ANCIEN ROI DE L'ESPAGNE JUAN CARLOS SOUPCONNE DE CORRUPTION S'EXILE

Aucune précision n’a été faite concernant le pays où l’ancien roi, qui avait abdiqué en 2014 sur fond de scandales, s’installera.

Alors qu'il serait soupçonné de corruption et sous le coup d’une enquête de la Cour suprême, l’ex-roi d’Espagne Juan Carlos a annoncé sa décision de quitter le pays dans une lettre adressée à son fils, le souverain Felipe VI, rendue publique par la maison royale lundi 3 août 2020.

Aucune précision n’a été faite concernant le pays ou le lieu dans lequel il s’installera.

« Guidé à présent par la conviction de rendre le meilleur service aux Espagnols, à leurs institutions, et à toi en tant que roi, je t’informe de ma décision réfléchie de m’exiler, en cette période, en dehors de l’Espagne », a écrit l’ancien souverain, estimant devoir prendre cette décision sur fond de « répercussions publiques de certains épisodes de [sa] vie privée passée ».

Il s’assure ainsi de ne pas rendre la tâche plus difficile à son fils, ajoute-il. Dans un communiqué de la maison royale, son fils fait savoir qu’il accepte sa décision et l’en remercie.

Il ne s’agit cependant pas d’une tentative d’échapper à la justice de son pays, a fait savoir l’avocat de l’ancien monarque, Javier Sánchez-Junco Mans, précisant que Juan Carlos « a l’intention de se rendre disponible pour coopérer à l’enquête ».

« Train du désert »

Début juin, la Cour suprême espagnole avait annoncé l’ouverture d’une enquête pour faire la lumière sur une possible commission versée à Juan Carlos à l’occasion du contrat de construction d’un « train du désert » entre Médine et La Mecque. Un marché attribué par l’Arabie saoudite à un consortium espagnol pour 7 milliards d’euros, en 2011.

Le dossier avait été ouvert en septembre 2018 à la suite de la publication dans la presse d’enregistrements où l’ancienne maîtresse de Juan Carlos, Corinna zu Sayn-Wittgenstein, parlait de cette commission.

En vertu de l’immunité dont il bénéficie, seule la Cour suprême peut chercher à cerner la responsabilité de l’ancien monarque, mais uniquement pour des faits commis après son abdication. Juan Carlos Ier avait quitté le pouvoir en juin 2014 en faveur de son fils Felipe, alors que la fin de son règne avait été ternie par différents scandales, en particulier des soupçons sur ses relations étroites avec la famille royale saoudienne.

Juan Carlos, aujourd’hui âgé de 82 ans, était jusqu’au tournant du siècle un symbole fort de l’unité espagnole, apprécié pour avoir assuré la restauration pacifique de la démocratie après la mort du dictateur Francisco Franco en 1975.




Paul Emison pour DayNewsWorld

VERS DES RECONFINEMENTS LOCALISES

 EN FRANCE

« On n’a pas encore gagné la guerre » contre le nouveau coronavirus. Dans un entretien accordé au quotidien le Parisien, le ministre de la Santé, Olivier Véran, a fait part de son inquiétude et appelé à la prudence, ainsi qu’au respect des gestes barrière, face à la nouvelle hausse des cas de contamination.

L’éventualité d’une reconfinement partiel ou de fermeture de certains bars et établissements nocturnes est ainsi à l’étude.

Le ministre de la Santé a par ailleurs indiqué que tous les tests nasaux PCR (Réaction en Chaîne par Polymérase, N.D.L.R.) seraient désormais intégralement remboursés, qu’ils soient prescrits ou non par un médecin. Olivier Véran a signé un arrêté en ce sens, publié samedi au Journal officiel.

L’arrêté, précise le ministre, « permet dès aujourd’hui à n’importe qui de bénéficier d’un test PCR entièrement remboursé, sans avoir besoin d’une ordonnance et sans avoir à se justifier de la démarche ou présenter des symptômes ».

Le seuil du millier de nouvelles infections par jour a été dépassé jeudi et vendredi, retrouvant un niveau comparable à celui de la fin du confinement en mai dernier. « On ne peut pas parler d’une deuxième vague mais une chose est sûre on voit, depuis quelques jours, le nombre de cas positifs remonter nettement alors qu’il baissait depuis treize semaines », constate Olivier Véran dans son interview au Parisien.

Une recrudescence des cas chez les jeunes

Le ministre de la Santé explique notamment cette hausse par une recrudescence de cas chez les jeunes. « Lors des campagnes de dépistage massif », on remarque « que les patients sont jeunes, plus jeunes que lors de la précédente vague. Le taux d'asymptomatiques est, lui, extrêmement élevé », dit le ministre.

« C'est le cas particulièrement en Ile-de-France où l'on voit arriver des jeunes qui ont été infectés sans qu'on sache comment », poursuit Olivier Véran.

« Sans doute que les personnes vulnérables et âgées ont conservé un niveau de prudence élevé alors que les jeunes, eux, font moins attention. C’est ce que l’on constate notamment lors de rassemblements festifs et surtout familiaux à l’origine de clusters », poursuit Olivier Véran.

« De plus, on a fortement augmenté le nombre de tests réalisés. Après le 11 mai on en faisait un peu plus de 200 000 par semaine, désormais, je suis en mesure de vous dire qu’on approche des 500 000 tests par semaine avec un taux de positifs de l’ordre de 1 à 1,5 % », ajoute-t-il.

Castex : « éviter le reconfinement général »

De son côté, le Premier ministre a aussi mis en avant l’idée d’un reconfinement, mais souhaite avant tout limiter les effets d’une telle mesure. « Ce qu’il faut éviter par-dessus tout, c’est le reconfinement général », une mesure qui serait « catastrophique » au niveau économique et social, a déclaré le Premier ministre Jean Castex samedi au quotidien Nice Matin, au sujet de l’épidémie de Covid-19.

« Nous savons maintenant ce que cela produit : une telle mesure brise la progression de l’épidémie, certes, mais au niveau économique et social, c’est catastrophique, y compris pour la santé psychologique de certains de nos concitoyens », a insisté le chef du gouvernement, dans un entretien publié par le quotidien régional sur son site.

« La priorité, c’est encore et toujours la prévention », insiste Jean Castex, en niant que ce terme de reconfinement soit « un mot tabou » et en rassurant sur la propagation du virus.




Alyson Braxton pour DayNewsWorld


UN PLAN DE RELANCE EUROPEEN DE 750 MILLIARDS OBTENU AU FORCEPS

"Jour historique pour l’Europe ! ", s’est exclamé Emmanuel Macron sur Twitter.

Après cinq jours et plusieurs dizaines d’heures de négociations, le sommet européen de Bruxelles a finalement accouché d’un accord.

Malgré l’opposition initiale des pays dits « frugaux » que sont les Pays-Bas, l'Autriche, la Suède et le Danemark, les 27 pays membres de l’UE ont validé un plan de relance portant sur un emprunt commun de 750 milliards d’euros pour soutenir la récession historique liée à l’épidémie de coronavirus.

Dans le détail, 390 milliards d’euros de subventions seront allouées aux Etats les plus frappés par la pandémie. Pour ce faire, la Commission européenne va s’endetter au nom de tous les pays membres, qui devront rembourser.

Outre cette somme, 360 milliards d’euros seront disponibles pour des prêts, remboursables par le pays demandeur.

Ce plan de relance profite avant tout aux pays du Sud comme l’Italie et l’Espagne, considérés comme trop laxistes en matière de budget par les pays « frugaux ».

Nommés ainsi pour leur attachement à l'état des finances publiques et leur réticence à trop aider d'autres pays (souvent du sud) qu'ils accusent d'être des « cigales » et de n'avoir rien fait pour éponger leur déficit,ces pays du Nord souhaitaient limiter le plus maximum cette partie des « dons ».

C'est pourquoi le président du Conseil européen Charles Michel a dû revoir sa proposition initiale et leur fournir des gages, notamment en révisant à la baisse les 500 milliards de subventions prévues au départ.

« Quand l’Allemagne et la France se mettent ensemble, elles ne peuvent pas tout, mais si elles ne se mettent pas ensemble rien n’est possible. Nous avons réussi à franchir ensemble beaucoup d’étapes pour l’unité européenne », s'est félicité Emmanuel Macron lors d’une conférence de presse commune avec la chancelière allemande Angela Merkel.

En s'accordant pour octroyer des subventions aux pays les plus touchés par la crise du Covid-19, sur la base d'un emprunt commun aux 27, l'accord fait ainsi basculer l'Europe dans une forme de solidarité budgétaire, un pas vers une forme de fédéralisme.




Garett Skyport pour DayNewsWorld

DES SUJETS DE DESACCORDS

 SUR LE PLAN DE RELANCE EUROPEENNE

Les pays de l'Union européenne sont réunis pour tenter de sauver le plan de relance face à la crise économique causée par la pandémie de Covid-19. Mais, dimanche matin, les Vingt-Sept étaient en désaccord.

Les discussions se heurtent en effet à l'opposition du camp des « frugaux », c'est-à-dire les pays partisans d'une stricte orthodoxie budgétaire : les Pays-Bas, l'Autriche, le Danemark et la Suède, qui ont ensuite été rejoints par la Finlande. Angela Merkel n’a pas écarté, dimanche, le risque d’un échec dans les négociations sur un plan de relance post-coronavirus massif, sur lequel les pays « frugaux » sont très réservés « Il y a beaucoup de bonne volonté (...) mais il est aussi possible qu'aucun résultat ne soit obtenu aujourd'hui », a déclaré la chancelière allemande Angela Merkel.

« Je ne peux toujours pas dire si une solution sera trouvée », a déclaré Mme Merkel, dont le pays assure la présidence tournante de l’Union européenne (UE).

Des fonds contre des réformes

Sur la table des négociations, un fonds constitué par une capacité d’emprunt de 750 milliards d’euros pour relancer l’économie européenne, adossé au budget à long terme de l’UE (2021-2027) de 1 074 milliards d’euros. L’unanimité des 27 Etats membres étant requise, un compromis est particulièrement difficile .

.Une des options sur la table est de modifier la répartition entre prêts et subventions en augmentant la part des premiers à 300 milliards d’euros (contre 250 dans la proposition initiale) sans réduire la part des subventions directement destinées aux Etats pour soutenir leurs plans de relance. Les « frugaux » préfèrent nettement les prêts aux subventions. Mais Paris et Berlin refusent des subventions inférieures à 400 milliards.

Charles Michel a, par ailleurs, proposé un mécanisme permettant à un pays qui aurait des réserves sur le plan de réformes présenté par un autre Etat, pour obtenir ces aides, d’ouvrir un débat à 27, soit devant le Conseil européen (c’est-à-dire les dirigeants), soit devant les ministres des finances de l’UE. Une réponse au souhait du premier ministre néerlandais M. Rutte de voir ces plans nationaux validés par les Vingt-Sept à l’unanimité, ce qui offrirait de facto un veto à n’importe quelle capitale.

Les pays « frugaux » reprochent en effet à leurs voisins du Sud un laxisme budgétaire et le manque de compétitivité de leur économie. Mais ces demandes pressantes de réformes inquiètent Rome et Madrid, qui craignent d’être soumis à un programme de réformes (marché du travail, retraites…) imposé, comme la Grèce dans le passé.

Autre coup de pouce de Charles Michel pour vaincre les résistances : accroître certains « rabais » accordés aux pays qui versent davantage d’argent au budget de l’UE qu’ils n’en reçoivent. Ce serait le cas pour Vienne, Copenhague et Stockholm, mais pas La Haye ni Berlin dont les rabais restent inchangés.

Bras de fer sur l’Etat de droit

Outre ces sujets délicats, un autre pèse lourdement sur les discussions La Commission européenne a en effet proposé de créer un lien direct entre le versement des aides européennes prévues dans le fonds de relance et le respect de l'Etat de droit. Or la Hongrie, la Pologne et la Slovénie s'opposent à cette condition. La Hongrie est sous le coup d'une procédure dite « de l'article 7 », une procédure exceptionnelle pour risque de « violation grave » des valeurs de l'UE déclenchée par le Parlement européen. Plusieurs auditions ont eu lieu en Conseil des ministres pour parler de la situation en Hongrie mais aucune décision n'a été prise.

Le premier ministre hongrois, Viktor Orban, a ainsi accusé dimanche son homologue néerlandais de vouloir le « punir financièrement ». Selon M. Orban, la création d’un tel mécanisme exigerait « des semaines de négociations »

.« Le problème », estime un diplomate européen, est que les « questions fondamentales » de l’unanimité et de l’Etat de droit, qui risquent de faire échouer les négociations, « ne seront pas résolues juste avec un second sommet ».




Garett Skyport pour DayNewsWorld


DEUX VISIONS OPPOSEES DE LA POLOGNE

 SE JOUE DANS LA PRESIDENTIELLE

Les Polonais sont appelés aux urnes ce dimanche, pour le second tour de l'élection présidentielle qui oppose le président conservateur sortant Andrzej Duda au maire libéral de Varsovie Rafal Trzaskowski,  europhile convaincu.

Deux candidats aux coude-à-coude

Soutenu par le parti conservateur et nationaliste Droit et Justice (PiS), le président Andrzej Duda fait face au maire de Varsovie, Rafal Trzaskowski, du principal parti d'opposition centriste Plateforme civique (PO). Au premier tour, le 28 juin, Andrzej Duda est arrivé premier, avec 43,5 % des voix, et Rafal Trzaskowski deuxième, avec 30,4 %.

Mais le soutien au chef de l’État a considérablement diminué depuis, y compris en raison des retombées de l'épidémie, qui ont plongé la Pologne dans sa première récession depuis la chute du régime communiste .Les derniers sondages pour le second tour font état de chances égales pour les deux candidats.

Le résultat de ce scrutin sera décisif pour l'avenir du gouvernement que ses détracteurs accusent de faire reculer les libertés démocratiques acquises il y a trois décennies à la chute du communisme.

« Deux visions de la Pologne »

Particulièrement populaire dans les campagnes et les bourgades,  le conservateur Andrzej Duda a promis de défendre les aides sociales populaires lancées par le PiS. Il  a mené une campagne polarisante, attaquant notamment les droits des personnes LGBT et rejetant l'idée d'indemnisations pour les biens juifs volés par les nazis et sous le régime communiste. Le gouvernement et ses médias publics, engagés dans la campagne en faveur d'Andrzej Duda, ont attaqué les titres contrôlés par des capitaux allemands, les accusant de « parti pris » après qu'un tabloïd du groupe Ringier Axel Springer eut critiqué le candidat Duda pour avoir gracié un pédophile.

C’est dans les grandes villes comme Varsovie, dont il est le maire, que Rafal Trzaskowski compte le plus de soutiens, dans cette population citadine plus jeune, plus ouverte, plus européenne. Parmi ces électeurs, beaucoup osent la comparaison avec Kennedy pour son éloquence et son visage séduisant.

Rafal Trzaskowski , lui, est favorable aux partenariats civils y compris entre personnes du même sexe. Sa décision de signer une déclaration de soutien aux LGBT a incité l'an dernier nombre de régions de l'est rural et le plus conservateur du pays à se proclamer « zones libres de LGBT ». En cas de victoire, il promet de faire marche arrière concernant les réformes controversées du système judiciaire qui ont mis la Pologne sur une trajectoire de collision avec le reste de l'Union européenne.

Le maire de Varsovie a tenté d'apparaître comme une figure à même d'unir une nation divisée, cependant de nombreux observateurs estiment qu'une période de querelles entre le parlement - où le PiS est majoritaire - et le palais présidentiel s'ouvrira si Trzaskowski est élu.

« Ces élections détermineront le sort de la Pologne pour l'avenir prévisible », a déclaré Adam Strzembosz, ancien président de la Cour suprême.

« Sera-t-il dominé et complètement soumis à un parti politique, avec toutes les conséquences d'un pouvoir de nature dictatoriale, ou bien arrivera-t-on à arrêter ce processus ? », s'est-il interrogé.




Abby Shelcore pour DayNewsWorld

CORONAVIRUS: DEUX REGIONS A NOUVEAU RECONFINEES EN ESPAGNE

Samedi 4 juillet, les autorité espagnoles reconfine, en raison d'une recrudescence de contaminations au Covid-19, une zone autour de la ville de Lerida en Catalogne, comptant plus de 200.000 habitants.

Ce dimanche 5 juillet 2020 c'est au tour de quelque 70.000 habitants d'une région côtière du nord-ouest de l'Espagne qui sont à nouveau soumis à des mesures de confinement en raison d'une hausse de contaminations au nouveau coronavirus.

A partir de minuit, les habitants des 14 localités du comté d'A Mariña, en Galice, ne pourront pas sortir de la zone, se réunir à plus de 10 personnes, et la capacité d'accueil des lieux clos sera révisée à la baisse, selon les autorités sanitaires.

200.000 personnes reconfinées en Catalogne

Deux semaines après la levée du confinement sévère imposé au pays, il s'agit de la deuxième zone géographique à faire marche arrière. Samedi, a été reconfinée une zone dans la province de Lerida, en Catalogne (nord-est), comptant plus de 200.000 habitants.Une zone comprenant une quarantaine de municipalités. Trop de cas de coronavirus : plus de 4000 diagnostiqués.Huit foyers de contamination ont été identifiés, pour la plupart autour d'exploitations agricoles qui emploient des travailleurs saisonniers pour la récolte des fruits.

« Il est nécessaire de nous isoler pour éviter une augmentation exponentielle du nombre de cas », a expliqué le responsable sanitaire régional, Jesus Vazquez. Ces mesures ont été décidées pour au moins cinq jours, au terme desquels la situation sera réévaluée. L'Espagne est l'un des pays les plus affectés par la pandémie de nouveau coronavirus, responsable d'au moins 28.385 morts sur son sol. Mais les autorités estiment avoir réussi à contrôler la contagion après le sévère confinement de plus de trois mois de toute la population, levé le 21 juin. Elles surveillent néanmoins de près 50 foyers de contamination qui ont surgi un peu partout dans le pays.

Ce reconfinement coïncide avec la réouverture des frontières samedi aux ressortissants de 12 nouveaux pays, suivant les recommandations de l'Union européenne.




Boby Dean pour DayNewsWorld


UNE PRESIDENCE A VIE POUR POUTINE ?

Les Russes ont validé à 77,9 % par référendum un bloc d'amendements qui, outre la question des mandats du président en exercice, introduisent aussi ses principes conservateurs dans la Constitution.La participation tournait, quant à elle, autour de 65 %.

Le doute n'a jamais pesé quant à l'issue du scrutin : la réforme a été approuvée par le législateur en début d'année et le nouveau texte de la Constitution est déjà en vente dans les librairies.

Vladimir Poutine avait, pour sa part, demandé mardi aux Russes de garantir « la stabilité, la sécurité et la prospérité » du pays, qu'il se targue d'avoir sorti du chaos post-soviétique. Pour la génération qui a connu la chute du communisme, Vladimir Poutine reste avant tout l’homme de la stabilité, et d’une certaine grandeur retrouvée sur la scène internationale.

« Une présidence à vie » ?

L'amendement le plus controversé accorde à Vladimir Poutine l'option de deux mandats supplémentaires à l'issue de l'actuel en 2024. Une nécessité, selon lui, car la classe politique ne doit pas se perdre dans « une quête de successeurs potentiels ». En l'état du droit, il aurait dû se retirer de la présidence en 2024, à l'issue du mandat actuel.

Ce changement lui permettrait de rester au Kremlin jusqu'en 2036, l'année de ses 84 ans. D'autres amendements renforcent certaines prérogatives présidentielles.

La révision introduit aussi dans la Constitution des principes conservateurs chers au président – foi en Dieu, mariage réservé aux hétérosexuels, enseignement patriotique – ainsi que des garanties sociales, comme l'indexation des retraites.

« Enorme mensonge »

Le principal opposant au Kremlin, Alexeï Navalny, a parlé, commentant ces résultats, de « falsification » et d'« énorme mensonge », appelant ses partisans à se mobiliser pour les prochaines élections régionales de septembre. La campagne du vote sur la réforme constitutionnelle n'a pas laissé de place à l'opposition pour s'exprimer dans un contexte de coronavirus et de presse aux ordres. Pour Alexeï Navalny, le référendum n'a d'autre but que de lui garantir « une présidence à vie » et les autres mesures ont visé à faire aller les Russes aux urnes.

« Vladimir Poutine est en train de faire de son pays un régime autocratique » selon un analyste.




Garett Skyport pour DayNewsWorld

UNE CONSTITUTION SUR MESURE

POUR VLADIMIR POUTINE

Malgré les risques sanitaires dus au coronavirus, les Russes votent pendant une semaine pour la réforme de la Constitution de 1993 que Vladimir Poutine a menée au pas de charge en six mois.

Adoptée par le Parlement, elle ne doit pas légalement faire l’objet d’un référendum mais le président russe a tenu à un tel plébiscite, arguant de l’importance du sujet.

Poutine à vie

La réforme autorise, dans u amendement clef, le président en exercice de rester au Kremlin deux mandats de plus, jusqu’en 2036, l’année de ses 84 ans. En l’état du droit, Vladimir Poutine aurait dû se retirer de la présidence en 2024.

Si dimanche 21 juin 2020 Vladimir Poutine a affirmé , à la télévision russe, ne pas avoir encore décidé s'il resterait au Kremlin après 2024 ou pas , il a tout de même suggéré qu'un changement à la tête de l'Etat n'assurerait pas la stabilité du pays.

«Autrement, je sais que dans deux ans au lieu de travailler normalement à tous les niveaux de l’État, tous les regards se mettront en quête de successeurs potentiels. Il faut travailler et pas chercher des successeurs», a-t-il martelé. Pour le maire de Moscou, Sergueï Sobianine, la réforme est nécessaire pour «garantir la stabilité, lever une incertitude». Outre la question des mandats, le président renforce également avec ce vote certaines prérogatives, comme les nominations et limogeages de juges.

Pour l’opposant numéro 1 au Kremlin, Alexey Navalny, ce vote relève d’une démarche populiste dont le seul but est de «remettre le compteur des mandats de Poutine à zéro, lui donner droit à une présidence à vie». «C’est une violation de la Constitution, un coup d’État», a-t-il proclamé en juin sur les réseaux sociaux.

Valeurs traditionnelles et patriotiques

Mais cet amendement clef ne figure sur aucune des nombreuses affiches du « oui » dans les rues de Moscou. Les thématiques mises en avant sur les affiches sont d'ordre sociétal. Ainsi la photo d'un enfant embrassant sa grand-mère rappelle que l'indexation des retraites fait son entrée dans la Constitution , celle d'une famille modèle symbolise la sauvegarde des valeurs traditionnelles grâce aux amendements faisant référence à Dieu et limitant le mariage aux hétérosexuels. Ces principes, censés fédérer les Russes, sont au cœur du système de valeurs patriotiques conservatrices du chef de l’État russe

Une campagne contre la réforme avortée

Du fait de l’épidémie et de l’absence d’accès des voix discordantes aux médias, la campagne contre la réforme n’a cependant jamais décollé. Les rassemblements prévus en avril à Moscou n’ont pu avoir lieu du fait du confinement. Le site «Niet» qui collectait les signatures de Russes opposés aux réformes a lui été bloqué par la justice, le forçant à se relancer sous un autre nom de domaine « dans certaines grandes villes comme Moscou et Ekaterinbourg, où la société civile fourmille de foyers d'opposition,et plusieurs régions d'Extrême-Orient et de Sibérie, qui se sentent oubliées et ont déjà voté contre le pouvoir en place, la marge de succès du 'oui' pourrait se révéler faible », explique la politologue Ekaterina Schulmann.

Risque de faible taux de participation

La réforme ne soulève toutefois pas l'enthousiasme des quelque 110 millions d’électeurs russes répartis sur les 11 fuseaux horaires que compte la Russie, appelés aux urnes.

En outre la popularité de Vladimir Poutine a souffert d’une réforme décriée des retraites et de la crise du coronavirus.De mai 2018 à mai 2020, son taux d’approbation mesuré par l’institut indépendant Levada est passé de 79% à 59%.

Mais les électeurs fidèles à Poutine le resteront, d'autant plus que beaucoup sont obligés d'aller voter, notamment chez les travailleurs du service public.




Garett Skyport pour DayNewsWorld

RAPATRIEMENT DE DIX ENFANTS DE DJIHADISTES FRANCAIS

Dix enfants de djihadistes français qui étaient retenus dans des camps de déplacés sous contrôle kurde en Syrie ont été rapatriés en France dans la nuit de dimanche à lundi, a annoncé le ministère français des Affaires étrangères. « La France a procédé ce jour au retour de dix jeunes enfants français mineurs, orphelins ou cas humanitaires, qui se trouvaient dans des camps du nord-est de la Syrie », a-t-il indiqué dans un communiqué.

« Ces enfants ont été remis aux autorités judiciaires françaises, et font désormais l'objet d'un suivi médical particulier et d'une prise en charge par les services sociaux. La France remercie les responsables locaux du nord-est de la Syrie de leur coopération, qui a rendu possible cette issue.

La décision a été prise au regard de la situation de ces jeunes enfants particulièrement vulnérables et dans le cadre des autorisations données par les responsables locaux », est-il indiqué. Aucune précision n'a été donnée sur leur lieu d'arrivée en France, ni sur les circonstances dans lesquelles ils ont quitté la Syrie.


Un casse-tête juridique et politique

La Depuis l'effondrement du groupe État islamique en mars 2019, la France a ramené 28 enfants au total de Syrie. La chute du « califat » de l'EI proclamé en 2014 a marqué le début d'un casse-tête juridique et politique pour la communauté internationale. Certains pays européens comme l'Autriche, l'Allemagne ou la France hésitent à faire rentrer les adultes djihadistes, les estimant complices de l'EI et dont ils souhaitent le jugement sur place.

La situation est par ailleurs compliquée pour les quelque 300 enfants de jihadistes français non orphelins, pour lesquels l'autorisation de la mère est nécessaire.

Au total, quelque 12 000 étrangers, 4 000 femmes et 8 000 enfants, sont installés dans trois camps de déplacés du Nord-Est, la grande majorité dans celui d'Al-Hol, selon les autorités kurdes.

Insistance des États-Unis

Les responsables kurdes ont souvent appelé les pays concernés à rapatrier leurs ressortissants, affirmant ne pas être en mesure de les garder beaucoup plus longtemps. Un appel aussi régulièrement relayé par les États-Unis qui s'inquiètent du risque d'évasion et de dispersion des jihadistes détenus vers d'autres théâtres ou pour certains vers l'Europe afin d'y commettre des attentats.Treize jihadistes françaises, dont Hayat Boumedienne, la compagne de l'un des auteurs des attentats de janvier 2015 en France, se sont évadées des camps où elles étaient détenues, selon le Centre d'analyse du terrorisme (CAT)

En janvier, des enquêteurs de l'ONU ont également plaidé pour un rapatriement, au moins des enfants, en situation « particulièrement précaire ».




Britney Delsey pour DayNewsWorld

ATTAQUE TERRORISTE AU ROYAUME-UNIS

Samedi 20 juin 2020 au soir, trois personnes ont été tuées et au moins trois autres grièvement blessées lors d'une attaque au couteau à Forbury Gardens vers 19 heures à Reading située à environ 60 kilomètres de Londres.

La police britannique a indiqué, dimanche 21 juin 2020, qu'elle traitait désormais comme un acte « terroriste » cette attaque.

« La section antiterroriste de la police peut désormais confirmer que l'attaque au couteau qui a eu lieu à Reading la nuit dernière a été qualifiée d'acte terroriste », a déclaré dimanche la police, qui avait dans un premier temps écarté la piste terroriste.

« C'était une atrocité », a dénoncé Neil Basu, chef de la police antiterroriste, lors d'une conférence de presse.

Un suspect a été interpellé et placé en garde à vue samedi peu après les faits.Selon la police, il s'agit d'un homme de 25 ans habitant à Reading. Plusieurs médias britanniques, dont le Guardian et la BBC affirment qu'il s'agit d'un ressortissant libyen. Selon le Guardian, la police a perquisitionné un appartement à Reading, samedi vers 23 heures locales.

Il s'agirait du logement du suspect, croit savoir le quotidien britannique.

Scotland Yard a appelé les personnes ayant assisté au drame ou ayant des informations sur le suspect à contacter la police, promettant « d'enquêter en continu ».

L'investigation devra notamment déterminer les motivations du suspect, encore inconnues dimanche midi. Néanmoins, l'attaque n'avait « aucun lien avec la manifestation [du mouvement antiraciste] Black Lives Matter qui s'est déroulée pacifiquement un peu plus tôt dans la journée », a assuré Neil Basu, de Scotland Yard.

Les faits se sont produits à proximité du lieu du rassemblement antiraciste, trois heures après la fin de l'événement, selon la police.




Carl Delsey pour DayNewsWorld

CORONAVIRUS UN IMPORTANT CLUSTER

 DANS UN ABATTOIR OUTRE-RHIN

Outre-Rhin, de nouveaux « clusters » apparaissent , dont un particulièrement important, à Gütersloh, en Rhénanie-du-Nord-Westphalie . Au sein du plus grand abattoir d'Europe détenu par l'entreprise Tönnies, quelque 730 employés ont en effet été testés positifs au coronavirus, sur 1.100 tests pratiqués. « Nous voyons avec ces foyers que le virus n'est pas parti », a d'ailleurs réagi la chancelière Angela Merkel.

L'abattoir a été fermé partiellement, le temps de poursuivre la production en cours, avant une fermeture complète de l'établissement. Les médias locaux rapportent que les écoles de la ville de près de 100.000 habitants et les garderies ont été fermées par précaution.

D’après le responsable de la région, Sven-Georg Adenauer, le virus aurait pu se propager dans l'abattoir, au retour de travailleurs venant des pays de l’Est, notamment de Roumanie. Grâce à la réouverture des frontières, certains avaient voyagé dans leur famille ces dernières semaines avant de revenir en Allemagne.

Le pays était jusque-là relativement épargné par la pandémie du coronavirus. Mais il avait annoncé en mai un durcissement de ses contrôles dans les abattoirs après l’apparition d’un cluster dans un abattoir le 8 mai dernier.

En France également, des foyers de contaminations avaient été constatés dans des abattoirs du Loiret et des Côtes d’Armor.




Andrew Preston pour DayNewsWorld

REOUVERTURE DES FRONTIERES DE L'EUROPE MALGRE L'INQUIETUDE DE L'OMS

L'Europe, confiante dans la ralentissement de l'épidémie de coronavirus, va faire tomber plusieurs de ses restrictions à la circulation des personnes et des marchandises la semaine prochaine. C'est le cas de l'Allemagne, qui rouvre ses frontières lundi, de la Pologne, ou de l'Autriche, qui n'imposera plus de quarantaine aux entrants sur son territoire.

L'Espagne, de son côté, craint une résurgence de la maladie quand les barrières aux frontières vont être levées...

Fernando Simon, directeur des Urgences sanitaires espagnoles :

« La solution va être la surveillance, la responsabilité des passagers et la responsabilité des voyagistes, des avions, etc., pour identifier les personnes malades, vraiment malades, pour les traiter et les surveiller correctement et leurs contacts. »

L'OMS voit d'un œil plutôt inquiet la reprise des mouvements de population, alors que la pandémie est au plus fort dans certains Etats et n'a même pas atteint son pic dans d'autres.

Michael Ryan, directeur des Situations d'urgence de l'OMS :

« Chaque pays a des risques et des chances différents à ce stade. Et c’est vraiment aux autorités nationales d’étudier attentivement où elles se trouvent dans la pandémie.

Elle continue de croître dans de nombreuses régions du monde. Et nous sommes profondément préoccupés car les systèmes de santé dans certains pays sont en difficulté et sont soumis à une énorme pression. »




Boby Dean pour DayNewsWorld

LE MEURTRE DU PREMIER MINISTRE SUEDOIS

 OLOF PALME RESOLU

Un soir d’hiver 1986, Olof Palme, Premier ministre suédois, avait été abattu en pleine rue, sans aucune raison. Après de nombreuses fausses pistes, les enquêteurs pensent avoir enfin retrouvé son meurtrier, ce 10 juin 2020. Trente-quatre ans plus tard, le mystérieux assassinat du Premier ministre suédois semblerait enfin résolu.

Le 29 février 1986, les Suédois se réveillaient avec une terrible nouvelle.

Dans la nuit, leur Premier ministre avait été abattu, d’une balle dans le dos, et laissé pour mort sur un trottoir gelé de Stockholm, sa femme blessée à ses côtés. Olof Palme, figure du Parti social-démocrate et chef du gouvernement depuis 1982, avait alors 59 ans.

Ce soir-là, il était allé au cinéma avec son épouse, à pied, comme ils en avaient l’habitude, et sans garde du corps.

En sortant de la séance, le drame s’était produit. À 23h21, deux coups de feu avaient percé la nuit glaciale : une première balle avait tué Olof Palme sur le coup, la seconde avait manqué de peu Lisbeth Beck-Friis, sa femme.

Le meurtrier, lui, s’était évanoui aussi mystérieusement qu’il était apparu.

Quelques rares témoins raconteront avoir vu un homme d’une quarantaine d’années, mesurant autour de 1,80 mètre et portant un manteau. Voilà pour le seul portrait-robot.

34 ans après cet assassinat, l’enquête semble enfin résolue… En tout cas, close. Mercredi 10 juin, le procureur général Krister Petersson, en charge de l’affaire depuis 2017, a annoncé qu’il ne pouvait « plus avancer davantage » dans les investigations. Il a estimé que tous les indices portaient à désigner un certain Stig Engström comme coupable. Mais puisque ce dernier est décédé en 2000, il ne pourra pas être arrêté. Sans véritable aveu, le dossier est donc classé. Les Suédois peuvent ainsi tourner la page d’un triste chapitre de leur Histoire nationale.

Un employé pas vraiment modèle

Depuis le début de l’enquête, le nom de Stig Engström revenait régulièrement. Mais pourquoi ce graphiste de 52 ans, employé d’une compagnie d’assurances, aurait abattu froidement le chef du gouvernement ? S’il a rapidement été suspecté, c’est qu’il avait été l’un des premiers témoins arrivés sur le lieu du crime. Il avait alors été interrogé par la police, qui l’avait jugé peu fiable, tant sa version des faits était floue.

Le véritable scénario se serait donc déroulé ainsi : le soir du meurtre, Stig Engström était resté tard au bureau et, en sortant, aurait croisé Olof Palme et son épouse. Il serait donc revenu à la fin de la séance de cinéma, aurait suivi le couple quelques temps avant de tirer. Son arme, qui n’a jamais été retrouvée, lui aurait été fournie par un ami collectionneur

Mais quel était le mobile de son crime ? Stig Engström était particulièrement hostile à la politique du dirigeant socialiste, homologue de Mitterrand. Mais il était loin d’être le seul, ce qui a particulièrement compliqué l’enquête.

La longue liste des suspects

L’investigation a en effet connu de nombreux couacs et autres fausses pistes. Sur la liste des suspects, ont un temps été incriminés la CIA, la police suédoise elle-même, le régime d’apartheid d’Afrique du Sud ou encore le Parti des travailleurs du Kurdistan dont 22 militants ont été arrêtés en 1987 dans cette affaire. Il faut dire que politiquement, Olof Palme était plus que clivant. Ambitieux et réformiste, il s’était engagé pour la décolonisation et le désarmement, contre l’apartheid et la guerre au Vietnam. Ce qui ne plaisait pas à tout le monde.

En juillet 1989, l’affaire avait connu un incroyable rebondissement avec l’inculpation de Christer Pettersson, un délinquant toxicomane, qui avait été identifié par Lisbeth Beck-Friis. Jusqu’à sa mort en 2018, cette dernière restera persuadée que cet homme, relaxé par la suite puis décédé en 2004, était bien le coupable. En 2018, un nouveau volet de l’enquête s’était donc ouvert après la disparition de la veuve du Premier ministre.

Si la plupart des témoins de ce drame ne sont désormais plus là pour juger de cette nouvelle conclusion, il semblerait que cette fois-ci, elle soit définitive.




Jenny Chase pour DayNewsWorld

LA MENACE DE BORIS JOHNSON CONTRE PEKIN

POUR DEFENDRE HONGKONG

La tension monte entre Londres et Pékin. Dans une tribune publiée mercredi par le « Times » de Londres et le « South China Morning Post », le Premier ministre britannique Boris Johnson menace Pékin de dérouler le tapis rouge aux résidents de Hong-Kong si la Chine persiste à leur imposer sa loi sur la sécurité nationale, adoptée par l'Assemblée nationale populaire chinoise mais qui reste à finaliser.

La loi sur la sécurité nationale ou une restriction des libertés.

La loi sur la sécurité nationale prévoit de punir les activités séparatistes, « terroristes », la subversion, ou encore les ingérences étrangères dans le territoire autonome chinois.

Décidée par Pékin après une vague de manifestations pour les libertés à Hongkong, la loi a provoqué une levée de boucliers internationale et un regain d'agitation dans ce territoire autonome du sud de la Chine.

Les opposants à l'influence de Pékin dans le territoire affirment que la mesure ouvre la voie à une régression sans précédent des libertés dans la métropole financière de 7 millions d'habitants.

Or Pékin s'est engagé lors de la rétrocession à garantir à Hongkong une large autonomie et des libertés selon le principe « un pays, deux systèmes ».

« Si la Chine va de l'avant, la Grande-Bretagne ne pourra pas, en conscience, hausser les épaules et passer à autre chose ; au contraire, nous honorerons nos obligations et fournirons une alternative », prévient le dirigeant britannique. « De nombreuses personnes à Hongkong craignent que leur mode de vie – que la Chine s'est engagée à maintenir – ne soit menacé » par cette loi, a écrit Boris Johnson, qui « restreindrait [les] libertés et réduirait substantiellement [l'autonomie] » de Hong Kong.

Des passeports d'outre-mer à la citoyenneté britannique pour 2,5 millions de HongKongais

Si la loi sur la sécurité nationale est appliquée, Boris Johnson prévient  que le gouvernement britannique modifiera sa législation sur l'immigration pour permettre aux Hong-Kongais détenteurs d'un « passeport britannique d'outre-mer » d'entrer en Grande-Bretagne sans visa britannique pour une période de 12 mois renouvelables, et non plus de 6 mois. Ils disposeraient d'un permis de travail « qui pourrait les placer sur la voie de la citoyenneté » britannique.

Quelque 350 000 personnes à Hongkong détiennent actuellement le « passeport britannique d'outre-mer », qui donne l'accès sans visa à la Grande-Bretagne pour un séjour allant jusqu'à six mois, a indiqué Boris Johnson. Quelque 2,5 millions de personnes supplémentaires seraient éligibles à une demande d'obtention de ce document, délivré aux habitants de l'ancienne colonie britannique lors de sa rétrocession à la Chine en 1997.

Ingérence dans les affaires hongkongaises?

Cette position a fait réagir Pékin mercredi. La Chine a appelé le Royaume-Uni à « cesser immédiatement toute ingérence » dans les affaires hongkongaises, en brandissant des mesures de représailles. « Nous conseillons à la partie britannique (...) d'abandonner sa mentalité de Guerre froide, son état d'esprit colonial, de reconnaître et de respecter le fait que Hong Kong a été rendu » à la Chine, a indiqué Zhao Lijian, porte-parole de la diplomatie chinoise.

« La Grande-Bretagne ne cherche pas à entraver la montée de la Chine » dans le concert des nations, a assuré le Premier ministre britannique. « La Grande-Bretagne veut seulement que HongKong prospère dans le cadre de "un pays, deux systèmes" », a-t-il dit.




Britney Delsey pour DayNewsWorld

LE SCANDALE CUMMINGS

 DESSERT BORIS JOHNSON

Boris Johnson affronte ce mercredi un sondage catastrophique après son élection triomphale de décembre 2019. Un sondage YouGov pour le quotidien The Times montre en effet que le soutien du public au Parti conservateur de Boris Johnson a chuté de neuf points en une semaine, atteignant désormais 44 %. Le principal parti d’opposition, le Labour, a gagné cinq points à 38 % sur la même période.

En cause : le scandale provoqué par les déplacements de son principal conseiller Dominic Cummings qui n’a pas respecté les règles de confinement en vigueur dans l’un des pays les plus endeuillés au monde par la pandémie de Covid-19.

À la une des journaux depuis cinq jours, la tempête provoquée par Dominic Cummings, considéré comme le cerveau de la campagne du référendum de 2016 qui a abouti au Brexit, fait des ravages dans l’opinion.

Au sein même du camp conservateur, près d’une quarantaine de députés demandent son départ et un secrétaire d’État a démissionné mardi, en expliquant ne pas pouvoir défendre le conseiller alors que certains habitants de sa circonscription « n’ont pas pu visiter leurs proches malades parce qu’ils suivaient les recommandations du gouvernement ».

Les explications de Dominic Cummings, qui a dit s’être rendu chez ses parents à Durham, à 400 kilomètres de Londres dans le nord de l’Angleterre, parce qu’il craignait d’être contaminé par le coronavirus et cherchait une solution de garde pour son enfant, n’ont pas convaincu. Son absence d’excuses et de regrets a été particulièrement mal vécue, ainsi qu’un second déplacement en voiture, à une quarantaine de kilomètres du domicile de ses parents.

Le très influent et controversé conseiller a reçu le soutien de Boris Johnson, déjà venu deux fois personnellement devant la presse pour le défendre.

Mais les sondages qui se succèdent montrent qu’une très large majorité des Britanniques estiment que le conseiller a enfreint les règles du confinement et qu’il devrait quitter son poste.

Même la sœur du Premier ministre, Rachel Johnson, s’en est mêlée, affirmant mercredi à ITV qu’à la place de Dominic Cummings, elle aurait reconnu avoir « déconné ».

Lors de la conférence de presse quotidienne du gouvernement, mardi, un pasteur a demandé au ministre de la Santé si les amendes infligées aux personnes n’ayant pas respecté le confinement pour des motifs de garde d’enfant pourraient être annulées. Après avoir indiqué qu’il examinerait la question, le gouvernement est finalement revenu en arrière, à la déception de l’homme d’Église. L’affaire donne «le sentiment qu’il y a deux types de règles, pour ceux au pouvoir et le reste d’entre nous », a-t-il déclaré mercredi à la BBC.

Au total, plus de 37 000 personnes testées positives au Covid-19 sont décédées, selon un bilan du ministère de la Santé publié mardi.

Le décompte dépasse les 46 000 décès si on inclut les cas non confirmés mais suspectés, selon le Bureau national des statistiques.




Britney Delsey pour DayNewsWorld

PAS DE CONFINEMENT EN SUEDE

MAIS UNE MORTALITE ELEVEE

La Suède, qui se distingue par son approche souple face à la pandémie de Covid-19, a annoncé lundi avoir enregistré la mort de plus de 4.000 personnes au total, dont 90% étaient âgées de plus de 70 ans. Sur 33.843 cas confirmés, l'Agence publique de la santé (APS) a recensé 4.029 décès dans ce pays de 10,3 millions d'habitants. D'après le site internet Worldometer, le taux de mortalité liée au nouveau coronavirus est ainsi de 399 par million de personnes en Suède.

Un taux bien supérieur à celui constaté dans les pays nordiques voisins que sont la Norvège (43 par million), le Danemark (97) et la Finlande (56) qui ont pris des mesures de confinement. Il est en revanche plus bas qu'en Espagne (615), au Royaume-Uni (542) ou en France (435).

Pas de confinement mais une immunité de groupe ?

A l'opposé des dispositifs souvent stricts imposés dans le reste de l'Europe, la Suède, dont la population n'a jamais été confinée, a maintenu ouverts les écoles (pour les enfants de moins de seize ans), cafés, bars, restaurants et entreprises, demandant à chacun d'observer les recommandations de distanciation sociale et de « prendre ses responsabilités ». Seules mesures restrictives : l'interdiction des rassemblements de plus de 50 personnes et des visites en maisons de retraite.

L'Agence publique de la santé a en effet rejeté les mesures prises sur une assez courte période ailleurs, les considérant trop inefficaces par rapport à l'impact qu'elles ont sur l'ensemble de la société. Elle estime son approche pertinente sur le long terme en tablant sur l'immunité de groupe.

90% des morts avaient plus de 70 ans

Anders Tegnell, épidémiologiste à l'APS, a insisté à plusieurs reprises sur le fait que, d'après lui, des restrictions plus strictes n'auraient pas sauvé davantage de vies. Les trois-quarts des Suédois morts du Covid-19 étaient des personnes soignées dans des établissements médicalisés ou chez elles. Anders Tegnell a à cet égard souligné qu'une interdiction des visites dans les centres de soins avait été édictée dès la mi-mars.

« Je ne suis vraiment pas sûr qu'on aurait pu faire beaucoup plus », a-t-il déclaré ce week-end dans un entretien avec la Radio suédoise, tout en reconnaissant « la faiblesse de la prise en charge des plus âgés » mise en évidence par la crise du coronavirus, n'hésitant pas à parler à cet égard de « situation terrible ».

La Suède exclue de l'accord de libre échange cet été ?

Avec l’arrivée de l’été, de nombreux pays préparent des plans pour la réouverture des frontières malgré la persistance de la pandémie. En Scandinavie cependant, la Suède pourrait faire office de paria en raison de la propagation encore importante du virus.

Selon Anders Tegnell, qui dirige l’Agence suédoise de santé publique, le fait qu’il y ait davantage d’infections dans le pays pourrait au contraire rendre ses citoyens moins susceptibles de tomber malades. Une théorie fondée sur l’idée que contracter le coronavirus garantit une immunité ultérieure, ce qui n’est pas certain d’après l’Organisation mondiale de la santé (OMS).

Si diverses études suggèrent que les personnes infectées possèdent certains anticorps qui, selon l’OMS, devraient probablement « apporter un certain niveau de protection », il n’y a pas, pour l’heure, de preuve d’immunité totale.

De plus la Suède affiche non seulement un niveau d’infection plus élevé, mais ses capacités en matière de tests et de traçabilité sont également plus faibles que celles de ses voisins. À l’heure actuelle, les personnes présentant des symptômes légers ne peuvent pas être testées, à moins d’appartenir à certaines catégories hautement prioritaires, comme les travailleurs de la santé ou les aidants, et il n’existe pas d’application officielle de recherche des contacts comme celle utilisée en Norvège.

Cela signifie que même si un pourcentage plus élevé de résidents suédois sont immunisés contre le virus d’ici à l’été, il pourrait être difficile d’identifier qui a développé l’immunité et qui ne l’a pas fait, à moins que la recherche des contacts et les tests ne soient considérablement renforcés...

La Suède pourrait donc faire les frais de sa politique sanitaire concernant le Covid-19 cet été en étant exclue des accords de libre circulation.




Abby Shelcore pour DayNewsWorld

CONDAMNATION DE VOLKSWAGEN

 DANS LE SCANDALE DU DIESELGATE

La justice allemande a condamné lundi Volkswagen à rembourser en partie un client qui avait acheté une voiture équipée d’un moteur diesel truqué. Ce jugement pourrait faire jurisprudence pour des dizaines de milliers d’autres automobilistes

Presque cinq ans après son éclatement, le scandale des moteurs diesel truqués s’approche lundi de son épilogue judiciaire, avec un arrêt décisif en Allemagne dans le conflit opposant Volkswagen à des dizaines de milliers de clients.

Lors de l’audience tenue début mai, les juges de la Cour fédérale allemande (BGH) ont ouvert la porte à un remboursement au moins partiel des clients floués, estimant que l’achat d’une voiture équipée d’un moteur truqué constituait un préjudice en soi.

Dans un arrêt qui devrait influencer des dizaines de milliers de procédures , la cour suprême fédérale allemande a condamné Volkswagen à rembourser en partie un particulier qui avait acheté un véhicule dont le moteur diesel était truqué.

Crise historique

Cette décision pourrait influencer l’issue de dizaines de milliers de procédures en remboursement encore en cours en Allemagne.

Il s’agirait du premier revers judiciaire notable du géant de l’automobile en Allemagne, dans ce scandale qui a plongé l’industrie automobile allemande, pilier de l’économie du pays, dans une crise historique dont elle peine toujours à sortir. Mais avec un accord à l’amiable signé pour éviter un méga-procès de clients allemands, et la fin d’une importante enquête pénale, Volkswagen a déjà tiré un trait sur une grande partie du dieselgate.

Un cas d’exemple

La Cour s’intéressait au cas de Herbert Gilbert, 65 ans, qui a acheté d’occasion en 2014 une Volkswagen Sharan diesel, soit l’un des 11 millions de véhicules dans esquels le constructeur a avoué en septembre 2015 avoir placé des logiciels truquant les émissions polluantes.

La Cour d’appel avait donné raison au retraité, condamnant le constructeur à payer 25 616 euros et à reprendre le véhicule (une somme inférieure au prix d’achat de 31 490 euros car les juges ont pris en compte la perte de valeur due à l’utilisation).

Volkswagen et le requérant ont fait appel, le premier car il estime qu’un remboursement n’a pas lieu d’être et l’autre pour recevoir l’intégralité du prix d’achat.

En équipant ses voitures de logiciels capables de les faire apparaître moins polluantes qu’elles ne le sont en réalité, le groupe automobile allemand a « trompé sciemment et systématiquement pendant plusieurs années » les autorités « dans une optique de profitabilité », a expliqué le juge Stephan Seiters.

Un scandale de 30 milliards d’euros

De quoi limiter l’impact financier pour le groupe automobile, auquel le scandale a déjà coûté plus de 30 milliards d’euros. D’autant que la décision intervient après la fin en avril d’un procès sans précédent en Allemagne, similaire à une "class action" à l’américaine regroupant des centaines de milliers de requérants.

Volkswagen va débourser au moins 750 millions d’euros pour indemniser 235 000 clients en vertu d’un accord à l’amiable, une somme qui peut paraître faible comparée aux plus de 30 milliards d’euros qu’a déjà coûté le scandale au constructeur, principalement aux Etats-Unis.




Alyson Braxton pour DayNewsWorld

DES « MANIFESTATIONS CORONA »

ALARMANTES EN ALLEMAGNE

Pays moins touché par le virus que ses voisins, l’Allemagne voit se développer les « manifestations corona » contre les restrictions.

Angela Merkel prend de plus en plus au sérieux ces « manifestations corona » qui vont à nouveau rassembler samedi dans tout le pays des militants d’ultragauche, de droite identitaire ou complotiste opposés aux restrictions restantes.

Rien qu’à Stuttgart, 5 000 personnes ont été autorisées à battre le pavé, malgré les interdictions de grands rassemblements du fait de la pandémie, là où les organisateurs affirmaient vouloir réunir 500 000 personnes.

Des manifestations sont aussi attendues, comme déjà au cours des dernières semaines, à Munich, Berlin ou encore Dortmund, sous étroite surveillance policière.

Des protestataires soutenus par l’extrême droite

Les manifestants, assemblage hétéroclite de militants extrémistes, défenseurs des libertés publiques, opposants aux vaccins, voire d’antisémites, protestent contre le port du masque ou les restrictions de mouvement qui subsistent après le déconfinement. Certains vont jusqu’à revendiquer le droit d’être contaminé.Les slogans comme « Nous sommes le peuple » ou « Liberté, Liberté ! »font référence aux manifestations qui ont précédé la chute du Mur de Berlin en 1989.

D’autres protestataires sont issus de mouvements xénophobes plus récents, exigeant que « Merkel s’en aille » ou dénonçant la « presse mensongère ». Ils sont soutenus par le parti d’extrême droite Alternative pour l’Allemagne (AfD) qui espère bien surfer sur ces mobilisations pour regagner le terrain perdu durant le pic de la pandémie ; La chancelière, Angela Merkel, a en effet vu sa popularité grimper en raison d’une gestion de l’épidémie ayant permis à l’Allemagne d’être moins touchée que ses voisins. . Un Allemand sur quatre dit comprendre ces manifestations, selon un sondage Civey.

Violence et antisémitisme

Des violences ont déjà émaillé certains rassemblements. Le 1er mai à Berlin, une équipe de la chaîne ZDF a été violemment agressée par une dizaine de personnes proches selon la police de l’ultragauche. À Prina en Saxe, un policier a été blessé en marge d’un défilé.

La chancelière a elle-même jugé ces marches « alarmantes », auprès de dirigeants de son parti, et accusé la Russie d’être derrière des opérations de désinformation qui les nourriraient, selon le quotidien populaire Bild.

Le « niveau élevé d’agressivité » dans ces manifestations, selon les termes du porte-parole du gouvernement, Steffen Seibert, inquiète l’équipe gouvernementale réveillant le souvenir du mouvement islamophobe allemand Pegida.

Outre les violences contre les policiers et journalistes, deux autres aspects inquiète particulièrement les autorités. Dès les premières manifestations à Berlin, des messages anti-juifs ont été aperçus, accusant par exemple Rockefeller et Rothschild d’avoir « inventé le coronavirus » ou comparant le port du masque avec celui de l’étoile jaune.

Ces manifestations « constituent un réservoir dans lequel antisémites, conspirateurs et négationnistes peuvent se retrouver », met en garde Felix Klein, commissaire du gouvernement pour la lutte contre l’antisémitisme.

Pour Felix Klein, « il n’est pas surprenant que les théories antisémites fleurissent à nouveau dans la crise actuelle ». « On reprochait aux Juifs les épidémies de peste, on les accusait d’empoisonner les puits », rappelle-t-il dans le quotidien Süddeutsche Zeitung.

L’autre composante est le succès des théories complotistes avec une fréquentation en nette hausse de groupes conspirationnistes sur Telegram ou Youtube.Les thèses antivaccins y sont en vogue, comme les craintes liées au développement de la 5G.

Ces dérives préoccupent jusqu’au sommet de l’État : le président de la République, Frank-Walter Steinmeier, est sorti de sa réserve jeudi pour prévenir qu’il valait « mieux porter un masque qu’un chapeau d’aluminium », traditionnellement associé en Allemagne aux conspirationnistes.




Joanne Courbet pour DayNewsWorld

L'ITALIE OUVRE SES PORTES

AUX TOURISTES DE L'UE

Après l'Espagne et la Grèce, c'est l' Italie qui s'apprête à rouvrir ses portes aux touristes de l’UE. Le gouvernement italien a en effet approuvé, samedi 16 mai, un décret autorisant les voyages à destination et en provenance de l'étranger à partir du 3 juin.

La quarantaine obligatoire pour les visiteurs étrangers dans la péninsule va également être supprimée.

Ces mesures ont été annoncées, à l’issue d’un Conseil des ministres de près d’une dizaine d’heures autour du Premier ministre Giuseppe Conte.

Elles s’appliquent « dans le respect des liens dérivant de l’ordre juridique de l’Union européenne », précise le communiqué, alors que les frontières européennes de l’espace Schengen sont actuellement fermées, précise un communiqué gouvernemental.

Ces mesures pourraient évoluer en fonction d’un éventuel « risque épidémiologique », ajoute le texte.

En Italie, le tourisme est l’un des principaux secteurs de l’économie et représente environ 13 % du PIB. « L’ouverture des frontières italiennes aux citoyens européens non seulement favorise le tourisme mais sauve également les récoltes avec le retour d’environ 150.000 travailleurs saisonniers de Roumanie, Pologne et Bulgarie », s’est par ailleurs réjouie samedi la Coldiretti, l’un des principaux syndicats d’agriculteurs.

A partir du 3 juin, il sera également possible pour les Italiens de voyager librement dans tout le pays, sans aucune limitation, sauf en cas de résurgence de l’épidémie de Covid-19 qui a fait près de 32.000 morts dans la péninsule. Confinés depuis le 10 mars et autorisés à se déplacer uniquement dans leur commune d’appartenance seulement pour des motifs de santé et de travail, les Italiens pourront de nouveau se déplacer librement à partir du 18 mai à l’intérieur de leur région, selon le communiqué du gouvernement.

La France n'apprécie pas les décisions « unilatérales » de certains de ses voisins sur la réouverture des frontières. « La décision unilatérale de l'Espagne, cette semaine, de l'Italie annoncée ce matin, ne conforte pas ce que nous devons faire pour travailler en solidarité, a estimé samedi 16 mai le ministre de l'Intérieur, Christophe Castaner. J'aurai l'occasion d'échanger avec mon homologue (italien) dans le week-end pour que nous puissions adapter nos règles ».

« Il est essentiel que nous puissions avoir des décisions coordonnées au niveau européen surtout sur l'infra-Schengen. Ce n'est pas le cas aujourd'hui », a déclaré le ministre de l'Intérieur.




Carl Delsey pour DayNewsWorld

DECONFINEMENT EN BONNE VOIE DANS

 DES PAYS EUROPEENS

Le Premier ministre Edouard Philippe a annoncé  jeudi après-midi  que la France allait  commencer  son déconfinement le 11 mai 2020. L'hypothèse d'une deuxième vague de l'épidémie continue toutefois à inquiéter. Ailleurs en Europe, des pays ont déjà entamé le leur et bonne nouvelle, il se passe plutôt bien jusqu'ici que ce soit en Allemagne ou en Autriche.

L'Allemagne, qui a eu les capacités de tester massivement sa population dès l'arrivée de la pandémie et avait près de 25 000 lits en réanimation , été moins touchée que la France. Un peu plus de 7.000 personnes sont mortes du Covid-19 pour une population de 83 millions d'habitants.

Elle a entamé son déconfinement le 20 avril 2020 en autorisant la réouverture des magasins d'une surface inférieure à 800 mètres carrés. Les lycées ont rouvert le 4 mai. Les coiffeurs également.

Les consignes du déconfinement sont bien respectées par les citoyens. Il n’y a pas de congestion dans les transports en commun, et là où c’est obligatoire, à Berlin par exemple, le port du masque a été respecté dès le 1er jour où la mesure a été appliquée dans la capitale allemande.

Le nombre de nouveaux cas quotidiens est ainsi passé sous la barre des 1.000 alors qu'on en comptait plus de 2.000 le 19 avril. Et le taux de contagiosité (R0) reste pour le moment maîtrisé et a même baissé atteignant aujourd'hui 0,65 contre 0,8 à l'orée du déconfinement. (l'épidémie est considérée comme contenue quand le R0 est inférieur à 1).

Face à ces bons résultats, l'Allemagne a donc  décidé d'accélérer le déconfinement avec la reprise du championnat allemand de football à la mi-mai, ainsi que la réouverture des restaurants et des hôtels.

En Autriche, le déconfinement a également commencé progressivement dès le 14 avril avec l'ouverture des petits commerces puis le samedi 2 mai celles des autres magasins. De nombreux salariés ont repris le travail, même si le télétravail reste encouragé, et la fréquentation des transports en communs a nettement augmenté. Le nombre de nouveaux cas journaliers est toutefois en forte baisse. L'Autriche est passée de 185 nouveaux cas le 14 avril à 41 aujourd'hui avec un taux de reproduction inférieur à 1.

Le gouvernement a donc décidé le 5 mai de poursuivre l'assouplissement des restrictions avec l'ouverture des. cafés et restaurantsle 15 mai et la reprise du chemin de l'école pour presque tous les élèves le 18 mai. d'habitants.

Si certains pays ont connu une deuxième vague, comme en Asie ce serait non pas à cause d'une mauvaise gestion intérieure du déconfinement mais plutôt la faute d' une réouverture de frontières trop rapide.




Britney Delsey pour DayNewsWorld

LE DECONFINEMENT SELON LES PAYS EN EUROPE

Les pays européens peaufinent leur plan de sortie du confinement, vrai casse-tête planétaire dans l’attente de la découverte d’un vaccin ou d’un remède pour juguler l’épidémie de Covid-19.

La pandémie, a fait plus de 200 000 morts sur près de 3 millions de contaminés dans le monde, mais diminue dans les quatre pays européens les plus touchés.qui affichaient, dimanche des bilans quotidiens de morts en nette baisse : 288 morts en Espagne, 260 en Italie, 242 en France et 413 morts à l’hôpital au Royaume-Uni, le nombre le plus bas depuis la fin du mois de mars.

Le déconfinement déjà amorcé par certains pays européens

Dès le 14 avril, l’Autriche a été le premier pays de l’Union européenne à atténuer le confinement qu’elle avait décrété le 16 mars. Les commerces non essentiels de moins de 400 mètres carrés, ainsi que les enseignes de bricolage et jardinage, ont pu rouvrir. Les autres boutiques suivront le 1er mai, à l’exception du secteur de l’hôtellerie-restauration, dont la reprise d’activité se fera « par étapes », à partir du 15 mai. En outre, le port du masque est désormais obligatoire, notamment dans les transports.

Le ministère de la santé jugeant la crise sanitaire « sous contrôle », l’Allemagne a également entamé, le 20 avril, son déconfinement. Mais, fédéralisme oblige, celui-ci sera mis en place de façon sensiblement différente dans les seize Länder du pays. Tous les commerces d’une surface inférieure à 800 mètres carrés ont pu rouvrir leurs portes avec de stricts mots d’ordre de « distanciation sociale ». L’autorisation vaut aussi pour les concessionnaires automobiles, les magasins de vélos et les librairies, et ce, quelle que soit leur taille.

Considérés comme des « établissements de service où une proximité corporelle est inévitable », les salons de coiffure ne rouvriront qu’à compter du 4 mai. Les lieux culturels, les bars, les restaurants – sauf pour les livraisons –, les aires de jeu et les terrains de sport demeurent aussi fermés. Les grands rassemblements, tels que les concerts ou les compétitions sportives, resteront interdits au moins jusqu’au 31 août.

Dans un premier temps, elle ne concernera que les élèves en fin de cycle – primaire ou secondaire –, afin que ceux qui préparent des examens puissent les passer comme prévu. En revanche, les crèches gardent portes closes jusqu’à nouvel ordre. Sans l’imposer, la chancelière allemande a recommandé le port de masque de protection dans les transports en commun et dans les magasins.

En République tchèque, plusieurs boutiques ont pu rouvrir, à condition d’imposer -comme ailleurs- des règles de distanciation. Progressivement, les pans d’activité reprennent, redonnant un peu de souffle aux économies, jusque-là paralysées par l'épidémie de coronavirus. Cette timide remise en marche se traduit même par le retour des joggeurs dans certains parcs, comme à Sofia en Bulgarie.

La stratégie est sensiblement différente au Danemark où, après un mois de confinement, les crèches mais aussi les écoles maternelles et primaires ont pu rouvrir le 15 avril. Les collégiens et lycéens patienteront, eux, jusqu’au 10 mai pour reprendre les cours. Depuis le 20 avril, les salons de coiffure, les instituts de beauté, les tatoueurs et les auto-écoles ont aussi pu reprendre leurs activités. Mais les bars, restaurants et centres commerciaux restent clos et les rassemblements de plus de 10 personnes sont interdits.

D’autres l’amorcent cette semaine

En Suisse, certains commerces rouvrent lundi 27 avril 2020. .A la mi-avril, le gouvernement suisse a annoncé un assouplissement en trois étapes de ces mesures. Les écoles, les autres magasins et les marchés devraient pouvoir rouvrir dès le 11 mai, et à partir du 8 juin, cela devrait être le tour des établissements d'enseignement professionnel et du secondaire, des universités, musées, bibliothèques et zoos.La reprise des cours va de pair avec l’application de mesures d’hygiène très strictes, même si certains parents ne se disent pas totalement rassurés

Le confinement y était moins dur qu’en Espagne. Après six semaines cloîtrés chez eux, les petits Espagnols peuvent depuis dimanche recommencer à jouer dans la rue, avec un certain nombre de restrictions, comme l’absence de contacts. Le confinement a été prolongé dans le pays jusqu’au 9 mai inclus, et le gouvernement présentera mardi son plan d’assouplissement. Quelques activités qualifiées de « non essentielles », comme l’industrie ou la construction, avaient déjà pu reprendre il y a deux semaines, après quinze jours d’un arrêt forcé de l’économie.

L’Italie aussi doit détailler en début de semaine les mesures qu’elle envisage de mettre en place à compter du 4 mai. Dans une allocution, dimanche, le chef du gouvernement italien, Giuseppe Conte, a dessiné les contours de la « phase 2 » de la lutte contre l’épidémie. La clé de tout sera le respect des gestes barrières édictés par les autorités sanitaires et l’usage du masque. Les écoles resteront fermées jusqu’en septembre.

Toutefois, depuis une semaine, peu à peu, les entreprises rouvrent, de façon partielle et avec beaucoup de précautions, comme les librairies, papeteries et magasins de vêtements pour enfants. Et, lundi, les entreprises stratégiques italiennes ont progressivement repris, notamment « les activités productives et industrielles plus tournées vers l’exportation », comme l’automobile ou la mode.

De son côté, la Norvège a fait le choix de rouvrir lundi les écoles pour les plus petits. Une semaine après l’ouverture des barnehager, qui font office de crèche et de maternelle, c’est au tour de quelque 250 000 enfants de 6 à 10 ans de retrouver les bancs de l’école, dans des classes réduites à 15 élèves au maximum, après six semaines de « téléenseignement ».

A l’inverse, la Roumanie a abandonné l’idée de rouvrir avant septembre les crèches, les écoles et les établissements d’enseignement supérieur, jugeant impossible d’y appliquer les mesures de précaution contre le coronavirus, a fait savoir lundi le président, Klaus Iohannis…

D’autres planchent encore sur leur stratégie

En France, c’est mardi que le premier ministre, Edouard Philippe, dévoilera sa « stratégie nationale du plan de déconfinement », qui doit débuter le 11 mai, avec notamment une réouverture progressive mais controversée des écoles.

Samedi, le conseil scientifique a transmis à l’exécutif son avis sur la sortie progressive du confinement.Au Royaume-Uni, le premier ministre, Boris Johnson, lui-même frappé par le Covid-19, est de retour au 10 Downing Street.

Il a appelé les Britanniques à continuer à respecter le confinement au moins jusqu’au 7 mai 2020, bien que la courbe de la pandémie « commence à s’inverser » au Royaume-Uni.

Face à la pression qui monte pour esquisser une stratégie de déconfinement, il a dit comprendre « l’impatience » de la population, appelée à rester chez elle depuis le 23 mars et a promis des décisions « dans les jours à venir ».




Simon Freeman pour DayNewsWorld

 INQUIETANT INCENDIE AUTOUR DE TCHERNOBYL

Un important incendie fait rage autour la zone d'exclusion de Tchernobyl. L'incendie a été provoqué par un jeune habitant vivant près de la zone de Tchernobyl qui a dit avoir mis le feu à l'herbe « pour s'amuser », selon la police.

Plus de 400 pompiers ukrainiens combattaient lundi 13 avril 2020 un important incendie autour la zone d'exclusion de Tchernobyl.

L'Ukraine a notamment mobilisé des hélicoptères bombardiers d'eau pour éteindre le sinistre qui dure depuis le 4 avril 2020, entretenu par des vents violents.

Malgré l’importance de l’incendie, les autorités ukrainiennes se veulent confiante. « La centrale nucléaire de Tchernobyl, les lieux de stockage de déchets radioactifs et les autres infrastructures cruciales de la zone d'exclusion ne sont pas menacés », a ainsi indiqué Volodymyr Demtchouk, un haut-responsable des services d'urgence ukrainien, dans une vidéo publiée lundi sur Facebook.

Le pire incendie jamais observé dans la zone?

Mais de son côté, l’ONG Greenpeace se montre beaucoup plus alarmiste. Selon elle, il s'agit du pire incendie jamais observé dans la zone d'exclusion de Tchernobyl, qui forme un rayon de 30 kilomètres autour de l'ancienne centrale. S'appuyant sur des images satellites, l'ONG affirme que le feu n'est qu'à « environ 1,5 kilomètres » de l'arche recouvrant le réacteur ayant explosé par accident en avril 1986.

Depuis plusieurs jours, les autorités ukrainiennes n'ont pas donné d'estimations récentes sur la taille de l'incendie. Selon Sergiy Zibtsev, directeur du Centre régional de suivi des incendies en Europe de l'Est, basé à Kiev et lié à un programme des Nations Unies, le feu est « gigantesque » et « imprévisible ». « Dans l'ouest de la zone d'exclusion, il a déjà couvert 20 000 hectares selon nos estimations », a-t-il affirmé.

Le directeur d'une association organisant des visites guidées dans la zone d'exclusion, Yaroslav Iemelianenko, a lui affirmé sur Facebook que l'incendie avait atteint la ville fantôme de Pripiat, évacuée après la catastrophe

Niveau de radiation

Après le début de l'incendie, le chef par intérim de l'inspection écologique gouvernementale, Legor Firsov, avait toutefois indiqué que les niveaux de radiation dans l'épicentre de l'incendie dépassaient largement les normes. Il était ensuite revenu sur ses propos.

L'un des réacteurs de la centrale de Tchernobyl a explosé le 26 avril 1986 contaminant, selon certaines estimations, jusqu'aux trois quarts de l'Europe. A l'époque l'URSS tenta plusieurs semaines de cacher l'incident avant de se résoudre à faire évacuer la zone, encore inhabitable plus de 30 ans après.

Qu'en est-il aujourd'hui des informations officielles ? Les autorités ukrainiennes affirment que le feu n'a pas causé d'augmentation du taux de radioactivité.




Garett Skyport pour DayNewsWorld

DU DECONFINEMENT EN EUROPE PAR CHOIX ECONOMIQUE ?

En Europe, plus de 75.000 personnes infectées par le Covid-19 sont mortes. Pourtant, plusieurs Etats s'orientent déjà vers un assouplissement du confinement. Ils sont en train d'emboîter le pas à la Chine, qui a suspendu lundi les mesures de confinement dans la ville de Wuhan, épicentre de la contamination de Covid-19. L'Espagne, l'Italie ou l'Autriche réfléchissent déjà à un déconfinement progressif, qu'ils justifient par une baisse du nombre d'infections et d'hospitalisations.

Pilote au sein de l'UE, l'Autriche a commencé mardi à sortir de son confinement avec une réouverture prudente de ses petits commerces et de ses jardins publics. Dans les écoles, le retour à la normale n'est pas prévu d'ici un mois. Ce week-end, le chancelier Sebastien Kurz a pris la parole pour inciter la population à se montrer responsable et raisonnable, malgré l'assouplissement des mesures car « ce virus va nous accompagner encore plusieurs mois ».

Les clients doivent cependant impérativement porter un masque. L'Autriche compte moins de 400 morts du Covid-19 pour une population de 9 millions d'habitants, comparable à celle de la ville de New York.

Mercredi, ce sera au tour du Danemark de rouvrir les crèches et les écoles, mais ni les collèges ni les lycées.

L'Allemagne se prépare « par étapes ». L'Allemagne se prépare à lever progressivement les restrictions, profitant d'une situation moins dramatique que dans d'autres pays européens. Dans ses très attendues recommandations publiées lundi, l'Académie nationale des Sciences Leopoldina a prôné un retour « par étapes » à la normale si notamment les chiffres des nouvelles contaminations « se stabilisent à un bas niveau » et si « les mesures d'hygiène sont maintenues ». Or, c'est sur la base des conclusions de cette institution que la chancelière Angela Merkel doit décider mercredi, avec les chefs des seize États régionaux, de la suite des mesures de confinement lancées à la mi-mars et prévues en l'état jusqu'au 19 avril.

Le troisième pays le plus touché au monde par le coronavirus, dont l’économie est à l’arrêt depuis deux semaines, assouplit ses mesures de confinement. Très durement frappée avec plus de 18.000 morts, et étranglée économiquement, l'Espagne s'est donc résolue lundi à autoriser les travailleurs à reprendre le chemin des usines et des chantiers, sous conditions strictes, notamment dans l’industrie et la construction. Mais attention, pas de lever du confinement pour le reste de la population.Dix millions de masques ont été distribués par des policiers et des volontaires dans les métros et les gares. Les Espagnols restent néanmoins soumis à un confinement très strict.

Au Royaume-Uni, le pays n'a « toujours pas passé le pic » de l'épidémie, a relevé le ministre des Affaires étrangères Dominic Raab, qui dirige provisoirement le gouvernement en l'absence de Boris Johnson, convalescent après avoir été contaminé par le coronavirus.

La reprise du travail, bien entamée en Chine après la levée des mesures de confinement, est toutefois loin d'être à l'ordre du jour dans de nombreux autres pays. Pour autant, les habitants sont toujours incités à rester chez eux, les contrôles sanitaires restent poussés et les arrivées et sorties de cette mégapole sont surveillées.

En Inde, le Premier ministre Narendra Modi a annoncé mardi la prolongation au moins jusqu'au 3 mai du confinement de son pays de 1,3 milliard d'habitants, la plus grande population au monde soumise à ce genre de mesure.

Le Fonds monétaire international (FMI) a indiqué prévoir pour 2020 une récession record de 7,5 % pour la zone euro et de 13 % pour le Royaume-Uni...




Larry Ricky pour DayNewsWorld

 STRATEGIE DE DECONFINEMENT

 A CHACUN SA SOLUTION ?

La sortie du confinement se fera certainement de manière progressive, alors que la date du 15 avril n'est plus d'actualité, a souligné le Premier ministre Edouard Philippe à la mission d'information de l'Assemblée nationale.

Actuellement, « plusieurs équipes » travaillent sur des scénarios possibles de déconfinement, dont le Conseil scientifique, qui, dans un avis du 23 mars, estimait que le confinement "durera vraisemblablement au moins six semaines à compter de sa mise en place", ce qui correspond à trois cycles de contamination. Mais cette stratégie de déconfinement reste une grande inconnue, alors qu'elle n'a aucun précédent.

De nombreuses conditions pour un déconfinement

Selon les spécialistes, le pic des transmissions a eu lieu il y a quelques jours, le pic des hospitalisations est en train d'être atteint, avant de se stabiliser. Le pic de mortalité lui pourrait être atteint d'ici une semaine, 10 jours. Et tant que la population n'est pas immunisée, la levée pure et simple du confinement ne fera que remettre les conditions initiales qui ont amené à cette épidémie et donc amener à un rebond de l'épidémie.

Par ailleurs, avant d'envisager un déconfinement, le Conseil scientifique sur le coronavirus rappelle que cette décision ne pourra être prise qu'après que le gouvernement s'est assuré que certains « indicateurs épidémiologiques indiquant notamment que la saturation des services hospitaliers, et des services de réanimation » soit « jugulée ».

Une campagne massive de tests

Un dépistage massif doit avoir lieu avant d'envisager un déconfinement. Olivier Véran, le ministre de la Santé, a promis une montée en puissance de ces tests rapides qui permettent d'obtenir un résultat pour certain en 10 minutes - alors que 5millions d'entre eux ont été commandés par la France. La Direction générale de la Santé indique que les capacités de dépistage seront augmentées avec « 30.000 tests supplémentaires par jour au mois d'avril, 60.000 tests supplémentaires par jour au mois de mai et plus de 100.000 tests par jour au mois de juin ».

L'objectif de cette campagne de dépistage massif par tests sérologiques, c'est-à-dire à partir de l'analyse du sang: détecter les personnes qui ont fabriqué des anticorps en réaction à la présence du coronavirus et donc déterminer qui est immunisé dans la population.C'est la stratégieA  adoptée avec succès par les Sud-Coréens

Un déconfinement par région ? Par âge ? Par profil médical ?

Alors comment déconfiner la population quand la situation sanitaire sera stabilisée. Les hypothèses avancées par le Premier ministre portent sur un déconfinement « qui serait régionalisé ou sujet à une politique de test, ou en fonction, qui sait, de classe d'âge ». La possibilité que les personnes de plus de 60, 70 ans soient les dernières à pouvoir sortir du confinement est notamment évoquée.

« Je suis sûr que si on assortit pas le déconfinement de dépistage dans les lieux clos, les Ehpad, les hôpitaux, les prisons...., on ne s'en sortira pas », prévient le professeur Eric Caumes, chef du service des maladies infectieuses et tropicales à l'hôpital de La Pitié-Salpêtrière.

Le médecin rappelle que « des chaînes de transmission » continuent de se constituer dans ces lieux clos. Si la sortie du confinement est « le véritable enjeu aujourd'hui », le professeur Caumes insiste sur l'importance du « testing, tracing » et recommande de suivre l'exemple de certains pays d'Asie du Sud-Est.

Afin d'anticiper toute nouvelle chaîne de transmission, la question des déplacements restent crucial. Le « tracing », mis en avant par le professeur Caumes, a notamment été mis en place en Corée-du-Sud pour suivre les déplacements des malades. Les données de géolocalisation sont transmises directement par les opérateurs téléphoniques aux autorités. Toute personne passée près d'une personne infectée est donc alertée et peut se faire tester.

Cette méthode semble difficilement applicable en France, car en contradiction avec la protection des libertés individuelles. Emmanuel Macron a mis en place un comité d'experts en charge notamment d'étudier les « pratiques de 'backtracking' qui permettent d'identifier les personnes en contact avec celles infectées par le virus du Covid-19 » ou encore d'accompagner « la réflexion des autorités sur la doctrine et la capacité à réaliser des tests ainsi que sur l'opportunité de la mise en place d'une stratégie numérique d'identification des personnes ayant été au contact de personnes infectées ».

Le Premier ministre a évoqué mercredi la possibilité d'un traçage « volontaire », via les téléphones portables.

L'Allemagne étudie elle la mise en place de « passeports d'immunité », pour les personnes immunisées qui pourraient ainsi sortir du confinement. « Les personnes immunisées pourraient se voir délivrer une sorte de carnet de vaccination qui pourrait, par exemple, les exempter de restrictions », explique au quotidien britannique The Guardian l'épidémiologiste allemand Gerard Krause.

Même avec la levée du confinement, de nombreuses précautions devront être prises. Les gestes barrières devront être respectés encore pendant  quelques mois . L'hypothèse d'un port du masque généralisé est également évoquée.

Mais le gros risque est de voir un rebond de l'épidémie après la sortie du confinement. Les scientifiques doivent se mettre d'accord sur la partie nécessaire de population immunisée pour prétendre à une immunité collective.




Britney Delsey pour Daynewsworld

 CORONAVIRUS

 LA STRATEGIE SUD-COREENNE  CHOISIE

EN ALLEMAGNE

Avec 389 décès pour quelque 52 547 cas, et un taux de létalité de seulement 0,7 %, la situation en Allemagne est loin d’être aussi dramatique que dans d’autres pays européens. C'est qu'elle a choisi la stratégie sud-coréenne qui a fait ses preuves ,à savoir : campagne massive de dépistage, isolement des personnes infectées et traçage technologique pour retrouver puis tester les gens avec qui elles ont été en contact.

L’Allemagne pratique déjà, selon les autorités, entre 300 000 et 500 000 dépistages par semaine, un rythme plus élevé que nombre de ses voisins européens, la France en particulier qui les réserve aux seuls malades à pathologie sévère. Et le gouvernement d’Angela Merkel ne compte pas s’arrêter là : un document du ministère de l’Intérieur, que viennent de révéler plusieurs médias, prescrit une stratégie inspirée de la Corée du Sud, avec pas moins de 200 000 tests par jour.

Seraient désormais testés tous ceux qui pensent être atteints du Covid-19, ainsi que toutes les personnes susceptibles d’avoir été en contact avec un malade, stipule ce document. Actuellement, les dépistages concernent les personnes à la fois malades et ayant été en contact avec une personne positive.

Le document juge en outre la géolocalisation, outil utilisé par Séoul, « inévitable à long terme » pour permettre à la population de connaître les endroits où des personnes testées positives se trouvent. La Corée du Sud peut être un exemple » malgré les différences culturelles entre les deux pays, a estimé dimanche dans le quotidien « Frankfurter Allgemeine Zeitung » le responsable de l’Institut Robert-Koch, chargé de piloter la lutte contre l’épidémie en Allemagne, Lothar Wieler.

Un vif débat s’est déjà engagé à ce sujet en Allemagne, où la question de la protection des données privées est jugée sacro-sainte après deux dictatures au XXe siècle.

En adoptant cette stratégie l'Allemagne espère empêcher une saturation de ses hôpitaux, où le personnel manque. Mais le départ d’une grande partie des 200 000 aides-soignantes à domicile polonaises, ukrainiennes ou baltes qui portent quotidiennement assistance à entre 300 000 et 500 000 personnes âgées fait craindre un nouveau désastre sanitaire.

Toutefois, Lothar Wieler n’a pas exclu que le pays finisse par connaître une situation à l’italienne, avec des hôpitaux débordés.




Jaimie Potts pour DayNewsWorld

CORONAVIRUS LE GOUVERNEMENT FRANCAIS

 SUR LE PIED DE GUERRE ?

2606 personnes sont mortes à l'hôpital du Covid-19 et une première personnalité politique est décédée dans la nuit de samedi à dimanche, Patrick Devedjian .

La vague de l'épidémie, « extrêmement élevée »  […] déferle sur la France », avait prévenu Edouard Philippe vendredi 27 mars en annonçant la prolongation du confinement jusqu'au 15 avril au moins.

A l’heure où des millions de vies sont en jeu, à l’heure où les héros en blouse blanche se donnent corps et âmes, le gouvernement a voulu, à son tour, montrer sa mobilisation totale dans sa gestion de la crise.

« Le combat ne fait que commencer. Les quinze premiers jours d'avril seront encore plus difficiles que les quinze jours qui viennent de s'écouler ».

C'est ce qu'a martelé le Premier ministre samedi lors d'une conférence de presse en compagnie du ministre des Solidarités et de la Santé Olivier Véran et de plusieurs experts . La France est dans « un combat qui va durer », a-t-il ajouté.

Alors que les évacuations de malades se poursuivent, la capacité de réanimation va être portée à 14.000 lits voire 14.500 lits (contre 5.000 au départ et 10.000 aujourd'hui).

Un milliard de masques ont été commandés, ainsi que 5 millions de nouveaux tests de dépistage rapide. De nouvelles mesures ont été prises en direction des Ehpad où résident des personnes âgées fragiles.

Certes le gouvernement s'est mobilisé depuis les premiers jours de confinement.

« Nous avons tout mis en œuvre pour le faire ces dernières semaines », souligne le Premier ministre. Il n'en demeure pas moins que cet exercice pédagogique du samedi 28 mars 2020 s'est vite transformé en plaidoyer fustigeant les « donneurs de leçons » qui « savent parfaitement ce qu'il faut faire ».

Le gouvernement fait face à de nombreuses critiques, venant pour partie de l'opposition.

Il devra plus tard répondre de sa gestion de crise sanitaire et de son impréparation.




Garett Skyport pour DayNewsWorld
 

CORONAVIRUS

 CHOISIR ENTRE LA VIE ET LA MORT

Les nouvelles infections au coronavirus se multipliant par centaines chaque jour, l'Italie a du mal à trouver suffisamment de lits dans les hôpitaux pour traiter les malades. Des médecins se trouvent désormais confrontés au dilemme de choisir entre la vie et la mort de leurs patients.

A eux de sélectionner ceux qui reçoivent un traitement salvateur.

« Si une personne dont l'âge est compris entre 80 et 95 ans est en grave détresse respiratoire, il est peu probable qu'elle poursuive son traitement », a déclaré au journal Corriere della Sera le médecin Christian Salaroli, chef de l'unité de soins intensifs d'un hôpital de Bergame, dans le nord de la Lombardie.

« Ce sont des mots terribles, mais qui sont malheureusement vrais. Nous ne sommes pas en mesure de tenter ce que vous appelez des miracles », a avoué M. Salaroli.

Le coronavirus s'avère particulièrement mortel en Italie :

L'Italie a dépassé les 10 000 morts causés par la pandémie de Covid-19, avec 889 comptabilisés en 24 heures, a annoncé, samedi 28 mars, la Protection civile. Or, selon les Nations unies, le pays a la deuxième population la plus âgée du monde après le Japon. Ces personnes sont celles qui souffrent le plus de la maladie, une fois qu'elles sont infectées.

Au début de ce mois, la Société italienne d'anesthésie, d'analgésie, de réanimation et de thérapie intensive (SIAARTI) a publié des recommandations éthiques destinées aux médecins qui devraient obtenir un lit de soins intensifs « dans des conditions exceptionnelles ».

Plutôt que d'admettre les patients sur la base du « premier arrivé, premier servi » , la SIAARTI conseille aux médecins et aux infirmières confrontés aux « choix difficiles » de se concentrer sur les patients qui ont plus de chances de guérir après un traitement intensif.

Le personnel médical dit être « dépassé » par une énorme pression émotionnelle. Le docteur Salaroli a déclaré au Corriere della Sera que la charge émotionnelle du personnel médical est « dévastatrice », et que certains membres de son équipe médicale sont « surpassés » par les choix qu'ils ont dû faire.

« Cela peut arriver aussi bien à un médecin-chef qu'à un jeune médecin qui vient d'arriver, et qui se retrouve obligé de décider du sort d'un être humain. Je le répète à haute voix », a-t-il déclaré.

« J'ai vu des infirmières avec trente ans d'expérience pleurer, des gens qui avaient des crises de nerfs, qui tremblaient, tout d'un coup », poursuit le docteur Salaroli.

« Ce n'est pas la SIAARTI qui propose de traiter certains patients et de limiter le traitement pour d'autres. Au contraire, ce sont les situations d'urgence qui [l'expliquent] », se justifie la Société italienne d'anesthésie pour justifier des décisions de vie ou de mort.




Alyson Braxton pour DayNewsWorld

ET SI LE BON SENS GUIDAIT NOS POLITIQUES

POUR LUTTER CONTRE LE COVID-19 ?

Dans une tribune au « Monde », le médecin et biostaticien Antoine Vanier répond au professeur Didier Raoult sur l'utilisation de la chloroquine comme remède au Covid-19. Il souligne l’insuffisance des preuves de l’efficacité de la chloroquine contre le Covid-19 et la suffisance de son argumentation. « La société n’a pas à vous suivre tel un prophète, quand bien même votre intuition serait la bonne »

Et pourtant le professeur Didier Raoult a apporté vendredi 27 mars les résultats encourageants d'une nouvelle étude portant sur l'administration de l'hydroxychloroquine et d'un antibiotique à des patients atteints du Covid-19. Une association « pertinente » au regard de l'étude, selon l'infectiologue.

Sur Twitter, l'infectiologue s'appuie sur une nouvelle étude mise en ligne sur le site de l'IHU de Marseille pour « démontrer l'efficacité du protocole sur 80 patients » atteints du Covid-19 et « démontrer la pertinence de l'association de l'association de l'hydroxychloroquine et de l'azithromycine ». D'après cette nouvelle étude menée à plus large échelle, « chez 80 patients hospitalisés recevant une combinaison d'hydroxychloroquine et d'azithromycine nous avons noté une amélioration clinique chez tous les patients, une personne âgée de 86 ans est décédée et un patient de 74 ans est toujours en unité de soins intensifs. »

Malgré des résultats encourageants, il existe pourtant des voix dissonantes concernant l'usage de l'hydroxychloroquine.

Dans le détail, « une chute rapide de la charge virale nasopharyngée a été observée, avec 83% de négatif au jour 7 et 93% au jour 8" chez les patients à qui le traitement a été administré. "Cela a permis aux patients de rapidement sortir de quartiers hautement contagieux avec une durée moyenne de séjour de cinq jours », peut-on encore lire dans cette étude.

« Nous estimons que d'autres équipes devraient évaluer d'urgence la rentabilité de cette stratégie thérapeutique, pour à la fois éviter la propagation de la maladie et traiter les patients le plus tôt possible avant que des complications irréversibles s'installent », conclut l'auteur de l'étude.

Récemment, l'ancien maire de Toulouse et ancien ministre de la santé Philippe Douste-Blazy a pris également position en appelant dans une vidéo Emmanuel Douste-Blazy a pris également position en appelant dans une vidéo Emmanuel Macron et Olivier Véran à permettre « la prescription de la chloroquine aux malades avant qu’il ne soit trop tard » comme le demande le scientifique de renommée mondiale de Marseille.

Loin de vouloir être « un prophète », la « star mondiale » de la microbiologie, au look transgressif, semble simplement avoir du bon sens. « Quand vous avez un traitement qui marche contre zéro autre traitement disponible, c'est ce traitement qui devrait devenir la référence », réplique-t-il dans Le Parisien, tout en dénonçant, dans une tribune au Monde « la méthode » scientifique qui « a pris le dessus sur le fond ».

Loin des querelles de chapelle et des conflits d’intérêts ne serait-il pas temps de penser à sauver des vies. Il revient au politique de trancher sans céder à l'émotion collective.




Garett Skyport pour DayNewsWorld

TSUNAMI CONTINU

DANS LES HOPITAUX DE LONDRES

Les hôpitaux publics de Londres sont confrontés à un «tsunami continu» de malades graves du nouveau coronavirus tout en devant pallier une proportion «sans précédent» de personnel souffrant, a assuré jeudi un responsable du système public de santé britannique.

Après avoir « massivement » augmenté la capacité d’accueil en soins intensifs ces dernières semaines, les établissements hospitaliers de la capitale britannique doivent faire face à « une explosion » du nombre des « patients gravement malades », « une sorte de tsunami continu », a déclaré Chris Hopson sur BBC Radio 4.

Cette tension est accentuée par le fait que la proportion de membres du personnel soignant absents pour maladie est de « 30 %, 40 % et à certains endroits même 50 % », a poursuivi Chris Hopson, qui parle d’un taux d’absence « sans précédent ».

Selon le dernier bilan publié mercredi, 463 personnes sont mortes du nouveau coronavirus au Royaume-Uni et 9 529 ont été officiellement contaminées.

Un confinement général de la population

Face à l’aggravation des derniers jours, le gouvernement a décrété un confinement général de la population et annoncé l’ouverture la semaine prochaine d’un hôpital de campagne temporaire de 4 000 lits dans un centre de conférence de Londres.

La famille royale est elle aussi concernée, le prince Charles ayant été testé positif.

La politique de contamination par masse n'a, semble-t-il, pas obtenu les effets escomptés par le premier ministre Boris Johnson.

Des hôpitaux de campagne

Face à l’aggravation constatée ces derniers jours, le gouvernement a décrété un confinement général de la population et annoncé l’ouverture la semaine prochaine d’un hôpital de campagne de 4 000 lits dans un centre de conférence de Londres.

Selon les médias britanniques, une dizaine de ces structures provisoires supplémentaires pourraient être mises sur pied dans tout le Royaume-Uni.

L’objectif étant d’éviter un scénario à l’italienne, avec des hôpitaux débordés, qui se traduirait par une hausse de la mortalité.

« Nous espérons que, peut-être dans trois semaines, les mesures vont commencer à aplatir la courbe (du nombre des cas de contamination) », a commenté sur la BBC Neil Ferguson, un scientifique qui conseille le gouvernement sur le virus.

Des mesures économiques

Sur le plan économique, après avoir déjà annoncé des mesures de soutien sans précédent aux entreprises et aux salariés affectés, le ministre des Finances Rishi Sunak doit rendre publiques jeudi après-midi des mesures pour aider les travailleurs indépendants, touchés de plein fouet par la paralysie de l’économie.

Commande de matériel chez les industriels

L’exécutif a demandé aux industriels de reconvertir leur production, dans un effort collectif sans précédent depuis la Deuxième Guerre mondiale.

Pour faire face au manque de respirateurs, les autorités britanniques en ont commandé 10 000 auprès de Dyson, a annoncé jeudi ce groupe connu pour ses aspirateurs sans sac.« Ce nouvel appareil pourra être fabriqué rapidement, efficacement et en grandes quantités », selon un communiqué du groupe.

Pour participer à la lutte contre la propagation de l’épidémie, quelque 560 000 personnes se sont inscrites comme volontaires auprès du service national de santé.




Carl Delsey pour DayNewsWorld

QUATRE TRAITEMENTS EXPERIMENTAUX

CONTRE LE CORONAVIRUS EN EUROPE

Un essai clinique européen a été lancé dimanche dans au moins sept pays européens pour tester quatre traitements expérimentaux contre le coronavirus.

Il va inclure en tout 3200 patients, a annoncé dimanche le ministère de la Santé français.

«Sous stricte surveillance»

Les quatre traitements testés à grande échelle seront les molécules suivantes: le remdesivir, le lopinavir en combinaison avec le ritonavir, ce dernier traitement étant associé ou non à l'interféron bêta, et l'hyroxychloroquine, selon un communiqué de l'Inserm, l'organisme qui chapeaute la reherche médicale en France.

«Il est prévu d'inclure 3200 patients européens incluant la Belgique, les Pays-Bas, le Luxembourg, le Royaume-Uni, l'Allemagne et l'Espagne, et peut être d'autres pays dont au moins 800 en France, hospitalisés pour une infection Covid-19 dans un service de médecine ou directement en réanimation», précise l'Institut français de la recherche médicale.

«Un essai, ce sont des malades que l'on traite en milieu hospitalier sous stricte surveillance, et qui ont accès à ces molécules pour en tester l'efficacité sur le virus et sur leur évolution clinique», a précisé le Pr Salomon, directeur général de la Santé (DGS) en France lors d'un point-presse. «C'est très important de le faire rapidement et dans ces conditions.»

«Baptisé Discovery, il inclut notamment l'hyroxychloroquine», a-t-il confirmé.

Réserves sur la chloroquine

Depuis l'apparition du nouveau coronavirus en Chine, le Pr Didier Raoult, directeur de l'IHU Méditerranée Infection à Marseille, défend l'usage de la chloroquine contre la maladie. Il a suscité des réserves chez de nombreux autres spécialistes, qui estiment notamment que les essais qu'il a menés auprès de 24 patients ne répondent pas à tous les critères nécessaires.

«Cet essai a permis d'aboutir à des résultats intéressants qui sont d'ailleurs publiés ce jour dans International Journal of Antimicrobial Agents», selon le Pr Salomon.

Ce test sera «adaptatif» et «très rapidement les traitements expérimentaux inefficaces pourront être abandonnés et remplacés par d'autres molécules qui émergeront de la recherche», souligne dans le communiqué de l'Inserm Florence Ader, infectiologue à l'hôpital de la Croix-Rousse au CHU de Lyon, qui va piloter le projet.

Un autre essai clinique international sera lancé «sous l'égide de l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS), baptisé 'Solidarity'», indique encore l'Inserm.




Boby Dean pour DayNewsWorld

LE SCENARIO CAUCHEMAR POUR

LA GRANDE- BRETAGNE FACE AU CORONAVIRUS

Le Royaume-Uni a recensé mardi soir 71 morts et 1 950 cas de contamination. Mais les autorités ont reconnu que le nombre réel des cas était probablement bien plus élevé. Boris Johson, avait invité ses compatriotes à « encaisser le coup », arguant qu'il y avait de toute façon, sans doute déjà des « dizaines de milliers de cas dans le pays ».
Jusqu’alors la stratégie contre le covid-19 consistait essentiellement à isoler les personnes présentant des symptômes ou revenant de zones à risque pour alléger la pression sur les services de santé et favoriser l’émergence d’une « immunité collective ». Une stratégie controversée.

Bojo a enfin pris conscience de la gravité de la situation.

Selon la presse britannique, c’est un rapport de l’Imperial College de Londres, s’appuyant sur des données provenant d’Italie, qui a convaincu les dirigeants britanniques de changer d’approche.

D’après ce rapport rendu public lundi soir, l’épidémie pourrait faire jusqu’à 510 000 morts au Royaume-Uni et y toucher 81 % de la population, dans le cas purement hypothétique où aucune mesure n’aurait été prise.

Une « submersion » du système de santé

Avec le type de réponse qui constituait jusqu’à lundi la ligne de conduite du gouvernement, les chercheurs estiment que ce pays risquait jusqu’à 260 000 décès, en raison d’une « submersion » de son système de santé.

Mis à mal par dix ans d'austérité, le service public de santé britannique, le NHS, ne dispose en effet que de peu de lits de réanimation : deux pour 1000 habitants, contre sept pour 1000 en Allemagne.

Avec des mesures plus fortes réduisant les contacts, le nombre des décès pourrait en revanche diminuer à « quelques milliers ou dizaines de milliers ».

Des mesures plus strictes

Face à ce risque sanitaire le Premier ministre Boris Johnson a enfin pris des mesures plus strictes. Il a demandé à la population d’éviter tout contact et tout déplacement « non essentiel ». Il a également recommandé aux personnes âgées et aux femmes enceintes de s’isoler pendant trois mois.Dans la foulée mardi matin, le Royaume-Uni a déconseillé à ses ressortissants tout voyage à l’étranger « non essentiel », dans un premier temps pour 30 jours, mettant en avant les limitations « sans précédent » à la circulation imposées dans le monde.

Ces mesures restent néanmoins moins radicales que celles prises dans les pays voisins, ne prévoyant ni fermeture des écoles, restaurants ou salles de spectacles, ni interdiction formelle des rassemblements. Elles constituent cependant un net renforcement par rapport à la stratégie controversée adoptée. 

Une pétition appelant le gouvernement à fermer les écoles dès que possible a cependant recueilli près de 645.000 signatures sur internet, bien au-dessus du seuil de 100.000 nécessaire pour convoquer un débat au Parlement. Et sur Twitter, le hashtag #CloseTheSchoolsNow ("Fermez les écoles maintenant") est populaire pour éviter le pire.

« Chaque famille perdra des êtres chers », avait prévenu le Premier ministre, Boris Johnson. Qu'on se le dise...




Britney Delsey pour DayNewsWorld

A QUAND LE CONFINEMENT TOTAL ?

La France bascule cette semaine dans une nouvelle phase de lutte contre l’épidémie de Covid-19. Emmanuel Macron est appelé à trancher ce lundi 16 mars 2020 la lourde question d’un éventuel confinement obligatoire de toute la population, comme en Italie et en Espagne.

« La progression de l’épidémie est inquiétante », déclare Jérôme Salomon ce lundi qui demande à tous les Français de se mobiliser.

Le bilan de l'épidémie de coronavirus en France est passé à 127 morts, selon un nouveau bilan donné par Santé publique France, dimanche 15 mars au soir.

5 423 cas ont été détectéset 300 personnes sont déjà hospitalisées en réanimation. « La situation de l'épidémie en France est très inquiétante.

Elle se détériore très vite. C'est une épidémie très rapide. On voit que le nombre de cas double désormais tous les trois jours », a déclaré lundi 16 mars sur France Inter Jérôme Salomon, le directeur général de la Santé (DGS). « Ça démontre une situation extrêmement préoccupante », a-t-il ajouté.

Des estimations scientifiques alarmantes

Un groupe de scientifiques a publié des estimations alarmantes sur ce que pourrait causer l’épidémie dans le pire des cas, rapporte Le Monde. Ainsi, ces dix épidémiologistes nommés par Emmanuel Macron « pour éclairer la décision publique » ont relayé le chiffre de 300 à 500 000 morts, en se basant sur les hypothèses de transmissibilité et de mortalité probables les plus élevées et en l’absence de toute mesure de prévention ou d’endiguement.

Compte-tenu des mesures déjà prise « les modèles suggèrent que cela peut être suffisant pour endiguer la première vague de l’épidémie, mais cela dépend beaucoup du comportement des gens et de la façon dont ils vont appliquer ces consignes », a expliqué Simon Cauchemez, l’épidémiologiste de l’Institut Pasteur, qui a présenté les modélisations.

A quand le confinement ?

Si le gouvernement a déjà enjoint dimanche les Français à respecter les consignes pour freiner la propagation du coronavirus après une hausse sans précédent des décès et contaminations dans le pays, les Français semblent ne pas avoir pour autant perçu la gravité de la situation, bravant pour certains les règles imposées. Contrairement à une idée largement répandue jusque-là, « les formes graves sont signalées chez des adultes sans pathologies antérieures » et pas seulement « chez des personnes âgées ou fragiles », avertit la Direction générale de la Santé.

L'exécutif a enfin décidé de fermer tous les lieux publics « non essentiels » depuis samedi minuit. Ce lundi, d'autres mesures plus strictes pourraient être annoncées par le Président de la république lors de l’allocution télévisée de ce soir.. Et cela pour une longue durée, comme l’ont déjà décidé l’Italie ou l’Espagne.

Car l’enjeu sanitaire est lourd, les hôpitaux redoutant ne pas pouvoir faire face à un afflux de patients contaminés.




Jenny Chase pour DayNewsWorld

A QUOI JOUE  ERDOGAN QUI MENACE L'EUROPE TOUT EN DEMANDANT L'AIDE DE L'OTAN

ET RISQUE LA CONFRONTATION AVEC LA RUSSIE  ?

Après la mort de 33 de ses soldats à Idlib, le président turc Recep Tayyip Erdogan se retrouve dos au mur et se tourne vers les Occidentaux, entre menaces et appels à l’aide.

Une frappe aérienne a en effet tué au moins trente-trois soldats turcs à Idlib, dans le nord-ouest de la Syrie, jeudi 27 février, soit les pertes les plus importantes subies par la Turquie en une seule journée depuis sa première intervention militaire en Syrie en 2016.  

Après avoir attribué le raid meurtrier de vendredi à l'aviation syrienne, Ankara a riposté par des tirs d'artillerie qui auraient tué 16 soldats syriens. Le ministère turc de la défense a affirmé que des frappes ordonnées en représailles par Ankara ont permis de « neutraliser » 309 soldats du régime. Au vu de la supériorité aérienne russe dans le ciel d'Idleb, Ankara a demandé à la communauté internationale de mettre en place une zone d'exclusion aérienne.

Le Kremlin, allié de Damas, a affirmé que les soldats turcs visés se trouvaient au milieu de terroristes, mais s'est dit prêt vendredi matin à travailler à « éviter que ne se renouvellent de telles tragédies ».

Il s’agit d’une grave escalade dans les combats qui opposent la rébellion syrienne soutenue par la Turquie aux forces loyalistes de Bachar Al-Assad appuyées par l’aviation russe.

La frappe aérienne, un tir « de précision » selon des experts militaires turcs, a touché dans la journée de jeudi un immeuble de deux étages à Balyoun, une localité de la province d’Idlib, où des soldats turcs avaient trouvé refuge après un bombardement sur leur convoi, dépêché en renfort dans la zone pour aider les groupes rebelles.

Après un revers aussi sévère, le président turc Recep Tayyip Erdogan se retrouve dos au mur et se tourne vers ses alliés occidentaux, entre menaces et appels à l’aide.

Menaces turques aux Européens: Les réfugiés comme arme de guerre

La Turquie a ainsi annoncé avoir actionné son ultime moyen de pression sur les Européens : déclencher un afflux massif de réfugiés syriens vers l’Europe. Ces menaces proférées dès jeudi soir, à la suite d’un conseil de sécurité extraordinaire présidé par le chef de l’Etat, Recep Tayyip Erdogan, dans la nuit de jeudi à vendredi. « Nous ne retiendrons plus ceux qui veulent se rendre en Europe », a déclaré vendredi matin un officiel turc sous couvert d’anonymat. Jeudi soir, un officiel turc avait déclaré que la police, les garde-côtes et les garde-frontières avaient reçu l’ordre de ne pas empêcher les réfugiés d’atteindre l’Europe par voie terrestre ou maritime. « Tous les réfugiés, dont les Syriens, sont désormais invités à pénétrer dans l’Union européenne », avait confié ce responsable, estimant que le fardeau était « trop lourd à porter pour un seul pays ».

Une annonce visant clairement à tordre le bras des Européens pour obtenir un soutien plus franc dans la crise syrienne, qui réveille le spectre d'une grave crise migratoire comme celle qui a secoué le continent européen en 2015. La Turquie accueille sur son sol quatre millions de réfugiés , syriens pour la plupart. Elle s'est engagée en 2016 auprès de l'Union européenne à retenir les migrants qui transitent par son territoire, moyennant des milliards d'euros d'aide.

Peu après cette annonce, la Grèce a annoncé avoir renforcé ses patrouilles à la frontière avec la Turquie. Selon une source policière grecque, le nombre de patrouilles a été doublé et un appel à la mobilisation générale a été passé en interne. « Tout est sous contrôle, il n’y a pas de raison de s’inquiéter », a toutefois assuré cette source.

Dans le passé, la Turquie a plusieurs fois menacé d’« ouvrir les portes » de l’Europe aux migrants, les observateurs y voyant une manière de faire pression sur les pays de l’Union européenne encore traumatisés par la crise migratoire de l’été 2015. Plusieurs centaines de milliers de personnes, fuyant en majorité les conflits au Proche-Orient, s’étaient alors rendues en Europe en transitant par la Turquie.

Mais en même la Turquie appelle à l'aide l'Otan

La Turquie invoque, comme elle l’a déjà fait précédemment, l’article 4 du traité fondateur de l’Otan, qui prévoit qu’un pays membre peut demander des consultations de l’ensemble du Conseil dès qu’il estime que son intégrité territoriale, son indépendance politique ou sa sécurité sont menacées. Ankara a déjà été en contact jeudi avec le secrétaire général de l’Otan Jens Stoltenberg. Celui-ci a condamné, lors d’une conversation téléphonique avec le chef de la diplomatie turque Mevlut Cavusoglu, les « frappes aériennes aveugles du régime syrien et de son allié russe ». Parallèlement, il a « exhorté toutes les parties à une désescalade de cette situation dangereuse ».

Ce n'est pas la première fois que la Turquie a invoque l’article 4 pour initier une réunion du Conseil de l’Atlantique Nord à la suite de « menaces » syriennes. Elle l'a fait notamment en 2012 et à l’occasion de ces consultations, l’Otan avait approuvé à l’époque le déploiement de missiles sol-air Patriot à la frontière syro-turque.

Le Conseil de l’Atlantique Nord va donc se rassembler vendredi à la demande de la Turquie, communique l’Otan, à la suite de frappes (syriennes, selon Ankara) qui ont tué une trentaine de soldats turcs jeudi dans la province d’Idleb, dans le nord de la Syrie. Les 28 autres pays membres de l’Otan seront donc consultés sur la situation syrienne, alors qu’Ankara a répliqué dans la nuit par des bombardements sur des positions du régime de Bachar al-Assad, selon le chef de l’Etat turc

Mais qui sont ces rebelles que la Turquie soutient ? Des groupes islamistes ?

Selon la chercheuse Myriam Benraad, spécialiste reconnue du Moyen-Orient, et interrogée par Sputnik voilà ce qu’il reste de la rébellion à Idlib:

«Qu’on soit clair, les forces soutenues par la Turquie à Idlib depuis le début sont des groupes islamistes. Déjà, lors de l’intervention turque dans le Rojava il y a quelques mois, c’était des groupes islamistes qui se battaient. La Turquie s’en défend, mais elle a soutenu des djihadistes et a également mené des négociations avec Daech. Aujourd’hui, les masques sont tombés. Le fait que des réseaux djihadistes transitaient de la Turquie vers la Syrie, ce n’est un secret pour personne.»

Alors que des discussions sur la Syrie se poursuivaient jeudi à Ankara entre militaires et diplomates russes et turques, Moscou a accusé la Turquie de violer un accord en soutenant militairement des rebelles. Ce nouveau round de pourparlers entre Russes et Turcs visant à trouver une issue à la crise d'Idlib s'est ainsi achevé sans annonce de résultat concluant.

«En violation des accords de Sotchi, la partie turque continue de soutenir des groupes armés illégaux dans la zone de désescalade d'Idlib par des tirs d'artillerie», a déclaré le ministère russe de la Défense, indiquant que la Turquie avait également recours à des drones. MM. Erdogan et Poutine avaient conclu en 2018 à Sotchi un accord instaurant une «zone démilitarisée» à Idlib censée séparer les positions du régime de celles des rebelles et des djihadistes.

"En fait à Idlib, Frères musulmans et djihadistes -appartenant à une quinzaine de groupes rebelles- luttent contre Bachar el-Assad. Ces groupes se constituent en deux coalitions majeures. D’une part, il y a le FLN, Front de Libération National : une coalition de groupes rebelles qui nie officiellement tout lien avec des organisations terroristes, mais qui sont affiliés aux Frères musulmans et à la Turquie, à l’image de leur chef, Fadlallah el-Haji .D’autre part, il y a le Hayat Tahrir al-Cham (HTS), plus connu sous le nom de Front al-Nosra dont la Turquie aurait joué un rôle dans la formation. Un groupe affilié à Al-Qaïda, généralement reconnu en Occident et ailleurs comme un groupe terroriste".


A quoi joue donc le président turc Recep Tayyip Erdogan ?

Pour Alexandre Del Valle, spécialiste des relations entre l' Europe et la Turquie et du monde arabo-musulman,et interrogé par Sputnik: «Cela s’inscrit dans une stratégie plus large, il n’y a pas qu’Idlib qui soit concerné. Erdogan a essayé de négocier avec Moscou et les États-Unis une sorte de protectorat non dit dans tout le nord de la Syrie frontalier avec la Turquie, une bande de protection. Le but de cette stratégie est de reloger des Syriens arabes réfugiés, qui sont tout de même trois millions, dans cette zone. Des réfugiés que d’ailleurs la population turque ne veut plus voir car ils sont plutôt hostiles aux populations arabes. Cela lui permettrait de faire d’une pierre deux coups: il aurait renvoyé tous les réfugiés syriens chez eux et, en même temps, il aurait empêché les Kurdes de revenir au nord de la Syrie. »


Un conflit direct entre Russie et Turquie ne paraît plus totalement invraisemblable. L'Union européenne s'est inquiétée, vendredi matin, d'un « risque de confrontation militaire internationale majeure » en Syrie et dit envisager « toutes les mesures nécessaires pour protéger ses intérêts en matière de sécurité ».


La Turquie joue un jeu trouble envers les Européens qui pourraient cependant prendre des mesures de rétorsion envers ce pays. Et qui pourraient peut-être aussi s'allier avec la Russie dans ce conflit ...




Garett Skyport pour DayNewsWorld

LE DOUBLE ATTENTAT A HANAU OU LA RESURGENCE DU TERRORISME D'EXTREME-DROITE EN ALLEMAGNE

Un homme a ouvert le feu mercredi soir contre deux bars à chicha de Hanau, tuant neuf personnes.

Deux bars à chicha visés

Une première fusillade a visé un bar à chicha, le Midnight, vers 22 heures. Selon la police, au moins une personne a été grièvement blessée sur ce premier site. Des témoins, cités par des médias locaux, ont rapporté avoir entendu une dizaine de coups de feu. Trois personnes ont été tuées devant ce premier bar à chicha.

Selon la police, le ou les auteurs auraient ensuite quitté les lieux en voiture en direction de la Kurt-Schumacher Platz, dans le quartier de Kesselstadt. Une seconde fusillade s'est alors produite, dans un autre bar, l'Arena Bar. Le tireur aurait sonné à la porte et tiré sur des personnes présentes dans la zone fumeur, tuant cinq personnes dont une femme, selon des informations de Bild, ajoutant que des victimes étaient d'origine kurde.Une motivation probablement « xénophobe » selon le parquet fédéral. Le suspect, Tobias R., a été retrouvé mort jeudi matin à son domicile aux côtés d’un autre corps sans vie. Un manifeste et une vidéo dans lesquelles il évoque des « peuples à éliminer » ont par ailleurs été découverts.

Le "poison" du racisme

Angela Merkel a fustigé jeudi 20 février le « poison » du racisme en Allemagne après les attentats qui ont fait neuf morts à Hanau, près de Francfort, liant cet acte à d’autres attentats d’extrême droite commis dans le pays.

« Le racisme est un poison, la haine est un poison. Et ce poison existe dans notre société, depuis les actes de la NSU jusqu’au meurtre de Walter Lübcke et aux assassinats de Halle », a déclaré la chancelière, évoquant respectivement la série de meurtres et d’attentats d’un groupuscule néonazi dans les années 2000, le meurtre en juin dernier d’un élu pro-migrants, puis l’attaque visant une synagogue qui a fait deux morts en octobre.

« Nous nous opposons avec force et détermination à tous ceux qui tentent de diviser l’Allemagne », a-t-elle ajouté, insistant sur « les droits et la dignité de chaque personne dans notre pays », sans distinction « d’origine ou de religion ». Reconnaissant qu’il était « trop tôt » pour faire toute la lumière sur ce crime, « il y a de nombreuses indications selon lesquelles l’auteur a agi mû par des idées d’extrême droite, racistes, par haine contre des personnes d’origine, de croyance ou d’apparence différentes ».

« L’AfD est le bras politique du terrorisme d’extrême droite »

Les réactions politiques se sont multipliées dans la matinée de jeudi condamnant ce crime atroce.

Le maire de Hanau a annoncé la tenue d’une veillée en hommage aux victimes, jeudi en fin d’après-midi, ainsi que la mise à disposition d’un registre de condoléances devant l’hôtel de ville. Un rassemblement est également prévu à Berlin en fin de journée devant la porte de Brandebourg.

La présidente de la Commission européenne et ex-ministre allemande Ursula von der Leyen s’est dite « profondément choquée » par les fusillades. Certains responsables font clairement le lien entre cette violence et le climat entretenu par le parti d’extrême droite AfD. A l’instar du social-démocrate Michael Roth, secrétaire d’Etat aux affaires européennes :

« Le milieu à l’origine d’actes comme ceux de Hanau se nourrit idéologiquement de fascistes comme Björn Höcke [chef de l’AfD en Thuringe]. La haine de la démocratie, le racisme, l’antisémitisme, la haine contre les Tziganes et l’islamophobie prospèrent sur des terres fertiles. Pour cela, je maintiens ma position : l’AfD est le bras politique du terrorisme d’extrême droite. »

La fusillade qui a eu lieu à Hanau en Allemagne, mercredi soir, pourrait avoir été commise par un militant d'extrême droite allemand. C'est l'une des pistes les plus probables selon les premiers éléments de l'enquête.

Si cette hypothèse se confirmait, cela raviverait la crainte de voir apparaître un terrorisme d'extrême droite actif en Allemagne.




Jaimie Potts pour DayNewsWorld

AGNES BUZYN POUR LES MUNICIPALES DE PARIS

« J'Y VAIS POUR GAGNER »

L'ancienne ministre de la Santé se disait très occupée par que la réforme des retraites et la crise sanitaire qui nécessitaient son plein engagement ministériel.

De toute évidence, Emmanuel Macron a su convaincre sa ministre que la crise que traverse La République en marche est bien plus grave que celles du coronavirus et de l’hôpital réunies.

L’Elysée et l’appareil d’En Marche ! se sont mis d’accord sur le nom d’Agnès Buzyn .

Mais une fois de plus la Macronie raisonne davantage pouvoir qu’intérêt général ...Le parti LREM avant toute chose !

Le ministère est à la militante Buzyn ce qu'est la famille au « grivois » Griveaux.

Benjamin Griveaux en personne n'avait-il pas salué pas jeudi dernier le « sens de l’intérêt général » de la ministre de la Santé Agnès Buzyn, qui ne serait pas candidate aux municipales à Paris.

« Elle est une ministre engagée, elle fait face à une crise importante qui est celle du coronavirus, expliquait celui qui tentait depuis des semaines de l’enrôler sur sa liste du XVe arrondissement. Le rôle de la ministre des Affaires sociales et de la Santé dans ces moments-là, c’est d’être aux avant-postes. »

La ministre des Solidarités et de la Santé n’a-t-elle pas elle-même répété jusqu’à ces derniers jours que ses responsabilités ne lui laissaient pas la possibilité de s’engager dans cette bataille ?

En pleine crise de l’hôpital public, alors que commence ce lundi le débat sur la réforme des retraites et que l’épidémie de coronavirus est encore loin d’être vaincue, ces réticences avaient été bien comprises.

Mais voilà Paris vaut bien une trahison de plus…Car à quatre semaines du scrutin, à douze jours de la date limite du dépôt des listes et en raison d’un sombre vaudeville 2.0, le parti présidentiel n’avait plus de candidat dans la capitale.

Face à la crise, Emmanuel Macron voulait une «personnalité incontestable» susceptible de mettre tout le monde d’accord.

Il fallait d ' abord plaire aux partenaires MoDem, UDI et Agir et surtout être un antidote aux divisions donc tendre la main à Cédric Villani. Ensuite il fallait impérativement une femme pouvant faire face aux deux fortes personnalités que sont Dati et Hidalgo.

L’image d’Agnès Buzyn n’est pourtant pas très bonne à droite. Dans le dernier baromètre Ipsos-Le Point, 20 % des électeurs de François Fillon exprimaient un jugement favorable sur l’action de la ministre de la Santé et 54 % un avis défavorable La notoriété de la candidate LREM reste donc faible même si François Bayrou lui a souvent dit souvent

« que les médecins sont faits pour la politique, parce qu’ils savent écouter et donner du réconfort », confiait l'intéressée en octobre 2019, se reconnaissant bien dans ce profil.

Et à l’hématologue de 57 ans d' affirmer vaillamment « avoir toujours adoré la politique ».

L’emporter dans la capitale pour celle qui a prévenu dimanche 16 février au soir, souriante, « J’y vais pour gagner ​», n' est pas gagné d'avance.




Alyson Braxton pour DayNewsWorld

COUP DE TONNERRE EN ALLEMAGNE

 LA DAUPHINE D'ANGELA MERKEL JETTE L'EPONGE

Le tremblement de terre politique continue en Allemagne. La dauphine désignée d'Angela Merkel, Annegret Kramp-Karrenbauer, a annoncé lundi 10 février 2020 renoncer à lui succéder et vouloir abandonner la présidence du parti conservateur, tirant les leçons de la crise politique ouverte par une alliance avec l'extrême droite en Thuringe.

En pleine crise politique nationale autour d'une alliance régionale avec l'extrême droite , Annegret Kramp-Karrenbauer a fait savoir dans la matinée lors d'une réunion de la direction du parti démocrate-chrétien CDU qu'elle «n'a pas pour objectif d'être candidate à la chancellerie allemande».

Lors d'une réunion ce matin, elle a notamment justifié sa décision par les événements de Thuringe et la tentation d'une frange du parti de s'allier avec le mouvement d'extrême droite Alternative pour l'Allemagne (AfD).

Elle a expliqué qu'«une partie de la CDU a une relation non clarifiée avec l'AfD» mais aussi avec le parti de gauche radicale Die Linke, alors qu'elle même rejette clairement toute alliance avec l'une ou l'autre de ces formations .

AKK, élue en décembre 2018, n'a jamais réussi à s'imposer à la présidence de la CDU. Elle a été en particulier très critiquée après l'alliance surprise nouée la semaine dernière entre des élus CDU de Thuringe et l'extrême droite pour élire un nouveau dirigeant pour cet Etat régional.

Elle s'est vu reprocher de ne pas tenir son parti, tiraillé entre adversaires et partisans d'une coopération avec l'AfD, surtout dans les Etats de l'ex-RDA, où l'extrême droite est très puissante et complique la formation des majorités régionales.

Dans la mesure où la candidature à la chancellerie doit aller de pair avec la présidence du parti à ses yeux, AKK a en conséquence décidé de renoncer dans les mois qui viennent à cette présidence. Elle doit en revanche conserver son poste de ministre de la Défense.




Britney Delsey pour DayNewsWorld

BREXIT BRAS DE FER ENTRE LES VINGT-SEPT

ET LE ROYAUME-UNIS

Sorti vendredi soir de l’UE, le Royaume-Uni doit désormais redéfinir les modalités de sa relation avec les Vingt-Sept et se mettre d’accord avec le bloc européen sur la nouvelle architecture de leur relation, en particulier commerciale .Le chef du gouvernement britannique, Boris Johnson, a présenté sa vision, expliquant que son pays allait «quitter sa chrysalide» européenne et prendre son envol vers le reste du monde.

S'affranchir des règles européennes

Le premier ministre britannique a certes affirmé lundi 3 février dans son discours de trente minutes que son pays ne ferait aucune « concurrence déloyale » à l’UE après le Brexit

« Nous ne ferons aucune concurrence déloyale, qu’elle soit commerciale, économique ou environnementale », a déclaré le dirigeant conservateur, s’engageant à ne pas revoir à la baisse les normes européennes.

Mais dans le même temps, Boris Johnson a signifié aux Européens son intention inflexible de s’affranchir des règles de l’Union européenne après le Brexit rejetant tout alignement sur les règles européennes comme prix d’un accord de libre-échange avec Bruxelles : « Allons-nous insister pour que l’UE fasse tout comme nous comme prix du libre-échange ? Bien sûr que non. »

« Je ne vois aucun besoin de nous contraindre par un accord avec l’UE. Nous allons restaurer notre pleine souveraineté sur nos frontières, l’immigration, la souveraineté sur nos frontières, l’immigration, la concurrence, les règles encadrant les subventions, les approvisionnements, la protection des données. »

Il a aussi estimé que la coopération avec les Européens en matière de défense et de politique étrangère ne nécessiterait « pas nécessairement un traité ».

Boris Johnson a également présenté ce lundi 3 février 2020 sa vision de la place du Royaume-Uni dans le monde. Le Royaume-Uni cherche de nouveaux partenaires, du côté de son allié historique américain mais aussi en Asie-Pacifique. Le chef de la diplomatie britannique Dominic Raab a ainsi annoncé dimanche qu’il se rendrait la semaine prochaine au Japon et en Australie pour négocier des accords commerciaux et explorer les opportunités « à l’international ». De son côté, le président américain Donald Trump fait miroiter depuis plusieurs mois un accord commercial bilatéral « magnifique » à son allié historique. Son chef de la diplomatie Mike Pompeo, en visite au Royaume-Uni jeudi, a insisté auprès de Londres sur les « énormes bénéfices » de leur rapprochement post-Brexit.

Les propositions de Bruxelles

De son côté, l’UE a justement mis en garde Londres lundi contre toute tentation de concurrence déloyale, et s’est dite prête à négocier « un accord commercial très ambitieux ». Cet accord visera notamment à éliminer tous les droits de douane et tous les quotas sur les biens échangés avec le continent, une proposition jamais vue de la part de l’UE avec ses partenaires, a précisé le négociateur en chef de l’UE pour le Brexit, Michel Barnier. Il a également prévenu que l’UE n’accepterait pas de voir émerger une économie dérégulée à sa porte qui profiterait d’« avantages concurrentiels déloyaux ».

La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a toutefois prévenu que le niveau d’accès du Royaume-Uni au marché unique européen dépendrait de son niveau d’alignement sur les règles communautaires.

« Plus le Royaume-Uni veut être proche [des règles], plus l’accès au marché unique sera facile, mais rien n’est gratuit (…), je pense que c’est une question d’équité de respecter les règles », a-t-elle souligné, rappelant que la déclaration politique, qui accompagne le traité de retrait, a été signée par Boris Johnson. Si les Britanniques veulent un accord douanier avantageux ouvrant le marché européen à ses produits, ils ne pourront donc pas s’affranchir totalement des normes communautaires et créer ainsi un concurrent dérégulé et déloyal aux portes de l’Union.

Les ambitions de Boris Johnson diffèrent grandement de celles de la Commission européenne.

Neuf tables rondes de négociations auront lieu d’ici octobre «pour faire le maximum» d’ici la fin de la période de transition, prévue pour l’heure fin décembre 2020

Des propos des deux côtés qui laissent entrevoir un bras de fer intense sur leur future relation commerciale...Le Royaume-Uni compte bien défendre chèrement ses intérêts dans ses futures négociations commerciales.

Abby Shelcore pour DayNewsWorld

ATTENTAT TERRORISTE A LONDRES REVENDIQUE

La ville de Londres une fois encore touchée par un acte terroriste. Plusieurs personnes ont été poignardées dans le quartier de Streatham , situé sur la rive sud de la Tamise, à Londres, dimanche 2 février 2020, a annoncé la police sur Twitter.

Les autorités ont évoqué un acte « lié au terrorisme ».

Le suspect a été abattu. « L'incident a été rapidement déclaré comme un acte terroriste et nous pensons qu'il est lié à l'islamisme », ont ajouté dans un communiqué les autorités.

Deux personnes ont été poignardées et « trois personnes ont été blessés », a annoncé la police, en précisant qu'un homme était en urgence vitale. Les deux autres victimes, des femmes, sont hors de danger.

La police a annoncé avoir abattu l'homme qui avait poignardé plusieurs personnes.« Nous pouvons confirmer que l’homme sur lequel la police a tiré a été déclaré mort », a déclaré la police.

Le Premier ministre Boris Johnson a remercié les services de secours, ajoutant que ses pensées allaient aux « blessés et à tous ceux qui ont été affectés ».

Le groupe Etat islamique (EI) a revendiqué ce lundi une attaque au couteau menée la veille à Londres ayant fait des blessés, selon Amaq, l’organe de propagande des djihadistes. L’assaillant dans le quartier de Streatham dans le sud de Londres hier (dimanche) fait partie des combattants de l’Etat islamique », a indiqué Amaq dans un communiqué. « Il a mené l’attaque en réponse aux appels à cibler les ressortissants des pays de la coalition » internationale antidjihadistes, souligne le communiqué partagé sur les chaînes Telegram du groupe djihadiste.

La capitale britannique a été plusieurs fois endeuillée par des attaques terroristes au couteau ces dernières années. La dernière avant celle de Streatham a eu lieu fin novembre sur le London Bridge et avait fait deux victimes. L’auteur de l’attaque revendiquée par Daesh était un ancien détenu pour des faits de terrorisme libéré à mi-peine.

Depuis, le gouvernement de Boris Johnson a annoncé des mesures aggravant les peines pour les auteurs d’actes terroristes et interdisant leur libération anticipée.

Dans le projet, qui doit être étudié au Parlement, il est prévu que ceux qui sont condamnés pour des actes considérés comme terroristes soient emprisonnés pour au moins 14 ans.

Boby Dean pour DayNewsWorld

AVEC LE BREXIT VOICI LA CARTE D'IDENTITE

DE L'EUROPE DES 27

Avec l'officialisation ce vendredi du départ du Royaume-Uni, l'Union européenne va perdre l'un de ses membres les plus puissants et les plus emblématiques. Un tournant historique qui transforme le visage de l'UE à de nombreux niveaux. Carte d'identité de cette « Europe des 27 »

Vendredi, le Royaume-Uni ne fera plus partie de l'Union européenne . Après presque 70 ans d'élargissement constant, la zone de coopération politique et économique perd l'un de ses membres les plus puissants. Un moment inédit et historique.

En passant de 28 à 27 Etats membres, l'Union européenne change considérablement de visage, que ce soit au niveau démographique, stratégique ou économique.

Voici donc la nouvelle carte d'identité de l'« Europe des 27 ».

13 % d'habitants en moins

Avec 513 millions d'habitants en 2019, l'Union européenne se classe à la troisième position des zones les plus peuplées au monde, loin derrière les géants chinois (1,4 milliard) et indien (1,3 milliard)

En perdant les 66 millions de citoyens du Royaume-Uni, la population européenne va chuter de 13 %, à 447 millions d'habitants. Suffisant toutefois pour que l'UE conserve sa place sur le podium, devant les Américains (328 millions d'habitants).

Toujours la première puissance maritime mondiale

Avec 4,476 millions km², l'Europe a toujours été un petit poucet en termes de superficie. Une taille qui la positionne à la septième position mondiale. En perdant le Royaume-Uni et ses 243.000 km² soit 5,5 % du total, l'UE conservera cette septième place avec une superficie de 4,233 millions km², tout juste entre l'Australie et l'Inde.

La perte sera plus importante concernant le territoire maritime. Avec 25,6 millions de km², l'Union européenne est de loin la première puissance maritime mondiale, devant les Etats-Unis (12,2 millions). Sans les 6,8 millions km² du Royaume-Uni, elle se retrouvera amputée d'un quart de son espace maritime mais conservera la première place avec 18,8 millions km². En grande partie grâce à la France et ses 10 millions de km².

Deuxième puissance économique mondiale, pour l'instant…

Affichant un PIB de 18.750 milliards de dollars en 2018, l'Union européenne est, selon les chiffres du Fonds monétaire international, la deuxième puissance économique au monde, talonnant les Etats-Unis (20.500 milliards). En perdant le Royaume-Uni et ses 2.828 milliards de dollars de PIB, soit sa deuxième économie, l'Union européenne se voit amputée de 15 % de sa puissance économique.

Avec un PIB d'environ 16.000 milliards de dollars, l'UE des 27 conserve son statut de deuxième puissance économique mondiale mais se retrouve sous la menace de la Chine qui a enregistré 13.400 milliards de dollars de PIB en 2018 et qui jouit d'une croissance bien plus dynamique que celle du Vieux Continent.Des fleurons industriels perdus

Berceau de la révolution industrielle, le Royaume-Uni compte aujourd'hui des entreprises parmi les plus puissantes au monde. Ainsi l'Union européenne va perdre avec BP et Shell (toutefois codirigée avec les Pays-Bas), deux des plus grands groupes pétroliers au monde. Dans le secteur des assurances, c'est un acteur emblématique, Prudential, fondé en 1848, qui quitte l'UE, tout comme le numéro trois mondial de la distribution, Tesco.

Dans le secteur aéronautique, c'est Rolls-Royce, l'un des plus gros motoristes au monde, qui sort de l'Union européenne, ainsi que le géant des télécommunications Vodafone, troisième opérateur mobile mondial en nombre d'abonnés. Enfin, Unilever, quatrième acteur mondial des produits alimentaires et de soins du corps, fait également partie de ces entreprises, même si, comme Shell, il s'agit d'une société néerlando-britannique.

A noter toutefois que la perte de ces fleurons de l'industrie est avant tout symbolique car l'accord du Brexit permettra à ces entreprises de commercer avec l'Union européenne dans des conditions favorables.

Finance : bye bye la City

Si elle a perdu en 2018 son titre de première place financière au monde, en passant derrière New York, la City de Londres reste un lieu emblématique du secteur. Au Royaume-Uni, les services financiers emploient 1,1 million de personnes, dont près de la moitié rien qu'à Londres. En tout, le secteur de la finance a rapporté 132 milliards de livres à l'économie anglaise en 2018, ce qui représente 6,9 % de son PIB, selon les données du parlement britannique.

Le Brexit entériné, la première place financière de l'Union européenne est désormais Francfort, qui se classe 15e au niveau mondial, talonnée par Paris (17e), selon le classement 2019 du thinktank britannique Z/Yen. Toutefois, il est difficile d'évaluer l'impact de la « perte » de la City pour l'Union européenne, beaucoup d'établissements ayant annoncé des transferts d'actifs et de personnels du Royaume-Uni vers le continent. Mais dans quelles proportions ? Là-dessus, le flou reste total

Première destination touristique mondiale

D'après les chiffres de l'Organisation mondiale du tourisme, l'Union européenne capte à elle seule 50 % du secteur avec 713 millions de visiteurs internationaux. L'UE peut se targuer d'avoir en son sein les deux pays les plus visités au monde, à savoir la France (86,9 millions de touristes en 2017) et l'Espagne (81,8 millions).

Avec 37,7 millions de visiteurs, le Royaume-Uni se classe septième destination mondiale, mais ne représente que 5,3 % du tourisme européen.

Un chiffre d'autant plus faible que l'incertitude liée au Brexit fait fuir les touristes de la perfide Albion. La fréquentation y a ainsi chuté de 7,7 % au deuxième trimestre 2018 .




Abby Shelcore pour DayNewsWorld

BREXIT GOOD-BYE AUX EURODEPUTES BRITANNIQUES

Le Parlement européen a ratifié mercredi 29 janvier à Bruxelles le traité de retrait sur les modalités du divorce entre le Royaume-Uni et l’Union européenne. Sans cette ratification, il y aurait eu un Brexit dur vendredi 31 janvier à 23 h, heure de Londres.

Ce vote historique a eu lieu ce mercredi à 18 h après un débat de deux heures par 621 votes pour, 49 contre et 13 abstentions. Le Brexit aura bien lieu.

Il s’agissait de la dernière étape majeure dans la ratification de l’accord, trois ans et demi après le référendum sur le Brexit au Royaume-Uni.

« Ce n’est qu’un au revoir »

Au 1er février , le Royaume-Uni quitte les institutions européennes. Plus d’eurodéputés, plus de ministres dans le conseil de l’Union européenne, plus de commissaire européen. L’anglais va certes rester une des langues officielles de l’UE, mais les 73 eurodéputés britanniques n’ont plus le droit de siéger à partir du 1er février 2020.

Aussitôt après le vote, qui a scellé le départ des eurodéputés britanniques, nombre d’élus se sont donné la main dans l’hémicycle et ont entonné la chanson écossaise « Auld Lang Syne » (Ce n’est qu’un au revoir), certains brandissant des écharpes aux couleurs des drapeaux britannique et européen.

« Nous vous aimerons toujours et nous ne serons jamais loin », a promis la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen aux eurodéputés sur le départ, lors d’un débat avant le scrutin. « Vous allez nous manquer », a-t-elle assuré. Le résultat était attendu, bien loin des incertitudes qui ont eu lieu lors des votes ces trois dernières années au parlement britannique à Westminster.

Michel Barnier, négociateur de l’UE pour le Brexit, s’est dit « très touché, pour dire la vérité, au terme de ce débat qui a été très émouvant et grave. Le Royaume-Uni a choisi de quitter démocratiquement l’Union. Nous continuerons de regretter ce vote, mais nous l’avons respecté. Si le traité qui est soumis à ce vote a une qualité, c’est d’organiser le départ du Royaume-Uni de manière ordonnée », a-t-il rappelé en séance. « Le Brexit a des conséquences innombrables sur le plan humain et social, technique et juridique, financier et économique, et ce n’est pas fini. Nous avec ce traité d’apporter des garanties juridiques pour les citoyens et leurs droits. »

Premier départ d’un État membre de l’UE

Ce vote clôt un processus où l’Union européenne perd pour la première fois un État membre, qui plus est l’un des plus grands et des plus riches pays du bloc. Avec le départ de 66 millions d’habitants, l’UE verra sa population passer à quelque 446 millions. Son territoire diminuera de 5,5 %.

La période de transition qui s’ouvre va voir peu de changements concrets et lance les négociations autour du futur statut du Royaume-Uni avec l’Union européenne.

Une période cruciale et délicate puisque sans accord trouvé au 31 décembre 2020 , le pays deviendra un État tiers et les règles d’échanges institués par l’OMC devront s’appliquer.


Abby Shelcore pour DayNewsWorld

BREXIT LES CHANGEMENTS

AU 1 ER FEVRIER 2020

Le Brexit interviendra vendredi à minuit, soit 1.317 jours après la décision des Britanniques de quitter l'Union européenne. Qu'est-ce qui va changer au 1er février 2020 ?

Avec la ratification de l'accord de retrait, le Royaume-Uni sortira de l’Union de façon ordonnée le 31 janvier 2020 à minuit. Il ne sera plus un État membre de l'Union européenne et de la Communauté européenne de l'énergie atomique à partir du 1er février 2020.

S'ouvre alors une période dite « de transition », selon les conditions actées par l’accord de retrait.

Pendant cette période de transition-qui est prévue jusqu’au 31 décembre 2020 mais qui peut être étendue de un ou deux ans- c'est le droit de l'Union européenne qui s'applique au Royaume-Uni.

Cette période de transition prévue par l’accord de retrait laissera le temps à chacun de préparer la mise en œuvre de l’accord de retrait et d’anticiper la relation future entre l’UE et le Royaume-Uni, qui doit encore être négociée.

Pendant cette période de transition de 11 mois, Londres et Bruxelles vont négocier leur relation future.Cette période aidera en particulier les citoyens, les entreprises et les administrations, à s'adapter au retrait du Royaume-Uni.

Quelques changements pratiques vont toutefois intervenir d'ici là.


1° 66 millions d'habitants en moins -

Vendredi à minuit (23h00 GMT), l'Union européenne va pour la première fois perdre un Etat membre, qui plus est l'un des plus grands et des plus riches pays du bloc.

Avec le départ de 66 millions d'habitants, l'UE verra sa population passer à quelque 446 millions. Son territoire diminuera de 5,5%.

Si jamais le Royaume-Uni décidait un jour de revenir, il devrait se soumettre à la procédure d'adhésion habituelle.

2° Les institutions -

A Bruxelles, le retrait de l'Union Jack devant le Parlement européen symbolisera un changement bien réel: le Royaume-Uni sort de l'UE et devient un "pays tiers".

Plus aucun des 73 eurodéputés britanniques élus en mai ne siégera. 46 des sièges seront réservés pour de futurs Etats membres et 27 seront redistribués.

Londres n'aura plus le droit de présenter un candidat à un poste de commissaire européen. Il n'y avait déjà plus de représentant britannique dans l'exécutif européen, Boris Johnson ayant refusé d'en proposer un dans la nouvelle Commission.

Le Premier ministre britannique ne sera plus invité aux sommets européens, pas plus que les membres du gouvernement n'assisteront aux réunions ministérielles.

En tant que citoyens d'un pays étranger, les Britanniques ne pourront plus prétendre à des postes de fonctionnaires à Bruxelles. Nombre d'entre eux ont toutefois acquis une double nationalité afin de pouvoir rester.

En revanche, le Royaume-Uni, deuxième contributeur net au budget de l'UE derrière l'Allemagne, continuera à payer jusqu'à la fin de la transition.


3° Période de transition pour les expatriés

Selon les Nations unies, environ 1,2 million de citoyens britanniques vivent dans un pays de l'UE, principalement en Espagne, Irlande, France, Allemagne et Italie.

Selon l'office britannique des statistiques, 2,9 millions de ressortissants des 27 pays de l'UE vivent au Royaume-Uni, soit quelque 4,6% de la population.En vertu de l'accord de retrait, les expatriés installés de part et d'autre de la Manche avant la fin de la période de transition conserveront leurs droits de résider et de travailler dans leur pays d'accueil.

Les citoyens européens résidant au Royaume-Uni doivent s’enregistrer pour bénéficier de ces droits. Pour les Britanniques vivant dans l'UE, les procédures diffèrent d'un pays à l'autre.

La liberté de circulation s'appliquera jusqu'à fin décembre 2020. Les détails des droits réciproques seront négociés après le Brexit.

Ce qui changera cependant pour les ressortissants britanniques en France à compter de la date de retrait : les ressortissants britanniques résidant en France ne pourront plus participer à l'élection des représentants de la France au Parlement européen ni, non plus, aux élections municipales. Ils ne pourront plus voter, ni se présenter. La condition de nationalité (être ressortissant d’un État membre de l’Union européenne) prévue par l’article 2-1 de la loi du 7 juillet 1977 relative à l’élection des représentants au Parlement européen et l’article L.O. 227-1 pour les élections municipales ne sera en effet plus remplie et les ressortissants britanniques perdront donc leur droit de vote pour ces scrutins. Les ressortissants britanniques disposant également de la nationalité française ne sont de ce fait pas concernés par ce qui précède. Les mandats en cours pourront aller jusqu’à leur terme.

4° Les négociations -

Le Royaume-Uni a déjà passé plusieurs années à négocier les termes de son départ avec la task force de la Commission européenne dirigée par Michel Barnier.

Mais les négociations vont entrer dans une nouvelle phase après vendredi.

Le Royaume-Uni restera toutefois soumis au droit de l'UE et à la Cour de justice de l'UE jusqu'à la fin de la transition.

Michel Barnier est en discussions avec les Etats membres pour définir un mandat de négociation pour la relation future, en particulier au niveau commercial.

A la différence de l'accord entre le Royaume-Uni et la Commission, ratifié par les Etats membres et le Parlement européen, l'accord commercial pourrait devoir être avalisé par plus de 30 parlements nationaux et régionaux.

Abby Shelcore pour DayNewsWorld

NOUVEAU GOUVERNEMENT DE POUTINE

AVEC DES POIDS LOURDS

Le président russe Vladimir Poutine a nommé mardi soir son nouveau gouvernement, les poids lourds Sergueï Lavrov et Sergueï Choïgou conservant leurs portefeuilles des Affaires étrangères et de la Défense.

« Je vous souhaite sincèrement le succès (...) tout le pays y a intérêt », a déclaré Vladimir Poutine lors d'une réunion avec tous les membres du cabinet, au côté du Premier ministre Mikhaïl Michoustine, selon des propos retransmis à la télévision.

Outre MM. Lavrov et Choïgou, le ministre de l'Intérieur Vladimir Kolokoltsev et celui de l'Energie, Alexandre Novak, conservent leurs postes stratégiques.

Vladimir Poutine avait créé la surprise le 15 janvier 2020 lors de son adresse annuelle au Parlement en annonçant une série de révisions constitutionnelles à venir. Son annonce avait été suivie de la démission du Premier ministre Dmitri Medvedev et de son gouvernement.

Il avait dans la foulée nommé le patron du fisc, Mikhaïl Michoustine, comme nouveau chef du gouvernement, puis publié sans attendre le détail de tous les amendements constitutionnels qui doivent être examinés en première lecture dès jeudi.

Faisant écho au président, M. Michoustine a promis aux Russes de « réels changements » devant le parlement la semaine dernière, notamment une hausse du niveau de vie, alors que la popularité de son prédécesseur avait justement plongé face aux difficultés économiques rencontrées par les Russes.

Michoustine promet des « changements »

La mission principale du gouvernent de M. Michoustine, un technocrate efficient qui a transformé une bureaucratie fiscale lourde et corrompue en administration moderne et efficace, sera de mettre en œuvre les grands chantiers définis en 2018 par Vladimir Poutine.

Des « projets nationaux » pour moderniser la Russie

Destinés à moderniser une Russie à l'économie anémique, ces « projets nationaux » représentant des investissements de 25.700 milliards de roubles --375 milliards d'euros au taux actuel-- doivent d'ici 2024, date de fin de l'actuel mandat de Poutine, toucher presque tous les secteurs: numérisation, écologie, éducation, routes, culture, démographie, santé.

Le changement de gouvernement et les révisions constitutionnelles menées au pas de course ont relancé les conjectures sur l'avenir politique de Vladimir Poutine, 67 ans.

Les amendements à la loi fondamentale prévoient entre autres un poids accru du Parlement dans la nomination du Premier ministre, et musclent le rôle du Conseil d'Etat, un organe aujourd'hui consultatif.

Vladimir Poutine semble organiser ainsi l'après 2024, en se laissant le maximum de portes ouvertes pour préserver son influence dans le pays qu'il pilote depuis 20 ans.

Alyson Braxton pour DayNewsWorld

REFORMES DE LA CONSTITUTION RUSSE OU L'AVENIR DE VLADIMIR POUTINE

Le Premier ministre de Russie Dimitri Medvedev a présenté au président Vladimir Poutine la démission de son gouvernement mercredi 15 janvier. Une annonce surprise après un discours du chef de l’État annonçant des réformes de la Constitution.

« Nous, en tant que gouvernement de la Fédération de Russie devons donner au président de notre pays les moyens de prendre toutes les mesures qui s'imposent. C'est pour cela (...) que le gouvernement dans son ensemble donne sa démission », a dit, selon les agences russes, Dmitri Medvedev.

Dmitri Medvedev, proche parmi les proches de Vladimir Poutine, a expliqué démissionner à la suite de la décision du président d’apporter des « changements fondamentaux à la Constitution » russe, des réformes qui modifient, selon lui, « l’équilibre des pouvoirs » exécutif, législatif et judiciaire.

Réformes de la Constitution russe

Vladimir Poutine avait proposé d’organiser un référendum sur des réformes de la Constitution russe devant renforcer les pouvoirs du Parlement, tout en préservant le caractère présidentiel du système politique qu’il pilote depuis 20 ans.

La principale mesure annoncée vise à renforcer le rôle du Parlement dans la formation du gouvernement, lui donnant la prérogative d’élire le Premier ministre que le président sera alors « obligé de nommer ». Actuellement, la Douma confirme le choix du chef de l’État.

Selon lui, il s’agit d’un changement « significatif » pour lequel il a jugé la Russie assez « mûre ». Les deux chambres du Parlement sont aujourd’hui dominées par des forces pro-Poutine et ne s’opposent jamais aux volontés du Kremlin.

Pour quel avenir politique de Poutine ?

Ces annonces pendant le discours annuel du président russe devant le Parlement et les élites politiques ont nourri les interrogations quant à son avenir après 2024, à l’issue de son mandat.

Dmitri Medvedev a occupé de 2008 à 2012 les fonctions de président russe, Vladimir Poutine ayant dû céder le Kremlin pour un mandat en raison de restrictions constitutionnelles, prenant à la place la tête du gouvernement. En 2012, les deux hommes ont échangé leur rôle.

Le président russe, dont le quatrième mandat s’achève en 2024, a ouvert des pistes sur son projet personnel.

Dans son intervention d’une heure et demie Vladimir Poutine a proposé de transférer une partie du pouvoir présidentiel à la Douma (la chambre basse) qui nommerait le premier ministre et le gouvernement. La tête de l’exécutif ne pourrait s’opposer à ces choix.

«La Russie devra rester une république présidentielle forte», a toutefois insisté M. Poutine en précisant que le chef de l’État resterait à la tête des «structures de force» (armées, services de renseignement, etc.…). Il conserverait le pouvoir de révoquer le premier ministre, les ministres et les juges de la cour constitutionnelle et de la cour suprême. Par ailleurs, le chef de l’État ne serait plus autorisé à effectuer plus de deux mandats au total et non pas seulement consécutifs

Renforcer les pouvoirs des gouverneurs

Le président russe a également proposé de renforcer le pouvoir des gouverneurs, réunis dans un conseil d’État, lequel bénéficierait d’un rôle accru et dont statut serait introduit dans la constitution.

Vladimir Poutine pourrait choisir d’occuper la tête de cet organisme une fois qu’il aura quitté le Kremlin, cette position lui permettant de conserver son influence sur les affaires de l’État.

Alyson Braxton pour DayNewsWorld

ATTAQUE MEURTRIERE AU COUTEAU A VILLEJUIF

UN ACTE TERRORISTE ?

Il n'est pas à exclure que le parquet antiterroriste se saisisse du dossier «si ce n'est dans les heures qui viennent du moins dans les jours qui viennent», a prévenu samedi 4 janvier la procureure de Créteil lors d'une conférence de presse. D’après Laure Beccuau, le jeune homme qui a agressé au couteau des passants la veille dans un parc de Villejuif a mené son attaque aux cris «d'Allah akbar».

L'attaque s'était déroulée vendredi 3 janvier peu après 14 heures dans le parc départemental des Hautes-Bruyères puis sur la commune de l'Hay-les-Roses.

Un homme a agressé à l'arme blanche plusieurs personnes ce vendredi à Villejuif. L'attaque au couteau a fait au moins trois victimes. Une personne a été tuée, deux autres ont été blessées. Selon le maire de L'Haÿ-les-Roses, la personne tuée est un homme originaire de Villejuif. Sa compagne fait partie des blessés.

« On doit dénombrer trois victimes, un décédé et deux personnes dont l'état est en cours d'examen dans différents hôpitaux du Val-de-Marne » a déclaré au cours d'une conférence de presse vendredi Laure Beccuau, procureure de la république de Créteil. « Il y a un autre décédé qui est le mise en cause », a-t-elle précisé.

« Dans son périple meurtrier le mis en cause a tenté de s'attaquer à d'autres victimes qui ont réussi à l'éviter ».

Les policiers sont intervenus après des appels de témoins au 17, le numéro d'urgence de police secours, autour de 14h.

L'auteur est mort neutralisé par au moins trois tirs de policiers sur place.

Les motivations de l’assaillant restaient inconnues vendredi après-midi. Sur une photo prise sur place , on le voit étendu sur le bitume, pieds nus, vêtu de ce qui semble être un habit noir de type djellaba.

L’homme souffrait de « troubles psychologiques » et n’était pas connu pour radicalisation, mais des « éléments liés à la religion » ont été retrouvés dans ses effets, a-t-on appris de sources concordantes;

Pour l'instant c'est le parquet de Créteil qui a été saisi, l'enquête a été confiée au service départemental de police judiciaire du Val-de-Marne. Des représentants du parquet antiterroriste sont sur les lieux du drame, mais ce dernier n'est pas saisi.

Des nombreuses auditions, notamment celles des victimes et de nombreux témoins, doivent avoir lieu .

Jaimie Potts pour DayNewsWorld

RENONCEMENT D'EMMANUEL MACRON

A LA RETRAITE DE PRESIDENT DE 1955

Alors que la France entre dans son 18e jour de mobilisation contre la réforme des retraites, Emmanuel Macron a annoncé qu'il renonçait à sa future retraite de président de la République, à laquelle il a droit depuis la loi de 1955.

Le chef de l'Etat, qui a fêté ses 42 ans ce samedi, a également décidé de ne pas siéger à l'avenir au Conseil constitutionnel dont les anciens présidents sont membres de droit à vie, avec une indemnité de 13.500 euros.

C'est l'article 19 de la loi du 3 avril 1955 qui permet aux anciens chefs d'Etat de disposer d'un régime de retraite spécifique. Une rémunération à hauteur d'environ 6.2220 euros bruts par mois, cumulables avec d'autres revenus.

Ce montant n'est soumis à aucune condition d'âge ni durée de mandat, ni plafond de revenus.

Si Emmanuel Macron aurait pu en profiter dès la fin de son mandat, il a préféré y renoncer par anticipation car «il estime que cette loi de circonstance a vocation à être normalisée [...] Nous sommes dans une ère où les élus doivent être exemplaires», a confié l'un des conseillers du président au Parisien.

Selon l'Elysée, «il n'y a pas de volonté d'affichage mais seulement «une volonté de cohérence» de la part d'Emmanuel Macron. La présidence rappelle qu'il avait démissionné de la haute fonction publique le jour même de sa déclaration de candidature à la présidentielle en novembre 2016.

A la place, «un nouveau système sera créé dans le cadre du futur régime universel par points» pour les pensions des chefs de l'Etat.

Selon l'Elysée, la cohérence veut que la loi de 1955 ne s'applique plus à aucun président à l'avenir. La décision de ne pas siéger au Conseil constitutionnel relève elle aussi d'une certaine cohérence puisque la mesure figure dans le projet de réforme constitutionnelle qui attend encore de voir le jour.

Des deux prédécesseurs de M. Macron, François Hollande a renoncé de lui-même à y siéger alors que Nicolas Sarkozy a démissionné du Conseil constitutionnel en 2013 suite à l'invalidation par cette instance de ses comptes de campagne pour l'élection présidentielle de 2012.

Alyson Braxton pour DayNewsWorld

GREVE GENERALE ET MARDI NOIR EN FRANCE

La mobilisation contre la réforme des retraites en France pourrait atteindre un sommet mardi 17 décembre 2019 dans la rue à l'appel, pour la première fois, de tous les syndicats.

Au 13e jour d'une grève illimitée dans les transports, les salariés du public et du privé sont attendus en nombre dans les cortèges de cette troisième journée de protestation contre le système universel de retraites par points.

La démonstration de force du 5 décembre 2019, avec 806 000 manifestants selon le ministère de l'Intérieur dans les rues au premier jour du conflit, servira de référence, davantage que la mobilisation en net repli d'il y a une semaine avec 339000 manifestants.

Une donnée pourrait affoler les compteurs: la présence de tous les syndicats dans les manifestations, à Paris comme en régions. Les cortèges verront défiler cheminots, enseignants, fonctionnaires, avocats, magistrats en grève... Mais aussi des internes, médecins et soignants mobilisés dans toute la France pour réclamer davantage de moyens pour l'hôpital.Les syndicats dans les manifestations, à Paris comme en régions...

Les syndicats CGT, Force ouvrière, la CFE-CFC, Solidaires et la FSU marcheront pour réclamer le retrait pur et simple du projet, en essayant de profiter des difficultés de l'exécutif. Le gouvernement est en effet fragilisé par la démission lundi de l'artisan du plan de réforme des retraites, Jean-Paul Delevoye, décrédibilisé par des soupçons de conflit d'intérêts.

Dans les mêmes cortèges mais derrière leurs propres banderoles, les organisations du camp réformiste, la CFDT (premier syndicat en France), la CFTC et l'Unsa, défileront non pas contre le principe d'une fusion des 42 régimes existants en un système universel, mais pour améliorer le contenu du projet.

Et surtout pour refuser l'introduction dès 2022 d'un «âge d'équilibre» fixé à 64 ans pour encourager l'allongement des cotisations et garantir l'équilibre des comptes. «Changer toutes les règles est suffisamment anxiogène pour ne pas ajouter des mesures financières dès 2022», a plaidé le dirigeant de la CFDT, Laurent Berger.

Même privé de son «Monsieur retraites», l'exécutif semble vouloir aller de l'avant pour éviter que la contestation ne s'installe dans les rangs réformistes.

Dans la foulée de la journée de mobilisation, le Premier ministre Édouard Philippe compte recevoir les organisations syndicales et patronales représentatives pour des réunions bilatérales mercredi, suivies d'une «multilatérale» jeudi.

Garett Skyport  pour DayNewsWorld

PROJET D'ATTENTATS DEJOUE A VIENNE EN AUTRICHE

Le pire a certainement été évité à Vienne.

Les autorités autrichiennes ont déjoué un projet d’attentats, dont l’un devait toucher un marché de Noël à Vienne.

Le Parquet en charge de l’enquête n’était pas joignable pour commentaire lundi.

Trois hommes d’origine tchétchène seraient impliqués dans cette affaire.

L’un d’entre eux, âgé de 24 ans, était influencé par l’idéologie du groupe Daesh .

Ce jeune homme, repéré après une dénonciation anonyme, était déjà en prison après deux tentatives de rejoindre la Syrie et l’EI.

Il communiquait avec ses deux complices présumés à l’aide d’un téléphone portable, en violation des règles de la prison.

Ses comparses, âgés de 25 et de 31 ans, ont été incarcérés à la fin de la semaine dernière.

Le chef du réseau aurait eu l’intention de s’en prendre au marché de Noël devant la cathédrale Saint Stéphane dans le centre de Vienne, entre Noël et le Nouvel An.

D’autres cibles potentielles auraient pu être Salzbourg (ouest), mais aussi des viles en Allemagne, France et Luxembourg, toujours d’après l’agence autrichienne

Un projet d'attentats déjoué en Autriche et dans plusieurs pays limitrophes. Le chef du réseau aurait eu l'intention de s'en prendre au marché de Noël devant la cathédrale Saint Stéphane dans le centre de Vienne, entre Noël et le Nouvel An.

Boby Dean pour DayNewsWorld

VICTOIRE ECRASANTE DE BORIS JOHNSON

AUX ELECTIONS LEGISLATIVES

"Un nouveau mandat fort pour réaliser le Brexit " pour Boris Johnson.

Plus rien ne s’oppose désormais au Brexit. Le Premier ministre britannique Boris Johnson sort vainqueur ce vendredi des législatives, selon les premières projections, fort d’une majorité écrasante lui donnant les coudées franches pour sortir son pays de l’Union européenne le 31 janvier.

Le parti conservateur devrait en effet dépasser le seuil des 360 sièges (majorité absolue à 326), gagnant près de 50 sièges par rapport à 2017. Ce serait une avance jamais vue depuis 1987, lors de la troisième victoire d’affilée du parti sous le leadership de Margaret Thatcher.

Réélu député de la circonscription d’Uxbridge and South Ruislip, dans la grande banlieue de Londres, avec un score en augmentation par rapport au scrutin précédent de 2017, le Premier ministre s’est félicité vendredi d’avoir obtenu « un nouveau mandat fort pour réaliser le Brexit ».

Une débâcle pour le parti travailliste

Par contre la large victoire de Boris Johnson est synonyme de défaite humiliante pour le travailliste Jeremy Corbyn dont le parti obtient 203 sièges (contre 262 lors des dernières élections). La défaite a été jugée « extrêmement décevante » par son bras droit John McDonnell, qui l’a attribuée sur Sky News à « la fatigue du Brexit ». Le parti travailliste britannique paie lourdement un message flou sur le Brexit – le parti s’engageait à renégocier l’accord de divorce puis à organiser un référendum, un programme très radical et surtout, l’image très dégradée de son chef, Jeremy Corbyn, accusé de n’avoir pas sérieusement lutté contre l’antisémitisme rampant dans le parti. Se disant lui-même « très déçu » du résultat des élections législatives de la veille, le chef du Labour a annoncé qu’il ne « conduira pas le parti aux prochaines élections ».

L'Ecosse vers un referendum d'auto-détermination?

Mais si Boris Johnson a largement dominé les élections législatives de ce jeudi, au-delà du mur d'Hadrien, en Ecosse ce sont les partisans du « Remain » qui ont fêté la victoire. Le « Scottish National Party », le parti indépendantiste auquel appartient la Première ministre écossaise, a en effet obtenu 43 sièges sur une soixantaine au total accordée à l'Ecosse. Le score record du Scottish National Party plaide donc pour un nouveau référendum d'indépendance en Ecosse que Nicola Sturgeon appelle de ses voeux.  « Il y a maintenant un mandat en vue d'offrir au peuple écossais le choix de son propre avenir », a martelé la cheffe de l'exécutif local, à la chaîne de télévision Sky News. « Boris Johnson a peut-être reçu un mandat pour faire sortir l'Angleterre de l'Union européenne. Il n'a absolument pas le mandat de faire sortir l'Ecosse de l'Union européenne. L'Ecosse doit avoir le choix de son propre avenir ». Mais en théorie, elle reste tributaire de la décision de Boris Johnson, lequel est opposé à tout referendum d'auto-détermination.

Et même si un référendum venait à être organisé, son issue n'est pas certaine. En 2014, les Ecossais s'étaient en effet déjà exprimés sur le sujet et 55 % d'entre eux avaient refusé le divorce avec le reste du Royaume-Uni, même si en juin 2016 62 % des Ecossais se sont prononcés contre le Brexit. Une europhilie que les indépendantistes se sont appropriée...

« Une clarification » pour l'Union Européenne

La France s’est félicitée des résultats des législatives, estimant que ce résultat devrait permettre une « clarification » sur l’accord de Brexit, a commenté la secrétaire d’Etat aux Affaires européennes Amélie de Montchalin. « Cela devrait permettre une majorité claire » au Parlement britannique, qui doit se prononcer sur l’accord négocié entre Londres et l’UE prévoyant un divorce au 31 janvier, a-t-elle estimé.

« Nous allons attendre de voir quels seront les résultats officiels mais nous donnerons un message fort demain », a prudemment réagi le nouveau président du Conseil européen Charles Michel. « Nous sommes prêts pour les prochaines étapes, nous allons voir s’il est possible pour le parlement britannique d’accepter l’accord de retrait et de prendre une décision », a-t-il poursuivi.

« Get Brexit done » est désormais plus qu'un slogan. Sauf rebondissement, le Brexit sera acté.

Un deuxième accord

Mais ce n'est pas si simple. L'accord de divorce règle des points urgents, comme les droits des expatriés, la facture britannique et le sort de l'Irlande du Nord. Mais il reste un second accord à conclure. Tout aussi complexe, il devra détailler la future relation commerciale entre les deux parties. Autrement dit, les futurs droits de douane, les normes sanitaires, sociales et environnementales, ou encore la participation britannique à des programmes européens comme Erasmus.

Londres et Bruxelles se sont entendus pour une période de transition de onze mois. Un laps de temps jugé « très ambitieux » par la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, au sommet européen d'aujourd'hui.

Michel Barnier, dans un enregistrement dévoilé par The Independent hier, l'estimait « irréaliste ».

Joanne Courbet pour DayNewsWorld

LA GREVE EN FRANCE VUE DE L'ETRANGER

"N'allez pas en France " voici ce que l'on peut lire en titre de plusieurs journaux étrangers.

Et pour cause :

la France connaîtrait une « grève générale » comme le pays en serait coutumier avec cet esprit révolutionnaire et volcanique qui caractérise les Français.

Mais que contestent-ils qui les fait descendre dans la rue, brûer les voitures, mettre le feu au mobilier urbain et casser les vitrines ?

Le mouvement hebdomadaire des Gilets Jaunes ne leur a-t-il pas suffi ?

De La Repubblica au Financial Times en passant par le Die Welt , c'est le constat que la France a une longue tradition de grève, pays traversé par des poussées régulières de grogne paralysant tout le pays.

Avec toujours, une seule et même photo : un manifestant au visage peinturluré à la manière du Joker.

Mais c'est surtout l’incompréhension qui domine. Dans de nombreux pays l’âge légal de départ à la retraite est fixé depuis longtemps à 65 ans ou 67 ans.

Alors pas de quoi fouetter un chat avec la réforme portée par le Premier ministre français Edouard Philippe !

La presse étrangère dans son ensemble n'éprouve aucune compassion pour ces grévistes qui vivent dans un Etat Providence.

Pour le Washington Post le jugement tombe comme un couperet « Et pratiquement aucun pays occidental ne redistribue autant de richesses que la France. ». C'est dit et sans appel.

Et une interrogation, un suspense, sur l'avenir d' Emmanuel Macron face à cette nouvelle crise.

Garett Skyport pour DayNewsWorld

LEGISLATIVES AU ROYAUME-UNI :

BREXIT OR NO BREXIT

Les Britanniques votent ce jeudi 12 décembre 2019 pour les législatives avec au centre l’enjeu du Brexit qui complique la donne.

Ils sauront vers 4 h 30 si Boris Johnson est réélu ou non dans sa circonscription d’Uxbridge.

Les Britanniques auront-ils un gouvernement susceptible de mener à bien le Brexit à la date prévue, le 31 janvier ?

À 22 heures de Greenwich, au moment même où fermeront les bureaux de vote, trois réseaux de télévisions (BBC, ITV, Sky) diffuseront un unique sondage réalisé à la sortie des urnes par l’institut Ipsos-Mori.

Celui-ci devrait donner au moins une tendance.

Si Boris Johnson a la majorité absolue, il y a de fortes chances qu’il puisse tenter le Brexit le 31 janvier.

Mais il n’est pas du tout sûr, d’après les derniers sondages, qu’il puisse avoir une majorité absolue. Dans ce cas, on repart pour un blocage parlementaire.

Si Jeremy Corbyn, le travailliste, gagne, ce qui est peu probable, il promet un second référendum, mais il dit qu’il ne se prononcera pas sur son propre vote.

Andrew Preston pour DayNewsWorld

SANNA MARIN PREMIER MINISTRE DE FINLANDE

ET PLUS JEUNE DIRIGEANTE DU MONDE

Sanna Marin, 34 ans a été désignée, le dimanche 8 décembre 2019, chef du gouvernement finlandais par les sociaux-démocrates.

Jamais son pays n’avait été dirigé par une personnalité politique aussi jeune.

Sanna Marin, originaire de Tampere, une ville industrielle du sud-ouest de la Finlande, a connu une ascension fulgurante en politique.

A seulement 27 ans, elle avait présidé en effet le conseil municipal de sa ville natale avant de devenir ministre des transports.

Sanna Marin a remporté l’élection de dimanche de justesse face au dirigeant sortant, Antti Rinne, démissionné mardi.

Ce dernier avait perdu la confiance du Parti du centre, partenaire au sein de la coalition au pouvoir, à cause de sa gestion d’une grève postale alors que l'État finlandais soutenait un plan de baisse des salaires.

Sanna Marin prend donc les rênes du pays dans un climat social tendu.

De nombreux secteurs économiques vont se mobiliser, dans la chimie, le bois et le pétrole. Ils exigent une revalorisation des salaires.

Le parti social-démocrate dont est issue Sanna Marin a promis d'en finir avec l'austérité des gouvernements précédents.Un premier test pour la jeune Première ministre

Elle devra prêter serment ce mardi devant les parlementaires finlandais .

Boby Dean pour DayNewsWorld

ATTAQUE TERRORISTE DE LONDRES

L'ASSAILLANT DEJA CONDAMNE POUR TERRORISME LIBERE SOUS CAUTION

Usman Khan, 28 ans, portait un bracelet électronique lors de son passage à l’acte vendredi, qui a fait deux morts.L'homme qui a tué deux personnes vendredi lors d'une attaque «terroriste» au couteau à London Bridge, était un ex-prisonnier, âgé de 28 ans, condamné pour terrorisme, a annoncé samedi le chef de l'antiterrorisme britannique, Neil Basu.

«Cet individu était connu des autorités, ayant été condamné en 2012 pour des infractions terroristes. Il a été remis en liberté conditionnelle en décembre 2018», a indiqué le responsable policier dans un communiqué . Il avait été condamné à 16 ans de prison pour son appartenance à un groupe qui avait voulu commettre un attentat à la bombe à la Bourse de Londres, le London Stock Exchange, et établir un camp d'entraînement terroriste au Pakistan.L’homme a tué deux personnes vendredi lors d’une attaque « terroriste » au couteau à London Bridge, avant d’être abattu par la police.

Un bracelet électronique

Selon la police, Usman Khan a participé vendredi à une conférence organisée dans le Fishmonger’s Hall, un bâtiment à l’extrémité nord du London Bridge à l’intérieur duquel l’attaque a commencé. Il a ensuite poursuivi sur London Bridge, avant d’être arrêté par des membres du public puis abattu par la police, cinq minutes après qu’elle fut appelée à 13h58.

Le journal « The Times » a précisé que l’homme portait un bracelet électronique lorsqu’il a pris part à cette conférence sur la réhabilitation de prisonniers organisée par l’université de Cambridge.

« Une erreur de permettre aux criminels violents de sortir de prison de manière anticipée»

Avant le début d'une réunion du comité de crise du gouvernement («Cobra») dans la soirée, le Premier ministre Boris Johnson a dit avoir souligné «depuis longtemps» que «c'est une erreur de permettre aux criminels violents de sortir de prison de manière anticipée».

Campagne électorale suspendue

Cette attaque, qualifiée de «terroriste» et survenue à l'endroit même où un attentat s'était déjà déroulé en 2017, à moins de deux semaines d'élections législatives anticipées au Royaume-Uni, a coûté la vie à un homme et une femme.

Cette attaque, survenue aussi à quelques jours d'un sommet de l'Otan réunissant à Londres mardi et mercredi de nombreux chefs d'État, a chamboulé la campagne électorale en vue des élections du 12 décembre.

Les partis conservateur, travailliste et libéral-démocrate l'ont temporairement mise entre parenthèses.

Kelly Donaldson pour DayNewsWorld

LE BLACK FRIDAY

Cette année le Black Friday tombe le 29 novembre.

Au Canada  et aux États-Unis  le Black Friday se déroule le lendemain de Thanksgiving.

C'est un peu le coup d'envoi de la période des achats de fin d'année qui sont proposés par les différentes firmes en promotion.

Ce jour-là pour les Américains c'est un jour où l'on doit consommer dans tous les sens du terme.

Petite explication historique sur l'appellation du vendredi noir :  le lendemain de Thanksgiving les commerçants écrivaient à l'encre noire sur les carnets où ils tenaient leur compte du chiffre d'affaire de l'année journalier et non plus à l'encre rouge comme ils le faisaient habituellement.

Ce jour-là, vu qu'il y avait des promotions sur le petit carnet le chiffre d'affaire de la journée écrit en noir était le plus gros chiffre d'affaire de l'année. Le Black Friday aux États-Unis et au Canada s'est développé à partir des années 1970.

Même si cette expression est apparu dans les années 1960...
Cet événement a traversé les continents et il est arrivé en France. Pour 65 % des Français cet événement lance le coup d'envoi des achats de Noël.

Selon une étude, ce week-end les Français devraient dépenser 6 milliard d'euros !

Pour information l'an passé aux États-Unis le Black Friday a généré 4 milliards de dollars de vente juste en ligne sur le territoire américain.

Messieurs mesdames ce week-end faites chauffer la carte bleue de nombreuses promotions sont proposées chez Amazon, galeries Lafayette, Printemps, Apple ,Auchan Cdiscount ,Fnac Groupon dans tous les centres commerciaux

Darty SfR  Sephora Yves Rocher mais aussi des réductions aux restaurants sont a prévoir avec les cites commerciaux sur internet La Fourchette ,Uber Food etc...

Je vous laisse je pars faire mes courses pour les cadeaux de Noël.

Mia Kennedy pour DayNewsWorld

ATTAQUE TERRORISTE A LONDRES

Une attaque au couteau s'est produite, ce vendredi en début d'après-midi, à proximité du London Bridge à Londres. Le suspect a été abattu, a annoncé le commissaire adjoint de la police Londonienne. Plusieurs personnes ont été blessées, dont certaines gravement.

Il s'agit d'une attaque terroriste, a confirmé Scotland Yard.

La police londonienne a été appelée à 13h58 heure locale (14h58 à Paris) pour une attaque à l'arme blanche dans un bâtiment à proximité de l'emblématique pont de Londres.

Le suspect a rapidement été neutralisé en étant abattu. « Le suspect, un homme, a été blessé par balles par les officiers armés de la police de Londres et je peux confirmer que le suspect est mort sur place », a indiqué à la presse un chef de la police antiterroriste, Neil Basu.

On ignore pour l'heure le nombre de blessés, mais Sadiq Khan a indiqué que certains était « grièvement blessés. » En début de soirée, Scotland Yard a déclaré:

« En raison d'informations selon lesquelles le suspect aurait pu avoir un engin explosif, des spécialistes se sont également rendus sur les lieux et de larges cordons de sécurité ont été mis en place pour s'assurer qu'il n'y ait plus de danger pour le public. Toutefois, pour le moment nous croyons que le dispositif qui était attaché au corps du suspect est un dispositif explosif factice. Les agents continuent d'effectuer des fouilles méticuleuses dans le secteur pour s'assurer qu'il n'y a pas de menace pour le public. »

La police demande à toute personne ayant des images ou vidéo de lui transmettre immédiatement pour les besoins de l'enquête.

Cette attaque est survenue deux ans après une attaque terroriste au même endroit en juin 2017, tuant huit personnes et en blessant une cinquantaine d'autres. C'était l'un des attentats revendiqués par le groupe jihadiste Etat islamique (EI) qui avaient frappé le Royaume-Uni cette année-là.

« Nous allons rester unis et déterminés face au terrorisme. Ceux qui cherchent à nous attaquer et nous diviser ne réussiront jamais » a poursuivi le maire de Londres, appelant ses habitants à la « vigilance ».

Kelly Donaldson pour DayNewsWorld

UN DEGRE DE VIOLENCE INEDIT EN FRANCE

Le coordinateur national du renseignement, Pierre Bousquet de Florian, a livré, ce jeudi, dans le cadre du salon dédié à la sécurité intérieure des Etats (Milipol), son analyse de l’évolution actuelle de la société française.

Et le constat qu’il dresse est pour le moins alarmant :

« On constate une forte dégradation des rapports sociaux dans les sociétés occidentales », a-t-il observé.

Évoquant des « postures populistes de plus en plus véhémentes », il estime que l’on est face à « une forme d’ensauvagement général de notre société avec un degré de violence et une rapidité de montée vers la haine que nous n’avions jamais connus auparavant ».

Des menaces multiformes

La France n’est « pas la seule concernée », et le djihadisme n’est pas « la seule idéologie » préoccupante.

Dans ce contexte, il a évoqué plusieurs points « d’attention majeurs » pour les services : l’ultradroite et l’ultragauche, mais aussi « les radicaux de tous bords ».

Selon lui, cela comprend tous les groupes se distinguant par des discours

« de plus en plus violents c’est-à-dire les antispécistes, les autonomistes, les identitaires, demain peut-être une marge radicale de mouvements écologistes… »

Il a enfin évoqué « une quatrième catégorie à laquelle il faut être attentif, les États ».

Si « on n’a pas constaté de véritable terrorisme étatique contre nos intérêts ces dernières années », « il n’est pas exclu qu’un État acculé puisse recourir à ce type d’extrémités.

Alize Marion pour DayNewsWorld

MANIFESTATION ANNIVERSAIRE DES GILETS JAUNES POLLUEE PAR DES CASSEURS

Les manifestations de «gilets jaunes» ont rassemblé 28.000 personnes samedi dans toute la France, dont 4.700 à Paris, selon le ministère de l'Intérieur.

La dernière participation équivalente remonte au samedi 9 mars, avec 28.600 personnes en France.

De son côté, le mouvement a donné une estimation globale de 39.530 participants ce samedi 16 novembre 2019, selon le « Nombre jaune ».

Les manifestations ont donné lieu à 254 interpellations dont 173 à Paris, selon Christophe Castaner qui a distingué le «mouvement d'origine» et les «voyous» «venus en découdre» samedi.

Distinguant les casseurs du «mouvement d'origine», le ministre de l'Intérieur a annoncé le chiffre de 254 interpellations samedi.

Il a notamment annoncé une interpellation dans le cas des policiers qui pourchassés ont du s'abriter dans une laverie. Un homme, soupçonné d'avoir participé samedi à Paris à l'attaque d'une laverie dans laquelle s'étaient réfugiés deux policiers, a été place en garde à vue 

De son côté, le parquet de Paris faisait état dimanche à 10h de 155 garde-à-vue dont 8 concernent des mineurs. «Le mouvement d'origine des gilets jaunes est l'expression d'une colère profonde qu'il nous fallait entendre et à laquelle il fallait répondre. En même temps il y a cette violence qui a rejoint le mouvement», a déploré le ministre de l'Intérieur. «Il y a d'un côté la légitime demande de justice démocratique, de justice sociale, de justice face à une fracture territoriale et en même temps on a vu très vite, dès le 24 novembre de l'année dernière la violence arriver et rythmer de façon systématique l'essentiel de ces rassemblements», a-t-il détaillé.

«Ultragauche» et «ultrajaunes»

Pour l'anniversaire des un an du mouvement, samedi à Paris, «ce qu'on a vu c'est peu de manifestants mais des voyous, des brutes qui étaient venus pour se battre, en découdre avec les forces de l'ordre, empêcher les pompiers d'agir et de préserver quelque fois des vies», a-t-il dit. Alors qu'on lui montrait des images de casseurs s'attaquant à la statue du maréchal Juin à Paris, le ministre de l'Intérieur a expliqué qu'«ils ne s'en prennent pas au monument du maréchal Juin, ils fabriquent des armes. Ils cassent les plaques de marbre parce qu'ils ont bien conscience qu'elles sont dangereuses et ils s'en servent comme des projectiles contre nos forces de sécurité».

Parmi les «300 casseurs», il y avait samedi «des gens qui viennent de l'ultra gauche dont certains sont connus et aussi ces ultra jaunes radicalisés au fil des semaines qui portent le fer».

Andrew Preston pour DayNewsWorld

RENVOI PAR LA TURQUIE DES DJIHADISTES ETRANGERS

Le président Reccep Tayyip Erdogan met ses menaces à exécution utilisant les djihadistes détenus par son pays pour faire pression sur leurs pays d’origine. Aussi lundi 11 novembre, le ministre de l’intérieur a-t-il indiqué avoir renvoyé certains d’entre eux, américain et européens notamment l'État islamique dans leur pays d'origine, jusqu'alors détenus dans le pays. Un Américain a déjà été renvoyé, et dix Allemands devraient l'être dans la semaine. Côté français, 11 djihadistes seront envoyés en France d'ici peu. Il s'agit de quatre femmes radicalisées et de sept enfants. Elles avaient, pour certaines, quitté la France et rejoint la Syrie dès les premiers mois de la constitution de l'Etat islamique pour accompagner, rejoindre et épouser des jihadistes français.

Parmi elles, figure Amandine Le Coz, originaire de Domont dans le Val-d'Oise. Partie dès 2014 en Syrie, elle avait épousé deux jihadistes. Il y a également Sarah Ali Mehenni, originaire de l'Aude, partie à l'âge de 17 ans rejoindre les rangs de Daech. La date exacte n'a pas été communiquée.

Le président Recep Tayyip Erdogan a affirmé la semaine dernière que plus de 1 150 djihadistes étrangers étaient actuellement incarcérés en Turquie. Or, le ministre turc de l’intérieur Süleyman Soylu a prévenu: « Nous n’allons pas pouvoir les garder jusqu’à la fin des temps (…) Nous ne sommes pas un hôtel pour les membres de Daech ».

Une décision turque politique

La décision prise par Ankara est très politique. Confronté à une situation interne délicate, aussi bien politiquement qu’économiquement, Recep Tayyip Erdogan a choisi l’escalade. Face au manque de soutien, voire de vives critiques, notamment d'Emmanuel Macron, envers son offensive en Syrie le président turc a décidé de faire pression : aussi avant sa visite à la Maison-Blanche mercredi 13 novembre renvoie-t-il la veille aux Américains un de leurs ressortissants. Et il fait de même avec des Français et des Allemands après qu’Emmanuel Macron et Angela Merkel l’ont accusé de « prendre le risque de créer une situation humanitaire insoutenable » et d’« aider Daech à réémerger dans la région ». Le président Erdogan détient également un autre levier de chantage, celui des 3,6 millions de réfugiés syriens présents en Turquie.

Le protocole Caseneuve signé en 2014

Au Quai d'Orsay, on rappelle que ce retour n'est pas le premier, et surtout qu'il s'organise dans un cadre précis, en place depuis cinq ans. Il s'agit du protocole Cazeneuve, signé entre Paris et Ankara en 2014, qui permet une collaboration étroite entre services de renseignements turcs et français.

En vertu de ce protocole, les autorités françaises sont averties en amont et les personnes expulsées escortées par des policiers français à bord de lignes régulières. Ankara doit aussi communiquer à Paris la liste des ressortissants français dans ses centres de rétention. 300 personnes ont déjà été expulsées au 1er octobre 2018, dont 84 enfants et 74 femmes.

À leur arrivée en France, ces 11 djihadistes seront immédiatement placés en garde à vue et interrogés par les services de renseignements pendant que leurs enfants seront placés. Ensuite à la justice de se prononcer.

Si elles sont placées en détention, elles rejoindront un quartier pénitentiaire d’évaluation. « Selon leur degré de radicalisation, leur capacité de prosélytisme et leur dangerosité, elles sont incarcérée soit à l’isolement, soit en quartier de prise en charge de la radicalisation (QPR),ou en détention classique.

De nombreuses voix s'élèvent en France, notamment au sein du monde judiciaire, pour réclamer que les Français impliqués dans les activités du groupe terroriste en Syrie ou en Irak soient rapatriés. « Il faut une volonté politique de rapatriement », plaidait il y a moins d'un mois le juge d'instruction David De Pas, coordonnateur du pôle antiterroriste du tribunal de Paris. Selon le magistrat, la France encourt un « risque de sécurité publique » en refusant de prendre en charge judiciairement ses jihadistes.

Mais les autorités françaises, comme celles d'autres nations européennes, sont peu enclines à les récupérer, notamment pour des raisons de sécurité et parce que cette mesure serait impopulaire dans l'opinion publique.

La doctrine officielle reste donc fondée sur du cas par cas.

Alize Marion pour DayNewsWorld

L'ESPAGNE RISQUE A NOUVEAU DE PLONGER

DANS L'INSTABILITE

Pour la quatrième fois en l'espace de quatre ans et la deuxième fois en l'espace de sept mois les Espagnols sont retournés aux urnes. Le Premier ministre socialiste, Pedro Sanchez, n’étant pas parvenu à établir une majorité depuis le printemps, a été contraint de convoquer de nouvelles élections législatives. Mais les résultats de ce nouveau scrutin ne vont pas pour autant régler la crise institutionnelle. Si la droite arrive en deuxième position, le parti d'extrême droite Vox fait une impressionnante percée.

Le Premier ministre socialiste sortant Pedro Sanchez est certes arrivé ce dimanche en tête des législatives mais sans obtenir une majorité claire pour mettre fin au blocage politique qui mine le pays depuis 2015. En effet il ne compte plus que 120 députés contre 123 après le précédent scrutin. Le parti d'extrême droite Vox , par contre, est devenu la troisième force politique du pays ayant plus que doublé son nombre de sièges avec 52 élus.Vox, parti ultranationaliste, a capitalisé sur la crise en Catalogne qui a dominé la campagne après les nuits de violences ayant suivi la condamnation mi-octobre de neuf dirigeants indépendantistes à de lourdes peines de prison pour la tentative de sécession de 2017.

Les conservateurs du Parti Populaire (PP, 88 sièges) ont eux redressé la barre après le pire résultat de leur histoire en avril (66 sièges) tandis que la gauche radicale de Podemos (35 sièges) a perdu sept députés et que les libéraux de Ciudadanos ont subi un camouflet avec seulement10 députés contre 57 en avril.

Pedro Sanchez devra, une nouvelle fois, se contenter d'un gouvernement qui ne pourra pas s'appuyer sur des députés acquis à sa cause et négocier des appuis au cas par cas pour adopter un budget ou faire voter des lois.

Le résultat de ces élections augure d'une poursuite de l'instabilité politique.

.L'Espagne est plongée dans une instabilité politique qui dure depuis 2015 et qui semble aujourd'hui inextricable.

Andrew Preston pour DayNewsWorld

POURQUOI LES COMMEMORATIONS DU 30E ANNIVERSAIRE DE LA CHUTE DU MUR DE BERLIN

NE SONT-ELLES PAS VRAIMENT UNE FETE ?

Ce 9 novembre, Berlin a commémoré les 30 ans de la chute du « mur de la honte ». Cet événement historique, précurseur de la fin du bloc soviétique, avait réunifié une capitale divisée pendant près de trois décennies. Un anniversaire important, dans un contexte géopolitique tendu, pour lequel les autorités de la ville et les associations berlinoises ont organisé de nombreuses manifestations.

Point culminant de la célébration du 30e anniversaire de la chute du mur, la journée du 9 novembre qui a débuté avec le discours du président allemand, Frank-Walter Steinmeier, sous la porte de Brandebourg. La chancelière Angela Merkel a pris ensuite la parole dans la Chapelle de la réconciliation, un lieu symbolique pour les Berlinois, en présence de plusieurs représentants de pays d'Europe de l'Est.

L'artiste américain Patrick Shearn a confectionné pour l'occasion une immense banderole en papier de 150 mètres de long, composée de milliers de vœux. Il fera voler son installation en fin d'après-midi au-dessus de la porte de Brandebourg, avant que ait pris place un grand concert symphonique qui viendra clôturer la journée.

Les clubs de Berlin, ville pionnière en terme de musique électronique, ont ensuite pris le relais pour poursuivre les célébrations jusqu'au petit matin.

Des commémorations sobres

Mais ces commémorations marquent un anniversaire, celui des 30 ans de la chute du "mur de la honte" mais pas une fête.

Parfum de retour de la guerre froide, montée des nationalismes… L’Allemagne et l’Europe célèbrent cette semaine en effet les 30 ans de la chute du Mur de Berlin dans une atmosphère pesante, loin des espoirs nés de la fin du Rideau de fer.

Signe des temps, l’Allemagne a prévu un programme politique minimum pour cette commémoration, dont le temps fort est prévu samedi.

Il y a dix ans, pour les 20 ans de la chute du Mur le 9 novembre 1989, des dirigeants de la planète entière s’étaient déplacés, y compris ceux des quatre forces alliées de la Deuxième Guerre mondiale, pour faire tomber un modèle de mur devant la Porte de Brandebourg à Berlin.

Pas de grand geste samedi, l’heure a été à la gravité.

Vers une nouvelle guerre froide ?

En effet si la chute du Mur et du Rideau de fer ayant divisé l’Europe d’après-guerre avait fait, à l’époque, espérer une ère de détente et d’unité, de désarmement, l’extension partout du modèle des démocraties libérales, aujourd'hui le vent semble avoir tourné.

’Union européenne accuse des pays libérés il y a trente ans du glacis communiste, comme la Hongrie ou la Pologne, de remettre en cause à présent l’État de droit, partout la tentation nationaliste est perceptible dans les opinions. En Allemagne, et particulièrement en ex-RDA, l'AfD, parti anti-migrant, connaît aussi un succès inquiétant...

Et sur le plan géopolitique, « la guerre froide est de retour » selon le secrétaire général de l'Onu Antonio Guterres, qui soulignait l'an dernier que « les mécanismes et garde-fous qui permettaient jadis de gérer les risques d’escalade ne paraissent plus exister ». Les États-Unis sont ainsi sortis du traité de désarmement INF signé pendant la guerre froide, ouvrant la voie à une nouvelle course aux armements dirigée contre la Russie, qui place ses pions partout où Washington se retire comme au Moyen-Orient, mais surtout la Chine.

Mike Pompeo, secrétaire général du Département d’État américain le sait pertinemment qui a prévu lors de ces commémoration qu’il s’agirait de discuter de « la nécessité d’une implication renforcée face aux menaces grandissantes venues de Russie et de Chine ».

Des discours pour  la liberté et la démocratie loin des égoismes nationaux

La chancelière allemande, Angela Merkel, a en effet exhorté, samedi 9 novembre, l’Europe à défendre « la liberté » et « la démocratie » de plus en plus contestées. « Les valeurs qui fondent l’Europe, la liberté, la démocratie, l’égalité, l’Etat de droit et la préservation des droits de l’Homme ne vont de soi » et « doivent toujours être défendues », a-t-elle assuré dans la chapelle de la Réconciliation, un des lieux de mémoire de la division de la ville du temps du Rideau de fer.

« A l’avenir il convient de s’engager » pour défendre les valeurs de l’Europe, a ajouté la chancelière. « Le Mur de Berlin appartient à l’Histoire et nous enseigne qu’aucun mur qui exclut les gens et restreint la liberté n’est assez haut ou long qu’il ne puisse être franchi », a aussi souligné Angela Merkel, originaire elle-même de l’ancienne Allemagne de l’Est communiste, la RDA, et qui a entamé sa carrière politique dans le sillage de la chute du Mur de Berlin. « Cela vaut pour nous tous, à l’Est comme à l’Ouest », a-t-elle jugé.

Le président allemand, à son tour, a exhorté, samedi 9 novembre, les Etats-Unis de Donald Trump à faire preuve de « respect »  à l'égard de leurs alliés et à tourner le dos à « « l'égoïsme national », lors des cérémonies des 30 ans de la chute du Mur de Berlin. Alors que que ces festivités s'annonçaient comme consensuelles, Frank-Walter Steinmeier, dont le rôle est honorifique mais qui est considéré comme l'autorité morale du pays, a mis les pieds dans le plat en soulignant à cette occasion la dégradation des relations transatlantiques ces dernières années.

Et c'est devant la mythique Porte de Brandebourg, symbole jusqu'en 1989 de la « division de l'Allemagne », que Frank-Walter Steinmeier a décrit dans un discours le rôle prépondérant des Etats-unis, le « bras fort de l'Ouest », dans la fin du Rideau de fer il y a trois décennies.

« Nous, les Allemands, nous devons beaucoup à cette Amérique. A cette Amérique en tant que partenaire dans le respect mutuel, en tant que partenaire pour la démocratie et la liberté, contre l'égoïsme national. C'est ce que j'espère aussi à l'avenir », a asséné Frank-Walter Steinmeier. Une allusion claire à l'administration actuelle à Washington.

« La politique mondiale suit une pente extrêmement dangereuse », a mis en garde Mikhaïl Gorbatchev dans son dernier livre en forme de testament politique.

Joanne Courbet  pour DayNewsWorld

LA TURQUIE RENVOIE DES LUNDI

LES DJIHADISTES ETRANGERS

DANS LEUR PAYS  D'ORIGINE

Le président Recep Tayyip Erdogan a affirmé hier que plus de 1150 membres de l'Etat islamique étaient actuellement incarcérés dans les prisons turques. Ce vendredi le ministre turc de l’Intérieur a affirmé qu'à partir de lundi les membres étrangers du groupe Etat islamique (EI) détenus dans les prisons turques seront renvoyés dans leur pays.

« Nous vous disons que nous allons vous les renvoyer. Nous commencerons à partir de lundi », a déclaré Süleyman Soylu, cité par l’agence de presse étatique Anadolu. Sans plus de précision.

Le sort des combattants djihadistes de Syrie

Ankara appelle régulièrement les pays européens à reprendre leurs ressortissants qui ont intégré les rangs de l’EI en Syrie, mais ceux-ci sont peu enclins à les récupérer, notamment pour des raisons de sécurité et d’impopularité.

Lundi, Süleyman Soylu avait déjà déclaré que la Turquie renverrait les combattants étrangers de l’EI dans leurs pays même si ces derniers leur retiraient leur nationalité. Le ministre turc avait accusé plusieurs pays européens, comme les Pays-Bas et la Grande-Bretagne, de déchoir certains de leurs ressortissants de leur nationalité pour empêcher Ankara de les expulser. «Ils ont trouvé une solution facile (...) Ils disent : "Je l'ai déchu de sa nationalité, débrouillez-vous." C'est inacceptable de notre point de vue. C'est totalement irresponsable» .Mais reste à savoir comment la Turquie pourrait s’y prendre pour renvoyer une personne dans un pays dont elle ne serait plus techniquement une ressortissante.

Les conséquences de l'offensive turque en Syrie

Longtemps soupçonnée d’avoir laissé les djihadistes traverser sa frontière pour rejoindre la Syrie après le début du conflit qui déchire ce pays depuis 2011, la Turquie, frappée par plusieurs attentats commis par l’EI, a rejoint en 2015 la coalition antidjihadiste.

Mais Ankara a été accusée ces dernières semaines d’affaiblir la lutte contre les éléments dispersés de l’EI en lançant, le 9 octobre, une offensive contre la milice kurde des Unités de protection du peuple (YPG)​, fer de lance du combat contre l’organisation djihadiste et alliées des pays occidentaux. Dans le cadre de cette incursion, stoppée après la signature d'accords avec les Etats-Unis et la Russie, les forces turques ont mis la main sur des membres de l'EI qui avaient été faits prisonniers par les combattants kurdes. Selon plusieurs pays, comme les Etats-Unis, d'autres prisonniers de l'EI se sont échappés de prison en Syrie en profitant du chaos causé par l'offensive turque. ,

Mercredi, le président Recep Tayyip Erodgan avait déclaré que la Turquie avait capturé l’épouse d’Abou Bakr Al-Baghdadi, le chef de l’EI tué par un commando américain fin octobre.

Alize Marion pour DayNewsWorld

VERS UNE MORT CEREBRALE DE L'OTAN

ET UNE  PERTE DE PUISSANCE DE L'EUROPE ?

L'Otan est « ​en état de mort cérébrale ​», a déclaré Emmanuel Macron dans un entretien publié jeudi dans The Economist. Le désengagement des États-Unis - qui «nous tournent le dos» - sur la scène internationale contraint les Européens à «réévaluer la réalité» de l'Alliance atlantique aujourd'hui, juge Emmanuel Macron qui appelle à «rouvrir un dialogue stratégique» avec la Russie.

Le président français estimant que l’Europe est « ​au bord du précipice ​» dans le cadre géopolitique actuel, invite donc ses partenaires à « se réveiller » afin de conserver le « contrôle de la destinée du continent ».

L' exemple de la Turquie en Syrie

Le chef d'Etat français s'appuie pour justifier son pessimisme sur les événements récents en Syrie. « ​Nous assistons à une agression menée par un autre partenaire de l’Otan qui est la Turquie, dans une zone où nos intérêts sont en jeu, sans coordination. Il n’y a pas eu de planification ni de coordination par l’Otan. D’un point de vue stratégico-politique ce qui s’est passé est un énorme problème pour l’Otan. ​»

"En octobre, Donald Trump a annoncé le retrait des forces spéciales américaines laissant ainsi le champ libre à la Turquie pour pénétrer en Syrie et y défaire nos alliés du PYD kurde. La France n’a pu que protester. Le point de vue de la Turquie, membre de l’Otan depuis 1952, est radicalement différent ​: pour Ankara, ses alliés – dont la France – auraient dû la soutenir contre ses ennemis – le PYD lié au PKK, considéré par le gouvernement turc de « terroriste »– et non les armer."

« Un pavé dans la marre » qui a fait réagir Berlin, Washington et Moscou

C'est un« un pavé[ lancé] dans la marre », à la veille du 30e anniversaire de la «fin» de la guerre froide lors la chute du mur de Berlin, qui n'a pas manqué de faire réagir plutôt négativement nos alliés, d'autant qu' Emmanuel Macron a fait une fois de plus cavalier seul en faisant cette déclaration à l'insu des autres Européens. Fin août, les mêmes avaient déjà appris de la sorte qu’Emmanuel Macron entendait bâtir une nouvelle « ​architecture européenne de sécurité et de confiance ​» avec la Russie de Vladimir Poutine .

Les Européens ont sévèrement réagi doutant de cette «nécessité pour l’Europe de repenser sa sécurité indépendamment des Etats-Unis» et se méfiant de cette «main tendue vers la Russie».

A la chancelière allemande Angela Merkel de commenter immédiatement ces propos qu'elle taxe de « radicaux » : «Je ne pense pas qu'un tel jugement intempestif soit nécessaire, même si nous avons des problèmes, même si nous devons nous ressaisir», a-t-elle déclaré. Pour elle aucun doute : « l'Otan reste la pierre angulaire de notre sécurité ​». Le secrétaire général de l'Otan, Jens Stoltenberg, a, de son côté, estimé que l'Alliance restait «forte» et que les États-Unis et l'Europe «travaillaient ensemble plus que nous ne l'avons fait depuis des décennies».

Le secrétaire d'État américain Mike Pompeo , quant à lui, a jugé, lors d'une conférence de presse à Leipzig (Allemagne), que l'Otan, restait «historiquement un des partenariats stratégiques les plus importants». Il en a profité cependant pour rappeler l'exigence de Donald Trump (qui avait lui-même qualifié l'Otan d'organisation «obsolète» en janvier 2017) aux pays membres de l'Alliance de mieux «partager le fardeau» de son financement.

Seule la Russie a réagi positivement.« Ce sont des paroles en or. Sincères et qui reflètent l’essentiel. Une définition précise de l’état actuel de l’OTAN », a écrit, de son côté, la porte-parole de la diplomatie russe Maria Zakharova sur sa page sur Facebook, commentant les propos sur l’OTAN de M. Macron .

Trois défis majeurs pour l' Europe

Le sommet de l’Alliance atlantique qui  se tiendra à Londres les 3 et 4 décembre, et célébrera son 70e anniversaire, devrait s'emparer de l'urgence à réfléchir sur le positionnement géostratégique de l'Europe dans un monde où trois risques, selon Emmanuel Macron, menacent cette dernière :

qu’elle ait « oublié qu’elle était une communauté », le « désalignement » de la politique américaine du projet européen, et l’émergence de la puissance chinoise « qui marginalise clairement l’Europe ».

Joanne Courbet pour DayNewsWorld

BREXIT  ELECTIONS LEGISLATIVES ANTICIPEES

UN PARI POUR BORIS JOHNSON

Mardi 29 octobre 2019, après trois votes ratés ces dernières semaines, Boris Johnson a finalement réussi à obtenir la tenue d’élections générales anticipées qui devraient avoir lieu le 12 décembre.

C'est un plébiscite des députés qu'il a obtenu : 438 pour, 20 contre. Les Britanniques seront donc appelés aux urnes pour la troisième fois en trois ans (après le référendum de 2016 et les élections générales de 2017) si les Lords acceptent la proposition gouvernementale ce mercredi.

Des élections législatives anticipées qui pourrait sortir Boris Johnson - n'ayant pas jusqu'ici de majorité parlementaire- de l'impasse  En cas de victoire, l’actuel locataire du 10 Downing Street pourrait en effet faire adopter l'accord de l'UE qu'il a obtenu. Mais il est possible que l'opposition s'unisse pour remettre en cause le Brexit.

Dans un contexte politique très mouvant, l'opposition pourrait s'unir pour faire dérailler sa stratégie, voire remettre en cause le Brexit. Le parti travailliste, principale formation d'opposition, veut en effet obtenir un nouvel accord avec l'UE et le soumettre à référendum, un rejet revenant alors à annuler le divorce.

Le parti indépendantiste écossais SNP est également favorable à un nouveau référendum, tandis que les europhiles des Libéraux Démocrates souhaitent purement et simplement annuler le Brexit.

En fait ces élections vont se transformer en référendum pour ou contre Boris Johnson qui s'est posé en champion de la sortie de l'UE. Les derniers sondages donnent une avance de 10 points (35%) aux conservateurs, devant les travaillistes (25%).

Alyson Braxton pour DayNewsWorld

BREXIT LES TRAVAILLISTES

ACCEPTENT DES ELECTIONS ANTICIPEES

Le Labour, le principal parti d’opposition au Royaume-Uni, a donné ce mardi 29 octobre son accord à la tenue d’élections anticipées que va tenter d’obtenir dans la journée Boris Johnson au Parlement, a annoncé son chef Jeremy Corbyn.

Leurs conditions « remplies »

« Notre condition d’exclure une sortie sans accord est désormais remplie », avec le report de la date du Brexit accordé par l’Union européenne, a déclaré Jeremy Corbyn devant les membres haut placés du parti, promettant de lancer « la campagne la plus ambitieuse et la plus radicale pour un véritable changement que notre pays ait jamais vue ».

Le Labour, farouchement opposé à une sortie de l’Union européenne sans accord (no deal), souhaitait attendre la confirmation de Bruxelles du report du Brexit au 31 janvier 2020.

Les députés doivent se prononcer cet après-midi sur une loi de Boris Johnson qui fixe la date des élections anticipées.

Mardi pourtant, la Chambre des communes avait rejeté le texte du gouvernement en vue de convoquer des élections le 12 décembre, dont l'approbation requérait la majorité des deux tiers. Avec le ralliement des travaillistes, l’horizon semble dégagé pour le passage du texte.

Les élections pourraient cependant ne pas avoir lieu le 12 décembre, la date rejetée par les Communes, mais un jour plus tôt, le 11, a rapporté mardi la BBC. Selon  la chaîne, Boris Johnson serait prêt à accepter une motion de compromis déposée en ce sens par les Libéraux démocrates et les nationalistes écossais du SNP.

La convocation d'élections législatives anticipées ne serait qu'une première étape sur la voie encore tortueuse de la sortie du Royaume-Uni de l'Union européenne, comme le rappelle le pari perdu de Theresa May .

Alyson Braxton pour DayNewsWorld

ATTAQUE DE LA MOSQUEE DE BAYONNE

DEUX BLESSES

La mosquée de Bayonne a été lundi la cible de tirs faisant deux blessés graves de la part d’un octogénaire, ex-candidat du Front national connu pour ses « excès verbaux », interpellé après les faits.

Le suspect a été placé en garde à vue pour « tentative d’assassinats », a indiqué le procureur de Bayonne Marc Mariée dans un communiqué. Selon la préfecture des Pyrénées-Atlantiques, « à 15h20, un homme a tenté d’incendier la porte de la mosquée de Bayonne.

Surpris dans sa tentative par deux personnes, l’homme leur a tiré dessus » et en repartant, a incendié une automobile. Selon le procureur, l’homme était en possession d’un bidon d’essence. Selon le maire de Bayonne, qui s’était rendu immédiatement sur place, « deux personnes préparaient la salle pour la prière de 16h30 ».

L’homme a jeté un engin incendiaire sur la porte latérale de la mosquée. Les deux personnes sont sorties et ont été touchées l’une au cou, l’autre au thorax et au bras, a-t-il raconté.

Le président Emmanuel Macron qui recevait à l’Elysée les responsables du Conseil français du culte musulman (CFCM), a condamné avec fermeté l’attaque affirmant que « la République ne tolérera jamais la haine ».

Le maire de Bayonne, Jean-René Etchegaray, a souligné de son côté sur Twitter que les « Bayonnais (étaient) solidaires de la Communauté musulmane, victime d’un attentat aussi lâche qu’odieux ». Le secrétaire d’Etat auprès du ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez, qui s’est rendu sur place dans la soirée pour rencontrer responsables musulmans et policiers, a affirmé que « s’en prendre à un lieu de culte, à une mosquée, à des fidèles, c’est un acte odieux que nous condamnons évidemment avec beaucoup de fermeté. C’est un acte qui ne peut avoir de place dans notre République qui garantit la liberté des cultes et des croyances ».

Les deux victimes, gravement blessées par balles, âgées de 74 et 78 ans, ont été opérées et étaient en réanimation lundi soir. Le pronostic « est réservé pour l’un d’entre eux », selon la préfecture.

La police judiciaire a été saisie de l’enquête.

Carl Delsey pour DayNewsWorld

BREXIT REPORT ACCORDE

JUSQU'AU 31 JANVIER 2020

Les 27 pays de l’Union européenne ont fini par accorder un report de la date de sortie du Royaume-Uni jusqu’au 31 janvier 2020, a annoncé le président du Conseil européen Donald Tusk.

Un délai de trois mois

Après quelques hésitations, surtout de la part du gouvernement français, les Européens ont fini par donner leur feu vert, lundi 28 octobre, à un un report du Brexit au 31 janvier 2020. Un report « flexible » : le Royaume-Uni pourra sortir de l’Union européenne (UE) plus tôt s’il est prêt, si le gouvernement Johnson parvient à faire définitivement adopter au Parlement britannique la loi d’application dans le droit national de son accord avec Bruxelles.

« Les 27 se sont accordés pour accepter la demande du Royaume-Uni pour un report flexible du Brexit jusqu’au 31 janvier 2020 », a indiqué Donald Tusk sur Twitter. Il a précisé que cette décision sera formalisée par une procédure écrite .

Des conditions non négociables

Le texte est accompagné d’une déclaration politique dans laquelle l’UE justifie sa décision, exclut toute renégociation de l’accord et demande la nomination d’un commissaire européen britannique pour la nouvelle Commission Van der Leyen, tant que le Royaume-Uni n’est pas sorti de l’UE. Une obligation sans grande conséquence politique pour Londres puisque le nouveau collège des commissaires qui devait entrer en fonction ce début novembre, ne sera pas prêt avant, au mieux, le 1er décembre après le rejet de trois candidatures (notamment celle de la Française Sylvie Goulard) par le Parlement européen...

Des élections anticipées

Les 27 ont décidé de ne pas attendre la décision des députés britanniques, qui doivent se prononcer ce lundi après-midi sur la tenue d’élections anticipées en décembre voulues par Boris Johnson. « L’UE ne veut pas être en réaction mais veut maintenir la pression pour la ratification de l’accord de sortie », a indiqué une source diplomatique.

Pour obtenir la tenue d'élections législatives le 12 décembre, le Premier ministre britannique aura besoin ce lundi après-midi de deux tiers des voix à la Chambre des communes.

Le Premier ministre conservateur, qui n’a plus de majorité, a déjà échoué à deux reprises au mois de septembre dans son entreprise de convoquer un scrutin.

Carl Delsey pour DayNewsWorld

POUSSEE DE L'EXTREME-DROITE

LORS D'UN SCRUTIN REGIONAL EN ALLEMAGNE

Le parti d’extrême droite AfD double son score

L’extrême droite allemande, représenté par Björn Höcke, a enregistré une nouvelle forte hausse lors d’un scrutin régional dimanche, qui confirme le repli des partis traditionnels de gouvernement comme celui de la chancelière Angela Merkel.

Selon les estimations des chaînes de télévision publique, l’Alternative pour l’Allemagne (AfD) arriverait en deuxième position avec 23% à 24% lors de l’élection régionale en Thuringe, dans l’ex-Allemagne de l’est communiste, doublant ainsi son score par rapport au précédent scrutin de 2014 , et devancerait même le parti conservateur d’Angela Merkel, en nette chute avec 22 % des voix environ, ce qui représenterait son plus mauvais résultat dans le Länder de l’ex-RDA.

Ce score est d’autant plus notable pour l’AfD, mouvement anti-migrants et eurosceptique, qu’il a été atteint en dépit des critiques ayant visé ce parti après le récent attentat antisémite et xénophobe ayant fait deux morts, commis par un militant néonazi à Halle, dans l’Etat régional voisin de Saxe-Anhalt.

Le chef de file de l’AfD en Thuringe, Björn Höcke, figure de proue de l’aile la plus droitière du mouvement, s’est vu accuser d’avoir préparé le terrain idéologique pour les actes de Halle, où un massacre dans une synagogue a été évité de peu, par ses déclarations contre la culture allemande de repentance pour les crimes nazis.

Il a par exemple qualifié le Mémorial de la Shoah à Berlin de « monument de la honte ». Angela Merkel, elle-même cible régulière de l’ultra-droite pour sa politique généreuse d’accueil des migrants en 2015 et 2016, a exhorté après l’attentat de Halle les extrémistes à surveiller leurs « paroles » qui peuvent « se transformer en actes »

Die Linke en tête

L’élection de Thuringe, un Etat régional de deux millions d’habitants, confirme la progression continue de l’extrême droite à chaque scrutin depuis 2015, principalement dans l’ex-RDA. En septembre déjà, l’AfD y avait dépassé à l’Est la barre des 20% dans deux scrutins, en Saxe et dans le Brandebourg. Elle est plus faible dans l’ouest du pays.

En Thuringe, c’est l’actuel chef du gouvernement régional, Bodo Ramelow, membre de la gauche radicale (Die Linke), qui est arrivé en tête, avec autour de 30% des suffrages, selon les télévisions, un score supérieur à celui qu’il avait enregistré cinq ans plus tôt. Cet ancien syndicaliste a bâti son succès sur une politique très pragmatique, où il n’hésite pas à privilégier des thématiques chères aux conservateurs, comme la sécurité, et à s’éloigner des slogans les plus radicaux de son parti à Berlin.

Il lui sera difficile toutefois de se maintenir au pouvoir car ses deux partenaires actuels de coalition, les sociaux-démocrates du SPD et les écologistes, ont fortement baissé, à respectivement environ 8% et 5,5% et ne sont plus en mesure de lui fournir une majorité. Et dans le même temps, le parti conservateur refuse de gouverner tant avec la gauche radicale qu’avec l’extrême droite. Ce qui pourrait bloquer toute formation de coalition majoritaire.

Repli pour les partis traditionnels

Pour la CDU et les sociaux-démocrates, ce scrutin constitue une énième déconvenue de nature à fragiliser un peu plus le gouvernement fédéral d’Angela Merkel, où ces deux formations sont partenaires de coalition mais affichent de plus en plus leur désaccord, comme tout récemment sur la Syrie et la Turquie.

Ce repli est un désastre pour le SPD en particulier, qui lutte pour sa survie au plan national et qui doit en décembre décider du cap qu’il choisit, en même temps que de son futur président : rester ou pas dans la coalition.

Alyson Braxton pour DayNewsWorld

EXHUMATION DE FRANCISCO FRANCO

Francisco Franco, le vainqueur de la sanglante guerre civile (1936-1939) qui a dirigé l'Espagne d'une main de fer jusqu'à sa mort en 1975, a été exhumé, jeudi 24 octobre, de son mausolée monumental près de Madrid.

Le Premier ministre socialiste Pedro Sanchez avait fait du transfert de la dépouille du « Caudillo » une priorité dès son arrivée au pouvoir en juin 2018, pour que ce mausolée ne puisse plus être un « lieu d'apologie » du franquisme.

Il doit rejoindre son épouse.

Après l'exhumation, le cercueil du dictateur a été porté par huit membres de sa famille dont son arrière-petit-fils Louis de Bourbon.

Il est transféré du mausolée du « Valle de los Caidos », situé à une cinquantaine de kilomètres de Madrid, jusqu'au cimetière de Mingorubbio où repose son épouse dans le nord de la capitale espagnole.

C'est «une grande victoire de la dignité, de la mémoire, de la justice et de la réparation, et donc de la démocratie espagnole», s'est félicité mercredi le Premier ministre espagnol.

Promise pour l'été 2018, l'opération a été retardée de plus d'un an par les recours en justice successifs des descendants du dictateur.

Britney Delsey pour DayNewsWorld

EMMANUEL MACRON TIENT UN DISCOURS EN

DEMI-TEINTE SUR L'IMMIGRATION ET

LE VOILE A MAYOTTE

Emmanuel Macron est arrivé mardi à Mayotte, où il a souhaité apporter « des réponses extrêmement concrètes » aux difficultés de l’archipel, en particulier sur l’immigration clandestine.

Dans une lettre adressée à Emmanuel Macron la semaine dernière, le Collectif des citoyens de Mayotte (à l’origine du mouvement social de 2018) souligne« que l’immigration clandestine augmente à un rythme accéléré, menace les équilibres fragiles que nous avions et dégrade l’environnement, le système éducatif, le système de santé et l’urbanisme. »

Selon une récente enquête de l’Institut national de la statistique et des études économiques (Insee), 48 % des 256 000 habitants de Mayotte sont en effet des étrangers, à 95 % d’origine comorienne, les deux îles de l’océan Indien n' étant séparé que d'environ 70 km de distance.

Lancée en août et mise en place par le gouvernement, l’opération Shikandra qui vise 25 000 reconduites vers les Comores d’ici à la fin de cette année, ne suffit pas à endiguer l'immigration.

Si le président a assuré qu ' « il n'y avait aucune fatalité » et qu'il ne s'agissait pas de céder « à un irénisme (attitude de compréhension vis-à-vis de l’autre, NDLR) qui voudrait fermer les yeux et ne pas voir qu’il y a un sujet et qu’il y a une immigration clandestine qui pose problème », il a également affirmé qu’il ne remettrait « jamais en cause le droit d’asile ».

Interrogé sur le voile, Emmanuel Macron a promis d’être « intraitable » sur le sujet, mais souhaite éviter les « divisions ». Il a, à nouveau, appelé les Français à « faire bloc contre le communautarisme et la radicalisation » mais a refusé de se prononcer fermement sur la question du voile.

« Ce sont des débats importants, il faut les avoir sans que ce soit une réponse à une provocation d’un élu du RN ou à l’humiliation de qui que ce soit », a-t-il ajouté.

Emmanuel Macron a promis de revenir sur ce débat « de manière apaisée quand je considérerai que c’est le bon moment, comme je l’ai fait sur l’immigration ».

« On a parfois tendance à confondre le débat sur la laïcité qui a un cadre, celui de 1905, et la question de l’islam », a-t-il ajouté.

Jenny Chase pour DayNewsWorld

BREXIT COUP DE THEATRE A LA CHAMBRE

DES COMMUNES

Deux jours après l’accord trouvé entre le gouvernement de Boris Johnson et ses 27 homologues européens, les députés de la Chambre des communes se sont réunis samedi 19 octobre de 10 h 30 à 17 h (heure française).

Dans une ambiance électrique, Boris Johnson a prié les députés britanniques de voter pour l’accord de divorce.

Mais le premier ministre a été désavoué par un député de son propre camp, le conservateur Oliver Letwin, qui a fait adopter - à 322 voix pour, 306 contre - un amendement compliquant singulièrement ses plans.

Cet amendement contraint Boris Johnson à demander un report du Brexit le temps que soit adoptée toute la législation nécessaire à la mise en œuvre de l’accord qu’il a décroché à Bruxelles.

Le gouvernement a donc été contraint d'envoyer une lettre demandant le report en vertu d'une loi , mais Boris Johnson ne l'aurait pas signée restant farouchement opposé à un report.

Le chef du gouvernement a d'ailleurs envoyé une deuxième lettre, signée celle-ci, pour spécifier qu'il ne voulait pas de ce délai.

Dans ce courrier, Boris Johnson explique qu'il a été légalement contraint par le « Benn Act »de demander le report après le vote des députés britanniques.

Joanne Courbet pour DayNewsWorld

ESPAGNE SCENES DE GUERILLA URBAINE

A BARCELONE

La manifestation monstre des indépendantistes catalans contre la condamnation de leurs anciens dirigeants par la justice espagnole à de lourdes peines de prison a rassemblé plus d’un demi-million de personnes, vendredi, dans les rues de Barcelone.

Elle a commencé dans une ambiance festive avant de dégénérer en soirée avec des affrontements entre militants et forces de l'ordre, provoquant des scènes de chaos dans le centre de la ville.

Ces tensions font suite aux lourdes peines de neuf à treize ans de prison infligées aux chefs de file indépendantistes lundi 14 octobre 2019 par la Cour suprême.

Ces derniers ont en effet été jugés pour avoir organisé le 1er octobre 2017, en dépit de l'interdiction de la justice, un référendum d'autodétermination émaillé de violences policières.

Le 27 octobre 2017, ils avaient ensuite proclamé l'indépendance de la Catalogne votée par le Parlement catalan. L'ancien dirigeant de la région, Carles Puigdemont, qui vit en exil en Belgique depuis octobre 2017, fait lui l'objet d'un mandat d'arrêt international.

Scènes de guérilla urbaine

De nombreux feux ont été allumés, notamment sur la Place de Catalogne en haut des célèbres Ramblas, du mobilier urbain détruit et des barricades élevées dans de nombreuses rues par des centaines de manifestants masqués ou casqués, criant « les rues seront toujours à nous ». La police a aussi utilisé un canon à eau à leur encontre.

500 personnes blessées depuis lundi

Barcelone a déjà vécu des scènes de guérilla urbaine de mardi à jeudi, mais d'une intensité moindre que ce vendredi soir. Ces violences ont marqué un tournant pour le mouvement séparatiste qui s'est toujours targué d'être non-violent.Selon un bilan du ministre de l'Intérieur Fernando Grande-Marlaska, avant que les violences ne s'exacerbent dans la soirée, 128 personnes ont été interpellées depuis le début de la mobilisation indépendantiste lundi tandis que 207 policiers ont été blessés.

Au total, selon les services d'urgence, près de 500 personnes ont été blessées depuis le début de la semaine dans la région dont 60 vendredi soir à Barcelone.

Grève générale

Avec pour mot d'ordre « Liberté », des colonnes de dizaines de milliers de séparatistes étaient parties mercredi de cinq villes de la région pour rejoindre Barcelone.

Les indépendantistes ont aussi organisé une grève générale dont les effets étaient manifestes dans cette riche région pesant un cinquième du PIB espagnol.

A Barcelone, la basilique de la Sagrada Familia a fermé ses portes tandis que l'opéra du Liceu a annulé sa représentation vendredi. La majeure partie des stands du marché de la Boqueria, et de nombreux commerces étaient fermés.Barça-Real Madrid a été reporté.Le constructeur automobile Seat avait mis à l'arrêt son usine de Martorell près de Barcelone qui emploie plus de 6 500 personnes.

À moins d'un mois des quatrièmes élections législatives en quatre ans en Espagne, ces troubles ont mis le gouvernement du socialiste Pedro Sanchez sous pression de la droite qui réclame des mesures exceptionnelles pour rétablir l'ordre.

De Bruxelles, M. Sanchez a répondu que l'Etat ne pouvait « pas se laisser entraîner à une réaction excessive », tout en assurant qu'il n'y aurait « aucune impunité face aux actes de vandalisme ».

Alyson Braxton pour DayNewsWorld

UN NOUVEL ACCORD DE BREXIT

Fumée blanche au-dessus du Parlement de Bruxelles.

Boris Johnson a annoncé ce jeudi 17 octobre sur Twitter  « un excellent nouvel accord » de Brexit avec l’Union européenne

Peu après le Premier ministre britannique c'était au tour de Jean-Claude Juncker, le président de la Commission européenne, de déclarer  « Nous avons un excellent nouvel accord pour reprendre le contrôle. Maintenant le parlement devrait faire passer le Brexit samedi pour que nous passions à d’autres priorités, comme le coût de la vie, le NHS, la criminalité et l’environnement.

Quand il y a de la volonté, il y a un accord. Nous en avons un ! C’est un accord équilibré et juste pour l’Union européenne et le Royaume-Uni et c’est un gage de notre engagement à trouver des solutions. »

Les 27 pays de l'Union européenne ont approuvé le nouvel accord de Brexit conclu avec Londres. Aux  Nous attendons  deux parlements (britannique et européen) de voter.

Mais le parti travailliste a d'ores et déjà appelé les députés à « rejeter » cet accord, rendant improbable l'adoption par le Parlement du texte, auquel s'oppose également le parti unioniste nord-irlandais DUP allié au gouvernement. Cet accord « ne rassemblera pas le pays et doit être rejeté. La meilleure façon de résoudre le Brexit est de donner à la population le dernier mot lors d'un vote populaire », a déclaré Jeremy Corbyn, leader du Labour, dans un communiqué. L'adoption de cet accord au Royaume-Uni semble donc déjà  bien compromise...

Que prévoit l'accord ?

Province britannique, l'Irlande du Nord reste sur le territoire douanier du Royaume-Uni, en vertu du protocole conclu ce jeudi. Si des produits en provenance de pays tiers entrent en Irlande du Nord et s'ils y restent, alors seront appliqués les droits de douane britanniques. En revanche, si les marchandises en provenance de pays tiers sont destinées à entrer dans l'UE, via l'Irlande du Nord, alors les autorités britanniques appliqueront les droits de douanes de l'UE. Ce sont les douaniers britanniques qui vérifieront les produits à leur entrée dans la province et appliqueront le code des douanes de l'Union.

L'Irlande du Nord reste cependant alignée sur un ensemble limité de règles de l'UE, notamment celles concernant les marchandises, par exemple les règles sanitaires pour les contrôles vétérinaires, celles sur les produits agricoles ou encore le régime des aides d'Etat... Si le Royaume-Uni noue des traités de libre-échange avec d'autres pays, l'Irlande du Nord en bénéficiera.
Les contrôles, douaniers comme réglementaires, se feront, du coup, entre le Royaume-Uni et l’Irlande du Nord. Il n’y aura donc pas de retour de la frontière entre l’Irlande du Nord et la République d’Irlande, membre de l’Union européenne, et l’accord de paix du Vendredi saint sera respecté.

Un mécanisme a également été trouvé pour la TVA.

Il s’agit du deuxième accord trouvé entre Londres et Bruxelles pour mettre en œuvre le résultat du référendum britannique de juin 2016. Le premier, négocié par Theresa May, avait été rejeté à trois reprises par le parlement britannique.

Si la Chambre des communes se refuse à ratifier l’accord, Boris Johnson devra alors demander un report comme l’y oblige la loi et ce, alors qu’il s’était engagé à une sortie britannique de l’UE « coûte que coûte » le 31 octobre.

« Le Brexit c’est l’école de la patience », a admis ce jeudi Michel Barnier, négociateur pour l’Union européenne.

Joanne Courbet pour DayNewsWorld

SCENES DE VIOLENCE EN CATALOGNE

APRES

LA CONDAMNATION DES INDEPENDANTISTES

La tension ne descend pas dans le nord-est de l’Espagne et les indépendantistes catalans ne décolèrent pas. Les associations indépendantistes ont convoqué de nombreux rassemblements devant des représentations gouvernementales dans les principales villes de la région.

Quarante mille personnes ont ainsi manifesté à Barcelone, 9 000 à Gérone , mais aussi à Tarragone. Des heurts dans la métropole catalane entre indépendantistes et forces de l’ordre se sont également produits.

Les manifestants reçoivent les instructions de la mystérieuse organisation « Tsunami démocratique », qui avait appelé lundi au blocus de l'aéroport sur les réseaux sociaux et les messageries.

Ces tensions font suite aux lourdes peines de neuf à treize ans de prison infligées aux chefs de file indépendantistes lundi 14octobre par la Cour suprême.

Ces derniers ont été jugés pour avoir organisé le 1er octobre 2017, en dépit de l'interdiction de la justice, un référendum d'autodétermination émaillé de violences policières. Le 27 octobre 2017, ils avaient ensuite proclamé l'indépendance de la Catalogne votée par le Parlement catalan. L'ancien dirigeant de la région, Carles Puigdemont, qui vit en exil en Belgique depuis octobre 2017, fait lui l'objet d'un mandat d'arrêt international.

A Madrid, le gouvernement a dénoncé la « violence généralisée » dans les manifestations de mardi. « Une minorité veut imposer la violence dans les rues des villes catalanes, particulièrement à Barcelone, Tarragone, Gérone et Lérida », a écrit le gouvernement du socialiste Pedro Sanchez.

« Il est évident que nous ne sommes pas face à un mouvement citoyen pacifique mais [face à un mouvement] coordonné par des groupes qui utilisent la violence dans la rue pour rompre la coexistence en Catalogne », a-t-il ajouté.

Des marches de protestation partiront mercredi de cinq villes catalanes pour converger à Barcelone vendredi, jour de « grève générale » et de manifestation de masse, convoquées par les grandes organisations indépendantistes, Assemblée nationale catalane (ANC) et Omnium cultural.

« Faisons de la Catalogne un nouveau Hong Kong », peut-on lire sur les réseaux sociaux.

Alyson Braxton pour DayNewsWorld

LARGE VICTOIRE DES CONSERVATEURS EN POLOGNE AUX LEGISLATIVES

Les Polonais ont voté ce dimanche 13 octobre aux élections législatives en faveur des populistes au pouvoir. Le parti Droit et Justice (PiS) conserve même sa majorité absolue avec 45,16 % des voix au parlement polonais, ce qui lui donne 239 sièges sur 460 à la « Sejm », la Diète qui est la chambre basse, à l’issue de ce scrutin, selon les chiffres publiés lundi 14 octobre 2019 au matin.

La veille des élections générales (Diète et Sénat) qui se sont déroulées le 13 octobre en Pologne, tant la majorité sortante que les oppositions s’accordaient sur un point :

ce scrutin allait être le plus important depuis 1989, car il déterminerait non seulement qui allait gouverner pendant les quatre prochaines années, mais aussi le modèle que devrait adopter le pays à long terme.

En l’occurrence :

ou bien une «démocratie libérale occidentale» conforme au profil préconisé par l’UE, ou bien un système basé sur un pouvoir fort, sur un Etat providence puissant, et sur des valeurs centrées autour de la famille et de la nation.

La victoire écrasante du PiS (Parti Droit et Justice, conservateur) démontre que les Polonais ont majoritairement choisi la seconde alternative, celle d'un Etat providence puissant. Avec 43,8% des suffrages, lespartisans de Jaroslaw Kaczynski, l’homme fort du PiS, s’assurent à nouveau la majorité absolue à la Diète et progressent même de 6,2 points par rapport à leur score de 2015.

Dans l’opposition, les libéraux de la Plateforme civique (PO) et ses alliés obtiendraient 26,10 %, soit 130 députés (huit sièges de moins qu’en 2015). Le parti de gauche Lewica atteindrait quant à lui un score proche de 12 % (43 députés) et fait son retour au Parlement après quatre ans d’absence. L’extrême droite de Konfederacja obtient 6,4 % des voix et entre pour la première fois au parlement. Ce parti est une alliance de droite anti-système, ultra-libérale, europhobe et nationaliste, bâtie  autour de l’ex-eurodéputé controversé Janusz Korwin-Mikke

Considéré comme l’homme politique le plus influent de Pologne, Kaczynski a polarisé la société en attaquant les minorités sexuelles et en rejetant les valeurs libérales occidentales, avec la bénédiction tacite de l’influente Église catholique et cette stratégie s'est montrée payante.

Plusieurs facteurs ont ainsi assuré le succès du PiS . A commencer par de réelles mesures sociales prises depuis quatre années, dont l’allocation de 500 zlotys (120 euros environ) accordée pour chaque enfant dès le deuxième, la hausse des traitements des fonctionnaires, ainsi que l’abaissement de l’âge de la retraite (65 pour les hommes, 60 ans pour les femmes), précédemment augmenté par PO.

Le second élément contribuant au succès des conservateurs est la prise de position contre une mondialisation et une Europe libérale faisant des laissez-pour -compte. Aussi Kaczynski fait-il partie, aux côtés du Hongrois Viktor Orban, des dirigeants populistes européens prônant une Europe des nations et refusant toute évolution fédéraliste de l’Union européenne.

Enfin, le troisième facteur réside dans les réseaux et le maillage étroit dont dispose le PiS : l’Eglise, mais aussi de nombreux syndicats, comme Solidarnosc, qui se sont investis dans la campagne.

Le chef de l'Etat pro-PiS, Andrzej Duda, devrait probablement briguer un deuxième mandat au printemps. Et il est peu probable que l’élection présidentielle, prévue au printemps prochain, inverse la tendance.

Joanne Courbet pour DayNewsWorld

ATTENTAT ANTISEMITE EN ALLEMAGNE

Mercredi, jour de Yom Kippour, la grande fête religieuse juive, un Allemand de 27 ans, présenté comme Stefan B. par les médias, a fait irruption lourdement armé devant les portes de la synagogue de Halle, à 170 km au sud-ouest de Berlin.

Vêtu d'une veste militaire, coiffé d'un casque surmonté d'une caméra filmant l'assaut, il avait l'intention d'y commettre un carnage dans l'édifice où étaient réunis environ 80 fidèles.

Il n'en a été empêché que par les portes fermées à double tour par mesure de sécurité, qui ont résisté à ses tirs de fusil à pompe.

L'homme au crâne rasé a agi seul, de manière semble-t-il assez improvisée.

Et surtout en s'inspirant de la mise en scène de l'extrémiste de droite australien responsable en mars de l'attentat contre des mosquées en Nouvelle-Zélande qui avait fait 51 morts.

Son film a été diffusé là aussi sur internet.

.La chancelière Angela Merkel et tous les dirigeants allemands ont condamné cet acte.

Mais cette fois la communauté juive ne veut pas en rester là, dans un contexte de hausse continue des actes antisémites dans le pays, venant des milieux d'extrême droite mais aussi pour une partie de musulmans parmi les migrants arrivés dans le pays depuis 2015.

L'an dernier, les actes antisémites de tous ordres en Allemagne ont augmenté de près de 20% par rapport à 2017, à 1.799, selon les statistiques de la police.

La mouvance néonazie est à l'origine d'une bonne partie d'entre eux, dans un contexte d'essor continu de l'extrême droite politique en Allemagne, qui veut en finir avec la culture du repentir national pour les horreurs du IIIe Reich.

Jaimie Potts pour DayNewsWorld

ATTENTAT CONTRE UNE SYNAGOGUE  EN ALLEMAGNE

Au moins deux personnes ont été tuées mercredi en pleine rue à Halle, dans l'est de l'Allemagne, dans une attaque visant, en plein Yom Kippour, une synagogue puis un restaurant turc dont l'un des auteurs présumés de la fusillade a été arrêté.

Deux autres personnes ont été grièvement blessées par balle et admises à l'hôpital universitaire de la ville pour y être opérées, selon un porte-parole

Max Privorozki, président de la communauté juive de Halle, a précisé au Spiegel, que les auteurs ont tenté d’entrer dans la synagogue où se tenaient 70 à 80 personnes. Selon lui, les mesures de sécurité à l’entrée ont permis de « résister à l'attaque. »

Un attentat pour Angela Merkel

Angela Merkel a qualifié d' « attentat » la fusillade. La chancelière suit « le déroulement des faits après l'attentat de Halle » et exprime sa « solidarité à tous les Juifs pour ce jour de fête qu'est Yom Kippour », a déclaré son porte-parole Steffen Seibert sur Twitter.

La fusillade constitue une « attaque antisémite » probablement perpétrée par un sympathisant de la mouvance « d'extrême droite », a estimé le ministre de l'Intérieur allemand Horst Seehofer

Le spectre d' une extrême-droite antimigrants

Cette attaque intervient quelques mois après le meurtre, en Hesse, de Walter Lübcke, un élu pro-migrants du parti conservateur de la chancelière Angela Merkel (CDU). Le principal suspect est un membre de la mouvance néonazie.

Cette affaire a créé une onde de choc dans le pays, où l’extrême droite anti-migrants enchaîne les succès électoraux. Elle a réveillé la crainte d’un terrorisme d’extrême droite à l’image de celui du groupuscule NSU, responsable de l’assassinat entre 2000 et 2007 d’une dizaine de migrants.

Il y a eu nombre de précédents violents : un attentat au couteau contre la maire de Cologne Henriette Reker en 2015, et deux ans plus tard contre le maire d’Altena Andreas Hollstein. Tous deux en réchappent de justesse. Tous deux défendaient une politique d’accueil généreuse des migrants, comme Walter Lübcke.

Ou encore les meurtres perpétrés par le groupuscule néonazi allemand NSU, responsable du meurtre d’une dizaine d’immigrés en Allemagne au début des années 2000.

« Une nouvelle RAF »

L’Allemagne est confrontée à « une nouvelle RAF [Rote Armee Fraktion] », une « RAF brune », estime le Süddeutsche Zeitung, en référence au groupe terroriste d’extrême gauche Fraction armée rouge, actif entre 1968 et 1998.

Plus de 12 700 extrémistes de droite jugés dangereux sont recensés par les autorités.

Les autorités allemandes sont également sur le qui-vive après plusieurs attaques jihadistes ces dernières années. La plus meurtrière a été commise en décembre 2016, lorsqu’un Tunisien, Anis Amri, a foncé sur un marché de Noël de Berlin au volant d’un camion volé, tuant douze personnes.

Jaimie Potts pour DayNewsWorld

TSUNAMI JUDICAIRE EN PRINCIPAUTE DE MONACO

L’affaire commence à faire grand bruit et à inquiéter le Prince de Monaco Albert II lui-même, car jamais un certain milieu « qualifié de mafieux » ne se serait approché d’aussi près du pouvoir.

Tout démarre le 26 février 2015 avec l’arrestation à Monaco de l’homme d’affaire Suisse Yves Bouvier, accusé par Dimitri Rybolovlev, propriétaire du Club de Football de l’AS Monaco, de l’avoir escroqué d’1 milliard d’euros à l’occasion.

L’affaire aurait dû être instruite en Suisse où la transaction a eu lieu. Mais Rybolovlev a tout fait pour imposer la compétence territoriale monégasque, « persuadé qu’elle y serait réglée plus facilement ».

Mais c’était sans compter sur la maladresse de l’avocate de l’oligarque russe dont l’expertise du portable et de ses SMS (reconstitués) ont mis  en lumière des complicités avec la police monégasque.

C’est depuis le début de l’ère du soupçon lequel accrédite la thèse déjà émise mais jamais vérifiée jusqu’ici, d’une trop grande proximité du clan russe avec les autorités locales.

Naturellement Rybolovlev s’est immédiatement défendu d’avoir utilisé ses largesses pour corrompre les autorités locales les plus en vue (peut-être même de simples sous- fifres).

Mais le ver est installé dans le fruit et Frank Michel, l’avocat d’Yves Bouvier a rapidement déposé plusieurs plaintes pour escroquerie mais également pour corruption.

C’est dans ce contexte qu’apparait en 2016 le Juge Edouard Levrault, décrit sur le Rocher comme un Chevalier Blanc de la Justice.

Comme la plupart des magistrats qui instrumentalisent sur le Rocher, Edouard Levrault est un magistrat français, nommé dans les services monégasques de la Justice par voix de détachement. C’est la règle depuis des temps immémoriaux. Le détachement dure 3 ans et peut être renouvelé une fois pour 3 ans, sauf pour des raisons personnelles avérées, le détachement est systématiquement renouvelé et le magistrat ainsi nommé peut rester en poste pendant 6 ans au total sur les rives de la Grande Bleue.

Mais voilà, en arrivant, il y a 3 ans, le Juge Levrault est tombé sur les dossiers de l’affaire Ribolovlev et ses investigations l’ont conduit vers une belle brochette d’élites de l’Etat Monégasque, tous impliqués à plus ou grande échelle dans l’affaire et dans des affaires connexes peu reluisantes.

En 3 ans, il a « inculpé » (c’est le terme utilisé sur le Rocher) un ancien ministre de l’Intérieur, Paul Masseron ; le Commissaire divisionnaire de la Police Judicaire, Christophe Haguet, ainsi que sa femme et son fils ; le chef de la Police judiciaire et son adjoint, un ancien Directeur de la Sureté Publique, Regis ASSO,  et un ancien procureur Général !

Oups ! Rien que çà ! Selon le Juge Levrault, ces personnes seraient toutes mêlées de près ou de loin au scandale Rybolovlev.

Le juge Levrault aurait même demandé des réquisitions suppplétives à l’encontre des Messieurs ANSELMI ,MARANGONI, KLARIC qui auraient profité de la faiblesse dûe à la maladie du Prince Rainier III de Monaco.

Encore plus surprenant, l’avocat du Prince Albert II est Maître Thierry Lacoste, condamné par la Cour de Cassation à 3 années de sursis pour des malversations

Agacé, énervé, voire exaspéré, le Directeur des Services Judiciaires (l’équivalent du Garde des Sceaux) Laurent Anselmi a signifié le 24 juin la fin de son détachement à l’issue des 3 ans, au malheureux Edouard Levrault, ceci, vous l’avez compris en rupture complète avec les habitudes qui réglaient les nominations dans la magistrature monégasque. Mais Edouard Levrault était devenu trop gênant !

Le Prince Albert II n’aurait même pas été mis au courant de cette décision qui a pourtant crée un clash avec la France qui a immédiatement menacé de rétorsions et de blocage des nominations à venir.

Pour calmer le jeu et en gage de bonne volonté, le Prince Albert II a demis de ses fonctions Laurent Anselmi et nommé à sa place un certain Robert Gelli .

Tout cela, a ce stade, pourrait se résumer à un classique affaire de Palais.

Sauf que !  Un collectif, qui rappelle dans chacun de ses communiqués son attachement au Prince, à l’immense respect qu’ils portent au défunt Prince Rainier III et à la Princesse Grâce qui a fait la grandeur de Monaco, appelle à des sanctions rapides et sévères, les personnages cités plus haut appartenant tous à des loges maçonniques très influentes sur le Rocher « ou selon eux ne règne plus l’état de droit ».

Ce collectif qui réclame la réintégration du juge Edouard Levrault , entend que soit écartée toute crise diplomatique avec la France et toute crise avec le Vatican, le catholicisme étant religion d’Etat, constitutionnellement. Pour preuve, l’audience solennelle de rentrée qui s’est tenue dans la salle du Palais de Justice nichée au sommet du Rocher, a été précédée d’une messe du Saint Esprit célébrée dans la Cathédrale voisine.

Mais les couteaux ne sont pas rentrés au vestiaire et le collectif assure détenir (et avoir mis sous protection) des milliers de documents tous plus compromettant les uns que les autres.

A suivre…..

Clara Mitchell pour DayNewsWorld

RASSEMBLEMENT DE SOUTIEN AU TERRORISTE MICKAEL HARPON OU L'APOLOGIE DU TERRORISME

Hadama Traoré, « candidat des banlieues » aux dernières élections européennes, souhaitait organiser un rassemblement de soutien à Mickaël Harpon ce jeudi 10 octobre devant son domicile de Gonesse (Val-d'Oise). Face à l'indignation, le rassemblement a été interdit, a annoncé le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner.

« La manifestation prévue à Gonesse en soutien à l'assassin de la préfecture de police est une infamie et une insulte à la mémoire de nos policiers. Je me suis entretenu avec le préfet du Val-d'Oise : le rassemblement va être interdit. ».

C'est dans un tweet publié ce mercredi aux alentours de 9h30 que le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner est venu clore la polémique.

La classe politique dans son ensemble réclamait l'interdiction du rassemblement de soutien à Mickaël Harpon par la préfecture du Val-d'Oise.

La sénatrice LR Jacqueline Eustache-Brinio estime qu'il s'agit « d'une manifestation de soutien au meurtrier », organisée par « un militant communautariste qui s'est déjà illustré par les propos les plus infâmes sur les forces de l'ordre ».

« Aujourd'hui, il faut des actes. On ne peut pas comprendre qu'on accepte une manifestation de soutien à un homme qui a tué quatre policiers », a martelé Éric Ciotti, qui présidera la commission d'enquête parlementaire sur la tuerie de la préfecture de police.

En effet, une semaine après l'attentat de la préfecture de police de Paris qui a fait quatre morts, une manifestation de soutien au tueur devait se dérouler devant son domicile de Gonesse (Val-d'Oise). Hadama Traoré, « candidat des banlieues » lors des dernières élections -avec son mouvement « La Révolution est en marche », créé en janvier 2017- a lancé cette idée ignoble sur Facebook.

Il souhaitait « communiquer différemment sur Mickaël »qui « n'est pas un terroriste ». Hadama Traoré, affirme que « Mickaël Harpon n'était pas un extrémiste religieux mais un Aulnaysien du 93 », une personne « discriminée » dans son travail à cause de son handicap.

Aussi invitait-il « toutes les communautés persécutées » à « faire la guerre ensemble aux politiques et aux médias ».

« J'ai demandé à ce que les propos odieux tenus par son organisateur soient dénoncés au procureur de la République, sur le fondement de l'article 40 du code de procédure pénale », a déclaré Christophe Castaner.

Garett Skyport pour DayNewsWorld

L'IMMIGRATION EN FRANCE DEBATTUE

AU PARLEMENT

Si l'immigration ne figure qu'en cinquième position des priorités affichées par un tiers des Français, derrière le pouvoir d'achat, la santé, le système de protection sociale et l'environnement selon un sondage Odoxa du 1er octobre 2019, elle reste cependant une des préoccupations majeures pour l’électorat de droite.

Emmanuel Macron en est conscient et à lui d'expliquer aux parlementaires de sa majorité et de son gouvernement. « Nous n'avons pas le droit de ne pas regarder ce sujet en face ». Une invitation à ne pas laisser le thème à la droite dure et surtout à « l'extrême droite  » .

Aussi l'exécutif a-t-il décidé de s'attaquer à ce dossier explosif un an juste après la promulgation de la loi Asile & Immigration.

Le débat parlementaire sur l’immigration est prévu ce lundi 7 octobre 2019 à l’Assemblée nationale, puis le mercredi suivant au Sénat. Il « vise à remettre la politique migratoire dans une vue d'ensemble avec des éléments factuels », a-t-on indiqué à Matignon jeudi.

L'exécutif a fait plusieurs constats sans appel dont principalement « la forte augmentation des demandes d'asile » en France alors que le mouvement semble s'essouffler à l'échelle européenne. Selon l'exécutif, « l'immigration totale augmente en France » avec 250.000 titres de séjours valides. Sans compter les demandeurs d'asile ayant essuyé un refus qui ne sont pas reconduits à la frontière.

La politique française de l'asile serait-elle trop généreuse ?

Comment se fait-il qu'une partie de l'immigration vienne de pays réputés sûrs comme la Géorgie ou l'Albanie ?

Le panier de soins de l'Aide médicale d'Etat (AME) correspond-il seulement à ce qui est nécessaire ?

Faut-il un encadrement plus strict de l'immigration avec l’instauration de quotas comme le souhaite la droite ?

Autant de questions qui promettent un débat houleux entre une gauche critiquant les visées « électoralistes » du chef de l'Etat et une droite désirant un durcissement de la politique migratoire.

Emmanuel Macron, fin tacticien, sait qu'il lui faut donner satisfaction à la gauche et à la droite, lui qui prêche la méthode du « en même temps ». « Je crois au vrai ‘en même temps’ sur la politique migratoire aussi. C’est être humain et efficace », a-t-il affirmé.

Garett Skyport pour DayNewsWorld

BREXIT L' ULTIMATUM DE BORIS JOHNSON

A 29 jours de la date prévue pour le Brexit, le calendrier est très serré pour trouver un accord de divorce. La situation de l'Irlande du Nord est l'une des principales pierres d'achoppement dans les négociations avec l'UE.

Le Premier ministre britannique Boris Johnson a proposé, mercredi 2 octobre, un plan de sortie de l'Union européenne à Bruxelles avec une alternative sur le sort de la frontière irlandaise.

Ce plan, qui remplace le « backstop » décrié du précédent accord, prévoit que l'Irlande du Nord appartienne à la même zone douanière que la Grande-Bretagne.

En revanche, il prévoit que la province britannique conserve les réglementations de l'UE pour tous les biens, et pas seulement agricoles, pendant une période de transition, qui pourra être renouvelée si l'Irlande du Nord le souhaite.

Il y aurait donc en quelque sorte deux frontières : des contrôles douaniers entre les deux Irlande et des contrôles réglementaires en mer d'Irlande, qui sépare la Grande-Bretagne de sa province nord-irlandaise. Selon Londres, cette proposition permet d'éviter des contrôles douaniers physiques à la frontière.

Ces propositions ont été décrites comme «un compromis raisonnable» par Boris Johnson dans une lettre au président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker publiée par ses services.

L'objectif de cette nouvelle offre est d'éviter une sortie brutale pour mettre fin à trois ans d'une saga autour du Brexit, qui a plongé le Royaume-Uni dans une profonde crise politique.

L’offre de Boris Johnson sonne comme un ultimatum. Boris Johnson a averti qu'en cas de rejet de son plan, le Royaume-Uni sortirait de l'UE le 31 octobre « quoi qu'il arrive ».

Avec ou sans accord, donc, alors qu’une loi, votée récemment à la Chambre des communes, l’empêche théoriquement de partir sans accord avec Bruxelles.

Joanne Courbet pour DayNewsWorld

LEGISLATIVES EN AUTRICHE

SEBASTIAN KURZ GRAND FAVORI

Après une crise politique inédite, l’Autriche est retournée, dimanche 29  septembre 2019, aux urnes pour des législatives anticipées et mise sur le chancelier sortant, Sebastian Kurz, pour un nouveau départ.

Malgré le scandale de « l'Ibizagate », qui a pulvérisé son premier gouvernement formé avec le parti d’extrême droite FPÖ, son parti conservateur (ÖVP), est crédité d'une avance de 15 points devançant de loin ses deux rivaux au coude-à-coude le FPÖ, parti d'extrême droite, d'un côté, et SPÖ, parti social-démocrate, de l'autre qui se disputent la seconde place. Nul doute que le jeune prodige de la politique autrichienne de 33 ans retrouve son fauteuil de chancelier .

La grande inconnue après la victoire annoncée de Sebastian Kurz reste le choix du parti avec lequel il fera alliance pour gouverner. A la différence de 2017, Sebastian Kurz « a trois options possibles de coalition qui toutes lui déplaisent ».

La première, renouer une alliance avec l’extrême droite, le FPÖ, qui s’est doté d’un nouveau chef, Norbert Hofer, après la brutale disgrâce de son prédécesseur, Heinz-Christian Strache à l'origine du scandale. Mais le parti nationaliste, fondé par d’anciens nazis dans les années 1950, sent le soufre aux yeux de nombreux élus conservateurs.

Deuxième option : une alliance avec les sociaux-démocrates. Mais Sebastian Kurz n'a cessé de critiquer leur immobilisme quand ils étaient aux affaires.

Un troisième scénario: une alliance avec les écologistes et les libéraux, deux formations en progression grâce à leur positionnement clair sur l’environnement. Sebastian Kurz, de son côté, a promis que l’Autriche afficherait un bilan carbone neutre en 2045. Et cette semaine, son parti s’est joint à toutes les autres formations du pays – à l’exception du FPÖ – pour décréter l’état d’urgence climatique.

Sebastian Kurz va devoir choisir miser à nouveau sur la question migratoire ou tenter le pari du climat, les deux sujets arrivant respectivement en première et en deuxième place de ses préoccupations.

Britney Delsey pour DayNewsWorld

JACQUES CHIRAC JOURNEE DE DEUIL NATIONAL LUNDI 30 SEPTEMBRE 2019

L'ancien Président de la République Jacques Chirac, qui était souffrant depuis de longues années, s'est éteint «très paisiblement, sans souffrir» et entouré des siens jeudi matin 26 septembre 2019 à son domicile, rue de Tournon dans le centre de Paris, la ville dont il avait été le maire pendant 18 ans avant d'accéder à l'Elysée, en 1995.

Une journée de deuil national a été décrétée lundi, et un service solennel sera rendu ce jour-là à 12 heures dans l'église Saint-Sulpice à Paris.

Des journées de deuil national avaient déjà été décrétées après les décès des présidents Charles de Gaulle en 1970, Georges Pompidou en 1974, et François Mitterrand en 1996.

La date et le lieu des obsèques n'ont pas encore été communiqués.

Un hommage populaire à l'ancien président Jacques Chirac, décédé jeudi, sera organisé à Paris dimanche 29 septembre 2019, à la veille de la journée de deuil national décrétée par les autorités, a-t-on appris vendredi auprès de sa famille.

Ceux qui le désirent peuvent venir signer les livres d'or à l'Elysée.

L'inhumation, dans un cadre strictement privé, devrait avoir lieu lundi au cimetière parisien du Montparnasse, où repose déjà sa fille Laurence, décédée en 2016, a ajouté la famille de l'ancien chef d'Etat.

Nos confères

«Adieu» (Le Figaro)

Sans Chichi» (Libération)

«Tellement Français» (Le Parisien)

la presse française, dans de nombreuses éditions spéciales, a célébré vendredi 27 septembre 2019 «ce que fut» l'homme politique durant sa carrière d'un demi-siècle.

Boby Dean pour DayNewsWorld

MORT DE L'ANCIEN PRESIDENT JACQUES CHIRAC

Le 22e président de la République française, Jacques Chirac, est décédé à l’âge de 86 ans, ce jeudi 26 septembre. « Le président Jacques Chirac s'est éteint ce matin au milieu des siens. Paisiblement », a déclaré son gendre, Frédéric Salat-Baroux, époux de Claude Chirac.

Deux décennies après son accession à l’Élysée, il avait quitté la scène politique mais restait dans les sondages le président

« le plus sympathique de la Ve République » aux yeux des Français.

Né le 29 novembre 1932 dans le Ve arrondissement de Paris, il était physiquement affaibli depuis quelques années. Jacques René Chirac a été président de la République durant 12 années, après avoir remporté l’élection présidentielle face à Lionel Jospin, le 7 mai 1995, avant d’être réélu le 5 mai 2002 face à Jean-Marie Le Pen.

Une carrière politique d’une durée exceptionnelle

Jacques Chirac a connu une ascension rapide devenant très vite un acteur politique majeur de la Ve République. Il a lancé sa carrière politique en Corrèze où il est devenu conseiller municipal de Sainte-Féréole en 1965avant de devenir député de la 3e circonscription de Corrèze en 1967.Puis il entame une carrière ministérielle à partir de 1971 (Relations avec le parlement, Agriculture puis Intérieur avant de devenir Premier ministre en 1974, sous la présidence de Valéry Giscard d’Estaing).Jacques Chirac quitte ensuite l’exécutif pour accéder à la mairie de Paris en 1977, avant de revenir en tant que Premier ministre lors de la première cohabitation de la Ve République avec François Mitterrand en 1986 et d’accéder à la fonction suprême en 1995.

Ses mandats élyséens resteront marqués par son « non » à la deuxième guerre d’Irak, la fin de la conscription militaire, la reconnaissance de la responsabilité de l’Etat français dans les crimes nazis, le passage au quinquennat, le cri d’alarme («notre maison brûle») face à la dégradation de l’environnement, une première victoire importante sur l’absurde mortalité routière.

Chef de l’Etat, premier ministre, ministre, maire de Paris, Jacques Chirac aura donc occupé les plus hautes fonctions de la République au cours d’une carrière politique d’une durée exceptionnelle, plus de quarante ans.

Figure de la droite française, il a successivement été membre de l’UDR (1971-1976), du RPR qu’il a créé (1976-2002) et de l’UMP (2002-2007). Il a terminé sa carrière dans la vie publique en tant que membre du Conseil Constitutionnel, privilège réservé aux anciens chefs de l’État français, où il ne siège plus depuis le 9 décembre 2010.

Les hommages des politiques au-delà des clivages et du monde entier

Hommes et femmes politiques de tous bords saluent la mémoire de l'ancien président décédé jeudi à l'âge de 86 ans. Les réactions à la mort de Jacques Chirac

François Hollande salue « un combattant ». L'ancien président socialiste a rendu hommage jeudi après-midi à « un combattant » qui « avait su établir un lien personnel avec les Français ». Entre Jacques Chirac et François Hollande, tous deux énarques, corréziens et anciens présidents, un lien particulier s'était tissé au fil d'une histoire complexe.

Nicolas Sarkozy : « C'est une part de ma vie qui disparaît aujourd'hui ». L'ancien président, ministre de l'Intérieur lors du second mandat de Jacques Chirac, a fait part de sa « profonde tristesse » après l'annonce du décès de celui qui « a incarné une France fidèle à ses valeurs universelles et à son rôle historique » et « n'a jamais rien cédé sur notre indépendance, en même temps que sur son profond engagement européen ».

Alain Juppé perd un ami de longue date. Premier ministre entre 1995 et 1997 et lieutenant préféré de Jacques Chirac, l'ex-maire de Bordeaux a accueilli sa disparition avec « une immense tristesse ». « Pendant plus de 40 ans, j'ai vécu avec Jacques Chirac une relation exceptionnelle de fidélité, de confiance, d'amitié réciproques qui n'était pas seulement politique mais d'abord personnelle », écrit Alain Juppé.

Pour le chef de file des députés Les Républicains, Christian Jacob « la famille gaulliste perd un de ses plus grands inspirateurs ». « Ma peine immense est à la hauteur du respect, de l’admiration et de l’affection que je lui portais », ajoute-t-il.

Pour Anne Hidalgo, « Paris est en deuil ». La maire de Paris a salué un « homme d'Etat hors normes ». « Pour nous les Parisiennes et les Parisiens, il sera à jamais notre maire, aimant passionnément sa ville et ses habitants », a-t-elle indiqué.

Marine Le Pen se souvient « d'un grand amoureux de l'Outre-mer » et du Président « capable de s'opposer à la folie de la guerre en Irak ».

La chancelière allemande, Angela Merkel, honore « un formidable partenaire et ami », le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, regrette que « l’Europe perd(e) une de ses figures de proue, la France un grand homme d’Etat, et moi un ami fidèle ».

Le premier ministre libanais, Saad Hariri, salue l’un des « plus grands hommes » de la France.

A Moscou, le président Vladimir Poutine, qui l’a côtoyé en tant que chef d’Etat entre 2000 et 2007 et avait déjà professé son admiration à son égard, regrette un « dirigeant sage et visionnaire ayant toujours défendu les intérêts de son pays ».

Le premier ministre britannique, Boris Johnson, salue « un leader politique formidable qui a façonné le destin de son pays », avant d’adresser en français ses condoléances « à sa famille, à ses proches et au peuple français ».

Retour sur sa biographie en bref

— 29 novembre 1932 : naissance à Paris

— 1967 : député de Corrèze (réélu jusqu’en 1995)

— 1968-1971 : secrétaire d’Etat à l’Economie et aux Finances. En mai 68, participe aux négociations de Grenelle avec le président Pompidou

— 1971-1974 : plusieurs fois ministre

— 1974 : Premier ministre de Valéry Giscard d’Estaing. En 1976, il démissionne et fonde le RPR (Rassemblement pour la République)

— 1977 : élu maire de Paris, réélu deux fois

— 1978 : lance «l’appel de Cochin» (contre la politique européenne du gouvernement)

— 1981 : battu par VGE au premier tour de la présidentielle. Mitterrand élu

— 1986 : Premier ministre de la première cohabitation

— 1988 : battu à la présidentielle par Mitterrand

— 1995 : élu président (contre Lionel Jospin)

— 1997 : dissout l’Assemblée mais la gauche gagne les législatives. Nomme Jospin à Matignon

— 2002 : réélu facilement président, contre Jean-Marie Le Pen. Au défilé du 14 juillet, un militant d’extrême droite tente de l’assassiner

— 2003 : chef de file du «camp de la paix» contre la guerre en Irak

— 2005 : victime d’un accident vasculaire cérébral

— 2007 : son héritier rebelle Nicolas Sarkozy est élu président

— 2011 : condamné à deux ans de prison avec sursis dans l’affaire des emplois fictifs de la mairie de Paris, premier ex-président condamné en justice

— 2014 : sa femme Bernadette estime que, du fait de «problèmes de mémoire» qui l’affectent, il ne parlera plus jamais en public

— 2016: décès de sa fille aînée, Laurence

— 26 septembre 2019: décès.

Britney Delsey pour DayNewsWorld

GILETS JAUNES OU LA PEUR DES VIOLENCES

Ce 45e samedi de mobilisation des gilets jaunes inquiète les autorités françaises qui ont annoncé le déploiement d'un dispositif sécuritaire important samedi dans la capitale.

En effet en même temps se dérouleront les Journées du patrimoine et la marche pour le climat.

Le ministère de l'Intérieur et la préfecture de police craignent un retour des violences dans les rues de la capitale.

7500 fonctionnaires et militaires seront donc mobilisés samedi dans la capitale pour éviter tout débordement en marge de la manifestation des gilets jaunes et de la marche pour le climat, a annoncé le préfet de police ce vendredi lors d'une conférence de presse.

Depuis plusieurs jours, des appels à se rendre à Paris pour les casseurs circulent sur les réseaux sociaux.

Le préfet a tenu à mettre en garde les éléments perturbateurs en assurant que les forces de l'ordre seraient présentes en nombre, avec un dispositif de la même ampleur que celui mis en place le 1er-Mai.

« Ils disent qu'ils ne lâcheront rien, nous non plus.

Il n’est pas question qu’ils manifestent sur les Champs-Elysées, ce périmètre sera interdit.

Ceux qui s’y risqueraient seront immédiatement verbalisés.

Il ne doit pas y avoir de destruction de commerce ou d'incendie », a ajouté Didier Lallement d'un ton déterminé.

Plusieurs institutions et musées resteront fermés samedi malgré les Journées européennes du patrimoine, comme les musées du Petit Palais et du Grand Palais.

Boby Dean pour DayNewsWorld

LES MINISTRES PLACES SOUS SURVEILLANCE PAR EMMANUEL MACRON

Emmanuel Macron exige un engagement total de ses ministres alors que la rentrée va être marquée par des réformes lourdes comme la loi sur la bioéthique, avec le dossier de la PMA pour toutes les femmes, ou encore celle de la réforme des retraites.

Le maître mot de l'Elysée: efficacité.

Car le chef de l’État estime que la colère des « gilets jaunes » vient notamment de l’absence de résultats visibles depuis 2017.

En cause : la lenteur et les résistances de l’administration.

Aux ministres donc de casser les codes de l'administration et de gérer leur ministère comme une start-up !

D'ailleurs Emmanuel Macron , en bon manager qu'il est, donne l'exemple :

il a décidé de placer les membres du gouvernement sous surveillance grâce à une application pour smartphone.

L’outil, appelé « tableau de bord de la transformation publique » permet de suivre l'évolution des réformes en cours ou leur taux d'effectivité

Son principe est simple : on y rentre une thématique et un pourcentage apparaît. Brexit, dédoublement des classes de CP dans les zones défavorisées assurance chômage… tous les domaines sont répertoriés pour suivre l’action concrète des ministres sur ces sujets.

Et sur l’écran apparaît un curseur pour chaque réforme :

si la mise en pratique avance bien, la petite barre est verte, si elle traîne, elle devient rouge.

Le rouge du mauvais élève ! .

De quoi donner des sueurs froides à ses ministres qui doivent se dévoués corps et âme au pays !

On ne sait pas encore s'il a prévu le bonnet d'âne !

Garett Skyport pour DayNewsWorld

LE LANCEUR D'ALERTE EDWARD SNOWDEN DEMANDE L'ASILE POLITIQUE A LA FRANCE

C'est un appel du pied à Emmanuel Macron. Dans une interview donnée à France Inter, qui sera diffusée lundi, le lanceur d'alerte américain Edward Snowden fait part de son désir d' obtenir l'asile politique en France.

« J'ai demandé l'asile en France en 2013 sous François Hollande. Évidemment, j'aimerais beaucoup que monsieur Macron m'accorde le droit d'asile », indique-t-il.

Ancien employé de l’agence nationale de la sécurité américaine (NSA), Edward Snowden avait révélé en 2013 l’existence d’un système de surveillance mondiale des communications et d’internet. Inculpé aux États-Unis d'espionnage et de vol de documents appartenant à l’État, il s’était réfugié en Russie la même année et son permis de séjour a été renouvelé jusqu’en 2020 .

Edward Snowden vit actuellement dans la région de Moscou  dans la crainte perpétuelle d'une arrestation des services américains. Edward Snowden n'utilise ni carte de crédit ni téléphone portable et n'échange que par communications cryptées via son équipe d'avocats.

L'Américain, inculpé aux États-Unis pour espionnage et vols de secrets d'État, a demandé la protection de plus de 20 pays, dont la France, mais se l'est toujours vue refuser jusqu'ici. D'où une longue cavale à travers le monde avant l'obtention de séjour temporaire à Moscou accordée par Vladimir Poutine.

« Le monde occidental en question »

Eward Snowden pointe le paradoxe des démocraties occidentales qui lui ont jusqu'ici refusé la demande d'asile. « On ne veut pas que la France devienne comme ces pays que vous n'aimez pas. Le plus triste dans toute cette histoire, c'est que le seul endroit où un lanceur d'alerte américain a la possibilité de parler, ce n'est pas en Europe mais c'est en Russie. (...) Ce n'est pas seulement la France qui est en question, c'est le monde occidental, c'est le système dans lequel on vit. Protéger les lanceurs d'alerte, ça n'a rien d'hostile. Accueillir quelqu'un comme moi ce n'est pas attaquer les États-Unis », argumente-t-il dans l'interview.

Publication de ses Mémoires

L'Américain de 36 ans publie aussi le 17 septembre prochain un livre très attendu, qui sort en France sous le titre Mémoires vives (éd. du Seuil). Il y reviendra sur son trajet d'ancien agent de la CIA, devenu la bête noire des services secrets américains après avoir révélé l'ampleur de la surveillance mondiale des communications par les Etats-Unis.

Elles seront publiées simultanément dans une vingtaine de pays dont les Etats-Unis- sous le titre « Permanent record » par Metropolitan Books -, la France, l’Allemagne, le Royaume-Uni, le Brésil ou encore Taïwan.

Alize Marion pour DayNewsWorld

LE RAPPORT OPERATION YELLOWHAMMER

LE CHAOS AU ROYAUME-UNI EN CAS DE BREXIT DUR ?

Le gouvernement britannique a publié mercredi 11 septembre 2019 les conclusions du dossier

« Opération Yellowhammer », un rapport qui évalue les conséquences les plus brutales d’un Brexit sans accord.

Si Boris Johnson a essuyé mercredi un nouveau revers, lorsque la justice écossaise a déclaré « illégale » la suspension controversée du Parlement jusqu'au 14 octobre 2019, il doit encore affronter la publication dans la presse de ce rapport peu encourageant en cas de no-deal.

Contraint par un vote du parlement le gouvernement de Boris Johnson s'est vu dans l'obligation de dévoiler au grand public l'ensemble de ce rapport confidentiel.

A quoi doit-on s'attendre en cas de Brexit sans accord ?

Alors que la perspective d'un Brexit dur n'est plus à exclure, les conséquences détaillées dans le rapport « Opération Yellowhammer »ne s’avèrent pas des plus encourageantes.

Douze domaines clés de l'économie britannique risquent d'être impactés négativement à court terme qu'il s'agisse de l'approvisionnement en eau et nourriture, de la santé, des transports ou des frontières, indique le rapport. Jusqu'à 85 % des poids lourds britanniques pourraient ne pas être en mesure de franchir les contrôles douaniers français, en cas de Brexit sans accord. La traversée de la Manche risquerait donc d'être singulièrement perturbée avec un trafic potentiellement réduit de 40% à 60%.

Des perturbations à prévoir au moins trois mois durant et qui auraient « un impact sur l'approvisionnement en médicaments et matériel médical », ainsi qu'en produits frais, met également en garde le document.

D'’importants mouvements de mécontentement dans tout le Royaume-Uni, voire des émeutes pourraient alors éclater dans le Royaume-Uni.

Une « augmentation des tensions communautaires » ?

Gibraltar pourrait être particulièrement affecté en raison de la mise en place de contrôles douaniers à sa frontière avec l’Espagne.

Ne sont pas à exclure non plus des incidents dans les zones de pêche entre pêcheurs britanniques et étrangers ce qui augmenterait « les désordres publics et les tensions communautaires ».

Enfin le projet britannique de suppression des contrôles à la frontière irlandaise « s'avérerait probablement non viable en raison d'importants risques sur les plans économique, juridique et de biosécurité », est-il encore indiqué, évoquant la possibilité de l'émergence d'un marché noir dans les communautés frontalières.

« L’état de préparation du public et du secteur marchand (...) restera faible (...) en raison de l’absence d’une vision claire sur la forme de la sortie de l’Union européenne », selon les documents.

Ces mises en garde ne font qu' accroitre la pression sur le Premier ministre Boris Johnson alors que. celui-ci a a donné  la date butoir du 31 octobre pour sortir de l'U.E., avec ou sans accord.

Garett Skyport pour DayNewsWorld

DEFAITE DE BORIS JOHNSON FACE AU PARLEMENT

Le premier ministre britannique Boris Johnson a déclaré qu'il allait «s'évertuer à obtenir un accord» d'ici le sommet européen les 17 et 18 octobre à Bruxelles, juste après que les députés lui ont refusé mardi l'organisation d'élections législatives anticipées.

Les jours précédents ont été éprouvants pour le dirigeant conservateur qui s'est vu essuyer camouflet sur camouflet au parlement et perdre la majorité absolue à la suite de défections et d'expulsions de députés rebelles de son Parti conservateur.

Cette série de cinglants désaveux à la Chambre des Communes contrarient fortement sa stratégie d'un Brexit coûte que coûte.

Frontière irlandaise

En fin d'après-midi, il doit recevoir à Londres Arlene Foster, la cheffe du parti unioniste nord-irlandais DUP allié au gouvernement, et Nigel Dodds, son chef de file à la Chambre.

Londres et Bruxelles ne parviennent pas à s'entendre sur la manière de maintenir ouverte cette démarcation après le Brexit. Boris Johnson souhaite supprimer de l'accord de retrait négocié par Theresa May, une disposition qui empêcherait selon lui le Royaume-Uni d'avoir une politique commerciale indépendante.

Mais pour l'UE, faute de solution alternative crédible, hors de question de revenir sur cette mesure, appelée «backstop» (filet de sécurité).

Cette clause de sauvegarde prévoit que le Royaume-Uni tout entier reste dans un «territoire douanier unique» avec l'UE si une meilleure solution n'est pas trouvée à l'issue d'une période transitoire. Elle vise à empêcher le retour d'une frontière physique entre l'Irlande du Nord, une province britannique, et la République d'Irlande, un État membre de l'UE.

L'unioniste Arlene Foster a prévenu : la province ne devait pas être sacrifiée dans les discussions car cela entraînerait «la rupture» du Royaume-Uni.

Garett Skyport pour DayNewsWorld

BREXIT PERTE DE LA MAJORITE AU PARLEMENT

POUR BORIS JOHNSON

Une rentrée parlementaire électrique.

Juste avant le discours de Boris Johnson , un député conservateur quitte les bancs du parti Tory, se faufilant dans les allées et rejoignant des élus du parti libéral démocrate opposé au Brexit.

Le gouvernement du premier ministre britannique Boris Johnson a perdu mardi 3 septembre sa majorité au Parlement, qui ne tenait qu’à une voix, avec la défection du député conservateur Phillip Lee.

« Le gouvernement conservateur poursuit de manière agressive un Brexit (aux conséquences) dommageables. Il met en danger des vies (…) et menace de manière injustifiée l’intégrité du Royaume-Uni », a justifié Phillip Lee dans un communiqué.

Une décision prise ce mardi alors que Boris Johnson faisait une déclaration devant un Parlement en ébullition.

Johnson prévient : « Vous voulez détruire toute chance de parvenir à un nouvel accord avec les Européens ?

Et bien votez alors la proposition de loi ».

Les députés de l’opposition et certains élus de son propre camp conservateur veulent empêcher à tout prix un Brexit sans accord en obtenant si besoin un nouveau report au 31 janvier 2020.

Boris Johnson a prévenu lundi qu’il n’accepterait « sous aucune circonstance » de demander à Bruxelles un nouveau report du Brexit et menace de convoquer des élections anticipées pour le 14 octobre.

Toute la semaine, Boris Johnson va affronter les députés de l’opposition et de son propre camp conservateur avec en toile de fond la menace d’élections anticipées.

Si les opposants du « no deal » l'emportent au Parlement, le chef du gouvernement présentera dans la foulée une motion pour organiser des élections législatives le 14 octobre.

Cette motion sera soumise au vote des députés mercredi et devra recueillir les deux tiers des voix.

Garett Skyport pour DayNewsWorld

FRANCE UN MORT ET HUIT BLESSES

DANS UNE ATTAQUE AU COUTEAU A LYON

Un homme armé d'un couteau a semé la terreur samedi vers 16h30 à Villeurbanne près de Lyon attaquant les passants dont l'un, un jeune homme de 19 ans, a été tué.

Huit personnes ont aussi été blessées, dont trois grièvement.

L'auteur présumé de cette agression, dont les motivations sont encore inconnues, a été arrêté et placé en garde à vue pour « assassinat et tentative d'assassinats », a indiqué le parquet de Lyon.

En sanglots une jeune femme explique à France 2 :

« Il a mis des coups de couteau dans tous les sens, il a réussi à ouvrir le ventre d'une personne, il a mis un coup de couteau dans la tête à un mec, il a ouvert à l'oreille à une dame. »

Quelques heures après l'agression au couteau à la sortie du métro à Villeurbanne, l'on sait que le suspect est un Afghan demandeur d'asile âgé de 33 ans, inconnu jusqu'à maintenant des services de police et de renseignement.

L'agresseur présumé « se mure dans le silence ». A ce stade de l'enquête la piste terroriste n'est pas privilégiée.

Le maire de Lyon et ancien ministre de l'Intérieur Gérard Collomb a cependant appelé la population à « rester très prudente » sur le caractère terroriste ou non de cette « attaque au couteau », lors d'une brève déclaration à la presse.

En mai dernier, l'explosion d'un colis piégé au centre de de Lyon avait fait 14 blessés dans une ville jusque-là épargnée par la vague d'attentats djihadistes qui a frappé la France à partir de 2015.

Le suspect, un Algérien radicalisé de 24 ans, Mohamed Hichem Medjoub, a été inculpé et écroué.

Nicolas Jacquet, procureur de la République de Lyon, tiendra une conférence de presse ce dimanche à 15 heures.

Alize Marion pour DayNewsWorld

BREXIT COUP DE TONNERRE AU PARLEMENT

« Cette décision constitue un affront à la Constitution. Quelle que soit la manière dont on l’habille, il est ultra-évident que l’objectif d’une suspension maintenant serait d’empêcher le Parlement de débattre du Brexit et de s’acquitter de sa tâche », a déclaré à la BBC John Bercow , président de la Chambre des communes.


Le Premier ministre Boris Johnson a demandé, mercredi 28 août, à la reine Elizabeth II de suspendre les travaux du Parlement pendant cinq semaines. La monarque a donné son accord, qui est généralement une formalité, dans l'après-midi.

Le document précise que la suspension devra démarrer « pas plus tôt que le lundi 9 septembre et pas plus tard que le jeudi 12 septembre ». Les parlementaires ne siégeront à nouveau qu'à partir du 14 octobre, soit deux semaines avant la date prévue du Brexit. La rentrée parlementaire qui était normalement prévue pour le 3 septembre devrait reprendre le 14 octobre avec un discours de la Reine selon la BBC et Sky News. Ce discours préparé par le gouvernement établit un programme législatif pour l’année à venir

Deux semaines pour « débattre » du Brexit.

Boris Johnson affirme que les députés auront « l'occasion de débattre du programme du gouvernement et de son approche du Brexit avant le Conseil européen [des 17 et 18 octobre] et pourront ensuite voter les 21 et 22 octobre, une fois son résultat connu ». « Si je réussis à conclure un accord avec l'UE, le Parlement pourra alors passer la loi pour la ratification de l'accord avant le 31 octobre », a-t-il déclaré

Tout pour éviter un « no deal »

Le chef de l’opposition travailliste Jeremy Corbyn a quant à lui affirmé qu’il ferait tout son possible pour empêcher un Brexit sans accord. Une telle éventualité, a-t-il dit, mettrait le Royaume-Uni à la merci du président Donald Trump et des entreprises américaines.

Les partis d’opposition ont d’ailleurs annoncé mardi un accord de coopération en vue de prévenir un « no deal », après des discussions entre Jeremy Corbyn, le Parti national écossais (SNP), les libéraux-démocrates, le Parti Vert et le Groupe indépendant pour le changement.

« Un affront à la Constitution »

La décision de Boris Johnson ministre est « un affront à la Constitution », visant à empêcher les députés de débattre, a déclaré dans la foulée le président de la Chambre des communes, John Bercow.

« Cette décision constitue un affront à la Constitution. Quelle que soit la manière dont on l’habille, il est ultra-évident que l’objectif d’une suspension maintenant serait d’empêcher le Parlement de débattre du Brexit et de s’acquitter de sa tâche », a-t-il déclaré à la BBC.

Auparavant, la porte-parole de l’opposition travailliste pour les Affaires intérieures, la députée Diane Abbott, avait parlé de « coup d’État ».

Garett Skyport pour DayNewsWorld

APRES L’ACCUEIL DES MIGRANTS DE L'OPEN ARMS L'ACCUEIL DE CEUX DE L'OCEAN VIKING EN EUROPE

Plusieurs pays de l’Union européenne sont parvenus à un accord de répartition des migrants secourus par l’Ocean Viking, le bateau de SOS Méditerranée et Médecins sans Frontière.

Les 356 migrants vont être répartis dans six pays de l’Union européenne. Dans la foulée, Christophe Castaner, le ministre de l’Intérieur, a annoncé que la France allait accueillir 150 des 365 migrants.

« Les 356 personnes à bord, sauvées en mer Méditerranée (…), vont pouvoir débarquer à La Valette. La France maintient sa solidarité : 150 seront accueillies dans les prochains jours sur notre territoire », a annoncé Christophe Castaner sur son compte Twitter, ce vendredi, trois jours après le débarquement en Italie d’un autre navire humanitaire, l’Open Arms, dont la France va recueillir 40 migrants​.

Répartis entre six pays européens

« Tous les migrants à bord » du bateau humanitaire des ONG SOS Méditerranée et Médecins sans frontières vont être transférés sur un bateau militaire maltais, amenés ensuite à terre puis répartis entre la France, l’Allemagne, l’Irlande, le Luxembourg, le Portugal et la Roumanie, avait déclaré un peu plus tôt le Premier ministre maltais, Joseph Muscat, sur son compte Twitter.

L’accord à six pays est intervenu « à la suite de discussions avec la Commission européenne et certains Etats membres, à savoir la France et l’Allemagne », a précisé le chef du gouvernement maltais.

19 jours en mer et une situation explosive sur le bateau

Sur le bateau, la situation est chaque jour plus difficiles. Les stocks de nourriture disponibles pour les 356 personnes secourues commencent à s’épuiser, a indiqué Médecins Sans Frontières qui estime qu’il lui reste « quatre jours » de réserves, ce vendredi compris. « Après ça il faudra bricoler avec ce qu’il nous reste des précédentes missions ».

Le bateau de SOS Méditerranée et Médecins sans Frontière patiente vendredi pour le 12e jour dans les eaux internationales entre Malte et la Sicile depuis sa dernière opération de secours, en attendant d’être autorisé à débarquer ses passagers.

Les personnes secourues au large des eaux libyennes sont arrivées à bord fortement déshydratées après avoir passé parfois quatre jours en mer à bord de canots La plupart de ces personnes, dont les deux tiers viennent du Soudan, ont fui la Libye pour échapper à de mauvais traitements, des détentions arbitraires et parfois même des tortures , selon l’équipe médicale.

Parmi les personnes secourues au large des eaux libyennes se trouvent quatre femmes et cinq enfants de 1 à 6 ans, ainsi qu'une centaine de mineurs de moins de 18 ans, dont 80% voyagent seuls, parfois âgés de 13 ou 15 ans.

Un accord qui survient moins de trois jours après le dénouement d’une crise similaire  s’etant jouée au large de l’île italienne de Lampedusa: Le navire espagnol Open Arms a finalement été autorisé à accoster mardi soir.

Alyson Braxton pour DayNewsWorld

CRISE POLITIQUE EN ITALIE

DEMISSION DU PREMIER MINISTRE GIUSEPPE CONTE

Le Premier ministre italien Giuseppe Conte a annoncé devant le Sénat qu'il allait remettre sa démission au président Sergio Mattarella.

Démission du premier ministre Conde qui accuse Salvini

"J'interromps ici cette expérience de gouvernement. J'entends conclure ce passage institutionnel de façon cohérente. J'irai voir le président de la République pour lui présenter ma démission ", a déclaré M. Conte, en soulignant qu'auparavant il écouterait le débat prévu pour durer quatre heures.

Guiseppe Conte a également prononcé un discours très dur contre le ministre de l'Intérieur, Matteo Salvini, l'accusant d'avoir été « irresponsable » et d'avoir uniquement « poursuivi ses propres intérêts et ceux de son parti », en faisant éclater la coalition au pouvoir le 8 août. Il l'a aussi accusé de faire « courir de graves risques », à l'Italie, en évoquant notamment le danger d'une spirale économique négative.

Giuseppe Conte a également prévenu qu'il existait désormais un risque de voir s'appliquer une hausse de la TVA qui doit augmenter de manière mécanique en janvier prochain si rien n'est fait pour combler un trou de 23 milliards d'euros.

C’est en effet le chef de la Ligue (extrême droite) qui a déclenché les hostilités, le 8 août, en accusant ses partenaires du M5S (antisystème) de multiplier les refus sur les baisses d’impôts ou les grands chantiers. Juste après avoir fait exploser la coalition, le Lombard s’est lancé dans une médiatique tournée des plages à la conquête du Sud, faisant constamment pression pour obtenir des élections dès l’automne.

Ce qu'il va se passer maintenant

Soit un nouveau gouvernement est formé avec une grande coalition pro-européenne. Soit des élections anticipées sont provoquées. Un nouveau scrutin, c'est ce que veut Matteo Salvini.

Le leader de la Ligue a un seul objectif: devenir le chef unique de l'Italie. En cas d'élections législatives rapides, il sait que les sondages le créditent de 40% des suffrages, il pourrait alors être maître à bord, avec l'appui d'un parti néo-fasciste, Fratelli d'Italia.

Salvini «referait exactement la même chose »

Dans sa réplique au discours de Conte, Salvini, invoquant «la protection du cœur immaculé de Marie», a assuré qu'il «referait exactement la même chose» et s'en est pris à ses ex-alliés du M5S. «Si ce gouvernement s'interrompt, c'est à cause de ces messieurs qui disent toujours non et bloquent tout», a-t-il dit, en accusant aussi les autres parlementaires d'«avoir peur du jugement du peuple» et de retourner au vote.

La balle est désormais dans le camp du président Matarella, l'arbitre des crises politiques en Italie.

S'il accepte la formation d'un gouvernement de rechange, Salvini se retrouvera relégué dans l'opposition pour 4 ans, et il aura perdu son pari.

Mais au cas où le président Matarella jugerait ces coalitions trop bancales, on s'acheminerait alors vers des élections anticipées, et une victoire probable de Salvini, qui deviendrait de facto l'homme fort de l'Italie.

Britney Delsey pour DayNewsWorld

BREXIT L'OPERATION YELLOWHAMMER

OU LE PROJET PEUR

Alors qu'un rapport secret a fuité dans la presse britannique hier, Boris  Johnson a invité ce lundi l'Allemagne et la France à ouvrir la voie à un compromis sur le Brexit, tout en assurant à nouveau que le Royaume-Uni serait prêt à quitter l'Union européenne sans accord. «Nous serons prêts à partir le 31 octobre, qu'il y ait accord ou pas», a déclaré à la presse le chef du gouvernement britannique, qui est attendu à Berlin mercredi et à Paris jeudi.«Bien sûr, nos amis et partenaires, de l’autre côté de la Manche, sont un peu réticents à changer d'attitude. Très bien. Je suis convaincu qu’ils le feront. J'espère qu'ils vont faire des compromis. Ils ont vu que le Parlement britannique avait rejeté trois fois l'accord de retrait, que le backstop ne fonctionne pas, que ce n’est pas démocratique. J'espère qu’ils jugeront bon de faire des compromis

«Je veux un accord. Nous sommes prêts à travailler avec nos amis et partenaires pour y parvenir, mais pour obtenir un bon accord pour le Royaume-Uni, il faut simultanément se préparer à partir sans», a ajouté Boris Johnson.

Pourtant les conséquences d'un "no deal" pourraient être dramatiques.

Pénuries de nourriture, d’essence et de médicaments, blocages dans les ports et rétablissement d’une frontière physique en Irlande, voilà ce à quoi sera confronté le Royaume-Uni en cas de sortie sans accord de l’Union européenne. C'est ce qu'a révélé le journal britannique Sunday Times, ce dimanche 18 août, ayant obtenu des fuites d’un rapport officiel. Le gouvernement juge par ailleurs probable le rétablissement d’une frontière physique entre la République d’Irlande et la province britannique d’Irlande du Nord, dans la mesure où les plans envisagés actuellement afin d’éviter des contrôles généralisés se révéleront inopérants, précise le Times.

Ce même rapport dévoile également l’existence d’un plan secret, préparé par le gouvernement britannique pour éviter l’effondrement du pays après le divorce : l'« Opération Yellowhammer ».

Au Times de souligner que ces prévisions du gouvernement britannique ne présentent pas le scénario du pire, mais bien les répercussions les plus probables d’un Brexit sans accord.

Le ministre de l’Énergie, Kwasi Kwarteng, a pourtant assuré sur Sky News que le Royaume-Uni serait « pleinement préparé » à quitter l’Union européenne le 31 octobre.

« Je pense qu’il y a beaucoup d’alarmisme dans l’air et qu’un grand nombre de personnes jouent la carte du projet peur », a-t-il déploré dimanche, en reprenant une expression - « Project Fear » - popularisée par les partisans du Brexit lors de la campagne référendaire de 2016 pour décrédibiliser les mises en garde des « Remainers » sur les conséquences d’un divorce avec les Européens.

Si au 10, Downing Street, les services du Premier ministre Boris Johnson ne font pas de commentaires, le Royaume-Uni semble se diriger tout droit vers une crise constitutionnelle et une sortie de l’UE.

Le Premier ministre britannique Boris Johnson a promis que le pays quitterait le bloc communautaire à la date du 31 octobre, avec ou sans accord. L’opposition fourbit ses armes pour tenter d’éviter, dès la rentrée parlementaire, le 3 septembre, cette issue qui inquiète les milieux économiques.

Aussi le chef du Parti travailliste, Jeremy Corbyn, a-t-il appelé cette semaine à voter une motion de défiance contre le successeur de May et à mettre sur place un gouvernement « provisoire strictement limité dans le temps » qui repousserait la date du Brexit au-delà du 31 octobre et organiserait de nouvelles élections législatives.

« Nous sommes devant une urgence nationale, et le Parlement doit être convoqué immédiatement », écrivent ces opposants au Brexit.

Kelly Donaldson pour DayNewsWorld

CATASTROPHE ECOLOGIQUE SUR L'ILE D'EUBEE


C'est une « catastrophe écologique » sur l'île d'Eubée ravagée par les flammes depuis plus de 30 heures l’un des refuges les mieux préservés de la faune et la flore sauvages en Grèce. « C’est une énorme catastrophe écologique dans une forêt de pins unique », qui était restée « intacte » jusqu’à ce jour, a déclaré le gouverneur régional sortant Costas Bakoyannis.

Les pompiers grecs se battaient mercredi pour venir à bout du violent incendie qui ravage depuis mardi une réserve naturelle classée sur l'île d'Eubée, en Grèce, où le gouverneur local déplore déjà « une énorme catastrophe écologique ».

Le sinistre, qui évolue sur un front de 12 km, n’a pas fait de victime mais a entraîné l’évacuation de quatre villages de l’île, la deuxième de Grèce par sa taille après la Crète, située à une centaine de kilomètres au nord-est d’Athènes. « De Psachna à Kontodespoti et Makrymalli, tout est brûlé. Nous avons la chance de ne pas avoir de victimes humaines », a rapporté Thanassis Karakatzas, un responsable de la protection civile.

Quelque 200 pompiers sont sur place, aidés de 75 véhicules terrestres, neuf hélicoptères et sept avions bombardiers d’eau, selon les services d’incendie grecs. Un bombardier d’eau italien devait venir leur prêter main-forte dans la journée, avant le renfort attendu dans la soirée de deux avions d’Espagne et d’un autre d’Italie. A la demande de la Grèce, l’Union européenne (UE) a mobilisé ses moyens du mécanisme rescUE, opérationnel en prévision des feux de forêt en Europe.

La Grèce, où le thermomètre est monté jusqu’à 40 °C, a été touchée ces derniers jours par une série d’incendies. Le chef de la protection civile a placé les services d’urgence à un niveau d’alerte très élevé en raison de la combinaison de températures caniculaires, de vents violents et de la sécheresse.

Boby Dean pour DayNewsWorld

CHAOS POLITIQUE EN ITALIE 

LA LIGUE DE MATTEO SALVINI DANS L'OPPOSITION

Matteo Salvini va-t-il bientôt retourner dans l'opposition, alors qu 'il réclamait les « pleins pouvoirs » à l'issue de nouvelles élections ?

C'est ce qui pourrait se profiler après que le Sénat italien a rejeté mardi le projet de motion de censure du gouvernement de Giuseppe Conte,qui reposait depuis 14 mois sur une alliance entre la Ligue de Salvini et le Mouvement 5 Etoiles (M5S) de Luigi Di Maio.

Vers la voix d'un « Italexit » ?

Le ministre de l'Intérieur avait fait exploser la coalition la semaine dernière appelant au vote de ce texte au plus vite pour retourner aux urnes, alors que les sondages lui sont favorables. « Allons tout de suite au Parlement pour prendre acte qu'il n'y a plus de majorité (…) et restituons rapidement la parole aux électeurs », avait-il expliqué jeudi dans un communiqué.

En s'associant au reste de la droite, notamment Berlusconi et Fratelli d'Italia, avec qui il partage nombre de valeurs, Salvini est crédité d'à peu près 54 % des voix. Fort de sa popularité, le ministre de l'Intérieur veut tout simplement obtenir les coudées franches pour porter le fer contre Bruxelles.

Vers une majorité alternative et un cabinet de techniciens

Or le vote conjoint du M5S, ancien allié de la Ligue, et du Parti démocrate poussé par Matteo Renzi pourrait ouvrir la voie à une majorité alternative et les sénateurs ont demandé à Giuseppe Conte de venir s'exprimer au Parlement mardi prochain, pour tenter de dénouer la crise.

En refusant la défiance contre l'exécutif, le Sénat a fait barrage à Salvini . Malgré l'alliance renouée avec ses vieux alliés de la droite traditionnelle, Forza Italia du « Cavalliere » vieillissant Berlusconi et les néo-fascistes de Frères d'Italie, « Il Capitano », fort de son triomphe lors des européennes de mai - 34 % des suffrages - n' a pas obtenu de majorité au Sénat.

Le « capitaine Fracasse Salvini a raté son rendez-vous et créé une crise inattendue même pour les siens », a attaqué Matteo Renzi. L'ex-président du Conseil (2014-2016) a proposé au M5S d'unir leurs forces derrière un « gouvernement institutionnel » et « no tax » (anti-impôts), qui réduirait le nombre de parlementaires et adopterait le budget 2020.

Une association entre les sociaux-démocrates et les populistes permettrait d'éviter une crise gouvernementale et des élections législatives anticipées.

De plus le président, Sergio Mattarella, le seul à détenir le pouvoir de dissoudre le Parlement, rechigne à convoquer l'électorat au moment où son pays, endetté, doit adopter le prochain budget tout en marchandant avec Bruxelles.

Ce démocrate-chrétien envisagerait de confier à l'actuel président du Conseil, Giuseppe Conte, la formation d' un cabinet de techniciens...Une alternative pour « sauver l'Italie » du péril d'une « dérive extrémiste » pour Renzi et de conjurer le spectre du « chaos politique » qui «pourrait entraîner le pays hors de l'Europe », selon Enrico Lettade.

Longtemps ardente partisane de la construction européenne, l'Italie compte aujourd'hui parmi les déçus de l'UE, que l'on parle d'économie, de monnaie unique ou de politique migratoire.

Britney Delsey pour DayNewsWorld

BREXIT BORIS JOHNSON ENVISAGE LE NO-DEAL

COMME UNE OPPORTUNITE ECONOMIQUE

L'arrivée au pouvoir de Boris Johnson renforce le scénario d'un no-deal. Si les deux camps ne trouvent pas d'entente, le Royaume-Uni pourrait sortir de l'UE sans accord de divorce, un scénario auquel Boris Johnson se dit prêt: il affirme vouloir quitter l'UE coûte que coûte le 31 octobre, échéance du Brexit déjà deux fois repoussée.

« Le Royaume-Uni est mieux préparé à cette situation que beaucoup ne le pensent », a affirmé jeudi M. Johnson, qui souhaite cependant accélérer le rythme des préparatifs. Il a demandé à Michael Gove, son bras droit au gouvernement, de faire de la préparation du « no deal » sa « priorité absolue ».


L'arrivée au 10 Downing Street de Boris Johnson, chef de file de la campagne pour le «Leave» à l'époque du référendum, change donc la donne .

Les chances paraissent minces de parvenir, en seulement trois mois, à un compromis autour d'une révision de l'accord négocié par Theresa May, et rejeté à trois reprises par le Parlement britannique. Boris Johnson se dit en particulier hostile à la clause de sauvegarde prévoyant un maintien dans l'union douanière, afin de conserver des échanges fluides entre les deux Irlande. Or la suppression de ce backstop est une véritable ligne jaune pour les autres États membres de l'UE.

Mais quitter l'UE sans accord de divorce ne pose aucun problème à Boris Johnson.

Le Parlement britannique est toutefois majoritairement hostile à une sortie sans accord. Pour imposer ce « no deal », Boris Johnson pourrait décider de suspendre le Parlement, empêchant les députés de se prononcer. Boris Johnson se dit prêt à passer en force.

C'est ce qu'il a rappelé lors de son discours samedi 27 juillet à Manchester où il a annoncé ses priorités pour le pays et réaffirmé sa fermeté quant aux négociations liées au Brexit. Le Premier ministre britannique a affirmé samedi 27 juillet 2019 que le Brexit représentait une « énorme opportunité économique », bien qu’il ait été traité par sa prédécesseure Theresa May comme un « événement climatique hostile ».

« Quitter l’Union européenne est une énorme opportunité économique pour faire des choses que nous n’avons jamais été autorisés à faire pendant des décennies », a déclaré le nouveau Premier ministre.

Il a également tenu à promettre de nouveaux investissements dans les régions qui ont voté en faveur du Brexit lors du référendum de 2016 assurant notamment qu’il allait intensifier les négociations sur les accords commerciaux post-Brexit et mettre en place des ports francs pour stimuler l’économie.

Un fonds de 3,6 milliards de livres sterling pour les villes

« Reprendre le contrôle ne signifie pas seulement que Westminster va regagner sa souveraineté sur l’UE, cela signifie également que nos villages, nos villes et nos comtés vont gagner en autonomie », a-t-il encore déclaré.

Le Premier ministre a également promis de donner plus de pouvoirs aux communautés locales, et de renforcer les infrastructures de télécommunications et de transport.

Il a ainsi annoncé un fonds de 3,6 milliards de livres sterling (4 milliards d'euros), le « Towns' Fund » (« Fonds pour les villes ») pour soutenir 100 villes en difficulté, « afin qu'elles disposent des transports améliorés et des réseaux de télécommunications améliorés dont elles ont besoin ».

Pour une reprise des négociations Boris Johnson reste intransigeant.

« Nous ne pouvons pas le faire tant que ce backstop anti-démocratique, qui cherche à diviser notre pays, diviser le Royaume-Uni, reste en place. Nous avons besoin de le supprimer et ensuite, nous pourrons avancer », a-t-il encore affirmé.

Aussi,si toutes les options restent envisageables dans les mois qui viennent, dont l’organisation d’élections anticipées et/ou d’un second référendum sur le Brexit, l'issue en reste néanmoins incertaine . Jeremy Corbyn, le chef du Labour, le principal parti d'opposition, souhaite que les Britanniques puissent s'exprimer dans le cadre d'un « vote public » sur le Brexit ou lors d'élections législatives anticipées.

Un tel scrutin pourrait être organisé à la suite du vote d'une motion de censure contre le gouvernement déposée par le Labour, qui dit attendre le meilleur moment pour le faire.

Kelly Donaldson pour DayNewsWorld

BORIS JOHNSON A DOWNING STREET

La course à Downing Street a pris fin.

Boris Johnson remporte la course ce mardi23 juillet 2019  pour devenir le nouveau Premier ministre britannique. Le vote des 160.000 membres du Parti conservateur s'est achevé lundi après-midi et le résultat a été proclamé ce mardi par les instances du parti. L'ex-ministre des Affaires étrangères, 55 ans, a battu Jeremy Hunt, 52 ans, l'actuel chef de la diplomatie britannique.

Boris Johnson, fervent défenseur du Brexit depuis 2016, était donné ultra-favori bien qu’il soit une personnalité contestée même dans son propre camp. D’après une enquête d'opinion publiée par le site Conservativehome, il raflerait 73% des suffrages. Son adversaire, Jeremy Hunt, l'actuel ministre des Affaires étrangères, avait d'ailleurs acté par avance l'issue de cette joute électorale en se déclarant prêt à travailler avec l'ancien maire de Londres.

À A 55 ans, celui qui fut naguère journaliste au Daily Telegraph et aussi correspondant du magazine américain The Spectator, avant de se faire le chantre du Brexit, devra réussir là où Theresa May a échoué. La mission qui incombe au futur chef du gouvernement n’est pas simple. Que ce soit sur les dossiers intérieurs- Brexit...- ou extérieurs -Iran, environnement...- BoJo, comme on le surnomme, va devoir les traiter avec habileté.

La crise du Brexit

Alors que Boris Johnson fait savoir qu’il est prêt à tout pour conclure le Brexit le 31 octobre, quitte à le faire sans accord ,la manifestation, pas plus tard que samedi dans les rues de Londres, de plusieurs dizaines de milliers de Britanniques pro-Europe montre en effet que les électeurs britanniques sont divisés sur la question du Brexit. Même dominé par les conservateurs, le Parlement repousse lui aussi la perspective d'un « no deal ». Redoutant un passage en force du futur Premier ministre, la Chambre des communes a donc voté, jeudi, un amendement interdisant toute sortie de l'Union sans un vote favorable du Parlement.

Deux poids lourds du gouvernement sortant, le ministre des Finances Philip Hammond et le ministre de la Justice David Gauke, en désaccord avec Boris Johnson sur le Brexit, ont d'ailleurs déclaré qu'ils démissionneraient en cas de victoire de Boris Johnson car « servir dans son gouvernement incluraient l'acceptation d'une sortie sans accord », ce à quoi ils se disent incapables d’adhérer. Deux déclarations qui illustrent les tensions que risque de rencontrer le futur locataire du 10 Downing Street.

Un " formidable accord commercial" avec les Etats-Unis

Donald Trump a certes fait miroiter un « formidable accord commercial » au Royaume-Uni une fois sorti de l'UE. Mais concrètement, qu'adviendra-t-il de cette promesse ? On sait que les démocrates américains majoritaires à la Chambre des représentants ne veulent pas faire de cadeau à Trump déjà en campagne pour sa réélection. On sait également qu'ayant quitté l'Union européenne, le Royaume-Uni sera en position de faiblesse pour négocier un accord commercial avec Trump un homme intransigeant dans les affaires.

La crise avec l'Iran

Un autre dossier brûlant attend le nouveau Premier ministre qui va devoir résoudre la crise avec l'Iran provoquée par l'arraisonnement d'un tanker battant pavillon britannique dans le Golfe Persique par les Gardiens de la révolution. La position de Londres sur le nucléaire iranien qui collait jusqu'à présent à celle des Européens, pourrait changer... Le Royaume-Uni pourrait en effet, à la faveur de la crise iranienne, s'aligner sur la politique américaine qui a dénoncé le traité.

Le vainqueur du vote sera désigné chef du parti Tory et se rendra mercredi devant la reine Elizabeth II, qui lui confiera la responsabilité de former le gouvernement.

Joanne Courbet pour DayNewsWorld

DEFERLANTE ZELENSKY AUX LEGISLATIVES UKRAINIENNES

Le président Zelensky a obtenu une victoire massive , dimanche 21 juillet 2019, avec 42 % des voix récoltées aux élections législatives, si bien que son parti, Serviteur du peuple, pourrait gouverner seul.

Si deux partis s'avérait cependant indispensables sont pressentis pour jouer les forces d’appoint dans la majorité présidentielle :

Batkivchtchina, la formation de l’ancienne première ministre Ioulia Timochenko (7,4 % des voix), ou Holos, le parti créé par la rockstar Sviatoslav Vakartchouk, autre quadra, il y a deux mois.

M. Zelensky a d'ores et déjà proposé à M. Vakartchouk des négociations en vue de composer une coalition qui nommera le gouvernement.

Elu triomphalement à la présidence du pays au mois d’avril, l’ancien humoriste a donc conclu non moins brillamment l’acte II de sa conquête du pouvoir.

Il s’apprête à prendre le contrôle du Parlement, étape indispensable dans la transformation profonde du pays qu’il a promise aux électeurs.

Après ce plébiscite le président ukrainien a fait une sobre déclaration.

« Ce n’est pas seulement un signal de confiance, c’est aussi une immense responsabilité pour moi et mon équipe », a dit M. Zelensky, assurant : « Je suis sûr que cela peut permettre la fin de la guerre. »

Alyson Braxton pour DayNewsWorld

ON A TIRE SUR LE FIL DU BURKINI

ET ON A TROUVE AU BOUT LE MILLIARDAIRE GEORGES SOROS

L’affaire du burkini dans les lieux de baignades publics (piscines, plages etc..) avait surgi en aout 2016, lorsque le Premier Ministre Manuel Valls avait recadré publiquement l’ancienne ministre Najat Vallaud-Belkacem qui s’était opposée aux arrêtés anti-burkini pris par une trentaine de maires, toutes tendances politiques confondues.

La question du burkini, qui s’était un peu calmée vient de resurgir cette année à Grenoble (mais aussi à Villeurbanne) entre le mois de mai et le mois de juin.

Le 23 juin, un groupe de 7 femmes du collectif « Rosa Parks Musulmanes » entourées de sympathisants membres d’Alliance Citoyenne se sont imposées dans le grand bain de la piscine Jean Bron de Grenoble, vêtues d’un burkini.

L’affaire a fait grand bruit.

Face à la Presse, elles ont invoqué la désobéissance civile pour s’opposer aux règlements des piscines  jugés discriminatoires.

Ces « incidents » qui ont ému largement en France ont conduit certains à enquêter sur les origines de l’association Alliance Citoyenne.

Et là ! surprise de taille !

L’association Alliance Citoyenne apparait dans la liste des bénéficiaires de la généreuse « Open Society Foundations », un réseau de fondations crée par le très controversé milliardaire américano-hongrois Georges Soros.

En 2016, l’Alliance Citoyenne a  été récipiendaire de 80 000 dollars.
Au travers de son activité (ou activisme ?) l’association veut se hisser en France à un niveau national, dans le cadre de l’organisation de campagne anti-discrimination.

D’après notre excellent confrère, le Canard Enchainé, (voir son édition du 3 juillet) l’association est présidée par Taous Hammouti (à l’origine d’une pétition en faveur de la libération de Tarik Ramadan). L’association est aussi partenaire des Etudiants Musulmans, une organisation considérée comme proche des Frères Musulmans.

La solution ne serait-elle pas de dissoudre toutes les associations financées par Soros ?! L’Etat et les Collectivités locales feraient des économies car elles bénéficient toutes de subventions publiques !

Mais en France, il faut le savoir,  le Président de la République Emmanuel Macron  soutenant  la politique sorosienne …la solution doit être écartée provisoirement.

Mais à ce stade, nous devons revenir sur le personnage Soros !

Le magazine Forbes estime sa fortune à 8 milliards de dollars, transférés pour l’essentiel à Open Society Foundations qui regroupe une myriade d’ONG organisées en un réseau tentaculaire. Le milliardaire soutient : OXFAM, Green Peace, Amnisty International, Humans Rights, PICUM (Plateform for International Coopération on Undocument Migrants) une association faisant la promotion des migrants.

Il dispose en France de nombreux relais dont l’avocat William Bourdon qui assiste les djiadistes qui veulent revenir en France, Sherpa, Reporteres sans Frontière. Via ses réseaux financiers, Georges Soros a financé l’Acquarius, de célèbre notoriéte. Soros se serait aussi infiltré au sein du Vatican lorsque le Saint siège a eu des problèmes financiers.

Il est difficile donc, on le voit, de l’écarter car il appartient à l’oligarchie mondiale. Mais Salvini, Orban, Kurz, Poutine et Trump l’on mis à la porte de leurs pays respectifs.

La lutte reste on le voit, néanmoins inégale surtout lorsque l’on apprend que le spéculateur boursier dépense des millions d’euros pour faire du lobbying auprès de la Commission européenne et du Parlement Européen.

Selon Magyar Idök , Georges Soros aurait en effet pu avoir plus d’une vingtaine de rendez- vous avec Jean Claude Junker depuis l’entrée en fonction de ce dernier le 1er novembre 2014. A chaque fois, il est aisé de l’imaginer que ce sont les dossiers de l’immigration qui sont à l’ordre du jour.

Au demeurant, près d’un tiers des eurodéputés  sont dans sa poche !

Les millions d’euros dépensés par Sorgos pour le lobbying européen se sont avérés payant, puisque, dans un  rapport approuvé le 17 janvier 2019 à Strasbourg, l’UE a décidé d’allouer sur le prochain budget septennal, 1,8 milliards d’euros au financement du nouveau programme européen « Droits et Valeurs », budget dont l’essentiel est destiné aux associations dirigées par Soros … et donc l’association grenobloise qui a initié les provocations de Grenoble.

Georges Soros aura 89 ans le 12 aout prochain. Sur les photos il parait de plus en plus fatigué, marqué par l’âge. Mais il est résistant et très actif encore.

Clara Mitchell pour DayNewsWorld

DEUX FEMMES A DES POSTES CLEFS EUROPEENS

Les chefs d'État ont proposé mardi 2 juillet la nomination de la ministre allemande de la Défense, Ursula von der Leyen, à la présidence de la Commission européenne. La directrice du FMI Christine Lagarde prendra la succession de Mario Draghi à la Banque centrale européenne (BCE) début novembre. Deux femmes, et un casting inédit. Enfin le terme aux laborieuses tractations qui jusqu'à présent avaient conduit à l'échec.


Ursula von der Leyen, une fidèle d'Angela Merkel

Si le Parlement européen donne son feu vert, elle sera la première femme à occuper ce poste. Membre de la CDU comme Angela Merkel, Ursula von der Leyen a toujours affiché sa loyauté envers la chancelière, même si elle a pris ses distances avec elle sur certains sujets, comme l'instauration d’un salaire minimum interprofessionnel ou de quotas féminins pour les postes de direction, ajoute le quotidien.Elle a siégé dans tous les gouvernements de la chancelière allemande depuis son arrivée au pouvoir en 2005 : elle a été successivement ministre en charge de la Famille (2005-2009), du Travail (2009-2013) et de la Défense (depuis 2013).

Médecin de formation et mère de sept enfants, Ursula von der Leyen, 60 ans, parle couramment français et anglais. Elle est surtout une fine connaisseuse des rouages de l'Union. Elle est née et a grandi à Bruxelles lorsque son père était commissaire européen, avant de devenir ministre-président de Basse-Saxe.

À la tête de la Commission européenne, elle aura à gérer le budget pluriannuel 2021-2027 sur lequel les Européens devront s'entendre d'ici l'automne. Depuis mai 2018, la Commission européenne a mis un projet de budget sur la table. Mais pour financer ses nouvelles priorités et compenser le départ des Britanniques, il prévoit une coupe sèche de 5% dans la politique agricole commune. Une baisse jugée  « inenvisageable » par Paris.

Christine Lagarde « Mme Economiste internationale »

Les chefs d’État européens ont aussi désigné la Française Christine Lagarde pour prendre la succession de Mario Draghi à la présidence de la Banque centrale européenne (BCE) le 1er novembre. En accédant la tête de l’institution de Francfort, la directrice du Fonds monétaire international (FMI) marque une rupture nette.

Première femme à piloter le prestigieux cabinet d'avocats d'affaires Baker McKenzie, première femme à occuper le poste de ministre de l'Economie en France en 2007, puis première femme à prendre la tête du Fonds monétaire international (FMI) quatre ans plus tard, elle devient désormais la première femme à présider la Banque centrale européenne (BCE).

La nomination de Christine Lagarde à la présidence de la BCE, qui, selon Andrew Kenningham, chef économiste Europe chez Capital Economics, devrait se montrer au moins aussi dovish que Mario Draghi, à qui elle succédera en novembre , est bien accueilli par les marchés. Cette nomination « renforce notre confiance dans le fait que la BCE va assouplir sa politique monétaire dans les prochains mois. Nous pensons que la banque devrait abaisser son taux de dépôt en septembre et relancer son QE avant la fin de l’année », écrit-il.

Sa nomination à la BCE rassure également les pays d’Europe du sud, notamment l’Italie, qui voyaient d’un mauvais œil la candidature du président de la Bundesbank, Jens Weidmann, défenseur d’une ligne plus orthodoxe. Christine Lagarde devra décider de la poursuite ou non de la même ligne de politique monétaire dans les années à venir.

Britney Delsey pour DayNewsWorld

DEFICIT BUDGETAIRE ITALIEN ET MINI-BOTS

DETTE OU MONNAIE

L’Italie vient d’obtenir un sursis (le second) de 3 mois pour échapper aux sanctions en cas de déficit budgétaire excessif (les discussions reprendront fin août). Si l’Italie ne respectait pas les règles européennes, l’amende pourrait atteindre 3,5 Mds d’euros soit 0,2% du PIB italien, étant précisé que le déficit budgétaire italien déjà esquissé pourrait se situer aux alentours de 2,1% du PIB, en dessous du déficit probable pour 2020 de la France (3,1% qui a été dégradé de 0,1% pour 2020 suite à l’affaire de Gilets Jaunes et à la promesse de baisse des impôts faite par le gouvernement Philippe).

Le dossier budgétaire italien a été évoqué en marge du G20 à Osaka (Japon).

Le Président italien, Guiseppe Conte (sans étiquette et europhile) s’est dit satisfait et confiant pour la suite. Au début du mois de juin il avait cependant menacé de démissionner « si son pays ne respectait pas ses obligations financières ». « Je ne suis pas celui qui signera la procédure d’infraction » avait-il déclaré dans un discours le 1er juin 2019.

Pendant le sursis de 3 mois, il faudra donc que les promesses de réductions des dépenses budgétaires faites en contrepartie par le Ministre de l’Economie et des Finances, Giovanni Tria - un ministre proche de la Ligue mais favorable à l’euro, mais aussi un des hommes forts du gouvernement italien - soient confirmées.

Ce scenario est celui de l’élite « Mainstream » européenne. Car …

Tout irait pour le mieux dans le meilleurs des mondes europhiles, si :

- Mattéo Salvini n’était pas devenu l’homme fort de l‘Italie après la victoire sans appel de la Ligue aux dernières élections européennes (près de 40% dans certaines régions italiennes)

- s’il n’y avait pas, à partir du 31 octobre 2019, un remaniement de la Commission Européenne (le mandat des commissaires est de 5 ans) qui risque de transformer la composition de celle-ci après le renouvellement des « top Jobs » en cours en ce moment à Bruxelles. En toute hypothèse Jean- Claude Junker ne présidera plus cette commission à partir du 31 octobre.

Le bras de fer, ou une négociation sur de nouvelles bases avec Bruxelles restent à l’ordre du jour.

Pour autant, il reste difficile de préjuger de l’issue du dossier budgétaire italien et ceci même si l’endettement de l’Italie ne cesse inexorablement de progresser (132,2% du PIB en 2018, 137,7% en 2019, 135,7% en 2020) et même si au lendemain des élections européennes on a pu constater une réelle détente sur les taux d’intérêts que Mario Draghi avait fait monter, par manipulation, pour punir les italiens à raison de « leur indiscipline budgétaire » et de leurs orientations par trop populiste.

En effet, Mattéo Salvini n’est pas le clone d’Alexis Tsipras.

Mattéo Salvini est conseillé par Claudio Borghi, un économiste brillant qui avait prévu la crise monétaire et financière de 2007/2008

Pénétré des expériences Grecque et Chypriote, la droite populaire et nationaliste italienne prépare depuis de nombreux mois un plan de riposte. Le 28 mai 2019, les députés italiens ont voté la création de titres de paiement, ou mini bonds du trésor ou mini-Bots, ceci sur proposition du Président de la Commission du Budget, Claudio Borghi (voir ci-dessus), contempteur de l’euro qui souhaite, soutenu par le sénateur Alberto Bergnai (économiste de formation lui aussi) revenir à la Communauté Européenne d’avant Maastricht. Le nouveau système devrait permette à l’Italie de sortir du carcan budgétaire de l’euro.

Car contrairement à ce qui est dit couramment le problème de l’Italie est plus celui de sa croissance économique (à l’arrêt depuis la création de l’euro) que celui de son endettement (le budget primaire de l’Italie est en équilibre ce sont les charges financières qui le plombent et le mettent en déficit). Avec cette faible croissance le chômage des jeunes atteint 50%, un niveau intolérable socialement et politiquement.

Les italiens ont aussi des problèmes avec leurs banques dont la Montepacshi qui est en très grande difficulté.

L’activité atone de l’Italie pèse sur l’activité des entreprises qui remboursent très mal leurs prêts, ce qui affaiblit le secteur bancaire .Les entreprises ont aussi des dettes sociales et fiscales envers l’Etat ce qui conduit l’Etat à très mal payer ses fournisseurs/créanciers (la dette de l’Etat italien envers ses créanciers fournisseurs de marchés publics s’élève aujourd’hui à 50 Mds d’€ avec des délais de paiements exceptionnellement longs.

Avec le système des mini-Bots, les entreprises vont être autorisées dorénavant à se dégager de leurs dettes envers l’Etat en utilisant lesdits mini-Bots et pouvoir ainsi purger leur bilan de provisions obligatoires et légales précédemment, lesquelles vont ensuite leur permettre d’injecter de façon massive de nouvelles liquidités (3% du PIB) dans le circuit économique par le biais de leur consommation. Mais les entreprises pourront également utiliser ces mini-Bots, qui seront interchangeables avec les billets en € (les mini-Bots n’existeront pour l’instant que comme monnaie fiduciaire, utilisables seulement au plan interne), pour payer les salaires ; ces mini-bots pourront ensuite être utilisées à leur tour par les particuliers pour payer leurs impôts et « and so on, and so on .. » On va assister à la mise en place d’un système circulaire de paiements libératoires en Italie.

Mais, sachant que le billet de banque se définit comme un instrument de paiement libératoire en totalité, il est aisé de penser que sous peu, le mini-Bot s’appellera … lire. A usage interne seulement.. Mais pour combien de temps ?

Car , naturellement la BCE (Banque Centrale Européenne) n’acceptera pas ce système. Elle ne l’avait déjà pas accepté lorsqu’il avait été proposé plus discrètement par Yanis Varoufakis (économiste et homme politique grec anti-austérité) au moment de la crise grecque. Par mesure de rétorsion elle refusera certainement de refinancer les banques italiennes et évincera l’idée de racheter des titres publics et privés ou des obligations publiques ou privées en cas de crise bancaire, provoquant ainsi une grave crise financière en Italie. La BCE pourrait même dans un tel contexte, aller jusqu’à exclure l’Italie de la zone euro ?!

Tel que décrit, est-ce la stratégie subtile qu’a bâtie Matteo Salvini qui attendrait ainsi que l’UE mette l’Italie à la porte ? Lequel Mattéo Salvini pourrait ensuite répliquer : « si vous nous mettez à la porte, alors nous partons » ! Faisant observer simultanément que ce n’est pas l’Italie qui aura violé les Traités !

Comme on le voit, ces décisions pourraient conduire dangereusement à la désintégration de la zone euro, si chère pourtant à Emmanuel Macron.

Avec une dépréciation prévisible de 15 à 20% de la lire, nouvel version italienne de l’euro, les marchés bancaires et financiers européens seront inévitablement contaminés, surtout ceux de l’Allemagne qui est la plus exposée. Le Target 2 (chambre de compensation européenne) disparaitra alors et la zone euro éclatera avec pour conséquence la suppression totale de l’euro …

Le scénario esquissé est noir…mais ira-t-il jusqu’à son terme car l’UE sans l’Italie, cela n’a plus de sens ! La politique d’austérité imposée par Jean Claude Junker pourra-t-elle se poursuivre sans risque d’éclatement ? C’est la question fondamentale qui reste posée à la veille de la désignation du Président de la BCE !

On voit que le choix des personnalités qui vont pour 5 ans présider au destin de l’Europe s’avère crucial.

Clara Mitchell pour DayNewsWorld

DESACCORD EUROPEEN INSTITUTIONNEL A PROPOS DES POSTES CLEFS OU LE CASSE TETE DES TOP JOBS

Depuis le lendemain des élections européennes, les 3 grandes familles politiques,

PPE ( Démocratie Chrétienne), S&D (Socialistes) et Libérale (ALDE) sont à la recherche des futurs dirigeants européens : Présidence du Parlement, Présidence du Conseil Européen, Banque Centrale (BCE) et Haut Représentant de l’UE aux affaires étrangères.

Depuis le lendemain des élections européennes qui se sont tenues fin mai dans tous les pays de l’UE , les négociations sur le sujet se sont avérées ardues, celles-ci devant s’inscrire non seulement dans les résultats sortis des urnes mais devant aussi tenir compte de la double clef politique tirée du Traité à savoir :

1° la présidence de la Commission se décide à la majorité qualifiée des 28 Etats (soit 21 Etats représentants 65% de la population)

2° à la majorité absolue pour la présidence du Parlement

3° sachant qu’il est à la base et en principe exigé que les candidats aient un profil de « très haut niveau » capable de leur permettre de répondre à Trump, Poutine ou Xi Jinping .

Depuis le lendemain des élections européennes, la France et l’Allemagne, sans lesquelles aucun accord n'est possible, ne s’entendent sur rien à ces sujets, pourtant essentiel pour les équilibres et l’avenir de l’UE.

Le sommet de Bruxelles (Consillium) des 20 et 21 juin, où la question avait été mise à l’ordre du jour, s’est achevé dans l’impasse alors que, comme on sait, la date limite d’installation du Parlement Européen dans sa nouvelle composition est prévue pour le 2 juillet ? Le temps presse !

C’est par le Parlement Européen que tout doit commencer.

Le Parlement Européen est la seule institution de l’UE élue au suffrage universel. Son influence politique et ses pouvoirs n’ont cessé de croitre depuis 1957. Le Parlement Européen joue un rôle majeur dans le processus décisionnel de l’Union Européenne : il vote conjointement avec le Conseil Européen et sur proposition de la Commission, la législation de l’Union ; il établit le budget et exerce un contrôle politique sur l’ensemble des institutions ; il dispose du pouvoir important de choisir le Président de la Commission Européenne sur proposition du Conseil.

Dans ce contexte, on comprend mieux pourquoi c’est le processus de désignation du Président de la Commission qui en premier lieu a fait débat , certains à l’exemple de la Chancelière allemande, Angela Merkel, voulant lier davantage cette désignation au résultat des élections au Parlement (procédure du « SpitzenKandidat »), d’autre, à l’exemple du Président français Emmanuel Macron, voulant l’en détacher.

Qu’est ce que la procédure du "SpitzenKandidat"?

Depuis le traité de Lisbonne de 2009, ce ne sont plus les chefs de l’Etat qui nomment le Président de la Commission mais c’est le Président du Parlement Européen et dans ce cadre le traité de 2009 a prévu un lien réel avec le résultat des élections européennes.

Le Conseil Européen doit en fonction de ces règles proposer un candidat à la fonction de Président de la Commission tenant compte des résultats électoraux.

Le candidat à la Présidence du Parlement européen doit être préalablement élu par les députés européens, ou plus précisément par la majorité qui s’est dégagée lors des élections.

C’est donc bien sur la base de ce que prévoit le traité que la procédure du « SpitzenKandidat » a été mise en place, un système emprunté au demeurant au système électoral allemand. Le terme « SpitzenKandidat » désigne donc bien « le candidat arrivé en tête de liste ». Le 7 février 2018, le Parlement Européen sortant avait rappelé son attachement à ce mode de sélection du Président de la Commission, qui selon lui avait été une réussite depuis 2004 (voir exemple de Jean Claude Junker issu du PPE).

Appliqué à l’UE, il désigne le mécanisme selon lequel le Président du Parlement Européen, qui désignera ensuite celui de la Commission, doit être le candidat du groupe ayant remporté le plus de sièges et est donc majoritaire.

Pour autant et pour atteindre ce résultat il faut que chaque groupe ait désigné préalablement son candidat et compté ses troupes.

Le PPE qui est toujours le groupe majoritaire (même s’il a perdu des sièges en raison de la défaite des LR et de Bellamy en France) et qui compte aujourd’hui 182 sièges a désigné comme tête de liste Manfred Weber, un candidat qui tout naturellement a vocation à devenir Président de la Commission et qui au demeurant est soutenu par la Chancelière allemande.

Cette solution ne s’est pas avéré du gout de tout le monde. Depuis quelques semaines en effet des voix se sont élevées contre le mécanisme du « SpintzKandidat ». Parmi eux, Donald Tusk, le Président en sa formation actuelle du Conseil Européen qui a déclaré récemment que : « le mécanisme de sélection mis en place depuis 2004 ne présentait pas de caractère automatique, les chefs d’Etat ou le Chefs de Gouvernement considérant qu’ils devaient jouir d’une certaine autonomie ? »

Des tractations doivent se poursuivre dès aujourd’hui, vendredi 29 juin au G20 à Osaka (Japon).

A l’heure ou nous écrivons Manfred Weber tient toujours la corde, soutenu par Angela Merkel. Manfred Weber qui est député européen depuis 2004 et qui est issu de la très conservatrice CSU, branche bavaroise de la CDU allemande dont est issu Angela Merkel est pourtant un inconnu du public. « Il n’a jamais été chef de l’Etat ni Premier Ministre », une tare que ne manque pas de relever Emmanuel Macron qui le trouve …. Trop jeune…

Ingénieur de formation, c’est un pur produit européen. Sa désignation à la tête du PPE a été une surprise. Il ne parle pas le français, et pratique un anglais basique (parler français et anglais fluently sont deux exigences posées par les Etats pour occuper la fonction de Président de la Commission Européenne).

Pour obtenir le poste, Manfred Weber devra réunir au moins 372 voix sur son nom au Parlement, un chiffre élevé que le PPE ne peut lui apporté seul (18 sièges).

Le 20 juin, depuis Bruxelles les sociaux démocrates et les libéraux ont annoncé qu’ils ne voteront pas pour le « SpintzKandidat » allemand. La fronde est emmené par Emmanuel Macron lui-même ;

Mais depuis, le PPE a fait savoir de son coté qu’il n’avait pas l’intention d’abandonner son candidat, pourtant affaibli. L’actuel Président du PPE, Joseph Daulh, un proche d’Angela Merkel n’a pas hésité à brandir la menace du blocage. Le cavalier seul et l’arrogance (une fois de plus) d’Emmanuel Macron sont en train de soulever l’hostilité et un « french basching » qui lui ont déjà aliéné beaucoup de soutiens.

Côté allemand, l’exaspération est en effet à son comble. La CDU/CSU est furieuse et de plus en plus résolue à faire barrage, en réponse, au candidat d’Emmanuel Macron, le français Michel Barnier, le négociateur du Brexit.

La relation entre Emmanuel Macaron et Angela s’est une fois de plus détériorée.

La bataille des postes clefs en Europe est devenue un terrain d’affrontements entre Paris et Berlin, qui laissera des traces.

En attendant on est à moins de 6 jours de l’installation du parlement européen qui devrait avoir lieu le 2 juillet. En coulisse, on annonce que des petits déjeuners sont en tarin d’être préparer, pour pouvoir donner du temps au temps, quelques heures….supplémentaires qui pourraient être utiles.

Dans cette lutte de pouvoir assez inédite c’est une fois de plus la démocratie européenne et son avenir qui sont en jeu et qui risquent d’en prendre un coup.

Clara Mitchell pour DayNewsWorld

LA MEUTE CONDAMNEE POUR VIOL COLLECTIF

A 15 ANS DE PRISON

Pour la justice, «La Meute» s'est bien rendue coupable d'un viol collectif. La plus haute instance judiciaire espagnole a requalifié les faits dans cette affaire qui avait ému l’Espagne l’an dernier. La plus haute instance judiciaire espagnole a aggravé à 15 ans de prison les condamnations prononcées contre cinq hommes en requalifiant les faits en « viol », dans l'affaire de « la Meute ».

La justice espagnole n’y a vu, à deux reprises, qu’un abus sexuel . La Cour suprême a tranché définitivement la question : il a bien eu viol collectif. Ils ont écopé de 15 ans de prison chacun .

Ces cinq hommes, qui se surnommaient « la Meute », avaient violé collectivement une jeune fille de 18 ans en juillet 2016 à Pampelune (nord), en pleines fêtes de la San Firmin.

Ils s'en étaient vantés sur WhatsApp

Moins d'un quart d'heure après l'avoir rencontrée, ivre, ils lui avaient fait enchaîner fellations et rapports sans préservatifs dans l'entrée d'un immeuble, avant de voler son téléphone et de la laisser à moitié nue. S'en vantant sur un groupe WhatsApp, les cinq hommes avaient diffusé des images de leurs agissements.

Leur condamnation en première instance en avril 2018 à neuf ans pour abus sexuel - et non pour viol - et leur remise en liberté provisoire avaient entraîné d'énormes manifestations à travers le pays.

Cette peine avait été confirmée en décembre par une juridiction d'appel qui avait estimé qu'il n'y avait pas eu violence et qu'il était trop difficile de déterminer s'il y avait eu intimidation, les deux conditions nécessaires pour conclure au viol, selon le code pénal espagnol.

Mais la Cour suprême a cassé ces deux décisions de justice et considéré que les faits « ne pouvaient constituer un délit d'abus sexuel » mais étaient bien constitutifs « d'un viol ».

Décrivant un « authentique scénario d'intimidation », les cinq magistrats, dont deux femmes, ont souligné qu'« à aucun moment la victime n'avait consenti aux actes sexuels commis par les accusés ». « Il est inadmissible de forcer le droit à l’extrême en exigeant des victimes des attitudes héroïques qui les conduiraient à endurer un plus grand mal », a écrit le parquet. Evoquant « une intimidation suffisante pour annuler la volonté de la victime », le parquet demandait donc la reconnaissance du viol.

Depuis, le gouvernement socialiste a annoncé sa volonté de réformer le Code pénal pour introduire la notion de consentement sexuel explicite, sur le modèle de la Suède, où tout acte sexuel sans accord clair est considéré comme un viol. La décision pourrait être connue dès vendredi.

Boby Dean pour DayNewsWorld

DEUX FINALISTES POUR LE POSTE

DE PREMIER MINISTRE AU ROYAUME-UNI

L’ancien ministre des affaires étrangères de Theresa May disputera le vote du Parti conservateur pour le poste de premier ministre face au « brexiter » dur, Boris Johnson.

Les adhérents du parti conservateur vont désormais choisir parmi ces deux candidats pour remplacer Theresa May au 10 Downing Street. Ils ne sont désormais plus que deux dans la course pour le 10 Downing Street et la tête du Parti conservateur au Royaume-Uni. L'ancien maire de Londres, Boris Johnson, et le chef de la diplomatie britannique, Jeremy Hunt, ont été choisis par les députés conservateurs pour briguer la succession de la Première ministre, Theresa May, à l'issue d'un cinquième vote jeudi 20 juin. Les résultats de cette consultation seront connus dans la semaine du 22 juillet.

Personnalité éloquente mais terne, Jeremy Hunt, 52 ans , devenu multimillionnaire après avoir fondé Hotcourses, une société spécialisée dans les sites Internet universitaires, s’est lancé en politique en 2015 en se faisant élire dans une circonscription du Surrey (sud-ouest de Londres) acquise aux conservateurs. Proche de l’ancien premier ministre, David Cameron, il a été son ministre de la culture, avant de devenir ministre de la santé pour huit ans.

Après avoir pris position contre le Brexit lors du référendum de 2016, il a tourné casaque à l’automne 2017, affirmant qu’il voterait pour le Brexit en cas de second référendum en raison de l’« arrogance » de la Commission européenne dans les négociations avec Londres. Promu ministre des affaires étrangères en juin 2018 après la démission de Boris Johnson, il osé comparer l’Union européenne à une prison soviétique. Conscient de l'enjeu du Brexit pour son pays ,M.Hunt a déclaré:  « Je mesure la responsabilité qui pèse sur mes épaules : montrer à mon parti comment nous pouvons mettre en œuvre le Brexit sans provoquer une élection », a réagi Jeremy Hunt sur Twitter.

Jeremy Hunt compte en effet renégocier l'accord de sortie du Royaume-Uni conclu en novembre avec Bruxelles. Il est disposé à repousser la date du Brexit, si les dirigeants européens acceptent de rouvrir les négociations. Mais le chef de la diplomatie britannique est aussi prêt à quitter l'Union européenne sans accord s'ils refusent.

Moins modéré que son rival, Boris Johnson part cependant comme le grand favori dans cette course, avec une large avance de 160 voix sur 313, suivi par Jeremy Hunt, 77 voix. Ex-ministre des Affaires étrangères de Theresa May, Boris Johnson s'est dit sur Twitter « profondément honoré d'avoir obtenu plus de 50% des suffrages ». L 'ancien maire de Londres veut quant à lui que le Royaume-Uni quitte l'UE le 31 octobre, accord renégocié ou pas. Et il menace même de ne pas payer la facture du Brexit – un montant évalué entre 40 et 45 milliards d'euros – si l'UE n'accepte pas de meilleures conditions pour son pays. D'aucuns voient déjà Boris Johnson élu au poste de chef du Parti, excepté s'il devient son propre ennemi...

Ce scrutin est crucial pour le Royaume-Uni dans la désignation du prochain chef du Parti conservateur, à qui reviendront les clefs du 10 Downing Street mais aussi l'épineux dossier du Brexit, programmé pour le 31 octobre.

Boby Dean pour DayNewsWorld

FRANCE LES URGENCES EN GREVE

Ce mardi 11 juin, à l'appel de l'intersyndicale CGT-FO-Sud santé et CFE-CGC, les personnels soignants sont appelés à manifester contre la dégradation des services publics dans les hôpitaux.

Des manifestations sont ainsi prévues en régions, et à Paris, devant le ministère de la Santé.

Au même moment, Agnès Buzyn, sera face aux sénateurs pour défendre son projet de loi « Ma Santé 2022 », qui doit « redonner un souffle nécessaire à notre système de santé ».

Elle a également promis une « mission de refondation » des services d'urgences menée par Thomas Mesnier, député LaRem.

Plus de 95 services d’urgence en grève partout sur le territoire, des équipes grévistes réquisitionnées manu militari à leur domicile pour prendre leur poste de travail, des soignants épuisés obligés d’être arrêtés par leur médecin, la situation est explosive aux urgences.

La grève des urgences est un mouvement de fond que l’énième mission, même de «refondation», commandée par la ministre de la santé Agnès Buzyn, ne calmera pas .

Boby Dean pour DayNewsWorld

LE D-DAY OU LA PAIX EN HERITAGE

Donald et Melania Trump ont retrouvé jeudi matin Emmanuel et Brigitte Macron afin d'honorer la mémoire des combattants américains pour le 75ème anniversaire du débarquement.

La France célèbre jeudi le 75e anniversaire du Débarquement allié sur les plages de Normandie en présence de Donald Trump, Emmanuel Macron, et de plusieurs vétérans centenaires.

Le président américain et sa femme Melania ont atterri en milieu de matinée à Caen à bord d'Air Force One.

Etape-clé de la libération de l’Europe du joug nazi, ce débarquement est le plus important de l’histoire par le nombre de navires engagés. Près de 3 000 civils normands ont perdu la vie les 6 et 7 juin, soit presque autant que de militaires alliés le jour J.

En début de la matinée, Theresa May et Emmanuel Macron ont entamé ces célébrations côté français en dévoilant la première pierre du futur mémorial en hommage aux militaires britanniques, à Ver-sur-Mer (Calvados).

Le président français a réaffirmé la solidité « des liens singuliers » entre la France et le Royaume-Uni malgré la perspective du Brexit, et juste avant le prochain départ de Mme May de la tête du gouvernement britannique.

Cette cérémonie est l'une de ses dernières apparitions officielles à l'étranger. A l'issue de la cérémonie, les deux dirigeants ont salué les vétérans avant d'admirer la Gold Beach.

Donald et Melania Trump ont retrouvé jeudi matin Emmanuel et Brigitte Macron afin d'honorer la mémoire des combattants américains pour le 75ème anniversaire du débarquement.

Le cimetière américain de Colleville-sur-Mer, site majestueux surplombant la falaise compte 9.387 croix ou étoiles de David blanches parfaitement alignées sur un gazon vert qui semble s'étendre à perte de vue.

Environ 160 vétérans de la Seconde Guerre mondiale (45 du Jour J) sont présents pour la cérémonie

De leur côté, le Premier ministre français Edouard Philippe et son homologue canadien Justin Trudeau ont célébré les 14 000 Canadiens débarqués le 6 juin.

« Il y a 75 ans jour pour jour, sur ces côtes, sur ces falaises, 10.000 hommes ont versé leur sang et des milliers ont sacrifié leur vie pour leurs frères, leurs pays, et pour la survie de la liberté », a déclaré Le Président Donald Trump.

Boby Dean pour DayNewsWorld

75 E ANNIVERSAIRE DU DEBARQUEMENT

Le coup d’envoi des célébrations est donné ce jour en Angleterre, à Portsmouth où une cérémonie internationale réunit la reine Elizabeth II, la Première ministre britannique Theresa May, Donald Trump, Emmanuel Macron et Justin Trudeau.

Après avoir assisté à deux heures de représentations, ils vont participer à un déjeuner ensemble.

Jeudi, ils sont attendus sur sept sites français de Normandie pour une séquence diplomatico-mémorielle dans le cadre du

«D-Day».

Au total plus de 280 événements ont été labellisés pour ce 75e anniversaire du débarquement, avec de nombreux bals populaires, feux d’artifice et sauts de parachutistes.

Etape clé de la libération de l’Europe du joug nazi, le débarquement du 6 juin 1944 est le plus important de l’histoire par le nombre de navires engagés :

6 939 navires ont débarqué 132 700 hommes sur les plages de Normandie.

Près de 3 000 civils normands ont perdu la vie les 6 et 7 juin, soit presque autant que de militaires alliés le Jour J.

De 5 à 6 millions de touristes sont attendus en 2019 sur les sites de la bataille de Normandie dans le cadre de cet événement.

Boby Dean pour DayNewsWorld

ARRIVEE TRIOMPHANTE DE DONALD TRUMP

A LONDRES

A partir de ce lundi, le président américain débute une visite officielle de trois jours au Royaume-Uni, afin de commémorer le Débarquement allié en Normandie.

Quelques heures seulement avant l’atterrissage d'Air Force One sur le sol britannique, lundi 3 juin, Donald Trump s’est fendu d’un tweet qui critiquait ouvertement le maire de Londres.

Il y qualifiait le maire de la capitale britannique Sadiq Khan de « loser total ». «Sadiq Khan (...)

a fait des commentaires méchants «concernant le président des Etats-Unis», a tweeté Donald Trump, estimant que ce «loser total» ferait mieux de se concentrer sur la lutte contre la criminalité à Londres.

Une drôle de façon de remercier celui qui sera son hôte durant trois jours.

Heureusement le président des États-Unis ne rencontrera pas l’édile pendant ce séjour, mais Theresa May, Première ministre sur le départ pour avoir échoué à mettre en œuvre la sortie de l'Union européenne, trois ans après le référendum du Brexit.

En juillet dernier, lors d’une précédente visite, Donald Trump avait déjà fait la leçon à la cheffe du gouvernement sur cet inextricable Brexit.

Cette fois encore, Donald Trump ne devrait pas hésiter à jouer les moralisateurs avec son homologue britannique.

Dans un entretien accordé au Sunday Times, dimanche 2 juin, le président américain a redit son attachement à un Brexit dur.

Egal à lui-même , Donald Trump a également recommandé à son futur successeur de quitter l'UE sans accord et fait de l'ex-ministre des Affaires étrangères Boris Johnson, partisan d'un Brexit dur, son champion pour la remplacer.

Jeremy Corbyn, le chef du Labour, principal parti d'opposition britannique, a qualifié les commentaires de Donald Trump d'«ingérence inacceptable dans notre démocratie».

Parmi ses opposants, le président américain compte même Meghan Markle. La duchesse de Sussex a d’ailleurs prétexté de devoir s’occuper d’Archie pour ne pas avoir à côtoyer le président des États-Unis à Buckingham Palace.

Depuis, celui-ci l’aurait traitée de « méchante » au cours d’une interview.

Alize Marion pour DayNewsWorld

MOSCOU ESPIONNERA LES RUSSES

UTILISATEURS DE TINDER

La célèbre application de rencontres Tinder devra collaborer avec les services de sécurités russes , dont le FSB, en partageant les données de ses utilisateurs.

C'est ce qu'a affirmé le gendarme de l'internet russe Roskomnadzor lundi.

Roskomnadzor tient en effet une liste de services en ligne actifs en Russie qui doivent fournir les données de leurs utilisateurs aux autorités russes, si celles-ci en font la demande.

Tinder «a été ajouté à ce registre après avoir transmis les informations nécessaires, à la demande de Roskomnadzor», a tweeté l'agence des télécoms russe.

Roskomnadzor établit cette liste en collaboration avec les services de sécurité russes.

Elle oblige ses membres à partager ses clés de chiffrement avec les autorités et à conserver en Russie les données de leurs utilisateurs pendant six mois.

Actuellement, ce registre compte des dizaines d'entreprises dont le réseau social russe Vkontakte.

Boby Dean pour DayNewsWorld

L'AUTRICHE A UNE CHANCELIERE

Le président autrichien Alexander Van der Bellen a désigné jeudi la cheffe de la Cour constitutionnelle comme chancelière par interim.

C'est la première femme à occuper ce poste.

Brigitte Bierlein est chargée de former un gouvernement technique intérimaire qui expédiera les affaires courantes en attendant les élections législatives prévues en septembre. Son prédécesseur Sebastian Kurz a été renversé par le Parlement à la suite du scandale de corruption dit de l'Ibizagate.

«Je vais m'efforcer de gagner la confiance des Autrichiens», a affirmé Brigitte Bierlein dans une déclaration télévisée où elle est apparue au côté du président Van der Bellen.

Elle a annoncé qu'elle allait entamer des discussions avec les partis politiques et les organisations de la société civile dans les prochains jours.

Elle a indiqué que Clemens Jablons, un ancien président de la Cour administrative suprême, «était prêt à assumer les fonctions de vice-chancelier et ministre de la Justice». Elle a ajouté qu'elle allait proposer le ministère des affaires étrangères au diplomate Alexander Schallenberg.

Motion de censure

Le chancelier conservateur autrichien Sebastian Kurz a été renversé lundi par une motion de censure. Elle a été votée par les principaux partis d'opposition, dix jours après le scandale de l'Ibizagate qui a fait exploser la coalition que son parti OVP avait formée avec l'extrême droite du FPÖ.

La coalition ÖVP-FPÖ a volé en éclats avec la diffusion le 17 mai d'une vidéo piège tournée en 2017 sur l'île espagnole d'Ibiza.

Dans cette vidéo, le vice-chancelier et ex-chef FPÖ, Heinz-Christian Strache, se montrait prêt à offrir à la fausse nièce d'un oligarque russe d'importants marchés publics en échange de financements illégaux.

Carl Delsey pour DayNewsWorld

UNE VAGUE VERTE EUROPEENNE AVEC LAQUELLE LES PARTIS POLITIQUES VONT DEVOIR COMPOSER

Les élections « montrent que nous ne mettons pas la crise climatique seulement à l'agenda de la rue mais aussi dans les bureaux de vote », s'est félicitée la figure de proue des Fridays for Future en Allemagne, Luisa Neubauer.

Avec des scores à deux chiffres chez des poids lourds de l'UE, en Allemagne, en France en particulier, les partis écologistes ont enregistré un succès historique aux Européennes : l'urgence climatique s'impose désormais comme un sujet crucial pour les électeurs.

Les Grünen allemands ont doublé leurs résultats par rapport à 2014 avec 20,9% des voix. En France, les écologistes sont en 3e position avec 12%. En Autriche, en Irlande, aux Pays-Bas leurs homologues sont aussi au-delà de 10%, avec des scores importants attendus au Royaume-Uni comme en Belgique.

Pourquoi une telle percée inédite des écologistes ?

Les Verts sont arrivés avec cette élection à séduire un électorat jusque là peu présent dans les urnes , à savoir  la jeunesse.

Selon un sondage* Ipsos/Sopra Steria pour France Télévisions et Radio France, les Verts EELV ont en effet recueilli 25 % des voix chez les 18-24 ans, devançant, sur cette tranche d’âge, le RN (15 %) et LREM (12 %). Et lors de ce scrutin, EELV est devenu le premier parti chez les 18-34 ans. Un succès qui dépasse les frontières : en Allemagne, les Verts (Grüne) sont aussi en tête chez les moins de 30 ans, avec 33 % des suffrages. Dans l'électorat allemand, une rupture générationnelle se dessine par ailleurs, les Verts arrivant largement devant les conservateurs parmi les 18-44 ans quand la CDU-CSU de Mme Merkel domine chez les plus de 60 ans.

De quoi valider l’émergence d’une génération écologiste portée par la jeunesse ?

L’enjeu écologique a gagné la conscience des jeunes car ces derniers savent qu'ils vivront le réchauffement climatique et en subiront les conséquences d'autant que les alertes alarmantes lancées par la communauté scientifique se sont multipliées. Ces enjeux très politiques peuvent donc être très mobilisateurs pour la jeunesse. D'ailleurs cette dernière s'est emparée du sujet en organisant ces derniers mois les marches pour le climat et les « Fridays for future » un peu partout en Europe.

Mais si les écologistes séduisent aujourd’hui une grande partie des jeunes électeurs européens, ils sont loin d’avoir conquis l’ensemble de la nouvelle génération et de se l'être attachée. La tendance n’est pas unanime en Europe, notamment en Espagne, en Italie, en Grèce et à l’Est, où les partis écologistes sont quasi inexistants. De plus la jeunesse veut une transformation radicale de la société, ce qu'aucun parti ne leur propose actuellement et 60% des jeunes n'ont pas voté.

Les Verts , qui pourraient se retrouver en position de faiseurs de roi ou peser sur la composition de la Commission européenne et l'identité de son président, si ni le centre-droit (PPE) ni le centre-gauche (PSE) ne parviennent à obtenir une majorité absolue, compte en tout état de cause adopter une position très pragmatique. Interrogée à la télévision allemande, la cheffe de file des Verts européens a refusé de se prononcer sur sa préférence : « Ce qui nous intéresse, c'est que nos propositions » soient reprises, a martelé Ska Keller.

« Ce résultat est une invitation à toute le spectre politique: attaquez-vous vraiment à la crise climatique », a tweeté Luisa Neubauer, « la planète se fiche de savoir si la protection du climat est de gauche ou libérale. »

Joanne Courbet pour DayNewsWorld

ELECTIONS EUROPEENNES

CES EGERIES DE L'ECOLOGIE

Elles sont jeunes et incarnent cette génération montante qui place l'avenir de la planète au cœur du débat politique.

Grâce à ces jeunes filles, Greta, Luisa et d'autres la percée des écologistes aux élections européennes s'est propagée dans toute l'Europe.

Sans ces jeunes qui n'ont souvent pas encore l'âge de voter, les partis Verts de l'Union européenne auraient peut-être enregistré une poussée mais leur activisme tous azimuts dans les médias, dans la rue et sur les réseaux sociaux a indéniablement un effet mobilisateur.

Les Verts européens ont réalisé une forte poussée, tirés en particulier par les scores des écologistes allemands (20,5%), français (13,47%) et britanniques (12,1%).

A 16 ans, la Suédoise Greta Thunberg, égérie d'un mouvement devenu mondial, fait converger sur son nom des centaines de milliers de jeunes dans des dizaines de pays lors des manifestations «Fridays For Future», et fait des émules un peu partout.

L'une d'elles, Luisa Neubauer, étudiante de 23 ans, est surnommée «la Greta allemande».

Greta a inspiré d'autres jeunes filles et femmes, comme en Belgique les étudiantes flamandes Anuna De Wever, 17 ans, et Kyra Gantois, 20 ans, ou en Ouganda Leah Namugerwa, 14 ans.

Anuna et Kyra ont déjà publié un essai, Nous sommes le climat. Lettre à tous, publié en France chez Stock.

Andrew Preston pour DayNewsWorld

LE CHANCELIER AUTRICHIEN SEBASTIAN KURZ RENVERSE PAR LE PARLEMENT

Le chancelier autrichien Sebastian Kurz a été renversé lundi par une motion de censure adoptée par les principaux partis d'opposition, dix jours après le scandale de l'Ibizagate qui a fait exploser la coalition qu'il avait formée avec l'extrême droite.

Le sort gouvernemental de cet homme politique de 32 ans, au pouvoir depuis fin 2017, a été scellé par la décision lundi du FPÖ de voter la défiance aux côtés des sociaux-démocrates du SPÖ. Ces deux formations cumulent une majorité de 103 mandats dans l'hémicycle de 183 sièges.

Il appartient désormais au président Alexander Van der Bellen de former un gouvernement technique intérimaire qui expédiera les affaires courantes jusqu'à l'automne.

Encore cité il y a peu en modèle par les tenants d'une droite dure en Europe pour le gouvernement qu'il avait formé avec le FPÖ, le jeune chef de gouvernement conservateur a lui-même été emporté par la crise politique qui a impliqué son ancien allié. Il a donné rendez-vous à ses soutiens pour les législatives anticipées de septembre.

Plus jeune dirigeant d'Europe, Sebastian Kurz devient le premier chancelier autrichien à être renversé par une motion de censure, et celui dont le mandat aura été le plus bref, malgré des taux de popularité au plus haut.

La destitution de M. Kurz intervient paradoxalement après que son parti ÖVP a recueilli dimanche le meilleur score jamais réalisé par une formation autrichienne à des européennes depuis l'adhésion du pays en 1995, avec de 34,9% à 35,4% des voix selon les projections.

Le chef des conservateurs a désormais les coudées franches pour préparer les législatives. «En septembre, ce sera le peuple qui décidera», a souligné M. Kurz lors de sa première apparition publique après sa destitution.

«Je suis toujours là et nous nous battrons. Le changement que j'ai initié il y a deux ans ne s'arrêtera pas», a-t-il martelé dans un discours aux allures de lancement de campagne.

Britney Delsey pour DayNewsWorld

LE NOUVEAU PARLEMENT EUROPEEN


Paul Emison pour DayNewsWorld

 

THERESA MAY ANNONCE SA DEMISSION

BROYEE PAR LE BREXIT

«Theresa May doit maintenant démissionner », avait déclaré sur Twitter le député conservateur David Evennett.

« Nous avons besoin d’un nouveau Premier ministre, d’un nouveau gouvernement et d’une nouvelle approche sur le Brexit ».

C'est bientôt chose faite :

la Première ministre a indiqué ce vendredi qu'elle démissionnait de son poste.

Theresa May a annoncé vendredi sa démission, suite à son échec à faire adopter son plan de retrait de l'Union européenne. Une démission effective au 7 juin.

La voix étranglée par l'émotion, Theresa May a précisé qu'elle démissionnerait de ses fonctions de cheffe du Parti conservateur - et donc de cheffe du gouvernement - le 7 juin, dans une allocution prononcée devant le 10, Downing Street.

Elle a exprimé, au bord des larmes, « un profond regret de ne pas avoir été capable de mettre en oeuvre le Brexit » .

Boris Johnson, champion des Brexiters, fait partie des favoris pour la remplacer.

Les candidatures à sa succession devront être déposées avant le 14 juin. La semaine suivante, les députés conservateurs commenceront à éliminer les candidats un à un via des votes successifs pour aboutir à un duo final, «un processus qui devrait être terminé à la fin du mois de juin», a précisé le parti vendredi. Ses membres choisiront ensuite leur favori parmi les deux finalistes. En poste jusqu’à l’élection du nouveau chef du parti conservateur, Theresa May restera donc première ministre au plus tard jusqu’à la fin de juillet.

«Mon successeur devra trouver un moyen d’aller de l’avant qui honore le résultat du référendum», a-t-elle rappelé en guise d’ultime conseil.

Joanne Courbet pour DayNewsWorld

BREXIT OU UN SECOND REFERENDUM


« Votez ma loi, et vous pourrez ensuite l’amender en prévoyant un deuxième référendum », a lancé la cheffe de gouvernement en présentant aux députés le texte de l’accord de divorce d'avec l'UE

La Première ministre britannique Theresa May a proposé, ce mardi 21 mai, aux députés de voter un « nouvel accord de Brexit » afin de permettre au Royaume-Uni de sortir de l'Union européenne, comme l'ont voté les Britanniques il y a trois ans. Pour eux se présente ainsi « une dernière chance » de répondre à la volonté des électeurs.

Elle doit en effet soumettre dans la semaine du 3 juin à la Chambre des communes une loi d’application du Brexit, et ce alors que les députés ont rejeté par trois fois l’accord conclu avec l’Union européenne.

Le projet de loi sur le retrait (Withdrawal Agreement Bill) que la Première ministre britannique compte soumettre au vote des députés inclut une disposition prévoyant un vote pour ou contre la tenue d'un nouveau référendum à propos de ce texte.

« Je reconnais la force sincère et authentique du sentiment de la Chambre sur cette question importante », a déclaré Theresa May. « Le gouvernement intégrera donc dans l'introduction du Withdrawal Agreement Bill l'obligation de voter sur la tenue ou non d'un second référendum », a-t-elle dit. « Cela doit avoir lieu avant que l'accord de retrait soit ratifié », a-t-elle expliqué.

Par conséquent, aux députés qui veulent un second référendum pour confirmer l'accord, je dis qu'il faudra [adopter] le Withdrawal Agreement Bill pour qu'il ait lieu. »

Mme May a déclaré avoir aussi écouté les inquiétudes des unionistes du parti nord-irlandais DUP à propos du « filet de sécurité » (backstop), une solution incluse dans le traité de retrait de l’UEet destinée à éviter le retour d’une frontière physique entre la province britannique d’Irlande du Nord et l’Irlande. Le backstop, solution de dernier recours, n’entrerait en vigueur qu’après la période de transition et si aucune autre solution n’était trouvée d’ici à la mi-2020 entre Londres et Bruxelles.

La dirigeante conservatrice a également affirmé que son projet de loi donnera des garanties supplémentaires sur les droits des travailleurs et les protections environnementales, ce qui était aussi réclamé par l'opposition travailliste.

Des annonces qui interviennent quatre jours après la rupture par le Labour des discussions avec Theresa May.

Quoiqu'il advienne, la cheffe du gouvernement devrait quitter ses fonctions dans la foulée, poussée vers la sortie par son propre camp...

Joanne Courbet pour DayNewsWorld

LE GRAND RENDEZ-VOUS DES DROITES NATIONALISTES A MILAN

OU VERS UNE COALITION LARGE ?

Matteo Salvini rassemble ce samedi les représentants d’une dizaine de partis souverainistes pour partir à la conquête de l’Union européenne. À une semaine du scrutin européen Matteo Salvini et sa principale alliée Marine Le Pen, présidente du Rassemblement national (RN) en France souhaitent réussir l’alliance de douze partis nationalistes et identitaires, dont les positions divergent pourtant sur de nombreux points.

Ils ont tous deux sillonné l'Europe ces dernières semaines dans l'espoir de créer un grand groupe d'eurodéputés pour changer de l'intérieur le visage de l'Union européenne. L'Italien se rêve en capitaine des populistes à Strasbourg. Matteo Salvini semblet en position de force : être au pouvoir et ministre de l'Intérieur, c’est-à-dire, celui qui justement est là pour réguler les flux migratoires, combattre la criminalité est un atout incontestable.

«Nous sommes à la veille d’un exploit historique. Pour la première fois depuis soixante ans, nous avons la capacité d’incarner une véritable alternance au sein de l’hémicycle de Strasbourg. Comme de bloquer l’Union européenne dans sa course folle vers plus de fédéralisme.», affirmait la présidente du RN jeudi dans une interview au Figaro.

L'Europe des nations et des libertés, troisième force du Parlement ?

Leur objectif est de faire du groupe Europe des nations et des libertés (ENL), où siègent déjà la Ligue, le RN, le FPÖ autrichien ou le Vlaams Belang flamand, la troisième force du Parlement européen, une place que convoitent aussi les libéraux de l’ALDE, où pourraient siéger les élus français rangés derrière le président Emmanuel Macron.

Outre les alliés historiques du groupe ENL, le leader de la Ligue pourra se targuer d’avoir réuni autour de lui des poids lourds tels que l’AfD allemande, le Parti du peuple danois et les Vrais Finlandais. Le fer de lance de la ligne anti-migrants en Europe a pu attirer dans son champ des candidats qui ne font pourtant pas partie du même groupe politique au Parlement européen. C’est le cas par exemple d’Olli Kotro des Vrais Finlandais, ou d’Anders Vistisen du Parti populaire danois, qui font partie des Conservateurs et réformistes européens (CRE). Mais ni les conservateurs du Pis polonais, ni le parti du premier ministre hongrois Viktor Orban, n’auront cédé aux sirènes du rassemblement populiste.

Des divergences

C'est que les divergences sont en effet nombreuses comme, par exemple, sur le rapport à entretenir avec la Russie, Marine Le Pen et Matteo Salvini étant proches de Moscou alors que les partis nationalistes des anciens pays communistes y sont allergiques. Pour Varsovie, très méfiant vis-à-vis de Moscou, impossible donc de s’associer au groupe ENL réputé très proche du Kremlin. Viktor Orban, provisoirement suspendu de la droite européenne (PPE) en raison de ses dérives autoritaires,  se contente de flirter avec l’extrême droite.

Même à propos de l'immigration une alliance entre Matteo Salvini et George Meuthen, un dirigeant de l’AfD allemande également présent à Milan, semble totalement impossible, Salvini voulant par exemple, une redistribution des réfugiés en Europe, Meuthen ne voulant accueillir aucun réfugié. Des divergences d'ordre économique sont également à noter : Marine Le Pen est beaucoup moins pro-européenne et beaucoup plus interventionniste économiquement que la quasi-totalité des extrêmes droites au Parlement européen. Par exemple, le FPÖ autrichien a toujours eu une dimension européenne classique, comparable à celle des Républicains.

Toutefois, malgré les nombreuses divergences, l'Europe a un argument majeur : l'argent. Créer un groupe au Parlement européen, c'est obtenir des fonds qui permettent ensuite aux partis de faire de la politique interne. Il est donc possible que les partis nationalistes parviennent à faire alliance...

Et à en croire les projections, le camp eurosceptique pourrait occuper entre 170 et 180 sièges du futur Parlement sur 751.

Alizon Braxton pour DayNewsWorld

BREXIT THERESA MAY SUR LE DEPART

L'opposition travailliste a rompu vendredi les négociations avec le gouvernement sur le Brexit, à six jours des élections européennes.

Les discussions sur l’accord de sortie du Royaume-Uni de l’UE sont « allées aussi loin que possible » compte tenu de « la faiblesse et de l’instabilité croissantes » du gouvernement conservateur, a écrit vendredi le chef du Labour Jeremy Corbyn dans une lettre à Theresa May. Pour lui, « l’autorité érodée » de la dirigeante remet en cause sa capacité à « concrétiser tout engagement » pris au cours de ces pourparlers

La majorité et le principal parti d’opposition à Londres cherchaient depuis début avril à trouver un compromis sur les termes du Brexit. L’objectif était de trouver un terrain d’entente qui aurait notamment pu permettre à Theresa May de faire voter son accord au parlement et donc d’enclencher le Brexit.Le chef de file des Travaillistes explique que les deux parties ont « été incapables de combler d’importants écarts politiques » .

Poussée vers la sortie par les siens

Mais le coup de grâce est venu ce jeudi du redoutable Comité 1922 qui rassemble les députés conservateurs non-membres du gouvernement. Ces derniers ont poussé la cheffe de file des conservateurs à la démission qui a annoncé « un calendrier pour l’élection d’un nouveau leader du Parti conservateur », autrement dit un nouveau premier ministre. Au Royaume-Uni, le chef du parti qui commande une majorité aux Communes devient chef du gouvernement.

Theresa May vit donc ses derniers jours à la tête d’un gouvernement britannique paralysé par l'incapacité de trouver un accord de sortie du Royaume-Uni de l’UE.

Les résultats catastrophiques pour son parti aux élections locales début mai ainsi que les sondages inquiétants pour les européennes ont donc scellé le sort de Theresa May, avec les populistes en embuscade.

Les électeurs reprochent aux conservateurs mais aussi aux travaillistes leurs atermoiements sur le Brexit, initialement prévu le 29 mars mais repoussé au 31 octobre. Pour la quatrième et dernière fois, la première ministre britannique sollicitera des députés, début juin, un vote favorable à l’accord sur le Brexit qu’elle a signé en novembre 2018 avec les vingt-sept pays de l’Union européenne (UE). Puis, quelle que soit l’issue du scrutin, elle tirera sa révérence.

Des candidats sur les starting-blocks

Boris Johnson a confirmé jeudi qu’il serait candidat au poste de Premier ministre. L’ancien maire de Londres, 54 ans, a été l’un des grands artisans de la victoire du Brexit au référendum de juin 2016. Nommé ministre des Affaires étrangères dans la foulée par Theresa May, il n’a cessé de critiquer sa stratégie dans les négociations avec Bruxelles, avant de démissionner pour défendre un hard-Brexit. Mais Michael Gove ministre de l’Environnement, Jeremy Hunt, ministre des Affaires étrangères ou encore, Andrea Leadsom, la ministre chargée des relations avec le Parlement sont aussi de potentiels chefs de gouvernement.

Mais le Royaume-Uni ne sait toujours pas quand ni comment il va sortir de l'UE.

Joanne Courbet pour DayNewsWorld

LE FEUILLETON JUDICIAIRE DE JULIAN ASSANGE FONDATEUR DE WIKILEAKS CONTINUE

L'enquête pour viol, dont est accusé le fondateur de WikiLeaks, est rouverte par la justice suédoise. La justice suédoise a annoncé lundi la réouverture de l'enquête pour viol contre le fondateur de WikiLeaks Julian Assange. Elle espère le voir comparaître devant un tribunal avant la prescription du crime en 2020 s'il n'est pas extradé d'ici là vers les Etats-Unis.

L'annonce du parquet de Stockholm relance un feuilleton judiciaire qui dure depuis près d'une décennie. Pendant cette période, Julian Assange et ses soutiens n'auront eu de cesse de dénoncer une manœuvre destinée à le faire extrader vers les Etats-Unis pour y répondre des fuites de documents secrets américains par WikiLeaks.

C'est officiellement pour éviter cette extradition que l'Australien s'était réfugié en 2012 à l'ambassade d'Equateur à Londres. En son absence, et faute de pouvoir faire avancer l'enquête, la justice suédoise avait abandonné les poursuites en mai 2017. Mais son arrestation spectaculaire le 11 avril à Londres avait ravivé l'espoir de la plaignante et de son avocate de le voir remis à la Suède en vue d'un procès avant la prescription échéant en août 2020.

«J'ai décidé aujourd'hui de rouvrir l'enquête», a annoncé Eva-Marie Persson, procureure adjointe, lors d'une conférence de presse. «M. Assange étant sorti de l'ambassade équatorienne, les circonstances sont réunies pour demander sa remise (à la (à la Suède) en vertu d'un mandat d'arrêt européen, ce qui n'était pas le cas avant le 11 avril.»  Le parquet va émettre dans les plus brefs délais un mandat d'arrêt européen à l'encontre de M. Assange.

Agée d'une trentaine d'années à l'époque des faits, la plaignante avait rencontré son agresseur présumé lors d'une conférence de WikiLeaks à Stockholm. Elle l'accuse d'avoir engagé un rapport sexuel dans la nuit du 16 au 17 août, pendant qu'elle dormait et sans préservatif alors qu'elle lui avait à plusieurs reprises refusé tout rapport non protégé.

Julian Assange a toujours soutenu qu'elle était consentante et avait accepté de ne pas utiliser de préservatif.

«Signal fort»

Son avocat suédois, Per E Samuelson, a estimé lundi que la Suède se «ridiculisait» en relançant des poursuites «vieilles de 10 ans». «Je ne suis pas le moins du monde inquiet pour ce qui concerne la question de la culpabilité», a-t-il dit à la télévision.

Pour l'avocate de la plaignante, la décision de la justice suédoise «envoie un signal fort». «Nul n'est au-dessus de la loi, pas même quand on s'appelle Julian Assange», a lancé Elisabeth Massi Fritz à la presse à Stockholm.

Piratage informatique

Julian Assange, 47 ans, est inculpé par la justice américaine d'association de malfaiteurs en vue de commettre un «piratage informatique», pour avoir aidé l'ex-analyste du renseignement américain Chelsea Manning à obtenir un mot de passe et ainsi accéder à des milliers de documents classés secret-défense. Il refuse d'être extradé vers les Etats-Unis, où selon le représentant de la justice américaine, il risque une peine maximale de cinq ans de prison. La procédure d'examen de la demande d'extradition vers les Etats-Unis suit son cours.

Toutefois selon le parquet suédois, en «cas de concurrence entre un mandat d'arrêt européen et une demande d'extradition américaine, ce sont les autorités britanniques qui fixent l'ordre de priorité».

Britney Delsey pour DayNewsWorld

ELECTIONS EUROPEENNES EMMANUEL MACRON

A QUITTE OU DOUBLE

«Je mettrai toute mon énergie pour que le Rassemblement National (RN) qui est une liste de déconstruction de l’Europe, ne soit pas en tête ; moi je suis un patriote français et européen ; eux ce sont des nationalistes » Emmanuel Macron, Sibiu (Roumanie) jeudi 9 mai 2019

Toute la mystique sur laquelle Emmanuel Macron avait fondé sa campagne présidentielle de 2017 a été ancrée sur l’idée que le « futur » président de la République « En Marche » ambitionnait de transformer la France au moyen de l’Europe.

Une majorité de Français ont entendu le message et ont voté par 56% des voix pour ce jeune et « tout neuf » candidat de 39 ans.

Sur le thème européen, Emmanuel Macron avait donc incontestablement en 2017 « rallumé  des étoiles européennes » dans l’esprit des Français.

Sur le seul sujet de l’Europe, Emmanuel Macron suscitait alors des torrents d’enthousiasme au cours de ses meetings : au seul nom de celle-ci le public se levait !

A partir de son élection, le chef de l’Etat n’a pas cessé de rappeler son combat européen, en particulier lors de son  célèbre discours de la Sorbonne (26/09/2017) ou encore au travers des sévères polémiques qu’il n’a pas cessé d’entretenir avec les vices présidents italiens d’extrême droite, (donc populistes et nationalistes) Di Maio et Salvini, puis un peu plus tard avec le Premier Ministre Hongrois ,Victor Orban.

Mais, derrière ces duels à fleurets à peine mouchetés, le Président de la République française souhaitait, on l’a vite compris, affirmer son leadership sur l’histoire de l’Europe à venir au cours de la prochaine décennie, voire plus.

Le sujet a pris ensuite très vite une tournure franco-française lorsque Emmanuel Macron se permit d’évoquer « la lèpre populiste qui gagne » alors même que, sur le plan européen, il était obligé constater simultanément son isolement, sur ses thèses européistes, suite à l’affaiblissement d’Angela Merkel .

Au début de son mandat Emmanuel Macron estimait pouvoir compter sur un allié : le peuple. Les mouvements sociaux provoqués par l’apparition des Gilets Jaunes lui ont apporté dès la fin de l’année 2018 un cinglant démenti !

Le Roi est aujourd’hui nu ! Incapable de surcroit de mesurer le phénomène de rejet profond qu’il a provoqué et la marée d’hostilités dont les manifestations chaque samedi des Gilets Jaunes ont été l’expression.

Dès lors, pour relancer la dynamique macroniste, il a fallu revoir le discours et la stratégie du mouvement LREM, encalminé par l’entrée en campagne calamiteuse de Nathalie Loiseau, Ancienne  Ministre des Affaires Européennes et tête de la liste « La Renaissance » (LREM).

Pour cela, l’idée est progressivement apparue dans l’entourage d’Emmanuel Macron qu’il vaudrait mieux sortir en bonne position de ces élections européennes ; et pour sortir en bonne position il fallait inquiéter, faire peur et  sonner la mobilisation générale contre les nationalistes.

C’est ainsi qu’est apparu une nouvelle stratégie électorale macroniste  que l’on a vu évoluer vers la dramatisation tant «  la menace populiste » ( ?) était en train de devenir forte…. Et supposée menaçante pour l’avenir de l’Europe !

Et ceci quitte à simplifier le message ! Quitte à le personnaliser de façon maximale !

C’est dans ce contexte que, dès son arrivée à Sibiu (Roumanie), le Chef de l’Etat n’a pas hésité à marteler : «  l’alternative est claire : le choix est entre ceux qui veulent construire l’Europe ensemble, même de manière différente et ceux qui veulent la déconstruire, et même de la détruire pour revenir au nationalisme ». Moi ou le chaos ! Pour reprendre un adage gaullien.

Dans le droit fil de cette analyse, Emmanuel Macron s’est installé depuis quelques jours dans le rôle de meilleur entraineur et de meilleur stimulant électoral. Dans ce rôle par exemple, le Président de la République n’a pas hésité à être le seul orateur à intervenir sur le clip électoral de la liste « La Renaissance » conduite par Nathalie Loiseau, clip qui devrait être diffusé à partir de demain.

La riposte de Marine Le Pen ne s’est pas fait attendre. Invitée sur LCI le jeudi 9 mai, la Présidente du Rassemblement National a dénoncé le rôle de chef de Parti et de Directeur de Campagne dont s’est affublé le Président de la République, qui selon les principes de la Vème République est normalement le Président de tous les Français : «  Si ces élections du fait de l’engagement personnel d’Emmanuel Macron sont transformées en référendum , pro macron, il faut que ce dernier en tire les conséquences et qu’en cas d’échec personnel il ait l’honneur et la dignité de faire comme le Général De Gaulle, qu’il parte s’il n’arrive pas en tête.. »

Le ton vient donc de monter brusquement entre le Chef de l’Etat et la Président de RN.

Le match est ouvert ! Il risque d’être violent ! Il risque aussi de réserver des surprises de taille, que Nathalie Loiseau se remplume ou pas dans les sondages.

Aujourd’hui pour la 3éme fois les deux courbes de résultats se sont croisées. La liste RN arrive en tête avec 22,5% des voix, LREM-La Renaissance étant en dessous avec 22%.

Dans cette situation on peut estimer que l’avenir d’Emmanuel Macron risque de se jouer à quitte ou double.

Clara Mitchell pour DayNewsWorld

UNE TRENTE-QUATRIEME LISTE POUR LES ELECTIONS EUROPEENNES OU L'UNION DES DEMOCRATES MUSULMANS FRANCAIS

Une trente-quatrième liste en France pour les Européennes.

L'Union des démocrates musulmans français (UDMF) a en effet pris le train des élections européennes en marche. 

Le parti a obtenu jeudi 9 mai l'autorisation du ministère de l'Intérieur pour présenter sa liste « Une Europe au service des peuples » lors du scrutin du 26 mai.

La liste avait été invalidée dans un premier temps: selon Nagib Azergui, fondateur du parti et tête de liste il manquait une mention manuscrite à certains documents remis par les candidats de l'UDMF.

Le ministère de l'Intérieur a fini par la valider, après avis du Conseil d'État.

L'Union des démocrates musulmans de France, né à la fin de l'année 2012, a été crée par Nagib Azergui, originaire de Nanterre (Hauts-de-Seine).

Le programme de la liste « Une Europe au service des peuples » est axé autour de « sept défis capitaux », dont l'écologie, la lutte contre l'évasion fiscale, la volonté du vivre-ensemble notamment avec la volonté affichée en fin de programme d' « une loi (...) inscrite au sein du Parlement européen afin de condamner toute diffusion de discours de haine envers la communauté musulmane en permettant la dissolution de toutes associations ou groupements islamophobes, tous médias qui exploitent cette littérature islamophobe pour faire du profit en véhiculant des théories complotistes anti-musulmanes », avance le programme.

L'Union des démocrates musulmans français entend lutter contre l'islamophobie tout en rejetant l'idée de communautarisme. Un défi...

Andrew Preston pour DayNewsWorld

ELECTIONS EUROPEENNES 2019 LISTES FRANCAISES

Elles ont été classées selon l'ordre du tirage du ministère de l'Intérieur. Elles sont au nombre de 33

1 La France insoumise (La France insoumise et Gauche républicaine et socialiste)
2 Une France royale au cœur de l'Europe (Alliance royale)
3 La ligne claire (Souveraineté, identité et liberté et Parti de l'innocence)
4 Parti pirate
5 Renaissance soutenue par La République en marche, le MoDem et ses partenaires
6 Démocratie représentative
7 Ensemble Patriotes et Gilets jaunes : pour la France, sortons de l'Union européenne (Les Patriotes)
8 PACE – Parti des citoyens européens
9 Urgence écologie (Génération écologie, Mouvement écologiste indépendant et Mouvement des progressistes)
10 Liste de la reconquête (Dissidence française)
11 Les Européens (Union des démocrates et indépendants)
12 Envie d'Europe écologique et sociale (Parti socialiste et Place publique)
13 Parti fédéraliste européen – Pour une Europe qui protège ses citoyens (Parti fédéraliste européen)
14 Mouvement pour l'initiative citoyenne
15 Le courage de défendre les français avec Nicolas Dupont-Aignan (Amoureux de la France)
16 Allons enfants
17 Décroissance 2019
18 Lutte ouvrière – contre le grand capital, le camp des travailleurs (Lutte ouvrière)
19 Pour l'Europe des gens, contre l'Europe de l'argent (Parti communiste français)
20 Ensemble pour le Frexit (Union populaire républicaine)
21 Liste citoyenne du Printemps européen avec Benoît Hamon soutenue par Génération.s et DiEM25
22 À voix égales
23 Prenez le pouvoir, liste soutenue par Marine Le Pen (Rassemblement national)
24 Neutre et actif
25 Parti révolutionnaire Communistes
26 Espéranto – langue commune équitable pour l'Europe (Europe Démocratie Espéranto)
27
Évolution citoyenne
28 Alliance jaune, la révolte par le vote
29 Union de la droite et du centre (Les Républicains)
30 Europe Écologie (Europe Écologie Les Verts)
31 Parti animaliste
32 Les oubliés de l’Europe – artisans, commerçants, professions libérales et indépendants – ACPLI
33 Union démocratique pour la liberté, égalité, fraternité (UDLEF)

Plusieurs partis ont renoncé

Cannabis sans frontières
Civitas
Comités Jeanne
Les Radicaux de gauche
Mouvement V
Nouveau Parti anticapitaliste
Parti égalité et justice
Rassemblement des contribuables français
Rassemblement des écologistes pour le vivant
Rassemblement des Gilets jaunes citoyens
Résistons
Volt France

Le dépôt des candidatures s’est achevé ce vendredi 3 mai à 18 h.

La campagne officielle se déroulera du 13 au 25 mai 2019.

Le matériel électoral (affiches, affichettes, professions de foi, bulletins de vote etc...)

A été acheminé dès samedi dans chacun des centres départementaux dédiés, sous haute surveillance. Ces centres vont dès leur réception les remettre à chacune de commun disposant d’un ou plusieurs bureaux de vote.

Ces élections européennes nous apparaissent pour la première fois depuis longtemps  importantes et décisives pour l’avenir de l’Europe (ou plus précisément de l’UE). Aussi nous essayerons de revenir régulièrement vers vous pour évaluer les enjeux de ces élections européennes 2019 et le poids des différents partis en présence.

En attendant le seul message  que nous nous autorisons à faire passer est : « de voter et de faire voter ».

Clara Mitchell pour DayNewsWorld

LES DEUX GRANDS PARTIS BRITANNIQUES REMIS EN QUESTION PAR LA SANCTION DES URNES

Le deux grands partis britanniques ont connu un net recul aux municipales du jeudi 2 mai 2019 payant leur incapacité à mettre en œuvre le Brexit. En effet Labour et Torie, les deux partis traditionnels, ont obtenu chacun 28% des voix dans un scrutin, qui visait à renouveler près de 9.000 sièges dans 249 assemblées locales en Angleterre et 11 en Irlande du Nord.

Ces élections sonnent comme un sérieux avertissement pour le parti conservateur mais aussi pour les travaillistes pour les européennes..« On savait que les électeurs étaient mécontents de la façon dont les tories s’occupaient du Brexit, mais il apparaît qu’ils ne sont pas heureux non plus de la réponse que le parti travailliste y a apporté, analyse John Curtice, politologue à l’université de Strathclyde

Ce score est une sanction pour le Parti conservateur, qui a perdu le contrôle de 37 exécutifs locaux, et 1.008 élus poussant plusieurs députés conservateurs à exiger une nouvelle fois la démission de Theresa May.

Le Labour, critiqué pour son positionnement flou sur le Brexit, a lui limité les pertes, avec 4 assemblées locales perdues et 86 élus en moins. Pour les Tories comme pour le Labour, la dégringolade est d'autant plus douloureuse que ces partis « ont perdu le plus de voix dans les zones où ils étaient les plus forts », soit le sud pour les conservateurs et le nord pour les travaillistes, a souligné John Curtice, professeur de sciences politiques à l’Université de Strathclydes.

Face à ces deux partis traditionnels, les autres partis ont progressé: libéraux-démocrates, Verts, mais aussi de nombreux candidats sans étiquette.

Ainsi les libéraux-démocrates clairement anti-Brexit sont les grands gagnants avec 19% des voix. Ils sont devenus majoritaires dans 11 nouvelles assemblées locales et ont obtenu 541 nouveaux élus. « La montée des Lib’ Dem’ aujourd’hui est un tremplin pour les élections européennes », s’est félicité leur chef de file, Vince Cable. Pour le député et ancien ministre Edward Davey, « les libéraux démocrates ont prouvé qu’ils pouvaient constituer une alternative solide aux conservateurs et aux travaillistes. »

Les élections européennes, qui se tiendront dans trois semaines, sauf accord de dernière minute sur le Brexit, s’annoncent donc catastrophiques pour les deux principaux partis. Le nouveau Parti du Brexit, créé par Nigel Farage, est en tête des sondages, oscillant entre 27 % et 30 % de soutien seulement trois mois après sa création. Pour de nombreux Britanniques, l’idée de voter pour des députés européens presque trois ans après avoir choisi par référendum de quitter l’Union européenne est inadmissible.

Politiquement, le résultat des élections locales pourrait pousser les deux grands partis à chercher un compromis, pour éviter la sanction annoncée par les sondages.

Derrière le Parti du Brexit de M. Farage, les travaillistes arrivent en deuxième position (entre 21 % et 27 %) tandis que les conservateurs sont relégués loin derrière, à la troisième place (de 13 % à 16 %).

Jenny Chase pour DayNewsWorld

ELECTIONS EUROPEENNES MUNI DES ARGUMENTS

DE PHILIPPE DE VILLIERS LE RASSEMBLEMENT NATIONAL CARACOLE DESORMAIS EN TETE

Le 19 avril 2019, l’Institut de sondages  IFOP dévoilait les résultats de son sondage quotidien (« rolling » pour les habitués) en vue des élections européennes.

Selon les résultats de cette enquête réalisée pour Paris Match, CNews, Sud Radio, la liste du Rassemblement National (RN) dépassait celle de la République en Marche (LREM) de 0,5%.

Pour la première fois les courbes se croisaient ! Mais 0,5%, c’était très peu ; cela restait dans la marge d’erreur reconnue par les sondeurs.

Publié hier, 3 mai 2019, un nouveau sondage effectué par les Instituts IFOP/FIDUCIAL place à nouveau, à 4 semaines des Elections Européennes les intentions de vote en faveur du RN (Marine Le Pen) devant LREM (Emmanuel Macron), à 22,5%  la LREM n’enregistrant que 21,5% des intentions de vote.

Le RN a donc gagné 1,% d’intentions de vote en 15 jours.

Mieux, ces mêmes sondages enregistrent une très nette augmentation du nombre d’électeurs qui disent vouloir aller voter pour dire non à Emmanuel Macron.

Comment le parti de Marine Le Pen en est-il arrivé là aujourd’hui ?

Le premier argument qui vient à l’esprit est issu du mouvement des Gilets Jaunes, toujours mobilisés depuis le 17 novembre 2018.

Sauf que l’argument parait insuffisant lorsque que l’on constate au fil des semaines que le mouvement serait principalement ancré à gauche, voire à l’extrême gauche, des courants qui, lorsqu’on les additionne, restent en pourcentage minoritaires dans l’ensemble de l’électorat.

Il faut donc en déduire que ce sont les électeurs de droite, potentiellement abstentionnistes, quelques mois auparavant, qui sont venus gonfler les intentions de vote en faveur du RN. Pour certains, ce serait aussi les désaffections vis-à-vis de Nicolas Dupont Aignan qui seraient à l’origine du sursaut des intentions de vote en faveur du RN ?

Les deux hypothèses sont certainement vraies mais elles n’expliquent peut-être pas à elles-seules ce mouvement électoral en faveur du RN.

Les raisons du mouvement seraient de notre point de vue à chercher chez les thèses de Philippe de Villiers développées dans son dernier livre « J’ai tiré sur le fil du mensonge  et tout est venu » (plus de 100 000 exemplaires vendus à ce jour).

Le livre semble en effet avoir provoqué « un effet de souffle » sur la campagne électorale des européennes ?

« Avec le talent qu’on lui connait, l’ancien député européen a en effet démasqué les pères fondateurs autoproclamés de l’Europe », qui selon l’écrivain n’auraient été que des agents d’intérêts politiques et financiers étrangers à ceux de la France mais aussi à ceux de l’Europe profonde.

De plateaux de télévisions en studios de radios , le Vicomte explique ses surprises et la moisson de documents et de preuves qu’il a fait en allant étudier des archives devenues récemment déclassifiées.

On y  apprend que Robert Schuman portait l’uniforme allemand pendant la Première Mondiale et qu’il avait été ministre du Général Pétain et que de son coté, Jean Monnet était un agent américain de la CIA. Tous deux ont reçu pendant des années de l’argent, des pluies de dollars au travers de structures occultes , pour mener des opérations d’influences au profit des Américains, triomphant au lendemain de la Seconde Guerre Mondiale , date de point de départ de la mise en place de « l’Empire Américain » gendarme et maître du Monde avec son dollar roi  .

Le troisième personnage mis en cause par Philippe de Villiers dans son livre est Walter Hallstein , l’architecte du Traité de Rome ami de Jean Monnet et  Premier Président de la Commission Européenne. Walter Hallstein fut un officier instructeur du nazisme.

Les révélations publiées par Philippe de Villiers sont dérangeantes, surtout présentement.

Cette situation fait dire à Philippe de Villiers que l’on ne sortira pas indemnes de celles-ci en cette période d’élections européennes.

Naturellement, Philippe de Villiers a été immédiatement taxé de « complotisme », une méthode que l’on commence à bien comprendre, utilisée systématiquement pour disqualifier ceux qui n’adhèrent pas à la pensée unique.

Cette méthode a autorisé Nathalie Loiseau, ancienne Ministre d’Emmanuel Macron et tête de liste LREM à ironiser sur les propos de l’Homme Politique/Ecrivain en les qualifiant agressivement, de  « discours » qui ressemblent à celui que diffusent depuis des décennies « des gens qui ont vu les extra-terrestres, qui pensent que la terre est plate ou que les illuminati dirigent le Monde ».

Ce à quoi Philippe de Villiers a répondu que sa démonstration s’appuie sur des documents et des preuves.

Mais Philippe de Villiers va plus loin, prenant l’exemple du Brexit et du Référendum de 2005, pour dénoncer la nature actuelle de l’Europe « devenue un entreprise de démolition de la Démocratie ».

Selon Philippe de Villiers le gène de la déconstruction de l’Europe était dans l’ADN de celle-ci, dès sa construction telle que voulue par ses pères fondateurs.

Marine Le Pen a repris la théorie de Philippe de Villiers sur l’UE dans son discours de Metz du 1er mai 2019 au travers duquel elle prédit « que le roman européiste est en train de se fracasser sur des réalités » assez effrayantes qui avaient été jusqu’ici cachées à l’opinion publique.

Et sur ce point, ce serait la relation entre la France et l’Allemagne, les deux moteurs européens depuis toujours qui en seraient ébranlés, en raison du fait  que la France aurait été la grande perdante de la mise en place de l’euro  l’Allemagne ayant symétriquement acquis sa position dominante grâce à la monnaie européenne.

Mais pas que ! Certains sont en train de rappeler le discours du 13 novembre 2018 de la Chancelière Angela Merkel, prononcé à Strasbourg , discours dans lequel cette dernière a prononcé un vibrant hommage à Walter Hallstein ( précité) , cet ancien juriste d’Hitler (Matthias Schönwald a publié dans son livre 2017, la reproduction de sa carte -1934 - de membre du parti nazi, trouvée dans les archives du Bundesarchiv de Berlin)  auteur de la théorie nazi « Das Neue Europa ».

On comprend mieux pourquoi, compte tenu de la situation française, révélations après révélations, opérations Gilets Jaunes après opérations Gilets Jaunes, les thèses européistes défendues bec et ongle par Emmanuel Macron et ses partisans sont en train de perdre du terrain !

On comprend mieux encore, pourquoi, alors que le Président de la république ambitionnait un leadership européen, les citoyens européens, de plus en plus nombreux à avoir adhéré aux thèses nationalistes, ne veulent plus de l’Europe telle qu’elle existe actuellement, impliquée dans le processus de mondialisation voulue par des élites apatrides.


Clara Mitchell pour DayNewsWorld

L'EXTREME-DROITE POURRAIT RENTRER AU PARLEMENT ESPAGNOL

Les Espagnols sont appelés aux urnes ce dimanche 28 avril pour des élections législatives, la troisième en quatre ans.

Arrivé au pouvoir en juin 2018 après le dépôt d’une motion de censure contre Mariano Rajoy, empêtré dans des affaires de corruption, le socialiste Pedro Sanchez avait été investi avec le soutien de Podemos, des nationalistes basques, ainsi que des indépendantistes catalans.

Mécontents du refus de Pedro Sanchez d’organiser un référendum d’autodétermination pour la Catalogne, les indépendantistes ont cependant refusé de voter son budget anti-austérité, le poussant à annoncer des législatives anticipées.

Pedro Sanchez a cependant mis en garde contre la résurgence de l’extrême droite.

Avec plus de 10 % des voix et une trentaine de sièges sur 350 dans les sondages, la formation politique Vox , créée en 2013, pourrait en effet faire une entrée en force à la chambre des députés dans un pays où l’extrême droite était absente du paysage depuis la mort du dictateur Franco en 1975.

Quasi inconnue il y a un an, le parti ultranationaliste a fait une entrée fracassante au Parlement andalou en décembre 2018.

Opposé au mariage homosexuel, à l'euthanasie ou à l'avortement, et comptant dans ses rangs des généraux à la retraite défenseurs du franquisme, Vox a surtout prospéré sur sa virulence à l’égard du mouvement indépendantiste catalan.

L’une des forces de Vox, c'est sa présence sur les réseaux sociaux.

Si le PSOE est donné gagnant à 28,8%, le chef du gouvernement va en revanche devoir former des alliances avec d’autres partis pour atteindre la majorité absolue de 175 députés.

Alors que le leader de Podemos, Pablo Iglesias est favorable à une alliance avec les socialistes, son parti est actuellement en chute libre dans les sondages pouvant perdre la moitié de ses sièges. Une telle coalition n’obtiendrait que 162 sièges, loin des 176 nécessaires pour la majorité absolue.

Pedro Sanchez pourrait alors négocier avec les libéraux de Ciudadanos, crédités de 14% des suffrages mais le parti centriste a largement droitisé son discours, et son leader Albert Rivera a exclu toute alliance avec les socialistes et a tendu la main au Parti populaire, classé à droite. .

Lors des élections de décembre en Andalousie, Ciudadanos n’avait pas hésité à s’allier avec le PP et le mouvement d’extrême-droite pour chasser les socialistes du pouvoir.

Britney Delsey pour DayNewsWorld

LE COMEDIEN VOLODYMYR ZELENKSKY

PRESIDENT DE L' UKRAINE

Le comédien Volodymyr Zelensky, novice en politique, a battu à plate couture le président ukrainien sortant Petro Porochenko avec 73,2% des voix contre 24,4 % au second tour. Jamais candidat à la présidentielle ukrainienne n’avait obtenu de soutien aussi massif dans l'ensemble du pays, de l'Ouest ukrainophone à l'Est russophone.

Les Ukrainiens, lassés par les scandales incessants de corruption depuis l'indépendance en 1991, ont confié les rênes du pays à un homme jeune sans aucune expérience politique si ce n'est que le rôle du président ukrainien, qu'il incarnait dans une série télévisée.

« Un Woody Allen tout droit sorti de l'écran » selon Bernard Henri-Levy.

L'humoriste de confession juive a fait sa campagne présidentielle essentiellement sur les réseaux sociaux et à coup de formules chocs mais très générales, évitant ainsi tout débat avec ses adversaires.

Et pour cause, il n'a présenté aucun programme clair.

« Je ne vais pas vous faire des promesses inutiles », avait-il lancé le soir de sa candidature.

Si les Ukrainiens savent contre quoi ils ont voté - corruption, guerre, pauvreté, ces maux associés à l’ère Porochenko- ce pour quoi ils ont voté est moins évident.

Un programme flou

En écrivant et en incarnant le rôle principal dans la série à succès Serviteur du peuple, dans laquelle un professeur d’histoire, Vasyl Holoborodko, est propulsé président afin d'éradiquer du pays la corruption, M. Zelensky a simplement donné à des millions d’Ukrainiens le sentiment que la politique pouvait être autre chose. « Nous voyons la naissance d’un projet politique réellement unique, écrivait, avant le vote, le politologue Balazs Jarabik du centre Carnegie. Un reality show dans lequel chacun peut participer. »

Sa campagne s'est avant tout joué sur la promesse de traquer la corruption,alors que le nouvel élu possède aussi une villa non-déclarée au fisc dans le quartier des oligarques russes sur une côte italienne...

Durant sa campagne il s'est également engagé à « relancer » le processus de paix , conformément aux accords de Minsk signé en 2015 dans la capitale biélorusse sous l'égide de Kiev, Moscou, Paris et Berlin. Avec comme priorité «  le retour dans leur pays des prisonniers, notamment les 24 marins capturés par la Russie au large de la Crimée.. « Le plus important est de cesser le feu », a-t-il fait valoir. Le premier ministre russe, Dmitri Medvedev, a d’ailleurs estimé, lundi, que Moscou avait « une chance » d’améliorer ses relations avec l’Ukraine après l’élection de Zelensky.

Sa philosophie repose sur un populisme « sympa », pro-européenne ne cherchant pas le clivage mais le rassemblement d’une Ukraine aux identités morcelées.

Aussi veut-il cesser l’« ukrainisation » linguistique et culturelle menée par M. Porochenko et à laquelle n’adhère pas une partie de la population, et « réintégrer » les populations du Donbass, en versant par exemple leurs pensions aux retraités des territoires de l’Est sous le contrôle des séparatistes prorusses…

Accusé d'incompétence par ses opposants, de marionnette de l'oligarque Igor Kolomoïski, ennemi du président Petro Porochenko, celui qui prêtera serment le 6 juin s'est toutefois entouré de conseillers réformateurs bon teint comme M. Danyliouk mais d’autres cercles moins recommandables issus notamment des équipes de l’oligarque Kolomoïski.

Des marges de manœuvre étroites et des opposants combatifs

Mais les marges de manœuvre du nouveau président semblent étroites. En effet il va se heurter à un Parlement hostile. Il aurait tout intérêt à dissoudre le Parlement sans attendre les législatives prévues en octobre.

Et il lui faudra lutter aussi contre les perdants du premier et second tour, opposants postés en embuscade, à commencer par Petro Porochenko, combatif ce dimanche soir devant ses partisans, en dépit de sa défaite cinglante : « Zelensky aura une opposition forte, très forte » a pronostiqué le président sortant« Nous n’avons pas gagné la bataille mais nous n’avons pas perdu la guerre » et par l’ancienne première ministre Ioulia Timochenko, sans compter les représentants des différents oligarques, qui tous disposent de relais solides sur le terrain.

Les Ukrainiens ont misé sur un outsider et leur attente est grande. La tâche qui attend Volodymyr Zelensky est gigantesque. « Casser le système », comme l’a promis le candidat, sous la pression constante d’une Russie agressive, déterminée à faire échouer son voisin .. .

Joanne Courbet pour DayNewsWorld

LE FICHAGE DES GILETS JAUNES

N’EST PAS UNE FICTION

Le 7 février 2019, sur Europe 1, Agnes Buzyn, la Ministre de la Santé, avait juré que le fichage des gilets jaunes par les hôpitaux relevait de la fiction …La Ministre avait même ajouté que « le vrai chiffre des gilets jaunes blessés était impossible à déterminer» ?

Depuis la polémique n’a pas cessé d’enfler, des preuves contraires aux affirmations d’Agnes Buzyn ayant peu à peu filtré.

Dans son édition du 17 avril 2019, le Canard Enchainé a publié le fac similé du courriel daté du 16 mars 2019 (17h30) par lequel Karin ISTIN a rappelé, aux administrateurs de l’AP-HP , en substance

« qu’il est indispensable de saisir l’identité des victimes en temps réel dans le fichier baptisé SI-VIC », un fichier qui remonterait jusqu’au Ministère de l’Intérieur, via les Préfets, chargés de la collecte des informations en application de la loi du 23 décembre 2016.

Copie de ce courriel a simultanément été adressé à Anne Rubinstein, directrice de cabinet de Martin Hirsch , Directeur Général de l’Assistance Publique, et à Arnault Poupard, son conseiller pour la sécurité.

La situation a soulevé l’indignation du personnel médical des urgences, médecins en tête, lesquels estiment que ce « fichage » relevait de la délation et que le fichier SI-VIC était détourné de ses objectifs initiaux.

Mis en place après les attentats de 2015, ce fichier devait pourtant, primitivement faciliter le décompte et l’identification des victimes d’attentats, un objectif louable !

Pour autant, relecture faite de l’article 60 de la loi précitée, on est obligé d’admettre que le dispositif prévu dans le cadre du Plan ORSAN, qui évoque « une situation sanitaire exceptionnelle » est suffisamment vague « pour permettre de ratisser large » et les pouvoirs publics ne s’en sont pas privé depuis quelques mois.

Au demeurant, ironie du sort, la loi pointe l’identification de victimes. Les Gilets Jaunes blessés « et répertoriés » seraient donc des victimes … que l’Etat pourrait donc être contraint d’indemniser à terme ? En l’absence de réponse politique, on n’en a pas fini avec les Gilets Jaunes !

Chroniqueur sur LCI, le Docteur Gérald Kierzek , urgentiste, s’est insurgé le 13 avril , après une journée de garde à l’Hôtel Dieu, journée au cours de laquelle un administrateur lui avait rappelé l’obligation qui lui était faite d’inscrire au SI-VIC les Gilets Jaunes blessés admis aux urgences. « Et puis quoi encore ! » avait-il répliqué très sèchement.

Mais de son coté, notre excellent confrère Médiapart , avait auparavant  (dès le 11 janvier 2019) protesté contre le fichage sauvage contraire aux règles de la protection des données médicales protégées par la loi, par le biais de la CNIL (Commission Nationale Informatique et Liberté) .

L’affaire s’était dégonflée, le 1er Ministre,  Edouard Philippe, ayant assuré que dans un décret de mars 2018, il avait été prévu que l’accès au fichier n’était possible , uniquement, qu’en période d’attentats.

Le conseil de l’Ordre des médecins a indiqué le vendredi 19 avril qu’il avait saisi le Ministère de la Santé et la CNIL concernant l’utilisation dévoyée de ce fichier, ceci dans le cadre du mouvement des Gilets Jaunes, qu’il est impossible, de toute évidence, d’assimiler à des attentats, « un contexte bien différent » dit le courrier du 19/04.

Un Gilet Jaune blessé le 9 février 2019, vient de déposer plainte ce même vendredi, pour « collecte illicite de données à caractère personnel » et « violation du secret professionnel », estimant que ce fichage n’avait  pour seul objectif que « de créer une liste de personnes militantes ».

Arie Alimi, avocat des Gilets Jaunes a confié dernièrement «  que les événements politiques comme le mouvement des Gilets Jaunes révèlent que certains administrateurs, des hauts fonctionnaires peuvent se comporter comme des voyous en violant la loi, en faisant du fichage discriminatoire à raison de l’appartenance politique, et plus odieux encore au sein des hôpitaux publics à propos de blessés dont certains sont gravement mutilés ».

Comme on le voit, le mensonge d’Etat est devenu un mode de gestion habituelle y compris dans le domaine, pourtant préservé jusqu’ici, de la santé et du secret médical, deux valeurs auxquelles aucun des gouvernements précédents n’avaient osé s’attaquer, tant c’est grave !

Mais aujourd’hui, Emmanuel Macron et ses affidés osent tout !


Clara Mitchell pour DayNewsWorld

UN ACTE TERRORISTE SELON LA POLICE

UNE  JOURNALISTE TUEE EN IRLANDE

LORS DE VIOLENCES

Pâques approche et la violence a frappé la ville de Londonderry, en Irlande du Nord. Une jeune journaliste de 29 ans a été tuée dans la nuit de jeudi à vendredi au cours d’échanges de tirs, une mort traitée « comme un incident terroriste » par la police nord-irlandaise.

« Je peux malheureusement confirmer qu’après des échanges de tirs cette nuit à Creggan (un quartier du nord de Derry), une femme de 29 ans a été tuée », a annoncé sur Twitter le commissaire en chef adjoint de la police nord-irlandaise, Mark Hamilton. « Nous traitons cet événement comme un incident terroriste, une enquête pour meurtre a été ouverte ». Selon plusieurs journalistes présents sur place, la victime serait Lyra McKee.Selon les médias britanniques.

La victime est une jeune journaliste de 29 ans couvrant les violences à Londonderry. Un homme suspecté d’être un dissident républicain a ouvert le feu alors que la police nord-irlandaise était visée par des tirs et de jets des cocktails Molotov au cours d’une opération de sécurité dans le quartier.

« Absolument aucune excuse pour attaquer de la sorte les collègues » des forces de police, a écrit sur Twitter la Fédération de la police nord-irlandaise. « Ils protègent cette communauté et ne sont pas là pour leur bien-être personnel. Un tel comportement doit être fermement condamné ».

Arlene Foster,  leader du parti unioniste nord-irlandais DUP, a rapidement condamné les faits, évoquant un « acte insensé » et des « nouvelles déchirantes ».

« Ceux qui ont porté des armes à feu dans nos rues dans les années 70, 80 et 90 avaient tort », a-t-elle écrit en référence à la période des « Troubles », des violences qui ont déchiré la province britannique pendant trois décennies, entre républicains nationalistes (catholiques), partisans de la réunification de l’Irlande, et loyalistes unionistes (protestants), défenseurs du maintien dans la Couronne britannique.

Le parti nationaliste irlandais Sinn Féin a également condamné « sans réserve » ces faits, qualifiant le décès de la jeune femme d'« attaque contre toute la communauté, contre le processus de paix, et contre l’accord du Vendredi Saint », signé en 1998 pour mettre fin aux Troubles, en vertu duquel le pouvoir dans la province est partagé entre le Sinn Fein et le DUP. « Nous restons unis dans notre détermination à bâtir un avenir meilleur et pacifique pour tous », a déclaré dans un communiqué Michelle O’Neill, la cheffe du Sinn Fein.

Située à la frontière avec la République d’Irlande, Londonderry, aussi appelée Derry, est tristement célèbre pour le « Bloody Sunday » du 30 janvier 1972. Des soldats britanniques avaient alors ouvert le feu sur des participants à une marche pacifique, faisant 14 morts, au plus fort des « Troubles », qui ont fait quelque 3.500 morts en trois décennies.

En janvier, l’explosion d’une voiture piégée à Londonderry, avait déjà fait craindre une nouvelle flambée de violence venant des groupes paramilitaires, en pleine tension sur le Brexit, un dossier dans lequel la frontière irlandaise constitue l’un des principaux point d’achoppement.

Britney Delsey pour DayNewsWorld

INCENDIE NOTRE-DAME N'ETAIT PAS ASSUREE

Saviez-vous que la cathédrale Notre-Dame de Paris n'était pas assuré ?

En réalité, tout comme bon nombre de bâtiments et de monuments historiques dont l'Etat est propriétaire.

La Fédération française de l’assurance a affirmé que l’Etat était « son propre assureur pour les établissements religieux dont il est propriétaire ».

Une source gouvernementale confirme que la cathédrale de Notre-Dame n’était pas assurée.

En effet, contrairement aux particuliers qui doivent impérativement assurer leur maison, l’Etat n’est pas obligé d’assurer systématiquement ses biens, monuments historiques ou pas.

L’État est propriétaire des cathédrales construites avant 1905 soit 83 sur les 93 existantes en France.

Il est son propre assureur et assume seul les risques et les dégâts. « Il n’y a pas d’assurance pour Notre-Dame », confirme donc cette source .

Mais assurance ou pas, l’indemnisation n’aurait en aucun cas suffi à financer les travaux de reconstruction.

Frédéric Durot, directeur du département dommages chez Siaci Saint Honoré, cité par Le Parisien, estime que « même si elle avait été assurée, l’indemnisation n’aurait pas été suffisante pour financer la reconstruction ».

Car selon lui l’indemnisation en cas d’incendie représente environ 200 millions d’euros.

Or depuis mardi matin, plusieurs experts s’accordent à dire qu’il faudra plusieurs centaines de millions, voir un milliard d’euros, pour remettre l’édifice en état.

Les assureurs ne seront certainement pas épargnés pour autant.

En effet, l’enquête ouverte pour déterminer les causes du sinistre devrait permettre de dégager des responsabilités.

Mardi en fin de matinée, le procureur de la République de Paris, Rémy Heitz, a indiqué que la piste accidentelle est privilégiée. Mais si une entreprise est reconnue responsable de l’incendie, son assureur devra indemniser l’État.

Mais dans ce cas, et quelle que soit la garantie souscrite par l’entreprise, l’indemnisation ne pourra pas suffire à mener à bien la reconstruction.

L'’Etat est donc obligé de faire appel à la solidarité nationale.

Alyson Braxon pour DayNewsWorld

NOTRE-DAME DE PARIS BRULE !!!

«Le feu est maîtrisé, il n'est pas totalement éteint, il y a encore quelques foyers, d'où le refroidissement qui est encore en cours. Il y a de nouveau (eu) des départs cette nuit qui ont tout de suite été maîtrisés. Mais le péril feu est écarté. Maintenant, c'est la structure bâtimentaire qui interroge et qui doit être expertisée. » a déclaré M. Numez, secrétaire d'Etat auprès du ministre de l'intérieur

Un gigantesque incendie  s'est déclaré ce lundi en  fin d'après-midi à la cathédrale Notre-Dame-de-Paris.Le feu est parti des combles, puis s’est propagé extrêmement vite à une grande partie du toit.

Les flammes ont dévoré la charpente. Il a été maîtrisé dans la nuit. La cathédrale est le monument historique le plus visité d'Europe.

Un porte-parole des pompiers de Paris a fait état d'un « départ de feu dans les combles de Notre-Dame » et précisé que d'importants moyens d'intervention sont mobilisés.

«Le péril du feu est écarté » mais des interrogations subsistent sur la résistance de la structure.

Il aura fallu plusieurs heures pour venir à bout des flammes. Le bilan matériel est dramatique : « l'ensemble de la toiture est sinistrée, l'ensemble de la charpente est détruite, une partie de la voûte s'est effondrée, la flèche n'existe plus » a relaté le lieutenant-colonel Gabriel Plus, porte-parole des pompiers de Paris.

L’incendie à Notre-Dame de Paris a pris vers 18h50. Les pompiers ont combattu le feu au péril de leur vie .400 pompiers étaient à pied d’œuvre avec 18 lances à incendie. Un pompier a été blessé.

Il était impossible d'utiliser des canadairs sur la cathédrale. «Le largage d’eau par avion sur ce type d’édifice pourrait en effet entraîner l’effondrement de l’intégralité de la structure», a tweeté la Sécurité civile.

L' incendie à Notre-Dame de Paris est "potentiellement lié" aux travaux de rénovation de l'édifice, a-t-on appris auprès des pompiers.

Selon le porte-parole de Notre-Dame, l'incendie se serait déclaré aux alentours de 18h50 heures et un large nuage de fumée grise et jaunâtre s'échappait du bâtiment, situé au centre de la capitale française, sur l’île de la Cité.
Un de nos journalistes était dans la capitale et semblait déjà avoir eu  vent du problème vers 15h30h.

C'est un drame terrible : la flèche de Notre-Dame, 93 mètres, s'est effondrée après la toiture et la charpente du monument .Un brasier s'est emparé littéralement de la cathédrale.

La Fondation du patrimoine a annoncé qu'elle allait lancer, mardi, une « collecte nationale » pour la reconstruction de Notre-Dame. La Fondation du patrimoine va lancer mardi sur le site www.fondation-patrimoine.org une «collecte nationale» pour la reconstruction de Notre-Dame.Dans la nuit, la famille Pinault a annoncé débloquer 100 millions d’euros «pour participer à l’effort qui sera nécessaire à la reconstruction complète de Notre-Dame.

« Mon père [François Pinault, fondateur de l'empire familial et troisième fortune de France] et moi-même avons décidé de débloquer dès à présent sur les fonds d'Artemis une somme de 100 millions d'euros pour participer à l'effort qui sera nécessaire à la reconstruction complète de Notre-Dame, . Cette tragédie frappe tous les Français et bien au-delà tous ceux qui sont attachés aux valeurs spirituelles. Face à un tel drame, chacun souhaite redonner vie au plus vite à ce joyau de notre patrimoine. », est-il écrit dans le communiqué.

Le directeur de la Fondation de l'Oeuvre Notre-Dame a estimé que le chantier allait durer « des décennies ». « Ce qui sera déterminant, ce sont les sources diverses de documentation, les copies qui permettront aux architectes et aux entreprises de reconstituer au plus près l'état actuel. »

Dans ce terrible drame des "trésors" de la cathédrale ont pu être sauvés.

L'ensemble des œuvres d'art qui étaient dans la partie «trésor » ont été sorties.

Ainsi la couronne d'épines et la tunique de Saint Louis, deux objets extrêmement importants pour les catholiques, ont été "sauvés" de l'incendie, a indiqué Mgr Patrick Chauvet, recteur de la cathédrale Notre-Dame de Paris. Selon la croyance des catholiques, la couronne d'épine est, celle que les soldats romains auraient posé sur la tête de Jésus pour se moquer de lui peu avant sa crucifixion. Elle a été ramenée de Constantinople par Saint Louis en 1239. Des reliques présentées, chaque premier vendredi du mois aux fidèles ont été également sauvées .D'autres pièces auraient été sauvées comme une collection de camées des papes, mais aussi des ostensoirs, des reliures ou encore des pièces d'orfèvrerie.

Les trois grandes rosaces de Notre-Dame de Paris, véritables chefs-d'œuvre, pourraient être abîmées dans l'incendie. A l'intérieur de la cathédrale, on ne connaît pas encore l'état des trois orgues, des peintures, des sculptures, ainsi que différentes pièces de mobilier.

Des statues de cuivres, par contre, sont miraculées : en effet jeudi 16 statues de cuivre ornant la base de la flèche avaient été décrochées afin d'être restaurées. Il s'agit de statues de trois mètres de haut, parties en direction de Périgueux (Dordogne).

Le parquet de Paris a ouvert une enquête pour « destruction involontaire par incendie ».

 

Cet incendie intervient au premier jour des célébrations de la Semaine sainte qui mène à Pâques, principale fête chrétienne. Construite entre 1163 et 1345, ce monument emblématique de Paris attire près de 14 millions de visiteurs chaque année.

Boby Dean pour DayNewsWorld

SECRET-DEFENSE ?

DES ARMES FRANCAISE SERAIENT UTILISEES AU YEMEN DANS DES ZONES CIVILES

Les « Yémen Papers », documents classés secret défense, détaillent l’arsenal français utilisé par l’Arabie saoudite et les Émirats Arabes unis contre les rebelles Houthis au Yémen.

Les journalistes de Disclose, en partenariat avec Mediapart, Konbini, Radio France, Arte et The Intercept, estiment que des armes françaises ont été au cœur de batailles meurtrières pour les civils.

Disclose, accuse ainsi la France de « mensonge d’Etat », lundi 15 avril. Le collectif conteste l’affirmation du gouvernement selon laquelle les matériels français n’auraient que des fonctions « défensives ».

Ces documents, appelés « Yémen - situation sécuritaire » , sont frappée du « confidentiel-défense spécial France » et ont été transmis selon Disclose à Emmanuel Macron, la ministre des Armées Florence Parly, au Premier ministre Édouard Philippe et à celui des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian. Y est détaillé l’arsenal français utilisé par l’Arabie saoudite et les Émirats Arabes unis contre les rebelles Houthis au Yémen.

Ces « Yemen Papers » comprennent cartes et tableaux, recensent notamment des canons Caesar (Nexter) « présents côté saoudien à la frontière saoudo-yéménite », des chars Leclerc dotés de munitions françaises, « observés au Yémen et déployés en position défensive » sur plusieurs bases, dont Aden, dans le sud du Yémen.

Des armes de fabrication française seraient utilisées au Yémen dans des zones où résident des civils, rapporte ce lundi 15 avril le site Disclose, sur la base d’une fuite d’un rapport de la Direction du renseignement militaire (DRM) présenté au gouvernement en octobre.

Des dispositifs de ciblage fabriqués par Thales, les pods Damocles, équipent les forces aériennes saoudiennes et « pourraient être employés au Yémen », selon la note de la DRM. Des avions de chasse Mirage 2000-9 « opèrent » au Yémen depuis la base d’Assab, en Erythrée. En mer, une frégate de fabrication française « participe au blocus naval », selon la DRM, et une corvette lance-missiles « participe au blocus naval et à l’appui des opérations terrestres menées sur le sol yéménite », peut-on lire dans un tableau récapitulatif du renseignement militaire.

Non seulement de nouvelles livraisons seraient prévues de 2019 à 2024, mais des exportations d’armes vers l’Arabie saoudite se poursuivraient selon le site. Ce dernier publie à l'appui des documents liés à un nouveau contrat signé en décembre dernier avec l’Arabie saoudite. Signé par Nexter, il prévoirait notamment la livraison de véhicules blindés et canons à l’Arabie saoudite entre 2019 et 2024.

En octobre Florence Parly n'avait-elle pas assuré que les armes « récemment » vendues par la France à l’Arabie saoudite n’avaient pas été utilisées contre les populations au Yémen et qu’il n’y avait pas de négociations en cours avec l’Arabie Saoudite sur des ventes d’armes ?

De nombreux civils seraient pourtant sous la menace directe d’armes vendues par la France.

Disclose précise qu’en croisant ces données avec celles de l’ONG américaine Acled, on peut établir déjà que 35 civils sont morts au cours de 52 bombardements entre mars 2016 et décembre 2018 dans le champ d’action des Caesar français. Plusieurs localités, dans lesquelles des sources yéménites ont directement constaté des victimes, sont concernées en 2018.Matignon répète cependant que les « armes françaises sont placées pour l’essentiel en position défensive » et assure ne pas avoir « connaissance de victimes civiles résultant de leur utilisation sur le théâtre yéménite ».

Lundi, les services du premier ministre ont répondu dans un communiqué que Paris agissait de façon « responsable et fiable » auprès de ses partenaires, avec qui la France a des « intérêts de sécurité communs : la lutte contre le terrorisme et la préservation de la sécurité au Moyen-Orient ».

La France peut-elle fournir des armes à un client qui s’en sert pour bombarder des civils au Yémen depuis quatre ans ?

Rappelons la situation tragique du pays plongé depuis plusieurs années dans la guerre. D’après l’organisation mondiale de la Santé, ce conflit aurait déjà provoqué la mort de 10 000 personnes, civils et militaires. La famine menace des millions de civils dont de très nombreux enfants. Pour reprendre les mots de l’ONU, il s’agit de « l’une des plus graves crises humanitaires.


Jennie Chase pour DayNewsWorld

 

EXTREME-DROITE EN DEUXIEME POSITION

EN FINLANDE AUX LEGISLATIVES

Les sociaux-démocrates remportent les législatives, juste devant l'extrême droite. Ils décrochent 40 sièges de députés, au coude-à-coude avec les Vrais Finlandais qui totalisent 39 mandats, juste devant les conservateurs de la Coalition nationale, à 17 % des voix et 38 députés.

Si les sociaux-démocrates signent leur retour sur le devant de la scène politique, quatre ans après leur échec aux législatives de 2015 en remportant, dimanche 14 avril, les élections législatives en Finlande, les Vrais Finlandais (extrême droite) les talonnent de près et connaissent une montée fulgurante.

Conduits par l'ancien ministre des Finances Antti Rinne, les premiers ont obtenu 40 sièges sur 200 au Parlement, soit un de plus que les Vrais Finlandais (extrême droite) !

Un écart de seulement 0,2 point sépare les deux le nombre de députés passant donc de 17 à pour l'extrême-droite. 

« Je ne m'attendais pas à un tel résultat, personne ne s'attendait à cela », a réagi Jussi Halla-aho, chef de file des Vrais Finlandais.

La Finlande est certes habituée aux larges coalitions gouvernementales, ayant le soutien d’une majorité de députés. Mais les négociations pour une coalition s’annoncent très compliquées. Car même si les sociaux-démocrates arrivent en tête, ils font beaucoup moins bien que prévu.

La formation d'une coalition avec le parti d'extrême-droite se pose désormais : le social-démocrate Antti Rinne, chef de file de la formation, n'a pas écarté cette éventualité, affirmant qu'il avait « des questions » à poser au parti. Mis à part le Parti du peuple suédois, aucune des autres formations n’a officiellement exclu de collaborer avec l’extrême droite.

Sans ambages M. Halla-aho, chef des Vrais Finlandais, a déclaré : « Nous voulons être au gouvernement mais à condition d’avancer sur les sujets qui sont importants pour nos électeurs », a-t-il fait savoir dimanche soir. Parmi ces priorités : la fermeture des frontières aux demandeurs d’asile

Rinne a précisé qu’il entendait former un gouvernement « avant la fin de mai » et assuré que sa priorité était de « restaurer la confiance du peuple ».

Le parti centriste du premier ministre Juha Sipilä a été sanctionné pour sa politique d’austérité. Les écologistes de la Ligue verte figurent parmi les gagnants de ce scrutin avec 11,5 % des voix et pourrait également faire partie du gouvernement. L’Alliance de gauche progresse à 8,2 %.

Antti Rinne devrait également tenter de convaincre une des deux grandes formations de la coalition sortante de le rejoindre.

Si la constitution d’un gouvernement s’annonce compliquée avant les élections européennes du 26 mai, le temps presse : à partir du 1er juillet, la Finlande assumera la présidence de l’Union

Jaimie Potts pour DayNewsWorld

GILETS JAUNES OU LA DECRUE ET VIOLENCE

A TOULOUSE

Si des rassemblements ont eu lieu dans plusieurs villes, notamment Toulouse, désignée « capitale » d'un jour du mouvement, la participation commence peu à peu à faiblir. Quelques 31.000 « gilets jaunes » ont manifesté samedi en France, dont 5.000 à Paris, selon le ministère de l'Intérieur.

Des chiffres légèrement  supérieurs certes à ceux observés la semaine passée -soit 22.300-, qui avait marqué la plus faible participation depuis le début du mouvement. Dans la capitale, les forces de l'ordre ont procédé à quinze interpellations et 5.885 contrôles préventifs, a indiqué la préfecture

Ces manifestations interviennent pour mettre la pression sur le gouvernement alors qu' Emmanuel Macron doit faire des annonces en début de semaine. Des annonces censées mettre fin à la crise.

Elles sont les premières à se dérouler sous le coup de la loi anticasseurs, particulièrement dénoncée par les « gilets jaunes ». Le texte laisse au pouvoir « encore plus la liberté de faire tout et n'importe quoi » contre le mouvement, a déploré Priscillia Ludosky.

Promulgué jeudi, le texte autorise notamment les fouilles de sacs et de véhicules dans les manifestations et à ses abords, et crée un délit de dissimulation volontaire du visage puni d'un an d'emprisonnement et 15.000 euros d'amende.

Mais malgré cette loi, Toulouse a été le théâtre de violence. En effet l'acte XXII des Gilets jaunes a réuni plusieurs milliers de personnes ce samedi dans la ville rose dont des blacks blocs venus d'Europe. Un rendez-vous annoncé depuis quelques jours sur les réseaux sociaux qui a drainé beaucoup de monde, même des profils extrémistes venus de l'étranger.

Selon différentes sources policières, ils n'étaient que 4 500 à 6 000 retraités, salariés précaires ou demandeurs d'emploi à s'être retrouvés dans la Ville rose pour leur mécontentement. D' autres étaient venus pour en découdre avec les forces de l'ordre.

Voitures en feu rue , agences fracturées et pillées feux de poubelle , jet de pavés et de bouteilles. Des blacks blocs venus de l'étranger , le crâneparfois rasé et le corps, de noir vêtu, masques à gaz et munis de projectiles se joingnent à d'autres extrémistes français. Un cocktail explosif contré par des jets d'eau ou encore des.grenades de désencerclement.

Ces derniers ne sont certainement pas étrangers à l'ambiance insurrectionnelle.

C'est la 22 e journée de manifestation. A Emmanuel Macron, qui doit faire des annonces la semaine prochaine, de saisir sa dernière chance et de convaincre, pour que cessent ces mouvements..

 

Andrew Preston pour DayNewsWorld

HALLOWEEN BREXIT

Ouf ! les Européens optent pour un report flexible jusqu’au 31 octobre n'empêchera pas Londres de quitter l’Union européenne avant cette date, si son Parlement a ratifié un accord.

Le prochain Brexit devrait avoir lieu le 31 octobre, pour la fête des citrouilles et des sorcières. Bienvenue au « Halloween Brexit ».

C’est cette date qu’ont en effet arrêté les vingt-huit dirigeants de l’Union européenne (UE), Theresa May comprise, même si elle n’a pas vraiment eu son mot à dire, après quatre heures de discussion lors d’un Conseil européen extraordinaire, à Bruxelles.

Si, le gouvernement britannique parvenait à faire ratifier le traité du divorce avant la fin octobre, le Brexit serait effectif

« le premier jour du mois suivant » cette ratification, précisent les conclusions du Conseil.

Si, en revanche, le pays était toujours membre de l’UE au moment des élections européennes, du 23 au 26 mai, il aurait obligation d’organiser un scrutin.

S’il ne le faisait pas, sa sortie de l’UE serait effective, au 1er juin, dans le cadre d’un « no deal ».

Le scénario d'une séparation brutale, du no deal est pour l'instant écarté. Mais il s'agit du dernier report consenti !

Que la Chambre des représentants se le tienne pour dit !

Mais le Royaume-Uni conserve le droit de révoquer le processus de sortie de l'UE « à tout moment ».

Alyson Braxton pour DayNewsWorld

EUROPEENNES UN DEBAT AVEC PASSE-D'ARMES DANS UNE  CACOPHONIE GENERALE

Une première, à sept semaines du scrutin. Un grand débat télévisé, jeudi 4 avril 2019, organisé par France 2 et France Inter, a réuni douze têtes de listes des principaux partis et mouvements politiques français pour les élections européennes. Il a rétabli le clivage entre souverainistes et fédéralistes, avec ses  guerres fratricides. Plus de trois heures d'échanges souvent difficiles, virant parfois à la cacophonie.

Ce qui frappe d’emblée, c’est la nouveauté de la plupart des visages, presque juvéniles pour l’insoumise Manon Aubry et le RN Jordan Bardella, voire estudiantins pour Glucksmann et le prof de philo LR François-Xavier Bellamy débutant dans le métier.

Tous sétaient prêtés au jeu. Chacune des douze têtes de liste était en effet invitée à venir sur le plateau avec un objet symbolisant leur engagement et leur rapport à l'Europe.

Manon Aubry a montré un chèque de 5 milliards d'euros, « celui fait par Macron aux riches » tandis que François Asselineau brandit ses menottes aux couleurs de l’UE, symbole selon lui du carcan dans lequel se trouvent les politiques publiques, et une clé aux couleurs du drapeau français « pour en sortir ». Florian Philippot est lui venu avec une baguette de pain, « l'enjeu de toutes les révoltes populaires », le frontiste Jordan Bardella sa passoire rouge pour les frontières…, François-Xavier Bellamy (Les Républicains) s'est déplacé avec L'Iliade et L'Odyssée d'Homère, arguant que « l'héritage européen est menacé ».

La Marcheuse Nathalie Loiseau un pot de piment d’Espelette, « sauvé de la concurrence chinoise » grâce à l’Europe, l’écolo Yannick Jadot concluant ce tour de France des produits par un pot de miel breton pour souligner l’urgence climatique. Le centriste Jean-Christophe Lagarde et l’essayiste de gauche Raphaël Glucksmann ont des fragments du mur de Berlin, pour réveiller les promesses trahies de l’Europe, noyée sous la férule des technocrates…

Les thèmes passés en revue connus de tous sont passés en revue. Europe des frontières, des migrants, des banquiers, de la fracture sociale, du libéralisme et de l’absence de protection, les clivage se dessinent vite.

La majorité des candidats s’est pourtant livrée à une critique en règle de l’Union européenne : alors que Jordan Bardella a cité à plusieurs reprises le ministre de l’Intérieur italien d’extrême droite, Matteo Salvini, comme modèle, la gauche s’en est pris aux « lobbies » : « Le Commissaire au climat (l’Espagnol Miguel Arias Cañete) est un ancien magnat d’une compagnie pétrolière, comme si on avait confié à Dracula le camion du don du sang », a lancé le communiste Ian Brossat. « Il faut rompre avec les règles européennes qui organisent la compétition de tous contre tous. Il faut construire une Europe écologique, populaire et solidaire », souligne de son côté Manon Aubry

Florian Philippot, quant à lui, a taclé les contradictions de la droite : « Vous avez voté tous les traités de libre-échange », a-t-il apostrophé François-Xavier Bellamy, alors que ce dernier avait reconnu plus tôt « l’échec » d’un trop grand élargissement.

Nathalie Loiseau, en bonne technocrate, a rappelé une évidence "L’UE coûte 85 centimes d’euros par jour (à chaque Français), moins qu’un café : nous payons beaucoup, donc nous devons être exigeants avec ceux qui reçoivent beaucoup".

Au bout de deux heures de débat l'écologie a fini par être abordée.

« Si le climat se réchauffe, c’est l’Europe la première qui devra payer les pots cassés », a signifié Jean-Christophe Lagarde, selon qui « si le climat était une banque, ça fait longtemps que l’UE l’aurait sauvée ».

François-Xavier Bellamy a appelé à « réconcilier écologie et économie » tandis que , Benoît Hamon a réclamé la « reconnaissance du crime d’'écocide »

Par contre les candidats ne se sont pas appesantis sur les gilets jaunes , si ce n’est l'intervention de Manon Aubry pour un référendum d’initiative citoyenne européen, comme l’a proposé le groupe FI à l’Assemblée.

Enfin sur le fond, plusieurs propositions ont été soumises au vote des candidats. A l'exception de Benoît Hamon, tout le monde était opposé au transfert du siège de la France au Conseil de sécurité de l’ONU à l’UE.,

A l'exception notable de François Asselineau qui s’est abstenu, tous se sont engagés, s’ils sont élus, à siéger au Parlement européen jusqu’à l’issue de leur mandat en 2024, et donc à renoncer à briguer tout autre mandat...

Abby Shelcore pour DayNewsWorld

TROIS FOIS NON LE BREXIT EN QUESTIONS

Le casse-tête chinois continue alors que les Européens commencent à s'impatienter. La Chambre des communes, qui doit entériner les termes du divorce entre Londres et Bruxelles, a voté par trois fois non !

Non par trois fois au projet d'accord conclu le 13 novembre 2018 et validé par le cabinet de Theresa May.

Non à chacun des huit scénarios alternatifs, proposés le 27 mars dernier.

Et encore non le 1er avril à chacune des quatre options retenues par John Bercow.

Certes l’option de la mise en place d’une union douanière avec l’Union européenne a été rejetée par seulement 276 voix contre 273 et l'option de la tenue d’un référendum sur tout accord de divorce avant sa ratification, l’a été par 292 voix contre 280.

Theresa May a pourtant une certitude: elle doit divulguer sa feuille de route au sommet européen exceptionnel du10 avril, à Bruxelles, deux jours avant la date butoir.

Les options possibles:

Et, jusqu’au 12 avril, «toutes les options sont ouvertes», a déclaré le président du Conseil européen, Donald Tusk .

1° le vote de l’accord du 13 novembre 2018, Theresa May ayant le Parlement à l’usure

2° une sortie de l’Union européenne sans accord (« hard Brexit » ).

3° un report jusqu’à l’été 2019 .Mais pour cela, l’Europe a imposé une condition : le Royaume-Uni doit participer aux élections européennes !

4° ou une révocation de l’article 50 pour renoncer au Brexit ! Mais cette alternative rencontre beaucoup d’opposition. Non seulement, cette option a été rejetée à deux reprises par des votes du Parlement, Theresa May elle-même y est opposée. Ce serait vécu comme un suicide politique pour les élus impliqués, puisque cela consiste à revenir sur le choix fait par les citoyens britanniques à l’occasion du référendum en 2016.

Les conséquences économiques:

Quoiqu'il en soit le « no deal » ( ou « hard Brexit ») est souvent présenté comme le scénario catastrophe pourrait avoir de graves conséquences économiques, notamment sur les importations britanniques. L’économie britannique résiste avec une croissance e à 0,2% au quatrième trimestre. En rythme annuel, le produit intérieur brut (PIB) aura progressé de 1,4% après une croissance de 1,8% en 2017 (contre une moyenne annuelle de 2,4% entre 1961 et 2017).

Néanmoins, les incertitudes liées à la sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne ont des conséquences : le Brexit a coûté à la cinquième économie mondiale 600 millions de livres sterling par semaine (soit 700 millions d’euros) depuis le référendum de juin 2016.selon une étude de Goldman Sachs. Mais plus inquiétant encore, toujours selon la banque d'affaires américaine

En cas de sortie sans accord, le PIB britannique pourrait s'effondrer de 5,5% et la livre sterling de 17% alors que si Londres parvient à un accord de transition le PIB pourrait augmenter de 1,75%, avec une appréciation de la livre de 6% à la clé.

Un Brexit "flexible" ?

Dans tous les cas, les différentes options restent sur la table, mais pour sortir de cet extraordinaire imbroglio le président du Conseil européen Donald Tusk a envisagé un report « flexible » du Brexit allant jusqu’à 12 mois tandis que Theresa May propose un report jusqu’au 30 juin.

Au Royaume-Uni, le gouvernement conservateur et l’opposition discutent actuellement de la manière d’éviter une sortie de l’UE sans accord le 12 avril, échéance désormais fixée par les 27. Ils ne sont pas encore parvenus à une solution.

La cheffe du gouvernement informe dans sa lettre adressée Donald Tusk que le Royaume-Uni demande une extension de l’article 50 du Traité de Lisbonne, qui régit le départ d’un Etat membre de l’UE, et propose que ce report se « termine le 30 juin 2019 ».

Le gouvernement britannique explique toujours chercher à obtenir un accord « qui permette au Royaume-Uni de se retirer de l’Union européenne avant le 23 mai 2019 et ainsi annuler (la participation aux) élections européennes, mais il continuera les préparatifs pour la tenue de ces élections si cela n’est pas possible »

« La politique du gouvernement a toujours été et reste de quitter l’Union européenne d’une manière ordonnée et sans retard injustifié », écrit Theresa May désireuse de garder la maitrise complète du dossier.

Joanne Courbet pour DayNewsWorld

UKRAINE LE COMEDIEN ZELENSKY

AU SECOND TOUR DE LA PRESIDENTIELLE

Selon les résultats publiés le 1er avril, le président sortant Petro Porochenko arrive seulement deuxième du premier tour de l'élection présidentielle ukrainienne, largement devancé par Volodymyr Zelensky, comédien et humoriste de 41 ans.

Les Ukrainiens se sont rendus aux urnes ce 31 mars pour le premier tour de l'élection présidentielle. Parmi les 39 candidats en lice, Volodymyr Zelensky, comédien et novice en politique, ainsi que le président sortant Petro Porochenko, arrivent en tête selon les résultats partiels publiés le 1er avril par la Commission électorale. Ils se qualifient donc pour le second tour du scrutin qui aura lieu le 21 avril.

Le premier obtient 30,2% des suffrages, selon les résultats partiels, contre presque 16,7% pour le président Porochenko. L'ancien Premier ministre Ioulia Timocheko arrive en troisième position avec 13,1%, selon les premières estimations.

Celui qui obtient le meilleur score est comédien. Volodymyr Zelensky,  âgé de 41 ans, n'a aucune expérience politique. Son principal fait d'arme dans ce domaine se résume au rôle qu'il tient depuis trois ans dans une série télévisée à succès, Serviteur du peuple, où il joue un professeur d'histoire qui se retrouve malgré lui à la tête du pays. Pétri de valeurs et de bonnes intentions, le héros de la série Serviteur du peuple se démène tout au long d'un scénario cocasse pour purger le pouvoir de la corruption qu'il a dénoncée.

Dans sa course à la présidence, Volodymyr Zelensky capitalise donc sur la sympathie des téléspectateurs pour Holoborodko et la confusion entre acteur et personnage. En effet Serviteur du peuple est le nom de son parti, ainsi que l'un de ses slogans placardés dans le pays sur les panneaux d'affichage : « Président serviteur du peuple. Bientôt ».

C'est la raison pour laquelle l'acteur n'a pas eu besoin de mener une campagne traditionnelle. Sa campagne, il l'a menée à travers ses spectacles qui se substituaient aux meetings électoraux.Champion qu'il est dans la satire politique.

Il doit en grande partie son ascension au désamour des électeurs ukrainiens à l'égard de dirigeants éclaboussées par des scandales de corruption à répétition dans un pays miné depuis 2014 par sa pire crise depuis son indépendance en 1991 avec le soulèvement pro-européen du Maïdan, réprimé dans le sang, suivie par l'annexion par Moscou de la péninsule de Crimée, puis par une guerre avec les séparatistes prorusses.

Pour les détracteurs du comédien, Volodymyr Zelensky ne serait qu'une marionnette aux mains de l'oligarque Igor Kolomoïski, dont la chaîne de télévision a diffusé opportunément la troisième saison de la série la veille du scrutin. Ancien gouverneur de la région de Dniepropetrovsk et actionnaire principal de la plus grande compagnie pétrolière du pays, Igor Kolomoïski est un adversaire résolu du président sortant Petro Porochenko. Pour autant, Zelensky dément toute liaison politique avec le milliardaire. « Mon lancement en politique n'est lié au souhait de personne », affirme l'acteur. L'oligarque nie lui aussi influencer le comédien. « Je suis davantage sa marionnette qu'il n'est la mienne », a-t-il assuré sur un site d'information ukrainien. Dans son « programme » ou plutôt manifeste,le comédien vend aux électeurs le pays de leurs rêves. Il promet de « lutter pour la paix en Ukraine », d'assurer une « victoire contre la corruption », de rendre ses concitoyens « prospères » et d'exercer leur volonté exprimée « via des référendums » réguliers… mais donne peu de détails sur la méthode

Pour se former à la politique, une profession qu'il n'a fait qu'incarner sur petit écran, Volodymyr Zelensky a multiplié les consultations avec des spécialistes de l'économie, des experts du système judiciaire, des diplomates.

Malgré son score décevant Porochenko face à Zélinsky se dit «absolument» confiant dans sa victoire. «Il faut encore un mandat présidentiel pour que les réformes deviennent irréversibles», avait-il plaidé le 30 mars au cours d'un service religieux à Kiev.

Garrett Skyport pour DayNewsWorld

DEFAITE EN CASCADE

POUR LE BREXIT DE THERESA MAY

Ce 29 mars 2019 devait marquer le jour qui ouvrait la voie à un Brexit le 22 mai. Il sera celui où l’accord de retrait a été rejeté pour une troisième fois.

Après avoir échoué à deux reprises à obtenir l’adhésion de la Chambre des communes sur l’accord âprement négocié avec Bruxelles, Theresa May a de nouveau essuyé un camouflet vendredi 29 mars: les députés ont en effet rejeté une troisième fois le texte par 344 voix contre 286.

« Le fait que nous ne partions pas aujourd'hui représente un profond regret », a dit Theresa May lors des débats. Ce vote est « la dernière chance de garantir le Brexit » et une sortie ordonnée, avait-elle expliqué.

L’accord étant rejeté pour la troisième fois, Londres a désormais jusqu’au 12 avril pour présenter une alternative et demander un nouveau report pour éviter une sortie sans accord – le « no deal », scénario tant redouté par les milieux économiques.

Après ce refus, le parlement britannique se prononcera donc lundi, sur les scénarios alternatifs alors que les députés avaient déjà voté contre les huit alternatives possibles.

De son côté,Theresa May a affirmé qu'elle excluait un « no deal », et qu'une alternative à l'accord refusé impliquerait « presque certainement » que le Royaume-Uni participe aux élections européennes.

« L’Union européenne a été claire, toute demande d’extension devra avoir une justification claire, a prévenu Mme May après le vote. Nous atteignons les limites du processus de débat dans cette Chambre. »

En promettant de démissionner en cas de résultat favorable, Theresa May avait pourtant réussi à faire changer d’avis une partie des réfractaire de sa majorité conservatrice. Boris Johnson, son ancien ministre des Affaires étrangères tout comme Jacob Rees-Mogg, le leader du European Research Group, s'étaient ralliés au texte craignant qu’un nouveau rejet aboutisse finalement à l’annulation du Brexit. Mais l'allié de la première ministre au parlement, le parti nord-irlandais DUP, s'est exprimé contre.

Le président du Conseil européen, Donald Tusk, a réagi immédiatement après le vote. « Vu le rejet de l'accord de retrait par la Chambre des communes, j'ai décidé de convoquer un Conseil européen le 10 avril », a-t-il tweeté. La Commission européenne a déclaré regretter le vote négatif.


« Le scénario d'une sortie sans accord est désormais probable », a déclaré une porte-parole de la Commission européenne.

Abby Shelcore pour DayNewsWorld

DES MIGRANTS DEVENUS PIRATES

SELON MATTEO SALVINI

Des migrants recueillis à bord d'un pétrolier leur venant en aide ont détourné le navire et mis le cap sur Malte après avoir appris qu'ils retournaient en Libye. Une action «criminelle» menée par «des pirates», selon le ministre de l'Intérieur italien, Matteo Salvini.

L'équipage de l'Elhiblu1, un navire pétrolier turque, est venu en aide à 108 migrants mardi soir, en mer Méditerranée. Mais le lendemain du sauvetage, ceux-ci, qui auraient appris que le bateau se dirigeait vers le Libye, ont contraint le commandant de bord à changer de cap en direction de Malte. «Ce ne sont pas des migrants en détresse. Ce sont des pirates. Ils ne verront l'Italie qu'à la jumelle», a dénocé le ministre de l'intérieur Salvini.

Hors de question pour Mateo Salvini que le bateau fasse route vers un port italien que ce soit vers l'île de Lampedusa ou la Sicile. Les autorités italiennes ont précisé que l'armée interviendra dès que le bateau franchira la limite des eaux territoriales, situées à 38 kilomètres des côtes.

Depuis des années, les navires commerciaux circulant au large sont régulièrement déroutés pour secourir des migrants. Mais depuis que Tripoli a progressivement pris le relais de Rome pour coordonner ces opérations, les navires reçoivent l'ordre de reconduire les migrants dans leur pays d'origine. Et à plusieurs reprises ces derniers mois, des migrants raccompagnés ont refusé de descendre du bateau et les autorités libyennes ont du employer la force.

Le capitaine du navire et son équipage ont été pris en otages. « Il a répété plusieurs fois qu’il n’avait plus le contrôle du navire et que lui-même et son équipage étaient forcés et menacés par un certain nombre de migrants exigeant qu’il fasse route pour Malte » , a indiqué le capitaine.

Le patrouilleur P21 de la marine maltaise a empêché le pétrolier de pénétrer dans les eaux territoriales de Malte et un commando des forces spéciales, soutenu par plusieurs navires de la marine et un hélicoptère, a été dépêché à bord « pour rendre le contrôle du bateau au capitaine » et l’escorter jusqu’à Malte.

La marine maltaise a annoncé jeudi 28 mars au matin avoir pris le contrôle du pétrolier ravitailleur Elhiblu-I, arrivé à Malte vers 9 heures. Selon la marine, le navire, l'équipage et les 108 migrants à bord - 77 hommes et 31 femmes ou enfants - doivent désormais être remis à la police pour enquête.

L'ONG Saving Humans n'a pas tardé à réagir, assurant qu'elle «surveillait» la situation. Elle a également demandé que les migrants ne soient pas ramenés en Libye, où ils seraient à nouveau «enfermés dans des camps».

La veille, l’Union européenne a décidé de suspendre temporairement le déploiement de ses moyens navals de sauvetage des migrants au large de la Libye, entamé en 2015 dans le cadre de la mission militaire « Sophia ».

La semaine dernière un bus d'enfants avait été pris en otage par un migrant dénonçant la politique migratoire européenne. Ce dernier avait l'intention de mettre le feu au bus avec les enfants à l'intérieur.

Alize Marion pour DayNewsWorld

BREXIT LE PARLEMENT REPREND LA MAIN

Nouveau camouflet pour Theresa May!  Les députés ont en effet voté un amendement permettant au Parlement de ravir à la première ministre le contrôle du processus de sortie de l’Union européenne.

Par 329 voix contre 302, la Chambre des communes s’est ainsi emparée du pouvoir de déterminer son propre ordre du jour, normalement contrôlé par l’exécutif.

Ce vote intervient alors que Theresa May cherche des soutiens pour faire voter son accord de divorce négocié avec Bruxelles, déjà rejeté par deux fois par les députés mais dont dépend une sortie ordonnée de l’Union européenne le 22 mai.

« Cet amendement renverse l’équilibre entre nos institutions démocratiques et constitue un précédent malvenu et dangereux précédent pour le futur », a réagi la Première ministre.

Les députés devraient mettre aux voix mercredi, à la fois des options plus radicales que sont le simple accord de libre-échange, la sortie sans accord, mais aussi des issues destinées à préserver des liens plus étroits avec l’UE comme l'organisation d’un deuxième référendum, l'annulation pure et simple du Brexit ou le maintien dans l’union douanière.

Mais aucune majorité pourrait également surgir de ces ' votes indicatifs'.

La Première ministre britannique a également essuyé la démission de trois secrétaires d’Etat en désaccord avec sa stratégie sur la sortie de l’UE. Il s’agit de Richard Harrington (Industrie), Alister Burt (Affaires étrangères) et Steve Brine (Santé).

Richard Harrington a reproché au gouvernement dans sa lettre de démission de jouer « à la roulette » avec « les vies et les moyens de subsistance de la grande majorité de notre peuple » du fait de son « échec à garantir un accord » de sortie.

Reste pour la cheffe du gouvernement la possibilité de lancer une troisième tentative pour faire adopter son « deal » dès la fin de cette semaine. Avec comme date butoir le 12 avril...

Jaimie Potts pour Daynewsworld

LES ROUTES DE LA SOIE

OU LA CHINE EN CONQUERANTE

L'Italie a déroulé le tapis rouge au président chinois Xi Jinping en visite d'Etat en Europe. L'Italie a rallié les « Nouvelles routes de la soie », le pharaonique, et controversé, programme d'investissements piloté par la Chine entre l'Asie, l'Europe et l'Afrique. Les gouvernements italien et chinois ont en effet signé samedi 23 mars un protocole d’accord « non contraignant » pour sceller l’entrée de l’Italie dans les « nouvelles routes de la soie », malgré l’inquiétude de Bruxelles et Washington

Mais comment faire face à cette nouvelle Chine conquérante en l’absence de lignes de front communes de la part de l'Europe ?

La visite du président chinois Xi Jinping en Italie et en France préfigure-t-elle le monde de demain ? Son pays est, en tout cas, le grand bénéficiaire du nouvel ordre économique mondial. En 2050, la Chine en sera numéro un, distançant l’Inde et les Etats-Unis.

Le monde assiste à un conflit entre la puissance montante, la Chine, et la puissance établie, les Etats-Unis depuis déjà des décennies .Que ce soit sur la stratégie logistique d’exclusion de zone en mer de Chine du Sud ou dans la maîtrise des hautes technologies, des semi-conducteurs à l’intelligence artificielle, la bataille entre les deux puissances fait rage. Pour preuve : l'affaire Huawei, la Chine cherchant à acquérir les nouvelles technologies par des investissements en capital-risque dans la Silicon Valley.

Et le programme les « nouvelles routes de la soie » (en anglais, Belt and road initiative, BRI), lancé en 2013 par le président Xi Jinping, ceinture terrestre reliant la Chine à l'Europe via l'Asie centrale, et route maritime via l'océan Indien vient couronner le tout.

A coups d'investissements colossaux les Chinois construisent des infrastructures portuaires, ferroviaires, aéroportuaires...dans les pays d'Afrique et d'Asie. On estime qu'une soixantaine d'Etats ont bénéficié de capitaux chinois liés à l'initiative.

Plus généralement, les investissements chinois dans les pays concernés, de 2014 à mi-2018, s'élevaient à plus du double, soit 410 milliards de dollars, estime le cabinet Euler-Hermes. Selon la banque Morgan Stanley, les investissements chinois cumulés dans les pays des « Routes de la Soie » dépasseront 1.200 milliards de dollars d'ici 2027.

La Chine a racheté le port grec du Pirée. Elle est très présente au Portugal, avec des intérêts dans l'immobilier et les transports aériens. L'automobiliste suédois Volvo, les pneus italiens Pirelli, le groupe allemand de machines-outils Kouka sont ainsi passés sous pavillon chinois. Les pays de l'Est font également l'objet des intérêts chinois. En France, Pékin a acheté des terres viticoles en Bourgogne et en Gironde.

Plus de 96% des projets financés par Pékin sont confiés à des entreprises chinoises. Ces dernières monopolisent ensuite les revenus générés par certaines infrastructures.

Outres les enjeux économiques, les interrogations portent aussi sur le risque éventuel pour la défense et les infrastructures du pays --des experts pointant du doigt l'intérêt chinois pour les ports stratégiques de Trieste et Gênes. Ceux du Pirée (Grèce), Bilbao et Valence (Espagne) sont déjà sous pavillon chinois.

Les puissances occidentales, Etats-Unis en tête, dénoncent les visées géopolitiques de Pékin, soupçonné de vouloir cimenter son influence, contrôler des matières premières et écouler ses surcapacités industrielles.

Ces routes « ne peuvent être celles d'une nouvelle hégémonie » qui placerait en « vassalité » les pays traversés, s'alarmait en janvier 2018 le président français Emmanuel Macron.

Plusieurs pays de l'UE (Portugal, Grèce, Hongrie, Pologne...) ont déjà conclu des protocoles d'accord pour rejoindre les Routes de la Soie, mais l'Italie --3e économie européenne-- serait le premier membre du G7 à s'y rallier. Que peut-elle y gagner si ce n'est des marchés ?

Les Etats-Unis restent sceptiques: « Nous doutons que les Italiens en retireront des gains économiques durables. Cela pourrait (au contraire) ternir la réputation du pays », a averti Garrett Marquis, responsable de la Maison Blanche cité par le Financial Times. Washington exprime sa franche opposition: « Nul besoin pour l'Italie de conforter la légitimité de projets (servant) l'arrogance chinoise », a tancé M. Marquis sur Twitter.

La France, elle, appelle à « une approche coordonnée » face à Pékin afin d' « éviter une forme de division européenne mal venue ».

L'Italie, aux côtés de Paris et Berlin, avait appuyé en 2017 l'idée d'un encadrement européen des investissements étrangers, notamment chinois: un front uni désormais menacé.

Or l'Europe est le premier partenaire commercial de la Chine. Depuis 2010, Pékin a investi près de 145 milliards d'euros sur le Vieux continent.

Mais depuis 2018, la tendance s'inverse. L'Europe s'inquiète en effet des investissements chinois dans les secteurs stratégiques, comme celui des télécommunications ou de l'intelligence artificielle.Les Vingt-Huit ont donc décidé de contrôler ces opérations. Ils veulent aussi instaurer un accès réciproque aux marchés publics.Résultat, les investissements chinois ont baissé de 40% l'an dernier, selon les chiffres du cabinet Rhodium Group. Près de la moitié de ces capitaux sont concentrés sur le Royaume-Uni, l'Allemagne et la France.

Le président chinois sera dimanche en France pour rencontrer Emmanuel Macron, mais aussi Angela Merkel et Jean-Claude Juncker.

Il devra y rester jusqu'à mardi. Des relations commerciales aux interrogations européennes sur Huawei et la 5G en passant par le climat ou l'avenir du multilatéralisme, les sujets majeurs ne manquent pas pour l'exécutif français, qui pousse pour une approche européenne unie vis-à-vis de Pékin, et veut une « affirmation de l'UE ».

Face à l’Amérique de Trump, qui cherche à en découdre, Xi Jinping doit trouver des alliés. Et d’une certaine manière redorer le blason de la Chine dans le monde occidental à l’heure où les difficultés se multiplient, que ce soit sur le plan économique avec une baisse de la croissance ; sur le plan technologique avec la polémique autour de Huawei (télécommunications) sur la 5G ; ou sur le plan géopolitique avec les aléas du BRI dans plusieurs pays, du Sri Lanka aux Maldives, en passant par la Malaisie et la Sierra Leone.

L’affirmation de la puissance chinoise, mélange d’autoritarisme et de désir de conquête alimenté par le nationalisme, n’est en effet pas bien perçue en Occident en dépit de la multiplication des investissements chinois.

Là réside peut-être la chance des Européens qui viennent d’adopter une stratégie défensive vis-à-vis de Pékin, « rival systémique », et s’apprêtent à tourner une nouvelle page de leur relation avec cette puissance lors du sommet UE-Chine, le 9 avril.

L’une des nouveautés de 2019 est le réveil des Européens face aux grandes puissances, États-Unis et Chine.

Joanne Courbet pour DayNewsWorld

DERNIERE OPTION POUR LE BREXIT

Face au blocage du Parlement britannique, les chefs d'État de l'UE choisissent ensemble le plan B. Les dirigeants européens et Theresa May se sont en effet accordés sur la mise en place de nouveaux scénarios pour le Brexit.

Lors d'un sommet européen à Bruxelles ce jeudi 21 mars, les 27 ont proposé deux nouvelles dates pour un report de la sortie du Royaume-Uni de l'Union européenne. La Première ministre britannique les a acceptées dans la soirée.

Dans un premier temps, les dirigeants européens sont d'accord pour reporter la date du Brexit au 22 mai, à condition d'un feu vert des députés britanniques la semaine prochaine à l'accord de divorce conclu en novembre, qu'ils ont déjà repoussé par deux fois.

Par ailleurs, en cas de nouveau rejet par le parlement britannique, « le Conseil européen décide de proroger (le Brexit) jusqu'au 12 avril et attend du Royaume-Uni qu'il indique la voie à suivre avant cette date », écrivent les dirigeants européens.

Cet accord a pour objectif de permettre une sortie ordonnée du Royaume-Uni. Theresa May aux abois proposait le 30 juin.

Mais cette extension était trop longue pour des Européens, réunis en sommet jusqu'à vendredi. En effet cette date du 30 juin posait des problèmes du point de vue juridique à l'UE en raison du scrutin européen, prévu du 23 au 26 mai. Car le Royaume-Uni serait tenu d'organiser le scrutin européen même s'il se retire ensuite avant la session inaugurale du Parlement, début juillet. S'il ne le faisait pas, il mettrait en péril la légalité du nouveau Parlement avec le risque d'une paralysie durable du fonctionnement de l'UE.

Cependant la menace du « no deal » se fait de plus en plus pressante

En effet Jeremy Corbyn, le chef du Labour, principal parti d'opposition britannique, a exclu de se ranger derrière l'accord de Theresa May. « Nous ne pensons pas que c'est la bonne voie et cherchons une alternative qui puisse rassembler une majorité au parlement », a-t-il asséné.

En cas d'échec du troisième vote, le « no deal » apparaît comme l'issue par défaut, ont mis en garde les Européens, synonyme de chaos économique potentiel.

« Même si l'espoir d'un succès final peut paraître fragile, voire illusoire, et bien que la fatigue du Brexit soit de plus en plus visible et justifiée, nous ne pouvons renoncer à rechercher jusqu'au tout dernier moment une solution positive"», a promis le président du Conseil européen Donald Tusk.

Jaimie Potts pour DayNewsWorld

HOSTILITE DE BRUXELLES

A UN REPORT DU BREXIT AU 30 JUIN

Après en avoir longtemps refusé la possibilité, Theresa May, au pied du mur, souhaite maintenant un report du Brexit au 30 juin.

A ce stade, elle exclut un ajournement plus long, qui impliquerait que le Royaume-Uni prenne part aux élections européenne, une option « inacceptable », selon la dirigeante britannique.

A l'Union de se concerter. Toute demande de report devra, en effet, être acceptée à l'unanimité par les 27, qui se réunissent à Bruxelles jeudi et vendredi.

Si Theresa May n'a plus le choix à moins d'accepter un divorce brutal, les 27 ne veulent pas maintenir l'Union européenne dans l'incertitude pendant une trop longue période.

En conséquence ils ne devraient envisager qu'un seul report. Près de trois ans après le référendum qui a décidé de la sortie de l'Union européenne.

Mais que penser du délai demandé ? La Première ministre britannique demande un report du Brexit jusqu'au 30 juin. Un choix de date qui est loin de ravir les Européen !

L'exécutif européen plaide plutôt pour un report jusqu'au 23 mai (avant les élections européennes). Un report « jusqu'au moins 2019 » reste aussi une option. Autant dire que la date du 30 juin, comme l'a réclamé Theresa May dans la foulée, n'est pas accueilli avec joie.

Juridiquement. Pourquoi ? Parce qu'à cette date (30 juin), cela signifierait que le Royaume-Uni n'aurait pas organisé d'élections européennes. Soit une infraction si l'on se base sur le Traité de l'Union. Autre souci d'ordre juridique : si les élections ont lieu, sans le Royaume-Uni, on peut imaginer n'importe quel citoyen saisir la Justice européenne pour faire valoir qu'il est mal représenté au seul motif que l'assemblée a été « mal » élue. Il faudrait alors tout annuler.

Et politiquement.Chaque dirigeant d'un Etat membre pourrait évaluer, en fonction de ses intérêts, quasi personnels, si une prolongation du Brexit lui serait favorable ou non.

Des risques que les 27 ne veulent pas courir !

Jenny Chase pour DayNewsWorld

GILETS JAUNES LES TETES TOMBENT

Lacte XVIII du mouvement des « gilets jaunes », suivi par 10 000 personnes à Paris et plus de 30 000 en France samedi 16 mars, selon les autorités, a connu un fort regain de violence.

Et les têtes continuent de tomber.

Après l'annonce du remplacement du préfet de police de Paris Michel Delpuech par Didier Lallement, le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner avait estimé lundi soir « nécessaire » que des responsables de la hiérarchie policière soient démis de leur fonction.

Ce mardi, l'exécutif a donc décidé de mettre fin aux fonctions du directeur de cabinet de la préfecture de police Pierre Gaudin et du directeur de la sécurité de proximité de l'agglomération parisienne (DSPAP), composante de la préfecture, Frédéric Dupuch.

Le gouvernement a mis en cause « la chaîne de commandement » de la préfecture de police de Paris dans la gestion du maintien de l'ordre samedi, qui s'est soldée par de spectaculaires scènes de violences, saccages et pillages sur l'avenue des Champs-Élysées.

Le secrétaire d’Etat auprès du ministre de l’intérieur, Laurent Nuñez, a admis lundi 18 mars des « dysfonctionnements » et « un échec ». « Dans la direction de la manœuvre, on a été moins offensifs que d’habitude, moins réactifs », a-t-il assuré, avant d’ajouter :

« C’est toute la chaîne de commandement qui va être examinée. »

Des consignes inappropriées ont été passées pour réduire l'usage « des lanceurs de balle de défense » (LBD), a déploré lundi le Premier ministre Édouard Philippe.

Regrettant une « inhibition » des forces de l'ordre et une stratégie du maintien de l'ordre « pas mise en œuvre », Christophe Castaner a également affirmé que « des décisions, des instructions (avaient) échappé » au préfet de police.

Jenny Chase pour DayNewsWorld

ATTAQUE TERRORISTE A UTRECHT

AU PAYS-BAS

Trois personnes sont mortes et plusieurs ont été blessées, lundi 18 mars, lors d’une fusillade dans un tramway dans la ville néerlandaise d’Utrecht, a annoncé la police locale, en évoquant une possible piste « terroriste ».

Le suspect est présenté comme Gokmen Tanis, un homme de 37 ans. Après avoir publié un avis de recherche, la police annonce l'avoir arrêté, ce lundi soir, à Oudenoord. Un autre homme suspecté d'être impliqué dans l'attaque a également été arrêté en début de soirée.

La police indique que l'acte est « potentiellement » terroriste. Mais l'agence de presse étatique turque Anadolu, citant des « proches » de l'assaillant présumé, évoque un possible « différend familial ».

Les services de secours ont indiqué que trois hélicoptères avaient été déployés pour prendre en charge les victimes.

Le porte-parole de la police a déclaré que la thèse d'une motivation terroriste était envisagée.

Le coordinateur de la lutte antiterroriste a convoqué une réunion de crise.

« Une enquête sur la fusillade sur la place du 24-Octobre à Utrecht est en cours.

Dans celle-ci, nous prenons également en compte un éventuel motif terroriste », a déclaré la police dans un tweet.

Le Premier ministre néerlandais s'est dit « profondément inquiet ».

Mark Rutte a rapidement réagi, lundi matin, après l'incident.

La police a renforcé la sécurité dans les aéroports et les bâtiments clés du pays.

Les autorités néerlandaises ont relevé à son plus haut niveau la menace terroriste dans la région d'Utrecht.

« Nous n'excluons rien, pas même une attaque terroriste. »

C'est par ces mots que le maire d'Utrecht, Jan van Zanen, termine son court communiqué dans lequel il évoque

« un incident horrible et radical » qui a eu lieu ce matin dans sa ville.

Dans les autres grandes villes du pays, la présence policière a été renforcée.

A La Haye, des policiers lourdement armés ont été déployés autour du Parlement et du siège du gouvernement.

Dans un tweet, la famille royale s'est dite « attristée par le fait que trois personnes soient mortes et neuf autres blessées ». « Soyons unis et unis pour une société dans laquelle les gens peuvent se sentir en sécurité et dans laquelle règnent la liberté et la tolérance », dit-elle.

Carl Delsey pour DayNewsWorld

GILETS JAUNES DES DYSFONCTIONNEMENTS A LA PREFECTURE DE POLICE

L’acte XVIII du mouvement des « gilets jaunes », suivi par 10 000 personnes à Paris et plus de 30 000 en France samedi 16 mars, selon les autorités, a connu un fort regain de violence.

Selon les chiffres communiqués par les autorités, quelque 237 personnes ont été interpellées lors des rassemblements parisiens. Ces arrestations ont donné lieu à des gardes à vue pour 185 personnes majeures et 15 mineures.

La scène a des tristes airs de déjà-vu. L’avenue des Champs-Elysées s’est à nouveau éveillée, dimanche 17 mars, marquée par les stigmates d’un samedi de violences urbaines. Banque incendiée, vitrines de restaurants brisées, pillages… Près d’une centaine de commerces ont été touchés dans la capitale, notamment sur les Champs-Elysées.

Lundi, Emmanuel Macron a réuni à 11 h 30 son premier ministre, Edouard Philippe, ainsi que ses trois ministres chargés de l’intérieur et de la justice – Christophe Castaner, Laurent Nuñez et Nicole Belloubet – afin d’élaborer des propositions pour tenter de rétablir l’ordre public.

Les quelque 1.500 « black blocs » qui ont participé aux violences sur les Champs-Élysées lors de l'  « acte 18 » des « gilets jaunes » étaient bien préparés pour ne pas se faire repérer par les forces de l'ordre.

Alors que les méthodes de ces groupes violents sont connues, ces casseurs sont parvenus à faire de nombreux dégâts. En cause, leur nombre et leur organisation bien rodée.

Si les « blacks blocks » ont pu agir aussi brutalement samedi, c'est d'abord parce qu'ils étaient très nombreux. Selon le ministère de l'Intérieur, 1.500 individus ultra-violents avaient infiltré la manifestation et s'étaient dissimulés au sein de milliers de « gilets jaunes ».

Les « black blocs » ont également changé de mode d'action, ce qui serait synonyme de l'arrivée de nouveaux membres. En comparaison : lors du 1er-Mai, des « black blocs » avaient tenté de mettre le feu au MacDonald tandis que d'autres personnes leur avaient réussi à les en dissuader parce qu'il y avait un immeuble d'habitation au-dessus et que cela mettrait la vie d'autres personnes en danger. Cette fois-ci, il y a eu le même phénomène mais les autres « black blocs » n'ont pas pu empêcher l'incendie de la banque avec la propagation aux étages supérieurs. Une femme et son bébé, coincés au deuxième étage, ont été secourus par les pompiers.

Enfin, il semble que l'action ait été minutieusement préparée. Les contrôles de police mis en place aux entrées de Paris n'ont d'ailleurs rien donné : aucun marteau aucune barre de fer n'ont été découverts.

Le secrétaire d’Etat auprès du ministre de l’intérieur, Laurent Nuñez, a admis lundi 18 mars des « dysfonctionnements » et « un échec ». « Dans la direction de la manœuvre, on a été moins offensifs que d’habitude, moins réactifs », a-t-il assuré, avant d’ajouter : « C’est toute la chaîne de commandement qui va être examinée. » Une mise en cause directe la Préfecture de police de Paris, qui fait écho aux déclarations de Matignon, dimanche soir :

« Notre dispositif avait été profondément adapté à la suite des événements du 1er décembre. L’analyse des événements d’hier met en évidence qu’il s’est révélé insuffisant dans son exécution pour contenir ces violences et éviter les agissements des casseurs. Il faut tirer toutes les conséquences de ces dysfonctionnements. Le premier ministre fera ses propositions d’adaptation au président de la République demain à 11 h 30 pour renforcer la doctrine et s’assurer à tout moment de la fermeté de son exécution. Les annonces seront faites dans les heures suivantes. »

Y a-t-il eu des failles dans le dispositif de sécurité ? Au sein de la police, plusieurs voix s'élèvent désormais pour dénoncer la manière dont a été gérée la présence de ces casseurs samedi. Leur nombre lui même aurait été sous-estimé par les services de renseignements avant la manifestation. Aussi, certains remettent en question le dispositif de sécurité lui-même : 5.000 policiers et gendarmes étaient mobilisés à Paris, mais une grande partie l'était autour de l'Elysée et des lieux de pouvoirs, ou pour la marche pour le climat qui avait lieu au même moment ailleurs dans la capitale ! Certains hauts gradés pointent le manque de coordination entre CRS et policiers. Et montrent du doigt la préfecture de police, chargée d'organiser la sécurité.

Plusieurs voix se sont élevées dans les rangs des policiers pour critiquer les choix de la Préfecture de police de Paris.

Le préfet de police de Paris, Michel Delpuech, a démissionné. Michel Delpuech, 66 ans, était régulièrement donné partant après l'affaire Benalla et les différentes polémiques sur la gestion de l'ordre public dans la capitale.

Jenny Chase pour DayNewsWorld

CINQ ENFANTS DE JIHADISTES DE SYRIE

RAPATRIES EN FRANCE

La France a rapatrié de Syrie cinq enfants de jihadistes vendredi 15 mars 2019.

La France a rapatrié, vendredi 15 mars, « plusieurs mineurs orphelins et isolés, âgés de 5 ans et moins, qui se trouvaient dans des camps du nord-est de la Syrie », annonce le ministère des Affaires étrangères.

Avec la chute du dernier bastion détenu par l’organisation Etat islamique, la question du devenir des Français détenus en Syrie est devenue un casse-tête pour le gouvernement.

Que faire de ces Français qui, au nom du djihad, ont rejoint ces dernières années l’organisation Etat islamique en Syrie et en Irak et se trouvent détenus dans la région ?

« La décision a été prise au regard de la situation de ces très jeunes enfants particulièrement vulnérables », indique le ministère des Affaires étrangères.

Il s'agit d' orphelins qui seront pris en charge par leur famille ou une famille d’accueil.

« Ces enfants font l’objet d’un suivi médical et psychologique particulier et ont été remis aux autorités judiciaires. » poursuit le ministère.

Mais le rapatriement des seuls enfants n’est « pas envisagé à l’heure actuelle », selon les termes de Laurent Nuñez, secrétaire d’Etat à l’intérieur, mercredi 13 mars, devant la commission des affaires étrangères de l’Assemblée nationale. Cela conduirait, en effet, à séparer les enfants de leurs parents (le plus souvent de leur mère), ce qui paraît exclu.

« Pour ce qui est des enfants, c’est une approche au cas par cas qui est menée, en particulier en lien avec la Croix-Rouge internationale. C’est une approche humanitaire qui est suivie, et avec beaucoup de vigilance », avait déclaré le chef de l’Etat français depuis Nairobi, au Kenya.

Pour les adultes, le problème qui relève du casse-tête sécuritaire, juridique et politique, la réponse est tout autre . « S’agissant des ressortissants français adultes, combattants et djihadistes ayant suivi Daech au Levant, la position de la France n’a pas changé : ils doivent être jugés sur le territoire où ils ont commis leurs crimes », a par ailleurs souligné vendredi le ministère des affaires étrangères.

« C’est une question de justice et de sécurité à la fois. »

Jaimie Potts pour DayNewsWorld

LE BREXIT OU  LE POKER MENTEUR

La première ministre britannique Theresa May connaît déconvenue sur déconvenue dans ce qui ressemble au feuilleton du Brexit.

Après l'échec cuisant d'hier, l'accord sur le Brexit négocié par la Première ministre britannique avec Bruxelles sera une nouvelle fois soumis au vote des députés ce jeudi. Une motion gouvernementale proposera en effet un court report du Brexit au 30 juin, à la condition que le texte soit approuvé d'ici le 20 mars.

Mais le Brexit aura-t-il lieu comme prévu le 29 mars ou sera-t-il reporté ? Mercredi 13 mars, le Parlement britannique a rejeté de justesse l'option d'une sortie de l'Union européenne sans accord. Après deux rejets du Parlement, l'accord sur le Brexit négocié par la Première ministre britannique avec Bruxelles sera une nouvelle fois soumis au vote des députés ce jeudi. Une motion gouvernementale proposera en effet un court report du Brexit au 30 juin, à la condition que le texte soit approuvé d'ici le 20 mars. La première ministre britannique Theresa May s’obstine en proposant aux députés de voter une troisième fois ce texte.

Elle a en effet déposé une motion gouvernementale qui sera débattue ce jeudi au Parlement.

Un court report juridiquement ne devrait pas poser problème pour l’organisation des élections européennes prévues entre le 23 et le 26 mai puisque les nouveaux députés n’entreront pas en fonction avant le mois de juillet. En revanche, la motion précise que si l'accord est recalé à nouveau, alors le report devra aller au-delà du 30 juin et impliquera que le pays organise des élections pour le parlement européen.

 

Deux mois après un premier vote sanction de Westminster, le Parlement a une nouvelle fois rejeté, mardi 12 mars, l’accord conclu entre Bruxelles et Londres par 391 voix contre 242.

Pourtant dans cette deuxième version de l’accord de divorce, le président de la commission européenne, Jean-Claude Junker, avait accepté de nouvelles clauses juridiques pour rassurer les députés britanniques.

Mais l’avenir de la frontière irlandaise cristallise toujours l’opposition du Parlement.

Le dispositif de « backstop », imaginé à Bruxelles, ne l' a pas convaincue.

Alors que les députés refusent toute démarcation physique séparant la République d’Irlande du Royaume-Uni, ils redoutent cependant de rester dépendant des réglementations européennes en l’absence d’une telle séparation.

Le projet de divorce semble dans l'impasse.

Après ce nouveau rejet de l'accord conclu par Theresa May avec l'Union européenne, les députés britanniques doivent désormais s'exprimer sur le principe du no deal (« pas d'accord »).

Enfin les députés britanniques se sont massivement prononcés, jeudi 14 mars, en faveur d'un report du Brexit et doivent voter une troisième fois l'accord négocié par Theresa May.

Le président du Conseil européen, Donald Tusk, encourage les dirigeants européens à accorder un délai plus long à Londres

Jaimie Potts pour DayNewsWorld

BREXIT VERS LA DEMANDE D'UN REPORT

OU LA MENACE D'UN NO DEAL ?

 

« Je suis personnellement opposée à une extension de l'article 50. Notre objectif prioritaire devrait être de travailler à un accord et de sortir le 29 mars » de l'UE, a souligné la Première ministre Theresa May.

L'inquiétude de certains députés a poussé la chef de gouvernement Theresa May à donner le dernier mot au Parlement. Plusieurs de ses ministres ont même menacé de démissionner ces derniers jours si le risque d'une sortie sans accord se concrétisait.

La Première ministre Theresa May a donc annoncé mardi 26 février que le Royaume-Uni ne quittera l'Union européenne sans un accord de retrait qu'à la condition que son Parlement valide cette option. Elle ouvre aussi la porte à un report.

Si les députés rejetaient d'ici le 12 mars l'accord sur le Brexit, à eux alors de statuer sur une sortie de l'UE sans accord ou sur un report de la date fatidique, toujours fixée au 29 mars.

Mais la ministre conservatrice a pris soin de répéter qu'elle était personnellement opposée à ce report de la date prévue, le 29 mars, et a souligné qu'il ne pourrait pas aller au-delà de juin, car dans le cas contraire, le Royaume-Uni devrait participer aux élections européennes de fin mai.

La dirigeante conservatrice a précisé qu'elle avait l'intention de procéder en trois étapes.

D'abord, elle présentera avant le 12 mars aux députés une version modifiée de l'accord de divorce qu'elle a signé fin novembre avec Bruxelles et que le Parlement a massivement rejeté mi-janvier.

En cas de rejet, elle demandera aux députés le 13 mars s'ils veulent sortir de l'UE sans accord. S'il refusent, alors elle présentera une motion le 14 mars demandant « si le Parlement veut une extension courte et limitée de l'Article 50 » du Traité de Lisbonne, qui a enclenché le processus de sortie de l'Union européenne il y a près de deux ans.

Et qu'en pensent les autres pays de l'UE ?

Accepter un report d’ici à fin 2019 ? Si les Britanniques décident l’organisation d’un nouveau référendum ou convoquent des élections générales...ce pourrait être envisageable. Jeremy Corbyn, le leader du Parti travailliste, a fait savoir lundi soir que son parti était prêt à soutenir un amendement réclamant un deuxième référendum, pour faire barrage au « deal » de Mme May.

Les Européens veulent à tout prix éviter que les Britanniques soient encore membres de l’Union au moment des élections européennes, fin mai.

Si le Royaume-Uni devait rester membre de l’UE au-delà de ces échéances , les Britanniques devraient participer aux élections européennes.

Pire, peut-être : toujours à la table des discussions au Conseil européen, pour un temps indéterminé, ils pourraient continuer à être associés à la discussion cruciale du prochain budget communautaire pluriannuel (2021-2027) : le moyen donc d’influer sur un des instruments fondamentaux de la politique commune à vingt-sept. Ce que ne veulent absolument pas les Européens.

Un « no deal » reste dans ce cas une hypothèse très sérieuse à Bruxelles.

Jaimie Potts pour DayNewsWorld

ESPAGNE RENFORCEMENT DE SA FRONTIERE

A CEUTA

Confrontée à une forte pression migratoire, Madrid va augmenter la hauteur des doubles clôtures frontalières qui séparent du Maroc son enclave de Ceuta. Ce renforcement de la barrière se fera en élevant sa hauteur , a annoncé ce samedi le ministère de l'Intérieur espagnol qui a également indiqué que les barbelés au sommet de ces clôtures seraient remplacés par un autre matériel non blessant.

«La hauteur de la clôture sera augmentée de 30%, atteignant les dix mètres, là où se sont produites le plus d'entrées», a annoncé le ministre de l'Intérieur, Fernando Grande-Marlaska, lors d'une visite à Ceuta.

«Tous les barbelés (à Ceuta) seront remplacés par un élément (...) qui garantira la sécurité sans blesser tout le long de la clôture», a-t-il ajouté.

Celui ci a également évoqué des systèmes de reconnaissance faciale aux passages frontaliers et l'amélioration des systèmes de vidéosurveillance. Des travaux qui «commenceront dans à peu près un mois et demi», selon le ministère espagnol.

Le but est d'«avoir une frontière plus sûre, plus moderne et dotée de moyens technologiques plus sophistiqués», a expliqué le ministre.

La clôture a en effet été prise d'assaut à plusieurs reprises ces dernières années par des migrants africains qui souhaitaient pénétrer dans l'enclave espagnole qui, avec celle de Melilla, constitue la seule frontière terrestre entre l'Afrique et l'Union européenne. Certains de ces assauts ont été violents, comme ceux de juillet et août derniers, alors que les migrants ont pénétré dans Ceuta en lançant de la chaux vive et des excréments contre les forces de l'ordre.

Parfois aussi des migrants se coupent les mains, les bras ou les jambes contre les barbelés lors de leur tentative de passage si bien que des organisations de défense des droits de l'Homme ont réclamé leur retrait.

Selon les chiffres du ministère espagnol de l'Intérieur, 726 migrants ont gagné Ceuta et Melilla illégalement entre le 1er janvier et le 13 février par voie de terre tandis que 4.889 autres migrants durant la mêmepériode ont accosté sur les côtes espagnoles à bord d'embarcations.

Les côtes espagnoles sont la principale voie d'entrée par mer dans l'UE des migrants irréguliers.

Britney Delsey pour DayNewsWorld

L'AMBASSADEUR DU PAPE SOUPCONNE

D'AGRESSION SEXUELLE

Monseigneur Luigi Ventura, ambassadeur du pape en France âgé de 74 ans, est visé par une enquête pour agression sexuelle, selon une source judiciaire. Un article du Monde précise qu'il est soupçonné d'attouchements sur un jeune cadre de la Mairie de Paris alors que ce dernier l'accueillait lors d'une cérémonie à l'Hôtel de Ville.

Les faits se seraient produits le 17 janvier dernier à l'occasion des vœux de la Maire de Paris, Anne Hidalgo, aux autorités civiles, diplomatiques et religieuses, détaille le journal.

Monseigneur Luigi Ventura aurait alors touché à « plusieurs fois » ce jeune homme de la délégation générale aux relations internationales (DGRI) de la Mairie de Paris.

La mairie de Paris aurait signalé au parquet, en vertu de l’article 40 du code de procédure pénale, qu’un jeune cadre municipal s’était plaint d’attouchements répétés du prélat italien de 74 ans lors de la cérémonie des vœux à l’Hôtel de Ville le 17 janvier.

L’immunité diplomatique ?

Mgr Ventura est considéré comme l’ambassadeur du Vatican auprès du gouvernement français. .

Il est depuis 2009, le représentant du pape à Paris.

Il est chargé d’assurer à la fois le lien entre le Saint-Siège et l’Etat français, entre le pape et les évêques qu’il propose à la nomination.

C’est par exemple à lui que l’évêque de Dax avait, en avril 2017, présenté sa démission après la révélation

« d’attitudes inappropriées » envers des jeunes.

Bénéficiaire du statut de diplomate, le religieux pourrait jouer de l'immunité diplomatique pour échapper à la justice des hommes.

Une affaire de plus au moment où est annoncée la sortie mondiale, le 21 février, du livre Sodoma, une enquête au cœur des mœurs du Vatican de Frédéric Martel.

Boby Dean pour DayNewsWorld

ET TOC ! MAINTENANT LES AUTO-ECOLES

UNE UBERISATION DE PLUS ET UNE COLERE DE PLUS

Les auto-écoles manifestent aujourd’hui, lundi 11 février 2019.

Leurs responsables se sont rassemblés massivement aux portes de Paris, Bordeaux, Marseille, Nice … provoquant de gigantesques embouteillages.

Le PC de Radio France comptait peu avant 8 H du matin, une heure quarante d’embouteillage sur l’autoroute A3, entre Aulnay sous Bois et Bagnolet et en Seine Saint Denis en direction de Paris, mais aussi une heure de bouchon sur l’A6 entre Viry Chatillon (Essonne) et la capitale, et encore , un sérieux ralentissement sur l’A13 entre Rocquencourt (Yvelines) et la capitale.

Soixante quinze voitures ont été comptées à 7 H du matin, à la Porte d’Auteuil, à la Porte de Clignancourt et à celle de Vincennes, sur le Périphérique ou se déroulait une opération escargot.

Les professionnels convergeaient en début d’après midi vers la Place d’Italie !

Comme pour les Gilets Jaunes, les slogans mettaient en cause Emmanuel Macron : « Roi Macron ! Le peuple en a marre » pouvait-on pu lire sur les pare-brises de voitures.

C’est un rapport parlementaire qui n’a pourtant pas encore été rendu public qui a mis le feu au poudre et qui est à l’origine de cette nouvelle bronca.

Ce rapport, qui a été rédigé par la députée LREM du Gard, Françoise Dumas vient juste d’être remis au Premier Ministre (vendredi dernier 08/09/2019). Il faut rappeler qu’en novembre Emmanuel Macron avait promis « une baisse drastique » du coût du permis de conduire qui tournait autour de 1800 € en moyenne selon une étude d’UFC-Que Choisir (2016) .

La réponse des syndicats de la profession ne s’est pas fait attendre : « on ne veut pas délivrer des formations Low Cost d’un permis de conduire ubérisé ».

Tout est dit en quelques mots !

Même si les 3 organisations professionnelles  avouent que pour l’instant elles ne connaissent qu’une partie de ce qu’il y a dans le rapport, « car Madame Dumas a bien voulu leur en lire une partie », elles pressentent « qu’elle ne leur (nous) a pas tout dit, car ils (on)  l’ont (a) sentie très mal à l’aise ».

Le Président du syndicat majoritaire, CNPA-Education Routière accuse d’ores et déjà l’exécutif de vouloir créer un système qui tuerait la proximité et braderait la qualité de l’enseignement du permis de conduire.

On retrouve dans la protestation des auto-écoles, les mêmes critiques que celles des Gilets Jaunes, vis-à-vis d’un choix de société « qui hérisse » et qui n’est pas accepté. « Si le monde moderne, c’est la destruction des acquis sociaux et du salariat, j’appelle ça revenir au XIX siècle » vient d’affirmer Philippe Colombani, le Président Fondateur du Syndicat UNIC.

Pour faire baisser le prix du permis de conduire, les auto-écoles proposent une baisse de la pression fiscale ( ?) en rappelant qu’un permis de conduire c’est 70% de taxes et d’impôts.

Le gouvernement se retrouve placé dans le même dilemme que celui de la taxe sur les carburants qui a déclenché le mouvement des Gilets Jaunes et son refus du consentement à l’impôt le 17 novembre 2018.

« Que les hommes politiques se regardent un peu dans la glace et se disent que si on en est arrivé là c’est peut être aussi de leur faute : ils ont depuis des années et des années empilé les taxes et les impôts » !

On ne peut être plus clair ! A bon entendeur, salut !

Clara Mitchell pour DayNewsWorld

PROCES DES INDEPENDANTISTES CATALANS

SOUS HAUTE TENSION EN ESPAGNE

Une douzaine de dirigeants vont devoir répondre, à partir de mardi 12 février, devant le Tribunal suprême de Madrid de « sédition » et de « rébellion ». C’est sans doute « le procès le plus important » qu’affronte l’Espagne depuis la transition démocratique, selon les propres mots du président du Tribunal suprême, Carlos Lesmes. Douze dirigeants indépendantistes catalans vont être jugés pour leur rôle dans la tentative de sécession de la Catalogne d'octobre 2017 contrevenant à l’ordre constitutionnel espagnol.

Un procès historique qui s'ouvre mardi pour environ trois mois et qui sera retransmis en direct à la télévision.

Jusqu'à 25 ans de prison

La principale figure de la tentative de sécession, l'ex-président catalan Carles Puigdemont, exilé en Belgique, sera le grand absent sur le banc des accusés, l'Espagne ne jugeant pas en absence pour les délits graves.

Le principal protagoniste sera donc son ancien vice-président Oriol Junqueras, contre lequel le parquet a requis 25 ans de prison. L’échec de la proclamation unilatérale d’indépendance du 27 octobre, la destitution du gouvernement catalan et la fuite de Carles Puigdemont en Belgique, ne l’ont pas convaincu de fuir. Ce « sacrifice » lui confère une aura particulière aux yeux des indépendantistes. Aux yeux de la loi, il risque vingt-cinq ans de prison.

Des peines allant de ont été requises contre les onze autres accusés, dont l'ancienne présidente du parlement catalan, plusieurs "ministres" régionaux et les responsables des puissantes associations indépendantistes ANC et Omnium Cultural risquent des peines allant de 7 à 17 ans. Neuf accusés au total sont poursuivis pour rébellion, aggravée du délit de détournement de fonds publics pour six d'entre eux, et sont en détention provisoire.

Un référendum jugé illégal.

Les séparatistes avaient organisé le 1er octobre 2017 un référendum d'autodétermination interdit par la justice puis proclamé le 27 octobre une république catalane indépendante, déclenchant la plus grave crise politique que l'Espagne ait connu depuis la fin du franquisme.

Au centre du procès la question de la violence.

Le chef d'accusation contesté de rébellion suppose l'existence d'un soulèvement violent. Pour le parquet, il y a eu violence les accusés ayant notamment « appelé les citoyens à participer au référendum du 1er octobre en étant conscients de [son] illégalité et du fait que des explosions de violence pouvaient se produire ».

Pour les indépendantistes la seule violence a été celle des policiers le jour du référendum. C'est ce qu' a retenu la justice allemande lorsqu’elle a refusé d’extrader l’ancien président catalan Carles Puigdemont. Les juristes étant divisés sur cette question, le représentant des intérêts de l'État n'accuse d'ailleurs les prévenus que de sédition et réclame des peines de douze ans au maximum.

Les indépendantistes catalans dénoncent un « procès politique » qui démontrerait que, pour préserver son intégrité territoriale, l’Espagne est capable de restreindre des « droits fondamentaux ».

Le président du gouvernement espagnol, le socialiste Pedro Sanchez, se serait bien passé de ce procès alors même que le premier ministre essaie de négocier son projet de budget 2019 avec les partis indépendantistes catalans. Les indépendantistes, sans lesquels Pedro Sanchez n’a pas de majorité au parlement, sont prêts à bloquer le budget mercredi, ouvrant ainsi la porte à la convocation d’élections anticipées.

Plus d'un an après les faits, la question catalane reste un sujet brûlant en Espagne.

Dimanche, des dizaines de milliers de personnes ont manifesté à Madrid à l'appel de la droite et de l'extrême droite de Vox contre le chef du gouvernement Pedro Sanchez, accusé de « haute trahison » pour avoir dialogué avec les indépendantistes.

Andrew Preston pour DayNewsWorld

GILETS JAUNES ET MOUVEMENT 5 ETOILES

Une rencontre inattendue a eu lieu, mardi, à Montargis(Loiret), entre les Gilets Jaunes et le leader du Mouvement 5 Etoiles Luigi Di Maio, actuellement vice-Premier ministre italien. C’est Luigi Di Maio lui-même qui l'a rendue publique. « Aujourd’hui, nous avons fait un saut en France et nous avons rencontré le leader des “gilets jaunes” Christophe Chalençon et les candidats aux élections européennes de la liste RIC [Ralliement d’initiative citoyenne] d’Ingrid Levavasseur », a-t-il annoncé, mardi 5 février, sur Facebook .

« Une nouvelle provocation » pour le Quai d'Orsay

Cette rencontre a été vécue comme une nouvelle provocation par le ministère des Affaires étrangères « Cette nouvelle provocation n'est pas acceptable entre pays voisins et partenaires au sein de l'Union européenne », a dénoncé mercredi le Quai d'Orsay. «M. Di Maio, qui assume des responsabilités gouvernementales, doit veiller à ne pas porter atteinte, par ses ingérences répétées, à nos relations bilatérales, dans l'intérêt de la France comme de l'Italie». Même l'ambassade d'Italie en France n'avait pas été informée de ce déplacement du ministre sur le territoire national.

Soutien du M5S aux Gilets Jaunes

Cependant cette rencontre concrétise le soutien manifesté par le chef de file du Mouvement 5 étoiles (M5S) italien aux « gilets jaunes » français sur le blog du M5S dès début janvier. Dans son message le vice-premier ministre encourageait les «gilets jaunes» à poursuivre la «dure bataille» comparant leur mouvement à celui du Mouvement 5 étoiles, affirmant que les deux sont animés «d'un même esprit». Le Mouvement 5 étoiles, fondé en 2009 par Beppe Grillo et Gianroberto Casaleggio, se présente en effet comme une organisation ni de droite ni de gauche .Et ne se définissant pas comme un parti politique, il milite pour stimuler une forme de démocratie directe, par opposition aux formes de démocraties représentatives. Aux élections municipales de 2016, il remporte les villes de Rome et de Turin. Devançant largement, avec 32% des voix, les autres partis politiques aux élections générales italiennes de 2018, il forme un gouvernement de coalition avec la Ligue du Nord dirigé par l’indépendant Giuseppe Conte.

Pas d'alliance mais des échanges

Lors de la rencontre les deux parties ont échangé. « L’échange a été très cordial. On se rend compte qu’il y a beaucoup de points communs entre notre démarche et le M5S, qui est né des mêmes revendications du peuple », explique au Monde Christophe Chalençon . « On a comparé nos plates-formes respectives, évoqué la façon dont elles s’étaient structurées, c’est très intéressant. », a-t-il ajouté. La liste RIC est liée à une plate-forme en ligne NOos-citoyens qui doit permettre d’agréger des revendications citoyennes, avant de faire émerger les plus fréquentes pour les porter dans le débat politique. M5S s'est également construit grâce à sa plate-forme numérique «Rousseau» qui a permis la coordination et la définition du programme électoral. De son côté, M. Di Maio a évoqué « une belle rencontre, la première avant tant d’autres, au cours de laquelle nous avons parlé de nos pays, des droits sociaux et de démocratie directe ». Il n'aurait pas été question d'alliances.

Vives dissensions au sein des Gilets Jaunes

Cette rencontre avec le MS5 étonne cependant par l’absence notoire de la tête de liste Ingrid Levavasseur et le rôle joué par Christophe Chalençon comme porte-parole du RIC.

M. Chalençon, 52 ans, est un artisan forgeron, il a été candidat à la législative dans le Vaucluse en 2017 sous l’étiquette divers droite. Cette figure médiatique du mouvement des « gilets jaunes », s’est fait remarquer en réclamant, le 3 décembre 2018 « la démission du gouvernement actuel » et l’arrivée à Matignon « d’un homme à poigne comme le général de Villiers ». Sa légitimité de « leader » des « gilets jaunes » a toujours été contestée par la base du mouvement. Elle a également été contestée vigoureusement par Ingrid Levavasseur qui a démenti le fait qu'il soit porte -parole du mouvement.

La jeune femme indique par ailleurs n’avoir été informée qu’à la dernière minute de la rencontre, à laquelle elle était opposée.

Elle maintient que cet événement « n’a aucun lien avec le RIC ».

Garett Skyport pour DayNewsWorld

BREXIT COUP DE POKER DE THERESA MAY ET L'IMPOSSIBLE REVISION DU BACKSTOP EXIGE

PAR LA CHAMBRE DES COMMUNES

Le spectre du nol deal s'est éloigné momentanément. Deux semaines après avoir massivement rejeté l’accord sur le Brexit présenté par Theresa May, les députés britanniques ont débattu, mardi 29 janvier pour trouver une solution à l'impasse sur le Brexit. Ils ont exigé une révision de l’accord, sur la frontière entre les deux Irlande tout en refusant une sortie sèche de l’UE.

Sur sept amendements au projet de retrait négocié par Theresa May que la Chambre des Commune avait rejeté le 15 janvier dernier par 432 voix contre 202 cinq des sept ont été refusés

Les autres amendements présentés par les travaillistes visant à donner la main au Parlement pour décider des modalités du Brexit ont été également balayé

Celui de la conservatrice Caroline Spelman qui visait à exclure une sortie de l’Union européenne sans accord, a été par contre approuvé (318 voix contre 310).

Et l'amendement du conservateur Graham Brady exigeant une révision du « filet de sécurité » (backstop) prévu pour éviter une frontière entre les deux Irlande a été adopté par 317 voix contre 301.

Il demande le remplacement du « backstop » nord-irlandais par des mécanismes alternatifs.

Les députés ont donc chargé leur Première Ministre Theresa May de renégocier avec l'UE cette clause de sauvegarde censée éviter le rétablissement d'une frontière physique entre la République d'Irlande et l'Irlande du Nord après la sortie de l'Union européenne.

« Il est maintenant clair qu'il existe un moyen de réunir une majorité substantielle et durable au Parlement pour quitter l'UE avec un accord », en a conclue Mme May annonçant qu'elle réclamerait des « modifications juridiquement contraignantes ».

« L'accord de retrait est et reste le meilleur moyen d'assurer un retrait ordonné du Royaume-Uni de l'UE. Le backstop (la disposition pour éviter le retour à une frontière physique entre l'Irlande et la province britannique d'Irlande du Nord) fait partie de l'accord de retrait et l'accord n'est pas ouvert à la renégociation.

Les conclusions du sommet européen de décembre sont très claires sur ce point », a réagi un porte-parole du président du Conseil européen Donald Tusk.

La réouverture des pourparlers avec Bruxelles semble compromise..

« Si les positions du Royaume-Uni pour le futur partenariat devaient évoluer, l'UE serait prête à reconsidérer son offre et à adapter le contenu et le niveau d'ambition de la déclaration politique, tout en respectant ses principes établis », a-t-il annoncé, envisageant même une prorogation.


Jenny Chase pour DayNewsWorld

LE PRESIDENT VENEZUELIEN  NICOLAS MADURO

EST-IL SUR LE DEPART ?

Le Parlement, dirigé par M. Guaido, 35 ans, qui s'est autoproclamé président, se montre plus que déterminé à provoquer le départ du président élu M.Maduro .

Il se réunit ce mardi 29 janvier avec un programme des plus ciblé : l'examen d'une loi sur « la transition à la démocratie », l'étude du « plan de sauvetage du pays » et un « débat sur les élections libres et transparentes ».

Les manifestations d'opposants ont déjà fait au moins 35 morts, selon plusieurs ONG, et le pape François a dit redouter un « bain de sang. ». Tous les regards sont rivés vers ce pays autour duquel se joue une véritable bataille diplomatique.

Une bataille diplomatique

En effet les Etats-Unis ont tout de suite reconnu le nouveau président autoproclamé Juan Guido» comme président par intérim du Venezuela. Ainsi Donald Trump a immédiatement annoncé dans un communiqué qu'il reconnaissait officiellement Juan Guaido comme «président par intérim du Venezuela» rappelant que l'Assemblée nationale avait déclaré le président Nicolas Maduro « illégitime ». « Le peuple du Venezuela a courageusement parlé contre Maduro et son régime et exigé la liberté et l’Etat de droit. », a-t-il ajouté

Le Canada, la Colombie et le Brésil, alliés de Washington dans la région, ont emboîté le pas, ainsi que l'Argentine, le Chili, le Paraguay et le secrétaire général de l'Organisation des États américains (OEA), Luis Almagro.

« Le sang qui peut couler au Venezuela sera sur vos mains, Donald Trump », a lancé lundi soir Nicolas Maduro, furieux après l'annonce de nouvelle sanctions de Washington.

De plus en plus de voix se rallient à Juan Guaido, notamment en Europe où six pays (Espagne, France, Allemagne, Royaume-Uni, Portugal, Pays-Bas) ont donné jusqu'à dimanche au président socialiste pour organiser des élections, faute de quoi ils reconnaîtront son adversaire.

Cependant la Chine et la Russie, tous deux membres permanents du Conseil de sécurité de l'ONU, lui ont apporté leur soutien à Nicolas Maduro. C'est une voie directe vers l'arbitraire et le bain de sang » a déclaré le ministère russe des Affaires étrangères. Cuba, dirigé par le président Miguel Díaz-Canel , le Mexique du président de gauche Andrés Manuel Lopez Obrador la Bolivie du socialiste Evo Morales ont également apporté leur soutien au président chaviste, ainsi que la Corée du Nord, la Turquie.

Deux fronts diplomatiques s'affrontent rappelant étrangement le monde bipolaire, et Donald Trump n'a pas hésité à user la puissance économique des Etats-Unis pour tenter de faire plier le chaviste.

Sanctions économiques :

« Je continuerai à utiliser toute la puissance économique et diplomatique des Etats-Unis pour faire pression en faveur du rétablissement de la démocratie vénézuélienne. » , avait affirmé le locataire d la Maison Blanche.

Aussi lundi, les Etat-Unis ont-ils visé la compagnie pétrolière vénézuélienne PDVSA, accusée d'être « un véhicule de corruption » , en lui interdisant de faire du commerce avec des entités américaines et gelant ses avoirs à l'étranger. L'objectif affiché par le Trésor américain consiste à d'empêcher « le détournement de davantage de ressources » par Nicolas Maduro. De son côté Juan Guaido aannoncé qu'il prenait le contrôle des actifs du Venezuela à l'étranger, pour éviter que le chef de l'Etat ne les dilapide au cas où il quitterait la présidence. Il a même commencé « le processus de nomination des comités de direction de PDVSA et Citgo », filiale de raffineries aux Etats-Unis. Or toute l'économie du pays , qui dispose des plus importantes réserves de brut au monde, repose sur le pétrole...

« Ils veulent nous voler l'entreprise Citgo, à nous les Vénézuéliens », a dénoncé Nicolas Maduro, annonçant engager des poursuites contre les Etats-Unis.

L'armée soutien de Maduro jusqu'à quand ?

Outre les sanctions économiques, les Américains et l'opposition vénézuélienne se sont tournés vers l'armée. En effet l'armée maintient au pouvoir le chef de l'Etat Maduro depuis 2013. « Nous, soldats de la patrie, nous n'acceptons pas un président imposé à l'ombre d'intérêts obscurs ni autoproclamé en marge de la loi(...)L'armée défend notre Constitution et est garante de la souveraineté nationale », avait écrit le ministre de la Défense sur Twitter après l'autoproclamation à la présidence de Juan Guido.

Or John Bolton, conseiller à la sécurité nationale de la Maison Blanche, a exhorté l'armée et les forces de sécurité à accepter la transition « pacifique, démocratique et constitutionnelle » du pouvoir. Dans ce même sens, Juan Guaido a offert l'amnistie aux fonctionnaires et militaires qui le soutiendrait.Samedi l'attaché militaire du Venezuela à Washington, le colonel José Luis Silva a fait défection...

Fort de son soutien à l'international, Juan Guaido appelle à manifester mercredi, « pour exiger des forces armées qu'elles se mettent du côté du peuple », puis samedi, « pour accompagner le soutien de l'Union européenne et l'ultimatum ».

Outre le bain de sang, la communauté internationale redoute aussi la catastrophe humanitaire dans ce pays, autrefois le plus riche d'Amérique latine, qui se bat aujourd'hui entre hyperinflation (10.000.000% en 2019 selon le FMI) et graves pénuries d'aliments et de médicaments.

Alize Marion pour DayNewsWorld

LES AMBIGUITES

DU TRAITE D’AIX LA CHAPELLE

Ambigüe ! C’est le qualificatif «  le plus modéré » que nous avons trouvé pour qualifier l’événement qu’a constitué , le 22 janvier 2019, la cérémonie de la signature du Traité d’Aix la Chapelle, par Emmanuel Macron (pour la France) et Angela Merckel (pour l’Allemagne). Et c’est un euphémisme !

Les réactions (sauf officielles) nombreuses  ont en effet été très négatives la plupart du temps. Elles vont, sur ce ton , encore prospérer tant l’évènement a surpris aussi bien sur la forme que sur le fond car  l’un et l’autre de ces aspects ont, en effet, mis mal à l’aise.

Sur la forme tout d’abord : La surprise a été totale car rien n’avait filtré avant que l’information ne tombe le 8 janvier 2019 à propos de la préparation d’un traité franco-allemand. Mieux le texte annonçant ce dernier n’était pas joint au communiqué publié par l’Elysée à cette date.

Après avoir signé en catimini le traité de Marrakech sur l’immigration, l’Elysée s’est mis ainsi en situation de récidiver, emportant la protestation de nombreux médias qui ont dès lors été autorisés à qualifier l’opération de « propagande officielle ».

Une fois de plus, Emmanuel Macron qui était un parangon de la  transparence pendant la campagne présidentielle s’est « fiché » » complètement de la tête des Français, alors même que le pays était en pleine effervescence populaire avec les manifestations des gilets jaunes lesquels revendiquent plus de consultations démocratiques (RIC).

Naturellement, il fallait s’y attendre, l’opposition à LREM est montée immédiatement au créneau pour dénoncer le procédé, en proférant malheureusement quelques outrances du style « la France va perdre l’Alsace et la Lorraine », ce qui est faux.

En suite de quoi, la riposte a été simple, comme à l’habitude : l’exécutif a immédiatement diabolisé ses adversaires.

Alors, que cache, sur le fond ce traité négocié dans l’opacité totale et dont le texte n’a été mis en ligne que le 18 janvier (pour une signature le 22) ?.

Nous sommes donc allé voir le texte (qui comporte 28 articles) et nous l’avons lu dans son intégralité, afin de nous faire une idée aussi précise que possible sur son contenu. Lecture faite, et comme beaucoup d’analystes nous avons été choqués !

Le Traité d’Aix la Chapelle signé le 22 janvier 2019 s’appuie sur celui signé le 22 janvier 1963 par Charles de Gaulle (qui doit se retourner dans sa tombe) et Konrad Adenauer à l’Elysée dont il avait pris le nom alors que celui de 2019 vient d’être signé dans la ville de Charlemagne, à Aix la Chapelle. Tout un symbole !

Le but voulu en 1963 par Charles de Gaulle et Konrad Adenauer dans le Traité de l’Elysée avait été d’engager la réconciliation franco-allemande, un peu moins de 20 ans après la guerre meurtrière et destructive de 1939/1945.

Pour le Général de Gaulle, le partenariat découlant de cette réconciliation ne pouvait qu’être équilibré !

Or, force est de constater qu’aujourd’hui les concessions faites à l’Allemagne dans le Traité d’Aix la Chapelle sont à front renversé ». Ce traité bilatéral va aujourd’hui bien plus loin que la réaffirmation de l’amitié franco-allemande affichée lors du Traité de l’Elysée de 1963 dont le 56ème anniversaire sert de prétexte et de communication (opportune tant les deux protagonistes sont en difficulté dans leurs pays respectifs) pour les deux leaders européens.

Vu de la France, et après lecture et analyse, on est  obligé de convenir qu’Emmanuel Macron, avec la complicité (ou la volonté impérieuse) d’Angela Merckel a souscrit complètement, au travers de chaque ligne ou presque du traité à un renversement d’influence entre les deux puissances, et tout cela pour préparer l’Europe de demain, selon les vœux des deux chefs d’Etat.

Pour aboutir à ses fins, Emmanuel Macron a refusé tout débat préalable. Il n’y a pas eu de débat parlementaire avant, comme s’en est plaint Marie Noëlle Lienemann  qui en mettant en ligne une pétition contre, du député européen Emmanuel Maurel a résumé : « Macron concède, Merckel empoche ». Il n’y a pas eu de débat parlementaire avant, et il n’y en aura pas après, les deux assemblées devant être sollicitées, seulement, pour ratifier le traité ? Il est possible d’espérer que si la critique s’amplifiait, il pourrait y avoir un référendum ? Mais l’espoir est faible quand on voit les réponses faites aux gilets jaunes sur le RIC.

D’ailleurs pour écarter toutes velléités de contestations Emmanuel Macron a pris les devants en n’hésitant pas à pratiquer l’intimidation morale et en émasculant par avance la liberté d’expression. « Ceux qui oublient  la valeur de la Paix répandent des mensonges ( ?) et se rendent complices des crimes du passé » (rien que ca !). Refuser donc de dire que le Traité d’Aix la Chapelle est un bon traité, ce serait donc, selon le Chef de l’Etat prendre le risque de se faire qualifier de nazi !

Ce chantage est bien entendu intolérable, comme l’amalgame et son auto-attribution d’un magistère moral, pourtant quasiment inexistant.

Le procédé est au demeurant grotesque car parallèlement les relations avec l’Amérique de Donald Trump et la vision bisounours de la relation franco-allemande d’Emmanuel Macron viennent 50 ans  plus tard environ d’amoindrir un peu plus  l’autorité et la place de la France, tant au sein de l’Europe (et du Monde) que dans sa relation franco-allemande, au simple motif que critiquer l’UE se serait critiquer l’Europe et être contre la paix. A partir de ce principe, la démocratie française vient d’être encore un peu plus asphyxiée.

N’étant pas intimidés, ni susceptibles de l’être nous allons tout d’abord  rappeler quelques vérités. En premier lieu, nous nous souviendrons que le traité franco-allemand de 1963 avait déjà mal tourné par rapport à la vision « souverainiste » qui avait prévalu dans l’esprit du Général de Gaulle, les objectifs initiaux du traité ayant été contrariés par le parlement allemand au travers d’un préambule atlantiste confirmant « la protection »  au plan de la Défense de l’Europe par le parapluie de l’OTAN.

Concrètement, le nouveau traité franco-allemand déséquilibre au profit de l’Allemagne le statu quo sur lequel reposait la Paix, en ce qu’il soutient la revendication de l’Allemagne de disposer un siège permanent au Conseil de Sécurité. Les plus optimistes peuvent faire valoir que cette revendication a peu de chance d’être satisfaite, car au moins 10 pays, à commencer par l’Inde et le Japon, voudraient avoir eux aussi un siège au Conseil de Sécurité de l’ONU. Mais cette clause n’a rien à faire dans le Traité d’Aix la Chapelle, la France ayant obtenu cette place au lendemain de la Seconde Guerre Mondiale, à  une époque ou l’Allemagne était vaincue et alors qu’elle possédait déjà l’arme nucléaire, ce que n’a toujours pas l’Allemagne.

Le traité d’Aix la Chapelle renforce le déséquilibre économique existant entre l’Allemagne et la France. Ce déséquilibre est  né de la création de l’euro dont le principe d’une monnaie unique aurait pu réussir si l’Allemagne avait mis au pot un mark à prix réduit alors que simultanément les dirigeants français, vaniteux, avaient de leur coté mis au pot un franc surévalué (décisions Mitterrand/Schröder). Les choses se sont aggravées dès lors que la croissance économique de l’Allemagne (s’appuyant sur une progression de 40% de sa production industrielle) n’a cessé d’augmenter jusqu’à produire un excédent de sa balance du commerce extérieur de 248 milliards d’€ alors que la France affiche de son coté un déficit de 67 M d’€. La France s’est appauvrie sans cesse depuis la création de l’euro ; le constat explique d’ailleurs la colère des Gilets Jaunes  dont le pouvoir d’achat n’a cessé de se réduire. Les relations entre la France et l’Allemagne n’étant pas saines depuis les années 2000, la Traité d’Aix la Chapelle ne peut qu’inquiéter et continuer d’inquiéter en raison de la politique restrictive que l’Allemagne impose  au reste du continent européen (voir les études de Josef Stieglitz).

Le Traité d’Aix la Chapelle a fait froncer les sourcils aux 25 autres pays européens membres de l’UE. Le Président du Conseil italien, Guiseppe Conte, qui avait récemment rappelé « l’amitié historique entre Rome et Paris » vient sévèrement de déclarer que l’Allemagne et la France s’étaient moquées de leurs partenaires européens, en raison du fait qu’il avait  été acté jusqu’à présent que le siège de la France à l’ONU serait dans le temps donné à l’Europe ?

Comme on vient de le voir les orientations du Traité d’Aix la Chapelle ont déjà suscité de nombreuses critiques à raison des conséquences européennes de sa signature. Ce traité qui a été signé dans le dos des Français (et qui ne doit pas faire partie du Grand Débat National), pourrait aussi, selon les propos de l’ancien député européen, Patrick Louis (Lyon) sacrifier les intérêts de la France et diluer sa puissance dans une coopération au sein de  laquelle l’Allemagne est déjà vainqueur.

Clara Mitchell pour DayNewsWorld

LE TRAITE DE L'ELYSEE POUR UN RENFORCEMENT

DU PROJET EUROPEEN

A un moment où l'Europe se trouve affaiblie par la montée des nationalismes, Angela Merkel et Emmanuel Macron signent, mardi 22 janvier un nouveau traité franco-allemand pour élever la relation bilatérale à un « niveau supérieur ».

« C’est un moment important pour montrer que le couple franco-allemand est un socle qui peut se relancer (…) au service du renforcement du projet européen », fait valoir la présidence française tandis que la chancelière allemande estime que « l’Allemagne et la France entendent continuer à faire avancer les choses ensemble en Europe ».

Ce traité doit « compléter » celui dit « de l’Elysée » signé en 1963 entre le général de Gaulle et Konrad Adenauer qui scella la la réconciliation franco-allemande, après trois guerres depuis 1870.

Que prévoit ce traité qui pour d'aucuns manque d'ambition et pour d'autres entérine une perte de souveraineté ?

Les deux pays promettent un approfondissement de « leur coopération en matière d