DEMISSION ET EXIL DU PRESIDENT

EVO MORALES EN BOLIVIE

Véritable séisme politique en Bolivie : le président, Evo Morales, au pouvoir depuis près de quatorze ans, a annoncé sa démission, dimanche 10 novembre, après trois semaines d’intense contestation sociale.

« Je renonce à mon poste de président », a déclaré à la télévision le leader indigène de 60 ans, au pouvoir depuis 2006. Alors que le président de Bolivie venait d 'annoncer la convocation de nouvelles élections pour « pacifier le pays », il a dû faire face aux démissions de la plupart des ministres, de dizaines de députés et sénateurs, avant d’annoncer le sien.

« Le cours des événements va à l’encontre de mes principes personnels, ainsi que de mes valeurs spirituelles et démocratiques, et donc cela m’empêche de continuer à la tête du portefeuille d’Etat que je dirige », a écrit le ministre des hydrocarbures, Luis Alberto Sanchez, dans une lettre envoyée au président et publiée sur son compte Twitter,

L’armée bolivienne avait enjointau chef de l’Etat de démissionner, jugeant qu’une telle décision contribuerait à restaurer le calme dans le pays. « Après avoir analysé le conflit national, nous demandons au président de renoncer à son mandat présidentiel, de permettre le rétablissement de la paix et la restauration de la stabilité dans le pays », a déclaré à la presse le commandant des forces armées terrestres, Williams Kaliman.

La vague de contestation qui secoue le pays depuis trois semaines a fait trois morts et 383 blessés.

Vacance du pouvoir en Bolivie

Tous les autres hauts responsables politiques qui auraient dû assurer l'intérim à la tête du pays ont eux aussi démissionné si bien que dimanche soir, la Bolivie faisait face à une vacance du pouvoir.

Evo Morales a reçu le soutien immédiat des présidents cubain et vénézuélien, qui ont dénoncé un « coup d'Etat » tout en exprimantleur solidarité envers leur « frère président » Evo Morales. Le Mexique a proposé l'asile à Evo Morales et accueilli dans son ambassade à La Paz des fonctionnaires et des parlementaires boliviens.

Evo Morales était l'un des derniers représentants de la « vague rose » déferlant au tournant des années 2000 sur l'Amérique latine et faisant virer à gauche le Brésil, l'Argentine, le Chili, l'Equateur et le Venezuela. La majorité de ces pays a depuis rebasculé à droite .

Britney Delsey pour DayNewsWorld

BOLIVIE EVO MORALES ANNONCE

DE NOUVELLES ELECTIONS PRESIDENTIELLES

Nouvelle étape dans la crise bolivienne. Le chef de l'Etat, Evo Morales, a promis dimanche 10 novembre de convoquer une nouvelle élection présidentielle.

Dix-neuf jours après le début des manifestations contre sa réélection contestée pour un quatrième mandat, Evo Morales a finalement cédé.

Le chef de l’Etat, à la tête du pays depuis 2006, a annoncé, dimanche 10 novembre lors d’une conférence de presse, la convocation d’un nouveau scrutin présidentiel. Le dirigeant de 60 ans avait jusque là ignoré les accusations de fraudes qui planaient sur le vote du 20 octobre.

Le secrétariat général de l’Organisation des Etats américains (OEA) avait demandé cette annulation, sur la base d’un audit de l’élection qui montrait des « manipulations du système informatique d’une telle ampleur qu’elles doivent faire l’objet d’une enquête approfondie de la part de l’Etat bolivien. L'OEA juge statistiquement peu probable qu'Evo Morales ait obtenu la marge de dix points de pourcentage nécessaire pour être élu dès le 1er tour et invite la Bolivie à se doter de nouvelles autorités électorales avant la tenue d'une nouvelle élection.

« Le premier tour des élections du 20 octobre doit être annulé et le processus électoral doit redémarrer de nouveau, avec un premier tour organisé dès que sont mises en place les conditions donnant des garanties de son déroulement, au premier rang desquelles la composition d’un nouvel organe électoral. », recommande l'OEA.

Face à ces vives critiques, Evo Morales a annoncé dimanche sa décision de « renouveler l’ensemble des membres du Tribunal électoral suprême [TSE] ». Les nouvelles élections, dont la date n’a toutefois pas été précisée, « permettront au peuple bolivien d’élire démocratiquement de nouvelles autorités », a-t-il promis. Evo Morales n’a pas précisé s’il serait lui-même candidat ou non lors du nouveau scrutin.

La situation était devenue de plus en plus tendue. En effet dix-sept jours après le début des manifestations contre la réélection de M. Morales, au moins trois unités de police se sont mutinées, dans la ville de Cochabamba (centre) tout d’abord, puis à Sucre (sud, capitale de la Bolivie) et à Santa Cruz (est), une région riche à l’est du pays et un bastion d’opposition.

Des scènes de fraternisation entre policiers et manifestants de l’opposition avaient été observées dans la capitale. Le président bolivien, Evo Morales, avait dénoncé, vendredi 8 novembre, un coup d’Etat « en cours » après les mutineries d’au moins trois compagnies de police, une rébellion contre laquelle le pouvoir excluait toutefois d’envoyer l’armée.

.« Cette décision prise, j’appelle à faire baisser la tension. », a exhorté le président de la Bolivie.

Britney Delsey pour DayNewsWorld

MUTINERIES EN BOLIVIE OU LE PRESIDENT MORALES DENONCE UN COUP D'ETAT EN COURS

La situation est de plus en plus tendue en Bolivie. Le président bolivien, Evo Morales, a dénoncé, vendredi 8 novembre, un coup d’Etat « en cours » après les mutineries d’au moins trois compagnies de police, une rébellion contre laquelle le pouvoir exclut pour l’heure d’envoyer l’armée.

« Sœurs et frères, notre démocratie est en danger à cause du coup d’Etat en cours que des groupes violents ont lancé contre l’ordre constitutionnel. Nous dénonçons devant la communauté internationale cette attaque contre l’Etat de droit », a indiqué sur Twitter le président indigène de gauche à l’issue d’une réunion d’urgence avec plusieurs ministres et le commandant en chef des forces armées, le général Williams Kaliman.

« J’appelle notre peuple à prendre soin pacifiquement de la démocratie et de la CPE (Constitution politique de l’Etat) pour préserver la paix et la vie en tant que biens suprêmes au-dessus de tout intérêt politique », a ajouté M. Morales dans un autre tweet.

Une rébellion contre laquelle le pouvoir exclut pour l'heure d'envoyer l'armée.

Fraternisation entre policiers et manifestants

Dix-sept jours après le début des manifestations contre la réélection de M. Morales, au moins trois unités de police se sont mutinées, dans la ville de Cochabamba (centre) tout d’abord, puis à Sucre (sud, capitale de la Bolivie) et à Santa Cruz (est), une région riche à l’est du pays et un bastion d’opposition. Des scènes de fraternisation entre policiers et manifestants de l’opposition ont été observées dans la capitale.

« La police de Chuquisaca soutient les camarades qui se sont mutinés à Cochabamba, Chuquisaca (dont la capitale est Sucre) se mutine aussi avec le peuple bolivien », a déclaré à une chaîne de télévision locale un policier au visage dissimulé depuis les portes du commissariat.

Luis Fernando Camacho, le leader régional plus visible et le plus radical de l’opposition bolivienne, avait demandé samedi dernier aux militaires et à la police de se joindre à l’opposition dans cette crise déclenchée par la réélection controversée de M. Morales lors des élections du 20 octobre.

Britney Delsey pour DayNewsWorld

L'EX-PRESIDENT DU BRESIL LULA

SORTI DE PRISON

RETOURNE DANS L'ARENE POLITIQUE

L’ex-président brésilien Luiz Inacio Lula da Silva, 74 ans, figure historique de la gauche brésilienne, incarcéré depuis plus d’un an et demi, est libre. Un juge brésilien a autorisé vendredi sa sortie de prison.

Après un arrêt rendu la veille par la Cour suprême, selon l’ordre de libération, l’ex-président a été libéré dans la foulée de l’annonce, vendredi.

Dans son ordre de libération, le juge a expliqué qu’il n’y avait plus « aucun fondement pour l’exécution de la peine » en raison de la décision de la Cour suprême de mettre fin à une jurisprudence permettant l’emprisonnement dès une première condamnation en appel, même si tous les recours ne sont pas épuisés.

A sa sortie de prison, l’ex-président a été accueilli par une véritable marée rouge de militants de gauche, après plus d’un an et demi d’incarcération. Il a chaleureusement embrassé des sympathisants et salué la foule d’un poing levéAvant de promettre de « continuer à lutter » pour le peuple brésilien. « Je veux continuer à lutter pour améliorer la vie du peuple brésilien », a lancé Lula, 74 ans, lors d’un discours chargé d’émotion.

Condamnation pour corruption passive

Condamné dans l’affaire « Lava Jato » (Lavage Express) , lex-président brésilien Luiz Inacio Lula da Silva (2003-2010) purgeait depuis avril 2018 une peine de huit ans et dix mois de prison pour corruption.

Il est sorti  de prison à la faveur d’un arrêt rendu jeudi 7 novembre par la Cour suprême.

Les magistrats ont en effet mis fin à une jurisprudence selon laquelle une personne peut être emprisonnée avant l’épuisement de tous ses recours si sa condamnation a été confirmée en appel, ce qui est le cas de Lula. Ce dernier dispose en effet encore de recours auprès de tribunaux supérieurs.

Immédiatement après le rendu de la décision, ses avocats ont donc annoncé qu’ils allaient demander la libération de « l’ancien président emprisonné de manière injuste depuis 579 jours ».

Parmi les 5000 autres détenus qui pourraient être également concernés figurent des dizaines de personnes condamnées comme l’ex-président âgé de 74 ans dans le cadre de l’enquête anticorruption « Lavage Express ».

Lula se dit victime d’un complot

Lula avait été accusé d’avoir bénéficié d’un triplex dans la station balnéaire de Guarujá, près de Sao Paulo, en échange de contrats accordés à une compagnie du BTP. Depuis sa cellule de la Police fédérale à Curitiba (sud), il n’a cessé de clamer son innocence: il se disait victime d’un complot pour l’empêcher de revenir au pouvoir alors qu'il était donné grand favori des sondages pour la présidentielle d’octobre 2018. Mais il avait été déclaré inéligible quelques semaines avant le scrutin, laissant la voie libre au candidat de l’extrême droite Jair Bolsonaro.

Dans son blog, Jean-Luc Mélenchon (LFI) dénonçait alors « le cas le plus célèbre dans le monde de 'Lawfare', cette méthode d’instrumentalisation de la justice pour éliminer un adversaire politique ».

Un clivage persiste

La décision des 11 juges de la Cour suprême a été obtenue, après de longs débats, sur un score serré de 6 à 5 voix.

Les procureurs chargés de l' enquête anticorruption ont immédiatement affirmé que la décision de la Cour suprême allait à l’encontre « du sentiment de rejet de l’impunité » et de l’importance « du combat de la corruption, qui sont des priorités de notre pays ». Pour Gleisi Hoffmann, présidente du Parti des Travailleurs (PT), fondé par Lula en 1980, la décision de la Cour suprême a, au contraire, « renforcé la démocratie et la Constitution, menacées par le gouvernement d’extrême droite » du président Jair Bolsonaro.

Durant la campagne électorale, ce dernier n’avait pas caché son souhait de voir l’ex-président de gauche, sa bête noire, « pourrir en prison ». Jair Bolsonaro a d’ailleurs choisi pour ministre de la Justice Sergio Moro, ex-juge qui avait condamné Lula en première instance en juillet 2017.

La libération de Lula rebat les cartes politiques au Brésil où l’opposition restait inaudible depuis l’entrée en fonction du président Bolsonaro.

« Si la Cour suprême le déclare innocent dans les prochaines semaines, Lula pourrait être à nouveau candidat aux élections présidentielles de 2022 », selon Gaspard Estrada, directeur exécutif de l'OPALC (Observatoire Politique de l'Amérique latine et des Caraïbes) de Sciences Po et spécialiste du Brésil

Alyson Braxton pour DayNewsWorld

MAREE NOIRE AU BRESIL UN ACTE CRIMINEL

SELON JAIR BOLSONARO

Depuis trois mois, des galettes d’hydrocarbures se sont échouées sur plus de 200 plages dans le nord-est du Brésil.

Le président brésilien Jair Bolsonaro s'est montré particulièrement préoccupé dimanche 3 novembre 2019 par cette mystérieuse marée noire qui souille plus de 2000kms de côtes.

«Ce qui est arrivé et a été ramassé jusqu'à présent est une petite quantité de ce qui a été déversé.

Le pire est à venir», a-t-il en effet déclaré sur la chaîne de télévision Record.

Le pétrolier grec « Bouboulina » pointé du doigt par Jair Bolsonaro

Par ailleurs, le président brésilien a affirmé qu'il s'agissait d'un «acte criminel».

D'après lui, «tous les indices» désignent le pétrolier grec «Bouboulina», déjà accusé vendredi par les autorités brésiliennes d'être responsable du désastre écologique. Le ministre brésilien de la Défense avait alors expliqué s'appuyer sur des analyses satellitaires pour porter de telles accusations.Delta Tankers, la société grecque gérante du pétrolier, a toutefois démenti.

La marée noire détectée fin juillet

Les autorités brésiliennes avaient détecté le 29 juillet 2019 un déversement d'hydrocarbures à plus de 700 km des côtes de l'Etat de Paraïba.

Le pétrole a commencé à apparaître le 30 août 2019 sur les côtes du Nordeste, progressant ensuite vers le sud, jusque dans l'Etat de Bahia

2000 km de côtes paradisiaques ont été souillées, particulièrement dans la région d'Abrolhos, près de Bahia, véritable sanctuaire pour les baleines à bosse et les formations corallines uniques au monde.

Jaimie Potts pour DayNewsWorld

LE PERONISME DE RETOUR EN ARGENTINE

« La seule chose qui nous préoccupe, c'est que les Argentins arrêtent de souffrir », a déclaré Alberto Fernandez, le vainqueur à la présidentielle , alors que son pays est en proie à une grave crise économique.

Le président sortant, Mauricio Macri, achève son mandat plombé par la pire crise économique que l'Argentine ait vécue depuis 2001.

Le candidat péroniste de centre-gauche Alberto Fernandez a remporté l'élection présidentielle en Argentine dès le premier tour, dimanche 27 octobre, devant le président sortant libéral Mauricio Macri, selon des résultats partiels.

Avec près de 80% des bulletins dépouillés, le candidat péroniste a obtenu 47,45% des voix, contre 41,11% pour Mauricio Macri. Il devient le nouveau président de ce pays de 44 millions d'habitants.

Pour gagner dès le premier tour, Alberto Fernandez devait obtenir plus de 45% des voix, ou bien plus de 40% des voix avec un avantage de plus de 10 points sur le candidat arrivé en deuxième position. Selon le ministère de l'Intérieur, la participation au scrutin a été de plus de 80%.

Retour du péronisme ?

« Nous allons construire l’Argentine égalitaire et solidaire dont nous avons rêvé ! » , a réagi  Alberto Fernandez, avocat de 60 ans, dont la colistière est l'ex-présidente Cristina Kirchner (2007-2015), actuellement mise en examen dans treize affaires.

Alberto Fernandez avait promis de travailler à réduire la forte polarisation politique qui traverse le pays, entre péronistes et partisans de Mauricio Macri, qui briguait un deuxième mandat. « 'Nous' et 'eux', c'est terminé », a assuré celui qui forme un ticket avec l'ex-présidente Cristina Kirchner (2007-2015), candidate à la vice-présidente. « Nous vivons une profonde crise (économique), chacun doit prendre sa responsabilité pour ce qui va advenir », a-t-il insisté. « La seule chose qui nous préoccupe, c'est que les Argentins arrêtent de souffrir ». Cristina Kirchner, qui se trouvait à ses côtés, a appelé le président sortant à prendre dans les derniers jours de son mandat « toutes les mesures nécessaires pour atténuer la situation dramatique » de l'Argentine.

Grave crise économique

En effet le prochain gouvernement va hériter d'un pays au bord du gouffre économique. Avec 55 % d’inflation, un taux de chômage en forte augmentation, 35 % des Argentins qui vivent sous le seuil de pauvreté, le prochain président va devoir faire face à une situation critique. Alberto Fernández a promis des investissements dans le secteur de l’éducation et de la recherche scientifique, mais dans les faits, s’il est élu, il aura bien peu de marge de manœuvre pour tourner le dos aux politiques d’austérité mises en place par le président sortant de centre-droit.

Pour faire face à la crise, le gouvernement Macri a dû solliciter l’aide du Fonds monétaire international (FMI) qui a décidé de lui octroyer un prêt de 57 milliards de dollars. La majeure partie de cet argent a cependant déjà été versée au pays, et il n’en reste quasiment rien aujourd’hui. Le gouvernement en a utilisé une grande partie pour rembourser d’autres dettes.

Avec une récession de plus de 3 % du PIB prévue pour 2019, l’Argentine va donc avoir besoin de temps pour sortir de la crise.

Britney Delsey pour DayNewsWorld

LE PRESIDENT CHILIEN RECULE

DEVANT LA PRESSION DE LA RUE

Alors qu’il parlait d’un pays « en guerre contre un ennemi puissant » en début de semaine, le président chilien Sebastian Piñera a finalement mis de l’eau dans son vin devant la contestation sociale qui a fait 15 morts dans le pays. Il a opté pour un changement de ton radical .« Nous n’avons pas été capables de reconnaître l’ampleur de cette situation d’inégalités et d’abus. Je vous demande pardon pour ce manque de vision », a admis le président de droite.

Le dirigeant de droite a surtout pris un virage social : hausse de 20 % des pensions de retraite les plus basses, revalorisation du salaire minimum, baisse du salaire des parlementaires, gel du prix de l’électricité, baisse de celui des médicaments, augmentation d’impôts pour les plus riches… M. Piñera, qui avait réuni plusieurs présidents de partis politiques ce mardi, a déroulé une longue série de mesures qui seront soumises au vote du Congrès ou approuvées par décret présidentiel. « Cet agenda social ne résoudra pas tous les problèmes qui accablent les Chiliens, mais c’est un effort nécessaire et significatif pour améliorer la qualité de vie des plus vulnérables », a déclaré le chef d’Etat.

Mais pour Alberto Mayol, vice-doyen de la faculté d’administration et d’économie de l’université de Santiago, « ce qui est fondamental dans les événements de ces derniers jours, c’est l’échec du modèle économique actuel. Et aucune des mesures annoncées par le président ne sort de ce modèle ». Des annonces qui risquent donc de ne pas empêcher la poursuite de la mobilisation dans ce pays de 18 millions d'habitants aux inégalités criantes.

La Centrale unitaire de travailleurs (CUT), la plus grande confédération syndicale du pays, et 18 autres organisations ont en effet appelé à des grèves et des manifestations mercredi et jeudi à Santiago. Les syndicats de la santé publique ont également annoncé pour cette semaine une grève et des actions de protestation devant le ministère de la Santé.Appel qui a toutes les chances d'être suivi.

Près de 20 000 policiers et soldats sont toujours déployés sur le territoire chilien où l'état d'urgence est en vigueur dans la capitale et neuf des seize régions.

C'est la première fois que des militaires patrouillent dans les rues depuis la fin de la dictature du général Augusto Pinochet (1973-1990).

Garett Skyport pour DayNewsWorld

DRAME ECOLOGIQUE

L'AMAZONIE POUMON DE LA PLANETE EN FEU

S'INVITE AU G7

Depuis le début du mois de juillet la forêt amazonienne est frappée par de violents incendies. La plus grande forêt du monde est en train de brûler menaçant de façon dramatique le « poumon de la planète ». Cette situation préoccupante prend ce vendredi une tournure plus politique et s'invite au G7.

Les feux de forêt au Brésil, pays qui possède 60% de sa surface, ont augmenté de 83% depuis le début 2019, par rapport à l'année précédente, notamment en Amazonie en raison de la déforestation et de la sécheresse.

S'il n'est pas possible d'évaluer pour l'heure l'étendue des dégâts, on sait par ailleurs que les incendies touchent plusieurs régions comme l'Etat de Rondonia, celui d'Amazonas, de Roraima ou encore l'Etat du Mato Grosso.

Une hausse des incendies alarmante

Les feux de forêt ont nettement augmenté en 2019 au Brésil comparé aux deux années passées.

Entre janvier et août, 72.843 départs de feu ont été enregistrés dans le pays, contre 39.759 sur la totalité de l'année 2018, selon des chiffres de l'Institut national de recherche spatiale (INPE) qui observe notamment l'évolution de la forêt au Brésil.

Cette augmentation fait suite à deux années consécutives de baisse et il s'agit d'un plus haut depuis 2013, selon l'INPE qui utilise des données par satellite actualisées en temps réel.

Les incendies ont été les plus nombreux dans les Etats occupés en totalité ou partiellement par la forêt amazonienne. L'Etat le plus touché est le Mato Grosso (centre-ouest), avec 13.682 départs de feu, soit une hausse de 87% par rapport à toute l'année 2018. La hausse a été particulièrement alarmante dans les Etats occupés en totalité ou partiellement par la forêt amazonienne, comme celui du Mato Grosso (dans le centre-ouest), avec 13.682 départs de feu, soit une hausse de 87% par rapport à toute La situation préoccupante de l’Amazonie prend depuis hier un tournant plus politique. Emmanuel Macron s'est alarmé sur Twitter et a demandé à ce que le sujet soit mis sur la table du G7, qui démarre demain. Son homologue brésilien lui a répondu sèchement, y voyant le signe d’une « mentalité colonialiste dépassée au 21e siècle ».l'année 2018.

Ces incendies sont notamment provoqués par les défrichements par brûlis utilisés pour transformer des aires forestières en zones de culture et d'élevage ou pour nettoyer des zones déjà déforestées. Une pratique interdite cependant à cette période de l'année et malgré tout très utilisée.

Lundi les habitants de Sao Paulo ont été plongés dans le noir en pleine journée. En cause notamment, les vents violents qui ont attiré la fumée jusqu'à la mégapole, située au sud-est du pays, à des milliers de kilomètres.

Le gouvernement de Bolsonaro vivement critiqué

La situation préoccupante de l’Amazonie prend depuis hier un tournant plus politique. Emmanuel Macron s'est alarmé sur Twitter et a demandé à ce que le sujet soit mis sur la table du G7, qui démarre demain. Son homologue brésilien lui a répondu sèchement, y voyant le signe d’une « mentalité colonialiste dépassée au 21e siècle ».

Selon l'Institut national de recherche spatiale (INPE), la déforestation en juillet a été quasiment quatre fois supérieure à l'année dernière lors du même mois. Depuis janvier 2019, 72.843 départs de feu ont été enregistrés dans le pays, contre 39.759 sur toute l'année 2018 soit une augmentation de 83%.

Des chiffres remis en cause par le président brésilien Jair Bolsonaro, cible d'une avalanche de critiques des scientifiques. Ce dernier a insinué mercredi que des ONG pourraient avoir provoqué ces feux, afin « d'attirer l'attention » sur la suspension par Brasilia des financements alloués à la préservation de la forêt amazonienne.

« Il pourrait s'agir, oui, il pourrait, mais je ne l'affirme pas, d'actions criminelles de ces 'ONGéistes' pour attirer l'attention contre ma personne, contre le gouvernement brésilien. C'est la guerre à laquelle nous sommes confrontés », a lancé le chef de l'État. Aucune source à l'appui cependant.

Le président  est d'ailleurs accusé, par les scientifiques mais également les peuples indigènes qui vivent en Amazonie, de privilégier la croissance économique au détriment des populations et de l’écologie.

Les ONG recevaient entre autres 40% de subventions venues de l'étranger et suspendues en partie, par l'Allemagne et la Norvège notamment, ainsi que des financements publics, eux aussi stoppés, par le gouvernement climato-sceptique de Bolsonaro.

La déforestation en hausse en cause

Selon le chercheur de l'Institut de recherche environnementale sur l'Amazonie (IPAM) Paulo Moutinho, la hausse du nombre d'incendies en Amazonie brésilienne est avant tout causée par la progression de la déforestation. En effet ce dernier remet en cause l'argument du gouvernement, qui soutient que cette augmentation du nombre d'incendies est due à la sécheresse, habituelle en cette période de l'année.

« En 2019 nous n'avons pas une sécheresse aussi sévère que lors des années précédentes, or il y une hausse substantielle des incendies. Tout indique donc que la saison sèche n'est pas du tout le facteur prédominant. S'il y avait eu plus de sécheresse, cela aurait été bien pire », explique-t-il. Interrogé, le ministre brésilien de l'Environnement Rocardo Salles a expliqué que "le gouvernement a mobilisé tous les effectifs des secouristes et tous les avions (...) qui sont désormais à pied d’œuvre avec tous les gouvernements régionaux".

En Amérique du Sud, le Brésil est le pays le plus touché par les feux de forêt en 2019, suivi par le Venezuela (26.453) et la Bolivie (16.101).

Les citoyens poussent un cri d'alarme.

Les premiers à donner l’alerte ont été les citoyens. Depuis une semaine, des hashtags, Pray for Amazonia, Pray for the Amazon, sont largement repris sur les réseaux sociaux. Aujourd’hui, un nouveau mot d’ordre est donné : Act for the Amazon

A l’initiative de "Friday for Future", mouvement écologiste de Greta Thunberg, des mobilisations devant les ambassades du Brésil sont prévues ce vendredi à travers le monde.

Carl Delsey pour DayNewsWorld

ALERTE A LA DEFORESTATION EN AMAZONIE

ET SUBVENTIONS BLOQUEES

Les donateurs du fonds pour l’Amazonie bloquent tour à tour leurs dons : ils se disent effrayés par la déforestation galopante du fait de la politique de Jair Bolsonaro. Aussi la Norvège, pionnière dans la lutte écologique, a annoncé par la voix de son ministre de l’environnement et du climat a annoncé, jeudi 15 août, le blocage de 30 millions d’euros de subventions destinées au Brésil.

« Le Brésil a rompu l’accord avec la Norvège et l’Allemagne depuis que le pays a suspendu le conseil d’administration et le comité technique du fonds pour l’Amazonie », a estimé Ola Elvestuen dans le journal norvégien Dagens Naeringsliv (DN). Oslo versait pas moins de 8,3 milliards de couronnes (828 millions d’euros) chaque année à ce fonds pour l’Amazonie, créé en 2008, mais, d’après le gouvernement norvégien, le Brésil ne semble « plus souhaiter arrêter la déforestation ».

A l'appui des chiffres officiels : le déboisement en juillet a été quatre fois supérieur au même mois en 2018. La Norvège qui estime que le gouvernement brésilien ne peut « pas faire cela sans que la Norvège et l’Allemagne ne soient d’accord », a jugé le ministre Elvestuen.

Depuis l’arrivée au pouvoir du président d’extrême droite Jair Bolsonaro, le gouvernement allemand a également annoncé samedi suspendre une partie de ses subventions. Berlin a ainsi bloqué 35 millions d’euros jusqu’à ce que les chiffres de la déforestation redeviennent encourageants, tout en continuant toutefois de contribuer au Fonds de préservation de la forêt amazonienne.

Bolsonaro a affirmé que son pays n’avait « pas besoin » des subventions allemandes. Le président Brésilien martèle qu’il ne cédera pas à la « psychose environnementale » et que « l’Amazonie est à nous, pas à vous ».

Kelly Donaldson pour DayNewsWorld

L' HOMOPHOBIE  PENALISABLE AU BRESIL

La Cour suprême du Brésil a décidé jeudi de criminaliser l’homophobie: une mesure importante pour les minorités sexuelles d’un des pays qui comptent le plus d'assassinats de personnes LGBT. Selon l’ONG Grupo Gay da Bahia (GGB), qui collecte des statistiques nationales depuis quatre décennies, il y a eu en effet en 2017 au Brésil 387 meurtres et 58 suicides dus à l’homophobie et la transphobie.

La Cour suprême a décrété que l’homophobie était équivalente au délit de racisme. Les actes de racisme sont punissables au Brésil de un à trois ans de prison ou d’amendes. En conséquence de la décision de la Cour suprême, ces peines seront désormais applicables aux actes d’homophobie.

Pour le président brésilien Jair Bolsonaro la Cour suprême aurait outrepassé ses prérogatives en criminalisant l’homophobie. Dans le cadre du travail, un employeur « réfléchira à deux fois » avant d’embaucher un homosexuel par crainte d’être accusé d’homophobie, a déclaré Jair Bolsonaro à l’occasion d’un petit-déjeuner à Brasilia avec des journalistes.

« Il faut un équilibre (à la Cour). Il ne s’agit pas de mélanger la politique et la religion », a-t-il ajouté. La Cour suprême s’est « complètement trompée » car elle « est allée sur le terrain législatif », a ajouté le président, élu grâce au soutien des églises pentecôtistes ultra-conservatrices.

La décision de la Cour suprême a été acquise par huit votes contre trois. Mais, selon Jair Bolsonaro, s’il y avait eu un juge évangélique, il aurait “demandé un délai” pour analyser la question, laissant le vote en suspens.

L’ancien militaire avait en effet déjà mentionné fin mai la possibilité de nommer un juge évangélique à la Cour suprême où deux postes seront vacants avant la fin de son mandat en 2022.

Jenny Chase pour DayNewsWorld

    SOULEVEMENT MILITAIRE MANQUE

    AU VENEZUELA

Le changement au Venezuela est -il «très proche» comme l'affirme lundi 6 mai 2019 Juan Guaido , le chef de file de l’opposition vénézuélienne ?

«Certaines personnes n'ont pas tenu parole. (...) Cela ne signifie pas qu'elles ne le feront pas sous peu», a expliqué Juan Guaido,, au sujet de l'appel lancé le 30 avril près d'une base militaire de Caracas.

L'appel de l'opposant au soulèvement de mardi a fait long feu, quelque 25 militaires ayant demandé asile à l'ambassade du Brésil et l'opposant Leopoldo Lopez à l'ambassade d'Espagne.

Juan Guaido était en effet apparu mardi dernier dans une vidéo tournée aux abords de la base de La Carlota, aux côtés de l’opposant Leopoldo Lopez.

Tout en revendiquant le soutien d’un groupe de soldats entrés en rébellion contre Nicolas Maduro, il avait appelé les forces armées, pilier du système politique et économique au Venezuela, à le rejoindre. L'armée n’a pas suivi cet appel au soulèvement.

Depuis que Juan Guaido s'est proclamé président par intérim le 23 janvier, et qu'il a été reconnu comme tel par une cinquantaine de pays, l'état-major est toujours resté fidèle à Nicolas Maduro.

Cette fois encore, il n'a pas trahi l'héritier d'Hugo Chavez si bien que Nicolas Maduro a pu affirmer que cette « escarmouche putschiste » avait été déjouée et promettre de punir les « traîtres ».

Or les militaires tiennent non seulement le secteur pétrolier, poumon économique du pays, mais aussi plusieurs ministères : ils jouent donc un rôle politique crucial dans le pays.

Pour Juan Guido, malgré le récent coup d'Etat manqué « Il est évident qu’aujourd’hui, le mécontentement est généralisé et les forces armées n’échappent pas à la règle », a expliqué le chef de file de l’opposition, reconnu président par intérim par une cinquantaine de pays, dont les Etats-Unis.

« Des conversations ont lieu (…) avec des responsables civils et militaires qui sont prêts à se placer du côté de notre Constitution» », a assuré le président du Parlement sans spécifier toutefois de quelles personnalités il s'agit. .

Et d'ajouter que le chef de l'Etat, «ne fait même plus confiance à sa garde rapprochée» et sa «faiblesse» devrait «bientôt» mener à un changement de gouvernement.

«Aujourd'hui, nous disons qu'il reste aux forces armées et à certains employés (du secteur public, ndlr) à surmonter leur peur», a ajouté Juan Guaido

«Je suis très optimiste quant au fait que nous sommes très proches du changement au Venezuela», a déclaré l'opposant.

Et d'assurer vouloir mettre en place une «transition démocratique, des élections libres».

Si Juan Guaido a également évoqué l'éventualité d'une «coopération étrangère pour surmonter la crise sans précédent que traverse le Venezuela», il apparaît fort improbable qu'il s 'agisse d'une intervention militaire des Etats Unis.

Jaimie Potts pour DayNewsWorld

VENEZUELA

VERS UNE NOUVELLE GUERRE MONDIALE ?

Le bras de fer entre Nicolas MADURO , le Président Vénézuélien, assuré du soutien de la Chine et de la Turquie et Juan GUAIDO , principal opposant autoproclamé, avec le soutien des Occidentaux , USA en tête, dure depuis maintenant près de 3 mois.

Début mars 2019, une panne d’électricité géante a plongé le pays dans le chaos, alors même que le Venezuela est la première réserve pétrolière de la planète (297 milliards de barils), l’une des raisons du trop plein de convoitises.

Mais le Venezuela a aussi d’importantes réserves aurifères. En décembre 2018, Caracas a donné le feu vert à la Russie pour commencer à extraire l’or du pays.

Coïncidence ?
Des sources autorisées indiquent
que ce serait cette  décision du gouvernement Maduro qui aurait conduit les Etats Unis, le Canada, le Brésil et d’autres encore, comme la France à reconnaitre dans la précipitation, Guaido comme Président officiel du Venezuela, au risque de provoquer une guerre civile dans le pays.

Trop occupés dans la précédente décennie, par les affaires du Moyen Orient, de la Syrie, de l’Iran, de la Libye, les Etats Unis avaient baissé la garde au niveau du continent américain, renonçant ainsi implicitement à l’application de la Doctrine de James Monroe dictée en 1823.

La doctrine de Monroe a caractérisé  la géopolitique étrangère des USA pendant tout le XIXème et le XXème siècle.

Qualifiée de doctrine , mais constituée en fait d’un ensemble de principes définis par le Président américain James Monroe à l’occasion de son message au congrès de décembre 1823, la Doctrine de Monroe interdit toute intervention dans les affaires américaines sur l’ensemble du continent américain, de l’Alaska à la Terre de Feu.

La doctrine de Monroe a été complétée en 1904, par « le corollaire de Roosevelt » qui a justifié depuis, l’interventionnisme US sur le continent américain.

C’est cette doctrine de Monroe qui a justifié toutes les ripostes US sur les zones « menacées, considérées comme son arrière-cour ».

L’affaire de la Baie des Cochons/Cuba (1961) , brillamment gérée par le Président John Fitzgerald Kennedy, a été l’une de ces ripostes.

Comme chacun sait, l’histoire bégaie !

Car ce qui se passe en ce moment au Venezuela commence à ressembler furieusement aux événements survenus en pleine Guerre Froide dans la Baie des Cochons de CUBA.

Le 24 mars 2019, une centaine de militaires et 35 tonnes de matériel ont été débarqués au Venezuela par les Russes.  Un chef cosaque a même avancé qu’il disposait de 400 paramilitaires pour cette opération. Poutine avaient pourtant mis en garde avant d’en arriver là  !

Certes, l’opposition vénézuélienne a immédiatement minimisé l’affaire, prétendant qu’il ne s’agissait que d’une tentative d’intimidation.

Il n’en est rien semble-t-il, au vu de la tournure qu’a pris cet incident depuis.

Démentie par le porte- parole du Kremlin dans un premier temps, l’escalade  militaire n’a en effet pas cessé de monter depuis.

Car la Russie aurait beaucoup à perdre en cas de changement de régime à Caracas.

Deuxième investisseur étranger, la Russie souhaite depuis longtemps renforcer ses liens militaires avec le Venezuela, avec l’intention de disposer à terme d’une base militaire sur l’Ile de l’Orchila, située à 2400 km des cotes de la Floride dans la mer des Caraïbes : une menace stratégique sans précédent pour les Etats Unis….

En décembre 2018, le journal américain «The Drive » a publié des images satellites de l’ile vénézuélienne qui révèlent que des changements ont déjà eu lieu sur l’ile. Par exemple, l’apparition d’une piste d’atterrissage pour des opérations menées avec des bombardiers russes TU-160, capables de transporter des missiles de croisière à tête nucléaire.

Par ailleurs, des exercices conjoints entre la Russie et le Venezuela ont déjà eu lieu, conformément au droit international en suivant les consignes d’utilisation de l’espace aérien : les appareils russes étaient accompagnés de chasseurs norvégiens F-16 ?? Une garantie ??

Pas sûr ! lorsque l’on sait que la Norvège qui vient d’accueillir l’important exercice Trident Junctuer organisé par l’OTAN s’inquiète de plus en plus de l’imprévisibilité de son voisin (200 km de frontière commune) , lequel renforce jour après jour ses capacités militaires dans l’Arctique.

La base militaire de l’ile de l’Orcha devrait à terme permettre aux bombardiers TU-160 russes de ne pas retourner systématiquement en Russie , les ravitaillements pouvant dès lors se faire en vol .

La riposte américaine est montée d’un cran.

L’US Air Force est déjà en train d’effectuer  «son intégration du théâtre de l’entrainement au vol » à partir de la station de la RAF de Londres, ceci dans le but « d’utiliser cette base comme lieu avancé d’opération pour les bombardiers B-52 ».

Simultanément, l’US Air Force a lancé ses bombardiers dans le Pacifique, à partir de la base d’Andersen de l’ile de Guam, ce qui a conduit en réaction à la préparation de deux avions de combat Sukoï SU-27, pour l’interception de bombardiers B-52.

Reprenant très opportunément  les principes de la théorie de Monroe, John Bolton, conseiller à la Sécurité à la Maison Blanche vient de rappeler que tout acte de provocation au Venezuela serait désormais considéré « comme une menace » à la Paix et à la Sécurité Internationale.

De son coté, Donald Trump a déclaré sans ambages que la Russie devait sortir du Venezuela, rapidement …sous peine d’en payer le prix…

Comme on le voit, les tambours de guerre battent de plus en plus fort, ceci notamment depuis que les Etats Unis comme la Russie se sont lancés dans le retrait de leur participation au traité des INF,  signé en 1987 par Gorbatchev et Reagan, suite à la crise des euromissiles,  dans le but de lutter contre la prolifération des armes nucléaires.

La Chine vient d’appeler au calme; mais on sait dans quelle partie de bras de fer le Président Chinois Xi Jinping  est engagée avec Donald Trump  et on sait aussi  qu’elle ne laissera pas les Etats- Unis agresser l’Iran.

Et l’Europe dans tout ça ?

Dans l’état où se trouve actuellement le débat européen, l’Europe qui protège n’est semble- t- il qu’un doux rêve, la France, qui est le seul Etat européen à disposer de l’arme nucléaire (à l’exception de la Grande- Bretagne , qui va certainement basculer dans le Brexit) étant engluée dans un débat sans fin, irréaliste provoqué par les erreurs successives graves d’Emmanuel Macron  depuis son accession à l’Elysée.

En Novembre 2017, le Secrétaire Général de l’OTAN, Jens Stoltenberg, avait appelé, à l’occasion d’une rencontre avec des ministres de l’OTAN  les pays européens à  planifier leurs infrastructures civiles vers les besoins de l’armée . En claquant des talons, l’UE  a promis solennellement de remettre en état ses réseaux de transport y compris ferroviaires pour supporter des transports rapides de blindés et de matériel lourd de type blindés, déléguant les rôles clés aux gouvernements nationaux et au secteur privé (sociétés autoroutières ?).

Vu l’état d’entretien du réseau routier français et des finances publiques de la France … le rendez- vous ne semble pas assuré !

Clara Mitchell pour DayNewsWorld

JUAN GUIDO REVOQUE DE SON POSTE DE PRESIDENT DU PARLEMENT ET DECLARE INELIGIBLE

Juan Guaido s’est autoproclamé président par intérim du pays le 23 janvier et a été reconnu comme tel par une cinquantaine de pays, dont les Etats-Unis.

Deux mois plus tard, le Venezuela reste confronté à la plus grave crise de son histoire avec une économie au ralenti, une monnaie dévaluée et des pénuries.

Le président du Parlement vénézuélien Juan Guaido, également chef de file de l'opposition, a été révoqué jeudi de son poste et ne pourra pas exercer de fonction élective durant 15 ans pour corruption présumée, ont annoncé les autorités vénézuéliennes.

Le Contrôleur général de la République Elvis Amoroso, chargé de veiller à la transparence de l'administration au Venezuela, a décidé « d'interdire l'exercice de toute fonction élective au citoyen (Juan Guaido) pour la durée maximum prévue par la loi », a-t-il déclaré à la télévision d'Etat lors d'une conférence de presse tenue jeudi à Caracas.

Selon Elvis Amoroso, Juan Guaido ne justifie pas, dans ses déclarations de patrimoine, certaines dépenses réalisées au Venezuela et à l'étranger avec des fonds provenant d'autres pays. « Il a réalisé plus de 91 voyages hors du territoire pour un coût supérieur aux 310 millions de bolivars (quelque 94 000 dollars au taux actuel), sans justifier l'origine de ces fonds », a expliqué le Contrôleur.

L'ancien candidat à la présidentielle de 2013 Henrique Capriles avait été sanctionné de la même manière et déclaré inéligible. Conséquense: il n'avait pas pu  se présenter par la suite en 2018.

La rivalité entre les deux « présidents » s'aiguisent : Maduro et son gouvernement ont accusé Juan Guaido et son bras droit, le député Roberto Marrero, arrêté le 21 mars par les services de renseignements, de fomenter des opérations terroristes avec l’argent de l’Etat bloqué par les sanctions américaines.

Alyson Braxton pour Daynewsworld

L'ERREUR DE LA DICTATURE A ETE DE TORTURER SANS TUER

SELON LE PRESIDENT BOLSONARO AU BRESIL

Le président du Brésil Jair Bolsonaro a ordonné, lundi 25 mars, que soit commémoré le 55e anniversaire du coup d'Etat du 31 mars 1964. Coup d'Etat qui avait installé une dictature militaire de 21 ans.

« Notre président a ordonné au ministère de la Défense d'organiser les commémorations qui se doivent liées au 31 mars 1964 », a déclaré à la presse Otávio Régo Barros au palais présidentiel de Planalto.

Jair Bolsonaro, ex-capitaine chez les parachutistes et au gouvernement composé pour moitié de militaires, n'a jamais caché sa nostalgie de l'époque de la dictature. Interrogé sur ce que recouvraient ces célébrations, le porte-parole a répondu :

«Ce que les commandants choisiront dans leurs garnisons, et dans le contexte dans lequel elles doivent être réalisées.»

« Le président ne considère pas le 31 mars 1964 comme un coup d'Etat militaire », a précisé le porte-parole. « Il considère que la société rassemblée, sentant le danger que le pays était en train de vivre », a réussi ce jour-là en unissant « des civils et des militaires, à récupérer le pays et le remettre en marche ».

Sans cela, « aujourd'hui nous aurions ici un type de gouvernement qui ne serait bon pour personne », a-t-il ajouté.

Le militariste Bolsonaro a acquis une partie de sa popularité grâce à son goût immodéré pour l'autorité, multipliant les déclarations polémiques. En juin 2016, il avait affirmé à la radio Jovem Pan :

« l'erreur de la dictature a été de torturer sans tuer ».

Lors de la séance de la Chambre des députés où a été votée en avril 2016 la destitution de la présidente Dilma Rousseff (ex-guérillera torturée par les militaires), Bolsonaro avait dédié son vote au colonel qui était le chef du renseignement sous la dictature, accusé d'au moins six assassinats sous la torture.

« A la mémoire du colonel Carlos Alberto Brilhante Ustra, la terreur de Rousseff (...), je vote oui! ». En 2011, Dilma Rousseff avait interdit à l'armée quelque commémoration que ce soit de la dictature.

Selon la Commission nationale de la vérité, il y eut durant la dictature brésilienne pas moins de 434 assassinats et des centaines de détentions arbitraires et de tortures d'opposants.

A la suite de l'éviction du président Joao Goulart en 1964, cinq généraux se sont succédé jusqu'en 1985 à la tête de la junte avec un parti officiel (Arena) et une opposition muselé (MDB).

Le régime a connu un durcissement en 1968 avec l'interdiction des manifestations, la censure et le jugement des prisonniers politiques par des tribunaux militaires.

Jenny Chase pour DayNewsWorld

DEMISSION DU CARDINAL CHILIEN EZZATI

Le pape a accepté la démission du cardinal Ezzati, accusé d’avoir dissimulé des actes de pédophilie.

Tout comme pour le cardinal Barbarin, des poursuites ont aussi été engagées contre le cardinal Ezzati, pour son silence sur des actes commis depuis les années 1980.

Si la démission du cardinal français a été refusée - au nom de la présomption d’innocence en début de semaine par le pape, celle du cardinal chilien a été validée au cours du week-end.

Le pape François a en effet accepté la démission du cardinal chilien Riccardo Ezzati, a annoncé samedi 23 mars le Vatican, cinq jours après avoir dit non à la demande du cardinal Barbarin.

L’archevêque de Santiago avait, de son côté, présenté cette démission en mai 2018, comme l’ensemble des évêques chiliens, à la suite d’une série de scandales d’agressions sexuelles à l’encontre de mineurs.

Mgr Ezzati, le plus haut dignitaire de l’Eglise catholique dans le pays, avait gardé le silence et était notamment soupçonné d’avoir couvert deux prêtres accusé d’avoir abusé de mineurs.

Il avait également couvert M. Karadima, ancien formateur charismatique de prêtres, qui avait été reconnu coupable en 2011 par un tribunal du Vatican d’avoir commis des actes pédophiles dans les années 1980 et 1990. Il a été contraint de se retirer pour une vie de pénitence.

Le Chili est l’un des pays les plus gravement touchés par le scandale des agressions sexuelles commises par des membres du clergé et de leur gestion par les autorités ecclésiastiques.

En mai 2018 le pape avait convoqué tous les évêques chiliens au Vatican pour trois journées d’introspection, à l’issue desquelles tous les évêques avaient remis leur démission. Depuis, le pape argentin avait accepté sept de ces démissions.

En octobre, François avait accepté, avec réticence, la démission du cardinal américain Donald Wuerl, archevêque de Washington, soupçonné par un jury populaire d’avoir étouffé un vaste scandale d’agressions sexuelles en Pennsylvanie...

Le jugement du pape François ne peut pas résister à la lame de fond soulevée par les scandales de pédophilie au sein de l’Eglise.

Britney Delsey pour DayNewsWorld

VERS UNE SORTIE DE CRISE PACIFIQUE

DE MOINS EN MOINS PROBABLE AU VENEZUELA

Au Venezuela, le bras de fer continue entre le président en titre Nicolas Maduro et son opposant, le président par interim autoproclamé Juan Guaido. La situation devient de plus en plus critique depuis que le pays est frappé par une gigantesque panne d’électricité. Le pays s'enfonce dans une crise profonde.

Depuis ce jeudi 7 mars, le pays est plongé dans le noir, l'activité économique est à l'arrêt et les établissements sont de santé paralysés si bien qu'en moins de 48 heures, quinze personnes souffrant de maladies rénales sont mortes faute de dialyse. La population qui manque de tout est à bout.

Le gouvernement, de plus en plus isolé sur la scène internationale, dénonce des « attaques cybernétiques » des Etats-Unis visant à déstabiliser le pays tandis que l'opposition attribue cette panne à une mauvaise gestion gouvernementale, dans un pays habitué aux coupures de courant bien que jamais de cette ampleur.

Quelle sera l'issue de cette crise ? Qui du président Nicolas Maduro ou de son rival Juan Guaido va remporter la lutte pour le pouvoir ?

Juan Guaido et la transition pacifique ?

Nicolas Maduro ne dispose plus que de 14% d'opinions positives, selon l'institut d'enquête Datanalisis. Les conditions actuelles sont telles qu'une grande partie de la population voit en Juan Guaido une solution pacifique et démocratique. Mais y parviendra-t-il ?

Certes l'opposant a acquis une telle renommée que les autorités n'ont pas pu se permettre de l'arrêter à son retour alors qu'il avait violé la semaine dernière une interdiction de sortie du territoire.

Juan Guaido tentait alors de faire entrer dans le pays des tonnes d'aides humanitaires offertes principalement par les Etats-Unis et bloquées par les forces armées à la frontière colombienne. Mais M. Maduro et son armée ont tenu bon - le chef de l'Etat y voyait une tentative déguisée d'intervention militaire extérieure.

A la suite de cet échec, le parlementaire a aussitôt promis d'intensifier la mobilisation populaire et l'isolement diplomatique du gouvernement Maduro.

« J'annonce une tournée populaire et l'isolement diplomatique du gouvernement Maduro. » « J'annonce une tournée, ma tournée et celle de tous les députés (à travers le pays) pour vous faire venir à Caracas de manière définitive », a-t-il lancé le 9 mars devant des milliers de partisans descendus dans les rues de la capitale.

« Après la fin de cette tournée (...) nous annoncerons la date où tous ensemble nous marcherons sur Caracas », a-t-il ajouté. Il a promis une marche sur la capitale. Il s'est même dit prêt aussi à soutenir la grève des syndicats du secteur public.

A l'armée revient le rôle d'arbitre...

Cette pression accrue a en effet pour seul objectif d'amener le haut commandement de l'armée à lâcher Maduro et, à terme, à faire tomber le régime, ouvrant la voie à une transition pacifique et à des élections. Selon Datanalisis, Nicolas Maduro ne dispose plus que de 14% d'opinions positives, mais il peut toujours compter sur la loyauté de l'armée.

Si 700 militaires et policiers ont déjà rejoint Juan Guaido ces dernières semaines et fait défection en passant les frontières avec le Brésil et la Colombie, aucun officier de haut rang n'est passé de son côté. Or le Venezuela compte environ 365.000 militaires et policiers. Pour convaincre, il faudrait une négociation octroyant « des garanties spécifiques » aux officiers impliqués dans la corruption et les violations des droits de l'homme.

Dans ces conditions,  la transition prendrait plus de temps mais cela accroîtrait la probabilité qu'elle soit non-violente , selon le spécialiste Michael Shifter.

Par contre « Le scénario d'une intervention militaire conduite par les Etats-Unis paraît chaque jour moins probable mais ne peut pas être écarté en fonction de l'évolution de la situation », prévient cet analyste.

Les sanctions américaines - dont l'embargo sur le pétrole - aggravent encore les difficultés de la vie quotidienne de la population. Avant de provoquer éventuellement la chute du gouvernement, elles risquent, « tôt ou tard, d'abîmer l'image de Guaido », prévient Luis Vicente Leon, analyste vénézuélien et directeur de l'institut Datanalisis. M. Maduro parie en un sens sur le « désamour » de M. Guaido qui pourrait survenir à la longue, selon le politologue Luis Salamanca, .

Plus le temps passe et plus une transition démocratique et pacifique pour sortir le pays de la crise semble s'éloigner.

Joanne Courbet pour DayNewsWorld

RETOUR RISQUE POUR JUAN GUAIDO

PRESIDENT PAR INTERIM AU VENEZUELA

L'opposant Juan Guaido a annoncé son retour à Caracas pour lundi après une tournée en Amérique du Sud.

Il a également appelé ses partisans à manifester et a mis en garde le régime de Nicolas Maduro contre la tentation de « l'enlever » à son arrivée.

Juan Guaido qui a annoncé son retour à Caracas lundi, après une tournée en Colombie, au Brésil, au Paraguay, en Argentine et en Equateur, a mis en garde le régime de Nicolas Maduro contre la tentation de « l'enlever » à son arrivée.

« Essayer de m'enlever serait sans aucun doute une des dernières erreurs qu'il commettrait » .

Ayant bravé l'interdiction de sortie de territoire, le chef de l’opposition, reconnu président par intérim par une cinquantaine de pays, a annoncé son retour, lundi 4 mars à Caracas.

Il a déclaré au côté de son épouse Fabiana, devant un drapeau vénézuélien qu'il rentrait au Vénézuela.

« J’annonce mon retour au pays. J’appelle le peuple vénézuélien à se rassembler dans tout le pays demain à 11 heures », écrit Juan Guaido.

Il demande à ses partisans de suivre « avec attention les comptes vérifiés » sur les réseaux sociaux pour s’informer des lieux de rassemblement.

« Demain nous avons un défi historique » à relever :

« Nous retournons au pays, à nos fonctions. Et bien sûr qu’il y a un risque », a-t-il déclaré.

« Les forces armées doivent assumer leurs responsabilités historiques », a-t-il poursuivi en évoquant les centaines – « 700 » selon lui – membres des forces de l’ordre qui ont fait défection depuis le 23 février pour « se ranger du côté de la Constitution ».

Juan Guaido avait quitté clandestinement le Venezuela il y a une dizaine de jours pour gagner la Colombie afin d’assister à un méga concert à la frontière et tenter de faire entrer des cargaisons d’aide humanitaire dans le pays – sans succès. Appliquer

Il avait pour cela bravé une interdiction de quitter le territoire national.

Le président Maduro a fait savoir, de son côté, qu’en tant que chef du Parlement, son rival  devait  « respecter la loi » et que, s’il rentrait au pays, il devrait « rendre des comptes à la justice ».

En effet M. Guaido fait l’objet d’une enquête pour « usurpation » de pouvoir étant à ce titre interdit de sortie du territoire.

Le président Nicolas Maduro, confronté au retour de Juan Guido, se trouve face à un défi :

Doit-il l' arrêter ou le laisser entrer sans encombre ?

Le gouvernement américain a prévenu que, s’il arrivait quelque chose à M. Guaido, « il y aurait des conséquences ».

Joanne Courbet pour DayNewsWorld

BATAILLE AUTOUR DE L'AIDE HUMANITAIRE

AU VENEZUELA

Alors qu'une grande partie des Vénézuéliens manque de tout, le bras de fer entre l'armée vénézuélienne, fidèle au président Maduro, et le président autoproclamé Juan Guaido se poursuit.

Les militaires sont déterminée à empêcher l'entrée de milliers d'opposants emmenés par Juan Guaido pour apporter de l'aide humanitaire dans le pays. Ils affirment défendre «l'intégrité territoriale» du Venezuela.

En effet , à l'appel de Juan Guaido, reconnu président par intérim par une cinquantaine de pays, quelque 700.000 volontaires, selon l'opposition, ont l'intention de se rendre à bord d'autocars le 23 février aux postes-frontières. Objectif affiché : prendre livraison de l'aide humanitaire envoyée par les États-Unis et le Brésil.

Samedi, le Brésil va également mettre à disposition de l'aide humanitaire à Boa Vista et Pacaraima (nord) «en coopération avec les États-Unis». Plusieurs dizaines de tonnes de vivres et de médicaments envoyées par les États-Unis sont stockées à Cucuta où les présidents colombien Ivan Duque et chilien Sebastian Piñera ont prévu de se rendre vendredi pour afficher leur soutien à l'opération. Des aliments et médicaments seront disponibles pour être collectés «par le gouvernement (autoproclamé) de Juan Guaido, par des camions vénézuéliens conduits par des Vénézuéliens», a précisé le porte-parole de la présidence brésilienne, Otavio Régo Barros.

Blocus militaire.

«Les présidents à la botte des Yankees comme ceux de Colombie et du Chili, qui encouragent la provocation et la violence contre le Venezuela, sont en train d'appeler à prendre d'assaut la frontière du Venezuela samedi prochain», a réagi Nicolas Maduro.

Mais les frontières resteront fermées, a averti le ministre de la Défense. «L'armée restera déployée et en alerte le long des frontières pour empêcher toute violation de l'intégrité du territoire», a averti le ministre de la Défense, Vladimir Padrino , à la tête d'une armée qui a réaffirmé mardi sa «loyauté sans faille» envers Nicolas Maduro. Et ce malgré le tweet envoyé par Juan Guaido mardi à chacun des chefs militaires des régions frontalières: «Le 23 février, vous devez choisir entre servir Maduro et servir la Patrie», leur a-t-il écrit. Malgré l'appel du président américain à l’armée vénézuélienne de rallier Juan Guaido et de laisser entrer l’aide humanitaire.« Vous ne trouverez pas de port sûr, pas d’échappatoire et pas d’issue. Vous allez tout perdre », a-t-il déclaré le 18 février devant la communauté vénézuélienne et cubaine de Miami.

« Les yeux de monde entier sont braqués sur vous aujourd’hui », a averti Donald Trump.

De son côté, Nicolas Maduro a annoncé l'acheminement mercredi de 300 tonnes de médicaments achetés à la Russie, alliée de Caracas, en plus des 933 tonnes achetées récemment à la Chine, la Russie et Cuba.

Vendredi, un concert avec des artistes internationaux aura lieu à Cúcuta, organisé par le milliardaire britannique Richard Branson afin de recueillir des dons. Le pouvoir chaviste a répliqué en annonçant l’organisation au même moment, du côté vénézuélien, d’un autre concert « pour dénoncer l’agression brutale à laquelle on tente de soumettre le peuple vénézuélien ». Qualifiant Juan Guaido de «clown qui dit être président par intérim», Nicolas Maduro l'a mis au défi de «convoquer des élections» pour «renverser la situation avec le vote du peuple».

Préférant « une transition pacifique », Donald Trump a néanmoins répété que « toutes les options » étaient sur la table pour faire partir Maduro et mettre fin à la crise humanitaire qui a poussé à l’exil plus de 2,3 millions de personnes, selon l’ONU.

Joanne Courbet pour DayNewsWorld

INQUIETANTE CRISE POLITIQUE AU VENEZUELA

Plus d'une semaine après l'autoproclamation du président du Parlement, Juan Guaido, comme « président par intérim », la crise persiste au Venezuela aggravant le risque de troubles civils.

Alors que le président élu, Nicolas Maduro, a proposé des élections législatives anticipées pour sortir de la crise, Juan Guido ,lui, appelle à une nouvelle élection présidentielle, estimant la précédente irrégulière.

Mercredi, des milliers de Vénézuéliens ont manifesté à l'appel de Juan Guido pour convaincre l'armée de rejoindre l'opposition tandis que le dirigeant chaviste qui supervisait des manœuvres militaires à Caracas, a exhorté l'armée à l'unité face aux appels à la rébellion des Etats-Unis et du président autoproclamé.

«Vous voulez que gouverne une marionnette des ‘gringos' au Venezuela?», a lancé M.Maduro ensuite dans un meeting face à des jeunes Vénézuéliens.

Face au duel entre les deux présidents la communauté internationale se montre divisée.

La communauté internationale divisée

L’opposant Juan Guido est en effet soutenu par les Etats-Unis, les premiers à l'avoir reconnu comme président par intérim. Les deux hommes, qui se sont entretenus par téléphone avant la mobilisation de mercredi, se sont mis « d’accord pour rester en contact régulier afin de soutenir le retour vers la stabilité du Venezuela ». « Le combat pour la liberté a commencé ! », a tweeté, dans la foulée, le locataire de la Maison Blanche. Treize autres pays, menés par les États-Unis, reconnaissent également officiellement Guaido.

Emboîtant le pas, notamment, aux Etats-Unis, les députés du Parlement européen ont voté jeudi 31 janvier une résolution reconnaissant l'opposant vénézuélien Juan Guaido «président par intérim légitime» de son pays et appelant tous les pays de l'UE à faire de même.

Les eurodéputés ont également apporté leur «soutien entier à l'égard [du] programme» du président de l'Assemblée nationale et président par intérim autoproclamé, Juan Guaido.

De son côté Nicolas Maduro, fort du soutien de l'armée, est soutenu et reconnu par une écrasante majorité des 193 États membres de l'ONU, notamment la Russie et la Chine, membres permanents du Conseil de sécurité, qui dénoncent une ingérence américaine.

L'asphyxie de l'économie vénézuélienne

Alors que le Venezuela , autrefois le plus riche d'Amérique latine, a sombré économiquement et que ses habitants souffrent de graves pénuries d'aliments et de médicaments, les Etats-Unis accentuent leur pressions économiques en sanctionnant le groupe pétrolier PDVSA, source de 96% des revenus de l'État vénézuélien( gel des avoirs à l'étranger et interdiction de tout commerce avec des entités). Dans le même temps, les États-Unis ont donné à Juan Guaido le contrôle des comptes bancaires du Venezuela sur le sol américain.

De plus la Banque d'Angleterre en possession d'une partie des réserves vénézuéliennes en or, a refusé de restituer 1,05 milliard d'euros de lingots à Caracas tandis que, selon des rumeurs, un avion russe, arrivé à vide à Caracas, devrait repartir du pays, probablement vers la Russie, avec 20 tonnes d'or, soit 730 millions d'euros et 20% des fonds en or détenus par le Venezuela...

Alors que les neuf jours de mobilisations se sont déjà soldés par une quarantaine de morts et plus de 850 arrestations , selon les chiffres de l’Organisation des Nations unies, que des journalistes étrangers ont été arrêtés, de nouvelles manifestations des deux camps politiques sont prévues samedi.

Joanne Courbet pour DayNewsWorld

DEUX PRESIDENTS A LA TETE DU VENEZUELA

Le président du Parlement, tenu par l'opposition, Juan Guaido, s'est autoproclamé mercredi «président par intérim» du pays d'Amérique latine. Les États-Unis et leurs alliés l'ont reconnu, mais le président Nicolas Maduro, ainsi que d'autres pays, dénoncent un coup d'État organisé par Washington.


Une succession d'événements politiques

Les événements se sont précipités dans ce pays miné par l'hyperinflation, les pénuries alimentaires, dépendant de sa rente pétrolière et soumis à de lourdes sanctions.

Nicolas Maduro, poids lourd du régime chaviste, a été réélu en mai 2018 avec 68%.

Le président élu a prêté serment le 10 janvier 2019 pour ce nouveau mandat. Mais l'opposition a contesté le scrutin, dénonçant des irrégularités et des pressions sur les électeurs si bien que l'Assemblée nationale, avec à sa tête Juan Guaido, a déclaré illégitime ce nouveau mandat dès le 5 janvier.

Et mercredi 23 janvier le président du Parlement vénézuélien Juan Guaido s'est autoproclamé «président» par intérim.

«Je jure d'assumer formellement les compétences de l'exécutif national comme président en exercice du Venezuela pour parvenir (...) à un gouvernement de transition et obtenir des élections libres», a lancé mercredi Juan Guaido devant des dizaines de milliers de partisans réunis à Caracas .

C'est la crise politique la plus aiguë de l'histoire récente du Venezula. Cette situation politique inédite provoque des heurts violents entre opposants et partisans du régime de Nicolas Maduro,

Juan Guaido, président autoproclamé, soutenu par les États-Unis et ses alliés dans la région.

Après l'auto-proclamation du président du parlement vénézuélien de nombreux pays l'ont reconnu comme président par intérim du Venezuela. Ainsi Donald Trump a immédiatement annoncé dans un communiqué qu'il reconnaissait officiellement Juan Guaido comme «président par intérim du Venezuela».

« Aujourd’hui, je reconnais officiellement le président de l’Assemblée nationale vénézuélienne, Juan Guaido, comme président par intérim du Venezuela », a-t-il indiqué. Jugeant que l’Assemblée nationale était « la seule branche légitime du gouvernement », M. Trump rappelle que cette dernière a déclaré le président Nicolas Maduro « illégitime ».

« Le peuple du Venezuela a courageusement parlé contre Maduro et son régime et exigé la liberté et l’Etat de droit. Je continuerai à utiliser toute la puissance économique et diplomatique des Etats-Unis pour faire pression en faveur du rétablissement de la démocratie vénézuélienne. » , a affirmé le locataire d la Maison Blanche.

Le Canada, la Colombie et le Brésil, alliés de Washington dans la région, ont emboîté le pas, ainsi que l'Argentine, le Chili, le Paraguay et le secrétaire général de l'Organisation des États américains (OEA), Luis Almagro.

Nicolas Maduros, président élu, soutenu notamment par la Chine et la Russie

De son côté, le pouvoir chaviste a dénoncé «une tentative de coup d'État fasciste» fomenté depuis les États-Unis.

A l'intérieur, le président Maduro peut compter sur le soutien de l'armée vénézuélienne.

« Nous, soldats de la patrie, nous n'acceptons pas un président imposé à l'ombre d'intérêts obscurs ni autoproclamé en marge de la loi.

L'armée défend notre Constitution et est garante de la souveraineté nationale", a écrit le ministre de la Défense sur Twitter.

A l'extérieur la Chine et la Russie, tous deux membres permanents du Conseil de sécurité de l'ONU, lui ont apporté leur soutien.

«Une ingérence étrangère destructrice, en particulier dans la situation actuelle extrêmement tendue, est inacceptable (...)

C'est une voie directe vers l'arbitraire et le bain de sang » a déclaré le ministère russe des Affaires étrangères.

Cuba, dirigé par le président Miguel Díaz-Canel , le Mexique du président de gauche Andrés Manuel Lopez Obrador la Bolivie du socialiste Evo Morales ont également apporté leur soutien au président chaviste.

En cette date historique qui commémore les 61 ans de la chute de la dictature de Marcos Perez Jimenez, le 23 janvier 1958, opposants et partisans du président socialiste souhaitent compter leurs forces. Des heurts violents ont éclaté provoquant sept morts.

Donald Trump a assuré que «toutes les options» étaient sur la table si Nicolas Maduro recourrait à la force contre les manifestations d'opposants .

Alize Marion pour DayNewsWorld

66 MORTS ET 71 BLESSES DANS L'INCENDIE

D'UN OLEODUC AU MEXIQUE

Au moins 66 personnes ont été tuées et 71 blessées par brûlures, dans l’incendie d’un oléoduc qui présentait une fuite où des habitants venaient voler du carburant, dans l’est du Mexique, ont annoncé vendredi les autorités, en pleine offensive du gouvernement mexicain contre les vols de carburant.

L’incendie s’est produit dans la localité de Tlahuelilpan dans l'Etat de Hidalgo, à environ 100 km au nord de Mexico. Quelques heures auparavant la fuite de l'oléoduc avait attiré des dizaines d’habitants de cette localité venus récupérer du carburant munis de seaux et jerrycans.

« Je déplore beaucoup la grave situation dont souffre Tlahuelilpan à cause de l'explosion d'un oléoduc », a réagi sur Twitter le président mexicain Andrés Manuel Lopez Obrador. « J'appelle tout le gouvernement à venir en aide aux gens sur place », a-t-il ajouté.

Des unités de lutte contre les incendies ainsi que des ambulances de la compagnie pétrolière étatique Pemex ont été dépêchées sur les lieux pour secourir les victimes, a précisé le gouverneur de l’Etat de Hidalgo où se trouve Tlahuelilpan, Omar Fayad.

Prélèvement clandestin et manque à gagner de 3 milliards de dollars.

« On sait que c'était un prélèvement clandestin et que les autorités compétentes s'en occupaient déjà », a indiqué le gouverneur de l'Etat de Hidalgo. Plus de 10 000 siphonnages ont été enregistrés cette même année sur les canalisations de la compagnie pétrolière Pemex, selon des chiffres officiels. Un délit qui a causé une perte de quelque 3 milliards de dollars (2,64 milliards d'euros) en 2017 et 2018 à l'Etat mexicain, selon des chiffres officiels.

C'est pourquoi le gouvernement du nouveau président Andrés Manuel Lopez Obrador met en œuvre une stratégie nationale contre le vol de carburant.

En effet certains gangs criminels ou de simples familles pratiquent ces prélèvements illégaux pour les revendre ensuite au marché noir, notamment dans l'Etat de Puebla (centre), épicentre du phénomène connu sous le nom de « Huachicol ». Autour de cette pratique illégale s'est même développée une culture locale avec chansons populaires et figures religieuses portant un bidon et un tuyau en plastique. Des stations-service officielles distribuent même du carburant volé.

Le gouvernement, prenant le taureau par les cornes, a fermé plusieurs oléoducs acheminant le carburant pour stopper ces vols. Cette stratégie a provoqué une pénurie de carburant dans une dizaine d'Etats du pays, dont la capitale.

Le président André Manuel Lopez Obrador, qui a pris ses fonctions le 1er décembre, a exhorté les Mexicains à faire preuve de patience devant cette situation chaotique.

Selon les autorités, les gangs bénéficient de complicités au sein de l'entreprise nationale si bien que l'ancien chef de la sécurité de société fait actuellement l'objet d'une enquête pour vol de carburant.

Alyson Braxton pour DayNewsWorld

LE LAC DE TITICACA N’A PLUS

SA SPLENDEUR D’ANTAN

Le Lac de Titicaca est exposé à un grave problème, car il est le réceptacle de tous les polluants qui sont produits dans ses alentours, surtout du coté de l’Altiplano.

C’est par ce cri d’alarme que Juan Jose Ocola, responsable de l’autorité binationale (Bolivie/Pérou) qui gère l’environnement vient d’alerter la communauté internationale, car quelques 1,6 millions de personnes vivent dans cette région où se trouvent les villes de Puno et Juliaca coté Pérou et El Alto , coté Bolivie.

Le Lac de Titicaca s’étend sur 8300 km2 (la superficie de la Corse environ) à cheval entre le Pérou et la Bolivie. Situé à près de 4000 m de d’altitude, il est considéré comme la plus grande réserve d’eau douce de l’Amérique du Sud. C’est l’une des merveilles du Monde. Mais cette merveille a été en quelques années complètement contaminée.

Les raisons de cette pollution galopante sont multiples. Elle est causée tout d’abord par les déchets abandonnés par les quelques 750 000 touristes qui fréquentent annuellement cette région de l’Amérique du Sud.

Le Lac de Titicaca attire, car il fait rêver avec ses eaux bleues d’azur et le romantisme qu’inspirent les civilisations précolombiennes sur lesquelles on apprend chaque jour plus de détails grâce aux nombreuses et récentes découvertes archéologiques.

Mais les touristes ne sont pas les seuls responsables. Ajoutés aux gestes inciviques des touristes, il y a les rejets toxiques produits par les villes alentours. Toutes les eaux usées des quartiers résidentiels et des industries finissent dans le lac sans être traitées.

Les polluants favorisent le développement d’une algue verte nocive pour la biodiversité dont les animaux, dont les poissons en particulier indispensables aux pécheurs qui en dépendent économiquement.

Les animaux domestiques sont également concernés dont notamment les vaches et les moutons, (mais le bétail en général) qui meurent de diarrhées après avoir mangé la « tortora » une herbe du bord du lac.

Les conséquences sur la santé des hommes sont dramatiques. On constate aux alentours du lac une mortalité infantile importante et des problèmes de santé en proportion élevée.

Le Pérou et la Bolivie ont prévu d’investir 500 millions de dollars pour construire plusieurs stations de traitement des eaux usées ; 400 millions de dollars par le Pérou tandis que la Bolivie a décidé simultanément d’affecter 77 millions de dollars.

En attendant, se sont les habitants ou plutôt les habitantes qui,à mains nues ou quasiment nues (elles sont quand même équipées de gants en latex, mais elles ne portent pas de masque ?) ramassent périodiquement plastiques, papiers, bouteilles jetables, couches de bébés, médicaments et tous types de détritus.

Les plus actives appartiennent à l’ethnie Aymaras. En costume local, sous le soleil brûlant elles ramassent les déchets qu’elles entassent dans des sacs poubelle bleu ciel biodégradable. Leurs jupes multicolores et leurs chapeaux melon noirs en feutre se détachent sur le paysage d’un site somptueux ou l’ethnie aymaras vit depuis des siècles.

Certaines de ces indigènes ont même été formées à la mesure du PH du lac !

Jour après jour, le lac étouffe sous la pollution. Dans le labyrinthe végétal de la tortora qui l’a envahi (la tortora ressemble à un roseau, c’est la plante emblématique du lac) il est devenu presque impossible à un bateau à moteur de naviguer, le niveau de l’eau ayant de surcroit baissé de près de 70 cm au cours de ces dernières décennies.

L’odeur qui règne et qui vient de l’hydrogène sulfuré, libéré par la décomposition des sédiments charriés par les eaux est irrespirable.

Il détruit lui aussi l’écosystème car il est chargé de neurotoxiques et prive la faune et la flore d’oxygène.

Il y a urgence à agir ; le premier acte, long et difficile doit passer par l’identification des constructions d’infrastructures à réaliser.

La Banque Interaméricaine de développement (BID) a déjà prêté 77 millions de dollars. L’Union Européenne vient d’accorder 8 millions de subventions. La France, en très mauvais état financièrement s’est engagée à prêter 115 millions de dollars.

Il va falloir faire vite car le Nord de l’Altiplano, très peuplé, est le seul secteur  vivable de la région, le Sud étant couvert par le désert Lipez.

Les risques d’exode et de migrations écologiques menacent.

Clara Mitchell pour DayNewsWorld

PROCES HORS-NORME

DU BARON DE LA DROGUE MEXICAIN EL CHAPO

C’est un procès hors du commun qui s’ouvre ce lundi à New York : celui de Joachim Guzman . Extradé aux États-Unis le 19 janvier 2017, le Mexicain de 61 ans a dirigé pendant 25 ans l'un des cartels les plus puissants au monde.

Une sorte d’épilogue judiciaire pour ce grand spécialiste de l’évasion qui ont alimenté sa légende et lui ont valu une notoriété internationale,.

En 2016 a lieu la dernière arrestation de ce sexagénaire à l’ego démesuré dans une villa à Los Mochis, sur la côte pacifique, dans son fief de Sinaloa . Extradé vers les Etats-Unis le 19 janvier 2017 dans une prison de Manhattan, «El Chapo» n'est plus que l'ombre de lui-même: isolé dans sa cellule 23 heures sur 24, après deux évasions au Mexique, seuls ses avocats et ses jumelles de sept ans peuvent lui rendre visite. Même sa femme Emma Coronel, une reine de beauté de 32 ans sa cadette, est interdite de visite.

Voilà le baron de la drogue le plus puissant au monde qui lors des audiences préparatoires à son procès, ne pouvait parler qu'à ses avocats. Dans ses rares déclarations publiques, il n'a fait que se plaindre. «Je souffre tous les jours de maux de tête. Je vomis presque quotidiennement. Deux molaires qu'on ne m'a pas soignées me font beaucoup quotidiennement. Deux molaires qu'on ne m'a pas soignées me font beaucoup souffrir», écrivait-il en février dans une lettre au juge chargé de son dossier, Brian Cogan. «Je vis un calvaire 24 heures sur 24.»

Celui appelé aussi «Le Courtaud», un surnom dû à sa petite taille, environ 1,67 m, est jugé pour avoir dirigé pendant 25 ans le plus puissant cartel de drogue au monde. Les procureurs assurent aussi pouvoir démontrer qu'il a commandité au moins 37 assassinats. Ils affirment aussi avoir une montagne de preuves de sa culpabilité aux onze inculpations, quelque 300.000 pages de documents, 117.000 enregistrements audio et quantité de photos et vidéos. Beaucoup de documents restent confidentiels tout comme la liste des anciens associés, employés ou rivaux de Joaquin Guzman appelés à témoigner. Certains bénéficient de la protection du gouvernement américain, sous de nouvelles identités. D’autres sont détenus dans des prisons spéciales pour empêcher toutes représailles.

Le cartel de Sinaloa dirigé par Joaquin Guzman a expédié aux Etats-Unis plus de 154 tonnes de cocaïne ainsi que d’énormes quantités d’héroïne, de méthamphétamines et de marijuana, pour une valeur estimée à 14 milliards de dollars. A en croire les procureurs américains, « El Chapo » est le plus puissant narcotrafiquant depuis le Colombien Pablo Escobar, mort en 1993. S’il est condamné, il risque la prison à perpétuité.

La chute est rude pour celui qui dirigea 25 ans durant l'un des cartels les plus puissants de la planète, ancien héros de la culture narco et des «narcocorridos», ces ballades mexicaines qui racontent les chefs de cartels.

Né le 4 avril 1957 dans une famille pauvre d'un village des montagnes de Sinaloa, au nord-ouest du Mexique, Joaquin Guzman travaille dès l'enfance en vendant oranges, bonbons et boissons.

Comme il le raconte à l'acteur Sean Penn lors d'un entretien en octobre 2015 censé rester secret mais qui contribuera à son arrestation, il se met, adolescent, à cultiver marijuana et pavot, faute d'alternatives. «La seule façon d'avoir de l'argent, d'acheter de la nourriture, de survivre, était de faire pousser le pavot à opium, la marijuana, alors à cet âge, j'ai commencé à en cultiver et à en vendre», confiera-t-il à l'acteur américain.

Le chef du cartel de Guadalajara Miguel Angel Felix Gallardo, surnommé «le parrain» des cartels mexicains modernes le recrute. Après l'arrestation de Gallardo en 1989, Guzman fonde avec trois associés le cartel de Sinaloa, en quelques années devenant un empire aux ramifications européennes et asiatiques. «Je fournis plus d'héroïne, de méthamphétamine, cocaïne et marijuana que n'importe qui dans le monde. J'ai des flottes de sous-marins, d'avions, de camions et de bateaux», se vantait-il dans l'interview à Sean Penn, publiée dans le magazine Rolling Stone.

Sa fortune le place sur la liste du magazine Forbes des hommes les plus riches du monde, avant d'en sortir en 2013 en raison des dépenses nécessaires à sa protection.

Au moins deux de ses fils sont accusés par les autorités américaines de jouer un rôle «important» dans son cartel. Un autre fils, Edgar, a été abattu en 2008.

Robin des Bois aidant les pauvres et ridiculisant les puissants, El Chapo a aussi mené une lutte ultra-violente contre ses rivaux, une guerre entre cartels qui ravage aujourd'hui encore le Mexique.

La sélection du jury doit commencer dès ce lundi, à huis clos, une mesure réservée aux criminels les plus dangereux.

Joanne Courbet pour DayNewsWorld

 

L'EXTREME-DROITE A GAGNE LES ELECTIONS

AU BRESIL

Le « tournant à gauche » de l’Amérique latine a bel et bien vécu. Après l’élection de Sebastian Pinera au Chili, de Mauricio Macri en Argentine ou d’Ivan Duque en Colombie, c'est au tour de Jair Bolsonaro d'obtenir une victoire écrasante à l'élection au Brésil avec une très large majorité (55,1 % des voix) devant le candidat de gauche Fernando Haddad (45 %). Jair Bolsonaro prendra ses fonctions le 1er janvier 2019 dans un Brésil extrêmement polarisé à l’issue d’une campagne tendue .

Dans un pays miné par une violence record, le marasme économique, une corruption endémique et une crise de confiance aiguë dans la classe politique, Jair Bolsonaro a réussi à s’imposer. Avec ses orientations radicales d' ultraconservateur sur les mœurs et de néolibéral sur le front économique, Bolsonaro est le produit de la crise économique.

A 63 ans, Jair Bolsonaro est, de loin, le chef d’Etat de droite élu le plus extrémiste de l’histoire récente d’Amérique latine. Il va succéder, pour quatre ans, au conservateur Michel Temer, qui se retire sur un taux d’impopularité historique après avoir mené une politique d'austérité « Je viens de féliciter le président élu Jair Bolsonaro, j’ai pu percevoir son enthousiasme, non seulement quand il m’a parlé, mais aussi lorsqu’il a fait ses déclarations en faveur de l’unité du pays, de la pacification du pays, de l’harmonie du pays », a déclaré M. Temer depuis sa résidence officielle à Brasilia.

« Nous allons changer ensemble le destin du Brésil », a déclaré dimanche soir le président élu , Jair Bolsonaro, dans son premier discours, sur Facebook, après l’annonce de sa victoire « Nous ne pouvons plus continuer à flirter avec le socialisme, le communisme, le populisme de gauche », a-t-il ajouté.

Il a promis également aux Brésiliens que son gouvernement « défendra la Constitution, la démocratie, la liberté », dans son discours télévisé alors qu'en campagne électorale son Brésil devait être selon lui, nettoyé et purifié des « délinquants » et des « rouges ». L’ancien capitaine a souhaité dimanche après sa victoire un Brésil qui soit « une grande Nation, pour nous tous »,alors qu'en campagne électoral il avait dit vouloir gouverner « pour la majorité, pas pour la minorité ».Exit les Noirs, les femmes, les membres de la communauté LGBT, mais aussi les militants de gauche, les Indiens, les membres du mouvement paysan des sans-terre (MST) et d’ONG...

Jair Bolsonaro a promis de ramener l'ordre profitant de l'effondrement des partis traditionnels, minés par la corruption et l'exaspération des Brésiliens.

Mais toute sa capacité à gouverner dépendra désormais de la manière dont il s’y prendra pour rassembler autour de lui une majorité solide au Parlement. En cas de minorité, il présidera par décret...

Alyson Braxton pour DayNewsWorld

 

L'EXTREME DROITE DE BOLSONARO EN TETE

AU PREMIER TOUR DES PRESIDENTIELLES

OU UNE CRISE DE LA DEMOCRATIE AU BRESIL

C'est le candidat Jair Bolsonaro de l’extrême droite qui se trouve largement en tête au premier tour de la présidentielle avec 46,06 % des voix. Jair Bolsonaro a affirmé, dans la foulée des résultats, être « certain » qu’il aurait été élu s'il n'y avait pas eu des « problèmes avec les urnes électroniques ».

« Je suis certain que si ça n’avait pas eu lieu, nous aurions eu dès ce soir le nom du président de la République », a-t-il déclaré dans une vidéo publiée sur les réseaux sociaux.

Mais la bataille reste incertaine. Mais le candidat d'extrême-droite, malgré son triomphe, devra affronter lors du second tour le 28 octobre Fernando Haddad (29,24 %) du Parti des Travailleurs(PT), n'ayant pas réussi le coup de force d’une élection dès le premier tour.

Jair Bolsonaro a capitalisé dans les urnes sur la colère des Brésiliens contre la corruption de la classe politique et l’insécurité.

Il a notamment promis d’assouplir la législation sur le contrôle des armes à feu afin que ses concitoyens puissent s’armer contre les criminels. Il a lui-même été victime d'une blessure à l’arme blanche en septembre. A l'inverse le PT est, lui, impliqué dans un vaste scandale de corruption qui a conduit Lula en prison et amené à la destitution Dilma Rousseff pour avoir maquillé les comptes publics.

La droite brésilienne, le PSDB de Geraldo Alckmin ou le candidat du président sortant, Henrique Mereilles, connaissent une vraie désaffection.

Ancien officier âgé de 63 ans Bolsonaro a donc réussi à convaincre de nombreux Brésiliens de voter pour lui grâce à ses positions très dures contre l’insécurité à sa carrière dans l'armée exempte de toute accusation de corruption.

Il incarne également une vision conservatrice de la famille, du droit des minorités et de religion ainsi qu’un libéralisme économique qui a séduit bon nombre de Brésiliens.

Sur son compte Facebook, il a annoncé, dans la soirée qu’il allait « unir le peuple », qu’« unis, les Brésiliens deviendront une grande nation » et que « personne n’avait le potentiel qu’ils avaient ».

Pourtant une grande partie de l’électorat refuse de lui accorder son vote en raison de propos homophobes ou misogynes qui ont conduit des femmes à descendre dans la rue. Nombre de Brésiliens s’inquiètent aussi de l’impact sur la démocratie d'une telle élection.

Tout n'est pas gagné pour le candidat d'extrême-droite face à Fernando Haddad, ancien ministre de l’éducation , qui n’a cependant pas réussi à créer le front républicain contre Bolsonaro à ce premier tour. Les électeurs du centre seront l’objet de toutes les convoitises.

Le candidat de centre gauche, Ciro Gomes et l'écologiste Marina Silva se sont déjà rangés du côté du PT. Le centre droit, convoité par les deux camps, n'a pas encore pris position...

Quoiqu’il en soit le Brésil a rarement été aussi divisé lors d'une élection, durant laquelle les 147 millions d’électeurs devaient aussi désigner les députés de la chambre basse du Congrès et renouveler les deux tiers des 81 sièges du Sénat.

Mais tous les Brésiliens ont exprimé l'espoir que ce scrutin apporte le « changement » dans un pays rongé par une crise économique et politique aiguë, une violence endémique et d'innombrables scandales de corruption.

Le duel du 28 octobre s’annonce particulièrement imprévisible et témoigne «d'une crise démocratique très profonde » selon Christophe Ventura, chercheur à l'IRIS. .

Joanne Courbet pour DayNewsWorld

 

LES FEMMES UNIES CONTRE BOLSONARO

CANDIDAT D'EXREME-DROITE AU BRESIL

« Dans l’histoire récente du pays sud-américain, on ne trouve pas la trace d’une mobilisation aussi importante liée aux femmes », indique Ligia Fabris Campos, professeure de droit à la Fondation Getulio Vargas.

Ce samedi, dans les rues du Brésil des milliers de femmes sont venues manifester contre le candidat d'extrême droite à la présidentielle Jair Bolsonaro. Au cri de «Non, pas lui!», les Brésiliennes ont descendues dans les rues des grandes villes brésiliennes, samedi, pour exprimer leur opposition à Jair Bolsonaro, député d’extrême droite.

Les plus grandes manifestations se sont déroulées dans les métropoles de Rio de Janeiro, Sao Paulo et Brasilia. Au total 62 villes ont été touchées par ce mouvement à huit jours du premier tour.

Le candidat à la présidentielle du 7 octobre prochain n’a eu de cesse tout au long de sa campagne de multiplier les invectives misogynes.

C'est au cri de « Non, pas lui ! », que des dizaines de milliers de Brésiliennes entendaient marquer leur farouche opposition au candidat d’extrême droite à la présidentielle Jair Bolsonaro, pourtant favori dans les sondages.

Jair Bolsonaro, député de 63 ans, caracole en tête des intentions de vote du premier tour de la présidentielle du 7 octobre. Il est sorti samedi matin de l’hôpital où il avait été admis début septembre, après avoir été poignardé lors d’un bain de foule, a annoncé l’établissement.

L’ancien capitaine de l’armée est réputé misogyne, homophobe et raciste. Il a déclaré sans ambages à une députée qu’elle ne « méritait pas » qu’il la viole, déploré également la longueur des congés maternité. Le général Hamilton Mourao, vice-président sur sa liste, a déclaré que les familles monoparentales sans figure paternelle étaient des « fabriques à individus non intégrés qui ont tendance à grossir les rangs des narcotrafiquants ».

A peine sorti Jair Bolsonaro a lancé une nouvelle polémique en menaçant de ne pas reconnaître le résultat des élections s’il n’était pas élu. « De ce que je vois dans la rue, je n’accepte (rai) pas un résultat aux élections qui soit différent de mon élection », a-t-il déclaré vendredi à la chaîne Bandeirantes.

«Un candidat qui fait une déclaration comme celle-ci dit clairement au pays qu'il a l'intention de mener un coup d'État contre notre démocratie», a estimé le candidat de centre gauche Ciro Gomes, troisième dans les sondages du 1er tour.

Bolsonaro « montre à nouveau qu’il n’est pas prêt pour la démocratie, il veut maintenir le pays divisé », a déclaré le candidat de centre droit Geraldo Alckmin, quatrième dans les sondages.

Les femmes représentent 52% de l'électorat brésilien et environ 50 % d’entre elles assurent qu’elles ne voteraient jamais pour lui. Elles ont lancé l'offensive début septembre avec un groupe sur Facebook baptisé « Les femmes unies contre Bolsonaro » qui a engendré une mobilisation massive sur les réseaux sociaux, au Brésil et à l’étranger.

La chanteuse américaine Madonna a apporté son soutien sur Instagram à #EleNao (Pas lui), le mot-clé de ce mouvement en portugais.

Des manifestations étaient également organisées par des collectifs de femmes samedi dans plusieurs pays : Etats-Unis, Canada, France, Espagne, Royaume-Uni, Pays-Bas ou Argentine.

Britney Delsey pour DayNewsWorld

 

LA COLOMBIE LEADER

DE LA PRODUCTION DE COCAINE

La Colombie reste le premier producteur de cocaïne du monde. Selon l'Office des Nations unies contre la drogue et le crime (ONUDC), les plantations illicites de coca ont même augmentées en Colombie de 17% en 2017.

La Colombie enregistre une hausse record de ses cultures de feuille de coca et de son potentiel de fabrication de cette drogue. Les Etats-Unis en sont le premier consommateur de la planète. Le pays devance le Pérou (43.900 ha) et la Bolivie (24.500) avec 171.000 hectares en 2017.

Quant à la capacité de production de cocaïne, elle a augmenté de 31% s'élevant à 1.379 tonnes, soit une valeur marchande estimée à 2,7 milliards de dollars, des chiffres inédits depuis 2001.

Les plants sont devenus également plus productifs. En 2016, la superficie totale de coca, dont la feuille est la matière première de la cocaïne, atteignait 146.000 ha avec une capacité de production de drogue de 1.053 tonnes comparées aux 866 tonnes d'auparavant. En cause non seulement l'augmentation de cultures, mais également leur productivité grâce à des variétés plus résistantes aux maladies.

Face à cette recrudescence l'ONUDC a exprimé sa « profonde préoccupation quant au capital issu de l'économie des drogues », qui affecte les efforts de la Colombie pour construire la paix après plus d'un demi-siècle de guerre tout en menaçant la stabilité de l'Etat. En effet le trafic de drogue a été longtemps la principale source de financement de la guérilla des Farc (la plus vieille guérilla d'Amérique latine), après la chute de l'Union soviétique qui avait coupé les financements des «pays frères ».

Le président Juan Manuel Santos, le prédécesseur d'Ivan Duque, avait choisi, dans le cadre des accords de paix avec les Farc, l'éradication volontaire ainsi que l'aide à la substitution. Il avait, par contre, interdit les aspersions de glyphosate par hélicoptère provoquant d'importants dommages sur la santé des paysans.

Cette stratégie a été remise en cause par le président colombien Ivan Duque, au pouvoir depuis le 7 août. Il s'est engagé à supprimer, au cours de ses quatre années de mandat, au moins 140.000 ha de narco-plantations.

Alors que le président Donald Trump prépare une visite en Colombie en décembre, le gouvernement d'Ivan Duque envisage de reprendre les aspersions aériennes de glyphosate par des drones.

Alize Marion pour DayNewsWorld

 

ATTAQUE DU CANDIDAT A LA PRESIDENTIELLE

JAIR BOLSONARO LORS D'UN MEETING

AU BRESIL

Jeudi 6 septembre,vers 15 H (18h GMT),Jair Bolsonaro, le candidat d’extrême droite à l’élection présidentielle brésilienne, a été poignardé en plein abdomen.

Il était alors en campagne pour la présidentielle, porté par la foule dans la ville de Juiz de Fora, une localité de 70.000 habitants dans l'État du Minais Gerais (sud-est), à trois heures de route de Rio de Janeiro.

Il a été transporté à l'hôpital où il a subi une intervention chirurgicale. Le député d'extrême droite a été opéré d'urgence pour une « lésion à l'abdomen », mais ses jours ne sont pas en danger. Selon les médecins, il devrait rester hospitalisé pendant au moins une semaine.

Des images télévisées ont montré le candidat, juché sur les épaules de sympathisants, recevant un coup violent sous le thorax et s'effondrer en arrière avec une grimace de douleur, avant d'être évacué.

Le profil de l'agresseur

Son agresseur, un homme de 40 ans, serait un ancien militant du parti de gauche PSOL. Une foule importante a crié « Tu vas mourir » en direction de l'assaillant et l'a attrapé et brutalisé, avant qu'il ne soit amené dans un commissariat de la police fédérale. L'auteur de l'attaque, a été immédiatement arrêté, il portait un couteau enveloppé dans un tissu.

Le suspect a par la suite clamé avoir agi «pour raisons personnelles» et «sur l'ordre de Dieu», selon un rapport préliminaire de la police militaire.

Dans des déclarations à TV Globo, l'avocat de l'agresseur, Pedro Augusto Lima Possa, a déclaré que celui-ci l'avait assuré avoir agi «pour des motifs religieux, de type politique et également en raison des préjugés que montre Bolsonaro à chaque fois qu'il parle de race, de religion et des femmes».

Bolsonaro est actuellement en tête de la course pour la présidence avec 22 % des intentions de vote en partie grâce à l’interdiction de candidature de Lula, l’ex-président incarcéré pour corruption.

Qui est le candidat Jair Bolsonaro? "Le Trump tropical"

Député du parti social libéral depuis vingt-sept ans, Jair Bolsonaro est un personnage controversé qui a vanté publiquement les mérites de la junte militaire au Brésil.

Figure de l’extrême droite brésilienne, le député est également connu pour ses saillies sexistes et homophobes.

Fin août, il avait accusé le gouvernement de promouvoir l’homosexualité dans les écoles parce qu'avait été distribué dans une école un kit, dont aurait fait partie Le Guide du zizi sexuel, du dessinateur suisse Zep.

Il a aussi déclaré à maintes reprises que la police devrait être autorisée à ouvrir le feu sans limite sur les trafiquants de drogue et autres criminels.

S'il n'est fidèle à aucune formation politique, ses valeurs sont restées inchangées. Le député a toujours revendiqué son aversion profonde pour la gauche. Bien que toute sa famille soit dans la politique, l'ex-capitaine de l'armée se présente surtout comme « un candidat hors du système politique brésilien » séduisant un certain nombre de Brésiliens, déçus par les scandales de corruption successifs qui ont éclaboussé le Parti des travailleurs (PT) d'Inacio Lula da Silva.

L'agression dont Jair Bolsonaro a été victime a suscité de vives condamnations de la part du reste de la classe politique.

Depuis plusieurs mois, la campagne présidentielle brésilienne se durcit dans un climat tendu et d'intolérance.

Alyson Braxton pour DayNewsWorld

 

UNE POSSIBLE CANDIDATURE POUR LE PRISONNIER LULA A LA PRESIDENTIELLE AU BRESIL

A un mois et demi des élections (premier tour le 7 octobre) l’ancien président Lula da Silva, l condamné pour « corruption passive » et « blanchiment d’argent » dans une affaire en lien avec le scandale dit “Lava-Jato” (Lavage express) qui a éclaboussé tous les partis politique. Près de 3,5 milliards d’euros ont été détournés. Tous les partis brésiliens sont impliqués, mais en premier lieu ceux au pouvoir au cours des deux dernières décennies, soit le PT (parti de Lula da Silva et de sa dauphine l’ex-présidente Dilma

et ses alliés, notamment le plus grand parti brésilien le PMDB (actuel MDB), de l’actuel président Michel Temer, également objet de poursuites dans un scandale lié à l’affaire).

Il s'agit du démantèlement du plus vaste réseau de pots-de-vin de toute l’histoire de l’Amérique du Sud.

L'ex-président et fondateur du parti de gauche le PT purge sa peine à Curitiba (plus de 12 ans d’emprisonnement) et veut être candidat à l’élection présidentielle comme il le rappelle dans sa tribune dans le New York Times, publiée mardi 14 août. L'ex-président déchu Lula da Silva, en prison depuis le mois d'avril, veut se présenter au prochaines élections, en octobre.« C’est la démocratie que l’on assassine ». Voilà en substance la défense de l’ancien président Lula da Silva, 72 ans, qui veut briguer un troisième mandat lors des prochaines élections

Chef historique du Parti des travailleurs, Luiz Inacio Lula da Silva, qui a été deux fois chef de l’Etat (2003-2010), reste l’immense favori des sondages (30% d’intentions de votes) . Son parti a déposé sa candidature mercredi .

Un comité d’experts estime que la candidature de l’ancien président ne pourra être annulée qu’une fois tous ses appels examinés. Un avis qui, techniquement, devrait s’imposer au Brésil. Le comité des droits de l’homme de l’ONU, statuant sur une demande urgente déposée par les avocats de Lula le 27 juillet, a tranché vendredi 17 août : celui-ci doit, selon les experts, être autorisé à participer à l’élection présidentielle d’octobre, tant que tous ses appels en justice n’auront pas été examinés.

Dans une courte déclaration, le comité « demande au Brésil de prendre toutes les mesures nécessaires pour permettre à Lula (…) d’exercer ses droits politiques depuis sa prison, comme candidat à l’élection présidentielle » d’octobre. Lula est également autorisé à faire campagne depuis sa prison et à utiliser les médias.

Ce comité, un organe de surveillance du Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l’homme, est chargé de veiller au respect du Pacte international relatif aux droits civils et politiques et au protocole facultatif qui y est associé. Comme le Brésil a ratifié ces deux textes, il est techniquement obligé de respecter les décisions du comité.

Le Comité des droits de l'homme de l'ONU demande au Brésil d'autoriser l'ancien président Lula à participer à l'élection présidentielle.

Mais il très probable que sa candidature déposée mercredi soit invalidée, car une loi au Brésil stipule l'inéligibilité de toute personne ayant été condamnée en appel...

Joanne Courbet pour DayNewsWorld

 

VICTOIRE SANS SURPRISE DU CANDIDAT DE GAUCHE « AMLO » A LA PREDIDENTIELLE MEXICAINE

Les deux adversaires d'Andrés Manuel Lopez Obrador ont reconnu leur défaite. L’ex-maire de Mexico Andrés Manuel Lopez Obrador (AMLO) a obtenu, selon une estimation officielle, entre 53 % et 53,8 % des suffrages après deux candidatures malheureuses aux présidentielles précédentes. Il devance et le conservateur Ricardo Anaya Cortes, crédité d'entre 22,1% et 22,8% des voix, et José Antonio Meade, du Parti révolutionnaire institutionnel (PRI), au pouvoir, crédité d'entre 15,7% et 16,3% des voix. C'est une victoire historique pour la gauche au terme d'une campagne marquée par la violence. Rien d'étonnant puisque les sondages le créditaient de plus de 20 points d’avance sur les candidats des partis traditionnels. Le candidat de gauche Andrés Manuel Lopez Obrador a emporté la présidentielle au Mexique, dimanche 1er juillet première estimation officielle promettant « des changements profonds » et « sans dictature ».

A 64 ans, il a l'intention de capitaliser sur l’exaspération générale d'une société gangrenée par la drogue et la corruption. Se présentant comme le candidat antisystème , il entend chasser « la mafia du pouvoir » après le mandat de l’impopulaire Enrique Pena Nieto..

AMLO a promis un « gouvernement austère, sans luxe ni privilèges », allant jusqu'à la réduction de 50 % les salaires des hauts fonctionnaires, dont le sien, et la transformation en centre culturel de la résidence présidentielle de Los Pinos., « hantée » selon lui par les turpitudes des précédents présidents.

" Il y a beaucoup à faire pour le bien à la fois des Etats-Unis et du Mexique !", a tweeté M. Trump alors que les relations entre les deux pays se sont tendues du fait des politiques commerciale et migratoire de l’administration américaine.Le premier ministre canadien, Justin Trudeau, a lui aussi félicité le nouveau président du Mexique, « un proche ami ». « Nous sommes unis par des objectifs communs. (…) Nous entretenons une relation commerciale mutuellement profitable qui fait l’envie du reste du monde. Nos efforts communs visant à mettre à jour l’accord de libre-échange nord-américain pour le XXIe siècle en sont la preuve », a tweeté M. Trudeau.

En plus du mandat présidentiel, les 89 millions d’électeurs mexicains renouvelaient plus de 18 000 mandats, dont les sièges de 500 députés et de 128 sénateurs.

Le vétéran de gauche, âgé de 64 ans, obtient un succès historique au niveau national, mais également régional et local puisqu'il emporte au moins six postes de gouverneurs sur les neuf en jeu, avec son parti, le Mouvement de régénération nationale (Morena). Morena s'imposerait dans les Etats de Veracruz, Morelos, Puebla, Chiapas, Tabasco ainsi qu'à Mexico. Dans trois autres Etats, les résultats étaient plus serrés et ne permettaient pas d’annoncer un vainqueur, selon les instituts de sondage. .Pour la première fois, une femme, Claudia Sheinbaum, scientifique de 56 ans et fidèle de "AMLO", a été élue à la tête de la mégapole mexicaine de plus de 20 millions d'habitants obtienant entre 47,5 % et 55,5 % des voix, loin devant les candidats des partis traditionnels, et mettant ainsi un terme à vingt ans de domination du Parti de la révolution démocratique (PRD, gauche) à Mexico Gonzalez, du Parti des travailleurs (PT, opposition), a été abattue près de son domicile, dans l’Etat

Mais ce jour de vote a aussi été marqué par la mort de deux militants, tués par balle. Flora Resendiz Gonzalez, du Parti des travailleurs (PT, opposition), a été abattue près de son domicile, dans l’Etat

du Michoacan (Ouest) tandis que Fernando Herrera Silva, du Parti institutionnel révolutionnaire (PR du Michoacan (Ouest) tandis que Fernando Herrera Silva, du Parti institutionnel révolutionnaire (PRI), le parti au pouvoir, a été tué à Acolihuia, dans l’Etat de Puebla (Centre). « Nous exigeons que l’Etat garantisse la sécurité du processus électoral », a indiqué le PRI dans un communiqué. AMLO se retrouve donc à la tête du plus grand pays hispanophone du monde et de la deuxième économie latino-américaine. C'est la première fois que le Mexique sera dirigé par un parti se réclamant de la gauche. Le programme de Morena pour diriger le pays n'a pas été détaillé pendant la campagne mais les priorités s'imposent d'elles-mêmes: la lutte contre la corruption, les violences et les inégalités sociales. Ses partisans ont rappelé sa gestion raisonnable quand il était maire de Mexico. Reste tout de même les inquiétudes sur son alliance contre nature avec un parti évangéliste, Encuentro Social, qui va disposer d'un poids au Congrès et au Sénat sans commune mesure avec sa représentativité réelle.

L'un des grands défis qui attend AMLO reste les relations tendues avec son voisin du Nord: les États-Unis. Le président états-unien Donald Trump a félicité le nouveau président mexicain et s'est dit «prêt à travailler» avec lui.
Joanne Courbet pour DayNewsWorld

 

ELECTIONS GENERALES AU MEXIQUE DANS UN CLIMAT DE VIOLENCE

Le candidat de gauche Andres Manuel López est crédité d’au moins 51 % d’intentions de vote, soit 20 % de plus que son plus proche rival. Ricardo Anaya, promu par une coalition de centre-droit formée par l'Action nationale (PAN), la Révolution démocratique (PRD) et Movimiento Ciudadano. Compte tenu du système électoral mexicain à un seul tour, si les sondages sont avérés, ce score lui assure d’être élu.

L'élection présidentielle mexicaine est entrée hier dans sa dernière phase avec la clôture de la campagne des principaux candidats.  Andrés Manuel López Obrador, âgé de 64 ans, a quitté les sympathisants avec la promesse de promouvoir une «transformation» du pays, tout en  précisant cependant qu'elle se passerait dans le calme.

Ces élections cruciales se déroulent en effet dans un climat de violence inouie

La guerre lancée en 2006 par le gouvernement de Felipe Calderon contre les cartels a fragmenté ces groupes criminels en cellules délictueuses plus petites et souvent très violentes si bien que ces dernières n’hésitent pas à se débarrasser des hommes politiques qu’elles n’arrivent pas à contrôler.

. Cent trente-trois politiciens ont été tués depuis le début du processus électoral en septembre dont 28 se présentaient en tant que pré-candidats et 20  en tant que candidats selon le cabinet de consultants Etellekt.

Les élections de dimanche sont les plus importantes de l'histoire du Mexique puisque plus de 18 000 postes seront renouvelés, y compris les sièges du Congrès bicaméral.

"Nous sommes sur le point de réaliser une transformation sans effusion de sang. Le principal problème au Mexique est la corruption. C'est la cause principale de l'inégalité économique, à cause de la corruption qui a déclenché l'insécurité ", a déclaré le leader du Mouvement national de régénération (Morena), sous les applaudissements des 80 000 spectateurs du stade.

« Fini la mafia au pouvoir ! », martèle à chacun de ses discours Andres Manuel Lopez Obrador , grand favori de l’élection présidentielle du 1er juillet au Mexique. Le candidat de gauche a fait de la lutte contre la corruption son cheval de bataille. Ses partisans voient en lui un homme providentiel dans un pays miné par les inégalités et la criminalité.

Dans une ambiance festive, au son de la cumbia et de la vallenato, le  vétéran de gauche n'avait qu'un leitmotiv à la bouche: "le changement" . AMLO, comme le surnomme les Mexicains,  avec une coalition composée du Parti des Travailleurs de gauche (PT) et de l'évangéliste de droite a séduit son électorat par sa personnalité : celle d'un homme autrefois jugé radical et autoritaire, qui s'est adouci avec l'expérience

L'homme du Parti révolutionnaire institutionnel (PRI) au pouvoir, José Antonio Meade, apparaît troisième à une grande distance. Il dispose de la machinerie huilée d'un parti qui a presque 90 ans et 77 ans au pouvoir. Mais la mauvaise image du gouvernement d'Enrique Peña Nieto est un fardeau qui réduit ses votes.

Jusqu'à présent, ce qui définit le débat est, sans aucun doute, la corruption. López Obrador s'oppose à ce qu'il appelle l'alliance impie d'hommes d'affaires et de politiciens corrompus qui a saigné le Mexique et promet de détruire cette relation dans une transformation historique nationale, tout comme le président Benito Juárez a défait le contrôle de l'économie nationale par l'Église catholique.

Une victoire d'AMLO promet de changer complètement la scène politique mexicaine, qui s'articule depuis 1988 autour de trois formations: le PRI, le PAN, en tant qu'opposition principale du centre droit, et le Parti de la Révolution Démocratique (PRD).

Ce n'est pas par hasard que López Obrador obtient le soutien de la majorité à ce moment-là. La politique économique orientée vers le marché a atteint une croissance économique de seulement 1,3% par an.

L'avantage de Lopez Obrador dans les sondages est si large que la question est de savoir si son parti MORENA peut remporter la majorité au Congrès ce qui lui laisserait  alors les mains libres.

Paul Emison pour DayNewsWorld

VOTE HISTORIQUE EN FAVEUR DE L'AVORTEMENT

EN ARGENTINE

C'est un vote historique dans ce pays très marqué par l'Eglise catholique, d'où est originaire le pape François. Les évêques se sont mobilisés pour tenter de convaincre les parlementaires de ne pas voter la loi, allant même jusqu’à les menacer d’excommunication. Mais en vain.

Les députés argentins ont voté ce jeudi , en première lecture, pour la légalisation et dépénalisation de l'avortement au terme de plus de 22 heures de débats passionnés Le projet de loi légalisant l'avortement a été approuvée à une courte majorité de 129 voix contre 125 et une abstention . « C'est le temps du droit des femmes », a célébré la députée de Proposition républicaine (PRO, membre de la coalition gouvernementale Cambiemos) Silvia Lospennato.

Le projet de loi autorise l’IVG sur demande de la femme pendant les quatorze premières semaines de grossesse. Au-delà de ce terme, l’avortement ne reste possible qu' en cas de viol, de danger pour la santé de la femme enceinte ou de malformation du fœtus rendant impossible la vie extra-utérine. Le code pénal de 1921 (alors que les femmes n’avaient pas encore le droit de vote) établissait déjà des exceptions dans ces trois situations, mais celles-ci étaient rarement appliquées par crainte de représailles judiciaires ou par conviction idéologique, si bien que les femmes avortaient clandestinement. Une étude commandée en 2005 par le ministère de la santé pointait le fait que près de 500 000 femmes avortent pourtant tous les ans au risque d'en perdre la vie. Le recours à l’avortement était en effet passible de quatre ans de prison depuis plus d’un siècle.

Ces derniers mois une forte mobilisation s'était levée ce que d’aucuns ont appelé « une marée verte », du côté de la jeunesse surtout. Foulard vert au cou, au poignet ou attaché à leur sac à dos, des dizaines de milliers d’adolescentes ont pris d'assaut non seulement les rues et mais aussi les réseaux sociaux, sous le mot-dièse #LasPibasYaEligieron (« les filles ont déjà choisi »). Le mois dernier, la légalisation de l’avortement en Irlande – un autre pays à forte tradition catholique – avait donné encore plus d’espoir aux militantes argentines.

Ce projet de loi rédigé par « la Campagne nationale pour le droit à l’avortement légal, sans risque et gratuit » avait déjà été soumis six fois au Parlement depuis 2007, mais en vain.

Malgré Cristina Kirchner, féministe affirmée , qui a gouverné le pays de 2007 à 2015, le projet n'était jamais parvenu dans l’hémicycle. De nombreuses autres lois progressistes comme l’éducation sexuelle intégrale (2006), le mariage pour tous (2010), l’identité de genre (2012) ou la PMA pour toutes (2013) avaient pourtant été approuvées.

Le projet de loi doit encore être approuvé par le sénat, réputé plus conservateur, pour que l'avortement soit légalisé. Les débats au Sénat devraient avoir lieu en septembre. Le président Mauricio Macri a promis que si la loi était finalement votée, il ne poserait pas son veto.

Britney Delsey pour DayNewsWorld

PRET DE 50 MILLIARDS DE DOLLARS

ACCORDE PAR LE FMI A L'ARGENTINE

Pour consolider son économie fragile, l’Argentine et le Fonds monétaire international (FMI) ont trouvé un accord jeudi pour un programme de financement de trois ans, dans le but d’éviter une nouvelle crise financière.

Le FMI lui a accordé un prêt de 50 milliards de dollars, en échange duquel elle s’est engagée à de profondes réformes pour limiter les dépenses de l’Etat.

« Nous avons fait appel au FMI à titre préventif, pour éviter une crise », a déclaré jeudi 7 juin le ministre argentin de l’économie Nicolas Dujovne lors d’une conférence de presse à Buenos Aires.

« Nous sommes engagés dans la construction d’un pays normal. C’est un soutien à notre programme, avec comme objectif que l’économie croisse, que l’inflation et la pauvreté diminuent », a poursuivi le ministre argentin.

L'accord conclu prévoit que l'Argentine réduise son déficit à 1,3 % du PIB en 2019, contre 2,2 % auparavant, a annoncé le bureau de la présidence dans un communiqué.

L'objectif affiché est le renflouement des caisses de l'Etat,l 'attirance à nouveau des investisseurs, et la baisse de l'inflation. Aujourd'hui, redonner confiance aux marchés est la priorité.

Nicolas Dujovne, ministre argentin du Trésor : « Cette aide est onze fois supérieure au montant de notre quota au FMI, et cela montre le soutien dont bénéficie l'Argentine auprès de la Communauté internationale. C'est une très bonne nouvelle, cette intégration de notre pays avec un soutien de cette ampleur ».

La situation de l'Argentine, troisième économie d'Amérique latine, n'est pas catastrophique, mais le pays sud-américain a besoin de renforcer ses réserves, stabiliser le marché des changes et créer un meilleur climat économique pour attirer les investissements. L'inflation annuelle dépasse les 20% depuis 10 ans. Le ministre argentin a précisé que l'Argentine s'était fixé comme objectif une inflation de 17% pour 2019, 13% pour 2020 et 9% pour 2021.

Après la crise du peso d'avril/mai, au cours de laquelle la monnaie argentine s'est dépréciée de près de 20%, Mauricio Macri a fixé comme priorité la baisse du déficit budgétaire. Le déficit budgétaire est passé de 6 à 3,9% du PIB en deux ans de gestion de M. Macri, arrivé au pouvoir fin 2015. Cette politique de rigueur, c'est un mauvais moment à passer pour la population, avertit l'économiste Daniel Marx, ancien secrétaire aux Finances, mais le pays « en tirera les bénéfices ensuite ».

L'accord avec le FMI intervient dans un contexte de tensions entre le gouvernement et les syndicats. L'inflation est repartie de plus belle en 2018, plus de 10% depuis le début de l'année, et gouvernement freine les augmentations de salaire.

Un peu plus tôt, le ministre de l'Economie a rencontré au palais présidentiel les syndicats, qui menacent de convoquer une grève générale, se plaignant que les hausses de salaires ne compensent pas l'inflation.

Steve Harrison pour DayNewsWorld

LA COLOMBIE AU MILIEU DU GUET

Un petit séisme vient de secouer le paysage politique en Colombie ce dimanche, pays où la droite règne depuis toujours.

En juin prochain, en effet, le second tour de l'élection présidentielle verra Ivan Duque, champion de la droite dure, affronter Gustavo Petro, ancien maire de Bogota et ex-militant de la rébellion dissoute du M-19.

Aucun candidat à l'élection présidentielle colombienne n'est parvenu à réunir plus de 50% des voix au premier tour organisé ce dimanche 27 mai.

Le champion de la droite dure, opposée à l'accord de paix avec l'ex-guérilla Farc, est certes arrivé en tête mais il devra affronter au second tour le candidat d'une gauche anti-système.

Ivan Duque a obtenu 39,14% des voix lors du premier tour de la présidentielle. Gustavo Petro (25,08%) et Sergio Fajardo (23,73%) obtiennent des scores historiques pour la gauche en Colombie. Il est suivi par Gustavo Petro (25,08%), German Vargas Lleras (7,28%), Humberto de la Calle (2,06%), Jorge Antonio Trujillo (0,39%)..

Un second tour aura donc lieu le 17 juin prochain.

Le score d'Ivan Duque constitue certes d'abord une victoire pour les opposants aux accords de paix avec les Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC) et à leur leader. Ivan Duque refuse l'idée que des anciens responsables de la guérilla puissent se présenter à une élection: «Les criminels contre l'humanité ne peuvent être élus tant qu'ils n'ont pas payé pour les dommages aux victimes, qu'ils n'ont pas dit toute la vérité et qu'ils n'ont pas accompli leurs condamnations.» tout en estimant que «La justice spéciale est une source d'impunité. C'est une insulte inacceptable aux victimes.»

Mais les Colombiens n'ont pas hésité à voter pour des partis progressistes.

Une des avancées politiques les plus marquantes des accords de paix avec les FARC, c'est l'arrivée de la gauche- n’étant plus marquée par le stigmate de la lutte armée- au second tour. «La gauche ne pouvait pas obtenir de votes massifs, analyse Cesar Rodriguez de l'ONG Dejusticia. Une fois écarté ce stigmate, le champ politique s'ouvre et cela donne la possibilité que la gauche légale et pacifique ait une chance de briguer la présidentielle.».

Gustavo Petro, ex-membre de la guérilla M-19 dissoute en 1990, est à la fois ouvertement promoteur des accords de paix et partisan d'une vaste réforme fiscale, d'une large redistribution des terres et d'un changement de modèle économique. «Je ne veux pas appauvrir les riches, je veux enrichir les pauvres», disait-il pendant sa campagne. Avec 4.850.000 voix, il est le candidat de gauche à avoir obtenu le plus de voix à une présidentielle, le précédent record de Carlos Gaviria en 2006 se limitant à 2,6 millions de voix. Sergio Fajardo, lui aussi à gauche, a obtenu 4,4 millions de voix.

Ce scrutin est capital pour la consolidation de la paix au sein d’un pays meurtri par près d’un demi-siècle de guerres fratricides, conclu par un accord de paix historique signé en 2016 avec l’ex-guérilla des Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC).

Le maintien de cet accord est l’un des enjeux principaux de cette élection, le favori, Ivan Duque, y étant opposé alors que Gustavo Petro défend bec et ongles cet accord, qu’il estime indispensable pour la construction de la paix en Colombie.

Alyson Braxton pour DayNewsWorld

LE CHAOS MENACE LE BRESIL

Face à une grève des routiers qui paralyse tout le pays depuis le début de la semaine, le gouvernement brésilien a haussé le ton vendredi en mobilisant l'armée pour lever les centaines de barrages dans le pays.

« Nous avons accepté les douze revendications prioritaires des routiers, qui se sont engagés à mettre fin aux barrages immédiatement. Mais malheureusement une minorité radicale a continué de bloquer les routes », a regretté Michel Temer.

Les routiers brésiliens sont en grève depuis le début de la semaine. La mairie de Sao Paulo a décrété l'état d'urgence.  Le président brésilien Michel Temer a ordonné, vendredi 25 mai, la mobilisation des forces de sécurité fédérales pour lever les barrages routiers qui paralysent le Brésil depuis le début de la semaine .

La mairie de Sao Paulo, capitale économique, tout comme la capitale Brasilia , ont décrété l'état d'urgence, une mesure extrême permettant notamment de réquisitionner du combustible.

« Nous n'allons par permettre que la population n'ait pas accès à des produits de première nécessité (...), que les hôpitaux n'aient pas les médicaments nécessaires pour sauver des vies », a expliqué dans une allocution au ton solennel.

Le ministre de la Défense brésilien a lancé un avertissement, peu après. L'armée « agira de façon rapide, coordonnée et énergique (...) pour libérer la circulation dans des zones critiques », a-t-il déclaré.

Une économie à l'arrêt, des vols annulés

En dépit de concessions du pouvoir cette grève, lancée en protestation contre la hausse des prix du diesel, a été maintenue et met à l'épreuve le gouvernement de centre droit du président Michel Temer.

Pour l'Association brésilienne des Camionneurs (Abcam), syndicat qui représente 700 000 chauffeurs routiers, « l'idée est de maintenir la grève, les barrages routiers ».

Les barrages routiers bloquent économie du pays et prennent le pays en otage.

Les problèmes d'approvisionnement majeurs ont affecté l'ensemble de l'économie, dans cet immense pays qui n'a quasiment pas de réseau ferroviaire et où 60% du transport de marchandises s'effectue par la route.

À l'aéroport de la capitale Brasilia, plus de 30 vols ont été annulés, dont deux internationaux, les réserves de kérosène étant épuisées.

Chaînes de montage à l'arrêt

Selon la société gestionnaire Infraero, dix autres aéroports du pays sont également à sec, y compris celui de Recife (nord-est).

Les exportations du pays sont en passe d'être fortement affectées, et l'industrie automobile, qui emploie 132.000 personnes, est déjà totalement à l'arrêt. Les exportations de ce grand pays producteur de viande et de produits agricoles étaient menacées.

Les prix des légumes et des fruits ont augmenté en raison de problèmes d'approvisionnement, parfois jusqu'à 400 % en quelques jours.

Si le mouvement dure, les conséquences économiques risquent d'être catastrophiques pour un pays qui a du mal à se remettre sur pied après la récession historique de 2015 /2016..

Jenny Chase pour DayNewsWorld

CRISE AU NICARAGUA

Le dialogue est totalement suspendu alors que le gouvernement a réprimé les manifestations au Nicaragua . En l'absence de consensus, la Conférence épiscopale a suspendu sa médiation entre le parti au pouvoir et l'opposition. 10 blessés dans des affrontements sont à déplorer..

La Conférence épiscopale nicaraguayenne (CEN) a suspendu les négociations visant à mettre un terme à la crise politique après que le gouvernement et l'opposition ont échoué à parvenir à des accords pour progresser dans la discussion. Il s'agissait de faire avancer les élections pour une issue à la crise politique et sociale.

«Reconstruire la démocratie»

Déclenchée par des étudiants contestant une réforme des retraites qui augmentait les cotisations et réduisait le montant des pensions, la vague de colère s’est rapidement propagée à l’ensemble de la population.

En toile de fond, un mécontentent général face aux dures conditions de vie et à la confiscation du pouvoir par Daniel Ortega, déjà à la tête du pays de 1979 à 1990 et revenu en 2007. Le président Ortega et son épouse et vice-présidente Rosario Murillo ont été élus en novembre 2016 pour un mandat de cinq ans se terminant en janvier 2022.

Après plusieurs jours de mobilisations, heurts avec la police, pillages et incendies, les rues semblaient avoir retrouvé leur calme. Mais certains habitants redoutent encore un regain de tension.

Depuis le début des manifestations contre le gouvernement le 18 avril, 76 personnes ont été tuées, 868 blessées et 438 arrêtées, selon la Commission interaméricaine des droits de l'homme (CIDH).

Le ministre des Affaires étrangères, Denis Moncada, a fait valoir ce jeudi que les questions à l'ordre du jour visent à «changer le gouvernement du Nicaragua en dehors de la Constitution, du système juridique et de la violation de la Constitution et des lois». Il a en outre déclaré que l'ordre du jour devrait être de résoudre le blocus des itinéraires qui affectent la population et l'économie.

« Étant donné qu'aujourd'hui il n'y a pas de consensus entre les parties, nous regrettons d'être forcés à suspendre la session plénière du dialogue national », a déclaré la hiérarchie de l'Eglise dans un communiqué après huit heures de réunions infructueuses à Managua. Le projet d'ordre du jour des évêques dans la quatrième session du dialogue envisageait de débattre d'une réforme partielle de la Constitution et de la loi électorale « afin de faire avancer les élections présidentielles, municipales, législatives et régionales dès que possible ».

Les évêques ont déclaré dans l'agenda que l'appel à des élections libres et transparentes devrait inclure l'observation internationale de l'OEA, de l'Union européenne et du Centre Carter, entre autres, indique le document.

Les religieux, qui agissent comme médiateurs dans les pourparlers, ont proposé la création d'une commission mixte de six personnes, trois pour chaque parti permettant de reprendre le dialogue, tout en rappelant que « la paix et la vie en dépendent de nombreux Nicaraguayens ».

Britney Delsey pour DayNewsWorld

REELECTION DU PRESIDENT NICOLAS MADURO AU VENEZUELA CONTESTEE PAR L'OPPOSITION

Nicolas Maduro, successeur en 2013 du « Commandant suprême de la révolution bolivarienne » Hugo Chavez, remporte une présidentielle contestée par l'opposition.

Nicolas Maduro, depuis son palais de Miraflores, a déclaré « Sur vingt-quatre élections, c’est notre vingt-deuxième victoire en dix-neuf ans, depuis l’arrivée de Chavez au pouvoir, affirme le président.

« C’est le mouvement d’un peuple révolutionnaire. C’est une grande victoire. Et je veux remercier les forces armées et tous les volontaires des bureaux de vote et des points rouges.  Ne critiquez pas les gens humbles qui accompagnent notre mouvement. Ce fut une élection impeccable. »

Le président socialiste sortant remporte 67,7 % des voix contre 21,2 % à son principal adversaire Henri Falcon, qui a rejeté le processus électoral, a annoncé la présidente du Conseil national électoral (CNE) Tibisay Lucena, faisant état d’une « tendance irréversible ». Il a été réélu pour sept ans. Le taux de participation, d'environ 46%, est cependant le plus faible de l'histoire du pays.

« Nous ne reconnaissons pas ce processus électoral, pour nous, il n’y a pas eu d’élection. Une nouvelle élection doit être organisée au Venezuela », a déclaré Henri Falcon,le chaviste dissident de 56 ans, lors d’une conférence de presse . Il a appelé à « de nouvelles élections en décembre », date traditionnelle de la présidentielle au Venezuela alors que le pouvoir avait cette année convoqué une élection anticipée. Un troisième candidat, le pasteur évangélique Javier Bertucci, s’est joint à cette demande.

Il a accusé le gouvernement d’avoir fait pression sur les électeurs.

Des « points rouges », ces tentes étaient installés PSUV, le parti au pouvoir. Après avoir voté, les électeurs sont venus dans l’espoir de recevoir la récompense promise par le président. « Partout on donnait un bon d’une valeur de 10 millions de bolivars [environ 8 euros au cours du marché noir] à chaque électeur. C’est une félonie électorale !

C’est jouer avec la faim et la misère des pauvres. De plus, c’est géré à partir d’une plate-forme gouvernementale. C’est une double félonie ! »

Outre l’opposition vénézuélienne, les Etats-Unis, l’Union européenne et le groupe de Lima, une alliance de 14 pays d’Amérique et des Caraïbes, rejettent ce scrutin.

Britney Delsey pour DayNewsWorld

SCANDALE DES ABUS SEXUELS

OU LA DEMISSION DES EVEQUES CHILIENS

C'est à la lecture des conclusions de 2 300 pages d’enquête du père Bertomeu, dont 64 témoignages recueillis au Chili et aux États-Unis, que le pape avait reconnu en avril avoir commis « de graves erreurs » d’appréciation de la situation au Chili et parlé d’un « manque d’informations véridiques et équilibrées ».

Il avait alors convoqué tous les évêques du Chili à Rome pour examiner les conclusions du rapport.

Le prêtre espagnol Jordi Bertomeu ( l coauteur Mgr Charles Scicluna) d’une enquête commandée par le pape sur des abus sexuels perpétrés par le clergé chilien  avait relevé jeudi matin que la convocation de l’ensemble de la conférence épiscopale chilienne à Rome était exceptionnelle.

Le pape François a en effet reçu les 32 évêques pour évoquer la gestion calamiteuse des scandales d’abus sexuel.

Lors d’une conférence de presse, ce vendredi midi 18 mai à Rome , les 32 chiliens ont tous remis leur charge au pape.

Dans une lettre adressée lundi aux 32 évêques chiliens en poste le pape avait déploré que cette « plaie » ait été « traitée jusqu’à présent avec un médicament qui, loin de cicatriser, semble l’avoir creusée davantage dans son épaisseur et sa douleur ».

« Nous avons besoin d’un changement, poursuivait-il. Non seulement nous le devons à nos communautés et à tant de personnes qui ont souffert et qui souffrent dans leur chair, mais nous le devons aussi à l’esprit de conversion propre à la mission et l’identité de l’Eglise ».

Le pape reconnaît de « graves erreurs » d’appréciation dans ce dossier brûlant. « Nous avons approfondi [la] gravité des abus de pouvoir et de conscience sur les mineurs, ainsi que leurs tragiques conséquences » , a-t-il assuré tout en demandant pardon à ces victimes.

Dans sa lettre il invite les évêques chiliens à construire « une Église prophétique, à l’écoute de l’affamé, du prisonnier, du migrant et de l’abusé ».

Un déclaration du secrétaire général de la conférence épiscopale du Chili, Mgr Fernando Ramos, est attendue ce vendredi à la mi-journée devant la presse

Joanne Courbet pour DayNewsWorld

SCANDALE DES ABUS SEXUELS

OU LA DEMISSION DES EVEQUES CHILIENS

C'est à la lecture des conclusions de 2 300 pages d’enquête du père Bertomeu, dont 64 témoignages recueillis au Chili et aux États-Unis, que le pape avait reconnu en avril avoir commis « de graves erreurs » d’appréciation de la situation au Chili et parlé d’un « manque d’informations véridiques et équilibrées ».

Il avait alors convoqué tous les évêques du Chili à Rome pour examiner les conclusions du rapport.

Le prêtre espagnol Jordi Bertomeu – coauteur avec Mgr Charles Scicluna d’une enquête commandée par le pape sur des abus sexuels perpétrés par le clergé chilien – avait relevé jeudi matin que la convocation de l’ensemble de la conférence épiscopale chilienne à Rome était exceptionnelle.

Le pape François a en effet reçu les 32 évêques pour évoquer la gestion calamiteuse des scandales d’abus sexuel.

Lors d’une conférence de presse, ce vendredi midi 18 mai à Rome , les 32 chiliens ont tous remis leur charge au pape.

Dans une lettre adressée lundi aux 32 évêques chiliens en poste le pape avait déploré que cette « plaie » ait été « traitée jusqu’à présent avec un médicament qui, loin de cicatriser, semble l’avoir creusée davantage dans son épaisseur et sa douleur ».

« Nous avons besoin d’un changement, poursuivait-il. Non seulement nous le devons à nos communautés et à tant de personnes qui ont souffert et qui souffrent dans leur chair, mais nous le devons aussi à l’esprit de conversion propre à la mission et l’identité de l’Eglise ».

Le pape reconnaît de « graves erreurs » d’appréciation dans ce dossier brûlant. « Nous avons approfondi [la] gravité des abus de pouvoir et de conscience sur les mineurs, ainsi que leurs tragiques conséquences » , a-t-il assuré tout en demandant pardon à ces victimes.

Dans sa lettre il invite les évêques chiliens à construire « une Église prophétique, à l’écoute de l’affamé, du prisonnier, du migrant et de l’abusé ».

Une déclaration du secrétaire général de la conférence épiscopale du Chili, Mgr Fernando Ramos, est attendue ce vendredi à la mi-journée devant la presse.

Joanne Courbet pour DayNewsWorld

MIGUEL DIAZ -CANEL SUCCESSEUR A RAUL CASTRO SANS LE CHOIX DES CUBAINS

«Au nom de la Commission nationale de candidatures, j'ai la responsabilité et l'honneur de vous proposer comme président du Conseil d'État et des ministres de la République de Cuba le camarade Miguel Mario Diaz-Canel Bermudez», a déclaré devant l'Assemblée Gisela Duarte, présidente de cette Commission.

C'est Un événement historique :pour la première fois, un Castro ne sera plus à la tête du régime issu de la révolution de 1959. Fidel s'est éteint fin 2016 et c'est au tour de Raul, 86 ans, de céder sa place, cette fois à un représentant de la nouvelle génération.

Le numéro deux de l'exécutif cubain Miguel Diaz-Canel a été désigné mercredi comme unique candidat pour succéder au président Raul Castro, ce qui mettra fin à six décennies de pouvoir exclusif des frères Castro.

«Au nom de la Commission nationale de candidatures, j'ai la responsabilité et l'honneur de vous proposer comme président du Conseil d'État et des ministres de la République de Cuba le camarade Miguel Mario Diaz-Canel Bermudez», a déclaré devant l'Assemblée Gisela Duarte, présidente de cette Commission.

Sa nomination officielle aux plus hautes fonctions est confirmée jeudi matin après le vote des députés, qui n'ont ne conteste jamais les décisions prises par la Commission de candidatures.

Raul Castro, 86 ans, a donc cédé, jeudi 19 avril, son fauteuil de président à son dauphin, Miguel Diaz-Canel, 57 ans.

Bilan de dix ans de règne de Raul, qui reste à la tête du Parti communiste cubain.

Pendant un demi-siècle, ce sont les Castro qui ont tenu d'une main de fer le pays.

.Raul, 86 ans, général, ministre des Forces armées révolutionnaires (FAR) a succéder à son frère aîné Fidel (1926-2016) et effectué deux mandats de cinq ans comme président du Conseil d’Etat et du conseil des ministres (2008-2018). C'est lui-même qui a fixé une limite de deux mandats consécutifs de cinq ans pour la présidence.

Une fois au pouvoir, Raul Castro a engagé une série de réformes autrefois impensables comme l'ouverture de l'économie au petit entrepreneuriat privé et a surtout le rapprochement avec les États-Unis, l'ennemi de la Guerre froide. En 2015, les deux pays ont renoué leurs relations diplomatiques et l'année suivante le président américain Barack Obama a effectué une visite historique sur l'île. Mais depuis l'arrivée à la Maison blanche du républicain Donald Trump...

Mais Raul Castro ne quitte cependant pas pour autant le pouvoir, dans la mesure où il devrait continue à occuper le poste clef de premier secrétaire du Parti communiste de Cuba (PCC, parti unique) jusqu’au prochain congrès prévu en 2021.

Le castrisme entame enfin une relève générationnelle. Les commandants de la guérilla et les dirigeants de la « génération historique » laisse monter les cadres nés après la prise de pouvoir par les Castro. Ainsi Miguel Diaz-Canel, 57 ans, le successeur désigné, a fait sa carrière politique en province ; Puis il a été coopté par la direction du PCC. Miguel Diaz-Canel est un homme du système .

Avocat de l'ouverture de l’île comme du développement d'internet, il a montré une image de modernité de son pays sorti enfin d'une cinquantaine de pouvoir castriste

Cet ingénieur en électronique né après la révolution devra poursuivre «l'actualisation» amorcée du modèle économique cubain esquissée par le cadet des Castro.

Le futur président sera surtout attendu sur le terrain économique qui nécessite des réformes pour redresser une économie stagnante (1,6% en 2017) de plus fortement dépendante des importations et de l'aide de son allié vénézuélien affaibli.

«Cette transition n'est pas improvisée, elle est très bien étudiée et basée sur l'expérience jugée comme réussie (de la transition) entre Fidel et Raul», souligne l'expert cubain Arturo Lopez-Levy, professeur à l'Université du Texas Rio Grande Valley.

«Dans ce cas ils bénéficient du fait que Raul est en vie, même s'il est difficile de garantir qu'il restera en bonne santé ces quatre prochaines années (...) C'est un stabilisateur, un atténuateur de frictions potentielles entre les figures dirigeantes», poursuit le professeur.

Mais cette succession autoritaire va-t-elle mener vers une ouverture démocratique ?

Joanne Courbet pour DayNewsWorld

DE LA PRISON POUR L'ANCIEN PRESIDENT

BRESILIEN LULA

La Cour suprême du Brésil a rejeté une demande qui aurait permis à l'ancien président Lula d'éviter la prison et de rester en liberté tant que tous ses recours contre sa peine de 12 ans d'emprisonnement pour corruption n'étaient pas épuisés, alors que celui-ci restait jusqu'à présent favori pour l'élection présidentielle d'octobre.

La Cour suprême lui a en effet refusé un habeas corpus qui lui aurait permis de rester en liberté jusqu'à l'épuisement de tous les recours.

Après un débat de onze heures retransmis à la télévision le vote a été très serré parmi les 11 juges de la Cour suprême, la demande d'habeas corpus de Lula ayant été rejetée par six voix contre cinq.

Une décision loin d'être unanime : la demande a été rejetée par six voix contre cinq, à l'issue de débats qui se sont étendus 11 heures durant, à six mois d'une élection présidentielle pour laquelle il était donné favori. Bien que très serré, ce résultat est une victoire éclatante pour les procureurs de l'opération "Lavage-Express", enquête tentaculaire qui a mis au jour un gigantesque scandale de corruption impliquant des hommes politiques de tous bords.

En théorie, Lula doit désormais aller en prison, mais d'après de nombreux juristes, il ne devrait pas se retrouver derrière les barreaux que la semaine prochaine. Les avocats de Lula peuvent gagner du temps en faisant examiner un nouveau recours, devant un autre tribunal, mais il a, a priori, peu de chances d'aboutir...

L'homme politique âgé de 72 ans se voit donc rattrapé par la plus importante affaire de corruption de l'histoire du Brésil: l'opération "Lava Jato", lavage express.

En juillet, le juge anticorruption Sergio Moro l'avait condamné à neuf ans et demi de prison pour avoir obtenu un triplex en bord de mer d'une entreprise de bâtiment en échange de contrats publics. Une peine alourdie à douze ans et un mois en appel à la mi-janvier. Des accusations que Lula nie avec vigueur et qu'il voit comme un complot visant à l'empêcher de briguer un troisième mandat, huit ans après avoir quitté le pouvoir avec un taux de popularité record.

Mais l'homme politique a déjà reçu plusieurs déclarations de soutien. «Le peuple brésilien a le droit de voter pour Lula, le candidat de l'espérance. Sa candidature sera défendue dans les rues et dans toutes les instances, jusqu'aux dernières conséquences», a affirmé sur Twitter le Parti des Travailleurs, fondé par Lula dans les années 80.

De son côté, le président vénézuélien Nicolas Maduro a affirmé sur Twitter avoir ressenti «une douleur à l'âme devant une telle injustice». La présidente du parti, Gleisi Hoffmann, a parlé d'un "jour triste pour la démocratie et pour le Brésil"

En dépit du scandale, le président aux deux mandats (2003-2010) reste perçu comme «près du peuple»

Alyson Braxton pour DayNewsWorld

CARLOS ALVARADO ELU PRESIDENT

DU COSTA RICA


"Nous voulons non seulement préserver la démocratie, la paix et le respect de la nature mais aussi projeter le Costa Rica vers l'avenir", a Carlos Alvarado après avoir déposé son bulletin dans l'urne.

Dimanche 1er avril, Carlos Alvarado, le candidat de centre gauche, a été élu président du Costa Rica. Cet ancien ministre du Travail et des Affaires sociales de l'actuel gouvernement, a pris la tête

face au conservateur Fabricio Alvarado, tout comme lui, un ancien journaliste qui aime chanter. Carlos Alvarado a largement remporté avec 60,74 % des voix, la présidentielle au Costa Rica, au terme d'une campagne marquée par de profondes divisions sur le mariage gay et la place de la religion devançant au second tour son adversaire, le pasteur évangélique Fabricio Alvarado, 43 ans, fermement opposé au mariage homosexuel qui n'a obtenu que 39,3 %.

Le débat sur le mariage gay s'était imposé dans l'élection. .Fervent défenseur des droits de l'homme, Carlos Alvarado avait affiché son soutien au mariage homosexuel --actuellement interdit dans le pays-- auquel s'opposait son adversaire, également ancien député et candidat du parti Restauration nationale (RN, lié aux églises néo-pentecôtistes).

"C'est la première fois qu'une élection au Costa Rica se polarise sur des sujets religieux et de droits de l'homme", a souligné l'analyste Gustavo Araya, de la Faculté latino américaine de sciences sociales.

« Cette élection nous a permis, en tant que pays, de nous regarder dans un miroir » a lancé le vainqueur à la foule. « Dans ce miroir, nous avons vu un pays divers, qui a différents points de vue, qui connaît des inégalités, qui doit travailler pour donner plus d'opportunités à certaines parties du pays. Notre tâche doit être d'unir le pays ».

Durant ses études universitaires Carlos Alvarado a développé son goût pour la musique, en intégrant un groupe de rock progressif, Dramatika. Mais le nouveau président a surtout étudié les sciences politiques, avec un passage par l'université du Sussex, au Royaume-Uni. En tant que candidat du parti sortant, il lui a fallu se démarquer de l'actuel gouvernement mis en cause par une affaire de trafic d'influence.

Carlos Alvarado, élu pour quatre ans, est favorable à la laïcité de l'Etat dont il prône plus d'intervention dans l'économie. Il a déclaré vouloir « unir » le pays pour le faire « aller de l'avant ».

« Un gouvernement pour tous »

Le président élu doit s'entretenir avec les responsables des principaux partis pour former un gouvernement d'union. « Nous avons entendu le message des citoyens: un gouvernement pour tous », a déclaré Carlos Alvarado

Le Costa Rica jouit d'une tradition démocratique qui a longtemps fait exception dans la région et d'une relative stabilité qui lui ont valu le surnom de "Suisse de l'Amérique centrale" .

Même si le Costa Rica est considéré comme un des pays les plus progressistes de la région, avec un taux d'alphabétisation de 97,5 % et un investissement supérieur à 7 % du PIB dans l'éducation, selon l'Unesco, Carlos Alvarado, ancien journaliste et fan de rock, a remporté dimanche la présidentielle sur fond de divisions, dans un pays au déficit record. En effet si la polémique autour du mariage gay a relégué à l'arrière-plan d'autres thèmes, celui du déficit budgétaire croissant qui a valu au pays quatre dégradations de sa note de crédit au cours des cinq dernières années va devoir être pris à bras le corps.

Des chantiers colossaux attendent donc le nouvel élu pour sauver un Etat providence unique dans la région.

En effet un scandale de conflit d’intérêts a entaché l’image de renouveau du précédent gouvernement, auquel appartenait Carlos Alvadoros, incapable de réduire la pauvreté extrême (6 %), le chômage (9,3 %) et la violence galopante (12 homicides pour 100 000 habitants). De plus les finance publiques sont en crise : le nouveau président, élu pour quatre ans, hérite d’un déficit fiscal record (6,2 % du PIB) et d’une dette publique de plus de la moitié du PIB.

La crise des finances de l’Etat menace la survie des services publics d’éducation et de santé, instaurés après l’abolition de l’armée en 1948.

Ce petit pays vivant de l'écotourisme et réputé pour sa tradition démocratique et sa stabilité politique a quelques défis cependant à relever.

Joanne Courbet pour DayNewsWorld

ELECTIONS PRESIDENTIELLES AVANCEES

AU VENEZUELA

Si le monde veut nous infliger des sanctions, nous allons organiser des élections (...) Des pouvoirs impériaux et sans légitimité ont déclenché une campagne systématique de haine contre le Venezuela", a martelé le numéro deux du chavisme , Diosdado Cabello, à la tribune de l'hémicycle

Au lendemain des sanctions adoptées par l'Union européenne contre de hauts dirigeants vénézuéliens, dont Diosdado Cabello , la réponse ne s'est pas faite attendre.

"Si le monde veut nous infliger des sanctions, nous allons organiser des élections (...) Des pouvoirs impériaux et sans légitimité ont déclenché une campagne systématique de haine contre le Venezuela" a tonné l'un des mis en causeLe pouvoir vénézuélien a convoqué, ce mardi, un scrutin anticipé afin de profiter d'une dynamique électorale favorable et des divisions de l'opposition.

Or Diosdado Cabello,membre de l'Assemblée constituante, installée début août,n'a émis aucun doute sur leur candidat confirmé : l'actuel chef de l'État candidat unique du Parti socialiste uni du Venezuela (PSUV) au pouvoir.

L’évolution politique au Venezuela, avec notamment l’élection en juillet d’une Assemblée constituante dotée de pouvoirs élargis et de la plupart des compétences du Parlement est aussi chargée est chargée de rédiger une nouvelle Constitution ...

Le président socialiste vénézuélien Nicolas Maduro s'est dit, ce mardi, «à disposition» pour à nouveau défendre les couleurs de son parti PSUV au cours de l'élection présidentielle que le gouvernement a convoquée par anticipation avant le 30 avril.

«Je suis un humble travailleur, un humble homme du peuple. Si le Parti socialiste uni du Venezuela (...) croit que je doive être le candidat à la présidentielle du camp révolutionnaire (...) je suis à disposition», a-t-il déclaré à la presse avant de participer à un rassemblement public à Caracas.

Le pouvoir vénézuélien a donc convoqué mardi une élection présidentielle anticipée afin de profiter d'une dynamique électorale favorable et des divisions de l'opposition. Jusqu'à présent, la présidentielle était officiellement prévue pour fin 2018.

De plus cette annonce intervient alors que de délicates négociations sont en cours avec les adversaires du pouvoir pour tenter de résoudre la crise politico-économique .

De leur côté, les adversaires du président se sont engagés fin décembre à présenter également un candidat unique. Henry Ramos Allup, un des dirigeants de la MUD.

Mais il vient d'essuyer défaite sur défaite aux régionales et aux municipales...

Autre décision votée par la Constituante: les trois principales formations de la coalition anti-Maduro devront, pour participer à la présidentielle, se réinscrire auprès des autorités électorales pour avoir boycotté les municipales du 10 décembre.

C'est ce même Conseil national électoral (CNE) qui doit fixer la date de la présidentielle, a expliqué Diosdado Cabello. Qualifié par ses opposants de dictateur , Nicolas Maduro est certes confronté à une forte impopularité, imputable notamment aux pénuries de toutes sortes qui touchent la population depuis des années.

La crise qui secoue le pays des années s’est aussi traduite dans la rue avec des manifestations antigouvernementales au cours desquelles 125 personnes ont été tuées d’avril à juillet.

Mais en dépit d’une situation économique catastrophique, Nicolas Maduro peut compter sur la discipline et l’organisation quasi militaire de son parti, face à une opposition plus morcelée que jamais et qui prévoit des primaires pour désigner son candidat.

Et l’actuel président Nicolas Maduro entend bien s’y faire réélire.

Une organisation aussi rapide et anticipée pourrait prendre de court l’opposition à l’actuel président, dont la plupart des dirigeants sont emprisonnés, en exil ou privés du droit de se présenter.

Joannes Courbet pour DayNewsWorld

INQUIETANT MESSAGE

DU SOUS-MARIN SAN JUAN

Le 15 novembre disparaissait le San Juan, un sous-marin argentin, dans les eaux de l'Atlantique Sud. Avec à bord, 44 marins.

Le San Juan avait appareillé le dimanche 11 novembre d'Ushuaïa, dans l'extrême sud de l'Argentine, pour regagner Mar de Plata, son port d'attache.

Lundi, douze jours après sa disparition, les navires et les avions de quinze pays ont continué leurs opérations pour détecter le sous-marin.

"Malheureusement, nous n'avons toujours pas localisé ou détecté le sous-marin", a déclaré le porte-parole de la Marine argentine, Enrique Balbi. Mais si les recherches ne donnent toujours rien, on connaît maintenant le dernier message du sous-marin argentin disparu dans l'Atlantique Sud .

Il a été dévoilé par la chaîne de télévision A24 de Buenos Aires. Le dernier message du sous-marin faisait état d'un court-circuit et d'un début d'incendie .
"Entrée d'eau de mer par système de ventilation vers réservoir de batteries numéro 3 a provoqué court-circuit et début d'incendie", indique le texte du mercredi 15 novembre. "Batteries de proue hors service" .

Le message du sous-marin ajoute que le bâtiment "navigue pour le moment en immersion" et bien sûr qu'il tiendra le commandement informé.

L'eau de mer pourrait être entrée par le schnorkel, un tube qui permet aux sous-marins aux moteurs diesel de fonctionner en immersion en évacuant les gaz d'échappement et en aspirant de l'air frais.

Ce message ne laisse pas d'inquiéter !

Une explosion sous-marine avait été enregistrée si bien que les opérations de recherche se sont concentrée sur une zone de 36 kilomètres de rayon autour du point de cette dernière.

Peu de temps avant, le sous-marin avait déjà fait face à une avarie des batteries qui avait ensuite été maîtrisée.

Le lien de cause à effet n’a pas été établi officiellement, mais c’est probablement cette explosion qui a envoyé par le fond le submersible argentin

On ne sait pas si cette explosion est liée au message faisant état d'un incendie.

Un court-circuit a généré de la fumée mais le feu a été étouffé, selon le porte-parole de la marine Enrique Balbi qui s'exprimait lors d'une conférence de presse; Il a fermement rejeté la possibilité d'une attaque, mais affirmé qu'un court-circuit ou un feu avait pu rapidement diminuer la capacité d'oxygène dans le sous-marin bord.

De fabrication allemande, le San Juan avait été modifié par les Argentins eux-mêmes, au cours d’un chantier, entre 2007 et 2014.

Un défaut de structure du bâtiment pourrait être envisagé, la marine Argentine ayant remplacé les moteurs en coupant en deux le sous-marin.

La marine a démenti les informations de la presse dimanche faisant état d'anomalies dans l'achat de batteries, lors de réparations opérées en 2008 et 2014 comme elle a rejeté tout problème lié aux torpilles du sous-marin, puisque selon elle, il n’en transportait pas.

Le porte-parole a précisé que le navire russe Yantar, équipé d’un véhicule sous-marin capable de descendre à 6 000 mètres de profondeur, arriverait sur les lieux le 5 décembre.

A noter également que le submersible étant conçu pour ne pas être remarqué, « la détection d'un sous-marin est un processus très difficile, de nombreux facteurs, notamment climatiques, entrent en jeu », explique Adam Slavinsky, pilote d'un avion P8 Poseidon américain spécialisé dans la traque des sous-marins.

Les recherches se poursuivent donc pour retrouver le sous-marin. Au total, 15 pays participent aux recherches, dont les Etats-Unis, le Royaume-Uni, la Russie, la France, le Brésil ou l’Uruguay.

La Marine et les autorités civiles argentines se refusent à déclarer publiquement qu'il n'y plus aucune chance de retrouver des survivants.

Britney Delsey pour DayNewsWorld

SEISME MEXICO LE BILAN EN HAUSSE

AU MOINS 310 MORTS

Bilan des morts d’alourdi d'heure en heure à Mexico

On compte en ce moment 310 morts et un nombre important de blessés.

Environ 40% de la ville de Mexico et 60% de l'Etat de Morelos se trouvent sans électricité en ce mercredi 20 septembre 2017.

Le bilan des effondrements d'immeubles à Mexico en hausse également soit au moins une cinquantaine de bâtiments.

Le survol de Mexico en hélicoptère seul moyen actuel de survol carl’aéroport international de Mexico est fermé pour le moment laisse voir les plaies béantes un peu partout dans la ville est ses environs.

D'impressionnantes images vues d'en haut montrent l'étendue des dégâts dans la capitale.

Les écoles ont également été évacuées et fermées.

On observait des habitants paniqués descendus en nombre dans les rues.

Bâtiments effondrés, véhicules écrasés par la chute de débris qui jonchent l'ensemble de la capitale.

Les pompiers et secouristes sont un peu partout pour intervenir dans des situations et conditions des plus difficiles .

On est vraiment sous le choc !!!

Paul Emison Mexico pour DayNewsWorld

AU MOINS 248 MORTS DANS LE SEISME MEXICO

Un séisme de magnitude 7,1 a secoué Mexico ville 20 millions d'habitants,de et ses alentours, mardi 19 septembre 2017, provoquant des effondrements d'immeubles avec un bilan provisoire de 226 morts.

On compte au moins 248  victimes au niveau national, dont 117 dans la capitale mexicaine.

L'État de Mexico, celui de Puebla, de Morelos, et de Guerrero ont été touchés.

.Le séisme qui s'est produit à 13h 17, heure locale, a frappé une quinzaine d'écoles à Mexico faisant de gros dégâts . Dans l'une d'entre elle, une vingtaine d'enfants sont décédés.

Le séisme d'hier s'est produit 32 ans jour pour jour après celui du 19 septembre 1985 frappant la capitale mexicaine.


Des scènes de panique dans cette mégapole.Le chef de l 'Etat appelle la population à garder son calme et à ne pas envoyer de fausses rumeurs sur les réseaux sociaux.

Les secouristes tentent de retrouver des survivants sous les décombres.

La secousse est survenue quelques heures seulement après des exercices antisismiques qui étaient programmés dans le pays.

Il s'agit à ce jour de l'un des plus puissants tremblements de terre qu’ait connu le Mexique,hormis celui de 1985 qui avait fait à l'époque plus de 10.000 morts.

Selon le président Enrique Pena Nieto, au moins" 27 bâtiments importants se sont effondrés."

Des explosions et plusieurs départs d'incendie ont été signalés dans de nombreux bâtiments.

Selon l'Institut géologique américain (USGS), qui avait tout d'abord parlé d'une magnitude 7,4, l'épicentre du séisme de ce mardi  19 septembre 2017 a été localisé à quelques kilomètres au sud-est d'Atencingo, dans l'Etat de Puebla, à une profondeur de 51 kilomètres.

Le président américain Donald Trump a tweeté dés l'information connue en soutien aux habitants de Mexico.

«Que Dieu bénisse les gens de Mexico. Nous sommes avec vous et nous serons là pour vous», a tweeté le président Donald Trump.

Plus d'information vous seront fournies par nos envoyés spéciaux ….

A suivre...

Paul Emison pour DayNewsWorld

EN SIERRA LEONE LA COLERE GRONDE SUITE

AUX INONDATIONS MEURTRIERES DE FREETOWN

Freetown, capitale de la Sierra Leone, est sous le choc depuis que les pluies torrentielles ont provoqué l’effondrement, lundi matin, de toute une partie du Pain de Sucre, la colline du quartier de Regent surplombant le centre-ville. le président Ernest Bai Koroma a fait appel à l’aide internationale mardi.

Le bilan est lourd : Déjà près de 400 morts dont 105 enfants sont à déplorer et au moins 600 personne sont toujours portés disparus. Trois mille survivants restent sans le moindre abri. Les enterrements ont lieu dans la fosse commune de quatre cimetières de la métropole .Ce n'est pas la première fois que les bidonvilles du quartier Régent subissent des glissements de terrain et des coulées de boue dans une ville coincée entre la mer et la montagne et où la moyenne annuelle des précipitations reste la plus élevée d’Afrique.

Reste qu'une telle catastrophe survient à cause d'une la déforestation massive et d'une urbanisation galopante -la capitale comptant plus d’un million d’habitants, dix fois plus qu’en 1961, année de l'indépendance ! De plus la mauvaise gestion des déchets ne fait qu’accroître le risque de maladies comme le choléra, la typhoïde et la diarrhée en raison des eaux sales qui ne s'évacuent qu'avec difficulté : en cause les canalisation bouchées par les immondices.

En 2015, une note de l'Institut de recherche de l'Afrique alertait sur les risques de la déforestation, de l’accumulation des déchets qui bouchent les canalisations auxquels s’ajoutent les effets du changement climatique.

Selon Ian Douglas, professeur à la School of Environment and Development de l’Université de Manchester, interrogé par la BBC, d'autres villes d'Afrique comme au Ghana, en Ouganda, au Mozambique ou au Kenya sont de plus en plus souvent touchées par de graves inondations, mettant en péril la vie de populations pauvres..

Carl Delsey pour DayNewsWorld

« UNE ATTAQUE TERRORISTE »

DEJOUEE

CONTRE L'ARMEE AU VENEZUELA

De graves incidents se sont déroulés dans une base militaire à Valencia, à 180 km à l'ouest de Caracas.

Le pouvoir vénézuélien a affirmé avoir déjoué dimanche une "attaque terroriste" fomentée par une vingtaine d'hommes contre une base de l'armée. Deux assaillants auraient été tués et huit autres capturés. Les morts et les prisonniers ont été identifiés comme étant un officier déserteur et neuf civils, a affirmé le Président Nicolas Maduro.

Des "combats" ont eu lieu pendant environ trois heures, a-t-il ajouté y voyant une "attaque terroriste" et non pas une "rébellion" militaire.

Selon le ministre de la Défense Vladimir Padrino, les prisonniers ont avoué avoir été recrutés "par des militants de l'extrême droite vénézuélienne en contact avec des gouvernements étrangers", et les forces de sécurité étaient encore à la recherche "d'une partie du groupe, qui a réussi à s'emparer de quelques armes".

Selon le général Jesus Suarez Chourio, l'opération était "financée par la droite et ses collaborateurs, financée par l'empire nord-américain" (les Etats-Unis, NDLR).

"Une normalité absolue règne dans le reste des unités militaires du pays", a assuré sur Twitter Diosdado Cabello, vice-président du parti au pouvoir et membre de

Une vidéo circulant dimanche sur les réseaux sociaux et plusieurs médias vénézuéliens montrait un homme se présentant comme un officier et se déclarant "en rébellion légitime" contre "la tyrannie assassine de Nicolas Maduro".Elle aurait été prise sur la base militaire.

"Ceci n'est pas un coup d'Etat, ceci est une action civique et militaire pour rétablir l'ordre constitutionnel", affirmait cet homme, se présentant sous le nom de capitaine Juan Caguaripano qu'entouraient  quinze personnes en tenue de camouflage.

"Nous exigeons la formation immédiate d'un gouvernement de transition et des élections générales libres", ajoutait-il.

Il s'agirait d'après le ministère de la Défense d'un "officier subalterne renvoyé de l'armée il y a trois ans pour trahison à la patrie et rébellion" en fuite aux Etats-Unis.

L'armée vénézuélienne soutenant jusqu'à présent le pouvoir chaviste n'a pas cédé jusqu'à présent aux sirènes de l'opposition dénonçant la Constituante alors que le pays est en proie à de violentes manifestations antigouvernementales comptant 125 morts depuis avril. Cette dernière se voit en effet dotée de tous les pouvoirs jusqu’à la possibilité de dissoudre le Parlement et envisage notamment la réécriture de la Constitution de 1999 promulguée par Hugo Chavez. Mais le malaise est palpable au sein de l'armée.

La communauté internationale s'inquiète de la dérive autoritaire du régime du Président d'autant que le limogeage de la procureure générale Luisa Ortega, l'une des principales adversaires du président Maduro a été une des premières décisions de la Constituante, la toute puissante Assemblée constituant élue le 30 juillet

Le président du Parlement vénézuélien, Julio Borges, porte-voix de l'opposition, a demandé la "vérité" sur cet incident refusant toute "chasse aux sorcières"..

Alize Marion pour DayNewsWorld

LE VENEZUELA AU BORD DE LA GUERRE CIVILE

«Le problème est que la population n'a plus rien à perdre car elle a tout perdu », déplore Rodrigo Diamanti, président de l'association de défense des droits de l'homme, Mundo sin Mordaza (Monde sans baillon)


Le Venezuela est au bord de la guerre civile. Depuis plus de trois mois l'opposition majoritaire au Parlement demande le départ du gouvernement Maduro. Les manifestations quasi quotidiennes ont déjà fait plus de 100 morts. Deux hommes de 16 ans et 30 ans ont encore perdu la vie ce mercredi lors des affrontements entre manifestants et forces de l’ordre.

La tension est extrême alors qu'a commencé mercredi une grève générale de deux jours à l'appel de l'opposition qui exige le départ du Président chaviste Maduro et le boycott de l'élection de dimanche.

L'appel à la grève, lancé pour 48 heures, a été suivi à 85% à travers le pays au cours des premières 24 heures, selon la coalition de l'opposition, la Table de l'unité démocratique (MUD), à l'origine du mouvement. Les principales centrales syndicales ont apporté leur soutien à la mobilisation lancée par l’opposition, la dirigeante syndicale Marcela Maspero parlant de « grève historique qui tente d’arrêter la tyrannie ».

.« Finie la dictature ! », peut-on lire sur des banderoles dans la capitale et d’autres villes.

Vendredi, une manifestation organisée par la Table de l'unité (Mesa de la Unidad, MUD) est prévue dans la capitale vénézuélienne. L'objectif de l'opposition antichaviste est la paralysie de toute activité économique, le blocage de tous les axes de circulation. Leur dirigeant Henrique Capriles a appelé les Vénézuéliens à « donner le tout pour le tout » lors de la grève de mercredi et jeudi et de la marche de vendredi. « Maduro veut isoler le Venezuela du monde démocratique », a-t-il dénoncé.

L'opposant Leopoldo Lopez, placé en résidence surveillée dans le cadre de sa condamnation à 14 ans de prison, a appelé les Forces armées à se rallier à la contestation les exhortant dans une vidéo diffusée sur Twitter à ne pas être les «complices de la disparition de la République, d'une fraude électorale, de la répression et d'un groupe dont le seul but est de se maintenir au pouvoir».

Une recrudescence de la violence est à craindre alors que plus de 7 millions d'armes illégales circulent dans le pays, selon le député d'opposition Rosmit Mantilla.

L'opposition entend ainsi faire annuler l'élection des membres à l'Assemblée constituante prévue ce dimanche. Quelque 70 % des Vénézuéliens se montrent opposés à l’assemblée constituante, selon l’institut de sondage Datanalisis.

Pour l'opposition ce projet de réécrire la Constitution est une tentative pour M. Maduro de se cramponner au pouvoir tout en contournant le Parlement élu avec une opposition majoritaire, et en évitant l’élection présidentielle de fin 2018.

Nicolas Maduro, de son côté, a demandé à la population « de défendre le gouvernement les armes à la main». Le gouvernement contrôle la très stratégique industrie pétrolière et la fonction publique, qui compte près de trois millions d’employés.

Mais même parmi son propre parti, le PSUV, Nicolas Maduro , des voix dissidentes s’élèvent contre cette élection de plus. Ortega Diaz, procureure générale,nommée en 2008 par Hugo Chavez et reconduite en 2014 à ce poste haut placé dans l'appareil judiciaire vénézuélien, n'a pas hésité dénoncé « les persécutions et les abus » du pouvoir allant jusqu'à taxer l'élection de dimanche de «coup d'État».

Des milliers de Vénézuéliens quittent leur pays pour la Colombie...

Simultanément, la pression internationale sur Caracas s'est accentuée ces derniers jours. Washington a menacé le président Maduro de sanctions, et plusieurs gouvernements d’Amérique latine et d’Europe l’ont appelé à renoncer à son assemblée constituante.

Mais le chef de l’État vénézuélien a réaffirmé sa détermination.

Joanne Courbet pour DayNewsWorld

SUCCES DU VOTE CONSULTATIF

CONTRE MADURO AU VENEZUELA


L'opposition avait tenté d'organiser un référendum révocatoire en 2016 mais le processus avait été bloqué par les autorités électorales.

Plus de 7,1 millions de Vénézuéliens sur 19 millions d'électeurs potentiels ont participé dimanche à la consultation populaire, organisée sans l'aval des autorités et légalement non-contraignante, selon 95 % des bulletins dépouillés.

Selon ces résultats, 98,3 % des votants ont répondu par l'affirmative aux trois questions posées : La première question demandait s'ils rejetaient la Constituante, la seconde s'ils exigeaient des Forces armées qu'elles respectent la constitution actuelle, et la troisième s'ils soutenaient un renouvellement des pouvoirs publics à travers des élections pour l'instauration d'un gouvernement d'"unité nationale".

L'opposition vénézuélienne sort grandie d'un vote massif de plus de 7 millions de personnes à la consultation symbolique contre le président socialiste Nicolas Maduro, après plus de trois mois de manifestations violentes dans ce pays en grave crise économique.

La chute des cours du pétrole frappe de plein fouet l'économie, dont 95 % des devises proviennent de l'or noir. L'inflation atteint trois chiffres et aliments et médicaments sont soumis à restriction.

Un pays dépendant uniquement de sa manne pétrolière

En 2001, la manne pétrolière faisait du Venezuela la nation la plus riche d’Amérique latine mais ce pays pétrolier ruiné par la chute des cours du brut.Car si Hugo Chavez élu en 1999, a pu lancer de grands chantiers sociaux, la construction de dispensaires, l’accès aux soins pour tous, des programmes d’aide aux maternités et contre l’analphabétisme, il n'a construit aucun grands chantiers industriels.

Le pays est dépendant de ses exportations pétrolières à 95 % pour ses ressources en devises ; le cours chute, et il est au bord de la faillite. Plus question d’importations. Alors, dans cet Etat qui ne produit rien, on manque bientôt de tout.

Le pays est donc à cours de devises. Devant les distributeurs de billets, les files d’attente se mesurent en dizaines de mètres. Pourtant, les retraits ne peuvent dépasser 10 000 bolivars : autant dire rien dans un pays où un simple café en coûte 3 500 et un litre de lait 1 500, soit sept fois le montant d’un plein d’essence.

"Maduro est mathématiquement révoqué"

Avec le résultat chiffré de participation et les réponses aux questions posées, "Maduro est mathématiquement révoqué", a estimé Julio Borges, actuel président du Parlement, seule institution aux mains de l'opposition. "Le mandat qui nous est donné par 7.186.000 de Vénézuéliens est clair (...) pour que nous puissions avoir la certitude de parvenir à un changement démocratique", a-t-il ajouté.

La coalition à l'origine du scrutin, la Table de l'Unité démocratique (MUD), veut freiner le projet de Constituante lancé par le président en provoquant des élections anticipées avant la fin du mandat de M. Maduro en décembre 2018.

Mais comment se servir des résultats pour "fracturer l'adversaire, ce qui pourrait faire pression en faveur d'une négociation qui déboucherait sur une opportunité pacifique de changement" (Luis Vicente Leon, président de l'institut de sondages Datanalisis).

Il est vrai que la Constituante, dont les 545 membres doivent être élus le 30 juillet, viserait officiellement à apporter paix et stabilité économique au pays.

Mais pour l'opposition'elle ne servirait qu'à contourner l'Assemblée nationale, où elle détient la majorité depuis 2016 après 17 ans de domination chaviste --du nom du président décédé Hugo Chavez, dont Nicolas Maduro est l'héritier--.

"Le Venezuela l'a clairement dit : nous ne voulons pas d'une Constituante frauduleuse et imposée. Nous ne voulons pas devenir Cuba", a déclaré dimanche soir le chef de l'Assemblée, Julio Borges, faisant allusion au régime de l'île communiste.

"L'opposition doit avoir une feuille de route, après avoir suscité tant d'espoir. Sinon, sa légitimité peut en prendre un coup, le peuple attend des actions fermes", a commenté pour sa part Felix Seijas, directeur de l'institut de sondages Delphos.

Du côté du gouvernement, la consultation est considérée "illégale".

Nicolas Maduro a demandé dimanche à ses opposants de "ne pas perdre la tête" avec les résultats de la consultation et de "venir s'asseoir pour discuter".

La consultation symbolique de dimanche a reçu le soutien d'associations de la société civile, des Nations unies, de l'Organisation des Etats américains (OEA), des Etats-Unis et de plusieurs gouvernements d'Amérique latine et d'Europe.

Cinq anciens présidents latino-américains sont venus en tant qu'"observateurs internationaux" du scrutin, Jorge Quiroga (Bolivie), Vicente Fox (Mexique), Andres Pastrana (Colombie), Laura Chinchilla et Miguel Angel Rodriguez (Costa Rica).

"La communauté internationale doit maintenant demander l'annulation de cette Constituante putchiste", a déclaré le Bolivien Jorge Quiroga.

Britney Delsey pour DayNewsWorld

ETAT D'URGENCE DECRETE EN COLOMBIE

UNE IMMENSE COULEE DE BOUE FAIT

DEJA PLUS DE 200 MORTS ET 200 DISPARUS

La Colombie compte ses morts et disparus après une gigantesque coulée de boue dans la province de Putumayo au le sud de la Colombie.

Le bilan est lourd : 200 morts, 202 blessés, plus de 220 disparus d’après la Croix-Rouge colombienne .Le bilan pourrait s'alourdir dans les heures qui viennent.

L’état d’urgence a été décrété dans cette région. L'armée est sur place pour venir en aide à la population.

« Nos coeurs sont avec les familles des victimes et les personnes affectées par cette tragédie », a tweeté le président Juan Manuel Santos, qui a pris sur place la direction des secours .

« C’est une tragédie sans précédent, il y a des centaines de familles dont nous sommes sans nouvelles, des quartiers ensevelis », a affirmé le gouverneur du département de Putumayo, Sorrel Aroca, à W Radio.

Dans la soirée de vendredi, 130 millilitres de pluie sont tombés, soit 30% de la moyenne mensuelle à Mocoa.

«La situation à Mocoa est dramatique. Nous appelons à la solidarité de toute la Colombie», a de son côté tweeté le vice-ministre de l'Intérieur, Guillermo Ri

La catastrophe a eu lieu suite au débordement simultané des trois rivières Mocoa, Mulato et Sangoyaco, qui coulent en surplomb de la ville. Cette gigantesque coulée de boue est dû au phénomène climatique El Niño. Ce dernier touche depuis plusieurs semaines la région andine du nord-ouest de l’Amérique latine. La Colombie n'est pas le seul pays touché : des inondations ont fait au Pérou déjà 101 morts et plus de 900 000 sinistrés, en Equateur 21 morts et 1 280 sinistrés.

De nombreux pays européens ont proposé leur aide.

Le Président Hollande a assuré que la France était «prête à toute demande d'assistance» de la Colombie.

« Les terribles conséquences des dérèglements climatiques montrent combien la mobilisation de toutes les nations est nécessaire »,selon le chef de l’Etat dans un communiqué.

Le «changement climatique génère des dynamiques et nous en voyons les graves résultats en termes d'intensité, de fréquence et de magnitude (...) comme à Mocoa», a déploré le chef de la délégation de l'ONU en Colombie, Martin Santiago.

Britney Delsey pour DayNewsWorld

LE VENEZUELA PLONGE DANS LE NOIR OU UNE ATTAQUE CRIMINELLE

Une nouvelle panne d'électricité a plongé lundi soir le Venezuela dans l'obscurité.

La panne a commencé à Caracas, mais des coupures ont eu lieu dans la totalité des 23 Etats vénézuéliens. La capitale Caracas et de nombreuses régions du Venezuela étaient plongées dans le noir lundi en fin de journée à la suite d’une nouvelle panne d’électricité liée selon le gouvernement à une «attaque électromagnétique».

La panne de courant a commencé à Caracas à 20H41 GMT affectant entre autres la distribution d’eau, les services de transports publics et les liaisons téléphoniques.

«Les premiers éléments de l’enquête menée dans la région du Caroni (dans le sud du Venezuela) suggèrent qu’il s’agit d’une attaque électromagnétique visant à nuire au système de production hydroélectrique», a expliqué le ministre de la Communication Jorge Rodríguez à la télévision, promettant que le système électrique national serait remis en service «dans les plus brefs délais».

Plus tard, c'est au tour du président Nicolas Maduro de dénoncer sur Twitter une «nouvelle attaque criminelle».

« Corruption »

«Ils essayent de cacher l’ampleur de la tragédie en rationnant tout le pays, mais l’échec saute aux yeux: ils ont détruit le système électrique et n’ont pas de solutions,» a réagi sur Twitter le chef de l’opposition Juan Guaido, président du Parlement.

Ce dernier s’est proclamé en janvier président par intérim du Venezuela et est reconnu comme tel par une cinquantaine de pays avec à leur tête les Etats-Unis. L’opposition vénézuélienne met généralement les pannes de courant sur le compte de l’«incurie» et de la «corruption» au sein du gouvernement de Nicolas Maduro.

Contexte tendu avec les Etats-Unis

Cette panne survient dans un contexte diplomatique tendu avec les Etats-Unis, que Caracas a accusé lundi d’avoir violé son espace aérien avec un «avion espion».

La veille, des responsables militaires américains avaient dénoncé le fait qu’un avion de combat vénézuélien s’était approché vendredi de très près d’un avion américain, de façon «agressive» et «dangereuse», au-dessus de la mer des Caraïbes, qualifiant la manœuvre de «non professionnelle».

D’autres «blackout» ont plongé le Venezuela dans le noir cette année, un premier début mars puis un deuxième à la fin de ce même mois, paralysant, là aussi, le pays pendant une semaine.

La société nationale de production d’électricité Corpoelec a quant à elle simplement indiqué qu’une panne touchait plusieurs secteurs de la capitale.

Alyson Braxton pour DayNewsWorld