse d'un litige sur une pension ou d'une plainte pour violences. Mais ne nous voilons pas la face la fusion est aussi un moyen de réaliser des économies.

La fusion des tribunaux d'instance (TI) et de grande instance (TGI) ne va pas sans commentaire.

Les TI sont des lieux de justice de proximité, où sont jugées les affaires civiles (surendettement, loyers impayés, tutelles, etc.) pour lesquelles la demande porte sur des sommes inférieures à 10 000 euros. Si le projet prévoit de fusionner TI et TGI quand ils sont dans une même ville , il n'en est pas de même en ce qui concerne les TI isolés seront des « chambres détachées ». Une expérimentation sera lancée dans deux régions comprenant plusieurs cours d’appel, permettant le regroupement des certains contentieux civils dans une même cour. La fusion de ces tribunaux avec les TGI est le projet le plus contesté de la réforme de la justice. Elle aboutira, selon l'Union syndicale des magistrats (USM, majoritaire) et le Syndicat de la magistrature (SM), à la suppression des tribunaux d'instance et de la fonction du juge d'instance. "Le juge d’instance est reconnu comme étant le juge de proximité, c’est le juge de celui qui n’a pas les moyens, ni intellectuel, ni numérique, ni financier de saisir une juridiction", avance Jérôme Gavaudan, qui met en garde une "volonté profonde de modifier ce qu’est l’institution judiciaire dans sa nature humaine".

Vient s'ajouter l'expérimentation d'un tribunal criminel départemental.

A mi-chemin entre cour d'assises et tribunal correctionnel, il jugera des crimes allant jusqu'à 20 ans de réclusion. Composé de magistrats uniquement et non plus de jurés populaires environ 57% des affaires actuellement jugées aux assises seraient concernées.

Sur un plan pénal, le projet vise à développer l'amende forfaitaire pour certains délits, dont l'usage de stupéfiants et favorisera aussi la comparution sur reconnaissance préalable de culpabilité.

Les modes alternatifs de règlement des différends comme la conciliation de justice, la médiation et la procédure participative par exemple vont devenir un passage obligé pour ensuite seulement saisir un juge. Les plates-formes de médiation en ligne feront l’objet d’une certification. La volonté affichée est de favoriser le règlement amiable des litiges pour éviter le recours au juge le plus possible. Au juge d'enjoindre aux parties de rencontrer un médiateur par exemple. Avec la réforme, un médiateur pourra désormais être saisi en ligne, avec des sociétés de droit privé, donc payante. "Elles n’ont ni la déontologie ni la formation", souligne Jérôme Gavauda

Les divorces contentieux ne connaîtra plus l’audience préalable de conciliation devant le juge des affaires familiales. Le consentement à une procréation médicalement assistée avec donneur sera recueilli par le notaire et non par le juge, tout comme le changement de régime matrimonial.

Les procédures d’injonction à payer seront dématérialisées et centralisées auprès d’un seul tribunal.

La simplification de la procédure pénale

Les victimes pourront porter plainte en ligne etles officiers de police judiciaire n’auront plus besoin de renouveler leur habilitation en changeant de département. La garde à vue de vingt-quatre heures pourra être renouvelée une fois sans présentation de la personne au procureur. Mais les techniques spéciales d’enquête, comme la sonorisation et la captation de données informatiques, autorisées en matière de terrorisme et de criminalité organisée, pourront l’être pour tous les crimes ! Le procureur pourra demander au juge des libertés et de la détention son accord pour des écoutes téléphoniques , aujourd’hui circonscrites à la délinquance organisée, pour tous les délits passibles d’une peine de trois ans ou plus.... La visioconférence pour une audience de renouvellement de détention provisoire sera obligatoire pour le détenu.

La composition pénale, qui permet au parquet de proposer une sanction en échange de l’extinction des poursuites, pourra être étendue à tous les délits.

Une nouvelle échelle des peines est instaurée de l’amende à la prison en passant par le stage obligatoire, le travail d’intérêt général ou la détention à domicile sous bracelet électronique. Les peines de prison de moins d’un mois sont bannies. De un à six mois, les peines s’effectueront en milieu ouvert ou sous bracelet électronique. De six mois à un an, elles pourront être aménagées par le juge d’application des peines, mais plus au-delà (elles sont aujourd’hui aménageables jusqu’à deux ans).

Le sursis avec mise à l’épreuve est renforcé en sursis probatoire avec un suivi socio-éducatif individualisé. La libération sous contrainte deviendra la règle sauf décision contraire du juge, permettant à la personne condamnée de purger le dernier tiers de sa peine en dehors de la prison.

Ce projet porté par la ministre peut n' être que très contesté.

Certes il vise à simplifier les procédures pénale et civile tout en améliorant l'efficacité des peines mais il est accusé aussi de porter atteinte aux droits de la défense et de limiter l'accès au juge, ce qui ne peut être acceptable...

Réforme de la justice : "Dans une démocratie, c’est au juge de trancher un différend" martèle Jérôme Gavaudan,

Selon lui, elle va éloigner le "justiciable de son juge".

"Beaucoup de choses ne vont pas dans cette réforme." Jérôme Gavaudan, président de la conférence des bâtonniers et avocat au barreau de Marseille, est très critique sur la réforme de la justice,

Mettre les moyens dans la justice. Pour Jérôme Gavaudan, l’urgence n’était pas à légiférer mais à mettre des moyens dans la justice. "Il n’y a pas péril dans l’institution judiciaire, mais il y a péril dans la mise des moyens", souligne-t-il. "Veut-on maintenir dans une démocratie comme la France l’accès au juge ou souhaite-t-on par des motifs d’économie, éloigner le justiciable du juge ?", s'interroge-t-il.

Une réforme contestée par de nombreux professionnels du droit, qui dénoncent un texte «attentatoires aux droits de la défense», selon la bâtonnière de Paris, Marie-Aimée Peyron.

 

Andrew Preston pour DayNewsWorld

VERS UNE CONVERGENCE DES LUTTES ?

SNCF, Air France, fonctionnaires, Ehpad, universités…

Alors que les journées d'actions sectorielles se sont multipliés, la CGT et Solidaires ont organisé jeudi une mobilisation nationale interprofessionnelle .

Le but affiché :la formation d'un front unique contre la politique du gouvernement .

Plusieurs manifestations France et rassemblement de salariés du public et du privé, ainsi que des étudiants .

Cette fois la colère se fait sentir dans de nombreux secteurs et le fameux "printemps social" espéré par les syndicats pourrait bien avoir lieu à bien regarder les chiffres.

La grève de deux jours sur cinq à la SNCF contre la réforme ferroviaire continue alors que jeudi 19 avril

dans le secteur des transports, les salariés de la RATP débrayent à partir de mercredi 22h jusqu’à samedi 7h et que la CGT et l’Unsa ont déposé un préavis pour participer à la journée de mobilisation .

Ces appels à la grève par la totalité des syndicats de fonctionnaires sont inédits depuis dix ans.

Avec cet appel à la mobilisation, les syndicats CGT et Solidaires veulent capitaliser sur les multiples mouvements de contestation pour les agréger.

De plus la colère dépasse le cadre stricte du monde du travail : universités (Tolbiac, Nanterre, Montpellier, Strasbourg) et Sciences Po connaissent également des blocages.

Les uns dans le cadre d'une mobilisation contre la réforme "Parcoursup", instaurant la "sélection" à l'entrée à l'université.

Les autres en dénonçant le manque de démocratie dans la manière de gouverner de Macron.

Emmanuel Macron a réfuté dimanche toute "coagulation" des "mécontentements", mais les grévistes du 19 avril entende en découdre et souhaitent un mouvement unitaire"première le 1er mai .

Mais les syndicats ne s'entendent pas à ce propos pour l'instant. "La convergence des luttes, ce n'est pas la tasse de thé de la CFDT.

Pour une raison simple : c'est qu'elle ne permet jamais d'avoir des résultats concrets pour les travailleurs", déclarait fin mars Laurent Berger, numéro un de la CFDT. L'arrivée de Pascal Pavageau à la tête de FO pourrait changer la donne.

Juste 50 ans après mai 68 !

Britney Delsey pour DayNewsWorld

LA CORDE DU PREMIER DE CORDEE

OFFERTE A MACRON QUI N'APPRECIE DECIDEMMENT PAS L'HUMOUR

 

L'eurodéputé belge Philippe Lamberts a offert une corde à Emmanuel Macron, ce mardi 17 au Parlement européen, à Strasbourg.

Un "cadeau" pour conclure une intervention sur la précarité des travailleurs qui n'a pas vraiment plu au Président de la République.

"Ce qui définit la cordée, c'est la corde.

Elle permet aux premiers d'avancer et aux derniers de ne pas tomber.

Mais dans nos sociétés, cette corde n'existe plus.

Les riches s'enrichissent, les classes moyennes stagnent et se précarisent tandis que les plus fragiles sont abandonnés à leur sort", a avancé l'eurodéputé. Philippe Lamberts, écologiste, a ensuite conclu son intervention en offrant une corde verte à Emmanuel Macron.

"Vous avez pris coutume d’offrir à vos hôtes un cadeau symbolique, permettez-moi de faire de même."

Paul Emison pour DayNewsWorld

PASSE D'ARMES VIRULENTES MACRON

DU HAUT DE SA SUPERBE N'A PAS CONVAINCU

Les échanges virulents entre Emmanuel Macron d'un côté et Jean-Jacques Bourdin et Edwy Plenel de l'autre faisaient monter la tension. Ambiance électrique : le macronisme ne convainc plus !

"Votre rôle est de faire dans ce pays que tout soit plus égalitaire», attaque Jean-Jacques Bourdin.

Après plusieurs échanges extrêmement tendus, Emmanuel Macron a été interrogé par Jean-Jacques Bourdin sur les nombreuses injustices qu'il constate dans le pays. «Est-ce que je vais vous dire que tout ce qui se passe dans le pays est juste? Non. Est-ce que j'entends la colère des salariés? Oui», a d'abord martelé le chef de l'État. Puis, alors que le journaliste de RMC/BFMTV jugeait que la mission du président était «très simple» en la matière, le locataire de l'Élysée s'est agacé. «Je vous remercie de me donner des instructions sur ce que je devrais faire. Je suis très sensible à cela».

 

Les journalistes et le président se sont rendus coup pour coup. Jean-Jacques Bourdin avait promis de ne pas ménager le président de la République : il l'attendait de pied ferme. Mais c'est Edwy Plenel qui a le plus malmené Emmanuel Macron lors de son entretien de ce dimanche soir diffusé sur BFMTV et Mediapart.

Premier échange, premier duel: interrogé sur la Syrie et le risque de participer à une escalade militaire en s'alliant avec Donald Trump, Emmanuel Macron a sèchement répliqué au journaliste marqué à gauche: "De là où je suis, on ne peut pas se contenter de donner des leçons de morale".

Edwy Plenel lui reproche d'avoir « divisé » le pays en multipliant les fronts sociaux . « Vous avez appelé votre mouvement En Marche, n'auriez-vous pas dû l'appeler 'En Force'? », a attaqué Edwy Plenel. », lui a répliqué le président de la République

Interrogé par Edwy Plenel, partisan affiché d'un changement de régime constitutionnel, sur la faiblesse des pouvoirs du Parlement, Emmanuel Macron l'a invité à se présenter « devant le peuple » s'il souhaite « changer la constitution ».

La ZAD:autre moment fort avec le journaliste de Médiapart.« Comme au Larzac, des choses se sont créées. Il y a des groupes de jeunes qui inventent des alternatives, ils inventent d’autres solutions, écologiques notamment », explique Edwy Plenel. Alors là le président s'emporte contre les zadistes qui ne respectent pas les lois républicaines.

« Je vais m'installer dans votre salon et dire que c'est un projet agricole alternatif ! », rétorque le président au journaliste qui évoque la destruction des 100 noms, une ferme qui avait déposé un projet agricole collectif, et non individuel comme le réclamait la préfecture. « Occuper illégalement un domaine public sans raison, ce n’est pas l’état de droit », répond Macron. Une petite allusion au ministre Hulot et la réplique du président fuse : «Vous n'êtes le ventriloque d'aucun ministre » assène le président à Edwy Plenel.

Poussé dans ses derniers retranchements, Emmanuel Macron a été jusqu'à critiquer la « malhonnêteté intellectuelle » de ses détracteurs.

Emmanuel Macron a donc joué une partie de boxe contre deux poids lourds de l'info ce dimanche soir. Edwy Plenel, fondateur de Mediapart, et Jean-Jacques Bourdin, intervieweur vedette de RMC/ BFMTV l'ont interrogé sur de nombreux sujets pendant deux heures trente. Les esprits s'échauffent. Difficile de s’entendre sur le plateau. Edwy Plenel s’agace. « Vous n'êtes pas le professeur, et nous ne sommes pas les élèves », souligne-t-il.

Une interview à l'Américaine, le style même. A l’occasion de son premier anniversaire de président, Plenel rappelle à Macron qu’il n’a pas été « élu par une adhésion majoritaire à votre programme »..J-P Bourdin l'interroge sur les dérive de l'islam et la peur des Français face aux nouveaux mœurs qu'introduit l'islam en France.

Le président de la République a critiqué à plusieurs reprises les questions des journalistes, les jugeant « orientées » ou « démagogiques « les questions peuvent vous déplaire mais nous sommes là pour le faire". Bourdin : On accepte?!

« L’Islam est là, beaucoup de concitoyens ont peur de ce fait nouveau. Ma conviction profonde c’est de pacifier les religions. A côté de ça se nourrit, l’islam radical. Il faut bien distingue les deux. « Les jeunes tentés par le djihad, c’est l’un des plus grands défis. Le problème, c'est que des femmes et des hommes utilisent la religion, des associations, pour inculquer ça à des jeunes enfants. Lorsque cet endoctrinement va jusqu'à la propagande pour le terrorisme, on peut les fermer », dit Emmanuel Macron au sujet de la radicalisation.

Un «travail de reconquête» dans certains quartiers était «l'un des plus grands défis de notre nation». «Il faut être intraitable, car c'est une lèpre de la société», a dénoncé le chef de l'Etat, parlant de l'endoctrinement qui se répandait dans certaines écoles.

A SUIVRE
Alyson Braxton pour DayNewsWorld

LE JUPITERIEN PRESIDENT

FACE A JEAN-PIERRE PERNAUD

 

Face à un Jean-Pierre Pernaut qui a des qualités humaines reconnues, une gentillesse et une compétence appréciées se tenait jeudi sur TF1 à un Emmanuel Macron assis dans une salle de classe de Berd'huis, petit village de l'Orne pour expliquer qu'il ne démordra pas de son programme .

Ce dernier qui voulait tomber de sa sphère jupitérienne ne pouvait pas trouver mieux pour assener aux téléspectateurs du JT de treize heures à l'audience spécifique, notamment des seniors et des ruraux, qu'il entendait « les inquiétudes », mais entendait aussi poursuivre « avec la même force » les réformes malgré les contestations.

Sur tous les dossiers sensibles il a défendu les décisions prises avec des arguments d'une simplicité à vous couper le souffle dont le principal se résume en une devise :

« je vous demande de me faire confiance » !

« Je ne vais pas trop vite dans mes réformes. C'est le monde qui va à toute allure.

La France doit s'adapter à ce monde en mouvement », a souligné Emmanuel Macron, lui qui veut se débarrasser de l'étiquette de « président des riches » que lui accolent ses opposants de droite comme de gauche puisque les riches n'ont pas besoin de Président. Les riches tout comme lui sont les premiers de cordée.

Le chef de l'Etat a promis un coup de pouce sur l'intéressement, toutes les entreprises jusqu'à 250 salariés pouvant désormais en distribuer sans charge ni impôt.

Un exercice de style des plus fades, empreint de froideur, malgré les remerciements que le locataire de l'Elysée a distribués aux retraités qu'il ne considèrent pas comme « des portefeuilles ».

Le premier volet d'une offensive médiatique suivi d'une seconde interview dimanche soir de deux heures avec Jean-Jacques Bourdin et Edwy Plenel, sur BFMTV, RMC et le site Mediapart.

Kelly Donaldson pour DayNewsWorld

LA GROGNE DES FRANCAIS MONTE

Certes si trois quart des Français, selon le sondage d'Elabe, se disent favorables à l'ouverture de la SNCF à la concurrence estimant que la compagnie publique « ne se modernise pas suffisamment et n'améliore pas ses services », le gouvernement n'a pas partie gagnée.

Et le sondage révèle également que 78 % des personnes interrogées affirment que les différentes mobilisations auxquels l'exécutif fait face « vont s'amplifier dans les semaines à venir ». Et 74 % anticipent une propagation de cette contestation à d'autres catégories de population.

Le personnel des Ephad, les urgentistes, les retraités, les fonctionnaires, les étudiants, les agents de la SNCF … à chaque semaine sa grève, et à chaque grève l'impassibilité du gouvernement menant tambour battant ses réformes à coup d'ordonnances et selon le mot magique « assumant » même avec un aplomb imperturbable des dépenses inconsidérées comme celle de l'avion affrété de quelque 350 000 € du Premier ministre  pour le gain d'une heure de voyage alors que plus de 5000 sans-abris ont été dénombrés dans la seule capitale.

Mais la séquence de deux jours de grève tous les cinq jours va rythmer les trois prochains mois et risque de concentrer les expressions de mécontentement social.

« Aujourd'hui, la contestation dépasse la SNCF et gagne l'ensemble de la politique du gouvernement, analyse Bernard Sananès, le président d'Elabe. Il n'y a pas encore coagulation des luttes, mais déjà agrégation des mécontentements. »

Pour l'exécutif, une bataille cruciale se joue quant à la suite du quinquennat et de ses réformes.Et le risque d'une épreuve de force sociale d'une autre ampleur que le seul bras de fer à la SNCF.

En effet les foyers de contestations se multiplient. Côté entreprises, outre Carrefour , il y a toujours Air France. Il y a aussi les universités où la contestation s'étend. La journée d'action du 22 mars à laquelle avaient appelé sept fédérations de la fonction publique sur neuf, a également confirmé un bouillonnement. Une bataille de communication La bataille de la SNCF va être dure . Et la manière dont l'exécutif va la régler dépendra la suite des réformes.

Dans cette bataille, « l'essentiel est de garder l'opinion », disait, à l'annonce de la réforme, un conseiller gouvernemental.. Si l'hostilité à la grève conserve une majorité, courte, chez les Français - 53% d'entre eux estiment le mouvement « injustifié » selon un sondage Ifop pour le «JDD » publié dimanche - elle s'est effritée de 5 points en deux semaines, avant même le début de la grève intermittente.

Ce lundi, des parlementaires LREM sont montés au créneau, tel Gabriel Attal, pour dénoncer la « gréviculture », vanter d'un côté les « concessions » de l'exécutif et pointer de l'autre le « conservatisme » des grévistes. Bref, tenter d'en faire auprès de l'opinion une bataille « transformation » contre « blocage ». Et espérer, comme le fait le gouvernement face au rythme de la grève, voir, au fil des matchs qui vont se rejouer à chaquemobilisation, une érosion du mouvement.

Or les syndicats de cheminots menacent de durcir la grève à la SNCF. En effet jeudi soir, à l'issue d'une nouvelle réunion de concertation avec le gouvernement qui a duré plus de six heures, les syndicats de cheminots, qui protestent contre la réforme du rail, ont dénoncé soir « une mascarade » et promettent de nouveau une grève longue. Les usagers de la SNCF ne sont pas au bout de leur peine. .. Et le gouvernement non plus ...

Jenny Chase pour DayNewsWorld

GARDE A VUE DE JEAN-VINCENT PLACE PROLONGEE

 

Sa garde à vue a été prolongée jeudi soir. Une plainte pour "outrage" a été déposée par l'un des policiers. Le videur et la jeune femme pourraient également porter plainte.

Jean-Vincent Placé avait été arrêté en état d'ivresse dans la nuit de mercredi à jeudi: l'ex-secrétaire d'Etat en garde à vue.est soupçonné d'avoir importuné, en état d'ivresse, des femmes dans un bar de la rue Princesse, vers 2 heures du matin et d'avoir insulté des policiers.

Il s'en est pris verbalement à une femme de 20 ans qui refusait de danser . Après son refus, il l'aurait traité de "sale pute qui ne mérite que ça".

Puis il a insulté le videur de l'établissement intervenant pour calmer la situation. "On n'est pas au Maghreb ici", ou "je vais te renvoyer en Afrique moi, tu vas voir", aurait-il notamment asséné au vigile.

Ce dernier a fait signe à des policiers de la BAC, qui passaient par là. Vincent Placé les a également insultés, les qualifiant notamment de "tocards".

"Tu ne sais pas qui je suis", aurait-il répété à plusieurs reprises, devant de nombreux témoins.

Un taux d'alcoolémie à 2,32 g

La garde à vue a été retenue pour "outrage sur personne dépositaire de l'autorité publique, insulte à caractère racial et violence sans incapacité commise sous l'empire de l'ivresse".

Au moment des faits, Jean-Vincent Placé était accompagné de Loïc Hervé, sénateur de la Haute-Savoie.

Boby Dean pour DayNewsWorld

COMMENT EN EST-ON ARRIVE A UNE TELLE GANGRENE ISLAMISTE EN EUROPE ?

Remettons le problème de l’immigration dans son contexte historique et politique, afin de  mieux comprendre le dessous des cartes.

Information nécessaire plus approfondie ! Oui ! Car le pire est peut être encore à venir !! Et il faudra comprendre ce qui se passe et pourquoi ?

Ce sujet ultra conflictuel, risque en effet de faire voler, à termes, en éclat l’UE... si les choses ne sont pas reprises en mains ... dans la transparence..

La situation ainsi brièvement résumée et le décor planté, nous allons faire quelques rappels historiques indispensables.

C’est en 1973/1974 qu’a été esquissée, pour la première fois, au lendemain de la Guerre 39/45, la politique migratoire de l’Europe.

Il faut en effet remonter à 1974, année de la fondation de l’Association des Parlementaires pour la Coopération Euro-Arabe (APCEA) pour  toucher les prémices de cette histoire qui dure depuis près de 50 ans.

A cette époque l’Europe qui ne s’appelait pas encore UE, ne comptait que 9 pays, Grande Bretagne incluse. Souvenez-vous, c’était l’Europe des 9 !!!

L’objectif initial de cette association (de niveau européen) a été défini les 7 et 8 juin 1975, à l’unanimité à STRASBOURG, dans une résolution politique qui « demandait aux gouvernements européens de prendre l’initiative de démarches qui aiderait à assurer le retrait d’ISRAEL DE TOUS LES TERRITOIRES OCCUPES EN 1967."

L’arrière- plan de cette résolution politique était accompagné d' une demande d’aide pour le développement et la compréhension de la cause arabe, dans un contexte décrit comme n’ayant jamais été aussi favorable, à la cause (sic)...

En résumé, le conflit israélo-palestinien a été d’emblée impliqué dans le règlement d’un conflit qui dure depuis 1945, dans ce Moyen- Orient agité.

S’en suit un volet économique à ladite résolution de Strasbourg, qui appelle à la nécessite (et l’utilité – ) de la mise en place d’une étroite coopération économique entre l’Europe et le Monde Arabe.

Le premier acte de cette coopération économique avait pour objectif concret d’apporter une aide au recyclage des pétrodollars, après que l’OPEP a décidé de multiplier par 4 les prix du Pétrole (Souvenez-vous ! c’est le début de la crise du pétrole)....

Pour compléter le tout, la même résolution a ajouté un volet culturel appelant à la reconnaissance de la contribution historique de la Culture Arabe au développement européen (?) tout en  parachevant le texte par une critique de la situation de l’époque qui aux yeux des signataires n’accordait qu’un espace restreint  à l’enseignement de la langue arabe et de la culture arabe. (On a vu quelques années plus tard comment Najat Vallaud BelKacem a cherché à mettre en application définitivement  ce principe !)

Dans sa conclusion, la Résolution de Strasbourg exprimait le souhait que les gouvernements européens facilitent la demande des pays arabes, en créant de larges moyens pour l’accueil de travailleurs migrants et leur famille....ainsi qu’au développement de leur vie culturelle et religieuse inspirées par les textes arabes et  l’architecture arabe..

D’années en années,  les bases de cette Résolution de Strasbourg (ignorée par un très grand  nombre de citoyens européens) ont été approfondies régulièrement, jusqu’aux Protocoles de Barcelone, signés en 1975 et où l’Europe a définitivement basculée dans le camp arabe permettant à certains de dire que :«  l’Europe venait d’être cédée au Monde Arabe..". Mais ce n’était que le début...

  1. Car, sous la pression  de l’ISECO (Organisation Islamique pour l’Education, les Sciences et la Culture), un avatar de plus des frères musulmans, dont le siège est à Rabat, installé dans un hôtel luxueux et autrement dénommé en Français : Organisation Islamique pour l’éducation, les sciences et la culture, le phénomène de « colonisation » de l’Europe (setlment en anglais) n’a cessé de s’approfondir, au détriment des Européens de souche.
  2. Car, sous la pression de l’OCI (Organisation de la Coopération Islamique créée en mars 1972 à Djeddah) qui est la plus grande des organisations intergouvernementales auprès des Nations Unies (ONU) et qui regroupe 57 pays, tous ayant pour but affichés la consolidation de la solidarité islamique, la sauvegarde des Lieux Saints et un soutien indéfectible au peuple palestinien, l’arrivée de migrants du Nord de l’Afrique ou du Moyen Orient, «  l’islamisation » n’a cessé de croitre.
  3. Car la résolution de DOHA (Qatar) prise à l’issue de la 9 ème conférence islamique au Sommet qui s'est tenue entre le 12 et le 14 novembre 2000, à Doha précisément, n’a fait que confirmer tout une fois de plus cela.

L’ensemble des ces protocoles et résolutions ont donc progressivement permis l’installation de communautés islamiques bien préparées, choisies pour migrer vers un pays européen et à s’y installer comme en pays conquis, en refusant de se soumettre aux  principes d’intégration exigés auparavant. Le  phénomène n’a fait que monter en puissance..... Provoquant en réaction un rejet de la part des populations autochtones.

Depuis près de 40 ans, avec le soutien actif des différents gouvernements français (de droite comme de gauche)  ou de personnalités européennes tel Stefaan de Clerkc, fils de Albert de Clerkc, tous deux membres du parti Chrétiens-démocrate et flamands, CD&V, bien introduits et très influents  au sein des institutions européennes, toutes les facilités ont été données à cette démarche migratoire préparée de longue date et dans le détail.

On vient de démontrer que l’entente et la compromission ont été tellement fortes que toute l’immigration soit-disant sauvage que nous avons constatées depuis plus de 20 ans n’est en fait que le fruit d’une collaboration particulièrement efficace avec les organisations islamiques énoncées plus haut.

« L’UE doit accepter un million de demandeurs d’asiles (et de migrants par AN. »

« L’UE doit donner 15 000 € à chaque migrants pendant les deux premières années de leur séjour »

"L’UE doit financer le Liban, La Jordanie et la Turquie à hauteur de 5000 € par refugié ».

« L’UE doit financer des routes sécurisées et des corridors bien dessinés pour mener sans encombre les migrants de Grèce et d’Italie jusqu’à leur destination finale »

Les consciences et les yeux commencent à s’ouvrir. Mais n’oubliez pas, et c’est ce que j‘ai voulu vous démontrer, que ce processus a été engagé dans les années 70, en toute discrétion, sans que les citoyens soient consultés.

Ce processus a été ouvert par la Déclaration de Strasbourg de 1974, ceci à la demande de 200 personnes au- dessous de tout soupçon...mais hyperpuissantes...

Clara Mitchell pour DayNewsWorld

AFFAIRE SARKOZY ET L'APPEL DU CONTROLE JUDICIAIRE

L'avocat de Nicolas Sarkozy va faire appel du contrôle judiciaire imposé à l'ancien président, mis en examen mercredi dans l'enquête sur les soupçons de financement libyen de sa campagne victorieuse de 2007, a annoncé vendredi Me Thierry Herzog sur RTL

L'ex-président de la République, mis en examen pour « corruption passive », « financement illégal de campagne électorale » et « recel de fonds publics libyens » n'a pas apprécié ni sa garde à vue inacceptable, ni sa mise en examen assorti d'un contrôle judiciaire, mercredi.

Sa mise sous contrôle judiciaire comporte plusieurs interdictions :

interdiction non seulement de se rendre dans quatre pays (Libye, Tunisie, Afrique du Sud et Egypte) mais également de contacter neuf personnes du dossier dont ses amis Brice Hortefeux, Claude Guéant et Bernard Squarcini.

Pour une "question de principe", l'ex-président de la République va contester ce contrôle judiciaire.

Il a promis de «faire triompher (son) honneur » victime qu'il est de «l 'ignominie » de la "bande de Kadhafi "et de Mediapart, qui avait publié en 2012 un document libyen accréditant un financement d'environ 50 millions d'euros.

Paul Emison pour DayNewsWorld

GARDE A VUE DE NICOLAS SARKOZY

 

Placé mardi matin en garde à vue dans les locaux de l'OCLCIFF, l'office anti-corruption, à Nanterre, Nicolas Sarkozy a passé la nuit chez lui.

Son audition a repris mercredi matin à 8 heures.

L'ancien président est interrogé dans le cadre de l'enquête sur les soupçons de financement libyen de sa campagne de 2007.

La justice ne pouvait-elle pas entendre l'ancien Président de la République en auditeur libre comme elle l'a fait pour Brice Hortefeux.

On ne compte plus les enquêtes ouvertes par la justice à l'encontre de Nicolas Sarkozy qui ont abouti à des non-lieux....

Alyson Braxton pour DayNewsWorld

UNE FOIS ENCORE NICOLAS SARKOZY

EN GARDE A VUE

Ce matin, Nicolas Sarkozy a été placé en garde-à-vue à Nanterre (Hauts-de-Seine), dans le cadre de l'affaire des supposés financements libyens de sa campagne présidentielle de 2007. L'acharnement est complètement évident. On cherche coûte que coûte des cadavres dans le placard!!! L'évidence ,certains craignent qu'il soit réélu en tant que Président de la République.

C'est la première fois que l'ancien chef d'Etat est entendu dans cette enquête.

Une garde à vue dans les locaux de l'Office anticorruption de la police judiciaire qui peut durer jusqu'à 48 heures. L'ancien ministre de l'Intérieur Brice Hortefeux est également entendu, mais sous le statut d'audition libre.

Les juges enquêtent depuis avril 2013 sur des flux financiers impliquant des protagonistes liés au régime de Kadhafi, considéré comme le pivot du terrorisme, par l'intermédiaire de l'homme d'affaires franco-libanais Ziad Takieddine.

Le placement en garde à vue de Nicolas Sarkozy ce mardi fait suite aux dernières auditions par la justice française de plusieurs dignitaires libyens, dont Abdallah Senoussi (beau-frère de Kadhafi).

Abdallah Senoussi avait déclaré, au cours d'une audition dans le cadre de poursuites de la Cour pénale internationale, avoir « personnellement supervisé » le transfert de cinq millions d'euros « pour la campagne du président Nicolas Sarkozy en 2006-2007 », par l'intermédiaire de Takieddine.

« Pour ce qui est du soutien apporté à des personnalités occidentales pour leur permettre d'accéder au pouvoir, la somme de 5 millions d'euros a été versée pour la campagne du Président français Nicolas Sarkozy en 2006-2007. J'ai personnellement supervisé le transfert de cette somme via un intermédiaire français, en la personne du directeur de cabinet du ministre de l'intérieur. Sarkozy était alors ministre de l'intérieur. (...) Je confirme que cette somme a bien été réceptionnée par Sarkozy » avait-il déclaré le 20 septembre 2012.

Ziad Takieddine avait été mis en examen le 7 décembre 2016 pour « complicité de corruption et de trafic d'influence actifs et passifs ». Il avait confirmé des remises d'espèces en provenance de Libye, effectuées selon lui à la demande d'Abdallah Senoussi, l'ex-patron du renseignement libyen, pour « régler des frais de formations [...] d'agents libyens ». D'après lui, il aurait remis plusieurs valises contenant des espèces pour un montant global de 5 millions d'euros. Lors d'un voyage en 2006 il a expliqué avoir remis une valise de 1,5 millions d'euros à Claude Guéant au ministère de l'Interieur. Une dizaine de jours plus tard, il lui aurait remis une valise contenant 2 millions d'euros. Un troisième voyage aurait été organisé en janvier 2007.

Les carnets de l’ancien ministre libyen du pétrole Choukri Ghanem, mort en 2012 ont été récupérés par la justice française et font état également de l’existence de versements d’argent à destination de Nicolas Sarkozy.

Bechir Saleh, l’ancien grand argentier de Kadhafi et homme des relations avec la France, récemment blessé par balle lors d’une agression à Johannesburg, avait en outre confié au Monde : « Kadhafi a dit qu’il avait financé Sarkozy. Sarkozy a dit qu’il n’avait pas été financé. Je crois davantage Kadhafi que Sarkozy. »

Autre personnage clé du dossier, l'homme d’affaires franco-algérien Alexandre Djouhri, ami de Dominique de Villepin et Claude Guéant, a été de nouveau placé en détention, lundi 26 février. Les juges d’instruction du pôle financier de Paris s’interrogent en particulier sur la revente au prix fort d’une villa lui appartenant à Mougins (Alpes-Maritimes) au fonds libyen dirigé par Béchir Saleh.

Une perquisition menée en Suisse au domicile d’Alexandre Djouhri, a permis aux enquêteurs la saisie de documents. Certains d'entre eux montrent les liens « d'affaires » existant entre Djouhri et Claude Guéant, mis en examen dans le dossier pour « blanchiment de fraude fiscale »..

L'ex-chef de l'Etat français (2007-2012), candidat à un nouveau mandat présidentiel en 2017, a toujours fermement démenti ces accusations. La droite appelle au respect de la présomption d'innocence.

Alyson Braxton pour DayNewsWorld

QUAND LA METEO ET LES VACANCES DE FEVRIER METTENT AU JOUR LES "BOBARDS" D'ANNE HIDALGO EN MATIERE DE POLLUTION AUTOMOBILE

 

Il y a eu un pic de pollution détecté sur Paris et le Région Parisienne le 7 février 2018. Détection scientifiquement faite !

Anne Hidalgo aurait pu comme à son habitude, convoquer la Presse et développer une fois de plus ses certitudes sur l’origine de celle-ci :

la voiture et le diesel, les fautifs habituels !

Et bien non !

On ne l’a pas entendu !

Et pour cause !

Le 6 février 2018, Paris et ses alentours étaient noyés dans la neige, une neige qui a bloqué tous les transports et les automobilistes en particulier, obligeant ceux-ci à laisser leurs voitures au garage ou dans les stationnements quitte à regagner leur domicile à pieds s’ils n’étaient pas trop éloignés.

Dans certains cas, des salles des fêtes, des gymnases ou des salles de réunions publiques ont été ouverts pour assurer leur hébergement, au chaud avec collation à l’appui.

Il y a eu un second pic de pollution sur Paris et sa région les 21 et 22 février 2018, période ou nombre de franciliens avaient quitté la Capitale pour partir en vacances et rejoindre les sites montagneux enneigés.

Résultats de cette migration des parisiens :

trafic routier moins important intra et extra muros, nombres de livraisons à la baisse, fermeture des écoles et suppression des bus scolaires ou des déplacements parentaux pour accompagner les enfants à l’école.







Cherchez l’erreur !

C’est ce qu’ont fait un certains nombres d’observateurs, d’ingénieurs  voire de militants lesquels ont cherché à expliquer ces pics de pollutions surprenants.

Etude attentive faite, sur ces deux événements la pollution provenait d’un énorme nuage toxique provenant des Pays de l’Est (Allemagne, Pologne,Hongrie,.. etc........) ou les centrales thermiques fonctionnaient à plein régime pour assurer la production d’électricité nécessaire au bon fonctionnement de l’économie et au chauffage !!

Et en matière  de pollution Paris et sa région ont été servie, car celle-ci était issue de la combustion de charbon, de houille et pire encore de lignite…

Ce sont les cartes européennes et leurs études météorologiques qui ont révélé le problème !

Les raconteurs de sornettes du clan Hidalgo sont restés très discrets sur ces incidents. Ils vont devoir néanmoins revoir leur copie et faire en sorte que la désinformation qu’ils font régner sur les causes réelles et exactes de la pollution sur Paris cesse le plus vite possible. Les Parisiens attendent plus de transparence sur le sujet de la pollution.

La ré-information faite de preuves et de vérités est l’apanage d’une presse et de journalistes sérieux et consciencieux.

Clara Mitchell for DayNewsWorld

DOUG FORD CHEF DU PARTI CONSERVATEUR EN TETE DANS LA PROVINCE DE L’ONTARIO AU CANADA

Chef du parti conservateur, Doug Ford est en tète et serais  le meilleur premier ministre pour 24 % des électeurs.

Ce dernier serait suivi de loin par le leader néo-démocrate Andrea Horwath à seulement 15 %, quant à la première ministre libérale Kathleen Wynne, elle ne serait que troisième  à 13 %.

Les progressistes-conservateurs dominent en Ontario et Doug Ford est vu comme celui qui ferait le meilleur premier ministre pour province.

Le Parti progressiste-conservateur obtient 42 % des intentions de vote, contre 26 % pour le Parti libéral et 24 % pour le Nouveau parti démocratique.

Gageons que les élections du mois de juin devraient confirmer ces chiffres dans l’urne, l’Ontario mais aussi tout le Canada qui a les yeux rivés sur la situation.

Steven Colton pour DayNewsWorld

LE SEIZIEME CONGRES DU FRONT NATIONAL A LILLE .

Lille, la capitale des Hauts-de-France accueille le seizième Congrès du Front national, le dernier sous ce nom puisque Marine Le Pen vient de lui donner un nouveau nom, pour symboliser le caractère «parti de gouvernement» qu’elle veut imprimer à sa formation.

Steve Bannon a été accueilli samedi 10 mars en vedette américaine.

Invité-surprise de ce XVIe Congrès, l’ancien conseiller stratégique de Donald Trump  a fait son show pendant une quarantaine de minutes applaudi par les congressistes .

L’ancien animateur du site d’extrême-droite américain Breibart, n'a pas manqué de décliner son credo complotiste : les GAFAM (Google, Amazon, Facebook, Apple, Microsoft) s'interpénétrant avec les banques centrales et les gouvernements détruiraient le pouvoir d'achat des travailleurs et de la classe moyenne.

Il a retracé également la campagne électorale de Trump, victime selon lui de campagnes de dénigrement systématique : «Vous vous battez pour votre pays et on vous traite de raciste. Ce genre de propos dégueulasses, c’est terminé!», s’est-il exclamé après avoir salué Marine Le Pen et le Front national, de même que la Ligue italienne, les partis nationalistes de Pologne et de Hongrie.

Marine Le Pen, seule candidate à sa succession, a été réélue sans surprise présidente du Front national

, avec 100% des suffrages exprimés, à l'issue d'un vote par correspondance . Les résultats ont été proclamés dimanche lors du congrès du parti à Lille.

La députée du Pas-de-Calais entame un troisième mandat à la tête du parti qu'elle dirige depuis qu'elle a succédé à son père en 2011.

Le parti s'est doté de nouveaux statuts supprimant la fonction de président d'honneur, occupée depuis 2011 par le cofondateur du parti Jean-Marie Le Pen.

Mais les querelles internes, les affrontements au sommet du Front et la décevante prestation de Marine Le Pen face à Emmanuel Macron entre les deux tours de la présidentielle l’an passé ont mis à mal un parti qui avait le vent en poupe.

Dans ce face-à-face Marine Le Pen semble avoir perdu sa légitimité en tant que présidentiable et avoir atteint le plafond de verre.

Elle peine à relever son parti après son échec à la présidentielle et à propos duquel elle admet « un trou d'air ». D'ailleurs pour preuve les effectifs de son parti qui ont fondu passant de 100 000 en octobre 2017 (selon Marine Le Pen), à 81 000 en novembre (d’après la direction du FN), puis à 51.487 en décembre (même source). De plus, depuis 2014, 25% des conseillers municipaux élus sur une liste FN ont démissionné de cette formation.

L'espoir des frontistes: Marion-Maréchal Le Pen

La nièce de Marine Le Pen est la grande absente. L'ex-députée du Vaucluse s'est officiellement retirée de la vie politique pour se consacrer davantage à sa fille et passer dans le monde de l'entreprise. Mais ô combien présente dans les conversations. Jamais absente n'aura été aussi présente. Au congrès du Front national, ce week-end, à Lille, Marion Maréchal-Le Pen était dans toutes les têtes. Retirée provisoirement de la vie politique depuis le printemps dernier, la benjamine du clan Le Pen a nourri bien des échanges entre militants.Le 22 février dernier, Marion Maréchal-Le Pen fait sensation en participant au grand congrès des conservateurs américains, le CPAC, et en lançant, façon Trump son slogan «France d’abord».

D'ailleurs à y bien regarder c'est la ligne politique défendue par la benjamine Le Pen qui a été validée ce week-end à Lille: les questions économiques ayant été repoussées au second plan, l'heure est au retour aux fondamentaux que sont la lutte contre l'immigration, l'islamisme, les «frontières passoires » ou le « mondiaslisme ».

Toute la stratégie de Marion Maréchal-Le Pen démontre qu’elle prépare intelligemment son retour dans l’arène politique mais pour plus tard en tissant sa toile. La nièce Marine Le Pen vient de lancer une «académie de sciences-politiques» destinée à détecter et à former les futurs dirigeants des droites française .

De plus Marion Maréchal-Le Pen intervient dans des « tribunes libres », notamment à Valeurs Actuelles, a à sa disposition des réseaux discrets influents au sein de la droite radicale française comme ceux du groupe Audace réunissant des entrepreneurs proches du Front national ainsi que par le mensuel L’Incorrect, passerelle entre Les Républicains et le Front national.

La ligne politique de la nièce de Marine Le Pen est partagée par un grand nombre de dirigeants locaux et nationaux du FN : libéralisme sur le plan économique et conservatisme sur le plan des mœurs. Marion Maréchal Le Pen défend d'ailleurs les droites ne cachant pas sa volonté de s’unir avec les autres formations de la droite radicale, même avec le parti Les Républicains dirigé par Laurent Wauquiez .

Et 83% des électeurs du FN disent souhaiter son retour, selon un récent sondage IFOP. Ce que le député Gilbert Collard avait résumé  de façon abrupte avant le congrès: « Si Marine, pour une raison qui est à ce jour totalement inconnue, décidait de ne pas continuer, nous avons en réserve Marion ».

Lors de la prochaine élection présidentielle, elle n’aura que 32 ans. Peut-être la relève de sa tante...

Alize Marion pour DayNewsWorld

LES PIQUES DE SARKOZY CONTRE

LA POLITIQUE DE MACRON

Gérard Larcher a invité l’ancien chef de l’Etat au Palais du Luxembourg pour faire « un bilan de ce qui a fonctionné ou non » dans la révision constitutionnelle de 2008 que ce dernier avait lui-même menée lorsqu’il était à l’Elysée. Nicolas Sarkozy a bien été entendu en audition par les sénateurs mardi sur sa réforme constitutionnelle de 2008.

Officiellement, il ne s’agissait donc que « d’un retour d’expérience » pour aider à préparer la réforme constitutionnelle voulue par Emmanuel Macron et contestée par les élus de droite.. .

Mais Nicolas Sarkozy n'a pas manqué de formuler quelques critiques bien senties à l'encontre d’Emmanuel Macron qui entend lui aussi réformer les institutions. Il a lancé plusieurs mises en garde à Emmanuel Macron .Finie la bienveillance !

Il a fait une vive critique de la méthode Macron en dénonçant l'utilisation systématique des ordonnances. Les ordonnances ont déjà servi pour la loi Travail, et pourraient à nouveau être utilisées pour la SNCF. « Je n'ai jamais été partisan des ordonnances qui, par le passé, au lieu de gagner du temps en ont fait perdre », tranche Nicolas Sarkozy tout en ajoutant qu' « un gouvernement fort n'a pas à craindre le dialogue avec le Parlement ».

Il a également ouvertement critiqué le recours au référendum pour faire approuver son projet. « Le référendum et la réforme constitutionnelle, cela ne peut pas marcher », a déclaré l’ancien chef de l’Etat ayant lui-même choisi de faire voter le Parlement en 2008, et non pas d’utiliser le référendum.

Ce dialogue avec le Parlement, Nicolas Sarkozy le souhaite pour la réforme constitutionnelle alors qu' Emmanuel Macron n'exclut pas de passer par un référendum pour surmonter les divergences avec la droite. En évoquant sa propre réforme des institutions en 2008, Nicolas Sarkozy a précisé le rôle d'un Président. « C’était à moi de convaincre le Parlement, et c'était à lui de décider », assène-t-il. Et Nicolas Sarkozy de rappeler ses week-ends passés au téléphone pour convaincre les parlementaires du bien-fondé de sa réforme.

L'ancien président s’est donc posé en défenseur du rôle du Parlement face à un pouvoir exécutif tout puissant. « On parlait de l’omniprésident (me concernant). Apparemment, j’ai fait école », a-t-il ironisé au sujet de M. Macron.

Et de conclure dans un message on ne peut plus clair : « Une démocratie forte est une démocratie équilibrée, où l’opposition a des droits. Une majorité forte doit s’accommoder d’une opposition puissante. »...A  bon entendeur...

Larry Ricky pour DayNewsWorld

LA REFONDATION PENALE

ANNONCE PAR EMMANUEL MACRON

Surpopulation, débordements, usure des gardiens... Le système carcéral français est en proie à de nombreuses avaries. L'année 2018 a commencé par un ras-le-bol généralisé des surveillants pénitentiaires qui a confirmé la nécessité d'intervenir rapidement.

Près d'un mois et demi après la vaste grève des surveillants, le président a donc annoncé ce mardi une « refondation pénale » afin de renforcer l'efficacité de la prison en favorisant les mesures alternatives aux détentions courtes et en durcissant les conditions d'aménagement des peines plus longues.

Le chef de l'État souhaite donc une justice pénale qui abandonne la préférence carcérale pour d'autres « options » comme le bracelet électronique ou le travail d’intérêt général, en partie inspirée des pays du nord de l'Europe et destinée également à lutter contre la surpopulation carcérale. Avec un taux d'occupation de 200% en région parisienne et de 120% au niveau national, la France figure parmi les pires élèves d'Europe. Au 1er janvier 2018, 68.974 détenus s'entassaient dans 59.765 places.

Les mesures évoquées par Emmanuel Macron sont les suivantes :

1°La fin de«l'automaticité» de l'incarcération pour les peines de prison inférieures à un an.

Aussi les « peines de moins d’un mois seront proscrites », a déclaré le chef de l’État. Il ne sera plus possible pour les juges d’incarcérer un condamné à des peines de moins d’un mois. « Ce sont les petites peines qui sont les moins efficaces », s’est justifié le Président.

Certains délits (routiers, usage de drogue) seront forfaitisés par des amendes ou autres sanctions . Le bracelet électronique sera plus souvent utilisé à domicile et les travaux d'intérêt général seront remis à l'honneur en collaborant avec les entreprises, les collectivités et l'État.

2°Les peines courtes exécutées hors de prison.

Emmanuel Macron a indiqué que les peines entre un et six mois pourraient s'exécuter hors des établissements pénitentiaires.Un moyen de lutter contre la surpopulation carcérale...Pour ce faire 1500 postes de conseillers d'insertion et probation seront créés. Actuellement le nombre de ces conseillers s’élève à 4 000 pour 250 000 personnes suivies en détention ou en milieu ouvert.

3°La fin des aménagements de peines au-delà d’un an .

Pour toutes les peines de plus de six mois « il n’y aura plus d’aménagement automatique », a déclaré le Chef de l’État. « Au-delà d’une peine de plus d’un an, il n’y aura plus d’aménagement de la peine ». Aujourd’hui les aménagements de peines peuvent être discutés avec le juge d’application des peines quelle que soit la durée de la condamnation.

4° L'instauration du dossier unique de personnalité

« Je souhaite [l’instauration] du dossier unique de personnalité », a annoncé le président. Un document qui existe déjà pour les mineurs. Il permet de déterminer avec précisions les éléments de personnalité des prévenus avant leur jugement. « Cela permettra une meilleure décision pour éviter les peines de prison inutiles », a noté le président.

5°Le droit de vote accordé aux détenus.

« On a essayé de m’expliquer pourquoi les détenus n’avaient pas le droit de voter, je ne l’ai toujours pas compris », a confié le président qui a annoncé sa volonté d’accorder le droit de vote pour les prisonniers.« Un détenu est un individu simplement privé de sa liberté, mais pas de ses autres droits » a expliqué Emmanuel Macron..

6° La création de 7000 nouvelles places de prison.

Durant son quinquennat 7000 nouvelles places de prison seront créées au lieu de 15.000 annoncées précédemment et les établissements existants connaîtront des rénovations

Des mesures qui, pour Emmanuel Macron, devraient permettre la lutte contre la surpopulation carcérale, tout en respectant la "dignité " des détenus et en permettant leur "réinsertion".

Alize Marion pour DayNewsWorld

CONSENTEMENT SEXUEL FIXE A 15 ANS PAR LE GOUVERNEMENT

Sujet des plus sensibles depuis de récentes décisions de justice qui ont fait débat, la fixation d'un âge en-deçà duquel un mineur ne pourrait être considéré comme consentant est une des mesures du projet de loi contre les violences sexistes et sexuelles, qui sera présenté le 21 mars en conseil des ministres

Depuis plusieurs semaines, les débats portaient sur un seuil fixé à 13 ou 15 ans. Le gouvernement a tranché.

Marlène Schiappa, secrétaire d'Etat à l'Egalité entre les femmes et les hommes, a déclaré ce lundi en début de soirée que le gouvernement avait décidé de retenir l'âge de 15 ans comme seuil en-dessous duquel on ne peut consentir à une relation sexuelle .

« Après les consultations citoyennes dans le cadre du Tour de France de l'Egalité et les conclusions du rapport d'experts remis à Matignon, le gouvernement a décidé de retenir l'âge de 15 ans », a déclaré la secrétaire d'Etat à l'Egalité entre les femmes et les hommes.

Sept experts, mandatés en février par le gouvernement, se sont pencher sur le sujet et ont remis lundi leur avis à Matignon en optant de fixer à 15 ans l'âge minimal de consentement à une relation sexuelle.

Ils préconisent d'introduire dans la loi deux nouvelles infractions de viol et d'agression sexuelle sur mineur de moins de 15 ans.

Selon ces juristes, praticiens du droit, médecins ou professionnels de l'enfance, cet âge "ne paraît pas excessif au regard du double impératif de renforcer la protection des mineurs des infractions à caractère sexuel et de poser clairement l'interdit de toute atteinte sexuelle sur un mineur de 15 ans par un majeur", écrivent-ils dans leur avis remis au Premier ministre Edouard Philippe.

Les modalités d'introduction de cet âge limite dans le code pénal n'ont pas encore été précisées. Marlène Schiappa s'est « réjouie » lundi que l'âge de 15 ans, demandé de longue date par les associations qui luttent contre les violences faites aux enfants, l'ait emporté.

Jenny Chase pour DayNewsWorld

FIN DE REGNE  POUR ANNE HIDALGO

On vient d’apprendre que certains auraient donné le surnom de « Torquemadette » à Anne Hidalgo !

Pas bien méchant ou signe qu’un hallali se prépare ?

A regarder de plus près ce qui s’est passé, vendredi soir,

2 mars 2018 à la Salle Pleyel lors de la cérémonie des Césars, on est obligé de faire le constat que rien ne va plus pour l’édile de Paris, élue maire en 2014.  La Maire de Paris n’a pas reçue un accueil chaleureux lors de la 43ème cérémonie des Césars, diffusée sur Canal+.

Les images le montrent en effet à deux reprises : elle a tout d’abord été sifflée et huée par une partie du public, à l’instant où  Manu Payet prononçait son discours d’ouverture, puis taclée un peu plus tard dans la soirée lorsque ce dernier a rappelé qu’à Paris « les jambes lourdes et les fourmis dans le pieds relevait forcément à Paris d’un problème de circulation ».

Un problème de circulation ?

Oui !

Mais celle des voies sur berges qu’Anne Hidalgo, elle l’a déclaré, n’entend pas rendre aux automobilistes  malgré l’annulation de la délibération du 26 septembre 2016 (et de l’arrêté du 18 octobre pris sur son fondement) par le Tribunal Administratif de Paris (décision publiée le 28 février 2018). La décision  du Tribunal Administratif de Paris a été un camouflet pour Anne Hidalgo.

Le Tribunal Administratif a en effet considéré « que le public n’avait pas pu apprécier la piétonisation des voies sur berges au regard de son importance et de ses enjeux », jugeant par voie de conséquence, que la procédure engagée par la Mairie de Paris était irrégulière.

A partir de cette décision défavorable, inespérée encore pour certains, les censeurs de la Maire de Paris se sont de nouveau manifestés. Et les sujets de mécontentement sont nombreux !

Sur la fermeture de la circulation de la voie George Pompidou, de l’entrée du Tunnel des Tuileries et la création d’une promenade publique à leur emplacement : les critiques sont reparties de plus bel, à l’exemple de celle émise par ce parisien qui estime que la décision d’Anne Hidalgo est une énorme erreur car les couloirs de fleuve (la Seine dans le cas d’espèce) sont des drains thermiques qui évacuent la pollution (à l’exemple du couloir rhodanien) presque instantanément, alors que le fait de rabattre la circulation sur le centre de Paris, confine celle-ci à l’intérieur de la capitale à cause de la verticalité des immeubles !

Sur le même sujet, d’autres ragent contre le militantisme primaire de l’élue, « son carburant » favori qui la conduit selon eux,  à trafiquer les chiffres ou à les interpréter en sa faveur. En mettant en miroir les chiffres de la baisse de trafic de 5% avec la baisse de la pollution de 30% annoncé par les services de la capitale , il semble en effet possible de penser que la pollution parisienne ne serait pas uniquement due à l’automobile et au diesel détesté , en particulier.

Et tous les sujets qui fâchent ou exaspèrent y passent :

La gestion municipale hasardeuse et couteuse à l’exemple du Velib, un ratage  qui a donné des sueurs froides à la mairie, à cause du vandalisme qui a battu un record (des milliers de biclous gris ont été volés ou cassés depuis leur mise en service).

Mais aussi l’endettement colossale de la capitale : la dette qui continue à déraper devrait atteindre 18 milliards d’euros fin 2018. La Chambre Régionale des Comptes a fustigé récemment la gestion de la ville, une gestion qui l’appauvrit.

Mais aussi le projet annoncé récemment d’augmentation de 250% de la Taxe d’Habitation sur les résidences secondaires, pour boucher les trous naturellement, décision succédera  à la création de taxes nouvelles tout azimut.

Mais aussi la présence de migrants de plus en plus nombreux (entre 300 et 500) et qui squattent les trottoirs où les associations caritatives viennent assurer la distribution de repas (dont les reliefs attirent les rats)  au grand dam des riverains qui commencent à s’organiser en comité de défense. Les opposants à la Maire de Paris font observer que ces migrants donnent une image déplorable de la ville des Lumières aux touristes.

Mais aussi les rats qui ont proliféré en raison de la saleté flagrante qui règne dans les rues et que les récentes inondations ont fait sortir de leurs trous.

Mais aussi le sectarisme et le clientélisme qui règne d’une façon quasi générale et qui ont impacté les relations de la ville avec certains de leurs usagers ou partenaires, comme la Grande Roue ou  l’affaire de la sépulture de Michel Déon

Anne Hidalgo a perdu, depuis les dernières élections municipales, de nombreux partisans. Ceux qui sont encore présents semblent se diviser à la faveur de tel ou tel dossier.

Un sondage récent vient de démontrer qu’elle s’était effondrée dans les derniers classements d’opinions : Elle ne compte plus que 32% de partisans à gauche sur Paris et 18 % seulement sur l’ensemble de la France (Baromètre Elabe /Les Echos)

Pire elle est devenu depuis peu de temps la cible de l’humoriste Nicolas Canteloup qui dans un enregistrement ravageur a résumé ses principaux déboires en la faisant répondre comme suit, aux critiques les plus significatives qui la concernent : «  j’ai pris la décision de verbaliser les rats qui stationnent trop longtemps dans la ville de Paris ».

En une phrase tout est dit ou presque !

La bataille de Paris semble à l’évidence, déjà engagée.

Clara Mitchell pour DayNewsWorld

L'AFFAIRE GERALD DARMANIN "LE RETOUR"

On a appris le 1er mars 2018, à l’occasion de l’entretien matinal qu’il a eu avec Jean Pierre Elkabbach, que Gérald Darmanin, le Ministre de l’Action et des Comptes Publics allait déposer une plainte pénale pour dénonciation calomnieuse ce vendredi 2 mars, contre une seconde plaignante dont le nom n’a pas été révélé, qui accuse elle aussi le ministre d’abus de faiblesse, abus de pouvoir et viol « par surprise ».

Le Ministre « droit dans ses bottes » se sent visiblement autorisé à entreprendre ces poursuites, le parquet de Paris  ayant classé la première plainte, déposée par Sophie Patz, le 16 février 2018,  pour des faits identiques.

Sur le conseil de son avocate, qui a fait savoir que sa cliente irait jusqu’au bout, Sophie Patz a redéposé le 22 janvier 2018 une seconde plainte avec constitution de partie civile.

Petit rappel sur infos, lesquels agitent depuis quelque temps tout le microcosme parisien qui vient de découvrir ou de redécouvrir les pratiques  « fâcheuses » du ministre  d’Emmanuel Macron !

En effet, le samedi 3 février 2018, alors qu’il accueillait Gérard Junot et Isabelle Margot dans son émission « Salut les Terriens » Thierry Ardisson  s’est fendu d’une tirade allusive évoquant le penchant de Gérald Darmanin pour l’échangisme qu’il aurait pour habitude de pratiquer dans le célèbre Club « Les Chandelles », le club le plus huppé de la capitale que fréquentait autrefois Dominique Strauss Khann .

Ce serait en effet dans ce club que la mésaventure de Sophie Patz aurait commencé en 2009.

Gérald Darmanin était à cette époque chargé de mission de l’UMP, après avoir été l’assistant parlementaire de Jacques Toubon, puis un proche collaborateur de Christian Vaneste dont il devient le Directeur de Campagne à l’occasion des élections législatives de 2007, puis des élections municipales de 2008. Au plan national, il est à partir de cette époque conseiller aux affaires juridiques au sein de l’UMP, Xavier Bertrand étant  alors secrétaire général du parti.

Son rapprochement avec Christian Vaneste (condamné pour propos homosexuels) l’aurait, selon l’universitaire Anne Sophie Petitfils, rapproché  « de la zone grise située à la lisière de la Droite et de l’Extrême Droite, le conduisant « à adopter des positions  catholiques traditionalistes  teintées d’intégrisme » et à collaborer avec le mensuel « Politique Magazine », un organe de Presse inspiré par Charles Maurras lié à l’Action Française et aux mouvements de Restauration Nationale. Gérald Darmanin aurait même un temps, à cette époque, été très proche des Mouvements Royalistes.

Parallèlement, et toujours au coté de Christian Vanesse qui l’a fait élire conseiller municipal de Tourcoing en 2008, Gérald Darmanin « aurait mis en œuvre une forme de néo-clientélisme consistant à offrir des biens divisibles ( ?) et à proposer des interventions personnelles aux électeurs de la 10éme circonscription du Nord."

Rien d’étonnant donc à ce que Sophie Paz, qui a aujourd’hui 46 ans, ait sollicité l’appui du futur ministre, pour obtenir sa réhabilitation, suite à une condamnation pénale  datant du 15 octobre 2003, condamnation prononcée pour avoir harcelé son ex-compagnon auprès de qui elle voulait  récupérer l’argent qu’il lui aurait dérobé. Une sombre affaire, que l’ex-profession de call Girl de Sophie Patz (alors dénommée  Olga Patterson avant d’être mariée) n’avait pas permis de tempérer, malgré ses protestations ; une condamnation dont elle souhaitait en tout cas être innocentée dès 2009, grâce aux services du spécialiste de l’intervention politique, qu’était déjà, Gérald Darmanin.

Les faits dénoncés par Sophie Patz relèvent semble- t- il de la qualification « de viol, par consentement acquis par surprise » et en échange de services. En fait de services, il n’y en a pas eus, à tel point que la jeune femme s’est vue dans l’obligation, fin novembre 2009 de dénoncer les pratiques de l’élu nordique à Jean François Copé, lequel en réponse l’a invité à intenter une action en justice contre l’élu du Nord.

On comprend au demeurant mieux pourquoi au sein des UMP/Républicains, beaucoup semblent bien connaitre l’histoire de Sophie Patz et les pratiques dérangeantes de Gérald Darmanin !

On comprend mieux aussi, pourquoi la contre attaque anti Wauquiez de Gérald Darmanin qui semble seulement pouvoir s’expliquer par la proximité politique de Laurence Saillet, avec Xavier Bertrand, député de la 2ème circonscription de l’Aisne depuis 2002, puis membre des gouvernement Raffarin III et Villepin et ses nouvelles fonctions de port parole des Républicains. En fait , tout le monde se connait ! et tout le monde connait les petits secrets (ou scandales) des autres !

Sophie Patz se bat depuis longtemps, seule, très certainement. Et Gérald Darmanin , qui tente d’étouffer cette sale affaire depuis tout aussi longtemps a probablement cru pouvoir arriver à ses fins en rejoignant les rangs des Macronistes (et leurs appuis) lesquels disposent depuis mai 2017 de tous les pouvoirs. Peu importe donc  les trahisons et les  écarts idéologiques !

On comprend mieux pourquoi aussi, trop content du ralliement inespéré de celui qui appelait la ministre des Sports, Valérie Fourneyron à interdire le port du voile, et qui fut aussi chef de cabinet de David Douillet, le Premier Ministre Edouard Philippe ait renouvelé « toute sa confiance » à Gérald Darmanin, récemment.

Mais, c’était sans compter sans cette nouvelle plainte pour abus de faiblesse, le 13 février 2018, contre le ministre d’une habitante de Tourcoing, ville dont Gérald Darmanin a été le maire. On a appelé, cette seconde plaignante, Sarah, car elle a souhaité pour l’instant rester anonyme. Ayant vu qu’une femme avait déposé plainte contre Gérald Darmanin  pour faits de viol et d’abus de faiblesse, Sarah a décidé de porter plainte à son tour contre le Ministre dont elle craignait jusqu’ici  l’entregent et la puissance. Sarah a raconté depuis sa peur vis-à-vis d’un puissant, qui lui a néanmoins laissé de très mauvais souvenir en septembre 2015. Comme pour les tueurs en série, le mode opératoire de Gérald Darmanin a été le même : en échange d’un logement et d’un travail, Sarah a été contrainte d’accorder des faveurs sexuelles au ministre.

Gérald Darmanin a déclaré au micro de Jean Jacques Bourdin récemment qu’il était tranquille comme baptiste, sur ces deux histoires ??? A voir !

Certes Gérald Darmanin bénéficie de la présomption d’innocence. Mais ces manques d’exemplarité à répétions font désordre dans le tableau gouvernemental et ministériel qui se voulait à l’origine débarrasser des oripeaux du passé, différent et moderne.

Mais le ministre Darmanin est qu’on le veuille ou pas placé au pied de ses responsabilités, face à la question de l’abus de pouvoir et du respect du aux femmes, que ce soit dans l’ancien régime comme dans le nouveau. Reste que la question de l’abus de pouvoir gêne la classe politique c’est évident, suite à tous ces rebondissements. Néanmoins, certains élus n’ont probablement pas envie d’être emportés par des sandales de ce type qui font tâche et rejaillissent sur toute la classe politique. Car au-delà de celle-ci des experts ont déjà tenter de décrypter « les affaires » qui collent à la peau de Gérald Darmanin. Et là on risque d’aller de surprise en surprise.

En effet, si selon ces experts les viols risquent d’être difficiles à caractériser juridiquement, en raison de la difficulté à prouver l’absence de consentement, les faits rapportés par les deux plaignantes pourraient entrer dans la définition prétorienne de la .. Prostitution puisque les besoins sexuels du ministre auraient été satisfaits contre rémunération : une intervention, un logement, ou un emploi…

On se souvient du scandale de Dominique Strauss Khann. Voilà qu’un scandale du même type pourrait venir entacher l’activité du gouvernement d’Edouard Philippe et les choix d’Emmanuel Macron. ?

On comprend donc bien pourquoi, plusieurs élus à droite et  Laurent Wauquiez en particulier ont demandé courant janvier la démission de Gérald Darmanin, ceci sans avoir recours à une quelconque manipulation des plaignantes, manipulation  parfaitement inutile, le ministre s’étant lui-même placé dans la situation inconfortable dans laquelle il se trouve aujourd’hui.

Clara Mitchell pour DayNewsWorld

POPULARITE D'EMMANUEL MACRON

EN CHUTE LIBRE

 

La popularité d'Emmanuel Macron chute de six points en un mois selon un sondage BVA diffusé mercredi 28 février et réalisé les 26 et 27 février auprès d’un échantillon de 1 019 personnes représentatif de la population française de 18 ans et plus (méthode des quotas) .

Le chef de l'Etat accuse une baisse pour le deuxième mois consécutif.

Le locataire de l’Élysée, avec seulement 43% d'opinions favorables, a reculé de neuf points depuis décembre et se rapproche de son plus mauvais score, atteint en octobre dernier (42%). Il perd des points aussi bien à gauche qu'à droite et à l'extrême droite . Il reste heureusement pour lui soutenu par son camp à 96%.

Ce déclin de popularité se note non seulement chez les retraités que la réforme sur la CSG appauvrit, mais également dans toutes les strates de la population.

Il est perçu comme le Président des villes malgré sa tentative d'amadouer le monde rural en ayant reçu les jeunes agriculteurs à l'Élysée avant son passage au Salon de l'agriculture.

De plus il est vu comme l'homme de la « casse sociale » et des ordonnances perçu comme un déni de démocratie.

Le Premier ministre, lui, est vu comme « l'homme de la mise en œuvre des réformes » qui « assume son rôle de bouclier » ...

Britney Delsey pour DayNewsWorld

ASILE ET IMMIGRATION OU UN PROJET DE LOI INSUFFISANT POUR REPONDRE AU DEFI MIGRATOIRE

Le « projet de loi pour une immigration maîtrisée et un droit d’asile effectif » est présenté mercredi 21 février en conseil des ministres. « Équilibré » pour Gérard Collomb, le texte est jugé trop répressif par les associations et « laxiste » par la droite et le Front national . Le texte devrait ensuite être examiné en mars en commission des lois à l’Assemblée nationale, avant d’être débattu en séance en avril.

Ce texte ambitionne de « de sortir de la situation actuelle où on accueille mal ceux à qui on doit l’accueil, et on n’éloigne pas ceux qui n’ont aucun titre à rester en France », a résumé lundi 19 février Édouard Philippe. Pas moins de 130.000 étrangers s’installent chaque année en France et il s'agit de mieux les intégrer.

Des droits nouveaux sont accordés aux immigrés comme le passage d’un à quatre ans de la durée du titre de séjour des étrangers qui n’ont pas le statut de réfugiés lesquels peuvent obtenir une carte de dix ans. Le texte propose également d'apporter une meilleure protection aux jeunes filles menacées d’excision et aux victimes de violences conjugales. Les mesures de regroupement familial sont élargies aux frères et aux sœurs.

La demande d'asile dans le projet de loi subit quelques changements pour s'adapter à la législation européenne moins permissive que l'actuelle loi française. Ainsi la durée moyenne d’instruction de la demande d’asile s'étalera sur six mois contre quatorze mois actuellement, le délai maximum pour la demande d’asile, à compter de l’entrée sur le territoire, passera de 120 jours à 90 jours ainsi que le délai de recours devant la CNDA- la cour d’appel que le demandeur d’asile peut saisir s’il est débouté-sera réduit à 15 jours au lieu de 30.

Les ressortissants de pays considérés comme sûrs ainsi que ceux qui présentent une menace à l’ordre public, devront se soumettre à une décision d’éloignement même en cas de recours devant la CNDA.

« Un schéma national » déterminera « la part de chaque région dans l’accueil des demandeurs d’asile » lesquels seront tenus d’y « résider pour bénéficier des conditions matérielles de l’accueil » c-à-d également du droit à l’allocation pour demandeur d’asile (ADA). Les services intégrés d’accueil et d’orientation (SIAO) gérant le 115 seront tenus de communiquer chaque mois à l’Office français de l’immigration et de l’intégration (Ofii) « la liste des personnes hébergées (…) ayant présenté une demande d’asile » ou obtenu une protection pour permettre le recensement des migrants.

La lutte contre l’immigration irrégulière passera par l'interdiction du droit au maintien sur le sol « dès la lecture en audience publique de la décision de la CNDA » . De plus un débouté de l’asile n'aura plus la possibilité de solliciter le séjour pour une autre raison, par exemple médicale, sauf « circonstances nouvelles ». A ces mesures s'ajoute la création d'un « délit de franchissement non autorisé des frontières extérieures de l’espace Schengen » puni d’un an de prison dans le but de décourager les arrivées via les Comores ou la Guyane. La même mesure est préconisée pour ceux qui entrent en France sans passer « pendant des horaires d’ouverture » par un des quelque 285 points de passage frontaliers mis en place depuis l’état d’urgence.

Pour Bruno Retailleau, président du groupe LR au Sénat, ce projet de loi « est faussement ferme » ne changeant rien  sur le plan de l'immigration . « On est dans une situation, la France et l'Europe, où dans les années à venir on aura un choc migratoire, un choc démographique (...) On est en train d'exploser les compteurs sur l'immigration », a-t-il mis en garde sur Sud Radio.

Alyson Braxton pour DayNewsWorld

VITE ! UNE SEPULTURE POUR MICHEL DEON

C’est notre vœu, car  Alice sa fille, attend toujours et encore, pour cela, une réponse de la mairie de Paris !

« J’aimais beaucoup Michel Déon, un romancier que j’estimais et que je rencontrais souvent. Il se montrait toujours attentif aux autres, spécialement aux jeunes écrivains.»

Il m’a laissé un souvenir chaleureux » .Ainsi parlait Milan Kundera de Michel Déon, l’auteur du Déjeuner de Soleil, mort le 28 décembre 2016 à Galway en Irlande, sa seconde patrie (qui l’a beaucoup inspirée) après la France. Attentif ! Chaleureux ! C’est ainsi que le décrivent les amis de Michel Déon qui n’a pas mérité les derniers avatars  relatifs à la mise en terre de ses cendres.  Selon ses vœux, Michel Déon a été incinéré sur place, à Galway et ses cendres ont été rapatriées par sa fille qui réside  à Paris, ceci dans l’attente d’être définitivement inhumé. Les cendres de Michel Déon sont entreposées depuis, dans l’appartement de cette dernière, fermées dans une urne cinéraire.

Rappelons que depuis 2008, il est interdit de conserver les cendres des défunts chez soi…et que chaque maire est en charge de par la loi de cet aspect de la police funéraire, agissant ainsi en sa qualité d’officier d’Etat Civil. Le maire est assisté en cela d’un agent de police ou du garde champêtre selon le cas. (Petite ou grande commune)

Suivant en cela la règlementation et les paroles de son père, Alice Déon (Directrice des Editions de la Table Ronde) a donc souhaité que son père ait une pierre tombale pour que, de plus,  son souvenir reste visible des promeneurs.

Elle a ainsi sollicité la Mairie de Paris pour obtenir une place au Cimetière de Montparnasse, le cimetière qui abrite déjà  de très grandes personnalités (près de 300) des spectacles , des sciences, ou de la littérature à l’exemple de Gainsbourg, Proust, Stendhal, Baudelaire, Sartre…. Son idée étant qu’il puisse converser de près, en voisin,  avec ses illustres compères.

A sa grande surprise, Alice Déon s’est vue refusée une place de  sépulture parisienne pour son père.

Tout a commencé par un @mail de la Directrice Adjointe du Cabinet de la Maire de Paris, envoyé le 2 janvier 2018, qui invoquait pour justifier ce refus l’article L.2223-3 du Code Général des Collectivités locales. Un comportement bureaucratique, comme l’a dénoncé récemment  Hélène Carrère d’Encausse, Secrétaire Perpétuel de L’Académie Française dans laquelle Michel Déon fut admis le 5 mars 1987. Un constat accablant lorsqu’il s’agit de sépulture et de mort, d’un écrivain talentueux  et connu de surcroit.

Règlementation pour règlementation, on rappellera que toute commune est tenue d’accueillir dans son cimetière, une personne résidente, décédée sur son territoire ou possédant un caveau. Mais Michel Déon qui résidait chez sa fille à Paris lorsqu’il n’était pas en Irlande, ne possédait pas de caveau.

Alors ! Bureaucratie quand tu nous tiens ?

Bureaucratie ! mais pas que, peut être, car on  va se perdre en conjectures et examiner d’autres points. Car c’est connu, tout maire a le pouvoir de faire des exceptions, en fonction des places disponibles.

La première demande d’Alice Déon date du début de l’année 2017 une demande pour laquelle elle n’a reçu un refus qu’un an après ! , puisque le @mail d’Ivoa Alavoine (la directrice adjointe de cabinet) date, comme on l’a déjà précisé, du 2 janvier 2018.

La presse et les amis de Michel Déon se sont tout de suite emparés de la question immédiatement.

Malgré leur indignation et celle, surtout, de ses confrères (Michel Déon a été journaliste à Paris Match) la Mairie a confirmé le 15 février dernier, son refus.

Dans un style ampoulé, Anne Hidalgo elle-même (maire de Paris) a protesté de sa bonne foi et de son indépendance politique en écrivant aux héritiers « que l’exigence incontestable de nos règlements de la ville se heurtait à la légitimité tout aussi incontestable de la demande » avouant simultanément « ce que le règlement des cimetières de la Ville de Paris pouvait avoir d’insatisfaisant »

Du coup, une centaine d’écrivains et d’éditeurs se sont mobilisés pour demander collectivement, signature de pétition à l‘appui, à Anne Hidalgo, de trouver une solution rapide et digne. Depuis un an, Michel Déon est en effet un « résident  quasi clandestin » dans la capitale, ceci alors même que Paris est sa ville natale. Michel Déon a en effet vu le jour rue de la Roquette le 4 août 1919. L’écrivain a fait ses études dans le célèbre lycée Janson de Sailly avant de rejoindre la faculté de droit de Paris. Michel Déon a été engagé volontaire de 1940 à 1942 et inscrit dans le 152ème Régiment d’Infanterie. Démobilisé à Lyon en 1942, il devint,  pour la zone sud, secrétaire de la Rédaction à l’Action Française de Charles Maurras.

Michel Déon qui était aussi Royaliste, a toute sa vie été clairement ancré à droite. Michel Déon na jamais mis ses convictions dans sa poche pendant sa vie. Michel Déon a aussi été Immortel. De fait et pour beaucoup, et pas seulement pour les esprits chagrins, la question se trouve posée aujourd’hui : Michel Déon est-il un mort trop de droite pour Anne Hidalgo, la maire de Paris ?

Ces événements ont mis une fois de plus en lumière le caractère sectaire d’Anne Hidalgo, qui sous prétexte de règlementation  Républicaine,  a refusé la demande  d’Alice Déon, pourtant résidente parisienne. Et d’aucuns de rappeler qu’Anne Hidalgo a déjà été dans le passé, prompte à se hasarder dans un combat de même type, qualifié de hasardeux : exemple : la pose d’une plaque à la mémoire du Compositeur Henri Dutilleux, refusée par Madame le Maire dans un premier temps au motif d’une prétendue collaboration avec le régime de Vichy puis saluée ensuite, cérémonie participative à l’appui, peu de temps après.

Certains proches de la Maire de Paris, agacés par les mauvaises manières d’Anne Hidalgo, comme Bruno Julliard son 1er adjoint ou encore l’écrivain Alexandre Jardin, lui auraient conseillé d’être moins rigide, Alexandre Jardin allant même jusqu’à lui souffler d’être « moins vache » et de cesser cette corrida. Pour ne pas perdre complètement face, Anne Hidalgo a décidé de ne rien décider, en créant une commission … pour réfléchir au problème. Une usine à gaz qui pourrait dans quelques mois (combien ?) accoucher d’un rapport épais ( !) à soumettre au Conseil Municipal de la Ville de Paris.

Ceci à moins que l’affaire et le comité Théodule correspondant n’aient été enterrés d’ici là !

Car les Hautes Affaires Républicaines, inspirées par le principe d’égalité qui ne laisse pas place à l’appréciation humaine ou contingente, laquelle est de suite qualifiée de passe droit ou de précédent, nécessite, pour faire émerger des solutions de longues palabres ou galimatias.

Notre humour est peut être une peu noir ?

Mais nous aurions aimé comme beaucoup d’autres que Michel Déon quitte rapidement le dessus de cheminée pour aller reposer en paix , définitivement , et sans considération de ses opinions politiques, dans ce cimetière de Montparnasse où Stendhal avait fait graver en son temps sur sa tombe , « qu’ici gisait un Milanais de cœur .. » et nous souhaitions le dire car  personne n’a regretté à ce jours que Henri Beyle / Stendhal, un des plus grands écrivains français du XIX siècle,  repose dans le cimetière de Montparnasse , qu’orne en sa place centrale, le « Génie du Sommeil » sculpté par Horace Daillon.

Clara Mitchell pour DayNewsWorld

UNE PLACE A TROUVER

POUR LES PATRIOTES DE FLORIAN PHILLIPOT

 

Le jeune parti Les Patriotes tient son congrès fondateur ce dimanche à Arras, dans le Pas-de-Calais .

Florian Philippot, ex-numéro deux du FN, a été élu président du parti à l'unanimité par les militants.

Même s'il sait qu'il a fait « un choix audacieux » avec la création, en septembre, de cette nouvelle formation politique, il n'en demeure pas moins convaincu qu'il y a « une place énorme » à prendre.

« Il y a une majorité de Français qui sont amoureux de leur pays, qui sont pour une France libre, indépendante, sortie de l'Union européenne », a-t-il professé devant plus de 500 personnes.

L'homme politique de 36 ans porte toujours le même discours :

il est « là pour convaincre » de la nécessité de sortir la France de l'Union européenne.

Il souhaite un Brexit à la française : un Frexit.

Mais existe-t-il réellement une place pour Les Patriotes dans le paysage politique français ?

A côté du parti nationaliste de Marie Le Pen , il va devoir se faire une place parmi d'autres souverainistes, comme Nicolas Dupont-Aignan, président de Debout la France et ancien allié de Marine Le Pen au second tour de la présidentielle, et par François Asselineau.  Aux élections européennes les Patriotes vont jouer leur va-tout avec leur trois sièges, ceux de Florian Philippot, Mireille d'Ornano et Sophie Montel.

Le parcours de Floriant Philippot n'est pas sans rappeler celui de Bruno Mégret qui en 1998 avait fait scission avec le Front national...  On connaît la suite.........

Carl Delsey pour DayNewsWorld

POUR LAURENT WAUQUIEZ LE PRINTEMPS

POLITIQUE SEMBLE ETRE POUR BIENTOT

 

Après les deux victoires aux élections partielles du Val d’Oise et du Territoire de Belfort, plus une émission réussie sur France 2, le Président de la Région Auvergne Rhône Alpes devenu récemment Président de « Les Républicains » vient d’entamer une bonne séquence.

C’est en tout état de cause ce que vient de révéler le dernier sondage IFOP-FIDUCIAL commandé par de nombreux confrères.

Laurent Wauquiez qui avait reculé de 8 points en janvier vient de faire un bond de 7 points en février, s’installant ainsi, visiblement dans le rôle de leader de la Droite et de principal opposant à Emmanuel Macron qui traverse une passe difficile en ce moment.

Laurent Wauquiez réalise, sur l’échantillon étudié, 41% de bonnes opinions dans ce dernier sondage.

Au sein même des Républicains, Laurent Wauquiez gagne 20 points (83% de bonnes opinions) distançant ainsi pour la première fois Alain Juppé qui perd 10 points (69%) et sa rivale Valérie Pecresse (58%).

Testé en duel avec Valérie Pécresse , Laurent Wauquiez reste encore un peu distancé par celle-ci , avec néanmoins un écart faible de 2% (44% contre 42%) .

En revanche il écrase Marine Le Pen (62% contre 25%) dans un  test similaire. Le calme n’est pas encore revenu totalement à droite, mais force est de constater qu’une nouvelle page vient de s’ouvrir pour Laurent Wauquiez qui vient de perdre une bonne part de son ancienne image de « Bad Boy ».

Cette évidence va être confirmé par le résultat à la une de nombreux sondages à paraitre dans une grande partie de la presse...

Clara Mitchell pour DayNewsWorld

NOUVELLE AFFAIRE

POUR BENJAMIN NETANYAHU EN ISRAEL

La police israélienne a recommandé mardi à la justice d'inculper pour "corruption, fraude et abus de confiance" le Premier ministre Benjamin Netanyahu, qui a de nouveau clamé son innocence et exclut de démissionner . «Je peux vous rassurer: la coalition est stable et ni moi ni personne n'avons de projet d'élections (anticipées). Nous allons continuer à travailler ensemble pour le bien de nos citoyens israéliens jusqu'à la fin du mandat», prévue en 2019, a dit M. Netanyahu dans un discours à Tel-Aviv.

De toute façon la décision de mettre officiellement en examen M. Netanyahu, 68 ans, revient maintenant au procureur général Avishaï Mandelblit. Il pourrait mettre plusieurs semaines ou mois avant de trancher.

Mais quelles sont les affaires menaçant Benyamin Nétanyahou ?

1°M. Netanyahu est soupçonné d'avoir reçu des pots-de-vin de la part de riches personnalités comme James Packer, milliardaire australien, ou Arnon Milchan, producteur israélien à Hollywood.

Ces hommes d'affaires auraient fourni à Benjamin Netanyahu et aux membres de sa famille, sous forme de cigares, bouteilles de champagne et bijoux d'un montant de un million de shekels (environ 230 000 euros) entre 2007 et 2016. Benjamin Nétanyahou assure que ces présents ne sont pas autre chose que des cadeaux. En échange, selon la police, M. Netanyahu a fait voter une loi fiscale ayant profité à Arnon Milchan, et a accordé un traitement de faveur à certaines de ses entreprises.James Packer, milliardaire qui doit sa fortune aux casinos, est quant à lui accusé d'avoir fourni de luxueux voyages (hôtels et avions) au fils du premier ministre.

2° Le premier ministre aurait passé un pacte avec Arnon Mozes, patron du quotidien Yedioth Aharonot. La police dispose d'un enregistrement des deux hommes, dans lequel le premier ministre évoque la possibilité de réduire l'influence d'un quotidien gratuit, Israel Hayom, rival du Yedioth Aharonot, par «la législation et d'autres moyens». En échange, le quotidien dont la ligne est plutôt critique à égard de Benyamin Netanyahou, aurait traité plus favorablement le premier ministre dans ses colonnes.

3° Certains de ses très proches sont touchés par un sujet particulièrement sensible en Israël: la sécurité du pays. Il s'agit de rétrocommissions versées sur un contrat d'armement passé en 2016 avec l'entreprise de chantiers naval allemande ThyssenKrupp pour la commande de près de 2 milliards d'euros contre la construction de trois sous-marins à propulsion nucléaire. David Shimron, cousin et avocat personnel de Benyamin Nétanyahou, serait soupçonné d'avoir touché des pots-de-vin pour aider l'entreprise à contourner l'appel d'offre puisqu'il travaillait également pour le groupe allemand en Israël.

Les conclusions de la police mettent en question le maintien au gouvernement de M. Netanyahu, au pouvoir depuis bientôt 12 ans au total et notamment l'attitude de ses partenaires de coalition. Ces derniers n'ont cependant aucunement l'intention de se désolidariser. Le rapport de la police est «aussi plein de trous qu'un fromage suisse», a dit M. Netanyahu.

 

L'homme à la tête du gouvernement depuis 2009 a visé son ancien ministre des Finances Yaïr Lapid, témoin clé dans l'une des affaires, «alors qu'il a promis de me faire tomber à n'importe quel prix». M. Lapid apparaît dans les sondages comme un des principaux concurrents de M. Netanyahu en cas d'élections...

Joanne Courbet pour DayNewsWorld

QU'EN EST-IL DU SERVICE NATIONAL UNIVERSEL ?

Le candidat Macron avait promis en mars 2017 de rétablir un « service national obligatoire et universel » d'un mois et pour l'ensemble d'une même classe d'âge, soit entre 600.000 et 800.000 jeunes par an. Mais cette annonce a été plus d'une fois contredite et le porte-parole du gouvernement a voulu mettre fin au couac de ce week-end .

C'est pourquoi Benjamin Griveaux, porte-parole du gouvernement, a définitivement coupé court aux interrogations, déclarant mardi 13 février, que le dispositif serait « national », « universel » et  « obligatoire ».

Ce dernier concernera entre 600.000 et 800.000 filles et garçons, qui ne sont pas encore sur le marché du travail mais pour des raisons juridiques, il ne pourra pas être imposé aux majeurs.

En effet le service ne peut pas être rendu «obligatoire pour des adultes» alors que Macron visait la classe d'âge des 18-21 ans.

«Même si c'est adopté par le Parlement, même si on change la Constitution, il pourrait y avoir un recours devant la Cour européenne des droits de l'Homme», a argué Jean-Jacques Bridey, député LREM du Val-de-Marne.

Ce service, qui pourrait être mis en application dès 2019, ne durera pas plus d'un mois avec des enseignements variés. Il a pour vocation non seulement de créer « un brassage social » mais également d'apprendre le partage des valeurs républicaines.

Au programme, inculquer «de la discipline, de l'autorité, des priorités stratégies de la France», mais aussi «des activités physiques et sportives pour permettre la cohésion» des appelés voilà ce que pensait le conseiller d'Emmanuel Macron sur les questions militaires, l'ancien maire UDI Serge Lepeltier.

Cependant aujourd'hui le projet reste encore flou et un rapport viendra détailler les propositions de ce service national, selon B . Griveaux. Mais au-delà de ces grandes lignes, le projet de l'Elysée, suscite des doutes en raison de son coût ( estimé entre deux et trois milliards d'euros par an) et des capacités d'accueil des armées, réduites depuis la suppression en 1997 du service militaire. Rien que pour le logement des appelés, des investissements de 17 milliards d'euros seraient d'abord nécessaires puis le SNU coûterait 2 à 3 milliards par an.

Or quoi qu'il en soit, le fondateur d'En Marche! a promis que son financement ne pèserait pas sur le budget de la Défense. «Il entrera à bon port, il sera conditionné par l'ensemble des ministères concernés, et pas simplement par le ministère des Armées, il aura un financement ad hoc, qui ne viendra en rien impacter la loi de programmation militaire 2019-2025 qui doit être prochainement présentée», avait-t-il développé lors de ses vœux aux armées le 19 janvier 2017.

Quoi qu'il en soit une écrasante majorité de Français se dit favorable au retour d'un service national.

Alize Marion pour DayNewsWorld

RETOUR SUR LA VICTOIRE DE LA DROITE

AUX ELECTIONS LEGISLATIVES PARTIELLES

DU 4 FEVRIER 2018 

La question se posait dès avant le second tour des élections législatives partielles du 4 février 2018 : Emmanuel Macron et le groupe LREM de l’Assemblée nationale vont ils perdre des députés ?

La réponse est tombée dimanche soir : les deux candidats présents au second tour, soutenus par une coalition de droite, tous courants confondus, ont été élus, enlevant ainsi deux sièges à la majorité qui soutient Emmanuel Macron.

Ces élections partielles ont concerné la 1ère circonscription du Territoire de Belfort et la 1ère circonscription du Val D’Oise.

Les élections législatives de juin 2017 avaient été annulées le 8 décembre 2017 par le Conseil Constitutionnel saisi de recours en annulation au motif que pour le Territoire de Belfort des tracts faussement attribués aux adversaires du candidat LR avaient été distribués la veille du jour du scrutin et pour celle de l’Oise en raison de l’incompatibilité élective du suppléant de la candidate LREM.

Les électeurs ont donc été convoqués pour retourner aux urnes.

Pour la plupart des observateurs politiques ces résultats étaient sans surprise, tant En Marche et le Premier Ministre Edouard Philippe étaient au plus bas niveau dans les sondages.

La double défaite des candidats LREM a réjoui, bien naturellement, Laurent Wauquiez qui a qualifié dès dimanche soir, les scores obtenus de « désaveux» pour le Chef de l’Etat, le plaçant ainsi en position de revendiquer la position de 1er opposant d’Emmanuel Macron.

Pour Laurent Wauquiez, « la France réelle s’est exprimée dimanche, malgré la communication mensongère du gouvernement ».

La stratégie adoptée par Laurent Wauquiez, dès lors qu’il a été élu à la Présidence des LR , a semble t il,  été payante !Tout comme son analyse et son discours, en faveur d’une immigration sérieusement contrôlée et réduite, ou encore celui vis à vis d’une reconstruction Européenne moins libérale et moins mondialiste.

L’exécutif et le parti présidentiel ont tenté de leur coté d’atténuer les conséquences politiques de ces résultats, impactés il est vrai par une très faible participation, en « déclarant que les élections partielles sont toujours des élections difficiles pour la majorité en place ». Christophe Castaner a néanmoins été obligé de concéder « qu’il ne fallait pas sur interpréter ces résultats, les français n’ayant pas encore pu constater les effets positifs des choix politiques sociaux et économiques faits par Emmanuel Macron ». En clair, la majorité présidentielle a demandé du temps au temps...

On verra donc dans quelque temps, car il va y avoir d’autres élections partielles dans les semaines à venir..

Même si des résultats identiques à ceux constatés ce weekend  venaient à sortir à nouveau des urnes, il faut néanmoins admettre que ces résultats ne modifieront pas le poids politique de LREM qui conservera encore pour longtemps une majorité écrasante.

Mais, ces résultats doivent néanmoins être interpréter comme la manifestation d’une réelle impatience  des électeurs, quand ce n’est pas celle d’une forte exaspération à 9 mois (la durée d’une gestation ?) de l’élection présidentielle d’Emmanuel Macron.

Ont donc été élus députés :

Ian Boucard , LR avec 59,18% des voix, dans le Territoire de Belfort

Antoine Savignat , LR avec 51,45% des voix, dans le Val d’Oise.

Pour Laurent Wauquiez , LR est aujourd’hui la seule force d’opposition capable de gagner une élection, constatant qu’entre les deux tours LR avait été la seule force politique capable de gagner des voix alors qu’en face LREM en a perdu, la gauche ne les suivant plus ».

Mardi matin, à 11 h Laurent Wauquiez, accompagné des Christian Jacob, Président du Groupe LR à l’assemblée Nationale est venu accueillir les deux députés nouvellement élus

Sur le plateau matinal des 4 Vérités sur France 2 le Président des Républicains, a déclaré qu’il pensait « qu’un message avait été envoyé »  ajoutant « qu’il fallait qu’Emmanuel Macron écoute ce que disent les français et comprenne ce qu’est leur vie quotidienne ».

« Tout a augmenté » a insisté l’élu de droite, soulignant que même les petites retraites sont touchés par la CSG », évoquant « des chiffres renvoyant à une critique récurrente du chef de l’Etat, qui sur le budget 2018 a fait 42% de cadeau fiscaux à 5% des français les plus riches ». Pour Laurent Wauquiez , « le doute s’est instillé chez En Marche, Emmanuel Macron ne séduisant plus que dans ... les rédactions ou dans le microcosme »..

Le navire présidentiel risque de prendre encore plus de gite dans les jours prochains, au vu du krach monétaire et financier (et boursier) qui est en train de se profiler ou encore de certains problèmes plus politiques comme celui qui pointe son nez en Corse à la faveur de la visite de deux jours d’Emmanuel Macron.

Clara Mitchell pour DayNewsWorld

QUI VEUX ASSASSINER MATHIEU GALLET ?

 

Pour de nombreux observateurs, quelques personnalités souhaitent (ou souhaitaient depuis longtemps) obtenir « le scalp » de Mathieu Gallet...

Pour preuve, les SMS échangés en mai 2016, entre Aurélie Filipetti, (ancienne ministre de la culture et ancienne compagne d’Arnaud Montebourg dont elle a eu une fille) et Agnès Saal.

C’est Challenge qui a raconté le premier cet inénarrable événement.

Dans son SMS, Aurélie Filipetti se félicitait de la parution d’un rapport accablant sur Mathieu Gallet dont Médiapart avait fait ses choux gras.

Elle ajoutait avec perversité « on continue, il ne faut pas lâcher ! ». Quelles étaient les raisons de ce complot entre les deux femmes, visiblement très complices.

En avril 2014, la Ministre de la Culture, Aurélie Filipetti annonçait la nomination d’Agnès Saal au poste de présidente de l’Institut National de l’Audiovisuel (INA) après avoir failli la  nommer comme Directeur de Cabinet. Agnès Saal avait précédemment travaillé dans divers cabinets ministériels du gouvernement Jospin !

Agnès Saal , qui aurait laissé près de 400 000 € de factures au Centre Pompidou de frais professionnels quelques années plus tôt, venait (2016) d’être épinglée pour une facture de 40 000 € pour 10 mois de frais de taxi dont certaines concernaient des déplacements de son fils qui disposait de son code confidentiel de réservation auprès de la compagnie G7.

L’affaire avait été révélée par l’association Anticor, qui avait publié quelques détails croustillants sur les notes de Taxi d’Agnès Saal, pour le seul mois d’août 2014 (6161 €) alors même qu’elle était en congé en ce mois d’aout ?

Renvoyée devant le Tribunal Correctionnel de Paris pour détournements de fonds, Agnès Saal avait déclaré pour sa défense que son prédécesseur, Mathieu Gallet, dont les salaires avaient été augmentés de 55 % entre 2010 et 2013 aurait dépensé quelques 1,3 millions d’euros en Conseil de Communication et Stratégie, le dossier qui a conduit à sa récente condamnation.

Pour Mathieu Gallet, tout avait commencé par un rapport au vitriol de la CGEFI (un service de Bercy) et une instruction de la Cour des Comptes qui avait donné lieu à une enquête ouverte par le Parquet de Créteil sur la gestion de Mathieu Gallet pour délits de favoritisme « sur des contrats passés entre 2010 et 2014 », contrats relevant tous de la compétence de sa Présidence.

L’affaire d’Agnes Saal s’était poursuivie devant la justice qui l’a condamnée à 3 mois de prison avec sursis et 3000 € d’amende entrainant de droit son exclusion temporaire de la fonction publique pendant 6 mois, ceci en toute méconnaissance selon elle de ses protestations aux termes desquelles elle avait fait valoir que ses frais personnels n’avaient pas atteint 10% de ceux de son prédécesseur, Mathieu Gallet... Forte de ses soutiens, la « Taximan » était revenue au Ministère de la Culture le 4 juillet 2014. Les réseaux sociaux s’étaient enflammés à cette occasion. La toile en est encore toute secouée !

Luc Besson s’est inspiré de l’histoire d’Agnès Saal dans son film « Opus Taxi ».

Mais l’antagonisme qui avait perduré entre les deux histrions était un secret de polichinelle, ceci d’autant plus que les turpitudes d’Agnès Saal avaient été révélées par Mathieu Gallet lui même au cours d’un de ses interrogatoires d’enquête.

Chez ces gens là !  M’sieu, quand on cause... ce n’est pas pour rien !

Il n’en demeure pas moins que pour l’un comme pour l’autre le constat est accablant laissant apparaitre que les Très Hauts Fonctionnaires se croient intouchables ...et budgétivores... C’est donc dans ce contexte que Mathieu Gallet vient d’être condamné le 15 janvier 2018, à un an de prison avec sursis et 20 000 € d’amende. C’est l’agence Reuters qui a la première publié l’information, laquelle a soulevé immédiatement de multiples spéculations.

Mathieu Gallet ! Restera ou ne restera pas à la tête de Radio France dont il est le Président depuis le 27 février 2014. ?

D’emblée, Mathieu Gallet a déclaré qu’il ne démissionnerait pas, arguant à juste titre, qu’ayant fait appel, la décision de première instance n’était ni définitive ni exécutoire. C’était sans compter sur l’intervention féroce de Françoise Nyssen qui devant le micro d’Europe n° 1 a appelé tout de suite Mathieu Gallet  « à tirer toutes les conséquences de la décision de justice du 15 janvier, au nom de l’exemplarité (on se pince !) de l’Etat actionnaire, laquelle exemplarité doit être une condition absolue » ?

Exit les soupçons de harcèlement sexuels de Gérald Darmanin, exit les comportements peu scrupuleux et peu légaux parfois de certains députés LREM, exit l’absentéisme de certains députés, exit l’affaire  Bayrou et Marielle de Sarnez, Exit la dépense de près de 350 000 € du Premier Ministre, Edouard Philippe, pour un vol Tokyo-Paris  qui devait lui faire gagner une heure seulement ... sur son emploi du temps, dépense que l’intéressé assume ...

En tout état de cause et visiblement, Françoise Nyssen, qui n’a pas en sa qualité de Ministre de la Culture, autorité directe sur la carrière de Mathieu Gallet n’en a eu cure ! Elle aussi assume ... de façon tapageuse (dans une récente déclaration au Monde) un ordre venu très certainement d’en Haut.

Jupiter a du exiger la tête de Mathieu Gallet, même s’il s’en défend... Son entourage confirme néanmoins, comme son silence pesant sur le sujet !

Certains sont néanmoins gênés et l’ont dit, à l’exemple de Fréderic Mitterrand qui a exhumé « une rumeur qui donnait Emmanuel Macron et Mathieu Gallet en couple, rumeur qui selon lui n’aurait pas joué en sa faveur ».

L’élite parisienne s’est néanmoins inclinée. Le prononcé de la révocation de Mathieu Gallet a eu lieu mardi 30 janvier 2018. Elle devrait prendre effet le 1er mars. Mathieu Gallet donnera ce lundi 5 février  une conférence de Presse qu’il faudra suivre. Dans les colonnes du JDD de ce dimanche 4 février, Françoise Nyssen, répète à l’envi que le CSA a pris sa décision en toute indépendance, rappelant à nouveau de façon péremptoire, qu’elle même considérait « que les conditions n’étaient plus remplies pour que Mathieu Gallet reste à la tête d’une entreprise publique ».

Statutairement la présidence par intérim devrait être assurée par Jean Luc Vergne, 69 ans,  pendant plusieurs semaines,  laissant ainsi au pouvoir le temps de mettre en place un certain nombre de réformes et de changements dans l’audiovisuel voulus par Jupiter comme l’attribution du temps d’antenne aux différents courants qui présenteront des listes pour les élections européennes. Jean Luc Vergne est un socialiste « light » devenu  macroniste qui s’est engagé au début du mois d’avril 2017 en signant un texte collectif en faveur d’Emmanuel Macron, texte publié dans le HuffPost. Cet ex- patron des ressources Humaines de Sanofi, Elf/Total, PSA/Peugeot ou de la BPCE est un acteur du sérail.

Au demeurant, même si la révocation de Mathieu Gallet semble s’inscrire dans une certaine rationalité, déclarée par l’actuelle équipe Macronnienne, on se plaira à faire deux observations :

1°Emmanuel qui n’a cessé de plaider et plaide toujours la bienveillance, semble avoir donné des ordres extrêmement durs, absents de toute bienveillance.

2° L’attitude de la Ministre est elle aussi contraire aux principes « libres et pluriels » qu’elle défend publiquement depuis la mort de son fils, un enfant dit précoce.

L’événement  l’a conduit à créer, une école s’inscrivant dans la lignée de Rudolph Steiner philosophe allemand qui a développé une doctrine s’inspirant de l’anthroposophie d’Helena Blavastky (XIX siècle), un courant philosophique qui a fait fureur en Allemagne entre les deux guerres.

Ce courant s’appuie sur « un syncrétisme religieux, l’irrationalisme, l’élitisme antidémocratique et  pro capitaliste » (lire Actes Sud/Commentaire Le Monde Diplomatique). Actes Sud est une maison d’Edition créée par son père, maison d’Edition qu’elle dirige depuis la disparition de ce dernier.

On s’interroge ? Quelles seront les bases  de la réforme de l’audiovisuel ?

La Ministre a déjà mis en opposition « son possible syncrétisme personnel » avec la tradition catholique française  lorsqu’elle a fait mettre ces derniers jours au pilon les 3 pages rédigées par Olivier Dard à l’occasion de 150ème anniversaire de la naissance de Charles Maurras et de la Commémoration du 100eme anniversaire de la fin de la guerre de 1914-1918. De ce point de vue, l’affaire Mathieu Gallet ne pourrait être qu’un épiphénomène. Telle que « driver » par la Ministre de la Culture, cette affaire ne pourrait- elle pas masquer des influences intellectuelles plus profondes et peut être très dangereuses compte tenu du profil de cette dernière, profil déjà dénoncé par Jean Luc Mélenchon, qui a déjà qualifié l’école crée par la ministre d’école sectaire au sens propre du terme.

Affaire à suivre très attentivement !!

Clara Mitchell pour DayNewsWorld

AUTONOMIE OU INDEPENDANCE DE LA CORSE

LES NATIONALISTES ONT DEFILE DANS LE CALME

La manifestation organisée ce samedi à Ajaccio a rassemblé plusieurs milliers de personnes, un succès pour les élus nationalistes : des milliers de manifestants, 5000 à 6000 selon la police, plus de 20.000 selon les organisateurs. Chiffre très honorable pour cette île de 330 000 habitants. «La mauvaise météo nous a sans doute privés de plusieurs milliers de participants », a jugé Gilles Simeoni .

Ces derniers qui ont reçu une fin de non-recevoir la semaine dernière du président du Sénat Gérard Larcher et du Premier Ministre avaient lancé cet appel. Le rassemblement faisait donc suite à l’appel lancé par les présidents de l’exécutif corse et de l’Assemblée territoriale, Gilles Simeoni et Jean-Guy Talamoni.

Les sympathisants ont l'espoir que cette mobilisation citoyenne pèsera dans le dialogue avec Emmanuel Macron qui débarque mardi sur l'île, à Ajaccio pour les commémorations de l'assassinat du préfet Erignac. Meurtre commis il y a vingt ans par un commando nationaliste .

Paris demandait l'arrêt des violences pour entamer tout dialogue avec les nationalistes. C'est chose faite avec ce défilé bon enfant sur le cours Napoléon. D'ailleurs deux figures du nationalisme, Edmond Simeoni, père du premier, l’un des pionniers de la mouvance et Charles Pieri, ancien cacique du FLN, se sont tenus à l'écart et n'ont pas répondu aux sollicitations de la presse.Une manière de ne pas s'afficher car estampillés par le FLNC.

La bandera, le drapeau corse, à la main, des milliers de manifestants arboraient des panneaux sur lesquels étaient inscrits le mot Demucrazia (démocratie) et des jeunes entonnaient «Sò elli», un chant nationaliste très connu et le Dio vi salvi Regina , l'hymne corse.

Fini le temps des bombes et des guerres fratricides du FNLC.

Au milieu de l'après-midi, tout le monde s'est dispersé dans le calme si bien que Gilles Simeoni savourait ce moment: «C'est une mobilisation sans précédent, sans agressivité ni tensions. Il faut maintenant que Paris comprenne qu'il n'y a pas de stratégie de rechange pour eux, qu'il faut nous aider à réussir.» s'est réjoui le président de l'exécutif corse.

Le Président de la République,est attendu de pied ferme par les nationalistes pour un débat sur le statut de l'île et ses relations avec le continent. «Maintenant au président de la République de dire, de parler et, je l’espère, de montrer qu’il a entendu ce que nous avons dit aujourd’hui» conclut Gilles Simeoni

Kelly Donaldson pour DayNewsWorld

SEISME GENERAL SUR LA REPRESSION ROUTIERE

ET LA « SECURITE RENTIERE »

L' abaissement de 90 à 80 km/h de la vitesse maximale autorisée sur les routes secondaires à partir du 1er juillet a déclenché une fronde chez les motards et automobilistes.

Des manifestations sont organisées ce samedi un peu partout en France.

A Paris,rendez-vous a été fixé à 14 heures au Château de Vincennes.

Près de 60% des personnes interrogées se disent opposées à cette réduction de vitesse.

Si dans beaucoup de pays européens, les statistiques de sécurité routière sont largement meilleures qu’en France, ce n'est pas dû au seul facteur de la vitesse comme veut bien nous le faire le gouvernement .

« Un consensus européen admet une limitation de vitesse à 90 km/h sur le réseau secondaire », explique l’association 40 millions d’automobilistes.

"Avec des limitations à 90 ou 100 km/h, certains pays font mieux que nous (sur la mortalité routière), ça montre bien que ce n'est pas une question de vitesse mais de comportement", martèle le directeur général de 40 millions d'automobilistes, Pierre Chasseray.

En effet la Fédération française de motards (FFMC) comme l'association 40 millions d'automobilistes pointent d'autres facteurs aggravants comme

La prise d’alcool ou de stupéfiants

2° L’inexpérience du conducteur.

3°Le mauvais état des routes comme un nid-de-poule déstabilisant un motard, les glissières de sécurité …

« Avec cette mesure, on ne cherche pas à éviter que les accidents surviennent, ce qui relève du comportement des automobilistes et de l'état des infrastructures, mais on essaie de limiter l'impact. C'est un pansement sur une jambe de bois », conclut Didier Renoux, porte-parole de la FFMC.

Les associations dénoncent cette nouvelle mesure qu'ils taxent avec justesse de « sécurité rentière ».

« Le seul résultat concret de l'expérimentation, c'est la multiplication par trois ou quatre des flashes de radars », ironise Didier qui n'hésite pas à parler de « politique tournée vers plus de répression ».

Cette mesure, qui est loin de faire l'unanimité même chez les macronnistes ( deux ministres ont ouvertement marqué leur opposition comme Jacques Mézard, le ministre de la Cohésion des territoires ou Gérard Collomb)

, a poussé le Sénat à la demande d'une cinquantaine de sénateurs, à la création d' un groupe de travail sur la sécurité routière.

La Chambre haute veut « évaluer l'utilité de cette mesure », explique le sénateur (LR) de Haute-Saône, Michel Raison.

La politique de radar avec 24,44 millions de flashes par an ne s'apparente pas à de la sécurité routière mais bien plutôt à un nouveau racket. Il serait plus judicieux de procéder à une modulation intelligente de la limitation en fonction de la dangerosité des routes ...

Britney Delsey  pour DayNewsWorld

AGRESSION VIOLENTE SEXUELLE OU

FAKE-NEWS POUR UN ODIEUX CHANTAGE

L'AFFAIRE DARMANIN  EN QUESTION !! ??

Ce week-end, la justice a confirmé la réouverture d’une enquête concernant Gérard Darmanin pour une accusation de viol. C’est une femme de 46 ans, Sophie Spatz née Olga Patterson, une ancienne call-girl qui met en cause le ministre de l’Action et des Comptes publics.

Sophie Spatz a porté plainte pour viol contre le ministre . Ce dernier conteste les faits, qui dateraient de 2009, et a déposé une plainte pour dénonciation calomnieuse.

Sophie Spatz a été entendue pendant plus de huit heures par la police judiciaire et elle estime avoir été violée le 17 mars 2009 dans un hôtel parisien. alors qu'en 2009 elle aurait changé de vie, serait mariée avec un ingénieur dans la finance . Elle aurait donc mis fin à son activité.

Les faits

Elle avait 37 ans, alors sympathisante de l’UMP , elle voulait faire effacer dans son dossier judiciaire une condamnation pour des faits de chantage à l'égard d'un de ses anciens compagnons prononcée à son encontre en 2004.(10 mois de prison avec sursis et 15 000 € de dommages et intérêts pour « chantage », « appels malveillants » et « menace de crime » à l’encontre de son ex-compagnon).

Cette femme de 46 ans s'était adressée en 2009 à Gérald Darmanin, alors jeune chargé de mission de 26 ans au service des affaires juridiques de l'UMP .

Gérald Darmanin aurait obtenu des faveurs sexuelles de la plaignante dans un club libertin un soir en échange de la promesse d'une intervention auprès de la chancellerie qui a bien été effectuée.

Gérald Darmanin, dénonce les « supposées intentions » de nuire qui lui sont prêtées dans ce dossier .

« Mme Spatz et moi-même nous élevons avec la plus grande véhémence contre les supposées intentions qui lui sont prêtées a posteriori. Ces allégations sont dénuées de fondement matériel et elles violent également la logique chronologique du dossier », a dénoncé l'avocate de la plaignante, Me Élodie Tuaillon-Hibon dans un bref courriel. « Mme Spatz souhaite que les services enquêteurs puissent faire leur travail sereinement, que tous les témoins présents en 2009 soient entendus, et ce, afin que justice soit rendue », a-t-elle ajouté.

Tout ne s'avère pas très clean du côté de l'ex-call-girl.

Cette dernière avait formellement déposé une plainte contre Gérald Darmanin en juin 2017 sans vouloir répondre à quatre reprises aux convocations des enquêteurs...S'ensuit logiquement un classement sans suite. Mais elle a changé d'avocate et Me Élodie Tuaillon-Hibon pense que l’accusation de viol « par surprise » peut s’appliquer à sa cliente puisqu’elle « aurait manifesté clairement et sans ambiguïté, même si c'était de manière courtoise et avec tact, qu’elle ne souhaitait pas se plier aux sollicitations sexuelles » de Gérald Darmanin. Et la plaignante a été entendue jeudi.

Tout laisserait à penser que l'actuel ministre aux Comptes publics ait eu des relations sexuelles avec cette dame...« Il va falloir m’aider vous aussi », lui aurait-il dit ...

Gérald Darmanin doit-il démissionner?

Le ministre a reçu samedi le soutien du Premier ministre Édouard Philippe, qui lui apporté « toute [sa] confiance ».

Toujours en poste, le ministre a reçu le soutien de membres du gouvernement et d'hommes politiques de droite comme de gauche : Manuel Valls, Nicolas Sarkozy ou encore Xavier Bertrand.

Pour Eric Woerth, Gérald Darmanin ne doit pas démissionner, le député LR de l'Oise, estimant que « c'est à la justice de dire ce qu'il s'est passé »

Et d'ajouter: « Toute personne tant qu'elle n'est pas jugée a droit à la fameuse présomption d'innocence. On verra ce que donnera l'enquête, mais Gérald Darmanin n'est pas empêché d'exercer ses fonctions. D'ailleurs le gouvernement lui a réitéré à plusieurs reprises sa confiance »

Une voix dissonante de son parti puisque les porte-paroles du parti Les Républicains ont estimé lundi que Gérald Darmanin « n'a pas d'autre choix que de démissionner ».

Visé par une plainte pour viol, Gérald Darmanin doit-il démissionner?

Et à Eric Woerth d'affirmer encore: "Quand la tyrannie du bruit médiatique et de la rumeur l'emporte sur la présomption d'innocence, c'est la démocratie qui est abîmée"

Britney Delsey pour DayNewsWorld

RIEN NE VA PLUS POUR ALAIN JUPPE A BORDEAUX

C’est Michèle Aillot Marie (MAM) qui a ouvert le bal des critiques virulentes et surtout publiques contre Alain Juppé, en déclarant dans les colonnes du Parisien, le 21 janvier 2018 et après que l’ancien Premier Ministre a assuré qu’il se mettait en retrait de « Les Républicains » : « c’est le retour de l’Ecole Maternelle ; puisque ce n’est pas moi le chef, je m’en vais »...La déclaration était faite sous la forme d’un plagia mimant le caractère de l’intéressé!

La phrase fait mouche, car comme chacun sait, Michèle Aillot Marie connait très bien et depuis très longtemps, Alain Juppé. La phrase est en or massif ! Elle est révélatrice de toutes les rancœurs que cultive celui qui a imposé les primaires des Républicains avant les élections présidentielles, faute de quoi son nom n’aurait pas pu figurer dans le débat...et aurait été définitivement oublié...

Et l’ancienne  Ministre de Jacques Chirac (ancienne ministre de la Défense) de tacler encore un peut plus Alain Juppé qui ose selon elle annoncer qu’il ne paiera pas sa cotisation 2018, alors même qu’il  n’a pas payé celle de 2017, année de la Primaire.

On n’en revient pas !

Et les militants «LR » n’en croient pas leurs oreilles !!

Michèle Aillot Marie ayant ajouté, par comparaison « qu’il y a aux LR des gens qui sont payés au SMIC ou qui perçoivent une toute petite retraite et qui malgré tout s’acquittent de leur cotisation annuelle ».

Mais « le meilleur d’entre nous » comme le qualifiait Chirac n’en a pas fini avec les frappes plus ou moins vigoureuses alors même qu’il est de plus en plus isolé sur la scène politique nationale.

Le 24 janvier 2018, on apprenait en effet qu’Alain Juppé et son  équipe venaient d’être rudement mis en cause par la Chambre Régionale des Comptes de Nouvelle Aquitaine aux termes d’un rapport qui n’avait pas encore été rendu public, mais dont l’Agence Reuters avait pu obtenir une copie.

Le diagnostic de la CRC est saisissant. Il s’appuie sur l’analyse des comptes allant de 2010 à 2016 de la ville de Bordeaux.

Les magistrats ont découvert au fil de leur enquête, que la ville a énormément dépensé pendant cette période pour financer les chantiers du nouveau stade, de la Cité Municipale et de la Cité du Vin, entrainant ainsi un doublement de la dette de la ville qui est passé de 185 à 377 millions d’€. Ces dépassements de dépenses très inquiétantes auraient dû inévitablement apparaitre sous forme de déficit, en fin d’année à la clôture des comptes. Or, ce n’a pas été le cas !

Pourquoi ? Et comment ?

Au moyen d’une astuce controuvée ! Indigne d’un ancien énarque et d’un ancien premier ministre, père et parangon de la rigueur. Alain Juppé a tout simplement inscrit en recette, année après année, des emprunts  adossés sur une offre virtuelle de prêts, abandonnés après la clôture des comptes.La fuite en avant... Il fallait y penser ..

Les magistrats de la CRC sont inquiets, car ils estiment que la capacité de désendettement de la ville est actuellement insuffisante pour rembourser des emprunts supplémentaires pour équilibrer les comptes et la trésorerie de la ville.

Et voilà « le meilleur d’entre nous » comme le qualifiait Jacques Chirac, pourfendeur de la mauvaise gestion et laudateur parallèlement de la bonne, sérieuse, celle- là même que nous a promis Emmanuel Macron, qu’il a soutenu, vient d’être pris la main dans le sac d’une sombre magouille budgétaire.

Sur ce, la colère des Bordelais n’a fait que monté ! Jusqu’à atteindre un pic le 27 janvier 2018, à l’occasion de la 8ème cérémonie des vœux. L’agitation a atteint son paroxysme ; elle a été tonitruante, émaillée de cris, de sifflets et pour finir de bousculades.

Ce sont les manifestants contre le cout du stationnement mis en place récemment qui ont mis la pagaille à la Mairie du quartier Saint Augustin et qui on perturbé la cérémonie des vœux. Tout a commencé lors du discours de Jean Louis David, Adjoint en Charge de la Vie Urbaine, qui accompagnait le Maire, Alain JUPPE. L’effervescence n’a fait qu’empirer lorsqu’ Alain Juppé a pris la parole. Ce dernier s’est très vite emporté, criant que c’était la 8eme cérémonie de vœux qu’il prononçait et que nul part ailleurs il n’avait constaté de tels comportements ! Rien n’y fit ... Le pugilat verbal a continué par une reprise des manifestants rétorquant « que c’était la dernière » (cérémonie des voeux !) Bonjour l’ambiance !

Considérant que « la concertation ne consistait pas  à gueuler, car cela ne sert à rien ..et que la décision est prise et ne sera pas modifiée » Alain Juppé,  droit dans ses bottes a fermé le ban.

Une bousculade généralisée a mis fin définitivement à la cérémonie, qui fut donc bâclée... vu que l’on était bien, selon la formule assassine récente de Michèle Alliot Marie, à propos d’Alain Juppé à « l’époque des soldes ».

Nombreux sont ceux qui n’ont pas toujours « avalé » la trahison d’Alain Juppé et de son poulain Edouard Philippe ! Nombreux sont donc aussi ceux que cet incident ne va pas contrarier...

Et encore plus nombreux sont ceux qui pensent depuis longtemps, « Alain Juppé a toujours été le plus grand ennemi de la droite », comme l’énonce Eric Zemmour.

En attendant, force est de constater que cela sent le vinaigre dans la capitale du Duc d’Aquitaine !

Clara Mitchell pour DayNewsWorld

GOUVERNEMENT ET SYNDICATS

PENTENTIARES DANS L'IMPASSE

Après plus de dix jours de mobilisation des gardiens de prison, le mouvement se durcit ce lundi.

Plus d'une centaine d'établissements pénitentiaires sont totalement ou partiellement bloqués ce lundi matin.

Nicole Belloubet recevra à 14 heures lundi les organisations syndicales pour reprendre le dialogue.

Elles ont rejeté un projet d’accord négocié avec le gouvernement, ne le trouvant pas suffisant.

Le rendez-vous de lundi aura lieu deux jours après que les surveillants ont rejeté un projet d’accord négocié avec le gouvernement. L’UFAP-UNSA, syndicat majoritaire (40 %), a fait savoir tard qu’après avoir interrogé ses militants, il ne signerait pas le texte.

La CGT-Pénitentiaire (environ 15 %) avait déjà annoncé qu’elle en ferait de même, évoquant des propositions « bien en deçà des attentes des collègues mobilisés, notamment en termes de reconnaissance et d’attractivité de [ses] missions de service public [indemnité et statut] et de l’insuffisance de création de postes proposés ».

Ce projet d’accord prévoyait la création de 1 100 emplois de surveillant sur quatre ans, « dont une première tranche de 100 emplois dès 2018 » ; des mesures pour améliorer la sécurité des gardiens ; un régime de détention spécifique pour les « détenus terroristes et radicalisés ».

Les surveillants des 188 établissements pénitentiaires français sont donc appelés au « blocage total » des prisons, dès 6 heures, lundi 22 janvier.

Lundi , le SNP-FO et l’UFAP-UNSA avançaient le chiffre de 130 à 145 établissements touchés en milieu de matinée tandis que l’administration pénitentiaire annonçait, à 9 h 30, 50 prisons concernées

Toujours est-il qu' à Fleury-Mérogis (Essonne), plus grande prison d’Europe avec plus de 4 300 détenus, environ 150 surveillants étaient rassemblés peu après 7 heures et bloquaient avec des barricades faites de pneus et de palettes l’accès à la prison.

FO-Pénitentiaire (environ 30 %), qui fait cavalier seul depuis le début du mouvement, a appelé à durcir le ton et à des débrayages et à des « dépôts de clés ».

Des agressions répétés n'ont fait qu'attiser la colère des gardiens jugeant leur profession dangereuse, mal payée et mal considérée. C’est l’attaque de surveillants par un détenu djihadiste à Vendin-le-Vieil (Pas-de-Calais), le 11 janvier, qui a mis le feu aux poudres. Depuis, une série d’agressions dans plusieurs établissements ont eu lieu à la prison de Longuenesse, dans le Pas-de-Calais, et à Châteauroux, des conflits dans les prisons de Maubeuge (Nord) et de Sequedin (Nord)

La ministre réaffirme également « son soutien et sa solidarité aux surveillants victimes d’agressions graves et intolérables » et dit mesurer « les difficultés et les risques auxquels ils sont confrontés à chaque déplacement qu’elle effectue, depuis son entrée en fonction, dans les centres pénitentiaires ».

Carl Delsey pour DayNewsWorld

LE RECENT IMBROGLIO SUR LA TAXE D'HABITATION

Souvenez-vous !

Emmanuel Macron l’avait inscrit dans son programme. La Taxe d’Habitation, jugée injuste par le candidat-président, sera supprimée.

Et comme toujours, ce que dit Emmanuel Macron, il le fait !

Le budget 2018 a commencé à prendre en compte la suppression de la Taxe d’Habitation.

A l’issue de ce premier acte de la réforme, l’Elysée et le Gouvernement ont poussé un ouf de soulagement, après que le Conseil Constitutionnel a validé, le 28 décembre 2017, l’essentiel du budget y compris pour le volet concernant  la suppression de la TH pour 80% des contribuables.

Pour autant, le Conseil Constitutionnel n’a pas donné un blanc seing à la réforme, menaçant même de ré-examiner cette question en fonction de la façon dont sera traitée la situation des contribuables restant assujettis, tout en rappelant que l’autonomie des collectivités locales, inscrite à l’article 72 de la Constitution, doit rester la règle.

C'est dire que le débat est loin d’être clos et que tout le monde attend l’exécutif au virage.

Le dossier de la suppression de la TH, estimé à 20 milliards d’euros reste donc sensible !

C’est pour toutes ces raisons et par curiosité légitime, que Jacqueline Gourault, Secrétaire d’Etat auprès de Gérard Collomb, a été interrogée sur le sujet, au matin du 12 janvier 2018 sur le plateau de LCP-Assemblée Nationale. L’ex-sénatrice du Loir et Cher a été obligée de répondre à une question, que le gouvernement voulait éviter, suivant en cela les recommandations d’Edouard Philippe, le Premier Ministre qui avait déclaré la semaine précédente : « je veux que chacun des membres du gouvernement....travaillent en équipe, sans couac, de façon cohérente, compréhensible et efficace ». Et patatras ! Voilà que le premier couac sur le sujet de la Taxe d’Habitation est survenu !

Et pourtant,  la suppression de la TH avait fait l’objet d’un si beau « story telling » pendant la campagne des présidentielles, pour vendre l’idée aux français qu’avec Emmanuel Macron, Président de la République, ils paieraient moins d’impôts !

Jacqueline Gourault a terni ce matin là, quelques belles pages de l’histoire.

La Secrétaire d’Etat, surnommée la Madame Corse du Gouvernement, en charge plus globalement des collectivités territoriales, a en effet indiqué très précisément ce matin là « que la suppression de la TH se fera dans le cadre d’une réforme globale, conduisant à instaurer un impôt plus juste, s’emboitant à la fin avec ladite taxe, pour assurer les besoins de financement des collectivités territoriales ».

Les mots ont été lâchés, même si la secrétaire d’Etat n’a pas donné de calendrier précis sur les intentions réelles du Gouvernement.

Jacqueline Gourault a simultanément ajouté qu’elle penchait pour que le bloc communal conserve un impôt en lien avec le territoire et en lien avec les citoyens.

Jacqueline Gourault a-t-elle été trop loin ? A-t-elle commis une impardonnable bévue, alors même qu’elle porte une image d’élue compétente, franche, directe mais néanmoins subtile et conviviale. A-t-elle lâché une information capitale sur les études, les simulations et les tractations qui sont discrètement en cours en ce moment sur le sujet ?

Très certainement recadrée dans la journée, Jacqueline Gourault a publié, le soir même, à 20h15 un tweet dans lequel elle disait « que la TH est définitivement abolie et ne sera pas remplacée par un autre impôt. La fiscalité locale sera entièrement repensée »...

Mais le doute s’est installé !

Alors en dépit de cette situation, Bruno Le Maire, Ministre de l’Economie et des  Finances s’est fendu le lendemain matin, vendredi 12 janvier 2018, à l’antenne de BFMTV d’un rappel au discours macronnien : « la suppression de la Taxe d’Habitation coutera au total 20 milliards d’euros, dont 8,5 milliards restent encore aujourd’hui à financer" ; mais a-t-il ajouté" on ne supprime pas un impôt pour le rétablir par un autre ; on ne prend pas dans la poche des Français ce que l’on vient de leur donner de l’autre main ».

Le rétropédalage de Jacqueline Gourault et recadrage de Bruno Le Maire dans la foulée  ont laissé subsister un malaise et l’inévitable impression que la promesse d’Emmanuel Macron de supprimer la TH était peut être un « fake news » ?

L’opinion publique devra suivre avec la plus grande attention cette affaire, comme le Conseil Constitutionnel a de son coté promis de le faire, avec de solides arguments.

Il reste néanmoins quelques esprits probablement mal tournés ( ?) qui ont déjà fait remarquer que la suppression de la TH en 2020, va tomber dans l’année des élections municipales (2020)  dans l’année qui précédera les élections départementales et régionales (2021), 2 ans avant les élections présidentielles de 2022.

« Des élections à gagner, cela vaut peut être bien une petite dizaine de milliards d’euros », a conclu sur le sujet, dans son édition du 3 janvier 2018,  le Canard Enchainé, toujours aussi malicieux.

Clara Mitchell pour DayNewsWorld

POURQUOI DEFENDRE

LE PROJET DE LOI D'IMMIGRATION

« C'est un projet de loi totalement équilibré. Il reprend deux grands principes : la France doit accueillir les réfugiés, mais elle ne peut pas accueillir tous les migrants économiques », a estimé le ministre de l'intérieur Gérard Collomb.

Le projet de loi asile-immigration n'a pas encore été présenté au Conseil des ministres, mais son contenu enflamme déjà les nombreuses associations d'aide aux migrants.

C'est pourquoi dans un entretien au « Parisien », le ministre de l'Intérieur défend bec et ongles son projet de loi sur l'asile et l'immigration largement décrié par les associations. Pas question de céder aux pressions. Il prône un « accueil inconditionnel, mais pas indifférencié » .Il se défend de passer pour « le facho de service », mais Gérard Collomb évoque auprès du quotidien « un projet de loi totalement équilibré ».

Alors que la France a enregistré plus de 100.000 demandes d'asile, selon l'Ofpra, et que 85.000 personnes ont été refusées aux frontières, Gérard Collomb tente de quantifier le phénomène. « Il est impossible d'accueillir dignement 185.000 personnes par an. C'est une ville comme Rennes ! », martèle-t-il.

En réponse au doublement de la durée de rétention administrative prévue par le texte, Gérard Collomb annonce la création de « 200 places d'ici à la fin du mois de janvier et 200 autres en 2018 ». Au sujet de la circulaire organisant le recensement des migrants dans les centres d'hébergement d'urgence le ministre de l'Intérieur assure qu'elle serait maintenue. « Cette circulaire a été extrêmement caricaturée, mais elle est assez nuancée », a-t-il déclaré.

Par ailleurs, Gérard Collomb a confirmé dans un communiqué « La création de 200 places en centre d'accueil et d'examen des situations (CAES) dans chaque région, soit plus de 2 600 places sur l'ensemble du territoire » annoncée dans un communiqué devrait rassurer les esprits surtout avec déjà 1 300 places opérationnelles d'ici au 31 janvier !

Ces centres , structures couplant accueil et contrôle administratif, permettent l'orientation des migrants vers des centres d'hébergement en fonction de leur droit au séjour.

Les CAES existent déjà en Île-de-France et dans le Nord. Après celui de Cergy (Val-d'Oise), un deuxième CAES ouvre cette semaine en Île-de-France, à Ris-Orangis (Essonne).

« Je fais ce que je crois devoir être fait » d'autant que le ministre a pris connaissance des résultats d'une enquête réalisée par l'Ifop qui révèle le rapport très sensible des Français à l'immigration. 72 % sont inquiets devant celle-ci pensant que « l'immigration est un processus inquiétant, qui cause des problèmes de coexistence entre des cultures très différentes et menace à terme [leur] mode de vie ».

Même les électeurs de Macron le pensent dans une large majorité.

Andrew Preston pour DayNewsWorld

ENFIN UN GOUVERNEMENT

DE COALITION EN ALLEMAGNE

Angela Merkel a arraché de haute lutte un accord avec le SPD pour la formation de son gouvernement conservateur.

Un accord était attendu depuis le 24 septembre, date des dernières élections fédérales en Allemagne. Après sa faible victoire avec seulement 32% des voix, la chancelière n'avait pas réussi à former une coalition «Jamaïque» avec les libéraux du FDP et les Verts.

Le SPD entendait devenir à nouveau une force d'opposition après son faible score 20,5% aux législatives .

Après trois mois et demi d'impasse politique pour le pays la CDU, parti de la chancelière, a trouvé, vendredi 12 janvier, un accord pour un gouvernement avec ses alliés conservateurs de la CSU et les sociaux-démocrates du SPD.

L'accord gouvernemental de principe conclu vendredi entre conservateurs et sociaux-démocrates propose de réformer la zone euro "en étroite collaboration avec la France" pour la rendre plus résistante aux crises mais aussi de limiter l'immigration en Allemagne.

Reste aux délégués du parti de donner leur feu vert lors du congrès extraordinaire du 21 janvier, à la décision du SPD d'entrer dans un nouveau gouvernement de coalition avec les conservateurs ...

Puis viendra l'heure des négociations dans le détail avant la mise en place du nouvel exécutif.

Vendredi, le président français Emmanuel Macron a dit être "heureux et satisfait" du compromis trouvé en Allemagne.

Toutefois " l'Examen " des propositions d'Emmanuel Macron (la création d'un budget de la zone euro, d'un ministre des Finances pour les pays de l'Union monétaire, d'un parlement propre à la zone euro...) ne seront examinées que plus tard par la nouvelle coalition gouvernementale.

Alize Marion pour DayNewsWorld

UNE LOI DE PLUS

POUR MUSELER LA PRESSE

Autant dire que les premiers vœux à la presse d'Emmanuel Macron à la presse étaient très attendus ! Les relations qu'il entretient avec la sphère médiatique depuis le début de son mandat ne laissent pas de poser des questions

Presse muselée dès les vœux puisque que les journalistes ont dû écouter courtoisement sans droit de réponse. Une pensée présidentielle "trop complexe" pour se prêter à un jeu de questions-réponses avec les médias ?! Le mutisme imposé aux journalistes lors du rendez-vous de ce mercredi laisse songeur...

« Le maître des horloges » est reparti une fois son discours terminé. Après une mise en scène en majesté à l'Élysée.

Pas moins de deux lois ont été annoncées:

Une loi sur les fake news en période électorale et une sur l'audiovisuel public.

« En cas de propagation d’une fausse nouvelle, il sera possible de saisir le juge à travers une nouvelle action en référé permettant le cas échéant de supprimer le contenu mis en cause, de déréférencer le site, de fermer le compte utilisateur concerné, voire de bloquer l’accès au site internet », a-t-il indiqué.

Mais qu'est-ce qu'une fake news? Une fausse information?

Les fake news, ces fausses nouvelles en français, rumeurs ou propagande qui se répandent via les réseaux sociaux et des milliers de comptes comme une trainée de poudre. Mais les fake news, il y en a tout le temps...

Le nuage radioactif de Tchernobyl s'est arrêté à la frontière française ? L'eau de la Seine est devenue buvable ? Le patron de Bercy n'a aucun compte en Suisse, jure-t-il devant les représentants du peuple ? Allons donc relayer les propos mensongers de Jérôme Cahusac ? Et les mensonges d'Etat ? Le journaliste français est-il obligé de les relayer ?

« Nous allons faire évoluer notre dispositif juridique pour protéger la vie démocratique de ces fausses nouvelles », a déclaré Emmanuel Macron lors de son discours.

Traduction: museler la presse française !

« Se posant en surplomb de la profession, Emmanuel Macron a parfois donné l'impression de vouloir jouer le rôle de super régulateur du système médiatique. » conclut sobrement un journaliste..

Mais par contre les ministres sont désormais sommés de porter la bonne parole -l'inversion de la courbe du chômage fake d'Etat?- pédagogie du lourd programme de réformes engagé au premier semestre de l'année...

La presse n' est-elle pas assez grande pour respecter sa propre déontologie et ne doit-elle pas rester libre? Sinon gare aux bruits des bottes. La liberté de la presse fait partie du 1er et 4ème amendements...

Paul Emison pour DayNewsWorld

DES VOEUX DU PRESIDENT MACRON

EN MAITRE D'ECOLE

C'était un passage quasi-obligé. Comme l'ensemble de ses prédécesseurs, Emmanuel Macron s'est plié au traditionnel exercice des «vœux aux Français» ce dimanche soir. Le chef de l'État s'est exprimé durant près de vingt minutes ce dimanche soir à 20 heures, depuis le bureau d'angle de l'Élysée.

Une « Marseillaise » en introduction. Le chef de l'Etat, assis derrière une table, à l'Elysée. Quelques notes sur lesquelles le président de la République.

- «2017 s'achève et je ne veux pas passer trop de temps à revenir sur celle-ci» - «Par vos choix durant cette année, vous avez profondément renouvelé notre vie politique et permis une transformation en profondeur de notre pays», s'est-il ensuite félicité.

«Je veux miser sur la fraternité: c'est ce qui nous unit, ce qui nous a fait, ce qui nous tient ensemble. Je crois dans la réussite, dans le succès... Mais que valent-ils s'ils nourrissent les égoïsmes et le cynisme de quelques-uns? Rien de bien durable. .. «Nous avons besoin d'entreprendre un grand projet social»

Il doit inspirer notre politique de santé, notre politique vis-à-vis de ceux qui vivent en situation de handicap, notre politique d'hébergement des sans-abris, notre politique social pour aider les plus démunis...

1° «Vous appartenez à un collectif plus fort et plus grand que vous: la Nation française»

«La cohésion nationale ne dépend pas seulement du président de la République, du premier ministre, ou du gouvernement. Elle dépend de chacun d'entre vous. Demandez-vous chaque matin ce que vous pouvez faire pour votre pays. Au-delà des difficultés du quotidien et de la vie, dites-vous toujours que vous appartenez à un collectif plus fort et plus grand que vous: la Nation française. C'est ce collectif qui vous a éduqués ; qui vous soigne ; qui, quand vous tombez, vous aide à vous relever ; et qui vous aidera dans vos vieux jours. Dites-vous à chaque instant que vous avez quelque chose à faire pour votre pays.

Seul clin d’œil à l'Américain John Fitzgerald Kennedy. « Ne vous demandez pas ce que votre pays peut faire pour vous, mais demandez-vous ce que vous pouvez faire pour votre pays », avait déclaré l'ancien président des Etats-Unis en 1961, le jour de sa prestation de serment.

2° «Le travail est le cœur de notre projet commun»

«Je veux miser sur le travail. Il est au cœur de notre société parce qu'il permet de trouver une place, de progresser dans la vie, de s'émanciper de son milieu d'origine quand on le souhaite. Mais c'est aussi par le travail que notre Nation sera plus forte parce qu'elle produira et qu'elle s'enrichira. »

« L'année 2018 sera à mes yeux celle de la cohésion de la Nation. Nous nous sommes trop longtemps et trop souvent divisés. Les débats sont nécessaires, les désaccords sont légitimes, mais les divisions irréconciliables minent le pays. Je veux plus de concorde pour la France en 2018. Pour cela, je veux avant toute chose miser sur l'intelligence française, car nous avons cela en nous».

4° «Je crois profondément que l'Europe est bonne pour la France»

«Sur le plan européen, l'année 2018 sera décisive. Vous le savez, je me suis pleinement engagé dans cette bataille car je crois profondément que l'Europe est bonne pour la France. La France ne peut pas réussir sans l'Europe car elle la rend plus forte. Chers concitoyens européens, 2018 sera une année toute particulière, et j'ai besoin de vous: je souhaite que, par la consultation citoyenne, vous puissiez exprimer et dire ce que vous voulez pour l'Europe - quelques mois avant les élections européennes - et que vous permettiez à vos gouvernement de dessiner un grand projet. (...) Je crois profondément que l'Europe peut devenir une puissance économique, sociale, écologique et scientifique, qui pourra faire face à la Chine et aux États-Unis, en portant les valeurs qui nous ont fait et qui font notre histoire commune. J'ai besoin de votre détermination pour ce sursaut européen et pour que, ensemble, nous ne cédions rien ni aux nationalistes ni aux sceptiques. (...) Que nous retrouvions le goût commun d'un avenir où nous décidons pour nous-mêmes».

Emmanuel Macron a aussi réitéré sa volonté d'apporter un toit à tous les sans-abri, en écho à sa promesse formulée en juillet. Une promesse non tenue pour le moment. Premier vœu pieux du début de son quinquennat.

Une Marseillaise en guise de conclusion. Rien que du très classique dans cette mise en scène extrêmement sobre.

Alize Marion pour DayNewsWorld

DURCISSEMENT DE LOI IMMIGRATION-ASILE

OU

LA FRACTURE CHEZ LES MARCHEURS

Pierre angulaire de la future politique d'immigration, le projet de loi "Immigration et asile", que prépare le gouvernement, est scruté attentivement. L'exécutif prend son temps : le projet a déjà pris un mois de retard .

La future loi "asile - immigration", préparée par le ministre de l'Intérieur Gérard Collomb s'annonce plutôt comme un dossier politiquement explosif.

"C’est un énorme texte, très volumineux, explique un proche du président. Il faut prendre le temps, et on fait preuve de prudence."

Lors de la dernière réunion interministérielle (RIM) sur ce dossier, vendredi soir à Matignon, nombre d’arbitrages ont été repoussés. C'est que l’exécutif avance sur ce texte comme sur des œufs.

On se souvient du discours d'Orléans, le 28 juillet : "Je ne veux plus, d'ici la fin de l'année, avoir des hommes et des femmes dans les rues, dans les bois", avait martelé le chef de l'État, qui avait aussi préconisé une "vraie politique de reconduite aux frontières". Mais la volonté affichée ne semble pas suffire, même présidentielle...

Il entendait distinguer clairement demandeurs d'asile et migrants économiques. Pour le ministre de l'Intérieur, si les réfugiés doivent être accueillis, les migrants dits "économiques" n'ont pas leur place.

Or 91.000 étrangers en situation irrégulière ont été interpellés en 2016.

Pour ce qui concerne l'asile, les mesures visent à réduire les délais de traitement des demandes, le Président ayant préconisé de les réduire à six mois maximum, contre quatorze jusqu'ici.

Mais pour ce qui a trait aux procédures d'éloignement des déboutés du droit d'asile ou, plus généralement, des personnes faisant l'objet d'une obligation de quitter le territoire français (OQTF), les mesures à mettre en places s'avèrent plus délicates.

Selon le ministère de l'Intérieur, sur 91.000 étrangers en situation irrégulière interpellés en 2016, seuls 31.000 se sont vu délivrer une OQTF et moins de 25.000 ont quitté le territoire français.

La solution envisagée par le ministère de l'Intérieur serait un allongement de la durée légale de rétention dans les centres de rétention administrative (CRA). Cette dernière passerait de quarante-cinq jours actuellement à quatre-vingt-dix jours, soit le double.

Un plan d'ensemble va également être mis en œuvre via des circulaires ou des réaffectations de moyens en augmentant ainsi de 400 le nombre de places en CRA, mais aussi les effectifs de la police de l'air et des frontières (PAF). A l'étude également la réorganisation des renvois par voie aérienne avec pour les préfets des objectifs d'expulsion des demandeurs d'asile qui sont astreints au règlement de Dublin .

L'enjeu pour le gouvernement est aussi de pouvoir identifier les migrants. Une autre mesure prise le 12 décembre permet ainsi à des personnels des préfectures et de l'Office français de l'immigration et de l'intégration de venir dans les centres d'hébergement d'urgence afin de recenser les personnes qui s'y trouvent. Une décision dénoncée par Jacques Toubon, le Défenseur des droits .

Ce durcissement se trouve étroitement lié aux évolutions de l'opinion publique traumatisée par l'actualité récente.

Après l'attentat de Marseille, le 1er octobre, le gouvernement a durci son discours. Deux jeunes femmes avaient été poignardées à la gare Saint-Charles par un individu en situation irrégulière qui avait été relâché par la préfecture du Rhône. L'homme n'avait pas été placé en rétention par la préfecture du Rhône la veille en dépit d'une interpellation en situation irrégulière. Aucune procédure d'éloignement n'avait été engagée à son encontre.

Mais des dents commencent à grincer chez certains LREM si bien que le ­Président a demandé à son Premier ministre, Édouard Philippe, d'entamer en janvier des "consultations" au côté de Gérard Collomb afin d'aboutir à "une position plus consensuelle". En Marche se divise déjà. Avec le futur projet de loi "immigration-asile", le groupe macroniste à l'Assemblée nationale risque ainsi de se fracturer si bien que le ministre de l'Intérieur reçoit depuis plusieurs semaines, par petits groupes, pour des petits déjeuners ou des dîners, les élus de la majorité.

Si bien que les Marcheurs espèrent que le nouveau patron de la droite, Laurent Wauquiez, se prêtera à la surenchère...Un signe de courage politique non négligeable chez les macronistes...

Alizé Marion pour DayNewsWorld

LR LES REPUBLICAINS

OU « J'AI FAIT LE CHOIX DE RESTER »

 

Valérie Pécresse a indiqué ce vendredi matin 15 décembre, son choix de rester au sein de LR, insistant sur sa "différence" avec Laurent Wauquiez

"J'ai fait le choix de rester",a annoncé Valérie Pécresse.

La présidente de la région Île-de-France a rencontré Laurent Wauquiez jeudi 14 décembre tout en refusant la proposition de ce dernier de présider le conseil national de leur parti pour défendre un courant alternatif à la ligne Wauquiez au sein des Républicains.

Et ce contrairement à Xavier Bertrand, qui a annoncé lundi son départ du parti.

Elle entend ainsi peser sur la ligne politique qui sera celle de la droite. . "Je fais le choix de la liberté dans ma famille politique. Je fais le choix - avec tous ceux qui partagent ma sensibilité politique - d'être dedans mais d'être différents".

"L'unité n'est pas l'uniformité", justifie-t-elle ainsi. "Je dis à tous les militants, à tous les élus qui sont tentés aujourd'hui de quitter la droite parce qu'ils ne se reconnaissent pas dans la ligne politique de Laurent Wauquiez, je leur dis 'restez avec moi, ne renonçons pas à peser sur l'avenir de la droite'", lance Valérie Pécresse.

En septembre, celle-ci avait lancé "Libres !", un mouvement politique par lequel elle souhaite rapatrier les déçus de la droite et ceux qui ne se reconnaissent pas dans la ligne Wauquiez. Valérie Pécresse semble vouloir donner de l'ampleur à son mouvement.

"Aujourd'hui la droite est convalescente, elle a besoin de renouveler puissamment son logiciel", déclare-t-elle, cinq jours après l'élection du président de son parti.

"Une famille politique meurt du caporalisme et aussi de l'uniformité", a également dit Mme Pécresse, qui "attend de voir les gestes de rassemblement (que Laurent Wauquiez) fera" énonçant trois principes:

la"non-porosité avec le Front national" et de ses "affidés", le "respect des sensibilités et de leur place" au sein du parti et la "ligne eurolucide et pas eurosceptique".

La présidente LR d'Ile-de-France se pose déjà comme l'une des adversaires du nouveau patron de la droite en vue de la présidentielle alors qu'elle avait elle-même refusé à se présenter, ce qui lui avait valu plusieurs remarques de Laurent Wauquiez.

En effet dimanche soir, juste après sa victoire, il avait notamment félicité ses deux concurrents, Maël de Calan et Florence Portelli, qui "ont eu le courage de se présenter", et appelé les "personnalités qui n'ont pas voulu s'engager dans cette campagne" à mettre leur "talent au service de la famille".

Valérie Pécresse dit attendre de voir les gestes de rassemblement que fera Laurent Wauquiez et juge inéluctable la tenue d'une primaire avant la présidentielle de 2022...

Britney Delsey pour DayNewsWorld

AEROPORT DE NOTRE DAME DES LANDES

UN AEROPORT DE PLUS POUR RIEN 

 

La gestion catastrophique du dossier du nouvel aéroport du grand ouest, de Notre Dame des Landes pourrait déboucher, enfin, sur une décision de principe définitive, avant les Fêtes de fin d’année ou dans les tous premiers jours de l’année 2018. C’est ce que vient de déclarer Nicolas Hulot, Ministre de la Transition Ecologique.

Pour achever les dernières pages du Roman Noir de cette affaire, le gouvernement actuel, devrait en effet , enfin s’armer du courage le plus élémentaire et décider, soit de se conformer aux décisions (dont un referendum local) et jugements pour  construire le nouvel aéroport de Notre Dame des Landes, soit  renoncer à ce projet, une fois pour toute.

C’est sur France Inter, vendredi dernier, 8 décembre 2017, que Nicolas Hulot a annoncé, que la décision sur ce projet très controversé serait prise bientôt, en suite au dépôt du rapport des médiateurs prévu pour le mercredi 12 décembre.

Gare à la tempête politique ! Ca va tanguer et chacun retient son souffle !

Ce rapport, c’est Emmanuel Macron qui l’a voulu, « pour apaiser les tensions »( ?) mais aussi plus probablement pour l’aider à trancher pour l’avenir, sur ce projet quinquagénaire qui a

« collé à la godasse de plusieurs générations d’hommes et de femmes politiques comme un chewing-gum ».

Des fuites ont déjà permis de savoir quelles sont les différentes options qui vont être présentées.

C’est le Télégramme (de Brest) qui a diffusé les premières informations.

Petit retour en arrière : Le 1er juin 2017, le nouvel exécutif nommait 3 experts pour une mise à plat de l’ensemble du dossier et construire à son intention une aide à la décision.

Une pluie de critiques s’était abattue sur cette nouvelle étape, jugée par beaucoup comme une ultime mascarade, et ceci   à part égale, car l’un des experts s’était déjà prononcé publiquement en faveur du nouvel aéroport, quand un second est un proche avéré de Nicolas Hulot.

Après plusieurs semaines de travail, les experts ont fait un point d’étape le 26 septembre à Nantes, devant un auditoire de 200 à 300 personnes. Les deux études demandées par le gouvernement ont été esquissées ce jour là.

Suivant les fuites récentes voici les grandes lignes des options qui auraient été étudiées plus avant et leurs premières critiques

1-  l’optimisation de l’aéroport de Nantes Atlantique : cette option comporte outre la rénovation de l’aéroport, la création d’une nouvelle piste. Mais alors que les opposants de l’aéroport de Notre Dame des Landes avaient estimé son coût  à 175 millions d’euros, les auteurs du rapport ont chiffré cette optimisation dans une fourchette de 415 à 545 millions d’euros, soit un écart de près de 130 millions d’euros, soit entre 1/3 ou 1/4 du coût de l’estimation de base. Cela fait beaucoup quand même!

Les experts ont précisé que leur estimation a inclus, outre le  coût des travaux, le manque à gagner pendant la fermeture de l’aéroport... Mais pourquoi donc prévoir une fermeture temporaire de l’aéroport ?

De mémoire, l’aéroport Saint Exupéry de Lyon qui a fait au cours de la dernière décennie l’objet de travaux d’extension et de modernisation importants, a continué de fonctionner pendant ceux-ci ?

l faudra que les experts s’expliquent sur ce point étrange !

Il faudra aussi qu’ils répondent sur le point de savoir s’il est vrai que le cap des 9 millions de passagers prévus initialement pour 2065 pourrait être franchi dès 2040 ?

Il leur sera également demandé si l’allongement des pistes, dont le tracé devra éviter le survol des immeubles de Nantes, détruira comme certains le prétendent plusieurs zones humides ?

Ils pourront également confirmer si la solution de l’optimisation est celle qui s’en sort le mieux sur le plan de l’empreinte carbone ?

2-  la construction d’un nouvel aéroport :

Prévu en 2010 pour accueillir 4 millions de passagers par an, la construction de Notre  Dame les Landes  aurait été estimée à 561 millions d’euros par les experts.

Les opposants prétendent que le coût final devrait être plus proche du milliard d’euros.

Les opposants indiquent déjà que le coût des nouvelles infrastructures pour accéder à l’aéroport n’a pas été chiffré sérieusement et que l’on ne sait toujours pas qui va les payer ?

La décision du gouvernement va donc être difficile à prendre, face à un rapport qui semble ne pas avoir beaucoup éclairé les problèmes de coût, ni par voie de conséquence, par qui leur charge sera assurée.

Dans sa réflexion, il devra de surcroît  tenir compte de facteurs extrinsèques au strict cout des travaux de bases, mais tout aussi puissants:

-      comme ceux de l’évolution des volumes de fréquentations  prévisibles, sachant qu’aujourd’hui le nombre de passagers de l’aéroport de Nantes Atlantique peine à atteindre les 3,5 millions de passagers par an, et qu’un objectif de 9 millions supplémentaires d’ici 40 ans ne serait qu’une fable.

-      Comme ceux de savoir ce que l’on fait des aéroports de l’Ouest, notamment Rennes Brest. Si l’option retenue est celle de l’aéroport de Notre Dame des Landes, que se passera t il pour celui de Rennes distant de quelques 80 km de ce dernier ?

-      Comme ceux de savoir, si le choix du gouvernement se porte sur l’aéroport de Notre Dame des Landes, ce qui va se passer dans le cadre de la libération du site.

Il faudra définitivement expulser « les zadistes » et les évacuer, au risque de provoquer une nouvelle fois des incidents graves.

Ces « zadistes » seraient aujourd’hui entre 200 et 300, prêts à devenir des martyrs et leur évacuation va être une affaire épineuse.

Ces opposants se sont organisés de façon quasi militaire et sont prêts à mourir pour la cause !

-      Restera le problème de VINCI, l'entreprise avec laquelle le gouvernement précédent a signé de façon très imprudente un marché qui prévoit une clause de résolution. Si le projet est abandonné, cette clause résolutoire coûtera 280 millions d’euros à l’Etat ?

Il se pourrait alors que resurgisse une vieille affaire, révélée en son temps par Médiapart ; celle du préfet Bernard Hagelsteen, qui après avoir été en charge pour l’Etat de la concession de l’aéroport travaille aujourd’hui pour le groupe Vinci.

Le successeur de ce préfet  a été Jean Daubigny, un proche de Manuel Valls, celui là même qui a envoyé les CRS déloger les opposants.

Pas très joli tout cela !

Voici 50 ans que Kafka règne sur ce dossier. Il y a 50 ans le développement urbanistique de Nantes n’était certainement pas celui constaté aujourd’hui et pour éviter tout ce saccage, il aurait probablement été possible de mieux prévoir.... et éviter que l’on fasse joujou avec l’argent des contribuables.

Mais ainsi va la vie publique en France !

Clara Mitchell pour DayNewsWorld

G5 SAHEL : LA COURSE DU PRESIDENT MACRON

"Il nous faut gagner la guerre contre le terrorisme dans la zone sahélo-saharienne. Or elle bat son plein. Il y a des attaques chaque jour, il y a des Etats qui sont aujourd'hui menacés", a déclaré le président français Emmanuel Macron."Il faut donc intensifier l'effort (..) Nous avons un objectif simple qui est d'avoir des victoires au premier semestre 2018".

La réunion internationale sur la Force commune du G5 Sahel a porté ses fruits .

A Paris, le G5 Sahel trouve les moyens de ses ambitions. Dirigeants européens et africains se sont retrouvés mercredi à la Celle Saint-Cloud pour accélérer la mise en œuvre de la force régionale du G5 Sahel face aux djihadistes qui gagnent du terrain dans cette zone.

Le lancement effectif de cette force, baptisée FC-5GS par les militaires, achoppait encore sur le manque de fonds.

Les besoins de la force G5 Sahel (Mali, Niger, Burkina Faso, Tchad et Mauritanie) ont été évalués à 250 millions d'euros pour sa mise en place et à 400 millions pour la rendre pleinement opérationnelle.

L'Union européenne a confirmé mettre 50 millions d'euros sur la table pour financer cette force composée de troupes de cinq pays de la région, l'Arabie saoudite cent millions de dollars, les Emirats arabes unis, trente millions et les Etats-Unis 60 millions de dollars

La force antiterroriste du G5 Sahel a donc reçu mercredi de nouveaux soutiens financiers internationaux.. Le tour de table pourrait être bouclé lors d’une prochaine conférence prévue le 23 février à Bruxelles

La force du G5 Sahel, composée de soldats de cinq pays de la région (Mali, Tchad, Burkina Faso, Niger, Mauritanie) a effectué une première opération "exploratoire" en novembre mais doit monter en puissance pour atteindre au moins 5.000 hommes d'ici au printemps 2018. Le Niger a par ailleurs annoncé son intention d'ajouter deux bataillons, soit 1.600 hommes, aux effectifs du G5 Sahel.

Sur le plan opérationnel, les pays du G5 Sahel vont aussi "renforcer leurs efforts en priorité sur la zone centre (Mali, Burkina et Niger)", a expliqué Emmanuel Macron. Cela consistera en une "augmentation des effectifs engagés, un renforcement des postes de commandement, une planification accélérée des opérations, avec des objectifs au premier semestre 2018".

Les partenaires vont leur "donner les moyens et fournir les capacités", a ajouté la chancelière Angela Merkel en apportant équipements et infrastructures.La future force dispose déjà d'un quartier général à Sévaré, dans le centre du Mali, et de deux PC à Niamey et en Mauritanie.

Même si les jihadistes ne sont que quelques centaines - entre 500 et 800, selon les estimations - ils conservent cependant une forte capacité de nuisance

Surtout contre des Etats extrêmement fragiles tel le Mali dont le processus de paix tarde à se mettre en place. En effet le G5 devrait concentrer ses efforts sur le centre le Mali, où une rébellion à dominante peule, dirigée par Amadoune Koufa, gagne du terrain depuis près de deux ans. Ce combat ne pourra cependant être gagné sans qu'une ligne politique ne soit clairement définie. Or, c'est sur ce point que la lutte contre le djihadisme au Mali est la plus mal en point. Les accords d'Alger, signés en 2015, restent largement théoriques. Les négociations piétinent depuis des mois et rien ne laisse espérer une amélioration rapide.

Les jihadistes multiplient donc les attaques meurtrières contre l'armée malienne, ils étendent leurs actions dans le centre et dans le sud du Mali, au-delà des frontières avec le Niger et le Burkina Faso. Ces groupes jihadistes, certes dispersés lors de l'intervention française Serval en 2013, ont retrouvé un second souffle malgré la présence de 12.000 Casques bleus (Minusma) et de la force française Barkhane de 4.000 hommes dans la région.

"Nous sommes conscients que le temps nous est compté, qu'avec ce qui s'est passé au Moyen-Orient, avec la fin de la guerre en Syrie, il y aura un reflux (de jihadistes) vers nous", a dit Ibrahim Boubakar Keïta, président du Mali et du G5 Sahel.

D'où "l'urgence aujourd'hui à faire en sorte que les forces du G5 Sahel aboutissent rapidement à des résultats concrets", a-t-il indiqué avant d'insister. "Pour cela il nous faut tenir les engagements financiers que les uns et les autres ont faits".

Déclaration entendue. Mais au Mali de reconstruire une paix solide...pour des résultats concrets.

On notera cependant l'absence mercredi de l'Algérie, acteur majeur de la région.

La force conjointe du G5 Sahel (Mauritanie, Mali, Burkina Faso, Niger, Tchad) a pour objectif premier «d’éradiquer» selon le chef de l'Etat les groupes jihadistes qui continuent de frapper la région, mais a également pour mission de lutter contre le trafic de drogue, d’armes et de migrants à travers le Sahara. ..

Vaste mission qui pourrait à terme prendre le relais de l'opération «Barkhane»...

Mais ce mercredi, à La-Celle-Saint-Cloud, il aura été peu question de développement alors qu' Emmanuel Macron avait pourtant insisté sur la complémentarité «indispensable» des deux «volets».

Joanne Courbet pour DayNewsWorld

LE ONE PLANET SUMMIT

LE VERDISSEMENT DE LA FINANCE OU

LE COUP DE COM DU PRESIDENT MACRON

 

Plusieurs dizaines de dirigeants sont réunis ce mardi à Paris pour donner un coup d’accélérateur au financement de la lutte contre le changement climatique.

Près de 4 000 invités sont conviés au « One Planet Summit » à La Seine musicale, le nouvel écrin culturel inauguré en avril sur l’île Seguin (Hauts-de-Seine).

Voilà deux ans que l’Accord de Paris visant à contenir la hausse de la température sous le seuil critique de 2°C a été signé.

Mais malgré les engagements pris par les Etats, rien ne change vraiment et Donald Trump a annoncé le retrait américain du pacte contre le réchauffement terrestre.

Triste nouvelle lorsque l'on sait que les Etats-Unis sont le deuxième émetteur mondial de gaz à effet de serre, derrière la Chine !

Concrètement pourquoi un tel sommet ?

Pour atteindre les objectifs déjà fixés par la COP 21 , il faut, on le sait déjà, de gros investissements financiers . Ce serait l’objectif du "One Planet Summit" :

"Une COP, c’est le consensus multilatéral, ce sommet, c’est la mobilisation de ceux qui veulent aller plus vite", explique Laurence Tubiana, économiste active de la COP21.

Or jusqu'ici pas plus de 50 grandes entreprises (Adidas, Allianz, Diageo, H&M, Philips, Unilever, Kering etc), ont publié une déclarationcommune pour "une action climat ambitieuse".

Comment inciter la finance privée et publique à aller dans la bonne direction ? En clair à ne plus investir dans les énergies fossiles

"BNP Paribas est le 41e plus gros financeur mondial du charbon, Société Générale le 45e et Crédit Agricole le 52e." rapporte un bilan des altermondialistes. Peut concluant !

Vers un "verdissement" de la finance ?

Les banques de développement et institutions publiques liées au G20 n'en prennent pas vraiment le chemin : elles dépensent annuellement 72 milliards de dollars dans des projets liés aux fossiles. Le Alors faut -il réorienter les capitaux vers les énergies vertes ?.

Selon Christian de Perthuis cela passerait par "le processus de labellisation de certains produits" dits verts : une labellisation modifiant le couple rendements/risques des produits. Ces derniers deviendraient ainsi moins coûteux et les financements plus nombreux.

Les besoins en financement d’infrastructures durables sont estimés à 90 000 milliards de dollars d’ici à 2030 par l’initiative New Climate Economy...

Le but de ce sommet est donc de convaincre les banques de développement, Etats, assurances, banques, fonds etc. à réorienter leurs capitaux en ce sens.

Mais ce sommet n’est pas une conférence des donateurs, insiste la présidence française !!!

Donc pour trouver d’autres sources de financement, l’idée brillante d’une taxe européenne sur les transactions financières, est revenue sur le tapis ...projet au point mort après des années de discussions. Le serpent de mer de la taxe sur les transactions financières européennes, que le président Macron assure vouloir relancer, ne figurera pas dans les déclarations.

Parmi les annonces nouvelles, une coalition de fonds souverains, avec la Norvège en chef de file, associe le Qatar, le Koweït, les Emirats arabes unis, l’Arabie saoudite et la Nouvelle-Zélande s’engageant à travailler ensemble pour verdir leurs portefeuilles.Mais aucun objectif chiffré.

Un « groupe de philanthropes », réunissant une dizaine de fondations, dont celles de Michael Bloomberg, Bill Gates ou encore Richard Branson, ont pris l'engagement d' augmenter la part de leurs actions en faveur du climat.

Du côté des investisseurs, une centaine de fonds d’investissement et de fonds de pensions, les américains CalPERS et BlackRock,et la banque britannique HSBC, « s’engagent à la transparence de leurs investissements climatiques vis-à-vis de l’ensemble de leurs actionnaires », explique-t-on à l’Elysée.

Mais en dépit des déclarations volontaristes du gouvernement aucun engagement ferme nouveaux.

Cet ensemble de mesures « comprend quelques initiatives intéressantes, beaucoup de choses recyclées et dénote une absence de volonté politique forte », déplore Armelle Le Comte, d’Oxfam France.

Une « douzaine d’annonces plutôt collectives », selon l’Elysée, devraient être rendues publiques mardi 12 décembre à la Seine musicale.

Constat amer du Président et joli coup de com: «On est en train de perdre la bataille», a-t-il martelé. Pour le président français, le compte n'y est pas. Les engagements pris il y a deux ans, lors de la Cop 21 à Paris, ne sont pas tenus !

Andrew Preston pour DayNewsWorld

SANS SUSPENS VICTOIRE SALUEE DE

LAURENT WAUQUIEZ A LA PRESIDENCE

DU PARTI LES REPUBLICAINS  (L.R.)

Ces élections à la Présidence du parti « Les Républicains » ont eu lieu, hier dimanche, 10 décembre 2017.

La première incertitude du scrutin, résidait dans la participation des électeurs, tous obligatoirement militants de LR et à jour de leur cotisation.

A priori, ces élections ont eu lieu sans couac, tant sur le plan de son organisation que de son déroulement, suivies comme d’habitude par la Haute Autorité.

Si aucun des candidats n’avait obtenu 50%+1 voix, c’est à dire la majorité absolue, dès le premier tour, un second tour aurait du être organisé.

Or, au vu des résultats, cela ne sera pas nécessaire.

La « messe » a été dite dès le premier tour, et ceci quand bien même que Florence Portelli ait déclaré, au soir du scrutin « qu’elle entendait rester vigilante, parce qu’un tiers des militants ne s’étaient pas déplacés ».

Certes les militants sont, quelque soit le parti, considérés comme des individus plus engagés qu’un citoyen ordinaire, ce qui les inclinent plus à participer ; mais la remarque parait spécieuse, quand on se remémore le niveau de participation aux élections présidentielles de mai 2017 ou encore aux législatives de juin 2017.

L’équipe Wauquiez ambitionnait une participation aux alentours de 60 à 70 000 votants. Le pari a non seulement été tenu, mais les résultats ont été au delà de toutes les espérances : 99597 militants ont voté, soient en se déplaçant dans les bureaux de vote ouverts pour la circonstance, soient en votant par des moyens électroniques. Ce résultat a donné une légitimité immédiate à Laurent Wauquiez et ceux qui n’étaient pas, ou ne seront pas avec lui, en interne du parti devront très certainement en tirer les conséquences, d’eux-mêmes. On pense à Valérie Pécresse ou encore à Xavier Bertrand !

Les résultats définitifs sont les suivants :

Nombre de votants : 99 597

Laurent Wauquiez , élu : 74,64%

Florence Portelli : 16,11 %

Mael de Calan : 9,25%

Laurent Wauquiez était en droit de dire sa satisfaction dimanche soir  et de constater que la Droite était de retour, bien vivante et mobilisée.

Dans sa déclaration, il a affirmé que non seulement elle était de retour, mais qu’elle était aussi «sereine et sûre de ses valeurs ». Il n’en demeure pas moins que Laurent Wauquiez va avoir tout à faire, tout à reprendre....probablement à abandonner le principe de l’organisation de primaires aussi stupides que celles qui ont eu lieu en décembre  2016, ceci tout en maintenant un vrai débat démocratique en interne. Pour cela, il faudra en passer par une réforme du statut.  Maël de Calan, qui s’est aussi exprimé hier au soir comme Florence Portelli, a indiqué « qu’il fallait ouvrir le débat et qu’il jouerait tout son rôle dans ce cadre ».

Mais ce résultat  d’élection, sans bavure ni contestation possible, à la présidence de LR, va pouvoir être entendue « comme un message d’espoir pour le futur » pour défendre selon Bernard Accoyer, Président par intérim sortant, « un vrai projet pour la France ».

Si Laurent Wauquiez n’était pas tout à fait un inconnu pour les Français, sa notoriété restait à faire vis a vis d’eux, selon ses détracteurs. Cette notoriété va désormais pouvoir évoluer.... à la hausse, espérons- le et peut être plus rapidement que prévu.

En revanche, dans les milieux politiques, plus restreints, Laurent Wauquiez est bien connu et ses gestes sont depuis longtemps suivis à la loupe. C’est le cas pour Emmanuel Macron et ses équipes qui ont déjà compris que Laurent Wauquiez allait être un concurrent sérieux pour l’avenir. Une vraie menace !

Cette hypothèse reste bien sûr à confirmer, mais il faut rappeler qu’Emmanuel Macron  a été élu par défaut, face à Marine Le Pen au second tour de l’élection présidentielle.

A noter, dans le droit fil de cette remarque qu’Emmanuel Macron, a été sifflé samedi, lors du discours qu’il a prononcé à l’occasion des obsèques de Johnny Halliday. Sa notoriété ne semble donc pas aussi sûre que certains le prétendent..

Des sympathisants de Marine Le Pen comme d’Emmanuel Macron pourraient rapidement se rétracter, face à une nouvelle offre politique, jeune et énergique en la personne de Laurent Wauquiez. A 42 ans (alors qu’Emmanuel Macron en à 39 ans) Laurent Wauquiez va pouvoir jouer dans la cour des grands, à égalité de moyens par rapport au Président de la République.

L’avenir est donc plein d’espérance pour « Les Républicains » et leurs sympathisants, conduits désormais par leur nouveau champion.

Clara Mitchell pour DayNewsWorld

POUTINE IV

A

LA PRESIDENTIELLE 2018

Le chef du Kremlin a officiellement annoncé son intention de briguer un quatrième mandat à la tête de la Russie

.Voici dix-sept ans qu'il dirige le pays. « La Russie continue d’aller vers l’avenir et personne, jamais, ne l’arrêtera. Oui, je vais présenter ma candidature » à l’élection présidentielle, a annoncé, mercredi 6 décembre, Vladimir Poutine devant les employés de l’usine automobile GAZ de Nijni-Novgorodune , rencontre retransmise en direct à la télévision. «C'est toujours une décision très importante pour n'importe quelle personne, car la motivation doit venir uniquement de la volonté de rendre la vie meilleure dans ce pays, de le rendre plus puissant, mieux protégé», a-t-il poursuivi.

D’une durée de six ans (depuis 2012), son nouveau mandat s’achèvera en 2024. Car personne ne doute de sa victoire. Au pouvoir depuis dix-sept ans, il a déjà dépassé Brejnev en devenant le dirigeant à la plus longue longévité au Kremlin après Staline.

Peu de concurrence périlleuse pour le scrutin prévu le 18 mars 2018 : son principal opposant, Alexeï Navalnya été condamné pour des malversations financières. La candidate Ksenia Sobtchak, fille de l’ancien mentor en politique de Vladimir Poutine, journaliste, figure de l’opposition libérale, candidate "Contre tous" à l’élection présidentielle inaugurait au même moment son local de campagne. Le second d’Alexeï Navalny est condamné à vingt jours de prison pour appel à un rassemblement illicite.

A Vladimir Jirinovski, président du parti nationaliste LDPR, candidat à l’élection présidentielle d'ajouter: « Aujourd’hui, Poutine et moi-même sommes les deux seuls candidats sérieux »

Viatcheslav Volodine, porte-parole du parlement russe, Russie Unie : "Cette décision de se présenter à un nouveau mandat inspire l’espoir et la certitude que nous continuerons de nous développer à l’avenir."

Natalia Poklonskaïa, députée de Crimée, égérie du mouvement conservateur religieux en Russie : "Je suis POUR Vladimir Poutine, et je tiens à dire que je ne fais confiance qu’à notre président qui nous a rendu notre patrie, restaure la Russie et aime son peuple."

Poutine IV n’est cependant plus tout à fait le même que Poutine I, que tant d'années passées au pouvoir ont transformé. Il n'est plus l’ancien officier du KGB prenant les rênes du pays en 2000.

Poutine, 65 ans, avait été élu président pour la première fois en 2000, réélu en 2004. Il était ensuite devenu Premier ministre sous la présidence de Dimitri Medvedev en 2008, avant de reprendre son fauteuil au Kremlin en 2012.

Vladimir Poutine incarne avec autorité l'ambition d'une grande Russie à la puissance retrouvée.

Arrivé au pouvoir en 2000 dans un pays au pouvoir instable et à l'économie chancelante, M. Poutine représente pour beaucoup l'homme de la stabilité et d'une nouvelle prospérité, grâce à une manne pétrolière conséquente pendant des années.

Sur la scène internationale, celui qui avait qualifié la disparition de l'Union soviétique de "plus grande catastrophe géopolitique du XXème siècle" s'est employé à restaurer l'influence de la Russie dans le monde, mise à mal après la chute de l'URSS et les années de Boris Eltsine.

Vladimir Poutine a redoré le blason de la "grande Russie" en annexant la péninsule ukrainienne de Crimée, après son occupation par des troupes russes et un référendum même s'il est jugé illégal par la communauté internationale.

La Russie est redevenue un acteur de premier plan sur la scène internationale en passe de gagner sa guerre en Syrie en soutien à son allié Bachar Al-Assad. L'intervention militaire de la Russie depuis 2015 en soutien au régime de Damas a changé le cours de la guerre et permis à Bachar al-Assad de rester au pouvoir.

Le président russe a aussi cherché à imposer son pays comme puissance sportive en organisant en 2014 les jeux Olympiques les plus chers de l'histoire dans la station balnéaire de Sotchi et en se se préparant à l'accueil en 2018 du Mondial de football.

Mais les rêves du Kremlin sont assombris par Malgré les accusations de dopage institutionnalisé depuis la sortie du rapport McLaren en 2016 et au lendemain de la décision du Comité international olympique d’exclure la délégation russe des JO d’hiver de Pyeongchang (Corée du Sud) en février, Vladimir Poutine reprend l'offensive : « La Russie continue d’aller vers l’avenir et personne, jamais, ne l’arrêtera.  Oui, je vais présenter ma candidature ».

Une façon de faire passer un message clair : peu importent les critiques étrangères, du CIO ou de la presse occidentale, le Kremlin reste en charge et la Russie suit son chemin.

S'ajoute une exposition à la gloire de Poutine l'exposition «SuperPutin» qui a ouvert ses portes au sein du musée d'art contemporain de Moscou, l'UMAM. Elle met à l'honneur le président russe rendant un hommage appuyé à Vladimir Poutine par 30 œuvres mettant en avant un trait marquant dans la personnalité de celui qui est à la tête du pays depuis 2000.

Il ne manque certes pas d'organisations dénonçant un recul des droits de l'Homme et des libertés en Russie.

Les relations avec l’Occident, et en particulier les Etats-Unis, n’ont jamais été aussi tendues depuis la fin de la guerre froide...

A cause des sanctions occidentales et de la chute des cours du pétrole, le revenu par tête a baissé et le PIB a dégringolé pour retrouver son niveau de 2009 mais la réélection l’an prochain, garantie grâce à une popularité supérieure à 60 % selon les sondages, lui permettra de rester à la tête du pays jusqu’en… 2024..

,"Je viens d'une famille modeste, j'ai vécu très longtemps cette vie" raconte-t-il sur un site internet dédié à sa biographie. De cette jeunesse dans les rues de Léningrad, il déclara en 2015 avoir appris une chose: "Si le combat est inévitable, il faut frapper le premier". C'est la méthode de cet homme à poigne qui n'a pas peur des décisions difficiles!

Joanne Courbet pour DayNewsWorld

BRAS DE FER ENTRE LAURENT WAUQUIEZ ET L' ETAT LE DUEL ENTRE EMMANUEL MACRON ET LAURENT WAUQUIEZ SERAIT- IL EN TRAIN DE COMMENCER

De la capitale des Gaules, sur laquelle règne depuis 2001 Gérard Colomb, actuel Ministre de l’Intérieur, Laurent Wauquiez a défié l’Etat Français.

L’épisode s’est déroulé à l’occasion de la dernière séance publique du Conseil Régional qui s’est tenu les 29 et 30 novembre 2017, au siège du tout neuf l’Hôtel de Région implanté dans le quartier de la Confluence, ceci avec conférence de presse simultanée.

Il est vrai que Laurent Wauquiez avait des raisons solides pour entrer en résistance publiquement. Le conflit avec l’Etat a des origines multiples :

1°  Sur le sujet des « Crèches de Noël ». Le Président de la Région a qualifié cette péripétie de « caprice », en ajoutant que l’affaire « est une provocation à la laïcité ».

Ces déclarations suivaient la récente décision du Tribunal Administratif de LYON (en date du 6 octobre) qui avait  annulée celle du Conseil Régional décidant d’installer une crèche dans le Hall d’entrée de l’Hôtel de Région. C’est au nom d’une laïcité radicale que la décision a été prise par les magistrats de la juridiction administrative lyonnaise, les motivations du jugement indiquant que la décision de la Région "méconnaissait le principe de neutralité (.....) et que le caractère culturel, artistique et festif  invoqué par celle-ci n’étant  pas  démontré".

La Région Auvergne-Rhône Alpes a évidemment fait appel de cette décision judiciaire, rappelant à nouveau que les départements de la Drôme et de l’Ardèche accueillent des entreprises qui fabriquent des santons de toutes les formes et de toutes les couleurs. Rappelons que la Justice administrative, qui doit être la même pour tous, avait légalisé précédemment  la décision du Conseil Départemental de la Vendée ...

Mais ont est en Vendée , un département certes très catholique mais aussi LE département qu’a présidé pendant de longues années Philippe de Villiers ...Effectivement, en son temps , alors qu’il n’était encore que Ministre de l’Economie et des Finances , Emmanuel Macron avait fait un « pieux pèlerinage » au Puy du Fou, après avoir évoqué de façon « très émouvante » Jeanne d’Arc et rappelé qu’autrefois la France avait un roi ...

Ces rappels, qui auraient pu indigner tous les « laicards » de France, n’avaient , de fait et secrètement , qu’un but : laisser entrevoir qu’il (Emmanuel Macron)  pourrait comme Jeanne d’Arc sauver la France, et s’installer sur un trône ... présidentiel... Et comme prévu par Philippe de Villiers dans ses prédictions pour l’élection présidentielle de mai 2017, Emmanuel Macron fut élu Président de la République ; chez les de Villiers, Philippe adore Emmanuel Macron, alors que son frère, Pierre, « ne peut pas le saquer »...D'où l'épisode du 14 juillet 2017 !

2°  Laurent Wauquiez a raison parce que le Tribunal Administratif de Lyon, toujours lui, risque d’annuler dans les prochains jours « la clause Molière » introduite par le Conseil Régional, sur proposition de son Président, dans les Cahiers des Charges des contrats signés entre la Région et les entreprises qui travaillent pour elle. Cette clause a été écrite, en Français, par le nouveau Conseil Régional issu des urnes en décembre 2015, « pour que soit assuré la bonne compréhension des consignes de sécurité par les travailleurs étrangers et aussi pour rendre plus difficile les recours à des travailleurs étrangers ». Bref ! pour dissuader le recours aux travailleurs détachés ! Emmanuel Macron ne professe pas autre chose !

Laurent Wauquiez défend  toujours sa mesure, mais à l’audience publique qui s’est tenue récemment, le rapporteur public, qui est la voix de l’Etat et du gouvernement en place a conclu dans son rapport à l’annulation de la délibération critiquée.

Cette clause Molière est d’ailleurs déjà appliquée dans la Région Ile de France, présidée par Valérie Pécresse ... mais peut être pas pour longtemps, car le Conseil d’Etat a été saisi du problème. La Haute Assemblée a déjà déclaré que la décision « Pécresse » était illégale, et l’illégalité constatée devrait être appliquée sur tout le territoire français. En toute hypothèse les juges, « indépendants », du Tribunal Administratif, qui devraient se prononcer prochainement devrait tirer de l’avis du Conseil d’Etat leur propre décision. Attendons de voir le jugement qui sera proclamé. !..

3°  Laurent Wauquiez a, une troisième fois, défié l’Etat et ceci juste avant le vote du budget 2018 (session des 29 et 30 novembre). Accompagné d’Etienne Blanc, Premier Vice Président de la Région, en charge des finances, Laurent Wauquiez, visiblement très contrarié, voire en colère, a protesté contre la baisse des dotations de l’Etat, allant jusqu’à mettre en cause le fonctionnement du Fonds de Soutien au Développement Economique dont les crédits sont destinés aux Régions ...

La critique est grave !

La perte totale de recettes à constater par la Région serait, pour 2018 de 91 millions d’euros !!

A ce propos, Laurent Wauquiez a rappelé que la « fameuse compensation à l’euro près » de la réforme de la taxe d’habitation n’était que billevisées puisque les compensions de l’Etat baisseront cette année encore de 10 millions d’euros. Le contrat de confiance (quelle ironie !) proposée par l’Etat aux collectivités territoriales est déjà rompu ! De contrat de confiance, il n’en est point , puisque sur le papier, les régions sont déjà obligées de réduire leurs dépenses de fonctionnement !

La baisse de 91 millions de recettes provoquée par le désengagement de l’Etat, pour la Région Auvergne Rhône Alpes, représente tout de même, le coût moyen de ... deux lycées...

Ces baisses de dotations ont même été déplorées par l’opposition régionale.

Laurent Wauquiez avait de toute évidence le beau rôle, lorsqu’il a rappelé que simultanément l’Etat ne s’impose pas les mêmes règles, les budgets des ministères ayant augmenté de 2%... et d’ajouter qu’en 2 ans, depuis qu’il dirige la Région, d’importantes économies ont été faites, ce que confirme le rapport publié le 17 octobre 2017 par la Cour des Comptes sur les finances des collectivités locales.

Dans son rapport la Cour a confirmé que la Région Auvergne Rhône Alpes était celle qui avait réalisé le plus d’économies sur son budget de fonctionnement et le plus d’efforts financiers pour l’investissement. « Quelle hypocrisie » conclut Laurent Wauquiez, qui ajoute que « le gouvernement voudrait nous mettre à la diète sans s’imposer les mêmes règles ».
Dans cette affaire, c’est bien évidemment le contribuable et les électeurs qui arbitreront dans les années à venir le match et qui choisiront le plus vertueux des deux : Laurent Wauquiez  ou Emmanuel Macron ?

Le prochain rendez vous électoral aura lieu à l’occasion du renouvellement des députés européens. Les élections européennes vont avoir lieu en même temps dans tous les pays de l’UE, le 25 mai 2019. Elles précéderont les élections municipales qui auront lieu l’année suivant, en 2020.

Les élections européennes ont commencé à faire débat, le gouvernement ayant fait part de son intention de modifier le mode de scrutin, en abandonnant le principe des listes régionales pour revenir à des listes nationales.

Gageons que dans cette hypothese Laurent Wauquiez pourrait prendre la tête d’une liste nationale surtout s’il venait à être élu à la Présidence des Républicains courant décembre 2017.

Ces hypothèses ont très certainement été celles retenues par le Figaro Magazine, du 1er décembre qui titrait, sur fond d’une photo en noir et blanc, de Laurent Wauquiez : « Et si c’était lui ? »

Cette hypothèse semble tétaniser Emmanuel Macron qui, comme cela vient d’être démontré, n’est pas près de lui faciliter la tâche. Selon les experts, Emmanuel Macron « s’adapte au danger permanent que représente Laurent Wauquiez » (Didier Geoffroy, son directeur de campagne pour les élections des Républicains). Les deux sont de la même génération.

En tout état de cause, et pour l’immédiat, ce sont les élections internes chez les Républicains qui sont scrutées. Le tribun Wauquiez s’exprime régulièrement devant les militants. Les salles sont pleines à craquer. Un bon signe, puisque ce sont les militants qui vont voter.

PS : Privé de crèche par la Justice, Laurent Wauquiez vient de présenter une exposition de santons de Provence dans l’Hôtel de la Région, ces derniers jours....

Clara Mitchell pour DayNewsWorld

UN HOMMAGE NATIONAL

POUR JOHNNY HALLYDAY LE ELVIS FRANCAIS

 

Emmanuel Macron a indiqué qu’un "hommage sera rendu" à Johnny Hallyday.

Face à l’émotion provoquée par la mort de Johnny Hallyday chacun lui rend à sa façon hommage.

En déplacement en Algérie, ce mercredi, le chef de l’Etat Emmanuel Macron a indiqué qu’"un hommage" lui sera rendu, sans préciser, à ce stade, s’il s’agirait ou un non d’un hommage national :

"il faudra voir avec la famille", a-t-il souligné. Une certitude, il assistera en compagnie de son épouse Brigitte Macron, aux obsèques du chanteur.

Sachant que, pour l’heure, la date de la cérémonie n’est pas encore connue.

En déplacement en Algérie, Emmanuel Macron a indiqué qu’un "hommage sera rendu" à Johnny Hallyday.

Mais sans préciser s’il s’agirait d’un hommage national

Le chef de l’Etat a indiqué qu’"un hommage" lui serait rendu, sans préciser, toutefois la nature.

Lui, par contre assistera en compagnie de son épouse Brigitte Macron, aux obsèques du chanteur. Sachant que, pour l’heure, la date de la cérémonie n’est pas encore connue.

En début d’après-midi, l’Assemblée nationale a elle aussi rendu hommage à Johnny Hallyday par des applaudissements .

François de Rugy, le président de l’Assemblée, ouvrant la séance des questions d’actualité au gouvernement par ces mots :

"A l’image des Françaises et des Français, nous avons tous quelque chose de Johnny Hallyday".

Joanne Courbet pour DayNewsWorld

L'AUDIOVISUEL PUBLIC

"LA HONTE DE LA REPUBLIQUE"

SELON EMMANUEL MACRON

Pour Emmanuel Macron, l'audiovisuel public est "la honte de la République" alors qu'il a été adulé par certaines chaînes pendant sa campagne présidentielle n'hésitant pas au passage à avoir quelques intérêts avec une chaine..

Mais le chef de l'Etat a parfois la mémoire courte et assuremment un sacré culot !.

Donc le chef de l'Etat aurait prononcé cette phrase en marge d'une rencontre avec les députés de la commission des affaires culturelles de l'Assemblée nationale...

Si Emmanuel Macron ne porte pas l'audiovisuel public dans son cœur , il en a égrainé les motifs :

il dénonce leur mauvaise gestion, la médiocrité des contenus qu'elles proposent mais aussi les relations pernicieuses qu'elles entretiennent avec leurs partenaires extérieurs (animateurs, producteurs...). Questionné par un député sur la question des fake news, il a répondu que les journalistes n'ont pas fait le travail d'éthique nécessaire sur le sujet. Il a condamné le mode de nomination des présidents de ces entreprises par le CSA. Une fois nommés, les intéressés n'ont de compte à rendre à personne.

Le gouvernement d'Edouard Philippe planche actuellement sur un véritable big bang concernant l'audiovisuel public composé de France Télévisions, Radio France, France Médias Monde, Arte et l'INA.

Le président a déjà imposé 80 millions d'économies dès 2018 à l'audiovisuel public pour une réforme en profondeur : des suppressions de chaînes, des fermetures de bureaux en région, un regroupement des entreprises au sein d'un seul et unique holding une révision de gouvernance et du mode de nomination des patrons.

Mais pourquoi réduire par exemple la fréquence de diffusion des magazines d'information "Envoyé spécial" et "Complément d'enquête" sur France 2 ? Les journalistes de France Télévisions étaient montés au créneau pour protester contre cette perspective. Le mot-dièse #TouchePasAMonInfo a émergé sur les réseaux sociaux en soutien aux journalistes enquêteurs...

Le programme d'En marche ! affichait sa volonté de rapprocher "les sociétés audiovisuelles publiques pour une plus grande efficacité et une meilleure adéquation entre le périmètre des chaînes et leurs missions de service public". . "Leurs conseils d'administration seront plus indépendants et plus ouverts dans sa composition. Ils seront chargés de designer les dirigeants, après appel public à candidatures", annonçait ainsi la plateforme.

Le futur président de la République avait aussi fait savoir sa volonté d'accélérer la "transformation

numérique" de l'audiovisuel public "en concentrant les moyens sur des chaînes moins nombreuses mais pleinement dédiées à leur mission de service public".

Cette violente diatribe contre l'audiovisuel intervient alors qu’un document de travail du ministère de la Culture a fuité qui prévoie des réductions drastiques d’effectifs.

La présidente Delphine Ernotte présentera le 21 décembre au conseil d'administration du groupe un vaste plan de réduction des dépenses, passant notamment par la suppression de 180 postes à la faveur de départs à la retraite.

Ce plan suscite l'inquiétude chez les salariés et Delphine Ernotte est sous la menace d'une motion de défiance des journalistes.

Emmanuel Macron aurait enfin souligné que la situation de l'audiovisuel public ne pouvait se résumer ni à une question de personnes, ni à une question d'économies.

Andrew Preston pour DayNewsWorld

BRIGITTE MACRON A BAPTISE LE BEBE PANDA

Brigitte Macron a baptisé le bébé panda de Beauval.

Le premier bébé panda né en France a désormais un nom. Il est né le 4 août et s'appelle Yuan Meng qui signifie «réalisation d'un rêve».

Etaient présents le vice-ministre des Affaires étrangères chinois Zhang Yesui et l'ambassadeur de Chine en France Zhai Ju, l’ex-Premier ministre Jean-Pierre Raffarin, grand amoureux de la Chine, tout comme Jean-Baptiste Lemoyne, secrétaire d'État auprès du ministre de l'Europe et des Affaires étrangères.

Brigitte Macron a prononcé son premier discours en tant que Première dame. «Il est dans la vie des bonheurs simples dont la profondeur vous étonne, c’est précisément ce que je viens de vivre en rencontrant Yuan Meng», a-t-elle introduit à la tribune. «Yuan Meng est né ici tout en étant d’ailleurs. Il est le fruit énergique et vigoureux de l’amitié franco-chinoise, de cette amitié solide où il est possible de confier ce qu’on a de plus cher à quelqu’un dont on sait qu’il en prendra soin comme de lui-même. C’est cela qui a été fait ici à Beauval», a poursuivi la marraine du bébé panda remerciant la famille Delord, propriétaire du zoo.

Brigitte Macron a adressé un message à la Première dame chinoise, Peng Liyuan, absente de la cérémonie : « Je suis heureuse de vous transmettre toute mon amitié et de vous dire, madame, merci et à bientôt», a déclaré Brigitte Macron avant de tenter quelques mots en chinois - elle a dit «Je vous remercie» - pour «saluer la pérennité de l’amitié entre la France et la Chine». Brigitte Macron accompagnera son mari pour un voyage officiel en Chine début 2018

À première vue, l'événement peut sembler anecdotique. Mais il est en réalité éminemment politique et diplomatique.

«Cette naissance exceptionnelle, nous l'attendions depuis longtemps, après plusieurs tentatives», s'est ainsi félicité Rodolphe Delord, le directeur du parc zoologique.

La première dame a dit de cet événement qu'il était «l'illustration du dialogue toujours fécond entre nos deux peuples qui se regardent, s'écoutent et se comprennent depuis deux siècles».

Carl Delsey pour DayNewsWorld

DE L'OPTIMISME AVEC BARACK OBAMA

Avec cette tournée internationale - justement, en Chine, en Inde et en France- Barack Obama est porteur d'un message essentiel : rappeler au monde que l'Amérique est toujours là porteuse d'un message d'optimisme.

C'était d'ailleurs le thème ambitieux «ne pas avoir peur et innover» de la soirée à l'auditorium de Radio France pour une conférence devant le «réseau social» des Napoléons, une «communauté» de 3000 Français passionnés d'innovation.

Un sujet, celui de sa campagne de 2008 : «l'audace de l'espoir».

«Le rythme de la globalisation et du changement technologique ont ébranlé le monde, les défis de notre temps ont créé des tensions et des inégalités énormes», selon l'ancien président démocrate. «Les gens veulent être rassurés, il était donc inévitable que nos politiques et nos modèles sociaux soient bousculés», poursuit Barack Obama

Il a en tête sans doute son successeur dont il ne prononcera jamais le nom mais aussi les nationalismes en Europe et dans le monde.

«Certains contre-récits ont gagné en puissance ces derniers temps, des gens qui disent que la force fait la loi, que les normes et les règles peuvent être ignorées… La question est de savoir si nous pourrons rebâtir nos arrangements institutionnels de manière à ce que le changement serve tout le monde afin que nous puissions rejeter le nationalisme et la xénophobie, et réaffirmer nos valeurs de pluralisme et de démocratie…», poursuit-il.

Il faut remplacer «la peur par l'espoir», dit Obama lucide de cette époque « la meilleure et la pire des époques» . «Je dis à mes filles que malgré tous ses tourments, le monde n'a jamais été aussi prospère», ajoute-t-il appelant aussi à la méfiance envers la désinformation et le rôle des réseaux sociaux.

Il loue «le projet européen» » tout en critiquant sa volonté de « micromanagement » .*

« L'Union européenne doit être préservée. Mais elle doit comprendre qu'essayer de micro-gérer chaque détail de la vie des citoyens énerve les gens. Il y a du nettoyage à faire. Les leaders européens sont un peu timides dans la défense du projet européen et dans la défense de leur démocratie. ». Il insiste sur la nécessité de collaborer entre nations, et notamment entre les États-Unis et ses alliés européens. Paris lui a déroulé le tapis rouge... Il évoque l'accord climat, signé l'an dernier à Paris. «Je vous concède qu'il y a une absence temporaire de leadership sur cette question» .

Le discours en faveur de l'Europe frappe chez un président américain étant, à ses débuts, plutôt indifférent au continent européen, et regardant du côté du Pacifique favorable qu'il était alors à un pivot vers l'Asie.

Le discours a martelé le même thème: l'espoir, la coopération internationale, la lutte pour les cause justes.

L'ancienne «rock star» de la politique américaine, après son discours, se prête à l'interview avec Stéphane Richard, le patron d'Orange et "parrain" des Napoléons.

Il dit sa peur de GAFA trop puissants…quoique américains, sa peur du changement climatique, de la prolifération nucléaire et des pandémies.

Mais il dit aussi sa confiance que «tout cela peut être géré, qu'on trouvera des solutions».

Rien de décisif en revanche sur les défis du terrorisme islamique ou les grandes migrations.

«La démocratie est difficile, les gains que nous faisons sont fragiles, mais je suis persuadé que l'avenir n'appartient pas aux hommes forts», affirme l'ancien président

« Cette histoire ensemble, ces efforts ensemble, démontrent le pouvoir de nos valeurs. Cela nous donne une confiance, mais cette confiance ne doit pas nous faire nous reposer sur nos lauriers. L'autosatisfaction n'est pas ce qui marque les grandes nations. Nous devons maintenir nos idéaux. Si nous commençons à douter de nous-mêmes, si nous remettons en question ce que nous avons obtenus dans l'ordre international depuis plusieurs décennies, nous allons ouvrir la porte à ceux qui disent que les démocraties ne fonctionnent pas, que l'organisation sur des bases ethniques et le tribalisme sont les réponses aux défis d'aujourd'hui."

Les Etats-Unis doivent montrer l'exemple et la puissance américaine ne sera que renforcée par la sécurité et la prospérité des autres. « Les Etats-Unis ne peuvent pas fonctionner isolés ; ils ont besoin d'un partenaire puissant comme l'Europe. J'ai eu la chance de travailler avec Angela Merkel, David Cameron, les présidents Nicolas Sarkozy et François Hollande. »

Voilà pourquoi il s’était fixé des objectifs ambitieux comme le Traité Trans-Pacifique, l'Accord de Paris sur le Climat ou encore l'Accord avec l'Iran sur le nucléaire.

Il s'agit de la défense d'une vision de l'ordre international : libéral, ouvert, équitable, avec des normes à respecter par chacun.

"La démocratie est difficile à maintenir. Je suis convaincu que le futur est de notre côté si nous faisons passer les valeurs que nous chérissons."poursuit-il.

"Seriez-vous un meilleur président aujourd'hui?", demande Richard. "Probablement, oui. J'étais meilleur à la fin. Mais ma femme me quitterait. Non, je n'y tiens pas. J'adore mon épouse." .

Joanne Courbet pour DayNewsWorld

LE LOTO UNE SOLUTION POUR SAUVER

LE PATRIMOINE HISTORIQUE FRANCAIS

Comment financer les opérations de sauvetage du patrimoine français ?

Le débat a été mis sur la place publique, à l’occasion de la nomination de Stéphane Bern au poste de « Monsieur Patrimoine », crée pour lui et à sa mesure, par Le Président de la République, Emmanuel Macron.

A cette occasion, Stéphane Bern a demandé que soit mis en place un plan d’urgence pour la Défense du Patrimoine, qui, selon lui, doit devenir rapidement une cause nationale.

Cette nomination n’a pas fait l’unanimité, c’est le moins que l’on puisse dire !

Néanmoins, la Défense du Patrimoine est une cause à laquelle de nombreux français se sont déjà dévoués depuis longtemps, à titre individuel ou collectif (associations, Fondations etc.) alors que parallèlement, depuis la loi Malraux du 4 aout 1962, et malgré quelques rustines, rien d’important en matière de protection du Patrimoine n’a été ajouté aux politiques publiques mises en place dans les années 60.

Il apparait donc nécessaire aujourd’hui  de reprendre le dossier et d’y ajouter des solutions neuves et  supplémentaires  pour dégager les enveloppes de financements qui, avec les nouvelles avancées technologiques et l’exceptionnelle qualité de la main d’œuvre, sont de plus en plus importantes

Malgré ce constat, cela fait donc 54 ans que bon gré, mal gré, ici ou là, ont été rénovés des centres villes historiques, des châteaux anciens, des abbayes etc..(Sans oublier le petit patrimoine : ponts, lavoirs, halles etc.)  et ceci soit à l’initiative d’investisseurs privés soit à celle d’investisseurs publics.

Mais la France est un vieux pays, aux racines historiques très diverses. Au fil des ans et des siècles, les constructions religieuses ou civiles se sont accumulées, strates par strates, styles après styles, déployant ainsi sur l’ensemble du territoire des constructions d’une extrême richesse architecturale, une richesse à laquelle les français sont attachés. C‘est leur patrimoine ! celui de la Nation France.

Le recensement de ces joyaux architecturaux a révélé qu’à ce jour c’est quelques 44 000 monuments historiques qui ont été protégés d’une façon ou d’une autre.

Dans ce chiffre 9000 sites classés, inscrits ou à inscrire sont dans un état de délabrement avancé et c’est dans le patrimoine rural que leur nombre est le plus élevé ; 25% de ces joyaux nécessitent des restaurations plus ou moins rapides.

Or chacun sait que les petites communes rurales n’ont pas les moyens pour entretenir leur patrimoine historique, pas plus d’ailleurs qu’un grand nombre de propriétaires privés qui sont obligés de trouver des trésors d’idées et de trouvailles pour , chaque année, récolter l’argent nécessaire à leur entretien.

Et bien souvent cela ne suffit pas !

Le développement du tourisme a accéléré ces tendances. Chaque année, quelques 83 millions de touristes étrangers découvrent avec enthousiasme les richesses patrimoniales de la France et c’est en milliards d’euros que se calcule le chiffre d’affaire dégagé par l’accueil  des touristes sur le sol français.

Ne pas suivre et accompagner cette tendance seraient une faute !

Jusqu’à présent, en dehors des billetteries ou des spectacles d’animations, c’est dans la poche du contribuable que l’argent a été trouvé. Le système a démontré néanmoins ses limites, compte tenu du niveau d’endettement du pays.

Les enveloppes financières sont en effet considérables. A titre d’exemple la refonte d’un musée de Reims a coûté près de 45 millions d’euros ; simultanément la ville a du trouver 5 millions d’euros pour restaurer, la seule, mais  somptueuse Rosace de la Cathédrale, celle où les rois de France se faisaient couronnés et « oindre ».

Parmi les piste explorées ont trouve le Mécénat. Le mécénat s’est développé sur le principe de la carotte fiscale bien calculée pour que tout le monde y trouve son compte.

Cette  piste intéressante à permis « aux Riches » voire à ceux qui sont devenus, par l’accumulation des richesses, années après années « très Riches » de s’engager dans des programmes de sauvetage du Patrimoine auxquels ils ont associés leur noms.

C’est l’exemple américain qui a ouvert cette voie, entretenue par une réflexion sur  l’inanité de la quête du toujours plus...L’encouragement fiscal associé à la générosité prend dans ce cas la forme d’un acte civique ou moral... rassurant et revalorisant. De plus, mieux vaut investir dans le mécénat plutôt que payer des impôts !

Sauf que dans cette voie Emmanuel Macron n’a pas lancé « aux riches », dans ses premiers mois de mandat et ses premières réformes, un appel, qui aurait pu être associé à la Réforme de l’ISF ! Un acte manqué malheureusement !

Une autre solution a été dernièrement suggérée par Stéphane Bern : faire financer l’entretien des églises ou des cathédrales, propriétés de l’Etat ou des collectivités publiques depuis la loi de Séparation de l’Eglise et de l’Etat de 1905, au moyen de recettes de trésorerie procurées par une billetterie.

La plupart des églises en France étant consacrées, et donc lieu de culte, l’idée a suscité des remarques sévères et un rejet presque généralisé de part d’un grand nombre de pratiquants.

Les églises sont au demeurant accessibles à tous, gratuitement depuis toujours, dans le respect du bon déroulement des cérémonies religieuses !

La Ministre de la Culture, Françoise Nyssen, vient de lancer une autre idée : elle songe au Loto, un jeu à succès, accessible à tous, mais plus spécifiquement aux acharnés du grattage. Ironie de l’Histoire, qui bégaie :

le Loto, qui vient du mot italien Lotto (dont la racine est « lot/lotir ») était autrefois un impôt extraordinaire  perçu au travers d’un jeu de hasard .

On en revient indirectement à une solution fiscalisée... volontaire ou non....pour sauver un patrimoine qui prend « l’eau » (et non lot) de plus en plus souvent. Ce loto patrimoine devrait être mis en place dès 2018. Affaire à suivre...

Clara Mitchell pour DayNewsWorld

LA SURVIE POLITIQUE D'ANGELA MERKEL

 

Dimanche soir les négociations pour la formation d'un gouvernement patinent toujours. Angela Merkel joue sa survie politique.

L’issue était encore incertaine dimanche soir. Nouveau report de cette «table ronde», échec total.

Après un mois de négociations, les différents partis de la possible coalition d’Angela Merkel – sans précédent au niveau fédéral – restaient toujours en désaccord sur les grandes lignes de la ligne gouvernementale de la prochaine législature.

La pomme de discorde entre le FDP, les Verts et la CDU-CSU porte sur la politique migratoire pour l'essentiel.

Pour éviter le désastre, les écologistes ont fait des concessions en acceptant la limite du nombre de réfugiés à 200 000, un douloureux compromis qui doit être avalisé par les militants le 25 novembre.

Mais le chef des Verts, Cem Özdemir, a exigé que les conservateurs cèdent en contrepartie sur le regroupement familial suspendu lors de la «crise es réfugiés».

Les écologistes (Die Grünen), qui ne sont jamais arrivés à s’accorder sur la réintroduction, en mars 2018, du droit au regroupement familial .

Entre 100 000 et 200 000 personnes pourraient en bénéficier en 2018.

Pour les ultraconservateurs de la CSU, la branche bavaroise du parti de Merkel, ce serait un suicide électoral, alors que l’extrême droite a battu des records en Bavière, terre conservatrice, aux élections de septembre.

Viennent s'ajoutait les luttes de pouvoir internes à la difficulté des négociations.

En effet le président de la CSU, Horst Seehofer, est très contesté tout comme la chancelière Angela Merkel à la CDU.

Un échec signifierait de nouvelles élections et sans doute la fin de la carrière politique de la chancelière et du patron de la CSU.

Joanne Courbet pour DayNewsWorld

AVEC UN TICKET DE TYPE COREE DU NORD

LA DEMOCRATIE SEMBLE

NE PAS BIEN MARCHER CHEZ LREM

Lannonce de la démission de  100 membres (dont des députés) de LREM (La République en Marche) a fait l’objet d’une bombe.

Certes, on avait déjà entendu quelques protestations, contestations, divergences d’analyses, mais il avait été convenu que ces incidents, jugés isolés et particuliers, ne méritaient pas que l’on s’y attarde.

En fait, ces 100 membres démissionnaires ne sont pas contents, mais pas contents du tout !

Ils ont exprimé leur mécontentement dans une tribune diffusée mardi 14 novembre 2017. Leurs noms n’ont toujours pas été révélés ; mais en démissionnant ainsi  ils entendent protester publiquement contre « le manque de démocratie interne chez LREM. ».

Dans cette tribune ils ont même été jusqu’à dénoncer « les violences qui règnent à l’intérieur du parti », des violences souvent suivies « de menaces ». De plus, les démissionnaires anonymes craignaient « des représailles ».

Au travers de leur déclaration, ces marcheurs ont expliqué que contrairement à la Chartre du Mouvement publiée en octobre  2017, laquelle  stipule que le mouvement s’engage à respecter les règles de la République, à respecter les règles élémentaires de la courtoisie, à s’engager à ne commettre aucune discrimination ou abus de pouvoir( ?) à se dresser contre les corporatismes, à transcender les intérêts particuliers et à croire à l’intérêt général, LREM était tout sauf bienveillant et empathique. Et pourtant la Chartre a été conçue comme le socle des valeurs défendues par le mouvement.

Avant de s’engager dans l’acte extrême qu’est une démission, ces marcheurs en colère ont rappelé qu’ils ont tout tenté pour « instaurer le dialogue » et sollicité (mais en vain) une médiation. Ils dénoncent le manque d’écoute, une des valeurs primordiales pourtant affiché par le mouvement crée par Emmanuel Macron.

La « désignation » avant l’élection, selon les bonnes vieilles méthodes du passé, de Christophe Castaner comme Chef du Mouvement, n’augure rien de bien, selon les démissionnaires et laisse peu d’espoir pour un futur fonctionnement démocratique du parti.

Christophe Castaner réfute bien sûr ces attaques, revendiquant l’adhésion de quelques 170 000 adhérents supplémentaires depuis l’élection à la Présidence de la République d’Emmanuel Macron, lesquels ayant voulu se débarrasser des oripeaux de l’ancien régime, on eut envie d’une organisation « démocratique dynamique ».

Les ténors majoritaires du parti, sont simultanément montés au créneau, pour relativiser l’événement qu’a constitué cette démission de 100 adhérents et dénoncer une tentative de déstabilisation.

Le parti est néanmoins en pleine crise de nerfs dans une ambiance générale morose et c’est dans cet état que va se dérouler le Congres de Lyon. Lyon la capitale de la macronie ! Lyon a été en effet avant l’heure, grâce à son sénateur-maire, Gérard Collomb qui a beaucoup soutenu Emmanuel Macron, une ville macroniste.

Le Conseil National de LREM (et non le Congrès, c’est ainsi que le désigne le nouveau parti qui veut marquer sa différence) va parait-il adopter, ce weekend, « les nouvelles valeurs du mouvement », désigner son délégué général, Christophe Castaner, (le toujours actuel Secrétaire d’Etat aux Relations avec le Parlement et porte parole du Gouvernement) et le bureau exécutif du mouvement?

Edouard Philippe, le Premier Ministre devrait prendre la parole. On attend aussi François Bayrou, qui a été invité.

Reste à savoir devant combien de participants ? (l’élection de Christophe Castaner s’est passée ce matin à huis clos, il a été difficile d’obtenir des informations précises).

Car, plusieurs parlementaires trainent les pieds depuis plusieurs semaines. Certains se sont même étranglés en recevant « leur convocation ».

La vitalité militante des premiers jours s’est peu à peu affaissée, et même si en Aout 2017, le député macroniste, Arnault Leroy et membre du triumvirat qui a assumé provisoirement la gestion de En Marche, comptait près de 400 000 militants, le chiffre est impossible à vérifier et le doute a commencé à s’installer. Il se dit qu’ont été  comptabilisés comme adhérents, toutes les personnes ayant communiqué, pour une raison ou une autre, leur adresse @mail. L’astuce est grossière !

En fait, le parti comptait 72 066 personnes, le 17 aout 2017. Le chiffre est issu de la comptabilisation des personnes ayant votées les statuts. LREM ne serait donc au final que l’un des partis présidentiels les plus riquiqui de la Vème République.

Il y aurait dans les faits, une véritable désaffection depuis quelques semaines, au fur et à mesure de l’apparition des dissensions. Les comités locaux se sont vidés et certains animateurs ont été jusqu’à se trouver seuls lors de certaines réunions locales. L’activité militante est au point mort ; une adhérente de Marseille aurait confié récemment qu’elle avait réalisé, trop tard, « qu’elle (ils) avait(ent) été des marionnettes, le temps de l’élection, car une fois terminée, ils n’ont plus eu besoins de nous ». Un autre adhérent dénonce les problèmes « autour de l’argent : même le pognon est virtuel ; grâce à ses parlementaires, la formation va percevoir 100 millions d’euros pour le quinquennat ; mais le trésor reste à Paris ; il sert à payer les 80 permanents qui ont été recrutés, en revanche les bénévoles sont taillables et corvéables à merci » dit-il. Une animatrice locale d’un département francilien, furibarde, a écrit dans un long @mail interne que : " l’audace et la bienveillance qui ont caractérisé la démarche de notre candidat (Macron) ont laissé place à l’arrivisme, la pusillanimité, à la servitude et à la défiance ».

Un propos qui pourrait être compris comme voulant épargner le responsable en tête, Emmanuel Macron, dans les dérapages constatés ; sauf que sachant aujourd’hui que c’est lui qui a choisi Christophe Castaner comme délégué général du mouvement (et que le vote d’aujourd’hui n’a été qu’une ratification), c’est bien lui qui est visé.

Toutes ces critiques se sont confirmées à l’occasion du débat entre les 4 listes de  candidats à l’exécutif du mouvement, diffusé sur BFMTV. Selon RTL, le nombre de spectateurs qu’ont réuni sur Internet les débats qui s’est déroulé il y a deux jours, (deux jours avant le congrès) n’a pas dépassé les 270.

En toute hypothèse, ce débat avait déjà été compris comme un simulacre, cherchant à démontrer que les décisions internes étaient prises de façon horizontale alors qu’en fait, le Blabla et ses décisions induites n’étaient que verticales. Jupiter était déjà passé par là !

Dernière minute : Nous confirmons que Christophe Castaner a bien été « élu » ce matin à la délégation générale du parti. Le vote a eu lieu à main levée. Seuls deux participants se sont abstenus... !

Avec un parti baudruche, les flottements vont, malgré les apparences continuer à se manifester au risque de faire perdre encore plus de poids à la valeur confiance qu’avait récoltée Emmanuel Macron pour l’élection présidentielle.

Malgré une majorité pléthorique à l’Assemblée Nationale, Emmanuel Macron risque d’avoir mangé son pain blanc.. La suite risque d’être laborieuse voire dans certains cas, très conflictuelle.

Une question se pose, dès lors ? Combien de temps va-t-il tenir ?

Clara Mitchell pour DayNewsWorld

EMMANUEL MACRON QUI  A ACCEPTE LE TITRE DE CHANOINE DU LATRAN CONFONDRAIT

SELON CERTAINS LAICITE ET OECUMENISME

La tradition remonte à Louis XI, 1482 très exactement. Elle a été renouvelée en 1604 par Henri IV, huguenot de naissance et devenu catholique, car « Paris valait bien une messe ».

En 1604, pour témoigner de son engagement religieux réel, Henri IV décida de faire don au Latran, la Cathédrale du Pape, de l’Abbaye Bénédictine de Clairac (Lot et Garonne). Pour le remercier, le Latran lui accorda le titre canonique de Chanoine et s’engagea à célébrer une messe pour le Royaume de France à chaque 13 décembre, jour anniversaire de la naissance d’Henri IV.

Malgré les épisodes de la révolution française et le vote de la loi de 1905, la tradition s’est poursuivie. Les Présidents de la République sont ainsi de droit, Chanoines du Latran. Néanmoins l’usage diplomatique veut que le Vatican attende que le nouveau Président soit installé pour lui confirmer l’attribution du titre.

Traditionnellement, les présidents de la République acceptent celui-ci ; tous ne se sont pas cependant déplacés à Rome pour en prendre possession.

C’est donc dans le cadre de cette tradition, qu’Emmanuel Macron , ancien élève du Collège des Jésuites d’Amiens a dans un premier temps accepté le titre.

Mais, il faut savoir, qu’Emmanuel Macron , qui a reçu le sacrement du baptême à l’âge de 12 ans ... se dit aujourd’hui agnostique. Est-ce, la raison pour laquelle, aucun voyage à Rome n’est pour l’instant programmé, dans l’agenda du Président, pour aller prendre possession du titre ? Ou est ce en raison des premières critiques de la gauche laïciste qui lui a apporté son soutien pour l’élection présidentielle?

Pourtant, l’idée d’une visite officielle d’Emmanuel Macron à Rome semble faire son chemin selon certaines informations. Nathalie Loiseau, Ministre des Affaires Européennes a transmis le 15 octobre dernier un message au Pape François, faisant état du souhait du Président de la République de le rencontrer. Le souhait est parait-il partagé des deux cotés !

L’acceptation du titre par le Président de la République a déjà provoqué l’ire des laïcistes de tout poil, « qui crient au détournement de la laïcité au bénéfice d’une lecture régressive qui y substitue l’œcuménisme » (voir Marianne du 3/11/2017) et qui accuse Emmanuel Macron de pervertir la République ! Rien que ça ! Que diront ces derniers, si Emmanuel Macron décide de se rendre au Vatican pour prendre possession du titre ?

Tout cela n’aurait été qu’un épiphénomène, si une fois de plus se pose la question de savoir qui est réellement Emmanuel Macron. Cette question, le Pape François se la posait déjà le 29 avril 2017, dans l’avion qui le ramenait d ’Egypte : « Emmanuel Macron ! Je ne sais pas qui il est, je ne peux pas donner une opinion claire ».

Alors que va faire Emmanuel Macron in fine, lui qui est ni de gauche ni de droite, mais de gauche et de droite, parait- il ?

Même si cette affaire n’a pas de conséquences économiques importantes directes, elle en a au demeurant au regard des principes et de la tradition, lesquels ont une influence certaine sur le plan médiatique et diplomatique mondial

Emmanuel Macron va être obligé de sortir son jeu, de cesser de jouer à cache-cache ou de tordre les règles. Décidera-t-il  clairement que Paris vaut bien une messe ?

Ou bien le contraire ?

Clara Mitchell pour DayNewsWorld

LE LIBAN VEUT RECUPERER

A TOUT PRIX

SON PREMIER MINISTRE SAAD HARIRI

La démission surprise de Saad Hariri fait planer le spectre pour les Libanais d' une nouvelle guerre entre sunnites et chiites .Pas  moins de quarante mille personnes ont participé au marathon de Beyrouth dimanche !

Un marathon qui s'est transformé en manifestation pour Saad Hariri avec des t-shirts, des pancartes, des déclarations d’amour, gage de stabilité et d'équilibre politique dans un petit Etat fragilisé.

Que réclamaient ces dizaines de milliers de manifestants si ce n'est le retour du Premier ministre démissionnaire et actuellement en Arabie Saoudite.

Une mobilisation interconfessionnelle et intercommunautaire pour demander le retour de Saad Hariri, pour le fonctionnement du gouvernement et celui du système politique. Il était Premier ministre depuis onze mois et cela fonctionnait plutôt bien au regard de ce qu'avait déjà vécu le Liban.

Et l'intéressé a finalement rompu le silence écrasant dans la soirée, à Ryad, pour une interview télévisée, assurant qu’il était libre et qu’il allait bientôt rentrer.

En Arabie Saoudite de son plein gré et « libre » !?

Plus d' un Libanais pense qu’il est retenu contre son gré. Tous voient dans sa démission le signal de la catastrophe : la guerre qui recommence entre sunnites et chiites, comme en Syrie. Saad Hariri ne représente-t-il pas depuis un an la clef de voûte d’un système fragile ? Dans l' interview diffusée dimanche 12 novembre sur la chaîne libanaise Future TV, qui appartient à son parti politique, M. Hariri, les traits tirés, a réfuté la thèse dominante qui le présente comme l’otage des autorités saoudiennes. Il a affirmé à plusieurs reprises que ses hôtes ne l’ont pas forcé à démissionner, et qu’il rentrera « bientôt » à Beyrouth, répétant que son absence est due aux dangers qui pèsent sur sa vie.

Les Libanais expliquent certes sa démission par la psychologie, en rappelant le sort de son père, assassiné sur la Corniche de Beyrouth malgré son cortège blindé. Rafic Hariri était président du Conseil. Son fils a repris l’affaire. Il a hérité du leadership des sunnites, du poste de Premier ministre et surtout, de la fortune des Hariri qui vient d’Arabie Saoudite.

Un rôle dans le scandale saoudien de corruption ? Saad Hariri est Saoudien, avant d’être Libanais. Il est né à Ryad. Avec sa démission, qu'il avait imputée à l’Iran, la bête noire de l’Arabie saoudite, accusée de « vouloir détruire la nation arabe », il n’a plus d’immunité diplomatique. .. Et il a annoncé sa démission le jour même de la purge anticorruption par l'héritier saoudien, Mohamed Ben Salman alias « MBS ». Un coup de filet sans précédent, qui, dans l’esprit des Libanais et de nombreux observateurs étrangers, a pu servir à Riyad pour faire pression sur M. Hariri, propriétaire dans le royaume d’une entreprise de construction, Saudi Oger...

Dans son interview le chef de file de la communauté sunnite libanaise s’est efforcé d’apaiser la situation entre sunnite et chiite. Il a usé, à l’encontre de l’Iran et du Hezbollah, le mouvement chiite libanais pro-Téhéran, de formules plus mesurées que dans sa précédente intervention, et a laissé entendre qu’il pourrait revenir sur sa démission. « Je ne suis pas contre le Hezbollah en tant que parti politique, mais je suis contre le fait que le Hezbollah joue un rôle externe et mette le Liban en danger », a martelé Saad Hariri. Il a évoqué la possibilité de revenir sur sa décision mais en posant une condition: que le Liban applique une politique de "dissociation" et de neutralité dans les conflits régionaux.

« Sur le fond, c’est une désescalade, a déclaré Karim Emile Bitar, professeur de relations internationales à l’Université Saint-Joseph de Beyrouth. On a retrouvé le tempérament conciliateur de Saad Hariri. »

L’interview du premier ministre démissionnaire a certes été diffusée en direct mais cinq autres chaînes libanaises ont refusé de retransmettre l’émission, conformément aux consignes du président Michel Aoun, qui avait estimé que les déclarations de M. Hariri seraient automatiquement sujettes à caution, compte tenu des « conditions mystérieuses entourant sa situation en Arabie saoudite ». Le président libanais demande à Riyad d’« éclaircir » la situation de son premier ministre et a refusé la démission de ce dernier.

L’entretien, conduit par Paula Yacoubian, une célèbre animatrice de talk-shows, a été réalisé dans la villa que M. Hariri, détenteur de la nationalité saoudienne, possède à Riyad. « Je suis libre ici, si je veux voyager demain, je voyage », a déclaré d’entrée le dirigeant libanais.

« J’ai écrit ma démission de ma main, et j’ai voulu provoquer un choc positif », a ajouté le chef du gouvernement.

Pour un choc, aucun doute. Positif ? L'avenir seul le dira. Mais il ne fait aucun doute que l’ouverture consentie par M. Hariri et son tuteur saoudien est aussi le résultat des inquiétudes manifestées ces derniers jours par les capitales occidentales. Outre Emmanuel Macron, qui a fait comprendre au prince héritier saoudien, durant son escale de jeudi soir à Riyad, que la stabilité du Liban était une ligne rouge, la Maison Blanche a qualifié samedi M. Hariri de « partenaire fiable » des Etats-Unis.

« Pour qu’il y ait une solution politique au Liban, il faut que (…) la non-ingérence soit un principe de base », a ajouté lundi le ministre français des affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian, visant, sans le dire, la couronne saoudienne...

Et n'oublions pas non plus l’échec de la tentative de MBS de remplacer Saad Hariri par son frère aîné, Baha qui a la réputation d’être plus anti-Hezbollah que son cadet.. Mais en vain puisque les figures tutélaires de la famille, comme la veuve de Rafik Hariri, Nazik, et sa sœur, Bahia, contactées par Riyad dans cette perspective, ont toutes deux, refusé de se prêter à la manœuvre saoudienne, de même que les cadres du Courant du futur. « Le jeu du royaume n’a pas porté ses fruits, estime Walid Charara, membre du centre de recherche du Hezbollah. MBS doit maintenant trouver une porte de sortie. »

Des enjeux cruciaux pour le paix dans le monde arabe autour de cette mystérieuse démission !

Joanne Courbet pour DayNewsWorld

REMANIEMENT MINISTERIEL EN VUE

CAR LE TORCHON BRULE ENTRE

EMMANUEL MACRON ET BRUNO LE MAIRE

Le feu couvait peut être depuis longtemps? Mais tout semble avoir démarré vers la fin du mois d’octobre.

Dans son édition du 1er novembre, le Canard Enchainé, toujours bien informé relatait que « le chef de l’Etat ne décolérait pas depuis une dizaine de jours » contre son Ministre de l’Economie et des Finances, Bruno Le Maire.

L’origine de la colère jupitérienne : l’ordre donné par Bruno Le Maire à l’Inspection Générale des Finances (IGF) de faire une enquête sur le processus de la désormais très célèbre depuis quelques semaines, décision de création de la Taxe de 3% sur les dividendes des entreprises, ladite décision ayant été sanctionnée par le Conseil Constitutionnel le 6 octobre 2017. (Voir nos pages précédentes).

Bruno Le Maire a fait l’annonce du lancement de cette enquête le 24 octobre au micro d’Europe 1.

Mais crime de lèse majesté ! Bruno Le Maire n’en avait pas référé préalablement au Président de la République !

Petite explication de texte sur cette affaire qui enfle :

Lorsque le principe de cette taxe de 3% a été voté, Emmanuel Macron était Secrétaire Général Adjoint à l’Elysée (sous François Hollande), en charge des questions fiscales. Emmanuel Macron est en outre un ancien membre de l’Inspection Générale des Finances.

De son coté, Bruno Le Maire est un ancien Haut Fonctionnaire, énarque lui aussi. Du point de vue d’un actuel conseiller de l’Elysée, Bruno Le Maire, en cette qualité, ne pouvait pas ignorer la situation particulière dans laquelle il allait placer le Chef de l’Etat, étant donné que l’IGF va devoir déposer un rapport mettant en cause leur ex-collègue, devenu aujourd’hui Président de la République !

Les chiens sont lâchés visiblement de part et d’autre.

Bruno Le Maire semble au vu de ces dernières informations faire cavalier seul. Pire, il ne serait « pas assez actif » aux yeux d’Emmanuel Macron, avec la brosse à reluire, pour faire les louanges du Président de la République, ce qui est interprété comme un signe de défiance voire d’hypocrisie.

Mais est-ce qu’Emmanuel Macron est plus franc vis- à- vis de son ministre ? On sait qu’en matière de loyauté et de franchise, François Hollande pourrait nous apporter des éclairages intéressants sur celui dont il avait fait son conseiller puis son ministre et qui l’a publiquement trahi.

De surcroît, on a déjà compris qu’Emmanuel Macron n’aime pas ceux qui se mettent sur son chemin et entravent son action, tous comportements qui pourraient nuire à sa crédibilité politique et pourquoi pas à son avenir politique.

Ces informations qui ont « fuité » n’ont pas empêché Bruno Le Maire de faire voter, sous forme d’amendement, un texte de correction fiscale et budgétaire (à introduire dans prochaine loi modificative budgétaire - PLFR) au moyen d’une taxe supplémentaire à acquitter par les 300 plus grandes entreprises françaises. Il en a même fait accepter le principe par le Conseil des Ministres le 2 novembre ; le texte a été déjà débattu en Commission des Finances de l’Assemblée Nationale le 6 novembre.

Depuis cet incident, il ne semble pas que les relations se soient apaisées entre les deux hommes politiques.

Bruno Le Maire, qui a encaissé, sait très bien qu’en privé, Emmanuel Macron l’a  traité de « serpent », en raison de de son coté sournois ?

Alors, que peut-il donc se passer lorsque deux sournois se rencontrent et s’affrontent? En reprenant le vocabulaire reptilien d’Emmanuel Macron, nous rappellerons le dicton qui énonce « qu’il ne peut pas y avoir deux crocodiles dans un même marigot », car autrement  il y en a toujours un qui « bouffe » l’autre.

Bruno Le Maire semble bien connaitre l’adage.

Le Ministre de l’Economie et des Finances, qui manie brillamment la langue allemande et qui est très germanophile, a décidé de rencontrer hier, 8 novembre, son homologue allemand, Peter Altmaier.... officiellement pour évoquer l’avenir de la zone euro, officieusement ...

Selon certaines informations, des négociations auraient eu lieu s’agissant de la Présidence de l’Eurogroupe, négociations qui auraient été mises officieusement à l’ordre du jour de la réunion. Un job prestigieux est en effet à prendre à ce niveau, puisque le président sortant de l’Eurogroupe, le néerlandais Jeroen Dijsselbloeur devrait se retirer, le Parti Travailliste Néerlandais, dont il est membre, ayant perdu les élections. Son mandat expire en janvier 2018.  Bruno Le Maire pourrait donc briguer le poste .... Avec le soutien de l’Allemagne. Une bonne façon pour sortir, sans blessure, du marigot français !

Selon Reuters, les discussions à Berlin pourraient avoir été décisives pour l’avenir de Bruno Le Maire. Un article publié par le journal allemand, Frankfurter Allgemeine Zeitung place Bruno Le Maire parmi les favoris pour le poste. D’autres candidats sont en effet sur les rangs, le portugais Mario Centeno, le luxembourgeois Pierre Gramegno, la lettone Dana Reizniere-Orola, le slovaque Peter Kazimir.

La visite de Bruno Le Maire à Peter Altmaier, un allié proche d’Angela Merkel, ne serait donc qu’un prétexte .

Le poste de Monsieur Euro au sein de l’Eurogroupe est un excellent marche- pied. Jean Claude Junker qui l’a occupé de janvier 2005 à janvier 2013, l’a bien compris. Jean Claude Junker plaide en ce moment pour un regroupement (pour des raisons d’efficacité, mais probablement pas seulement ?) des poste de Commissaire chargé de l’Economie et des Finances (poste occupé en ce moment par Pierre Moscovici) avec celle de Président de l’Eurogoupe. La personne en charge de ces deux fonctions fusionnées, serait en outre, de droit, vice-président de la Commission Européenne.

La fonction issue de cette fusion, devrait donc comporter des prérogatives extrêmement importantes, très élargies, en charge de faire respecter par les Etats de l’UE les règles concernant la limite de 3% du déficit budgétaire  et  les  règles  sur la réduction de l’endettement des pays. Un poste idéal pour contrôler la politique d’Emmanuel Macron sur le plan fiscal, budgétaire et financier à partir de Bruxelles...Gare !

Les couloirs parisiens bruissent de spéculations sur le sujet ..

Dans ce contexte, pouvons-nous nous attendre à un remaniement ministeriel dans les prochaines semaines, avant Noël peut-être ?

Si ce jeu de chaises musicales venait à se produire, de toute évidence ce ne serait pas à l’avantage d’Emmanuel Macron, qui aura un censeur potentiel au dessus de sa tête. Une situation de tous les dangers pour l’européiste convaincu qu’il n’a pas cessé d’affirmer depuis son élection.

Pour ce qui concerne Bruno Le Maire, on est en droit de se poser la question de savoir ce qu’il fera de sa toute nouvelle carte de LREM, un retour au bercail chez Les Républicains n’étant pas du tout envisageable.

Le succès de la démarche de Bruno Le Maire dans les semaines à venir devrait faire perdre le caractère hypothétique qu’il a encore, d’un remaniement ministériel à venir.

Dans ces circonstances, il faudra  bien sûr nommer quelqu’un au poste de Ministre de l’Economie et des Finances, pour remplacer Bruno Le Maire.

On sait aussi que Christophe Castaner est attendu à la tête de « En Marche ». Il pourrait être « élu » le 18 novembre. Même si traditionnellement, il n’est pas imposé au président d’un parti politique d’abandonner son fauteuil ministériel, certains ont déjà commencé à rappeler que la Présidence du premier parti politique de la Majorité Présidentielle ne semble pas être compatible avec le cumul d’un poste ministériel ?

S’il devait en être ainsi, Emmanuel devra trouver un nouveau porte-parole ?

Mais Christophe Castaner occupe également le porte-feuille des Relations avec le Parlement.. Il faudra donc, là aussi lui trouver un remplaçant. Le nom de Jacques Mézard, Ministre de la Cohésion des Territoires, se murmure, mais rien n’est certain ? Jacques Mézard serait parfaitement satisfait du poste qui lui a été dévolu jusqu’à présent. Le nom de Jacqueline Gourault , proche de François Bayrou  est aussi évoqué pour ce poste ministériel sensible. On évoque aussi l’arrivée de petits nouveaux qui se sont déjà faits remarquer depuis les élections législatives, tel que : Hugues Renson, député de Paris, Amélie de Montchalin , députée de l’Essonne et rapporteur du budget. D’autres noms circulent, celui de Gabriel Attal et de Sacha Houlié.

Plus croquinolesque, il se murmura qu’Emmanuel Macron souhaiterait à l’occasion de ce remaniement ministériel, exfiltrer Muriel Pénicaud , la Ministre du Travail, en charge des réformes du Code du Travail, mais qui est citée dans l’affaire Business France et qui pourrait être mise en examen prochainement.

Il se murmure aussi que Julien Denormandie, 37 ans, actuellement Secrétaire d’Etat à la Réforme des Territoires pourrait prendre du galon ?

A l’inverse, il pourrait y avoir des sorties fracassantes comme celle du « senelissime » (adjectif qui lui est donné par certains hauts fonctionnaires) Gérard Collomb, fatigué, de Jean Yves Le Drian, de Jacques Mézard , s’il n’obtient pas le fauteuil des Relations avec le Parlement ou encore Brune Poirson.

Il faudra donc suivre cette affaire de remaniement ministériel qui pourrait nous en apprendre beaucoup sur l’autorité réelle d’Emmanuel Macron, lequel remaniement  serait le second en 6 mois de présidence d’ Emmanuel Macron.

Clara Mitchell pour DayNewsWorld

LAURENT WAUQUIEZ

LARGEMENT FAVORI

DES ELECTIONS A LA PRESIDENCE DU PARTI

LES REPUBLICAINS

Laurent Wauquiez a des racines lyonnaises. Il est en effet né à Lyon le 12 avril 1975. Issu d’une famille d’Industriels du Nord, il a toujours figuré parmi les premiers de classe.

Arès des études au Lycée Louis- Le- Grand, il fait des études d’histoire et obtient un Master à l’Université de Panthéon-Sorbonne en rédigeant un mémoire de maitrise portant sur le thème : " Le flambeau des Milles et une Nuits et l’Orient des Lumières de 1704 à 1798." Il est reçu à l’agrégation d’histoire après un passage à l’Ecole Normale Supérieure et obtient peu après un DEA de Droit Public. Il entre à l’ENA dont il sort en 2001.

C’est après avoir obtenu son agrégation, qu’il fait la rencontre de Jacques Barrot, Maire d’Yssingeaux en Haute Loire, figure tutélaire de la Démocratie Chrétienne.

Il occupe un poste de  stagiaire pendant quelques mois à la mairie. Avant ce premier poste à la mairie d’Yssingeaux, il avait effectué deux séjours de plusieurs mois en Egypte où il a travaillé à l’Ambassade de France tout en aidant parallèlement l’association caritative de Sœur Emmanuelle en donnant des cours de français.

Laurent Wauquiez devient le suppléant de Jacques Barrot  à l’occasion des élections législatives de 2002.

Lorsque Jacques Barrot devient Commissaire Européen, (et doit démissionner de son siège de député qui dès lors est vacant) Laurent Wauquiez se présente et se fait élire brillamment à la députation.

Tout de suite il se met au travail. En sa qualité de député il rédige coup sur coup (ou participe à leur rédaction) plusieurs rapports sur des thèmes à caractère social proches des problèmes quotidiens rencontrés souvent par les citoyens français comme :

-      Réflexion sur les problèmes de l’emploi et la pauvreté (en coopération avec les équipes d’Emmaüs)

-      Rapport sur les conditions de vie des étudiants à la demande de François Fillon, alors Premier Ministre

-      Réforme de l’attribution des tutelles

-      Réflexion sur la protection juridique des majeurs

-      Eradication de la pauvreté des enfants

-      Etc...

Il devient Secrétaire d’Etat  chargé de l’emploi en 2008, après avoir été élu, au premier tour au fauteuil de Maire de la Commune du Puy en Velay.

En sa qualité de Secrétaire d’Etat auprès de Christine Lagarde, il étudie comment reformer en profondeur le marché du travail, comment effectuer la fusion entre l’ANPE avec les ASSEDIC, comment réformer la Formation Professionnelle, comment améliorer l’emploi des seniors.

Difficile selon nous, au vu des investissements intellectuels et sociaux de l’homme et de l’homme politique de voir en lui un « Bad Boy », un traitre voire selon les plus persifleurs  un homme violent, indifférent à la détresse d’autrui, éloigné des difficultés quotidiennes de ses concitoyens et seulement habité par une ambition incommensurable.

Certes l’homme est ambitieux mais l’ambition n’est pas en générale un défaut mais plutôt une qualité qu’il a su développée en raison de son parcours personnel et de ses expériences politiques diverses. Plus simplement, il a dû tout simplement et très certainement dérangé un establishment ronronnant et monopolisateur !

Dans le droit fil de son expérience acquise en tant que Ministre des Affaires Européennes de 2010 à 2011 (avant de devenir Ministre de l’Enseignement Supérieur), il semble fondé aujourd’hui à plaider pour une Europe qui assume son identité culturelle et qui soit plus offensive pour protéger les emplois de la concurrence déloyale née d’une mondialisation dévoyée.

Tout son parcours est inspiré par une philosophie personnelle et une réflexion ancrée sur les réalités de terrain et la défense des valeurs culturelles de la France.

Il est donc logique que ses qualités naturelles soulèvent aujourd’hui tant de critiques que ce soit de la part de ses adversaires ou des « amis » de son propre camp, alors qu’il s’est porté candidat à l’élection de la Président du parti « Les Républicains ».

En arrachant la Présidence de la Région Auvergne Rhône Alpes en décembre 2015, il est en effet devenu un homme politique incontournable, jalousé et envié (des études récentes viennent de démontrer que la jalousie était le sentiment le plus partagé des Français, une vraie spécificité française).

En vrac , on l’accuse, malgré sa carrière fulgurante et son âge (il a aujourd’hui 42 ans, soit 3 ans, pas plus, qu’Emmanuel Macron) de n’être qu’un « vieux briscard de la politique » une critique évoquant selon ses détracteurs, coups tordus et absence de loyauté ?

A cela Laurent Wauquiez répond que les élites parisiennes ou européennes (à l’exemple de Michel Barnier, l’ancien Commissaire Européen, avec lequel il y a eu quelques frictions) se sont démonétisées en perdant leur exemplarité vis à vis de l’électorat en général dont ils sont restés distants.

Laurent Wauquiez regarde les gens droit dans les yeux, écoute, cherche à comprendre, gribouille sur son calepin « des petits mots » et finalement séduit inévitablement.

Après être passé par la Droite Sociale, il serait devenu aujourd’hui, selon ses adversaires le représentant de la Droite Dure, « voire extrême », tissant ( ?) des liens avec le FN. A voir ? Dans ses récents discours, il affirme qu’il n’y aura pas d’alliance avec le Front National, espérant bien, comme l’avait fait Nicolas Sarkozy siphonné les voix de Marine Le Pen. Ces critiques semblent mal fondées, une fois de plus, compte tenu de son parcours personnel. Laurent Wauquiez aurait tout simplement mieux senti les sentiments des Français effrayés par une Europe passoire, aux frontières grandes ouvertes, exposée à une immigration de masse et à une mondialisation féroce, voire inhumaine, faisant litière des aspirations des Hommes.

Laurent Wauquiez assume. Et mène une campagne active pour l’élection à la Présidence des LR, élection qui aura lieu les 10 et 17 décembre 2017. Il ne voulait pas être le seul candidat dans la compétition, pour que le parti ne soit pas vu comme un parti qui bétonne et donne l’impression d’être verrouillé, ce qui aurait fait le jeu d’Emmanuel Macron. Il a été entendu puisque, lui y compris il y aura 3 candidats dans la ligne de départ. Ses deux concurrents sont une femme, Florence Portelli , ancienne Filloniste et Maël de Calaen, juppéiste. Il aurait obtenu pour faire valider sa candidature près de 25 000 parrainages, venant de tous horizons : élus et militants.

Personne au vu de ces chiffres ne cherche sérieusement à lui contester son élection, même si beaucoup ont l’intention de le supplanter lors d’élections présidentielles de 2022. A voir là aussi ?

La droite est sonnée  depuis la débâcle du printemps 2017. Elle doit être entièrement reconstruite : "Notre famille politique est dans un état lamentable, tout est à rebâtir " dit-il.
Il prône le retour du respect et de l’autorité en se comparant au héros  de cinéma d’action, Will Smith, affirmant qu’il n’hésitera à franchir certaines lignes rouges, si c’est pour le bien. Il veut que les Républicains soient au centre du jeu. Il promet « une droite de retour », « une droite qui soit une vrai droite », ne jetant pas un voile pudique sus ses idées  D’ailleurs  il dit « qu’il ne sait pas ce que c‘est la droite molle, la droite humaniste, la droite centriste ».

Heurté par ceux qu’il considère comme ayant trahi le mouvement (Les Constructifs) qui se sont vendus pour un plat de lentilles (du Puy bien sûr !) pour un poste ministériel, il a annoncé qu’il était dans ses intentions de choisir ses adversaires.

Au passage, il ajoute  souhaiter être le premier opposant à Emmanuel Macron , qu’il vient de qualifier « de petit président arrogant et capricieux, qui fait preuve de beaucoup de froideur et d’un vrai manque d’empathie ». Régalien, il estime qu’Emmanuel Macron est un petit président « inconsistant idéologiquement, dépourvu d’amour charnel pour la France », expression de « son désert de l’âme ». Il estime qu’Emmanuel Macron qui penche vers le communautarisme n’a pas pris la juste mesure des menaces faites au pays, en particulier en matière d’attentats.

Certains prétendent qu’il appartient à la tradition bonapartiste de la droite, gaulliste, chiraquienne etsarkoziste ; cornaqué dès ses début en politique par Jacques Barrot , UDF, il serait plutôt un jacobin, régionaliste complètement investi dans sa fonction de Président du Conseil Régionale Auvergne Rhône Alpes... et donc un baron local, proche du terrain, du terrain , toujours du terrain ! Qu’il arpente sans cesse  pour « sentir » les aspirations desFrançais au regard de leur racines et de leur mode de vie.

Laurent Wauquiez est un bourreau du travail, méthodique. Il a déjà sa stratégie dans sa tête , mais reconnait qu’il a besoin de l’aide de tous car pour « faire ensemble ce qu’il s’est fixé il a besoin d’être porté »

Laurent Wauquiez , du haut de son 1,91m à l’intention de porter un message fort pendant sa campagne pour la présidence des LR sans oublier les plus faibles et les plus fragiles.

Il sera aidé dans sa démarche par son épouse, Charlotte, dont il est très amoureux (il ne le cache pas). Il s’affiche d’ailleurs ostensiblement avec celle qui partage sa vie et dont il dit qu’elle est la meilleure du couple, en raison de sa « belle âme ». Il porte d’ailleurs traditionnellement la fameuse parka rouge que Charlotte lui aurait offert, dont il dit qu’elle lui aurait porté chance dès sa première élection. Charlotte, qui est administratrice au Sénat lui a donné deux enfants : Baptiste né en 2003 et Louise en 2006. Il porte une grande attention a sa famille (et à la famille en général) et dit qu’il a besoin de la stabilité de celle-ci, dans laquelle Charlotte assure « une fonction  régulatrice au niveau de son couple ».

A l‘évidence, aucune critique ne lui sera épargnée, c’est cela le sort des premiers de classe. Il reste au demeurant le grand favori.... et l’amoureux de l’Orient qui pourrait reprendre à son compte le dicton : « les chiens aboient mais la caravane passe ».

Clara Mitchell pour DayNewsWorld

VOUS ETES REDEVENU BAVARD

MONSIEUR HOLLANDE

AUSSI SVP DONNEZ VOTRE AVIS SUR CE QUI SUIT

L’événement a été tenu très secret par l’Elysée de l’époque, mais voici ce qu’écrivait en octobre 2016 le WSJ (Wall Street Journal), dans une publication (reprise par Pierre Jovanovic).

« French President, Francois Hollande, in late October and asked how France could lure finance jobs away from London after Brexit. Mr. Dimon’s message was blunt : The chances that banks would move more employees to France were slim unless the country softens its labor laws. Mr. Hollande reassured Mr.  Dimon that change would come. But it would happen under his succesor, he said”

Mr. Dimon est Jamie Dimon (démon, il porte peut être bien son nom ?) qui est toujours le PDG de la JP Morgan and Chase.

Jamie Dimon a été  reçu à l’Elysée dans le plus grand secret en octobre 2016 par François Hollande qui voulait et souhaitait transformer Paris en City (à l’identique de celle de Londres) après que les anglais ont voté pour le Brexit.

Traduction rapide :" quand tu auras enlevé tous les droits qui protègent les salariés de ton pays, nous viendrons en France nous installer....Ce à quoi François Hollande a répondu que ce serait fait par le Président suivant, lui même ou un autre..."

On connait la suite. En Décembre 2016, François Hollande a annoncé qu’il ne se représenterait pas à la Présidence de la République. Son successeur élu en mai 2017 a été Emmanuel Macron, au pouvoir maintenant depuis 6 mois environ.

Mercredi 25 octobre 2017, une réunion discrète s’est tenue à l’Elysée, le soir au cours d’un diner, en journée à Matignon avec la participation ... c’est le plus étonnant.....de la Ministre du Travail, Muriel Penicaud.

Pour ce jour là, l’agenda de l’Elysée indiquait sobrement : 20h30 : Diners avec des investisseurs internationaux !.

En anglais ce soir là, devant un auditoire sous le charme, Emmanuel Macron a développé ses arguments : La France était en train de devenir un territoire réunissant les conditions indispensables pour une reprise économique, accompagnée si possible par une montée en gamme des produits français.

Les 5 ordonnances modifiant le Code du Travail venaient d’être publiées (le samedi 23 septembre 2017).

Tous les puissants de la finance, nationale et mondiale étaient là.

Si la Présence du Premier Ministre Edouard Philippe, semblait naturelle, on ne peut que se demander en quoi celle de la Ministre du travail était indispensable. Pour parler des futures et nouvelles réformes du Code du travail et de leur contenu, qui devront prendre en compte la demande de cet aréopage de financiers de haut rang ?

Les réunions qui se sont déroulées toutes la journée du 25 octobre, n’ont pas fait l’objet d’informations détaillées, ressemblant ainsi, sur ce point, à la réunion secrète tenue par François Hollande en octobre 2016. Rien ou presque rien n’a transpiré et très peu de médias se sont fait l’écho de cette réunion et si cela a été fait, cela a été très succinct.

On sait donc peu de chose sur la liste des participants à cette journée.

On sait quand même qu’étaient présentes, la plupart des entreprises du CAC 40 : Michelin, Renault, Airbus, PSA, Bouygues, L’Oreal, Vivendi, Orange, Total etc... Toutes ces entreprises sont françaises ou implantées déjà en France et on ne voit pas très bien l’intérêt de cette réunion pour celle-ci, alors qu’elles fréquentent régulièrement les allées du pouvoir.

En revanche, on sait qu’Emmanuel Macron avait invité des représentants de la haute finance internationale voire de grands fonds de pension : ex : Blackstone (qui gère 5900 milliards de dollars, soit l’équivalent de deux fois le PIB français, Carlyle, ou encore le Fonds souverain de Norvège qui pèse 1000 milliards de dollars.

On ne sait pas de façon sûre au plan français, si AXA Private-Equity était présent ? On peut néanmoins le supposer, Henri de Castries, ancien patron d’Axa Assurances et Banque, qui avait dans un premier temps soutenu le programme de François Fillon, (lequel avait soulevé un tollé en ce qui concerne sa proposition de supprimer la Sécurité Sociale ... pour les petits risques après modification) est devenu le soutien actif d’Emmanuel Macron, allant jusqu’à déclarer dans le Figaro du 25 septembre 2017 « que les réformes allaient dans le bon sens »...

Que des reformes soient nécessaires au pays, on ne peut le nier ! Qu’il faille le moderniser en passant par un accroissant du recours au numérique, on ne peut qu’approuver !

Que la France soit à vendre à l’encan et que ses salariés, généralement reconnus comme bien formés en général et de bonne qualité (la main d’œuvre française est appréciée de part le monde) avec certainement pas. On ne peut donc que se montrer suspect vis-à-vis de cette réunion que l’on a cherché une fois de plus à tenir secrète.

François Hollande qui depuis quelque temps est redevenu bavard, ne pourrait- il pas nous donner ses appréciations (au regard de sa propre expérience) sur cette réunion d’octobre 2017.

Il est très possible que certaines révélations sur ces réunions occultes déclencheraient au travers du pays un torrent d’injures par le bais des réseaux sociaux.

Emmanuel Macron a tout fait pour convaincre les participants à investir en France ... mais il faut que ce soit au profit de la France  et non dans la perspective de son dépouillement, Hommes et biens matériels tout à la fois.

Mais si ses propositions n’ont portées que sur la fiscalité et le droit du travail, comme cela a filtré, on ne peut qu’être quelque peu inquiet.

Clara Mitchell pour DayNewsWorld

LE CHOIX DE MACRON

CASTENER

A LA DIRECTION DE LREM

Macron a choisi le porte-parole du gouvernement et secrétaire d'Etat chargé des Relations avec le Parlement, Christophe Castaner, 51 ans, pour prendre la direction de La République en marche! (REM), ont déclaré mardi 24 octobre plusieurs sources gouvernementales et parlementaires.

«En Macronie, on n'est pas demandeur, on a une mission », résumait récemment un proche du chef de l'Etat au sujet de la direction d'un parti de 380.000 adhérents revendiqués.

Depuis l'élection présidentielle, le parti LREM peine à exister sur la scène politique et à retrouver une voix qui porte, Macron a donc pris les choses en mains : il désigne quasiment celui qui va prendre la direction de LREM

"C'est passionnant comme enjeu, vous imaginez? Il faut construire un nouveau mouvement politique, qui va rassembler le plus grand nombre d'acteurs qui sont engagés dans le mouvement en France. Je trouve ça absolument passionnant, bien sûr ça m'intéresse", a déclaré Christophe Castaner .

Bien sûr l’Elysée se refuse à confirmer l'information ne voulant pas admettre officiellement que c’est le président qui décide de la personne à placer à la tête du mouvement qu'il a créé.

Dans les faits, il reste quelques formalités à accomplir. : réunir ses parrainages (60 adhérents membres du Conseil, dont 30 députés, 3 sénateurs, 10 référents territoriaux et 5 élus non parlementaires) déposer son dossier avant le 2 novembre. Puis c'est le conseil national de LREM - le parlement du parti - qui l'élira au poste de "délégué général" lors d'une convention le 18 novembre à Lyon.

À ce titre, l’élection à main levée du 18 novembre par le conseil national de La République en Marche apparaît comme une simple formalité...

Un exemple de fonctionnement démocratique en Macronie !!

Britney Delsey pour DayNewsWorld

LA FRANCE ET SES DESERTS MEDICAUX

Dinnombrables français ont fait ces dernières années, directement ou involontairement, le constat qu’ils se trouvaient dans un désert médical : absence ou insuffisance de généralistes, durée interminable pour obtenir un rendez vous avec un ophtalmologue, un gynécologue, un dermatologue etc.. Il faut parfois faire plusieurs kilomètres , pour se rendre dans un de ces cabinets médicaux. Cette problématique est d’ailleurs souvent le sujet favori des conversations en famille, avec des voisins, entre amis, toutes générations confondues.

Pour pallier ces difficultés, nombreux sont ceux qui se rendent directement au service des urgences des hôpitaux, engorgeant souvent et inutilement ces services (la bobologie ne relève pas, il faut le rappeler du service des urgences hospitalières) et augmentant la durée d’intervention (sauf urgence absolue) des médecins urgentistes présents.

Et pourtant la France n’a jamais compté autant de médecins : au 1er janvier 2017, la France comptait 291 000 praticiens inscrits au tableau de l’ordre. Parmi ceux ci, le nombre de  professionnels en activité régulière a reculé de 10% depuis 2007, ramenant le nombre de professionnels actifs à 198 000.

Ces chiffres sont donnés par le Conseil de l’Ordre lui même, qui dans ses missions a pour objectif, d’accompagner les médecins, de veiller au maintien des compétences et de la probité du corps médical, et de conseiller les pouvoirs publics.

Depuis de nombreuses années, le Conseil de l’Ordre des médecins a attiré l’attention des pouvoirs publics, sur les bases préoccupantes de la baisse du nombre de généralistes en premier lieu et sur la disparité territoriale en second lieu.

Comment en est on arrivé là ?

Depuis 10 ans, ce n’est pourtant pas moins de 10 plans de relance en matière de santé qui ont été mis en place et qui n’ont pas empêche une aggravation à la baisse de l’offre médicale, toutes spécialités confondues.

Faute d’information fiables, il a en effet été difficile, de toute évidence, de trouver des solutions rapides et efficaces ! Ceci d’autant plus que la notion de désert médical est vaste...

Pour la plupart des Français, un désert médical est un territoire rural, peu peuplé, qui s’est vidé de ses médecins, généralistes en particulier, ceci sous l’effet du vieillissement des praticiens et du désintérêt des jeunes générations de médecins, très féminisées, pour ces territoires d’installation. Mais ce n’est pas que cela ...

La ville de Paris est depuis peu, entrée elle aussi dans le classement, les médecins ayant renoncé à s’installer dans la capitale, eu égard au coût de plus en plus inaccessible de l’immobilier.

Les grandes banlieues et les zones périurbaines, sont elles aussi devenues progressivement des déserts médicaux, ceci sous la pression d’un autre phénomène, celui de l’insécurité à laquelle ils sont confrontés quotidiennement.

C’est donc à ce dossier, délicat et sensible qu’Emmanuel Macron a du s’attaquer, moins de 6 mois après son élection à la présidence, le dossier figurant en haut (très haut) dans la pile des dossiers qui l’attendaient..

Le 13 octobre, c’est donc Edouard Philippe, accompagne de son ministre de la santé, Agnès Buzyn, qui s’y colle, annonçant un plan, qualifié d’inédit, contre les déserts médicaux.

Comme pour d’autres sujets, le maitre mot de la reforme a été selon les deux membres éminents du gouvernement, « le pragmatisme ».. Une reforme baptisée : «  renforcer l’accès territorial aux soins »..

Edouard Philippe a martelé, à l’occasion de la présentation du plan, à Châlus en Haute Vienne, que le projet gouvernemental privilégiait la persuasion, l’incitation et que toute coercition, laquelle avait été un échec auparavant, était totalement exclue dans ce plan.

Applaudissement des tous les syndicats libéraux de médecins naturellement ! Ce qui n’a pas empêché Agnès Buzyn de déclarer que malgré la confiance qu’elle plaçait dans les médecins (elle est elle même médecin) elle allait mettre en place un plan rigoureux d’indicateurs destinés à évaluer les dynamiques de terrain au regard des mesures contenues dans le plan.

Mais une fois de plus, il a été décidé d’encourager la coopération entre médecins et de favoriser la construction, en concertation avec les élus locaux, de 1000 maisons de santé supplémentaires. Un budget de 400 millions d’euros a d’ailleurs été prévu pour atteindre cet objectif. Les rémunérations des personnels de santé, seront revues à la hausse ! Les infirmières (iers), jusqu’à présent cantonnées dans des missions spécifiques réduites seront désormais autorisées à assurer certains soins et le suivi de certaines maladies chroniques. Le plan prévoit aussi, un décloisonnement entre ville et hôpital, chaque médecin devant être, s’il le souhaite encouragé à partager ses activités entre médecine de ville et médecine hospitalière. Une nouvelle tarification des actes a aussi été prévue dans le plan et des crédits seront affectés au développement de la télémédecine. Tous les EHPAD seront équipés de ce matériel avant  2020.

Reste néanmoins et encore les problèmes de la mobilisation des élus locaux et de la reforme du numerus clausus.

Sous la pression de leurs électeurs également patients ou malades, les élus territoriaux chercheront autant que possible  à atteindre, les objectifs du plan, si leur secteur est concerné. Mais comme chacun sait les ressources des collectivités locales, avec notamment la suppression de la taxe d’habitation sont en train de fondre comme neige au soleil, provoquant l’ire des responsables territoriaux...et peut être leur opposition.

Le numerus clausus. ! Depuis que Jacques Chirac l’a décidé et quantifié, le numerus clausus fait débat. Le sujet est même à vif ! La première année d’études de médecine est un immense gâchis. La sélection est rude : 12% seulement des bacheliers, non issus de la filière S, sont inscrits en PACE (première année commune des études de santé), la sélection est tout sauf démocratique (2500 candidats pour 350 places), le redoublement n’est possible qu’une fois.

Pour contourner le système, certains étudiants n’hésitent pas à aller faire leurs études ailleurs en Europe, en Belgique, en Roumanie, pour revenir en France passer leur 6eme année  en vue des épreuves du classement national. Le système broie ! Des vocations ont été brisées nettes, provoquant parfois des drames familiaux. A coup de fiches ingurgitées, de QCM par milliers, la fameuse 1ere année ne développe cependant pas les qualités humaines de la plupart des candidats (ou ne permette pas de s’en assurer !)

Le système est à bout de souffle, même si certaines expérimentations comme celle développée au Collège Stanislas (« Stan ») un établissement privé catholique sous contrat, qui a lancé, de façon artisanale tout d’abord, une formation, cherchent à permettre aux étudiants de passer ce cap difficile de la première année de médecine. A « Stan » on a optimisé un accompagnement sur 3 ans, comparable sur la forme, à l’enseignement proposé depuis 150 ans par les Jésuites. Depuis, d’autres organismes privés se sont aussi développés pour soutenir la préparation au concours.

La Ministre a assuré qu’elle reconsidérerait le problème du numérus clausus. Mais en attendant, il faut 8 à 10 ans pour former un médecin, qualifié, compétent et opérationnel.

Aussi, réorientation progressive et diversification des profils, ont été aujourd’hui proposés comme des solutions temporaires, offertes aux étudiants.

En clair, et globalement même si les intentions sont là, selon certains spécialistes, les déserts médicaux ne sont pas près de disparaitre.Les plus catégoriques, qui rappellent sans cesse le rôle négatif des gouvernements qui se sont succédé, des médias et des syndicats médicaux, continuent en effet à penser que toutes ces mesures incitatives risquent d’être une fois de plus , vaines, ceci tant que l’Etat sera omniprésent et omnipotent dans ce dossier des déserts médicaux.

Clara Mitchell pour DayNewsWorld

LA MONTEE DES PARTIS POPULISTES EN EUROPE

Des élections législatives viennent de se tenir en Tchéquie les 20 et 21 octobre 2017, pour élire les 200 députes de la 8ème législature. Ces députes ont été élus pour 4 ans.

La formation « populiste » ANO (Akace Nespokojenych Obcanu/action des citoyens mécontents et « oui » en tchèque) dirigée par le milliardaire Andrej Babis (parfois qualifié de Trump Tchèque) a largement remporté ces élections, en assurant 78 sièges et en faisant campagne contre la corruption, mais aussi contre l’accueil des migrants et contre la zone euro, sans pour autant prôner la sortie de l’Union européenne (UE). Rappelons que la République Tchèque a conservé sa monnaie nationale, la couronne !

On ne peut pas éviter de rapprocher ces résultats électoraux de ceux qui viennent de se dérouler en Autriche. Ces élections autrichiennes, qui ont eu lieu le 15 octobre dernier, ont vu, sans surprise, pour certains observateurs, la large victoire du parti conservateur autrichien (30% des voix) mené par le très jeune Ministre des Affaires Etrangères, Sébastian Kurtz, qui depuis longtemps, lui aussi se bat pour fermer les frontières de l’Europe aux réfugiés. Une thématique proche de la droite extrême qui,  il y a quelques mois était aux portes du pouvoir. Les partisans de l’extrême droite ont eux aussi manifesté leur joie, car, ayant fait leur meilleur score historique, ils peuvent former une coalition avec Sebastian Kurz. Sebastian Kurz , qui a tout juste 31 ans est devenu le plus jeune dirigeant européen.

On est aussi dans l’obligation de rapprocher ces derniers résultats électoraux, d’autres résultats électoraux récents qui sont en train de recomposer le paysage politique de l’Europe.

L’Allemagne : la formation « populiste » anti migrants a raflé 12,6% des suffrages au cours des dernières élections législatives, faisant ainsi entrer pour la première fois, au Bundestag, depuis 1945, 90 députes de la droite dure.

La France : après une campagne axée sur le rétablissement des frontières, la lutte contre l’immigration mais aussi la sortie de l’euro, Marine Le Pen s’est qualifiée pour le second tour avec un score de 21,3% des voix (7,6 millions de voix). Depuis, droite et extrême droite se cherchent. C’est ainsi que Jean Fréderic Poisson, ancien candidat de la droite à la primaire des présidentielles et Nicolas Dupont- Aignan qui avait fait alliance au second tour avec Marine Le Pen, rêvent d’une grande coalition de Droite.

« Amoureux de la France » ils préparent ensemble le lancement d’une « plateforme participative » qui sera lancée le 25 octobre à Paris, ceci dans le but de constituer une offre politique, sans tabou, « ouverte aux Français sortis rincés du quinquennat Hollande » et déjà déçus par l’illusion Macron, dont le pouvoir est selon eux déjà menacé.

Les Pays Bas : le parti pour la Liberté (PVV) de Geert Wilder est devenu, en mars dernier, la seconde force politique du Parlement néerlandais, après avoir, pourtant, été longuement ostracisé.

La Bulgarie : les nationalistes bulgares ont fait leur entrée au gouvernement où ils ont obtenu deux postes de vice premiers ministres et deux ministères. Ces nationalistes sont entrés ensuite, dans la coalition « Patriotes Unis », elle aussi anti migrants.

L’Italie : La Ligue du Nord qui a soutenu le « NON » au referendum sur la reforme de la constitution, faisant chuté Mattéo Renzi, détient 18 sièges à la Chambre des Députés.

Elle s’est transformée progressivement en parti anti-euro et anti immigrés, après avoir été un parti sécessionniste. Mais comment ne pas se rapprocher là aussi, cette situation de « l’autre referendum » (informel, sur Internet), celui qui s’est organisé ce dimanche à l’initiative des présidents « Ligue du Nord » de la Vénétie et de la Lombardie. (15 millions d’habitants, deux fois plus que la Catalogne candidate elle- aussi à l’indépendance), lesquels revendiquent, moins de migrants et  plus d’autonomie, financière et fiscale au pouvoir central. Ces initiatives pourraient elles avoir un effet domino en Italie ?

La Grèce : « Aube Dorée » a conforté ses positions, à la faveur de la crise migratoire et à cause ou en raison de la crise financière organisée comme une purge par les dirigeants européens.

La Suède : Les Démocrates de Suède (SD) ont réalisé une percée historique. Le parti compte 48 sièges au Parlement sur 349.

En Belgique : Le Vlaams Belang (VB/Intérêt flamand) qui prône l’indépendance de la Flandre, a vu son électorat siphonné récemment par le parti Nationaliste Nouvelle Alliance Flamande (N-VA) très à droite.

La Hongrie  ou Viktor Orban développe une ligne dure, anti-immigrationniste.

Et la Pologne , et ... etc...

Très curieusement, l’Europe (UE) et les dirigeants européens ne semblent toujours pas perturbés par la montée des populistes et des Eurosceptiques. L’Europe Monétaire est de son côté en train de glisser lentement sous les coups de boutoirs de ces mouvements nationalistes, tous inspirés par le déficit démocratique imposé, il faut en convenir, depuis longtemps  par les institutions européennes jugées trop distantes et trop technocratiques.

Clara Mitchell pour DayNewsWorld

L'AUTONOMIE DE LA CATALOGNE SUSPENDUE


«Le gouvernement a dû appliquer l'article 155 de la Constitution. Ce n'était ni notre souhait, ni notre intention», a affirmé le premier ministre conservateur, Mariano Rajoy, à l'issue du conseil des ministres. «Nous appliquons l'article 155 parce qu'aucun gouvernement d'aucun pays démocratique ne peut accepter que la loi soit ignorée.»

Le couperet est tombé ce samedi matin. Lors d'un conseil des ministres extraordinaire, Mariano Rajoy et les membres de son gouvernement ont enclenché à contre-coeur l'article 155 de la Constitution permettant la suspension de l'autonomie de la région. Reste au Sénat la validation des mesures prévues. Voilà le dernier épisode d'une crise sans précédent pour l'Espagne.

Quelques heures plus tôt, le roi d'Espagne , sortant de sa réserve habituelle, est intervenu dans cette crise, la pire qu'ait traversée le pays depuis la fin de la dictature de Francisco Franco en 1975, pour affirmer que l'État saurait faire face à cette "tentative inacceptable de sécession (...) avec ses institutions démocratiques légitimes". "Nous ne voulons pas renoncer à ce que nous avons construit ensemble", a ajouté Felipe VI à la veille du Conseil des ministres. L'UE répète qu'elle ne reconnaîtrait pas l'indépendance de la Catalogne, qui quitterait automatiquement l'Union. Antonio Tajani a rappelé que, « trop souvent par le passé, la perspective de changer les frontières a été présentée comme une panacée divine et s'est transformée en un chaos infernal ». Emmenées par les deux plus grandes banques catalanes, Caixabank et Sabadell, près de 1 200 entreprises ont transféré leur siège social hors de Catalogne.

Au refus de renoncer officiellement à l'indépendance de la Catalogne, Madrid a usé de ses prérogatives. Objectifs affichés : "rétablir la légalité", "revenir à la normalité et la coexistence", "continuer avec la reprise économique" et "organiser des élections". Les mesures seront soumises à l'approbation du Sénat, attendue pour la fin octobre

Le chef du gouvernement a négocié avec l'opposition l'enclenchement de la suspension de l'autonomie.

Les mesures concrètes vont se négocier avec le Parti socialiste (PSOE), principale force d'opposition, et ses alliés centristes de Ciudadanos.

Madrid devrait prendre le contrôle de la police régionale, les Mossos d'Esquadra, dont le chef a été inculpé de sédition pour ne pas avoir empêché le référendum d'autodétermination. La mesure vise aussi à organiser des élections en janvier dans la région. «L'issue logique de ce processus serait la tenue d'élections, organisées conformément à la loi», selon le porte-parole du gouvernement, Inigo Mendez de Vigo.

Dans le but d'éviter toute escalade des tensions, Madrid a insisté sur le fait que ces mesures sont prises pour un temps limité, transitoire, devant déboucher sur de nouvelles élections régionales.

Sommé de revenir à la légalité, le chef du gouvernement catalan, Carles Puigdemont, a au contraire menacé de faire proclamer formellement l'indépendance de cette région de 7,5 millions d'habitants si son autonomie était suspendue.

Une grande manifestation est d'ailleurs prévue à 17 heures à Barcelone pour la libération de deux leaders indépendantistes arrêtés au cours de la semaine et la suspension des prérogatives d'une région très jalouse de son autonomie risque de susciter une forte mobilisation, même si la population est divisée sur la question de l'indépendandance.

Joanne Courbet pour DayNewsWorld

L'EPREUVE DE FORCE

CONTINUE

ENTRE BARCELONE ET MADRID

Le président du gouvernement espagnol, Mariano Rajoy, avait donné jusqu'à ce jeudi matin 10h00 aux autorités catalanes pour renoncer clairement à une proclamation unilatérale d'indépendance. Passé ce délai, Madrid pourrait suspendre l'autonomie de la région en application de l'article 155 de la Constitution de 1978

Jeudi 19 octobre, Carles Puigdemont, le président indépendantiste catalan, a finalement décidé de ne pas déclarer l'indépendance, tout en indiquant que ce serait le cas si Madrid devait retirer son autonomie à la Catalogne.Le président du gouvernement autonome de Catalogne, Carles Puigdemont, à l'expiration jeudi matin de l'ultimatum lancé par Madrid, a renvoyé tout simplement la balle à Madrid.l

Le gouvernement espagnol pourrait renoncer à suspendre l'autonomie de la Catalogne si le président indépendantiste de la région acceptait de convoquer des élections régionales pour repartir à zéro et mettre fin au conflit qui l'oppose à Madrid, a-t-on appris de source gouvernementale.

Suite à cette déclaration, les services du Premier ministre Mariano Rajoy ont annoncé, à la sortie d'une réunion spéciale du conseil des ministres, que l'article 155 de la Constitution, permettant de suspendre l'autonomie politique de la Catalogne, sera activé samedi. Cet article permet à l'Etat central de prendre le contrôle de la Catalogne, c'est-à-dire le contrôle sur la police catalane, ou encore les finances de la région. Madrid pourrait aussi envoyer des technocrates pour remplacer certains membres du gouvernement catalan.

Cette option était soutenue, depuis Bruxelles, par le chef de l'opposition espagnole, le socialiste Pedro Sanchez, en contact permanent avec le chef du gouvernement sur ce sujet . "La seule voie possible pour M. Puigdemont est de restaurer la légalité et, d'un point de vue politique, convoquer des élections anticipées", a-t-il déclaré. Il a ajouté que cette voie mettrait fin "sans aucun doute" à la menace de suspension d'une autonomie.

Cette offre peut être interprétée comme une ouverture pour désamorcer la crise ouverte depuis des semaines entre Barcelone et Madrid.

Des élections permettrait sans aucun doute d'éviter que ne soit prise cette mesure drastique qui n'a jamais été appliquée depuis que l'Espagne est redevenue démocratique en 1977; Mesure qui risquerait également de déclencher des manifestations ingérables dans cette région de 7,5 millions d'habitants.

Une façon également pour les indépendantistes de renoncer à une déclaration unilatérale d'indépendance en pouvant par ailleurs se renforcer électoralement ...

Si camp pro-indépendantiste pousse Carles Puigdemont à déclarer l'indépendance, les milieux économiques,eux, observent avec une inquiétude non masquée la fuite de centaines d'entreprises de Catalogne.

Une joute verbale continue entre les deux pouvoirs quelque peu sans issue..Reste peu de temps de réflexion...


Joanne Courbet pour DayNewsWorld

MACRON OU L'EXERCICE DE RATTRAPAGE

Emmanuel Macron n'a pas réussi à convaincre la majorité des Français malgré ses déclarations appuyées d'un chef d'Etat qui dit qu'il « aime et estime l’ensemble de (ses ) concitoyens ».

Que retient-on de cette interview qu'il semblait lui-même diriger malgré les trois journalistes venus l'interroger ? Qu 'il ne changerait ni de cap ni de style et que les Français devraient s'habituer à sa façon de parler, loin du « politiquement correct », « aseptisé » de ses prédécesseurs .

Pour lui le peuple l'a investi d'une mission. « Le peuple français ne m'a pas demandé de gérer, mais de transformer » a clarifié le Président.

Cette « transformation en profondeur » nécessite donc une politique demandant des efforts aux Français qui lui ont donné par le truchement des urnes la légitimité pour le faire .

Un vaste chantier qui ne portera ses fruits que dans un an et demi, deux ans, selon le Président inflexible dans sa détermination de mener à bout son programme annoncé durant la campagne.

Pour lui l'essentiel reste la bataille pour l'emploi dans un monde en profonde mutation. Il s'est voulu pédagogique pour expliquer l'action menée en cinq mois : après la réforme du Code du travail qui donne une plus grande souplesse aux chefs d'entreprises, il faut impérativement passer par le deuxième train de réformes portant sur la formation et l'assurance chômage. En dégageant 15 milliards d'euros pour la formation professionnelle il compte « offrir de vraies formations qualifiantes aux chômeurs ». « Si nous ne faisons pas cet investissement nous ne gagnerons pas la bataille contre le chômage » assène-t-il.

La suppression de l’ISF pour la transformer en IFI (Impôt sur la Fortune Immobilière) fait partie intégrale de sa bataille pour l'emploi et il l'assume pleinement en pointant l'erreur de son prédécesseur (la taxe à 75 % sur les hauts revenus) qui a fait partir les grandes fortunes de la France.

« Je ne crois pas à la jalousie envers les riches. ». Ces derniers sont les « premiers de cordée » métaphore lourde de sens : aux autres de s'y accrocher pour gravir la montagne. La suppression de l'ISF, il l'assume également. L’allègement de l’impôt sur le capital va permettre l'investissement et l'innovation. La fortune immobilière est par contre comparée à de la rente facile qui n'est pas réinvestie : cela revient à « jouir de sa richesse plutôt que d’aider l’économie en réinvestissant ».D'où la création de l'IFI .

Qu'on se le tienne pour dit Emmanuel Macron  reste droit dans ses bottes, et ne changera pas de cap malgré les résistances.

Alyson Braxton pour DayNewsWorld

LA FRANCE EN PLEINE REVOLTE

DES ELUS LOCAUX

La colère gronde depuis plusieurs semaines chez les élus locaux ; qu’ils soient Maires, Présidents de Conseils départementaux, Présidents de Régions ou simples élus de base, tous sont aujourd’hui remontés comme des pendules contre l’Etat et ses symboles, Bercy et  le Président Emmanuel Macron (dont il est lui même issu).

Ici, ou là, à moins qu’ils ne soient très officiellement étiquetés LREM, et considérés comme des élus « godillots », la grogne s’est installée progressivement chez les élus locaux au fur et à mesure des annonces du gouvernement et du Président lui même, annonces très souvent contraires aux promesses de campagne longuement clamées pendant toute l’année qui a précédé l’élection présidentielle 2017.

Et pourtant, tout était bien parti ... Les élections législatives du mois de juin 2017, avaient porté au pouvoir 350 députés, donnant ainsi à Emmanuel Macron , élu président de la République quelques semaines plus tôt, une majorité plus que  confortable pour porter son projet. Parallèlement, ces victoires électorales écrasantes avaient autorisé le Président à envisager l’élection d’un nombre significatif de sénateurs à l’occasion du renouvellement de la moitié des sièges de la Haute Assemblée, en septembre. Pari perdu !

Les résultats des élections sénatoriales n’ont pas « été bonnes pour LREM » ... c’est un euphémisme...

Mais rappelons nous, les sénateurs sont élus par des grands électeurs, tous élus locaux. La confiance n’était visiblement plus au rendez vous !

La grogne couvait comme chacun sait depuis le mois de juillet, lorsqu ’après la Conférence Nationale des Territoires et le vote de la suppression de la réserve parlementaire, Edouard Philippe avait annoncé le fameux coup de rabot, entrainant pour les collectivités locales un gel de 300 millions d’euros de recettes.

La grogne couvait ! Mais comme chacun sait, en juillet et en août la France est en vacances, élus compris.

Mais rebelote ! Une seconde passe d’arme a eu lieu, le 27 septembre, à l’occasion de la réunion du Comite des Finances locales consacrée à la préparation du budget 2018.

Les Présidents de Région ont ce jour là claqué la porte. Jacqueline Gouraud (MODEM/ralliée à Emmanuel Macron), Ministre auprès du Ministre de l’Intérieur Gérard Collomb a du faire face, héroïquement, a une levée de bouclier mémorable lorsqu’elle a été amenée présenter le projet budgétaire de baisse de 450 millions d’euros sur les ressources traditionnellement versées aux régions par l’Etat.

Après 4 années de baisse constante de la DGF (Dotation Globale de Fonctionnement) la stabilisation récente du volume de cette DGF  avait néanmoins suscité, notamment de la part de élus de petites villes de France des réactions saluant « quelques mesures rassurantes », et « allant dans le bon sens » ??

Mais une quinzaine de jours plus tard, le ton est à nouveau monté de plusieurs crans supplémentaires, et quasiment unanimement, tous élus confondus (élus ruraux, élus de villes de toutes tailles).

Des élus ont même démissionné, fatigué comme Philippe Richert, Président de la Région du Grand Est, ou écœurés , en protestation se sentant une fois de plus trompés, et effrayés pour beaucoup par les conséquences juridiques et politiques de telles mesures : conséquences sur leur budget d’investissement mettant les entreprises du bâtiment et des travaux publics à la diète, avec tous les risques à la clef de suppression d’emplois ... locaux, non délocalisables.. ; conséquence sur leur budget de fonctionnement, risque de déficit budgétaire ou d'augmentation des impôts locaux (ou ce qu'il en restera comme la taxe Foncière)

Tout s’entrechoque en effet au travers de ces réformes multisectorielles: suppression de la taxe d’habitation soit disant compensée, mais on sait ce que valent les promesses de l’Etat sur ce point, fins des emplois aidés, suppression du nombre de fonctionnaires (en grève demain10 octobre), obligation de réaliser 13  Milliards d’euros d’économie etc..

Quelques 70 maires de la Creuse, furieux de ne pas avoir pu rencontrer le Président à Egletons ont  appelé leurs pairs à décrocher le  portrait d’Emmanuel Macron des murs de leurs mairies.

L’un d’entre eux a même décidé de faire réduire la taille de la photo du Président : 1/3 de dotation en moins, 1/3 de ...surface de photo en moins.

Les Régions ont refusé de signer l’engagement de réduction de dépenses prévues pour les 319 plus importantes collectivités !!.

L’incendie « politique » menace à tous les étages  à 6 semaines du 100 éme   Congrès des Maires, l’AMF présidée par François Baroin, qui vient de déclarer fermement que le débat n’était pas aujourd’hui entre droite et gauche, mais entre L’Etat et les Territoires, avec remise en cause de la décentralisation initiée en 1982.

Comparé à Jupiter, puis à Napoléon, c’est  à Louis XIV qu’il est aujourd’hui associé, car le Roi Soleil, dès son installation au pouvoir (très jeune) s’était lancé lui aussi avec ardeur dans une vague réformatrice, se mettant à dos les Grands du Royaume.

On dit qu ’Edouard Philippe, qui navigue à vue et cherche désespérément à éteindre les incendies (lui qui a été maire du Havre, alors qu’Emmanuel Macron n’a jamais été un élu local) aurait confié qu’il était en train de subir un vrai supplice chinois !! . Ses futures rencontres avec des élus locaux investis de responsabilités diverses s’annoncent agitées, ceux-ci étant chauffés à blanc.

Mais, jusqu’ou le système tiendra t il ?

Emmanuel Macron pourra-t-il-encore tenir longtemps sur cette ligne réformatrice, face à la bronca des élus qui n’en finit pas ?

Se souviendra-t-il à temps de cette phrase célèbre du Duc de Liancourt-de La Rochefoucauld, au moment de la prise de la Bastille, et alors qu’il venait d’informer Louis XVI des événements: « Sire, ce n’est pas une révolte, mais une Révolution » !!

Clara Mitchell pour DayNewsWorld

 

LES FRANCAIS MAJORITAIREMENT CHOQUES

PAR LES PROPOS DE MACRON

DRAPPE EN JUPITER !

Selon un sondage Harris Interactive pour RMC et Atlantico publié ce vendredi en effet, près de six Français sur dix (57% exactement) se disent choqués par les mots utilisés par le chef de l'Etat.

Lors d'une visite mercredi de l'Ecole d'application aux métiers des travaux publics à Egletons et au cours d'un aparté avec le président de la région Nouvelle Aquitaine, Alain Rousset (PS) évoquant les difficultés de recrutement dans une fonderie d'Ussel (Corrèze), M. Macron s'est fendu de son habituel langage fleuri :

"certains, au lieu de foutre le bordel, feraient mieux d'aller regarder s'ils ne peuvent pas avoir des postes là-bas, parce qu'il y en a qui ont les qualifications pour le faire et ce n'est pas loin de chez eux"

La dernière saillie d'Emmanuel Macron accusant certains salariés "de foutre le bordel" au lieu d'accepter la mobilité a provoqué une telle polémique ce jeudi 5 octobre 2017 que voulant eteindre l'incendie l'entourage de ce denier s'est vu contraint de s'expliquer :

Macron a déclaré "assumer" ses propos, il ne les aurait pas tenus dans "un cadre officiel" !!!

Pourtant, il était bel et bien entouré de caméras ce jour-là lors de sa visite très médiatique en Corrèze …

Le chef de l'Etat "ne retire rien sur le fond" de ses déclarations faites, a-t-il fait savoir, via le nouveau porte-parole l'Elysée, Bruno Roger-Petit.

Mais il "n'emploierait pas, dans un cadre officiel, le mot 'bordel', qu'il a utilisé dans une discussion officieuse", a ajouté son entourage. "Ces mots, on les utilise tous. Les Français les utilisent", a de son côté tenté de déminer le porte-parole du gouvernement d'alors Christophe Castaner.. Mais ce dernier a tout de même dû reconnaître que ces mots étaient "surprenants dans la bouche d'un président de la République" .

Mais plus préoccupant encore :Emmanuel Macron n'en est pas à sa première saillie. «  les illettrées », « les fainéants » «  les riens », « les pauvres en autocar » sont une simple piqûre de rappel d'autres expressions controversées d'Emmanuel Macron.

"C'est de l'arrogance", a fustigé le patron des députés LR Christian Jacob dénonçant "un président qui ne supporte pas la moindre contestation". Et au patrons des députés LR d'enfoncer le clou. Macron, qui n'a "jamais été élu local", "devrait arrêter ce genre de provocation d'enfant gâté »ajoute-t-il d'un ton cinglant

.Le secrétaire général des Républicains Bernard Accoyer n'a pas été plus tendre à l'égard de l'attitude d'Emmanuel Macron :

"Il est le président de tous les Français et la première exigence, c'est un respect à l'égard de tous nos compatriotes quels qu'ils soient et en particulier ceux qui sont en difficulté."

« Ce mépris de répétition » d'Emmanuel Macron fait montre non seulement de l'immense fracture entre une élite sortie tout droit d'une école mais aussi la nécessite impérative d'avoir une bonne connaissance du terrain en tant qu'élu local.

Reste que les Français se disent choqués par ce manque de considération de la part d'un Président qui ne sait pas même employer un langage policé. Jupiter est descendu très vite de son piédestal. Il ne sait que s'attirer les foudres.

Kelly Donalson pour DayNewsWorld

 

LE TERRAIN MINE DE

LA REFORME DE L'ISF

La réforme de l'ISF agite les parlementaires de tous bords, y compris au sein de la majorité.

Voici le dossier empoisonné par excellence. À droite comme à gauche il soulevé des crispations. En optant pour la quasi-suppression de l’impôt de solidarité sur la fortune (ISF), le gouvernement vient d’ouvrir une nouvelle séquence politique.

C'est pourquoi Edouard Philippe revient sur la réforme de l’impôt sur la fortune (ISF) qui, selon lui, « ne marche pas », qui a fait « fuir le capital » et qui va se transformer en un « impôt sur la fortune immobilière ».

« En quinze ans d’ISF, on a fait partir 10 000 contribuables représentant globalement 35 milliards de capital. Et quand ils sont partis, ils ne payent pas non plus l’impôt sur le revenu. », affirme le Premier Ministre dans une interview.

Cette option s'avère défendable sur le plan économique : en effet Emmanuel Macron fait le choix de la relance économique et de la création d’emplois en s’appuyant sur ceux qui investissent. Et la fortune immobilière, considérée comme une rente, reste taxée.

Au sein même de la majorité, ce choix met mal à l'aise des députés d' En Marche. A François Bayrou lui-même de parler d'un budget « déséquilibré ». Les socialistes et les syndicats s’engouffrent dans la brèche. Le chef du gouvernement,quant à lui, estime que cette critique « ne correspond pas à la réalité ». « Beaucoup de mesures redistribuent du pouvoir d’achat vers les plus faibles et les classes moyennes », rappelle-t-il.

Mais cette réforme suscite de nombreuses polémiques sur la question de la taxation des « signes extérieurs de richesse », comme les yachts qui sont exclus du champ du nouvel ISF.

C'est la raison pour laquelle Edouard Philippe se dit ainsi « ouvert » à une hausse des « taxes spécifiques » sur certains biens de luxe emboîtant le pas à ses ministres de l’économie et des comptes publics, Bruno Le Maire et Gérald Darmanin.

Pour corriger le tir, le gouvernement prépare un alourdissement des taxes spécifiques sur toute une série de biens considérés comme signes extérieurs de richesse. Finalement, les yachts et les voitures de luxe pourraient être taxés davantage.

En réalité, le débat est surtout symbolique, car la rentabilité de cet impôt est mince. En 2016, il représentait quatre milliards d'euros, soit moins de 0,4% des prélèvements obligatoires.

C'est que l’ISF n’est pas qu’une question fiscale , il relève avant tout du symbole.

Depuis son rétablissement sous la forme de l’ISF par Michel Rocard en 1988 pour financer le RMI (Revenu minimum d’insertion), la droite se méfie de cet impôt auquel elle a préféré ne plus s’attaquer comme l'avait fait à ses dépens Jacques Chirac. Nicolas Sarkozy n’y a pas touché.

Emmanuel Macron décide de le supprimer en gardant la taxation sur l'immobilier considéré comme une rente.

Ce choix fait de lui le Président des riches au yeux de l'opinion publique à un moment où les inégalités se creusent. Le fossé ne cesse de se creuser, souligne l’observatoire des inégalités. 10 % des Français les plus riches possèdent la moitié du patrimoine. Leur contribution à l’effort de redressement, et pas seulement en voyant leurs impôts baisser, peut se défendre.

C’est en effet un choix discutable sur le plan politique tout simplement pour des raisons de calendrier. Cette réforme intervient au moment où le gouvernement baisse les APL, taille dans les contrats aidés et flexibilise les relations du travail au profit des chefs d’entreprise.

Alyson Braxton pour DayNewsWorld

 

LIBERTICIDE LE  PROJET DE LOI ANTITERRORISTE

Lundi  25 septembre 2017 le projet de loi antiterroriste a commencé son passage devant l'Assemblée en «  session extraordinaire ». Il vise à la transposition dans le droit commun de certaines mesures de l'état d'urgence prises au soir des attentats du 13 novembre 2015. Cette loi doit prendre le relais, le 1er novembre prochain, de l'état d'urgence prorogé à six reprises. Il s'agit de mesures comme les perquisitions rebaptisées "visites", les assignations à résidence en élargissant également le périmètre , et les fermetures administratives de lieux de culte.

D'autant que la menace terroriste , à son plus haut niveau, devient permanente et endogène. Contre cette menace , l'exécutif entend donc inscrire dans la loi ordinaire les "mesures les plus efficaces" de l'état d'urgence, selon les termes de Gérard Collomb, ministre de l'Intérieur.

Le Sénat a déjà procédé à l'adoption du texte en première lecture, en juillet dernier. Il y a apporté quelques modifications lesquelles ont été désapprouvées par le gouvernement. Plusieurs d'entre elles se sont vues annulées en commission à l'Assemblée nationale.

Mais de nombreuses mesures sont critiquées par les associations de défense des libertés individuelles comme étant liberticides. Ces dernières craignent que les opérations des services de police et de renseignement ne détournent ces lois à son profit

Pourtant le gouvernement assure que toutes les dispositions de la loi constitue un ciblage des plus précis sur les personnes soupçonnées d'être en lien avec la mouvance terroriste.

 

1°Une plus grande souplesse pour les perquisitions

Le préfet, représentant de l'Etat pourra demander dans le cadre d'investigations concernant le terrorisme des perquisitions, baptisées "visites et saisies". La personne concernée pourra être retenue pendant une quatre heures. Le lieu ciblé exclura le domicile ou le lieu de travail des avocats, magistrats et journalistes.Ces "visites et saisies" seront autorisées par le juge des libertés et de la détention (JLD) du tribunal de grande instance de Paris, après avis du procureur de Paris.

 

2° Les assignations à résidence

Les assignations d'une durée de trois mois et renouvelables dans la limite d'un an maximum, ne bénéficierait que d'un contrôle a posteriori par un juge administratif. Amnesty International, considère que ce type de décision puisse être pris "sur la foi de simples soupçons peu ou pas étayés des services de renseignement".

 

3° L'élargissement du périmètre des contrôles d'identité

Le gouvernement , s'appuyant sur l'article 25 du code Schengen, demande non seulement que soient élargies les possibilités de contrôles d'identité aux frontières mais également le périmètre. Ainsi la durée maximale des vérifications passerait de six à douze heures alors que les contrôles pourraient avoir lieu également aux abords des gares internationales (et non plus seulement à l'intérieur) et ce dans un rayon de 20 kilomètres autour des aéroports et des ports. Des associations craignent le détournement de ces mesures à de fins de contrôle de l'immigration irrégulière...

Gérard Collomb a assené que « ne pas maintenir un certain nombre de contrôles aux frontières, c'est sous-estimer la menace. Nous avons vu dans les derniers dossiers terroristes qu'il y avait des allées et venues entre la France et la Belgique, entre la France et l'Espagne » . La porosité des frontières s'avère un danger terroriste.

4° L'ajout de critères pour la fermeture des lieux de culte

Des critères supplémentaires pourrait faciliter la fermeture d'un lieu de culte : si les activités qui s'y déroulent "provoquent à la violence, provoquent à la commission d’actes de terrorisme ou font l’apologie de tels actes". Une fermeture consécutive du lieu de culte portée jusqu'à six mois avec une sanction de trois ans d’emprisonnement et 45.000 euros d’amendes en cas de violation de cette interdiction.

Les sénateurs avaient prévu que la découverte "d'écrits" véhiculant de telles provocations puissent constituer des preuves. L'exécutif a obtenu le fait que les "idées et théories" représentent aussi une menace. Le gouvernement fait la liste des "pratiques" qui sont "désormais beaucoup plus insidieuses", "plus indirectes" faisant clairement allusion à Internet : "La référence à tel ou tel théologien prônant ces idées, la présence de ses ouvrages dans la bibliothèque du lieu de culte, la présence de sa biographie sur le site internet du lieu de culte, ou encore la simple présence sur ce site, d’un lien Internet vers un site organisant une conférence ou vers un ouvrage relayant ces idées".

Serait-ce une atteinte à la liberté de conscience et au libre exercice des cultes garantis tant en droit interne qu’en droit européen et international ?

5° Les possibilités de surveillance renforcées

La mesure censurée en octobre 2016 par le Conseil constitutionnel sur les écoutes hertziennes revient dans l'hémicycle avec un cadre juridique pour y recourir. En fait il s'agit des communications quotidiennes empruntant les réseaux hertziens( GSM, Bluetooth, wifi...). Le texte Les boîtes noires du renseignement offre des algorithmes qui permettent de détecter des connexions suspectes sur Internet et seraient utilisables.Pour tous les citoyens?.

Au nom du terrorisme il faut être très circonspect et ne pas priver le citoyen de toute liberté, par contre il s’avère nécessaire d'opposer une plus grande fermeté, à  l'égard d'individus fichés S, des lieux de culte, clubs de sport,prônant la violence par exemple, des opération plus musclées dans des zones repaires ...

Paul Emison pour DayNewsWorld

 

LES SENATORIALES

UN SERIEUX REVERS POUR LES LREM

 

Comme tous les trois ans, pas moins de 76 000 "grands électeurs" (députés, sénateurs, élus locaux...) sont appelés aux urnes, dimanche 24 septembre 2017, pour renouveler, comme tous les trois ans, la moitié des sièges de la Haute Assemblée .

Ce scrutin indirect a valeur de test pour Emmanuel Macron et sa majorité.

Trois mois après le raz-de-marée macroniste à l'Assemblée nationale, il n'y a pas de vague LREM .

La victoire revient à la droite qui devrait même élargir son assise, toujours majoritaire et les LREM obtiennent moins de voix qu'ils ne le pensaient au Sénat:

une petite trentaine et siègeront en quatrième position.

Une soirée un peu compliquée pour Macron dont l'objectif était de passer à 45, voire 50 membres.

A défaut d'un avertissement, c'est l'expression d'un profond malaise de la société française

.A suivre

Alyson Braxton pour DayNewsWorld

MELANCHON OPPOSANT NUMERO UN DE MACRON MAIS DERAPAGE VERBAL AVEC "LES NAZI"

 

Jean-Luc Mélenchon a mobilisé contre la réforme du Code du travail. Ils sont venus « contre le coup d'Etat social ». Au total, 150 000, selon les organisateurs. 30 000, d'après les chiffres de la police.

Et d’autres combats ont été annoncés contre les autres réformes à venir comme sur la formation professionnelle, l’assurance chômage, le logement…

"la bataille ne fait que commencer" lancé le tribun. Ces sujet ne relèvent plus des ordonnances comme celles du code du travail.

Et le licencié de philosophie compte encore faire descendre dans la rue l'opposition et l'incarnait à l'heure où les partis politiques de droite comme de gauche sont laminés.

Macron et Mélanchon ont en commun de ne plus croire à la pertinence du clivage gauche-droite . Que veut-t-t-il montrer ?

Que le pouvoir peut se prendre dans la rue ?

Répliquer à la formule du Président expliquant sur CNM que la démocratie ne se fait pas dans la rue  ?

« Personne n'avait parlé au peuple de cette façon ! Ni les rois ni les gouvernements ! » a-il lancé et de poursuivre « Il vous reste à consulter l'histoire de France, le tance Mélenchon. C'est la rue qui a abattu les rois. C'est la rue qui a abattu les nazis. C'est la rue qui a abattu le plan Juppé. C'est la rue qui a obtenu le retrait du CPE. »

Le député a appelé les organisations syndicales à «déferler à un million sur les Champs-Elysées.

Nous sommes prêts à nous ranger derrière elles. La bataille n'est pas finie. Elle commence. ».

Le chef de file des Insoumis se positionne en unique opposant contre le libéralisme de Macron.

Mais ces outrances langagières provoquent de vives réactions d'indignation et déplaisent fortement.

Samedi, le leader de La France insoumise a évoqué «la rue qui a abattu les nazis» en réponse au président Emmanuel Macron, qui avait dit plus tôt dans le semaine que «la démocratie, ce n'est pas la rue»..

Mais beaucoup pointe du doigt un amalgame «insupportable»». Ces propos du chef de la gauche radicale Jean-Luc Mélenchon a provoqué l'indignation de la classe politique française dimanche, l'exécutif dénonçant «une faute politique» et «morale

Face aux critiques, le chef de file de La France insoumise a tenté de se justifier en assurant n'avoir «jamais comparé le gouvernement actuel aux nazis».

Le porte-parole du gouvernement, Christophe Castaner, a dénoncé dimanche «une faute politique» et «morale» et jugé que «cet amalgame avec les nazis est totalement insupportable».

«Indigne de porter ces couleurs quand on mêle démocrates «Indigne de porter ces couleurs quand on mêle démocrates et républicains à la fange nazie», avait tweeté dès samedi M. Castaner en partageant une photo sur laquelle on voit M. Mélenchon s'adresser à la foule, drapé dans son écharpe tricolore de député.

La droite aussi a critiqué la sortie de M. Mélenchon. «Les nazis; c'était autre chose» et «quand on est un tribun, il faut être à la hauteur de la tribune», a martelé l'ancien ministre Les Républicains Eric Woerth.

Alize Marion pour DayNewsWorld

 

NUMERO DEUX AU FRONT NATIONAL

OU UNE PLACE MAUDITE

"Le destin des dauphins, parfois, c'est de s'échouer", avait déclaré Jean-Marine Le Pen, à propos de Bruno Gollnisch...

Entre Florian Philippot et le Front national, c'est le divorce.

Florian Philippot, le vice-président du FN, a annoncé ce mercredi 21 septembre qu'il « quittait » le parti . Ce haut responsable du parti d'extrême- droite français Front national, était considéré comme le bras droit de Marine Le Pen. Ce départ, après celui de Marion Maréchal , fait montre des tensions que traverse cette formation depuis l'échec à la présidentielle de mai.

Florian Philippot avait été rétrogradé mercredi soir au rang de vice-président sans attribution du Front national pour avoir refusé de quitter la présidence de son association "Les Patriotes".

"On m'a dit que j'étais vice-président à rien... Ecoutez, je n'ai pas le goût du ridicule, je n'ai jamais eu le goût de rien faire, donc bien sûr je quitte le Front national", a déclaré l'ancien numéro deux signant la fin d'une relation privilégiée avec Marine Le Pen,des années durant ce qui avait permis au parti d'augmenter fortement ces scores . N'oublions pas que Marine Le Pen avait recueilli lors de la dernière présidentielle plus de 10 millions de voix.

Les internautes ont rapidement fait le lien avec le fameux #Couscousgate, cette fameuse photo qui a circulé sur la toile où l'on pouvait voir Florian Philippot et la conseillère régionale Sophie Montel manger un couscous dans un restaurant. Les militants du FN s'étaient affrontés sur les réseaux sociaux à ce propos.. .

Mais au-delà de cette anecdote les raisons de ce départ mérite d'être plus profondément analysées vue la virulence des réactions politiques au sein même du FN , à l'image de celle du député FN des Pyrénées Orientales Louis Aliot, pour qui Floriant Phillipot n'avait pas sa légitimité au sein de la famille Le Pen.

L’extrême droite en France n’est jamais parvenue à unir ses différentes chapelles.

Le numéro deux du FN incarnait surtout le courant social et souverainiste de Chevènement .

Pendant ses années au Front National , Florian Philippot a travaillé au sein du parti à travers son image médiatique qui donnait une assise de haut-fonctionnaire (énarque) capable d'être aux manettes de la France. Il connaissait non seulement bien ses dossiers mais également les rouages du pouvoir.

En outre il  continuait l’œuvre de « dédiabolisation » du parti commencée par Marine Le Pen en 2007 qui avait provoqué le départ de plusieurs figures historiques du parti ( comme le catholique traditionnaliste Bernard Antony, l’ancien de l’OAS Roger Holeindre, le nationaliste Carl Lang, Jérôme Bourbon le maurrassien) en désaccord avec ce qu’ils appellent la normalisation.

Surtout en régions Rhône-Alpes et Paca, des mouvements identitaires se forme alors autour d’ex-proches de Bruno Gollsnich.

D’anciens militants et élus du FN en désaccord avec le fonctionnement de la famille Le Pen créent des mouvements régionaux ou locaux. Exemple : Jacques Bompard est réélu maire d’Orange depuis 1995 et député sous les couleurs de la Ligue du Sud.


Un départ d'une extrême violence. Il était à cet égard le Bruno Mégret de Marine Le Pen.

Mais à la différence de ce dernier Florian Philippot n'avait pas de réel enracinement dans ce parti. Son comportement hautain ne plaisait d'ailleurs pas du tout à la "base".

Bruno Mégret était l'homme d'appareil, l'intellectuel du parti de Jean-Marie Le Pen . Il avait claqué la porte en disant que « le parti n'appartenait à personne » et il avait emporté une bonne partie de l'appareil du parti, à la différence de Philippot , assez isolé.

Départ également d'une extrême violence, J-M Le Pen traitant son ancien numéro deux de « félon » mais il n' empêcha pas Jean-Marie Le Pen d’accéder au second tour de la présidentielle en 2002 avec 16,8%.

Aujourd'hui le départ du numéro deux est tout aussi violent. Le compagnon de Marine Le Pen l'a traité de « sectaire, de traître ».

D'autres d' énarque « arrogant »,« extrémiste », plein de « haine » et de « morgue », « une montgolfière gonflée à l'hélium médiatique ».

En fait l'ex- numéro deux du FN paie l'échec de la Présidentielle. Il sert de bouc émissaire.


Victoire momentanée de la fabrique Le Pen ?

Le départ de Florian Philippot va permettre un réalignement de la stratégie du parti sur ce que souhaitent vraiment sa base militante et électorale. D'ailleurs dans son premier discours après deux mois de silence, elle ne s'est adressée qu'à ses militants..


On ne peut que constater l'explosion des différents partis le PS , les LR et maintenant le FN avec une Marion Maréchal-Le Pen, actuellement partie du FN, qui prône un rapprochement avec Wauquiez, futur Président des LR ? Une stratégie d'union des droites ?

Joanne Courbet pour DayNewsWorld

ELECTIONS SENATORIALES

TOUT SAVOIR

Les élections sénatoriales vont avoir lieu ce dimanche 24 septembre 2017.

L’assemblée sénatoriale (Senat) compte 348 sénateurs.

Les sénateurs sont élus au suffrage universel indirect par un collège électoral comptant des grands électeurs, tous élus dans la circonscription unique qu’est un département, métropolitain ou d’Outremer. Il faut néanmoins, comme pour l’assemblée nationale, compter quelques sièges pour la représentation des Français de l’étranger (12). Les grands électeurs sont donc : des députes, des sénateurs, des conseillers départementaux, des conseillers régionaux et des conseillers municipaux.

La durée du mandat d’un sénateur est de 6 ans (contre 5 pour les députés).

Le renouvellement de l’assemblée sénatoriale a lieu par moitié, tous les 3 ans depuis la loi 2011-410 du 14 avril 2011.

Selon ces principes, c’est donc 178 sièges qui sont à renouveler ce dimanche 24 septembre 2017, tous appartenant à la série 1, comprenant les départements numérotes de 37 à 66 ,plus des départements d’Outremer, plus 6 sénateurs (sur 12) représentant les Français de l’étranger.

En plus du suffrage universel indirect, les sénateurs sont élus au scrutin uninominal à deux tours dans les départements comptant un ou deux sénateurs ; dans les autres départements comptant plus de 2 sénateurs, le scrutin est un scrutin de liste.

Le Sénat est actuellement présidé par Gérard LARCHER, qui par ailleurs est le second personnage de l’Etat, puisque constitutionnellement, c’est le président du Sénat qui remplace le Président de la République en cas de décès par exemple. C’est ce qui s’est passé en 1973 par exemple, après la mort de Georges Pompidou ; Alain Poher, Président du Sénat au moment de la mort du Président de la République a assuré la présidence de la République jusqu’au 10 mai 1974, date à laquelle a été élu le nouveau Président Valery Giscard d’Estaing.

Gérard LARCHER, est un élu de droite (ex-RPR), représentant à ce titre la majorité de droite issue des urnes suite au renouvellement de 2014. (La gauche était majoritaire au Sénat avant 2014).

Le Sénat et les sénateurs sont essentiellement des représentants des collectivités territoriales, fins connaisseurs par principe des problèmes de terrain, au plus près des élus locaux.

Dans le régime bicamériste qui est constitutionnellement celui de la France, le Sénat vote les lois et naturellement les amende selon sa conviction et ses tendances politiques, ceci dans le cadre de ce que l’on a l’habitude de qualifier de navette parlementaire.

En cas de divergence avec l‘assemblée nationale, une tentative de conciliation est organisée dans le cadre d’une commission mixte. C’est néanmoins l'Assemblée nationale qui a toujours le dernier mot et c’est donc le texte issu du dernier vote de celle-ci qui devient exécutoire.

Les élections sénatoriales sont des élections politiques, comme la plupart des élections et chaque parti ou chaque camp politique (droite ou gauche) cherche à emporter la majorité.

Dans cette optique, la droite espère bien conserver sa domination, objectif qu’il semble possible d’atteindre, les élections locales (municipales, départementales, régionales qui ont eu lieu de 2014 à 2015) ayant majoritairement été emportées par la droite.

Mais le nouveau venu qu’est La République en Marche (LREM) espère de son côté devenir la seconde force du Sénat, pour soutenir le Président de la République Emmanuel Macron et parvenir à constituer une majorité des 3/5 du Parlement (Sénat + Assemblée nationale) pour parvenir à mettre en œuvre les reformes constitutionnelles promises par le candidat Macron.

Tout cela parait simple sur le papier, mais comme toute élection politique les résultats des scrutins peuvent apporter leurs lots de surprises et modifier ici ou là les équilibres politiques présents. Ces surprises peuvent avoir diverses origines. En général elles sont le résultat de changement d’alliances de dernière minute, de tractations entre les deux tours ou de la notoriété très forte localement de certains candidats...

De ce point de vue, un certain nombre de points chauds ont été recensés :

Paris : La droite est divisée, mais la gauche qui était unie en 2011, part elle aussi dispersée. Elles sont toutes deux concurrencée par une liste LREM, conduite par Julien Bargeton, Adjoint aux Finances de la ville de Paris. Malgré tout, Pierre Laurent, N° 1 du PCF semble assuré de conserver son mandat, comme l’écologiste Esther Benbassa.

Seine et Marne : La tète de liste LREM avait été promise à Nicole Bricq qui vient de décéder récemment accidentellement. Elle a finalement été attribuée à un élu LR « constructif », Arnaud de Belenet. Anne Chain-Larché et Vincent Eblé, respectivement tête de liste LR et PS devraient néanmoins être réélus.

Yvelines : Gérard Larcher, le président actuel du Sénat se voit défier sur son terrain par l’ancien député Jacques Myard. Gérard Larcher compte sur sa popularité auprès des élus locaux pour être reconduit dans un nouveau mandat. Mais à gauche Philippe Esnol (RDSE) qui a soutenu Emmanuel Macron va tenter de garder son poste lui aussi.

Essonne : La droite semble en position de foncer. A noter, que sur la liste LR figure Laure Darcos, épouse de l’ancien ministre de l’Education, Xavier Darcos. Mais le PS fait front uni derrière l’ancien bras droit de Manuel Valls, Carlos da Silva. Le PS sera néanmoins en concurrence avec une liste communiste.

Seine Saint Denis : Le président du Groupe communiste au Sénat défend son siège, dans cet ancien fief du PCF. Mais sa liste doit affronter 3 autres listes de gauche. A droite, les deux sortants, Philippe Dallier et Vincent Capo-Canellas, ne devraient pas avoir de problème. Mais il n’en est pas de même pour Eric Raoult , ancien ministre qui se présente pour la première fois.

Isère : Rappelons que la ville de Grenoble, est tenue par une majorité écologiste (EELV) et PCF. Cinq sièges sont à pourvoir et les écologistes soutenus par leurs alliés de gauche pourraient tirer leur épingle du jeu. Néanmoins André Vallini, ancien ministre PS, candidat à sa réélection" estime que la colère montent chez les élus locaux, même chez ceux qui ont parrainé Emmanuel Macron et avoue ne pas savoir à qui profitera de cette situation", à la droite ou à la gauche ?.

Morbihan : La gauche avait raflé les 3 sièges en 2011, mais cette fois ci la droite et le centre pourraient réaliser une percée ?

Nord : 5 listes de droite sont en compétition, une LR, dirigée par Philippe Daubresse, une UDI présidée par Valérie Letard, ancienne secrétaire d’Etat. Les 3 autres sont tirées par Jean Pierre Decool, Jean Pierre Bataille, Dany Wattebled. Malgré les défaites accumulées par les socialistes à l’occasion des élections locales, l’ancien ministre des sports, Patrick Kanner, tête de liste du PS devrait être réélu.

Pas de Calais : très affaiblie aussi dans ce département, la gauche qui détient actuellement 4 sièges sur 7 part en ordre dispersé. Malgré cela, le Président du Conseil Départemental PS, Michel Dagobert , largement soutenu , part en dissident. Le FN pourrait profiter de la situation pour enlever un siège dans ce département dont Marine Le Pen est l’une des députées.Il y a néanmoins en face du FN, deux listes dissidentes d’extrême droite.

Pyrénées Atlantiques : LREM ne présente pas de liste dans le bastion de François Bayrou, mais les deux sénateurs de gauche sortants font liste séparée.

Guadeloupe : L’ancien ministre, Victorin Lurel, que l’on a beaucoup entendu sur les antennes ces derniers jours à l’occasion du passage de l’ouragan Maria... se présente pour la première fois. Il a des adversaires divers gauche (5 listes DVG) . Mais 3 sénateurs sortants sont passés à LREM dont la liste est dirigée par un conseiller Dominique Théophile.

Ces élections sénatoriales qui ne concerne pas le grand public et sont dans la plupart des cas ignorées par lui, ont pour l’instant pas ou peu été commentées ou expliquées.

Que sortira t il néanmoins des urnes qui pourrait changer les équilibres politiques actuels ? Les résultats auront leur importance.

Clara Mitchell pour DayNewsWorld

UNE MOBILISATION EN DEMI-TEINTE

CONTRE LA LOI TRAVAIL

La CGT, organisatrice de la mobilisation, a simplement réussi à sauver les apparences revendiquant 400.000 manifestants à peine dans toute la France (223.000 seulement selon le ministère de l’Intérieur).

A Paris, où la méthode de comptage de la police a été validée par des experts, la préfecture a dénombré 24.000 personnes ce mardi, soit 4.000 de moins qu'il y a 18 mois. Elles étaient entre 8.000 et 16.000 à Toulouse (contre 10.000 à 20.000).

Pour Philippe Martinez, le secrétaire général de la CGT, ce n'est que le début de la contestation dont les chiffres s'avèrent comparables à ceux observés en avril 2016, au début du mouvement contre la loi El Khomri.

"Cette première journée fait déjà la démonstration du niveau de mécontentement, confirmé par les sondages puisque 57% de l’opinion soutient cette mobilisation contre la réforme du droit du travail."a-t-il affirmé. Mai

Philippe Martinez a appelé à manifester à nouveau le 21 septembre, seulement 2 jours avant la manifestation de la France insoumise. Et la CGT mobilise avant tout ses bataillons issus du secteur public et seuls quelques dissidents de Force Ouvrière et même de la CFDT ont été à l'encontre des consignes de leurs directions...

Force est de constater que les syndicats se montrent très divisés sur la loi du Code du Travail et que même les deux leaders de la contestation n'arrivent pas à s'entendre pour une marche commune puisque Jean-Luc Mélanchon appelle la France Insoumise à manifester de son côté le 23 septembre. C'est que le candidat malheureux à la présidentielle a sa propre stratégie : il désire surtout frapper un grand coup dans dix jours et confirmer ainsi son statut d’opposant en chef au macronisme.

Les fractures de la gauche apparaissent au grand jour et on ne constate aucune jonction des luttes même si Jean -Luc Mélanchon s'est invité à la manifestation de la CGT et a commenté plus tard la réussite de ce premier défilé contestataire ."Ne lâchons rien le 21 et le 23 septembre", a tweeté l’insoumis... Mais entre les anciens trotskystes de La France insoumise et les ex-communistes de la CGT la controverse est historique à tel point que ces deux extrêmes gauches-là paraissent irréconciliables...

Jean-Claude Mailly se trouve certes contesté par son aile gauchiste perdant 52 unions départementales et huit fédérations de Force Ouvrière mais le néo-réformiste qu'il est reste largement majoritaire à la commission exécutive. Il veut avant tout peser sur les prochaines réformes de la formation professionnelle et de l’assurance chômage. "Pour éviter le pire", dit-il.

De son côté Laurent Berger, le secrétaire général de la CFDT exclut de battre le pavé. Pour lui c'est un mode d’expression devenu inapproprié. Alors que la centrale réformiste progresse à chaque élection professionnelle il veut consolider la voie du pragmatisme que plébiscitent les salariés du secteur privé.

Conscient de ces zizanies l'exécutif campe sur ses positions. « Nous tiendrons », a confirmé ce mardi le ministre de l'Economie, Bruno Lemaire

Alyson Braxton pour DayNewsWorld

 

UNE CERTAINE ARROGANCE

ASSUMEE DU PRESIDENT MACRON ?

Le célèbre New-York- Time n'a pas hésité à tacler l'arrogance du Président français pas plus tard que dimanche .

Ce dernier dit assumer ses propos alors qu'à plusieurs reprises Emmanuel Macron déclenche des polémiques après l'utilisation de mots jugés par par beaucoup déplacés.

La seule exception connue à cette règle c'est lorsqu'il avait traité d' « illettrés » les employées de l'abattoir Gad lors de sa première interview en tant que ministre de l'Economie sur Europe 1. Il s'était senti obligé de présenter « ses excuses les plus plates » aux employées et « ses regrets » devant le Parlement allant jusqu'à réitérer quelques mois plus tard, alors à nouveau sur le site de l'entreprise, ses excuses .

Puis en déplacement à le Cross d’Etel, dans le Morbihan, il y avait eu le trait d’humour des plus douteux sur "Le kwassa-kwassa pêche peu, il