CORONAVIRUS DE NOMBREUX PAYS EUROPEENS DURCISSENT LEURS MESURES SANIATAIRES

Le coronavirus, pour lequel aucun vaccin n’a encore été trouvé, continue de circuler activement, alimentant les craintes d’une seconde vague aux enjeux économiques et sociétaux potentiellement désastreux.

Plus de 16,5 millions de personnes ont été contaminées depuis la fin 2019 – dont près de 5 millions depuis le 1er juillet si bien, qu'après des mesures de déconfinement en Europe , de nombreuses restrictions se multiplient à nouveau pour tenter de freiner la pandémie de Covid-19.

Les autorités françaises ont ordonné la fermeture de lieux de rassemblement comme les plages, les parcs et les jardins publics la nuit dans la ville touristique de Quiberon, sur l’Atlantique. Selon le bilan établi lundi soir par la Direction générale de la santé, l’épidémie a fait dix-sept morts supplémentaires depuis vendredi en France et la circulation du virus reste « soutenue ».

L’Espagne, quant à elle, fait face à un important rebond du nombre d’infections, incitant certaines villes à se reconfiner comme Barcelone ainsi que la région de Madrid à prendre ce mardi de nouvelles mesures, comme le renforcement du caractère obligatoire du port du masque et la limitation des rassemblements à dix personnes. Le gouvernement allemand a d'ailleurs déconseillé, mardi, les voyages « non essentiels » vers les régions espagnoles d’Aragon, de Catalogne et de Navarre en raison du « nombre élevé d’infections ».Depuis dimanche, la Grande-Bretagne soumet, elle, les passagers en provenance d’Espagne à une période d’isolement, une mesure critiquée par Madrid qui a riposté en assurant être un « pays sûr ».

En Allemagne, l’Institut de veille sanitaire Robert-Koch (RKI) s’est alarmé, mardi, de l’augmentation des nouvelles infections dans le pays depuis plusieurs jours (+ 557 par jour en moyenne depuis une semaine), source de « grandes inquiétudes ». Le RKI a conseillé le port du masque à l’extérieur si la distanciation physique s’avérait impossible à respecter. Pour le RKI, les voyages à l’étranger sont également en partie responsables du retour relatif de la pandémie. la

Un nouveau durcissement des mesures a été pris en Belgique face à une recrudescence inquiétante des contaminations. A partir de mercredi, le nombre de personnes que les Belges sont autorisés à voir de façon rapprochée et régulière dans le cadre de leur « bulle de contact » sera notamment abaissé de quinze à cinq personnes, par foyer, pour les quatre prochaines semaines.

De son côté, la Grèce a annoncé mardi qu’elle rendait à nouveau le port du masque obligatoire dans les magasins, les banques, les services publics et la quasi-totalité des lieux clos, en réponse à une recrudescence des cas.




Jenny Chase pour DayNewsWorld

RECORD DE DEMANDEURS D'EMPLOI

EN FRANCE

Si le redémarrage de l’économie continue d’avoir des incidences positives sur le marché du travail, il est difficile, pour autant, de parler d’amélioration.

Recul du nombre de chômeurs de catégorie A en juin.

En juin, le nombre de demandeurs d’emploi sans aucune activité (catégorie A) a baissé, sur l’ensemble du territoire , de près de 205 000, selon les données diffusées, lundi 27 juillet, par Pôle emploi et par la direction du ministère du travail chargée des études (Dares). Il s’agit d’un nouveau recul, de 4,6 %, qui se révèle encore plus fort que celui relevé le mois précédent (– 3,3 %).

La baisse en catégorie A concerne toutes les tranches d'âge : les moins de 25 ans (-4,6%), les 25-49 ans (-5%) et les 50 ans ou plus (-3,7%) .Plus forte chez les hommes (-5,8%) que chez les femmes (-3,3%), elle a été plus marquée sur la façade ouest (-6,9% en Bretagne), ainsi qu'en PACA et en Corse (-7,5%).

Ce recul en juin « est plus particulièrement porté par la baisse du nombre de ceux qui recherchent un métier dans la construction et le BTP, ainsi que dans l'hôtellerie et le tourisme », conséquence de la reprise de l'activité autorisée dans ces deux derniers secteurs en juin, souligne la Dares, le service statistique du ministère du Travail.

Une hausse historique sur le dernier trimestre

Pour autant, les effectifs des personnes dans cette situation se maintiennent à un niveau très élevé, à 4,22 millions. Depuis la mise en place, en 1996, de cette série statistique, jamais la barre des 4 millions d’inscrits dans la catégorie A n’avait été franchie, ce qui montre l’ampleur des ravages causés par la crise due au nouveau coronavirus.


 Le nombre d’individus à la recherche d’un poste tout en ayant travaillé (catégories B et C) a, de son côté, continué d’augmenter fortement en juin (+ 13,9 %), soit une progression presque aussi soutenue qu’en mai (+ 14,2 %). Au total, les rangs des demandeurs d’emploi, en activité ou non (catégories A, B et C), s’étoffent encore pour atteindre désormais 6,157 millions, un record depuis 1996. La hausse des entrées s'explique notamment par les retours de formation et les premières entrées sur le marché du travail (+41%). Les inscriptions pour licenciement économique restent faibles à 9 900 et quasi-stables.

Sur le deuxième trimestre, d’avril à juin, la hausse du chômage reste donc sans précédent : elle augmente de 23,2 % en catégorie A  et de 6,5 % pour les catégories A, B et C.




Carl Delsey pour DayNewsWorld

DES FAILLITES D'ENTREPRISES EN CASCADES

 POST-COVID

Une étude d'Euler Hermes dresse un scénario catastrophe qui devrait se produire entre la fin 2020 et le premier semestre 2021 avec en moyenne un bond de 35% des défaillances.

La vague tant redoutée de faillites en cascades devrait se produire entre la fin 2020 et le premier semestre 2021 selon une étude d'Euler Hermes avec une hausse record de +35% en moyenne des défaillances dans le monde. Les mesures de soutien étatiques aux entreprises tout comme le gel des procédures d'enregistrement des faillites décalent dans le temps les défaillances.

Parmi les pays les plus touchés figurent en tête les Etats-Unis avec une hausse de 57% des faillites devant le Brésil avec +45% et +20% en Chine.

En Europe, ce sont le Royaume-Uni et l’Espagne qui verront le plus d’entreprises mettre la clé sous la porte avec respectivement +45% et +41% surtout en 2021, selon Euler Hermes.

+25% en France. Certains pays comme la Suède, l'Irlande, l'Italie et le Portugal seront touchés de plein fouet dès 2020 par cette vague qui atteindra surtout l'année prochaine d'autres Etats comme la France, le Royaume-Uni ou l'Allemagne.

« En France, la vague de défaillances arrivera au quatrième trimestre 2020 et se prolongera sur le premier semestre 2021 », prédit l'assureur-crédit qui indique que les reports de charges et les prêts garantis par l'Etat d'une part, les fermetures de tribunaux de commerce et les gels des procédures collectives d'autre part ont retardé son arrivée.

Concrètement, l'étude estime que la France connaîtra 53.600 faillites en 2020 et 64.300 en 2021.  « En matière de volume, un triste record sera prochainement atteint », anticipe Euler Hermes.

Ce sont  les entreprises de taille intermédiaire  qui risquent d'être le plus touchées en France.

Le scénario catastrophe pourrait même devenir apocalyptique. Un arrêt prématuré des mesures de soutien pourrait aggraver la situation. Si l’économie mondiale devait mettre plus de temps que prévu à se remettre du choc, la hausse des défaillances pourrait même dépasser les 50%.

L'assureur-crédit Coface avait de son côté estimé début juin que les défaillances d'entreprises allaient augmenter d'un tiers entre 2019 et 2021 à travers le monde, et de 21% en France.




Andrew Preston pour DayNewsWorld

CORONAVIRUS  DES MILLIONNAIRES DEMANDENT

 A ETRE TAXES DAVANTAGE

"Les problèmes causés et révélés par le Covid-19 ne peuvent être résolus par la charité, aussi généreuse soit-elle", plaident des millionnaires dans une lettre.«Les problèmes causés et révélés par le Covid-19 ne peuvent être résolus par la charité, aussi généreuse soit-elle.

Les chefs de gouvernement doivent prendre la responsabilité de lever les fonds dont nous avons besoin et les dépenser équitablement» pour financer «adéquatement nos systèmes de santé, les écoles et la sécurité via une augmentation permanente des taxes sur la plus fortunés de la planète, des gens comme nous».

Un groupe de 83 millionnaires a ainsi appelé lundi à taxer davantage les plus riches de la planète «immédiatement» et «de manière permanente», afin de contribuer à la reprise après la crise générée par la pandémie de nouveau coronavirus.

Une récession historique

La pandémie de coronavirus a entraîné une récession historique à travers le monde, poussant les gouvernements à dépenser des milliards en aides aux ménages et entreprises frappés de plein fouet par la paralysie économique résultant du confinement.

Selon l'OCDE, le recul du produit intérieur brut mondial devrait atteindre au moins 6% cette année, et 7,6% en cas de deuxième vague épidémique, tandis que le rebond attendu pour 2021 serait de 5,2% sans retour du coronavirus, et de 2,8% avec.

« Un rôle essentiel à jouer pour guérir le monde »

«Alors que le Covid-19 frappe le monde, les millionnaire comme nous avons un rôle essentiel à jouer pour guérir le monde», demandent les signataires d'une lettre ouverte, parmi lesquels le cofondateur du géant américain des glaces Ben & Jerry's, Jerry Greenfield, ou le réalisateur britannique Richard Curtis.

Cette lettre, publiée avant la réunion des ministres des Finances du G20 et du sommet européen extraordinaire sur la relance de l'UE cette semaine, appelle les «gouvernements à augmenter les taxes de gens comme nous. Immédiatement, substantiellement et de manière permanente».

« Nous avons de l'argent, beaucoup»

«Nous ne sommes pas ceux qui soignent les malades dans les unités de soins intensifs. Nous ne conduisons pas les ambulances qui amènent les malades à l'hôpital. Nous ne sommes pas ceux qui regarnissent les rayons des épiceries ou qui délivrent de la nourriture de porte à porte», écrit ce groupe qui se baptise Millionaires for Humanity, sur un site internet éponyme.

«Mais nous avons de l'argent, beaucoup. On a absolument besoin d'argent maintenant et on continuera à en avoir besoin dans les années à venir» pour se remettre de la crise, dont l'impact «durera des dizaines d'années» et pourrait «pousser un demi-milliard de personnes dans la pauvreté».

Il y a un an, un petit groupe de milliardaires américains comprenant l'homme d'affaires George Soros, le co-fondateur de Facebook Chris Hughes et des héritiers des empires Hyatt et Disney entre autres, avaient également publié une lettre pour soutenir l'idée d'un impôt sur la fortune

Depuis des années, des milliardaires tels que Warren Buffett et Bill Gates demandent à être taxés davantage.




Carl Delsey pour DayNewsWorld

LES CINQ PREMIERES FORTUNES DE FRANCE

Chaque année depuis un quart de siècle, le magazine Challenges recense les 500 plus grosses fortunes de France. Voici le classement des cinq premiers de cordée de cette année 2020 .

La première place revient comme en 2019 à Bernard Arnault, qui fut l'homme le plus riche du monde avant d'être coiffé au poteau par le patron d'Amazon Jeff Bezos, et Bill Gates. Avec une fortune estimée à 100 milliards d'euros, le PDG de LVMH conforte toutefois sa place de numéro un en France.

Sur la deuxième marche du podium arrive la famille Hermes, forte d'un patrimoine avoisinant les 55,5 milliards d'euros.

Enfin, la troisième marche du podium est occupée par Alain et Gérard Wertheimer, à la tête de l'empire Channel, et leur famille (53 milliards d'euros)

Françoise Bettencourt-Meyers, petite-fille du fondateur de L'Oréal, arrive en 4ème position grâce à une fortune estimée à 51 milliards d'euros. Elle a dû céder sa médaille de bronze, remportée en 2019.

La 5e place revient à l'homme d'affaires François Pinault (propriétaire du Point) et sa famille (32 milliards d'euros).




Alyson Braxton pour DayNewsWorld

UN  INQUIETANT VIRUS DE GRIPPE PORCINE EN CHINE POURRAIT PROVOQUER UNE PANDEMIE

C'est une découverte pour le moins inquiétante, alors que la pandémie de coronavirus sévit dans le monde entier. Selon une étude parue ce lundi dans la revue scientifique américaine PNAS, des chercheurs ont découvert une souche de virus de grippe porcine en Chine présentant toutes les caractéristiques capables de provoquer une future pandémie.

Les virus s'appellent G4 et descendent génétiquement de la souche H1N1 à l'origine d'une pandémie en 2009 : ils « possèdent tous les traits essentiels montrant une haute adaptabilité pour infecter les humains », écrivent les auteurs, des scientifiques issus d'universités chinoises et du Centre chinois de prévention et de lutte contre les maladies.

Des ouvriers infectés

Le travail présenté est volumineux : de 2011 à 2018, 30 000 prélèvements nasaux ont été réalisés sur des porcs dans les abattoirs de 10 provinces chinoises et dans un hôpital vétérinaire, permettant d'isoler 179 virus de grippe porcine. La majorité était de la nouvelle variété, qui est devenue dominante chez les porcs depuis 2016. Les chercheurs ont ensuite réalisé diverses expériences en laboratoire et sur des furets, des animaux très utilisés dans la recherche sur la grippe car leurs symptômes sont comparables à ceux des humains : ils ont de la fièvre, toussent et éternuent.

Ils ont observé que les virus G4 étaient plus infectieux, se répliquaient dans des cellules humaines et provoquaient chez les furets des symptômes plus graves que d'autres souches. En outre, selon des tests in vitro, l'immunité obtenue après contact avec les virus humains de la grippe saisonnière ne protégerait pas contre le G4.

L'autre mauvaise nouvelle est que les ouvriers et personnes travaillant avec les porcs étaient relativement nombreux à avoir été infectés, 10,4 %, selon des tests sanguins qui ont cherché la présence d'anticorps au virus. 4,4 % de la population générale apparaissait également contaminée. Le virus serait donc déjà passé chez les humains, rapportent les scientifiques, mais il n'y a pas de preuve qu'il peut être transmis d'humain à humain. C'est aujourd'hui leur crainte.

Une surveillance de population exigée

« Les pandémies se produisent quand des virus de grippe A avec un nouvel antigène de surface HA devient capable de se transmettre d'humain à humain », concluent les chercheurs. « L'inquiétude est que les infections d'humains par les virus G4 ne mènent à une adaptation humaine et n'augmentent le risque d'une pandémie humaine ». Il faut urgemment, disent-ils, mettre en place une surveillance des populations travaillant au contact des porcs.

« Les travaux sont un rappel salutaire que nous courons constamment le risque de l'émergence de pathogènes zoonotiques, et que des animaux d'élevage, avec qui les humains sont plus en contact qu'avec des animaux sauvages, soient la source de virus pandémiques importants », a commenté James Wood, chef du département de médecine vétérinaire à l'université de Cambridge.




Emily Jackson pour DayNewsWorld


ZARA FERME 1200 ENSEIGNES

La crise du coronavirus n’aura épargné personne. Alors qu’il était leader sur son marché, le groupe espagnol Inditex (Zara, Massimo Dutti, Pull&Bear..) a publié des résultats trimestriels en large baisse.

Des chiffres bien inférieurs aux attentes pour la première fois depuis son entrée en bourse en 2001. La maison-mère de l’enseigne Zara connaît actuellement une chute de vente record (soit 44%).

Les consommateurs ne se pressent pas dans les boutiques depuis le déconfinement.

Les premiers chiffres témoignent déjà d’un recul de fréquentation de 59,8 % par rapport à la même période en 2019.

Une nouvelle stratégie : la vente en ligne

Pour faire face à ce lourd bilan, le géant de la fast-fashion espagnol a annoncé fermer 1200 boutiques partout dans le monde, soit 16 % de ses points de vente. Sont donc visées ses enseignes Zara, mais aussi Zara Home, Massimo Dutti, Oysho ou encore Stradivarius.

Désormais la griffe espagnole entend miser davantage sur son e-commerce en y consacrant 2,7 milliards d'euros supplémentaires, ses ventes ayant doublé ces derniers mois. Le groupe a d'ores-et-déjà placé ses objectifs.

D'ici 2022, le propriétaire de Zara vise 25% de son chiffre d’affaires par les ventes en ligne contre 14% jusqu'à présent.

Dans un article paru le 10 juin, le média de référence Business of Fashion analysait la manière dont l'exode des métropoles allait remodeler la vente en boutique.

Dans l'article, Doug Stephens de Retail Prophet explique que la révolution du télétravail accélérera l'avènement d'une ère post-numérique pour le shopping.

« Nous ne construisons pas notre vie autour du commerce de détail. Le commerce de détail se construit autour de nos vies », conclut l'article de BoF




Alyson Braxton pour DayNewsWorld

LA PIRE RECESSION EN TEMPS DE PAIX

SELON L'OCDE

L'économie mondiale va subir cette année sa pire récession en temps de paix sur les cent dernières années avant de renouer avec la croissance l'année prochaine, estime mercredi l'OCDE.

En raison de « l’incertitude exceptionnelle » de la conjoncture cette année, l’OCDE présente ses prévisions en prenant en compte deux scénarios. L’un avec une deuxième vague de la pandémie de Covid-19 se propageant sur la planète à la fin 2020, l’autre sans. Dans le premier cas , le plus défavorable, la contraction de l'économie mondiale serait de 7,6% cette année et la reprise en 2021 à 2,8%. Dans le second cas le PIB mondial devrait se contracter de 6,0% cette année avant de rebondir de 5,2% en 2021.

D'après les projections de l'OCDE, les Etats-Unis, première puissance économique mondiale, doivent se préparer à une contraction de 7,3% de leur PIB cette année avant un rebond de 4,1% l'année prochaine. Dans l'éventualité d'une seconde vague, la récession serait de 8,5% cette année, et le PIB américain ne regagnerait que 1,9% en 2021.

La Chine, encore championne de la croissance l'an dernier avec 6,1%, verra elle aussi son économie se contracter, de 2,6%, voire de 3,7% cette année si le virus y ressurgit massivement.

La zone euro s'oriente elle vers une contraction de 9,1% cette année, suivie d'une reprise de 6,5% l'année prochaine. Dans le scénario d'une deuxième vague, le recul serait là aussi plus marqué (-11,5%) et la reprise plus modeste en 2021 (+3,5%).

La France une récession brutale en 2020

Selon l’OCDE, la France enregistrera l’une des plus fortes chutes du PIB au monde. L’horizon économique de la France et des pays de la zone euro s’assombrit un peu plus. Selon les prévisions de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), publiées mercredi 10 juin, la contraction du produit intérieur brut (PIB) va se situer entre 11,4 % et 14,1 % en 2020 en France.

Soit la contraction la plus importante au monde, dans les mêmes proportions qu’en Espagne, en Italie et au Royaume-Uni. Même l’Argentine, qui vient pourtant d’entrer, fin mai, en défaut de paiement, s’en sortira mieux avec une chute de son PIB attendue entre 8,3 % et 10,1 %. C’est dans la zone euro que le décrochage, compris entre – 9,1 % et – 11,5 %, sera le plus brutal de la planète.

L’économie française cumule en effet les handicaps en cette période. « Ses avantages comparatifs se situent dans des secteurs parmi les plus touchés par la crise comme le transport aérien, le tourisme ou même le luxe, explique Daniel Cohen, directeur du département d’économie de l’Ecole normale supérieure. Et l’Hexagone n’a pas eu d’autre solution que le confinement massif, contrairement à l’Allemagne qui s’était préparée plus tôt à la pandémie. »

Les Etats incités à s'endetter pour soutenir les travailleurs

« D'ici la fin 2021, les pertes de revenus excéderont celles enregistrées au cours de toutes les récessions précédentes des 100 dernières années, à l'exception des périodes de guerre, avec des conséquences extrêmes et durables pour les populations, les entreprises et les gouvernements », souligne Laurence Boone, l'économiste en chef de l'OCDE, dans une introduction à ces prévisions actualisées.

Elle exhorte donc les gouvernements à ne pas craindre de recourir à l'endettement pour financer des mécanismes de soutien aux travailleurs les moins rémunérés et aux investissements, expliquant que les réponses apportées à la crise vont modeler les perspectives économiques et sociales des dix années à venir.

« Des politiques monétaires ultra-accommodantes et une dette publique plus élevée sont nécessaires et seront acceptées tant que l'activité économique et l'inflation resteront déprimées et que le chômage restera élevé », poursuit-elle.

«Partout, le confinement a renforcé les inégalités entre les travailleurs», les plus qualifiés à même de télétravailler alors que les jeunes et les moins qualifiés sont «souvent en première ligne» dans la lutte contre la pandémie, constate la chef économiste de l'OCDE. Le Covid-19 a aussi «accéléré le basculement d'une 'grande intégration' vers une 'grande fragmentation'» de l'économie mondiale avec l'apparition «de restrictions supplémentaires au commerce et à l'investissement», toujours selon Mme Boone.

Economie «plus juste et plus durable»

Pour permettre à l'économie de se redresser, l'OCDE préconise notamment de «renforcer les systèmes de santé», de «faciliter les évolutions des métiers tout en renforçant la protection des revenus», et de «rendre les chaînes d'approvisionnement plus résilientes».


« Les gouvernements doivent se saisir de cette opportunité pour concevoir une économie plus juste et plus durable, rendre la concurrence et les régulations plus intelligentes, moderniser la fiscalité, les dépenses et la protection sociale », préconise Laurence Boone. Elle pointe le rôle essentiel de la confiance sans laquelle ni la consommation ni l'investissement ne redémarreront.

Et puisque la menace d'une seconde vague de contagion entretient l'incertitude à un niveau élevé, Laurence Boone ajoute que le moment n'est certainement pas à attiser les flammes des tensions commerciales et que les gouvernements doivent coopérer en matière de recherche et de développement de traitements et d'un vaccin contre le SARS-CoV-2.

« Tant qu'un vaccin ou un traitement ne sera pas largement disponible, les responsables politiques du monde entier continueront de marcher sur une corde raide », écrit-elle.




Joanne Courbet pour DayNewsWorld

L'ECONOMIE FRANCAISE UNE DES PLUS TOUCHEE

PAR LA CRISE DU CORONAVIRUS

Alors que l'épidémie de coronavirus semble « contrôlée » en France, les conséquences économiques s'annoncent sans précédent.

Le gouvernement a encore aggravé cette semaine sa prévision de récession cette année, avec une chute du produit intérieur brut (PIB) historique de 11%.

Par ailleurs, selon une note de l'Observatoire français des conjonctures économiques (OFCE), organisme indépendant de recherches, publiée vendredi 5 juin 2020, l'économie française a sans doute été l'une des plus affectées par la crise sanitaire.

Selon cette note, qui étudie l'impact du Covid-19 sur le mois d'avril, moment où de nombreux pays ont confiné leur population, l'économie mondiale a connu ce mois-là une récession de 19%, tandis que le commerce mondial a chuté de 25%.

« On peut classer les pays dans le monde en trois catégories. On a les pays du sud de l’Europe, les autres pays développés et les pays du reste du monde et les pays asiatiques. Dans la première catégorie, il y a la France, l’Italie et l’Espagne. Ce sont les pays qui ont été le plus impactés », analyse Eric Heyer, économiste et directeur adjoint de l’OFCE, avec une chute de leur valeur ajoutée « de plus de 30 points ».

Très endeuillés, ces trois pays ont notamment mis en place un confinement strict pendant plus ou moins deux mois, avec notamment la fermeture des commerces non essentiels. En France, le déconfinement se fait progressivement depuis le 11 mai.

L'Allemagne résiste mieux

A l'inverse, les Etats-Unis (-22 points) ou l'Allemagne (-24 points) s'en sortent un peu moins mal, tandis que les économies émergentes résistent mieux à ce stade (-15 points). En ce qui concerne les pays asiatiques et ceux en développement, « on voit à la fois une chute beaucoup moins forte de la consommation et des investissements, puis globalement une intégration dans les chaînes de production moins importante, donc une incidence extérieure qui a beaucoup moins de poids », selon l'enquête.

Mais ce classement est « extrêmement fragile » étant donné le caractère inédit de cette crise, a prévenu Eric Heyer, directeur du département analyse et prévision à l'OFCE lors d'une visioconférence de presse.

Ces différences s'expliquent à la fois par l'ampleur des mesures de confinement prises, un peu moindre outre-Rhin et outre-Atlantique, mais aussi de la « structure sectorielle » des économies. Ainsi, l'Allemagne a connu un choc interne « extrêmement contenu » mais une perte de demande extérieure beaucoup plus importante du fait de son économie industrielle et ouverte. La France est de son côté victime de son exposition au tourisme, avec des secteurs de l'hôtellerie-restauration et du commerce beaucoup plus importants qu'ailleurs.Emploi : la France a limité les dégâts

Répercussions sur l'emploi

Une des grandes inconnues de cette crise sera son ampleur sur l'emploi, note à ce stade l'OFCE, avec « trois enjeux », selon Xavier Timbeau, son directeur : les risques de faillites des entreprises, les difficultés prolongées pour certains secteurs comme le tourisme et la restauration, et une relance trop faible de la consommation des ménages.

Jusqu'à présent toutefois, la crise se traduit par des destructions d'emplois « relativement limitées », du fait du soutien public massif au chômage partiel, à l'exception des Etats-Unis, où les destructions d'emplois pourraient concerner 22,4 millions d'emplois, et dans une moindre mesure de l'Allemagne où de nombreux « minijobs » ont été supprimés.

La France, où l'Etat a pris en charge 100% du chômage partiel, soit 84% du salaire net ou 100% du Smic, pendant deux mois, et l'Italie seraient les plus épargnées avec seulement 3% des emplois salariés frappés par la crise.




Garett Skyport pour DayNewsWorld

BAISSER LES SALAIRES

 POUR SAUVER LES EMPLOIS ?

La direction de la compagnie aérienne Ryanair défraie la chronique : elle menace en effet de « licencier 27 personnes » si le principal syndicat « ne s'engage pas rapidement à accepter des baisses de salaires ». L'effondrement de l'activité de la compagnie irlandaise l'exigerait.

Le syndicat majoritaire chez Ryanair en France dénonce « un chantage au licenciement » exercé par la compagnie aérienne irlandaise. Interrogé sur ce conflit, Bruno Le Maire a estimé mardi que le chantage n'était « jamais une voie »tout comme sa collègue chargée du Travail, Muriel Pénicaud, s'est dite « choquée » et a appelé Ryanair à « revoir sa copie », en réunissant « d'urgence » son comité social et économique (CSE), pour « discuter vraiment, mais pas comme un chantage ».

Le ministre de l'économie a cependant rappelé l'existence d'accords d'entreprises. « En revanche, qu'il y ait des accords d'entreprise de longue durée qui permettent de préserver l'emploi, en inventant des dispositifs imaginatifs (..) ça oui, c'est même souhaitable », a ajouté le ministre.

Les Accords de Performance collective

Face à la menace de licenciements massifs, le gouvernement encourage en effet à davantage de flexibilité. « Il y a des alternatives. J’appelle les entreprises en difficulté à négocier des Accords de performance collective (APC)», a ainsi martelé la ministre du Travail, Muriel Pénicaud, dimanche 31 mai sur LCI.

Depuis 2017, un dispositif d' « accord de performance » permet à une entreprise d'ouvrir des discussions sur le temps de travail ou les rémunérations, en contrepartie d'un engagement à ne pas licencier, ou à augmenter à nouveau les salaires quand la situation économique s'améliore sans que soit remis en cause les cinq semaines de congés payés ou les minimas salariaux prévus par les conventions collectives.

Mais pour être valide, un APC doit être approuvé par les organisations syndicales majoritaires. Les salariés sont alors contraints d'en accepter le principe, sous peine de licenciement. Depuis 2017, 350 accords ont été passés, concernant à 67% le temps de travail. Mais leur nombre pourrait exploser dans le contexte actuel avec un accent mis cette fois-ci sur la rémunération.

Concrètement donc, le salarié accepterait une baisse de son salaire pour garder son travail. Les entreprises fragilisées par le contexte actuel sont de plus en plus nombreuses à envisager cette contrepartie. À l’instar de Derichebourg Aeronautics Services, sous-traitant d'Airbus et Dassault. L'entreprise, qui prévoit un plan social avec 700 suppressions de poste, s'est engagée à en réduire l'ampleur si les salariés acceptent de renoncer à leur indemnité de transport et/ou de repas. FO, le syndicat majoritaire, en a accepté le principe.

La compagnie aérienne Ryanair a pour sa part proposé à son personnel de choisir entre une baisse de salaire pendant cinq ans (-20% pour les pilotes, -10% pour les hôtesses et stewards dès le 1er juillet) ou un plan social qui toucherait un quart des effectifs.

Une option - largement répandue Outre-Rhin- qui permettrait de sauver l'emploi des Français mais décriée par syndicalistes qui déplorent que les efforts soient une fois de plus demandés aux salariés au lieu des actionnaires




Alize Marion pour DayNewsWorld

LA FRANCE CHAMPIONNE DE L'ATTRACTIVITE EUROPEENNE POUR LES INVESTISSEURS ETRANGERS

Du jamais vu !

En 2019, la France est devenue la première destination des investissements étrangers en Europe alors que l'irruption des « gilets jaunes » avait laissé craindre un repli de sa position sur le Vieux Continent. L'Hexagone a en effet enregistré l'an passé 1 197 projets d'implantations étrangères sur son territoire, un chiffre en hausse de 17 % par rapport à 2018. La France devance ainsi le Royaume-Uni et l'Allemagne, ses compétiteurs historiques .

Le chef de l'Etat Macron n'a d'ailleurs pas lésiné pour séduire les investisseurs étrangers. L'événement Choose France, organisé pour la troisième fois en grand à Versailles, a réuni en janvier 2020 pas moins de 200 chefs d'entreprise de plus de 40 nationalités différentes (de Netflix à YouTube, en passant par Snapchat, Lime, BMW, Fedex ou General Electric).

Les réformes économiques comme les ordonnances travail, la transformation du CICE en baisse de charges sociales pour les employeurs, les facilités de visa pour les entrepreneurs de la tech, etc.ont montré que la France se transformait en un pays « business friendly » pour les investisseurs. Les entreprises étrangères implantées en France emploient désormais 2 millions de personnes, représentent 21 % des dépenses de R & D privées et 31 % de nos exportations.

Mais la crise économique provoquée par le Covid-19 risque de rebattre les cartes.

Le baromètre annuel réalisé par le cabinet EY donne des indications sur l’état d’esprit des investisseurs étrangers aujourd’hui. Selon l'analyse d'EY, 65 % environ des investissements annoncés en 2019 (qui sont au nombre de 1 200) seraient maintenus, 25 % seraient reportés ou fortement révisés et 10 % annulés.

De plus si les projets d'investissements devraient se poursuivre dans certains secteurs « épargnés » comme la santé, les loisirs en ligne ou l'e-commerce, ils devraient cependant fortement ralentir dans l'aéronautique, l'automobile, les équipements industriels, la chimie et la plasturgie, notamment pour les sous-traitants.

La sortie du confinement et le plan de relance seront évidemment deux des enjeux clés des mois à venir pour rassurer les investisseurs, estime le cabinet.

Mais le cas d'Amazon qui a fermé ses entrepôts pendant plusieurs semaines à la suite d'une décision de justice celui de l'usine Renault de Sandouville, dont le tribunal du Havre a ordonné la fermeture provisoire pour des questions de procédures, ont marqué les esprits, et sans doute les représentants des entreprises étrangères basées en France. « Attention, la France est désormais sous surveillance.

Les investisseurs n'ont qu'une crainte, c'est que la France oublie le paquet compétitivité qu'elle avait mis en place et réagisse à la crise en imposant, par exemple, des contreparties lourdes et autoritaires sur les inévitables plans de sauvegarde de l'emploi à venir, en augmentant la fiscalité des entreprises, en freinant sur l'adaptation nécessaire du temps de travail, etc. Agir de la sorte serait une erreur monumentale car les investisseurs ont besoin de stabilité.

La compétition de la relance commence maintenant et, si la France fait un écart vers moins de flexibilité et revient à ces vieux démons, notre pays le paiera très cher. », souligne Marc Lhermitte, auteur de l'étude.




Alize Marion pour DayNewsWorld

UN PLAN SEGUR SANTE POUR SOIGNER

 L'HOPITAL PUBLIC MALADE

Après une épidémie de coronavirus qui semble refluer, le monde des soignants aura les yeux rivés ce lundi sur le lancement du « Ségur de la Santé », vaste concertation destinée à améliorer ses conditions de travail, ses rémunérations et la prise en charge des malades.

Cette grande concertation, du nom de l'avenue où se trouve le ministère de la Santé, lancée par le ministre Olivier Véran, doit aboutir " mi-juillet 2020 ".

Elle répond à la promesse d'Emmanuel Macron qui avait évoqué fin mars « un plan massif d'investissement et de revalorisation » pour l'hôpital.

Revalorisation des carrières du personnel soignant

« Le gouvernement doit se montrer à la hauteur de ce que les hospitaliers ont donné » pour faire face à la crise sanitaire du Covid-19, estime Frédéric Valletoux, président de la Fédération hospitalière de France (FHF).

« Il faut donner une reconnaissance aux infirmiers, aides-soignants, agents d'entretien, en leur offrant une rémunération plus décente, dès le début de carrière. Celle-ci doit être à la hauteur de leur utilité sociale. »

Interpellé lors d'une visite à l'hôpital, Emmanuel Macron a promis de « mettre fin » à la « paupérisation » des soignants, en engageant une hausse des rémunérations, parallèlement aux primes annoncées face à la crise du Covid-19.

Ce geste est attendu depuis des années par les syndicats, qui pointent la faiblesse des salaires hospitaliers, notamment pour les infirmiers  touchant 1 500 euros net en début de carrière.

L'exécutif a également promis de mettre sur la table des discussions la « question des montées en compétences », pour mieux valoriser toutes les carrières, tous les métiers et développer de nouveaux parcours professionnels. L'objectif est de renforcer l'attractivité des hôpitaux, qui peinent pour beaucoup à recruter et à fidéliser leurs salariés : près de 30% des postes y sont non pourvus et 30% des nouveaux infirmiers diplômés abandonnent la profession dans les cinq ans. Selon Frédéric Valletoux, il fautégalement « réduire les écarts de rémunérations entre public et privé, qui affaiblissent les hôpitaux »

Réorganisation du temps de travail

Olivier Véran a dit vouloir « revoir le cadre d'organisation du temps de travail à l'hôpital , estimant nécessaire de remettre en cause les « carcans qui empêchent ceux qui le souhaitent de travailler davantage ».Une annonce qui a fait bondir plusieurs syndicats, attachés aux 35 heures

La question n'est pas de « déréglementer le temps de travail », a toutefois précisé le ministre de la Santé, disant vouloir simplement permettre « aux salariés qui le souhaitent » d'organiser « leur temps de travail différemment ». Cette réforme correspond à une demande de longue date de la Fédération hospitalière de France (FHF), qui préconise une nouvelle gouvernance du système de santé avec moins d'administration, plus poids donné aux médecins et un « dispositif d'autonomie » des hôpitaux.

Meilleure gestion des soins

L'exécutif pourrait également réformer un peu plus la tarification à l'activité (T2A), instaurée en 2003. Ce système, qui fixe les ressources des hôpitaux en fonction des actes effectués, est souvent accusé de pousser à la « course au volume ». Il pourrait aussi mettre un coup d'arrêt aux fermetures de lits, très critiquées par les hospitaliers : en l'espace de vingt ans, près de 100 000 lits ont en effet été supprimés dans les cliniques et les hôpitaux.

Un plan massif d'investissement

Fin mars, Emmanuel Macron avait promis  « un plan massif d'investissement » à l'issue de la crise. Ce plan est destiné notamment à renouveler le matériel aussi bien dans les hôpitaux que dans les Ehpad . La Fédération hospitalière de France réclame pour sa part d'augmenter l'investissement dans les hôpitaux de "deux milliards par an".

La question de la dette des hôpitaux, aujourd'hui proche de 30 milliards d'euros, pourrait également revenir sur la table. Dans le cadre du « plan hôpital » décidé à l'automne 2019, le gouvernement avait annoncé une reprise de dettes « massive » de 10 milliards d'euros sur trois ans.

« Nous irons vite, nous irons fort. », a promis Olivier Véran qui semble avoir compris l'urgence de la situation.




Andrew Preston pour DayNewsWorld

COMMENT RELANCER L'ECONOMIE APRES LA CRISE DU COVID 19 ?

L'économie a lourdement pâti de la crise sanitaire provoquée par l’épidémie de Covid-19 qui a mis en valeur ses failles À court terme, le chômage et, comme l’a dit le Premier ministre Édouard Philippe, « l’appauvrissement » qui se profile pour une partie de la population remettent en débat l’organisation du temps de travail et les choix fiscaux du quinquennat.

Le gouvernement se doit donc de trouver un équilibre entre nécessité de reprise à court terme et ambition de transformation de l’économie française. Face à l’ampleur du choc, certains estiment que l’économie d’après ne pourra plus ressembler à celle d’avant. Et dès le 12 mars, Emmanuel Macron avait promis des « décisions de rupture ».

Taxer davantage

Si Emmanuel Macron avait supprimé l'ISF pour les plus riches au début de son quinquennat, espérant les voir financer l’économie, les dépenses engagées par l’État pour amortir la crise relancent le débat sur un rétablissement de l’impôt sur la fortune (ISF), remplacé en 2018 par l’impôt sur la fortune immobilière (IFI). Il est réclamé par la gauche et le Rassemblement national. Une sorte « d’impôt de guerre », pour le numéro un du PCF Fabien Roussel. « Le pouvoir politique aura du mal à y échapper d’une manière ou d’une autre », a aussi jugé l’ancien conseiller social de Nicolas Sarkozy, Raymond Soubie, évoquant plus largement la taxation du capital. Pour le patron du Medef, Geoffroy Roux de Bézieux, ce serait toutefois « un très mauvais signal ». Diriger l'épargne, conséquente, des Français vers les entreprises pourrait également être envisagé

Travailler plus

Comment relancer la production après deux mois de confinement et avec des entreprises dans une situation financière fragile ? Les mauvais chiffres des demandeurs d’emplois sont arrivés, les prévisions de croissance plongent (–6 points de PIB pour les deux mois de confinement) et la crise de l’emploi se profile si bien que l'éternel débat a rejailli à la faveur de la crise du coronavirus. Comment peut-on donc redonner du travail aux centaines de milliers de personnes que la crise va mettre au chômage ?

A droite, les propositions se multiplient. Christian Jacob, le président de LR, plaide pour « sortir du carcan des 35 heures », et son parti planche sur un plan de relance, avec notamment les contributions de l’ex-ministre du Budget Eric Woerth. « Il faut se sortir du carcan des 35 heures (...) La question du temps de travail devra se poser dans un cadre de dialogue social, mais au niveau de l’entreprise ou dans les branches, pas de l'Etat », a-t-il lundi sur France Inter.

Et il prêche pour du cas par cas. « On peut très bien le faire dans le cadre de l’annualisation du temps de travail et de le faire par entreprise, au plus proche de la réalité, et dans une négociation sociale entre les salariés et le chef d’entreprise. (...) Cela permettrait aux salariés d’avoir une augmentation de salaire et donc de pouvoir d’achat, et de redonner de la compétitivité aux entreprises. (...) »

« Dans certains secteurs, la demande peut-être soutenue, mais les contraintes sanitaires font que la productivité baisse : c’est là que la question du travailler plus peut se poser » , a de son côté estimé Geoffroy Roux de Bézieux. Il avait auparavant évoqué une réduction de jours de congés ou de jours fériés pour « faciliter, en travaillant un peu plus, la création de croissance supplémentaire ».

Mais l’allongement de la durée du travail n’est pas à l'ordre du jour pour Laurent Berger. « Si on pense que l’on va s’en sortir positivement en promettant de la sueur et des larmes, on est chez les fous », estime-t-il dans l’hebdomadaire La Vie.Plutôt que de vouloir allonger la durée du temps de travail, « nous devons apprendre à travailler autrement et à travailler mieux », argumente-t-il, particulièrement inquiet de la situation des jeunes. La CGT reste de plus attaché aux 32 heures.

Pour l'instant, le gouvernement mise avant tout sur une reprise du travail. « Le problème du jour, c'est le retour au travail, et sauver l'emploi », a réagi la ministre du Travail, Muriel Pénicaud. Pour elle les entreprises ont déjà des marges de manœuvres négociables avec leurs salariés, notamment le quota de 200 heures supplémentaires sans charges sociales, encore très peu utilisé.

Dans les entreprises, syndicats et direction peuvent conclure des accords de « performance collective » pour renégocier le temps de travail et la rémunération des salariés en cas de difficultés, a rappelé la ministre du Travail Muriel Pénicaud.

 La croissance par le vert

Pour les défenseurs de l’environnement, les plans de relance sont une opportunité pour lancer la transition vers une économie bas carbone que l’on a peiné jusqu’ici à enclencher.

Même le ministre de l’Économie Bruno Le Maire estime que la France doit devenir la « première économie décarbonée de la planète », en investissant dans les véhicules électriques, la rénovation des bâtiments… Le ministre de l’Economie a notamment évoqué, ce lundi 18 mai 2020, une nouvelle prime pour l’achat d’un véhicule vert.

Le plan de relance qu’il présentera à la rentrée et les soutiens spécifiques aux filières automobile et aéronautique pourraient concrétiser cette ambition, avec des contreparties environnementales réclamées aux industriels .D'ailleurs le prêt de l'Etat de 7 milliard à Air France a été conditionné à un engagement écologique.  « Air France doit devenir la compagnie la plus respectueuse de l’environnement de la planète. C’est la condition à laquelle je suis le plus attaché.», avait souligné, le 24 avril 2020, Bruno Le Maire.

Mais certains milieux économiques réclament une pause dans l’application de nouvelles règles environnementales, le temps de surmonter la crise. D'autant que la chute libre du prix des énergies fossiles -l’or noir a abandonné près de 70% et les cours du charbon ont été divisés par deux- pourrait plaider dans ce sens...

Relocaliser la production

Pénurie de masques, de médicaments : l’épidémie a conduit l’exécutif à vouloir défendre une plus grande indépendance économique dans des secteurs clés, comme la santé.« Le jour d’après ne ressemblera pas au jour d’avant, nous devons rebâtir notre souveraineté nationale et européenne », a affirmé le président Emmanuel Macron.

Bruno Le Maire ainsi demandé aux constructeurs automobiles de « relocaliser certaines productions » en contrepartie du soutien public. Les laboratoires pharmaceutiques réfléchissent plus que jamais à la nécessité de relocaliser la production, notamment celle des médicaments dits «essentiels» pour ne plus dépendre uniquement de la Chine et de l'Inde. Philippe Aghion, professeur d'Economie au Collège de France, plaide pour la création d'une « Darpa européenne », inspirée de l'agence de financement de la recherche du Pentagone américain, pour une « vraie politique d'investissement européen, avec une vision de long terme ». « Pas forcément à 27 », mais au moins avec l'Allemagne, qui a perdu beaucoup moins d'emplois industriels que la France.

Mais relocaliser des usines en France pourrait s’avérer difficile, alors que la compétitivité va rester capitale pour les industries fragilisées par la crise.« Un mouvement de relocalisation ne pourra s’enclencher sans une réflexion sur notre compétitivité et nos coûts de production », a prévenu sur Twitter le président du Medef.

Reste que cela ne pourra se faire sans de nouveaux investissements, alors que les pouvoirs publics ont déjà déversé des centaines de milliards d'euros pour sauvegarder le tissu économique européen pendant le confinement.




Jenny Chase pour DayNewsWorld

FAUT-IL ALLONGER LE TEMPS DE TRAVAIL ?

Les mauvais chiffres des demandeurs d’emplois sont arrivés, les prévisions de croissance plongent (–6 points de PIB pour les deux mois de confinement) et la crise de l’emploi se profile si bien que l'éternel débat a rejailli à la faveur de la crise du coronavirus.

Sur le temps de travail, c'est le Medef qui a tiré le premier  par la voix de son président, Geoffroy Roux de Bézieux « L’important, c’est de remettre la machine économique en marche et de reproduire de la richesse en masse, pour tenter d’effacer, dès 2021, les pertes de croissance de 2020 », avait-il asséné dès le 14 avril, après un mois de confinement en proposant de limiter notamment les congés et en allongeant le temps de travail des salariés pour accompagner la reprise.

Des mesures drastiques

La semaine dernière, plusieurs groupes de réflexion libéraux ont remis l’idée sur le tapis, pour sortir, selon eux, de cet « écroulement de l’économie », selon une expression employée par le gouvernement. L’Institut Montaigne, dans un rapport, « Rebondir face au covid 19 ", place ainsi toute la question autour de « l’enjeu du temps de travail ».

Derrière l’idée de travailler plus, celle « d’agir sur l’offre, c’est-à-dire sur l’activité des entreprises, afin de faciliter leur reprise d’activité » , la productivité ayant diminué « du fait de la réduction des interactions sociales et de la désorganisation des chaînes de production ». Il faut donc, estime dans sa note l’économiste Bertrand Martinot, « assouplir quelques verrous juridiques persistants » en permettant aux entreprises de « déroger au temps de repos minimum quotidien de 11 heures minimum par jour dans le cadre d'un accord sur le droit à la déconnexion ».

Autres pistes : supprimer des vacances et un jour férié, faire en sorte que les formations de salariés ne soient plus effectuées sur leur temps de travail ou inciter à l’accroissement du temps de travail, sans pour autant que la rémunération supplémentaire correspondante ne soit versée immédiatement.

Pour l’Ifrap, la Fondation pour la recherche sur les administrations et les politiques publiques, le dogme du « travailler plus » est également une évidence pour sauver les entreprises et éviter les licenciements.

Vieux routier des relations sociales en France, et ancien conseiller social de Nicolas Sarkozy, Raymond Soubie s’est même étonné de ne voir « personne anticiper » les plans sociaux, et la situation des entreprises qui seront face à des « marchés durablement réduits ».

Lui pronostique la disparition de « dizaines de milliers, et probablement des centaines de milliers d’emplois ». Si bien qu’il préconise de revoir « d’urgence » . les règles des plans sociaux pour les entreprises les plus en difficultés, et pour les autres de passer des accords prévoyant des efforts des entreprises sur l’emploi en échange d’efforts des salariés sur le temps de travail.

Un débat politique

A droite, les propositions se multiplient. Christian Jacob, le président de LR, plaide pour « sortir du carcan des 35 heures », et son parti planche sur un plan de relance, avec notamment les contributions de l’ex-ministre du Budget Eric Woerth. « Il faut se sortir du carcan des 35 heures (...) La question du temps de travail devra se poser dans un cadre de dialogue social, mais au niveau de l’entreprise ou dans les branches, pas de l'Etat », a-t-il lundi sur France Inter.

Et il prêche pour du cas par cas. « On peut très bien le faire dans le cadre de l’annualisation du temps de travail et de le faire par entreprise, au plus proche de la réalité, et dans une négociation sociale entre les salariés et le chef d’entreprise. (...) Cela permettrait aux salariés d’avoir une augmentation de salaire et donc de pouvoir d’achat, et de redonner de la compétitivité aux entreprises. (...) »

Mais l’allongement de la durée du travail n’est pas à l'ordre du jour pour Laurent Berger. Pour lui aussi, on « tarde trop » à se préoccuper de l’emploi alors que « le risque de faillites en cascade et son lot de drames sociaux et territoriaux se confirme ».

« Si on pense que l’on va s’en sortir positivement en promettant de la sueur et des larmes, on est chez les fous », estime-t-il dans l’hebdomadaire La Vie.

Plutôt que de vouloir allonger la durée du temps de travail, « nous devons apprendre à travailler autrement et à travailler mieux », argumente-t-il, particulièrement inquiet de la situation des jeunes. La CGT reste de plus attaché aux 32 heures.

Pour l'instant, le gouvernement mise avant tout sur une reprise du travail. « Le problème du jour, c'est le retour au travail, et sauver l'emploi », a réagi la ministre du Travail, Muriel Pénicaud.

Pour elle les entreprises ont déjà des marges de manœuvres négociables avec leurs salariés, notamment le quota de 200 heures supplémentaires sans charges sociales, encore très peu utilisé.




Jenny Chase pour DayNewsWorld

DES VACANCANCES D'ETE POUR LES FRANCAIS

Enfin une bonne nouvelle pour les Français en cette période de pandémie de Covid-19 « Les Français pourront partir en France en juillet et août »,annoncé Edouard Philippe.

Tout en ajoutant cependant, «il n'y a pas beaucoup de certitude à ce sujet», se gardant l’hypothèse d'une seconde vague de l'épidémie et de possibles «restrictions très localisées».

« Les Français peuvent prendre leurs réservations », a encore encouragé Édouard Philippe.

Il promet par ailleurs, en accord avec les professionnels du secteur, «un remboursement intégral des Français en cas d'annulation de leur réservation liée au Covid.»

La date de réouverture des restaurants, cafés et bars sera fixée la semaine du 25 mai, a-t-il encore annoncé.

«Si l'épidémie ne se dégrade pas, les cafés et restaurants des départements verts pourront ouvrir le 2 juin 2020», ambitionne encore le gouvernement.

Voilà qui confirme l'information de Nicolas de Villiers, le président du Puy du Fou, qui assurait hier, mercredi, que des représentants ministériels lui ont assuré que «les restaurants pourront rouvrir dès le 2 juin 2020 prochain dans les zones vertes».




Boby Dean pour DayNewsWorld

L'ALLEMAGNE S'ATTAQUE A L'UNION EUROPEENNE

Le 5 mai 2020, un tribunal allemand a pris une décision qui pourrait mettre en péril la zone euro . La Cour constitutionnelle allemande a en effet sommé mardi la Banque centrale européenne de justifier « dans les trois mois »  ses rachats de dette publique, fragilisant ainsi son vaste soutien à l'économie en pleine pandémie de coronavirus.

La politique de « quantitative easing »( QE) de la Banque centrale européenne a été en effet jugée en partie inconstitutionnelle en Allemagne selon les juges de la Cour de Karlsruhe

Cette décision porte sur les rachats de dette souveraine de la BCE. Ils font partie du fameux QE , l’assouplissement quantitatif lancé en mars 2015 pour soutenir l’économie en zone euro.

« Pour la première fois de son histoire, la Cour constitutionnelle allemande constate que les actions et décisions des institutions européennes n'ont manifestement pas été prises dans le cadre des compétences européennes et ne peuvent donc pas avoir d'effet en Allemagne » a déclaré Andreas Vosskuhle, président de la Cour constitutionnelle allemande

Cet arrêt retentissant sonne comme un défi aux institutions européennes en visant le programme anti-crise mené depuis 2015, au moment même où l'institut de Francfort le renforce face aux conséquences de la crise sanitaire.

Formellement cependant, l’arrêt rendu mardi « ne concerne pas »  le programme d’urgence contre la pandémie (PEPP), annoncé mi-mars par la BCE et doté de 750 milliards d’euros d’ici à la fin de l’année, rappellent les magistrats.

La Bundesbank pourrait cesser d’acheter de la dette pour la BCE

Concrètement, la puissante Banque centrale allemande se verra interdire de participer à ces rachats massifs d'obligations souveraines si « le Conseil des gouverneurs de la BCE » ne démontre pas leur « proportionnalité », a décidé la juridiction suprême allemande.

En clair, l'institution de Francfort doit établir d'ici le mois d'août, de manière « compréhensible et détaillée », que les effets positifs de ce programme l'emporte sur ses inconvénients. La BCE n'a cessé depuis des années de plaider pour cet « assouplissement quantitatif » ou « QE », décrié notamment en Allemagne, expliquant vouloir stimuler l'offre de crédit, donc in fine la croissance et l'emploi en zone euro.

Pour les juges allemands, la BCE n’a pas justifié le principe – sacrosaint en Allemagne – de proportionnalité entre les moyens importants débloqués et sa mission d’assurer la stabilité des prix en zone euro, soit un taux d'inflation proche mais en dessous de 2%. On soupçonne outre-Rhin que cette politique monétaire aurait davantage servi à subventionner les pays du sud de la zone euro, au détriment de l’épargnant allemand, tout en faisant fi des traités qui imposent de répartir les financements dans la zone à due proportion de la participation de chaque pays au capital de la BCE*.

L'Allemagne est donc réticente à payer pour les pays qu'elle appelait naguère le « club med » : Italie, Grèce, Portugal et Espagne, qu'elle accuse de laxisme budgétaire. On pourrait ajouter la France.

Saisie par plusieurs requérants eurosceptiques, la Cour constitutionnelle reconnaît certes n'avoir « pas pu établir de violation » par la BCE de l'interdiction qui lui est faite de financer directement les Etats européens.

Mais dans une décision d'une rare virulence, les magistrats de Karlsruhe jugent « douteuse » la compétence de l'institut de Francfort pour racheter massivement de la dette publique, soit l'essentiel des 2 600 milliards d'euros injectés sur les marchés entre mars 2015 et décembre 2018 dans le cadre du « QE », réactivé en novembre dernier.

« En raison de leur responsabilité en matière d’intégration, le gouvernement fédéral et le Bundestag allemand sont obligés de s’opposer au traitement antérieur du PSPP (le programme de rachat de la BCE) », a indiqué la décision.

Reste à savoir si le gouvernement fédéral et le Bundestag allemand vont suivre la Cour constitutionnelle allemande .

Mais plus globalement, cette décision pose la question fondamentale de l’adhésion de l’Allemagne à la zone euro alors que l’institution monétaire apparaît le seul pilier solide de la zone euro pour faire face à la crise sanitaire et économique provoquée par le Covid-19 .




Jaimie Potts pour DayNewsWorld

DU DECONFINEMENT AU RECONFINEMENT

Si la France prépare actuellement sa sortie de crise, l’hypothèse d’un « reconfinement » n’est pas exclue par le gouvernement d’Édouard Philippe. Dans d’autres pays, la question de tout refermer s’est déjà posée. Japon

Au Japon

Le Japon n’a jamais édicté un confinement à proprement parler, afin de ne pas porter atteinte aux libertés civiles, se justifie le gouvernement.

Mais différentes mesures ont été prises :

l’état d’urgence a été déclaré et dans plusieurs régions, les Japonais ont été priés de rester chez eux.

C’est le cas sur l'île d'Hokkaido, qui a été l’un des premiers foyers du virus dans l’archipel.

Face aux nombreux cas recensés, le gouverneur de l’île avait déclaré l’état d’urgence dès la fin février. Les écoles avaient été fermées et les rassemblements interdits.

Les personnes infectées étaient, quant à elles, répertoriées et mises en isolement. Le reste de la population devait également éviter les déplacements.

Grâce à ces mesures, la courbe avait connu une baisse rapide à tel point que l’état d’urgence a été levé dès le 19 mars 2020.

Mais vingt-six jours plus tard, le 12 avril 2020 dernier, le gouverneur de l’île d'Hokkaido a dû faire marche arrière et de nouveau restreindre les déplacements.

Le nombre de cas avait en effet augmenté de façon significative.

Le Japon tout entier est confronté à ce problème : le nombre de malades est en recrudescence, alors qu’il était à son taux le plus bas début mars.

Une aggravation certainement due aux règles sanitaires qui sont de moins en moins respectées.

En Chine

Les autorités chinoises n’ont jamais été très transparentes sur les chiffres du Covid-19.

Si le pays s’est vanté d’être sorti de la crise avant tout le monde, il n’ébruite pas désormais les nouvelles flambées épidémiques auquel il doit faire face.

Dans la plus grande discrétion, les quelque 600 000 habitants du district de Jia, dans le centre de la Chine, ont donc été de nouveau confinés à partir du 31 mars 2020, alors que le reste du pays sortait petit à petit d’un long sommeil.

Si ce deuxième confinement inquiète autant, c'est qu'il est peut-être la première étape de la tant redoutée « seconde vague. »

En Allemagne

Outre-Rhin, le processus de déconfinement a lentement débuté le lundi 20 avril 2020.

Mais le soulagement aura été de courte durée. Le taux de contagion, tombé à 0,7 en avril, est repassé à 1 en seulement quelques jours.

Les spécialistes sont formels :

s’il atteignait 1,3, un second confinement serait nécessaire dès juin.

« Un certain nombre d’éminents épidémiologistes estiment que la question n’est pas de savoir s’il y aura une deuxième vague mais quand celle-ci interviendra », estime le journal Der Spiegel.

Ainsi, si le second confinement n’a pas lieu en juin, il pourrait être inéluctable au cours de l’été ou à la rentrée.

La chancelière Angela Merkel reste donc prudente, avant de crier victoire.

Face à une seconde vague les gouvernements n'auraient pas d'autre option que de reconfiner.




Britney Delsey pour DayNewsWorld

L' EUROPE  TROUVE ENFIN UN COMPROMIS ECONOMIQUE FACE A LA CRISE DU CORONAVIRUS

Les ministres des Finances des 27 avaient jusqu’au 10 avril pour proposer un plan de gestion de l’épidémie. Le scénario d’une crise profonde prenait chaque jour un peu plus forme au sein de l’Union européenne (UE). Divisés sur la riposte économique commune à apporter pour faire face aux conséquences de la pandémie de Covid-19, les ministres des finances de la zone euro, réunis jeudi 9 avril 2020, par visioconférence ont enfin trouver un terrain d’entente, avant un prochain Conseil des chefs d’Etat et de gouvernement. Mais, déjà, la fracture Nord-Sud, qui avait failli faire imploser l’UE en 2010, lors de la crise de la dette de la zone euro et du sauvetage de la Grèce, a ressurgi avec force durant les laborieuses tractations des jours derniers.

Un ressaisissement était espéré pour voir l’Europe faire front de concert en imaginant des solutions collectives.

Les pays de l'Union européenne sont finalement parvenus, jeudi, à un accord sur une réponse économique commune face au coronavirus. Un terrain d'entente a été notamment trouvé avec les Pays-Bas, qui bloquaient les discussions depuis mardi.

Ce vaste plan porterait l'ensemble des mesures adoptées par l'Union européenne pour lutter contre les effets de la pandémie à 3 200 milliards d'euros, soit le plus important dans le monde. « La réunion s'est achevée sous les applaudissements des ministres », a annoncé sur Twitter le porte-parole du président de l'Eurogroupe, Mario Centeno. « Aujourd'hui, nous avons répondu à l'appel de nos citoyens en faveur d'une Europe qui protège » avec « des propositions audacieuses qui semblaient impossibles il y a à peine quelques jours »

Bruno Le Maire a déclaré que l'Europe avait conclu le plus important plan économique de son histoire. « Tout le monde avait en tête que c'était soit un accord, soit le risque d'une dislocation européenne », a-t-il dit.

Le ministre allemand des Finances, Olaf Scholz, a lui salué « un grand jour pour la solidarité européenne ». « Il est important que nous tous apportions une réponse commune qui permette à nos États de surmonter les défis sanitaires mais aussi les défis économiques » suscités par la pandémie de Covid-19, a indiqué le ministre.

Trois axes principaux

Le plan de relance  pour riposter à la crise provoquée par la pandémie de Covid-19 s'articule autour de trois axes :

1° Le Mécanisme européen de stabilité (MES) pour 240 milliards, la Banque européenne d'investissement (BEI) à concurrence de 200 milliards

2° Le plan « Sure » ("Support to mitigate unemployment risks in emergency") avec 100 milliards au bénéfice des chômeurs partiels proposé par la Commission européenne. « La seule condition pour accéder aux prêts du MES sera de soutenir les dépenses sanitaires », a expliqué le président de l'Eurogroupe, Mario Centeno, jeudi soir.

3° Et le fonds de relance à définir.

Les chefs d'État et de gouvernement, qui n'étaient eux-mêmes pas parvenus à s'entendre lors d'un sommet le 26 mars, devront encore valider ces propositions.

Le fonds de relance et la question non tranchée des « corona bonds »

La brûlante question des « corona bonds », destinés à soutenir l'économie à plus long terme après la crise, considérée comme moins urgente, n'a pas été tranchée jeudi.

Les pays les plus affectés par le virus, en particulier l'Italie, réclament la création d'un « fonds » de relance qui puisse être financé par de la dette commune, sous la forme d'euro-obligations parfois appelées « corona bonds » ou « eurobonds ». Or, la mutualisation des dettes constitue une ligne rouge pour Berlin et La Haye, qui refusent de s'inscrire dans une démarche commune avec les États très endettés du Sud, jugés laxistes dans leur gestion.

Le torchon brûlait en effet au sein de l’UE entre des pays du Sud, comme l’Italie et l’Espagne, parmi les plus touchés par la pandémie et aux finances fragiles, et ceux du Nord, emmenés par les Pays-Bas − chef de file des Etats dits « frugaux » − et par l’Allemagne et l’Autriche, partisans de la maîtrise des finances. Les premiers, soutenus par la France et sept autres pays européens (la Grèce, le Portugal, la Slovénie, la Belgique, le Luxembourg et l’Irlande, rejoints depuis par Chypre) plaident pour la création d’un coronabond.

Tandis que Bruno Le Maire a dit jeudi que l'accord ouvrait la voie à de la dette commune, son homologue néerlandais Wopke Hoekstra a souligné le contraire. « Nous sommes et resteront opposés aux 'corona bonds'. Ce concept n'aidera ni l'Europe ni les Pays-Bas sur le long-terme », a dit le ministre néerlandais de l'Économie à l'issue des pourparlers.

L'Eurogroupe n'a pris aucune décision concernant ces obligations, mais le texte final évoque un « fonds de relance » dont « les aspects juridiques et pratiques », notamment le « financement », devront encore être définis par les chefs d'État ou de gouvernement.

Vers une solidarité européenne...

Ce consensus constitue un soulagement pour les Européens qui parviennent à afficher une unité face aux conséquences économiques désastreuses du virus, après des semaines d'atermoiements mettant en évidence une fracture entre les pays du Nord et ceux du Sud.

Une réponse unitaire était d'autant plus indispensable que l'économie européenne se dirige en 2020 vers une profonde récession, le Fonds monétaire international estimant même que le coronavirus pourrait engendrer au niveau mondial « les pires conséquences économiques depuis la Grande Dépression » de 1929.

Mercredi matin, après 16 heures de discussions, La Haye avait été unanimement pointée du doigt pour son inflexibilité, entravant toute perspective d'accord sur une activation sans condition de ce fonds de secours européen MES, créé en 2012 pour les États en difficulté. Les États membres reprochaient aux Pays-Bas (soutenus, selon une source européenne, par l'Autriche, la Suède et le Danemark) de bloquer l'activation du Mécanisme européen de stabilité (MES), en conditionnant strictement les prêts que pourrait octroyer ce fonds de secours de la zone euro à des réformes économiques. Bloquer l'usage du mécanisme européen de stabilité (MES) «parce qu'on tient obstinément, idéologiquement, religieusement, à la mise en place d'une conditionnalité sévère est irresponsable», avait déclaré Jean-Claude Juncker au quotidien français Libération

Une telle « conditionnalité », qui renverrait à l'époque où la Grèce avait été contrainte de mettre en œuvre des réformes parfois douloureuses en échange d'argent frais, aurait été vécue comme une humiliation par l'Italie et l'Espagne, les deux pays européens pour l'instant les plus touchés par l'épidémie. L'Allemagne a finalement proposé d'alléger les conditions d'octroi des prêts.

Créé en 2012 lors de la crise de la dette et financé par les États membres, le MES pourrait prêter aux États jusqu'à 2 % de leur PIB, soit jusqu'à 240 milliards d'euros pour l'ensemble de la zone euro.

Pour Jean-Claude Juncker, l'inflexibilité des Pays-Bas etait d'autant plus incompréhensible que «le MES ne serait pas suffisant pour relancer» les économies européennes.

Pour y parvenir, l'ancien président de la Commission soutint la création d'une capacité d'emprunt européen, autour de l'émission de «coronabonds».«En décembre 2010, en qualité de président de l'Eurogroupe, j'avais proposé la création d'eurobonds afin que tous les membres de la zone euro bénéficient du même taux d'intérêt. Mais il faut bien faire la différence avec les 'coronabonds': il ne s'agit pas de mutualiser les dettes nationales du passé, une idée contre laquelle la moitié de l'Europe s'était élevée, mais de mutualiser la dette qui naîtra de la mise en place des moyens budgétaires nécessaires pour répondre à la crise du coronavirus», a-t-il expliqué. «Il s'agit d'organiser solidairement ce financement de la crise actuelle en cumulant les différents instruments: Banque européenne d'investissement, MES, budget européen et enfin 'coronabonds'», avait-il ajouté...

A la question de savoir si l’Union européenne survivra à la crise, deux commentaires :

« Le Covid-19 agit comme un stress test, titrait fin mars le quotidien allemand Die Welt : il révèle l’égoïsme des Etats membres. ». 

L’ex-premier ministre finlandais Alexander Stubb rappelle, quant à lui, les trois phases classiques des crises européennes: «D’abord la prise de conscience, puis le chaos et, enfin, une solution imparfaite.»




Joanne Courbet pour DayNewsWorld


L’OCDE A PROPOS DE L'APRES CORONAVIRUS

L’Organisation de coopération et de développement économique (OCDE), a présenté son bilan de l’actuelle crise sanitaire et proposé des pistes pour le rebond des économies mondiales.

En amont du sommet virtuel du G20 qui s’est tenu vendredi 27 mars, le Secrétaire général de l’OCDE Angel Gurría a dévoilé les dernières estimations de l’impact économique du Covid-19.

Pour l’OCDE le confinement affectera directement les secteurs représentant jusqu’à un tiers du PIB dans les plus grandes économies. Chaque mois de confinement entraîne une perte de 2% dans la croissance du PIB annuel.

Le secteur du tourisme est, à lui seul, exposé à une chute de l’activité qui s’élève à 70%.

La lutte contre la pandémie se combine avec des efforts budgétaires énormes consentis pour restaurer une activité économique normale dès que possible.

De nombreuses économies se dirigent donc vers une récession.




Andrew Preston pour DayNewsWorld

 CORONAVIRUS  

UN PLAN DE BATAILLE POUR LA GUERRE

 ECONOMIQUE ET FINANCIERE

Le coronavirus va plonger la France dans la récession en 2020, a estimé mardi le ministre de l'Economie Bruno Le Maire, qui a annoncé 45 milliards d'euros d’aides directes et 300 milliards de garanties de l’État aux prêts bancaires des entreprises

« Nous sommes dans une guerre économique et financière. Elle sera longue et violente », a prévenu Bruno Le Maire lors d'une conférence de presse téléphonique ce mardi. Le ministre de l'Economie a tenu à détailler les mesures dévoilée  par Emmanuel Macron la veille au soir en précisant les conséquences sur la croissance.

La dette publique de la France devrait dépasser son PIB en 2020, en raison des efforts à consentir pour contrer les retombées du coronavirus. C'est ce qu'a annoncé le ministre français des Finances, Bruno Le Maire, « Nous serons au-delà du 100% de dette publique », a reconnu le ministre , sans donner de précision sur le déficit budgétaire attendu pour cette année où il prévoit désormais une croissance négative de -1%.

Une enveloppe de 45 milliards d’euros

Un plan de soutien de 45 milliards d'euros viendra soutenir les entreprises et les salariés. pour limiter les dégâts, notamment des faillites en cascade d'entreprises, trop fragiles pour encaisser un arrêt total de leur activité pendant des semaines.Il comprend les mesures de chômage partiel sur deux mois, ainsi que le report des charges fiscales et sociales des entreprises. Des annulations de charges sont aussi envisagées.

Un fonds de solidarité - censé leur apporter « un filet de sécurité »- de un milliard d'euros vise les petites entreprises qui ont été frappées de plein fouet par la crise, notamment la restauration, le tourismes et l'alimentation. Elles toucheront un forfait de 1500 euros. Pour être éligibles, elles devront afficher une perte de 70% entre mars 2019 et mars 2020. « Si nous mettons autant d'argent maintenant sur la table, c'est pour aider (l'économie) à redémarrer rapidement », une fois l'épidémie vaincue, a justifié M. Le Maire. « Le but est de permettre le redémarrage de l'économie dès que ce sera possible », a indiqué le ministre en précisant que ce montant est une « première évaluation » qui pourra être revue si la situation l'impose.

Jusqu'à la nationalisation d'une entreprise

« Aucune entreprise ne sera livrée au risque de faillite », a promis Emmanuel Macron.

Bruno Le Maire, s’est effectivement déclaré prêt à recourir à « tous les moyens » y compris la capitalisation ou une prise de participation pour « protéger » les entreprises françaises menacées par la crise du coronavirus.

Et si le président de la République s’est refusé la veille a utiliser le mot « confinement », Bruno Le Maire n’hésite pas aujourd’hui à employer un autre terme emblématique: « nationalisation. »

« Je n’hésiterai pas à employer tous les moyens qui sont à ma disposition (...) Cela peut passer par de la capitalisation ou une prise de participation. Je peux même employer le terme de nationalisation si c'est nécessaire. »

A ces 45 milliards d'euros s'ajoutent aux garanties de l'Etat de 300 milliards d'euros pour assurer les prêts bancaires.

« Les banques devront prêter, elles n'auront aucune raison de refuser des prêts », a assuré Bruno Le Maire en précisant que « l'heure n'est pas aux dividendes mais au soutien à l'économie ».

Pour Bruno Le Maire, « la protection des entreprises et des salariés est nécessaire afin d'éviter que la casse économique se transforme en casse sociale ».

Car le ministre de l’Économie insiste: « La guerre sanitaire, j’espère que c’est une affaire de semaines. La guerre économique et financière, c’est une affaire de mois. Il faudra donc du temps pour faire redémarrer l’économie, pour lui redonner toute sa puissance. »




Andrew Preston pour DayNewsWorld

LA PANDEMIE DU CORONAVIRUS PROVOQUE-ELLE

 UN ETAT DE GUERRE ?

Voilà que le grand corps malade de la mondialisation est maintenant miné par la pandémie du Coronavirus. À ce jour, la seule parade connue passe par le confinement des hommes et des échanges… commerciaux.

Comme dans un scénario de science-fiction, le réel glisse dans un univers aux logiques radicalement différentes.

Psychose ?

En Italie, Bergame compte ses morts submergée par une forte hausse des décès liés à l'épidémie du Covid-19, qui frappe très durement le pays. De partout dans le monde, impacté par le Covid619, les magasins sont dévalisés, rayons de pâtes et de papier toilettes en premier, les rues se vident, les stades se ferment, les événements culturels sont déprogrammés, on observe des scènes de  psychose face aux mesures de confinement. Les bourses dévissent, le brent est au plus mal...

La crise provoquée par le coronavirus Covid-19  est la plus importante de ces 20 dernières années, elle est plus importante que la crise de 2008-2009 tant dans son ampleur que surtout dans son imprévisibilité.

Comment affronter cette nouvelle pandémie ?

En Allemagne comme aux États-Unis, on a parlé d'un « bazooka » pour faire face à la crise.

Le monde aurait-il basculé dans un état de guerre ?

Un état de guerre ?

Mario Centeno, président de l'Eurogroupe, a livrée son côté un sombre diagnostic sur l'impact économique du coronavirus sur l'économie de l'Union européenne. « Le confinement forcé met nos économies dans une situation semblable à celle d'une guerre », a jugé lundi Mario Centeno, président de l'Eurogroupe, juste avant une vidéoconférence des 27 ministres des Finances de l'UE, consacrée au coronavirus.

« Nous savons que le virus n'a pas atteint son pic. Nous ne devons pas nous voiler la face », a prévenu M. Centeno, qui préside le groupe des 19 pays ayant adopté la monnaie unique.

Selon l’OCDE «l’économie mondiale est en danger» et s'apprête à affronter «le plus grave danger depuis la crise financière», alors que la maladie a «déjà engendré des souffrances humaines considérables.

Il a fallu en effet moins d'un mois pour que le commerce mondial déraille. Au plus fort de la crise en Chine, 80 % du PIB du pays était impacté. Une onde de choc pour le commerce mondial. La Chine compte pour un quart de la production mondiale. Elle concentre 27% de la production d’ordinateurs mondiale et 60% de la production de paracétamol…mais est aussi un donneur d’ordre de poids en Asie ainsi qu’un gros marché mondial pour des secteurs comme le luxe (35% des ventes), l’automobile (40% des ventes de Volkswagen) ou l’électronique (20% des ventes d’Apple), souligne un rapport de KYU associés. Aujourd’hui, 50 à 70 % de l’économie chinoise a redémarré mais, désormais, ce sont désormais les entreprises européennes qui sont à l’arrêt. Selon Euler Hermes, la baisse des exportations mondiales se chiffrerait à 320 milliards de dollars de biens et de services pour ce seul trimestre.

Gita Gopinath, économiste en chef du Fonds monétaire international, résume l'enjeu: « empêcher qu'une crise temporaire ne nuise de façon irrémédiable à des personnes et des entreprises en raison de pertes d'emplois et de faillites », grâce à une réponse vigoureuse et coordonnée des gouvernements et des banques centrales.

Face aux difficultés économiques, les autorités et institutions publiques mettent la main à la poche pour assurer l'urgence et tenter de maintenir l'économie.

Des réponses à l'échelle de chaque pays.

La Chine a débloqué 43 milliards de dollars pour aider ses entreprises, le Japon quatre milliards de dollars, l'Angleterre 35 milliards d'euros. Et l' Italie avec une enveloppe d'un montant total de 25 milliards d'euros, toujours pour lutter contre l'épidémie de Covid-19, qui a déjà fait plus de 600 morts dans le pays. Le Canada avec la création d'un fonds d'un milliard de dollars canadiens M. Trudeau, prévoyant de nouvelles annonces dans les prochains jours.L'Allemagne outre une artillerie lourde de mesures avec le blocage d'une enveloppe supplémentaire de 12,8 milliards d'euros sur quatre ans pour des investissements d'infrastructure.

Donald Trump , de son côté, a proposé un vaste plan de relance de 700 milliards de dollars et une des propositions phares du locataire de la Maison Blanche est de supprimer les charges sociales jusqu'à la fin de l'année, afin de gonfler le pouvoir d'achat des ménages. Chaque pays a ainsi répondu, individuellement et de son côté, débloquant des fonds pour aide à surmonter les conséquences économiques de l'épidémie.

"Mais en 2008-2009, c'est le G20 lui-même qui avait pris les rênes d'une telle réponse, au point d'être qualifié de « gouvernement économique mondial ».

Onze ans plus tard, la guerre commerciale, le Brexit, la montée du populisme sont passés par là. Rien ne dit que le groupe des vingt premières économies mondiales voudra endosser à nouveau ce rôle."

Et la première des solidarités ne consiste-elle pas pour les Etats  à anticiper et pour les citoyens d'être éduqués au moment où l'on vit une guerre sanitaire?




Joanne Courbet pour DayNewsWorld

CORONAVIRUS ET KRACH PETROLIER

Les marchés mondiaux ont subi une forte chute ce lundi 9 mars 2020.

L’effondrement du prix du pétrole et l’épidémie de coronavirus ont provoqué l’angoisse des Bourses. De nombreux indices ont complètement dévissé ce lundi. Les cours du baril s’effondraient de 25 %, lundi, l’Arabie saoudite et la Russie ayant engagé une guerre des prix. L’Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP), dont l’acteur principal est l’Arabie Saoudite] et la Russie (2e producteur mondial d’or noir) se sont réunis vendredi 6 mars 2020, à Vienne, en Autriche, pour évoquer une baisse de la production.

Leur but était de maintenir les prix en réponse à la baisse de la demande engendrée par le coronavirus. Mais le ministre russe de l’énergie, Alexander Novak, a fait voler en éclats l’alliance entre Moscou et Riyad qui présidait depuis trois ans à l’équilibre délicat du marché. Mais ils n’ont pas trouvé d’accord.

Affaiblissement de l' OPEP

La Russie ayant refusé de réduire sa production, l’Arabie Saoudite a répliqué en ouvrant littéralement les vannes : sa production journalière de pétrole a augmenté d’un million de barils par jour. Il n’en fallait pas plus pour provoquer une descente vertigineuse du prix de l’or noir. En quelques heures, le monde du pétrole est passé d’une situation tendue à une crise majeure. Les cours ont chuté lourdement en Asie.

Le baril de brent de la mer du Nord a plongé de 25 %, à 33,90 dollars (30 euros). Ce décrochage ne semble pas près de s’arrêter. Les observateurs du marché s’accordent à dire que, dans les prochaines semaines, le cours pourrait atteindre son niveau historiquement bas de 2016, en dessous de 30 dollars.

En Asie, la chute a atteint 30 % ce lundi, la plus importante baisse depuis la guerre de Golfe en 1991. Sur les marchés européens, la baisse était légèrement moindre (- 20 %).

Un choc dont les conséquences économiques et sociales risquent d’être sévères. L’épidémie de coronavirus qui continue de se propager et d’inquiéter, mais aussi l’effondrement du marché pétrolier ont agi comme un catalyseur.

Baisse de la bourse

La bourse a dévissé ce 9 mars 2020. Que ce soit la Bourse de Hong Kong (- 4 %), celle de Londres (- 7 %), le CAC 40 à Paris (- 8,3%, pire séance depuis 2008) ou encore Francfort (- 7,9%), aucune place financière n’a été épargnée par un plongeon brutal. A tel point qu’à Wall Street (- 6 % pour le Nasdaq), les échanges ont été suspendus durant un quart d’heure à l’ouverture – un « coupe-circuit » destiné à éviter une panique générale qui n’avait jamais été utilisé depuis sa mise en place à New York, en 2013.

Un ralentissement économique mondial est de plus en plus probable.

Avant ce lundi, le cours de pétrole avait déjà baissé à cause des conséquences économiques du coronavirus qui ralentit l'activité et entraîne donc une baisse de la consommation de pétrole.

Moins de pétrole consommé, c’est une production mondiale qui ralentit et qui crée moins de richesses, d’où l’inquiétude généralisée des marchés, accentuée par la décision de l’Arabie Saoudite de « noyer » le cours du pétrole. « On est dans un rapport de force habituel, l'Arabie Saoudite a souvent eu ce genre de comportement

« Un recul prolongé de la consommation, en plus de fermetures prolongées d’entreprises, attaquerait les bénéfices, conduirait à des suppressions d’emplois et pèserait sur le moral » des acteurs économiques, écrivaient lundi les analystes de Moody’s.

Bataille économique et politique

Mais au-delà de cette plongée des cours du pétrole, c'est un enjeu de stratégie géopolitique qui se joue. En effet il s'agit avant tout d' une bataille économique et géopolitique entre les trois plus gros producteurs mondiaux que sont les Etats-Unis, la Russie et l’Arabie saoudite. Historiquement, le cartel de l’OPEP, dirigé par Riyad, menait le jeu au niveau mondial. Cependant, depuis 2015, l’échiquier de l’or noir est totalement bouleversé, avec le développement rapide du pétrole de schiste aux Etats-Unis, et en particulier dans la région texane du bassin permien.

Et Poutine, excédé par les sanctions américaines qui ont sabordé le Nord Stream 2, en ne cédant pas aux demandes du royaume saoudien de stabilisation des prix de l'or noir, lors de la réunion de l'Opep de vendredi dernier a, en réalité, une déclaration de guerre contre l'administration Trump qui ne se gêne pas d'employer le pétrole comme arme économique et politique.

« On la considère comme l'équivalent d'une déclaration de guerre sur le marché pétrolier. Une rupture entre deux des plus grands producteurs de brut, l'Arabie saoudite et la Russie, sur la façon de répondre à l'effondrement de la demande provoquée par l'épidémie galopante de coronavirus, a provoqué une chute des cours du pétrole », écrit le « Financial Times ».




Simon Freeman pour DayNewsWorld

CORONAVIRUS  L'ECONOMIE MONDIALE VACILLE

Dans un monde suspendu au coronavirus, l’économie vacille. Le monde s’immobilise à mesure que le nouveau coronavirus se propage. Bien avant l’éclosion de l’épidémie, le Fonds monétaire international (FMI) avait prévenu que la reprise mondiale serait « poussive », « fragile » et susceptible de vaciller au moindre risque. Depuis l'épidémie le FMI a d’ores et déjà abaissé ses prévisions de croissance mondiale pour 2020, prenant en compte l’impact sur la Chine, deuxième économie mondiale. Mais c’était avant la contagion au reste du monde.

Le Covid-19 répandu dans le monde entier

Le coronavirus s'est en effet répandu comme une traînée de poudre. Plus d'une quarantaine de pays sont désormais concernés par l'épidémie qui a touché les rives du Brésil, n'épargnant plus le continent sud-américain. Au dernier comptage, 81.000 personnes ont été contaminées par le Covid-19 qui a fait 2.761 morts dans le monde, dont seulement 40 en dehors de Chine.

L'épidémie est entrée dans une « phase décisive », estime l'Organisation mondiale de la santé (OMS). Au cours des deux derniers jours, le nombre quotidien de nouvelles personnes contaminées dans le monde a été supérieur à celui enregistré en Chine, où le virus est apparu en décembre.

Avec 528 cas recensés et 14 morts, l'Italie est devenue l'épicentre du Vieux Continent. Plus personne n'est épargné. La Grèce, l'Espagne, le Royaume-Uni, la Croatie, l'Autriche, le Danemark et l'Allemagne comptent au moins une personne contaminée après un séjour dans la péninsule. Ailleurs en Europe, de nombreux pays comme l'Estonie, la Suisse, la Norvège, les Pays-Bas, la Roumanie ou la Macédoine du Nord sont également touchés.

Pour les économistes le coronavirus pourrait être « le choc externe » de trop.

L’économie mondiale fait face à son pire risque de récession depuis la crise financière de 2008.

« A l’exception partielle de la peste noire en Europe au 14e siècle, chaque pandémie majeure a été suivie d’une récession économique », observe le professeur Robert Dingwall, chercheur à l’Université de Nottingham Trent en Angleterre. « Je ne pense pas qu’il y ait de bonnes raisons de penser que ce serait différent cette fois », dit-il.

Des mesures radicales contre le coronavirus

D’autant que la liste des mesures radicales pour tenter d’endiguer le nouveau virus s’allonge chaque jour un peu plus, le virus parti de la Chine continentale se propageant comme une traînée de poudre sur tous les continents.

Dès janvier, des usines de production avaient été arrêtées en Chine et des villes entières confinées. Vendredi, l’emblématique salon horloger de Bâle a été ajourné et le salon de l’automobile de Genève a été annulé. L’Arabie Saoudite a arrêté d’accueillir les pèlerins à La Mecque. L’incertitude plane en outre sur la tenue des Jeux olympiques de Tokyo en juillet. L'Iran interdit aux personnes malades ou soupçonnées de l'être de voyager à l'intérieur du pays. Les Etats-Unis et la Corée du Sud ont annoncé la suspension d'exercices militaires conjoints. En Italie, le choc entre la Juventus et l'Inter Milan ainsi que quatre autres matches du championnat se dérouleront ce week-end à huis-clos, a confirmé jeudi la Ligue italienne de football.

De lourdes conséquences économiques

Les conséquences économiques sont déjà énormes dans certains secteurs comme les transports, le luxe, le tourisme. Les voyageurs chinois, si nombreux d'habitude dans les grandes capitales européennes, font cruellement défaut. De même, les destinations asiatiques sont boudées par les touristes. L'Italie (dont le tourisme représente 13% du PIB) risque de voir aggravées ses difficultés.« Nous avons réalisé un calcul préliminaire qui estime que cette crise coûtera au moins 22 milliards de dollars [environ 20 milliards d'euros] au secteur » du tourisme dans le monde, explique Gloria Guevara, la présidente du Conseil mondial des voyages et du tourisme (WTTC) dans un entretien au quotidien « El Mundo ».Le manque à gagner pourrait grimper à 49 milliards de dollars (44,6 milliards d'euros) si la crise durait aussi longtemps que celle du SRAS qui s'était déployée en six mois entre 2002 et 2003 et à 73 milliards de dollars (66,5 milliards d'euros) si elle se prolongeait davantage, selon Oxford Economics.

La dépendance à la Chine

La dépendance à la Chine, à son immense marché et à ses gigantesques capacités de production est encore plus visible dans des domaines comme l'automobile (certains équipementiers sont en grande difficulté), l'agroalimentaire (les exportations sont piégées), le secteur pharmaceutique, etc. Certaines entreprises sont déjà au chômage technique. « La contraction de la production en Chine a eu des effets dans le monde entier, témoignant de l’importance croissante de la Chine dans les chaînes d’approvisionnement mondiales et sur les marchés des matières premières », explique l’OCDE.

Une perte d’un demi-point de pourcentage pour la croissance mondiale repose sur « l’hypothèse que le pic épidémique sera atteint en Chine au premier trimestre 2020 et que dans les autres pays, l’épidémie se révélera plus modérée et circonscrite », précise l’organisation internationale basée à Paris. Une épidémie plus durable, qui s’étendrait largement en Asie-Pacifique, en Europe et en Amérique du Nord, pourrait même diviser par deux la croissance mondiale cette année, avertit l’organisation.

Inquiétudes des banques centrales et plans d'urgence

Les banques centrales s'inquiètent. Dans un entretien au « Financial Times », Christine Lagarde, la présidente de la BCE, explique que la crise ne nécessite pas pour l'heure de réponse monétaire, mais que le choc pourrait faire long feu. Son impact sur l'économie mondiale pourrait être supérieur à celui du SRAS, en 2002, a estimé de son côté Klaas Knot le gouverneur de la banque des Pays-Bas. Les marchés boursiers se sont tous enfoncés à nouveau jeudi.

Des plans d'urgence sont prêts à être activés, notamment par le Fonds monétaire international, pour aider financièrement les pays qui ne parviendraient pas à faire face à l'épidémie.

« Nous avons des instruments de financement rapides, de facilités de crédit pour soutenir les pays » en cas d'épidémie ou de désastres naturels, a détaillé le porte-parole de l'institution, rappelant le cas d'Ebola.

Mais à Barry Glassner, sociologue américain auteur de La culture de la peur (Culture of Fear), de conclure que « les nations et les individus ont besoin de prendre leurs précautions, dont celle de contrer la peur, qui se répand au moins aussi vite que le virus lui-même ».




Jenny Chase pour DayNewsWorld

FERMETURE DE LA CENTRALE DE FESSENHEIM

CONCESSION FAITE AUX ECOLOGISTES

UNE ABERRATION FRANCAISE

Le réacteur n° 1 de la centrale de Fessenheim, plus ancienne centrale nucléaire française en activité, doit être définitivement mis à l’arrêt dans la nuit du vendredi 21 au samedi 22 février 2020. Et ce après des années de débat sur le sort de la centrale alsacienne, bâtie dans les années 1970, tout près de la frontière avec l’Allemagne

L’opération doit commencer à 20 h 30 ce vendredi et s’achever à 2 heures du matin samedi. .« Une équipe de quart, composée de dix à quinze à personnes », Une nuit éprouvante pour l 'équipe de quart qui va lancer le processus d’arrêt du réacteur n° 1, réalisant les gestes pour le découpler définitivement.

Mais certains salariés menacent de désobéir et de ne pas appliquer les procédures d’arrêt du réacteur à eau pressurisée de 900 mégawatts (MW).

Le réacteur n° 2 arrêté le 30 juin

Si la procédure suit son cours normalement, la puissance du réacteur doit baisser progressivement et il sera déconnecté du réseau électrique national lorsqu’il sera descendu à 8 % de sa puissance habituelle.

La procédure est identique à celle d’une opération de maintenance classique. Mais, cette fois, aucune remise en service n’aura lieu. Le réacteur n° 2 doit, lui, être arrêté le 30 juin.

Un décret publié au Journal officiel mercredi « abroge l’autorisation d’exploiter la centrale nucléaire de Fessenheim dont EDF est titulaire », inscrivant noir sur blanc le caractère définitif de cet arrêt.

L’évacuation du combustible de la centrale sera, selon le calendrier prévu, achevée en 2023. Ensuite doit se poursuivre la phase de préparation au démantèlement, processus inédit en France à l’échelle d’une centrale entière qui devrait commencer à l’horizon 2025 et se poursuivre au moins jusqu’en 2040.

Pour Matignon, la fermeture de Fessenheim « constitue une première étape dans la stratégie énergétique de la France, qui vise un rééquilibrage progressif » entre les différents types d’énergies, avec une diminution progressive de la part du nucléaire – actuellement de 70 %, la plus importante au monde – et une augmentation de celle de l’électricité d’origine renouvelable.

Mais la polémique sur le bien-fondé de cette fermeture ne va pas cesser avec l’arrêt du réacteur n° 1. En effet il n’y a aucune justification économique à cette fermeture, l’unité étant en parfait état de marche et certifiée par l’autorité indépendante de sûreté nucléaire. Elle rapporte de plus 200 millions d’euros net par an et son démantèlement va sûrement coûter plus d’un demi-milliard selon la Cour des Comptes.

Mais l’État actionnaire s’incline devant l’État politique et se tire une balle dans le pied. Il faut offrir un symbole aux écologistes qui mettent en avant le risque nucléaire et la gestion des déchets. Mais les écologistes occultent le fait que l’énergie nucléaire ne produit pas de gaz à effet de serre et que c’est donc une des solutions dans la lutte contre le réchauffement climatique, les énergies renouvelables pour l’instant incapables de prendre le relais en quantité suffisante et par nature instables.

En revanche, l’arrêt de Fessenheim va obliger l’Allemagne, par exemple, à produire plus d’électricité à partir du charbon.

Un choix irresponsable ?

Le député LR du Haut-Rhin Raphaël Schellenberger a demandé aux salariés « pardon pour ce choix irresponsable dont vous êtes les premières victimes ». Si la ministre de la transition écologique Elisabeth Borne a assuré qu’il n’y aurait « aucune perte d’emploi » , les élus locaux craignent que l’Etat abandonne ce territoire abreuvé depuis quarante ans par les taxes versées par EDF. Ils redoutent que des centaines de familles dotées de revenus confortables ne le quittent.

À l’heure actuelle, la fermeture de cette entreprise rentable et socialement sûre est clairement une décision prise pour faire plaisir aux écologistes.




Paul Emison pour DayNewsWorld

LE CONSEIL D'ETAT SOMME LE GOUVERNEMENT

DE REVOIR SA COPIE

SUR LA REFORME DES RETRAITES

C'est un avis très sévère.

Ce vendredi 7 janvier 2020, le Conseil d'Etat a vivement critiqué la méthode avec laquelle le gouvernement a conduit son projet de réforme des retraites, présenté le matin même en Conseil des ministres. Ce qui laisse présager de futurs débats âpres et longs.

Saisie le 3 janvier 2020, l'institution n'a disposé que de trois semaines pour rendre ses conclusions sur les deux projets de loi (organique et ordinaire).

Un temps jugé bien trop court, d'autant que le gouvernement a, en outre, modifié le texte à six reprises durant cette période.

Le Conseil d'Etat souligne qu' « eu égard à la date et aux conditions de sa saisine, ainsi qu'aux nombreuses modifications apportées aux textes pendant qu'il les examinait, la volonté du gouvernement de disposer de son avis dans un délai de trois semaines ne l'a pas mis à même de mener sa mission avec la sérénité et les délais de réflexion nécessaires pour garantir au mieux la sécurité juridique de l'examen auquel il a procédé », déclare la juridiction dans son avis.

Une « situation d'autant plus regrettable » qu'il s'agit d'une réforme « inédite depuis 1945 et destinée à transformer pour les décennies à venir […] l'une des composantes majeures du contrat social », ajoute la plus haute juridiction administrative du pays.

Des projections financières « lacunaires »

Outre les deux textes de loi, une étude d'impact financier de cette réforme lui a aussi été transmise. Et cette étude n'a pas non plus, en l'état, satisfait les juristes. La première mouture était « insuffisante », et même une fois le texte complété, « les projections financières restent lacunaires », en particulier sur la hausse de l'âge de départ à la retraite, le taux d'emploi des seniors, les dépenses d'assurance-chômage et celles liées aux minima sociaux, arguent-ils.

Dans certains cas, l'étude d'impact « reste en deçà de ce qu'elle devrait être, de sorte qu'il incombe au gouvernement de l'améliorer encore avant le dépôt du projet de loi au Parlement », relève le Conseil d'Etat.

Le recours à de trop nombreuses ordonnances

L'institution pointe également le choix de recourir à 29 ordonnances, y compris « pour la définition d'éléments structurants du nouveau système de retraite », ce qui « fait perdre la visibilité d'ensemble qui est nécessaire à l'appréciation des conséquences de la réforme et, partant, de sa constitutionnalité et de sa conventionnalité ».

Cette critique fait écho à l'explosion du nombre d'ordonnances, autrefois exceptionnelles.  « La nouveauté avec le gouvernement Philippe est l'utilisation des ordonnances pour des réformes très politiques comme le droit du travail et la réforme ferroviaire, relevait déjà le site juridique Dalloz-actualité, en mars 2018.

L'objet des ordonnances n'est alors pas tant de permettre une mise en application plus rapide, que d'éviter un enlisement des débats parlementaires : les lois d'habilitation peuvent être adoptées sans attendre la finalisation d'un texte précis." Une méthode dont le Conseil d'Etat pointe aujourd'hui la limite.

Comme exemple de conséquences de la réforme : celle portant sur la « conservation à 100 % des droits constitués » au moment de la bascule entre le système actuel et le futur « système universel » est jugée « particulièrement cruciale », à tel point « qu'en l'absence d'une telle ordonnance » la réforme « ne s'appliquera pas » aux personnes nées à partir de 1975.

Les engagements auprès des enseignants « contraires à la Constitution »

Le Conseil d'Etat estime aussi que l'engagement pris par le gouvernement de revaloriser les salaires des enseignants et des chercheurs via des lois de programmation est condamné à disparaître du texte. « Ces dispositions constituent une injonction au gouvernement de déposer un projet de loi et son ainsi contraires à la Constitution », a estimé l'institution.

La fausse promesse d'un « régime universel de retraite »

Le Conseil d'Etat relève également que le projet de réforme n'instaure pas « un régime universel qui serait caractérisé, comme tout régime de sécurité sociale, par un ensemble constitué d'une population éligible unique, de règles uniformes et d'une caisse unique ». Et pour cause, le texte crée « cinq régimes », avec « à l'intérieur de chacun de ces régimes » des « règles dérogatoires à celles du système universel ».

Cet avis intervient alors que la contestation contre la réforme des retraites a connu une nouvelle journée de mobilisation dans toute la France, avec un léger regain de mobilisation. . « Sur la forme et sur le fond, le Conseil d'Etat confirme en tout point ce que nous exprimons depuis le début. Il y a un vrai problème de consistance juridique du texte », a réagi samedi François Hommeril, le président de la CFE-CGC .

Les syndicats ont également appelé à poursuivre le mouvement la semaine prochaine.

Un avis qui va servir à ceux qui disent que le gouvernement improvise,  ou en tout cas qu'il n'est pas allé assez loin dans la réflexion  et la mise au point d'un texte,  non pas consensuel,  mais d'un texte cohérent !!!!




Garett Skyport pour DayNewsWorld

ABANDON DE LA TAXE GAFA PAR LA FRANCE

FACE AUX ETATS-UNIS

La France et les Etats-Unis ont repoussé le spectre d’une guerre commerciale entre les deux pays. Paris a accepté de geler sa taxe sur les géants du numérique, dans l’attente d’un accord international.

Le locataire de la Maison Blanche a réussi à obtenir la suspension de la fameuse taxe GAFA jusqu’à une date fixée au-delà du mardi 3 novembre , soit le jour des élections américaines.

La fameuse taxe Gafa a été mise en place par la France début 2019. Elle consiste en une taxation de 3 % du chiffre d’affaires des grandes entreprises du web qui génèrent au moins 750 millions d’euros de revenus dans le monde, et plus de 25 millions d’euros en France.

Cette entente cordiale est arrivée quelques heures à peine avant l’événement Choose France durant laquelle 200 chefs d’entreprise français et étrangers se sont réunis à Versailles pour parler d’investissements industriels et de recherche & développement.

Le but avoué de cette négociation était d’éviter une guerre économique qui aurait pu coûter 2,4 milliards de dollars à la France. Donald Trump avait en effet envisagé de taxer les exportations françaises en guise de riposte à cet impôt jugé « discriminant » et « déraisonnable » par l’administration étasunienne.

Il n'était pas dans l’intérêt de la France de déclencher une guerre commerciale avec les États-Unis, d’autant que le ministre de l’Économie, actuellement à Davos, doit rencontrer son homologue américain pour discuter (encore) des négociations à mener dans le cadre de l’OCDE, perçue comme étant le « bon format » pour fixer les règles du jeu.

Le matamore Bruno Le Maire, à Davos où il devrait rencontrer Steven Mnuchin, son homologue américain, a du baisser les armes !

Garett Skyport pour DayNewsWorld

RETRAITES

AGE PIVOT, PENIBILITE ET EMPLOI DES SENIORS

Ce mardi, Muriel Pénicaud reçoit les syndicats au ministère du Travail pour évoquer la pénibilité et l'emploi des seniors. Dans le projet de loi de réforme des retraites, c’est le flou qui continue de dominer concernant la façon dont seront gérés certains aspects du texte, dont deux qui sont aujourd’hui à l’ordre du jour: la pénibilité et l’emploi des seniors. Ce mardi 14 janvier, la ministre du Travail Muriel Pénicaud reçoit les syndicats pour plancher sur ces thèmes qui, pour des raisons différentes, sont tout aussi sensibles que l’âge pivot, finalement suspendu.

Critères de pénibilité.

La meilleure prise en compte de la pénibilité est une obligation pour le gouvernement, qui entend mettre fin aux régimes spéciaux tout en introduisant des spécificités « qui ne seront pas liées à des entreprises, mais à des métiers ». Pour ce faire, la CFDT et l’Unsa ont une idée toute trouvée: la réintroduction des quatre critères de pénibilité, supprimés par les « ordonnances Macron » au début du quinquennat. Ces critères, qui avaient été définis en 2015, portaient sur la manutention manuelle de charges lourdes, les postures pénibles, les vibrations mécaniques et les agents chimiques dangereux. Ne reste dorénavant dans le « compte personnel de prévention » que le travail de nuit, le travail répétitif, le travail dit « en 3x8 », le travail en milieu « hyperbare » (sous forte pression), bruits et températures extrêmes. “Avec les critères reconnus aujourd’hui, c’est 180.000 personnes concernées, si on met les quatre autres critères, ça fait 800.000 personnes, et là, ça commence à avoir du sens”, justifiait Laurent Berger

Mais le gouvernement est, pour le moment, complètement opposé à cette option. Le secrétaire d’État en charge du dossier, Laurent Pietraszewski, a clairement fermé la porte, au motif que ces critères « n’étaient pas ou peu évalués dans la vie des entreprises ». Une réticence d’ailleurs partagée par le Medef.

De son côté, l’exécutif souhaite plutôt encourager « des dispositifs de reconversion » pour les personnes exerçant un métier pénible. Autre piste formulée par Édouard Philppe: rendre « plus généreux » le système actuel, en faisant baisser par exemple le nombre de nuits travaillées pour pouvoir bénéficier de la prise en compte du critère.

L' emploi des seniors.

Autre point qui sera discuté entre Muriel Pénicaud et les partenaires sociaux: l’emploi des seniors. Un secteur sur lequel la France est très en retard en comparaison de ses partenaires européens, selon les chiffres de la Dares (Direction de l’animation de la recherche, des études et des statistiques). Un rapport de la Cour des comptes publié en octobre chiffre le taux d’emploi des 55-64 ans à 52,3%. Or, et même si l’âge pivot a été retiré (provisoirement) du texte, le gouvernement a bien l’intention d’inciter les Français à travailler plus longtemps. Un vœu qui entre en contradiction avec la cruelle réalité du marché de l’emploi des seniors.  40% des salariés aujourd’hui, quand ils arrivent à la retraite, ne sont déjà plus au travail.

Reste maintenant à savoir quelles pistes seront évoquées ce mardi. Le Medef propose d’instaurer une « retraite progressive »”, en proposant aux salariés concernés de passer à 80% puis 60% de temps de travail, en compensant le reste du salaire manquant par une pension versée par la caisse de retraite. En d’autres termes, de soulager les entreprises du coût des seniors.

Les syndicats réformistes préfèrent des solutions de reclassement et le lancement de campagnes d’information pour « valoriser l’intergénérationnel », comme le veut la CFDT.

Jenny Chase pour DayNewsWorld

CARLOS GHOSN VICTIME D'UN COMPLOT

Carlos Ghosn est de retour devant les caméras ce mercredi 8 janvier 2020 pour une contre-attaque médiatique. L’ancien PDG de Renault-Nissan a affirmé se présenter devant la presse, mercredi 8 janvier, pour « laver son honneur », lors de sa première apparition publique, à Beyrouth, depuis son arrivée le 30 décembre au Liban, son pays d’origine.

PRESUME COUPABLE A CAUSE D'UNE COLLUSION ENTRE NISSAN ET LE PARQUET

Carlos Ghosn avait été arrêté le 19 novembre 2018. L'homme d'affaires franco-libanais fait l'objet de quatre inculpations au Japon. Le clan Ghosn a dénoncé le système juridique au Japon et une « conspiration » ourdie par des cadres de Nissan, des hauts fonctionnaires du ministère de l'Économie et des hommes du parquet de Tokyo pour l'évincer.

« J'étais présumé coupable à cause d'une collusion entre certains cadres de Nissan avec la complicité du parquet de Tokyo et d'un cabinet d'avocats Latham Law Firm », assure-t-il.

La décision de la justice ne serait pas tombée « avant cinq ans », selon Carlos Ghosn. « Je n'ai pas fui la justice, j'ai échappé à l'injustice et à la persécution », a-t-il martelé en anglais. Il a estimé n’avoir « pas eu d’autre choix » que de fuir le Japon, où il est inculpé notamment pour malversations financières, une accusation d’après lui « sans fondement ».« J'ai préparé mon évasion car j'ai perdu tout espoir d'un procès équitable et quand la date du procès a été repoussée le 25 décembre jusqu'à 2021. » , a-t-il dit.

L'affaire de sa fuite au Liban, le 29 décembre, a pris une ampleur internationale et des enquêtes sont en cours au Japon et en Turquie, où Carlos Ghosn a fait escale. Il fait l'objet depuis la semaine passée d'une demande d'arrestation émanant d'Interpol. Beyrouth affirme qu'il est entré « légalement » au Liban, muni d'un passeport français.

Celui qui s'est « senti comme mort depuis le jour de mon arrestation. J'étais perdu dans un système que je ne comprenais pas, comme paralysé ou anesthésié » affirme que « Quand je suis sorti du Japon, c'était comme si je revenais à la vie », décrit le fugitif le plus célèbre du moment.

Et d'insister : « Il y a eu un sapage organisé de ma réputation », a attaqué l’ancien patron qui a nié toutes les accusations contre lui et parle d’une affaire « politique » pour se débarrasser avec lui et donc de l’influence de Renault dans l’alliance avec Nissan.

QUI FAISAIT PARTIE DU COMPLOT ?

Il a dénoncé un « coup monté » contre lui et s'est dit décidé à « laver son honneur ».

« Ce sont des responsables de Nissan, du ministère public japonais qui sont à l’origine de mon calvaire », a-t-il déclaré, ajoutant que « la collusion entre Nissan et les procureurs est à tous les niveaux. (…) Quand j’ai demandé à mes avocats (…) ils ont dit qu’ils craignaient que cinq ans s’écoulent peut-être au Japon avant que je n’obtienne un verdict », a-t-il ajouté.

Selon lui « cette affaire coïncide avec le début du déclin des performances de Nissan début 2017 ». « Mon calvaire s’explique aussi par l’amertume au Japon face à l’interférence de l’Etat français dans l’alliance », a-t-il insisté. Il a porté une série d’accusations :

« Qui faisait partie de ce complot ? A l’évidence (Hiroto) Saikawa [le directeur général de Nissan, poussé à la démission après avoir reconnu avoir perçu une prime indue] en faisait partie, Hari Nada [ancien bras droit de Carlos Ghosn] en faisait partie et (Toshiaki) Onuma [le sponsable du Secrétariat chez Nissan]. Mais il y a bien d’autres personnes. (Masakazu) Toyoda, membre du conseil d’administration, faisait le lien entre le conseil de Nissan et les autorités ».

DES PREUVES REELLES

« Je peux toujours faire plein de choses et je peux laver mon honneur et j'ai toutes les preuves pour montrer mon innocence », affirme l'ancien patron

« Je suis prêt à vous remettre tous les documents qui montrent qu'il n'y a pas de manipulation. Mes avocats vont vous les donner », affirme-t-il.

« Je suis innocent de toutes les accusations et je peux le prouver, j'ai les documents. Si je ne peux avoir la justice au Japon, je l'aurais ailleurs », conclut-il. Et d'ajouter :

« J'ai plaidé mon innocence en menottes et en laisse il y a un an devant un juge japonais et devant les médias » rappelle-t-il.

« Ils ont voulu tourner la page Ghosn et ils ont réussi car il n'y a plus de croissance, d'augmentation des dividendes ou d'avancées technologiques », clame Carlos Ghosn.
« Il n'y a aucun pays démocratique dans le monde où les accusations, même si elles étaient vraies, sont sanctionnées au niveau criminel », avance l'ancien dirigeant de l'alliance franco-japonaise.
Garett Skyport pour DayNewsWorld

TENSIONS ENTRE USA RUSSIE ET EUROPE

AUTOUR DU NORD-STREAM 2

La bataille économique et géopolitique entre Washington, Bruxelles et la Russie fait rage. En cause, la construction d’un gazoduc qui va faciliter les livraisons de gaz naturel russe à l’Europe. Les USA ont en effet décidé de prendre des sanctions économiques en imposant des sanctions contre les entreprises associées à la construction du gazoduc russe, sur fond d’offensive commerciale.

L'Union européenne, Berlin en tête, et Moscou ont fermement dénoncé ce samedi 21 décembre les sanctions américaines contre le gazoduc Nord Stream 2. Les mesures « affectent des sociétés allemandes et européennes et constituent une ingérence dans nos affaires intérieures », a réagi avec fermeté une porte-parole d'Angela Merkel.

Contourner l'Ukraine

Nord Stream 2 est le nom d’un gazoduc, en cours de construction et presque achevé, qui passe sous la mer Baltique en contournant notamment l’Ukraine. D’une capacité de 55 milliards de m3 par an -autant que son frère aîné, Nord Stream 1- il doit permettre de doubler les livraisons directes de gaz naturel russe vers l’Europe occidentale via l’Allemagne, principale bénéficiaire du projet. Quelque 18% de la consommation annuelle de gaz naturel de l’UE provient de la Russie via l’Ukraine. Aux yeux de ses défenseurs, la mise en service du pipeline se justifie plus que jamais car il permet de contourner le territoire ukrainien. Les approvisionnements européens avaient été à plusieurs reprises perturbés dans les années 2000 par des conflits entre Moscou et Kiev.

Il représente en tout cas un investissement d’une dizaine de milliards d’euros financé pour moitié par le géant russe Gazprom et l’autre moitié par cinq sociétés européennes (OMV, Wintershall Dea, Engie, Uniper et Shell).

Mais depuis ses débuts, de nombreux obstacles se sont dressés sur le chemin de ce projet. Nord Stream 2 n’a ainsi obtenu que fin octobre le feu vert du Danemark pour traverser ses eaux, ce qui risque fort de retarder sa mise en service, initialement prévue fin 2019.

L' offensive commerciale des USA

Pour Washington, et certains pays européens (la Pologne, les pays baltes et l’Ukraine) ce tube va accroître la dépendance des Européens au gaz russe, que Moscou pourrait utiliser pour exercer des pressions politiques. Il sacrifie aussi les intérêts de l’allié ukrainien, qui tire des revenus importants du transit du gaz russe vers l’Europe.

Pour certains observateurs, au-delà du conflit géopolitique avec la Russie, l’opposition américaine au Nord Stream 2 fait partie d’une offensive commerciale des États-Unis : Washington, grand producteur de gaz, veut accroître ses exportations de gaz naturel liquéfié (GNL) vers l’Europe.

Les sanctions promulguées vendredi 19 décembre comprennent le gel des avoirs et la révocation des visas américains pour les entrepreneurs liés au gazoduc. Le département d’État américain doit communiquer dans les 60 jours suivant leur promulgation les noms des entreprises et des personnes qui ont participé à la pose de conduites pour Nord Stream 2.

L’une des principales cibles est Allseas, entreprise suisse propriétaire du plus grand navire de pose de pipelines du monde, le Pioneering Spirit, engagé par le russe Gazprom pour construire la section offshore.

Des sanctions inacceptables pour la Russie et l' Europe

Sans surprise, la décision de Donald Trump a suscité de vives réactions chez les parties prenantes du projet. « Un Etat avec une dette publique de 22 000 milliards de dollars interdit à des pays solvables de développer leur économie réelle », a déclaré la porte-parole de la diplomatie russe Maria Zakharova sur sa page Facebook, dénonçant « l’idéologie américaine (qui) ne supporte pas la concurrence mondiale ».

« Bientôt, ils demanderont qu’on arrête de respirer ». L’Union européenne de son côté dénonce avec force l’ingérence des États-Unis dans sa politique énergétique. « Par principe, l’Union européenne s’oppose à l’imposition de sanctions contre des entreprises européennes se livrant à des activités légales », a affirmé un porte-parole de l’UE. La Commission européenne est en train d’analyser les répercussions possibles des sanctions américaines, a indiqué le porte-parole. « L’objectif de la Commission a toujours été d’assurer que Nord Stream 2 opère de façon transparente, avec un niveau approprié de surveillance réglementaire ».

« Le gouvernement rejette ces sanctions extraterritoriales. Elles affectent des sociétés allemandes et européennes et constituent une ingérence dans nos affaires intérieures », a réagi Ulrike Demmer, une porte-parole d’Angela Merkel.

Alize Marion pour DayNewsWorld

AVANCEES OU STATU QUO SUR LA REFORME DES RETRAITES ?

Les discussions engagées par Edouard Philippe avec les partenaires sociaux sur le projet de réforme des retraites n'ont pas permis de lever les désaccords de fond, notamment sur « l'âge d'équilibre » malgré quelques signes d'ouverture.

Les syndicats ont cependant obtenu la tenue de discussions début janvier sur quatre chantiers : pénibilité, transitions vers le futur système unique de retraites par points, minimum contributif et fins de carrière.

1° Age d'équilibre

Sur l'instauration progressive à partir de 2022 d'un âge pivot à 64 ans à l'échéance 2027, le chef du gouvernement a dit avoir pris acte de l'hostilité des syndicats, la CFDT au premier chef, mais maintient le principe de cette option « juste » selon lui pour rééquilibrer financièrement le système.

« L'âge d'équilibre, ce n'est pas simplement demander à certains de partir un peu plus tard, c'est aussi pour beaucoup de permettre de partir beaucoup plus tôt », a-t-il notamment plaidé alors que la CFDT reste fermement opposée à un scénario paramétrique « inacceptable »

Edouard Philippe s’est redit «radicalement opposé» à deux solutions alternatives: une baisse des pensions, d’une part, et une augmentation des cotisations d’autre part, qui alourdirait le coût du travail.

Le premier ministre a avancé des arguments principalement budgétaires. «Personne ne croira dans notre nouveau système, personne ne croira dans nos nouveaux droits si nous ne disons pas comment nous les financerons», a-t-il plaidé. Le futur système devra donc être solide, financièrement, d’une manière ou d’une autre.

Néanmoins, Edouard Philippe a laissé la porte ouverte à un aménagement des «trajectoires» de l’âge d’équilibre, par exemple par la «reconnaissance de la pénibilité, du handicap ainsi que [par] la retraite progressive», a-t-il suggéré

2° Minimum de pension

Il a en outre identifié des pistes d'amélioration pour le minimum contributif prévu par la réforme, parmi lesquelles une hausse au-delà de 85% du smic pour les carrières complètes. Aucun chiffre précis n’a toutefois été évoqué jusqu’ici. De leur côté, plusieurs partenaires, dont la CFDT, souhaitent le porter à 100% du smic.

3° Les régimes spéciaux

Tout en maintenant l'objectif d'une suppression des régimes spéciaux, il a indiqué que les discussions au sein de la SNCF et de la RATP avaient ouvert des voies d'aménagement.

« En ce qui concerne les agents de SNCF au statut, le gouvernement confirme son accord pour la mise en place de mesures favorisant la progressivité de la mise en œuvre de la réforme et le respect des droits acquis », a-t-il dit. Pour les agents de la RATP, « les derniers échanges ont permis d'aboutir à des avancées importantes sur la question des transitions, ces avancées sont sur la table, chacun les jugera. »

4° Les enseignants...

Edouard Philippe a rappelé qu’il s’était «engagé à revaloriser les revenus des professeurs et des chercheurs», pour qu’ils puissent bénéficier d’un niveau de pension «égal à celui d’agents de corps équivalent». La hausse débutera en janvier 2021. Une «trajectoire très claire de revalorisation» des rémunérations sera définie dans une loi de programmation, sur la base de discussions qui auront lieu d’ici l’été 2020. Les enseignants-chercheurs bénéficieront du «même travail» et d’une loi de programmation dédiée.

Le futur système de retraite «reconnaîtra les spécificités» du métier des marins, a également déclaré l’occupant de Matignon, «en particulier dans le cadre des âges d’ouverture des droits».

Edouard Philippe a conclu que le système universel pouvait être «encore amélioré» même si des «désaccords» subsistaient sur «la méthode et la façon» de mettre en œuvre ce nouveau système. Il recevradonc à nouveau les partenaires sociaux «dans les premiers jours de janvier» afin de poursuivre le dialogue avec eux.

Si Edouard Philippe a appelé les syndicats à la «responsabilité» afin qu’une trêve ait lieu dans la grève  à la SNCF comme à la RATP, la CGT-Cheminots et plusieurs autres organisations opposées à la réforme restent, sur ce point, fermes: «pas de trêve» pour les fêtes de fin d’année.

Jaimie Potts pour DayNewsWorld

COMPRENDRE LA RETRAITE PAR POINT

L'exécutif a présenté une reforme des retraites basée sur un système de points qu'il a appelé «  système universel de retraites ». Ainsi le Premier ministre a détaillé le nouveau système de retraite par point .

De nombreux régimes fonctionnent par points, et la plupart des Français sont concernés par ce système. Exemples :

la retraite complémentaire des salariés du secteur privé, celle des travailleurs indépendants, la retraite des professions libérales…

Le point devient donc le nerf de la guerre. Finis les trimestres de cotisation, les actifs cumuleront désormais des points pendant leur carrière. Au moment de partir à la retraite, ce nombre total de point est converti en pension.

Dans certaines situations d’inactivité, par exemple si vous êtes au chômage, en congé maternité ou en arrêt maladie, vous obtiendrez tout de même des points de retraite.

C’est ce que l’on appelle la solidarité au sein d’une même génération.

Mais combien vaudra le point ?

Édouard Philippe a annoncé que les partenaires sociaux fixeront la valeur du point « sous le contrôle du Parlement ».

« La loi prévoira une règle d'or pour que la valeur du point acquis ne puisse pas baisser », avec une indexation sur les salaires et non pas sur l'inflation.

Mais la valeur du point qui va déterminer le montant des pensions est à ce jour inconnue, et les syndicats opposés à la réforme, comme la CGT et FO, craignent que celle-ci ne serve de variable d'ajustement budgétaire.

Carl Delsey pour DayNewsWorld

AUNG SAN SUU KYI REFUTE LE GENOCIDE

DES ROHINGYAS

Aung San Suu Kyi, chef du gouvernement de Birmanie, est venue mardi 11 décembre au tribunal international de La Haye (Pays-Bas) représenter son pays, accusé dans les massacres des Rohingyas.

Mandatée par les 57 Etats membres de l’Organisation de la coopération islamique, la Gambie a estimé mardi que la Birmanie a violé la Convention pour la prévention et la répression du crime de génocide, un traité de droit international approuvé en 1948.

Aussi la dirigeante birmane, Prix Nobel de la paix en 1991, a- elle fait fait face à ses accusateurs, notamment la Gambie, qui représentait les pays musulmans.

« Nous demandons à la Birmanie d'arrêter ses tueries insensées, ses actes de barbarie et de brutalité qui ont choqué et continuent de choquer », a déclaré Abubacarr Tambadou, ministre gambien de la Justice.

Aung San Suu Kyi s’est défendue mercredi 11 décembre devant la Cour internationale de justice en déclarant que la Gambie avait dressé un « tableau trompeur et incomplet » de la situation de la minorité musulmane rohingya.

« Malheureusement, la Gambie a présenté à la Cour un tableau trompeur et incomplet de la situation dans l’Etat de Rakhine », a affirmé Aung San Suu Kyi mercredi, lors d’une audience à laquelle elle assiste pour défendre son pays. Elle s'est faite l'avocate de la politique birmane, rappelant que la situation qui règne dans cette région de l'ouest du pays résulte de problèmes remontant à des siècles, la minorité rohingya, étant une population originaire de l'actuel Bangladesh. Il s'agit d'un « conflit armé interne », selon elle.

Si la dirigeante birmane de 74 ans a reconnu que les militaires avaient peut-être utilisé une «force disproportionnée» lors des exactions contre la minorité musulmane, elle a cependant estimé que « l’intention génocidaire » ne pouvait pas être « la seule hypothèse » dans la situation de la minorité musulmane rohingya.

Elle a demandé de s'abstenir de toute action qui pourrait aggraver la situation. et mettre en péril la paix et la réconciliation.« Veuillez garder à l'esprit cette situation complexe et le défi lancé à la souveraineté et à la sécurité dans notre pays lorsque vous évaluez l'intention de ceux qui ont tenté de faire face à la rébellion », a-t-elle déclaré devant la CIJ, plus haute juridiction de l'ONU.

Depuis août 2017, quelque 740 000 Rohingya se sont réfugiés dans ce pays voisin de la Birmanie, à majorité bouddhiste, pour fuir les exactions de l’armée birmane, qualifiées de « génocide» par des enquêteurs de l’ONU.

Larry Ricky pour DayNewsWorld

REFORME DES RETRAITES

LES ANNONCES D'EDOUARD PHILIPPE

Au lendemain d'une nouvelle journée de manifestation le Premier ministre s'est longuement exprimé mercredi devant le Conseil économique, social et environnemental (CESE).
Dès les premiers mots de son intervention, Édouard Philippe a tenu à afficher sa détermination en affirmant que «le temps [était] venu de construire un système universel de retraites». «Nous proposons un nouveau pacte entre les générations», a-t-il assuré, promettant de «préserver ce lien indéfectible» qui constitue «le pacte social» de notre pays.

«Le système sera donc le même pour tous les Français, sans exception, au lieu d’être organisé par statuts. Le temps du régime universel est venu, celui des régimes spéciaux s’achève», a-t-il résumé.

Il a ainsi répondu à ses adversaires politiques en assurant que « l’ambition d'universalité portée par le gouvernement est une ambition de justice sociale. Nous ne stigmatisons personne (...) Il n'y aura ni vainqueur, ni vaincu ».

Voici donc les grandes lignes à retenir de son intervention :

1° Les Français nés avant 1975 pas concernés

Les travailleurs nés avant 1975 ne seront pas concernés pas le nouveau système universel, a expliqué le premier ministre. «Ceux qui entreront sur le marché du travail en 2022 intégreront le nouveau système. La génération 2004 sera la première à intégrer le système universel de retraites dès son premier travail», a-t-il ajouté

Pour les autres « la transition sera très progressive » a-t-il ajouté, assurant que « toute la partie de carrière effectuée jusqu'à 2025 donnera lieu à une retraite calculée sur les anciennes règles » et que « seules les années travaillées à partir de 2025 seront régies par le système universel ».

2° La mise en place d'un système par points dans une retraite par répartition

Le premier ministre a confirmé la mise en place d'un système de retraites par points, et non plus par trimestres. Aux partenaires sociaux de fixer la valeur du point «sous le contrôle du Parlement», valeur qui ne devrait pas baisser puisque « la loi prévoira une règle d'or pour que la valeur du point acquis ne puisse pas baisser» avec «une indexation non pas sur les prix mais sur les salaires qui dans notre pays augmentent plus vite», a affirmé Edouard Philippe

3° La suppression des régimes spéciaux

La suppression progressive des 42 régimes de retraite existants, dont les régimes spéciaux, aura bien lieu. «Nous mettrons fin aux régimes spéciaux», mais «progressivement, sans brutalité, avec respect», a affirmé le Premier ministre.

4° Une retraite minimum à 1000 euros

Une pension minimale de 1000 euros nets par mois pour une carrière complète au SMIC sera garantie. Ce minimum de pension «sera garanti par la loi à 85% du SMIC dans la durée et évoluera comme celui-ci», a ajouté le Premier ministre

.« Le système universel permettra de mieux protéger les Français les plus fragiles, qui sont de fait trop souvent les oubliés du système », a-t-il plaidé. Une bonne nouvelle notamment pour les agriculteurs et les femmes dont le niveau de pension est souvent inférieur à ce montant.

5° Un âge légal à 62 ans et un âge pivot à 64 ans

Le Premier ministre a affirmé que l 'âge légal de départ sera maintenu à 62 ans tandis qu'un âge pivot sera instauré à 64 ans avec un système de «bonus-malus». « Pour atteindre l'âge d'équilibre de 64 ans en 2027, il nous faudra mettre en place un système de bonus-malus qui incitera les Français à travailler plus longtemps », a déclaré le Premier ministre.

Les pompiers, les gendarmes ou encore les militaires conserveront les bénéfices liés à l’âge. Ils continueront à bénéficier des bonifications. Pour les aides-soignants, les seuils seront adaptés pour la reconnaissance de la pénibilité et des dispositifs pourront être mis en place pour proposer un temps partiel sans perte de salaire en fin de carrière.

6° Les «riches» mis à contribution par solidarité

«Au-delà de 120.000 euros annuels de revenus, les plus riches paieront une cotisation de solidarité plus élevée qu'aujourd'hui», a détaillé Édouard Philippe. Ces propos reprennent le rapport de Jean-Paul Delevoye qui suggère que ces hauts-revenus continuent à cotiser au-delà de 120.000 euros à hauteur de 2,81%.

Le projet de loi sur la réforme des retraites sera soumis au conseil des ministres le 22 janvier 2020 et discuté au Parlement fin février, a indiqué Edouard Philippe.

« Le projet de loi de réforme des retraites sera prêt à la fin de l'année, nous le soumettrons au conseil des ministres le 22 janvier 2020 et il sera discuté au Parlement à la fin du mois de février », a souligné le chef du gouvernement.

Jenny Chase pour DayNewsWorld

RETRAITE "PAS D'ANNONCES MAGIQUES"

L'exécutif s'emploie à préparer le terrain pour la déclaration attendue d'Edouard Philippe sur la réforme des retraites. Chacun en distillant sa petite phrase. Interrogé sur les manifestations qui agitent la France depuis jeudi en marge d'un sommet sur le processus de paix en Ukraine, le chef de l'État a réagi lundi soir pour la première fois depuis le début de la mobilisation.

« J'ai pleinement rassuré Vladimir Poutine en lui disant que les manifestations à Paris ne concernait absolument pas la réforme des retraites menée en Russie », a répondu ironiquement le président au journaliste de la chaîne d'infos qui lui demandait si la grève contre la réforme des retraites inquiétait les visiteurs étrangers.

Puis il a ajouté, que « chacun autour de la table sait ce qu'est une réforme indispensable à son pays et ce qu'elle implique d'être menée. Ça relève de l'action du gouvernement et des annonces qui seront faites demain (mercredi, ndlr). Je n'ai pas senti une grande inquiétude, je vous rassure. ». Emmanuel Macron , malgré le mouvement social, persiste et signe.

Le premier ministre de son côté s'est également exprimé, devant les députés de la majorité, avant sa prise de parole mercredi. «Ce n'est pas parce que je fais un discours (mercredi midi) que les manifestations vont cesser. Ce discours va même susciter de nouvelles questions.

Et c'est normal. Il y aura des questions et il y aura des débats dans l'hémicycle sur des sujets légitimes», a lancé le chef du gouvernement lors de cette réunion hebdomadaire, qui se tient à huis clos. Le premier ministre aurait également déclaré qu'il ne fera «pas d'annonces magiques» qui puissent faire «cesser les manifestations» et «les questions» des Français sur la réforme des retraites.

Si 76 % des Français se disent favorables à une réforme des retraites, 64 % ne font pas confiance à Emmanuel Macron et au gouvernement pour la mener à bien, selon un sondage Ifop publié par Le Journal du dimanche.

Dans cette « bataille de l’opinion », l’exécutif est  aussi critiqué de toutes parts sur la méthode avec laquelle il mène son projet depuis près de deux ans, marquée par un flou qui a exacerbé les inquiétudes des Français.

«  Nous aurons un travail d’explication très fort à mener», admet le premier ministre. Un travail qui aurait dû être fait en amont...

Question de méthode à un moment où la parole publique est décrédibilisée.

Garett Skyport pour DayNewsWorld

QUELLES CONCESSIONS

POUR LA REFORME DES RETRAITES ?

La grève contre la réforme des retraites se poursuit dans les transports en commun.

Jeudi 5 décembre 2019 au moins 800 000 personnes avaient manifesté dans toute la France si bien que les syndicats, ragaillardis, ont décidé d'une nouvelle grève le mardi 10 décembre 2019 pour obtenir d'éventuelles concessions de l'exécutif.

L'exécutif, de son côté, laisse la porte ouverte à de nouvelles négociations. « Il reste des marges de négociation », a assuré la porte-parole du gouvernement Sibeth Ndiaye.

Lundi, Agnès Buzyn, la ministre des Solidarités et de la Santé, recevra tous les partenaires sociaux, avec le haut-commissaire aux Retraites Jean-Paul Delevoye. Puis ce sera au tour des annonces très attendues d'Édouard Philippe, mercredi midi, devant le Conseil économique, social et environnemental (Cese).

Son projet de réforme censé être présenté dans son « intégralité », sera scruté à la virgule près.

Mais quelles concessions l'exécutif pourrait-il faire ?

1° Un renoncement aux mesures d'économies

Pour Emmanuel Macron le futur « système universel » censé remplacer les 42 régimes existants devra être « équilibré financièrement » dès le départ. Or , selon le rapport publié jeudi 21 novembre par le Conseil d'orientation des retraites (COR), le système de retraites actuel devrait atteindre un déficit entre 7,9 et 17,2 milliards d'euros en 2025. A charge donc au gouvernement d' équilibrer les comptes de l'assurance-retraite d'ici 2025 en prônant des mesure pour pallier ce déficit annoncé. Parmi les pistes évoquées : l'allongement de la durée des cotisations ou la mise en place d'un âge-pivot de départ à la retraite à 63 ou 64 ans, avec application de décote avant. Des réformes dites « paramétriques », que le leader de la CFDT, Laurent Berger, seul soutien du gouvernement, refuse catégoriquement.

« Si l'on veut réussir la réforme, il peut être avisé de renvoyer aux partenaires sociaux les mesures d'équilibre à un horizon plus lointain. Ce n'est pas une urgence », explique  le député LREM Sacha Houlié chez un confrère.

2° Une entrée en application de la réforme repoussée

Le rapport Delevoye propose une entrée en vigueur du système à points à partir de 2025, pour les générations nées à partir de 1963. Mais le gouvernement envisage depuis plusieurs semaines de décaler cette date d'entrée en application. Le 27 novembre, Édouard Philippe avait indiqué que des personnes à « 10 ou 15 ans » de la retraite pourraient être concernées, donc nées en 1968 ou 1973.Ce qui exclurait les cinquantenaires pour qui la réforme ne s'appliquerait donc pas

Ce compromis, entre le projet Delevoye et l'idée désormais abandonnée de la « clause du grand-père » (une réforme qui ne s'appliquerait qu'aux nouveaux entrants sur le marché du travail), semblerait « le bon curseur », selon la formule d' Édouard Philippe

3° La revalorisation du salaire des enseignants

Face à la forte mobilisation des enseignants (51,15 % dans le primaire et 42,32 % dans le secondaire), le Premier ministre comme le ministre de l 'éducation nationale ont tenté de calmer les esprits en promettant des hausses de salaires. Des simulateurs ont en effet circulé ces dernières semaines, affichant de fortes baisses de pensions pouvant aller jusqu'à 900 euros par mois si le calcul de la pension prenait en compte l'ensemble de la carrière et non plus les six derniers mois avant la retraite, comme aujourd'hui. « Le système universel de retraite, ce n'est pas la baisse des pensions des enseignants. Au contraire, c'est la revalorisation progressive de leur traitement, de façon à ce que leur pouvoir d'achat ne baisse pas », a tenté de rassurer le Premier ministre ce vendredi. La mesure, qui devrait être intégrée dans le budget de 2021, coûterait entre 400 et 500 millions d'euros par an.

Pour certains observateurs cependant ces quelques concessions ne suffiraient pas à apaiser les tensions.

« Macron est dans une impasse. S'il cède, son électorat venant de droite sera mécontent et il perdra énormément dans cette partie de l'opinion qu'il cherche à conquérir. Et s'il ne cède pas, l'élection présidentielle de 2022 sera un référendum pour ou contre cette réforme », selon l' analyse Jean-Christophe Cambadélis pour un confrère.

Garett Skyport pour DayNewsWorld

LA REFORME DES RETRAITES DEVOILEE EN FIN DE SEMAINE PROCHAINE

Si l'on en croit l' Elysée «l'architecture de la réforme » devrait être enfin dévoilée au courant de la semaine prochaine et Emmanuel Macron se dirait « calme » et « déterminé » malgré le mouvement social organisé dès ce jeudi 5 septembre 2019.

Pour l'instant en effet, alors que les grèves et les manifestations contre la réforme des retraites ont débuté, jeudi 5 décembre, bien inspiré serait celui qui connaîtrait le contenu de la réforme.

Jusqu'à présent le gouvernement a donné l'impression de naviguer à vue au gré de l'opinion publique.

Dans une large majorité les Français, à 63%, soutiennent une grève qui ne ferait pas même paniquer le chef de l'État.

« Le chef de l'État est calme et déterminé à mener cette réforme, dans l'écoute et la consultation" »,

« il est attentif au respect de l'ordre public et aux désagréments subis par les Français », selon la présidence.

Et de continuer :

« Le Haut Commissaire Jean-Paul Delevoye achèvera les consultations avec les partenaires sociaux en début de semaine et s'exprimera pour effectuer une synthèse de ces discussions, puis le Premier ministre s'exprimera vers le milieu de la semaine prochaine sur l'architecture générale de la réforme », a précisé l'Élysée.

Et pourtant se joue aujourd'hui et dans les jours suivants la bataille de l'opinion.

S'il revient effectivement à Emmanuel Macron et son premier ministre de déterminer les derniers arbitrages, ces derniers dépendront cependant de l’ampleur de la mobilisation sociale des prochains jours.

Garett Skyport pour DayNewsWorld

PLAN D'URGENCE POUR L'HOPITAL PUBLIC

DES MESURES JUGEES INSUFFISANTES

Des milliers de soignants ont défilé jeudi 14 novembre dans les rues de la capitale pour alerter sur la dégradation rapide de la situation à l’hôpital public.

« La situation est encore plus grave que celle que nous avions analysée », a alors reconnu, le même jour, Emmanuel Macron lors d’un déplacement à Epernay (Marne).

Une semaine plus tard le premier ministre, Edouard Philippe, et la ministre de la santé, Agnès Buzyn, ont présenté un plan d’urgence d’ampleur pour l’hôpital public, exsangue après des années de restrictions budgétaires. Les deux premiers plans en faveur des urgences, présentés en juin et en septembre, n’avaient pas permis en effet de mettre fin au mouvement de grève commencé en mars et qui touche désormais plus de 260 services.

Cette fois le plan présenté se veut à la hauteur pour sauver ce « trésor national » qu’est l’hôpital public, selon l’expression de Mme Buzyn et pour tenter d’éteindre l’incendie avant la journée de mobilisation en faveur des retraites du 5 décembre.

Le Premier ministre a ainsi annoncé une rallonge de 300 millions d’euros en plus dès 2020, soit 1,5 milliard supplémentaire sur les trois prochaines années et également une reprise partielle mais conséquente de la dette des hôpitaux (10 milliards sur 30 milliards, soit un tiers). L’Objectif national de dépenses d’Assurance-maladie(Ondam) dévolu spécifiquement à l’hôpital passera donc à 2,4 %, contre 2,1% fixé initialement.

Quant à la ministre de la Santé, elle a notamment annoncé une prime de 800 euros net pour 40 000 infirmiers et aides-soignants vivant à Paris et en petite couronne, et gagnant moins de 1 900 euros par mois. Agnès Buzyn a par ailleurs annoncé une prime au mérite annuelle de 300 euros qui « pourra bénéficier à 600 000 professionnels de santé ». La prime d'engagement dans la carrière hospitalière sera également revalorisée.

Mais les annonces, si elles constituent un premier pas, n'en demeurent pas moins insuffisantes pour le collectif Inter-Urgences qui réclamait principalement une hausse des salaires et des effectifs ainsi qu'un arrêt des fermetures de lits.

A moins de trois semaines d’une grève illimitée contre sa réforme des retraites le 5 décembre, qui s'annonce très suivie, le président de la République avait dit avoir « entendu la colère et l’indignation » de l’hôpital.

Et pourtant la mobilisation est pour l'instant toujours appelée à se poursuivre: le collectif Inter-Hôpitaux avait annoncé une nouvelle « manifestation nationale » le samedi 30 novembre; et les internes en médecine sont également appelés à une grève illimitée à partir du 10 décembre pour dénoncer la « dégradation des soins ».

Nul doute que la colère, non éteinte aujourd'hui, des soignants converge également avec celle des manifestants contre la réforme des retraites le 5 décembre. Une agrégation des mécontentements  dangereuse...pour le gouvernement.

Garett Skyport pour DayNewsWorld

VERS LA PRIVATISATION DE LA FRANCAISE DES JEUX

L'Etat français est en passe de céder l’un de ses bijoux de famille: la Française Des Jeux. L’entrée de la FDJ à la bourse de Paris est en effet fixée au 21 novembre 2019. Dès le 7 novembre, ceux qui le souhaitent vont pouvoir souscrire des actions de la FDJ.

La FDJ a vu le jour en 2009, mais tout a commencé en 1933. L'État s'inspire de la loterie des gueules cassées de 14-18 et crée la Loterie nationale. Depuis, la marque FDJ est entrée dans le patrimoine et ses différents jeux suscitent la passion chez beaucoup. C'est une société prospère avec un chiffre d'affaires colossal de 1,8 milliard d'euros en 2018.

Ce 7 novembre, l’Etat met donc le destin de la Française des jeux (FDJ) entre les mains des investisseurs. Lui qui détenait jusqu’à présent 72% de la société héritière de la Loterie nationale, créée en 1933 afin de financer la réinsertion des « gueules cassées », a décidé d’en céder 52% sur Euronext.

Cette privatisation a été votée dans le cadre de la loi Pacte et validée le 17 octobre par l’Autorité des marchés financiers.

Elle doit permettre à l’Etat de récolter plus d’1 milliard d’euros (l'opération pourrait même rapporter jusqu'à 1,9 milliard d'euros) afin d’accélérer les dotations au fonds pour l’innovation.

Mais au prix de brader nos bijoux de famille cependant et de fiscaliser les gains...

Et ne se prive-t-on pas aussi « d’un rendement annuel de 100 millions d’euros pour un one shot d’un milliard. », comme l'a dénoncé Christian Eckert, ancien secrétaire d’État chargé du Budget entre 2014 et 2017 ?

Andrew Preston pour DayNewsWorld

MORATOIRE SUR LA FRACTURATION HYDRAULIQUE EN GRANDE-BRETAGNE

Le gouvernement britannique a annoncé samedi 2 novembre 2019 suspendre la fracturation hydraulique destinée à extraire du sous-sol du gaz de schiste en raison des risques de secousses sismiques, faisant ainsi marche arrière sur ce sujet impopulaire, au tout début de la campagne des législatives.

Un moratoire sur la fracturation hydraulique

Cette décision, qui survient au début de la campagne électorale lancée par Boris Johnson en vue des élections anticipées du 12 décembre, a été prise après le compte-rendu d'un incident en août dernier sur un site contrôlé par le groupe d'énergie britannique Cuadrilla près de Blackpool, dans le nord de l'Angleterre, où un tremblement de terre de magnitude 2,9 a secoué des habitations.« Après avoir examiné le rapport de l'OGA (...), il est clair que nous ne pouvons pas exclure de nouvelles conséquences inacceptables pour la population locale », a déclaré dans un communiqué la ministre chargée des Entreprises et de l'Energie, Andrea Leadsom. « Pour cette raison, j'ai conclu que nous devrions instaurer un moratoire sur la fracturation hydraulique en Angleterre avec effet immédiat », a-t-elle annoncé.


Forte mobilisation des environnementalistes

Le procédé de fracturation hydraulique qui consiste à créer des fissures souterraines et y infiltrer un mélange d'eau, de sable et de produits chimiques pour permettre l'extraction de gaz ou de pétrole capturé dans la roche, avait été dénoncé par les environnementalistes. Ces derniers considèrent en effet que cette technique va à l'encontre de l'engagement du Royaume-Uni de réduire à néant les émissions de gaz à effet de serre d'ici 2050. Plusieurs centaines de manifestants ont d'ailleurs été arrêtés ces dernières années pour avoir tenté de perturber les opérations de Cuadrilla dans le cadre d'un mouvement « anti-fracking » (anti-fracturation hydraulique).

Pour une moindre dépendance énergétique

Le Royaume-Uni voulait à l'origine suivre l'exemple des Etats-Unis, où l'industrie du schiste a connu un boom spectaculaire renforçant l'indépendance énergétique du pays, grâce à la technique de la fracturation hydraulique. Boris Johnson avait en effet par le passé indiqué son soutien pour cette industrie entendant réduire fortement la dépendance du pays à l'égard des importations de gaz naturel -en provenance de la Norvège et du Qatar- utilisé pour chauffer 80% des foyers britanniques.

Le gouvernement conservateur avait escompté en 2016 l'ouverture de 20 puits d'ici à mi-2020. Or, à ce jour, seuls trois ont été forés, sans qu'aucune exploitation de gaz de schiste ait débuté et sans que les pouvoirs publics sachent quelles quantités pourraient être extraites à terme. Le site de Preston New Road est en effet le seul projet de fracturation hydraulique en cours au Royaume-Uni.

Les autres nations du Royaume-Uni - l'Ecosse, le Pays de Galles et l'Irlande du Nord – sont, quant à elles, opposées au déploiement de cette technique.

En ce début de campagne électorale où l'environnement sera l'un des sujets phares, le chef du Labour, Jeremy Corbyn, a qualifié le moratoire de « manœuvre électorale pour tenter de gagner quelques voix ».

S'il arrivait au pouvoir, il a promis sur Twitter un « vrai changement », avec l'interdiction définitive de cette technique, comme elle l'a été en France et en Allemagne.

Joanne Courbet pour DayNewsWorld

TROIS LAUREATS POUR LE PRIX NOBEL D'ECONOMIE

ESTHER DUFLO , ABHIJIT BANERJEE

ET MICHAEL KREMER

Le prix Nobel d’économie a été attribué lundi à la Franco-Américaine Esther Duflo et aux Américains Abhijit Banerjee et Michael Kremer pour leurs travaux sur la réduction de la pauvreté dans le monde.

Les deux premiers, mari et femme dans le civil, travaillent sur la pauvreté et ont créé leur laboratoire au sein du MIT, à Boston. Le tandem Duflo-Banerjee mènent des recherches au plus près du terrain, de l’Inde à la Chine en passant par le Chili ou le Mexique. Ils observent de quelle façon les habitants les plus pauvres de la planète prennent leurs décisions économiques.

Et cela afin de définir quelles seraient les meilleures politiques pour les sortir de leur condition. Ils ont introduit dans la discipline la notion d'expérimentation en situation réelle, grâce à des évaluations d'impact aléatoires.

A partir de ce travail minutieux, les deux chercheurs ont remis en cause certaines idées reçues sur la lutte contre la pauvreté, comme l'utilité de subventionner les prix des produits alimentaires de base, l'efficacité du micro-crédit, ou encore le lien de causalité entre la pauvreté d'un pays et la situation de famine qui peut s'y installer. Ces analyses à contre-courant, le tandem Duflo-Banerjee les a développés dans un livre, Repenser la pauvreté, paru en France aux éditions du Seuil.

« Je suis ravie que l'innovation sociale soit reconnue sur le même plan que les innovations technologiques », déclare celle qui en 2012 a été conseillère économique d'Obama sur le développement.

Michael Kremer, ancien du MIT aujourd’hui à Harvard, a publié, en 2004, un article marquant dans la revue Econometrica, où il utilisait une méthode banale de la recherche médicale, « l’évaluation par échantillonnage aléatoire » (randomized controlled trials, RCT), pour évaluer l’impact de l’administration d’un médicament à des enfants kényans sur leur fréquentation scolaire.

Le principe de la RCT est d’évaluer l’efficacité d’un traitement en comparant la situation d’un échantillon de population « traitée », dite « population test », à celle d’une population non traitée, dite « population témoin » ou « groupe de contrôle ».Michael Kremer a « démontré à quel point cette approche peut être puissante en utilisant des expériences de terrain pour tester diverses interventions susceptibles d’améliorer les résultats scolaires dans l’ouest du Kenya », explique l’Académie.

Les travaux conduits par les lauréats « ont introduit une nouvelle approche (expérimentale) pour obtenir des réponses fiables sur la meilleure façon de réduire la pauvreté dans le monde », a annoncé à Stockholm le secrétaire général de l’Académie royale des sciences, Göran Hansson. Leurs recherches, ainsi que celles de Michael Kremer ont transformé l'économie du développement, affirme l'institution suédoise.

« Malgré de récentes et importantes améliorations, l’un des défis les plus urgents de l’Humanité est la réduction de la pauvreté dans le monde, sous toutes ses formes », rappelle l’académie.

Quelque 700 millions de personnes vivent encore dans l’extrême pauvreté, selon la Banque mondiale.

Jaimie Potts pour DayNewsWorld

DIESELGATE UN PROCES HORS-NORME

C'est un procès hors-norme pour un scandale sans précédent qui s'ouvre ce lundi 30 septembre 2019 au tribunal régio­nal de Brunswick (Basse-Saxe, nord de l’Allemagne).

En septembre 2015, le groupe allemand Volkswagen admettait en effet avoir équipé 11 millions de véhicules d’un logiciel frauduleux pour manipuler leurs émissions de gaz toxiques.

Des révélations qui ont provoqué une avalanche de poursuites judiciaires contre le constructeur et ses dirigeants.

Les propriétaires de quelque 450 000 véhicules en Allemagne, se sentant floués par le constructeur, se sont alors rassemblés dans une requête commune gérée par l' association de consommateurs, VZBZ.

Cette association, unique requérant, accuse Volkswagen d'avoir sciemment trompé ses clients avec un logiciel espion installé dans chacune des voitures et permettant de biaiser les chiffres lors des contrôles anti-pollution.

Que risque Volkswagen ?

Concrètement, les juges devront trancher une cinquantaine de points, mais la question principale sera de déterminer si Volkswagen a « causé un préjudice » et agi « de manière contraire à l'éthique ».

Même s'il s'avérait défavorable à Volkswagen, le jugement n'entraînera pas directement un remboursement. A chaque plaignant de faire ensuite valoir ses droits individuellement.

Pour Volkswagen, le scandale du diesel « appartient à l'histoire du groupe » au même titre que « la coccinelle et la Golf », reconnaît Ralf Brandstätter, responsable de la marque VW.

Mais il assure que le groupe a « profondément changé » : le constructeur mise 30 milliards d'euros sur sa nouvelle gamme électrique pour « regagner l'estime de la société ».

Andrew Preston pour DayNewsWorld

LE NAUFRAGE DU VOYAGISTE THOMAS COOK

Le voyagiste britannique Thomas Cook a annoncé lundi qu’il faisait faillite après avoir échoué au cours du week-end à trouver des fonds nécessaires pour sa survie.

Un rapatriement d'envergure

L'Autorité de l'aviation civile (CAA) et le gouvernement sont sur le pied de guerre pour organiser un rapatriement massif de quelque 600.000 touristes dans le monde dont 150.000 pour la Grande-Bretagne, deux fois plus que lors de la faillite de la compagnie aérienne britannique Monarch il y a deux ans.

Ils ont activé un plan d'urgence baptisé « Opération Matterhorn », du nom d'une campagne de bombardement américaine lors de la deuxième guerre mondiale. « Notre plan d'urgence a permis d'acquérir des avions du monde entier - certains venant de Malaisie - et nous avons envoyé des centaines de personnes dans des centres d'appels et dans les aéroports », a déclaré le ministre des Transports Grant Shapps.

Le plus ancien tour opérateur indépendant du monde

Né en 1841, le tour opérateur indépendant le plus vieux du monde, compte 22.000 employés dont 9.000 au Royaume-Uni. Thomas Cook gère des hôtels et des complexes touristiques, des liaisons aériennes et des croisières. Il opère dans 16 pays et fait affaire avec 19 millions de clients par an.

En 2007, Thomas Cook avait fusionné avec MyTravel pour devenir l’un des plus importants voyagistes européens, opérant en Allemagne, dans les pays scandinaves, en Russie et encore ailleurs.

Le voyagiste très lourdement endetté a vu son horizon s’assombrir ces dernières années à cause de la concurrence acharnée des sites en ligne à bas prix et la situation géopolitique.

Une dette abyssale

Thomas Cook avait annoncé une perte abyssale d’1,5 milliard de livres pour le premier semestre, pour un chiffre d’affaires de quelque 10 milliards.

Son destin s’est joué en quelques jours seulement : des créanciers lui ont demandé la semaine dernière de trouver 200 millions de livres (227 millions d’euros) de financements supplémentaires pour qu’un plan de sauvetage déjà accepté de 900 millions de livres  par le chinois Fosun, premier actionnaire, soit validé. Des discussions marathon ont eu lieu tout le week-end, mais en vain.

Fosun Tourism Group s'est dit déçu par l'échec d'un accord entre Thomas Cook, ses banques et ses créanciers, précisant qu'il y avait été favorable tout du long. Le plan de recapitalisation n'était « plus applicable compte tenu de la liquidation judiciaire » de Thomas Cook, dit un communiqué du groupe chinois.

De son côté l’autorité britannique de l’Aviation (CAA) a indiqué que le groupe Thomas Cook, « tour opérateur et compagnie d’aviation à la fois, a cessé ses activités avec effet immédiat. Toutes les réservations Thomas Cook, vols et séjours, sont désormais annulées ».

Londres a refusé de renflouer ce fleuron de l’industrie.Thomas Cook ne représentait pas un intérêt stratégique fort.

«C’est beaucoup d’argent des contribuables et cela constitue un aléa moral, a expliqué le premier ministre Boris Johnson aux journalistes qui l’accompagnaient dans l’avion vers New York. D’une façon ou d’une autre, l’Etat doit arrêter d’intervenir pour sauver des voyagistes en faillite. .»

Jaimie Potts pour DayNewsWorld

BAISSE DES IMPOTS DE 9,3 MILLIARDS D'EUROS

POUR LES MENAGES FRANCAIS EN 2020

La pression fiscale qui pèse sur les ménage va baisser, en net, d’un peu plus de 9 milliards d’euros pour les ménages en 2020 après une réduction de 10,2 milliards d’euros cette année.

C’est en le chiffre qui ressort du projet de loi de finances (PLF) dont la présentation est prévue à la fin du mois.

Comment explique-t-on cet allégement de 9,3 milliards pour l'année prochaine ?

Cet allègement fiscal s’explique en partie par les 17 milliards d’euros de mesures annoncées par Emmanuel Macron en réponse à la crise des gilets jaunes.

Dans le détail, la baisse de l'impôt sur le revenu de 5 milliards d'euros pour les classes moyennes, décidée au terme du Grand Débat, pèse lourd dans ce décompte.

A cela s'ajoutent la suppression de la taxe d'habitation pour 80 % des Français, soit 3,7 milliards d'euros en 2020, et la défiscalisation des heures supplémentaires qui devrait réduire la facture fiscale de 800 millions d'euros l'an prochain.

À l’inverse, certaines taxes vont augmenter . Ainsi, la hausse de la fiscalité pesant sur le tabac devrait rapporter 500 millions d’euros à l’État.

Par ailleurs, les mesures de restriction du CITE (crédit d’impôt pour la transition énergétique) généreront quelque 100 millions d’euros de recettes.

Les baisses d’impôts promises confirment le virage emprunté par le gouvernement après la crise des gilets jaunes alors que la pression fiscale n’avait diminué que de 1,1 milliard d’euros en 2018.

Cette nouvelle réduction d’impôts porte à 20,6 milliards d’euros la baisse des prélèvements obligatoires depuis le début du quinquennat.

Sur le quinquennat, le gouvernement a promis une baisse de 27 milliards.


Garett Skyport pour DayNewsWorld

CONCESSION FRANCAISE SUR LA TAXE GAFA

FACE AUX ETATS-UNIS

Au G7, la France s'est dépêchée d’apaiser la colère des Etats-Unis sur la taxation du numérique face aux menaces brandies par Donald Trump.

Et si victoire politique il y a, elle revient surtout à Donald Trump : les États-Unis ont en effet obtenu de la France une concession sur la taxe Gafa, sans renoncer officiellement à surtaxer le vin français à l'export, ce qui était pourtant l'objectif d'Emmanuel Macron.

Paris propose en effet de rembourser aux entreprises la différence entre sa taxation du numérique et la future imposition internationale de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE).

L'OCDE travaille depuis 2011 sur une réforme de la fiscalité internationale pour stopper la réduction de l'assiette fiscale des États, incapables, en raison de la territorialité et de l'optimisation fiscale, de taxer efficacement les activités numériques des entreprises.Au G20 Finances de Fukuoka (Japon), début juin, l'OCDE a obtenu l'engagement des principales économies mondiales de se mettre d'accord sur une seule piste commune d'ici au prochain G20 Finances prévu à Washington, en octobre, avec l'objectif de parvenir à un accord mondial en 2020.

Or votée à Paris le 11 juillet 2019, la taxe de la France, faisant cavalier seul en attendant les résultats de l'OCDE , dite « taxe GAFA », est accusée par Washington de « discriminer » les géants américains du numérique que sont Google, Amazon, Apple et Facebook et l'Amérique a brandi la menace de mesure de rétorsion, notamment en taxant davantage encore le vin français à l'export.

Aussi dimanche 25 août a été élaborée une solution de compromis, lors d’une réunion à Biarritz entre le ministre français de l’économie, Bruno Le Maire, son homologue américain, Steven Mnuchin, et le conseiller économique de Donald Trump, Larry Kudlow.

« Tout ce qui aura été versé en excédent à la France par rapport à la solution internationale viendra en déduction pour les entreprises ».

M.Trump et M. Macron sont tombés d'accord sur cet arrangement commun.

Mais Paris s’était déjà engagé de longue date à démanteler sa taxe « imparfaite », qui porte notamment sur la publicité ciblée en ligne, la vente de données à des fins publicitaires et la mise en relation des internautes par les plates-formes, dès qu’une solution multilatérale sera trouvée.

En acceptant de rembourser éventuellement les Gafa en cas de trop-perçu, Emmanuel Macron espérait ainsi pousser Donald Trump à lever ses menaces de surtaxer le vin français à l'export en représailles de l'initiative française. Mais le président américain ne lui a pas fait ce cadeau.

Interrogé sur le sujet, Donald Trump s'est contenté de plaisanter sur le goût de son épouse pour le vin français !!

La proposition adoptée dimanche n'est donc qu'une concession de Paris afin d’éviter des représailles commerciales de la part des Etats-Unis.

Simon Freeman pour DayNewsWorld

LA TAXE GAFA OU LA MENACE DE DONALD TRUMP

"FACE A LA STUPIDITE DE MACRON"

L’administration Trump riposte à la « taxe GAFA » française.

L’Amérique réagit d'une seule voix. Républicains et Démocrates sont unis contre une mesure de « racket» de la part de la France, voilà ce que l'on peut entendre de toute part dans la classe dirigeante et politique aux USA !Taxation des GAFA par la France: Trump n'y va pas par quatre chemins. Il menace en effet de répliquer «  à la stupidité de Macron ». Le président américain Donald Trump s'en est directement pris à son homologue français Emmanuel Macron sur Twitter, suite à sa volonté de taxer les GAFA, ces géants américains de la tech (Google - Amazon - Facebook - Apple). Il déclare que « si quelqu'un devait les taxer, ce serait leur pays d'origine, c'est-à-dire les USA ».

Sur le réseau social, Donald Trump annonce également une « action substantielle réciproque face à la stupidité de Macron », apparemment en s'en prenant aux vins français, dans une menace à peine voilée : « J'ai toujours dit que le vin américain est meilleur que le français », conclut-il dans son tweet.

Donald J. Trump

@realDonaldTrump

France just put a digital tax on our great American technology companies. If anybody taxes them, it should be their home Country, the USA. We will announce a substantial reciprocal action on Macron’s foolishness shortly. I’ve always said American wine is better than French wine!

Le principal conseiller économique de la Maison Blanche, Larry Kudlow, s'est lui aussi exprimé sur la question. Il a estimé vendredi que la taxe française sur les géants du numérique (Gafa) était « une très, très grosse erreur ».« Nous ne sommes pas contents que la France soit allée de l'avant avec cette sorte d'impôt sur le numérique », a déclaré M. Kudlow.

Il a ajouté que des auditions auraient lieu en août dans le cadre de l'enquête lancée par le Représentant au Commerce (USTR) contre cette initiative française. Le président Donald Trump décidera ensuite ou non « de lancer des représailles », a indiqué M. Kudlow sur la chaîne CNBC.

La La taxe dite Gafa, acronyme désignant les géants du numérique Google, Amazon, Facebook et Apple, crée une imposition des grandes entreprises du secteur non pas sur le bénéfice, souvent consolidé dans des pays à très faible fiscalité comme l'Irlande, mais sur le chiffre d'affaires, en attendant une harmonisation des règles au niveau de l'OCDE.

Robert Lighthizer le représentant américain pour le commerce, avait déjà annoncé, mercredi 10 juillet 2019, l’ouverture d’une enquête contre la France en représailles de la taxe dite GAFA (pour Google, Apple, Facebook et Amazon), qui doit prélever 3 % des revenus générés en France par certains opérateurs offrant des services digitaux

Le Royaume -Unis avait déjà mesuré combien il serait délicat de négocier un quelconque accord de libre-échange avec les Etats-Unis de Donald Trump après le Brexit.

Emmanuel Macron président français et son ministre de l’économie et des finances, Bruno Le Maire, vont expérimenter la difficulté de s’attaquer seuls à Washington.

Paris met en avant sa souveraineté, mais  la taxe GAFA à la française semble être surtout une manœuvre désespérée de faire rentrer des recettes dans les caisses d'un pays qui ne semble pas comprendre que trop de fiscalité tue la fiscalité et que des mesures d’économie doivent faire partie des réflexions que l'Etat français doit s'imposer !!!

Le ministre Français de l’économie, Bruno Le Maire, avait réagi jeudi 11 juillet 2019 en affirmant que des pays alliés devaient régler leurs « différends autrement que par la menace » et ajouté au Sénat que « La France est un Etat souverain, elle décide souverainement de ses dispositions fiscales, et elle continuera de décider souverainement de ses décisions fiscales ».

La taxe GAFA  s'articule de la façon suivante :

Les entreprises concernées doivent réaliser 750 millions d’euros de chiffre d’affaires, dont 25 millions d’euros en France.

La taxe affecte une trentaine de compagnies, dont les GAFA, mais aussi des entreprises européennes et chinoises et une seule française, Criteo.

La loi est rétroactive et qu’elle puisse conduire à une double taxation est intolérable et contraire à tout éthique fiscale dans une démocratie qui se respecte !!

Unanimes les sénateurs dans leur ensemble (Républicains comme Démocrates) et les membres de l'administration de notre Président Donald Trump exhortent la France de revenir en arrière avec la mise en place de cette taxe faute de quoi la riposte des Etats-Unis et les rétorsions vont être terribles et feront très mal !!!

Simon Freeman pour DayNewsWorld

RATIFICATION DU CETA OU L' ACCORD CONTROVERSE

Le projet de loi sur la ratification du Ceta est voté, aujourd’hui, en France. Depuis son application provisoire, en 2017, ce traité de libre-échange commercial concentre les critiques. Il vient d'être ratifié par le parlement.

En raison des protestations de l’opposition, le vote sur projet de loi de ratification du Ceta a d'ailleurs été repoussé par les députés de l’Assemblée nationale et a fait l’objet d’un scrutin public, ce mardi 23 juillet.

Les points de tension concernent notamment les risques sanitaires, agricoles et environnementaux.

Un accord de libre-échange entre le Canada et l’Union européenne

Il s’agit d’un accord de libre-échange entre le Canada et l’Union européenne. Négocié depuis 2009, le texte a été signé en 2016 par le Premier ministre canadien, Justin Trudeau, et le président du Conseil européen, Donald Tusk. Le Ceta (pour Comprehensive Economic and Trade Agreement) est appliqué de manière provisoire depuis 2017, uniquement sur son volet commercial. Son application totale nécessite la ratification de tous les États.


L'Accord économique et commercial global (AEGC) entre l'Union européenne et le Canada (CETA) dit de « nouvelle génération » réduit donc grandement les barrières tarifaires et non-tarifaires, mais traite également de nombreux aspects liés à l'exportation de biens et de services et à la mise en place d'un cadre d'investissement stable et favorable aux entreprises européennes et canadiennes.

Pourquoi le Canada ?

Le Canada est un partenaire commercial important de l'UE au 12ème rang des relations commerciales de l'Union européenne, tandis que l'UE est le deuxième partenaire commercial du Canada après les Etats-Unis. Le volume des échanges de biens entre les deux partenaires s'élève à près de 60 millIards d'euros par an. L'UE exporte principalement des machines, des équipements de transport et des produits chimiques vers le Canada. Les services commerciaux représentent quant à eux près de 26 milliards d'euros (en 2012), principalement des services de transports, de voyage et d'assurance.

De plus le Canada et l'UE ont une relation étroite en termes d'investissements, le Canada étant le quatrième investisseur étranger dans l'UE avec plus de 142 milliards d'euros (en 2012) tandis que l'UE est le deuxième investisseur étranger au Canada avec près de 260 milliards d'euros (en 2012).

Face à un un protectionnisme croissant ?

« En ces temps d’incertitude, avec un protectionnisme croissant à travers le monde, le Ceta souligne notre ferme engagement en faveur d’un commerce durable », avait justifié la commissaire européenne au Commerce, Cecilia Malmström, à l’issue du vote de l'accord au parlement européen. « Rien dans cet accord » n’affectera « la sûreté de la nourriture que nous mangeons ou des produits que nous achetons, ni n’entraînera la privatisation des services publics », avait-elle argué.

L' objectif principal est d’abaisser les barrières commerciales. Concrètement, les droits de douane seront supprimés sur 98 % des biens échangés. L’accord prévoit également d’élargir certains services à la concurrence et de renforcer la coopération des deux zones en matière réglementaire. Autre point important, la reconnaissance, par le Canada, de 145 indications géographiques protégées (IDP), dont 42 sont françaises. En majorité des fromages.

Les critiques du CETA

Dès sa mise en œuvre, le Ceta a concentré les critiques. Hier, Nicolas Hulot n' a-t-il pas demandé aux députés de ne pas ratifier un accord qui conforterait « l’un des pires élèves du G20 » en matière environnementale ?

Des doutes sur un « abaissement des normes sanitaires » ont également été exprimés. Contrairement à l’Union Européenne, le Canada autorise l’élevage de bœufs nourris aux antibiotiques ou à la farine animale.

Début juillet, à quelques jours du vote, le débat s'était cristallisé sur les farines animales, bannies en Europe après qu’elles eurent provoqué la crise de la « vache folle » ou de l’encéphalopathie spongiforme bovine .

Un trou dans la législation autorise en fait les éleveurs canadiens à nourrir leurs bœufs avec des farines produites à partir de ce qu’il reste de leurs congénères une fois découpés à l’abattoir – le sang, les poils, le gras – et à les envoyer sur le sol européen sans que le consommateur en soit informé. Les autorités canadiennes ont d'ailleurs reconnu le 19 juillet auprès d’Agra Presse que, « malgré une interdiction de principe de l’alimentation des ruminants à base de farines issues de ruminants, la législation canadienne autorise l’utilisation de certaines protéines, comme les farines de sang et la gélatine ».

Enfin, les tribunaux d’arbitrage prévus par l’accord restent très controversés. Ceux-ci permettent à une entreprise privée d’attaquer un État, si elle s’estime lésée par des réglementations trop vigoureuses.

Pour les adversaires du Ceta cet accord est anti-démocratique, trop favorable aux multinationales, dangereux pour l’agriculture européenne et léger sur l’environnement. Pour l’instant, le gouvernement a tenté d’apporter une garantie en négociant un « veto climatique ».

Jean-Baptiste Lemoyne, secrétaire d’État auprès du Ministre de l’Europe, se félicite d’une « augmentation de 6,5 % des exportations françaises » au Canada, entre 2017 et 2018. Des pics de 10 % ont été atteints, notamment pour les cosmétiques et les produits pharmaceutiques. À l’inverse, les exportations du Canada vers l’UE ont régressé dans le même temps de 3 % et jusqu’à 9 % vers la France.

Dans une étude le Centre d’études prospectives et d’informations internationales relativise l’impact économique du Ceta. Il chiffre les variations dues au traité à 0,5 % pour la majorité des secteurs en France. Les autres effets, notamment sur les émissions de gaz à effets de serre, restent encore flous.

Britney Delsey pour DayNewsWorld

POURQUOI LE PLAN DE LICENCIEMENTS DE CONFORAMA EST UN SCANDALE

Cest en arrivant à leur travail que les salariés de l’enseigne Conforama ont appris la fermeture de 32 magasins en France et la suppression de 1900 postes (1/5ème des effectifs français).

A ces suppressions d’emplois, il faut ajouter les 100 prévus dans les Boutiques Dépôts.

Les salariés de Conforma sont abasourdis.

Pour autant, début mars 2019 les syndicats de chez Conforama avaient fait part de leurs inquiétudes quant à l’avenir de l’enseigne.

En janvier 2018, le groupe avait cédé dans l’urgence à Carrefour, 17% de sa participation au capital de Showroom. Privé, n° 2 du déstockage en ligne, engrangeant ainsi 78,5M d’euros.

Depuis le début de l’année 2018, Conforama est sous le coup d’un mandat ad hoc d’un administrateur judicaire, après avoir affiché des pertes historiques sur l’année 2017.

Mais comment Conforama a-t-il pu en arrivé là ?

Petit historique :

Conforama est né en 1967 dans les dépendances d’un vieille ferme de la banlieue lyonnaise, grâce à la rencontre d’un marchand de meubles du Nord avec un fabricant de meubles bordelais et des chercheurs de formules discount passionnés d’informatique.

Depuis l’enseigne est passée dans les mains du Groupe Agache Willot, Bernard Arnault, François Pinault Printemps La Redoute qui en 2011 l’a cédé à Steinhoff International pour la somme de 1,2 Mds d’euros.

Le Groupe Steinhoff est implanté en Afrique du Sud où il a son siège depuis 1997.

C’est par Markus Jooste que le scandale est arrivé ces derniers mois, un scandale dont il est en effet tenu pour le responsable direct  suite à des fraudes comptables et des malversations estimées à 6,5 Mds d’euros par le Cabinet d’audit Pricewaterhouse –Cojers (PwC) à l’issue d’un audit.

Une procédure judicaire a été entamée par le Groupe Steinhoff lequel tente de récupérer 59 millions de dollars de rémunération indue versée à son Ancien Directeur Général, Markus Jooste.

Steinhoff, portrait d’un groupe taiseux ou le discret propriétaire de Conforama !

Même si Markus Jooste qui a démissionné fin 2017 , fait l’objet de poursuites judiciaires mises au jour publiquement, les méthodes impénétrables du Groupes Steinhoff, un poids lourds du meuble  (second groupe mondial après IKEA) sont restés les mêmes depuis l’origine. « C’est un groupe taiseux, pas show off pour deux sous » explique Yves Marin , spécialiste de la distribution chez Kurt Salmon.

« Ce sont des faiseurs et pas des parleurs » ajoute t-il à la différence d’un IKEA. La preuve, personne ne sait encore pour quelles raisons, le groupe, implanté au début en Basse Saxe a décidé d’installer son siège en Afrique du Sud.

On sait seulement que Bruno Steinhoff, son fondateur, Directeur non exécutif du Groupe depuis 2008 est arrivé en Afrique du Sud en 1997 après avoir pris une participation de 35% dans le Groupe GommaGomma. Gomagomma a conservé le nom éponyme du groupe allemand(Steinhoff) et Markus Jooste en prendra les fonctions exécutives qu’il conservera jusqu’en 2017, bien au delà (après 2008)  du retrait de Bruno Steinhoff.

Bien que le marché du meuble soit devenu détestable année après année, le Groupe Steinhoff fait preuve d’une boulimie d’achats en Europe et aux Etats Unis, des achats pas toujours couronnés de succès de 2011 à 2017.

Entre boulimie et malversations on comprend mieux pourquoi le Groupe Steinhoff et la marque française du Groupe Conforama, achetée en 2011 rencontre aujourd’hui de sérieuses difficultés financières.

Ce que l’on comprend moins, c’est pourquoi en décembre 2017, la BCE (Banque Centrale Européenne dont Christine Lagarde devrait prendre la direction fin octobre 2019) a fait bénéficié « en loosdé » le Groupe Steinhoff d’une aide colossale, via la Banque Centrale de Finlande  (le pays fait parti de l’UE et est dans la zone euro) représentant environ 900 000 d’actions cotées en bourse à 0 (ou très voisin de zéro). L’action  vaut en bourse aujourd’hui entre 0,60-et 0,80 euro !

L’opération qui n’a été dénoncée par aucun député européen a scandalisé plusieurs organes de la Presse Financière dont notre excellent confrère Pierre Jovanovic. (Voir sa revue de Presse de fin décembre 2017).

Interrogé sur le sujet, Mario Draghi,  (Président de la BCE et ancien de la Goldman Sachs)  a justifié cette opération en indiquant qu’il avait lancé celle-ci pour dynamiser l’inflation et la  croissance. Vu l’évolution de la valeur en bourse de Steinhoff, le but recherché ( ?) a été raté.

Par suite, la BCE a enregistré de sérieuses pertes financières sur cette opération.

L’affaire Steinhoff a fait tousser, en interne à la BCE et chez ses détracteurs qui n’ont jamais accepté que des risques liés à des entreprises privées soient transférés au public (la BCE est financé avec l’argent du peuple) . La seconde question et pas la moindre qui a été posée et qui est restée posée est celle de savoir pourquoi la BCE s’est investie dans une opération d’intérêts privés … d’origine Sud Africaine ! L’Afrique du Sud est elle en Europe ???

Quelques mois plus tard la BCE a soldé dans la douleur le dossier Steinhoff ; mais la question qui reste toujours et encore posée est de savoir pourquoi un tel engagement financier alors que dès décembre 2017, Steinhoff affichait un déficit d’exploitation de 4 milliards de dollars.

Quels sont les liens entre cette fâcheuse décision avec le fait que c’est la Banque Rothschild qui s’occupe depuis de nombreux mois du redressement de Steinhoff ?

Enfin,  pour finir, on rappellera cette maxime d’Honoré de Balzac : «  Il y a deux histoires : « l’histoire officielle et l’histoire secrète ou sont les véritables causes des événements ».

Clara Mitchell pour DayNewsWorld

LADY DIANA ACTRICE DANS BODYGUARD

AUPRES DE KEVIN COSTNER

Décidément Kevin Costner n'en finit pas de livrer des confidences sur le film Bodyguard, sorti en 1992.

En 2012, Kevin Costner faisait une révélation surprenante lors d'un passage dans le talk-show d'Anderson Cooper : juste avant sa mort tragique survenue en 1997, Lady Diana lui avait donné son consentement pour jouer dans la suite du film «Bodyguard».

«Je lui ai assuré que je prendrais soin d’elle comme j’avais pris soin de Whitney Houston dans le premier film. (...)

Elle voulait que j’écrive un rôle sur mesure pour elle», avait-il confié à l'époque.

C'est encore sur ce film que l'acteur de 64 ans a confié au magazine People une autre information étonnante.

Dans une interview donnée le 28 juin dernier à People TV, Kevin Costner l'acteur oscarisé pour Danse avec les loups (1990) révèle en effet que c'est grâce à une seule personne qu'il a pu échanger avec la princesse de Galles :

Sarah Ferguson, duchesse d'York et belle-soeur de Lady Diana.

« Sarah était vraiment importante. Je respecte toujours Sarah, car c’est elle qui a été vraiment importante. Je respecte toujours Sarah, car c’est elle qui a organisé la conversation entre Diana et moi » rapporte Kevin Costner.

« Elle était tellement favorable à cette idée » poursuit-il. Le comédien raconte que la mère du prince William et du prince Harry avait cependant exprimé certaines inquiétudes concernant le rôle.

« Je me souviens juste du fait qu’elle était incroyablement douce au téléphone et elle a posé la question suivante, d'une voix très respectueuse : 'Allons-nous avoir une scène de baisers ?'. Elle était nerveuse parce que sa vie était très régentée. »

«  Elle demandait ça de façon très respectueuse. Elle était nerveuse parce que sa vie était très contrôlée.

Et je lui ai répondu : "Oui, il y aura un peu de scènes d'amour, mais on peut faire en sorte que tout se passe bien"», a-t-il conclu.

A cette époque-là, Lady Diana était déjà divorcée d'avec le prince Charles mais sa vie était encore très régentée .

Le projet de la suite de Bodyguard ne verra finalement jamais le jour. Il était bien avancé puisque Kevin Costner a déclaré avoir reçu le scénario de «Bodyguard 2» la veille de la mort de Diana en août 1997.

Un jour seulement avant la mort de la princesse Diana, à Paris, dans un terrible accident de voiture.

Emily Jackson pour DayNewsWorld

ACCORD COMMERCIAL ENTRE L'UNION EUROPEENNE ET LE MERCOSUR CONTESTE

Un marché intégré de 780 millions de citoyens-consommateurs est né entre l’Europe et le Brésil, l’Argentine, l’Uruguay et le Paraguay. Il s'agit de l’accord de libre-échange conclu quelques instants plus tôt, entre l’Union européenne (UE) et le Mercosur (Brésil, Argentine, Uruguay, Paraguay), qualifié par Cecilia Malmström, la commissaire européenne au commerce, d' « historique ».

« Je mesure mes paroles avec soin car c'est un accord réellement historique », a réagi le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, depuis le Japon où il participait au sommet du G20.

La conclusion de ce pacte envoie « un réel message en soutien à un commerce ouvert, équitable, durable », a-t-il insisté. « Cela montre que dans ces temps turbulents (...), des compromis peuvent être trouvés. »

Des échanges commerciaux gagnants-gagnants

Le texte conclu vendredi 29 juin doit permettre d’accroître considérablement les échanges commerciaux avec l’Amérique du Sud, en supprimant plus de 90 % des taxes que s’imposaient les deux continents. Il contient aussi des garanties pour contrer ses potentiels effets négatifs

Le traité de libre-échange prévoit « des baisses de tarifs douaniers de 4 milliards d’euros annuels rien que pour les Européens, soit des baisses quatre fois plus importantes que celles permises par l’accord conclu entre l’UE et le Japon [en 2017] », a précisé Mme Malmström.

L’accord éliminera à terme 91 % des droits de douane imposés par le Mercosur aux produits européens, ce que la Commission évalue en valeur à 4 milliards d’euros. A l’inverse, l’UE supprimera de son côté 92 % des taxes actuellement appliquées aux biens sud-américains qui arrivent sur son sol.

Les taxes aux importations de voitures (35 %), pièces détachées (de 14 % à 18 %), produits chimiques (jusqu’à 18 %), de vins (27 %) ou de spiritueux (de 20 % à 35 %) devraient disparaître. Fromages et aux produits laitiers de l’UE : ils bénéficieront, selon le commissaire européen à l’agriculture, Phil Hogan, de « larges quotas » sans taxes...

Pas moins de 357 indications géographiques, un record, devraient par ailleurs être reconnues et protégées par les partenaires sud-américains, du speck tyrolien au comté français en passant par le prosciutto di Parma (contre143 seulement dans le cas du CETA, l’accord de libre-échange avec le Canada).

A l’inverse, l’UE ouvre son marché aux produits agricoles sud-américains – sa concession la plus lourde – par le biais de quotas : 99 000 tonnes de bœuf par an à taux préférentiel (7,5 %), un quota supplémentaire de 180 000 tonnes pour le sucre et un autre de 100 000 tonnes pour les volailles. Au premier semestre 2019, selon Eurostat, l’UE a produit 13,7 millions de tonnes de bœuf.

Les pays du Mercosur ouvriront pour la première fois leurs marchés publics aux entreprises européennes ; une avancée décisive pour l’UE.

Des inquiétudes de la part des agriculteurs et des ONG

Le PIB de l'UE et du Mercosur représente un quart de celui de la planète, soit 18 000 milliards d'euros. L'accord, un des plus vastes jamais conclus par les 28, suscite cependant la profonde inquiétude des agriculteurs européens, qui craignent une concurrence jugée déloyale, ainsi que des ONG, préoccupées par ses conséquences pour le climat.

Le compromis comporte « certains défis pour les agriculteurs européens et la Commission européenne sera à leur disposition pour les aider », a concédé le commissaire à l'Agriculture, Phil Hogan. Il leur promet « une aide financière » jusqu'à un milliard d'euros « en cas de perturbation du marché » .« Pour que cet accord soit gagnant-gagnant, nous ne nous ouvrirons aux produits agricoles du Mercosur qu' avec des quotas soigneusement gérés qui garantiront qu'aucun produit ne risque d'inonder le marché européen », a-t-il insisté

Les négociations ont aussi été attaquées dans une lettre ouverte par 340 ONG européennes et sud-américaines, dont Greenpeace et Friends of the Earth, sur deux autres fronts : l'environnement et les droits de l'Homme.

Ces organisations, déjà opposées pour certaines aux précédentes négociations commerciales de l'UE avec les États-Unis ou le Canada, condamnent « la détérioration des droits humains et de la situation écologique au Brésil » depuis l'investiture en janvier du président Jair Bolsonaro.

Bruxelles met en avant que l'accord inclut un chapitre sur le développement durable, qui couvre « la conservation des forêts, le respect des droits des travailleurs et la promotion d'un comportement responsable des affaires ».Il fait explicitement référence à l’accord de Paris sur le climat.

« Les normes de sécurité alimentaire de l'UE resteront inchangées et toutes les importations devront être conformes » à ces règles, comme c'est déjà le cas actuellement, ajoute aussi la Commission.

Toujours selon la Commission, ce chapitre « comportera des règles claires et rigoureuses, ainsi qu’un mécanisme d’évaluation indépendante et impartiale de ces questions par un groupe d’experts »., qui n’est pas détaillé.

Des difficultés pourraient encore émerger du processus de ratification par chacun des États de l'UE ainsi que par le Parlement européen.

Andrew Preston pour DayNewsWorld

COMMENT RETARDER L'EXPLOSIVE

REFORME DES RETRAITES EN FRANCE

Le gouvernement semble vouloir jouer la montre sur le plan de la réforme des retraites.

S'appuyant sur les pistes d'économies à venir sur l'assurance-vieillesse, dans le cadre du vote du prochain projet de loi sur le budget de la Sécurité sociale, le gouvernement n'est plus aussi pressé de faire voter cette loi sur la réforme des retraites. Une loi qui a pour objet d'aligner tous les régimes de retraite les uns sur les autres, dans un système par points dans lequel « chaque euro cotisé ouvre la voie aux mêmes droits ».

Ayant terminé la concertation avec les partenaires sociaux, le haut commissaire à la réforme des retraites Jean-Paul Delevoye a pour rendre sa copie jusqu'au 12 juillet.

Mais l'exécutif pourrait changer le calendrier en décalant de septembre à décembre la présentation de la réforme en conseil des ministres, selon les informations des Echos. Et la loi ne serait alors votée qu'après les élections municipales en mars 2020.

C 'est que comme la réforme est un sujet explosif le gouvernement préférerait déjà traiter en premier la question du « travailler plus ». Nul doute : les Français n'ont plus le choix il faut travailler plus longtemps pour financer notamment le système de retraites, la baisse de 5 milliards d'euros de l'impôt sur le revenu, et la dépendance. D'où l'idée d'instaurer un «  âge pivot » à 64 ans assorti d'une décote dissuasive qui s'élève pour l'instant à 5% par an. Une manière de faire rentrer rapidement de l'argent dans les caisses sans attendre 2025.

Emmanuel Macron lors de son discours post-grand débat puis Édouard Philippe devant l'Assemblée nationale avaient prévenu.

Par ailleurs, le projet de loi unique pensé par le haut commissariat il y a un an pourrait être abandonné au profit d'une loi-cadre, c'est-à-dire d' un texte posant simplement les grands principes, appelant d'autres lois, des ordonnances, décrets, etc.

Une manière de retarder l'échéance...

L'universalisation des régimes de retraite n'est peut-être pas pour demain...

Jaimie Potts pour DayNewsWorld

BORIS JOHNSON NE PAIERA PAS LE BREXIT

Considéré comme le favori pour succéder à Theresa May, Boris Johnson a prévenu samedi que s'il devenait Premier ministre, il refuserait que le Royaume-Uni paie la facture du Brexit jusqu'à ce que l'Union européenne accepte de meilleures conditions de retrait. Fervent défenseur d'un Brexit dur il promet de faire en sorte que le pays quitte l'Union au plus tard le 31 octobre prochain, qu'un accord ait été trouvé ou non.

La survie du parti conservateur en dépend, estime-t-il. De plus, Boris Johnson met en garde Bruxelles, en précisant qu'il refuserait que le Royaume-Uni paie la facture du Brexit jusqu'à ce que l'Union européenne accepte de meilleures conditions de retrait.

«Nos amis et partenaires doivent comprendre que l'argent sera conservé jusqu'à ce que nous ayons plus de clarté sur le chemin à prendre», a dit ce partisan du «Brexit» dans un entretien au «Sunday Times». Au total, le montant de la facture n'a pas encore été précisément établi, mais il devrait s'élever à «39 milliards de livres», selon Johnson, soit entre 40 et 45 milliards d'euros.

«Dans un bon accord, l'argent est un excellent solvant et un très bon lubrifiant», commente celui qui a été chargé des Affaires étrangères, à l'occasion de sa première prise de parole depuis la démission de Mme May vendredi de la tête du Parti conservateur.

L'accord conclu entre Londres et Bruxelles, rejeté par le parlement britannique, prévoit notamment le règlement des engagements pris par le Royaume-Uni dans le cadre du budget pluriannuel en cours (2014-2020), qui couvre également la période de transition prévue par l'accord. Le texte ne donne pas de chiffres pour la facture, mais une méthode de calcul.

Grand artisan du Brexit

Theresa May reste chef du gouvernement d'ici fin juillet, jusqu'à ce que le parti désigne son nouveau chef, qui deviendra aussitôt Premier ministre. M. Johnson est perçu comme le favori parmi la dizaine de candidats.

«Bojo» (54 ans) a été l'un des grands artisans de la victoire du Brexit au référendum de juin 2016. Il veut que le Royaume-Uni quitte l'UE le 31 octobre, accord renégocié ou pas. Apprécié par la base de son parti, l'ancien maire de Londres suscite en revanche des réactions plus contrastées chez les députés tories.

La justice britannique a rejeté le 7 juin les poursuites engagées contre Boris Johnson pour mensonge pendant la campagne du référendum du Brexit. Boris Johnson était accusé d'avoir sciemment menti, alors qu'il était maire de Londres, en disant que le Royaume-Uni versait 350 millions de livres (400 millions d'euros) par semaine à Bruxelles.

Fervent défenseur d'une ligne dure sur le Brexit, l'ancien maire de Londres promet également de diriger le pays avec une «équipe d'élite».

«J'ai vraiment le sentiment d'être le candidat le mieux équipé, non seulement pour organiser le Brexit», mais aussi pour redonner des couleurs au parti conservateur, ajoute-t-il.

Britney Delsey pour DayNewsWorld

UN BRAS DE FER REUSSI DE TRUMP AVEC LE MEXIQUE CONTRE L'IMMIGRATION CLANDESTINE

Le président américain Donald Trump menaçait d'appliquer dès lundi des droits de douane de 5% sur tous les produits mexicains si son voisin du Sud ne s'engageait pas à des mesures suffisantes contre l'immigration clandestine.

Selon le Bureau américain des douanes et de la protection des frontières (CBP), plus de 144 200 migrants ont été arrêtés ou refoulés en mai à la frontière sud des Etats-Unis. Une hausse de 32% par rapport au mois précédent et de 178% par rapport à mai 2018, et un record sur ces treize dernières années. La majorité de ces migrants sont originaires du «triangle nord» centraméricain (Guatemala, Honduras, Salvador)

Après plusieurs jours de négociations et dix heures d’intenses discussions vendredi sur la question migratoire avec son voisin du Sud, les Etats-Unis ont finalement trouvé un accord avec le Mexique

Le Mexique va accentuer le contrôle à ses frontières pour limiter l'immigration clandestine, en priorité à la frontière sud du pays, avec le Guatemala. De quoi lever la menace de droits de douane sur les produits mexicains brandie par le président américain.

Les Etats-Unis et le Mexique ont arraché un accord sur l'immigration ce vendredi soir à Washington, au terme de plusieurs jours de difficiles négociations, levant ainsi la menace de droits de douane sur les produits mexicains brandie par Donald Trump et potentiellement dommageables à leurs économies.

« Les Etats-Unis sont parvenus à un accord signé avec le Mexique. Les tarifs douaniers prévus pour être appliqués lundi par les Etats-Unis, contre le Mexique, sont donc suspendus indéfiniment », a écrit M. Trump sur Twitter.

Il a ajouté que Mexico allait prendre « des mesures fortes pour endiguer le flux migratoire » traversant son pays à destination de la frontière sud des Etats-Unis où la police et la douane se disent débordées par le nombre des arrivées.

« Cela va permettre de réduire grandement, ou éliminer, l'immigration illégale venant du Mexique et entrant aux Etats-Unis », a-t-il assuré.

La Garde nationale déployée à la frontière sud

Les États-Unis estimaient que le Mexique ne faisait pas suffisamment pour contrôler sa frontière avec le Guatemala, au sud de son territoire laissant se développer sur son sol des réseaux qui acheminent les migrants vers les États-Unis. Ceux-ci viennent essentiellement du Guatemala, du Honduras et du Salvador et ne font que transiter sur le sol mexicain.

« Le déploiement de sa Garde nationale à travers le Mexique, en priorité à sa frontière sud ", figure ainsi parmi les mesures de l'accord, précise la déclaration.

Le chiffre de 6000 hommes a été annoncé jeudi par Mexico suite à de longues discussions au département d'État américain entre les délégations des deux pays.

Attendre l'asile depuis le Mexique

Le Mexique devrait aussi accéder à une autre demande américaine. Tous les migrants venant faire une demande d'asile aux États-Unis seront renvoyés au Mexique en attendant qu'elle soit traitée par les tribunaux américains.

Alors qu’il quittait le département d’Etat à Washington, vendredi soir, le ministre des Affaires étrangères mexicain Marcelo Ebrard a qualifié l’accord de «juste équilibre», notant que les Etats-Unis «avaient des demandes plus drastiques au départ». «Grâce au soutien de tous les Mexicains, l’imposition des taxes douanières sur les produits mexicains exportés aux Etats-Unis a pu être évitée», s’est félicité sur Twitter le président mexicain Andrés Manuel López Obrador.

L'utilisation de l'arme commerciale dans ce dossier avait inquiété les milieux d'affaires, tant les relations économiques sont étroites entre les deux pays.

Selon la Chambre de commerce, la taxe de 5% aurait coûté plus de 17 milliards de dollars par an aux consommateurs américains ; 87 milliards si la facture douanière grimpait à 25%.

Joanne Courbet pour DayNewsWorld

GUERRE COMMERCIALE SINO-AMERICAINE OU L'ETAT D'URGENCE SUR LA TECH

Donald Trump a signé mercredi 15 mai un décret interdisant les entreprises de télécommunications américaines d'utiliser du matériel étranger, visant, sans les nommer, la Chine et Huawei, que le président américain accuse d'espionnage.

« Espionnage économique et industriel »

En pleines tensions commerciales avec Pékin, le président américain a déclaré une « urgence nationale » pour prendre ce décret.  Bien qu'ils ne soient pas nommés explicitement dans le décret, la Maison Blanche vise la Chine et Huawei en particulier, évitant ainsi que des « adversaires étrangers exploitent de façon croissante des vulnérabilités dans les services et les infrastructures technologiques de l’information et de la communication aux États-Unis ».

Le texte permet donc de prendre des mesures qualifiées « d'urgence nationale » contre des « actes malveillants favorisés par Internet, dont l’espionnage économique et industriel ».

Huawei dénonce une mesure illégitime

Le groupe chinois a vivement rétorqué dénonçant aussitôt des « restrictions déraisonnables [qui] empiéteront sur les droits de Huawei ». Ajoutant que d'empêcher le commerce de ses appareils sur le territoire américain « ne rendra pas les États-Unis plus sûrs ou plus forts » réduisant ainsi le pays à « des alternatives de qualité inférieure et malgré tout plus coûteuses, laissant les États-Unis à la traîne pour le déploiement de la 5G » . Huawei se qualifie en effet comme « le leader sans rival de la 5G », dont le déploiement sur le territoire américain a totalement été radié par cet accord.

C'est une des mesures les plus sévères prises pas le gouvernement Trump contre le secteur technologique chinois en pleine expansion internationale, en particulier dans les pays émergents d’Afrique, d’Amérique latine et d’Asie.

Un décret avant tout symbolique

Pour le numéro un mondial des équipements télécoms, l’impact de ce décret est cependant davantage symbolique qu’économique. Huawei, dont le chiffre d’affaires atteignait 93,5 milliards d’euros en 2018, réalise en effet l’essentiel de ses ventes en Asie et en Europe. Le continent américain ne représente que 6,6 % de son résultat annuel.

Mais le géant chinois, qui entend faire la course en tête sur la 5G, doit faire face depuis novembre 2018 à une vague mondiale de suspicion sur la sécurité de ses équipements télécoms.

Son président, Liang Hua, s’est d'ailleurs de nouveau défendu mardi 16 mai contre les accusations d'espionnage lors d’un déplacement à Londres et, s'est dit prêt à signer des accords de « non-espionnage » avec les gouvernements.

Emily Jackson pour DayNewsWorld

LES MESURES ANNONCEES PAR EMMANUEL MACRON NE SONT PAS A LA HAUTEUR DES DEMANDES

DES GILETS JAUNES

Lors d'une conférence de presse, un exercice inédit depuis son élection en 2017, devant quelque 320 journalistes, le chef de l’Etat a salué jeudi les « justes revendications à l’origine » du « mouvement inédit » des gilets jaunes qui a profondément chamboulé le quinquennat depuis le 17 novembre dernier.

Mais dès le préliminaire il a averti qu'il n' avait pas fait « fausse route », pensant « très profondément que les orientations prises durant ces deux premières années, à bien des égards, ont été justes ». « Les transformations en cours et les transformations indispensables à faire dans notre pays ne doivent pas être arrêtées, parce qu’elles répondent profondément à l’aspiration de nos concitoyens », a-t-il insisté. Il ne changera donc pas le cap de sa politique.

Le chef de l'Etat était très attendu par les « gilets jaunes » sur le volet fiscal, social,et législatif.

Par ses annonces d'Emmanuel Macron a-t-il répondu jeudi soir aux principales revendications portées par les « gilets jaunes » ?

Une baisse des impôts mais pas de rétablissement de l'ISF

Emmanuel Macron a proposé de réduire « significativement » l'impôt sur le revenu, pour répondre à l'injustice fiscale au cœur de la mobilisation des « gilets jaunes ». Cette baisse d'impôt autour de 5 milliard sera financée non seulement par la suppression de certaines niches fiscales pour les entreprises mais aussi par la nécessité de travailler davantage et des réductions de la dépense publique. Cette baisse d'impôt devrait toucher les deux premières tranches. Au gouvernement de « définir le quantum ».

Par contre il s'est prononcé contre le rétablissement de l'impôt sur la fortune (ISF), une des principales revendications des « gilets jaunes », présentant sa décision de supprimer cet impôt comme une « réforme pour produire, pas une réforme pour les plus fortunés ». Il a toutefois souligné que l'impact de cette suppression serait "évalué en 2020", en vue d'éventuelles corrections.

Pas de référendum d'initiative citoyenne, mais un RIP assoupli

Emmanuel Macron a écarté l'une des principales revendications des « gilets jaunes »qui demandaient plus de démocratie directe avec le RIC. Il estime en effet que le RIC, tel qu'il est proposé, semble « remettre en cause la démocratie participative », ajoutant ne pas croire « à la République du référendum permanent ». Toutefois il se dit favorable à « plus de place à la voie référendaire dans notre démocratie ». Ainsi, le chef de l' Etat a indiqué vouloir « aller plus loin sur le référendum d'initiative partagée » en proposant d’abaisser à 1 million le nombre de signatures nécessaires pour saisir le Parlement. Cette mesure figurerait dans la réforme constitutionnelle que le chef de l’Etat veut voir revenir au Parlement « à l’été ». Actuellement, le référendum d'initiative partagée, en vigueur depuis 2015, nécessite le soutien de 20% des parlementaires et de 10% du corps électoral, soit près de 4,5 millions de signatures.

L'introduction d'une dose de proportionnelle

Pour parer à une crise de représentation au sein des assemblées le chef de l'État s'est dit jeudi « favorable » à l'introduction d'une dose de 20% de proportionnelle à l'Assemblée nationale (contre 15% jusqu'ici).

Le président a par ailleurs évoqué une baisse du nombre de parlementaires (577 députés et 348 sénateurs actuellement), qui serait de l'ordre de 25% à 30%, ainsi qu'une limitation des mandats dans le temps.

Pas de reconnaissance du vote blanc, pas de vote obligatoire.

Si dans une allocution télévisée du 16 décembre 2018 , le chef de l'Etat s'était dit prêt à ouvrir le débat sur la prise en compte du vote blanc, il a finalement écarté cette possibilité arguant que vote blanc était ne prendre aucune décision . « Blanc, ça ne décide pas. C'est trop facile, c'est l'agrégation des rejets », a-t-il déclaré. Il a aussi balayé l'éventualité d'un « vote obligatoire », qu'on ne « répond pas à une crise démocratique par la contrainte ».

Les retraites réindexées

Le président de la République a annoncé que les retraites 3de moins de 2 000 euros » seront réindexées sur l’inflation dès le 1er janvier 2020, mesure attendue, mais aussi qu’aucune pension n’augmentera moins vite que les prix à partir de 2021.

Emmanuel Macron a par ailleurs souhaité que « la retraite minimale » pour une carrière complète soit portée à 1 000 euros, un montant selon lui « significativement supérieur » au minimum vieillesse qu’il a promis de relever à 900 euros, un montant selon lui « significativement supérieur » au minimum vieillesse qu’il a promis de relever à 900 euros l’an prochain.

Il a aussi ajouté qu’il ne comptait pas revenir sur l’âge légal de départ à la retraite, privilégiant la piste menant à l’allongement de la durée de cotisation.

Emmanuel Macron a souhaité que les caisses d’allocations familiales (CAF) aient la « prérogative pour prélever les pensions alimentaires familiales » et ainsi aider les familles monoparentales.

« Ces fameuses familles monoparentales sont souvent ces mères vivant seules », a souligné le président de la République, estimant qu’ « on ne peut pas faire reposer sur des mères l’incivisme de leurs anciens conjoints ».

Un « nouvel acte de décentralisation » d'ici un an

Le président a annoncé « un nouvel acte de décentralisation » dans les territoires, qui devra aboutir "au premier trimestre 2020". Cette nouvelle décentralisation doit être « adaptée à chaque territoire » et porter « sur la politique de la vie quotidienne » comme « le logement, le transport, la transition écologique pour garantir des décisions prises au plus près du terrain », a-t-il ajouté.

Dans le même temps, Edouard Philippe présentera en mai « une profonde réforme de l’administration » destinée à déployer « plus de fonctionnaires sur le terrain ». Le chef de l’Etat a également annoncé la création dans chaque canton d’ici à la fin du quinquennat d’un « endroit où l’on puisse trouver une solution aux problèmes », baptisé « France services ».

Pour ce faire le président abandonnera certainement l’objectif de 120 000 suppressions de postes de fonctionnaires qu’il avait fixé si le gouvernement le juge nécessaire.

Si Emmanuel Macron n'exclut pas la réorganisation des services public il a souhaité « ne plus avoir d’ici à la fin du quinquennat de nouvelles fermetures, ni d’hôpitaux, ni d’écoles sans l’accord du maire ».

Un « conseil de défense écologique »

Emmanuel Macron a souhaité la mise en place d’un « conseil de défense écologique » qui réunira les ministres dédiés pour faire les « choix stratégiques » imposés par l’urgence climatique.

Majoritairement, les «gilets jaunes» ont été particulièrement déçus par ce qu’ils nomment les «mesurettes» du président de la République. Certains estiment qu’il n’a fait que se «congratuler», d’autres jugent que son discours n’était «que du théâtre».

En réaction, les figures du mouvement appellent à reprendre la rue.

Britney Delsey pour DayNewsWorld

NON A LA TAXE GAFA !!!

Alors que les géants du numérique sont en moyenne deux fois moins imposés que les entreprises traditionnelles en Europe, les Etats européens ont échoué à s'entendre sur la création d'une taxe commune sur leurs chiffres d'affaires. Par suite, plusieurs pays dont la France mettent en place leur propre « axe GAFA » en ordre dispersé.

La taxe a cette semaine été votée en France en première lecture à l'Assemblée Nationale. Elle concerne les activités numériques qui « créent de la valeur grâce aux internautes français ». Elle repose aussi sur « la notion de “travail gratuit” des utilisateurs ».

Et au ministre français de l'Économie et des Finances, Bruno Le Maire, de le confirmer: l 'Hexagone commencera à prélever la taxe sur les Gafa à compter du 1er janvier prochain.

«La taxe s'appliquera en tout état de cause au 1er janvier 2019 et elle portera donc sur l'ensemble de l'année 2019 pour un montant que nous évaluons à 500 millions d'euros», a affirmé Bruno Le Maire, lors d'une conférence de presse, à Paris.

Car les géants du numérique profitent largement de ces écarts entre pays de la zone pour minorer leurs impôts. Car même si les GAFA (Google, Apple, Facebook, Amazon), et plus largement les multinationales de l'économie digitale (Uber, Airbnb, etc.), se déploient dans des secteurs différents, ils ont une particularité commune : proposer leurs services sur le web leur permet de localiser leur siège social (et donc leurs bénéfices) dans un pays différent de celui où se trouvent leurs utilisateurs. Leur modèle repose sur des algorithmes et bases de données.

Or dans les pays européens, les règles actuelles d'imposition des bénéfices sont fondées sur le principe de l'établissement stable. Autrement dit, l'entreprise paye des impôts sur ses bénéfices dans le pays où elle est présente physiquement. Une présence qui se mesure par le nombre employés ou encore le montant des actifs corporels : usines, terrains, machines, etc.

Si bien qu'en l'absence d'harmonisation fiscale européenne, les GAFA peuvent implanter leurs filiales européennes – et donc leur présence physique – dans les pays qui proposent les taux d'imposition les plus faibles, tout en limitant leur présence physique dans les autres.

Par exemple, Google France n'a déclaré en 2017 qu'un chiffre d'affaires de 325 millions d'euros et a payé en France 14 millions d'euros d'impôts. Pourtant, les seules recettes publicitaires réalisées en France auraient rapporté à Google environ 2 milliards d'euros, estime le Syndicat des régies internet.

Résultat : en moyenne dans l'UE, les entreprises du numérique sont soumises à un taux d'imposition effectif deux fois moins élevé que celui applicable aux entreprises traditionnelles, selon la Commission européenne. Ce qui crée des conditions de concurrence défavorables et prive les États membres d'importantes recettes fiscales.

L'idée est donc de taxer à hauteur de 3%, dans tous les Etats membres de l'UE, le chiffre d'affaires (et non pas les seuls bénéfices comme dans le système classique) généré par certaines activités numériques : la vente de données personnelles, la vente d'espaces publicitaires en ligne ciblant les utilisateurs selon les données qu'ils ont fournies, et les services qui permettent les interactions entre utilisateurs et facilitent la vente de biens et de services entre eux.

Une taxe ne frappant que les très grandes entreprises de l'économie numérique (et donc les plus susceptibles de se livrer à une planification fiscale agressive), celles qui réalisent un chiffre d'affaires mondial annuel supérieur à 750 millions d'euros, dont 50 millions imposables dans l'Union européenne.

Soit 120 à 150 entreprises concernées seulement: des géants de la tech dont la moitié est américaine, un tiers asiatique et un tiers européen. Les recettes fiscaless comptées sont conséquentes : 5 milliards d'euros par an, dont 500 millions à peine pour la France.

La France est petite joueuse !

Seule une société française, Criteo, en fait partie. Elle est l'un des symboles de la French Tech, fondée en 2005, et est cotée au Nasdaq, à New-York, où elle est valorisée à hauteur de 1,34 milliard de dollars au 9 avril 2019. Plusieurs ex-entreprises françaises devenues des filiales de groupes étrangers devraient être concernées comme Le Bon Coin, Rakuten France et Meetic,notamment.

Selon Attac cependant, 64% du chiffre d'affaires des Gafam échappera à la taxe. "Le projet du gouvernement est loin de résoudre l'anomalie qu'il prétend combattre", souligne l'ONG. Dans son rapport, Attac estime en effet à 9,4 milliards d'euros le chiffre d'affaires réalisé grâce à des ventes en France qui ne sont pas déclarées dans l'Hexagone. En moyenne, ces entreprises dissimulent 74% de leur chiffre d'affaires, avec des écarts allant de 58% pour Amazon à 85% pour Google, selon le document.

On comprend mieux dès lors l'acharnement de Bercy ! Mais les pays concernés ne pourraient-ils pas prendre des mesures de rétorsion? Si le géant Google a dit qu'il paierait, il n'en est pas de même pour d'autres qui ont vu leur valeur en bourse baisser à l'annonce de la taxe...

D'ailleurs certains pays se sont opposés à un projet du même ordre au niveau européen, dont l’Irlande. Et ce sont les Etats Unis qui ne veulent surtout pas d'une telle réglementation. Washington a jugé la semaine dernière la loi française « extrêmement discriminatoire à l’égard des multinationales basées aux Etats-Unis ».

Larry Ricky pour DayNewsWorld

UN REFERENDUM SUR LA PRIVATISATION D'AEROPORTS DE PARIS EN DEPIT DES ARGUMENTS FALLACIEUX

DE MARLENE CHIAPPA

Au moment où le Parlement a définitivement adopté ce jeudi le projet de loi Pacte, porté par le ministre de l'Economie Bruno Le Maire, dans lequel figure entre autre la décision de privatiser Aéroports de Paris (ADP), l'ambiance à l'Assemblée était des plus tendue, de nombreux députés de l'opposition ayant lancé il y a deux jours une procédure de référendum d'initiative partagée sur la privatisation de Aéroports de Paris (ADP), .

Et la secrétaire d’Etat, à l’égalité entre les femmes et les hommes, égale à elle-même, a ajouté de l'huile sur le feu. Elle est en effet montée au créneau mardi pour défendre la vente par l’Etat du groupe Aéroports de Paris, arguant que « gérer la partie centre commercial » n’était pas une « mission de l’Etat » !Un argument des plus discutables ! Un raccourci fallacieux !

Avec cette défense de la vente d’ADP en raison de ses activités commerciales, Marlène Schiappa fait un raccourci fallacieux.

Le groupe Aéroports de Paris est en effet un groupe international qui déploie des activités beaucoup plus variées que ne le laisse croire la secrétaire d’Etat : il possède notamment les plus gros aéroports français : Roissy-Charles-de-Gaulle (72,2 millions de passagers), Orly (33,1 millions de passagers), Le Bourget et une dizaine d'autres aérodromes ;

Il est le premier propriétaire foncier d’Ile-de-France, grâce aux 6 686 hectares des aéroports,et possède aussi plus d’un million de mètres carrés de bâtiments, hangars, hôtels, bureaux, etc. ;

ainsi qu' une filiale dans la téléphonie (Hub One).Sa participation dans le capital de nombreux aéroports internationaux a été développée, et enfin, ces aéroports sont aussi des centres commerciaux importants !

Si cette activité est lucrative, elle est doncd’être la seule mission d’ADP, qui génère un chiffre d’affaires de près de 4,5 milliards d’euros. Par ailleurs, le fait de rapporter de l’argent à l’Etat fait partie des missions de l’Agence des participations de l’Etat dans son objectif de « la valorisation dans la durée du patrimoine des Français ».

Quant à l’argument sur les « missions essentielles de l’Etat », il est contredit par les actuels investissements de la puissance publique. Si l'Etat détient les secteurs-clés comme notamment l’énergie (EDF, Engie), le transport public (SNCF, RATP), l’Etat détient également des parts d’un opérateur de télécommunications (Orange), d’un constructeur automobile (Renault) ou aéronautique (Airbus), d’un chantier naval (Naval Group, ex-DCNS)... Sans compter les diverses participations de la Caisse des dépôts dans l’immobilier, les forêts ou les stations de ski.

Si le gouvernement français semble réticent sur le référendum d'initiative citoyenne, le groupe socialiste à l'Assemblée nationale, de son côté, a annoncé mardi avoir réuni les 185 signatures de parlementaires nécessaires pour engager la procédure d'organisation de son pendant parlementaire qu'est le référendum d'initiative partagée contre la privatisation d'Aéroport de Paris.

Des députés et sénateurs socialistes mais aussi Les Républicains, communistes et membres du groupe Libertés et territoires, au total 197, ont déjà donné leur accord, a annoncé le député socialiste Boris Vallaud.

Pour la première fois, le seuil des 185 parlementaires nécessaire pour déclencher le processus conduisant à l’organisation d’un référendum d’initiative partagée (RIP) a donc été atteint.

La disposition est prévue dans la loi Pacte qui doit être votée définitivement cette semaine.

Bien entendu l'organisation d'un tel référendum suppose également de réunir plus de 4,5 millions de signatures d'électeurs (10 % du corps électoral) en neuf mois pour soutenir cette proposition de référendum.

Mais entre ces deux étapes il y a celle, encore très incertaine, de la validation de la démarche par le Conseil constitutionnel. Ce dernier doit se prononcer sur la conformité de l’initiative aux règles du RIP.

« Nous ne voulions pas que soit à nouveau commise l'erreur qui s'est transformée en scandale, de la privatisation des autoroutes, avec la privatisation des aéroports de Paris », a déclaré Boris Vallaud lors d'une conférence de presse.

C'est la première fois que la mesure, qui avait été voté en 2008 sous Nicolas Sarkozy, et entrée en vigueur sous François Hollande, est lancée.

Andrew Preston pour DayNewsWorld

LES REVELATIONS CHOC DE CARLOS GHOSN

LA JUSTICE NIPPONNE EN QUESTION

Poursuivi par la justice japonaise depuis plusieurs mois, Carlos Ghosn a décidé de nous livrer dans une vidéo sa version des faits avant vient d’être de nouveau arrêté. Et en même temps d'égratigner le système juridique japonais qui ne semble rien à voir avec un procès équitable.

La rigidité d'un système juridique

C'est tout d'abord son épouse Carole qui nous a livré quelques détails sur la justice nipponne. « On m’a fouillée plusieurs fois, j’étais en pyjama !

Une femme m’a suivie jusque dans ma douche, mes toilettes.

Je me suis sentie humiliée. »raconte-t-elle dans le Journal du dimanche, le 7 avril 2019, alors que l'on venait une fois encore arrêter son mari.

Elle s'insurge contre le système et appelle la France à l'aide, non pas pour que son époux bénéficie d'un traitement de faveur mais pour qu'il ait un procès équitable.

« Je viens de recevoir un message il y a quelques minutes seulement de mes confrères les avocats japonais qui viennent de prendre une décision tout à fait inhabituelle […]

Ils viennent d'écrire au procureur en chef de Tokyo pour lui demander - je cite - d'arrêter de torturer Carlos Ghosn », a déclaré Maître Zimeray, avocat de la famille le 8 avril. « Techniquement, quand on essaie d'interroger quelqu'un huit heures par jour, y compris le soir, y compris la nuit (…) cela s'appelle une torture.

Depuis qu'il a été ré-arrêté il est sous ce régime-là », a précisé l’avocat, ajoutant que les Nations unies avaient une expression pour qualifier le système japonais : « le système de l’otage. » Une expression qui fait froid dans le dos.

Trois bol de riz par jour et des interrogatoire incessants.

Le premier interrogatoire de Carlos Gohosn a eu lieu à bord de son jet privé sur le tarmac, le 19 novembre 2019, sur le tarmac de l’aéroport Haneda de Tokyo.

Il dure trois heures et donne le ton des mois qui suivront.

Des mois de garde à vue renouvelable !

A un nouveau mandat d’arrêt, une nouvelle garde à vue !

Emprisonné, le magnat de l'automobile Carlos ne pouvait voir son épouse que 15 minutes par jour, en présence d’un garde et avec l’obligation de lui parler en japonais.

Difficile de se comprendre quand ni l'un ni l'autre ne maîtrise bien la langue ! Il aurait également été forcé à signer des documents écrits en japonais, qui ne lui auraient été traduits qu’à l’oral.

Rien d'étonnant à ce que l'état de santé du PDG de détériore.

« La première semaine, il a perdu dix kilos. Il a eu de la fièvre. Il était privé de ses médicaments pour le cœur : seuls les médicaments japonais sont autorisés », a récemment expliqué Carole Ghosn. Il n'est nourri que de trois bols de riz par jour.

De son côté, Anthony Ghosn, fils du couple, dénonce les conditions d’interrogatoire. L’ancien grand patron serait soumis à la question deux à trois fois par jour, parfois très tôt le matin ou très tard le soir, et durant une à deux heures à chaque reprise. Dans une vidéo enregistrée avant son arrestation, l'ancien PDG de Renault-Nissan réaffirme son innocence et dénonce l'égoïsme de certains dirigeants de Nissan.

«C’est une histoire de conspiration, de complot, de trahison», s'insurge Carlos Ghosn.

«C’est une histoire de conspiration, de complot, de trahison». Voilà comment Carlos Ghosn résume l’affaire qui lui a déjà valu trois mises en examen et un nouveau placement en détention à la prison de Kosuge, à Tokyo. L’ancien dirigeant de l’Alliance Renault-Nissan-Mitsubishi dénonce à nouveau les manœuvres de hauts dirigeants chez Nissan qui auraient orchestré sa chute.

«Il y avait la peur que la prochaine étape de l’Alliance en terme de convergence menace certaines personnes ou éventuellement l’autonomie de Nissan, qui au passage n’a jamais été menacée ces 19 dernières années», explique-t-il. «Mais cette autonomie est basée sur la performance», souligne Carlos Ghosn qui affirme que certains dirigeants au sein de l’actuel management se sentaient mis en péril, du fait des «résultats médiocres» du constructeur.

Ces dirigeants ont joué «un jeu très malsain», affirme l'ancien patron.Carlos Ghosn balaye à ce titre toutes les charges qui pèsent contre lui, réaffirme son amour pour le Japon, se dit aujourd'hui «inquiet» pour l’avenir du constructeur nippon.

Face aux nombreuses critiques internationales ,  Shin Kukimoto,  procureur adjoint de Tokyo, a protesté :

« Chaque pays a sa propre histoire, sa propre tradition, ses propres systèmes judiciaires.

Je ne critique pas les règles des autres pays juste parce qu’elles sont différentes, et je trouve cela malvenu de le faire. », a-t-il déclaré.

Alize Marion pour DayNewsWorld

CAROLE GHOSN RENTREE EN FRANCE EN SECRET

Carole Ghosn avait rejoint son mari au Japon.

Elle était à Tokyo,aux côté de son mari, jeudi 4 avril, lors de son énième arrestation.

Elle ne pouvait plus en principe quitter le Japon, son passeport libanais lui ayant été confisqué par la police japonaise.

Mais c'était sans compter sur le passeport américain que détient l'épouse de Carlos Ghosn.

Carole Ghosn, a donc décidé de quitter le Japon pour rentrer en France après la nouvelle arrestation de son mari à Tokyo, jeudi 4 avril.

« La police japonaise m’avait pris mon passeport libanais mais il me restait mon passeport américain », explique-t-elle dans une interview donnée au Journal du dimanche.

Elle se serait sentie en danger.,

« J’ai attendu de savoir si Carlos allait rester en prison ou s’il pouvait sortir vite.

Quand j’ai compris et que les avocats m’ont dit que je ne pourrais plus communiquer avec lui pendant des jours, j’ai pris ma décision », raconte-t-elle.

« Vendredi soir, l’ambassadeur de France m’a accompagnée à l’aéroport, il ne m’a pas lâchée jusque dans l’avion ». « Jusqu’à la dernière seconde je ne savais pas si on me laisserait décoller ».

« J’ai cru revivre la scène du film Argo, jusqu’à la dernière seconde je ne savais pas si on me laisserait décoller.

C’était irréel. !!! »

Enfin la France commence-t-elle à réaliser que la situation des Ghosn est des plus délicates et que Carlos Ghosn a le droit à un procès équitable ???

« Tout le monde l’a laissé tomber, par lâcheté, y compris les patrons. Ça me dégoûte. », conclut Carole Ghosn.

Britney Delsey pour DayNewsWorld

CARLOS GHOSN SEUL CONTRE TOUS

Les enquêteurs du bureau des procureurs se sont rendus au petit matin à l'immeuble de Carlos Ghosn ce jeudi matin à Tokyo.

Il a été conduit au centre de détention de Kosuge , où il a déjà passé plus de 100 jours avant d'être libéré sous caution il y a à peine un mois.

Comme ce qui s'est passé après son arrestation initiale le 19 novembre, il peut rester en garde à vue jusqu'à 22 jours.

Dans le détail, avant la fin des premières 48 heures, le bureau des procureurs doit demander une prolongation de dix jours à un juge, puis à nouveau de dix jours, pour les besoins de l'enquête.

Le tribunal donne son feu vert dans l'écrasante majorité des cas.

A l'issue de cette période, le suspect peut être inculpé, relâché sans poursuites (dans 50% des cas) ou arrêté de nouveau pour un autre motif.

Une fois la garde à vue arrivée à terme, en cas d'inculpation, le suspect peut ensuite rester emprisonné, dans l'attente du procès.

Seul contre tous ?

"Une petite équipe d'intrigants" contre un homme combatif qui se dit "innocent", citoyen français qui émet des doutes sur la justice japonaise. Les avocats de M.Ghosn veulent un procès équitable.

Un acharnement...Un engrenage infernal que subit le capitaine d'industrie qu'est avant tout Carlos Ghosn  fier d'avoir été à la tête de l'Alliance.

Carl Delsey pour DayNewsWorld

PRIVATISATIONS EN MARCHE

Les députés donnent leur feu vert à la privatisation d’Aéroports de Paris.

En effet l’Assemblée nationale a adopté en nouvelle lecture l’article 49 du projet de loi Pacte, qui prévoit de supprimer l’obligation pour l’Etat de détenir la majorité du capital d’ADP.

« On ne pourra pas dire que le débat sur la privatisation d’Aéroports de Paris a été escamoté. » lancé a le ministre de l’économie, Bruno Le Maire.

Mais l’opposition comme la majorité se sont inquiétés du fait que l’exécutif cède une entreprise « stratégique » pour la France en termes d’aménagement du territoire, d’emploi local ou de sécurité des frontières.

« Un choix stupide », « un sacrilège », la privatisation d’Aéroports de Paris passe donc mal à l’Assemblée. Même M. de Courson tout en soutenant le projet, a toutefois jugé « non recevable » le principal argument du gouvernement et de la majorité qui, pour justifier la privatisation, mettent en avant le « fonds d’innovation de rupture », une enveloppe qui sera abondée par le fruit de la transaction et qui doit servir à financer des projets technologiques (intelligence artificielle, nanoélectronique, etc.).

« Tout ça ne tient pas debout ! », a lancé également le député Les Républicains Daniel Fasquelle.

Petit historique

L’Assemblée nationale avait autorisé, jeudi 4 octobre, la privatisation de Groupe ADP (ex-Aéroports de Paris) ainsi que celle de la Française des jeux (FDJ), mesures phares du projet de loi Pacte (plan d’action pour la croissance et la transformation des entreprises).

Et ce au grand dam des oppositions de droite comme de gauche :dans la bouche d'Eric Woerth comme dans celle de Boris Vallaud «Renoncez à ces privatisations!». «Si nous avons une coalition d'opposition entre la droite, la gauche, les insoumis et le PCF, c'est que nous avons tous le sentiment d'une grande braderie des biens de la nation», a résumé Philippe Gosselin chez les Républicains

L'Assemblée nationale a donné, par 39 voix contre 7, son feu vert à la privatisation d'Aéroports de Paris (ADP) dans le cadre de l'examen en première lecture de la loi Pacte. Le régime juridique et le cahier des charges d'ADP ont cependant été modifiés. Ainsi si l'Etat ne doit plus conserver 50% des parts, la future privatisation d'ADP prendra la forme d'une concession limitée à 70 ans «pour ne pas conférer un droit illimité à un acteur privé», a précisé le ministre de l'Économie, Bruno Le Maire.

«L'État disposera d'un pouvoir de décision, c'est également l'État qui fixera les orientations sur le développement des aérodromes, c'est encore lui qui, faute d'accord, imposera la réalisation d'investissements nécessaires au service public aéroportuaire», a détaillé le ministre.

Histoire de ne pas commettre les mêmes erreurs que lors de la privatisation des autoroutes. Cette concession sera donc encadrée par «un cahier des charges strict et contraignant» fixant les critères - prix et projet - de l'opération. L’Etat retrouvera la pleine propriété du foncier et des infrastructures et les modalités de fixation de l’indemnité que recevra ADP dans 70 ans.

Le groupe français Vinci, déjà actionnaire d'ADP, s'est montré intéressé pour cette opération. Le gouvernement serait disposé à ouvrir la possibilité d'une participation des collectivités franciliennes.

D'aucuns redoutent cependant «l'actionnaire non souhaitable» en clair chinois.Les députés ont dans la foulée voté, par 48 voix contre 12, l'article du projet de loi qui permet le transfert au privé de la majorité du capital de la Française des Jeux (FDJ) , actuellement détenu à 72% par l'État. Ce dernier doit conserver «au minimum» 20% des parts. Le dossier de la FDJ n'est pas encore terminé. Avant toute privatisation, le gouvernement entend créer une nouvelle autorité de régulation des jeux.

Afin de se conformer à la réglementation européenne qui prévoit un contrôle public étroit sur les entreprises en situation de monopole, l’Etat pourrait en outre conserver une participation importante dans l’exploitant du Loto, de l’ordre de 25 % ou 30 %. Le sujet est sensible compte tenu des risques d’addiction et de blanchiment d’argent.

Pourquoi ces privatisations ?

Les opérations envisagées chez ADP, la FDJ et bientôt chez Engie peuvent au total rapporter en théorie près d'une vingtaine de milliards d'euros à l'État. (ADP : 9,5 milliards , Engie 7,8 milliards,. FDJ pas cotée mais valorisée autour de 3 milliards d'euros).

Le produit de ces cessions contribuera ainsi à alimenter le fonds pour l’innovation doté de 10 milliards d’euros créé en début d’année mais aussi à participer pour moitié au désendettement de l’Etat.

Face à l'opposition qui l'accuse sans surprise de «brader les bijoux de famille», Bruno Le Maire revendique de «redéfinir les rôles respectifs de l'État et des entreprises»: «Le rôle de l'État n'est pas d'encaisser des dividendes». Bruno Le Maire se veut partisan d’un Etat « stratège plutôt que rentier » , « un État capable d’inventer et construire l’avenir des Français ». Encore faut-il avoir envie de confier l’invention et la construction de votre avenir à l’État ?

Le gouvernement espère que les investisseurs particuliers souscriront massivement à cette émission d’action pour « redynamiser l’actionnariat populaire ».Il faut dire que l’actionnariat populaire fond comme neige au soleil....

Encore faut-il être convaincus des bienfaits d’être actionnaire d’une entreprise « privatisée »

Jaimie Potts pour DayNewsWorld

L’INCROYABLE LIQUIDATION JUDICAIRE DE L’IMPRIMERIE ARJOWIGGINS

DE JOUY SUR MORIN (SEINE ET MARNE)

Sans être passé par la case « redressement judiciaire » (et ses négociations obligées qui durent dans le temps), l’imprimerie Arjowiggins Security , de Crève Cœur (ca ne s’invente pas !) de Jouy sur Morin a été liquidée en moins de 15 jours, alors qu’elle avait un carnet de commandes plein jusqu’en 2020 et qu’elle détenait à son actif, de nombreux Brevets High Tech.

Du jamais vu ! Et pour certains, nombreux, du suspect !

Du suspect parce que les autres unités du Groupe Arjowiggins (les sites sarthois de Saint Mars la Bière ou de Besse sur Braye, de Château Thierry aussi) qui ne fabriquent pas, eux,  du papier stratégique, viennent d’être sauvés grâce à l’offre de reprise du Groupe Scandinave Lassabo qui a jusqu’au 15 mars 2019 pour compléter son offre de rachat devant le Tribunal de Commerce de Nanterre. Le patron norvégien, Terge Haglund est d’ailleurs déjà venu saluer les salariés (rassurés depuis) des deux sites sarthois, mardi dernier, 12 mars.

Pour une meilleure compréhension de la situation, précisons que c’est l’avocat Thomas Hollande, le fils de l’ancien Président de la République qui est en charge des intérêts des salariés dans le dossier de reprise ?

Du suspect parce que c’est  l’entreprise Arjowiggins Security seule , qui a définitivement fermé ses portes le 31 janvier 2019, alors que c’est elle qui fabriquait nos cartes grises et nos billets de banque.

Arjowiggins Security fabriquait aussi, par exemple, les billets de banque de l’Arabie Saoudite et d’Israël .

Les passeports d’Alexandre Benalla sont très certainement sortis, eux aussi, de Crève Cœur…

Ce papier qui disparait était donc un papier très sensible, stratégique.

L’entreprise de Jouy sur Morin qui disposait d’un savoir faire de 400 ans était de fait classée « entreprise stratégique » Sa disparition va obliger l’Etat français à faire fabriquer ses papiers officiels à l’étranger, en Espagne ou en Bulgarie ?? Une drôle de situation !

C’est un fleuron de l’industrie française qu’Emmanuel Macron et Bruno Le Maire viennent de sacrifier, cyniquement et dans la plus grande opacité.

L’imprimerie-fabrication de papier couché technique de Jouy sur Morin appartenait jusqu’en 2018 au Groupe Sequana.

L’histoire de Sequana remonte à la création en 1848 de la Maison Worms qui devint la Banque Worms, bien introduite sous le Gouvernement de Vichy.

En 1997, le Groupe bancaire Worms est repris en main par la Famille Agnelli (à la tête de Fiat Automobile de Turin) après être passé par la case « nationalisation » en 1981.

En 2007 Worms se recentre sur ses sociétés papetières et devient la Société Sequana, dont l’Etat est l’actionnaire majoritaire.

Tout avait donc bien commencé, sous les meilleurs auspices de la Famille Lebard, dont le père Daniel  sorti pourtant  « rincé » en 2007 de la sombre « affaire Rhodia », « l’histoire du plus gros scandale financier français »  dans lequel l’Ancien Ministre des Finances de Nicolas Sarkozy, Thierry Breton a été  délictueusement mêlé et également une histoire à la fin de laquelle le Banquier suisse Edouard Stern a été curieusement assassiné.

Pascal Lebard , le fils de Daniel, qui gérait auparavant un portefeuille pour les Worms et les Agnelli décide en 2007 de prendre la direction et 22 % du Capital de Sequana. Mais l’entreprise qui, avant cette date était rentable, pique du nez rapidement suite au retournement du marché du papier.

Redoutant un « accident industriel à la Boussac » Sequana devient pour l’exécutif en place en 2012, « un dossier politique qui risque d’embraser la filière bois et le Syndicat CGT du Livre ».

Mais qui était Président de la République à cette date ? Devinez ? François Hollande bien sûr, un François Hollande dont le Secrétaire Général de l’Elysée de l’époque  n’était autre qu’un certain Emmanuel Macron…

Pour éviter des procédures de licenciements, le CIRI (Comité Interministériel de Restructuration Industrielle) et le FSI (Fonds Stratégique d’Investissement) apportent alors par l’intermédiaire de la BPI (Banque Publique d’Investissement) 135 millions de fonds publics qui disparaissent progressivement à coup de cessions d’actifs et de restructurations. Par ses participations l’Etat devient néanmoins majoritaire !

Mais Sequana continue sans cesse à perdre de l’argent si bien que le Groupe se trouve en position d’intéresser un fonds d’investissement mené par Jacques Veyrat et sa société Impala. Pour mémoire, Jacques Veyrat a commencé sa carrière professionnelle à la direction du CIRI en 1989…

Impala fait une belle opération financière dans un aller-retour éclair à la suite duquel il revend  début 2018 Arjowiggins Security à un fonds vautour suisse, Blue Motion Technologie Holding, qui ne perd pas de temps et vide immédiatement les caisses de l’entreprise. Fin 2018 Arjowiggins Security est agonisant .

Scandales financiers après scandales financiers, force est de constater que l’Etat, qui a toujours occupé des positions clés dans l’entreprise n’a pas assumé son rôle de stratège, ceci alors même qu’il a donné beaucoup d’argent (au total près de 250 000 000 euros), trouvé dans la poche des contribuables. Et la réponse à la question qui revient en boucle en ce moment : « mais  qu’est que vous avez fait de notre pognon » apparait immédiatement..

C’est la raison pour laquelle la « blitz liquidation » d’Arjowiggins a échauffé les esprits, ceux notamment des 240 ouvriers (qui disposent d’un savoir faire unique) qui se sont mis à incendier rouleaux après rouleaux, toutes les douze heures, en pleine crise des Gilets Jaunes, le papier stratégique en stock et les 500 autres emplois indirects alentours.

Le coup de plume sur le devenir d’Arjowiggins a scandalisé et interrogé.

Car en effet, Emmanuel Macron, comme Bruno Le Maire (et toute leur clique) ont aujourd’hui, selon notre excellent confrère Pierre Jovanovic  « du sang de la France sur les mains ».

Car lecture faite de cette odyssée industrielle hémorragique, on cherche à comprendre pourquoi l’Etat ,qui en avait pourtant les moyens, financiers et règlementaires a abandonné cette imprimerie,  physiquement comme une installation militaire ou comme une installation nucléaire , ceinturée de barbelés. Entreprise stratégique oblige !

Pourquoi l’Etat n’a pas immédiatement créé une agence publique ou  un EPIC ,  Etablissement Public de reprise de ce joyau industriel ?

Pour Pierre Jovanovic , en liquidant brutalement cette entreprise, « ces responsables politiques n’ont pas agit par hasard ». Emmanuel Macron, qui ne s’est pas montré à Jouy sur Morin aurait selon lui « supprimé à l’Etat  toute possibilité de revenir en arrière pour le cas où la France déciderait de sortir de l’UE et de l’euro ». Une politique de la terre brulée préventive pour le cas ou les populistes viendraient à gagner les élections européennes du 26 mai 2019…

En attendant cette date, on comprend mieux pourquoi il est de plus en plus difficile et long d’obtenir une carte grise, un passeport, une carte d’identité ou une carte vitale. …

Mais aussi, en plongeant dans les détails de l’aventure de Sequana et d’Arjowiggins Security, on appréhende  mieux pourquoi les Gilets Jaunes dénoncent de plus en plus fort « la disparition des services publics », une critique qui arrive en tête dans les cahiers de doléances du Grand Débat.

Ceci explique cela car sur cet exemple, l’Etat est fortement responsable de cette situation.

Clara Mitchell pour DayNewsWorld

CLASSEMENT FORBES

LES PLUS GROSSES FORTUNES

Bernard Arnault reste toujours le plus riche des Français. Le PDG du géant mondial du luxe LVMH, Bernard Arnault, reste la première fortune française et la quatrième mondiale, selon le palmarès Forbes publié ce mardi 5 mars.

Sa fortune pèse 76 milliards de dollars, soit 66,9 milliards d’euros. Dans le classement français, il devance l’héritière de L’Oréal, Françoise Bettencourt Meyers.

La fille unique de Liliane Bettencourt reprend « le titre honorifique de femme la plus riche du monde » avec une fortune de 43,4 milliards d’euros (49,3 milliards de dollars, 15e au rang mondial).

Quatre autres femmes, toutes héritières, sont milliardaires en France : Marie Besnier-Beauvalot, Carrie Perrodo, Anne Beaufour et Marie-Hélène Dassault.

La fortune des ultra-riches continue de croître

Sur la troisième marche du podium, François Pinault, à la tête de Kering, rival de LVMH. Sa fortune a augmenté de près de 12 % en un an pour s'établir à 26,1 milliards d’euros (29,7 milliards de dollars).

Toujours dans le secteur à forte croissance du luxe, on trouve les propriétaires de Chanel, les deux frères Wertheimer, avec une fortune estimée pour chacun d’eux à 12,8 milliards d’euros (14,6 milliards de dollars).

La fortune de la famille Dassault est, elle, estimée à 24 milliards de dollars, scindée en quatre parts égales représentant les quatre enfants de Serge Dassault, décédé en 2018.

« Le cru 2019 des milliardaires hexagonaux voit se dessiner deux nouvelles tendances : le club des ultra-riches s’étoffe et leur fortune a continué de croître », constate le magazine.

Xavier Niel perd dix places

« La chute la plus remarquée concerne Xavier Niel, le fondateur d’Iliad-Free, qui perd dix places, après une année noire en Bourse », souligne Forbes. Il se retrouve ainsi 18e du classement avec une fortune estimée à 4,1 milliards de dollars (3,6 milliards d’euros).

De manière générale, les patrons des sociétés de technologie appliquée à la finance « sont redescendus de leur piédestal, après de mauvaises fortunes en Bourse ».

Boby Dean pour DayNewsWorld

LA BANQUE UBS LOURDEMENT CONDAMNEE

3,7 milliards d'euros, telle est l'amende infligée à la banque UBS pour démarchage bancaire illégal et blanchiment aggravé de fraude fiscale. La plus lourde peine jamais prononcée par la justice française dans une affaire d'évasion fiscale !

Accusé d’avoir instauré « une organisation structurée et ancienne » pour faciliter la fraude fiscale en France, UBS est condamné à payer 3,7 milliards d’euros d’amende et 800 millions de dommages et intérêts à l’État français. C’est exactement ce qu’avait requis le parquet national financier (PNF).

La banque suisse a annoncé qu’elle allait faire appel. Même si cette condamnation est contestée en appel, c’est la plus lourde peine infligée par la justice française dans une affaire d’évasion fiscale.

C’était le premier grand procès d’évasion fiscale en France qui se termine par un jugement exceptionnel tant par sa sévérité que par les montants demandés.

Le tribunal correctionnel de Paris a en effet condamné mercredi 20 février la banque UBS la première banque privée du monde à une amende record de 3, 7 milliards d’euros. Un montant qui équivaut à la somme récupérée par l’État auprès des clients d’UBS.

L’Union des banques suisses est renvoyée devant la justice française pour démarchage illégal et recel de blanchiment aggravé de fraude fiscale, ce qui signifie qu’elle est soupçonnée d’avoir envoyé des agents de Suisse vers la France, entre 2004 et 2009, afin de proposer aux clients français des montages financiers leur permettant d’échapper au fisc.

Durant des manifestations sportives, spectacles ou séjours offerts aux clients, des contacts étaient noués et de nombreux comptes avaient ainsi été ouverts...

Jaimie Potts pour DayNewsWorld

ATTENTAT MEURTRIER CONTRE LA CATHEDRALE DE SOLO DANS LE SUD DES PHILIPPINES

Au moins 18 personnes ont péri dimanche dans un double attentat contre une église de l'île de Jolo, dans le sud des Philippines, qui demeure un bastion de l’organisation islamiste Abou Sayyaf.

L'attentat intervient deux jours après l'annonce de l'approbation massive, lors d'un référendum lundi dernier, de la création dans le sud des Philippines de la région autonome Bangsamoro, dans le cadre du processus de paix avec l'insurrection musulmane.

Des photos diffusées par l’armée montrent les portes et les fenêtres de la cathédrales pulvérisées, ses bancs retournés.

Un photographe présent sur les lieux a aussi vu de nombreux corps jonchant le sol.

Cinq soldats et 12 civils ont été tués dans ce double attentat qui a également fait 57 blessés, a déclaré l'officier. « C'est probablement un acte terroriste. Il y a des gens qui ne veulent pas la paix », a-t-il ajouté.

Le porte-parole du président philippin Rodrigo Duterte a condamné « un acte terroriste ».

« Nous poursuivrons jusqu’au bout du monde les cruels auteurs de ce crime ignoble jusqu’à ce que chacun des tueurs soit amené devant la justice et mis derrière les barreaux », a déclaré dans un communiqué ce porte-parole.

La province de Sulu, à laquelle appartient Jolo, bastion d'Abou Sayyaf, a globalement voté contre la création de la nouvelle région autonome Bangsamoro, .

L’île de Jolo est en effet un des principaux bastions d’Abou Sayyaf, une ramification extrémiste de l’insurrection séparatiste musulmane. Spécialisée dans les enlèvements crapuleux, cette organisation a été,créée dans les années 1990 grâce aux financements d’un membre de la famille du chef d’Al-Qaida Oussama Ben Laden.

Elle est aussi accusée des pires attentats dans l’archipel, en particulier celui contre un ferry qui avait fait plus de100 morts en 2004.

La mise en place de cette zone sur un territoire à majorité musulmane – alors que l’archipel est majoritairement catholique – vise au rétablissement de la paix après des décennies d’un conflit qui a fait des dizaines de milliers de morts.

Britney Delsey pour DayNewsWorld

JEAN-DOMINIQUE SENARD

NOUVEAU PRESIDENT DE RENAULT

Renault tourne la page Carlos Ghosn. Jeudi 24 janvier, le conseil d'administration de Renault se réunit ce jeudi pour mettre en place une gouvernance « pérenne » selon Bruno Le Maire.

Incarcéré depuis plus de deux mois au Japon, celui qui dirigeait Renault depuis 2005 a accepté de démissionner juste avant la tenue du' conseil d'administration chargée de nommer ses successeurs.

Le groupe français a choisi l'actuel patron de Michelin Jean-Dominique Senard en tant que nouveau président du conseil d'administration.

A 65 ans, M. Senard devient donc le onzième président dans l'histoire de Renault.

Thierry Bolloré, qui avait repris les rênes de l'entreprise après l'arrestation de Carlos Ghosn a été, de son côté, confirmé au poste de directeur général de l'entreprise.

Les deux fonctions sont donc désormais séparées, comme le souhaitait l'Etat, principal actionnaire de Renault avec 15% du capital et 22% des droits de vote.

A Thierry Bolloré revient le rôle d'assurer la gestion au quotidien tandis que Jean-Dominique Senard lui se concentrera sur les grandes orientations pour le groupe tout en reprenant la présidence de l'alliance Renault-Nissan, poste qu'occupait également Carlos Ghosn.

La succession de Carlos Ghosn ne balaie pas pour autant les incertitudes pour le constructeur français.

Il faut aussi attendre la fin de l'enquête interne lancée sur les pratiques au niveau de Renault-Nissan-Mitsubishi, la coentreprise de droit néerlandais qui gère les synergies entre les membres de l'Alliance que doit sauver M. Senard.

Une tâche ardue tant les relations entre Renault et Nissan sont délétères depuis l'arrestation et la mise en examen de Carlos Ghosn.

Britney Delsey pour DayNewsWorld

OPERATION SEDUCTION D'EMMANUEL MACRON DEVANT 150 GRAND PATRONS ETRANGERS

Ayant décidé de ne pas participer au forum de Davos qui rassemble le gotha de l’économie mondiale, et ce pour régler l'urgence sociale, Emmanuel Macron a choisi de réunir ce lundi à Versailles 150 patrons français et étrangers.

Ce sommet intervient alors que l’économie nationale s’essouffle, que les créations d’emplois plafonnent et que les défaillances d’entreprises devraient reprendre selon Euler Hermès

Depuis son investiture, M. Macron a reçu à plusieurs reprises de grands groupes internationaux pour les convaincre d'investir en France.

Et il renouvelle cette année l'expérience réussie de l'an dernier où 3 milliards d'investissements sur 5 ans avaient été annoncés en France, avec des engagements d'entreprises comme Google.

Le but affiché : vanter l'attractivité de la France et rassurer en plein mouvement des « gilets jaunes ». En réunissant 150 patrons à Versailles, « notre volonté est de mettre en avant les opportunités dans les territoires en faisant connaître les différentes régions et leurs savoir-faire.

Nous aurons également des entreprises françaises de différentes tailles, représentant le tissu économique en région », a souligné l’Élysée.

« Quand des grands groupes viennent en France, ce sont des emplois dans les territoires. C'est pour cela qu'on se bat pour qu'il y ait des investissements en région », ajoute-t-on de même source.

Quasiment tout le gouvernement doit accueillir et s'entretenir à partir de 15 heures avec des chefs d'entreprises du monde entier.

L'an dernier, le slogan était « France is Back ». Cette année, l'opération « Choose France » se déroule dans le contexte des « gilets jaunes », mouvement qui à l'étranger inquiète quant à la stabilité du pays.

Au chef d 'Etat de donner des gages sur le fait que le cap ne changera pas à l'issue du grand débat, et notamment au sujet de la fiscalité qui continuera d'encourager l'investissement. Au chef de l'Etat de convaincre que la poursuites de ses réformes augmentera l'attractivité France, et de décrocher de nouveaux investissements étrangers.

Des investissements s’élevant à plusieurs centaines de millions d’euros devraient être annoncés à l’occasion de ce second sommet « Choose France », affirme la présidence de la République.

Abby Shelcore pour DayNewsWorld

CARLOS GHOSN LACHE PAR L'ETAT FRANCAIS

L'Etat français avait jusque-là soutenu Carlos Ghosn. Il vient de le lâcher demandant désormais la désignation d’un successeur à la tête de Renault. Un conseil d’administration devrait être convoqué dans les prochains jours.

« J’ai toujours indiqué, en rappelant la présomption d’innocence de Carlos Ghosn, que s’il devait être durablement empêché, nous devrions passer à une nouvelle étape. Nous y sommes », a reconnu Bruno Le Maire, ministre de l’Economie.

Incarcéré au Japon depuis le 19 novembre pour abus de confiance et malversations financières, Carlos Ghosn va ainsi perdre son dernier titre, celui de PDG de Renault, Nissan et Mitsubishi l'ayant révoqué du poste de président du conseil d'administration dès la fin novembre.

« Dans cette nouvelle étape, nous avons besoin maintenant d’une nouvelle gouvernance pérenne pour Renault », a ajouté le ministre de l'Economie, alors que plusieurs émissaires du gouvernement français dépêchés à Tokyo se sont entretenus mercredi avec des protagonistes du dossier Renault-Nissan.

Le ministre n’a pas précisé si le nouveau PDG prendrait aussi la tête de l’alliance avec les japonais Nissan et Mitsubishi mais s'est voulu rassurant. « Nous souhaitons la pérennité de l’alliance.

La question des participations au sein de l’alliance n’est pas sur la table », a-t-il affirmé.

L'État français est le premier actionnaire de Renault, avec 15,01% du capital. Nissan en détient 15%, mais sans droits de vote en assemblée générale. Renault contrôle pour sa part 43% de Nissan, qu'il a sauvé de la faillite il y a près de 20 ans. Nissan possède par ailleurs 34% de Mitsubishi Motors, dernier venu dans l'alliance née en 1999.

Interrogé sur l'éventuelle candidature de Jean-Dominique Sénard, le président sortant de Michelin, Bruno Le Maire en a loué les qualités sans se prononcer pour autant.

«C'est un grand industriel, un homme qui a une conception sociale de l'entreprise et qui l'a démontré à plusieurs reprises», a-t-il déclaré, soulignant qu'il était aussi «un spécialiste du secteur automobile».

Il a toutefois assuré que «l'État se prononcera sur la base des candidats qui lui seront soumis comme actionnaire de référence».

Sous le coup de trois inculpations, le Samouraï français est actuellement en détention provisoire jusqu'au 10 mars au moins. C'est pourquoi ses avocats ont fait appel et demandent sa libération sous caution.

Britney Delsey pour DayNewsWorld

PENELOPEGATE OU LE RENVOI DEVANT LA CORRECTIONNELLE

Le parquet requiert le renvoi de François Fillon, ancien candidat à la présidentielle, et de son épouse Penelope Fillon devant un tribunal correctionnel, ce vendredi 11 janvier. C’est désormais au juge de décider s’il y aura un procès ou non.

Dans l’affaire des emplois présumés fictifs, selon des informations du Monde, le parquet national financier (PNF) a signé, mercredi 9 janvier, un réquisitoire en faveur du renvoi devant le tribunal correctionnel de François Fillon, de son épouse Penelope et de son ancien suppléant à l’Assemblée nationale, Marc Joulaud.

Le parquet « souhaite voir juger [le couple] pour diverses infractions : détournement de fonds publics, abus de biens sociaux, escroquerie aggravée et complicité de ces délits ».

Au juge de décider

Au juge d’instruction de décider si un procès en correctionnelle aura lieu pour l’ancien candidat à la présidentielle , son épouse et son ancien suppléant parlementaire Marc Joulaud, également mis en examen.

En octobre les juges d’instructions chargés de l’enquête sur les emplois présumés fictifs de l’épouse de François Fillon, avaient notifié la fin de leurs investigations suite à l'enquête lancée après des révélations du Canard Enchaîné.

En effet, le journal avait révélé des soupçons d’emploi fictif de Penelope Fillon, l’épouse du candidat en titrant dans son édition du 25 janvier 2017« Les 600 000 € gagnés par Penelope qui empoisonnent Fillon ».

Elle a été employée de 1986 à 2013 comme assistante parlementaire de son mari et de son suppléant, Marc Joulaud et son activité pose question.

Alyson Braxton pour DayNewsWorld

NOUVELLE INCULPATION POUR CARLOS GHOSN

Mauvaise nouvelle pour Carlos Ghosn. L'homme d'affaires, qui a été inculpé une première fois le 10 décembre pour n'avoir déclaré que la moitié de sa rémunération de 2010 à 2015, est ce vendredi accusé pour avoir minoré ses revenus de la moitié également de 2015 à 2018 à hauteur de 4 milliards de yens (31 millions d'euros)

Le parquet accuse le PDG de Renault également d'abus de confiance aggravé, le patron ayant tenté de faire couvrir par Nissan des pertes sur des investissements personnels au moment de la crise financière d'octobre 2008.

Le bras droit de ce dernier, Greg Kelly, soupçonné d'avoir participé à la manœuvre de dissimulation des revenus, a également été mis en examen. Tout comme Nissan, en tant qu'entité morale.

En effet selon les juges la responsabilité du constructeur est engagée puisqu'il a transmis de fausses déclarations aux autorités boursières dans le cadre de ses rapports financiers annuels.

Le PDG de Renault a clamé son innocence lors d'une audience mardi 8 décembre, sa première apparition publique depuis son arrestation, affirmant être «faussement accusé et détenu de manière injuste».

Il aassuré « avoir agi avec honneur, légalement et avec la connaissance et l’approbation des dirigeants » du constructeur nippon.

Son avocat Motonari Otsuru a annoncé ce vendredi avoir déposé une demande de libération sous caution qui a cependant peu de chance d'aboutir car pour être accordée, il fallait que le prévenu ne rejette pas les accusations portées contre lui.

Motonari Otsuru a donc jugé probable que Carlos Ghosn, arrêté depuis le 19 novembre, soit maintenu en détention jusqu'au début de son éventuel procès, qui pourrait se tenir dans environ six mois.

Alyson Braxton pour DayNewsWorld

PREMIERE COMPARUTION DE CARLOS GHOSN

DEVANT UN JUGE

Amaigri, menotté, une corde autour de la taille, sandale vertes en plastique au pied, avant le début de la séance qui a duré quasiment deux heures, le PDG de Renault Carlos Ghosn est apparu publiquement pour la première fois devant un tribunal japonais, à la demande de ses conseils, ce matin.

Un moment d'exception avant le procès lui-même, qui a permis à Carlos Ghosn d'apparaître devant le public restreint de la salle d'audience et de clamer son innocence. Les avocats du patron de l'alliance Renault-Nissan avaient en effet demandé, en application de l'article 34 de la Constitution, à entendre de la bouche d'un juge les raisons du maintien en détention de leur client. Une procédure de comparution de ce type rare, seulement 0,6% des détenus ayant fait une telle requête l'an dernier.

Lors de cette première séance devant le juge Yuichi Tada, près de deux mois après son arrestation surprise à Tokyo, Carlos Ghosn est parvenu à poser les bases de sa défense en clamant son attachement à Nissan et sa fierté de l'avoir redressé. «J'ai été injustement accusé et placé en détention sur la base d'accusations sans fondement», a-t-il affirmé.

S'exprimant en anglais, Carlos Ghosn a rappelé avoir dédié « deux décennies de sa vie à relever Nissan et bâtir l'alliance », une entreprise qu'il dit aimer. Le Franco-libano-brésilien affirme « avoir agi avec honneur, légalement et avec la connaissance et l'approbation des dirigeants de la compagnie », selon une déclaration écrite qu'il a lue. Ainsi, selon lui, tout ce qu'il a fait a été avalisé par l'entreprise. Pour Carlos Ghosn, c'est une manière de faire endosser une responsabilité plus importante par Nissan.

Il a également assuré ne pas avoir fait couvrir des pertes personnelles à Nissan détaillant les transactions pour lesquelles il est accusé d'abus de confiance. Les sommes versées par une filiale de Nissan à l'homme d'affaires saoudien Khaled Juffali l'ont été, selon le prévenu, en rétribution de services rendus pour aider le groupe dans la région du Golfe.

Pour l'avocat de Carlos Ghosn, Motonari Hatsuru, l'objectif de cette audience était « de connaître le motif précis de la détention et les soupçons qui pèsent encore sur Carlos Ghosn » et de faire libérer son client.

Mais le juge a justifié le maintien en détention de l'ancien président de Nissan par un risque de fuite à l'étranger « où il a des bases » et d'altération des preuves. « Il y a suffisamment d'éléments pour estimer que le suspect pourrait inciter des personnes concernées à dissimuler des infractions », a argué le magistrat Yuichi Tada.

Même si cette comparution n'a quasi aucune chance de changer le cours des choses, la portée symbolique reste cependant forte pour M. Ghosn qui a enfin pu rompre le silence médiatique et donner sa version des faits.

Alyson Braxton pour DayNewsWorld

CARLOS GHOSN PRET A SE DEFENDRE

COMME UN LION

DEVANT LE TRIBUNAL DE TOKYO

Le patron franco-libano-brésilien, placé en garde à vue au Japon depuis le 19 novembre dernier, pourra enfin s'expliquer mardi 8 janvier devant le tribunal de Tokyo.

En activant l'article 34 de la Constitution japonaise, les avocats de Carlos Ghosn provoquent en effet la comparution de leur client et oblige ainsi le procureur à clarifier publiquement le motif de sa détention prolongée.

Le fils du PDG de Renault, Anthony Ghosn, dans un entretien au JDD ce dimanche affirme que son père est « prêt à se défendre de façon vigoureuse » devant un tribunal de Tokyo mardi prochain.

« Pour la première fois, il pourra s’exprimer sur les faits qu’on lui reproche, donner sa vision.

Je pense que tout le monde sera assez surpris en entendant sa version de l’histoire. Jusqu’à maintenant, on a seulement entendu l’accusation. Il aura dix minutes pour s’exprimer » et « il ne lâchera rien », poursuit Anthony Ghosn.

Pour deux des filles du PDG de Renault qui se sont exprimées dans les colonnes du New York Times, Hiroto Saikawa, le directeur général de Nissan, aurait provoqué l'affaire dans le seul but de rééquilibrer le rapport de force en faveur de Nissan au sein de l'alliance entre Renault et le constructeur automobile japonais.

Les conditions de détention du patron français dans la prison japonaise ne sont pas des plus confortables.Selon son fils,

« il résiste, même s’il a perdu une dizaine de kilos en mangeant trois bols de riz par jour. Les conditions ne sont pas très saines". « Le procureur a le droit de l’interroger à n’importe quel moment, deux ou trois fois par jour.

Il peut venir tôt le matin et tard le soir. Les interrogatoires durent une ou deux heures », explique encore Anthony Ghosn ." Mais il prend tout ça comme un challenge " (un défi) et " il lit des livres qu’on lui fait passer presque chaque jour" selon son fils.

Jusqu'à présent Carlos Ghosn se trouve en détention prolongée au Japon pour minoration illégale de ses revenus dans des rapports annuels de Nissan remis aux autorités boursières  et pour un possible abus de confiance, accusations que l'intéressé nie catégoriquement.

Le pouvoir japonais voudrait-il reprendre la main sur un empire automobile redressé par un patron français de génie en broyant ce dernier dans ses geôles pour « fraude fiscale » ?

La France en premier chef et la communauté internationale dans son ensemble, qui n'ont eu que peu ou pas de preuves de la culpabilité du patron Carlos Ghosn, sont restées bien passives dans cette affaire.

Alyson Braxton pour DayNewsWorld

AFFAIRE CARLOS GHOSN LE PDG DE RENAULT DERRIERE LES BARREAUX POUR NOEL

La justice japonaise a décidé dimanche de prolonger sa garde à vue jusqu'au 1er janvier. « Aujourd'hui, la décision a été prise de maintenir M. Ghosn en détention. La garde à vue viendra à expiration le 1er janvier », a dit le tribunal du district de Tokyo dans un communiqué.

Cette décision judiciaire est le dernier rebondissement en date dans la saga qui passionne le Japon et le monde des affaires depuis l'arrestation du capitaine d'industrie le 19 novembre à Tokyo à l'arrivée de son jet privé.

L’ex-président de Nissan (et toujours PDG de Renault), a fait l'objet vendredi 21 décembre d'un nouveau mandat d'arrêt, le troisième, sur des charges supplémentaires, concernant cette fois l'abus de confiance aggravé.

Cette nouvelle arrestation est liée aux pertes subies au moment de la crise des subprimes de 2007-2008 par la société gérant la fortune de M. Ghosn.

Ces pertes, d’un montant de 1,85 milliard de yens (14,5 millions d’euros), auraient été imputées en octobre 2008 à la comptabilité de Nissan.

Carlos Ghosn aurait donc fait passer des pertes personnelles sur les comptes de l'entreprise Nissan  en 2008. Entre 2009 et 2014, une filiale de Nissan aurait par ailleurs versé 14,7 millions de dollars (12,8 millions d’euros) à ce gestionnaire de fortune.

Le parquet soupçonne ainsi Carlos Ghosn d'avoir « failli à sa fonction de PDG et d'avoir causé un préjudice à Nissan »

Ce type de délit est normalement prescrit au bout de sept ans, d'après la loi japonaise. Mais les procureurs soutiennent qu’elle ne s’applique pas à M. Ghosn en raison du temps qu’il a passé à l’étranger ces dix dernières années.

Le Franco-libano-brésilien a déjà été inculpé le 10 décembre pour ne pas avoir déclarer aux autorités boursières près de 5 milliards de yens (38 millions d'euros) de revenus sur cinq années, de 2010 à 2015. Son bras droit l'américain Greg Kelly, arrêté en même temps que lui, a aussi été mis en examen.

Au ministre de la justice, Takashi Yamashita , en réponse aux critiques émises contre le fonctionnement de la justice japonaise, de déclarer que les procédures « se font dans le respect des textes » et que, de ce fait, « il n’y a pas lieu de critiquer. »

Jenny Chase pour DayNewsWorld

TRUMP N’A ETE QUE TRES PARTIELLEMENT ENTENDU PAR LA FED ALORS QU’ELLE PRESCRIVAIT UNE NOUVELLE AUGMENTATION DE SES INTERETS

Comme d’habitude, c’est par un tweet , son arme de communication préférée, que le Président américain avait appelé lundi dernier la FED à ne pas augmenter son taux d’intérêts , alors qu’elle prévoyait de le faire passer de 2,25% à 2,50% , ou dans une fourchette comprise entre ces deux taux.

La FED n’a pas suivi la recommandation pourtant impérieuse du Président. Elle a augmenté son taux directeur mercredi 19 décembre 2019. Celui-ci a été fixé à 2,50%

Pour Donald Trump cette augmentation était tout simplement une erreur, « inspirée par des chiffres sans signification »..

La FED est actuellement présidée par Jérôme Powell, un proche de Donald Trump, lequel cependant, fin novembre avait publiquement estimé que « jusque là, il n’était pas, ne serait ce qu’un peu satisfait de sa nomination de Jay Powell ». Selon Donald Trump et son légendaire instinct, cette nouvelle hausse va renchérir tous les crédits à la consommation et les crédits immobiliers, des mesures qui vont forcement être impopulaires.

Et on sait que Donald Trump pense déjà à sa ré-election !

Mais surtout, ces hausses vont renforcer le dollar, ce qui va contrecarrer ses objectifs de réduction du déficit commercial des US, rendant les importations moins chères et les produits américains plus onéreux à l’exportation.

Mais également, cette augmentation est totalement inopportune compte- tenu des incertitudes qui pèsent sur l’économie américaine et mondiale. Cette augmentation a déjà eu un impact immédiat sur les bourses qui ont immédiatement dévissées. C’est le Nikkei qui a ouvert le bal ;  quelques heures après les bourses européennes ont affiché une très nette baisse. Wall Street n’a pas fait exception.

Sur cette dernière décision de la FED, le Président américain a  frontalement attaqué, en disant : « c’est incroyable, avec un dollar très fort et virtuellement onéreux, aucune inflation, le monde qui explose autour de nous, Paris qui brûle et la Chine sur une pente descendante, la FED procède quand même à une nouvelle hausse de ses intérêts ».

Cette critique ouverte n’a pas été du goût, bien évidemment, des responsables de la FED qui depuis sa création revendique son indépendance vis-à-vis du pouvoir politique.

Notez bien que tout est dans le mot " indépendance" !

En effet, selon la doxa économique et monétaire qui domine depuis de  nombreuses décennies, une Banque Centrale doit être indépendante. Une indépendance considérée comme un postulat, une condition indispensable.

Oui, mais ! Les Banques Centrales ne sont indépendantes que vis-à-vis des autorités politiques. Au demeurant, dans les faits elles n’ont aucun pouvoir réel ou plus justement que des broutilles de pouvoir.

Tout se passe à l’étage supérieur, en haut de la pyramide (laquelle figure sur le billet de un dollar)

C’est à ce dernier étage que se tient une organisation internationale, très peu connue du grand public, créée en 1930 (au lendemain de la crise de 1929) sous la forme d’une société anonyme. Cette société anonyme est la Banque des règlements iinternationaux (BRI), Bank for International Settlement en anglais. C’est la plus ancienne des organisations financière internationales.

Elle est installée à Bâle (en Suisse). C’est elle qui détient toutes les banques centrales, et qui détient par suite la FED, laquelle a toujours fonctionné avec des capitaux publics,(très  peu)  et des capitaux privés dominants, ces capitaux privés provenant essentiellement de la dynastie des Rothschild, mais aussi des Rockefeller, des frères Lehmann, des Goldman Sax etc..(Il a toujours été très difficile de connaitre très exactement  poids respectifs des ces familles ; c’est le secret le mieux gardé du monde).

Néanmoins, on sait que c’est la dynastie des Rothschild qui détient la plus grande part de ses capitaux. Cette dynastie est la plus puissante de la Terre, sa richesse étant estimée à 500 000 milliards de $ (pour donner une échelle le budget de la France pour 2018 s’est élevé à 2200 milliards d’€). Rappelons que le rôle d’une Banque Centrale est de créer la monnaie, de la mettre en circulation et de veiller au fonctionnement de leur système de distribution.

La FED a donc le pouvoir  d’imprimer de l’argent, pour le compte du gouvernement américain « qui lui reverse des intérêts pour l’extrême faveur qui lui est faite », lesquelles intérêts qui constituent la charge de la dette dans les budgets publics vont directement dans la poche de cette petite caste. Même si au US comme en France, la dépense publique est alimentée par de nombreux gaspillages et des doublons inutiles, on comprend mieux après ces explication où va notre argent…

Le pouvoir de ces familles qui représentent 1% de la population mondiale est donc considérable. C’est une élite qui oblige, de façon très maline l’Etat américain (comme beaucoup d’autres Etats occidentaux) à prélever toujours plus d’impôts.

Vous aurez donc compris à la lueur de ces explications pourquoi Donald Trump, qui s’est imposé victorieusement lors des dernières élections présidentielles américaines en défendant les Américains et l’Amérique (American First), et en s’érigeant en candidat anti-système, vient de prendre de sérieux risques, politiques et personnels.

L’actuel Président de la FED, Jérôme Powell, qui est pourtant un proche de Donald Trump, n’a pas pu résister aux pressions des financeurs de la FED (Rothschild and C°)….

Il faut néanmoins saluer la courte victoire qu’il a obtenu, à savoir que la FED n’augmentera que 2 fois au lieu des trois prévues initialement ses taux d’intérêts en 2019.

Courageux Donald par ailleurs, qui s’est ainsi exposé personnellement, dans un contexte général « flippant » pour les Américains.

Rappelons avant de finir, qu’au moins 7 Présidents américains qui se sont opposés à l’oligarchie financière et au cartel des banques ont été assassinés : Abraham Lincoln, Garfield, McKinley, John Kennedy et peut être même Franklin D. Roosevelt….

Clara Mitchell pour DayNewsWorld

PLAN D'URGENCE SOCIALE ET ECONOMIQUE

DU GOUVERNEMENT FRANCAIS

Nombreux étaient les dossiers sur la table du conseil des ministres ce mercredi 19 décembre. Hausse du Smic, élargissement et augmentation de la prime d’activité, annulation de la hausse de la CSG pour les retraités modestes…

Le projet de loi sur les mesures d’urgence a été déposé mercredi « avant midi » à l’Assemblée, a annoncé à l’issue du Conseil des ministres Benjamin Griveaux.

À l’issue du conseil des ministres , le porte-parole du gouvernement Benjamin Griveaux est revenu sur la mise en application des différentes réformes liées au pouvoir d’achat, annoncées par Emmanuel Macron le 10 décembre, en réponse au mouvement des Gilets jaunes.

1° Le Smic et la prime d'activité:

Le décret revalorisant le Smic de 1,5 % au 1er janvier prochain a été adopté, ce mercredi, en Conseil des ministres, a annoncé Benjamin Griveaux dans son compte rendu. Cette revalorisation mécanique portera, en brut, le Smic horaire de 9,88 à 10,03 euros et le Smic mensuel de 1.498,47 à 1.521,22 euros pour un temps plein, soit une hausse de 22,75 euros, a-t-il précisé.

Cette hausse automatique est calculée selon deux critères: l'inflation constatée pour les 20% de ménages aux plus faibles revenus et la moitié du gain de pouvoir d'achat du salaire horaire base ouvrier et employé (SHBOE).

Pour atteindre l'objectif présidentiel d'une hausse de revenus de 100 euros net pour les salariés gagnant autour du Smic, l'exécutif a choisi de passer par la prime d'activité. Le porte-parole du gouvernement a confirmé l’élargissement de la prime d’activité à 5 millions de foyers en France. Les personnes éligibles à cette prime pourront en bénéficier dès le 5 février à partir du moment où elles auront fait la demande auprès de la Caisse d’allocations familiales. Mais 45% des personnes au Smic n'auront pas les 100 euros car elles sont dans des foyers qui touchent à deux plus de 3.000 euros net par mois.

2°La prime exceptionnelle

Une prime exceptionnelle versée par les entreprises aux salariés rémunérés jusqu'à 3.600 euros devra être versée avant le 31 mars, elle concernera «4 à 5 millions de salariés», a annoncé mercredi Benjamin Griveaux. Cette une prime exceptionnelle, qui pourra atteindre 1.000 euros, sera exonérée de toute charge sociale et de l'impôt sur le revenu. Elle devra être versée avant le 31 mars 2019. Les employeurs ne sont pas obligés de verser cette prime. Quelques grands groupes ont déjà annoncé qu’ils le feraient.

3° La CSG

La suppression de la hausse de la CSG, pour les retraités touchant moins de 2.000 euros par mois, s’appliquera, au plus tard, le 1er juillet 2019. Les 3,5 millions de foyers de retraités concernés par cette annonce devront bel est bien supporter la hausse de la CSG à partir de janvier 2019 avant d’être « intégralement remboursés au plus tard le premier juillet […] à travers un gros chèque ou un virement », a précisé Muriel Pénicaud, lundi 17 décembre.

4° Les heures supplémentaires

Le texte prévoit sans surprise la défiscalisation des heures supplémentaires à partir du 1er janvier.

​Un ensemble de mesures d'un coût estimé à 10 milliards d'euros.

Jaimie Potts pour DayNewsWorld

FRANCE APPEL A LA GREVE DANS LE TRANSPORT ROUTIER

Alors que la France commence dans certaines régions à vivre au ralenti économiquement suite au mouvement des « gilets jaunes », les fédérations CGT et FO du transport routier appellent à la grève à partir de dimanche soir. Soutenant « les gilets jaunes » elles entendent défendre le pouvoir d'achat.

Elles appellent à la grève à partir de ce dimanche soir, à partir de 22H et pour une durée indéterminée qualifiant de « miettes » les mesures annoncées mardi par le Premier ministre. FO, 3eme organisation du secteur, appelle «immédiatement le gouvernement à ouvrir les négociations avec les employeurs, en particulier, sur la prime transport. ». Le secteur , regroupant les chauffeurs routiers, les ambulanciers, les transporteurs de fonds ou les déménageurs, compterait quelque 700.000 salariés.

Dans le viseur des deux syndicats également: une récente décision du Conseil d'État rabotant les heures supplémentaires des chauffeurs routiers. Les deux organisations contestent une décision du Conseil d'Etat, qui a annulé les dispositions d'un décret de 2016 fixant des majorations de 25% et 50% pour les heures supplémentaires des chauffeurs routiers, les ramenant à 10%. La CGT estime que cette décision « risque d'avoir des répercussions négatives sur (le) pouvoir d'achat » des routiers.

Décision qui leur ferait « perdre entre 300 et 1200 euros par mois », selon Patrice Clos, secrétaire général de FO Transports et Logistique. « Nous sommes persuadés que depuis la décision du Conseil d'Etat le verrou des heures supplémentaires majorées a sauté pour le transport routier de marchandises. » peut-on lire dans un communiqué conjoint des deux syndicats.

Pour le ministère des Transports il s'agit d' « une grève qui n’a aucune raison d’être » arguant que cette décision, datée du 28 novembre et annulant un décret du 17 novembre 2016, « n'aura aucune conséquence et ne change rien en pratique » affirme le ministère. « Elle était attendue pour des raisons juridiques et avait été parfaitement anticipée par le gouvernement. », ajoute-t-il.

«Un article du projet de loi d'orientation des mobilités (article numéro 42), qui vient d'être présenté en Conseil des ministres, prévoit de sécuriser la primauté de l'accord de branche pour déterminer les taux de majoration des heures supplémentaires. Cela restera donc toujours l'accord de branche qui s'appliquera en la matière, aujourd'hui comme demain», précise-t-on encore au ministère.

La France risque d'être économiquement paralysée à moins de trois semaines des fêtes de fin d'année.

Jaimie Potts pour DayNewsWorld

LE BREXIT UN COUT POUR L'ECONOMIE BRITANNIQUE

Le gouvernement britannique a clairement indiqué qu' « no deal » entraînerait une chute du PIB de 9,3 % en 15 ans. Seul l'accord prôné par May pourrait limiter la casse

« D'un point de vue purement économique, quitter l'UE aura un coût. [...] Ce que la Première ministre essaie de faire, c'est minimiser ce coût », a affirmé en début de matinée le ministre des Finances Philip Hammond.

Quel que soit le scénario de sortie de l'Union européenne (UE), le Brexit va faire entrer l'économie britannique dans une zone de fortes turbulences. Tel est l'avertissement lancé mercredi 28 novembre par le gouvernement anglais dans un rapport qui souligne que l'accord négocié par Theresa May limitera, lui, les dégâts.

Un rapport décisif qui pourrait faire adhérer les députés récalcitrants à l'accord scellé par la Première ministre dimanche avec les 27 autres pays de l'UE alors que pour l'instant le vote des députés britanniques le 11 décembre sur l'accord s'annonce loin d'être gagné pour Mme May.

Le rapport pointe du doigt qu'une sortie sans accord amputerait le produit intérieur brut du Royaume-Uni de 9,3 % en 15 ans tandis que l'accord trouvé par Mme May, décrié, y compris par le Parti conservateur de la Première ministre, coûtera, lui, 3,9 % au PIB du pays. le rapport de 83 pages. Le document souligne toutefois que tous ces chiffres doivent être pris avec des pincettes « en raison des incertitudes inhérentes à ce type d'analyse économique »

« D'un point de vue purement économique, quitter l'UE aura un coût. [...] Ce que la Première ministre essaie de faire, c'est minimiser ce coût », a affirmé en début de matinée le ministre des Finances Philip Hammond sur la BBC Radio 4. Bien que le gouvernement ne donne pas de chiffres concrets, selon des économistes cités par l'agence PA, un PIB moins élevé de 3,9 % représente environ 100 milliards de livres d'ici à 2030.

Un chiffre bien plus élevé que l'actuelle contribution du gouvernement britannique au budget de l'UE.

Andrew Preston pour DayNewsWorld

 

COMPRENDRE LA DECHEANCE SUBITE

DE CARLOS GHOSN

Alors que la garde à vue de Carlos Ghosn au Japon a été prolongée de dix jours, Thierry Bolloré a été nommé provisoirement aux commandes du constructeur français. « Il y a une gouvernance solide qui assure le bon fonctionnement de Renault », a rassuré Bruno Le Maire mercredi 21 novembre.

Le conseil d’administration de Renault a maintenu le patron dans ses titres et fonctions tout en reconnaissant son incapacité transitoire à diriger l’entreprise. « M. Ghosn, temporairement empêché, demeure président-directeur général », souligne le communiqué publié à l’issue de la réunion.

A Paris, le constructeur français et l’Etat actionnaire ne disposent d’aucun élément sur l’enquête elle-même et les faits reprochés à M. Ghosn. « J’appuie la demande du conseil de Renault d’obtenir toutes les informations de la part de Nissan au sujet de M. Ghosn », a déclaré mercredi M. Le Maire.

Le PDG du groupe, à la tête de l’alliance entre le français Renault et le japonais Nissan depuis 1999, est soupçonné d'avoir dissimulé au fisc nippon la moitié de ses revenus pendant plusieurs années. Un scandale qui pourrait faire les affaires de Nissan.

Mais, selon plusieurs experts du secteur, ces révélations tombent à point nommé ces derniers n'y voyant qu'un « coup d’Etat » orchestré par Nissan.

En effet Carlos Ghosn s'apprêtait à faire une sorte de fusion-acquisition entre les deux groupes. Or Nissan pèse désormais plus lourd que son partenaire français et redoutait sans doute une intégration renforcée qui lui aurait fait perdre son indépendance.

L’alliance entre les groupes français et japonais remonte à 1999 alors que Nissan est alors au bord de la faillite. Avec un plan de restructuration sévère (21 000 salariés à la porte, la fermeture d'un site industriel, et la rupture des relations avec les fournisseurs historiques par la concurrence) le constructeur d'automobile Nissan est sauvée

Cette alliance repose sur un montage particulier, avec une participation croisée des deux entreprises. Renault détient 43,4% du capital de Nissan, et le japonais 15% du Français. Une société néerlandaise, détenue à égalité par les deux groupes, voit le jour en 2003 : Renault-Nissan. Deux entités indépendantes.

L'alliance Renault-Nissan-Mitsubishi est devenue le premier constructeur automobile mondial : 10,5 millions de véhicules vendus dans le monde l'an dernier. Elle regroupe 470 000 salariés et 122 sites industriels dans tous les continents.

En 1999, au moment du rapprochement, Renault affiche une meilleure santé que son homologue japonais. Mais près de vingt ans plus tard le rapport de force s’est inversé, Nissan frôlant presque les 100 milliards de chiffre d’affaires soit deux fois plus que Renault avec 58 milliards.

Or le fleuron de l’industrie nippone redoutait une intégration renforcée qui lui aurait fait perdre son indépendance et plaidait en vain pour « un rééquilibrage » de son alliance avec Renault, en passant de 15 à 25% de parts au sein du constructeur français.

« L’Etat français a désormais un poids plus important. Du point de vue de Renault, c’est un problème important, et pour nous, Nissan, c’est un motif d’inquiétude », dénonçait le directeur de la compétitivité de Nissan lors de la conférence de présentation des résultats semestriels dès 2015.

Si Carlos Ghosn a sauvé Nissan, il n'en reste pas moins un étranger dont la mainmise sur l’alliance agace. La petite berline Micra est fabriquée uniquement en France par exemple et une partie des bénéfices récupérés par Renault. De plus les rémunérations excessives de Carlos Ghosn ont suscité de plus en plus de critiques . En 2016, il a perçu une rémunération globale de 15,6 millions d’euros, faisant de lui le troisième patron le mieux payé des dirigeants du CAC 40.

Une déchéance tellement subite qu’elle pourrait en fait cacher un « coup d'Etat » du groupe japonais, selon certains experts, pour un réequilibrage des pouvoirs au sein de l'Alliance en faveur du fleuron japonais.

Renault, le plus affecté par l'affaire qui touche son PDG, est pour l'instant resté prudent sur cette affaire.

Andrew Preston pour DayNewsWorld

 


LE GRAND CAPITAINE D'INDUSTRIE CARLOS GHOSN DECHU

Carlos Ghosn , président du groupe Renault Nissan a été arrêté à Tokyo lundi 19 novembre après une enquête interne de Nissan, selon le quotidien japonais Asahi. Il est soupçonné d’avoir sous-évalué sa rémunération et surtout d’avoir utilisé de l’argent du groupe à des fins personnelles.

Ghosn a été arrêté sur ordre du parquet de Tokyo. La direction de Nissan a fait savoir que le conseil d’administration allait statuer sur son départ de la présidence du groupe.

Les procureurs enquêtent sur le volet de déclarations erronées de revenus aux services fiscaux, mais les médias avancent déjà beaucoup d'autres soupçons, aidés par des sources internes de Nissan. L'achat de résidences de luxe payées par une obscure filiale d'investissement, l'encaissement indu de primes destinées à d'autres administrateurs du groupe.

 

« L'enquête a montré qu'au fil des ans, Ghosn et Kelly ont déclaré des montants de rémunération inférieurs aux montants réels dans des rapports à la Bourse de Tokyo afin de réduire le montant déclaré de la rémunération de Carlos Ghosn », indique le constructeur automobile japonais. Selon l'agence de presse japonaise Jiji, Carlos Ghosn aurait sous-évalué sa rémunération de près de la moitié.

On lui reproche d'avoir sous-estimé ses revenus de l'ordre de 5 milliards de yens (38 millions d'euros) sur cinq ans à compter de 2011 dans des rapports financiers annuels officiels déposés par Nissan.

Cette affaire a fait l’effet d’une bombe sur les marchés financiers. L'action du constructeur français perdait près de 10% en début d'après-midi, après avoir abandonné près de 15% en fin de matinée. A la Bourse de Francfort, le titre Nissan a reculé dans les mêmes proportions. Au Japon, l’action Nissan s’est effondrée.

Cette affaire touche l'un des plus importants constructeurs automobiles au monde. Avec 10,6 millions d'automobiles et utilitaires légers vendus en 2017, l'alliance Renault-Nissan-Mitsubishi a même atteint pour la première fois la première place mondiale du secteur, devant Volkswagen, Toyota et General Motors.

Cette affaire tombe au plus mauvais moment pour le groupe Renault-Nissan. La légitimité et le talent du dirigeant franco-brésilien de 64 ans n'est pas mis en cause, le monde des affaires reconnaît que Carlos Ghosn est sans doute l’un des patrons d’entreprise les plus emblématiques qui a réussi à sauver Nissan de la faillite et mener une stratégie gagnante chez Renault en développant le low cost et en tissant des liens gagnant-gagnant avec Nissan.

L’alliance Renault-Nissan (à laquelle il faut ajouter Mitsubishi) forme un système industriel qui parvient à dégager des synergies sur les fabrications, le commercial et la recherche.

Or, Carlos Ghosn est le principal artisan de cette alliance qui a porté le groupe au sommet. Carlos Ghosn dirige 120 000 salariés et 38 usines à travers le monde. Il s’était donné pour mission de préparer l’alliance pour aborder l'avenir portant sur la mobilité, l’électrique et la maturité des marchés chinois.

En France, l'Etat, actionnaire principal de Renault (à hauteur de 15%), est pour le moment resté discret se refusant à tout commentaire.

Lors d'une conférence de presse au siège du groupe à Yokohama, Hiroto Saikawa a assuré que « l'alliance entre les trois entités » (Renault, Nissan et Mitsubishi Motors) ne serait « pas affectée par cet événement » reconnaissant que l'impact sur Renault serait, lui, « significatif ».

La firme au losange a annoncé que son conseil d'administration « se réunirait au plus vite » pour réfléchir à une réaction.

Jaimie Potts pour DayNewsWorld

INAUGURATION DU PREMIER TGV AU MAROC

EN GRANDE POMPE

Emmanuel Macron et le roi du Maroc inaugurent ce jeudi la première ligne à grande vitesse (LGV) d'Afrique, longue de 350 km entre Tanger et Casablanca, via Rabat. Cette LGV, bâtie avec le soutien de la SNCF et les rames TGV, fournies par Alstom, mettront Casablanca à 2h10 de Tanger contre 4h45 actuellement, et Rabat la capitale politique du pays, à 1h20, au lieu de 3h40 actuellement.

Cette ligne est considérée comme une vitrine pour le développement économique du royaume et pour le savoir-faire des entreprises françaises.

LGV Maroc est d’abord le fruit d’un partenariat stratégique franco-marocain, voulu, dès 2007 par Nicolas Sarkosy et le roi du Maroc. La France a financé 51 % du coût du projet via différents prêts, soit 1,1 milliard d’euros.

La SNCF apporte son expertise de la grande vitesse concernant la conception, la construction de la LGV. Elle en assure également l’exploitation et l’entretien. Le tout, avec l’objectif d'un transfert de savoir faire.

Emmanuel Macron est accompagné au Maroc des patrons des entreprises françaises ayant participé au projet: Alstom (fourniture des rames), le consortium Ansaldo-Ineo (signalisation et télécoms), Cegelec (sous-stations électriques) et le consortium Colas Rail-Egis Rail (voies et caténaires). La SNCF assure l'assistance à maîtrise d'ouvrage auprès de l'Office National des Chemins de Fer marocains (ONCF). Paris tente de se positionner pour obtenir d'autres contrats en Afrique même si le TGV français a connu peu de succès à l'étranger jusqu'à présent (Espagne, Corée, Italie).

Le Maroc, lui, s'emploie à se positionner comme un « hub africain » pour les investisseurs étrangers. Cette voie à grande vitesse va permettre de développer au niveau économique un pays en reliant deux grands pôles du royaume.Un chantier de huit ans pour un train qui va relier la capitale économique, Casablanca, à Tanger, deuxième pôle économique du royaume. Avec Tanger Med, premier port d’Afrique et l’écosystème automobile créé autour de l’usine Renault, Tanger est en effet devenu le deuxième pôle économique du pays après Casablanca.

La date effective de mise en service commerciale pour les voyageurs ordinaires n'est pas encore connue mais l'ONCF table sur six millions de passagers après trois ans d'exploitation, soit le double d'aujourd'hui.

La ligne TGV devrait ensuite rejoindre deux autres grandes villes du Maroc : Marrakech et Agadir, plus au sud.

Et ce malgré les critiques des détracteurs du TGV représentés par le collectif Stop TGV pour qui l’Etat devrait plutôt investir dans les trains régionaux afin de désenclaver le monde rural dans ce pays de 35 millions d’habitants au réseau ferroviaire peu développé.

Carl Delsey pour DayNewsWorld

L'ENORME FRAUDE FISCALE CUMEX FILES

DE 55 MILLIARDS D'EUROS

Le CumEx Files: c'est un nouveau scandale d'évasion fiscale. Plusieurs Etats de l'Union européenne, parmi lesquels la France, l'Allemagne et le Danemark, ont perdu quelque 55 milliards d'euros à cause d'un vaste montage financier impliquant des traders, des banques et des avocats, révèlent jeudi 18 octobre Le Monde et dix-sept autres médias européens qui ont enquêté conjointement.

L’énorme fraude fiscale baptisée « CumEx Files », révélée en Allemagne, a coûté 55 milliards d’euros à une dizaine de pays européens, soit bien plus que les évaluations initiales, affirment 19 médias jeudi dans une enquête conjointe.

Contrairement aux affaires précédentes d'évasion fiscale, telles que celle des « Panama Papers », ce scandale ne concerne pas l'utilisation de paradis fiscaux.

Le mécanisme de fraude .

Il consiste en fait à duper les Etats européens qui ont mis en place une taxe sur les dividendes des actionnaires.

Ce montage litigieux attribué à un avocat allemand de renom, Hanno Berger, consiste à acheter et revendre des actions autour du jour de versement du dividende, si vite que l’administration fiscale n’identifie plus le véritable propriétaire.

La manipulation nécessitant l’entente de plusieurs investisseurs permet de revendiquer plusieurs fois le remboursement du même impôt sur le dividende, lésant ainsi le fisc.

Tel est le mécanisme de la fraude révélée par 19 médias européens ce jeudi.

Exemple de la France.

La France, par exemple, prélève une taxe de 15 à 30% à chaque fois qu'une entreprise reverse une partie de ses bénéfices à ses actionnaires. Mais certains actionnaires étrangers peuvent bénéficier d'un remboursement de cet impôt au titre de conventions établies entre plusieurs pays.

Qu'apprend-on ? Qu'en France, pendant quinze ans, un trafic d'actions sophistiqué impliquant des banques françaises comme la BNP Paribas et la Société générale a été réalisé.

Le but : transférer rapidement les actions entre différents propriétaires étrangers afin que les Etats européens peinent à en retrouver les véritables détenteurs, et rembourse ainsi plusieurs fois la taxe sur les dividendes.

11 Etats concernés pour un coût de 55,2milliards d'euros

Les investigations de 19 médias européens concluent que le « cum ex » a coûté 55,2 milliards d’euros à 11 États, soit l’Allemagne, la France, l’Espagne, l’Italie, les Pays-Bas, le Danemark, la Belgique, l’Autriche, la Finlande, la Norvège et la Suisse.

L’affaire a éclaté en 2012 en Allemagne, entraînant l’ouverture de six enquêtes pénales et la tenue prochaine d’un premier procès à Wiesbaden, dans l’ouest, visant Hanno Berger et plusieurs négociants en Bourse.

Sur la foi « d’informations des autorités fiscales et d’analyses des données de marchés », l’enquête conjointe des 19 médias détaille désormais le préjudice supposé par pays.

Pour l’Allemagne, l’enquête arrive à 31,8 milliards d’euros extorqués au fisc allemand. L’escroquerie aurait aussi coûté « au moins 17 milliards d’euros » à la France, 4,5 milliards à l’Italie, 1,7 milliard au Danemark et 201 millions d’euros à la Belgique».

Garett Skyport pour DayNewsWorld

 

HARO SUR LES PRELEVEMENTS OBLIGATOIRES

EN FRANCE PLUS DE 1000 MILLARDS PAR AN

Les prélèvements obligatoires ont dépassé la barre des 1.000 milliards en France puisque impôts et cotisations sociales ont atteint 1.038 milliards d'euros en 2017, selon le rapport du député En Marche Joël Giraud sur le projet de loi de Finances.

Six prélèvements sont essentiels pour les finances publiques.

Alors que le gouvernement se targue d'avoir accordé 6 milliards d'euros de baisses d'impôts dans le projet de budget pour 2019 le chiffre de 1000 milliards donne matière à être relativisé.

Les entreprises et les ménages paient désormais plus de 1.000 milliards de prélèvements obligatoires chaque année.

Plus précisément, la somme des impôts et des cotisations sociales a atteint 1.038 milliards en 2017, selon le rapport du député Joël Giraud (LREM) sur le projet de budget, publié ce vendredi soir.

Certes des baisses d'impôts ont été annoncéescomme pour la taxe d'habitation, la fiscalité du capital, et les baisses de cotisation.

Mais les prélèvements obligatoires vont continuer d'augmenter en 2018 en valeur absolue, pour se situer autour de 1.057 milliards d'euros.

Avec le Danemark, la France figure parmi les pays de l'OCDE où les acteurs économiques sont les plus imposés.

Bien entendu cette donnée dépend aussi de la façon dont la protection sociale est financée (retraite ou assurance santé publique ou privée).

Mais le taux de prélèvements obligatoires aura atteint un pic en 2017.

Et quels sont les prélèvements qui rapportent le plus pour atteindre la somme de 1.000 milliards ?

1° Les cotisations sociales, pèsent 385 milliards

2° La TVA, avec 160 milliards de recettes réparties entre l'Etat, les régions et les administrations de Sécurité sociale.

3° La CSG-CRDS, à 107 milliards d'euros avec une hausse vertigineuse ces dernières années ( taux augmenté et son champ d'application élargi d'année en année). En 2018 elle rapportera 125 milliards en raison de la hausse de la CSG décidée par Emmanuel Macron.

5° L'impôt sur le revenu (73 milliards)

6° L'impôt sur les sociétés (36 milliards)

Sans compter l'impôt sur les sociétés, la TICPE (taxe sur les produits pétroliers) et la taxe foncière et bien d'autres.

Britney Delsey pour DayNewsWorld

 

PRIX NOBEL D'ECONOMIE

Le prix Nobel d'économie a été attribué, lundi 8 octobre, aux chercheurs américains William Nordhaus et Paul Romer.

Il récompense leurs travaux sur la compatibilité entre les impératifs d’innovation, de lutte contre le changement climatique et la croissance économique.

Le premier, professeur à l'université de Yale, est récompensé pour ses travaux « intégrant le changement climatique dans les analyses macroéconomiques de long terme ».

Ses travaux font aujourd’hui autorité et servent à prédire ou quantifier les conséquences des politiques climatiques, comme par exemple la taxe carbone.

Le second, ancien économiste en chef de la Banque mondiale et enseignant à l'université de New York, est salué pour ses recherches « intégrant les innovations technologiques dans les analyses macroéconomiques de long terme ».

Il a montré comment « l’accumulation d’idées soutient la croissance économique sur le long terme » et a mis l'accent sur le rôle des forces économiques et des régulations dans « l’inclination » des entreprises à innover.

Les deux lauréats « ont mis au point des méthodes qui répondent à des défis parmi les plus fondamentaux et pressants de notre temps :

conjuguer croissance durable à long terme de l'économie mondiale et bien-être de la population de la planète », a indiqué l'Académie royale des sciences.

Ils se partageront le prix de 9 millions de couronnes.

Boby Dean pour DayNewsWorld

 

PRIVATISATIONS EN MARCHE

L’Assemblée nationale a autorisé, jeudi 4 octobre, la privatisation de Groupe ADP (ex-Aéroports de Paris) ainsi que celle de la Française des jeux (FDJ), mesures phares du projet de loi Pacte (plan d’action pour la croissance et la transformation des entreprises).

Et ce au grand dam des oppositions  de droite comme de gauche :

dans la bouche d'Eric Woerth comme dans celle de Boris Vallaud «Renoncez à ces privatisations!». «Si nous avons une coalition d'opposition entre la droite, la gauche, les insoumis et le PCF, c'est que nous avons tous le sentiment d'une grande braderie des biens de la nation», a résumé Philippe Gosselin chez les Républicains

L'Assemblée nationale a donné, par 39 voix contre 7, son feu vert à la privatisation d'Aéroports de Paris (ADP) dans le cadre de l'examen en première lecture de la loi Pacte. Le régime juridique et le cahier des charges d'ADP ont cependant été modifiés. Ainsi si l'Etat ne doit plus conserver 50% des parts, la future privatisation d'ADP prendra la forme d'une concession limitée à 70 ans «pour ne pas conférer un droit illimité à un acteur privé», a précisé le ministre de l'Économie, Bruno Le Maire.

«L'État disposera d'un pouvoir de décision, c'est également l'État qui fixera les orientations sur le développement des aérodromes, c'est encore lui qui, faute d'accord, imposera la réalisation d'investissements nécessaires au service public aéroportuaire», a détaillé le ministre.

Histoire de ne pas commettre les mêmes erreurs que lors de la privatisation des autoroutes. Cette concession sera donc encadrée par «un cahier des charges strict et contraignant» fixant les critères - prix et projet - de l'opération. L’Etat retrouvera la pleine propriété du foncier et des infrastructures et les modalités de fixation de l’indemnité que recevra ADP dans 70 ans.

Le groupe français Vinci, déjà actionnaire d'ADP, s'est montré intéressé pour cette opération. Le gouvernement serait disposé à ouvrir la possibilité d'une participation des collectivités franciliennes. D'aucuns redoutent cependant «l'actionnaire non souhaitable» en clair chinois.

Les députés ont dans la foulée voté, par 48 voix contre 12, l'article du projet de loi qui permet le transfert au privé de la majorité du capital de la Française des Jeux (FDJ) , actuellement détenu à 72% par l'État. Ce dernier doit conserver «au minimum» 20% des parts. Le dossier de la FDJ n'est pas encore terminé. Avant toute privatisation, le gouvernement entend créer une nouvelle autorité de régulation des jeux.

Afin de se conformer à la réglementation européenne qui prévoit un contrôle public étroit sur les entreprises en situation de monopole, l’Etat pourrait en outre conserver une participation importante dans l’exploitant du Loto, de l’ordre de 25 % ou 30 %. Le sujet est sensible compte tenu des risques d’addiction et de blanchiment d’argent.

Pourquoi ces privatisations ?

Les opérations envisagées chez ADP, la FDJ et bientôt chez Engie peuvent au total rapporter en théorie près d'une vingtaine de milliards d'euros à l'État. (ADP : 9,5 milliards , Engie 7,8 milliards,. FDJ pas cotée mais valorisée autour de 3 milliards d'euros).

Le produit de ces cessions contribuera ainsi à alimenter le fonds pour l’innovation doté de 10 milliards d’euros créé en début d’année mais aussi à participer pour moitié au désendettement de l’Etat.

Face à l'opposition qui l'accuse sans surprise de «brader les bijoux de famille», Bruno Le Maire revendique de «redéfinir les rôles respectifs de l'État et des entreprises»: «Le rôle de l'État n'est pas d'encaisser des dividendes». Bruno Le Maire se veut partisan d’un Etat « stratège plutôt que rentier » , « un État capable d’inventer et construire l’avenir des Français ». Encore faut-il avoir envie de confier l’invention et la construction de votre avenir à l’État ?

Le gouvernement espère que les investisseurs particuliers souscriront massivement à cette émission d’action pour « redynamiser l’actionnariat populaire ».Il faut dire que l’actionnariat populaire fond comme neige au soleil....

Encore faut-il être convaincus des bienfaits d’être actionnaire d’une entreprise « privatisée ».

Jaimie Potts pour DayNewsWorld

 

MORT DE L'ALENA  OU UN NOUVEL ACCORD DE

LIBRE-ECHANGE ENTRE ETATS-UNIS ET CANADA

Après avoir annoncé un nouvel accord de libre-échange dimanche, désormais appelé « Accord économique Etats-Unis, Mexique, Canada », soit l'AEUMC, le Premier ministre canadien a annoncé « une bonne journée » pour son pays.

La méthode Trump a été récompensé dimanche dans la nuit. Donald Trump avait qualifié, durant toute sa campagne électorale de 2016, l’Alena de « désastre » pour les travailleurs et l’industrie américains. Il menaçait déjà de quitter cet accord unilatéralement.

Les Etats-Unis, le Canada, et le Mexique sont enfin parvenus à un accord sur la réforme du traité commercial Aléna qui lie ces ces trois pays depuis 1994, quelques heures seulement avant la date-butoir fixée par Washington.

Le Canada a rejoint, dimanche 30 septembre l’accord de modernisation du traité de libre-échange nord-américain (Alena) signé sous George Bush père, en 1992, et entré en vigueur sous Bill Clinton, en 1994.

L'Aléna, accord trilatéral liant les trois pays depuis 1994, est rebaptisé « Accord économique Etats-Unis, Mexique, Canada », soit l'AEUMC, selon une déclaration conjointe.

« L'AEUMC offrira à nos travailleurs, agriculteurs, éleveurs et entreprises un accord commercial de grande qualité qui donnera lieu à des marchés plus libres, à un commerce plus équitable et à une croissance économique solide dans notre région »", souligne un communiqué commun.

« Nous célébrons l'accord trilatéral. Il ferme la porte à la fragmentation commerciale de la région. Aléna 2 donnera de la sécurité et de la stabilité au commerce du Mexique avec ses partenaires en Amérique du Nord », a tweeté Jesus Seade, qui représentait le président-élu mexicain Andrés Manuel Lopez Obrador durant les négociations.

Fin août, les Etats-Unis et le Mexique avaient annoncé un accord commercial après des semaines de négociations  tout en espérant que le Canada se joindrait à eux pour donner naissance à l’accord de modernisation de libre-échange.

Quels sont les aménagements contenus dans le nouvel Alena ?

1° L' assouplissement du marché laitier : l’accord offre aux Etats-Unis un accès à environ 3,5 % du marché laitier canadien, évalué à 16 milliards de dollars, tout en protégeant le Canada d’éventuels tarifs douaniers automobiles. Washington aurait en conséquence lever les droits de douane, imposés sur l’acier et l’aluminium, et accepter de ne pas en imposer sur l’importante industrie automobile canadienne, menace brandie par le président américain. Le gouvernement de M. Trudeau aurait aurait obtenu également en échange le maintien « intact » du système d’arbitrage des litiges commerciaux dans le nouvel Alena, l’AEUMC. (USMCA en anglais). Le Québec qui produit les trois quarts du lait verra ses producteurs laitiers dédommagés par le gouvernement fédéral pour toutes les pertes liées.

2° La mise en place d'un chapitre sur l'environnement. Washington et Ottawa se sont également mis d'accord pour que le nouveau traité commercial crée un chapitre sur l'environnement, une première depuis la création de l'Aléna en 1994.

3° La confirmation de l'exception culturelle canadienne, très chère aux Québécois.

Cet accord s'apparente à un armistice dans la guerre commerciale qui opposait les deux pays, comparable à celui scellé cet été avec les Européens.

Reste le principal conflit à venir : l'affrontement commercial entre les Etats-Unis et la Chine ou « une nouvelle guerre froide entre puissance dominante et puissance ascendante ».

Jaimie Potts pour DayNewsWorld

 

L'ADULTERE N' EST PLUS UN DELIT EN INDE

Après la dépénalisation de l'homosexualité au début du mois de septembre, c'est au tour de l'adultère d'être enfin dépénalisé en Inde .

La Cour suprême d'Inde a dépénalisé jeudi l'adultère dans ce pays d'Asie du Sud, où il était passible d'une peine de prison, jugeant cette loi discriminatoire envers les femmes. Un article de loi datant de l'époque coloniale britannique permettait d'infliger jusqu'à cinq ans de prison à tout homme ayant eu des relations sexuelles avec une femme mariée sans le consentement de son mari.

« Considérer l'adultère d'un point de vue de la criminalité est une mesure rétrograde », a déclaré un panel de cinq juges de la Cour suprême dans une décision à l'unanimité.

Aux termes de cette disposition, les femmes ne pouvaient pas elles-mêmes porter plainte pour adultère, ni ne pouvaient être jugées responsables d'adultère, en faisant uniquement une affaire d'hommes.

La haute instance judiciaire a estimé que cette loi privait les femmes de leur dignité et leur choix individuel et les traitait comme la propriété de leur époux.

Pour autant les juges ont toutefois précisé que l'adultère constituait bien un motif légitime de divorce.

En 1954, cette même Cour suprême avait maintenu la pénalisation de l'adultère en considérant à l'époque « qu'il est communément accepté que c'est l'homme le séducteur, pas la femme ».

En Inde les normes sociales sont très régressives et les lois communautaires ont toujours une importance majeure dans le pays.

Ainsi le système des castes imprégnant encore fortement les relations sociales les «panchayats» (conseil d'anciens) restent très influents dans les campagnes. Ils approuvent les «crimes d'honneur» ou les viols de femmes n'ayant pas obéi aux coutumes.

Ainsi il y a trois ans, deux sœurs âgées de 15 et 23 ans avaient été violées et exhibées nues dans leur village.

Le conseil de village avait décidé de cette humiliation publique en guise de sanction envers leur frère qui s'était enfui avec une femme mariée appartenant à la caste supérieure des Jats

Le poids des traditions communautaires risque de peser encore quelque  temps cependant.

Britney Delsey pour DayNewsWorld

 

PRINCIPALES MESURES DU BUDGET

DE LA SECURITE SOCIALE FRANCAISE

Reste à charge zéro, financement des plans santé et pauvreté mais aussi quasi-gel des pensions de retraite et des allocations familiales, médicaments moins bien remboursés au profit des génériques… Voici les principales mesures du projet de budget de la Sécurité sociale pour 2019.

La mesure entrera en vigueur au 1er janvier 2020 et concernera les patients qui refusent les génériques sans justification médicale.

Médicaments génériques

Les patients refusant sans justification médicale les médicaments génériques proposés par leur pharmacien seront moins remboursés à partir de 2020, selon une disposition du projet de budget de la sécurité sociale dévoilé ce mardi. "Le taux de substitution générique/princeps dépasse à ce jour les 80% en France" mais les "mécanismes en faveur de la substitution montrent aujourd’hui un certain essoufflement", justifie le gouvernement. Avec ces mesures il espère à court terme "moins de 100 millions d’euros" d’économies.

Plan santé

Le secteur de la santé, qui devra réaliser 3,8 milliards d’euros d’économies, bénéficiera d’une rallonge budgétaire de 400 millions d’euros afin de financer les principales dispositions du plan santé, parmi lesquelles la création de postes d’assistants médicaux et le financement des communautés professionnelles territoriales de santé.

Pour enrayer la course aux volumes dans les hôpitaux, de nouveaux modes de financement seront mis en place avec la création de forfaits pour les pathologies chroniques, dont le diabète et l’insuffisance rénale chronique dès 2019.Reste à charge zéro

Promesse phare du candidat Macron, "le reste à charge zéro", c’est-à-dire le remboursement intégral par la Sécu et les complémentaires de certaines lunettes, prothèses dentaires et auditives, sera progressivement mis en œuvre jusqu’en 2021, grâce notamment à la fixation de tarifs plafonds.

Fusion de la CMU-C et de l’ACS

La couverture maladie universelle complémentaire (CMU-C) et l’aide au paiement d’une complémentaire santé (ACS) seront fusionnées à compter du 1er novembre 2019 pour améliorer le remboursement des soins de 1,4 million de Français.

Revalorisation de "prestations prioritaires"

La prime d’activité, le minimum vieillesse et l’allocation adulte handicapée (AAH) bénéficieront de revalorisations exceptionnelles de plus de 4% par an, conformément aux engagements présidentiels.

Un même congé maternité pour les indépendantes travailleuses indépendantes, cheffes d’entreprises et agricultrices pourront bénéficier en 2019 d’un congé maternité aussi long que celui des salariées.

Les quelque 20.000 femmes concernées chaque année devront à l’avenir prendre au minimum huit semaines de congé maternité contre un peu plus de six à l’heure actuelle) et pourront en prendre au maximum 16 (au lieu de presque 11).

Coup de pouce aux parents d’enfants handicapés

Majoration de 30% du montant du complément mode de garde (CMG) pour les familles ayant un enfant bénéficiaire de l’allocation d’éducation de l’enfant handicapé (AEEH), soit un gain potentiel maximum de 140 euros par mois pour une famille employant un assistant maternel ou une garde à domicile.

Maisons de retraite

Pour accélérer les recrutements de personnels, les établissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (Ehpad) bénéficieront de 125 millions d’euros supplémentaires. Des crédits sont également prévus pour augmenter le nombre d’infirmiers de nuits dans ces structures ou pour y développer des plans de prévention.

Quasi-gel des pensions et allocations Les pensions de retraite versées par l’Assurance vieillesse et les allocations familiales ne seront revalorisées que de 0,3% en 2019 et 2020, soit bien en deçà de l’inflation.

Baisses de cotisations

Transformation du crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi (CICE) en baisse de cotisations patronales, ce qui privera la Sécu d’au moins 20 milliards d’euros de recettes.

Pour les salariés, exonération de cotisations sur les heures supplémentaires dès le 1er septembre 2019.

CSG des retraités

Un geste en direction des retraités modestes: 350.000 foyers seront exonérés de la hausse du taux de CSG de 1,7 point, pour un coût de 350 millions d’euros.

Prévention

La vaccination contre la grippe par les pharmaciens, expérimentée dans deux régions, sera étendue à deux régions supplémentaire cet hiver avant une généralisation pour l’hiver 2019–2020.

Le champ d’intervention du fonds de lutte contre le tabac aux addictions liées aux substances psychoactives sera élargi grâce à de nouvelles ressources "correspondant au produit des amendes forfaitaires sanctionnant la consommation de cannabis", à hauteur de 10 millions d’euros en 2019.

Britney Delsey pour DayNewsWorld

 

LE BUDGET 2019  BAISSE POUR LES MENAGES OU POLITIQUE DU RABOT

Le gouvernement présente ce lundi 24 septembre son budget pour 2019 qui doit concilier les promesses d'Emmanuel Macron et la maîtrise des comptes publics. Avec des contraintes et sans marge de manœuvre :

le déficit public doit rester dans les clous alors qu'il n'est pas certain que les mesures d'économie suffisent à contenir la hausse des dépenses publiques.

Aussi le gouvernement est-il sur une ligne de crête entre la nécessité de commencer le processus de baisse de la dette et celle de ne pas trop plomber la croissance.

Or, Emmanuel Macron a dévissé dans les sondage à -29% de cote de popularité ce qui le conduit faire un geste en faveur du pouvoir d'achat de certaines catégories de Français.

D'autant que l'entrée en vigueur de la hausse de la CSG début 2018 a contribué à installer l'image d'un gouvernement généreux avec les riches, quitte à aller puiser chez les classes moyennes.

Selon Bercy, six milliards d'euros devraient donc être restitués aux ménages l'année prochaine sous forme de baisses d'impôts.

Un chiffre trompeur puisqu'il intègre 4 milliards d'euros de suppression des cotisations salariales, une mesure déjà entrée en vigueur, en deux temps, en 2018 selon l’Observatoire français des conjonctures économiques. OFCE évalue plutôt à 3,5 milliards d’euros la baisse d’impôts en 2019 .

Quelles sont les baisses d'impôts annoncées par Bercy ?

Pour calmer le mécontentement provoqué par la hausse de 1,7 point de CSG au 1er janvier 2018 qui a frappé de plein fouet les retraités, le Premier ministre a promis d'en exempter toutes les personnes se trouvant juste au-dessus du revenu fiscal de référence, à savoir 14.404 euros pour une personne seule et 22.051 euros pour un couple. Ce coup de pouce fiscal devrait concerner jusqu'à 300.000 personnes et coûter près de 350 millions d'euros à l'État.

Votée dans le cadre du projet de loi de finances 2018, la baisse de la taxe d'habitation va se poursuivre en 2019 avec une nouvelle étape de 3 milliards d'euros, appliquée à 80% des foyers assujettis à cet impôt. Une troisième baisse, d'un montant équivalent, est d'ores et déjà programmée en 2020, qui permettra aux 17 millions de foyers concernés de ne plus payer du tout de taxe d'habitation.

Les 20% de ménages les plus aisés, pour l'instant exclus du dispositif, seront alors eux aussi concernés, l'objectif étant une disparition pure et simple de cet impôt en 2021.

La continuité du prélèvement forfaitaire unique évalué à 300 millions d'euros. La réforme de la fiscalité du capital ("flat tax") mise en place début 2018 va continuer de produire ses effets. Le gouvernement estime ainsi qu'il contribuera à hauteur de 300 millions d'euros à la baisse des impôts en 2019.

Des heures supplémentaires vont rapporter davantage aux salariés. « Dès le 1er  septembre 2019, les cotisations salariales sur les heures supplémentaires seront supprimées pour tous les salariés », a annoncé fin août Édouard Philippe. Cette mesure devrait rapporter « en moyenne plus de 200  euros supplémentaires par an » pour les salariés payés au Smic, et coûter deux milliards à l'État, a-t-il précisé. À la différence du dispositif mis en place sous Nicolas Sarkozy, les "heures sup'" ne seront en revanche pas défiscalisées.

L'épargne se verra facilitée pour les agriculteurs avec l’assouplissement du « dispositif de dotation pour aléas » qui permet aux agriculteurs de se constituer durant les bonnes années une épargne de précaution.. L'abattement sur les bénéfices pour les jeunes agriculteurs sera, lui, révisé pour le recentrer sur les plus bas revenus.

Avec l'entrée en vigueur du prélèvement à la source au 1er janvier 2019, le gouvernement a décidé de verser dès le 15 janvier un chèque représentant 60% du crédit d'impôt perçu par les contribuables pour les services à domicile , aux réductions d'impôt en faveur de l'investissement locatif (Pinel, Duflot, investissement social...) et aux réductions et crédits d'impôts en faveur des dons aux œuvres, des personnes en difficulté et des cotisations syndicales.« Ces différentes dispositions conduiront à verser une avance de plus de cinq milliards d'euros à plusieurs millions de contribuables dès le 15 janvier » «souligne Bercy.

Mais pour obtenir ces baisses d’impôts pour les ménages Bercy opèrent tout simplement des transferts qui se traduisent par des augmentations ou des gels par ailleurs.

Ainsi le gel du point d'indice des fonctionnaires se poursuit pour 2019, ce qui exclut une revalorisation générale des traitements des salariés de l'État. Parallèlement, les ministères ont reçu pour consigne de sabrer dans leurs effectifs avec la suppression de 4.500 postes dans la fonction publique d'État.

Le gouvernement économisera également 3 milliards en 2019 grâce à la revalorisation plus faible que prévue de deux prestations sociales - l'aide personnalisée au logement et les allocations familiales- et des pensions de retraite. Les personnes concernées verront donc leur pouvoir d'achat s'éroder au regard de l'inflation, à 1,3% l'an prochain.

La hausse de la fiscalité énergétique va se poursuivre en 2019, notamment en ce qui concerne les carburants. Selon le ministère de la Transition écologique, les taxes sur le diesel augmenteront de 6,5 centimes d'euro par litre l'année prochaine, quand celles sur l'essence progresseront de 2,9 centimes.

Le taux réduit de la taxe intérieure de consommation sur les produits énergétiques (TICPE) sur le gazole non routier sera par ailleurs supprimé pour les entreprises du secteur industriel et du bâtiment. La taxe générale sur les activités polluantes (TGAP) devrait quant à elle augmenter sensiblement, afin de compenser une baisse de la TVA sur le recyclage.

En conclusion, la diminution est notable

Mais elle ne concerne pas toutes les catégories de la population de la même façon compte tenu des importants transferts (notamment entre actifs et retraités) pour lesquels le gouvernement a opté. « Je pense que les gens vont s'y perdre, c'est d'une illisibilité totale. Emmanuel Macron est le champion du monde des transferts, à mon sens, inutiles », a dénoncé Eric Woerth, président (LR) de la commission des Finances à l'Assemblée. D'autant que la baisse de 6 milliards va être rognée par le quasi-gel de certaines prestations sociales (pensions, APL, allocations familiales). L'OFCE - qui a opté pour un comptage plus complet - confirme une hausse du pouvoir d'achat en 2019, mais pas de la même ampleur (3,5 milliards).

Dans ce grand jeu de réformes fiscales, le gouvernement espère contenir le déficit à 2,8 % du PIB l'an prochain, malgré une croissance revue à la baisse à 1,7 % .

Mais la réforme de l'Etat, qui, à terme, permettrait une baisse pérenne des dépenses publiques, n'a pas été pleinement engagée et le gouvernement est donc obligé de pratiquer ce qui peut apparaître comme une politique du rabot.

Andrew Preston pour DayNewsWorld

 

LA RESURRECTION DU PRELEVEMENT A LA SOURCE

MODE D'EMPLOI OU UNE GAGEURE

Le Premier ministre Édouard Philippe a annoncé mardi soir que l'impôt serait bien prélevé à la source à partir du premier janvier 2019.

Et à partir de cette date, vous ne paierez plus votre impôt sur le revenu avec un an de décalage, il sera directement prélevé sur votre salaire ou votre pension de retraite.

Le prélèvement de l'impôt à la source entrera en vigueur début 2019. L'intérêt majeur pour le gouvernement est d 'avoir de la trésorerie en collectant l'impôt des ménages en temps réel, c'est-à-dire au moment du versement des revenus imposables.

Actuellement, comme l'impôt est prélevé avec un an de retard, les contribuables qui voient leurs revenus baisser (retraite, chômage), doivent attendre un an avant que leur impôt ne baisse, ce qui les met dans une situation difficile.

Qui sera concerné ?

La réforme s'applique aux salariés, comme aux retraités et aux indépendants. Les salaires, les revenus de remplacement (retraite, chômage, maternité, etc.) et les revenus fonciers sont aussi concernés. Les revenus des capitaux mobiliers et les plus values immobilières ne rentrent pas dans ce champ car ils sont déjà prélevés à la source.

Qui collectera l'impôt ?

La retenue à la source fait entrer dans le circuit de recouvrement de l'impôt un nouvel acteur : le tiers payeur c'est à dire l'employeur. L'impôt versé apparaîtra sur la fiche de paie comme c'est le cas aujourd'hui pour les cotisations sociales. En ce qui concerne les retraités et les chômeurs, ce seront les caisses de retraite et d'assurance-chômage qui joueront ce rôle.

Les professions libérales et les indépendants verseront un acompte mensuel ou trimestriel, calculé en fonction de leurs revenus des mois précédents, et ajusté ensuite selon leurs revenus effectifs.S'ils anticipent une forte baisse de leurs revenus, ils pourront signaler leur situation à l'administration fiscale. Cette possibilité répond par exemple aux besoins des artisans qui perdent un gros client, ou des agriculteurs soumis aux aléas climatiques. Les revenus fonciers se verront appliquer le même système d'acompte.

Qu'en est-il des crédits d'impôts ?

Il est impossible de suspendre les crédits d'impôt l'année de transition sous peine de plomber certaines filières (emploi à domicile, bâtiment, associations caritatives). Les crédits d'impôt seront donc maintenu continueront d'être perçus par le contribuable l'année suivante.

Le crédit d'impôt pour l'emploi à domicile pourrait toutefois être mensualisé. La question est actuellement à l'étude. En revanche le dispositif « tout-en-un » prévu pour les particuliers employeurs ne sera pas prêt en janvier 2019.

Maintenant quelle options choisir pour le taux d'imposition ?

Si vous avez déclaré vos revenus en ligne cette année, vous aurez remarqué une nouvelle option vous permettant de choisir (ou non) le taux auquel vous serez imposé l'an prochain. Comment cela fonctionne-t-il, et dans quel cas cette option peut-elle s'avérer judicieuse ? Une fois terminée que vous aurez terminé votre déclaration, vous découvrez le taux d'imposition personnalisé qui vous sera appliqué à partir de l'année prochaine.

Il existe plusieurs options possibles :

En effet, avec l'entrée en vigueur du prélèvement à la source de l'impôt sur le revenu au 1er janvier 2019, chaque mois une part de votre salaire net sera prélevée au titre de cet impôt. Idem pour les revenus fonciers, les pensions alimentaires, les revenus des indépendants, etc.

Par défaut, c'est donc un taux "personnalisé" qui apparaît, calculé comme l'impôt sur le revenu actuel sur la base du revenu annuel du foyer fiscal. Mais là deux alternatives se présentent, pour des cas particuliers où les contribuables souhaitent modifier ce taux : le taux "individualisé" ou le taux "neutre". A quoi servent-ils, dans quel cas les utiliser ?

1° Le taux individualisé aux couples ayant des salaires déséquilibrés

Il s'agit de moduler le taux qui sera prélevé à chacun des membres du couple, en fonction du revenu de chacun, pour que le taux de prélèvement global soit le bon.

2° Un taux "neutre" pour rester discret

Vous avez touché un héritage, vous êtes propriétaire d'une grande maison ou vous touchez des rentes, mais vous n'avez pas envie que votre employeur se rende compte que votre taux d'imposition est élevé par rapport à ce qu'il vous verse tous les mois. Dans ce cas, vous pouvez opter pour le "taux neutre", calculé uniquement sur la base du revenu versé par l'employeur.

3°Le contribuable ne sera donc pas prélevé de la totalité de son impôt sur le revenu via le prélèvement à la source : le taux qui affectera son salaire sera équivalent à celui d'un célibataire sans enfant. Par contre, il devra s'acquitter de la différence en la versant directement, via un versement "classique" comme à l'heure actuelle, à l'attention du Trésor.

4° Notons que le prélèvement à la source est une gageure en France!

En effet, en France, l'impôt est calculé au niveau de la famille, contrairement aux autres pays où l'impôt est individualisé. Par ailleurs, il existe généralement beaucoup moins de crédits et réductions d'impôt chez nos voisins européens. Le prélèvement à la source est concevable seulement quand le système fiscal est simple. Mais avec un impôt aussi complexe que le nôtre, un tel prélèvement relève de la gageure

Peut-on changer d'avis ?

Oui, mais pas indéfiniment. Même s'il la déclaration est exigible à compter de ce mardi vous pourrez toujours changer votre mode de prélèvement sur votre espace particulier du site www.impots.gouv.fr. jusqu'au 15 septembre prochain seulement.

En cas de changement de situation (mariage, naissance, baisse ou hausse des revenus...) le contribuable devra demander une mise à jour.

Le contribuable ne donnant aucune information à son employeur ou sa caisse de retraite puisque . c'est l'administration qui reste l'interlocuteur de contribuable pour ses impôts, la confidentialité est préservée.

La France entre dans le club des pays développés aux prélèvement à la source presque toujours à des fins budgétaires. Le gouvernement augmente sa trésorerie...sans pour autant baisser l'impôt !

Jaimie Potts et Joanne Courbet pour DayNewsWorld

 

ENTERREMENT DE PREMIERE CLASSE

DU PRELEVEMENT A LA SOURCE ?

Le gouvernement va-t-il abandonner le prélèvement à la source ?

En moins d'une semaine, la réforme emblématique du prélèvement à la source se retrouve brutalement à la limite d'être ensevelie.

Le ministre de l'Action et des Comptes publics, Gérald Darmanin, a évoqué pour la première fois, samedi 1er septembre, un possible « arrêt » de la réforme de la récolte de l'impôt sur le revenu. Cela faisait des mois que l'exécutif se targuait de mener à bien cette réforme symbolique déjà abandonné sous Hollande. Et c'est Macron lui-même qui met le feu aux poudres : " J'ai besoin d'une série de réponses très précises", déclare le président lors d'une conférence de presse à Helsinki (Finlande).

Le ministre Darmanin penaud rétropédale.

« C'est une grande réforme, il est normal que le président et le Premier ministre surveillent que ça se passe bien », déclare-t-il.

Puis Gérald Darmanin avoue qu' une réunion avec le président est prévue mardi prochain pour décider du destin du prélèvement à la source. « Nous choisirons ensemble politiquement mardi lors d'une réunion avec le président l'avancée ou l'arrêt de la réforme, puisque le président de la République l'a évoqué », concède-t-il.

On ne parle plus de report, mais d' « arrêt » pur et simple.

Car la réforme inquiète l'exécutif, déjà mal en point.

Bien sûr il y a les risques techniques de la mise en œuvre. . Ce « big bang » va-t-il se passer correctement ? L’efficacité de l’administration fiscale est certes réputée. Mais la manœuvre est délicate. « Avec 3 millions d’entreprises et 38 millions de foyers fiscaux, il n’est pas possible qu’il n’y ait strictement aucun incident », constate, lucide, Bruno Parent, le patron de la direction générale des finances publiques (DGFIP), avant de nuancer : « Nous nous organisons pour qu’il y en ait le moins possible et, quand cela arrive, pour les corriger au plus vite. ».

Mais selon « Le Parisien », le contribuable court le risque d’être prélevé plusieurs fois, ou à la place d’un homonyme. Des bugs « depuis résolus », assure Gérald Darmanin.« Calamiteux », juge Le Parisien samedi 1er septembre, citant une note du fisc tirant le bilan de la phase d’essai du prélèvement à la source de l’impôt sur le revenu. D’après ce document confidentiel consulté par le quotidien, le test auprès de certaines entreprises en vue de son entrée en vigueur, théoriquement prévue début 2019, s’est soldé par des centaines de milliers d’erreurs...

Selon le site Internet du journal, la direction générale des finances publiques (DGFiP) a fait parvenir en juillet une note au ministère de l’économie, évoquant un nombre extrêmement irrégulier d’erreurs d’un mois à l’autre : elles auraient été inexistantes en janvier, avant de culminer à plus de 350 000 le mois suivant...(Citant un document "ultra-confidentiel" de la DGFiP)

D'où des inquiétudes au sommet de l'Etat :

1° De possibles bugs techniques auront vite fait de placer le gouvernement sous le feu des critiques. Le double défi de la réforme est qu’elle doit s’appliquer à tous les contribuables, et que ce seront de surcroît les entreprises qui géreront la collecte de l’impôt. Une responsabilité supplémentaire accueillie fraîchement par le patronat. Et pour cause.

De plus de précédents projets de grande envergure comme celui du logiciel de paie des militaires (Louvois) ou la tentative de créer un opérateur national de paie commun à l’ensemble des agents de l’Etat ont avortés et ces expériences donnent à réfléchir.

2° Une autre grande crainte du gouvernement est d'ordre économique. Elle serait de voir le prélèvement à la source brouiller les repères des contribuables en matière de revenus, en particulier les 40 % de ménages qui ne sont pas mensualisés. Recevoir une fiche de paie amputée du montant de l’impôt pourrait les inciter à moins dépenser, par précaution ce qui aurait des conséquences négatives sur l’activité économique déjà atone.

3° Et surtout l'enjeu politique inquiète au sommet de l' Etat. De plus les douceurs promises de la baisse de la taxe d'habitation passerait inaperçue. En effet un éventuel fiasco dans la mise en place de la réforme pourrait déstabiliser l'exécutif -déjà fragilisé- à une date trop proche des élections européennes de 2019, prévues le 26 mai. Un revers à ces premières élections depuis l'arrivée d'Emmanuel Macron à l'Elysée serait fatale à la majorité.

Dans ce contexte, Emmanuel Macron ne ferait plus ce qu'il a dit. Mais bien par précaution ou calcul politicien, il dirait la  réforme promise qu'il ne ferait pas.

Joanne Courbet pour DayNewsWorld

 

DONALD TRUMP S'EN PREND A L'OMC

LES CONSEQUENCES D'UNE SORTIE DES ETATS-UNIS

DE L'OMC

« S'ils ne font pas de progrès, je me retirerai de l'OMC », a averti Trump en qualifiant l'accord portant création de l'organisation de « pire accord commercial jamais conclu ».

Décidément Donald Trump a le goût pour les sorties et ne s'en prive pas. La dernière pourrait avoir de lourdes conséquences : le voilà qui se dit prêt à retirer les États-Unis de l'Organisation mondiale du commerce.

Pas de réformes suffisantes à son goût.

« S'ils ne font pas de progrès, je me retirerai de l'OMC », a averti Trump en qualifiant l'accord portant création de l'organisation de « pire accord commercial jamais conclu ». Des propos tenus jeudi dans une interview à l'agence Bloomberg News.

Cette menace n'est pas la première.

Trump s'en était déjà pris dans le passé aux organes de règlement des différends de l'OMC, les accusant d'être défavorables aux États-Uni .

« Nous avons de profonds désaccords avec les Etats-Unis sur la politique commerciale » , a précisé la commissaire européenne devant les eurodéputés.

La Chine, elle aussi, est engagée dans une guerre commerciale avec les États-Unis. Elle a rejoint l'OMC en 2001, une adhésion qualifiée d'« erreur » par le représentant américain au Commerce Robert Lighthizer avec qui les Européen vont devoir composer.

En effet Cecilia Malmström a évoqué la création d'un groupe de travail qu'elle va diriger avec le représentant américain au Commerce, Robert Lighthizer. Ce groupe de travail doit plancher sur la suppression des barrières douanières concernant les produits industriels.

Or les menaces de Donald Trump interviennent alors que son administration fait face à des pressions au sein de l'OMC de la part de ses partenaires commerciaux qui ont saisi l'organisation pour contester les nouveaux droits de douane imposés par Washington sur leurs importations.

Certes l'Union européenne est prête à supprimer tous les droits de douane sur les importations d'automobiles en provenance des Etats-Unis. Mais qu'importe l'Europe ? Il s'agit des grosses Jeep (Cherokee, Wrangler, Grand Cherokee),des sportives Ford Mustang, de gros " SUV " Ford Edge aux ventes très faibles, quelques anecdotiques voitures de GM (Cadillac, Chevrolet Corvette). Pas plus de 40.000 unités au total !

Une telle levée des droits de douane sur les modèles " made in USA " ne coûterait pas grand-chose à l'Union...

Fin de la trêve conclue en juillet entre les Etats-Unis et l'Union européenne : Le président américain exige avec sa façon musclée de négocier un abaissement de leurs barrières commerciales.

Les Etats-Unis "délivrés" des règles de l’OMC ?

Mais quelles conséquences du retrait des Etats-Unis de l'OMC ?

L’OMC a deux attributions principales. Celle de libéralisation des échanges commerciaux entre ses 164 pays membres - notamment en négociant la plus grande baisse possible droits de douane - et celle de proposition d' un cadre juridique qui veille au respect des accords. L’OMC constitue de fait un obstacle aux guerres commerciales mais Donald Trump voudrait en fait en provoquer depuis son entrée à la Maison-Blanche. Pas étonnant alors qu'il jette méchamment son dévolu sur cet organisme international.

Ainsi en quittant l’OMC les Etats-Unis se délivreraient de règlements que Donald Trump considère comme des obstacles. Par exemple, les droits de douane aux Etats-Unis ne seraient plus régulés et le pays pourrait librement pratiquer des « prix de dumping ». Cette pratique permettrait donc de favoriser la production nationale. Les producteurs américains qui utiliseraient des intrants importés perdraient alors en compétitivité .

L'administration Trump n’a eu de cesse dénigrer l’efficacité des accords multilatéraux et a favorisait les accords plus confidentielles à deux Etats. « Nous n'aimons pas les palabres infinies, nous préférons les actions bilatérales pour négocier. Les réunions multilatérales prennent beaucoup de temps et nous sommes animés d'un sentiment d'urgence », lançaitt le secrétaire américain au Commerce, Wilbur Ross, en juin dernier. Une façon de ne conclure que des accords bilatéraux avec les pays les plus offrants...

Mais il n'est pas sûr pour autant que ce retour au protectionnisme des années 1930 bénéficieraient réellement aux Etas-Unis dans la mesure où par mesure de rétorsion, de nombreux pays modifieraient à leur tour leur régime de taxation.

Il s'agit maintenant d'entrer dans le vif du sujet et d'agir intelligemment  sous menace d'un retrait de l'OMC des Etats-Unis.
N'oublions pas qu' en 1995, l’OMC succède à l’Accord général sur les tarifs douaniers et le commerce (GATT), créé en 1947 sous l’impulsion des Etats-Unis pour instaurer un « code de bonne conduite libérale et multilatérale » qui évite justement les guerres économiques dévastatrices.

Joanne Courbet  pour DayNewsWorld

 

MATRAQUAGE FISCAL SUR LES CLASSES MOYENNES

EN FRANCE

La pression fiscale ne fait qu'augmenter subrepticement sur les particuliers et en particulier les classes moyennes depuis qu' Emmanuel Macron est à la tête de l'Etat. On est loin des promesses de campagne mensongères d'un Président cynique et immature.

Il est bien devenu le Président des riches qui n'ont pas réinvesti dans l'économie les sommes qu'ils ont récupérées grâce aux cadeaux fiscaux accordés sous Macron.

La rentrée de septembre risque fortement d'être houleuse...

La pression fiscale ne cesse en effet d’augmenter comme si les particuliers avaient désormais vocation à financer l’essentiel des nouvelles politiques publiques selon le journal Atlantico qui donne les derniers chiffres de la situation mensuelle du budget de l’État.

« En un an, les recettes fiscales nettes ont baissé de 3,5 milliards, c’est-à-dire de 2,4%. Mais le produit de l’impôt sur le revenu a augmenté de 1,5 milliard. Le produit de la taxe sur les carburants a augmenté de 500 millions (environ 10%). Le produit de la TVA a augmenté de 2 milliards (soit 4% de hausse).

Autrement dit, en un an, les particuliers ont vu leur pression fiscale augmenter de 4 milliards € ! »

Emmanuel Macron ne possède plus beaucoup de marge pour parvenir à un impôt juste. Il lui reste comme option certes la baisse de la dépense publique puisque les entreprises françaises doivent , avec une fiscalité moindre proche la moyenne européenne, gagner en compétitivité pour une meilleure croissance qui se traîne.

Mais a-t-il encore auprès des Français , blasés par les affaires et l'outrecuidance du gouvernement, assez de légitimité pour agir ?

Garett Skyport pour DayNewsWorld

 

TREVE MOMENTANNEE DE LA GUERRE COMMERCIALE ENTRE UNION EUROPEENNE ET ETATS-UNIS

La rencontre entre Donald Trump et Jean-Claude Juncker qui a eu lieu mercredi à la Roseraie de la Maison Blanche, a débouché sur une trêve dans la guerre commerciale.La conférence fut convoquée à la dernière minute dans la roseraie de la Maison Blanche. D'après le secrétaire américain au Trésor, Steven Mnuchin, Washington et Bruxelles veulent une solution sur le dossier des taxes sur l'acier et l'aluminium. Donald Trump et Jean-Claude Juncker ont annoncé qu'ils étaient parvenus à désamorcer des mois de conflit commercial entre Washington et Bruxelles se traduisant par des taxes douanières punitives réciproques.

Les taxes sur les voitures européennes bien suspendues :

Aucun nouveau tarif douanier ne sera pour le moment imposé sur les importations de voitures européennes aux États-Unis, un dossier particulièrement sensible pour l'Allemagne, où ce secteur clé emploie quelque 800.000 personnes.

De plus on apprend que Washington et Bruxelles entendaient trouver une solution immédiate dans le dossier des taxes douanières sur l'acier et l'aluminium et «les représailles» européennes. «La première phase est de résoudre immédiatement ces questions donc il n'y aura pas de tarifs douaniers de part et d'autre sur ça» a indiqué le secrétaire américain au Trésor Steven Mnuchin . «Les bases (d'un accord) sont posées et j'espère que nous résoudrons (ce dossier) rapidement», a-t-il également déclaré.

Le président des Etats-Unis et le patron de la Commission européenne se sont, en outre, engagés en faveur de davantage de libre-échange.

Le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, a certes fait comme si l’affaire était jouée d’avance : « j’avais l’intention de parvenir à un accord aujourd’hui. Et nous avons un accord aujourd’hui », a-t-il déclaré ce mercredi 25 juillet. En réalité nul ne tablait réellement sur un compromis, lequel a fait dire à Donald Trump qu’« aujourd’hui est un très grand jour pour le commerce libre et équitable ». « Super d’être à nouveau sur la bonne voie avec l’UE », s’est réjoui le locataire de la Maison Blanche sur Twitter.

Les Américains et les Européens se sont entendus pour la mise en place d' un groupe de travail en faveur de plus de libre-échange transatlantique. « Nous nous sommes mis d’accord pour travailler vers l’objectif d’avoir zéro droit de douane, zéro barrière non tarifaire et zéro subvention sur les biens industriels hors automobile », a expliqué M. Trump en lisant le communiqué commun européo-américain. Les deux parties travailleront à mettre fin à la guerre de l’acier et de l’aluminium même si les droits imposés par Washington et les représailles décidées par Bruxelles ne sont pas suspendus. Les Européens ont cependant obtenu l’essentiel : la menace immédiate de droits de douane sur l’automobile est repoussée. Comme gage les Européens doivent acheter plus de gaz naturel et de soja américains. L’achat de soja, dont le cours baisse et qui n’est pas soumis à droits à l’importation en Europe, permettra aux « farmers » frappés par les contre-sanctions chinoises de trouver un débouché tandis que l’acquisition de gaz naturel liquéfié permet une moindre imbrication géostratégique entre l’UE – en particulier l’Allemagne, via le pipeline à travers la baltique Northstream – et la Russie.

De plus à l’approche des élections de mi-mandat, surtout dans les terres agricoles du Midwest, frappées par les représailles chinoises et mexicaines qui taxent le soja et le porc, les Républicains commençaient à montrer leur mécontentement même si Donald Trump avait annoncé, mardi, 12 milliards de dollars (10,2 milliards d’euros) d’aides aux agriculteurs. S'ajoutent la grogne des constructeurs automobiles américains mais aussi celle des industriels les plus protectionnistes tels le fabricant de motocycles Harley Davidson ou celui de lave-linge Whirlpool qui ont annoncé cette semaine de mauvais résultats en raison de la guerre commerciale.

Juncker estime qu’il ne s’agit pas d’une relance du traité de libre-échange transatlantique, contesté par les opinions publiques.

Mais, l'Europe a encore bien du mal à parler d'une seule voix, l'Allemagne jugeant la rencontre « constructive » tandis que la France se dit plus circonspecte . «La Commission peut continuer à compter sur notre soutien», a insisté Angela Merkel. Le chef de la diplomatie allemande, Heiko Maas, s'est félicité que «l'Europe prouve qu'elle ne se laisse pas diviser». «Et nous l'avons vu: quand l'Europe se montre unie, notre parole a du poids.» «Je l'ai dit: la réponse à America First ne peut être que Europe United», a rappelé le chef de la diplomatie. «Une bonne discussion commerciale ne peut se faire que sur des bases claires et ne peut pas être conduite sous la pression», a souligné de son côté le locataire de Bercy

Le groupe de travail, présidé par la commissaire européenne au commerce, Cecilia Malmström, et le représentant américain au commerce, Robert Lighthizer,une fois parvenu à la fin de ses travaux – « d’ici à quelques mois », espère M. Juncker rendra ses conclusions.

Les deux ensembles économiques vont œuvrer également à une réforme de l’Organisation mondiale du commerce (OMC) au détriment de la Chine, semble-t-il..

Joanne Courbet pour DayNewsWorld

 

VERS UNE GUERRE PSYCHOLOGIQUE

ENTRE ETATS-UNIS ET IRAN

La pression entre l'Iran et les Etats-Unis est montée de plusieurs crans ce dimanche . Sur Twitter, le président américain s'en est ainsi pris nommément au président iranien Hassan Rohani, tandis que le responsable de la diplomatie américaine a critiqué vivement le régime de Téhéran. La réaction de Donald Trump ne s'est pas faite attendre face aux avertissements du président iranien Hassan Rohani qui lui demandait de cesser sa politique hostile à l'encontre de Téhéran sous peine de déclencher «la mère de toutes les guerres».

Le temps d'un tweet,et le président américain a donné une réponse sans ambages à son homologue iranien, Hassan Rohani «Ne menacez plus jamais les États-Unis», a écrit Donald Trump, dimanche, dans un message presque entièrement rédigé en majuscules sous conditions de s'exposer à des «conséquences telles que peu au cours de l'Histoire en ont connues».

Cette mise en garde belliqueuse continue dans le même ton :«Nous ne sommes plus un pays qui supporte vos paroles démentes de violence et de mort. Faites attention!»

Téhéran a réagi sans maille à partir : «Les déclarations de Trump contre l'Iran sont dans le cadre d'une guerre psychologique. Il n'est pas en position d'agir contre l'Iran», a rétorqué ce lundi le général Gholam Hossein Gheypour, chef de la milice l'Iran

De son côté, Mike Pompeo a vivement critiqué le régime de Téhéran et promis le soutien de Washington à la diaspora iranienne.

Les enjeux de cette guerre psychologique :

Hassan Rohani a demandé clairement à son homologue américain de renoncer à sa politique d'isolement de Téhéran en le menaçant qu'une guerre avec son pays serait «la mère de toutes les guerres», selon des propos rapportés par l'agence Isna. Le guide suprême de la Révolution iranienne, l'ayatollah Ali Khamenei a apporté son appui à Hassan Rohani.

En effet dimanche, lors d'une allocution en Californie devant une majorité de citoyens américains d'origine iranienne, le secrétaire d'État américain, Mike Pompeo, a réaffirmé la volonté de son administration d'isoler économiquement Téhéran. Il a en outre exhorté l'Europe de «cesser de flirter avec un régime révolutionnaire» accusé de «corruption», de «terrorisme», de violations des droits de l'Homme et de persécutions religieuses. Il faut savoir que contrairement à Washington qui a déchiré l'accord sur le nucléaire avec les Iraniens en mai, les alliés européens tentent, quant à eux, de sauver l'accord sur le nucléaire. Le président iranien a également exclu toute renégociation de l'accord sur le nucléaire avec Washington.

Le secrétaire d'État américain a donc appelé tous les pays à ramener «au plus près de zéro» leurs importations de pétrole iranien d'ici au 4 novembre. Faute de quoi, ils s'exposeront aux sanctions américaines dont la première vague va s'abattre le 6 août sur le secteur automobile et l'aéronautique civile.

Hassan Rohani a mis en garde le locataire de la Maison-Blanche : « Ne jouez pas avec la queue du lion [...] vous le regretterez », a assuré le chef d'Etat iranien. En effet en réponse au boycott de son pétrole, Téhéran se dit prête à fermer le détroit d'Ormuz par où environ 30% des exportations maritimes de pétrole transitent. Cette étroite voie, située à l'extrémité des eaux du Golfe, entre l'Iran au nord, Oman et les Emirats arabes unis au sud est un carrefour commercial important pour le monde. «Nous sommes le garant de la sécurité de ce détroit depuis toujours, ne jouez pas avec la queue du lion, vous le regretterez», a prévenu dimanche Hassan Rohani.

Ce n'est d'ailleurs pas la première fois que le président iranien brandit la menace d'un blocage du détroit d'Ormuz. Mais l'armée américaine se dit prête à agir pour la protection de la liberté de navigation.

Un gouvernement « qui ressemble » à une mafia:

Mike Pompeo n'a pas hésité à disqualifier le régime iranien en assurant que ce dernier est dirigé «par quelque chose qui ressemble plus à une mafia qu'à un gouvernement». Il accuse les dirigeants iraniens d'avoir bénéficié de détournements de fonds, de contrats avantageux et d'autres gains mal acquis. Dans ce contexte, les États-Unis n'ont «pas peur» de sanctionner «au plus haut niveau» le régime de Téhéran, a-t-il expliqué. «Les dirigeants du régime, notamment ceux à la tête des Gardiens de la Révolution (l'armée d'élite iranienne, ndlr) et de la Force Qods (chargée des opérations extérieures, ndlr) doivent payer chèrement pour leurs mauvaises décisions», a-t-il estimé. Avant de s'en prendre à la violence du régime de Téhéran, il s'en est pris également à l'échec économique de celui-ci. « Le rial est en chute libre. Un tiers des jeunes Iraniens sont au chômage. Un tiers des Iraniens vivent en dessous du seuil de pauvreté. Mais si vous êtes un membre politiquement lié à l'élite du régime, l'économie iranienne va très bien », a-t-il en effet expliqué. Ces tweets ne font que relayer les propos qu'il avait tenus en Californie devant une majorité de citoyens américains d'origine iranienne.

Washington lance une chaîne de télévision en farsi:

Pour accentuer la pression sur le régime, Washington s’apprête, outre des sanctions économiques, à lancer une chaîne multimédia (télévision, radio, numérique et réseaux sociaux) 24 heures sur 24 en langue farsi, «afin que les Iraniens ordinaires en Iran et à travers le monde sachent que l'Amérique est à leurs côtés»

« Il appartient au peuple iranien de définir la direction du pays », a ajouté le chef de la diplomatie américaine, précisant que Washington « appuiera la voix longtemps ignorée du peuple iranien ».

Cet affrontement par messages interposés n'est pas sans rappeler l'épisode d'escalade verbale entre Donald Trump, coutumier de propos agressifs, et le président de la Corée du Nord, Kim Jong-un qui s'est soldé par un sommet réussi en juin 2018.

Alyson Braxton pour DayNewsWorld

 

UNE AMENDE RECORD DE 4,3 MILLIARDS D'EUROS INFLIGEE A GOOGLE PAR BRUXELLES DANS UN CONTEXTE TENDU ENTRE L'UE ET LES ETATS-UNIS

 

La Commission européenne condamne le géant pour abus de sa position dominante dans la recherche avec son système d'exploitation pour mobile Android.

Amende la plus importante jamais prononcée

Une nouvelle amende record pour Google en Europe. La Commission européenne condamne le géant à verser 4,3 milliards d'euros, cette fois dans le dossier antitrust de son système d'exploitation pour mobile, Android.

« Google utilise Android comme un véhicule pour consolider la position dominante de son moteur de recherche. Ces pratiques ont privé ses concurrents de la possibilité d’innover et de lui livrer concurrence par leurs mérites. Elles ont privé les consommateurs européens des avantages d’une concurrence effective sur le marché important des appareils mobiles. Cette pratique est illégale au regard des règles de l’UE en matière de pratiques anticoncurrentielles. » a déclaré la commissaire à la concurrence européenne, Margrethe Vestager.

C'est le montant le plus élevé jamais imposé par Bruxelles. Le montant de l’amende s’expliquerait par le fait que « les infractions durent depuis 2011, qu’elles sont très graves et que les revenus de Google ont progressé dans l’intervalle », a précisé la commissaire danoise. Le précédent record était déjà détenu par Google, qui a reçu une amende de 2,4 milliards d’euros en juin 2017 cette fois là pour avoir favorisé son comparateur commercial, Google Shopping, aux dépens d’autres sur son moteur de recherche.

La commission européenne somme en outre l'entreprise américaine «de mettre fin à ses pratiques illégales dans les 90 jours» sous peine de se voir infliger des astreintes allant jusqu'à 5% du chiffre d'affaires journalier moyen mondial de sa maison-mère, Alphabet.

Le roi de la Silicon Valley va évidemment faire appel de cette décision. Sa ligne de défense se base sur le nombre d’opportunités créées pour tous par son système d’exploitation mobile, mais aussi sur la facilité avec laquelle il est possible de changer d’application. « Android, c'est plus de choix pour tous. Pas moins. Les caractéristiques d'une concurrence efficace sont un écosystème dynamique, la rapidité d'innovation et la baisse des prix, ce qui est le cas aujourd'hui» a réagi un porte-parole de Google.

Les accusations de la commission européenne

L'entreprise américaine est accusée de profiter de la position dominante sur Android pour asseoir la suprématie de ses propres applications. La Commission vise avant tout Google search, le moteur de recherche en ligne de Google.

La Commission européenne accusait premièrement l'américain d'obliger les fabricants de smartphones à préinstaller «Google Search» et de le paramétrer comme service de recherche par défaut, ou exclusif, sur la grande majorité des appareils sous Android vendus en Europe.

La Commission accusait deuxièmement Google d'avoir empêché les fabricants de vendre des smartphones fonctionnant sous des systèmes d'exploitation concurrents, et troisièmement d'avoir accordé des incitations financières aux fabricants et aux opérateurs de réseaux mobiles à la condition qu'ils préinstallent en exclusivité Google Search sur leurs appareils.

Le géant de la Silicon Valley fait appel

Google rétorque qu’Android est un système ouvert et libre, ce qui est vrai. Mais pour financer l’entretien (et les MÀJ) de ce dernier, la firme a mis en place un accord nommé MADA (Mobile Application Distribution Agreement), qui lui permet d’engranger beaucoup d’argent. Chaque constructeur qui souhaite l’utiliser et proposer par défaut une des applications de Google (majoritairement Chrome) doit obligatoirement accepter les dix autres applications du pack virtuel de la firme : Search, Chrome, Play Store, Play Music, Play Movies, Drive, Photos, Maps, Gmail, Hangouts (messagerie), YouTube...«des applications conçues pour travailler ensemble». Quand on connaît la popularité de YouTube ou du PlayStore, on comprend que cet accord est quasiment inévitable.

Quoiqu'il en soit, le système Android domine le monde des smartphones, avec une part de marché de l'ordre de 85,9% en 2017 contre environ 14% pour iOS, le système d'exploitation d'Apple. Plus de 1,3 milliard de smartphones ont été vendus en 2017 sous Android, contre environ 215 millions pour iOS, et 1,5 million pour les autres systèmes d'exploitation.

Cette décision de la commission européenne pourrait encore aggraver les tensions entre Bruxelles et Washington, à une semaine d’une rencontre entre le président de la Commission, Jean-Claude Juncker, et Donald Trump, placée sous le signe du commerce. L’administration américaine a déjà à plusieurs reprises, y compris sous le mandat de Barack Obama, accusé Bruxelles de s’en prendre spécialement aux géants californiens des technologies pour des raisons protectionnistes.

L’UE et les États-Unis se disputent déjà sur plusieurs questions liées au commerce ou à l’OTAN alors que le président Donald Trump menace actuellement de taxer les importations de voitures européennes aux US.

Britney Delsey pour DayNewsWorld

 

GEOFFROY ROUX DE BEZIEUX

LE NOUVEAU PRESIDENT DU MEDEF

Cet entrepreneur sportif ancien rugbyman, qui a fait son service dans les commandos de marines, a été élu le 3 juillet à la tête de l’organisation patronale avec la volonté de transformer le Medef en force de « propositions ».

Président du Medef à 56 ans, il l'a emporté haut la main avec 10 points d'avance sur son rival Alexandre Saubot, l'ancien patron de l'UIMM, avec 55,8% des suffrages exprimés. Il connaît bien le MEDEF, pour y avoir passé cinq ans comme vice-président en charge de l'économie, du numérique et de la fiscalité aux côtés de Pierre Gattaz.

Geoffroy Roux de Bézieux, dont le titre de noblesse a été acquis par un ancêtre, échevin de Lyon en 1769, est né à Paris le 31 mai 1962. Après des études à Neuilly puis l'Essec, il commence sa carrière chez L'Oréal avant de faire fortune dans la téléphonie mobile. Aujourd'hui patron du fonds d'investissement Notus, il a investi dans Oliviers&Co, qui vend de l'huile d'olive de qualité premium jusqu'en Chine, mais aussi dans l'alimentation avec le Fondant baulois.

Lors de sa campagne pour la présidence du Medef, Geoffroy Roux de Béziers a mis en avant la « révolution technologique », notamment l'intelligence artificielle, et a reçu le soutien de plusieurs patrons de la French Tech : Frédéric Mazzela (Blablacar), Marc Simoncini (Meetic), Pierre Kosciusko-Morizet (PriceMinister). Il entend porter les enjeux de la fiscalité des Gafa (Google, Apple, Facebook et Amazon) en Europe.

La campagne n'a pas été de tout repos dans la mesure les grandes fédérations se sont divisées, l'industrie et la banque soutenant Alexandre Saubot, tandis que l'assurance et le bâtiment ont supporté GRDB. Pour réconcilier ces deux tendances le nouveau président a proposé à son d'être « invité permanent » au conseil exécutif pour y apporter ses compétences sociales.

L'homme ne cache pas ses convictions libérales en matière d'économie et estime que la France est "gérée comme un ménage surendetté". Et il met la droite et la gauche dos à dos sur la politique fiscale : "Depuis trente ans, gauche et droite confondues, on a augmenté les impôts à chaque fois qu’on avait un problème. Sur les ménages mais surtout sur les entreprises", a-t-il affirmé.

Il a pour vaste ambition de « transformer le Medef pour aider à transformer le pays », tache des plus ardue tant le syndicat patronal traverse une crise, de légitimité et de représentativité. Pour se faire le Medef va devoir se réformer de l'intérieur tout proposant de nouveaux services de conseil juridique, fiscal ou à l'export. Il compte sur l'aide de Patrick Martin, candidat du Medef Auvergne-Rhône-Alpes, pour mener ce chantier à bien.

Deux grands chantiers occuperont son mandat. Le premier est celui de l'apprentissage et de la formation professionnelle, alors que Muriel Pénicaud, la ministre du Travail, a donné une impulsion de réformes qu'il va falloir mettre en œuvre. Et l'Europe, qui « est en grand danger » et que le monde de l'entreprise sera appelé à défendre face à la montée des populismes et du protectionnisme.

« Le patronat européen aura un rôle majeur à jouer », a-t-il déclaré lors de son élection.


Paul Emison pour DayNewsWorld

 

VERS LA FIN DU « VERROU DE BERCY »

EN MATIERE DE FRAUDE FISCALE ?

Il faut savoir que le « verrou de Bercy » est un monopole du ministère du budget en matière de poursuites pénales pour fraude fiscale. En effet jusqu'à présent seul Bercy disposait du droit de déposer plainte contre un individu soupçonné de malversations fiscales, un procureur ou une partie civile ne le pouvant pas. Selon la décision du ministre des finances, les fraudeurs pouvaient donc éviter des poursuites judiciaires

Mais face à la pression de l'opinion et depuis l'affaire Cahusac le gouvernement accepte la proposition des sénateurs en vue de faire évoluer ce mécanisme qui donne à l'administration le monopole des poursuites pour fraude fiscale.

Le Sénat a commencé l'examen du texte en première lecture avant l'Assemblée. Il doit l'achever mercredi.Gérald Darmanin a annoncé face aux sénateurs que le gouvernement soutiendrait l'évolution proposée par le rapporteur général de la commission des finances, Albéric de Montgolfier (LR).

L'évolution proposée ne comporte pas de disposition sur le « verrou de Bercy », mais pour le rapporteur de la commission des Finances, Albéric de Montgolfier, elle donne l'occasion de le supprimer. Le ministre de l'Action et des Comptes publics a invité les sénateurs à « discuter des critères du 'verrou' ». « C'est la première fois que le gouvernement vous propose de juger de ce qui relève du 'verrou' », a-t-il déclaré en préambule de l'examen de la loi sur la fraude.

Le Sénat a donc entamé mardi 3 juillet l’examen du projet de loi sur la lutte contre la fraude fiscale sur lequel ont été déposés plusieurs amendements pour supprimer le « verrou de Bercy » et le remplacer par un autre mécanisme. Dans son rapport, le rapporteur de la commission des Finances Albéric de Montgolfier estime que les cas les plus graves représenteraient entre 1.200 et 1.400 dossiers chaque année, soit un volume un peu plus important que dans le système actuel (environ 1.000 plaintes).

La commission a ainsi décidé « de supprimer le verrou de Bercy et de le remplacer par un mécanisme qui réserve le cumul des sanctions administrative et pénale aux cas de fraudes les plus graves", a-t-il précisé. Celles-ci doivent respecter trois critères cumulatifs : l'application de pénalités d'au moins 80 %, un montant supérieur à un seuil fixé par décret en Conseil d'État, enfin, soit une réitération des faits, soit des comportements aggravants. Reste enfin à régler le sort de la Commission des infractions fiscales (CIF), chargée de filtrer les plaintes de l'administration « Il faut sans doute améliorer » cet amendement, a nuancé le ministre.

Ce n'est qu'une première étape. Le débat pourrait rebondir lors de l'examen de la loi sur la fraude à l'Assemblée nationale, après l'été.

Celles-ci doivent respecter trois critères cumulatifs : l’application de pénalités d’au moins 80 % ; un montant supérieur à un seuil fixé par décret en Conseil d’État ; enfin, soit une réitération des faits, soit des comportements aggravants. Pour la première fois, je donnerai, non pas un avis favorable, mais un accord de principe » à cette suppression, a ajouté le ministre des comptes publics Gérald Darmanin. « L’Assemblée nationale souhaitera sans doute améliorer l’écriture de cet article », a-t-il ajouté, estimant que « les clés du verrou se trouvent sans doute au Parlement et il vous reviendra d’établir des critères ».

Mais pour l’opposition les propositions restent insuffisantes.

« Les dispositions qui organisent le verrou de Bercy ne sont pas supprimées », a estimé la socialiste Sophie Taillé-Polian, pour qui « l’aménagement proposé est largement insuffisant ». « Il ne s’agit pas d’engorger les tribunaux, mais les critères proposés sont trop restreints et, de surcroît, cumulatifs », a-t-elle jugé.

L’opposition aurait souhaité se rapprocher de la proposition acceptée fin mai par les députés de tous bords, au terme d’une mission d’information menée par Emilie Cariou (La République en marche, Meuse) : remplacer l’actuel dispositif par un examen conjoint des dossiers par le fisc et le parquet.

Le débat autour du « verrou de Bercy » n’a pas fini de rebondir.

Andrew Preston pour DayNewsWorld

 

LES RAISONS D'UNE ENVOLEE DU PRIX DU GAZ DE 7,5% EN JUILLET EN FRANCE

Les tarifs du gaz grimpent en flèche au 1er juillet. Une fois de plus le gouvernement a tranché : à partir du 1er juillet, les tarifs du gaz augmentent de 7,45 % chez Engie donc pour près de 5 millions de clients alors que la Commission de régulation de l’énergie (CRE) avait proposé à la mi-juin au gouvernement une augmentation de 6,5 %. Soit une hausse de plus de 8 euros par mois en moyenne sur la facture. L'augmentation des tarifs du gaz annoncée vendredi s'ajoute à plusieurs autres ces derniers mois: +2,1% en juin et +0,4% en mai.

Trois raisons se trouvent à l'origine de cet alourdissement de la facture des ménages. Tout d’abord, la hausse des coûts d’approvisionnement du gaz dans le contexte de l’envolée de ceux des produits pétroliers puis la répercussion du coût des infrastructures, en particulier dans le transport, le stockage et la distribution, le réseau français ayant connu d’importants investissements s'élevant à 600 millions d’euros par an sur dix ans pour modernisation des infrastructures. Et enfin l’installation du compteur communicant de gaz Gazpar, mis en œuvre par le réseau de distribution GRDF, est également intégrée dans ces coûts. Tout comme la mise en place en début d’année de nouvelles règles pour le stockage de gaz, essentiel pour pouvoir assurer un passage de l’hiver sans encombre.

Vers la fin des tarifs réglementés?

Près de 5 millions de ménages sont toujours clients d’Engie aux tarifs réglementés de vente (TRV), définis par l’Etat, alors que plus de 6 millions ont basculé sur des offres moins chères chez des concurrents, comme ENI, Total Spring ou EDF.

Près de 60% des 11,5 millions de sites résidentiels et professionnels alimentés au gaz ont donc déjà quitté les tarifs réglementés pour des offres de marché, un chiffre en hausse continue, selon la CRE. Fin mars, sur le marché du gaz naturel, l'offre de marché la moins chère proposée à Paris est inférieure de 4% au tarif réglementé pour les utilisateurs de gaz pour la cuisson et de 8% pour les clients se chauffant au gaz.

Ces tarifs réglementés sont en outre amenés à prochainement disparaître en France.

En juillet 2017, le Conseil d'État a en effet jugé les tarifs réglementés contraires au droit européen, imposant donc à l'État de les supprimer. Les fournisseurs alternatifs de gaz espéraient que ces tarifs disparaissent rapidement. Mais l'exécutif envisage une fin progressive, avec une extinction à l'horizon 2023 pour tous les particuliers.

Certains concurrents d’Engie en ont profité pour dénoncer une nouvelle fois les tarifs fixés par l’Etat. « Cette nouvelle hausse montre encore que les tarifs réglementés de vente ne protègent pas le consommateur », a ainsi estimé Daniel Fava, le président d’ENI France, deuxième fournisseur de gaz aux particuliers après Engie.

Fin mai, le médiateur national de l'énergie avait appelé le gouvernement à préciser «rapidement» la manière dont il entendait mettre en application la suppression des tarifs réglementés du gaz, avec notamment un calendrier «très clair» pour que les consommateurs puissent prendre leur dispositions.

« On nous avait promis “ni augmentation ni privatisation du gaz”. Nous aurons les deux ! », a immédiatement réagi sur Twitter l’ancien candidat souverainiste à la présidentielle, Nicolas Dupont-Aignan.

La hausse du 1er juillet pourrait donc rapidement prendre un tour politique.

Carl Delsey pour DayNewsWorld

 

MISE EN EXAMEN DU CIMENTIER LAFARGUE

POUR « COMPLICITE DE CRIMES CONTRE L'HUMANITE » EN SYRIE

La filiale du cimentier franco-suisse Lafarge-Holcim a été accusée d'avoir financé des groupes djihadistes en Syrie - dont l'organisation Etat islamique -, pour maintenir son activité en pleine guerre . Elle a été mise en examen en tant que personne morale jeudi 28 juin pour « complicité de crimes contre l'humanité » . A ce chef d 'accusation s'ajoutent ceux de « violation d’un embargo », « mise en danger de la vie » des anciens salariés de l'usine de Jalabiya, dans le nord de la Syrie et « financement d’une entreprise terroriste ». Pour l'entreprise, cette mise en examen signifie son placement sous contrôle judiciaire avec une caution fixée à 30 millions d'euros.

Le groupe a annoncé par voie de communiqué qu'il ferait appel des infractions reprochées, « qui ne reflètent pas équitablement les responsabilités de Lafarge SA ». « Nous regrettons profondément ce qui s’est passé dans notre filiale syrienne et, dès que nous en avons été informés, nous avons immédiatement pris des mesures fermes. Aucune des personnes mises en examen n’est aujourd’hui dans l’entreprise. » s’est défendu Beat Hess, le président du conseil d’administration de LafargeHolcim.

Dans cette enquête ouverte en 2017 par le parquet de Paris, huit anciens dirigeants et cadres de Lafarge ont déjà été mis en examen, pour financement d'une entreprise terroriste et/ou mise en danger de la vie d'autrui. Au tour de Lafarge SA de donner dorénavant des explications aux deux juges financiers Charlotte Bilger et Renaud Van Rymbeke, saisis du dossier avec le juge antiterroriste David de Pas.

Le groupe Lafarge qui a fusionné avec le cimentier suisse Holcim en 2015 est en effet soupçonné d'avoir versé près de 13 millions d'euros entre 2011 et 2015 pour maintenir en activité son usine de Jalabiya en 2013-2014 dans une région du nord de la Syrie, sous contrôle de l'EI. Il est accusé non seulement de s’être acquitté d’une taxe à l’Etat Islamiste afin de faciliter la circulation de ses employés, mais aussi d’avoir acheté des matières premières dont du pétrole contrôlées par le groupe et d’avoir vendu du ciment à des distributeurs en lien avec les djihadistes.

L'ONG Sherpa et le Centre européen pour les droits constitutionnels et humains (ECCHR), dont la plainte avait déclenché l’ouverture de cette information judiciaire, demandaient que le cimentier français soit aussi mis en examen pour complicité de crimes contre l'humanité en Syrie. Aujourd'hui, Sherpa salue dans un communiqué une «décision historique» qui «doit décider Lafarge à prendre ses responsabilités et à ouvrir un fonds d'indemnisation indépendant afin que les victimes voient leur préjudice rapidement réparé». Dans un communiqué, les deux associations ont qualifié cette mise en examen d’« historique ».« C’est la première fois qu’une entreprise est mise en examen pour complicité de crimes contre l’humanité dans le monde, ce qui marque un pas décisif dans la lutte contre l’impunité des multinationales opérant dans des zones de conflits armés », déclarent les deux associations demandant au groupe Lafarge de « prendre ses responsabilités » en ouvrant un fonds d’indemnisation pour les anciens employés de sa filiale syrienne, « afin que les victimes voient leurs préjudices rapidement réparés ».

Avec cette mise en examen, l’étau se ressert sur le cimentier.

Larry Ricky pour DayNewsWorld

 

ESCALADE DANGEREUSE DANS LA GUERRE COMMERCIALE ENTRE LES ETATS-UNIS ET LA CHINE

Trump menace de taxer 200 milliards de dollars d'importations chinoises. Le président des États-Unis a demandé la préparation d'une nouvelle liste de produits chinois importés, à hauteur de 200 milliards de dollars. Pékin a d'ores et déjà vivement réagi promettant « des représailles » .

Cette décision inquiétante a été prise en réaction à la riposte proportionnée et immédiate de Pékin à la menace de sanctions de 50 milliards de dollars détaillées la semaine dernière. Au président des États-Unis de demander maintenant à son négociateur commercial, Robert Lighthizer, de préparer une nouvelle liste de 200 milliards de dollars de produits chinois importés. Ce qui ne va pas être simple !

Les premiers 50 milliards de dollars de produits visés sont appelés à subir des droits de douane de 25%. Cette nouvelle liste d'articles serait censée être frappée d'une surtaxe de 10% à l'entrée aux États-Unis.

Peu après, le ministère chinois du commerce a rétorqué que la Chine prendrait des mesures «qualitatives et quantitatives» pour se défendre au cas où les nouvelles sanctions américaines étaient mises en œuvre.

Les États-Unis ont importé 505 milliards de dollars de produits chinois l'an dernier, tandis que la Chine n'a importé que pour 130 milliards de dollars de produits «Made in the USA».

Ces droits de douanes de 10% supplémentaires sur 200 milliards de dollars d'importations se justifieraient , selon le locataire de la Maison Blanche, pour plusieurs raisons. Non seulement ils compenseraient le vol de technologies et de propriété intellectuelle américaines mais surtout ils forceraient Pékin à réduire le déficit commercial des États-Unis de 200 milliards de dollars et à ouvrir davantage son marché aux Américains. « Des initiatives supplémentaires doivent être prises pour encourager la Chine à changer ses pratiques déloyales, ouvrir son marché aux biens américains et accepter une relation commerciale plus équilibrée», affirme Donald Trump dans un communiqué.

Pékin ne l'entend pas de cette oreille dénonçant des pratiques de chantage . « Ces pratiques de pression extrême et de chantage s'écartent du consensus auquel les deux parties sont parvenues à maintes reprises durant leurs consultations » ces dernières semaines, a rapidement dénoncé le ministère chinois du Commerce ce mardi, dans un communiqué.

« Si les États-Unis perdent le sens commun et publient une liste (de produits visés), la Chine se verra dans l'obligation d'adopter une combinaison de mesures quantitatives et qualitatives en forme de représailles énergiques », a-t-il mis en garde.

Une escalade dangereuse

« Cette escalade dangereuse est l'ultime rappel que le Congrès doit intervenir et exercer son autorité sur la politique commerciale », a fustigé dans un communiqué la National Retail Federation, un lobby de la distribution contre ces mesures protectionnistes.

Dans ses mesures de rétorsion à ce jour, Pékin vise des produits agricoles américains, comme le soja, le blé, le maïs, le bœuf et le porc et les agriculteurs et éleveurs des Etats-Unis commencent à s'inquiéter des retombées.

Environ 455.000 emplois américains sont menacés par les dernières mesures punitives contre la Chine, a calculé la NRF. La perspective d'une escalade augmente encore plus vite le risque de dommages causés aux entreprises américaines puisque les montants de produits importés par la Chine sont nettement inférieurs. De plus la hausse des produits de base va être une autre conséquence non négligeables.

C'est une des raisons pour lesquelles beaucoup d'élus républicains du Congrès sont opposés aux mesures protectionnistes choisies par la Maison blanche: celles-ci font grimper les prix payés par les Américains et perturbent les approvisionnements d'entreprises américaines.

Avec une surenchère de taxes douanières, la Chine pourrait taxer en contrepartie les secteurs automobile et aéronautique ...

La politique commerciale américaine et les mesures de représailles annoncées par ses partenaires commerciaux font de plus en plus redouter une guerre commerciale mondiale qui risque de compromettre la croissance de l'économie de la planète.

Andrew Preston pour DayNewsWorld

 

SUISSE DANS LE CHOC DE LA  CRYPTOMONNAIE

En 2015, 119 819 Suisses, échaudés par la crise de 2008 et convaincus qu’il ne faut pas plaisanter avec la monnaie, avaient conduit la Chancellerie Fédérale à décider, le 24 décembre  de la même année, de l’organisation d’un referendum sur le sujet monétaire.

Le but véritable: inviter les Suisses à se prononcer sur la fin du pouvoir de création monétaire par les banques privées.

L’initiative était louable, la monnaie étant un bien public

L’initiative prévoyait en effet d’obliger les banques privées à couvrir intégralement (100%) et de réserver, le pouvoir de créer la monnaie ex-nihilo, uniquement à la BNS (Banque Nationale Suisse) laquelle se fait aujourd’hui par un simple jeu d’écritures comptables dans les banques commerciales.

On a reconnu de suite dans cette proposition l’influence du Chicago Plan (qui a mis fin à la crise de 1929) et de Irving Fischer (1867-1947). Dans les années 1930, Irving Fischer avait proposé un retour au monopole public de la création monétaire. Mais il faut aussi associer à cette a réflexion, Milton Friedman puis Maurice Allais, un économiste français visionnaire, récipiendaire en 1983 du Prix Nobel de l’Economie et mort en 2010.

L’initiative était, de plus, louable en ce qu’elle avait de surcroit l’intention de réhabiliter l’utilité sociale de la monnaie qui est fondamentalement de « financer l’économie réelle au service d’une prospérité commune ».

Dans la foulée de la décision de décembre 2015 de lancer un référendum, tous les Suisses ont été à leur tour appelés à voter pour ou contre « l’initiative monnaie pleine » (« Pour une monnaie à l’abri des crises »).

Le référendum monnaie pleine a eu lieu le 10 juin 2018.

La participation a été faible (34% des inscrits). Le « non » l’a emporté avec environ 70% des suffrages exprimés à l’exception du Canton de Genève (plus massivement proche des milieux bancaires, donc mieux éclairé) ou le « Non » ne l’a emporté qu’avec moins de 60%.

Le résultat de ce scrutin mérite de notre point de vue une analyse plus poussée, car avec ces résultats, la révolution bancaire attendue par beaucoup n’a pas eu lieu à la grande déception de l’Association Modernisation Monétaire (MoMo). De leur coté les « pour », qui appelaient les Suisses « à ne pas jouer aux apprentis sorciers", se sont félicités du résultat qui a écarté tout risque d’inflation, inflation qui avec un argent rare aurait fait perdre en temps réel de la valeur à leur épargne (Voir au Temps, Sibylle Dus, économiste auprès de l’UBS).

La question cependant, qui était certes iconoclaste, permet néanmoins, malgré les résultats, de saluer l’esprit d’initiative démocratique des Suisses qui a permis d’ouvrir le débat, car il est pronostiqué que l’on reviendra sur le sujet.

Cette votation 2018 est intervenue dans une période où même si la BNS ne peut pas faire faillite, il faut prendre en compte le fait qu’une grande partie de ses réserves en métaux précieux (en Or surtout) a été vendue, le solde de la réserve (60% de celles-ci) étant en euros, monnaie aujourd’hui surexposée comme chacun le sait.

La révolution n’aura donc pas lieu chez les Helvètes dans un temps rapproché ; mais le Comité Monnaie Pleine n’a pas baissé la garde .Voici ce qu’il a déclaré au soir des résultats :

« Malgré la campagne massive de confusion et de peurs, la désinformation du Conseil Fédéral (sic) et de la Banque Nationale (re-sic ) , les citoyens qui ont voté (oui) en faveur de la question posée par l’initiative réferendaire et qui ont compris les risques de la création monétaire par les banques privées, ont  clairement ouvert la discussion sur un problème grave » .

Ces citoyens sont ceux qui étaient restés choqués par les mécaniques perverses du krach financier de 2008 à la suite duquel il a fallu renflouer les banques avec l’argent des contribuables lesquels crient encore aujourd’hui : « vous avez dit déficit ? ».

Mais cet argent du contribuable devenant rare à force de surimposition, que fera-t-on si une nouvelle bulle financière venait à se reproduire ?

Or cette prochaine crise est certaine pour un nombre croissant d’économistes qui depuis quelques mois ont inclus dans leur réflexion la progression anarchique et incontrôlée des monnaies cryptographiques (Bit Coin ou autres) grâce au développement des technologies de pointe. Les citoyens du Monde devront alors se souvenir, selon Henri Temple, de cette problématique, « le compte à rebours étant entamé ». Selon lui, dans un mois ou un an, la bulle financière (dont la masse fictive approcherait le million de Milliards de dollars) éclatera, après avoir enrichi au passage les spéculateurs de tout poil et de tout lieu.

Ces citoyens devront une fois de plus se rappeler de la définition immuable (d’Aristote à Stiglitz) de la monnaie « qui ne doit relever que l’autorité politique laquelle devant se donner les moyens de la faire respecter."

Certains tenants du « non » en Suisse devront alors honnêtement  statuer sur l’insuffisance pédagogique de la campagne 2018 en avouant simultanément qu’ils n’ont rien compris à la question qui leur était posée, ce qui les a conduit soit à s’abstenir soit à ne pas se déplacer dans les bureaux de vote.

Affaire à suivre…

Clara Mitchell pour DayNewsWorld

 

LE COMPROMIS DU G7 SIGNE SAMEDI VIRE AU FIASCO TORPILLE PAR DONALD TRUMP

Le dirigeant canadien avait tenté de qualifier ce sommet de « succès». «On a su rassurer ceux qui doutaient de notre capacité à travailler ensemble», avait-il-t-il déclaré face aux journalistes. Il avait notamment évoqué des progrès réalisés autour de l'égalité des sexes, les énergies propres, la sécurité mondiale et la croissance économique Mais force lui avait été de reconnaître qu'ils n'avaient pas réussi avec ses partenaires à faire changer la position de Donald Trump sur les questions commerciales.

La partie du texte consacrée au commerce avait cependant été signée par les sept pays du G7, y compris les États-Unis de Donald Trump, le communiqué répondant tout de même  à certaines exigences du président américain. Il reprennait le mot de «réciproque» pour le libre-échange, qui se doit d'être également «libre, équitable et mutuellement avantageux». Et il précisait: «Nous nous engageons à moderniser l'OMC (Organisation mondiale du commerce) afin de la rendre plus juste dès que possible. Nous ferons tout notre possible pour réduire les barrières tarifaires, les barrières non-tarifaires et les subventions».

Négocié de haute lutte, le texte renvoyait donc la question douanière à de futures négociations.

Le Premier ministre canadien Justin Trudeau, l'hôte du sommet, avait confirmé que son pays appliquerait bien dès le 1er juillet des droits de douane en représailles à ceux imposés par Washington à l'acier et l'aluminium. «Ces tarifs illégitimes doivent recevoir une réponse équivalente», avaitt-il déclaré au cours de sa conférence de presse finale.

Emmanuel Macron, quant à lui, avait également confirmé que les droits de douane décidés par l'Union européenne à l'encontre les États-Unis s'appliqueraient à partir de juillet

Donald Trump lui-même, en quittant le sommet samedi matin, n'avait pas assoupli ses exigences de taxation des importation d'acier et d'aluminium à l'égard de l'Union européenne et du Canada, mais avait salué les progrès réalisés pendant le sommet. Et le voilà qu' il a tweeté plus tard: «Les États-Unis ne laisseront pas les autres pays imposer des tarifs massifs et des barrières tarifaires contre leurs agriculteurs, leurs travailleurs et leurs entreprises».

En revanche, aucun consensus n'avait été trouvé sur le climat, les États-Unis faisant cavalier seul sur ce sujet. Par ailleurs, les dirigeants du G7 ont appelé la Russie à cesser de «saper les systèmes démocratiques» et se sont engagés à empêcher l'Iran de se doter de l'arme nucléaire.

Alors que tous les participants anticipaient le contraire , les sept pays les plus riches de la planète semblaient avoir tout de même réussi à arracher de haute lutte un communiqué de compromis incluant les Etats-Unis de Donald Trump.

Mais c'était sans compter sur le caractère imprévisible de Donald Trump qui, parti du sommet pour Singapour, s’est désolidarisé à la surprise générale samedi soir du communiqué final du G7.

D'un tweet, il fait voler en éclats la tentative du G7 de sauver la face en publiant une déclaration commune sur le commerce .D’un tweet rageur, ​Donald Trump s’est désolidarisé à la surprise générale samedi soir du communiqué final négocié de haute lutte au sommet du G7 au Canada, qualifiant l’hôte Justin Trudeau de « très malhonnête et faible » pour avoir jugé les tarifs américains « insultants ».

Dans l’un de ses revirements spectaculaires, le président américain a tweeté depuis Air Force One, qui l’emmène vers Singapour : « En raison des fausses déclarations de Justin à sa conférence de presse, et du fait que le Canada impose des taxes massives sur nos agriculteurs, travailleurs et entreprises américains, j’ai demandé à nos représentants américains de retirer le soutien au communiqué, tandis que nous envisageons des tarifs sur les automobiles qui inondent le marché américain ! »

Donald Trump avait quitté le sommet  plusieurs heures avant la déclaration de Justin Trudeau, pour rejoindre Singapour où il doit rencontrer mardi Kim Jong-un.

Abby Shelcore pour DayNewsWorld

 

VERS UN G7 DES PLUS TENDUS

L'atmosphère s'annonce plus que tendue dans la petite ville canadienne de Charlevoix, au Québec où se déroule vendredi et samedi le sommet du G7. Le président américain Donald Trump va devoir affronter la colère de ses partenaires commerciaux européens, canadiens et japonais.

Invoquer la sécurité nationale pour justifier les taxes douanières américaines imposées aux alliés de Washington est «risible» et aura des conséquences aux Etats-Unis, ont estimé jeudi le premier ministre canadien Justin Trudeau et le président français Emmanuel Macron faisant front commun contre Donald Trump.

Emmanuel Macron a averti depuis Ottawa qu' Européens et Japonais ne sont «pas prêts à renoncer à tout pour avoir cette signature» de Donald Trump. Ce serait «une erreur» de «renoncer à tout pour avoir cette signature» et cela mettrait en danger «la pertinence de ce G7», a-t-il indiqué.

Le locataire de la Maison Blanche, manifestement irrité, s'en est pris nommément aux deux dirigeants . « Merci de dire au Premier ministre Trudeau et au Président Macron qu'ils taxent massivement les Etats-Unis et créent des barrières non monétaires. Le surplus d'échange entre l'Union européenne et les Etats-Unis est de 151 milliards de dollars et les Canadiens rejettent nos fermiers et d'autres. J'ai hâte de les voir demain » a-t-il déclaré dans un premier tweet peu diplomatique.

Dans la foulée, il a posté un second tweet s'en prenant plus précisément au dirigeant canadien : « Le premier ministre Trudeau fait l'indigné... évoquant la relation que les Etats-Unis et le Canada ont depuis des années. Mais il oublie de dire qu'il nous taxe à 300% sur les produits laitiers, malmenant nos fermiers, tuant notre agriculture ! »

En plus des droits de douane, les divergences portent sur le dossier iranien et les sanctions que les États-Unis veulent réintroduire après leur décision de sortir de l'accord sur le nucléaire. Dans une lettre commune, la France, l'Allemagne et le Royaume-Uni ont réaffirmé qu'ils resteraient engagés par cet accord demandant aux États-Unis d'exempter les entreprises européennes des sanctions à venir.

Il n' est pas impossible que le sommet se solde par une déclaration à six sur les points les plus délicats et un communiqué à sept sur les autres, l'option a minima étant une simple déclaration de la présidence canadienne du G7. Tout communiqué commun devra inclure l'accord de Paris sur le climat et l'accord nucléaire iranien en l'état.

Autant dire que le sommet du G7 s'annonce houleux... si toutefois Donald Trump fait le déplacement. Car selon le Washington Post, la situation en est à un point tel qu'il aurait pensé à envoyer le vice-président Mike Pence à sa place.

Alyson Braxton pour DayNewsWorld

 

IMPOT A LA SOURCE EN FRANCE OU  MODE D'EMPLOI

Vous venez certainement de remplir votre fiche d'impôt par internet. Mais il vous reste jusqu'au 15 septembre pour apporter des modifications au cas où vous n'auriez pas fait le choix judicieux entre plusieurs solutions.

Tout d'abord une explication succincte sur le prélèvement à la source

Le prélèvement de l'impôt à la source entrera en vigueur début 2019. L'intérêt majeur du prélèvement à la source est de collecter l'impôt des ménages en temps réel, c'est-à-dire au moment du versement des revenus imposables. Actuellement, comme l'impôt est prélevé avec un an de retard, les contribuables qui voient leurs revenus baisser (retraite, chômage), doivent attendre un an avant que leur impôt ne baisse, ce qui les met dans une situation difficile.

Le think tank Terra Nova avait notamment estimé qu'une telle réforme est « utile pour l'économie » (ce qui n'est pas épargné est consommé) mais permet aussi de « renforcer » l'effet des stabilisateurs sociaux (une personne tombant au chômage n'aura plus à acquitter le même impôt) et « d'améliorer l'efficience de la politique fiscale » (en supprimant les délais important entre le vote d'une mesure et sa répercussion financière sur les ménages).

Qui sera concerné ?

La réforme s'applique aux salariés, comme aux retraités et aux indépendants. Les salaires, les revenus de remplacement (retraite, chômage, maternité, etc.) et les revenus fonciers sont aussi concernés. Les revenus des capitaux mobiliers et les plus values immobilières ne rentrent pas dans ce champ car ils sont déjà prélevés à la source.

Qui collectera l'impôt ?

La retenue à la source fait entrer dans le circuit de recouvrement de l'impôt un nouvel acteur : le tiers payeur c'est à dire l'employeur. L'impôt versé apparaîtra sur la fiche de paie comme c'est le cas aujourd'hui pour les cotisations sociales. En ce qui concerne les retraités et les chômeurs, ce seront les caisses de retraite et d'assurance-chômage qui joueront ce rôle.

Les professions libérales et les indépendants verseront un acompte mensuel ou trimestriel, calculé en fonction de leurs revenus des mois précédents, et ajusté ensuite selon leurs revenus effectifs.S'ils anticipent une forte baisse de leurs revenus, ils pourront signaler leur situation à l'administration fiscale. Cette possibilité répond par exemple aux besoins des artisans qui perdent un gros client, ou des agriculteurs soumis aux aléas climatiques. Les revenus fonciers se verront appliquer le même système d'acompte.

Qu'en est-il des crédits d'impôts ?

Il est impossible de suspendre les crédits d'impôt l'année de transition sous peine de plomber certaines filières (emploi à domicile, bâtiment, associations caritatives). Les crédits d'impôt seront donc maintenu continueront d'être perçus par le contribuable l'année suivante.

Le crédit d'impôt pour l'emploi à domicile pourrait toutefois être mensualisé. La question est actuellement à l'étude. En revanche le dispositif « tout-en-un » prévu pour les particuliers employeurs ne sera pas prêt en janvier 2019.

Maintenant quelle options choisir pour le taux d'imposition ?

Si vous avez déclaré vos revenus en ligne cette année, vous aurez remarqué une nouvelle option vous permettant de choisir (ou non) le taux auquel vous serez imposé l'an prochain. Comment cela fonctionne-t-il, et dans quel cas cette option peut-elle s'avérer judicieuse ? Une fois terminée que vous aurez terminé votre déclaration, vous découvrez le taux d'imposition personnalisé qui vous sera appliqué à partir de l'année prochaine.

Il existe trois options possibles :

En effet, avec l'entrée en vigueur du prélèvement à la source de l'impôt sur le revenu au 1er janvier 2019, chaque mois une part de votre salaire net sera prélevée au titre de cet impôt. Idem pour les revenus fonciers, les pensions alimentaires, les revenus des indépendants, etc.

Par défaut, c'est donc un taux "personnalisé" qui apparaît, calculé comme l'impôt sur le revenu actuel sur la base du revenu annuel du foyer fiscal. Mais là deux alternatives se présentent, pour des cas particuliers où les contribuables souhaitent modifier ce taux : le taux "individualisé" ou le taux "neutre". A quoi servent-ils, dans quel cas les utiliser ?

Le taux individualisé aux couples ayant des salaires déséquilibrés

Il s'agit de moduler le taux qui sera prélevé à chacun des membres du couple, en fonction du revenu de chacun, pour que le taux de prélèvement global soit le bon.

Un taux "neutre" pour rester discret

Vous avez touché un héritage, vous êtes propriétaire d'une grande maison ou vous touchez des rentes, mais vous n'avez pas envie que votre employeur se rende compte que votre taux d'imposition est élevé par rapport à ce qu'il vous verse tous les mois. Dans ce cas, vous pouvez opter pour le "taux neutre", calculé uniquement sur la base du revenu versé par l'employeur.

Le contribuable ne sera donc pas prélevé de la totalité de son impôt sur le revenu via le prélèvement à la source : le taux qui affectera son salaire sera équivalent à celui d'un célibataire sans enfant. Par contre, il devra s'acquitter de la différence en la versant directement, via un versement "classique" comme à l'heure actuelle, à l'attention du Trésor

Peut-on changer d'avis ?

Oui, mais pas indéfiniment. Même s'il la déclaration est exigible à compter de ce mardi vous pourrez toujours changer votre mode de prélèvement sur votre espace particulier du site www.impots.gouv.fr. jusqu'au 15 septembre prochain seulement.

En cas de changement de situation (mariage, naissance, baisse ou hausse des revenus...) le contribuable devra demander une mise à jour.

Le contribuable ne donnant aucune information à son employeur ou sa caisse de retraite puisque . c'est l'administration qui reste l'interlocuteur de contribuable pour ses impôts, la confidentialité est préservée.

Enfin la France entre dans le club des pays développés aux prélèvement à la source presque toujours à des fins budgétaires.

Jaimie Potts pour DayNewsWorld

 

LE GROUPE AUTOMOBILE PSA PREPARE SON RETRAIT D'IRAN POUR SE PLIER A L'EMBARGO AMERICAIN

PSA « est en contact avec les autorités américaines pour envisager une dérogation », « avec le support du gouvernement français », mais il n'a obtenu pour l'instant aucune garantie de l'Etat.

C'est donc le deuxième grand groupe français, après Total, à se plier aux injonctions américaines pour respecter l’embargo vis-à-vis de Téhéran imposé par les Etats-Unis après leur retrait de l’accord sur le nucléaire iranien.

Le constructeur automobile français PSA a annoncé lundi 4 juin 2018 qu’il préparait son départ d’Iran, son premier marché étranger en volume .

Le groupe, dont les marques Peugeot et Citroën avaient formé des sociétés communes en Iran, a déclaré avoir

« commencer le processus de suspension des activités de ses joint-ventures, afin de se conformer à la loi américaine d'ici le 6 août 2018 ».

PSA avait vendu l'an dernier 444 600 véhicules en Iran, pays où il est traditionnellement bien implanté et qui constitue son premier marché étranger devant la Chine (382 800 unités), le Royaume-Uni(279 100), l’Italie (265 200) et l'Allemagne (257 800).

Même si l'importance du marché iranien reste minime en termes financiers avec « moins de 1% de son chiffre d'affaires » pour le deuxième constructeur européen, c'est un sérieux revers pour ce dernier.

La Chine qui détient déjà la plus grosse part de marché en Iran va pouvoir gagner du terrain n'ayant pas d’intérêts économiques avec la gendarme américain ...

Alyson Braxton pour DayNewsWorld

 

RIPOSTE EUROPEENNE FACE AUX TAXES AMERICAINES

Les États-Unis ont mis leur menace à exécution, imposant une taxe sur l'acier et l'aluminium importés depuis l'Union européenne à hauteur de 25% et 10% respectivement. Cette décision qu' Emmanuel Macron a fustigé d' « illégale » a provoqué une levée de bouclier et les réactions ne se sont pas faites attendre.

La chancelière allemande Angela Merkel s'est pour sa part alarmée d' « une escalade qui nuira à tout le monde » alors qu' Emmanuel Macron a assuré une riposte « ferme et proportionnée» de la part de l'Union européenne.« Notre réponse à 'l’Amérique d’abord' sera 'l’Europe unie' », a indiqué dans un communiqué le chef de la diplomatie Heiko Maas, estimant que « les guerres commerciales ne connaissent aucun vainqueur ».

L’UE va donc riposter aux importants tarifs douaniers que les États-Unis comptent imposer sur l’acier et l’aluminium en provenance de l’Union, a promis ce jeudi le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker.

«Les États-Unis ont été exploités pendant de nombreuses décennies dans le domaine du commerce. Ces jours sont révolus», a répondu le président américain, dans un communiqué. De son côté, Wilbur Ross a minimisé les risques de représailles des pays visés estimant que les importations venant de l'Union européenne représentaient «peu de choses» par rapport au déficit commercial américain (moins de 3 milliards de dollars).

« C’est un mauvais jour pour le commerce. L’Union européenne ne peut pas rester sans réagir. Ce qu’ils (les États-Unis) peuvent faire, nous sommes capables de faire exactement la même chose », a averti M. Juncker, lors d’une conférence à Bruxelles.

« Les États-Unis ne nous laissent pas d’autres choix que de porter ce conflit devant l’OMC et d’imposer des droits de douane supplémentaires à un nombre de produits en provenance des USA », a expliqué M. Juncker, cité dans un communiqué.

Cette procédure devant l’Organisation mondiale du Commerce (OMC), qui peut durer des années, devrait être lancée le vendredi 1er juin, précise le communiqué de la Commission.

Dès la fin avril, au moment de la montée en puissance du conflit commercial, l’UE avait préparé une liste de produits américains, dont le tabac, le bourbon, les jeans ou les motos susceptibles d'être taxer lourdement si elle était frappée par les droits de douane. Ces taxes ou contre-mesures ne couvrent cependant pas la totalité des dommages infligés à l’industrie européenne.

Elles peuvent entrer en application dès le 20 juin car tout est réglé du côté de l’Organisation mondiale du commerce. Mais un débat entre États membres doit se tenir, pour une dernière validation.

Le Canada et le Mexique sont également visés par ces sanctions.

Pour le premier ministre canadien Justin Trudeau ces sanctions constituent «un affront au partenariat de sécurité existant de longue date entre le Canada et les États-Unis, et un affront aux milliers de Canadiens qui ont combattu et péri aux côtés de leurs frères d'armes américains». Ottawa a annoncé des taxes sur 16,6 milliards de dollars canadiens de produits américains. Le Mexique a annoncé des « mesures équivalentes » aux taxes américaines. Les taxes porteront sur «divers produits comme les aciers plats (...), des lampes, les jambons et jarrets de porc, la charcuterie et les préparations alimentaires, les pommes, le raisin, la canneberge, divers fromages, entre autres» selon un communiqué, le secrétariat aux relations extérieures.

Le gouvernement allemand a prévenu quant à lui que la réponse à « l’Amérique d’abord » sera « l’Europe unie » après la décision des États-Unis d’instaurer des taxes douanières sur l’acier et l’aluminium importés de l’UE, du Mexique et du Canada.

Face au nationalisme économique des Etats-Unis on ne peut que déplorer l'inefficacité de l'OMC totalement paralysée dans son action.

Andrew Preston pour DayNewsWorld

 

VERS LE BIG BANG DE LA REFORME DES RETRAITES

Le gouvernement invite les Français à s'exprimer en lançant dès ce jeudi une consultation citoyenne sur un site de concertation publique pour recueillir les avis des citoyens sur la réforme des retraites.

Ce projet de loi devrait aboutir à un système de retraite par points pour tous, projet phare du programme d'Emmanuel Macron.

Un site internet - www.participez.reforme-retraite.gouv.fr - est ouvert pour l'occasion. Il le restera jusqu'au 25 octobre.

Une promesse de participation des citoyens à un chantier des plus explosifs !!

« Le revenu donnera un droit à points, vous aurez une portabilité des droits quel que soit le type d’employeur et le secteur.

L’objectif est qu’à carrière identique, revenu identique, la retraite soit identique », explique Jean-Paul Delevoye au Parisien.

« Il s’agit de créer un système universel où 1 euro cotisé donne les mêmes droits », rappelle dans un communiqué le haut-commissaire à la réforme des retraites, Jean-Paul Delevoye, qui se dit « persuadé qu’un sujet d’une telle ampleur nécessite une large consultation citoyenne ».

Pour quel système ?

Il s'agirait de mettre fin au système actuel jugé très complexe, peu lisible et source d'inégalités. Cela passera par la suppression des 37 régimes de retraites existants et la création d'un système universel par points. Dans ce schéma, le salarié qui cotise accumule des points tout au long de sa carrière puis, lorsqu'il fait sa demande de retraite, ses points sont convertis en rente en fonction de la valeur du point au moment du calcul. «L'objectif est qu'à carrière identique, revenu identique, la retraite soit identique», explique Jean-Paul Delevoye

Ainsi avec la notion de durée qui disparaîtrait, la réforme des retraites permettrait le respect « de la liberté de choix » en donnant le choix à chacun de décider quand partir en retraite, s'il juge son nombre de points cumulés suffisant ou non. Un avantage non négligeable selon le haut-commissaire à la réforme des retraites.

« L'âge actuel de 62 ans devrait être conservé », estime-t-il pour que des départs anticipés ne mènent des gens à avoir des petites retraites... et ne « pèsent sur la solidarité nationale ».

Concernant les chômeurs, les personnes en situation précaire ou handicapées qui seraient  lésés par le système à points basé sur les revenus de l'emploi,  Jean-Paul Delevoye ne livre pas encore de mesures concrètes. « Voilà un des débats que nous devrons avoir », ajoute-t-il.

Une autre question sera abordée au second semestre, celle d' une éventuelle part de capitalisation. « La question se pose pour les plus gros salaires qui excéderaient un certain plafond (au-dessus de 120 000 € de revenus, 160 000 € ou plus) », indique Jean-Paul Delevoye.

Si la participation est ouverte jusqu'au 25 octobre, le haut-commissaire Jean-Paul Delevoye ne proposera qu' en fin d’année ou au début de 2019 « les grandes orientations » de la réforme L'application de la réforme, quant à elle, ne devrait pas intervenir avant 2025.

Alyson Braxton pour DayNewsWorld

 

PATRON DU GEANT DE L'AERONAUTIQUE

SERGE DASSAULT EST MORT A 93 ANS

L'industriel et patron de presse Serge Dassault est mort ce lundi 28 mai à son bureau du Rond-Point des Champs-Elysées Marcel-Dassault à Paris d'une « défaillance cardiaque » à l'âge de 93 ans. «  La famille et le groupe Dassault communiqueront ultérieurement les modalités de l'hommage qui sera rendu à Monsieur Serge Dassault », selon ce texte diffusé par le service communication du groupe.

Longtemps, il a vécu à l'ombre d'un père génie de l'aéronautique déporté, génial ingénieur des Ouragan, Mystère IV et Mirage, patron du magazine Jours de France ainsi que député gaulliste.

Né Serge Bloch le 4 avril 1925 à Paris, l'industriel d'origine juive et toute sa famille prennent le nom de Dassault en 1946, à l'issue de la Seconde guerre mondiale.

Serge « tombé dans la marmite » de l'aviation, « voulait entreprendre, il voulait des postes plus importants. Mais il n'y avait pas de place pour deux », raconte l'historien Claude Carlier, auteur de livres sur Marcel et Serge Dassault.

Ce polytechnicien, ingénieur aéronautique qui pendant longtemps a dû rester à l'écart de l’entreprise attendant 1967 pour devenir PDG de la filiale Dassault Électronique succède à son père en 1986 d'un immense empire industriel, et ce après six mois de bataille avec l'État, actionnaire à 46% de Dassault Aviation et majoritaire en droits de vote.

Pour ne plus dépendre essentiellement de la commande publique Serge Dassault a restructuré le groupe aéronautique militaire par le développement et la diversification de son groupe.

Le groupe Dassault compte aujourd'hui plusieurs filiales : Dassault Aviation, le fabricant des Rafale et des Falcon, qui compte 11 800 salariés en France et est actionnaire à 25 % du groupe d'électronique et de défense Thales ; Dassault Falcon Jet, qui commercialise les avions d'affaires en Amérique, en Asie et dans le Pacifique (2 400 salariés) ; Dassault Falcon Service, pour la location d'avions d'affaires (600 salariés) ; une participation de 41 % dans le géant des logiciels Dassault Systems ; le groupe Le Figaro ; ou encore, entre autres, la maison d'enchères Artcurial à Paris.

En 2000, il décide de céder la présidence de Dassault Aviation, mais conserve celle de la holding familiale Groupe Industriel Marcel Dassault (GIMD).

Il a également connu une carrière politique tumultueuse

Engagé au RPR puis à l'UMP, il a occupé les fonctions de conseiller général (1988-2004) de sénateur (2004-2017) et de maire de Corbeil-Essonnes (de 1995 à 2009).

Mais en 2009, le Conseil d'État avait annulé sa réélection à la mairie de Corbeil-Essonnes (Essonne) l'année précédente en raison de « dons d'argent » tout en déclarant Serge Dassault inéligible pendant un an.

Son nom a été accolé à des scandales liés à des affaires d'achat de votes, de blanchiment de comptes dissimulés et déboires avec le fisc liés à la fraude fiscale.

Sa fortune estimée à 21,6 milliards en 2017 le classe 5ème fortune de France selon le classement des 500 fortunes de France de Challenges.

Il avait fixé en 2014 les modalités de sa succession.

C'est son homme de confiance et directeur général du GIMD, Charles Edelstenne, qui lui succède « automatiquement » alors que ses quatre enfants siègent au Conseil de surveillance de la holding familiale.

Alize Marion pour DayNewsWorld

 

MODIFICATIONS LEGISLATIVES TRES ATTENDUES AUSSI PAR LES CHEFS D'ENTREPRISES

C'est sans doute la modification législative que les chefs d'entreprise français attendent le plus.

Le contrenu de la nouvelle léglisation s'appliquera à toute entreprise qui manipule des informations concernant des résidents européens, y compris si celle-ci est basée hors de l'UE.

Auparavant, les associations, administrations et entreprises devaient prévenir la Cnil à chaque fois qu'elles créaient un fichier contenant des renseignements sur leurs membres, clients, employés ou administrés.

"Selon le niveau de sensibilité des informations récoltées, les entreprises devaient effectuer soit une simple déclaration, soit demander une autorisation", explique à franceinfo Guillaume Desgens-Pasanau, maître de conférences au Conservatoire national des arts et métiers, qui dirige un cours en ligne sur le RGPD.

En contrepartie, ces organisations devront constituer une documentation précise concernant leur utilisation des données personnelles. On devra y retrouver le nom et l'objet des fichiers récoltés, le registre des personnes qui y ont accès, et les mesures prises pour protéger les données d'éventuelles attaques malveillantes.

Les administrations ainsi que les entreprises dont "les activités de base (...) consistent en un traitement à grande échelle" des données devront même obligatoirement désigner un délégué à la protection de ces fichiers, qui devra présenter toute la documentation à la Cnil en cas de contrôle.

Paul Emison pour DayNewsWorld

 

PROTECTION DES DONNEES PERSONNELLES

LE RGPD

L’Europe se place à l’avant-garde dans la défense des droits et libertés des citoyens sur Internet.

En effet le nouveau règlement sur la protection des données personnelles vise à renforcer la protection de la vie privée des citoyens européens .

Destiné à remplacer la loi informatique et libertés, le règlement général sur la protection des données personnelles – ou RGPD  – encadrera la manière dont les géants du numérique gèrent les informations dont ils disposent sur leurs utilisateurs. quarante ans de bons et loyaux services, la loi informatique et libertés va prendre sa retraite. A compter du vendredi 25 mai, ce texte adopté en janvier 1978 pour protéger les Français des potentielles dérives du fichage, qui s'est développé en même temps que l'informatique, va disparaître. Son remplaçant est un texte européen qui uniformise les règles en vigueur dans les 28 pays membres de l'UE.

Son nom : le règlement général sur la protection des données personnelles, ou RGPD.

Il entre, entre en application ce vendredi 25 mai.

Ce texte de loi, voté en 2016, entend avant tout responsabiliser les acteurs de l’économie numérique, en instaurant des obligations pour les entreprises et collectivités territoriales. Désormais, ceux qui désireront utiliser les données personnelles des Européens devront obtenir leur consentement et être clairs sur leur utilisation.

Ce règlement va entrer en vigueur dans un contexte devenu électrique, avec l'utilisation indue des données personnelles de millions d'utilisateurs de Facebook par Cambridge Analytica, une société liée à la campagne de Donald Trump. Et il a été construit autour d'un principe majeur : son contenu s'appliquera à toute entreprise qui manipule des informations concernant des résidents européens, y compris si celle-ci est basée hors de l'UE.

Le nouveau règlement européen renforce la notion de consentement, déjà présente dans la "Loi pour la confiance dans l'économie numérique" du 21 juin 2004. Lorsqu’un internaute met à disposition une partie de ses données personnelles, il doit désormais savoir à quoi elles serviront, combien de temps elles seront conservées et si elles quitteront l'Union européenne. Aux entreprises, donc, de demander la permission à chacun en expliquant la légitimité de leur utilisation. Ces informations doivent être communiquées à l’utilisateur de manière "compréhensible et aisément accessible, et formulée en des termes claires et simples", précise le texte de loi.

Je peux obtenir une copie de mes données personnelles

Je peux faire transférer mes données vers un autre service

Cette nouvelle loi introduit aussi un nouveau droit pour les internautes, celui de pouvoir récupérer et transférer une partie de ses données gratuitement d’un service (réseau social, messagerie, fournisseur d’accès à internet, site de streaming, etc.) à l’autre « dans un format ouvert et lisible par machine », précise le texte.

Ce qu’on appelle le droit à la portabilité des données. Un internaute souhaitant changer de fournisseur de service de messagerie électronique, peut télécharger ses e-mails afin de continuer à les utiliser chez un autre, un peu comme pour un compte en banque. Le nouveau texte prévoit que le transfert puisse être fait automatiquement entre les fournisseurs de services.

Je peux engager une action en justice en cas d’abus

Si un internaute estime que ses données personnelles ont été utilisées ou collectées de manière abusive, en contradiction avec la loi,  lui sera possible d’introduire un recours auprès des autorités de protection des données, la Commission nationale de l’informatique et des libertés (CNIL) en France.

C’est déjà le cas, le RGPD va plus loin, puisqu’il permet de lancer une action collective par une association ou un organisme ayant pour objectif la protection des données personnelles, et d’obtenir une "réparation du préjudice subi". L’association française La Quadrature du Net a justement annoncé le lancement des premières actions collectives du genre, visant les géants du numérique américains. Les entreprises dont le siège est situé hors de l’Union européenne ne pourront plus arguer de la non-applicabilité du droit européen. En cas de violation de mes droits, l’entreprise responsable encourt une sanction pouvant s’élever à 4% de son chiffre d’affaires mondial.

Je peux savoir quand mes données ont été piratées

Le RGPD prévoit, en outre, des obligations de sécurité plus contraignantes pour les entreprises qui collectent et traitent des données personnelles. En cas de piratage, elles devront avertir « en des termes clairs et simples » leurs clients ou usagers. Les utilisateurs seront prévenus seulement lorsque cette intrusion est "susceptible d’engendrer un risque élevé pour les droits et libertés", précise le texte de loi.

Facebook va appliquer le règlement européen sur la protection des données au monde entier.

Le réseau social Facebook a annoncé, jeudi 24 mai, qu'il appliquerait à ses deux milliards d'utilisateurs dans le monde le règlement européen sur la protection des données (RGPD), qui entre en vigueur vendredi 25 mai. Depuis plusieurs semaines, les utilisateurs européens de Facebook sont interrogés pour savoir s'ils sont d'accord pour être soumis au ciblage publicitaire, mais aussi s'ils autorisent Facebook à utiliser ses technologies de reconnaissance faciale sur les photos et vidéos partagées sur le réseau.

Ces questions vont être posées à tous les utilisateurs du réseau social et seront accompagnées d'un rappel des informations sensibles qu'ils ont pu partager. Facebook apporte cependant une différence majeure dans cette application de la RGPD : les utilisateurs du reste du monde pourront repousser sine die cet examen de leurs réglages de vie privée, tandis qu'un utilisateur européen qui ne revalide pas ces conditions d'utilisation de Facebook ne pourra plus accéder au réseau social.

Facebook est une des premières multinationales à annoncer qu'elle se soumet à ces nouvelles règles européennes, deux jours après que son patron Mark Zuckerberg s'est excusé devant le Parlement européen pour les lacunes de son réseau social dans la protection des données de ses utilisateurs.

Selon la RGPD, les grandes plateformes du web doivent notamment s'assurer auprès de leurs utilisateurs qu'elles ont obtenu leur consentement « libre, spécifique, éclairé et univoque » pour utiliser et conserver leurs données personnelles.

Paul Emison pour DayNewsWorld

QUAND LES SANCTIONS AMERICAINES CONTRE L'IRAN MENACENT

LA POLITIQUE DES BANQUES FRANCAISES

Voilà que les entreprises françaises se trouvent entre l'enclume et le marteau !

Elles sont sous la pression des banques pour sortir d'Iran .

En effet avec le retour des sanctions, toute entreprise commerçant avec l'Iran risque de voir ses crédits dénoncés en France à l'échéance du moratoire fixé par Donald Trump.

Comment réagir pour que les marchés français passés en Iran ne soient pas sanctionnés?

Pour l'instant les quelque soixante entreprises réunies par Bruno Lemaire n'ont pas l'intention de se retirer massivement d'Iran, malgré le retour des sanctions .

Mais là où le bât blesse c'est le rôle des banques dans ces entreprises. En effet les banques impose des clauses restrictives dans le cadre de leur activité de prêts traditionnelle.

« Dans le cadre de leur activité de prêt traditionnelle, les banques ont imposé aux entreprises des clauses de respect des mesures d'embargo et de sanctions économiques comme condition à l'octroi de crédit qui sont généralement suffisamment larges, pour couvrir un éventuel durcissement de la politique américaine en la matière, explique en effet Louis de Longeaux, avocat associé chez Herbert Smith.

Ainsi, si, en raison de l'évolution de la politique de sanctions, des entreprises viennent à se trouver dans une situation où elles violeraient les sanctions applicables en raison de la poursuite de leurs activités en Iran, les banques pourraient être en droit de dénoncer ces crédits ».

Les entreprises se trouvent dans une logique de vulnérabilité puisque ce sont les banques qui leur prêtent qui pourraient voir leurs crédits, voire leurs comptes, dénoncés en France par leur établissement bancaire !

De même dans les conventions d'ouverture de compte il est souvent stipulé que « la banque peut se réserver le droit de fermer les comptes de son client, si elle considère que celui-ci mène des activités susceptibles de faire l'objet de sanctions ».

Le problème est épineux juridiquement puisque le secteur bancaire se voit également tomber sous le coup des sanctions américaines.

Comment y échapper ?

Les banques ont demandé par exemple aux PME de ne pas dépasser un certain seuil de chiffre d'affaires en Iran pour ne pas être menacées de fermeture de compte .

Les banques elles-mêmes se trouvent réellement menacées par le durcissement des sanctions. Le rétablissement des sanctions dites « secondaires » a pour conséquence de menacer « tout acteur intervenant en Iran, d'être inscrit sur la liste noire des autorités américaines, et par voie de conséquence, toute partie qui contracte avec lui », rappelle-t-on au sein de l'exécutif.

Elles deviennent des instruments de la politique

A travers les banques, « les Etats-Unis sont ainsi parvenus d'une certaine manière à privatiser la veille et la menace de sanctions », estime Louis de Longeaux. Et ce ne sont pas les seules. Les assureurs s'y trouvent contraints aussi.

«Les États-Unis ne peuvent pas être le gendarme économique du monde» selon Bruno Le Maire

Andrew Preston pour DayNewsWorld

LES ESCROQUERIES BANCAIRES SE MULTIPLIENT

 

Les escroqueries bancaires font toujours plus de victimes

En 2016, 1,2 million de ménages français se sont déclarés victimes d'escroquerie, le double d'il y a six ans selon une étude de l'Observatoire national de la délinquance et des réponses pénales.

La grande majorité d'entre eux ont subi un préjudice inférieur ou équivalent à 300 euros tandis que

« les escroqueries supérieures à 1.000 euros représentent une part bien moins importante (13 % des ménages) », indique l'étude.

Le plus souvent, les victimes ignorent totalement le mode opératoire employé par l'auteur de l'infraction.

Les ménages victimes d'une escroquerie se sont aperçus de la fraude en consultant leur relevé bancaire, les banques elles-même ne s'en rendant pas forcément compte.

« Le débit frauduleux a servi à réaliser des achats pour près de 68 % des ménages victimes en 2016 », relève l'ONDRP.

Pour plus d'un ménage sur deux, pour un achat en ligne, pour 10 % des victimes dans un commerce traditionnel.

Carl Delsey pour DayNewsWorld

TOTAL ET SHELL SIGNENT

UN ACCORD DE PRODUCTION DE GAZ EN OMAN

 

Les Sociétes Total et Shell ont annoncé ce dimanche 13 Mai 2018, dans deux communiqués distincts, avoir signé un protocole d'accord avec le gouvernement d'Oman en vue d'exploiter du gaz naturel sur le sol du sultanat. « Total et Shell, opérateur, développeront dans une proportion respective de 25%/75% selon un accord entre les deux compagnies avant entrée éventuelle du gouvernement, plusieurs découvertes de gaz situées à terre sur le bloc 6 dans la zone du +Greater Barik+ », affirme le groupe pétrolier et gazier français dans un communiqué.

Les deux partenaires ont un objectif de production initiale de gaz d'environ 500 millions de pieds cubes (environ 152 millions de mètres cubes) par jour et la production pourrait atteindre jusqu'à un milliard de pieds cubes par jour par la suite.

L'objectif est d'obtenir « une production initiale de gaz d'environ 500 millions de pieds cubes par jour", le site ayant le "potentiel d'atteindre jusqu'à 1 milliard de pieds cubes par jour par la suite », précise Total

« Nous sommes heureux de signer ce protocole d'accord avec le sultanat d'Oman qui nous donnera accès à de nouvelles ressources gazières et l'opportunité de développer un projet de gaz intégré », a déclaré Arnaud Breuillac, directeur général de l'exploration-production de Total, cité dans un communiqué de la compagnie.

Total compte utiliser la part de gaz qui lui revient pour développer à Oman un pôle régional destiné à fournir un service de carburant gaz naturel liquéfié (GNL) de soute aux navires.

« Développer ce service de GNL comme carburant de soute sera créateur de valeur dans le pays, pourvoyeur d'emplois, et soutiendra la diversification de l'industrie en encourageant les activités de transport maritime en Oman », a déclaré Arnaud Breuillac, directeur général de l'exploration-production de Total, cité dans le communiqué.

Le géant anglo-néerlandais des hydrocarbures s'est félicité pour sa part que l'accord signé « aide Oman à répondre à ses besoins énergétiques et à ses aspirations de croissance », précisant qu'il doit servir de « plateforme pour davantage de négociations sur les développements prévus »

Les deux compagnies sont déjà actionnaires, aux côtés du sultanat et d'autres Les deux compagnies sont déjà actionnaires, aux côtés du sultanat et d'autres groupes pétroliers, de la société spécialisée dans le gaz liquéfié Oman LNG.

Britney Delsey pour DayNewsWorld

FRAPPES AERIENNES SUR LA PRESIDENCE

DE SAANA AU YEMEN

Les bureaux de la présidence yéménite, où se trouvent les rebelles Houthis dans le centre de la capitale, ont été visés lundi par un raid aérien.

Ce ne sont pas moins de deux puissantes déflagrations qui ont ébranlé les bâtiments de ces bureaux situés près d'un grand hôtel, d'une banque commerciale et non loin du siège de la Banque centrale. Le bilan serait au moins six morts et une trentaine de blessés.

Pour la chaîne de télévision des rebelles Al-Massirah et l'agence de presse Saba, les raids sont attribués à la coalition sous commandement saoudien qui intervient depuis 2015 au Yémen contre les Houthis. Ces derniers contrôlent  la capitale et des territoires du nord et de l'ouest.

Cette frappe aérienne est intervenue quelques heures après l'interception par la défense antiaérienne saoudienne dans la nuit de dimanche à lundi de deux nouveaux missiles balistiques tirés par les rebelles yéménites en direction du sud du royaume, selon la coalition.

Les missiles ont été tirés depuis la province yéménite d'Amrane, au nord de la capitale Sanaa, a précisé le porte-parole de la coalition, le colonel saoudien Turki al-Maliki.

Le Yémen est le théâtre d' «une guerre par procuration » entre les chiites et les sunnites.

La guerre au Yémen avec quelque 10 000 morts et plus de 54 000 blessés a provoqué «la pire crise humanitaire au monde» selon l'ONU.

Britney Delsey pour DayNewsWorld

VOTE SANCTION DES SALARIES D'AIR FRANCE

OU LA DEMISSION DU PDG

 

Jean-Marc Janaillac avait mis dans la balance son poste face au résultat du vote sur le projet d’accord salarial. Mais ce dernier ayant été rejeté par 55,44 % du personnel d’Air France avec un taux de participation de 80,33 % a annoncé qu'il démissionnait de son poste.

« J’assume les conséquences de ce vote et je remettrai dans les prochains jours ma démission aux conseils d’administration d’Air France et d’Air France-KLM », a-t-il déclaré. voix blanche.

« Treize journées de grève et plus de deux mois de conflit ont affaibli Air France, compromettant sa performance et son avenir.

C’est un immense gâchis qui ne peut que réjouir nos concurrents, fragiliser nos alliances et déboussoler nos équipes. »

Jean-Marc Janaillac a réaffirmé l'impossibilité pour Air France de satisfaire aux exigences des syndicats.

« C'est économiquement impossible et ce serait surtout un suicide », a-t-il affirmé.

Les dix organisations qui composent l’intersyndicale d’Air France dont le principal syndicat de pilotes SNPL AF , se retrouvent en position de force pour réclamer une reprise des négociations.

Le projet d'accord salarial prévoyant une hausse générale des salaires de 7 % d'ici à 2021, avec 2 % dès cette année, ne tient plus.

L'impact économique de la grève était estimé à fin avril à au moins 300 millions d'euros.

La grève va se poursuivre...

Boby Dean pour DayNewsWorld

UN PREMIER PAS VERS LA RETRAITE PAR CAPITALISATION EN FRANCE ?

Le gouvernement veut « développer massivement l’épargne retraite », affirme le ministre de l’Économie Bruno Le Maire.

Le ministre de l’Économie promet ainsi d’assouplir le fonctionnement des dispositifs existants, boudés par les Français. L’objectif est de collecter 100 milliards d’euros supplémentaires d’ici à la fin du quinquennat.

A quoi sert l 'assurance retraite  ?

L’épargne retraite permet aux travailleurs de se constituer un capital pendant la vie active. À la retraite, l’argent est redistribué généralement sous forme de rente jusqu’au décès de l’épargnant.

L’épargne retraite permet donc aux travailleurs de se constituer un capital pendant la vie active pour subvenir à ses vieux jours de retraités

Est-ce un premier pas vers un système de retraite par capitalisation qui ne dit pas son nom ?

Or dans l’Hexagone, où le régime par répartition obligatoire reste la norme, l’épargne privée est estimée à moins de 10 % des revenus des retraités contre 17 % en Allemagne et plus de 46 % aux Pays-Bas. L’épargne retraite représente des « sommes dérisoires » a confirmé d'ailleurs le ministre hier devant les assises de l’Épargne et de la fiscalité, organisées par l’Association française d’épargne et de retraite (Afer).

La promesse d'une « fiscalité attractive »?

Dans les grandes lignes de sa réforme prévue par la loi Pacte (Plan d’action pour la croissance et la transformation de l’économie) Bercy promet une fiscalité « attractive » (dans la limite des plafonds existants) par des versements volontaires.

« Simplicité, liberté : voici les deux mots d’ordre de cette réforme », avance le locataire de Bercy.

Or comme chacun le sait l’encours de l’épargne retraite, qui n'est pas habituelle en France, s’établit à 200 milliards d’euros seulement, loin des 1700 milliards de l’assurance-vie, un des placements préférés des Français avec le livret A.Comme les pensions de base existent en France, les actifs ne se bousculent pas pour mettre leurs bas de laine dans ce type de placement. Résultat : « les suppléments de retraite par capitalisation » ne représentent, en France, qu’à peine 3 % du total des pensions contre de 10 à 15 % chez nos voisins, rappelle le Cercle de l'épargne dans un communiqué.

« Leurs faibles rendements peuvent exposer les épargnants à l’érosion de leur capital du fait de l’inflation et des frais de gestion. Et la perspective de devoir cumuler plusieurs produits non transférables représente un frein important pour les salariés-épargnants alors que les carrières professionnelles sont désormais moins linéaires », relève une note du ministère.

Mais l'épargne retraite est aujourd'hui éclatée autour d'un maquis de produits dont les principaux sont le Perp, le Perco, l'article 83 ou encore le Madelin. S'adressant à des publics différents (salariés, indépendants, …), chaque placement a aussi des conditions d'entrée et de sortie différentes. Or, "d’ici le milieu du siècle, la population retraitée passera de 15 à 20 millions" dans l'Hexagone. Entre les problèmes de soutenabilité du système par répartition (avec de moins en moins d'actifs par retraité) et le poids de la dépendance en fin de vie qui s'alourdit chaque année un peu plus, le gouvernement veut assez logiquement renforcer l'épargne retraite des ménages.

Pour pallier ce déficit d’attractivité, l’exécutif va assouplir les contrats, souvent critiqués pour leur complexité, sans en réduire le nombre. « Nous voulons que la mesure soit opérationnelle le plus rapidement possible », justifie Bruno Le Maire.

Concrètement que propose Bruno Le Maire ?

Il s'est contenté d'améliorer les contrats existants les fameux Perco, Perp et Article 83. Trois modifications de prévues : le salarié pourra conserver le même contrat d’épargne retraite tout au long de sa vie active ; l’option de réversion deviendra systématique pour le conjoint en cas du décès du bénéficiaire ; l’épargnant sera libre de récupérer son pécule en capital (c’est-à-dire en une seule fois). Ce n'est pas le grand soir !

D’ici à la fin du quinquennat, le gouvernement espère atteindre un encours de 300 mds pour officiellement « permettre aux Français de mieux se préparer à la retraite mais aussi de mieux financer l’économie ».

Or, d’ici le milieu du siècle, la population retraitée passera de 15 à 20 millions dans l'Hexagone . Entre les problèmes de soutenabilité du système par répartition (avec de moins en moins d'actifs par retraité) et le poids de la dépendance en fin de vie qui s'alourdit chaque année un peu plus,que faire?

Le gouvernement veut simplement siphonner les assurances- vie et arriver à ses fins : une retraite par capitalisation obligatoire...

Joanne Courbet pour DayNewsWorld

SOUPCONS DE CORRUPTION POUR

BOLLORE EN AFRIQUE

L'industriel a été placé en garde à vue mardi dans le cadre d'une enquête pour corruption sur l'obtention de la gestion de deux ports en Afrique.

Que se passe-t-il chez le groupe Bolloré ? Vincent Bolloré l'industriel breton a été placé en garde à vue mardi matin dans les locaux de l'Office central de lutte contre la corruption et les infractions financières et fiscales (OCLCIFF) à Nanterre (Hauts-de-Seine).

Ainsi que le directeur général du groupe, Gilles Alix, ainsi que le responsable du pôle international de l'agence de communication Havas (propriété du groupe Bolloré), Jean-Philippe Dorent. Francis Perez, dirigeant de Pefaco, également . Ce dernier dirige une entreprise développant des hôtels et des casinos en Afrique.

Etonnant ? A l'instar du groupe De Vinci le groupe Bolloré remporte énormément de gros contrats..parfois publics.

Ces auditions interviennent dans le cadre d'une enquête ouverte notamment pour corruption d'agents publics étrangers, menée par deux juges d'instruction sous l'égide du parquet national financier (PNF).

Gestion des ports, réseaux de transports et de logistiques, plantations… l’Afrique représente le quart du chiffre d’affaires du groupe industriel dirigé par l’industriel breton.Dans ce continent, il a réussi à construire un empire économique de 2,5 milliards d'euros auprès de 46 pays en comptant sur un solide réseau d’amitiés politiques et sur les médias qu’il contrôle !

Que lui reproche-ton ?

Les soupçons portent sur la façon dont l' industriel a obtenu la gestion des ports de Conakry en Guinée et de Lomé au Togo..Les conditions d’attribution de ces deux concessions sont au cœur d’une enquête pour corruption dans la mesure où précisément à ces moments avaient lieu l'élection du nouveau président Alpha Condé en 2011 et la réélection du président Faure Gnassingbé en 2009 .

La filiale africaine de Bolloré a remporté le marché du port de Conakry en 2011 peu de temps après l'élection  alors que deux ans plus tôt c'est à la filiale d'un autre groupe français qu'elle avait été attribuée pour une durée de vingt-cinq ans.

De même au Togo où Bolloré a remporté le marché en 2009, quelques mois avant la réelection du président sortant.

Or, fait des plus troublants : dans les deux pays, Havas , l'agence de conseil en communication, faisait les expertises de communication pour ces deux présidents intronisés.

Havas aurait-il pas sous-facturé ses prestations en échange du futur octroi de l'exploitation des deux terminaux portuaires à la maison mère ? Le groupe Bolloré aurait-il donc facilité l’arrivée de chef d’États africains en échange de concessions portuaires en Guinée et au Togo ?

Démenti formel du groupe industriel

Dans un communiqué diffusé quelques heures après l'annonce des gardes à vue, le groupe Bolloré a formellement démenti toute irrégularité : « Le lien qui tente d'être fait par certains entre l'obtention de ces concessions et les opérations de communication est dénué de tout fondement économique et révèle une méconnaissance lourde de ce secteur industriel », ajoute le groupe, qui soutient que Havas « apporte son expertise en communication à des campagnes politiques dans le monde entier et dans des conditions de transparence irréprochables ».  Bolloré a remporté ces deux gros marchés africains grâce à «l'expertise », affirme-t-il.Un groupe employant 80 000 personnes dans le monde.

En vingt-cinq ans, Vincent Bolloré a obtenu la concession d’une dizaine de ports africains. De même que la gestion de plusieurs terminaux à conteneurs mis en concession: Douala (Cameroun), Abidjan (Côte d’Ivoire), Cotonou (Bénin), Tema (Ghana), Tincan (Lagos, Nigeria), Pointe-Noire (République du Congo), Lomé (Togo) et Conackry (Guinée).

Le groupe assure depuis 2004 la gestion et l'exploitation du premier terminal du port d'Abidjan, leader en Afrique de l'Ouest et façade maritime des pays de la sous-région (Mali, Niger et Burkina Faso).

Le groupe gère également la majorité concessions ferroviaires dans trois pays en Afrique: Sitarail (Côte d'Ivoire, Burkina Faso), Camrail (Cameroun) et Benirail (Bénin). Des chemins de fer, des milliers de camions et des millions de mètres carrés de surface de stockage, la gestion des ports- lieux stratégiques politiques et économiques- assure donc au groupe Bolloré Africa Logistics une emprise indéniable sur le continent africain.

Le groupe est également acteur dans la logistique pétrolière, minière ou industrielle...

Un empire industriel en Afrique bâti en 25 ans !

Or l’agence Havas organise les campagnes électorales sur le continent avec des armes redoutables : la publicité (Euro RSCG) la télévision (Direct 8), les sondages (CSA) et la presse gratuite (Matin plus, Direct soir), le voilà assuré de faire des campagnes d’opinions et d’images.

Et les «Messieurs Afrique» ne manquent pas...

Mais face à l'emprise économique chinoise et ses avancées en Afrique, ne nous voilons pas la face !!!

Joanne Courbet pour DayNewsWorld

LE GESTE DE L'AMERICAIN MICHAEL BLOOMBERG POUR SAUVER LA PLANETE

Si Donald Trump avait annoncé en juin 2017 le retrait des États-Unis de l'accord de Paris, l'ancien maire de New York Michael Bloomberg sort le chéquier pour compenser la part américaine.

Le milliardaire a annoncé dimanche sur CBS, qu'il allait signer un chèque de 4,5 millions de dollars, pour couvrir une partie de la part américaine de l'accord de Paris pour 2018.

« Nous avons une responsabilité. » « L'Amérique a pris un engagement et en tant qu'Américains, si le gouvernement ne le tient pas, nous avons une responsabilité », a déclaré Michael Bloomberg.

« Je peux le faire, je vais donc envoyer un chèque du montant des sommes promises. »

A vrai dire ce n'est pas la première fois que l'ancien maire indépendant se mobilise pour financer la lutte contre le réchauffement. En juin 2017, il avait déjà promis de donner 15 millions de dollars pour soutenir les efforts des Nations unies, via sa fondation Bloomberg Philantropies.

Dixième fortune mondiale, Michael Bloomberg avait alors expliqué que sa fondation, Bloomberg Philanthropies, fournirait à l’ONU l’équivalent de la contribution que devaient verser les Etats-Unis.

L’Accord de Paris stipulait que les Etats-Unis étaient les principaux contributeurs du fonds vert pour le climat, géré par l’ONU. Quelques jours après l’annonce du retrait des Etats-Unis, Michael Bloomberg avait soumis aux Nations unies une lettre signée par plus de 1 000 organisations, entreprises et autorités locales américaines, prêtes à réduire leurs émissions de gaz à effet de serre

Le philanthrope ne désespére pas que Donald Trump change d'avis « Il devrait dire : Regardez, il y a vraiment un problème , l’Amérique fait partie du problème, l’Amérique est une grande partie de la solution et nous devrions y aller. Et aider le monde à arrêter un désastre potentiel ». Mais pour le locataire de la Maison Blanche c'est le texte même qui représente un désastre.

Mais Donald Trump juge l'accord actuel « affreux » et « injuste » et exige pour cela un texte "totalement différent".

Emmanuel Macron qui se rend ce lundi aux Etats-Unis va offrir un chêne au président américain. Cet arbre sonne-t-il- comme un message sur la nécessité de préserver l’environnement ?

Alyson Braxton pour DayNewsWorld

SCANDALE EXPLOSIF POUR BERCY

Le site internet des impôts offre à Google des données de millions de Français en obligeant à regarder une vidéo informative hébergée sur YouTube !

En effet Bercy permet au géant américain d'aspirer un grand nombre d'informations personnelles .Des informations des plus appréciées pour traquer un peu plus les internautes et enrichir leur profil publicitaire. Et permettez du peu, avec la bénédiction d'un site gouvernemental !.

Quel joli cadeau pour le géant Google !!!

La direction générale des finances publiques (DGFIP) en décidant d'utiliser YouTube pour héberger une vidéo d'information sur le prélèvement à la source, qu'il est obligatoire de visionner pour accéder au site et déclarer ses revenus permet à YouTube (Google) de collecter des données personnelles sur les internautes.

Sachant qu' en quelques jours la vidéo a été vue plus de 4,3 millions de fois que de données aspirées car comme toutes les vidéos YouTube, elle est diffusée par Google avec des mouchards publicitaires lesquelles aspirent certaines données du navigateur (notamment les cookies).

À un moment aussi crucial que la déclaration de revenus, bonne pioche pour Google !

Bercy qui pense sans cesse à faire payer des taxes et impôts à Google et sa filiale YouTube devrait réfléchir !

En effet l’usage de la plateforme pour les institutionnelles n’a jamais été indiquer comme gratuite !!

Si YouTube réclame 10$ (dix Dollars) à Bercy pour chaque visionnages, Bercy va avoir une belle facture à payer a YouTube !!

Facture qui serait tout à fait légitimes !!!

N’oublions pas que ses vidéos sont stockées dans des serveurs bases aux Etats Unis qui ont un coût d’exploitation (achats des serveurs, alimentations en courants, climatisations, réseaux anti-incendie, lignes de fibres optiques, personnels de maintenances etc.…)

Le vol ressources Informatiques n’est il pas puni par les lois Française, Américaine, et Internationale ???

Gageons que YouTube , Google, et les USA ne vont pas en rester là !!!

De source bien informée Donald Trump serait déjà sur le dossier !!!

Garett Skyport pour DayNewsWorld

VIOLENTS AFFRONTEMENTS ENTRE MANIFESTANTS

ET FORCES DE L'ORDRE AU TROISIEME JOUR

DES EXPULSION DE LA ZAD

 

Deux mois et demi après l’abandon du projet d’aéroport, l'expulsion des zadistes restés sur le site a commencé lundi et mardi avant de se poursuivre ce mercredi.

Le premier ministre Edouard Philippe a salué mercredi le « très grand professionnalisme » des gendarmes et a balayé l’idée d’une pause, malgré les demandes de plusieurs députés de la majorité.

« Depuis lundi matin, les gendarmes agissent avec maîtrise, avec mesure, avec discernement, face à des oppositions souvent violentes, face à des jets de projectiles, de fusées, face à des catapultes parfois mises en place » afin que « force reste à la loi », a affirmé M. Philippe devant les députés.

Au troisième jour des expulsions dans la ZAD de Notre-Dame-des-Landes, la confrontation se poursuit donc entre gendarmes mobiles et zadistes retranchés derrière des barricades.

Mercredi, les heurts ont débuté peu avant 07 h non loin de la D281, route dite « des chicanes ». Les gendarmes ont répliqué par des tirs de grenades lacrymogènes et à effet de souffle aux divers projectiles (pierres, mottes de terre, bouteilles) lancés par une soixantaine zadistes se protégeant derrière des barricades de fortune sur la route des « Fosses noires ».

L’intervention pourrait « durer jusqu’à la fin de la semaine », selon le ministre de l’intérieur, Gérard Collomb, qui a mobilisé quelque 2 500 gendarmes. Selon la préfecture, 16 sites ont été évacués lundi et mardi. Parmi eux, 15 ont été démolis. La préfète de la région, Nicole Klein, a annoncé mardi que l’objectif était de démanteler « 30 à 40 » sites.

Rappelons tout de même que ces heurts violents ont fait côté gendarmes une trentaine de blessés selon un dernier bilan officiel et côté zadistes une vingtaine dont deux hospitalisés selon le bilan de l’équipe médicale de ces derniers.

Andrew Preston pour DayNewsWorld

COUP DE GUEULE DE RENAUD MUSELIER QUI NE VEUT PAS ETRE LE TIROIR CAISSE DE L'ETAT

POUR LA REFORME  DE L'APPRENTISSAGE

Avec la réforme du Code du Travail et de l’assurance chômage, la réforme de l’apprentissage devait être le 3ème volet du chantier social du quinquennat Macron.

Le coup d’envoi de la réforme de l’apprentissage avait été donné le 10 novembre 2017 par Muriel Pénicaud (Ministre du Travail) après que la Président de la République, en déplacement dans un lycée professionnel à Egletons, le 4 octobre 2017, a annoncé ses premières intentions sur le sujet.

Dès que le dossier a été mis sur les rails, 4 groupes de travail ont été mis en place pour traiter et étudier les sujets suivants :

- Parcours de l’apprenti
- Apprentissage en entreprise
- Financement de l’apprentissage
- Offres de formation et de certification

Les experts participant à ces différents groupes, ont rendu leurs conclusions et leurs rapports le 29 janvier 2018.

Parallèlement, Sylvie Brunet, Présidente du Conseil Economique et Social a remis le même jour, les propositions du CESE au gouvernement.

A partir de leurs travaux respectifs, il a été décidé que le projet de réforme de  l’apprentissage, mis en forme in fine par le gouvernement serait présenté en Conseil des Ministres en avril 2018. On y est !

Au demeurant, Muriel Pénicaud a par anticipation, présenté son avant projet le 6 avril dernier.

Le MEDEF a immédiatement loué le projet, notamment en ce qui concerne le fait que la réforme prévoit que les entreprises et leurs branches auraient dorénavant une nouvelle responsabilité dans le pilotage des systèmes de formations en apprentissage.

Un défi et une responsabilité qui historiquement étaient assumés jusqu’ici par les Régions qui ont immédiatement réagi..

Par suite, les Régions de France, présidées par Hervé Morin ont très rapidement diffusé un communiqué tirant à boulets rouges sur le projet.

Leurs arguments sont assez clairs : selon leurs estimations, la moitié des CFA (Centre de Formation des Adultes) serait susceptible de fermer ou de se restructurer si la réforme telle que présentée était mise en œuvre dans les conditions prévues par le gouvernement.

Les Régions pointent en outre l’attitude du gouvernement qui n’aurait pas respecté certaines des promesses, faites dans le cadre de la concertation, et les engagements pris par le Premier Ministre le 9 février 2018, telle que la création d’un Schéma Régional des formations en alternance, ceci dans le but d’assurer une complémentarité entre CFA et Lycées Professionnels (les lycées relèvent de  la compétence des Régions en application des lois de décentralisation) ou encore  la maitrise du  versement par les Régions de l’Aide Unique aux employeurs d’apprentis.

D’où la déclaration cinglante et furieuse de Bruno Muselier, Président de la Région PACA, lequel a décidé immédiatement de stopper le financement des Centres de Formation de sa Région….pour ne pas être le tiroir caisse de l’Etat….

Selon Bruno Muselier, alors que la Région Paca qu’il préside serait passée de 27 000 à 32 000 apprentis en deux ans et demi, et que  l’objectif qu’elle s’était fixée, était d’atteindre 50 000 apprentis par ans en 2021, avec un périmètre d’investissements de 143 millions d’euros (pour 120 millions d’euros de recettes affectées), selon ses projections, la réforme pourrait conduire à la fermeture de 33 CFA sur 59 existants actuellement. Une très forte amputation donc !

Et l’élu de poursuivre, «qu’il arrêtait les projets en cours en attendant de savoir qui va les financer et avec quel moyen » ?

Sur le sujet de l’apprentissage, la guerre a donc redémarré entre le Gouvernement et les Régions.

Pourtant le dialogue avait été renoué vers la mi-janvier 2018, après que les Régions aient claqué précédemment la porte de la concertation sur la réforme.

A la mi-janvier, Hervé Morin avait en effet considéré comme acquis, compte tenu des promesses qui lui avaient été faites,  le principe que ce serait les Régions qui conduiraient la nouvelle réforme ?

Mais que nenni ! Il n’en a rien été et les Présidents de Régions ont recommencé à s’inquiéter sur les objectifs réels ou souterrains de l’Etat concernant la Réforme, qui selon eux ne tient pas compte des problématiques d’aménagement du territoire (une compétence détenue également par les Régions) et des dotations en CFA des zones rurales.

On comprend donc mieux le coup de gueule de Bruno Muselier qui comme ses collègues vont très certainement reprendre la partie de bras de fer qu’ils avaient commencé dès novembre 2017 avec l’exécutif, et Emmanuel Macron en particulier.

En pleine période d’agitations sociales profondes ?

Le pari et les projets du Gouvernement en matière de réforme de l’apprentissage pourraient-ils rester sur le pavé ?

(sans jeu de mots, il n’y a plus de pavés à Paris et dans les grandes Métropoles Françaises).

Clara Mitchell pour DayNewsWorld

CONDAMNATION DE L'EX-PRESIDENTE

SUD COREENNE A 24 ANS DE PRISON

 

La première femme élue présidente de Corée du Sud a été condamnée à 24 ans de prison dans le procès du scandale de corruption qui avait entraîné sa chute l'année dernière. Première femme élue présidente en Corée du Sud, Park Guen-Hye, avait été destituée et arrêtée en mars 2017.

L'ex-présidente a été condamnée ce vendredi 6 avril par un tribunal de Séoul à 24 ans de prison dans le procès du scandale de corruption qui avait entraîné sa chute

Condamnée à vingt-quatre ans de prison, l'ex-présidente de la Corée du Sud était sous l'emprise d'un gourou.

L'affaire débute durant l'été 2016. Des milliers d'étudiants de la prestigieuse université Ewha, à Séoul, la capitale, descendent dans la rue. La raison ? Une jeune fille, Chung Yoo-ra, aurait bénéficié d'un "piston" pour entrer à la fac. Dans ce pays où la concurrence pour entrer à l'université est sans pitié, et où les parents dépensent des fortunes pour la scolarité de leurs enfants, cette faveur ne passe pas. D'autant que cette Chung Yoo-ra n'est pas n'importe qui. Elle est la fille de Choi Soon-sil, une amie proche de Park Geun-hye, qui exerçait une véritable emprise sur la présidente.

Park Geun-Hye a été jugée coupable de corruption, abus de pouvoir ou encore coercition par le tribunal du district central de Séoul qui lui a aussi infligé une amende de 18 milliards de won (13 millions d'euros). Le juge Kim Se-yoon a notamment affirmé qu'elle avait contraint des entreprises sud-coréennes à verser des dizaines de milliards de wons à deux fondations contrôlées par sa confidente de l'ombre et "amie de 40 ans", Choi Soon-sil. "L'accusée a illégalement usé de son autorité présidentielle à la demande de Mme Choi pour obliger des entreprises à donner de l'argent aux fondations", a affirmé le magistrat. "Les entreprises ont été contraintes de donner des sommes importantes d'argent et l'accusée a laissé Mme Choi contrôler les fondations alors qu'elle n'avait pas le droit de le faire".

L'amie qui a détourné 17 millions d'euros !

Jugée dans un procès distinct, Mme Choi a écopé en février de 20 ans d'emprisonnement. "Madame Choi" était en possession de dossiers confidentiels. Le verdict tombe : "Madame Choi" est au coeur des affaires de l'Etat alors qu'elle n'a aucune fonction officielle, et elle se sert de son statut privilégié pour s'enrichir. Les enquêteurs découvriront plus tard qu'elle a soudoyé des dirigeants de chaebols, les grands conglomérats industriels, pour détourner plus de 17 millions d'euros.

La fille aînée du dictateur militaire Park Chung-Hee, qui avait accédé en 2013 à la fonction suprême en se drapant dans l'habit de l'incorruptible "Fille de la Nation", a été emportée dans un scandale qui a de nouveau illustré les liens entre le pouvoir politique local et les grands conglomérats.

Appelé "Choigate", ce scandale va passionner le pays pendant plus d'un an. Au fil des révélations, les Coréens vont découvrir la relation trouble qu'a entretenue, durant plus de quarante ans, "leur" présidente avec cette femme gourou...

L'épilogue de l'un des plus grands scandales politiques que le pays, onzième économie mondiale, ait jamais connu.

Alyson Braxton pour DayNewsWorld

SURENCHERES TRUMPIENNES CONTRE LA CHINE

Donald Trump s'est lancé dans une lutte sans merci contre le déficit commercial des Etats-Unis qui représente à ses yeux le signe de la faiblesse de ses prédécesseurs qui ont laissé le reste du monde tirer profit des Etats-Unis.

Alors comme à son habitude il a brandi la menace guerrière contre l'Empire du Milieu : imposer 100 milliards de dollars de nouvelles taxes douanières sur les importations chinoises en riposte aux mesures de rétorsion annoncées par Pékin !!

En effet à la publication mardi par l'administration Trump d'une liste provisoire de produits importés de Chine pouvant subir de nouveaux droits de douane, Pékin avait fermement réagi avec une liste de produits américains stratégiques comme le soja, l'automobile et l'aéronautique pour un montant équivalant aux premières mesures annoncées mardi par Washington: 50 milliards de dollars. Et à la Chine également de déposer plainte auprès de l'Organisation mondiale du commerce (OMC) concernant "les mesures tarifaires visant des produits chinois" que les Etats-Unis entendent mettre en place.

L'escalade verbale ne s'est pas faite attendre côté américain.

« J'ai demandé au ministère du Commerce d'examiner si 100 milliards de dollars supplémentaires de tarifs douaniers seraient adaptés en application de l'article 301 (sur la propriété intellectuelle) et, dans ce cas, d'identifier les produits sur lesquels ils pourraient être imposés », a indiqué le président américain dans un communiqué.

« Les économies dans le monde entier --y compris l'économie chinoise-- profiteraient de l'application en Chine de politiques qui récompenseraient réellement le dur labeur et l'innovation plutôt que de poursuivre ses politiques qui distordent le secteur vital de la haute-technologie », a ajouté l'USTR dans son communiqué.

Une nouvelle fois l'USTR fustige les pratiques chinoises relevant selon les Américains du pillage de la propriété intellectuelle des entreprises américaines qui veulent ou font affaire en Chine.

Mais le représentant américain au commerce (USTR) Robert Lighthizer a pris soin de nuancer les propos guerrier du Président en expliquant que ces mesures de rétorsions ne pourraient prendre effet qu'à l'issue d'un processus de consultation publique... à l'instar des tarifs douanier sur l'acier et l'aluminium semblerait-t-il...


Andrew Preston pour DayNewsWorld

GUERRE COMMERCIALE DECLAREE

ENTRE WASHINGTON ET PEKIN

Washington a publié mardi une liste d'importations chinoises, d'une valeur globale de 50 milliards de dollars qui pourrait être soumises à de nouvelles taxes. En réponse, la Chine a condamné un comportement « unilatéraliste et protectionniste ».

Les Etats-Unis ont publié, mardi 3 avril, une liste provisoire de pas moins de quelque 1 300 produits importés susceptibles d'être assujettis à de nouvelles taxes douanières.

Cette longue liste ciblant des produits de différents secteurs - les technologies de l'information et de la communication ou encore la robotique et les machines- vise des importations représentant « approximativement 50 milliards de dollars », a déclaré le représentant américain au Commerce (USTR) Robert Lighthizer dans un communiqué. Pourquoi un telle mesure de rétorsion ? Washington entend obtenir de Pékin une modification des pratiques chinoises en matière de propriété intellectuelle qu'il qualifie de « transfert forcé de technologie américaine et de propriété intellectuelle ».

Le ministère du commerce chinois, brocardant dans un communiqué « un comportement totalement infondé, typiquement unilatéraliste et protectionniste, auquel la Chine s'oppose en le condamnant fermement » a promis à son tour des mesures de rétorsion. L’ambassade de Chine à Washington a promis une réaction proportionnelle, tout en soulignant son intention de régler ce différend via l’Organisation mondiale du commerce (OMC).

La liste publiée par Washington va faire l'objet d'une période de consultation publique de deux mois environ, avant que le bureau du représentant américain au Commerce (USTR) ne prévoit d'annoncer sa décision définitive. La liste a été établie via un algorithme afin de choisir les produits qui affecteront le plus les exportateurs chinois, tout en limitant les dégâts pour les consommateurs américains. Une audience publique sur les droits de douane est prévue le 15 mai.

Mais ce qui inquiète surtout les Etat-Unis c'est avant tout le programme « Made in China 2025 » c.à.d pour l'USTR « l'intention déclarée de la Chine de prendre le leadership économique dans les technologies de pointe ». Pékin aspire en effet remplacer ses importations de technologies avancées par des produits nationaux pour acquérir une position dominante dans les industries du futur. Ce que voit les Etats-Unis d'un mauvais œil.

"Made in China 2025" cible en effet dix secteurs déclarés stratégiques par Pékin : informatique, robotique, aéronefs, véhicules à énergie nouvelle, produits pharmaceutiques, matériel électrique, matériaux avancés, équipements agricoles, construction navale et équipement ferroviaire.

De quoi inquiéter le géant américain !

Joanne Courbet pour DayNewsWorld

UNE GREVE DES PLUS PERURBATRICES

POUR LES USAGERS

 

Quand l'on pense que cette fois ce sont toutes les catégories de personnels – conducteurs, contrôleurs, agents d'accompagnement des trains, aiguilleurs, employés des gares – qui se mettent en grève, c'est l'ensemble du réseau ferroviaire qui s'en trouve paralysé.

Qui pour donner le signal de départ au conducteur ?

Qui pour aiguiller les train dans la direction souhaitée ?

Non seulement le fonctionnement du réseau est très perturbé, la chaîne des tâche de chaque agent n'étant pas assurée dans la continuité, mais le rythme même du calendrier des trains au départ va souffrir .

En effet en choisissant une grève perlée- deux jours de grève suivis de trois jours de « circulations normales », puis deux jours de grève, etc.et cela dix-huit fois ce printemps va conduire immanquablement à une déstabilisation des plannings bien au-delà des 48 heures d'arrêts de travail.

Tout le mécanisme d'horlogerie complexe du bon fonctionnement du trafic va être déréglé.Il va falloir une journée entière pour reconstituer un planning à peu près huilé!!!Et deux jours de trafic à peu près régulé, patatrac deux jours de grève et ainsi pendant tout ce printemps Quelle casse-tête pour le passager qui ne pourra pas attraper sa correspondance pour sa la destination finale. En pratique, deux jours de grève équivalent à trois jours de perturbations à considérer, le temps de relancer la machine.

De plus chaque conducteur doit être habilité sur des locomotives précises, des rames de banlieue ou des TGV en nombre limité avec d'une expérience des plus précise de son parcours . Par conséquence un conducteur affecté au Sud-Est peut être autorisé à piloter sur Paris-Lyon-Marseille, mais n'a pas sur la ligne sur Paris-Clermont-Ferrand. Pour peu que le train doive desservir par par Clermond, le train se trouvera à quai sans conducteur habilité !

Tout une équipe participe au bon fonctionnement du train, du personnel accompagnant au personnel de conduite.TGV , des TER pour la plupart et Intercités exigent par exemple pour circuler un agent d'accompagnement...

Bis repetita mercredi sur les quais de gare avec un deuxième jour de grève et un trafic qui sera encore très perturbé, le gouvernement prédisant des "jours difficiles" aux usagers.

La direction de la SNCF prévoit un TGV sur sept et un train régional sur cinq en moyenne, soit sensiblement la même chose que mardi. Le Premier ministre, Edouard Philippe, a dit entendre "autant les grévistes" que "ceux qui veulent aller travailler".

Mais pas sûr que les "clients et usagers de la SNCF" qui eux ont "des jours difficiles devant eux" ne l'entendent de la même oreille !

Britney Delsey pour DayNewsWorld

LES CHANGEMENTS AU 1 ER AVRIL EN FRANCE

Hausse du minimum vieillesse, de la prime à la naissance, baisse des tarifs réglementés du gaz, revalorisation de la prime pour changer sa chaudière au fioul... Voici les principaux changements à compter du dimanche 1er avril.

Plusieurs prestations sociales sont réévaluées.

Au 1er avril, les allocations familiales pour les familles ayant au moins deux enfants vont bénéficier d'une hausse de 1%, en légère augmentation par rapport à l'an dernier due à une reprise de l'inflation Les allocations de rentrée scolaire (ARS) gagnent 1%, tout comme les prestations d'accueil du jeune enfant (PAJE), et les allocations l'enfant handicapé (AEEH).

Sont revalorisés également le Revenu de solidarité active (RSA) passant à 550,93 euros par mois pour une personne seule, les primes de naissance et d'adoption à 99€ soit 11€ supplémentaires pour l'année 2018 ainsi que l'allocation de solidarité aux personnes âgées (Aspa), l'ancien minimum vieillesse, qui gagne 30 euros par mois, soit 833 € mensuels pour une personne seule.

Le chèque énergie qui remplace les tarifs sociaux de gaz et d'électricité seront distribués au mois d'avril pour les 4 millions de foyers bénéficiaires d'un montant s'échelonnant entre 48 à 227 euros pour les ménages les plus modestes. Son montant moyen s'élève à 150 euros.

Après avoir baissé de 3% en moyenne au mois de mars dernier, les tarifs réglementés du gaz naturel vont connaître une baisse consécutive de 1,1% au 1er avril. Cette diminution sera de 0,4% pour les utilisateurs du gaz pour la cuisson, de 0,7% pour ceux qui ont un double usage cuisson et eau chaude et de 1,2% pour les foyers qui se chauffent au gaz.

Chaudières au fioul. Bonne nouvelle pour les ménages en précarité énergétique qui changent leur chaudière au fioul pour un modèle utilisant des énergies renouvelables. Ils pourront, sous conditions de ressources, bénéficier d'une prime revalorisée ce mois d'avril : entre 2 000 et 3 000 euros contre 800 à 1300 euros auparavant.

Canet de santé

Un nouveau carnet de santé entre en vigueur début avril pour prendre en compte les avancées scientifiques et surtout les onze nouveaux vaccins obligatoires pour les enfants de moins de 2 ans. Les parents auront 3 mois pour le mettre à jour.

Trêve hivernale

La trêve hivernale prend normalement fin le 31 mars. Les expulsions des locataires ne payant pas leur loyer pourront reprendre à partir du mois d'avril.

A moins qu'Emmanuel Macron ne tienne ses promesses de campagne...

Boby Dean pour DayNewsWorld

GUERRE COMMERCIALE DES ETATS-UNIS

CONTRE LA CHINE

Trump lance des guerre commerciales tout azimut depuis son arrivée au pouvoir. Il met tout simplement ses promesses de campagne à exécution.

« Notre Constitution ne parlait historiquement pas d'impôt sur le revenu, mais elle mentionnait les droits de douane, qui devaient taxer la production étrangère plutôt que la production américaine », soulignait-il.

Mais si l’administration Trump est passée des mots aux actes en 2018, elle n'en continue pas moins d’être désordonnée, sans alliés précis ni buts de guerre, si ce n’est la réduction des déficits commerciaux.

Parfois elle peut donner l'impression de lancer des ballons d'essai provocateurs pour tests. Ainsi en est-il de la guerre commerciale pour l'aluminium et pour l'acier lancée en fanfare le 1er mars, dont les importations allaient être taxées « pour longtemps », selon M. Trump. Censée rapporter 9 milliards de dollars, elle était de ces « guerres commerciales faciles à gagner », avait dit le président...

La décision des Etats-Unis, premier importateur mondial d'acier, fait alors craindre une guerre commerciale. Or Donald Trump a d’abord signé un armistice avec le Canada et le Mexique, puis a fini par exempter jusqu’au 1er mai des pays amis comme ceux de l’Union européenne (UE), le Brésil, la Corée du Sud.

Ne restent que deux ennemis, la Russie et la Chine !

Jeudi scénario entre la Chine et l'Amérique: les hostilités sont lancées. Donald Trump vient de signer un «memorandum ciblant l'agression économique de la Chine». Le président américain a évoqué des mesures punitives contre des importations chinoises d'un montant pouvant atteindre 60 milliards de dollars. Mais la réplique chinoise ne s'est pas fait attendre «La Chine n'a en aucun cas peur d'une guerre commerciale», a ainsi averti le ministère chinois du Commerce.

«Si une guerre commerciale devait être lancée par les Etats-Unis, la Chine se battrait jusqu'au bout pour défendre ses propres et légitimes intérêts par tous les moyens nécessaires», avait également menacé dès jeudi soir l'ambassade de Chine à Washington. Pékin a dévoilé cette nuit une liste de 128 produits, ou lignes tarifaires, sur lesquelles elle se dit prête à appliquer des droits de douane de 15% ou 25%.

Aujourd'hui, la Chine réplique en ciblant fruits frais, vin, éthanol, ginseng, tubes d'acier sans soudure (taxés à 15%) mais aussi la viande de porc et l'aluminium recyclé (frappés à hauteur de 25%). Certes, à environ 3 milliards de dollars, le montant concerné est faible et la liste ne comprend pas le soja, produit dans les États ayant soutenu Donald Trump pendant la campagne présidentielle, et que les Américains ont exporté en Chine à hauteur de 14 milliards de dollars l'an dernier. Mais le représentant américain pour le Commerce, Robert Lighthizer, a insisté sur le fait que les sanctions annoncées n'étaient que «le prélude à une série de négociations».

Si bien que ce constat conduit, sinon à tempérer, du moins à contextualiser les annonces martiales de la Maison Blanche contre « l’agression économique de Pékin ».

Quoique avec la nomination de John Bolton, ce vendredi, comme conseiller de la sécurité nationale «Il faut aussi nous attendre à une approche plus conflictuelle de la Chine. Une guerre commerciale pourrait n'être que le début d'une compétition géopolitique plus large», selon l'ancien conseiller Abraham Denmark chargé de l'Asie de l'Est au Département d'Etat sous Obama...

A SUIVRE
Joanne Courbet pour DayNewsWorld

UN TIERS DES OISEAUX DISPARUS

DES CAMPAGNES DEPUIS 15 ANS

Deux études récentes dressent un constat alarmant : les populations d’oiseaux vivant en milieu agricole ont perdu un tiers de leurs effectifs en 17 ans. La population des oiseaux des campagnes baisse « à une vitesse vertigineuse » et depuis les deux dernières années le rythme de disparitions s'est accéléré.

Toutes les espèces sont concernées .Les plus touchées sont l'alouette des champs, la fauvette grisette, et le bruant ortolan, qui ont perdu en moyenne un individu sur trois en quinze ans.

Un constat d'autant plus fiable qu'il provient de deux réseaux de surveillance distincts établi selon des protocoles différents. Le programme STOC (Suivi temporel des oiseaux communs), porté par le Muséum national d’histoire naturelle, rassemble les observations d'ornithologues professionnels et amateurs tandis que celui du CNRS a travaillé sur une « zone-atelier » étudiée depuis 1994.

Les deux études pointent du doigt les effets de l’agriculture intensive et de l’utilisation massive de pesticides sur la biodiversité

L'intensification des pratiques agricoles a donné lieu à "la fin du recours aux périodes de jachères (...),à la reprise du suramendement au nitrate permettant d’avoir du blé surprotéiné et à la généralisation des néonicotinoïdes", selon le communiqué. « Les surfaces dédiées à la monoculture n’ont cessé d’augmenter en France, conduisant à la destruction des milieux favorables aux oiseaux et aux insectes. Et en 2009, la Politique agricole commune a donné un coup d’arrêt aux jachères, ce qui est également néfaste pour la biodiversité, décrypte Benoît Fontaine.

Autre facteur nuisible : les pesticides malgré le plan Écophyto qui vise à réduire de moitié leur utilisation en France d’ici à 2020.. »

Si, dans les années 1960, c’est le DDT qui fait parler de lui, ce sont aujourd’hui les néonicotinoïdes, des insecticides qui contaminent l’ensemble de l’écosystème, mais aussi le glyphosate (Roundup), l’herbicide le plus utilisé au monde, qui inquiètent. Tous les deux concourent à la disparition des plantes et des insectes qui sont les ressources alimentaires des oiseaux, surtout au printemps.

Reste que la situation n'est pas propre à la France.. A l’automne 2017, des chercheurs allemands et britanniques conduits par Caspar Hallmann (université Radboud, Pays-Bas) ont, pour la première fois, mis un chiffre sur le déclin massif des invertébrés depuis le début des années 1990 : selon leurs travaux, publiés en octobre dans la revue PloS One, le nombre d’insectes volants a décliné de 75 % à 80 % sur le territoire allemand. L’Europe dans son ensemble aurait perdu 80 % d’insectes volants et 421 millions d’oiseaux en 30 ans.

Dans leur communiqué, le CNRS et le MNHN appellent donc à « travailler avec tous les acteurs du monde agricole pour accélérer les changements de pratiques et d'abord avec les agriculteurs qui possèdent aujourd'hui les clés pour infléchir la tendance ».

« Le printemps silencieux annoncé par Rachel Carson pourrait devenir une réalité si nous ne réagissons pas très vite, conclut Vincent Bretagnolle. La situation est inquiétante, d’autant qu’aujourd’hui, il ne s’agit pas seulement d’interdire un pesticide, mais de changer de paradigme. »

Jaimie Potts pour DayNewsWorld

LIQUIDATION DE 735 MAGASINS

AMERICAINS DE TOYS' R' US

Deux jours après la mise en redressement de La Grande Récré, c'est un nouveau coup de tonnerre qui a retenti, jeudi, sur le marché du jouet avec la liquidation annoncée des 735 magasins américains de Toys'R'Us. Célèbre pour ses supermarchés de jouets ouverts dans les années 1980 et 1990 à la périphérie des villes, Toys'R'Us, né après-guerre à Washington, s'était déclaré en faillite en septembre 2017.

La filiale française de Toys'R'Us négocie avec « plusieurs parties intéressées ». « Nous sommes en train d'étudier les mesures à mettre en place dans le but de préserver la continuité de l'activité (des 53 magasins français, ndlr) ainsi que les intérêts de l'ensemble de nos (1.300) collaborateurs », a précisé le directeur général Jean Charretteur.

« Les opérations internationales de l'entreprise en Australie, en France, en Pologne, au Portugal et en Espagne sont en train d'étudier leurs possibilités, y compris un éventuel processus de vente sur leurs marchés respectifs », affirme en outre la société dans un communiqué reçu à la mi-journée.

« Toys'R'Us a également annoncé un processus de réorganisation et de vente de ses activités au Canada", ainsi qu'en Asie et en Europe Centrale, y compris en Allemagne, en Autriche et en Suisse », poursuit le communiqué.

Les industriels ne peuvent que déplorer la disparition de leurs plus gros distributeurs qui permettent aux clients de découvrir les nouveautés.

Le cours de Mattel a perdu 2 % en Bourse à l'annonce de la fermeture des Toys R Us américains.

La faillite de la maison-mère aux Etats-Unis est à mettre sur le dos d'une dette trop importante qui a asphyxier une entreprise contrainte par ailleurs de s'adapter et d'investir pour se moderniser face au e-commerce .

La décision de mise en liquidation de ses 735 magasins américains menace une trentaine de milliers d'emplois, la moitié des effectifs mondiaux du groupe. Ce n'est pas une surprise pour les spécialistes du jouet où existe une concurrence féroce entre magasins spécialisés, grandes surfaces surface et e-commerce. En effet la part de marché du commerce en ligne dans les jouets augmente un peu plus chaque année jusqu'à atteindre 26 % fin septembre en France, comparable à celle des États-Unis % . Les enseignes spécialisées se frottent également à la concurrence du marché d'occasion, via des sites comme LeBonCoin ou eBay.

Cette mauvaise nouvelle affecte non seulement le personnel, mais aussi les petit industriels du jouet et les consommateurs. Peu de choix dans les grands magasins et au contraire sur internet un nombre produits référencés tel que le client est obligé de se concentrer sur de grandes marques.

Le patron de King Jouet, Philippe Gueydon, a estimé qu'il était temps que fournisseurs et enseignes « travaillent main dans la main », dans un souci de « repenser le mode de fonctionnement de la filière », avec des « règles du jeu différentes ». Il en va de leur survie .

Joanne Courbet pour DayNewsWorld

LA CROISSANCE REVISEE A 2% EN 2017

SELON LA BANQUE DE FRANCE

Tous les indicateurs de l'activité semblent devoir se maintenir dans le vert. « La demande intérieure ne ralentirait que légèrement de 2018 à 2020 ». Et ce, grâce à la progression soutenue de la consommation des ménages, liée à la fois à « la progression des revenus d'activité et aux mesures de baisses des prélèvements obligatoires », selon les experts de la Banque de France.

De plus « la croissance française ne serait plus freinée par le commerce extérieur », point noir de l'économie française, «  grâce à un fort rebond attendu des exportations en 2018 » lesquelles augmenteraient en effet de 6 % cette année, pour cependant ralentir ensuite à l'horizon 2019-2020 « du fait d'un environnement extérieur moins favorable ».

Le gouvernement table pour sa part officiellement sur une croissance de 1,7% par an sur la période 2018-2020.

« Tout se passe comme si la croissance venait buter sur cette frontière de 2% avant de décélérer », a commenté sur BFM Business le gouverneur de la Banque de France, François Villeroy de Galhau, jugeant que cela renvoyait à la « nécessité des réformes ».

« Notre chance maintenant, elle passe par notre patience et notre persévérance », a-t-il souligné, appelant à maintenir l'effort "dans la durée"

Le gouvernement de la BdF appelle toutefois à la prudence

Alors qu'un débat sur la « cagnotte fiscale » est actuellement en cours, le gouverneur a rappelé que la France avait une dette et un déficit public parmi les plus élevés d'Europe. « Si on commence à distribuer de l'argent qu'on n'a pas gagné, ça se termine mal », a-t-il estimé.

Le taux de chômage inférieur à 8 %

Sur le front de l'emploi, « le taux de chômage baisserait continûment pour atteindre 7,9 % au dernier trimestre 2020, son plus bas niveau depuis fin 2008 », selon la Banque de France (BDF).

Les créations d'emplois, après une année 2017 soutenue, «resteraient dynamiques (...) en se maintenant sur un rythme de l'ordre de +180.000 à +200.000 par an ». La BDF n'exclut pas une correction de la forte baisse du taux de chômage enregistrée au dernier trimestre 2017 mais entrevoit un repli beaucoup plus marqué de celui sur 2018-2020 que dans ses précédentes prévisions.

Le retour de l'inflation

L'inflation se redresserait nettement en 2018, selon la Banque de France. S'agissant de l'inflation en normes IPCH, la Banque de France la voit accélérer à 1,6% cette année, soit 0,2 point de plus que prévu précédemment du fait des prix de l'énergie et des sur le tabac.

Emily Jackson pour DayNewsWorld

MACRON PART A LA CONQUETE DU MARCHE INDIEN

Emmanuel Macron a entamé vendredi soir à Delhi une visite d'État de trois jours pour tenter de renforcer la place de la France en Inde.

Force est de reconnaître que jusqu'à aujourd'hui les relations commerciales entre la France et l’Inde sont restées limitées.

« Nous pouvons faire bien plus en termes de bons investissements, de commerce et d’ouverture de nos marchés », selon le président de la République française dans un entretien accordé, jeudi 8 mars, à l’hebdomadaire India Today.

L'ambition affichée du Président est de « faire de l’Inde le premier partenaire stratégique de la France dans la région [asiatique] et faire de la France le premier partenaire stratégique de l’Inde en Europe », a-t-il ajouté samedi en lieu et place du Royaume-Uni, précise-t-il en le disant… en anglais.

Jusqu'à présent l’Inde n’est que le 18e client de la France et son 20e fournisseur à l’échelle internationale. Les échanges commerciaux franco-indiens évalués à 10 milliards d’euros en 2017 découlent essentiellement pour la France de la hausse des exportations due à la vente d’avions Airbus et surtout à la signature de contrats de défense. L’Inde, première importatrice d’armes au monde, a en effet acheté à la France six sous-marins Scorpène en 2005 (dont le premier a été livré en décembre 2017) et 36 avions de chasse Rafale en 2016. Pour l'heure, ce sont donc surtout les ventes de matériel militaire qui dopent les échanges avec l'Inde. Une tendance qui devrait perdurer, dans la perspective de la sécurisation de la zone indo-pacifique où les deux colosses de l'Asie se regardent en chien de faience.

La France et l'Inde devraient d'ailleurs signer un accord pour permettre aux navires de la marine indienne d'accéder aux bases françaises de l'océan Indien pour gérer les questions de logistique.

Mais la France ambitionne une « diversification » de ses exportations dans un pays d’1,3milliard d’habitants avec une croissance qui caracole en tête du G20. D'où la volonté, à côté de l'armement, d'élargir le volet commercial au civil comme dans le solaire, les infrastructures, infrastructures,le nucléaire civil ou l'aérospatiale.

Et pour sa première visite en Inde, le président Emmanuel Macron ne partira pas les mains vides, bien au contraire. Plusieurs milliards d'euros de contrats vont être conclus à l'occasion de ce déplacement de trois jours, a annoncé l'Elysée qui revendique la signature de pas moins de 20 contrats d’une valeur totale de 13 milliards d’euros. Le plus symbolique et important sera, signé dès ce samedi par le groupe aéronautique français Safran. Ce dernier devrait en effet conclure un contrat de 12 milliards d'euros samedi après-midi avec la compagnie aérienne indienne SpiceJet pour la vente et la maintenance des moteurs d’avion. Par ailleurs, la France espère un accord définitif pour la vente de six réacteurs EPR pour l’ouest de l’Inde d’ici la fin de l’année. EDF et la Nuclear Power Corporation of India (NPCIL) ont déjà signé ce samedi à New Delhi un accord portant sur le schéma industriel du projet de centrale de Jaitapur (Sud-Ouest). « Nous espérons une signature définitive d’accord avant la fin de l’année », a-t-on indiqué à l’Élysée. Le secteur des transports est également en lice avec la SNCF qui, après avoir perdu la construction de la ligne entre Ahmedabad et Bombay, espère l' obtention de celle reliant Dehli à Chandigarh.

Suez se voit confier la distribution de l' eau potable ainsi que la modernisation du réseau d'une petite ville du Sud de l'Inde tandis qu' Alstom a remporté des marchés de 75 millions d’euros pour plusieurs projets ferroviaires. Plusieurs entreprises françaises, dont Paprec et 3Wayste, vont également signer des contrats de recyclage de déchets. L’entreprise française Ciel & Terre s'apprête à signer un contrat pour la fourniture et l’installation d’une centrale solaire flottante dans le Tamil Nadu, dans le sud du pays. Par ailleurs l’Agence française de développement doit annoncer, samedi, le déblocage d’une d’une ligne de crédit de 100 millions d’euros pour soutenir le programme indien des smart cities.

« Du sol au ciel, il n’y a pas de domaines dans lesquels nous ne travaillons pas ensemble », a déclaré samedi le premier ministre indien Narendra Modi lors d’une allocution commune à New Delhi avec Emmanuel Macron.

Joanne Courbet pour DayNewsWorld

ASSURANCE-CHOMAGE LE GOUVERNEMENT CHOISIT LA CONCILIATION SANS ALLER JUSQU'AU BOUT

L’exécutif semble avoir choisi la voie de la conciliation. Poussé en cela par des partenaires sociaux qui avaient conditionné la signature de l’accord à sa reprise in extenso par le ministère du travail.

« Nous sommes en phase avec le texte de l’accord », a d’emblée déclaré, vendredi, Murielle Pénicaud, la ministre du travail dans un entretien au Parisien. Pour autant, elle prévient :

« Nous discutons, mais pour avancer. Pendant plus de dix ans, le pays est resté dans une forme d’immobilisme alors que le monde a beaucoup évolué.

Emmanuel Macron a été élu parce que les Français attendent du changement. (…) Nous sommes tous au service de l’intérêt général. L’Etat, le Parlement, le patronat et les syndicats. Et chaque acteur doit être dans son rôle. »

Dans les faits, le ministère du travail a donc ainsi décidé de garder une bonne partie des dispositions prévues par les partenaires sociaux, pour ce qui est de l’indemnisation des démissionnaires, des indépendants et enfin de la réduction des contrats courts.

Pour les démissionnaires tout d'abord: ces derniers devront présenter un projet à leur conseiller en évolution professionnelle pour avoir droit à l’assurance-chômage. Après validation– les conditions, les critères sont encore à préciser –, ils recevront alors leur indemnité pendant six mois, au bout desquelles aura lieu un contrôle.

S’il est jugé que les efforts déployés pour leur projet sont suffisants, ils pourront continuer à toucher de l’argent dans les mêmes conditions de temps et de taux que le reste des demandeurs d’emploi.

« Pour la première fois, on va créer un droit pour ceux qui veulent mener un nouveau projet professionnel : créer son entreprise ou changer de métier. C’est un beau choix de société d’accompagner ceux qui ont un projet », a déclaré la ministre dans son entretien au Parisien.

Pour les indépendants ensuite. Eux n'auront pas un centime à cotiser et devraient se voir allouer une indemnité de 800 euros pour seulement six mois. La mesure concernera les artisans, les micro-entrepreneurs, les commerçants, mais aussi, les agriculteurs. « Cette mesure vise notamment les agriculteurs dont les défaillances d’exploitations ont continué d’augmenter en 2017, les artisans, les micro-entrepreneurs, les commerçants indépendants », explique la ministre. Ce n'est pas l'assurance-chômage qui sera mise à contribution, mais la CSG.

Enfin, la limitation des contrats courts, sera, comme le souhaitent patronat et syndicats, laissée à la charge des branches, qui devront négocier un accord avant la fin de l’année. Si elles échouent, elles se verront imposer un système de bonus

Mais on est bien loin d'une généralisation de l'assurance chômage aux indépendants et aux démissionnaires que le candidat Macron avait promise.

C’était pourtant l’une des promesses de campagne du candidat Macron. Après les ordonnances travail renforçant la flexibilité, il a prévu un volet sécurité afin de rééquilibrer la balance. Pour cela, il s’est engagé à étendre l’assurance chômage « aux salariés qui démissionnent et aux indépendants ».

La réforme qui se dessine paraît bien très en deçà de cet objectif.. |

Mais tel qu’il est conçu, le dispositif devrait à peine concerner plus de 29 000 indépendants et 35 000 démissionnaires.

Une extension de l’assurance chômage aux trois millions d’indépendants aurait coûté très cher. Les conditions d’obtention de l’allocation sont donc très restrictives.

Andrew Preston pour DayNewsWorld

REFORME DE LA SNCF INDISPENSABLE FACE A UN BILAN DESASTREUX ET A L'OUVERTURE DE LA CONCURRENCE

Le premier ministre a dévoilé ce lundi, en vingt minutes, lors de sa conférence de presse les grands axes de la réforme de la SNCF après avoir constaté en préambule « la situation alarmante, pour ne pas dire intenable » de l'état de la SNCF. « Les Français, qu'ils prennent ou non le train, payent de plus en plus cher pour un service public qui marche de moins en moins bien. » a-t-il asséné .

En voici les grandes lignes issues pour certaines du rapport Spinetta.

Fin programmé du statut de cheminot

Alors qu'une ouverture du rail à la concurrence se prépare, le statut de cheminot , qui existe depuis 1920 et procure certains avantages, ne sera plus accordé aux nouveaux entrants qui seront embauchés via un contrat de travail « classique ».«Aux nouvelles générations, aux apprentis, à tous ceux qui veulent s'engager dans la SNCF, nous disons qu'ils bénéficieront des conditions de travail de tous les Français, celles du Code du travail. À l'avenir, à une date qui sera soumise à la concertation, il n'y aura plus de recrutement au statut», a-t-il déclaré . Par contre ceux qui travaillent déjà à la SNCF conserveront leur statut. Sur ce point, le début des concertations est prévu début avril.

Pas de suppressions des petites lignes

Le rapport Spinetta préconisait la fermeture de nombreuses lignes peu fréquentées, mais permettant de desservir des territoires parfois enclavés.Contrairement aux préconisations de ce rapport et répondant aux inquiétudes de certaines collectivités et usagers Édouard Philippe a affirmé qu'il refusait d'engager «une réforme des petites lignes».

« On ne décide pas la fermeture de 9000 km de lignes depuis Paris sur des critères administratifs et comptables. Dans bien des territoires, le rail est au cœur de la stratégie des régions comptables. Dans bien des territoires, le rail est au cœur de la stratégie des régions pour le développement des mobilités», a souligné le locataire de Matignon.

Pas de "privatisation de la SNCF"

Sur le statut de l'entreprise, Edouard Philippe ne retient pas l'idée du rapport Spinetta de transformer la SNCF en société anonyme. Par contre, Matignon entend transformer le statut de l'entreprise, «en société nationale à capitaux publics.». « La SNCF est un groupe public qui porte des missions de service public. Elle est dans le patrimoine des Français et elle y restera », a assuré le Premier ministre

Le soutien de l’État pour la dette

La dette de SNCF Réseau s’élève aujourd’hui à quasiment 50 milliards d’euros. Un gouffre qui pourrait menacer, à terme, l’existence de l’entreprise. En contrepartie de l’application du nouveau pacte ferroviaire, l’État « prendra sa part de responsabilité » sur la dette, a indiqué le Premier ministre, « avant la fin du quinquennat » sans donner plus de précision sur le montant.

Le retour des ordonnances

Pour mener à bien la réforme du rail, le gouvernement compte recourir aux ordonnances, qui permettent d'éviter de longs débats au Parlement comme l'avait laissé entendre Christophe Castaner avec pour objectif de faire voter les «principes clés» de la réforme «avant l'été».La concertation ou le débat parlementaire auront bien lieu, selon le locataire de Matignon qui souhaite réserver le passage par « ordonnances aux seuls aspects techniques ».

Certaines organisations syndicales ont d'ores et déjà menacé de déposer un préavis de grève reconductible.Sept syndicats de fonctionnaires sur neuf ont appelé à faire grève le 22 mars, jour où la CGT-cheminots mobilisera également contre les projets de réforme de la SNCF. Ils

Les fédérations CGT, UNSA, Sud-Rail et CFDT avaient averti qu'elles «  réagiraient de manière forte et avec détermination s’il entendait utiliser l’ordonnance en tout ou partie dans le cadre de la nouvelle réforme ferroviaire ». Un tel choix serait considéré comme un passage en force, et donc comme une « déclaration de guerre ».

Au Premier ministre de conclure que "le temps est venu d'oser la réforme que les Français savent nécessaire".

Britney Delsey pour DayNewsWorld

LA CORRUPTION SEVIT DANS TOUS LES PAYS

 

L'ONG Transparency International publie son rapport annuel sur la corruption dans le monde pour la vingt-cinquième année consécutive pays par pays.

Certes les critères de l’ONG sont extrêmement exigeants puisque pour évaluer les pays, un indice de perception de la corruption dans l’administration publique est calculé s'appuyant sur une échelle allant de 0 (très corrompu) à 100 (très vertueux).

Mais le constat s'avère alarmant : aucun pays n'échappe à la corruption et globalement la perception de la corruption a tendance à s’aggraver.

Des chiffres : 124 pays ont un score inférieur à 50, les deux tiers des 180 pays n’ont donc pas la moyenne. La moyenne mondiale s'élève à 43 seulement tandis qu'elle est de 66 pour l'Union européenne et l'Europe de l'Ouest.

Selon le communiqué de l'ONG, la Côte d'Ivoire, le Sénégal et le Royaume-Uni sont les pays qui le plus progressé en matière de lutte contre la corruption ces dernières années.

Les premiers de la classe reste le Danemark et la Nouvelle-Zélande avec 9 sur 10.

En Europe ( l'Union Européenne et son voisinage) quatre pays se distinguent cette année encore : le Danemark, la Finlande, la Suisse et la Norvège caracolent en tête du classement européen et international des pays luttant le plus efficacement contre la corruption.

Parmi les pays de l'UE, le Royaume-Uni prend la 4ème position à l'échelle européenne , l'Allemagne la 5ème position (12ème au niveau international). La France occupe seulement la 9ème au sein des pays de l’Union européenne (23ème au niveau international) .Dans un communiqué publié avec l'indice 2017, l'ONG appelle le «  gouvernement [français] à poursuivre les efforts engagés et à mettre en œuvre les mesures attendues, sans attendre un nouveau scandale » constatant que la France se contente de prendre des mesures lorsqu'éclate un nouveau scandale. Cette méthode ne contribue pas à donner « une réponse satisfaisante aux perceptions négatives et à la crise de confiance que traverse notre démocratie » . L'Italie est reléguée à la 18ème place (54ème au classement mondial).

Certes la plupart des pays de l'Union européenne se situent dans le top 50 des pays les moins corrompus au monde, mais la situation reste toujours très préoccupante en Grèce, en Roumanie, en Hongrie et en Bulgarie (ce pays termine 23ème et dernier au tableau de l'UE et en 71ème place au classement international!). La situation est bien pire pour plusieurs pays, voisins immédiats de l'Union européenne : c'est le cas de la Serbie (77ème rang), de l'Albanie et de la Bosnie (ces deux pays se classent au 91ème rang mondial).

Les Etats-Unis, quant à eux, sont classés en 16ème position.

Les pays émergents souffrent davantage de la corruption. Ainsi en est-il des cinq pays qui forment les BRICS (le Brésil, la Russie, l’Inde, la Chine et l’Afrique du Sud) où la croissance et la prospérité créent plus d’inégalités. La note du Brésil est passée de 4,3à 4. La Russie est à 2,9 sur 10 depuis quatre ans ,un score fort médiocre .

Autre constat: il existe une forte corrélation entre le niveau de corruption perçu et le degré de liberté des journalistes. « Les pays qui protègent le moins la presse ou les organisations non-gouvernementales tendent également à avoir les pires taux de corruption » s'inquiète également l'organisation basée à Berlin.

L'ONG Transparency International pointe le manque d' efforts déployés pour combattre ce fléau qui n'épargne aucun pays.Le classement est mené par la Nouvelle-Zélande avec un score de 89 et à la dernière place se situe la Somalie.

Britney Delsey pour DayNewsWorld

LES PROPOSITIONS CHOCS

DU RAPPORT SPINETTA SUR LA SNCF

Dans le cadre de l'ouverture du transport ferroviaire à la concurrence le gouvernement a demandé un rapport. L'ouverture à la concurrence fait suite à des directives européennes que la France est tenue de transposer dans sa loi au plus tard à la fin de 2018. Les concurrents de la SNCF devraient ensuite faire rouler leurs trains dans l’Hexagone à partir de 2021.

Le rapporteur Jean-Cyril Spinetta, l'ancien patron d'Air France, estime que « la situation du transport ferroviaire est préoccupante » et que ses « performances ne sont pas satisfaisantes ». C'est pourquoi le rapport, qui comporte 43 propositions, présenté jeudi 15 février au Premier ministre, par Jean-Cyril Spinetta, préconise une réforme en profondeur du système .

Voici quelques propositions chocs :

1°Une transformation de l'entreprise publique en société anonyme . Actuellement composé de trois établissements publics à caractère industriel et commercial (Epic) : SNCF, SNCF Réseau et SNCF Mobilités, les deux Epic que sont SNCF Mobilités (qui exploite les trains) et SNCF Réseau (qui gère les rails),deviendraient des sociétés anonymes à capitaux publics ,statut qui n'assurerait plus une garantie illimitée de l'Etat. Un garde-fou contre la « tentation » de l’endettement permanent,selon le rapport, les prémices d'une privatisation selon les syndicats.

La fin du statut de cheminot pour les nouvelles embauches en prônant de le remplacer par un «régime conventionnel» sur le modèle de ce qui a déjà été fait pour La Poste et Orange. Il s'agit de remettre en question ce statut très particulier «afin de placer l'opérateur historique dans une situation concurrentielle équitable vis-à-vis des nouveaux entrants, et d'adapter la protection des salariés aux risques et aux opportunités du nouveau contexte concurrentiel». Le recours pendant deux ans à des départs volontaires permettrait également de supprimer les "excédents d'effectifs" estimés à 5000 personnes.

3°La réduction du réseau TGV : il s'agirait de ne plus construire de nouvelles lignes TGV puisque selon le rapport « le réseau à grande vitesse peut être considéré comme abouti ». Par contre serait souhaitable la régénération des lignes les plus anciennes comme Paris-Lyon, Paris-Tours et Paris-Lille.

4° Des fermetures de "petites lignes", peu rentables mobilisant actuellement 16% des moyens consacrés au ferroviaire pour moins de 10% des trains et transportant seulement 2% des voyageurs. Ainsi l'on peut interroger la pertinence d'une ligne Rennes-Nantes via Châteaubriand, doublon de la Rennes-Nantes via Redon, mais bien moins fréquentée. Ou encore celles partant de Guingamp avec pour terminus Carhaix et Paimpol, distantes de 50 et 30 km. « L'économie liée à la fermeture des petites lignes pour le système s'élèverait a minima à 1,2 milliard d'euros annuels (500 millions d'euros sur l'infrastructure et 700 millions sur l'exploitation des 500 millions d'euros sur l'infrastructure et 700 millions sur l'exploitation des trains. »

5° La nécessité en contrepartie de modernisation du réseau urbain et périurbain entrepris depuis 2013, qui « doit être et rester la priorité pour les vingt ans à venir ».

Syndicats et cheminots sont déjà sur le pied de guerre dénonçant « politique antiferroviaire » et ont lancé un appel à la grève pour le 22 mars.

Britney Delsey pour DayNewsWorld

VERTIGINEUSE PERTE D'EMPLOIS DANS

L' INDUSTRIE FRANCAISE OU

"DESTRUCTION CREATRICE" SHUMPETERIENNE

C'est un véritable paysage de la désindustrialisation française que vient de dessiner l'Insee.

'' L'industrie a perdu un demi-million d'emplois en 10 ans" - Selon l'Insee, 27.300 entreprises industrielles ont disparu entre 2006 et 2015. Alors que 2017 marque un rebond, Emmanuel Macron défend la «destruction créatrice» selon la théorie de l'économiste Schumpeter. La « destruction créatrice » désigne le processus continuellement à l'œuvre dans les économies et qui voit se produire de façon simultanée la disparition de secteurs d'activité économique conjointement à la création de nouvelles activités économiques.

L'industrie française est en déclin comme le montrent les chiffres publiés par l'Insee mercredi 14 février. Entre 2006 et 2015, l'industrie manufacturière a perdu Ce ne sont pas moins de 27.300 établissements (- 18 %) et 530.000 salariés (- 16 %) qui ont été perdus. «La crise de 2008-2009 a durement touché ce secteur, déjà en repli auparavant ; cette tendance s'est poursuivie ensuite», relève l'Insee si bien que fin 2015, ne restait plus que 123.300 entreprises et 2,7 millions de salariés dans l'industrie manufacturière.

«Plusieurs causes structurelles sont généralement évoquées, notamment les gains de productivité, l'externalisation vers les services, une concurrence étrangère accrue, parfois accompagnée de délocalisations, ou encore la déformation de la demande au profit des services», indique l'Institut de la statistique.Entre 2008 et fin 2015, la production industrielle a reculé de 15 %.

Presque tous les secteurs d'activité ont été frappés, surtout le textile (- 37 %) avec la concurrence asiatique , le bois-papier-imprimerie(-26%), la sidérurgie ainsi que l'automobile , notamment dans ses établissements de plus de 250 salariés.

Seuls l'agroalimentaire ont résisté au repli général alors que certaines activités très spécifiques,connaissent un essor, notamment la construction aéronautique et spatiale (+28%).

Par zones géographiques, le recul a été général sur le territoire national mais l'étude montre que l'industrie est en repli « plus particulièrement dans le bassin parisien, le nord, l'est et le centre de la France».

La situation française est-elle préoccupante? Emmanuel Macron, devant la presse présidentielle mardi soir,s'est voulu rassurant «Le fait qu'il ait des destructions d'emplois ne doit pas conduire à une préoccupation politique. Dans la vie économique, il y a des emplois qui meurent et d'autres qui naissent. Si on se met à vouloir bloquer cette transformation, on enraye tout dans la vie économique.»

«Il peut y avoir du volontarisme politique - je crois dans la défense des intérêts stratégiques -, mais quand il y a des changements technologiques, il est normal que des emplois disparaissent.» a-t-il souligné.

Reprenant la théorie du célèbre économiste Schumpeter décédé en 1950, Emmanuel Macron défend la «destruction créatrice» à l'œuvre. La destruction de certains emplois » pourrait recréer de l'emploi industriel » adapté aux nouveaux défis de la « troisième révolution industrielle »..La « destruction créatrice » désigne selon Schumpeter le processus continuellement à l'œuvre dans les économies et qui voit se produire de façon simultanée la disparition de secteurs d'activité économique conjointement à la création de nouvelles activités économiques.

Sur l'année 2016, 136 sites auraient été ouverts et autant arrêtés... En 2017, la production manufacturière a connu une embellie de 4,9 % tandis que l'industrie commence à cesser la destruction d'emplois. Pour la première fois depuis 2009, les ouvertures de sites industriels ont donc été nettement plus nombreuses que les fermetures en France sur les huit premiers mois de 2017, même si le nombre d'emplois moyen des nouveaux établissements est en baisse, selon une étude publiée en septembre dernier.

Un vent d'optimisme ?

Il s'avère indispensable que l'investissement et l'innovation permettent non seulement le renouvellement de l'outil productif vieillissant des entreprises industrielles françaises, mais aussi assure la transition vers des produits dans lesquels le numérique va devenir omniprésent.

Ambition qui ne pourra exister qu'avec une stabilité de la fiscalité française.

Joanne Courbet pour DayNewsWorld

SCANDALE LACTALIS SUITE

PLAINTES CONTRE LE LAIT CONTAMINE

Les plaintes pour négligence voire pour escroquerie abondent. Au total, l'Institut Pasteur dénombre plus de 200 bébés contaminés à la Salmonella Agona depuis 2005, dont trente-sept nourrissons en France, ainsi que deux en Espagne et un autre probable en Grèce au cours de l'année 2017.

Une première épidémie en 2005 liée à l' usine Craon en Mayenne avait déjà touché 146 nourrissons ce qui avait occasionné une première plainte pour escroquerie...

La direction générale de l'alimentation a accusé mardi Lactalis de ne pas avoir signalé un cas de contamination à la salmonelle en 2011.

L'association Foodwatch dépose plainte ce mercredi pour douze infractions mettant en cause le fabricant de laits infantiles, la grande distribution, un laboratoire et les autorités.

Sept familles se sont associées à cette plainte déposée contre X qui s'ajoute à une douzaine de plaintes déjà enregistrées au pôle santé publique du parquet de Paris, chargées de les centraliser dans le cadre d'une enquête pour «blessures involontaires» et «mise en danger de la vie d'autrui» ouverte le 22 décembre.

D'autres familles s'apprêtent à porter plainte..Ces infractions  vont de la mise sur le marché d'un produit préjudiciable à la santé à l'inexécution d'une procédure de retrait ou de rappel d'un produit à la tromperie aggravée et la mise en danger d'autrui en passant par l'exportation vers un pays tiers à l'Union européenne d'une denrée alimentaire préjudiciable à la santé.

Pour Foodwatch , association de consommateurs spécialisée dans les questions d'alimentation, il tombe sous le sens que la transparence de l'entreprise de production laitière a été mise a mal. En effet, auditionné par les commissions des affaires économiques et sociales du Sénat, son directeur a déclaré que l'entreprise productrice de lait n'avait pas transmis les résultats d'autocontrôles positifs à la salmonelle de son usine de Craon lors des inspections des dernières années par les services sanitaires.. « Ce que l'on constate, c'est qu'il y a un décalage entre les éléments donnés au niveau de l'inspection et ce qu'on a pu récupérer comme autocontrôles à la suite de la crise », a déclaré Patrick Dehaumont, auditionné par les commissions des Affaires économiques et sociales du Sénat. Tombe également sous le sens que «  Producteurs, distributeurs, laboratoire et bien sûr autorités publiques ne pouvaient les ignorer. Et pourtant, ils ont fait preuve de négligence», dénonce Karine Jacquemart, a directrice de l'association.

L'ensemble de ces interlocuteurs désignés ne pouvaient donc ignorer le risque comme on l'a démontré dans un article précédent.

Pour Foodwatch il s'avère évident que «ces différents intervenants ont méconnu leurs obligations en matière de prévention des risques sanitaires» mais aussi «dans la gestion particulièrement défaillante» de la crise provoquée par la découverte de salmonelle dans des laits infantiles produits par Lactalis.

Britney Delsey pour DayNewsWorld

COMBIEN DE SDF SONT CONDAMNES

A PASSER LEUR VIE DEHORS

Alors qu'une femme de 52 ans est morte la nuit dernière, rue Lafayette dans le 9e arrondissement de Paris, la polémique sur les sans-abris bat son plein après les propos scandaleux de deux LREM l'un députéde Paris Sylvain Maillard, l'autre Julien Denormandie, secrétaire d'Etat auprès du ministre de la Cohésion des territoires

Il faut savoir que seule une enquête de l'Insee, datant de 2012, établit à 143.000 le nombre de personnes sans de domicile en France, dont 28.800 adultes francophones dans l'agglomération parisienne . Réactualisé en 2018, on compterait plus de 158000 SDF en France selon les autorités. Un chiffre très certainement minoré.

Selon les associations, le gouvernement cherche à minimiser le nombre des sans-abris pour mieux coller à la promesse d'Emmanuel Macron faite en juillet selon laquelle il n'y aurait plus "personne dans les rues, dans les bois, d'ici la fin de l'année".

Mais cette promesse, comme tant d'autres, n'a pas été tenue !

De plus une polémique a pointé du doigt la déconnexion des hommes politique de la réalité. Pourtant des LREM censés venir de la société civile et censés être plus proche du terrain.

Commentant sur France Inter le rapport de la fondation Abbé Pierre sur le mal-logement, Julien Denormandie, secrétaire d'Etat auprès du ministre de la Cohésion des territoires, avait défendu l'"effort sans précédent" du gouvernement en matière d'hébergement d'urgence, avec l'ouverture de plus de 13.000 places depuis le début de la trêve hivernale. Il avait cependant soulevé un tollé en affirmant que seuls "une cinquantaine d'hommes isolés en Île-de-France" avaient dormi dans la rue la nuit précédente !! A-t-il déambulé ne serait-ce que dans les grandes avenues menant aux hôpitaux Cochin, Port-Royal pour se dessiller les yeux. Un alignement de tentes dressées sur le long de ces boulevards ? Impressionnant mais déroutant dans ce beau quartier  de la Capitale !

La polémique a ensuite continué à enfler lorsque le député LREM de Paris Sylvain Maillard avait enfoncé le clou quelques jours tard assurant que ce chiffre était "exact", ajoutant que "même dans les cas de grand froid, certains SDF ne souhaitent pas être mis à l'abri".

Des mensonges éhontés face à l'impuissance de l'Etat à héberger les sans-abris.

"Aucun Parisien ne peut donner foi à de telles déclarations", a répliqué dimanche dans le JDD Louis Gallois, président de la Fédération des acteurs de la solidarité, évoquant des "propos insupportables".

"Si on commence à dire que le problème, c'est que les personnes ne veulent pas aller dans le centres d'hébergement, ça veut dire qu'on ne souhaite plus regarder l'insuffisance de la force publique", estime Christophe Robert.

Alors même que l'exécutif se défend de minorer le nombre de personnes à la rue dans Paris, plus de 2.000 bénévoles et associatifs vont quadriller les rues de la capitale jeudi lors d'une "Nuit de la solidarité" avec un objectif bien précis: savoir combien de personnes dorment dans la rue, une fois que toutes les places d'hébergement ont été attribuées par le 115 (numéro d'urgence du Samu social de Paris). Le 115 recevrait 6.000 appels par jour et ne peut en prendre que 1.500 !!! Pour le Samu social entre 2.500 et 3.000 personnes dormirait dans la rue ou dans des lieux non prévus pour l'habitation, chaque nuit, à Paris.

C'est une méthode qui a déjà fait ses preuves à New-York, à Bruxelles et à Athènes mais qui n'a jamais été expérimentée en France !! Peut-être ce moyen permettra-t-il peut-être de sortir de l’hypocrisie dans laquelle se drape le gouvernement pour avoir bonne conscience..

"On a des déclarations ministérielles complètement déconnectées des réalités de terrain", selon Florent Gueguen, qui déplore "une instrumentalisation politique de la situation des sans-abris".

Joanne Courbet pour DayNewsWorld

LES ENJEUX ET LA REFORME DE L'APPRENTISSAGE

 

«L'ambition c'est (...) de transformer le dispositif actuel d'organisation et de fonctionnement de l'apprentissage pour en faire un élément clé, la meilleure des solutions peut-être pour lutter contre le chômage des plus jeunes», a résumé le premier ministre Edouard Philippe ce vendredi

 

Le gouvernement a levé vendredi 9 février le voile sur les principales mesures de la réforme de l'apprentissage qui a mauvaise presse en France alors qu'en Allemagne, en Suisse ou dans les pays nordiques l'apprentissage est valorisé. Comment donc redorer le blason de la filière et attirer la jeunesse ?

Alors que le chômage des jeunes reste très élevé, des métiers n'arrivent pas à recruter. Il s'avère donc nécessaire de recruter. Face à ce double défi le gouvernement s'est engagé sur trois voies.

Tout d’abord ce qui change pour les jeunes :

Jusqu’ici l’âge limite pour entrer en apprentissage était fixé à 26 ans, il se voit repoussé à 30 ans. Par ailleurs, «tout contrat en alternance sera financé», assure le ministère.Un jeune qui trouve une entreprise l' acceptant en apprentissage aura un droit garanti au financement de son contrat. En ce qui concerne le salaire, il augmentera de 30 euros net par mois pour les 16-20 ans et ceux de 18 ans se verront attribuer une aide de 500 euros pour passer le permis de conduire .Un système de certification des CFA sera également instauré afin de valider la qualité des formations dispensées.

Ceux qui ne «disposent pas des connaissances et des compétences requises», bénéficieront d’une prépa apprentissage pour acquérir les «prérequis nécessaires, s’agissant notamment des savoirs de base et du savoir-être». De plus en cas de rupture de contrat de travail en cours d'année, l’apprenti pourra prolonger de six mois sa en centre de formation des apprentis (CFA). Erasmus apprentissage offrira le double de places soit15 000 par an et pour des échanges pouvant durer plusieurs mois.

Les changements pour les entreprises:

Le différentes aides à l’embauche connaîtront une unification en une seule et cette aide aura pour cible les TPE-PME et les niveaux bac et pré-bac . Cette aide qui s'élèvera à un peu plus de 6 000 euros pour deux ans, permettra pour les boîtes de moins de 250 salariés, que «le reste à charge mensuel d’un jeune soit de 65 euros par mois la première année et de 424 euros la seconde».

En plus l'embauche des apprentis sera réalisable tous les mois de l 'année  et non plus calqué sur le calendrier scolaire. Enfin sur le plan du droit certains secteurs tel le BTP pourront employer les mineurs quarante heures, avec paiement d’heures supplémentaires entre trente-cinq et quarante heures.

Les changements pour le financement et la gestion du système:

Une seule cotisation «alternance» à la charge des entreprises est instaurée : le taux reste à être fixé par les partenaires sociaux

Le financement des CFA se fera en fonction du nombre de contrats ce qui les incitera à accroître leurs capacités d'accueil . Aux branches professionnelles dorénavant de récupérer l’essentiel du financement , de déterminer le coût de chaque contrat. Dans le but de renforcer les liens avec les entreprises, les partenaires sociaux des branches professionnelles seront coauteurs des diplômes professionnels avec l'État.

Ce projet de réforme a engendré les foudres des régions:

.Les régions ont immédiatement réagi aux annonces du gouvernement. «Cette réforme n'est pas celle que proposaient les régions et ne répond pas aux véritables enjeux du développement de l'apprentissage», écrit l'association Régions de France, qui réunit les présidents de région, dans un communiqué.

«Une compétence décentralisée et pilotée avec efficacité par les régions sera très largement centralisée» ajoute-t-elle. Pour une fois que le transfert de compétence se fait dans le sens régions Etats ...

Mais de reconnaitre «que l'apprentissage est un levier majeur pour l'accès à l'emploi de notre jeunesse et continueront, comme elles l'ont toujours fait, à promouvoir cette filière d'excellence dans laquelle elles croient».

Andrew Preston  pour DayNewsWorld

 

LA DIFFERENCE DE REVENU ENTRE

LES GENERATIONS SE CREUSE EN EUROPE

En Europe, les revenus des jeunes de 18 à 24 ans stagnent depuis 2007,tandis que ceux des plus de 65 ans ont augmenté de 10%, selon le Fonds monétaire international (FMI).

Christine Lagarde, directrice générale du FMI , souligne qu'aujourd'hui, «près d'un jeune sur cinq recherche toujours du travail en Europe». Pour elle « réduire les inégalités à travers les générations va de pair avec une croissance durable et une confiance retrouvée au sein de la société ».

Les jeunes n'obtiennent pas suffisamment de mesures incitatives ou de crédits d’impôts pour les revenus les plus faibles.

Pourtant les solutions existent.

Pour diminuer l'écart de revenus entre les générations, Christine Lagarde se tourne vers des exemples de réussite européens. : l'Allemagne notamment avec ses programmes d'apprentissage mais également le Portugal qui exempte le premier emploi de taxes sociales pendant trois ans. «Même si le chômage reste élevé, cette mesure va dans le bon sens», plaide l'ex-ministre de l'économie de Nicolas Sarkozy.

Pour elle il y aurgence à s'emparer du problème à bras-le-corps. «Si l'on n'agit pas, une génération pourrait ne jamais s'en remettre» ,alerte Christine Lagarde

Un appel  déjà lancé par le F.M.I au début de la décennie actuelle.

Andrew Preston pour DayNewsWorld

ENDIGUER L'ABSENTEISME SELON

LA SECURITE SOCIALE !!

La sécurité sociale affiche sa volonté d'endiguer l'absentéisme des salariés dont les chiffres ont bondi : +7,5% en six ans, entreprises publiques et privées confondues.

Pas plus facile pour elle : il lui suffit de donner les motifs des arrêts maladie de ses salariés. Seules seront concernées les entreprises de plus de 200 salariés.

Ce serait une façon d'alerter ces dernières sur les conditions de travail partant du principe qu'il y a une corrélation entre ces dernières et les arrêts maladie selon la Secu. L'Assurance maladie veut inciter les entreprises à prévenir les risques professionnels.

De plus seraient concernées les entreprises au très fort taux d’absentéisme  par rapport aux  entreprises d’un même secteur.

.Et le respect du secret médical et de la protection des données personnelles des salariés?

Les médecins ont exprimé leur inquiétude.

« Le plus grave est qu’il y ait un décret qui permette à l’Assurance-maladie de se passer de l’autorisation de la CNIL [Commission nationale de l’informatique et des libertés] », déclare le président de la Fédération des médecins de France, Jean-Paul Hamon.

Seuls les Troubles musculo-squelettiques (TMS), les lombalgies ou les risques psychosociaux (RPS)-entendons dépressions crises d'angoisse, burn-out- seraient concernés. Et pour rassurer le salariés, la Sécu se servirait d' un algorithme plongeant dans ses fichiers pour l'identification des pathologies, fichiers constitués à partir des consultations et des médicaments remboursés .

Elle assure également que l'identité des malades ne peut être retrouvée dans la mesure où les sociétés visitées comptent au moins 200 salariés afin que le lien entre les causes d'absence et les salariés soit impossible. A moins d'être un bon DRH...

De plus les partenaires sociaux auraient donné leur feu vert...

On ne peut que s'attendre à ce que l'expérimentation devienne généralisée, éventuellement dans des entreprises de plus petite taille ... Un traçage de plus du citoyen ?

Britney Delsey pour DayNewsWorld

LE SOMMET "CHOOSE FRANCE" DE MACRON

ET SON ATTRACTIVITE

Deux jours à peine avant le forum économique mondial de Davos en Suisse, quelque 140 dirigeants de multinationales se sont réunis lundi pour un mini-sommet à l'invitation d'Emmanuel Macron au château de Versailles et une dizaine de leurs homologues français, le tout en présence d'Emmanuel Macron et de l'essentiel du gouvernement. Le sommet Choose France un Avant-Davos ?

Pour casser cette image, l'Élysée a voulu que ces rencontres débouchent des annonces concrètes, porteuses d'emplois. «Certains projets n'auraient pas vu le jour sans les réformes que nous avons menées», a même insisté Benjamin Griveaux, le porte-parole du gouvernement.

Au programme : convaincre chefs d'entreprises et investisseurs de miser sur la France sur dans un contexte post-Brexit.

Emmanuel Macron est venu visiter l’usine Toyota dans les Hauts-de-France lundi, la direction de l’entreprise japonaise annonçant la création de 700 CDI. La France est attractive pour ce géant de l'automobile japonais pourquoi ne le serait-elle par pour d'autres ?

En effet installé dans le Nord de la France, en 1999, le groupe nippon n’a cessé d’investir, chiffrant à 1,4 milliard d’euros son investissement sur l’usine. Dimanche, le président Luciano Biondo, a annoncé plus de 300 millions d’euros en faveur de la modernisation de cette usine, l’un des principaux sites de production de Toyota en Europe, avec pour ambition de produire d’ici 2020 plus de 300 000 véhicules par an, contre 230 000 actuellement. « Ce qui est important, c’est d’avoir un site compétitif en accélérant la modernisation de notre outil », a-t-il insisté.

Macron a montré l’illustration du savoir-faire français tout en se mettant au diapason avec la« Culture Toyota »

« Dans notre usine Toyota, il y a de la rigueur, du respect et une vision industrielle, confirme Thomas Mercier, délégué CFDT, syndicat majoritaire (40 %). La culture japonaise fait la différence. On a la chance d’avoir une direction franche et directe.

La France qui a convaincu  Toyota en a convaincu bien d'autres.

Ce sommet de l'attractivité économique baptisé "Choose France" ("Choisissez la France") réunit les dirigeants de Goldman Sachs Lloyd Blankfein, de JP Morgan Jamie Dimon et de Facebook Sheryl Sandberg. Les groupes Rolls Royce, SAP, UPS, Bosch, GlaxoSmithKline, Novo Nordisk, Novartis, Cisco, Google, Alibaba ou JD.com sont également présents. Emmanuel Macron en aurait convaincu quatre ou cinq de choisir ce jour-là pour annoncer des investissements significatifs en France ...

Toyota constructeur japonais annonce un investissement de 300 millions d'euros sur son site d'Onnaing, près de Valenciennes (Nord), qui compte actuellement 3.800 personnes permettant un recrutement de 700 CDI et 100 intérimaires d'ici à 2020et l'augmentation de la capacité du site. Cet investissement doit également permettre de produire la quatrième génération de la Yaris en 2020 et un nouveau modèle en 2021.

La plus importante annonce concerne l'éditeur allemand de logiciels de gestion SAP, qui va investir 2 milliards d'euros en France sur cinq ans, dont 750 millions en R&D. Il accompagnera également des start-up en amorçage, créera un incubateur dans l'Hexagone et achètera une pépite française du deep learningL'allemand SAP va dégager une enveloppe de 2 milliards en cinq ans, dont 750 millions en R&D.

Le groupe pharmaceutique Novartis ambitionne de se développer dans le domaine des biotechnologies en France, via la finalisation de l'acquisition d'un peu plus de trois milliards d'euros d'Advanced Accelerator Applications (AAA), une biotech française dans la médecine nucléaire. Novartis a également donné son feu vert pour le plan d'investissement sur trois ans de 900 millions d'euros, en essais et recherche clinique, dans le nouveau siège social à Rueil-Malmaison et dans l'extension de l'usine de Huningue (Haut-Rhin).

Le groupe de Mark Zuckerberg va investir 10 millions d'euros supplémentaires en France via son centre de recherche dans le domaine de l'intelligence artificielle. Le site parisien de FAIR, le laboratoire de recherche du groupe en intelligence artificielle du groupe, accueillera à l'horizon 2022 60 chercheurs et ingénieurs et 40 doctorants.

Le groupe s’intéresse également à la formation de 65.000 personnes aux compétences digitales en France d'ici fin 2019. Il concernera 50.000 personnes éloignées de l'emploi d'ici fin 2019 en partenariat avec Pôle Emploi et 15.000 femmes.

"On est dans le registre de l'emblématique, ça envoie le signal de la compétitivité de la France sur l'intelligence artificielle et c'est fondamental dans le monde, vis-à-vis des Etats-Unis et de l'Asie", insiste-t-on à l'Elysée.

En ouverture, Édouard Philippe a aussi annoncé des mesures générales. Au 1er mars seront créées des chambres commerciales internationales au sein du tribunal de commerce et de la cour d'appel de Paris, permettant notamment de juger des contrats conclus en droit anglais. Le gouvernement a annoncé également de nouvelles mesures pour renforcer l'attractivité de la France pour les entreprises internationales comme l 'exonération temporaire des cadres impatriés d'affiliation aux régimes de retraite.

Des mesures qui complètent celles prises début juillet, centrées sur les banques, dont la suppression de la tranche à 20% de la taxe sur les salaires, l'exclusion des primes et bonus des "preneurs de risques" du calcul des indemnités de licenciement et l'annulation de l'extension de la taxe sur les transactions financières aux opérations intraday.

Paris Europlace a salué dans un communiqué ces annonces parmi lesquelles l'exonération temporaire d'affiliation aux régimes de retraite pour les cadres impatriés, la mise en place de nouvelles Chambres internationales spécialisées auprès du Tribunal de Commerce de Paris et de la Cour d'appel de Paris pour juger des affaires de droit international, ainsi que le développement de l'offre scolaire internationale en France.

Des mesures qui renforceront l'attractivité de la France et de Paris "dans le contexte notamment du Brexit", souligne l'organisation qui représente les intérêts de la Place financière de Paris.

Joanne Courbet pour DayNewsWorld

TOYOTA ET L'ATTRACTIVITE

DES HAUT-DE -FRANCE

Le président Emmanuel Macron devrait se rendre, lundi 22 janvier, à Toyota-Onnaing pour annoncer que le géant japonais investira 400 millions d’euros

Après dix-sept ans de fonctionnement, l'usine d'Onnaing, près de Valenciennes avait besoin d'être remise à niveau.Un montant de l’investissement massif prévu par l’entreprise japonaise :

400 millions d’euros et pas moins de 700 nouveaux salariés vont être accueillis sur le site sur 3900 CDI et intérimaires.

Toyota souhaite en effet ,en plus de celle de la Yaris. lancer, dès 2020, la fabrication de 300 000 citadines compactes (dites « du segment B », comme la Renault Clio)contre 230 000 actuellement.

Avec cette décision, Toyota consolide sa position d’industriel majeur de l’automobile en France.

La Yaris était déjà en 2017 la voiture la plus produite sur le territoire national avec 233 650 véhicules assemblés sur les lignes de l’usine d’Onnaing, talonnée par la Peugeot 3008 (218 000 voitures produites en 2017).

La Yaris est aussi l’une des voitures « françaises » les plus exportées, puisque ses ventes dans l’Hexagone ont culminé l’an dernier à 31 400 véhicules, soit 13 % de la production, les 87 % restants étant écoulés dans le reste de l’Europe.

Présent sur tous les gros dossiers industriels de la région, M. Bertrand souhaite que les Hauts-de-France demeurent l’une des premières régions d’Europe en production automobile

. D’où l’investissement important de la région, mais aussi de la communauté d’agglomération Valenciennes Métropole, qui va annoncer une enveloppe de 5 millions d’euros. « C’est un pari sur l’avenir, ajoute l’élu. Et je le ferai aussi pour PSA et MCA (Renault) à Maubeuge » .Le président des Hauts-de-France annonce donc que la région mettra 11 millions dans ce projet. « Le véritable enjeu, c’est la question de la compétitivité économique, confie M. Bertrand. Il fallait que l’on montre que, malgré des inconvénients fiscaux par rapport à d’autres lieux où Toyota aurait pu investir, nous nous engageons. » La participation de l'État, initialement prévue à 2 millions d'euros, pourrait finalement atteindre 4 millions.

Par contre le sidérurgiste Ascometal dans le Valenciennois attend un repreneur.

Parmi les offres de reprise du sidérurgiste Ascometal, déposées vendredi 19 janvier, seul l’anglo-indien Liberty House, soutenu financièrement – à hauteur de 80 millions d’euros – par les régions Provence-Alpes-Côte d’Azur, Grand-Est et Hauts-de-France et par Vallourec, a proposé de reprendre l’ensemble des sites et des employés.Bertrand a entamé un nouveau bras de fer avec le gouvernement pour qu’il s’engage sur ce dossier. « Sinon, c’en est fini pour les salariés »craint-, il.

L’implication depuis vingt ans du géant japonais dans le Nord (trois millions de véhicules ont été produits à Toyota Onnaing depuis 1999) est un parfait symbole pour M. Macron, qui recevra à Versailles, lundi 22 janvier, 140 PDG étrangers pour un sommet sur l’attractivité de la France.

Le premier effet du Brexit ?

L'usine d'Onnaing a été inaugurée en 1999. Elle a produit 230.000 voitures en 2017. Toyota a coutume de dire que la Yaris est la voiture made in France la plus vendue dans le monde. Sur le plan industriel, Toyota mène une stratégie de localisation de sa production. Ainsi, 61% des voitures vendues en Europe par le premier groupe automobile mondial (quasi-ex aequo avec Volkswagen) sont produites sur le continent.

Cette décision pourrait également interroger sur la pérennité des investissements dans les deux usines britanniques, en sursis tant que les négociations sur le Brexit n'ont pas abouti...

Andrew Preston pour DayNewsWorld

PSA INAUGURE LA RUPTURE CONVENTIONNELLE D'ACCORD

SIGNEE PAR CINQ SYNDICATS

L'accord de rupture conventionnelle collective a été signée ce vendredi par les organisations FO, CFE-CGC, CFDT, CFTC et GSEA, totalisant près de 78% des voix, a annoncé la direction dans un communiqué. L'accord prévoit notamment 1300 départs volontaires et 1400 embauches en CD

Les syndicats du groupe automobile français PSA - qui exploite les marques automobiles Peugeot, Citroën, DS, ainsi que Vauxhall et Opel - ont tranché .Créée par les ordonnances réformant le Code du travail et entrée en vigueur le 1er janvier, cette mesure permet aux entreprises d'organiser des plans de départs volontaires même si elles ne rencontrent pas de difficultés économiques.

Un peu plus tôt, le 9 janvier dernier, la direction de PSA avait convoqué les partenaires sociaux afin de négocier ce projet de rupture conventionnelle collective et les syndicats avaient ensuite eu jusqu'au 17 janvier pour donner leur avis.

Christian Lafaye - délégué syndical pour FO chez PSA détaille les dispositions contenues dans cette rupture collective. «Il y a la possibilité du congé senior, c'est-à-dire, à 3 ans de la retraite, la possibilité de rester inscrit aux effectifs mais de rester chez soi», explique celui qui travaille chez PSA depuis 41 ans. Cette mesure permet à ceux qui en bénéficient de toucher 70% de leur salaire et, dans le même temps, l'employeur paie 100% des cotisations retraite. 900 départs en préretraite (congés seniors) sont proposés dans l'accord. En 2017, ces congés seniors ont concerné 1170 postes.

Le volet consacré aux RCC s'adresse en grande majorité aux effectifs dits de «structure», c'est-à-dire les postes rattachés à la communication, aux ressources humaines, au département juridique, la direction financière, etc. Ce périmètre rassemble près de 27.000 personnes, d'après les chiffres communiqués par PSA. Les départs volontaires seront ouverts aux métiers «sensibles» (ceux amenés à disparaître) ou à l'équilibre. Mais en contrepartie la direction devra «atteindre 1400 embauches en CDI dans la division automobile» et plus de 2000 emplois jeunes devraient également être accueillis

C'est dans un contexte de réduction des effectifs depuis plusieurs années que s'inscrit ce projet de rupture conventionnelle collective chez PSA. 20.000 personnes de PSA sont parties en départs volontaires depuis 2012 (pour créer leur entreprise, en congé de reclassement ou vers d'autres «parcours externes sécurisés», selon la formule du constructeur) et les retours étaient positifs. «En 2013, on a frôlé le dépôt de bilan. On perdait 7 millions par jour», rappelle Christian Lafaye. Entre 2014 et 2016, les effectifs (en CDI et CDD) de la branche automobile en France sont passés de 70.000 à 62.000 personnes.

Dans le même temps, le nombre des intérimaires a progressé de 2900 à 5200 ce qui a permis à l'entreprise de dégager 1,73 milliard de profits en 2016. Ses ventes unitaires avaient progressé de 15,4% au niveau mondial en 2017. Un «millésime exceptionnel avec des résultats records», se félicitait Jean-Philippe Imparato, le directeur de Peugeot, dans un communiqué quand bien même le groupe Renault les devance.

Si la RCC reste un nouveau dispositif controversé introduit par la réforme du Code du travail d'Emmanuel Macron, il peut permettre à une entreprise d'engager gager un plan de départs volontaires de manière simplifiée et sans à avoir à justifier de difficultés économiques. Chez PSA, le projet discuté le 9 janvier s'inscrit "dans la continuité des mesures déjà existantes", où "le volontariat reste la règle", s'est justifiée la CFDT dans un communiqué. Elle a estimé avoir "sécurisé cet accord afin qu'il ne soit pas un danger pour les salariés" mais "une opportunité pour ceux qui le désirent". Les mesures d'incitation au départ sont les mêmes que celles négociées lors d'un premier accord signé en 2013. Elles prévoient notamment une prime allant de 4 à 8 mois de salaire.

Le groupe PSA est ainsi parti pour être la première grande entreprise à adopter la RCC alors que l'enseigne de prêt-à-porter Pimkie, première à s'être penchée sur la question, dès le 8 janvier, a essuyé un refus de la part de la majorité de ses syndicats.

Alyson Braxton pour DayNewsWorld

SCANDALE COMMENT TONDRE UN PEU PLUS

LES AUTOMOBILISTES LES PEAGES URBAINS

L’exécutif a pris en main le dossier sur la mise en place de péages urbains. Les associations de conducteurs seront évidemment les premières a réagir. L'outil péage est un traumatisme français, comme en témoigne le scandale de l'écotaxe et des portiques qui ne furent jamais utilisés.La fin de l'écotaxe poids lourds a coûté la bagatelle de plus de 1 milliard d'euros aux contribuables.

Une mesure qui risque de mettre le feu aux poudres chez les associations d’automobilistes

L'association 40 millions d'automobilistes dénonce cette mesure qui s'intègre dans la future loi sur les mobilités préparée par Élisabeth Borne, la ministre des Transports.

Le gouvernement souhaite faciliter la mise en place de péages urbains.

Le texte de la future loi sur les mobilités facilitera la mise en place des péages urbains par les collectivités locales un moyen déguisé de prélever des taxes supplémentaires ! La loi pourrait donner la possibilité aux villes de demander des contributions financières aux automobilistes. D'autres solutions figurent dans le projet, comme une vignette pour les poids lourds.

« Aujourd’hui, la loi donne déjà cette possibilité aux collectivités locales, mais seulement à titre expérimental et pour trois ans, ce qui est trop court au vu des investissements à consentir. Il faut y remédier », a confirmé la ministre des transports, Elisabeth Borne, au quotidien.

Mais soyons réalistes.

Certes le péage urbain existe depuis des années dans plusieurs villes européennes, comme Londres ou Milan. Mais pas en France, où l’opposition des automobilistes rejoint celle des élus, inquiets d’un potentiel effet de ségrégation sociale.

De plus analysons les études sur la récente piétonnisation des berges rive droite à Paris : cette dernière a eu des répercussions au-delà du périphérique parisien, notamment sur l'A4, l'A 86 et l‘A 13. Sur ces grands axes routiers, les niveaux de dioxyde d'azote ont connu une augentation de 1% à +5% !

Les vignettes Crit'Air ou encore les zones de circulation restreinte n'ont connu qu'un seul résultat : une hausse de 1% à 5% sur les carrefours quais hauts et un bond pouvant atteindre 15% sur périphérique Est.

«Aucun impact significatif sur l'exposition des populations n'a été mis en évidence à la hausse ou à la baisse» note le rapport d'Airparif.

De plus les réseaux de transports digne de ce nom font défaut. Un voyageurs parisien du métro ressemble plus à une sardine en boite qu' à un voyageurs !!

L' offre de transports en commun insuffisante, pas étonnant que le Francilien ne lâche pas donc pas son volant.

Et pour les autres villes françaises ?

Dans les villes qui voudraient le mette en place, le péage urbain sert à enrayer les embouteillages, diminuer la pollution et inciter les automobilistes à recourir aux transports en commun.

Et pour berner un peu plus l'automobiliste la ministre assure que cette mesure ne passera pas forcément par la création d’un nouveau prélèvement, Lille envisageant la création d’un « péage inversé » fait partie d'un vœux pieux une telle mise en place de ce processus . Le principe du pollueur-payeur , développé par l'économiste Arthur Cecil Pigou il y a un siècle, remis au goût du jour.

Une véritable usine à gaz ! Un système incitatif baptisé «écobonus mobilité»: les conducteurs les plus assidus sur certaines voies encombrées seraient d'abord repérés par lecture des plaques, puis se verraient proposer une subvention pour chaque trajet évité, du moins pendant les heures de pointe.On continue à nous tracer...

Mais le « principal chantier à mener » pour le gouvernement concerne les « déserts de mobilités », c’est-à-dire les zones où les alternatives à la voiture individuelles sont quasiment inexistantes.« Aujourd’hui, 80 % des territoires ne sont pas couverts par une autorité organisatrice. Cela représente 30 % des Français dont personne n’est chargé d’organiser la mobilité », a déclaré la ministre des transports au quotidien. Il s'agira donc de renforcer autres, le rôle des régions dans la promotion d'offres de transport pour effacer ces « zones blanches » .

Quoi qu'il en soit payer l'entrée dans une ville pour lutter contre la pollution et les embouteillages, c'est un serpent de mer.

Le péage urbain s'est installé à Londres ,à Milan, à Berlin,à Stockholm, Oslo ou encore Dublin. Avec des résultats pas toujours à la hauteur où à Londres, le nombre de décès liés à la pollution reste chiffré à 10.000 par an

Alyse Marion pour DayNewsWorld

L'EMPIRE LACTALIS

ET

LE SCANDALE DU LAIT CONTAMINE

Le très secret PDG du groupe Lactalis, empêtré dans le scandale de lait infantile contaminé, est convoqué ce vendredi après-midi pour s'expliquer devant le ministre de l'Économie Bruno Le Maire. Emmanuel Besnier, 46 ans, est le patron très secret du groupe Lactalis, géant français des produits laitiers, sous le feu des projecteurs depuis décembre pour des rappels de ses produits infantiles contaminés aux salmonelles.

Le ministre de l'Économie et des Finances Bruno le Maire a annoncé vendredi que Lactalis reprendrait toutes les boîtes de lait infantile produites dans son usine de Craon, au centre d'une contamination à la salmonelle. "Le fait nouveau est que Lactalis reprendra toute boîte de lait infantile produite sur le site de Craon sans considération de date", a-t-il dit après la rencontre avec Emmanuel Besnier. "L'urgence, c'est la sécurité sanitaire et la meilleure des garanties pour la sécurité sanitaire c'est de dire que plus une seule boîte fabriquée sur le site de Craon ne doit être en circulation sur les circuits de consommation", a-t-il ajouté.

Lactalis, dont la première société a été créée en 1933 par André Besnier reste un groupe familial, détenu à 100% par les trois petits-enfants de son fondateur .

Actuellement c'est le très discret Jean-Michel Besnier qui tient les rênes de l'empire laitier. Le président de Lactalis est selon le classement des milliardaires de Forbes de 2017 la 8e fortune de France avec un patrimoine de 11,3 milliards d'euros.Son frère Jean-Michel Besnier et sa sœur Marie Besnier Beauvalot, co-propriétaires de Lactalis, sont 14e ex-aquo du classement avec une fortune estimée à 4 milliards de dollars.

L'entreprise refuse de publier ses comptes et ses marges, à part son chiffre d'affaire annuel de 17 milliards d'euros préférant payer les amendes plutôt que de dévoiler ses marges.… Tout au plus connaît-on son chiffre d'affaires annuel de 17,3 milliards d'euros réalisé à 58% en Europe, 21% en Amérique, 14% en Océanie, et 7% en Afrique.

C'est la culture du secret à tous les niveaux.

On suit tout de même dans les médias l'affaire Lactalis depuis début décembre avec nombre de rebondissements. Mais le puissant et numéro un mondial du lait est en fait un groupe international parti très vite à la conquête des États-Unis et de l'Europe, vers les pays de l'Est, en Ukraine, en Pologne mais aussi en Égypte. E ce n'est qu'en1999 que l'entreprise familiale Besnier prend le nom de Groupe Lactalis pour son internationalisation.

Et à chaque nouvelle affaire le leader mondial rebondit grâce non seulement à ses marques emblématiques ( le camembert Président, Cœur de Lion, le roquefort Société , la feta Salakis, le fromage Chaussée aux Moines, la crème fraîche Bridelice, le beurre Bridelight, le lait Lactel, le lait Matin léger de Lactel les yaourts La Laitière Yoco, Flanby, Sveltesse, Viennois, Yaourt à la grecque...) mais également à son rayonnement à l'étranger dans 47 pays et son implantation sur 246 sites de production à travers le monde.

Le lait de consommation représente quant à lui 25% du chiffre d'affaires soit 4,3 milliards d'euros, essentiellement avec Lactel. Et les laits en poudre et ingrédients laitiers ne pèsent que 7% des ventes, soit 1,2 milliard d'euros. Le lait infantile s'avère donc minoritaire pour Lactalis mais la crise du lait contaminée pourrait être d'autant mieux gérée par le groupe qu'il n'en est pas à son premier raté...

Malgré l'affaire et la reprise de tous les laits infantiles produits à Craon sans considération de date , le vaste empire de produits lactés va continue de tourner.

Pas sûr que la réputation du groupe auprès de l'opinion publique ne pâtisse beaucoup de l'affaire du lait contaminé même si la ministre de la Santé, Agnès Buzyn, interrogée par Europe 1 vendredi a déploré une "forme de résistance" de Lactalis pour le retrait de lots qui s'est fait en trois vagues successives.

 

Joanne Courbet pour DayNewsWorld

DANGEREUSE PUB DE NABILLA

C'est en fanfare que commence l'année pour la vedette de télé-réalité. En fait, pendant plus de trois minutes, Nabilla fait la promotion d’une société de trading andorrane apporteur d’affaires de la plateforme de CFD eToro.

« Les chéris, je sais pas si vous avez déjà entendu parler du bitcoin, cette sorte de nouvelle monnaie virtuelle », lance la starlette de la télé-réalité, en peignoir dans un hôtel, dans une vidéo diffusée sur Internet.

Auréolée d’une couronne de petits coeurs roses, Nabilla explique qu'elle connaît « une des filles qui travaillent avec un trader, qui sont à fond dans le bitcoin » et que la cryptomonnaie est « grave en train de se développer ».

« C'est vraiment sûr, c'est vraiment cool, si ça vous intéresse, vraiment vous pouvez y aller les yeux fermés ! » poursuit-elle.

Elle s'est fait reprendre dès mardi soir par l'Autorité des marchés financiers (l'AMF) sur Twitter

L'AMF a en effet lancé sur Twitter un avertissement sur les risques du bitcoin pour répondre à la pub de la starlette Nabilla vantant dans une vidéo les mérites de la cryptomonnaie. « #Nabilla Le #Bitcoin c'est très risqué ! On peut perdre toute sa mise. Pas de placement miracle. Restez à l'écart », a tweeté mardi soir l'AMF.

Pas de quoi nous rassurer, elle n'est malheureusement pas la seule vedette à vanter le bitcoin et autres cryptomonnaies sur les réseaux sociaux.

Ainsi Paris Hilton a, par exemple, conseillé à ses admirateurs à participer à des levées de fonds réalisées en monnaies virtuelles. Pour n’importe quel autre produit d’investissement une telle publicité est interdite par la réglementation, mais pas pour le bitcoin, les cryptomonnaies échappant à toute réglementation jusqu'à présent.

Et au Japon tenez-vous bien, le bitcoin etant des plus prisé, huit jeunes chanteuses viennent de lancer un groupe entièrement dédié aux monnaies virtuelles !!!

Bon à savoir : TraderLebitcoin est le partenaire privilégié de L’analyste.com, un site de trading sur indices et futures employant les mêmes traders. Celui-ci appartient à la société Stratton Oakmont SL, il s’agit là du nom du courtier américain qui a fait faillite dans les années 90 et a inspiré le film « Le Loup de Wall Street »…

Des économistes de renom ont déjà dénoncé les risques du bitcoin, et le Prix Nobel d'économie 2001 Joseph Stiglitz a estimé qu'il devrait être « interdit »

Carl Delsey pour DayNewsWorld

TOUT CE QUE TAXMAN NE VOUS A PAS DIT !!

Taxman va continuer à matraquer, contrairement à ce qu’il avait promis !

Les hausses listées ci-dessus, vous les avez lues ou entendues.

Mais en entrant dans les détails ou dans les lignes budgétaires qui ne figurent pas dans le tableau, on suffoque ! Voici quelques  informations supplémentaires :

1.  Le coup de la Flat Taxe ... c’est une bonne idée à la base, mais son application par Emmanuel Macron, Edouard Philippe et Gérard Darmanin conduit à un système bizarre car sans avoir fiscal, son montant sera in fine doublé...

2.  L’ISF : il n’a pas été supprimé complètement. Il va subsister un impôt sur la Fortune Immobilière. Les épargnants qui ont investis dans le passé, dans l’immobilier, créateur de richesse et d’emplois via les entreprises du BTP, pour se constituer, par exemple une retraite, vont rester taxés.

3.  Impôts sur les bénéfices des sociétés : alors que Donald Trump a réussi à faire passer sa réforme fiscale au terme de laquelle les bénéfices des sociétés vont désormais être taxés à 21%, en France l’IS  passera de 33,1/3 % à 28% pour descendre à 25% en 2022 seulement. Emmanuel Macron s’était pourtant engagé à baisser cet impôt rapidement, pour créer, « un effet de souffle fiscal », comme l’avait assuré Edouard Philippe dans « son discours du trône » (débat sur le vote de confiance de juillet 2017).

4.  Le coup de la pompe à essence : la fiscalité sur les carburants représente en moyenne 60% du prix à la pompe payé par les automobilistes. Le prix du litre de diesel va augmenter de 7,60 cts d’euros le litre et celui de l’essence e » 3,90 euros le litre. Ces augmentations sont données hors TVA. Il faut donc ajouter 20% de TVA sur ceux-ci. Selon la consommation de son véhicule et son usage, l’augmentation totale en un an devrait évoluer entre 250 et 500 €.

5.  Fiscalité des ménages : les impôts des ménages vont augmenter contrairement aux déclarations faites par Emmanuel Macron et ses soutiens. L’augmentation va se faire via les taxes écologiques déjà crées ou en cours de création.

6.  CICE : Mis en place par François Hollande, ce crédit d’impôt très sophistiqué, soufflé par Emmanuel Macron à l’ancien  président, devrait être durablement réduit grâce à sa transformation en baisse de charges. Dans les faits néanmoins la réduction de charges se fera sur la base de 6% de la masse salariale et non pas 7% comme espéré par le patronat.

7.  CSG : elle va concerner tous les retraités dont le revenu mensuel est égal ou supérieur à 1400 € par mois (on n'est pas riche avec 1400 € de  revenu mensuel !) Elle concernera aussi ceux qui auront opté pour la flat taxe, leur prélèvement devant passer de 15,5% à 17,2% sur les revenus distribués ou les plus values encaissées. Certains contribuables auront donc  intérêt à conserver, selon le cas, leur régime antérieur

8.  Pourquoi faire simple quand on peut faire compliquer ? L’imagination des fonctionnaires est sans limite. On ne va plus parler de taxe carbone, mais de « contribution pour le climat énergie » ; sauf que l’aide au remplacement des voitures diesel ou essence, très polluantes, va diminuer fortement .Les mesures d’aides au logement sont restées tout aussi imbéciles malgré un rapport accablant de la Cour des Comptes sur le sujet. Le gouvernement n’a pas osé tailler dans le PTZ (prêt à taux zéro) même s’il en a baissé le montant Il n’a pas non plus taillé dans le dispositif Pinel... Les lobbies ont veillé !!

Bon an mal an, les mesures semblent un peu s’annuler les unes aux autres, le « Sapeur Camembert » continuant comme à l’habitude à boucher les trous qu’il a creusés...

La charge fiscale ne baissera pas une fois de plus... si vous l’aviez cru...réveillez- vous et ouvrez grand vos yeux et vos oreilles !

Clara Mitchell pour DayNewsWorld

PLUS DE 4,5 MILLIARDS D'IMPOTS

POUR LES FRANCAIS EN 2018

Selon les calculs de l'Insee, les prélèvements vont encore augmenter l'année prochaine!!!

Cherchez l'erreur !

Hausse de la CSG, augmentation du prix du tabac et des taxes sur l'énergie… Où sont les grandes annonces du gouvernement sur la suppression de certains impôts ? Pour 2018 l'addition risque salée pour les Français. Selon la dernière note de conjoncture de l'Insee, les prélèvements obligatoires devraient augmenter en 2018 « d'environ 4,5 milliards d'euros, ce qui ôterait 0,3 point à l'évolution du pouvoir d'achat ». Avec une augmentation qui se concentrerait sur les trois premiers mois de l'année, avant une stabilisation puis une (très) légère amélioration en fin d'année.

Mi-septembre, le ministre de l'Economie Bruno Le Maire promettait, à la fin de l'année 2018, des baisses d'impôts « d'environ 10 milliards d'euros ». On est loin du compte.

Le gouvernement annonce près de 7 milliards d'impôts en moins l'an prochain pour les entreprises et les ménages. Ces derniers vont notamment bénéficier de la réforme de la taxe d'habitation.

Depuis des mois, l'étiquette de « gouvernement des riches » colle à la peau de l'exécutif. en France.A juste titre, semble-t-il.

Convaincre de la réalité des baisses d'impôts sera d'autant plus compliqué que les polémiques sur la portée réelle des mesures gouvernementales ne sont pas éteintes

C'était la promesse phare de la campagne présidentielle d'Emmanuel Macron : dès 2018 la facture de la taxe d'habitation va baisser . Pour les contribuables dont le revenu fiscal de référence est inférieur à 27.000 euros (43.000 euros pour un couple), cet impôt baissera d'un tiers en 2018, puis de nouveau d'un tiers en 2019, et enfin sera supprimé en 2020. Mais ils n'en verront la couleur qu'en fin d'année. Seuls les 20 % des contribuables les plus aisés y resteront assujettis, mais Emmanuel Macron pourrait à terme la supprimer pour eux aussi.

Suppression de cotisations et hausse de la CSG

Le gouvernement veut que « le travail paye » Tous les revenus seront donc mis à contribution au financement de la protection sociale via la hausse de 1,7 point de CSG, tandis que les actifs bénéficieraient en retour d'un coup de pouce supérieur via la suppression des cotisations maladie et chômagel .

Le plein effet de cette mesure (une hausse de leur salaire net de 1,4 %) est à attendre en fin d'année, puisque la baisse des cotisations se fera en deux temps, en janvier et en octobre.

Quant aux fonctionnaires, la perte liée à la hausse de CSG sera uniquement compensée.

Les ménages percevant des revenus locatifs et les retraités (dont la pension est supérieure à 1.350 euros) seront, eux, pénalisés.

Réforme de la fiscalité du capital

Le gouvernement revoit la fiscalité du capital, avec notamment la réforme de l'impôt sur la fortune. Plus de déclaration d'ISF pour les contribuables fortunés en 2018 , sauf pour ceux devant payer un impôt sur la fortune immobilière (IFI) pesant uniquement sur les actifs immobiliers. Par ailleurs, certains « signes extérieurs de richesse » (yachts, voitures de luxe etc.) verront leur taxation relevée.

Le prélèvement forfaitaire unique (PFU) appliqué dès 2018

.Alors que les dividendes, intérêts et plus-values de cessions étaient imposés depuis 2013 au barème de l'impôt sur le revenu, ils vont être fiscalisés au taux unique de 30 % .

L'assurance-vie gardera une fiscalité privilégiée, sauf pour les contrats de plus de 150.000 euros d'en cours.

Le crédit d'impôt étendu pour l'emploi à domicile

La généralisation du crédit d'impôt pour les services à la personne aux retraités a finalement été maintenue par Emmanuel Macron. Jusqu'ici les retraités n'avaient droit qu'à une réduction d'impôts

Par contre le crédit d'impôt transition énergétique (CITE) va être recentré et progressivement élimé.

Une prolongation pour les avantages perçus par les primo-accédants (prêts à taux zéro, PTZ) et les particuliers achetant un logement pour le louer (dispositif « Pinel ») de quatre ans , mais uniquement dans les zones dites tendues (une partie de la région parisienne et la Côte d'Azur surtout).

A vos calculettes!!!
Joanne Courbet pour DayNewsWorld

POUR UN RENFORCEMENT

DU CONTROLE DES CHOMEURS ?

Emmanuel Macron a répondu ce mercredi à la polémique suite à une fuite de la presse.

Un possible renforcement du contrôle des chômeurs.

Le Canard enchaîné a dévoilé dans son édition de ce mercredi les pistes étudiées par le gouvernement, d’après une note interne du ministère du Travail.

Ce mercredi depuis la station haut-pyrénéenne de Bagnères-de-Bigorre il a dit « assumer ».

Le gouvernement envisagerait de durcir certaines sanctions dans le cadre de la future réforme de l’assurance chômage, d’après une note interne du ministère du Travail.

Interrogé par LCI Emmanuel Macron est revenu sur les critiques qui le visent depuis que le détail de son projet de durcissement du contrôle des chômeurs a fuité. «C'est là aussi un engagement de campagne tenu. Je l'ai dit plusieurs fois. (...) Ces règles-là ont été annoncées pendant la campagne. Et comme toujours, on fait ce qu'on a dit. Je l'ai dit et on le fera», a-t-il martelé.

Emmanuel Macron a estimé qu’il n’y avait « rien de choquant » au projet. « C’est ce que font tous les pays qui nous entourent », a-t-il affirmé.

Selon le document, une recherche insuffisante, un refus de formation ou un refus de deux offres d'emploi jugées raisonnables, entraîneraient une réduction des allocations de 50% pendant deux mois. Puis, en cas de récidive, une suppression pure et simple pour une durée de deux mois.

« Il faut s’assurer que chacune et chacun recherche bien l’emploi qui peut être offert, et que lorsqu’un emploi correspond à ses compétences, il le prend », a ajouté Emmanuel Macron.

Des investissements pour la formation

« On va former les gens. On va investir 15 milliards d’euros pour former les Françaises et les Français qui sont au chômage. »

Il ne fait que respecter les mesures « annoncées dans la campagne ». « Je crois qu’il y a un fort consensus autour de ça donc c’est beaucoup d’investissement dans les personnes, beaucoup de formation, mais aussi de la rigueur car sans rigueur on ne peut pas faire avancer le pays », a-t-il martelé.

« C’est un plan d’ensemble qu’il faut voir » selon le président.

« Chacune et chacun a sa part à mettre dans cet édifice. C’est un appel à la responsabilité collective, mais il ne faut tomber dans aucun raccourci. S’il n’y a pas de règles, les choses ne peuvent pas avancer, mais mettre des règles, ça ne veut pas dire qu’on va poursuivre chacun ou qu’il y a une suspicion derrière chacun. Les gens qui sont au chômage sont les premières victimes […] mais les quelques-uns qui abusent des règles c’est normal qu’ils soient contrôlés ».

« Il faut des règles », a ajouté Macron.

Dans une interview au quotidien espagnol El Mundo mercredi, Emmanuel Macron a estimé que l'assouplissement du code du travail permettrait d'enregistrer des « résultats significatifs » sur la baisse du chômage « au bout de 18 à 24 mois ».

Paul Emison pour DayNewsWorld

DE L'OPTIMISME

POUR

LA CROISSANCE FRANCAISE

Après une année marquée par une reprise dans tous les secteurs d’activité, la croissance devrait se maintenir dans les premiers mois de 2018.

L'Insee se montre optimiste pour la croissance en France en  relevant de 0,5% à 0,6% sa prévision de croissance pour la France au quatrième trimestre , et donc de 1,8% à 1,9% son estimation de croissance pour l'ensemble de 2017 ."L'économie française poursuivrait sur sa lancée au cours des prochains trimestres. (...) L'acquis pour 2018 serait déjà de +1,7% à mi-année", selon le rapport.

La production manufacturière serait plus dynamique que prévu (+1,5 % contre +0,6 % en octobre) et la contribution du commerce extérieur plus importante que prévue (+0,5% au lieu de +0,4% en octobre) avec les livraisons aéronautiques concentrées sur la fin d'année. Après cinq années de déficit consécutif, le commerce extérieur ne devrait plus peser sur la croissance hexagonale à la mi-2018 grâce aux exportations agricoles, aux secteurs du tourisme et de l’énergie.

Le climat des affaires serait meilleur à en croire le moral des patrons. Et ce malgré des difficultés de recrutement et un appareil de production à la limite de la surchauffe... Mais les efforts d’investissement déjà en hausse de 4,4 % en 2017, pourraient progresser de 3,7 % au premier semestre 2018.

Cette reprise de la croissance n'atteint pas que l'Europe ( 2,2 % attendus dans la zone euro par la Commission européenne), les pays émergents sont également de la partie. L’an prochain les importations brésiliennes, russes et indiennes vont aller progressant. Les Etats-Unis connaissent également une forte consommation des ménages qui sera de plus boostée par la vaste réforme fiscale, votée mercredi 20 décembre par le Sénat américain.

Le commerce international en augmentation de 5 % cette année pourrait encore gagner 3,5% . La France, dont les parts de marché n’ont cessé de se réduire à l’échelle mondiale, saura-t-elle en profiter ?

Le taux de chômage ne baisserait pas dans les mêmes proportions : l'indicateur passerait de 9,7% à 9,4% de la population active...

Alors que le pouvoir d’achat des Français risque de souffrir de l’augmentation de la contribution sociale généralisée (CSG) et du renforcement de la fiscalité sur le tabac et les produits pétroliers et que la réforme du code du travail ne produira pas de résultats avant cinq ans, selon les dires d'Emmanuel Macron,

l'institut français de statistiques conclut qu "à court terme, ce scénario est susceptible d'être affecté par les incertitudes politiques de part et d'autre de l'Atlantique, ainsi que par le comportement de consommation des ménages français face à la flexion temporaire de leur pouvoir d'achat."

Andrew Preston pour DayNewsWorld

CHRISTMAS SHOW D'EMMANUEL MACRON

7 MOIS APRES SA PRISE DE FONCTIONS

Nous allons faire le débriefe de cet événement insolite que la France a vécu hier au soir, 17 décembre 2017 face au petit écran !

Un événement diffusé sur la chaine publique France TV2 sous la forme d’un entretien vagabond au sens propre comme au sens figuré !

Cet entretien, soutenu par le journaliste de France TV2 Laurent Delahousse, ne s’est pas, comme pour Giscard , déroulé au coin du feu, mais « en marchant » le long des couloirs et en traversant quelques pièces historiques de l’Elysée, donnant à celui-ci des allures de journée du Patrimoine.

Le tout habillé d’une arrogance tranquille mais certaine !

C’est le correspondant de Reuters qui a formulé les critiques les plus virulentes sur cette interview ouatée, décalée et complaisante dont l’objectif était de donner à Emmanuel Macron le plaisir de faire un exercice d’autosatisfaction.

Mais à l’exemple de Michel Rose (Agence Reuters), les critiques ont commencé à pleuvoir, dès l’émission terminée.

C’est Alexis Corbière qui, dimanche soir, dès 21h23 a ouvert le bal. Dans un tweet enflammé, ce dernier a, tout de suite,  écrit que

« quand on compare le ton furieux de l’Emission Politique contre Jean Luc Mélenchon interviewé quelques jours plus tôt et le ton mielleux de l’interview de Macron, on s’interroge ?

Est ce bien raisonnable ?

Est-ce digne du service public ? ».

L’interview a eu, en effet, un air de visite guidée... pour faire admirer, non pas les lieux, mais plutôt l’occupant des lieux....

Mécontent de sa dernière interview du 15 octobre 2017, Emmanuel Macron avait manifesté le souhait de se rattraper, pour dire autrement aux Français « qu’il voulait retrouver leur destin ».

Or, le temps presse ! Emmanuel Macron l’a bien compris en assumant sa déambulation avec Laurent Delahousse devant les horloges - qui sont nombreuses - de l’Elysée et  il  nous l’a bien dit :

« il veut corriger rapidement les erreurs de tirs" de ses 7 premiers mois de fonction, et « ceci avec pragmatisme, en tenant compte du principe de réalité ».

Tout au long de l’entretien, le Président de la République a cherché à mettre en adéquation, le temps long et le cap politique qu’il s’est fixé, car c’est sur le plan de la temporalité qu’il risque de se retrouver le plus en difficulté.

Mais maître des horloges, il veut que « les résultats  économiques qui prennent du temps à se manifester arrivent les plus rapidement possible, la croissance de 1,7 à 1,8% et les taux d’intérêts bas favorisant ce schéma ». Et « c’est donc pourquoi il a voulu  aborder un maximum de sujets ».

Sur l’écologie, dont il a pris le thème à la France insoumise et  dont il avait oublié de parler lors de sa précédente interview : il lui fallait absolument revenir sur le sujet. Tout y est passé ; les centrales à charbon, dont il va ordonner l’extinction ; les centrales nucléaires qu’il ne faut pas fermer trop rapidement car elles ne sont pas polluantes, le nucléaire étant une énergie décarbonnée ;

Nicolas Hulot, son ministre, « un inquiet, mais il prend les gens comme ils sont, l’essentiel étant qu’ils soient engagés à ses cotés, debout, pour qu’ils agissent ». Emmanuel Macron a confié à cette occasion qu’il n’aimait pas les ministres assis ! Pour lui, Nicolas Hulot « qui est en apprentissage de la politique est un ministre utile au gouvernement ». Il se confirme à ce propos qu’Emmanuel Macron doit bien être un monstre froid...

Sur le glyphosate, il a changé d’idée...

Sur la finance : ll veut qu’elle se mette au service de l’économie pour développer « le green business ».

Sur ses relations avec Donald Trump après la décision du Président des USA de se retirer de l’accord de Paris :

Emmanuel Macron a expliqué qu’il avait beaucoup discuté avec Donald Trump et qu’il ne peut que le respecter, car il fait de la politique américaine, laquelle heurte néanmoins le principe de la continuité de l’Etat. Au demeurant, et plus généralement, Emmanuel Macron estime « qu’on ne peut pas sortir du droit dès que cela ne nous arrange plus ».

Sur la Syrie et la situation au Moyen Orient : Emmanuel Macron l’assure, « vers la mi-février ont aura gagné la lutte contre Daech ». Il estime au demeurant qu’il faudra parler avec Bachar Al Assad (contrairement à ce qui avait été fait avant.. sous entendu par François Hollande) et ceci même si ce dernier devra tôt ou tard répondre de ses actes et de ses crimes. Il a martelé que si Bachar est l’ennemi des syriens, lui (EM) est l’ennemi de Daech.

Sur Laurent Wauquiez : c’est avec dédain (seulement apparent ?) qu’Emmanuel Macron a récusé l’accusation faite contre lui par le nouveau Président « des Républicains/LR » à savoir « qu’il n’aimait pas la province », ajoutant que « la haine n’apporte rien au pays et que cela ne fait pas manger ». Il n’en dira pas plus ! Mais, comprenez le, il s’est érigé en père nourricier de la nation, rien que cela !

Sur l’audiovisuel public : Emmanuel Macron souhaite un grand travail sur le sujet pendant l’année 2018, car « actuellement l’audiovisuel public ne répond pas totalement ( ?) à ses missions de service public.

Sur le dialogue social : il souhaite que les entreprises « prennent à bras le corps le sujet. Pour cela, il faudra aller convaincre les acteurs, car ce sont les entreprises qui embauchent » (un truisme)

A une heure de grande écoute, les Français ont eu droit à un aimable bavardage pendant lequel on n’a rien appris de concret, par l’intermédiaire d’un journaliste dont l’unique question a porté sur le sapin de l’Elysée...et tout çà, parce que le nouveau Président de la République fait ce qu’il a dit et quil « assume totalement ses méthodes de management » ?.

Sur le fond, cette interview a été vide. Sur la forme, les politiques sont restés scotchés, incrédules par autant de culot. « Mais la France a fait le choix d’un président jeune, sorti de nul part, à la grande stupéfaction du Monde entier », et il faudra faire avec pendant 5 ans.

A l’issue de cet événement télévisé, qui a laissé sans voix beaucoup de Français, tout occupés par ailleurs à la préparation des Fêtes de fin d’année, on rappellera fort à propos, l’excellent adage de Pierre Lazareff qui disait ; « le premier devoir d’un journaliste c’est d’être lu ». En foi de quoi, l’entretien entre Laurent Delahousse et Emmanuel Macron risque fort de disparaitre très vite des mémoires et des écrans.

Malgré les bons sondages, cet exercice de communication inédit a quand même fait naitre un problème de démocratie.

Néanmoins dans le passé, ces exercices de communication complaisants se sont généralement retournés contre leurs auteurs. Il faudra donc suivre ...

Emmanuel Macron a eu pour l’instant de la chance, car il arrive à un moment où le travail des ses prédécesseurs  va commencer à payer, induisant une transformation radicale du pays.... A suivre à nouveau !

Clara Mitchell pour DayNewsWorld

UN NOUVEL AVENIR POUR L'AGRICULTURE BIO

La France est le troisième marché mondial du bio (5,9 milliards d’euros en 2015, soit 7% du marché total et Coface estime qu’il atteindra environ 8 milliards en 2017), derrière les Etats-Unis (40 milliards en 2015, soit plus de 40% du total) et l’Allemagne (11%).

Le marché des produits bio poursuit son envolée en France avec une croissance en 2017 de près de 14%, soit un chiffre d'affaires de plus de 8 milliards d'euros, selon les estimations publiées mardi par Coface. Les faits parlent d'eux-mêmes. D'autant que les entreprises bio sont solides

Mais la consommation de produits bio augmente plus vite que la production en France si bien la filière bio française sera certainement contrainte de changer d’échelle et se trouve confrontée à de nouveaux défis

1°Tout d'abord les agriculteurs bio français vont donc devoir augmenter leurs surfaces, sinon ce sont les importations de produits biologiques en France qui vont fortement progresser.

"L’offre française semble peiner à répondre à une demande dynamique", constate le rapport. Ce marché du bio est porté par une demande toujours plus forte: 69% des Français en ont consommé au moins une fois par an en 2016 selon les chiffres de l'Agence Bio et la part de ceux en consommant quotidiennement ou chaque semaine n'a pas cessé d'augmenter depuis 2012. Or malgré la hausse des surfaces en agriculture biologique, avec un pic de conversion après la mise en place d'aides par les pouvoirs publics, la part des surfaces bio reste faible en comparaison des autres pays européens.

L’étude de la Coface juge "inévitable" l’agrandissement des exploitations, "malgré la réticence d’une partie des acteurs craignant que la notion d’agriculture biologique ne soit dénaturée par une industrialisation excessive de la production"

2° Grâce à la capacité d'innovation en utilisant de nouvelles technologies comme des capteurs (utilisé pour connaître par exemple le taux d'hydratation des plantes) qui permettrait de "compenser certaines vulnérabilités" du bio, les agriculteurs vont pouvoir également produire davantage.

Dans ce contexte donc, "l’augmentation des rendements, via l’innovation et/ou l’extension des surfaces cultivées en bio est une question clé"pour la France.

3°Le financement de la filière fait aussi partie des enjeux de mutation du bio et l'on ne pourra pas supprimer les aides tant que la filière ne sera pas mature. Si Les deux hypothèses pour compenser les financements publics étaient coupés, pas sûr les consommateurs seraient-ils prêts à payer encore plus...

4°La filière bio doit avoir une bonne maîtrise de la distribution. Pour le moment la grande distribution détient 45% des parts de marché du bio contre 30% pour la distribution spécialisée. . "Le risque, ce serait une dépendance vis-à-vis de la grande distribution mais la grande distribution permet aussi de démocratiser le bio" auprès des consommateurs décrit l'économiste de la Coface. Le mieux serait sans doute une distribution 50/50 dans un souci d’équilibre des prix ...

Autant de défis pas forcément aisé de concilier avec les principes liés au bio. La Coface estime d'ailleurs qu'une "mutation de la filière (…) sera tantôt interprétée comme une adaptation tantôt comme un renoncement à ses principes originels".

Britney Delsey pour DayNewsWorld

TITANESQUE PROJET GAZIER YAMAL RUSSE

DANS

LE GRAND NORD SIBERIEN

Un projet hors norme au bout du monde: la Russie inaugure vendredi son gigantesque site gazier Yamal, en Sibérie arctique .

Ce projet à 27 milliards de dollars, un des ambitieux du monde dans le secteur, vise à construire en trois étapes une usine de liquéfaction de gaz : elle produira à terme 16,5 millions de tonnes par an à partir de 2019 !

Avec la participation du groupe français Total et de la Chine.

La Russie ambitionne stratégiquement de démontrer sa capacité à exploiter les ressources considérables de l'Arctique et sa capacité à renforcer sa présence sur le marché disputé du GNL. Pourquoi cette région ? C'est que le gaz est abondant et facile à extraire. Mais encore faut-il pouvoir l’exporter. C’est précisément ce que permet de faire le GNL : le gaz est refroidi jusqu’à – 165 degrés et devient liquide. Il peut donc être transporté par bateau.

Contrairement à un gazoduc, cela permet de livrer du gaz dans des zones très éloignées des réserves. Ainsi la Russie alimentera davantage les pays asiatiques, alors qu'elle exporte actuellement surtout vers l'Europe par gazoducs.

L'usine pourra-t-elle fonctionner sans accroc dans l'environnement hostile de l'Arctique en dépit de la glace omniprésente une grande partie de l'année ?

Un nouveau challenge pour Poutine et le groupe privé russe Novatek.

Vladimir Poutine a inauguré vendredi en Sibérie arctique le mégaprojet gazier Yamal, érigé dans des conditions climatiques et géologiques extrêmes. « C'est un grand jour pour nous », a déclaré M. Poutine lors d'une cérémonie officielle dans le port de Sabetta, évoquant « un projet géant pour la Russie ». « Je vous félicite tous pour la première expédition d'un méthanier, nommé d'après notre ami Christophe de Margerie », a poursuivi le président russe en évoquant l'ancien PDG de Total, décédé en 2014 dans