BREXIT COUP DE THEATRE A LA CHAMBRE

DES COMMUNES

Deux jours après l’accord trouvé entre le gouvernement de Boris Johnson et ses 27 homologues européens, les députés de la Chambre des communes se sont réunis samedi 19 octobre de 10 h 30 à 17 h (heure française).

Dans une ambiance électrique, Boris Johnson a prié les députés britanniques de voter pour l’accord de divorce.

Mais le premier ministre a été désavoué par un député de son propre camp, le conservateur Oliver Letwin, qui a fait adopter - à 322 voix pour, 306 contre - un amendement compliquant singulièrement ses plans.

Cet amendement contraint Boris Johnson à demander un report du Brexit le temps que soit adoptée toute la législation nécessaire à la mise en œuvre de l’accord qu’il a décroché à Bruxelles.

Le gouvernement a donc été contraint d'envoyer une lettre demandant le report en vertu d'une loi , mais Boris Johnson ne l'aurait pas signée restant farouchement opposé à un report.

Le chef du gouvernement a d'ailleurs envoyé une deuxième lettre, signée celle-ci, pour spécifier qu'il ne voulait pas de ce délai.

Dans ce courrier, Boris Johnson explique qu'il a été légalement contraint par le « Benn Act »de demander le report après le vote des députés britanniques.

Joanne Courbet pour DayNewsWorld

ESPAGNE SCENES DE GUERILLA URBAINE

A BARCELONE

La manifestation monstre des indépendantistes catalans contre la condamnation de leurs anciens dirigeants par la justice espagnole à de lourdes peines de prison a rassemblé plus d’un demi-million de personnes, vendredi, dans les rues de Barcelone.

Elle a commencé dans une ambiance festive avant de dégénérer en soirée avec des affrontements entre militants et forces de l'ordre, provoquant des scènes de chaos dans le centre de la ville.

Ces tensions font suite aux lourdes peines de neuf à treize ans de prison infligées aux chefs de file indépendantistes lundi 14octobre par la Cour suprême.

Ces derniers ont en effet été jugés pour avoir organisé le 1er octobre 2017, en dépit de l'interdiction de la justice, un référendum d'autodétermination émaillé de violences policières. Le 27 octobre 2017, ils avaient ensuite proclamé l'indépendance de la Catalogne votée par le Parlement catalan. L'ancien dirigeant de la région, Carles Puigdemont, qui vit en exil en Belgique depuis octobre 2017, fait lui l'objet d'un mandat d'arrêt international.

Scènes de guérilla urbaine

De nombreux feux ont été allumés, notamment sur la Place de Catalogne en haut des célèbres Ramblas, du mobilier urbain détruit et des barricades élevées dans de nombreuses rues par des centaines de manifestants masqués ou casqués, criant « les rues seront toujours à nous ». La police a aussi utilisé un canon à eau à leur encontre.

500 personnes blessées depuis lundi

Barcelone a déjà vécu des scènes de guérilla urbaine de mardi à jeudi, mais d'une intensité moindre que ce vendredi soir. Ces violences ont marqué un tournant pour le mouvement séparatiste qui s'est toujours targué d'être non-violent.Selon un bilan du ministre de l'Intérieur Fernando Grande-Marlaska, avant que les violences ne s'exacerbent dans la soirée, 128 personnes ont été interpellées depuis le début de la mobilisation indépendantiste lundi tandis que 207 policiers ont été blessés.

Au total, selon les services d'urgence, près de 500 personnes ont été blessées depuis le début de la semaine dans la région dont 60 vendredi soir à Barcelone.

Grève générale

Avec pour mot d'ordre « Liberté », des colonnes de dizaines de milliers de séparatistes étaient parties mercredi de cinq villes de la région pour rejoindre Barcelone.

Les indépendantistes ont aussi organisé une grève générale dont les effets étaient manifestes dans cette riche région pesant un cinquième du PIB espagnol.

A Barcelone, la basilique de la Sagrada Familia a fermé ses portes tandis que l'opéra du Liceu a annulé sa représentation vendredi. La majeure partie des stands du marché de la Boqueria, et de nombreux commerces étaient fermés.Barça-Real Madrid a été reporté.Le constructeur automobile Seat avait mis à l'arrêt son usine de Martorell près de Barcelone qui emploie plus de 6 500 personnes.

 

À moins d'un mois des quatrièmes élections législatives en quatre ans en Espagne, ces troubles ont mis le gouvernement du socialiste Pedro Sanchez sous pression de la droite qui réclame des mesures exceptionnelles pour rétablir l'ordre.

De Bruxelles, M. Sanchez a répondu que l'Etat ne pouvait « pas se laisser entraîner à une réaction excessive », tout en assurant qu'il n'y aurait « aucune impunité face aux actes de vandalisme ».

 

Alyson Braxton pour DayNewsWorld

 

UN NOUVEL ACCORD DE BREXIT

Fumée blanche au-dessus du Parlement de Bruxelles.

Boris Johnson a annoncé ce jeudi 17 octobre sur Twitter  « un excellent nouvel accord » de Brexit avec l’Union européenne

Peu après le Premier ministre britannique c'était au tour de Jean-Claude Juncker, le président de la Commission européenne, de déclarer  « Nous avons un excellent nouvel accord pour reprendre le contrôle. Maintenant le parlement devrait faire passer le Brexit samedi pour que nous passions à d’autres priorités, comme le coût de la vie, le NHS, la criminalité et l’environnement.

Quand il y a de la volonté, il y a un accord. Nous en avons un ! C’est un accord équilibré et juste pour l’Union européenne et le Royaume-Uni et c’est un gage de notre engagement à trouver des solutions. »

Les 27 pays de l'Union européenne ont approuvé le nouvel accord de Brexit conclu avec Londres. Aux  Nous attendons  deux parlements (britannique et européen) de voter.

Mais le parti travailliste a d'ores et déjà appelé les députés à « rejeter » cet accord, rendant improbable l'adoption par le Parlement du texte, auquel s'oppose également le parti unioniste nord-irlandais DUP allié au gouvernement. Cet accord « ne rassemblera pas le pays et doit être rejeté. La meilleure façon de résoudre le Brexit est de donner à la population le dernier mot lors d'un vote populaire », a déclaré Jeremy Corbyn, leader du Labour, dans un communiqué. L'adoption de cet accord au Royaume-Uni semble donc déjà  bien compromise...

Que prévoit l'accord ?

Province britannique, l'Irlande du Nord reste sur le territoire douanier du Royaume-Uni, en vertu du protocole conclu ce jeudi. Si des produits en provenance de pays tiers entrent en Irlande du Nord et s'ils y restent, alors seront appliqués les droits de douane britanniques. En revanche, si les marchandises en provenance de pays tiers sont destinées à entrer dans l'UE, via l'Irlande du Nord, alors les autorités britanniques appliqueront les droits de douanes de l'UE. Ce sont les douaniers britanniques qui vérifieront les produits à leur entrée dans la province et appliqueront le code des douanes de l'Union.

L'Irlande du Nord reste cependant alignée sur un ensemble limité de règles de l'UE, notamment celles concernant les marchandises, par exemple les règles sanitaires pour les contrôles vétérinaires, celles sur les produits agricoles ou encore le régime des aides d'Etat... Si le Royaume-Uni noue des traités de libre-échange avec d'autres pays, l'Irlande du Nord en bénéficiera.
Les contrôles, douaniers comme réglementaires, se feront, du coup, entre le Royaume-Uni et l’Irlande du Nord. Il n’y aura donc pas de retour de la frontière entre l’Irlande du Nord et la République d’Irlande, membre de l’Union européenne, et l’accord de paix du Vendredi saint sera respecté.

Un mécanisme a également été trouvé pour la TVA.

Il s’agit du deuxième accord trouvé entre Londres et Bruxelles pour mettre en œuvre le résultat du référendum britannique de juin 2016. Le premier, négocié par Theresa May, avait été rejeté à trois reprises par le parlement britannique.

Si la Chambre des communes se refuse à ratifier l’accord, Boris Johnson devra alors demander un report comme l’y oblige la loi et ce, alors qu’il s’était engagé à une sortie britannique de l’UE « coûte que coûte » le 31 octobre.

« Le Brexit c’est l’école de la patience », a admis ce jeudi Michel Barnier, négociateur pour l’Union européenne.

Joanne Courbet pour DayNewsWorld

SCENES DE VIOLENCE EN CATALOGNE

APRES

LA CONDAMNATION DES INDEPENDANTISTES

La tension ne descend pas dans le nord-est de l’Espagne et les indépendantistes catalans ne décolèrent pas. Les associations indépendantistes ont convoqué de nombreux rassemblements devant des représentations gouvernementales dans les principales villes de la région.

Quarante mille personnes ont ainsi manifesté à Barcelone, 9 000 à Gérone , mais aussi à Tarragone. Des heurts dans la métropole catalane entre indépendantistes et forces de l’ordre se sont également produits.

Les manifestants reçoivent les instructions de la mystérieuse organisation « Tsunami démocratique », qui avait appelé lundi au blocus de l'aéroport sur les réseaux sociaux et les messageries.

Ces tensions font suite aux lourdes peines de neuf à treize ans de prison infligées aux chefs de file indépendantistes lundi 14octobre par la Cour suprême.

Ces derniers ont été jugés pour avoir organisé le 1er octobre 2017, en dépit de l'interdiction de la justice, un référendum d'autodétermination émaillé de violences policières. Le 27 octobre 2017, ils avaient ensuite proclamé l'indépendance de la Catalogne votée par le Parlement catalan. L'ancien dirigeant de la région, Carles Puigdemont, qui vit en exil en Belgique depuis octobre 2017, fait lui l'objet d'un mandat d'arrêt international.

A Madrid, le gouvernement a dénoncé la « violence généralisée » dans les manifestations de mardi. « Une minorité veut imposer la violence dans les rues des villes catalanes, particulièrement à Barcelone, Tarragone, Gérone et Lérida », a écrit le gouvernement du socialiste Pedro Sanchez.

« Il est évident que nous ne sommes pas face à un mouvement citoyen pacifique mais [face à un mouvement] coordonné par des groupes qui utilisent la violence dans la rue pour rompre la coexistence en Catalogne », a-t-il ajouté.

Des marches de protestation partiront mercredi de cinq villes catalanes pour converger à Barcelone vendredi, jour de « grève générale » et de manifestation de masse, convoquées par les grandes organisations indépendantistes, Assemblée nationale catalane (ANC) et Omnium cultural.

« Faisons de la Catalogne un nouveau Hong Kong », peut-on lire sur les réseaux sociaux.

Alyson Braxton pour DayNewsWorld

LARGE VICTOIRE DES CONSERVATEURS EN POLOGNE AUX LEGISLATIVES

Les Polonais ont voté ce dimanche 13 octobre aux élections législatives en faveur des populistes au pouvoir. Le parti Droit et Justice (PiS) conserve même sa majorité absolue avec 45,16 % des voix au parlement polonais, ce qui lui donne 239 sièges sur 460 à la « Sejm », la Diète qui est la chambre basse, à l’issue de ce scrutin, selon les chiffres publiés lundi 14 octobre 2019 au matin.

La veille des élections générales (Diète et Sénat) qui se sont déroulées le 13 octobre en Pologne, tant la majorité sortante que les oppositions s’accordaient sur un point :

ce scrutin allait être le plus important depuis 1989, car il déterminerait non seulement qui allait gouverner pendant les quatre prochaines années, mais aussi le modèle que devrait adopter le pays à long terme.

En l’occurrence :

ou bien une «démocratie libérale occidentale» conforme au profil préconisé par l’UE, ou bien un système basé sur un pouvoir fort, sur un Etat providence puissant, et sur des valeurs centrées autour de la famille et de la nation.

La victoire écrasante du PiS (Parti Droit et Justice, conservateur) démontre que les Polonais ont majoritairement choisi la seconde alternative, celle d'un Etat providence puissant. Avec 43,8% des suffrages, lespartisans de Jaroslaw Kaczynski, l’homme fort du PiS, s’assurent à nouveau la majorité absolue à la Diète et progressent même de 6,2 points par rapport à leur score de 2015.

Dans l’opposition, les libéraux de la Plateforme civique (PO) et ses alliés obtiendraient 26,10 %, soit 130 députés (huit sièges de moins qu’en 2015). Le parti de gauche Lewica atteindrait quant à lui un score proche de 12 % (43 députés) et fait son retour au Parlement après quatre ans d’absence. L’extrême droite de Konfederacja obtient 6,4 % des voix et entre pour la première fois au parlement. Ce parti est une alliance de droite anti-système, ultra-libérale, europhobe et nationaliste, bâtie  autour de l’ex-eurodéputé controversé Janusz Korwin-Mikke

Considéré comme l’homme politique le plus influent de Pologne, Kaczynski a polarisé la société en attaquant les minorités sexuelles et en rejetant les valeurs libérales occidentales, avec la bénédiction tacite de l’influente Église catholique et cette stratégie s'est montrée payante.

Plusieurs facteurs ont ainsi assuré le succès du PiS . A commencer par de réelles mesures sociales prises depuis quatre années, dont l’allocation de 500 zlotys (120 euros environ) accordée pour chaque enfant dès le deuxième, la hausse des traitements des fonctionnaires, ainsi que l’abaissement de l’âge de la retraite (65 pour les hommes, 60 ans pour les femmes), précédemment augmenté par PO.

Le second élément contribuant au succès des conservateurs est la prise de position contre une mondialisation et une Europe libérale faisant des laissez-pour -compte. Aussi Kaczynski fait-il partie, aux côtés du Hongrois Viktor Orban, des dirigeants populistes européens prônant une Europe des nations et refusant toute évolution fédéraliste de l’Union européenne.

Enfin, le troisième facteur réside dans les réseaux et le maillage étroit dont dispose le PiS : l’Eglise, mais aussi de nombreux syndicats, comme Solidarnosc, qui se sont investis dans la campagne.

Le chef de l'Etat pro-PiS, Andrzej Duda, devrait probablement briguer un deuxième mandat au printemps. Et il est peu probable que l’élection présidentielle, prévue au printemps prochain, inverse la tendance.

Joanne Courbet pour DayNewsWorld

ATTENTAT ANTISEMITE EN ALLEMAGNE

Mercredi, jour de Yom Kippour, la grande fête religieuse juive, un Allemand de 27 ans, présenté comme Stefan B. par les médias, a fait irruption lourdement armé devant les portes de la synagogue de Halle, à 170 km au sud-ouest de Berlin.

Vêtu d'une veste militaire, coiffé d'un casque surmonté d'une caméra filmant l'assaut, il avait l'intention d'y commettre un carnage dans l'édifice où étaient réunis environ 80 fidèles.

Il n'en a été empêché que par les portes fermées à double tour par mesure de sécurité, qui ont résisté à ses tirs de fusil à pompe.

L'homme au crâne rasé a agi seul, de manière semble-t-il assez improvisée.

Et surtout en s'inspirant de la mise en scène de l'extrémiste de droite australien responsable en mars de l'attentat contre des mosquées en Nouvelle-Zélande qui avait fait 51 morts.

Son film a été diffusé là aussi sur internet.

.La chancelière Angela Merkel et tous les dirigeants allemands ont condamné cet acte.

Mais cette fois la communauté juive ne veut pas en rester là, dans un contexte de hausse continue des actes antisémites dans le pays, venant des milieux d'extrême droite mais aussi pour une partie de musulmans parmi les migrants arrivés dans le pays depuis 2015.

L'an dernier, les actes antisémites de tous ordres en Allemagne ont augmenté de près de 20% par rapport à 2017, à 1.799, selon les statistiques de la police.

La mouvance néonazie est à l'origine d'une bonne partie d'entre eux, dans un contexte d'essor continu de l'extrême droite politique en Allemagne, qui veut en finir avec la culture du repentir national pour les horreurs du IIIe Reich.

Jaimie Potts pour DayNewsWorld

ATTENTAT CONTRE UNE SYNAGOGUE  EN ALLEMAGNE

Au moins deux personnes ont été tuées mercredi en pleine rue à Halle, dans l'est de l'Allemagne, dans une attaque visant, en plein Yom Kippour, une synagogue puis un restaurant turc dont l'un des auteurs présumés de la fusillade a été arrêté.

Deux autres personnes ont été grièvement blessées par balle et admises à l'hôpital universitaire de la ville pour y être opérées, selon un porte-parole

Max Privorozki, président de la communauté juive de Halle, a précisé au Spiegel, que les auteurs ont tenté d’entrer dans la synagogue où se tenaient 70 à 80 personnes. Selon lui, les mesures de sécurité à l’entrée ont permis de « résister à l'attaque. »

Un attentat pour Angela Merkel

Angela Merkel a qualifié d' « attentat » la fusillade. La chancelière suit « le déroulement des faits après l'attentat de Halle » et exprime sa « solidarité à tous les Juifs pour ce jour de fête qu'est Yom Kippour », a déclaré son porte-parole Steffen Seibert sur Twitter.

La fusillade constitue une « attaque antisémite » probablement perpétrée par un sympathisant de la mouvance « d'extrême droite », a estimé le ministre de l'Intérieur allemand Horst Seehofer

Le spectre d' une extrême-droite antimigrants

Cette attaque intervient quelques mois après le meurtre, en Hesse, de Walter Lübcke, un élu pro-migrants du parti conservateur de la chancelière Angela Merkel (CDU). Le principal suspect est un membre de la mouvance néonazie.

Cette affaire a créé une onde de choc dans le pays, où l’extrême droite anti-migrants enchaîne les succès électoraux. Elle a réveillé la crainte d’un terrorisme d’extrême droite à l’image de celui du groupuscule NSU, responsable de l’assassinat entre 2000 et 2007 d’une dizaine de migrants.

Il y a eu nombre de précédents violents : un attentat au couteau contre la maire de Cologne Henriette Reker en 2015, et deux ans plus tard contre le maire d’Altena Andreas Hollstein. Tous deux en réchappent de justesse. Tous deux défendaient une politique d’accueil généreuse des migrants, comme Walter Lübcke.

Ou encore les meurtres perpétrés par le groupuscule néonazi allemand NSU, responsable du meurtre d’une dizaine d’immigrés en Allemagne au début des années 2000.

« Une nouvelle RAF »

L’Allemagne est confrontée à « une nouvelle RAF [Rote Armee Fraktion] », une « RAF brune », estime le Süddeutsche Zeitung, en référence au groupe terroriste d’extrême gauche Fraction armée rouge, actif entre 1968 et 1998.

Plus de 12 700 extrémistes de droite jugés dangereux sont recensés par les autorités.

Les autorités allemandes sont également sur le qui-vive après plusieurs attaques jihadistes ces dernières années. La plus meurtrière a été commise en décembre 2016, lorsqu’un Tunisien, Anis Amri, a foncé sur un marché de Noël de Berlin au volant d’un camion volé, tuant douze personnes.

Jaimie Potts pour DayNewsWorld

TSUNAMI JUDICAIRE EN PRINCIPAUTE DE MONACO

L’affaire commence à faire grand bruit et à inquiéter le Prince de Monaco Albert II lui-même, car jamais un certain milieu « qualifié de mafieux » ne se serait approché d’aussi près du pouvoir.

Tout démarre le 26 février 2015 avec l’arrestation à Monaco de l’homme d’affaire Suisse Yves Bouvier, accusé par Dimitri Rybolovlev, propriétaire du Club de Football de l’AS Monaco, de l’avoir escroqué d’1 milliard d’euros à l’occasion.

L’affaire aurait dû être instruite en Suisse où la transaction a eu lieu. Mais Rybolovlev a tout fait pour imposer la compétence territoriale monégasque, « persuadé qu’elle y serait réglée plus facilement ».

Mais c’était sans compter sur la maladresse de l’avocate de l’oligarque russe dont l’expertise du portable et de ses SMS (reconstitués) ont mis  en lumière des complicités avec la police monégasque.

C’est depuis le début de l’ère du soupçon lequel accrédite la thèse déjà émise mais jamais vérifiée jusqu’ici, d’une trop grande proximité du clan russe avec les autorités locales.

Naturellement Rybolovlev s’est immédiatement défendu d’avoir utilisé ses largesses pour corrompre les autorités locales les plus en vue (peut-être même de simples sous- fifres).

Mais le ver est installé dans le fruit et Frank Michel, l’avocat d’Yves Bouvier a rapidement déposé plusieurs plaintes pour escroquerie mais également pour corruption.

C’est dans ce contexte qu’apparait en 2016 le Juge Edouard Levrault, décrit sur le Rocher comme un Chevalier Blanc de la Justice.

Comme la plupart des magistrats qui instrumentalisent sur le Rocher, Edouard Levrault est un magistrat français, nommé dans les services monégasques de la Justice par voix de détachement. C’est la règle depuis des temps immémoriaux. Le détachement dure 3 ans et peut être renouvelé une fois pour 3 ans, sauf pour des raisons personnelles avérées, le détachement est systématiquement renouvelé et le magistrat ainsi nommé peut rester en poste pendant 6 ans au total sur les rives de la Grande Bleue.

Mais voilà, en arrivant, il y a 3 ans, le Juge Levrault est tombé sur les dossiers de l’affaire Ribolovlev et ses investigations l’ont conduit vers une belle brochette d’élites de l’Etat Monégasque, tous impliqués à plus ou grande échelle dans l’affaire et dans des affaires connexes peu reluisantes.

En 3 ans, il a « inculpé » (c’est le terme utilisé sur le Rocher) un ancien ministre de l’Intérieur, Paul Masseron ; le Commissaire divisionnaire de la Police Judicaire, Christophe Haguet, ainsi que sa femme et son fils ; le chef de la Police judiciaire et son adjoint, un ancien Directeur de la Sureté Publique, Regis ASSO,  et un ancien procureur Général !

Oups ! Rien que çà ! Selon le Juge Levrault, ces personnes seraient toutes mêlées de près ou de loin au scandale Rybolovlev.

Le juge Levrault aurait même demandé des réquisitions suppplétives à l’encontre des Messieurs ANSELMI ,MARANGONI, KLARIC qui auraient profité de la faiblesse dûe à la maladie du Prince Rainier III de Monaco.

Encore plus surprenant, l’avocat du Prince Albert II est Maître Thierry Lacoste, condamné par la Cour de Cassation à 3 années de sursis pour des malversations

Agacé, énervé, voire exaspéré, le Directeur des Services Judiciaires (l’équivalent du Garde des Sceaux) Laurent Anselmi a signifié le 24 juin la fin de son détachement à l’issue des 3 ans, au malheureux Edouard Levrault, ceci, vous l’avez compris en rupture complète avec les habitudes qui réglaient les nominations dans la magistrature monégasque. Mais Edouard Levrault était devenu trop gênant !

Le Prince Albert II n’aurait même pas été mis au courant de cette décision qui a pourtant crée un clash avec la France qui a immédiatement menacé de rétorsions et de blocage des nominations à venir.

Pour calmer le jeu et en gage de bonne volonté, le Prince Albert II a demis de ses fonctions Laurent Anselmi et nommé à sa place un certain Robert Gelli .

Tout cela, a ce stade, pourrait se résumer à un classique affaire de Palais.

Sauf que !  Un collectif, qui rappelle dans chacun de ses communiqués son attachement au Prince, à l’immense respect qu’ils portent au défunt Prince Rainier III et à la Princesse Grâce qui a fait la grandeur de Monaco, appelle à des sanctions rapides et sévères, les personnages cités plus haut appartenant tous à des loges maçonniques très influentes sur le Rocher « ou selon eux ne règne plus l’état de droit ».

Ce collectif qui réclame la réintégration du juge Edouard Levrault , entend que soit écartée toute crise diplomatique avec la France et toute crise avec le Vatican, le catholicisme étant religion d’Etat, constitutionnellement. Pour preuve, l’audience solennelle de rentrée qui s’est tenue dans la salle du Palais de Justice nichée au sommet du Rocher, a été précédée d’une messe du Saint Esprit célébrée dans la Cathédrale voisine.

Mais les couteaux ne sont pas rentrés au vestiaire et le collectif assure détenir (et avoir mis sous protection) des milliers de documents tous plus compromettant les uns que les autres.

A suivre…..

Clara Mitchell pour DayNewsWorld

RASSEMBLEMENT DE SOUTIEN AU TERRORISTE MICKAEL HARPON OU L'APOLOGIE DU TERRORISME

Hadama Traoré, « candidat des banlieues » aux dernières élections européennes, souhaitait organiser un rassemblement de soutien à Mickaël Harpon ce jeudi 10 octobre devant son domicile de Gonesse (Val-d'Oise). Face à l'indignation, le rassemblement a été interdit, a annoncé le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner.

« La manifestation prévue à Gonesse en soutien à l'assassin de la préfecture de police est une infamie et une insulte à la mémoire de nos policiers. Je me suis entretenu avec le préfet du Val-d'Oise : le rassemblement va être interdit. ».

C'est dans un tweet publié ce mercredi aux alentours de 9h30 que le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner est venu clore la polémique.

La classe politique dans son ensemble réclamait l'interdiction du rassemblement de soutien à Mickaël Harpon par la préfecture du Val-d'Oise.

La sénatrice LR Jacqueline Eustache-Brinio estime qu'il s'agit « d'une manifestation de soutien au meurtrier », organisée par « un militant communautariste qui s'est déjà illustré par les propos les plus infâmes sur les forces de l'ordre ».

« Aujourd'hui, il faut des actes. On ne peut pas comprendre qu'on accepte une manifestation de soutien à un homme qui a tué quatre policiers », a martelé Éric Ciotti, qui présidera la commission d'enquête parlementaire sur la tuerie de la préfecture de police.

En effet, une semaine après l'attentat de la préfecture de police de Paris qui a fait quatre morts, une manifestation de soutien au tueur devait se dérouler devant son domicile de Gonesse (Val-d'Oise). Hadama Traoré, « candidat des banlieues » lors des dernières élections -avec son mouvement « La Révolution est en marche », créé en janvier 2017- a lancé cette idée ignoble sur Facebook.

Il souhaitait « communiquer différemment sur Mickaël »qui « n'est pas un terroriste ». Hadama Traoré, affirme que « Mickaël Harpon n'était pas un extrémiste religieux mais un Aulnaysien du 93 », une personne « discriminée » dans son travail à cause de son handicap.

Aussi invitait-il « toutes les communautés persécutées » à « faire la guerre ensemble aux politiques et aux médias ».

« J'ai demandé à ce que les propos odieux tenus par son organisateur soient dénoncés au procureur de la République, sur le fondement de l'article 40 du code de procédure pénale », a déclaré Christophe Castaner.

Garett Skyport pour DayNewsWorld

L'IMMIGRATION EN FRANCE DEBATTUE

AU PARLEMENT

Si l'immigration ne figure qu'en cinquième position des priorités affichées par un tiers des Français, derrière le pouvoir d'achat, la santé, le système de protection sociale et l'environnement selon un sondage Odoxa du 1er octobre 2019, elle reste cependant une des préoccupations majeures pour l’électorat de droite.

Emmanuel Macron en est conscient et à lui d'expliquer aux parlementaires de sa majorité et de son gouvernement. « Nous n'avons pas le droit de ne pas regarder ce sujet en face ». Une invitation à ne pas laisser le thème à la droite dure et surtout à « l'extrême droite  » .

Aussi l'exécutif a-t-il décidé de s'attaquer à ce dossier explosif un an juste après la promulgation de la loi Asile & Immigration.

Le débat parlementaire sur l’immigration est prévu ce lundi 7 octobre 2019 à l’Assemblée nationale, puis le mercredi suivant au Sénat. Il « vise à remettre la politique migratoire dans une vue d'ensemble avec des éléments factuels », a-t-on indiqué à Matignon jeudi.

L'exécutif a fait plusieurs constats sans appel dont principalement « la forte augmentation des demandes d'asile » en France alors que le mouvement semble s'essouffler à l'échelle européenne. Selon l'exécutif, « l'immigration totale augmente en France » avec 250.000 titres de séjours valides. Sans compter les demandeurs d'asile ayant essuyé un refus qui ne sont pas reconduits à la frontière.

La politique française de l'asile serait-elle trop généreuse ?

Comment se fait-il qu'une partie de l'immigration vienne de pays réputés sûrs comme la Géorgie ou l'Albanie ?

Le panier de soins de l'Aide médicale d'Etat (AME) correspond-il seulement à ce qui est nécessaire ?

Faut-il un encadrement plus strict de l'immigration avec l’instauration de quotas comme le souhaite la droite ?

Autant de questions qui promettent un débat houleux entre une gauche critiquant les visées « électoralistes » du chef de l'Etat et une droite désirant un durcissement de la politique migratoire.

Emmanuel Macron, fin tacticien, sait qu'il lui faut donner satisfaction à la gauche et à la droite, lui qui prêche la méthode du « en même temps ». « Je crois au vrai ‘en même temps’ sur la politique migratoire aussi. C’est être humain et efficace », a-t-il affirmé.

Garett Skyport pour DayNewsWorld

BREXIT L' ULTIMATUM DE BORIS JOHNSON

A 29 jours de la date prévue pour le Brexit, le calendrier est très serré pour trouver un accord de divorce. La situation de l'Irlande du Nord est l'une des principales pierres d'achoppement dans les négociations avec l'UE.

Le Premier ministre britannique Boris Johnson a proposé, mercredi 2 octobre, un plan de sortie de l'Union européenne à Bruxelles avec une alternative sur le sort de la frontière irlandaise.

Ce plan, qui remplace le « backstop » décrié du précédent accord, prévoit que l'Irlande du Nord appartienne à la même zone douanière que la Grande-Bretagne.

En revanche, il prévoit que la province britannique conserve les réglementations de l'UE pour tous les biens, et pas seulement agricoles, pendant une période de transition, qui pourra être renouvelée si l'Irlande du Nord le souhaite.

Il y aurait donc en quelque sorte deux frontières : des contrôles douaniers entre les deux Irlande et des contrôles réglementaires en mer d'Irlande, qui sépare la Grande-Bretagne de sa province nord-irlandaise. Selon Londres, cette proposition permet d'éviter des contrôles douaniers physiques à la frontière.

Ces propositions ont été décrites comme «un compromis raisonnable» par Boris Johnson dans une lettre au président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker publiée par ses services.

L'objectif de cette nouvelle offre est d'éviter une sortie brutale pour mettre fin à trois ans d'une saga autour du Brexit, qui a plongé le Royaume-Uni dans une profonde crise politique.

L’offre de Boris Johnson sonne comme un ultimatum. Boris Johnson a averti qu'en cas de rejet de son plan, le Royaume-Uni sortirait de l'UE le 31 octobre « quoi qu'il arrive ».

Avec ou sans accord, donc, alors qu’une loi, votée récemment à la Chambre des communes, l’empêche théoriquement de partir sans accord avec Bruxelles.

Joanne Courbet pour DayNewsWorld

LEGISLATIVES EN AUTRICHE

SEBASTIAN KURZ GRAND FAVORI

Après une crise politique inédite, l’Autriche est retournée, dimanche 29  septembre 2019, aux urnes pour des législatives anticipées et mise sur le chancelier sortant, Sebastian Kurz, pour un nouveau départ.

Malgré le scandale de « l'Ibizagate », qui a pulvérisé son premier gouvernement formé avec le parti d’extrême droite FPÖ, son parti conservateur (ÖVP), est crédité d'une avance de 15 points devançant de loin ses deux rivaux au coude-à-coude le FPÖ, parti d'extrême droite, d'un côté, et SPÖ, parti social-démocrate, de l'autre qui se disputent la seconde place. Nul doute que le jeune prodige de la politique autrichienne de 33 ans retrouve son fauteuil de chancelier .

La grande inconnue après la victoire annoncée de Sebastian Kurz reste le choix du parti avec lequel il fera alliance pour gouverner. A la différence de 2017, Sebastian Kurz « a trois options possibles de coalition qui toutes lui déplaisent ».

La première, renouer une alliance avec l’extrême droite, le FPÖ, qui s’est doté d’un nouveau chef, Norbert Hofer, après la brutale disgrâce de son prédécesseur, Heinz-Christian Strache à l'origine du scandale. Mais le parti nationaliste, fondé par d’anciens nazis dans les années 1950, sent le soufre aux yeux de nombreux élus conservateurs.

Deuxième option : une alliance avec les sociaux-démocrates. Mais Sebastian Kurz n'a cessé de critiquer leur immobilisme quand ils étaient aux affaires.

Un troisième scénario: une alliance avec les écologistes et les libéraux, deux formations en progression grâce à leur positionnement clair sur l’environnement. Sebastian Kurz, de son côté, a promis que l’Autriche afficherait un bilan carbone neutre en 2045. Et cette semaine, son parti s’est joint à toutes les autres formations du pays – à l’exception du FPÖ – pour décréter l’état d’urgence climatique.

Sebastian Kurz va devoir choisir miser à nouveau sur la question migratoire ou tenter le pari du climat, les deux sujets arrivant respectivement en première et en deuxième place de ses préoccupations.

Britney Delsey pour DayNewsWorld

JACQUES CHIRAC JOURNEE DE DEUIL NATIONAL LUNDI 30 SEPTEMBRE 2019

L'ancien Président de la République Jacques Chirac, qui était souffrant depuis de longues années, s'est éteint «très paisiblement, sans souffrir» et entouré des siens jeudi matin 26 septembre 2019 à son domicile, rue de Tournon dans le centre de Paris, la ville dont il avait été le maire pendant 18 ans avant d'accéder à l'Elysée, en 1995.

Une journée de deuil national a été décrétée lundi, et un service solennel sera rendu ce jour-là à 12 heures dans l'église Saint-Sulpice à Paris.

Des journées de deuil national avaient déjà été décrétées après les décès des présidents Charles de Gaulle en 1970, Georges Pompidou en 1974, et François Mitterrand en 1996.

La date et le lieu des obsèques n'ont pas encore été communiqués.

Un hommage populaire à l'ancien président Jacques Chirac, décédé jeudi, sera organisé à Paris dimanche 29 septembre 2019, à la veille de la journée de deuil national décrétée par les autorités, a-t-on appris vendredi auprès de sa famille.

Ceux qui le désirent peuvent venir signer les livres d'or à l'Elysée.

L'inhumation, dans un cadre strictement privé, devrait avoir lieu lundi au cimetière parisien du Montparnasse, où repose déjà sa fille Laurence, décédée en 2016, a ajouté la famille de l'ancien chef d'Etat.

Nos confères

«Adieu» (Le Figaro)

Sans Chichi» (Libération)

«Tellement Français» (Le Parisien)

la presse française, dans de nombreuses éditions spéciales, a célébré vendredi 27 septembre 2019 «ce que fut» l'homme politique durant sa carrière d'un demi-siècle.

Boby Dean pour DayNewsWorld

MORT DE L'ANCIEN PRESIDENT JACQUES CHIRAC

Le 22e président de la République française, Jacques Chirac, est décédé à l’âge de 86 ans, ce jeudi 26 septembre. « Le président Jacques Chirac s'est éteint ce matin au milieu des siens. Paisiblement », a déclaré son gendre, Frédéric Salat-Baroux, époux de Claude Chirac.

Deux décennies après son accession à l’Élysée, il avait quitté la scène politique mais restait dans les sondages le président

« le plus sympathique de la Ve République » aux yeux des Français.

Né le 29 novembre 1932 dans le Ve arrondissement de Paris, il était physiquement affaibli depuis quelques années. Jacques René Chirac a été président de la République durant 12 années, après avoir remporté l’élection présidentielle face à Lionel Jospin, le 7 mai 1995, avant d’être réélu le 5 mai 2002 face à Jean-Marie Le Pen.

Une carrière politique d’une durée exceptionnelle

Jacques Chirac a connu une ascension rapide devenant très vite un acteur politique majeur de la Ve République. Il a lancé sa carrière politique en Corrèze où il est devenu conseiller municipal de Sainte-Féréole en 1965avant de devenir député de la 3e circonscription de Corrèze en 1967.Puis il entame une carrière ministérielle à partir de 1971 (Relations avec le parlement, Agriculture puis Intérieur avant de devenir Premier ministre en 1974, sous la présidence de Valéry Giscard d’Estaing).Jacques Chirac quitte ensuite l’exécutif pour accéder à la mairie de Paris en 1977, avant de revenir en tant que Premier ministre lors de la première cohabitation de la Ve République avec François Mitterrand en 1986 et d’accéder à la fonction suprême en 1995.

Ses mandats élyséens resteront marqués par son « non » à la deuxième guerre d’Irak, la fin de la conscription militaire, la reconnaissance de la responsabilité de l’Etat français dans les crimes nazis, le passage au quinquennat, le cri d’alarme («notre maison brûle») face à la dégradation de l’environnement, une première victoire importante sur l’absurde mortalité routière.

Chef de l’Etat, premier ministre, ministre, maire de Paris, Jacques Chirac aura donc occupé les plus hautes fonctions de la République au cours d’une carrière politique d’une durée exceptionnelle, plus de quarante ans.

Figure de la droite française, il a successivement été membre de l’UDR (1971-1976), du RPR qu’il a créé (1976-2002) et de l’UMP (2002-2007). Il a terminé sa carrière dans la vie publique en tant que membre du Conseil Constitutionnel, privilège réservé aux anciens chefs de l’État français, où il ne siège plus depuis le 9 décembre 2010.

Les hommages des politiques au-delà des clivages et du monde entier

Hommes et femmes politiques de tous bords saluent la mémoire de l'ancien président décédé jeudi à l'âge de 86 ans. Les réactions à la mort de Jacques Chirac

François Hollande salue « un combattant ». L'ancien président socialiste a rendu hommage jeudi après-midi à « un combattant » qui « avait su établir un lien personnel avec les Français ». Entre Jacques Chirac et François Hollande, tous deux énarques, corréziens et anciens présidents, un lien particulier s'était tissé au fil d'une histoire complexe.

Nicolas Sarkozy : « C'est une part de ma vie qui disparaît aujourd'hui ». L'ancien président, ministre de l'Intérieur lors du second mandat de Jacques Chirac, a fait part de sa « profonde tristesse » après l'annonce du décès de celui qui « a incarné une France fidèle à ses valeurs universelles et à son rôle historique » et « n'a jamais rien cédé sur notre indépendance, en même temps que sur son profond engagement européen ».

Alain Juppé perd un ami de longue date. Premier ministre entre 1995 et 1997 et lieutenant préféré de Jacques Chirac, l'ex-maire de Bordeaux a accueilli sa disparition avec « une immense tristesse ». « Pendant plus de 40 ans, j'ai vécu avec Jacques Chirac une relation exceptionnelle de fidélité, de confiance, d'amitié réciproques qui n'était pas seulement politique mais d'abord personnelle », écrit Alain Juppé.

Pour le chef de file des députés Les Républicains, Christian Jacob « la famille gaulliste perd un de ses plus grands inspirateurs ». « Ma peine immense est à la hauteur du respect, de l’admiration et de l’affection que je lui portais », ajoute-t-il.

Pour Anne Hidalgo, « Paris est en deuil ». La maire de Paris a salué un « homme d'Etat hors normes ». « Pour nous les Parisiennes et les Parisiens, il sera à jamais notre maire, aimant passionnément sa ville et ses habitants », a-t-elle indiqué.

Marine Le Pen se souvient « d'un grand amoureux de l'Outre-mer » et du Président « capable de s'opposer à la folie de la guerre en Irak ».

La chancelière allemande, Angela Merkel, honore « un formidable partenaire et ami », le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, regrette que « l’Europe perd(e) une de ses figures de proue, la France un grand homme d’Etat, et moi un ami fidèle ».

Le premier ministre libanais, Saad Hariri, salue l’un des « plus grands hommes » de la France.

A Moscou, le président Vladimir Poutine, qui l’a côtoyé en tant que chef d’Etat entre 2000 et 2007 et avait déjà professé son admiration à son égard, regrette un « dirigeant sage et visionnaire ayant toujours défendu les intérêts de son pays ».

Le premier ministre britannique, Boris Johnson, salue « un leader politique formidable qui a façonné le destin de son pays », avant d’adresser en français ses condoléances « à sa famille, à ses proches et au peuple français ».

Retour sur sa biographie en bref

— 29 novembre 1932 : naissance à Paris

— 1967 : député de Corrèze (réélu jusqu’en 1995)

— 1968-1971 : secrétaire d’Etat à l’Economie et aux Finances. En mai 68, participe aux négociations de Grenelle avec le président Pompidou

— 1971-1974 : plusieurs fois ministre

— 1974 : Premier ministre de Valéry Giscard d’Estaing. En 1976, il démissionne et fonde le RPR (Rassemblement pour la République)

— 1977 : élu maire de Paris, réélu deux fois

— 1978 : lance «l’appel de Cochin» (contre la politique européenne du gouvernement)

— 1981 : battu par VGE au premier tour de la présidentielle. Mitterrand élu

— 1986 : Premier ministre de la première cohabitation

— 1988 : battu à la présidentielle par Mitterrand

— 1995 : élu président (contre Lionel Jospin)

— 1997 : dissout l’Assemblée mais la gauche gagne les législatives. Nomme Jospin à Matignon

— 2002 : réélu facilement président, contre Jean-Marie Le Pen. Au défilé du 14 juillet, un militant d’extrême droite tente de l’assassiner

— 2003 : chef de file du «camp de la paix» contre la guerre en Irak

— 2005 : victime d’un accident vasculaire cérébral

— 2007 : son héritier rebelle Nicolas Sarkozy est élu président

— 2011 : condamné à deux ans de prison avec sursis dans l’affaire des emplois fictifs de la mairie de Paris, premier ex-président condamné en justice

— 2014 : sa femme Bernadette estime que, du fait de «problèmes de mémoire» qui l’affectent, il ne parlera plus jamais en public

— 2016: décès de sa fille aînée, Laurence

— 26 septembre 2019: décès.

Britney Delsey pour DayNewsWorld

GILETS JAUNES OU LA PEUR DES VIOLENCES

Ce 45e samedi de mobilisation des gilets jaunes inquiète les autorités françaises qui ont annoncé le déploiement d'un dispositif sécuritaire important samedi dans la capitale.

En effet en même temps se dérouleront les Journées du patrimoine et la marche pour le climat.

Le ministère de l'Intérieur et la préfecture de police craignent un retour des violences dans les rues de la capitale.

7500 fonctionnaires et militaires seront donc mobilisés samedi dans la capitale pour éviter tout débordement en marge de la manifestation des gilets jaunes et de la marche pour le climat, a annoncé le préfet de police ce vendredi lors d'une conférence de presse.

Depuis plusieurs jours, des appels à se rendre à Paris pour les casseurs circulent sur les réseaux sociaux.

Le préfet a tenu à mettre en garde les éléments perturbateurs en assurant que les forces de l'ordre seraient présentes en nombre, avec un dispositif de la même ampleur que celui mis en place le 1er-Mai.

« Ils disent qu'ils ne lâcheront rien, nous non plus.

Il n’est pas question qu’ils manifestent sur les Champs-Elysées, ce périmètre sera interdit.

Ceux qui s’y risqueraient seront immédiatement verbalisés.

Il ne doit pas y avoir de destruction de commerce ou d'incendie », a ajouté Didier Lallement d'un ton déterminé.

Plusieurs institutions et musées resteront fermés samedi malgré les Journées européennes du patrimoine, comme les musées du Petit Palais et du Grand Palais.

Boby Dean pour DayNewsWorld

LES MINISTRES PLACES SOUS SURVEILLANCE PAR EMMANUEL MACRON

Emmanuel Macron exige un engagement total de ses ministres alors que la rentrée va être marquée par des réformes lourdes comme la loi sur la bioéthique, avec le dossier de la PMA pour toutes les femmes, ou encore celle de la réforme des retraites.

Le maître mot de l'Elysée: efficacité.

Car le chef de l’État estime que la colère des « gilets jaunes » vient notamment de l’absence de résultats visibles depuis 2017.

En cause : la lenteur et les résistances de l’administration.

Aux ministres donc de casser les codes de l'administration et de gérer leur ministère comme une start-up !

D'ailleurs Emmanuel Macron , en bon manager qu'il est, donne l'exemple :

il a décidé de placer les membres du gouvernement sous surveillance grâce à une application pour smartphone.

L’outil, appelé « tableau de bord de la transformation publique » permet de suivre l'évolution des réformes en cours ou leur taux d'effectivité

Son principe est simple : on y rentre une thématique et un pourcentage apparaît. Brexit, dédoublement des classes de CP dans les zones défavorisées assurance chômage… tous les domaines sont répertoriés pour suivre l’action concrète des ministres sur ces sujets.

Et sur l’écran apparaît un curseur pour chaque réforme :

si la mise en pratique avance bien, la petite barre est verte, si elle traîne, elle devient rouge.

Le rouge du mauvais élève ! .

De quoi donner des sueurs froides à ses ministres qui doivent se dévoués corps et âme au pays !

On ne sait pas encore s'il a prévu le bonnet d'âne !

Garett Skyport pour DayNewsWorld

LE LANCEUR D'ALERTE EDWARD SNOWDEN DEMANDE L'ASILE POLITIQUE A LA FRANCE

C'est un appel du pied à Emmanuel Macron. Dans une interview donnée à France Inter, qui sera diffusée lundi, le lanceur d'alerte américain Edward Snowden fait part de son désir d' obtenir l'asile politique en France.

« J'ai demandé l'asile en France en 2013 sous François Hollande. Évidemment, j'aimerais beaucoup que monsieur Macron m'accorde le droit d'asile », indique-t-il.

Ancien employé de l’agence nationale de la sécurité américaine (NSA), Edward Snowden avait révélé en 2013 l’existence d’un système de surveillance mondiale des communications et d’internet. Inculpé aux États-Unis d'espionnage et de vol de documents appartenant à l’État, il s’était réfugié en Russie la même année et son permis de séjour a été renouvelé jusqu’en 2020 .

Edward Snowden vit actuellement dans la région de Moscou  dans la crainte perpétuelle d'une arrestation des services américains. Edward Snowden n'utilise ni carte de crédit ni téléphone portable et n'échange que par communications cryptées via son équipe d'avocats.

L'Américain, inculpé aux États-Unis pour espionnage et vols de secrets d'État, a demandé la protection de plus de 20 pays, dont la France, mais se l'est toujours vue refuser jusqu'ici. D'où une longue cavale à travers le monde avant l'obtention de séjour temporaire à Moscou accordée par Vladimir Poutine.

« Le monde occidental en question »

Eward Snowden pointe le paradoxe des démocraties occidentales qui lui ont jusqu'ici refusé la demande d'asile. « On ne veut pas que la France devienne comme ces pays que vous n'aimez pas. Le plus triste dans toute cette histoire, c'est que le seul endroit où un lanceur d'alerte américain a la possibilité de parler, ce n'est pas en Europe mais c'est en Russie. (...) Ce n'est pas seulement la France qui est en question, c'est le monde occidental, c'est le système dans lequel on vit. Protéger les lanceurs d'alerte, ça n'a rien d'hostile. Accueillir quelqu'un comme moi ce n'est pas attaquer les États-Unis », argumente-t-il dans l'interview.

Publication de ses Mémoires

L'Américain de 36 ans publie aussi le 17 septembre prochain un livre très attendu, qui sort en France sous le titre Mémoires vives (éd. du Seuil). Il y reviendra sur son trajet d'ancien agent de la CIA, devenu la bête noire des services secrets américains après avoir révélé l'ampleur de la surveillance mondiale des communications par les Etats-Unis.

Elles seront publiées simultanément dans une vingtaine de pays dont les Etats-Unis- sous le titre « Permanent record » par Metropolitan Books -, la France, l’Allemagne, le Royaume-Uni, le Brésil ou encore Taïwan.

Alize Marion pour DayNewsWorld

LE RAPPORT OPERATION YELLOWHAMMER

LE CHAOS AU ROYAUME-UNI EN CAS DE BREXIT DUR ?

Le gouvernement britannique a publié mercredi 11 septembre 2019 les conclusions du dossier

« Opération Yellowhammer », un rapport qui évalue les conséquences les plus brutales d’un Brexit sans accord.

Si Boris Johnson a essuyé mercredi un nouveau revers, lorsque la justice écossaise a déclaré « illégale » la suspension controversée du Parlement jusqu'au 14 octobre 2019, il doit encore affronter la publication dans la presse de ce rapport peu encourageant en cas de no-deal.

Contraint par un vote du parlement le gouvernement de Boris Johnson s'est vu dans l'obligation de dévoiler au grand public l'ensemble de ce rapport confidentiel.

A quoi doit-on s'attendre en cas de Brexit sans accord ?

Alors que la perspective d'un Brexit dur n'est plus à exclure, les conséquences détaillées dans le rapport « Opération Yellowhammer »ne s’avèrent pas des plus encourageantes.

Douze domaines clés de l'économie britannique risquent d'être impactés négativement à court terme qu'il s'agisse de l'approvisionnement en eau et nourriture, de la santé, des transports ou des frontières, indique le rapport. Jusqu'à 85 % des poids lourds britanniques pourraient ne pas être en mesure de franchir les contrôles douaniers français, en cas de Brexit sans accord. La traversée de la Manche risquerait donc d'être singulièrement perturbée avec un trafic potentiellement réduit de 40% à 60%.

Des perturbations à prévoir au moins trois mois durant et qui auraient « un impact sur l'approvisionnement en médicaments et matériel médical », ainsi qu'en produits frais, met également en garde le document.

D'’importants mouvements de mécontentement dans tout le Royaume-Uni, voire des émeutes pourraient alors éclater dans le Royaume-Uni.

Une « augmentation des tensions communautaires » ?

Gibraltar pourrait être particulièrement affecté en raison de la mise en place de contrôles douaniers à sa frontière avec l’Espagne.

Ne sont pas à exclure non plus des incidents dans les zones de pêche entre pêcheurs britanniques et étrangers ce qui augmenterait « les désordres publics et les tensions communautaires ».

Enfin le projet britannique de suppression des contrôles à la frontière irlandaise « s'avérerait probablement non viable en raison d'importants risques sur les plans économique, juridique et de biosécurité », est-il encore indiqué, évoquant la possibilité de l'émergence d'un marché noir dans les communautés frontalières.

« L’état de préparation du public et du secteur marchand (...) restera faible (...) en raison de l’absence d’une vision claire sur la forme de la sortie de l’Union européenne », selon les documents.

Ces mises en garde ne font qu' accroitre la pression sur le Premier ministre Boris Johnson alors que. celui-ci a a donné  la date butoir du 31 octobre pour sortir de l'U.E., avec ou sans accord.

Garett Skyport pour DayNewsWorld

DEFAITE DE BORIS JOHNSON FACE AU PARLEMENT

Le premier ministre britannique Boris Johnson a déclaré qu'il allait «s'évertuer à obtenir un accord» d'ici le sommet européen les 17 et 18 octobre à Bruxelles, juste après que les députés lui ont refusé mardi l'organisation d'élections législatives anticipées.

Les jours précédents ont été éprouvants pour le dirigeant conservateur qui s'est vu essuyer camouflet sur camouflet au parlement et perdre la majorité absolue à la suite de défections et d'expulsions de députés rebelles de son Parti conservateur.

Cette série de cinglants désaveux à la Chambre des Communes contrarient fortement sa stratégie d'un Brexit coûte que coûte.

Frontière irlandaise

En fin d'après-midi, il doit recevoir à Londres Arlene Foster, la cheffe du parti unioniste nord-irlandais DUP allié au gouvernement, et Nigel Dodds, son chef de file à la Chambre.

Londres et Bruxelles ne parviennent pas à s'entendre sur la manière de maintenir ouverte cette démarcation après le Brexit. Boris Johnson souhaite supprimer de l'accord de retrait négocié par Theresa May, une disposition qui empêcherait selon lui le Royaume-Uni d'avoir une politique commerciale indépendante.

Mais pour l'UE, faute de solution alternative crédible, hors de question de revenir sur cette mesure, appelée «backstop» (filet de sécurité).

Cette clause de sauvegarde prévoit que le Royaume-Uni tout entier reste dans un «territoire douanier unique» avec l'UE si une meilleure solution n'est pas trouvée à l'issue d'une période transitoire. Elle vise à empêcher le retour d'une frontière physique entre l'Irlande du Nord, une province britannique, et la République d'Irlande, un État membre de l'UE.

L'unioniste Arlene Foster a prévenu : la province ne devait pas être sacrifiée dans les discussions car cela entraînerait «la rupture» du Royaume-Uni.

Garett Skyport pour DayNewsWorld

BREXIT PERTE DE LA MAJORITE AU PARLEMENT

POUR BORIS JOHNSON

Une rentrée parlementaire électrique.

Juste avant le discours de Boris Johnson , un député conservateur quitte les bancs du parti Tory, se faufilant dans les allées et rejoignant des élus du parti libéral démocrate opposé au Brexit.

Le gouvernement du premier ministre britannique Boris Johnson a perdu mardi 3 septembre sa majorité au Parlement, qui ne tenait qu’à une voix, avec la défection du député conservateur Phillip Lee.

« Le gouvernement conservateur poursuit de manière agressive un Brexit (aux conséquences) dommageables. Il met en danger des vies (…) et menace de manière injustifiée l’intégrité du Royaume-Uni », a justifié Phillip Lee dans un communiqué.

Une décision prise ce mardi alors que Boris Johnson faisait une déclaration devant un Parlement en ébullition.

Johnson prévient : « Vous voulez détruire toute chance de parvenir à un nouvel accord avec les Européens ?

Et bien votez alors la proposition de loi ».

Les députés de l’opposition et certains élus de son propre camp conservateur veulent empêcher à tout prix un Brexit sans accord en obtenant si besoin un nouveau report au 31 janvier 2020.

Boris Johnson a prévenu lundi qu’il n’accepterait « sous aucune circonstance » de demander à Bruxelles un nouveau report du Brexit et menace de convoquer des élections anticipées pour le 14 octobre.

Toute la semaine, Boris Johnson va affronter les députés de l’opposition et de son propre camp conservateur avec en toile de fond la menace d’élections anticipées.

Si les opposants du « no deal » l'emportent au Parlement, le chef du gouvernement présentera dans la foulée une motion pour organiser des élections législatives le 14 octobre.

Cette motion sera soumise au vote des députés mercredi et devra recueillir les deux tiers des voix.

Garett Skyport pour DayNewsWorld

FRANCE UN MORT ET HUIT BLESSES

DANS UNE ATTAQUE AU COUTEAU A LYON

Un homme armé d'un couteau a semé la terreur samedi vers 16h30 à Villeurbanne près de Lyon attaquant les passants dont l'un, un jeune homme de 19 ans, a été tué.

Huit personnes ont aussi été blessées, dont trois grièvement.

L'auteur présumé de cette agression, dont les motivations sont encore inconnues, a été arrêté et placé en garde à vue pour « assassinat et tentative d'assassinats », a indiqué le parquet de Lyon.

En sanglots une jeune femme explique à France 2 :

« Il a mis des coups de couteau dans tous les sens, il a réussi à ouvrir le ventre d'une personne, il a mis un coup de couteau dans la tête à un mec, il a ouvert à l'oreille à une dame. »

Quelques heures après l'agression au couteau à la sortie du métro à Villeurbanne, l'on sait que le suspect est un Afghan demandeur d'asile âgé de 33 ans, inconnu jusqu'à maintenant des services de police et de renseignement.

L'agresseur présumé « se mure dans le silence ». A ce stade de l'enquête la piste terroriste n'est pas privilégiée.

Le maire de Lyon et ancien ministre de l'Intérieur Gérard Collomb a cependant appelé la population à « rester très prudente » sur le caractère terroriste ou non de cette « attaque au couteau », lors d'une brève déclaration à la presse.

En mai dernier, l'explosion d'un colis piégé au centre de de Lyon avait fait 14 blessés dans une ville jusque-là épargnée par la vague d'attentats djihadistes qui a frappé la France à partir de 2015.

Le suspect, un Algérien radicalisé de 24 ans, Mohamed Hichem Medjoub, a été inculpé et écroué.

Nicolas Jacquet, procureur de la République de Lyon, tiendra une conférence de presse ce dimanche à 15 heures.

Alize Marion pour DayNewsWorld

BREXIT COUP DE TONNERRE AU PARLEMENT

« Cette décision constitue un affront à la Constitution. Quelle que soit la manière dont on l’habille, il est ultra-évident que l’objectif d’une suspension maintenant serait d’empêcher le Parlement de débattre du Brexit et de s’acquitter de sa tâche », a déclaré à la BBC John Bercow , président de la Chambre des communes.


Le Premier ministre Boris Johnson a demandé, mercredi 28 août, à la reine Elizabeth II de suspendre les travaux du Parlement pendant cinq semaines. La monarque a donné son accord, qui est généralement une formalité, dans l'après-midi.

Le document précise que la suspension devra démarrer « pas plus tôt que le lundi 9 septembre et pas plus tard que le jeudi 12 septembre ». Les parlementaires ne siégeront à nouveau qu'à partir du 14 octobre, soit deux semaines avant la date prévue du Brexit. La rentrée parlementaire qui était normalement prévue pour le 3 septembre devrait reprendre le 14 octobre avec un discours de la Reine selon la BBC et Sky News. Ce discours préparé par le gouvernement établit un programme législatif pour l’année à venir

Deux semaines pour « débattre » du Brexit.

Boris Johnson affirme que les députés auront « l'occasion de débattre du programme du gouvernement et de son approche du Brexit avant le Conseil européen [des 17 et 18 octobre] et pourront ensuite voter les 21 et 22 octobre, une fois son résultat connu ». « Si je réussis à conclure un accord avec l'UE, le Parlement pourra alors passer la loi pour la ratification de l'accord avant le 31 octobre », a-t-il déclaré

Tout pour éviter un « no deal »

Le chef de l’opposition travailliste Jeremy Corbyn a quant à lui affirmé qu’il ferait tout son possible pour empêcher un Brexit sans accord. Une telle éventualité, a-t-il dit, mettrait le Royaume-Uni à la merci du président Donald Trump et des entreprises américaines.

Les partis d’opposition ont d’ailleurs annoncé mardi un accord de coopération en vue de prévenir un « no deal », après des discussions entre Jeremy Corbyn, le Parti national écossais (SNP), les libéraux-démocrates, le Parti Vert et le Groupe indépendant pour le changement.

« Un affront à la Constitution »

La décision de Boris Johnson ministre est « un affront à la Constitution », visant à empêcher les députés de débattre, a déclaré dans la foulée le président de la Chambre des communes, John Bercow.

« Cette décision constitue un affront à la Constitution. Quelle que soit la manière dont on l’habille, il est ultra-évident que l’objectif d’une suspension maintenant serait d’empêcher le Parlement de débattre du Brexit et de s’acquitter de sa tâche », a-t-il déclaré à la BBC.

Auparavant, la porte-parole de l’opposition travailliste pour les Affaires intérieures, la députée Diane Abbott, avait parlé de « coup d’État ».

Garett Skyport pour DayNewsWorld

APRES L’ACCUEIL DES MIGRANTS DE L'OPEN ARMS L'ACCUEIL DE CEUX DE L'OCEAN VIKING EN EUROPE

Plusieurs pays de l’Union européenne sont parvenus à un accord de répartition des migrants secourus par l’Ocean Viking, le bateau de SOS Méditerranée et Médecins sans Frontière.

Les 356 migrants vont être répartis dans six pays de l’Union européenne. Dans la foulée, Christophe Castaner, le ministre de l’Intérieur, a annoncé que la France allait accueillir 150 des 365 migrants.

« Les 356 personnes à bord, sauvées en mer Méditerranée (…), vont pouvoir débarquer à La Valette. La France maintient sa solidarité : 150 seront accueillies dans les prochains jours sur notre territoire », a annoncé Christophe Castaner sur son compte Twitter, ce vendredi, trois jours après le débarquement en Italie d’un autre navire humanitaire, l’Open Arms, dont la France va recueillir 40 migrants​.

Répartis entre six pays européens

« Tous les migrants à bord » du bateau humanitaire des ONG SOS Méditerranée et Médecins sans frontières vont être transférés sur un bateau militaire maltais, amenés ensuite à terre puis répartis entre la France, l’Allemagne, l’Irlande, le Luxembourg, le Portugal et la Roumanie, avait déclaré un peu plus tôt le Premier ministre maltais, Joseph Muscat, sur son compte Twitter.

L’accord à six pays est intervenu « à la suite de discussions avec la Commission européenne et certains Etats membres, à savoir la France et l’Allemagne », a précisé le chef du gouvernement maltais.

19 jours en mer et une situation explosive sur le bateau

Sur le bateau, la situation est chaque jour plus difficiles. Les stocks de nourriture disponibles pour les 356 personnes secourues commencent à s’épuiser, a indiqué Médecins Sans Frontières qui estime qu’il lui reste « quatre jours » de réserves, ce vendredi compris. « Après ça il faudra bricoler avec ce qu’il nous reste des précédentes missions ».

Le bateau de SOS Méditerranée et Médecins sans Frontière patiente vendredi pour le 12e jour dans les eaux internationales entre Malte et la Sicile depuis sa dernière opération de secours, en attendant d’être autorisé à débarquer ses passagers.

Les personnes secourues au large des eaux libyennes sont arrivées à bord fortement déshydratées après avoir passé parfois quatre jours en mer à bord de canots La plupart de ces personnes, dont les deux tiers viennent du Soudan, ont fui la Libye pour échapper à de mauvais traitements, des détentions arbitraires et parfois même des tortures , selon l’équipe médicale.

Parmi les personnes secourues au large des eaux libyennes se trouvent quatre femmes et cinq enfants de 1 à 6 ans, ainsi qu'une centaine de mineurs de moins de 18 ans, dont 80% voyagent seuls, parfois âgés de 13 ou 15 ans.

Un accord qui survient moins de trois jours après le dénouement d’une crise similaire  s’etant jouée au large de l’île italienne de Lampedusa: Le navire espagnol Open Arms a finalement été autorisé à accoster mardi soir.

Alyson Braxton pour DayNewsWorld

CRISE POLITIQUE EN ITALIE

DEMISSION DU PREMIER MINISTRE GIUSEPPE CONTE

Le Premier ministre italien Giuseppe Conte a annoncé devant le Sénat qu'il allait remettre sa démission au président Sergio Mattarella.

Démission du premier ministre Conde qui accuse Salvini

"J'interromps ici cette expérience de gouvernement. J'entends conclure ce passage institutionnel de façon cohérente. J'irai voir le président de la République pour lui présenter ma démission ", a déclaré M. Conte, en soulignant qu'auparavant il écouterait le débat prévu pour durer quatre heures.

Guiseppe Conte a également prononcé un discours très dur contre le ministre de l'Intérieur, Matteo Salvini, l'accusant d'avoir été « irresponsable » et d'avoir uniquement « poursuivi ses propres intérêts et ceux de son parti », en faisant éclater la coalition au pouvoir le 8 août. Il l'a aussi accusé de faire « courir de graves risques », à l'Italie, en évoquant notamment le danger d'une spirale économique négative.

Giuseppe Conte a également prévenu qu'il existait désormais un risque de voir s'appliquer une hausse de la TVA qui doit augmenter de manière mécanique en janvier prochain si rien n'est fait pour combler un trou de 23 milliards d'euros.

C’est en effet le chef de la Ligue (extrême droite) qui a déclenché les hostilités, le 8 août, en accusant ses partenaires du M5S (antisystème) de multiplier les refus sur les baisses d’impôts ou les grands chantiers. Juste après avoir fait exploser la coalition, le Lombard s’est lancé dans une médiatique tournée des plages à la conquête du Sud, faisant constamment pression pour obtenir des élections dès l’automne.

Ce qu'il va se passer maintenant

Soit un nouveau gouvernement est formé avec une grande coalition pro-européenne. Soit des élections anticipées sont provoquées. Un nouveau scrutin, c'est ce que veut Matteo Salvini.

Le leader de la Ligue a un seul objectif: devenir le chef unique de l'Italie. En cas d'élections législatives rapides, il sait que les sondages le créditent de 40% des suffrages, il pourrait alors être maître à bord, avec l'appui d'un parti néo-fasciste, Fratelli d'Italia.

Salvini «referait exactement la même chose »

Dans sa réplique au discours de Conte, Salvini, invoquant «la protection du cœur immaculé de Marie», a assuré qu'il «referait exactement la même chose» et s'en est pris à ses ex-alliés du M5S. «Si ce gouvernement s'interrompt, c'est à cause de ces messieurs qui disent toujours non et bloquent tout», a-t-il dit, en accusant aussi les autres parlementaires d'«avoir peur du jugement du peuple» et de retourner au vote.

La balle est désormais dans le camp du président Matarella, l'arbitre des crises politiques en Italie.

S'il accepte la formation d'un gouvernement de rechange, Salvini se retrouvera relégué dans l'opposition pour 4 ans, et il aura perdu son pari.

Mais au cas où le président Matarella jugerait ces coalitions trop bancales, on s'acheminerait alors vers des élections anticipées, et une victoire probable de Salvini, qui deviendrait de facto l'homme fort de l'Italie.

Britney Delsey pour DayNewsWorld

BREXIT L'OPERATION YELLOWHAMMER

OU LE PROJET PEUR

Alors qu'un rapport secret a fuité dans la presse britannique hier, Boris  Johnson a invité ce lundi l'Allemagne et la France à ouvrir la voie à un compromis sur le Brexit, tout en assurant à nouveau que le Royaume-Uni serait prêt à quitter l'Union européenne sans accord. «Nous serons prêts à partir le 31 octobre, qu'il y ait accord ou pas», a déclaré à la presse le chef du gouvernement britannique, qui est attendu à Berlin mercredi et à Paris jeudi.«Bien sûr, nos amis et partenaires, de l’autre côté de la Manche, sont un peu réticents à changer d'attitude. Très bien. Je suis convaincu qu’ils le feront. J'espère qu'ils vont faire des compromis. Ils ont vu que le Parlement britannique avait rejeté trois fois l'accord de retrait, que le backstop ne fonctionne pas, que ce n’est pas démocratique. J'espère qu’ils jugeront bon de faire des compromis

«Je veux un accord. Nous sommes prêts à travailler avec nos amis et partenaires pour y parvenir, mais pour obtenir un bon accord pour le Royaume-Uni, il faut simultanément se préparer à partir sans», a ajouté Boris Johnson.

Pourtant les conséquences d'un "no deal" pourraient être dramatiques.

Pénuries de nourriture, d’essence et de médicaments, blocages dans les ports et rétablissement d’une frontière physique en Irlande, voilà ce à quoi sera confronté le Royaume-Uni en cas de sortie sans accord de l’Union européenne. C'est ce qu'a révélé le journal britannique Sunday Times, ce dimanche 18 août, ayant obtenu des fuites d’un rapport officiel. Le gouvernement juge par ailleurs probable le rétablissement d’une frontière physique entre la République d’Irlande et la province britannique d’Irlande du Nord, dans la mesure où les plans envisagés actuellement afin d’éviter des contrôles généralisés se révéleront inopérants, précise le Times.

Ce même rapport dévoile également l’existence d’un plan secret, préparé par le gouvernement britannique pour éviter l’effondrement du pays après le divorce : l'« Opération Yellowhammer ».

Au Times de souligner que ces prévisions du gouvernement britannique ne présentent pas le scénario du pire, mais bien les répercussions les plus probables d’un Brexit sans accord.

Le ministre de l’Énergie, Kwasi Kwarteng, a pourtant assuré sur Sky News que le Royaume-Uni serait « pleinement préparé » à quitter l’Union européenne le 31 octobre.

« Je pense qu’il y a beaucoup d’alarmisme dans l’air et qu’un grand nombre de personnes jouent la carte du projet peur », a-t-il déploré dimanche, en reprenant une expression - « Project Fear » - popularisée par les partisans du Brexit lors de la campagne référendaire de 2016 pour décrédibiliser les mises en garde des « Remainers » sur les conséquences d’un divorce avec les Européens.

Si au 10, Downing Street, les services du Premier ministre Boris Johnson ne font pas de commentaires, le Royaume-Uni semble se diriger tout droit vers une crise constitutionnelle et une sortie de l’UE.

Le Premier ministre britannique Boris Johnson a promis que le pays quitterait le bloc communautaire à la date du 31 octobre, avec ou sans accord. L’opposition fourbit ses armes pour tenter d’éviter, dès la rentrée parlementaire, le 3 septembre, cette issue qui inquiète les milieux économiques.

Aussi le chef du Parti travailliste, Jeremy Corbyn, a-t-il appelé cette semaine à voter une motion de défiance contre le successeur de May et à mettre sur place un gouvernement « provisoire strictement limité dans le temps » qui repousserait la date du Brexit au-delà du 31 octobre et organiserait de nouvelles élections législatives.

« Nous sommes devant une urgence nationale, et le Parlement doit être convoqué immédiatement », écrivent ces opposants au Brexit.

Kelly Donaldson pour DayNewsWorld

CATASTROPHE ECOLOGIQUE SUR L'ILE D'EUBEE


C'est une « catastrophe écologique » sur l'île d'Eubée ravagée par les flammes depuis plus de 30 heures l’un des refuges les mieux préservés de la faune et la flore sauvages en Grèce. « C’est une énorme catastrophe écologique dans une forêt de pins unique », qui était restée « intacte » jusqu’à ce jour, a déclaré le gouverneur régional sortant Costas Bakoyannis.

Les pompiers grecs se battaient mercredi pour venir à bout du violent incendie qui ravage depuis mardi une réserve naturelle classée sur l'île d'Eubée, en Grèce, où le gouverneur local déplore déjà « une énorme catastrophe écologique ».

Le sinistre, qui évolue sur un front de 12 km, n’a pas fait de victime mais a entraîné l’évacuation de quatre villages de l’île, la deuxième de Grèce par sa taille après la Crète, située à une centaine de kilomètres au nord-est d’Athènes. « De Psachna à Kontodespoti et Makrymalli, tout est brûlé. Nous avons la chance de ne pas avoir de victimes humaines », a rapporté Thanassis Karakatzas, un responsable de la protection civile.

Quelque 200 pompiers sont sur place, aidés de 75 véhicules terrestres, neuf hélicoptères et sept avions bombardiers d’eau, selon les services d’incendie grecs. Un bombardier d’eau italien devait venir leur prêter main-forte dans la journée, avant le renfort attendu dans la soirée de deux avions d’Espagne et d’un autre d’Italie. A la demande de la Grèce, l’Union européenne (UE) a mobilisé ses moyens du mécanisme rescUE, opérationnel en prévision des feux de forêt en Europe.

La Grèce, où le thermomètre est monté jusqu’à 40 °C, a été touchée ces derniers jours par une série d’incendies. Le chef de la protection civile a placé les services d’urgence à un niveau d’alerte très élevé en raison de la combinaison de températures caniculaires, de vents violents et de la sécheresse.

Boby Dean pour DayNewsWorld

CHAOS POLITIQUE EN ITALIE 

LA LIGUE DE MATTEO SALVINI DANS L'OPPOSITION

Matteo Salvini va-t-il bientôt retourner dans l'opposition, alors qu 'il réclamait les « pleins pouvoirs » à l'issue de nouvelles élections ?

C'est ce qui pourrait se profiler après que le Sénat italien a rejeté mardi le projet de motion de censure du gouvernement de Giuseppe Conte,qui reposait depuis 14 mois sur une alliance entre la Ligue de Salvini et le Mouvement 5 Etoiles (M5S) de Luigi Di Maio.

Vers la voix d'un « Italexit » ?

Le ministre de l'Intérieur avait fait exploser la coalition la semaine dernière appelant au vote de ce texte au plus vite pour retourner aux urnes, alors que les sondages lui sont favorables. « Allons tout de suite au Parlement pour prendre acte qu'il n'y a plus de majorité (…) et restituons rapidement la parole aux électeurs », avait-il expliqué jeudi dans un communiqué.

En s'associant au reste de la droite, notamment Berlusconi et Fratelli d'Italia, avec qui il partage nombre de valeurs, Salvini est crédité d'à peu près 54 % des voix. Fort de sa popularité, le ministre de l'Intérieur veut tout simplement obtenir les coudées franches pour porter le fer contre Bruxelles.

Vers une majorité alternative et un cabinet de techniciens

Or le vote conjoint du M5S, ancien allié de la Ligue, et du Parti démocrate poussé par Matteo Renzi pourrait ouvrir la voie à une majorité alternative et les sénateurs ont demandé à Giuseppe Conte de venir s'exprimer au Parlement mardi prochain, pour tenter de dénouer la crise.

En refusant la défiance contre l'exécutif, le Sénat a fait barrage à Salvini . Malgré l'alliance renouée avec ses vieux alliés de la droite traditionnelle, Forza Italia du « Cavalliere » vieillissant Berlusconi et les néo-fascistes de Frères d'Italie, « Il Capitano », fort de son triomphe lors des européennes de mai - 34 % des suffrages - n' a pas obtenu de majorité au Sénat.

Le « capitaine Fracasse Salvini a raté son rendez-vous et créé une crise inattendue même pour les siens », a attaqué Matteo Renzi. L'ex-président du Conseil (2014-2016) a proposé au M5S d'unir leurs forces derrière un « gouvernement institutionnel » et « no tax » (anti-impôts), qui réduirait le nombre de parlementaires et adopterait le budget 2020.

Une association entre les sociaux-démocrates et les populistes permettrait d'éviter une crise gouvernementale et des élections législatives anticipées.

De plus le président, Sergio Mattarella, le seul à détenir le pouvoir de dissoudre le Parlement, rechigne à convoquer l'électorat au moment où son pays, endetté, doit adopter le prochain budget tout en marchandant avec Bruxelles.

Ce démocrate-chrétien envisagerait de confier à l'actuel président du Conseil, Giuseppe Conte, la formation d' un cabinet de techniciens...Une alternative pour « sauver l'Italie » du péril d'une « dérive extrémiste » pour Renzi et de conjurer le spectre du « chaos politique » qui «pourrait entraîner le pays hors de l'Europe », selon Enrico Lettade.

Longtemps ardente partisane de la construction européenne, l'Italie compte aujourd'hui parmi les déçus de l'UE, que l'on parle d'économie, de monnaie unique ou de politique migratoire.

Britney Delsey pour DayNewsWorld

BREXIT BORIS JOHNSON ENVISAGE LE NO-DEAL

COMME UNE OPPORTUNITE ECONOMIQUE

L'arrivée au pouvoir de Boris Johnson renforce le scénario d'un no-deal. Si les deux camps ne trouvent pas d'entente, le Royaume-Uni pourrait sortir de l'UE sans accord de divorce, un scénario auquel Boris Johnson se dit prêt: il affirme vouloir quitter l'UE coûte que coûte le 31 octobre, échéance du Brexit déjà deux fois repoussée.

« Le Royaume-Uni est mieux préparé à cette situation que beaucoup ne le pensent », a affirmé jeudi M. Johnson, qui souhaite cependant accélérer le rythme des préparatifs. Il a demandé à Michael Gove, son bras droit au gouvernement, de faire de la préparation du « no deal » sa « priorité absolue ».


L'arrivée au 10 Downing Street de Boris Johnson, chef de file de la campagne pour le «Leave» à l'époque du référendum, change donc la donne .

Les chances paraissent minces de parvenir, en seulement trois mois, à un compromis autour d'une révision de l'accord négocié par Theresa May, et rejeté à trois reprises par le Parlement britannique. Boris Johnson se dit en particulier hostile à la clause de sauvegarde prévoyant un maintien dans l'union douanière, afin de conserver des échanges fluides entre les deux Irlande. Or la suppression de ce backstop est une véritable ligne jaune pour les autres États membres de l'UE.

Mais quitter l'UE sans accord de divorce ne pose aucun problème à Boris Johnson.

Le Parlement britannique est toutefois majoritairement hostile à une sortie sans accord. Pour imposer ce « no deal », Boris Johnson pourrait décider de suspendre le Parlement, empêchant les députés de se prononcer. Boris Johnson se dit prêt à passer en force.

C'est ce qu'il a rappelé lors de son discours samedi 27 juillet à Manchester où il a annoncé ses priorités pour le pays et réaffirmé sa fermeté quant aux négociations liées au Brexit. Le Premier ministre britannique a affirmé samedi 27 juillet 2019 que le Brexit représentait une « énorme opportunité économique », bien qu’il ait été traité par sa prédécesseure Theresa May comme un « événement climatique hostile ».

« Quitter l’Union européenne est une énorme opportunité économique pour faire des choses que nous n’avons jamais été autorisés à faire pendant des décennies », a déclaré le nouveau Premier ministre.

Il a également tenu à promettre de nouveaux investissements dans les régions qui ont voté en faveur du Brexit lors du référendum de 2016 assurant notamment qu’il allait intensifier les négociations sur les accords commerciaux post-Brexit et mettre en place des ports francs pour stimuler l’économie.

Un fonds de 3,6 milliards de livres sterling pour les villes

« Reprendre le contrôle ne signifie pas seulement que Westminster va regagner sa souveraineté sur l’UE, cela signifie également que nos villages, nos villes et nos comtés vont gagner en autonomie », a-t-il encore déclaré.

Le Premier ministre a également promis de donner plus de pouvoirs aux communautés locales, et de renforcer les infrastructures de télécommunications et de transport.

Il a ainsi annoncé un fonds de 3,6 milliards de livres sterling (4 milliards d'euros), le « Towns' Fund » (« Fonds pour les villes ») pour soutenir 100 villes en difficulté, « afin qu'elles disposent des transports améliorés et des réseaux de télécommunications améliorés dont elles ont besoin ».

Pour une reprise des négociations Boris Johnson reste intransigeant.

« Nous ne pouvons pas le faire tant que ce backstop anti-démocratique, qui cherche à diviser notre pays, diviser le Royaume-Uni, reste en place. Nous avons besoin de le supprimer et ensuite, nous pourrons avancer », a-t-il encore affirmé.

Aussi,si toutes les options restent envisageables dans les mois qui viennent, dont l’organisation d’élections anticipées et/ou d’un second référendum sur le Brexit, l'issue en reste néanmoins incertaine . Jeremy Corbyn, le chef du Labour, le principal parti d'opposition, souhaite que les Britanniques puissent s'exprimer dans le cadre d'un « vote public » sur le Brexit ou lors d'élections législatives anticipées.

Un tel scrutin pourrait être organisé à la suite du vote d'une motion de censure contre le gouvernement déposée par le Labour, qui dit attendre le meilleur moment pour le faire.

Kelly Donaldson pour DayNewsWorld

BORIS JOHNSON A DOWNING STREET

La course à Downing Street a pris fin.

Boris Johnson remporte la course ce mardi23 juillet 2019  pour devenir le nouveau Premier ministre britannique. Le vote des 160.000 membres du Parti conservateur s'est achevé lundi après-midi et le résultat a été proclamé ce mardi par les instances du parti. L'ex-ministre des Affaires étrangères, 55 ans, a battu Jeremy Hunt, 52 ans, l'actuel chef de la diplomatie britannique.

Boris Johnson, fervent défenseur du Brexit depuis 2016, était donné ultra-favori bien qu’il soit une personnalité contestée même dans son propre camp. D’après une enquête d'opinion publiée par le site Conservativehome, il raflerait 73% des suffrages. Son adversaire, Jeremy Hunt, l'actuel ministre des Affaires étrangères, avait d'ailleurs acté par avance l'issue de cette joute électorale en se déclarant prêt à travailler avec l'ancien maire de Londres.

À A 55 ans, celui qui fut naguère journaliste au Daily Telegraph et aussi correspondant du magazine américain The Spectator, avant de se faire le chantre du Brexit, devra réussir là où Theresa May a échoué. La mission qui incombe au futur chef du gouvernement n’est pas simple. Que ce soit sur les dossiers intérieurs- Brexit...- ou extérieurs -Iran, environnement...- BoJo, comme on le surnomme, va devoir les traiter avec habileté.

La crise du Brexit

Alors que Boris Johnson fait savoir qu’il est prêt à tout pour conclure le Brexit le 31 octobre, quitte à le faire sans accord ,la manifestation, pas plus tard que samedi dans les rues de Londres, de plusieurs dizaines de milliers de Britanniques pro-Europe montre en effet que les électeurs britanniques sont divisés sur la question du Brexit. Même dominé par les conservateurs, le Parlement repousse lui aussi la perspective d'un « no deal ». Redoutant un passage en force du futur Premier ministre, la Chambre des communes a donc voté, jeudi, un amendement interdisant toute sortie de l'Union sans un vote favorable du Parlement.

Deux poids lourds du gouvernement sortant, le ministre des Finances Philip Hammond et le ministre de la Justice David Gauke, en désaccord avec Boris Johnson sur le Brexit, ont d'ailleurs déclaré qu'ils démissionneraient en cas de victoire de Boris Johnson car « servir dans son gouvernement incluraient l'acceptation d'une sortie sans accord », ce à quoi ils se disent incapables d’adhérer. Deux déclarations qui illustrent les tensions que risque de rencontrer le futur locataire du 10 Downing Street.

Un " formidable accord commercial" avec les Etats-Unis

Donald Trump a certes fait miroiter un « formidable accord commercial » au Royaume-Uni une fois sorti de l'UE. Mais concrètement, qu'adviendra-t-il de cette promesse ? On sait que les démocrates américains majoritaires à la Chambre des représentants ne veulent pas faire de cadeau à Trump déjà en campagne pour sa réélection. On sait également qu'ayant quitté l'Union européenne, le Royaume-Uni sera en position de faiblesse pour négocier un accord commercial avec Trump un homme intransigeant dans les affaires.

La crise avec l'Iran

Un autre dossier brûlant attend le nouveau Premier ministre qui va devoir résoudre la crise avec l'Iran provoquée par l'arraisonnement d'un tanker battant pavillon britannique dans le Golfe Persique par les Gardiens de la révolution. La position de Londres sur le nucléaire iranien qui collait jusqu'à présent à celle des Européens, pourrait changer... Le Royaume-Uni pourrait en effet, à la faveur de la crise iranienne, s'aligner sur la politique américaine qui a dénoncé le traité.

Le vainqueur du vote sera désigné chef du parti Tory et se rendra mercredi devant la reine Elizabeth II, qui lui confiera la responsabilité de former le gouvernement.

Joanne Courbet pour DayNewsWorld

DEFERLANTE ZELENSKY AUX LEGISLATIVES UKRAINIENNES

Le président Zelensky a obtenu une victoire massive , dimanche 21 juillet 2019, avec 42 % des voix récoltées aux élections législatives, si bien que son parti, Serviteur du peuple, pourrait gouverner seul.

Si deux partis s'avérait cependant indispensables sont pressentis pour jouer les forces d’appoint dans la majorité présidentielle :

Batkivchtchina, la formation de l’ancienne première ministre Ioulia Timochenko (7,4 % des voix), ou Holos, le parti créé par la rockstar Sviatoslav Vakartchouk, autre quadra, il y a deux mois.

M. Zelensky a d'ores et déjà proposé à M. Vakartchouk des négociations en vue de composer une coalition qui nommera le gouvernement.

Elu triomphalement à la présidence du pays au mois d’avril, l’ancien humoriste a donc conclu non moins brillamment l’acte II de sa conquête du pouvoir.

Il s’apprête à prendre le contrôle du Parlement, étape indispensable dans la transformation profonde du pays qu’il a promise aux électeurs.

Après ce plébiscite le président ukrainien a fait une sobre déclaration.

« Ce n’est pas seulement un signal de confiance, c’est aussi une immense responsabilité pour moi et mon équipe », a dit M. Zelensky, assurant : « Je suis sûr que cela peut permettre la fin de la guerre. »

Alyson Braxton pour DayNewsWorld

ON A TIRE SUR LE FIL DU BURKINI

ET ON A TROUVE AU BOUT LE MILLIARDAIRE GEORGES SOROS

L’affaire du burkini dans les lieux de baignades publics (piscines, plages etc..) avait surgi en aout 2016, lorsque le Premier Ministre Manuel Valls avait recadré publiquement l’ancienne ministre Najat Vallaud-Belkacem qui s’était opposée aux arrêtés anti-burkini pris par une trentaine de maires, toutes tendances politiques confondues.

La question du burkini, qui s’était un peu calmée vient de resurgir cette année à Grenoble (mais aussi à Villeurbanne) entre le mois de mai et le mois de juin.

Le 23 juin, un groupe de 7 femmes du collectif « Rosa Parks Musulmanes » entourées de sympathisants membres d’Alliance Citoyenne se sont imposées dans le grand bain de la piscine Jean Bron de Grenoble, vêtues d’un burkini.

L’affaire a fait grand bruit.

Face à la Presse, elles ont invoqué la désobéissance civile pour s’opposer aux règlements des piscines  jugés discriminatoires.

Ces « incidents » qui ont ému largement en France ont conduit certains à enquêter sur les origines de l’association Alliance Citoyenne.

Et là ! surprise de taille !

L’association Alliance Citoyenne apparait dans la liste des bénéficiaires de la généreuse « Open Society Foundations », un réseau de fondations crée par le très controversé milliardaire américano-hongrois Georges Soros.

En 2016, l’Alliance Citoyenne a  été récipiendaire de 80 000 dollars.
Au travers de son activité (ou activisme ?) l’association veut se hisser en France à un niveau national, dans le cadre de l’organisation de campagne anti-discrimination.

D’après notre excellent confrère, le Canard Enchainé, (voir son édition du 3 juillet) l’association est présidée par Taous Hammouti (à l’origine d’une pétition en faveur de la libération de Tarik Ramadan). L’association est aussi partenaire des Etudiants Musulmans, une organisation considérée comme proche des Frères Musulmans.

La solution ne serait-elle pas de dissoudre toutes les associations financées par Soros ?! L’Etat et les Collectivités locales feraient des économies car elles bénéficient toutes de subventions publiques !

Mais en France, il faut le savoir,  le Président de la République Emmanuel Macron  soutenant  la politique sorosienne …la solution doit être écartée provisoirement.

Mais à ce stade, nous devons revenir sur le personnage Soros !

Le magazine Forbes estime sa fortune à 8 milliards de dollars, transférés pour l’essentiel à Open Society Foundations qui regroupe une myriade d’ONG organisées en un réseau tentaculaire. Le milliardaire soutient : OXFAM, Green Peace, Amnisty International, Humans Rights, PICUM (Plateform for International Coopération on Undocument Migrants) une association faisant la promotion des migrants.

Il dispose en France de nombreux relais dont l’avocat William Bourdon qui assiste les djiadistes qui veulent revenir en France, Sherpa, Reporteres sans Frontière. Via ses réseaux financiers, Georges Soros a financé l’Acquarius, de célèbre notoriéte. Soros se serait aussi infiltré au sein du Vatican lorsque le Saint siège a eu des problèmes financiers.

Il est difficile donc, on le voit, de l’écarter car il appartient à l’oligarchie mondiale. Mais Salvini, Orban, Kurz, Poutine et Trump l’on mis à la porte de leurs pays respectifs.

La lutte reste on le voit, néanmoins inégale surtout lorsque l’on apprend que le spéculateur boursier dépense des millions d’euros pour faire du lobbying auprès de la Commission européenne et du Parlement Européen.

Selon Magyar Idök , Georges Soros aurait en effet pu avoir plus d’une vingtaine de rendez- vous avec Jean Claude Junker depuis l’entrée en fonction de ce dernier le 1er novembre 2014. A chaque fois, il est aisé de l’imaginer que ce sont les dossiers de l’immigration qui sont à l’ordre du jour.

Au demeurant, près d’un tiers des eurodéputés  sont dans sa poche !

Les millions d’euros dépensés par Sorgos pour le lobbying européen se sont avérés payant, puisque, dans un  rapport approuvé le 17 janvier 2019 à Strasbourg, l’UE a décidé d’allouer sur le prochain budget septennal, 1,8 milliards d’euros au financement du nouveau programme européen « Droits et Valeurs », budget dont l’essentiel est destiné aux associations dirigées par Soros … et donc l’association grenobloise qui a initié les provocations de Grenoble.

Georges Soros aura 89 ans le 12 aout prochain. Sur les photos il parait de plus en plus fatigué, marqué par l’âge. Mais il est résistant et très actif encore.

Clara Mitchell pour DayNewsWorld

DEUX FEMMES A DES POSTES CLEFS EUROPEENS

Les chefs d'État ont proposé mardi 2 juillet la nomination de la ministre allemande de la Défense, Ursula von der Leyen, à la présidence de la Commission européenne. La directrice du FMI Christine Lagarde prendra la succession de Mario Draghi à la Banque centrale européenne (BCE) début novembre. Deux femmes, et un casting inédit. Enfin le terme aux laborieuses tractations qui jusqu'à présent avaient conduit à l'échec.


Ursula von der Leyen, une fidèle d'Angela Merkel

Si le Parlement européen donne son feu vert, elle sera la première femme à occuper ce poste. Membre de la CDU comme Angela Merkel, Ursula von der Leyen a toujours affiché sa loyauté envers la chancelière, même si elle a pris ses distances avec elle sur certains sujets, comme l'instauration d’un salaire minimum interprofessionnel ou de quotas féminins pour les postes de direction, ajoute le quotidien.Elle a siégé dans tous les gouvernements de la chancelière allemande depuis son arrivée au pouvoir en 2005 : elle a été successivement ministre en charge de la Famille (2005-2009), du Travail (2009-2013) et de la Défense (depuis 2013).

Médecin de formation et mère de sept enfants, Ursula von der Leyen, 60 ans, parle couramment français et anglais. Elle est surtout une fine connaisseuse des rouages de l'Union. Elle est née et a grandi à Bruxelles lorsque son père était commissaire européen, avant de devenir ministre-président de Basse-Saxe.

À la tête de la Commission européenne, elle aura à gérer le budget pluriannuel 2021-2027 sur lequel les Européens devront s'entendre d'ici l'automne. Depuis mai 2018, la Commission européenne a mis un projet de budget sur la table. Mais pour financer ses nouvelles priorités et compenser le départ des Britanniques, il prévoit une coupe sèche de 5% dans la politique agricole commune. Une baisse jugée  « inenvisageable » par Paris.

Christine Lagarde « Mme Economiste internationale »

Les chefs d’État européens ont aussi désigné la Française Christine Lagarde pour prendre la succession de Mario Draghi à la présidence de la Banque centrale européenne (BCE) le 1er novembre. En accédant la tête de l’institution de Francfort, la directrice du Fonds monétaire international (FMI) marque une rupture nette.

Première femme à piloter le prestigieux cabinet d'avocats d'affaires Baker McKenzie, première femme à occuper le poste de ministre de l'Economie en France en 2007, puis première femme à prendre la tête du Fonds monétaire international (FMI) quatre ans plus tard, elle devient désormais la première femme à présider la Banque centrale européenne (BCE).

La nomination de Christine Lagarde à la présidence de la BCE, qui, selon Andrew Kenningham, chef économiste Europe chez Capital Economics, devrait se montrer au moins aussi dovish que Mario Draghi, à qui elle succédera en novembre , est bien accueilli par les marchés. Cette nomination « renforce notre confiance dans le fait que la BCE va assouplir sa politique monétaire dans les prochains mois. Nous pensons que la banque devrait abaisser son taux de dépôt en septembre et relancer son QE avant la fin de l’année », écrit-il.

Sa nomination à la BCE rassure également les pays d’Europe du sud, notamment l’Italie, qui voyaient d’un mauvais œil la candidature du président de la Bundesbank, Jens Weidmann, défenseur d’une ligne plus orthodoxe. Christine Lagarde devra décider de la poursuite ou non de la même ligne de politique monétaire dans les années à venir.

Britney Delsey pour DayNewsWorld

DEFICIT BUDGETAIRE ITALIEN ET MINI-BOTS

DETTE OU MONNAIE

L’Italie vient d’obtenir un sursis (le second) de 3 mois pour échapper aux sanctions en cas de déficit budgétaire excessif (les discussions reprendront fin août). Si l’Italie ne respectait pas les règles européennes, l’amende pourrait atteindre 3,5 Mds d’euros soit 0,2% du PIB italien, étant précisé que le déficit budgétaire italien déjà esquissé pourrait se situer aux alentours de 2,1% du PIB, en dessous du déficit probable pour 2020 de la France (3,1% qui a été dégradé de 0,1% pour 2020 suite à l’affaire de Gilets Jaunes et à la promesse de baisse des impôts faite par le gouvernement Philippe).

Le dossier budgétaire italien a été évoqué en marge du G20 à Osaka (Japon).

Le Président italien, Guiseppe Conte (sans étiquette et europhile) s’est dit satisfait et confiant pour la suite. Au début du mois de juin il avait cependant menacé de démissionner « si son pays ne respectait pas ses obligations financières ». « Je ne suis pas celui qui signera la procédure d’infraction » avait-il déclaré dans un discours le 1er juin 2019.

Pendant le sursis de 3 mois, il faudra donc que les promesses de réductions des dépenses budgétaires faites en contrepartie par le Ministre de l’Economie et des Finances, Giovanni Tria - un ministre proche de la Ligue mais favorable à l’euro, mais aussi un des hommes forts du gouvernement italien - soient confirmées.

Ce scenario est celui de l’élite « Mainstream » européenne. Car …

Tout irait pour le mieux dans le meilleurs des mondes europhiles, si :

- Mattéo Salvini n’était pas devenu l’homme fort de l‘Italie après la victoire sans appel de la Ligue aux dernières élections européennes (près de 40% dans certaines régions italiennes)

- s’il n’y avait pas, à partir du 31 octobre 2019, un remaniement de la Commission Européenne (le mandat des commissaires est de 5 ans) qui risque de transformer la composition de celle-ci après le renouvellement des « top Jobs » en cours en ce moment à Bruxelles. En toute hypothèse Jean- Claude Junker ne présidera plus cette commission à partir du 31 octobre.

Le bras de fer, ou une négociation sur de nouvelles bases avec Bruxelles restent à l’ordre du jour.

Pour autant, il reste difficile de préjuger de l’issue du dossier budgétaire italien et ceci même si l’endettement de l’Italie ne cesse inexorablement de progresser (132,2% du PIB en 2018, 137,7% en 2019, 135,7% en 2020) et même si au lendemain des élections européennes on a pu constater une réelle détente sur les taux d’intérêts que Mario Draghi avait fait monter, par manipulation, pour punir les italiens à raison de « leur indiscipline budgétaire » et de leurs orientations par trop populiste.

En effet, Mattéo Salvini n’est pas le clone d’Alexis Tsipras.

Mattéo Salvini est conseillé par Claudio Borghi, un économiste brillant qui avait prévu la crise monétaire et financière de 2007/2008

Pénétré des expériences Grecque et Chypriote, la droite populaire et nationaliste italienne prépare depuis de nombreux mois un plan de riposte. Le 28 mai 2019, les députés italiens ont voté la création de titres de paiement, ou mini bonds du trésor ou mini-Bots, ceci sur proposition du Président de la Commission du Budget, Claudio Borghi (voir ci-dessus), contempteur de l’euro qui souhaite, soutenu par le sénateur Alberto Bergnai (économiste de formation lui aussi) revenir à la Communauté Européenne d’avant Maastricht. Le nouveau système devrait permette à l’Italie de sortir du carcan budgétaire de l’euro.

Car contrairement à ce qui est dit couramment le problème de l’Italie est plus celui de sa croissance économique (à l’arrêt depuis la création de l’euro) que celui de son endettement (le budget primaire de l’Italie est en équilibre ce sont les charges financières qui le plombent et le mettent en déficit). Avec cette faible croissance le chômage des jeunes atteint 50%, un niveau intolérable socialement et politiquement.

Les italiens ont aussi des problèmes avec leurs banques dont la Montepacshi qui est en très grande difficulté.

L’activité atone de l’Italie pèse sur l’activité des entreprises qui remboursent très mal leurs prêts, ce qui affaiblit le secteur bancaire .Les entreprises ont aussi des dettes sociales et fiscales envers l’Etat ce qui conduit l’Etat à très mal payer ses fournisseurs/créanciers (la dette de l’Etat italien envers ses créanciers fournisseurs de marchés publics s’élève aujourd’hui à 50 Mds d’€ avec des délais de paiements exceptionnellement longs.

Avec le système des mini-Bots, les entreprises vont être autorisées dorénavant à se dégager de leurs dettes envers l’Etat en utilisant lesdits mini-Bots et pouvoir ainsi purger leur bilan de provisions obligatoires et légales précédemment, lesquelles vont ensuite leur permettre d’injecter de façon massive de nouvelles liquidités (3% du PIB) dans le circuit économique par le biais de leur consommation. Mais les entreprises pourront également utiliser ces mini-Bots, qui seront interchangeables avec les billets en € (les mini-Bots n’existeront pour l’instant que comme monnaie fiduciaire, utilisables seulement au plan interne), pour payer les salaires ; ces mini-bots pourront ensuite être utilisées à leur tour par les particuliers pour payer leurs impôts et « and so on, and so on .. » On va assister à la mise en place d’un système circulaire de paiements libératoires en Italie.

Mais, sachant que le billet de banque se définit comme un instrument de paiement libératoire en totalité, il est aisé de penser que sous peu, le mini-Bot s’appellera … lire. A usage interne seulement.. Mais pour combien de temps ?

Car , naturellement la BCE (Banque Centrale Européenne) n’acceptera pas ce système. Elle ne l’avait déjà pas accepté lorsqu’il avait été proposé plus discrètement par Yanis Varoufakis (économiste et homme politique grec anti-austérité) au moment de la crise grecque. Par mesure de rétorsion elle refusera certainement de refinancer les banques italiennes et évincera l’idée de racheter des titres publics et privés ou des obligations publiques ou privées en cas de crise bancaire, provoquant ainsi une grave crise financière en Italie. La BCE pourrait même dans un tel contexte, aller jusqu’à exclure l’Italie de la zone euro ?!

Tel que décrit, est-ce la stratégie subtile qu’a bâtie Matteo Salvini qui attendrait ainsi que l’UE mette l’Italie à la porte ? Lequel Mattéo Salvini pourrait ensuite répliquer : « si vous nous mettez à la porte, alors nous partons » ! Faisant observer simultanément que ce n’est pas l’Italie qui aura violé les Traités !

Comme on le voit, ces décisions pourraient conduire dangereusement à la désintégration de la zone euro, si chère pourtant à Emmanuel Macron.

Avec une dépréciation prévisible de 15 à 20% de la lire, nouvel version italienne de l’euro, les marchés bancaires et financiers européens seront inévitablement contaminés, surtout ceux de l’Allemagne qui est la plus exposée. Le Target 2 (chambre de compensation européenne) disparaitra alors et la zone euro éclatera avec pour conséquence la suppression totale de l’euro …

Le scénario esquissé est noir…mais ira-t-il jusqu’à son terme car l’UE sans l’Italie, cela n’a plus de sens ! La politique d’austérité imposée par Jean Claude Junker pourra-t-elle se poursuivre sans risque d’éclatement ? C’est la question fondamentale qui reste posée à la veille de la désignation du Président de la BCE !

On voit que le choix des personnalités qui vont pour 5 ans présider au destin de l’Europe s’avère crucial.

Clara Mitchell pour DayNewsWorld

DESACCORD EUROPEEN INSTITUTIONNEL A PROPOS DES POSTES CLEFS OU LE CASSE TETE DES TOP JOBS

Depuis le lendemain des élections européennes, les 3 grandes familles politiques,

PPE ( Démocratie Chrétienne), S&D (Socialistes) et Libérale (ALDE) sont à la recherche des futurs dirigeants européens : Présidence du Parlement, Présidence du Conseil Européen, Banque Centrale (BCE) et Haut Représentant de l’UE aux affaires étrangères.

Depuis le lendemain des élections européennes qui se sont tenues fin mai dans tous les pays de l’UE , les négociations sur le sujet se sont avérées ardues, celles-ci devant s’inscrire non seulement dans les résultats sortis des urnes mais devant aussi tenir compte de la double clef politique tirée du Traité à savoir :

1° la présidence de la Commission se décide à la majorité qualifiée des 28 Etats (soit 21 Etats représentants 65% de la population)

2° à la majorité absolue pour la présidence du Parlement

3° sachant qu’il est à la base et en principe exigé que les candidats aient un profil de « très haut niveau » capable de leur permettre de répondre à Trump, Poutine ou Xi Jinping .

Depuis le lendemain des élections européennes, la France et l’Allemagne, sans lesquelles aucun accord n'est possible, ne s’entendent sur rien à ces sujets, pourtant essentiel pour les équilibres et l’avenir de l’UE.

Le sommet de Bruxelles (Consillium) des 20 et 21 juin, où la question avait été mise à l’ordre du jour, s’est achevé dans l’impasse alors que, comme on sait, la date limite d’installation du Parlement Européen dans sa nouvelle composition est prévue pour le 2 juillet ? Le temps presse !

C’est par le Parlement Européen que tout doit commencer.

Le Parlement Européen est la seule institution de l’UE élue au suffrage universel. Son influence politique et ses pouvoirs n’ont cessé de croitre depuis 1957. Le Parlement Européen joue un rôle majeur dans le processus décisionnel de l’Union Européenne : il vote conjointement avec le Conseil Européen et sur proposition de la Commission, la législation de l’Union ; il établit le budget et exerce un contrôle politique sur l’ensemble des institutions ; il dispose du pouvoir important de choisir le Président de la Commission Européenne sur proposition du Conseil.

Dans ce contexte, on comprend mieux pourquoi c’est le processus de désignation du Président de la Commission qui en premier lieu a fait débat , certains à l’exemple de la Chancelière allemande, Angela Merkel, voulant lier davantage cette désignation au résultat des élections au Parlement (procédure du « SpitzenKandidat »), d’autre, à l’exemple du Président français Emmanuel Macron, voulant l’en détacher.

Qu’est ce que la procédure du "SpitzenKandidat"?

Depuis le traité de Lisbonne de 2009, ce ne sont plus les chefs de l’Etat qui nomment le Président de la Commission mais c’est le Président du Parlement Européen et dans ce cadre le traité de 2009 a prévu un lien réel avec le résultat des élections européennes.

Le Conseil Européen doit en fonction de ces règles proposer un candidat à la fonction de Président de la Commission tenant compte des résultats électoraux.

Le candidat à la Présidence du Parlement européen doit être préalablement élu par les députés européens, ou plus précisément par la majorité qui s’est dégagée lors des élections.

C’est donc bien sur la base de ce que prévoit le traité que la procédure du « SpitzenKandidat » a été mise en place, un système emprunté au demeurant au système électoral allemand. Le terme « SpitzenKandidat » désigne donc bien « le candidat arrivé en tête de liste ». Le 7 février 2018, le Parlement Européen sortant avait rappelé son attachement à ce mode de sélection du Président de la Commission, qui selon lui avait été une réussite depuis 2004 (voir exemple de Jean Claude Junker issu du PPE).

Appliqué à l’UE, il désigne le mécanisme selon lequel le Président du Parlement Européen, qui désignera ensuite celui de la Commission, doit être le candidat du groupe ayant remporté le plus de sièges et est donc majoritaire.

Pour autant et pour atteindre ce résultat il faut que chaque groupe ait désigné préalablement son candidat et compté ses troupes.

Le PPE qui est toujours le groupe majoritaire (même s’il a perdu des sièges en raison de la défaite des LR et de Bellamy en France) et qui compte aujourd’hui 182 sièges a désigné comme tête de liste Manfred Weber, un candidat qui tout naturellement a vocation à devenir Président de la Commission et qui au demeurant est soutenu par la Chancelière allemande.

Cette solution ne s’est pas avéré du gout de tout le monde. Depuis quelques semaines en effet des voix se sont élevées contre le mécanisme du « SpintzKandidat ». Parmi eux, Donald Tusk, le Président en sa formation actuelle du Conseil Européen qui a déclaré récemment que : « le mécanisme de sélection mis en place depuis 2004 ne présentait pas de caractère automatique, les chefs d’Etat ou le Chefs de Gouvernement considérant qu’ils devaient jouir d’une certaine autonomie ? »

Des tractations doivent se poursuivre dès aujourd’hui, vendredi 29 juin au G20 à Osaka (Japon).

A l’heure ou nous écrivons Manfred Weber tient toujours la corde, soutenu par Angela Merkel. Manfred Weber qui est député européen depuis 2004 et qui est issu de la très conservatrice CSU, branche bavaroise de la CDU allemande dont est issu Angela Merkel est pourtant un inconnu du public. « Il n’a jamais été chef de l’Etat ni Premier Ministre », une tare que ne manque pas de relever Emmanuel Macron qui le trouve …. Trop jeune…

Ingénieur de formation, c’est un pur produit européen. Sa désignation à la tête du PPE a été une surprise. Il ne parle pas le français, et pratique un anglais basique (parler français et anglais fluently sont deux exigences posées par les Etats pour occuper la fonction de Président de la Commission Européenne).

Pour obtenir le poste, Manfred Weber devra réunir au moins 372 voix sur son nom au Parlement, un chiffre élevé que le PPE ne peut lui apporté seul (18 sièges).

Le 20 juin, depuis Bruxelles les sociaux démocrates et les libéraux ont annoncé qu’ils ne voteront pas pour le « SpintzKandidat » allemand. La fronde est emmené par Emmanuel Macron lui-même ;

Mais depuis, le PPE a fait savoir de son coté qu’il n’avait pas l’intention d’abandonner son candidat, pourtant affaibli. L’actuel Président du PPE, Joseph Daulh, un proche d’Angela Merkel n’a pas hésité à brandir la menace du blocage. Le cavalier seul et l’arrogance (une fois de plus) d’Emmanuel Macron sont en train de soulever l’hostilité et un « french basching » qui lui ont déjà aliéné beaucoup de soutiens.

Côté allemand, l’exaspération est en effet à son comble. La CDU/CSU est furieuse et de plus en plus résolue à faire barrage, en réponse, au candidat d’Emmanuel Macron, le français Michel Barnier, le négociateur du Brexit.

La relation entre Emmanuel Macaron et Angela s’est une fois de plus détériorée.

La bataille des postes clefs en Europe est devenue un terrain d’affrontements entre Paris et Berlin, qui laissera des traces.

En attendant on est à moins de 6 jours de l’installation du parlement européen qui devrait avoir lieu le 2 juillet. En coulisse, on annonce que des petits déjeuners sont en tarin d’être préparer, pour pouvoir donner du temps au temps, quelques heures….supplémentaires qui pourraient être utiles.

Dans cette lutte de pouvoir assez inédite c’est une fois de plus la démocratie européenne et son avenir qui sont en jeu et qui risquent d’en prendre un coup.

Clara Mitchell pour DayNewsWorld

LA MEUTE CONDAMNEE POUR VIOL COLLECTIF

A 15 ANS DE PRISON

Pour la justice, «La Meute» s'est bien rendue coupable d'un viol collectif. La plus haute instance judiciaire espagnole a requalifié les faits dans cette affaire qui avait ému l’Espagne l’an dernier. La plus haute instance judiciaire espagnole a aggravé à 15 ans de prison les condamnations prononcées contre cinq hommes en requalifiant les faits en « viol », dans l'affaire de « la Meute ».

La justice espagnole n’y a vu, à deux reprises, qu’un abus sexuel . La Cour suprême a tranché définitivement la question : il a bien eu viol collectif. Ils ont écopé de 15 ans de prison chacun .

Ces cinq hommes, qui se surnommaient « la Meute », avaient violé collectivement une jeune fille de 18 ans en juillet 2016 à Pampelune (nord), en pleines fêtes de la San Firmin.

Ils s'en étaient vantés sur WhatsApp

Moins d'un quart d'heure après l'avoir rencontrée, ivre, ils lui avaient fait enchaîner fellations et rapports sans préservatifs dans l'entrée d'un immeuble, avant de voler son téléphone et de la laisser à moitié nue. S'en vantant sur un groupe WhatsApp, les cinq hommes avaient diffusé des images de leurs agissements.

Leur condamnation en première instance en avril 2018 à neuf ans pour abus sexuel - et non pour viol - et leur remise en liberté provisoire avaient entraîné d'énormes manifestations à travers le pays.

Cette peine avait été confirmée en décembre par une juridiction d'appel qui avait estimé qu'il n'y avait pas eu violence et qu'il était trop difficile de déterminer s'il y avait eu intimidation, les deux conditions nécessaires pour conclure au viol, selon le code pénal espagnol.

Mais la Cour suprême a cassé ces deux décisions de justice et considéré que les faits « ne pouvaient constituer un délit d'abus sexuel » mais étaient bien constitutifs « d'un viol ».

Décrivant un « authentique scénario d'intimidation », les cinq magistrats, dont deux femmes, ont souligné qu'« à aucun moment la victime n'avait consenti aux actes sexuels commis par les accusés ». « Il est inadmissible de forcer le droit à l’extrême en exigeant des victimes des attitudes héroïques qui les conduiraient à endurer un plus grand mal », a écrit le parquet. Evoquant « une intimidation suffisante pour annuler la volonté de la victime », le parquet demandait donc la reconnaissance du viol.

Depuis, le gouvernement socialiste a annoncé sa volonté de réformer le Code pénal pour introduire la notion de consentement sexuel explicite, sur le modèle de la Suède, où tout acte sexuel sans accord clair est considéré comme un viol. La décision pourrait être connue dès vendredi.

Boby Dean pour DayNewsWorld

DEUX FINALISTES POUR LE POSTE

DE PREMIER MINISTRE AU ROYAUME-UNI

L’ancien ministre des affaires étrangères de Theresa May disputera le vote du Parti conservateur pour le poste de premier ministre face au « brexiter » dur, Boris Johnson.

Les adhérents du parti conservateur vont désormais choisir parmi ces deux candidats pour remplacer Theresa May au 10 Downing Street. Ils ne sont désormais plus que deux dans la course pour le 10 Downing Street et la tête du Parti conservateur au Royaume-Uni. L'ancien maire de Londres, Boris Johnson, et le chef de la diplomatie britannique, Jeremy Hunt, ont été choisis par les députés conservateurs pour briguer la succession de la Première ministre, Theresa May, à l'issue d'un cinquième vote jeudi 20 juin. Les résultats de cette consultation seront connus dans la semaine du 22 juillet.

Personnalité éloquente mais terne, Jeremy Hunt, 52 ans , devenu multimillionnaire après avoir fondé Hotcourses, une société spécialisée dans les sites Internet universitaires, s’est lancé en politique en 2015 en se faisant élire dans une circonscription du Surrey (sud-ouest de Londres) acquise aux conservateurs. Proche de l’ancien premier ministre, David Cameron, il a été son ministre de la culture, avant de devenir ministre de la santé pour huit ans.

Après avoir pris position contre le Brexit lors du référendum de 2016, il a tourné casaque à l’automne 2017, affirmant qu’il voterait pour le Brexit en cas de second référendum en raison de l’« arrogance » de la Commission européenne dans les négociations avec Londres. Promu ministre des affaires étrangères en juin 2018 après la démission de Boris Johnson, il osé comparer l’Union européenne à une prison soviétique. Conscient de l'enjeu du Brexit pour son pays ,M.Hunt a déclaré:  « Je mesure la responsabilité qui pèse sur mes épaules : montrer à mon parti comment nous pouvons mettre en œuvre le Brexit sans provoquer une élection », a réagi Jeremy Hunt sur Twitter.

Jeremy Hunt compte en effet renégocier l'accord de sortie du Royaume-Uni conclu en novembre avec Bruxelles. Il est disposé à repousser la date du Brexit, si les dirigeants européens acceptent de rouvrir les négociations. Mais le chef de la diplomatie britannique est aussi prêt à quitter l'Union européenne sans accord s'ils refusent.

Moins modéré que son rival, Boris Johnson part cependant comme le grand favori dans cette course, avec une large avance de 160 voix sur 313, suivi par Jeremy Hunt, 77 voix. Ex-ministre des Affaires étrangères de Theresa May, Boris Johnson s'est dit sur Twitter « profondément honoré d'avoir obtenu plus de 50% des suffrages ». L 'ancien maire de Londres veut quant à lui que le Royaume-Uni quitte l'UE le 31 octobre, accord renégocié ou pas. Et il menace même de ne pas payer la facture du Brexit – un montant évalué entre 40 et 45 milliards d'euros – si l'UE n'accepte pas de meilleures conditions pour son pays. D'aucuns voient déjà Boris Johnson élu au poste de chef du Parti, excepté s'il devient son propre ennemi...

Ce scrutin est crucial pour le Royaume-Uni dans la désignation du prochain chef du Parti conservateur, à qui reviendront les clefs du 10 Downing Street mais aussi l'épineux dossier du Brexit, programmé pour le 31 octobre.

Boby Dean pour DayNewsWorld

FRANCE LES URGENCES EN GREVE

Ce mardi 11 juin, à l'appel de l'intersyndicale CGT-FO-Sud santé et CFE-CGC, les personnels soignants sont appelés à manifester contre la dégradation des services publics dans les hôpitaux.

Des manifestations sont ainsi prévues en régions, et à Paris, devant le ministère de la Santé.

Au même moment, Agnès Buzyn, sera face aux sénateurs pour défendre son projet de loi « Ma Santé 2022 », qui doit « redonner un souffle nécessaire à notre système de santé ».

Elle a également promis une « mission de refondation » des services d'urgences menée par Thomas Mesnier, député LaRem.

Plus de 95 services d’urgence en grève partout sur le territoire, des équipes grévistes réquisitionnées manu militari à leur domicile pour prendre leur poste de travail, des soignants épuisés obligés d’être arrêtés par leur médecin, la situation est explosive aux urgences.

La grève des urgences est un mouvement de fond que l’énième mission, même de «refondation», commandée par la ministre de la santé Agnès Buzyn, ne calmera pas .

Boby Dean pour DayNewsWorld

LE D-DAY OU LA PAIX EN HERITAGE

Donald et Melania Trump ont retrouvé jeudi matin Emmanuel et Brigitte Macron afin d'honorer la mémoire des combattants américains pour le 75ème anniversaire du débarquement.

La France célèbre jeudi le 75e anniversaire du Débarquement allié sur les plages de Normandie en présence de Donald Trump, Emmanuel Macron, et de plusieurs vétérans centenaires.

Le président américain et sa femme Melania ont atterri en milieu de matinée à Caen à bord d'Air Force One.

Etape-clé de la libération de l’Europe du joug nazi, ce débarquement est le plus important de l’histoire par le nombre de navires engagés. Près de 3 000 civils normands ont perdu la vie les 6 et 7 juin, soit presque autant que de militaires alliés le jour J.

En début de la matinée, Theresa May et Emmanuel Macron ont entamé ces célébrations côté français en dévoilant la première pierre du futur mémorial en hommage aux militaires britanniques, à Ver-sur-Mer (Calvados).

Le président français a réaffirmé la solidité « des liens singuliers » entre la France et le Royaume-Uni malgré la perspective du Brexit, et juste avant le prochain départ de Mme May de la tête du gouvernement britannique.

Cette cérémonie est l'une de ses dernières apparitions officielles à l'étranger. A l'issue de la cérémonie, les deux dirigeants ont salué les vétérans avant d'admirer la Gold Beach.

Donald et Melania Trump ont retrouvé jeudi matin Emmanuel et Brigitte Macron afin d'honorer la mémoire des combattants américains pour le 75ème anniversaire du débarquement.

Le cimetière américain de Colleville-sur-Mer, site majestueux surplombant la falaise compte 9.387 croix ou étoiles de David blanches parfaitement alignées sur un gazon vert qui semble s'étendre à perte de vue.

Environ 160 vétérans de la Seconde Guerre mondiale (45 du Jour J) sont présents pour la cérémonie

De leur côté, le Premier ministre français Edouard Philippe et son homologue canadien Justin Trudeau ont célébré les 14 000 Canadiens débarqués le 6 juin.

« Il y a 75 ans jour pour jour, sur ces côtes, sur ces falaises, 10.000 hommes ont versé leur sang et des milliers ont sacrifié leur vie pour leurs frères, leurs pays, et pour la survie de la liberté », a déclaré Le Président Donald Trump.

Boby Dean pour DayNewsWorld

75 E ANNIVERSAIRE DU DEBARQUEMENT

Le coup d’envoi des célébrations est donné ce jour en Angleterre, à Portsmouth où une cérémonie internationale réunit la reine Elizabeth II, la Première ministre britannique Theresa May, Donald Trump, Emmanuel Macron et Justin Trudeau.

Après avoir assisté à deux heures de représentations, ils vont participer à un déjeuner ensemble.

Jeudi, ils sont attendus sur sept sites français de Normandie pour une séquence diplomatico-mémorielle dans le cadre du

«D-Day».

Au total plus de 280 événements ont été labellisés pour ce 75e anniversaire du débarquement, avec de nombreux bals populaires, feux d’artifice et sauts de parachutistes.

Etape clé de la libération de l’Europe du joug nazi, le débarquement du 6 juin 1944 est le plus important de l’histoire par le nombre de navires engagés :

6 939 navires ont débarqué 132 700 hommes sur les plages de Normandie.

Près de 3 000 civils normands ont perdu la vie les 6 et 7 juin, soit presque autant que de militaires alliés le Jour J.

De 5 à 6 millions de touristes sont attendus en 2019 sur les sites de la bataille de Normandie dans le cadre de cet événement.

Boby Dean pour DayNewsWorld

ARRIVEE TRIOMPHANTE DE DONALD TRUMP

A LONDRES

A partir de ce lundi, le président américain débute une visite officielle de trois jours au Royaume-Uni, afin de commémorer le Débarquement allié en Normandie.

Quelques heures seulement avant l’atterrissage d'Air Force One sur le sol britannique, lundi 3 juin, Donald Trump s’est fendu d’un tweet qui critiquait ouvertement le maire de Londres.

Il y qualifiait le maire de la capitale britannique Sadiq Khan de « loser total ». «Sadiq Khan (...)

a fait des commentaires méchants «concernant le président des Etats-Unis», a tweeté Donald Trump, estimant que ce «loser total» ferait mieux de se concentrer sur la lutte contre la criminalité à Londres.

Une drôle de façon de remercier celui qui sera son hôte durant trois jours.

Heureusement le président des États-Unis ne rencontrera pas l’édile pendant ce séjour, mais Theresa May, Première ministre sur le départ pour avoir échoué à mettre en œuvre la sortie de l'Union européenne, trois ans après le référendum du Brexit.

En juillet dernier, lors d’une précédente visite, Donald Trump avait déjà fait la leçon à la cheffe du gouvernement sur cet inextricable Brexit.

Cette fois encore, Donald Trump ne devrait pas hésiter à jouer les moralisateurs avec son homologue britannique.

Dans un entretien accordé au Sunday Times, dimanche 2 juin, le président américain a redit son attachement à un Brexit dur.

Egal à lui-même , Donald Trump a également recommandé à son futur successeur de quitter l'UE sans accord et fait de l'ex-ministre des Affaires étrangères Boris Johnson, partisan d'un Brexit dur, son champion pour la remplacer.

Jeremy Corbyn, le chef du Labour, principal parti d'opposition britannique, a qualifié les commentaires de Donald Trump d'«ingérence inacceptable dans notre démocratie».

Parmi ses opposants, le président américain compte même Meghan Markle. La duchesse de Sussex a d’ailleurs prétexté de devoir s’occuper d’Archie pour ne pas avoir à côtoyer le président des États-Unis à Buckingham Palace.

Depuis, celui-ci l’aurait traitée de « méchante » au cours d’une interview.

Alize Marion pour DayNewsWorld

MOSCOU ESPIONNERA LES RUSSES

UTILISATEURS DE TINDER

La célèbre application de rencontres Tinder devra collaborer avec les services de sécurités russes , dont le FSB, en partageant les données de ses utilisateurs.

C'est ce qu'a affirmé le gendarme de l'internet russe Roskomnadzor lundi.

Roskomnadzor tient en effet une liste de services en ligne actifs en Russie qui doivent fournir les données de leurs utilisateurs aux autorités russes, si celles-ci en font la demande.

Tinder «a été ajouté à ce registre après avoir transmis les informations nécessaires, à la demande de Roskomnadzor», a tweeté l'agence des télécoms russe.

Roskomnadzor établit cette liste en collaboration avec les services de sécurité russes.

Elle oblige ses membres à partager ses clés de chiffrement avec les autorités et à conserver en Russie les données de leurs utilisateurs pendant six mois.

Actuellement, ce registre compte des dizaines d'entreprises dont le réseau social russe Vkontakte.

Boby Dean pour DayNewsWorld

L'AUTRICHE A UNE CHANCELIERE

Le président autrichien Alexander Van der Bellen a désigné jeudi la cheffe de la Cour constitutionnelle comme chancelière par interim.

C'est la première femme à occuper ce poste.

Brigitte Bierlein est chargée de former un gouvernement technique intérimaire qui expédiera les affaires courantes en attendant les élections législatives prévues en septembre. Son prédécesseur Sebastian Kurz a été renversé par le Parlement à la suite du scandale de corruption dit de l'Ibizagate.

«Je vais m'efforcer de gagner la confiance des Autrichiens», a affirmé Brigitte Bierlein dans une déclaration télévisée où elle est apparue au côté du président Van der Bellen.

Elle a annoncé qu'elle allait entamer des discussions avec les partis politiques et les organisations de la société civile dans les prochains jours.

Elle a indiqué que Clemens Jablons, un ancien président de la Cour administrative suprême, «était prêt à assumer les fonctions de vice-chancelier et ministre de la Justice». Elle a ajouté qu'elle allait proposer le ministère des affaires étrangères au diplomate Alexander Schallenberg.

Motion de censure

Le chancelier conservateur autrichien Sebastian Kurz a été renversé lundi par une motion de censure. Elle a été votée par les principaux partis d'opposition, dix jours après le scandale de l'Ibizagate qui a fait exploser la coalition que son parti OVP avait formée avec l'extrême droite du FPÖ.

La coalition ÖVP-FPÖ a volé en éclats avec la diffusion le 17 mai d'une vidéo piège tournée en 2017 sur l'île espagnole d'Ibiza.

Dans cette vidéo, le vice-chancelier et ex-chef FPÖ, Heinz-Christian Strache, se montrait prêt à offrir à la fausse nièce d'un oligarque russe d'importants marchés publics en échange de financements illégaux.

Carl Delsey pour DayNewsWorld

UNE VAGUE VERTE EUROPEENNE AVEC LAQUELLE LES PARTIS POLITIQUES VONT DEVOIR COMPOSER

Les élections « montrent que nous ne mettons pas la crise climatique seulement à l'agenda de la rue mais aussi dans les bureaux de vote », s'est félicitée la figure de proue des Fridays for Future en Allemagne, Luisa Neubauer.

Avec des scores à deux chiffres chez des poids lourds de l'UE, en Allemagne, en France en particulier, les partis écologistes ont enregistré un succès historique aux Européennes : l'urgence climatique s'impose désormais comme un sujet crucial pour les électeurs.

Les Grünen allemands ont doublé leurs résultats par rapport à 2014 avec 20,9% des voix. En France, les écologistes sont en 3e position avec 12%. En Autriche, en Irlande, aux Pays-Bas leurs homologues sont aussi au-delà de 10%, avec des scores importants attendus au Royaume-Uni comme en Belgique.

Pourquoi une telle percée inédite des écologistes ?

Les Verts sont arrivés avec cette élection à séduire un électorat jusque là peu présent dans les urnes , à savoir  la jeunesse.

Selon un sondage* Ipsos/Sopra Steria pour France Télévisions et Radio France, les Verts EELV ont en effet recueilli 25 % des voix chez les 18-24 ans, devançant, sur cette tranche d’âge, le RN (15 %) et LREM (12 %). Et lors de ce scrutin, EELV est devenu le premier parti chez les 18-34 ans. Un succès qui dépasse les frontières : en Allemagne, les Verts (Grüne) sont aussi en tête chez les moins de 30 ans, avec 33 % des suffrages. Dans l'électorat allemand, une rupture générationnelle se dessine par ailleurs, les Verts arrivant largement devant les conservateurs parmi les 18-44 ans quand la CDU-CSU de Mme Merkel domine chez les plus de 60 ans.

De quoi valider l’émergence d’une génération écologiste portée par la jeunesse ?

L’enjeu écologique a gagné la conscience des jeunes car ces derniers savent qu'ils vivront le réchauffement climatique et en subiront les conséquences d'autant que les alertes alarmantes lancées par la communauté scientifique se sont multipliées. Ces enjeux très politiques peuvent donc être très mobilisateurs pour la jeunesse. D'ailleurs cette dernière s'est emparée du sujet en organisant ces derniers mois les marches pour le climat et les « Fridays for future » un peu partout en Europe.

Mais si les écologistes séduisent aujourd’hui une grande partie des jeunes électeurs européens, ils sont loin d’avoir conquis l’ensemble de la nouvelle génération et de se l'être attachée. La tendance n’est pas unanime en Europe, notamment en Espagne, en Italie, en Grèce et à l’Est, où les partis écologistes sont quasi inexistants. De plus la jeunesse veut une transformation radicale de la société, ce qu'aucun parti ne leur propose actuellement et 60% des jeunes n'ont pas voté.

Les Verts , qui pourraient se retrouver en position de faiseurs de roi ou peser sur la composition de la Commission européenne et l'identité de son président, si ni le centre-droit (PPE) ni le centre-gauche (PSE) ne parviennent à obtenir une majorité absolue, compte en tout état de cause adopter une position très pragmatique. Interrogée à la télévision allemande, la cheffe de file des Verts européens a refusé de se prononcer sur sa préférence : « Ce qui nous intéresse, c'est que nos propositions » soient reprises, a martelé Ska Keller.

« Ce résultat est une invitation à toute le spectre politique: attaquez-vous vraiment à la crise climatique », a tweeté Luisa Neubauer, « la planète se fiche de savoir si la protection du climat est de gauche ou libérale. »

Joanne Courbet pour DayNewsWorld

ELECTIONS EUROPEENNES

CES EGERIES DE L'ECOLOGIE

Elles sont jeunes et incarnent cette génération montante qui place l'avenir de la planète au cœur du débat politique.

Grâce à ces jeunes filles, Greta, Luisa et d'autres la percée des écologistes aux élections européennes s'est propagée dans toute l'Europe.

Sans ces jeunes qui n'ont souvent pas encore l'âge de voter, les partis Verts de l'Union européenne auraient peut-être enregistré une poussée mais leur activisme tous azimuts dans les médias, dans la rue et sur les réseaux sociaux a indéniablement un effet mobilisateur.

Les Verts européens ont réalisé une forte poussée, tirés en particulier par les scores des écologistes allemands (20,5%), français (13,47%) et britanniques (12,1%).

A 16 ans, la Suédoise Greta Thunberg, égérie d'un mouvement devenu mondial, fait converger sur son nom des centaines de milliers de jeunes dans des dizaines de pays lors des manifestations «Fridays For Future», et fait des émules un peu partout.

L'une d'elles, Luisa Neubauer, étudiante de 23 ans, est surnommée «la Greta allemande».

Greta a inspiré d'autres jeunes filles et femmes, comme en Belgique les étudiantes flamandes Anuna De Wever, 17 ans, et Kyra Gantois, 20 ans, ou en Ouganda Leah Namugerwa, 14 ans.

Anuna et Kyra ont déjà publié un essai, Nous sommes le climat. Lettre à tous, publié en France chez Stock.

Andrew Preston pour DayNewsWorld

LE CHANCELIER AUTRICHIEN SEBASTIAN KURZ RENVERSE PAR LE PARLEMENT

Le chancelier autrichien Sebastian Kurz a été renversé lundi par une motion de censure adoptée par les principaux partis d'opposition, dix jours après le scandale de l'Ibizagate qui a fait exploser la coalition qu'il avait formée avec l'extrême droite.

Le sort gouvernemental de cet homme politique de 32 ans, au pouvoir depuis fin 2017, a été scellé par la décision lundi du FPÖ de voter la défiance aux côtés des sociaux-démocrates du SPÖ. Ces deux formations cumulent une majorité de 103 mandats dans l'hémicycle de 183 sièges.

Il appartient désormais au président Alexander Van der Bellen de former un gouvernement technique intérimaire qui expédiera les affaires courantes jusqu'à l'automne.

Encore cité il y a peu en modèle par les tenants d'une droite dure en Europe pour le gouvernement qu'il avait formé avec le FPÖ, le jeune chef de gouvernement conservateur a lui-même été emporté par la crise politique qui a impliqué son ancien allié. Il a donné rendez-vous à ses soutiens pour les législatives anticipées de septembre.

Plus jeune dirigeant d'Europe, Sebastian Kurz devient le premier chancelier autrichien à être renversé par une motion de censure, et celui dont le mandat aura été le plus bref, malgré des taux de popularité au plus haut.

La destitution de M. Kurz intervient paradoxalement après que son parti ÖVP a recueilli dimanche le meilleur score jamais réalisé par une formation autrichienne à des européennes depuis l'adhésion du pays en 1995, avec de 34,9% à 35,4% des voix selon les projections.

Le chef des conservateurs a désormais les coudées franches pour préparer les législatives. «En septembre, ce sera le peuple qui décidera», a souligné M. Kurz lors de sa première apparition publique après sa destitution.

«Je suis toujours là et nous nous battrons. Le changement que j'ai initié il y a deux ans ne s'arrêtera pas», a-t-il martelé dans un discours aux allures de lancement de campagne.

Britney Delsey pour DayNewsWorld

LE NOUVEAU PARLEMENT EUROPEEN


Paul Emison pour DayNewsWorld

 

THERESA MAY ANNONCE SA DEMISSION

BROYEE PAR LE BREXIT

«Theresa May doit maintenant démissionner », avait déclaré sur Twitter le député conservateur David Evennett.

« Nous avons besoin d’un nouveau Premier ministre, d’un nouveau gouvernement et d’une nouvelle approche sur le Brexit ».

C'est bientôt chose faite :

la Première ministre a indiqué ce vendredi qu'elle démissionnait de son poste.

Theresa May a annoncé vendredi sa démission, suite à son échec à faire adopter son plan de retrait de l'Union européenne. Une démission effective au 7 juin.

La voix étranglée par l'émotion, Theresa May a précisé qu'elle démissionnerait de ses fonctions de cheffe du Parti conservateur - et donc de cheffe du gouvernement - le 7 juin, dans une allocution prononcée devant le 10, Downing Street.

Elle a exprimé, au bord des larmes, « un profond regret de ne pas avoir été capable de mettre en oeuvre le Brexit » .

Boris Johnson, champion des Brexiters, fait partie des favoris pour la remplacer.

Les candidatures à sa succession devront être déposées avant le 14 juin. La semaine suivante, les députés conservateurs commenceront à éliminer les candidats un à un via des votes successifs pour aboutir à un duo final, «un processus qui devrait être terminé à la fin du mois de juin», a précisé le parti vendredi. Ses membres choisiront ensuite leur favori parmi les deux finalistes. En poste jusqu’à l’élection du nouveau chef du parti conservateur, Theresa May restera donc première ministre au plus tard jusqu’à la fin de juillet.

«Mon successeur devra trouver un moyen d’aller de l’avant qui honore le résultat du référendum», a-t-elle rappelé en guise d’ultime conseil.

Joanne Courbet pour DayNewsWorld

BREXIT OU UN SECOND REFERENDUM


« Votez ma loi, et vous pourrez ensuite l’amender en prévoyant un deuxième référendum », a lancé la cheffe de gouvernement en présentant aux députés le texte de l’accord de divorce d'avec l'UE

La Première ministre britannique Theresa May a proposé, ce mardi 21 mai, aux députés de voter un « nouvel accord de Brexit » afin de permettre au Royaume-Uni de sortir de l'Union européenne, comme l'ont voté les Britanniques il y a trois ans. Pour eux se présente ainsi « une dernière chance » de répondre à la volonté des électeurs.

Elle doit en effet soumettre dans la semaine du 3 juin à la Chambre des communes une loi d’application du Brexit, et ce alors que les députés ont rejeté par trois fois l’accord conclu avec l’Union européenne.

Le projet de loi sur le retrait (Withdrawal Agreement Bill) que la Première ministre britannique compte soumettre au vote des députés inclut une disposition prévoyant un vote pour ou contre la tenue d'un nouveau référendum à propos de ce texte.

« Je reconnais la force sincère et authentique du sentiment de la Chambre sur cette question importante », a déclaré Theresa May. « Le gouvernement intégrera donc dans l'introduction du Withdrawal Agreement Bill l'obligation de voter sur la tenue ou non d'un second référendum », a-t-elle dit. « Cela doit avoir lieu avant que l'accord de retrait soit ratifié », a-t-elle expliqué.

Par conséquent, aux députés qui veulent un second référendum pour confirmer l'accord, je dis qu'il faudra [adopter] le Withdrawal Agreement Bill pour qu'il ait lieu. »

Mme May a déclaré avoir aussi écouté les inquiétudes des unionistes du parti nord-irlandais DUP à propos du « filet de sécurité » (backstop), une solution incluse dans le traité de retrait de l’UEet destinée à éviter le retour d’une frontière physique entre la province britannique d’Irlande du Nord et l’Irlande. Le backstop, solution de dernier recours, n’entrerait en vigueur qu’après la période de transition et si aucune autre solution n’était trouvée d’ici à la mi-2020 entre Londres et Bruxelles.

La dirigeante conservatrice a également affirmé que son projet de loi donnera des garanties supplémentaires sur les droits des travailleurs et les protections environnementales, ce qui était aussi réclamé par l'opposition travailliste.

Des annonces qui interviennent quatre jours après la rupture par le Labour des discussions avec Theresa May.

Quoiqu'il advienne, la cheffe du gouvernement devrait quitter ses fonctions dans la foulée, poussée vers la sortie par son propre camp...

Joanne Courbet pour DayNewsWorld

LE GRAND RENDEZ-VOUS DES DROITES NATIONALISTES A MILAN

OU VERS UNE COALITION LARGE ?

Matteo Salvini rassemble ce samedi les représentants d’une dizaine de partis souverainistes pour partir à la conquête de l’Union européenne. À une semaine du scrutin européen Matteo Salvini et sa principale alliée Marine Le Pen, présidente du Rassemblement national (RN) en France souhaitent réussir l’alliance de douze partis nationalistes et identitaires, dont les positions divergent pourtant sur de nombreux points.

Ils ont tous deux sillonné l'Europe ces dernières semaines dans l'espoir de créer un grand groupe d'eurodéputés pour changer de l'intérieur le visage de l'Union européenne. L'Italien se rêve en capitaine des populistes à Strasbourg. Matteo Salvini semblet en position de force : être au pouvoir et ministre de l'Intérieur, c’est-à-dire, celui qui justement est là pour réguler les flux migratoires, combattre la criminalité est un atout incontestable.

«Nous sommes à la veille d’un exploit historique. Pour la première fois depuis soixante ans, nous avons la capacité d’incarner une véritable alternance au sein de l’hémicycle de Strasbourg. Comme de bloquer l’Union européenne dans sa course folle vers plus de fédéralisme.», affirmait la présidente du RN jeudi dans une interview au Figaro.

L'Europe des nations et des libertés, troisième force du Parlement ?

Leur objectif est de faire du groupe Europe des nations et des libertés (ENL), où siègent déjà la Ligue, le RN, le FPÖ autrichien ou le Vlaams Belang flamand, la troisième force du Parlement européen, une place que convoitent aussi les libéraux de l’ALDE, où pourraient siéger les élus français rangés derrière le président Emmanuel Macron.

Outre les alliés historiques du groupe ENL, le leader de la Ligue pourra se targuer d’avoir réuni autour de lui des poids lourds tels que l’AfD allemande, le Parti du peuple danois et les Vrais Finlandais. Le fer de lance de la ligne anti-migrants en Europe a pu attirer dans son champ des candidats qui ne font pourtant pas partie du même groupe politique au Parlement européen. C’est le cas par exemple d’Olli Kotro des Vrais Finlandais, ou d’Anders Vistisen du Parti populaire danois, qui font partie des Conservateurs et réformistes européens (CRE). Mais ni les conservateurs du Pis polonais, ni le parti du premier ministre hongrois Viktor Orban, n’auront cédé aux sirènes du rassemblement populiste.

Des divergences

C'est que les divergences sont en effet nombreuses comme, par exemple, sur le rapport à entretenir avec la Russie, Marine Le Pen et Matteo Salvini étant proches de Moscou alors que les partis nationalistes des anciens pays communistes y sont allergiques. Pour Varsovie, très méfiant vis-à-vis de Moscou, impossible donc de s’associer au groupe ENL réputé très proche du Kremlin. Viktor Orban, provisoirement suspendu de la droite européenne (PPE) en raison de ses dérives autoritaires,  se contente de flirter avec l’extrême droite.

Même à propos de l'immigration une alliance entre Matteo Salvini et George Meuthen, un dirigeant de l’AfD allemande également présent à Milan, semble totalement impossible, Salvini voulant par exemple, une redistribution des réfugiés en Europe, Meuthen ne voulant accueillir aucun réfugié. Des divergences d'ordre économique sont également à noter : Marine Le Pen est beaucoup moins pro-européenne et beaucoup plus interventionniste économiquement que la quasi-totalité des extrêmes droites au Parlement européen. Par exemple, le FPÖ autrichien a toujours eu une dimension européenne classique, comparable à celle des Républicains.

Toutefois, malgré les nombreuses divergences, l'Europe a un argument majeur : l'argent. Créer un groupe au Parlement européen, c'est obtenir des fonds qui permettent ensuite aux partis de faire de la politique interne. Il est donc possible que les partis nationalistes parviennent à faire alliance...

Et à en croire les projections, le camp eurosceptique pourrait occuper entre 170 et 180 sièges du futur Parlement sur 751.

Alizon Braxton pour DayNewsWorld

BREXIT THERESA MAY SUR LE DEPART

L'opposition travailliste a rompu vendredi les négociations avec le gouvernement sur le Brexit, à six jours des élections européennes.

Les discussions sur l’accord de sortie du Royaume-Uni de l’UE sont « allées aussi loin que possible » compte tenu de « la faiblesse et de l’instabilité croissantes » du gouvernement conservateur, a écrit vendredi le chef du Labour Jeremy Corbyn dans une lettre à Theresa May. Pour lui, « l’autorité érodée » de la dirigeante remet en cause sa capacité à « concrétiser tout engagement » pris au cours de ces pourparlers

La majorité et le principal parti d’opposition à Londres cherchaient depuis début avril à trouver un compromis sur les termes du Brexit. L’objectif était de trouver un terrain d’entente qui aurait notamment pu permettre à Theresa May de faire voter son accord au parlement et donc d’enclencher le Brexit.Le chef de file des Travaillistes explique que les deux parties ont « été incapables de combler d’importants écarts politiques » .

Poussée vers la sortie par les siens

Mais le coup de grâce est venu ce jeudi du redoutable Comité 1922 qui rassemble les députés conservateurs non-membres du gouvernement. Ces derniers ont poussé la cheffe de file des conservateurs à la démission qui a annoncé « un calendrier pour l’élection d’un nouveau leader du Parti conservateur », autrement dit un nouveau premier ministre. Au Royaume-Uni, le chef du parti qui commande une majorité aux Communes devient chef du gouvernement.

Theresa May vit donc ses derniers jours à la tête d’un gouvernement britannique paralysé par l'incapacité de trouver un accord de sortie du Royaume-Uni de l’UE.

Les résultats catastrophiques pour son parti aux élections locales début mai ainsi que les sondages inquiétants pour les européennes ont donc scellé le sort de Theresa May, avec les populistes en embuscade.

Les électeurs reprochent aux conservateurs mais aussi aux travaillistes leurs atermoiements sur le Brexit, initialement prévu le 29 mars mais repoussé au 31 octobre. Pour la quatrième et dernière fois, la première ministre britannique sollicitera des députés, début juin, un vote favorable à l’accord sur le Brexit qu’elle a signé en novembre 2018 avec les vingt-sept pays de l’Union européenne (UE). Puis, quelle que soit l’issue du scrutin, elle tirera sa révérence.

Des candidats sur les starting-blocks

Boris Johnson a confirmé jeudi qu’il serait candidat au poste de Premier ministre. L’ancien maire de Londres, 54 ans, a été l’un des grands artisans de la victoire du Brexit au référendum de juin 2016. Nommé ministre des Affaires étrangères dans la foulée par Theresa May, il n’a cessé de critiquer sa stratégie dans les négociations avec Bruxelles, avant de démissionner pour défendre un hard-Brexit. Mais Michael Gove ministre de l’Environnement, Jeremy Hunt, ministre des Affaires étrangères ou encore, Andrea Leadsom, la ministre chargée des relations avec le Parlement sont aussi de potentiels chefs de gouvernement.

Mais le Royaume-Uni ne sait toujours pas quand ni comment il va sortir de l'UE.

Joanne Courbet pour DayNewsWorld

LE FEUILLETON JUDICIAIRE DE JULIAN ASSANGE FONDATEUR DE WIKILEAKS CONTINUE

L'enquête pour viol, dont est accusé le fondateur de WikiLeaks, est rouverte par la justice suédoise. La justice suédoise a annoncé lundi la réouverture de l'enquête pour viol contre le fondateur de WikiLeaks Julian Assange. Elle espère le voir comparaître devant un tribunal avant la prescription du crime en 2020 s'il n'est pas extradé d'ici là vers les Etats-Unis.

L'annonce du parquet de Stockholm relance un feuilleton judiciaire qui dure depuis près d'une décennie. Pendant cette période, Julian Assange et ses soutiens n'auront eu de cesse de dénoncer une manœuvre destinée à le faire extrader vers les Etats-Unis pour y répondre des fuites de documents secrets américains par WikiLeaks.

C'est officiellement pour éviter cette extradition que l'Australien s'était réfugié en 2012 à l'ambassade d'Equateur à Londres. En son absence, et faute de pouvoir faire avancer l'enquête, la justice suédoise avait abandonné les poursuites en mai 2017. Mais son arrestation spectaculaire le 11 avril à Londres avait ravivé l'espoir de la plaignante et de son avocate de le voir remis à la Suède en vue d'un procès avant la prescription échéant en août 2020.

«J'ai décidé aujourd'hui de rouvrir l'enquête», a annoncé Eva-Marie Persson, procureure adjointe, lors d'une conférence de presse. «M. Assange étant sorti de l'ambassade équatorienne, les circonstances sont réunies pour demander sa remise (à la (à la Suède) en vertu d'un mandat d'arrêt européen, ce qui n'était pas le cas avant le 11 avril.»  Le parquet va émettre dans les plus brefs délais un mandat d'arrêt européen à l'encontre de M. Assange.

Agée d'une trentaine d'années à l'époque des faits, la plaignante avait rencontré son agresseur présumé lors d'une conférence de WikiLeaks à Stockholm. Elle l'accuse d'avoir engagé un rapport sexuel dans la nuit du 16 au 17 août, pendant qu'elle dormait et sans préservatif alors qu'elle lui avait à plusieurs reprises refusé tout rapport non protégé.

Julian Assange a toujours soutenu qu'elle était consentante et avait accepté de ne pas utiliser de préservatif.

«Signal fort»

Son avocat suédois, Per E Samuelson, a estimé lundi que la Suède se «ridiculisait» en relançant des poursuites «vieilles de 10 ans». «Je ne suis pas le moins du monde inquiet pour ce qui concerne la question de la culpabilité», a-t-il dit à la télévision.

Pour l'avocate de la plaignante, la décision de la justice suédoise «envoie un signal fort». «Nul n'est au-dessus de la loi, pas même quand on s'appelle Julian Assange», a lancé Elisabeth Massi Fritz à la presse à Stockholm.

Piratage informatique

Julian Assange, 47 ans, est inculpé par la justice américaine d'association de malfaiteurs en vue de commettre un «piratage informatique», pour avoir aidé l'ex-analyste du renseignement américain Chelsea Manning à obtenir un mot de passe et ainsi accéder à des milliers de documents classés secret-défense. Il refuse d'être extradé vers les Etats-Unis, où selon le représentant de la justice américaine, il risque une peine maximale de cinq ans de prison. La procédure d'examen de la demande d'extradition vers les Etats-Unis suit son cours.

Toutefois selon le parquet suédois, en «cas de concurrence entre un mandat d'arrêt européen et une demande d'extradition américaine, ce sont les autorités britanniques qui fixent l'ordre de priorité».

Britney Delsey pour DayNewsWorld

ELECTIONS EUROPEENNES EMMANUEL MACRON

A QUITTE OU DOUBLE

«Je mettrai toute mon énergie pour que le Rassemblement National (RN) qui est une liste de déconstruction de l’Europe, ne soit pas en tête ; moi je suis un patriote français et européen ; eux ce sont des nationalistes » Emmanuel Macron, Sibiu (Roumanie) jeudi 9 mai 2019

Toute la mystique sur laquelle Emmanuel Macron avait fondé sa campagne présidentielle de 2017 a été ancrée sur l’idée que le « futur » président de la République « En Marche » ambitionnait de transformer la France au moyen de l’Europe.

Une majorité de Français ont entendu le message et ont voté par 56% des voix pour ce jeune et « tout neuf » candidat de 39 ans.

Sur le thème européen, Emmanuel Macron avait donc incontestablement en 2017 « rallumé  des étoiles européennes » dans l’esprit des Français.

Sur le seul sujet de l’Europe, Emmanuel Macron suscitait alors des torrents d’enthousiasme au cours de ses meetings : au seul nom de celle-ci le public se levait !

A partir de son élection, le chef de l’Etat n’a pas cessé de rappeler son combat européen, en particulier lors de son  célèbre discours de la Sorbonne (26/09/2017) ou encore au travers des sévères polémiques qu’il n’a pas cessé d’entretenir avec les vices présidents italiens d’extrême droite, (donc populistes et nationalistes) Di Maio et Salvini, puis un peu plus tard avec le Premier Ministre Hongrois ,Victor Orban.

Mais, derrière ces duels à fleurets à peine mouchetés, le Président de la République française souhaitait, on l’a vite compris, affirmer son leadership sur l’histoire de l’Europe à venir au cours de la prochaine décennie, voire plus.

Le sujet a pris ensuite très vite une tournure franco-française lorsque Emmanuel Macron se permit d’évoquer « la lèpre populiste qui gagne » alors même que, sur le plan européen, il était obligé constater simultanément son isolement, sur ses thèses européistes, suite à l’affaiblissement d’Angela Merkel .

Au début de son mandat Emmanuel Macron estimait pouvoir compter sur un allié : le peuple. Les mouvements sociaux provoqués par l’apparition des Gilets Jaunes lui ont apporté dès la fin de l’année 2018 un cinglant démenti !

Le Roi est aujourd’hui nu ! Incapable de surcroit de mesurer le phénomène de rejet profond qu’il a provoqué et la marée d’hostilités dont les manifestations chaque samedi des Gilets Jaunes ont été l’expression.

Dès lors, pour relancer la dynamique macroniste, il a fallu revoir le discours et la stratégie du mouvement LREM, encalminé par l’entrée en campagne calamiteuse de Nathalie Loiseau, Ancienne  Ministre des Affaires Européennes et tête de la liste « La Renaissance » (LREM).

Pour cela, l’idée est progressivement apparue dans l’entourage d’Emmanuel Macron qu’il vaudrait mieux sortir en bonne position de ces élections européennes ; et pour sortir en bonne position il fallait inquiéter, faire peur et  sonner la mobilisation générale contre les nationalistes.

C’est ainsi qu’est apparu une nouvelle stratégie électorale macroniste  que l’on a vu évoluer vers la dramatisation tant «  la menace populiste » ( ?) était en train de devenir forte…. Et supposée menaçante pour l’avenir de l’Europe !

Et ceci quitte à simplifier le message ! Quitte à le personnaliser de façon maximale !

C’est dans ce contexte que, dès son arrivée à Sibiu (Roumanie), le Chef de l’Etat n’a pas hésité à marteler : «  l’alternative est claire : le choix est entre ceux qui veulent construire l’Europe ensemble, même de manière différente et ceux qui veulent la déconstruire, et même de la détruire pour revenir au nationalisme ». Moi ou le chaos ! Pour reprendre un adage gaullien.

Dans le droit fil de cette analyse, Emmanuel Macron s’est installé depuis quelques jours dans le rôle de meilleur entraineur et de meilleur stimulant électoral. Dans ce rôle par exemple, le Président de la République n’a pas hésité à être le seul orateur à intervenir sur le clip électoral de la liste « La Renaissance » conduite par Nathalie Loiseau, clip qui devrait être diffusé à partir de demain.

La riposte de Marine Le Pen ne s’est pas fait attendre. Invitée sur LCI le jeudi 9 mai, la Présidente du Rassemblement National a dénoncé le rôle de chef de Parti et de Directeur de Campagne dont s’est affublé le Président de la République, qui selon les principes de la Vème République est normalement le Président de tous les Français : «  Si ces élections du fait de l’engagement personnel d’Emmanuel Macron sont transformées en référendum , pro macron, il faut que ce dernier en tire les conséquences et qu’en cas d’échec personnel il ait l’honneur et la dignité de faire comme le Général De Gaulle, qu’il parte s’il n’arrive pas en tête.. »

Le ton vient donc de monter brusquement entre le Chef de l’Etat et la Président de RN.

Le match est ouvert ! Il risque d’être violent ! Il risque aussi de réserver des surprises de taille, que Nathalie Loiseau se remplume ou pas dans les sondages.

Aujourd’hui pour la 3éme fois les deux courbes de résultats se sont croisées. La liste RN arrive en tête avec 22,5% des voix, LREM-La Renaissance étant en dessous avec 22%.

Dans cette situation on peut estimer que l’avenir d’Emmanuel Macron risque de se jouer à quitte ou double.

Clara Mitchell pour DayNewsWorld

UNE TRENTE-QUATRIEME LISTE POUR LES ELECTIONS EUROPEENNES OU L'UNION DES DEMOCRATES MUSULMANS FRANCAIS

Une trente-quatrième liste en France pour les Européennes.

L'Union des démocrates musulmans français (UDMF) a en effet pris le train des élections européennes en marche. 

Le parti a obtenu jeudi 9 mai l'autorisation du ministère de l'Intérieur pour présenter sa liste « Une Europe au service des peuples » lors du scrutin du 26 mai.

La liste avait été invalidée dans un premier temps: selon Nagib Azergui, fondateur du parti et tête de liste il manquait une mention manuscrite à certains documents remis par les candidats de l'UDMF.

Le ministère de l'Intérieur a fini par la valider, après avis du Conseil d'État.

L'Union des démocrates musulmans de France, né à la fin de l'année 2012, a été crée par Nagib Azergui, originaire de Nanterre (Hauts-de-Seine).

Le programme de la liste « Une Europe au service des peuples » est axé autour de « sept défis capitaux », dont l'écologie, la lutte contre l'évasion fiscale, la volonté du vivre-ensemble notamment avec la volonté affichée en fin de programme d' « une loi (...) inscrite au sein du Parlement européen afin de condamner toute diffusion de discours de haine envers la communauté musulmane en permettant la dissolution de toutes associations ou groupements islamophobes, tous médias qui exploitent cette littérature islamophobe pour faire du profit en véhiculant des théories complotistes anti-musulmanes », avance le programme.

L'Union des démocrates musulmans français entend lutter contre l'islamophobie tout en rejetant l'idée de communautarisme. Un défi...

Andrew Preston pour DayNewsWorld

ELECTIONS EUROPEENNES 2019 LISTES FRANCAISES

Elles ont été classées selon l'ordre du tirage du ministère de l'Intérieur. Elles sont au nombre de 33

1 La France insoumise (La France insoumise et Gauche républicaine et socialiste)
2 Une France royale au cœur de l'Europe (Alliance royale)
3 La ligne claire (Souveraineté, identité et liberté et Parti de l'innocence)
4 Parti pirate
5 Renaissance soutenue par La République en marche, le MoDem et ses partenaires
6 Démocratie représentative
7 Ensemble Patriotes et Gilets jaunes : pour la France, sortons de l'Union européenne (Les Patriotes)
8 PACE – Parti des citoyens européens
9 Urgence écologie (Génération écologie, Mouvement écologiste indépendant et Mouvement des progressistes)
10 Liste de la reconquête (Dissidence française)
11 Les Européens (Union des démocrates et indépendants)
12 Envie d'Europe écologique et sociale (Parti socialiste et Place publique)
13 Parti fédéraliste européen – Pour une Europe qui protège ses citoyens (Parti fédéraliste européen)
14 Mouvement pour l'initiative citoyenne
15 Le courage de défendre les français avec Nicolas Dupont-Aignan (Amoureux de la France)
16 Allons enfants
17 Décroissance 2019
18 Lutte ouvrière – contre le grand capital, le camp des travailleurs (Lutte ouvrière)
19 Pour l'Europe des gens, contre l'Europe de l'argent (Parti communiste français)
20 Ensemble pour le Frexit (Union populaire républicaine)
21 Liste citoyenne du Printemps européen avec Benoît Hamon soutenue par Génération.s et DiEM25
22 À voix égales
23 Prenez le pouvoir, liste soutenue par Marine Le Pen (Rassemblement national)
24 Neutre et actif
25 Parti révolutionnaire Communistes
26 Espéranto – langue commune équitable pour l'Europe (Europe Démocratie Espéranto)
27
Évolution citoyenne
28 Alliance jaune, la révolte par le vote
29 Union de la droite et du centre (Les Républicains)
30 Europe Écologie (Europe Écologie Les Verts)
31 Parti animaliste
32 Les oubliés de l’Europe – artisans, commerçants, professions libérales et indépendants – ACPLI
33 Union démocratique pour la liberté, égalité, fraternité (UDLEF)

Plusieurs partis ont renoncé

Cannabis sans frontières
Civitas
Comités Jeanne
Les Radicaux de gauche
Mouvement V
Nouveau Parti anticapitaliste
Parti égalité et justice
Rassemblement des contribuables français
Rassemblement des écologistes pour le vivant
Rassemblement des Gilets jaunes citoyens
Résistons
Volt France

Le dépôt des candidatures s’est achevé ce vendredi 3 mai à 18 h.

La campagne officielle se déroulera du 13 au 25 mai 2019.

Le matériel électoral (affiches, affichettes, professions de foi, bulletins de vote etc...)

A été acheminé dès samedi dans chacun des centres départementaux dédiés, sous haute surveillance. Ces centres vont dès leur réception les remettre à chacune de commun disposant d’un ou plusieurs bureaux de vote.

Ces élections européennes nous apparaissent pour la première fois depuis longtemps  importantes et décisives pour l’avenir de l’Europe (ou plus précisément de l’UE). Aussi nous essayerons de revenir régulièrement vers vous pour évaluer les enjeux de ces élections européennes 2019 et le poids des différents partis en présence.

En attendant le seul message  que nous nous autorisons à faire passer est : « de voter et de faire voter ».

Clara Mitchell pour DayNewsWorld

LES DEUX GRANDS PARTIS BRITANNIQUES REMIS EN QUESTION PAR LA SANCTION DES URNES

Le deux grands partis britanniques ont connu un net recul aux municipales du jeudi 2 mai 2019 payant leur incapacité à mettre en œuvre le Brexit. En effet Labour et Torie, les deux partis traditionnels, ont obtenu chacun 28% des voix dans un scrutin, qui visait à renouveler près de 9.000 sièges dans 249 assemblées locales en Angleterre et 11 en Irlande du Nord.

Ces élections sonnent comme un sérieux avertissement pour le parti conservateur mais aussi pour les travaillistes pour les européennes..« On savait que les électeurs étaient mécontents de la façon dont les tories s’occupaient du Brexit, mais il apparaît qu’ils ne sont pas heureux non plus de la réponse que le parti travailliste y a apporté, analyse John Curtice, politologue à l’université de Strathclyde

Ce score est une sanction pour le Parti conservateur, qui a perdu le contrôle de 37 exécutifs locaux, et 1.008 élus poussant plusieurs députés conservateurs à exiger une nouvelle fois la démission de Theresa May.

Le Labour, critiqué pour son positionnement flou sur le Brexit, a lui limité les pertes, avec 4 assemblées locales perdues et 86 élus en moins. Pour les Tories comme pour le Labour, la dégringolade est d'autant plus douloureuse que ces partis « ont perdu le plus de voix dans les zones où ils étaient les plus forts », soit le sud pour les conservateurs et le nord pour les travaillistes, a souligné John Curtice, professeur de sciences politiques à l’Université de Strathclydes.

Face à ces deux partis traditionnels, les autres partis ont progressé: libéraux-démocrates, Verts, mais aussi de nombreux candidats sans étiquette.

Ainsi les libéraux-démocrates clairement anti-Brexit sont les grands gagnants avec 19% des voix. Ils sont devenus majoritaires dans 11 nouvelles assemblées locales et ont obtenu 541 nouveaux élus. « La montée des Lib’ Dem’ aujourd’hui est un tremplin pour les élections européennes », s’est félicité leur chef de file, Vince Cable. Pour le député et ancien ministre Edward Davey, « les libéraux démocrates ont prouvé qu’ils pouvaient constituer une alternative solide aux conservateurs et aux travaillistes. »

Les élections européennes, qui se tiendront dans trois semaines, sauf accord de dernière minute sur le Brexit, s’annoncent donc catastrophiques pour les deux principaux partis. Le nouveau Parti du Brexit, créé par Nigel Farage, est en tête des sondages, oscillant entre 27 % et 30 % de soutien seulement trois mois après sa création. Pour de nombreux Britanniques, l’idée de voter pour des députés européens presque trois ans après avoir choisi par référendum de quitter l’Union européenne est inadmissible.

Politiquement, le résultat des élections locales pourrait pousser les deux grands partis à chercher un compromis, pour éviter la sanction annoncée par les sondages.

Derrière le Parti du Brexit de M. Farage, les travaillistes arrivent en deuxième position (entre 21 % et 27 %) tandis que les conservateurs sont relégués loin derrière, à la troisième place (de 13 % à 16 %).

Jenny Chase pour DayNewsWorld

ELECTIONS EUROPEENNES MUNI DES ARGUMENTS

DE PHILIPPE DE VILLIERS LE RASSEMBLEMENT NATIONAL CARACOLE DESORMAIS EN TETE

Le 19 avril 2019, l’Institut de sondages  IFOP dévoilait les résultats de son sondage quotidien (« rolling » pour les habitués) en vue des élections européennes.

Selon les résultats de cette enquête réalisée pour Paris Match, CNews, Sud Radio, la liste du Rassemblement National (RN) dépassait celle de la République en Marche (LREM) de 0,5%.

Pour la première fois les courbes se croisaient ! Mais 0,5%, c’était très peu ; cela restait dans la marge d’erreur reconnue par les sondeurs.

Publié hier, 3 mai 2019, un nouveau sondage effectué par les Instituts IFOP/FIDUCIAL place à nouveau, à 4 semaines des Elections Européennes les intentions de vote en faveur du RN (Marine Le Pen) devant LREM (Emmanuel Macron), à 22,5%  la LREM n’enregistrant que 21,5% des intentions de vote.

Le RN a donc gagné 1,% d’intentions de vote en 15 jours.

Mieux, ces mêmes sondages enregistrent une très nette augmentation du nombre d’électeurs qui disent vouloir aller voter pour dire non à Emmanuel Macron.

Comment le parti de Marine Le Pen en est-il arrivé là aujourd’hui ?

Le premier argument qui vient à l’esprit est issu du mouvement des Gilets Jaunes, toujours mobilisés depuis le 17 novembre 2018.

Sauf que l’argument parait insuffisant lorsque que l’on constate au fil des semaines que le mouvement serait principalement ancré à gauche, voire à l’extrême gauche, des courants qui, lorsqu’on les additionne, restent en pourcentage minoritaires dans l’ensemble de l’électorat.

Il faut donc en déduire que ce sont les électeurs de droite, potentiellement abstentionnistes, quelques mois auparavant, qui sont venus gonfler les intentions de vote en faveur du RN. Pour certains, ce serait aussi les désaffections vis-à-vis de Nicolas Dupont Aignan qui seraient à l’origine du sursaut des intentions de vote en faveur du RN ?

Les deux hypothèses sont certainement vraies mais elles n’expliquent peut-être pas à elles-seules ce mouvement électoral en faveur du RN.

Les raisons du mouvement seraient de notre point de vue à chercher chez les thèses de Philippe de Villiers développées dans son dernier livre « J’ai tiré sur le fil du mensonge  et tout est venu » (plus de 100 000 exemplaires vendus à ce jour).

Le livre semble en effet avoir provoqué « un effet de souffle » sur la campagne électorale des européennes ?

« Avec le talent qu’on lui connait, l’ancien député européen a en effet démasqué les pères fondateurs autoproclamés de l’Europe », qui selon l’écrivain n’auraient été que des agents d’intérêts politiques et financiers étrangers à ceux de la France mais aussi à ceux de l’Europe profonde.

De plateaux de télévisions en studios de radios , le Vicomte explique ses surprises et la moisson de documents et de preuves qu’il a fait en allant étudier des archives devenues récemment déclassifiées.

On y  apprend que Robert Schuman portait l’uniforme allemand pendant la Première Mondiale et qu’il avait été ministre du Général Pétain et que de son coté, Jean Monnet était un agent américain de la CIA. Tous deux ont reçu pendant des années de l’argent, des pluies de dollars au travers de structures occultes , pour mener des opérations d’influences au profit des Américains, triomphant au lendemain de la Seconde Guerre Mondiale , date de point de départ de la mise en place de « l’Empire Américain » gendarme et maître du Monde avec son dollar roi  .

Le troisième personnage mis en cause par Philippe de Villiers dans son livre est Walter Hallstein , l’architecte du Traité de Rome ami de Jean Monnet et  Premier Président de la Commission Européenne. Walter Hallstein fut un officier instructeur du nazisme.

Les révélations publiées par Philippe de Villiers sont dérangeantes, surtout présentement.

Cette situation fait dire à Philippe de Villiers que l’on ne sortira pas indemnes de celles-ci en cette période d’élections européennes.

Naturellement, Philippe de Villiers a été immédiatement taxé de « complotisme », une méthode que l’on commence à bien comprendre, utilisée systématiquement pour disqualifier ceux qui n’adhèrent pas à la pensée unique.

Cette méthode a autorisé Nathalie Loiseau, ancienne Ministre d’Emmanuel Macron et tête de liste LREM à ironiser sur les propos de l’Homme Politique/Ecrivain en les qualifiant agressivement, de  « discours » qui ressemblent à celui que diffusent depuis des décennies « des gens qui ont vu les extra-terrestres, qui pensent que la terre est plate ou que les illuminati dirigent le Monde ».

Ce à quoi Philippe de Villiers a répondu que sa démonstration s’appuie sur des documents et des preuves.

Mais Philippe de Villiers va plus loin, prenant l’exemple du Brexit et du Référendum de 2005, pour dénoncer la nature actuelle de l’Europe « devenue un entreprise de démolition de la Démocratie ».

Selon Philippe de Villiers le gène de la déconstruction de l’Europe était dans l’ADN de celle-ci, dès sa construction telle que voulue par ses pères fondateurs.

Marine Le Pen a repris la théorie de Philippe de Villiers sur l’UE dans son discours de Metz du 1er mai 2019 au travers duquel elle prédit « que le roman européiste est en train de se fracasser sur des réalités » assez effrayantes qui avaient été jusqu’ici cachées à l’opinion publique.

Et sur ce point, ce serait la relation entre la France et l’Allemagne, les deux moteurs européens depuis toujours qui en seraient ébranlés, en raison du fait  que la France aurait été la grande perdante de la mise en place de l’euro  l’Allemagne ayant symétriquement acquis sa position dominante grâce à la monnaie européenne.

Mais pas que ! Certains sont en train de rappeler le discours du 13 novembre 2018 de la Chancelière Angela Merkel, prononcé à Strasbourg , discours dans lequel cette dernière a prononcé un vibrant hommage à Walter Hallstein ( précité) , cet ancien juriste d’Hitler (Matthias Schönwald a publié dans son livre 2017, la reproduction de sa carte -1934 - de membre du parti nazi, trouvée dans les archives du Bundesarchiv de Berlin)  auteur de la théorie nazi « Das Neue Europa ».

On comprend mieux pourquoi, compte tenu de la situation française, révélations après révélations, opérations Gilets Jaunes après opérations Gilets Jaunes, les thèses européistes défendues bec et ongle par Emmanuel Macron et ses partisans sont en train de perdre du terrain !

On comprend mieux encore, pourquoi, alors que le Président de la république ambitionnait un leadership européen, les citoyens européens, de plus en plus nombreux à avoir adhéré aux thèses nationalistes, ne veulent plus de l’Europe telle qu’elle existe actuellement, impliquée dans le processus de mondialisation voulue par des élites apatrides.


Clara Mitchell pour DayNewsWorld

L'EXTREME-DROITE POURRAIT RENTRER AU PARLEMENT ESPAGNOL

Les Espagnols sont appelés aux urnes ce dimanche 28 avril pour des élections législatives, la troisième en quatre ans.

Arrivé au pouvoir en juin 2018 après le dépôt d’une motion de censure contre Mariano Rajoy, empêtré dans des affaires de corruption, le socialiste Pedro Sanchez avait été investi avec le soutien de Podemos, des nationalistes basques, ainsi que des indépendantistes catalans.

Mécontents du refus de Pedro Sanchez d’organiser un référendum d’autodétermination pour la Catalogne, les indépendantistes ont cependant refusé de voter son budget anti-austérité, le poussant à annoncer des législatives anticipées.

Pedro Sanchez a cependant mis en garde contre la résurgence de l’extrême droite.

Avec plus de 10 % des voix et une trentaine de sièges sur 350 dans les sondages, la formation politique Vox , créée en 2013, pourrait en effet faire une entrée en force à la chambre des députés dans un pays où l’extrême droite était absente du paysage depuis la mort du dictateur Franco en 1975.

Quasi inconnue il y a un an, le parti ultranationaliste a fait une entrée fracassante au Parlement andalou en décembre 2018.

Opposé au mariage homosexuel, à l'euthanasie ou à l'avortement, et comptant dans ses rangs des généraux à la retraite défenseurs du franquisme, Vox a surtout prospéré sur sa virulence à l’égard du mouvement indépendantiste catalan.

L’une des forces de Vox, c'est sa présence sur les réseaux sociaux.

Si le PSOE est donné gagnant à 28,8%, le chef du gouvernement va en revanche devoir former des alliances avec d’autres partis pour atteindre la majorité absolue de 175 députés.

Alors que le leader de Podemos, Pablo Iglesias est favorable à une alliance avec les socialistes, son parti est actuellement en chute libre dans les sondages pouvant perdre la moitié de ses sièges. Une telle coalition n’obtiendrait que 162 sièges, loin des 176 nécessaires pour la majorité absolue.

Pedro Sanchez pourrait alors négocier avec les libéraux de Ciudadanos, crédités de 14% des suffrages mais le parti centriste a largement droitisé son discours, et son leader Albert Rivera a exclu toute alliance avec les socialistes et a tendu la main au Parti populaire, classé à droite. .

Lors des élections de décembre en Andalousie, Ciudadanos n’avait pas hésité à s’allier avec le PP et le mouvement d’extrême-droite pour chasser les socialistes du pouvoir.

Britney Delsey pour DayNewsWorld

LE COMEDIEN VOLODYMYR ZELENKSKY

PRESIDENT DE L' UKRAINE

Le comédien Volodymyr Zelensky, novice en politique, a battu à plate couture le président ukrainien sortant Petro Porochenko avec 73,2% des voix contre 24,4 % au second tour. Jamais candidat à la présidentielle ukrainienne n’avait obtenu de soutien aussi massif dans l'ensemble du pays, de l'Ouest ukrainophone à l'Est russophone.

Les Ukrainiens, lassés par les scandales incessants de corruption depuis l'indépendance en 1991, ont confié les rênes du pays à un homme jeune sans aucune expérience politique si ce n'est que le rôle du président ukrainien, qu'il incarnait dans une série télévisée.

« Un Woody Allen tout droit sorti de l'écran » selon Bernard Henri-Levy.

L'humoriste de confession juive a fait sa campagne présidentielle essentiellement sur les réseaux sociaux et à coup de formules chocs mais très générales, évitant ainsi tout débat avec ses adversaires.

Et pour cause, il n'a présenté aucun programme clair.

« Je ne vais pas vous faire des promesses inutiles », avait-il lancé le soir de sa candidature.

Si les Ukrainiens savent contre quoi ils ont voté - corruption, guerre, pauvreté, ces maux associés à l’ère Porochenko- ce pour quoi ils ont voté est moins évident.

Un programme flou

En écrivant et en incarnant le rôle principal dans la série à succès Serviteur du peuple, dans laquelle un professeur d’histoire, Vasyl Holoborodko, est propulsé président afin d'éradiquer du pays la corruption, M. Zelensky a simplement donné à des millions d’Ukrainiens le sentiment que la politique pouvait être autre chose. « Nous voyons la naissance d’un projet politique réellement unique, écrivait, avant le vote, le politologue Balazs Jarabik du centre Carnegie. Un reality show dans lequel chacun peut participer. »

Sa campagne s'est avant tout joué sur la promesse de traquer la corruption,alors que le nouvel élu possède aussi une villa non-déclarée au fisc dans le quartier des oligarques russes sur une côte italienne...

Durant sa campagne il s'est également engagé à « relancer » le processus de paix , conformément aux accords de Minsk signé en 2015 dans la capitale biélorusse sous l'égide de Kiev, Moscou, Paris et Berlin. Avec comme priorité «  le retour dans leur pays des prisonniers, notamment les 24 marins capturés par la Russie au large de la Crimée.. « Le plus important est de cesser le feu », a-t-il fait valoir. Le premier ministre russe, Dmitri Medvedev, a d’ailleurs estimé, lundi, que Moscou avait « une chance » d’améliorer ses relations avec l’Ukraine après l’élection de Zelensky.

Sa philosophie repose sur un populisme « sympa », pro-européenne ne cherchant pas le clivage mais le rassemblement d’une Ukraine aux identités morcelées.

Aussi veut-il cesser l’« ukrainisation » linguistique et culturelle menée par M. Porochenko et à laquelle n’adhère pas une partie de la population, et « réintégrer » les populations du Donbass, en versant par exemple leurs pensions aux retraités des territoires de l’Est sous le contrôle des séparatistes prorusses…

Accusé d'incompétence par ses opposants, de marionnette de l'oligarque Igor Kolomoïski, ennemi du président Petro Porochenko, celui qui prêtera serment le 6 juin s'est toutefois entouré de conseillers réformateurs bon teint comme M. Danyliouk mais d’autres cercles moins recommandables issus notamment des équipes de l’oligarque Kolomoïski.

Des marges de manœuvre étroites et des opposants combatifs

Mais les marges de manœuvre du nouveau président semblent étroites. En effet il va se heurter à un Parlement hostile. Il aurait tout intérêt à dissoudre le Parlement sans attendre les législatives prévues en octobre.

Et il lui faudra lutter aussi contre les perdants du premier et second tour, opposants postés en embuscade, à commencer par Petro Porochenko, combatif ce dimanche soir devant ses partisans, en dépit de sa défaite cinglante : « Zelensky aura une opposition forte, très forte » a pronostiqué le président sortant« Nous n’avons pas gagné la bataille mais nous n’avons pas perdu la guerre » et par l’ancienne première ministre Ioulia Timochenko, sans compter les représentants des différents oligarques, qui tous disposent de relais solides sur le terrain.

Les Ukrainiens ont misé sur un outsider et leur attente est grande. La tâche qui attend Volodymyr Zelensky est gigantesque. « Casser le système », comme l’a promis le candidat, sous la pression constante d’une Russie agressive, déterminée à faire échouer son voisin .. .

Joanne Courbet pour DayNewsWorld

LE FICHAGE DES GILETS JAUNES

N’EST PAS UNE FICTION

Le 7 février 2019, sur Europe 1, Agnes Buzyn, la Ministre de la Santé, avait juré que le fichage des gilets jaunes par les hôpitaux relevait de la fiction …La Ministre avait même ajouté que « le vrai chiffre des gilets jaunes blessés était impossible à déterminer» ?

Depuis la polémique n’a pas cessé d’enfler, des preuves contraires aux affirmations d’Agnes Buzyn ayant peu à peu filtré.

Dans son édition du 17 avril 2019, le Canard Enchainé a publié le fac similé du courriel daté du 16 mars 2019 (17h30) par lequel Karin ISTIN a rappelé, aux administrateurs de l’AP-HP , en substance

« qu’il est indispensable de saisir l’identité des victimes en temps réel dans le fichier baptisé SI-VIC », un fichier qui remonterait jusqu’au Ministère de l’Intérieur, via les Préfets, chargés de la collecte des informations en application de la loi du 23 décembre 2016.

Copie de ce courriel a simultanément été adressé à Anne Rubinstein, directrice de cabinet de Martin Hirsch , Directeur Général de l’Assistance Publique, et à Arnault Poupard, son conseiller pour la sécurité.

La situation a soulevé l’indignation du personnel médical des urgences, médecins en tête, lesquels estiment que ce « fichage » relevait de la délation et que le fichier SI-VIC était détourné de ses objectifs initiaux.

Mis en place après les attentats de 2015, ce fichier devait pourtant, primitivement faciliter le décompte et l’identification des victimes d’attentats, un objectif louable !

Pour autant, relecture faite de l’article 60 de la loi précitée, on est obligé d’admettre que le dispositif prévu dans le cadre du Plan ORSAN, qui évoque « une situation sanitaire exceptionnelle » est suffisamment vague « pour permettre de ratisser large » et les pouvoirs publics ne s’en sont pas privé depuis quelques mois.

Au demeurant, ironie du sort, la loi pointe l’identification de victimes. Les Gilets Jaunes blessés « et répertoriés » seraient donc des victimes … que l’Etat pourrait donc être contraint d’indemniser à terme ? En l’absence de réponse politique, on n’en a pas fini avec les Gilets Jaunes !

Chroniqueur sur LCI, le Docteur Gérald Kierzek , urgentiste, s’est insurgé le 13 avril , après une journée de garde à l’Hôtel Dieu, journée au cours de laquelle un administrateur lui avait rappelé l’obligation qui lui était faite d’inscrire au SI-VIC les Gilets Jaunes blessés admis aux urgences. « Et puis quoi encore ! » avait-il répliqué très sèchement.

Mais de son coté, notre excellent confrère Médiapart , avait auparavant  (dès le 11 janvier 2019) protesté contre le fichage sauvage contraire aux règles de la protection des données médicales protégées par la loi, par le biais de la CNIL (Commission Nationale Informatique et Liberté) .

L’affaire s’était dégonflée, le 1er Ministre,  Edouard Philippe, ayant assuré que dans un décret de mars 2018, il avait été prévu que l’accès au fichier n’était possible , uniquement, qu’en période d’attentats.

Le conseil de l’Ordre des médecins a indiqué le vendredi 19 avril qu’il avait saisi le Ministère de la Santé et la CNIL concernant l’utilisation dévoyée de ce fichier, ceci dans le cadre du mouvement des Gilets Jaunes, qu’il est impossible, de toute évidence, d’assimiler à des attentats, « un contexte bien différent » dit le courrier du 19/04.

Un Gilet Jaune blessé le 9 février 2019, vient de déposer plainte ce même vendredi, pour « collecte illicite de données à caractère personnel » et « violation du secret professionnel », estimant que ce fichage n’avait  pour seul objectif que « de créer une liste de personnes militantes ».

Arie Alimi, avocat des Gilets Jaunes a confié dernièrement «  que les événements politiques comme le mouvement des Gilets Jaunes révèlent que certains administrateurs, des hauts fonctionnaires peuvent se comporter comme des voyous en violant la loi, en faisant du fichage discriminatoire à raison de l’appartenance politique, et plus odieux encore au sein des hôpitaux publics à propos de blessés dont certains sont gravement mutilés ».

Comme on le voit, le mensonge d’Etat est devenu un mode de gestion habituelle y compris dans le domaine, pourtant préservé jusqu’ici, de la santé et du secret médical, deux valeurs auxquelles aucun des gouvernements précédents n’avaient osé s’attaquer, tant c’est grave !

Mais aujourd’hui, Emmanuel Macron et ses affidés osent tout !


Clara Mitchell pour DayNewsWorld

UN ACTE TERRORISTE SELON LA POLICE

UNE  JOURNALISTE TUEE EN IRLANDE

LORS DE VIOLENCES

Pâques approche et la violence a frappé la ville de Londonderry, en Irlande du Nord. Une jeune journaliste de 29 ans a été tuée dans la nuit de jeudi à vendredi au cours d’échanges de tirs, une mort traitée « comme un incident terroriste » par la police nord-irlandaise.

« Je peux malheureusement confirmer qu’après des échanges de tirs cette nuit à Creggan (un quartier du nord de Derry), une femme de 29 ans a été tuée », a annoncé sur Twitter le commissaire en chef adjoint de la police nord-irlandaise, Mark Hamilton. « Nous traitons cet événement comme un incident terroriste, une enquête pour meurtre a été ouverte ». Selon plusieurs journalistes présents sur place, la victime serait Lyra McKee.Selon les médias britanniques.

La victime est une jeune journaliste de 29 ans couvrant les violences à Londonderry. Un homme suspecté d’être un dissident républicain a ouvert le feu alors que la police nord-irlandaise était visée par des tirs et de jets des cocktails Molotov au cours d’une opération de sécurité dans le quartier.

« Absolument aucune excuse pour attaquer de la sorte les collègues » des forces de police, a écrit sur Twitter la Fédération de la police nord-irlandaise. « Ils protègent cette communauté et ne sont pas là pour leur bien-être personnel. Un tel comportement doit être fermement condamné ».

Arlene Foster,  leader du parti unioniste nord-irlandais DUP, a rapidement condamné les faits, évoquant un « acte insensé » et des « nouvelles déchirantes ».

« Ceux qui ont porté des armes à feu dans nos rues dans les années 70, 80 et 90 avaient tort », a-t-elle écrit en référence à la période des « Troubles », des violences qui ont déchiré la province britannique pendant trois décennies, entre républicains nationalistes (catholiques), partisans de la réunification de l’Irlande, et loyalistes unionistes (protestants), défenseurs du maintien dans la Couronne britannique.

Le parti nationaliste irlandais Sinn Féin a également condamné « sans réserve » ces faits, qualifiant le décès de la jeune femme d'« attaque contre toute la communauté, contre le processus de paix, et contre l’accord du Vendredi Saint », signé en 1998 pour mettre fin aux Troubles, en vertu duquel le pouvoir dans la province est partagé entre le Sinn Fein et le DUP. « Nous restons unis dans notre détermination à bâtir un avenir meilleur et pacifique pour tous », a déclaré dans un communiqué Michelle O’Neill, la cheffe du Sinn Fein.

Située à la frontière avec la République d’Irlande, Londonderry, aussi appelée Derry, est tristement célèbre pour le « Bloody Sunday » du 30 janvier 1972. Des soldats britanniques avaient alors ouvert le feu sur des participants à une marche pacifique, faisant 14 morts, au plus fort des « Troubles », qui ont fait quelque 3.500 morts en trois décennies.

En janvier, l’explosion d’une voiture piégée à Londonderry, avait déjà fait craindre une nouvelle flambée de violence venant des groupes paramilitaires, en pleine tension sur le Brexit, un dossier dans lequel la frontière irlandaise constitue l’un des principaux point d’achoppement.

Britney Delsey pour DayNewsWorld

INCENDIE NOTRE-DAME N'ETAIT PAS ASSUREE

Saviez-vous que la cathédrale Notre-Dame de Paris n'était pas assuré ?

En réalité, tout comme bon nombre de bâtiments et de monuments historiques dont l'Etat est propriétaire.

La Fédération française de l’assurance a affirmé que l’Etat était « son propre assureur pour les établissements religieux dont il est propriétaire ».

Une source gouvernementale confirme que la cathédrale de Notre-Dame n’était pas assurée.

En effet, contrairement aux particuliers qui doivent impérativement assurer leur maison, l’Etat n’est pas obligé d’assurer systématiquement ses biens, monuments historiques ou pas.

L’État est propriétaire des cathédrales construites avant 1905 soit 83 sur les 93 existantes en France.

Il est son propre assureur et assume seul les risques et les dégâts. « Il n’y a pas d’assurance pour Notre-Dame », confirme donc cette source .

Mais assurance ou pas, l’indemnisation n’aurait en aucun cas suffi à financer les travaux de reconstruction.

Frédéric Durot, directeur du département dommages chez Siaci Saint Honoré, cité par Le Parisien, estime que « même si elle avait été assurée, l’indemnisation n’aurait pas été suffisante pour financer la reconstruction ».

Car selon lui l’indemnisation en cas d’incendie représente environ 200 millions d’euros.

Or depuis mardi matin, plusieurs experts s’accordent à dire qu’il faudra plusieurs centaines de millions, voir un milliard d’euros, pour remettre l’édifice en état.

Les assureurs ne seront certainement pas épargnés pour autant.

En effet, l’enquête ouverte pour déterminer les causes du sinistre devrait permettre de dégager des responsabilités.

Mardi en fin de matinée, le procureur de la République de Paris, Rémy Heitz, a indiqué que la piste accidentelle est privilégiée. Mais si une entreprise est reconnue responsable de l’incendie, son assureur devra indemniser l’État.

Mais dans ce cas, et quelle que soit la garantie souscrite par l’entreprise, l’indemnisation ne pourra pas suffire à mener à bien la reconstruction.

L'’Etat est donc obligé de faire appel à la solidarité nationale.

Alyson Braxon pour DayNewsWorld

NOTRE-DAME DE PARIS BRULE !!!

«Le feu est maîtrisé, il n'est pas totalement éteint, il y a encore quelques foyers, d'où le refroidissement qui est encore en cours. Il y a de nouveau (eu) des départs cette nuit qui ont tout de suite été maîtrisés. Mais le péril feu est écarté. Maintenant, c'est la structure bâtimentaire qui interroge et qui doit être expertisée. » a déclaré M. Numez, secrétaire d'Etat auprès du ministre de l'intérieur

Un gigantesque incendie  s'est déclaré ce lundi en  fin d'après-midi à la cathédrale Notre-Dame-de-Paris.Le feu est parti des combles, puis s’est propagé extrêmement vite à une grande partie du toit.

Les flammes ont dévoré la charpente. Il a été maîtrisé dans la nuit. La cathédrale est le monument historique le plus visité d'Europe.

Un porte-parole des pompiers de Paris a fait état d'un « départ de feu dans les combles de Notre-Dame » et précisé que d'importants moyens d'intervention sont mobilisés.

«Le péril du feu est écarté » mais des interrogations subsistent sur la résistance de la structure.

Il aura fallu plusieurs heures pour venir à bout des flammes. Le bilan matériel est dramatique : « l'ensemble de la toiture est sinistrée, l'ensemble de la charpente est détruite, une partie de la voûte s'est effondrée, la flèche n'existe plus » a relaté le lieutenant-colonel Gabriel Plus, porte-parole des pompiers de Paris.

L’incendie à Notre-Dame de Paris a pris vers 18h50. Les pompiers ont combattu le feu au péril de leur vie .400 pompiers étaient à pied d’œuvre avec 18 lances à incendie. Un pompier a été blessé.

Il était impossible d'utiliser des canadairs sur la cathédrale. «Le largage d’eau par avion sur ce type d’édifice pourrait en effet entraîner l’effondrement de l’intégralité de la structure», a tweeté la Sécurité civile.

L' incendie à Notre-Dame de Paris est "potentiellement lié" aux travaux de rénovation de l'édifice, a-t-on appris auprès des pompiers.

Selon le porte-parole de Notre-Dame, l'incendie se serait déclaré aux alentours de 18h50 heures et un large nuage de fumée grise et jaunâtre s'échappait du bâtiment, situé au centre de la capitale française, sur l’île de la Cité.
Un de nos journalistes était dans la capitale et semblait déjà avoir eu  vent du problème vers 15h30h.

C'est un drame terrible : la flèche de Notre-Dame, 93 mètres, s'est effondrée après la toiture et la charpente du monument .Un brasier s'est emparé littéralement de la cathédrale.

La Fondation du patrimoine a annoncé qu'elle allait lancer, mardi, une « collecte nationale » pour la reconstruction de Notre-Dame. La Fondation du patrimoine va lancer mardi sur le site www.fondation-patrimoine.org une «collecte nationale» pour la reconstruction de Notre-Dame.Dans la nuit, la famille Pinault a annoncé débloquer 100 millions d’euros «pour participer à l’effort qui sera nécessaire à la reconstruction complète de Notre-Dame.

« Mon père [François Pinault, fondateur de l'empire familial et troisième fortune de France] et moi-même avons décidé de débloquer dès à présent sur les fonds d'Artemis une somme de 100 millions d'euros pour participer à l'effort qui sera nécessaire à la reconstruction complète de Notre-Dame, . Cette tragédie frappe tous les Français et bien au-delà tous ceux qui sont attachés aux valeurs spirituelles. Face à un tel drame, chacun souhaite redonner vie au plus vite à ce joyau de notre patrimoine. », est-il écrit dans le communiqué.

Le directeur de la Fondation de l'Oeuvre Notre-Dame a estimé que le chantier allait durer « des décennies ». « Ce qui sera déterminant, ce sont les sources diverses de documentation, les copies qui permettront aux architectes et aux entreprises de reconstituer au plus près l'état actuel. »

Dans ce terrible drame des "trésors" de la cathédrale ont pu être sauvés.

L'ensemble des œuvres d'art qui étaient dans la partie «trésor » ont été sorties.

Ainsi la couronne d'épines et la tunique de Saint Louis, deux objets extrêmement importants pour les catholiques, ont été "sauvés" de l'incendie, a indiqué Mgr Patrick Chauvet, recteur de la cathédrale Notre-Dame de Paris. Selon la croyance des catholiques, la couronne d'épine est, celle que les soldats romains auraient posé sur la tête de Jésus pour se moquer de lui peu avant sa crucifixion. Elle a été ramenée de Constantinople par Saint Louis en 1239. Des reliques présentées, chaque premier vendredi du mois aux fidèles ont été également sauvées .D'autres pièces auraient été sauvées comme une collection de camées des papes, mais aussi des ostensoirs, des reliures ou encore des pièces d'orfèvrerie.

Les trois grandes rosaces de Notre-Dame de Paris, véritables chefs-d'œuvre, pourraient être abîmées dans l'incendie. A l'intérieur de la cathédrale, on ne connaît pas encore l'état des trois orgues, des peintures, des sculptures, ainsi que différentes pièces de mobilier.

Des statues de cuivres, par contre, sont miraculées : en effet jeudi 16 statues de cuivre ornant la base de la flèche avaient été décrochées afin d'être restaurées. Il s'agit de statues de trois mètres de haut, parties en direction de Périgueux (Dordogne).

Le parquet de Paris a ouvert une enquête pour « destruction involontaire par incendie ».

 

Cet incendie intervient au premier jour des célébrations de la Semaine sainte qui mène à Pâques, principale fête chrétienne. Construite entre 1163 et 1345, ce monument emblématique de Paris attire près de 14 millions de visiteurs chaque année.

Boby Dean pour DayNewsWorld

SECRET-DEFENSE ?

DES ARMES FRANCAISE SERAIENT UTILISEES AU YEMEN DANS DES ZONES CIVILES

Les « Yémen Papers », documents classés secret défense, détaillent l’arsenal français utilisé par l’Arabie saoudite et les Émirats Arabes unis contre les rebelles Houthis au Yémen.

Les journalistes de Disclose, en partenariat avec Mediapart, Konbini, Radio France, Arte et The Intercept, estiment que des armes françaises ont été au cœur de batailles meurtrières pour les civils.

Disclose, accuse ainsi la France de « mensonge d’Etat », lundi 15 avril. Le collectif conteste l’affirmation du gouvernement selon laquelle les matériels français n’auraient que des fonctions « défensives ».

Ces documents, appelés « Yémen - situation sécuritaire » , sont frappée du « confidentiel-défense spécial France » et ont été transmis selon Disclose à Emmanuel Macron, la ministre des Armées Florence Parly, au Premier ministre Édouard Philippe et à celui des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian. Y est détaillé l’arsenal français utilisé par l’Arabie saoudite et les Émirats Arabes unis contre les rebelles Houthis au Yémen.

Ces « Yemen Papers » comprennent cartes et tableaux, recensent notamment des canons Caesar (Nexter) « présents côté saoudien à la frontière saoudo-yéménite », des chars Leclerc dotés de munitions françaises, « observés au Yémen et déployés en position défensive » sur plusieurs bases, dont Aden, dans le sud du Yémen.

Des armes de fabrication française seraient utilisées au Yémen dans des zones où résident des civils, rapporte ce lundi 15 avril le site Disclose, sur la base d’une fuite d’un rapport de la Direction du renseignement militaire (DRM) présenté au gouvernement en octobre.

Des dispositifs de ciblage fabriqués par Thales, les pods Damocles, équipent les forces aériennes saoudiennes et « pourraient être employés au Yémen », selon la note de la DRM. Des avions de chasse Mirage 2000-9 « opèrent » au Yémen depuis la base d’Assab, en Erythrée. En mer, une frégate de fabrication française « participe au blocus naval », selon la DRM, et une corvette lance-missiles « participe au blocus naval et à l’appui des opérations terrestres menées sur le sol yéménite », peut-on lire dans un tableau récapitulatif du renseignement militaire.

Non seulement de nouvelles livraisons seraient prévues de 2019 à 2024, mais des exportations d’armes vers l’Arabie saoudite se poursuivraient selon le site. Ce dernier publie à l'appui des documents liés à un nouveau contrat signé en décembre dernier avec l’Arabie saoudite. Signé par Nexter, il prévoirait notamment la livraison de véhicules blindés et canons à l’Arabie saoudite entre 2019 et 2024.

En octobre Florence Parly n'avait-elle pas assuré que les armes « récemment » vendues par la France à l’Arabie saoudite n’avaient pas été utilisées contre les populations au Yémen et qu’il n’y avait pas de négociations en cours avec l’Arabie Saoudite sur des ventes d’armes ?

De nombreux civils seraient pourtant sous la menace directe d’armes vendues par la France.

Disclose précise qu’en croisant ces données avec celles de l’ONG américaine Acled, on peut établir déjà que 35 civils sont morts au cours de 52 bombardements entre mars 2016 et décembre 2018 dans le champ d’action des Caesar français. Plusieurs localités, dans lesquelles des sources yéménites ont directement constaté des victimes, sont concernées en 2018.Matignon répète cependant que les « armes françaises sont placées pour l’essentiel en position défensive » et assure ne pas avoir « connaissance de victimes civiles résultant de leur utilisation sur le théâtre yéménite ».

Lundi, les services du premier ministre ont répondu dans un communiqué que Paris agissait de façon « responsable et fiable » auprès de ses partenaires, avec qui la France a des « intérêts de sécurité communs : la lutte contre le terrorisme et la préservation de la sécurité au Moyen-Orient ».

La France peut-elle fournir des armes à un client qui s’en sert pour bombarder des civils au Yémen depuis quatre ans ?

Rappelons la situation tragique du pays plongé depuis plusieurs années dans la guerre. D’après l’organisation mondiale de la Santé, ce conflit aurait déjà provoqué la mort de 10 000 personnes, civils et militaires. La famine menace des millions de civils dont de très nombreux enfants. Pour reprendre les mots de l’ONU, il s’agit de « l’une des plus graves crises humanitaires.


Jennie Chase pour DayNewsWorld

 

EXTREME-DROITE EN DEUXIEME POSITION

EN FINLANDE AUX LEGISLATIVES

Les sociaux-démocrates remportent les législatives, juste devant l'extrême droite. Ils décrochent 40 sièges de députés, au coude-à-coude avec les Vrais Finlandais qui totalisent 39 mandats, juste devant les conservateurs de la Coalition nationale, à 17 % des voix et 38 députés.

Si les sociaux-démocrates signent leur retour sur le devant de la scène politique, quatre ans après leur échec aux législatives de 2015 en remportant, dimanche 14 avril, les élections législatives en Finlande, les Vrais Finlandais (extrême droite) les talonnent de près et connaissent une montée fulgurante.

Conduits par l'ancien ministre des Finances Antti Rinne, les premiers ont obtenu 40 sièges sur 200 au Parlement, soit un de plus que les Vrais Finlandais (extrême droite) !

Un écart de seulement 0,2 point sépare les deux le nombre de députés passant donc de 17 à pour l'extrême-droite. 

« Je ne m'attendais pas à un tel résultat, personne ne s'attendait à cela », a réagi Jussi Halla-aho, chef de file des Vrais Finlandais.

La Finlande est certes habituée aux larges coalitions gouvernementales, ayant le soutien d’une majorité de députés. Mais les négociations pour une coalition s’annoncent très compliquées. Car même si les sociaux-démocrates arrivent en tête, ils font beaucoup moins bien que prévu.

La formation d'une coalition avec le parti d'extrême-droite se pose désormais : le social-démocrate Antti Rinne, chef de file de la formation, n'a pas écarté cette éventualité, affirmant qu'il avait « des questions » à poser au parti. Mis à part le Parti du peuple suédois, aucune des autres formations n’a officiellement exclu de collaborer avec l’extrême droite.

Sans ambages M. Halla-aho, chef des Vrais Finlandais, a déclaré : « Nous voulons être au gouvernement mais à condition d’avancer sur les sujets qui sont importants pour nos électeurs », a-t-il fait savoir dimanche soir. Parmi ces priorités : la fermeture des frontières aux demandeurs d’asile

Rinne a précisé qu’il entendait former un gouvernement « avant la fin de mai » et assuré que sa priorité était de « restaurer la confiance du peuple ».

Le parti centriste du premier ministre Juha Sipilä a été sanctionné pour sa politique d’austérité. Les écologistes de la Ligue verte figurent parmi les gagnants de ce scrutin avec 11,5 % des voix et pourrait également faire partie du gouvernement. L’Alliance de gauche progresse à 8,2 %.

Antti Rinne devrait également tenter de convaincre une des deux grandes formations de la coalition sortante de le rejoindre.

Si la constitution d’un gouvernement s’annonce compliquée avant les élections européennes du 26 mai, le temps presse : à partir du 1er juillet, la Finlande assumera la présidence de l’Union

Jaimie Potts pour DayNewsWorld

GILETS JAUNES OU LA DECRUE ET VIOLENCE

A TOULOUSE

Si des rassemblements ont eu lieu dans plusieurs villes, notamment Toulouse, désignée « capitale » d'un jour du mouvement, la participation commence peu à peu à faiblir. Quelques 31.000 « gilets jaunes » ont manifesté samedi en France, dont 5.000 à Paris, selon le ministère de l'Intérieur.

Des chiffres légèrement  supérieurs certes à ceux observés la semaine passée -soit 22.300-, qui avait marqué la plus faible participation depuis le début du mouvement. Dans la capitale, les forces de l'ordre ont procédé à quinze interpellations et 5.885 contrôles préventifs, a indiqué la préfecture

Ces manifestations interviennent pour mettre la pression sur le gouvernement alors qu' Emmanuel Macron doit faire des annonces en début de semaine. Des annonces censées mettre fin à la crise.

Elles sont les premières à se dérouler sous le coup de la loi anticasseurs, particulièrement dénoncée par les « gilets jaunes ». Le texte laisse au pouvoir « encore plus la liberté de faire tout et n'importe quoi » contre le mouvement, a déploré Priscillia Ludosky.

Promulgué jeudi, le texte autorise notamment les fouilles de sacs et de véhicules dans les manifestations et à ses abords, et crée un délit de dissimulation volontaire du visage puni d'un an d'emprisonnement et 15.000 euros d'amende.

Mais malgré cette loi, Toulouse a été le théâtre de violence. En effet l'acte XXII des Gilets jaunes a réuni plusieurs milliers de personnes ce samedi dans la ville rose dont des blacks blocs venus d'Europe. Un rendez-vous annoncé depuis quelques jours sur les réseaux sociaux qui a drainé beaucoup de monde, même des profils extrémistes venus de l'étranger.

Selon différentes sources policières, ils n'étaient que 4 500 à 6 000 retraités, salariés précaires ou demandeurs d'emploi à s'être retrouvés dans la Ville rose pour leur mécontentement. D' autres étaient venus pour en découdre avec les forces de l'ordre.

Voitures en feu rue , agences fracturées et pillées feux de poubelle , jet de pavés et de bouteilles. Des blacks blocs venus de l'étranger , le crâneparfois rasé et le corps, de noir vêtu, masques à gaz et munis de projectiles se joingnent à d'autres extrémistes français. Un cocktail explosif contré par des jets d'eau ou encore des.grenades de désencerclement.

Ces derniers ne sont certainement pas étrangers à l'ambiance insurrectionnelle.

C'est la 22 e journée de manifestation. A Emmanuel Macron, qui doit faire des annonces la semaine prochaine, de saisir sa dernière chance et de convaincre, pour que cessent ces mouvements..

 

Andrew Preston pour DayNewsWorld

HALLOWEEN BREXIT

Ouf ! les Européens optent pour un report flexible jusqu’au 31 octobre n'empêchera pas Londres de quitter l’Union européenne avant cette date, si son Parlement a ratifié un accord.

Le prochain Brexit devrait avoir lieu le 31 octobre, pour la fête des citrouilles et des sorcières. Bienvenue au « Halloween Brexit ».

C’est cette date qu’ont en effet arrêté les vingt-huit dirigeants de l’Union européenne (UE), Theresa May comprise, même si elle n’a pas vraiment eu son mot à dire, après quatre heures de discussion lors d’un Conseil européen extraordinaire, à Bruxelles.

Si, le gouvernement britannique parvenait à faire ratifier le traité du divorce avant la fin octobre, le Brexit serait effectif

« le premier jour du mois suivant » cette ratification, précisent les conclusions du Conseil.

Si, en revanche, le pays était toujours membre de l’UE au moment des élections européennes, du 23 au 26 mai, il aurait obligation d’organiser un scrutin.

S’il ne le faisait pas, sa sortie de l’UE serait effective, au 1er juin, dans le cadre d’un « no deal ».

Le scénario d'une séparation brutale, du no deal est pour l'instant écarté. Mais il s'agit du dernier report consenti !

Que la Chambre des représentants se le tienne pour dit !

Mais le Royaume-Uni conserve le droit de révoquer le processus de sortie de l'UE « à tout moment ».

Alyson Braxton pour DayNewsWorld

EUROPEENNES UN DEBAT AVEC PASSE-D'ARMES DANS UNE  CACOPHONIE GENERALE

Une première, à sept semaines du scrutin. Un grand débat télévisé, jeudi 4 avril 2019, organisé par France 2 et France Inter, a réuni douze têtes de listes des principaux partis et mouvements politiques français pour les élections européennes. Il a rétabli le clivage entre souverainistes et fédéralistes, avec ses  guerres fratricides. Plus de trois heures d'échanges souvent difficiles, virant parfois à la cacophonie.

Ce qui frappe d’emblée, c’est la nouveauté de la plupart des visages, presque juvéniles pour l’insoumise Manon Aubry et le RN Jordan Bardella, voire estudiantins pour Glucksmann et le prof de philo LR François-Xavier Bellamy débutant dans le métier.

Tous sétaient prêtés au jeu. Chacune des douze têtes de liste était en effet invitée à venir sur le plateau avec un objet symbolisant leur engagement et leur rapport à l'Europe.

Manon Aubry a montré un chèque de 5 milliards d'euros, « celui fait par Macron aux riches » tandis que François Asselineau brandit ses menottes aux couleurs de l’UE, symbole selon lui du carcan dans lequel se trouvent les politiques publiques, et une clé aux couleurs du drapeau français « pour en sortir ». Florian Philippot est lui venu avec une baguette de pain, « l'enjeu de toutes les révoltes populaires », le frontiste Jordan Bardella sa passoire rouge pour les frontières…, François-Xavier Bellamy (Les Républicains) s'est déplacé avec L'Iliade et L'Odyssée d'Homère, arguant que « l'héritage européen est menacé ».

La Marcheuse Nathalie Loiseau un pot de piment d’Espelette, « sauvé de la concurrence chinoise » grâce à l’Europe, l’écolo Yannick Jadot concluant ce tour de France des produits par un pot de miel breton pour souligner l’urgence climatique. Le centriste Jean-Christophe Lagarde et l’essayiste de gauche Raphaël Glucksmann ont des fragments du mur de Berlin, pour réveiller les promesses trahies de l’Europe, noyée sous la férule des technocrates…

Les thèmes passés en revue connus de tous sont passés en revue. Europe des frontières, des migrants, des banquiers, de la fracture sociale, du libéralisme et de l’absence de protection, les clivage se dessinent vite.

La majorité des candidats s’est pourtant livrée à une critique en règle de l’Union européenne : alors que Jordan Bardella a cité à plusieurs reprises le ministre de l’Intérieur italien d’extrême droite, Matteo Salvini, comme modèle, la gauche s’en est pris aux « lobbies » : « Le Commissaire au climat (l’Espagnol Miguel Arias Cañete) est un ancien magnat d’une compagnie pétrolière, comme si on avait confié à Dracula le camion du don du sang », a lancé le communiste Ian Brossat. « Il faut rompre avec les règles européennes qui organisent la compétition de tous contre tous. Il faut construire une Europe écologique, populaire et solidaire », souligne de son côté Manon Aubry

Florian Philippot, quant à lui, a taclé les contradictions de la droite : « Vous avez voté tous les traités de libre-échange », a-t-il apostrophé François-Xavier Bellamy, alors que ce dernier avait reconnu plus tôt « l’échec » d’un trop grand élargissement.

Nathalie Loiseau, en bonne technocrate, a rappelé une évidence "L’UE coûte 85 centimes d’euros par jour (à chaque Français), moins qu’un café : nous payons beaucoup, donc nous devons être exigeants avec ceux qui reçoivent beaucoup".

Au bout de deux heures de débat l'écologie a fini par être abordée.

« Si le climat se réchauffe, c’est l’Europe la première qui devra payer les pots cassés », a signifié Jean-Christophe Lagarde, selon qui « si le climat était une banque, ça fait longtemps que l’UE l’aurait sauvée ».

François-Xavier Bellamy a appelé à « réconcilier écologie et économie » tandis que , Benoît Hamon a réclamé la « reconnaissance du crime d’'écocide »

Par contre les candidats ne se sont pas appesantis sur les gilets jaunes , si ce n’est l'intervention de Manon Aubry pour un référendum d’initiative citoyenne européen, comme l’a proposé le groupe FI à l’Assemblée.

Enfin sur le fond, plusieurs propositions ont été soumises au vote des candidats. A l'exception de Benoît Hamon, tout le monde était opposé au transfert du siège de la France au Conseil de sécurité de l’ONU à l’UE.,

A l'exception notable de François Asselineau qui s’est abstenu, tous se sont engagés, s’ils sont élus, à siéger au Parlement européen jusqu’à l’issue de leur mandat en 2024, et donc à renoncer à briguer tout autre mandat...

Abby Shelcore pour DayNewsWorld

TROIS FOIS NON LE BREXIT EN QUESTIONS

Le casse-tête chinois continue alors que les Européens commencent à s'impatienter. La Chambre des communes, qui doit entériner les termes du divorce entre Londres et Bruxelles, a voté par trois fois non !

Non par trois fois au projet d'accord conclu le 13 novembre 2018 et validé par le cabinet de Theresa May.

Non à chacun des huit scénarios alternatifs, proposés le 27 mars dernier.

Et encore non le 1er avril à chacune des quatre options retenues par John Bercow.

Certes l’option de la mise en place d’une union douanière avec l’Union européenne a été rejetée par seulement 276 voix contre 273 et l'option de la tenue d’un référendum sur tout accord de divorce avant sa ratification, l’a été par 292 voix contre 280.

Theresa May a pourtant une certitude: elle doit divulguer sa feuille de route au sommet européen exceptionnel du10 avril, à Bruxelles, deux jours avant la date butoir.

Les options possibles:

Et, jusqu’au 12 avril, «toutes les options sont ouvertes», a déclaré le président du Conseil européen, Donald Tusk .

1° le vote de l’accord du 13 novembre 2018, Theresa May ayant le Parlement à l’usure

2° une sortie de l’Union européenne sans accord (« hard Brexit » ).

3° un report jusqu’à l’été 2019 .Mais pour cela, l’Europe a imposé une condition : le Royaume-Uni doit participer aux élections européennes !

4° ou une révocation de l’article 50 pour renoncer au Brexit ! Mais cette alternative rencontre beaucoup d’opposition. Non seulement, cette option a été rejetée à deux reprises par des votes du Parlement, Theresa May elle-même y est opposée. Ce serait vécu comme un suicide politique pour les élus impliqués, puisque cela consiste à revenir sur le choix fait par les citoyens britanniques à l’occasion du référendum en 2016.

Les conséquences économiques:

Quoiqu'il en soit le « no deal » ( ou « hard Brexit ») est souvent présenté comme le scénario catastrophe pourrait avoir de graves conséquences économiques, notamment sur les importations britanniques. L’économie britannique résiste avec une croissance e à 0,2% au quatrième trimestre. En rythme annuel, le produit intérieur brut (PIB) aura progressé de 1,4% après une croissance de 1,8% en 2017 (contre une moyenne annuelle de 2,4% entre 1961 et 2017).

Néanmoins, les incertitudes liées à la sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne ont des conséquences : le Brexit a coûté à la cinquième économie mondiale 600 millions de livres sterling par semaine (soit 700 millions d’euros) depuis le référendum de juin 2016.selon une étude de Goldman Sachs. Mais plus inquiétant encore, toujours selon la banque d'affaires américaine

En cas de sortie sans accord, le PIB britannique pourrait s'effondrer de 5,5% et la livre sterling de 17% alors que si Londres parvient à un accord de transition le PIB pourrait augmenter de 1,75%, avec une appréciation de la livre de 6% à la clé.

Un Brexit "flexible" ?

Dans tous les cas, les différentes options restent sur la table, mais pour sortir de cet extraordinaire imbroglio le président du Conseil européen Donald Tusk a envisagé un report « flexible » du Brexit allant jusqu’à 12 mois tandis que Theresa May propose un report jusqu’au 30 juin.

Au Royaume-Uni, le gouvernement conservateur et l’opposition discutent actuellement de la manière d’éviter une sortie de l’UE sans accord le 12 avril, échéance désormais fixée par les 27. Ils ne sont pas encore parvenus à une solution.

La cheffe du gouvernement informe dans sa lettre adressée Donald Tusk que le Royaume-Uni demande une extension de l’article 50 du Traité de Lisbonne, qui régit le départ d’un Etat membre de l’UE, et propose que ce report se « termine le 30 juin 2019 ».

Le gouvernement britannique explique toujours chercher à obtenir un accord « qui permette au Royaume-Uni de se retirer de l’Union européenne avant le 23 mai 2019 et ainsi annuler (la participation aux) élections européennes, mais il continuera les préparatifs pour la tenue de ces élections si cela n’est pas possible »

« La politique du gouvernement a toujours été et reste de quitter l’Union européenne d’une manière ordonnée et sans retard injustifié », écrit Theresa May désireuse de garder la maitrise complète du dossier.

Joanne Courbet pour DayNewsWorld

UKRAINE LE COMEDIEN ZELENSKY

AU SECOND TOUR DE LA PRESIDENTIELLE

Selon les résultats publiés le 1er avril, le président sortant Petro Porochenko arrive seulement deuxième du premier tour de l'élection présidentielle ukrainienne, largement devancé par Volodymyr Zelensky, comédien et humoriste de 41 ans.

Les Ukrainiens se sont rendus aux urnes ce 31 mars pour le premier tour de l'élection présidentielle. Parmi les 39 candidats en lice, Volodymyr Zelensky, comédien et novice en politique, ainsi que le président sortant Petro Porochenko, arrivent en tête selon les résultats partiels publiés le 1er avril par la Commission électorale. Ils se qualifient donc pour le second tour du scrutin qui aura lieu le 21 avril.

Le premier obtient 30,2% des suffrages, selon les résultats partiels, contre presque 16,7% pour le président Porochenko. L'ancien Premier ministre Ioulia Timocheko arrive en troisième position avec 13,1%, selon les premières estimations.

Celui qui obtient le meilleur score est comédien. Volodymyr Zelensky,  âgé de 41 ans, n'a aucune expérience politique. Son principal fait d'arme dans ce domaine se résume au rôle qu'il tient depuis trois ans dans une série télévisée à succès, Serviteur du peuple, où il joue un professeur d'histoire qui se retrouve malgré lui à la tête du pays. Pétri de valeurs et de bonnes intentions, le héros de la série Serviteur du peuple se démène tout au long d'un scénario cocasse pour purger le pouvoir de la corruption qu'il a dénoncée.

Dans sa course à la présidence, Volodymyr Zelensky capitalise donc sur la sympathie des téléspectateurs pour Holoborodko et la confusion entre acteur et personnage. En effet Serviteur du peuple est le nom de son parti, ainsi que l'un de ses slogans placardés dans le pays sur les panneaux d'affichage : « Président serviteur du peuple. Bientôt ».

C'est la raison pour laquelle l'acteur n'a pas eu besoin de mener une campagne traditionnelle. Sa campagne, il l'a menée à travers ses spectacles qui se substituaient aux meetings électoraux.Champion qu'il est dans la satire politique.

Il doit en grande partie son ascension au désamour des électeurs ukrainiens à l'égard de dirigeants éclaboussées par des scandales de corruption à répétition dans un pays miné depuis 2014 par sa pire crise depuis son indépendance en 1991 avec le soulèvement pro-européen du Maïdan, réprimé dans le sang, suivie par l'annexion par Moscou de la péninsule de Crimée, puis par une guerre avec les séparatistes prorusses.

Pour les détracteurs du comédien, Volodymyr Zelensky ne serait qu'une marionnette aux mains de l'oligarque Igor Kolomoïski, dont la chaîne de télévision a diffusé opportunément la troisième saison de la série la veille du scrutin. Ancien gouverneur de la région de Dniepropetrovsk et actionnaire principal de la plus grande compagnie pétrolière du pays, Igor Kolomoïski est un adversaire résolu du président sortant Petro Porochenko. Pour autant, Zelensky dément toute liaison politique avec le milliardaire. « Mon lancement en politique n'est lié au souhait de personne », affirme l'acteur. L'oligarque nie lui aussi influencer le comédien. « Je suis davantage sa marionnette qu'il n'est la mienne », a-t-il assuré sur un site d'information ukrainien. Dans son « programme » ou plutôt manifeste,le comédien vend aux électeurs le pays de leurs rêves. Il promet de « lutter pour la paix en Ukraine », d'assurer une « victoire contre la corruption », de rendre ses concitoyens « prospères » et d'exercer leur volonté exprimée « via des référendums » réguliers… mais donne peu de détails sur la méthode

Pour se former à la politique, une profession qu'il n'a fait qu'incarner sur petit écran, Volodymyr Zelensky a multiplié les consultations avec des spécialistes de l'économie, des experts du système judiciaire, des diplomates.

Malgré son score décevant Porochenko face à Zélinsky se dit «absolument» confiant dans sa victoire. «Il faut encore un mandat présidentiel pour que les réformes deviennent irréversibles», avait-il plaidé le 30 mars au cours d'un service religieux à Kiev.

Garrett Skyport pour DayNewsWorld

DEFAITE EN CASCADE

POUR LE BREXIT DE THERESA MAY

Ce 29 mars 2019 devait marquer le jour qui ouvrait la voie à un Brexit le 22 mai. Il sera celui où l’accord de retrait a été rejeté pour une troisième fois.

Après avoir échoué à deux reprises à obtenir l’adhésion de la Chambre des communes sur l’accord âprement négocié avec Bruxelles, Theresa May a de nouveau essuyé un camouflet vendredi 29 mars: les députés ont en effet rejeté une troisième fois le texte par 344 voix contre 286.

« Le fait que nous ne partions pas aujourd'hui représente un profond regret », a dit Theresa May lors des débats. Ce vote est « la dernière chance de garantir le Brexit » et une sortie ordonnée, avait-elle expliqué.

L’accord étant rejeté pour la troisième fois, Londres a désormais jusqu’au 12 avril pour présenter une alternative et demander un nouveau report pour éviter une sortie sans accord – le « no deal », scénario tant redouté par les milieux économiques.

Après ce refus, le parlement britannique se prononcera donc lundi, sur les scénarios alternatifs alors que les députés avaient déjà voté contre les huit alternatives possibles.

De son côté,Theresa May a affirmé qu'elle excluait un « no deal », et qu'une alternative à l'accord refusé impliquerait « presque certainement » que le Royaume-Uni participe aux élections européennes.

« L’Union européenne a été claire, toute demande d’extension devra avoir une justification claire, a prévenu Mme May après le vote. Nous atteignons les limites du processus de débat dans cette Chambre. »

En promettant de démissionner en cas de résultat favorable, Theresa May avait pourtant réussi à faire changer d’avis une partie des réfractaire de sa majorité conservatrice. Boris Johnson, son ancien ministre des Affaires étrangères tout comme Jacob Rees-Mogg, le leader du European Research Group, s'étaient ralliés au texte craignant qu’un nouveau rejet aboutisse finalement à l’annulation du Brexit. Mais l'allié de la première ministre au parlement, le parti nord-irlandais DUP, s'est exprimé contre.

Le président du Conseil européen, Donald Tusk, a réagi immédiatement après le vote. « Vu le rejet de l'accord de retrait par la Chambre des communes, j'ai décidé de convoquer un Conseil européen le 10 avril », a-t-il tweeté. La Commission européenne a déclaré regretter le vote négatif.


« Le scénario d'une sortie sans accord est désormais probable », a déclaré une porte-parole de la Commission européenne.

Abby Shelcore pour DayNewsWorld

DES MIGRANTS DEVENUS PIRATES

SELON MATTEO SALVINI

Des migrants recueillis à bord d'un pétrolier leur venant en aide ont détourné le navire et mis le cap sur Malte après avoir appris qu'ils retournaient en Libye. Une action «criminelle» menée par «des pirates», selon le ministre de l'Intérieur italien, Matteo Salvini.

L'équipage de l'Elhiblu1, un navire pétrolier turque, est venu en aide à 108 migrants mardi soir, en mer Méditerranée. Mais le lendemain du sauvetage, ceux-ci, qui auraient appris que le bateau se dirigeait vers le Libye, ont contraint le commandant de bord à changer de cap en direction de Malte. «Ce ne sont pas des migrants en détresse. Ce sont des pirates. Ils ne verront l'Italie qu'à la jumelle», a dénocé le ministre de l'intérieur Salvini.

Hors de question pour Mateo Salvini que le bateau fasse route vers un port italien que ce soit vers l'île de Lampedusa ou la Sicile. Les autorités italiennes ont précisé que l'armée interviendra dès que le bateau franchira la limite des eaux territoriales, situées à 38 kilomètres des côtes.

Depuis des années, les navires commerciaux circulant au large sont régulièrement déroutés pour secourir des migrants. Mais depuis que Tripoli a progressivement pris le relais de Rome pour coordonner ces opérations, les navires reçoivent l'ordre de reconduire les migrants dans leur pays d'origine. Et à plusieurs reprises ces derniers mois, des migrants raccompagnés ont refusé de descendre du bateau et les autorités libyennes ont du employer la force.

Le capitaine du navire et son équipage ont été pris en otages. « Il a répété plusieurs fois qu’il n’avait plus le contrôle du navire et que lui-même et son équipage étaient forcés et menacés par un certain nombre de migrants exigeant qu’il fasse route pour Malte » , a indiqué le capitaine.

Le patrouilleur P21 de la marine maltaise a empêché le pétrolier de pénétrer dans les eaux territoriales de Malte et un commando des forces spéciales, soutenu par plusieurs navires de la marine et un hélicoptère, a été dépêché à bord « pour rendre le contrôle du bateau au capitaine » et l’escorter jusqu’à Malte.

La marine maltaise a annoncé jeudi 28 mars au matin avoir pris le contrôle du pétrolier ravitailleur Elhiblu-I, arrivé à Malte vers 9 heures. Selon la marine, le navire, l'équipage et les 108 migrants à bord - 77 hommes et 31 femmes ou enfants - doivent désormais être remis à la police pour enquête.

L'ONG Saving Humans n'a pas tardé à réagir, assurant qu'elle «surveillait» la situation. Elle a également demandé que les migrants ne soient pas ramenés en Libye, où ils seraient à nouveau «enfermés dans des camps».

La veille, l’Union européenne a décidé de suspendre temporairement le déploiement de ses moyens navals de sauvetage des migrants au large de la Libye, entamé en 2015 dans le cadre de la mission militaire « Sophia ».

La semaine dernière un bus d'enfants avait été pris en otage par un migrant dénonçant la politique migratoire européenne. Ce dernier avait l'intention de mettre le feu au bus avec les enfants à l'intérieur.

Alize Marion pour DayNewsWorld

BREXIT LE PARLEMENT REPREND LA MAIN

Nouveau camouflet pour Theresa May!  Les députés ont en effet voté un amendement permettant au Parlement de ravir à la première ministre le contrôle du processus de sortie de l’Union européenne.

Par 329 voix contre 302, la Chambre des communes s’est ainsi emparée du pouvoir de déterminer son propre ordre du jour, normalement contrôlé par l’exécutif.

Ce vote intervient alors que Theresa May cherche des soutiens pour faire voter son accord de divorce négocié avec Bruxelles, déjà rejeté par deux fois par les députés mais dont dépend une sortie ordonnée de l’Union européenne le 22 mai.

« Cet amendement renverse l’équilibre entre nos institutions démocratiques et constitue un précédent malvenu et dangereux précédent pour le futur », a réagi la Première ministre.

Les députés devraient mettre aux voix mercredi, à la fois des options plus radicales que sont le simple accord de libre-échange, la sortie sans accord, mais aussi des issues destinées à préserver des liens plus étroits avec l’UE comme l'organisation d’un deuxième référendum, l'annulation pure et simple du Brexit ou le maintien dans l’union douanière.

Mais aucune majorité pourrait également surgir de ces ' votes indicatifs'.

La Première ministre britannique a également essuyé la démission de trois secrétaires d’Etat en désaccord avec sa stratégie sur la sortie de l’UE. Il s’agit de Richard Harrington (Industrie), Alister Burt (Affaires étrangères) et Steve Brine (Santé).

Richard Harrington a reproché au gouvernement dans sa lettre de démission de jouer « à la roulette » avec « les vies et les moyens de subsistance de la grande majorité de notre peuple » du fait de son « échec à garantir un accord » de sortie.

Reste pour la cheffe du gouvernement la possibilité de lancer une troisième tentative pour faire adopter son « deal » dès la fin de cette semaine. Avec comme date butoir le 12 avril...

Jaimie Potts pour Daynewsworld

LES ROUTES DE LA SOIE

OU LA CHINE EN CONQUERANTE

L'Italie a déroulé le tapis rouge au président chinois Xi Jinping en visite d'Etat en Europe. L'Italie a rallié les « Nouvelles routes de la soie », le pharaonique, et controversé, programme d'investissements piloté par la Chine entre l'Asie, l'Europe et l'Afrique. Les gouvernements italien et chinois ont en effet signé samedi 23 mars un protocole d’accord « non contraignant » pour sceller l’entrée de l’Italie dans les « nouvelles routes de la soie », malgré l’inquiétude de Bruxelles et Washington

Mais comment faire face à cette nouvelle Chine conquérante en l’absence de lignes de front communes de la part de l'Europe ?

La visite du président chinois Xi Jinping en Italie et en France préfigure-t-elle le monde de demain ? Son pays est, en tout cas, le grand bénéficiaire du nouvel ordre économique mondial. En 2050, la Chine en sera numéro un, distançant l’Inde et les Etats-Unis.

Le monde assiste à un conflit entre la puissance montante, la Chine, et la puissance établie, les Etats-Unis depuis déjà des décennies .Que ce soit sur la stratégie logistique d’exclusion de zone en mer de Chine du Sud ou dans la maîtrise des hautes technologies, des semi-conducteurs à l’intelligence artificielle, la bataille entre les deux puissances fait rage. Pour preuve : l'affaire Huawei, la Chine cherchant à acquérir les nouvelles technologies par des investissements en capital-risque dans la Silicon Valley.

Et le programme les « nouvelles routes de la soie » (en anglais, Belt and road initiative, BRI), lancé en 2013 par le président Xi Jinping, ceinture terrestre reliant la Chine à l'Europe via l'Asie centrale, et route maritime via l'océan Indien vient couronner le tout.

A coups d'investissements colossaux les Chinois construisent des infrastructures portuaires, ferroviaires, aéroportuaires...dans les pays d'Afrique et d'Asie. On estime qu'une soixantaine d'Etats ont bénéficié de capitaux chinois liés à l'initiative.

Plus généralement, les investissements chinois dans les pays concernés, de 2014 à mi-2018, s'élevaient à plus du double, soit 410 milliards de dollars, estime le cabinet Euler-Hermes. Selon la banque Morgan Stanley, les investissements chinois cumulés dans les pays des « Routes de la Soie » dépasseront 1.200 milliards de dollars d'ici 2027.

La Chine a racheté le port grec du Pirée. Elle est très présente au Portugal, avec des intérêts dans l'immobilier et les transports aériens. L'automobiliste suédois Volvo, les pneus italiens Pirelli, le groupe allemand de machines-outils Kouka sont ainsi passés sous pavillon chinois. Les pays de l'Est font également l'objet des intérêts chinois. En France, Pékin a acheté des terres viticoles en Bourgogne et en Gironde.

Plus de 96% des projets financés par Pékin sont confiés à des entreprises chinoises. Ces dernières monopolisent ensuite les revenus générés par certaines infrastructures.

Outres les enjeux économiques, les interrogations portent aussi sur le risque éventuel pour la défense et les infrastructures du pays --des experts pointant du doigt l'intérêt chinois pour les ports stratégiques de Trieste et Gênes. Ceux du Pirée (Grèce), Bilbao et Valence (Espagne) sont déjà sous pavillon chinois.

Les puissances occidentales, Etats-Unis en tête, dénoncent les visées géopolitiques de Pékin, soupçonné de vouloir cimenter son influence, contrôler des matières premières et écouler ses surcapacités industrielles.

Ces routes « ne peuvent être celles d'une nouvelle hégémonie » qui placerait en « vassalité » les pays traversés, s'alarmait en janvier 2018 le président français Emmanuel Macron.

Plusieurs pays de l'UE (Portugal, Grèce, Hongrie, Pologne...) ont déjà conclu des protocoles d'accord pour rejoindre les Routes de la Soie, mais l'Italie --3e économie européenne-- serait le premier membre du G7 à s'y rallier. Que peut-elle y gagner si ce n'est des marchés ?

Les Etats-Unis restent sceptiques: « Nous doutons que les Italiens en retireront des gains économiques durables. Cela pourrait (au contraire) ternir la réputation du pays », a averti Garrett Marquis, responsable de la Maison Blanche cité par le Financial Times. Washington exprime sa franche opposition: « Nul besoin pour l'Italie de conforter la légitimité de projets (servant) l'arrogance chinoise », a tancé M. Marquis sur Twitter.

La France, elle, appelle à « une approche coordonnée » face à Pékin afin d' « éviter une forme de division européenne mal venue ».

L'Italie, aux côtés de Paris et Berlin, avait appuyé en 2017 l'idée d'un encadrement européen des investissements étrangers, notamment chinois: un front uni désormais menacé.

Or l'Europe est le premier partenaire commercial de la Chine. Depuis 2010, Pékin a investi près de 145 milliards d'euros sur le Vieux continent.

Mais depuis 2018, la tendance s'inverse. L'Europe s'inquiète en effet des investissements chinois dans les secteurs stratégiques, comme celui des télécommunications ou de l'intelligence artificielle.Les Vingt-Huit ont donc décidé de contrôler ces opérations. Ils veulent aussi instaurer un accès réciproque aux marchés publics.Résultat, les investissements chinois ont baissé de 40% l'an dernier, selon les chiffres du cabinet Rhodium Group. Près de la moitié de ces capitaux sont concentrés sur le Royaume-Uni, l'Allemagne et la France.

Le président chinois sera dimanche en France pour rencontrer Emmanuel Macron, mais aussi Angela Merkel et Jean-Claude Juncker.

Il devra y rester jusqu'à mardi. Des relations commerciales aux interrogations européennes sur Huawei et la 5G en passant par le climat ou l'avenir du multilatéralisme, les sujets majeurs ne manquent pas pour l'exécutif français, qui pousse pour une approche européenne unie vis-à-vis de Pékin, et veut une « affirmation de l'UE ».

Face à l’Amérique de Trump, qui cherche à en découdre, Xi Jinping doit trouver des alliés. Et d’une certaine manière redorer le blason de la Chine dans le monde occidental à l’heure où les difficultés se multiplient, que ce soit sur le plan économique avec une baisse de la croissance ; sur le plan technologique avec la polémique autour de Huawei (télécommunications) sur la 5G ; ou sur le plan géopolitique avec les aléas du BRI dans plusieurs pays, du Sri Lanka aux Maldives, en passant par la Malaisie et la Sierra Leone.

L’affirmation de la puissance chinoise, mélange d’autoritarisme et de désir de conquête alimenté par le nationalisme, n’est en effet pas bien perçue en Occident en dépit de la multiplication des investissements chinois.

Là réside peut-être la chance des Européens qui viennent d’adopter une stratégie défensive vis-à-vis de Pékin, « rival systémique », et s’apprêtent à tourner une nouvelle page de leur relation avec cette puissance lors du sommet UE-Chine, le 9 avril.

L’une des nouveautés de 2019 est le réveil des Européens face aux grandes puissances, États-Unis et Chine.

Joanne Courbet pour DayNewsWorld

DERNIERE OPTION POUR LE BREXIT

Face au blocage du Parlement britannique, les chefs d'État de l'UE choisissent ensemble le plan B. Les dirigeants européens et Theresa May se sont en effet accordés sur la mise en place de nouveaux scénarios pour le Brexit.

Lors d'un sommet européen à Bruxelles ce jeudi 21 mars, les 27 ont proposé deux nouvelles dates pour un report de la sortie du Royaume-Uni de l'Union européenne. La Première ministre britannique les a acceptées dans la soirée.

Dans un premier temps, les dirigeants européens sont d'accord pour reporter la date du Brexit au 22 mai, à condition d'un feu vert des députés britanniques la semaine prochaine à l'accord de divorce conclu en novembre, qu'ils ont déjà repoussé par deux fois.

Par ailleurs, en cas de nouveau rejet par le parlement britannique, « le Conseil européen décide de proroger (le Brexit) jusqu'au 12 avril et attend du Royaume-Uni qu'il indique la voie à suivre avant cette date », écrivent les dirigeants européens.

Cet accord a pour objectif de permettre une sortie ordonnée du Royaume-Uni. Theresa May aux abois proposait le 30 juin.

Mais cette extension était trop longue pour des Européens, réunis en sommet jusqu'à vendredi. En effet cette date du 30 juin posait des problèmes du point de vue juridique à l'UE en raison du scrutin européen, prévu du 23 au 26 mai. Car le Royaume-Uni serait tenu d'organiser le scrutin européen même s'il se retire ensuite avant la session inaugurale du Parlement, début juillet. S'il ne le faisait pas, il mettrait en péril la légalité du nouveau Parlement avec le risque d'une paralysie durable du fonctionnement de l'UE.

Cependant la menace du « no deal » se fait de plus en plus pressante

En effet Jeremy Corbyn, le chef du Labour, principal parti d'opposition britannique, a exclu de se ranger derrière l'accord de Theresa May. « Nous ne pensons pas que c'est la bonne voie et cherchons une alternative qui puisse rassembler une majorité au parlement », a-t-il asséné.

En cas d'échec du troisième vote, le « no deal » apparaît comme l'issue par défaut, ont mis en garde les Européens, synonyme de chaos économique potentiel.

« Même si l'espoir d'un succès final peut paraître fragile, voire illusoire, et bien que la fatigue du Brexit soit de plus en plus visible et justifiée, nous ne pouvons renoncer à rechercher jusqu'au tout dernier moment une solution positive"», a promis le président du Conseil européen Donald Tusk.

Jaimie Potts pour DayNewsWorld

HOSTILITE DE BRUXELLES

A UN REPORT DU BREXIT AU 30 JUIN

Après en avoir longtemps refusé la possibilité, Theresa May, au pied du mur, souhaite maintenant un report du Brexit au 30 juin.

A ce stade, elle exclut un ajournement plus long, qui impliquerait que le Royaume-Uni prenne part aux élections européenne, une option « inacceptable », selon la dirigeante britannique.

A l'Union de se concerter. Toute demande de report devra, en effet, être acceptée à l'unanimité par les 27, qui se réunissent à Bruxelles jeudi et vendredi.

Si Theresa May n'a plus le choix à moins d'accepter un divorce brutal, les 27 ne veulent pas maintenir l'Union européenne dans l'incertitude pendant une trop longue période.

En conséquence ils ne devraient envisager qu'un seul report. Près de trois ans après le référendum qui a décidé de la sortie de l'Union européenne.

Mais que penser du délai demandé ? La Première ministre britannique demande un report du Brexit jusqu'au 30 juin. Un choix de date qui est loin de ravir les Européen !

L'exécutif européen plaide plutôt pour un report jusqu'au 23 mai (avant les élections européennes). Un report « jusqu'au moins 2019 » reste aussi une option. Autant dire que la date du 30 juin, comme l'a réclamé Theresa May dans la foulée, n'est pas accueilli avec joie.

Juridiquement. Pourquoi ? Parce qu'à cette date (30 juin), cela signifierait que le Royaume-Uni n'aurait pas organisé d'élections européennes. Soit une infraction si l'on se base sur le Traité de l'Union. Autre souci d'ordre juridique : si les élections ont lieu, sans le Royaume-Uni, on peut imaginer n'importe quel citoyen saisir la Justice européenne pour faire valoir qu'il est mal représenté au seul motif que l'assemblée a été « mal » élue. Il faudrait alors tout annuler.

Et politiquement.Chaque dirigeant d'un Etat membre pourrait évaluer, en fonction de ses intérêts, quasi personnels, si une prolongation du Brexit lui serait favorable ou non.

Des risques que les 27 ne veulent pas courir !

Jenny Chase pour DayNewsWorld

GILETS JAUNES LES TETES TOMBENT

Lacte XVIII du mouvement des « gilets jaunes », suivi par 10 000 personnes à Paris et plus de 30 000 en France samedi 16 mars, selon les autorités, a connu un fort regain de violence.

Et les têtes continuent de tomber.

Après l'annonce du remplacement du préfet de police de Paris Michel Delpuech par Didier Lallement, le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner avait estimé lundi soir « nécessaire » que des responsables de la hiérarchie policière soient démis de leur fonction.

Ce mardi, l'exécutif a donc décidé de mettre fin aux fonctions du directeur de cabinet de la préfecture de police Pierre Gaudin et du directeur de la sécurité de proximité de l'agglomération parisienne (DSPAP), composante de la préfecture, Frédéric Dupuch.

Le gouvernement a mis en cause « la chaîne de commandement » de la préfecture de police de Paris dans la gestion du maintien de l'ordre samedi, qui s'est soldée par de spectaculaires scènes de violences, saccages et pillages sur l'avenue des Champs-Élysées.

Le secrétaire d’Etat auprès du ministre de l’intérieur, Laurent Nuñez, a admis lundi 18 mars des « dysfonctionnements » et « un échec ». « Dans la direction de la manœuvre, on a été moins offensifs que d’habitude, moins réactifs », a-t-il assuré, avant d’ajouter :

« C’est toute la chaîne de commandement qui va être examinée. »

Des consignes inappropriées ont été passées pour réduire l'usage « des lanceurs de balle de défense » (LBD), a déploré lundi le Premier ministre Édouard Philippe.

Regrettant une « inhibition » des forces de l'ordre et une stratégie du maintien de l'ordre « pas mise en œuvre », Christophe Castaner a également affirmé que « des décisions, des instructions (avaient) échappé » au préfet de police.

Jenny Chase pour DayNewsWorld

ATTAQUE TERRORISTE A UTRECHT

AU PAYS-BAS

Trois personnes sont mortes et plusieurs ont été blessées, lundi 18 mars, lors d’une fusillade dans un tramway dans la ville néerlandaise d’Utrecht, a annoncé la police locale, en évoquant une possible piste « terroriste ».

Le suspect est présenté comme Gokmen Tanis, un homme de 37 ans. Après avoir publié un avis de recherche, la police annonce l'avoir arrêté, ce lundi soir, à Oudenoord. Un autre homme suspecté d'être impliqué dans l'attaque a également été arrêté en début de soirée.

La police indique que l'acte est « potentiellement » terroriste. Mais l'agence de presse étatique turque Anadolu, citant des « proches » de l'assaillant présumé, évoque un possible « différend familial ».

Les services de secours ont indiqué que trois hélicoptères avaient été déployés pour prendre en charge les victimes.

Le porte-parole de la police a déclaré que la thèse d'une motivation terroriste était envisagée.

Le coordinateur de la lutte antiterroriste a convoqué une réunion de crise.

« Une enquête sur la fusillade sur la place du 24-Octobre à Utrecht est en cours.

Dans celle-ci, nous prenons également en compte un éventuel motif terroriste », a déclaré la police dans un tweet.

Le Premier ministre néerlandais s'est dit « profondément inquiet ».

Mark Rutte a rapidement réagi, lundi matin, après l'incident.

La police a renforcé la sécurité dans les aéroports et les bâtiments clés du pays.

Les autorités néerlandaises ont relevé à son plus haut niveau la menace terroriste dans la région d'Utrecht.

« Nous n'excluons rien, pas même une attaque terroriste. »

C'est par ces mots que le maire d'Utrecht, Jan van Zanen, termine son court communiqué dans lequel il évoque

« un incident horrible et radical » qui a eu lieu ce matin dans sa ville.

Dans les autres grandes villes du pays, la présence policière a été renforcée.

A La Haye, des policiers lourdement armés ont été déployés autour du Parlement et du siège du gouvernement.

Dans un tweet, la famille royale s'est dite « attristée par le fait que trois personnes soient mortes et neuf autres blessées ». « Soyons unis et unis pour une société dans laquelle les gens peuvent se sentir en sécurité et dans laquelle règnent la liberté et la tolérance », dit-elle.

Carl Delsey pour DayNewsWorld

GILETS JAUNES DES DYSFONCTIONNEMENTS A LA PREFECTURE DE POLICE

L’acte XVIII du mouvement des « gilets jaunes », suivi par 10 000 personnes à Paris et plus de 30 000 en France samedi 16 mars, selon les autorités, a connu un fort regain de violence.

Selon les chiffres communiqués par les autorités, quelque 237 personnes ont été interpellées lors des rassemblements parisiens. Ces arrestations ont donné lieu à des gardes à vue pour 185 personnes majeures et 15 mineures.

La scène a des tristes airs de déjà-vu. L’avenue des Champs-Elysées s’est à nouveau éveillée, dimanche 17 mars, marquée par les stigmates d’un samedi de violences urbaines. Banque incendiée, vitrines de restaurants brisées, pillages… Près d’une centaine de commerces ont été touchés dans la capitale, notamment sur les Champs-Elysées.

Lundi, Emmanuel Macron a réuni à 11 h 30 son premier ministre, Edouard Philippe, ainsi que ses trois ministres chargés de l’intérieur et de la justice – Christophe Castaner, Laurent Nuñez et Nicole Belloubet – afin d’élaborer des propositions pour tenter de rétablir l’ordre public.

Les quelque 1.500 « black blocs » qui ont participé aux violences sur les Champs-Élysées lors de l'  « acte 18 » des « gilets jaunes » étaient bien préparés pour ne pas se faire repérer par les forces de l'ordre.

Alors que les méthodes de ces groupes violents sont connues, ces casseurs sont parvenus à faire de nombreux dégâts. En cause, leur nombre et leur organisation bien rodée.

Si les « blacks blocks » ont pu agir aussi brutalement samedi, c'est d'abord parce qu'ils étaient très nombreux. Selon le ministère de l'Intérieur, 1.500 individus ultra-violents avaient infiltré la manifestation et s'étaient dissimulés au sein de milliers de « gilets jaunes ».

Les « black blocs » ont également changé de mode d'action, ce qui serait synonyme de l'arrivée de nouveaux membres. En comparaison : lors du 1er-Mai, des « black blocs » avaient tenté de mettre le feu au MacDonald tandis que d'autres personnes leur avaient réussi à les en dissuader parce qu'il y avait un immeuble d'habitation au-dessus et que cela mettrait la vie d'autres personnes en danger. Cette fois-ci, il y a eu le même phénomène mais les autres « black blocs » n'ont pas pu empêcher l'incendie de la banque avec la propagation aux étages supérieurs. Une femme et son bébé, coincés au deuxième étage, ont été secourus par les pompiers.

Enfin, il semble que l'action ait été minutieusement préparée. Les contrôles de police mis en place aux entrées de Paris n'ont d'ailleurs rien donné : aucun marteau aucune barre de fer n'ont été découverts.

Le secrétaire d’Etat auprès du ministre de l’intérieur, Laurent Nuñez, a admis lundi 18 mars des « dysfonctionnements » et « un échec ». « Dans la direction de la manœuvre, on a été moins offensifs que d’habitude, moins réactifs », a-t-il assuré, avant d’ajouter : « C’est toute la chaîne de commandement qui va être examinée. » Une mise en cause directe la Préfecture de police de Paris, qui fait écho aux déclarations de Matignon, dimanche soir :

« Notre dispositif avait été profondément adapté à la suite des événements du 1er décembre. L’analyse des événements d’hier met en évidence qu’il s’est révélé insuffisant dans son exécution pour contenir ces violences et éviter les agissements des casseurs. Il faut tirer toutes les conséquences de ces dysfonctionnements. Le premier ministre fera ses propositions d’adaptation au président de la République demain à 11 h 30 pour renforcer la doctrine et s’assurer à tout moment de la fermeté de son exécution. Les annonces seront faites dans les heures suivantes. »

Y a-t-il eu des failles dans le dispositif de sécurité ? Au sein de la police, plusieurs voix s'élèvent désormais pour dénoncer la manière dont a été gérée la présence de ces casseurs samedi. Leur nombre lui même aurait été sous-estimé par les services de renseignements avant la manifestation. Aussi, certains remettent en question le dispositif de sécurité lui-même : 5.000 policiers et gendarmes étaient mobilisés à Paris, mais une grande partie l'était autour de l'Elysée et des lieux de pouvoirs, ou pour la marche pour le climat qui avait lieu au même moment ailleurs dans la capitale ! Certains hauts gradés pointent le manque de coordination entre CRS et policiers. Et montrent du doigt la préfecture de police, chargée d'organiser la sécurité.

Plusieurs voix se sont élevées dans les rangs des policiers pour critiquer les choix de la Préfecture de police de Paris.

Le préfet de police de Paris, Michel Delpuech, a démissionné. Michel Delpuech, 66 ans, était régulièrement donné partant après l'affaire Benalla et les différentes polémiques sur la gestion de l'ordre public dans la capitale.

Jenny Chase pour DayNewsWorld

CINQ ENFANTS DE JIHADISTES DE SYRIE

RAPATRIES EN FRANCE

La France a rapatrié de Syrie cinq enfants de jihadistes vendredi 15 mars 2019.

La France a rapatrié, vendredi 15 mars, « plusieurs mineurs orphelins et isolés, âgés de 5 ans et moins, qui se trouvaient dans des camps du nord-est de la Syrie », annonce le ministère des Affaires étrangères.

Avec la chute du dernier bastion détenu par l’organisation Etat islamique, la question du devenir des Français détenus en Syrie est devenue un casse-tête pour le gouvernement.

Que faire de ces Français qui, au nom du djihad, ont rejoint ces dernières années l’organisation Etat islamique en Syrie et en Irak et se trouvent détenus dans la région ?

« La décision a été prise au regard de la situation de ces très jeunes enfants particulièrement vulnérables », indique le ministère des Affaires étrangères.

Il s'agit d' orphelins qui seront pris en charge par leur famille ou une famille d’accueil.

« Ces enfants font l’objet d’un suivi médical et psychologique particulier et ont été remis aux autorités judiciaires. » poursuit le ministère.

Mais le rapatriement des seuls enfants n’est « pas envisagé à l’heure actuelle », selon les termes de Laurent Nuñez, secrétaire d’Etat à l’intérieur, mercredi 13 mars, devant la commission des affaires étrangères de l’Assemblée nationale. Cela conduirait, en effet, à séparer les enfants de leurs parents (le plus souvent de leur mère), ce qui paraît exclu.

« Pour ce qui est des enfants, c’est une approche au cas par cas qui est menée, en particulier en lien avec la Croix-Rouge internationale. C’est une approche humanitaire qui est suivie, et avec beaucoup de vigilance », avait déclaré le chef de l’Etat français depuis Nairobi, au Kenya.

Pour les adultes, le problème qui relève du casse-tête sécuritaire, juridique et politique, la réponse est tout autre . « S’agissant des ressortissants français adultes, combattants et djihadistes ayant suivi Daech au Levant, la position de la France n’a pas changé : ils doivent être jugés sur le territoire où ils ont commis leurs crimes », a par ailleurs souligné vendredi le ministère des affaires étrangères.

« C’est une question de justice et de sécurité à la fois. »

Jaimie Potts pour DayNewsWorld

LE BREXIT OU  LE POKER MENTEUR

La première ministre britannique Theresa May connaît déconvenue sur déconvenue dans ce qui ressemble au feuilleton du Brexit.

Après l'échec cuisant d'hier, l'accord sur le Brexit négocié par la Première ministre britannique avec Bruxelles sera une nouvelle fois soumis au vote des députés ce jeudi. Une motion gouvernementale proposera en effet un court report du Brexit au 30 juin, à la condition que le texte soit approuvé d'ici le 20 mars.

Mais le Brexit aura-t-il lieu comme prévu le 29 mars ou sera-t-il reporté ? Mercredi 13 mars, le Parlement britannique a rejeté de justesse l'option d'une sortie de l'Union européenne sans accord. Après deux rejets du Parlement, l'accord sur le Brexit négocié par la Première ministre britannique avec Bruxelles sera une nouvelle fois soumis au vote des députés ce jeudi. Une motion gouvernementale proposera en effet un court report du Brexit au 30 juin, à la condition que le texte soit approuvé d'ici le 20 mars. La première ministre britannique Theresa May s’obstine en proposant aux députés de voter une troisième fois ce texte.

Elle a en effet déposé une motion gouvernementale qui sera débattue ce jeudi au Parlement.

Un court report juridiquement ne devrait pas poser problème pour l’organisation des élections européennes prévues entre le 23 et le 26 mai puisque les nouveaux députés n’entreront pas en fonction avant le mois de juillet. En revanche, la motion précise que si l'accord est recalé à nouveau, alors le report devra aller au-delà du 30 juin et impliquera que le pays organise des élections pour le parlement européen.

 

Deux mois après un premier vote sanction de Westminster, le Parlement a une nouvelle fois rejeté, mardi 12 mars, l’accord conclu entre Bruxelles et Londres par 391 voix contre 242.

Pourtant dans cette deuxième version de l’accord de divorce, le président de la commission européenne, Jean-Claude Junker, avait accepté de nouvelles clauses juridiques pour rassurer les députés britanniques.

Mais l’avenir de la frontière irlandaise cristallise toujours l’opposition du Parlement.

Le dispositif de « backstop », imaginé à Bruxelles, ne l' a pas convaincue.

Alors que les députés refusent toute démarcation physique séparant la République d’Irlande du Royaume-Uni, ils redoutent cependant de rester dépendant des réglementations européennes en l’absence d’une telle séparation.

Le projet de divorce semble dans l'impasse.

Après ce nouveau rejet de l'accord conclu par Theresa May avec l'Union européenne, les députés britanniques doivent désormais s'exprimer sur le principe du no deal (« pas d'accord »).

Enfin les députés britanniques se sont massivement prononcés, jeudi 14 mars, en faveur d'un report du Brexit et doivent voter une troisième fois l'accord négocié par Theresa May.

Le président du Conseil européen, Donald Tusk, encourage les dirigeants européens à accorder un délai plus long à Londres

Jaimie Potts pour DayNewsWorld

BREXIT VERS LA DEMANDE D'UN REPORT

OU LA MENACE D'UN NO DEAL ?

 

« Je suis personnellement opposée à une extension de l'article 50. Notre objectif prioritaire devrait être de travailler à un accord et de sortir le 29 mars » de l'UE, a souligné la Première ministre Theresa May.

L'inquiétude de certains députés a poussé la chef de gouvernement Theresa May à donner le dernier mot au Parlement. Plusieurs de ses ministres ont même menacé de démissionner ces derniers jours si le risque d'une sortie sans accord se concrétisait.

La Première ministre Theresa May a donc annoncé mardi 26 février que le Royaume-Uni ne quittera l'Union européenne sans un accord de retrait qu'à la condition que son Parlement valide cette option. Elle ouvre aussi la porte à un report.

Si les députés rejetaient d'ici le 12 mars l'accord sur le Brexit, à eux alors de statuer sur une sortie de l'UE sans accord ou sur un report de la date fatidique, toujours fixée au 29 mars.

Mais la ministre conservatrice a pris soin de répéter qu'elle était personnellement opposée à ce report de la date prévue, le 29 mars, et a souligné qu'il ne pourrait pas aller au-delà de juin, car dans le cas contraire, le Royaume-Uni devrait participer aux élections européennes de fin mai.

La dirigeante conservatrice a précisé qu'elle avait l'intention de procéder en trois étapes.

D'abord, elle présentera avant le 12 mars aux députés une version modifiée de l'accord de divorce qu'elle a signé fin novembre avec Bruxelles et que le Parlement a massivement rejeté mi-janvier.

En cas de rejet, elle demandera aux députés le 13 mars s'ils veulent sortir de l'UE sans accord. S'il refusent, alors elle présentera une motion le 14 mars demandant « si le Parlement veut une extension courte et limitée de l'Article 50 » du Traité de Lisbonne, qui a enclenché le processus de sortie de l'Union européenne il y a près de deux ans.

Et qu'en pensent les autres pays de l'UE ?

Accepter un report d’ici à fin 2019 ? Si les Britanniques décident l’organisation d’un nouveau référendum ou convoquent des élections générales...ce pourrait être envisageable. Jeremy Corbyn, le leader du Parti travailliste, a fait savoir lundi soir que son parti était prêt à soutenir un amendement réclamant un deuxième référendum, pour faire barrage au « deal » de Mme May.

Les Européens veulent à tout prix éviter que les Britanniques soient encore membres de l’Union au moment des élections européennes, fin mai.

Si le Royaume-Uni devait rester membre de l’UE au-delà de ces échéances , les Britanniques devraient participer aux élections européennes.

Pire, peut-être : toujours à la table des discussions au Conseil européen, pour un temps indéterminé, ils pourraient continuer à être associés à la discussion cruciale du prochain budget communautaire pluriannuel (2021-2027) : le moyen donc d’influer sur un des instruments fondamentaux de la politique commune à vingt-sept. Ce que ne veulent absolument pas les Européens.

Un « no deal » reste dans ce cas une hypothèse très sérieuse à Bruxelles.

Jaimie Potts pour DayNewsWorld

ESPAGNE RENFORCEMENT DE SA FRONTIERE

A CEUTA

Confrontée à une forte pression migratoire, Madrid va augmenter la hauteur des doubles clôtures frontalières qui séparent du Maroc son enclave de Ceuta. Ce renforcement de la barrière se fera en élevant sa hauteur , a annoncé ce samedi le ministère de l'Intérieur espagnol qui a également indiqué que les barbelés au sommet de ces clôtures seraient remplacés par un autre matériel non blessant.

«La hauteur de la clôture sera augmentée de 30%, atteignant les dix mètres, là où se sont produites le plus d'entrées», a annoncé le ministre de l'Intérieur, Fernando Grande-Marlaska, lors d'une visite à Ceuta.

«Tous les barbelés (à Ceuta) seront remplacés par un élément (...) qui garantira la sécurité sans blesser tout le long de la clôture», a-t-il ajouté.

Celui ci a également évoqué des systèmes de reconnaissance faciale aux passages frontaliers et l'amélioration des systèmes de vidéosurveillance. Des travaux qui «commenceront dans à peu près un mois et demi», selon le ministère espagnol.

Le but est d'«avoir une frontière plus sûre, plus moderne et dotée de moyens technologiques plus sophistiqués», a expliqué le ministre.

La clôture a en effet été prise d'assaut à plusieurs reprises ces dernières années par des migrants africains qui souhaitaient pénétrer dans l'enclave espagnole qui, avec celle de Melilla, constitue la seule frontière terrestre entre l'Afrique et l'Union européenne. Certains de ces assauts ont été violents, comme ceux de juillet et août derniers, alors que les migrants ont pénétré dans Ceuta en lançant de la chaux vive et des excréments contre les forces de l'ordre.

Parfois aussi des migrants se coupent les mains, les bras ou les jambes contre les barbelés lors de leur tentative de passage si bien que des organisations de défense des droits de l'Homme ont réclamé leur retrait.

Selon les chiffres du ministère espagnol de l'Intérieur, 726 migrants ont gagné Ceuta et Melilla illégalement entre le 1er janvier et le 13 février par voie de terre tandis que 4.889 autres migrants durant la mêmepériode ont accosté sur les côtes espagnoles à bord d'embarcations.

Les côtes espagnoles sont la principale voie d'entrée par mer dans l'UE des migrants irréguliers.

Britney Delsey pour DayNewsWorld

L'AMBASSADEUR DU PAPE SOUPCONNE

D'AGRESSION SEXUELLE

Monseigneur Luigi Ventura, ambassadeur du pape en France âgé de 74 ans, est visé par une enquête pour agression sexuelle, selon une source judiciaire. Un article du Monde précise qu'il est soupçonné d'attouchements sur un jeune cadre de la Mairie de Paris alors que ce dernier l'accueillait lors d'une cérémonie à l'Hôtel de Ville.

Les faits se seraient produits le 17 janvier dernier à l'occasion des vœux de la Maire de Paris, Anne Hidalgo, aux autorités civiles, diplomatiques et religieuses, détaille le journal.

Monseigneur Luigi Ventura aurait alors touché à « plusieurs fois » ce jeune homme de la délégation générale aux relations internationales (DGRI) de la Mairie de Paris.

La mairie de Paris aurait signalé au parquet, en vertu de l’article 40 du code de procédure pénale, qu’un jeune cadre municipal s’était plaint d’attouchements répétés du prélat italien de 74 ans lors de la cérémonie des vœux à l’Hôtel de Ville le 17 janvier.

L’immunité diplomatique ?

Mgr Ventura est considéré comme l’ambassadeur du Vatican auprès du gouvernement français. .

Il est depuis 2009, le représentant du pape à Paris.

Il est chargé d’assurer à la fois le lien entre le Saint-Siège et l’Etat français, entre le pape et les évêques qu’il propose à la nomination.

C’est par exemple à lui que l’évêque de Dax avait, en avril 2017, présenté sa démission après la révélation

« d’attitudes inappropriées » envers des jeunes.

Bénéficiaire du statut de diplomate, le religieux pourrait jouer de l'immunité diplomatique pour échapper à la justice des hommes.

Une affaire de plus au moment où est annoncée la sortie mondiale, le 21 février, du livre Sodoma, une enquête au cœur des mœurs du Vatican de Frédéric Martel.

Boby Dean pour DayNewsWorld

ET TOC ! MAINTENANT LES AUTO-ECOLES

UNE UBERISATION DE PLUS ET UNE COLERE DE PLUS

Les auto-écoles manifestent aujourd’hui, lundi 11 février 2019.

Leurs responsables se sont rassemblés massivement aux portes de Paris, Bordeaux, Marseille, Nice … provoquant de gigantesques embouteillages.

Le PC de Radio France comptait peu avant 8 H du matin, une heure quarante d’embouteillage sur l’autoroute A3, entre Aulnay sous Bois et Bagnolet et en Seine Saint Denis en direction de Paris, mais aussi une heure de bouchon sur l’A6 entre Viry Chatillon (Essonne) et la capitale, et encore , un sérieux ralentissement sur l’A13 entre Rocquencourt (Yvelines) et la capitale.

Soixante quinze voitures ont été comptées à 7 H du matin, à la Porte d’Auteuil, à la Porte de Clignancourt et à celle de Vincennes, sur le Périphérique ou se déroulait une opération escargot.

Les professionnels convergeaient en début d’après midi vers la Place d’Italie !

Comme pour les Gilets Jaunes, les slogans mettaient en cause Emmanuel Macron : « Roi Macron ! Le peuple en a marre » pouvait-on pu lire sur les pare-brises de voitures.

C’est un rapport parlementaire qui n’a pourtant pas encore été rendu public qui a mis le feu au poudre et qui est à l’origine de cette nouvelle bronca.

Ce rapport, qui a été rédigé par la députée LREM du Gard, Françoise Dumas vient juste d’être remis au Premier Ministre (vendredi dernier 08/09/2019). Il faut rappeler qu’en novembre Emmanuel Macron avait promis « une baisse drastique » du coût du permis de conduire qui tournait autour de 1800 € en moyenne selon une étude d’UFC-Que Choisir (2016) .

La réponse des syndicats de la profession ne s’est pas fait attendre : « on ne veut pas délivrer des formations Low Cost d’un permis de conduire ubérisé ».

Tout est dit en quelques mots !

Même si les 3 organisations professionnelles  avouent que pour l’instant elles ne connaissent qu’une partie de ce qu’il y a dans le rapport, « car Madame Dumas a bien voulu leur en lire une partie », elles pressentent « qu’elle ne leur (nous) a pas tout dit, car ils (on)  l’ont (a) sentie très mal à l’aise ».

Le Président du syndicat majoritaire, CNPA-Education Routière accuse d’ores et déjà l’exécutif de vouloir créer un système qui tuerait la proximité et braderait la qualité de l’enseignement du permis de conduire.

On retrouve dans la protestation des auto-écoles, les mêmes critiques que celles des Gilets Jaunes, vis-à-vis d’un choix de société « qui hérisse » et qui n’est pas accepté. « Si le monde moderne, c’est la destruction des acquis sociaux et du salariat, j’appelle ça revenir au XIX siècle » vient d’affirmer Philippe Colombani, le Président Fondateur du Syndicat UNIC.

Pour faire baisser le prix du permis de conduire, les auto-écoles proposent une baisse de la pression fiscale ( ?) en rappelant qu’un permis de conduire c’est 70% de taxes et d’impôts.

Le gouvernement se retrouve placé dans le même dilemme que celui de la taxe sur les carburants qui a déclenché le mouvement des Gilets Jaunes et son refus du consentement à l’impôt le 17 novembre 2018.

« Que les hommes politiques se regardent un peu dans la glace et se disent que si on en est arrivé là c’est peut être aussi de leur faute : ils ont depuis des années et des années empilé les taxes et les impôts » !

On ne peut être plus clair ! A bon entendeur, salut !

Clara Mitchell pour DayNewsWorld

PROCES DES INDEPENDANTISTES CATALANS

SOUS HAUTE TENSION EN ESPAGNE

Une douzaine de dirigeants vont devoir répondre, à partir de mardi 12 février, devant le Tribunal suprême de Madrid de « sédition » et de « rébellion ». C’est sans doute « le procès le plus important » qu’affronte l’Espagne depuis la transition démocratique, selon les propres mots du président du Tribunal suprême, Carlos Lesmes. Douze dirigeants indépendantistes catalans vont être jugés pour leur rôle dans la tentative de sécession de la Catalogne d'octobre 2017 contrevenant à l’ordre constitutionnel espagnol.

Un procès historique qui s'ouvre mardi pour environ trois mois et qui sera retransmis en direct à la télévision.

Jusqu'à 25 ans de prison

La principale figure de la tentative de sécession, l'ex-président catalan Carles Puigdemont, exilé en Belgique, sera le grand absent sur le banc des accusés, l'Espagne ne jugeant pas en absence pour les délits graves.

Le principal protagoniste sera donc son ancien vice-président Oriol Junqueras, contre lequel le parquet a requis 25 ans de prison. L’échec de la proclamation unilatérale d’indépendance du 27 octobre, la destitution du gouvernement catalan et la fuite de Carles Puigdemont en Belgique, ne l’ont pas convaincu de fuir. Ce « sacrifice » lui confère une aura particulière aux yeux des indépendantistes. Aux yeux de la loi, il risque vingt-cinq ans de prison.

Des peines allant de ont été requises contre les onze autres accusés, dont l'ancienne présidente du parlement catalan, plusieurs "ministres" régionaux et les responsables des puissantes associations indépendantistes ANC et Omnium Cultural risquent des peines allant de 7 à 17 ans. Neuf accusés au total sont poursuivis pour rébellion, aggravée du délit de détournement de fonds publics pour six d'entre eux, et sont en détention provisoire.

Un référendum jugé illégal.

Les séparatistes avaient organisé le 1er octobre 2017 un référendum d'autodétermination interdit par la justice puis proclamé le 27 octobre une république catalane indépendante, déclenchant la plus grave crise politique que l'Espagne ait connu depuis la fin du franquisme.

Au centre du procès la question de la violence.

Le chef d'accusation contesté de rébellion suppose l'existence d'un soulèvement violent. Pour le parquet, il y a eu violence les accusés ayant notamment « appelé les citoyens à participer au référendum du 1er octobre en étant conscients de [son] illégalité et du fait que des explosions de violence pouvaient se produire ».

Pour les indépendantistes la seule violence a été celle des policiers le jour du référendum. C'est ce qu' a retenu la justice allemande lorsqu’elle a refusé d’extrader l’ancien président catalan Carles Puigdemont. Les juristes étant divisés sur cette question, le représentant des intérêts de l'État n'accuse d'ailleurs les prévenus que de sédition et réclame des peines de douze ans au maximum.

Les indépendantistes catalans dénoncent un « procès politique » qui démontrerait que, pour préserver son intégrité territoriale, l’Espagne est capable de restreindre des « droits fondamentaux ».

Le président du gouvernement espagnol, le socialiste Pedro Sanchez, se serait bien passé de ce procès alors même que le premier ministre essaie de négocier son projet de budget 2019 avec les partis indépendantistes catalans. Les indépendantistes, sans lesquels Pedro Sanchez n’a pas de majorité au parlement, sont prêts à bloquer le budget mercredi, ouvrant ainsi la porte à la convocation d’élections anticipées.

Plus d'un an après les faits, la question catalane reste un sujet brûlant en Espagne.

Dimanche, des dizaines de milliers de personnes ont manifesté à Madrid à l'appel de la droite et de l'extrême droite de Vox contre le chef du gouvernement Pedro Sanchez, accusé de « haute trahison » pour avoir dialogué avec les indépendantistes.

Andrew Preston pour DayNewsWorld

GILETS JAUNES ET MOUVEMENT 5 ETOILES

Une rencontre inattendue a eu lieu, mardi, à Montargis(Loiret), entre les Gilets Jaunes et le leader du Mouvement 5 Etoiles Luigi Di Maio, actuellement vice-Premier ministre italien. C’est Luigi Di Maio lui-même qui l'a rendue publique. « Aujourd’hui, nous avons fait un saut en France et nous avons rencontré le leader des “gilets jaunes” Christophe Chalençon et les candidats aux élections européennes de la liste RIC [Ralliement d’initiative citoyenne] d’Ingrid Levavasseur », a-t-il annoncé, mardi 5 février, sur Facebook .

« Une nouvelle provocation » pour le Quai d'Orsay

Cette rencontre a été vécue comme une nouvelle provocation par le ministère des Affaires étrangères « Cette nouvelle provocation n'est pas acceptable entre pays voisins et partenaires au sein de l'Union européenne », a dénoncé mercredi le Quai d'Orsay. «M. Di Maio, qui assume des responsabilités gouvernementales, doit veiller à ne pas porter atteinte, par ses ingérences répétées, à nos relations bilatérales, dans l'intérêt de la France comme de l'Italie». Même l'ambassade d'Italie en France n'avait pas été informée de ce déplacement du ministre sur le territoire national.

Soutien du M5S aux Gilets Jaunes

Cependant cette rencontre concrétise le soutien manifesté par le chef de file du Mouvement 5 étoiles (M5S) italien aux « gilets jaunes » français sur le blog du M5S dès début janvier. Dans son message le vice-premier ministre encourageait les «gilets jaunes» à poursuivre la «dure bataille» comparant leur mouvement à celui du Mouvement 5 étoiles, affirmant que les deux sont animés «d'un même esprit». Le Mouvement 5 étoiles, fondé en 2009 par Beppe Grillo et Gianroberto Casaleggio, se présente en effet comme une organisation ni de droite ni de gauche .Et ne se définissant pas comme un parti politique, il milite pour stimuler une forme de démocratie directe, par opposition aux formes de démocraties représentatives. Aux élections municipales de 2016, il remporte les villes de Rome et de Turin. Devançant largement, avec 32% des voix, les autres partis politiques aux élections générales italiennes de 2018, il forme un gouvernement de coalition avec la Ligue du Nord dirigé par l’indépendant Giuseppe Conte.

Pas d'alliance mais des échanges

Lors de la rencontre les deux parties ont échangé. « L’échange a été très cordial. On se rend compte qu’il y a beaucoup de points communs entre notre démarche et le M5S, qui est né des mêmes revendications du peuple », explique au Monde Christophe Chalençon . « On a comparé nos plates-formes respectives, évoqué la façon dont elles s’étaient structurées, c’est très intéressant. », a-t-il ajouté. La liste RIC est liée à une plate-forme en ligne NOos-citoyens qui doit permettre d’agréger des revendications citoyennes, avant de faire émerger les plus fréquentes pour les porter dans le débat politique. M5S s'est également construit grâce à sa plate-forme numérique «Rousseau» qui a permis la coordination et la définition du programme électoral. De son côté, M. Di Maio a évoqué « une belle rencontre, la première avant tant d’autres, au cours de laquelle nous avons parlé de nos pays, des droits sociaux et de démocratie directe ». Il n'aurait pas été question d'alliances.

Vives dissensions au sein des Gilets Jaunes

Cette rencontre avec le MS5 étonne cependant par l’absence notoire de la tête de liste Ingrid Levavasseur et le rôle joué par Christophe Chalençon comme porte-parole du RIC.

M. Chalençon, 52 ans, est un artisan forgeron, il a été candidat à la législative dans le Vaucluse en 2017 sous l’étiquette divers droite. Cette figure médiatique du mouvement des « gilets jaunes », s’est fait remarquer en réclamant, le 3 décembre 2018 « la démission du gouvernement actuel » et l’arrivée à Matignon « d’un homme à poigne comme le général de Villiers ». Sa légitimité de « leader » des « gilets jaunes » a toujours été contestée par la base du mouvement. Elle a également été contestée vigoureusement par Ingrid Levavasseur qui a démenti le fait qu'il soit porte -parole du mouvement.

La jeune femme indique par ailleurs n’avoir été informée qu’à la dernière minute de la rencontre, à laquelle elle était opposée.

Elle maintient que cet événement « n’a aucun lien avec le RIC ».

Garett Skyport pour DayNewsWorld

BREXIT COUP DE POKER DE THERESA MAY ET L'IMPOSSIBLE REVISION DU BACKSTOP EXIGE

PAR LA CHAMBRE DES COMMUNES

Le spectre du nol deal s'est éloigné momentanément. Deux semaines après avoir massivement rejeté l’accord sur le Brexit présenté par Theresa May, les députés britanniques ont débattu, mardi 29 janvier pour trouver une solution à l'impasse sur le Brexit. Ils ont exigé une révision de l’accord, sur la frontière entre les deux Irlande tout en refusant une sortie sèche de l’UE.

Sur sept amendements au projet de retrait négocié par Theresa May que la Chambre des Commune avait rejeté le 15 janvier dernier par 432 voix contre 202 cinq des sept ont été refusés

Les autres amendements présentés par les travaillistes visant à donner la main au Parlement pour décider des modalités du Brexit ont été également balayé

Celui de la conservatrice Caroline Spelman qui visait à exclure une sortie de l’Union européenne sans accord, a été par contre approuvé (318 voix contre 310).

Et l'amendement du conservateur Graham Brady exigeant une révision du « filet de sécurité » (backstop) prévu pour éviter une frontière entre les deux Irlande a été adopté par 317 voix contre 301.

Il demande le remplacement du « backstop » nord-irlandais par des mécanismes alternatifs.

Les députés ont donc chargé leur Première Ministre Theresa May de renégocier avec l'UE cette clause de sauvegarde censée éviter le rétablissement d'une frontière physique entre la République d'Irlande et l'Irlande du Nord après la sortie de l'Union européenne.

« Il est maintenant clair qu'il existe un moyen de réunir une majorité substantielle et durable au Parlement pour quitter l'UE avec un accord », en a conclue Mme May annonçant qu'elle réclamerait des « modifications juridiquement contraignantes ».

« L'accord de retrait est et reste le meilleur moyen d'assurer un retrait ordonné du Royaume-Uni de l'UE. Le backstop (la disposition pour éviter le retour à une frontière physique entre l'Irlande et la province britannique d'Irlande du Nord) fait partie de l'accord de retrait et l'accord n'est pas ouvert à la renégociation.

Les conclusions du sommet européen de décembre sont très claires sur ce point », a réagi un porte-parole du président du Conseil européen Donald Tusk.

La réouverture des pourparlers avec Bruxelles semble compromise..

« Si les positions du Royaume-Uni pour le futur partenariat devaient évoluer, l'UE serait prête à reconsidérer son offre et à adapter le contenu et le niveau d'ambition de la déclaration politique, tout en respectant ses principes établis », a-t-il annoncé, envisageant même une prorogation.


Jenny Chase pour DayNewsWorld

LE PRESIDENT VENEZUELIEN  NICOLAS MADURO

EST-IL SUR LE DEPART ?

Le Parlement, dirigé par M. Guaido, 35 ans, qui s'est autoproclamé président, se montre plus que déterminé à provoquer le départ du président élu M.Maduro .

Il se réunit ce mardi 29 janvier avec un programme des plus ciblé : l'examen d'une loi sur « la transition à la démocratie », l'étude du « plan de sauvetage du pays » et un « débat sur les élections libres et transparentes ».

Les manifestations d'opposants ont déjà fait au moins 35 morts, selon plusieurs ONG, et le pape François a dit redouter un « bain de sang. ». Tous les regards sont rivés vers ce pays autour duquel se joue une véritable bataille diplomatique.

Une bataille diplomatique

En effet les Etats-Unis ont tout de suite reconnu le nouveau président autoproclamé Juan Guido» comme président par intérim du Venezuela. Ainsi Donald Trump a immédiatement annoncé dans un communiqué qu'il reconnaissait officiellement Juan Guaido comme «président par intérim du Venezuela» rappelant que l'Assemblée nationale avait déclaré le président Nicolas Maduro « illégitime ». « Le peuple du Venezuela a courageusement parlé contre Maduro et son régime et exigé la liberté et l’Etat de droit. », a-t-il ajouté

Le Canada, la Colombie et le Brésil, alliés de Washington dans la région, ont emboîté le pas, ainsi que l'Argentine, le Chili, le Paraguay et le secrétaire général de l'Organisation des États américains (OEA), Luis Almagro.

« Le sang qui peut couler au Venezuela sera sur vos mains, Donald Trump », a lancé lundi soir Nicolas Maduro, furieux après l'annonce de nouvelle sanctions de Washington.

De plus en plus de voix se rallient à Juan Guaido, notamment en Europe où six pays (Espagne, France, Allemagne, Royaume-Uni, Portugal, Pays-Bas) ont donné jusqu'à dimanche au président socialiste pour organiser des élections, faute de quoi ils reconnaîtront son adversaire.

Cependant la Chine et la Russie, tous deux membres permanents du Conseil de sécurité de l'ONU, lui ont apporté leur soutien à Nicolas Maduro. C'est une voie directe vers l'arbitraire et le bain de sang » a déclaré le ministère russe des Affaires étrangères. Cuba, dirigé par le président Miguel Díaz-Canel , le Mexique du président de gauche Andrés Manuel Lopez Obrador la Bolivie du socialiste Evo Morales ont également apporté leur soutien au président chaviste, ainsi que la Corée du Nord, la Turquie.

Deux fronts diplomatiques s'affrontent rappelant étrangement le monde bipolaire, et Donald Trump n'a pas hésité à user la puissance économique des Etats-Unis pour tenter de faire plier le chaviste.

Sanctions économiques :

« Je continuerai à utiliser toute la puissance économique et diplomatique des Etats-Unis pour faire pression en faveur du rétablissement de la démocratie vénézuélienne. » , avait affirmé le locataire d la Maison Blanche.

Aussi lundi, les Etat-Unis ont-ils visé la compagnie pétrolière vénézuélienne PDVSA, accusée d'être « un véhicule de corruption » , en lui interdisant de faire du commerce avec des entités américaines et gelant ses avoirs à l'étranger. L'objectif affiché par le Trésor américain consiste à d'empêcher « le détournement de davantage de ressources » par Nicolas Maduro. De son côté Juan Guaido aannoncé qu'il prenait le contrôle des actifs du Venezuela à l'étranger, pour éviter que le chef de l'Etat ne les dilapide au cas où il quitterait la présidence. Il a même commencé « le processus de nomination des comités de direction de PDVSA et Citgo », filiale de raffineries aux Etats-Unis. Or toute l'économie du pays , qui dispose des plus importantes réserves de brut au monde, repose sur le pétrole...

« Ils veulent nous voler l'entreprise Citgo, à nous les Vénézuéliens », a dénoncé Nicolas Maduro, annonçant engager des poursuites contre les Etats-Unis.

L'armée soutien de Maduro jusqu'à quand ?

Outre les sanctions économiques, les Américains et l'opposition vénézuélienne se sont tournés vers l'armée. En effet l'armée maintient au pouvoir le chef de l'Etat Maduro depuis 2013. « Nous, soldats de la patrie, nous n'acceptons pas un président imposé à l'ombre d'intérêts obscurs ni autoproclamé en marge de la loi(...)L'armée défend notre Constitution et est garante de la souveraineté nationale », avait écrit le ministre de la Défense sur Twitter après l'autoproclamation à la présidence de Juan Guido.

Or John Bolton, conseiller à la sécurité nationale de la Maison Blanche, a exhorté l'armée et les forces de sécurité à accepter la transition « pacifique, démocratique et constitutionnelle » du pouvoir. Dans ce même sens, Juan Guaido a offert l'amnistie aux fonctionnaires et militaires qui le soutiendrait.Samedi l'attaché militaire du Venezuela à Washington, le colonel José Luis Silva a fait défection...

Fort de son soutien à l'international, Juan Guaido appelle à manifester mercredi, « pour exiger des forces armées qu'elles se mettent du côté du peuple », puis samedi, « pour accompagner le soutien de l'Union européenne et l'ultimatum ».

Outre le bain de sang, la communauté internationale redoute aussi la catastrophe humanitaire dans ce pays, autrefois le plus riche d'Amérique latine, qui se bat aujourd'hui entre hyperinflation (10.000.000% en 2019 selon le FMI) et graves pénuries d'aliments et de médicaments.

Alize Marion pour DayNewsWorld

LES AMBIGUITES

DU TRAITE D’AIX LA CHAPELLE

Ambigüe ! C’est le qualificatif «  le plus modéré » que nous avons trouvé pour qualifier l’événement qu’a constitué , le 22 janvier 2019, la cérémonie de la signature du Traité d’Aix la Chapelle, par Emmanuel Macron (pour la France) et Angela Merckel (pour l’Allemagne). Et c’est un euphémisme !

Les réactions (sauf officielles) nombreuses  ont en effet été très négatives la plupart du temps. Elles vont, sur ce ton , encore prospérer tant l’évènement a surpris aussi bien sur la forme que sur le fond car  l’un et l’autre de ces aspects ont, en effet, mis mal à l’aise.

Sur la forme tout d’abord : La surprise a été totale car rien n’avait filtré avant que l’information ne tombe le 8 janvier 2019 à propos de la préparation d’un traité franco-allemand. Mieux le texte annonçant ce dernier n’était pas joint au communiqué publié par l’Elysée à cette date.

Après avoir signé en catimini le traité de Marrakech sur l’immigration, l’Elysée s’est mis ainsi en situation de récidiver, emportant la protestation de nombreux médias qui ont dès lors été autorisés à qualifier l’opération de « propagande officielle ».

Une fois de plus, Emmanuel Macron qui était un parangon de la  transparence pendant la campagne présidentielle s’est « fiché » » complètement de la tête des Français, alors même que le pays était en pleine effervescence populaire avec les manifestations des gilets jaunes lesquels revendiquent plus de consultations démocratiques (RIC).

Naturellement, il fallait s’y attendre, l’opposition à LREM est montée immédiatement au créneau pour dénoncer le procédé, en proférant malheureusement quelques outrances du style « la France va perdre l’Alsace et la Lorraine », ce qui est faux.

En suite de quoi, la riposte a été simple, comme à l’habitude : l’exécutif a immédiatement diabolisé ses adversaires.

Alors, que cache, sur le fond ce traité négocié dans l’opacité totale et dont le texte n’a été mis en ligne que le 18 janvier (pour une signature le 22) ?.

Nous sommes donc allé voir le texte (qui comporte 28 articles) et nous l’avons lu dans son intégralité, afin de nous faire une idée aussi précise que possible sur son contenu. Lecture faite, et comme beaucoup d’analystes nous avons été choqués !

Le Traité d’Aix la Chapelle signé le 22 janvier 2019 s’appuie sur celui signé le 22 janvier 1963 par Charles de Gaulle (qui doit se retourner dans sa tombe) et Konrad Adenauer à l’Elysée dont il avait pris le nom alors que celui de 2019 vient d’être signé dans la ville de Charlemagne, à Aix la Chapelle. Tout un symbole !

Le but voulu en 1963 par Charles de Gaulle et Konrad Adenauer dans le Traité de l’Elysée avait été d’engager la réconciliation franco-allemande, un peu moins de 20 ans après la guerre meurtrière et destructive de 1939/1945.

Pour le Général de Gaulle, le partenariat découlant de cette réconciliation ne pouvait qu’être équilibré !

Or, force est de constater qu’aujourd’hui les concessions faites à l’Allemagne dans le Traité d’Aix la Chapelle sont à front renversé ». Ce traité bilatéral va aujourd’hui bien plus loin que la réaffirmation de l’amitié franco-allemande affichée lors du Traité de l’Elysée de 1963 dont le 56ème anniversaire sert de prétexte et de communication (opportune tant les deux protagonistes sont en difficulté dans leurs pays respectifs) pour les deux leaders européens.

Vu de la France, et après lecture et analyse, on est  obligé de convenir qu’Emmanuel Macron, avec la complicité (ou la volonté impérieuse) d’Angela Merckel a souscrit complètement, au travers de chaque ligne ou presque du traité à un renversement d’influence entre les deux puissances, et tout cela pour préparer l’Europe de demain, selon les vœux des deux chefs d’Etat.

Pour aboutir à ses fins, Emmanuel Macron a refusé tout débat préalable. Il n’y a pas eu de débat parlementaire avant, comme s’en est plaint Marie Noëlle Lienemann  qui en mettant en ligne une pétition contre, du député européen Emmanuel Maurel a résumé : « Macron concède, Merckel empoche ». Il n’y a pas eu de débat parlementaire avant, et il n’y en aura pas après, les deux assemblées devant être sollicitées, seulement, pour ratifier le traité ? Il est possible d’espérer que si la critique s’amplifiait, il pourrait y avoir un référendum ? Mais l’espoir est faible quand on voit les réponses faites aux gilets jaunes sur le RIC.

D’ailleurs pour écarter toutes velléités de contestations Emmanuel Macron a pris les devants en n’hésitant pas à pratiquer l’intimidation morale et en émasculant par avance la liberté d’expression. « Ceux qui oublient  la valeur de la Paix répandent des mensonges ( ?) et se rendent complices des crimes du passé » (rien que ca !). Refuser donc de dire que le Traité d’Aix la Chapelle est un bon traité, ce serait donc, selon le Chef de l’Etat prendre le risque de se faire qualifier de nazi !

Ce chantage est bien entendu intolérable, comme l’amalgame et son auto-attribution d’un magistère moral, pourtant quasiment inexistant.

Le procédé est au demeurant grotesque car parallèlement les relations avec l’Amérique de Donald Trump et la vision bisounours de la relation franco-allemande d’Emmanuel Macron viennent 50 ans  plus tard environ d’amoindrir un peu plus  l’autorité et la place de la France, tant au sein de l’Europe (et du Monde) que dans sa relation franco-allemande, au simple motif que critiquer l’UE se serait critiquer l’Europe et être contre la paix. A partir de ce principe, la démocratie française vient d’être encore un peu plus asphyxiée.

N’étant pas intimidés, ni susceptibles de l’être nous allons tout d’abord  rappeler quelques vérités. En premier lieu, nous nous souviendrons que le traité franco-allemand de 1963 avait déjà mal tourné par rapport à la vision « souverainiste » qui avait prévalu dans l’esprit du Général de Gaulle, les objectifs initiaux du traité ayant été contrariés par le parlement allemand au travers d’un préambule atlantiste confirmant « la protection »  au plan de la Défense de l’Europe par le parapluie de l’OTAN.

Concrètement, le nouveau traité franco-allemand déséquilibre au profit de l’Allemagne le statu quo sur lequel reposait la Paix, en ce qu’il soutient la revendication de l’Allemagne de disposer un siège permanent au Conseil de Sécurité. Les plus optimistes peuvent faire valoir que cette revendication a peu de chance d’être satisfaite, car au moins 10 pays, à commencer par l’Inde et le Japon, voudraient avoir eux aussi un siège au Conseil de Sécurité de l’ONU. Mais cette clause n’a rien à faire dans le Traité d’Aix la Chapelle, la France ayant obtenu cette place au lendemain de la Seconde Guerre Mondiale, à  une époque ou l’Allemagne était vaincue et alors qu’elle possédait déjà l’arme nucléaire, ce que n’a toujours pas l’Allemagne.

Le traité d’Aix la Chapelle renforce le déséquilibre économique existant entre l’Allemagne et la France. Ce déséquilibre est  né de la création de l’euro dont le principe d’une monnaie unique aurait pu réussir si l’Allemagne avait mis au pot un mark à prix réduit alors que simultanément les dirigeants français, vaniteux, avaient de leur coté mis au pot un franc surévalué (décisions Mitterrand/Schröder). Les choses se sont aggravées dès lors que la croissance économique de l’Allemagne (s’appuyant sur une progression de 40% de sa production industrielle) n’a cessé d’augmenter jusqu’à produire un excédent de sa balance du commerce extérieur de 248 milliards d’€ alors que la France affiche de son coté un déficit de 67 M d’€. La France s’est appauvrie sans cesse depuis la création de l’euro ; le constat explique d’ailleurs la colère des Gilets Jaunes  dont le pouvoir d’achat n’a cessé de se réduire. Les relations entre la France et l’Allemagne n’étant pas saines depuis les années 2000, la Traité d’Aix la Chapelle ne peut qu’inquiéter et continuer d’inquiéter en raison de la politique restrictive que l’Allemagne impose  au reste du continent européen (voir les études de Josef Stieglitz).

Le Traité d’Aix la Chapelle a fait froncer les sourcils aux 25 autres pays européens membres de l’UE. Le Président du Conseil italien, Guiseppe Conte, qui avait récemment rappelé « l’amitié historique entre Rome et Paris » vient sévèrement de déclarer que l’Allemagne et la France s’étaient moquées de leurs partenaires européens, en raison du fait qu’il avait  été acté jusqu’à présent que le siège de la France à l’ONU serait dans le temps donné à l’Europe ?

Comme on vient de le voir les orientations du Traité d’Aix la Chapelle ont déjà suscité de nombreuses critiques à raison des conséquences européennes de sa signature. Ce traité qui a été signé dans le dos des Français (et qui ne doit pas faire partie du Grand Débat National), pourrait aussi, selon les propos de l’ancien député européen, Patrick Louis (Lyon) sacrifier les intérêts de la France et diluer sa puissance dans une coopération au sein de  laquelle l’Allemagne est déjà vainqueur.

Clara Mitchell pour DayNewsWorld

LE TRAITE DE L'ELYSEE POUR UN RENFORCEMENT

DU PROJET EUROPEEN

A un moment où l'Europe se trouve affaiblie par la montée des nationalismes, Angela Merkel et Emmanuel Macron signent, mardi 22 janvier un nouveau traité franco-allemand pour élever la relation bilatérale à un « niveau supérieur ».

« C’est un moment important pour montrer que le couple franco-allemand est un socle qui peut se relancer (…) au service du renforcement du projet européen », fait valoir la présidence française tandis que la chancelière allemande estime que « l’Allemagne et la France entendent continuer à faire avancer les choses ensemble en Europe ».

Ce traité doit « compléter » celui dit « de l’Elysée » signé en 1963 entre le général de Gaulle et Konrad Adenauer qui scella la la réconciliation franco-allemande, après trois guerres depuis 1870.

Que prévoit ce traité qui pour d'aucuns manque d'ambition et pour d'autres entérine une perte de souveraineté ?

Les deux pays promettent un approfondissement de « leur coopération en matière de politique étrangère, de défense extérieure et intérieure » ainsi qu' une coopération sur les régions transfrontalières, et une « assemblée parlementaire commune », composée de cent députés français et allemands.

Sur le plan militaire et sécuritaire :

Les deux pays « se prêtent aide et assistance par tous les moyens dont ils disposent, y compris la force armée, en cas d'agression contre leur territoire » en adoptant « une clause de défense mutuelle » en cas d’agression, sur le modèle de celle prévue au sein de l’OTAN. Ils pourront par exemple de déployer des moyens ensemble en cas d’attaque terroriste. Pour ce Paris et Berlin « instituent le Conseil franco-allemand de défense et de sécurité comme organe politique de pilotage de ces engagements réciproques ». Il n'est cependant nullement question que la France « partage » avec son voisin son siège de membre permanent du Conseil de sécurité de l'ONU même si Paris plaide pour que l’Allemagne y obtienne son propre siège permanent tout en sachant qu'aucun des membres de ces derniers s'y opposent.

Sur le plan des relations transfrontalières.

Le traité prévoit un resserrement « des liens entre les citoyens et les entreprises de part et d'autre de la frontière  » avec la mise en place d'un « comité de coopération transfrontalière » réunissant États, collectivités et parlements.

L' objectif du « bilinguisme » dans les territoires transfrontaliers est réaffirmé, sans pour autant que les « langues administratives » y soient modifiées.

Sur le plan de l'économie et des énergies renouvelables

Les deux États créent un « Conseil franco-allemand d'experts économiques » composé de dix membres indépendants chargé de faire des « recommandations sur l'action économique » des deux pays tout en promettant des « projets conjoints » dans les énergies renouvelables et « l'efficacité énergétique ».

Sur le plan diplomatique

Paris et Berlin veulent aussi « adopter des positions communes dans les instances internationales » tout en envisageant l'ouverture d'ambassades communes.

Sur le plan institutionnel

Le traité institue « une assemblée parlementaire » franco-allemande consultative.Constituée de cent députés - cinquante Français et cinquante Allemands - celle-ci siégera tous les six mois, alternativement de part et d'autre du Rhin, et sera co-présidée par les présidents de l'Assemblée nationale et du Bundestag, à savoir Richard Ferrand et Wolfgang Schäuble. L'objectif de cette assemblée, dont la première réunion devrait se tenir d'ici fin juin, sera de faire converger le droit français et le droit allemand.

Un renforcement de la relation franco-allemande comme moteur dans la construction européenne...

Joanne Courbet pour DayNewsWorld

SILVIO BERLUSCONI A 82 ANS A NOUVEAU

EN CAMPAGNE ELECTORALE

L'ex-premier ministre italien, Silvio Berlusconi,a annoncé jeudi que, malgré ses 82 ans et sa baisse continue dans les sondages, il serait candidat aux élections européennes en mai prochain sous l'étiquette de son parti Forza Italia (FI, droite).

C'est la première fois que cet éternel revenant de la politique italienne depuis 25 ans brigue un poste électif après avoir été frappé d'inéligibilité,désormais terminée, liée à une condamnation pour fraude fiscale.

« Au bel âge qui est le mien, j’ai décidé, par sens des responsabilités, d’aller en Europe, où il manque une pensée profonde sur l’avenir du monde », a déclaré l’ancien chef du gouvernement lors d’une réunion de campagne de son parti, pour des élections régionales en Sardaigne.

« Valeurs occidentales »

Le magnat des médias avait déjà mené la campagne de FI pour les élections législatives de mars dernier en Italie sans pouvoir cependant y participer en raison de sa peine d’inéligibilité.

Il avait alors été éclipsé par son jeune allié, Matteo Salvini, patron de la Ligue (extrême droite), qui l’a dépassé au sein de la coalition (17 % contre 14 % pour FI) lors du scrutin et s’est ensuite allié avec le Mouvement 5 étoiles (M5S, antisystème), pour gouverner.

Le choix de Matteo Salvini a payé : depuis des mois, la Ligue dépasse les 30 % d’intentions de vote dans les sondages, tandis que FI est passé sous la barre des 10 %.

Mais cela ne semble pas avoir altéré la ténacité du milliardaire, qui a subi une opération à cœur ouvert en 2017 et qui fait toujours l’objet de plusieurs procès pour subornation de témoins après ses soirées libertines, appelées « bunga bunga ».

« Avec ma connaissance, mes expériences et ma capacité à convaincre, je pense pouvoir jouer un rôle important et faire comprendre aux citoyens européens que nous risquons de nous éloigner des valeurs occidentales » et d’être « dominés par un empire chinois dont les convictions et les valeurs sont opposées aux nôtres », a-t-il assuré.

Le Caïman, qui a été quatre fois à la tête du gouvernement italien, ne devrait avoir aucun mal à se faire élire sur la liste de son parti.

Jaimie Potts pour DayNewsWorld

QUELS SCENARIOS

POUR LA GRANDE-BRETAGNE

APRES LE REJET DE L'ACCORD SUR LE BREXIT

Les députés britanniques ont massivement rejeté l'accord de Brexit mardi 15 janvier, aggravant ainsi l'incertitude sur l'avenir du Royaume-Uni. A moins de trois mois de la date prévue de sa sortie de l'Union européenne, la chambre des Communes a refusé l'accord de divorce, obtenu de haute lutte par Theresa à Bruxelles. Le traité conclu par la dirigeante conservatrice n'a obtenu que 202 voix contre 432, la plus lourde défaite essuyée par un dirigeant britannique depuis les années 1920 .

ans la foulée l'opposition travailliste, menée par Jeremy Corbyn, a présenté une motion de censure contre le gouvernement de Theresa May après une défaite qu'il qualifie de « catastrophique » pour ce dernier. Mais il y a de forte chance que la centaine de conservateurs, qui en décembre voulaient renverser la cheffe du gouvernement, ne s'allie  pas cette fois au travaillistes, sous peine de perdre le pouvoir. Le DUP et plusieurs députés rebelles conservateurs ont annoncé qu'ils soutiendraient Theresa May...

Theresa May a désormais jusqu'à lundi pour présenter au Parlement un « plan B » si elle survit à la motion de défiance. « La chambre a parlé et ce gouvernement écoutera » , a-t-elle déclaré immédiatement après le vote. Pour Theresa May cependant comme pour l'Union européenne, le texte rejeté est le seul et le meilleur possible. ..

Plusieurs scenarii sont désormais possibles.

1° Le plan B

La menace d'un «no deal» n'est pas automatique en cas de rejet de l'accord à la Chambre des communes. La semaine dernière, les députés ont adopté un amendement obligeant l'exécutif à présenter dans les trois jours ouvrés un « plan B » amendable. Si dans les faits vu le faible délai imparti par l’amendement cela s'avère difficilement envisageable, le gouvernement pourrait présenter au Parlement une déclaration d'intention, s'engageant à renégocier auprès de Bruxelles un meilleur accord.

2° Le report du Brexit

Un report du Brexit est une des possibilité permise par une extension de l'article 50 du Traité de l'Union européenne. Qui plus est une centaine de députés européens se sont engagés lundi à soutenir une demande de report de Londres. Il faut toutefois l'accord des 27 États membres, ce qui n'est pas gagné.

Mais dans ce cas, quid des élections européennes, qui se dérouleront entre le 23 et le 26 mai? Selon une source diplomatique «une prolongation après le 29 mars est possible mais pas au-delà du 30 juin car le nouveau Parlement européen sera constitué». Exit alors les députés britanniques... Cette solution ne serait donc pas la plus aisée pour d'éventuelles renégociations. Un scenario qui permettrait seulement à Londres de gagner du temps ...

3° Le « No deal »

L'un des scenarii possibles est celui d'un Brexit sans accord ou « no deal » qu’appellent de leurs vœux les Brexiters durs. «Le peuple n'a pas voté pour un deal, mais pour quitter l'Union européenne», a déclaré Jacob Rees-Mogg , leur chef de file au Parlement, pour qui la sortie de l'Union permettrait au Royaume-Uni de retrouver son indépendance, notamment économique.

4° Second référendum

Jusqu'ici exclue par Theresa May, l'hypothèse d'un second référendum est réclamée par les europhiles qui espèrent un résultat inverse de celui du 23 juin 2016. Mais quelle question poser à la nation : maintien dans l'UE ou approbation du plan de Theresa May .Ou sortie sans accord.

Laissons conclure Theresa May! «Si l'accord n'est pas voté (…), nous nous retrouverons en terrain inconnu. Je ne pense pas que quiconque puisse dire exactement ce qui pourrait alors se passer» avait déclaré avec discernement la première ministre.

Alyson Braxton pour DayNewsWorld

ASSASSINAT AU COUTEAU DU MAIRE DE GDANDSK CRIME POLITIQUE OU GESTE D'UN DESEQUILIBRE

Le maire du grand port polonais de Gdansk Pawel Adamowicz, blessé au couteau dimanche soir en direct à la télévision est mort.

Cette personnalité libérale très populaire Pawel Adamowicz a été frappé de plusieurs coups de couteau par un agresseur de 27 ans. « Pawel Adamowicz, maire de Gdansk, homme de Solidarité et de liberté, un Européen, mon bon ami, a été assassiné.

Qu'il repose en paix », a réagi Elon Tusk. L'agression a provoqué une onde de choc en Pologne. Depuis la chute du communisme le pays n'avait pratiquement plus connu d'incident violent de ce genre.

Cette attaque a eu lieu dimanche devant des centaines de personnes, sur la scène du Grand Orchestre de charité, la manifestation la plus populaire du pays.

Comme chaque année depuis vingt-sept ans des volontaires distribuent de petits cœurs rouges autocollants en échange de dons pour l’achat d’équipements médicaux pédiatriques.

Pawel Adamowicz, qui avait participé la journée à cette collecte, prenait part aux festivités traditionnelles du soir lorsque surgit un homme un couteau à la main.

Ce dernier lui assène plusieurs coups de couteau , puis se saisit d’un micro : « Allô allô, je m’appelle Stefan, j’ai été mis en prison alors que j’étais innocent. La Plate-forme civique m’a mis en prison alors que j’étais innocent. La Plate-forme civique m’a torturé, c’est pourquoi Adamowicz est mort ce soir. ». Les vigiles ont rapidement maîtrisé l’auteur des coups de couteau.

« Crime politique » ou geste d'un déséquilibré

Le dénommé Stefan, condamné à plusieurs années de détention pour une série de braquages, avait-il un motif politique ? Il dit avoir été innocent mais jeté en prison et « torturé » par la PO (la Plateforme civique, parti d’opposition) soutien de la candidature du maire aux municipales de l'automne dernier.

Pour certains cette attaque aurait été favorisée par la violence du débat politique entre le PiS (le parti conservateur) aujourd'hui au pouvoir et l'opposition centriste.

Sa peine coïncide partiellement avec la seconde législature de la Plate-forme civique (PO), parti libéral au pouvoir de 2007 à 2015 et dont Pawel Adamowicz avait été l’un des membres fondateurs. La presse indépendante et une partie du grand public mettent en cause le climat de « haine » alimenté par les responsables politiques et certains médias dénonçant une profonde fracture au sein de la société polonaise. Les rédacteurs en chef des deux plus grands quotidiens du pays, Gazeta Wyborcza et Rzeczpospolita, sont allés jusqu’à parler de « crime politique ».

Le geste de l’ex-braqueur ne serait pas qu'un un acte isolé qui traduirait davantage un déséquilibre mental mais le reflet d'une violence de la société polonaise que les milliers de personnes qui ont manifesté lundi soir en silence dans plusieurs villes du pays en hommage à Pawel Adamowicz et contre la « haine » ont voulu dénoncer.

C'est également un avertissement au parti ultraconservateur Droit et justice (PiS), qui règne sans partage sur la Pologne depuis 2015.

Britney Delsey  pour DayNewsWorld

FIN DE CAVALE POUR CESARE BATTISTI

Les geôles italiennes attendent Cesare Battisti « non pas à cause de ses idées politiques, mais bien pour les quatre crimes qu’il a commis ainsi que pour divers délits liés à la lutte armée et au terrorisme », a commenté le chef du gouvernement italien Giuseppe Conte.

Fin de presque quarante ans de cavale pour Cesare Battisti. Ce sont maintenant les geôles italiennes qui attendent l'ancien militant d'extrême gauche italien.

Il est arrivé lundi midi à Rome où il doit être emprisonné, après avoir été expulsé par la Bolivie. « Il rentrera directement de la Bolivie.

De cette façon l’ex-terroriste purgera la peine prononcée par la justice italienne : la perpétuité ! », a déclaré le ministre italien de la Justice Alfonso Bonafede sur son compte Twitter.

L’ex-membre des Prolétaires armés pour le communisme dans les années 1970 - les « années de plomb » en Italie - a été arrêté dimanche à Santa Cruz en Bolivie. Portant fausses barbe moustache et ivre, il n'a opposé aucune résistance lors de son arrestation par des policiers boliviens d'Interpol.

Cesare Battisti, 64 ans, est un ancien militant du groupe d'extrême gauche Prolétaires armés pour le communisme classé comme terroriste par l'Italie et qui sévissait aux côté des Brigades rouges dans les années 70 en Italie semant la terreur. Arrêté en 1979 et condamné à treize années de prison pour participation à une bande armée, il s'était évadé de la prison de Frosinone en 1981.

Après la dénonciation d'un repenti,Cesare Battisti est ,en 1993, condamné par contumace à la prison à perpétuité pour deux meurtres et deux complicités de meurtres à la fin des années 1970.

Il menait une vie d'exilé, trouvant tout d'abord refuge en France sous François Mitterrand, puis au Mexique avant de rejoindre le Brésil de Lula. L’Italien avait refait sa vie dans ce pays où il a un jeune fils mineur de mère brésilienne, une paternité sur laquelle il comptait d’ailleurs pour le protéger légalement d’une extradition du Brésil. En décembre 2018 il avait fui en Bolivie suite à l'élection de Jair Bolsonaro qui pendant sa campagne s’était engagé à l'extrader.

En 2002, devenu auteur de polars, Cesare Battisti avait dit « assumer cette période historique », tout en plaidant son innocence. « Je suis condamné pour des crimes qui ont été commis par l'organisation dont je faisais partie, cela ne veut pas dire que je les ai commis. ».

L’arrestation de Cesare Battisti a été unanimement saluée en Italie, à droite comme à gauche.

Le ministre italien de l'Intérieur, Matteo Salvini a annoncé dimanche soir qu'il comptait réclamer rapidement d'autres anciens activistes d'extrême- gauche condamnés pour meurtre.

« Je m'engage à ce que ce soit le début d'un parcours, parce qu'il y en a tant d'autres qui se promènent en Europe et dans le monde. Des gens condamnés trois ou quatre fois à la perpétuité et qui ont ouvert un restaurant, qui écrivent des livres...», a déclaré à la télévision italienne Matteo Salvini, également patron de la Ligue (ex-Ligue du Nord). «Il y en a quelques-uns en France. Souvent la France demande à l'Italie et au gouvernement italien de respecter les règles et les droits humains», a ajouté le ministre italien, très critique envers Emmanuel Macron qui avait dénoncé la politique d'immigration de Rome au début de l'été dernier.

Une annonce qui laisse présager des lendemains houleux dans la relation franco-italienne.

Alyson Braxton pour DayNewsWorld

POUR LE PREMIER MINISTRE LA DEMISSION DE CHANTAL JOUANNO N’EST QU’UNE PERIPETIE

C’est de l’Elysée même que le Premier Ministre Edouard Philippe vient de donner sa dernière conférence de Presse.

Comme c’était prévisible, Edouard Philippe a été interrogé sur la démission de Chantal Jouanno connue depuis la veille, 8 janvier 2019.

Et comme d’habitude, droit dans ses bottes, en digne héritier d’Alain Juppé…. Edouard Philippe a botté en touche. Passé, il n’y a rien à voir ! Selon Edouard Philippe, « la démission de Chantal Jouanno n’était qu’une péripétie », un détail..

Chantal Jouanno, 51 ans est une ancienne karateka, énarque, haute fonctionnaire, femme politique, membre de l’UMP puis de l’UDI. Après avoir été la collaboratrice de Nicolas Sarkozy, elle a été nommée Ministre des Sports dans le gouvernement Fillon II.

Après un mandat de sénatrice, elle est devenue depuis le mois de mars 2018, Présidente de la Commission Nationale du Débat Public.

Cette commission créée par Michel Barnier, alors Ministre de l’Environnement avait pour but initial de « démocratiser l’environnement ». Elle est appelée a donner son avis sur tous les dossiers ou projets de grands travaux structurants qui nécessitent une appréciation écologique ou de cohérence dans le domaine de l’aménagement du territoire.

Le salaire de Chantal Jouanno est fixé par le Premier Ministre, comme c’est le cas pour tous les comités Théodule qui sont dépendants financièrement de l’Etat. C’est d’ailleurs à ce titre que son salaire a figuré dans un rapport annexé au vote du budget 2019 et que cette information, au demeurant publique « a fuité » en direction des journalistes de Marianne (après un repérage préalable par la Lettre A). On a appris à cette occasion que son salaire avait été fixé à 14 709 € brut/mois pour l’année 2019, une rémunération en augmentation de 314€ /mois par rapport à 2018, mais également en augmentation de 1 684€/mois par rapport à celle son prédécesseur qu’elle a remplacé en mars 2018. Il est vrai enfin qu’elle avait fait partie des 22 élus centristes qui avaient décidé de rallier Emmanuel Macron avant l’élection présidentielle. Mais il est vrai de surcroît que lorsqu’elle avait décidé de quitter la vie politique (en septembre 2017), elle avait imprudemment déclaré en juillet 2018 « que l’on entendrait plus parler d’elle ». C’est raté !

Ce qui devait se produire s’est produit ; après sa désignation pour l’organisation et le pilotage du Grand Débat et après que certains ont déclaré « qu’elle gagnait bien sa vie à la Commission du Débat Public » les Gilets Jaunes se sont emparés de l’information, « pas très Gilets Jaunes évidemment » et la contestation s’est à nouveau emballée mettant en évidence :

-      L’absence de transparence de l’Etat dans la gestion des Agences de l’Etat. Il a fallu en effet se munir « d’une boussole et d’un piolet » pour aller dénicher l’information, ceci alors même qu’Emmanuel Macron avait promis plus de transparence au contraire. Le vieux monde n’est toujours pas mort !

-      Ce débat sur la rémunération de Chantal Jouanno a mis en évidence l’opacité du fonctionnement de ces agences de l’Etat, évaluer au nombre de 400 environ, dont il est souvent difficile de vérifier la pertinence de leurs activités et qui permettent le plus souvent le reclassement d’affidés écartés après des élections. Une façon de recaser ses amis !

-      La rémunération de Chantal Jouanno a mis également en évidence le niveau abyssal de déconnexion des élites par rapport à la base et aux territoires. Ces deux mondes, vivent, soit par des considérations géographiques soit par des questions de niveau de vie, ne se rencontrent plus depuis longtemps. Les élites fonctionnent dans l’entre-soi.

Face à ces critiques, Chantal Jouanno a jeté l’éponge mardi soir, 8 janvier 2019, à la grande surprise du pouvoir.

Dans sa conférence de presse d’hier, 9 janvier 2019, Edouard Philippe a pris acte de cette démission tout en rappelant que Chantal Jouanno resterait à la tête de la Commission du Débat Public  car son renoncement ne concernait que le Débat Public ouvert par la contestation des Gilets Jaunes.

Heure après heure, on apprend cependant, par des bruits de couloirs que Chantal Jouanno repoussait jour après jour depuis quelque temps, la responsabilité de l’organisation dans les conditions voulues par Emmanuel Macron et Edouard Philippe de ce débat. En premier lieu, parce que cette commission doit, de droit, afficher et faire systématiquement respecter son indépendance. En second lieu parce que commençait à se poser des questions sur les conditions de la restitution des conclusions du débat.

C’est d’ailleurs là que se situe le cœur du problème, car pour être crédible, authentique et accepté par l’opinion publique le rapport de restitution doit impérativement s’inscrire dans une garantie d’impartialité, garantie que les dernières déclarations de Benjamin Griveaux comme la teneur des vœux du Président de la République ne semblaient pas assurer.

Il demeure que la décision de Chantal Jouanno a visiblement mis dans l’embarras le Premier Ministre  qui hier,  pour écarter les questions sur cette difficulté a déclaré « que la démission de Chantal Jouanno n’était qu’une péripétie ».

Pas sûr que ce soit aussi simple ! Si l’on en croit les commentaires qui circulent dans les couloirs, personne ne semble savoir qui pourrait remplacer Chantal Jouanno alors que l’on est à quelques jours de l’ouverture du débat public (démarrage prévu le 15 janvier).

C’est probablement pour cette raison qu’Edouard Philippe n’a pas fait preuve d’une extrême gentillesse  hier vis-à-vis de Chantal Jouanno, une attitude remarquée par de nombreux observateurs.

Dans ces conditions, le débat public risque d’être, comme le prédisent beaucoup, un jeu de dupes d’un grand cynisme au travers duquel il est permis de penser d’ores et déjà que « les gens seront pris pour des imbéciles ».

La démission de Chantal Jouanno a de toute évidence pris de court le pouvoir qui maladroitement vient en creux de reconnaitre que « la machine ne fonctionne pas » et que la France risquait d’être privée définitivement de ce débat, prévu initialement pour 3 mois , voire plus si celui-ci venait à foncer droit dans le mur ?

Clara Mitchell pour DayNewsWorld

NOUVEAU CAMOUFLET POUR THERESA MAY

DANS SON COMBAT POUR LE BREXIT

La Première ministre conservatrice britannique a essuyé mercredi un cuisant revers au Parlement, où l'examen de l'accord de retrait de Brexit a repris, les députés adoptant un amendement -à 308 députés contre 297- mettant la pression sur le gouvernement pour présenter « un plan B » en cas d'échec du texte.

Ce nouvel amendement la contraint en effet à présenter un plan alternatif pour le Brexit sous trois jours - contre 21 jours selon la législation actuelle - en cas de rejet de son accord de sortie négocié avec l’Union européenne.

L’amendement a été approuvé par élus ont voté contre. Ce camouflet intervient au lendemain d’une autre défaite en forme d’avertissement, avec le vote d’un amendement à une loi budgétaire visant à limiter le pouvoir du gouvernement de mettre en œuvre un Brexit sans accord.

Cette défaite souligne la faiblesse de Theresa May à la tête d'un Parti conservateur plus que divisé, à quelques jours du vote, prévu le 15 janvier (à partir de 20 heures, heure de Paris), sur l'accord trouvé en novembre avec l'Union européenne sur le Brexit.

Malgré ce revers, mauvais présage pour le vote de mardi, David Lidington, le numéro deux du gouvernement britannique, a encore écarté mercredi toute réécriture du texte.« Le choix qui se présente est cet accord, ou pas d'accord, ou, comme certains députés le souhaitent, d'annuler complètement le résultat du référendum de 2016 », a-t-il affirmé sur la BBC

La cheffe de gouvernement de son côté a tout fait pour convaincre les députés de soutenir le texte.

Elle a annoncé que, dans le cas où les discussions sur la future relation entre Londres et Bruxelles n'auraient pas abouti en décembre 2020, le Parlement voterait sur une éventuelle prolongation de la période de transition, ou sur la mise en place du dispositif du « filet de sécurité » (« backstop »), qui prévoit la création d'un « territoire douanier unique » englobant l'UE et le Royaume-Uni, avec un alignement plus poussé pour l'Irlande du Nord.

Mais cette disposition est particulièrement décriée chez les eurosceptiques pour qui elle contraindra le Royaume-Uni à accepter les normes européennes sans avoir son mot à dire. La proposition de Mme May le chef de l'opposition travailliste, Jeremy Corbyn, a par ailleurs vivement rejeté la proposition de Mme May la qualifiant de « poudre aux yeux ».

L'exécutif, essayant de convaincre son allié, le parti ultra-conservateur nord-irlandais DUP, a aussi présenté de nouvelles dispositions visant à offrir un « rôle important » au parlement nord-irlandais dans le cas où le « filet de sécurité » devait entrait en vigueur. Mais le député du DUP Nigel Dodds a qualifié ces mesures de « cosmétiques » et « insensées », soulignant que le traité de divorce « supplante toute disposition légale interne » au Royaume-Uni.

L'accord de divorce ligue contre lui à la fois par les Brexiters qui craignent une forme d'arrimage permanent à l'UE et les europhiles qui espèrent encore pouvoir faire machine arrière...

Quoiqu'il en soit l'accord négocié avec âpreté entre Bruxelles et Londres risque de ne pas être voté le 15 janvier...

Joannes Courbet pour DayNewsWorld

UN COUP DUR POUR LA RELATION TRANSATLANTIQUE OU LA RETROGATION DIPLOMATIQUE DE L'UNION EUROPEENNE PAR LES ETATS-UNIS

Washington a décidé en catimini de rétrograder le statut de l'Union européenne : cette dernière, alors qu'elle bénéficiait d'un statut comparable à celui d'un Etat depuis 2016, redevient une simple organisation internationale. C'est le média allemand « Deutsche Welle » qui l'a révélé.

Un coup dur de plus pour la relation transatlantique .

Le gouvernement de Donald Trump, qui a renvoyé l'Union européenne (UE) au statut d'organisation internationale, lui déniant celui d'égale des États, n'a même pas daigné en informer les intéressés.

Si l'information a été connue mardi, les faits remontent en réalité à la fin 2018. Après avoir constaté que son ambassadeur auprès des Etats-Unis, David O'Sullivan, n'était pas invité à certains événements, l'Union européenne a eu la confirmation de ce changement de statut début décembre, lors des funérailles de l'ancien président américain, George H.W. Bush .

L'hostilité de l'Administration Trump envers l'Union européenne n'est pas un mystère.

Le président la décrit comme «un groupe de pays mis ensemble pour tirer avantage des États-Unis», en particulier sur le plan commercial en raison notamment de l'excédent commercial de l'Union européenne vis-à-vis des Etats-Unis.

Le président américain , qui s'est réjoui du Brexit, a passé sa première année suggérer à tous les dirigeants européens qu'il rencontrait de «sortir de l'UE», leur faisant l'éloge d'un «deal» bilatéral plus avantageux. Il a également accusé les Européens de ne pas dépenser assez pour leur propre défense.

Des tensions commerciales

Cette rétrogradation protocolaire survient à un moment délicat dans les relations entre l'UE et les États-Unis. La négociatrice de l'UE, la commissaire au Commerce Cecilia Malmström, tente depuis mardi à Washington d'apaiser les tensions commerciales entre les deux parties. Les Etats-Unis ont déjà mis en œuvre des taxes de respectivement 25 % et 10 % sur l'acier et l'aluminium européens. Et menacent toujours de taxer lourdement l'automobile européenne ce qui affecterait surtout l'Allemagne et pourrait déclencher une guerre commerciale.

L'Union européenne, qui possède un Parlement européen et d'autres institutions politiques, demande que la pratique diplomatique établie depuis quelques années soit respectée. Mardi, elle a fait savoir qu'elle était « en pourparlers » avec Washington sur ce sujet.

« Quels que soient les désaccords politiques avec l'administration américaine, nous restons des amis des Etats-Unis et cette amitié ne va pas s'étioler », a déclaré une porte-parole de la Commission européenne

Larry Ricky pour DayNewsWorld

 

UN TWEET DU PARTI POPULAIRE SOUHAITANT LA MORT DU CHEF DU GOUVERNEMENT FAIT SCANDALE EN ESPAGNE

La blague au goût plus que douteux du Partido popular (PP), une vidéo qui souhaite la mort du président du gouvernement Pedro Sanchez, a été prise au sérieux par l'exécutif espagnol qui, suite à sa diffusion, mercredi 5 janvier, a annoncé avoir saisi la justice.

Il s 'agit de déterminer si « ce tweet constitue un délit et si c'est le cas, pourvoir l'affaire en justice contre ses auteurs et ceux qui l'ont propagé ».

La vidéo a été postée la veille de l’Épiphanie, une fête très populaire en Espagne puisque c'est le jour où les enfants reçoivent leurs cadeaux, apportés par les Rois mages et non par le Père Noël comme en France.

Elle met en scène dans un sketch un homme lisant la liste de vœux de son fils assis sur ses genoux « Ma chanteuse préférée était Amy Winehouse, et vous me l'avez enlevée » dit le père, « mon acteur préféré était Robin Williams, et vous me l'avez enlevé.

Mon humoriste préféré était Chiquito de la Calzada, et vous me l'avez aussi enlevé.

Je vous écris juste une nouvelle lettre pour vous dire que mon Premier ministre préféré est Pedro Sanchez ».

Même si le message a été rapidement supprimé par le Parti populaire qui a reconnu une erreur, de nombreuses autres versions continuent de circuler sur le réseau social.

Alyson Braxton pour DayNewsWorld

ERIC DROUET

« SI LE REGIME VOULAIT EN FAIRE

UN HEROS ET UN SYMBOLE, C’EST FAIT »

ANGELA MERCKEL, CHANCELIERE ALLEMANDE

Le mouvement des gilets jaunes, né en France vers la mi-novembre n’est pas passé inaperçu, ni en Europe (pour preuve les dernières déclarations de la Chancelière allemande ci-dessus) ni dans le monde (pour preuve, des mouvements gilets jaunes sont apparus un peu partout sur la planète, au total et pour l’instant dans une vingtaine de pays).

Ce qui se passe en France depuis plusieurs semaines est donc, on le voit, examiné à la loupe, ce qui semble fondé, la France étant dans la culture et l’inconscient collectif des peuples de la planète le pays de la Révolution Française et de la Déclaration des Droits de l’Homme.

Depuis hier, la seconde arrestation d’Eric Drouet, l’un des leaders de gilets jaunes, l’initiateur du blocage des routes, qui porte depuis les revendications des gilets jaunes, le zoom s’est encore plus élargi, d’où le commentaire lucide et sévère de la Chancelière allemande.

Cette arrestation a fait passer en quelques heures, aux yeux de ses fans comme aux yeux de l’ensemble de l’opposition, Emmanuel Macron et  son chien de garde, Christophe Castaner dit Rintintin, Eric Drouet  comme une victime politique d’un pouvoir dictatorial.

La France pays des droits de l’Homme et du respect de toutes les Libertés serait donc devenue une dictature ?

L’accusation est grave mais les derniers événements semblent la confirmer. La France serait pour un grand nombre de Français devenue une dictature et Emmanuel Macron un dictateur qui prend ses opposants et surtout les Gilets jaunes pour des putschistes qui mettent en péril les intérêts fondamentaux de l’Etat et sa sécurité publique, rien que çà !

On a envie de les croire et de se joindre à eux, car depuis que le  motif de l’interpellation d’Eric Drouet a été connu, car on commence sérieusement à avoir mal à notre France.

Eric Drouet a été arrêté une première fois le  22 décembre 2018  à l’occasion de la 6ème mobilisation de gilets jaunes. Embarqué par la police sur ordre du Parquet qui n’est pas indépendant du pouvoir politique en France, comme on le sait et comme la CEDH en a plusieurs fois fait le reproche à l’Etat français, il a été présenté à un juge dans le cadre d’une procédure de comparution immédiate.

L’examen de l’infraction qu’aurait commise Eric Drouet a été fixée au 5 juin 2019 ; Eric Drouet aurait été arrêté Place de la Madeleine, muni d’un long bâton, ressemblant à ceux qu’utilisent les marcheurs lors de grandes randonnées ...

D’ici cette audience Eric Drouet a été placé sous contrôle judiciaire, un contrôle judiciaire qui ne lui interdisait pas de se promener dans Paris (contrairement  à ce que demandait le Parquet) mais seulement de porter sur lui des « armes » de catégorie D ?

C’est donc sûr de son droit et très légalement qu’Eric Drouet avait prévu de se rencontrer avec des amis dans un restaurant parisien après avoir allumé des bougies sur la Place de la Concorde à la mémoire des victimes de l’opération des gilets jaunes hier au soir 2 janvier 2019.

A l’heure où nous écrivons Eric Drouet est sorti libre de sa garde à vue, muni d’une convocation à comparaitre le 15 février 2019 devant le TGI de Paris. Le renforcement de son contrôle judiciaire n’a pas été évoqué pour l’instant.

Au vu de ces derniers événement l’heure nous semble  grave. Tout un chacun a déjà jugé les gilets jaunes légitimes à contester la politique menée depuis son élection par Emmanuel Macron.

Alors pourquoi vouloir embastiller des manifestants, jugés comme des opposants politiques ou de simples citoyens vivant normalement leur vie quotidienne dès l’instant  qu’ils expriment leur contestation des décisions qui les concernent et qui selon 75% des français les appauvrissent jour après jour et pose un vrai problème eu égard au respect des Droits Fondamentaux.

On n’entrera pas pour l’instant dans l’examen de la légitimité des revendications du mouvement des Gilets Jaunes. On restera seulement sur l’analyse factuelle de ce qui vient de se passer et qui se révèle choquant, le pouvoir politique français actuel cherchant d’évidence à criminaliser toutes les expressions démocratiques.

Le Droit de Manifester est garanti par la Déclaration Universelle des droits de l’Homme en son article 20 qui dit que :

« toute personne a droit à la liberté de réunion et d’association pacifique ; toute personne a la capacité de se rassembler et d’agir collectivement pour le développement démocratique, économique, social et personnel, l’expression des idées et de la citoyenneté engagée ».

Manifester est donc un droit et non une menace, surtout lorsque l’on n'est plus en état d’urgence.

Emmanuel Macron vient « de révéler l’amateurisme de son pouvoir » Hervé Morin. Il est devenu la risée dans le concert des nations. Selon le dernier rapport d’Amnesty International le pays ne cesse de donner des coups de canif dans les Libertés Publiques. Elle est sur ce point en recul constant.

Ces derniers événements vont inévitablement remettre les gilets jaunes au centre du débat politique.

Les gaulois réfractaires, fainéants, illettrés, alcooliques, grincheux, fouteurs de bordel, peste brune, séditieux, fumeurs de clopes , roulant au diesel , qui n’ont toujours pas compris la pensée profonde du chef de l’Etat sont en train de se révolter, en refusant la mondialisation heureuse...

Le pays semble aujourd’hui sans dessus dessous, en colère contre l’arrivée par effraction d’Emmanuel Macron à la présidence de la République…Le mouvement des gilets jaunes qui exprime tout cela va perdurer de toute évidence….

Que va-t-il se passer demain ?

Information de dernière minute : on vient d’apprendre que le responsable de la communication à l’Elysée, Sylvain Fort vient de démissionner.

Après le départ de Nicolas Hulot, de Gérard Collomb, on a l’impression que l’indignation gagne tout le monde, strate après strate. Ce que veut et ce que fait Emmanuel Macron et sa tribu LREM semble plus insupportable !

Que va-t-il donc rester dans quelque temps de la légitimité de ce gouvernement qui s’enfonce jour après jour dans l’impopularité ?

« That is the question »?.

Clara Mitchell pour DayNewsWorld

ALLEMAGNE LA BUNDESWEHR

POURRAIT RECRUTER DES SPECIALISTES

ETRANGERS DE L'UNION EUROPEENNE

Pour pallier le manque de candidats, l’armée allemande envisagerait de recruter des spécialistes issus de l’Union Européenne. Le chef d’État-major de la Bundeswehr, Eberhard Zorn, a confirmé jeudi 27 décembre cette possibilité qui a déjà été évoquée en 2016.

« La Bundeswehr a besoin de personnel […], nous devons regarder dans toutes les directions en période de pénurie de travailleurs qualifiés », a affirmé Eberhard Zorn au groupe de journaux régionaux Funke Mediengruppe.

Selon lui, le recrutement de spécialistes étrangers européens, notamment des médecins ou des ingénieurs, constitue « une option » envisagée par l’armée allemande. L’idée a déjà été évoquée en 2016 dans un rapport officiel.

Une idée également soutenue par le commissaire parlementaire aux forces armées allemandes, le social-démocrate Hans-Peter Bartels, selon lequel « beaucoup de soldats (ont déjà) des origines étrangères ou la double nationalité » et pour qui « la Bundeswehr ne serait pas une exception car nous avons déjà depuis longtemps des citoyens européens qui travaillent dans la police allemande », a-t-il ajouté auprès des journaux de Funke Mediengruppe.

Cette « option » impliquerait cependant une modification de la loi allemande, qui précise qu'un soldat de la Bundeswehr doit posséder la nationalité du pays. Selon Funke Mediengruppe, Berlin a déjà sondé ses partenaires européens. Si la République tchèque, la Suède, la Belgique et le Danemark ne se prononcent pas, la France, elle, se serait montrée réservée. La Bulgarie, la Roumanie, la Slovénie et la Grèce auraient pour leur part émis des doutes, craignant que leurs soldats potentiels soient attirées par un salaire plus élevé en Allemagne. « Nous devons bien entendu veiller à ne pas entrer en concurrence avec nos homologues européens », a reconnu Eberhard Zorn.

La Bundeswehr s’intéresserait prioritairement aux citoyens européens vivant déjà en Allemagne. Les candidats devront parler allemand, présenter un certificat de bonne conduite de la police et déclarer leur allégeance à l’État allemand, selon Funke Mediengruppe.

Confrontée au vieillissement de sa population et à une pénurie grandissante de main-d’œuvre, l’Allemagne est par ailleurs sur le point de se doter d’une loi sur l’immigration pour faciliter le recrutement de travailleurs extra-communautaires.

Alize Marion pour DayNewsWorld

LE PACTE MONDIAL SUR LES MIGRATION A EU RAISON DU PREMIER MINISTRE BELGE

Le pacte pour les migrations de l'Onu, qu'a soutenu la Commission européenne, a eu raison eu raison du gouvernement belge en place depuis 2014 : le Premier ministre libéral Charles Michel a jeté l'éponge mardi soir. Au terme d'un bras de fer de plusieurs semaines il avait appelé mardi 18 décembre à former une «coalition de bonne volonté» mais en vain.

«Mon appel n'a pas été entendu. Je prends donc la décision de présenter ma démission et mon intention est de me rendre chez le roi immédiatement», a déclaré Charles Michel depuis le Parlement.

Le roi Philippe a annoncé qu'il tenait «sa décision en suspens» souhaitant consulter les chefs de partis à partir de ce mercredi matin. Nul doute qu'il ait envisagé de maintenir Charles Michel à la tête d'un gouvernement chargé d'expédier les affaires courantes à cinq mois seulement des élections législatives.Si un gouvernement d’affaires courantes ne peut plus exercer la plénitude de ses attributions il évite cependant un vide institutionnel...

Si la Belgique traverse cette énième crise, c'est en raison des oppositions autour du pacte pour les migrations de l'Onu. En effet la coalition au pouvoir associant depuis octobre 2014 libéraux et démocrates-chrétiens aux nationalistes flamands de la N-VA s’est effondrée le 9 décembre sur le dossier de la migration.

Les nationalistes flamands, première force politique à la Chambre avec 31 députés sur un total de 150, qui s'opposaient à l'adoption par la Belgique du pacte Marrakech, ont quitté le gouvernement, privant ainsi le Premier ministre d'une majorité à la Chambre des députés.

Dans ce contexte, le budget 2019 avait peu de chance de passer. Depuis son départ du gouvernement, la N-VA continuait de monnayer son soutien au gouvernement belge devenu minoritaire. Les nationalistes flamands souhaitaient voir le gouvernement rouvrir des discussions constitutionnelles sur le pouvoir des communautés, ce que le Premier ministre a jugé «inacceptable».

«J'ai constaté qu'il y avait des conditions nouvelles qui menaçaient de lancer le pays dans une fuite en avant confédérale et des élections anticipées. Nous n'avons pas accepté ces conditions. Le trait est tiré», a-t-il dit mardi après-midi devant les députés. Plusieurs partis d'opposition exigeaient également qu'il organise un vote de confiance pour juger de la capacité du gouvernement à poursuivre son travail jusqu'aux législatives, prévues fin mai. Charles Michel s'y était refusé si bien que l'opposition avait l'intention de déposer une motion de censure.

Le roi Philippe va tenter de trouver une solution à cette énième crise politique.

La Belgique détient un record mondial en matière de crises gouvernementales. Entre juin 2010 et décembre 2011, le royaume de 11 millions d’habitants avait tenu 541 jours sans gouvernement de plein exercice.

Alyson Braxton pour DayNewsWorld

 

HONGRIE MANIFESTATION CONTRE VIKTOR ORBAN

Des milliers de Hongrois ont manifesté dimanche à Budapest contre la politique du Premier ministre national-conservateur Viktor Orban. En cause : une loi controversée assouplissant le droit du travail, adoptée quelques jours plus tôt.

Le texte porte à 400 par an - soit l'équivalent de deux mois de travail - le nombre d'heures supplémentaires qu'un employeur pourra exiger de ses salariés .

Non seulement ces heures travaillées pourront être payées dans un délai de trois ans mais elles ne bénéficient d'aucune majoration. Si pour Viktor Orbán, cette loi permet aux salariés d'augmenter leurs revenus tout en répondant au besoin de main-d’œuvre dans un pays en plein essor économique, les contestataires, eux, y voient une « loi esclavagiste ».

Les manifestants ont également demandé l'abrogation d'une autre loi adoptée le 12 décembre qui acte la création d'un nouveau tribunal sous le contrôle du ministère de la justice. Ses juges sont nommés par le ministre lui-même au mépris du principe de séparation des pouvoirs. Les dossiers sensibles comme les appels d'offre publics ou les contentieux électoraux font partie de leurs compétences.

S' ajoute à ces deux revendications une troisième, l'indépendance et l'objectivité des médias publics accusés d'être un organe de propagande du pouvoir en place. Lundi matin, deux députés de l'opposition, Akos Hadhazy et Bernadett Szél, anciens membres du parti vert LMP et connus en Hongrie pour leur travail anticorruption, ont été expulsés de la télévision publique MTVA alors qu'ils voulaient lire leur pétition.

Le mouvement, le plus important depuis 2017 et la loi contre l'Université financée par le milliardaire libéral américain George Soros, se poursuit aujourd'hui et gagne la province, notamment Szeged dont le maire socialiste a demandé aux entreprises du pays de boycotter la loi travail.

Fait sans précédent depuis la victoire de Viktor Orbán en 2010, tous les partis d'opposition, des mouvements alternatifs comme 4K! ou Momentum au Jobbic, l'extrême droite hongroise, en passant par les socialistes et les libéraux, ont défilé côte à côte.

Pour de nombreux participants cette mobilisation, organisée de façon informelle sur les réseaux sociaux, tourne à la contestation anti-Orbán.

Joanne Courbet pour DayNewsWorld

BREXIT LA MENACE D'UN NO DEAL OU VERS UN SECOND REFERENDUM

La rumeur circule. Plusieurs membres du gouvernement britannique considèrent que l’accord de sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne est « mort », après l’échec des nouvelles discussions de la Première ministre, ce jeudi à Bruxelles. Jeudi 13 décembre , l'insubmersible Theresa May qui est allée plaider une renégociation de l'accord du Brexit avec les 27 États membres de l'Union européenne, s'est heurté à l'inflexibilité des 27.

« On ne peut pas rouvrir un accord juridique, on ne peut pas renégocier ce qui a été négocié pendant plusieurs mois », a martelé Emmanuel Macron.

Aux ministres britanniques de discuter des différentes options de sortie de crise. Si certains appellent à un second référendum, d’autres sont prêts à un « no deal », un Brexit sans aucun accord juridique.

Mais le « no deal » poserait d'énormes difficultés, tant pour l'Union européenne que pour le Royaume-Uni. Quels serait le statut des milliers d'Européens résidant Outre-Manche, ainsi que tous les Britanniques vivant dans l'Union européenne ? Un « no deal » signifierait l'absence d' accord économique entre les 27 et leur ancien partenaire alors que le contrôle serait rétabli aux frontières.

Et le rétablissement d'une frontière entre l'Irlande du Nord, qui doit lui permettre de rester dans le marché unique, d'avec la République d'Irlande rallume de vieilles craintes. De plus l' Ecosse, qui a majoritairement voté contre le Brexit, pourrait revendiquer son indépendance menaçant alors l'intégrité du Royaume -Unis.

C' est pourquoi Theresa May a toujours agité la menace du « no deal » pour convaincre les députés britanniques d'accepter son accord obtenu au forceps, au prix de dix-huit mois de négociations. « C'est le meilleur possible, le seul possible », a-t-elle martelé devant le Parlement le 25 novembre dernier.

Entre cet accord inacceptable pour beaucoup et un « no deal » aux conséquences désastreuses une autre voie pourrait encore se profiler : celle d'un second referendum,  option brandie par les anti-Brexit .

« Si le Parlement ne peut pas se décider, il doit s'en remettre au peuple. », a écrit l'ancien Premier ministre travailliste Tony Blair vendredi.

Alyson Braxton pour DayNewsWorld

REPORT DU VOTE SUR LE BREXIT AU ROYAUME-UNI

Le vote du Parlement britannique sur l'accord du Brexit est reporté, a annoncé la Première ministre britannique Theresa May, lundi 10 décembre.

« Nous allons reporter le vote prévu demain » mardi, a dit Theresa May, soulignant que les députés britanniques demeuraient particulièrement opposés à la solution trouvée pour éviter le retour d’une frontière physique entre la province britannique d’Irlande du Nord et la République d’Irlande, dite solution du backstop.

Theresa May a annoncé cette décision lors d’une déclaration très attendue ce lundi devant les députés britanniques.

Alors que la Première ministre d'Ecosse Nicola Sturgeon voit dans ce report « un pathétique acte de lâcheté » de la part d'un gouvernement qui « s'effondre en plein chaos », tandis que le dirigeant du Parti travailliste, Jeremy Corbyn, quant à lui, estime que le Royaume-Unis n'a plus de «  gouvernement qui fonctionne ».

La dirigeante britannique se rendra en fin de semaine pour un sommet européen dans l'espoir de relancer les négociations avec Bruxelles.

« J'irai voir mes homologues des autres pays membres [de l'Union européenne] pour discuter avec eux des préoccupations exprimées par cette assemblée», a-t-elle déclaré.

Mais pour la Commission européenne, l’accord conclu fin novembre est « le meilleur qui soit et le seul possible », a insisté ce lundi la porte-parole adjointe de l’institution, Mina Andreeva.

Theresa May a averti si que ces nouvelles discussions à Bruxelles débouchaient sur un échec, le gouvernement britannique accélérerait «ses préparatifs» pour sortir de l'Union européenne.

Une sortie de l'UE sans accord est le pire scénario que puissent envisager les milieux économiques britanniques.

«À moins d'un accord adopté rapidement, le pays risque de glisser dans une crise nationale», alerte Carolyn Fairbairn, directrice de l'organisme patronal Confederation of British Industrie. Le report à fait plonger la livre à 1,25 dollar et 1,10 euro.

A moins que le Royaume-Uni fasse le choix de ne pas sortir de l'Union européenne en renonçant unilatéralement au Brexit,, comme l'y autorise l'arrêt de la Cour de justice de l'Union européenne (CJUE) rendu lundi 10 décembre 2018. Un argument pour les non-Brexiter.

Jaimie Potts pour DayNewsWorld

FIN DE REGNE DIFFICILE POUR ANGELA MERKEL

Angela Merkel avait annoncé en octobre son intention de quitter la présidence du parti après les piètre résultats des élections en Bavière et en Hesse. C'est chose faite. Après 18 ans de règne sans partage, la chancelière a laissé ce vendredi la présidence de la droite allemande à Annegret Kramp-Karrenbauer.

Présentée comme la « dauphine » de la chancelière allemande, Annegret Kramp-Karrenbaue a convaincu les 1001 grands électeurs de la CDU réunis ce week-end à Hambourg avec 52 % des voix (517 votes des délégués) au second tour. Elle s’est ainsi imposée devant l’ambitieux ministre de la Santé Jens Spahn et, dans un second tour très serré, face au libéral Friedrich Merz.

En élisant « AKK », comme l’a baptisée la presse allemande, les 1 001 délégués du parti présents au 31e congrès de la CDU ont fait le choix de la continuité.

La nouvelle présidente de la CDU , souvent qualifiée de « Mini-Merkel » a d'ailleurs été appelée en début d’année à Berlin par la chancelière pour devenir secrétaire générale du CDU. Pour Mme Kramp-Karrenbauer la CDU doit aussi rester un « grand parti populaire du centre » (Volkspartei der Mitte) et ne doit pas céder aux sirènes du populisme pour récupérer les voix qui auraient voté pour la droite Alternative pour l’Allemagne (AfD). Elle a soutenu la chancelière Angela Merkel dans son accueil des réfugiés au noms des « valeurs chrétiennes » .« AKK » partage également avec Mme Merkel un réel pragmatisme et un goût certain pour les compromis. Elue pour la première fois ministre-présidente de la Sarre, en 2011, elle a formé ainsi formé une coalition avec les écologistes et les libéraux pour s'allier un an plus tard, après le départ des libéraux de sa majorité, avec les sociaux-démocrates .

Mais si elle partage certaines positions avec la chancelière, elle n'a pas manqué ces derniers mois, d'affirmer sa propre identité politique. Si elle a soutenu la politique d’accueil des réfugiés, elle s'est cependant montrée très ferme dans les reconduites à la frontière de demandeurs d’asile déboutés. Elle veut interdire de séjour des demandeurs d’asile condamnés par la justice, non seulement en Allemagne mais dans l’ensemble de l’espace Schengen et revenir sur la loi de 2014 qui autorise la « double nationalité » pour les non-ressortissants de l’Union européenne (UE)

Elle se distingue également de la chancelière par son son scepticisme sur le mariage pour tous, sa proposition d'un retour du service militaire, mais aussi par son combat pour les petites retraites.

La cohabitation avec AKK pourrait permettre à Angela Merkel une fin de mandature plus calme qu'elle  l'aurait été avec Friedrich Merz même si la courte victoire d'"AKK" face à son rival augure des lendemains compliqués.

Andrew Preston pour DayNewsWorld

 

UNE PAGE SE TOURNE EN ALLEMAGNE

AVEC L'ELECTION D' UN NOUVEAU

PRESIDENT DE LA CDU/CSU

C'est un règne de plus de 18 ans qui prend fin vendredi 7 décembre. Angela Merkel qui a tiré les conséquences des défaites électorales de son parti à l'automne, avait annoncé son départ de la présidence du parti chrétien-démocrate.

Ces 18 années à la tête de la CDU ont conduit à une modernisation du parti chrétien démocrate. Malgré l’adoption d’un programme libéral au départ, la chancelière a gouverné par la suite en jetant par-dessus bord certains principes ancrés dans les textes et les gênes de la CDU : le SMIC, les crèches pour les enfants, le travail des femmes, le service militaire notamment. Si ce tournant dans la politique de la CDU insufflé par Angela Merkel a permis à ce dernier de nouvelles alliances et l'ouverture à de nouveaux électeurs, il a cependant déplu aux tenants des valeurs traditionnelles et catholiques de l’Allemagne rhénane. Et l'accueil d'un millions de réfugiés à partir de 2015 n'a fait qu’accroître la fronde des plus conservateurs et de l’aile libérale du parti.

L'enjeu du scrutin, qui se joue ce vendredi, est important pour l’avenir de l’Allemagne, de l’Europe et de la communauté internationale. En effet les 1 001 délégués de l’Union chrétienne-démocrate (CDU) qui se réunissent en congrès à Hambourg, vendredi 7 et samedi 8 décembre, n’éliront pas seulement le successeur d’Angela Merkel à la tête du parti mais également celui ou celle qui aura toutes les chances de devenir le prochain ou la prochaine candidat(e) dans la course à la chancellerie de 2021.

Pour succéder à la chancelière, dont la longévité politique est due particulièrement à son sang-froid et pragmatisme dans la gestion des crises, notamment celle de 2009, trois candidats sont en lice . Annegret Kramp-Karrenbauer, Friedrich Merz et Jens Spahn. Deux possèdent leur chance de l’emporter , le dernier cité faisant figure d'outseider.

Annegret Kramp-Karrenbauer , 56 ans, baptisée AKK par les Allemands, fait figure de favorite d'Angela Merkel qui l'a déjà fait élire cette année secrétaire générale de la CDU. Ancienne ministre-présidente du petit Land de la Sarre, elle est classée à l'aile gauche de la CDU. Conservatrice, elle est néanmoins soutenue par des ouvriers catholiques. Elle a défendu l'idée d'imposer les riches à 53 % alors que le SPD et les Verts ne proposaient que 49 %.

Friedrich Merz. 63 ans, avocat d'affaires très conservateur, s'est toujours montré très critique envers la chancelière qui l'avait évincé en 2002 du poste de chef du groupe parlementaire CDU/CSU. Il lui reproche notamment d'avoir fait dériver ce vieux parti conservateur à gauche et d'avoir laissé entrer en Allemagne un flot incontrôlé de demandeurs d'asile provocant la montée en puissance de l'AfD, le nouveau parti populiste. Il prône un retour à une droite conservatrice.

Jens Spahn, 38 ans, le plus jeune des trois prétendants au trône, n’a quasiment aucune chance de l’emporter, mais compte bien se placer pour la suite. Jens Spahn plaide pour un renouvellement de génération à la tête du parti. Tout à la fois catholique pratiquant et homosexuel -il s’est marié avec son compagnon en décembre 2017-, il défend lui aussi une grande fermeté sur l’immigration et s’oppose ouvertement à la chancelière sur la question des réfugiés. Cette dernière le nomme ministre de la Santé en mars dernier au sein de sa grande coalition dans l'espoir de l’assagir.

Catholiques, les trois candidats sont des enfants de la République fédérale d’Allemagne (RFA), incarnant une autre Allemagne que celle d'Angela Merkel,  fille de pasteur protestant élevée à l’est du rideau de fer et élue de Mecklembourg-Poméranie-Occidentale, l’un des Länder issus de l’ex-République démocratique allemande. La CDU renoue ainsi avec ses racines géographiques et culturelles.

Il restera une grande question à l'issue de ce congrès. Si le vainqueur du scrutin est en opposition avec les idées de la chancelière, pourra-t-elle rester à la tête de l'Allemagne jusqu'en 2021 comme elle l'entend ?

Joanne Courbet pour DayNewsWorld

L'EXTREME-DROITE FAIT UNE PERCEE AU PARLEMENT REGIONAL ANDALOU

En Espagne, l’entrée de l’extrême droite au Parlement andalou ébranle le paysage politique.

Une première depuis la mort du dictateur Franco. Depuis la fin de la transition démocratique, en 1982, et la dissolution du mouvement franquiste Fuerza Nueva, aucun parti d’extrême droite n’avait plus siégé dans un Parlement espagnol, régional ou national. C'est la fin d'une exception.

Le parti d’extrême-droite Vox a en effet obtenu un résultat inattendu aux élections andalouses, dimanche 2 décembre, avec 11 % des voix et 12 sièges (sur 109) au Parlement régional tandis que le parti socialiste ouvrier espagnol (PSOE) a accusé une baisse historique tombant 47 à 33 sièges. Des résultats qui, pour le PSO semble obérer toute possibilité d'obtenir la majorité avec ses alliés de la gauche radicale . C'est un camouflet pour le Premier ministre socialiste Pedro Sanchez dans cette région historiquement dirigée par la gauche depuis 1982.

« Les Andalous ont fait l'histoire (...) et se sont débarrassés de 36 ans de de régime socialiste », a lancé son chef Santiago Abascal, en célébrant son « triomphe ».

La percée de ce petit parti parti populiste né en 2003 permet de faire basculer l'Andalousie à droite après 36 ans de domination de la gauche .

Dans cette région méridionale de l'Espagne minée par le chômage et la corruption, Vox a fait campagne contre l'immigration illégale  prônant la construction de hauts murs à Ceuta et Melilla, deux enclaves entre le Maroc et l'Espagne qui sont des points de passage pour des milliers d'immigrants clandestins.

Défendant l'interdiction des partis indépendantistes catalans, cette petite formation veut même supprimer l'autonomie des régions au nom des économies budgétaires et de la défense de l'unité de l'Espagne. Marquant un net recul pour les droits des femmes, elle milite pour l'abolition de la loi contre la violence machiste.

En reprenant à son compte le slogan trumpien « Hagamos España grande de nuevo » (« Faisons de l'Espagne un grand pays à nouveau »),

L'émergence de Vox dans un des rares pays d’Europe jusqu’alors resté hostile à l'extrême-droite a été salué par la présidente du Rassemblement national, Marine Le Pen, qui a envoyé sur Twitter ses « vives et chaleureuses félicitations à [ses] amis de Vox ».

Britney Delsey pour DayNewsWorld

ACCORD SUR GIBRALTAR OBTENU AU FORCEPS

PAR L'ESPAGNE DE L'UNION EUROPEENNE

Le gouvernement espagnol faisait planer la menace d’un veto si une solution n’était pas trouvée à propos de l’enclave britannique de Gibraltar . Mais le dernier obstacle à la conclusion d’un accord entre Londres et les 27 pays de l’Union européenne sur le Brexit a été levé.

Madrid n’a en effet jamais renoncé officiellement à ses revendications historiques sur Gibraltar, colonie britannique cédée en 1713 par le traité d’Utrecht, qu’elle considère comme un paradis fiscal.

Le premier ministre espagnol, Pedro Sanchez, a annoncé samedi 24 novembre que l’Espagne avait enfin obtenu « un accord sur Gibraltar ». territoire britannique situé à l’extrême sud de la péninsule ibérique, qui en revendique la souveraineté. C'est un territoire d´une superficie de 6,8 km2 qui possède une frontière terrestre avec l’Espagne longue de 1200 m et 12 km de côtes

En conséquence, « L’Espagne a levé son veto et votera en faveur du Brexit », a annoncé le chef du gouvernement espagnol, dans une déclaration en direct à la télévision

Le président du gouvernement espagnol, Pedro Sánchez, a décidé de débloquer l’accord sur le Brexit après avoir reçu une «triple garantie» de nature politique, avec trois engagements écrits, dont une déclaration des 27 et de la Commission européenne pour que toute négociation future sur Gibraltar ait l’approbation préalable de l’Espagne.

Les garanties ont été obtenues «par écrit». «Le Conseil européen et la Commission européenne ont exclu que l’article 184, qui faisait l’objet du litige, s’applique aux futures relations de Gibraltar avec l’UE, même dans le domaine territorial.»

Pour le président du gouvernement, Pedro Sánchez, «c´est la chose la plus importante».

«Les relations politiques, juridiques et même géographiques passeront par l’Espagne», a-t-il dit. Cette relation future a fait l’objet d’une «déclaration politique» séparée de l’accord de divorce, qui a également été approuvée par le Conseil européen, négocié pendant 17 mois entre Londres et l'Union européenne, ratifié hier à Bruxelles par les dirigeants des 27.

Parallèlement à l’accord de retrait du Royaume-Uni de l´Union européenne et la déclaration politique qui désigne les bases des relations futures entre les deux parties, les 27 pays de l’Union ont apporté leur soutien politique aux déclarations du Conseil européen et de la Commission européenne sur la question de Gibraltar.

«Gibraltar n’est pas simplement un territoire à décoloniser, tel que reconnu par la loi internationale et les Nations unies, mais aussi une question de souveraineté nationale et de l´intégrité territoriale», a déclaré le socialiste Pedro Sanchez, à une semaine des élections régionales andalouses

Au début des années 1960, le gouvernement espagnol a soulevé la «question de Gibraltar» devant le Comité des Nations unies pour la décolonisation. L’Assemblée générale a adopté les résolutions 23-53-10 de 1967, qui favorisent le début des pourparlers entre l’Espagne et le Royaume-Uni pour mettre fin à la situation «coloniale» de Gibraltar, tout en préservant les intérêts du peuple de Gibraltar. Quelques temps plus tard, en mai 1968, afin de protester contre le référendum de l´autodétermination de Gibraltar organisé par le Royaume-Uni, le général Franco avaient fait fermer la frontière entre l’Espagne et le rocher. La frontière ne rouvrira que le 1er janvier 1985.

Pour autant, l’Espagne ne prétend pas récupérer la souveraineté sur Gibraltar.

D’autant que les habitants du « Rocher » ont déjà voté par référendum sur la possibilité d’établir une co-souveraineté espagnole et britannique en 2002. Ils l’ont rejetée à plus de 98 %.

En 2016, Gibraltar, consciente des bénéfices qu’elle tire de son appartenance à l’UE, avait voté presque unanimement contre le Brexit à 96 %.

Garett Skypott pour DayNewsWorld

 

CELEBRATION D'UNE MESSE AVEC LES PAUVRES

PAR LE PAPE FRANCOIS

Le pape François a dénoncé dimanche le «vacarme des quelques riches» qui rend inaudible «le cri des pauvres».

C’est la deuxième Journée mondiale des pauvres, ce dimanche.

Dans ce cadre, le souverain pontife a célébré la messe à la basilique Saint-Pierre de Rome en présence de 6 000 personnes pauvres. Dans son homélie, le Pape a souligné que « l’injustice est la racine perverse de la pauvreté ».

«Le cri des pauvres devient chaque jour plus fort, mais chaque jour moins écouté, dominé par le vacarme de quelques riches, qui sont toujours moins nombreux et toujours plus riches», a-t-il fustigé.

«Demandons la grâce d'entendre le cri de celui qui vit dans des eaux tumultueuses», a-t-il ajouté.

«C'est le cri des nombreux Lazare qui pleurent, tandis qu'une poignée de riches fait des banquets avec ce qui, en justice, revient à tous».

Le pape doit ensuite partager au Vatican le repas de 3000 personnes démunies.

Le Vatican propose également des soins médicaux gratuits comme l'an passé, où à l'occasion de la première Journée mondiale des pauvres plus de 600 personnes avaient ainsi été traitées.

Des initiatives similaires doivent se tenir dans différents diocèses en Italie et dans le monde.

Depuis le début de son pontificat en 2013, le pape n'a de cesse de dénoncer la «mondialisation de l'indifférence» et dit vouloir une «Eglise pauvre pour les pauvres», d'où le nom de François, le «poverello» d'Assise.

Alyson Braxton pour DayNewsWorld

 

LE BREXIT DANS LA TOURMENTE

Après des mois de discussions l'Union européenne et le Royaume-Uni sont enfin parvenus à un projet d'accord sur le Brexit. Ce document de cinq-cent quatre-vingt-cinq pages a été approuvé par le Conseil des ministres de Theresa May.

Un pas décisif et un succès pour Theresa May ?

« Les choix que nous avions étaient difficiles, en particulier en ce qui concerne l'Irlande du Nord », a souligné la dirigeante, avant d'ajouter :

« Je pense que le projet d'accord de sortie est le meilleur possible ».

Il va permettre au Royaume-Uni de reprendre le contrôle de « notre argent, nos lois et nos frontières, mettra fin à la liberté de mouvement, protégera les emplois, la sécurité et notre union », a assuré Theresa May.

Le problème épineux de frontière entre l'Irlande et l'Irlande du Nord semble résolu puisque les Accords de paix de 1998 sont préservés avec « un territoire douanier unique » entre l'UE et le Royaume-Uni, au sein duquel les marchandises britanniques auront « un accès sans taxe et sans quotas au marché des 27 ».

En outre, l'Irlande du Nord restera alignée sur les normes du marché unique « essentielles pour éviter une frontière dure ».

Les droits des citoyens européens établis au Royaume-Uni et les citoyens britanniques établis dans un Etat membre de l'Union avant la fin de la période de transition restent préservés.

Enfin l'accord prévoit une période de transition renouvelable une fois permettant aux citoyens, aux administrations et aux entreprises de s'adapter avant la mise en œuvre de la relation future entre l'UE et le Royaume-Uni. La sortie officielle du Royaume-Uni étant prévue le 29 mars 2019.

Mais Theresa May se voit confrontée à une violente crise politique. Elle perd ce jeudi 15 novembre son second ministre du Brexit, Dominic Raab, sa ministre du Travail, Esther McVey, et plusieurs secrétaires d'Etat. Son parti, le Parti conservateur reste très divisé sur la question avec d'un côté les partisans d'un Brexit sans concessions et de l'autre les europhiles attachés à l'UE.

Pour la locataire du 10 Downing Street « Le choix qui nous est proposé est clair: c'est soit cet accord, soit l'absence d'accord ou alors l'absence de Brexit tout court » .

Rien n'est encore joué. Le texte doit encore être validé au Parlement, et un bras de fer attend Theresa May.

Jenny Chase pour DayNewsWorld

FORUM DE LA PAIX

LE CHOIX DU MULTILATERALISME

Quelques heures après les commémorations internationales organisées à l'occasion du centenaire de l'armistice du 11-novembre, le président français Emmanuel Macron a ouvert dimanche 11 novembre le premier Forum de Paris sur la paix.

Présent lors de la cérémonie à l'Arc de Triomphe, le président américain Donald Trump a choisi de ne pas assister à ce forum.

A la place, il s'est rendu au cimetière américain de Suresnes (Hauts-de-Seine), juste à côté de Paris, pour rendre hommage à ses concitoyens tombés au front.

Le président américain a tenu à marquer sa différence.

Alors que Donald Trump défend le nationalisme qui sauve les peuples, Emmanuel Macron se veut le héraut du multilatéralisme et de la gouvernance globale pour maintenir la paix.

« L'histoire retiendra sans doute une image, celle de 84 chefs d'État et de gouvernement [et dirigeants d'organisations internationales] réunis, alors qu'hier ils représentaient des nations belligérantes, » a-t-il déclaré dans la grande Halle de la Villette en faisant référence à la cérémonie de l'Arc de Triomphe. « Mais ce qui demeure incertain pour l'avenir, c'est la façon dont sera interprétée cette image. Sera-t-elle le symbole éclatant d'une paix durable entre les nations, ou au contraire la photographie d'un dernier moment d'unité, avant que le monde ne sombre dans un nouveau désordre ? », a-t-il questionné.

Cent ans après une guerre qui a déchiré l'Europe avec près de 10 millions de morts parmi les soldats et plus de 8 millions chez les civils, le chef d'État français a proposé un moment d'échanges pour rappeler la nécessité de défendre et de renforcer le multilatéralisme mondial.

Ce forum va rassembler trois jours durant les acteurs de la gouvernance mondiale :

Etats, organisations internationales, ONG et fondations ou encore groupes citoyens. « Il y a cent ans, nous n'avons pas réussi à gagner la Paix, car la France et l'Allemagne ont continué à se diviser », a ajouté Emmanuel Macron. Symboliquement, le forum a donc été ouvert conjointement par la chancelière allemande Angela Merkel. Dans son discours, elle a aussi rappelé la période sombre qu'a vécu l'Europe, il y a cent ans.  Elle a, qui plus, exprimé toute son inquiétude quant à la situation actuelle dans le monde.

« La paix que nous avons aujourd'hui, qui nous paraît parfois évidente, est loin d'être évidente. Il faut que nous nous battions pour elle ».La paix pourrait être balayée par les intérêts propres de certains.

« Le projet européen de paix est de nouveau remis en question. Certains sont prêts à faire prévaloir leurs intérêts propres même en usant de la violence », a précisé la chancelière allemande qui a également évoqué le conflit syrien, mais aussi la guerre au Yémen, « la plus grande catastrophe humanitaire actuelle ». « Le mutisme a été l'une des raisons qui a conduit à la catastrophe, à la Première Guerre mondiale », a-t-elle insisté en demandant aux dirigeants mondiaux d'agir.

Au tour ensuite du secrétaire général des Nations unies de lancer un plaidoyer en faveur du multilatéralisme. « Le multilatéralisme n'est pas une espérance, mais plus que jamais une nécessité », a défendu Antonio Gutteres., avant de mettre en garde contre un « engrenage » géopolitique semblable à celui qui mena à la Première Guerre mondiale et à celui des années 1930.

Ce centenaire dans la capitale française a été marqué par la prise de conscience de la montée des périls. La situation géopolitique s'avère très tendue...

Alize Marion pour DayNewsWorld

COMMEMORATION DU 11 NOVEMBRE

LA PAIX PLUS HAUT QUE TOUT

A l’invitation d’Emmanuel Macron quelques 80 chefs d'Etat sont à Paris, dimanche, pour commémorer le centenaire de l'armistice. Cette journée clôt le périple présidentiel consacré à la fin de la Première Guerre mondiale.

Emmanuel Macron a alors prononcé un discours vibrant de solennité.

« Peuples du monde entier sur cette dalle sacrée, voyez tant de dirigeants rassemblés. Chacun d’eux est le visage de cette espérance pour laquelle une jeunesse accepta de mourir.

Celle d’un monde où la parole doit parler plus fort que le fracas des armes. […]

Le gage d’une harmonie enfin possible.

Cela s’appelle l’amitié entre la France et l’Allemagne.

Cela s’appelle l’Union européenne, une union librement consentie.

Cela s’appelle l’Organisation des Nations unies. »

«  Faisons, une fois de plus, ce serment des nations de placer la Paix plus haut que tout.

Car nous en savons le poids et les exigences. Nous tous, dirigeants politiques, nous devons réaffirmer notre immense responsabilité.

Celle de transmettre à nos enfants le monde dont nous avons rêvé.

Ensemble, nous pouvons conjurer les menaces.

Vive la Paix entre les peuples et les États. »

Dans son allocution il a aussi critiqué le nationalisme, marque de fabrique de Donald Trump, qui écoutait le président français aux côtés des autres chef s d'Etat ou de gouvernement.

« Le patriotisme est l'exact contraire du nationalisme.

Le nationalisme en est sa trahison », a dit le président français.

« Souvenons-nous ! N'oublions pas ! » a encore plaidé Emmanuel Macron, « cent ans après un massacre dont la cicatrice est encore visible sur la face du monde »

« Puisse ce rassemblement ne pas être seulement celui d'un jour ».

Puis Emmanuel Macron, après le Boléro de Ravel, a ravivé la flamme du Soldat inconnu.

Britney Delsey pour DayNewsWorld

 

CENT ANS APRES L'ARMISTICE DE 1918

UNE COMMEMORATION HISTORIQUE

AVEC EMMANUEL MACRON ET ANGELA MERKEL

Une commémoration historique avec Angela Merkel et Emmanuel Macron a eu lieu samedi 10 novembre en forêt de Compiègne (Oise) en présence des deux dirigeants.

L'image de la cérémonie du 10 novembre en hommage à l'armistice du 11 novembre 1918 restera dans les mémoires celle d'Emmanuel Macron et d'Angela Merkel se serrant les bras.

Tous deux ont dévoilé une plaque commémorant le centenaire de l'armistice.

La France et l'Allemagne sont côte à côte dans la clairière de Rethondes (Oise) :c'est ici que le 11 novembre 1918 fut signé l'armistice de la Grande Guerre dans un wagon-restaurant. Aujourd'hui ce lieu devient le symbole de l'amitié entre l'Allemagne et la France.

La cérémonie s'est voulu sobre et mémorielle :

une revue des troupes de la brigade franco-allemande, un dépôt de gerbe, la sonnerie aux morts et l'interprétation des hymnes allemand, français et européen.

Emmanuel Macron et Angela Merkel ont signé le livre d'or dans une réplique du wagon où a été conclu l'armistice.

Il faut « ne rien céder aux passions tristes, aux tentations de la division », a déclaré le président français, répétant son message hostile à la montée des populismes en Europe.

Puis bain de foule avec des jeunes gens.

Entre deux photos, ils les mettent en garde contre la montée des populismes. C'était la première fois qu'un dirigeant allemand et un chef d'État français se retrouvaient dans cette clairière depuis 1945.

Une image de l' amitié franco-allemande confirmée ce samedi.

Jaimie Potts pour DayNewsWorld

 

UNE EUROPE DE LA DEFENSE

OU L'ARLESIENNE

En cette veille de 11-Novembre, l'heure devait être à la commémoration de la paix. C'était sans compter sur le caractère imprévisible du président américain. Le président des États-Unis a jugé « très insultants » les propos d’Emmanuel Macron concernant la nécessité pour l'Europe de se doter d'une armée commune, afin de se défendre contre les grandes puissances comme les États-Unis et la Chine.

« Le président de la France Macron, a suggéré que l'Europe se dote de sa propre armée pour se protéger des États-Unis, de la Chine et de la Russie. Très insultant mais peut-être que l'Europe devrait d'abord payer sa part à l'OTAN que les États-Unis subventionnent largement », a écrit Donald Trump. .

La demande d'un meilleur «partage du fardeau» constitue une demande récurrente de Donald Trump qui, depuis son accession à la Maison-Blanche, n'a de cesse d'accuser ses alliés de l'Otan notamment de vivre aux crochets de Washington sur les questions de défense.

Emmanuel Macron tout sourire a accueilli Donald Trump, samedi 10 novembre, à l’Élysée. «Nous célébrons ici l'amitié entre nos peuples, nos armées, et la formidable solidarité qu'il y a eu entre nous qui sommes parmi les plus vieux alliés du monde», a-t-il déclaré. Puis sur le dossier de la défense européenne, Donald Trump a nuancé son tweet:

«J'apprécie énormément ce que vous avez dit concernant le partage du financement de la défense. Nous souhaitons que l'Europe soit forte, nous devons travailler de manière efficace afin de renforcer l'Europe, c'est ce que nous souhaitons tous […] Nous pensons que le plus important, c'est l'équité.

À l'heure actuelle, ce sont les États-Unis qui payent pour protéger l'Europe.»

Il n'existe pour l'heure aucune armée européenne supranationale. Le sujet, récurrent, reste miné car il touche au cœur la souveraineté des États membres.

D'ailleurs l'annonce récente par la Belgique d'acquérir pas moins de 34 appareils américain type F35 d’ici 5 ans au détriment des deux avions européens en lice signifie bien que les Pays-Bas restent une tête de pont fidèle aux intérêts de l’Amérique et au lien atlantiste.

On est encore loin d'une Europe de la Défense...

Alize Marion pour DayNewsWorld

 

LE DILEMME D'ANGELA MERKEL

CHANCELIERE ALLEMANDE

La débâcle électorale dans l'État de la Hesse divise profondément la CDU, le parti chrétien-démocrate allemand. La chancelière Angela Merkel a dit sa volonté de renoncer à une partie de son pouvoir et à quitter la présidence du parti, une chance pour ce dernier de se réinventer. « L'image que le gouvernement fédéral donne de lui-même est inacceptable », a-t-elle dénoncé.

En effet la Grande Coalition menée par Merkel était fragile vue ses divisions internes dues aux sensibilités différentes du SPD (sociaux-démocrates) au CSU (parti conservateur bavarois) en passant par le CDU.

D'une part le parti social-démocrate (SPD) se trouvait en état de faiblesse pendant que le CSU se faisait fauteur de trouble avec le turbulent ministre de l'Intérieur Horst Seehoofer. D'autre part la cheffe du gouvernement se trouvait constamment en position de faiblesse au sein de son alliance sur des questions aussi cruciales que celles de la double nationalité, du soutien financier pour la Grèce, ou du refoulement des réfugiés à la frontière.

La Grande Coalition se trouve dans un état de désunion avancé. Le retrait d'Angela Merkel aggravera-t-il cet état de fait?

Le successeur de Merkel à la tête du parti doit repositionner la CDU sur les sujets cruciaux . La position de l'actuelle chancelière pèsera-t-elle encore ? Il lui faudra s’entendre avec le prochain ou la prochaine présidente de la CDU. Une personnalité en opposition avec elle compliquerait fortement les choses. Sur les trois candidats qui se sont manifestés Annegret Kramp-Karrenbauer, alias (« AKK ») Jens Spahn et Friedrich Merz, la chancelière s'entendrait bien avec AKK. Les deux autres candidats se sont illustrés par leurs critiques frontales envers Angela Merkel, Jens Spahn, 38 ans, prônant un tournant conservateur pendant que Friedrich Merz, 62 ans, avocat d’affaires, aurait les faveurs de l’aile libérale conservatrice de la CDU.

Désormais la cheffe du gouvernement pourrait être dangereusement fragilisée.

Comment réagira-t-elle jusqu'en 2021 quand elle sera en désaccord avec son successeur sur les principaux sujets? Pour l'Europe avec le Brexit, la crise italienne et une potentielle nouvelle crise de l'Euro, des problèmes qui font l'objet de débats au sein même de la CDU, la gestion des dossiers va s'avérer des plus conflictuelles...

Sans parler des questions stratégiques, comme celle d'éventuelles coalitions avec l'AfD au niveau des États, qui se reposera au plus tard au moment des élections en Allemagne de l'Est, en 2019 alors que le parti d’extrême droite populiste AfD est entré en force au Bundestag en 2017, avec 92 sièges et est représenté dans tous les parlements régionaux allemands . Que décidera-t-elle ? D' aller à l'encontre de ses propres convictions ou de s'opposer à son parti?

L'Europe, elle non plus, ne peut pas se permettre une chancelière affaiblie.

Sur des problèmes cruciaux comme le climat ou la politique d'asile, l'Europe n'a jamais été aussi divisée. La cheffe de gouvernement avait un positionnement plutôt centriste par rapport à sa famille politique. L’aile droite de la CDU a beaucoup critiqué ses positions sur l’euro. Un président de la CDU plus conservateur pourrait compliquer certaines décisions.

En effet Angela Merkel et Emmanuel Macron ont signé cet été la déclaration de Meseberg pour plus d’intégration dans la politique extérieure et dans la zone euro. Si l’aile droite de la CDU remporte la présidence du parti, les négociations seront compliquées. Un Jens Spahn ou un Friedrich Merz ne seront sans doute pas favorables à l’idée d’un budget de la zone euro...

Que va donc décider la chancelière une fois le nouveau chef de la CDU connu ?

Joanne Courbet pour DayNewsWorld

 

ALERTE A LA BOMBE A NEW YORK

OU DES ENGINS EXPLOSIFS VISANT CLINTON OBAMA CNN ET D'AUTRES DEMOCRATES

De potentiels engins explosifs ont été découverts dans le courrier destiné à Hillary Clinton et Barack Obama, entre mardi soir et mercredi matin. Plus tard, les locaux de la chaîne CNN à New York ont été évacués pour la même raison. Plus tard dans la journée, un autre colis suspect a été découvert à proximité du bureau de l’élue au Congrès Debbie Wasserman Schultz à Sunrise, en Floride. Tous démocrates.

Deux autres personnalités démocrates noires, l'ex-ministre de la Justice d'Obama, Eric Holder, et la députée californienne Maxine Waters, ont aussi été visées par des colis suspects. Sans parler de fausses alertes concernant les bureaux de Manhattan du gouverneur démocrate de l'Etat de New York, Andrew Cuomo, et le bureau à Washington de la députée californienne Kamala Harris.

Le service fédéral chargé de la protection des anciens présidents et de leur famille a indiqué mercredi avoir intercepté deux colis contenant « des engins explosifs potentiels » destinés à l’ex-secrétaire d’Etat démocrate Hillary Clinton et à l’ex-président démocrate Barack Obama, deux jours après qu’une bombe artisanale a été retrouvée chez le financier George Soros, autre démocrate notoire.

Le paquet destiné à Hillary Clinton a été intercepté lors d’une vérification de routine à New York, a indiqué le Secret service dans un communiqué. Celui destiné à l’ex-président démocrate Barack Obama a été intercepté mercredi matin à Washington. Aucun des colis n’est parvenu à ses destinataires, dont la vie n’a pas été mise en danger. Personne n’a encore revendiqué l’envoi de ces colis.

Un communiqué de la Maison-Blanche a dénoncé des actes «ignobles» et promis que le ou les coupables rendraient des comptes. « Leurs responsables devront répondre de leurs actes devant la justice », a indiqué Sarah Sanders, porte-parole du président américain Donald Trump, soulignant que les forces de l’ordre prendraient toutes les mesures nécessaires pour protéger toute personne menacée par « ces lâches ».

Peu après le communiqué du Secret service, la chaîne d’informations en continu CNN annonçait avoir évacué ses bureaux new-yorkais, situés dans le Time Warner Center, une tour au cœur de Manhattan, suite à un colis suspect. Les téléspectateurs de CNN ont assisté en direct à l'interruption d'une émission animée par les journalistes Poppy Harlow et Jim Sciutto, quand a retenti la sonnerie d'alarme imposant l'évacuation des locaux. La chaîne a ensuite basculé sa diffusion à son bureau de Washington. La police new-yorkaise a envoyé une brigade de déminage sur place.

James O'Neill, chef de la police new-yorkaise, a précisé ensuite avoir retrouvé un tuyau de métal avec des fils électriques. Selon CNN, le colis était adressé à l’ancien directeur de la CIA John Brennan, opposant assumé de Donald Trump.

Plus tard dans la journée, un autre colis suspect a été découvert à proximité du bureau de l’élue au Congrès Debbie Wasserman Schultz à Sunrise, en Floride. L’ex-présidente du comité national du parti démocrate est suspectée d’avoir favorisé Hillary Clinton pendant les primaires au détriment de Bernie Sanders, ce qui avait entraîné sa démission en pleine campagne présidentielle, en 2016.

A 15 jours des "midterms"

L'interception de ces colis suspects en série survient alors que les États-Unis sont en pleine campagne pour les élections parlementaires du 6 novembre.

Elle intervient également deux jours après qu'une bombe artisanale a été retrouvée à la résidence du financier George Soros, située à une quinzaine de kilomètres de chez les Clinton. Selon un membre des forces de l'ordre cité par le New York Times , les deux paquets seraient similaires à ceux retrouvés lundi dans la maison du milliardaire philanthrope américain Le milliardaire d’origine hongroise, âgé de 88 ans, n’était pas chez lui lorsque le colis a été déposé. La fondation du milliardaire, Open Society Foundations, a réagi mardi dans un communiqué en dénonçant «la rhétorique de la haine qui domine la politique aux États-Unis et dans tant de pays du monde, et engendre extrémisme et violence».

Le maire de New-York, Bill de Blasio, estime de son côté que cette attaque était "clairement un acte de terreur qui visait à saper la liberté de la presse et les dirigeants de notre pays". Et a invité les responsables "de tout bord" à ne pas inciter à la violence.

Joanne Courbet pour DayNewsWorld

 

L'ITALIE OU L'ITALEXIT ?

La Commission européenne a durci ce mardi son bras de fer avec la coalition populiste au pouvoir en Italie en retoquant son projet de budget 2019. Rome a trois semaines pour revoir sa copie.

La décision est tombée mardi.

Depuis le Parlement de Strasbourg, où s'était réuni le matin le collège des commissaires européens, Valdis Dombrovskis et Pierre Moscovici ont annoncé de concert le rejet du budget de l'Italie pour 2019. «Aujourd'hui, pour la première fois, la Commission est obligée de demander à un pays de la zone euro de revoir son projet de budget», a déclaré le vice-président de l'exécutif européen, lors d'une conférence de presse.

«Mais nous ne voyons aucune autre possibilité que de demander au gouvernement italien de faire ainsi. Nous sommes d'avis de donner à l'Italie un maximum de trois semaines pour apporter un projet de budget révisé pour 2019», a-t-il poursuivi.

Une décision sans surprise.

En envoyant le 15 octobre à Bruxelles un projet de budget pour 2019 présentant un déficit de 2,4 % au lieu de 0,8 % promis en juin, et en refusant lundi d'apporter des modifications substantielles à ce que Bruxelles qualifiait de «déviation sans précédent» vis-à-vis des règles du pacte de stabilité, Rome s'exposait à un passage à l'acte de la Commission.

Bruxelles ne pouvait pas continué à laisser filer la dette publique estimée à 131 % de PIB, soit le niveau le plus élevé de la zone euro derrière la Grèce.

«Le gouvernement italien va à l'encontre sciemment et ouvertement des engagements qu'il a pris», a regretté Dombrovskis. «Nous ne sommes pas face à un cas “borderline” mais face à une déviation claire, nette, assumée et, par certains, revendiquée», a insisté Pierre Moscovici, suggérant par là que si certains pays - dont la France - étaient effectivement en dehors des clous, l'Italie avait, elle, dépassé toutes limites du pacte de stabilité.

Mais Klaus Regling, le patron du Mécanisme européen de stabilité, a temporisé mardi matin, expliquant que l'Italie n'était «pas la prochaine Grèce».

Il semble que les Italiens n'en ont cure.

Les chefs de file de la Ligue et du Mouvement 5 étoiles, Matteo Salvini et Luigi Di Maio, ont réaffirmé une nouvelle fois qu'ils allaient maintenir en l'état leur projet de budget. «Cela ne change rien, que ces messieurs de la spéculation se rassurent, on ne retourne pas en arrière», a ainsi déclaré Salvini en marge d'un déplacement en Roumanie.

La coalition, formée de la Ligue (extrême droite) et du Mouvement 5 étoiles (M5S, antisystème), a en outre réaffirmé son attachement à l’Union européenne et à la zone euro, assurant qu’il n’y avait « aucune chance » que l’Italie en sorte. Le chef du gouvernement, Giuseppe Conte, a soutenu son gouvernement. « Nous ne sommes pas une bande de têtes brûlées. Si nous avions adopté une loi de finances différente, nous serions entrés en récession. ». M. Conte a aussi réaffirmé l’engagement européen de son pays :« Ecoutez-moi bien. Pour l’Italie, il n’y a aucune chance d’Italexit, de sortie de l’Europe ou de l’eurozone. »

Rappelons que l'Italie reste la troisième économie de la zone euro.

Britney Delsey pour DayNewsWorld

 

GRANDE MANIFESTATION A LONDRES

CONTRE LE BREXIT

Entre 500.000 et 700.000 personnes ont participé « la plus grande manifestation sur le Brexit» ,, selon les organisateurs, samedi, à Londres pour réclamer un nouveau vote sur le Brexit baptisé «People's Vote». Avec le soutien de quelques politiciens de tous partis.

C'est l'une des plus vastes manifestations dans la capitale britannique depuis celles contre la guerre en Irak en 2003.

Alors que la négociation avec les Vingt-Sept est dans l’impasse à Bruxelles à cinq mois du Brexit officiel, le drapeau européen flottait sous toutes les formes dans l'immense cortège qui marche vers le Parlement.

Sur les pancartes s'affichaient des slogans contre la sortie de l'UE comme « Arrêtez le Brexit », « Le Brexit est accord de divorce avec Bruxelles »,, « Restons ensemble », «Exit Brexit», «Brexshit», ou encore « J'ai 16 ans et le Brexit a volé mon avenir ». La foule était diverse en âges et en origines sociales q, même si les non-Blancs et le petit peuple britannique étaient absents.

Plusieurs figures politiques de tous bords, dont le maire travailliste de Londres, Sadiq Khan, soutenaient le mouvement. La députée conservatrice pro-européenne Anna Soubry s'est félicitée de l'ampleur de la mobilisation pendant que les leaders des Verts, des libéraux-démocrates et la première ministre nationaliste écossaise, Nicola Sturgeon, s'y sont également ralliés.

Même si la première ministre exclut catégoriquement cette idée, martelant qu' «il y a déjà eu un vote du peuple, le 23 juin 2016, et le peuple britannique a voté pour sortir», plusieurs élus de son camp se sont ralliés à l'option d'une nouvelle consultation du peuple.

Ainsi l'ancien ministre de la justice tory, Dominic Grieve, député conservateur très écouté, a annoncé à la BBC qu'il refuserait de voter pour quelque accord que ce soit avec Bruxelles au Parlement. «Depuis plusieurs mois, j'ai pris conscience que nous nous dirigions vers une impasse. Face à ce problème, la seule solution est de retourner vers les électeurs pour leur demander: est-ce vraiment ce que vous voulez?»

Selon les sondages, dans un nouveau référendum le maintien dans l'Europe l'emporterait par 51 à 53%. On est cependant loin d'un basculement d'opinion massif.

Andrew Preston pour DayNewsWorld

 

DEBACLE ELECTORALE DE LA CSU EN BAVIERE OU LE CREPUSCULE D'ANGELA MERKEL

Les résultats sont sans appel en Bavière : La CSU a essuyé hier un camouflet historique. Avec 37,3 % des voix, les conservateurs bavarois ont obtenu le plus mauvais score de leur histoire, affaiblissant la chancelière.

Le parti d'extrême droite, l'AfD, fait, lui, son entrée au Parlement régional. Quant au SPD, avec 9,6 % des voix, il a perdu près de la moitié de ses électeurs.

En cinquième place en Bavière, derrière les Verts, mais aussi les Freie Wähler, un parti local à 11,5 %, et les populistes de l'AfD à 10,3 %, les sociaux-démocrates poursuivent leur descente aux enfers. Avec 17,7 %, les Verts sont les grands gagnants de la soirée.

Cet affaiblissement sans précédent de la CSU ne fait pas l’affaire de Mme Merkel. La déroute bavaroise va faire trembler toute la grande coalition CDU/CSU SPD qui gouverne à Berlin.

Le président du Bundestag, Wolfgang Schäuble, attend «des répercussions». En effet déstabilisée dans sa région, la CSU va affaiblir la chancelière sur sa droite.

La bataille interne sur la ligne du parti de la chancelière et la préparation de l'après-Merkel menace d'être relancées. De plus le gouvernement pourrait aussi être touché par le sort du président de la CSU, le ministre de l'Intérieur Horst Seehofer qui a engagé un bras de fer avec Angela Merkel contre sa politique migratoire et qui n'a pas permis d'endiguer la fuite des voix vers l'AfD.

Les intentions du SPD vont également jouer un rôle primordial dans la grande coalition, des voix réclamant bruyamment une sortie du gouvernement et une cure de jouvence dans l’opposition.

Ce scrutin est un message, la chancelière doit en tirer les leçons.

Car les sondages des derniers mois mettent en évidence le désamour croissant des Allemands pour cette coalition CDU/CSU-SPD au pouvoir.

Car dans cette région économiquement et socialement sans problème, dominée par un parti conservateur, l'Alternative für Deutschland peut se réjouir de faire son entrée au Parlement régional.

Car ces résultats bavarois font monter la pression sur la chancelière dont le parti, la CDU, fera face à un scrutin ardu le 28 octobre en Hesse, Land que les conservateurs dirigent en coalition avec les écologistes.

« C'est un avertissement pour la CDU et c'est pourquoi notre priorité des deux semaines à venir doit être la Hesse ».

Alyson Braxton pour DayNewsWorld

 

ANGELA MERKEL MENACEE

PAR

LES ELECTIONS EN BAVIERE

Bien que régional, l’enjeu de l'élection de ce dimanche 14 octobre dépasse largement ce Land et aura valeur de test pour Berlin.

Pourquoi ?

Le scrutin qui a lieu ce dimanche 14 octobre en Bavière pèsera nécessairement du point de vue national dans la mesure où les 9,5 millions d’inscrits forment un sixième de l’électorat du pays. Aussi le scrutin de dimanche aura-t-il valeur de test en confirmant ou infirmant les grandes tendances observées en 2017 avec la percée de l’extrême droite et le recul historique des conservateurs (CDU-CSU) et des sociaux-démocrates (SPD).

De plus avec le score de l’Union chrétienne-sociale (CSU), « parti frère » de la CDU d’Angela Merkel, la politique nationale pourra être jugée dans la mesure où le président de la CSU, Horst Seehofer, est également ministre fédéral de l’intérieur, alors que la présidente de la CDU, Angela Merkel, est chancelière fédérale.

En cela, l’enjeu du scrutin dépasse largement la Bavière.

Pour quel enjeu ?

De quelle ampleur sera le revers de la CSU ? Alors que la CSU – cas unique en Europe – a quasiment toujours eu la majorité absolue en sièges au parlement elle pourrait vivre une déception : elle n'est en effet créditée dans les derniers sondages que de 33 à 35 %, soit près de dix points de moins qu’en 2008 (43,4 %).

Si en entrant au gouvernement à Berlin, M. Seehofer pensait aider ses amis bavarois en tenant tête à Mme Merkel comme ministre fédéral, en particulier dans le domaine de la politique migratoire , il a desservi au ministère de l’intérieur son parti en donnant par ses coup d'éclatle sentiment de chercher avant tout la confrontation avec Mme Merkel. Cela au risque de paralyser le travail gouvernemental ! Le ministre allemand de l'Intérieur, Horst Seehofer, ténor de la CSU a ainsi déboussolé une partie de son électorat ... d'où un probable revers pour la formation.

Mais qui, des écologistes ou de l’extrême droite, profitera le plus de la chute de la CSU ?

Certes aux législatives de 2017, le recul de la CSU avait essentiellement profité au parti d’extrême droite Alternative pour l’Allemagne (AfD). Ce dernier avait récolté 12,7 %, des voix en Bavière son meilleur score de toute l’ex-Allemagne de l’Ouest. « Nous avons délaissé notre flanc droit et il nous appartient à présent de combler le vide avec des positions tranchées », avait réagi à l’époque M. Seehofer.

Mais un an plus tard, les électeurs qui ont peu goûté à la droitisation de la CSU -pour ramener dans le giron du parti les électeurs ayant voté pour l’extrême droite en 2017- risquent de voter pour les Verts. Dans les sondages, ceux-ci sont crédités de 19 % des voix, soit 9 points de plus qu’aux législatives , beaucoup d’électeurs conservateurs refusant de cautionner la ligne ultra-droitière de M. Seehofer.

Rien d'étonnant à ce vote puisque les Verts ont toujours puisé leurs voix chez les conservateurs comme chez les progressistes pour faire court.

Selon les sondages, l’AfD oscillerait entre 10 à 14 % des voix.

Conséquences  pour la chancelière Angela Merkel ?

Si ce sont surtout des électeurs modérés que la CSU a perdus, dimanche, les dirigeants du parti se réorienteront certainement vers une ligne plus centriste et rassembleuse, donc plus en phase avec celle de la CDU de Mme Merkel.

Le score du SPD sera également important pour l'avenir de la chancelière et de son gouvernement de coalition CDU-CSU-SPD

Aux législatives de 2017, le SPD y avait obtenu 15,3 % des voix se plaçant comme la deuxième force du parlement régional. S’il passe non seulement derrière les Verts mais aussi derrière l’AfD alors les opposants à la « grande coalition », formée avec difficulté en mars, pourraient faire entendre davantage leur voix à Berlin.

Quoi qu’il en soit, Mme Merkel n’a aucun intérêt à voir les sociaux-démocrates comme la CSU trop fragilisés.

La CSU et le SPD, avec lesquels elle gouverne, seraient-ils en déroute ce dimanche 14 octobre que c’est l’assise politique de son gouvernement tout entier qui s’en trouverait contestée. et, partant, son autorité à elle remise en question...

Alyson Braxton pour DayNewsWorld

 

CYBERATTAQUE OU L'IMPLICATION DU RENSEIGNEMENT MILITAIRE RUSSE ?

Une scène digne des aventures de James Bond s'est jouée à La Haye avec des espions russes dans les rôles principaux, en avril dernier.

La Russie a tenté de déclencher en avril une cyberattaque contre l'Organisation pour l'interdiction des armes chimiques (OIAC), ont annoncé jeudi 4 octobre les services de renseignement des Pays-Bas, au siège l'organisation.

Les Pays-Bas ont expulsé les quatre agents impliqués appartenant au renseignement militaire russe (GRU) tout en rendant publics les passeports diplomatiques des quatre hommes :

Oleg Sotnikov, Alexeï Morenets, Alexeï Minine et Evgueni Serebriakov.

Plusieurs pays occidentaux n'ont pas manqué de condamner les faits dans la soirée, dont la Grande-Bretagne, le Canada, l'Australie et la France.  Au moment de la cyberattaque présumée, l'Organisation pour l'interdiction des armes chimiques (OIAC) enquêtait sur l'empoisonnement en mars de l'ex-espion russe Sergueï Skripal et de sa fille Ioulia à Salisbury en Angleterre.

La veille, celle-ci avait confirmé dans un rapport que l’agent neurotoxique utilisé à Salisbury contre l’ex-agent double Sergueï Skripal et sa fille Ioulia, était du Novitchok, un agent innervant de conception soviétique...

Le 10 avril, les autre agents russes arrivent de Moscou à l'aéroport Schiphol d'Amsterdam. Les services de sécurité néerlandais les identifient rapidement identifiés comme des agents du GRU, le renseignement militaire russe, et les soupçonnent de préparer une opération de piratage informatique .

Le 11, les moscovites louent une Citroën C3 puis effectue une mission de reconnaissance dans les environs du siège de l'OIAC à La Haye. Le 13 avril, ils garent sur le parking du Marriott leur voiture remplie d'équipements électroniques à proximité de l'OIAC.

Milieu de l'après-midi, mise en marche de leur matériel et intervention du renseignement militaire néerlandais. On apprend des autorités néerlandaises que le coffre du véhicule contenait des équipements électroniques dont une antenne cachée sous un manteau, un ordinateur et une batterie qu' « ils voulaient utiliser pour intercepter le wifi de l'OIAC et des codes de connexion ».

Les enquêteurs ont aussi trouvé plusieurs téléphones portables , 40.000 euros et 20.000 dollars...de l'argent destiné à financer leurs vacances. L'ordinateur portable d'Evgueni Serebriakov montre que le 9 avril il a recherché l'hôtel Marriott et l'OIAC.

L'un des téléphones portables, un Sony Experia, a été activé le 9 avril à Moscou près du QG du GRU. Autre indice incriminant : une facture de taxi pour une course allant d'un site du renseignement militaire russe à Moscou à l'aéroport moscovite de Cheremetievo.

Une opération d’espionnage digne des grandes heures de la guerre froide.

« Rendre publique cette opération du GRU est une étape très inhabituelle pour les Pays-Bas », a reconnu la ministre de la défense, Ank Bijleveld, qui voudrait que la fermeté de l’accusation décourage le Kremlin.

"L’espionnite aiguë des Occidentaux prend de l’ampleur ", a réagi, pour sa part, le ministère des affaires étrangères russe.

Jenny Chase pour DayNewsWorld

 

ENTRE CYBERATTAQUES RUSSES ET ESPIONNITE AIGUE DES OCCIDENTAUX

En pleine affaire Skripal, le GRU est une nouvelle fois dans le viseur des Britanniques.

La Grande-Bretagne accuse en effet directement les services du renseignement militaire russe d'avoir mené une série de cyberattaques visant à déstabiliser les démocraties occidentales.

Le ministre des affaires étrangères britannique, Jeremy Hunt, n'a pas mâché ses mots, exprimant colère et exaspération.

Il a accusé jeudi 4 octobre les services de renseignement militaire russes (GRU) d’avoir mené des cyberattaques contre des institutions politiques et sportives, des entreprises et des médias à travers le monde.

« Ce type de comportement démontre leur désir d’opérer sans tenir compte du droit international ou des normes établies, et d’agir avec un sentiment d’impunité et sans considérer les conséquences », a-t-il déclaré dans un communiqué. Ces opérations, menées « au hasard et sans foi ni loi », ont « affecté des citoyens dans de nombreux pays, dont la Russie, et coûté des millions de livres aux économies nationales », a-t-il poursuivi.

Parmi les attaques, menées «au hasard et sans foi ni loi», et identifiées par le Centre national de cybersécurité (NCSC, pour National Cyber Security Centre, en anglais) figure notamment celle du Parti démocrate aux Etats-Unis, prélude au scandale de l’ingérence russe dans l’élection présidentielle de 2016, et pour laquelle le GRU avait déjà été accusé par Washington.

Figurent également des fuites de documents confidentiels consécutives au piratage de la base de données de l'Agence mondiale antidopage (AMA) ou encore l'attaque informatique contre l'aéroport d'Odessa en Ukraine.

En avril dernier, la Grande-Bretagne et les États-Unis ont mis en garde contre une cyberattaque à l'échelle mondiale lancée en 2015 qu'ils ont imputée à des pirates informatiques soutenus par la Russie

Le GRU moins connu que le KGB

Les autorités britanniques associent également le GRU à plusieurs groupes de pirates connus (Fancy Bear, Sandworm, Strontium, APT 28, CyberCaliphate…). Moins connu que le KGB , le GRU disposent d'agents à travers le monde et ses services rendent compte directement à l'état-major du ministère russe de la Défense.

C'est d'ailleurs l'agence qui a été accusée par la première ministre britannique Theresa May d'avoir mené la tentative d'assassinat contre l'ex-agent double russe Sergueï Skripal . Les services secrets britanniques ont identifié deux hommes, dont l'un, Anatoli Chepiga, serait colonel au sein du GRU.

Et au gouvernement britannique d'accuser directement Moscou :«Compte tenu du haut niveau de confiance de (cette) évaluation et du contexte, le gouvernement britannique estime que le gouvernement russe - le Kremlin - est responsable», peut-on encore lire.

En réaction à ces accusations directes, la Russie a choisi d'ironiser ce jeudi, évoquant l'«espionnite aiguë» qui s'est, selon elle, emparée des Occidentaux après les accusations rendant Moscou responsable des principales cyberattaques mondiales de ces dernières années et l'expulsion de quatre agents russes présumés des Pays Bas

. «L'espionnite aiguë des Occidentaux prend de l'ampleur», a indiqué le ministère russe des Affaires étrangères dans un communiqué. Un «commentaire officiel» de Moscou sur ces affaires suivra.

L’Australie s’est jointe, jeudi matin, aux critiques du Royaume-Uni :

« L’armée russe et son bras de renseignement, le GRU, sont responsables de cette cyberactivité malveillante », a affirmé jeudi le gouvernement australien. « Avec nos alliés, nous révélerons et répondrons aux tentatives du GRU de saper la stabilité internationale.».

Pas sûr que la stratégie agressive adoptée par Londres, Washington et leurs plus proches alliés sur la question des attaques informatiques russes ne décourage de futures attaques et ne conduise pas à l'escalade.

Garett Skyport pour DayNewsWorld

 

PMA POUR TOUTES

LES OPPOSANTS SUR LE QUI VIVE

Mardi 25 septembre 2018, le Comité Consultatif d’Ethique (CCNE) a présenté son avis, favorable à la PMA, suite aux Etats Généraux qui se sont déroulés sous son égide, au cours du premier semestre 2018.

Cet avis favorable vient de donner, 7 ans après, comme prévu, le coup d’envoi d’une nouvelle révision de la loi sur la bioéthique votée en 2011. Ce rapport qui a été remis au Président de la République a été publié en ligne, ouvrant ainsi le débat sur le sujet de l’élargissement de la PMA à toutes les femmes, hétérosexuelles comme homosexuelles.

La rentrée qui n’a pas été simple pour Emmanuel Macron, va donc inévitablement se compliquer, tant le sujet est sensible. Mais cette réforme figurait dans son programme de campagne ; il ne pouvait donc pas reculer !

Depuis rien n’a filtré ou presque sur les intentions réelles du Chef de l’Etat dont beaucoup assurent qu’on ne sait pas ce qu’il a dans la tête, très précisément.

L’Elysée n’a fait jusqu’à ce jour que de rappeler que le calendrier serait tenu et que le nouveau projet de loi de Réforme sur la Bioéthique serait  présenté , en fonction de l’encombrement parlementaire, soit en fin d’année 2018 ou soit au début de l’année 2019 pour approbation par deux assemblées.

D’ici là, chacun des camps, les pour ou les contre, ont commence à aiguiser leurs arguments, tant le débat risque d’être vif, parce que toujours aussi clivant.

Il est donc certain que le dernier trimestre 2018 va être occupé, médiatiquement et politiquement par le sujet ; des manifestations sont déjà prévues, par les militants opposés à la réforme lesquels ont déjà déclaré être prêts à descendre dans la rue.

« Une faible popularité d’Emmanuel Macron pourrait aussi faire gonfler les voiles de la mobilisation » (Jérôme Fourquet, Directeur à L’IFOP). Il y a en effet, selon les derniers sondages, et pour l’instant, autant de pour que de contre (40%), 20 % restant encore indécis, hésitant entre la reconnaissance du désir d’enfant (et du Droit à l’enfant) et de la souffrance qu’il génère face à la primauté des Droits de l’enfant).

La seule chose que l’on sait de façon sûre, c’est qu’Emmanuel Macron s’est déjà dit opposé à la GPA, assurant que le dossier ne serait pas ouvert au cours de son quinquennat.

Cherche-t-il comme il l’a laissé entendre, un débat apaisé en apportant cette garantie ?

En toutes hypothèses, il entrevoit  certainement un débat très conflictuel qu’il a au demeurant appelé de ses vœux le 9 avril dernier, devant les responsables du Collège des Bernardins, fondé par le Cardinal Lustiger.

Le débat verra en effet s’affronter les tenants d’un libéralisme aux risques eugéniques , ancré sur des principes de défenses des libertés individuelles et d’autonomie, à ceux qui privilégient les principes diamétralement opposés, de la solidarité, du respect de la dignité et de l’intérêt supérieur de l’enfant, convaincus que l’enfant procréé, ne peut être une solution aux situations de détresse de certaines femmes en mal d’enfant , qui ne peuvent pas en avoir.

La réponse du coté de l’Eglise catholique a été rapide. L’Eglise s’était déjà engagé peu avant le 25 septembre contre la PMA (Procréation Médicalement Assistée). L’Episcopat avait  publié quelques jours plus tôt un long rapport de 112 pages, résultat d’une réflexion, engagée il y a longtemps par un groupe de travail associant l’épiscopat lui-même, mais aussi des consultants et les départements d’éthique biomédicale du Centre de Sèvres et du Collège des Bernardin précité.

Mais entre les deux camps s’est discrètement glissé un groupe de médecins gynécologues et obstétriciens, soucieux de souligner les failles de la loi de 2011 et animés par les résultats tirés de leurs expériences médicales personnelles (pendant 7 ans), concrètes, scientifiques et sociologiques.  La loi de 2011 aurait par exemple, selon eux, interdit aux femmes qui risquent d’être rattrapées par leur horloge biologique , dès lors qu’elles n’ont pas fait don gratuitement d’au moins 5 ovocytes, d’être autorisée à pratiquer leur autoconservation  ! Une façon selon les plus politisés, d’encadrer des  inclinations féministes d’indépendance trop audacieuses pour certains! Ces médecins s’inscrivent dans la voie ouverte par René Friedman, « le père scientifique » du premier bébé éprouvette français. Ces mêmes médecins ont simultanément demandé la suppression de l’anonymat pour les donneurs de sperme et la destruction immédiate des embryons surnuméraires qui n’auraient pas été implantés.

Pour résumer, sur ce problème sociétal posé par la PMA on va donc voir s’affronter dans les prochains mois, « les gentils progressistes » sensibles aux problèmes liés à l’infertilité des femmes, qu’elles aient moins de 35 ans ou plus, et les « méchants nationalistes » conservateurs et rétrogrades .

Bien malins sont donc ceux qui peuvent prédire aujourd’hui, dans quel camp les résultats du vote de la loi vont tomber ! Car le débat risque de faire évoluer l’état des forces en présence, que ce soit sur le plan scientifique et intellectuel que sur le plan politique.

Il faut souligner parallèlement que l’ouverture du débat sur la PMA n’arrange pas Emmanuel Macron qui, conscient que la société est actuellement fracturée, n’aurait pas envie que se renouvellent les affrontements qu’il a du gérer, alors qu’il était secrétaire général adjoint de l’Elysée, au côté de François Hollande, à l’occasion du mariage pour tous lors de l’examen de la loi Taubira (voir déclaration de Rachida Dati de ce matin sur LCI).

Et de ce point de vue, en plein débat naissant sur la bioéthique, la publication d’un rapport  décoiffant par le  Think Tank , Génération Libre, emmené par l’essayiste Gaspard Koenig et sa petite bande d’intellectuels libéraux de droite comme de gauche, proposant de légaliser la GPA n’arrange rien.

Peu importe pour ce groupe, qui vient de briser un tabou, que la question ait été écartée par le Président de la République.

Les anti-gépaistes ont  du sursauter ! Car de façon rouée et volontairement provocatrice, Génération Libre commence sa démonstration en faisant référence à la Bible, qui selon eux « décrit toutes sortes d’agencements familiaux » pour ensuite affirmer ensuite « que la GPA ne nuit pas à autrui ». Le préfacier de ce texte, Daniel Bourillon, juriste d’origine argentine, soutient dans celui-ci que « les femmes fabriquent des enfants gratuitement depuis la nuit des temps ».

De surcroit, ce professeur de l’université de Paris-Nanterre en appelle aux mânes de Simone Veil (rien que ca !) pour déclarer « que la GPA s’inscrit dans la continuité de l’IVG », réactualisant  ainsi « la question de la disposition de soi au nom de la liberté procréatrice ».

Cette démonstration donne indirectement raison aux anti-PMA, qui estiment que « celle-ci nous rapproche d’une loi sur la GPA ». Issu de ce camp, le philosophe Pierre Le Coz, ancien vice Président du Comité National Consultatif d’Ethique et Président du Comité de Déontologie et de Prévention des Conflits d’Intérêts à l’ANSE (Agence Nationale de Sécurité Sanitaire de l’Alimentation, de l’Environnement et du Travail) a bien compris la manœuvre. Dans un entretien donné au Figaro, le 21 septembre 2018, il vient de défendre vigoureusement «  la Famille, en tant qu’institution, laquelle permet qu’un enfant soit élevé par ses deux parents géniteurs, et ceci au nom de l’héritage génétique que nous portons tous ».

Les deux camps, il faut le remarquer ont consacré une large attention à la menace de la marchandisation des corps, à l’exemple de ce qui se passe en Inde, avec en perspective, probablement, selon la nature et l’importance des dérives, l’ouvertures « d’usines à bébés médicaments ou de bébés assurance vie » comme le décrit le film de Science Fiction «  Island » (2005).

Soucieux d’écarter de telles perspectives, qui  pourraient un jour malheureusement, dans un monde en folie, émerger des cerveaux détraqués de médecins paranoïaques ressemblant au Docteur Folamour, l’évêque de Paris, Michel Aupetit, a appelé aujourd’hui à la mobilisation tout en souhaitant maintenir le dialogue déjà engagé. Des manifestations vont donc avoir lieu ; ce que l’on ne sait pas aujourd’hui c‘est quand elles vont avoir lieu.

Clara Mitchell pour DayNewsWorld

 

UN AN APRES LE REFERENDUM D'AUTODETERMINATION DE LA CATALOGNE

C'est le premier anniversaire du référendum d'autodétermination de la Catalogne. Des militants séparatistes bloquent, lundi 1er octobre 2018, une voie de train à grande vitesse, des autoroutes et des artères de Barcelone. « La voie de train à grande vitesse a été bloquée à Girone à 100 km au nord-est de Barcelone, les voies étant occupées », a annoncé la compagnie des chemins de fer Renfe.

Les télévisions diffusent des images de militants des Comités de défense de la République descendant sur les voies ou bloquant les routes. La régie du réseau routier a confirmé des coupures des autoroutes A7, entre Barcelone et Valence, et A2, qui relie la métropole catalane à Madrid.

Un an,jour pour jour, après le référendum sur l'indépendance, c'est la «marche sans fin» de la Catalogne : les militants des Comités de défense de la République réclamant la rupture avec Madrid.

Le 1er octobre 2017 en effet, plus de 2 millions de Catalans avaient voté en faveur de l'indépendance lors d'un référendum jugé illégal par Madrid. 90,18% des votants s'étaient exprimés pour l'indépendance de la Catalogne. Le roi Felipe VI , lui-même, était intervenu indiquant que «la société catalane était fracturée et traversée par un conflit», et que les autorités catalanes pouvaient « même mettre en danger la stabilité économique et sociale de la Catalogne et de toute l'Espagne».

Ce vote a donc marqué un moment historique, plongeant l'Espagne tout entière dans la pire crise politique et institutionnelle que le pays ait connu depuis la fin du franquisme.

Le nouveau gouvernement de Pedro Sanchez a montré des signes d'apaisement envers les indépendantistes et les discussions ont repris ces derniers mois. Il a notamment levé la tutelle que Madrid exerçait sur la Catalogne depuis l’automne dernier. De même le juge de la Cour suprême, Pablo Llarena, chargé de l’enquête sur la tentative de sécession de la Catalogne a décidé de retirer les mandats d’arrêt européens et internationaux émis en mars contre l’ancien président catalan et quatre autres dirigeants indépendantistes. Les neuf leaders indépendantistes, en prison préventive, ont tous été transférés en juillet dans des prisons en Catalogne.

Mais Pedro Sanchez est toujours opposé à l’organisation d’un référendum d’indépendance de la Catalogne, que réclame Quim Torra. Le premier ministre a lui proposé début septembre l’organisation d’un référendum sur un nouveau statut de la région, qui leur garantirait plus d’autonomie. Cette proposition a été rapidement balayée par les dirigeants indépendantistes. « Le processus d’indépendance est irréversible », a répondu Quim Torra. « Seul un référendum d’autodétermination accepté, contraignant et reconnu internationalement » serait valable à ses yeux. « Nous ne nous sommes pas manifestés pendant dix ans pour avoir plus d’autonomie, nous avons dépassé cette étape », a également lancé, Marta Villalta, porte-parole de la Gauche républicaine catalane (ERC), qui participe au gouvernement de M. Torra.

«Nous entamons une marche sans fin», voici le slogan qu'a lancé Quim Torra ce lundi 1er octobre 2018, un an jour pour jour après le referendum. Le président de la Generalitat exige du gouvernement central l'organisation d'un référendum d'autodétermination et assure que si Madrid continue à refuser, il ne renoncera à «aucune voie» pour mener la Catalogne à l'indépendance.

Des divisions sont également présentes au sein même du camp indépendantiste entre les plus modérés de la Gauche républicaine (ERC)et les plus radicaux comme les CDR qui reprochent au gouvernement régional de Quim Torrade ne pas braver l'autorité de l'Etat espagnol.Les CDR avaient appelé dès dimanche à des manifestations sur les réseaux sociaux, sous le slogan « Ni oubli ni pardon » faisant référence aux interventions musclées de la police il y a un an. Les indépendantistes sont aujourd’hui divisés en trois groupes parlementaires : Ensemble pour la Catalogne, ERC, et CUP.

Actuellement en Belgique et empêché de conserver son fauteuil à la tête de la région catalane, Carles Puigdemont compte rassembler les autonomistes dans un même nouveau parti politique indépendantiste nommé « Appel national pour la République ». « Le parti a comme objectif principal de rendre effectif le mandat du 1er octobre », a annoncé au cours d’une conférence de presse jeudi, Toni Morral, le porte-parole de M. Puigdemont.

Mais tout acte unilatéral de la part des indépendantistes n'obligerait- il pas Madrid à reprendre le contrôle de la région comme l'a fait en octobre le gouvernement espagnol ?

Joanne Courbet pour DayNewsWorld

 

AFFAIRE SKRIPAL TROIS SUSPECTS

AGENTS DU RENSEIGNEMENT RUSSE

L 'étau semble se resserrer autour de deux hommes accusés par Londres d'avoir empoisonné l'ex-espion Sergueï Skripal et sa fille au Royaume-Uni, en mars dernier. Et autour d'un troisième homme qui serait venu en reconnaissance à Salisbury. Ce troisième agent russe se serait rendu à Salisbury avant pour aider à planifier l'attaque, selon le Daily Telegraph.

Les autorités britanniques affirment que les deux hommes, identifiés comme Alexander Petrov et Ruslan Boshirov, probablement des noms d'emprunt, sont des officiers du GRU, le renseignement militaire russe.

Ce qu'a contesté le 12 septembre le président russe, Vladimir Poutine, déclarant savoir qui étaient les deux hommes mis en cause, des « civils » n'ayant rien fait de « criminel ». Ces hommes ensuite interviewés par la télévision publique russe RT, affirmèrent s'être rendus en touristes à Salisbury, et assurèrent ne pas être liés au GRU.

Mais des révélations, mercredi 26 septembre, du site d'investigation britannique Bellingcat et de son homologue russe The Insider Russia semblent confirmer la version de Londres. Voici les principaux indices qui pointent un lien entre les deux suspects et les services secrets russes.

Leur séjour à Salisbury ne ressemble pas à une escapade touristique!

Dans une interview à la chaîne d'information russe RT, les deux suspects ont déclaré faire une escapade touristique, Ruslan Boshirov précisant qu'ils voulaient découvrir « la célèbre cathédrale de Salisbury ». Or les deux hommes ont été aperçus sur des images de caméras de surveillance en train de marcher dans la direction opposée à la cathédrale, à proximité de la maison de Sergueï Skripal.

Concernant les informations de vol de la compagnie aérienne russe Aeroflot, les sites The Insider et Bellingcat, ont découvert que les suspect avait acheté leur billet d'avion le soir précédant leur départ alors qu'ils avaient raconté dans leur interview à RT avoir prévu leur séjour à Salisbury depuis longtemps.

Les dossiers associés aux passeports de Alexander Petrov et Ruslan Boshirov sont également suspect dans la mesure où ils sont vide de références à d'autres documents d'identité alors que ces documents sont obligatoires pour n'importe quel citoyen russe à partir de 14 ans.

De plus les deux places dans l'avion sont sur la même rangée 1194 et 1297, les billets ayant donc été pris en même temps.

. Mais étrangement figurent sur ces passeports les lettres "S.S."- peut-être une abréviation pour sovershenno sekretno, soit "top secret" en russe- et un tampon avec la mention « ne donnez pas d'information » assortie d'un numéro de téléphone d'une ligne du ministère de la Défense russe...« Le suspect utilisant la fausse identité de 'Ruslan Boshirov' est en fait le colonel Anatoli Tchepiga, un officier du GRU décoré de hautes distinctions », affirme en outre Bellingcat.

De nombreux indices qui ne laissent pas de s'interroger sur les indications données par Moscou qui voyait dans ces hommes de simples citoyens russes en tourisme.

La Russie a rejeté d'un bloc ces informations. « Il n'y a aucune preuve, a déclaré sur Facebook la porte-parole de la diplomatie russe, Maria Zakharova, donc ils continuent leur campagne sur le front de l'information dont le seul but est de détourner l'attention de la principale question : que s'est-il passé à Salisbury ? »

En tout état de cause la police britannique a lancé 'début septembre, un mandat d'arrêt contre deux citoyens russes présentés comme des membres du GRU soupçonnés d'avoir perpétré l'attaque. Les Britanniques sont aussi parvenus à mettre un nom sur ce troisième homme qui aurait fait une analyse des habitudes de vie des Skripal.

Une enquête qui progresse au grand dam de la Russie.
Jaimie Potts pour DayNewsWorld

 

POLEMIQUE SUR LE CLIP « PENDEZ LES BLANCS »

Alors que Médine a annulé ses concerts prévus au Bataclan, c'est la dernière vidéo du rappeur Nick Conrad qui fait polémique. Elle a été mise en ligne le 17 septembre dernier et supprimée ce mercredi 26 septembre de YouTube et Deezer.

En cause :

Le texte et les images d'un clip de neuf minutes du rappeur Nick Conrad. Dans un clip titré « PLB », pour « Pendez les Blancs », le rappeur chantait : « Je rentre dans des crèches, je tue des bébés blancs, attrapez-les vite et pendez leurs parents, écartelez-les pour passer le temps, divertir les enfants noirs de tout âge, petits et grands.

Fouettez-les fort, faites-le franchement, que ça pue la mort, que ça pisse le sang.». Au-delà des mots, le clip était d'une violence rare montrant un homme blanc attaché et torturé par Nick Conrad en personne. Un appel au meurtre pour beaucoup.

Le ministre de l'Intérieur Gérard Collomb « condamne sans réserve ces propos abjects et ces attaques ignominieuses ». Frédéric Potier, le délégué interministériel à la lutte contre le racisme, l'antisémitisme et la haine anti-LGBT, qui a signalé le clip au procureur de Paris sur la base de l'article 40 du Code pénal pour incitation à la haine raciale.

Le parquet de Paris a ouvert, mercredi, une enquête pour « provocation publique à la commission d'un crime ou d'un délit ».

Mais le rappeur s'est abrité derrière sa conception de l'art pour défendre sa production. Il invoque l'essence de l'art comparant les scènes choquantes de son clip aux peintures d'Eugène Delacroix au Louvre.

« Le rap est né dans le ghetto, il a pour mission de dénoncer les choses. Un artiste a pour but de s'inspirer du monde pour dénoncer, que ça plaise ou non, justifie-t-il. C'est l'essence même du rap. En France plus qu'ailleurs, on a du mal avec la vérité ».

Dans un communiqué, la Ligue internationale contre le racisme et l'antisémitisme a estimé que «l'appel au meurtre raciste du clip de Nick Conrad est abject et d'une violence inouïe». «La liberté de création, ce n'est pas la liberté d'appeler à pendre des Blancs à raison de la couleur de leur peau», poursuit le texte, précisant que «la LICRA saisit la justice et sa commission juridique»

Pour sa défense, il ajoute qu'en 2016, il a sorti une chanson intitulée 130 cercueils,en hommage aux victimes du 13 novembre.

Même si le rappeur originaire de Noisy-Le-Grand. s'est défendu, sur LCI,  d'avoir lancé un appel à la haine et de n 'avoir pas voulu faire le « buzz », il n'en demeure pas moins les paroles du rappeur ont bel et bien dérapé.

A poser la question de savoir s'il n'existe pas "un racisme anti-blanc" ?

« Je ne peux pas renier ce que j'ai écrit, ça touche le racisme, c'est la beauté de ce morceau, ça reste de l'art. » ...

Britney Delsey pour DayNewsWorld

 

L'AQUARIUS BATEAU FANTOME

SE DIRIGE VERS MARSEILLE

L'Aquarius avait repris ses activités de sauvetage cette semaine en Méditerranée après une escale forcée de 19 jours faute de pavillon. Il a secouru 11 migrants jeudi au large de la Libye. Le navire cherche désormais un port pour les débarquer, après avoir refusé de les ramener en Libye.

Les autorités maritimes panaméennes ont annoncé samedi qu'elles allaient retirer son pavillon à l'Aquarius, déjà privé de pavillon par Gibraltar, pour « non-respect » des « procédures juridiques internationales » concernant le sauvetage de migrants en mer Méditerranée. Alors que les autorités maritimes du Panama ont révoqué l'enregistrement du navire humanitaire Aquarius -dernier bateau civil opérant en mer Méditerranée pour porter secours aux migrants- le bateau, une fois qu'il a terminé son voyage, ne peut plus reprendre la mer, sauf à trouver un autre pavillon.

L'Aquarius, affrété par les associations SOS Méditerranée et Médecins sans frontières, avait déjà, entre fin août et mi-septembre, dû faire escale à Marseille, faute de pavillon. Il battait jusqu'à cet été pavillon de Gibraltar, jusqu'à ce Gibraltar argue que le bateau n'était pas enregistré sur son territoire - territoire britannique- en tant que bateau de sauvetage mais simplement en tant que bateau de recherche. Les affréteurs s'étaient alors tournés vers le Panama. C'est sous ce pavillon, et sous le nom d'Aquarius 2, que le navire venait de repartir en mer

Le Panama est en effet connu pour ses pavillons de « libre immatriculation »": le navire est immatriculé sous une juridiction nationale différente de celle du propriétaire L'Aquarius, appartenant à une entreprise allemande, battait donc pavillon panaméen ce qui n'avait rien d'illégal et les ONG de préciser que les procédures d’immatriculation ont été réalisées « en toute transparence et conformité avec le droit »

Mais le Panama estime en fait qu'en refusant de renvoyer des migrants qu'il prend en charge vers leurs lieux d'origine, l'Aquarius ne respecte pas les procédures juridiques internationales et que le non-respect de ces procédures est une clause de radiation d'office de l'immatriculation du navire. Maintenir cette immatriculation, dit le Panama, porterait atteinte à ses propres intérêts nationaux.

Le Panama indique que cette radiation fait notamment suite à une plainte des autorités italiennes, dans un contexte où l'Aquarius a interdiction d'accoster dans les ports italiens depuis la fermeture par le ministre de l'Intérieur, Matteo Salvini, des ports de son pays aux migrants.

L'affaire intervient aussi dans un contexte de différends juridiques concernant le sauvetage en mer. L'Italie reproche aux ONG de refuser de coopérer avec les garde-côtes Libyens. Les ONG mettent de leur côté en avant les conventions qui prévoient que toute personne secourue en mer soit débarquée dans un lieu « sûr », ce qui n'est pas le cas de la Libye, martèlent-elles, citant le Haut Commissariat aux Réfugiés.

Dans ce contexte donc, les ONG dénoncent donc des pressions de l'Italie sur les Etats- pavillons, en l'occurrence le Panama, pour les empêcher de mener à bien leurs missions.

« Cette révocation résulte de la pression économique et politique flagrante exercée par le gouvernement italien et condamne des centaines d'hommes, de femmes et d'enfants en fuite à rejoindre le cimetière marin qu'est devenu la Méditerranée », dénonce MSF dans un communiqué.

« Elle porte un coup violent à la mission humanitaire vitale de l'Aquarius, le seul navire de recherche et de sauvetage non-gouvernemental encore présent en Méditerranée centrale »

Le ministre italien de l'Intérieur Matteo Salvini, qui a fermé depuis juin les ports du pays aux migrants, a réfuté dimanche soir toute intervention de son ministère. Il n'y a eu « aucune pression du ministère de l'Intérieur sur le Panama », a-t-il déclaré à la télévision italienne.

« Il est évident qu'aucun pays au monde ne voudrait prendre la responsabilité d'être associé à un navire qui fait obstacle aux opérations de secours en mer, refuse la coordination avec les gardes-côtes libyens, attaque des gouvernements démocratiques comme celui de l'Italie », a-t-il dit. « Pour ces messieurs, les ports italiens resteront fermés ».

Les autorités maritimes du Panama ont expliqué que l'Aquarius devait « malheureusement » être exclu de leur registre car maintenir ce pavillon impliquerait de sérieuses difficultés politiques pour le gouvernement panaméen et pour la flotte panaméenne qui travaille dans les ports européens.

Selon le Panama, la principale plainte émane des autorités italiennes, selon lesquelles « le capitaine du navire a refusé de renvoyer des migrants et réfugiés pris en charge vers leur lieu d'origine » SOS Méditerranée et MSF « dénoncent ces actions comme une preuve supplémentaire du jusqu'au-boutisme du gouvernement italien qui choisit sciemment de laisser les gens se noyer en mer Méditerranée, et cherche à se débarrasser des derniers témoins de ces naufrages ».

MSF rappelle que « depuis le début de l'année, plus de 1.250 personnes se sont noyées alors qu'elles essayaient de traverser la Méditerranée centrale ».

Ce qui est sûr c'est que l'Italie a adopté, en conseil des ministres, lundi 24 septembre, un décret-loi instaurant un tour de vis sur la sécurité et contre l’immigration prôné par le ministre de l’intérieur issu de l’extrême droite, Matteo Salvini et n'est plus prête à se conformer aux accords de Dublin « C’est un pas en avant pour rendre l’Italie plus sûre. Pour combattre avec plus de force les mafieux et les passeurs, pour réduire les coûts d’une immigration exagérée, pour expulser plus rapidement les délinquants et les faux demandeurs d’asile, pour révoquer la citoyenneté aux terroristes, pour donner plus de pouvoirs aux forces de l’ordre », a affirmé M. Salvini sur Facebook.

L'Aquarius 2 fait « route vers Marseille », a annoncé l'ONG SOS Méditerranée, lundi 24 septembre. Les ONG ayant affrété le navire humanitaire ont demandé aux autorités françaises d'autoriser « à titre exceptionnel » le débarquement des migrants. Selon Médecins sans frontières, 58 migrants sont actuellement à bord. « C'est la seule option que nous avons » pour permettre à l'Aquarius, « de continuer sa mission » de sauvetage des migrants, a expliqué Frédéric Penard, le directeur des opérations de SOS Méditerranée, lors d'une conférence de presse à Paris. « Le port de Marseille est le seul port envisageable pour qu'il puisse repartir », a-t-il ajouté.

Le bateau fantôme, avec ses migrants, se dirige vers Marseille mais a-t-il obtenu l'autorisation d'en débarquer ses passagers pas toujours les bienvenus dans les pays européens ?

La Méditerranée centrale se transformerait-elle en nouvelle route migratoire ?

Une ONG peut-elle faire pression sur un gouvernement ?

Alize Marion pour DayNewsWorld

 

MANUEL VALLS

LA TENTATION DE BARCELONE

Les classes politique de la France comme de l’Espagne vont retenir leur souffle jusqu’à mardi prochain, 25 septembre 2018, date (en soirée)  à laquelle Manuel Valls devrait annoncer sa décision finale qui devrait mettre fin au suspens qu’il entretient depuis le mois de mai dernier s’agissant des élections municipales de Barcelone .Ira ou n’ira pas ?

C’est en effet, en mai 2018 que sur la radio RNE-4 que Manuel Valls a expliqué, un jour, au réveil des Barcelonnais les raisons pour lesquelles il était intéressé par l’avenir de leur ville.

Bien évidemment dans les journaux, comme dans la Grande Ecole de la ville, l’ESADE où il occupe un poste de professeur et donne des conférences, l’information a été largement relayée.  
Depuis cette date malgré son fort appétit pour la Mairie de Barcelone Manuel Valls s’interroge sur la faisabilité de l’opération ?

La prudence s’impose, car l’aventure s’avère difficile voire inatteignable dans une ville ou l’identité catalane est exaltée chaque jour et à chaque coin de rue.

Certes Manuel Valls ne manque pas d’arguments en faveur de sa candidature :
il est né à Barcelone le 13 aout 1962 et où il possède une maison de famille. Ce n’est qu’à l’âge de 20 ans qu’il a obtenu la nationalité française qui lui a permis de faire la carrière politique que l’on connait, jusqu’à occuper le poste enviable de Premier Ministre.
Il parle parfaitement l’espagnol et le catalan, qui est sa langue de naissance
Il a reçu au printemps une proposition du parti Ciudadanos (Centre Droit) pour prendre la tête de liste d’un large rassemblement incluant la société civile (l’influence macronniène n’est pas très loin)

Après avoir  divorcé il y a 6 mois de la musicienne Anne Gravin avec laquelle il vivait depuis 12 ans et entretenu une brève liaison avec la députée LREM Olivia Grégoire, il s’est mis en couple avec Susana Gallardo, 53 ans. La presse people a fait ses choux gras de cette aventure, en donnant au couple le titre de couple de l’été, rien de moins !! Susana Gallardo est une richissime femme d’affaire catalane, héritière des laboratoires pharmaceutiques Almirall, diplômée de Sciences Politiques et Economiques à l’Université d’Oxford (Angleterre).

L’ex-mari de Susana Gallardo , Alberto Palatchi Ribera , avec qui elle a eu 3 enfants, fait partie des hommes les plus riches de l’Espagne. En 2018, le magazine Forbes a estimé sa fortune à 1,1 milliard de dollars. L’homme possédait la marque Pronovia,(fabrication de robes de mariées) fondée par son père en 1922, dont il a vendu 90 % de ses parts.

C’est à Marbella que les deux  « tourtereaux »se sont rencontrés pour la première fois.Susana Gallardo dispose d’un carnet d’adresses impressionnant qui a déjà permis à l’ambitieux Manuel , qui vit aujourd’hui loin de Paris, de multiplier les rencontres avec de généreux donateurs. Susana Gallardo possède un fort tempérament et le goût du combat, comme son nouveau compagnon.
Ces traits de caractère devraient être fort utiles au futur candidat.

Le chemin de Manuel Valls est néanmoins semé d’embuches.

Son parachutage sur Barcelone est extrêmement critiqué sur les réseaux sociaux on a pu lire les commentaires suivants : « Valls voudrait devenir le nouveau Jupiter espagnol » ou « Valls bouffe à tous les râteliers », ou  « Attention Susana, un coup de 49-3 et hop ta fortune est à Manuel… ! » ou bien « comment dit on pognon en catalan…dinero ? » ou encore « comment on dit Rastignac en catalan ?

je dirai arribisto ou aprofitat »..
Manuel Valls est considéré comme ayant une parfaite méconnaissance de la ville de Barcelone.
Le parti Ciudadanos , parti anti-indépendantiste est crédité de 5,2%. La Maire sortante de Barcelone est favorite avec 16,2% d’intentions de votes suivi par l’indépendantiste Alfred Bosch avec 14,2%. La Maire de Barcelone est Ada Colau est une jeune maire élue en mai 2015. Elle incarne l’arrivée au pouvoir d’une nouvelle génération d’hommes et de femmes, portées par des idées sociales soutenues par le mouvement des indinados (les indignés) issu de la crise de 2008.

Ada Colau s’est imposée par son travail en faveur des victimes des hypothèques et des milliers de familles expulsées.
En France, les commentaires ne sont pas plus tendres. La première question qui a été posée a été de savoir si Manuel Valls pouvait cumuler les fonctions de maire de Barcelone avec son mandat de député de la 1ère circonscription de l’Essonne ?.

Surprise, la loi sur le cumul des mandats qu’Emmanuel Macron a fait voté dans les premières semaines de son mandat n’a pas prévu ce genre de situation qui n’est pas illégale..

Au demeurant, depuis de nombreux mois, Manuel Valls est devenu un député fantôme ; il a délaissé ouvertement son mandat. Son ex rivale de 2017, Farida Amrani (FI), qui juge que la situation est devenue intenable a obtenu 11 500 signatures en faveur de la pétition réclamant sa démission qu’elle a fait circuler.

Les électeurs de Barcelone vont être appelés à trancher en juin  2019.Ils sont semble-t-il partagés aujourd'hui entre scepticisme et franche hostilité .Certains même, prédisent à l’aventureux une bonne raclée à moins que la situation décadente de la politique espagnole… ne lui laisse une opportunité inattendue ?

Nous rappellerons pour être complet que le scrutin est à la proportionnelle à un tour …

Clara Mitchell pour DayNewsWorld

 

BREXIT IMPOSSIBLE

Les Vingt-Sept espèrent que les négociations avec Londres seront bouclées d’ici à la mi-novembre, tout en posant leurs conditions intransigeantes pour le divorce d'avec l'UE lors du sommet informel de Salzbourg.

C'est sans détours en effet que le président français Emmanuel Macron a rejeté la proposition portée par le gouvernement britannique, dite plan de Chequers, compromis qualifié jeudi de «pas acceptable en l'état».

Le gros point de discorde: l'Irlande du Nord.

En effet Londres refuse de maintenir l'Irlande du Nord dans l'union douanière, dans la mesure où il faudrait créer une frontière avec le reste du Royaume-Uni.

Et la réapparition d'une frontière physique entre les deux Irlande est quant à elle rejetée par les deux parties.

« Ça n'est pas si facile de sortir de l'Union européenne » comme l'a clamé Emmanuel Macron

«Le Brexit, c'est le choix du peuple britannique.

Et c'est un choix poussé par certains qui prédisaient des solutions faciles. (...) Ceux qui expliquent qu'on peut faire facilement sans l'Europe (...) sont des menteurs.» a poursuivi le président français.

A part l’intransigeance marquée des 27 face au Brexit de Chequers, aucune avancée significative n'est à signaler si ce ne sont les précisions données quant au calendrier terminal.

« Le Conseil européen [du 18 octobre] sera un moment de vérité, a affirmé Donald Tusk, le président du Conseil.

Nous y espérons des progrès substantiels. A ce moment-là, nous aviserons [s’il est utile de convoquer] un éventuel sommet en novembre. ».

« le Brexit aura bien lieu le 29 mars 2019 » avait précisé la veille Theresa May devant ses homologue.

Un rendez-vous surtout destiné à exercer une pression maximale sur la première ministre britannique, à quelques jours seulement du congrès annuel des tories profondément divisés sur leur vision du Brexit.

Entre le «hard Brexit» et les exigences de Paris, la position de Theresa May semble toujours plus inconfortable.

Britney Delsey pour DayNewsWorld

 

SOROS ET LA POLITIQUE MIGRATOIRE EN EUROPE DEPUIS LES ANNEES 1970

Un casus belli est né il y a plusieurs semaines, entre l’Europe et ....la Tchéquie, la Pologne, la Hongrie, la Slovaquie et l’Autriche à propos des migrants, les membres de la Commission, les gouvernements allemands et français ayant voulu imposer un système « d’africanisation et d’islamisation » systématique du continent européen, il y a déjà quelques années. C’est le contenu de ce casus belli. Et c’est ce que pense en tous cas une grande partie  des citoyens européens... et ils sont de plus en plus nombreux.

Après le Brexit, après  les élections présidentielles françaises qui ont vu l’accession de Marine Le Pen au second tour, après les élections législatives allemandes du mois de septembre 2017 qui à la surprise de beaucoup ont vu l’AFD (parti nationaliste anti migratoire) faire son retour sur la scène politique et atteindre près de 13% des suffrages engrangeant 94 sièges de députés, il est apparu de notre devoir de rappeler que la plupart des observateurs , politiques et autres...ont imputés, à l’arrivée massive des migrants sur le continent européens, ces résultats électoraux inattendus, voire catastrophiques ...accompagnés de troubles sociaux qu’ils ont provoqués ici ou là.

Pour ce qui nous concerne,  il  nous est apparu nécessaire de profiter (dans le bon sens du terme) de cette situation pour remettre ce problème de l’immigration dans son contexte historique et politique, afin de  mieux comprendre le dessous des cartes.

Information nécessaire plus approfondie ! Oui ! Car le pire est peut être encore à venir !! Et il faudra comprendre ce qui se passe et pourquoi ? Ce sujet ultra conflictuel, risque en effet de faire voler, à termes, en éclat l’UE... si les choses ne sont pas reprises en mains ... dans la transparence..

La situation ainsi brièvement résumée et le décor planté, nous allons faire quelques rappels historiques indispensables.

C’est en 1973/1974 qu’a été esquissée, pour la première fois, au lendemain de la Guerre 39/45, la politique migratoire de l’Europe.

Il faut en effet remonter à 1974, année de la fondation de l’Association des Parlementaires pour la Coopération Euro-Arabe (APCEA) pour  toucher les prémices de cette histoire qui dure depuis près de 50 ans.

A cette époque l’Europe qui ne s’appelait pas encore UE, ne comptait que 9 pays, Grande Bretagne incluse. Souvenez-vous, c’était l’Europe des 9 !!!

L’objectif initial de cette association (de niveau européen) a été défini les 7 et 8 juin 1975, à l’unanimité à STRASBOURG, dans une résolution politique qui « demandait aux gouvernements européens de prendre l’initiative de démarches qui aiderait à assurer le retrait d’ISRAEL DE TOUS LES TERRITOIRES OCCUPES EN 1967."

L’arrière- plan de cette résolution politique était accompagné d' une demande d’aide pour le développement et la compréhension de la cause arabe, dans un contexte décrit comme n’ayant jamais été aussi favorable, à la cause (sic)...

En résumé, le conflit israélo-palestinien a été d’emblée impliqué dans le règlement d’un conflit qui dure depuis 1945, dans ce Moyen- Orient agité.

S’en suit un volet économique à ladite résolution de Strasbourg, qui appelle à la nécessite (et l’utilité – ) de la mise en place d’une étroite coopération économique entre l’Europe et le Monde Arabe.

Le premier acte de cette coopération économique avait pour objectif concret d’apporter une aide au recyclage des pétrodollars, après que l’OPEP a décidé de multiplier par 4 les prix du Pétrole (Souvenez-vous ! c’est le début de la crise du pétrole)....

Pour compléter le tout, la même résolution a ajouté un volet culturel appelant à la reconnaissance de la contribution historique de la Culture Arabe au développement européen (?) tout en  parachevant le texte par une critique de la situation de l’époque qui aux yeux des signataires n’accordait qu’un espace restreint  à l’enseignement de la langue arabe et de la culture arabe. (On a vu quelques années plus tard comment Najat Vallaud BelKacem a cherché à mettre en application définitivement  ce principe !)

Dans sa conclusion, la Résolution de Strasbourg exprimait le souhait que les gouvernements européens facilitent la demande des pays arabes, en créant de larges moyens pour l’accueil de travailleurs migrants et leur famille....ainsi qu’au développement de leur vie culturelle et religieuse inspirées par les textes arabes et  l’architecture arabe..

D’années en années,  les bases de cette Résolution de Strasbourg (ignorée par un très grand  nombre de citoyens européens) ont été approfondies régulièrement, jusqu’aux Protocoles de Barcelone, signés en 1975 et où l’Europe a définitivement basculé dans le camp arabe permettant à certains de dire que: «  l’Europe venait d’être cédée au Monde Arabe..". Mais ce n’était que le début...

  1. Car, sous la pression  de l’ISECO (Organisation Islamique pour l’Education, les Sciences et la Culture), un avatar de plus des frères musulmans, dont le siège est à Rabat, installé dans un hôtel luxueux et autrement dénommé en Français : Organisation Islamique pour l’éducation, les sciences et la culture, le phénomène de « colonisation » de l’Europe (setlment en anglais) n’a cessé de s’approfondir, au détriment des Européens de souche.
  2. Car, sous la pression de l’OCI (Organisation de la Coopération Islamique créée en mars 1972 à Djeddah) qui est la plus grande des organisations intergouvernementales auprès des Nations Unies (ONU) et qui regroupe 57 pays, tous ayant pour but affichés la consolidation de la solidarité islamique, la sauvegarde des Lieux Saints et un soutien indéfectible au peuple palestinien, l’arrivée de migrants du Nord de l’Afrique ou du Moyen Orient, «  l’islamisation » n’a cessé de croitre.
  3. Car la résolution de DOHA (Qatar) prise à l’issue de la 9 ème conférence islamique au Sommet qui s'est tenue entre le 12 et le 14 novembre 2000, à Doha précisément, n’a fait que confirmer tout une fois de plus cela.

L’ensemble des ces protocoles et résolutions ont donc progressivement permis l’installation de communautés islamiques bien préparées, choisies pour migrer vers un pays européen et à s’y installer comme en pays conquis, en refusant de se soumettre aux  principes d’intégration exigés auparavant. Le  phénomène n’a fait que monter en puissance..... Provoquant en réaction un rejet de la part des populations autochtones.

Depuis près de 40 ans, avec le soutien actif des différents gouvernements français (de droite comme de gauche)  ou de personnalités européennes tel Stefaan de Clerkc, fils de Albert de Clerkc, tous deux membres du parti Chrétiens-démocrate et flamands, CD&V, bien introduits et très influents  au sein des institutions européennes, toutes les facilités ont été données à cette démarche migratoire préparée de longue date et dans le détail.

On vient de démontrer que l’entente et la compromission ont été tellement fortes que toute l’immigration soit-disant sauvage que nous avons constatées depuis plus de 20 ans n’est en fait que le fruit d’une collaboration particulièrement efficace avec les organisations islamiques énoncées plus haut.

Alors SOROS ! Dans tout çà ?

Soros est un juif, athée survivant de la Shoah. Soros se prétend philanthrope et humaniste. Il est plutôt classé à gauche.

Bien que finançant des centaines de causes, il n’a jamais caché être un acteur financier sans scrupule, spéculant sur les dettes des Etats et le coût des matières premières dont ... LE PETROLE ...

Au travers de son concept de « l’Open Society », il diffuse une vision totalement irresponsable et cupide du monde, sous couvert d’humanisme et de progrès. C’est dans le droit fil de cette conception qu’il a crée la Middle East de l’Open Society qui affiche un parti pris à 100 % pro-palestinien. Et qui dit pro-palestinien dit pro-islam dit anti-culture occidentale, annonces de  la mort des systèmes démocratiques occidentaux et des valeurs des peuples d’Europe, majoritairement adeptes des principes démocratiques.

De plus SOROS est un anti- russe, viscéralement !

C’est d’ailleurs à ce titre qu’il a financé le conflit de Yougoslavie et c’est à ce titre qu’il affiche « une ressemblance avec le Qatar.. ».

Toutes les tensions qui ont secoué le Moyen Orient, de la Péninsule Arabique aux rives de la Méditerranées septentrionale en passant par la Zone Arabo-persique (voir art. Alexander Joffre, PH .D May 2013, How Soros funded Groups Invasions muslins in a truble region) ont pour origine l’influence, politique et financière des Groupes SOROS, le patron n’étant pas loin derrière....

Soros, qui finance l’Islam a donc tout naturellement, depuis de nombreux mois, trouvé avec les phénomènes des migrants un instrument pour monter à l’assaut des territoires européens  .... Et de leurs richesses !

Même si ses activités sont restées très secrètes longtemps, il lui est difficile aujourd’hui de cacher ses activités puisqu’il impose désormais clairement ses désidérata sur le sujet soit auprès de l’UE soit auprès d’Emmanuel Macron , lorsque ce dernier préparait son programme présidentiel.

Voici quelques exemples :

« L’UE doit accepter un million de demandeurs d’asiles (et de migrants par AN. »

« L’UE doit donner 15 000 € à chaque migrants pendant les deux premières années de leur séjour »

"L’UE doit financer le Liban, La Jordanie et la Turquie à hauteur de 5000 € par refugié ».

« L’UE doit financer des routes sécurisées et des corridors bien dessinés pour mener sans encombre les migrants de Grèce et d’Italie jusqu’à leur destination finale »

Les éléments à charge contre SOROS sont évidents et documentés.

Mais pour que la démonstration soit complète, il faut tout de suite dénoncer les réseaux Soros récemment apparus en Afrique dont ils sont en train d’entreprendre la conquête. (Ce qui expliquerait pour partie le grand nombre d’Africains migrants en France et en Europe). Les réseaux de l’Open Society se développent à grande vitesse sur le territoire africain. Soros s’appuie en Afrique sur les réseaux d’ONG : Amnesty International, Human Rights, Watch, Global Wittness, Transparency International etc.

Les liens d’influence qu’il soutient et qu’il finance existent  aussi au Sénégal, au Burkina Faso voire au Congo !

On comprend dans ces conditions le refus de la Hongrie, mais aussi d’autres pays de l’Europe de l’Est de voir le retour de ce personnage sulfureux. Ces pays s’arque-boutent contre les règles sur l’accueil des migrants imposés par l’Europe, à la demande de.. SOROS...

Depuis septembre 2015, la Hongrie sanctionne pénalement les personnes qui violent les frontières. L’Autriche, la Pologne sont sur la même voie. Ces mesures expliquent les menaces de la Commission Européenne..

Même la Suède et le Danemark ont rétabli le contrôle aux frontières pour les migrants

C’est dire que sur ce point la solidarité européenne était en train de vaciller  et que l’Europe commençait à se lézarder en raison de divergences importantes sur le sujet.

Pourtant, la France comme l’Allemagne n’ont pas été sur cette ligne pendant longtemps. ! L’accueil des migrants leur paraissait naturel, moralement naturel !

Mais ne vient on pas de voir Angela Merkel mise en difficulté électoralement parce qu’elle avait accepté l’entrée sur le territoire allemand de 1 millions de migrants... ??

L’immigration n’est- elle pas une des cause du Brexit en Angleterre, menacée par des hordes de migrants ayant déjà envahi le Calaisien en France (et menaçant les frontières anglaises par tous les moyens)?

L’immigration n’est- elle pas une des raisons du succès de Marine Le Pen au premier tour de la présidentielle 2017, ou elle a fait près de 40 % des voix?.  .

En riposte, et considérant que ces Etats portent atteinte à la liberté de circulation des hommes et des capitaux, à la liberté d’association, la Commission européenne a donc adressé à la Hongrie et à la Pologne une mise en demeure avant lancement d’une procédure juridique. (Soros n’était pas très loin derrière cette initiative)

En Hongrie, Pays natal de SOROS, le parlement magyare a voté contre toute intention d’ingérence, par le biais d’ONG  et notamment celles pilotées par SOROS. La Hongrie reste obstinément opposée aux migrants !!

L’Europe reste malgré tout menacée et en tout état de cause  de plus en plus affaiblie. Les gouvernements voient leurs opinions publiques de plus en plus mécontentes, leur retirer leur soutien. Les incidents de rues  et les attentats terroristes sont de plus en plus nombreux et visibles !

Mais que se passe- t- il alors en France plus précisément ?

Au lendemain de son élection, Emmanuel Macron est immédiatement allé rendre visite à Angela Merkel, cherchant à nouer un accord avec l’Allemagne  A cette occasion il n’a pas manqué d’aborder ce problème des migrants ... révélés par les résultats inattendus de Marine Le Pen. Au demeurant, en Allemagne la situation n’était pas meilleure ; le résultat  des élections législatives du mois de septembre 2017 montre à l’évidence que l’opinion publique allemande n’est guère différente de celle d’autres pays européens. Attentats terroristes, viols, vols, pillages alimentent le ras- le- bol des européens face à l’immigration massive .... Initiée par Georges SOROS.

Rappelons de façon un peu perverse, qu’Emmanuel Macron avait  déclaré pendant la campagne des élections présidentielles que sur le problème des migrants « il était dans les pas de SOROS, la pierre cachée derrière lui »

A la relecture, on s’aperçoit que le programme d’Emmanuel Macron est une reprise totale du Plan SOROS.

Au fils des attentats, des déplacements continus de camps de réfugiés nauséabonds, à l’arrivée de groupes de migrants dans les villages les plus isolés .... Les masques vont tomber.

Les langues se délient et de nombreux philosophes (Alain Finkielkraut, Michel Onfray, etc...) dénoncent régulièrement l’intention enfin révélée et mise à jour d’une islamisation délibérée et volontaire de l’Europe par le biais d’un processus massif de migration.

Les consciences et les yeux commencent à s’ouvrir. Mais n’oubliez pas, et c’est ce que j‘ai voulu vous démontrer, que ce processus a été engagé dans les années 70, en toute discrétion, sans que les citoyens soient consultés. Ce processus a été ouvert par la Déclaration de Strasbourg de 1974, ceci à la demande de 200 personnes au- dessous de tout soupçon...mais hyperpuissantes...

Sur le rôle de SOROS, le débat va continuer à enfler !

Nous reviendrons prochainement sur deux nouveaux foyers de violences qui viennent de s’ouvrir : l’un en Birmanie  ou l’ombre de SOROS plane au- dessus de fantastiques réserves de pétrole... l’autre plus près de chez nous, en Europe dans l’affaire qui oppose la Catalogne à l’administration Centrale espagnole ...Des surprises nous attendent encore.

Clara Mitchell pour DayNewsWorld

QUAND VIKTOR ORBAN MOUTON NOIR

DEFIE L'EUROPE

« Je sais que vous avez déjà décidé de voter, mais sachez que vous allez condamner un pays.», a déclaré le Premier ministre hongrois ViKtor Orban devant l’hémicycle .

Déclenchement de l'article 7 des traités de l’Union ou non ?

Dans une résolution adoptée en plénière en mai 2017, les députés déclaraient que la situation en Hongrie justifiait le déclenchement de la procédure qui peut conduire à des sanctions pour la Hongrie, notamment la perte temporaire de ses droits de vote au Conseil.

Un débat au Parlement européen était organisé mardi pour discuter de l’état de droit en Hongrie, un rapport de l’eurodéputée verte Judith Sargentini demandant le déclenchement de l’article 7 contre le gouvernement de Viktor Orban.

Un vote décisif du Parlement européen aura lieu mercredi 12 septembre à Strasbourg sur le déclenchement de cet article. Il s’agit de l’article 7 des traités de l’Union, qui peut être activé en cas de « risque clair de violation grave » de l’Etat de droit dans un Etat membre. Une procédure jusqu’à présent, initiée qu’une fois: à la fin 2017, contre le gouvernement polonais.

Le Premier ministre hongrois estime que le Parlement européen bafoue ainsi les droits des Hongrois, tandis que plusieurs députés regrettent le manque de liberté en Hongrie .

Si la procédure va jusqu’à son terme, la Hongrie se verrait priver de vote lors des décisions prises par les chefs d’États et de gouvernement. Une quasi-exclusion du jeu européen...

L'Union européenne (UE) doit-elle agir en activant l’article 7 des traités européens pour prévenir le risque de violation grave des valeurs européennes. ?

Le Premier ministre Viktor Orban a tenu à être présent la veille en plénière pour défendre son action.

Mais que reproche-t-on à Orban ?

« Le peuple hongrois ne bénéficie plus des droits fondamentaux que nous tenons pour acquis dans le reste de l’Europe. Les Hongrois ne peuvent plus être assurés de recevoir un traitement honnête et équitable de la part de leur gouvernement », selon Judith Sargentini, l’auteure du rapport débattu.

« La société civile est menacée par les décisions prises par le gouvernement hongrois », a surenchéri le commissaire néerlandais rappelant que la Commission avait saisi la justice sur plusieurs sujets.

Dans le rapport de Mme Sargentini, sont énumérées plusieurs menaces :

1° La remise en cause de la liberté des médias

2° La remise en cause de l’indépendance de la justice

3°, Les attaques régulières contre les organisations non gouvernementales,

4° Le regain d’antisémitisme

5° La remise en question de certains droits sociaux.

6° La politique migratoire du régime Orban et son refus d’accepter le principe de solidarité européenne.

La défense virulente de Viktor Orban

Le Premier ministre hongrois estime que le Parlement européen bafoue tout simplement les droits des Hongrois.

« Je défends ma patrie parce que ces valeurs sont des questions d’honneur pour les Hongrois. Ce rapport bafoue l’honneur des Hongrois ». Selon lui, les eurodéputés prétendent « mieux savoir que les Hongrois eux-mêmes ce qui est bon pour eux ».

Il conteste ainsi la procédure d’adoption de « ce rapport qui viole les traités européens ».

« Vous souhaitez exclure un pays qui a fait son choix de voter pour un parti à 59 % des voix. Se venger contre les Hongrois n’est pas honnête, n’est pas européen », s’est-il offusqué.

« Vous avez décidé que notre pays ne pouvait pas refuser d’être un pays d’immigration. Nous ne céderons pas au chantage et notre pays défendra ses lois, contre vous s’il le faut. » Il a fait des élections européennes en Hongrie un futur test.

Le gouvernement hongrois a aussi transmis à Bruxelles un document de 109 pages, très argumenté,qui démonte pièces par pièces toutes les critiques faites depuis le retour au pouvoir de M. Orban à Budapest en 2010.

Dans le milieu européen, il est courant de surnommer cet article « l’arme nucléaire », tant il touche à la souveraineté d’un État. Et Viktor Orban ne s’y est pas trompé lui qui a dénoncé un rapport « qui va priver les Hongrois de défendre leurs intérêts ».

M. Varga estime, quant à lui, que son pays aurait dû dès le début être associé à la procédure et que M. Sargentini, en refusant, aurait privilégié « l’option nucléaire » et créé « un dangereux précédent qui mine la confiance des citoyens dans le Parlement ».

Proche du Fidesz d’Orban, l’eurodéputé polonais Ryszard Antoni Legutko (PiS - ECR) a ainsi raillé ses collègues les invitant à carrément demander de mettre le pays sous tutelle en nommant un remplaçant directement au Premier ministre hongrois.

Autre enjeu: celui des élections européennes.

Ce débat peut aussi avoir un impact considérable, au moment où débute la campagne pour les élections européennes de mai 2019. Quelles conséquences pour le PPE et les autres partis politiques européens d’un vote en faveur de l’article 7 ?

Le Parti populaire européen (PPE), rassemblement des droites de l’Union, pourrait-il en effet se sentir obligé de clarifier sa position à l’égard de M. Orban et de l’exclure, lui qui est devenu la coqueluche des extrêmes droites européennes ?

D'ailleurs l'extrême-droite en a profité pour faire du pied au Fidesz. Côté Rassemblement national, Nicolas Bay a dénoncé un rapport qui veut sanctionner un pays qui a décidé de se protéger de la « submersion migratoire » et a estimé que le parti de Viktor Orban n'a plus rien à faire au Parti populaire européen de Manfred Weber. Orban rejoindrait-il le groupe créé par Marine Le Pen, Europe Nations et Liberté (ENL) ?

Le PPE est un parti en pleine crise, écartelé entre un Jean-Claude Juncker , représentant de la droite chrétienne sociale et Sebastian Kurz, chancelier autrichien en coalition avec l’extrême droite ou M. Orban, qui discute désormais Europe avec le populiste d’extrême droite Matteo Salvini. Le PPE « attend de Viktor Orban qu’il fasse un pas en direction des partenaires européens cette semaine et qu’il soit prêt à des compromis », a ainsi déclaré au Monde Manfred Weber, chef de file du PPE à Strasbourg.


Qui a intérêt à ce qu'éclate le PPE ?

« Un éclatement du PPE aurait des conséquences considérables à neuf mois des européennes, en créant à la fois un espace politique pour une union des droites extrêmes, de M. Orban à M. Salvini en passant par les Polonais du PiS.

Mais aussi une opportunité pour une éventuelle alliance élargie des « proeuropéens » autour de M. Macron. » ? selon un observateur politique.

Joanne Courbet pour DayNewsWorld

 

VOSTOK 2018 LES GRANDES MANOEUVRES RUSSES

AU GOUT DE GUERRE FROIDE

« Il y aura comme un air de Zapad-81, mais en plus imposant d'une certaine manière », se félicitait ainsi fin août le ministre russe de la Défense, Sergueï Choïgou faisant allusion à l'ère soviétique.

La Russie lance mardi 11 septembre les plus grandes manœuvres militaires de son histoire avec toutes les composantes de l'armée et la participation de la Chine. Ces exercices sont baptisés "Vostok-2018" (Est-2018).

Une démonstration de force

Une démonstration de force avec des manœuvres gigantesques cette semaine jusqu'au 17 septembre en Sibérie orientale et dans l'Extrême-Orient russe.

"Vostok 2018" déploie en effet une puissance sans pareil avec près de 300 000 hommes, toutes les composantes de l'armée impliquées (un millier d'aéronefs, 80 bâtiments, et 36 000 blindés ) et 3 500 soldats chinois en soutien.

«  Imaginez 36.000 engins militaires se déplaçant en même temps : des chars, des blindés de transport de troupes, des véhicules de combat d'infanterie. Et tout cela, bien sûr, dans des conditions aussi proches d'une situation de combat que possible.» avait détaillé non sans fierté le ministre russe de la Défense, Sergueï Choïgou, fin août.

L'armée russe a comparé cette démonstration de force à Zapad-81 (Ouest-81) qui, il y a près de 40 ans, avait mobilisé entre 100 000 et 150 000 soldats du pacte de Varsovie en Europe orientale, pour les plus grandes manœuvres jamais organisées à l'ère soviétique. « Il y aura comme un air de Zapad-81, mais en plus imposant d'une certaine manière », se félicitait ainsi fin août le ministre russe de la Défense, Sergueï Choïgou faisant allusion à l'ère soviétique.

Ce dernier exercice de grande ampleur qui avait officiellement impliqué 12 700 militaires- un chiffre juste en dessous de la limite de 13 000 hommes au-delà de laquelle la Russie aurait été obliger de convier des observateurs étrangers- avait déjà été jugé par l'Otan comme une « préparation pour une guerre majeure avec un ennemi à parité  », ce qui veut dire une armée puissante et non un groupe terroriste tel que présenté.

L'Otan dénonce

Ces manœuvres n'ont d'ailleurs pas manqué de faire réagir l'Otan qu 'elle dénonce comme la répétition d'un « conflit de grande ampleur ». L'Otan estime que « Vostok-2018 » « démontre que la Russie se focalise sur l'entraînement à un conflit de grande ampleur » . Dylan White, porte-parole de l'Alliance, a déclaré « Cela s'inscrit dans une tendance que nous voyons depuis un moment : une Russie plus sûre d'elle, qui augmente significativement son budget de Défense et sa présence militaire. »

Ce déploiement intervient en effet dans un contexte de tensions durables avec les Occidentaux : crise ukrainienne, conflit en Syrie notamment.

D'autant que la Chine et la Mongolie participent à ces grandes manœuvres et pourront tester du matériel russe de haute technicité que Pékin a récemment acquis, comme le système de défense antiaérienne S-400 ou le chasseur Su-35.

De plus toutes les nouvelles armes "invincibles" (Poutine) de l'armée russe sont déployées : sur terre missiles Iskander, capables de transporter des ogives nucléaires, des tanks T-80 et T-90, les récents avions de combat Su-34 et Su-35, en mer, plusieurs frégates équipées de missiles Kalibr.

La Russie : deuxième puissance militaire du monde

La Russie qui dénonce l'expansion de l'Otan à ses frontières comme une menace fondamentale pour sa sécurité a multiplié les exercices militaires d'ampleur ces dernières années.

La porte-parole de la diplomatie, Maria Zakharova a cependant tenu à rassurer les Occidentaux: « 'Vostok-2018' se tient loin de la zone de responsabilité de l'Otan et ne change en rien la sécurité de ses Etats membres. »

Le porte-parole du Kremlin avait prévenu fin août: « La capacité [de la Russie] à se défendre dans la situation internationale actuelle, qui est souvent assez agressive et inamicale envers notre pays, est justifiée, essentielle et sans alternative ».

Le président russe Vladimir Poutine présent au Forum économique devrait assister à une partie des manœuvres.

Joanne Courbet pour DayNewsWorld

 

VERS UNE SUEDE INGOUVERNABLE

«Nous aurions aimé faire un meilleur score, mais nous restons le premier parti du pays !» a clamé Stefan Löfven.

Les négociations s'annoncent difficiles en Suède .

L'extrême -droite n'est certes pas devenue la deuxième force politique du pays mais elle se place en nette progression.

Le parti d’extrême droite Démocrates de Suède arrive en effet pour sa part en troisième position avec 17,6 % des voix, une très nette progression depuis les 12,9 % de 2014.

Par contre le bloc traditionnel de la coalition «rouge-verte» – sociaux-démocrates, Verts et Parti de gauche – conquiert la première place avec une avance de seulement 0,4 % devant l’alliance de centre droit composée des Modérés (conservateur), libéraux, centristes et chrétiens-démocrate

Les Verts, partenaires des sociaux-démocrates au gouvernement, obtenant le pire échec de ces élections avec à peine 4,3 % !

Dans un système d’alliances, le bloc de partis qui obtient la majorité des voix forme un gouvernement. Cette fois-ci les deux blocs ont un écart trop faible entre eux et le score des SD peut jouer un rôle déterminant au Parlement.

Le leader des Démocrates de Suède, Jimmie Akesson, n'a d'ailleurs pas manqué de lancer une invitation personnelle au leader des Modérés, Ulf Kristersson pour «discuter de la manière dont le pays sera désormais dirigé».

Ce dernier, de son côté a souligné que «l’alliance était plus forte qu’avant, et la principale raison pour cela est le Parti du centre».

Pour le Premier ministre actuel il s'agit maintenant de faire coopérer les deux blocs traditionnels. «Cette soirée doit être l’enterrement de la politique de bloc», a-t-il déclaré.

Quoiqu'il advienne aucun des deux grands blocs dominants de l'échiquier politique n'a obtenu la majorité face à une extrême-droite qui progresse et la partie pour former un gouvernement ne s'annonce pas facile. Ces derniers auront forcément besoin de voix de l'extrême droite.

Britney Delsey pour DayNewsWorld

 

UNE POSSIBLE POUSSEE DE L'EXTREME-DROITE

AUX LEGISLATIVES EN SUEDE

Alors que depuis plus d'un siècle le Parti social-démocrate du Premier ministre sortant Stefan Löfven et les Modérés (conservateurs) d'Ulf Kristersson se succèdent aux responsabilités en Suède, les Démocrates de Suède (parti anti-immigration) sont crédités de 20% des voix dans les sondages,soit une  hausse de sept points par rapport aux législatives de 2014.

Le parti anti-immigration pourrait ainsi se retrouver derrière les sociaux-démocrates et au coude-à-coude avec les conservateurs, rompant avec le modèle consensuel de l'Etat-Providence.

Droite et gauche sont respectivement crédités de 37 et 40% des suffrages si bien que l'on peut s'attende à un nouveau gouvernement minoritaire formé par Stefan Löfven, avec une minorité encore plus faible qu'actuellement.

Aussi Jeudi, Stefan Löfven a-t-il appelé les Suédois à voter pour un «gouvernement stable (...) capable de diriger la Suède en ces temps incertains».

L'ancien métallo a dû le soir-même défendre âprement son bilan, vivement critiqué pour avoir ouvert grand les frontières de la Suède à 250.000 demandeurs d'asile en 2014 et 2015, avant de les refermer.

«L'intégration est la question vitale de notre temps», lui a lancé Ulf Kristersson, à la tête du parti des Modérés.

Le leader de SD, Jimmie Åkesson, a accusé le gouvernement de laxisme dans la lutte contre la criminalité, exhortant «ceux qui ne s'adaptent pas à retourner vivre dans un autre pays».

Ces législatives devraient signer la fin de la domination des grands partis traditionnels au profit de l'extrême droite.

A suivre.
Britney Delsey pour DayNewsWorld

 

TRIBUNE EXPLOSIVE DE BORIS JOHNSON

CONTRE LE PROJET DE BREXIT DE THERESA MAY

Boris Johnson, potentiel challenger de la Première ministre conservatrice, avait claqué en juillet la porte du gouvernement pour marquer son désaccord avec le "plan de Chequers" proposé par Theresa May.

Le plan de Theresa May sur les relations commerciales post-Brexit place "une veste-suicide" sur le Royaume-Uni, et le détonateur a été remis à l'Union européenne, a dénoncé dimanche l'ancien ministre britannique des Affaires étrangères, Boris Johnson dans une tribune publiée dans le Mail on Sunday.

Ce plan prévoit le maintien d'une relation commerciale étroite entre le Royaume-Uni et l'UE après le Brexit, prévu le 29 mars tout en préservant la province britannique d'Irlande du Nord au sein de l'union douanière et du marché unique européens, pour empêcher le rétablissement de contrôles frontaliers avec l'Irlande, membre de l'UE, après le Brexit.

Avec ces propositions, Theresa May a provoqué la fureur des partisans d'un « hard- Brexit » mais aussi le scepticisme des dirigeants de l'UE, qui ont mis en doute la viabilité de ce plan.

Mais les propos cuisants de Boris Johnson, taxant d'« humiliation » et de « béni-oui-oui » face à l'UE ont paru excessifs même dans son propres camp conservateur. En effet le secrétaire d’Etat aux affaires étrangères, Alan Duncan, a estimé sur Twitter qu’ils constituent « un des moments les plus navrants de la politique moderne britannique » et signent « la fin politique de Boris Johnson ».

Au président de la commission des affaires étrangères de la Chambre des communes, Tom Tugendhat, qui a servi en Afghanistan où il a été confronté à un attentat-suicide,d' également tweeté : « Le carnage était répugnant (…) Comparer la première ministre à cela n’est pas drôle ».

La formule-choc signée de Boris Johnson, le leader des « hard-brexiters » n'est pas passé inaperçu tout comme son divorce de sa femme de 25ans.

Britney Delsey pour DayNewsWorld

 

IMPOPULARITE DU REPORT DE L'AGE DE LA RETRAITE

EN RUSSIE

Plusieurs milliers de personnes ont manifesté dimanche 2 septembre dans plusieurs villes de Russie contre un projet de réforme qui prévoit de repousser de cinq ans l’âge légal de départ à la retraite.

En effet la réforme que Vladimir Poutine veut porter, prévoit de repousser de cinq ans l’âge de départ en retraite, en contrepartie de pensions revalorisées.

Dans la seule ville de Moscou, ils étaient près de 9 000 à s’être rassemblés à l’appel notamment du Parti communiste, qui dénonce une « réforme cannibale ».

« Nous organisons aujourd’hui une manifestation dans toute la Russie contre cette réforme cannibale », a lancé à la tribune le dirigeant communiste Guennadi Ziouganov . Ce dernier a proposé, plutôt que de repousser l’âge légal de départ à la retraite, la taxation des oligarques pour financer le système.

Le président Vladimir Poutine s’est personnellement investi dans la réforme des retraites : dans un discours retransmis mercredi dernier à la télévision il a présentée cette dernière comme une nécessité financière.

Il propose un assouplissement du projet présenté en juin par le gouvernement : mettre l'âge légal de la retraite à 60 ans pour les femmes contre 63 dans la version gouvernementale, et 55 ans dans le système actuel. Pour les hommes un relèvement de 60 à 65 ans de l’âge légal comme prévu.

Ces mesures devraient, d'après le gouvernement,permettre une revalorisation des pensions de retraite de 8 % par mois d’ici la fin de l’année, donc en moyenne 14 414 roubles (environ 185 euros). L'âge de la retraite est resté inchangé depuis environ 90 ans.

D’après les instituts de sondage, 90 % des Russes sont hostiles à cette réforme.

Vladimir Poutine est confronté à une fronde inhabituelle qui a fait chuter sa cote de popularité.

Abby Shelcore pour DayNewsWorld

 

NEUF BLESSES DANS DES HEURTS

ENTRE PRO ET ANTIMIGRANTS EN ALLEMAGNE

Plus de 8.000 personnes étaient réunies à Chemnitz en Allemagne, ville saxonne de l'ex-RDA, qui est depuis une semaine l'épicentre de la mobilisation de l'extrême droite allemande contre les étrangers.

Malgré d'importants barrages policiers dans les rues de Chemnitz, les deux rassemblements, celui d’extrême droite et celui de gauche, organisés samedi , se sont affrontés faisant neuf blessés. Une équipe de la télévision publique locale MDR a déposé plainte après avoir été agressée lors d'un tournage. Un membre de l'équipe a été blessé et son matériel cassé.

Depuis plus d'une semaine, la formation populiste surfe sur la colère provoquée par le meurtre d'un Allemand de 35 ans poignardé par deux réfugiés. Cette ville de la Saxe est le théâtre depuis plusieurs jours de manifestations organisées par l'extrême droite allemande contre les étrangers.

Deux Allemagne se font face. Deux camps radicalement opposés. Et les tensions sont montées d'un cran ce samedi.

Les manifestants de gauche face aux antimigrants menés par le parti populiste Alternative für Deutschland (AfD), le rassemblement anti-islam et l'anti-Merkel Pegida .

Neuf personnes ont été blessées en marge de nouvelles manifestations antagonistes de plus de 8.000 personnes samedi 1er septembre à Chemnitz en Allemagne, organisées d'un côté par la droite ultra anti-immigrés et en face par des mouvements de gauche. Un Afghan de 20 ans a par ailleurs été roué de coups par des hommes cagoulés.

Environ 4.500 personnes ont défilé.

Certains scandaient « nous sommes le peuple », reprenant le slogan des manifestants lors de la chute du régime communiste de RDA à l'automne 1989, ou ou encore « Merkel dégage ! »

tandis que d'autres défilaient en répondant : « le cœur plutôt que la haine ».

Alyson Braxton pour DayNewsWorld

 

THERESA MAY CONTRE VENTS ET MAREES

SUR LE BREXIT

« Je ne serai pas contrainte d'accepter des compromis concernant les propositions du +plan de Chequers+ qui ne sont pas dans notre intérêt national », écrit la Première ministre dans le Sunday Times.

Confrontée à une forte opposition contre son plan de la part des pro-Brexit, Mme May a réitéré qu'elle préfère l'absence d'un accord plutôt que de faire des concessions à Bruxelles.« Nous serons prêts pour un +no deal+ (aucun accord) s'il le faut », a écrit Mme May dans le The Daily Telegraph.

Le chef du gouvernement britannique a donc rappelé dimanche qu'elle ne ferait aucune concession à Bruxelles écartant également une nouvelle fois la possibilité d'un second référendum.« Poser la question une fois de plus serait une grave trahison de notre démocratie - et une trahison de cette confiance », a-t-elle affirmé.

En juillet, Mme May a présenté un « Livre blanc » dans lequel elle propose notamment la création d'une nouvelle « zone de libre-échange » avec l'UE qui repose sur un ensemble de règles communes concernant les biens et le secteur agro-alimentaire. Il prône une relation commerciale étroite entre le Royaume-Uni et l'UE après le Brexit Il prévoit également d’éviter le rétablissement d'une « frontière dure », avec des infrastructures douanières, à la frontière avec l’Irlande.

Mais ce « plan de Chequers (une des résidences du premier ministre) » a immédiatement suscité un tollé chez les tenants d'un Brexit dur car ils le considèrent comme un dévoiement du référendum ayant décidé la sortie de l'UE en juin 2016. Aussi s'en sont suivies des démissions fracassantes comme celle du ministres des Affaires étrangères, Boris Johnson, ou celle de David Davis. Or les adversaires de la stratégie de Mme May dans les rangs du Parti conservateur publieraient en septembre leurs propres propositions pour le Brexit destinées à s’orienter vers une rupture plus nette avec l’UE. Une telle démarche pour mettre la pression sur Mme May, alors que le calendrier fixé par Londres et Bruxelles prévoit la conclusion d’un accord de retrait avant le Conseil européen des 18 et 19 octobre prochains.

De leur côté, les dirigeants de l'UE ont émis des doutes quant à sa viabilité.

Si Theresa May reste inflexible sur le Brexit contre vents et marées, Michel Barnier, lui, est prêt à prolonger les négociations

Le départ de la Grande-Bretagne de l'UE est certes programmé pour le 30 mars 2019. Londres et Bruxelles sont censés parvenir à un accord d'ici octobre pour organiser leur divorce et jeter les bases de leur relation future.

Mais Michel Barnier, négociateur en chef du Brexit, a fait savoir dimanche dans un entretien au quotidien allemand Frankfurter Allgemeine Zeitung que les négociations devaient être bouclées pour « mi-novembre ». « C’est possible. Ce dont nous avons besoin ce n’est pas de temps mais de décisions politiques. » a-t-il ajouté. Il en est de même pour le ministre britannique chargé du Brexit, Dominic Raab parlant de « une marge de manœuvre » sur le calendrier.

Le Brexit est programmé pour le 30 mars 2019...

Britney Delsey pour DayNewsWorld

 

UNE CHASSE INQUIETANTE AUX IMMIGRES EN EX-RDA QUI ENFLE

Depuis qu’un Allemand de 35 ans s’est fait poignarder dans la nuit de samedi, dans des circonstances encore non-éclaircies et qu' un Syrien et un Irakien d’une vingtaine d’années sont soupçonnés du meurtre , ce fait divers a été instrumentalisé par l’extrême droite qui a mobilisé des milliers de néonazis, de hooligans et des militants du mouvement xénophobe Pegida.

Le parti d’extrême droite AfD (Alternative pour l’Allemagne) a monté un « stand d’information » juste après l’annonce du meurtre à Chemnitz.

Des chasses à l’homme, des saluts hitlériens, une police débordée. La société civile semble abdique face à l’extrême droite en tête des élections en Saxe

Les habitants n’ont plus peur d'exprimer leur haine des réfugiés. . Aujourd’hui, l’AfD arrive en tête des élections dans la région et elle la première force d’opposition au Bundestag depuis 2017.

D’autres manifestations sont annoncées samedi dans la Saxe, à Plauen, près de la frontière bavaroise, ainsi qu’à nouveau à Chemnitz, à l’appel de Pegida et du parti Alternative pour l’Allemagne (AfD). L' ’enquête a révélé que l’un des deux accusés se trouvait illégalement en Allemagne depuis 2016 et qu' il aurait dû être expulsé en Bulgarie, son lieu d'enregistrement comme demandeur d’asile.

« Ce que nous avons vu n’a pas sa place en Allemagne », a déclarée, mardi à Berlin, la chancelière Angela Merkel.

Alize Marion pour DayNewsWorld

 

UN ENNEMI COMMUN POUR ORBAN ET SALVINI : MACRON

La droite radicale avait rendez-vous avec l’extrême droite. Mardi 28 août, Matteo Salvini, le ministre de l’intérieur italien, chef de la Ligue (extrême droite), a accueilli dans son fief lombard de Milan le premier ministre ultraconservateur hongrois, Viktor Orban.

Leur ennemi commun dans cette Europe de plus en plus divisée : Emmanuel Macron, qualifié de « chef des partis promigrants » en Europe par M. Orban. « S’ils ont voulu voir en ma personne leur opposant, ils ont raison », a répondu le président.

Tout sourire, les deux hommes forts du moment sur la scène politique ont fait de Cette rencontre symbolise un moment fondateur de la droite anti-immigration européenne. En mai 2019 ont lieu les élections européennes de mai 2019.

L'homme fort du gouvernement italien, Matteo Salvini, est « mon héros », a ainsi déclaré mardi à Milan le Premier ministre hongrois Viktor Orban. « C'est mon héros et aussi mon compagnon de route » lui qui a fermé les ports aux navires de sauvetage en Méditerranée, a-t-il affirmé à la presse à Milan, dans le nord de l'Italie, avant une réunion avec Matteo Salvini (Ligue, extrême-droite), ministre de l'Intérieur et vice-Premier ministre italien.

« Il y a actuellement deux camps en Europe. Macron est à la tête des forces politiques soutenant l’immigration. De l’autre côté, il y a nous qui voulons arrêter l’immigration illégale », a déclaré le premier ministre hongrois. « Nous sommes au bord d’un tournant historique pour l’Europe, a abondé le chef de la Ligue. Aujourd’hui commence un parcours commun qui sera suivi de nombreuses autres étapes dans les prochains mois, pour mettre au premier plan le droit au travail, à la santé et à la sécurité. Tout ce que les élites européennes financées par [le philanthrope américain d’origine hongroise] Soros et gouvernées par le Macron du moment nous refusent. »

Entre 5 000 et 15 000 personnes se sont retrouvées sur la place San Babila, en plein centre-ville, pour protester contre les positions xénophobes et souverainistes des deux politiciens.

Les deux hommes, partisans d'une ligne dure contre les migrants arrivant en Europe, ont confirmé devant la presse leur accord sur la nécessité de « défendre les frontières » contre l'immigration. « Notre objectif est d'aider là où il y a des problèmes », en Afrique notamment, « pas d'apporter les problèmes chez nous", tandis que « La mission de M. Salvini est de s'assurer que ces migrants peuvent également être arrêtés en mer », a-t-il ajouté.

A l'instar de Matteo Salvini, Viktor Orban a clairement désigné le principal adversaire en Europe, avant les élections européennes du printemps 2019 : le président français Emmanuel Macron.

"Il y a actuellement deux camps en Europe et l'un est dirigé par Macron", a affirmé le Premier ministre hongrois.

Alize Marion pour DayNewsWorld

 

NICOLAS HULOT DEMISSIONNE !

ANALYSE ET REVELATIONS DE CE QUE

PERSONNE NE VOUS A DIT !!

Pour Nicolas Hulot le compte n'y est pas, ce n'était pas suffisamment conclusif et, donc, ce n'était pas pour moi le temps de conclure", explique le ministre de la Transition écologique et solidaire dans un entretien au Monde. "Ce n'est pas un psychodrame, je considère que les conclusions ne sont pas à la hauteur de la qualité du travail extraordinaire et des propositions qui ont été faites dans les ateliers. Je ne vais donc pas aller faire le beau ou aller dire dans un micro que le compte n'y est pas », poursuit-il bien avant sa décision prise.

Les États généraux de l’alimentation se sont achevés jeudi sans Nicolas Hulot.

Ce dernier estime que les conclusions de ce grand rendez-vous de la filière agroalimentaire, organisé par le gouvernement, ne sont "pas à la hauteur", le 22 novembre 2017 à l'Elysée. Il n'a donc simplement pas assisté à la séance de clôture des états généraux de l'alimentation, boycottant ainsi le discours prononcé par Edouard Philippe, jeudi 21 décembre. Nicolas Hulot estime que les conclusions de ce grand rendez-vous de la filière agroalimentaire, organisé par le gouvernement, ne sont « pas à la hauteur ».

Il est vrai que très peu de mesures ont été déclinées et aucune grande annonce digne du monde agricole en France n'a été faites.

Ouverts fin juillet, ces états-généraux avaient pourtant vocation à trouver des solutions pour équilibrer les rapports entre agriculteurs, transformateurs et distributeurs.

Sur le front de l'environnement, les conclusions ont peu précises, les modalités de la sortie progressive des pesticides (dont le glyphosate d'ici trois ans) faisant l'objet d'un plan au premier trimestre 2018.

Pour le ministre de l’Agriculture Stéphane Travert, ce plan d’investissement "devra être finalisé pour le salon de l’agriculture" qui aura lieu du 24 février au 4 mars.

Mais le ministre le plus populaire de ce gouvernement Nicolat Hulot qui a passe son temps à accepter des compromissions inacceptables « est quelqu'un d'extraordinairement utile et précieux à ce que nous avons à faire pour transformer le pays (...) et il n'est pas question de son départ à ce que je sache » a martelé le député et porte-parole de La République en Marche (LREM) Gilles Legendre...

Or Nicolas Hulot réfléchissait depuis longtemps à un démission possible.

Sa décision est tombé : il donne sa démission par le fait que son action n'a permis d'obtenir que des « petits pas » en matière environnementale. Après des déceptions sur le glyphosate ou encore la sortie du nucléaire, il avait fait planer à de nombreuses reprises la menace d'unpossible départ

Il a confié qu'il se sentait « tout seul à la manœuvre » sur les enjeux environnementaux au sein du gouvernement. Et il vient de démissionner

!Il ajoute que ni Emmanuel Macron, ni Édouard Philippe n'ont été informés de sa décision.Et c'est ce sentiment de solitude qui a contrarié toute son action ministérielle. C'est désormais chose faite et c'est d'autant plus fort venant d' « une prise de guerre » d'Emmanuel Macron, premier président de la République à l'avoir convaincu d'intégrer un gouvernement.

A force de voir se parjurer les membres du gouvernement, au courant de rien pour Gérard Collomb, l'affaire Benalla, les affaires incessantes du gouvernement Macron, l'absence de l'écologie au sein de ce gouvernement, le mensonge permanent d'une équipe, tout cela a poussé cet « honnête homme » a décidé se désolidariser d'un gouvernement où les parjures, les mensonges, les trahisons sont l'apanage de leur gouvernement et de leur chef.

Garett Skyport pour DayNewsWorld

 

POLEMIQUE SUR L'EXHUMATION DU DICTATEUR FRANCO EN ESPAGNE

LEspagne se divise sur l’exhumation du dictateur Franco laquelle a été approuvée ce vendredi 24 août. Son passé douloureux hante encore les débats..

Le conseil des ministres espagnol a validé, ce vendredi, un décret permettant l’exhumation de la dépouille de l’ancien dictateur Francisco Franco, qui a dirigé le pays pendant 36 ans, de 1939 à 1975. Ce texte initie de façon concrète le processus de transfert des restes du dictateur vers un autre lieu  si le Parlement le ratifie dans les trente jours.

Le mausolée construit par des prisonniers politiques, sur ordre de Franco après la guerre civile (1936-1939), rassemble les corps de près de 34 000 nationalistes et républicains.

Or Franco et José Antonio Primo de Rivera, fondateur de la Phalange, une organisation d’obédience fasciste, y reposent. L'exhumation des deux corps permettrait selon les socialistes de désacraliser le monument.

Mais quarante-trois ans après sa mort, l’héritage de Franco divise encore.  Le mausolée du Valle de los Caídos en est l’illustration et rappelle la fragilité de la réconciliation.

Ce projet n’a le soutien ni de la famille du Caudilloni, ni de Ciudadanos (libéraux) ni du Parti Populaire (conservateurs). « On veut discréditer une période historique durant laquelle Franco a favorisé la plus grande transformation sociale du pays », dénonce Juan Chicharro, président de la Fondation Franco.

Les socialistes , quant à eux, peuvent compter sur le soutien de Podemos (extrême gauche) et des nationalistes basques et catalans.

« C’est incompréhensible qu’un pays démocratique finance un tel monument », juge,au contraire, Emilio Silva, président de la fondation pour la récupération de la mémoire historique

Les nombreuses questions autour des crimes perpétrés sous Franco et des divisions entre ses soutiens et ses opposants ont été en partie balayées à partir de 1975 du retour à la démocratie. Mais la réconciliation nationale peine à s'affirmer.

Le premier ministre Pedro Sanchez, en juin, de conclure : «On ne peut construire un futur confortable en ignorant un passé incommode.»

Britney Delsey pour DayNewsWorld

 

UNE RENTREE CHARGEE ET COMPLIQUEE

POUR LE GOUVERNEMENT FRANCAIS

Budget, réforme des retraites, plan pauvreté. Ce sont ces dossiers chauds qui attendent le gouvernement qui a fait sa rentrée politique, mercredi 22 août à l'Elysée. Le Conseil des ministres a donné le coup d'envoi à des réformes politiquement délicates. De retour de deux semaines de vacances, les ministres et le président se sont donc retrouvés ce mercredi en Conseil pour une rentrée politique et sociale chargée : ils ont planché sur les grands chantiers politiques annoncés avant les vacances d'été.

Mercredi après-midi, le président a reçu le Premier ministre Edouard Philippe mais également le ministre de l'Economie et des Finances Bruno Le Maire, celui de l'Action et des Comptes publics Gérald Darmanin, ainsi que les ministres de la Santé et du Travail, Agnès Buzyn et Muriel Pénicaud. Il leur a exposé ses derniers arbitrages

Autant de dossiers délicats pour l'exécutif dans le sillage de l'affaire Benalla et la morosité économique ambiante avec une croissance de 1,8% seulement.

« Ne croyez pas que je vais lâcher quoi que ce soit », a déclaré Emmanuel Macron cet été.

1°Le budget, avec une croissance plus faible que prévue

La croissance s'annonce légèrement moins élevée que prévu en 2019, à 1,8% au lieu de 2% alors que le président compte tenir sa promesse faite à la Commission européenne de contenir le déficit budgétaire à 2,3% du PIB. Comment faire avec moins de recettes d'un côté et des projets coûteux à financer de l'autre ? Un vrai casse-tête ! Avec des coupes dans les crédits accordés aux emplois aidés et aux aides au logements, sait-on déjà.

2° La réforme des retraites.

Emmanuel Macron ne souhaite pas toucher à l'âge légal de départ à la retraite, fixé à 62 ans pour la majorité des salariés. Il veut plutôt opter pour un régime « universel » ; Il s'agit donc d'uniformiser les 42 régimes différents existants.

3° Le plan pauvreté

Le plan pauvreté sera présenté  « en septembre ». La «stratégie», qui sera «mise en œuvre en 2019», «ne se contentera pas de proposer une politique de redistribution classique» mais «un accompagnement réel vers l'activité, le travail, la santé, le logement, l'éducation», a promis Emmanuel Macron, lui qui avait parlé de « pognon de dingue» versé à des «gens pauvres (qui) restent pauvres» et mis en œuvre « en 2019 ».

4° Le plan santé

Réformer l'hôpital est la réforme qui a pour objectif de transformer de manière globale « le système de santé en France ». En février, « cinq grands chantiers »prioritaires ont été identifiés : qualité et pertinence des soin , ,professionnels de santé, virage numérique et organisation territoriale des soins.

De plus le gouvernement envisage une réduction des actes médicaux comme de la tarification et une mise à contribution de la médecine de ville pour désengorger les établissements de santé.

5° Le travail et l'assurance-chômage

L'exécutif souhaite que les syndicats se penchent à nouveau sur l'indemnisation des demandeurs d'emploi en activité réduite et des chômeurs de longue durée. Les syndicats demandent qu'un bonus-malus sur les cotisations patronales,soit mis en œuvre lorsque les entreprises abusent de contrats courts.

La concertation entre syndicats et exécutif pour établir un cadre aux négociations doit débuter dès la fin août.

Britney Delsey pour DayNewsWorld

 

BENETTON LE RESPONSABLE

DE L'EFFONDREMENT DU VIADUC DE GENE

« Le problème avec l’effondrement du pont vient du fait que quand nous payons un péage, nous imaginons que cet argent sera réinvesti dans l’entretien mais en fait ils se partagent les bénéfices et les ponts s’écroulent » a accusé furieux Luigi Di Maio, ministre italien du Développement économique, du Travail et des Politiques sociales.

Après l’effondrement meurtrier du pont Morandi la semaine dernière, l’Italie cherche les responsables. Sachant que la famille Benetton est actionnaire à 30 % du groupe Atlantia, dont la filiale Autostrade per l’Italia est devenue tristement célèbre mardi dernier, aucun doute que Benetton est indirectement responsable de la gestion du réseau autoroutier.

Le responsable: Benetton

C'est pourquoi, le ministre italien du Développement économique, du Travail et des Politiques sociales Luigi Di Maio s'en est violemment pris au groupe l'accusant d’être responsable de la catastrophe : « Le problème avec l’effondrement du pont vient du fait que quand nous payons un péage, nous imaginons que cet argent sera réinvesti dans l’entretien mais en fait ils se partagent les bénéfices et les ponts s’écroulent ».

Les parents des victimes ont largement boycottés les obsèques et accusent quant à eux l’État d’être responsable de la catastrophe.

Rien n'est très clair mais ce dont l'on peut être sûr , c'est que la recherche des responsabilité est en cours. « Le dossier est dans ma sacoche et il a voyagé avec moi au cours des derniers jours », a affirmé le président du Conseil italien au journal Il Corriere della Sera (en italien).

Une chose est sûre pour le gouvernement : les responsabilités incombent à Autostrade per l’Italia même si les sanctions à l'égard de cette entreprise ne sont pas encore claires.

Plusieurs mouvements de contestation se sont élevés sur les réseaux sociaux, en appelant au boycott de la marque United Colors of Benetton.

500 millions d'euros: une somme trop modeste

Autostrade per l’Italia ne propose que la somme de 500 millions d'euros : « Dans l'attente des résultats des vérifications en cours, le conseil a fait sienne une première liste d'initiatives, d'une valeur estimée de manière préliminaire à 500 millions d'euros de fonds propres, déjà annoncée au cours de la conférence de presse tenue samedi à Gênes », indique un communiqué du groupe publié à l'issue du conseil d'administration. Fonds pour les victimes, relogement et construction d'un nouveau pont.« En faisant la somme, on arrive rapidement au demi-milliard d'euros (...) Ce sont des fonds qui seront disponibles dès lundi », avait déclaré samedi Giovanni Castellucci, patron de la société qui a été mise en cause par le gouvernement, au cours d'une conférence de presse à Gênes.

Le conseil d'administration d'Autostrade per l'Italia,, a confirmé mardi que 500 millions d'euros étaient déjà prêts pour aider la ville et reconstruire l'ouvrage.

Au total, 43 personnes ont perdu la vie dans l'effondrement de ce pont.

Giuseppe Conte réclame 2,5 milliards à Autostrade, le chef du gouvernement italien jugeant la somme de 500 millions d'euros « bien modeste ». « Ils pourraient multiplier par quatre ou par cinq » ce montant, a-t-il dit.

«Vu les bénéfices exorbitants que ce groupe a faits depuis des années, cette enveloppe pourrait être quadruplée ou quintuplée», a lancé mardi le président du Conseil, dans une interview au Corriere della Sera

Les sanctions pas encore bien claires.

A certains membres du gouvernement italiens d'évoquer une amende plutôt qu’une révocation des concessions, contrairement à ce qui avait été annoncé.

Selon le ministre (Mouvement5 étoiles) des Infrastructures, Danilo Toninelli, le groupe autoroutier Atlantia, maison mère d'Autostrade del Italia, dont la famille Benetton est le principal actionnaire, «a accumulé 10 milliards d'euros de bénéfices (provenant des péages) en quinze ans».

Le chef du gouvernement populiste affirme avoir «déjà reçu des offres» alternatives pour la reconstruction d'un nouveau pont alors qu'Autostrade se dit prêt pour la réalisation d'un viaduc métallique en huit mois en lieu et place de l'ancien. Cette affirmation a été accueillie avec scepticisme par le gouvernement...

En outre le ministre entend ramener le réseau de 3 200 km d'autoroutes dans le giron de l'État, sous la coupe de la société publique Anas. Autostrade dispose de quinze jours pour présenter ses contre-arguments. Quant à la possibilité de nationaliser le secteur des concessions autoroutières, elle a été évoquée.

Mais la Ligue de Matteo Salvini, son partenaire au sein de la coalition gouvernementale, n'est pas favorable à une nationalisation. «En parler me paraît absolument prématuré», affirme le secrétaire d'État à la Présidence du Conseil, Giorgio Giorgetti, poids lourd de la Ligue, qui estime qu'«une gestion privée sous la surveillance attentive de l'État et avec des règles certaines peut fonctionner de meilleure manière».

Il a également affirmé qu'il examinait le meilleur moyen de « satisfaire l'intérêt public ». « Il est certainement nécessaire de trouver une alternative à la mauvaise privatisation », a-t-il dit.

Joanne Courbet pour DayNewsWorld

 

LE CAUCHEMAR ENFIN FINI POUR LA GRECE MAIS ENCORE DES EFFORTS A FOURNIR

Le pays émerge, ce lundi, du troisième des plans d’aide sous lesquels elle vivait depuis 2010. La Grèce retrouve ce lundi sa souveraineté budgétaire. Concrètement, la Grèce devra à présent s'autofinancer en empruntant sur les marchés.

Mais en a -t-elle pour autant terminée avec l'austérité ?

Après une crise qui a fait vaciller l’Europe, la Grèce sort enfin de la tutelle de Bruxelles et du FMI, ce lundi. Mais le pays reste fragile. Le programme d'aide européen s'achève officiellement ce lundi. Une victoire pour Alexis Tsipras qui marche cependant sur un fil.

« Un nouvel horizon se profile »

Depuis minuit, le pays est débarrassé de la tutelle de ses créanciers internationaux et peut reprendre son destin en main. « Un nouvel horizon se profile », s’est félicité le gouvernement grec qui sort de huit ans d’une crise sans précédent.

Le pays s’était retrouvé fin 2009 virtuellement en faillite. Pour lui éviter un écroulement, 274 milliards d’euros lui auront été prêtés au fil de trois plans successifs en 2010, 2012 et 2015.

La dernière tranche de 15 milliards d’euros versée en août arrive donc à son terme.

La Grèce aura reçu au total 260 milliards d’euros d’aide financière depuis avril 2010 en échange de réformes structurelles violentes qui a fait souffrir fortement la population.

L’Irlande en 2013, l’Espagne et le Portugal en 2014, Chypre en 2016, sont également passés par la tutelle des mémorandums d’ajustement.

Désormais la Grèce a l'espoir de pouvoir de nouveau se financer à terme sur les marchés.

Elle a reçu de ses créanciers (FMI, UE et BCE) 289 milliards d’euros de prêts en trois programmes, en 2010, 2012 et 2015,

La Grèce a basculé dans la tourmente après les élections législatives d’octobre 2009, quand le nouveau gouvernement socialiste a révélé que le déficit budgétaire du pays était trois fois plus élevé que les chiffres officiels avancés par le précédent gouvernement conservateur. Avec la crise, la Grèce a perdu un quart de sa richesse, le chômage s’est envolé et les salaires et les retraites ont été réduits d’environ 50 % ( les fonctionnaires perdent plus de 40 % de leur salaire, les retraités de 50%). Des centaines de milliers de jeunes Grecs ont émigré pour trouver du travail. L'investissement s'est effondré de 60% et le chiffre d'affaires des entreprises grecques a perdu 66% de sa valeur.

Les Grecs auront payé leur sauvetage au prix fort et ont manifesté plus d'une fois dans la rue.Ils ont dû supporter la douloureuse cure d’austérité imposée par leurs créanciers de la troïka, qui réunit la Commission de Bruxelles, la Banque centrale européenne et le Fonds monétaire international.

La Vouli, le Parlement grec, a voté pas moins de 450 réformes destinées à assainir les finances publiques et à moderniser l’économie.

Le Pasok, le parti socialiste grec, s’effondre laissant place en janvier 2015 à Syriza. Arrivés au pouvoir, Alexis Tsipras et son ministre des Finances, Yanis Varoufakis, promettent la fin de l’austérité mais font marche arrière. Et à Tsipras de signer le troisième plan d’aide pour éviter d’être éjecté de l’euro. D'ailleurs la crise grecque a bien failli faire voler l’Europe en éclats avec la menace agitée par l’Allemagne, d’un Grexit, une sortie de la Grèce de la zone euro.

Une victoire pour Alexis Tsipras qui marche cependant sur un fil.

Aujourd’hui le pays va mieux : l’activité économique est en phase de reprise, à un rythme annuel de 2,3 %, les exportations se portent bien, le tourisme est en plein essor et le chômage recule un peu, à 19,5 % après avoir frappé au plus haut près de 28 % de la population active.

Les agences de notation ont relevé à plusieurs reprises la note du pays considéré à nouveau comme solvable.

Sous « surveillance renforcée »

Le pays reste cependant sous « surveillance renforcée » conformément à une décision prise par la Commission européenne le 11 juillet pour s’assurer qu’Athènes ne revient pas en arrière sur les réformes et sa trajectoire budgétaire. Ce cadre prévoit notamment l’envoi à Athènes de missions d’évaluation tous les trois mois « afin de recenser les risques à un stade précoce ».

Athènes s’est notamment engagé à dégager un excédent budgétaire primaire – hors service de la dette – de 3,5 % du PIB jusqu’en 2022 puis de 2,2 % jusqu’en 2060. Pour faciliter son retour à l’autonomie, les ministres des finances de la zone euro sont parvenus fin juin à un accord d’allégement de la dette. Prolongation des échéances et accord de délais de grâce sur un montant total d’une centaine de milliards de dollars de dettes.

Ce plan d’allégement est assorti d’une injection massive de liquidités, à hauteur de 15 milliards d’euros, qui dote le Trésor grec d’une réserve de précaution de 24 milliards d’euros. Voilà qui laisse Athènes libre de retourner sur les marchés ou de puiser dans ce fonds pour faire face à ses échéances.

Cette prolongation des échéances et la réserve de précaution visent à rassurer les investisseurs sur le fait que la Grèce peut assurer le service de sa dette sur la durée.

Un geste nécessaire dans un contexte de guerre commerciale et de montée de l’euroscepticisme.

Un long chemin reste à faire

Un autre problème se profile : « la crise de l’euro est terminée, mais l’amélioration des chiffres économiques ne se traduit pas vraiment pour les Grecs », admet Klaus Regling, directeur général du programme d’aide européen.

« Pour la première fois depuis début 2010 la Grèce se tient debout sur ses deux pieds », s’est réjoui tôt lundi dans un communiqué Mario Centeno, le président du Conseil des gouverneurs du Mécanisme européen de stabilité (MES) qui a piloté le dernier programme. Il a en outre considéré l’événement comme le résultat de « l’effort extraordinaire du peuple grec, la bonne coopération avec l’actuel gouvernement grec et les efforts des partenaires européens », qui ont consenti prêts et aménagement de dette.

« Le temps de l’austérité est terminé, mais la fin du programme n’est pas le bout du chemin ces réformes », a cependant prévenu ce week-end le commissaire européen aux Affaires économiques Pierre Moscovici.


Joanne Courbet pour DayNewsWorld

 

RENCONTRE A HUIS CLOS ENTRE POUTINE ET MERKEL

AU MENU SYRIE, UKRAINE ET LE NORD STREAM 2

La Syrie et l'Ukraine sont au cœur des discussions entre Angela Merkel et Vladimir Poutine qui se sont discrètement rencontrés à Berlin samedi au château de Meseberg, la résidence du gouvernement à 70 km au nord de Berlin. Ils ont évoqué également un autre sujet sensible, celui de l'oléoduc Nord Stream 2.

Les conflits syrien et ukrainien sont des points de désaccords persistants entre l'Allemagne et la Russie. Peu d’informations ont filtré après leur entrevue, mais les deux dirigeants avaient déjà annoncé la couleur par déclarations interposées avant sa tenue.

La Syrie « Un poids énorme pour l'Europe »

Effet le président russe a demandé aux Européens une participation financière pour permettre le retour des réfugies ainsi qu'une participation financière pour la reconstruction de la Syrie. Une thématique récurrente chez Vladimir Poutine depuis plusieurs mois.

« Il faut renforcer la dimension humanitaire dans le conflit syrien et je veux dire par là avant tout l'aide humanitaire à la population syrienne, et aider les régions où les réfugiés se trouvant à l'étranger peuvent retourner », a-t-il affirmé avant de rencontrer Angela Merkel. L’homme fort du Kremlin souhaite un retour rapide de plus de 5 millions de réfugiés en Syrie dispersés en Europe mais surtout dans trois pays, la Jordanie avec un million, au Liban avec le même nombre, millions en Turquie avec 3 millions. Depuis quelques mois, seuls quelques milliers de réfugiés sont retournés dans leur pays.

L'Allemagne en a accueilli aussi plusieurs centaines de milliers depuis 2015, au plus fort de la crise migratoire. La cohésion de l'Union européenne en a été ébranlée et a affaibli politiquement Angela Merkel . « C'est potentiellement un énorme poids pour l'Europe », a-t-il mis en garde. « C'est pourquoi il faut tout faire pour que ces gens rentrent chez eux ». Concrètement il s'agit de rétablir les services de base comme l'approvisionnement en eau ou les infrastructures médicales. De son côté la chancelière a estimé que la priorité en Syrie était « d'éviter une catastrophe humanitaire », sans en dire plus.

L'Ukraine au cœur des discussion

Angela Merkel a pointé du doigt que le processus de paix des accords de Minsk, sous la houlette de l'Allemagne et de la France, est au point mort. Elle a également souligné l'absence « de cessez le feu stable » dans l'est de l'Ukraine. Une mission des Nations unies sur place « pourrait peut-être jouer un rôle de pacification » dans la région, a-t-elle dit. La Russie est accusée par Kiev et les Occidentaux de soutenir militairement les séparatistes de l'Est ukrainien, ce qu'elle nie.

Elle appelle aussi de ses vœux que Moscou finalise un accord de paix durable avec Washington.

La coopération économique

La coopération économique, en particulier dans le domaine de l’énergie, doit aussi être un thème central des discussions.

La Russie et l’Allemagne sont en effet partenaires dans le projet de gazoduc Nord Stream 2, très critiqué par le président américain Donald Trump. Ce projet doit doubler les capacités de livraison par la route de transit via la mer Baltique . Mais faut-il éviter un transport via l’Ukraine ?

« L’Ukraine doit à mon avis jouer un rôle dans le transit de gaz vers l’Europe », même après l’entrée en fonction de Nord Stream 2 prévue en 2019, a déclaré la chancelière. Vladimir Poutine a de nouveau défendu le projet, « qui répond à la demande croissante de l’économie européenne pour les ressources énergétiques ».

« Je veux souligner ici que Nord Stream 2 est uniquement un projet économique et il ne ferme pas la porte à la continuation du transit de gaz à travers le territoire de l’Ukraine », a-t-il ajouté, sans entrer dans les détails. En juillet, il avait déjà assuré que la Russie était disposée à maintenir le transit de gaz russe par l’Ukraine après la mise en service du gazoduc, mais sans en dire plus sur les volumes ou les tarifs.

Les deux responsables mènent leurs consultations au château de Meseberg, la résidence du gouvernement à 70 km au nord de Berlin. Aucune communication n’est prévue à l’issue de la rencontre. Si cette rencontre à huit clos entre Vladimir Poutine et Angela Merkel n'aura probablement peu de résultats concrets,

« le nombre de problèmes qui nous préoccupent, de l'Ukraine à la Syrie en passant par la question de la coopération économique, est si important que cela justifie un dialogue permanent », selon la chancelière allemande.

Face à une Amérique protectionniste, l'Europe aurait tout intérêt à se tourner vers son voisin russe, au lieu de ne voir en Poutine qu'un danger.


Alize Marion pour DayNewsWorld

 

L'HORREUR POUR UNE YEZIDIE EN ALLEMAGNE

L'EX-ESCLAVE SEXUELLE CROISE SON BOURREAU DANS UN MAGASIN

Réfugiée en Allemagne pour fuir l’État Islamique, elle croise son bourreau dans un supermarché .

Ashwaq Haji, 18 ans, fuit l’Irak en 2014 où elle est esclave sexuelle trouvant alors refuge en Allemagne en 2015. Mais voilà que le 21 février 2018, tout bascule, lorsque la jeune femme croise le chemin de son ravisseur.

Traumatisée, cette Irakienne est retournée dans son pays où cet homme l’avait achetée « pour cent dollars » pour la réduire à l'état d'esclave sexuelle . Enlevée le 3 août 2014, Ashwaq Haji est parvenue le 22 octobre de la même année à s’enfuir de la maison d’un djihadiste irakien qui se faisait appeler Abou Houmam.

Comme Ashwaq Haji , des milliers de femmes de la minorité yézidie d’Irak ont été enlevées, tuées ou utilisées comme esclaves sexuelles par le groupe Etat islamique (EI) quand il s’est emparé d’un tiers du pays à l’été 2014, notamment du foyer historique des yézidis sur les monts Sinjar (nord-ouest).

« Je sais très bien que tu es Ashwaq et que tu vis en Allemagne » lui a dit le djihadiste Abou Houmam.« Il m’a dit : 'ne me mens pas, je sais très bien que tu es Ashwaq et que tu vis en Allemagne avec ta mère et ton frère', il m’a même donné mon adresse et d’autres détails de notre vie » en Allemagne.

Elle s'est alors rendue à la police locale avec qui elle a visionné l'échange entre les deux dans le magasin.

« Ils m’ont dit que c’était un réfugié comme moi en Allemagne et m’ont donné un numéro à appeler si jamais il s’en prenait à moi », poursuit-elle. Et il lui ont donné un numéro d'appel d'urgence.

Ils sont des centaines à avoir vécu les nombreux massacres subis par cette minorité kurdophone adepte d’une religion ésotérique monothéiste, particulièrement persécutée par l’EI.

La mère et le petit frère d’Ashwaq ont eux aussi été captifs un temps.

Mais en 2015, tous les trois se sont installés à Schwäbisch Gmünd, à 50 km de Stuttgart, dans le cadre d’un programme du gouvernement allemand pour les réfugiés irakiens alors que le père, Haji Hamid, 53 ans, est resté en Irak.

À Schwäbisch Gmünd, Ashwaq raconte qu’elle suivait des cours d’allemand et voulait trouver un travail.

La police judiciaire du Bade-Württemberg a indiqué récemment sur Twitter avoir «ouvert une enquête le 13 mars», ajoutant toutefois que l’enquête ne pouvait «se poursuivre pour le moment, la témoin [Ashwaq] n’étant pas joignable pour répondre aux questions».

Le parquet allemand a ouvert de nombreuses enquêtes pour terrorisme, crime contre l’humanité ou crime de guerre contre des réfugiés ou des demandeurs d’asile soupçonnés d’être impliqués dans des exactions commises par des groupes jihadistes en Irak, en Syrie ou en Afghanistan.

Les témoignages d’autres réfugiés sont régulièrement utilisés tout comme les publications sur les réseaux sociaux par les inculpés eux-mêmes.

Mais la vie n’est toujours pas simple pour Ashwaq, comme pour les 3 315 yézidis qui ont réussi à s’échapper de l’emprise des jihadistes.

Jenny Chase pour DayNewsWorld

 

TRAGEDIE EN ITALIE :AU MOINS 35 MORTS APRES L'EFFONDREMENT A GENE EN ITALIE

Le pont Morandi s’est effondré ce mardi, à Gênes, en Italie. Plusieurs véhicules se trouvent parmi les décombres où les secouristes sont sur place.

Le pont Morandi, portion de l’Autoroute A10 à Gênes (Italie), s’est effondré ce mardi peu avant midi. Plusieurs voitures sont tombées du viaduc qui surplombe un quartier habité de la capitale de la Ligurie.

Des victimes en contrebas.

La foudre aurait frappé le pont juste avant l’effondrement

Le ministère de l’Intérieur parle d’au moins 11 morts dont 7 graves et 5 en urgence absolue.

La portion effondrée sur des maisons et des entrepôts fait une centaine de mètres.

Les opérations de secours sont compliquées par l’orage ainsi qu’une fuite de gaz. Selon La Repubblica, une fuite de gaz a obligé les pompiers à évacuer la zone d’intervention.

L'effondrement du viaduc a également touché les entrepôts d'Ansaldo Energia, l'une des principales usines de production d'énergie en Italie.

Le ministre des Transports, Danilo Toninelli confirme lui « une immense tragédie ».

Autostrade per Italia indique que « sur la structure datant des années 60, des travaux étaient en cours pour consolider la dalle du viaduc et que, comme prévu, elle avait été installée un pont roulant pour permettre la réalisation des activités de maintenance.

Les travaux et l'état du viaduc ont fait l'objet d'une surveillance constante », est-il encore précisé.

Une tragédie, le bilan reste provisoire
Carl Delsey pour DayNewsWorld

 

TERRORISME ET INCULPATION A LONDRES : UNE VOITURE BELIER FONCE SUR LE PARLEMENT

Un véhicule a foncé sur les barrières de sécurité du Parlement, le conducteur est arrêté. Le conducteur a été arrêté et est soupçonné «d'actes terroristes».

Plusieurs personnes ont été blessées dont deux sont hospitalisées.

Aucun blessé grave n’est à déplorer. Les motifs du conducteur sont inconnus. L’enquête a été confiée à la police antiterroriste.

«A 07h37 aujourd'hui [14 août], une voiture est entrée en collision avec les barrières devant le Parlement [du Royaume-Uni, à Londres].

Le conducteur a été arrêté par les policiers présents sur place», a déclaré la police britannique sur Twitter.

L’enquête a été confiée à l’unité antiterroriste de Scotland Yard. Le conducteur, un homme approchant la trentaine, a été arrêté et placé en détention dans un commissariat du sud de Londres.

Il est détenu pour « soupçon d’actes terroristes ». « Il n’y avait personne d’autre dans le véhicule, qui est toujours sur place et qui est en train d’être fouillé. Aucune arme n’a été retrouvée à ce stade », indique un communiqué de la police.

Les rues situées autour de Westminster ont été immédiatement bouclées, et de nombreuses voitures de police, de pompiers et des ambulances sont arrivées sur place étaient présentes.

Des agents lourdement armés et des chiens policiers sont également mobilisés. La voiture est restée encastrée dans une barrière près de l’entrée donnant sur la Chambre des lords.

Salih Khater, un homme d'origine soudanaise habitant à Birmingham et accusé d'avoir précipité son véhicule sur des cyclistes et des policiers, comparaîtra lundi devant le tribunal de Westminster, à Londres, a précisé la police.

"Cette inculpation intervient après un incident au cours duquel M. Khater a lancé sa voiture sur un groupe de passants immobiles à l'extérieur du parlement", a indiqué la police de Londres dans un communiqué. "En raison de la méthodologie employée, de l'endroit choisi et du choix présumé de prendre pour cibles des civils et des policiers, la police traite cette affaire comme relevant du terrorisme", a-t-elle précisé.

Selon la BBC, Salih Khater est arrivé en 2010 comme réfugié au Royaume-Uni, après avoir séjourné en Libye. Il y a poursuivi des études en sciences à Birmingham et obtenu la nationalité britannique. Il aurait également obtenu un permis de l'Autorité de l'industrie de sécurité (SIA) et travaillé comme garde de sécurité à Nottingham (centre).

Le 22 mars 2017, un attentat islamiste avait été commis sur le pont de Westminster  faisant cinq morts et cinquante blessés dans cette attaque.

Commençait alors le début d’une série d’attentats islamistes au Royaume-Uni en 2017. Les suivants ont eu lieu lors d’un concert le 22 mai 2017 à Manchester (23 morts), sur London Bridge le 3 juin 2017 (8 morts), et à la station de métro de Parsons Green, à Londres, le 15 septembre 2017 (Des blessés).

Un attentat islamophobe a aussi été commis le 19 juin 2017 (1 mort), quand un homme a lancé sa voiture sur un groupe de musulmans sortant d’une mosquée.

Les fous de Dieu vont à l'encontre des préceptes d'humanisme et de bonté qu'un Dieu pourrait édicter. Un tel comportement ne pourrait que les mener à la punition. Et si Dieu n'existe pas, la matière ne meurt jamais...
Boby Dean pour DayNewsWorld

 

L'AQUARIUS AVEC 141 PERSONNES A BORD

AU LARGE DE LA LIBYE

SANS LIEU DE DEBARQUEMENT

L'Aquarius, avec 141 personnes à bord, reste au large de la Libye, où il a recueilli ces dernières. Le navire de sauvetage affrété par SOS Méditerranée et opéré en partenariat avec Médecins sans Frontières (MSF) n'a obtenu en effet aucune confirmation de son lieu de débarquement.

Le ministre italien de l'Intérieur, Matteo Salvini, patron de la Ligue (extrême droite) a précisé samedi dans un entretien radiophonique à la Rai que l'Aquarius, « propriété d'un armateur allemand avec un pavillon de Gibraltar », « ne verrait jamais un port italien ».

Le Centre conjoint de coordination des secours (JRCC) libyen aurait confirmé être l’autorité en charge de la coordination des sauvetages, tout en informant l’Aquarius qu’il ne lui indiquerait pas de lieu sûr de débarquement. « Nous suivons les dernières instructions du JRCC et allons contacter d’autres RCC (Centres de coordination de sauvetage.) afin qu’un lieu sûr nous soit désigné pour débarquer les 141 rescapés », a précisé le coordinateur des secours pour SOS Méditerranée, Nick Romaniuk. Pour un membre MSF « l’essentiel est que les rescapés soient débarqués sans délai dans un lieu sûr, où leurs besoins fondamentaux soient respectés et où ils seront à l’abri d’abus », a-t-il ajouté. Le navire humanitaire a secouru vendredi 141 personnes au large des côtes libyennes.

Alors qu' en juin, l'Aquarius avait récupéré 630 migrants au large de la Libye, Matteo Salvini avait refusé de les laisser débarquer en Italie tout comme le gouvernement de Malte. L'odyssée du navire s'était terminé dans le port espagnol de Valence pour rester un mois en escale technique à Marseille.

L'Italie observe en outre de très près l'arrivée de voiliers transportant des migrants depuis la Turquie. Les garde-côtes italiens ont annoncé l'interception dans la nuit de jeudi à vendredi, tout près de la côte est de la Sicile, un voilier transportant 61 hommes pakistanais en provenance de la Turquie, battant pavillon américain.Les migrants clandestins, débarqués en Sicile, ont indiqué avoir chacun payé 5.000 euros pour le voyage. Les autorités soupçonnent deux ressortissants géorgiens d'avoir organisé ce passage. De plus 72 ressortissants kurdes irakiens et afghans (dont 12 mineurs et 29 femmes) sont arrivés vendredi sur une plage de Calabre, après avoir voyagé sur un voilier battant pavillon turc.

De son côté le navire humanitaire Aquarius a annoncé continuer sa mission après avoir récupéré un total de 141 personnes secourues vendredi au cours de deux opérations distinctes. Il entame sa première mission depuis le refus de l’Italie et de Malte de le laisser accoster en juin avec quelque 600 migrants à bord. L'Aquarius est désormais l’un des deux derniers navires humanitaires de recherche et sauvetage présents en Méditerranée centrale. Sous la pression de l’Italie - qui a accueilli plus de 650 000 migrants sur les côtes italiennes depuis 2014- et de Malte, la plupart des navires humanitaires ne patrouillent plus au large des côtes libyennes.

Le navire de sauvetage Aquarius symbolise la crise européenne sur le dossier des migrants.

L'épisode précédent avait eu des répercussions dans toute l’Union européenne, creusant le fossé entre les tenants d’une ligne dure face à la question migratoire et les défenseurs d’une solution européenne.

L'émigration venant du continent africain mérite d'être gérer en amont par les Etats des pays concernés ne pouvant l'être à l'échelon local. Preuve que les dirigeants,notamment français, ne sont pas à la hauteur des défis de ce siècle .

Jenny Chase pour DayNewsWorld

 

PROJET DE LOI CONTRE LES VIOLENCES SEXUELLES ET SEXISTES OU UN RENDEZ-VOUS POUR RIEN

« En France pénétrer sexuellement un enfant n'est pas forcément un crime, et ce sera toujours le cas avec cette nouvelle loi. » dénonce la psychiatre Muriel Salmona

Ce n’est pas peu dire le projet de loi contre les violences sexistes et sexuelles qui a fait l'objet d'un accord avec le Sénat est dénoncé, à l'unanimité par comme faisant « machine-arrière toute ». Comme d'autres grandes causes du quinquennat l'égalité entre les femmes et les hommes ne sera pas assumée par Emmanuel Macron et son gouvernement. Le texte a été approuvé par 92 voix. Personne n'a voté contre mais huit députés se sont abstenus. Mais droite comme gauche, qui tout en votant le texte ou en s'abstenant, ont dénoncé « un rendez-vous manqué »(Clémentine Autain, LRI), "une portée décevante" (Sophie Auconie, UDI-Agir), « de la communication plus que l'action » (Emmanuelle Anthoine, LR). Les spécialistes de la question parle de cacophonie judiciaire.

La dernière version de la loi contre les violences sexistes et sexuelles devrait être adoptée mercredi au grand dam des associations de défense de victimes déçues par le texte.

Après des mois de discussion, les associations de défense des droits des femmes et de l'enfant dénoncent un texte vidé de son contenu voire dangereux pour les victimes . La psychiatre Muriel Salmona, spécialiste du sujet, dénonce ouvertement un projet de loi qui met en danger les enfants. « En France pénétrer sexuellement un enfant n'est pas forcément un crime, et ce sera toujours le cas avec cette nouvelle loi. » fustige-elle dans un billet de blog publié le 29 juillet, tout en déplorant de ne pas voir inscrit dans la loi un seuil d'âge de non-consentement permettant de criminaliser toute relation sexuelle entre un enfant et un adulte. « On nous présente ce texte comme une grande avancée mais on se retrouve quand même à questionner le consentement d'un enfant. Pour les policiers aussi, c'est quand même une épreuve de devoir faire ça », s'étrangle Muriel Salmona.Cette disposition qui a beaucoup fait parler s'est évaporé du texte !!!

De « la cacophonie judiciaire »

Le non-consentement d'un enfant devra toujours être démontré ! Contrairement à ce qui avait été annoncé, il faudra toujours démontrer que l'enfant n'a pas été consentant à des actes de pénétration sexuelle. Le fait d'avoir des relations sexuelles pour un adulte avec un mineur de moins de 15 ans sans avoir démontré l'absence de consentement est jugé en délit d'atteinte sexuelle donc moins sévèrement qu'un viol où l'on a pu démontrer l'usage de la violence, la menace, la contrainte ou la surprise. La nouvelle loi stipule que « lorsque les faits sont commis sur un mineur de moins de 15 ans », la « contrainte morale » se trouve renforcée « par l’abus de vulnérabilité de la victime ne disposant pas du discernement nécessaire pour ces actes ». Cette formulation est loin de l'intention initiale d'instaurer une « présomption de non-consentement », qui impliquait que toute pénétration sur un mineur de moins de 15 ans était automatiquement considérée comme un viol, fulmine Muriel Salmona.

Michèle Creoff, vice-présidente du Conseil national de protection de l’enfance dénonce cette absence de seuil clair affirmant qu'elle engendrera une « cacophonie judiciaire » où le consentement sera à la libre appréciation du juge.Comme toujours !!!

Que valent donc maintenant la parole de Marlène Schiappa et celle d' Emmanuel Macron qui s'étaient pourtant publiquement déclarés en faveur de l'instauration d'un âge minimum de consentement ?

Le «fiasco» d’une loi «vidée de son contenu, qui échoue à protéger les enfants des viols et des agressions sexuelles» déplore sur son blog Muriel Salmona, psychiatre et présidente de l’association Mémoire traumatique et victimologie , qui ne mâche pas ses mots.

Alyson Braxton pour DayNewsWorld

 

INCENDIE EN GRECE UNE TRAGEDIE NATIONALE

En Grèce, la vague de chaleur provoque sècheresse et incendies. Ces incendies ont surtout touché la région de la station balnéaire de Matis, située à une cinquantaine de km d’Athènes.

Il y a des incendies en Grèce quasiment chaque année.

Déjà, en 2007, le Péloponnèse a brulé faisant près de 70 morts. C’était un record à cette époque !  Mais, cette fois ci, le bilan est pire.

Matis est une banlieue balnéaire très populaire qui compte 300 à 400 résidents permanents mais plus de 4000 pendant la période estivale. Et c’est dans cette région que les incendies se sont déclarés et étendus à la vitesse du vent qui soufflait alors.

C’est le genre d’endroit typique où les parents qui ne sont pas encore en congé  envoient leurs enfants avec les grands parents, pour les vacances. Ces « papous et yiayia » (grands pères et grands mères en  grec) avec leurs petits- enfants ont été les premières victimes de cette tragédie incendiaire.

Les pompiers qui n’ont pu intervenir immédiatement au-delà du rideau de feu, ont découvert après avoir éteint les foyers les plus actifs, un spectacle d’horreur.

Les habitants, surtout les enfants ont cherché à se protéger et à se mettre à l’abri des flammes en empruntant les petits sentiers qui descendent à la mer. Mais le feu, est cette fois- ci descendu jusqu’à la mer et ils ont été rattrapés par les flammes et carbonisés. C’est ainsi qu’ont été retrouvés 28 petits corps, blottis les uns sur les autres, carbonisés…

La Grèce vit désormais au rythme des identifications de victimes : 86 corps ont été identifiés à la suite d’autopsies.

Les secours continuent à travailler sans relâche pour retrouver des corps de disparus dans les décombres et les recherches, compte- tenu des difficultés, vont durer encore plusieurs jours.

En attendant, une polémiques sur les responsabilités des incendies a commencé à enfler. Selon certains, ces incendies auraient des origines criminelles, sans que soit précisé pour l’instant comment les feux (multiples) ont démarré.

Mais l’imputation à des origines criminelles n’a pas pour autant calmé la colère et les critiques de grecs.

Ce mouvement de colère est dirigé contre le gouvernement et les médias, les citoyens grecs dénonçant massivement des manquements à la sécurité ?

Lors d’une conférence de Presse, donné hier, jeudi 26 juillet 2018,

M. Troskas, Ministre adjoint à la Protection des Citoyens a cherché à parer aux nombreuses critiques qui ont commencé à se faire jour.

Il n’empêche que  TA NEA, le quotidien grec de centre- gauche vient de titrer à la une, aujourd’hui, en lettres blanches sur fond noir : « Incompétence et Provocation ».

C’est bien directement, le gouvernement de Tsipras qui est visé pour avoir mal géré la situation mais aussi surtout pour n’avoir mis en place auparavant aucune politique de prévention, malgré l’expérience déjà désastreuse de 2007.

Des rassemblements se sont tenus aujourd’hui, 27 juillet 2018 pour protester et appeler à la démission de l’ensemble du gouvernement Syriza.

Et de ce point de vue, la trahison d’Alexis Tsypras depuis l’élection présidentielle de janvier 2015 (où il affichait une étiquette de gauche radicale/mélenchoniste) est en train d’aider au développement de  ces mouvements de protestation. Une seule inconnue : jusqu’où cette protestation ira-t-elle, sur fond de victimes innocentes ?

Car la Grèce (après Chypre) a été désignée depuis 2007 par l’oligarchie bancaire pour tester en Europe, la « stratégie du choc » une doctrine insensée, née dans le laboratoire de l’Université Mac Gill à Montréal. Cette stratégie du choc a pour objectif de tester les résistances sociales et humaines : taux de chômage maximum, taux maximum de population vivant sous le seuil de pauvreté, couverture maladie réduite ou supprimée, services publics en déliquescence, laminés par les cures d’austérités draconiennes, patrimoine public bradé pour une bouchée de pain ( sites archéologiques, ¨îles, forets, TV publiques qui ferment, livres qui disparaissent des les écoles, enfants malnutries …). Dans de telles situations la population est vite à bout de souffle ; incapable de faire face aux enchainements provoquées par ces incendies à répétition dont il n’est pas encore dit qu’ils ne pourraient pas venir … d’une main noire !

La Grèce a joué depuis 3 ans, à cause de la trahison de Tsypras le rôle de Cheval de Troie d’une gouvernance bancaire européenne, dirigée par Mario Draghi, ancien Vice-président de Goldman Sachs et aujourd’hui Président de la BCE.

La souveraineté populaire ou nationale qu’exprime ces mouvements de protestions, peut néanmoins devenir un obstacle à cette prédation !

Mais dans ce cas, il suffit de la liquider purement et simplement en créant des murs immenses de difficultés ou en mettant au pas des gouvernements insoumis (ce qu’à connu et consenti Tsypras au lendemain de son élection) et de reprendre la main discrètement.

Et autant dire que dans de tels contextes , où le remboursement de la dette devient la seule préoccupation , on rend impossible le fait  de mettre en place des politiques de préventions des incendies… lesquelles sont balayées d’un revers de main, en raison d’un manque de moyens ; on entre alors dans un cercle vicieux ….Sauf qu’au passage , il y a des morts, des disparus et des victimes de toutes natures.

La Grèce avec son patrimoine public envié a bien été le laboratoire de cette nouvelle forme de dictature, particulièrement destructive...et ces incendies en sont l’expression…

Au demeurant avez-vous remarqué les similitudes avec ce qui se passe en France, même si aucun incendie grave ne se s'est pour l’instant déclaré ?

Les ingrédients sont les mêmes : réforme constitutionnelle d’ampleur, anxiété sociale généralisée qui freine les revendications, Pacte de Responsabilité, Réforme loi travail, déstabilisation du modèle familial.

Avec commisération, empathie et émotion nous,Européens, allons avoir une pensée pour les Grecs. Il serait bon aussi, que sur fond de ces incendies en Grèce, nous tirerions les leçons  sur ce qui vient de se passer, au plan politique, tel que décrypté plus haut.

Clara Mitchell pour DayNewsWorld

 

ALLEMAGNE ATTENTAT AU COUTEAU DANS UN BUS

A LUBECK ET PLUSIEURS BLESSES

Une attaque au couteau dans un bus de la ville de Lübeck dans le nord de l’Allemagne a fait plusieurs blessés mais pas de mort, a indiqué la police locale. Le procureur général Ulla Hingst a déclaré que toutes les pistes étaient explorées : « rien ne peut être exclu, le suspect n'a pas d'antécédents terroristes ».

Plusieurs personnes ont été blessées dans une attaque au couteau ce vendredi à bord d’un bus dans la ville de Lübeck, dans le nord de l’Allemagne, rapporte le journal Lübecker Nachrichten. L’assaillant, dont le mobile n’est pas connu, a été arrêté, ont annoncé des médias. Il n’y aurait pour l'instant aucun mort.

L’attaque aurait eu lieu à Kücknitz, un quartier au nord de Lübeck et aurait fait, selon le journal local Lübecker Nachrichten, 12 blessés dont deux gravement.

D’après des témoins cités par les Lübecker Nachrichten, l’un des passagers du bus a fait tomber son sac au sol pour en tirer une arme blanche avec laquelle il a attaqué au hasard les autres passagers. Le chauffeur a alors arrêté le bus et a lui-même été attaqué. Il a ensuite ouvert les portes afin de laisser sortir les passagers.

Des policiers arrivés sur place ont interpellé l’assaillant, d’après le témoignage.

Le suspect, un Allemand d'origine iranienne de 34 ans, a été arrêté et se trouve en garde à vue. Son mobile demeure encore inconnu.

Si le mobile du crime n’a pas encore été établi, les faits interviennent dans un contexte tendu en Allemagne où plusieurs attentats ou tentatives d’attentats islamistes ont été recensés ces dernières années, notamment à l’arme blanche. Dans le dernier dossier en date en juin 2018, la police a annoncé avoir déjoué une attaque à la « bombe biologique », à la suite de l’arrestation d’un Tunisien soupçonné d’être lié à l’organisation État islamique (EI). L’homme de 29 ans arrivé en Allemagne en 2015 est soupçonné d’avoir voulu remplir l’engin de ricine, un poison.

"Le nombre précis des blessés est n'a pas encore été établi. Il n'y a pas eu de morts et il y a un blessé grave" à la suite de l'agression commise en début d'après-midi à Lübeck, déclare dans un communiqué la police de la ville. L'assaillant a pu être maîtrisé et se trouve en garde à vue.

"Les motifs du crimes restent à éclaircir, et sont l'objet des investigations en cours", poursuit la police.Selon la procureure de Kiel, Ulla Hingst, le suspect est un Allemand de 34 ans. Il est possible qu'il soit né à l'étranger, a-t-elle ajouté, citée par l'agence de presse allemande DPA. "On ne peut rien exclure, y compris un motif terroriste", a-t-elle encore confié, selon le journal local Lübecker Nachrichten (en allemand).

L’attaque la plus grave reste celle au camion bélier du marché de Noël de Berlin en décembre 2016, revendiqué par le groupe État islamique et qui avait fait 12 morts.

À la fin du mois de juillet 2017, un demandeur d’asile en passe d’être débouté a tué une personne à coups de couteau dans un supermarché et en a blessé six autres, un acte motivé selon la justice par « l’islamisme radical ».

Andrew Preston pour DayNewsWorld

 

BREXIT OU VERS UN DIVORCE SANS ACCORD  ?

Au Royaume-Uni le dossier du divorce avec l’UE est devenu synonyme de crise politique . Entamées à la fin du printemps 2017, les négociations du Brexit entre l’Union européenne (UE) et le Royaume-Uni sont plus que jamais dans l’impasse.

Le gouvernement britannique enregistre environ une démission par jour depuis une semaine, le parti conservateur, celui du Labour se trouvent divisés par le chaos ambiant. Le pays vit depuis deux ans et le référendum sur la sortie de l’Union européenne, remporté à 51,9% par les partisans du Leave (quitter) un rythme infernal.

Les lignes rouges posées à l’origine par la première ministre Theresa May -sortie du marché unique européen, rejet de la compétence de la Cour de justice de l’UE et de la libre circulation des personnes – ont volé en éclats.

Mardi matin, la campagne du Leave a été condamnée à payer une amende de 61 000 livres (68 760 euros) pour avoir enfreint la loi électorale en dépassant ses dépenses de campagne, sciemment, en transférant quelque 675 000 livres à un autre groupe de campagne, lui aussi en faveur de la sortie de l’UE. Chaque camp pendant la campagne pour le référendum du 23 juin 2016, celui du Leave et du Remain (rester) était autorisé par la commission électorale à dépenser 7 millions de livres. La compagnie de marketing numérique canadienne, Aggregate IQ, liée à Cambridge Analytica a payé quarante pour cent du budget de Vote Leave, mené par l’ancien ministre des Affaires étrangères Boris Johnson et le ministre à l’Environnement, Michael Gove. On sait que cette compagnie a été accusée d’avoir volé des millions de données personnelles d’utilisateurs de Facebook et a utilisé ces dernières à des fins électorales...

Mardi 17 juillet, également dans une atmosphère électrique aux Communes, Theresa May, a sauvé de justesse son gouvernement grâce à quatre députés eurosceptiques de l’opposition travailliste qui ont voté avec le gouvernement un amendement favorable au maintien dans l’union douanière européenne.

Douze députés conservateurs anti-Brexit lui ont fait défection, votant avec le Labour .

Ce texte pro-européen visant à obliger Theresa May à renoncer à sa principale ligne rouge – la sortie du marché unique et de l’union douanière – a été rejeté de justesse par 301 voix contre 307.

Le « livre blanc » de Theresa May sur l’avenir des relations avec le continent après le Brexit se veut assez conciliant à l’égard de l’UE mais a déclenché un tollé chez les tories qui lundi sont passés à l’offensive à l’occasion de l’examen d’un projet de loi sur le commerce après le divorce . Et la première ministre leur a cédé sur un point central de son « livre blanc » acceptant un amendement interdisant au Royaume-Uni de percevoir des taxes à la frontière pour le compte de l’UE, une mesure qu’elle voyait comme emblématique de sa main tendue aux Vingt-Sept.

La première ministre n'a plus le contrôle de son propre parti en cours d’implosion et le Brexit est devenu synonyme de crise politique et d’impasse. Aucune des issues possibles au divorce avec l’Union européenne (UE) n’est soutenue par une majorité parlementaire. Mme May ne dispose que d'une courte majorité à Westminster...

Des preuves incontestables pour ce triste constat s'accumulent de jour en jour si bien que Theresa May a suggéré de prendre des vacances et que certains après les malversations dénoncées dans la campagne électorale rêvent d'un autre scrutin ! «Si nous souhaitons maintenir l’intégrité et la confiance du vote public, l’ensemble de ce foutu truc doit être annulé et réorganisé», a rugi, furieux, le très respecté député conservateur Nicholas Soames, par ailleurs petit-fils de Winston Churchill.

Vers un divorce d'avec l'UE sans accord ou vers un nouveau scrutin...alors que rien ne va plus au royaume de Shakespeare...
Joanne Courbet pour DayNewsWorld

 

SOMMET DE L'OTAN !

LES FRASQUES DE JEAN CLAUDE JUNKER

Qui n’a pas vu la  vidéo montrant la démarche difficile et chancelante de Jean Claude Juncker lors de la réception officielle au Musée du Cinquantenaire à Bruxelles, mise en ligne le 12 juillet 2018.

Des légendes peu flatteuses accusaient le dirigeant européen d’avoir trop bu !  Une fois de plus pourrait-on dire !

Car ce n’est pas la première fois  que ce type de scène est filmé et diffusé ensuite.

En mai 2015, lors du Sommet Européen de Riga, Jean Claude Junker, jugé sous l’emprise de l’alcool avait accueilli ses collègues de façon étonnante :

une gifle donnée à un ministre Luxembourgeois, une réflexion sur le gros ventre d’un de ses partenaires, une bise sur le crane dégarni du 1er ministre Belge, pire un salut nazi pour accueillir Angela Meckel et une claque pour le 1er ministre Hongrois, Viktor  Orban, accompagnée d’un tonitruant, « bonjour le dictateur».

Ca sentait déjà, « le mec » qui avait abusé du whisky pour se détendre, selon les mauvaises langues !

Officiellement cependant, le protocole a prétendu une fois encore que Jean Claude Junker souffrait hier d’une sciatique, mais visiblement cela n’a pas suffi pour dissiper le malaise qui s’est installé depuis de nombreux mois s’agissant des comportements du Président de la Commission et de son déficit de représentativité.

Pour protéger  le peu de moral qui  reste aux ressortissants européens, nous rappellerons avec humour que Jean Claude Juncker est un  latiniste de haut vol  et qu’il nous est apparu naturel dans ce contexte que les derniers commentaires publiés se soient développés sur la version de « in vino Veritas » , expliquant que l’altération de l’équilibre et de l’orientation bancale du dirigeant européen étaient liés à la capacité de son corps à évacuer un trop plein de liquides et de vapeurs , syndrome bien connu de « l’écluse cassée » provoquée par une addiction bien installée « à la capsule ».

Mais fini de rire ! Il y a infiniment plus grave !

Jean Claude Juncker qui est déjà jugé comme une outre à vins et à bières, alcoolique, a  aussi été jugé, tant par la Presse Européenne, qu’anglaise et même  américaine bipolaire, absent, renfermé.

Dans un Requiem comique pour les ivrognes,  Jean Claude Junker a été aussi décrit comme  irrespectueux, indigne, organisateur d’évasion fiscale etc.

Car comme Eltsine, ivre et hilare qui représentait la Russie humiliée et dépecée, le président de la Commission vient d’apporter une nouvelle fois la démonstration par son attitude que l’Europe en plein naufrage pouvait inquiéter la planète eu égard au comportement de patron lui-même.

Honte à lui, qui arbore la Grand Croix de l’Ordre du Christ.

Honte à celui qui a décidé pendant des années de nos vies, négocié des traités et même dicté la doctrine bancaire.

On comprend mieux pourquoi l’Europe n’a pas avancé au cours de ces dernières décennies ou a avancé de travers ?

On comprend mieux pourquoi également, l’Europe n’a pas été capable à l’occasion de ce dernier sommet de l’OTAN de juillet 2018 de montrer ses muscles à Donald Trump !

Jean Claude Junker devrait quitter ses fonctions en 2019. Et la farce devrait donc finir prochainement !

Gageons que sont nombreux ceux qui aspirent à son départ… vite..le plus vite que possible.

Clara Mitchell pour DayNewsWorld

 

TRUMP TORPILLE LE PROJET BREXIT DE

THERESA MAY LORS DE SON VOYAGE AU ROYAUME UNI

Donald Trump doit s’entretenir avec la dirigeante britannique dans un contexte tendu, avec des manifestations prévues contre lui à Londres.

Impossible de prédire le ton de l’entrevue, mais après avoir torpillé dans la nuit de jeudi 12  au vendredi 13 juillet 2018 le projet de Theresa May concernant la relation commerciale avec l’Union Européenne post-Brexit, le président américain doit s’entretenir avec Theresa May.

« S’ils font un tel accord, nous traiterons avec l’Union Européenne au lieu de traiter avec le Royaume-Uni », a dit Donald Trump au tabloïd du Sun.

Alors que Theresa May comptait profiter de la  visite officielle au Royaume-Uni du président Americain pour faire avancer les discussions sur la conclusion d’un accord de libre-échange avec les Usa une fois que son pays aura quitté l’Union Européenne, à la fin de mars 2019.

« Cela tuera probablement l’accord » avec les Etats-Unis, a ajouté M. Trump, arrivé au Royaume-Uni jeudi après-midi de Bruxelles, où il a sommé ses partenaires de l’OTAN de mettre davantage la main à la poche en matière de dépense de défense.

Avant de quitter la capitale belge, il avait porté un premier coup au projet de Theresa May, présenté le jour même, affirmant « ne pas savoir » s’il correspondait au vote des Britanniques de quitter l’UE.

Il n’a pas non plus exclu de rencontrer son « ami » Boris Johnson, partisan d’un Brexit dur, qui a claqué la porte du gouvernement en début de semaine pour protester contre le plan de Theresa May et qui ferait, selon lui, un « grand premier ministre ». « Cela en dit long sur ses préférences personnelles, et vers quel genre de Brexit dur il veut voir le Royaume-Uni prendre le chemin », écrit le quotidien The Guardian.Instaurer une nouvelle « zone de libre-échange »

La porte-parole de la Maison Blanche, Sarah Sanders, a tenté de minimiser l’impact des déclarations de Donald Trump, assurant que le président américain « aime et respecte beaucoup » Theresa May, puisque, a-t-elle ajouté devant la presse, « il a dit dans son interview qu’elle était “une très bonne personne” et qu’il n’a jamais rien dit de méchant à son encontre ».

Theresa May a proposé à Bruxelles un plan qui prévoit de maintenir des liens étroits avec l’UE à vingt-sept en matière de commerce de biens, en instaurant une nouvelle « zone de libre-échange » qui reposerait sur un ensemble de règles communes concernant les biens et le secteur agroalimentaire.

Les Etats-Unis et le Royaume-Uni ne sont pas seulement « les plus proches alliés, mais aussi les amis les plus chers », a-t-elle déclaré en accueillant le président américain et son épouse, Melania Trump, pour un dîner au palais de Blenheim, résidence de campagne près d’Oxford, où étaient également invités de nombreux représentants du monde économique.

Les manifestations à Londres contre Trump qui outre le commerce et les échanges porteront sur le Proche-Orient et la Russie.

Donald Trump et Melania sont ensuite attendus au palais de Windsor, pour prendre le thé avec Elizabeth II.

Le matin même, un ballon géant représentant un Donald Trump en couche-culotte flottera dans le ciel londonien près du Parlement, mais ses démonstrations de mécontentement contre le président américain qui ont démarré dès jeudi,  avec un rassemblement devant la résidence de l’ambassadeur américain à Londres par  quelques centaines de manifestants rassemblés devant les grilles de Winfield House, n’ont pas eu un tres grand impact !!

Si le Brexit reste soumis a de fortes controverses il n’en demeure pas moins pour l’instant un éléments d’actualité en Europe !!!

Paul Emison pour DayNewsWorld

 

RETOUR SUR LE CONGRES DE JUILLET 2018 UN SECOND DISCOURS DU TRONE SOUS LES ORS DE VERSAILLES

Pour la seconde fois depuis l’élection présidentielle d’Avril 2017, la France a eu droit, en direct, à une nouvelle mise en scène du Monarque Républicain, Emmanuel Macron, à Versailles ou il avait réuni le congrès pour l’écouter.

Sauf, qu’au lendemain de l’élection de 2017, l’exercice pouvait paraitre  habile avec l’objectif déclaré de réhabiliter la fonction présidentielle abimée par les pratiques sarkozistes ou hollandiennes .Cette année là, il faut en convenir, la première édition fut effectivement jugée facile et palpable.

Mais, cette fois ci, il n’en a rien été. Pour les plus avertis, dans le contexte tendu que connait présentement l’exécutif, la convocation du Congrès s’est avérée être plus un problème qu’une solution.

Donc, cette année  encore, le Roi voulait faire roi ; mais dans la réalité, le Roi n’a pas cessé de se justifier, de se placer en position de défense, d’expliquer, trop confusément une fois de plus, sa politique qui n’apparait plus cohérente, de débiter des vœux pieux ou des excuses relevant d’une naïveté intolérable.

Et ce qui devait arriver arriva : la prestation d’Emmanuel Macron a déclenché une bronca inédite en de semblables circonstances de la part des parlementaires.

Il faut dire que, sentant le vent venir, et avant même que congres ne commence, un certain nombre de députés avaient déjà pris la décision de ne pas participer à ce qui avait déjà été jugé comme une mascarade qui n’avait pas grand-chose à voir avec l’esprit de la République.

Les députés de la France Insoumise avaient annoncé immédiatement qu’ils boycotteraient l’événement. Jean Luc Mélenchon s’était même fendu d’une lettre ouverte destinée, en propre, au Président de la République dans laquelle il indiquait « que retenu par des actions hostiles au gouvernement, il ne serait pas présent aux congres » (sic).

A gauche encore, plusieurs parlementaires proches de Benoit Hamon avaient eux aussi prévenus qu’ils ne se rendraient pas à Versailles ; ce fut le cas de Marie Noëlle Lienemann, sénatrice, Régis Janico et même Valérie Rabaud, ancienne rapporteur du budget.

A l’exception de Pierre Laurent qui était chargé de prononcer un discours en réponse à celui du Chef de l’Etat,  tant que Président de groupe, les parlementaires communistes, qui n’étaient pas présents dans la salle, s’étaient rassemblés devant la devanture de la fameuse salle du Jeu de Paume, ou ils ont prêté serment !

Du coté des Républicains, Christian Jacob Président du Groupe à l’assemblée nationale et Bruno Retailleau, Président du groupe au Sénat n’ont boycotté que le déjeuner où ils avaient été invités par le Président de la République. La plupart des élus Républicains ont assisté à son discours ; mais en débutant le sien, Christian Jacob s’est néanmoins cru obligé de rappeler que la décision ne de pas boycotter le discours sans débat du Président de la République, avait été âprement discuté et acquise à une faible majorité.

Pour Debout la France, Nicolas Dupont Aignan n’a pas caché sa colère à l’issue de la prestation du Chef de ‘Etat, une prestation qu’il a jugé creuse, insupportable et pas rassurante ».

L’opposition présente, est ressortie dans son ensemble, de la salle du Congrès,  très remontée estimant que le Chef de l’Etat n’avait pas convaincu, une fois de plus. Pour de nombreux parlementaires, le discours n’a été en effet qu’un long inventaire… à la Prévert le plus souvent, reprenant le catalogue des mesures déjà prises (peu nombreuses)  ou de celles restant à prendre.

Pendant 1h 30, selon Laurent Wauquiez , Emmanuel Macron n’a fait que procrastiné, n’apportant aucune réponse concrète aux dossiers, notamment ceux qui interpellent le plus vivement les français telles que la réforme de la Sécurité Sociale, celle des pensions de réversion ou encore  l’immigration.

C’est sur le sujet de l’immigration que le Chef de l’Etat a le plus choqué, notamment lorsqu’il a déclaré que « Jamais la France (et donc lui)  n’acceptera les déportations (de migrants) à travers l’Europe, » tentant ainsi, en utilisant la shoah, de culpabiliser encore plus les français hostiles à sa politique migratoire.

Mais au-delà de l’immigration toutes les annonces contradictoires y sont donc passées :

L’Islam : Le plan déjà annoncé est reporté à l’automne malgré la contestation  qui monte de la part de ceux qui « défendent certains principes républicains » face à ceux qui souhaitent « un renforcement des dogmes »

La protection des enfants : le plan lié à la feuille de route de la protection de l’enfance a été retardé

Réforme des tutelles : des mesures seront annoncées en septembre incluant, à l’effarement de certains, l’octroi du droit de vote aux handicapés y compris mentaux, « lesquels bénéficieront d’un accompagnement renforcé »…..

Le plan pauvreté : la présentation du plan a été remise au mois de septembre, pour cause de Coupe du Monde de Football, ceci à la grande indignation de nombreux responsables politiques ou sociaux-économiques. Néanmoins Emmanuel Macron a indiqué que « le plan venir allait intégrer une transformation du système de solidarité ». L’intention est restée au demeurant très vague et on a compris que les pauvres devront encore attendre ?

Les retraites et les pensions de réversion : les régimes de retraite seront refondus dès 2019 et l’affaire des pensions de réversion n’en est pas une … car il n’a jamais été question de  les supprimer ? On attendra pour voir !!

La pollution de l’air : Emmanuel Macron envisage une stratégie ambitieuse, sur initiative du gouvernement. On n’a pas cependant saisi dans son discours les contours de ladite stratégie ?

L’éducation, la formation : à part les mesures sur le dédoublement des classes à l’école maternelle, déjà mises en place, on n’a pas pu savoir grand-chose sur le sujet ni sur la répartition de l’enveloppe de 15 Mds d’€ sur 5 ans destinée à la formation d’un million de jeunes et d’un million de chômeurs.

L’intelligence artificielle : faisant allusion au rapport du député Cédric Villani présenté le 29 mars 2018, Emmanuel Macron a rappelé les principes éthiques auxquels il est attache ( ?) laissant entendre simultanément qu’il allait probablement créer un Comité d’Ethique spécialisé en I.A., « un machin » de plus ou il pourra caser ou recaser ses amis…

Les divisions de l’Europe et le Monde dangereux d’aujourd’hui : à deux jours du sommet de l’OTAN en présence de Donald Trump, il n’a pas été possible de décrypter les dernières propositions du Président de la République !

Les économies budgétaires restant à venir: Emmanuel Macron n’a pas jugé nécessaire de développer son concept « d’équilibre entre l’économique et le social ». Il faudra suivre …

Comme on vient de le voir, Emmanuel Macron est resté flou sur un grand nombre de sujets d’actualité. Et quand il y a du flou, comme chacun sait, il y a un loup…

Au demeurant et pour résumer l’intervention du Chef de l’Etat, on fera observer que ce congres ne restera pas dans les annales pour sa clarté, étant précisé qu’en tout état de cause, beaucoup auront compris une fois de plus, qu’en France,  c’est la technocratie qui  triomphe généralement alors que la démocratie enregistre chaque jour des défaites supplémentaires.

Clara Mitchell pour DayNewsWorld

 

GRANDE-BRETAGNE BRUSQUE DEPART DE DAVIS DAVID QUI MET EN DIFFICULTE

LE GOUVERNEMENT DE THERESA MAY

« Au mieux, nous serons dans une position de faiblesse pour négocier » , a déclaré David Davis .

En désaccord avec le Brexit «adouci» de Theresa May, David Davis, qui négociait la sortie de l'UE avec Bruxelles, l'a fait savoir haut et fort: il a démissionné dimanche soir 8 juillet.

Selon le ministre en charge du Brexit, l'accord négocié entre le Royaume-Uni et l'UE sur la volonté de maintenir une relation commerciale post-Brexit n'était qu'un mauvais accord qui ne respectait pas le vote des Britanniques.

Ainsi après avoir brandi maintes fois sa démission, Davis David l'a finalement donnée dimanche 8 juillet dans l' après midi. Steve Baker, a également quitté ses fonctions de secrétaire d'État au ministère de la Sortie de l'UE. Boris Johnson, ministre des Affaires étrangères, et également eurosceptique convaincu, quant à lui s'était contenté de qualifier le projet de «bouse»...

On connaît déjà le nom de son remplaçant annoncé lundi matin. Il s'agit de Dominic Raab, 44 ans, un autre partisan du Brexit.

Cet accord  prévoyait le maintien au sein du marché unique européen pour les biens et produits alimentaires, ainsi qu'un alignement sur les réglementations européennes et un partenariat douanier avec les Vingt-Sept. Il n'a pas encore officiellement été soumis aux Européens devant l'être jeudi seulement.

La Premiére Ministre n'essuie pas moins de six démissions en huit mois. Le député conservateur Peter Bone a estimé que Davis Davis « avait fait la bonne chose », estimant que les propositions de Theresa May n’avaient de Brexit « que le nom » et n’étaient « pas acceptables » et déjà des députés tory ont demandé un vote de défiance pour que cette dernière soit remplacée par un Brexiter convaincu .

«La démission de David Davis à un moment si crucial montre que Theresa May n'a plus d'autorité et est incapable de mener à bien le Brexit», s'est contenté de commenter le chef de l'opposition travailliste Jeremy Corbyn.

Hors du gouvernement Davis David , 69 ans et vieux routier de la politique britannique, a les mains libres pour fédérer autour de lui tous les Pro-Brixers intransigeants.

La partie est loin d'être gagnée pour Theresa May.

Alyson Braxton pour DayNewsWorld

 

A PROPOS DU " BREXIT DOUX " PROPOSE

PAR THERESA MAY A L'UNION EUROPEENNE

Enfin une avancée du côté de Londres en vue du Brexit effectif, prévu pour le début 2021. Fin », semble-t-il, de la cacophonie gouvernementale. La première ministre britannique Theresa May, consciente du désaccord persistant au sein de son gouvernement a frappé un grand coup sur la table vendredi. «J’avais autorisé les collègues à exprimer leurs points de vue personnels. L’accord [de vendredi] signifie que ce ne sera plus le cas et que la responsabilité collective est désormais totale. », a-t-elle écrit dans un communiqué.

Elle a ainsi imposé à ses deux ministres les plus europhobes - Boris Johnson (chargé des affaires étrangères) et David Davies (chargé du Brexit)- un « Brexit doux » d'une main de fer : douze heures de séminaire dans sa résidence de campagne à Chequers à 70 kilomètres de Londres, dépôts des portables dans les vestiaires, retrait immédiat des voitures et portables de fonction aux récalcitrants, des mesures dissuasives qui semblent avoir porté leurs fruits. La cheffe de l'exécutif britannique vendredi soir a pu enfin annoncé une « position commune » de son gouvernement à l'Union européenne (UE) : Une zone de libre-échange ou « zone douanière conjointe » avec les Vingt-Sept.

« Notre proposition créerait une zone de libre échange entre le Royaume-Uni et l'UE avec un ensemble de règles communes pour les biens industriels et les produits agricoles », a déclaré dans un communiqué la dirigeante conservatrice, à l'issue d'une réunion. Si le Parlement de Westminster venait à y déroger l’UE pourrait alors répliquer en bloquant l’accès à son marché intérieur.

Par contre en matière de services, les Britanniques ne désireraient pas un alignement aussi étroit qui risquerait de leur faire perdre leur plus grande compétitivité vis-à-vie de l'UE . Le secteur des services ferait l'objet «d'arrangements différents».

Londres s’engagerait également à respecter les décisions de la Cour de justice de l’UE « dans les domaines où les règles communes s’appliquent ».

De plus ils souhaiteraient fixer librement leurs droits de douane,et en contrepartie proposeraient de prélever les taxes européennes -si elles venaient à être plus élevées- pour de les rétrocéder à l’UE lorsque les marchandises sont destinées aux Vingt-Sept. Selon Downing Street, l’application de ces principes éviterait le retour d’une frontière physique en Irlande .

Enfin le principe de libre-circulation des personnes laisserait la place à un « schéma de mobilité » en faveur des Européens.

Theresa May publiera la semaine prochaine un livre blanc pour de plus amples détails sur ses objectifs.

Somme toute Downing Street promeut comme base de négociation un modèle plus proche de celui de la Norvège que de celui du Canada ...

Reste à savoir comment les Vingt-Sept vont réagir face à ces propositions britanniques .

Même si Michel Barnier, qui mène la négociation pour l’UE, s’est montré confiant endéclarant vendredi soir « prêt à adapter son offre », il n'en reste pas moins que les négociations promettent d'être âpres.

Accepter de telles propositions reviendrait à cautionner un marché unique à la carte...qui ouvrirait la boite de Pandore.

Jenny Chase pour DayNewsWorld

 

ELECTIONS EUROPEENNES 2019

ET SI LA TETE DE LISTE LES REPUBLICAINS  ETAIT DAMIEN ABAD ?

Damien Abad est député de l’AIN depuis 2012 et 3ème Vice Président de LR depuis l’élection de Laurent Wauquiez à la tête du Parti de la droite sociale et libérale. (Les Républicains)

A ce titre il est depuis  longtemps présent sur les plateaux de TV ou dans les rédactions des groupes de Presse où il est invité régulièrement pour commenter l’actualité politique et donner son point de vue sur tel ou tel sujet du moment. Sa notoriété grimpe.

L’homme est jeune, souriant et habile ; il maitrise tout à la fois, une fine rhétorique et une dialectique redoutable tout en entretenant d’excellentes relations avec les journalistes.

Le public a déjà commencé à découvrir cette nouvelle figure politique, atypique.

Damien Abad est  en effet ce jeune député facilement reconnaissable, qui intervient souvent à l’assemblée nationale où il occupe physiquement un siège à droite et tout en bas des travées, siège qui a été aménagé spécialement dès le lendemain de son élection pour tenir compte de son handicap.

Damien Abad est en effet  atteint d’une maladie rare, l’arthrogrypose, une maladie congénitale difficile à détecter in utero.

Les séquelles de la maladie lui donnent cette démarche dandinante qui lui a valu le capital de sympathie qu’il attire très régulièrement et qui en a déjà fait le héros du handicap. Les handicapés ont trouvé en sa personne, leur porte- voix.

Damien Abad est né le 5 avril 1980 à Nîmes (Gard) où il fit ses études secondaires au lycée Alphonse Daudet . Après son baccalauréat, il intègre Sciences Po Bordeaux dont il sort major, puis Sciences Po Paris en 2004.

Il échoue par deux fois au grand oral de l’ENA, qu’il abandonne pour se tourner rapidement vers la politique de terrain qui le passionne.

Damien Abad a une sensibilité centriste et c’est donc tout naturellement qu’il se tourne vers L’UDF et son Président de l’époque François Bayrou, lequel à l’occasion du Congrès de Lyon de janvier 2006, s’était proclamé dans une motion unique, votée largement ( !), « libre et indépendant » mais néanmoins partisan d’une alliance pré-électorale avec l’UMP.

Vite repéré par les patrons du Centrisme, il est, à partir de mars 2006 embauché comme collaborateur de groupe à l’Assemblée Nationale. Au sein des services du groupe UDF, Damien Abad se voit confier un poste de chargé d’études sur les questions budgétaires et fiscales, un domaine et une spécialisation  qui lui serviront grandement par la suite dans ses fonctions électives locales.

Mais le Centre éclate en 2008  suite à la décision de François Bayrou de créer le Modem. Cependant, tous les centristes ne font pas le choix de suivre le « béarnais » et les députés (les ¾ des députés centristes de l’époque ne l’ont pas suivi) qui avaient décidé de soutenir Nicolas Sarkozy  pour l’élection présidentielle de 2007, conviennent de créer le Nouveau Centre qui verra le jour en mai 2008 à l’occasion du Congrès de Nîmes (la ville de naissance de Damien Abad).

Et c’est à Nîmes qu’est élu à la Présidence du Nouveau Centre, Herve Morin,  ancien lieutenant de François Bayrou (il fut son porte parole pour les élections présidentielles de 2002).

Mais Herve Morin avait dès 2007 anticipé et fait dissidence, l’occasion des élections législatives de juin, où il a présenté, sous les couleurs du Parti Social et Liberal Européen « des membres de sa famille et certains de ses employés ».

Pour avoir soutenu Nicolas Sarkozy, il fut dès  lendemain des  élections remercié et nommé en sa qualité de nouveau  chef de file des Centristes/compatibles UMP, Ministre de la Défense dans le premier gouvernement Fillon. (Herve Morin fut confirmé à ce poste dans le second gouvernement Fillon).

Et c’est à partir de là, que va démarrer la carrière politique de Damien Abad, qui bien que candidat malheureux dans la 5ème circonscription des Yvelines (3,17%) en 2007 se vit désigner par le Nouveau Centre, en récompense de son sacrifice et de sa fidélité, à Hervé Morin, candidat en seconde position sur la liste conduite  par Françoise Grossetete (UMP) pour la  grande circonscription du Sud Est (laquelle regroupait les Régions Rhône Alpes et PACA) à l’occasion des élections européennes de 2009.

La voie était tracée, sous les augures d’un Hervé Morin qui amicalement l’interpellait alors comme ceci dans les réunions publiques : «  Damien, si les petits cochons ne te mangent pas et si les gros te laissent, je présage que tu feras une belle carrière politique ».

Et jusqu’ici, les petits cochons ne l’ont pas mangé et les gros se sont écartés !

Par suite les bruits de couloir qui laissent entendre que Damien Abad aurait été pressenti pour conduire la liste LR (cette fois- ci nationale) des élections européennes de 2019 semblent sonner juste.

Certes il faudra attendre une confirmation, car ils existent encore des enjeux et des jeux de pouvoirs.

Mais !! Pourquoi pas ? Ce pourrait être un bon choix, pour reprendre les propos de Valery Giscard D’Estaing en son temps.

Et il y a des signes qui ne trompent pas pour certains observateurs avertis.

Depuis qu’il a été nommé vice président des LR, Damien Abad a entrepris une tournée des fédérations LR. Il laboure le terrain, rencontrant inlassablement les militants qu’il faudra mobiliser dès la rentrée de septembre pour animer la campagne.

Le 13 septembre 2018, il a prévu d’organiser le bilan de son « Tour de France des Territoires », en invitant dans l’AIN, son pré-carré, les 50 parlementaires qui ont participé aux travaux préparatoires de l’opération.

De plus, Damien Abad dispose pour ces élections de l’expérience qu’il a acquise de juillet 2009 à juin 2018 au Parlement Européen, ce qui est un atout dans une campagne qui risque sur certains points de prendre des aspects techniques. (Financiers, monétaires par exemple !)

Il a acquis également une solide expérience de terrain en occupant la fonction de Président du Conseil Départemental de l’AIN entre avril 2015 et juillet 2017. Il n’occupe plus cette fonction depuis l’interdiction du cumul des mandats avec une fonction exécutive, mais il continue à siéger en qualité de conseiller départemental.

Sur le terrain des idées  et de la stratégie, il semble être en parfait accord avec la ligne de Laurent Wauquiez.

A noter que les élus locaux et territoriaux sont aujourd’hui en crise et boycottent le pouvoir LREM et l’autorité « bonapartiste » d’Emmanuel Macron dont la popularité fléchit sérieusement dans les sondages.  Des vents de fronde se soulèvent ici et là ! Une fenêtre de tir semble s’être ouverte pour le courant des Républicains.

A l’occasion d’un récent sondage, les Français ont désigné la droite républicaine comme le second opposant à Emmanuel Macron, derrière le Rassemblant National (RN)  de Marine Le Pen (ex FN), ceci alors même  que LREM peine à rassembler ! Un changement d’opinion  se dessine, changement qu’il faudra saisir …opportunément.

Alors oui ! Pourquoi pas !

Ce serait probablement un choix avisé pour sortir la droite de l’ornière dans laquelle elle était encalminée depuis les élections présidentielles de 2017 et qui selon les propos de Damien Abad lui même « aurait compris … enfin…qu’elle devait sortir du sang et des larmes » et assurer tout son rôle d’opposant, clairement et humainement.

Alors !… Rendez- vous à la rentrée !

Clara Mitchell pour DayNewsWorld

 

ANGELA MERKEL DE PLUS EN PLUS FRAGILISEE

AU SEIN DE SON GOUVERNEMENT

MALGRE L'ACCORD AVEC LA CDU

Si Angela Merkel a trouvé un compromis avec son ministre de l'intérieur Horst Seehofer sur les migrants pour éviter que ce dernier ne démissionne, la coalition gouvernementale allemande n'en ressort pas moins des plus fragilisées. La chancelière a dû renoncer à sa politique migratoire généreuse lundi 2 juillet au soir après d'âpres discussions pour le maintien de la coalition gouvernementale. Angela Merkel et son ministre rebelle Horst Seehofer, qui mettait dans la balance sa démission -ce éclatant ainsi la majorité gouvernementale- se sont entendus pour restreindre le nombre de demandeurs d'asile dans le pays. Le ministre de l'Intérieur exigeait en effet que soit mis fin à la répartition des demandeurs d'asiles dans toute l'Allemagne le temps de l'examen de leurs dossiers. Le président de la CSU, Horst Seehofer, s’inquiète pour son parti, qui risque fort de perdre sa majorité absolue lors d’élections régionales en automne en raison de la percée attendue de l’extrême droite. L’un des proches du ministre de l’intérieur, Markus Blume, a parlé d’un « tournant de la politique d’asile » allemande.

Le compromis prévoit donc l'instauration de « centres de transit » à la frontière entre l'Allemagne et l'Autriche pour y installer les demandeurs d'asiles enregistrés dans d'autres pays européens, un point essentiel pour Horst Seehofer.

Angela Merkel a certes sauvé in extremis son gouvernement en échange du renoncement définitif à sa politique migratoire généreuse, mais ce répit pourrait n’être que de courte durée. « Le climat dans une coalition gouvernementale n’a probablement jamais été aussi empoisonné que dans celle-ci », affirme mardi 3 juillet le quotidien Bild, le plus lu outre-Rhin.

D'autant que le parti social-démocrate (SPD), troisième membre de la coalition, ne s'est pas encore prononcé sur cet accord obtenu aux forceps et que l’un des spécialistes des questions migratoires au sein de ce parti, Aziz Bozkurt, a fustigé des restrictions migratoires qui vont « totalement dans le sens » de l’extrême droite. Bernd Riexinger, un dirigeant de la gauche radicale, n a pas hésité à parler  de « camps d’internement de masse », dans une référence au passé nazi de l’Allemagne. Il a demandé au SPD de refuser ce compromis. Et ces derniers semblent encore hésiter sur les solutions proposées.

Si le SPD venait à refuser ce compromis, les efforts d’Angela Merkel pour sauver son gouvernement seraient remis en cause. Mardi à 16 heures a lieu une réunion au sommet décisive des trois partis de la coalition.

Alyson Braxton pour DayNewsWorld

 

PROCES DU SCANDALE DES BEBES VOLES

EN ESPAGNE

Pour la première fois, un médecin, le docteur Vela, est jugé à partir d’aujourd’hui grâce au témoignage de la mère d'Inès Madrigal, laquelle avait livré la vérité à sa fille.

Ne pouvant pas avoir d'enfant, l’obstétricien exerçant à la clinique San Ramón de Madrid, avait demandé à la mère d'Inès Madrigal de simuler une grossesse puis l'avait déclarée comme la mère biologique du nouveau-né. Fait qu'il avait reconnu devant le juge d'instruction en 2013 tout en affirmant avoir signé «sans regarder» le dossier médical concernant l'accouchement.

Cet octogénaire est donc jugé pour soustraction de mineur et falsification de documents officiels.

Des dizaines de milliers, voire des centaines de milliers d’enfants ont été déclarés mort-nés, pour être soustraits à leurs parents avant d'être adoptés par des couples stériles de préférence proches du régime « national-catholique», souvent avec la complicité de l'Église catholique.

« Près de 300 000 enfants sur plus de cinquante ans » auraient été concernés selon le sociologue Francisco González de Tena, auteur du livre Nos encargamos de todo (Nous nous occupons de tout), la terrible phrase qu'entendaient les parents à l’annonce de la pseudo-mort de leur bébé.

Dans un premier temps les bébés furent enlevés aux opposantes dans l'objectif de punir ces dernières accusées de transmettre le « gène rouge » de Marx. Puis les bébés volés furent des nourrissons nés hors mariage ou dans des familles nombreuses pauvres.Ce trafic perdura jusqu'aux années 80 pour des raisons économiques cette fois.

Les familles comme les associations attendent beaucoup de ce procès.

Mais les protagonistes disparaissent au fil des années telle la religieuse Maria Gomez Valbuena, dépeinte comme la tête du trafic à Madrid, et morte avant d'être jugée.

Carl Delsey pour DayNewsWorld

 

LE PRESIDENT EMMANUEL MACRON

EN TERRAIN MINE AU VATICAN

Emmanuel Macron est reçu mardi par le pape François au Vatican selon une tradition qui remonte aux rois de France pour y recevoir le titre honorifique de chanoine de Saint-Jean-de-Latran.

Ce titre de chanoine de Saint-Jean-de-Latran est en effet attribué depuis le XVIIe siècle.

D’abord aux rois de France, puis aux présidents français.

Celui qui le premier a reçu cette distinction a été Henri IV qui en 1604, après avoir abjuré le protestantisme dans un contexte de guerres de religion. Après la Révolution, les dirigeants français ont négligé le titre jusqu'à ce que René Coty le remette au goût du jour, en 1957. Emmanuel Macron s'inscrit donc dans cette tradition. Sous la Ve République, seuls trois présidents, le gaulliste Georges Pompidou, et les socialistes François Mitterrand et François Hollande, n’ont pas fait le déplacement pour être installés comme chanoine honoraire de Saint-Jean-de-Latran.

Le programme d'Emmanuel Macron , chargé, débute par un petit-déjeuner avec les représentants de la communauté Sant'Egidio, cheville ouvrière de plusieurs « couloirs humanitaires » acheminant des exilés syriens en Europe. La présidente du Secours catholique, Véronique Fayet, qui n'a pas ménagé ses critiques contre la politique migratoire de l'exécutif, jugée trop restrictive.fait d'ailleurs partie de la délégation présidentielle .

L'audience privée avec le pape  d' environ 25 minutes a lieu à 10h30 au Palais apostolique. Puis le président français rencontre le cardinal Pietro Parolin, secrétaire d'État du Saint-Siège avant un déjeuner avec ce dernier et les cardinaux français à l'ambassade de France.

C'est à 14h30 qu' Emmanuel Macron reçoit son titre de Chanoine honoraire de l'église romaine de Saint-Jean de Latran dans la basilique Saint-Jean du Latran de Rome qui est la cathédrale de l'évêque de Rome, donc du pape. Le président ne prononce pas de discours se contentant d'une conférence de presse depuis la Villa Bonaparte en fin de journée.

Sans aucun doute le pape et Emmanuel Macron lors de leur entrevue vont aborder des sujets brûlants.

S'ils défendent tous deux le multilatéralisme, la construction européenne, la défense de l'environnement -le pape François a publié, en 2013, une encyclique entièrement dédiée au sujet- il n'en demeure pas moins qu'ils ne partagent pas la même vision sur la crise migratoire, la bioéthique ou le nucléaire. Le pape François a appelé à l'accueil des migrants or la récente crise de l'Aquarius et le minisommet européen du 24 juin apportent la preuve que la France n'en prend pas la voie. La bioéthique est un autre sujet de discorde entre l' Eglise et le gouvernement Macron qui a promis l'ouverture de la procréation médicalement assistée(PMA) à toutes les femmes d'ici à la fin du quinquennat. Quant au nucléaire alors que le Vatican prône l'abolition totale des armes atomiques, la France défend la non-prolifération.

Un déplacement suscitant une polémique.

Un déplacement, scruté de près, qui suscite une polémique surtout après le discours qu'avait prononcé  Emmanuel Macron lors de la Conférence des évêques de France (CEF) , en avril dernier. En effet il avait déclaré qu' « un président prétendant se désintéresser de l’Église et des catholiques manquerait à son devoir » et avait alors appelé à « réparer » le lien « abîmé » entre l'Église et l'État, notamment depuis l'adoption du mariage homosexuel en 2013. Les laïcs avaient alors rué dans les brancards rappelant la séparation entre l’Église et l’État depuis le Concordat 1905.

C'est la raison pour laquelle l’Élysée démine toute tentative de polémique sur la laïcité.

«  Il n’y a aucune dimension spirituelle. On peut choisir de la recevoir ou pas, ici le choix a été fait d’aller jusqu’au bout. Il n’y a pas d’enjeu de laïcité », glisse-t-on à l’Elysée. Le député Insoumis Alexis Corbière a ainsi dénoncé dimanche sur Twitter un mépris de la laïcité telle qu'exprimée dans la loi de 1905.

Le président français, ancien élève des Jésuites, assume son choix se prêtant à la tradition et faisant du pape un allié sur la scène internationale. N'en profite-t-il pas également pour envoyer un message aux électeurs catholiques ?

Jenny Chase pour DayNewsWorld

 

MINI SOMMET SUR L'IMMIGRATION ET DES PROPOSITIONS EN VUE POUR NE PAS DETRICOTER L'EUROPE

Alors que l’Italie a refusé l’entrée de ses ports à l’Aquarius et au Lifeline, deux bateaux d’ONG chargés de sauver les migrants en mer, le président du Conseil des ministres italien Giuseppe Conte a prévenu : «Il faut des solutions européennes, sans quoi les initiatives bilatérales [entre Etats] signeront la fin de Schengen.». Et le chef du gouvernent italien de poursuivre : «Nos frontières sont aussi celles de l'Europe : l'Italie ne peut pas continuer à agir toute seule», a encore martelé le chef du gouvernement italien.

La chancelière allemande, consciente que la pérennité de l'Europe est en jeu a appelé à plus de solidarité européenne à l'égard des «pays les plus impactés [par la crise migratoire]», comme l'Italie. «Nous voulons éviter que l'Europe ne se divise», a-t-elle déclaré, appelant à apporter «une réponse européenne à l'immigration», à l'issue de sa rencontre avec Emmanuel Macron le 19 juin. «C'est aujourd'hui un vrai choix de société qui est aujourd'hui en discussion, c'est même peut-être un choix de civilisation», a pour sa part ajouté ce dernier.

Des propositions ont été émises telles la relance du projet de Défense européenne, baptisé PESCO – Permanent Structured Cooperation en anglais- et le renforcement de Frontex (lutte contre les filières d'immigration illégale en provenance de Libye, ainsi qu'aux «réseaux de passeurs» notamment). Et la perspective d'un budget commun, prévue à l'horizon 2021 a aussi été abordée avec cependant une certaine frilosité du côté allemand.

Après cette rencontre avec Angela Merkel, Emmanuel Macron a reçu ce samedi 24 juin le nouveau Premier ministre espagnol qui a permis à l'Aquarius d'accoster sur ses côtes.

Tous deux se sont montrés favorables à sanctions financières envers les pays de l’Union européenne qui refuseraient d’accueillir des réfugiés. Lors d’une conférence de presse à Paris avec le Premier ministre espagnol Pedro Sanchez, le président a estimé qu'« on ne peut avoir des pays qui bénéficient massivement de la solidarité de l’UE et qui revendiquent massivement leur égoïsme national quand il s’agit de sujets migratoires ».« Je suis favorable à ce qu’il y ait des sanctions qui existent en cas de non solidarité […], à ce que des conditions sur ce sujet soient mises au financement d’aides structurelles », a-t-il précisé.

Ils proposent aussi la création de centres fermés pour mieux contrôler les arrivées des migrants dans les pays européens, afin d’y étudier leurs cas, d’accorder l’asile aux réfugiés et d’être en mesure de raccompagner les migrants économiques dans leur pays d’origine.« Une fois débarqués sur le sol européen, nous sommes favorables à mettre en place des centres fermés conformément au HCR, avec des moyens européens qui permettent […] une solidarité financière immédiate, une instruction rapide des dossiers, une solidarité européenne pour que chaque pays prenne de manière organisée les personnes qui ont droit à l’asile », a expliqué le chef de l’État.

Pour les migrants qui n’ont pas droit à l’asile, il sera bien entendu nécessaire d’avoir « une solidarité européenne et une efficacité pour raccompagner » ces personnes « vers leur pays d’origine » et « en aucun cas vers des pays de transit » a-t-il ajouté à la veille d’un mini-sommet européen sur la question.

Pour contrer les extrêmes le Président a pris le taureau par les cornes mais ce mini sommet, ce dimanche, s'annonce difficile.

Joanne Courbet pour DayNewsWorld

 

GRACE A L’ADN ON POURRAIT SAVOIR SI

NESSIE EXISTE BIEN

Qui n’a pas vu ces photos où l’on voit une silhouet