ON A TIRE SUR LE FIL DU BURKINI

ET ON A TROUVE AU BOUT LE MILLIARDAIRE GEORGES SOROS

L’affaire du burkini dans les lieux de baignades publics (piscines, plages etc..) avait surgi en aout 2016, lorsque le Premier Ministre Manuel Valls avait recadré publiquement l’ancienne ministre Najat Vallaud-Belkacem qui s’était opposée aux arrêtés anti-burkini pris par une trentaine de maires, toutes tendances politiques confondues.

La question du burkini, qui s’était un peu calmée vient de resurgir cette année à Grenoble (mais aussi à Villeurbanne) entre le mois de mai et le mois de juin.

Le 23 juin, un groupe de 7 femmes du collectif « Rosa Parks Musulmanes » entourées de sympathisants membres d’Alliance Citoyenne se sont imposées dans le grand bain de la piscine Jean Bron de Grenoble, vêtues d’un burkini.

L’affaire a fait grand bruit.

Face à la Presse, elles ont invoqué la désobéissance civile pour s’opposer aux règlements des piscines  jugés discriminatoires.

Ces « incidents » qui ont ému largement en France ont conduit certains à enquêter sur les origines de l’association Alliance Citoyenne.

Et là ! surprise de taille !

L’association Alliance Citoyenne apparait dans la liste des bénéficiaires de la généreuse « Open Society Foundations », un réseau de fondations crée par le très controversé milliardaire américano-hongrois Georges Soros.

En 2016, l’Alliance Citoyenne a  été récipiendaire de 80 000 dollars.
Au travers de son activité (ou activisme ?) l’association veut se hisser en France à un niveau national, dans le cadre de l’organisation de campagne anti-discrimination.

D’après notre excellent confrère, le Canard Enchainé, (voir son édition du 3 juillet) l’association est présidée par Taous Hammouti (à l’origine d’une pétition en faveur de la libération de Tarik Ramadan). L’association est aussi partenaire des Etudiants Musulmans, une organisation considérée comme proche des Frères Musulmans.

La solution ne serait-elle pas de dissoudre toutes les associations financées par Soros ?! L’Etat et les Collectivités locales feraient des économies car elles bénéficient toutes de subventions publiques !

Mais en France, il faut le savoir,  le Président de la République Emmanuel Macron  soutenant  la politique sorosienne …la solution doit être écartée provisoirement.

Mais à ce stade, nous devons revenir sur le personnage Soros !

Le magazine Forbes estime sa fortune à 8 milliards de dollars, transférés pour l’essentiel à Open Society Foundations qui regroupe une myriade d’ONG organisées en un réseau tentaculaire. Le milliardaire soutient : OXFAM, Green Peace, Amnisty International, Humans Rights, PICUM (Plateform for International Coopération on Undocument Migrants) une association faisant la promotion des migrants.

Il dispose en France de nombreux relais dont l’avocat William Bourdon qui assiste les djiadistes qui veulent revenir en France, Sherpa, Reporteres sans Frontière. Via ses réseaux financiers, Georges Soros a financé l’Acquarius, de célèbre notoriéte. Soros se serait aussi infiltré au sein du Vatican lorsque le Saint siège a eu des problèmes financiers.

Il est difficile donc, on le voit, de l’écarter car il appartient à l’oligarchie mondiale. Mais Salvini, Orban, Kurz, Poutine et Trump l’on mis à la porte de leurs pays respectifs.

La lutte reste on le voit, néanmoins inégale surtout lorsque l’on apprend que le spéculateur boursier dépense des millions d’euros pour faire du lobbying auprès de la Commission européenne et du Parlement Européen.

Selon Magyar Idök , Georges Soros aurait en effet pu avoir plus d’une vingtaine de rendez- vous avec Jean Claude Junker depuis l’entrée en fonction de ce dernier le 1er novembre 2014. A chaque fois, il est aisé de l’imaginer que ce sont les dossiers de l’immigration qui sont à l’ordre du jour.

Au demeurant, près d’un tiers des eurodéputés  sont dans sa poche !

Les millions d’euros dépensés par Sorgos pour le lobbying européen se sont avérés payant, puisque, dans un  rapport approuvé le 17 janvier 2019 à Strasbourg, l’UE a décidé d’allouer sur le prochain budget septennal, 1,8 milliards d’euros au financement du nouveau programme européen « Droits et Valeurs », budget dont l’essentiel est destiné aux associations dirigées par Soros … et donc l’association grenobloise qui a initié les provocations de Grenoble.

Georges Soros aura 89 ans le 12 aout prochain. Sur les photos il parait de plus en plus fatigué, marqué par l’âge. Mais il est résistant et très actif encore.

Clara Mitchell pour DayNewsWorld

DEUX FEMMES A DES POSTES CLEFS EUROPEENS

Les chefs d'État ont proposé mardi 2 juillet la nomination de la ministre allemande de la Défense, Ursula von der Leyen, à la présidence de la Commission européenne. La directrice du FMI Christine Lagarde prendra la succession de Mario Draghi à la Banque centrale européenne (BCE) début novembre. Deux femmes, et un casting inédit. Enfin le terme aux laborieuses tractations qui jusqu'à présent avaient conduit à l'échec.

Ursula von der Leyen, une fidèle d'Angela Merkel

Si le Parlement européen donne son feu vert, elle sera la première femme à occuper ce poste. Membre de la CDU comme Angela Merkel, Ursula von der Leyen a toujours affiché sa loyauté envers la chancelière, même si elle a pris ses distances avec elle sur certains sujets, comme l'instauration d’un salaire minimum interprofessionnel ou de quotas féminins pour les postes de direction, ajoute le quotidien.Elle a siégé dans tous les gouvernements de la chancelière allemande depuis son arrivée au pouvoir en 2005 : elle a été successivement ministre en charge de la Famille (2005-2009), du Travail (2009-2013) et de la Défense (depuis 2013).

Médecin de formation et mère de sept enfants, Ursula von der Leyen, 60 ans, parle couramment français et anglais. Elle est surtout une fine connaisseuse des rouages de l'Union. Elle est née et a grandi à Bruxelles lorsque son père était commissaire européen, avant de devenir ministre-président de Basse-Saxe.

À la tête de la Commission européenne, elle aura à gérer le budget pluriannuel 2021-2027 sur lequel les Européens devront s'entendre d'ici l'automne. Depuis mai 2018, la Commission européenne a mis un projet de budget sur la table. Mais pour financer ses nouvelles priorités et compenser le départ des Britanniques, il prévoit une coupe sèche de 5% dans la politique agricole commune. Une baisse jugée  « inenvisageable » par Paris.

Christine Lagarde « Mme Economiste internationale »

Les chefs d’État européens ont aussi désigné la Française Christine Lagarde pour prendre la succession de Mario Draghi à la présidence de la Banque centrale européenne (BCE) le 1er novembre. En accédant la tête de l’institution de Francfort, la directrice du Fonds monétaire international (FMI) marque une rupture nette.

Première femme à piloter le prestigieux cabinet d'avocats d'affaires Baker McKenzie, première femme à occuper le poste de ministre de l'Economie en France en 2007, puis première femme à prendre la tête du Fonds monétaire international (FMI) quatre ans plus tard, elle devient désormais la première femme à présider la Banque centrale européenne (BCE).

La nomination de Christine Lagarde à la présidence de la BCE, qui, selon Andrew Kenningham, chef économiste Europe chez Capital Economics, devrait se montrer au moins aussi dovish que Mario Draghi, à qui elle succédera en novembre , est bien accueilli par les marchés. Cette nomination « renforce notre confiance dans le fait que la BCE va assouplir sa politique monétaire dans les prochains mois. Nous pensons que la banque devrait abaisser son taux de dépôt en septembre et relancer son QE avant la fin de l’année », écrit-il.

Sa nomination à la BCE rassure également les pays d’Europe du sud, notamment l’Italie, qui voyaient d’un mauvais œil la candidature du président de la Bundesbank, Jens Weidmann, défenseur d’une ligne plus orthodoxe. Christine Lagarde devra décider de la poursuite ou non de la même ligne de politique monétaire dans les années à venir.

Britney Delsey pour DayNewsWorld

DEFICIT BUDGETAIRE ITALIEN ET MINI-BOTS

DETTE OU MONNAIE

L’Italie vient d’obtenir un sursis (le second) de 3 mois pour échapper aux sanctions en cas de déficit budgétaire excessif (les discussions reprendront fin août). Si l’Italie ne respectait pas les règles européennes, l’amende pourrait atteindre 3,5 Mds d’euros soit 0,2% du PIB italien, étant précisé que le déficit budgétaire italien déjà esquissé pourrait se situer aux alentours de 2,1% du PIB, en dessous du déficit probable pour 2020 de la France (3,1% qui a été dégradé de 0,1% pour 2020 suite à l’affaire de Gilets Jaunes et à la promesse de baisse des impôts faite par le gouvernement Philippe).

Le dossier budgétaire italien a été évoqué en marge du G20 à Osaka (Japon).

Le Président italien, Guiseppe Conte (sans étiquette et europhile) s’est dit satisfait et confiant pour la suite. Au début du mois de juin il avait cependant menacé de démissionner « si son pays ne respectait pas ses obligations financières ». « Je ne suis pas celui qui signera la procédure d’infraction » avait-il déclaré dans un discours le 1er juin 2019.

Pendant le sursis de 3 mois, il faudra donc que les promesses de réductions des dépenses budgétaires faites en contrepartie par le Ministre de l’Economie et des Finances, Giovanni Tria - un ministre proche de la Ligue mais favorable à l’euro, mais aussi un des hommes forts du gouvernement italien - soient confirmées.

Ce scenario est celui de l’élite « Mainstream » européenne. Car …

Tout irait pour le mieux dans le meilleurs des mondes europhiles, si :

- Mattéo Salvini n’était pas devenu l’homme fort de l‘Italie après la victoire sans appel de la Ligue aux dernières élections européennes (près de 40% dans certaines régions italiennes)

- s’il n’y avait pas, à partir du 31 octobre 2019, un remaniement de la Commission Européenne (le mandat des commissaires est de 5 ans) qui risque de transformer la composition de celle-ci après le renouvellement des « top Jobs » en cours en ce moment à Bruxelles. En toute hypothèse Jean- Claude Junker ne présidera plus cette commission à partir du 31 octobre.

Le bras de fer, ou une négociation sur de nouvelles bases avec Bruxelles restent à l’ordre du jour.

Pour autant, il reste difficile de préjuger de l’issue du dossier budgétaire italien et ceci même si l’endettement de l’Italie ne cesse inexorablement de progresser (132,2% du PIB en 2018, 137,7% en 2019, 135,7% en 2020) et même si au lendemain des élections européennes on a pu constater une réelle détente sur les taux d’intérêts que Mario Draghi avait fait monter, par manipulation, pour punir les italiens à raison de « leur indiscipline budgétaire » et de leurs orientations par trop populiste.

En effet, Mattéo Salvini n’est pas le clone d’Alexis Tsipras.

Mattéo Salvini est conseillé par Claudio Borghi, un économiste brillant qui avait prévu la crise monétaire et financière de 2007/2008

Pénétré des expériences Grecque et Chypriote, la droite populaire et nationaliste italienne prépare depuis de nombreux mois un plan de riposte. Le 28 mai 2019, les députés italiens ont voté la création de titres de paiement, ou mini bonds du trésor ou mini-Bots, ceci sur proposition du Président de la Commission du Budget, Claudio Borghi (voir ci-dessus), contempteur de l’euro qui souhaite, soutenu par le sénateur Alberto Bergnai (économiste de formation lui aussi) revenir à la Communauté Européenne d’avant Maastricht. Le nouveau système devrait permette à l’Italie de sortir du carcan budgétaire de l’euro.

Car contrairement à ce qui est dit couramment le problème de l’Italie est plus celui de sa croissance économique (à l’arrêt depuis la création de l’euro) que celui de son endettement (le budget primaire de l’Italie est en équilibre ce sont les charges financières qui le plombent et le mettent en déficit). Avec cette faible croissance le chômage des jeunes atteint 50%, un niveau intolérable socialement et politiquement.

Les italiens ont aussi des problèmes avec leurs banques dont la Montepacshi qui est en très grande difficulté.

L’activité atone de l’Italie pèse sur l’activité des entreprises qui remboursent très mal leurs prêts, ce qui affaiblit le secteur bancaire .Les entreprises ont aussi des dettes sociales et fiscales envers l’Etat ce qui conduit l’Etat à très mal payer ses fournisseurs/créanciers (la dette de l’Etat italien envers ses créanciers fournisseurs de marchés publics s’élève aujourd’hui à 50 Mds d’€ avec des délais de paiements exceptionnellement longs.

Avec le système des mini-Bots, les entreprises vont être autorisées dorénavant à se dégager de leurs dettes envers l’Etat en utilisant lesdits mini-Bots et pouvoir ainsi purger leur bilan de provisions obligatoires et légales précédemment, lesquelles vont ensuite leur permettre d’injecter de façon massive de nouvelles liquidités (3% du PIB) dans le circuit économique par le biais de leur consommation. Mais les entreprises pourront également utiliser ces mini-Bots, qui seront interchangeables avec les billets en € (les mini-Bots n’existeront pour l’instant que comme monnaie fiduciaire, utilisables seulement au plan interne), pour payer les salaires ; ces mini-bots pourront ensuite être utilisées à leur tour par les particuliers pour payer leurs impôts et « and so on, and so on .. » On va assister à la mise en place d’un système circulaire de paiements libératoires en Italie.

Mais, sachant que le billet de banque se définit comme un instrument de paiement libératoire en totalité, il est aisé de penser que sous peu, le mini-Bot s’appellera … lire. A usage interne seulement.. Mais pour combien de temps ?

Car , naturellement la BCE (Banque Centrale Européenne) n’acceptera pas ce système. Elle ne l’avait déjà pas accepté lorsqu’il avait été proposé plus discrètement par Yanis Varoufakis (économiste et homme politique grec anti-austérité) au moment de la crise grecque. Par mesure de rétorsion elle refusera certainement de refinancer les banques italiennes et évincera l’idée de racheter des titres publics et privés ou des obligations publiques ou privées en cas de crise bancaire, provoquant ainsi une grave crise financière en Italie. La BCE pourrait même dans un tel contexte, aller jusqu’à exclure l’Italie de la zone euro ?!

Tel que décrit, est-ce la stratégie subtile qu’a bâtie Matteo Salvini qui attendrait ainsi que l’UE mette l’Italie à la porte ? Lequel Mattéo Salvini pourrait ensuite répliquer : « si vous nous mettez à la porte, alors nous partons » ! Faisant observer simultanément que ce n’est pas l’Italie qui aura violé les Traités !

Comme on le voit, ces décisions pourraient conduire dangereusement à la désintégration de la zone euro, si chère pourtant à Emmanuel Macron.

Avec une dépréciation prévisible de 15 à 20% de la lire, nouvel version italienne de l’euro, les marchés bancaires et financiers européens seront inévitablement contaminés, surtout ceux de l’Allemagne qui est la plus exposée. Le Target 2 (chambre de compensation européenne) disparaitra alors et la zone euro éclatera avec pour conséquence la suppression totale de l’euro …

Le scénario esquissé est noir…mais ira-t-il jusqu’à son terme car l’UE sans l’Italie, cela n’a plus de sens ! La politique d’austérité imposée par Jean Claude Junker pourra-t-elle se poursuivre sans risque d’éclatement ? C’est la question fondamentale qui reste posée à la veille de la désignation du Président de la BCE !

On voit que le choix des personnalités qui vont pour 5 ans présider au destin de l’Europe s’avère crucial.

Clara Mitchell pour DayNewsWorld

DESACCORD EUROPEEN INSTITUTIONNEL A PROPOS DES POSTES CLEFS OU LE CASSE TETE DES TOP JOBS

Depuis le lendemain des élections européennes, les 3 grandes familles politiques,

PPE ( Démocratie Chrétienne), S&D (Socialistes) et Libérale (ALDE) sont à la recherche des futurs dirigeants européens : Présidence du Parlement, Présidence du Conseil Européen, Banque Centrale (BCE) et Haut Représentant de l’UE aux affaires étrangères.

Depuis le lendemain des élections européennes qui se sont tenues fin mai dans tous les pays de l’UE , les négociations sur le sujet se sont avérées ardues, celles-ci devant s’inscrire non seulement dans les résultats sortis des urnes mais devant aussi tenir compte de la double clef politique tirée du Traité à savoir :

1° la présidence de la Commission se décide à la majorité qualifiée des 28 Etats (soit 21 Etats représentants 65% de la population)

2° à la majorité absolue pour la présidence du Parlement

3° sachant qu’il est à la base et en principe exigé que les candidats aient un profil de « très haut niveau » capable de leur permettre de répondre à Trump, Poutine ou Xi Jinping .

Depuis le lendemain des élections européennes, la France et l’Allemagne, sans lesquelles aucun accord n'est possible, ne s’entendent sur rien à ces sujets, pourtant essentiel pour les équilibres et l’avenir de l’UE.

Le sommet de Bruxelles (Consillium) des 20 et 21 juin, où la question avait été mise à l’ordre du jour, s’est achevé dans l’impasse alors que, comme on sait, la date limite d’installation du Parlement Européen dans sa nouvelle composition est prévue pour le 2 juillet ? Le temps presse !

C’est par le Parlement Européen que tout doit commencer.

Le Parlement Européen est la seule institution de l’UE élue au suffrage universel. Son influence politique et ses pouvoirs n’ont cessé de croitre depuis 1957. Le Parlement Européen joue un rôle majeur dans le processus décisionnel de l’Union Européenne : il vote conjointement avec le Conseil Européen et sur proposition de la Commission, la législation de l’Union ; il établit le budget et exerce un contrôle politique sur l’ensemble des institutions ; il dispose du pouvoir important de choisir le Président de la Commission Européenne sur proposition du Conseil.

Dans ce contexte, on comprend mieux pourquoi c’est le processus de désignation du Président de la Commission qui en premier lieu a fait débat , certains à l’exemple de la Chancelière allemande, Angela Merkel, voulant lier davantage cette désignation au résultat des élections au Parlement (procédure du « SpitzenKandidat »), d’autre, à l’exemple du Président français Emmanuel Macron, voulant l’en détacher.

Qu’est ce que la procédure du "SpitzenKandidat"?

Depuis le traité de Lisbonne de 2009, ce ne sont plus les chefs de l’Etat qui nomment le Président de la Commission mais c’est le Président du Parlement Européen et dans ce cadre le traité de 2009 a prévu un lien réel avec le résultat des élections européennes.

Le Conseil Européen doit en fonction de ces règles proposer un candidat à la fonction de Président de la Commission tenant compte des résultats électoraux.

Le candidat à la Présidence du Parlement européen doit être préalablement élu par les députés européens, ou plus précisément par la majorité qui s’est dégagée lors des élections.

C’est donc bien sur la base de ce que prévoit le traité que la procédure du « SpitzenKandidat » a été mise en place, un système emprunté au demeurant au système électoral allemand. Le terme « SpitzenKandidat » désigne donc bien « le candidat arrivé en tête de liste ». Le 7 février 2018, le Parlement Européen sortant avait rappelé son attachement à ce mode de sélection du Président de la Commission, qui selon lui avait été une réussite depuis 2004 (voir exemple de Jean Claude Junker issu du PPE).

Appliqué à l’UE, il désigne le mécanisme selon lequel le Président du Parlement Européen, qui désignera ensuite celui de la Commission, doit être le candidat du groupe ayant remporté le plus de sièges et est donc majoritaire.

Pour autant et pour atteindre ce résultat il faut que chaque groupe ait désigné préalablement son candidat et compté ses troupes.

Le PPE qui est toujours le groupe majoritaire (même s’il a perdu des sièges en raison de la défaite des LR et de Bellamy en France) et qui compte aujourd’hui 182 sièges a désigné comme tête de liste Manfred Weber, un candidat qui tout naturellement a vocation à devenir Président de la Commission et qui au demeurant est soutenu par la Chancelière allemande.

Cette solution ne s’est pas avéré du gout de tout le monde. Depuis quelques semaines en effet des voix se sont élevées contre le mécanisme du « SpintzKandidat ». Parmi eux, Donald Tusk, le Président en sa formation actuelle du Conseil Européen qui a déclaré récemment que : « le mécanisme de sélection mis en place depuis 2004 ne présentait pas de caractère automatique, les chefs d’Etat ou le Chefs de Gouvernement considérant qu’ils devaient jouir d’une certaine autonomie ? »

Des tractations doivent se poursuivre dès aujourd’hui, vendredi 29 juin au G20 à Osaka (Japon).

A l’heure ou nous écrivons Manfred Weber tient toujours la corde, soutenu par Angela Merkel. Manfred Weber qui est député européen depuis 2004 et qui est issu de la très conservatrice CSU, branche bavaroise de la CDU allemande dont est issu Angela Merkel est pourtant un inconnu du public. « Il n’a jamais été chef de l’Etat ni Premier Ministre », une tare que ne manque pas de relever Emmanuel Macron qui le trouve …. Trop jeune…

Ingénieur de formation, c’est un pur produit européen. Sa désignation à la tête du PPE a été une surprise. Il ne parle pas le français, et pratique un anglais basique (parler français et anglais fluently sont deux exigences posées par les Etats pour occuper la fonction de Président de la Commission Européenne).

Pour obtenir le poste, Manfred Weber devra réunir au moins 372 voix sur son nom au Parlement, un chiffre élevé que le PPE ne peut lui apporté seul (18 sièges).

Le 20 juin, depuis Bruxelles les sociaux démocrates et les libéraux ont annoncé qu’ils ne voteront pas pour le « SpintzKandidat » allemand. La fronde est emmené par Emmanuel Macron lui-même ;

Mais depuis, le PPE a fait savoir de son coté qu’il n’avait pas l’intention d’abandonner son candidat, pourtant affaibli. L’actuel Président du PPE, Joseph Daulh, un proche d’Angela Merkel n’a pas hésité à brandir la menace du blocage. Le cavalier seul et l’arrogance (une fois de plus) d’Emmanuel Macron sont en train de soulever l’hostilité et un « french basching » qui lui ont déjà aliéné beaucoup de soutiens.

Côté allemand, l’exaspération est en effet à son comble. La CDU/CSU est furieuse et de plus en plus résolue à faire barrage, en réponse, au candidat d’Emmanuel Macron, le français Michel Barnier, le négociateur du Brexit.

La relation entre Emmanuel Macaron et Angela s’est une fois de plus détériorée.

La bataille des postes clefs en Europe est devenue un terrain d’affrontements entre Paris et Berlin, qui laissera des traces.

En attendant on est à moins de 6 jours de l’installation du parlement européen qui devrait avoir lieu le 2 juillet. En coulisse, on annonce que des petits déjeuners sont en tarin d’être préparer, pour pouvoir donner du temps au temps, quelques heures….supplémentaires qui pourraient être utiles.

Dans cette lutte de pouvoir assez inédite c’est une fois de plus la démocratie européenne et son avenir qui sont en jeu et qui risquent d’en prendre un coup.

Clara Mitchell pour DayNewsWorld

LA MEUTE CONDAMNEE POUR VIOL COLLECTIF

A 15 ANS DE PRISON

Pour la justice, «La Meute» s'est bien rendue coupable d'un viol collectif. La plus haute instance judiciaire espagnole a requalifié les faits dans cette affaire qui avait ému l’Espagne l’an dernier. La plus haute instance judiciaire espagnole a aggravé à 15 ans de prison les condamnations prononcées contre cinq hommes en requalifiant les faits en « viol », dans l'affaire de « la Meute ».

La justice espagnole n’y a vu, à deux reprises, qu’un abus sexuel . La Cour suprême a tranché définitivement la question : il a bien eu viol collectif. Ils ont écopé de 15 ans de prison chacun .

Ces cinq hommes, qui se surnommaient « la Meute », avaient violé collectivement une jeune fille de 18 ans en juillet 2016 à Pampelune (nord), en pleines fêtes de la San Firmin.

Ils s'en étaient vantés sur WhatsApp

Moins d'un quart d'heure après l'avoir rencontrée, ivre, ils lui avaient fait enchaîner fellations et rapports sans préservatifs dans l'entrée d'un immeuble, avant de voler son téléphone et de la laisser à moitié nue. S'en vantant sur un groupe WhatsApp, les cinq hommes avaient diffusé des images de leurs agissements.

Leur condamnation en première instance en avril 2018 à neuf ans pour abus sexuel - et non pour viol - et leur remise en liberté provisoire avaient entraîné d'énormes manifestations à travers le pays.

Cette peine avait été confirmée en décembre par une juridiction d'appel qui avait estimé qu'il n'y avait pas eu violence et qu'il était trop difficile de déterminer s'il y avait eu intimidation, les deux conditions nécessaires pour conclure au viol, selon le code pénal espagnol.

Mais la Cour suprême a cassé ces deux décisions de justice et considéré que les faits « ne pouvaient constituer un délit d'abus sexuel » mais étaient bien constitutifs « d'un viol ».

Décrivant un « authentique scénario d'intimidation », les cinq magistrats, dont deux femmes, ont souligné qu'« à aucun moment la victime n'avait consenti aux actes sexuels commis par les accusés ». « Il est inadmissible de forcer le droit à l’extrême en exigeant des victimes des attitudes héroïques qui les conduiraient à endurer un plus grand mal », a écrit le parquet. Evoquant « une intimidation suffisante pour annuler la volonté de la victime », le parquet demandait donc la reconnaissance du viol.

Depuis, le gouvernement socialiste a annoncé sa volonté de réformer le Code pénal pour introduire la notion de consentement sexuel explicite, sur le modèle de la Suède, où tout acte sexuel sans accord clair est considéré comme un viol. La décision pourrait être connue dès vendredi.

Boby Dean pour DayNewsWorld

DEUX FINALISTES POUR LE POSTE

DE PREMIER MINISTRE AU ROYAUME-UNI

L’ancien ministre des affaires étrangères de Theresa May disputera le vote du Parti conservateur pour le poste de premier ministre face au « brexiter » dur, Boris Johnson.

Les adhérents du parti conservateur vont désormais choisir parmi ces deux candidats pour remplacer Theresa May au 10 Downing Street. Ils ne sont désormais plus que deux dans la course pour le 10 Downing Street et la tête du Parti conservateur au Royaume-Uni. L'ancien maire de Londres, Boris Johnson, et le chef de la diplomatie britannique, Jeremy Hunt, ont été choisis par les députés conservateurs pour briguer la succession de la Première ministre, Theresa May, à l'issue d'un cinquième vote jeudi 20 juin. Les résultats de cette consultation seront connus dans la semaine du 22 juillet.

Personnalité éloquente mais terne, Jeremy Hunt, 52 ans , devenu multimillionnaire après avoir fondé Hotcourses, une société spécialisée dans les sites Internet universitaires, s’est lancé en politique en 2015 en se faisant élire dans une circonscription du Surrey (sud-ouest de Londres) acquise aux conservateurs. Proche de l’ancien premier ministre, David Cameron, il a été son ministre de la culture, avant de devenir ministre de la santé pour huit ans.

Après avoir pris position contre le Brexit lors du référendum de 2016, il a tourné casaque à l’automne 2017, affirmant qu’il voterait pour le Brexit en cas de second référendum en raison de l’« arrogance » de la Commission européenne dans les négociations avec Londres. Promu ministre des affaires étrangères en juin 2018 après la démission de Boris Johnson, il osé comparer l’Union européenne à une prison soviétique. Conscient de l'enjeu du Brexit pour son pays ,M.Hunt a déclaré:  « Je mesure la responsabilité qui pèse sur mes épaules : montrer à mon parti comment nous pouvons mettre en œuvre le Brexit sans provoquer une élection », a réagi Jeremy Hunt sur Twitter.

Jeremy Hunt compte en effet renégocier l'accord de sortie du Royaume-Uni conclu en novembre avec Bruxelles. Il est disposé à repousser la date du Brexit, si les dirigeants européens acceptent de rouvrir les négociations. Mais le chef de la diplomatie britannique est aussi prêt à quitter l'Union européenne sans accord s'ils refusent.

Moins modéré que son rival, Boris Johnson part cependant comme le grand favori dans cette course, avec une large avance de 160 voix sur 313, suivi par Jeremy Hunt, 77 voix. Ex-ministre des Affaires étrangères de Theresa May, Boris Johnson s'est dit sur Twitter « profondément honoré d'avoir obtenu plus de 50% des suffrages ». L 'ancien maire de Londres veut quant à lui que le Royaume-Uni quitte l'UE le 31 octobre, accord renégocié ou pas. Et il menace même de ne pas payer la facture du Brexit – un montant évalué entre 40 et 45 milliards d'euros – si l'UE n'accepte pas de meilleures conditions pour son pays. D'aucuns voient déjà Boris Johnson élu au poste de chef du Parti, excepté s'il devient son propre ennemi...

Ce scrutin est crucial pour le Royaume-Uni dans la désignation du prochain chef du Parti conservateur, à qui reviendront les clefs du 10 Downing Street mais aussi l'épineux dossier du Brexit, programmé pour le 31 octobre.

Boby Dean pour DayNewsWorld

FRANCE LES URGENCES EN GREVE

Ce mardi 11 juin, à l'appel de l'intersyndicale CGT-FO-Sud santé et CFE-CGC, les personnels soignants sont appelés à manifester contre la dégradation des services publics dans les hôpitaux.

Des manifestations sont ainsi prévues en régions, et à Paris, devant le ministère de la Santé.

Au même moment, Agnès Buzyn, sera face aux sénateurs pour défendre son projet de loi « Ma Santé 2022 », qui doit « redonner un souffle nécessaire à notre système de santé ».

Elle a également promis une « mission de refondation » des services d'urgences menée par Thomas Mesnier, député LaRem.

Plus de 95 services d’urgence en grève partout sur le territoire, des équipes grévistes réquisitionnées manu militari à leur domicile pour prendre leur poste de travail, des soignants épuisés obligés d’être arrêtés par leur médecin, la situation est explosive aux urgences.

La grève des urgences est un mouvement de fond que l’énième mission, même de «refondation», commandée par la ministre de la santé Agnès Buzyn, ne calmera pas .

Boby Dean pour DayNewsWorld

LE D-DAY OU LA PAIX EN HERITAGE

Donald et Melania Trump ont retrouvé jeudi matin Emmanuel et Brigitte Macron afin d'honorer la mémoire des combattants américains pour le 75ème anniversaire du débarquement.

La France célèbre jeudi le 75e anniversaire du Débarquement allié sur les plages de Normandie en présence de Donald Trump, Emmanuel Macron, et de plusieurs vétérans centenaires.

Le président américain et sa femme Melania ont atterri en milieu de matinée à Caen à bord d'Air Force One.

Etape-clé de la libération de l’Europe du joug nazi, ce débarquement est le plus important de l’histoire par le nombre de navires engagés. Près de 3 000 civils normands ont perdu la vie les 6 et 7 juin, soit presque autant que de militaires alliés le jour J.

En début de la matinée, Theresa May et Emmanuel Macron ont entamé ces célébrations côté français en dévoilant la première pierre du futur mémorial en hommage aux militaires britanniques, à Ver-sur-Mer (Calvados).

Le président français a réaffirmé la solidité « des liens singuliers » entre la France et le Royaume-Uni malgré la perspective du Brexit, et juste avant le prochain départ de Mme May de la tête du gouvernement britannique.

Cette cérémonie est l'une de ses dernières apparitions officielles à l'étranger. A l'issue de la cérémonie, les deux dirigeants ont salué les vétérans avant d'admirer la Gold Beach.

Donald et Melania Trump ont retrouvé jeudi matin Emmanuel et Brigitte Macron afin d'honorer la mémoire des combattants américains pour le 75ème anniversaire du débarquement.

Le cimetière américain de Colleville-sur-Mer, site majestueux surplombant la falaise compte 9.387 croix ou étoiles de David blanches parfaitement alignées sur un gazon vert qui semble s'étendre à perte de vue.

Environ 160 vétérans de la Seconde Guerre mondiale (45 du Jour J) sont présents pour la cérémonie

De leur côté, le Premier ministre français Edouard Philippe et son homologue canadien Justin Trudeau ont célébré les 14 000 Canadiens débarqués le 6 juin.

« Il y a 75 ans jour pour jour, sur ces côtes, sur ces falaises, 10.000 hommes ont versé leur sang et des milliers ont sacrifié leur vie pour leurs frères, leurs pays, et pour la survie de la liberté », a déclaré Le Président Donald Trump.

Boby Dean pour DayNewsWorld

75 E ANNIVERSAIRE DU DEBARQUEMENT

Le coup d’envoi des célébrations est donné ce jour en Angleterre, à Portsmouth où une cérémonie internationale réunit la reine Elizabeth II, la Première ministre britannique Theresa May, Donald Trump, Emmanuel Macron et Justin Trudeau.

Après avoir assisté à deux heures de représentations, ils vont participer à un déjeuner ensemble.

Jeudi, ils sont attendus sur sept sites français de Normandie pour une séquence diplomatico-mémorielle dans le cadre du

«D-Day».

Au total plus de 280 événements ont été labellisés pour ce 75e anniversaire du débarquement, avec de nombreux bals populaires, feux d’artifice et sauts de parachutistes.

Etape clé de la libération de l’Europe du joug nazi, le débarquement du 6 juin 1944 est le plus important de l’histoire par le nombre de navires engagés :

6 939 navires ont débarqué 132 700 hommes sur les plages de Normandie.

Près de 3 000 civils normands ont perdu la vie les 6 et 7 juin, soit presque autant que de militaires alliés le Jour J.

De 5 à 6 millions de touristes sont attendus en 2019 sur les sites de la bataille de Normandie dans le cadre de cet événement.

Boby Dean pour DayNewsWorld

ARRIVEE TRIOMPHANTE DE DONALD TRUMP

A LONDRES

A partir de ce lundi, le président américain débute une visite officielle de trois jours au Royaume-Uni, afin de commémorer le Débarquement allié en Normandie.

Quelques heures seulement avant l’atterrissage d'Air Force One sur le sol britannique, lundi 3 juin, Donald Trump s’est fendu d’un tweet qui critiquait ouvertement le maire de Londres.

Il y qualifiait le maire de la capitale britannique Sadiq Khan de « loser total ». «Sadiq Khan (...)

a fait des commentaires méchants «concernant le président des Etats-Unis», a tweeté Donald Trump, estimant que ce «loser total» ferait mieux de se concentrer sur la lutte contre la criminalité à Londres.

Une drôle de façon de remercier celui qui sera son hôte durant trois jours.

Heureusement le président des États-Unis ne rencontrera pas l’édile pendant ce séjour, mais Theresa May, Première ministre sur le départ pour avoir échoué à mettre en œuvre la sortie de l'Union européenne, trois ans après le référendum du Brexit.

En juillet dernier, lors d’une précédente visite, Donald Trump avait déjà fait la leçon à la cheffe du gouvernement sur cet inextricable Brexit.

Cette fois encore, Donald Trump ne devrait pas hésiter à jouer les moralisateurs avec son homologue britannique.

Dans un entretien accordé au Sunday Times, dimanche 2 juin, le président américain a redit son attachement à un Brexit dur.

Egal à lui-même , Donald Trump a également recommandé à son futur successeur de quitter l'UE sans accord et fait de l'ex-ministre des Affaires étrangères Boris Johnson, partisan d'un Brexit dur, son champion pour la remplacer.

Jeremy Corbyn, le chef du Labour, principal parti d'opposition britannique, a qualifié les commentaires de Donald Trump d'«ingérence inacceptable dans notre démocratie».

Parmi ses opposants, le président américain compte même Meghan Markle. La duchesse de Sussex a d’ailleurs prétexté de devoir s’occuper d’Archie pour ne pas avoir à côtoyer le président des États-Unis à Buckingham Palace.

Depuis, celui-ci l’aurait traitée de « méchante » au cours d’une interview.

Alize Marion pour DayNewsWorld

MOSCOU ESPIONNERA LES RUSSES

UTILISATEURS DE TINDER

La célèbre application de rencontres Tinder devra collaborer avec les services de sécurités russes , dont le FSB, en partageant les données de ses utilisateurs.

C'est ce qu'a affirmé le gendarme de l'internet russe Roskomnadzor lundi.

Roskomnadzor tient en effet une liste de services en ligne actifs en Russie qui doivent fournir les données de leurs utilisateurs aux autorités russes, si celles-ci en font la demande.

Tinder «a été ajouté à ce registre après avoir transmis les informations nécessaires, à la demande de Roskomnadzor», a tweeté l'agence des télécoms russe.

Roskomnadzor établit cette liste en collaboration avec les services de sécurité russes.

Elle oblige ses membres à partager ses clés de chiffrement avec les autorités et à conserver en Russie les données de leurs utilisateurs pendant six mois.

Actuellement, ce registre compte des dizaines d'entreprises dont le réseau social russe Vkontakte.

Boby Dean pour DayNewsWorld

L'AUTRICHE A UNE CHANCELIERE

Le président autrichien Alexander Van der Bellen a désigné jeudi la cheffe de la Cour constitutionnelle comme chancelière par interim.

C'est la première femme à occuper ce poste.

Brigitte Bierlein est chargée de former un gouvernement technique intérimaire qui expédiera les affaires courantes en attendant les élections législatives prévues en septembre. Son prédécesseur Sebastian Kurz a été renversé par le Parlement à la suite du scandale de corruption dit de l'Ibizagate.

«Je vais m'efforcer de gagner la confiance des Autrichiens», a affirmé Brigitte Bierlein dans une déclaration télévisée où elle est apparue au côté du président Van der Bellen.

Elle a annoncé qu'elle allait entamer des discussions avec les partis politiques et les organisations de la société civile dans les prochains jours.

Elle a indiqué que Clemens Jablons, un ancien président de la Cour administrative suprême, «était prêt à assumer les fonctions de vice-chancelier et ministre de la Justice». Elle a ajouté qu'elle allait proposer le ministère des affaires étrangères au diplomate Alexander Schallenberg.

Motion de censure

Le chancelier conservateur autrichien Sebastian Kurz a été renversé lundi par une motion de censure. Elle a été votée par les principaux partis d'opposition, dix jours après le scandale de l'Ibizagate qui a fait exploser la coalition que son parti OVP avait formée avec l'extrême droite du FPÖ.

La coalition ÖVP-FPÖ a volé en éclats avec la diffusion le 17 mai d'une vidéo piège tournée en 2017 sur l'île espagnole d'Ibiza.

Dans cette vidéo, le vice-chancelier et ex-chef FPÖ, Heinz-Christian Strache, se montrait prêt à offrir à la fausse nièce d'un oligarque russe d'importants marchés publics en échange de financements illégaux.

Carl Delsey pour DayNewsWorld

UNE VAGUE VERTE EUROPEENNE AVEC LAQUELLE LES PARTIS POLITIQUES VONT DEVOIR COMPOSER

Les élections « montrent que nous ne mettons pas la crise climatique seulement à l'agenda de la rue mais aussi dans les bureaux de vote », s'est félicitée la figure de proue des Fridays for Future en Allemagne, Luisa Neubauer.

Avec des scores à deux chiffres chez des poids lourds de l'UE, en Allemagne, en France en particulier, les partis écologistes ont enregistré un succès historique aux Européennes : l'urgence climatique s'impose désormais comme un sujet crucial pour les électeurs.

Les Grünen allemands ont doublé leurs résultats par rapport à 2014 avec 20,9% des voix. En France, les écologistes sont en 3e position avec 12%. En Autriche, en Irlande, aux Pays-Bas leurs homologues sont aussi au-delà de 10%, avec des scores importants attendus au Royaume-Uni comme en Belgique.

Pourquoi une telle percée inédite des écologistes ?

Les Verts sont arrivés avec cette élection à séduire un électorat jusque là peu présent dans les urnes , à savoir  la jeunesse.

Selon un sondage* Ipsos/Sopra Steria pour France Télévisions et Radio France, les Verts EELV ont en effet recueilli 25 % des voix chez les 18-24 ans, devançant, sur cette tranche d’âge, le RN (15 %) et LREM (12 %). Et lors de ce scrutin, EELV est devenu le premier parti chez les 18-34 ans. Un succès qui dépasse les frontières : en Allemagne, les Verts (Grüne) sont aussi en tête chez les moins de 30 ans, avec 33 % des suffrages. Dans l'électorat allemand, une rupture générationnelle se dessine par ailleurs, les Verts arrivant largement devant les conservateurs parmi les 18-44 ans quand la CDU-CSU de Mme Merkel domine chez les plus de 60 ans.

De quoi valider l’émergence d’une génération écologiste portée par la jeunesse ?

L’enjeu écologique a gagné la conscience des jeunes car ces derniers savent qu'ils vivront le réchauffement climatique et en subiront les conséquences d'autant que les alertes alarmantes lancées par la communauté scientifique se sont multipliées. Ces enjeux très politiques peuvent donc être très mobilisateurs pour la jeunesse. D'ailleurs cette dernière s'est emparée du sujet en organisant ces derniers mois les marches pour le climat et les « Fridays for future » un peu partout en Europe.

Mais si les écologistes séduisent aujourd’hui une grande partie des jeunes électeurs européens, ils sont loin d’avoir conquis l’ensemble de la nouvelle génération et de se l'être attachée. La tendance n’est pas unanime en Europe, notamment en Espagne, en Italie, en Grèce et à l’Est, où les partis écologistes sont quasi inexistants. De plus la jeunesse veut une transformation radicale de la société, ce qu'aucun parti ne leur propose actuellement et 60% des jeunes n'ont pas voté.

Les Verts , qui pourraient se retrouver en position de faiseurs de roi ou peser sur la composition de la Commission européenne et l'identité de son président, si ni le centre-droit (PPE) ni le centre-gauche (PSE) ne parviennent à obtenir une majorité absolue, compte en tout état de cause adopter une position très pragmatique. Interrogée à la télévision allemande, la cheffe de file des Verts européens a refusé de se prononcer sur sa préférence : « Ce qui nous intéresse, c'est que nos propositions » soient reprises, a martelé Ska Keller.

« Ce résultat est une invitation à toute le spectre politique: attaquez-vous vraiment à la crise climatique », a tweeté Luisa Neubauer, « la planète se fiche de savoir si la protection du climat est de gauche ou libérale. »

Joanne Courbet pour DayNewsWorld

ELECTIONS EUROPEENNES

CES EGERIES DE L'ECOLOGIE

Elles sont jeunes et incarnent cette génération montante qui place l'avenir de la planète au cœur du débat politique.

Grâce à ces jeunes filles, Greta, Luisa et d'autres la percée des écologistes aux élections européennes s'est propagée dans toute l'Europe.

Sans ces jeunes qui n'ont souvent pas encore l'âge de voter, les partis Verts de l'Union européenne auraient peut-être enregistré une poussée mais leur activisme tous azimuts dans les médias, dans la rue et sur les réseaux sociaux a indéniablement un effet mobilisateur.

Les Verts européens ont réalisé une forte poussée, tirés en particulier par les scores des écologistes allemands (20,5%), français (13,47%) et britanniques (12,1%).

A 16 ans, la Suédoise Greta Thunberg, égérie d'un mouvement devenu mondial, fait converger sur son nom des centaines de milliers de jeunes dans des dizaines de pays lors des manifestations «Fridays For Future», et fait des émules un peu partout.

L'une d'elles, Luisa Neubauer, étudiante de 23 ans, est surnommée «la Greta allemande».

Greta a inspiré d'autres jeunes filles et femmes, comme en Belgique les étudiantes flamandes Anuna De Wever, 17 ans, et Kyra Gantois, 20 ans, ou en Ouganda Leah Namugerwa, 14 ans.

Anuna et Kyra ont déjà publié un essai, Nous sommes le climat. Lettre à tous, publié en France chez Stock.

Andrew Preston pour DayNewsWorld

LE CHANCELIER AUTRICHIEN SEBASTIAN KURZ RENVERSE PAR LE PARLEMENT

Le chancelier autrichien Sebastian Kurz a été renversé lundi par une motion de censure adoptée par les principaux partis d'opposition, dix jours après le scandale de l'Ibizagate qui a fait exploser la coalition qu'il avait formée avec l'extrême droite.

Le sort gouvernemental de cet homme politique de 32 ans, au pouvoir depuis fin 2017, a été scellé par la décision lundi du FPÖ de voter la défiance aux côtés des sociaux-démocrates du SPÖ. Ces deux formations cumulent une majorité de 103 mandats dans l'hémicycle de 183 sièges.

Il appartient désormais au président Alexander Van der Bellen de former un gouvernement technique intérimaire qui expédiera les affaires courantes jusqu'à l'automne.

Encore cité il y a peu en modèle par les tenants d'une droite dure en Europe pour le gouvernement qu'il avait formé avec le FPÖ, le jeune chef de gouvernement conservateur a lui-même été emporté par la crise politique qui a impliqué son ancien allié. Il a donné rendez-vous à ses soutiens pour les législatives anticipées de septembre.

Plus jeune dirigeant d'Europe, Sebastian Kurz devient le premier chancelier autrichien à être renversé par une motion de censure, et celui dont le mandat aura été le plus bref, malgré des taux de popularité au plus haut.

La destitution de M. Kurz intervient paradoxalement après que son parti ÖVP a recueilli dimanche le meilleur score jamais réalisé par une formation autrichienne à des européennes depuis l'adhésion du pays en 1995, avec de 34,9% à 35,4% des voix selon les projections.

Le chef des conservateurs a désormais les coudées franches pour préparer les législatives. «En septembre, ce sera le peuple qui décidera», a souligné M. Kurz lors de sa première apparition publique après sa destitution.

«Je suis toujours là et nous nous battrons. Le changement que j'ai initié il y a deux ans ne s'arrêtera pas», a-t-il martelé dans un discours aux allures de lancement de campagne.

Britney Delsey pour DayNewsWorld

LE NOUVEAU PARLEMENT EUROPEEN


Paul Emison pour DayNewsWorld

 

THERESA MAY ANNONCE SA DEMISSION

BROYEE PAR LE BREXIT

«Theresa May doit maintenant démissionner », avait déclaré sur Twitter le député conservateur David Evennett.

« Nous avons besoin d’un nouveau Premier ministre, d’un nouveau gouvernement et d’une nouvelle approche sur le Brexit ».

C'est bientôt chose faite :

la Première ministre a indiqué ce vendredi qu'elle démissionnait de son poste.

Theresa May a annoncé vendredi sa démission, suite à son échec à faire adopter son plan de retrait de l'Union européenne. Une démission effective au 7 juin.

La voix étranglée par l'émotion, Theresa May a précisé qu'elle démissionnerait de ses fonctions de cheffe du Parti conservateur - et donc de cheffe du gouvernement - le 7 juin, dans une allocution prononcée devant le 10, Downing Street.

Elle a exprimé, au bord des larmes, « un profond regret de ne pas avoir été capable de mettre en oeuvre le Brexit » .

Boris Johnson, champion des Brexiters, fait partie des favoris pour la remplacer.

Les candidatures à sa succession devront être déposées avant le 14 juin. La semaine suivante, les députés conservateurs commenceront à éliminer les candidats un à un via des votes successifs pour aboutir à un duo final, «un processus qui devrait être terminé à la fin du mois de juin», a précisé le parti vendredi. Ses membres choisiront ensuite leur favori parmi les deux finalistes. En poste jusqu’à l’élection du nouveau chef du parti conservateur, Theresa May restera donc première ministre au plus tard jusqu’à la fin de juillet.

«Mon successeur devra trouver un moyen d’aller de l’avant qui honore le résultat du référendum», a-t-elle rappelé en guise d’ultime conseil.

Joanne Courbet pour DayNewsWorld

BREXIT OU UN SECOND REFERENDUM


« Votez ma loi, et vous pourrez ensuite l’amender en prévoyant un deuxième référendum », a lancé la cheffe de gouvernement en présentant aux députés le texte de l’accord de divorce d'avec l'UE

La Première ministre britannique Theresa May a proposé, ce mardi 21 mai, aux députés de voter un « nouvel accord de Brexit » afin de permettre au Royaume-Uni de sortir de l'Union européenne, comme l'ont voté les Britanniques il y a trois ans. Pour eux se présente ainsi « une dernière chance » de répondre à la volonté des électeurs.

Elle doit en effet soumettre dans la semaine du 3 juin à la Chambre des communes une loi d’application du Brexit, et ce alors que les députés ont rejeté par trois fois l’accord conclu avec l’Union européenne.

Le projet de loi sur le retrait (Withdrawal Agreement Bill) que la Première ministre britannique compte soumettre au vote des députés inclut une disposition prévoyant un vote pour ou contre la tenue d'un nouveau référendum à propos de ce texte.

« Je reconnais la force sincère et authentique du sentiment de la Chambre sur cette question importante », a déclaré Theresa May. « Le gouvernement intégrera donc dans l'introduction du Withdrawal Agreement Bill l'obligation de voter sur la tenue ou non d'un second référendum », a-t-elle dit. « Cela doit avoir lieu avant que l'accord de retrait soit ratifié », a-t-elle expliqué.

Par conséquent, aux députés qui veulent un second référendum pour confirmer l'accord, je dis qu'il faudra [adopter] le Withdrawal Agreement Bill pour qu'il ait lieu. »

Mme May a déclaré avoir aussi écouté les inquiétudes des unionistes du parti nord-irlandais DUP à propos du « filet de sécurité » (backstop), une solution incluse dans le traité de retrait de l’UEet destinée à éviter le retour d’une frontière physique entre la province britannique d’Irlande du Nord et l’Irlande. Le backstop, solution de dernier recours, n’entrerait en vigueur qu’après la période de transition et si aucune autre solution n’était trouvée d’ici à la mi-2020 entre Londres et Bruxelles.

La dirigeante conservatrice a également affirmé que son projet de loi donnera des garanties supplémentaires sur les droits des travailleurs et les protections environnementales, ce qui était aussi réclamé par l'opposition travailliste.

Des annonces qui interviennent quatre jours après la rupture par le Labour des discussions avec Theresa May.

Quoiqu'il advienne, la cheffe du gouvernement devrait quitter ses fonctions dans la foulée, poussée vers la sortie par son propre camp...

Joanne Courbet pour DayNewsWorld

LE GRAND RENDEZ-VOUS DES DROITES NATIONALISTES A MILAN

OU VERS UNE COALITION LARGE ?

Matteo Salvini rassemble ce samedi les représentants d’une dizaine de partis souverainistes pour partir à la conquête de l’Union européenne. À une semaine du scrutin européen Matteo Salvini et sa principale alliée Marine Le Pen, présidente du Rassemblement national (RN) en France souhaitent réussir l’alliance de douze partis nationalistes et identitaires, dont les positions divergent pourtant sur de nombreux points.

Ils ont tous deux sillonné l'Europe ces dernières semaines dans l'espoir de créer un grand groupe d'eurodéputés pour changer de l'intérieur le visage de l'Union européenne. L'Italien se rêve en capitaine des populistes à Strasbourg. Matteo Salvini semblet en position de force : être au pouvoir et ministre de l'Intérieur, c’est-à-dire, celui qui justement est là pour réguler les flux migratoires, combattre la criminalité est un atout incontestable.

«Nous sommes à la veille d’un exploit historique. Pour la première fois depuis soixante ans, nous avons la capacité d’incarner une véritable alternance au sein de l’hémicycle de Strasbourg. Comme de bloquer l’Union européenne dans sa course folle vers plus de fédéralisme.», affirmait la présidente du RN jeudi dans une interview au Figaro.

L'Europe des nations et des libertés, troisième force du Parlement ?

Leur objectif est de faire du groupe Europe des nations et des libertés (ENL), où siègent déjà la Ligue, le RN, le FPÖ autrichien ou le Vlaams Belang flamand, la troisième force du Parlement européen, une place que convoitent aussi les libéraux de l’ALDE, où pourraient siéger les élus français rangés derrière le président Emmanuel Macron.

Outre les alliés historiques du groupe ENL, le leader de la Ligue pourra se targuer d’avoir réuni autour de lui des poids lourds tels que l’AfD allemande, le Parti du peuple danois et les Vrais Finlandais. Le fer de lance de la ligne anti-migrants en Europe a pu attirer dans son champ des candidats qui ne font pourtant pas partie du même groupe politique au Parlement européen. C’est le cas par exemple d’Olli Kotro des Vrais Finlandais, ou d’Anders Vistisen du Parti populaire danois, qui font partie des Conservateurs et réformistes européens (CRE). Mais ni les conservateurs du Pis polonais, ni le parti du premier ministre hongrois Viktor Orban, n’auront cédé aux sirènes du rassemblement populiste.

Des divergences

C'est que les divergences sont en effet nombreuses comme, par exemple, sur le rapport à entretenir avec la Russie, Marine Le Pen et Matteo Salvini étant proches de Moscou alors que les partis nationalistes des anciens pays communistes y sont allergiques. Pour Varsovie, très méfiant vis-à-vis de Moscou, impossible donc de s’associer au groupe ENL réputé très proche du Kremlin. Viktor Orban, provisoirement suspendu de la droite européenne (PPE) en raison de ses dérives autoritaires,  se contente de flirter avec l’extrême droite.

Même à propos de l'immigration une alliance entre Matteo Salvini et George Meuthen, un dirigeant de l’AfD allemande également présent à Milan, semble totalement impossible, Salvini voulant par exemple, une redistribution des réfugiés en Europe, Meuthen ne voulant accueillir aucun réfugié. Des divergences d'ordre économique sont également à noter : Marine Le Pen est beaucoup moins pro-européenne et beaucoup plus interventionniste économiquement que la quasi-totalité des extrêmes droites au Parlement européen. Par exemple, le FPÖ autrichien a toujours eu une dimension européenne classique, comparable à celle des Républicains.

Toutefois, malgré les nombreuses divergences, l'Europe a un argument majeur : l'argent. Créer un groupe au Parlement européen, c'est obtenir des fonds qui permettent ensuite aux partis de faire de la politique interne. Il est donc possible que les partis nationalistes parviennent à faire alliance...

Et à en croire les projections, le camp eurosceptique pourrait occuper entre 170 et 180 sièges du futur Parlement sur 751.

Alizon Braxton pour DayNewsWorld

BREXIT THERESA MAY SUR LE DEPART

L'opposition travailliste a rompu vendredi les négociations avec le gouvernement sur le Brexit, à six jours des élections européennes.

Les discussions sur l’accord de sortie du Royaume-Uni de l’UE sont « allées aussi loin que possible » compte tenu de « la faiblesse et de l’instabilité croissantes » du gouvernement conservateur, a écrit vendredi le chef du Labour Jeremy Corbyn dans une lettre à Theresa May. Pour lui, « l’autorité érodée » de la dirigeante remet en cause sa capacité à « concrétiser tout engagement » pris au cours de ces pourparlers

La majorité et le principal parti d’opposition à Londres cherchaient depuis début avril à trouver un compromis sur les termes du Brexit. L’objectif était de trouver un terrain d’entente qui aurait notamment pu permettre à Theresa May de faire voter son accord au parlement et donc d’enclencher le Brexit.Le chef de file des Travaillistes explique que les deux parties ont « été incapables de combler d’importants écarts politiques » .

Poussée vers la sortie par les siens

Mais le coup de grâce est venu ce jeudi du redoutable Comité 1922 qui rassemble les députés conservateurs non-membres du gouvernement. Ces derniers ont poussé la cheffe de file des conservateurs à la démission qui a annoncé « un calendrier pour l’élection d’un nouveau leader du Parti conservateur », autrement dit un nouveau premier ministre. Au Royaume-Uni, le chef du parti qui commande une majorité aux Communes devient chef du gouvernement.

Theresa May vit donc ses derniers jours à la tête d’un gouvernement britannique paralysé par l'incapacité de trouver un accord de sortie du Royaume-Uni de l’UE.

Les résultats catastrophiques pour son parti aux élections locales début mai ainsi que les sondages inquiétants pour les européennes ont donc scellé le sort de Theresa May, avec les populistes en embuscade.

Les électeurs reprochent aux conservateurs mais aussi aux travaillistes leurs atermoiements sur le Brexit, initialement prévu le 29 mars mais repoussé au 31 octobre. Pour la quatrième et dernière fois, la première ministre britannique sollicitera des députés, début juin, un vote favorable à l’accord sur le Brexit qu’elle a signé en novembre 2018 avec les vingt-sept pays de l’Union européenne (UE). Puis, quelle que soit l’issue du scrutin, elle tirera sa révérence.

Des candidats sur les starting-blocks

Boris Johnson a confirmé jeudi qu’il serait candidat au poste de Premier ministre. L’ancien maire de Londres, 54 ans, a été l’un des grands artisans de la victoire du Brexit au référendum de juin 2016. Nommé ministre des Affaires étrangères dans la foulée par Theresa May, il n’a cessé de critiquer sa stratégie dans les négociations avec Bruxelles, avant de démissionner pour défendre un hard-Brexit. Mais Michael Gove ministre de l’Environnement, Jeremy Hunt, ministre des Affaires étrangères ou encore, Andrea Leadsom, la ministre chargée des relations avec le Parlement sont aussi de potentiels chefs de gouvernement.

Mais le Royaume-Uni ne sait toujours pas quand ni comment il va sortir de l'UE.

Joanne Courbet pour DayNewsWorld

LE FEUILLETON JUDICIAIRE DE JULIAN ASSANGE FONDATEUR DE WIKILEAKS CONTINUE

L'enquête pour viol, dont est accusé le fondateur de WikiLeaks, est rouverte par la justice suédoise. La justice suédoise a annoncé lundi la réouverture de l'enquête pour viol contre le fondateur de WikiLeaks Julian Assange. Elle espère le voir comparaître devant un tribunal avant la prescription du crime en 2020 s'il n'est pas extradé d'ici là vers les Etats-Unis.

L'annonce du parquet de Stockholm relance un feuilleton judiciaire qui dure depuis près d'une décennie. Pendant cette période, Julian Assange et ses soutiens n'auront eu de cesse de dénoncer une manœuvre destinée à le faire extrader vers les Etats-Unis pour y répondre des fuites de documents secrets américains par WikiLeaks.

C'est officiellement pour éviter cette extradition que l'Australien s'était réfugié en 2012 à l'ambassade d'Equateur à Londres. En son absence, et faute de pouvoir faire avancer l'enquête, la justice suédoise avait abandonné les poursuites en mai 2017. Mais son arrestation spectaculaire le 11 avril à Londres avait ravivé l'espoir de la plaignante et de son avocate de le voir remis à la Suède en vue d'un procès avant la prescription échéant en août 2020.

«J'ai décidé aujourd'hui de rouvrir l'enquête», a annoncé Eva-Marie Persson, procureure adjointe, lors d'une conférence de presse. «M. Assange étant sorti de l'ambassade équatorienne, les circonstances sont réunies pour demander sa remise (à la (à la Suède) en vertu d'un mandat d'arrêt européen, ce qui n'était pas le cas avant le 11 avril.»  Le parquet va émettre dans les plus brefs délais un mandat d'arrêt européen à l'encontre de M. Assange.

Agée d'une trentaine d'années à l'époque des faits, la plaignante avait rencontré son agresseur présumé lors d'une conférence de WikiLeaks à Stockholm. Elle l'accuse d'avoir engagé un rapport sexuel dans la nuit du 16 au 17 août, pendant qu'elle dormait et sans préservatif alors qu'elle lui avait à plusieurs reprises refusé tout rapport non protégé.

Julian Assange a toujours soutenu qu'elle était consentante et avait accepté de ne pas utiliser de préservatif.

«Signal fort»

Son avocat suédois, Per E Samuelson, a estimé lundi que la Suède se «ridiculisait» en relançant des poursuites «vieilles de 10 ans». «Je ne suis pas le moins du monde inquiet pour ce qui concerne la question de la culpabilité», a-t-il dit à la télévision.

Pour l'avocate de la plaignante, la décision de la justice suédoise «envoie un signal fort». «Nul n'est au-dessus de la loi, pas même quand on s'appelle Julian Assange», a lancé Elisabeth Massi Fritz à la presse à Stockholm.

Piratage informatique

Julian Assange, 47 ans, est inculpé par la justice américaine d'association de malfaiteurs en vue de commettre un «piratage informatique», pour avoir aidé l'ex-analyste du renseignement américain Chelsea Manning à obtenir un mot de passe et ainsi accéder à des milliers de documents classés secret-défense. Il refuse d'être extradé vers les Etats-Unis, où selon le représentant de la justice américaine, il risque une peine maximale de cinq ans de prison. La procédure d'examen de la demande d'extradition vers les Etats-Unis suit son cours.

Toutefois selon le parquet suédois, en «cas de concurrence entre un mandat d'arrêt européen et une demande d'extradition américaine, ce sont les autorités britanniques qui fixent l'ordre de priorité».

Britney Delsey pour DayNewsWorld

ELECTIONS EUROPEENNES EMMANUEL MACRON

A QUITTE OU DOUBLE

«Je mettrai toute mon énergie pour que le Rassemblement National (RN) qui est une liste de déconstruction de l’Europe, ne soit pas en tête ; moi je suis un patriote français et européen ; eux ce sont des nationalistes » Emmanuel Macron, Sibiu (Roumanie) jeudi 9 mai 2019

Toute la mystique sur laquelle Emmanuel Macron avait fondé sa campagne présidentielle de 2017 a été ancrée sur l’idée que le « futur » président de la République « En Marche » ambitionnait de transformer la France au moyen de l’Europe.

Une majorité de Français ont entendu le message et ont voté par 56% des voix pour ce jeune et « tout neuf » candidat de 39 ans.

Sur le thème européen, Emmanuel Macron avait donc incontestablement en 2017 « rallumé  des étoiles européennes » dans l’esprit des Français.

Sur le seul sujet de l’Europe, Emmanuel Macron suscitait alors des torrents d’enthousiasme au cours de ses meetings : au seul nom de celle-ci le public se levait !

A partir de son élection, le chef de l’Etat n’a pas cessé de rappeler son combat européen, en particulier lors de son  célèbre discours de la Sorbonne (26/09/2017) ou encore au travers des sévères polémiques qu’il n’a pas cessé d’entretenir avec les vices présidents italiens d’extrême droite, (donc populistes et nationalistes) Di Maio et Salvini, puis un peu plus tard avec le Premier Ministre Hongrois ,Victor Orban.

Mais, derrière ces duels à fleurets à peine mouchetés, le Président de la République française souhaitait, on l’a vite compris, affirmer son leadership sur l’histoire de l’Europe à venir au cours de la prochaine décennie, voire plus.

Le sujet a pris ensuite très vite une tournure franco-française lorsque Emmanuel Macron se permit d’évoquer « la lèpre populiste qui gagne » alors même que, sur le plan européen, il était obligé constater simultanément son isolement, sur ses thèses européistes, suite à l’affaiblissement d’Angela Merkel .

Au début de son mandat Emmanuel Macron estimait pouvoir compter sur un allié : le peuple. Les mouvements sociaux provoqués par l’apparition des Gilets Jaunes lui ont apporté dès la fin de l’année 2018 un cinglant démenti !

Le Roi est aujourd’hui nu ! Incapable de surcroit de mesurer le phénomène de rejet profond qu’il a provoqué et la marée d’hostilités dont les manifestations chaque samedi des Gilets Jaunes ont été l’expression.

Dès lors, pour relancer la dynamique macroniste, il a fallu revoir le discours et la stratégie du mouvement LREM, encalminé par l’entrée en campagne calamiteuse de Nathalie Loiseau, Ancienne  Ministre des Affaires Européennes et tête de la liste « La Renaissance » (LREM).

Pour cela, l’idée est progressivement apparue dans l’entourage d’Emmanuel Macron qu’il vaudrait mieux sortir en bonne position de ces élections européennes ; et pour sortir en bonne position il fallait inquiéter, faire peur et  sonner la mobilisation générale contre les nationalistes.

C’est ainsi qu’est apparu une nouvelle stratégie électorale macroniste  que l’on a vu évoluer vers la dramatisation tant «  la menace populiste » ( ?) était en train de devenir forte…. Et supposée menaçante pour l’avenir de l’Europe !

Et ceci quitte à simplifier le message ! Quitte à le personnaliser de façon maximale !

C’est dans ce contexte que, dès son arrivée à Sibiu (Roumanie), le Chef de l’Etat n’a pas hésité à marteler : «  l’alternative est claire : le choix est entre ceux qui veulent construire l’Europe ensemble, même de manière différente et ceux qui veulent la déconstruire, et même de la détruire pour revenir au nationalisme ». Moi ou le chaos ! Pour reprendre un adage gaullien.

Dans le droit fil de cette analyse, Emmanuel Macron s’est installé depuis quelques jours dans le rôle de meilleur entraineur et de meilleur stimulant électoral. Dans ce rôle par exemple, le Président de la République n’a pas hésité à être le seul orateur à intervenir sur le clip électoral de la liste « La Renaissance » conduite par Nathalie Loiseau, clip qui devrait être diffusé à partir de demain.

La riposte de Marine Le Pen ne s’est pas fait attendre. Invitée sur LCI le jeudi 9 mai, la Présidente du Rassemblement National a dénoncé le rôle de chef de Parti et de Directeur de Campagne dont s’est affublé le Président de la République, qui selon les principes de la Vème République est normalement le Président de tous les Français : «  Si ces élections du fait de l’engagement personnel d’Emmanuel Macron sont transformées en référendum , pro macron, il faut que ce dernier en tire les conséquences et qu’en cas d’échec personnel il ait l’honneur et la dignité de faire comme le Général De Gaulle, qu’il parte s’il n’arrive pas en tête.. »

Le ton vient donc de monter brusquement entre le Chef de l’Etat et la Président de RN.

Le match est ouvert ! Il risque d’être violent ! Il risque aussi de réserver des surprises de taille, que Nathalie Loiseau se remplume ou pas dans les sondages.

Aujourd’hui pour la 3éme fois les deux courbes de résultats se sont croisées. La liste RN arrive en tête avec 22,5% des voix, LREM-La Renaissance étant en dessous avec 22%.

Dans cette situation on peut estimer que l’avenir d’Emmanuel Macron risque de se jouer à quitte ou double.

Clara Mitchell pour DayNewsWorld

UNE TRENTE-QUATRIEME LISTE POUR LES ELECTIONS EUROPEENNES OU L'UNION DES DEMOCRATES MUSULMANS FRANCAIS

Une trente-quatrième liste en France pour les Européennes.

L'Union des démocrates musulmans français (UDMF) a en effet pris le train des élections européennes en marche. 

Le parti a obtenu jeudi 9 mai l'autorisation du ministère de l'Intérieur pour présenter sa liste « Une Europe au service des peuples » lors du scrutin du 26 mai.

La liste avait été invalidée dans un premier temps: selon Nagib Azergui, fondateur du parti et tête de liste il manquait une mention manuscrite à certains documents remis par les candidats de l'UDMF.

Le ministère de l'Intérieur a fini par la valider, après avis du Conseil d'État.

L'Union des démocrates musulmans de France, né à la fin de l'année 2012, a été crée par Nagib Azergui, originaire de Nanterre (Hauts-de-Seine).

Le programme de la liste « Une Europe au service des peuples » est axé autour de « sept défis capitaux », dont l'écologie, la lutte contre l'évasion fiscale, la volonté du vivre-ensemble notamment avec la volonté affichée en fin de programme d' « une loi (...) inscrite au sein du Parlement européen afin de condamner toute diffusion de discours de haine envers la communauté musulmane en permettant la dissolution de toutes associations ou groupements islamophobes, tous médias qui exploitent cette littérature islamophobe pour faire du profit en véhiculant des théories complotistes anti-musulmanes », avance le programme.

L'Union des démocrates musulmans français entend lutter contre l'islamophobie tout en rejetant l'idée de communautarisme. Un défi...

Andrew Preston pour DayNewsWorld

ELECTIONS EUROPEENNES 2019 LISTES FRANCAISES

Elles ont été classées selon l'ordre du tirage du ministère de l'Intérieur. Elles sont au nombre de 33

1 La France insoumise (La France insoumise et Gauche républicaine et socialiste)
2 Une France royale au cœur de l'Europe (Alliance royale)
3 La ligne claire (Souveraineté, identité et liberté et Parti de l'innocence)
4 Parti pirate
5 Renaissance soutenue par La République en marche, le MoDem et ses partenaires
6 Démocratie représentative
7 Ensemble Patriotes et Gilets jaunes : pour la France, sortons de l'Union européenne (Les Patriotes)
8 PACE – Parti des citoyens européens
9 Urgence écologie (Génération écologie, Mouvement écologiste indépendant et Mouvement des progressistes)
10 Liste de la reconquête (Dissidence française)
11 Les Européens (Union des démocrates et indépendants)
12 Envie d'Europe écologique et sociale (Parti socialiste et Place publique)
13 Parti fédéraliste européen – Pour une Europe qui protège ses citoyens (Parti fédéraliste européen)
14 Mouvement pour l'initiative citoyenne
15 Le courage de défendre les français avec Nicolas Dupont-Aignan (Amoureux de la France)
16 Allons enfants
17 Décroissance 2019
18 Lutte ouvrière – contre le grand capital, le camp des travailleurs (Lutte ouvrière)
19 Pour l'Europe des gens, contre l'Europe de l'argent (Parti communiste français)
20 Ensemble pour le Frexit (Union populaire républicaine)
21 Liste citoyenne du Printemps européen avec Benoît Hamon soutenue par Génération.s et DiEM25
22 À voix égales
23 Prenez le pouvoir, liste soutenue par Marine Le Pen (Rassemblement national)
24 Neutre et actif
25 Parti révolutionnaire Communistes
26 Espéranto – langue commune équitable pour l'Europe (Europe Démocratie Espéranto)
27
Évolution citoyenne
28 Alliance jaune, la révolte par le vote
29 Union de la droite et du centre (Les Républicains)
30 Europe Écologie (Europe Écologie Les Verts)
31 Parti animaliste
32 Les oubliés de l’Europe – artisans, commerçants, professions libérales et indépendants – ACPLI
33 Union démocratique pour la liberté, égalité, fraternité (UDLEF)

Plusieurs partis ont renoncé

Cannabis sans frontières
Civitas
Comités Jeanne
Les Radicaux de gauche
Mouvement V
Nouveau Parti anticapitaliste
Parti égalité et justice
Rassemblement des contribuables français
Rassemblement des écologistes pour le vivant
Rassemblement des Gilets jaunes citoyens
Résistons
Volt France

Le dépôt des candidatures s’est achevé ce vendredi 3 mai à 18 h.

La campagne officielle se déroulera du 13 au 25 mai 2019.

Le matériel électoral (affiches, affichettes, professions de foi, bulletins de vote etc...)

A été acheminé dès samedi dans chacun des centres départementaux dédiés, sous haute surveillance. Ces centres vont dès leur réception les remettre à chacune de commun disposant d’un ou plusieurs bureaux de vote.

Ces élections européennes nous apparaissent pour la première fois depuis longtemps  importantes et décisives pour l’avenir de l’Europe (ou plus précisément de l’UE). Aussi nous essayerons de revenir régulièrement vers vous pour évaluer les enjeux de ces élections européennes 2019 et le poids des différents partis en présence.

En attendant le seul message  que nous nous autorisons à faire passer est : « de voter et de faire voter ».

Clara Mitchell pour DayNewsWorld

LES DEUX GRANDS PARTIS BRITANNIQUES REMIS EN QUESTION PAR LA SANCTION DES URNES

Le deux grands partis britanniques ont connu un net recul aux municipales du jeudi 2 mai 2019 payant leur incapacité à mettre en œuvre le Brexit. En effet Labour et Torie, les deux partis traditionnels, ont obtenu chacun 28% des voix dans un scrutin, qui visait à renouveler près de 9.000 sièges dans 249 assemblées locales en Angleterre et 11 en Irlande du Nord.

Ces élections sonnent comme un sérieux avertissement pour le parti conservateur mais aussi pour les travaillistes pour les européennes..« On savait que les électeurs étaient mécontents de la façon dont les tories s’occupaient du Brexit, mais il apparaît qu’ils ne sont pas heureux non plus de la réponse que le parti travailliste y a apporté, analyse John Curtice, politologue à l’université de Strathclyde

Ce score est une sanction pour le Parti conservateur, qui a perdu le contrôle de 37 exécutifs locaux, et 1.008 élus poussant plusieurs députés conservateurs à exiger une nouvelle fois la démission de Theresa May.

Le Labour, critiqué pour son positionnement flou sur le Brexit, a lui limité les pertes, avec 4 assemblées locales perdues et 86 élus en moins. Pour les Tories comme pour le Labour, la dégringolade est d'autant plus douloureuse que ces partis « ont perdu le plus de voix dans les zones où ils étaient les plus forts », soit le sud pour les conservateurs et le nord pour les travaillistes, a souligné John Curtice, professeur de sciences politiques à l’Université de Strathclydes.

Face à ces deux partis traditionnels, les autres partis ont progressé: libéraux-démocrates, Verts, mais aussi de nombreux candidats sans étiquette.

Ainsi les libéraux-démocrates clairement anti-Brexit sont les grands gagnants avec 19% des voix. Ils sont devenus majoritaires dans 11 nouvelles assemblées locales et ont obtenu 541 nouveaux élus. « La montée des Lib’ Dem’ aujourd’hui est un tremplin pour les élections européennes », s’est félicité leur chef de file, Vince Cable. Pour le député et ancien ministre Edward Davey, « les libéraux démocrates ont prouvé qu’ils pouvaient constituer une alternative solide aux conservateurs et aux travaillistes. »

Les élections européennes, qui se tiendront dans trois semaines, sauf accord de dernière minute sur le Brexit, s’annoncent donc catastrophiques pour les deux principaux partis. Le nouveau Parti du Brexit, créé par Nigel Farage, est en tête des sondages, oscillant entre 27 % et 30 % de soutien seulement trois mois après sa création. Pour de nombreux Britanniques, l’idée de voter pour des députés européens presque trois ans après avoir choisi par référendum de quitter l’Union européenne est inadmissible.

Politiquement, le résultat des élections locales pourrait pousser les deux grands partis à chercher un compromis, pour éviter la sanction annoncée par les sondages.

Derrière le Parti du Brexit de M. Farage, les travaillistes arrivent en deuxième position (entre 21 % et 27 %) tandis que les conservateurs sont relégués loin derrière, à la troisième place (de 13 % à 16 %).

Jenny Chase pour DayNewsWorld

ELECTIONS EUROPEENNES MUNI DES ARGUMENTS

DE PHILIPPE DE VILLIERS LE RASSEMBLEMENT NATIONAL CARACOLE DESORMAIS EN TETE

Le 19 avril 2019, l’Institut de sondages  IFOP dévoilait les résultats de son sondage quotidien (« rolling » pour les habitués) en vue des élections européennes.

Selon les résultats de cette enquête réalisée pour Paris Match, CNews, Sud Radio, la liste du Rassemblement National (RN) dépassait celle de la République en Marche (LREM) de 0,5%.

Pour la première fois les courbes se croisaient ! Mais 0,5%, c’était très peu ; cela restait dans la marge d’erreur reconnue par les sondeurs.

Publié hier, 3 mai 2019, un nouveau sondage effectué par les Instituts IFOP/FIDUCIAL place à nouveau, à 4 semaines des Elections Européennes les intentions de vote en faveur du RN (Marine Le Pen) devant LREM (Emmanuel Macron), à 22,5%  la LREM n’enregistrant que 21,5% des intentions de vote.

Le RN a donc gagné 1,% d’intentions de vote en 15 jours.

Mieux, ces mêmes sondages enregistrent une très nette augmentation du nombre d’électeurs qui disent vouloir aller voter pour dire non à Emmanuel Macron.

Comment le parti de Marine Le Pen en est-il arrivé là aujourd’hui ?

Le premier argument qui vient à l’esprit est issu du mouvement des Gilets Jaunes, toujours mobilisés depuis le 17 novembre 2018.

Sauf que l’argument parait insuffisant lorsque que l’on constate au fil des semaines que le mouvement serait principalement ancré à gauche, voire à l’extrême gauche, des courants qui, lorsqu’on les additionne, restent en pourcentage minoritaires dans l’ensemble de l’électorat.

Il faut donc en déduire que ce sont les électeurs de droite, potentiellement abstentionnistes, quelques mois auparavant, qui sont venus gonfler les intentions de vote en faveur du RN. Pour certains, ce serait aussi les désaffections vis-à-vis de Nicolas Dupont Aignan qui seraient à l’origine du sursaut des intentions de vote en faveur du RN ?

Les deux hypothèses sont certainement vraies mais elles n’expliquent peut-être pas à elles-seules ce mouvement électoral en faveur du RN.

Les raisons du mouvement seraient de notre point de vue à chercher chez les thèses de Philippe de Villiers développées dans son dernier livre « J’ai tiré sur le fil du mensonge  et tout est venu » (plus de 100 000 exemplaires vendus à ce jour).

Le livre semble en effet avoir provoqué « un effet de souffle » sur la campagne électorale des européennes ?

« Avec le talent qu’on lui connait, l’ancien député européen a en effet démasqué les pères fondateurs autoproclamés de l’Europe », qui selon l’écrivain n’auraient été que des agents d’intérêts politiques et financiers étrangers à ceux de la France mais aussi à ceux de l’Europe profonde.

De plateaux de télévisions en studios de radios , le Vicomte explique ses surprises et la moisson de documents et de preuves qu’il a fait en allant étudier des archives devenues récemment déclassifiées.

On y  apprend que Robert Schuman portait l’uniforme allemand pendant la Première Mondiale et qu’il avait été ministre du Général Pétain et que de son coté, Jean Monnet était un agent américain de la CIA. Tous deux ont reçu pendant des années de l’argent, des pluies de dollars au travers de structures occultes , pour mener des opérations d’influences au profit des Américains, triomphant au lendemain de la Seconde Guerre Mondiale , date de point de départ de la mise en place de « l’Empire Américain » gendarme et maître du Monde avec son dollar roi  .

Le troisième personnage mis en cause par Philippe de Villiers dans son livre est Walter Hallstein , l’architecte du Traité de Rome ami de Jean Monnet et  Premier Président de la Commission Européenne. Walter Hallstein fut un officier instructeur du nazisme.

Les révélations publiées par Philippe de Villiers sont dérangeantes, surtout présentement.

Cette situation fait dire à Philippe de Villiers que l’on ne sortira pas indemnes de celles-ci en cette période d’élections européennes.

Naturellement, Philippe de Villiers a été immédiatement taxé de « complotisme », une méthode que l’on commence à bien comprendre, utilisée systématiquement pour disqualifier ceux qui n’adhèrent pas à la pensée unique.

Cette méthode a autorisé Nathalie Loiseau, ancienne Ministre d’Emmanuel Macron et tête de liste LREM à ironiser sur les propos de l’Homme Politique/Ecrivain en les qualifiant agressivement, de  « discours » qui ressemblent à celui que diffusent depuis des décennies « des gens qui ont vu les extra-terrestres, qui pensent que la terre est plate ou que les illuminati dirigent le Monde ».

Ce à quoi Philippe de Villiers a répondu que sa démonstration s’appuie sur des documents et des preuves.

Mais Philippe de Villiers va plus loin, prenant l’exemple du Brexit et du Référendum de 2005, pour dénoncer la nature actuelle de l’Europe « devenue un entreprise de démolition de la Démocratie ».

Selon Philippe de Villiers le gène de la déconstruction de l’Europe était dans l’ADN de celle-ci, dès sa construction telle que voulue par ses pères fondateurs.

Marine Le Pen a repris la théorie de Philippe de Villiers sur l’UE dans son discours de Metz du 1er mai 2019 au travers duquel elle prédit « que le roman européiste est en train de se fracasser sur des réalités » assez effrayantes qui avaient été jusqu’ici cachées à l’opinion publique.

Et sur ce point, ce serait la relation entre la France et l’Allemagne, les deux moteurs européens depuis toujours qui en seraient ébranlés, en raison du fait  que la France aurait été la grande perdante de la mise en place de l’euro  l’Allemagne ayant symétriquement acquis sa position dominante grâce à la monnaie européenne.

Mais pas que ! Certains sont en train de rappeler le discours du 13 novembre 2018 de la Chancelière Angela Merkel, prononcé à Strasbourg , discours dans lequel cette dernière a prononcé un vibrant hommage à Walter Hallstein ( précité) , cet ancien juriste d’Hitler (Matthias Schönwald a publié dans son livre 2017, la reproduction de sa carte -1934 - de membre du parti nazi, trouvée dans les archives du Bundesarchiv de Berlin)  auteur de la théorie nazi « Das Neue Europa ».

On comprend mieux pourquoi, compte tenu de la situation française, révélations après révélations, opérations Gilets Jaunes après opérations Gilets Jaunes, les thèses européistes défendues bec et ongle par Emmanuel Macron et ses partisans sont en train de perdre du terrain !

On comprend mieux encore, pourquoi, alors que le Président de la république ambitionnait un leadership européen, les citoyens européens, de plus en plus nombreux à avoir adhéré aux thèses nationalistes, ne veulent plus de l’Europe telle qu’elle existe actuellement, impliquée dans le processus de mondialisation voulue par des élites apatrides.


Clara Mitchell pour DayNewsWorld

L'EXTREME-DROITE POURRAIT RENTRER AU PARLEMENT ESPAGNOL

Les Espagnols sont appelés aux urnes ce dimanche 28 avril pour des élections législatives, la troisième en quatre ans.

Arrivé au pouvoir en juin 2018 après le dépôt d’une motion de censure contre Mariano Rajoy, empêtré dans des affaires de corruption, le socialiste Pedro Sanchez avait été investi avec le soutien de Podemos, des nationalistes basques, ainsi que des indépendantistes catalans.

Mécontents du refus de Pedro Sanchez d’organiser un référendum d’autodétermination pour la Catalogne, les indépendantistes ont cependant refusé de voter son budget anti-austérité, le poussant à annoncer des législatives anticipées.

Pedro Sanchez a cependant mis en garde contre la résurgence de l’extrême droite.

Avec plus de 10 % des voix et une trentaine de sièges sur 350 dans les sondages, la formation politique Vox , créée en 2013, pourrait en effet faire une entrée en force à la chambre des députés dans un pays où l’extrême droite était absente du paysage depuis la mort du dictateur Franco en 1975.

Quasi inconnue il y a un an, le parti ultranationaliste a fait une entrée fracassante au Parlement andalou en décembre 2018.

Opposé au mariage homosexuel, à l'euthanasie ou à l'avortement, et comptant dans ses rangs des généraux à la retraite défenseurs du franquisme, Vox a surtout prospéré sur sa virulence à l’égard du mouvement indépendantiste catalan.

L’une des forces de Vox, c'est sa présence sur les réseaux sociaux.

Si le PSOE est donné gagnant à 28,8%, le chef du gouvernement va en revanche devoir former des alliances avec d’autres partis pour atteindre la majorité absolue de 175 députés.

Alors que le leader de Podemos, Pablo Iglesias est favorable à une alliance avec les socialistes, son parti est actuellement en chute libre dans les sondages pouvant perdre la moitié de ses sièges. Une telle coalition n’obtiendrait que 162 sièges, loin des 176 nécessaires pour la majorité absolue.

Pedro Sanchez pourrait alors négocier avec les libéraux de Ciudadanos, crédités de 14% des suffrages mais le parti centriste a largement droitisé son discours, et son leader Albert Rivera a exclu toute alliance avec les socialistes et a tendu la main au Parti populaire, classé à droite. .

Lors des élections de décembre en Andalousie, Ciudadanos n’avait pas hésité à s’allier avec le PP et le mouvement d’extrême-droite pour chasser les socialistes du pouvoir.

Britney Delsey pour DayNewsWorld

LE COMEDIEN VOLODYMYR ZELENKSKY

PRESIDENT DE L' UKRAINE

Le comédien Volodymyr Zelensky, novice en politique, a battu à plate couture le président ukrainien sortant Petro Porochenko avec 73,2% des voix contre 24,4 % au second tour. Jamais candidat à la présidentielle ukrainienne n’avait obtenu de soutien aussi massif dans l'ensemble du pays, de l'Ouest ukrainophone à l'Est russophone.

Les Ukrainiens, lassés par les scandales incessants de corruption depuis l'indépendance en 1991, ont confié les rênes du pays à un homme jeune sans aucune expérience politique si ce n'est que le rôle du président ukrainien, qu'il incarnait dans une série télévisée.

« Un Woody Allen tout droit sorti de l'écran » selon Bernard Henri-Levy.

L'humoriste de confession juive a fait sa campagne présidentielle essentiellement sur les réseaux sociaux et à coup de formules chocs mais très générales, évitant ainsi tout débat avec ses adversaires.

Et pour cause, il n'a présenté aucun programme clair.

« Je ne vais pas vous faire des promesses inutiles », avait-il lancé le soir de sa candidature.

Si les Ukrainiens savent contre quoi ils ont voté - corruption, guerre, pauvreté, ces maux associés à l’ère Porochenko- ce pour quoi ils ont voté est moins évident.

Un programme flou

En écrivant et en incarnant le rôle principal dans la série à succès Serviteur du peuple, dans laquelle un professeur d’histoire, Vasyl Holoborodko, est propulsé président afin d'éradiquer du pays la corruption, M. Zelensky a simplement donné à des millions d’Ukrainiens le sentiment que la politique pouvait être autre chose. « Nous voyons la naissance d’un projet politique réellement unique, écrivait, avant le vote, le politologue Balazs Jarabik du centre Carnegie. Un reality show dans lequel chacun peut participer. »

Sa campagne s'est avant tout joué sur la promesse de traquer la corruption,alors que le nouvel élu possède aussi une villa non-déclarée au fisc dans le quartier des oligarques russes sur une côte italienne...

Durant sa campagne il s'est également engagé à « relancer » le processus de paix , conformément aux accords de Minsk signé en 2015 dans la capitale biélorusse sous l'égide de Kiev, Moscou, Paris et Berlin. Avec comme priorité «  le retour dans leur pays des prisonniers, notamment les 24 marins capturés par la Russie au large de la Crimée.. « Le plus important est de cesser le feu », a-t-il fait valoir. Le premier ministre russe, Dmitri Medvedev, a d’ailleurs estimé, lundi, que Moscou avait « une chance » d’améliorer ses relations avec l’Ukraine après l’élection de Zelensky.

Sa philosophie repose sur un populisme « sympa », pro-européenne ne cherchant pas le clivage mais le rassemblement d’une Ukraine aux identités morcelées.

Aussi veut-il cesser l’« ukrainisation » linguistique et culturelle menée par M. Porochenko et à laquelle n’adhère pas une partie de la population, et « réintégrer » les populations du Donbass, en versant par exemple leurs pensions aux retraités des territoires de l’Est sous le contrôle des séparatistes prorusses…

Accusé d'incompétence par ses opposants, de marionnette de l'oligarque Igor Kolomoïski, ennemi du président Petro Porochenko, celui qui prêtera serment le 6 juin s'est toutefois entouré de conseillers réformateurs bon teint comme M. Danyliouk mais d’autres cercles moins recommandables issus notamment des équipes de l’oligarque Kolomoïski.

Des marges de manœuvre étroites et des opposants combatifs

Mais les marges de manœuvre du nouveau président semblent étroites. En effet il va se heurter à un Parlement hostile. Il aurait tout intérêt à dissoudre le Parlement sans attendre les législatives prévues en octobre.

Et il lui faudra lutter aussi contre les perdants du premier et second tour, opposants postés en embuscade, à commencer par Petro Porochenko, combatif ce dimanche soir devant ses partisans, en dépit de sa défaite cinglante : « Zelensky aura une opposition forte, très forte » a pronostiqué le président sortant« Nous n’avons pas gagné la bataille mais nous n’avons pas perdu la guerre » et par l’ancienne première ministre Ioulia Timochenko, sans compter les représentants des différents oligarques, qui tous disposent de relais solides sur le terrain.

Les Ukrainiens ont misé sur un outsider et leur attente est grande. La tâche qui attend Volodymyr Zelensky est gigantesque. « Casser le système », comme l’a promis le candidat, sous la pression constante d’une Russie agressive, déterminée à faire échouer son voisin .. .

Joanne Courbet pour DayNewsWorld

LE FICHAGE DES GILETS JAUNES

N’EST PAS UNE FICTION

Le 7 février 2019, sur Europe 1, Agnes Buzyn, la Ministre de la Santé, avait juré que le fichage des gilets jaunes par les hôpitaux relevait de la fiction …La Ministre avait même ajouté que « le vrai chiffre des gilets jaunes blessés était impossible à déterminer» ?

Depuis la polémique n’a pas cessé d’enfler, des preuves contraires aux affirmations d’Agnes Buzyn ayant peu à peu filtré.

Dans son édition du 17 avril 2019, le Canard Enchainé a publié le fac similé du courriel daté du 16 mars 2019 (17h30) par lequel Karin ISTIN a rappelé, aux administrateurs de l’AP-HP , en substance

« qu’il est indispensable de saisir l’identité des victimes en temps réel dans le fichier baptisé SI-VIC », un fichier qui remonterait jusqu’au Ministère de l’Intérieur, via les Préfets, chargés de la collecte des informations en application de la loi du 23 décembre 2016.

Copie de ce courriel a simultanément été adressé à Anne Rubinstein, directrice de cabinet de Martin Hirsch , Directeur Général de l’Assistance Publique, et à Arnault Poupard, son conseiller pour la sécurité.

La situation a soulevé l’indignation du personnel médical des urgences, médecins en tête, lesquels estiment que ce « fichage » relevait de la délation et que le fichier SI-VIC était détourné de ses objectifs initiaux.

Mis en place après les attentats de 2015, ce fichier devait pourtant, primitivement faciliter le décompte et l’identification des victimes d’attentats, un objectif louable !

Pour autant, relecture faite de l’article 60 de la loi précitée, on est obligé d’admettre que le dispositif prévu dans le cadre du Plan ORSAN, qui évoque « une situation sanitaire exceptionnelle » est suffisamment vague « pour permettre de ratisser large » et les pouvoirs publics ne s’en sont pas privé depuis quelques mois.

Au demeurant, ironie du sort, la loi pointe l’identification de victimes. Les Gilets Jaunes blessés « et répertoriés » seraient donc des victimes … que l’Etat pourrait donc être contraint d’indemniser à terme ? En l’absence de réponse politique, on n’en a pas fini avec les Gilets Jaunes !

Chroniqueur sur LCI, le Docteur Gérald Kierzek , urgentiste, s’est insurgé le 13 avril , après une journée de garde à l’Hôtel Dieu, journée au cours de laquelle un administrateur lui avait rappelé l’obligation qui lui était faite d’inscrire au SI-VIC les Gilets Jaunes blessés admis aux urgences. « Et puis quoi encore ! » avait-il répliqué très sèchement.

Mais de son coté, notre excellent confrère Médiapart , avait auparavant  (dès le 11 janvier 2019) protesté contre le fichage sauvage contraire aux règles de la protection des données médicales protégées par la loi, par le biais de la CNIL (Commission Nationale Informatique et Liberté) .

L’affaire s’était dégonflée, le 1er Ministre,  Edouard Philippe, ayant assuré que dans un décret de mars 2018, il avait été prévu que l’accès au fichier n’était possible , uniquement, qu’en période d’attentats.

Le conseil de l’Ordre des médecins a indiqué le vendredi 19 avril qu’il avait saisi le Ministère de la Santé et la CNIL concernant l’utilisation dévoyée de ce fichier, ceci dans le cadre du mouvement des Gilets Jaunes, qu’il est impossible, de toute évidence, d’assimiler à des attentats, « un contexte bien différent » dit le courrier du 19/04.

Un Gilet Jaune blessé le 9 février 2019, vient de déposer plainte ce même vendredi, pour « collecte illicite de données à caractère personnel » et « violation du secret professionnel », estimant que ce fichage n’avait  pour seul objectif que « de créer une liste de personnes militantes ».

Arie Alimi, avocat des Gilets Jaunes a confié dernièrement «  que les événements politiques comme le mouvement des Gilets Jaunes révèlent que certains administrateurs, des hauts fonctionnaires peuvent se comporter comme des voyous en violant la loi, en faisant du fichage discriminatoire à raison de l’appartenance politique, et plus odieux encore au sein des hôpitaux publics à propos de blessés dont certains sont gravement mutilés ».

Comme on le voit, le mensonge d’Etat est devenu un mode de gestion habituelle y compris dans le domaine, pourtant préservé jusqu’ici, de la santé et du secret médical, deux valeurs auxquelles aucun des gouvernements précédents n’avaient osé s’attaquer, tant c’est grave !

Mais aujourd’hui, Emmanuel Macron et ses affidés osent tout !


Clara Mitchell pour DayNewsWorld

UN ACTE TERRORISTE SELON LA POLICE

UNE  JOURNALISTE TUEE EN IRLANDE

LORS DE VIOLENCES

Pâques approche et la violence a frappé la ville de Londonderry, en Irlande du Nord. Une jeune journaliste de 29 ans a été tuée dans la nuit de jeudi à vendredi au cours d’échanges de tirs, une mort traitée « comme un incident terroriste » par la police nord-irlandaise.

« Je peux malheureusement confirmer qu’après des échanges de tirs cette nuit à Creggan (un quartier du nord de Derry), une femme de 29 ans a été tuée », a annoncé sur Twitter le commissaire en chef adjoint de la police nord-irlandaise, Mark Hamilton. « Nous traitons cet événement comme un incident terroriste, une enquête pour meurtre a été ouverte ». Selon plusieurs journalistes présents sur place, la victime serait Lyra McKee.Selon les médias britanniques.

La victime est une jeune journaliste de 29 ans couvrant les violences à Londonderry. Un homme suspecté d’être un dissident républicain a ouvert le feu alors que la police nord-irlandaise était visée par des tirs et de jets des cocktails Molotov au cours d’une opération de sécurité dans le quartier.

« Absolument aucune excuse pour attaquer de la sorte les collègues » des forces de police, a écrit sur Twitter la Fédération de la police nord-irlandaise. « Ils protègent cette communauté et ne sont pas là pour leur bien-être personnel. Un tel comportement doit être fermement condamné ».

Arlene Foster,  leader du parti unioniste nord-irlandais DUP, a rapidement condamné les faits, évoquant un « acte insensé » et des « nouvelles déchirantes ».

« Ceux qui ont porté des armes à feu dans nos rues dans les années 70, 80 et 90 avaient tort », a-t-elle écrit en référence à la période des « Troubles », des violences qui ont déchiré la province britannique pendant trois décennies, entre républicains nationalistes (catholiques), partisans de la réunification de l’Irlande, et loyalistes unionistes (protestants), défenseurs du maintien dans la Couronne britannique.

Le parti nationaliste irlandais Sinn Féin a également condamné « sans réserve » ces faits, qualifiant le décès de la jeune femme d'« attaque contre toute la communauté, contre le processus de paix, et contre l’accord du Vendredi Saint », signé en 1998 pour mettre fin aux Troubles, en vertu duquel le pouvoir dans la province est partagé entre le Sinn Fein et le DUP. « Nous restons unis dans notre détermination à bâtir un avenir meilleur et pacifique pour tous », a déclaré dans un communiqué Michelle O’Neill, la cheffe du Sinn Fein.

Située à la frontière avec la République d’Irlande, Londonderry, aussi appelée Derry, est tristement célèbre pour le « Bloody Sunday » du 30 janvier 1972. Des soldats britanniques avaient alors ouvert le feu sur des participants à une marche pacifique, faisant 14 morts, au plus fort des « Troubles », qui ont fait quelque 3.500 morts en trois décennies.

En janvier, l’explosion d’une voiture piégée à Londonderry, avait déjà fait craindre une nouvelle flambée de violence venant des groupes paramilitaires, en pleine tension sur le Brexit, un dossier dans lequel la frontière irlandaise constitue l’un des principaux point d’achoppement.

Britney Delsey pour DayNewsWorld

INCENDIE NOTRE-DAME N'ETAIT PAS ASSUREE

Saviez-vous que la cathédrale Notre-Dame de Paris n'était pas assuré ?

En réalité, tout comme bon nombre de bâtiments et de monuments historiques dont l'Etat est propriétaire.

La Fédération française de l’assurance a affirmé que l’Etat était « son propre assureur pour les établissements religieux dont il est propriétaire ».

Une source gouvernementale confirme que la cathédrale de Notre-Dame n’était pas assurée.

En effet, contrairement aux particuliers qui doivent impérativement assurer leur maison, l’Etat n’est pas obligé d’assurer systématiquement ses biens, monuments historiques ou pas.

L’État est propriétaire des cathédrales construites avant 1905 soit 83 sur les 93 existantes en France.

Il est son propre assureur et assume seul les risques et les dégâts. « Il n’y a pas d’assurance pour Notre-Dame », confirme donc cette source .

Mais assurance ou pas, l’indemnisation n’aurait en aucun cas suffi à financer les travaux de reconstruction.

Frédéric Durot, directeur du département dommages chez Siaci Saint Honoré, cité par Le Parisien, estime que « même si elle avait été assurée, l’indemnisation n’aurait pas été suffisante pour financer la reconstruction ».

Car selon lui l’indemnisation en cas d’incendie représente environ 200 millions d’euros.

Or depuis mardi matin, plusieurs experts s’accordent à dire qu’il faudra plusieurs centaines de millions, voir un milliard d’euros, pour remettre l’édifice en état.

Les assureurs ne seront certainement pas épargnés pour autant.

En effet, l’enquête ouverte pour déterminer les causes du sinistre devrait permettre de dégager des responsabilités.

Mardi en fin de matinée, le procureur de la République de Paris, Rémy Heitz, a indiqué que la piste accidentelle est privilégiée. Mais si une entreprise est reconnue responsable de l’incendie, son assureur devra indemniser l’État.

Mais dans ce cas, et quelle que soit la garantie souscrite par l’entreprise, l’indemnisation ne pourra pas suffire à mener à bien la reconstruction.

L'’Etat est donc obligé de faire appel à la solidarité nationale.

Alyson Braxon pour DayNewsWorld

NOTRE-DAME DE PARIS BRULE !!!

«Le feu est maîtrisé, il n'est pas totalement éteint, il y a encore quelques foyers, d'où le refroidissement qui est encore en cours. Il y a de nouveau (eu) des départs cette nuit qui ont tout de suite été maîtrisés. Mais le péril feu est écarté. Maintenant, c'est la structure bâtimentaire qui interroge et qui doit être expertisée. » a déclaré M. Numez, secrétaire d'Etat auprès du ministre de l'intérieur

Un gigantesque incendie  s'est déclaré ce lundi en  fin d'après-midi à la cathédrale Notre-Dame-de-Paris.Le feu est parti des combles, puis s’est propagé extrêmement vite à une grande partie du toit.

Les flammes ont dévoré la charpente. Il a été maîtrisé dans la nuit. La cathédrale est le monument historique le plus visité d'Europe.

Un porte-parole des pompiers de Paris a fait état d'un « départ de feu dans les combles de Notre-Dame » et précisé que d'importants moyens d'intervention sont mobilisés.

«Le péril du feu est écarté » mais des interrogations subsistent sur la résistance de la structure.

Il aura fallu plusieurs heures pour venir à bout des flammes. Le bilan matériel est dramatique : « l'ensemble de la toiture est sinistrée, l'ensemble de la charpente est détruite, une partie de la voûte s'est effondrée, la flèche n'existe plus » a relaté le lieutenant-colonel Gabriel Plus, porte-parole des pompiers de Paris.

L’incendie à Notre-Dame de Paris a pris vers 18h50. Les pompiers ont combattu le feu au péril de leur vie .400 pompiers étaient à pied d’œuvre avec 18 lances à incendie. Un pompier a été blessé.

Il était impossible d'utiliser des canadairs sur la cathédrale. «Le largage d’eau par avion sur ce type d’édifice pourrait en effet entraîner l’effondrement de l’intégralité de la structure», a tweeté la Sécurité civile.

L' incendie à Notre-Dame de Paris est "potentiellement lié" aux travaux de rénovation de l'édifice, a-t-on appris auprès des pompiers.

Selon le porte-parole de Notre-Dame, l'incendie se serait déclaré aux alentours de 18h50 heures et un large nuage de fumée grise et jaunâtre s'échappait du bâtiment, situé au centre de la capitale française, sur l’île de la Cité.
Un de nos journalistes était dans la capitale et semblait déjà avoir eu  vent du problème vers 15h30h.

C'est un drame terrible : la flèche de Notre-Dame, 93 mètres, s'est effondrée après la toiture et la charpente du monument .Un brasier s'est emparé littéralement de la cathédrale.

La Fondation du patrimoine a annoncé qu'elle allait lancer, mardi, une « collecte nationale » pour la reconstruction de Notre-Dame. La Fondation du patrimoine va lancer mardi sur le site www.fondation-patrimoine.org une «collecte nationale» pour la reconstruction de Notre-Dame.Dans la nuit, la famille Pinault a annoncé débloquer 100 millions d’euros «pour participer à l’effort qui sera nécessaire à la reconstruction complète de Notre-Dame.

« Mon père [François Pinault, fondateur de l'empire familial et troisième fortune de France] et moi-même avons décidé de débloquer dès à présent sur les fonds d'Artemis une somme de 100 millions d'euros pour participer à l'effort qui sera nécessaire à la reconstruction complète de Notre-Dame, . Cette tragédie frappe tous les Français et bien au-delà tous ceux qui sont attachés aux valeurs spirituelles. Face à un tel drame, chacun souhaite redonner vie au plus vite à ce joyau de notre patrimoine. », est-il écrit dans le communiqué.

Le directeur de la Fondation de l'Oeuvre Notre-Dame a estimé que le chantier allait durer « des décennies ». « Ce qui sera déterminant, ce sont les sources diverses de documentation, les copies qui permettront aux architectes et aux entreprises de reconstituer au plus près l'état actuel. »

Dans ce terrible drame des "trésors" de la cathédrale ont pu être sauvés.

L'ensemble des œuvres d'art qui étaient dans la partie «trésor » ont été sorties.

Ainsi la couronne d'épines et la tunique de Saint Louis, deux objets extrêmement importants pour les catholiques, ont été "sauvés" de l'incendie, a indiqué Mgr Patrick Chauvet, recteur de la cathédrale Notre-Dame de Paris. Selon la croyance des catholiques, la couronne d'épine est, celle que les soldats romains auraient posé sur la tête de Jésus pour se moquer de lui peu avant sa crucifixion. Elle a été ramenée de Constantinople par Saint Louis en 1239. Des reliques présentées, chaque premier vendredi du mois aux fidèles ont été également sauvées .D'autres pièces auraient été sauvées comme une collection de camées des papes, mais aussi des ostensoirs, des reliures ou encore des pièces d'orfèvrerie.

Les trois grandes rosaces de Notre-Dame de Paris, véritables chefs-d'œuvre, pourraient être abîmées dans l'incendie. A l'intérieur de la cathédrale, on ne connaît pas encore l'état des trois orgues, des peintures, des sculptures, ainsi que différentes pièces de mobilier.

Des statues de cuivres, par contre, sont miraculées : en effet jeudi 16 statues de cuivre ornant la base de la flèche avaient été décrochées afin d'être restaurées. Il s'agit de statues de trois mètres de haut, parties en direction de Périgueux (Dordogne).

Le parquet de Paris a ouvert une enquête pour « destruction involontaire par incendie ».

 

Cet incendie intervient au premier jour des célébrations de la Semaine sainte qui mène à Pâques, principale fête chrétienne. Construite entre 1163 et 1345, ce monument emblématique de Paris attire près de 14 millions de visiteurs chaque année.

Boby Dean pour DayNewsWorld

SECRET-DEFENSE ?

DES ARMES FRANCAISE SERAIENT UTILISEES AU YEMEN DANS DES ZONES CIVILES

Les « Yémen Papers », documents classés secret défense, détaillent l’arsenal français utilisé par l’Arabie saoudite et les Émirats Arabes unis contre les rebelles Houthis au Yémen.

Les journalistes de Disclose, en partenariat avec Mediapart, Konbini, Radio France, Arte et The Intercept, estiment que des armes françaises ont été au cœur de batailles meurtrières pour les civils.

Disclose, accuse ainsi la France de « mensonge d’Etat », lundi 15 avril. Le collectif conteste l’affirmation du gouvernement selon laquelle les matériels français n’auraient que des fonctions « défensives ».

Ces documents, appelés « Yémen - situation sécuritaire » , sont frappée du « confidentiel-défense spécial France » et ont été transmis selon Disclose à Emmanuel Macron, la ministre des Armées Florence Parly, au Premier ministre Édouard Philippe et à celui des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian. Y est détaillé l’arsenal français utilisé par l’Arabie saoudite et les Émirats Arabes unis contre les rebelles Houthis au Yémen.

Ces « Yemen Papers » comprennent cartes et tableaux, recensent notamment des canons Caesar (Nexter) « présents côté saoudien à la frontière saoudo-yéménite », des chars Leclerc dotés de munitions françaises, « observés au Yémen et déployés en position défensive » sur plusieurs bases, dont Aden, dans le sud du Yémen.

Des armes de fabrication française seraient utilisées au Yémen dans des zones où résident des civils, rapporte ce lundi 15 avril le site Disclose, sur la base d’une fuite d’un rapport de la Direction du renseignement militaire (DRM) présenté au gouvernement en octobre.

Des dispositifs de ciblage fabriqués par Thales, les pods Damocles, équipent les forces aériennes saoudiennes et « pourraient être employés au Yémen », selon la note de la DRM. Des avions de chasse Mirage 2000-9 « opèrent » au Yémen depuis la base d’Assab, en Erythrée. En mer, une frégate de fabrication française « participe au blocus naval », selon la DRM, et une corvette lance-missiles « participe au blocus naval et à l’appui des opérations terrestres menées sur le sol yéménite », peut-on lire dans un tableau récapitulatif du renseignement militaire.

Non seulement de nouvelles livraisons seraient prévues de 2019 à 2024, mais des exportations d’armes vers l’Arabie saoudite se poursuivraient selon le site. Ce dernier publie à l'appui des documents liés à un nouveau contrat signé en décembre dernier avec l’Arabie saoudite. Signé par Nexter, il prévoirait notamment la livraison de véhicules blindés et canons à l’Arabie saoudite entre 2019 et 2024.

En octobre Florence Parly n'avait-elle pas assuré que les armes « récemment » vendues par la France à l’Arabie saoudite n’avaient pas été utilisées contre les populations au Yémen et qu’il n’y avait pas de négociations en cours avec l’Arabie Saoudite sur des ventes d’armes ?

De nombreux civils seraient pourtant sous la menace directe d’armes vendues par la France.

Disclose précise qu’en croisant ces données avec celles de l’ONG américaine Acled, on peut établir déjà que 35 civils sont morts au cours de 52 bombardements entre mars 2016 et décembre 2018 dans le champ d’action des Caesar français. Plusieurs localités, dans lesquelles des sources yéménites ont directement constaté des victimes, sont concernées en 2018.Matignon répète cependant que les « armes françaises sont placées pour l’essentiel en position défensive » et assure ne pas avoir « connaissance de victimes civiles résultant de leur utilisation sur le théâtre yéménite ».

Lundi, les services du premier ministre ont répondu dans un communiqué que Paris agissait de façon « responsable et fiable » auprès de ses partenaires, avec qui la France a des « intérêts de sécurité communs : la lutte contre le terrorisme et la préservation de la sécurité au Moyen-Orient ».

La France peut-elle fournir des armes à un client qui s’en sert pour bombarder des civils au Yémen depuis quatre ans ?

Rappelons la situation tragique du pays plongé depuis plusieurs années dans la guerre. D’après l’organisation mondiale de la Santé, ce conflit aurait déjà provoqué la mort de 10 000 personnes, civils et militaires. La famine menace des millions de civils dont de très nombreux enfants. Pour reprendre les mots de l’ONU, il s’agit de « l’une des plus graves crises humanitaires.


Jennie Chase pour DayNewsWorld

 

EXTREME-DROITE EN DEUXIEME POSITION

EN FINLANDE AUX LEGISLATIVES

Les sociaux-démocrates remportent les législatives, juste devant l'extrême droite. Ils décrochent 40 sièges de députés, au coude-à-coude avec les Vrais Finlandais qui totalisent 39 mandats, juste devant les conservateurs de la Coalition nationale, à 17 % des voix et 38 députés.

Si les sociaux-démocrates signent leur retour sur le devant de la scène politique, quatre ans après leur échec aux législatives de 2015 en remportant, dimanche 14 avril, les élections législatives en Finlande, les Vrais Finlandais (extrême droite) les talonnent de près et connaissent une montée fulgurante.

Conduits par l'ancien ministre des Finances Antti Rinne, les premiers ont obtenu 40 sièges sur 200 au Parlement, soit un de plus que les Vrais Finlandais (extrême droite) !

Un écart de seulement 0,2 point sépare les deux le nombre de députés passant donc de 17 à pour l'extrême-droite. 

« Je ne m'attendais pas à un tel résultat, personne ne s'attendait à cela », a réagi Jussi Halla-aho, chef de file des Vrais Finlandais.

La Finlande est certes habituée aux larges coalitions gouvernementales, ayant le soutien d’une majorité de députés. Mais les négociations pour une coalition s’annoncent très compliquées. Car même si les sociaux-démocrates arrivent en tête, ils font beaucoup moins bien que prévu.

La formation d'une coalition avec le parti d'extrême-droite se pose désormais : le social-démocrate Antti Rinne, chef de file de la formation, n'a pas écarté cette éventualité, affirmant qu'il avait « des questions » à poser au parti. Mis à part le Parti du peuple suédois, aucune des autres formations n’a officiellement exclu de collaborer avec l’extrême droite.

Sans ambages M. Halla-aho, chef des Vrais Finlandais, a déclaré : « Nous voulons être au gouvernement mais à condition d’avancer sur les sujets qui sont importants pour nos électeurs », a-t-il fait savoir dimanche soir. Parmi ces priorités : la fermeture des frontières aux demandeurs d’asile

Rinne a précisé qu’il entendait former un gouvernement « avant la fin de mai » et assuré que sa priorité était de « restaurer la confiance du peuple ».

Le parti centriste du premier ministre Juha Sipilä a été sanctionné pour sa politique d’austérité. Les écologistes de la Ligue verte figurent parmi les gagnants de ce scrutin avec 11,5 % des voix et pourrait également faire partie du gouvernement. L’Alliance de gauche progresse à 8,2 %.

Antti Rinne devrait également tenter de convaincre une des deux grandes formations de la coalition sortante de le rejoindre.

Si la constitution d’un gouvernement s’annonce compliquée avant les élections européennes du 26 mai, le temps presse : à partir du 1er juillet, la Finlande assumera la présidence de l’Union

Jaimie Potts pour DayNewsWorld

GILETS JAUNES OU LA DECRUE ET VIOLENCE

A TOULOUSE

Si des rassemblements ont eu lieu dans plusieurs villes, notamment Toulouse, désignée « capitale » d'un jour du mouvement, la participation commence peu à peu à faiblir. Quelques 31.000 « gilets jaunes » ont manifesté samedi en France, dont 5.000 à Paris, selon le ministère de l'Intérieur.

Des chiffres légèrement  supérieurs certes à ceux observés la semaine passée -soit 22.300-, qui avait marqué la plus faible participation depuis le début du mouvement. Dans la capitale, les forces de l'ordre ont procédé à quinze interpellations et 5.885 contrôles préventifs, a indiqué la préfecture

Ces manifestations interviennent pour mettre la pression sur le gouvernement alors qu' Emmanuel Macron doit faire des annonces en début de semaine. Des annonces censées mettre fin à la crise.

Elles sont les premières à se dérouler sous le coup de la loi anticasseurs, particulièrement dénoncée par les « gilets jaunes ». Le texte laisse au pouvoir « encore plus la liberté de faire tout et n'importe quoi » contre le mouvement, a déploré Priscillia Ludosky.

Promulgué jeudi, le texte autorise notamment les fouilles de sacs et de véhicules dans les manifestations et à ses abords, et crée un délit de dissimulation volontaire du visage puni d'un an d'emprisonnement et 15.000 euros d'amende.

Mais malgré cette loi, Toulouse a été le théâtre de violence. En effet l'acte XXII des Gilets jaunes a réuni plusieurs milliers de personnes ce samedi dans la ville rose dont des blacks blocs venus d'Europe. Un rendez-vous annoncé depuis quelques jours sur les réseaux sociaux qui a drainé beaucoup de monde, même des profils extrémistes venus de l'étranger.

Selon différentes sources policières, ils n'étaient que 4 500 à 6 000 retraités, salariés précaires ou demandeurs d'emploi à s'être retrouvés dans la Ville rose pour leur mécontentement. D' autres étaient venus pour en découdre avec les forces de l'ordre.

Voitures en feu rue , agences fracturées et pillées feux de poubelle , jet de pavés et de bouteilles. Des blacks blocs venus de l'étranger , le crâneparfois rasé et le corps, de noir vêtu, masques à gaz et munis de projectiles se joingnent à d'autres extrémistes français. Un cocktail explosif contré par des jets d'eau ou encore des.grenades de désencerclement.

Ces derniers ne sont certainement pas étrangers à l'ambiance insurrectionnelle.

C'est la 22 e journée de manifestation. A Emmanuel Macron, qui doit faire des annonces la semaine prochaine, de saisir sa dernière chance et de convaincre, pour que cessent ces mouvements..

 

Andrew Preston pour DayNewsWorld

HALLOWEEN BREXIT

Ouf ! les Européens optent pour un report flexible jusqu’au 31 octobre n'empêchera pas Londres de quitter l’Union européenne avant cette date, si son Parlement a ratifié un accord.

Le prochain Brexit devrait avoir lieu le 31 octobre, pour la fête des citrouilles et des sorcières. Bienvenue au « Halloween Brexit ».

C’est cette date qu’ont en effet arrêté les vingt-huit dirigeants de l’Union européenne (UE), Theresa May comprise, même si elle n’a pas vraiment eu son mot à dire, après quatre heures de discussion lors d’un Conseil européen extraordinaire, à Bruxelles.

Si, le gouvernement britannique parvenait à faire ratifier le traité du divorce avant la fin octobre, le Brexit serait effectif

« le premier jour du mois suivant » cette ratification, précisent les conclusions du Conseil.

Si, en revanche, le pays était toujours membre de l’UE au moment des élections européennes, du 23 au 26 mai, il aurait obligation d’organiser un scrutin.

S’il ne le faisait pas, sa sortie de l’UE serait effective, au 1er juin, dans le cadre d’un « no deal ».

Le scénario d'une séparation brutale, du no deal est pour l'instant écarté. Mais il s'agit du dernier report consenti !

Que la Chambre des représentants se le tienne pour dit !

Mais le Royaume-Uni conserve le droit de révoquer le processus de sortie de l'UE « à tout moment ».

Alyson Braxton pour DayNewsWorld

EUROPEENNES UN DEBAT AVEC PASSE-D'ARMES DANS UNE  CACOPHONIE GENERALE

Une première, à sept semaines du scrutin. Un grand débat télévisé, jeudi 4 avril 2019, organisé par France 2 et France Inter, a réuni douze têtes de listes des principaux partis et mouvements politiques français pour les élections européennes. Il a rétabli le clivage entre souverainistes et fédéralistes, avec ses  guerres fratricides. Plus de trois heures d'échanges souvent difficiles, virant parfois à la cacophonie.

Ce qui frappe d’emblée, c’est la nouveauté de la plupart des visages, presque juvéniles pour l’insoumise Manon Aubry et le RN Jordan Bardella, voire estudiantins pour Glucksmann et le prof de philo LR François-Xavier Bellamy débutant dans le métier.

Tous sétaient prêtés au jeu. Chacune des douze têtes de liste était en effet invitée à venir sur le plateau avec un objet symbolisant leur engagement et leur rapport à l'Europe.

Manon Aubry a montré un chèque de 5 milliards d'euros, « celui fait par Macron aux riches » tandis que François Asselineau brandit ses menottes aux couleurs de l’UE, symbole selon lui du carcan dans lequel se trouvent les politiques publiques, et une clé aux couleurs du drapeau français « pour en sortir ». Florian Philippot est lui venu avec une baguette de pain, « l'enjeu de toutes les révoltes populaires », le frontiste Jordan Bardella sa passoire rouge pour les frontières…, François-Xavier Bellamy (Les Républicains) s'est déplacé avec L'Iliade et L'Odyssée d'Homère, arguant que « l'héritage européen est menacé ».

La Marcheuse Nathalie Loiseau un pot de piment d’Espelette, « sauvé de la concurrence chinoise » grâce à l’Europe, l’écolo Yannick Jadot concluant ce tour de France des produits par un pot de miel breton pour souligner l’urgence climatique. Le centriste Jean-Christophe Lagarde et l’essayiste de gauche Raphaël Glucksmann ont des fragments du mur de Berlin, pour réveiller les promesses trahies de l’Europe, noyée sous la férule des technocrates…

Les thèmes passés en revue connus de tous sont passés en revue. Europe des frontières, des migrants, des banquiers, de la fracture sociale, du libéralisme et de l’absence de protection, les clivage se dessinent vite.

La majorité des candidats s’est pourtant livrée à une critique en règle de l’Union européenne : alors que Jordan Bardella a cité à plusieurs reprises le ministre de l’Intérieur italien d’extrême droite, Matteo Salvini, comme modèle, la gauche s’en est pris aux « lobbies » : « Le Commissaire au climat (l’Espagnol Miguel Arias Cañete) est un ancien magnat d’une compagnie pétrolière, comme si on avait confié à Dracula le camion du don du sang », a lancé le communiste Ian Brossat. « Il faut rompre avec les règles européennes qui organisent la compétition de tous contre tous. Il faut construire une Europe écologique, populaire et solidaire », souligne de son côté Manon Aubry

Florian Philippot, quant à lui, a taclé les contradictions de la droite : « Vous avez voté tous les traités de libre-échange », a-t-il apostrophé François-Xavier Bellamy, alors que ce dernier avait reconnu plus tôt « l’échec » d’un trop grand élargissement.

Nathalie Loiseau, en bonne technocrate, a rappelé une évidence "L’UE coûte 85 centimes d’euros par jour (à chaque Français), moins qu’un café : nous payons beaucoup, donc nous devons être exigeants avec ceux qui reçoivent beaucoup".

Au bout de deux heures de débat l'écologie a fini par être abordée.

« Si le climat se réchauffe, c’est l’Europe la première qui devra payer les pots cassés », a signifié Jean-Christophe Lagarde, selon qui « si le climat était une banque, ça fait longtemps que l’UE l’aurait sauvée ».

François-Xavier Bellamy a appelé à « réconcilier écologie et économie » tandis que , Benoît Hamon a réclamé la « reconnaissance du crime d’'écocide »

Par contre les candidats ne se sont pas appesantis sur les gilets jaunes , si ce n’est l'intervention de Manon Aubry pour un référendum d’initiative citoyenne européen, comme l’a proposé le groupe FI à l’Assemblée.

Enfin sur le fond, plusieurs propositions ont été soumises au vote des candidats. A l'exception de Benoît Hamon, tout le monde était opposé au transfert du siège de la France au Conseil de sécurité de l’ONU à l’UE.,

A l'exception notable de François Asselineau qui s’est abstenu, tous se sont engagés, s’ils sont élus, à siéger au Parlement européen jusqu’à l’issue de leur mandat en 2024, et donc à renoncer à briguer tout autre mandat...

Abby Shelcore pour DayNewsWorld

TROIS FOIS NON LE BREXIT EN QUESTIONS

Le casse-tête chinois continue alors que les Européens commencent à s'impatienter. La Chambre des communes, qui doit entériner les termes du divorce entre Londres et Bruxelles, a voté par trois fois non !

Non par trois fois au projet d'accord conclu le 13 novembre 2018 et validé par le cabinet de Theresa May.

Non à chacun des huit scénarios alternatifs, proposés le 27 mars dernier.

Et encore non le 1er avril à chacune des quatre options retenues par John Bercow.

Certes l’option de la mise en place d’une union douanière avec l’Union européenne a été rejetée par seulement 276 voix contre 273 et l'option de la tenue d’un référendum sur tout accord de divorce avant sa ratification, l’a été par 292 voix contre 280.

Theresa May a pourtant une certitude: elle doit divulguer sa feuille de route au sommet européen exceptionnel du10 avril, à Bruxelles, deux jours avant la date butoir.

Les options possibles:

Et, jusqu’au 12 avril, «toutes les options sont ouvertes», a déclaré le président du Conseil européen, Donald Tusk .

1° le vote de l’accord du 13 novembre 2018, Theresa May ayant le Parlement à l’usure

2° une sortie de l’Union européenne sans accord (« hard Brexit » ).

3° un report jusqu’à l’été 2019 .Mais pour cela, l’Europe a imposé une condition : le Royaume-Uni doit participer aux élections européennes !

4° ou une révocation de l’article 50 pour renoncer au Brexit ! Mais cette alternative rencontre beaucoup d’opposition. Non seulement, cette option a été rejetée à deux reprises par des votes du Parlement, Theresa May elle-même y est opposée. Ce serait vécu comme un suicide politique pour les élus impliqués, puisque cela consiste à revenir sur le choix fait par les citoyens britanniques à l’occasion du référendum en 2016.

Les conséquences économiques:

Quoiqu'il en soit le « no deal » ( ou « hard Brexit ») est souvent présenté comme le scénario catastrophe pourrait avoir de graves conséquences économiques, notamment sur les importations britanniques. L’économie britannique résiste avec une croissance e à 0,2% au quatrième trimestre. En rythme annuel, le produit intérieur brut (PIB) aura progressé de 1,4% après une croissance de 1,8% en 2017 (contre une moyenne annuelle de 2,4% entre 1961 et 2017).

Néanmoins, les incertitudes liées à la sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne ont des conséquences : le Brexit a coûté à la cinquième économie mondiale 600 millions de livres sterling par semaine (soit 700 millions d’euros) depuis le référendum de juin 2016.selon une étude de Goldman Sachs. Mais plus inquiétant encore, toujours selon la banque d'affaires américaine

En cas de sortie sans accord, le PIB britannique pourrait s'effondrer de 5,5% et la livre sterling de 17% alors que si Londres parvient à un accord de transition le PIB pourrait augmenter de 1,75%, avec une appréciation de la livre de 6% à la clé.

Un Brexit "flexible" ?

Dans tous les cas, les différentes options restent sur la table, mais pour sortir de cet extraordinaire imbroglio le président du Conseil européen Donald Tusk a envisagé un report « flexible » du Brexit allant jusqu’à 12 mois tandis que Theresa May propose un report jusqu’au 30 juin.

Au Royaume-Uni, le gouvernement conservateur et l’opposition discutent actuellement de la manière d’éviter une sortie de l’UE sans accord le 12 avril, échéance désormais fixée par les 27. Ils ne sont pas encore parvenus à une solution.

La cheffe du gouvernement informe dans sa lettre adressée Donald Tusk que le Royaume-Uni demande une extension de l’article 50 du Traité de Lisbonne, qui régit le départ d’un Etat membre de l’UE, et propose que ce report se « termine le 30 juin 2019 ».

Le gouvernement britannique explique toujours chercher à obtenir un accord « qui permette au Royaume-Uni de se retirer de l’Union européenne avant le 23 mai 2019 et ainsi annuler (la participation aux) élections européennes, mais il continuera les préparatifs pour la tenue de ces élections si cela n’est pas possible »

« La politique du gouvernement a toujours été et reste de quitter l’Union européenne d’une manière ordonnée et sans retard injustifié », écrit Theresa May désireuse de garder la maitrise complète du dossier.

Joanne Courbet pour DayNewsWorld

UKRAINE LE COMEDIEN ZELENSKY

AU SECOND TOUR DE LA PRESIDENTIELLE

Selon les résultats publiés le 1er avril, le président sortant Petro Porochenko arrive seulement deuxième du premier tour de l'élection présidentielle ukrainienne, largement devancé par Volodymyr Zelensky, comédien et humoriste de 41 ans.

Les Ukrainiens se sont rendus aux urnes ce 31 mars pour le premier tour de l'élection présidentielle. Parmi les 39 candidats en lice, Volodymyr Zelensky, comédien et novice en politique, ainsi que le président sortant Petro Porochenko, arrivent en tête selon les résultats partiels publiés le 1er avril par la Commission électorale. Ils se qualifient donc pour le second tour du scrutin qui aura lieu le 21 avril.

Le premier obtient 30,2% des suffrages, selon les résultats partiels, contre presque 16,7% pour le président Porochenko. L'ancien Premier ministre Ioulia Timocheko arrive en troisième position avec 13,1%, selon les premières estimations.

Celui qui obtient le meilleur score est comédien. Volodymyr Zelensky,  âgé de 41 ans, n'a aucune expérience politique. Son principal fait d'arme dans ce domaine se résume au rôle qu'il tient depuis trois ans dans une série télévisée à succès, Serviteur du peuple, où il joue un professeur d'histoire qui se retrouve malgré lui à la tête du pays. Pétri de valeurs et de bonnes intentions, le héros de la série Serviteur du peuple se démène tout au long d'un scénario cocasse pour purger le pouvoir de la corruption qu'il a dénoncée.

Dans sa course à la présidence, Volodymyr Zelensky capitalise donc sur la sympathie des téléspectateurs pour Holoborodko et la confusion entre acteur et personnage. En effet Serviteur du peuple est le nom de son parti, ainsi que l'un de ses slogans placardés dans le pays sur les panneaux d'affichage : « Président serviteur du peuple. Bientôt ».

C'est la raison pour laquelle l'acteur n'a pas eu besoin de mener une campagne traditionnelle. Sa campagne, il l'a menée à travers ses spectacles qui se substituaient aux meetings électoraux.Champion qu'il est dans la satire politique.

Il doit en grande partie son ascension au désamour des électeurs ukrainiens à l'égard de dirigeants éclaboussées par des scandales de corruption à répétition dans un pays miné depuis 2014 par sa pire crise depuis son indépendance en 1991 avec le soulèvement pro-européen du Maïdan, réprimé dans le sang, suivie par l'annexion par Moscou de la péninsule de Crimée, puis par une guerre avec les séparatistes prorusses.

Pour les détracteurs du comédien, Volodymyr Zelensky ne serait qu'une marionnette aux mains de l'oligarque Igor Kolomoïski, dont la chaîne de télévision a diffusé opportunément la troisième saison de la série la veille du scrutin. Ancien gouverneur de la région de Dniepropetrovsk et actionnaire principal de la plus grande compagnie pétrolière du pays, Igor Kolomoïski est un adversaire résolu du président sortant Petro Porochenko. Pour autant, Zelensky dément toute liaison politique avec le milliardaire. « Mon lancement en politique n'est lié au souhait de personne », affirme l'acteur. L'oligarque nie lui aussi influencer le comédien. « Je suis davantage sa marionnette qu'il n'est la mienne », a-t-il assuré sur un site d'information ukrainien. Dans son « programme » ou plutôt manifeste,le comédien vend aux électeurs le pays de leurs rêves. Il promet de « lutter pour la paix en Ukraine », d'assurer une « victoire contre la corruption », de rendre ses concitoyens « prospères » et d'exercer leur volonté exprimée « via des référendums » réguliers… mais donne peu de détails sur la méthode

Pour se former à la politique, une profession qu'il n'a fait qu'incarner sur petit écran, Volodymyr Zelensky a multiplié les consultations avec des spécialistes de l'économie, des experts du système judiciaire, des diplomates.

Malgré son score décevant Porochenko face à Zélinsky se dit «absolument» confiant dans sa victoire. «Il faut encore un mandat présidentiel pour que les réformes deviennent irréversibles», avait-il plaidé le 30 mars au cours d'un service religieux à Kiev.

Garrett Skyport pour DayNewsWorld

DEFAITE EN CASCADE

POUR LE BREXIT DE THERESA MAY

Ce 29 mars 2019 devait marquer le jour qui ouvrait la voie à un Brexit le 22 mai. Il sera celui où l’accord de retrait a été rejeté pour une troisième fois.

Après avoir échoué à deux reprises à obtenir l’adhésion de la Chambre des communes sur l’accord âprement négocié avec Bruxelles, Theresa May a de nouveau essuyé un camouflet vendredi 29 mars: les députés ont en effet rejeté une troisième fois le texte par 344 voix contre 286.

« Le fait que nous ne partions pas aujourd'hui représente un profond regret », a dit Theresa May lors des débats. Ce vote est « la dernière chance de garantir le Brexit » et une sortie ordonnée, avait-elle expliqué.

L’accord étant rejeté pour la troisième fois, Londres a désormais jusqu’au 12 avril pour présenter une alternative et demander un nouveau report pour éviter une sortie sans accord – le « no deal », scénario tant redouté par les milieux économiques.

Après ce refus, le parlement britannique se prononcera donc lundi, sur les scénarios alternatifs alors que les députés avaient déjà voté contre les huit alternatives possibles.

De son côté,Theresa May a affirmé qu'elle excluait un « no deal », et qu'une alternative à l'accord refusé impliquerait « presque certainement » que le Royaume-Uni participe aux élections européennes.

« L’Union européenne a été claire, toute demande d’extension devra avoir une justification claire, a prévenu Mme May après le vote. Nous atteignons les limites du processus de débat dans cette Chambre. »

En promettant de démissionner en cas de résultat favorable, Theresa May avait pourtant réussi à faire changer d’avis une partie des réfractaire de sa majorité conservatrice. Boris Johnson, son ancien ministre des Affaires étrangères tout comme Jacob Rees-Mogg, le leader du European Research Group, s'étaient ralliés au texte craignant qu’un nouveau rejet aboutisse finalement à l’annulation du Brexit. Mais l'allié de la première ministre au parlement, le parti nord-irlandais DUP, s'est exprimé contre.

Le président du Conseil européen, Donald Tusk, a réagi immédiatement après le vote. « Vu le rejet de l'accord de retrait par la Chambre des communes, j'ai décidé de convoquer un Conseil européen le 10 avril », a-t-il tweeté. La Commission européenne a déclaré regretter le vote négatif.


« Le scénario d'une sortie sans accord est désormais probable », a déclaré une porte-parole de la Commission européenne.

Abby Shelcore pour DayNewsWorld

DES MIGRANTS DEVENUS PIRATES

SELON MATTEO SALVINI

Des migrants recueillis à bord d'un pétrolier leur venant en aide ont détourné le navire et mis le cap sur Malte après avoir appris qu'ils retournaient en Libye. Une action «criminelle» menée par «des pirates», selon le ministre de l'Intérieur italien, Matteo Salvini.

L'équipage de l'Elhiblu1, un navire pétrolier turque, est venu en aide à 108 migrants mardi soir, en mer Méditerranée. Mais le lendemain du sauvetage, ceux-ci, qui auraient appris que le bateau se dirigeait vers le Libye, ont contraint le commandant de bord à changer de cap en direction de Malte. «Ce ne sont pas des migrants en détresse. Ce sont des pirates. Ils ne verront l'Italie qu'à la jumelle», a dénocé le ministre de l'intérieur Salvini.

Hors de question pour Mateo Salvini que le bateau fasse route vers un port italien que ce soit vers l'île de Lampedusa ou la Sicile. Les autorités italiennes ont précisé que l'armée interviendra dès que le bateau franchira la limite des eaux territoriales, situées à 38 kilomètres des côtes.

Depuis des années, les navires commerciaux circulant au large sont régulièrement déroutés pour secourir des migrants. Mais depuis que Tripoli a progressivement pris le relais de Rome pour coordonner ces opérations, les navires reçoivent l'ordre de reconduire les migrants dans leur pays d'origine. Et à plusieurs reprises ces derniers mois, des migrants raccompagnés ont refusé de descendre du bateau et les autorités libyennes ont du employer la force.

Le capitaine du navire et son équipage ont été pris en otages. « Il a répété plusieurs fois qu’il n’avait plus le contrôle du navire et que lui-même et son équipage étaient forcés et menacés par un certain nombre de migrants exigeant qu’il fasse route pour Malte » , a indiqué le capitaine.

Le patrouilleur P21 de la marine maltaise a empêché le pétrolier de pénétrer dans les eaux territoriales de Malte et un commando des forces spéciales, soutenu par plusieurs navires de la marine et un hélicoptère, a été dépêché à bord « pour rendre le contrôle du bateau au capitaine » et l’escorter jusqu’à Malte.

La marine maltaise a annoncé jeudi 28 mars au matin avoir pris le contrôle du pétrolier ravitailleur Elhiblu-I, arrivé à Malte vers 9 heures. Selon la marine, le navire, l'équipage et les 108 migrants à bord - 77 hommes et 31 femmes ou enfants - doivent désormais être remis à la police pour enquête.

L'ONG Saving Humans n'a pas tardé à réagir, assurant qu'elle «surveillait» la situation. Elle a également demandé que les migrants ne soient pas ramenés en Libye, où ils seraient à nouveau «enfermés dans des camps».

La veille, l’Union européenne a décidé de suspendre temporairement le déploiement de ses moyens navals de sauvetage des migrants au large de la Libye, entamé en 2015 dans le cadre de la mission militaire « Sophia ».

La semaine dernière un bus d'enfants avait été pris en otage par un migrant dénonçant la politique migratoire européenne. Ce dernier avait l'intention de mettre le feu au bus avec les enfants à l'intérieur.

Alize Marion pour DayNewsWorld

BREXIT LE PARLEMENT REPREND LA MAIN

Nouveau camouflet pour Theresa May!  Les députés ont en effet voté un amendement permettant au Parlement de ravir à la première ministre le contrôle du processus de sortie de l’Union européenne.

Par 329 voix contre 302, la Chambre des communes s’est ainsi emparée du pouvoir de déterminer son propre ordre du jour, normalement contrôlé par l’exécutif.

Ce vote intervient alors que Theresa May cherche des soutiens pour faire voter son accord de divorce négocié avec Bruxelles, déjà rejeté par deux fois par les députés mais dont dépend une sortie ordonnée de l’Union européenne le 22 mai.

« Cet amendement renverse l’équilibre entre nos institutions démocratiques et constitue un précédent malvenu et dangereux précédent pour le futur », a réagi la Première ministre.

Les députés devraient mettre aux voix mercredi, à la fois des options plus radicales que sont le simple accord de libre-échange, la sortie sans accord, mais aussi des issues destinées à préserver des liens plus étroits avec l’UE comme l'organisation d’un deuxième référendum, l'annulation pure et simple du Brexit ou le maintien dans l’union douanière.

Mais aucune majorité pourrait également surgir de ces ' votes indicatifs'.

La Première ministre britannique a également essuyé la démission de trois secrétaires d’Etat en désaccord avec sa stratégie sur la sortie de l’UE. Il s’agit de Richard Harrington (Industrie), Alister Burt (Affaires étrangères) et Steve Brine (Santé).

Richard Harrington a reproché au gouvernement dans sa lettre de démission de jouer « à la roulette » avec « les vies et les moyens de subsistance de la grande majorité de notre peuple » du fait de son « échec à garantir un accord » de sortie.

Reste pour la cheffe du gouvernement la possibilité de lancer une troisième tentative pour faire adopter son « deal » dès la fin de cette semaine. Avec comme date butoir le 12 avril...

Jaimie Potts pour Daynewsworld

LES ROUTES DE LA SOIE

OU LA CHINE EN CONQUERANTE

L'Italie a déroulé le tapis rouge au président chinois Xi Jinping en visite d'Etat en Europe. L'Italie a rallié les « Nouvelles routes de la soie », le pharaonique, et controversé, programme d'investissements piloté par la Chine entre l'Asie, l'Europe et l'Afrique. Les gouvernements italien et chinois ont en effet signé samedi 23 mars un protocole d’accord « non contraignant » pour sceller l’entrée de l’Italie dans les « nouvelles routes de la soie », malgré l’inquiétude de Bruxelles et Washington

Mais comment faire face à cette nouvelle Chine conquérante en l’absence de lignes de front communes de la part de l'Europe ?

La visite du président chinois Xi Jinping en Italie et en France préfigure-t-elle le monde de demain ? Son pays est, en tout cas, le grand bénéficiaire du nouvel ordre économique mondial. En 2050, la Chine en sera numéro un, distançant l’Inde et les Etats-Unis.

Le monde assiste à un conflit entre la puissance montante, la Chine, et la puissance établie, les Etats-Unis depuis déjà des décennies .Que ce soit sur la stratégie logistique d’exclusion de zone en mer de Chine du Sud ou dans la maîtrise des hautes technologies, des semi-conducteurs à l’intelligence artificielle, la bataille entre les deux puissances fait rage. Pour preuve : l'affaire Huawei, la Chine cherchant à acquérir les nouvelles technologies par des investissements en capital-risque dans la Silicon Valley.

Et le programme les « nouvelles routes de la soie » (en anglais, Belt and road initiative, BRI), lancé en 2013 par le président Xi Jinping, ceinture terrestre reliant la Chine à l'Europe via l'Asie centrale, et route maritime via l'océan Indien vient couronner le tout.

A coups d'investissements colossaux les Chinois construisent des infrastructures portuaires, ferroviaires, aéroportuaires...dans les pays d'Afrique et d'Asie. On estime qu'une soixantaine d'Etats ont bénéficié de capitaux chinois liés à l'initiative.

Plus généralement, les investissements chinois dans les pays concernés, de 2014 à mi-2018, s'élevaient à plus du double, soit 410 milliards de dollars, estime le cabinet Euler-Hermes. Selon la banque Morgan Stanley, les investissements chinois cumulés dans les pays des « Routes de la Soie » dépasseront 1.200 milliards de dollars d'ici 2027.

La Chine a racheté le port grec du Pirée. Elle est très présente au Portugal, avec des intérêts dans l'immobilier et les transports aériens. L'automobiliste suédois Volvo, les pneus italiens Pirelli, le groupe allemand de machines-outils Kouka sont ainsi passés sous pavillon chinois. Les pays de l'Est font également l'objet des intérêts chinois. En France, Pékin a acheté des terres viticoles en Bourgogne et en Gironde.

Plus de 96% des projets financés par Pékin sont confiés à des entreprises chinoises. Ces dernières monopolisent ensuite les revenus générés par certaines infrastructures.

Outres les enjeux économiques, les interrogations portent aussi sur le risque éventuel pour la défense et les infrastructures du pays --des experts pointant du doigt l'intérêt chinois pour les ports stratégiques de Trieste et Gênes. Ceux du Pirée (Grèce), Bilbao et Valence (Espagne) sont déjà sous pavillon chinois.

Les puissances occidentales, Etats-Unis en tête, dénoncent les visées géopolitiques de Pékin, soupçonné de vouloir cimenter son influence, contrôler des matières premières et écouler ses surcapacités industrielles.

Ces routes « ne peuvent être celles d'une nouvelle hégémonie » qui placerait en « vassalité » les pays traversés, s'alarmait en janvier 2018 le président français Emmanuel Macron.

Plusieurs pays de l'UE (Portugal, Grèce, Hongrie, Pologne...) ont déjà conclu des protocoles d'accord pour rejoindre les Routes de la Soie, mais l'Italie --3e économie européenne-- serait le premier membre du G7 à s'y rallier. Que peut-elle y gagner si ce n'est des marchés ?

Les Etats-Unis restent sceptiques: « Nous doutons que les Italiens en retireront des gains économiques durables. Cela pourrait (au contraire) ternir la réputation du pays », a averti Garrett Marquis, responsable de la Maison Blanche cité par le Financial Times. Washington exprime sa franche opposition: « Nul besoin pour l'Italie de conforter la légitimité de projets (servant) l'arrogance chinoise », a tancé M. Marquis sur Twitter.

La France, elle, appelle à « une approche coordonnée » face à Pékin afin d' « éviter une forme de division européenne mal venue ».

L'Italie, aux côtés de Paris et Berlin, avait appuyé en 2017 l'idée d'un encadrement européen des investissements étrangers, notamment chinois: un front uni désormais menacé.

Or l'Europe est le premier partenaire commercial de la Chine. Depuis 2010, Pékin a investi près de 145 milliards d'euros sur le Vieux continent.

Mais depuis 2018, la tendance s'inverse. L'Europe s'inquiète en effet des investissements chinois dans les secteurs stratégiques, comme celui des télécommunications ou de l'intelligence artificielle.Les Vingt-Huit ont donc décidé de contrôler ces opérations. Ils veulent aussi instaurer un accès réciproque aux marchés publics.Résultat, les investissements chinois ont baissé de 40% l'an dernier, selon les chiffres du cabinet Rhodium Group. Près de la moitié de ces capitaux sont concentrés sur le Royaume-Uni, l'Allemagne et la France.

Le président chinois sera dimanche en France pour rencontrer Emmanuel Macron, mais aussi Angela Merkel et Jean-Claude Juncker.

Il devra y rester jusqu'à mardi. Des relations commerciales aux interrogations européennes sur Huawei et la 5G en passant par le climat ou l'avenir du multilatéralisme, les sujets majeurs ne manquent pas pour l'exécutif français, qui pousse pour une approche européenne unie vis-à-vis de Pékin, et veut une « affirmation de l'UE ».

Face à l’Amérique de Trump, qui cherche à en découdre, Xi Jinping doit trouver des alliés. Et d’une certaine manière redorer le blason de la Chine dans le monde occidental à l’heure où les difficultés se multiplient, que ce soit sur le plan économique avec une baisse de la croissance ; sur le plan technologique avec la polémique autour de Huawei (télécommunications) sur la 5G ; ou sur le plan géopolitique avec les aléas du BRI dans plusieurs pays, du Sri Lanka aux Maldives, en passant par la Malaisie et la Sierra Leone.

L’affirmation de la puissance chinoise, mélange d’autoritarisme et de désir de conquête alimenté par le nationalisme, n’est en effet pas bien perçue en Occident en dépit de la multiplication des investissements chinois.

Là réside peut-être la chance des Européens qui viennent d’adopter une stratégie défensive vis-à-vis de Pékin, « rival systémique », et s’apprêtent à tourner une nouvelle page de leur relation avec cette puissance lors du sommet UE-Chine, le 9 avril.

L’une des nouveautés de 2019 est le réveil des Européens face aux grandes puissances, États-Unis et Chine.

Joanne Courbet pour DayNewsWorld

DERNIERE OPTION POUR LE BREXIT

Face au blocage du Parlement britannique, les chefs d'État de l'UE choisissent ensemble le plan B. Les dirigeants européens et Theresa May se sont en effet accordés sur la mise en place de nouveaux scénarios pour le Brexit.

Lors d'un sommet européen à Bruxelles ce jeudi 21 mars, les 27 ont proposé deux nouvelles dates pour un report de la sortie du Royaume-Uni de l'Union européenne. La Première ministre britannique les a acceptées dans la soirée.

Dans un premier temps, les dirigeants européens sont d'accord pour reporter la date du Brexit au 22 mai, à condition d'un feu vert des députés britanniques la semaine prochaine à l'accord de divorce conclu en novembre, qu'ils ont déjà repoussé par deux fois.

Par ailleurs, en cas de nouveau rejet par le parlement britannique, « le Conseil européen décide de proroger (le Brexit) jusqu'au 12 avril et attend du Royaume-Uni qu'il indique la voie à suivre avant cette date », écrivent les dirigeants européens.

Cet accord a pour objectif de permettre une sortie ordonnée du Royaume-Uni. Theresa May aux abois proposait le 30 juin.

Mais cette extension était trop longue pour des Européens, réunis en sommet jusqu'à vendredi. En effet cette date du 30 juin posait des problèmes du point de vue juridique à l'UE en raison du scrutin européen, prévu du 23 au 26 mai. Car le Royaume-Uni serait tenu d'organiser le scrutin européen même s'il se retire ensuite avant la session inaugurale du Parlement, début juillet. S'il ne le faisait pas, il mettrait en péril la légalité du nouveau Parlement avec le risque d'une paralysie durable du fonctionnement de l'UE.

Cependant la menace du « no deal » se fait de plus en plus pressante

En effet Jeremy Corbyn, le chef du Labour, principal parti d'opposition britannique, a exclu de se ranger derrière l'accord de Theresa May. « Nous ne pensons pas que c'est la bonne voie et cherchons une alternative qui puisse rassembler une majorité au parlement », a-t-il asséné.

En cas d'échec du troisième vote, le « no deal » apparaît comme l'issue par défaut, ont mis en garde les Européens, synonyme de chaos économique potentiel.

« Même si l'espoir d'un succès final peut paraître fragile, voire illusoire, et bien que la fatigue du Brexit soit de plus en plus visible et justifiée, nous ne pouvons renoncer à rechercher jusqu'au tout dernier moment une solution positive"», a promis le président du Conseil européen Donald Tusk.

Jaimie Potts pour DayNewsWorld

HOSTILITE DE BRUXELLES

A UN REPORT DU BREXIT AU 30 JUIN

Après en avoir longtemps refusé la possibilité, Theresa May, au pied du mur, souhaite maintenant un report du Brexit au 30 juin.

A ce stade, elle exclut un ajournement plus long, qui impliquerait que le Royaume-Uni prenne part aux élections européenne, une option « inacceptable », selon la dirigeante britannique.

A l'Union de se concerter. Toute demande de report devra, en effet, être acceptée à l'unanimité par les 27, qui se réunissent à Bruxelles jeudi et vendredi.

Si Theresa May n'a plus le choix à moins d'accepter un divorce brutal, les 27 ne veulent pas maintenir l'Union européenne dans l'incertitude pendant une trop longue période.

En conséquence ils ne devraient envisager qu'un seul report. Près de trois ans après le référendum qui a décidé de la sortie de l'Union européenne.

Mais que penser du délai demandé ? La Première ministre britannique demande un report du Brexit jusqu'au 30 juin. Un choix de date qui est loin de ravir les Européen !

L'exécutif européen plaide plutôt pour un report jusqu'au 23 mai (avant les élections européennes). Un report « jusqu'au moins 2019 » reste aussi une option. Autant dire que la date du 30 juin, comme l'a réclamé Theresa May dans la foulée, n'est pas accueilli avec joie.

Juridiquement. Pourquoi ? Parce qu'à cette date (30 juin), cela signifierait que le Royaume-Uni n'aurait pas organisé d'élections européennes. Soit une infraction si l'on se base sur le Traité de l'Union. Autre souci d'ordre juridique : si les élections ont lieu, sans le Royaume-Uni, on peut imaginer n'importe quel citoyen saisir la Justice européenne pour faire valoir qu'il est mal représenté au seul motif que l'assemblée a été « mal » élue. Il faudrait alors tout annuler.

Et politiquement.Chaque dirigeant d'un Etat membre pourrait évaluer, en fonction de ses intérêts, quasi personnels, si une prolongation du Brexit lui serait favorable ou non.

Des risques que les 27 ne veulent pas courir !

Jenny Chase pour DayNewsWorld

GILETS JAUNES LES TETES TOMBENT

Lacte XVIII du mouvement des « gilets jaunes », suivi par 10 000 personnes à Paris et plus de 30 000 en France samedi 16 mars, selon les autorités, a connu un fort regain de violence.

Et les têtes continuent de tomber.

Après l'annonce du remplacement du préfet de police de Paris Michel Delpuech par Didier Lallement, le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner avait estimé lundi soir « nécessaire » que des responsables de la hiérarchie policière soient démis de leur fonction.

Ce mardi, l'exécutif a donc décidé de mettre fin aux fonctions du directeur de cabinet de la préfecture de police Pierre Gaudin et du directeur de la sécurité de proximité de l'agglomération parisienne (DSPAP), composante de la préfecture, Frédéric Dupuch.

Le gouvernement a mis en cause « la chaîne de commandement » de la préfecture de police de Paris dans la gestion du maintien de l'ordre samedi, qui s'est soldée par de spectaculaires scènes de violences, saccages et pillages sur l'avenue des Champs-Élysées.

Le secrétaire d’Etat auprès du ministre de l’intérieur, Laurent Nuñez, a admis lundi 18 mars des « dysfonctionnements » et « un échec ». « Dans la direction de la manœuvre, on a été moins offensifs que d’habitude, moins réactifs », a-t-il assuré, avant d’ajouter :

« C’est toute la chaîne de commandement qui va être examinée. »

Des consignes inappropriées ont été passées pour réduire l'usage « des lanceurs de balle de défense » (LBD), a déploré lundi le Premier ministre Édouard Philippe.

Regrettant une « inhibition » des forces de l'ordre et une stratégie du maintien de l'ordre « pas mise en œuvre », Christophe Castaner a également affirmé que « des décisions, des instructions (avaient) échappé » au préfet de police.

Jenny Chase pour DayNewsWorld

ATTAQUE TERRORISTE A UTRECHT

AU PAYS-BAS

Trois personnes sont mortes et plusieurs ont été blessées, lundi 18 mars, lors d’une fusillade dans un tramway dans la ville néerlandaise d’Utrecht, a annoncé la police locale, en évoquant une possible piste « terroriste ».

Le suspect est présenté comme Gokmen Tanis, un homme de 37 ans. Après avoir publié un avis de recherche, la police annonce l'avoir arrêté, ce lundi soir, à Oudenoord. Un autre homme suspecté d'être impliqué dans l'attaque a également été arrêté en début de soirée.

La police indique que l'acte est « potentiellement » terroriste. Mais l'agence de presse étatique turque Anadolu, citant des « proches » de l'assaillant présumé, évoque un possible « différend familial ».

Les services de secours ont indiqué que trois hélicoptères avaient été déployés pour prendre en charge les victimes.

Le porte-parole de la police a déclaré que la thèse d'une motivation terroriste était envisagée.

Le coordinateur de la lutte antiterroriste a convoqué une réunion de crise.

« Une enquête sur la fusillade sur la place du 24-Octobre à Utrecht est en cours.

Dans celle-ci, nous prenons également en compte un éventuel motif terroriste », a déclaré la police dans un tweet.

Le Premier ministre néerlandais s'est dit « profondément inquiet ».

Mark Rutte a rapidement réagi, lundi matin, après l'incident.

La police a renforcé la sécurité dans les aéroports et les bâtiments clés du pays.

Les autorités néerlandaises ont relevé à son plus haut niveau la menace terroriste dans la région d'Utrecht.

« Nous n'excluons rien, pas même une attaque terroriste. »

C'est par ces mots que le maire d'Utrecht, Jan van Zanen, termine son court communiqué dans lequel il évoque

« un incident horrible et radical » qui a eu lieu ce matin dans sa ville.

Dans les autres grandes villes du pays, la présence policière a été renforcée.

A La Haye, des policiers lourdement armés ont été déployés autour du Parlement et du siège du gouvernement.

Dans un tweet, la famille royale s'est dite « attristée par le fait que trois personnes soient mortes et neuf autres blessées ». « Soyons unis et unis pour une société dans laquelle les gens peuvent se sentir en sécurité et dans laquelle règnent la liberté et la tolérance », dit-elle.

Carl Delsey pour DayNewsWorld

GILETS JAUNES DES DYSFONCTIONNEMENTS A LA PREFECTURE DE POLICE

L’acte XVIII du mouvement des « gilets jaunes », suivi par 10 000 personnes à Paris et plus de 30 000 en France samedi 16 mars, selon les autorités, a connu un fort regain de violence.

Selon les chiffres communiqués par les autorités, quelque 237 personnes ont été interpellées lors des rassemblements parisiens. Ces arrestations ont donné lieu à des gardes à vue pour 185 personnes majeures et 15 mineures.

La scène a des tristes airs de déjà-vu. L’avenue des Champs-Elysées s’est à nouveau éveillée, dimanche 17 mars, marquée par les stigmates d’un samedi de violences urbaines. Banque incendiée, vitrines de restaurants brisées, pillages… Près d’une centaine de commerces ont été touchés dans la capitale, notamment sur les Champs-Elysées.

Lundi, Emmanuel Macron a réuni à 11 h 30 son premier ministre, Edouard Philippe, ainsi que ses trois ministres chargés de l’intérieur et de la justice – Christophe Castaner, Laurent Nuñez et Nicole Belloubet – afin d’élaborer des propositions pour tenter de rétablir l’ordre public.

Les quelque 1.500 « black blocs » qui ont participé aux violences sur les Champs-Élysées lors de l'  « acte 18 » des « gilets jaunes » étaient bien préparés pour ne pas se faire repérer par les forces de l'ordre.

Alors que les méthodes de ces groupes violents sont connues, ces casseurs sont parvenus à faire de nombreux dégâts. En cause, leur nombre et leur organisation bien rodée.

Si les « blacks blocks » ont pu agir aussi brutalement samedi, c'est d'abord parce qu'ils étaient très nombreux. Selon le ministère de l'Intérieur, 1.500 individus ultra-violents avaient infiltré la manifestation et s'étaient dissimulés au sein de milliers de « gilets jaunes ».

Les « black blocs » ont également changé de mode d'action, ce qui serait synonyme de l'arrivée de nouveaux membres. En comparaison : lors du 1er-Mai, des « black blocs » avaient tenté de mettre le feu au MacDonald tandis que d'autres personnes leur avaient réussi à les en dissuader parce qu'il y avait un immeuble d'habitation au-dessus et que cela mettrait la vie d'autres personnes en danger. Cette fois-ci, il y a eu le même phénomène mais les autres « black blocs » n'ont pas pu empêcher l'incendie de la banque avec la propagation aux étages supérieurs. Une femme et son bébé, coincés au deuxième étage, ont été secourus par les pompiers.

Enfin, il semble que l'action ait été minutieusement préparée. Les contrôles de police mis en place aux entrées de Paris n'ont d'ailleurs rien donné : aucun marteau aucune barre de fer n'ont été découverts.

Le secrétaire d’Etat auprès du ministre de l’intérieur, Laurent Nuñez, a admis lundi 18 mars des « dysfonctionnements » et « un échec ». « Dans la direction de la manœuvre, on a été moins offensifs que d’habitude, moins réactifs », a-t-il assuré, avant d’ajouter : « C’est toute la chaîne de commandement qui va être examinée. » Une mise en cause directe la Préfecture de police de Paris, qui fait écho aux déclarations de Matignon, dimanche soir :

« Notre dispositif avait été profondément adapté à la suite des événements du 1er décembre. L’analyse des événements d’hier met en évidence qu’il s’est révélé insuffisant dans son exécution pour contenir ces violences et éviter les agissements des casseurs. Il faut tirer toutes les conséquences de ces dysfonctionnements. Le premier ministre fera ses propositions d’adaptation au président de la République demain à 11 h 30 pour renforcer la doctrine et s’assurer à tout moment de la fermeté de son exécution. Les annonces seront faites dans les heures suivantes. »

Y a-t-il eu des failles dans le dispositif de sécurité ? Au sein de la police, plusieurs voix s'élèvent désormais pour dénoncer la manière dont a été gérée la présence de ces casseurs samedi. Leur nombre lui même aurait été sous-estimé par les services de renseignements avant la manifestation. Aussi, certains remettent en question le dispositif de sécurité lui-même : 5.000 policiers et gendarmes étaient mobilisés à Paris, mais une grande partie l'était autour de l'Elysée et des lieux de pouvoirs, ou pour la marche pour le climat qui avait lieu au même moment ailleurs dans la capitale ! Certains hauts gradés pointent le manque de coordination entre CRS et policiers. Et montrent du doigt la préfecture de police, chargée d'organiser la sécurité.

Plusieurs voix se sont élevées dans les rangs des policiers pour critiquer les choix de la Préfecture de police de Paris.

Le préfet de police de Paris, Michel Delpuech, a démissionné. Michel Delpuech, 66 ans, était régulièrement donné partant après l'affaire Benalla et les différentes polémiques sur la gestion de l'ordre public dans la capitale.

Jenny Chase pour DayNewsWorld

CINQ ENFANTS DE JIHADISTES DE SYRIE

RAPATRIES EN FRANCE

La France a rapatrié de Syrie cinq enfants de jihadistes vendredi 15 mars 2019.

La France a rapatrié, vendredi 15 mars, « plusieurs mineurs orphelins et isolés, âgés de 5 ans et moins, qui se trouvaient dans des camps du nord-est de la Syrie », annonce le ministère des Affaires étrangères.

Avec la chute du dernier bastion détenu par l’organisation Etat islamique, la question du devenir des Français détenus en Syrie est devenue un casse-tête pour le gouvernement.

Que faire de ces Français qui, au nom du djihad, ont rejoint ces dernières années l’organisation Etat islamique en Syrie et en Irak et se trouvent détenus dans la région ?

« La décision a été prise au regard de la situation de ces très jeunes enfants particulièrement vulnérables », indique le ministère des Affaires étrangères.

Il s'agit d' orphelins qui seront pris en charge par leur famille ou une famille d’accueil.

« Ces enfants font l’objet d’un suivi médical et psychologique particulier et ont été remis aux autorités judiciaires. » poursuit le ministère.

Mais le rapatriement des seuls enfants n’est « pas envisagé à l’heure actuelle », selon les termes de Laurent Nuñez, secrétaire d’Etat à l’intérieur, mercredi 13 mars, devant la commission des affaires étrangères de l’Assemblée nationale. Cela conduirait, en effet, à séparer les enfants de leurs parents (le plus souvent de leur mère), ce qui paraît exclu.

« Pour ce qui est des enfants, c’est une approche au cas par cas qui est menée, en particulier en lien avec la Croix-Rouge internationale. C’est une approche humanitaire qui est suivie, et avec beaucoup de vigilance », avait déclaré le chef de l’Etat français depuis Nairobi, au Kenya.

Pour les adultes, le problème qui relève du casse-tête sécuritaire, juridique et politique, la réponse est tout autre . « S’agissant des ressortissants français adultes, combattants et djihadistes ayant suivi Daech au Levant, la position de la France n’a pas changé : ils doivent être jugés sur le territoire où ils ont commis leurs crimes », a par ailleurs souligné vendredi le ministère des affaires étrangères.

« C’est une question de justice et de sécurité à la fois. »

Jaimie Potts pour DayNewsWorld

LE BREXIT OU  LE POKER MENTEUR

La première ministre britannique Theresa May connaît déconvenue sur déconvenue dans ce qui ressemble au feuilleton du Brexit.

Après l'échec cuisant d'hier, l'accord sur le Brexit négocié par la Première ministre britannique avec Bruxelles sera une nouvelle fois soumis au vote des députés ce jeudi. Une motion gouvernementale proposera en effet un court report du Brexit au 30 juin, à la condition que le texte soit approuvé d'ici le 20 mars.

Mais le Brexit aura-t-il lieu comme prévu le 29 mars ou sera-t-il reporté ? Mercredi 13 mars, le Parlement britannique a rejeté de justesse l'option d'une sortie de l'Union européenne sans accord. Après deux rejets du Parlement, l'accord sur le Brexit négocié par la Première ministre britannique avec Bruxelles sera une nouvelle fois soumis au vote des députés ce jeudi. Une motion gouvernementale proposera en effet un court report du Brexit au 30 juin, à la condition que le texte soit approuvé d'ici le 20 mars. La première ministre britannique Theresa May s’obstine en proposant aux députés de voter une troisième fois ce texte.

Elle a en effet déposé une motion gouvernementale qui sera débattue ce jeudi au Parlement.

Un court report juridiquement ne devrait pas poser problème pour l’organisation des élections européennes prévues entre le 23 et le 26 mai puisque les nouveaux députés n’entreront pas en fonction avant le mois de juillet. En revanche, la motion précise que si l'accord est recalé à nouveau, alors le report devra aller au-delà du 30 juin et impliquera que le pays organise des élections pour le parlement européen.

 

Deux mois après un premier vote sanction de Westminster, le Parlement a une nouvelle fois rejeté, mardi 12 mars, l’accord conclu entre Bruxelles et Londres par 391 voix contre 242.

Pourtant dans cette deuxième version de l’accord de divorce, le président de la commission européenne, Jean-Claude Junker, avait accepté de nouvelles clauses juridiques pour rassurer les députés britanniques.

Mais l’avenir de la frontière irlandaise cristallise toujours l’opposition du Parlement.

Le dispositif de « backstop », imaginé à Bruxelles, ne l' a pas convaincue.

Alors que les députés refusent toute démarcation physique séparant la République d’Irlande du Royaume-Uni, ils redoutent cependant de rester dépendant des réglementations européennes en l’absence d’une telle séparation.

Le projet de divorce semble dans l'impasse.

Après ce nouveau rejet de l'accord conclu par Theresa May avec l'Union européenne, les députés britanniques doivent désormais s'exprimer sur le principe du no deal (« pas d'accord »).

Enfin les députés britanniques se sont massivement prononcés, jeudi 14 mars, en faveur d'un report du Brexit et doivent voter une troisième fois l'accord négocié par Theresa May.

Le président du Conseil européen, Donald Tusk, encourage les dirigeants européens à accorder un délai plus long à Londres

Jaimie Potts pour DayNewsWorld

BREXIT VERS LA DEMANDE D'UN REPORT

OU LA MENACE D'UN NO DEAL ?

 

« Je suis personnellement opposée à une extension de l'article 50. Notre objectif prioritaire devrait être de travailler à un accord et de sortir le 29 mars » de l'UE, a souligné la Première ministre Theresa May.

L'inquiétude de certains députés a poussé la chef de gouvernement Theresa May à donner le dernier mot au Parlement. Plusieurs de ses ministres ont même menacé de démissionner ces derniers jours si le risque d'une sortie sans accord se concrétisait.

La Première ministre Theresa May a donc annoncé mardi 26 février que le Royaume-Uni ne quittera l'Union européenne sans un accord de retrait qu'à la condition que son Parlement valide cette option. Elle ouvre aussi la porte à un report.

Si les députés rejetaient d'ici le 12 mars l'accord sur le Brexit, à eux alors de statuer sur une sortie de l'UE sans accord ou sur un report de la date fatidique, toujours fixée au 29 mars.

Mais la ministre conservatrice a pris soin de répéter qu'elle était personnellement opposée à ce report de la date prévue, le 29 mars, et a souligné qu'il ne pourrait pas aller au-delà de juin, car dans le cas contraire, le Royaume-Uni devrait participer aux élections européennes de fin mai.

La dirigeante conservatrice a précisé qu'elle avait l'intention de procéder en trois étapes.

D'abord, elle présentera avant le 12 mars aux députés une version modifiée de l'accord de divorce qu'elle a signé fin novembre avec Bruxelles et que le Parlement a massivement rejeté mi-janvier.

En cas de rejet, elle demandera aux députés le 13 mars s'ils veulent sortir de l'UE sans accord. S'il refusent, alors elle présentera une motion le 14 mars demandant « si le Parlement veut une extension courte et limitée de l'Article 50 » du Traité de Lisbonne, qui a enclenché le processus de sortie de l'Union européenne il y a près de deux ans.

Et qu'en pensent les autres pays de l'UE ?

Accepter un report d’ici à fin 2019 ? Si les Britanniques décident l’organisation d’un nouveau référendum ou convoquent des élections générales...ce pourrait être envisageable. Jeremy Corbyn, le leader du Parti travailliste, a fait savoir lundi soir que son parti était prêt à soutenir un amendement réclamant un deuxième référendum, pour faire barrage au « deal » de Mme May.

Les Européens veulent à tout prix éviter que les Britanniques soient encore membres de l’Union au moment des élections européennes, fin mai.

Si le Royaume-Uni devait rester membre de l’UE au-delà de ces échéances , les Britanniques devraient participer aux élections européennes.

Pire, peut-être : toujours à la table des discussions au Conseil européen, pour un temps indéterminé, ils pourraient continuer à être associés à la discussion cruciale du prochain budget communautaire pluriannuel (2021-2027) : le moyen donc d’influer sur un des instruments fondamentaux de la politique commune à vingt-sept. Ce que ne veulent absolument pas les Européens.

Un « no deal » reste dans ce cas une hypothèse très sérieuse à Bruxelles.

Jaimie Potts pour DayNewsWorld

ESPAGNE RENFORCEMENT DE SA FRONTIERE

A CEUTA

Confrontée à une forte pression migratoire, Madrid va augmenter la hauteur des doubles clôtures frontalières qui séparent du Maroc son enclave de Ceuta. Ce renforcement de la barrière se fera en élevant sa hauteur , a annoncé ce samedi le ministère de l'Intérieur espagnol qui a également indiqué que les barbelés au sommet de ces clôtures seraient remplacés par un autre matériel non blessant.

«La hauteur de la clôture sera augmentée de 30%, atteignant les dix mètres, là où se sont produites le plus d'entrées», a annoncé le ministre de l'Intérieur, Fernando Grande-Marlaska, lors d'une visite à Ceuta.

«Tous les barbelés (à Ceuta) seront remplacés par un élément (...) qui garantira la sécurité sans blesser tout le long de la clôture», a-t-il ajouté.

Celui ci a également évoqué des systèmes de reconnaissance faciale aux passages frontaliers et l'amélioration des systèmes de vidéosurveillance. Des travaux qui «commenceront dans à peu près un mois et demi», selon le ministère espagnol.

Le but est d'«avoir une frontière plus sûre, plus moderne et dotée de moyens technologiques plus sophistiqués», a expliqué le ministre.

La clôture a en effet été prise d'assaut à plusieurs reprises ces dernières années par des migrants africains qui souhaitaient pénétrer dans l'enclave espagnole qui, avec celle de Melilla, constitue la seule frontière terrestre entre l'Afrique et l'Union européenne. Certains de ces assauts ont été violents, comme ceux de juillet et août derniers, alors que les migrants ont pénétré dans Ceuta en lançant de la chaux vive et des excréments contre les forces de l'ordre.

Parfois aussi des migrants se coupent les mains, les bras ou les jambes contre les barbelés lors de leur tentative de passage si bien que des organisations de défense des droits de l'Homme ont réclamé leur retrait.

Selon les chiffres du ministère espagnol de l'Intérieur, 726 migrants ont gagné Ceuta et Melilla illégalement entre le 1er janvier et le 13 février par voie de terre tandis que 4.889 autres migrants durant la mêmepériode ont accosté sur les côtes espagnoles à bord d'embarcations.

Les côtes espagnoles sont la principale voie d'entrée par mer dans l'UE des migrants irréguliers.

Britney Delsey pour DayNewsWorld

L'AMBASSADEUR DU PAPE SOUPCONNE

D'AGRESSION SEXUELLE

Monseigneur Luigi Ventura, ambassadeur du pape en France âgé de 74 ans, est visé par une enquête pour agression sexuelle, selon une source judiciaire. Un article du Monde précise qu'il est soupçonné d'attouchements sur un jeune cadre de la Mairie de Paris alors que ce dernier l'accueillait lors d'une cérémonie à l'Hôtel de Ville.

Les faits se seraient produits le 17 janvier dernier à l'occasion des vœux de la Maire de Paris, Anne Hidalgo, aux autorités civiles, diplomatiques et religieuses, détaille le journal.

Monseigneur Luigi Ventura aurait alors touché à « plusieurs fois » ce jeune homme de la délégation générale aux relations internationales (DGRI) de la Mairie de Paris.

La mairie de Paris aurait signalé au parquet, en vertu de l’article 40 du code de procédure pénale, qu’un jeune cadre municipal s’était plaint d’attouchements répétés du prélat italien de 74 ans lors de la cérémonie des vœux à l’Hôtel de Ville le 17 janvier.

L’immunité diplomatique ?

Mgr Ventura est considéré comme l’ambassadeur du Vatican auprès du gouvernement français. .

Il est depuis 2009, le représentant du pape à Paris.

Il est chargé d’assurer à la fois le lien entre le Saint-Siège et l’Etat français, entre le pape et les évêques qu’il propose à la nomination.

C’est par exemple à lui que l’évêque de Dax avait, en avril 2017, présenté sa démission après la révélation

« d’attitudes inappropriées » envers des jeunes.

Bénéficiaire du statut de diplomate, le religieux pourrait jouer de l'immunité diplomatique pour échapper à la justice des hommes.

Une affaire de plus au moment où est annoncée la sortie mondiale, le 21 février, du livre Sodoma, une enquête au cœur des mœurs du Vatican de Frédéric Martel.

Boby Dean pour DayNewsWorld

ET TOC ! MAINTENANT LES AUTO-ECOLES

UNE UBERISATION DE PLUS ET UNE COLERE DE PLUS

Les auto-écoles manifestent aujourd’hui, lundi 11 février 2019.

Leurs responsables se sont rassemblés massivement aux portes de Paris, Bordeaux, Marseille, Nice … provoquant de gigantesques embouteillages.

Le PC de Radio France comptait peu avant 8 H du matin, une heure quarante d’embouteillage sur l’autoroute A3, entre Aulnay sous Bois et Bagnolet et en Seine Saint Denis en direction de Paris, mais aussi une heure de bouchon sur l’A6 entre Viry Chatillon (Essonne) et la capitale, et encore , un sérieux ralentissement sur l’A13 entre Rocquencourt (Yvelines) et la capitale.

Soixante quinze voitures ont été comptées à 7 H du matin, à la Porte d’Auteuil, à la Porte de Clignancourt et à celle de Vincennes, sur le Périphérique ou se déroulait une opération escargot.

Les professionnels convergeaient en début d’après midi vers la Place d’Italie !

Comme pour les Gilets Jaunes, les slogans mettaient en cause Emmanuel Macron : « Roi Macron ! Le peuple en a marre » pouvait-on pu lire sur les pare-brises de voitures.

C’est un rapport parlementaire qui n’a pourtant pas encore été rendu public qui a mis le feu au poudre et qui est à l’origine de cette nouvelle bronca.

Ce rapport, qui a été rédigé par la députée LREM du Gard, Françoise Dumas vient juste d’être remis au Premier Ministre (vendredi dernier 08/09/2019). Il faut rappeler qu’en novembre Emmanuel Macron avait promis « une baisse drastique » du coût du permis de conduire qui tournait autour de 1800 € en moyenne selon une étude d’UFC-Que Choisir (2016) .

La réponse des syndicats de la profession ne s’est pas fait attendre : « on ne veut pas délivrer des formations Low Cost d’un permis de conduire ubérisé ».

Tout est dit en quelques mots !

Même si les 3 organisations professionnelles  avouent que pour l’instant elles ne connaissent qu’une partie de ce qu’il y a dans le rapport, « car Madame Dumas a bien voulu leur en lire une partie », elles pressentent « qu’elle ne leur (nous) a pas tout dit, car ils (on)  l’ont (a) sentie très mal à l’aise ».

Le Président du syndicat majoritaire, CNPA-Education Routière accuse d’ores et déjà l’exécutif de vouloir créer un système qui tuerait la proximité et braderait la qualité de l’enseignement du permis de conduire.

On retrouve dans la protestation des auto-écoles, les mêmes critiques que celles des Gilets Jaunes, vis-à-vis d’un choix de société « qui hérisse » et qui n’est pas accepté. « Si le monde moderne, c’est la destruction des acquis sociaux et du salariat, j’appelle ça revenir au XIX siècle » vient d’affirmer Philippe Colombani, le Président Fondateur du Syndicat UNIC.

Pour faire baisser le prix du permis de conduire, les auto-écoles proposent une baisse de la pression fiscale ( ?) en rappelant qu’un permis de conduire c’est 70% de taxes et d’impôts.

Le gouvernement se retrouve placé dans le même dilemme que celui de la taxe sur les carburants qui a déclenché le mouvement des Gilets Jaunes et son refus du consentement à l’impôt le 17 novembre 2018.

« Que les hommes politiques se regardent un peu dans la glace et se disent que si on en est arrivé là c’est peut être aussi de leur faute : ils ont depuis des années et des années empilé les taxes et les impôts » !

On ne peut être plus clair ! A bon entendeur, salut !

Clara Mitchell pour DayNewsWorld

PROCES DES INDEPENDANTISTES CATALANS

SOUS HAUTE TENSION EN ESPAGNE

Une douzaine de dirigeants vont devoir répondre, à partir de mardi 12 février, devant le Tribunal suprême de Madrid de « sédition » et de « rébellion ». C’est sans doute « le procès le plus important » qu’affronte l’Espagne depuis la transition démocratique, selon les propres mots du président du Tribunal suprême, Carlos Lesmes. Douze dirigeants indépendantistes catalans vont être jugés pour leur rôle dans la tentative de sécession de la Catalogne d'octobre 2017 contrevenant à l’ordre constitutionnel espagnol.

Un procès historique qui s'ouvre mardi pour environ trois mois et qui sera retransmis en direct à la télévision.

Jusqu'à 25 ans de prison

La principale figure de la tentative de sécession, l'ex-président catalan Carles Puigdemont, exilé en Belgique, sera le grand absent sur le banc des accusés, l'Espagne ne jugeant pas en absence pour les délits graves.

Le principal protagoniste sera donc son ancien vice-président Oriol Junqueras, contre lequel le parquet a requis 25 ans de prison. L’échec de la proclamation unilatérale d’indépendance du 27 octobre, la destitution du gouvernement catalan et la fuite de Carles Puigdemont en Belgique, ne l’ont pas convaincu de fuir. Ce « sacrifice » lui confère une aura particulière aux yeux des indépendantistes. Aux yeux de la loi, il risque vingt-cinq ans de prison.

Des peines allant de ont été requises contre les onze autres accusés, dont l'ancienne présidente du parlement catalan, plusieurs "ministres" régionaux et les responsables des puissantes associations indépendantistes ANC et Omnium Cultural risquent des peines allant de 7 à 17 ans. Neuf accusés au total sont poursuivis pour rébellion, aggravée du délit de détournement de fonds publics pour six d'entre eux, et sont en détention provisoire.

Un référendum jugé illégal.

Les séparatistes avaient organisé le 1er octobre 2017 un référendum d'autodétermination interdit par la justice puis proclamé le 27 octobre une république catalane indépendante, déclenchant la plus grave crise politique que l'Espagne ait connu depuis la fin du franquisme.

Au centre du procès la question de la violence.

Le chef d'accusation contesté de rébellion suppose l'existence d'un soulèvement violent. Pour le parquet, il y a eu violence les accusés ayant notamment « appelé les citoyens à participer au référendum du 1er octobre en étant conscients de [son] illégalité et du fait que des explosions de violence pouvaient se produire ».

Pour les indépendantistes la seule violence a été celle des policiers le jour du référendum. C'est ce qu' a retenu la justice allemande lorsqu’elle a refusé d’extrader l’ancien président catalan Carles Puigdemont. Les juristes étant divisés sur cette question, le représentant des intérêts de l'État n'accuse d'ailleurs les prévenus que de sédition et réclame des peines de douze ans au maximum.

Les indépendantistes catalans dénoncent un « procès politique » qui démontrerait que, pour préserver son intégrité territoriale, l’Espagne est capable de restreindre des « droits fondamentaux ».

Le président du gouvernement espagnol, le socialiste Pedro Sanchez, se serait bien passé de ce procès alors même que le premier ministre essaie de négocier son projet de budget 2019 avec les partis indépendantistes catalans. Les indépendantistes, sans lesquels Pedro Sanchez n’a pas de majorité au parlement, sont prêts à bloquer le budget mercredi, ouvrant ainsi la porte à la convocation d’élections anticipées.

Plus d'un an après les faits, la question catalane reste un sujet brûlant en Espagne.

Dimanche, des dizaines de milliers de personnes ont manifesté à Madrid à l'appel de la droite et de l'extrême droite de Vox contre le chef du gouvernement Pedro Sanchez, accusé de « haute trahison » pour avoir dialogué avec les indépendantistes.

Andrew Preston pour DayNewsWorld

GILETS JAUNES ET MOUVEMENT 5 ETOILES

Une rencontre inattendue a eu lieu, mardi, à Montargis(Loiret), entre les Gilets Jaunes et le leader du Mouvement 5 Etoiles Luigi Di Maio, actuellement vice-Premier ministre italien. C’est Luigi Di Maio lui-même qui l'a rendue publique. « Aujourd’hui, nous avons fait un saut en France et nous avons rencontré le leader des “gilets jaunes” Christophe Chalençon et les candidats aux élections européennes de la liste RIC [Ralliement d’initiative citoyenne] d’Ingrid Levavasseur », a-t-il annoncé, mardi 5 février, sur Facebook .

« Une nouvelle provocation » pour le Quai d'Orsay

Cette rencontre a été vécue comme une nouvelle provocation par le ministère des Affaires étrangères « Cette nouvelle provocation n'est pas acceptable entre pays voisins et partenaires au sein de l'Union européenne », a dénoncé mercredi le Quai d'Orsay. «M. Di Maio, qui assume des responsabilités gouvernementales, doit veiller à ne pas porter atteinte, par ses ingérences répétées, à nos relations bilatérales, dans l'intérêt de la France comme de l'Italie». Même l'ambassade d'Italie en France n'avait pas été informée de ce déplacement du ministre sur le territoire national.

Soutien du M5S aux Gilets Jaunes

Cependant cette rencontre concrétise le soutien manifesté par le chef de file du Mouvement 5 étoiles (M5S) italien aux « gilets jaunes » français sur le blog du M5S dès début janvier. Dans son message le vice-premier ministre encourageait les «gilets jaunes» à poursuivre la «dure bataille» comparant leur mouvement à celui du Mouvement 5 étoiles, affirmant que les deux sont animés «d'un même esprit». Le Mouvement 5 étoiles, fondé en 2009 par Beppe Grillo et Gianroberto Casaleggio, se présente en effet comme une organisation ni de droite ni de gauche .Et ne se définissant pas comme un parti politique, il milite pour stimuler une forme de démocratie directe, par opposition aux formes de démocraties représentatives. Aux élections municipales de 2016, il remporte les villes de Rome et de Turin. Devançant largement, avec 32% des voix, les autres partis politiques aux élections générales italiennes de 2018, il forme un gouvernement de coalition avec la Ligue du Nord dirigé par l’indépendant Giuseppe Conte.

Pas d'alliance mais des échanges

Lors de la rencontre les deux parties ont échangé. « L’échange a été très cordial. On se rend compte qu’il y a beaucoup de points communs entre notre démarche et le M5S, qui est né des mêmes revendications du peuple », explique au Monde Christophe Chalençon . « On a comparé nos plates-formes respectives, évoqué la façon dont elles s’étaient structurées, c’est très intéressant. », a-t-il ajouté. La liste RIC est liée à une plate-forme en ligne NOos-citoyens qui doit permettre d’agréger des revendications citoyennes, avant de faire émerger les plus fréquentes pour les porter dans le débat politique. M5S s'est également construit grâce à sa plate-forme numérique «Rousseau» qui a permis la coordination et la définition du programme électoral. De son côté, M. Di Maio a évoqué « une belle rencontre, la première avant tant d’autres, au cours de laquelle nous avons parlé de nos pays, des droits sociaux et de démocratie directe ». Il n'aurait pas été question d'alliances.

Vives dissensions au sein des Gilets Jaunes

Cette rencontre avec le MS5 étonne cependant par l’absence notoire de la tête de liste Ingrid Levavasseur et le rôle joué par Christophe Chalençon comme porte-parole du RIC.

M. Chalençon, 52 ans, est un artisan forgeron, il a été candidat à la législative dans le Vaucluse en 2017 sous l’étiquette divers droite. Cette figure médiatique du mouvement des « gilets jaunes », s’est fait remarquer en réclamant, le 3 décembre 2018 « la démission du gouvernement actuel » et l’arrivée à Matignon « d’un homme à poigne comme le général de Villiers ». Sa légitimité de « leader » des « gilets jaunes » a toujours été contestée par la base du mouvement. Elle a également été contestée vigoureusement par Ingrid Levavasseur qui a démenti le fait qu'il soit porte -parole du mouvement.

La jeune femme indique par ailleurs n’avoir été informée qu’à la dernière minute de la rencontre, à laquelle elle était opposée.

Elle maintient que cet événement « n’a aucun lien avec le RIC ».

Garett Skyport pour DayNewsWorld

BREXIT COUP DE POKER DE THERESA MAY ET L'IMPOSSIBLE REVISION DU BACKSTOP EXIGE

PAR LA CHAMBRE DES COMMUNES

Le spectre du nol deal s'est éloigné momentanément. Deux semaines après avoir massivement rejeté l’accord sur le Brexit présenté par Theresa May, les députés britanniques ont débattu, mardi 29 janvier pour trouver une solution à l'impasse sur le Brexit. Ils ont exigé une révision de l’accord, sur la frontière entre les deux Irlande tout en refusant une sortie sèche de l’UE.

Sur sept amendements au projet de retrait négocié par Theresa May que la Chambre des Commune avait rejeté le 15 janvier dernier par 432 voix contre 202 cinq des sept ont été refusés

Les autres amendements présentés par les travaillistes visant à donner la main au Parlement pour décider des modalités du Brexit ont été également balayé

Celui de la conservatrice Caroline Spelman qui visait à exclure une sortie de l’Union européenne sans accord, a été par contre approuvé (318 voix contre 310).

Et l'amendement du conservateur Graham Brady exigeant une révision du « filet de sécurité » (backstop) prévu pour éviter une frontière entre les deux Irlande a été adopté par 317 voix contre 301.

Il demande le remplacement du « backstop » nord-irlandais par des mécanismes alternatifs.

Les députés ont donc chargé leur Première Ministre Theresa May de renégocier avec l'UE cette clause de sauvegarde censée éviter le rétablissement d'une frontière physique entre la République d'Irlande et l'Irlande du Nord après la sortie de l'Union européenne.

« Il est maintenant clair qu'il existe un moyen de réunir une majorité substantielle et durable au Parlement pour quitter l'UE avec un accord », en a conclue Mme May annonçant qu'elle réclamerait des « modifications juridiquement contraignantes ».

« L'accord de retrait est et reste le meilleur moyen d'assurer un retrait ordonné du Royaume-Uni de l'UE. Le backstop (la disposition pour éviter le retour à une frontière physique entre l'Irlande et la province britannique d'Irlande du Nord) fait partie de l'accord de retrait et l'accord n'est pas ouvert à la renégociation.

Les conclusions du sommet européen de décembre sont très claires sur ce point », a réagi un porte-parole du président du Conseil européen Donald Tusk.

La réouverture des pourparlers avec Bruxelles semble compromise..

« Si les positions du Royaume-Uni pour le futur partenariat devaient évoluer, l'UE serait prête à reconsidérer son offre et à adapter le contenu et le niveau d'ambition de la déclaration politique, tout en respectant ses principes établis », a-t-il annoncé, envisageant même une prorogation.


Jenny Chase pour DayNewsWorld

LE PRESIDENT VENEZUELIEN  NICOLAS MADURO

EST-IL SUR LE DEPART ?

Le Parlement, dirigé par M. Guaido, 35 ans, qui s'est autoproclamé président, se montre plus que déterminé à provoquer le départ du président élu M.Maduro .

Il se réunit ce mardi 29 janvier avec un programme des plus ciblé : l'examen d'une loi sur « la transition à la démocratie », l'étude du « plan de sauvetage du pays » et un « débat sur les élections libres et transparentes ».

Les manifestations d'opposants ont déjà fait au moins 35 morts, selon plusieurs ONG, et le pape François a dit redouter un « bain de sang. ». Tous les regards sont rivés vers ce pays autour duquel se joue une véritable bataille diplomatique.

Une bataille diplomatique

En effet les Etats-Unis ont tout de suite reconnu le nouveau président autoproclamé Juan Guido» comme président par intérim du Venezuela. Ainsi Donald Trump a immédiatement annoncé dans un communiqué qu'il reconnaissait officiellement Juan Guaido comme «président par intérim du Venezuela» rappelant que l'Assemblée nationale avait déclaré le président Nicolas Maduro « illégitime ». « Le peuple du Venezuela a courageusement parlé contre Maduro et son régime et exigé la liberté et l’Etat de droit. », a-t-il ajouté

Le Canada, la Colombie et le Brésil, alliés de Washington dans la région, ont emboîté le pas, ainsi que l'Argentine, le Chili, le Paraguay et le secrétaire général de l'Organisation des États américains (OEA), Luis Almagro.

« Le sang qui peut couler au Venezuela sera sur vos mains, Donald Trump », a lancé lundi soir Nicolas Maduro, furieux après l'annonce de nouvelle sanctions de Washington.

De plus en plus de voix se rallient à Juan Guaido, notamment en Europe où six pays (Espagne, France, Allemagne, Royaume-Uni, Portugal, Pays-Bas) ont donné jusqu'à dimanche au président socialiste pour organiser des élections, faute de quoi ils reconnaîtront son adversaire.

Cependant la Chine et la Russie, tous deux membres permanents du Conseil de sécurité de l'ONU, lui ont apporté leur soutien à Nicolas Maduro. C'est une voie directe vers l'arbitraire et le bain de sang » a déclaré le ministère russe des Affaires étrangères. Cuba, dirigé par le président Miguel Díaz-Canel , le Mexique du président de gauche Andrés Manuel Lopez Obrador la Bolivie du socialiste Evo Morales ont également apporté leur soutien au président chaviste, ainsi que la Corée du Nord, la Turquie.

Deux fronts diplomatiques s'affrontent rappelant étrangement le monde bipolaire, et Donald Trump n'a pas hésité à user la puissance économique des Etats-Unis pour tenter de faire plier le chaviste.

Sanctions économiques :

« Je continuerai à utiliser toute la puissance économique et diplomatique des Etats-Unis pour faire pression en faveur du rétablissement de la démocratie vénézuélienne. » , avait affirmé le locataire d la Maison Blanche.

Aussi lundi, les Etat-Unis ont-ils visé la compagnie pétrolière vénézuélienne PDVSA, accusée d'être « un véhicule de corruption » , en lui interdisant de faire du commerce avec des entités américaines et gelant ses avoirs à l'étranger. L'objectif affiché par le Trésor américain consiste à d'empêcher « le détournement de davantage de ressources » par Nicolas Maduro. De son côté Juan Guaido aannoncé qu'il prenait le contrôle des actifs du Venezuela à l'étranger, pour éviter que le chef de l'Etat ne les dilapide au cas où il quitterait la présidence. Il a même commencé « le processus de nomination des comités de direction de PDVSA et Citgo », filiale de raffineries aux Etats-Unis. Or toute l'économie du pays , qui dispose des plus importantes réserves de brut au monde, repose sur le pétrole...

« Ils veulent nous voler l'entreprise Citgo, à nous les Vénézuéliens », a dénoncé Nicolas Maduro, annonçant engager des poursuites contre les Etats-Unis.

L'armée soutien de Maduro jusqu'à quand ?

Outre les sanctions économiques, les Américains et l'opposition vénézuélienne se sont tournés vers l'armée. En effet l'armée maintient au pouvoir le chef de l'Etat Maduro depuis 2013. « Nous, soldats de la patrie, nous n'acceptons pas un président imposé à l'ombre d'intérêts obscurs ni autoproclamé en marge de la loi(...)L'armée défend notre Constitution et est garante de la souveraineté nationale », avait écrit le ministre de la Défense sur Twitter après l'autoproclamation à la présidence de Juan Guido.

Or John Bolton, conseiller à la sécurité nationale de la Maison Blanche, a exhorté l'armée et les forces de sécurité à accepter la transition « pacifique, démocratique et constitutionnelle » du pouvoir. Dans ce même sens, Juan Guaido a offert l'amnistie aux fonctionnaires et militaires qui le soutiendrait.Samedi l'attaché militaire du Venezuela à Washington, le colonel José Luis Silva a fait défection...

Fort de son soutien à l'international, Juan Guaido appelle à manifester mercredi, « pour exiger des forces armées qu'elles se mettent du côté du peuple », puis samedi, « pour accompagner le soutien de l'Union européenne et l'ultimatum ».

Outre le bain de sang, la communauté internationale redoute aussi la catastrophe humanitaire dans ce pays, autrefois le plus riche d'Amérique latine, qui se bat aujourd'hui entre hyperinflation (10.000.000% en 2019 selon le FMI) et graves pénuries d'aliments et de médicaments.

Alize Marion pour DayNewsWorld

LES AMBIGUITES

DU TRAITE D’AIX LA CHAPELLE

Ambigüe ! C’est le qualificatif «  le plus modéré » que nous avons trouvé pour qualifier l’événement qu’a constitué , le 22 janvier 2019, la cérémonie de la signature du Traité d’Aix la Chapelle, par Emmanuel Macron (pour la France) et Angela Merckel (pour l’Allemagne). Et c’est un euphémisme !

Les réactions (sauf officielles) nombreuses  ont en effet été très négatives la plupart du temps. Elles vont, sur ce ton , encore prospérer tant l’évènement a surpris aussi bien sur la forme que sur le fond car  l’un et l’autre de ces aspects ont, en effet, mis mal à l’aise.

Sur la forme tout d’abord : La surprise a été totale car rien n’avait filtré avant que l’information ne tombe le 8 janvier 2019 à propos de la préparation d’un traité franco-allemand. Mieux le texte annonçant ce dernier n’était pas joint au communiqué publié par l’Elysée à cette date.

Après avoir signé en catimini le traité de Marrakech sur l’immigration, l’Elysée s’est mis ainsi en situation de récidiver, emportant la protestation de nombreux médias qui ont dès lors été autorisés à qualifier l’opération de « propagande officielle ».

Une fois de plus, Emmanuel Macron qui était un parangon de la  transparence pendant la campagne présidentielle s’est « fiché » » complètement de la tête des Français, alors même que le pays était en pleine effervescence populaire avec les manifestations des gilets jaunes lesquels revendiquent plus de consultations démocratiques (RIC).

Naturellement, il fallait s’y attendre, l’opposition à LREM est montée immédiatement au créneau pour dénoncer le procédé, en proférant malheureusement quelques outrances du style « la France va perdre l’Alsace et la Lorraine », ce qui est faux.

En suite de quoi, la riposte a été simple, comme à l’habitude : l’exécutif a immédiatement diabolisé ses adversaires.

Alors, que cache, sur le fond ce traité négocié dans l’opacité totale et dont le texte n’a été mis en ligne que le 18 janvier (pour une signature le 22) ?.

Nous sommes donc allé voir le texte (qui comporte 28 articles) et nous l’avons lu dans son intégralité, afin de nous faire une idée aussi précise que possible sur son contenu. Lecture faite, et comme beaucoup d’analystes nous avons été choqués !

Le Traité d’Aix la Chapelle signé le 22 janvier 2019 s’appuie sur celui signé le 22 janvier 1963 par Charles de Gaulle (qui doit se retourner dans sa tombe) et Konrad Adenauer à l’Elysée dont il avait pris le nom alors que celui de 2019 vient d’être signé dans la ville de Charlemagne, à Aix la Chapelle. Tout un symbole !

Le but voulu en 1963 par Charles de Gaulle et Konrad Adenauer dans le Traité de l’Elysée avait été d’engager la réconciliation franco-allemande, un peu moins de 20 ans après la guerre meurtrière et destructive de 1939/1945.

Pour le Général de Gaulle, le partenariat découlant de cette réconciliation ne pouvait qu’être équilibré !

Or, force est de constater qu’aujourd’hui les concessions faites à l’Allemagne dans le Traité d’Aix la Chapelle sont à front renversé ». Ce traité bilatéral va aujourd’hui bien plus loin que la réaffirmation de l’amitié franco-allemande affichée lors du Traité de l’Elysée de 1963 dont le 56ème anniversaire sert de prétexte et de communication (opportune tant les deux protagonistes sont en difficulté dans leurs pays respectifs) pour les deux leaders européens.

Vu de la France, et après lecture et analyse, on est  obligé de convenir qu’Emmanuel Macron, avec la complicité (ou la volonté impérieuse) d’Angela Merckel a souscrit complètement, au travers de chaque ligne ou presque du traité à un renversement d’influence entre les deux puissances, et tout cela pour préparer l’Europe de demain, selon les vœux des deux chefs d’Etat.

Pour aboutir à ses fins, Emmanuel Macron a refusé tout débat préalable. Il n’y a pas eu de débat parlementaire avant, comme s’en est plaint Marie Noëlle Lienemann  qui en mettant en ligne une pétition contre, du député européen Emmanuel Maurel a résumé : « Macron concède, Merckel empoche ». Il n’y a pas eu de débat parlementaire avant, et il n’y en aura pas après, les deux assemblées devant être sollicitées, seulement, pour ratifier le traité ? Il est possible d’espérer que si la critique s’amplifiait, il pourrait y avoir un référendum ? Mais l’espoir est faible quand on voit les réponses faites aux gilets jaunes sur le RIC.

D’ailleurs pour écarter toutes velléités de contestations Emmanuel Macron a pris les devants en n’hésitant pas à pratiquer l’intimidation morale et en émasculant par avance la liberté d’expression. « Ceux qui oublient  la valeur de la Paix répandent des mensonges ( ?) et se rendent complices des crimes du passé » (rien que ca !). Refuser donc de dire que le Traité d’Aix la Chapelle est un bon traité, ce serait donc, selon le Chef de l’Etat prendre le risque de se faire qualifier de nazi !

Ce chantage est bien entendu intolérable, comme l’amalgame et son auto-attribution d’un magistère moral, pourtant quasiment inexistant.

Le procédé est au demeurant grotesque car parallèlement les relations avec l’Amérique de Donald Trump et la vision bisounours de la relation franco-allemande d’Emmanuel Macron viennent 50 ans  plus tard environ d’amoindrir un peu plus  l’autorité et la place de la France, tant au sein de l’Europe (et du Monde) que dans sa relation franco-allemande, au simple motif que critiquer l’UE se serait critiquer l’Europe et être contre la paix. A partir de ce principe, la démocratie française vient d’être encore un peu plus asphyxiée.

N’étant pas intimidés, ni susceptibles de l’être nous allons tout d’abord  rappeler quelques vérités. En premier lieu, nous nous souviendrons que le traité franco-allemand de 1963 avait déjà mal tourné par rapport à la vision « souverainiste » qui avait prévalu dans l’esprit du Général de Gaulle, les objectifs initiaux du traité ayant été contrariés par le parlement allemand au travers d’un préambule atlantiste confirmant « la protection »  au plan de la Défense de l’Europe par le parapluie de l’OTAN.

Concrètement, le nouveau traité franco-allemand déséquilibre au profit de l’Allemagne le statu quo sur lequel reposait la Paix, en ce qu’il soutient la revendication de l’Allemagne de disposer un siège permanent au Conseil de Sécurité. Les plus optimistes peuvent faire valoir que cette revendication a peu de chance d’être satisfaite, car au moins 10 pays, à commencer par l’Inde et le Japon, voudraient avoir eux aussi un siège au Conseil de Sécurité de l’ONU. Mais cette clause n’a rien à faire dans le Traité d’Aix la Chapelle, la France ayant obtenu cette place au lendemain de la Seconde Guerre Mondiale, à  une époque ou l’Allemagne était vaincue et alors qu’elle possédait déjà l’arme nucléaire, ce que n’a toujours pas l’Allemagne.

Le traité d’Aix la Chapelle renforce le déséquilibre économique existant entre l’Allemagne et la France. Ce déséquilibre est  né de la création de l’euro dont le principe d’une monnaie unique aurait pu réussir si l’Allemagne avait mis au pot un mark à prix réduit alors que simultanément les dirigeants français, vaniteux, avaient de leur coté mis au pot un franc surévalué (décisions Mitterrand/Schröder). Les choses se sont aggravées dès lors que la croissance économique de l’Allemagne (s’appuyant sur une progression de 40% de sa production industrielle) n’a cessé d’augmenter jusqu’à produire un excédent de sa balance du commerce extérieur de 248 milliards d’€ alors que la France affiche de son coté un déficit de 67 M d’€. La France s’est appauvrie sans cesse depuis la création de l’euro ; le constat explique d’ailleurs la colère des Gilets Jaunes  dont le pouvoir d’achat n’a cessé de se réduire. Les relations entre la France et l’Allemagne n’étant pas saines depuis les années 2000, la Traité d’Aix la Chapelle ne peut qu’inquiéter et continuer d’inquiéter en raison de la politique restrictive que l’Allemagne impose  au reste du continent européen (voir les études de Josef Stieglitz).

Le Traité d’Aix la Chapelle a fait froncer les sourcils aux 25 autres pays européens membres de l’UE. Le Président du Conseil italien, Guiseppe Conte, qui avait récemment rappelé « l’amitié historique entre Rome et Paris » vient sévèrement de déclarer que l’Allemagne et la France s’étaient moquées de leurs partenaires européens, en raison du fait qu’il avait  été acté jusqu’à présent que le siège de la France à l’ONU serait dans le temps donné à l’Europe ?

Comme on vient de le voir les orientations du Traité d’Aix la Chapelle ont déjà suscité de nombreuses critiques à raison des conséquences européennes de sa signature. Ce traité qui a été signé dans le dos des Français (et qui ne doit pas faire partie du Grand Débat National), pourrait aussi, selon les propos de l’ancien député européen, Patrick Louis (Lyon) sacrifier les intérêts de la France et diluer sa puissance dans une coopération au sein de  laquelle l’Allemagne est déjà vainqueur.

Clara Mitchell pour DayNewsWorld

LE TRAITE DE L'ELYSEE POUR UN RENFORCEMENT

DU PROJET EUROPEEN

A un moment où l'Europe se trouve affaiblie par la montée des nationalismes, Angela Merkel et Emmanuel Macron signent, mardi 22 janvier un nouveau traité franco-allemand pour élever la relation bilatérale à un « niveau supérieur ».

« C’est un moment important pour montrer que le couple franco-allemand est un socle qui peut se relancer (…) au service du renforcement du projet européen », fait valoir la présidence française tandis que la chancelière allemande estime que « l’Allemagne et la France entendent continuer à faire avancer les choses ensemble en Europe ».

Ce traité doit « compléter » celui dit « de l’Elysée » signé en 1963 entre le général de Gaulle et Konrad Adenauer qui scella la la réconciliation franco-allemande, après trois guerres depuis 1870.

Que prévoit ce traité qui pour d'aucuns manque d'ambition et pour d'autres entérine une perte de souveraineté ?

Les deux pays promettent un approfondissement de « leur coopération en matière de politique étrangère, de défense extérieure et intérieure » ainsi qu' une coopération sur les régions transfrontalières, et une « assemblée parlementaire commune », composée de cent députés français et allemands.

Sur le plan militaire et sécuritaire :

Les deux pays « se prêtent aide et assistance par tous les moyens dont ils disposent, y compris la force armée, en cas d'agression contre leur territoire » en adoptant « une clause de défense mutuelle » en cas d’agression, sur le modèle de celle prévue au sein de l’OTAN. Ils pourront par exemple de déployer des moyens ensemble en cas d’attaque terroriste. Pour ce Paris et Berlin « instituent le Conseil franco-allemand de défense et de sécurité comme organe politique de pilotage de ces engagements réciproques ». Il n'est cependant nullement question que la France « partage » avec son voisin son siège de membre permanent du Conseil de sécurité de l'ONU même si Paris plaide pour que l’Allemagne y obtienne son propre siège permanent tout en sachant qu'aucun des membres de ces derniers s'y opposent.

Sur le plan des relations transfrontalières.

Le traité prévoit un resserrement « des liens entre les citoyens et les entreprises de part et d'autre de la frontière  » avec la mise en place d'un « comité de coopération transfrontalière » réunissant États, collectivités et parlements.

L' objectif du « bilinguisme » dans les territoires transfrontaliers est réaffirmé, sans pour autant que les « langues administratives » y soient modifiées.

Sur le plan de l'économie et des énergies renouvelables

Les deux États créent un « Conseil franco-allemand d'experts économiques » composé de dix membres indépendants chargé de faire des « recommandations sur l'action économique » des deux pays tout en promettant des « projets conjoints » dans les énergies renouvelables et « l'efficacité énergétique ».

Sur le plan diplomatique

Paris et Berlin veulent aussi « adopter des positions communes dans les instances internationales » tout en envisageant l'ouverture d'ambassades communes.

Sur le plan institutionnel

Le traité institue « une assemblée parlementaire » franco-allemande consultative.Constituée de cent députés - cinquante Français et cinquante Allemands - celle-ci siégera tous les six mois, alternativement de part et d'autre du Rhin, et sera co-présidée par les présidents de l'Assemblée nationale et du Bundestag, à savoir Richard Ferrand et Wolfgang Schäuble. L'objectif de cette assemblée, dont la première réunion devrait se tenir d'ici fin juin, sera de faire converger le droit français et le droit allemand.

Un renforcement de la relation franco-allemande comme moteur dans la construction européenne...

Joanne Courbet pour DayNewsWorld

SILVIO BERLUSCONI A 82 ANS A NOUVEAU

EN CAMPAGNE ELECTORALE

L'ex-premier ministre italien, Silvio Berlusconi,a annoncé jeudi que, malgré ses 82 ans et sa baisse continue dans les sondages, il serait candidat aux élections européennes en mai prochain sous l'étiquette de son parti Forza Italia (FI, droite).

C'est la première fois que cet éternel revenant de la politique italienne depuis 25 ans brigue un poste électif après avoir été frappé d'inéligibilité,désormais terminée, liée à une condamnation pour fraude fiscale.

« Au bel âge qui est le mien, j’ai décidé, par sens des responsabilités, d’aller en Europe, où il manque une pensée profonde sur l’avenir du monde », a déclaré l’ancien chef du gouvernement lors d’une réunion de campagne de son parti, pour des élections régionales en Sardaigne.

« Valeurs occidentales »

Le magnat des médias avait déjà mené la campagne de FI pour les élections législatives de mars dernier en Italie sans pouvoir cependant y participer en raison de sa peine d’inéligibilité.

Il avait alors été éclipsé par son jeune allié, Matteo Salvini, patron de la Ligue (extrême droite), qui l’a dépassé au sein de la coalition (17 % contre 14 % pour FI) lors du scrutin et s’est ensuite allié avec le Mouvement 5 étoiles (M5S, antisystème), pour gouverner.

Le choix de Matteo Salvini a payé : depuis des mois, la Ligue dépasse les 30 % d’intentions de vote dans les sondages, tandis que FI est passé sous la barre des 10 %.

Mais cela ne semble pas avoir altéré la ténacité du milliardaire, qui a subi une opération à cœur ouvert en 2017 et qui fait toujours l’objet de plusieurs procès pour subornation de témoins après ses soirées libertines, appelées « bunga bunga ».

« Avec ma connaissance, mes expériences et ma capacité à convaincre, je pense pouvoir jouer un rôle important et faire comprendre aux citoyens européens que nous risquons de nous éloigner des valeurs occidentales » et d’être « dominés par un empire chinois dont les convictions et les valeurs sont opposées aux nôtres », a-t-il assuré.

Le Caïman, qui a été quatre fois à la tête du gouvernement italien, ne devrait avoir aucun mal à se faire élire sur la liste de son parti.

Jaimie Potts pour DayNewsWorld

QUELS SCENARIOS

POUR LA GRANDE-BRETAGNE

APRES LE REJET DE L'ACCORD SUR LE BREXIT

Les députés britanniques ont massivement rejeté l'accord de Brexit mardi 15 janvier, aggravant ainsi l'incertitude sur l'avenir du Royaume-Uni. A moins de trois mois de la date prévue de sa sortie de l'Union européenne, la chambre des Communes a refusé l'accord de divorce, obtenu de haute lutte par Theresa à Bruxelles. Le traité conclu par la dirigeante conservatrice n'a obtenu que 202 voix contre 432, la plus lourde défaite essuyée par un dirigeant britannique depuis les années 1920 .

ans la foulée l'opposition travailliste, menée par Jeremy Corbyn, a présenté une motion de censure contre le gouvernement de Theresa May après une défaite qu'il qualifie de « catastrophique » pour ce dernier. Mais il y a de forte chance que la centaine de conservateurs, qui en décembre voulaient renverser la cheffe du gouvernement, ne s'allie  pas cette fois au travaillistes, sous peine de perdre le pouvoir. Le DUP et plusieurs députés rebelles conservateurs ont annoncé qu'ils soutiendraient Theresa May...

Theresa May a désormais jusqu'à lundi pour présenter au Parlement un « plan B » si elle survit à la motion de défiance. « La chambre a parlé et ce gouvernement écoutera » , a-t-elle déclaré immédiatement après le vote. Pour Theresa May cependant comme pour l'Union européenne, le texte rejeté est le seul et le meilleur possible. ..

Plusieurs scenarii sont désormais possibles.

1° Le plan B

La menace d'un «no deal» n'est pas automatique en cas de rejet de l'accord à la Chambre des communes. La semaine dernière, les députés ont adopté un amendement obligeant l'exécutif à présenter dans les trois jours ouvrés un « plan B » amendable. Si dans les faits vu le faible délai imparti par l’amendement cela s'avère difficilement envisageable, le gouvernement pourrait présenter au Parlement une déclaration d'intention, s'engageant à renégocier auprès de Bruxelles un meilleur accord.

2° Le report du Brexit

Un report du Brexit est une des possibilité permise par une extension de l'article 50 du Traité de l'Union européenne. Qui plus est une centaine de députés européens se sont engagés lundi à soutenir une demande de report de Londres. Il faut toutefois l'accord des 27 États membres, ce qui n'est pas gagné.

Mais dans ce cas, quid des élections européennes, qui se dérouleront entre le 23 et le 26 mai? Selon une source diplomatique «une prolongation après le 29 mars est possible mais pas au-delà du 30 juin car le nouveau Parlement européen sera constitué». Exit alors les députés britanniques... Cette solution ne serait donc pas la plus aisée pour d'éventuelles renégociations. Un scenario qui permettrait seulement à Londres de gagner du temps ...

3° Le « No deal »

L'un des scenarii possibles est celui d'un Brexit sans accord ou « no deal » qu’appellent de leurs vœux les Brexiters durs. «Le peuple n'a pas voté pour un deal, mais pour quitter l'Union européenne», a déclaré Jacob Rees-Mogg , leur chef de file au Parlement, pour qui la sortie de l'Union permettrait au Royaume-Uni de retrouver son indépendance, notamment économique.

4° Second référendum

Jusqu'ici exclue par Theresa May, l'hypothèse d'un second référendum est réclamée par les europhiles qui espèrent un résultat inverse de celui du 23 juin 2016. Mais quelle question poser à la nation : maintien dans l'UE ou approbation du plan de Theresa May .Ou sortie sans accord.

Laissons conclure Theresa May! «Si l'accord n'est pas voté (…), nous nous retrouverons en terrain inconnu. Je ne pense pas que quiconque puisse dire exactement ce qui pourrait alors se passer» avait déclaré avec discernement la première ministre.

Alyson Braxton pour DayNewsWorld

ASSASSINAT AU COUTEAU DU MAIRE DE GDANDSK CRIME POLITIQUE OU GESTE D'UN DESEQUILIBRE

Le maire du grand port polonais de Gdansk Pawel Adamowicz, blessé au couteau dimanche soir en direct à la télévision est mort.

Cette personnalité libérale très populaire Pawel Adamowicz a été frappé de plusieurs coups de couteau par un agresseur de 27 ans. « Pawel Adamowicz, maire de Gdansk, homme de Solidarité et de liberté, un Européen, mon bon ami, a été assassiné.

Qu'il repose en paix », a réagi Elon Tusk. L'agression a provoqué une onde de choc en Pologne. Depuis la chute du communisme le pays n'avait pratiquement plus connu d'incident violent de ce genre.

Cette attaque a eu lieu dimanche devant des centaines de personnes, sur la scène du Grand Orchestre de charité, la manifestation la plus populaire du pays.

Comme chaque année depuis vingt-sept ans des volontaires distribuent de petits cœurs rouges autocollants en échange de dons pour l’achat d’équipements médicaux pédiatriques.

Pawel Adamowicz, qui avait participé la journée à cette collecte, prenait part aux festivités traditionnelles du soir lorsque surgit un homme un couteau à la main.

Ce dernier lui assène plusieurs coups de couteau , puis se saisit d’un micro : « Allô allô, je m’appelle Stefan, j’ai été mis en prison alors que j’étais innocent. La Plate-forme civique m’a mis en prison alors que j’étais innocent. La Plate-forme civique m’a torturé, c’est pourquoi Adamowicz est mort ce soir. ». Les vigiles ont rapidement maîtrisé l’auteur des coups de couteau.

« Crime politique » ou geste d'un déséquilibré

Le dénommé Stefan, condamné à plusieurs années de détention pour une série de braquages, avait-il un motif politique ? Il dit avoir été innocent mais jeté en prison et « torturé » par la PO (la Plateforme civique, parti d’opposition) soutien de la candidature du maire aux municipales de l'automne dernier.

Pour certains cette attaque aurait été favorisée par la violence du débat politique entre le PiS (le parti conservateur) aujourd'hui au pouvoir et l'opposition centriste.

Sa peine coïncide partiellement avec la seconde législature de la Plate-forme civique (PO), parti libéral au pouvoir de 2007 à 2015 et dont Pawel Adamowicz avait été l’un des membres fondateurs. La presse indépendante et une partie du grand public mettent en cause le climat de « haine » alimenté par les responsables politiques et certains médias dénonçant une profonde fracture au sein de la société polonaise. Les rédacteurs en chef des deux plus grands quotidiens du pays, Gazeta Wyborcza et Rzeczpospolita, sont allés jusqu’à parler de « crime politique ».

Le geste de l’ex-braqueur ne serait pas qu'un un acte isolé qui traduirait davantage un déséquilibre mental mais le reflet d'une violence de la société polonaise que les milliers de personnes qui ont manifesté lundi soir en silence dans plusieurs villes du pays en hommage à Pawel Adamowicz et contre la « haine » ont voulu dénoncer.

C'est également un avertissement au parti ultraconservateur Droit et justice (PiS), qui règne sans partage sur la Pologne depuis 2015.

Britney Delsey  pour DayNewsWorld

FIN DE CAVALE POUR CESARE BATTISTI

Les geôles italiennes attendent Cesare Battisti « non pas à cause de ses idées politiques, mais bien pour les quatre crimes qu’il a commis ainsi que pour divers délits liés à la lutte armée et au terrorisme », a commenté le chef du gouvernement italien Giuseppe Conte.

Fin de presque quarante ans de cavale pour Cesare Battisti. Ce sont maintenant les geôles italiennes qui attendent l'ancien militant d'extrême gauche italien.

Il est arrivé lundi midi à Rome où il doit être emprisonné, après avoir été expulsé par la Bolivie. « Il rentrera directement de la Bolivie.

De cette façon l’ex-terroriste purgera la peine prononcée par la justice italienne : la perpétuité ! », a déclaré le ministre italien de la Justice Alfonso Bonafede sur son compte Twitter.

L’ex-membre des Prolétaires armés pour le communisme dans les années 1970 - les « années de plomb » en Italie - a été arrêté dimanche à Santa Cruz en Bolivie. Portant fausses barbe moustache et ivre, il n'a opposé aucune résistance lors de son arrestation par des policiers boliviens d'Interpol.

Cesare Battisti, 64 ans, est un ancien militant du groupe d'extrême gauche Prolétaires armés pour le communisme classé comme terroriste par l'Italie et qui sévissait aux côté des Brigades rouges dans les années 70 en Italie semant la terreur. Arrêté en 1979 et condamné à treize années de prison pour participation à une bande armée, il s'était évadé de la prison de Frosinone en 1981.

Après la dénonciation d'un repenti,Cesare Battisti est ,en 1993, condamné par contumace à la prison à perpétuité pour deux meurtres et deux complicités de meurtres à la fin des années 1970.

Il menait une vie d'exilé, trouvant tout d'abord refuge en France sous François Mitterrand, puis au Mexique avant de rejoindre le Brésil de Lula. L’Italien avait refait sa vie dans ce pays où il a un jeune fils mineur de mère brésilienne, une paternité sur laquelle il comptait d’ailleurs pour le protéger légalement d’une extradition du Brésil. En décembre 2018 il avait fui en Bolivie suite à l'élection de Jair Bolsonaro qui pendant sa campagne s’était engagé à l'extrader.

En 2002, devenu auteur de polars, Cesare Battisti avait dit « assumer cette période historique », tout en plaidant son innocence. « Je suis condamné pour des crimes qui ont été commis par l'organisation dont je faisais partie, cela ne veut pas dire que je les ai commis. ».

L’arrestation de Cesare Battisti a été unanimement saluée en Italie, à droite comme à gauche.

Le ministre italien de l'Intérieur, Matteo Salvini a annoncé dimanche soir qu'il comptait réclamer rapidement d'autres anciens activistes d'extrême- gauche condamnés pour meurtre.

« Je m'engage à ce que ce soit le début d'un parcours, parce qu'il y en a tant d'autres qui se promènent en Europe et dans le monde. Des gens condamnés trois ou quatre fois à la perpétuité et qui ont ouvert un restaurant, qui écrivent des livres...», a déclaré à la télévision italienne Matteo Salvini, également patron de la Ligue (ex-Ligue du Nord). «Il y en a quelques-uns en France. Souvent la France demande à l'Italie et au gouvernement italien de respecter les règles et les droits humains», a ajouté le ministre italien, très critique envers Emmanuel Macron qui avait dénoncé la politique d'immigration de Rome au début de l'été dernier.

Une annonce qui laisse présager des lendemains houleux dans la relation franco-italienne.

Alyson Braxton pour DayNewsWorld

POUR LE PREMIER MINISTRE LA DEMISSION DE CHANTAL JOUANNO N’EST QU’UNE PERIPETIE

C’est de l’Elysée même que le Premier Ministre Edouard Philippe vient de donner sa dernière conférence de Presse.

Comme c’était prévisible, Edouard Philippe a été interrogé sur la démission de Chantal Jouanno connue depuis la veille, 8 janvier 2019.

Et comme d’habitude, droit dans ses bottes, en digne héritier d’Alain Juppé…. Edouard Philippe a botté en touche. Passé, il n’y a rien à voir ! Selon Edouard Philippe, « la démission de Chantal Jouanno n’était qu’une péripétie », un détail..

Chantal Jouanno, 51 ans est une ancienne karateka, énarque, haute fonctionnaire, femme politique, membre de l’UMP puis de l’UDI. Après avoir été la collaboratrice de Nicolas Sarkozy, elle a été nommée Ministre des Sports dans le gouvernement Fillon II.

Après un mandat de sénatrice, elle est devenue depuis le mois de mars 2018, Présidente de la Commission Nationale du Débat Public.

Cette commission créée par Michel Barnier, alors Ministre de l’Environnement avait pour but initial de « démocratiser l’environnement ». Elle est appelée a donner son avis sur tous les dossiers ou projets de grands travaux structurants qui nécessitent une appréciation écologique ou de cohérence dans le domaine de l’aménagement du territoire.

Le salaire de Chantal Jouanno est fixé par le Premier Ministre, comme c’est le cas pour tous les comités Théodule qui sont dépendants financièrement de l’Etat. C’est d’ailleurs à ce titre que son salaire a figuré dans un rapport annexé au vote du budget 2019 et que cette information, au demeurant publique « a fuité » en direction des journalistes de Marianne (après un repérage préalable par la Lettre A). On a appris à cette occasion que son salaire avait été fixé à 14 709 € brut/mois pour l’année 2019, une rémunération en augmentation de 314€ /mois par rapport à 2018, mais également en augmentation de 1 684€/mois par rapport à celle son prédécesseur qu’elle a remplacé en mars 2018. Il est vrai enfin qu’elle avait fait partie des 22 élus centristes qui avaient décidé de rallier Emmanuel Macron avant l’élection présidentielle. Mais il est vrai de surcroît que lorsqu’elle avait décidé de quitter la vie politique (en septembre 2017), elle avait imprudemment déclaré en juillet 2018 « que l’on entendrait plus parler d’elle ». C’est raté !

Ce qui devait se produire s’est produit ; après sa désignation pour l’organisation et le pilotage du Grand Débat et après que certains ont déclaré « qu’elle gagnait bien sa vie à la Commission du Débat Public » les Gilets Jaunes se sont emparés de l’information, « pas très Gilets Jaunes évidemment » et la contestation s’est à nouveau emballée mettant en évidence :

-      L’absence de transparence de l’Etat dans la gestion des Agences de l’Etat. Il a fallu en effet se munir « d’une boussole et d’un piolet » pour aller dénicher l’information, ceci alors même qu’Emmanuel Macron avait promis plus de transparence au contraire. Le vieux monde n’est toujours pas mort !

-      Ce débat sur la rémunération de Chantal Jouanno a mis en évidence l’opacité du fonctionnement de ces agences de l’Etat, évaluer au nombre de 400 environ, dont il est souvent difficile de vérifier la pertinence de leurs activités et qui permettent le plus souvent le reclassement d’affidés écartés après des élections. Une façon de recaser ses amis !

-      La rémunération de Chantal Jouanno a mis également en évidence le niveau abyssal de déconnexion des élites par rapport à la base et aux territoires. Ces deux mondes, vivent, soit par des considérations géographiques soit par des questions de niveau de vie, ne se rencontrent plus depuis longtemps. Les élites fonctionnent dans l’entre-soi.

Face à ces critiques, Chantal Jouanno a jeté l’éponge mardi soir, 8 janvier 2019, à la grande surprise du pouvoir.

Dans sa conférence de presse d’hier, 9 janvier 2019, Edouard Philippe a pris acte de cette démission tout en rappelant que Chantal Jouanno resterait à la tête de la Commission du Débat Public  car son renoncement ne concernait que le Débat Public ouvert par la contestation des Gilets Jaunes.

Heure après heure, on apprend cependant, par des bruits de couloirs que Chantal Jouanno repoussait jour après jour depuis quelque temps, la responsabilité de l’organisation dans les conditions voulues par Emmanuel Macron et Edouard Philippe de ce débat. En premier lieu, parce que cette commission doit, de droit, afficher et faire systématiquement respecter son indépendance. En second lieu parce que commençait à se poser des questions sur les conditions de la restitution des conclusions du débat.

C’est d’ailleurs là que se situe le cœur du problème, car pour être crédible, authentique et accepté par l’opinion publique le rapport de restitution doit impérativement s’inscrire dans une garantie d’impartialité, garantie que les dernières déclarations de Benjamin Griveaux comme la teneur des vœux du Président de la République ne semblaient pas assurer.

Il demeure que la décision de Chantal Jouanno a visiblement mis dans l’embarras le Premier Ministre  qui hier,  pour écarter les questions sur cette difficulté a déclaré « que la démission de Chantal Jouanno n’était qu’une péripétie ».

Pas sûr que ce soit aussi simple ! Si l’on en croit les commentaires qui circulent dans les couloirs, personne ne semble savoir qui pourrait remplacer Chantal Jouanno alors que l’on est à quelques jours de l’ouverture du débat public (démarrage prévu le 15 janvier).

C’est probablement pour cette raison qu’Edouard Philippe n’a pas fait preuve d’une extrême gentillesse  hier vis-à-vis de Chantal Jouanno, une attitude remarquée par de nombreux observateurs.

Dans ces conditions, le débat public risque d’être, comme le prédisent beaucoup, un jeu de dupes d’un grand cynisme au travers duquel il est permis de penser d’ores et déjà que « les gens seront pris pour des imbéciles ».

La démission de Chantal Jouanno a de toute évidence pris de court le pouvoir qui maladroitement vient en creux de reconnaitre que « la machine ne fonctionne pas » et que la France risquait d’être privée définitivement de ce débat, prévu initialement pour 3 mois , voire plus si celui-ci venait à foncer droit dans le mur ?

Clara Mitchell pour DayNewsWorld

NOUVEAU CAMOUFLET POUR THERESA MAY

DANS SON COMBAT POUR LE BREXIT

La Première ministre conservatrice britannique a essuyé mercredi un cuisant revers au Parlement, où l'examen de l'accord de retrait de Brexit a repris, les députés adoptant un amendement -à 308 députés contre 297- mettant la pression sur le gouvernement pour présenter « un plan B » en cas d'échec du texte.

Ce nouvel amendement la contraint en effet à présenter un plan alternatif pour le Brexit sous trois jours - contre 21 jours selon la législation actuelle - en cas de rejet de son accord de sortie négocié avec l’Union européenne.

L’amendement a été approuvé par élus ont voté contre. Ce camouflet intervient au lendemain d’une autre défaite en forme d’avertissement, avec le vote d’un amendement à une loi budgétaire visant à limiter le pouvoir du gouvernement de mettre en œuvre un Brexit sans accord.

Cette défaite souligne la faiblesse de Theresa May à la tête d'un Parti conservateur plus que divisé, à quelques jours du vote, prévu le 15 janvier (à partir de 20 heures, heure de Paris), sur l'accord trouvé en novembre avec l'Union européenne sur le Brexit.

Malgré ce revers, mauvais présage pour le vote de mardi, David Lidington, le numéro deux du gouvernement britannique, a encore écarté mercredi toute réécriture du texte.« Le choix qui se présente est cet accord, ou pas d'accord, ou, comme certains députés le souhaitent, d'annuler complètement le résultat du référendum de 2016 », a-t-il affirmé sur la BBC

La cheffe de gouvernement de son côté a tout fait pour convaincre les députés de soutenir le texte.

Elle a annoncé que, dans le cas où les discussions sur la future relation entre Londres et Bruxelles n'auraient pas abouti en décembre 2020, le Parlement voterait sur une éventuelle prolongation de la période de transition, ou sur la mise en place du dispositif du « filet de sécurité » (« backstop »), qui prévoit la création d'un « territoire douanier unique » englobant l'UE et le Royaume-Uni, avec un alignement plus poussé pour l'Irlande du Nord.

Mais cette disposition est particulièrement décriée chez les eurosceptiques pour qui elle contraindra le Royaume-Uni à accepter les normes européennes sans avoir son mot à dire. La proposition de Mme May le chef de l'opposition travailliste, Jeremy Corbyn, a par ailleurs vivement rejeté la proposition de Mme May la qualifiant de « poudre aux yeux ».

L'exécutif, essayant de convaincre son allié, le parti ultra-conservateur nord-irlandais DUP, a aussi présenté de nouvelles dispositions visant à offrir un « rôle important » au parlement nord-irlandais dans le cas où le « filet de sécurité » devait entrait en vigueur. Mais le député du DUP Nigel Dodds a qualifié ces mesures de « cosmétiques » et « insensées », soulignant que le traité de divorce « supplante toute disposition légale interne » au Royaume-Uni.

L'accord de divorce ligue contre lui à la fois par les Brexiters qui craignent une forme d'arrimage permanent à l'UE et les europhiles qui espèrent encore pouvoir faire machine arrière...

Quoiqu'il en soit l'accord négocié avec âpreté entre Bruxelles et Londres risque de ne pas être voté le 15 janvier...

Joannes Courbet pour DayNewsWorld

UN COUP DUR POUR LA RELATION TRANSATLANTIQUE OU LA RETROGATION DIPLOMATIQUE DE L'UNION EUROPEENNE PAR LES ETATS-UNIS

Washington a décidé en catimini de rétrograder le statut de l'Union européenne : cette dernière, alors qu'elle bénéficiait d'un statut comparable à celui d'un Etat depuis 2016, redevient une simple organisation internationale. C'est le média allemand « Deutsche Welle » qui l'a révélé.

Un coup dur de plus pour la relation transatlantique .

Le gouvernement de Donald Trump, qui a renvoyé l'Union européenne (UE) au statut d'organisation internationale, lui déniant celui d'égale des États, n'a même pas daigné en informer les intéressés.

Si l'information a été connue mardi, les faits remontent en réalité à la fin 2018. Après avoir constaté que son ambassadeur auprès des Etats-Unis, David O'Sullivan, n'était pas invité à certains événements, l'Union européenne a eu la confirmation de ce changement de statut début décembre, lors des funérailles de l'ancien président américain, George H.W. Bush .

L'hostilité de l'Administration Trump envers l'Union européenne n'est pas un mystère.

Le président la décrit comme «un groupe de pays mis ensemble pour tirer avantage des États-Unis», en particulier sur le plan commercial en raison notamment de l'excédent commercial de l'Union européenne vis-à-vis des Etats-Unis.

Le président américain , qui s'est réjoui du Brexit, a passé sa première année suggérer à tous les dirigeants européens qu'il rencontrait de «sortir de l'UE», leur faisant l'éloge d'un «deal» bilatéral plus avantageux. Il a également accusé les Européens de ne pas dépenser assez pour leur propre défense.

Des tensions commerciales

Cette rétrogradation protocolaire survient à un moment délicat dans les relations entre l'UE et les États-Unis. La négociatrice de l'UE, la commissaire au Commerce Cecilia Malmström, tente depuis mardi à Washington d'apaiser les tensions commerciales entre les deux parties. Les Etats-Unis ont déjà mis en œuvre des taxes de respectivement 25 % et 10 % sur l'acier et l'aluminium européens. Et menacent toujours de taxer lourdement l'automobile européenne ce qui affecterait surtout l'Allemagne et pourrait déclencher une guerre commerciale.

L'Union européenne, qui possède un Parlement européen et d'autres institutions politiques, demande que la pratique diplomatique établie depuis quelques années soit respectée. Mardi, elle a fait savoir qu'elle était « en pourparlers » avec Washington sur ce sujet.

« Quels que soient les désaccords politiques avec l'administration américaine, nous restons des amis des Etats-Unis et cette amitié ne va pas s'étioler », a déclaré une porte-parole de la Commission européenne

Larry Ricky pour DayNewsWorld

 

UN TWEET DU PARTI POPULAIRE SOUHAITANT LA MORT DU CHEF DU GOUVERNEMENT FAIT SCANDALE EN ESPAGNE

La blague au goût plus que douteux du Partido popular (PP), une vidéo qui souhaite la mort du président du gouvernement Pedro Sanchez, a été prise au sérieux par l'exécutif espagnol qui, suite à sa diffusion, mercredi 5 janvier, a annoncé avoir saisi la justice.

Il s 'agit de déterminer si « ce tweet constitue un délit et si c'est le cas, pourvoir l'affaire en justice contre ses auteurs et ceux qui l'ont propagé ».

La vidéo a été postée la veille de l’Épiphanie, une fête très populaire en Espagne puisque c'est le jour où les enfants reçoivent leurs cadeaux, apportés par les Rois mages et non par le Père Noël comme en France.

Elle met en scène dans un sketch un homme lisant la liste de vœux de son fils assis sur ses genoux « Ma chanteuse préférée était Amy Winehouse, et vous me l'avez enlevée » dit le père, « mon acteur préféré était Robin Williams, et vous me l'avez enlevé.

Mon humoriste préféré était Chiquito de la Calzada, et vous me l'avez aussi enlevé.

Je vous écris juste une nouvelle lettre pour vous dire que mon Premier ministre préféré est Pedro Sanchez ».

Même si le message a été rapidement supprimé par le Parti populaire qui a reconnu une erreur, de nombreuses autres versions continuent de circuler sur le réseau social.

Alyson Braxton pour DayNewsWorld

ERIC DROUET

« SI LE REGIME VOULAIT EN FAIRE

UN HEROS ET UN SYMBOLE, C’EST FAIT »

ANGELA MERCKEL, CHANCELIERE ALLEMANDE

Le mouvement des gilets jaunes, né en France vers la mi-novembre n’est pas passé inaperçu, ni en Europe (pour preuve les dernières déclarations de la Chancelière allemande ci-dessus) ni dans le monde (pour preuve, des mouvements gilets jaunes sont apparus un peu partout sur la planète, au total et pour l’instant dans une vingtaine de pays).

Ce qui se passe en France depuis plusieurs semaines est donc, on le voit, examiné à la loupe, ce qui semble fondé, la France étant dans la culture et l’inconscient collectif des peuples de la planète le pays de la Révolution Française et de la Déclaration des Droits de l’Homme.

Depuis hier, la seconde arrestation d’Eric Drouet, l’un des leaders de gilets jaunes, l’initiateur du blocage des routes, qui porte depuis les revendications des gilets jaunes, le zoom s’est encore plus élargi, d’où le commentaire lucide et sévère de la Chancelière allemande.

Cette arrestation a fait passer en quelques heures, aux yeux de ses fans comme aux yeux de l’ensemble de l’opposition, Emmanuel Macron et  son chien de garde, Christophe Castaner dit Rintintin, Eric Drouet  comme une victime politique d’un pouvoir dictatorial.

La France pays des droits de l’Homme et du respect de toutes les Libertés serait donc devenue une dictature ?

L’accusation est grave mais les derniers événements semblent la confirmer. La France serait pour un grand nombre de Français devenue une dictature et Emmanuel Macron un dictateur qui prend ses opposants et surtout les Gilets jaunes pour des putschistes qui mettent en péril les intérêts fondamentaux de l’Etat et sa sécurité publique, rien que çà !

On a envie de les croire et de se joindre à eux, car depuis que le  motif de l’interpellation d’Eric Drouet a été connu, car on commence sérieusement à avoir mal à notre France.

Eric Drouet a été arrêté une première fois le  22 décembre 2018  à l’occasion de la 6ème mobilisation de gilets jaunes. Embarqué par la police sur ordre du Parquet qui n’est pas indépendant du pouvoir politique en France, comme on le sait et comme la CEDH en a plusieurs fois fait le reproche à l’Etat français, il a été présenté à un juge dans le cadre d’une procédure de comparution immédiate.

L’examen de l’infraction qu’aurait commise Eric Drouet a été fixée au 5 juin 2019 ; Eric Drouet aurait été arrêté Place de la Madeleine, muni d’un long bâton, ressemblant à ceux qu’utilisent les marcheurs lors de grandes randonnées ...

D’ici cette audience Eric Drouet a été placé sous contrôle judiciaire, un contrôle judiciaire qui ne lui interdisait pas de se promener dans Paris (contrairement  à ce que demandait le Parquet) mais seulement de porter sur lui des « armes » de catégorie D ?

C’est donc sûr de son droit et très légalement qu’Eric Drouet avait prévu de se rencontrer avec des amis dans un restaurant parisien après avoir allumé des bougies sur la Place de la Concorde à la mémoire des victimes de l’opération des gilets jaunes hier au soir 2 janvier 2019.

A l’heure où nous écrivons Eric Drouet est sorti libre de sa garde à vue, muni d’une convocation à comparaitre le 15 février 2019 devant le TGI de Paris. Le renforcement de son contrôle judiciaire n’a pas été évoqué pour l’instant.

Au vu de ces derniers événement l’heure nous semble  grave. Tout un chacun a déjà jugé les gilets jaunes légitimes à contester la politique menée depuis son élection par Emmanuel Macron.

Alors pourquoi vouloir embastiller des manifestants, jugés comme des opposants politiques ou de simples citoyens vivant normalement leur vie quotidienne dès l’instant  qu’ils expriment leur contestation des décisions qui les concernent et qui selon 75% des français les appauvrissent jour après jour et pose un vrai problème eu égard au respect des Droits Fondamentaux.

On n’entrera pas pour l’instant dans l’examen de la légitimité des revendications du mouvement des Gilets Jaunes. On restera seulement sur l’analyse factuelle de ce qui vient de se passer et qui se révèle choquant, le pouvoir politique français actuel cherchant d’évidence à criminaliser toutes les expressions démocratiques.

Le Droit de Manifester est garanti par la Déclaration Universelle des droits de l’Homme en son article 20 qui dit que :

« toute personne a droit à la liberté de réunion et d’association pacifique ; toute personne a la capacité de se rassembler et d’agir collectivement pour le développement démocratique, économique, social et personnel, l’expression des idées et de la citoyenneté engagée ».

Manifester est donc un droit et non une menace, surtout lorsque l’on n'est plus en état d’urgence.

Emmanuel Macron vient « de révéler l’amateurisme de son pouvoir » Hervé Morin. Il est devenu la risée dans le concert des nations. Selon le dernier rapport d’Amnesty International le pays ne cesse de donner des coups de canif dans les Libertés Publiques. Elle est sur ce point en recul constant.

Ces derniers événements vont inévitablement remettre les gilets jaunes au centre du débat politique.

Les gaulois réfractaires, fainéants, illettrés, alcooliques, grincheux, fouteurs de bordel, peste brune, séditieux, fumeurs de clopes , roulant au diesel , qui n’ont toujours pas compris la pensée profonde du chef de l’Etat sont en train de se révolter, en refusant la mondialisation heureuse...

Le pays semble aujourd’hui sans dessus dessous, en colère contre l’arrivée par effraction d’Emmanuel Macron à la présidence de la République…Le mouvement des gilets jaunes qui exprime tout cela va perdurer de toute évidence….

Que va-t-il se passer demain ?

Information de dernière minute : on vient d’apprendre que le responsable de la communication à l’Elysée, Sylvain Fort vient de démissionner.

Après le départ de Nicolas Hulot, de Gérard Collomb, on a l’impression que l’indignation gagne tout le monde, strate après strate. Ce que veut et ce que fait Emmanuel Macron et sa tribu LREM semble plus insupportable !

Que va-t-il donc rester dans quelque temps de la légitimité de ce gouvernement qui s’enfonce jour après jour dans l’impopularité ?

« That is the question »?.

Clara Mitchell pour DayNewsWorld

ALLEMAGNE LA BUNDESWEHR

POURRAIT RECRUTER DES SPECIALISTES

ETRANGERS DE L'UNION EUROPEENNE

Pour pallier le manque de candidats, l’armée allemande envisagerait de recruter des spécialistes issus de l’Union Européenne. Le chef d’État-major de la Bundeswehr, Eberhard Zorn, a confirmé jeudi 27 décembre cette possibilité qui a déjà été évoquée en 2016.

« La Bundeswehr a besoin de personnel […], nous devons regarder dans toutes les directions en période de pénurie de travailleurs qualifiés », a affirmé Eberhard Zorn au groupe de journaux régionaux Funke Mediengruppe.

Selon lui, le recrutement de spécialistes étrangers européens, notamment des médecins ou des ingénieurs, constitue « une option » envisagée par l’armée allemande. L’idée a déjà été évoquée en 2016 dans un rapport officiel.

Une idée également soutenue par le commissaire parlementaire aux forces armées allemandes, le social-démocrate Hans-Peter Bartels, selon lequel « beaucoup de soldats (ont déjà) des origines étrangères ou la double nationalité » et pour qui « la Bundeswehr ne serait pas une exception car nous avons déjà depuis longtemps des citoyens européens qui travaillent dans la police allemande », a-t-il ajouté auprès des journaux de Funke Mediengruppe.

Cette « option » impliquerait cependant une modification de la loi allemande, qui précise qu'un soldat de la Bundeswehr doit posséder la nationalité du pays. Selon Funke Mediengruppe, Berlin a déjà sondé ses partenaires européens. Si la République tchèque, la Suède, la Belgique et le Danemark ne se prononcent pas, la France, elle, se serait montrée réservée. La Bulgarie, la Roumanie, la Slovénie et la Grèce auraient pour leur part émis des doutes, craignant que leurs soldats potentiels soient attirées par un salaire plus élevé en Allemagne. « Nous devons bien entendu veiller à ne pas entrer en concurrence avec nos homologues européens », a reconnu Eberhard Zorn.

La Bundeswehr s’intéresserait prioritairement aux citoyens européens vivant déjà en Allemagne. Les candidats devront parler allemand, présenter un certificat de bonne conduite de la police et déclarer leur allégeance à l’État allemand, selon Funke Mediengruppe.

Confrontée au vieillissement de sa population et à une pénurie grandissante de main-d’œuvre, l’Allemagne est par ailleurs sur le point de se doter d’une loi sur l’immigration pour faciliter le recrutement de travailleurs extra-communautaires.

Alize Marion pour DayNewsWorld

LE PACTE MONDIAL SUR LES MIGRATION A EU RAISON DU PREMIER MINISTRE BELGE

Le pacte pour les migrations de l'Onu, qu'a soutenu la Commission européenne, a eu raison eu raison du gouvernement belge en place depuis 2014 : le Premier ministre libéral Charles Michel a jeté l'éponge mardi soir. Au terme d'un bras de fer de plusieurs semaines il avait appelé mardi 18 décembre à former une «coalition de bonne volonté» mais en vain.

«Mon appel n'a pas été entendu. Je prends donc la décision de présenter ma démission et mon intention est de me rendre chez le roi immédiatement», a déclaré Charles Michel depuis le Parlement.

Le roi Philippe a annoncé qu'il tenait «sa décision en suspens» souhaitant consulter les chefs de partis à partir de ce mercredi matin. Nul doute qu'il ait envisagé de maintenir Charles Michel à la tête d'un gouvernement chargé d'expédier les affaires courantes à cinq mois seulement des élections législatives.Si un gouvernement d’affaires courantes ne peut plus exercer la plénitude de ses attributions il évite cependant un vide institutionnel...

Si la Belgique traverse cette énième crise, c'est en raison des oppositions autour du pacte pour les migrations de l'Onu. En effet la coalition au pouvoir associant depuis octobre 2014 libéraux et démocrates-chrétiens aux nationalistes flamands de la N-VA s’est effondrée le 9 décembre sur le dossier de la migration.

Les nationalistes flamands, première force politique à la Chambre avec 31 députés sur un total de 150, qui s'opposaient à l'adoption par la Belgique du pacte Marrakech, ont quitté le gouvernement, privant ainsi le Premier ministre d'une majorité à la Chambre des députés.

Dans ce contexte, le budget 2019 avait peu de chance de passer. Depuis son départ du gouvernement, la N-VA continuait de monnayer son soutien au gouvernement belge devenu minoritaire. Les nationalistes flamands souhaitaient voir le gouvernement rouvrir des discussions constitutionnelles sur le pouvoir des communautés, ce que le Premier ministre a jugé «inacceptable».

«J'ai constaté qu'il y avait des conditions nouvelles qui menaçaient de lancer le pays dans une fuite en avant confédérale et des élections anticipées. Nous n'avons pas accepté ces conditions. Le trait est tiré», a-t-il dit mardi après-midi devant les députés. Plusieurs partis d'opposition exigeaient également qu'il organise un vote de confiance pour juger de la capacité du gouvernement à poursuivre son travail jusqu'aux législatives, prévues fin mai. Charles Michel s'y était refusé si bien que l'opposition avait l'intention de déposer une motion de censure.

Le roi Philippe va tenter de trouver une solution à cette énième crise politique.

La Belgique détient un record mondial en matière de crises gouvernementales. Entre juin 2010 et décembre 2011, le royaume de 11 millions d’habitants avait tenu 541 jours sans gouvernement de plein exercice.

Alyson Braxton pour DayNewsWorld

 

HONGRIE MANIFESTATION CONTRE VIKTOR ORBAN

Des milliers de Hongrois ont manifesté dimanche à Budapest contre la politique du Premier ministre national-conservateur Viktor Orban. En cause : une loi controversée assouplissant le droit du travail, adoptée quelques jours plus tôt.

Le texte porte à 400 par an - soit l'équivalent de deux mois de travail - le nombre d'heures supplémentaires qu'un employeur pourra exiger de ses salariés .

Non seulement ces heures travaillées pourront être payées dans un délai de trois ans mais elles ne bénéficient d'aucune majoration. Si pour Viktor Orbán, cette loi permet aux salariés d'augmenter leurs revenus tout en répondant au besoin de main-d’œuvre dans un pays en plein essor économique, les contestataires, eux, y voient une « loi esclavagiste ».

Les manifestants ont également demandé l'abrogation d'une autre loi adoptée le 12 décembre qui acte la création d'un nouveau tribunal sous le contrôle du ministère de la justice. Ses juges sont nommés par le ministre lui-même au mépris du principe de séparation des pouvoirs. Les dossiers sensibles comme les appels d'offre publics ou les contentieux électoraux font partie de leurs compétences.

S' ajoute à ces deux revendications une troisième, l'indépendance et l'objectivité des médias publics accusés d'être un organe de propagande du pouvoir en place. Lundi matin, deux députés de l'opposition, Akos Hadhazy et Bernadett Szél, anciens membres du parti vert LMP et connus en Hongrie pour leur travail anticorruption, ont été expulsés de la télévision publique MTVA alors qu'ils voulaient lire leur pétition.

Le mouvement, le plus important depuis 2017 et la loi contre l'Université financée par le milliardaire libéral américain George Soros, se poursuit aujourd'hui et gagne la province, notamment Szeged dont le maire socialiste a demandé aux entreprises du pays de boycotter la loi travail.

Fait sans précédent depuis la victoire de Viktor Orbán en 2010, tous les partis d'opposition, des mouvements alternatifs comme 4K! ou Momentum au Jobbic, l'extrême droite hongroise, en passant par les socialistes et les libéraux, ont défilé côte à côte.

Pour de nombreux participants cette mobilisation, organisée de façon informelle sur les réseaux sociaux, tourne à la contestation anti-Orbán.

Joanne Courbet pour DayNewsWorld

BREXIT LA MENACE D'UN NO DEAL OU VERS UN SECOND REFERENDUM

La rumeur circule. Plusieurs membres du gouvernement britannique considèrent que l’accord de sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne est « mort », après l’échec des nouvelles discussions de la Première ministre, ce jeudi à Bruxelles. Jeudi 13 décembre , l'insubmersible Theresa May qui est allée plaider une renégociation de l'accord du Brexit avec les 27 États membres de l'Union européenne, s'est heurté à l'inflexibilité des 27.

« On ne peut pas rouvrir un accord juridique, on ne peut pas renégocier ce qui a été négocié pendant plusieurs mois », a martelé Emmanuel Macron.

Aux ministres britanniques de discuter des différentes options de sortie de crise. Si certains appellent à un second référendum, d’autres sont prêts à un « no deal », un Brexit sans aucun accord juridique.

Mais le « no deal » poserait d'énormes difficultés, tant pour l'Union européenne que pour le Royaume-Uni. Quels serait le statut des milliers d'Européens résidant Outre-Manche, ainsi que tous les Britanniques vivant dans l'Union européenne ? Un « no deal » signifierait l'absence d' accord économique entre les 27 et leur ancien partenaire alors que le contrôle serait rétabli aux frontières.

Et le rétablissement d'une frontière entre l'Irlande du Nord, qui doit lui permettre de rester dans le marché unique, d'avec la République d'Irlande rallume de vieilles craintes. De plus l' Ecosse, qui a majoritairement voté contre le Brexit, pourrait revendiquer son indépendance menaçant alors l'intégrité du Royaume -Unis.

C' est pourquoi Theresa May a toujours agité la menace du « no deal » pour convaincre les députés britanniques d'accepter son accord obtenu au forceps, au prix de dix-huit mois de négociations. « C'est le meilleur possible, le seul possible », a-t-elle martelé devant le Parlement le 25 novembre dernier.

Entre cet accord inacceptable pour beaucoup et un « no deal » aux conséquences désastreuses une autre voie pourrait encore se profiler : celle d'un second referendum,  option brandie par les anti-Brexit .

« Si le Parlement ne peut pas se décider, il doit s'en remettre au peuple. », a écrit l'ancien Premier ministre travailliste Tony Blair vendredi.

Alyson Braxton pour DayNewsWorld

REPORT DU VOTE SUR LE BREXIT AU ROYAUME-UNI

Le vote du Parlement britannique sur l'accord du Brexit est reporté, a annoncé la Première ministre britannique Theresa May, lundi 10 décembre.

« Nous allons reporter le vote prévu demain » mardi, a dit Theresa May, soulignant que les députés britanniques demeuraient particulièrement opposés à la solution trouvée pour éviter le retour d’une frontière physique entre la province britannique d’Irlande du Nord et la République d’Irlande, dite solution du backstop.

Theresa May a annoncé cette décision lors d’une déclaration très attendue ce lundi devant les députés britanniques.

Alors que la Première ministre d'Ecosse Nicola Sturgeon voit dans ce report « un pathétique acte de lâcheté » de la part d'un gouvernement qui « s'effondre en plein chaos », tandis que le dirigeant du Parti travailliste, Jeremy Corbyn, quant à lui, estime que le Royaume-Unis n'a plus de «  gouvernement qui fonctionne ».

La dirigeante britannique se rendra en fin de semaine pour un sommet européen dans l'espoir de relancer les négociations avec Bruxelles.

« J'irai voir mes homologues des autres pays membres [de l'Union européenne] pour discuter avec eux des préoccupations exprimées par cette assemblée», a-t-elle déclaré.

Mais pour la Commission européenne, l’accord conclu fin novembre est « le meilleur qui soit et le seul possible », a insisté ce lundi la porte-parole adjointe de l’institution, Mina Andreeva.

Theresa May a averti si que ces nouvelles discussions à Bruxelles débouchaient sur un échec, le gouvernement britannique accélérerait «ses préparatifs» pour sortir de l'Union européenne.

Une sortie de l'UE sans accord est le pire scénario que puissent envisager les milieux économiques britanniques.

«À moins d'un accord adopté rapidement, le pays risque de glisser dans une crise nationale», alerte Carolyn Fairbairn, directrice de l'organisme patronal Confederation of British Industrie. Le report à fait plonger la livre à 1,25 dollar et 1,10 euro.

A moins que le Royaume-Uni fasse le choix de ne pas sortir de l'Union européenne en renonçant unilatéralement au Brexit,, comme l'y autorise l'arrêt de la Cour de justice de l'Union européenne (CJUE) rendu lundi 10 décembre 2018. Un argument pour les non-Brexiter.

Jaimie Potts pour DayNewsWorld

FIN DE REGNE DIFFICILE POUR ANGELA MERKEL

Angela Merkel avait annoncé en octobre son intention de quitter la présidence du parti après les piètre résultats des élections en Bavière et en Hesse. C'est chose faite. Après 18 ans de règne sans partage, la chancelière a laissé ce vendredi la présidence de la droite allemande à Annegret Kramp-Karrenbauer.

Présentée comme la « dauphine » de la chancelière allemande, Annegret Kramp-Karrenbaue a convaincu les 1001 grands électeurs de la CDU réunis ce week-end à Hambourg avec 52 % des voix (517 votes des délégués) au second tour. Elle s’est ainsi imposée devant l’ambitieux ministre de la Santé Jens Spahn et, dans un second tour très serré, face au libéral Friedrich Merz.

En élisant « AKK », comme l’a baptisée la presse allemande, les 1 001 délégués du parti présents au 31e congrès de la CDU ont fait le choix de la continuité.

La nouvelle présidente de la CDU , souvent qualifiée de « Mini-Merkel » a d'ailleurs été appelée en début d’année à Berlin par la chancelière pour devenir secrétaire générale du CDU. Pour Mme Kramp-Karrenbauer la CDU doit aussi rester un « grand parti populaire du centre » (Volkspartei der Mitte) et ne doit pas céder aux sirènes du populisme pour récupérer les voix qui auraient voté pour la droite Alternative pour l’Allemagne (AfD). Elle a soutenu la chancelière Angela Merkel dans son accueil des réfugiés au noms des « valeurs chrétiennes » .« AKK » partage également avec Mme Merkel un réel pragmatisme et un goût certain pour les compromis. Elue pour la première fois ministre-présidente de la Sarre, en 2011, elle a formé ainsi formé une coalition avec les écologistes et les libéraux pour s'allier un an plus tard, après le départ des libéraux de sa majorité, avec les sociaux-démocrates .

Mais si elle partage certaines positions avec la chancelière, elle n'a pas manqué ces derniers mois, d'affirmer sa propre identité politique. Si elle a soutenu la politique d’accueil des réfugiés, elle s'est cependant montrée très ferme dans les reconduites à la frontière de demandeurs d’asile déboutés. Elle veut interdire de séjour des demandeurs d’asile condamnés par la justice, non seulement en Allemagne mais dans l’ensemble de l’espace Schengen et revenir sur la loi de 2014 qui autorise la « double nationalité » pour les non-ressortissants de l’Union européenne (UE)

Elle se distingue également de la chancelière par son son scepticisme sur le mariage pour tous, sa proposition d'un retour du service militaire, mais aussi par son combat pour les petites retraites.

La cohabitation avec AKK pourrait permettre à Angela Merkel une fin de mandature plus calme qu'elle  l'aurait été avec Friedrich Merz même si la courte victoire d'"AKK" face à son rival augure des lendemains compliqués.

Andrew Preston pour DayNewsWorld

 

UNE PAGE SE TOURNE EN ALLEMAGNE

AVEC L'ELECTION D' UN NOUVEAU

PRESIDENT DE LA CDU/CSU

C'est un règne de plus de 18 ans qui prend fin vendredi 7 décembre. Angela Merkel qui a tiré les conséquences des défaites électorales de son parti à l'automne, avait annoncé son départ de la présidence du parti chrétien-démocrate.

Ces 18 années à la tête de la CDU ont conduit à une modernisation du parti chrétien démocrate. Malgré l’adoption d’un programme libéral au départ, la chancelière a gouverné par la suite en jetant par-dessus bord certains principes ancrés dans les textes et les gênes de la CDU : le SMIC, les crèches pour les enfants, le travail des femmes, le service militaire notamment. Si ce tournant dans la politique de la CDU insufflé par Angela Merkel a permis à ce dernier de nouvelles alliances et l'ouverture à de nouveaux électeurs, il a cependant déplu aux tenants des valeurs traditionnelles et catholiques de l’Allemagne rhénane. Et l'accueil d'un millions de réfugiés à partir de 2015 n'a fait qu’accroître la fronde des plus conservateurs et de l’aile libérale du parti.

L'enjeu du scrutin, qui se joue ce vendredi, est important pour l’avenir de l’Allemagne, de l’Europe et de la communauté internationale. En effet les 1 001 délégués de l’Union chrétienne-démocrate (CDU) qui se réunissent en congrès à Hambourg, vendredi 7 et samedi 8 décembre, n’éliront pas seulement le successeur d’Angela Merkel à la tête du parti mais également celui ou celle qui aura toutes les chances de devenir le prochain ou la prochaine candidat(e) dans la course à la chancellerie de 2021.

Pour succéder à la chancelière, dont la longévité politique est due particulièrement à son sang-froid et pragmatisme dans la gestion des crises, notamment celle de 2009, trois candidats sont en lice . Annegret Kramp-Karrenbauer, Friedrich Merz et Jens Spahn. Deux possèdent leur chance de l’emporter , le dernier cité faisant figure d'outseider.

Annegret Kramp-Karrenbauer , 56 ans, baptisée AKK par les Allemands, fait figure de favorite d'Angela Merkel qui l'a déjà fait élire cette année secrétaire générale de la CDU. Ancienne ministre-présidente du petit Land de la Sarre, elle est classée à l'aile gauche de la CDU. Conservatrice, elle est néanmoins soutenue par des ouvriers catholiques. Elle a défendu l'idée d'imposer les riches à 53 % alors que le SPD et les Verts ne proposaient que 49 %.

Friedrich Merz. 63 ans, avocat d'affaires très conservateur, s'est toujours montré très critique envers la chancelière qui l'avait évincé en 2002 du poste de chef du groupe parlementaire CDU/CSU. Il lui reproche notamment d'avoir fait dériver ce vieux parti conservateur à gauche et d'avoir laissé entrer en Allemagne un flot incontrôlé de demandeurs d'asile provocant la montée en puissance de l'AfD, le nouveau parti populiste. Il prône un retour à une droite conservatrice.

Jens Spahn, 38 ans, le plus jeune des trois prétendants au trône, n’a quasiment aucune chance de l’emporter, mais compte bien se placer pour la suite. Jens Spahn plaide pour un renouvellement de génération à la tête du parti. Tout à la fois catholique pratiquant et homosexuel -il s’est marié avec son compagnon en décembre 2017-, il défend lui aussi une grande fermeté sur l’immigration et s’oppose ouvertement à la chancelière sur la question des réfugiés. Cette dernière le nomme ministre de la Santé en mars dernier au sein de sa grande coalition dans l'espoir de l’assagir.

Catholiques, les trois candidats sont des enfants de la République fédérale d’Allemagne (RFA), incarnant une autre Allemagne que celle d'Angela Merkel,  fille de pasteur protestant élevée à l’est du rideau de fer et élue de Mecklembourg-Poméranie-Occidentale, l’un des Länder issus de l’ex-République démocratique allemande. La CDU renoue ainsi avec ses racines géographiques et culturelles.

Il restera une grande question à l'issue de ce congrès. Si le vainqueur du scrutin est en opposition avec les idées de la chancelière, pourra-t-elle rester à la tête de l'Allemagne jusqu'en 2021 comme elle l'entend ?

Joanne Courbet pour DayNewsWorld

L'EXTREME-DROITE FAIT UNE PERCEE AU PARLEMENT REGIONAL ANDALOU

En Espagne, l’entrée de l’extrême droite au Parlement andalou ébranle le paysage politique.

Une première depuis la mort du dictateur Franco. Depuis la fin de la transition démocratique, en 1982, et la dissolution du mouvement franquiste Fuerza Nueva, aucun parti d’extrême droite n’avait plus siégé dans un Parlement espagnol, régional ou national. C'est la fin d'une exception.

Le parti d’extrême-droite Vox a en effet obtenu un résultat inattendu aux élections andalouses, dimanche 2 décembre, avec 11 % des voix et 12 sièges (sur 109) au Parlement régional tandis que le parti socialiste ouvrier espagnol (PSOE) a accusé une baisse historique tombant 47 à 33 sièges. Des résultats qui, pour le PSO semble obérer toute possibilité d'obtenir la majorité avec ses alliés de la gauche radicale . C'est un camouflet pour le Premier ministre socialiste Pedro Sanchez dans cette région historiquement dirigée par la gauche depuis 1982.

« Les Andalous ont fait l'histoire (...) et se sont débarrassés de 36 ans de de régime socialiste », a lancé son chef Santiago Abascal, en célébrant son « triomphe ».

La percée de ce petit parti parti populiste né en 2003 permet de faire basculer l'Andalousie à droite après 36 ans de domination de la gauche .

Dans cette région méridionale de l'Espagne minée par le chômage et la corruption, Vox a fait campagne contre l'immigration illégale  prônant la construction de hauts murs à Ceuta et Melilla, deux enclaves entre le Maroc et l'Espagne qui sont des points de passage pour des milliers d'immigrants clandestins.

Défendant l'interdiction des partis indépendantistes catalans, cette petite formation veut même supprimer l'autonomie des régions au nom des économies budgétaires et de la défense de l'unité de l'Espagne. Marquant un net recul pour les droits des femmes, elle milite pour l'abolition de la loi contre la violence machiste.

En reprenant à son compte le slogan trumpien « Hagamos España grande de nuevo » (« Faisons de l'Espagne un grand pays à nouveau »),

L'émergence de Vox dans un des rares pays d’Europe jusqu’alors resté hostile à l'extrême-droite a été salué par la présidente du Rassemblement national, Marine Le Pen, qui a envoyé sur Twitter ses « vives et chaleureuses félicitations à [ses] amis de Vox ».

Britney Delsey pour DayNewsWorld

ACCORD SUR GIBRALTAR OBTENU AU FORCEPS

PAR L'ESPAGNE DE L'UNION EUROPEENNE

Le gouvernement espagnol faisait planer la menace d’un veto si une solution n’était pas trouvée à propos de l’enclave britannique de Gibraltar . Mais le dernier obstacle à la conclusion d’un accord entre Londres et les 27 pays de l’Union européenne sur le Brexit a été levé.

Madrid n’a en effet jamais renoncé officiellement à ses revendications historiques sur Gibraltar, colonie britannique cédée en 1713 par le traité d’Utrecht, qu’elle considère comme un paradis fiscal.

Le premier ministre espagnol, Pedro Sanchez, a annoncé samedi 24 novembre que l’Espagne avait enfin obtenu « un accord sur Gibraltar ». territoire britannique situé à l’extrême sud de la péninsule ibérique, qui en revendique la souveraineté. C'est un territoire d´une superficie de 6,8 km2 qui possède une frontière terrestre avec l’Espagne longue de 1200 m et 12 km de côtes

En conséquence, « L’Espagne a levé son veto et votera en faveur du Brexit », a annoncé le chef du gouvernement espagnol, dans une déclaration en direct à la télévision

Le président du gouvernement espagnol, Pedro Sánchez, a décidé de débloquer l’accord sur le Brexit après avoir reçu une «triple garantie» de nature politique, avec trois engagements écrits, dont une déclaration des 27 et de la Commission européenne pour que toute négociation future sur Gibraltar ait l’approbation préalable de l’Espagne.

Les garanties ont été obtenues «par écrit». «Le Conseil européen et la Commission européenne ont exclu que l’article 184, qui faisait l’objet du litige, s’applique aux futures relations de Gibraltar avec l’UE, même dans le domaine territorial.»

Pour le président du gouvernement, Pedro Sánchez, «c´est la chose la plus importante».

«Les relations politiques, juridiques et même géographiques passeront par l’Espagne», a-t-il dit. Cette relation future a fait l’objet d’une «déclaration politique» séparée de l’accord de divorce, qui a également été approuvée par le Conseil européen, négocié pendant 17 mois entre Londres et l'Union européenne, ratifié hier à Bruxelles par les dirigeants des 27.

Parallèlement à l’accord de retrait du Royaume-Uni de l´Union européenne et la déclaration politique qui désigne les bases des relations futures entre les deux parties, les 27 pays de l’Union ont apporté leur soutien politique aux déclarations du Conseil européen et de la Commission européenne sur la question de Gibraltar.

«Gibraltar n’est pas simplement un territoire à décoloniser, tel que reconnu par la loi internationale et les Nations unies, mais aussi une question de souveraineté nationale et de l´intégrité territoriale», a déclaré le socialiste Pedro Sanchez, à une semaine des élections régionales andalouses

Au début des années 1960, le gouvernement espagnol a soulevé la «question de Gibraltar» devant le Comité des Nations unies pour la décolonisation. L’Assemblée générale a adopté les résolutions 23-53-10 de 1967, qui favorisent le début des pourparlers entre l’Espagne et le Royaume-Uni pour mettre fin à la situation «coloniale» de Gibraltar, tout en préservant les intérêts du peuple de Gibraltar. Quelques temps plus tard, en mai 1968, afin de protester contre le référendum de l´autodétermination de Gibraltar organisé par le Royaume-Uni, le général Franco avaient fait fermer la frontière entre l’Espagne et le rocher. La frontière ne rouvrira que le 1er janvier 1985.

Pour autant, l’Espagne ne prétend pas récupérer la souveraineté sur Gibraltar.

D’autant que les habitants du « Rocher » ont déjà voté par référendum sur la possibilité d’établir une co-souveraineté espagnole et britannique en 2002. Ils l’ont rejetée à plus de 98 %.

En 2016, Gibraltar, consciente des bénéfices qu’elle tire de son appartenance à l’UE, avait voté presque unanimement contre le Brexit à 96 %.

Garett Skypott pour DayNewsWorld

 

CELEBRATION D'UNE MESSE AVEC LES PAUVRES

PAR LE PAPE FRANCOIS

Le pape François a dénoncé dimanche le «vacarme des quelques riches» qui rend inaudible «le cri des pauvres».

C’est la deuxième Journée mondiale des pauvres, ce dimanche.

Dans ce cadre, le souverain pontife a célébré la messe à la basilique Saint-Pierre de Rome en présence de 6 000 personnes pauvres. Dans son homélie, le Pape a souligné que « l’injustice est la racine perverse de la pauvreté ».

«Le cri des pauvres devient chaque jour plus fort, mais chaque jour moins écouté, dominé par le vacarme de quelques riches, qui sont toujours moins nombreux et toujours plus riches», a-t-il fustigé.

«Demandons la grâce d'entendre le cri de celui qui vit dans des eaux tumultueuses», a-t-il ajouté.

«C'est le cri des nombreux Lazare qui pleurent, tandis qu'une poignée de riches fait des banquets avec ce qui, en justice, revient à tous».

Le pape doit ensuite partager au Vatican le repas de 3000 personnes démunies.

Le Vatican propose également des soins médicaux gratuits comme l'an passé, où à l'occasion de la première Journée mondiale des pauvres plus de 600 personnes avaient ainsi été traitées.

Des initiatives similaires doivent se tenir dans différents diocèses en Italie et dans le monde.

Depuis le début de son pontificat en 2013, le pape n'a de cesse de dénoncer la «mondialisation de l'indifférence» et dit vouloir une «Eglise pauvre pour les pauvres», d'où le nom de François, le «poverello» d'Assise.

Alyson Braxton pour DayNewsWorld

 

LE BREXIT DANS LA TOURMENTE

Après des mois de discussions l'Union européenne et le Royaume-Uni sont enfin parvenus à un projet d'accord sur le Brexit. Ce document de cinq-cent quatre-vingt-cinq pages a été approuvé par le Conseil des ministres de Theresa May.

Un pas décisif et un succès pour Theresa May ?

« Les choix que nous avions étaient difficiles, en particulier en ce qui concerne l'Irlande du Nord », a souligné la dirigeante, avant d'ajouter :

« Je pense que le projet d'accord de sortie est le meilleur possible ».

Il va permettre au Royaume-Uni de reprendre le contrôle de « notre argent, nos lois et nos frontières, mettra fin à la liberté de mouvement, protégera les emplois, la sécurité et notre union », a assuré Theresa May.

Le problème épineux de frontière entre l'Irlande et l'Irlande du Nord semble résolu puisque les Accords de paix de 1998 sont préservés avec « un territoire douanier unique » entre l'UE et le Royaume-Uni, au sein duquel les marchandises britanniques auront « un accès sans taxe et sans quotas au marché des 27 ».

En outre, l'Irlande du Nord restera alignée sur les normes du marché unique « essentielles pour éviter une frontière dure ».

Les droits des citoyens européens établis au Royaume-Uni et les citoyens britanniques établis dans un Etat membre de l'Union avant la fin de la période de transition restent préservés.

Enfin l'accord prévoit une période de transition renouvelable une fois permettant aux citoyens, aux administrations et aux entreprises de s'adapter avant la mise en œuvre de la relation future entre l'UE et le Royaume-Uni. La sortie officielle du Royaume-Uni étant prévue le 29 mars 2019.

Mais Theresa May se voit confrontée à une violente crise politique. Elle perd ce jeudi 15 novembre son second ministre du Brexit, Dominic Raab, sa ministre du Travail, Esther McVey, et plusieurs secrétaires d'Etat. Son parti, le Parti conservateur reste très divisé sur la question avec d'un côté les partisans d'un Brexit sans concessions et de l'autre les europhiles attachés à l'UE.

Pour la locataire du 10 Downing Street « Le choix qui nous est proposé est clair: c'est soit cet accord, soit l'absence d'accord ou alors l'absence de Brexit tout court » .

Rien n'est encore joué. Le texte doit encore être validé au Parlement, et un bras de fer attend Theresa May.

Jenny Chase pour DayNewsWorld

FORUM DE LA PAIX

LE CHOIX DU MULTILATERALISME

Quelques heures après les commémorations internationales organisées à l'occasion du centenaire de l'armistice du 11-novembre, le président français Emmanuel Macron a ouvert dimanche 11 novembre le premier Forum de Paris sur la paix.

Présent lors de la cérémonie à l'Arc de Triomphe, le président américain Donald Trump a choisi de ne pas assister à ce forum.

A la place, il s'est rendu au cimetière américain de Suresnes (Hauts-de-Seine), juste à côté de Paris, pour rendre hommage à ses concitoyens tombés au front.

Le président américain a tenu à marquer sa différence.

Alors que Donald Trump défend le nationalisme qui sauve les peuples, Emmanuel Macron se veut le héraut du multilatéralisme et de la gouvernance globale pour maintenir la paix.

« L'histoire retiendra sans doute une image, celle de 84 chefs d'État et de gouvernement [et dirigeants d'organisations internationales] réunis, alors qu'hier ils représentaient des nations belligérantes, » a-t-il déclaré dans la grande Halle de la Villette en faisant référence à la cérémonie de l'Arc de Triomphe. « Mais ce qui demeure incertain pour l'avenir, c'est la façon dont sera interprétée cette image. Sera-t-elle le symbole éclatant d'une paix durable entre les nations, ou au contraire la photographie d'un dernier moment d'unité, avant que le monde ne sombre dans un nouveau désordre ? », a-t-il questionné.

Cent ans après une guerre qui a déchiré l'Europe avec près de 10 millions de morts parmi les soldats et plus de 8 millions chez les civils, le chef d'État français a proposé un moment d'échanges pour rappeler la nécessité de défendre et de renforcer le multilatéralisme mondial.

Ce forum va rassembler trois jours durant les acteurs de la gouvernance mondiale :

Etats, organisations internationales, ONG et fondations ou encore groupes citoyens. « Il y a cent ans, nous n'avons pas réussi à gagner la Paix, car la France et l'Allemagne ont continué à se diviser », a ajouté Emmanuel Macron. Symboliquement, le forum a donc été ouvert conjointement par la chancelière allemande Angela Merkel. Dans son discours, elle a aussi rappelé la période sombre qu'a vécu l'Europe, il y a cent ans.  Elle a, qui plus, exprimé toute son inquiétude quant à la situation actuelle dans le monde.

« La paix que nous avons aujourd'hui, qui nous paraît parfois évidente, est loin d'être évidente. Il faut que nous nous battions pour elle ».La paix pourrait être balayée par les intérêts propres de certains.

« Le projet européen de paix est de nouveau remis en question. Certains sont prêts à faire prévaloir leurs intérêts propres même en usant de la violence », a précisé la chancelière allemande qui a également évoqué le conflit syrien, mais aussi la guerre au Yémen, « la plus grande catastrophe humanitaire actuelle ». « Le mutisme a été l'une des raisons qui a conduit à la catastrophe, à la Première Guerre mondiale », a-t-elle insisté en demandant aux dirigeants mondiaux d'agir.

Au tour ensuite du secrétaire général des Nations unies de lancer un plaidoyer en faveur du multilatéralisme. « Le multilatéralisme n'est pas une espérance, mais plus que jamais une nécessité », a défendu Antonio Gutteres., avant de mettre en garde contre un « engrenage » géopolitique semblable à celui qui mena à la Première Guerre mondiale et à celui des années 1930.

Ce centenaire dans la capitale française a été marqué par la prise de conscience de la montée des périls. La situation géopolitique s'avère très tendue...

Alize Marion pour DayNewsWorld

COMMEMORATION DU 11 NOVEMBRE

LA PAIX PLUS HAUT QUE TOUT

A l’invitation d’Emmanuel Macron quelques 80 chefs d'Etat sont à Paris, dimanche, pour commémorer le centenaire de l'armistice. Cette journée clôt le périple présidentiel consacré à la fin de la Première Guerre mondiale.

Emmanuel Macron a alors prononcé un discours vibrant de solennité.

« Peuples du monde entier sur cette dalle sacrée, voyez tant de dirigeants rassemblés. Chacun d’eux est le visage de cette espérance pour laquelle une jeunesse accepta de mourir.

Celle d’un monde où la parole doit parler plus fort que le fracas des armes. […]

Le gage d’une harmonie enfin possible.

Cela s’appelle l’amitié entre la France et l’Allemagne.

Cela s’appelle l’Union européenne, une union librement consentie.

Cela s’appelle l’Organisation des Nations unies. »

«  Faisons, une fois de plus, ce serment des nations de placer la Paix plus haut que tout.

Car nous en savons le poids et les exigences. Nous tous, dirigeants politiques, nous devons réaffirmer notre immense responsabilité.

Celle de transmettre à nos enfants le monde dont nous avons rêvé.

Ensemble, nous pouvons conjurer les menaces.

Vive la Paix entre les peuples et les États. »

Dans son allocution il a aussi critiqué le nationalisme, marque de fabrique de Donald Trump, qui écoutait le président français aux côtés des autres chef s d'Etat ou de gouvernement.

« Le patriotisme est l'exact contraire du nationalisme.

Le nationalisme en est sa trahison », a dit le président français.

« Souvenons-nous ! N'oublions pas ! » a encore plaidé Emmanuel Macron, « cent ans après un massacre dont la cicatrice est encore visible sur la face du monde »

« Puisse ce rassemblement ne pas être seulement celui d'un jour ».

Puis Emmanuel Macron, après le Boléro de Ravel, a ravivé la flamme du Soldat inconnu.

Britney Delsey pour DayNewsWorld

 

CENT ANS APRES L'ARMISTICE DE 1918

UNE COMMEMORATION HISTORIQUE

AVEC EMMANUEL MACRON ET ANGELA MERKEL

Une commémoration historique avec Angela Merkel et Emmanuel Macron a eu lieu samedi 10 novembre en forêt de Compiègne (Oise) en présence des deux dirigeants.

L'image de la cérémonie du 10 novembre en hommage à l'armistice du 11 novembre 1918 restera dans les mémoires celle d'Emmanuel Macron et d'Angela Merkel se serrant les bras.

Tous deux ont dévoilé une plaque commémorant le centenaire de l'armistice.

La France et l'Allemagne sont côte à côte dans la clairière de Rethondes (Oise) :c'est ici que le 11 novembre 1918 fut signé l'armistice de la Grande Guerre dans un wagon-restaurant. Aujourd'hui ce lieu devient le symbole de l'amitié entre l'Allemagne et la France.

La cérémonie s'est voulu sobre et mémorielle :

une revue des troupes de la brigade franco-allemande, un dépôt de gerbe, la sonnerie aux morts et l'interprétation des hymnes allemand, français et européen.

Emmanuel Macron et Angela Merkel ont signé le livre d'or dans une réplique du wagon où a été conclu l'armistice.

Il faut « ne rien céder aux passions tristes, aux tentations de la division », a déclaré le président français, répétant son message hostile à la montée des populismes en Europe.

Puis bain de foule avec des jeunes gens.

Entre deux photos, ils les mettent en garde contre la montée des populismes. C'était la première fois qu'un dirigeant allemand et un chef d'État français se retrouvaient dans cette clairière depuis 1945.

Une image de l' amitié franco-allemande confirmée ce samedi.

Jaimie Potts pour DayNewsWorld

 

UNE EUROPE DE LA DEFENSE

OU L'ARLESIENNE

En cette veille de 11-Novembre, l'heure devait être à la commémoration de la paix. C'était sans compter sur le caractère imprévisible du président américain. Le président des États-Unis a jugé « très insultants » les propos d’Emmanuel Macron concernant la nécessité pour l'Europe de se doter d'une armée commune, afin de se défendre contre les grandes puissances comme les États-Unis et la Chine.

« Le président de la France Macron, a suggéré que l'Europe se dote de sa propre armée pour se protéger des États-Unis, de la Chine et de la Russie. Très insultant mais peut-être que l'Europe devrait d'abord payer sa part à l'OTAN que les États-Unis subventionnent largement », a écrit Donald Trump. .

La demande d'un meilleur «partage du fardeau» constitue une demande récurrente de Donald Trump qui, depuis son accession à la Maison-Blanche, n'a de cesse d'accuser ses alliés de l'Otan notamment de vivre aux crochets de Washington sur les questions de défense.

Emmanuel Macron tout sourire a accueilli Donald Trump, samedi 10 novembre, à l’Élysée. «Nous célébrons ici l'amitié entre nos peuples, nos armées, et la formidable solidarité qu'il y a eu entre nous qui sommes parmi les plus vieux alliés du monde», a-t-il déclaré. Puis sur le dossier de la défense européenne, Donald Trump a nuancé son tweet:

«J'apprécie énormément ce que vous avez dit concernant le partage du financement de la défense. Nous souhaitons que l'Europe soit forte, nous devons travailler de manière efficace afin de renforcer l'Europe, c'est ce que nous souhaitons tous […] Nous pensons que le plus important, c'est l'équité.

À l'heure actuelle, ce sont les États-Unis qui payent pour protéger l'Europe.»

Il n'existe pour l'heure aucune armée européenne supranationale. Le sujet, récurrent, reste miné car il touche au cœur la souveraineté des États membres.

D'ailleurs l'annonce récente par la Belgique d'acquérir pas moins de 34 appareils américain type F35 d’ici 5 ans au détriment des deux avions européens en lice signifie bien que les Pays-Bas restent une tête de pont fidèle aux intérêts de l’Amérique et au lien atlantiste.

On est encore loin d'une Europe de la Défense...

Alize Marion pour DayNewsWorld

 

LE DILEMME D'ANGELA MERKEL

CHANCELIERE ALLEMANDE

La débâcle électorale dans l'État de la Hesse divise profondément la CDU, le parti chrétien-démocrate allemand. La chancelière Angela Merkel a dit sa volonté de renoncer à une partie de son pouvoir et à quitter la présidence du parti, une chance pour ce dernier de se réinventer. « L'image que le gouvernement fédéral donne de lui-même est inacceptable », a-t-elle dénoncé.

En effet la Grande Coalition menée par Merkel était fragile vue ses divisions internes dues aux sensibilités différentes du SPD (sociaux-démocrates) au CSU (parti conservateur bavarois) en passant par le CDU.

D'une part le parti social-démocrate (SPD) se trouvait en état de faiblesse pendant que le CSU se faisait fauteur de trouble avec le turbulent ministre de l'Intérieur Horst Seehoofer. D'autre part la cheffe du gouvernement se trouvait constamment en position de faiblesse au sein de son alliance sur des questions aussi cruciales que celles de la double nationalité, du soutien financier pour la Grèce, ou du refoulement des réfugiés à la frontière.

La Grande Coalition se trouve dans un état de désunion avancé. Le retrait d'Angela Merkel aggravera-t-il cet état de fait?

Le successeur de Merkel à la tête du parti doit repositionner la CDU sur les sujets cruciaux . La position de l'actuelle chancelière pèsera-t-elle encore ? Il lui faudra s’entendre avec le prochain ou la prochaine présidente de la CDU. Une personnalité en opposition avec elle compliquerait fortement les choses. Sur les trois candidats qui se sont manifestés Annegret Kramp-Karrenbauer, alias (« AKK ») Jens Spahn et Friedrich Merz, la chancelière s'entendrait bien avec AKK. Les deux autres candidats se sont illustrés par leurs critiques frontales envers Angela Merkel, Jens Spahn, 38 ans, prônant un tournant conservateur pendant que Friedrich Merz, 62 ans, avocat d’affaires, aurait les faveurs de l’aile libérale conservatrice de la CDU.

Désormais la cheffe du gouvernement pourrait être dangereusement fragilisée.

Comment réagira-t-elle jusqu'en 2021 quand elle sera en désaccord avec son successeur sur les principaux sujets? Pour l'Europe avec le Brexit, la crise italienne et une potentielle nouvelle crise de l'Euro, des problèmes qui font l'objet de débats au sein même de la CDU, la gestion des dossiers va s'avérer des plus conflictuelles...

Sans parler des questions stratégiques, comme celle d'éventuelles coalitions avec l'AfD au niveau des États, qui se reposera au plus tard au moment des élections en Allemagne de l'Est, en 2019 alors que le parti d’extrême droite populiste AfD est entré en force au Bundestag en 2017, avec 92 sièges et est représenté dans tous les parlements régionaux allemands . Que décidera-t-elle ? D' aller à l'encontre de ses propres convictions ou de s'opposer à son parti?

L'Europe, elle non plus, ne peut pas se permettre une chancelière affaiblie.

Sur des problèmes cruciaux comme le climat ou la politique d'asile, l'Europe n'a jamais été aussi divisée. La cheffe de gouvernement avait un positionnement plutôt centriste par rapport à sa famille politique. L’aile droite de la CDU a beaucoup critiqué ses positions sur l’euro. Un président de la CDU plus conservateur pourrait compliquer certaines décisions.

En effet Angela Merkel et Emmanuel Macron ont signé cet été la déclaration de Meseberg pour plus d’intégration dans la politique extérieure et dans la zone euro. Si l’aile droite de la CDU remporte la présidence du parti, les négociations seront compliquées. Un Jens Spahn ou un Friedrich Merz ne seront sans doute pas favorables à l’idée d’un budget de la zone euro...

Que va donc décider la chancelière une fois le nouveau chef de la CDU connu ?

Joanne Courbet pour DayNewsWorld

 

ALERTE A LA BOMBE A NEW YORK

OU DES ENGINS EXPLOSIFS VISANT CLINTON OBAMA CNN ET D'AUTRES DEMOCRATES

De potentiels engins explosifs ont été découverts dans le courrier destiné à Hillary Clinton et Barack Obama, entre mardi soir et mercredi matin. Plus tard, les locaux de la chaîne CNN à New York ont été évacués pour la même raison. Plus tard dans la journée, un autre colis suspect a été découvert à proximité du bureau de l’élue au Congrès Debbie Wasserman Schultz à Sunrise, en Floride. Tous démocrates.

Deux autres personnalités démocrates noires, l'ex-ministre de la Justice d'Obama, Eric Holder, et la députée californienne Maxine Waters, ont aussi été visées par des colis suspects. Sans parler de fausses alertes concernant les bureaux de Manhattan du gouverneur démocrate de l'Etat de New York, Andrew Cuomo, et le bureau à Washington de la députée californienne Kamala Harris.

Le service fédéral chargé de la protection des anciens présidents et de leur famille a indiqué mercredi avoir intercepté deux colis contenant « des engins explosifs potentiels » destinés à l’ex-secrétaire d’Etat démocrate Hillary Clinton et à l’ex-président démocrate Barack Obama, deux jours après qu’une bombe artisanale a été retrouvée chez le financier George Soros, autre démocrate notoire.

Le paquet destiné à Hillary Clinton a été intercepté lors d’une vérification de routine à New York, a indiqué le Secret service dans un communiqué. Celui destiné à l’ex-président démocrate Barack Obama a été intercepté mercredi matin à Washington. Aucun des colis n’est parvenu à ses destinataires, dont la vie n’a pas été mise en danger. Personne n’a encore revendiqué l’envoi de ces colis.

Un communiqué de la Maison-Blanche a dénoncé des actes «ignobles» et promis que le ou les coupables rendraient des comptes. « Leurs responsables devront répondre de leurs actes devant la justice », a indiqué Sarah Sanders, porte-parole du président américain Donald Trump, soulignant que les forces de l’ordre prendraient toutes les mesures nécessaires pour protéger toute personne menacée par « ces lâches ».

Peu après le communiqué du Secret service, la chaîne d’informations en continu CNN annonçait avoir évacué ses bureaux new-yorkais, situés dans le Time Warner Center, une tour au cœur de Manhattan, suite à un colis suspect. Les téléspectateurs de CNN ont assisté en direct à l'interruption d'une émission animée par les journalistes Poppy Harlow et Jim Sciutto, quand a retenti la sonnerie d'alarme imposant l'évacuation des locaux. La chaîne a ensuite basculé sa diffusion à son bureau de Washington. La police new-yorkaise a envoyé une brigade de déminage sur place.

James O'Neill, chef de la police new-yorkaise, a précisé ensuite avoir retrouvé un tuyau de métal avec des fils électriques. Selon CNN, le colis était adressé à l’ancien directeur de la CIA John Brennan, opposant assumé de Donald Trump.

Plus tard dans la journée, un autre colis suspect a été découvert à proximité du bureau de l’élue au Congrès Debbie Wasserman Schultz à Sunrise, en Floride. L’ex-présidente du comité national du parti démocrate est suspectée d’avoir favorisé Hillary Clinton pendant les primaires au détriment de Bernie Sanders, ce qui avait entraîné sa démission en pleine campagne présidentielle, en 2016.

A 15 jours des "midterms"

L'interception de ces colis suspects en série survient alors que les États-Unis sont en pleine campagne pour les élections parlementaires du 6 novembre.

Elle intervient également deux jours après qu'une bombe artisanale a été retrouvée à la résidence du financier George Soros, située à une quinzaine de kilomètres de chez les Clinton. Selon un membre des forces de l'ordre cité par le New York Times , les deux paquets seraient similaires à ceux retrouvés lundi dans la maison du milliardaire philanthrope américain Le milliardaire d’origine hongroise, âgé de 88 ans, n’était pas chez lui lorsque le colis a été déposé. La fondation du milliardaire, Open Society Foundations, a réagi mardi dans un communiqué en dénonçant «la rhétorique de la haine qui domine la politique aux États-Unis et dans tant de pays du monde, et engendre extrémisme et violence».

Le maire de New-York, Bill de Blasio, estime de son côté que cette attaque était "clairement un acte de terreur qui visait à saper la liberté de la presse et les dirigeants de notre pays". Et a invité les responsables "de tout bord" à ne pas inciter à la violence.

Joanne Courbet pour DayNewsWorld

 

L'ITALIE OU L'ITALEXIT ?

La Commission européenne a durci ce mardi son bras de fer avec la coalition populiste au pouvoir en Italie en retoquant son projet de budget 2019. Rome a trois semaines pour revoir sa copie.

La décision est tombée mardi.

Depuis le Parlement de Strasbourg, où s'était réuni le matin le collège des commissaires européens, Valdis Dombrovskis et Pierre Moscovici ont annoncé de concert le rejet du budget de l'Italie pour 2019. «Aujourd'hui, pour la première fois, la Commission est obligée de demander à un pays de la zone euro de revoir son projet de budget», a déclaré le vice-président de l'exécutif européen, lors d'une conférence de presse.

«Mais nous ne voyons aucune autre possibilité que de demander au gouvernement italien de faire ainsi. Nous sommes d'avis de donner à l'Italie un maximum de trois semaines pour apporter un projet de budget révisé pour 2019», a-t-il poursuivi.

Une décision sans surprise.

En envoyant le 15 octobre à Bruxelles un projet de budget pour 2019 présentant un déficit de 2,4 % au lieu de 0,8 % promis en juin, et en refusant lundi d'apporter des modifications substantielles à ce que Bruxelles qualifiait de «déviation sans précédent» vis-à-vis des règles du pacte de stabilité, Rome s'exposait à un passage à l'acte de la Commission.

Bruxelles ne pouvait pas continué à laisser filer la dette publique estimée à 131 % de PIB, soit le niveau le plus élevé de la zone euro derrière la Grèce.

«Le gouvernement italien va à l'encontre sciemment et ouvertement des engagements qu'il a pris», a regretté Dombrovskis. «Nous ne sommes pas face à un cas “borderline” mais face à une déviation claire, nette, assumée et, par certains, revendiquée», a insisté Pierre Moscovici, suggérant par là que si certains pays - dont la France - étaient effectivement en dehors des clous, l'Italie avait, elle, dépassé toutes limites du pacte de stabilité.

Mais Klaus Regling, le patron du Mécanisme européen de stabilité, a temporisé mardi matin, expliquant que l'Italie n'était «pas la prochaine Grèce».

Il semble que les Italiens n'en ont cure.

Les chefs de file de la Ligue et du Mouvement 5 étoiles, Matteo Salvini et Luigi Di Maio, ont réaffirmé une nouvelle fois qu'ils allaient maintenir en l'état leur projet de budget. «Cela ne change rien, que ces messieurs de la spéculation se rassurent, on ne retourne pas en arrière», a ainsi déclaré Salvini en marge d'un déplacement en Roumanie.

La coalition, formée de la Ligue (extrême droite) et du Mouvement 5 étoiles (M5S, antisystème), a en outre réaffirmé son attachement à l’Union européenne et à la zone euro, assurant qu’il n’y avait « aucune chance » que l’Italie en sorte. Le chef du gouvernement, Giuseppe Conte, a soutenu son gouvernement. « Nous ne sommes pas une bande de têtes brûlées. Si nous avions adopté une loi de finances différente, nous serions entrés en récession. ». M. Conte a aussi réaffirmé l’engagement européen de son pays :« Ecoutez-moi bien. Pour l’Italie, il n’y a aucune chance d’Italexit, de sortie de l’Europe ou de l’eurozone. »

Rappelons que l'Italie reste la troisième économie de la zone euro.

Britney Delsey pour DayNewsWorld

 

GRANDE MANIFESTATION A LONDRES

CONTRE LE BREXIT

Entre 500.000 et 700.000 personnes ont participé « la plus grande manifestation sur le Brexit» ,, selon les organisateurs, samedi, à Londres pour réclamer un nouveau vote sur le Brexit baptisé «People's Vote». Avec le soutien de quelques politiciens de tous partis.

C'est l'une des plus vastes manifestations dans la capitale britannique depuis celles contre la guerre en Irak en 2003.

Alors que la négociation avec les Vingt-Sept est dans l’impasse à Bruxelles à cinq mois du Brexit officiel, le drapeau européen flottait sous toutes les formes dans l'immense cortège qui marche vers le Parlement.

Sur les pancartes s'affichaient des slogans contre la sortie de l'UE comme « Arrêtez le Brexit », « Le Brexit est accord de divorce avec Bruxelles »,, « Restons ensemble », «Exit Brexit», «Brexshit», ou encore « J'ai 16 ans et le Brexit a volé mon avenir ». La foule était diverse en âges et en origines sociales q, même si les non-Blancs et le petit peuple britannique étaient absents.

Plusieurs figures politiques de tous bords, dont le maire travailliste de Londres, Sadiq Khan, soutenaient le mouvement. La députée conservatrice pro-européenne Anna Soubry s'est félicitée de l'ampleur de la mobilisation pendant que les leaders des Verts, des libéraux-démocrates et la première ministre nationaliste écossaise, Nicola Sturgeon, s'y sont également ralliés.

Même si la première ministre exclut catégoriquement cette idée, martelant qu' «il y a déjà eu un vote du peuple, le 23 juin 2016, et le peuple britannique a voté pour sortir», plusieurs élus de son camp se sont ralliés à l'option d'une nouvelle consultation du peuple.

Ainsi l'ancien ministre de la justice tory, Dominic Grieve, député conservateur très écouté, a annoncé à la BBC qu'il refuserait de voter pour quelque accord que ce soit avec Bruxelles au Parlement. «Depuis plusieurs mois, j'ai pris conscience que nous nous dirigions vers une impasse. Face à ce problème, la seule solution est de retourner vers les électeurs pour leur demander: est-ce vraiment ce que vous voulez?»

Selon les sondages, dans un nouveau référendum le maintien dans l'Europe l'emporterait par 51 à 53%. On est cependant loin d'un basculement d'opinion massif.

Andrew Preston pour DayNewsWorld

 

DEBACLE ELECTORALE DE LA CSU EN BAVIERE OU LE CREPUSCULE D'ANGELA MERKEL

Les résultats sont sans appel en Bavière : La CSU a essuyé hier un camouflet historique. Avec 37,3 % des voix, les conservateurs bavarois ont obtenu le plus mauvais score de leur histoire, affaiblissant la chancelière.

Le parti d'extrême droite, l'AfD, fait, lui, son entrée au Parlement régional. Quant au SPD, avec 9,6 % des voix, il a perdu près de la moitié de ses électeurs.

En cinquième place en Bavière, derrière les Verts, mais aussi les Freie Wähler, un parti local à 11,5 %, et les populistes de l'AfD à 10,3 %, les sociaux-démocrates poursuivent leur descente aux enfers. Avec 17,7 %, les Verts sont les grands gagnants de la soirée.

Cet affaiblissement sans précédent de la CSU ne fait pas l’affaire de Mme Merkel. La déroute bavaroise va faire trembler toute la grande coalition CDU/CSU SPD qui gouverne à Berlin.

Le président du Bundestag, Wolfgang Schäuble, attend «des répercussions». En effet déstabilisée dans sa région, la CSU va affaiblir la chancelière sur sa droite.

La bataille interne sur la ligne du parti de la chancelière et la préparation de l'après-Merkel menace d'être relancées. De plus le gouvernement pourrait aussi être touché par le sort du président de la CSU, le ministre de l'Intérieur Horst Seehofer qui a engagé un bras de fer avec Angela Merkel contre sa politique migratoire et qui n'a pas permis d'endiguer la fuite des voix vers l'AfD.

Les intentions du SPD vont également jouer un rôle primordial dans la grande coalition, des voix réclamant bruyamment une sortie du gouvernement et une cure de jouvence dans l’opposition.

Ce scrutin est un message, la chancelière doit en tirer les leçons.

Car les sondages des derniers mois mettent en évidence le désamour croissant des Allemands pour cette coalition CDU/CSU-SPD au pouvoir.

Car dans cette région économiquement et socialement sans problème, dominée par un parti conservateur, l'Alternative für Deutschland peut se réjouir de faire son entrée au Parlement régional.

Car ces résultats bavarois font monter la pression sur la chancelière dont le parti, la CDU, fera face à un scrutin ardu le 28 octobre en Hesse, Land que les conservateurs dirigent en coalition avec les écologistes.

« C'est un avertissement pour la CDU et c'est pourquoi notre priorité des deux semaines à venir doit être la Hesse ».

Alyson Braxton pour DayNewsWorld

 

ANGELA MERKEL MENACEE

PAR

LES ELECTIONS EN BAVIERE

Bien que régional, l’enjeu de l'élection de ce dimanche 14 octobre dépasse largement ce Land et aura valeur de test pour Berlin.

Pourquoi ?

Le scrutin qui a lieu ce dimanche 14 octobre en Bavière pèsera nécessairement du point de vue national dans la mesure où les 9,5 millions d’inscrits forment un sixième de l’électorat du pays. Aussi le scrutin de dimanche aura-t-il valeur de test en confirmant ou infirmant les grandes tendances observées en 2017 avec la percée de l’extrême droite et le recul historique des conservateurs (CDU-CSU) et des sociaux-démocrates (SPD).

De plus avec le score de l’Union chrétienne-sociale (CSU), « parti frère » de la CDU d’Angela Merkel, la politique nationale pourra être jugée dans la mesure où le président de la CSU, Horst Seehofer, est également ministre fédéral de l’intérieur, alors que la présidente de la CDU, Angela Merkel, est chancelière fédérale.

En cela, l’enjeu du scrutin dépasse largement la Bavière.

Pour quel enjeu ?

De quelle ampleur sera le revers de la CSU ? Alors que la CSU – cas unique en Europe – a quasiment toujours eu la majorité absolue en sièges au parlement elle pourrait vivre une déception : elle n'est en effet créditée dans les derniers sondages que de 33 à 35 %, soit près de dix points de moins qu’en 2008 (43,4 %).

Si en entrant au gouvernement à Berlin, M. Seehofer pensait aider ses amis bavarois en tenant tête à Mme Merkel comme ministre fédéral, en particulier dans le domaine de la politique migratoire , il a desservi au ministère de l’intérieur son parti en donnant par ses coup d'éclatle sentiment de chercher avant tout la confrontation avec Mme Merkel. Cela au risque de paralyser le travail gouvernemental ! Le ministre allemand de l'Intérieur, Horst Seehofer, ténor de la CSU a ainsi déboussolé une partie de son électorat ... d'où un probable revers pour la formation.

Mais qui, des écologistes ou de l’extrême droite, profitera le plus de la chute de la CSU ?

Certes aux législatives de 2017, le recul de la CSU avait essentiellement profité au parti d’extrême droite Alternative pour l’Allemagne (AfD). Ce dernier avait récolté 12,7 %, des voix en Bavière son meilleur score de toute l’ex-Allemagne de l’Ouest. « Nous avons délaissé notre flanc droit et il nous appartient à présent de combler le vide avec des positions tranchées », avait réagi à l’époque M. Seehofer.

Mais un an plus tard, les électeurs qui ont peu goûté à la droitisation de la CSU -pour ramener dans le giron du parti les électeurs ayant voté pour l’extrême droite en 2017- risquent de voter pour les Verts. Dans les sondages, ceux-ci sont crédités de 19 % des voix, soit 9 points de plus qu’aux législatives , beaucoup d’électeurs conservateurs refusant de cautionner la ligne ultra-droitière de M. Seehofer.

Rien d'étonnant à ce vote puisque les Verts ont toujours puisé leurs voix chez les conservateurs comme chez les progressistes pour faire court.

Selon les sondages, l’AfD oscillerait entre 10 à 14 % des voix.

Conséquences  pour la chancelière Angela Merkel ?

Si ce sont surtout des électeurs modérés que la CSU a perdus, dimanche, les dirigeants du parti se réorienteront certainement vers une ligne plus centriste et rassembleuse, donc plus en phase avec celle de la CDU de Mme Merkel.

Le score du SPD sera également important pour l'avenir de la chancelière et de son gouvernement de coalition CDU-CSU-SPD

Aux législatives de 2017, le SPD y avait obtenu 15,3 % des voix se plaçant comme la deuxième force du parlement régional. S’il passe non seulement derrière les Verts mais aussi derrière l’AfD alors les opposants à la « grande coalition », formée avec difficulté en mars, pourraient faire entendre davantage leur voix à Berlin.

Quoi qu’il en soit, Mme Merkel n’a aucun intérêt à voir les sociaux-démocrates comme la CSU trop fragilisés.

La CSU et le SPD, avec lesquels elle gouverne, seraient-ils en déroute ce dimanche 14 octobre que c’est l’assise politique de son gouvernement tout entier qui s’en trouverait contestée. et, partant, son autorité à elle remise en question...

Alyson Braxton pour DayNewsWorld

 

CYBERATTAQUE OU L'IMPLICATION DU RENSEIGNEMENT MILITAIRE RUSSE ?

Une scène digne des aventures de James Bond s'est jouée à La Haye avec des espions russes dans les rôles principaux, en avril dernier.

La Russie a tenté de déclencher en avril une cyberattaque contre l'Organisation pour l'interdiction des armes chimiques (OIAC), ont annoncé jeudi 4 octobre les services de renseignement des Pays-Bas, au siège l'organisation.

Les Pays-Bas ont expulsé les quatre agents impliqués appartenant au renseignement militaire russe (GRU) tout en rendant publics les passeports diplomatiques des quatre hommes :

Oleg Sotnikov, Alexeï Morenets, Alexeï Minine et Evgueni Serebriakov.

Plusieurs pays occidentaux n'ont pas manqué de condamner les faits dans la soirée, dont la Grande-Bretagne, le Canada, l'Australie et la France.  Au moment de la cyberattaque présumée, l'Organisation pour l'interdiction des armes chimiques (OIAC) enquêtait sur l'empoisonnement en mars de l'ex-espion russe Sergueï Skripal et de sa fille Ioulia à Salisbury en Angleterre.

La veille, celle-ci avait confirmé dans un rapport que l’agent neurotoxique utilisé à Salisbury contre l’ex-agent double Sergueï Skripal et sa fille Ioulia, était du Novitchok, un agent innervant de conception soviétique...

Le 10 avril, les autre agents russes arrivent de Moscou à l'aéroport Schiphol d'Amsterdam. Les services de sécurité néerlandais les identifient rapidement identifiés comme des agents du GRU, le renseignement militaire russe, et les soupçonnent de préparer une opération de piratage informatique .

Le 11, les moscovites louent une Citroën C3 puis effectue une mission de reconnaissance dans les environs du siège de l'OIAC à La Haye. Le 13 avril, ils garent sur le parking du Marriott leur voiture remplie d'équipements électroniques à proximité de l'OIAC.

Milieu de l'après-midi, mise en marche de leur matériel et intervention du renseignement militaire néerlandais. On apprend des autorités néerlandaises que le coffre du véhicule contenait des équipements électroniques dont une antenne cachée sous un manteau, un ordinateur et une batterie qu' « ils voulaient utiliser pour intercepter le wifi de l'OIAC et des codes de connexion ».

Les enquêteurs ont aussi trouvé plusieurs téléphones portables , 40.000 euros et 20.000 dollars...de l'argent destiné à financer leurs vacances. L'ordinateur portable d'Evgueni Serebriakov montre que le 9 avril il a recherché l'hôtel Marriott et l'OIAC.

L'un des téléphones portables, un Sony Experia, a été activé le 9 avril à Moscou près du QG du GRU. Autre indice incriminant : une facture de taxi pour une course allant d'un site du renseignement militaire russe à Moscou à l'aéroport moscovite de Cheremetievo.

Une opération d’espionnage digne des grandes heures de la guerre froide.

« Rendre publique cette opération du GRU est une étape très inhabituelle pour les Pays-Bas », a reconnu la ministre de la défense, Ank Bijleveld, qui voudrait que la fermeté de l’accusation décourage le Kremlin.

"L’espionnite aiguë des Occidentaux prend de l’ampleur ", a réagi, pour sa part, le ministère des affaires étrangères russe.

Jenny Chase pour DayNewsWorld

 

ENTRE CYBERATTAQUES RUSSES ET ESPIONNITE AIGUE DES OCCIDENTAUX

En pleine affaire Skripal, le GRU est une nouvelle fois dans le viseur des Britanniques.

La Grande-Bretagne accuse en effet directement les services du renseignement militaire russe d'avoir mené une série de cyberattaques visant à déstabiliser les démocraties occidentales.

Le ministre des affaires étrangères britannique, Jeremy Hunt, n'a pas mâché ses mots, exprimant colère et exaspération.

Il a accusé jeudi 4 octobre les services de renseignement militaire russes (GRU) d’avoir mené des cyberattaques contre des institutions politiques et sportives, des entreprises et des médias à travers le monde.

« Ce type de comportement démontre leur désir d’opérer sans tenir compte du droit international ou des normes établies, et d’agir avec un sentiment d’impunité et sans considérer les conséquences », a-t-il déclaré dans un communiqué. Ces opérations, menées « au hasard et sans foi ni loi », ont « affecté des citoyens dans de nombreux pays, dont la Russie, et coûté des millions de livres aux économies nationales », a-t-il poursuivi.

Parmi les attaques, menées «au hasard et sans foi ni loi», et identifiées par le Centre national de cybersécurité (NCSC, pour National Cyber Security Centre, en anglais) figure notamment celle du Parti démocrate aux Etats-Unis, prélude au scandale de l’ingérence russe dans l’élection présidentielle de 2016, et pour laquelle le GRU avait déjà été accusé par Washington.

Figurent également des fuites de documents confidentiels consécutives au piratage de la base de données de l'Agence mondiale antidopage (AMA) ou encore l'attaque informatique contre l'aéroport d'Odessa en Ukraine.

En avril dernier, la Grande-Bretagne et les États-Unis ont mis en garde contre une cyberattaque à l'échelle mondiale lancée en 2015 qu'ils ont imputée à des pirates informatiques soutenus par la Russie

Le GRU moins connu que le KGB

Les autorités britanniques associent également le GRU à plusieurs groupes de pirates connus (Fancy Bear, Sandworm, Strontium, APT 28, CyberCaliphate…). Moins connu que le KGB , le GRU disposent d'agents à travers le monde et ses services rendent compte directement à l'état-major du ministère russe de la Défense.

C'est d'ailleurs l'agence qui a été accusée par la première ministre britannique Theresa May d'avoir mené la tentative d'assassinat contre l'ex-agent double russe Sergueï Skripal . Les services secrets britanniques ont identifié deux hommes, dont l'un, Anatoli Chepiga, serait colonel au sein du GRU.

Et au gouvernement britannique d'accuser directement Moscou :«Compte tenu du haut niveau de confiance de (cette) évaluation et du contexte, le gouvernement britannique estime que le gouvernement russe - le Kremlin - est responsable», peut-on encore lire.

En réaction à ces accusations directes, la Russie a choisi d'ironiser ce jeudi, évoquant l'«espionnite aiguë» qui s'est, selon elle, emparée des Occidentaux après les accusations rendant Moscou responsable des principales cyberattaques mondiales de ces dernières années et l'expulsion de quatre agents russes présumés des Pays Bas

. «L'espionnite aiguë des Occidentaux prend de l'ampleur», a indiqué le ministère russe des Affaires étrangères dans un communiqué. Un «commentaire officiel» de Moscou sur ces affaires suivra.

L’Australie s’est jointe, jeudi matin, aux critiques du Royaume-Uni :

« L’armée russe et son bras de renseignement, le GRU, sont responsables de cette cyberactivité malveillante », a affirmé jeudi le gouvernement australien. « Avec nos alliés, nous révélerons et répondrons aux tentatives du GRU de saper la stabilité internationale.».

Pas sûr que la stratégie agressive adoptée par Londres, Washington et leurs plus proches alliés sur la question des attaques informatiques russes ne décourage de futures attaques et ne conduise pas à l'escalade.

Garett Skyport pour DayNewsWorld

 

PMA POUR TOUTES

LES OPPOSANTS SUR LE QUI VIVE

Mardi 25 septembre 2018, le Comité Consultatif d’Ethique (CCNE) a présenté son avis, favorable à la PMA, suite aux Etats Généraux qui se sont déroulés sous son égide, au cours du premier semestre 2018.

Cet avis favorable vient de donner, 7 ans après, comme prévu, le coup d’envoi d’une nouvelle révision de la loi sur la bioéthique votée en 2011. Ce rapport qui a été remis au Président de la République a été publié en ligne, ouvrant ainsi le débat sur le sujet de l’élargissement de la PMA à toutes les femmes, hétérosexuelles comme homosexuelles.

La rentrée qui n’a pas été simple pour Emmanuel Macron, va donc inévitablement se compliquer, tant le sujet est sensible. Mais cette réforme figurait dans son programme de campagne ; il ne pouvait donc pas reculer !

Depuis rien n’a filtré ou presque sur les intentions réelles du Chef de l’Etat dont beaucoup assurent qu’on ne sait pas ce qu’il a dans la tête, très précisément.

L’Elysée n’a fait jusqu’à ce jour que de rappeler que le calendrier serait tenu et que le nouveau projet de loi de Réforme sur la Bioéthique serait  présenté , en fonction de l’encombrement parlementaire, soit en fin d’année 2018 ou soit au début de l’année 2019 pour approbation par deux assemblées.

D’ici là, chacun des camps, les pour ou les contre, ont commence à aiguiser leurs arguments, tant le débat risque d’être vif, parce que toujours aussi clivant.

Il est donc certain que le dernier trimestre 2018 va être occupé, médiatiquement et politiquement par le sujet ; des manifestations sont déjà prévues, par les militants opposés à la réforme lesquels ont déjà déclaré être prêts à descendre dans la rue.

« Une faible popularité d’Emmanuel Macron pourrait aussi faire gonfler les voiles de la mobilisation » (Jérôme Fourquet, Directeur à L’IFOP). Il y a en effet, selon les derniers sondages, et pour l’instant, autant de pour que de contre (40%), 20 % restant encore indécis, hésitant entre la reconnaissance du désir d’enfant (et du Droit à l’enfant) et de la souffrance qu’il génère face à la primauté des Droits de l’enfant).

La seule chose que l’on sait de façon sûre, c’est qu’Emmanuel Macron s’est déjà dit opposé à la GPA, assurant que le dossier ne serait pas ouvert au cours de son quinquennat.

Cherche-t-il comme il l’a laissé entendre, un débat apaisé en apportant cette garantie ?

En toutes hypothèses, il entrevoit  certainement un débat très conflictuel qu’il a au demeurant appelé de ses vœux le 9 avril dernier, devant les responsables du Collège des Bernardins, fondé par le Cardinal Lustiger.

Le débat verra en effet s’affronter les tenants d’un libéralisme aux risques eugéniques , ancré sur des principes de défenses des libertés individuelles et d’autonomie, à ceux qui privilégient les principes diamétralement opposés, de la solidarité, du respect de la dignité et de l’intérêt supérieur de l’enfant, convaincus que l’enfant procréé, ne peut être une solution aux situations de détresse de certaines femmes en mal d’enfant , qui ne peuvent pas en avoir.

La réponse du coté de l’Eglise catholique a été rapide. L’Eglise s’était déjà engagé peu avant le 25 septembre contre la PMA (Procréation Médicalement Assistée). L’Episcopat avait  publié quelques jours plus tôt un long rapport de 112 pages, résultat d’une réflexion, engagée il y a longtemps par un groupe de travail associant l’épiscopat lui-même, mais aussi des consultants et les départements d’éthique biomédicale du Centre de Sèvres et du Collège des Bernardin précité.

Mais entre les deux camps s’est discrètement glissé un groupe de médecins gynécologues et obstétriciens, soucieux de souligner les failles de la loi de 2011 et animés par les résultats tirés de leurs expériences médicales personnelles (pendant 7 ans), concrètes, scientifiques et sociologiques.  La loi de 2011 aurait par exemple, selon eux, interdit aux femmes qui risquent d’être rattrapées par leur horloge biologique , dès lors qu’elles n’ont pas fait don gratuitement d’au moins 5 ovocytes, d’être autorisée à pratiquer leur autoconservation  ! Une façon selon les plus politisés, d’encadrer des  inclinations féministes d’indépendance trop audacieuses pour certains! Ces médecins s’inscrivent dans la voie ouverte par René Friedman, « le père scientifique » du premier bébé éprouvette français. Ces mêmes médecins ont simultanément demandé la suppression de l’anonymat pour les donneurs de sperme et la destruction immédiate des embryons surnuméraires qui n’auraient pas été implantés.

Pour résumer, sur ce problème sociétal posé par la PMA on va donc voir s’affronter dans les prochains mois, « les gentils progressistes » sensibles aux problèmes liés à l’infertilité des femmes, qu’elles aient moins de 35 ans ou plus, et les « méchants nationalistes » conservateurs et rétrogrades .

Bien malins sont donc ceux qui peuvent prédire aujourd’hui, dans quel camp les résultats du vote de la loi vont tomber ! Car le débat risque de faire évoluer l’état des forces en présence, que ce soit sur le plan scientifique et intellectuel que sur le plan politique.

Il faut souligner parallèlement que l’ouverture du débat sur la PMA n’arrange pas Emmanuel Macron qui, conscient que la société est actuellement fracturée, n’aurait pas envie que se renouvellent les affrontements qu’il a du gérer, alors qu’il était secrétaire général adjoint de l’Elysée, au côté de François Hollande, à l’occasion du mariage pour tous lors de l’examen de la loi Taubira (voir déclaration de Rachida Dati de ce matin sur LCI).

Et de ce point de vue, en plein débat naissant sur la bioéthique, la publication d’un rapport  décoiffant par le  Think Tank , Génération Libre, emmené par l’essayiste Gaspard Koenig et sa petite bande d’intellectuels libéraux de droite comme de gauche, proposant de légaliser la GPA n’arrange rien.

Peu importe pour ce groupe, qui vient de briser un tabou, que la question ait été écartée par le Président de la République.

Les anti-gépaistes ont  du sursauter ! Car de façon rouée et volontairement provocatrice, Génération Libre commence sa démonstration en faisant référence à la Bible, qui selon eux « décrit toutes sortes d’agencements familiaux » pour ensuite affirmer ensuite « que la GPA ne nuit pas à autrui ». Le préfacier de ce texte, Daniel Bourillon, juriste d’origine argentine, soutient dans celui-ci que « les femmes fabriquent des enfants gratuitement depuis la nuit des temps ».

De surcroit, ce professeur de l’université de Paris-Nanterre en appelle aux mânes de Simone Veil (rien que ca !) pour déclarer « que la GPA s’inscrit dans la continuité de l’IVG », réactualisant  ainsi « la question de la disposition de soi au nom de la liberté procréatrice ».

Cette démonstration donne indirectement raison aux anti-PMA, qui estiment que « celle-ci nous rapproche d’une loi sur la GPA ». Issu de ce camp, le philosophe Pierre Le Coz, ancien vice Président du Comité National Consultatif d’Ethique et Président du Comité de Déontologie et de Prévention des Conflits d’Intérêts à l’ANSE (Agence Nationale de Sécurité Sanitaire de l’Alimentation, de l’Environnement et du Travail) a bien compris la manœuvre. Dans un entretien donné au Figaro, le 21 septembre 2018, il vient de défendre vigoureusement «  la Famille, en tant qu’institution, laquelle permet qu’un enfant soit élevé par ses deux parents géniteurs, et ceci au nom de l’héritage génétique que nous portons tous ».

Les deux camps, il faut le remarquer ont consacré une large attention à la menace de la marchandisation des corps, à l’exemple de ce qui se passe en Inde, avec en perspective, probablement, selon la nature et l’importance des dérives, l’ouvertures « d’usines à bébés médicaments ou de bébés assurance vie » comme le décrit le film de Science Fiction «  Island » (2005).

Soucieux d’écarter de telles perspectives, qui  pourraient un jour malheureusement, dans un monde en folie, émerger des cerveaux détraqués de médecins paranoïaques ressemblant au Docteur Folamour, l’évêque de Paris, Michel Aupetit, a appelé aujourd’hui à la mobilisation tout en souhaitant maintenir le dialogue déjà engagé. Des manifestations vont donc avoir lieu ; ce que l’on ne sait pas aujourd’hui c‘est quand elles vont avoir lieu.

Clara Mitchell pour DayNewsWorld

 

UN AN APRES LE REFERENDUM D'AUTODETERMINATION DE LA CATALOGNE

C'est le premier anniversaire du référendum d'autodétermination de la Catalogne. Des militants séparatistes bloquent, lundi 1er octobre 2018, une voie de train à grande vitesse, des autoroutes et des artères de Barcelone. « La voie de train à grande vitesse a été bloquée à Girone à 100 km au nord-est de Barcelone, les voies étant occupées », a annoncé la compagnie des chemins de fer Renfe.

Les télévisions diffusent des images de militants des Comités de défense de la République descendant sur les voies ou bloquant les routes. La régie du réseau routier a confirmé des coupures des autoroutes A7, entre Barcelone et Valence, et A2, qui relie la métropole catalane à Madrid.

Un an,jour pour jour, après le référendum sur l'indépendance, c'est la «marche sans fin» de la Catalogne : les militants des Comités de défense de la République réclamant la rupture avec Madrid.

Le 1er octobre 2017 en effet, plus de 2 millions de Catalans avaient voté en faveur de l'indépendance lors d'un référendum jugé illégal par Madrid. 90,18% des votants s'étaient exprimés pour l'indépendance de la Catalogne. Le roi Felipe VI , lui-même, était intervenu indiquant que «la société catalane était fracturée et traversée par un conflit», et que les autorités catalanes pouvaient « même mettre en danger la stabilité économique et sociale de la Catalogne et de toute l'Espagne».

Ce vote a donc marqué un moment historique, plongeant l'Espagne tout entière dans la pire crise politique et institutionnelle que le pays ait connu depuis la fin du franquisme.

Le nouveau gouvernement de Pedro Sanchez a montré des signes d'apaisement envers les indépendantistes et les discussions ont repris ces derniers mois. Il a notamment levé la tutelle que Madrid exerçait sur la Catalogne depuis l’automne dernier. De même le juge de la Cour suprême, Pablo Llarena, chargé de l’enquête sur la tentative de sécession de la Catalogne a décidé de retirer les mandats d’arrêt européens et internationaux émis en mars contre l’ancien président catalan et quatre autres dirigeants indépendantistes. Les neuf leaders indépendantistes, en prison préventive, ont tous été transférés en juillet dans des prisons en Catalogne.

Mais Pedro Sanchez est toujours opposé à l’organisation d’un référendum d’indépendance de la Catalogne, que réclame Quim Torra. Le premier ministre a lui proposé début septembre l’organisation d’un référendum sur un nouveau statut de la région, qui leur garantirait plus d’autonomie. Cette proposition a été rapidement balayée par les dirigeants indépendantistes. « Le processus d’indépendance est irréversible », a répondu Quim Torra. « Seul un référendum d’autodétermination accepté, contraignant et reconnu internationalement » serait valable à ses yeux. « Nous ne nous sommes pas manifestés pendant dix ans pour avoir plus d’autonomie, nous avons dépassé cette étape », a également lancé, Marta Villalta, porte-parole de la Gauche républicaine catalane (ERC), qui participe au gouvernement de M. Torra.

«Nous entamons une marche sans fin», voici le slogan qu'a lancé Quim Torra ce lundi 1er octobre 2018, un an jour pour jour après le referendum. Le président de la Generalitat exige du gouvernement central l'organisation d'un référendum d'autodétermination et assure que si Madrid continue à refuser, il ne renoncera à «aucune voie» pour mener la Catalogne à l'indépendance.

Des divisions sont également présentes au sein même du camp indépendantiste entre les plus modérés de la Gauche républicaine (ERC)et les plus radicaux comme les CDR qui reprochent au gouvernement régional de Quim Torrade ne pas braver l'autorité de l'Etat espagnol.Les CDR avaient appelé dès dimanche à des manifestations sur les réseaux sociaux, sous le slogan « Ni oubli ni pardon » faisant référence aux interventions musclées de la police il y a un an. Les indépendantistes sont aujourd’hui divisés en trois groupes parlementaires : Ensemble pour la Catalogne, ERC, et CUP.

Actuellement en Belgique et empêché de conserver son fauteuil à la tête de la région catalane, Carles Puigdemont compte rassembler les autonomistes dans un même nouveau parti politique indépendantiste nommé « Appel national pour la République ». « Le parti a comme objectif principal de rendre effectif le mandat du 1er octobre », a annoncé au cours d’une conférence de presse jeudi, Toni Morral, le porte-parole de M. Puigdemont.

Mais tout acte unilatéral de la part des indépendantistes n'obligerait- il pas Madrid à reprendre le contrôle de la région comme l'a fait en octobre le gouvernement espagnol ?

Joanne Courbet pour DayNewsWorld

 

AFFAIRE SKRIPAL TROIS SUSPECTS

AGENTS DU RENSEIGNEMENT RUSSE

L 'étau semble se resserrer autour de deux hommes accusés par Londres d'avoir empoisonné l'ex-espion Sergueï Skripal et sa fille au Royaume-Uni, en mars dernier. Et autour d'un troisième homme qui serait venu en reconnaissance à Salisbury. Ce troisième agent russe se serait rendu à Salisbury avant pour aider à planifier l'attaque, selon le Daily Telegraph.

Les autorités britanniques affirment que les deux hommes, identifiés comme Alexander Petrov et Ruslan Boshirov, probablement des noms d'emprunt, sont des officiers du GRU, le renseignement militaire russe.

Ce qu'a contesté le 12 septembre le président russe, Vladimir Poutine, déclarant savoir qui étaient les deux hommes mis en cause, des « civils » n'ayant rien fait de « criminel ». Ces hommes ensuite interviewés par la télévision publique russe RT, affirmèrent s'être rendus en touristes à Salisbury, et assurèrent ne pas être liés au GRU.

Mais des révélations, mercredi 26 septembre, du site d'investigation britannique Bellingcat et de son homologue russe The Insider Russia semblent confirmer la version de Londres. Voici les principaux indices qui pointent un lien entre les deux suspects et les services secrets russes.

Leur séjour à Salisbury ne ressemble pas à une escapade touristique!

Dans une interview à la chaîne d'information russe RT, les deux suspects ont déclaré faire une escapade touristique, Ruslan Boshirov précisant qu'ils voulaient découvrir « la célèbre cathédrale de Salisbury ». Or les deux hommes ont été aperçus sur des images de caméras de surveillance en train de marcher dans la direction opposée à la cathédrale, à proximité de la maison de Sergueï Skripal.

Concernant les informations de vol de la compagnie aérienne russe Aeroflot, les sites The Insider et Bellingcat, ont découvert que les suspect avait acheté leur billet d'avion le soir précédant leur départ alors qu'ils avaient raconté dans leur interview à RT avoir prévu leur séjour à Salisbury depuis longtemps.

Les dossiers associés aux passeports de Alexander Petrov et Ruslan Boshirov sont également suspect dans la mesure où ils sont vide de références à d'autres documents d'identité alors que ces documents sont obligatoires pour n'importe quel citoyen russe à partir de 14 ans.

De plus les deux places dans l'avion sont sur la même rangée 1194 et 1297, les billets ayant donc été pris en même temps.

. Mais étrangement figurent sur ces passeports les lettres "S.S."- peut-être une abréviation pour sovershenno sekretno, soit "top secret" en russe- et un tampon avec la mention « ne donnez pas d'information » assortie d'un numéro de téléphone d'une ligne du ministère de la Défense russe...« Le suspect utilisant la fausse identité de 'Ruslan Boshirov' est en fait le colonel Anatoli Tchepiga, un officier du GRU décoré de hautes distinctions », affirme en outre Bellingcat.

De nombreux indices qui ne laissent pas de s'interroger sur les indications données par Moscou qui voyait dans ces hommes de simples citoyens russes en tourisme.

La Russie a rejeté d'un bloc ces informations. « Il n'y a aucune preuve, a déclaré sur Facebook la porte-parole de la diplomatie russe, Maria Zakharova, donc ils continuent leur campagne sur le front de l'information dont le seul but est de détourner l'attention de la principale question : que s'est-il passé à Salisbury ? »

En tout état de cause la police britannique a lancé 'début septembre, un mandat d'arrêt contre deux citoyens russes présentés comme des membres du GRU soupçonnés d'avoir perpétré l'attaque. Les Britanniques sont aussi parvenus à mettre un nom sur ce troisième homme qui aurait fait une analyse des habitudes de vie des Skripal.

Une enquête qui progresse au grand dam de la Russie.
Jaimie Potts pour DayNewsWorld

 

POLEMIQUE SUR LE CLIP « PENDEZ LES BLANCS »

Alors que Médine a annulé ses concerts prévus au Bataclan, c'est la dernière vidéo du rappeur Nick Conrad qui fait polémique. Elle a été mise en ligne le 17 septembre dernier et supprimée ce mercredi 26 septembre de YouTube et Deezer.

En cause :

Le texte et les images d'un clip de neuf minutes du rappeur Nick Conrad. Dans un clip titré « PLB », pour « Pendez les Blancs », le rappeur chantait : « Je rentre dans des crèches, je tue des bébés blancs, attrapez-les vite et pendez leurs parents, écartelez-les pour passer le temps, divertir les enfants noirs de tout âge, petits et grands.

Fouettez-les fort, faites-le franchement, que ça pue la mort, que ça pisse le sang.». Au-delà des mots, le clip était d'une violence rare montrant un homme blanc attaché et torturé par Nick Conrad en personne. Un appel au meurtre pour beaucoup.

Le ministre de l'Intérieur Gérard Collomb « condamne sans réserve ces propos abjects et ces attaques ignominieuses ». Frédéric Potier, le délégué interministériel à la lutte contre le racisme, l'antisémitisme et la haine anti-LGBT, qui a signalé le clip au procureur de Paris sur la base de l'article 40 du Code pénal pour incitation à la haine raciale.

Le parquet de Paris a ouvert, mercredi, une enquête pour « provocation publique à la commission d'un crime ou d'un délit ».

Mais le rappeur s'est abrité derrière sa conception de l'art pour défendre sa production. Il invoque l'essence de l'art comparant les scènes choquantes de son clip aux peintures d'Eugène Delacroix au Louvre.

« Le rap est né dans le ghetto, il a pour mission de dénoncer les choses. Un artiste a pour but de s'inspirer du monde pour dénoncer, que ça plaise ou non, justifie-t-il. C'est l'essence même du rap. En France plus qu'ailleurs, on a du mal avec la vérité ».

Dans un communiqué, la Ligue internationale contre le racisme et l'antisémitisme a estimé que «l'appel au meurtre raciste du clip de Nick Conrad est abject et d'une violence inouïe». «La liberté de création, ce n'est pas la liberté d'appeler à pendre des Blancs à raison de la couleur de leur peau», poursuit le texte, précisant que «la LICRA saisit la justice et sa commission juridique»

Pour sa défense, il ajoute qu'en 2016, il a sorti une chanson intitulée 130 cercueils,en hommage aux victimes du 13 novembre.

Même si le rappeur originaire de Noisy-Le-Grand. s'est défendu, sur LCI,  d'avoir lancé un appel à la haine et de n 'avoir pas voulu faire le « buzz », il n'en demeure pas moins les paroles du rappeur ont bel et bien dérapé.

A poser la question de savoir s'il n'existe pas "un racisme anti-blanc" ?

« Je ne peux pas renier ce que j'ai écrit, ça touche le racisme, c'est la beauté de ce morceau, ça reste de l'art. » ...

Britney Delsey pour DayNewsWorld

 

L'AQUARIUS BATEAU FANTOME

SE DIRIGE VERS MARSEILLE

L'Aquarius avait repris ses activités de sauvetage cette semaine en Méditerranée après une escale forcée de 19 jours faute de pavillon. Il a secouru 11 migrants jeudi au large de la Libye. Le navire cherche désormais un port pour les débarquer, après avoir refusé de les ramener en Libye.

Les autorités maritimes panaméennes ont annoncé samedi qu'elles allaient retirer son pavillon à l'Aquarius, déjà privé de pavillon par Gibraltar, pour « non-respect » des « procédures juridiques internationales » concernant le sauvetage de migrants en mer Méditerranée. Alors que les autorités maritimes du Panama ont révoqué l'enregistrement du navire humanitaire Aquarius -dernier bateau civil opérant en mer Méditerranée pour porter secours aux migrants- le bateau, une fois qu'il a terminé son voyage, ne peut plus reprendre la mer, sauf à trouver un autre pavillon.

L'Aquarius, affrété par les associations SOS Méditerranée et Médecins sans frontières, avait déjà, entre fin août et mi-septembre, dû faire escale à Marseille, faute de pavillon. Il battait jusqu'à cet été pavillon de Gibraltar, jusqu'à ce Gibraltar argue que le bateau n'était pas enregistré sur son territoire - territoire britannique- en tant que bateau de sauvetage mais simplement en tant que bateau de recherche. Les affréteurs s'étaient alors tournés vers le Panama. C'est sous ce pavillon, et sous le nom d'Aquarius 2, que le navire venait de repartir en mer

Le Panama est en effet connu pour ses pavillons de « libre immatriculation »": le navire est immatriculé sous une juridiction nationale différente de celle du propriétaire L'Aquarius, appartenant à une entreprise allemande, battait donc pavillon panaméen ce qui n'avait rien d'illégal et les ONG de préciser que les procédures d’immatriculation ont été réalisées « en toute transparence et conformité avec le droit »

Mais le Panama estime en fait qu'en refusant de renvoyer des migrants qu'il prend en charge vers leurs lieux d'origine, l'Aquarius ne respecte pas les procédures juridiques internationales et que le non-respect de ces procédures est une clause de radiation d'office de l'immatriculation du navire. Maintenir cette immatriculation, dit le Panama, porterait atteinte à ses propres intérêts nationaux.

Le Panama indique que cette radiation fait notamment suite à une plainte des autorités italiennes, dans un contexte où l'Aquarius a interdiction d'accoster dans les ports italiens depuis la fermeture par le ministre de l'Intérieur, Matteo Salvini, des ports de son pays aux migrants.

L'affaire intervient aussi dans un contexte de différends juridiques concernant le sauvetage en mer. L'Italie reproche aux ONG de refuser de coopérer avec les garde-côtes Libyens. Les ONG mettent de leur côté en avant les conventions qui prévoient que toute personne secourue en mer soit débarquée dans un lieu « sûr », ce qui n'est pas le cas de la Libye, martèlent-elles, citant le Haut Commissariat aux Réfugiés.

Dans ce contexte donc, les ONG dénoncent donc des pressions de l'Italie sur les Etats- pavillons, en l'occurrence le Panama, pour les empêcher de mener à bien leurs missions.

« Cette révocation résulte de la pression économique et politique flagrante exercée par le gouvernement italien et condamne des centaines d'hommes, de femmes et d'enfants en fuite à rejoindre le cimetière marin qu'est devenu la Méditerranée », dénonce MSF dans un communiqué.

« Elle porte un coup violent à la mission humanitaire vitale de l'Aquarius, le seul navire de recherche et de sauvetage non-gouvernemental encore présent en Méditerranée centrale »

Le ministre italien de l'Intérieur Matteo Salvini, qui a fermé depuis juin les ports du pays aux migrants, a réfuté dimanche soir toute intervention de son ministère. Il n'y a eu « aucune pression du ministère de l'Intérieur sur le Panama », a-t-il déclaré à la télévision italienne.

« Il est évident qu'aucun pays au monde ne voudrait prendre la responsabilité d'être associé à un navire qui fait obstacle aux opérations de secours en mer, refuse la coordination avec les gardes-côtes libyens, attaque des gouvernements démocratiques comme celui de l'Italie », a-t-il dit. « Pour ces messieurs, les ports italiens resteront fermés ».

Les autorités maritimes du Panama ont expliqué que l'Aquarius devait « malheureusement » être exclu de leur registre car maintenir ce pavillon impliquerait de sérieuses difficultés politiques pour le gouvernement panaméen et pour la flotte panaméenne qui travaille dans les ports européens.

Selon le Panama, la principale plainte émane des autorités italiennes, selon lesquelles « le capitaine du navire a refusé de renvoyer des migrants et réfugiés pris en charge vers leur lieu d'origine » SOS Méditerranée et MSF « dénoncent ces actions comme une preuve supplémentaire du jusqu'au-boutisme du gouvernement italien qui choisit sciemment de laisser les gens se noyer en mer Méditerranée, et cherche à se débarrasser des derniers témoins de ces naufrages ».

MSF rappelle que « depuis le début de l'année, plus de 1.250 personnes se sont noyées alors qu'elles essayaient de traverser la Méditerranée centrale ».

Ce qui est sûr c'est que l'Italie a adopté, en conseil des ministres, lundi 24 septembre, un décret-loi instaurant un tour de vis sur la sécurité et contre l’immigration prôné par le ministre de l’intérieur issu de l’extrême droite, Matteo Salvini et n'est plus prête à se conformer aux accords de Dublin « C’est un pas en avant pour rendre l’Italie plus sûre. Pour combattre avec plus de force les mafieux et les passeurs, pour réduire les coûts d’une immigration exagérée, pour expulser plus rapidement les délinquants et les faux demandeurs d’asile, pour révoquer la citoyenneté aux terroristes, pour donner plus de pouvoirs aux forces de l’ordre », a affirmé M. Salvini sur Facebook.

L'Aquarius 2 fait « route vers Marseille », a annoncé l'ONG SOS Méditerranée, lundi 24 septembre. Les ONG ayant affrété le navire humanitaire ont demandé aux autorités françaises d'autoriser « à titre exceptionnel » le débarquement des migrants. Selon Médecins sans frontières, 58 migrants sont actuellement à bord. « C'est la seule option que nous avons » pour permettre à l'Aquarius, « de continuer sa mission » de sauvetage des migrants, a expliqué Frédéric Penard, le directeur des opérations de SOS Méditerranée, lors d'une conférence de presse à Paris. « Le port de Marseille est le seul port envisageable pour qu'il puisse repartir », a-t-il ajouté.

Le bateau fantôme, avec ses migrants, se dirige vers Marseille mais a-t-il obtenu l'autorisation d'en débarquer ses passagers pas toujours les bienvenus dans les pays européens ?

La Méditerranée centrale se transformerait-elle en nouvelle route migratoire ?

Une ONG peut-elle faire pression sur un gouvernement ?

Alize Marion pour DayNewsWorld

 

MANUEL VALLS

LA TENTATION DE BARCELONE

Les classes politique de la France comme de l’Espagne vont retenir leur souffle jusqu’à mardi prochain, 25 septembre 2018, date (en soirée)  à laquelle Manuel Valls devrait annoncer sa décision finale qui devrait mettre fin au suspens qu’il entretient depuis le mois de mai dernier s’agissant des élections municipales de Barcelone .Ira ou n’ira pas ?

C’est en effet, en mai 2018 que sur la radio RNE-4 que Manuel Valls a expliqué, un jour, au réveil des Barcelonnais les raisons pour lesquelles il était intéressé par l’avenir de leur ville.

Bien évidemment dans les journaux, comme dans la Grande Ecole de la ville, l’ESADE où il occupe un poste de professeur et donne des conférences, l’information a été largement relayée.  
Depuis cette date malgré son fort appétit pour la Mairie de Barcelone Manuel Valls s’interroge sur la faisabilité de l’opération ?

La prudence s’impose, car l’aventure s’avère difficile voire inatteignable dans une ville ou l’identité catalane est exaltée chaque jour et à chaque coin de rue.

Certes Manuel Valls ne manque pas d’arguments en faveur de sa candidature :
il est né à Barcelone le 13 aout 1962 et où il possède une maison de famille. Ce n’est qu’à l’âge de 20 ans qu’il a obtenu la nationalité française qui lui a permis de faire la carrière politique que l’on connait, jusqu’à occuper le poste enviable de Premier Ministre.
Il parle parfaitement l’espagnol et le catalan, qui est sa langue de naissance
Il a reçu au printemps une proposition du parti Ciudadanos (Centre Droit) pour prendre la tête de liste d’un large rassemblement incluant la société civile (l’influence macronniène n’est pas très loin)

Après avoir  divorcé il y a 6 mois de la musicienne Anne Gravin avec laquelle il vivait depuis 12 ans et entretenu une brève liaison avec la députée LREM Olivia Grégoire, il s’est mis en couple avec Susana Gallardo, 53 ans. La presse people a fait ses choux gras de cette aventure, en donnant au couple le titre de couple de l’été, rien de moins !! Susana Gallardo est une richissime femme d’affaire catalane, héritière des laboratoires pharmaceutiques Almirall, diplômée de Sciences Politiques et Economiques à l’Université d’Oxford (Angleterre).

L’ex-mari de Susana Gallardo , Alberto Palatchi Ribera , avec qui elle a eu 3 enfants, fait partie des hommes les plus riches de l’Espagne. En 2018, le magazine Forbes a estimé sa fortune à 1,1 milliard de dollars. L’homme possédait la marque Pronovia,(fabrication de robes de mariées) fondée par son père en 1922, dont il a vendu 90 % de ses parts.

C’est à Marbella que les deux  « tourtereaux »se sont rencontrés pour la première fois.Susana Gallardo dispose d’un carnet d’adresses impressionnant qui a déjà permis à l’ambitieux Manuel , qui vit aujourd’hui loin de Paris, de multiplier les rencontres avec de généreux donateurs. Susana Gallardo possède un fort tempérament et le goût du combat, comme son nouveau compagnon.
Ces traits de caractère devraient être fort utiles au futur candidat.

Le chemin de Manuel Valls est néanmoins semé d’embuches.

Son parachutage sur Barcelone est extrêmement critiqué sur les réseaux sociaux on a pu lire les commentaires suivants : « Valls voudrait devenir le nouveau Jupiter espagnol » ou « Valls bouffe à tous les râteliers », ou  « Attention Susana, un coup de 49-3 et hop ta fortune est à Manuel… ! » ou bien « comment dit on pognon en catalan…dinero ? » ou encore « comment on dit Rastignac en catalan ?

je dirai arribisto ou aprofitat »..
Manuel Valls est considéré comme ayant une parfaite méconnaissance de la ville de Barcelone.
Le parti Ciudadanos , parti anti-indépendantiste est crédité de 5,2%. La Maire sortante de Barcelone est favorite avec 16,2% d’intentions de votes suivi par l’indépendantiste Alfred Bosch avec 14,2%. La Maire de Barcelone est Ada Colau est une jeune maire élue en mai 2015. Elle incarne l’arrivée au pouvoir d’une nouvelle génération d’hommes et de femmes, portées par des idées sociales soutenues par le mouvement des indinados (les indignés) issu de la crise de 2008.

Ada Colau s’est imposée par son travail en faveur des victimes des hypothèques et des milliers de familles expulsées.
En France, les commentaires ne sont pas plus tendres. La première question qui a été posée a été de savoir si Manuel Valls pouvait cumuler les fonctions de maire de Barcelone avec son mandat de député de la 1ère circonscription de l’Essonne ?.

Surprise, la loi sur le cumul des mandats qu’Emmanuel Macron a fait voté dans les premières semaines de son mandat n’a pas prévu ce genre de situation qui n’est pas illégale..

Au demeurant, depuis de nombreux mois, Manuel Valls est devenu un député fantôme ; il a délaissé ouvertement son mandat. Son ex rivale de 2017, Farida Amrani (FI), qui juge que la situation est devenue intenable a obtenu 11 500 signatures en faveur de la pétition réclamant sa démission qu’elle a fait circuler.

Les électeurs de Barcelone vont être appelés à trancher en juin  2019.Ils sont semble-t-il partagés aujourd'hui entre scepticisme et franche hostilité .Certains même, prédisent à l’aventureux une bonne raclée à moins que la situation décadente de la politique espagnole… ne lui laisse une opportunité inattendue ?

Nous rappellerons pour être complet que le scrutin est à la proportionnelle à un tour …

Clara Mitchell pour DayNewsWorld

 

BREXIT IMPOSSIBLE

Les Vingt-Sept espèrent que les négociations avec Londres seront bouclées d’ici à la mi-novembre, tout en posant leurs conditions intransigeantes pour le divorce d'avec l'UE lors du sommet informel de Salzbourg.

C'est sans détours en effet que le président français Emmanuel Macron a rejeté la proposition portée par le gouvernement britannique, dite plan de Chequers, compromis qualifié jeudi de «pas acceptable en l'état».

Le gros point de discorde: l'Irlande du Nord.

En effet Londres refuse de maintenir l'Irlande du Nord dans l'union douanière, dans la mesure où il faudrait créer une frontière avec le reste du Royaume-Uni.

Et la réapparition d'une frontière physique entre les deux Irlande est quant à elle rejetée par les deux parties.

« Ça n'est pas si facile de sortir de l'Union européenne » comme l'a clamé Emmanuel Macron

«Le Brexit, c'est le choix du peuple britannique.

Et c'est un choix poussé par certains qui prédisaient des solutions faciles. (...) Ceux qui expliquent qu'on peut faire facilement sans l'Europe (...) sont des menteurs.» a poursuivi le président français.

A part l’intransigeance marquée des 27 face au Brexit de Chequers, aucune avancée significative n'est à signaler si ce ne sont les précisions données quant au calendrier terminal.

« Le Conseil européen [du 18 octobre] sera un moment de vérité, a affirmé Donald Tusk, le président du Conseil.

Nous y espérons des progrès substantiels. A ce moment-là, nous aviserons [s’il est utile de convoquer] un éventuel sommet en novembre. ».

« le Brexit aura bien lieu le 29 mars 2019 » avait précisé la veille Theresa May devant ses homologue.

Un rendez-vous surtout destiné à exercer une pression maximale sur la première ministre britannique, à quelques jours seulement du congrès annuel des tories profondément divisés sur leur vision du Brexit.

Entre le «hard Brexit» et les exigences de Paris, la position de Theresa May semble toujours plus inconfortable.

Britney Delsey pour DayNewsWorld

 

SOROS ET LA POLITIQUE MIGRATOIRE EN EUROPE DEPUIS LES ANNEES 1970

Un casus belli est né il y a plusieurs semaines, entre l’Europe et ....la Tchéquie, la Pologne, la Hongrie, la Slovaquie et l’Autriche à propos des migrants, les membres de la Commission, les gouvernements allemands et français ayant voulu imposer un système « d’africanisation et d’islamisation » systématique du continent européen, il y a déjà quelques années. C’est le contenu de ce casus belli. Et c’est ce que pense en tous cas une grande partie  des citoyens européens... et ils sont de plus en plus nombreux.

Après le Brexit, après  les élections présidentielles françaises qui ont vu l’accession de Marine Le Pen au second tour, après les élections législatives allemandes du mois de septembre 2017 qui à la surprise de beaucoup ont vu l’AFD (parti nationaliste anti migratoire) faire son retour sur la scène politique et atteindre près de 13% des suffrages engrangeant 94 sièges de députés, il est apparu de notre devoir de rappeler que la plupart des observateurs , politiques et autres...ont imputés, à l’arrivée massive des migrants sur le continent européens, ces résultats électoraux inattendus, voire catastrophiques ...accompagnés de troubles sociaux qu’ils ont provoqués ici ou là.

Pour ce qui nous concerne,  il  nous est apparu nécessaire de profiter (dans le bon sens du terme) de cette situation pour remettre ce problème de l’immigration dans son contexte historique et politique, afin de  mieux comprendre le dessous des cartes.

Information nécessaire plus approfondie ! Oui ! Car le pire est peut être encore à venir !! Et il faudra comprendre ce qui se passe et pourquoi ? Ce sujet ultra conflictuel, risque en effet de faire voler, à termes, en éclat l’UE... si les choses ne sont pas reprises en mains ... dans la transparence..

La situation ainsi brièvement résumée et le décor planté, nous allons faire quelques rappels historiques indispensables.

C’est en 1973/1974 qu’a été esquissée, pour la première fois, au lendemain de la Guerre 39/45, la politique migratoire de l’Europe.

Il faut en effet remonter à 1974, année de la fondation de l’Association des Parlementaires pour la Coopération Euro-Arabe (APCEA) pour  toucher les prémices de cette histoire qui dure depuis près de 50 ans.

A cette époque l’Europe qui ne s’appelait pas encore UE, ne comptait que 9 pays, Grande Bretagne incluse. Souvenez-vous, c’était l’Europe des 9 !!!

L’objectif initial de cette association (de niveau européen) a été défini les 7 et 8 juin 1975, à l’unanimité à STRASBOURG, dans une résolution politique qui « demandait aux gouvernements européens de prendre l’initiative de démarches qui aiderait à assurer le retrait d’ISRAEL DE TOUS LES TERRITOIRES OCCUPES EN 1967."

L’arrière- plan de cette résolution politique était accompagné d' une demande d’aide pour le développement et la compréhension de la cause arabe, dans un contexte décrit comme n’ayant jamais été aussi favorable, à la cause (sic)...

En résumé, le conflit israélo-palestinien a été d’emblée impliqué dans le règlement d’un conflit qui dure depuis 1945, dans ce Moyen- Orient agité.

S’en suit un volet économique à ladite résolution de Strasbourg, qui appelle à la nécessite (et l’utilité – ) de la mise en place d’une étroite coopération économique entre l’Europe et le Monde Arabe.

Le premier acte de cette coopération économique avait pour objectif concret d’apporter une aide au recyclage des pétrodollars, après que l’OPEP a décidé de multiplier par 4 les prix du Pétrole (Souvenez-vous ! c’est le début de la crise du pétrole)....

Pour compléter le tout, la même résolution a ajouté un volet culturel appelant à la reconnaissance de la contribution historique de la Culture Arabe au développement européen (?) tout en  parachevant le texte par une critique de la situation de l’époque qui aux yeux des signataires n’accordait qu’un espace restreint  à l’enseignement de la langue arabe et de la culture arabe. (On a vu quelques années plus tard comment Najat Vallaud BelKacem a cherché à mettre en application définitivement  ce principe !)

Dans sa conclusion, la Résolution de Strasbourg exprimait le souhait que les gouvernements européens facilitent la demande des pays arabes, en créant de larges moyens pour l’accueil de travailleurs migrants et leur famille....ainsi qu’au développement de leur vie culturelle et religieuse inspirées par les textes arabes et  l’architecture arabe..

D’années en années,  les bases de cette Résolution de Strasbourg (ignorée par un très grand  nombre de citoyens européens) ont été approfondies régulièrement, jusqu’aux Protocoles de Barcelone, signés en 1975 et où l’Europe a définitivement basculé dans le camp arabe permettant à certains de dire que: «  l’Europe venait d’être cédée au Monde Arabe..". Mais ce n’était que le début...

  1. Car, sous la pression  de l’ISECO (Organisation Islamique pour l’Education, les Sciences et la Culture), un avatar de plus des frères musulmans, dont le siège est à Rabat, installé dans un hôtel luxueux et autrement dénommé en Français : Organisation Islamique pour l’éducation, les sciences et la culture, le phénomène de « colonisation » de l’Europe (setlment en anglais) n’a cessé de s’approfondir, au détriment des Européens de souche.
  2. Car, sous la pression de l’OCI (Organisation de la Coopération Islamique créée en mars 1972 à Djeddah) qui est la plus grande des organisations intergouvernementales auprès des Nations Unies (ONU) et qui regroupe 57 pays, tous ayant pour but affichés la consolidation de la solidarité islamique, la sauvegarde des Lieux Saints et un soutien indéfectible au peuple palestinien, l’arrivée de migrants du Nord de l’Afrique ou du Moyen Orient, «  l’islamisation » n’a cessé de croitre.
  3. Car la résolution de DOHA (Qatar) prise à l’issue de la 9 ème conférence islamique au Sommet qui s'est tenue entre le 12 et le 14 novembre 2000, à Doha précisément, n’a fait que confirmer tout une fois de plus cela.

L’ensemble des ces protocoles et résolutions ont donc progressivement permis l’installation de communautés islamiques bien préparées, choisies pour migrer vers un pays européen et à s’y installer comme en pays conquis, en refusant de se soumettre aux  principes d’intégration exigés auparavant. Le  phénomène n’a fait que monter en puissance..... Provoquant en réaction un rejet de la part des populations autochtones.

Depuis près de 40 ans, avec le soutien actif des différents gouvernements français (de droite comme de gauche)  ou de personnalités européennes tel Stefaan de Clerkc, fils de Albert de Clerkc, tous deux membres du parti Chrétiens-démocrate et flamands, CD&V, bien introduits et très influents  au sein des institutions européennes, toutes les facilités ont été données à cette démarche migratoire préparée de longue date et dans le détail.

On vient de démontrer que l’entente et la compromission ont été tellement fortes que toute l’immigration soit-disant sauvage que nous avons constatées depuis plus de 20 ans n’est en fait que le fruit d’une collaboration particulièrement efficace avec les organisations islamiques énoncées plus haut.

Alors SOROS ! Dans tout çà ?

Soros est un juif, athée survivant de la Shoah. Soros se prétend philanthrope et humaniste. Il est plutôt classé à gauche.

Bien que finançant des centaines de causes, il n’a jamais caché être un acteur financier sans scrupule, spéculant sur les dettes des Etats et le coût des matières premières dont ... LE PETROLE ...

Au travers de son concept de « l’Open Society », il diffuse une vision totalement irresponsable et cupide du monde, sous couvert d’humanisme et de progrès. C’est dans le droit fil de cette conception qu’il a crée la Middle East de l’Open Society qui affiche un parti pris à 100 % pro-palestinien. Et qui dit pro-palestinien dit pro-islam dit anti-culture occidentale, annonces de  la mort des systèmes démocratiques occidentaux et des valeurs des peuples d’Europe, majoritairement adeptes des principes démocratiques.

De plus SOROS est un anti- russe, viscéralement !

C’est d’ailleurs à ce titre qu’il a financé le conflit de Yougoslavie et c’est à ce titre qu’il affiche « une ressemblance avec le Qatar.. ».

Toutes les tensions qui ont secoué le Moyen Orient, de la Péninsule Arabique aux rives de la Méditerranées septentrionale en passant par la Zone Arabo-persique (voir art. Alexander Joffre, PH .D May 2013, How Soros funded Groups Invasions muslins in a truble region) ont pour origine l’influence, politique et financière des Groupes SOROS, le patron n’étant pas loin derrière....

Soros, qui finance l’Islam a donc tout naturellement, depuis de nombreux mois, trouvé avec les phénomènes des migrants un instrument pour monter à l’assaut des territoires européens  .... Et de leurs richesses !

Même si ses activités sont restées très secrètes longtemps, il lui est difficile aujourd’hui de cacher ses activités puisqu’il impose désormais clairement ses désidérata sur le sujet soit auprès de l’UE soit auprès d’Emmanuel Macron , lorsque ce dernier préparait son programme présidentiel.

Voici quelques exemples :

« L’UE doit accepter un million de demandeurs d’asiles (et de migrants par AN. »

« L’UE doit donner 15 000 € à chaque migrants pendant les deux premières années de leur séjour »

"L’UE doit financer le Liban, La Jordanie et la Turquie à hauteur de 5000 € par refugié ».

« L’UE doit financer des routes sécurisées et des corridors bien dessinés pour mener sans encombre les migrants de Grèce et d’Italie jusqu’à leur destination finale »

Les éléments à charge contre SOROS sont évidents et documentés.

Mais pour que la démonstration soit complète, il faut tout de suite dénoncer les réseaux Soros récemment apparus en Afrique dont ils sont en train d’entreprendre la conquête. (Ce qui expliquerait pour partie le grand nombre d’Africains migrants en France et en Europe). Les réseaux de l’Open Society se développent à grande vitesse sur le territoire africain. Soros s’appuie en Afrique sur les réseaux d’ONG : Amnesty International, Human Rights, Watch, Global Wittness, Transparency International etc.

Les liens d’influence qu’il soutient et qu’il finance existent  aussi au Sénégal, au Burkina Faso voire au Congo !

On comprend dans ces conditions le refus de la Hongrie, mais aussi d’autres pays de l’Europe de l’Est de voir le retour de ce personnage sulfureux. Ces pays s’arque-boutent contre les règles sur l’accueil des migrants imposés par l’Europe, à la demande de.. SOROS...

Depuis septembre 2015, la Hongrie sanctionne pénalement les personnes qui violent les frontières. L’Autriche, la Pologne sont sur la même voie. Ces mesures expliquent les menaces de la Commission Européenne..

Même la Suède et le Danemark ont rétabli le contrôle aux frontières pour les migrants

C’est dire que sur ce point la solidarité européenne était en train de vaciller  et que l’Europe commençait à se lézarder en raison de divergences importantes sur le sujet.

Pourtant, la France comme l’Allemagne n’ont pas été sur cette ligne pendant longtemps. ! L’accueil des migrants leur paraissait naturel, moralement naturel !

Mais ne vient on pas de voir Angela Merkel mise en difficulté électoralement parce qu’elle avait accepté l’entrée sur le territoire allemand de 1 millions de migrants... ??

L’immigration n’est- elle pas une des cause du Brexit en Angleterre, menacée par des hordes de migrants ayant déjà envahi le Calaisien en France (et menaçant les frontières anglaises par tous les moyens)?

L’immigration n’est- elle pas une des raisons du succès de Marine Le Pen au premier tour de la présidentielle 2017, ou elle a fait près de 40 % des voix?.  .

En riposte, et considérant que ces Etats portent atteinte à la liberté de circulation des hommes et des capitaux, à la liberté d’association, la Commission européenne a donc adressé à la Hongrie et à la Pologne une mise en demeure avant lancement d’une procédure juridique. (Soros n’était pas très loin derrière cette initiative)

En Hongrie, Pays natal de SOROS, le parlement magyare a voté contre toute intention d’ingérence, par le biais d’ONG  et notamment celles pilotées par SOROS. La Hongrie reste obstinément opposée aux migrants !!

L’Europe reste malgré tout menacée et en tout état de cause  de plus en plus affaiblie. Les gouvernements voient leurs opinions publiques de plus en plus mécontentes, leur retirer leur soutien. Les incidents de rues  et les attentats terroristes sont de plus en plus nombreux et visibles !

Mais que se passe- t- il alors en France plus précisément ?

Au lendemain de son élection, Emmanuel Macron est immédiatement allé rendre visite à Angela Merkel, cherchant à nouer un accord avec l’Allemagne  A cette occasion il n’a pas manqué d’aborder ce problème des migrants ... révélés par les résultats inattendus de Marine Le Pen. Au demeurant, en Allemagne la situation n’était pas meilleure ; le résultat  des élections législatives du mois de septembre 2017 montre à l’évidence que l’opinion publique allemande n’est guère différente de celle d’autres pays européens. Attentats terroristes, viols, vols, pillages alimentent le ras- le- bol des européens face à l’immigration massive .... Initiée par Georges SOROS.

Rappelons de façon un peu perverse, qu’Emmanuel Macron avait  déclaré pendant la campagne des élections présidentielles que sur le problème des migrants « il était dans les pas de SOROS, la pierre cachée derrière lui »

A la relecture, on s’aperçoit que le programme d’Emmanuel Macron est une reprise totale du Plan SOROS.

Au fils des attentats, des déplacements continus de camps de réfugiés nauséabonds, à l’arrivée de groupes de migrants dans les villages les plus isolés .... Les masques vont tomber.

Les langues se délient et de nombreux philosophes (Alain Finkielkraut, Michel Onfray, etc...) dénoncent régulièrement l’intention enfin révélée et mise à jour d’une islamisation délibérée et volontaire de l’Europe par le biais d’un processus massif de migration.

Les consciences et les yeux commencent à s’ouvrir. Mais n’oubliez pas, et c’est ce que j‘ai voulu vous démontrer, que ce processus a été engagé dans les années 70, en toute discrétion, sans que les citoyens soient consultés. Ce processus a été ouvert par la Déclaration de Strasbourg de 1974, ceci à la demande de 200 personnes au- dessous de tout soupçon...mais hyperpuissantes...

Sur le rôle de SOROS, le débat va continuer à enfler !

Nous reviendrons prochainement sur deux nouveaux foyers de violences qui viennent de s’ouvrir : l’un en Birmanie  ou l’ombre de SOROS plane au- dessus de fantastiques réserves de pétrole... l’autre plus près de chez nous, en Europe dans l’affaire qui oppose la Catalogne à l’administration Centrale espagnole ...Des surprises nous attendent encore.

Clara Mitchell pour DayNewsWorld

QUAND VIKTOR ORBAN MOUTON NOIR

DEFIE L'EUROPE

« Je sais que vous avez déjà décidé de voter, mais sachez que vous allez condamner un pays.», a déclaré le Premier ministre hongrois ViKtor Orban devant l’hémicycle .

Déclenchement de l'article 7 des traités de l’Union ou non ?

Dans une résolution adoptée en plénière en mai 2017, les députés déclaraient que la situation en Hongrie justifiait le déclenchement de la procédure qui peut conduire à des sanctions pour la Hongrie, notamment la perte temporaire de ses droits de vote au Conseil.

Un débat au Parlement européen était organisé mardi pour discuter de l’état de droit en Hongrie, un rapport de l’eurodéputée verte Judith Sargentini demandant le déclenchement de l’article 7 contre le gouvernement de Viktor Orban.

Un vote décisif du Parlement européen aura lieu mercredi 12 septembre à Strasbourg sur le déclenchement de cet article. Il s’agit de l’article 7 des traités de l’Union, qui peut être activé en cas de « risque clair de violation grave » de l’Etat de droit dans un Etat membre. Une procédure jusqu’à présent, initiée qu’une fois: à la fin 2017, contre le gouvernement polonais.

Le Premier ministre hongrois estime que le Parlement européen bafoue ainsi les droits des Hongrois, tandis que plusieurs députés regrettent le manque de liberté en Hongrie .

Si la procédure va jusqu’à son terme, la Hongrie se verrait priver de vote lors des décisions prises par les chefs d’États et de gouvernement. Une quasi-exclusion du jeu européen...

L'Union européenne (UE) doit-elle agir en activant l’article 7 des traités européens pour prévenir le risque de violation grave des valeurs européennes. ?

Le Premier ministre Viktor Orban a tenu à être présent la veille en plénière pour défendre son action.

Mais que reproche-t-on à Orban ?

« Le peuple hongrois ne bénéficie plus des droits fondamentaux que nous tenons pour acquis dans le reste de l’Europe. Les Hongrois ne peuvent plus être assurés de recevoir un traitement honnête et équitable de la part de leur gouvernement », selon Judith Sargentini, l’auteure du rapport débattu.

« La société civile est menacée par les décisions prises par le gouvernement hongrois », a surenchéri le commissaire néerlandais rappelant que la Commission avait saisi la justice sur plusieurs sujets.

Dans le rapport de Mme Sargentini, sont énumérées plusieurs menaces :

1° La remise en cause de la liberté des médias

2° La remise en cause de l’indépendance de la justice

3°, Les attaques régulières contre les organisations non gouvernementales,

4° Le regain d’antisémitisme

5° La remise en question de certains droits sociaux.

6° La politique migratoire du régime Orban et son refus d’accepter le principe de solidarité européenne.

La défense virulente de Viktor Orban

Le Premier ministre hongrois estime que le Parlement européen bafoue tout simplement les droits des Hongrois.

« Je défends ma patrie parce que ces valeurs sont des questions d’honneur pour les Hongrois. Ce rapport bafoue l’honneur des Hongrois ». Selon lui, les eurodéputés prétendent « mieux savoir que les Hongrois eux-mêmes ce qui est bon pour eux ».

Il conteste ainsi la procédure d’adoption de « ce rapport qui viole les traités européens ».

« Vous souhaitez exclure un pays qui a fait son choix de voter pour un parti à 59 % des voix. Se venger contre les Hongrois n’est pas honnête, n’est pas européen », s’est-il offusqué.

« Vous avez décidé que notre pays ne pouvait pas refuser d’être un pays d’immigration. Nous ne céderons pas au chantage et notre pays défendra ses lois, contre vous s’il le faut. » Il a fait des élections européennes en Hongrie un futur test.

Le gouvernement hongrois a aussi transmis à Bruxelles un document de 109 pages, très argumenté,qui démonte pièces par pièces toutes les critiques faites depuis le retour au pouvoir de M. Orban à Budapest en 2010.

Dans le milieu européen, il est courant de surnommer cet article « l’arme nucléaire », tant il touche à la souveraineté d’un État. Et Viktor Orban ne s’y est pas trompé lui qui a dénoncé un rapport « qui va priver les Hongrois de défendre leurs intérêts ».

M. Varga estime, quant à lui, que son pays aurait dû dès le début être associé à la procédure et que M. Sargentini, en refusant, aurait privilégié « l’option nucléaire » et créé « un dangereux précédent qui mine la confiance des citoyens dans le Parlement ».

Proche du Fidesz d’Orban, l’eurodéputé polonais Ryszard Antoni Legutko (PiS - ECR) a ainsi raillé ses collègues les invitant à carrément demander de mettre le pays sous tutelle en nommant un remplaçant directement au Premier ministre hongrois.

Autre enjeu: celui des élections européennes.

Ce débat peut aussi avoir un impact considérable, au moment où débute la campagne pour les élections européennes de mai 2019. Quelles conséquences pour le PPE et les autres partis politiques européens d’un vote en faveur de l’article 7 ?

Le Parti populaire européen (PPE), rassemblement des droites de l’Union, pourrait-il en effet se sentir obligé de clarifier sa position à l’égard de M. Orban et de l’exclure, lui qui est devenu la coqueluche des extrêmes droites européennes ?

D'ailleurs l'extrême-droite en a profité pour faire du pied au Fidesz. Côté Rassemblement national, Nicolas Bay a dénoncé un rapport qui veut sanctionner un pays qui a décidé de se protéger de la « submersion migratoire » et a estimé que le parti de Viktor Orban n'a plus rien à faire au Parti populaire européen de Manfred Weber. Orban rejoindrait-il le groupe créé par Marine Le Pen, Europe Nations et Liberté (ENL) ?

Le PPE est un parti en pleine crise, écartelé entre un Jean-Claude Juncker , représentant de la droite chrétienne sociale et Sebastian Kurz, chancelier autrichien en coalition avec l’extrême droite ou M. Orban, qui discute désormais Europe avec le populiste d’extrême droite Matteo Salvini. Le PPE « attend de Viktor Orban qu’il fasse un pas en direction des partenaires européens cette semaine et qu’il soit prêt à des compromis », a ainsi déclaré au Monde Manfred Weber, chef de file du PPE à Strasbourg.


Qui a intérêt à ce qu'éclate le PPE ?

« Un éclatement du PPE aurait des conséquences considérables à neuf mois des européennes, en créant à la fois un espace politique pour une union des droites extrêmes, de M. Orban à M. Salvini en passant par les Polonais du PiS.

Mais aussi une opportunité pour une éventuelle alliance élargie des « proeuropéens » autour de M. Macron. » ? selon un observateur politique.

Joanne Courbet pour DayNewsWorld

 

VOSTOK 2018 LES GRANDES MANOEUVRES RUSSES

AU GOUT DE GUERRE FROIDE

« Il y aura comme un air de Zapad-81, mais en plus imposant d'une certaine manière », se félicitait ainsi fin août le ministre russe de la Défense, Sergueï Choïgou faisant allusion à l'ère soviétique.

La Russie lance mardi 11 septembre les plus grandes manœuvres militaires de son histoire avec toutes les composantes de l'armée et la participation de la Chine. Ces exercices sont baptisés "Vostok-2018" (Est-2018).

Une démonstration de force

Une démonstration de force avec des manœuvres gigantesques cette semaine jusqu'au 17 septembre en Sibérie orientale et dans l'Extrême-Orient russe.

"Vostok 2018" déploie en effet une puissance sans pareil avec près de 300 000 hommes, toutes les composantes de l'armée impliquées (un millier d'aéronefs, 80 bâtiments, et 36 000 blindés ) et 3 500 soldats chinois en soutien.

«  Imaginez 36.000 engins militaires se déplaçant en même temps : des chars, des blindés de transport de troupes, des véhicules de combat d'infanterie. Et tout cela, bien sûr, dans des conditions aussi proches d'une situation de combat que possible.» avait détaillé non sans fierté le ministre russe de la Défense, Sergueï Choïgou, fin août.

L'armée russe a comparé cette démonstration de force à Zapad-81 (Ouest-81) qui, il y a près de 40 ans, avait mobilisé entre 100 000 et 150 000 soldats du pacte de Varsovie en Europe orientale, pour les plus grandes manœuvres jamais organisées à l'ère soviétique. « Il y aura comme un air de Zapad-81, mais en plus imposant d'une certaine manière », se félicitait ainsi fin août le ministre russe de la Défense, Sergueï Choïgou faisant allusion à l'ère soviétique.

Ce dernier exercice de grande ampleur qui avait officiellement impliqué 12 700 militaires- un chiffre juste en dessous de la limite de 13 000 hommes au-delà de laquelle la Russie aurait été obliger de convier des observateurs étrangers- avait déjà été jugé par l'Otan comme une « préparation pour une guerre majeure avec un ennemi à parité  », ce qui veut dire une armée puissante et non un groupe terroriste tel que présenté.

L'Otan dénonce

Ces manœuvres n'ont d'ailleurs pas manqué de faire réagir l'Otan qu 'elle dénonce comme la répétition d'un « conflit de grande ampleur ». L'Otan estime que « Vostok-2018 » « démontre que la Russie se focalise sur l'entraînement à un conflit de grande ampleur » . Dylan White, porte-parole de l'Alliance, a déclaré « Cela s'inscrit dans une tendance que nous voyons depuis un moment : une Russie plus sûre d'elle, qui augmente significativement son budget de Défense et sa présence militaire. »

Ce déploiement intervient en effet dans un contexte de tensions durables avec les Occidentaux : crise ukrainienne, conflit en Syrie notamment.

D'autant que la Chine et la Mongolie participent à ces grandes manœuvres et pourront tester du matériel russe de haute technicité que Pékin a récemment acquis, comme le système de défense antiaérienne S-400 ou le chasseur Su-35.

De plus toutes les nouvelles armes "invincibles" (Poutine) de l'armée russe sont déployées : sur terre missiles Iskander, capables de transporter des ogives nucléaires, des tanks T-80 et T-90, les récents avions de combat Su-34 et Su-35, en mer, plusieurs frégates équipées de missiles Kalibr.

La Russie : deuxième puissance militaire du monde

La Russie qui dénonce l'expansion de l'Otan à ses frontières comme une menace fondamentale pour sa sécurité a multiplié les exercices militaires d'ampleur ces dernières années.

La porte-parole de la diplomatie, Maria Zakharova a cependant tenu à rassurer les Occidentaux: « 'Vostok-2018' se tient loin de la zone de responsabilité de l'Otan et ne change en rien la sécurité de ses Etats membres. »

Le porte-parole du Kremlin avait prévenu fin août: « La capacité [de la Russie] à se défendre dans la situation internationale actuelle, qui est souvent assez agressive et inamicale envers notre pays, est justifiée, essentielle et sans alternative ».

Le président russe Vladimir Poutine présent au Forum économique devrait assister à une partie des manœuvres.

Joanne Courbet pour DayNewsWorld

 

VERS UNE SUEDE INGOUVERNABLE

«Nous aurions aimé faire un meilleur score, mais nous restons le premier parti du pays !» a clamé Stefan Löfven.

Les négociations s'annoncent difficiles en Suède .

L'extrême -droite n'est certes pas devenue la deuxième force politique du pays mais elle se place en nette progression.

Le parti d’extrême droite Démocrates de Suède arrive en effet pour sa part en troisième position avec 17,6 % des voix, une très nette progression depuis les 12,9 % de 2014.

Par contre le bloc traditionnel de la coalition «rouge-verte» – sociaux-démocrates, Verts et Parti de gauche – conquiert la première place avec une avance de seulement 0,4 % devant l’alliance de centre droit composée des Modérés (conservateur), libéraux, centristes et chrétiens-démocrate

Les Verts, partenaires des sociaux-démocrates au gouvernement, obtenant le pire échec de ces élections avec à peine 4,3 % !

Dans un système d’alliances, le bloc de partis qui obtient la majorité des voix forme un gouvernement. Cette fois-ci les deux blocs ont un écart trop faible entre eux et le score des SD peut jouer un rôle déterminant au Parlement.

Le leader des Démocrates de Suède, Jimmie Akesson, n'a d'ailleurs pas manqué de lancer une invitation personnelle au leader des Modérés, Ulf Kristersson pour «discuter de la manière dont le pays sera désormais dirigé».

Ce dernier, de son côté a souligné que «l’alliance était plus forte qu’avant, et la principale raison pour cela est le Parti du centre».

Pour le Premier ministre actuel il s'agit maintenant de faire coopérer les deux blocs traditionnels. «Cette soirée doit être l’enterrement de la politique de bloc», a-t-il déclaré.

Quoiqu'il advienne aucun des deux grands blocs dominants de l'échiquier politique n'a obtenu la majorité face à une extrême-droite qui progresse et la partie pour former un gouvernement ne s'annonce pas facile. Ces derniers auront forcément besoin de voix de l'extrême droite.

Britney Delsey pour DayNewsWorld

 

UNE POSSIBLE POUSSEE DE L'EXTREME-DROITE

AUX LEGISLATIVES EN SUEDE

Alors que depuis plus d'un siècle le Parti social-démocrate du Premier ministre sortant Stefan Löfven et les Modérés (conservateurs) d'Ulf Kristersson se succèdent aux responsabilités en Suède, les Démocrates de Suède (parti anti-immigration) sont crédités de 20% des voix dans les sondages,soit une  hausse de sept points par rapport aux législatives de 2014.

Le parti anti-immigration pourrait ainsi se retrouver derrière les sociaux-démocrates et au coude-à-coude avec les conservateurs, rompant avec le modèle consensuel de l'Etat-Providence.

Droite et gauche sont respectivement crédités de 37 et 40% des suffrages si bien que l'on peut s'attende à un nouveau gouvernement minoritaire formé par Stefan Löfven, avec une minorité encore plus faible qu'actuellement.

Aussi Jeudi, Stefan Löfven a-t-il appelé les Suédois à voter pour un «gouvernement stable (...) capable de diriger la Suède en ces temps incertains».

L'ancien métallo a dû le soir-même défendre âprement son bilan, vivement critiqué pour avoir ouvert grand les frontières de la Suède à 250.000 demandeurs d'asile en 2014 et 2015, avant de les refermer.

«L'intégration est la question vitale de notre temps», lui a lancé Ulf Kristersson, à la tête du parti des Modérés.

Le leader de SD, Jimmie Åkesson, a accusé le gouvernement de laxisme dans la lutte contre la criminalité, exhortant «ceux qui ne s'adaptent pas à retourner vivre dans un autre pays».

Ces législatives devraient signer la fin de la domination des grands partis traditionnels au profit de l'extrême droite.

A suivre.
Britney Delsey pour DayNewsWorld

 

TRIBUNE EXPLOSIVE DE BORIS JOHNSON

CONTRE LE PROJET DE BREXIT DE THERESA MAY

Boris Johnson, potentiel challenger de la Première ministre conservatrice, avait claqué en juillet la porte du gouvernement pour marquer son désaccord avec le "plan de Chequers" proposé par Theresa May.

Le plan de Theresa May sur les relations commerciales post-Brexit place "une veste-suicide" sur le Royaume-Uni, et le détonateur a été remis à l'Union européenne, a dénoncé dimanche l'ancien ministre britannique des Affaires étrangères, Boris Johnson dans une tribune publiée dans le Mail on Sunday.

Ce plan prévoit le maintien d'une relation commerciale étroite entre le Royaume-Uni et l'UE après le Brexit, prévu le 29 mars tout en préservant la province britannique d'Irlande du Nord au sein de l'union douanière et du marché unique européens, pour empêcher le rétablissement de contrôles frontaliers avec l'Irlande, membre de l'UE, après le Brexit.

Avec ces propositions, Theresa May a provoqué la fureur des partisans d'un « hard- Brexit » mais aussi le scepticisme des dirigeants de l'UE, qui ont mis en doute la viabilité de ce plan.

Mais les propos cuisants de Boris Johnson, taxant d'« humiliation » et de « béni-oui-oui » face à l'UE ont paru excessifs même dans son propres camp conservateur. En effet le secrétaire d’Etat aux affaires étrangères, Alan Duncan, a estimé sur Twitter qu’ils constituent « un des moments les plus navrants de la politique moderne britannique » et signent « la fin politique de Boris Johnson ».

Au président de la commission des affaires étrangères de la Chambre des communes, Tom Tugendhat, qui a servi en Afghanistan où il a été confronté à un attentat-suicide,d' également tweeté : « Le carnage était répugnant (…) Comparer la première ministre à cela n’est pas drôle ».

La formule-choc signée de Boris Johnson, le leader des « hard-brexiters » n'est pas passé inaperçu tout comme son divorce de sa femme de 25ans.

Britney Delsey pour DayNewsWorld

 

IMPOPULARITE DU REPORT DE L'AGE DE LA RETRAITE

EN RUSSIE

Plusieurs milliers de personnes ont manifesté dimanche 2 septembre dans plusieurs villes de Russie contre un projet de réforme qui prévoit de repousser de cinq ans l’âge légal de départ à la retraite.

En effet la réforme que Vladimir Poutine veut porter, prévoit de repousser de cinq ans l’âge de départ en retraite, en contrepartie de pensions revalorisées.

Dans la seule ville de Moscou, ils étaient près de 9 000 à s’être rassemblés à l’appel notamment du Parti communiste, qui dénonce une « réforme cannibale ».

« Nous organisons aujourd’hui une manifestation dans toute la Russie contre cette réforme cannibale », a lancé à la tribune le dirigeant communiste Guennadi Ziouganov . Ce dernier a proposé, plutôt que de repousser l’âge légal de départ à la retraite, la taxation des oligarques pour financer le système.

Le président Vladimir Poutine s’est personnellement investi dans la réforme des retraites : dans un discours retransmis mercredi dernier à la télévision il a présentée cette dernière comme une nécessité financière.

Il propose un assouplissement du projet présenté en juin par le gouvernement : mettre l'âge légal de la retraite à 60 ans pour les femmes contre 63 dans la version gouvernementale, et 55 ans dans le système actuel. Pour les hommes un relèvement de 60 à 65 ans de l’âge légal comme prévu.

Ces mesures devraient, d'après le gouvernement,permettre une revalorisation des pensions de retraite de 8 % par mois d’ici la fin de l’année, donc en moyenne 14 414 roubles (environ 185 euros). L'âge de la retraite est resté inchangé depuis environ 90 ans.

D’après les instituts de sondage, 90 % des Russes sont hostiles à cette réforme.

Vladimir Poutine est confronté à une fronde inhabituelle qui a fait chuter sa cote de popularité.

Abby Shelcore pour DayNewsWorld

 

NEUF BLESSES DANS DES HEURTS

ENTRE PRO ET ANTIMIGRANTS EN ALLEMAGNE

Plus de 8.000 personnes étaient réunies à Chemnitz en Allemagne, ville saxonne de l'ex-RDA, qui est depuis une semaine l'épicentre de la mobilisation de l'extrême droite allemande contre les étrangers.

Malgré d'importants barrages policiers dans les rues de Chemnitz, les deux rassemblements, celui d’extrême droite et celui de gauche, organisés samedi , se sont affrontés faisant neuf blessés. Une équipe de la télévision publique locale MDR a déposé plainte après avoir été agressée lors d'un tournage. Un membre de l'équipe a été blessé et son matériel cassé.

Depuis plus d'une semaine, la formation populiste surfe sur la colère provoquée par le meurtre d'un Allemand de 35 ans poignardé par deux réfugiés. Cette ville de la Saxe est le théâtre depuis plusieurs jours de manifestations organisées par l'extrême droite allemande contre les étrangers.

Deux Allemagne se font face. Deux camps radicalement opposés. Et les tensions sont montées d'un cran ce samedi.

Les manifestants de gauche face aux antimigrants menés par le parti populiste Alternative für Deutschland (AfD), le rassemblement anti-islam et l'anti-Merkel Pegida .

Neuf personnes ont été blessées en marge de nouvelles manifestations antagonistes de plus de 8.000 personnes samedi 1er septembre à Chemnitz en Allemagne, organisées d'un côté par la droite ultra anti-immigrés et en face par des mouvements de gauche. Un Afghan de 20 ans a par ailleurs été roué de coups par des hommes cagoulés.

Environ 4.500 personnes ont défilé.

Certains scandaient « nous sommes le peuple », reprenant le slogan des manifestants lors de la chute du régime communiste de RDA à l'automne 1989, ou ou encore « Merkel dégage ! »

tandis que d'autres défilaient en répondant : « le cœur plutôt que la haine ».

Alyson Braxton pour DayNewsWorld

 

THERESA MAY CONTRE VENTS ET MAREES

SUR LE BREXIT

« Je ne serai pas contrainte d'accepter des compromis concernant les propositions du +plan de Chequers+ qui ne sont pas dans notre intérêt national », écrit la Première ministre dans le Sunday Times.

Confrontée à une forte opposition contre son plan de la part des pro-Brexit, Mme May a réitéré qu'elle préfère l'absence d'un accord plutôt que de faire des concessions à Bruxelles.« Nous serons prêts pour un +no deal+ (aucun accord) s'il le faut », a écrit Mme May dans le The Daily Telegraph.

Le chef du gouvernement britannique a donc rappelé dimanche qu'elle ne ferait aucune concession à Bruxelles écartant également une nouvelle fois la possibilité d'un second référendum.« Poser la question une fois de plus serait une grave trahison de notre démocratie - et une trahison de cette confiance », a-t-elle affirmé.

En juillet, Mme May a présenté un « Livre blanc » dans lequel elle propose notamment la création d'une nouvelle « zone de libre-échange » avec l'UE qui repose sur un ensemble de règles communes concernant les biens et le secteur agro-alimentaire. Il prône une relation commerciale étroite entre le Royaume-Uni et l'UE après le Brexit Il prévoit également d’éviter le rétablissement d'une « frontière dure », avec des infrastructures douanières, à la frontière avec l’Irlande.

Mais ce « plan de Chequers (une des résidences du premier ministre) » a immédiatement suscité un tollé chez les tenants d'un Brexit dur car ils le considèrent comme un dévoiement du référendum ayant décidé la sortie de l'UE en juin 2016. Aussi s'en sont suivies des démissions fracassantes comme celle du ministres des Affaires étrangères, Boris Johnson, ou celle de David Davis. Or les adversaires de la stratégie de Mme May dans les rangs du Parti conservateur publieraient en septembre leurs propres propositions pour le Brexit destinées à s’orienter vers une rupture plus nette avec l’UE. Une telle démarche pour mettre la pression sur Mme May, alors que le calendrier fixé par Londres et Bruxelles prévoit la conclusion d’un accord de retrait avant le Conseil européen des 18 et 19 octobre prochains.

De leur côté, les dirigeants de l'UE ont émis des doutes quant à sa viabilité.

Si Theresa May reste inflexible sur le Brexit contre vents et marées, Michel Barnier, lui, est prêt à prolonger les négociations

Le départ de la Grande-Bretagne de l'UE est certes programmé pour le 30 mars 2019. Londres et Bruxelles sont censés parvenir à un accord d'ici octobre pour organiser leur divorce et jeter les bases de leur relation future.

Mais Michel Barnier, négociateur en chef du Brexit, a fait savoir dimanche dans un entretien au quotidien allemand Frankfurter Allgemeine Zeitung que les négociations devaient être bouclées pour « mi-novembre ». « C’est possible. Ce dont nous avons besoin ce n’est pas de temps mais de décisions politiques. » a-t-il ajouté. Il en est de même pour le ministre britannique chargé du Brexit, Dominic Raab parlant de « une marge de manœuvre » sur le calendrier.

Le Brexit est programmé pour le 30 mars 2019...

Britney Delsey pour DayNewsWorld

 

UNE CHASSE INQUIETANTE AUX IMMIGRES EN EX-RDA QUI ENFLE

Depuis qu’un Allemand de 35 ans s’est fait poignarder dans la nuit de samedi, dans des circonstances encore non-éclaircies et qu' un Syrien et un Irakien d’une vingtaine d’années sont soupçonnés du meurtre , ce fait divers a été instrumentalisé par l’extrême droite qui a mobilisé des milliers de néonazis, de hooligans et des militants du mouvement xénophobe Pegida.

Le parti d’extrême droite AfD (Alternative pour l’Allemagne) a monté un « stand d’information » juste après l’annonce du meurtre à Chemnitz.

Des chasses à l’homme, des saluts hitlériens, une police débordée. La société civile semble abdique face à l’extrême droite en tête des élections en Saxe

Les habitants n’ont plus peur d'exprimer leur haine des réfugiés. . Aujourd’hui, l’AfD arrive en tête des élections dans la région et elle la première force d’opposition au Bundestag depuis 2017.

D’autres manifestations sont annoncées samedi dans la Saxe, à Plauen, près de la frontière bavaroise, ainsi qu’à nouveau à Chemnitz, à l’appel de Pegida et du parti Alternative pour l’Allemagne (AfD). L' ’enquête a révélé que l’un des deux accusés se trouvait illégalement en Allemagne depuis 2016 et qu' il aurait dû être expulsé en Bulgarie, son lieu d'enregistrement comme demandeur d’asile.

« Ce que nous avons vu n’a pas sa place en Allemagne », a déclarée, mardi à Berlin, la chancelière Angela Merkel.

Alize Marion pour DayNewsWorld

 

UN ENNEMI COMMUN POUR ORBAN ET SALVINI : MACRON

La droite radicale avait rendez-vous avec l’extrême droite. Mardi 28 août, Matteo Salvini, le ministre de l’intérieur italien, chef de la Ligue (extrême droite), a accueilli dans son fief lombard de Milan le premier ministre ultraconservateur hongrois, Viktor Orban.

Leur ennemi commun dans cette Europe de plus en plus divisée : Emmanuel Macron, qualifié de « chef des partis promigrants » en Europe par M. Orban. « S’ils ont voulu voir en ma personne leur opposant, ils ont raison », a répondu le président.

Tout sourire, les deux hommes forts du moment sur la scène politique ont fait de Cette rencontre symbolise un moment fondateur de la droite anti-immigration européenne. En mai 2019 ont lieu les élections européennes de mai 2019.

L'homme fort du gouvernement italien, Matteo Salvini, est « mon héros », a ainsi déclaré mardi à Milan le Premier ministre hongrois Viktor Orban. « C'est mon héros et aussi mon compagnon de route » lui qui a fermé les ports aux navires de sauvetage en Méditerranée, a-t-il affirmé à la presse à Milan, dans le nord de l'Italie, avant une réunion avec Matteo Salvini (Ligue, extrême-droite), ministre de l'Intérieur et vice-Premier ministre italien.

« Il y a actuellement deux camps en Europe. Macron est à la tête des forces politiques soutenant l’immigration. De l’autre côté, il y a nous qui voulons arrêter l’immigration illégale », a déclaré le premier ministre hongrois. « Nous sommes au bord d’un tournant historique pour l’Europe, a abondé le chef de la Ligue. Aujourd’hui commence un parcours commun qui sera suivi de nombreuses autres étapes dans les prochains mois, pour mettre au premier plan le droit au travail, à la santé et à la sécurité. Tout ce que les élites européennes financées par [le philanthrope américain d’origine hongroise] Soros et gouvernées par le Macron du moment nous refusent. »

Entre 5 000 et 15 000 personnes se sont retrouvées sur la place San Babila, en plein centre-ville, pour protester contre les positions xénophobes et souverainistes des deux politiciens.

Les deux hommes, partisans d'une ligne dure contre les migrants arrivant en Europe, ont confirmé devant la presse leur accord sur la nécessité de « défendre les frontières » contre l'immigration. « Notre objectif est d'aider là où il y a des problèmes », en Afrique notamment, « pas d'apporter les problèmes chez nous", tandis que « La mission de M. Salvini est de s'assurer que ces migrants peuvent également être arrêtés en mer », a-t-il ajouté.

A l'instar de Matteo Salvini, Viktor Orban a clairement désigné le principal adversaire en Europe, avant les élections européennes du printemps 2019 : le président français Emmanuel Macron.

"Il y a actuellement deux camps en Europe et l'un est dirigé par Macron", a affirmé le Premier ministre hongrois.

Alize Marion pour DayNewsWorld

 

NICOLAS HULOT DEMISSIONNE !

ANALYSE ET REVELATIONS DE CE QUE

PERSONNE NE VOUS A DIT !!

Pour Nicolas Hulot le compte n'y est pas, ce n'était pas suffisamment conclusif et, donc, ce n'était pas pour moi le temps de conclure", explique le ministre de la Transition écologique et solidaire dans un entretien au Monde. "Ce n'est pas un psychodrame, je considère que les conclusions ne sont pas à la hauteur de la qualité du travail extraordinaire et des propositions qui ont été faites dans les ateliers. Je ne vais donc pas aller faire le beau ou aller dire dans un micro que le compte n'y est pas », poursuit-il bien avant sa décision prise.

Les États généraux de l’alimentation se sont achevés jeudi sans Nicolas Hulot.

Ce dernier estime que les conclusions de ce grand rendez-vous de la filière agroalimentaire, organisé par le gouvernement, ne sont "pas à la hauteur", le 22 novembre 2017 à l'Elysée. Il n'a donc simplement pas assisté à la séance de clôture des états généraux de l'alimentation, boycottant ainsi le discours prononcé par Edouard Philippe, jeudi 21 décembre. Nicolas Hulot estime que les conclusions de ce grand rendez-vous de la filière agroalimentaire, organisé par le gouvernement, ne sont « pas à la hauteur ».

Il est vrai que très peu de mesures ont été déclinées et aucune grande annonce digne du monde agricole en France n'a été faites.

Ouverts fin juillet, ces états-généraux avaient pourtant vocation à trouver des solutions pour équilibrer les rapports entre agriculteurs, transformateurs et distributeurs.

Sur le front de l'environnement, les conclusions ont peu précises, les modalités de la sortie progressive des pesticides (dont le glyphosate d'ici trois ans) faisant l'objet d'un plan au premier trimestre 2018.

Pour le ministre de l’Agriculture Stéphane Travert, ce plan d’investissement "devra être finalisé pour le salon de l’agriculture" qui aura lieu du 24 février au 4 mars.

Mais le ministre le plus populaire de ce gouvernement Nicolat Hulot qui a passe son temps à accepter des compromissions inacceptables « est quelqu'un d'extraordinairement utile et précieux à ce que nous avons à faire pour transformer le pays (...) et il n'est pas question de son départ à ce que je sache » a martelé le député et porte-parole de La République en Marche (LREM) Gilles Legendre...

Or Nicolas Hulot réfléchissait depuis longtemps à un démission possible.

Sa décision est tombé : il donne sa démission par le fait que son action n'a permis d'obtenir que des « petits pas » en matière environnementale. Après des déceptions sur le glyphosate ou encore la sortie du nucléaire, il avait fait planer à de nombreuses reprises la menace d'unpossible départ

Il a confié qu'il se sentait « tout seul à la manœuvre » sur les enjeux environnementaux au sein du gouvernement. Et il vient de démissionner

!Il ajoute que ni Emmanuel Macron, ni Édouard Philippe n'ont été informés de sa décision.Et c'est ce sentiment de solitude qui a contrarié toute son action ministérielle. C'est désormais chose faite et c'est d'autant plus fort venant d' « une prise de guerre » d'Emmanuel Macron, premier président de la République à l'avoir convaincu d'intégrer un gouvernement.

A force de voir se parjurer les membres du gouvernement, au courant de rien pour Gérard Collomb, l'affaire Benalla, les affaires incessantes du gouvernement Macron, l'absence de l'écologie au sein de ce gouvernement, le mensonge permanent d'une équipe, tout cela a poussé cet « honnête homme » a décidé se désolidariser d'un gouvernement où les parjures, les mensonges, les trahisons sont l'apanage de leur gouvernement et de leur chef.

Garett Skyport pour DayNewsWorld

 

POLEMIQUE SUR L'EXHUMATION DU DICTATEUR FRANCO EN ESPAGNE

LEspagne se divise sur l’exhumation du dictateur Franco laquelle a été approuvée ce vendredi 24 août. Son passé douloureux hante encore les débats..

Le conseil des ministres espagnol a validé, ce vendredi, un décret permettant l’exhumation de la dépouille de l’ancien dictateur Francisco Franco, qui a dirigé le pays pendant 36 ans, de 1939 à 1975. Ce texte initie de façon concrète le processus de transfert des restes du dictateur vers un autre lieu  si le Parlement le ratifie dans les trente jours.

Le mausolée construit par des prisonniers politiques, sur ordre de Franco après la guerre civile (1936-1939), rassemble les corps de près de 34 000 nationalistes et républicains.

Or Franco et José Antonio Primo de Rivera, fondateur de la Phalange, une organisation d’obédience fasciste, y reposent. L'exhumation des deux corps permettrait selon les socialistes de désacraliser le monument.

Mais quarante-trois ans après sa mort, l’héritage de Franco divise encore.  Le mausolée du Valle de los Caídos en est l’illustration et rappelle la fragilité de la réconciliation.

Ce projet n’a le soutien ni de la famille du Caudilloni, ni de Ciudadanos (libéraux) ni du Parti Populaire (conservateurs). « On veut discréditer une période historique durant laquelle Franco a favorisé la plus grande transformation sociale du pays », dénonce Juan Chicharro, président de la Fondation Franco.

Les socialistes , quant à eux, peuvent compter sur le soutien de Podemos (extrême gauche) et des nationalistes basques et catalans.

« C’est incompréhensible qu’un pays démocratique finance un tel monument », juge,au contraire, Emilio Silva, président de la fondation pour la récupération de la mémoire historique

Les nombreuses questions autour des crimes perpétrés sous Franco et des divisions entre ses soutiens et ses opposants ont été en partie balayées à partir de 1975 du retour à la démocratie. Mais la réconciliation nationale peine à s'affirmer.

Le premier ministre Pedro Sanchez, en juin, de conclure : «On ne peut construire un futur confortable en ignorant un passé incommode.»

Britney Delsey pour DayNewsWorld

 

UNE RENTREE CHARGEE ET COMPLIQUEE

POUR LE GOUVERNEMENT FRANCAIS

Budget, réforme des retraites, plan pauvreté. Ce sont ces dossiers chauds qui attendent le gouvernement qui a fait sa rentrée politique, mercredi 22 août à l'Elysée. Le Conseil des ministres a donné le coup d'envoi à des réformes politiquement délicates. De retour de deux semaines de vacances, les ministres et le président se sont donc retrouvés ce mercredi en Conseil pour une rentrée politique et sociale chargée : ils ont planché sur les grands chantiers politiques annoncés avant les vacances d'été.

Mercredi après-midi, le président a reçu le Premier ministre Edouard Philippe mais également le ministre de l'Economie et des Finances Bruno Le Maire, celui de l'Action et des Comptes publics Gérald Darmanin, ainsi que les ministres de la Santé et du Travail, Agnès Buzyn et Muriel Pénicaud. Il leur a exposé ses derniers arbitrages

Autant de dossiers délicats pour l'exécutif dans le sillage de l'affaire Benalla et la morosité économique ambiante avec une croissance de 1,8% seulement.

« Ne croyez pas que je vais lâcher quoi que ce soit », a déclaré Emmanuel Macron cet été.

1°Le budget, avec une croissance plus faible que prévue

La croissance s'annonce légèrement moins élevée que prévu en 2019, à 1,8% au lieu de 2% alors que le président compte tenir sa promesse faite à la Commission européenne de contenir le déficit budgétaire à 2,3% du PIB. Comment faire avec moins de recettes d'un côté et des projets coûteux à financer de l'autre ? Un vrai casse-tête ! Avec des coupes dans les crédits accordés aux emplois aidés et aux aides au logements, sait-on déjà.

2° La réforme des retraites.

Emmanuel Macron ne souhaite pas toucher à l'âge légal de départ à la retraite, fixé à 62 ans pour la majorité des salariés. Il veut plutôt opter pour un régime « universel » ; Il s'agit donc d'uniformiser les 42 régimes différents existants.

3° Le plan pauvreté

Le plan pauvreté sera présenté  « en septembre ». La «stratégie», qui sera «mise en œuvre en 2019», «ne se contentera pas de proposer une politique de redistribution classique» mais «un accompagnement réel vers l'activité, le travail, la santé, le logement, l'éducation», a promis Emmanuel Macron, lui qui avait parlé de « pognon de dingue» versé à des «gens pauvres (qui) restent pauvres» et mis en œuvre « en 2019 ».

4° Le plan santé

Réformer l'hôpital est la réforme qui a pour objectif de transformer de manière globale « le système de santé en France ». En février, « cinq grands chantiers »prioritaires ont été identifiés : qualité et pertinence des soin , ,professionnels de santé, virage numérique et organisation territoriale des soins.

De plus le gouvernement envisage une réduction des actes médicaux comme de la tarification et une mise à contribution de la médecine de ville pour désengorger les établissements de santé.

5° Le travail et l'assurance-chômage

L'exécutif souhaite que les syndicats se penchent à nouveau sur l'indemnisation des demandeurs d'emploi en activité réduite et des chômeurs de longue durée. Les syndicats demandent qu'un bonus-malus sur les cotisations patronales,soit mis en œuvre lorsque les entreprises abusent de contrats courts.

La concertation entre syndicats et exécutif pour établir un cadre aux négociations doit débuter dès la fin août.

Britney Delsey pour DayNewsWorld

 

BENETTON LE RESPONSABLE

DE L'EFFONDREMENT DU VIADUC DE GENE

« Le problème avec l’effondrement du pont vient du fait que quand nous payons un péage, nous imaginons que cet argent sera réinvesti dans l’entretien mais en fait ils se partagent les bénéfices et les ponts s’écroulent » a accusé furieux Luigi Di Maio, ministre italien du Développement économique, du Travail et des Politiques sociales.

Après l’effondrement meurtrier du pont Morandi la semaine dernière, l’Italie cherche les responsables. Sachant que la famille Benetton est actionnaire à 30 % du groupe Atlantia, dont la filiale Autostrade per l’Italia est devenue tristement célèbre mardi dernier, aucun doute que Benetton est indirectement responsable de la gestion du réseau autoroutier.

Le responsable: Benetton

C'est pourquoi, le ministre italien du Développement économique, du Travail et des Politiques sociales Luigi Di Maio s'en est violemment pris au groupe l'accusant d’être responsable de la catastrophe : « Le problème avec l’effondrement du pont vient du fait que quand nous payons un péage, nous imaginons que cet argent sera réinvesti dans l’entretien mais en fait ils se partagent les bénéfices et les ponts s’écroulent ».

Les parents des victimes ont largement boycottés les obsèques et accusent quant à eux l’État d’être responsable de la catastrophe.

Rien n'est très clair mais ce dont l'on peut être sûr , c'est que la recherche des responsabilité est en cours. « Le dossier est dans ma sacoche et il a voyagé avec moi au cours des derniers jours », a affirmé le président du Conseil italien au journal Il Corriere della Sera (en italien).

Une chose est sûre pour le gouvernement : les responsabilités incombent à Autostrade per l’Italia même si les sanctions à l'égard de cette entreprise ne sont pas encore claires.

Plusieurs mouvements de contestation se sont élevés sur les réseaux sociaux, en appelant au boycott de la marque United Colors of Benetton.

500 millions d'euros: une somme trop modeste

Autostrade per l’Italia ne propose que la somme de 500 millions d'euros : « Dans l'attente des résultats des vérifications en cours, le conseil a fait sienne une première liste d'initiatives, d'une valeur estimée de manière préliminaire à 500 millions d'euros de fonds propres, déjà annoncée au cours de la conférence de presse tenue samedi à Gênes », indique un communiqué du groupe publié à l'issue du conseil d'administration. Fonds pour les victimes, relogement et construction d'un nouveau pont.« En faisant la somme, on arrive rapidement au demi-milliard d'euros (...) Ce sont des fonds qui seront disponibles dès lundi », avait déclaré samedi Giovanni Castellucci, patron de la société qui a été mise en cause par le gouvernement, au cours d'une conférence de presse à Gênes.

Le conseil d'administration d'Autostrade per l'Italia,, a confirmé mardi que 500 millions d'euros étaient déjà prêts pour aider la ville et reconstruire l'ouvrage.

Au total, 43 personnes ont perdu la vie dans l'effondrement de ce pont.

Giuseppe Conte réclame 2,5 milliards à Autostrade, le chef du gouvernement italien jugeant la somme de 500 millions d'euros « bien modeste ». « Ils pourraient multiplier par quatre ou par cinq » ce montant, a-t-il dit.

«Vu les bénéfices exorbitants que ce groupe a faits depuis des années, cette enveloppe pourrait être quadruplée ou quintuplée», a lancé mardi le président du Conseil, dans une interview au Corriere della Sera

Les sanctions pas encore bien claires.

A certains membres du gouvernement italiens d'évoquer une amende plutôt qu’une révocation des concessions, contrairement à ce qui avait été annoncé.

Selon le ministre (Mouvement5 étoiles) des Infrastructures, Danilo Toninelli, le groupe autoroutier Atlantia, maison mère d'Autostrade del Italia, dont la famille Benetton est le principal actionnaire, «a accumulé 10 milliards d'euros de bénéfices (provenant des péages) en quinze ans».

Le chef du gouvernement populiste affirme avoir «déjà reçu des offres» alternatives pour la reconstruction d'un nouveau pont alors qu'Autostrade se dit prêt pour la réalisation d'un viaduc métallique en huit mois en lieu et place de l'ancien. Cette affirmation a été accueillie avec scepticisme par le gouvernement...

En outre le ministre entend ramener le réseau de 3 200 km d'autoroutes dans le giron de l'État, sous la coupe de la société publique Anas. Autostrade dispose de quinze jours pour présenter ses contre-arguments. Quant à la possibilité de nationaliser le secteur des concessions autoroutières, elle a été évoquée.

Mais la Ligue de Matteo Salvini, son partenaire au sein de la coalition gouvernementale, n'est pas favorable à une nationalisation. «En parler me paraît absolument prématuré», affirme le secrétaire d'État à la Présidence du Conseil, Giorgio Giorgetti, poids lourd de la Ligue, qui estime qu'«une gestion privée sous la surveillance attentive de l'État et avec des règles certaines peut fonctionner de meilleure manière».

Il a également affirmé qu'il examinait le meilleur moyen de « satisfaire l'intérêt public ». « Il est certainement nécessaire de trouver une alternative à la mauvaise privatisation », a-t-il dit.

Joanne Courbet pour DayNewsWorld

 

LE CAUCHEMAR ENFIN FINI POUR LA GRECE MAIS ENCORE DES EFFORTS A FOURNIR

Le pays émerge, ce lundi, du troisième des plans d’aide sous lesquels elle vivait depuis 2010. La Grèce retrouve ce lundi sa souveraineté budgétaire. Concrètement, la Grèce devra à présent s'autofinancer en empruntant sur les marchés.

Mais en a -t-elle pour autant terminée avec l'austérité ?

Après une crise qui a fait vaciller l’Europe, la Grèce sort enfin de la tutelle de Bruxelles et du FMI, ce lundi. Mais le pays reste fragile. Le programme d'aide européen s'achève officiellement ce lundi. Une victoire pour Alexis Tsipras qui marche cependant sur un fil.

« Un nouvel horizon se profile »

Depuis minuit, le pays est débarrassé de la tutelle de ses créanciers internationaux et peut reprendre son destin en main. « Un nouvel horizon se profile », s’est félicité le gouvernement grec qui sort de huit ans d’une crise sans précédent.

Le pays s’était retrouvé fin 2009 virtuellement en faillite. Pour lui éviter un écroulement, 274 milliards d’euros lui auront été prêtés au fil de trois plans successifs en 2010, 2012 et 2015.

La dernière tranche de 15 milliards d’euros versée en août arrive donc à son terme.

La Grèce aura reçu au total 260 milliards d’euros d’aide financière depuis avril 2010 en échange de réformes structurelles violentes qui a fait souffrir fortement la population.

L’Irlande en 2013, l’Espagne et le Portugal en 2014, Chypre en 2016, sont également passés par la tutelle des mémorandums d’ajustement.

Désormais la Grèce a l'espoir de pouvoir de nouveau se financer à terme sur les marchés.

Elle a reçu de ses créanciers (FMI, UE et BCE) 289 milliards d’euros de prêts en trois programmes, en 2010, 2012 et 2015,

La Grèce a basculé dans la tourmente après les élections législatives d’octobre 2009, quand le nouveau gouvernement socialiste a révélé que le déficit budgétaire du pays était trois fois plus élevé que les chiffres officiels avancés par le précédent gouvernement conservateur. Avec la crise, la Grèce a perdu un quart de sa richesse, le chômage s’est envolé et les salaires et les retraites ont été réduits d’environ 50 % ( les fonctionnaires perdent plus de 40 % de leur salaire, les retraités de 50%). Des centaines de milliers de jeunes Grecs ont émigré pour trouver du travail. L'investissement s'est effondré de 60% et le chiffre d'affaires des entreprises grecques a perdu 66% de sa valeur.

Les Grecs auront payé leur sauvetage au prix fort et ont manifesté plus d'une fois dans la rue.Ils ont dû supporter la douloureuse cure d’austérité imposée par leurs créanciers de la troïka, qui réunit la Commission de Bruxelles, la Banque centrale européenne et le Fonds monétaire international.

La Vouli, le Parlement grec, a voté pas moins de 450 réformes destinées à assainir les finances publiques et à moderniser l’économie.

Le Pasok, le parti socialiste grec, s’effondre laissant place en janvier 2015 à Syriza. Arrivés au pouvoir, Alexis Tsipras et son ministre des Finances, Yanis Varoufakis, promettent la fin de l’austérité mais font marche arrière. Et à Tsipras de signer le troisième plan d’aide pour éviter d’être éjecté de l’euro. D'ailleurs la crise grecque a bien failli faire voler l’Europe en éclats avec la menace agitée par l’Allemagne, d’un Grexit, une sortie de la Grèce de la zone euro.

Une victoire pour Alexis Tsipras qui marche cependant sur un fil.

Aujourd’hui le pays va mieux : l’activité économique est en phase de reprise, à un rythme annuel de 2,3 %, les exportations se portent bien, le tourisme est en plein essor et le chômage recule un peu, à 19,5 % après avoir frappé au plus haut près de 28 % de la population active.

Les agences de notation ont relevé à plusieurs reprises la note du pays considéré à nouveau comme solvable.

Sous « surveillance renforcée »

Le pays reste cependant sous « surveillance renforcée » conformément à une décision prise par la Commission européenne le 11 juillet pour s’assurer qu’Athènes ne revient pas en arrière sur les réformes et sa trajectoire budgétaire. Ce cadre prévoit notamment l’envoi à Athènes de missions d’évaluation tous les trois mois « afin de recenser les risques à un stade précoce ».

Athènes s’est notamment engagé à dégager un excédent budgétaire primaire – hors service de la dette – de 3,5 % du PIB jusqu’en 2022 puis de 2,2 % jusqu’en 2060. Pour faciliter son retour à l’autonomie, les ministres des finances de la zone euro sont parvenus fin juin à un accord d’allégement de la dette. Prolongation des échéances et accord de délais de grâce sur un montant total d’une centaine de milliards de dollars de dettes.

Ce plan d’allégement est assorti d’une injection massive de liquidités, à hauteur de 15 milliards d’euros, qui dote le Trésor grec d’une réserve de précaution de 24 milliards d’euros. Voilà qui laisse Athènes libre de retourner sur les marchés ou de puiser dans ce fonds pour faire face à ses échéances.

Cette prolongation des échéances et la réserve de précaution visent à rassurer les investisseurs sur le fait que la Grèce peut assurer le service de sa dette sur la durée.

Un geste nécessaire dans un contexte de guerre commerciale et de montée de l’euroscepticisme.

Un long chemin reste à faire

Un autre problème se profile : « la crise de l’euro est terminée, mais l’amélioration des chiffres économiques ne se traduit pas vraiment pour les Grecs », admet Klaus Regling, directeur général du programme d’aide européen.

« Pour la première fois depuis début 2010 la Grèce se tient debout sur ses deux pieds », s’est réjoui tôt lundi dans un communiqué Mario Centeno, le président du Conseil des gouverneurs du Mécanisme européen de stabilité (MES) qui a piloté le dernier programme. Il a en outre considéré l’événement comme le résultat de « l’effort extraordinaire du peuple grec, la bonne coopération avec l’actuel gouvernement grec et les efforts des partenaires européens », qui ont consenti prêts et aménagement de dette.

« Le temps de l’austérité est terminé, mais la fin du programme n’est pas le bout du chemin ces réformes », a cependant prévenu ce week-end le commissaire européen aux Affaires économiques Pierre Moscovici.


Joanne Courbet pour DayNewsWorld

 

RENCONTRE A HUIS CLOS ENTRE POUTINE ET MERKEL

AU MENU SYRIE, UKRAINE ET LE NORD STREAM 2

La Syrie et l'Ukraine sont au cœur des discussions entre Angela Merkel et Vladimir Poutine qui se sont discrètement rencontrés à Berlin samedi au château de Meseberg, la résidence du gouvernement à 70 km au nord de Berlin. Ils ont évoqué également un autre sujet sensible, celui de l'oléoduc Nord Stream 2.

Les conflits syrien et ukrainien sont des points de désaccords persistants entre l'Allemagne et la Russie. Peu d’informations ont filtré après leur entrevue, mais les deux dirigeants avaient déjà annoncé la couleur par déclarations interposées avant sa tenue.

La Syrie « Un poids énorme pour l'Europe »

Effet le président russe a demandé aux Européens une participation financière pour permettre le retour des réfugies ainsi qu'une participation financière pour la reconstruction de la Syrie. Une thématique récurrente chez Vladimir Poutine depuis plusieurs mois.

« Il faut renforcer la dimension humanitaire dans le conflit syrien et je veux dire par là avant tout l'aide humanitaire à la population syrienne, et aider les régions où les réfugiés se trouvant à l'étranger peuvent retourner », a-t-il affirmé avant de rencontrer Angela Merkel. L’homme fort du Kremlin souhaite un retour rapide de plus de 5 millions de réfugiés en Syrie dispersés en Europe mais surtout dans trois pays, la Jordanie avec un million, au Liban avec le même nombre, millions en Turquie avec 3 millions. Depuis quelques mois, seuls quelques milliers de réfugiés sont retournés dans leur pays.

L'Allemagne en a accueilli aussi plusieurs centaines de milliers depuis 2015, au plus fort de la crise migratoire. La cohésion de l'Union européenne en a été ébranlée et a affaibli politiquement Angela Merkel . « C'est potentiellement un énorme poids pour l'Europe », a-t-il mis en garde. « C'est pourquoi il faut tout faire pour que ces gens rentrent chez eux ». Concrètement il s'agit de rétablir les services de base comme l'approvisionnement en eau ou les infrastructures médicales. De son côté la chancelière a estimé que la priorité en Syrie était « d'éviter une catastrophe humanitaire », sans en dire plus.

L'Ukraine au cœur des discussion

Angela Merkel a pointé du doigt que le processus de paix des accords de Minsk, sous la houlette de l'Allemagne et de la France, est au point mort. Elle a également souligné l'absence « de cessez le feu stable » dans l'est de l'Ukraine. Une mission des Nations unies sur place « pourrait peut-être jouer un rôle de pacification » dans la région, a-t-elle dit. La Russie est accusée par Kiev et les Occidentaux de soutenir militairement les séparatistes de l'Est ukrainien, ce qu'elle nie.

Elle appelle aussi de ses vœux que Moscou finalise un accord de paix durable avec Washington.

La coopération économique

La coopération économique, en particulier dans le domaine de l’énergie, doit aussi être un thème central des discussions.

La Russie et l’Allemagne sont en effet partenaires dans le projet de gazoduc Nord Stream 2, très critiqué par le président américain Donald Trump. Ce projet doit doubler les capacités de livraison par la route de transit via la mer Baltique . Mais faut-il éviter un transport via l’Ukraine ?

« L’Ukraine doit à mon avis jouer un rôle dans le transit de gaz vers l’Europe », même après l’entrée en fonction de Nord Stream 2 prévue en 2019, a déclaré la chancelière. Vladimir Poutine a de nouveau défendu le projet, « qui répond à la demande croissante de l’économie européenne pour les ressources énergétiques ».

« Je veux souligner ici que Nord Stream 2 est uniquement un projet économique et il ne ferme pas la porte à la continuation du transit de gaz à travers le territoire de l’Ukraine », a-t-il ajouté, sans entrer dans les détails. En juillet, il avait déjà assuré que la Russie était disposée à maintenir le transit de gaz russe par l’Ukraine après la mise en service du gazoduc, mais sans en dire plus sur les volumes ou les tarifs.

Les deux responsables mènent leurs consultations au château de Meseberg, la résidence du gouvernement à 70 km au nord de Berlin. Aucune communication n’est prévue à l’issue de la rencontre. Si cette rencontre à huit clos entre Vladimir Poutine et Angela Merkel n'aura probablement peu de résultats concrets,

« le nombre de problèmes qui nous préoccupent, de l'Ukraine à la Syrie en passant par la question de la coopération économique, est si important que cela justifie un dialogue permanent », selon la chancelière allemande.

Face à une Amérique protectionniste, l'Europe aurait tout intérêt à se tourner vers son voisin russe, au lieu de ne voir en Poutine qu'un danger.


Alize Marion pour DayNewsWorld

 

L'HORREUR POUR UNE YEZIDIE EN ALLEMAGNE

L'EX-ESCLAVE SEXUELLE CROISE SON BOURREAU DANS UN MAGASIN

Réfugiée en Allemagne pour fuir l’État Islamique, elle croise son bourreau dans un supermarché .

Ashwaq Haji, 18 ans, fuit l’Irak en 2014 où elle est esclave sexuelle trouvant alors refuge en Allemagne en 2015. Mais voilà que le 21 février 2018, tout bascule, lorsque la jeune femme croise le chemin de son ravisseur.

Traumatisée, cette Irakienne est retournée dans son pays où cet homme l’avait achetée « pour cent dollars » pour la réduire à l'état d'esclave sexuelle . Enlevée le 3 août 2014, Ashwaq Haji est parvenue le 22 octobre de la même année à s’enfuir de la maison d’un djihadiste irakien qui se faisait appeler Abou Houmam.

Comme Ashwaq Haji , des milliers de femmes de la minorité yézidie d’Irak ont été enlevées, tuées ou utilisées comme esclaves sexuelles par le groupe Etat islamique (EI) quand il s’est emparé d’un tiers du pays à l’été 2014, notamment du foyer historique des yézidis sur les monts Sinjar (nord-ouest).

« Je sais très bien que tu es Ashwaq et que tu vis en Allemagne » lui a dit le djihadiste Abou Houmam.« Il m’a dit : 'ne me mens pas, je sais très bien que tu es Ashwaq et que tu vis en Allemagne avec ta mère et ton frère', il m’a même donné mon adresse et d’autres détails de notre vie » en Allemagne.

Elle s'est alors rendue à la police locale avec qui elle a visionné l'échange entre les deux dans le magasin.

« Ils m’ont dit que c’était un réfugié comme moi en Allemagne et m’ont donné un numéro à appeler si jamais il s’en prenait à moi », poursuit-elle. Et il lui ont donné un numéro d'appel d'urgence.

Ils sont des centaines à avoir vécu les nombreux massacres subis par cette minorité kurdophone adepte d’une religion ésotérique monothéiste, particulièrement persécutée par l’EI.

La mère et le petit frère d’Ashwaq ont eux aussi été captifs un temps.

Mais en 2015, tous les trois se sont installés à Schwäbisch Gmünd, à 50 km de Stuttgart, dans le cadre d’un programme du gouvernement allemand pour les réfugiés irakiens alors que le père, Haji Hamid, 53 ans, est resté en Irak.

À Schwäbisch Gmünd, Ashwaq raconte qu’elle suivait des cours d’allemand et voulait trouver un travail.

La police judiciaire du Bade-Württemberg a indiqué récemment sur Twitter avoir «ouvert une enquête le 13 mars», ajoutant toutefois que l’enquête ne pouvait «se poursuivre pour le moment, la témoin [Ashwaq] n’étant pas joignable pour répondre aux questions».

Le parquet allemand a ouvert de nombreuses enquêtes pour terrorisme, crime contre l’humanité ou crime de guerre contre des réfugiés ou des demandeurs d’asile soupçonnés d’être impliqués dans des exactions commises par des groupes jihadistes en Irak, en Syrie ou en Afghanistan.

Les témoignages d’autres réfugiés sont régulièrement utilisés tout comme les publications sur les réseaux sociaux par les inculpés eux-mêmes.

Mais la vie n’est toujours pas simple pour Ashwaq, comme pour les 3 315 yézidis qui ont réussi à s’échapper de l’emprise des jihadistes.

Jenny Chase pour DayNewsWorld

 

TRAGEDIE EN ITALIE :AU MOINS 35 MORTS APRES L'EFFONDREMENT A GENE EN ITALIE

Le pont Morandi s’est effondré ce mardi, à Gênes, en Italie. Plusieurs véhicules se trouvent parmi les décombres où les secouristes sont sur place.

Le pont Morandi, portion de l’Autoroute A10 à Gênes (Italie), s’est effondré ce mardi peu avant midi. Plusieurs voitures sont tombées du viaduc qui surplombe un quartier habité de la capitale de la Ligurie.

Des victimes en contrebas.

La foudre aurait frappé le pont juste avant l’effondrement

Le ministère de l’Intérieur parle d’au moins 11 morts dont 7 graves et 5 en urgence absolue.

La portion effondrée sur des maisons et des entrepôts fait une centaine de mètres.

Les opérations de secours sont compliquées par l’orage ainsi qu’une fuite de gaz. Selon La Repubblica, une fuite de gaz a obligé les pompiers à évacuer la zone d’intervention.

L'effondrement du viaduc a également touché les entrepôts d'Ansaldo Energia, l'une des principales usines de production d'énergie en Italie.

Le ministre des Transports, Danilo Toninelli confirme lui « une immense tragédie ».

Autostrade per Italia indique que « sur la structure datant des années 60, des travaux étaient en cours pour consolider la dalle du viaduc et que, comme prévu, elle avait été installée un pont roulant pour permettre la réalisation des activités de maintenance.

Les travaux et l'état du viaduc ont fait l'objet d'une surveillance constante », est-il encore précisé.

Une tragédie, le bilan reste provisoire
Carl Delsey pour DayNewsWorld

 

TERRORISME ET INCULPATION A LONDRES : UNE VOITURE BELIER FONCE SUR LE PARLEMENT

Un véhicule a foncé sur les barrières de sécurité du Parlement, le conducteur est arrêté. Le conducteur a été arrêté et est soupçonné «d'actes terroristes».

Plusieurs personnes ont été blessées dont deux sont hospitalisées.

Aucun blessé grave n’est à déplorer. Les motifs du conducteur sont inconnus. L’enquête a été confiée à la police antiterroriste.

«A 07h37 aujourd'hui [14 août], une voiture est entrée en collision avec les barrières devant le Parlement [du Royaume-Uni, à Londres].

Le conducteur a été arrêté par les policiers présents sur place», a déclaré la police britannique sur Twitter.

L’enquête a été confiée à l’unité antiterroriste de Scotland Yard. Le conducteur, un homme approchant la trentaine, a été arrêté et placé en détention dans un commissariat du sud de Londres.

Il est détenu pour « soupçon d’actes terroristes ». « Il n’y avait personne d’autre dans le véhicule, qui est toujours sur place et qui est en train d’être fouillé. Aucune arme n’a été retrouvée à ce stade », indique un communiqué de la police.

Les rues situées autour de Westminster ont été immédiatement bouclées, et de nombreuses voitures de police, de pompiers et des ambulances sont arrivées sur place étaient présentes.

Des agents lourdement armés et des chiens policiers sont également mobilisés. La voiture est restée encastrée dans une barrière près de l’entrée donnant sur la Chambre des lords.

Salih Khater, un homme d'origine soudanaise habitant à Birmingham et accusé d'avoir précipité son véhicule sur des cyclistes et des policiers, comparaîtra lundi devant le tribunal de Westminster, à Londres, a précisé la police.

"Cette inculpation intervient après un incident au cours duquel M. Khater a lancé sa voiture sur un groupe de passants immobiles à l'extérieur du parlement", a indiqué la police de Londres dans un communiqué. "En raison de la méthodologie employée, de l'endroit choisi et du choix présumé de prendre pour cibles des civils et des policiers, la police traite cette affaire comme relevant du terrorisme", a-t-elle précisé.

Selon la BBC, Salih Khater est arrivé en 2010 comme réfugié au Royaume-Uni, après avoir séjourné en Libye. Il y a poursuivi des études en sciences à Birmingham et obtenu la nationalité britannique. Il aurait également obtenu un permis de l'Autorité de l'industrie de sécurité (SIA) et travaillé comme garde de sécurité à Nottingham (centre).

Le 22 mars 2017, un attentat islamiste avait été commis sur le pont de Westminster  faisant cinq morts et cinquante blessés dans cette attaque.

Commençait alors le début d’une série d’attentats islamistes au Royaume-Uni en 2017. Les suivants ont eu lieu lors d’un concert le 22 mai 2017 à Manchester (23 morts), sur London Bridge le 3 juin 2017 (8 morts), et à la station de métro de Parsons Green, à Londres, le 15 septembre 2017 (Des blessés).

Un attentat islamophobe a aussi été commis le 19 juin 2017 (1 mort), quand un homme a lancé sa voiture sur un groupe de musulmans sortant d’une mosquée.

Les fous de Dieu vont à l'encontre des préceptes d'humanisme et de bonté qu'un Dieu pourrait édicter. Un tel comportement ne pourrait que les mener à la punition. Et si Dieu n'existe pas, la matière ne meurt jamais...
Boby Dean pour DayNewsWorld

 

L'AQUARIUS AVEC 141 PERSONNES A BORD

AU LARGE DE LA LIBYE

SANS LIEU DE DEBARQUEMENT

L'Aquarius, avec 141 personnes à bord, reste au large de la Libye, où il a recueilli ces dernières. Le navire de sauvetage affrété par SOS Méditerranée et opéré en partenariat avec Médecins sans Frontières (MSF) n'a obtenu en effet aucune confirmation de son lieu de débarquement.

Le ministre italien de l'Intérieur, Matteo Salvini, patron de la Ligue (extrême droite) a précisé samedi dans un entretien radiophonique à la Rai que l'Aquarius, « propriété d'un armateur allemand avec un pavillon de Gibraltar », « ne verrait jamais un port italien ».

Le Centre conjoint de coordination des secours (JRCC) libyen aurait confirmé être l’autorité en charge de la coordination des sauvetages, tout en informant l’Aquarius qu’il ne lui indiquerait pas de lieu sûr de débarquement. « Nous suivons les dernières instructions du JRCC et allons contacter d’autres RCC (Centres de coordination de sauvetage.) afin qu’un lieu sûr nous soit désigné pour débarquer les 141 rescapés », a précisé le coordinateur des secours pour SOS Méditerranée, Nick Romaniuk. Pour un membre MSF « l’essentiel est que les rescapés soient débarqués sans délai dans un lieu sûr, où leurs besoins fondamentaux soient respectés et où ils seront à l’abri d’abus », a-t-il ajouté. Le navire humanitaire a secouru vendredi 141 personnes au large des côtes libyennes.

Alors qu' en juin, l'Aquarius avait récupéré 630 migrants au large de la Libye, Matteo Salvini avait refusé de les laisser débarquer en Italie tout comme le gouvernement de Malte. L'odyssée du navire s'était terminé dans le port espagnol de Valence pour rester un mois en escale technique à Marseille.

L'Italie observe en outre de très près l'arrivée de voiliers transportant des migrants depuis la Turquie. Les garde-côtes italiens ont annoncé l'interception dans la nuit de jeudi à vendredi, tout près de la côte est de la Sicile, un voilier transportant 61 hommes pakistanais en provenance de la Turquie, battant pavillon américain.Les migrants clandestins, débarqués en Sicile, ont indiqué avoir chacun payé 5.000 euros pour le voyage. Les autorités soupçonnent deux ressortissants géorgiens d'avoir organisé ce passage. De plus 72 ressortissants kurdes irakiens et afghans (dont 12 mineurs et 29 femmes) sont arrivés vendredi sur une plage de Calabre, après avoir voyagé sur un voilier battant pavillon turc.

De son côté le navire humanitaire Aquarius a annoncé continuer sa mission après avoir récupéré un total de 141 personnes secourues vendredi au cours de deux opérations distinctes. Il entame sa première mission depuis le refus de l’Italie et de Malte de le laisser accoster en juin avec quelque 600 migrants à bord. L'Aquarius est désormais l’un des deux derniers navires humanitaires de recherche et sauvetage présents en Méditerranée centrale. Sous la pression de l’Italie - qui a accueilli plus de 650 000 migrants sur les côtes italiennes depuis 2014- et de Malte, la plupart des navires humanitaires ne patrouillent plus au large des côtes libyennes.

Le navire de sauvetage Aquarius symbolise la crise européenne sur le dossier des migrants.

L'épisode précédent avait eu des répercussions dans toute l’Union européenne, creusant le fossé entre les tenants d’une ligne dure face à la question migratoire et les défenseurs d’une solution européenne.

L'émigration venant du continent africain mérite d'être gérer en amont par les Etats des pays concernés ne pouvant l'être à l'échelon local. Preuve que les dirigeants,notamment français, ne sont pas à la hauteur des défis de ce siècle .

Jenny Chase pour DayNewsWorld

 

PROJET DE LOI CONTRE LES VIOLENCES SEXUELLES ET SEXISTES OU UN RENDEZ-VOUS POUR RIEN

« En France pénétrer sexuellement un enfant n'est pas forcément un crime, et ce sera toujours le cas avec cette nouvelle loi. » dénonce la psychiatre Muriel Salmona

Ce n’est pas peu dire le projet de loi contre les violences sexistes et sexuelles qui a fait l'objet d'un accord avec le Sénat est dénoncé, à l'unanimité par comme faisant « machine-arrière toute ». Comme d'autres grandes causes du quinquennat l'égalité entre les femmes et les hommes ne sera pas assumée par Emmanuel Macron et son gouvernement. Le texte a été approuvé par 92 voix. Personne n'a voté contre mais huit députés se sont abstenus. Mais droite comme gauche, qui tout en votant le texte ou en s'abstenant, ont dénoncé « un rendez-vous manqué »(Clémentine Autain, LRI), "une portée décevante" (Sophie Auconie, UDI-Agir), « de la communication plus que l'action » (Emmanuelle Anthoine, LR). Les spécialistes de la question parle de cacophonie judiciaire.

La dernière version de la loi contre les violences sexistes et sexuelles devrait être adoptée mercredi au grand dam des associations de défense de victimes déçues par le texte.

Après des mois de discussion, les associations de défense des droits des femmes et de l'enfant dénoncent un texte vidé de son contenu voire dangereux pour les victimes . La psychiatre Muriel Salmona, spécialiste du sujet, dénonce ouvertement un projet de loi qui met en danger les enfants. « En France pénétrer sexuellement un enfant n'est pas forcément un crime, et ce sera toujours le cas avec cette nouvelle loi. » fustige-elle dans un billet de blog publié le 29 juillet, tout en déplorant de ne pas voir inscrit dans la loi un seuil d'âge de non-consentement permettant de criminaliser toute relation sexuelle entre un enfant et un adulte. « On nous présente ce texte comme une grande avancée mais on se retrouve quand même à questionner le consentement d'un enfant. Pour les policiers aussi, c'est quand même une épreuve de devoir faire ça », s'étrangle Muriel Salmona.Cette disposition qui a beaucoup fait parler s'est évaporé du texte !!!

De « la cacophonie judiciaire »

Le non-consentement d'un enfant devra toujours être démontré ! Contrairement à ce qui avait été annoncé, il faudra toujours démontrer que l'enfant n'a pas été consentant à des actes de pénétration sexuelle. Le fait d'avoir des relations sexuelles pour un adulte avec un mineur de moins de 15 ans sans avoir démontré l'absence de consentement est jugé en délit d'atteinte sexuelle donc moins sévèrement qu'un viol où l'on a pu démontrer l'usage de la violence, la menace, la contrainte ou la surprise. La nouvelle loi stipule que « lorsque les faits sont commis sur un mineur de moins de 15 ans », la « contrainte morale » se trouve renforcée « par l’abus de vulnérabilité de la victime ne disposant pas du discernement nécessaire pour ces actes ». Cette formulation est loin de l'intention initiale d'instaurer une « présomption de non-consentement », qui impliquait que toute pénétration sur un mineur de moins de 15 ans était automatiquement considérée comme un viol, fulmine Muriel Salmona.

Michèle Creoff, vice-présidente du Conseil national de protection de l’enfance dénonce cette absence de seuil clair affirmant qu'elle engendrera une « cacophonie judiciaire » où le consentement sera à la libre appréciation du juge.Comme toujours !!!

Que valent donc maintenant la parole de Marlène Schiappa et celle d' Emmanuel Macron qui s'étaient pourtant publiquement déclarés en faveur de l'instauration d'un âge minimum de consentement ?

Le «fiasco» d’une loi «vidée de son contenu, qui échoue à protéger les enfants des viols et des agressions sexuelles» déplore sur son blog Muriel Salmona, psychiatre et présidente de l’association Mémoire traumatique et victimologie , qui ne mâche pas ses mots.

Alyson Braxton pour DayNewsWorld

 

INCENDIE EN GRECE UNE TRAGEDIE NATIONALE

En Grèce, la vague de chaleur provoque sècheresse et incendies. Ces incendies ont surtout touché la région de la station balnéaire de Matis, située à une cinquantaine de km d’Athènes.

Il y a des incendies en Grèce quasiment chaque année.

Déjà, en 2007, le Péloponnèse a brulé faisant près de 70 morts. C’était un record à cette époque !  Mais, cette fois ci, le bilan est pire.

Matis est une banlieue balnéaire très populaire qui compte 300 à 400 résidents permanents mais plus de 4000 pendant la période estivale. Et c’est dans cette région que les incendies se sont déclarés et étendus à la vitesse du vent qui soufflait alors.

C’est le genre d’endroit typique où les parents qui ne sont pas encore en congé  envoient leurs enfants avec les grands parents, pour les vacances. Ces « papous et yiayia » (grands pères et grands mères en  grec) avec leurs petits- enfants ont été les premières victimes de cette tragédie incendiaire.

Les pompiers qui n’ont pu intervenir immédiatement au-delà du rideau de feu, ont découvert après avoir éteint les foyers les plus actifs, un spectacle d’horreur.

Les habitants, surtout les enfants ont cherché à se protéger et à se mettre à l’abri des flammes en empruntant les petits sentiers qui descendent à la mer. Mais le feu, est cette fois- ci descendu jusqu’à la mer et ils ont été rattrapés par les flammes et carbonisés. C’est ainsi qu’ont été retrouvés 28 petits corps, blottis les uns sur les autres, carbonisés…

La Grèce vit désormais au rythme des identifications de victimes : 86 corps ont été identifiés à la suite d’autopsies.

Les secours continuent à travailler sans relâche pour retrouver des corps de disparus dans les décombres et les recherches, compte- tenu des difficultés, vont durer encore plusieurs jours.

En attendant, une polémiques sur les responsabilités des incendies a commencé à enfler. Selon certains, ces incendies auraient des origines criminelles, sans que soit précisé pour l’instant comment les feux (multiples) ont démarré.

Mais l’imputation à des origines criminelles n’a pas pour autant calmé la colère et les critiques de grecs.

Ce mouvement de colère est dirigé contre le gouvernement et les médias, les citoyens grecs dénonçant massivement des manquements à la sécurité ?

Lors d’une conférence de Presse, donné hier, jeudi 26 juillet 2018,

M. Troskas, Ministre adjoint à la Protection des Citoyens a cherché à parer aux nombreuses critiques qui ont commencé à se faire jour.

Il n’empêche que  TA NEA, le quotidien grec de centre- gauche vient de titrer à la une, aujourd’hui, en lettres blanches sur fond noir : « Incompétence et Provocation ».

C’est bien directement, le gouvernement de Tsipras qui est visé pour avoir mal géré la situation mais aussi surtout pour n’avoir mis en place auparavant aucune politique de prévention, malgré l’expérience déjà désastreuse de 2007.

Des rassemblements se sont tenus aujourd’hui, 27 juillet 2018 pour protester et appeler à la démission de l’ensemble du gouvernement Syriza.

Et de ce point de vue, la trahison d’Alexis Tsypras depuis l’élection présidentielle de janvier 2015 (où il affichait une étiquette de gauche radicale/mélenchoniste) est en train d’aider au développement de  ces mouvements de protestation. Une seule inconnue : jusqu’où cette protestation ira-t-elle, sur fond de victimes innocentes ?

Car la Grèce (après Chypre) a été désignée depuis 2007 par l’oligarchie bancaire pour tester en Europe, la « stratégie du choc » une doctrine insensée, née dans le laboratoire de l’Université Mac Gill à Montréal. Cette stratégie du choc a pour objectif de tester les résistances sociales et humaines : taux de chômage maximum, taux maximum de population vivant sous le seuil de pauvreté, couverture maladie réduite ou supprimée, services publics en déliquescence, laminés par les cures d’austérités draconiennes, patrimoine public bradé pour une bouchée de pain ( sites archéologiques, ¨îles, forets, TV publiques qui ferment, livres qui disparaissent des les écoles, enfants malnutries …). Dans de telles situations la population est vite à bout de souffle ; incapable de faire face aux enchainements provoquées par ces incendies à répétition dont il n’est pas encore dit qu’ils ne pourraient pas venir … d’une main noire !

La Grèce a joué depuis 3 ans, à cause de la trahison de Tsypras le rôle de Cheval de Troie d’une gouvernance bancaire européenne, dirigée par Mario Draghi, ancien Vice-président de Goldman Sachs et aujourd’hui Président de la BCE.

La souveraineté populaire ou nationale qu’exprime ces mouvements de protestions, peut néanmoins devenir un obstacle à cette prédation !

Mais dans ce cas, il suffit de la liquider purement et simplement en créant des murs immenses de difficultés ou en mettant au pas des gouvernements insoumis (ce qu’à connu et consenti Tsypras au lendemain de son élection) et de reprendre la main discrètement.

Et autant dire que dans de tels contextes , où le remboursement de la dette devient la seule préoccupation , on rend impossible le fait  de mettre en place des politiques de préventions des incendies… lesquelles sont balayées d’un revers de main, en raison d’un manque de moyens ; on entre alors dans un cercle vicieux ….Sauf qu’au passage , il y a des morts, des disparus et des victimes de toutes natures.

La Grèce avec son patrimoine public envié a bien été le laboratoire de cette nouvelle forme de dictature, particulièrement destructive...et ces incendies en sont l’expression…

Au demeurant avez-vous remarqué les similitudes avec ce qui se passe en France, même si aucun incendie grave ne se s'est pour l’instant déclaré ?

Les ingrédients sont les mêmes : réforme constitutionnelle d’ampleur, anxiété sociale généralisée qui freine les revendications, Pacte de Responsabilité, Réforme loi travail, déstabilisation du modèle familial.

Avec commisération, empathie et émotion nous,Européens, allons avoir une pensée pour les Grecs. Il serait bon aussi, que sur fond de ces incendies en Grèce, nous tirerions les leçons  sur ce qui vient de se passer, au plan politique, tel que décrypté plus haut.

Clara Mitchell pour DayNewsWorld

 

ALLEMAGNE ATTENTAT AU COUTEAU DANS UN BUS

A LUBECK ET PLUSIEURS BLESSES

Une attaque au couteau dans un bus de la ville de Lübeck dans le nord de l’Allemagne a fait plusieurs blessés mais pas de mort, a indiqué la police locale. Le procureur général Ulla Hingst a déclaré que toutes les pistes étaient explorées : « rien ne peut être exclu, le suspect n'a pas d'antécédents terroristes ».

Plusieurs personnes ont été blessées dans une attaque au couteau ce vendredi à bord d’un bus dans la ville de Lübeck, dans le nord de l’Allemagne, rapporte le journal Lübecker Nachrichten. L’assaillant, dont le mobile n’est pas connu, a été arrêté, ont annoncé des médias. Il n’y aurait pour l'instant aucun mort.

L’attaque aurait eu lieu à Kücknitz, un quartier au nord de Lübeck et aurait fait, selon le journal local Lübecker Nachrichten, 12 blessés dont deux gravement.

D’après des témoins cités par les Lübecker Nachrichten, l’un des passagers du bus a fait tomber son sac au sol pour en tirer une arme blanche avec laquelle il a attaqué au hasard les autres passagers. Le chauffeur a alors arrêté le bus et a lui-même été attaqué. Il a ensuite ouvert les portes afin de laisser sortir les passagers.

Des policiers arrivés sur place ont interpellé l’assaillant, d’après le témoignage.

Le suspect, un Allemand d'origine iranienne de 34 ans, a été arrêté et se trouve en garde à vue. Son mobile demeure encore inconnu.

Si le mobile du crime n’a pas encore été établi, les faits interviennent dans un contexte tendu en Allemagne où plusieurs attentats ou tentatives d’attentats islamistes ont été recensés ces dernières années, notamment à l’arme blanche. Dans le dernier dossier en date en juin 2018, la police a annoncé avoir déjoué une attaque à la « bombe biologique », à la suite de l’arrestation d’un Tunisien soupçonné d’être lié à l’organisation État islamique (EI). L’homme de 29 ans arrivé en Allemagne en 2015 est soupçonné d’avoir voulu remplir l’engin de ricine, un poison.

"Le nombre précis des blessés est n'a pas encore été établi. Il n'y a pas eu de morts et il y a un blessé grave" à la suite de l'agression commise en début d'après-midi à Lübeck, déclare dans un communiqué la police de la ville. L'assaillant a pu être maîtrisé et se trouve en garde à vue.

"Les motifs du crimes restent à éclaircir, et sont l'objet des investigations en cours", poursuit la police.Selon la procureure de Kiel, Ulla Hingst, le suspect est un Allemand de 34 ans. Il est possible qu'il soit né à l'étranger, a-t-elle ajouté, citée par l'agence de presse allemande DPA. "On ne peut rien exclure, y compris un motif terroriste", a-t-elle encore confié, selon le journal local Lübecker Nachrichten (en allemand).

L’attaque la plus grave reste celle au camion bélier du marché de Noël de Berlin en décembre 2016, revendiqué par le groupe État islamique et qui avait fait 12 morts.

À la fin du mois de juillet 2017, un demandeur d’asile en passe d’être débouté a tué une personne à coups de couteau dans un supermarché et en a blessé six autres, un acte motivé selon la justice par « l’islamisme radical ».

Andrew Preston pour DayNewsWorld

 

BREXIT OU VERS UN DIVORCE SANS ACCORD  ?

Au Royaume-Uni le dossier du divorce avec l’UE est devenu synonyme de crise politique . Entamées à la fin du printemps 2017, les négociations du Brexit entre l’Union européenne (UE) et le Royaume-Uni sont plus que jamais dans l’impasse.

Le gouvernement britannique enregistre environ une démission par jour depuis une semaine, le parti conservateur, celui du Labour se trouvent divisés par le chaos ambiant. Le pays vit depuis deux ans et le référendum sur la sortie de l’Union européenne, remporté à 51,9% par les partisans du Leave (quitter) un rythme infernal.

Les lignes rouges posées à l’origine par la première ministre Theresa May -sortie du marché unique européen, rejet de la compétence de la Cour de justice de l’UE et de la libre circulation des personnes – ont volé en éclats.

Mardi matin, la campagne du Leave a été condamnée à payer une amende de 61 000 livres (68 760 euros) pour avoir enfreint la loi électorale en dépassant ses dépenses de campagne, sciemment, en transférant quelque 675 000 livres à un autre groupe de campagne, lui aussi en faveur de la sortie de l’UE. Chaque camp pendant la campagne pour le référendum du 23 juin 2016, celui du Leave et du Remain (rester) était autorisé par la commission électorale à dépenser 7 millions de livres. La compagnie de marketing numérique canadienne, Aggregate IQ, liée à Cambridge Analytica a payé quarante pour cent du budget de Vote Leave, mené par l’ancien ministre des Affaires étrangères Boris Johnson et le ministre à l’Environnement, Michael Gove. On sait que cette compagnie a été accusée d’avoir volé des millions de données personnelles d’utilisateurs de Facebook et a utilisé ces dernières à des fins électorales...

Mardi 17 juillet, également dans une atmosphère électrique aux Communes, Theresa May, a sauvé de justesse son gouvernement grâce à quatre députés eurosceptiques de l’opposition travailliste qui ont voté avec le gouvernement un amendement favorable au maintien dans l’union douanière européenne.

Douze députés conservateurs anti-Brexit lui ont fait défection, votant avec le Labour .

Ce texte pro-européen visant à obliger Theresa May à renoncer à sa principale ligne rouge – la sortie du marché unique et de l’union douanière – a été rejeté de justesse par 301 voix contre 307.

Le « livre blanc » de Theresa May sur l’avenir des relations avec le continent après le Brexit se veut assez conciliant à l’égard de l’UE mais a déclenché un tollé chez les tories qui lundi sont passés à l’offensive à l’occasion de l’examen d’un projet de loi sur le commerce après le divorce . Et la première ministre leur a cédé sur un point central de son « livre blanc » acceptant un amendement interdisant au Royaume-Uni de percevoir des taxes à la frontière pour le compte de l’UE, une mesure qu’elle voyait comme emblématique de sa main tendue aux Vingt-Sept.

La première ministre n'a plus le contrôle de son propre parti en cours d’implosion et le Brexit est devenu synonyme de crise politique et d’impasse. Aucune des issues possibles au divorce avec l’Union européenne (UE) n’est soutenue par une majorité parlementaire. Mme May ne dispose que d'une courte majorité à Westminster...

Des preuves incontestables pour ce triste constat s'accumulent de jour en jour si bien que Theresa May a suggéré de prendre des vacances et que certains après les malversations dénoncées dans la campagne électorale rêvent d'un autre scrutin ! «Si nous souhaitons maintenir l’intégrité et la confiance du vote public, l’ensemble de ce foutu truc doit être annulé et réorganisé», a rugi, furieux, le très respecté député conservateur Nicholas Soames, par ailleurs petit-fils de Winston Churchill.

Vers un divorce d'avec l'UE sans accord ou vers un nouveau scrutin...alors que rien ne va plus au royaume de Shakespeare...
Joanne Courbet pour DayNewsWorld

 

SOMMET DE L'OTAN !

LES FRASQUES DE JEAN CLAUDE JUNKER

Qui n’a pas vu la  vidéo montrant la démarche difficile et chancelante de Jean Claude Juncker lors de la réception officielle au Musée du Cinquantenaire à Bruxelles, mise en ligne le 12 juillet 2018.

Des légendes peu flatteuses accusaient le dirigeant européen d’avoir trop bu !  Une fois de plus pourrait-on dire !

Car ce n’est pas la première fois  que ce type de scène est filmé et diffusé ensuite.

En mai 2015, lors du Sommet Européen de Riga, Jean Claude Junker, jugé sous l’emprise de l’alcool avait accueilli ses collègues de façon étonnante :

une gifle donnée à un ministre Luxembourgeois, une réflexion sur le gros ventre d’un de ses partenaires, une bise sur le crane dégarni du 1er ministre Belge, pire un salut nazi pour accueillir Angela Meckel et une claque pour le 1er ministre Hongrois, Viktor  Orban, accompagnée d’un tonitruant, « bonjour le dictateur».

Ca sentait déjà, « le mec » qui avait abusé du whisky pour se détendre, selon les mauvaises langues !

Officiellement cependant, le protocole a prétendu une fois encore que Jean Claude Junker souffrait hier d’une sciatique, mais visiblement cela n’a pas suffi pour dissiper le malaise qui s’est installé depuis de nombreux mois s’agissant des comportements du Président de la Commission et de son déficit de représentativité.

Pour protéger  le peu de moral qui  reste aux ressortissants européens, nous rappellerons avec humour que Jean Claude Juncker est un  latiniste de haut vol  et qu’il nous est apparu naturel dans ce contexte que les derniers commentaires publiés se soient développés sur la version de « in vino Veritas » , expliquant que l’altération de l’équilibre et de l’orientation bancale du dirigeant européen étaient liés à la capacité de son corps à évacuer un trop plein de liquides et de vapeurs , syndrome bien connu de « l’écluse cassée » provoquée par une addiction bien installée « à la capsule ».

Mais fini de rire ! Il y a infiniment plus grave !

Jean Claude Juncker qui est déjà jugé comme une outre à vins et à bières, alcoolique, a  aussi été jugé, tant par la Presse Européenne, qu’anglaise et même  américaine bipolaire, absent, renfermé.

Dans un Requiem comique pour les ivrognes,  Jean Claude Junker a été aussi décrit comme  irrespectueux, indigne, organisateur d’évasion fiscale etc.

Car comme Eltsine, ivre et hilare qui représentait la Russie humiliée et dépecée, le président de la Commission vient d’apporter une nouvelle fois la démonstration par son attitude que l’Europe en plein naufrage pouvait inquiéter la planète eu égard au comportement de patron lui-même.

Honte à lui, qui arbore la Grand Croix de l’Ordre du Christ.

Honte à celui qui a décidé pendant des années de nos vies, négocié des traités et même dicté la doctrine bancaire.

On comprend mieux pourquoi l’Europe n’a pas avancé au cours de ces dernières décennies ou a avancé de travers ?

On comprend mieux pourquoi également, l’Europe n’a pas été capable à l’occasion de ce dernier sommet de l’OTAN de juillet 2018 de montrer ses muscles à Donald Trump !

Jean Claude Junker devrait quitter ses fonctions en 2019. Et la farce devrait donc finir prochainement !

Gageons que sont nombreux ceux qui aspirent à son départ… vite..le plus vite que possible.

Clara Mitchell pour DayNewsWorld

 

TRUMP TORPILLE LE PROJET BREXIT DE

THERESA MAY LORS DE SON VOYAGE AU ROYAUME UNI

Donald Trump doit s’entretenir avec la dirigeante britannique dans un contexte tendu, avec des manifestations prévues contre lui à Londres.

Impossible de prédire le ton de l’entrevue, mais après avoir torpillé dans la nuit de jeudi 12  au vendredi 13 juillet 2018 le projet de Theresa May concernant la relation commerciale avec l’Union Européenne post-Brexit, le président américain doit s’entretenir avec Theresa May.

« S’ils font un tel accord, nous traiterons avec l’Union Européenne au lieu de traiter avec le Royaume-Uni », a dit Donald Trump au tabloïd du Sun.

Alors que Theresa May comptait profiter de la  visite officielle au Royaume-Uni du président Americain pour faire avancer les discussions sur la conclusion d’un accord de libre-échange avec les Usa une fois que son pays aura quitté l’Union Européenne, à la fin de mars 2019.

« Cela tuera probablement l’accord » avec les Etats-Unis, a ajouté M. Trump, arrivé au Royaume-Uni jeudi après-midi de Bruxelles, où il a sommé ses partenaires de l’OTAN de mettre davantage la main à la poche en matière de dépense de défense.

Avant de quitter la capitale belge, il avait porté un premier coup au projet de Theresa May, présenté le jour même, affirmant « ne pas savoir » s’il correspondait au vote des Britanniques de quitter l’UE.

Il n’a pas non plus exclu de rencontrer son « ami » Boris Johnson, partisan d’un Brexit dur, qui a claqué la porte du gouvernement en début de semaine pour protester contre le plan de Theresa May et qui ferait, selon lui, un « grand premier ministre ». « Cela en dit long sur ses préférences personnelles, et vers quel genre de Brexit dur il veut voir le Royaume-Uni prendre le chemin », écrit le quotidien The Guardian.Instaurer une nouvelle « zone de libre-échange »

La porte-parole de la Maison Blanche, Sarah Sanders, a tenté de minimiser l’impact des déclarations de Donald Trump, assurant que le président américain « aime et respecte beaucoup » Theresa May, puisque, a-t-elle ajouté devant la presse, « il a dit dans son interview qu’elle était “une très bonne personne” et qu’il n’a jamais rien dit de méchant à son encontre ».

Theresa May a proposé à Bruxelles un plan qui prévoit de maintenir des liens étroits avec l’UE à vingt-sept en matière de commerce de biens, en instaurant une nouvelle « zone de libre-échange » qui reposerait sur un ensemble de règles communes concernant les biens et le secteur agroalimentaire.

Les Etats-Unis et le Royaume-Uni ne sont pas seulement « les plus proches alliés, mais aussi les amis les plus chers », a-t-elle déclaré en accueillant le président américain et son épouse, Melania Trump, pour un dîner au palais de Blenheim, résidence de campagne près d’Oxford, où étaient également invités de nombreux représentants du monde économique.

Les manifestations à Londres contre Trump qui outre le commerce et les échanges porteront sur le Proche-Orient et la Russie.

Donald Trump et Melania sont ensuite attendus au palais de Windsor, pour prendre le thé avec Elizabeth II.

Le matin même, un ballon géant représentant un Donald Trump en couche-culotte flottera dans le ciel londonien près du Parlement, mais ses démonstrations de mécontentement contre le président américain qui ont démarré dès jeudi,  avec un rassemblement devant la résidence de l’ambassadeur américain à Londres par  quelques centaines de manifestants rassemblés devant les grilles de Winfield House, n’ont pas eu un tres grand impact !!

Si le Brexit reste soumis a de fortes controverses il n’en demeure pas moins pour l’instant un éléments d’actualité en Europe !!!

Paul Emison pour DayNewsWorld

 

RETOUR SUR LE CONGRES DE JUILLET 2018 UN SECOND DISCOURS DU TRONE SOUS LES ORS DE VERSAILLES

Pour la seconde fois depuis l’élection présidentielle d’Avril 2017, la France a eu droit, en direct, à une nouvelle mise en scène du Monarque Républicain, Emmanuel Macron, à Versailles ou il avait réuni le congrès pour l’écouter.

Sauf, qu’au lendemain de l’élection de 2017, l’exercice pouvait paraitre  habile avec l’objectif déclaré de réhabiliter la fonction présidentielle abimée par les pratiques sarkozistes ou hollandiennes .Cette année là, il faut en convenir, la première édition fut effectivement jugée facile et palpable.

Mais, cette fois ci, il n’en a rien été. Pour les plus avertis, dans le contexte tendu que connait présentement l’exécutif, la convocation du Congrès s’est avérée être plus un problème qu’une solution.

Donc, cette année  encore, le Roi voulait faire roi ; mais dans la réalité, le Roi n’a pas cessé de se justifier, de se placer en position de défense, d’expliquer, trop confusément une fois de plus, sa politique qui n’apparait plus cohérente, de débiter des vœux pieux ou des excuses relevant d’une naïveté intolérable.

Et ce qui devait arriver arriva : la prestation d’Emmanuel Macron a déclenché une bronca inédite en de semblables circonstances de la part des parlementaires.

Il faut dire que, sentant le vent venir, et avant même que congres ne commence, un certain nombre de députés avaient déjà pris la décision de ne pas participer à ce qui avait déjà été jugé comme une mascarade qui n’avait pas grand-chose à voir avec l’esprit de la République.

Les députés de la France Insoumise avaient annoncé immédiatement qu’ils boycotteraient l’événement. Jean Luc Mélenchon s’était même fendu d’une lettre ouverte destinée, en propre, au Président de la République dans laquelle il indiquait « que retenu par des actions hostiles au gouvernement, il ne serait pas présent aux congres » (sic).

A gauche encore, plusieurs parlementaires proches de Benoit Hamon avaient eux aussi prévenus qu’ils ne se rendraient pas à Versailles ; ce fut le cas de Marie Noëlle Lienemann, sénatrice, Régis Janico et même Valérie Rabaud, ancienne rapporteur du budget.

A l’exception de Pierre Laurent qui était chargé de prononcer un discours en réponse à celui du Chef de l’Etat,  tant que Président de groupe, les parlementaires communistes, qui n’étaient pas présents dans la salle, s’étaient rassemblés devant la devanture de la fameuse salle du Jeu de Paume, ou ils ont prêté serment !

Du coté des Républicains, Christian Jacob Président du Groupe à l’assemblée nationale et Bruno Retailleau, Président du groupe au Sénat n’ont boycotté que le déjeuner où ils avaient été invités par le Président de la République. La plupart des élus Républicains ont assisté à son discours ; mais en débutant le sien, Christian Jacob s’est néanmoins cru obligé de rappeler que la décision ne de pas boycotter le discours sans débat du Président de la République, avait été âprement discuté et acquise à une faible majorité.

Pour Debout la France, Nicolas Dupont Aignan n’a pas caché sa colère à l’issue de la prestation du Chef de ‘Etat, une prestation qu’il a jugé creuse, insupportable et pas rassurante ».

L’opposition présente, est ressortie dans son ensemble, de la salle du Congrès,  très remontée estimant que le Chef de l’Etat n’avait pas convaincu, une fois de plus. Pour de nombreux parlementaires, le discours n’a été en effet qu’un long inventaire… à la Prévert le plus souvent, reprenant le catalogue des mesures déjà prises (peu nombreuses)  ou de celles restant à prendre.

Pendant 1h 30, selon Laurent Wauquiez , Emmanuel Macron n’a fait que procrastiné, n’apportant aucune réponse concrète aux dossiers, notamment ceux qui interpellent le plus vivement les français telles que la réforme de la Sécurité Sociale, celle des pensions de réversion ou encore  l’immigration.

C’est sur le sujet de l’immigration que le Chef de l’Etat a le plus choqué, notamment lorsqu’il a déclaré que « Jamais la France (et donc lui)  n’acceptera les déportations (de migrants) à travers l’Europe, » tentant ainsi, en utilisant la shoah, de culpabiliser encore plus les français hostiles à sa politique migratoire.

Mais au-delà de l’immigration toutes les annonces contradictoires y sont donc passées :

L’Islam : Le plan déjà annoncé est reporté à l’automne malgré la contestation  qui monte de la part de ceux qui « défendent certains principes républicains » face à ceux qui souhaitent « un renforcement des dogmes »

La protection des enfants : le plan lié à la feuille de route de la protection de l’enfance a été retardé

Réforme des tutelles : des mesures seront annoncées en septembre incluant, à l’effarement de certains, l’octroi du droit de vote aux handicapés y compris mentaux, « lesquels bénéficieront d’un accompagnement renforcé »…..

Le plan pauvreté : la présentation du plan a été remise au mois de septembre, pour cause de Coupe du Monde de Football, ceci à la grande indignation de nombreux responsables politiques ou sociaux-économiques. Néanmoins Emmanuel Macron a indiqué que « le plan venir allait intégrer une transformation du système de solidarité ». L’intention est restée au demeurant très vague et on a compris que les pauvres devront encore attendre ?

Les retraites et les pensions de réversion : les régimes de retraite seront refondus dès 2019 et l’affaire des pensions de réversion n’en est pas une … car il n’a jamais été question de  les supprimer ? On attendra pour voir !!

La pollution de l’air : Emmanuel Macron envisage une stratégie ambitieuse, sur initiative du gouvernement. On n’a pas cependant saisi dans son discours les contours de ladite stratégie ?

L’éducation, la formation : à part les mesures sur le dédoublement des classes à l’école maternelle, déjà mises en place, on n’a pas pu savoir grand-chose sur le sujet ni sur la répartition de l’enveloppe de 15 Mds d’€ sur 5 ans destinée à la formation d’un million de jeunes et d’un million de chômeurs.

L’intelligence artificielle : faisant allusion au rapport du député Cédric Villani présenté le 29 mars 2018, Emmanuel Macron a rappelé les principes éthiques auxquels il est attache ( ?) laissant entendre simultanément qu’il allait probablement créer un Comité d’Ethique spécialisé en I.A., « un machin » de plus ou il pourra caser ou recaser ses amis…

Les divisions de l’Europe et le Monde dangereux d’aujourd’hui : à deux jours du sommet de l’OTAN en présence de Donald Trump, il n’a pas été possible de décrypter les dernières propositions du Président de la République !

Les économies budgétaires restant à venir: Emmanuel Macron n’a pas jugé nécessaire de développer son concept « d’équilibre entre l’économique et le social ». Il faudra suivre …

Comme on vient de le voir, Emmanuel Macron est resté flou sur un grand nombre de sujets d’actualité. Et quand il y a du flou, comme chacun sait, il y a un loup…

Au demeurant et pour résumer l’intervention du Chef de l’Etat, on fera observer que ce congres ne restera pas dans les annales pour sa clarté, étant précisé qu’en tout état de cause, beaucoup auront compris une fois de plus, qu’en France,  c’est la technocratie qui  triomphe généralement alors que la démocratie enregistre chaque jour des défaites supplémentaires.

Clara Mitchell pour DayNewsWorld

 

GRANDE-BRETAGNE BRUSQUE DEPART DE DAVIS DAVID QUI MET EN DIFFICULTE

LE GOUVERNEMENT DE THERESA MAY

« Au mieux, nous serons dans une position de faiblesse pour négocier » , a déclaré David Davis .

En désaccord avec le Brexit «adouci» de Theresa May, David Davis, qui négociait la sortie de l'UE avec Bruxelles, l'a fait savoir haut et fort: il a démissionné dimanche soir 8 juillet.

Selon le ministre en charge du Brexit, l'accord négocié entre le Royaume-Uni et l'UE sur la volonté de maintenir une relation commerciale post-Brexit n'était qu'un mauvais accord qui ne respectait pas le vote des Britanniques.

Ainsi après avoir brandi maintes fois sa démission, Davis David l'a finalement donnée dimanche 8 juillet dans l' après midi. Steve Baker, a également quitté ses fonctions de secrétaire d'État au ministère de la Sortie de l'UE. Boris Johnson, ministre des Affaires étrangères, et également eurosceptique convaincu, quant à lui s'était contenté de qualifier le projet de «bouse»...

On connaît déjà le nom de son remplaçant annoncé lundi matin. Il s'agit de Dominic Raab, 44 ans, un autre partisan du Brexit.

Cet accord  prévoyait le maintien au sein du marché unique européen pour les biens et produits alimentaires, ainsi qu'un alignement sur les réglementations européennes et un partenariat douanier avec les Vingt-Sept. Il n'a pas encore officiellement été soumis aux Européens devant l'être jeudi seulement.

La Premiére Ministre n'essuie pas moins de six démissions en huit mois. Le député conservateur Peter Bone a estimé que Davis Davis « avait fait la bonne chose », estimant que les propositions de Theresa May n’avaient de Brexit « que le nom » et n’étaient « pas acceptables » et déjà des députés tory ont demandé un vote de défiance pour que cette dernière soit remplacée par un Brexiter convaincu .

«La démission de David Davis à un moment si crucial montre que Theresa May n'a plus d'autorité et est incapable de mener à bien le Brexit», s'est contenté de commenter le chef de l'opposition travailliste Jeremy Corbyn.

Hors du gouvernement Davis David , 69 ans et vieux routier de la politique britannique, a les mains libres pour fédérer autour de lui tous les Pro-Brixers intransigeants.

La partie est loin d'être gagnée pour Theresa May.

Alyson Braxton pour DayNewsWorld

 

A PROPOS DU " BREXIT DOUX " PROPOSE

PAR THERESA MAY A L'UNION EUROPEENNE

Enfin une avancée du côté de Londres en vue du Brexit effectif, prévu pour le début 2021. Fin », semble-t-il, de la cacophonie gouvernementale. La première ministre britannique Theresa May, consciente du désaccord persistant au sein de son gouvernement a frappé un grand coup sur la table vendredi. «J’avais autorisé les collègues à exprimer leurs points de vue personnels. L’accord [de vendredi] signifie que ce ne sera plus le cas et que la responsabilité collective est désormais totale. », a-t-elle écrit dans un communiqué.

Elle a ainsi imposé à ses deux ministres les plus europhobes - Boris Johnson (chargé des affaires étrangères) et David Davies (chargé du Brexit)- un « Brexit doux » d'une main de fer : douze heures de séminaire dans sa résidence de campagne à Chequers à 70 kilomètres de Londres, dépôts des portables dans les vestiaires, retrait immédiat des voitures et portables de fonction aux récalcitrants, des mesures dissuasives qui semblent avoir porté leurs fruits. La cheffe de l'exécutif britannique vendredi soir a pu enfin annoncé une « position commune » de son gouvernement à l'Union européenne (UE) : Une zone de libre-échange ou « zone douanière conjointe » avec les Vingt-Sept.

« Notre proposition créerait une zone de libre échange entre le Royaume-Uni et l'UE avec un ensemble de règles communes pour les biens industriels et les produits agricoles », a déclaré dans un communiqué la dirigeante conservatrice, à l'issue d'une réunion. Si le Parlement de Westminster venait à y déroger l’UE pourrait alors répliquer en bloquant l’accès à son marché intérieur.

Par contre en matière de services, les Britanniques ne désireraient pas un alignement aussi étroit qui risquerait de leur faire perdre leur plus grande compétitivité vis-à-vie de l'UE . Le secteur des services ferait l'objet «d'arrangements différents».

Londres s’engagerait également à respecter les décisions de la Cour de justice de l’UE « dans les domaines où les règles communes s’appliquent ».

De plus ils souhaiteraient fixer librement leurs droits de douane,et en contrepartie proposeraient de prélever les taxes européennes -si elles venaient à être plus élevées- pour de les rétrocéder à l’UE lorsque les marchandises sont destinées aux Vingt-Sept. Selon Downing Street, l’application de ces principes éviterait le retour d’une frontière physique en Irlande .

Enfin le principe de libre-circulation des personnes laisserait la place à un « schéma de mobilité » en faveur des Européens.

Theresa May publiera la semaine prochaine un livre blanc pour de plus amples détails sur ses objectifs.

Somme toute Downing Street promeut comme base de négociation un modèle plus proche de celui de la Norvège que de celui du Canada ...

Reste à savoir comment les Vingt-Sept vont réagir face à ces propositions britanniques .

Même si Michel Barnier, qui mène la négociation pour l’UE, s’est montré confiant endéclarant vendredi soir « prêt à adapter son offre », il n'en reste pas moins que les négociations promettent d'être âpres.

Accepter de telles propositions reviendrait à cautionner un marché unique à la carte...qui ouvrirait la boite de Pandore.

Jenny Chase pour DayNewsWorld

 

ELECTIONS EUROPEENNES 2019

ET SI LA TETE DE LISTE LES REPUBLICAINS  ETAIT DAMIEN ABAD ?

Damien Abad est député de l’AIN depuis 2012 et 3ème Vice Président de LR depuis l’élection de Laurent Wauquiez à la tête du Parti de la droite sociale et libérale. (Les Républicains)

A ce titre il est depuis  longtemps présent sur les plateaux de TV ou dans les rédactions des groupes de Presse où il est invité régulièrement pour commenter l’actualité politique et donner son point de vue sur tel ou tel sujet du moment. Sa notoriété grimpe.

L’homme est jeune, souriant et habile ; il maitrise tout à la fois, une fine rhétorique et une dialectique redoutable tout en entretenant d’excellentes relations avec les journalistes.

Le public a déjà commencé à découvrir cette nouvelle figure politique, atypique.

Damien Abad est  en effet ce jeune député facilement reconnaissable, qui intervient souvent à l’assemblée nationale où il occupe physiquement un siège à droite et tout en bas des travées, siège qui a été aménagé spécialement dès le lendemain de son élection pour tenir compte de son handicap.

Damien Abad est en effet  atteint d’une maladie rare, l’arthrogrypose, une maladie congénitale difficile à détecter in utero.

Les séquelles de la maladie lui donnent cette démarche dandinante qui lui a valu le capital de sympathie qu’il attire très régulièrement et qui en a déjà fait le héros du handicap. Les handicapés ont trouvé en sa personne, leur porte- voix.

Damien Abad est né le 5 avril 1980 à Nîmes (Gard) où il fit ses études secondaires au lycée Alphonse Daudet . Après son baccalauréat, il intègre Sciences Po Bordeaux dont il sort major, puis Sciences Po Paris en 2004.

Il échoue par deux fois au grand oral de l’ENA, qu’il abandonne pour se tourner rapidement vers la politique de terrain qui le passionne.

Damien Abad a une sensibilité centriste et c’est donc tout naturellement qu’il se tourne vers L’UDF et son Président de l’époque François Bayrou, lequel à l’occasion du Congrès de Lyon de janvier 2006, s’était proclamé dans une motion unique, votée largement ( !), « libre et indépendant » mais néanmoins partisan d’une alliance pré-électorale avec l’UMP.

Vite repéré par les patrons du Centrisme, il est, à partir de mars 2006 embauché comme collaborateur de groupe à l’Assemblée Nationale. Au sein des services du groupe UDF, Damien Abad se voit confier un poste de chargé d’études sur les questions budgétaires et fiscales, un domaine et une spécialisation  qui lui serviront grandement par la suite dans ses fonctions électives locales.

Mais le Centre éclate en 2008  suite à la décision de François Bayrou de créer le Modem. Cependant, tous les centristes ne font pas le choix de suivre le « béarnais » et les députés (les ¾ des députés centristes de l’époque ne l’ont pas suivi) qui avaient décidé de soutenir Nicolas Sarkozy  pour l’élection présidentielle de 2007, conviennent de créer le Nouveau Centre qui verra le jour en mai 2008 à l’occasion du Congrès de Nîmes (la ville de naissance de Damien Abad).

Et c’est à Nîmes qu’est élu à la Présidence du Nouveau Centre, Herve Morin,  ancien lieutenant de François Bayrou (il fut son porte parole pour les élections présidentielles de 2002).

Mais Herve Morin avait dès 2007 anticipé et fait dissidence, l’occasion des élections législatives de juin, où il a présenté, sous les couleurs du Parti Social et Liberal Européen « des membres de sa famille et certains de ses employés ».

Pour avoir soutenu Nicolas Sarkozy, il fut dès  lendemain des  élections remercié et nommé en sa qualité de nouveau  chef de file des Centristes/compatibles UMP, Ministre de la Défense dans le premier gouvernement Fillon. (Herve Morin fut confirmé à ce poste dans le second gouvernement Fillon).

Et c’est à partir de là, que va démarrer la carrière politique de Damien Abad, qui bien que candidat malheureux dans la 5ème circonscription des Yvelines (3,17%) en 2007 se vit désigner par le Nouveau Centre, en récompense de son sacrifice et de sa fidélité, à Hervé Morin, candidat en seconde position sur la liste conduite  par Françoise Grossetete (UMP) pour la  grande circonscription du Sud Est (laquelle regroupait les Régions Rhône Alpes et PACA) à l’occasion des élections européennes de 2009.

La voie était tracée, sous les augures d’un Hervé Morin qui amicalement l’interpellait alors comme ceci dans les réunions publiques : «  Damien, si les petits cochons ne te mangent pas et si les gros te laissent, je présage que tu feras une belle carrière politique ».

Et jusqu’ici, les petits cochons ne l’ont pas mangé et les gros se sont écartés !

Par suite les bruits de couloir qui laissent entendre que Damien Abad aurait été pressenti pour conduire la liste LR (cette fois- ci nationale) des élections européennes de 2019 semblent sonner juste.

Certes il faudra attendre une confirmation, car ils existent encore des enjeux et des jeux de pouvoirs.

Mais !! Pourquoi pas ? Ce pourrait être un bon choix, pour reprendre les propos de Valery Giscard D’Estaing en son temps.

Et il y a des signes qui ne trompent pas pour certains observateurs avertis.

Depuis qu’il a été nommé vice président des LR, Damien Abad a entrepris une tournée des fédérations LR. Il laboure le terrain, rencontrant inlassablement les militants qu’il faudra mobiliser dès la rentrée de septembre pour animer la campagne.

Le 13 septembre 2018, il a prévu d’organiser le bilan de son « Tour de France des Territoires », en invitant dans l’AIN, son pré-carré, les 50 parlementaires qui ont participé aux travaux préparatoires de l’opération.

De plus, Damien Abad dispose pour ces élections de l’expérience qu’il a acquise de juillet 2009 à juin 2018 au Parlement Européen, ce qui est un atout dans une campagne qui risque sur certains points de prendre des aspects techniques. (Financiers, monétaires par exemple !)

Il a acquis également une solide expérience de terrain en occupant la fonction de Président du Conseil Départemental de l’AIN entre avril 2015 et juillet 2017. Il n’occupe plus cette fonction depuis l’interdiction du cumul des mandats avec une fonction exécutive, mais il continue à siéger en qualité de conseiller départemental.

Sur le terrain des idées  et de la stratégie, il semble être en parfait accord avec la ligne de Laurent Wauquiez.

A noter que les élus locaux et territoriaux sont aujourd’hui en crise et boycottent le pouvoir LREM et l’autorité « bonapartiste » d’Emmanuel Macron dont la popularité fléchit sérieusement dans les sondages.  Des vents de fronde se soulèvent ici et là ! Une fenêtre de tir semble s’être ouverte pour le courant des Républicains.

A l’occasion d’un récent sondage, les Français ont désigné la droite républicaine comme le second opposant à Emmanuel Macron, derrière le Rassemblant National (RN)  de Marine Le Pen (ex FN), ceci alors même  que LREM peine à rassembler ! Un changement d’opinion  se dessine, changement qu’il faudra saisir …opportunément.

Alors oui ! Pourquoi pas !

Ce serait probablement un choix avisé pour sortir la droite de l’ornière dans laquelle elle était encalminée depuis les élections présidentielles de 2017 et qui selon les propos de Damien Abad lui même « aurait compris … enfin…qu’elle devait sortir du sang et des larmes » et assurer tout son rôle d’opposant, clairement et humainement.

Alors !… Rendez- vous à la rentrée !

Clara Mitchell pour DayNewsWorld

 

ANGELA MERKEL DE PLUS EN PLUS FRAGILISEE

AU SEIN DE SON GOUVERNEMENT

MALGRE L'ACCORD AVEC LA CDU

Si Angela Merkel a trouvé un compromis avec son ministre de l'intérieur Horst Seehofer sur les migrants pour éviter que ce dernier ne démissionne, la coalition gouvernementale allemande n'en ressort pas moins des plus fragilisées. La chancelière a dû renoncer à sa politique migratoire généreuse lundi 2 juillet au soir après d'âpres discussions pour le maintien de la coalition gouvernementale. Angela Merkel et son ministre rebelle Horst Seehofer, qui mettait dans la balance sa démission -ce éclatant ainsi la majorité gouvernementale- se sont entendus pour restreindre le nombre de demandeurs d'asile dans le pays. Le ministre de l'Intérieur exigeait en effet que soit mis fin à la répartition des demandeurs d'asiles dans toute l'Allemagne le temps de l'examen de leurs dossiers. Le président de la CSU, Horst Seehofer, s’inquiète pour son parti, qui risque fort de perdre sa majorité absolue lors d’élections régionales en automne en raison de la percée attendue de l’extrême droite. L’un des proches du ministre de l’intérieur, Markus Blume, a parlé d’un « tournant de la politique d’asile » allemande.

Le compromis prévoit donc l'instauration de « centres de transit » à la frontière entre l'Allemagne et l'Autriche pour y installer les demandeurs d'asiles enregistrés dans d'autres pays européens, un point essentiel pour Horst Seehofer.

Angela Merkel a certes sauvé in extremis son gouvernement en échange du renoncement définitif à sa politique migratoire généreuse, mais ce répit pourrait n’être que de courte durée. « Le climat dans une coalition gouvernementale n’a probablement jamais été aussi empoisonné que dans celle-ci », affirme mardi 3 juillet le quotidien Bild, le plus lu outre-Rhin.

D'autant que le parti social-démocrate (SPD), troisième membre de la coalition, ne s'est pas encore prononcé sur cet accord obtenu aux forceps et que l’un des spécialistes des questions migratoires au sein de ce parti, Aziz Bozkurt, a fustigé des restrictions migratoires qui vont « totalement dans le sens » de l’extrême droite. Bernd Riexinger, un dirigeant de la gauche radicale, n a pas hésité à parler  de « camps d’internement de masse », dans une référence au passé nazi de l’Allemagne. Il a demandé au SPD de refuser ce compromis. Et ces derniers semblent encore hésiter sur les solutions proposées.

Si le SPD venait à refuser ce compromis, les efforts d’Angela Merkel pour sauver son gouvernement seraient remis en cause. Mardi à 16 heures a lieu une réunion au sommet décisive des trois partis de la coalition.

Alyson Braxton pour DayNewsWorld

 

PROCES DU SCANDALE DES BEBES VOLES

EN ESPAGNE

Pour la première fois, un médecin, le docteur Vela, est jugé à partir d’aujourd’hui grâce au témoignage de la mère d'Inès Madrigal, laquelle avait livré la vérité à sa fille.

Ne pouvant pas avoir d'enfant, l’obstétricien exerçant à la clinique San Ramón de Madrid, avait demandé à la mère d'Inès Madrigal de simuler une grossesse puis l'avait déclarée comme la mère biologique du nouveau-né. Fait qu'il avait reconnu devant le juge d'instruction en 2013 tout en affirmant avoir signé «sans regarder» le dossier médical concernant l'accouchement.

Cet octogénaire est donc jugé pour soustraction de mineur et falsification de documents officiels.

Des dizaines de milliers, voire des centaines de milliers d’enfants ont été déclarés mort-nés, pour être soustraits à leurs parents avant d'être adoptés par des couples stériles de préférence proches du régime « national-catholique», souvent avec la complicité de l'Église catholique.

« Près de 300 000 enfants sur plus de cinquante ans » auraient été concernés selon le sociologue Francisco González de Tena, auteur du livre Nos encargamos de todo (Nous nous occupons de tout), la terrible phrase qu'entendaient les parents à l’annonce de la pseudo-mort de leur bébé.

Dans un premier temps les bébés furent enlevés aux opposantes dans l'objectif de punir ces dernières accusées de transmettre le « gène rouge » de Marx. Puis les bébés volés furent des nourrissons nés hors mariage ou dans des familles nombreuses pauvres.Ce trafic perdura jusqu'aux années 80 pour des raisons économiques cette fois.

Les familles comme les associations attendent beaucoup de ce procès.

Mais les protagonistes disparaissent au fil des années telle la religieuse Maria Gomez Valbuena, dépeinte comme la tête du trafic à Madrid, et morte avant d'être jugée.

Carl Delsey pour DayNewsWorld

 

LE PRESIDENT EMMANUEL MACRON

EN TERRAIN MINE AU VATICAN

Emmanuel Macron est reçu mardi par le pape François au Vatican selon une tradition qui remonte aux rois de France pour y recevoir le titre honorifique de chanoine de Saint-Jean-de-Latran.

Ce titre de chanoine de Saint-Jean-de-Latran est en effet attribué depuis le XVIIe siècle.

D’abord aux rois de France, puis aux présidents français.

Celui qui le premier a reçu cette distinction a été Henri IV qui en 1604, après avoir abjuré le protestantisme dans un contexte de guerres de religion. Après la Révolution, les dirigeants français ont négligé le titre jusqu'à ce que René Coty le remette au goût du jour, en 1957. Emmanuel Macron s'inscrit donc dans cette tradition. Sous la Ve République, seuls trois présidents, le gaulliste Georges Pompidou, et les socialistes François Mitterrand et François Hollande, n’ont pas fait le déplacement pour être installés comme chanoine honoraire de Saint-Jean-de-Latran.

Le programme d'Emmanuel Macron , chargé, débute par un petit-déjeuner avec les représentants de la communauté Sant'Egidio, cheville ouvrière de plusieurs « couloirs humanitaires » acheminant des exilés syriens en Europe. La présidente du Secours catholique, Véronique Fayet, qui n'a pas ménagé ses critiques contre la politique migratoire de l'exécutif, jugée trop restrictive.fait d'ailleurs partie de la délégation présidentielle .

L'audience privée avec le pape  d' environ 25 minutes a lieu à 10h30 au Palais apostolique. Puis le président français rencontre le cardinal Pietro Parolin, secrétaire d'État du Saint-Siège avant un déjeuner avec ce dernier et les cardinaux français à l'ambassade de France.

C'est à 14h30 qu' Emmanuel Macron reçoit son titre de Chanoine honoraire de l'église romaine de Saint-Jean de Latran dans la basilique Saint-Jean du Latran de Rome qui est la cathédrale de l'évêque de Rome, donc du pape. Le président ne prononce pas de discours se contentant d'une conférence de presse depuis la Villa Bonaparte en fin de journée.

Sans aucun doute le pape et Emmanuel Macron lors de leur entrevue vont aborder des sujets brûlants.

S'ils défendent tous deux le multilatéralisme, la construction européenne, la défense de l'environnement -le pape François a publié, en 2013, une encyclique entièrement dédiée au sujet- il n'en demeure pas moins qu'ils ne partagent pas la même vision sur la crise migratoire, la bioéthique ou le nucléaire. Le pape François a appelé à l'accueil des migrants or la récente crise de l'Aquarius et le minisommet européen du 24 juin apportent la preuve que la France n'en prend pas la voie. La bioéthique est un autre sujet de discorde entre l' Eglise et le gouvernement Macron qui a promis l'ouverture de la procréation médicalement assistée(PMA) à toutes les femmes d'ici à la fin du quinquennat. Quant au nucléaire alors que le Vatican prône l'abolition totale des armes atomiques, la France défend la non-prolifération.

Un déplacement suscitant une polémique.

Un déplacement, scruté de près, qui suscite une polémique surtout après le discours qu'avait prononcé  Emmanuel Macron lors de la Conférence des évêques de France (CEF) , en avril dernier. En effet il avait déclaré qu' « un président prétendant se désintéresser de l’Église et des catholiques manquerait à son devoir » et avait alors appelé à « réparer » le lien « abîmé » entre l'Église et l'État, notamment depuis l'adoption du mariage homosexuel en 2013. Les laïcs avaient alors rué dans les brancards rappelant la séparation entre l’Église et l’État depuis le Concordat 1905.

C'est la raison pour laquelle l’Élysée démine toute tentative de polémique sur la laïcité.

«  Il n’y a aucune dimension spirituelle. On peut choisir de la recevoir ou pas, ici le choix a été fait d’aller jusqu’au bout. Il n’y a pas d’enjeu de laïcité », glisse-t-on à l’Elysée. Le député Insoumis Alexis Corbière a ainsi dénoncé dimanche sur Twitter un mépris de la laïcité telle qu'exprimée dans la loi de 1905.

Le président français, ancien élève des Jésuites, assume son choix se prêtant à la tradition et faisant du pape un allié sur la scène internationale. N'en profite-t-il pas également pour envoyer un message aux électeurs catholiques ?

Jenny Chase pour DayNewsWorld

 

MINI SOMMET SUR L'IMMIGRATION ET DES PROPOSITIONS EN VUE POUR NE PAS DETRICOTER L'EUROPE

Alors que l’Italie a refusé l’entrée de ses ports à l’Aquarius et au Lifeline, deux bateaux d’ONG chargés de sauver les migrants en mer, le président du Conseil des ministres italien Giuseppe Conte a prévenu : «Il faut des solutions européennes, sans quoi les initiatives bilatérales [entre Etats] signeront la fin de Schengen.». Et le chef du gouvernent italien de poursuivre : «Nos frontières sont aussi celles de l'Europe : l'Italie ne peut pas continuer à agir toute seule», a encore martelé le chef du gouvernement italien.

La chancelière allemande, consciente que la pérennité de l'Europe est en jeu a appelé à plus de solidarité européenne à l'égard des «pays les plus impactés [par la crise migratoire]», comme l'Italie. «Nous voulons éviter que l'Europe ne se divise», a-t-elle déclaré, appelant à apporter «une réponse européenne à l'immigration», à l'issue de sa rencontre avec Emmanuel Macron le 19 juin. «C'est aujourd'hui un vrai choix de société qui est aujourd'hui en discussion, c'est même peut-être un choix de civilisation», a pour sa part ajouté ce dernier.

Des propositions ont été émises telles la relance du projet de Défense européenne, baptisé PESCO – Permanent Structured Cooperation en anglais- et le renforcement de Frontex (lutte contre les filières d'immigration illégale en provenance de Libye, ainsi qu'aux «réseaux de passeurs» notamment). Et la perspective d'un budget commun, prévue à l'horizon 2021 a aussi été abordée avec cependant une certaine frilosité du côté allemand.

Après cette rencontre avec Angela Merkel, Emmanuel Macron a reçu ce samedi 24 juin le nouveau Premier ministre espagnol qui a permis à l'Aquarius d'accoster sur ses côtes.

Tous deux se sont montrés favorables à sanctions financières envers les pays de l’Union européenne qui refuseraient d’accueillir des réfugiés. Lors d’une conférence de presse à Paris avec le Premier ministre espagnol Pedro Sanchez, le président a estimé qu'« on ne peut avoir des pays qui bénéficient massivement de la solidarité de l’UE et qui revendiquent massivement leur égoïsme national quand il s’agit de sujets migratoires ».« Je suis favorable à ce qu’il y ait des sanctions qui existent en cas de non solidarité […], à ce que des conditions sur ce sujet soient mises au financement d’aides structurelles », a-t-il précisé.

Ils proposent aussi la création de centres fermés pour mieux contrôler les arrivées des migrants dans les pays européens, afin d’y étudier leurs cas, d’accorder l’asile aux réfugiés et d’être en mesure de raccompagner les migrants économiques dans leur pays d’origine.« Une fois débarqués sur le sol européen, nous sommes favorables à mettre en place des centres fermés conformément au HCR, avec des moyens européens qui permettent […] une solidarité financière immédiate, une instruction rapide des dossiers, une solidarité européenne pour que chaque pays prenne de manière organisée les personnes qui ont droit à l’asile », a expliqué le chef de l’État.

Pour les migrants qui n’ont pas droit à l’asile, il sera bien entendu nécessaire d’avoir « une solidarité européenne et une efficacité pour raccompagner » ces personnes « vers leur pays d’origine » et « en aucun cas vers des pays de transit » a-t-il ajouté à la veille d’un mini-sommet européen sur la question.

Pour contrer les extrêmes le Président a pris le taureau par les cornes mais ce mini sommet, ce dimanche, s'annonce difficile.

Joanne Courbet pour DayNewsWorld

 

GRACE A L’ADN ON POURRAIT SAVOIR SI

NESSIE EXISTE BIEN

Qui n’a pas vu ces photos où l’on voit une silhouette se dresser à la surface du Loch Ness, le célèbre lac écossais.

La première photo a été prise en 1934 et depuis on se perd en conjecture ; mais c’est la sainte Irlandaise Columba qui a vu le monstre pour la première fois en 565.

Le mystère passionne toujours autant, année après année. Il est même devenu un puissant moteur pour le tourisme de la région. Le registre officiel qui recense les apparitions de Nessie, dénombre plus de 1000 témoignages…. auxquels il faut ajouter autant de canulars. Nessie déclenche par ailleurs 200 000 recherches sur Internet chaque mois.

Le Loch Ness est le lac le plus important des Iles Britanniques avec 37 km de long et 226 m de profondeur. Son écosystème est unique à cause de sa faible teneur en nutriments et la présence de tourbe dans ses eaux qui empêche toute visibilité en dessous de 9 m.

Mais qui  a-t-il véritablement dans le Loch Ness ?

Neil Gemmell cherche à le savoir.

Neil Gemmell , professeur à l’université d’Otago  (Nouvelle -Zélande) a décidé de tenter de nouvelles  recherches en se lançant dans l’aventure d’une ultime expédition. Il a entrepris il y a un peu plus d’un an, le montage d’une exploration qui a suscité l’engouement des médias et des réseaux sociaux.

Neil Gemmell est en effet généticien.

Une vingtaine de chercheurs se sont joints à lui. Ils forment le noyau de l’équipe de recherche à laquelle sont venus s’agréger des chercheurs bénévoles.

Pour financer l’expédition, Neil Gemmell a noué des partenariats avec des entreprises. Il a aussi bénéficié de prêts de matériel comme ceux du bateau Deepscan et son skippeur. L’Université d‘Otago a financé une partie du budget, le reste a été apporté par des dons. Le budget total a été évalué à 100 000 €.

Grâce à la technique du séquençage de l’ADN environnemental, Neil Gemmell envisage d’apporter une réponse irréfutable.

Tout organisme vivant, en se déplaçant dans les eaux du lac laisse dans son sillage des fragments d’ADN. Ces fragments proviennent de la peau, des écailles, des plumes, des fourrures ou des déjections qui restent détectables pendant quelques jours.

Le groupe de chercheurs doit prélever des échantillons d’eau, sur l’ensemble de la longueur du Loch Ness et à 3 niveaux de profondeurs différentes.

Un prélèvement spécifique sera fait à l’endroit où le monstre a été vu pour la dernière fois par un irlandais qui a pu faire une vidéo. Sur cette vidéo « on distingue une forme qui émerge ». C’est au total pas moins de 230 échantillons qui seront prélevés.

Une fois anonymisés ces échantillons collectés seront préparés par deux équipes différentes, l’une venant du Danemark et l’autre de France, plus précisément du Laboratoire d’Ecologie Alpine (LECA) de l’Université de Grenoble.

Les échantillons seront ensuite analysés au Royaume- Unis tout d’abord, mais aussi en Nouvelle Zélande et en Australie.

Les analyses devraient permettre d’identifier toutes les espèces vivantes dans le Loch Ness ; mais il y a fort à parier que des bactéries inconnues seront aussi découvertes et parmi celles-ci  qui sait … des bactéries en lien avec Nessie.

Depuis sa découverte Nessie a fait l’objet de diverses hypothèses scientifiques : un plésiosaure qui aurait survécu à l’extinction des dinosaures ? Un esturgeon géant ? ou ?

Une forme suspecte avait été précédemment détectée au fond du lac par un sonar ; elle s’est révélée être celle d’un submersible utilisé pour le tournage d’un film !

Jusqu’à présent aucune chasse au monstre, aucune étude scientifique n’a trouvé quoi que ce soit, rappelle un chercheur qui ajoute au demeurant « que cette dernière étude pourrait peut être apporter des surprises ».

En tout état de cause la mission scientifique qui opère en ce moment devrait conduire à une meilleure connaissance de l’écosystème du lac. Elle aura conduit parallèlement à aiguiser une fois de plus la curiosité des enfants, mais aussi celle des indécrottables « believers » persuadés de l’existence du monstre.

Pour ce qui nous concerne, on attend la suite avec impatience…

Clara Maybac pour DayNewsWorld

 

IMMIGRATION: BOYCOTT DU MINISOMMET EUROPEEN DE DIMANCHE PAR LES PAYS DE VISEGRAD

Rien détonnant à ce que les pays de Visegrad boycottent le minisommet pour l'immigration de dimanche, partisan qu'ils sont d'une ligne dure contre l’immigration. D'ailleurs pas plus tard que mercredi 20 juin le Parlement hongrois a adopté une loi visant à réduire les possibilités d'action des ONG qui viennent en aide aux migrants. Le Parlement hongrois a voté à 160 voix pour et 18 contre, un ensemble législatif qui criminalise l'aide aux migrants. La Hongrie, la Pologne, la République tchèque et la Slovaquie  ont donc annoncé jeudi qu’elles excluaient de participer à la rencontre organisée par la Commission européenne.

Les premiers ministres de ces pays, réunis à Budapest, n'ont trouvé aucune légitimité à ce minisommet qu'ils interprètent comme une manifestation de soutien à la chancelière allemande. Angela Merkel est en effet soumise à la pression conjuguée de l’extrême droite et de Horst Seehofer, président de la CSU et ministre allemand de l’intérieur, qui prône un durcissement sans précédent de la politique migratoire de son pays.

Ils ont cependant précisé qu’ils se rendraient au sommet régulier des Vingt-Huit les 28 et 29 juin, à Bruxelles.

C’est le président du Conseil européen « [Donald] Tusk qui est responsable de l’organisation des sommets et non pas la Commission européenne. Nous comprenons qu’il y aura un minisommet mais nous n’y participerons pas car cela est contraire aux habitudes de l’UE », a déclaré le dirigeant hongrois, Viktor Orban.

Dimanche ce sont une bonne dizaine de dirigeants européens qui sont attendus. Les dirigeants français, italien, grec, maltais, espagnol, autrichien, bulgare, belge et néerlandais honoreront de leur présence ce minisommet.

Les participants à la rencontre de dimanche doivent proposer de renforcer les obligations imposées aux demandeurs d’asile. Selon un document de travail provisoire, les participants à la réunion doivent notamment s’engager à accélérer les renvois de demandeurs d’asile d’un pays de l’UE vers un autre selon le règlement de Dublin. Le texte prévoit aussi la mise en place d’un « mécanisme de solidarité efficace » avec une répartition obligatoire des migrants parmi les différents pays membres , ce que rejettent catégoriquement les pays de Visegrad. « Ils veulent réchauffer une ancienne proposition que nous avons déjà refusée », a d’ailleurs jugé le Premier ministre polonais, Mateusz Morawiecki.

La division entre Européens sur le dossier de la crise migratoire se confirment redevenant l’enjeu majeur du débat européen et menaçant l’Union européenne (UE) de délitement.

Joanne Courbet pour DayNewsWorld

 

DEUX BATEAUX DE MIGRANTS PLACES SOUS SEQUESTRE EN ITALIE OU UNE NOUVELLE CRISE DE L'AQUARIUS ?

Une nouvelle crise de l'Aquarius du nom, de ce navire humanitaire affrété par SOS Méditerranée et finalement accueilli en Espagne, se profile-t-elle une semaine après ?

Deux nouveaux bateaux suscitent l'inquiétude du gouvernement transalpin .

Le ministre italien des Transports, Danilo Toninelli, a annoncé que les deux navires de l’ONG allemande Lifeline avec plus de 200 migrants à bord allaient être séquestrés pour "vérifier leur pavillon d’appartenance". Le navire Lifeline, ainsi que le Seefuchs, se sont donc vu interdire dans un premier temps l’accès aux ports italiens par le ministre italien de l’Intérieur Matteo Salvini.

En effet l’Italie a annoncé jeudi qu’elle allait placer sous séquestre deux navires de l’ONG allemande Lifeline, dont l’un navigue en Méditerranée avec plus de 200 migrants à bord,pour vérifier la correspondance entre leur pavillon néerlandais et leur nationalité. Les navires Lifeline et Seefuchs « seront placés sous séquestre par le gouvernement italien et dirigés dans nos ports pour vérifier leur pavillon d’appartenance », a annoncé le ministre italien des Transports, Danilo Toninelli.

Matteo Salvini a tenu à être rassurant affirmant que «les vies humaines seraient sauvegardées» avant que les navires soient mis sous séquestre. Selon lui, l'ONG Lifeline a agi en contravention du droit international en prenant à son bord les migrants alors que les garde-côtes libyens étaient en train d'intervenir.

Répondant à une demande du gouvernement italien, les Pays-Bas ont indiqué que le navire battait «illégitimement, illégalement pavillon néerlandais», a indiqué le membre du Mouvement 5 Étoiles., La représentation des Pays-Bas auprès de l'Union européenne a assuré dans un tweet que Seefuchs et Lifeline ne naviguaient pas sous pavillon néerlandais. «Ils n'apparaissent pas dans les registres navals des Pays-Bas», a-t-elle écrit. « Ces navires appartiennent à une ONG allemande et n’apparaissent pas dans les registres navals des Pays-Bas. » a-t-elle encore précisé.

Lifeline dit dans un communiqué avoir sauvé 226 personnes jeudi matin, « dans le respect du droit international », au large de la Libye, « dans les eaux internationales », et avec « un port sûr » pour débarquer les migrants secourus

M. Salvini du Mouvement  5 étoiles a indiqué qu'il ne voulait «  pas de bateau fantôme dans les ports italiens  comme celui du capitaine Crochet » dans la soirée, lors d’un rassemblement public à Terni (centre).

Alize Marion pour DayNewsWorld

 

EN HONGRIE INTERDICTION AUX ONG DE VENIR

EN AIDE AUX MIGRANTS

La journée mondiale des réfugiés, mercredi 20 juin, a été l'occasion pour la Hongrie de durcir son arsenal anti-immigration ! C'était une promesse de Viktor Orban au mois de février, avant sa réélection en avril pour un troisième mandat consécutif.

À l’initiative du Premier ministre Viktor Orban, le Parlement hongrois a donc adopté une loi qui vise à réduire les possibilités d'action des ONG qui viennent en aide aux migrants. Le Parlement hongrois a voté ce mercredi, à 160 voix pour et 18 contre, un ensemble législatif qui criminalise l'aide aux migrants. Voté par le parti de Viktor Orban, le Fidesz, avec l'appui du parti d'extrême droite Jobbik, l'ensemble législatif «Stop Soros» fait référence au milliardaire américain d'origine hongroise qui finance de nombreuses ONG, dont Open Society. Orban accuse Soros milliardaire hongrois juif, exilé, de financer les vagues migratoires qui déferlent en Europe.

Cette loi prévoit la possibilité d'engager des poursuites pénales et de condamner à une peine pouvant aller jusqu'à un an de prison les militants comme les habitants qui viendraient en aide aux migrants, sauf si la vie de l'intéressé est menacée par un danger immédiat. Les responsables d’ONG pourront se voir également notifier une interdiction de s’approcher à moins de huit kilomètres de la frontière extérieure Schengen.

De plus la veille, le Parlement avait déjà voté en faveur de la création d'une taxe de 25% sur les ONG soupçonnées de venir en aide aux migrants et depuis le mois de juin 2017, les organisations qui reçoivent des financements de l'étranger doivent se déclarer auprès des autorités.

Faisant fi de la demande du Haut-commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR) qui avait appelé la Hongrie à «retirer» le paquet législatif en question comme de celle du Conseil de l'Europe et l'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe, le projet «Stop Soros» a, après avoir été soumis à un comité parlementaire le 14 juin, était voté.

Au cours des quatre derniers mois, 342 personnes ont demandé l'asile en Hongrie. Selon les statistiques, 3.500 réfugiés vivent actuellement dans le pays, qui compte 10 millions d'habitants.

« La politique de Bruxelles favorable à la migration menace notre pays d'être envahi pas les migrants» explique le ministre de l'Intérieur Sandor Pinter dans un communiqué. Pas sûr que Bruxelles reste les bras croisés...

Larry Ricky pour DayNewsWorld

 

ALLEMAGNE LE CREPUSCULE D’ANGELA MERKEL ?

« Je ne peux plus travailler avec cette femme »: c’est ce que vient de déclarer, hors de lui, Horst Seehofer, Ministre allemand de l’Intérieur à l’adresse d’Angela Merckel.

Le cri est révélateur des tensions qui règnent en Allemagne en ce moment, sur le sujet qui fâche par-dessus tout : l’immigration massive et non contrôlée.

Après avoir ouvert les portes de l’Allemagne à 1 millions de migrants en 2015, la chancelière doit faire face, 2 ans après, à une forte contestation au sein même de sa majorité, déjà fragile. Les deux partis, la CDU (dirigée par elle) et la CSU, le parti frère, sont depuis quelques jours au bord de la rupture.

Le bras de fer s’est cristallisé autour des mesures proposées par Horst Seehofer contre l’immigration, mesures comportant, en priorité, le principe d’une  reconduite automatique à la frontière des réfugiés ayant fait une demande d’asile dans un autre état membre de l’UE.

Il n’est guère utile de préciser, que cette mesure cardinale pour son auteur, fait écho, non seulement à l’affaire de l’Aquarius qui a éclaté en Italie et qui  infuse par capillarité dans toute l’Europe, mais aussi aux troubles connexes à l’immigration qui règnent ici et là sur le territoire allemand (insécurité, viols, terrorisme etc. …)

La Chancelière a écarté cette proposition « au nom d’une approche européenne de la question migratoire » qu’elle souhaite préférentiellement. Elle a rejeté par ailleurs l’ultimatum de Horst Seehofer, lequel a derechef usé de sa prérogative ministérielle, en donnant 15 jours à Angela Merckel pour répondre, faute de quoi, il lui retirerait son soutien.

Dans l’espoir de calmer la crise, la Chancelière  a proposé à son aile frondeuse et à son ministre d’attendre le prochain sommet européen où elle compte faire des propositions. Ce sommet doit se tenir au Château de Meseberg (70 km de Berlin) aujourd’hui 19 juin 2018.

Angela Merckel entend mettre à profit ce délai pour négocier des réformes, notamment avec la Grèce (écrasée financièrement par l’Allemagne après la crise financière de 2008) et l’Italie, deux pays submergés depuis longtemps par un flot continu de migrants ou de réfugiés qui souvent n’en n’ont que le nom. Elle souhaite également mettre en forme avec Emmanuel Macron, le Président de la République française une réforme donnant à l’Europe plus de pouvoir sur le sujet, par le biais d’un renforcement des moyens de Frontex.

C’est dans ce contexte qu’elle a invité Emmanuel Macron. A cette heure, la rencontre n’est encore pas terminée.

Rappelons toutefois qu’initialement ce sommet bilatéral devait être consacré à la réforme de la zone euro. Mais la crise migratoire européenne a pris le dessus, éclipsant de fait, l’idée de création d’un budget européen.

Pour l’instant donc  Angela Merkel et Emmanuel Macron sont sur la même ligne. La solution migratoire doit être européenne.

Mais, cette position que la Chancelière a martelé à plusieurs reprises a néanmoins fait naitre un certain nombre de voix dissonantes, notamment au sein de la CSU, en campagne électorale en Bavière présentement. « L’Allemagne ne peut pas éternellement s’en remettre à l’Europe pour protéger ses frontières » vient de tonner Markus Söder, le Ministre-Président de la Bavière qui souhaite qu’il soit mis fin rapidement au « tourisme d’asile » et par suite, a mis la Chancelière au défi de trouver une solution sous 15 jours, soit avant le prochain sommet européen  de la fin juin.

La CSU est en train de perdre patience on le voit.  Mais à la CDU également on s’énerve ; quelques voix se sont déjà fait entendre pour appeler à un vote au Bundestag, ceci « pour trancher entre la ligne de la Chancelière et celles de ses opposants » de plus en plus nombreux.

Si on devait en arriver là, sachant qu’Angela Merkel n’a été reconduite que de justesse au poste de chancelière, après les dernières élections législatives, il y a fort à parier que la situation pourrait devenir « historiquement sérieuse ». La fronde pourrait mettre fin à son mandat lui permettant ainsi de retrouver du temps pour écouter ou réécouter la pièce de Wagner(1) « Le Crépuscule des Dieux », une pièce où Brunehilde n’a pas pu être sauvée par Siegfried.

Angela Merkel est une fan de Wagner. Elle ne manque jamais le Festival de Bayreuth.

Clara Mitchell pour DayNewsWorld

 

RECENSEMENT DES ROMS EN ITALIE OU

RELENTS DE FACHISME

Moins de trois semaines en poste et Matteo Salvini déclenche une nouvelle polémique. Après le refus d'accostage dans un port italien de l'Aquarius, navire humanitaire chargé de 630 migrants, le patron de la Ligue ( extrême- droite) compte maintenant procéder à un recensement des Roms pour expulser ceux de nationalité étrangère, devant «malheureusement» garder les Italiens... « Malheureusement nous allons devoir garder les Roms italiens parce que nous ne pouvons pas les expulser », a-t-il ajouté provocateur à la chaîne de télévision Telelombardia. Cela permettra, a-t-il expliqué, d’évaluer la possibilité d’expulser ceux de nationalité étrangère qui se trouveraient en situation irrégulière .

Son allié gouvernemental, Luigi Di Maio, le patron du Mouvement 5 étoiles, a cependant jugé cette initiative « inconstitutionnelle » dans la mesure où il s'agissait de faire du « fichage ».

« Une trouvaille au parfum vaguement fasciste »

Ce projet de recensement a déclenché un tollé dans les rangs de l'opposition et une réaction prudente de la communauté Rom. Dans un communiqué, l'Association Nation Rom a fait valoir que le point sur cette communauté avait déjà été fait l'an dernier par l'Institut national italien de la statistique (Istat) tout en demandant une rencontre au plus vite avec le nouveau ministre.

« D'abord les attaques contre les migrants (...) et maintenant celles contre les Roms », a critiqué le chef de groupe du parti de gauche Libres et Egaux (LeU) à la Chambre des députés, Federico Fornaro. « L'important est de fomenter la haine et de créer un ennemi ». Le Parti démocrate (PD, centre gauche) a vivement critiqué les propos de M. Salvini, estimant que cela ravivait des souvenirs de « nettoyages ethniques ». « Salvini continue sa campagne électorale avec des mots toujours plus aberrants », a jugé de son côté une sénatrice du Parti démocrate Simona Malpezzi, n'hésitant pas à taxer ce recensement de « dernière trouvaille au parfum vaguement fasciste » de la part du nouveau ministre de l’Intérieur.

Face à la vague de contestation qu'a déclenchée son projet de recensement dans les rangs de l'opposition, le Milanais a redoublé de cynisme . «Certains parlent de ‘’choc’’, pourquoi ? Je pense seulement à ces pauvres enfants à qui on apprend à voler et à être dans l'illégalité», a-t-il écrit sur Twitter.

Le gouvernement n’a pas l’intention de mettre en place des archives séparées pour les Roms ni de collecter leurs empreintes digitales, mais veut protéger les enfants de la communauté que les parents empêchent d’aller à l’école, a tenté de justifier le ministre de l’intérieur dans un communiqué publié ultérieurement.

Les gens du voyage, faut-il le rappeler, bénéficient du droit de la libre-circulation en Europe ...

Jenny Chase pour DayNewsWorld

 

FUSILLADE A MALMÖ EN SUEDE

Quatre personnes seraient blessées au cours d'une fusillade ce lundi soir à Drottninggatan dans le centre de Malmö, au sud de la Suède, a déclaré la police suédoise, citée par le journal Sydsvenskan.

Selon le journal suédois Aftonbladet, l'alerte concernant la fusillade est parvenue à la police à 20h13.

« Quatre personnes sont blessées », explique Stephan Söderholm du centre de gestion de la police.On ignore la cause de ces tirs mais la police a déclaré que la population n'avait pas lieu de s'alarmer, le secteur concerné ayant été bouclé. « Nous avons bouclé le secteur et interrogeons des personnes, dont les blessés, s'ils peuvent ou veulent parler », a déclaré un porte-parole de la police, Stephan Soderholm, cité par l'agence de presse suédoise TT.

L'événement est classé comme un événement spécial. « Nous avons un gros problème en place. Il est classé comme un événement spécial et il y a beaucoup de gens à différents niveaux qui courent. Nous avons une barrière autour de la scène de crime et une large entrée à la salle d'urgence pour que le personnel de l'hôpital travaille avec ce qu'il va faire », explique Stephan Söderholm.

La police écarte toute piste terroriste.

Carl Delsey pour DayNewsWorld

 

80 KM/H RAPPORT DU SENAT CONTRE

RAPPORT DU DELEGUE INTERMINISTERIEL

A LA SECURITE ROUTIERE

A 15 jours de la date d’entrée en vigueur (1/07/2018) des 80 km/h généralisés sur les routes secondaires bidirectionnelles, la tension  monte d'un cran .En effet Matignon a rejeté jeudi un rapport de la sénatrice Michèle Vullien (UC) et des sénateurs Michel Raison (LR) et Jean-Luc Fichet (PS), proposant de décentraliser l’abaissement de la vitesse sur les routes à 80 km/h et de limiter son application à certaines routes secondaires.« Au lieu de saisir cette main tendue du Sénat, Édouard Philippe a campé sur ses positions et rejeté cette nouvelle approche, manifestement soucieux de ne pas donner le sentiment de reculer sous la pression », a regretté M. Raison dans un communiqué.

« Au lieu de saisir cette main tendue du Sénat, Édouard Philippe a campé sur ses positions et rejeté cette nouvelle approche, manifestement soucieux de ne pas donner le sentiment de reculer sous la pression », a regretté M. Raison dans un communiqué.

« Les sénateurs assumeront leurs responsabilités afin de favoriser les politiques de prévention […] par la présentation d’une proposition de loi et des amendements au projet de loi de finances 2019 afin de s’assurer que les recettes des amendes radars soient utilisées pour améliorer le réseau routier et sa sécurité, et non pour financer le désendettement de l’État », a-t-il ajouté.

Depuis qu' Edouard Philippe, le Premier Ministre a décidé, à la surprise de tout le monde et sans concertation, d’ ordonner une limitation de vitesse généralisée à 80km/h, le délégué ministériel à la Sécurité Routière s’est vu contraint de multiplier ses déplacements pour faire face à la bronca non seulement des automobilistes, mais aussi des élus locaux et pour défendre la mesure qui selon ses propres termes

« fait l’objet de polémiques infondées et d‘une désinformation pernicieuse  ».

Il est vrai que tout avait mal commencé. C’est en effet contrainte et forcée que la Délégation à la Sécurité Routière (DSR) avait dû se résoudre début février 2018 à publier le bilan de l’expérimentation menée par le CERMA (Centre d’Etudes et d’Expertises sur les Risques de l’environnement, la mobilité et l’aménagement).

Réclamé par tous, ce bilan avait jusqu’alors été tenu secret ; seules les plus hautes autorités avaient pu y avoir accès dans le but de décidé, discrètement du  bien- fondé des mesures à prendre ; Le meilleur exemple de cette méthode opaque et autoritaire : la déclaration spectaculaire  d’Edouard Philippe en décembre 2017 lequel est resté sur la question « droit dans ses bottes ».

Car les ¾ des automobilistes sont, depuis que l’annonce est tombée,  opposés à la mesure tout comme les élus locaux qui devront remplacer dar-dar panneaux et signalisation au sol.

Même le très sélecte Automobile Club s’est autorisée à donner de la voix par l’Intermédiaire de Christian Meslet, Juriste et membre de l’Automobile Club du Midi. Selon Christian Meslet abaisser la vitesse à 90 km/h abaisserait la vigilance des automobilistes.

Depuis le mois de janvier la mobilisation contre le 80 km/h ne faiblit pas et des pétitions circulent venant de tous les horizons.

Mieux, le débat a été relancé vigoureusement ces derniers jours,  suite à la parution le 18 avril 2018 du rapport de l’Observatoire National Interministériel de la Sécurité Routière (ONISR)  commandé par le gouvernement qui à cette occasion a voulu enfoncer le clou une fois de plus sur le bien- fondé de sa réforme.

Un rapport de plus venu de nulle part, qui a  immédiatement fait pester les opposants à la mesure.

En 25 pages « d’explications, de méthodologie, de précisions sur les indicateurs de tendances, associés à de doctes références à la littérature scientifique sur le sujet » ( ?), les experts ont conclus une fois de plus à la nécessité d’abaisser à 80/km/h la vitesse, insistant sur le fait « que la vitesse autorisée à une incidence significative sur les vitesses pratiquées », ce qui reste à prouver.

Bref ! Des conclusions abracabantesques issues de l’expérimentation tronquée  et tout aussi abracabantesque  menée auparavant.

Dans le camp des contres, on a vu le Sénat lui-même, qui est la voix des élus locaux, monter aux créneaux. La grogne des élus locaux a donné des ailes à la Haute Assemblée.

Des Sénateurs plus en colère et déterminés que les autres ont formé un groupe, derrière Philippe Bas (sénateur de la Manche, ancien Préfet, ancien secrétaire général de l’Elysée sous Jacques Chirac lorsque ce dernier a érigé en grand chantier du quinquennat la lutte en faveur de la Sécurité Routière) et Hervé Maury (Sénateur de l’Eure et Président de la Commissions des lois du Sénat).

A leur tour, les sénateurs viennent de produire un rapport de 50 pages démontant point par point celui du Délégué Interministériel à la Sécurité Routière, toujours aussi impopulaire. Philippe Bas a présenté jeudi dernier, 19 avril le contenu du rapport sénatorial, à partir du Palais du Luxembourg  martelant que « ce n’est pas parce qu’une cause est juste, que l’on peut faire n’importe quoi ».

Le rapport sénatorial dénonce l’absence de rigueur scientifique de celui de la Délégation Interministérielle la Sécurité Routière, lequel s’appuie « sur une expérimentation in-conclusive ».

Pour contrer la mesure généralisée d’application du 80 km/h, les sénateurs proposent que celle-ci soit retirée et remplacée par des attributions de compétence ciblées, en faveur des élus locaux, Maires, Présidents de Conseils Départementaux voire Préfet, ceci pour que les mesures adoptées soient adaptées aux situations locales réelles.

Les sénateurs ont au surplus demandé que la date de l’entrée en application de ma mesure prévue initialement au 1er juillet 2018 soit reportée au 1 janvier 2019  « pour laisser le temps de la mise en place « d’une concertation effective intelligente en réaction à une décision brutale et aveugle ».

Rien n’est donc encore tranché définitivement  (en apparence !) même si le Président de la République a laissé entendre ces derniers jours, qu’il retirerait la mesure des 80 km/h dans deux ans pour le cas où l’expérience ne se montrerait pas concluante.

Le Premier Ministre, Edouard Philippe avait été flashé en octobre 2015 sur l’A131 à 150 km/h sur une portion de l’autoroute limitée à 110 km/h...

Clara Mitchell pour DayNewsWorld

COUPE DU MONDE DE RUSSIE OU

LE SPECTACLE AU RENDEZ-VOUS

La Russie a donné le top départ de son Mondial au Loujniki Stadium de Moscou. Le chanteur britannique Robbie Williams et la soprano russe Aida Garifullina ont fait vibrer la foule avec un superbe duo avant le discours de Vladimir Poutine.

On a vu Vladimir Poutine en kimono. On l’a vu au hockey, le sport national de la Russie. Sur un ring de boxe. Avec des skis aux pieds.

Et même montant à cheval. Mais peu avec le ballon aux pieds.

C’est pourtant sur le football qu’il a décidé de miser gros. La "Sbornaya" (l’équipe nationale) inaugure la Coupe du monde jeudi par un match contre l’Arabie Saoudite.

Pour le coup d'envoi de la Coupe du monde, le spectacle était au rendez-vous.

Le pays hôte, la Russie, n'a fait qu'une bouchée de l'Arabie saoudite (5-0).

Dès la 12e minute, Gazinsky ouvrait le score. Juste avant la mi-temps, Cheryshev, entré à la 24e minute après le claquage de Dzagoev , doublait la mise.

Au retour des vestiaires, les Russes ont continué à pilonner la défense saoudienne.

Il a fallu attendre la 71e minute pour voir le troisième but russe, inscrit par Dzyuba, entré quelques instants à peine à la place de Smolov.

Dans le temps additionnel, malgré leur avance, les Russes ne lâchent rien. Cheryshev, d'une splendide frappe extérieure pied gauche, puis Golovin, sur coup-franc, ont parachevé ce succès de la Sbornaya.

Bravo aux Russes!!!
Carl Delsey pour DayNewsWorld

 

LE DRAME HUMANITAIRE DE L'AQUARIUS OU LES DISSENSSIONS EUROPENNES SUR L'ACCUEIL DES MIGRANTS

En Italie, le ton est encore monté d'un cran contre la France après les déclarations d'Emmanuel Macron. Ce dernier a en effet dénoncé mardi en Conseil des ministres la « part de cynisme et d’irresponsabilité du gouvernement italien » qui a refusé d’accueillir l’Aquarius et ses plus de 600 migrants, dérogeant au droit international, a déclaré le porte-parole du gouvernement.

Le président français a rappelé mardi qu’en vertu du droit maritime, si la France avait été la rive la plus proche, l’Aquarius aurait pu accoster.

Le torchon brûle entre l'Italie et la France.

L’Italie n'a pas manqué de répliquer vertement à la France tout en fustigeant la politique migratoire de cette dernière. Non seulement le ministre des Affaires étrangères italien a convoqué l'ambassadeur de France mais le ministre de l'Intérieur, Matteo Salvini, est lui, monté d'un cran :

« Nous n'avons pas de leçon à recevoir de la France hypocrite, a-t-il déclaré. Emmanuel, si tu as un cœur en or comme tu dis, accueilles les 10.000 migrants prévus dans le plan de répartition européen. ». Il semble en effet que l'Italie n'ait pas de leçon à recevoir lorsque l'on sait qu'elle a déjà accueilli près de 700 000 migrants depuis 2013 et que mercredi 13 juin la Sicile acceptait encore 900 nouveaux arrivants de la Libye

Pour calmer le jeu à tout niveau Gérard Collomb a invité à Paris ses homologues italien, Matteo Salvini, et espagnol, Fernando Grande Marlaska afin d’« approfondir le dialogue ». Le ministre de l’intérieur français a réaffirmé que « la France se tiendra [it] aux côtés de l’Espagne » à l’arrivée du navire, « en particulier pour l’accompagnement des demandeurs d’asile en besoin manifeste de protection », selon un communiqué.

La réponse à cet imbroglio européen qui a démontré l’égoïsme de chaque Etat réside certainement par une remise en question de la politique européenne de l'asile et des accords de Dublin pour une politique efficace européenne de l'asile.

Indignation et division au sein de la majorité LREM,

Le silence de la France sur le bateau de SOS Méditerranée transportant 629 migrants a d'ailleurs suscité la polémique à gauche et au sein de la majorité LREM. La République en marche se divisant sur le sort de l’« Aquarius », le gouvernement français a déclaré mardi après-midi, par la voix du premier ministre, que la France était « prête à aider » l’Espagne pour « accueillir » des migrants. «

Nous sommes évidemment prêts à aider les autorités espagnoles pour accueillir et analyser la situation de ceux qui sur ce bateau pourraient vouloir bénéficier du statut de réfugié », a déclaré Edouard Philippe.

Par contre le député Les Républicains des Alpes-Maritimes Éric Ciotti s’est élevé vigoureusement contre cette idée d'accueillir les migrants, appelant les autorités françaises à « une grande fermeté là-dessus ».

« Aucun port français, ni Corse, ni Nice, ni Marseille », a tranché Éric Ciotti sur CNews. « L’Aquarius, il a une destination toute trouvée, il faut qu’il retourne vers les côtes libyennes. On veut que Nice devienne Lampedusa ? », a-t-il lancé, disant espérer « qu’il y aura une extrême fermeté là-dessus des autorités françaises ».

Création d'un axe volontaire contre l'immigration

Cependant cette volonté affichée par la France ne peut que se heurter à la création d' « un axe de volontaires » contre l'immigration . En effet les ministres de l'Intérieur italien, autrichien et allemand, vont constituer « un axe des volontaires » pour s'attaquer à l'immigration clandestine. Cette annonce a été faite par le chancelier conservateur autrichien, Sebastian Kurz, depuis Berlin, aux côtés du ministre de l'Intérieur allemand Horst Seehofer.

"Il y a de plus en plus d'arrivées en Grèce, de nouvelles évolutions sur la route albanaise. Je pense qu'il est important de ne pas attendre la catastrophe, comme en 2015, mais d'agir à son encontre à temps", a précisé Sebastian Kurz, qui a fait de la lutte contre l'immigration la priorité de sa présidence de l'UE, qui débute le 1er juillet. Il faisait référence à l'afflux migratoire de 2015, lorsque des centaines de milliers de demandeurs d'asile ont traversé l'Europe à pied. Angela Merkel et le chancelier autrichien de l'époque avaient ouvert leurs pays à ces migrants originaires pour la plupart de Syrie, d'Irak et d'Afghanistan.

L'annonce d'un axe Berlin-Rome-Vienne sur ces questions affaiblit la position d'Angela Merkel qui cherche à arracher un accord sur un système d'asile européen en vue du sommet de l'UE de la fin juin. Mais nombre de pays, notamment dans l'est de l'Europe, s'y opposent refusant une répartition européenne des réfugiés ou tout simplement leur accueil.

Il ne manquait que cette annonce pour ajouter encore de la cacophonie au sein de l'Europe sur l'épineuse question des migrants.

Andrew Preston pour DayNewsWorld

 

BRAS DE FER ENTRE L'ITALIE ET MALTE POUR L'ACCUEIL DE 600 MIGRANTS OU LA PRESSION SUR

LES AUTRES PAYS EUROPEENS

Le ministre de l’intérieur italien, Matteo Salvini, a refusé dimanche que l’« Aquarius », un navire de l’ONG française SOS-Méditerranée, accoste dans un port de la péninsule tout en demandant à Malte, de prendre en charge les migrants.

L'Italie, dont le nouveau gouvernement veut réduire les flux d'immigration illégale, estime que Malte doit prendre ses responsabilités dans la crise migratoire, et « ne peut pas continuer à regarder ailleurs lorsqu’il s’agit de respecter des conventions internationales précises sur la protection de la vie humaine ».

Mais le premier ministre maltais, Joseph Muscat a répliqué au chef du gouvernement italien, Giuseppe Conte «que Malte agit en pleine conformité avec ses obligations internationales» puisque les secours avaient été coordonnés à Rome et n’étaient donc pas de leur ressort.

Les deux pays impliqués n'en sont pas à leur premier bras de fer. Ainsi selon l'ONG allemande Sea-Watch, les autorités maltaises avaient refusé d'apporter toute autre aide que des évacuations héliportées pour urgence médicale. Malte avait démenti cette version des faits, affirmant agir toujours «dans le respect des conventions internationales». Le Seefuchs avait finalement été autorisé à aborder samedi 9 juin dans le port sicilien de Pozzallo.

Le ministre de l’intérieur, Matteo Salvini, entré en fonctions une semaine plus tôt, met en scène sa politique de fermeté face au « business de l’immigration » qu’il n’a eu de cesse de dénoncer depuis des années.

Lundi matin, Matteo Salvini s’en est également pris à un autre bâtiment de l’ONG allemande Sea Watch, actuellement au large de la Libye. « Malte ne bouge pas, la France repousse, l’Europe s’en fout », a-t-il lancé sur Facebook.

Le ministre de l'Intérieur, a reçu de nombreux messages de soutien émanant de l’ensemble de la droite. « Il est temps que les autres Etats membres de l’UE, y compris Malte, prennent leur part, pas seulement en paroles », a ainsi déclaré Anna Maria Bernini, proche de Silvio Berlusconi, et cheffe du groupe Forza Italia (opposition) au Sénat tandis que Giorgia Meloni, cheffe de file de Fratelli d’Italia (postfasciste), a suggéré sur Twitter, que l’Aquarius soit ramené en Italie pour être placé sous séquestre, et que son équipage soit inculpé de « trafic d’êtres humains ». Le Mouvement 5 étoiles, une formation alliée de la Ligue au gouvernement, mais profondément divisée sur la question migratoire, a, quant à elle, mis plusieurs heures avant de s’aligner officiellement sur les positions de Matteo Salvini.

A gauche, avant même le Parti démocrate, le maire de Naples, Luigi de Magistris,indigné, a proposé d’ouvrir son port à l’Aquarius, avant d’être suivi dans la soirée par d'autres homologues. .

Lundi 11 juin , ce sont donc 629 migrants venus d’Afrique, dont 123 mineurs isolés, 11 enfants en bas âge et 7 femmes enceintes, qui sont bloqués en Méditerranée. A bord, l’équipage dispose de quatre à cinq journées de vivres.

Le haut-commissariat de l’ONU a appelé lundi Malte et Rome à débloquer la situation, qualifiée d’« impératif humanitaire urgent ». Le chef du gouvernement italien, Giuseppe Conte, a annoncé que l'Italie avait envoyé en direction du navire deux patrouilleurs avec des médecins à bord «prêts à intervenir et à protéger la santé de toute personne se trouvant à bord de l'Aquarius qui pourrait en avoir besoin».

« L’Italie et la Sicile ne peuvent être le camp de réfugiés de l’Europe » , a par ailleurs assené le ministre de l'Intérieur.

L'Italie, qui depuis 2013 a accueilli plus de 700 000 migrants, fait ainsi pression sur les autres pays européens. Pari réussi puisque l'Espagne vient d'accepter l'accostage de l'Aquarius dans son port de Valence.

Kelly Donaldson pour DayNewsWorld

 

ELECTIONS ITALIENNES ET AVENIR DE L’EUROPE

CHE BORDELLO !

Che Bordello ! C’est la formule qui barrait la Une d’un grand quotidien italien,  « Il Tempo », au lendemain des élections législatives du 5 mars 2018.

Rappel : ces élections ont été marquées par le succès du Mouvement 5 Etoiles (30,92%) mené par le jeune Luigi di Maio et de la Ligue du Nord, (18,86%) dirigée par Mattéo Salvini.

Nos voisins transalpins ont donc fait la part belle aux candidats eurosceptiques, antisystème et…. populistes.

Par suite, et à l’heure où les électeurs autrichiens, slovènes voire … anglais ont eux aussi envoyé siéger des candidats représentant « un populisme souverain revigoré », les résultats électoraux italiens sont apparus à leur tour ,comme porteurs d’enchaînements politiques inédits au regard du nombre de plus en plus important de  ceux qui avouent ne plus avoir d’inclination pour l’Europe telle qu’elle fonctionne aujourd’hui.

Du reste, si certains ont émis l’hypothèse que ce vote avait eu lieu par défaut ou que la magie berlusconienne (13,39%)  ne marchait plus parce que plombée par les démêlées judiciaires du « cavaliere », il nous apparait que ce n’est pas ainsi qu’il faut résumer l’analyse politique de ce résultat.

Car en effet, l’économie a été au cœur des propositions des partis antisystème, comme d’ailleurs, de façon antithétique, des partis historiques, dont ce pourrait être la fin, au vu des résultats ?

Au lendemain de ces élections, les deux leaders populistes, Matteo Salvini et Luigi di Maio ont tous deux revendiqué, dès le 23 mars 2018, le droit de former un gouvernement, mais à cette date rien n’était encore fait.

Depuis, les négociations sont allées bon train entre les deux partis, mais difficilement dans un premier temps, compte tenu de l’absence préalable  d’un accord de majorité entre eux.

Les deux partis n’avaient encore jamais constitué de coalition politique entre eux et c’est pour cette raison que  Matteo Salvini avait  lancé devant les journalistes et par trois fois : « NON !NON !NON ! » face aux exigences programmatiques du Mouvement 5 Etoiles.

Arithmétiquement et selon la volonté du peuple italien c’était pourtant envisageable ?

Mais c’était sans compter sur le Président Sergio Mattarella, résolument hostile à la liste des ministres présentés par la Nouvelle Alliance gouvernementale et notamment à la nomination son ennemi de longue date, Paolo Savona, au poste de Ministre de l’Economie et des Finances

Cet ancien Ministre du gouvernement Campi, âgé de 82 ans est devenu un adversaire résolu de la monnaie unique, estimant que l’euro « était une prison allemande » pour l’économie italienne qu’il estime « colonisée ».

L’affaire a donc très vite tourné au conflit institutionnel et ceci jusqu’en début juin, Sergio Mattarella estimant que l’article 92 de la Constitution Italienne lui conférait la prérogative de la nomination de ministres et donc leur choix.

Depuis cette date, les états majors politiques ont multiplié les attaques contre le Président de la République à qui il a été rappelé fermement « que la souveraineté appartenait au peuple ».

En coulisse néanmoins, « les colombes » ont tenté à plusieurs reprises de trouver un compromis en proposant de scinder, ce ministère contesté, en deux, d’un coté l’Economie de l’autre le Trésor chargé de négocier la dette avec l’UE.

Politiquement, on a quand même été au bord de l’implosion, tant la situation était devenue conflictuelle. L’idée d’un retour à la case départ et à l’organisation de nouvelles élections législatives a même filtré, un temps, tant le blocage a été sérieux.

Et c’est ainsi que l’avertissement très opportun, de Massimo d’Alema, ancien Président du Conseil (de gauche) laissant entendre que de nouvelles élections pourrait donner un score de près de 80% à la Ligue du Nord et au M5S a ramené tout le monde à la raison !

Pour éviter un tel désastre, les deux partis ont alors accepté la désignation, par Sergio Matterella, du juriste Guiseppe Conte pour former un gouvernement. Mais ce dernier avait renoncé dimanche dernier 3 juin.

Il a fallu attendre le 5 juin pour que la crise se calme définitivement, Guiseppe Conte ayant finalement accepté le poste de Président du Conseil.

Mardi 5 juin, Guiseppé Conte a donc prononcé son premier discours devant le Parlement déroulant ainsi « le contrat de gouvernement » nouvellement accepté par les deux partis , lequel rappelle que le « populisme était la capacité d’écouter les besoins des peuples » et que programmatiquement la nouvelle majorité allait évoluer entre « des relations privilégiées avec les Etats Unis tout en entamant la révision des sanctions économiques avec la Russie ».

Mais parallèlement aussi Guiseppe Conte a attaqué, bille en tête, l’Union Européenne, au travers de 3 sujets clés : la gestion des migrations et la réforme concomitante du système de Dublin, les règles budgétaires attachées à l’euro et enfin bien évidemment comme déjà rappelé les nouvelles relations avec la Russie.

Les récents événements électoraux dans toute l’Europe et ce qui en a suivi dans les Etats concernés ont rendu Bruxelles nerveux, l’Italie ayant de surcroit une place particulière dans celle-ci, au regard notamment de l’Histoire et à quelques mois des prochaines élections européennes (mai 2019).

Les élections italiennes risquent en effet d’engager l’année prochaine, toute l’Europe, vers une nouvelle démocratie…. monétaire.

C’est en effet sur des thèmes monétaires et financiers que risquent de dérouler la campagne électorale de ces prochaines élections, ceci sous fond de victoires successives  des partis populistes et antisystème en Europe.

En d’autres termes , ces dernières élections italiennes pourraient aggraver la situation politique actuelle déjà périlleuse, l’euro étant en train de devenir une contrainte réfutée par des populations européennes, asphyxiées par la crise économique (emploi+croissance qui ne peuvent plus être considérées comme les seules variables d’ajustement ) et jugé par suite comme une tutelle économique incompatible avec les expressions démocratiques nationales.

A moins que l’idée européenne ne se fracture totalement après une campagne eurosceptique dure, on est obligé de convenir que ces élections italiennes pourraient avoir, dans un tel contexte, et dans le meilleur des cas, une vertu salutaire, pour éviter le pire.

Bien sûr, l’application intégrale du programme  du nouveau gouvernement est encore jugée, par un nombre d' importants d’économistes comme un danger pour l’euro, compte tenu du risque de défaut à terme de la dette italienne…

Mais la pérennité de l’euro est en train, de toute façon, de devenir « conditionnelle ».

Et tout va très vite désormais !

Les dirigeants politiques européistes, comme Emmanuel Macron ou Angela Meckel devraient donc en urgence, entendre la colère qui commence à monter sous peine de donner raison aux sombres prophéties sur l’avenir de l’euro,de l’UE et du rêve fédéraliste et pacifiste des Pères fondateurs de l’Europe  dans les années 50.

A ce stade, il rappellera l’avertissement de l’ancien président de la BCE, Jean Claude Trichet , qui le 16 octobre 2011 déclarait : « demain, à mon avis, il faudra changer le Traité pour être capable d’empêcher un membre de la zone euro de vagabonder et de créer des problèmes pour tous les autres ». Sidérant !

Jean Claude Junker, Président de la Commission Européenne a  commencé à comprendre. Il a d’ores et déjà amorcé des discussions de réformes qui s’avèrent au demeurant compliquées.

Compliquées parce que, par exemple, Hélène Fritzon , la Ministre Suédoise des Affaires Etrangères, très europhile pourtant,  a reconnu dernièrement que le système de Dublin devait être réformé ! Rapidement ?

Compliquées parce Viktor Orban en Hongrie prône déjà depuis longtemps des reformes majeures sur l’Europe, en matière d’immigration notamment, réformes qu’il a déjà engagées isolement dans son pays !

Compliquées parce que c’est l’Autriche, via son nouveau Chancelier, Sébastian Kurz, un eurosceptique convaincu, qui va prendre la présidence de l’UE à partir du mois de juillet 2018.

Par suite, la question essentielle qu’il va falloir se poser dans l’immédiat, est de savoir quel est le courant qui pourrait emporter les prochaines élections européennes sur le continent (et qu’est- il possible encore d’entreprendre pour éviter le pire) :

1. un courant europhile béat, déconnecté des réalités, soutien inconditionnel de la financiarisation de l’économie européenne pour le plus grand bénéfice de son système bancaire, BCE compris ? Dans ce camp, on y trouve le cynique Georges Sorgos, qui n’étant pas un souverainiste et qui se bat pour un monde ouvert (y compris en matière d’immigration) cherche à faire trembler l’euro pour faire trembler les peuples à qui il veut donner un aperçu du chaos monétaire qui s’approche. Son but : inciter lesdits peuples « à bien voter » !

2. des eurosceptiques purs et durs à l’exemple de Paul Krugman , Prix Nobel d’économie ou de Milton Friedman qui ont toujours estimé que l’euro était l’une des plus grandes catastrophes économiques

3. Des européens , conscients des ressentiments sociaux qui ne cessent de s’exacerber mais aussi de l’apocalypse financière qui s’annonce  et qui devraient tenter à l’occasion de ces prochaines élections européennes de s’engager sur une ligne de crête, étroite certes, en estimant  que l’euro n’est pas un billet de Monopoly livré aux magouilles de la Haute Finance et de ses maitres « politiciens détestés » lesquels devraient passer inexorablement en cas de krack financier par la case prison, faute de quoi nous devront tous vivre dans l’avenir avec un billet de 200 € par mois (comme les Grecs).

Laurent Wauquiez pourrait- il être de ceux-ci, sachant que déjà l’Allemagne de Merkel vacille et que les derniers avertissements de Poutine sur une attaque de l’euro pourrait bien se produire plus rapidement que l’on pense ?

La question est ouverte ?

Et il faudra très vite y répondre !

Clara Mitchell pour DayNewsWorld

 

VERS UN ECHANGE DE PRISONNIERS

ENTRE LA RUSSIE ET L'UKRAINE

Les tensions entre Moscou et Kiev depuis l'annexion de la Crimée et le déclenchement du conflit dans l'est de l'Ukraine ont conduit à la multiplication d'arrestations d'Ukrainiens accusés d'espionnage en Russie au cours des dernières années et de Russes en Ukraine.

En 2016, un échange de prisonniers avait eu lieu entre Moscou et Kiev impliquant deux militaires russes présumés et l'ancienne pilote militaire ukrainienne Nadia Savtchenko.

Les détentions et condamnations médiatisées de citoyens dans les deux pays se donc sont multipliés ces dernières années.

Petro Porochenko a pris l'initiative de téléphoner à Vladimir Poutine, inquiet pour la santé du cinéaste ukrainien Oleg Sentsov qui a entamé une grève de la faim depuis trois semaines. Il a été récemment décrit comme "très pâle, très maigre" et ayant perdu des dents.

« Les médecins lui ont dit que très bientôt, il y aura des conséquences irréversibles pour son organisme », a indiqué l'avocat du cinéaste, Dmitri Dinze.

Oleg Sentsov , opposant à l'annexion de la Crimée, a été condamné en août 2015 pour « terrorisme » et « trafic d’armes ». Il purge une peine de vingt ans dans une prison du grand Nord en Russie.

Outre M. Sentsov, un journaliste ukrainien, Roman Souchtchenko, avait été condamné en Russie début juin à 12 ans de camp pour espionnage. Soupçonné par Moscou d'être un colonel du renseignement ukrainien, il rejette ces accusations.

Le journaliste russo-ukrainien Kyrylo Vychynski responsable en Ukraine de l’agence de presse russe RIA Novosti, arrêté fin mai à Kiev et inculpé de « haute trahison » contre le cinéaste Oleg Sentsov ?

Les présidents russe et ukrainien, ont évoqué, lors d’une conversation téléphonique, un « échange des prisonniers » entre les deux pays, a annoncé le Kremlin, ce samedi, dans un communiqué.

« Vladimir Poutine a souligné la nécessité de libérer sans tarder les journalistes russes arrêtés en Ukraine », selon le communiqué. Les deux hommes ont parlé de « questions humanitaires dont l’échange des personnes détenues » lors de cette conversation

Des représentants des droits de l’homme des deux pays rendront visite « dans un futur proche » aux prisonniers détenus respectivement dans les prisons russes et ukrainiennes, selon les deux communiqués.

La Coupe du monde de football débute bientôt en Russie et il est très désavantageux pour Poutine  que ces prisonniers fassent la Une dans le monde entier, ce qui immanquablement ternirait l'image de la Russie.

Une rencontre ministérielle Kiev-Moscou-Paris-Berlin est prévue pour lundi dans la capitale allemande pour relancer le processus de paix dans l'Est séparatiste prorusse de l'Ukraine.

Porochenko a indiqué que la question de l'échange des prisonniers serait l'un des principaux thèmes abordés. Kiev s'est dit prêt à échanger 23 citoyens russes détenus pour "espionnage" dans le pays contre des prisonniers ukrainiens.

Si Vladimir Poutine avait exclu jeudi dernier de procéder à un échange de prisonniers, certains estiment qu'il pourrait faire un geste à l'approche de la Coupe du monde. Quelques semaines avant le début des Jeux de Sotchi, l'oligarque Mikhaïl Khodorkovski et les Pussy Riot avaient été libérés.

Joanne Courbet pour DayNewsWorld

 

OFFENSIVE RADICALE CONTRE L'ISLAM POLITIQUE

EN AUTRICHE

Le gouvernement conservateur a annoncé vendredi 8 juin l'expulsion d'une soixantaine d’imams et de leur famille et la fermeture de sept mosquées financées par la Turquie.

Les raison de cette décision ?

Dans l'une des principales mosquée de Vienne a été reconstitué une bataille emblématique de l’histoire ottomane jouée par des enfants habillés en soldats. L'hebdomadaire de centre gauche Falter a publié les photos de la reconstitution de la bataille de Gallipoli, jouée par des enfants dans les locaux de la mosquée.

Sur un cliché apparaissaient de jeunes garçons en tenue de camouflage alignés en rang, faisant le salut militaire, et agitant des drapeaux turcs, devant un public d'enfants. Sur une autre photo, certains étaient allongés pour figurer les victimes de la bataille, leur corps enroulé dans un drapeau turc. La bataille de Gallipoli est un symbole de la résistance qui a abouti à l'avènement de la République turque moderne en 1923.

En effet l'épisode de Gallipoli s'inscrit dans la bataille des Dardanelles. Cette dernière a commencé en février 1915 par la tentative d'une flottille franco-britannique de forcer le détroit pour s'emparer d'Istanbul, capitale de l'Empire ottoman. Repoussés, les Alliés ont débarqué le 25 avril à Gallipoli mais ont été défaits après de longs mois d'offensive.

L'Empire ottoman a fini la Première guerre mondiale dans le camp des perdants et été démantelé. Mais la bataille de Gallipoli est devenue un symbole de la résistance qui a abouti à l'avènement de la République turque moderne en 1923.

« Ce qui s'est passé dans cet endroit (...) n'a pas sa place en Autriche. Le gouvernement fera preuve d'une tolérance zéro », avait alors affirmé le chancelier  Kurz, promettant une réaction « forte ».

« Des sociétés parallèles, l’islam politique et la radicalisation n’ont pas leur place dans notre pays », a déclaré le chef du gouvernement autrichien lors d’une conférence de presse.

« Le cercle de personnes qui pourraient être affectées par ces mesures comprend environ 60 imams », a précisé le ministre de l’intérieur, Herbert Kickl, membre du parti d’extrême droite FPÖ. Leurs familles sont également concernées et 150 personnes au total pourraient perdre leur droit de résidence en Autriche, a-t-il fait savoir.

La Turquie dénonce un acte d'islamophobie.

Le lieu de culte incriminé est géré par l’Union islamique turque d’Autriche (ATIB) directement liée à la direction turque des affaires étrangères. L'Atib a qualifié la mise en scène de « hautement regrettable » indiquant dans un communiqué être intervenu auprès de la mosquée avant que la controverse éclate dans les médias et avoir demandé la démission du responsable.

La Turquie, par la voix du porte-parole du président Recep Tayyip Erdogan, Ibrahim Kalim, n'a pas manqué de dénoncer une mesure « islamophobe » et « raciste ».

« La position idéologique du gouvernement autrichien va à l’encontre des principes du droit universel, des politiques de cohésion sociale, du droit des minorités et de l’éthique de coexistence. », a-t-il poursuivi.

Environ 360.000 personnes d'origine turque vivent en Autriche, dont 117.000 de nationalité turque.

Les relations entre les gouvernements turc et autrichien sont particulièrement houleuses depuis que le chancelier Kurz a d’interdit les meetings de campagne pour les élections turques du 24 juin prochain.

Britney Delsey pour DayNewsWorld

 

UN GOUVERNEMENT FEMININ ET PRO-EUROPEEN

EN ESPAGNE

La composition de ce gouvernement est « le reflet du meilleur de la société » espagnole, « paritaire, intergénérationnelle et ancrée dans l’UE », a déclaré le premier ministre Pedro Sanchez.

Le premier ministre socialiste Pedro Sanchez a dévoilé la composition de la nouvelle équipe dirigeante, mercredi soir.

Arrivé au pouvoir vendredi après la chute du conservateur Mariano Rajoy, le socialiste espagnol Pedro Sanchez a choisi un gouvernement pro-européen et majoritairement féminin, avec onze femmes et six hommes, une répartition peu commune en Europe.

Ce gouvernement prêtera serment jeudi 7 juin devant le roi Felipe VI.

Si c’est le gouvernement le plus féminin que l’Espagne ait jamais connu, c’est aussi le plus minoritaire depuis le rétablissement de la démocratie. Le Parti socialiste espagnol ne dispose que de 84 députés sur 350 . Le parti se trouve donc à la merci de la marge de manœuvre que lui accorderont le parti de gauche radicale Podemos, les nationalistes basques et les indépendantistes catalans, qui ont soutenu la motion de défiance contre Mariano Rajoy, sans donner pour autant un chèque en blanc à Pedro Sanchez.

Un gouvernement pro-européen

Alors que se prépare le Brexit au Royaume-Uni et que l’Italie vient de former un gouvernement eurosceptique, l’exécutif espagnol a volontairement marqué son caractère pro-européen.Aussi Sanchez a-il nommé l’ancien président du Parlement européen Josep Borrell aux affaires étrangères. Ce Catalan de 71 ans et européen convaincu a fait montre ces dernières années de son opposition très ferme au mouvement indépendantiste en Catalogne. A l’étranger, cet ancien ministre de Felipe González (1982-1996) sera chargé de défendre l’unité du royaume d’Espagne. En interne, c'est une autre Catalane qui sera chargée de dialoguer avec le gouvernement indépendantiste de Quim Torra : Meritxell Batet, Barcelonaise de 45 ans, nommée ministre de l’administration territoriale. Représentante du Parti du parti socialiste de Catalunya (PSC), une formation autonome qui intègre les instances du PSOE, elle défend une troisième voie entre le statu quo et l'indépendantisme.

Au nom de « la stabilité », Sanchez s’est engagé à conserver le budget de l’État 2018 élaboré par les conservateurs, qui va être examiné par le Sénat.

Pour ce faire, le socialiste a choisi deux femmes pour diriger son équipe économique qui, selon sa promesse de la semaine dernière, « devra avoir pour priorité principale de respecter les engagements européens » en matière de déficit public. Il a ainsi nommé la directrice du budget de l’UE Nadia Calviño à l’économie tandis que Maria Jesus Montero prend le portefeuille des Finances. Cette dernière n'en est pas à son premier coup d'essai puisqu'elle a dû déjà assumé cette responsabilité au gouvernement régional de l’Andalousie, en pratiquant des coupes radicales dans les dépenses publiques ordonnées par le gouvernement conservateur.

Un gouvernement plutôt féminin :

Onze femmes et six hommes composent le nouveau gouvernement. M. Sanchez a aussi fait le choix de placer des femmes à des postes centraux, au point que la presse espagnole se demande si le conseil des « ministros » (« ministres » au masculin) ne devrait pas être rebaptisé des « ministras » !

Pedro Sanchez a ainsi nommé Carmen Calvo, 60 ans, ancienne ministre de la culture (2004-2007), comme vice-présidente , deuxième dans le rang protocolaire. Elle sera également à la tête du ministère de l’égalité, une question prioritaire pour le gouvernement, trois mois après l’exceptionnelle « grève générale féministe » et les manifestations du 8 mars.

L’ancienne procureure antiterroriste Dolores Delgado arrive à la justice et l’ancienne juge de la Cour suprême Margarita Robles à la défense. Isabel Celaa sera chargée de l’éducation, Magdalena Valerio du travail, Carmen Monton de la santé... Une démonstration de féminisme.

Le numéro trois du PSOE, José Luis Abalos, est en charge des travaux publics et l’ancien juge Fernando Grande-Marlaska de l’intérieur. Pedro Duque, le premier astronaute espagnol, a été nommé aux sciences.

Des spécialistes de leur domaine de compétence.

La ministre de l'Économie, Nadia Calviño, était jusqu'à maintenant directrice générale du budget à la Commission européenne si bien qu'avant même l'officialisation de sa nomination, Calviño a reçu sur Twitter la bénédiction de Ana Botín,la dirigeante de la principale banque du pays. «Avoir Nadia Calviño comme nouvelle ministre de l'Économie permettra à l'Espagne d'augmenter (son) poids en Europe.». Le travail de Calviño sera complété María Jesús Montero, nommée au ministère des Finances, qui exerçait jusque-là les fonctions homologues au gouvernement régional d'Andalousie. La ministre régionale de Valence à la Santé, Carmen Montón, investit le ministère de la Santé, de la Consommation et des Affaires sociales, tandis que le ministère de l'Éducation sera occupé par une ancienne responsable de ce secteur au gouvernement régional du Pays basque . Pour ne citer que ces exemples.

Pédro Sanchez, sans expérience politique, peut donc s'appuyer sur les compétences de ses ministres minutieusement choisis, appartenant en majorité au PSO. Mais le gouvernement aura maille à partir avec la myriade de partis qui ont voté la motion de censure juste pour renverser le conservateur Rajoy. À peine nommé, le gouvernement Sánchez sait que le temps lui est compté...Avec un groupe parlementaire réduit, le chef de file du PSOE va devoir construire une majorité s’il veut pouvoir diriger réellement durant les prochains mois .

Un objectif impossible, selon le PP. « L’Espagne a besoin de stabilité et celle-ci ne peut venir ni de motions de censure, ni de gouvernements intérimaires, ni de successions d’élections ou de gouvernements comme le sien », l’a averti le porte-parole conservateur Rafael Hernando .

Joanne Courbet pour DayNewsWorld

 

LA REPONSE PEU AMBITIEUSE D'ANGELA MERKEL

SUR L'EUROPE A EMMANUEL MACRON

Après des mois d’atermoiements et à moins d'un mois d'un sommet à Bruxelles qui doit poser les bases d'une réforme européenne, Angela Merkel a pour la première fois livré sa réponse à Emmanuel Macron sur la réforme de la zone euro dans un contexte assombri par la situation italienne.

Dans un long entretien accordé dimanche 3 juin au Frankfurter Allegemeine Zeitung, elle donne sa sa vision de l'Europe, beaucoup moins ambitieuse que celle souhaitée par Emmanuel Macron dans son discours à la Sorbonne en septembre 2017.

Le contexte international et les défis posés par la présidence Trump plaident pour des avancées décisives, mais Angela Merkel n'a plus les mains libres dans sa nouvelle coalition.

Une plus grande convergence économique entre les Etats

La chancelière accepte un budget d'investissement tout en prônant la création d'une Fonds monétaire européen. « Nous avons besoin d'une plus grande convergence économique entre Etats membres au sein de la zone euro », a-elle déclaré.

« Nous avons pour cette raison proposé un budget d'investissement pour la zone euro dans le contrat de coalition » du nouveau gouvernement allemand entre conservateurs et sociaux-démocrates, a ajouté Angela Merkel. Mais on se trouve bien loin de la somme attendue par le président Macron, lui qui avait appelé de ses vœux un budget équivalant à « plusieurs points du PIB de la zone euro », soit plusieurs centaines de milliards d'euros.. En effet le budget sera modeste :« limité à deux chiffres en milliards d'euros », précise la chancelière, soit quelques dizaines de milliards d'euros. « La solidarité entre partenaires de la zone euro ne doit jamais conduire à une union de l'endettement », où la dette serait mutualisée, a-t-elle prévenu soucieuse de ne pas heurter ses partenaires politiques.

Un avertissement clair à l'Italie alors que la nouvelle coalition au pouvoir demander auprès de la Banque centrale européenne l'effacement de 250 milliards d'euros de la dette italienne.

Un « FME aux pouvoirs étendus »

Elle se prononce en faveur de la transformation du Mécanisme européen de stabilité (MES) en Fonds monétaire européen (FME), susceptible de venir en aide aux pays en difficulté économique. « Nous voulons nous rendre un peu indépendants du Fonds monétaire international », a-t-elle expliqué mais avec des contreparties .

En échange en effet les pays concernés devraient accepter – comme pour le FMI – que ce FME ait un droit de regard et d'intervention dans leurs politiques nationales ce à quoi est opposé la France. Ces prérogatives risquent donc de ne pas séduire tous les pays de la zone euro.

Une agence européenne des migrations

La plus grande avancée de la chancelière se concrétise à propos de la question migratoire en soutenant l’idée d’une agence européenne des migrations tout en plaidant pour l’harmonisation du droit d’asile. Elle reconnaît l'échec qu'a été le système des quotas obligatoires de réfugiés pour les Etats membres et propose un « système flexible » de partage des responsabilités.

Une culture stratégique commune

Sur la défense et la sécurité Angela Merkel fait également un grand pas dans le sens souhaité par Emmanuel Macron puisqu'elle soutient l’initiative d’intervention européenne lancée par la France et souscrit à la nécessité de créer une « culture stratégique » commune. Un signal politique bienvenu compte tenu des traditionnelles réticences allemandes dans ce domaine...

Il n'y aura pas de grand soir allemand !

Joanne Courbet pour DayNewsWorld

 

DES DEMANDES D'ASILE MONNAYEES

EN ALLEMAGNE ?

Angela Merkel et son gouvernement viennent d'être mis mis en cause ce dimanche dans un vaste scandale qui secoue l'office chargé de la gestion des milliers de migrants arrivés en Allemagne depuis 2015. En effet l'antenne du ministère de l'Intérieur chargé du traitement des demandes d'asile à Brême, le Bundesamt für Migration und Flüchtlinge (Bamf), est soupçonné de corruption.

Mille deux cents demandes d'asile auraient été accordées par le Bamf en échange de divers avantages. La responsable de l'antenne, qui nie en bloc tout en affirmant avoir seulement été débordée, ainsi que des avocats et des interprètes ont été mis en examen pour corruption. «L'échec se situe dans l'inaction (du gouvernement) dès lors que les défis auxquels l'Allemagne allait être confrontée avec l'arrivée des réfugiés étaient clairs», a déclaré l'ancien président de l'Office national des migrants et réfugiés (Bamf), Frank-Jürgen Weise, à l'hebdomadaire Der Spiegel.

Selon Frank-Jürgen Weise la crise aurait pu être évitée dans la mesure où il avait personnellement informé Angela Merkel à deux reprises des problèmes en 2017. Mais aucune mesure n'a été prise à ce moment-là. De plus un rapport confidentiel établi par ses soins, où il fustige durement le gouvernement, a également fuité dans les médias.

Depuis le début du scandale, plusieurs milliers d'autres dossiers sont minutieusement vérifiés. Le gouvernement, en très mauvaise posture, est accusé au mieux d'avoir ignoré des mises en garde en interne sur les malversations et problèmes qui étaient en cours,au pire de les avoir étouffés.

Le partenaire social-démocrate de la coalition gouvernementale d'Angela Merkel demande désormais des «explications» à la chancelière.

«C'est tout simplement un échec de la chancelière», a dénoncé dimanche un des dirigeants sociaux-démocrates, Ralf Stegner, au quotidien Tagesspiegel

«On ne peut pas dire aux gens On va y arriver (le slogan de Merkel lors de l'arrivée des migrants en 2015, ndlr) et ensuite rester les bras croisés quand l'organisme chargé du dossier échoue faute de moyens», a-t-il ajouté.

Carl Delsey pour DayNewsWorld

 

NOUVEAU CHEF DE GOUVERNEMENT EN ESPAGNE APRES LA CHUTE DE MARIANO RAJOY

C'est un chapitre de l’histoire politique espagnole qui vient de se refermer ce vendredi à Madrid. Au pouvoir depuis décembre 2011, M. Rajoy, 63 ans, avait survécu à plusieurs crises majeures, de la récession, qu'il a combattu par une sévère cure d’austérité, aux mois de blocage politique en 2016 jusqu’à la tentative de sécession de la Catalogne l’an dernier.

Dans une allocution devant le Parlement, le chef conservateur du gouvernement espagnol, Mariano Rajoy, a reconnu, vendredi 1er juin, sa défaite avant la motion de censure socialiste. Cette dernière a été adoptée à 180 voix pour, 169 députés ont voté contre et une abstention.

« Ce fut un honneur d'avoir présidé le gouvernement espagnol et de laisser l'Espagne dans un meilleur état que celui dans lequel je l'ai trouvée. J'espère que mon remplaçant pourra dire la même chose à son tour », a-t-il confié avant le vote.

Le sort de M. Rajoy s’est donc joué en à peine une semaine depuis le dépôt vendredi par le Parti Socialiste (PSOE) de M. Sanchez de cette motion, au lendemain de l’annonce de la condamnation du Parti Populaire du chef du gouvernement dans un méga-procès pour corruption, baptisé Gürtel.

L'Espagne a désormais comme nouveau chef du gouvernement le socialiste Pedro Sanchez.

« Aujourd’hui, nous écrivons une nouvelle page de l’histoire de la démocratie dans notre pays », a déclaré M. Sanchez, ancien professeur d’économie.

A 46 ans, M. Sanchez tient enfin sa revanche. En effet ces deux dernières années il avait connu de cruelles déceptions. En mars 2016 les députés avait rejeté l’investiture à la tête du gouvernement pendant qu'en juin de la même année il obtenait le pire score de l’histoire du PSOE aux élections législatives. Dans la foulée il fut déchu de son poste de numéro deux de sa formation dont il ne reprit les rêne que l'an dernier.

Mais si Pedro Sanchez est désormais le nouveau président du gouvernement espagnol après avoir obtenu le soutien de circonstance de six partis, son assise électorale avec seulement 84 sièges sur un total de 350 à la chambre basse du Parlement risque très vite de poser des difficultés pour gouverner. Les alliés de circonstance de M. Sanchez ont d’ailleurs tous souligné a l'envi que leur vote contre Rajoy n’était pas un blanc-seing.

Pedro Sanchez pourrait donc décider la convocation d'élections anticipées pour tenter de reconstruire une majorité. Il le ferait mais seulement après avoir gouverné « quelques mois » lui permettant notamment de « faire des changements suffisants » comme « des hausses de salaires et de retraites » selon l'une de ses porte-parole, Carmen Calvo.

Un moyen de renforcer la popularité du PSOE qui a connu en 2016 la pire déroute électorale de son histoire récente.

Joanne Courbet pour DayNewsWorld

 

PORT DU VOILE INTEGRAL INTERDIT

EGALEMENT AU DANEMARK

Le Parlement danois a adopté ce jeudi 31 mai une loi interdisant le port du voile intégral islamique (burqa ou niqab) dans l'espace public, suivant ainsi d'autres pays européens comme la France ou la Belgique.

« Toute personne qui, dans des lieux publics, porte un vêtement qui lui cache le visage est passible d'amende ». Tel est le texte qui a été adopté par 75 voix contre 30 au parlement du Danemark, ce jeudi.

Le projet de loi, porté par le gouvernement de centre-droit, avait aussi l'adhésion des deux premières forces politiques au Parlement: les sociaux-démocrates et le Parti populaire danois (populiste, anti-immigration).

A partir du 1er août, date d'entrée en vigueur de la nouvelle législation, une amende de 1 000 couronnes danoises (134 euros) sanctionnera toute infraction à l'interdiction du port du voile intégral dans les lieux publics. En cas de renouvellement de l'infraction, l'amende pourra s'élever à 10.000 couronnes.

Le port du voile intégral islamique est banni ou limité dans plusieurs pays européens.

La France a été le premier pays en Europe à interdire le voile intégral dans l'espace public avec la promulgation d'une loi « interdisant la dissimulation du visage dans l'espace public »en octobre 2010 pour une application en avril 2011.

La Cour européenne des droits de l'Homme en 2014 l'a validée. La loi prévoit pour les infractions jusqu'à 150 euros d'amende. En cinq ans, plus de 1.600 verbalisations ont été dressées.

En juillet, la Cour européenne des droits de l'Homme a validé son interdiction dans l'espace public en Belgique. En Autriche également le port du voile intégral est réprimé depuis octobre.

Les députés allemands ont eux adopté le 27 avril 2017 une loi interdisant partiellement le port du voile intégral dans certains contextes, obligeant notamment les agents publics à avoir le visage totalement découvert dans le cadre de leurs fonctions et les personnes dont le visage est dissimulé à se découvrir en cas de vérification d'identité.

Un consensus sur l'interdiction du port du voile intégral commence à poindre en Europe.

Britney Delsey pour DayNewsWorld

 

LE PORTUGAL OU UN CONTRE-MODELE EUROPEEN

En 2018 le Portugal continue sa course vers le plein emploi et la réduction des inégalités sociales .

Le voici devenu le meilleur élève de la zone euro avec une croissance économique au plus haut, un chômage au plus bas, des investissements en progression permanente, un déficit budgétaire qui tend vers le zéro.

De bonnes nouvelles de plus accompagnées par une première mondiale : l'énergie électrique produite par les renouvelables a dépassé la consommation du pays.

Seul point noir, idéologique, celui là : la politique menée pour parvenir à ces résultats est encore et toujours à l'opposée de celle préconisée par Bruxelles et suivie par Berlin ou Paris.

Le budget 2018 du Premier ministre portugais présenté à la Commission européenne fin 2017 n'a pas beaucoup plu.

La Commission estimait que la baisse exigée de 0,6% des dépenses publiques ne serait que de « seulement 0,4%. » Reproche peu justifié alors que lorsque le déficit du Portugal est désormais l'un des plus bas de la zone euro, à 1,4% en 2017 et qu'il ne cesse de se réduire.

Le petit pays au bord de la récession économique il y a quelques années encore, augmente ses performances économiques et sociales de façon continue depuis 30 mois, au grand dam des dirigeants d'autres pays européens adeptes des politiques libérales de rigueur budgétaire.

Les dernières mesures du gouvernement d'Antonio Costa, très décriées par son opposition de droite semblent pourtant continuer d'agir en faveur d'une amélioration générale, tant sociale qu'économique

Relance, ajustement des impôts, augmentation du salaire minimum et incitations aux investissements .

Alors qu'en France les impôts sur les plus gros revenus sont abaissés, des taxes sur les entreprises compensées et les retraites grevées, le gouvernement portugais a engagé une politique fiscale inverse. Le budget 2018 portugais prévoit une baisse conséquente des impôts sur le revenu pour les classes moyennes, accompagnée par une nouvelle augmentation des pensions de retraite. Pour la fiscalité des grandes entreprises, le choix politique se trouve aussi à l'opposé de celle de la France : instauration de nouvelles taxes pour toutes les entreprises au chiffre d'affaires supérieur à 35 millions d'euros, déblocages des mouvements de postes pour les fonctionnaires.

La politique économique de la demande, instiguée depuis deux ans et demi par le gouvernement portugais, porte clairement ses fruits. Cette politique est fondée sur une relance de la consommation par l'amélioration des conditions professionnelles et sociales des travailleurs portugais afin de créer de l'attractivité pour les investisseurs, améliorer la productivité, permettre de la montée en gamme de productions.

La démonstration portugaise d'une amélioration des investissements et de l'emploi privé grâce à l'augmentation des salaires et des prestations sociales vient percuter de plein fouet la doxa européenne voulant que la compétitivité des entreprises doive obligatoirement passer par une baisse ou un gel des salaires et la diminution des dépenses sociales des Etats…

Réduire les déficits budgétaires ne passe pas par la seule baisse des dépenses publiques, au contraire. Plus un Etat dynamise son économie en améliorant les revenus et la protection sociale de sa population, salariés, retraités, entreprises, plus les recettes de l'Etat augmentent. La dépense publique — avec une croissance économique suffisante et stable, de 2,7% au Portugal en 2017, un chômage bas et des investissements en progression — n'est alors plus qu'un facteur d'ajustement budgétaire de faible importance.

Le gouvernement d'Antonio Costa a compris cette donne et applique une politique « d'accompagnement » économique, social et de transition énergétique, sans dogmatisme particulier.

Andrew Preston pour DayNewsWorld

 

TERRORISME: DEUX POLICIERS ET UN PASSANT ABATTUS EN PLEIN CENTRE DE LIEGE EN BELGIQUE


L'horreur à nouveau... Selon les médias belges, un homme a ouvert le feu ce mardi vers 10h30 sur des policiers dans une rue du centre-ville, à proximité d’un café fréquenté.

Deux fonctionnaires sont décédés, selon les pompiers et le parquet fédéral. Un troisième a été blessé en essayant d’intercepter le tireur.

Par ailleurs, la passagère d'un véhicule qui circulait dans le quartier a également trouvé la mort.

Selon une source policière l’homme aurait crié « Allah Akbar » près du Café des Augustin . rue des Le dossier a été confié au parquet fédéral, compétent en matière de terrorisme.

« Il y a des éléments qui vont dans la direction d'un acte terroriste », a reconnu Eric Van Der Sypt, porte-parole du parquet fédéral.

D’importants moyens de police et de secours ont été dépêchés en urgence.

L’assaillant s’appelle Benjamin H., un Belge né en 1982. Il est connu pour des faits de délinquance et était sorti de prison lundi pour un congé.S’il fréquentait des détenus radicalisés à la prison de Lantin, il ne semblait pas avoir été considéré comme radicalisé lui-même ...

Une conférence de presse est prévue dans un commissariat.

«Nos pensées vont aux victimes de cet acte horrible », a affirmé le palais royal de Belgique. « Violence lâche et aveugle à Liège », a dénoncé le Premier ministre Charles Michel.

Carl Delsey pour DayNewsWorld

 

MEGA-PROCES POUR CORRUPTION DU PARTI POPULAIRE QUI COMPROMET

LE GOUVERNEMENT EN ESPAGNE

Ce méga-procès mérite un petit rappel historique des scandales qui égratignent le parti populaire avec un flot continu de scandales de corruption et avec lui, impliqué, le Premier ministre espagnol, Mariano Rajoy.,

Le président espagnol a beau de nouveau les définir comme des «cas isolés», la quantité de faits et d'accusations détruit bel et bien l'image du Parti populaire.

Les cas principaux:

L'intrigue autour d'un réseau d'affaires qui a payé pour recevoir des contrats au doigt des administrations menées par le PP en particulier dans la Communauté Valencienne et la Communauté de Madrid est l'un des plus étendus et médiatiques dans l'histoire récente de l'Espagne.

La Cour a condamné à 51 ans dans la prison d'affaires Francisco Correa comme chef de bande et 33 ans et à une amende de 44 millions d'euros (51 millions de dollars) l'ancien trésorier du PP Luis Barcenas.

Les « cartes noires »

L'ancien directeur du FMI et ancien ministre de l'Economie, Rodrigo Rato, a été condamné l'année dernière à quatre ans et demi de prison pour une fraude qui a frappé les institutions financières Caja Madrid et Bankia, dont il a assuré la présidence de 2010 à 2012. Il a bénéficié de cartes de crédit opaques au Trésor.

L'ancien ministre et homme clé du PP, en liberté en attendant que le jugement soit définitif dans cette affaire, sera également jugé public par Bankia en 2011 dans une opération prétendument frauduleuse. De plus il est à la vue de la Justice pour l'origine suspecte de son patrimoine.

« Punicure »

Il s'agit d'un supposé réseau de corruption lié à plusieurs municipalités et organisations régionales, principalement à Madrid, avec d'anciens maires prétendument impliqués dans des collectes de fonds et des arbitrages irréguliers. L'un des protagonistes est l'ancien dirigeant du PP à Madrid, Francisco Granados, qui était en prison de 2014 à 2017 et est en liberté sous caution depuis lors.

« Autres scandales »

En plus de ceux déjà mentionnés, de nombreuses figures centrales du PP ont été condamnées ou accusées dans plusieurs cas. L'un d'entre eux est Jaume Matas, ancien ministre et ancien président de la région des Baléares qui a purgé des peines de prison et accumulé des peines pour plusieurs complots.

Le dernier à se joindre à la liste a été Eduardo Zaplana, ancien ministre et ancien président de la Communauté Valencienne, arrêté cette semaine en tant qu'enquêteur pour corruption et crimes de blanchiment d'argent.

Cette nouvelle crise politique intervient après que le Parti populaire (PP) de Mariano Rajoy a été condamné, jeudi, pour corruption à l'issue d'un procès de grande ampleur.

« Un authentique système de corruption institutionnel »

Dans cette affaire baptisée Gürtel, 29 personnes - dont une douzaine d'anciens cadres ou élus du PP - ont été condamnées pour corruption, détournements de fonds publics ou blanchiment d'argent, à un total de 351 années de prison.La justice a conclu à l'existence d'«un authentique et efficace système de corruption institutionnel» entre le parti et un groupe privé, et condamné le Parti Popu

Le PP lui-même doit également payer 245 000 euros en tant que participant lucratif pour bénéficier de l'intrigue dans ses premières années. Le parti de Rajoy devient ainsi le premier condamné de corruption en Espagne.

Un autre procès distinct jugera le prétendu financement illégal du PP pour 20 ans dénoncé par Bárcenas, qui a également accusé certains dirigeants, y compris Rajoy, de recevoir des paiements en noir.

L'année dernière d'Ignacio González, ancien président de la Communauté de Madrid et membre du PP, avait été arrêté, puis libéré en liberté provisoire. Alberto Ruiz-Gallardón, un autre ancien président de la région et ancien ministre de la Justice de Rajoy, a également été inculpé il y a un mois.

L'affaire Gürtel est basée sur un complot présumé de la société corrompue de l'eau publique Canal de Isabel II, présidé par González 2003-2015, dédié à détourner des fonds par le biais de primes et commissions dans l'achat d'entreprises en Amérique latine.

Les socialistes espagnols ont donc du grain à moudre !

Aussi le Parti socialiste espagnol (PSOE) a-t-il déposé vendredi 25 mai une motion de censure au lendemain de l’annonce de la condamnation de la formation de Mariano Rajoy à l’issue d’un méga-procès pour corruption.

La motion de censure déposée par les socialistes pour tenter de renverser le gouvernement conservateur de Mariano Rajoy, sera débattue jeudi 31 mai et vendredi 1er juin, a annoncé lundi 28 mai la Chambre des députés.

Rappel de l'Affaire Gürtel

Le PP lui-même doit également payer 245 000 euros en tant que participant lucratif pour bénéficier de l'intrigue dans ses premières années. Le parti de Rajoy devient ainsi le premier condamné de corruption en Espagne.

Un autre procès distinct jugera le prétendu financement illégal du PP pour 20 ans dénoncé par Bárcenas, qui a également accusé certains dirigeants, y compris Rajoy, de recevoir des paiements en noir.

L'année dernière d'Ignacio González, ancien président de la Communauté de Madrid et membre du PP, avait été arrêté, puis libéré en liberté provisoire. Alberto Ruiz-Gallardón, un autre ancien président de la région et ancien ministre de la Justice de Rajoy, a également été inculpé il y a un mois.

L'affaire Gürtel est basée sur un complot présumé de la société corrompue de l'eau publique Canal de Isabel II, présidé par González 2003-2015, dédié à détourner des fonds par le biais de primes et commissions dans l'achat d'entreprises en Amérique latine.

La justice a conclu à l’existence d’«un authentique et efficace système de corruption institutionnel » » entre le parti et un groupe privé et condamné le Parti populaire de Rajoy, en tant que « participant à titre lucratif » de fonds obtenus illégalement via des maires de la formation, à rembourser 250 000 euros.

Les grandes manœuvres se poursuivent sur l'échiquier politique espagnol.

La motion de censure déposée par le Parti socialiste (PSOE) de Pedro Sanchez, principale force d'opposition, est prise au sérieux à Madrid, à un an des élections régionales, municipales et européennes et deux ans des législatives.

Le PSOE voudrait «gouverner le temps qu'il juge opportun puis convoquer des élections» au bout de «quelques mois», a expliqué samedi l'une de ses porte-parole, l'ex-ministre de la Culture Carmen Calvo.Le PSOE a déjà reçu l'appui de la gauche radicale de Podemos mais doit convaincre les indépendantistes catalans et les nationalistes basques ou encore les libéraux de Ciudadanos. leur Le président Andoni Ortuzar du Ciudadanos a bien entendu l'appel du pied mais se demande si cette «démarche est sérieuse et viable ou si elle n'obéit qu'à des intérêts électoralistes»., D'où l'idée d'un candidat « neutre ».

Pour le moment le chef de la gauche espagnole, Pedro Sanchez, peine à réunir les 176 voix nécessaires au Congrès pour renverser le gouvernement.

Le coordinateur du PP, Fernando Martinez-Maillo, a quant à lui jugé que Pedro Sanchez «passera à l'histoire comme le Judas de la politique espagnole», accusant les socialistes de vouloir arriver au pouvoir avec l'appui «des indépendantistes qui veulent détruire l'Espagne».

Britney Delsey pour DayNewsWorld

 

GRAVE CRISE POLITIQUE EN ITALIE

L'Italie plonge de nouveau dans l’incertitude la plus totale, dimanche 27 mai, Conte renonçant à devenir Premier ministre.

Le nom de Giuseppe Conte, un universitaire inconnu du grand public, avait été proposé par le Mouvement 5 étoiles et la Ligue, les deux partis arrivés en tête lors des dernières élections législatives. Mais Giuseppe Conte, pressenti pour le poste, a renoncé à être nommé Premier ministre.

En effet les discussions achoppaient notamment sur l'identité du futur ministre des Finances Paolo Savona, 81 ans et europhobe déclaré que le chef de l'Etat n'acceptait pas dans le gouvernement proposé.

« J’avais annoncé à M. Conte que j’accorderai une attention particulière à certains ministères. Il m’a présenté une liste que j’ai acceptée en tous points, à l’exception du choix du ministre de l’économie. Dans mon rôle de garant, je ne pouvais pas accepter un choix qui aurait pu conduire à la sortie de l’Italie de l’euro et provoquer les inquiétudes des investisseurs italiens et étrangers. » a déclaré le chef de l'Etat.

« Le Président du conseil désigné Giuseppe Conte a remis son mandat au président Mattarella », a annoncé le secrétaire général de la présidence, Ugo Zampetti, à l'issue d'une entrevue entre les deux hommes.

Le professeur Conte quant à lui a annoncé sobrement son départ.

"Je peux vous assurer que j'ai fourni le maximum d'efforts et d'attention pour mener à bien cette tâche et l'avoir fait dans un climat de pleine collaboration avec les responsables des forces politiques qui m'ont désigné", a déclaré Giuseppe Conte devant la presse.

Sergio Mattarella, quant à lui, a réaffirmé qu'il avait agi dans le plein exercice de ses prérogatives constitutionnelles.

Ce refus a scandalisé Matteo Salvini, le patron de la Ligue (extrême droite), qui, avec Luigi Di Maio, chef de file du Mouvement Cinq Etoiles (M5S, antisystème), avaient porté Giuseppe Conte à la présidence du Conseil.

De son côté, Luigi Di Maio lançait un ultimatum: «Ou l'on boucle maintenant (les négociations), ou tout saute.» et a clairement annoncé vouloir la destitution du président, Sergio Mattarella.

Mais les commentateurs s'inquiètent de la réaction des marchés lundi matin à la reprise de l'activité. Les attaques spéculatives ont déjà provoqué la semaine dernière une forte hausse du «spread».

Il s'agit donc d'agir vite. C'est pourquoi le président de la République pourrait désormais nommer un nouveau Premier ministre à la tête d'un gouvernement technique et non organiser de nouvelles élections comme le réclament Matteo Salvini, le patron de la Ligue (extrême droite), et Luigi Di Maio, chef de file du Mouvement Cinq Etoiles.

Aussi dans la perspective de la réouverture des marchés financiers lundi Sergio Mattarella a-il-annoncé dès dimanche soir la convocation de Carlo Cottarelli, un économiste de 64 ans, ancien haut responsable du Fonds monétaire international (FMI) surnommé "M. Ciseaux", incarnation de l'austérité budgétaire

Il devrait le charger de constituer un gouvernement «neutre» capable d’expédier les affaires courante s'il n'obtient pas la confiance du Parlement.

Joanne Courbet pour DayNewsWorld

 

VOTE EN FAVEUR DE L'AVORTEMENT EN IRLANDE

Près de 3,5 millions d'électeurs de ce pays à forte tradition catholique étaient appelés à se prononcer sur cette législation irlandaise, une des plus restrictives d'Europe, avec l'Irlande du Nord et Malte.

L'Irlande a largement voté vendredi par référendum pour l'abrogation de l'interdiction constitutionnelle de l'avortement.

Réitérant son appel à voter en faveur du « oui », le chef du gouvernement irlandais a affirmé que « depuis l’introduction du huitième amendement dans la Constitution, 170 000 femmes sont allées à l’étranger pour avorter ».

Le oui l'a largement emporté avec 68% des suffrages contre 32% pour le non.

Le 8e amendement de la constitution irlandaise interdisait l'avortement au nom du droit à la vie de « l'enfant à naître ».

La loi n'autorisait l'avortement qu'en cas de danger pour la vie de la mère si bien que dizaines de milliers de femmes étaient obligées d'avorter à l'étranger.

La victoire du oui traduit le déclin de l’influence de l’Eglise, autrefois si puissante mais aujourd’hui érodée par les bouleversements économiques et sociaux. L’institution religieuse paie aussi le prix des affaires de pédophilie impliquant des prêtres .

La consultation intervient trois ans après la légalisation, par référendum également, du mariage homosexuel en Irlande .

Jaimie Potts pour DayNewsWorld

 

MACRON AU PAYS DES TSARS

Il est temps pour Emmanuel Macron de rééquilibrer la diplomatie. Après sa visite aux États-Unis, des signes ostentatoires d'une amitié franco-américaine sans résultats pour la France, au chef de l'État de se rendre ce jeudi 24 mai à Saint-Pétersbourg pour y rencontrer Vladimir Poutine, réélu pour un 4e mandat.

C'est dans la ville de Pierre le Grand, l'ancienne Leningrad redevenue Saint-Pétersbourg à la chute de l'URSS en 1991, qu'il rencontrera le maître du Kremlin dans le palais Constantin, résidence d'été de l'ancien tsar. La force du symbole n'échappera à personne ...

L'affaire Skripal et les frappes françaises visant la Syrie, grande alliée de Moscou, a quelque peu distendu les relations bilatérales mais Emmanuel Macron ambitionne de renouer le dialogue avec ce grand pays .

« Je veux un dialogue stratégique et historique avec Vladimir Poutine, arrimer la Russie à l’Europe et non la laisser se replier sur elle-même », déclarait Emmanuel Macron au Journal du dimanche, le 6 mai..

En effet des sujets brûlants à propos du nucléaire iranien, la Syrie ou accessoirement la Crimée ne manquent pas d'autant que la France paraît en ce moment une force d'entraînement au sein de l'Europe . La chancelière allemande Angela Merkel est politiquement affaiblie, alors que la première ministre britannique Theresa May s’enlise dans le Brexit et que Donald Trump se montre toujours plus unilatéraliste.

Alors que le président de la République cherche par tous les moyens à sauvegarder l'accord iranien, les solutions se trouvent dorénavant à l'Est. Paris et Moscou partagent « la même appréciation sur le sujet », rappelle l'Elysée espérant que la rencontre de jeudi profitera à un sauvetage du traité dénoncé par Donald Trump.

D'autant que se met en place une coalition Europe-Chine-Russie pour contester les sanctions économiques qu'entend imposer Washington. Paris compte donc sur la proximité de la Russie avec l'Iran pour tenter de convaincre les dirigeants de Téhéran de ne pas s'en retirer à leur tour. Et d'accepter d'évoquer les autres sujets qui fâchent la communauté internationale, le programme balistique et l'action déstabilisatrice de la poussée iranienne au Moyen-Orient.

Autre dossier brûlant, la guerre en Syrie et la nécessaire relance du processus de paix. Il s'agit de trouver une porte de sortie dans une crise syrienne complexe et dangereuse avant que cette dernière ne se transforme en crise régionale, «avec un danger d'escalade de plus en plus grand». L'espoir ne trouver une issue renaît dans la mesure où les diplomaties occidentales se font plus discrètes sur la question du maintien de Bachar el-Assad.

Reste la Crimée, annexée par la Russie en mars 2014 et des Accords de Minsk mais Vladimir Poutine a déjà inauguré la semaine dernière le pont de 19 kilomètres reliant la Crimée à la Russie.

« Nous avons avec la Russie beaucoup de désaccords, mais nous avons aussi des intérêts », résume le ministre des affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian.

« Il ne s'agit pas d'établir une équivalence entre les États-Unis et la Russie, mais de créer les conditions du multilatéralisme, dont les deux parties ont à tirer bénéfice », relativise l'Elysée.

Nul ne se fait pourtant trop d’illusions dans l'entourage d'Emmanuel Macron sur les résultats de ce voyage russe.

Joanne Courbet pour DayNewsWorld

 

DE BERCY A L'ELYSEE LA TRAJECTOIRE DIABOLIQUE DE BRIGITTE ET EMMANUEL MACRON


Dans son livre à paraitre le 24 mai 2018, Christian Eckert, l’ex-secrétaire d’Etat en charge du budget, qui a assisté à l’ascension politique d’Emmanuel Macron, dévoile comment le couple Macron s’est servi des locaux de Bercy et de l’appartement de fonction du Ministre de l’Economie et des Finances (et des ses services associés) pour préparer le décollage de

« En Marche ».

L’information avait déjà été évoquée en 2017 dans le livre « Dans l’Enfer de Bercy ».

Mais cette fois ci, Christian Eckert enfonce le clou et fournit des détails.

Emmanuel Macron étant décrit comme un trompeur, manipulateur certains, par prudence, ont déjà prétendu que la Presse écrite ne dévoilerait pas cette affaire.

Nous avons décidé de relever le défi !

Nous n’avons en effet pas résisté au lien que vient d’offrir le Monde à ses lecteurs sur un sujet connexe. Le journal du soir vient de révéler que la Cour des Comptes devrait rendre public, le 23 mai, son prochain rapport sur le budget.

Le 23 mai, vous avez certainement noté, est la veille du 24 mai … date de parution du livre de Christian Eckert

Troublante coïncidence ?

Le rapport de la Cour des Comptes devrait revenir sur les promesses de l’exécutif pour faire baisser le dépenses publique alors que parallèlement Matignon tarde à programmer la remise officielle du Rapport CAP 22 qui doit dévoiler les grandes lignes de la réforme de l’Etat.

D’après quelques indiscrétions, la Cour des Comptes ne serait finalement guère plus tendre dans ce rapport avec le nouveau monde qu’elle ne l’avait été avec l’ancien, le changement de majorité n’ayant pas empêché de nouvelles hausses de la dépense de différents ministères, augmentation qui en 2017 s’est au total élevé à 10,6 milliards d’euros…

Ancien monde ! Nouveau monde ! On a envie de dire qu’il n’y a rien d’anormal dans cette continuité car souvenez vous, Emmanuel Macron a été Secrétaire Général Adjoint de l’Elysée de mai 2012 à juin 2014, pour devenir Ministre de l’Economie et des Finances d’aout 2014 à aout 2016.

C’est pourquoi le témoignage d’un homme comme Christian Eckert, dont le bureau dans Bercy était à quelques pas de celui d’Emmanuel Macaron ne peut manquer d’interpeler, comme la rage qui visiblement l’habite depuis « sa sinistre expérience » dans la plongée inédite de Bercy  qu’il décrit dans son livre au titre évocateur « Un ministre ne devrait pas dire çà ».

Et on en apprend de belles : « A Bercy, j’ai vu de l’intérieur la machine se mettre en marche. J’étais à l’épicentre d’une guerre intestine entre finances publique et intérêts privés. L’Etat a cédé du terrain et des pans entiers de ses revenus les plus pérennes. Mon voisin de bureau, Emmanuel Macron était toujours là dans l’ombre, pour exercer son influence ».

Christian Eckert nous dévoile dans son livre les secrets inavouables de la mutation du ministre de l’économie et des finances en candidat à la présidentielle. Double jeu du futur président, compromissions socialistes, jeux dangereux des lobbys, conflit d’intérêts, privatisations galopantes, coups tordus, le livre développe une critique en règle du président des riches qui n’a pas hésité et n’hésitera pas  à sacrifier les bijoux de l’Etat au profit de la finance.

Au-delà du double jeu d’Emmanuel Macron, le couple Macron apparait comme un couple diabolique, dont on ne parvient pas à discerner réellement quel est les plus démoniaque et le plus arriviste des deux.

Lui, Mannus Macronus Primus, détenteur depuis peu du Prix Charlemagne, alors même que si ce dernier avait fait ouvrir des écoles dans les campagnes, lui les ferme aujourd’hui !

Elle, la petite main en sorcellerie, toute attachée à la satisfaction des plaisirs du roi mais aussi des petites ou hautes œuvres nécessaires pour arriver au pouvoir!

Christian Eckert rappelle dans son livre qu’à Bercy, Emmanuel Macron bénéficiait d’un cabinet pléthorique et couteux : «  il sortait des conseillers de partout, pendant que sa femme, Brigitte organisait des réceptions tout le temps aux frais du ministère » .

Mais ce n’est pas la première fois que Bercy et ses locataires successifs suscitent des commentaires assassins.

En janvier 2018, dans un article du magazine "Le Point ", Jean Nouaillac avait décrit la situation hors normes de Bercy, qu’il qualifiait déjà comme l’Empire du mal, (le titre de son dernier livre)  la citadelle de tous les abus d’où rien ne filtre : Bercy !

Une énorme caserne où les hauts fonctionnaires sont chargés d’édicter et de surveiller les dépenses de l’Etat, mais ou règnent l’opacité, la corruption passive, les avantages financiers litigieux non déclarés au fisc, les abus divers. Bref ! Un bunker dans lequel vivent des gens d’un autre monde dans un sentiment d’invulnérabilité et de toute puissance, celles données par Satan à ses démons… (Emmanuel Macron au aussi été  Inspecteur de Finances à Bercy).

Le macronisme s’infiltrant dans toutes les strates de la société on a le droit non seulement d’être indigné par ces révélations mais aussi de s’effrayer des dérives du pouvoir mis en place depuis son élection par le nouveau Président de la République.

Soutenu par Desdemone/Brigitte (1), Emmanuel Macron/Faust (2) commence vraiment  à être perçu par lesFrançais comme l’homme du fric-frac de la politique, l’homme des tours de passe passe, parvenu au pouvoir pour enrichir les très riches en faisant toujours plus payer les plus pauvres

(1)  Desdemone : la sorcière hérétique dans la pièce d’Othello de Shakespeare

(2)  Faust : Faust/le diable de Goethe qui amène le désenchantement du monde.

Clara Mitchell pour DayNewsWorld

L'UE TRANCHE EN FAVEUR DES ABEILLES

POUR LES NEONICOTINOIDES

 

Enfin le Tribunal de l'Union européenne a confirmé jeudi les restrictions d'utilisation imposées en 2013 à trois néonicotinoïdes, qui étaient contestées par les fabricants Bayer et Syngenta.

Ces insecticides sont considérés comme nocifs pour les abeilles.

Les trois substances, clothianidine, thiaméthoxame et imidaclopride, se voient désormais interdites sur toutes les cultures en plein champ et non plus seulement aux cultures sous serre.

En 2013, l'UE avait dans un premier temps imposé des restrictions d'usage.

Les deux géants des pesticides dont les produits étaient directement concernés, le suisse Syngenta et l'allemand Bayer, demandaient l'annulation de cette décision, le premier réclamant également une indemnité d'au moins 368 millions d'euros.

Mais Bayer et Syngenta ont été fort heureusement déboutés.

.Le Tribunal a rejeté «dans leur intégralité» les recours de Bayer et Syngenta. Il se base sur des études qui soulevaient des «préoccupations» sur les conditions d'approbation des néonicotinoïdes, alors que l'UE s'était dotée de règles de protection des abeilles afin de sauvegarder leur rôle de pollinisateurs pour la flore et les cultures arables.

Une première évaluation de l'Efsa, l'Agence européenne pour la sécurité des aliments, avait déclenché en 2013 les premières restrictions. L'agence,située à Parme, a ensuite conforter la nocivité et donc la volonté de Bruxelles d'élargir l'interdiction.

«Les risques constatés par l'Efsa justifiaient la conclusion selon laquelle les trois substances en question ne satisfaisaient plus aux critères d'approbation», explique le Tribunal dans un communiqué. Le principe de précaution permettait également d'agir dans ce cas précis, ajoute-t-il.

Par contre le Tribunal de l'Union européenne a procédé à l'annulation des restrictions imposées sur l'utilisation du Fipronil, un insecticide commercialisé par BASF. En effet aucune évaluation pertinente des conséquences de sa décision n'a été menée par la Commission européenne

Pour BASF si les produits contenus dans le Fipronil «étaient utilisés correctement, ils ne présentaient pas de risques pour les humains, les animaux ou l'environnement» même si la firme allemande reconnaissait toutefois une augmentation du taux de mortalité des abeilles dans de nombreux pays européens dont la France et l'Allemagne.

Mais pour l'entreprise ce phénomène pouvait avoir plusieurs causes telles des infections ou une pénurie de surfaces horticoles en fleurs.

Kelly Donaldson pour DayNewsWorld

LES POPULISTES A ROME DOIVENT SE METTRE D'ACCORD !

 

Les chefs de file du Mouvement 5 étoiles et la Ligue, Luigi Di Maio et Matteo Salvini, se rencontrent. Ils doivent décider sur six points encore litigieux.

En effet entrés jeudi dans la dernière ligne droite avant la formation du premier gouvernement antisystème dans un pays fondateur de l'UE les chefs de file du Mouvement 5 étoiles et la Ligue, Luigi Di Maio et Matteo Salvini, sont à nouveau réunis pour les derniers arbitrages et pour le profil et le nom du futur chef de gouvernement.

Quant au futur président du Conseil, M. Di Maio a seulement évoqué «une personnalité politique qui sera choisie par les deux forces et aura un mandat bien défini».

Mercredi soir les deux partis ont annoncé la rédaction d'un «contrat pour le gouvernement du changement» en 22 points et 40 pages soumis aux deux chefs de file. Mais six points restent encore à débattre.

Plusieurs ébauches de leur programme commun ont fuité ces derniers jours dans la presse, aux responsables de systématiquement affirmer que les publiées étaient «dépassées».

Ainsi l'éventualité d'un «Italexit» a été balayé dans les dernières versions du programme de gouvernement publiées jeudi par les médias italiens. Exit aussi la demande d'effacer quelque 250 milliards d'euros de dette publique italienne détenus par la Banque centrale européenne.

En revanche, une «flat tax», un impôt sur le revenu ramené à 15 et 20%, un revenu de citoyenneté, promesse du M5S qui a contribué à son succès dans le sud du pays, et une réforme des retraites assouplissant les conditions actuelles, sont toujours à l'ordre du jour.

De toute façon les deux partis ont promis que le programme serait soumis au vote des militants des deux formations, sur internet pour le M5S et sur des stands samedi et dimanche pour la Ligue.

Britney Delsey pour DayNewsWorld

LA JUSTICE BELGE NE MET PAS A EXECUTION LES MANDATS CONTRE LES EX-MINISTRES INDEPENDANTISTES CATALANS

La justice belge a tranché. Elle a dit non à l'exécution des nouveaux mandats d'arrêts européens émis par l'Espagne en mars à l'enco