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MOHAMMED BEN SALMANE LE DICTATEUR

APRES L'AFFAIRE KHAHOGGI ?

La disparition du journaliste saoudien Jamal Khashoggi au consulat d'Arabie saoudite à Istanbul, en Turquie, a terni considérablement l'image de Mohammed ben Salmane (MBS), le prince héritier saoudien.

Et pour cause.

Lui qui voulait passer pour le modernisateur d'une société longtemps sclérosée n'aurait pas hésité à faire disparaître Jamal Khahoggi , journaliste saoudien tombé en disgrâce à la cour et exilé aux Etats-Unis .

Cette sordide affaire dont on ne connaîtra peut-être jamais toute la vérité, n'est que la suite d'une longue listes de dérive de MBS .

Il est vrai que MBS a mis en place certaines réformes, comme l'autorisation de conduire accordée aux femmes, la création d'entreprise pour ces femmes sans l'autorisation d'un tuteur, l'ouverture de salles de cinéma, la présentation d'un journal télévisé par une femme . Des réformes symboliques qui ont été saluées par l'Occident.

Pourquoi engager de telles réformes des plus symboliques?

C’était pour préparer son plan Vision 2030 qui tend à diversifier l'économie d'un pays accusant un déficit budgétaire.

Face à la perspective de la fin du tout pétrole, l’Arabie saoudite s'est en effet engagée dans une grande réorientation de son économie, dans une vaste diversification pour ne plus dépendre que de l'or noir. Ce pays n'hésite pas à vouloir s'emparer des technologies le plus innovantes pour investir à coup de milliards de dollars dans des projets pharaoniques. La mégapole Neom: tout y sera moderne et innovant selon le projet présenté sur le site Discoverneom.com.

Le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane Al Saoud compte faire construire au bord de la Mer rouge au nord-ouest du pays dans une zone pour le moment désertique.

« Seuls les rêveurs sont les bienvenus », avait proclamé le prince héritier d'Arabie saoudite en dévoilant son projet pharaonique .Un projet de pas moins de 500 milliards de dollars..

Mais voilà que l'affaire Khahoggi pourrait révéler l'ampleur de la supercherie de MBS.

« Les rêveurs » sont obligés de descendre sur terre.

Il y a un an, le 26 octobre 2017, au « Davos du désert »,MBS s était présenté comme l'homme par qui le changement devait passer pour moderniser et ouvrir son pays et des investisseurs internationaux qui y avaient cru prêts à participer au plan Vision 2030 et également à financer ce projet pharaonique de Neom. MBS les avait tous convaincus.

Un an après, avec l'affaire Jamal Khashoggi, les investisseurs sont circonspects, plutôt frileux. MBS, considéré comme un despote, ambitieux, impétueux, présente aujourd'hui un visage qui n'est pas du tout apprécié par les investisseurs. Le milliardaire britannique Richard Branson ne vient-il pas de geler plusieurs projets dans le royaume. Des partenaires tels que le Financial Times, le New York Times et The Economist ont retiré leur soutien à la deuxième édition du sommet « Future Investment Initiative » qui doit se dérouler du 23 au 25 octobre à Ryad. La déconvenue semble rude pour les Occidentaux.

Et pourtant aux experts de dénoncer les nombreuses dérives du prince héritier.

Depuis un an et demi, depuis qu'il a été adoubé par son père prince héritier, à la place de Mohammed ben Nayef, il a en effet commis de nombreuses erreurs.

En septembre 2017, il y a des intellectuels, des religieux modérés et également des militants des droits de l'homme qui sont jetés en prison. C'est à ce moment-là que Jamal Khashoggi décide de s'exiler aux Etats-Unis.

Puis il y a le cas du président libanais Hariri retenu de force en Arabie Saoudite ce qui constitue une sérieuse entrave à la souveraineté du Liban.

Puis le 18 mai dernier, il y a eu l'arrestation de treize militants des droits de l'Homme, dont des femmes militantes au droit de conduire et de l'abolition du tutorat.

C'est cette vague d'arrestations qui a porté un coup d'arrêt à la politique de réformes initiée par MBS. Son vrai visage est apparu, celui d'aucuns qualifient de « dictateur ».

Et puis il y a la guerre au Yémen provoquée par le jeune prince en mars 2015. Trois ans et demi et 10 000 morts la pire catastrophe humanitaire au monde en ce début du XXIe siècle .

Selon Clarence Rodriguez, les investisseurs deviennent "frileux" pour soutenir le développement du pays.

En attendant que l'enquête sur la mort du journaliste Khahoggi avance et que chacun prenne ses responsabilités, l'Arabie saoudite de Mohamed Ben Salmane, qui joue la carte de la modernité à l'international, n'a clairement pas arrangé son image avec cette affaire. L'exécution de Jamal Khashoggi en a refroidi plus d'un.

Celui qui voulait passer pour un réformateur, un modernisateur d'une société longtemps sclérosée par des principes religieux, culturels traditionnels séculaires a déconstruit lui-même son image préfabriquée par des sociétés de communication et de lobbying.

MBS a révélé son vrai visage aux Occidentaux parfois volontairement naïfs...

Donald Trump a promis un « châtiment sévère » en cas de preuve de la responsabilité de l'Arabie saoudite.

Alize Marion pour DayNewsWorld

 

TAYLOR SWIFT UNE BOMBE POLITIQUE

Kanye West,Michael Moore…, les déclarations publiques de stars se multiplient pour soutenir les candidats aux élections de mi-mandat et inciter les Américains à aller voter.

La chanteuse Taylor Swift est sortie de son silence mais a étonné plus d'un Américain! Elle a officialisé sur son compte Instagram son soutien au candidat démocrate Phil Bredesen  dans son Etat, le Tennessee.

Et Taylor Swift appelle ses fans à aller voter le 6 novembre : « Sortez de chez vous et allez voter ».

La prise de position de l'artiste, jusque-là très discrète sur ses opinions politiques, a fait l'effet d'une bombe dans l'Etat du Tennessee, où plus de 13 000 personnes se sont inscrites en 72 heures, contre à peine 3 000 le mois dernier comme dans l'ensemble du pays.

« J'ai été jusqu'ici réticente à exprimer mes opinions politiques (...) mais je pense autrement désormais », explique Taylor Swift, forte de 112 millions d'abonnés sur Instagram, dans un long post.

La jeune femme défend la lutte contre les discriminations liées au genre et à l'orientation sexuelle.

Elle y dénonce un racisme « systémique ».

Deux jours plus tard, l'interprète des tubes Bad Blood et I Knew You Were Trouble renchérit, cette fois sur le plateau des America Music Awards, à Los Angeles (Californie).

Recevant le prix d'artiste de l'année entre les mains, Taylor Swift  adresse sa récompense « au peuple, qui a voté pour tous ces prix ». « Et vous savez pour quoi d'autre voter ?

Pour les élections de mi-mandat, le 6 novembre prochain !, » clame la jeune artiste de 28 ans «  Sortez de chez vous et allez voter – je vous aime »

Mais les républicains, eux, ne jubilent pas et sont pris de court si bien que le comité sénatorial républicain s'est empressé de diffuser un communiqué de presse particulièrement critique à son sujet.

« Au cas où vous ne le sauriez pas, la pop star multimillionnaire Taylor Swift est descendue de sa tour d'ivoire pour dire aux habitants du Tennessee, qui travaillent dur, de voter pour Phil Bredesen », dénonce le comité, tout en critiquant ouvertement le candidat démocrate.

Même Donald Trump est monté au créneau. « Je suis sûr que Taylor Swift ne sait rien d'elle [Marsha Blackburn]. Disons que, désormais, j'aime moins la musique de Taylor », a taclé le président américain mardi, après avoir été interrogé sur le sujet.

Et des plus déçus ceux qui se revendiquent comme nationalistes blancs car elle passait pour l'enfant chérie de « l'alt-right » avec sa musique marquée de country adulée car elle est blanche et issue d'un milieu conservateur du sud du pays.

Une façon de tourner le dos aux suprématistes et d'affirmer ses propres opinions politiques.

Avec son engagement dans le mouvement #MeToo et sa prise de position pour un contrôle accentué des armes à feu, soutenant la campagne « March For Our Lives »- après Parkland- Taylor Swift a gagné en présence sur la scène politique.

Joanne Courbet pour DayNewsWorld

 

L'ORGANISATION INTERNATIONALE DE LA FRANCOPHONIE

A-T-ELLE PERDU SON AME

Les sommets de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF) ont leurs passages obligés, dont la célébration de la grande famille qui, sur les cinq continents, a « cette langue en partage », selon la formule consacrée. Quelque 40 chefs d’Etat et de gouvernement et représentants des 84 membres de l’OIF sont venus dans la capitale arménienne pour le 17e sommet de la Francophonie.

Chacun y est allé de la défense de la langue française comme outil de réconciliation entre les peuples. « C’est une famille aux dimensions de la planète », a rappelé le chef de l’Etat français Cette langue qui « nous unit, dit-il, chacun la parle avec ses accents et ses tournures particulières ».

La Francophonie, au fil de ces quelque 50 ans, a renforcé ou élargi ses missions affirmant comme une Francophonie politique et diplomatique. « C’est sous votre impulsion que nous nous sommes dotés de textes normatifs et de références exigeantes sur la pratique de la démocratie, des droits et des libertés dans l’espace francophone, ainsi que sur la prévention des conflits et la sécurité humain » a insisté Michaëlle Jean.

"La bataille des dames"

Mais le vrai sujet dans toutes les têtes, c’est bel et bien le duel pour le secrétariat général de l’organisation, la « bataille des dames » qui défraie cette année la chronique, et qui devrait déboucher sur une victoire de Mme Mushikiwabo. En filigrane en effet la désignation probable de la Rwandaise Louise Mushikiwabo au secrétariat général de l’Organisation internationale de la Francophonie, en remplacement de la Canadienne Michaëlle Jean, qui ne sera pas reconduite, lâchée à la dernière minute par Ottawa et le Québec, pour « se rallier au consensus », a confirmé le porte-parole de la ministre de la Francophonie Mélanie Joly.

Or pour certains la candidature de Louise Mushikiwabo ne se justifie pas dans le cadre d’une francophonie rassembleuse.

En effet cette candidature, suscitée par la France puis reprise par le Rwanda avant d’être soutenue par l’Union africaine, laisse pensif au regard du passif historique entre les deux pays. De plus Kigali a, depuis la rentrée 2010, fait de l’anglais la seule langue d’enseignement public, en remplacement du français pour l’année suivante, tout en restant membre de l’OIF,  rejoindre le Commonwealth, devenant ainsi la toute première nation de tradition francophone à rejoindre les Etats issus de l’ancien empire colonial britannique. Enfin des observateurs s’inquiètent du fait que le président Paul Kagame a été réélu à la tête de son pays avec 98 % des voix en 2017, après une révision de la Constitution qui lui permet potentiellement de rester au pouvoir jusqu’en 2034. Cet état de choses s'avère préoccupant,r les présidents africains semblant de plus en plus nombreux à vouloir suivre cet exemple.(en Côte d’Ivoire, en République démocratique du Congo (RDC), au Burundi, au Burkina Faso, au Congo-Brazzaville, au Cameroun et au Tchad, entre autres)

Pour quelles missions?

En fait se pose la question de la mission de l'OIF. La Francophonie a-t-elle encore le français en partage ? Et à quoi sert son institution, l’Organisation internationale de la francophonie ?

Si « la francophonie doit être le lieu du ressaisissement contemporain », Emmanuel Macron souhaite une révision de la Charte de la Francophonie, pour notamment se pencher sur les modalités d’adhésion à l’OIF. « Faut-il se contenter de prendre quelques engagements en matière de respect des droits de l’homme [pour rejoindre l’OIF] ? », s’est-il demandé, faisant référence à la candidature, retirée au dernier moment, de l’Arabie saoudite.

Des propos qui semblent cependant entrer en contradiction directe avec la candidature, soutenue par Paris, de la cheffe de la diplomatie rwandaise à la tête de l’institution, le Rwanda figurant au 159e rang (sur 180 pays) du classement 2017 de la Fédération internationale des droits de l’homme (FIDH)

Si la langue française doit être « la langue de la création » pour une francophonie dont la priorité doit être la reconquête de la jeunesse (notamment africaine selon Macron  )ne faut-il pas recentrer la francophonie sur les véritables enjeux de la langue française ? Avec une fonction du secrétariat général de l’OIF moins politique, plus technique, ciblée sur les défis de l’enseignement du français ?

« Mais qu’à cela ne tienne, la messe est dite : au terme du huis clos de vendredi, la Rwandaise sera bien sacrée nouvelle reine de la Francophonie, n’en déplaise à Mme Jean et des ONG de défense des droits. »

Jaimie Potts pour DayNewsWorld

 

LA TROUBLANTE DISPARITION DU JOURNALISTE JAMAL KHASHOGGI

« Les enregistrements montrent qu'une équipe de sécurité saoudienne a détenu Jamal Khashoggi dans le consulat, avant de le tuer et de démembrer son corps », écrit le Washington Post.

Le journaliste saoudien dissident Khashoggi a disparu le 2 octobre au consulat saoudien d'Istanbul. Le même jour, quinze membres de l’appareil de sécurité saoudien ont fait un aller-retour dans la ville...La Turquie accuse les autorités saoudiennes de l'avoir enlevé ou assassiné au sein de sa représentation diplomatique. Riyad dément.

Plus d’une semaine après la disparition du journaliste saoudien Jamal Khashoggi la thèse de son enlèvement, voire de son assassinat sur ordre de Riyad, ne cesse de gagner en crédibilité.

De nouveaux indices créditant la thèse de la disparition forcée ou de l'assassinat

De nouveaux éléments créditant la thèse de la disparition forcée ou de l'assassinat du journaliste saoudien à Istanbul par des agents de son pays ont été révélés par les médias turcs, ce mercredi, alors que sa fiancée demande l'aide de Donald Trump.

Des images de vidéosurveillance montrant en effet notamment l'entrée au consulat saoudien d'Istanbul du journaliste Jamal Khashoggi et de l'équipe soupçonnée d'être responsable de sa disparition ont été diffusées sur les chaînes turques. Sur les images, Jamal Khashoggi apparaît entrant dans le consulat à 13h14. Un van noir est visible, garé à proximité. D'autres images montrent un van entrer dans le consulat puis en ressortir et se rendre à 15h08, selon la chaîne 24 TV, à la résidence du consul toute proche.

Le New York Times apporte même une information selon laquelle l'équipe saoudienne aurait apporté en Turquie une scie pour démembrer Jamal Khashoggi. «C'était comme Pulp Fiction», a déclaré au quotidien américain un responsable turc.

Selon le rédacteur en chef du quotidien turc Aksam, Murat Kelkitlioglu, s'exprimant sur 24 TV lors de la présentation des images, il est «certain» que Jamal Khashoggi est transporté dans ce van, mort ou vivant. Le Saoudien s'était exilé en 2017 aux États-Unis, après être tombé en disgrâce à la cour du prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane . Le Washington Post, de son côté, a affirmé, citant une source informée, que les services de renseignement américains avaient intercepté avant la disparition de Jamal Khashoggi des communications entre responsables saoudiens évoquant son enlèvement.

Intervention de la Maison Blanche

Donald Trump a réclamé tout la lumière sur cette affaire. «Nous sommes très déçus de voir ce qui se passe. Nous n'aimons pas ça» et «nous voulons savoir ce qu'il se passe là-bas» Le président des États-Unis a déclaré s'être entretenu «au plus haut niveau» avec les Saoudiens, et ce «plus d'une fois», au sujet de Jamal Khashoggi. , a-t-il assuré. La Maison Blanche a précisé que deux des plus proches conseillers du président, son gendre Jared Kushner et le responsable du conseil de sécurité nationale John Bolton, avaient parlé mardi au prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane, avant un nouvel appel du chef de la diplomatie américaine Mike Pompeo pour «réitérer» les demandes de Washington: «des détails» sur la disparition et «la transparence du gouvernement saoudien concernant l'enquête».

En parallèle, des sénateurs américains, républicains et démocrates, ont activé une loi qui oblige Donald Trump à rendre des conclusions sur ces faits au Congrès américain d'ici 120 jours.

S'il établit qu'un ressortissant étranger s'est rendu coupable d'une exécution sommaire, de torture ou d'autres atteintes aux droits de Jamal Khashoggi, alors Washington pourra imposer des sanctions contre cette ou ces personnes.

"Léquipe de l'assassinat"

L’enquête menée par la police turque, dont la presse locale et anglo-saxonne se sont fait l’écho, a permis d’identifier les quinze membres de l’équipe qui, selon Ankara, a débarqué de Riyad pour tendre un guet-apens à M. Khashoggi.

De nouveaux éléments ont été révélés concernant les 15 hommes venant d'Arabie Saoudite : ils ont quitté l'hôtel dans la matinée pour se rendre au consulat puis sont repartis dans la soirée. Le quotidien turc progouvernemental Sabah avait déjà révélé mardi que deux avions privés étaient arrivés d'Arabie saoudite à Istanbul ce jour-là et que les personnes à leur bord avaient des chambres réservées dans des hôtels proches du consulat mais qu'ils n'y avaient pas passé la nuit.

Mercredi, le même journal a publié les noms, l'âge et les photographies de quinze hommes présentés comme l'«équipe d'assassinat» dépêchée par Riyad. Parmi eux des officiers des forces spéciales et de l’armée de l’air saoudiennes, des membres supposés de la sécurité rapprochée de Mohammed Ben Salman. Le nom de l'une de ces personnes, Salah Muhammed Al-Tubaigy, correspond à celui d'un médecin légiste, chef de service au sein du ministère de l’intérieur saoudien.

La fiancée du journaliste a demandé mardi dans le Washington Post l'aide du président américain Donald Trump pour «faire la lumière» sur cette affaire. «J'implore le président Trump et la première dame Melania Trump d'aider à faire la lumière sur la disparition de Jamal», a écrit Hatice Cengiz.

Le président turc, Recep Tayyip Erdogan, a pressé Riyad, jeudi 11 octobre, de révéler les images de surveillance de l’intérieur du consulat saoudien prouvant que Jamal Khashoggi en était bien sorti, avertissant que la Turquie ne « pouvait rester silencieuse ».

« Si un moustique sort (du consulat), leurs systèmes de caméras vont l'intercepter » ( Recep Tayyip Erdogan)

Jenny Chase pour DayNewsWorld

 

MYSTERE AUTOUR DE LA DISPARITION

DE MENG HONGWEI

ACCUSE DE CORRUPTION EN CHINE

Porté disparu depuis plus de dix jours, Interpol a annoncé ce dimanche soir la démission « avec effet immédiat » de son président depuis novembre 2016, Meng Hongwei, tandis que Pékin a annoncé l'ouverture d'une enquête à son sujet en Chine, après des soupçons de corruption.

M. Meng « a accepté des pots-de-vin et est soupçonné d'avoir violé la loi », a rapporté dans un communiqué le ministère de la Sécurité publique, sans fournir de précisions sur ces accusations.

Ce communiqué est présenté comme un compte-rendu d'une réunion organisée lundi dans la cellule du Parti communiste chinois (PCC) du ministère de la Sécurité publique (police).

Le texte ne précise pas si les accusations imputées à M. Meng relèvent de ses fonctions ministérielles ou bien de celles qu'il exerçait à Interpol. Il n'est pas non plus précisé s'il a ou non été placé en détention.

Le mystère autour de la disparition depuis une dizaine de jours du président d'Interpol, dont l'organisation internationale basée à Lyon a finalement annoncé la démission ce dimanche soir.

Plus tôt dans la journée, Pékin avait indiqué que le désormais ex-président de 64 ans, soupçonné d'avoir « violé la loi », faisait l'objet d'une enquête en Chine.

C'est Grace Meng, l'épouse du président d'Interpol depuis novembre 2016, qui avait signalé la disparition « inquiétante » de son mari à la police française jeudi dernier, après plusieurs jours sans nouvelles. D'autant plus inquiétante qu'elle avait reçu le dernier message de son époux le 25 septembre,lors de son arrivée en Chine. Et le contenu de ce message : un simple émoticône représentant un couteau.

Elle a été placée depuis sous protection policière. Nul doute pour l'épouse Grace Meng qu'il s'agissait de la preuve que son mari était « en danger ». Meng Hongwei serait-il alors victime de la purge politique en Chine ?

Selon un quotidien de Hong Kong, Meng Hongwei serait détenu par les autorités chinoises, qui l'auraient arrêté dès son atterrissage en Chine, fin septembre.

Face à cette situation, Interpol a demandé des explications à la Chine. « Interpol a demandé aux autorités chinoises une clarification à propos du président Meng Hongwei et attend une réponse officielle concernant son état », a ainsi fait savoir le secrétariat général de l'organisation internationale. Mais il a reçu pour seule réponse que le désormais ex-président faisait l'objet d'une enquête.

Moins de deux ans plus tôt, en novembre 2016, l’élection d’un officiel chinois à la tête de l’organisation chargée de la coopération des polices de 192 Etats avait été accueillie avec le plus grand scepticisme par les organisations de défense des droits fondamentaux, telles qu’Amnesty International.

Meng Hongwei, était le premier citoyen de Chine continentale à prendre la tête d’une grande organisation internationale.

M. Meng, par ailleurs vice-ministre de l’intérieur d’un pays connu pour l’emprisonnement sans procès équitable de ses dissidents et des membres de minorités jugées « problématiques », ou de ses officiels corrompus ou victimes des luttes de factions, serait-il à son tour victime d'une purge politique qui semble s'être accélérée depuis l'arrivée de Xi Jinping au pouvoir, en 2012.

Un signe avant-coureur de ses difficultés: Meng Hongwei avait été démis en avril de ses fonctions au sein du comité du Parti chargé de superviser le ministère de la sécurité publique, après la nomination, à l’automne 2017, d’un nouveau ministre, Zhao Kezhi, ultraloyal à M. Xi Jinping.

Une disparition d'un membre de la diaspora chinoise à élucider. « Cette affaire relève de la justice. Elle concerne la communauté internationale. Elle concerne le peuple de mon pays », a déclaré Grace Meng.

Alyson Braxton pour DayNewsWorld

 

L'EXTREME DROITE DE BOLSONARO EN TETE

AU PREMIER TOUR DES PRESIDENTIELLES

OU UNE CRISE DE LA DEMOCRATIE AU BRESIL

C'est le candidat Jair Bolsonaro de l’extrême droite qui se trouve largement en tête au premier tour de la présidentielle avec 46,06 % des voix. Jair Bolsonaro a affirmé, dans la foulée des résultats, être « certain » qu’il aurait été élu s'il n'y avait pas eu des « problèmes avec les urnes électroniques ».

« Je suis certain que si ça n’avait pas eu lieu, nous aurions eu dès ce soir le nom du président de la République », a-t-il déclaré dans une vidéo publiée sur les réseaux sociaux.

Mais la bataille reste incertaine. Mais le candidat d'extrême-droite, malgré son triomphe, devra affronter lors du second tour le 28 octobre Fernando Haddad (29,24 %) du Parti des Travailleurs(PT), n'ayant pas réussi le coup de force d’une élection dès le premier tour.

Jair Bolsonaro a capitalisé dans les urnes sur la colère des Brésiliens contre la corruption de la classe politique et l’insécurité.

Il a notamment promis d’assouplir la législation sur le contrôle des armes à feu afin que ses concitoyens puissent s’armer contre les criminels. Il a lui-même été victime d'une blessure à l’arme blanche en septembre. A l'inverse le PT est, lui, impliqué dans un vaste scandale de corruption qui a conduit Lula en prison et amené à la destitution Dilma Rousseff pour avoir maquillé les comptes publics.

La droite brésilienne, le PSDB de Geraldo Alckmin ou le candidat du président sortant, Henrique Mereilles, connaissent une vraie désaffection.

Ancien officier âgé de 63 ans Bolsonaro a donc réussi à convaincre de nombreux Brésiliens de voter pour lui grâce à ses positions très dures contre l’insécurité à sa carrière dans l'armée exempte de toute accusation de corruption.

Il incarne également une vision conservatrice de la famille, du droit des minorités et de religion ainsi qu’un libéralisme économique qui a séduit bon nombre de Brésiliens.

Sur son compte Facebook, il a annoncé, dans la soirée qu’il allait « unir le peuple », qu’« unis, les Brésiliens deviendront une grande nation » et que « personne n’avait le potentiel qu’ils avaient ».

Pourtant une grande partie de l’électorat refuse de lui accorder son vote en raison de propos homophobes ou misogynes qui ont conduit des femmes à descendre dans la rue. Nombre de Brésiliens s’inquiètent aussi de l’impact sur la démocratie d'une telle élection.

Tout n'est pas gagné pour le candidat d'extrême-droite face à Fernando Haddad, ancien ministre de l’éducation , qui n’a cependant pas réussi à créer le front républicain contre Bolsonaro à ce premier tour. Les électeurs du centre seront l’objet de toutes les convoitises.

Le candidat de centre gauche, Ciro Gomes et l'écologiste Marina Silva se sont déjà rangés du côté du PT. Le centre droit, convoité par les deux camps, n'a pas encore pris position...

Quoiqu’il en soit le Brésil a rarement été aussi divisé lors d'une élection, durant laquelle les 147 millions d’électeurs devaient aussi désigner les députés de la chambre basse du Congrès et renouveler les deux tiers des 81 sièges du Sénat.

Mais tous les Brésiliens ont exprimé l'espoir que ce scrutin apporte le « changement » dans un pays rongé par une crise économique et politique aiguë, une violence endémique et d'innombrables scandales de corruption.

Le duel du 28 octobre s’annonce particulièrement imprévisible et témoigne «d'une crise démocratique très profonde » selon Christophe Ventura, chercheur à l'IRIS. .

Joanne Courbet pour DayNewsWorld

 

INQUIETANTE DISPARITION DU PRESIDENT CHINOIS D'INTERPOL POUR CORRUPTION

Une enquête pour disparition inquiétante a été ouverte concernant Hongwei Meng, le président chinois d'Interpol, dont le siège se trouve à Lyon. Ce dernier n'a plus donné signe de vie depuis qu'il a quitté la France pour la Chine, fin septembre.

La famille de Meng Hongwei n'a plus de nouvelles de lui depuis son départ vers la Chine le 29 septembre.

Son épouse inquiète, installée à Lyon avec leurs enfants, a signalé sa disparition aux autorités françaises et a été entendue par la police judiciaire. Selon une source proche du dossier, Hongwei Meng « n'a pas disparu en France »

Après avoir exercé en Chine comme vice-ministre de la Sécurité publique, Hongwei Meng, poids lourd du Parti communiste chinois, a été élu en novembre 2016 à la tête d’Interpol pour un mandat de 4 ans.

Interpol (ou l'Organisation internationale de police criminelle, OIPC) est une organisation internationale créée le 7 septembre 1923 dans le but de promouvoir la coopération policière internationale.

Cette première nomination d'un Chinois à ce poste avait été critiquée par des organisations de défense des droits de l'Homme, la Chine menant alors une intense campagne de rapatriement d'escrocs et de fraudeurs présumés, parfois accusée de servir ses intérêts politiques. La Chine a longtemps utilisé Interpol « pour arrêter des dissidents et des réfugiés à l'étranger », s'était inquiété notamment Amnesty International.

Or actuellement c'est Hongwei Meng qui il se trouverait « sous enquête » dans son pays, soupçonné par la justice d’avoir favorisé une entreprise dans le cadre de l’obtention d’un marché de cybersécurité. Depuis six ans environ, le gouvernement chinois est engagé dans une vaste campagne « anticorruption » qui a servi de prétexte à la mise à l’écart de dignitaires politiques ou administratifs, de magnats de l’immobilier et même d’une star de cinéma. Quelle que soit la réalité des charges contre le patron d’Interpol, sa " disparition" , tourne au bras de fer diplomatique. Depuis son siège à Lyon (Rhône), l’organisation a exigé ce samedi une « clarification » sur le sort de ce haut dignitaire. Dans un communiqué posté sur Twitter, le secrétaire général d’Interpol, dit attendre « une réponse officielle des autorités chinoises » pour répondre « aux inquiétudes ».

Dans sa conduite des affaires, Meng Hongwei semblait incarner avec zèle la ligne du parti communiste...

Les policiers mènent un travail de téléphonie et d’audition dans l’entourage professionnel du patron d’Interpol. Deux choses sont avérées: Meng Hongwei a bien quitté la France le 20 septembre dernier et le haut-dignitaire chinois a bien atterri dans son pays en provenance de Stockholm.

L'organisation s' était défendue de pouvoir servir des intérêts politiques en rappelant que le président d'Interpol n'intervenait pas dans le quotidien opérationnel, tâche dévolue à son secrétaire général - poste occupé actuellement par l'Allemand Jürgen Stock - et en soulignant que l'article 3 de ses statuts lui interdisait toute ingérence en matière politique..

Et l'élection de ce haut-dignitaire chinois à la tête d’Interpol en 2016 participait du rayonnement de la Chine à l’étranger.

La Chine traverse la plus longue campagne anticorruption depuis Mao déguisant une campagne d’élimination des adversaires politiques.

Carl Delsey pour DayNewsWorld

 

UN GOUVERNEMENT NATIONALISTE

ET ANTI-IMMIGRATION AU QUEBEC

François Legault devient Premier ministre désigné de la province du Québec. C'est un tournant politique majeur pour « la Belle Province », après 15 ans de gouvernement libéral quasi ininterrompu.

Pour la première fois, un parti nationaliste non indépendantiste a été porté au pouvoir lundi : la Coalition Avenir Québec (CAQ) . La CAQ, formation créée en 2011 par François Legault, disposera de la majorité absolue à l’Assemblée nationale québécoise, avec 74 députés sur 125 selon des résultats préliminaires.

« Aujourd’hui, on a marqué l’histoire ; aujourd’hui, il y a beaucoup de Québécois qui ont mis de côté un débat qui nous a divisés pendant 50 ans », a lancé, triomphal, François Legault, Premier ministre désigné de la province, à propos de la question de l’appartenance ou non du Québec au Canada.

Multimillionnaire, comptable de formation, le premier ministre désigné a fait fortune après avoir créé en 1986 la compagnie aérienne Air Transat ce qui lui vaut parfois la comparaison avec Donald Trump.

Il a promis « un esprit de rassemblement, pour gouverner pour tous les Québécois »,

et a dit vouloir « travailler pour un Québec fort au sein du Canada ».

Pour ce faire il prône le « changement », notamment la fermeté sur l’immigration, dont il veut réduire les seuils dès 2019 de plus de 20 % pour mieux intégrer les nouveaux arrivants, et une meilleure gestion des finances publiques.

La question indépendantiste a en revanche été exclue des débats. Ancien ministre indépendantiste, François Legault assure aujourd’hui ne plus vouloir se séparer d’Ottawa.

Entre prospérité économique et quasi-plein emploi, la campagne électorale n'a certes guère passionné les 8,4 millions d'habitants de la Belle Province, avec une participation de 67%, contre 71% en 2014 et 74% en 2012.

Mais son résultat constitue un nouveau coup dur pour les Libéraux, la famille politique du Premier ministre fédéral Justin Trudeau,qui en juin avaient déjà perdu l’Ontario, province la plus riche et la plus peuplée, au profit d’une autre formation conservatrice.

Le Canada organise des élections législatives dans un an. Le scrutin s'annonce incertain pour Justin Trudeau, dans un contexte de montée du nationalisme.

Jenny Chase pour DayNewsWorld

 

PRIX NOBEL DE MEDECINE

JAMES ALLISON ET TASUKU HONJO

Les lauréats du Nobel de médecine 2018, James Allison et Tasuku Honjo, ont révolutionné l’approche pour traiter les tumeurs : ils ont trouvé le moyen d’activer et de stimuler la réponse du système immunitaire.

Le prix Nobel de médecine 2018 est attribué à James P. Allison et Tasuku Honjoe prix Nobel de « physiologie ou médecine » .

Il a été remis ce lundi 1er octobre 2018 à James P. Allison ,70 ans, professeur d'immunologie au Centre du cancer de l'Université du Texas, et le Japonais Tasuku Honjo, 76 ans, professeur à l'Université de Kyoto pour leurs travaux sur l'immunothérapie.

Les deux hommes ont trouvé le moyen d’activer le système immunitaire de l’organisme pour l’aider à éliminer lui-même des tumeurs .

Les lymphocytes T sont les cellules responsables de la réponse immunitaire de l’organisme. Or dans le cas de la plupart des tumeurs, les lymphocytes T n’arrivent pas à percevoir les cellules cancéreuses comme une menace, et n’essaient donc pas de les détruire.

James Allison a découvert qu' un récepteur sur les lymphocytes T, appelé CTLA4, agissait comme un frein sur leur fonctionnement. Avec un anticorps spécifique ciblant ce récepteur, un anti-CTLA4, Allison a prouvé qu’il pouvait guérir des mélanomes, puis pour bien d’autres types de tumeurs par la suite.

De son côté, Tasuku Honjo a découvert une protéine, PD1pouvant elle aussi agir comme un frein pour empêcher les lymphocytes T d’agir. Le chercheur japonais a lui aussi trouvé un moyen d’inhiber PD1, permettant aux cellules du système immunitaires de s’attaquer efficacement à des mélanomes, puis à de nombreuses autres tumeurs.

Cette technique a recours à des lymphocytes T activés ou des anticorps (anti-PD1 par exemple) qui déclenchent le réveil du système immunitaire du patient.

Cette technique offre aux malades un espoir nouveau .

Chacun de leur côté, les deux scientifiques se sont évertués à « lâcher les freins » et « appuyer sur les bonnes pédales d'accélération » du système immunitaire de façon à lui permettre de « neutraliser des micro-organismes étrangers », a précisé le jury Nobel. L'efficacité de l'immunothérapie a été démontrée dans de multiples cancers dès 2015 . P. Allison , tout comme Tasuku Honjo, avait déjà reçu en 2014 le prix Tang, présenté comme la version asiatique des Nobel. A la chirurgie, la radiothérapie ou la chimiothérapie pour lutter contre le cancer se joint l'immunothérapie .

« Allison et Honjo ont montré comment différentes stratégies d'inhibition des freins du système immunitaire pouvaient être utilisées dans le traitement du cancer » a déclaré l'Académie.

Andrew Preston pour DayNewsWorld

 

L'IRAN BOMBARDE DES POSITIONS DE DAECH

EN SYRIE

Les Gardiens de la révolution iraniens ont annoncé lundi matin avoir tiré des missiles balistiques sur un « quartier général » de « terroristes » en Syrie en représailles à l’attentat d’Ahvaz, le 22 septembre dernier, où un commando de terroristes a abattu 24 personnes.

Selon l’agence de presse iranienne Fars, proche des conservateurs, deux types de missiles ont été utilisés : des Zolfaghar (portée : 750 km) et des Qiam (800 km).

« Le quartier général des responsables du crime terroriste d’Ahvaz a été attaqué il y a quelques minutes à l’est de l’Euphrate par plusieurs missiles balistiques tirés par la branche aérospatiale des Gardiens de la révolution », écrivent sur leur site Internet les Pasdarans, armée d’élite de la République islamique.

« Selon les premières informations, de nombreux terroristes takfiris et les chefs responsables du crime terroriste d’Ahvaz ont été tués ou blessés dans cette attaque », ajoutent-ils. Le terme « takfiri, dérivant du mot arabe « takfir » (anathème, est utilisé par les autorités iraniennes pour désigner les djihadistes sunnites. .

Le 22 septembre, 24 personnes avaient été abattues par un commando de cinq personnes ayant ouvert le feu à l’arme automatique sur un défilé militaire à Ahvaz, ville du sud-ouest de l’Iran. Selon l’EI, les cinq membres du commando étaient Iraniens, dont quatre originaires d’Ahvaz.

L’attentat a été revendiqué par l’organisation Etat islamique (EI), contre lequel l’Iran est engagé en Syrie au côté des autorités de Damas.

Le jour de l’attaque, le président iranien Hassan Rohani avait promis une réponse « terrible » à cet attentat pendant que les Gardiens de la révolution annonçaient une « vengeance inoubliable ».

C’est l’ayatollah Ali Khamenei qui, le 24 septembre, avait dénoncé les auteurs de l’attentat d’Ahvaz comme des groupes djihadistes opérant « en Syrie et en Irak ». Le guide suprême iranien les avait alors accusés d’avoir été « financés par les Saoudiens et les Emirats arabes unis ». Accusations démenties par Ryad et Abou Dhabi.

Les Gardiens de la révolution interviennent en Syrie en tant que « conseillers militaires » des forces loyales au président syrien.

Alize Marion pour DayNewsWorld

 

CHAOS EN INDONESIE APRES LE TSUNAMI

PLUS DE 840 MORTS ET 48 700 DEPLACES

Le président de la République indonésienne, Joko Widodo, s’est rendu à Palu dimanche en fin d’après-midi exhortant les sauveteurs à « travailler jour et nuit » pour trouver des survivants.

Sur le terrain, les équipes de recherche mènent une course contre la montre pour sortir des survivants des décombres.

Des sauveteurs tentaient lundi de retrouver des survivants dans les restes de l'hôtel Roa Roa, où près de 60 personnes pourraient avoir été ensevelies. Pour l'instant, deux personnes ont été sauvées sur ce site, selon une source officielle.

L'armée est en cours de déploiement pour aider aux recherches de survivants.

Des avions chargés de matériel et de nourriture ont pu atterrir à l'aéroport de Palu, mais de nombreuses pistes sont inutilisables et les ONG connaissent des difficultés d'acheminement..

Face à l'ampleur de la catastrophe le gouvernement indonésien vient officiellement, lundi, de faire appel à l’aide internationale.

L’Union européenne a annoncé l’octroi d’une enveloppe d’un million et demi d’euros.

Le bilan des victimes risque peut-être également de s’alourdir, car personne n’avait encore pu, lundi en fin de matinée, accéder à la ville côtière de Donggala, située à l’embouchure de la rivière Palu Donggala est la capitale d’une municipalité de près de 300 000 habitants.

Alors que le bilan des victimes ne fait que s'alourdir, des voix commencent à s'élever pour dénoncer des dysfonctionnements la force de la vague ayant surpris de nombreux habitants et observateurs. La polémique bat son plein sur place.

En cause, l'institut météorologique et de géophysique indonésien, le BMKG, qui aurait lancé une alerte au tsunami pour la lever 34 minutes plus tard. Une polémique vaine pour de nombreux chercheurs.

Boby Dean pour DayNewsWorld

 

MISE EN GARDE D'ANGELA MERKEL

A DONALD TRUMP SUR L'ONU

Angela Merkel met en garde Donald Trump contre la tentation de «détruire» l'ONU.

« L’actuel président américain dit que le multilatéralisme n’est pas la réponse aux problèmes, et croit qu’il n’y a que des situations avec un seul gagnant, contrairement à moi », a déclaré la chancelière allemande…

Ce dimanche, la chancelière allemande Angela Merkel a mis en garde le président américain Donald Trump contre la tentation de « détruire » le multilatéralisme, et notamment les Nations unies rappelant le contexte historique dans lequels elles sont nées :

« Les Nations unies ont été fondées sur les décombres de la Seconde guerre mondiale, et évidemment, c’est loin d’être parfait », a déclaré Mme Merkel lors d’un meeting de campagne pour les élections législatives régionales en Bavière.

L’Organisation des Nations unies (ONU), qui entre officiellement en vigueur le 24 octobre 1945, est en effet une organisation internationale regroupant 193 États.

Les objectifs premiers de l'organisation sont le maintien de la paix et la sécurité internationales.

Pour les accomplir, elle promeut la protection des droits de l'homme, la fourniture de l'aide humanitaire, le développement durable et la garantie du droit international.

« Détruire quelque chose sans avoir développé autre chose de nouveau est extrêmement dangereux et peut détruire l’ordre actuel qui garantit la paix, plus vite que nous ne le pensons », a averti la chancelière en martelant que le multilatéralisme était la voie à suivre.

Or, a-t-elle souligné, « l’actuel président américain dit que le multilatéralisme n’est pas la réponse aux problèmes, et croit qu’il n’y a que des situations avec un seul gagnant, contrairement à moi ».« Cela remet en question les systèmes multilatéraux (…), la capacité des Nations unies à fonctionner », a-t-elle estimé.

Devant l'Assemblée générale de l'ONU, Donald Trump a fait mardi l’éloge de la « souveraineté » en dénonçant « l’idéologie du mondialisme ».

Andrew Preston pour DayNewsWorld

 

LES FEMMES UNIES CONTRE BOLSONARO

CANDIDAT D'EXREME-DROITE AU BRESIL

« Dans l’histoire récente du pays sud-américain, on ne trouve pas la trace d’une mobilisation aussi importante liée aux femmes », indique Ligia Fabris Campos, professeure de droit à la Fondation Getulio Vargas.

Ce samedi, dans les rues du Brésil des milliers de femmes sont venues manifester contre le candidat d'extrême droite à la présidentielle Jair Bolsonaro. Au cri de «Non, pas lui!», les Brésiliennes ont descendues dans les rues des grandes villes brésiliennes, samedi, pour exprimer leur opposition à Jair Bolsonaro, député d’extrême droite.

Les plus grandes manifestations se sont déroulées dans les métropoles de Rio de Janeiro, Sao Paulo et Brasilia. Au total 62 villes ont été touchées par ce mouvement à huit jours du premier tour.

Le candidat à la présidentielle du 7 octobre prochain n’a eu de cesse tout au long de sa campagne de multiplier les invectives misogynes.

C'est au cri de « Non, pas lui ! », que des dizaines de milliers de Brésiliennes entendaient marquer leur farouche opposition au candidat d’extrême droite à la présidentielle Jair Bolsonaro, pourtant favori dans les sondages.

Jair Bolsonaro, député de 63 ans, caracole en tête des intentions de vote du premier tour de la présidentielle du 7 octobre. Il est sorti samedi matin de l’hôpital où il avait été admis début septembre, après avoir été poignardé lors d’un bain de foule, a annoncé l’établissement.

L’ancien capitaine de l’armée est réputé misogyne, homophobe et raciste. Il a déclaré sans ambages à une députée qu’elle ne « méritait pas » qu’il la viole, déploré également la longueur des congés maternité. Le général Hamilton Mourao, vice-président sur sa liste, a déclaré que les familles monoparentales sans figure paternelle étaient des « fabriques à individus non intégrés qui ont tendance à grossir les rangs des narcotrafiquants ».

A peine sorti Jair Bolsonaro a lancé une nouvelle polémique en menaçant de ne pas reconnaître le résultat des élections s’il n’était pas élu. « De ce que je vois dans la rue, je n’accepte (rai) pas un résultat aux élections qui soit différent de mon élection », a-t-il déclaré vendredi à la chaîne Bandeirantes.

«Un candidat qui fait une déclaration comme celle-ci dit clairement au pays qu'il a l'intention de mener un coup d'État contre notre démocratie», a estimé le candidat de centre gauche Ciro Gomes, troisième dans les sondages du 1er tour.

Bolsonaro « montre à nouveau qu’il n’est pas prêt pour la démocratie, il veut maintenir le pays divisé », a déclaré le candidat de centre droit Geraldo Alckmin, quatrième dans les sondages.

Les femmes représentent 52% de l'électorat brésilien et environ 50 % d’entre elles assurent qu’elles ne voteraient jamais pour lui. Elles ont lancé l'offensive début septembre avec un groupe sur Facebook baptisé « Les femmes unies contre Bolsonaro » qui a engendré une mobilisation massive sur les réseaux sociaux, au Brésil et à l’étranger.

La chanteuse américaine Madonna a apporté son soutien sur Instagram à #EleNao (Pas lui), le mot-clé de ce mouvement en portugais.

Des manifestations étaient également organisées par des collectifs de femmes samedi dans plusieurs pays : Etats-Unis, Canada, France, Espagne, Royaume-Uni, Pays-Bas ou Argentine.

Britney Delsey pour DayNewsWorld

 

IDYLLE ENTRE DONALD TRUMP ET KIM JONG UN

OU VERS UNE DENUCLEARISATION ?

Lors d'un meeting, le président américain Donald Trump a assuré que Kim Jong Un et lui étaient « tombés amoureux », saluant les « magnifiques lettres » que lui avait écrites son homologue nord-coréen.

« Nous sommes tombés amoureux - enfin pas concrètement, OK ?" ». S'adressant samedi à ses partisans lors d'un meeting à Wheeling, en Virginie occidentale, Donald Trump a voulu marquer le nouveau réchauffement avec le président nord-coréen, qu'il veut amener à abandonner l'arme nucléaire.

« Et puis nous sommes tombés amoureux - enfin pas concrètement, OK ?

Il m'a écrit de belles lettres, ce sont de magnifiques lettres.

Nous sommes tombés amoureux », a expliqué le président américain à sespartisans.

Une singulière façon d'amadouer le leader coréen.

« Le président Kim a vraiment été très ouvert et, honnêtement, il a été formidable ».

Lundi dernier, en marge de l'Assemblée générale de l'ONU à New York , le locataire de la Maison Blanche ne tarissait pas d'éloge envers son homologue coréen.

« Le président Kim a vraiment été très ouvert et, honnêtement, il a été formidable», avait-il déjà affirmé alors qu'il avait menacé un an plus tôt de « détruire totalement le pays »"

Les deux dirigeants se sont rencontrés pour la première fois en juin à Singapour et un deuxième sommet est désormais envisagé.

Donald Trump a également affiché son optimisme sur l'issue des négociations en cours.

Pourtant nombre d’analystes pointent l’absence d’avancées concrètes sur la dénucléarisation de la péninsule coréenne.

Andrew Preston pour DayNewsWorld

 

L'ILE DE CELEBES EN INDONESIE FRAPPEE

PAR UN TSUNAMI APRES DEUX SEISMES

832 MORTS ET DES CENTAINES DE BLESSES


Ce vendredi, deux séismes, dont un mesuré à 7,5 sur l'échelle de Richter, ont frappé vendredi l'île des Célèbes, en Indonésie, indique l'institut américain de géologie USGS.

Un tsunami a ensuite déferlé sur l'archipel peu de temps après les deux secousses.

« C'est un véritable tsunami qui a frappé Palu », une ville située à près de 80 km de l'épicentre du séisme, a expliqué le responsable du centre pour les tremblements de terre et tsunamis à l'agence indonésienne de géophysique Rahmat Triyono sur la chaîne de télévision Kompas.

Le bilan du violent séisme et du tsunami qui ont frappé l'archipel des Célèbes vendredi est désormais de 832 morts. Mais il risque encore de s'alourdir dans les prochaines heures. Ce dimanche, les secours tentent de découvrir d'éventuels survivants dans les ruines de la ville de Palu (350.000 habitants), la plus touchée par la catastrophe.

La zone touchée est « plus vaste que prévu». C'est ce qu'on annoncé les autorités dimanche après avoir revu le bilan en forte hausse. La ville de Palu n'est en effet pas la seule zone sinistrée. Les autorités et les ONG s'inquiètent notamment de la situation dans la région de Donggala plus au nord, qui reste très incertaine. Au total, la zone touchée par le cataclysme est peuplée de 600.000 habitants. Le vice-président indonésien Jusuf Kalla a dit craindre que le bilan n'atteigne « un ou plusieurs milliers », s'appuyant sur les catastrophes précédentes .

Sur place, les secours sont toujours à pied d’œuvre pour tenter de venir en aide aux habitants prisonniers des décombres.

Rodolphe Avener, commandant à la Sécurité civile, rappelle que la priorité lors d'un pareil drame est évidemment de « retrouver les victimes dans les débris et amas ». Même après 48 heures, la probabilité de trouver des survivants est bien réelle, affirme-t-il

Le nouveau séisme, d'une profondeur de 10 kilomètres, est d'une magnitude plus importante que la série de violents tremblements de terre qui ont fait plus de 500 morts et environ 1 500 blessés cet été sur l'île de Lombok, voisine de Bali.

L'Indonésie est un archipel de 17 000 îles et îlots qui s'est formé par la convergence de trois grandes plaques tectoniques (indo-pacifique, australienne, eurasienne).

L'archipel se trouve sur la ceinture de feu du Pacifique, une zone de forte activité sismique.

Boby Dean pour DayNewsWorld

 

VERS DEUX ETATS ISRAEL ET PALESTINE

Le président américain Donald Trump a dit mercredi pour la première fois sa préférence pour une solution à deux Etats afin de mettre fin au conflit israélo-palestinien.

Donald Trump promet de présenter son plan de paix « équilibré » d’ici quatre mois. Pour la première fois aussi il a donné un calendrier précis.« Dans les deux, trois ou quatre mois », a assuré Donald Trump, qui rêve d’aboutir à « l’accord ultime » entre Israéliens et Palestiniens là où tous ses prédécesseurs ont échoué.

« Je pense que les deux Etats vont voir le jour », a-t-il même ajouté un peu plus tard devant la presse. Même si c’est « un peu plus difficile », « cela marche mieux parce que chacun gouverne de son côté », a-t-il expliqué.

Il s’agit d’un tournant dans la politique officielle de l’administration Trump qui ne s'était pas encore prononcée clairement sur ce sujet épineux. « Si les Israéliens et les Palestiniens veulent un Etat, c’est OK pour moi. S’ils veulent deux Etats, c’est OK pour moi », a-t-il assuré. « Je suis un facilitateur »

Donald Trump n'a cependant pas précisé si cette solution à deux États sera proposée dans le plan de paix concocté depuis de longs mois dans le plus grand secret par une petite équipe menée par son gendre et conseiller Jared Kushner.

Pour Donald Trump il ne fait aucun doute également que les Palestiniens, qui ont gelé tout contact avec l’administration américaine depuis qu’elle a reconnu Jérusalem comme capitale d’Israël fin 2017, reviendraient à la table des négociations.

Pourtant une myriade de mesures spectaculaires avait été prises par Donald Trump contre les Palestiniens depuis que ces derniers lui avaient retiré son rôle de médiateur dans le processus de paix israélo-palestinien comme le transfert de l'ambassade américaine à Jérusalem et la reconnaissance de la ville comme capitale d'Israël, la suppression des fonds d'aide alloués aux réfugiés palestiniens, l’UNRWA, dont les Etats-Unis étaient le premier contributeur, la fermeture des bureaux de la mission palestinienne à Washington...

Après ce tournant dans la ligne officielle américaine ce mercredi, Hossam Zomlot, chef de la mission diplomatique palestinienne à Washington, n'en a pas moins rejeté les propos du président: « Leurs propos (des Américains, ndlr) vont à l'encontre de leurs actes, et leurs actes détruisent clairement toute possibilité d'une solution à deux Etats », a-t-il affirmé.

« Nous ne renoncerons pas au contrôle sécuritaire à l’ouest du Jourdain », y compris en Cisjordanie, a pour sa part répondu Benjamin Netanyahou devant des journalistes.

Le président américain, faisant fi du contexte tendu, s’est montré obstinément confiant. « Je crois que nous allons aboutir à un accord », a-t-il dit.

Il a ajouté qu’Israël devrait faire quelque chose de positif pour les Palestiniens. « Je pense que beaucoup de progrès ont été faits. Je pense qu’Israël veut faire quelque chose et aussi que les Palestiniens veulent vraiment faire quelque chose. » -

.« Je pense vraiment que quelque chose va se passer. C’est mon rêve d’y parvenir avant la fin de mon premier mandat » a-t-il lancé lors d’une rencontre avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou.

Alyson Braxton pour DayNewsWorld

 

EMMANUEL MACRON CHAMPION DE LA TERRE

A L'INTERNATIONAL

« Champion de la Terre » et grand ambassadeur des Nations unies pour préparer le sommet pour le climat de septembre 2019 . « Titre honorifique le plus élevé de l'ONU en matière d'environnement », il vient, selon les mots de l'organisation, « récompenser des figures remarquables des secteurs publics, privés et de la société civile, dont les actions ont eu un impact positif sur l'environnement ».

Ces deux titres témoignent à eux seuls de la haute estime en laquelle est tenu le président français, à l’international, sur les questions environnementales.

Une légitimité acquise grâce, entre autres, au One Planet Summit. an après avoir organisé la première édition du "One Planet Summit", Emmanuel Macron s'est vu voir décerner le titre de "champion of the Earth" ce mercredi 26 septembre.

Avec le titre de  « grand ambassadeur » Emmanuel Macron aura deux missions en particulier :poursuivre la dynamique des "One planet summits" et faire une restitution sur la finance verte. Autrement dit tous les investissements qui favorisent la transition énergétique et la lutte contre le réchauffement climatique.

Emmanuel Macron n'a-t-il pas montré ses poings quand Donald Trump a quitté l'Accord climat en prononçant le « Make our planet great again » ?

La France a ainsi joué un rôle important dans la création de l’Alliance solaire internationale en mai dernier. Elle vise une meilleure exploitation de l’énergie solaire et une baisse du recours aux énergies fossiles dans les 121 pays membres, parmi les plus ensoleillés au monde. Même chose pour l’ Initiative africaine pour les énergies renouvelables (AREI) qui vise l’installation d’une capacité énergétique renouvelable à grande échelle sur le continent africain d’ici 2020.

Certes le président français a organisé, il y a un an, le premier sommet du climat à réunir des chefs d'État et des grandes entreprises qui se sont engagées pour moins polluer .

Mais les résultats sont-ils à la hauteur des ambitions en France ?

La France ne donne en tout cas pas l'exemple. L'objectif par exemple de réduire ses émissions de gaz à effet de serre (GES) de 40 % d’ici 2030 par rapport à ceux de 1990 n'a pas été tenu.

Après des baisses régulières depuis 2005,les émissions sont reparties à la hausse entre 2016 et 2017 et la France a dépassé son budget carbone de 6,7 % l’an dernier, selon l’ observatoire Climat-Energie, publié mi-septembre par le RAC et le Cler-Réseau pour la transition énergétique.

Bon nombre de Français ont un regard critique sur sa politique environnementale. Les succès inattendus des marches pour le climat, organisées le 8 septembre dernier en réaction à la démission de Nicolas Hulot l’ont rappelé.

A Paris, 18.500 personnes sont descendues dans la rue pour demander que le gouvernement « agisse enfin sérieusement contre le dérèglement climatique » et mette fin aux contradictions entre les ambitions affichées et les actes.

« Par sa diplomatie active sur les enjeux climatiques et sa capacité à faire le lien entre les pays, Emmanuel Macron a gagné une certaine légitimité sur la scène internationale », reconnaît Pierre Cannet, responsable des programmes climat, énergie et villes durables à WWF France.

Britney Delsey pour DayNewsWorld

 

L'ONU SOUS LE SIGNE DE LA DEFIANCE

Le secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres, a voulu voir dans l’affluence de chefs d’Etats cette année « la preuve éloquente de la confiance de la communauté internationale dans les Nations unies », et a rappelé que « par ces temps de fragmentation et de polarisation, le monde a besoin de cette assemblée pour montrer la valeur de la coopération internationale ».

Mais de nombreux diplomates s’interrogent ouvertement sur l’avenir d’une action diplomatique efficace et collective .

En effet jamais le système multilatéral mis sur pied après la seconde guerre mondiale, et dont l’ONU est le cœur, n’a été autant en crise marquée par la montée des nationalismes et des populismes en Europe et les blocages sur les dossiers syrien et yéménite.

De plus deux poids lourds de la scène internationale, le président russe, Vladimir Poutine, et son homologue chinois, Xi Jinping ont en outre décidé de boycotté ce rendez-vous internationale diplomatique, de même que le premier ministre indien, Narendra Modi.  Les Etats-Unis, quant à eux, n’ont cessé de montrer leur défiance à l’égard du multilatéralisme. En quelques mois, Washington a annoncé se retirer de l’accord de Paris sur le climat, de l’accord sur le nucléaire iranien, du pacte mondial sur la migration.

C’est plutôt la méthode Trump qui a gagné du terrain. « Indéniablement, la diplomatie vit une crise et ce constat est toujours plus évident depuis un an », reconnaissait , dans un long entretien au Monde, le ministre des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian.

Si Donald Trump l'an dernier n’excluait pas la possibilité de « détruire totalement » la Corée du Nord si elle continuait de menacer la paix du monde, cette année la donne a changé. Kim Jon Un est devenu un homme fréquentable et même ouvert. La rencontre au mois de juin entre les deux présidents était une première. Elle a permis d’installer une détente inédite, une seconde rencontre est d’ailleurs en préparation..

Mais sur l’Iran le président américain Donald Trump s'est montré intraitable. Il a appelé mardi à New York tous les pays de la planète à isoler le régime iranien, dénonçant la « dictature corrompue » au pouvoir selon lui à Téhéran.

Trump a fait de Téhéran l’ennemi numéro 1 de son administration, et exerce, mois après mois, une pression maximale. L’administration américaine souhaite un traité avec l’Iran englobant nucléaire et missiles balistiques.

La question iranienne résume, à elle seule, bien des crises du multilatéralisme. L’Iran, c’est le dossier nucléaire. C’est aussi un dossier régional, avec une présence en Syrie qui pose problème et une confrontation régionale avec l’Arabie Saoudite et ses affiliés. C’est enfin un enjeu de repositionnement pour la puissance russe, représentée cette semaine à New York par le ministre des affaires étrangères, et non par Poutine.

L’ONU semblerait-elle plus que jamais être un instrument obsolète au regard des nouveaux rapports de force ?

Jaimie Potts pour DayNewsWorld

 

INQUIETUDE D'ISRAEL FACE A LA RUSSIE

A PROPOS DE LA SYRIE

Moscou exprime son irritation contre l’Etat hébreu, une semaine après que l’un de ses avions de reconnaissance a été abattu dans la région de Lattaquié par l'armée syrienne.

Le 17 septembre en effet un appareil russe de reconnaissance électronique de type IL-20 avait disparu des radars au moment où quatre avions de chasse F-16 israéliens effectuaient un raid dans la région de Lattaquié.

Le ministère de la défense russe avait mis en cause l’attitude des avions israéliens, qui se seraient dissimulés sous l’Iliouchine. L’armée israélienne, elle, a souligné le rôle décisif de la multitude de missiles sol-air déclenchés par Damas, alors que les avions de chasse n’étaient plus dans la zone. En somme, l’amateurisme de l’armée syrienne aurait entraîné le drame.

Selon le compte rendu du Kremlin, la Russie considère dorénavant que « la raison principale de la tragédie », au cours de laquelle 15 passagers ont péri, est le comportement des forces aériennes israéliennes.

Ainsi, selon le porte-parole de la Défense russe Igor Konachenkov, les F-16 israéliens, en passe de réaliser une attaque sur la province syrienne de Lattaquié, se sont cachés derrière l'avion de reconnaissance russe afin d'éviter un missile de la défense anti-aérienne syrienne.

Données à l'appui, le responsable russe a affirmé que le missile syrien, qui visait à la base un F-16 israélien, avait brutalement changé de trajectoire avant de toucher le Il-20. l'avion russe, qui comptait 15 militaires à bord, a été abattu par un tir malheureux de la défense anti-aérienne syrienne, Igor Konachenkov avait affirmé le 23 septembre que «la responsabilité dans la tragédie [...] incomb[ait] entièrement à l'Armée de l'air israélienne». L'Etat hébreu rejette pour sa part cette version.

Au téléphone avec Netanyahou, Poutine rejette la version israélienne

Pour les Russes en effet , pas question d’incriminer l’allié et hôte syrien.

La Russie a, en conséquence, annoncé son intention de renforcer la défense antiaérienne de l'armée syrienne avec ses batteries S-300 ainsi que de brouiller certaines communications sur la Méditerranée.

« Nous sommes convaincus que la réalisation de ces mesures va refroidir les têtes brûlées et empêchera les actes irréfléchis constituant une menace pour nos soldats », a déclaré le ministre de la Défense Sergueï Choïgou lors d'une déclaration diffusée à la télévision.

Des systèmes de défense antiaériens S-300 seront livrés dans les deux semaines à l’armée syrienne. Leur fourniture avait été gelée en 2013 à la demande de l’Etat hébreu. Il était déjà question en avril de débloquer ce dossier. C'est chose faite.

Le ministre a ajouté que les postes de commandement de l’armée syrienne seraient désormais équipés de systèmes de contrôle permettant d’identifier sur-le-champ tout appareil russe.

Le président russe Vladimir Poutine en a informé le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou lors d’un appel téléphonique dimanche.

Le dirigeant russe a par ailleurs souligné que la décision de Moscou de renforcer la défense antiaérienne de son allié syrien était «adéquate au vu de la situation et [visait] avant tout à éviter toute menace potentielle pour la vie des militaires russes».

De son côté, Benjamin Netanyahou a fait valoir que la responsabilité de l'incident incombait, selon lui, avant tout à l'armée syrienne qui avait abattu l'appareil. Le Premier ministre israélien s'est en outre inquiété du transfert d'armes sophistiquées en Syrie.

Jérusalem et Washington ont mis en garde lundi soir la Russie contre son intention déclarée de fournir aux militaires syriens des missiles sophistiqués avancés, affirmant que cette décision déstabiliserait davantage la région et augmenterait des tensions déjà élevées.

Alize Marion pour DayNewsWorld

 

ERYTHREE-ETHIOPIE ENFIN

LA PAIX APRES DES DECENNIES DE CONFLITS

« L’état de guerre qui existait entre les deux pays est arrivé à sa fin .Une nouvelle ère de paix et d’amitié s’ouvre ». C’est ce que proclame le texte signé le 9 juillet 2018 à Asmara, par le Président de l’Erythrée Issaias Afeworki et le Premier Ministre Ethiopien Abiy Ahmed.

Le conflit entre les deux pays est né de l’annexion en 1962, de l’Erythrée, (ancienne colonie italienne, puis anglaise) jusqu’alors « entité autonome » fédérée à l’Ethiopie, par l’Empereur Haïlé Sélassié.

L’Erythrée n’a pu ensuite retrouver son indépendance qu’en mai 1993, après trente ans de guerre, guerre ouverte par les Indépendantistes du Front Populaire de Libération de l’Erythrée (FPLE).

Malgré une  séparation en apparence pacifique, les deux voisins sont restés en désaccord sur des questions monétaires, commerciales et frontalières, chacun revendiquant plusieurs régions frontalières dont Baden, Tsorona , Zalambessa et En Bure.

Jusqu’en 1998, les deux pays sont néanmoins restés proches alliés, tout en surveillant étroitement leur nouvelle frontière commune dont le tracé n’avait pas donné immédiatement toute satisfaction aux deux belligérants.

Et c’est pour un problème de frontière que l’Erythrée, engagea en mai 1998 un nouveau conflit…Pour quelques kilomètres carrés de déserts ?

Les deux pays se sont livrés dès lors à une guerre fratricide.

Un premier accord de paix fut signé en juin 2000. Ce premier accord de paix prévoyait la création d’une zone de sécurité de 25 km de large, prise à l’intérieur de l’Erythrée, placée sous le contrôle des Nations Unies (MINUE) ; mais l’Erythrée a continué à occuper la localité de Baden , qui va être au cœur du nouveau conflit.

L’indépendance de l’Erythrée avait fait perdre simultanément à l’Ethiopie son unique façade sur la Mer Rouge, l’Erythrée ayant récupéré les ports de Massawa et d’Assab. Depuis 20 ans l’Ethiopie a été  enclavé, obligeant ainsi le pays, qui du jour au lendemain avait du faire transférer ses bateaux d’Assad à Djibouti, à faire transiter la quasi-totalité de ses importations et exportations par le corridor conduisant à la colonie française, corridor qui est l’un des plus chers au monde. Selon Serge Tiran , représentant en Ethiopie de l’Entreprise de logistique Massida, les 100 millions d’habitants d’un pays 30% plus grand que la France ont été obligés pour s’approvisionner de passer par une route de « niveau départemental » en France, à peine carrossable. L’aller et retour entre les deux capitales prend encore, présentement, 8 jours dans le meilleurs des cas.

Depuis 1998, les deux pays ont été en affrontements périodiques, jusqu’à ce que le gouvernement éthiopien décide en juin 2018, de mettre en œuvre l’accord d’Alger du 12 décembre 2000. C’est au nouveau Premier Ministre Abiy Ahmed  que l’on doit cette politique de la main tendue (Abiy Ahmed est le 1er Orano en poste depuis 1991 ; il a succédé à Haïlemariam Desalegn , démissionnaire depuis février 2018).

Grace au geste d’Abiy Ahmed , un vent d’apaisement vient de souffler sur cette région de la Corne d’Afrique.

L’Erythrée de son côté était le pays le plus méconnu de l’Afrique. Depuis peu, les européens en savent un peu plus sur le pays, l’Erythrée étant l’un des pays les plus représentés parmi les migrants qui tentent de gagner l’Europe.

L’Erythrée est dirigée par un dictateur Isaias Afwerki, ingénieur de formation, lequel s’est fait élire en 1995 après un referendum, en se présentant « de façon très évangélique » comme « le berger du peuple ». Isaias Afwerki est devenu au fil des ans un dictateur féroce, ceci malgré sa discrétion et son style africain « new style », moderne et ouvert. Sous sa direction, l’Erythrée est devenu un camp de concentration à ciel ouvert de 5 millions d’habitants ou tous sont affamés et mis en esclavage.

Mais la Maison Blanche de Bill Clinton en pinçait pour lui alors, imaginant que, parce qu’il avait mangé dans la gamelle de l’ONU, il allait mettre en place un régime réformateur, socio-démocrate « à la suédoise » ?

Les équipes de Clinton avaient tout simplement oublié qu’il avait été formé par les Mao de Pékin, partisans d’un régime unique et d’une surveillance de tous par tous, avec une presse muselée et privée de ses libertés.

Pendant de nombreuses années , le régime a pratiqué la torture et mis en place un régime de conscription des hommes de 16 à 40 ans obligés à donner leur vie à l’Etat. L’Erythrée, pays le plus fermé au monde est toujours inscrit sur la liste des Etats voyous !

Ce sont du reste, les principales raisons pour lesquelles près de 400 000 Erythréens ont fuit leur pays pour rejoindre l’Europe.

Or, L’heure est aujourd’hui au business en Erythrée comme en Ethiopie.

Depuis quelques années en effet,  sous la pression de la mondialisation  l’Ethiopie où les salaires sont très bas, s’est transformé en atelier de tissage et de confection (Décathlon s’y est installé). L’Ethiopie qui connait une croissance à deux chiffres avait désespérément besoin d’un accès à la Mer Rouge.

La Corne de l’Afrique est donc devenue ces dernières années une corne d’abondance … La réal-politique a fait le reste…

Le 16 septembre 2018, l’Ethiopie et l’Erythrée ont signé un accord consolidant leur réconciliation. Cet accord a été signé à Djeddah, en présence du roi Salman d’Arabie et de son fils le Prince Héritier Mohamed Ben Salman et du Secrétaire Général de l’ONU.

On ne connait pas encore les détails de cet accord entre les deux pays ; mais ce dernier s’est déjà traduit par la réouverture des ambassades, le rétablissement des lignes aériennes, de relations commerciales nouvelles, de lignes téléphoniques et de postes frontières.

« Un vent d’espoir vient de souffler sur la Corne de l’Afrique » vient de se réjouir le nouveau secrétaire Général de l’ONU (depuis janvier 2017) Antonio Guterres.

Cette évolution géopolitique satisfait pleinement, au demeurant l’Arabie Saoudite et les Emirats Arabes. Le Ministre Saoudien des Affaires Etrangères vient en effet de déclarer que « ce dernier accord de paix va contribuer au renforcement de la sécurité et de la stabilité de la Région » qui en a bien besoin !

On sait en effet que L’Arabie Saoudite et les Emirats Arabes qui disposent dans le port stratégique d’Assad pour leurs opérations au Yémen, raison pour laquelle ils ont grandement contribué à ce rapprochement  historique.

Leurs intérêts à court et à moyen terme sont en effet très évidents : des dizaines de navires transitent par Bâb el Mandeb, le détroit stratégique qui sépare la péninsule arabique de la Corne de l’Afrique.

Cela sera- t-il suffisant pour pacifier totalement la Région et surtout la Grande Région du Moyen Orient sachant que la guerre se poursuit au Yémen, que Daech semble vouloir renaitre de ses cendres, que le conflit en Syrie n’est pas totalement terminé et que l’Iran menace de fermer détroit d’Ormuz …

A suivre….

Clara Mitchell pour DayNewsWorld

 

ATTENTAT REVENDIQUE PAR LE GROUPE ISLAMIQUE CONTRE UNE PARADE MILITAIRE EN IRAN

Une attaque a visé, ce samedi matin vers 9 h, un défilé militaire dans la ville d’Ahvaz, dans le sud-ouest de l’Iran. Le dernier bilan fait état de vingt-neuf morts et une soixantaine de blessés. Des femmes et des enfants figurent parmi les victimes. « Trois des quatre terroristes ont été tués sur place; le quatrième, blessé, est mort à l'hôpital », a déclaré le général Abolfazl Shekarchi, porte-parole des forces armées iraniennes.

Ce défilé militaire marque la Journée nationale des forces armées et commémore le début de la guerre contre l’Irak (1980-1988) à Ahvaz, capitale de la province du Khouzestan, ainsi que la résistance de la « défense sacrée » iranienne lors de cette « guerre imposée », selon la phraséologie officielle. L'Irak avait envahi l'Iran.

Le Khouzestan, à population majoritairement arabe, a été une des régions iraniennes les plus touchées par les combats pendant la guerre Iran-Irak. En effet Saddam Hussein pensait que ses soldats y seraient accueillis en libérateurs par la population arabe, mais celle-ci se montra dans l’ensemble fidèle à l’Iran.

Deux organisations ont revendiqué l'attaque.

Le groupe djihadiste Etat islamique (EI) a revendiqué l'attaque samedi en fin de matinée, via son organe de propagande Amaq. «Des combattants de l'Etat islamique ont attaqué un rassemblement des forces iraniennes dans la ville de Ahvaz», selon Amaq. L'Iran est une cible récurrente de l'EI, puissance chiite qui soutient les milices combattues en Irak par l'organisation sunnite.

L'attentat a aussi été revendiqué auprès de l'agence Reuters par un groupuscule arabe, la Résistance nationale d'Ahvaz, présentée par un porte-parole comme une alliance de mouvements arabes hostiles au gouvernement iranien

Téhéran a tout de suite pointé du doigt son voisin saoudien et les Etats-Unis.

Le ministre des affaires étrangères, Mohammad Javad Zarif, avait directement mis en cause non pas l’EI, mais les Etats-Unis, écrivant sur Twitter :

« Des terroristes recrutés, entraînés et payés par un régime étranger ont attaqué Ahvaz [...] L’Iran considère que les parrains régionaux du terrorisme et leurs maîtres américains sont responsables de telles attaques. » . «L'Iran réagira rapidement et fermement pour défendre des vies iraniennes», avait-il ajouté. .

Ramezan Sharif, porte-parole des gardiens de la révolution, avait été plus précis quant aux auteurs de l’attaque, accusant un groupe séparatiste arabe dans des propos rapportés par l’ISNA :

« Ceux qui ont ouvert le feu sur les gens et les forces armées sont liés au mouvement Al-Ahvazieh. Ils sont nourris par l’Arabie saoudite, et ils ont essayé de faire de l’ombre à la puissance des forces armées. »

Ce mouvement séparatiste est d’autant plus fort que les habitants de la province du Khouzestan, majoritairement arabes dans un pays perse, se disent parfois « abandonnés » par le pouvoir central. Ces dernières années, les tempêtes de poussière et la pollution atmosphérique, à cause notamment des activités des raffineries de pétrole dans la région, ont donné lieu à des mouvements de contestation civile.

Le ministre iranien des Affaires étrangères, Mohamad Javad Zarif, a également affirmé que l'assaut avait été mené par "des terroristes recrutés, formés, armés et payés par un régime étranger".

Ce n'est pas la première attaque que subit l'Iran, théâtre ces dernières années de plusieurs attentats, visant notamment les Gardiens de la Révolution.

Le 20 juillet 2018, au moins 10 membres des Gardiens de la révolution ont été tués dans une attaque menée par des insurgés contre l’une de leurs bases dans le village de Dari, situé dans le district de Marivan, dans le nord-ouest du Kurdistan iranien.

Le 7 juin 2017, des hommes armés et des kamikazes avaient attaqué le Parlement et le mausolée de l’imam Khomeiny à Téhéran, faisant 17 morts et des dizaines de blessés, les premières attaques revendiquées par le groupe État islamique (EI) en Iran. Les Gardiens de la Révolution avaient alors dénoncé l'« implication » de l’Arabie saoudite et des États-Unis dans les attentats.

L’Iran est régulièrement accusé par l’Arabie saoudite et son allié américain de vouloir déstabiliser la région. Et Washington menace régulièrement de s’en prendre à Téhéran.

« Nous ne réduirons jamais nos capacités défensives […] nous les augmenterons jour après jour », a déclaré le président iranien Rohani en présidant un défilé militaire à Téhéran. « Le fait que vous soyez en colère contre nos missiles montre que ce sont nos armes les plus efficaces », a-t-il ajouté .

Alize Marion pour DayNewsWorld

 

MORT DU PRESIDENT VIETNAMIEN TRAN DAI QUANG

Le président vietnamien Tran Dai Quang, figure du camp conservateur au sein du régime communiste, est décédé vendredi à l'âge de 61 ans.

Le dirigeant de 61 ans est décédé au milieu de la matinée.

Il était à la tête du Vietnam depuis 2016. « Le président Tran Dai est mort à l'hôpital militaire » dans la matinée, selon un bulletin de l'agence officielle VNA, Vietnam News Agency. Atteint d'une grave maladie il continuait cependant à exercer ses fonctions officielles, malgré sa fatigue visible et son amaigrissement.

Son rôle honorifique l'a conduit à assumer celui d'hôte du président américain Donald Trump et du chinois Xi Jinping notamment lors du sommet de l'APEC accueilli par le Vietnam en novembre dernier.

Il faisait partie du duo de conservateurs placés à la tête du régime en 2016, avec le Premier ministre Nguyen Xuan Phuc.

Au-delà de cette fonction il était l'un des hommes clefs du régime, au sein du puissant Bureau politique du Parti communiste du Viêt Nam (PCV), véritable centre du pouvoir ,qui nomme le président. Le véritable numéro un du régime reste de fait le secrétaire général du parti communiste, Nguyen Phu Trong.

La mort du président ne déstabilise donc pas le régime communiste, au pouvoir depuis des décennies, qui a eu le temps de se préparer à son décès.

Cet ancien ministre de la Sécurité publique, portefeuille clef de ce régime autoritaire, aura néanmoins marqué son mandat par la répression qu'il a mené contre toute voix discordante dans le pays où des dizaines de prisonniers politiques, blogueurs ou journalistes, sont détenus. Il s'était notamment illustré entre 2012 et 2015 par l'arrestation de 2.700 personnes pour atteinte à la sécurité publique.

Son élection avait confirmé la domination politique des conservateurs, après un congrès du PC en janvier 2016 marqué par de vives luttes entre conservateurs et réformateurs.

Andrew Preston pour DayNewsWorld

 

LA COLOMBIE LEADER

DE LA PRODUCTION DE COCAINE

La Colombie reste le premier producteur de cocaïne du monde. Selon l'Office des Nations unies contre la drogue et le crime (ONUDC), les plantations illicites de coca ont même augmentées en Colombie de 17% en 2017.

La Colombie enregistre une hausse record de ses cultures de feuille de coca et de son potentiel de fabrication de cette drogue. Les Etats-Unis en sont le premier consommateur de la planète. Le pays devance le Pérou (43.900 ha) et la Bolivie (24.500) avec 171.000 hectares en 2017.

Quant à la capacité de production de cocaïne, elle a augmenté de 31% s'élevant à 1.379 tonnes, soit une valeur marchande estimée à 2,7 milliards de dollars, des chiffres inédits depuis 2001.

Les plants sont devenus également plus productifs. En 2016, la superficie totale de coca, dont la feuille est la matière première de la cocaïne, atteignait 146.000 ha avec une capacité de production de drogue de 1.053 tonnes comparées aux 866 tonnes d'auparavant. En cause non seulement l'augmentation de cultures, mais également leur productivité grâce à des variétés plus résistantes aux maladies.

Face à cette recrudescence l'ONUDC a exprimé sa « profonde préoccupation quant au capital issu de l'économie des drogues », qui affecte les efforts de la Colombie pour construire la paix après plus d'un demi-siècle de guerre tout en menaçant la stabilité de l'Etat. En effet le trafic de drogue a été longtemps la principale source de financement de la guérilla des Farc (la plus vieille guérilla d'Amérique latine), après la chute de l'Union soviétique qui avait coupé les financements des «pays frères ».

Le président Juan Manuel Santos, le prédécesseur d'Ivan Duque, avait choisi, dans le cadre des accords de paix avec les Farc, l'éradication volontaire ainsi que l'aide à la substitution. Il avait, par contre, interdit les aspersions de glyphosate par hélicoptère provoquant d'importants dommages sur la santé des paysans.

Cette stratégie a été remise en cause par le président colombien Ivan Duque, au pouvoir depuis le 7 août. Il s'est engagé à supprimer, au cours de ses quatre années de mandat, au moins 140.000 ha de narco-plantations.

Alors que le président Donald Trump prépare une visite en Colombie en décembre, le gouvernement d'Ivan Duque envisage de reprendre les aspersions aériennes de glyphosate par des drones.

Alize Marion pour DayNewsWorld

 

MADAGASCAR LE PRESIDENT PAR INTERIM

RIVO RAKOTOVAO

A Madagascar, ils sont 36 candidats à prendre part à l'élection présidentielle du 7 novembre. La passation entre l'ancien président Hery Rajaonarimampianina et le nouveau chef d'Etat par intérim Rivo Rakotovao a eu lieu lundi.

L'ancien chef de l'Etat a en effet démissionné vendredi pour se conformer à la Constitution malgache exigeant qu'un président qui se présente à sa propre succession démissionne 60 jours avant le premier tour.

Un premier tour fixé au 7 novembre.

Ce mardi le président par intérim a répondu aux critiques concernant sa proximité avec l'ancien chef de l'Etat qui l'empêcherait d'assurer une neutralité de l'Etat pendant la période électorale.

Rivo Rakotovao était membre du parti HVM de l'ancien chef d'Etat mais indique ne plus être membre du parti de Hery Rajaonarimampianina depuis dix jours. Si sa démission en tant que chef du HVM, il y a un mois et demi, avait été médiatisée, cette fois-ci son départ définitif du parti s’est fait en toute discrétion. « Bien sûr, il y a des suspicions, car tout le monde connaît mon choix en tant que citoyen, mais c'est là même qu'il faut faire la différence. Maintenant, je suis à un niveau de responsabilités où je dois accomplir ma mission en respectant la République », a déclaré le président par intérim à RFI. Sa neutralité : ses « actes la justifieront », explique-t-il.

Toujours est-il que depuis le mois de juin c'est un gouvernement de consensus qui a été mis en place. Le gouvernement d'union nationale intègre des ministres des deux grands partis d'opposition MAPAR et TIM.

. « Il y a un gouvernement de consensus donc même en Conseil des ministres il y aura des gens qui n'auront pas les mêmes tendances politiques que moi », rappelle ce proche de l'ancien chef de l'Etat.

Cette démission est perçue comme un signal positif pour aller vers des élections apaisées et pourtant certains contestent la date de cette élection.

Huit candidats en effet, sur les trente-six en lice à la présidentielle, réclament un report de l'élection. Le plus connu d'entre eux est l'ancien chef de l’Etat, Didier Ratsiraka. L'ex-Premier ministre, Olivier Mahafaly et le président de l'Assemblée nationale, Jean Max Rakotomamonjy font aussi partie de la liste.

Une résolution a été signée au domicile de l'amiral Didier Ratsiraka, demandant l'annulation du scrutin et la mise en place d'une Transition. Les raisons de ce désaccord sur la date de l'élection sont d'ordre politique :

1° Le climat politique actuel ne s'y prêterait pas

2° L'illégalité de la décision du 25 mai de la Haute Cour constitutionnelle d' exiger la mise en place d'un gouvernement de consensus est dénoncée.

3° L'organisation d' une conférence nationale en vue d'aboutir à un accord politique est également avancée.

L'un d'eux a d'ailleurs déposé au Conseil d'Etat une requête en annulation du décret de convocation des électeurs. L'institution doit trancher sur cette demande mardi.

Alors que ces huit candidats exigent un report, les vingt-huit autres ne sont pas de cet avis. Les deux grands concurrents de Hery Rajaonarimampianina notamment, Andry Rajoelina et Marc Ravalomanana sont favorables à cette élection du 7 novembre.

Sur 36 candidats en lice pour l'élection présidentielle du 7 novembre prochain quatre d'entre eux polarisent d'ores et déjà l'attention : le président sortant, Hery Rajaonarimampianina, candidat à sa propre succession, et ses trois prédecesseurs : Andry Rajoelina (2009-2013), Marc Ravalomanana (2002-2009) et Didier Ratsiraka (1975-1993 puis 1997-2002).

Jenny Chase pour DayNewsWorld

 

 

VICTIMES DE TRAFIC D' ETRES HUMAINS

85 ENFANTS SAUVES AU SOUDAN

« La diversité des nationalités parmi les personnes secourues (Soudan, Soudan du Sud, Tchad, République du Congo, Erythrée, Niger, ndlr) montre à quel point la traite des êtres humains et le trafic des êtres humains constituent un problème véritablement transnational, qui nécessite une réponse internationale coordonnée », déclare Tim Morris, le directeur exécutif des services de police d'Interpol.

Quatre-vingt cinq enfants ont été sauvés d'un trafic d'êtres humains Interpol a annoncé lundi qu'un réseau de trafic d'êtres humains a été démantelé fin août au Soudan.

Un réseau de trafic d'êtres humains a été démantelé fin août à Khartoum (Soudan), permettant de sauver 94 personnes, parmi lesquelles 85 enfants dont certains travaillaient dans des mines d'or illégales, a annoncé lundi Interpol.

Grâce à l' « Opération Sawiyan », qui s'est déroulée du 26 au 30 août, douze femmes et deux hommes ont été arrêtés au cours d'un vaste coup de filet de la police locale, avec l'appui d'Interpol. « Plusieurs points névralgiques » de la ville comme l'aéroport international, et des mines d'or à ciel ouvert situées à l'Est, étaient visés, précise dans son communiqué l'organisation internationale de police criminelle, dont le siège est à Lyon.

La police a arrêté quatorze personnes faisant commerce de l’immigration clandestine, du travail d’enfants et de la mendicité forcée.

« La diversité des nationalités parmi les personnes secourues (Soudan, Soudan du Sud, Tchad, République du Congo, Erythrée, Niger, ndlr) montre à quel point la traite des êtres humains et le trafic des êtres humains constituent un problème véritablement transnational, qui nécessite une réponse internationale coordonnée », déclare Tim Morris, le directeur exécutif des services de police d'Interpol, cité dans le texte.

De nombreuses victimes mineures du réseau travaillaient dans des mines d'or exploitées illégalement, « dans des conditions extrêmes »,« des enfants, certains âgés "d'à peine 10 ans" » manipulant des produits chimiques dangereux tels que mercure ou cyanure.

200 policiers ont été mobilisés pour l'opération de différents services, parmi lesquels ceux de la lutte contre le trafic humain, de la protection de l’enfance et de l’antenne locale d’Interpol

Vingt mille dollars (17.325 euros) ont été également saisis durant l'opération, dont une partie pourrait correspondre « au versement d'une rançon » après l'enlèvement d'un migrant, qui fait partie lui-même des victimes du réseau démantelé, selon la même source.


A été démantelé un  groupe criminel transnational comme il en existe d'autres faisant de la traite d'êtres humains dont des enfants. C'est un "véritable problème transnational".

Jenny Chase pour DayNewsWorld

 

LA COREE DU NORD SANS MISSILES BALISTIQUES

MAIS AVEC GERARD DEPARDIEU

 

La Corée du Nord célèbre son 70e anniversaire avec une parade militaire géante le jour où le pays commémore la fondation en 1948 de la République populaire démocratique de Corée. Le 9 septembre est en effet le jour où le pays commémore la fondation en 1948 de la République populaire démocratique de Corée (RPDC), son nom officiel.

Cet État communiste naissait alors de la partition de la péninsule par Washington et Moscou, trois ans auparavant, lors des derniers jours de la Seconde Guerre mondiale

La Corée du Nord a organisé dimanche un défilé militaire pour célébrer son 70e anniversaire tout en s'abstenant de montrer les missiles balistiques intercontinentaux (ICBM).

Des transports de troupes blindés, des lance-roquettes multiples et les chars ont suivi, survolés par des biplans formant le chiffre "70".

Des chasseurs expulsant des fumées rouges, blanches et bleues - les couleurs du drapeau nord-coréen - sont passés au dessus de la tour du Juche, monument à la gloire de la philosophie politique nord-coréenne.

Seuls ont été exposés des missiles de courte portée et des chars d'assaut .

Le Kumsong-3, missile de croisière antinavire et le Pongae-5, un engin sol-air ont fait partie du défilé. Aucun Hwasong-14 et 15, missiles capables d'atteindre le territoire continental des Etats-Unis.

Lors de ces festivités, sous l’œil de Kim Jong, les Nord-Coréens n'ont donc pas fait montre des dernières inventions militaires dans le but selon les expert de « minimiser la nature militaire» de l'événement, «Il n'y a pas eu d'ICBM, d'IRBM (missiles de portée intermédiaire) dont la présence n'aurait pas été très heureuse dans cette ambiance qui veut que la Corée du Nord se soit engagée dans l'ultime dénucléarisation. Je pense que cela sera bien perçu», a commenté Chad O'Carroll, directeur du Korea Risk Group. Immédiatement après le défilé militaire, des milliers de civils ont défilé, accompagnés de chars dépeignant des thèmes économiques et des appels à la réunification de la péninsule.

Pékin , protecteur et partenaire commercial de la Corée du Nord, est représenté par un responsable de haut rang, signe de la volonté de détente de Pyongyang après des années de froid dues aux essais de missiles et d'armes nucléaires nord-coréens. Kim Jong Un a d'ailleurs rencontré le président chinois Xi Jinping trois fois en Chine depuis janvier. Ainsi le dirigeant nord-coréen a témoigné de son amitié avec la Chine, levant la main de l'émissaire du président Xi Jinping au moment où ils saluaient la foule après la parade.

Une manière également de ménager les efforts diplomatiques en cours, après la rencontre en juin à Singapour entre le président américain Donald Trump et Kim Kong Un, lequel tiendra son troisième sommet avec le président sud-coréen Moon Jae-in à Pyongyang mi-septembre.

Ces festivités ont également eu lieu sous l’œil du comédien français Gérard Depardieu, présent dans les tribunes des dignitaires locaux et étrangers.

Signe de détente sur la péninsule, semble-t-il.
Alyson Braxton pour DayNewsWorld

 

DES MORTS A BASSORAH SUR FOND DE

CRISE SOCIALE ET POLITIQUE EN IRAK

L'Irak  est secoué par un mouvement social anti-corruption dans la province de Bassorah, la région pétrolière du sud.

Dans la nuit à Bassorah, d'imposants nuages d'épaisse fumée noire et de hautes flammes s'élevaient du siège du gouvernorat, de la résidence du gouverneur provincial, ainsi que des sièges de partis politiques et groupes armés. Des manifestants ont mis le feu au consulat iranien à Bassora . Quatre roquettes se sont abattues samedi matin dans l'enceinte de l'aéroport local, selon l'agence Kurdistan24. Plus tard dans la journée, les manifestants avaient investi un champ de pétrole au nord de Bassorah, exploité par le groupe russe Lukoil.

Des milliers de manifestants étaient de nouveau dans la rue . « Une personne a été tuée et 35 blessées, donc 24 civils et 11 membres des fo

rces de l'ordre », selon un communiqué lapidaire du ministère de la Santé... De plus trois obus se sont abattus tôt vendredi 6 septembre sur la Zone verte où siègent les autorités à Bagdad, alors qu'un couvre-feu était imposé à Bassorah, capitale de la province pétrolière du sud.

L'attaque au mortier sur le secteur ultra-sécurisé de Bagdad, un incident rare et dont les auteurs ne sont pas identifiés, n'a fait « ni victime ni dégât », selon le commandement des opérations dans la capitale irakienne.

Ces troubles sociaux qui ont commencé dès le 8 juillet dans la province de Bassorah, la plus riche en hydrocarbures du pays s'expliquent par l'incurie et la corruption de la classe politique. En effet dans cette région riche en hydrocarbure le manque d'infrastructures, d'eau, d'électricité et d emplois est criant. Les manifestants s'en étaient déjà pris aux partis et groupes armés. Ce mouvement, qui avait gagné l'ensemble du sud du pays et Bagdad, s'était ensuite essoufflé, le gouvernement annonçant le déblocage d'un plan d'urgence de plusieurs milliards de dollars.

Mais la contestation est repartie, vendredi dernier, avant de dégénérer ces derniers jours en violences meurtrières tandis que les défenseurs des droits de l'Homme mettent en cause les forces de l'ordre. Grande ville pétrolière d'une population de 2,7 millions d'habitants, Bassora est en proie depuis ce mardi 4 septembre à des manifestations sur fond de crise sociale et sanitaire inédite. Ce mouvement a été relancé par une crise sanitaire qui a conduit plus de 30 000 personnes à l'hôpital pour des intoxications à l'eau polluée à Bassorah.

D'après le dernier bilan, une douzaine de personnes ont trouvé la mort dans ces contestations populaires. Et vingt-trois morts depuis juillet.

De plus cette contestation populaire qui a conduit à l'incendie du consulat d'Iran se fait sur fond de tensions entre communautés. Téhéran tente depuis les législatives de mai de peser sur la formation du futur gouvernement irakien. Le bloc pro-Iran au Parlement, emmené par une liste d'anciens combattants anti-jihadistes revendique la majorité des députés nécessaire à former le cabinet.

L'attaque contre la représentation diplomatique du grand voisin iranien, puissance agissante chiite en Irak marque un tournant dans le soulèvement que connaît la région depuis juillet.

Le Premier ministre sortant Haider al-Abadi, allié au populiste chiite Moqtada Sadr, se veut le héraut de l'indépendance politique de Bagdad face à Washington et Téhéran, aussi.

Ce 8 septembre, à l'appel de Moqtada Sadr, Haider al-Abadi se présentera avec plusieurs de ses ministres devant le Parlement pour évoquer le mouvement social à Bassora .

Déchiré par des années de violences depuis l'invasion américaine de 2003, l'Irak se remet d'une guerre contre Daesh.

Malgré d'importantes recettes pétrolières – 7,7 milliards de dollars en août –, le pays connaît un fort chômage et des pénuries d'eau et d'électricité.

Garett Skyport pour DayNewsWorld

 

LE DERNIER BASTION TERRORISTE IDLEB EN SYRIE

OU LE SOMMET CRUCIAL A TEHERAN

Les présidents de l'Iran, de la Russie et de la Turquie se retrouvent en sommet vendredi à Téhéran pour décider du sort de la province d'Idleb, ultime grand bastion rebelle et djihadiste de Syrie où la communauté internationale redoute un désastre humanitaire imminent.

Idleb est le dernier bastion où ont été envoyés des dizaines de milliers de rebelles et de civils évacués d'autres bastions de l'opposition repris par les forces loyalistes à travers le pays.

La Russie a asséné jeudi qu'elle « tue et tuera les terroristes », que cela soit à Idlib, dernier bastion échappant aux forces gouvernementales, ou ailleurs en Syrie.  « Nous avons tué, nous tuons et nous tuerons les terroristes (...) Et peu importe qu'ils se trouvent à Alep, à Idlib ou en d'autres points de la Syrie », a déclaré Maria Zakharova, citée par les agences russes. « Il en va de notre sécurité », a-t-elle ajouté.

« Des cibles de l'organisation terroriste » ont été déjà bombardées comme Jabhat al-Nosra dans la province rebelle syrienne d'Idlib, comme l'a déclaré hier le porte-parole du ministère de la Défense Igor Konachenkov. Un sommet doit réunir demain à Téhéran les chefs d'Etat iranien, russe et turc, dont les pays parrainent les belligérants en Syrie.« La situation à Idleb sera l'un des sujets principaux de discussions » du sommet de Téhéran, a déclaré le porte-parole du Kremlin, « nous savons que les forces syriennes s'apprêtent à régler ce problème ».

Washington de son côté affirme avoir des preuves que le régime d'Assad prépare des armes chimiques avant d'attaquer d'Idlib affirmant jeudi soir avoir « de nombreuses preuves » selon lesquelles le gouvernement syrien préparait des armes chimiques en vue d'une attaque contre la province rebelle d'Idlib.

C'est pourquoi une nouvelle mise en garde a été faite par Jim Jeffrey, conseiller spécial sur la Syrie du secrétaire d'Etat américain (ndlr : ministre des Affaires étrangères) Mike Pompeo. « Toute offensive serait considérée comme une escalade irresponsable », a-t-il averti.

La communauté internationale s'inquiète d'une nouvelle offensive sanglante menée par le pouvoir syrien.

Les Etats-Unis ont mis en garde à plusieurs reprises ces derniers mois le pouvoir syrien contre l'utilisation d'armes chimiques, en menaçant de frappes aériennes en représailles, comme cela avait été le cas en avril dernier après une présumée attaque chimique contre la localité rebelle de Douma.

La rencontre entre Rohani, Poutine et Erdogan pourrait déterminer l'ampleur et le calendrier de l'offensive contre la province du nord-ouest de la Syrie.

Elle doit avoir lieu dans l'après-midi quelques heures seulement avant une autre réunion sur la situation à Idleb, convoquée par les Etats-Unis au Conseil de sécurité de l'ONU.

Britney Delsey pour DayNewsWorld

 

ATTAQUE DU CANDIDAT A LA PRESIDENTIELLE

JAIR BOLSONARO LORS D'UN MEETING

AU BRESIL

Jeudi 6 septembre,vers 15 H (18h GMT),Jair Bolsonaro, le candidat d’extrême droite à l’élection présidentielle brésilienne, a été poignardé en plein abdomen.

Il était alors en campagne pour la présidentielle, porté par la foule dans la ville de Juiz de Fora, une localité de 70.000 habitants dans l'État du Minais Gerais (sud-est), à trois heures de route de Rio de Janeiro.

Il a été transporté à l'hôpital où il a subi une intervention chirurgicale. Le député d'extrême droite a été opéré d'urgence pour une « lésion à l'abdomen », mais ses jours ne sont pas en danger. Selon les médecins, il devrait rester hospitalisé pendant au moins une semaine.

Des images télévisées ont montré le candidat, juché sur les épaules de sympathisants, recevant un coup violent sous le thorax et s'effondrer en arrière avec une grimace de douleur, avant d'être évacué.

Le profil de l'agresseur

Son agresseur, un homme de 40 ans, serait un ancien militant du parti de gauche PSOL. Une foule importante a crié « Tu vas mourir » en direction de l'assaillant et l'a attrapé et brutalisé, avant qu'il ne soit amené dans un commissariat de la police fédérale. L'auteur de l'attaque, a été immédiatement arrêté, il portait un couteau enveloppé dans un tissu.

Le suspect a par la suite clamé avoir agi «pour raisons personnelles» et «sur l'ordre de Dieu», selon un rapport préliminaire de la police militaire.

Dans des déclarations à TV Globo, l'avocat de l'agresseur, Pedro Augusto Lima Possa, a déclaré que celui-ci l'avait assuré avoir agi «pour des motifs religieux, de type politique et également en raison des préjugés que montre Bolsonaro à chaque fois qu'il parle de race, de religion et des femmes».

Bolsonaro est actuellement en tête de la course pour la présidence avec 22 % des intentions de vote en partie grâce à l’interdiction de candidature de Lula, l’ex-président incarcéré pour corruption.

Qui est le candidat Jair Bolsonaro? "Le Trump tropical"

Député du parti social libéral depuis vingt-sept ans, Jair Bolsonaro est un personnage controversé qui a vanté publiquement les mérites de la junte militaire au Brésil.

Figure de l’extrême droite brésilienne, le député est également connu pour ses saillies sexistes et homophobes.

Fin août, il avait accusé le gouvernement de promouvoir l’homosexualité dans les écoles parce qu'avait été distribué dans une école un kit, dont aurait fait partie Le Guide du zizi sexuel, du dessinateur suisse Zep.

Il a aussi déclaré à maintes reprises que la police devrait être autorisée à ouvrir le feu sans limite sur les trafiquants de drogue et autres criminels.

S'il n'est fidèle à aucune formation politique, ses valeurs sont restées inchangées. Le député a toujours revendiqué son aversion profonde pour la gauche. Bien que toute sa famille soit dans la politique, l'ex-capitaine de l'armée se présente surtout comme « un candidat hors du système politique brésilien » séduisant un certain nombre de Brésiliens, déçus par les scandales de corruption successifs qui ont éclaboussé le Parti des travailleurs (PT) d'Inacio Lula da Silva.

L'agression dont Jair Bolsonaro a été victime a suscité de vives condamnations de la part du reste de la classe politique.

Depuis plusieurs mois, la campagne présidentielle brésilienne se durcit dans un climat tendu et d'intolérance.

Alyson Braxton pour DayNewsWorld

 

DEPENALISATION DE L'HOMOSEXUALITE  EN INDE

L’homosexualité reste à l’heure actuelle criminalisée dans 71 pays de la planète, selon un décompte de l’Association internationale des personnes lesbiennes, gays, bisexuelles, trans et intersexes.

Les juges de la Cour suprême de Delhi ont jugé illégal un vieil article du code pénal sur le « sexe contre nature ». Au centre d’une bataille judiciaire à multiples rebondissements entamée il y a près de vingt ans, l’article 377 du Code pénal prohibait tout « rapport charnel contre l’ordre de la nature ».

La plus haute instance judiciaire de ce pays d’Asie du Sud de 1,25 milliard d’habitants a jugé illégal un vieil article du Code pénal condamnant les relations sexuelles entre personnes de même sexe. « La loi était devenue une arme de harcèlement contre la communauté LGBT », a déclaré le président de la Cour suprême Dipak Misra.

Autorisée en 2009 seulement, puis à nouveau interdite en 2013, l’homosexualité a été dépénalisée en Inde jeudi 6 septembre, une décision historique pour la deuxième nation la plus peuplée de la planète. Les juges de la Cour suprême de Delhi ont jugé illégal l’article 377 du code pénal, datant de l’ère coloniale britannique, condamnant les relations sexuelles entre personnes de même sexe, qualifiées de « sexe contre nature ». Un panel de cinq juges de la Cour suprême avait entendu en juillet les arguments de plaignants homosexuels, parmi lesquels plusieurs célébrités, qui soutenaient que cet article est contraire à la Constitution indienne.

Dans le pays, gouverné depuis mai 2014 par les nationalistes hindous, très conservateurs quant aux sujets de société, le sujet reste extrêmement sensible. Le gouvernement de Narendra Modi avait préféré ne pas prendre position sur la question et laisser la dépénalisation de l’homosexualité à l’appréciation de la justice.

Certes il existe une scène homosexuelle discrète dans les grandes villes d’Inde, comme Delhi ou Bombay, mais les rapports sexuels entre hommes ou entre femmes restent toujours très mal vus dans cette société profondément conservatrice. De nombreux Indiens, notamment dans les zones rurales, où réside 70 % de la population, considèrent l’homosexualité comme une maladie mentale. Certains la mettent même sur un pied d’égalité avec la zoophilie.

Selon le code pénal indien datant de l'ère coloniale britannique, l’article 377, désormais caduque, l’homosexualité était sur le papier passible de prison à vie. Dans les faits, toutefois, les poursuites judiciaires pour relation sexuelle entre personnes de même sexe devenaient rarissimes. Ces quatre dernières années, les associations de défense des homosexuels n’ont pas relevé de cas d’emprisonnement au titre de l’article 377, mais elles ont sans ­relâche dénoncé la pression exercée sur les homosexuels, en particulier par la police.

La dépénalisation ordonnée jeudi par cette même Cour suprême était largement escomptée par les observateurs.

La jurisprudence établie ces dernières années penchait en effet en sa faveur, avec notamment la reconnaissance d’un troisième genre pour les transgenres et la sanctuarisation du droit à la vie privée.

Emily Jackson pour DayNewsWorld

 

DIX-HUIT MORTS, VINGT-SIX DISPARUS

ET UNE QUARANTAINE DE BLESSES

DANS UN FORT SEISME A HOKKAIDO AU JAPON

Le tremblement de terre s’est produit en pleine nuit dans l’île la plus au nord de l’archipel, deux jours à peine après le passage d’un typhon dévastateur dans la région d’Osaka.

C'est un séisme de magnitude 6.7 qui a frappé l'île japonaise d'Hokkaido, déjà dévastée par le cyclone Jebi plus tôt, dans la nuit de mercredi à jeudi.

Selon les pompiers cités par l'agence Kyodo, sept habitations se sont effondrées sur l'île et des opérations sont en cours pour secourir d'éventuelles victimes piégées sous les décombres.

Le tremblement de terre a eu lieu à 62 km au sud-est de la capitale régionale, Sapporo.

Ce glissement de terrain dans la commune d’Atsumi est visible dans des images aériennes de la chaîne publique NHK.

Le Premier ministre, Shinzo Abe, a déclaré à la presse que son gouvernement avait mis en place un centre de commandement pour coordonner les secours et le sauvetage.

Le nord du Japon est balayé par le violent typhon Jebi, qui a déjà fait 11 morts et plus de 340 blessés et de nombreux dégâts matériels laissant derrière lui maisons détruites, poteaux à terre, arbres arrachés, véhicules accidentés...

L'aéroport Kix, situé en mer sur une île artificielle au large d'Osaka, est inondé et fermé, avec 3.000 passagers et plusieurs centaines d'employés bloqués à l'intérieur. En effet le pont qui relie les installations à la terre ferme a été heurté par un pétrolier.

Carl Delsey pour DayNewsWorld

 

TUERIE D'ELEPHANTS POUR LEUR IVOIRE

AU BOTSWANA

«Il s’agit du plus grave épisode de braconnage en Afrique dont j’ai jamais été informé», selon le représentant de l'ONG Éléphants sans frontières.

Au moins 90 éléphants ont été retrouvés morts, leurs défenses d’ivoire méthodiquement arrachées, ces dernières semaines au Botswana, victimes d’une des vagues de braconnage les plus meurtrières recensées récemment sur le continent africain.

La plupart ont été tués par «des balles de gros calibre», selon M. Chase, près de points d’eau de la célèbre réserve du delta de l’Okavango, dans le nord de Botswana.

Coincé entre la Zambie et l'Afrique du Sud, le Botswana abrite la plus grande population africaine d'éléphants en liberté, évaluée à encore 135.000 animaux en 2015.

Le pays a-t-il été le théâtre d'une tuerie massive de pachydermes ?

C'est ce que dénonce l’ONG Eléphants sans frontières avec son décompte macabre lors d’un recensement aérien de la population de pachydermes du pays conduit avec le ministère botswanais de la Faune sauvage et des Parcs nationaux.

Ces tueries interviennent quelques semaines après la décision controversée des autorités de Gaborone de désarmer leurs « rangers » spécialisés dans la lutte antibraconnage. En effet jusqu’au mois de mai, ses «rangers» étaient ainsi lourdement armés et autorisés à tirer sur les braconniers.

Mais en mai dernier, le gouvernement du nouveau président Mokgweetsi Masisi, en place depuis le mois précédent, a ordonné le désarmement de ces unités.

Le ministre du tourisme, Tshekedi Khama, a confirmé l’étendue du massacre, et s’est dit « très préoccupé, très inquiet ».

« Nous avons été épargnés par les braconniers pendant longtemps, nous réalisons maintenant à quel point ils sont sophistiqués. (...) Malheureusement, nous apprenons parfois nos leçons de la pire façon. »

La richesse de faune de ce petit pays en a fait un sanctuaire très prisé des amateurs de safaris et un des pôles de développement de son économie protégés grâce à un arsenal antibraconnage jusque-là considéré comme exemplaire. Jusqu’au mois de mai, ses rangers étaient ainsi lourdement armés et autorisés à tirer sur les braconniers. Faut-il les réarmer ?

Et également envisager de mettre des colliers GPS sur les pachydermes comme au Gabon ?

Selon Mike Chase, les auteurs de cette vague de braconnage viennent de pays voisins comme l’Angola et la Zambie où les éléphants ont pratiquement disparu à cause du braconnage.

L’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) estime que le très rémunérateur trafic de l’ivoire ont fait chuter le nombre d' éléphants de 415 000 à 111 000 au cours de la dernière décennie en Afrique.

Ses études révèlent qu’environ 30 000 pachydermes sont victimes chaque année du braconnage.

Jenny Chase pour DayNewsWorld

 

LE PAPE FRANCOIS POUR LE DIMANCHE

MAIS CONTRE LA SOCIETE DU DIVERTISSEMENT

Lors de sa catéchèse sur le repos dominical, mercredi 5 septembre, le pape François a insisté sur le sens de cette journée comme « moment de la contemplation et de la louange ».« L’homme ne s’est jamais autant reposé qu’aujourd’hui, mais (il) n’a jamais connu autant de vide qu’aujourd’hui ! », s’est exclamé le pape François devant les 13 000 pèlerins rassemblés sur la place Saint-Pierre.

Le pape François a défendu le repos dominical tout en critiquant la société de « divertissement ».

Le dimanche permet de « faire la paix avec la vie », a déclaré le pape François devant des milliers de fidèles rassemblés sur la place Saint-Pierre au Vatican .

« Et la vraie paix ne consiste pas à changer sa propre histoire mais à l'accueillir et à la valoriser », a encore expliqué Jorge Bergoglio.

Trouver le « vrai repos »

Pour le pape, il est certes important de se reposer, mais encore faut-il distinguer le « vrai repos » du « faux repos » dans une société qui prône le divertissement ou l'évasion.

Or notre société se transformerait en « un grand parc d'attraction », vide de sens.

Le pape a aussi fustigé la société de loisirs. « L'industrie des loisirs est très florissante et la publicité dessine le monde idéal comme un grand parc d'attractions », a expliqué le souverain pontife.

De plus, « le concept de vie qui domine aujourd'hui ne repose plus sur l'activité mais sur l'évasion (...) et cette mentalité conduit à l'insatisfaction d'une vie anesthésiée par le divertissement, qui n'est pas le repos », a-t-il encore averti.

Andrew Preston pour DayNewsWorld

 

11 MORTS DES CENTAINES DE BLESSES AU JAPON

LE PLUS VIOLENT TYPHON DEPUIS 25 ANS

FRAPPE LE JAPON

La catastrophe a fait au moins 11 morts et plus de 600 blessés.

Le plus violent typhon depuis vingt-cinq ans, Jebi, a frappé l’Archipel nippon mardi 4 septembre à la mi-journée, avec des vents pouvant atteindre 220 km/heure.

Le cyclone Jebi, le 21e de la saison en Asie, a touché la préfecture de Tokushima sur l’île de Shikoku,, dans le sud-ouest de l'archipel, a annoncé l’agence nationale de météorologie. Cette dépression (950 hectopascals) est accompagnée de vents très violents, pouvant atteindre en rafales près de 220 km/heure par endroits, dans un très large périmètre.

.Jebi poursuit en outre sa course plutôt rapidement dans la direction nord-nord-est à 45 km/heure. Il est attendu dans la partie ouest de l’île principale, Honshu.

Les autorités redoutent également des pluies diluviennes et des coulées de boue . Les populations habitant des zones inondables ou susceptibles d’être victimes de coulées de boue doivent donc suivre les éventuelles consignes d’évacuation, ont prévenu ces dernières. Le Premier ministre, Shinzo Abe, a annulé un déplacement dans l'ouest et convoqué une réunion de crise au cours de laquelle il a demandé aux populations de « prendre des dispositions pour se protéger ».

Quelque 300 000 personnes ont été priées de rejoindre des refuges. Au moins 50 000 foyers sont privés d’électricité. Les compagnies aériennes ont, par précaution, annulé plus de 650 vols.De nombreuses liaisons ferroviaires ont été suspendues.

L’activité économique se voit également perturbée. Les grands magasins de la région d’Osaka ont fermer exceptionnellement ce mardi pendant que des entreprises des zones affectées ont demandé à leurs salariés de rester chez eux. Les établissements scolaires ont également fermés.

L’archipel, en été, est la cible régulière de typhons mais Jebi pourrait provoquer d’importants dégâts dans l’ouest du Japon, déjà dévasté début juillet par des inondations et glissements de terrains qui ont fait 220 morts.

Carl Delsey pour DayNewsWorld

 

QUE RESTE-T-IL DES SIGNES D'OUVERTURE

DU PRINCE SAOUDIEN MOHAMMED BEN SALMAME

« En dix mois, Ben Salmane est passé du statut de prince héritier réformateur à celui d’autocrate, Sur place, les gens ont peur et ne savent plus où il veut emmener le royaume. » pointe Clarence Rodriguez. «Les gens ont peur et ne savent plus où il veut emmener le royaume»,continue-t-elle.

Que reste-t-il des signes d’ouverture affichés par Mohammed Ben Salmane il y a quelques mois?

Dans ce royaume ultra-conservateur, les décapitations s’accélèrent et des militants des droits de l’homme sont jetés en prison.

Sale temps pour les Droits de l’homme - et de la femme - en Arabie Saoudite. Le royaume wahhabite n’a certes jamais eu la réputation d’être la terre bénie de la démocratie.

Mais depuis le début de l’année le régime dirigé d’une main de fer par Mohammed Ben Salmane - désigné prince héritier en juin 2017 - a imprimé un tournant de plus en plus autoritaire sur sa population. Selon les ONG internationales, 48 décapitations auraient été exécutées de janvier à avril 2018 et 58 personnes se trouveraient a actuellement dans le couloir de la mort.

Arrêtées dans la même vague, des féministes saoudiennes sont également détenues depuis plus de cent jours.

Mais depuis ces derniers mois, le prince Ben Salmane a envoyé des signes pour le moins contradictoires.

Après avoir prêché un islam éclairé et la modernisation du royaume (en accordant notamment le droit de conduire aux femmes et en ouvrant des salles de cinéma), après avoir aussi fait les yeux doux aux investisseurs du monde entier, le jeune prince a aussi montré un visage assez effrayant.

Brutal, il n’a pas hésité à emprisonner récemment un de ses plus proches conseillers économiques jugé responsable du coup d’arrêt de la cotation en bourse du géant Saudi Aramco victime de l’effondrement des cours du pétrole depuis 2014.

Mohammed Ben Salmane est aussi resté sourd aux appels à la clémence venus du monde entier vis-à-vis du jeune blogueur Raif Badawi, emprisonné depuis 2015 et régulièrement fouetté.

« En dix mois, Ben Salmane est passé du statut de prince héritier réformateur à celui d’autocrate, Sur place, les gens ont peur et ne savent plus où il veut emmener le royaume. » pointe Clarence Rodriguez.

Après avoir mené une purge contre une partie de la famille royale et quantité d’hommes d’affaires, l’homme fort de Riyad, embourbé dans une guerre de plus en plus meurtrière au Yemen, apparaît lancé dans une inquiétante fuite en avant.

A la mort du roi, son père le roi Salman a propulsé le vice-prince héritier Mohammed Ben Salmane, , alors illustre inconnu, en plus de ministre de la Défense, ministre de l’Economie et des Finances. MBS est également un des patrons d’Aramco.

Ce dernier concentre donc tous les pouvoir en ses mains...En juin, il est devenu le prince héritier en titre en destituant son cousin, qui était le monsieur sécurité. Dans le même temps, il a œuvré pour renforcer son emprise politique sur le pouvoir, procédant notamment à une vague d’arrestations de dissidents, dont des religieux influents et des intellectuels.

Il se présente comme le nouvel homme fort du royaume qui va régner, peut-être pour une cinquantaine d’années, sur la destinée de ce pays

Sur décision de la commission anticorruption dirigée par le prince Mohammed Ben Salmane, 32ans, onze princes et des dizaines de ministres, anciens et actuels, ont été arrêtés, le 4 novembre 2018, en Arabie saoudite .Parmi les personnes arrêtées figurerait le prince et milliardaire Al-Walid Ben Talal, .Ces arrestations étaient une manière de tuer dans l’œuf les contestations internes.

Parallèlement, les puissants chefs de la garde nationale saoudienne et de la marine ont également été limogés. Miteb Bin Abdullah, fils de l’ancien roi, a notamment été écarté de la garde nationale, un important rouage sécuritaire du royaume chargé de la protection des sites stratégiques du pays, dont les champs pétroliers.

L’agence de presse officielle saoudienne SPA a indiqué que le but de la commission était de « préserver l’argent public, punir les personnes corrompues et ceux qui profitent de leur position ». Le conseil des religieux a rapidement réagi sur son compte Twitter en affirmant que la lutte contre la corruption était « aussi importante que le combat contre le terrorisme »

Contrôlant les principaux leviers du gouvernement, de la défense à l’économie, le prince héritier semble donc chercher à étouffer les contestations internes avant tout transfert formel du pouvoir par son père, le roi Salman, âgé de 81 ans.

Le prince héritier, MBS, veut préparer de plus son pays à une mutation économique..

Depuis trois ans en effet, l’Arabie Saoudite traverse en effet une crise économique sans précédent à cause de la chute du baril de pétrole.Le chômage atteint 35 à 40% dans le pays.La société ne peut plus être sous perfusion de l’Etat : tout le monde doit travailler. Le roi Salmane a dû prendre des mesures drastiques comme couper les subventions pour l’eau et pour l’électricité

En avril 2016, MBS a mis en place le plan «Vision 2030» pour que l’Arabie ne soit plus dépendante du tout-pétrole.

En août, les autorités saoudiennes avaient déjà annoncé le lancement d'un projet touristique d'envergure consistant à transformer une cinquantaine d'îles de la mer Rouge en stations balnéaires de luxe.

Auteur d'un vaste plan de transformation de l'économie saoudienne destiné à réduire la dépendance du royaume au pétrole, le prince Mohammed est venu au forum de Ryad présenter un méga-projet.Il porte sur la création d'une gigantesque zone de développement économique, appelée NEOM et d'une superficie de 26 500 km2, avec des investissements projetés à plus de 500 milliards de dollars (425 milliards d'euros) .Cette nouvelle zone économique, à peine plus petite que la Belgique, sera établie au nord-ouest de l'Arabie saoudite, sur les bords de la mer Rouge. Appuyé également par des investisseurs étrangers, NEOM concernera des secteurs aussi divers que l'énergie, l'eau, la biotechnologie, l'alimentation, le numérique, les médias et les divertissements, selon le communiqué.

Une Arabie modérée

Si « toutes les conditions sont réunies pour assurer le succès de ce projet et, en premier lieu, la volonté du peuple saoudien », selon le prince héritier, ce dernier avait promis une Arabie « modérée », en rupture avec l’image d’un pays longtemps considéré comme l’exportateur du wahhabisme, une version rigoriste de l’islam qui a nourri nombre de djihadistes à travers le monde.

« Nous ne ferons que retourner à un islam modéré, tolérant et ouvert sur le monde et toutes les autres religions », avait-t-il déclaré lors d'une conférence économique internationale. « Nous n'allons pas passer 30 ans de plus de notre vie à nous accommoder d'idées extrémistes et nous allons les détruire maintenant », avait assuré le jeune prince, suscitant les applaudissements nourris des participants à ce forum qui a attiré 2.500 décideurs du monde entier

Et en plus de l’économie, cette mutation de l'Arabie saoudite doit passer par des réformes sociétales.

D’où l’autorisation de conduire des femmes à partir de 2018, l’accès aux stades, la nomination d’une femme à la tête de la fédération nationale de sports.

MBS a pris pas mal de décisions qui remuent la classe conservatrice. Le droit des femmes semble évoluer lentement : reste l’abolition du tutorat. Les femmes ne sont pas autonomes, elles sont obligées de dépendre d’un tuteur –un mari, un père, un frère, un fils…En permettant aux femmes d’avoir plus de droits, il veut les avoir de son côté, c’est la même chose pour les jeunes, avec la création des salles de cinéma, l'ouverture des lieux de divertissement.

Mais parallèlement une dérive inquiétante saisit le royaume dirigé par MBS qui voulait montrer un profil modéré devant les Occidentaux. On s'interroge !

Alyson Braxton pour DayNewsWorld

 

PEDOPHILIE ET PSYCHIATRIE POUR LE PAPE

Ces propos ne sont pas vraiment étonnants. Le grand public a une vision un peu biaisée du pape François depuis son élection en 2013. On oppose Benoît XVI, qui serait le pape de la restauration, à François, qui serait le pape de la modernité. Mais tout n'est pas aussi simple En effet deux niveaux de lecture pour les papes :

1° le doctrinal, qui correspond à leur vision de l'Église et de ses préceptes ;

2° le pastoral, qui a trait à la place de l'Église dans la société et à sa capacité à transmettre l'évangile ; Or faute d'avoir compris la différence entre ces deux niveaux d'expression, particulièrement en France, on a mal perçu le pape François.

Pourquoi a-t-on tendance à voir en François un pape moderne, voire progressiste ?

Les papes ont deux façons d'exprimer leur vision de la société. Jean-Paul II et Benoît XVI adoptaient souvent un ton injonctif et rappelaient avec force la morale chrétienne. François a une stratégie plus progressiste, il s'adresse à chacun en fonction de son niveau moral. Concrètement, c'est son discours qui consistent à accueillir tout le monde au sein de l'Église, y compris ceux qui présentent des défaillances par rapport à la morale catholique. Sur le sujet de l'homosexualité, cela s'est traduit par sa phrase prononcée en 2013 : « Si une personne est gay et qu'elle cherche le Seigneur avec avec bonne volonté, qui suis-je pour la juger ?

François considère que l'Église a vocation à faire revenir, avec souplesse, les personnes qui ne sont pas dans le 'droit chemin'. C'est une pastorale de l'écoute, chacun doit être considéré en fonction de son niveau moral. En ce sens, l'homosexualité n'est pas forcément un pêché, elle peut aussi, selon le pape, relever d'un manque d'information ou d'un environnement 'néfaste'. Idem pour l'avortement : si une femme avorte, il faut envisager le fait qu'elle ne pouvait, dans certains cas, pas élever dignement l'enfant.

Le pape François n'est finalement pas aussi progressiste qu'on pourrait le penser ?

, Le pape François est en réalité dans la continuité de ses prédécesseurs. Il condamne le relativisme et le subjectivisme, deux théories qui mettent en avant le rôle de l'individu dans son propre destin. Pour lui, chacun est subordonné à un ordre imposé, qui nous dépasse tous, et doit se soumettre à des préceptes moraux extérieurs, en l’occurrence son propre destin. Pour lui, chacun est subordonné à un ordre imposé, qui nous dépasse tous, et doit se soumettre à des préceptes moraux extérieurs, en l’occurrence ceux que dicte l'Église. François estime, à ce titre, que l'homosexualité est un désordre objectif, une tendance qui va à rebours de l'ordre moral. D'où sa référence au recours à la psychiatrie : la médecine permettrait de corriger ce désordre.

Comment expliquer ce double discours ?

Ce n'en est pas réellement un. Ces petits mots, lâchés régulièrement par le pape (les fioretti, que François a emprunté à son modèle, Saint François d'Assise), sont un outil de communication. Ils traduisent avec des mots simples des principes moraux formulés dans des textes de façon plus formelle. Parfois cela va à l'encontre des traditionalistes (le 'Qui suis-je pour les juger ?' par exemple), parfois cela va dans leur sens, comme c'est le cas avec sa dernière sortie dans l'avion. Mais les deux ne sont pas contradictoires, ce sont simplement deux facettes de la vision qu'a François de la société. In fine, on ne peut pas comprendre ce pontificat sans distinguer le pastoral et le doctrinal.

Le Vatican corrige la déclaration du pape. Le Vatican Homosexualité et psychiatrie : « Les propos du pape François ne sont pas étonnants »

Comment expliquer ce double discours ?

. Ces petits mots, lâchés régulièrement par le pape (les fioretti, que François a emprunté à son modèle, Saint François d'Assise), sont un outil de communication. Ils traduisent avec des mots

Ces petits mots, lâchés régulièrement par le pape (les fioretti, que François a emprunté à son modèle, Saint François d'Assise), sont un outil de communication. Ils traduisent avec des mots simples des principes moraux formulés dans des textes de façon plus formelle.

In fine, on ne peut pas comprendre ce pontificat sans distinguer le pastoral et le doctrinal. le Vatican a retiré lundi la référence à la "psychiatrie" dans la déclaration faite la veille par le pape François, interrogé sur l'homosexualité. Le mot "psychiatrie" a été retiré du verbatim par le service de presse du Vatican, "pour ne pas altérer la pensée du pape", a expliqué une porte-parole du Vatican. "Quand le pape se réfère à la 'psychiatrie', il est clair qu'il le fait comme un exemple qui rentre dans les différentes choses qui peuvent être faites", a-t-on expliqué de même source. prises de parole.

Alors qu'il se montrait jusqu'alors plutôt moderne dans ses prises de parole sur l'homosexualité, le pape François a pris un virage brutal. Dans la nuit de dimanche à lundi, interrogé par un journaliste dans son avion, le souverain pontife a estimé que "quand [l'homosexualité] se manifeste dès l'enfance, il y a beaucoup de choses à faire par la psychiatrie". Une phrase qui a choqué les associations de défense des droits LGBT et écorné l'image de pape "moderne" de François.

Pourtant, ces propos ne sont pas une surprise pour Philippe Portier, directeur du Groupe sociétés, religions, laïcités au CNRS. Selon ce spécialiste, le pape François ne fait que répéter, avec des mots simples, la vision de la société qu'il couche dans les textes officiels.

Jenny Chase pour DayNewsWorld

 

PEINE DE MORT POUR CINQ MILITANTES

DES DROITS DE L'HOMME EN ARABIE SAOUDITE

« Toute exécution est effroyable, mais demander la peine de mort pour des militantes comme Israa al Ghomgham, qui ne sont même pas accusées de comportement violent, est monstrueux », a déclaré mercredi Sarah Leah Whitson, directrice de HRW au Moyen-Orient.

Que se passe-t-il en Arabie Saoudite ?

Cinq militantes des droits de l'homme détenues en Arabie saoudite encourent la peine de mort.

La monarchie absolue conduit une répression sans concession contre les dissidents.

La peine de mort a été requise contre cinq militantes des droits de l'homme en Arabie saoudite, ont annoncé Human Rights Watch (HRW) et plusieurs groupes de défense. Figure parmi les détenues Israa al Ghomgham, militante musulmane chiite de premier plan : elle a rassemblé des informations sur les manifestations de masse qui ont eu lieu dans la province Orientale à partir de 2011. Elle a été arrêtée chez elle en décembre 2015 avec son mari.

Serait-elle la première femme à être condamnée à la peine capitale pour son activité relative aux droits de l'homme.De quoi est-elle accusée ? Elle est accusée non seulement d'incitation à manifester mais également de soutien moral à des émeutiers. ALQST, un groupe saoudien de défense des droits de l'homme basé à Londres, a rapporté la décision concernant Israa al Ghomgham au début de la semaine.

Le maître mot contre les dissidents : répression

Et pourtant l'Arabie saoudite a voulu montrer un visage plus libéral ces derniers mois avec le prince héritier Mohamed ben Salman (MBS). Elle a adopté des réformes sociales et économiques de grande envergure, semble-t-il

Mais cette monarchie absolue sunnite interdit toujours les manifestations publiques et les partis politiques. Ses réformes sont accompagnées d'une répression sans concession contre les dissidents.

Des dizaines de religieux, d'intellectuels et de militants ont été arrêtés cette année. Même des femmes qui avaient fait campagne pour le droit de conduire. Or, récemment a été accordé aux femmes le droit de passer leur permis de conduire !

« Toute exécution est effroyable, mais demander la peine de mort pour des militantes comme Israa al Ghomgham, qui ne sont même pas accusées de comportement violent, est monstrueux », a déclaré mercredi Sarah Leah Whitson, directrice de HRW au Moyen-Orient.

L'Arabie Saoudite demeure un pays musulman ultra conservateur malgré ses quelques tentatives d'ouverture pour aborder sa reconversion économique à venir.

Alyson Braxton pour DayNewsWorld

 

PLUS D'UN MILLION DE DEPLACES EN INDE

PAR LA MOUSSON

Des opérations massives ont eu lieu au Kerala, situé à l'extrême sud-ouest du sous-continent, pour venir en aide à des milliers de personnes piégées par les inondations qui ont fait plus de 400 morts dans cet Etat du sud de l'Inde. Des dizaines d'hélicoptères et des centaines de bateaux ont été mobilisées.

Le chef du gouvernement local, Pinarayi Vijayan, avait déclaré sur Twitter que le Kerala était confronté aux « pires inondations en un siècle ».Le bilan s'élève à au moins 400 morts en dix jours

Face à ce qu'il a qualifié de crise « extrêmement grave », des opérations ont été lancées avec le concours de centaines de militaires, de plus de 30 hélicoptères de l'armée et de 320 embarcations pour porter assistance aux 6.000 personnes encore prises au piège par la montée des eaux, tandis que des milliers d'autres ont déjà été secourues.

D'après les autorités, 310.000 sans-abri au total ont trouvé refuge dans 2.000 camps installés pour les accueillir.

« Nous déployons davantage de bateaux ainsi que l'armée pour intensifier les opérations de secours », a déclaré un responsable du gouvernement du Kerala,

Des hélicoptères ont été engagés pour larguer des stocks d'eau potable et de nourriture sur des zones isolées, et des trains chargés d'eau potable ont aussi été envoyés vers le Kerala.

Le Kerala se trouve réputé pour ses plages bordées de palmiers et ses plantations de théiers, plus d'un million de touristes l'année dernière s'y sont rendus , selon des statistiques officielles. Très prisé des touristes, cet Etat subit néanmoins chaque année des pluies abondantes au moment de la mousson mais plus abondantes cette année.

La panne des réseaux locaux de communications complique la capacité à entrer en contact avec les populations des zones les plus touchées, qui requièrent potentiellement une aide d'urgence.

Plus de 10.000 kilomètres de routes ont été endommagés ou détruits, a annoncé le gouvernement local, ordonnant d'ouvrir les vannes dans 34 barrages et réservoirs où l'eau a atteint un niveau jugé dangereux.

L'aéroport international de Kochi, la principale ville du Kerala, est fermé jusqu'au 26 août au moins.

Des inondations se sont aussi produites dans d'autres Etats, dont le Karnataka, juste au nord du Kerala, et le Madhya Pradesh, dans le centre de l'Inde.

Selon le ministère indien de l'Intérieur, 868 personnes sont mortes dans sept Etats indiens dont le Kerala depuis le début de la mousson.

La solidarité s'organise pour venir en aide à la population sinistrée.

Dans l'État du Kerala,la plus grave mousson depuis un siècle a provoqué de gigantesques inondations et poussé plus d'un million de personnes à fuir les zones sinistrées.

Mardi 21 août près de 3000 centre d'accueil de réfugiés étaient ouverts mais des milliers de personnes restent toujours prisonniers dans leurs habitations. Les dégâts seront, à n'en pas douter, dans des proportions aussi conséquentes. Si la décrue progressive des eaux est rendue possible par l'affaiblissement de la pluie de mousson, les destructions dans cette région luxuriante apparaissent progressivement.

Ce sont plus de 50.000 habitations qui auraient été détruites, des dizaines de milliers d'animaux d'élevage morts, 40.000 hectares de culture détruits, 100.000 kilomètres de route endommagés. Des chiffres qui restent très provisoires.

Face à cette situation le Kerala réclame de l'aide.

Le gouvernement local, dirigé par les communistes depuis 50 ans, évalue pour le moment la facture à 2,6 milliards d'euros. Le premier ministre indien, Narenda Modi, a débloqué 62 millions d'euros ce week-end en plus des 12 millions déjà prévus, là où le gouvernement en réclamait 250 millions en urgence.

Si l'Inde a souvent refusé l'aide internationale, par fierté, elle a accepté celle des Émirats arabes unis (UAE), où vit l'une des plus fortes diasporas d'Indiens du sud (2 millions, soit 27% de la population) s'élevant ce mardi à 87 millions d'euros. Un geste justifié par le vice-président du pays par le fait que les Keralais avaient joué un rôle majeur dans le développement des UAE

La solidarité vient aussi de l'intérieur du pays: certains députés ont décidé de donner un mois de salaire. L'Église (qui possède un certain poids dans cet état composé à 20% de chrétiens) a ouvert les portes de ses structures. Les célébrités de Bollywood ont relayé de nombreux appels sur les réseaux sociaux, à l'image d'Amitabh Bachchan, superstar en Inde. Devant l'ampleur de la catastrophe naturelle, les autorités n'ont pas hésité de lancer des appels à l'aide.

D'autant qu'un autre danger se profile : alors que le niveau de l'eau baisse, les maladies risquent de trouver un terrain favorable pour frapper dans un second temps la population kéralaise.

Britney Delsey pour DayNewsWorld

 

VENEZUELA EN CRISE OU LA MULTIPLICATION

PAR 34 DU SALAIRE MINIMUM

Sept Vénézuéliens sur dix souhaitent le départ du président Maduro, d'après les sondages, une profonde crise économique et sociale attisant la colère populaire dans un pays, frappé par de graves pénuries d'aliments et de médicaments et une criminalité hors contrôle.

Le pays dépend uniquement de sa manne pétrolière

En 2001, la manne pétrolière faisait du Venezuela la nation la plus riche d’Amérique latine mais ce pays pétrolier ruiné par la chute des cours du brut.Car si Hugo Chavez élu en 1999, a pu lancer de grands chantiers sociaux, la construction de dispensaires, l’accès aux soins pour tous, des programmes d’aide aux maternités et contre l’analphabétisme, il n'a construit aucun grands chantiers industriels.

Le pays est dépendant de ses exportations pétrolières à 95 % pour ses ressources en devises ; le cours chute, et il est au bord de la faillite. Plus question d’importations. Alors, dans cet Etat qui ne produit rien, on manque bientôt de tout.

Le pays est donc à cours de devises. Devant les distributeurs de billets, les files d’attente se mesurent en dizaines de mètres. Pourtant, les retraits ne peuvent dépasser 10 000 bolivars : autant dire rien dans un pays où un simple café en coûte 3 500 et un litre de lait 1 500, soit sept fois le montant d’un plein d’essence

Un rapport de l’Observatoire vénézuélien estime que le pays est devenu le second Etat le plus violent au monde après le Salvador. Caracas, la capitale, décroche même le titre de ville la plus dangereuse ! L’an dernier, 28 479 personnes ont été assassinées, pour 30 millions d’habitants !

La santé est le secteur qui souffre le plus. Rapport du 11 mai : en 2016, la mortalité infantile a augmenté de 30 %, celle des femmes enceintes ou mortes au cours de leur accouchement de plus de 65 %. Manque de prévention, problèmes respiratoires, malnutrition.

Dans les cliniques publiques, face à la hausse des demandes, des « journées de stérilisation » ont été lancées. Pour pouvoir se faire ligaturer les trompes, il faut justifier de faibles revenus et avoir au minimum deux enfants .

Les maladie ressurgissent à l'état endémique. Le paludisme, qui avait été éradiqué, réapparaît et progresse au rythme de 76 % cette année : 240 613 personnes contaminées dans 13 Etats sur 24.

Et la réapparition de maladies disparues comme la tuberculose, la diphtérie, le tétanos. Dans les hôpitaux publics, le matériel ne fonctionne plus. On manque d’antibiotiques, d’insuline, de chimiothérapie, d’antirétroviraux.

Les diabétiques, les cancéreux, les malades du SIDA, tous sont condamnés.

En quatre ans, le salaire des médecins a été amputé des trois quarts. Beaucoup de ses confrères partent à l’étranger. L’an dernier, 13 000 ont quitté le Venezuela pour la Colombie, l’Equateur ou le Chili.

C'est pourquoi le président vénézuélien Nicolas Maduro, qui cherche par tous les moyens à rester en poste, a annoncé vendredi 17 août la multiplication par 34 du salaire minimum, sans préciser la date d'entrée en vigueur de cette hausse. Cette annonce s'inscrit dans son programme de relance économique sachant que le revenu minimum, qui ne suffit pas à acheter un kilo de viande, s'est effondré en raison d'une hyperinflation galopante qui pourrait atteindre 1.000.000% cette année, selon le Fonds monétaire international.

Le revenu minimum devrait passer de 5,2 à 180 millions de bolivars soit environ 24 euros.

Le chef de l'Etat socialiste a précisé que le salaire serait « indexé » à la valeur du petro. Ains iavec la cryptomonnaie vénézuélienne, le gouvernement entend contourner le manque de liquidités et les sanctions financières de Etats-Unis.

« J'ai fixé le salaire minimum, les pensions de retraite et la base des salaires sur la base du petro moyen, 1800 bolivars , a déclaré Nicolas Maduro dans une allocution radio-télévisée « la nouvelle monnaie, baptisée le « bolivar souverain », qui entre en vigueur lundi avec cinq zéros en moins que l'actuelle ».

Chaque petro, selon le président, équivaut à environ 60 dollars, sur la base du prix du baril de pétrole vénézuélien.

Au cours de l'actuel bolivar, le revenu minimum passera de 5,2 millions à 180 millions (environ 28 dollars, ou 24 euros). Cet ajustement de 3.464% qui n'est jamais que le cinquième de l'année.

Nicolas Maduro s'est également engagé à ce que son gouvernement appliqueun programme strict de « discipline fiscale ». Il a annoncé que l'Etat assumerait pendant 90 jours le « différentiel »"de l'augmentation du salaire minimum pour toutes « les petites et moyennes industries », sans en préciser les modalités.

Près de vingt ans après l’élection de Chavez, son successeur Nicolas Maduro a mené le riche Etat pétrolier à la ruine et voudrait en finir avec la démocratie.

Britney Delsey pour DayNewsWorld


LE PRIX NOBEL DE LA PAIX

KOFI ANNAN EST MORT


Kofi Annan, ancien secrétaire général de l'ONU, est décédé des suite d'une maladie.

Il avait reçu en 2001 le prix Nobel de la Paix. Kofi Annan, ancien secrétaire général de l'Onu, est décédé, a annoncé ce samedi 18 août sur Twitter le bureau des Nations Unies chargé des migrations.

Dans un communiqué, sa fondation a précisé que l'ancien représentant des Nations Unies était décédé à l'âge de 80 ans des suites « d'une courte maladie », entouré de sa femme et de ses trois enfants.

« Aujourd'hui nous pleurons la perte d'un grand homme, un leader et un visionnaire", a écrit le bureau de l'Onu. En décembre 2001, Kofi Annan et l'Onu avaient reçu le prix Nobel de la Paix « pour leurs efforts en faveur d'un monde mieux organisé et plus pacifique »

Né au Ghana le 8 avril 1938, Kofi Annan a tout d'abord travaillé au sein de l'Organisation Mondiale de la Santé en 1962 pour ensuite évolué au Haut Commissariat des Nations Unies pour les Réfugiés. Puis il est nommé au siège de l'Onu à New York, où il sera nommé sous-secrétaire puis secrétaire général en janvier 1997. Il occupera ce poste jusqu'en 2006, avant de céder la place au sud-coréen Ban Ki-Moon.

« Il a continué à œuvrer sans relâche pour la paix mondiale, au sein de la fondation Kofi Annan et comme représentant du groupe "The Elders", le groupe fondé par Nelson Mandela » pour promouvoir la paix dans le monde, précise le communiqué.

Antonio Guterres, actuel secrétaire général de l'Onu, a salué son prédécesseur comme « une force qui guidait vers le bien ».

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Boby Dean pour DayNewsWorld

 

UNE POSSIBLE CANDIDATURE POUR LE PRISONNIER LULA A LA PRESIDENTIELLE AU BRESIL

A un mois et demi des élections (premier tour le 7 octobre) l’ancien président Lula da Silva, l condamné pour « corruption passive » et « blanchiment d’argent » dans une affaire en lien avec le scandale dit “Lava-Jato” (Lavage express) qui a éclaboussé tous les partis politique. Près de 3,5 milliards d’euros ont été détournés. Tous les partis brésiliens sont impliqués, mais en premier lieu ceux au pouvoir au cours des deux dernières décennies, soit le PT (parti de Lula da Silva et de sa dauphine l’ex-présidente Dilma

et ses alliés, notamment le plus grand parti brésilien le PMDB (actuel MDB), de l’actuel président Michel Temer, également objet de poursuites dans un scandale lié à l’affaire).

Il s'agit du démantèlement du plus vaste réseau de pots-de-vin de toute l’histoire de l’Amérique du Sud.

L'ex-président et fondateur du parti de gauche le PT purge sa peine à Curitiba (plus de 12 ans d’emprisonnement) et veut être candidat à l’élection présidentielle comme il le rappelle dans sa tribune dans le New York Times, publiée mardi 14 août. L'ex-président déchu Lula da Silva, en prison depuis le mois d'avril, veut se présenter au prochaines élections, en octobre.« C’est la démocratie que l’on assassine ». Voilà en substance la défense de l’ancien président Lula da Silva, 72 ans, qui veut briguer un troisième mandat lors des prochaines élections

Chef historique du Parti des travailleurs, Luiz Inacio Lula da Silva, qui a été deux fois chef de l’Etat (2003-2010), reste l’immense favori des sondages (30% d’intentions de votes) . Son parti a déposé sa candidature mercredi .

Un comité d’experts estime que la candidature de l’ancien président ne pourra être annulée qu’une fois tous ses appels examinés. Un avis qui, techniquement, devrait s’imposer au Brésil. Le comité des droits de l’homme de l’ONU, statuant sur une demande urgente déposée par les avocats de Lula le 27 juillet, a tranché vendredi 17 août : celui-ci doit, selon les experts, être autorisé à participer à l’élection présidentielle d’octobre, tant que tous ses appels en justice n’auront pas été examinés.

Dans une courte déclaration, le comité « demande au Brésil de prendre toutes les mesures nécessaires pour permettre à Lula (…) d’exercer ses droits politiques depuis sa prison, comme candidat à l’élection présidentielle » d’octobre. Lula est également autorisé à faire campagne depuis sa prison et à utiliser les médias.

Ce comité, un organe de surveillance du Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l’homme, est chargé de veiller au respect du Pacte international relatif aux droits civils et politiques et au protocole facultatif qui y est associé. Comme le Brésil a ratifié ces deux textes, il est techniquement obligé de respecter les décisions du comité.

Le Comité des droits de l'homme de l'ONU demande au Brésil d'autoriser l'ancien président Lula à participer à l'élection présidentielle.

Mais il très probable que sa candidature déposée mercredi soit invalidée, car une loi au Brésil stipule l'inéligibilité de toute personne ayant été condamnée en appel...

Joanne Courbet pour DayNewsWorld

 

DRAME EN INDE

PLUS DE 320 MORTS DANS LES INONDATIONS

AU KERALA

Des opérations massives sont en cours au Kerala pour venir en aide à des milliers de personnes piégées par les inondations qui ont fait plus de 320 morts dans cet Etat du sud de l'Inde. Des dizaines d'hélicoptères et des centaines de bateaux sont mobilisées.

Les autorités du Kerala ont averti vendredi la population de l'arrivée prévue de nouvelles pluies torrentielles samedi et dimanche.

Le chef du gouvernement local, Pinarayi Vijayan, a déclaré sur Twitter que le Kerala était confronté aux « pires inondations en un siècle ».Le bilan s'élève à au moins 324 morts en dix jours

Face à ce qu'il a qualifié de crise « extrêmement grave », des opérations ont été lancées avec le concours de centaines de militaires, de plus de 30 hélicoptères de l'armée et de 320 embarcations pour porter assistance aux 6.000 personnes encore prises au piège par la montée des eaux, tandis que des milliers d'autres ont déjà été secourues.

D'après les autorités, 310.000 sans-abri au total ont trouvé refuge dans 2.000 camps installés pour les accueillir.

« Nous déployons davantage de bateaux ainsi que l'armée pour intensifier les opérations de secours », a déclaré un responsable du gouvernement du Kerala, P.H. Kurian qui a à cœur de renforcer les dispositifs de secours.

Des hélicoptères ont été engagés pour larguer des stocks d'eau potable et de nourriture sur des zones isolées, et des trains chargés d'eau potable ont aussi été envoyés vers le Kerala.

Le Premier ministre indien Narendra Modi était arrivé vendredi soir au Kerala pour survoler entre autre samedi les zones les plus sinistrées.

Le Kerala se trouve réputé pour ses plages bordées de palmiers et ses plantations de théiers, plus d'un million de touristes l'année dernière s'y sont rendus , selon des statistiques officielles. Très prisé des touristes, cet Etat subit néanmoins chaque année des pluies abondantes au moment de la mousson mais plus abondantes cette année.

Vendredi une nouvelle mise en garde a été faite pour les 33 millions d'habitants de l'Etat: « Tous les districts à l'exception de celui de Kasargod sont en alerte rouge. Les pluies torrentielles pourraient affecter ces 13 districts. Tout le monde doit faire très attention » a divulgué le chef de gouvernement local.

Dans le même temps, de nombreux habitants ont adressé des appels à l'aide sur les réseaux sociaux.

La panne des réseaux locaux de communications complique la capacité à entrer en contact avec les populations des zones les plus touchées, qui requièrent potentiellement une aide d'urgence.

Plus de 10.000 kilomètres de routes ont été endommagés ou détruits, a annoncé le gouvernement local, ordonnant d'ouvrir les vannes dans 34 barrages et réservoirs où l'eau a atteint un niveau jugé dangereux.

L'aéroport international de Kochi, la principale ville du Kerala, est fermé jusqu'au 26 août au moins.

Des inondations se sont aussi produites dans d'autres Etats, dont le Karnataka, juste au nord du Kerala, et le Madhya Pradesh, dans le centre de l'Inde.

Selon le ministère indien de l'Intérieur, 868 personnes sont mortes dans sept Etats indiens dont le Kerala depuis le début de la mousson.

Boby Dean pour DayNewsWorld

 

NOUVELLE BATAILLE MODERNISTE OU L'EGALITE DANS L'HERITAGE EN TUNISIE

GEBéji Caïd Essebsi, Président de la Tunisie, a demandé au Parlement de se saisir d’un projet de loi réformant le droit successoral : le conflit entre modernistes et islamistes va à nouveau sévir même si la Tunisie apparaît depuis Bouguiba comme un pays réformiste.

Et c'est pour lutter une fois de plus contre « l’obscurantisme » que lundi 13 août en fin d’après-midi défilaient des manifestants scandant des slogans « Stop the war on women » pour demander « l’égalité » dans l’héritage.

En effet quelques heures plus tôt le chef de l’Etat Béji Caïd Essebsi avait officialisé sa position personnelle sur le sujet : la Tunisie doit entrer dans l’âge de l’égalité entre hommes et femmes en matière d’héritage. Lors d’un discours solennel prononcé à l’occasion de la Journée de la femme en Tunisie, il a plaidé pour cette réforme. Cette dernière n'étant défendue jusque-là que par les féministes tunisiennes... « C’est une grande première dans le monde arabe », s’est félicité Cherif Khadidja, une des figures du féminisme en Tunisie.

A l’Assemblée des représentants du peuple (ARP, le Parlement tunisien) d'agir pour inscrire cette égalité dans les faits en passant par un projet de loi.

Le droit successoral actuel venant des préceptes coraniques ne permet en effet à la femme de n’hériter que de la moitié de la part de l’homme à même degré de parenté alors que la Commission des libertés individuelles et de l’égalité (Colibe), mise en place fin 2017 par le chef de l’Etat, avait préconisé l'établissement de l’égalité de principe entre hommes et femmes en ce qui concerne le patrimoine familial. Assorti cependant d'une réserve: que le testateur, en cas de désaccord avec cette nouvelle règle, puisse appliquer le droit successoral actuel à travers une déclaration faite de son vivant devant un notaire. Une bonne formule de compromis pour le président Essebsi entre modernistes et islamistes.

En 2013, le conflit avait déjà été extrêmement aigu avant l’adoption à la quasi-unanimité de la Constitution de 2014 et, un an plus tard, la formation d’un gouvernement de coalition entre Nidaa Tounès, le parti du président, et le mouvement islamiste Ennahda.

Et actuellement Ennahda, encouragé par sa victoire aux élections municipales du printemps, devient moins conciliant à l’égard du chef de l’Etat et de son parti.

« Il existe une tradition, qu’il faut respecter, assure Naoufel Jammali, membre du bureau politique d’Ennahda. La chambouler de manière brutale n’est pas judicieux. »

Dans la Constitution de 2014, obtenu à l'arrachée, la loi fondamentale dispose que « l’islam est la religion » de la Tunisie mais dans un « Etat civil basé sur la citoyenneté »

La controverse cristallisée sur l’égalité dans l’héritage est une telle avancée , lourde de conséquences aussi bien sociétale qu'économique, que le chef de l’Etat aura fort maille à partir à imposer contre le camp islamo-conservateur.

Cependant Béji Caïd Essebsi , âgé de 91 ans, n' aimerait-il pas entrer dans l’histoire comme un réformateur, dans le sillage du le « père de la nation », Habib Bourguiba – notamment les droits des femmes, inscrits dans le code du statut personnel de 1956

Joanne Courbet pour DayNewsWorld

 

STOP A LA DEBACLE DE LA LIVRE TURQUE

La banque centrale de Turquie a annoncé lundi une série de mesures pour tenter de soutenir sa monnaie qui s'effondre sur fond de tensions avec les Etats-Unis et de défiance envers le président Recep Tayyip Erdogan.

« Nos institutions prendront les mesures nécessaires à compter de lundi pour soulager les marchés », a déclaré Berat Albayrak, le gendre du président Erdogan à la tête d'un super-ministère des Finances, dans une interview au grand quotidien Hurriyet. « Nous avons préparé un plan d'action pour nos banques et les petites et moyennes entreprises, les secteurs les plus affectés par les fluctuations monétaires actuelles »

Des annonces qui surviennent après que la livre turque, qui a perdu cette année plus de 40 % de sa valeur face au dollar et à l’euro, s’est effondrée vendredi en dévissant de 16%. Un vent de panique a soufflé sur les marchés du monde entier. La Bourse de Tokyo a ainsi fini en forte baisse lundi (- 1,98 %).

Dix milliards de livres

Dans les premières heures lundi, en Asie, la livre turque a connu une nouvelle chute historique franchissant pour la première fois la barre des 7 livres contre un billet vert s’échangeant à 6,65 pour un dollar à 06H30 GMT. La banque centrale turque a procédé à la révision des taux de réserves obligatoires pour les banques pour éviter tout problème de liquidité, et a dit fournir au système financier quelque 10 milliards de livres, 6 milliards de dollars et l’équivalent de 3 milliards en or de liquidités .  La banque centrale turque a révisé les taux de réserves obligatoires pour les banques, dans le but d'éviter tout problème de liquidité.

Mais pour le despote turc, cet effondrement de la livre sans précédent vient uniquement des Etats-Unis qui complotent contre son pays.

De fortes dissensions entre les Etats-Unis et la Turquie

1° La décision du président Donald Trump, annoncée dans un tweet vendredi, de doubler les tarifs douaniers sur l’acier et l’aluminium turcs attise également les tensions entre les deux pays. Erdogan dénonce un « complot politique » américain et affirme qu’Ankara chercherait « de nouveaux marchés et alliés ».

« Nous affrontons de nouveau un complot politique en sous-main. Avec l’aide de Dieu, nous surmonterons cela », a lancé dimanche le chef de l’Etat turc

2° Les Etats-Unis demandent la libération immédiate du pasteur Brunson qui risque jusqu’à trente-cinq ans de prison pour « espionnage » et « terrorisme ». La Turquie plaide, quant à elle, pour l’extradition de Fethullah Gülen, prédicateur turc établi depuis près de vingt ans sur le sol américain et soupçonné par Ankara d’être l’architecte du putsch manqué de juillet 2016.

3° Ankara reproche aussi à Washington le soutien apporté en Syrie aux Unités de protection du peuple kurde (YPG). Pour Erdogan cette milice s'apparente à une émanation du PKK (Parti des travailleurs du Kurdistan), classé « terroriste » par la Turquie mais aussi par les Etats-Unis.

Des représailles de la part de la Turquie

Si Washington est prêt à sacrifier ses relations avec Ankara, la Turquie réagira « en passant à de nouveaux marchés, de nouveaux partenariats et de nouveaux alliés, aux dépens de celui qui a lancé une guerre économique contre le monde entier, y compris notre pays », a-t-il d'ailleurs menacé. « Certains ferment les portes et d'autres en ouvrent de nouvelles », a ajouté le dirigeant, qui a renforcé ces dernières années ses liens avec des pays d'Amérique latine, d'Afrique et d'Asie et se tourne aussi vers la Russie.

Il a en outre laissé entendre que c’était l’ensemble de l’alliance entre la Turquie – devenue membre de l’Otan en 1952 avec le soutien de Washington – et les Etats-Unis qui était en jeu. Les Etats-Unis disposent d’une importante base à Incirlik, dans le sud du pays, actuellement utilisée comme centre des opérations contre le groupe jihadiste Etat islamique (EI). « Nous ne pouvons que dire 'good bye' à quiconque décide de sacrifier son partenariat stratégique et une alliance d'un demi-siècle avec un pays de 81 millions d'habitants pour sauvegarder ses relations avec des groupes terroristes », a tonné Recep Erdogan.

« Vous osez sacrifier la Turquie et ses 81 millions d'habitants pour un pasteur lié à des groupes terroristes? » a martelé Erdogan à propos des tensions causées par le procès du pasteur Brunson.

Reste que le despote turc Recep Tayyip Erdogan, qui concentre tous les pouvoirs en ses mains sauf un officiellement, est confronté à sa pire crise économique depuis son arrivée au pouvoir.

Joanne Courbet pour DayNewsWorld

 

TRAGEDIE MEURTRIERE SEISME EN INDONESIE FAISANT UNE CENTAINE DE MORTS ET DE BLESSES SUR L'ILE DE LOMBOK


Un tremblement de terre s'est déclenché à 10 km de profondeur, a annoncé l'Institut américain de géophysique (USGS).

Un important tremblement de terre a secoué l'île très touristique de Lombok, dans le sud de l'Indonésie, dimanche 5 août, a annoncé l'Institut américain de géophysique (USGS).

Au moins 91 personnes ont été tuées et des centaines d'autres blessées dans ce séisme de magnitude 6,9, selon les autorités locales.

La plupart des personnes décédées se trouvaient dans la zone montagneuse située dans le nord de Lombok, loin des principaux sites touristiques du sud et de l'ouest de l'île.

La secousse, qui a endommagé des milliers de bâtiments, d'après un porte-parole de l'agence indonésienne de gestion des catastrophes, a également été ressenti sur l'île voisine de Bali.

Une alerte au tsunami, rapidement levée, a suscité la panique chez les habitants qui se sont précipités pour trouver un lieu sûr.

L'indonésie connait de nombreux séismes.
Carl Delsey pour DayNewsWorld

 

CRISE OUVERTE ENTRE LE CANADA ET L'ARABIE SAOUDITE OU LA REACTION DE JUSTIN TRUDEAU

Le premier ministre canadien a réagi pour la première fois, ce mercredi 8 août, à l’annonce, en début de semaine, de l’expulsion pour « ingérence » de l’ambassadeur du Canada à Ryad.

« Les Canadiens attendent de notre gouvernement qu’il parle fermement, clairement et poliment de la nécessité de respecter les droits humains, au pays et dans le monde, c’est ce que nous allons continuer à faire », a souligné Justin Trudeau, interrogé ce mercredi lors d’un point presse. Il ne compte absolument pas présenter des excuses à Ryad ajoutant de façon plus nuancée que son pays ne veut cependant pas « avoir de mauvaises relations avec l’Arabie saoudite, a-t-il immédiatement ajouté. C’est un pays qui a quand même une certaine importance dans le monde et qui fait des progrès au niveau des droits humains mais nous allons quand même continuer de souligner les difficultés quand elles existent et partout dans le monde ».

Le pouvoir saoudien ,quant à lui, campe sur ses positions.

Le Canada a fait « une grosse erreur ».

Justin Trudeau réagissait pour la première fois à l’annonce lundi de l’expulsion pour « ingérence » de l’ambassadeur canadien à Ryad. Le royaume saoudien a aussi rappelé son ambassadeur tout en gelant tout nouveau commerce ou investissement avec ce pays après la dénonciation par l’ambassade du Canada de l’arrestation de militants saoudiens des droits de l’Homme.

Ce mercredi, le Premier ministre a ajouté que « les discussions avec l’Arabie saoudite se poursuivaient ». La cheffe de la diplomatie canadienne Chrystia Freeland se serait notamment entretenue avec son homologue saoudien Adel al-Jubeir mardi, selon lui.

Mais plus tôt dans la journée, M. al-Jubeir a rejeté toute possibilité de médiation estimant que le Canada avait fait « une grosse erreur ». « Une erreur devrait être corrigée. Le Canada sait ce qu’il a à faire », avait-il ajouté. Le chef de la diplomatie saoudienne a affirmé que son pays envisageait « des mesures supplémentaires » contre le Canada.

La crise diplomatique entre les deux pays risque de s’envenimer.

Il ne fait pas bon de rappeler quelque vérité au royaume des Saoudiens


Britney Delsey pour DayNewsWorld

 

MANIFESTATION CONTRE LES CAMERAS VOYEURISTES EN COREE DU SUD

« Les toilettes pour femmes dans ce pays sont infestées de caméras espions ! », ont scandé en chœur les manifestantes rassemblées samedi sur la place Gwanghwamun.

Une manifestation de masse a eu lieu comme chaque mois sur la place Gwanghwamun, les, théâtre habituel des manifestation à Séoul pour dénoncer les caméras-espions qui filment les femmes dans les lieux publics et sont ensuite diffusées sur Internet.

Ce ne sont pas moins de 70000 femmes masquées par crainte de subir des représailles ou d'être harcelées sur internet qui ont défilé. Soit 10 000 de plus que la précédente édition.

Le rassemblement du 4 août a rassemblé dix mille personnes de plus qu’en juillet :

une nouvelle manifestation pour exiger du gouvernement sud-coréen la répression de la « pornographie par caméra-espion », sous une canicule exceptionnelle dépassant les 37 degrés.

Ces rassemblements organisés depuis mai n’ont cessé de gagner en ampleur, devenant les plus importantes manifestations de femmes en Corée du Sud, où la déferlante du mouvement #MeToo a libéré la colère autant que la parole.

Le nombre de signalements à la police impliquant des caméras espions est passé de 1 100 en 2010 à 6 500 l’an passé.

Les manifestantes dénoncent un phénomène grandissant baptisé « molka » :

des vidéos de femmes tournées à leur insu dans les toilettes, à l’école, dans les trains, les vestiaires… omniprésentes.

Certes chaque jour ou presque, on apprend par la presse l’arrestation d’hommes pris en train de filmer secrètement des femmes dans leur intimité.

Professeurs, médecins, pasteurs, responsables gouvernementaux, policiers et même juges se transforment en voyeurs.

Mais ils n' écopent généralement que d’amendes ou de peines de prison avec sursis. Les manifestantes , elles, réclament des peines plus sévères et surtout la fermeture des sites diffusant les vidéos.

Elles ont appelé le gouvernement à « réprimer ces crimes » agitant pour certaines des banderoles proclamant « nous ne pouvons plus vivre comme ça » ou « Corée du Sud, pays des caméras-espions ».

Le mois dernier, un homme de 43 ans a été arrêté :

il avait filmé secrètement pendant quatre ans des clients de motels de Séoul. Il prenait une chambre et la truffait de minicaméras, jusque dans les enceintes des téléviseurs.

La police a récupéré en perquisition plus de 20 000 caméras.

Un défilé de chapeaux, lunettes de soleil et masques chirurgicaux, par crainte de subir des représailles ou d’être harcelées sur internet s'est insurgé à propos de ces pratiques voyeuristes qui atteignent la vie intime des femmes.

« La police réagit rarement quand des femmes victimes lui demandent l’arrestation d’auteurs d’infractions », dénonce Seo Seung-hui, de l’ONG Korea Cyber Sexual Violence .

A la police de réagir en sortant de sa léthargie.

Britney Delsey pour DayNewsWorld

 

LA CALIFORNIE RAVAGEE PAR L'INCENDIE CARR

Le gigantesque incendie Carr a, en quelques jours, déjà fait six morts et détruit des dizaines de milliers d’hectares de végétation dans le nord de la Californie. Il va entraîner l’évacuation de 40 000 personnes supplémentaires.

« Carr » est en effet l’un des 17 incendies ravageant actuellement la Californie, où plus de 80 000 hectares de forêt sont déjà en fumée ces derniers jours, a indiqué le service des parcs nationaux pendant une conférence de presse. Pas moins de 1,7 million d’hectares ont déjà brûlé depuis le début de l’année soit plus que la moyenne de la décennie écoulée (1,5 million).

Les incendies qui continuent de s’étendre au sud-est de la Californie, depuis lundi dernier, ont déjà fait six morts et ont imposé l’évacuation de milliers de personnes. Neuf personnes sont toujours portées disparues mais sept autres n’ont toujours pas donné signe de vie. Le shérif du comté de Shasta, Tom Bosenko, qui a appelé les habitants à obéir sans délai aux ordres d’évacuation a indiqué lors d'une conférence de presse à Redding, la ville la plus menacée par le brasier, que la sixième victime retrouvée dans une maison détruite par les flammes, n’avait pas écouté les consignes d’évacuation.17 incendies ravagent actuellement la Californie.

Avec une sécheresse et une température approchant 40°C et attisé par le vent violent, le feu demeure incontrôlable, ont prévenu les pompiers de Californie, qui ont reçu des renforts de tout le pays.

« On n’a pas un instant de répit », a souligné un de leurs chefs, Chris Anthony, en décrivant un brasier au comportement « imprévisible » et qui a déjà coûté la vie à deux pompiers.

Lors de la conférence de presse organisée dimanche après-midi à Redding, les services d’urgence ont toutefois fait état de progrès dans la lutte contre les incendie.

On ne connaît toujours pas l'origine des incendies.

Jenny Chase pour DayNewsWorld

 

IRAN ET ETATS-UNIS

LES MANIFESTATIONS DES IRANIENS

CONTRE LA CORRUPTION DE LEUR  GOUVERNEMENT.

Plusieurs centaines de personnes se sont rassemblées dans différentes villes du pays, comme Téhéran, Ispahan ou Karaj, pour une cinquième soirée consécutive pour protester contre l’inflation provoquée par la chute du rial. L’agence de presse Fars fait état de protestations pacifiques dans « cinq à six villes » depuis mardi contre les coupures d’eau, la hausse des prix et le chômage.Et les sanctions américaines qui doivent être rétablies mardi 7 août vont aggraver l'inflation. En effet les Iraniens, usés par une crise économique endémique qui attise la colère contre le système politique, craignent une aggravation de la situation marquée par la chute de la monnaie iranienne, le rial, qui a déjà perdu environ deux tiers de sa valeur en six mois.

Après avoir longtemps menacé de retirer les Etats-Unis de l’accord conclu en juillet 2015 sur le programme nucléaire de la république islamique, Donald Trump a, en effet, confirmé sa décision au mois de mai.

Entre Donald Trump et l’Iran, l’arme du pétrole

Cet accord prévoyait un allégement des sanctions en échange d’un contrôle de la politique atomique iranienne. Les Etats-Unis ont justifié leur revirement, affirmant que l’Iran constitue une menace pour la sécurité au Moyen-Orient, et ont demandé aux autres pays de cesser leurs importations de pétrole iranien sous peine de sanctions financières. Les exportations de brut iranien pourraient chuter des deux tiers d’ici à la fin de l’année en raison des sanctions américaines qui vont placer les marchés pétroliers sous une forte pression. Le rétablissement des sanctions américaines concernera l’achat de dollars par l’Iran, son commerce de l’or et des métaux précieux, ainsi que les échanges de métaux, le charbon et les logiciels informatiques liés à l’industrie. C'est tout un pan de l 'économie qui est menacée.

Sanctions économiques efficaces mais justifiées?

Les sanctions économiques seraient efficaces sur ce pays de 80 millions d’habitants : le rial, la devise iranienne, s’est déprécié de moitié cette année. Le manque de devises a conduit, selon le Financial Times, les Iraniens à se ruer sur l’or, les voitures et l’immobilier pour protéger leur épargne, tandis que M. Rohani a limogé fin juillet le gouverneur de la banque centrale pour sa mauvaise gestion de la crise. Les entreprises européennes, en dépit de leurs protestations, se retrouvent forcées de choisir entre commercer avec Téhéran ou avec les Etats-Unis : le choix est rapidement fait.

L’économie iranienne se touve doc déstabilisée par le retour des sanctions américaines.

Le président Rohani de plus en plus critiqué pour sa gestion économique si bien que des dizaines de protestataires auraient scandé « mort au dictateur », en référence au guide suprême de la Révolution islamique, l’ayatollah Ali Khamenei. Une présence policière massive et des routes bloquées auraient été observé à Karaj, située à l’ouest de Téhéran.

Manifestations contre la corruption du gouvernement

Les manifestations débutent souvent par des slogans contre le coût de la vie et la corruption financière présumée avant de se transformer en rassemblements antigouvernementaux.

Le site d’information conservateur Qom News a publié une vidéo d’une manifestation à Machhad après la prière de vendredi, au cours de laquelle un dignitaire religieux accuse des responsables politiques de « ne pas se soucier des problèmes du peuple ».

A Eshtehard, à une centaine de kilomètres à l’ouest de Téhéran, « environ 500 manifestants ont attaqué une école religieuse, tentant de briser ses portes et de brûler des objets », a déclaré Hojateslam Hindiani, le directeur de l'école vendredi soir ,rapporté samedi par l’agence Fars, proche des conservateurs.. Ils « sont arrivés avec des pierres et brisé toutes les fenêtres de la salle de prière, en scandant des slogans contre le régime », avant d’être dispersés par la police antiémeute, a-t-il ajouté, en faisant état d’arrestations.

Une attaque que les conservateurs, opposés à la politique de conciliation du président Rohani, ont souligné.

Les images des protestations suggèrent tout de même que ces manifestations n’ont pas l’ampleur des troubles de décembre et janvier, quand au moins 25 personnes avaient été tuées dans des protestations qui avaient agité des dizaines de villes.

Cette stratégie de la « pression maximale », pour reprendre une expression du secrétaire d’Etat, Mike Pompeo, a-t-elle été menée suffisamment loin pour tendre la main ? La rebuffade iranienne en fait douter.

L’Iran n’est pas la Corée du Nord

Rohani, promoteur de l’accord nucléaire Vienne, est sous la pression du Guide suprême, Ali Khamenei, de l’armée et des gardiens de la révolution, beaucoup plus durs que lui. Il n’a pas la force politique pour engager un rapprochement spectaculaire avec Washington. Mike Pompeo avait présenté douze exigences majeures au pouvoir iranien (fin de tout enrichissement nucléaire, retrait de ses milices de Syrie, fin du soutien au Hamas et au Hezbollah…) pour un nouvel accord. « Nous sommes lucides sur la nature de ce régime, mais nos yeux sont ouverts sur ce qui est possible, avait déclaré le secrétaire d’Etat. Si quiconque, en particulier les dirigeants iraniens, doute de la sincérité ou de la vision du président, qu’il regarde notre diplomatie avec la Corée du Nord. »Mike Pompeo l’a reconnu en creux, estimant que trouver un modéré au sein du régime était aussi difficile qu’apercevoir une licorne...

Reste également à à savoir si le dirigeant russe Vladimir Poutine peut avoir une influence, le locataire de la Maison Blanche assurant avoir parlé du sujet avec l’homme fort du Kremlin...

Joanne Courbet pour DayNewsWorld

 

CONTESTATION DE LA PRESIDENTIELLE REMPORTEE PAR EMMERSON MNANGAGWA AU ZIMBABWE

Emmerson Mnangagwa dirigeant sortant et ancien bras droit de Robert Mugabe, remporte la présidentielle avec 50,8 % des suffrages, a annoncé, vendredi 3 août, la commission électorale.

La victoire du a été annoncée dans un climat de fortes tensions;

Victoire de Emmerson Mnangagwa .

Elu dès le premier tour de la présidentielle M. Mnangagwa a devancé le leader de l’opposition Nelson Chamisa, qui a obtenu 44,3 % des voix, a annoncé la présidente de la commission, Priscilla Chigumba, lors d’une conférence de presse à Harare. organisée dans un climat tendu alors que l’armée patrouille dans la capitale.

« Par conséquent, Emmerson Mnangagwa Dambudzo du parti de la ZANU-PF est déclaré président élu de la République du Zimbabwe, à compter du 3 août », a déclaré la présidente de la commission électorale, Priscilla Chigumba, sous quelques acclamations. En effet à cause de climat tendu l’armée patrouille dans les rues à Harare.

A Emmerson Mnangagwa, 75 ans,de saluer « un nouveau départ » tout en d’appelant à l’unité. « Unissons-nous dans la paix, l’unité et l’amour et, ensemble, construisons un nouveau Zimbabwe pour tous », a-t-il lancé sur son compte Twitter.

Contestation des résultats et violence

Mais l’opposition a immédiatement rejeté sa victoire, annonçant qu’elle allait saisir la justice.

Des chiffres que conteste l’opposition. Six personnes ont été tuées au Zimbabwe où l’armée a réprimé mercredi une manifestation de l’opposition qui dénonçait des fraudes aux élections générales, selon un nouveau bilan de la police communiqué jeudi.

«  Les résultats sont faux, (…) nous les rejetons, nous allons dénoncer l’ensemble du processus devant un tribunal », a déclaré Morgan Komichi, porte-parole du Mouvement pour le changement démocratique (MDC) de Nelson Chamisa.

Une manifestation de l’opposition, mercredi, a été réprimée par l’armée par des tirs à balles réelles. Les manifestants dénonçaient des fraudes dans le processus électoral. Six manifestants ont trouvé la mort. Ces élections générales historiques qui devaient marquer un tournant dans l’histoire du pays où les élections ont été régulièrement entachées de fraude et de violence ont tourné au drame.

Le président Mnangagwa avait promis des élections libres, pacifiques et transparentes, dans l’espoir d’attirer de nouveaux les investisseurs occidentaux dans son pays au bord de la faillite et les Zimbabwéens s'étaient rendus aux urnes nombreux dans le calme.

A l’annonce des résultats dans la nuit de jeudi à vendredi, les rues de la capitale Harare et du fief de l’opposition Bulawayo (sud) étaient désertes. Seuls des militaires et des policiers étaient visibles.

Le Royaume-Uni, ancienne puissance coloniale du Zimbabwe, a demandé à Harare de retirer l’armée des rues de la capitale. Le Commonwealth a « catégoriquement dénoncé l’usage excessif de la force contre des civils non armés ».

Tentative d'apaisement

Le président Mnangagwa a appelé, jeudi matin, à l’apaisement, affirmant vouloir résoudre « pacifiquement les différends » avec l’opposition. Il a aussi assuré avoir été en discussions avec Nelson Chamisa pour tenter de « désamorcer » la crise.

Emmerson Mnangagwa , qui a succédé à Robert Mugabe à la suite d’un putsch militaire, a contraint ce dernier à la démission. Robert Mugabe avait dirigé le pays d’une main de fer pendant trente-sept ans. Emmerson Mnangagwa, surnommé « le crocodile », vient de confier à plusieurs militaires des postes-clés dans son gouvernement...

« Nous avons tous été naïfs, y compris la communauté internationale », a estimé Ibbo Mandaza, un analyste du groupe de réflexion Southern African Political and Economic Series (SAPES) basé à Harare.

« Nous avons refusé d'appeler un coup un coup et la communauté internationale a été naïve de penser que les élections seraient libres et justes sous un gouvernement militaire », a-t-il ajouté.

Joanne Courbet pour DayNewsWorld

 

MOHAHMED VI  ET SON DISCOURS DE LA FETE DU TRONE OU LA MISE EN GARDE

BIENVEILLANTE A SON PEUPLE

« Rien n'est acquis sans l'unité, la solidarité et la stabilité du pays, sans la foi dans la communauté de destin qui nous unit dans la joie comme dans la peine, sans un patriotisme sincère et un civisme responsable » souligne le roi du Maroc

Dans son discours de la Fête du trône prononcé d'Al Hoceïma, le roi Mohahmed VI du Maroc a prononcé son discours en posant un diagnostic et proposant des solutions à des maux qu'il a présentés au Maroc tout entier.

Un discours sous forme de message . Dimanche soir, lors de sa traditionnelle allocution télévisée à l'occasion de la Fête du trône, Mohammed VI a bien choisi la thématique de ce discours prononcé pour marquer la 19e année de son intronisation, à savoir « la question sociale ». En effet l'allocution prononcée à Al Hoceïma, au cœur du Rif, rappelle le mouvement de contestation sociale Hirak qui a fortement secoué la région en 2016 et 2017 et qui continue à tenir en haleine l'ensemble du pays.

Le contexte actuel est d'ailleurs particulièrement compliqué la condamnation de plusieurs activistes du mouvement en juin, à la stupeur générale- nationale comme internationale- ayant atteint des peines allant jusqu'à vingt ans de prison.

Le souverain a voulu faire passer un message essentiel, celui de l'apaisement mais également de la fermeté.

Les premières contestations du Hirak ont lieu en septembre 2016, où plusieurs Rifains se sont rassemblés pour manifester contre l'état des routes, notamment à Beni Hadifa avec Nasser Zefzafi comme figure de proue. Le 6 février 2017, des milliers de jeunes manifestants à Al Hoceïma en mémoire de la mort du nationaliste rifain Abdelkrim al-Khattabi se sont à nouveau rassemblés : au cours de violents affrontements, une trentaine de policiers des forces anti-émeutes ont été blessés selon la version officielle, le nombre de victimes du côté manifestant n'est pas révélé.

Considéré comme le principal dirigeant contestataire, Nasser Zefzafi est poursuivi par les autorités sous l'accusation d'avoir interrompu le prêche d'un imam, le vendredi 26 mai. Les manifestations, où le drapeau berbère voisine avec celui de la république du Rif, s'intensifient pendant la nuit suivante. Au cours du week-end, une vingtaine d'arrestations sont effectuées contre les manifestants accusés par l’état marocain d'avoir blessé les forces de sécurité, dégradé la voie publique et atteint à la souveraineté marocaine sur la région du Rif , alimentant en retour les protestations contre la répression Nasser Zefzafi est arrêté le lundi 29 mai et écope d'une lourde peine.

Pour lui, « Rien n'est acquis sans l'unité, la solidarité et la stabilité du pays, sans la foi dans la communauté de destin qui nous unit dans la joie comme dans la peine, sans un patriotisme sincère et un civisme responsable ». Sans jamais nommer les militants du Hirak qualifiés de« négativistes, marchands d'illusions et nihilistes » pour ne pas les mettre en valeur, ilMohamed VI fustige leurs agissements à plusieurs reprises en exhortant l'importance du « patriotisme » et de « l'unité » du pays.

Mais le roi du Maroc a montré également qu'il était à l'écoute de son peuple.

Malgré les « réalisations accomplies par le Maroc et les acquis engrangés en faveur des Marocains », qui constituent « un véritable motif de satisfaction et de fierté », le souverain a reconnu qu'il avait « le sentiment que quelque chose continue à nous faire défaut en matière sociale », a-t-il déploré qui a indiqué que la santé et l'éducation retiendront désormais « toute [son] attention ».

Le souverain appelle son gouvernement à prendre « des mesures d'urgence » en la matière.

Le Maroc se place en effet à la 69e place (sur 190 pays) du classement Doing Business 2018, publié par la Banque mondiale . Il est marqué par de criantes inégalités sociales et territoriales, sur fond de chômage élevé parmi les jeunes. En 2017, le pays a été classé 123e sur 188, au titre de l'indice de développement humain (IDH).

Santé et éducation

C'est pourquoi le discours royal a ainsi abordé la question sociale, pilier des revendications des manifestants du Rif.

Les programmes de protection sociale déjà existants et lancés par différents partis politiques « empiètent les uns sur les autres, pèchent par manque de cohérence et ne parviennent pas à cibler les catégories effectivement éligibles ». Un système qui engendre, d'après lui, « des inégalités criantes ». « Il est insensé que plus de cent programmes de soutien et de protection sociale de différents formats et se voyant affecter des dizaines de milliards de dirhams soient éparpillés entre plusieurs départements ministériels et de multiples intervenants publics », a-t-il déploré. IL demande donc la rationalisation des aides Il a ainsi appelé – toujours afin de faciliter l’investissement – à fixer « à un mois le délai maximal accordé à certaines administrations pour répondre aux demandes qui leur sont adressées dans le domaine de l’investissement ».

Le souverain s’est également montré critique envers l'organisation de l'aide médicale « Il est insensé que plus de cent programmes de soutien et de protection sociale […] soient éparpillés entre plusieurs départements ministériels et de multiples intervenants publics. […] Ces programmes empiètent les uns sur les autres… »

Le monarque a notamment appelé à « redresser les anomalies qui entachent l’exécution du programme de couverture médicale Ramed ». Le 19 juillet, l’Observatoire national du développement humain rendait un rapport sur ce régime d’assistance médicale, six ans après sa généralisation. Plusieurs faiblesses y sont relevées. Morceau choisi : « Le ciblage du Ramed n’assimile malheureusement pas les plus pauvres. »

Autre défi celui de l'éducation pour l'élaboration de « programmes d'appui à la scolarisation » et la « lutte contre la déperdition scolaire ».

La solution préconisée par le roi : une restructuration globale et profonde des programmes existants, couplée à l'accélération de la mise en place d'un « système national d'enregistrement des familles qui pourront bénéficier des programmes d'appui social » appelé le registre social unique (RSU), un « système national d'enregistrement des familles qui pourront bénéficier des programmes d'appui social ». « Les ménages habilités à jouir des prestations de ce régime seront déterminés selon de rigoureux critères objectifs et grâce aux nouvelles technologies. »

En développant Tayssir, un programme d'aide financière à l'enseignement préscolaire, au transport, aux cantines et aux internats.on pourra« alléger les charges supportées par les familles et les soutenir pour que leurs enfants puissent poursuivre leurs études et mener à terme leur formation ».

Une économie sociale et inclusive

Au-delà de ces axes fixés par le souverain chérifien, ces projets ne pourront être menés à terme que grâce au dynamisme d'une économie qui soit gage de développement local, a-t-il souligné ; D'où des annonces visant l'investissement et la création d'emploi « La forme suprême de protection sociale est celle qui passe par la création d'emplois productifs et garants de dignité », a-t-il signifié. Sur ce volet, et toujours en guise de réponse au contexte régional tendu, Mohammed VI afait trois propositions : l'adoption, avant la fin du mois d'octobre, de la charte de déconcentration administrative ainsi que la mise en place de la charte de l'investissement, deux projets destinés à décentraliser l'économie.

Autant de points que les Marocains auront écoute avec attention attendant dans un contexte encore tendu une réponse à la hauteur de la complexité de l'existence du mouvement Hirak.

Joanne Courbet pour DayNewsWorld

 

LES ELECTIONS DE L'APRES MUGABE AU ZIMBABWE

Dans un pays où le taux de chômage avoisine 90 %, les habitants ont, pour la première fois, voté librement. Avec l’espoir de tourner la page des décennies Mugabe .

Ils élisent le premier président zimbabwéen de toute l’histoire du pays qui ne se nomme pas Robert Mugabe. Cet homme de 94 ans a dirigé le pays depuis l’indépendance avant d’être renversé par un coup d'Etat de l’armée en novembre 2017,

En effet les élections générales, qui se sont tenues dimanche, sont les premières depuis la chute de Robert Mugabe, qui a dirigé le pays pendant trente-sept ans.

Son départ en novembre dernier avait suscité un espoir de changement auprès de la population. Plus de 5,5 millions d'électeurs s'étaient inscrits pour voter. A 94 ans, l'ancien homme fort n'a toujours pas digéré sa démission forcée avec l'aide de l'armée.

Pas de soutien de Mugabe au candidat de son parti :

Le leader de l'opposition au Zimbabwe Nelson Chamisa n'a pas attendu l'officialisation des résultats pour annoncer sa victoire.

Le leader de l'opposition au Zimbabwe revendique, mardi 31 juillet, « une victoire éclatante » aux élections générales qui se sont tenues la veille dans le pays.

« Nous avons fait remarquablement bien (…) et nous sommes prêts à former le prochain gouvernement », écrit-il en anglais sur Twitter, à l'appui d' *un décompte des voix portant sur 10 000 bureaux de vote.

Avant le scrutin, Robert Mugabe avait sous-entendu qu'il voterait pour Nelson Chamisa, pourtant opposant de longue date, plutôt que pour Emmerson Mnangagwa, l'actuel chef de l'Etat et candidat de son parti, le Zanu-PF.

Deux favoris sur 23 prétendants

Emmerson Mnangagwa, le proche de Mugabe tombé en disgrâce, a pris le pouvoir avec l’appui des militaires. Il a promisde réformer le pays de fond en comble tout comme son principal rival, l’opposant Nelson Chamisa.

Pour la première fois, une campagne électorale au Zimbabwe s’est déroulée à peu près dans un calme relatif. . Le principal parti d’opposition, le Mouvement pour le changement démocratique (MDC), a pu en effet organiser des meetings, de plus en plus importants.

23 candidats se sont présentés à l’élection présidentielle, et plus de cent partis politiques prennent part aux législatives.

Alyson Braxton pour DayNewsWorld

 

PRESIDENTIELLES A HAUT RISQUE AU MALI

Elu en 2013 après l’intervention française pour chasser les islamistes, le président Ibrahim Boubacar Keita(IBK) est candidat à sa propre succession et même favori,alors que le pays reste toujours gangrené par les actes terroristes et les tensions communautaires. Une grande instabilité fait craindre des débordements en ce jour de premier tour des élections, l’armée a été déployée pour éviter les heurts, le gouvernement finance depuis plusieurs jours des spots publicitaires à la télévision pour appeler la population au calme. C'est dire l'état de tensions dans lequel est plongé le Mali.

Des enjeux sécuritaires avant tout :

Pour permettre la tenue du scrutin sur la plus grande partie du territoire, plus de 30 000 membres des forces de sécurité, nationales et étrangères, sont mobilisés, selon le ministère de la Sécurité intérieure. En termes de sécurité, « aujourd'hui, on peut dire que les conditions minimales sont probablement réunies », a déclaré le chef de la mission de l'ONU dans le pays (Minusma), Mahamat Saleh Annadif, à la radio des Nations unies au Mali, Mikado FM, tout en appelant à rester « vigilant ».

Ibrahim Boubacar Keita, 73 ans, élu en 2013 et à la tête du « Rassemblement pour le Mali », remet son mandat en jeu malgré un bilan contesté. En effet l’insécurité a augmenté dans le pays et la situation économique est loin d'être satisfaisante.

Mais c'est avant tout la question sécuritaire qui est au cœur des tensions et blesse. Outre les soupçons de fraude de la part du camp présidentiel la menace djihadiste dans le nord du pays -qui avait été reprise aux islamistes radicaux par la France en 2013- se fait croissante . Au dernier jour de campagne vendredi, les jihadistes se sont d'ailleurs invités dans le débat par la voix du chef de la principale alliance jihadiste du Sahel, liée à Al-Qaïda, le Touareg malien Iyad Ag Ghaly, dirigeant de l'un des groupes islamistes qui s'étaient emparés de tout le nord du pays en 2012. « Ces élections ne sont rien d'autre que la poursuite d'un mirage et nos peuples n'en récolteront que des illusions, comme ils en ont pris l'habitude », a déclaré dans une vidéo le chef du Groupe de soutien à l'islam et aux musulmans

Les tensions communautaires se sont exacerbées ces dernières années dans ce vaste pays enclavé d'Afrique de l'Ouest, comptant une vingtaine d'ethnies. L'insécurité a également miné le centre du pays. Et IBK est très critiqué pour n’avoir pas été assez offensif sur le sujet de l'insécurité. C’est pourquoi le principal leader de l’opposition, Soumaïla Cissé, a promis de ramener « la paix » dans le centre du pays et espère capitaliser sur les enjeux sécuritaires.

«Barkhane ne sera pas éternelle» :

Qui plus est le Mali vit sous perfusion de l’aide militaire étrangère pour maintenir une stabilité fragile. L’opération française Barkhane, c’est plus de 4 500 soldats tricolores répartis au Sahel pour lutter contre la menace djihadiste, principalement au Mali. Si IBK l’emporte, la communauté internationale redoute qu’il n’en fasse pas plus que sous son premier mandat. Jean-Yves Le Drian, maître d’œuvre de l’intervention française en 2013 quand il dirigeait la Défense a signifié son impatience.

La France et ses partenaires ne veulent pas de statu quo qui signifierait une prolongation de leur présence. « Barkhane sera là tant qu’il faudra mais ne sera pas éternelle », explique-t-on au ministère des Armées, qui en formant les armées locales, souhaite à terme « créer les conditions » de son départ. La création en 2014 du G5 Sahel, cadre de coordination de cinq pays de la région pour lutter contre le terrorisme, doit aussi permettre aux pays africains de prendre en main la situation.

Deux favoris sur 24 candidats :

Les Maliens attendent en tout cas coup du président élu (ou réélu) sur la sécurité. Plus de huit millions d'habitants de ce vaste pays enclavé d'Afrique de l'Ouest, comptant une vingtaine d'ethnies, sont appelés aux urnes pour reconduire le président Ibrahim Boubacar Keïta ou élire un de ses 23 concurrents, dont le chef de l'opposition, Soumaïla Cissé, et une seule femme, Djeneba N'Diaye.

Ils votent dimanche 29 juillet pour un scrutin présidentiel qui pèsera sur le sort de l'accord de paix de 2015 et, au-delà, sur l'ensemble du Sahel, toujours confronté à la menace jihadiste malgré cinq ans d'interventions militaires internationales.

Les résultats officiels seront connus vendredi au plus tard, avant un éventuel second tour le 12 août.

Pas moins de 24 candidats !! L’heure de la revanche pour Soumaïla Cissé a-elle sonné ? Largement battu (près de 78 % des voix) par Ibrahim Boubacar Keïta en 2013, le chef de l’opposition, 68 ans, espère cette fois que le climat d’insécurité incitera les Maliens à se débarrasser d’un président socialiste jugé trop passif. Mais 24 candidats -dont une seule femme- se départageront les suffrages. Parmi eux, bon nombre d’anciens ministres du chef de l’État, ce qui en dit long sur la férocité de la campagne même si le président sortant, Ibrahim Boubacar Keïta, et le chef de l'opposition, Soumaïla Cissé, sont donnés favoris

Depuis l’avènement de la démocratie, en 1992, moins d’un Malien sur deux s’est déplacé lors des cinq scrutins présidentiels. La dernière élection, en 2013, avait cependant été particulièrement suivie, dans un contexte post-coup d’Etat qui avait ébranlé la République, quelques semaines après le déclenchement de la guerre dans le nord du pays.

Le taux de participation est traditionnellement bas, sensiblement inférieur à 50 %, au premier tour de l'élection présidentielle dans ce pays connu aussi pour son rayonnement culturel .

Joanne Courbet pour DayNewsWorld

 

23 MORTS ET 107 BLESSES

DANS UN ATTENTAT A KABOUL

Une forte explosion s’est produite ce dimanche 22 juillet à Kaboul en Afghanistan au passage du général Abdul Rashid Dostum, chef de guerre redouté du nord de l’Afghanistan et premier vice-président, qui a regagné son pays après un an d’exil, et a été accueilli en héros. L’attentat a fait 23 morts et 107 blessés.

Le général Abdul Rashid Dostum a été accueilli par un attentat suicide dès l’aéroport. Le kamikaze s’est fait exposer au milieu d’une foule dense qui attendait l’homme fort de Jowzjan de retour d’un an d’exil en Turquie, à la sortie de l’aéroport international de Kaboul . Le convoi de voitures du général Dostum venait de passer et en est sorti sans dommage.

L’explosion est due à un kamikaze et a provoqué la mort d'au moins 23 personnes et blessés 107 tres selon un bilan encore provisoire du ministère de l’Intérieur. « Ce bilan pourrait encore évoluer », a précisé

Neuf membres des forces de sécurité ont également été fauchés par l’explosion de forte puissance , a ajouté ce lundi le porte-parole du ministère Najib Danish.,

Accusé de viol sur un rival fin 2016, Dostum avait quitté le pays en mai 2017 voulant échapper à la justice de son pays. Il avait fait capturer son rival Ahmad Ishchi, un ancien gouverneur sexagénaire, et l'avait fait torturer et sodomiser avec un fusil d’assaut AK-47. Une enquête a été ouverte en janvier 2017 par la justice afghane sous pression des Occidentaux concernant ces faits. D'autres exactions à son actif avaient été dénoncées comme la mort de 2000 talibans enfermés dans des conteneurs.

Le général Dostum doit reprendre ses fonctions de vice-président malgré l’enquête à son encontre. Une délégation d’officiels afghans et des dizaines de partisans, principalement des membres de la communauté ouzbèke l'ont accueilli en héros à sa descente de l’avion spécialement affrété par le gouvernement afghan pour le ramener d’Ankara.

En costume de ville, chemise blanche et cravate rouge, entouré de sa garde personnelle le général, vice-président, d'ethnie ouzbèke, âgé d’une soixantaine d’années, a aussitôt gagné ses bureaux.

Le président Ashraf Ghani qui avait dû se résoudre à cette enquête après l’indignation de responsables des États-Unis, de l’Union européenne et du Canada se voit embarrassé par ce retour . Dostum est le deuxième chef de guerre afghan à regagner la capitale avec les honneurs.

En mai 2017, c'est Gulbuddin Hekmatyar, surnommé par la presse « le boucher de Kaboul » pour l’avoir massacrée par des bombardements sans merci dans les années 90, qui était rentré après 20 ans d’exil au terme d’un accord avec le gouvernement lui garantissant l’impunité.

Ashraf Ghani Dostum est le président d’un pouvoir aux équilibres délicats. En effet, le gouvernement afghan se trouve fragilisé au nord avec la poussée du groupe État islamique (EI) dans la province de Jawzjan, le fief de Dostum, et celle des talibans dans la province de Faryab. De plus des troubles civils ont récemment éclaté, faisant plusieurs morts, après l’arrestation début juillet d’un proche de Dostum.

Depuis la Turquie, le général Dostum avait dénoncé l’arrestation de son allié et prévenu que la défense du nord « risquait de s’effondrer » face aux talibans et au groupe État islamique.

À l’approche des élections législatives d’octobre et présidentielle prévues en 2019, Ashraf Ghani a besoin de ramener un minimum de stabilité dans son pays. Cependant ses offres de paix aux talibans sont restées jusqu’à présent infructueuses.

Andrew Preston pour DayNewsWorld

 

UN CONVOI HUMANITAIRE CONJOINT DE LA FRANCE ET DE LA RUSSIE POSE QUESTION

La France et la Russie ont envoyé conjointement un convoi humanitaire vers la Syrie dans la nuit de vendredi à samedi.

C'est une grande première qui a eu lieu dans la nuit de vendredi à samedi. La France et la Russie ont en effet effectué une opération humanitaire conjointe vers la Syrie, à destination d'une enclave rebelle reprise par le régime en avril. De nombreux civils y ont été blessés lors de bombardements de la part du régime de Bachar al-Assad.

La France et la Russie ont effectué dans la nuit de vendredi à samedi une opération humanitaire conjointe vers la Syrie, à destination d’une enclave rebelle reprise par le régime en avril, une première dans le conflit qui ravage le pays depuis 2011

.Une première depuis le début du conflit

Un gros-porteur Antonov 124 de l’armée russe, chargé de 50 tonnes de matériel médical et biens de première nécessité fournis par la France, a rallié la base russe de Hmeinim, dans l'ouest de la Syrie, depuis l'aéroport de Châteauroux (centre de la France), selon le ministère russe de la Défense

Cette opération humanitaire conjointe est une première en Syrie entre la Russie. Elle a changé la donne en volant militairement au secours du président Bachar al-Assad en 2015, et un pays occidental.

L'accent a été mis samedi par les deux présidents sur les « aspects humanitaires dans le règlement du conflit syrien, y compris la mise en œuvre de l'initiative franco-russe », lors d'une conversation téléphonique, selon un compte rendu du Kremlin. L'aide, destinée à la Ghouta orientale, près de Damas, doit être distribuée par le Croissant Rouge syrien sous la supervision du Bureau de la coordination des affaires humanitaires (Ocha) des Nations unies a-t-on souligné vendredi au Quai d’Orsay.

« Dans le cadre de la résolution 2401 du Conseil de sécurité des Nations Unies, ce projet a pour objectif de permettre un meilleur accès de l’aide aux populations civiles », a mentionné la présidence française dans un communiqué conjoint franco-russe.

Obtention de « garanties » de la Russie par la France

La France a obtenu des « garanties » de la Russie que le régime ne ferait pas obstruction à l’acheminement, comme il le fait régulièrement avec les convois de l'ONU, et que toute « récupération politique » et tout « détournement » du matériel seraient évités, selon Paris.

« Les Russes sont intervenus de manière très décisive pour que les autorisations soient délivrées » et que l’aide soit acheminée « dans des délais décents », a-t-on relevé au ministère français des Affaires étrangères.

En quelques heures, équipements médicaux, tentes, kits de cuisine et couvertures - certaines palettes portant la mention « Centre de crise » du ministère français des Affaires étrangères – ont en effet été embarqués dans la soute du cargo.

L'aide, fournie par la France, s'élève à 400.000 euros, la Russie ayant assuré le transport, a précisé le Quai d'Orsay. Il s'agit de matériel médical (antiobiotiques, matériel de réanimation, perfusions, compresses..) pour 500 blessés lourds et 15 000 blessés légers de la Ghouta orientale. Cette région a été pilonnée par régime en mars-avril avant de capituler au bout de cinq ans de siège.

Après Alep, Homs et la Ghouta, Bachar al-Assad poursuit sa reconquête sur le terrain face aux rebelles et jihadistes avec l’aide de la Russie, mais également des forces de l’Iran et du Hezbollah libanais.

Une aide humanitaire controversée

François Heisbourg, président de l’IISS (International Institute for Strategic Studies) de Londres, estime que la France « prend acte avec cette opération du fait que Bachar et la Russie ont gagné militairement » ce que refuse la France en arguant qu'il n’existe « pas de bons et mauvais Syriens ».

Paris se défend de son côté de valider d’une quelconque manière une « pax russa » en Syrie. « Ce n’est pas un coup politique, c’est une opération humanitaire », insiste-t-on au Quai d’Orsay.

« En matière humanitaire, nous n’avons jamais décidé qui étaient les bons Syriens, qui étaient les mauvais Syriens », renchérit-on au Quai.

Le programme d’urgence de 50 millions d’euros annoncé par Emmanuel Macron en avril s’adresse à toute la Syrie, fait-on savoir.

« Nos exigences à l’égard de la Russie et notre vision de la solution politique ne changent pas », mais « si nous voulons une solution politique, il faut des mesures de confiance », ajoute-t-on.

L’octroi d’une aide française dans des zones sous contrôle du régime pose question puisqu'elle doit être dispensée « partout sur le territoire syrien sans exception, où le droit international humanitaire doit être pleinement respecté », réplique un communiqué commun.

« On ne peut être contre l'assistance humanitaire mais la France, en travaillant avec la Russie et le Croissant Rouge Syrien, prend des risques considérables », a twitté Michel Duclos, ex-ambassadeur de France en Syrie. « Quels mécanismes garantissent que cette aide ne sera pas détournée ou exploitée politiquement par Assad? », s'est demandé avec justesse le diplomate, conseiller spécial de l'Institut Montaigne à Paris.

Si le président Macron tente depuis des mois d’impliquer les Occidentaux dans la recherche d’une solution politique sous l’égide de l'ONU, il n'en demeure pas moins que le processus patine.

Bachar al-Assad est en effet d’autant moins enclin à négocier qu’il avance militairement sur le terrain.

Alize Marion pour DayNewsWorld

 

ISRAEL « L'ETAT-NATION DU PEUPLE JUIF »

Le Parlement a adopté une loi définissant le pays comme «l'État-nation du peuple juif». La mesure la plus controversée du projet de loi adopté ce jeudi par le Parlement israélien, créer de nouvelles localités exclusivement réservées aux Juifs, a cependant été amendée après une vague de critiques.

La loi sur « l’Etat-nation » adoptée à la Knesset

«C'est un moment décisif dans l'histoire de l'État d'Israël, qui inscrit dans le marbre notre langue, notre hymne et notre drapeau».

Après l'adoption par le Parlement d'un projet de loi définissant Israël comme «l'État-nation du peuple juif», le premier ministre Benjamin Nétanyahou s'est publiquement réjoui du résultat de ce vote.. « C’est un moment décisif dans les annales du sionisme et de l’histoire de l’Etat d’Israël », s’est félicité le premier ministre Benyamin Nétanyahou.

Ce texte, adopté par 62 voix contre 55 et deux abstentions, établit notamment que l'hébreu devient la seule langue officielle d'Israël, l'hébreu et l'arabe étant jusqu'à présent toutes deux considérées comme des langues quasi officielles, utilisées dans tous les documents étatiques. La loi, symboliquement promulguée juste après le 70e anniversaire de la naissance de l’Etat d’Israël, donne à l’arabe dorénavant un « statut spécial » qui autorise la poursuite de son utilisation dans l’administration.

La loi comporte un certain nombre d’articles qui ne suscitent pas de polémique puisqu'elle ne fait que reprendre des formulations ou des faits établis. Elle accorde aux juifs le droit à l’autodétermination dans l’Etat d’Israël, « foyer national du peuple juif ». Elle rappelle les symboles nationaux : l’hymne (Hatikvah), le drapeau, l’emblème d’Etat qu’est la menorah à sept branches avec les branches d’olivier, ou encore le calendrier hébraïque. Elle fixe les jours de fêtes d’Etat, comme celle de l’indépendance ou la journée du souvenir en mémoire des disparus pendant les guerres ou lors de l’Holocauste.

Pas de nouvelles localités réservées aux juifs

Dans sa précédente version, le projet de loi évoquait la possibilité de créer des localités exclusivement réservées aux Juifs, ce qui en excluait les citoyens arabes israéliens qui constituent près de 20% de la population totale israélienne. Ce qui n'avait pas manqué de provoquer une vague de critiques, notamment du président Reuven Rivlin, du procureur général Avishai Mandelblit et de la délégation de l'UE en Israël en raison de son caractère jugé discriminatoire.

Le texte amendé et voté jeudi affirme que «l'État considère que le développement des implantations juives relève de l'intérêt national et que l'État prendra les mesures pour encourager, faire avancer et servir cet intérêt». Cette nouvelle formule, plus vague, a toutefois été dénoncée par l'opposition, notamment par le député arabe Ayman Odeh, qui a brandi durant le débat un drapeau noir à la tribune pour marquer «la mort de notre démocratie».

« Nous continuerons à garantir le respect des droits civiques dans la démocratie israélienne, mais la majorité a aussi des droits et la majorité décide. Une majorité absolue veut garantir le caractère juif de notre Etat pour les générations à venir », avait récemment justifié le premier ministre.

Une inégalité entre citoyens ancrée dans la loi

L’inégalité entre citoyens  est fustigée par ses critiques mais un  seul député du Likoud, Benny Begin, s’est abstenu au moment du vote. « Un patriotisme qui n’est pas associé aux droits de l’homme dégénère en nationalisme », a-t-il averti. Le leadeur travailliste à la Knesset, Isaac Herzog, a pris la parole devant les députés pour s’émouvoir du déséquilibre que le texte introduisait entre citoyens juifs et non juifs :

« Nous sommes très attristés du fait que le principe d’égalité, qui a représenté un acquis inestimable dans la défense de la bonne réputation d’Israël, a disparu de cette loi. »

Les députés de la Knesset ont donné la force d’une Loi fondamentale — le plus haut degré possible, en l’absence de Constitution — à un texte définissant Israël comme le « foyer national du peuple juif » et précisant ses attributs.

Aux magistrats de la Cour suprême à présent d’interpréter, au cas par cas, dans les affaires de discrimination collectives ou individuelles...

Il faut savoir que le texte entre dans la catégorie des lois fondamentales qui font office de constitution en Israël.

Larry Ricky pour DayNewsWorld

 

BILAN RAPIDE DU SOMMET D’HELSINSKI

Pendant qu’Emmanuel Macron faisait la Fête à l’Elysée avec les footballeurs, pendant que l’on festoyait et on dinait dans les Palais de France alors que les gueux attendaient les miettes dans la rue, s’achevait le Sommet d’Helsinki  de 2018, un sommet organisant une nouvelle rencontre entre Donald Trump et Vladimir Poutine.  La rencontre a eu lieu au Palais Présidentiel d’Helsinki, une imposante demeure construite au début du XIXème, pour servir de résidence officielle aux  tsars de Russie. Le symbole est fort !

A peine achevée, la rencontre a suscité une levée de bouclier aux Etats Unis, venant non seulement des Démocrates mais aussi des Républicains « avides de vérités » sur la prétendue ingérence russe lors les élections de 2016.

C’est John Brennan qui, le premier, s’est manifesté dans un tweet. Directeur de la CIA sous Obama, John Brennan a tweeté que les propos de Donald Trump faisant le bilan de ses échanges avec Vladimir Poutine et écartant toute responsabilité d’ingérence russe, relevaient de la trahison. Rien de moins !

Au-delà de son tweet, John Brennan a demandé les démissions du Secrétaire d’Etat de Donald Trump, Mike Pompéo, de son conseiller à la sécurité John Bolton et de son chef de Cabinet, John Kelly.

L’intervention de Brennan n’a pas manqué de sel, pour les plus avertis, qui ont rappelé qu’en 1976, le jeune Brennan , qui n’avait que 21 ans avait voté (et soutenu) Gus Hall, l’inoxydable candidat du Parti Communiste, filiale du PC soviétique.

Mais, une partie de la droite s’est aussi alliée à l’anti-trumpisme ambiant, dénonçant à son tour « le tropisme russe » et donc antinational, selon elle, du Président.

En effet, même Mc Caïn, tenant au demeurant de la tendance globaliste chez les Républicains et qui auparavant déversait des louanges sur Donald Trump,   a qualifié la conférence d’Helsinki, « d’une des pires prestations, de mémoire d’homme pour une président américain, aucun président ne s’étant par le passé couché de façon aussi abjecte devant un tyran ». Depuis Mc Caïn accable Trump de toute sorte de qualificatifs dépréciatifs tels que « naif », « égotique », « fantaisiste »ou « attiré par les autocrates ».

Même Fox News a critiqué le Président, qui, selon elle « serait allé trop loin ».

Selon toutes ces chapelles, démocrates ou républicaines, Donald Trump aurait fait l’unanimité contre lui après sa rencontre avec Poutine.

Pourtant, d’autres commentaires, en contre pied, se sont aussi faits jours, pour prendre la défense de Donald Trump. Ces voix plus rares mais intéressantes  à entendre, elles aussi, estiment que les relations américano-russes avaient désormais été mises sur un rail favorable après le sommet d’Helsinki.  Et pour celles-ci Donald Trump n’aurait pas dû tant surprendre ! Il avait prévenu pendant sa campagne électorale.

Donald Trump est allé à Helsinki pour faire la Paix avec Poutine, très probablement à un bon moment et pour démontrer, après son étape à l’Otan/Bruxelles que toutes les résurgences  de guerre froide basées sur rien étaient désormais inutiles. Et de ce point de vue, il est possible que le coup d’éclat de Donald Trump à Helsinki, puisse aider puissamment l’américain moyen, qui a voté Donald Trump, à y voir plus clair pour explorer à nouveau  le slogan « América First ».

A la demande du Président, le Pentagone est en train d’analyser le cout et l’impact d’un retrait ou d’un transfert à grande échelle des troupes américaines stationnées en Allemagne (35 000 soldats actifs), inutiles  en l’absence de menaces d’attaques frontales venant de la Russie ou de l’Est de l’Europe .Donald Trump  aurait même déclaré que : « Il n’y a pas de menaces militaires conventionnelles, sauf à poursuivre une montée en régime de provocations inutiles, l’Allemagne et l’Europe restant en toutes hypothèses protégées par le bouclier nucléaire de l’Alliance Atlantique ».

Selon Donald Trump," l’Allemagne et l’Europe peuvent donc dans ces conditions fort bien assurer dans l’avenir leur propre défense en consacrant une part plus importante de leurs budgets au financement de celle-ci, soulageant ipso facto le budget militaire américain ".

Il est bien évident que ce projet dont l’objectif final qui est de ramener la Défense Nationale américaine à des préoccupations nationales, ne peut  satisfaire ni l’OTAN ni l’Europe, vent debout contre le projet de Donald Trump. Elle ne satisfait pas non plus le complexe militaro-industriel.

L’OTAN et ses 4000 bureaucrates, soucieux de préserver leur confortable sinécure,  se fondent  sur l’idée qu’il leur nécessaire de continuer à vivre et à se déployer pour assurer « la Pax Romana Américaine », même hors zone de conflit.

L’Europe, qui en l’absence d’une politique de défense commune, n’a jamais consacré les budgets nécessaires pour assurer sa propre défense.

Il y avait donc beaucoup dans la balance d’Helsinki  pour les tenants de l’establishment  et du parti de la guerre (représentés par Hillary Clinton lors des dernières élections présidentielles, laquelle n’a toujours pas digéré sa défaite) terrifiés par la menace qui pèse sur leur avenir et leur survie.

C’est à ce carrefour que  devraient se rejoindre les partisans " d’ American First " lassés de financer des conflits armés qui s’ouvrent ici ou là et ne concernent pas directement les Etats- Unis, lassés du cout des morts inutiles qui depuis plusieurs décennies frappent un nombre de plus en plus important de familles américaines, lassés du fardeau fiscal qui leur est imposé pour que les US fassent le gendarme du monde, ceci alors même que chaque citoyen américain lutte chaque jour pour faire face à la crise et assurer son mode de vie.

Bien sûr, de là à dire que Donald Trump serait un génie de la géopolitique … il y a un pas !

Surtout que  face aux attaques qui ont resurgi au retour de Donald Trump  à Washington, ce dernier n’a pas trouvé mieux que de revenir sur ses déclarations  concernant l’ingérence russe , une attitude embarrassante pour ses soutiens. Mais, il le dit ; il se serait en fait mal exprimé et emmêlé dans les négations. ??

Déconcertante attitude aussi dès lors que l’on commence à savoir que les enquêtes menées par l’Inspection Générale de la Justice et du procureur Huber, auraient déjà conduit à la rédaction de plus de 40 000 actes d’accusation devant les tribunaux fédéraux. ; soit 40 000 accusations présumées et 40 000 scellés qui ont déjà forcé à  démissionner de nombreux fonctionnaires impliqués dans l’affaire du Russo-gate et retirés ainsi de leur position d’influence.

Mais, le  spectacle qu’est Donald Trump, épris de fantaisies militaristes, qui gaspille son temps en tweets et qui fanfaronne de façon égoïste, pourrait avoir stoppé cette orientation favorable, tant les critiques qui se sont élevées sur une possible soumission à Poutine, sont devenues de  plus en plus tapageuses masquant malheureusement le fait que Donald Trump a mis le doigt sur des problèmes essentiels.

On regrette !

Clara Mitchell pour DayNewsWorld

 

DONALD TRUMP A SUGGERE A THERESA MAY

AU SUJET  DU BREXIT D’ATTAQUER

L’UNION EUROPEENNE EN JUSTICE


La Première ministre britannique Theresa May a révélé dimanche que le président américain lui suggérait de poursuivre l'Union Européenne en justice pour mener à bien son Brexit dans les meilleures conditions pour le Royaume Uni.

Cependant Theresa May a indiquer a Donald Trump qu'elle préfère la négociation à la confrontation.

La visite de Donald Trump, a été mouvementée, mais elle s'est achevée ce week-end dans le calme et la bonne ambiance

Theresa May a répété sa volonté de trouver "le meilleur accord possible" avec l'UE d'ici la sortie prévue, le 29 mars 2019.

Le gouvernement britannique a publié jeudi son "Livre Blanc" détaillant ses propositions sur la future relation entre l'UE et le Royaume-Uni après le Brexit, et son souhait de maintenir des relations étroites avec le bloc des 27, au grand dam des partisans d'un Brexit sans concession.

Le Brexit devrait cependant bien faire réfléchir l’Union Européenne sur son fonctionnement sachant que de nombreux bruits de couloir font l’écho d’une toujours possible sortie d’autres d’ membres de cette Union bien mal construite et dysfonctionnante si souvent

Larry Ricky pour DayNewsWorld

 

SARA NETANYAHOU INCULPEE POUR FRAUDE

L’affaire couve depuis un an.

Depuis la fin du printemps 2017, la police israélienne  laissait planer la menace d’une  inculpation, sur ce qui, dès l’origine, et malgré les protestations du couple Netanyahou,  avait déjà été qualifiée « de grave affaire de corruption présumée ».

Réputée pour ses frasques et ses lubies, Sara Netanyahou, l’épouse du Premier Ministre israélien a dû répondre récemment de l’accusation de détournement de fonds publics.

Primitivement, l’affaire ne portait que sur 24 000 shekels (environ 5000 €). Le larcin qualifié de « Bottelgate » concernait le recyclage de bouteilles achetées et consommées par le bureau du Premier Ministre et dont Sara Netanyahou se serait personnellement octroyé le remboursement de la  consigne reçue en échange des bouteilles vides, alors que l’argent aurait dû atterrir dans les caisses de l’Etat.

« Bibi » (Benjamin) Netanyahou avait naturellement, via son compte facebook, immédiatement crié au complot, tout en conviant la Presse à laisser sa famille tranquille.

Peine perdue ! Car au fil des années, l’épouse de « Bibi » est devenue la femme la plus détestée d’Israël,en qui les citoyens voient une réplique autoritaire d’Hillary Clinton. Et ce n’est pas peu dire !

Sara Netanyahou, 57 ans cette année s’est en effet illustrée, depuis l’ascension de son mari, par son  goût des postes de pouvoir et sa conduite inqualifiable provoquée par les grandes quantités d’alcool qu’elle avale journellement depuis longtemps.

Très embarrassé, le procureur général de l’époque, Yehude Weinstein, avait hésité à lancer une enquête judiciaire qu’il a dû finalement décidé d’ouvrir sous fond de bataille politique, laquelle fait rage entre le Likoud et le Parti Travailliste.

L’enquête a depuis un an, avancé.

Pour calmer le jeu, le procureur général avait été informé que l’épouse du Premier Ministre rembourserait l’Etat si une enquête sur l’utilisation abusive des deniers de l’Etat était abandonnée.

Mais l’affaire de la fraude s’est amplifiée …et l’enquête a avancé.

Il n’est plus question aujourd’hui de consignes de bouteilles, mais de centaines de frais de repas de restaurants privés, commandés par la Résidence du Premier Ministre, alors que celle-ci disposait d’un cuisinier officiel.

La défense de Sara Netanyahou, qui assurait à l’époque qu’elle n’avait pas contourné délibérément les difficultés liées à l’absence d’une chef, se sont effondrées.  La fraude s’est vue aggravée d’un abus de confiance et Sara Netanyahou a été inculpée le 21 juin 2018 et mise en examen.

C’est le directeur de la Justice Israélienne qui en a donné l’information officielle par un communiqué.

Bien sûr, Sara Netanyahou dément ces accusations.

Mais depuis quelques semaines Benjamin Netanyahou est lui aussi visé directement par cette affaire et deux autres enquêtes pour corruption. Il est soupçonné d’avoir reçu pour un million de shekels (240 000 €) de cadeaux de luxe de la part de riches personnalités en échange de faveur.

Pour l’instant il refuse de démissionner, invoquant « une chasse aux sorcières »

Mais ce n’est pas la première fois que lui et sa famille sont confrontés à des démêlées judiciaires. Faute de preuves à l’époque, (1996/1999 et 2000) la justice avait finalement renoncé aux inculpés.

La Justice aura-t-elle raison de Benjamin Netanyahou, dont l’image s’est considérablement ternie suite à ces dernières révélations?

La chute du Premier Ministre semble selon certains observateurs, inéluctable…même si la Justice fonctionne lentement et si les intéressés clament leur innocence alors que les preuves sont accablantes.

Benjamin Netanyahou ne dispose plus aujourd’hui en effet  que d’une poignée de soutiens.

Clara Mitchell pour DayNewsWorld

 

SOUAD ABDERRAHIM PREMIERE FEMME ISLAMISTE MAIRE DE TUNIS

« J’offre cette victoire à toutes les femmes de mon pays, à toute la jeunesse et à la Tunisie », a lancé Souad Abderrahim, le 3 juillet après sa victoire.

C'est la première fois qu'une femme accède à la tête de Tunis pour cinq ans. Premier maire élu démocratiquement Souad Abderrahim, tête de liste du parti islamo-conservateur Ennahda , est élue avec 26 voix contre 22 pour son principal adversaire, Kamel Idir, ancien responsable local sous le régime de Ben Ali.. Souad Abderrahim, 53 ans, devient ainsi la première femme à remporter la fonction de «Cheikh El Médina», titre masculin traditionnel donné au maire de Tunis.

Comme Souad Abderrahim, de nombreuses femmes viennent d'accéder au pouvoir local à la faveur d'une loi très stricte sur la parité.

Selon l'Instance indépendante électorale (Isie), 47% des élus sont des femmes, dont 573 sont têtes de listes (29,5% du total).

Non voilée, elle ne ressemble en rien aux membres classiques du parti.

Avec aujourd'hui un look «à l'occidentale», elle a 53 ans, mariée et mère de deux enfants, et gérante d'une entreprise pharmaceutique qu'elle devra quitter en vertu de la loi..

Néanmoins elle reste une figure politique controversée.

En effet après la Révolution de 2011 la pharmacienne décide de revenir en politique militant alors pour le parti islamo-conservateur Ennahdha. Idéologiquement proche des Frères musulmans depuis sa création dans les années 1980, Ennahdha s'est transformé mi-2016 en parti «civil à référent islamique», abandonnant un islam politique pour un islam «démocrate».

En octobre, figure de proue du parti, elle est élue pour un mandat de députée à la première Assemblée constituante de Tunis (équivalent du Parlement), qu'elle exerce jusqu'en 2014.

Mais alors candidate, elle suscite l'indignation des défenseurs des droits de l'homme.

En effet lors d'un interview sur la radio Monte Carlo Doualiya, elle affirme que les libertés individuelles doivent être «encadrées par les coutumes, les traditions et le respect des bonnes mœurs» et n'hésite pas à s'en prendre aux mères célibataires, «une infamie, une plaie pour la société tunisienne», qui ne «devraient pas aspirer à un cadre légal qui protège leurs droits», selon la future députée.

De quoi inquiéter l'opposition même si Souad Abderrahim revendique des idées libérales...

Les opposants de Souad Abderrahim voient en elle une vitrine pour le parti islamiste qui cherche à se dédiaboliser. Ennahda a beau marteler qu'il dissocie le religieux du politique, pour ses adversaires tout ceci n'est que pure stratégie.

Mais son élection reste cependant un symbole fort en Tunisie.

Britney Delsey pour DayNewsWorld

 

VICTOIRE SANS SURPRISE DU CANDIDAT DE GAUCHE « AMLO » A LA PREDIDENTIELLE MEXICAINE

Les deux adversaires d'Andrés Manuel Lopez Obrador ont reconnu leur défaite. L’ex-maire de Mexico Andrés Manuel Lopez Obrador (AMLO) a obtenu, selon une estimation officielle, entre 53 % et 53,8 % des suffrages après deux candidatures malheureuses aux présidentielles précédentes. Il devance et le conservateur Ricardo Anaya Cortes, crédité d'entre 22,1% et 22,8% des voix, et José Antonio Meade, du Parti révolutionnaire institutionnel (PRI), au pouvoir, crédité d'entre 15,7% et 16,3% des voix. C'est une victoire historique pour la gauche au terme d'une campagne marquée par la violence. Rien d'étonnant puisque les sondages le créditaient de plus de 20 points d’avance sur les candidats des partis traditionnels. Le candidat de gauche Andrés Manuel Lopez Obrador a emporté la présidentielle au Mexique, dimanche 1er juillet première estimation officielle promettant « des changements profonds » et « sans dictature ».

A 64 ans, il a l'intention de capitaliser sur l’exaspération générale d'une société gangrenée par la drogue et la corruption. Se présentant comme le candidat antisystème , il entend chasser « la mafia du pouvoir » après le mandat de l’impopulaire Enrique Pena Nieto..

AMLO a promis un « gouvernement austère, sans luxe ni privilèges », allant jusqu'à la réduction de 50 % les salaires des hauts fonctionnaires, dont le sien, et la transformation en centre culturel de la résidence présidentielle de Los Pinos., « hantée » selon lui par les turpitudes des précédents présidents.

" Il y a beaucoup à faire pour le bien à la fois des Etats-Unis et du Mexique !", a tweeté M. Trump alors que les relations entre les deux pays se sont tendues du fait des politiques commerciale et migratoire de l’administration américaine.Le premier ministre canadien, Justin Trudeau, a lui aussi félicité le nouveau président du Mexique, « un proche ami ». « Nous sommes unis par des objectifs communs. (…) Nous entretenons une relation commerciale mutuellement profitable qui fait l’envie du reste du monde. Nos efforts communs visant à mettre à jour l’accord de libre-échange nord-américain pour le XXIe siècle en sont la preuve », a tweeté M. Trudeau.

En plus du mandat présidentiel, les 89 millions d’électeurs mexicains renouvelaient plus de 18 000 mandats, dont les sièges de 500 députés et de 128 sénateurs.

Le vétéran de gauche, âgé de 64 ans, obtient un succès historique au niveau national, mais également régional et local puisqu'il emporte au moins six postes de gouverneurs sur les neuf en jeu, avec son parti, le Mouvement de régénération nationale (Morena). Morena s'imposerait dans les Etats de Veracruz, Morelos, Puebla, Chiapas, Tabasco ainsi qu'à Mexico. Dans trois autres Etats, les résultats étaient plus serrés et ne permettaient pas d’annoncer un vainqueur, selon les instituts de sondage. .Pour la première fois, une femme, Claudia Sheinbaum, scientifique de 56 ans et fidèle de "AMLO", a été élue à la tête de la mégapole mexicaine de plus de 20 millions d'habitants obtienant entre 47,5 % et 55,5 % des voix, loin devant les candidats des partis traditionnels, et mettant ainsi un terme à vingt ans de domination du Parti de la révolution démocratique (PRD, gauche) à Mexico Gonzalez, du Parti des travailleurs (PT, opposition), a été abattue près de son domicile, dans l’Etat

Mais ce jour de vote a aussi été marqué par la mort de deux militants, tués par balle. Flora Resendiz Gonzalez, du Parti des travailleurs (PT, opposition), a été abattue près de son domicile, dans l’Etat

du Michoacan (Ouest) tandis que Fernando Herrera Silva, du Parti institutionnel révolutionnaire (PR du Michoacan (Ouest) tandis que Fernando Herrera Silva, du Parti institutionnel révolutionnaire (PRI), le parti au pouvoir, a été tué à Acolihuia, dans l’Etat de Puebla (Centre). « Nous exigeons que l’Etat garantisse la sécurité du processus électoral », a indiqué le PRI dans un communiqué. AMLO se retrouve donc à la tête du plus grand pays hispanophone du monde et de la deuxième économie latino-américaine. C'est la première fois que le Mexique sera dirigé par un parti se réclamant de la gauche. Le programme de Morena pour diriger le pays n'a pas été détaillé pendant la campagne mais les priorités s'imposent d'elles-mêmes: la lutte contre la corruption, les violences et les inégalités sociales. Ses partisans ont rappelé sa gestion raisonnable quand il était maire de Mexico. Reste tout de même les inquiétudes sur son alliance contre nature avec un parti évangéliste, Encuentro Social, qui va disposer d'un poids au Congrès et au Sénat sans commune mesure avec sa représentativité réelle.

L'un des grands défis qui attend AMLO reste les relations tendues avec son voisin du Nord: les États-Unis. Le président états-unien Donald Trump a félicité le nouveau président mexicain et s'est dit «prêt à travailler» avec lui.
Joanne Courbet pour DayNewsWorld

 

ELECTIONS GENERALES AU MEXIQUE DANS UN CLIMAT DE VIOLENCE


Le candidat de gauche Andres Manuel López est crédité d’au moins 51 % d’intentions de vote, soit 20 % de plus que son plus proche rival. Ricardo Anaya, promu par une coalition de centre-droit formée par l'Action nationale (PAN), la Révolution démocratique (PRD) et Movimiento Ciudadano. Compte tenu du système électoral mexicain à un seul tour, si les sondages sont avérés, ce score lui assure d’être élu.

L'élection présidentielle mexicaine est entrée hier dans sa dernière phase avec la clôture de la campagne des principaux candidats.  Andrés Manuel López Obrador, âgé de 64 ans, a quitté les sympathisants avec la promesse de promouvoir une «transformation» du pays, tout en  précisant cependant qu'elle se passerait dans le calme.

Ces élections cruciales se déroulent en effet dans un climat de violence inouie

La guerre lancée en 2006 par le gouvernement de Felipe Calderon contre les cartels a fragmenté ces groupes criminels en cellules délictueuses plus petites et souvent très violentes si bien que ces dernières n’hésitent pas à se débarrasser des hommes politiques qu’elles n’arrivent pas à contrôler.

. Cent trente-trois politiciens ont été tués depuis le début du processus électoral en septembre dont 28 se présentaient en tant que pré-candidats et 20  en tant que candidats selon le cabinet de consultants Etellekt.

Les élections de dimanche sont les plus importantes de l'histoire du Mexique puisque plus de 18 000 postes seront renouvelés, y compris les sièges du Congrès bicaméral.

"Nous sommes sur le point de réaliser une transformation sans effusion de sang. Le principal problème au Mexique est la corruption. C'est la cause principale de l'inégalité économique, à cause de la corruption qui a déclenché l'insécurité ", a déclaré le leader du Mouvement national de régénération (Morena), sous les applaudissements des 80 000 spectateurs du stade.

« Fini la mafia au pouvoir ! », martèle à chacun de ses discours Andres Manuel Lopez Obrador , grand favori de l’élection présidentielle du 1er juillet au Mexique. Le candidat de gauche a fait de la lutte contre la corruption son cheval de bataille. Ses partisans voient en lui un homme providentiel dans un pays miné par les inégalités et la criminalité.

Dans une ambiance festive, au son de la cumbia et de la vallenato, le  vétéran de gauche n'avait qu'un leitmotiv à la bouche: "le changement" . AMLO, comme le surnomme les Mexicains,  avec une coalition composée du Parti des Travailleurs de gauche (PT) et de l'évangéliste de droite a séduit son électorat par sa personnalité : celle d'un homme autrefois jugé radical et autoritaire, qui s'est adouci avec l'expérience

L'homme du Parti révolutionnaire institutionnel (PRI) au pouvoir, José Antonio Meade, apparaît troisième à une grande distance. Il dispose de la machinerie huilée d'un parti qui a presque 90 ans et 77 ans au pouvoir. Mais la mauvaise image du gouvernement d'Enrique Peña Nieto est un fardeau qui réduit ses votes.

Jusqu'à présent, ce qui définit le débat est, sans aucun doute, la corruption. López Obrador s'oppose à ce qu'il appelle l'alliance impie d'hommes d'affaires et de politiciens corrompus qui a saigné le Mexique et promet de détruire cette relation dans une transformation historique nationale, tout comme le président Benito Juárez a défait le contrôle de l'économie nationale par l'Église catholique.

Une victoire d'AMLO promet de changer complètement la scène politique mexicaine, qui s'articule depuis 1988 autour de trois formations: le PRI, le PAN, en tant qu'opposition principale du centre droit, et le Parti de la Révolution Démocratique (PRD).

Ce n'est pas par hasard que López Obrador obtient le soutien de la majorité à ce moment-là. La politique économique orientée vers le marché a atteint une croissance économique de seulement 1,3% par an.

L'avantage de Lopez Obrador dans les sondages est si large que la question est de savoir si son parti MORENA peut remporter la majorité au Congrès ce qui lui laisserait  alors les mains libres.

Paul Emison pour DayNewsWorld

 

HYPERPRESIDENTIALISATION D' ERDOGAN OU LA FIN DE LA DEMOCRATIE EN TURQUIE

« La Turquie, avec un taux de participation de près de 90%, a donné une leçon de démocratie au monde entier » s'est félicité Recep Tayyip Erdogan, dimanche 24 juin, au soir des élections générales en Turquie.

Plus de 56 millions d’électeurs étaient appelés aux urnes pour la présidentielle mais aussi pour les législatives. M. Erdogan, briguait un nouveau mandat après quinze ans de règne sans partage.

Ce double scrutin marque le passage en Turquie d’un système parlementaire à un régime hyperprésidentiel souhaité par le « raïs » et validé lors d’un référendum en 2017 après une tentative de putsch en 2016 .

D’après l’agence de presse étatique Anatolie, M. Erdogan a obtenu 52,5 % des voix  tandis que l'alliance dominée par l’AKP (AKP, islamo-conservateur), menait avec 53,61 % dans le volet législatif du scrutin. Son principal concurrent, le social-démocrate Muharrem Ince, arrive en deuxième position de la présidentielle avec 30,7 % voix . L'alliance anti-Erdogan formée de plusieurs partis d’opposition pour le volet législatif du scrutin obtient quant à lui 34 % de voix.

Le peuple turc a dit : « Continuons avec le président Erdogan », s’est félicité le porte-parole du gouvernement, Bekir Bozdag sur Twitter.

Le leader du parti Républicain du peuple (CHP), principale composante de l'opposition turque, n'a fait aucun commentaire concernant le résultats dimanche soir, convoquant une conférence de presse pour lundi à la mi-journée à Ankara.

L’opposition, qui avait envoyé des représentants dans la plupart des 180 000 bureaux de vote, conteste ses chiffres dénonçant des tentatives de fraude.

Le CHP a par ailleurs dénoncé des bourrage d’urnes dans un bureau à Suruç, localité située près de la frontière syrienne si bien que le procureur public de Sanliurfa, dont dépend Suruç, a annoncé l'ouverture d'une enquête sur ces accusations et l'interpellation de quatre personnes.


Le " Rais" concentre désormais le pouvoir exécutif grâce à la révision constitutionnelle supprimant notamment le poste de Premier ministre au profit d'un hyperprésident. Le Président peut même promulguer des décrets dans les domaines relevant de la large sphère de ses compétences exécutives.

Le président pourra nommer lui-même les ministres et désigner un ou plusieurs vice-présidents. De plus de nouveaux pouvoirs dans le domaine judiciaire lui seront attribués avec la possibilité de choisir six des treize membres du Haut conseil des juges et procureurs (HSYK), chargé de nommer et destituer le personnel du système judiciaire. En cas de "soulèvement contre la patrie" ou d'"actions violentes qui mettent la nation (...) en danger de se diviser" l'instauration de l'état d'urgence sera autorisé. Vers la fin de la démocratie...

Ces élections marquent le passage du système parlementaire en vigueur à un régime présidentiel où le chef de l’Etat concentre la totalité du pouvoir exécutif.

Alyson Braxton pour DayNewsWorld

 

LE SULTAN ERDOGAN SUR LA SELLETTE DIMANCHE

Recep Tayyip Erdogan remportera-t-il la présidentielle ? C'est le scénario que l'actuel chef de l'État souhaitait lorsqu'il a convoqué les élections un an et demi avant la date prévue, espérant non seulement prendre l'opposition au dépourvu, mais également devancer la crise économique qui se profile.

Des élection présidentielle et législatives se tiennent ce dimanche en Turquie, alors que l'homme fort du pays Recep Tayyip Erdogan n'a ni la certitude d'être élu Président , ni celle de maintenir la majorité de son parti, l'AKP, au Parlement. En effet l'opposition, bien que fermement muselée, a réussi à s'imposer L'indétrônable président turc a dû affronter dans cette campagne expresse une union inattendue des partis d'opposition et un concurrent, Muharrem Ince, capable de rivaliser avec lui. Mais si l'opposition l'emportait, encore faudrait-il qu'elle parvienne à s'entendre.

Parmi les cinq candidats qui lui font face, Muharrem Ince, député du Parti républicain du peuple (CHP, social-démocrate et laïc, le parti créé par le fondateur de la République Mustafa Kemal Atatürk) aurait réuni jeudi près de 2,5 millions selon les organisateurs lors d'un rassemblement électoral à Izmir. Il est crédité de plus de 30% de voix dans les sondages.

Lors de son premier discours enthousiaste, il a promis d’être un «président impartial», au service des «80 millions » de Turcs : un pied de nez directement adressé à son adversaire principal, le président islamo-conservateur Recep Tayyip Erdogan qui est accusé par des détracteurs d'avoir polarisé la société turque au cours de ces dernières années.

Critiquant la dérive autoritaire du président, ce vétéran charismatique du CHP s’est engagé, s’il venait à battre le «Reis», à réinstaurer au plus vite le régime parlementaire ainsi qu’à lever l’état d’urgence, en place depuis bientôt deux ans. Il a réaffirmé qu'il se débarrasserait du palais présidentiel aux proportions pharaoniques qu' Erdogan s'est fait construire à Ankara

Si aucun candidat ne remporte plus de 50% des voix dès le premier tour de la présidentielle, un second tour se tiendra le 8 juillet.

Pour emporter la victoire, Muharrem Ince doit impérativement obtenir les voix des électeurs conservateurs déçus de l’AKP, inquiets notamment de la crise économique qui menace le pays. C'est pourquoi cet ex-professeur de physique et chimie ne met pas en avant la défense de la laïcité. Aussi le candidat ne manque-t-il pas une occasion pour rappeler le souvenir de sa famille conservatrice, de sa mère voilée.

En outre dans l’hypothèse d’un duel face à Recep Tayyip Erdogan, Muharrem Ince sait qu’il pourra compter sur un report important des électeurs kurdes dont les sympathisants du HDP, le parti de la gauche prokurde. En effet en 2016, il avait ouvertement critiqué le choix de Kilicdaroglu de soutenir la levée de l'immunité parlementaire qui avait ouvert la voie à plusieurs procès contre des élus prokurdes accusés de liens avec le «terrorisme» et refusé de voter en mai 2016 – contrairement à la consigne de son parti – la levée de l’immunité parlementaire, qui a conduit à l’arrestation de plusieurs députés du HDP, dont le coprésident Selahattin Demirtas (aujourd’hui candidat à la présidentielle depuis sa cellule).

L'enjeu de ces élections est considérable car le vainqueur sera doté de pouvoirs renforcés après une révision constitutionnelle, adoptée par référendum en avril 2017. Une réforme exigée par Recep Tayyip Erdogan, moins d'un an après que ce dernier a échappé à une tentative de putsch menée par des militaires en juillet 2016. Grâce à résultat Recep Tayyip Erdogan a accompli une révision constitutionnelle supprimant notamment le poste de Premier ministre au profit d'un hyperprésident qui concentrerait, entre ses mains, de vastes prérogatives.Le Président disposera de l'essentiel du pouvoir exécutif pouvant même promulguer des décrets dans les domaines relevant de la large sphère de ses compétences exécutives.

Le président pourra nommer lui-même les ministres et désigner un ou plusieurs vice-présidents. De plus de nouveaux pouvoirs dans le domaine judiciaire lui seront attribués avec la possibilité de choisir six des treize membres du Haut conseil des juges et procureurs (HSYK), chargé de nommer et destituer le personnel du système judiciaire. En cas de "soulèvement contre la patrie" ou d'"actions violentes qui mettent la nation (...) en danger de se diviser" l'instauration de l'état d'urgence sera autorisé. Après les élections, le système parlementaire turc se transformera en présidence exécutive.

D'où l'importance de ces doubles élections dimanche.

Andrew Preston pour DayNewsWorld

 

LES TURCS VONT-ILS DIRE STOP ! ou  GO !

AU PRESIDENT ERDOGAN CE DIMANCHE 24 JUIN 2018

Pendant des mois, le Président turc Recep Tayyip Erdogan avait rappelé son attachement à l’organisation de scrutins électoraux aux dates prévues. En mai dernier cependant, et en l’espace de 24 h on a assisté à un revirement à 180°.

Sous la pression de son allié Devlet Bahceli, leader du parti d’extrême droite, le Président turc a en effet décidé d’appeler les électeurs aux urnes pour le 24 juin 201, ceci à 16 mois de la fin de son mandat.

Selon le Président Erdogan lui-même, le climat politique intérieur et extérieur, tout comme la situation économique de pays justifieraient ces élections anticipées, avec au surplus, comme ambition à peine cachée, d’obtenir un pouvoir renforcé en cas de victoire.

A cette situation se sont ajoutés les derniers développements en Syrie.

L’enjeu est important pour le Président sortant qui cherche à faire officialiser définitivement la réforme présidentielle qui lui donnerait les plein pouvoirs, obtenue à l’arrachée à l’issue du référendum d’avril 2017, mais restant à confirmer.

L’élection de ce dimanche 24 juin 2018 sera double : les électeurs devront designer le futur Président de la République ; ils devront aussi le même jour désigner, à la proportionnelle, leurs parlementaires.

Recep Tayyip Erdogan va donc affronter demain un scrutin qui au fil des mois s’est avéré de plus en plus incertain, car de nombreux facteurs jouent aujourd’hui en sa défaveur.

Certes, selon ce que prédit l’institut de sondage Kondo (enquête publiée jeudi 21 juin 2018) le Chef de l’Etat pourrait faire plus de 50% dès le 1er tour ! Mais d’autres pronostiquent qu’il ne pourrait pas les faire dès le premier tour, imposant au « Reis » un second tour humiliant.

Mais d’autres scenarii encore plus sombres s’ébauchent : Erdogan pourrait perdre, face à une opposition triomphante emmenée par Muharrem Ince, un laïc de centre gauche (héritier du Kémalisme) peu connu il y a quelques semaines mais qui avec sa voix de crooner enflamme les foules.

Muharrem Ince est un ancien professeur de physique-chimie, actuellement député de Yalova (dans le Nord Ouest de la Turquie). Muharrem Ince est entre en lice au début du mois de mai seulement, à l’issue d’élections internes au sein de son parti des Républicains CHP.

Depuis il a sillonne le pays, sautant d’un meeting à un autre. Il fait trembler Erdogan qui malgré ses discours en faveur d’une «  Turquie visionnaire menée par un puissant leader » ne parvient pas, mois après mois, à contrer ce nouveau leader « qui ambitionne, lui, une Turquie pour 80 millions de turcs qu'ils soient kurdes, sunnites ou encore alevis » et qui au surplus fait rêver.

Et du rêve, la Turquie en a bien besoins aujourd’hui !

L’économie, qui a fléchie est arrivée à un point critique :
les ménages qui ont longtemps profité du crédit facile sont très endettés.
Plusieurs indicateurs économiques sont dans le rouge
L’inflation s’est installée
160 000 fonctionnaires sont sans travail
Etc…

S’ajoutent aux problèmes économiques les purges qui ont suivi le coup d’Etat manqué de 2016 et  qui touchent directement ou indirectement de nombreuses familles.

Il faut compléter ce tableau sombre avec le problème syrien et l’immigration syrienne qu’une partie de plus en plus importante de la population ne supporte plus, appelant à des expulsions massives.

Le même jour, on le rappelle, auront lieux des élections législatives dont l’issue est tout aussi incertaine.

Un parlement  hostile à Erdogan pourrait en effet conduire ce denier, s’il était élu à la présidence, à accepter une cohabitation...presque assurément difficile.

Du jamais vu depuis 15 ans, au sein d’un pouvoir qui année après année a glissé vers un autoritarisme paranoïaque  de plus en plus meurtrier.

A J-1, les jeux ne sont pas faits. Mais le maigre score du " rais" au référendum de 2017, ne laisse rien augurer de bon dans un pays où les réseaux sociaux qui lui ont sauvé la vie en 2016, misent aujourd’hui sur un second tour qui pourrait être déshonorant.

Clara Mitchell pour DayNewsWorld

 

LA POLICE ALLEMANDE DEJOUE

UN ATTENTAT A LA RICINE

Alors que le débat fait rage en Europe sur les problèmes de l’immigration, un nouvel attentat vient d’être déjoué en Allemagne le 20 juin 2018.

C’est sur signalement initial de la CIA, qui avait mis sous surveillance un individu que la police allemande, qui avait pris le relais dès le mois de mai, a pu organiser l’arrestation du terroriste.

Ce dernier avait en effet été repéré sur Internet où il avait commencé, par correspondance,  à faire des achats considérés rapidement comme suspects à savoir 1000 graines de ricin et un moulin à café.

L’homme identifié comme Sief Allah H, âgé de 29 ans avait été ensuite formellement soupçonné, dès jeudi dernier 14 juin, comme ayant l’intention de fabriquer une bombe « biologique » (ou chimique).

La révélation de l’affaire a été faite par le Chef de la police Judiciaire Allemande, Holger Münch, après une perquisition du domicile du terroriste, d’origine tunisienne.

A la suite de cette perquisition la police a en été effet convaincue que l’homme avait commencé à produire de la ricine dans le but de fabriquer une bombe chimique.

La ricine est un poison violent, 6000 fois plus puissant que le cyanure. Elle est extraite des graines du ricin, un arbuste largement répandu dans le monde et facile à cultiver.

La substance agit en cas d’ingestion, d’inhalation ou d’injection.

Il n’existe pas à ce jour d’antidote produit à grande échelle. L’Inserm a néanmoins développé récemment un aérosol permettant de déposer quelques gouttes d’antidote au fond des poumons. Mais cet aérosol qui ne permet pas l’utilisation sur un grand nombre de victimes, reste problématique. Des recherches sont parallèlement en cours pour obtenir un vaccin.

Le lieu et la date de l’attentat demeurent pour l’instant inconnus, tout comme l’existence de complicités.

Au demeurant les enquêteurs ont d’ores et déjà découvert des éléments permettant d’affirmer qu’il existe des liens entre ce tunisien de 29 ans et l’Etat Islamique.

Clara Mitchell pour DayNewsWorld

 

QUAND BOKO HARAM SE SERT DE FILLETTES

COMME BOMBES HUMAINES AU NIGERIA


Le groupe djihadiste Boko Haram n'a pas hésité à transformer six fillettes entre sept et dix ans en bombes humaines pour commettre un double attentat-suicide dans la nuit du samedi 16 au dimanche 17 juin, à Damboa, au Nigeria.

« On s’est rendu compte que les attaques-suicides avaient été perpétrées par six fillettes » dont les têtes arrachées ont été retrouvées sur les lieux du drame par des secouristes.

Elles avaient entre 7 et 10 ans , a précisé un responsable du gouvernement local sous couvert de l’anonymat.

Les djihadistes ont ensuite visé la foule qui s’était amassée sur le lieu des attaques avec des grenades, faisant davantage de victimes.

Deux kamikazes avaient activé auparavant leur charge explosive dans les quartiers de Shuwari et d’Abachari à Damboa, tuant six habitants.

Au moins 31 personnes ont été tuées .Le bilan risque de s'alourdir, de nombreux blessés étant dans un état grave.

« 31 personnes ont été tuées et plusieurs autres blessées », a déclaré un membre d’une milice locale, Babakura Kolo.

Les attaques ont visé des personnes qui venaient de célébrer la fête de l’Aïd el-Fitr qui marque la fin du ramadan.

Depuis neuf ans, l’insurrection islamiste a fait plus de 20 000 morts dans la région . Elle s'étend du nord-est du Nigeria jusqu’au Niger, au Tchad et au Cameroun, créant une grave crise humanitaire. Le conflit a fait environ 2,6 millions de déplacés au Nigeria.

Alyson Braxton pour DayNewsWorld

 

IMPORTANTE SAISIE DE 300 000 COMPRIMES DE CAPTAGON DANS LES GRIFFES DE DAECH

Une saisie record de captagon appartenant à l’organisation terroriste État islamique, a été effectuée par une milice au sud-est de la Syrie fin mai.

Elle a eu lieu au niveau de la ligne de « déconfliction », longue de 55 km qui coupe cette région du sud-est syrien en deux zones, l’une sous contrôle des forces soutenues par les États-Unis, l’autre aux mains des forces pro-régime.

La milice syrienne Maghawir al-Thawra (alliée de la coalition) a réalisé cette saisie record, le 31 mai, dans le cadre d'opérations contre l'EI. La valeur de la saisie est estimée à 1,4 million de dollars.

« La saisie et la destruction de drogues […] réduisent davantage les capacités de Daech à financer et à mener ses opérations », a indiqué la coalition dans un communiqué.

Le captagon est une amphétamine tirée d’un ancien médicament psychotrope, fabriqué au Liban et probablement aussi en Syrie et en Irak,  à destination de l’Arabie saoudite, selon un rapport diffusé en juillet dernier par l’Observatoire français des drogues et des toxicomanies.

Des combattants de l'Etat islamiste et des terroristes en consommeraient également...

Carl Delsey pour DayNewsWorld

 

EN COLOMBIE VICTOIRE DE LA DROITE  CONSERVATRICE AVEC

LA NOUVEAU PRESIDENT IVAN DUQUE

Ivan Duque, fer de lance de la droite conservatrice, a remporté, dimanche 17 juin, avec 54 % des suffrages au deuxième tour l'élection présidentielle en Colombie. Notons cependant que le candidat de la gauche Gustavo Petro, ancien maire de Bogota et ex-guérillero du M-19 dissout, avec près de 42% de voix obtient un score historique dans ce pays où la gauche a toujours été très minoritaire dans les urnes.

Ivan Duque, candidat du Centre Démocratique (CD), à la tête d’une large coalition pour le second tour - des mouvements les plus conservateurs du pays aux évangéliques- va devoir relever de nombreux défis.

Une élection présidentielle cruciale pour la paix.

Farouchement opposé à l’accord avec les Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC) signé par son prédécesseur Juan Manuel Santos, Ivan Duque a promis de modifier ce texte, qu'il juge trop laxiste envers les ex-chefs guérilleros. « Cette paix dont nous avons rêvé, qui demande des rectifications, aura des corrections pour que les victimes soient au centre du processus, pour garantir vérité, justice et réparation », a-t-il déclaré après l’annonce de sa victoire. « Il est nécessaire que le bon sens s’impose; ce que le pays demande c’est une paix intégrale, qui nous mène vers la réconciliation attendue. (...) Contourner cet objectif ne peut être un programme de gouvernement », a répondu la Force alternative révolutionnaire commune (la FARC, le parti politique issu des FARC) dans un communiqué.

Les bénéfices des accords de paix signés en 2017 sont pourtant déjà largement mesurables. L’accord avec les FARC a permis le désarmement de 7 000 rebelles après cinquante-deux ans de conflit même s'il reste encore des dissidents , l'Armée de libération nationale (ELN), dernière guérilla du pays. En 2017, il y a eu 180 enlèvements à comparer aux 3000 qu'a connu le pays en 2001. Ivan Duque va-t-il prendre le risque de rompre la paix signée par son prédécesseur, prix Nobel de la paix, avec la guérilla des Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC), aujourd’hui en grande partie démobilisées ?

Tourner définitivement la page d'une guerre fratricide, qui a fait au moins huit millions de victimes entre morts, disparus et déplacés, sera une tâche délicate pour ce juriste de formation qui prendra ses fonctions le 7 août.

Quatrième économie d'Amérique latine mais premier producteur mondial de cocaïne.

Ivan Duque fait également de la lutte contre la corruption une de ses priorités. Ce pays de 49 millions d'habitants est aussi le premier producteur mondial de cocaïne qui connaît une hausse des plantations illicites. Les superficies consacrées aux plantes psychotropes ont quadruplées depuis 2012 selon l'Agence américaine anti-narcotiques (DEA). La Colombie, alliée des Etats-Unis, s'est d'ailleurs attirée les foudres de Donald Trump pour la cocaïne exportée si bien que Ivan Duque propose de réactiver les aspersions aériennes d'herbicide. Il va sans dire que cette initiative ne pourra qu'engendrer de fortes tensions avec les cultivateurs et avec les narcotrafiquants.

Des tensions également avec le Venezuela

Bogota a ouvert un front avec son voisin vénézuélien. Ivan Duque a toujours montré de la distance envers Nicolás Maduro le président du Venezuela. Le président élu veut mener la pression internationale contre la « dictature » dirigée par un « génocidaire ». Bien qu'il n'ait pas détaillé son programme diplomatique, il a menacé de dénoncer Nicolás Maduro devant la Cour pénale internationale (CPI), avec d'autres pays, et de forcer une « transition » vers la démocratie avec l'aide de l'Organisation des Etats américains (OEA).

Le nombre de Vénézuéliens fuyant leur pays en direction précisément de la Colombie qui partage une frontière de 2.200 kilomètres constitue, à lui seul, un vrai problème d'autant que l'économie colombienne est en berne avec seulement 1,8%.

Britney Delsey pour DayNewsWorld

 

TROIS MORTS ET PLUS DE TROIS CENTS BLESSES DANS UN PUISSANT TREMBLEMENT DE TERRE AU JAPON

L'ouest du Japon, ce lundi matin, a subi un puissant tremblement de terre tuant trois personnes dont une fillette de neuf ans et faisant plus de 300 blessés dans les régions d'Osaka, Hyogo , Kyoto, à une heure de forte affluence. Ce fort séisme a privé d'électricité plus de 170.000 foyers et temporairement mis à l'arrêt plusieurs lignes de train dont des trains à grande vitesse Shinkansen.

Mais il n'a pas provoqué de mouvement de panique. Les chaînes de télévision montraient des passagers descendant dans le calme sur les voies, à l'aide d'échelles apposées par le personnel du réseau ferroviaire. Alors que l'Autorité de régulation nucléaire a indiqué n'avoir rien détecté d'anormal dans les centrales de la région, plusieurs groupes dont les constructeurs d'automobiles Honda et Daihatsu ont suspendu leur production pour procéder à des vérifications.

Ce tremblement de terre, de magnitude 5,3 selon l'institut américain USGS, s'est produit à une profondeur de 15,4 kilomètres. L'Agence météorologique japonaise a quant à elle évalué la profondeur à 13 km et la magnitude à 6,1, revoyant ses précédentes évaluations. L'intensité a été mesurée à «six moins» sur l'échelle sismique nippone, utilisée pour évaluer les effets en surface d'un tremblement de terre. Cette dernière s'étend du degré un (tremblement à peine perceptible) au degré sept (les meubles volent dans la pièce et des maisons s'effondrent). Au degré «six moins», il est difficile de tenir debout.

Cet épisode a ravivé pour certains le traumatisme du séisme de Kobe avec près de 6.500 morts en janvier 1995, pour d'autres celui du 11 mars 2011 dans le nord-est du pays, suivi d'un terrible tsunami faisant 18.000 morts et disparus et provoquant l' accident de la centrale nucléaire de Fukushima.

Le Japon se situe sur la Ceinture de feu du Pacifique, une vaste zone qui concentre la plupart des tremblements de terre et des éruptions volcaniques de la planète.

Boby Dean pour DayNewsWorld

 

ACQUARIUS L'INSUPPORTABLE LECON DE MORALE D'EMMANUEL MACRON

L’Aquarius est un bateau de sauvetage de grand gabarit qui depuis février 2016 patrouille au large des eaux libyennes pour récupérer les canots de migrants qui ne pourraient pas atteindre les cotes italiennes. Il vient d'accoster à Valence en Espagne.

Le dernier voyage de l’Aquarius a suscité de nombreuses polémiques et une crise diplomatique entre l’Italie et la France.

Cela mérite que soit rappelé que ce sont les navires militaires italiens, qui en première intervention, ont sauvé les migrants qui sont à son bord en ce moment et ceci sur décision du gouvernement de Rome.

Mais, autre temps, autres mœurs, depuis le 5 juin 2018, l’Italie a changé de gouvernement et c’est Matteo Salvini, patron de la Ligue du Nord majoritaire, devenu  nouveau Premier Ministre, qui mène la danse sur le sujet de l’immigration depuis sa nomination.

Car tout comme Emmanuel Macron, lui aussi, veut appliquer le programme qu’il a présenté pendant sa campagne électorale ; et ce programme c’est «  Stop Migrants ! » Et lui aussi, comme Emmanuel Macron, il dit ce qu’il fait et il fait ce qu’il dit !

Et c’est ainsi que l’Aquarius s’est vu fermé l’accès aux ports italiens puis dans la foulée à ceux de Malte. Il devrait accoster dimanche 17 juin 2018, dans le port de Valence (Espagne) ceci alors même que les conditions météorologiques qui règnent depuis quelques heures sur la Méditerranée l’ont conduit à changer de cap et à longer  les côtes de la Corse (françaises) à moins de 10 km. .

S’en est suivi dans la confrontation des deux chefs d’Etat, escarmouches verbales et passe- d’armes multiples, l’un reprochant à l’autre, et vis- versa, son manque d’humanité (ou d’humanisme) ceci au risque de créer, une grave crise de confiance européenne à quelques mois des élections.

Emmanuel Macron a commencé, en reprochant à Matteo Salvini « sa part de cynisme et d’irresponsabilité », Matteo Salvini répondant « qu’il n’avait aucune leçon » à recevoir.

On est donc passé très vite on le voit, d’une affaire politique tournant autour de l’immigration sur le continent européen à partir du Nord de l’Afrique, à une affaire de morale, ce qui n’a pas manqué de surprendre.

Ce constat a fait que s’agissant de la morale on a voulu essayé de démêler le vrai du faux, car on était dès lors entré sur le terrain difficile de l’exemplarité, ou se mêlent « subtilement cachés, événements révélateurs et contradictions ».

Et nous sommes donc allés sur le terrain de « l’intelligibilité de la morale » dans cette affaire de l’Aquarius sachant qu’on s’est déjà rendu compte qu’il est d’usage, chez Emmanuel Macron « de dire la morale aux autres, d’exiger une conduite morale des autres sans être lui même moral ».

Pour ce faire, on a exploré deux points : les règles de droit maritime qui s’appliquent à la situation et le statut de l’Aquarius, et l’on n’a pas été déçu :

Les règles de droit maritime : Emmanuel Macron a effet commencé la querelle sur ce point. Le droit maritime international oblige en effet les pays dont les côtes sont les plus proches à accueillir les bateaux en détresse et leurs passagers. C’est l’urgence qui ouvre par principe ce droit de l’accueil, urgence qu’il faut naturellement démontrer.

Mais règles du droit maritime international ont glissé progressivement depuis quelques années  vers un droit maritime européen et sur ce point, il faut tenir compte d’une décision de 2008 de la Haute Cour de Justice européenne  qui a  rappelé que ce glissement de l’international vers l’européen au plan du transport maritime, devait, au préalable, conduire à vérifier que la Communauté Européenne  était effectivement bien liées, par convention, aux règles internationales concernées  et qu’il y a compatibilité entre elles.

A partir de  là, on est entré sur le terrain difficile du  contrôle de la légalité des directives européennes avec les conventions internationales, contrôle qui est d’autant plus difficile à mettre en œuvre qu’il y a derrière un lobby maritime très puissant, qui souhaiterait le plus souvent des règles adaptées au cas par cas.

Mais chacun  sait qu’Emmanuel Macron ambitionne une haute stature européenne et que par voie de conséquence chacun de ses actes est inspirés par ce désir.

Aussi, et par ailleurs, on s’est étonné que dans sa harangue à l’adresse du gouvernement italien, il soit  resté très vague notamment il ce qui concerne l’applicabilité du droit maritime européen, se contentant de propos généraux, imprécis mais surtout…. moraux relatifs à la solidarité en mer et au droit de l’accueil des réfugiés, lesquels ,dans le cas de figure de l’Aquarius , restent encore à démontrer parfaitement

.Il y a en effet sur cette question de nombreuses zones d’ombre qu’il faudra éclaircir dans l’avenir ?

Nous manquons encore d’éléments sur ce point, pour le faire, comme  par exemple en le problème des règles de territorialités des eaux libyennes qui empêcheraient de refouler les migrants vers le(les) pays d’où ils viennent ?

Le Président de la République française devra se mettre au travail rapidement, car les élections européennes de 2019,  c’est demain !

Le statut de l’Aquarius : L’Aquarius est un bateau affrété par SOS Méditerranée, une ONGI qui achemine les migrants vers le Nord ( ?) et qui a reçu pour cela le soutien de l’ancien maire de Lampedusa, totalement acquis à la cause des migrants et a reçu le Prix Houphouët Boigny de l’UNESCO.

SOS Méditerranée est une association financée par 16 députés de gauche et par Jean François RIAL. Jean François RIAL est le PDG de Voyageurs du Monde, une entreprise qui se dit citoyenne et engagée dans le tourisme responsable employant 650 salariés. Il est également membre de Human Rights Watch, une organisation qui déclare militer pour la liberté de la Presse. Jean François RIAL a activement soutenu la campagne présidentielle d’Emmanuel Macron.

Cet ensemble  (SOS Méditerranée + Voyage du Monde) est géré par la compagnie maritime Jasmund Shipping , le tout étant placé sous la responsabilité de Francis Vallat, Président pour la France de SOS Méditerranée.

Mais ce même Francis Vallat apparait dans l’organigramme de la Lloyd’s Bank, une institution financière dans laquelle la famille Rothschild détient des parts. La Lloyd’s Bank détient en outre, depuis 2015, une partie de la Banco Sabadell espagnole, qui est le 5ème Groupe bancaire espagnol.

C’est toujours le même Francis Vallat qui apparait chez Intertanka où se retrouve le gratin mondial du transport maritime et d’armateurs pétroliers (et nous rappelons qu’il y a beaucoup de pétrole en Libye…)

On retrouve aussi le nom de Francis Vallat chez European Network of Maritim Cluste’rs, association d’armateurs qui a une armada de lobbyistes à Bruxelles.

Vous en voulez encore de l’information ??

Francis Vallat a été Vice Président de l’Agence Européenne de Sécurité Maritime. (Un bon moyen pour s’arranger avec les normes de sécurité ?)

Avec une telle carte de visite, il n’y a rien d’étonnant à le retrouver dans les allées du pouvoir pour conseiller, dans le sens de l’intérêt des copains ou des siens propres.

Vous aurez donc compris à la lecture de ce qui précède que cette histoire d’Aquarius est une affaire de gros sous, entre copains de multinationales chargés d’inonder l’Europe de pauvres bougres , épuisés et déracinés qui viennent pour semer l’anarchie chez nous et qui ne sont pas personae grata en Libye où la disparition d’ Kadhafi qui a laissé l’Etat libyen en miette permet le partage d’un pétrole abondant sans bourse liée ou peu déliée.

Toutes ces structures bancaires et financières font sans vergogne du business sur la misère humaine.

C’est donc à ce carrefour que l’on retrouve …la morale d’Emmanuel Macron !

Une  morale qui donne bonne conscience et qui jette un voile sur les réalités de la misère humaine, celle des migrants ou des populations des pays qui accueillent.

Et l’affaire de l’Aquarius a donc ainsi « révélé la confusion extrême qui existe aujourd’hui entre notions de morale et de politique » selon ce que vient de confier au Figaro Chantal Delsol (Philosophe) dans un excellent  article titré «L’Aquarius : Emmanuel Macron et l’Italie : un cas exemplaire de moralisme frénétique ».

Clara Mitchell pour DayNewsWorld

 

LES WAGS DE LA COUPE DU MONDE


L
a Coupe du Monde du football 2018 a ouvert ses portes en Russie.
Avec la victoire contre l'Arabie Saoudite 5 buts contre zéro le pays va pouvoir mettre un air de fête dans le coeur des compatriotes qui accueillent cette événement.

Les joueurs les matchs vont nous faire vibrer.
Mais nous allons pouvoir aussi apercevoir les WAGS qui seront dans les tribunes plus jolies les une que les autres !
.
Qui sont les WAGS ?
Ce sont vous savez les brunes les blondes les Wifes And Girlfriend des joueurs qui sont venues soutenir le chéri dans les tribunes. Il n'y en a pas une qui est grosse elles sont tous le style de mannequin.
Aucune qui est mannequin chez Léonidas.

Dans les tribunes on va pouvoir apercevoir une belle blonde Érika Choperena la femme d'Antoine Griezmann, la jolie Pilar Rubio la compagne de Sergio Ramos qui est actrice et journaliste en Espagne, évidemment la chanteuse Shakira que tout le monde connait et qui partage la vie de Gérard Piqué, reconnaitre Pamela Anderson  en couple avec Adil Rami.
On y retrouve aussi les fameux Anges De Victoria Secret comme Izabel Goulart qui est avec Kevin Trapp ,Bruna Marquezine avec Neymar un des joueurs le mieux payé au monde. En France ce sont souvent les anciennes Miss qui ont la cote auprès des footballeurs Rachel Legrain-Trapani qui est avec Benjamin Pavard, Florian Thauvin avec Charlotte Pirroni.

Toutes sont des vraies poupées: Antonella Roccuzzo qui est avec Lionel Messi, Marine Lloris l'épouse Hugo Lloris, Jocelyn Burgardt l'amie de Cavani, Georgina Rodriguez chérie de Christiano Ronaldo.
Regardez même Angel di Mario qui n'est pas très beau a une déesse à ses côtés Jorgelina Cardoso.

Il faut croire que femme de footballeur rime avec une taille 34 voire 36 chevelure longue, corps parfait... Mais qu'est-ce qu'ils ont de plus ces footballeurs pour attirer les plus jolies filles de la planète. Un ballon entre leurs jambes et des millions !
Cela va être un vrai défilé de belle filles.
Mia Kennedy pour DayNewsWorld

 

REAPPARITION PUBLIQUE DE MOHAMED BEN SALMAN POUR L'OUVERTURE DE LA COUPE DU MONDE 2018

Le coup d’envoi de la coupe du monde en Russie a été l’occasion, pour Mohammed ben Salman (MBS), de faire sa première apparition publique depuis près de deux mois. Malgré la lourde défaite de la sélection saoudienne (5-0), Mohammed ben Salmane semble avoir gardé le sourire. Il faut dire qu'hier soir mercredi 14 juin le lancement la Coupe du Monde de football commençait par le match d’ouverture, où la Sbornaya (l’équipe nationale russe) affrontait les Faucons (l’équipe saoudienne).

Au-delà d'un événement sportif on est en présence d'enjeux politiques.

En effet la présence remarquée de Mohammed ben Salman aux côtés du président russe vient confirmer non seulement une inflexion géopolitique mais permet également de transmettre plusieurs messages.

Adversaires géostratégiques au Moyen-Orient depuis des décennies, Riyad a revu son antagonisme historique avec Moscou. Affaiblis économiquement et politiquement, puis face à ses fiascos dans la région et surtout, au rôle de plus en plus incontournable de la Russie (notamment en Syrie), les Saoudiens ont été forcés d’aller à Canossa. Le roi Salmane, le père de Mohammed ben Salmane s’est rendu en Russie à l’automne 2017. Moscou et Riyad se sont également mis d’accord sur les cours du pétrole pour les faire remonter et enfin, en Syrie, les Saoudiens aident dorénavant les Russes à trouver une solution politique .

La présence de MBS, qui s'était volatilisé après une attaque du palais présidentiel en avril, montre tout d'abord qu’il est toujours vivant et en bonne santé. A ses opposants internes comme externes, en s’affichant avec Poutine, il signifie qu’il n’est pas exclusivement le « jouet » de Washington et qu’en cas de besoin , il pourrait compter sur le soutien et la puissance russe.

L’attaque contre MBS démontre l’extrême fragilité du pouvoir en Arabie saoudite, pays à l’Etat défaillant, divisé par les logiques tribales, religieuses, les luttes de pouvoirs entre branches de la famille royale (Sudairis/Saoud) et tiraillé entre une opposition modernistes, des fanatiques religieux et des opposants islamistes radicaux.

Dans ce climat de pré-guerre civile consécutif à une succession, Mohamed Ben Salmane, le moderniste, s’est caché depuis le 22 avril et continue à jouer à cache-cache.

Joanne Courbet pour DayNewsWorld

 

VOTE HISTORIQUE EN FAVEUR DE L'AVORTEMENT

EN ARGENTINE

C'est un vote historique dans ce pays très marqué par l'Eglise catholique, d'où est originaire le pape François. Les évêques se sont mobilisés pour tenter de convaincre les parlementaires de ne pas voter la loi, allant même jusqu’à les menacer d’excommunication. Mais en vain.

Les députés argentins ont voté ce jeudi , en première lecture, pour la légalisation et dépénalisation de l'avortement au terme de plus de 22 heures de débats passionnés Le projet de loi légalisant l'avortement a été approuvée à une courte majorité de 129 voix contre 125 et une abstention . « C'est le temps du droit des femmes », a célébré la députée de Proposition républicaine (PRO, membre de la coalition gouvernementale Cambiemos) Silvia Lospennato.

Le projet de loi autorise l’IVG sur demande de la femme pendant les quatorze premières semaines de grossesse. Au-delà de ce terme, l’avortement ne reste possible qu' en cas de viol, de danger pour la santé de la femme enceinte ou de malformation du fœtus rendant impossible la vie extra-utérine. Le code pénal de 1921 (alors que les femmes n’avaient pas encore le droit de vote) établissait déjà des exceptions dans ces trois situations, mais celles-ci étaient rarement appliquées par crainte de représailles judiciaires ou par conviction idéologique, si bien que les femmes avortaient clandestinement. Une étude commandée en 2005 par le ministère de la santé pointait le fait que près de 500 000 femmes avortent pourtant tous les ans au risque d'en perdre la vie. Le recours à l’avortement était en effet passible de quatre ans de prison depuis plus d’un siècle.

Ces derniers mois une forte mobilisation s'était levée ce que d’aucuns ont appelé « une marée verte », du côté de la jeunesse surtout. Foulard vert au cou, au poignet ou attaché à leur sac à dos, des dizaines de milliers d’adolescentes ont pris d'assaut non seulement les rues et mais aussi les réseaux sociaux, sous le mot-dièse #LasPibasYaEligieron (« les filles ont déjà choisi »). Le mois dernier, la légalisation de l’avortement en Irlande – un autre pays à forte tradition catholique – avait donné encore plus d’espoir aux militantes argentines.

Ce projet de loi rédigé par « la Campagne nationale pour le droit à l’avortement légal, sans risque et gratuit » avait déjà été soumis six fois au Parlement depuis 2007, mais en vain.

Malgré Cristina Kirchner, féministe affirmée , qui a gouverné le pays de 2007 à 2015, le projet n'était jamais parvenu dans l’hémicycle. De nombreuses autres lois progressistes comme l’éducation sexuelle intégrale (2006), le mariage pour tous (2010), l’identité de genre (2012) ou la PMA pour toutes (2013) avaient pourtant été approuvées.

Le projet de loi doit encore être approuvé par le sénat, réputé plus conservateur, pour que l'avortement soit légalisé. Les débats au Sénat devraient avoir lieu en septembre. Le président Mauricio Macri a promis que si la loi était finalement votée, il ne poserait pas son veto.

Britney Delsey pour DayNewsWorld

 

LE JAPON SOLLICITERAIT UNE RENCONTRE

AVEC KIM-JONG UN POUR SES PROPRES ENJEUX

Certes le mardi 12 juin, à la suite du sommet historique entre Washington et Pyongyang, le Premier ministre japonais Shinzo Abe a déclaré à la presse japonaise: « Je salue la conclusion de l’accord entre Washington et Pyongyang, qui pourrait être un pas vers une résolution du problème posé par les Nord-Coréens [à la communauté internationale]. »

Cependant le Japon est le seul allié à ne pas se réjouir réellement du processus de paix entre Pyongyang et Trump.

Pourquoi ?

Les Japonais ont deux revendications majeures vis-à-vis de la Corée du Nord : la dénucléarisation d'une part et le dossier des Japonais kidnappés par des agents secrets nord-coréens entre les années 1970 et 1980 d'autre part.

L’annonce de la fin des manœuvres militaires conjointes avec la Corée du Sud par Donald Trump lors de la conférence de Singapour inquiète Tokyo. En effet le problème que posent la Corée du Nord et sa stratégie de chantage concerne directement la Corée du Sud, mais surtout le Japon. Pour prouver leur capacité nucléaire les militaires nord-coréens ont lancé plusieurs missiles dans le pacifique en passant au-dessus du Japon. Or le Japon reste en perpétuelle rivalité avec la Chine, si bien que l'Empire du Milieu, alliée indéfectible de Pyongyang, peut toujours agiter en sous-main la menace nord coréenne.De plus en raison de la Constitution imposée par les Etats-Unis, le Japon ne détient pas officiellement d'armée mais dispose d'une force d'autodéfense. L'île du Levant a toujours compté sur le parapluie américain avec le stationnement de 53 000 militaires américains répartis sur quatre bases américaines sur son territoire. C'est pourquoi le retrait de la présence américaine ainsi envisagé inquiète au plus haut point les gouvernements coréen et surtout japonais, qui se sont dits surpris par cette annonce apparemment non-concertée. Le porte-parole de Shinzo Abe a d’ores et déjà déclaré qu’il attendait que son allié américain « clarifie » ses propos.

Le Japon est par ailleurs très inquiet sur le sort des dizaines de kidnappés japonais qui sont encore en Corée, même si le Premier ministre Abe a remercié son allié d’avoir abordé la question lors de l’entrevue. Mais Tokyo voyait en l’événement une possible voie vers le règlement du dossier des rapts des Japonais par des agents nord-coréens entre les années 1970 et 1980. Les victimes et leurs familles ont dit éprouver des sentiments mitigés. « La rencontre n’a porté aucun fruit pour l’instant. C’est vraiment décevant. Je souhaite que le Premier ministre fasse des efforts pour un sommet entre Tokyo et Pyongyang », a déclaré dans un communiqué Hitomi Soga, enlevée en 1978 et revenue au Japon en 2002, selon le Sankei Shimbun. Or il n'en est rien. Le problème des personnes enlevées au Japon dans les années 1970 et 1980 pour former en Corée du Nord des espions à la culture et à la langue japonaises mine les relations entre les deux pays.

Désormais, le Japon doit s’adresser directement à Pyongyang.

Devant la presse, le premier ministre Abe a manifesté sa volonté d’ouvrir des négociations directes avec le dirigeant nord-coréen pour avoir une réponse sur les Japonais enlevés.

«Si un sommet Japon-Corée du Nord a lieu, il est extrêmement important qu'il conduise à une résolution des questions de programme nucléaire, des missiles et par dessus tout, de celle des enlèvements», a déclaré le porte-parole du gouvernement japonais, Yoshihide Suga.

Steve Harrison pour DayNewsWorld

 

LA RENCONTRE ENTRE DONALD TRUMP ET KIM-JON UN OU UN JEU DE DUPES

On a vu des poignées de main et une bonne entente affichée entre les deux dirigeants. A Singapour, mardi 12 juin, Donald Trump et Kim Jong-un ont en effet signé devant les caméras du monde entier un document commun pour la dénucléarisation de la péninsule coréenne.

Mais que doit-on en réalité retenir de cette mise en scène ?

Remarquons qu' aucun calendrier n’a pour le moment été précisé.

Et pour cause. Ce que les diplomates appellent le "DIVC", c'est-à- dire le désarmement irréversible, complet et vérifié du régime communiste prendra des années et Donald Trump avance à petit pas comme un homme d'affaire.

La Corée du Nord devrait donc renoncer aux armes nucléaires pouvant désormais atteindre les Etas-Unis. C 'est maintenant à Mike Pompeo que revient le travail de négociation censé débuter dès la semaine prochaine.

En échange le locataire de la Maison Blanche a annoncé qu’il mettrait fin aux exercices militaires conjoints avec la Corée du Sud . Cette concession de taille vis-à-vis de Pyongyang a d'ailleurs pris de court Séoul. Pour autant Donald Trump n'a pas levé les sanctions économiques qui asphyxie le pays. C'est du donnant-donnant. Mais que peut-on retenir de cette rencontre ?

1° Le dictateur obtient une formidable victoire symbolique là où son grand-père, Kim Il-sung, puis son père avait échoué. Il a consolidé son autorité et obtenu une légitimation de sa dynastie en négociant avec la plus grande puissance de la planète.

2° Le Président états-unien, quant à lui, montre aux Américains qu'il a mené à bien une négociation là où ses prédécesseurs avaient échoué.

Derrière cette mise en scène se cachaient pour chacun des protagonistes des enjeux de politique intérieure.

Mais il est loin d'être certain que la Corée du Nord engage une dénucléarisation totale et cette dernière ne pourrait que s'inscrire dans un processus d'une quinzaine d'années. De plus grâce à ses scientifiques Pyongyang garde son savoir-faire.

Le grand perdant de cette rencontre est sûrement la Corée du Sud avec l'abandon des exercices militaires conjoints alors que cette dernière compte sur la protection américaine dans le domaine militaire tout comme le Japon d'ailleurs.

Pas étonnant que, dans un contexte géopolitique instable, le Premier ministre Shinzo Abe, réélu, ambitionne de reconstitutionnaliser les Forces d’autodéfense japonaises...

Joanne Courbet pour DayNewsWorld

 

ENCORE DES INTERROGATIONS A DEUX JOURS DU SOMMET ENTRE DONALD TRUMP ET KIM-JONG UN

Les deux dirigeants arrivent à Singapour ce dimanche soit deux jours avant le jour J .Le ministre singapourien des Affaires étrangères Vivian Balakrishnan a tweeté une photo du dirigeant nord-coréen, dont les apparitions en dehors de son pays reclus sont rarissimes, à sa descente d'avion. Mardi 12 juin partir de 9 heures aura donc lieu à Singapour la rencontre très attendue entre le président américain Donald Trump et le dirigeant nord-coréen Kim Jong-un. Lors de ce sommet, le tout premier de l’histoire des États-Unis et de la Corée du Nord, les deux hommes discuteront dénucléarisation et fin officielle de la guerre de Corée.

Mais c'est l'arsenal nucléaire nord-coréen, qui a valu à Pyongyang une impressionnante série de sanctions de l'ONU au fil des ans, qui sera au cœur de toutes les discussions. Washington réclame une dénucléarisation « complète, vérifiable et irréversible » de la Corée du Nord. Pyongyang s'est déclaré favorable à une dénucléarisation de la péninsule, mais cette formule reste  très vague.

Et il semble difficile d'envisager que Kim-Jon Un renonce d'un coup à l’arme nucléaire assurant pour lui la sécurité de son pays, même avec la promesse de fortes contreparties économiques.

Toujours est-il que la détente amorcée en janvier fascine les Nord-Coréens.

La classe moyenne qui se développe en Corée du Nord rêve d'ouverture et demande davantage d'investissements venus de l'étranger . Kim Jong-un ne peut rester sourd à cette demande.

Le président américain Donald Trump a d’ailleurs fait miroiter au régime investissements et essor économique .

Possible résultat concret et immédiat évoqué par Washington : un accord de principe pour mettre fin à la guerre de Corée. La guerre de 1950-1953 avait en effet été conclue avec un armistice et non par un traité de paix : Nord et Sud sont donc techniquement toujours en guerre. Mike Pompeo, chef de la diplomatie américaine, qui a rencontré deux fois le leader nord-coréen à Pyongyang, a fait part de son espoir. « À bord d'Air Force One, en route pour le sommet de Singapour. Un avenir meilleur est possible pour la Corée du Nord », a-t-il tweeté.

Mais après le revirement spectaculaire de Donald Trump au G7 au Canada, nombre d'analystes s'interrogent sur sa stratégie diplomatique et sa capacité à mener de négociations internationales de haut-vol, a fortiori avec un ennemi de longue date.

Andrew Preston pour DayNewsWorld

 

PRET DE 50 MILLIARDS DE DOLLARS

ACCORDE PAR LE FMI A L'ARGENTINE

Pour consolider son économie fragile, l’Argentine et le Fonds monétaire international (FMI) ont trouvé un accord jeudi pour un programme de financement de trois ans, dans le but d’éviter une nouvelle crise financière. Le FMI lui a accordé un prêt de 50 milliards de dollars, en échange duquel elle s’est engagée à de profondes réformes pour limiter les dépenses de l’Etat.

« Nous avons fait appel au FMI à titre préventif, pour éviter une crise », a déclaré jeudi 7 juin le ministre argentin de l’économie Nicolas Dujovne lors d’une conférence de presse à Buenos Aires. « Nous sommes engagés dans la construction d’un pays normal. C’est un soutien à notre programme, avec comme objectif que l’économie croisse, que l’inflation et la pauvreté diminuent », a poursuivi le ministre argentin.

L'accord conclu prévoit que l'Argentine réduise son déficit à 1,3 % du PIB en 2019, contre 2,2 % auparavant, a annoncé le bureau de la présidence dans un communiqué.

L'objectif affiché est le renflouement des caisses de l'Etat,l 'attirance à nouveau des investisseurs, et la baisse de l'inflation. Aujourd'hui, redonner confiance aux marchés est la priorité.

Nicolas Dujovne, ministre argentin du Trésor : « Cette aide est onze fois supérieure au montant de notre quota au FMI, et cela montre le soutien dont bénéficie l'Argentine auprès de la Communauté internationale. C'est une très bonne nouvelle, cette intégration de notre pays avec un soutien de cette ampleur ».

La situation de l'Argentine, troisième économie d'Amérique latine, n'est pas catastrophique, mais le pays sud-américain a besoin de renforcer ses réserves, stabiliser le marché des changes et créer un meilleur climat économique pour attirer les investissements. L'inflation annuelle dépasse les 20% depuis 10 ans. Le ministre argentin a précisé que l'Argentine s'était fixé comme objectif une inflation de 17% pour 2019, 13% pour 2020 et 9% pour 2021.

Après la crise du peso d'avril/mai, au cours de laquelle la monnaie argentine s'est dépréciée de près de 20%, Mauricio Macri a fixé comme priorité la baisse du déficit budgétaire. Le déficit budgétaire est passé de 6 à 3,9% du PIB en deux ans de gestion de M. Macri, arrivé au pouvoir fin 2015. Cette politique de rigueur, c'est un mauvais moment à passer pour la population, avertit l'économiste Daniel Marx, ancien secrétaire aux Finances, mais le pays « en tirera les bénéfices ensuite ».

L'accord avec le FMI intervient dans un contexte de tensions entre le gouvernement et les syndicats. L'inflation est repartie de plus belle en 2018, plus de 10% depuis le début de l'année, et gouvernement freine les augmentations de salaire.

Un peu plus tôt, le ministre de l'Economie a rencontré au palais présidentiel les syndicats, qui menacent de convoquer une grève générale, se plaignant que les hausses de salaires ne compensent pas l'inflation.

Steve Harrison pour DayNewsWorld

 

QUI VA DONC PAYER LA NOTE DE KIM JONG-UN

POUR LE SOMMET ?

Le sommet historique entre Donald Trump et Kim Jong-un approche à grand pas mais une question ne s'avère toujours pas réglée à ce jour.

On connaît le goût du luxe du dirigeant nord-coréen qui avec sa délégation descendra dans un hôtel de luxe.

A la note de l'hébergement vient s'ajouter celle du déplacement. Comment Kim Jong-un et son entourage rallieront-ils Singapour ?

Si Donald Trump peut compter sur Air Force, l'Iliouchine-62 du régime nord-coréen, un appareil de fabrication soviétique vieillissant, n'aura pas la capacité de voler jusqu'à Singapour.

Et s'il souhaite faire jeu égal avec Air Force One, un Boeing 747 lui conviendra fort bien Mais le prix de la location s'élève à 17 501 dollars de l'heure chez Fly.com

Mais qui est prêt à payer facture ? .

Peu habituée à payer la douloureuse, la Corée du Nord devrait cette fois laisser Séoul ou Singapour régler l'addition probablement faramineuse de sa participation, mardi, au sommet avec Donald Trump.

La Corée du Nord, visée par de nombreux trains de sanctions, n'aura vraisemblablement rien à payer.

La cité-Etat se coupe en quatre pour accueillir le face-à-face historique entre le leader nord-coréen Kim Jong-un et le président américain dans un hôtel de luxe de l'île de Sentosa.

Le week-end dernier, le ministre singapourien de la Défense Ng Eng Hen s'est proposé à prendre en charge certaines des notes de frais nord-coréennes, afin de prendre sa part à cette «réunion historique».

A l'exception de l'offre du ministre singapourien, les gouvernements étrangers n'ont montré aucun empressement à prendre en charge les frais de mission de M. Kim.

Ni les Etats-Unis ni la Corée du Sud compte endosser la facture.Prix Nobel de la Paix 2017, l'organisation Campagne internationale pour l'abolition des armes nucléaires (ICAN), a proposé lundi de mettre la main au portefeuille, en puisant dans la somme reçue avec la prestigieuse distinction.

Le site de voyage HotelPlanner.com proposerait de payer le gîte et le couvert du leader nord-coréen.

Mais après les sommes colossales englouties dans l'arme nucléaire , c'est tout de même un comble que leader nord-coréen ne paie pas ses nuitées.

Kelly Donaldson pour DayNewsWorld

 

DE MONSANTO A BAYER

L'UNION EUROPEENE LANCE UNE ENQUETE

LES SUITES DU RACHAT

L’achat de l’américain Monsanto est l’acquisition la plus chère payée par le Groupe Allemand.

En effet, en septembre 2016, Bayer et Monsanto avaient annoncé leur accord pour fusionner. Les sommes annoncées avaient affolées le cartel chimique mondiaL : l’accord devait porter sur un montant de 66 milliards de dollars (59 milliards d’euros), le tout effectué en numéraire, et en échange d’actions.

Cet accord faisait suite à de longues et difficiles négociations, Monsanto, pourtant épinglé par plusieurs tribunaux quant à la dangerosité du Roundup, ayant jugé pendant plusieurs mois l’offre faite par Bayer insuffisante.

Cet accord a néanmoins crée, dès ses prémices, un « fort doute » de la part de quelques uns des acteurs (les plus prudents) concernés, inquiets d’une réaction possible des autorités de contrôle de la concurrence et de lutte antitrust, défavorables à  ce rapprochement

D’ailleurs et dans le but de prévenir toute entrave de cette nature qui viendrait à ce faire jour, Bayer s’était engagé  au moment de la signature de l’accord définitif, à payer 2 milliards de dollars à Monsanto, en dédommagement, pour le cas ou l’accord capoterait.

Cette clause de sauvegarde pourrait  en effet, être mise en application si l’enquête que vient d’ouvrir l’exécutif européen pour étudier les conséquences pour le  marché européen de ce mariage confirmait les soupçons de position de monopole du groupe.

Bruxelles n’avait pas ailleurs caché ses craintes en ce sens dès l’annonce de la fusion, déclarant dès la mi septembre 2016, " qu’elle chercherait à s’assurer que les agriculteurs et les consommateurs ne devraient pas être les otages d’un système ou ils n’auraient plus le choix entre diverses sortes de semences, coincés entre un seul producteur de pesticide et un seul producteur de semences,  en raison d’un process de fabrication combiné et indissoluble."

Des craintes.. !!!. à l’intention !!!... puis aux actes ! Le pas a été franchi ces derniers jours avec l’annonce par l’exécutif européen du lancement d’une enquête.

La question qui se pose aujourd’hui est de savoir qu’elles seront les pistes de l’enquête et quels seront les résultats de celle- ci ?

On peut néanmoins d’ores et déjà exprimer quelques doutes quant aux intentions réelles de la Commission Européenne et à la philosophie économique qu’elle  entend mettre en œuvre. En effet une vague de concentrations a déjà eu lieu en Europe dans le domaine de l’agrochimie, concentrations qui ont été autorisées par Bruxelles.

Fin Mars 2016 Bruxelles avait autorisé la fusion des géants américains DOW et DUPONT qui a donné naissance à DowDupont, un mastodonte pesant 130 milliards d’Euros en Bourse.

Courant avril, l’Europe a validé le rachat du Suisse Syngenta par le géant chinois ChemChina, la plus grosse acquisition jamais lancé par  un groupe chinois à l’étranger.

Cette vague de concentration dans l’agrochimie serait provoquée par la baisse des marges consécutives à des prix agricoles trop faibles ???

Mais cette vague de concentration suscite parallèlement de nombreuses inquiétudes de la part  des défenseurs de l’environnement, lesquels ont appelé fin juillet 2017, la Commissaire Européenne à la concurrence, Margarèthe Vestager à bloquer le rachat de Monsanto par Bayer.

Au travers des actions des ONG engagées dans la protection de l’environnent et de la diversité, se trouve posé simultanément le problème de la protection de la santé des consommateurs et de celle des agriculteurs : « une entreprise monstre qui contrôle notre nourriture est une mauvaise idée, pour les agriculteurs et pour les citoyens, partout dans le monde »...

Partout dans le monde s’organisent, de fait, depuis quelques années des manifestations et des marches contre les multinationales de l’agrochimie, organisées par des citoyens inquiets des dangers causés par l’agriculture intensive et industrielle.

Les opposants ne manquent pas d’imagination  pour faire valoir leur point de vue, n’ont- ils pas en effet organisé en juillet  2016 un « procès virtuel sur place publique pour faire condamner Monsanto, pour « écocide ».. !!

Toute cette publicité dévastatrice ne facilite pas la tâche du PDG Werner BAUMAIN du groupe allemand qui avait fait de l’alliance avec le semencier américain son projet personnel (Werner Baumam a été le premier dirigeant allemand à rendre visite à Donald TRUMP en janvier 2017, après l’élection de ce dernier).

L’image du groupe allemand est au demeurant aujourd’hui sérieusement écorné par les scandales de Monsanto, (procès en série) et les  Monsanto Papers, série de documents internes (récemment rendus publics) révélant que depuis 1999, le potentiel mutagène et cancérogène de la molécule phytosanitaire du glyphosate , principe actif du Round Up, était déjà connu.

Cette dernière information concernant le lancement d’une enquête de l’UE sur la fusion Monsanto-Bayer, place aujourd’hui tout le monde sous haute tension, même si les actionnaires...

se montrent encore confiants et optimistes ... Méthode Coué ? Oui ou non ?? !!

Clara Mitchell pour DayNewsWorld

DEMISSION DU PREMIER MINSTRE JORDANIEN

SOUS FOND DE CONTESTATION SOCIALE

« La Jordanie est aujourd'hui à la croisée des chemins: soit elle parvient à sortir de la crise et à offrir une vie digne à ses citoyens, soit, Dieu nous en préserve, elle va vers l'inconnu », a déclaré le roi Abdallah II .

De nombreuses manifestations contre un projet de réforme fiscale et la hausse des prix ont eu raison du Premier ministre jordanien Hani Mulqi qui a été contraint de démissionner ce lundi 4 après l'échec des négociations avec les syndicats.

Convoqué par le roi Abdallah II de Jordanie, Hani Mulqi, à la tête du gouvernement depuis mai 2016, a remis sa démission que le roi a acceptée. Ce dernier a désigné dans la foulée le ministre de l'Éducation, Omar al-Razzaz pour former un nouveau gouvernement.

Pas sûr que les Jordaniens, qui demandait la démission du premier ministre aux cris «Le peuple jordanien ne s'agenouillera pas» ne s'en laissent compter par ce changement puisque le jour de grève nationale ce mercredi est maintenu.

Depuis plusieurs jours, ce royaume de 10 millions d'habitants connaît un mouvement de protestation populaire inédit depuis 2011 contre un projet de loi prévoyant l'élargissement de l'impôt sur les revenus, et la hausse des prix.

En effet dès le mois de janvier, les Jordaniens ont vu les prix de plusieurs produits de première nécessité s'envoler, notamment celui du pain. Le tarif du carburant a lui aussi augmenté à cinq reprises depuis le début de l'année, et les factures d'électricité ont connu une hausse de 55% depuis le mois de février. Selon des chiffres officiels, 18,5% de la population jordanienne se trouve au chômage tandis que 20% sont à la limite du seuil de pauvreté. En outre les problèmes économiques du pays sont amplifiés par l'accueil de centaines de milliers de réfugiés syriens.

Or sous la pression du FMI (Fonds monétaire international), le gouvernement jordanien a présenté un projet de loi prévoyant une hausse d'au moins 5% des impôts pour les particuliers et impose désormais les personnes ayant un salaire annuel de 8000 dinars (9700 euros environ). Les impôts des entreprises doivent eux augmenter de 20 à 40%.

Si en 2016 le FMI a approuvé un prêt de 723 millions de dollars (617 millions d'euros) sur trois ans à la Jordanie, très endettée, il a en contrepartie imposé au royaume la mise en place de réformes structurelles pour réduire progressivement sa dette publique à 77% du Produit intérieur brut (PIB) d'ici 2021, contre 94% en 2015.

L'État doit «garder son indépendance et ne pas se plier aux exigences du FMI», a martelé le président de la principale fédération syndicale, Ali al-Abbous.

Jenny Chase pour DayNewsWorld

 

LE CHARISMATIQUE MUHARREM INCE DEVIENT UNE MENACE POUR ERDOGAN EN TURQUIE

En annonçant la tenue d'élections présidentielle et législatives un an et demi avant la date initialement fixée, Recep Tayyip Erdogan, avait pris de court ses opposants. Mais en dépit d'un manque de temps et de moyens - le tout dans un climat d'état d'urgence, peu propice à l'exercice de la démocratie – le combatif chef du CHP a fait un percée inattendue,crédité de 30% de voix dans les sondages.

À trois semaines du double scrutin présidentiel et législatif, Muharrem Ince s'est arrêté ce week-end à Istanbul, une étape obligatoire dans son marathon électoral.

Et pour ce premier dimanche de juin, le candidat du Parti Républicain du Peuple (CHP, centre gauche), la première force d’opposition à Recep Tayyip Erdogan, a prévu pas moins de cinq rassemblements dans des quartiers tenus par l’AKP, le parti islamo-conservateur du président turc.

La foule a fait montre d'un engouement inespéré pour ce candidat de 54 ans qui a été pendant seize ans le député de la petite province de Yalova (région de la mer de Marmara).

Lors de son premier discours enthousiaste, il a promis d’être un «président impartial», au service des «80 millions" de Turcs : un pied de nez directement adressé à son adversaire principal, le président islamo-conservateur Recep Tayyip Erdogan qui est accusé par des détracteurs d'avoir polarisé la société turque au cours de ces dernières années.

Ce vétéran charismatique du CHP s’est engagé, s’il venait à battre le «Reis», à réinstaurer au plus vite le régime parlementaire ainsi qu’à lever l’état d’urgence, en place depuis bientôt deux ans. Il a réaffirmé qu'il se débarrasserait du palais présidentiel aux proportions pharaoniques qu' Erdogan s'est fait construire à Ankara, la capitale turque en lançant à Eyüp, ce dimanche, quelques tacles bien sentis à l’égard du chef de l’État. «Je ne vivrai pas dans le palais d’Erdogan avec ses 1000 pièces», a-t-il martelé .

Pour emporter la victoire, Muharrem Ince doit impérativement obtenir les voix des électeurs conservateurs déçus de l’AKP, inquiets notamment de la crise économique qui menace le pays. C'est pourquoi cet ex-professeur de physique et chimie ne met pas en avant la défense de la laïcité. Aussi le candidat ne manque-t-il pas une occasion pour rappeler le souvenir de sa famille conservatrice, de sa mère voilée.

En outre dans l’hypothèse d’un duel face à Recep Tayyip Erdogan, Muharrem Ince sait qu’il pourra compter sur un report important des électeurs kurdes dont les sympathisants du HDP, le parti de la gauche prokurde. En effet en 2016, il avait ouvertement critiqué le choix de Kilicdaroglu de soutenir la levée de l'immunité parlementaire qui avait ouvert la voie à plusieurs procès contre des élus prokurdes accusés de liens avec le «terrorisme» et refusé de voter en mai 2016 – contrairement à la consigne de son parti – la levée de l’immunité parlementaire, qui a conduit à l’arrestation de plusieurs députés du HDP, dont le coprésident Selahattin Demirtas (aujourd’hui candidat à la présidentielle depuis sa cellule).

Une stratégie et une proximité qui semblent payer, à en croire les récents sondages avec des intentions de vote autour de 30% . La route du second tour lui est ouverte.

Kelly Donaldson pour DayNewsWorld

 

PROCES DE MELINA BOUGHEDIR EN IRAK

SUR FOND DE POLEMIQUE

A l'automne 2015, Mélina Boughedir quitte la France avec son mari et ses trois enfants. En passant par la Turquie, puis la Syrie, la famille arrive en Irak, à Mossoul, capitale autoproclamée de Daesh en Irak. Condamné en France pour son appartenance au groupuscule islamiste Forsane Alizza, son mari rejoint les rangs de Daesh.

Capturée le 8 juillet 2017 à Mossoul lors de bataille contre l’organisation Etat islamique par les forces irakiennes, avec ses quatre enfants mineurs, Mélina Boughedir avait été condamnée à sept mois de prison pour entrée illégale sur le territoire irakien par la cour pénale de Bagdad, le 19 février.

Aucune accusation pour terrorisme n’avait été retenue par le juge d’instruction. Ayant purgé sa peine en détention préventive, Mme Boughedir devait être expulsée vers la France.

Mais lors de l’examen de l’appel, automatique en Irak, fin mars, le Conseil suprême des juges a requalifié les charges pesant sur la Française en y ajoutant l’accusation d’appartenance à l’Etat islamique.

Ce dimanche 3 juin commence, devant la cour criminelle de Bagdad, le procès en appel de la Française Mélina Boughedir. Elle risque la peine de mort pour terrorisme.

Mélina Boughedir , 27ans, nie tout en bloc et assure avoir suivi son mari sous sa pression et avoir été mère au foyer. Elle aura seulement quelques minutes pour parler.. Pour ses avocats français on est loin d'un procès équitable. Personne, jusqu'ici, n'a réussi à la rencontrer en détention, pas même son avocat irakien.

« Les règles sont vraiment strictes pour les prisonniers terroristes, surtout les étrangers, confirme maître Nasserdine Madloud Abed. La seule fois où j'ai vu Mélina c'était au tribunal, quelques minutes. On sent que la pression est immense sur son dossier. Entre le gouvernement français qui suit cela à distance et les avocats français à coté de moi, je sens la pression peser sur mes épaules », ajoute l'avocat.

Lors d'une première audience, Mélina Boughedir a juré qu'elle n'avait fait que suivre son mari et qu'elle n'était qu'une simple femme au foyer à Mossoul.

Mais son dossier ne plaide pas en sa faveur. Sur une photo on y voit la Française, tout sourire, faire le "V" de la victoire dans un blindé, alors qu'elle vient d'être arrêtée en pleine bataille de Mossoul. Des soldats racontent qu'elle psalmodiait des messages de soutien à Daesh.

.Officiellement, la France n'a pas à se mêler de ces procès. Mais moins de 48 heures avant l'ouverture du procès, le ministre des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian a qualifié Mélina Boughedir de terroriste combattante. « Madame Boughedir est une combattante. Quand on va à Mossoul en 2016, c’est pour combattre et donc elle est jugée sur les lieux de ses exactions. C’est la logique normale. Elle a combattu contre les unités irakiennes, elle est jugée en Irak », a déclaré, jeudi, M. Le Drian sur la chaîne d’information LCI. « Nous n’avons pas vocation à nous mêler des jugements », mais « nous condamnons totalement la peine de mort » et « nous souhaitons qu’elle ne soit pas appliquée en Irak », a-t-il ajouté, rappelant la ligne française habituelle lorsqu’un ressortissant français est mêlé à des affaires judiciaires à l’étranger.

Alertés par l’écho donné aux propos du ministre français dans la presse irakienne samedi, Mes Bourdon, Pradel et Brengarth estiment dans leur lettre que la position de M. Le Drian « ne peut être qu’interprétée (…) comme une pression inacceptable sur la justice irakienne et comme l’illustration si besoin était de [sa] volonté à tout prix, et au sacrifice des principes fondamentaux, que [leur] cliente ne revienne pas en France ». Les déclarations du ministre contreviennent même, selon eux, aux principes fondamentaux que sont la présomption d’innocence, la séparation des pouvoirs, les droits de la défense et le principe de non-ingérence dans les affaires d’un Etat étranger.

Mais les autorités françaises ont, à plusieurs reprises, estimé que les djihadistes français capturés en Syrie et en Irak devaient être jugés par les autorités locales et purger leur peine sur place.

Britney Delsey pour DayNewsWorld

 

MENACE D'UNE ACTION MILITAIRE SAOUDIENNE

SUR LE QATAR S'IL SE DOTE DE S-400

La tension entre le Qatar, d’un côté, l’Arabie Saoudite, les Emirats arabes unis et Bahreïn, de l’autre, n’est pas prête de retomber plus d’une année après la rupture de leurs relations diplomatique et économique entraînant une hostilité et une méfiance réciproque.

Selon les informations du  Monde , Riyad demande à Paris de faire pression sur le Qatar afin de l’empêcher d’acquérir le système de défense antiaérien russe S-400 allant jusqu'à déclaré dans une lettre envoyée à la Présidence française que Riyad se dit prêt à mener une « action militaire » contre le Qatar si ce dernier l'acquiert.

Si un tel accord venait à être conclu, «le Royaume serait prêt à prendre toutes les mesures nécessaires pour éliminer ce système de défense, y compris l'action militaire», prévient le courrier adressée au président. Le souverain saoudien s’inquiéterait des conséquences qu’une installation des S-400 sur le territoire qatari aurait sur la sécurité de l’espace aérien saoudien ,estimant plus globalement qu'une telle l'acquisition par le Qatar mettrait en péril la «sécurité nationale» de ses voisins du Golfe persique. Riyad est cependant également en lice pour obtenir ces batteries sol-air...

En janvier dernier l’ambassadeur du Qatar à Moscou, Fahad Bin Mohamed Al-Attiyah, avait estimé que les deux pays avaient déjà bien avancé dans les négociations concernant l'achat du sophistiqué système de défense S-400, considéré comme l’un des plus performants au monde. Fahad bin Mohammed Al-Attiyah avait même souligné qu'un accord de coopération militaire, signé en octobre 2017 lors de la visite du ministre russe de la Défense Sergueï Choïgou à Doha, avait ouvert la voie à une coopération entre la Russie et le Qatar «dans le domaine de la défense, y compris les livraisons de matériel, la formation des soldats et des officiers, l'entretien des armes et la coopération des services spéciaux».

Ce rapprochement était intervenu après la décision quelques mois plus tôt de l'Arabie saoudite, de l'Egypte, du Bahreïn, et des Emirats arabes unis de rompre leurs relations diplomatiques avec le Qatar, accusé de soutien et de financement des groupes islamistes radicaux et de leur manque de prise de distance avec l'Iran. Ces pays ont ensuite imposé un boycott commercial au Qatar, qui rejette toutes ces accusations et affirme que ces pays cherchent à obtenir un changement de régime à Doha.

Afin de briser son isolement, le Qatar a multiplié les contacts diplomatiques et les accords commerciaux, militaires ou technologiques à l'international.

Alize Marion pour DayNewsWorld

 

UKRAINE : UNE FAKENEWS DERANGEANTE

 

La mort annoncée du reporter russe Arkadi Babtchenko mardi 29 a été abondamment relayée dans la presse internationale. Mais coup de théâtre, mercredi 30 mai : le journaliste russe Arkadi Babtchenko, que l'on croyait mort après une tentative d’assassinat, est réapparu devant les caméras, révélant ainsi avoir participé à la mise en scène de son assassinat. La raison officielle ?

L'explication donnée par le responsable des services secrets ukrainiens et le procureur consistait à déjouer un attentat commandité contre le journaliste. Pour les responsables ukrainiens il s'agissait en simulant l'assassinat de tendre un piège au commanditaire. Grâce à cette opération le donneur d’ordre intermédiaire, un Ukrainien agissant pour le compte des services russes a pu être appréhendé... Faut-il croire aujourd’hui cette version ? La crédibilité des autorités policières et judiciaires ukrainiennes ne se voit-elle pas à présent sérieusement compromise ?

Selon nombre de médias une ligne rouge a été franchie tandis que la presse internationale s’interroge sur l’utilisation d’une « fake news » pour faire la lumière sur la vérité.

Tout d'abord cette mise en scène semblerait donner du grain à moudre aux fanatiques des théories du complot. De plus la presse classique s'est laissé piégée par de fausses informations alors qu'elle met toute son énergie et son savoir-faire à faire la lumière sur la vérité.

Le journaliste russe d’investigation Andrei Soldatov, cité par la BBC émet de sérieux doutes sur la méthode employée allant jusqu'à estimer qu’une « ligne a été franchie » : « Babtchenko est un journaliste, pas un policier et notre boulot repose sur la confiance, quoi que Trump et Poutine disent des “fake news”. »

Au quotidien belge Le Soir de s'interroger sur le bien-fondé de cette mise en scène: « En utilisant de manière imprudente l’arme des fake news contre la Russie, la stratégie ukrainienne pourrait s’avérer contre-productive. Car les crimes commandités depuis la Russie sont bel et bien réels. »

Rappelons la mort par balles dans le centre de la capitale ukrainienne en mars 2017 de Denis Voronenkov, ancien député russe réfugié à Kiev. N'oublions pas non plus celle du directeur du site d’information Oukraïnska Pravda, Pavel Cheremet, dans l’explosion de sa voiture .

Cet incident ne conforte-t-il pas aussi le Kremlin dans sa stratégie du mensonge ? Moscou riposte en multipliant les fausses versions dans les différents épisodes qui l’ont opposé aux démocraties ces dernières années  comme l'envoi des forces russes dans le Donbass, le vol MH17 abattu au-dessus de l’Ukraine (298 morts),ou encore l’affaire Skripal...

Au Moscow Times de faire référence au « pouvoir sombre » de Moscou. « Est-ce que le régime de Poutine assassine ses ennemis par choix politique, est-ce simplement pour créer une atmosphère pessimiste de violence, ou est-il désormais un bouc-émissaire bien pratique ? », se demande Mark Galeotti, chercheur à l’institut des relations internationales de Prague . « La réponse, bien entendu, est les trois. » , tranche-t-il.

Le New York Times, tout comme le Comité pour la protection des journalistes, somment les autorités ukrainiennes d'expliquer pourquoi elles ont considéré comme nécessaire de compromettre « l'intégrité journalistique ».

Abby Shelcore pour DayNewsWorld

 

RENCONTRE ENTRE LA COREE DU NORD

ET LES ETAT-UNIS

Le bras droit de Kim Jong-un, le général Kim Yong-chol, est le plus haut responsable nord-coréen à fouler le sol américain depuis 18 ans. Il est arrivé , mercredi 30 mai à New York, pour rencontrer le secrétaire d’Etat américain, Mike Pompeo.

Il s'agit de mettre sur pied le fameux sommet du 12 juin, entre le dirigeant nord-coréen et le président des Etats-Unis, Donald Trump, le 12 juin à Singapour.

« Bon dîner de travail avec Kim Yong-chol à New York ce soir. Steak, maïs et fromage au menu », a tweeté le chef de la diplomatie américaine.

Les deux responsables vont essayer de déterminer dans une série d'entretien ce jeudi si les deux pays ennemis sont bien en mesure de fixer un ordre du jour partagé pour le sommet prévu le12 juin à Singapour.

N'oublions pas qu'il y a seulement une semaine de Donald Trump avait écrit une lettre à Kim Jong-un, dans laquelle il annulait leur tête-à-tête inédit en critiquant « l’hostilité » de Pyongyang ! A ce revirement spectaculaire regain d’optimisme tout aussi spectaculaire ces derniers jours.

Mais « il faut que la dénucléarisation » de la Corée du Nord « soit sur la table et au cœur de la rencontre », a toutefois prévenu la porte-parole de la présidence américaine Sarah Sanders.

Mike Pompeo et Kim Yong-chol, coriace négociateur, vont donc devoir tenter de concilier des attentes a priori inconciliables. En effet Washington réclame une « dénucléarisation complète, vérifiable et irréversible », et n’entend lâcher du lest sur les sanctions internationales qu’une fois que le processus sera achevé ou au moins très avancé. Pyongyang a de son côté accepté de parler d’une dénucléarisation mais refuse qu’elle soit unilatérale... les Nord-Coréens ayant jusqu’ici présenté leur arsenal atomique comme une garantie pour la survie du régime.

« Nous devons les convaincre qu’au contraire leur programme nucléaire renforce leur insécurité », a expliqué mercredi soir un haut responsable américain, confirmant que Washington est prêt à fournir des « garanties » pour leur sécurité.

Un autre signe marque l'intensification des activités diplomatiques : les médias nord-coréens ont annoncé, jeudi, l’arrivée du chef de la diplomatie russe, Sergueï Lavrov, à Pyongyang. Il s’agit de la première visite en Corée du Nord de M. Lavrov depuis 2009.

Gageons que les deux négociateurs puissent remettre définitivement sur les rails le sommet historique entre le dirigeant nord-coréen et Donald Trump.

Joanne Courbet pour DayNewsWorld

 

LA COLOMBIE AU MILIEU DU GUET

Un petit séisme vient de secouer le paysage politique en Colombie ce dimanche, pays où la droite règne depuis toujours.

En juin prochain, en effet, le second tour de l'élection présidentielle verra Ivan Duque, champion de la droite dure, affronter Gustavo Petro, ancien maire de Bogota et ex-militant de la rébellion dissoute du M-19.

Aucun candidat à l'élection présidentielle colombienne n'est parvenu à réunir plus de 50% des voix au premier tour organisé ce dimanche 27 mai.

Le champion de la droite dure, opposée à l'accord de paix avec l'ex-guérilla Farc, est certes arrivé en tête mais il devra affronter au second tour le candidat d'une gauche anti-système.

Ivan Duque a obtenu 39,14% des voix lors du premier tour de la présidentielle. Gustavo Petro (25,08%) et Sergio Fajardo (23,73%) obtiennent des scores historiques pour la gauche en Colombie. Il est suivi par Gustavo Petro (25,08%), German Vargas Lleras (7,28%), Humberto de la Calle (2,06%), Jorge Antonio Trujillo (0,39%)..

Un second tour aura donc lieu le 17 juin prochain.

Le score d'Ivan Duque constitue certes d'abord une victoire pour les opposants aux accords de paix avec les Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC) et à leur leader. Ivan Duque refuse l'idée que des anciens responsables de la guérilla puissent se présenter à une élection: «Les criminels contre l'humanité ne peuvent être élus tant qu'ils n'ont pas payé pour les dommages aux victimes, qu'ils n'ont pas dit toute la vérité et qu'ils n'ont pas accompli leurs condamnations.» tout en estimant que «La justice spéciale est une source d'impunité. C'est une insulte inacceptable aux victimes.»

Mais les Colombiens n'ont pas hésité à voter pour des partis progressistes.

Une des avancées politiques les plus marquantes des accords de paix avec les FARC, c'est l'arrivée de la gauche- n’étant plus marquée par le stigmate de la lutte armée- au second tour. «La gauche ne pouvait pas obtenir de votes massifs, analyse Cesar Rodriguez de l'ONG Dejusticia. Une fois écarté ce stigmate, le champ politique s'ouvre et cela donne la possibilité que la gauche légale et pacifique ait une chance de briguer la présidentielle.».

Gustavo Petro, ex-membre de la guérilla M-19 dissoute en 1990, est à la fois ouvertement promoteur des accords de paix et partisan d'une vaste réforme fiscale, d'une large redistribution des terres et d'un changement de modèle économique. «Je ne veux pas appauvrir les riches, je veux enrichir les pauvres», disait-il pendant sa campagne. Avec 4.850.000 voix, il est le candidat de gauche à avoir obtenu le plus de voix à une présidentielle, le précédent record de Carlos Gaviria en 2006 se limitant à 2,6 millions de voix. Sergio Fajardo, lui aussi à gauche, a obtenu 4,4 millions de voix.

Ce scrutin est capital pour la consolidation de la paix au sein d’un pays meurtri par près d’un demi-siècle de guerres fratricides, conclu par un accord de paix historique signé en 2016 avec l’ex-guérilla des Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC).

Le maintien de cet accord est l’un des enjeux principaux de cette élection, le favori, Ivan Duque, y étant opposé alors que Gustavo Petro défend bec et ongles cet accord, qu’il estime indispensable pour la construction de la paix en Colombie.

Alyson Braxton pour DayNewsWorld

 

RENCONTRE SURPRISE

DES DEUX DIRIGEANTS COREENS

Ce samedi, le président sud-coréen Moon Jae-in a rencontré Kim Jong-un, le dirigeant nord-coréen, pour discuter d'un possible sommet entre ce dernier et Donald Trump. Une réunion surprise de deux heures au village Panmunjom, où les deux dirigeants avaient déjà discuté lors de leur rencontre le 27 avril.

Après avoir annulé le sommet prévu avec Kim Jong-un, Donald Trump a fait état de «discussions productives», et annoncé que la rencontre pourrait finalement toujours avoir lieu le 12 juin. Les dirigeants de deux Corées se sont quant à eux revus ce samedi pour discuter.

Au lendemain de leur rencontre, Moon Jae-in a dit espérer que le sommet prévu entre le dirigeant nord-coréen et Donald Trump aurait lieu en juin comme prévu, a rapporté l'agence de presse sud-coréenne Yonhap.

Kim Jong-un aurait également exprimé «son intention de mettre fin à une ère de confrontation grâce au succès du sommet entre la Corée du Nord et les États-Unis, confrontation grâce au succès du sommet entre la Corée du Nord et les États-Unis, tout comme de coopérer pour la paix et la prospérité».

«Nous progressons très bien sur le sommet avec la Corée du Nord», a fini par annoncer le président américain samedi. «Ça progresse parfaitement. Nous envisageons donc le 12 juin à Singapour. Ça n'a pas changé, nous verrons donc ce qui se passe.»

Cette déclaration intervient quelques jours après que Donald Trump a décidé d'annuler le sommet du 12 juin, reprochant au dirigeant nord-coréen son «hostilité». Vendredi, il avait déjà commencé à faire marche arrière, en affirmant avoir «des discussions très productives» avec la Corée du Nord.

A la porte-parole de la Maison-Blanche, Sarah Sanders, de déclarer aux journalistes ce samedi que Donald Trump ne voulait pas d'une réunion qui soit «juste un coup politique» avec la Corée du Nord. «Il veut obtenir quelque chose qui soit une solution réelle et durable et, si elle est prête à le faire, nous sommes certainement prêts à avoir ces conversations.»

Donald Trump avait annulé, jeudi, le sommet prévu à Singapour le 12 juin avec Kim Jong-un. Mais moins de 24 heures plus tard, il avait à nouveau affiché son optimisme, évoquant le possible maintien du sommet après « des discussions très productives avec la Corée du Nord pour que le sommet ait lieu »

Jaimie Potts pour DayNewsWorld

 

LE CHAOS MENACE LE BRESIL

Face à une grève des routiers qui paralyse tout le pays depuis le début de la semaine, le gouvernement brésilien a haussé le ton vendredi en mobilisant l'armée pour lever les centaines de barrages dans le pays.

« Nous avons accepté les douze revendications prioritaires des routiers, qui se sont engagés à mettre fin aux barrages immédiatement. Mais malheureusement une minorité radicale a continué de bloquer les routes », a regretté Michel Temer.

Les routiers brésiliens sont en grève depuis le début de la semaine. La mairie de Sao Paulo a décrété l'état d'urgence.  Le président brésilien Michel Temer a ordonné, vendredi 25 mai, la mobilisation des forces de sécurité fédérales pour lever les barrages routiers qui paralysent le Brésil depuis le début de la semaine .

La mairie de Sao Paulo, capitale économique, tout comme la capitale Brasilia , ont décrété l'état d'urgence, une mesure extrême permettant notamment de réquisitionner du combustible.

« Nous n'allons par permettre que la population n'ait pas accès à des produits de première nécessité (...), que les hôpitaux n'aient pas les médicaments nécessaires pour sauver des vies », a expliqué dans une allocution au ton solennel.

Le ministre de la Défense brésilien a lancé un avertissement, peu après. L'armée « agira de façon rapide, coordonnée et énergique (...) pour libérer la circulation dans des zones critiques », a-t-il déclaré.

Une économie à l'arrêt, des vols annulés

En dépit de concessions du pouvoir cette grève, lancée en protestation contre la hausse des prix du diesel, a été maintenue et met à l'épreuve le gouvernement de centre droit du président Michel Temer.

Pour l'Association brésilienne des Camionneurs (Abcam), syndicat qui représente 700 000 chauffeurs routiers, « l'idée est de maintenir la grève, les barrages routiers ».

Les barrages routiers bloquent économie du pays et prennent le pays en otage.

Les problèmes d'approvisionnement majeurs ont affecté l'ensemble de l'économie, dans cet immense pays qui n'a quasiment pas de réseau ferroviaire et où 60% du transport de marchandises s'effectue par la route.

À l'aéroport de la capitale Brasilia, plus de 30 vols ont été annulés, dont deux internationaux, les réserves de kérosène étant épuisées.

Chaînes de montage à l'arrêt

Selon la société gestionnaire Infraero, dix autres aéroports du pays sont également à sec, y compris celui de Recife (nord-est).

Les exportations du pays sont en passe d'être fortement affectées, et l'industrie automobile, qui emploie 132.000 personnes, est déjà totalement à l'arrêt. Les exportations de ce grand pays producteur de viande et de produits agricoles étaient menacées.

Les prix des légumes et des fruits ont augmenté en raison de problèmes d'approvisionnement, parfois jusqu'à 400 % en quelques jours.

Si le mouvement dure, les conséquences économiques risquent d'être catastrophiques pour un pays qui a du mal à se remettre sur pied après la récession historique de 2015 /2016..

Jenny Chase pour DayNewsWorld

 

LES RAISONS CACHEES DE L'ANNULATION DU SOMMET

AVEC KIM JONG-UN DU POINT DE VUE AMERICAIN

Le président américain a annulé unilatéralement jeudi le sommet prévu le 12 juin 2018 à Singapour avec le leader nord-coréen Kim Jong-un, dénonçant « la colère » et « l'hostilité » du régime de Pyongyang. La rencontre ne pourrait-elle pas été juste retardée pour permettre à Donald Trump de soigner sa côte de popularité ?

Par une lettre adressée à Kim Jong-Un, Donald Trump a informé le monde de sa décision ce qui n'a pas manqué de surprendre .

Pourtant depuis le mois d'avril des signes annonciateurs s’amoncelaient

Du côté américain la soudaine intervention de la Chine dans ce dossier n’a pas été comprise. Pour quelles raisons le président chinois Xi a-til rencontré deux fois Kim Jong-un en un mois, alors qu’il avait toujours refusé de le faire au cours des trois années précédentes ?

Côté coréen (du Nord), Kim Jong-un a laissé éclater sa colère lorsque des manœuvres militaires étaient organisées conjointement avec la Corée du Sud et a affirmé que la dénucléarisation ne signifiait pas forcément l’abandon total de l’arme nucléaire.

Mais plus concrètement l’enjeu est d'une autre ampleur.

Moon Jae-in a fait le premier pas, et sa rencontre avec Kim Jong-un appartient déjà à l’Histoire, tout comme le nom du village de Panmunjom dans la Zone démilitarisée (DMZ) séparant les deux Corées, qui a accueilli fin avril le sommet intercoréen.

Nul doute que le ton est donc différent de ce que l’on a connu par le passé.

Mais rien n’a été cédé par Donald Trump : la demande de dénucléarisation a été maintenue avec fermeté, les manœuvres militaires conjointes n’ont pas été suspendues, et il n’a jamais été question non plus de rapatrier les 28 500 soldats américains qui stationnent dans la péninsule : la présence des Forces américaines en Corée (USFK) est un sujet qui relève exclusivement de l’alliance entre la Corée du Sud et les États-Unis.

De son côté Kim Jong-un n'a jamais accepté la dénucléarisation totale de l’arme nucléaire.

Et n'oublions pas le poids des évangélistes très actifs au sein des protestants américains. Or, ces derniers pèsent lourdement dans le débat politique actuel, grâce au soutien que leur groupe a apporté à Donald Trump en 2016. Donald Trump exige, comme l’ont fait tous ses prédécesseurs, qu’il y ait une discussion sur les droits de l’homme en Corée

Et pour Kim Jong-un cette question n'est pas à l'ordre du jour ? Peu importe ! Elle finira par le devenir.

Donald Trump a tout son temps pour que les équipes présidentielles affinent leurs dossiers sur une aussi importante question que celle de la pacification de la péninsule asiatique. Fort de son « art de la négociation » il avait promis la protection à Kim Jong-un mais avec ce recul il l’oblige désormais à réagir, tout en lui rappelant que la discussion n’était que suspendue ...

Et si le sommet pouvait juste avoir été retardé de cinq mois, afin de se tenir finalement à quelques jours de l’élection de mi-mandat, en novembre 2018 ?

Joanne Courbet pour DayNewsWorld

 

ATTENTAT A TORONTO

Deux hommes ont fait exploser une bombe jeudi dans un restaurant de la ville de Mississauga, non loin de Toronto au Canada, faisant 15 blessés avant de prendre la fuite, ont annoncé les autorités. Trois se trouvent dans un état grave.

L'explosion a eu lieu aux alentours de 22h30 (heure locale) dans un restaurant indien, le Bombay Bhel. Quinze personnes ont été hospitalisées, trois ont été grièvement blessés. Ils ont été transportés à l'hôpital Sunnybrook de Toronto. L'attentat, n'a pour l'heure, pas été revendiqué .

La police lance un appel à témoins .

Elle a publié sur Twitter une photo montrant les deux suspects, portant des sweats à capuche foncés, entrant dans le restaurant , l'une des personnes semble porter un objet à la main.

Le premier est un homme de corpulence normale, âgé d'environ 25 ans. Il porte un jean bleu foncé et un sweat à capuche, avec une casquette de baseball. Son visage est recouvert d'un tissu noir. Le second suspect est un homme mince, portant un jean "fatigué", une veste à capuche rabattue sur la tête, lui aussi. Un tee-shirt gris ainsi que des chaussures de skate. Lui aussi a le visage camouflé par un tissu sombre.

La police n'a pas encore établi les causes de l'explosion, qui s'est produite vers 22h30 heure locale dans un restaurant indien de la ville, le Bombay Bhel.

Carl Delsey pour DayNewsWorld

 

DONALD TRUMP DECIDE L'ANNULATION DU SOMMET

DE SINGAPOUR AVEC KIM JONG-UN

Donald Trump par un courrier fait part de l’annulation du sommet.

Une lettre qu’il a directement adressée au dirigeant nord-coréen, Kim Jong-un.

« Cher monsieur le président, dit Donald Trump, nous apprécions votre temps, votre patience, tous les efforts que vous avez déployés dans nos récentes négociations. J’attendais avec impatience de vous rencontrer.

Malheureusement, à cause de l’immense colère et de l’hostilité manifeste qui transparait dans votre plus récente déclaration, je trouve que cette rencontre prévue de longue date est inappropriée pour le moment.

En conséquence, je vous remercie de considérer que par ce courrier, pour le bien des deux parties et au détriment du monde, le sommet de Singapour n’aura pas lieu. »

Donald Trump emploie un ton cérémonieux, et plein de déférence mais plein de fermeté.

Cependant Donald Trump ne manque pas avec soin de laisser la porte ouverte à une rencontre plus tardive.

Cette option,  il l' avait évoqué ces derniers jours en envisageant un sommet peut-être reporté.

Donald Trump conclut :

« J’avais le sentiment que nous étions en train de construire un merveilleux dialogue, et finalement seul ce dialogue compte. Si vous changez d’avis concernant ce sommet de la plus haute importance, n’hésitez pas à m’appeler ou à m’écrire. Le monde, et la Corée du Nord en particulier, a perdu une belle occasion pour la paix et la prospérité du monde. Cette occasion ratée est réellement un triste moment de l’histoire. »

Le sommet du 12 juin annoncé comme qui ce voulait comme une rencontre historique à Singapour n’aura donc pas lieu !

Le courrier adressé à Kim Jong-un à Pyongyang par la Maison Blanche a été  lu par le secrétaire d'Etat Mike Pompeo devant la commission des affaires étrangères du sénat.

Gageons que cela ne soit qu’un simple report, la paix et l’équilibre mérite tous les efforts de chaque partie!!!

Paul Emison pour DayNewsWorld

 

DEMANTELEMENT DU SITE D'ESSAIS NUCLEAIRES NORD-COREENS

La Corée du Nord a démantelé son site d'essais nucléaires, ont rapporté jeudi des médias invités à assister à l'opération savamment orchestrée, présentée par le régime comme un geste de bonne volonté avant un sommet potentiel avec les États-Unis.

Pyongyang avait fait part de son projet de démanteler «complètement» son site de Punggye-ri, dans le nord-est, et quelques journalistes étrangers avaient été invités à observer l'opération.

Une série d'explosions est survenue tout au long de la journée, dont trois dans les tunnels d'entrée menant à la structure souterraine. Des casernements voisins et d'autres structures ont été rasés dans les explosions.

Le site, entouré de sommets escarpés, est creusé profondément sous une montagne granitique de 2000 m d'altitude dans le Hamqyong du Nord, province du nord-est frontalière de la Chine.unggye-ri a été le théâtre des six essais nucléaires menés par Pyongyang, dont le dernier en date à eu lieu en septembre. Ce test, le plus puissant à ce jour, aurait concerné une bombe à hydrogène.

Les spécialistes sont divisés sur le fait de savoir si le site sera vraiment rendu inutilisable.

Certains expliquent que l'endroit n'est plus utile après les six essais nord-coréens, et des experts déclarent que le site peut être reconstruit rapidement en cas de besoin.

D'autres font remarquer que le Nord a accepté de le détruire sans condition préalable ou demander quelque chose en échange à Washington, ce qui témoigne selon eux que le régime est sérieux dans sa volonté de changement.

Le président américain Donald Trump doit rencontrer le 12 juin à Singapour le leader nord-coréen Kim Jong-un pour des discussions devant permettre d'avancer vers un règlement de l'épineux dossier du nucléaire nord-coréen.

Mais l'euphorie née de la remarquable détente apparue sur la péninsule depuis le début de l'année et de la perspective de cette poignée de main historique a laissé place au doute ces derniers jours, Washington et Pyongyang renouant avec la rhétorique menaçante et évoquant la possibilité que la réunion n'ait pas lieu.

La dernière banderille a été plantée jeudi par la vice-ministre nord-coréenne des Affaires étrangères, Cheo Son Hui, qui a fustigé les propos tenus lundi par Mike Pence, lequel avait affirmé que «ce serait une grave erreur pour Kim Jong-un de penser qu'il pourrait se jouer de Donald Trump».

Le vice-président américain avait également déclaré que la Corée du Nord pourrait finir comme la Libye de Mouammar Kadhafi, tué lors du soulèvement de son pays après avoir renoncé à l'arme atomique, «si Kim Jong-un ne passe pas un accord» avec Washington sur la dénucléarisation.

Des émissaires américains se sont rendus cette semaine à Singapour et ils devraient y rencontrer des responsables nord-coréens pour discuter des tenants et aboutissants de la rencontre.

Mais à mesure que la date approche, le fossé entre les attentes des deux parties devient de plus en plus apparent alors qu'elles mènent toutes deux une campagne de relations publiques pour faire valoir leur point de vue.

Washington exige une «dénucléarisation complète, vérifiable et irréversible» de la part du Nord.

Pyongyang a déclaré qu'il ne renoncerait jamais à son arsenal nucléaire tant qu'il ne se sentirait pas en sécurité face à ce qu'il voit comme l'agression américaine.

Quelques journalistes venus de Chine, des États-Unis, de Grande-Bretagne, de Russie et de Corée du Sud avaient été conviés à assister au démantèlement du site d'essais.

Andrew Preston pour DayNewsWorld

 

CRISE AU NICARAGUA

Le dialogue est totalement suspendu alors que le gouvernement a réprimé les manifestations au Nicaragua . En l'absence de consensus, la Conférence épiscopale a suspendu sa médiation entre le parti au pouvoir et l'opposition. 10 blessés dans des affrontements sont à déplorer..

La Conférence épiscopale nicaraguayenne (CEN) a suspendu les négociations visant à mettre un terme à la crise politique après que le gouvernement et l'opposition ont échoué à parvenir à des accords pour progresser dans la discussion. Il s'agissait de faire avancer les élections pour une issue à la crise politique et sociale.

«Reconstruire la démocratie»

Déclenchée par des étudiants contestant une réforme des retraites qui augmentait les cotisations et réduisait le montant des pensions, la vague de colère s’est rapidement propagée à l’ensemble de la population.

En toile de fond, un mécontentent général face aux dures conditions de vie et à la confiscation du pouvoir par Daniel Ortega, déjà à la tête du pays de 1979 à 1990 et revenu en 2007. Le président Ortega et son épouse et vice-présidente Rosario Murillo ont été élus en novembre 2016 pour un mandat de cinq ans se terminant en janvier 2022.

Après plusieurs jours de mobilisations, heurts avec la police, pillages et incendies, les rues semblaient avoir retrouvé leur calme. Mais certains habitants redoutent encore un regain de tension.

Depuis le début des manifestations contre le gouvernement le 18 avril, 76 personnes ont été tuées, 868 blessées et 438 arrêtées, selon la Commission interaméricaine des droits de l'homme (CIDH).

Le ministre des Affaires étrangères, Denis Moncada, a fait valoir ce jeudi que les questions à l'ordre du jour visent à «changer le gouvernement du Nicaragua en dehors de la Constitution, du système juridique et de la violation de la Constitution et des lois». Il a en outre déclaré que l'ordre du jour devrait être de résoudre le blocus des itinéraires qui affectent la population et l'économie.

« Étant donné qu'aujourd'hui il n'y a pas de consensus entre les parties, nous regrettons d'être forcés à suspendre la session plénière du dialogue national », a déclaré la hiérarchie de l'Eglise dans un communiqué après huit heures de réunions infructueuses à Managua. Le projet d'ordre du jour des évêques dans la quatrième session du dialogue envisageait de débattre d'une réforme partielle de la Constitution et de la loi électorale « afin de faire avancer les élections présidentielles, municipales, législatives et régionales dès que possible ».

Les évêques ont déclaré dans l'agenda que l'appel à des élections libres et transparentes devrait inclure l'observation internationale de l'OEA, de l'Union européenne et du Centre Carter, entre autres, indique le document.

Les religieux, qui agissent comme médiateurs dans les pourparlers, ont proposé la création d'une commission mixte de six personnes, trois pour chaque parti permettant de reprendre le dialogue, tout en rappelant que « la paix et la vie en dépendent de nombreux Nicaraguayens ».

Britney Delsey pour DayNewsWorld

 

TRUMP ACCUSE LA CIA D'INFILTRATION

DE SON EQUIPE DE CAMPAGNE

Donald Trump contre attaque face à  :

« la chasse aux sorcières !».

Depuis des mois, le camp républicain tente d’affaiblir Robert Mueller en dénonçant une politisation des enquêteurs.

Il demande aussi la fin rapide des investigations. En ligne de mire, les élections de la mi-mandat,

Le président américain a relancé lundi ses attaques contre l’enquête russe du procureur spécial Robert Mueller en accusant la CIA de l’ère Obama d’avoir voulu commettre un « assassinat politique » en infiltrant son équipe de campagne.

« C’était un assassinat politique, pas une enquête du renseignement », a tweeté lundi Donald Trump, reprenant les accusations d’un commentateur de Fox News, Dan Bongino.

Ce dernier accusait directement John Brennan, patron de la CIA sous l’administration Obama et fervent opposant à Donald Trump, d’être à l’origine de l’enquête russe ouverte à l’été 2016 par les services de contre-espionnage de la police fédérale (FBI).

Donald Trump accuse tout simplement le FBI d’avoir infiltré à des fins politiques son équipe de campagne, lors de la présidentielle de 2016. Le département de la justice américain a accepté d’enquêter, à la demande du président. Il est vrai que la semaine dernière, la presse américaine révélait qu'un informateur de la CIA, basé au Royaume-Uni, avait rencontré des membres de l'équipe du candidat Trump. Ce dernier travaillait dans le cadre de cette enquête russe.

« Si quelqu’un a infiltré ou surveillé des participants à une campagne électorale pour de mauvais objectifs, nous devons le savoir et répondre de la bonne façon », a répondu dans un communiqué le ministre-adjoint de la Justice, Rod Rosenstein.

Cette contre-enquête, qui sera menée par l’inspecteur général du ministère, devra notamment « déterminer s’il y a eu des irrégularités ou une motivation politique dans l’enquête [des services du renseignement] du FBI sur les personnes suspectées de s’être impliquées avec des agents russes qui ont interféré dans l’élection », a précisé Sarah Isgur Flores, porte-parole du ministère, dans un communiqué distinct.

Le vice-président Mike Pence a ajouté sa voix, déclarant lundi soir sur Fox News : « Il est temps que le procureur spécial termine et je pense que c’est probablement un avis largement partagé par les gens à travers les Etats-Unis ».

Si le procureur Mueller souhaite conclure son enquête d’ici le 1er septembre pour ne pas interférer avec le scrutin de mi-mandat, le procureur spécial doit interroger le président à la mi-juillet. M. Trump s’est dit prêt à répondre aux questions des enquêteurs.

Andrew Preston pour DayNewsWorld

 

LE NOUVEAU PRESIDENT DU CONSEIL ITALIEN PROPOSE SE NOMME GUISEPPE CONTE


Matteo Salvini et Luigi Di Maio, les leaders de la Ligue du Nord et du Mouvement 5 étoiles, ont enfin choisir le nouveau président du Conseil.

Après avoir rédigé un programme commun résolument anti-européen, les deux hommes présentent ce lundi au président italien, Sergio Mattarella, le nom de la personnalité retenue pour devenir président du Conseil (Premier ministre).

Giuseppe Conte (54 ans), un juriste qui enseigne le droit privé à Florence et à Rome, a été proposé.

Ce quasi inconnu a étudié dans plusieurs prestigieuses universités étrangères (Yale, Cambridge, La Sorbonne) .

Spécialiste de la justice administrative il avait été présenté avant les élections du 4 mars par le M5S comme possible ministre chargé de « débureaucratiser » la fonction publique.

« Nous avons indiqué le nom de Giuseppe Conte au président de la République. Un nom qui peut faire avancer le contrat de gouvernement.

Et je suis particulièrement fier de ce choix », a écrit M. Di Maio sur le blog du M5S.

« Nous espérons que personne ne mettra de veto sur un choix qui représente la volonté de la majorité des Italiens » Matteo Salvini

Britney Delsey pour DayNewsWorld

 

LES DOUZE COMMANDEMENTS DES ETATS-UNIS

POUR UN NOUVEL ACCORD NUCLEAIRE IRANIEN

Les États-Unis ont menacé l'Iran de sanctions « sans précédent » si Téhéran ne se soumettait pas à leurs conditions draconiennes pour conclure un « nouvel accord », après le retrait américain du texte de 2015 sur le nucléaire iranien.

« L'Iran n'aura plus jamais carte blanche pour dominer le Moyen-Orient », a déclaré le chef de la diplomatie américaine Mike Pompeo en présentant la « nouvelle stratégie » des États-Unis.

Le « non » américain à l'accord conclu il y a trois ans par les grandes puissances (États-Unis, Russie, Chine, France, Royaume-Uni et Allemagne) avec le régime de Téhéran pour l'empêcher de se doter de la bombe atomique a suscité la colère des Européens d'autant que cette décision induit le rétablissement total des sanctions américaines, avec un effet collatéral sur les entreprises européennes présentes en Iran .

Le secrétaire d'État américain a réclamé le « soutien » des alliés des États-Unis à sa stratégie, et, tout en reconnaissant les difficultés des entreprises européennes.

L'ex-directeur de la CIA, connu pour sa ligne dure, a assuré que les États-Unis allaient exercer une « pression financière sans précédent sur le régime iranien », avec « les sanctions les plus fortes de l'Histoire ». Téhéran est la bête noire de Washington de par ses alliances avec le régime de Bachar al-Assad en Syrie, le mouvement islamiste Hezbollah au Liban et le soutien des rebelles Houthis dans le conflit au Yémen.

Quelles sont les douze conditions drastiques de Mike Pompeo ?

L'Iran doit , selon l'énumération de Mike Pompeo:

1° Sur le volet nucléaire, les demandes américaines vont bien au-delà de l'accord de 2015, que Washington n'entend pas « renégocier ».

2° Cesser tout enrichissement d'uranium

3° Fermer son réacteur à eau chaude

4° Donner aux inspecteurs internationaux accès sans condition à tous les sites du pays.

5° Mettre fin à la prolifération de missiles balistiques

6° Mettre fin aux tirs

7° Mettre fin développement de missiles à capacité nucléaire.

8° Se retirer de Syrie ;

9° Cesser de s'ingérer dans les conflits de la région (Yémen),

10° Cesser de soutenir les groupes « terroristes » (Hezbollah, Jihad islamique paslestinien, talibans afghans et Al-Qaïda),

11° Cesser de s'ingérer dans les affaires de ses voisins, comme en Irak ou au Liban.

12° Cesser d' en menacer d'autres, comme Israël ou l'Arabie saoudite.

« En échange de changements majeurs en Iran, les États-Unis sont prêts » à lever, à terme, leurs sanctions. Mais aussi à « rétablir l'ensemble des relations diplomatiques et commerciales avec l'Iran » et à « soutenir » l'économie iranienne. Cela n'interviendra qu'après des « évolutions concrètes, prouvées et sur la durée ».

Mike Pompeo a tout de même concédé que ces douze conditions « pouvaient sembler irréalistes », tout en plaidant qu'il s'agissait de demandes « basiques »...

Alize Marion pour DayNewsWorld

 

REELECTION DU PRESIDENT NICOLAS MADURO AU VENEZUELA CONTESTEE PAR L'OPPOSITION

Nicolas Maduro, successeur en 2013 du « Commandant suprême de la révolution bolivarienne » Hugo Chavez, remporte une présidentielle contestée par l'opposition.

Nicolas Maduro, depuis son palais de Miraflores, a déclaré « Sur vingt-quatre élections, c’est notre vingt-deuxième victoire en dix-neuf ans, depuis l’arrivée de Chavez au pouvoir, affirme le président.

« C’est le mouvement d’un peuple révolutionnaire. C’est une grande victoire. Et je veux remercier les forces armées et tous les volontaires des bureaux de vote et des points rouges.  Ne critiquez pas les gens humbles qui accompagnent notre mouvement. Ce fut une élection impeccable. »

Le président socialiste sortant remporte 67,7 % des voix contre 21,2 % à son principal adversaire Henri Falcon, qui a rejeté le processus électoral, a annoncé la présidente du Conseil national électoral (CNE) Tibisay Lucena, faisant état d’une « tendance irréversible ». Il a été réélu pour sept ans. Le taux de participation, d'environ 46%, est cependant le plus faible de l'histoire du pays.

« Nous ne reconnaissons pas ce processus électoral, pour nous, il n’y a pas eu d’élection. Une nouvelle élection doit être organisée au Venezuela », a déclaré Henri Falcon,le chaviste dissident de 56 ans, lors d’une conférence de presse . Il a appelé à « de nouvelles élections en décembre », date traditionnelle de la présidentielle au Venezuela alors que le pouvoir avait cette année convoqué une élection anticipée. Un troisième candidat, le pasteur évangélique Javier Bertucci, s’est joint à cette demande.

Il a accusé le gouvernement d’avoir fait pression sur les électeurs.

Des « points rouges », ces tentes étaient installés PSUV, le parti au pouvoir. Après avoir voté, les électeurs sont venus dans l’espoir de recevoir la récompense promise par le président. « Partout on donnait un bon d’une valeur de 10 millions de bolivars [environ 8 euros au cours du marché noir] à chaque électeur. C’est une félonie électorale !

C’est jouer avec la faim et la misère des pauvres. De plus, c’est géré à partir d’une plate-forme gouvernementale. C’est une double félonie ! »

Outre l’opposition vénézuélienne, les Etats-Unis, l’Union européenne et le groupe de Lima, une alliance de 14 pays d’Amérique et des Caraïbes, rejettent ce scrutin.

Britney Delsey pour DayNewsWorld

 

AU VENEZUELA UNE PRESIDENTIELLE

QUE BOYCOTTE L'OPPOSITION

L’actuel président vénézuélien, Nicolas Maduro, part favori pour l’élection présidentielle de dimanche, initialement prévue pour décembre 2017 et reportée à deux reprises.

Le pouvoir a jugulé dans le sang plusieurs vagues de manifestations et l'armée et la justice, aux mains des chavistes, serrent les rangs.

Un peu plus de 20 millions de Vénézuéliens sont appelés à élire, dimanche 20 mai, leur président parmi trois candidats. L’opposition à Nicolas Maduro boycottant l'issue des élection laisse donc peu de doutes sur les résultats du scrutin.

Face au président socialiste sortant du PSUV, Nicolas Maduro, successeur d’Hugo Chavez depuis sa mort en 2013 se présente Henri Falcon, du parti Avanzada Progresista (Avancée progressiste) . Il occupe la seconde place dans les intentions de vote. Il compte sur une forte participation des opposants au président sortant pour l’emporter. Cet avocat, gouverneur de l’Etat de Lara de 2008 à 2017 a rompu avec le chavisme prôné par Nicolas Maduro. Il se présente malgré le boycott de l'opposition car selon lui « les boycotts électoraux ne résolvent rien. Les forces d’opposition qui abandonnent les compétitions électorales ne font que […] permettre aux dirigeants en place de consolider leur pouvoir », écrit-il dans une tribune du New York Times.

Troisième candidat : Javier Bertucci, homme d’affaires et pasteur évangélique, qui a peu de chances de l'emporter

Or la principale force d’opposition la coalition de la Table de l’unité démocratique (MUD) boycotte le scrutin .

Pour elle, le gouvernement ne lui a pas donné de garanties suffisantes quant à l’organisation du scrutin.

En effet pour neutraliser la Table de l'union démocratique (Mud), large coalition de l'opposition victorieuse aux législatives de 2015, Maduro a procédé de la façon suivante :

1° Il a instauré une Assemblée constituante parallèle et avancé les élections prévues en décembre.

2° Il a fait disqualifié ses principaux rivaux Henrique Capriles, l’adversaire du président sortant lors des précédentes élections privé de tout mandat politique pour cause d’« irrégularités administratives » et Leopoldo Lopes, condamné à 14 ans de prison puis assigné à résidence en 2017et privé de ses droits civiques.

3° Il a également refusé à la MUD la présence d’observateurs internationaux « indépendants », la désignation d’un conseil national électoral « équilibré », un égal accès aux médias.

L'élection présidentielle vénézuélienne se tient donc dans un contexte de fortes pressions internationales, particulièrement en provenance de Washington.

La pression internationale contre Nicolas Maduro s'est en effet subitement accrue en août dernier, après une vague de manifestations marquée par des violences, à cause de la grave crise économique que traverse le pays.

Sous Maduro, le PIB par habitant a fondu de moitié, le salaire minimum mensuel équivaut à deux kilos de viande, selon Ricardo Hausman, ex-ministre de la Planification et professeur d'économie à Harvard. « Peu de pays ont connu un effondrement de cette ampleur », souligne-t-il.

Les Etats-Unis, l’Union européenne, le Canada, le Japon et certains pays d’Amérique latine ont d’ores et déjà annoncé qu’ils ne reconnaissaient pas l’élection. Dans un communiqué datant du 14 mai, les représentants de dix pays d’Amérique latine, membres du groupe de Lima, accompagnés de l’Espagne et des Etats-Unis, ont demandé une nouvelle fois la suspension des élections du 20 mai.

Les Etats-Unis ont annoncé de nouvelles sanctions contre le numéro deux du pouvoir vénézuélien, Diosdado Cabello. Les Etats-Unis accusent ce haut responsable de corruption et de trafic de drogue, tout en soulignant dans un communiqué sa détermination à «mettre un coup d'arrêt à ceux qui trahissent la confiance du peuple vénézuélien». Des sanctions visant selon eux à «soutenir les efforts du peuple vénézuélien à restaurer leur démocratie».

Début 2018, l'Union européenne a adopté des sanctions contre Caracas, qui visaient des proches du président vénézuélien, dont déjà Diosdado Cabello.

«Si le monde veut nous infliger des sanctions, nous allons organiser des élections [...] Des pouvoirs impériaux et sans légitimité ont déclenché une campagne systématique de haine contre le Venezuela», notait alors Diosdado Cabello.

C'est dans ce contexte que Nicolas Maduro a annoncé fin janvier la tenue d'élections anticipées, qui pourrait, selon lui, légitimer son pouvoir au yeux du monde.








Joanne Courbet pour DayNewsWorld


DES REFORMES COSMETIQUES EN ARABIE SAOUDITE OU L'ARRESTATION DE SEPT MILITANTS DES DROITS DES FEMMES

Le royaume a arrêté sept défenseurs des droits des femmes, mardi 15 mai. C'est Human Rights Watch (HRW) qui le révèle et le dénonce, samedi. Selon l'ONG, la raison de ces arrestations n'est pas claire. Ces arrestations interviennent alors que l'Arabie saoudite s'apprête à vivre une réforme spectaculaire puisqu'à la fin du mois de juin, les femmes seront autorisées à conduire sur les routes du pays !

Parmi les militants interpellés: trois femmes connues, Loujain al-Hathloul, Aziza al-Yousef et Eman al-Nafjan, pour la levée de l' interdiction, ainsi que la fin de la tutelle exercée par les hommes sur les femmes. Un avocat semi-retraité, qui a représenté certains militants des droits de l'Homme ces dernières années, fait également parti des personnes interpellées.

Des activistes ont expliqué à HRW que, en septembre 2017, « la cour royale avait contacté d'importants militants... et les avait avertis qu'ils ne devaient pas s'exprimer dans les médias ».«Ces appels ont été effectués le jour même où les autorités ont annoncé la levée de l'interdiction de conduire pour les femmes», a précisé HRW.

De toute façon les femmes restent sous tutelle masculine.

Selon la loi, les Saoudiennes doivent obtenir la permission d'un homme de leur famille pour de nombreuses décisions importantes.

Des réformes annoncées qui ne seront que cosmétiques tant que les Saoudiennes ne seront pas totalement émancipées de la tutelle masculine. Le tutorat a été récemment assoupli mais il reste en vigueur par exemple lorsqu'une Saoudienne voyage à l'étranger : elle doit pour cela obtenir l'autorisation de son tuteur masculin.

«La "campagne de réformes" lancée par le prince héritier Mohammed ben Salmane inquiète les véritables réformateurs saoudiens qui osent défendre publiquement les droits de la personne et l'émancipation des femmes», a expliqué Sarah Leah Whitson, directrice Moyen-Orient de l'ONG

Avec ces arrestations, le message des autorités saoudiennes semble des plus clairs : « Les réformes viennent exclusivement du pouvoir royal ». Si MBS, homme fort du royaume, fait montre de transformer son pays , c'est sans laisser le moindre espace à une forme de mobilisation ou de revendication  de la société civile !

Dans ce pays ultraconservateur régi par un islam sunnite rigoriste, ce plan de réformes, «Vision 2030' », ne vise qu'à diversifier l'économie saoudienne, trop dépendante du pétrole.

Pour de nombreux militants saoudiens cependant, ces réformes ne seront que cosmétiques tant que les Saoudiennes ne seront pas totalement émancipées de la tutelle masculine...








Joanne Courbet pour DayNewsWorld

SCANDALE DES ABUS SEXUELS

OU LA DEMISSION DES EVEQUES CHILIENS

C'est à la lecture des conclusions de 2 300 pages d’enquête du père Bertomeu, dont 64 témoignages recueillis au Chili et aux États-Unis, que le pape avait reconnu en avril avoir commis « de graves erreurs » d’appréciation de la situation au Chili et parlé d’un « manque d’informations véridiques et équilibrées ».

Il avait alors convoqué tous les évêques du Chili à Rome pour examiner les conclusions du rapport.

Le prêtre espagnol Jordi Bertomeu ( l coauteur Mgr Charles Scicluna) d’une enquête commandée par le pape sur des abus sexuels perpétrés par le clergé chilien  avait relevé jeudi matin que la convocation de l’ensemble de la conférence épiscopale chilienne à Rome était exceptionnelle.

Le pape François a en effet reçu les 32 évêques pour évoquer la gestion calamiteuse des scandales d’abus sexuel.

Lors d’une conférence de presse, ce vendredi midi 18 mai à Rome , les 32 chiliens ont tous remis leur charge au pape.

Dans une lettre adressée lundi aux 32 évêques chiliens en poste le pape avait déploré que cette « plaie » ait été « traitée jusqu’à présent avec un médicament qui, loin de cicatriser, semble l’avoir creusée davantage dans son épaisseur et sa douleur ».

« Nous avons besoin d’un changement, poursuivait-il. Non seulement nous le devons à nos communautés et à tant de personnes qui ont souffert et qui souffrent dans leur chair, mais nous le devons aussi à l’esprit de conversion propre à la mission et l’identité de l’Eglise ».

Le pape reconnaît de « graves erreurs » d’appréciation dans ce dossier brûlant. « Nous avons approfondi [la] gravité des abus de pouvoir et de conscience sur les mineurs, ainsi que leurs tragiques conséquences » , a-t-il assuré tout en demandant pardon à ces victimes.

Dans sa lettre il invite les évêques chiliens à construire « une Église prophétique, à l’écoute de l’affamé, du prisonnier, du migrant et de l’abusé ».

Un déclaration du secrétaire général de la conférence épiscopale du Chili, Mgr Fernando Ramos, est attendue ce vendredi à la mi-journée devant la presse








Joanne Courbet pour DayNewsWorld

DE NOUVELLES PROVOCATIONS

ENTRE KIM-JONG-UN ET DONALD TRUMP ?

En raison des exercices militaires américano-sud-coréens, Pyongyang a décidé d'annuler les négociations avec Séoul qui devaient avoir lieu le 16 mai, selon l'agence Yonhap. «La Corée du Nord a annoncé ce mercredi qu'elle annulait la réunion de haut niveau qui devait avoir lieu aujourd'hui même avec la Corée du Sud en raison des exercices militaires en cours entre les forces aériennes sud-coréennes et américaines», écrit l’agence. Cette réunion entre les deux Corées le 16 mai dans le village de Panmunjom devait se tenir pour envisager les mesures d'application de la déclaration de Panmunjom, adoptée à l'issue du sommet intercoréen du 27 avril dernier. Donc annulation au dernier moment.

En outre Kim Jong-un menace de faire de même avec le sommet historique avec le président américain Donald Trump, prévu le 12 juin prochain

Pyongyang dénonce en effet avec véhémence des exercices militaires conjoints entre les États-Unis et la Corée du Sud.

Les manœuvres aériennes Max Thunder, qui ont débuté le 11 mai, doivent durer deux semaines et impliquer une centaine d'avions des deux pays, dont des avions de chasse furtifs américains F-22 «Raptor», redoutés par le régime. Ces exercices incluraient également des bombardiers B-52, capables d’emporter des charges nucléaires. Le régime y voit une « provocation militaire délibérée » dans le contexte actuel de détente, d’autant plus qu’il vient d’accepter de libérer trois prisonniers américains et de démanteler son site d’essais nucléaires

Malgré la bonne volonté affichée ces derniers temps par Kim Jong-un, la dénucléarisation de la Corée du Nord pourrait donc s'avérer plus compliquée que prévue.

Si la Maison-Blanche «nous met au pied du mur et exige unilatéralement que nous renoncions à l'arme nucléaire, nous n'aurions plus d'intérêt pour des discussions et nous devrions reconsidérer la question de savoir s'il faut accepter le sommet à venir entre la Corée du Nord et les États-Unis», a déclaré le ministre adjoint des Affaires étrangères Kim Kye Gwan, cité par l'agence officielle KCNA.

De plus le ministre adjoint nord-coréen a également exprimé sa «colère» face au cynisme du conseiller de Donald Trump à la Sécurité nationale, John Bolton, qui a évoqué le «modèle libyen» pour la dénucléarisation de la Corée du Nord. Il s'agit d'une «tentative hautement sinistre de faire subir à la Corée du Nord le sort de la Libye et de l'Irak», s'est-il insurgé.

Souvenons-nous qu'après avoir renoncé à son programme nucléaire, le leader libyen Khadafi avait été tué lors d'un soulèvement soutenu par des forces de l'Otan.

Pour autant il ne faut pas y voir la fin du processus de dialogue engagée entre Kim-Jong-un et Donald Trump.

De son côté, Washington dit en effet ne pas avoir été «notifié» d'un changement tout en assurant continuer à préparer le sommet entre Kim Jong-un et Donald Trump. La Maison-Blanche a défendu les manœuvres militaires conjointes, qualifiées «d'exercices légaux, planifiés longtemps à l'avance» et qui «ne représentent absolument pas une provocation».

Pour les analystes politiques à Séoul ces menaces font tout simplement partie du processus de négociations en cours. Le régime de Kim-Jong-un avance ses pions en utilisant ces exercices militaires pour faire pression sur les États-Unis. Au régime également de renforcer ses positions à l’approche du sommet avec Donald Trump.

La Corée du Nord rappelle tout simplement qu’il ne faut pas crier victoire trop vite, qu’elle aussi exige des concessions significatives. Ce sont les négociations qui ne font que commencer !

Joanne Courbet pour DayNewsWorld

MEURTRE DE MASSE VOLONTAIRE

AVEC LE VOL MH370 SELON DES EXPERTS

 

L'avion, un Boeing de la compagnie Malaysia Airlines, reliait Kuala Lumpur à Pékin avec 239 personnes à bord, le 8 mars 2014, lorsqu'il avait subitement disparu des écrans radars, peu après son décollage.

Les recherches ont été officiellement abandonnées par les autorités malaisiennes, chinoises et australiennes en janvier 2017. Seuls trois débris issus du vol ont été repêchés sur les côtes occidentales de l'océan indien.

Quatre ans après les faits, le mystère pourrait avoir été résolu.

Les conclusions d'un groupe d'experts en aviation civile estiment en effet que le pilote de l'avion a volontairement crashé son appareil transportant 239 personnes dans le sud de l'Océan Indien.

Plus de quatre ans après la disparition du vol MH370 avec 239 personnes à bord, peu après son décollage de Kuala Lumpur à destination de Pékin, aucune explication de ce drame n'a été trouvée.

Ces spécialistes de l'aviation se sont penchés pendant plusieurs mois sur la trajectoire de l'avion sur la base des données des radars militaires.

Un geste prémédité ?

L'acte de Zaharie était prémédité, selon ces experts. Pour preuve, Zaharie t mis un masque à oxygène avant de dépressuriser l'avion, ce qui a eu pour effet d'asphyxier les passagers et les membres de l'équipage, estiment-ils.

D'où le silence de l'avion qui a dévié de sa trajectoire : pas de « mayday » depuis la radio de l'appareil, pas de message d'adieu final, pas de tentative d'appel d'urgence.

Une autre bizarrerie sur la dernière trajectoire de vol de l'avion pourrait alors s'expliquer, à savoir un virage inattendu sur la gauche.

Le pilote aurait ainsi voulu voir une dernière fois sa ville natale, Penang, en Malaisie, a expliqué l'un des spécialistes, Simon Hardy, dans l'émission australienne, « 60 minutes »

De plus le pilote aurait soigneusement évité les radars militaires.

Ne restait plus alors à Zaharie qu'à éteindre le transpondeur qui aide à localiser les avions et à mener l'appareil là où il le souhaitait. « Il semblerait qu'il ait pris soin de voler à la frontière entre la Thaïlande et la Malaisie, entrant et sortant régulièrement de l'espace aérien de ces deux pays pour échapper aux radars militaires », a détaillé Simon Hardy dans « 60 minutes ».

Toutes ces hypothèses restent cependant des théories pas entièrement nouvelles . En fait, seule l'épave pourrait permettre de déterminer avec certitude ce qui a causé le crash de l'appareil.

Paul Emison pour DayNewsWorld

BAIN DE SANG A GAZA OU

L'IMPLICATION DU HAMAS ?

Au lendemain des heurts sanglants entre manifestants palestiniens et Israéliens, la communauté internationale condamne unanimement le massacre, où 55 Palestiniens ont été tués et 2.400 ont été blessés. Parmi eux « huit enfants de moins de 16 ans », précise un ambassadeur palestinien à l'ONU.

Ces décès font de cette journée la plus meurtrière du conflit israélo-palestinien depuis la guerre de 2014 dans l'enclave. Mahmoud Abbas dénonce un « massacre » israélien et refuse toute médiation de paix américaine.

« Les États-Unis ne sont plus un médiateur au Moyen-Orient », a-t-il aussi déclaré à Ramallah, devant la direction palestinienne tout en qualifiant l'ambassade américaine de « nouveau poste avancé de la colonisation ».

Il a annoncé trois jours de deuil dans les Territoires palestiniens et une grève générale ce mardi, jour où les Palestiniens marquent la « Nakba », la catastrophe que représente pour eux la création en 1948 de l'État d'Israël.

De leurs côtés, Israël et les Etats-Unis rejettent la responsabilité de ce bilan sur le Hamas, agitateur volontaire selon les deux alliés. Israël avait prévenu qu'il emploierait « tous les moyens » pour empêcher toute incursion en Israël de Palestiniens susceptibles de s'en prendre aux populations civiles riveraines.

Au départ il s'agissait d'un mouvement initié par les Gazaouis pour rappeler que Gaza existent mais, au fil des semaines le Hamas a voulu récupérer ces rassemblements qui se voulait pacifiques. Lundi, l'un de ses leaders haranguait la foule à distance de la zone tampon . Hors dans cette zone tampon les Israéliens se réservent le droit de tirer.

Le Hamas est aux affaires depuis onze ans alors que Gaza est devenu un territoire sinistré où les jeunes ne rêvent que de partir. A travers ces manifestations devenues meurtrières le Hamas joue sa dernière carte : Il voudrait l'obtention de la part d'Israël d'un allègement du blocus.

Une nouvelle mobilisation est donc prévue mardi à Gaza, près de la frontière. C'est le jour où les Palestiniens commémorent la "Nakba", la catastrophe qu'a constitué pour eux la création d'Israël en 1948.

Cette nouvelle mobilisation prévue près de la frontière mardi, jour où les Palestiniens commémorent la "Nakba", pourrait provoquer à nouveau des heurts sanglants.

Ces événements ont suscité une vive inquiétude internationale dans un contexte de tensions et d'incertitudes régionales déjà fortes.

Pour la communauté internationale, Jérusalem-Est reste un territoire occupé et les ambassades ne doivent pas s'installer dans la ville tant que le statut n' a pas été réglé par la négociation.

Le Koweït a demandé une réunion en urgence mardi du Conseil de sécurité de l'ONU tandis que le secrétaire général des Nations unies Antonio Guterres s'est dit « particulièrement inquiet ».

La reconnaissance de Jérusalem comme capitale d'Israël par Donald Trump, concrétisée par le transfert de l'ambassade de Tel-Aviv à Jérusalem, constitue en effet une rupture avec des décennies de diplomatie américaine et de consensus international.

Alyson Braxton pour DayNewsWorld

VIOLENTS HEURTS  37 PALESTINIENS TUES AVANT

LE TRANSFERT  DE L'AMBASSADE AMERICAINE

A JERUSALEM

Les États-Unis ouvrent leur ambassade à Jérusalem, inauguration à haut risque .

Réalisant une promesse du président Trump, les États-Unis inaugurent lundi leur ambassade à Jérusalem, provoquant la colère des Palestiniens qui jugent ce transfert comme une provocation.

Les Palestiniens pourraient protester vivement dans les Territoires, surtout à Gaza.

Les Palestiniens perçoivent comme une «provocation» la date choisie, précédant de 24 heures les commémorations de la «Nakba», la «catastrophe» qu'a constitué la création d'Israël pour des centaines de milliers d'entre eux chassés ou ayant fui de chez eux en 1948.

L'armée israélienne a pratiquement doublé ses effectifs combattants autour de l'enclave et en Cisjordanie, territoire palestinien occupé par Israël.

Un millier de policiers israéliens sont donc mobilisés à Jérusalem pour sécuriser l'ambassade et ses alentours dans le quartier périphérique et verdoyant d'Arnona.

Ce transfert est en effet très controversé. Ivanka Trump et Jared Kushner, fille et gendre et conseillers du président américain, prendront part avec des centaines de dignitaires des deux pays à la cérémonie prévue à partir de 16 heures. Ce transfert s'avère largement perçue comme défiant la réprobation de la communauté internationale.

Jérusalem reste en effet une question très sensible. Le statut de Jérusalem est l'une des questions les plus épineuses de l'insoluble conflit israélo-palestinien.

Israël s'est emparé de Jérusalem-Est en 1967 et l'a annexée alors que les Palestiniens veulent faire de Jérusalem-Est la capitale de l'Etat auquel ils aspirent.

Pour la communauté internationale, Jérusalem-Est reste territoire occupé et les ambassades ne doivent pas s'installer dans la ville tant que le statut n'en a pas été réglé par la négociation entre les deux parties.

Pour le moment cependant, le transfert annoncé le 6 décembre par le président Donald Trump, au grand dam de la communauté internationale et des Palestiniens, reste loin d'avoir provoqué l'effet d'entraînement annoncé par Israël, à quelques exceptions près.

Seuls deux pays, le Guatemala et le Paraguay, se sont fermement engagés à déménager leur mission.

Vingt-huit manifestants palestiniens, dont un garçon de 14 ans, ont été tués lundi par les forces israéliennes à la frontière entre la bande de Gaza et Israël, rapportent les services de secours palestiniens. Il y a 900 blessés, dont 450 par balles réelles.

Ces 28 décès, annoncés par le ministre de la Santé dans l'enclave, portent à 82 le nombre de Palestiniens tués dans la bande de Gaza depuis le début d'un mouvement de protestation massif le 30 mars.

Ils font aussi de cette journée la plus meurtrière du conflit israélo-palestinien depuis la guerre de 2014 dans l'enclave sous blocus.

Alyson Braxon pour DayNewsWorld

NOUVEL ATTENTAT-SUICIDE EN INDONESIE

CONTRE UN COMMISSARIAT

 

L'attaque s'est déroulée ce lundi 14 mai tôt à Surabaya, la deuxième ville du pays.

Les assaillants étaient à moto.

La veille plusieurs attentats venaient de toucher des églises de cette métropole.

« Quatre assaillants sur deux motocyclettes sont morts et leurs identités sont en train d’être vérifiées.

Une fillette de huit ans qui était avec eux a survécu », a déclaré Frans Barung Mangera, porte-parole de la police de la province de Java Oriental.

Le commissariat de Surabaya a ciblé par un attentat-suicide, ce lundi matin.

L’explosion provoquée par les quatre kamikazes a fait au moins 10 blessés selon le bilan provisoire, donné par Frans Barung Mangera.

Hier trois attentats-suicides ont été commis contre des églises par six membres d’une même famille, dont deux très jeunes filles, et revendiqués par le groupe djihadiste État islamique (EI).

Ces attaques ont fait 14 morts et des dizaines de blessés, selon un dernier bilan.

La famille était liée au mouvement radical Jamaah Ansharut Daulah (JAD), qui soutient le groupe État islamique.

L’archipel d’Asie du sud-est, pays musulman le plus peuplé du monde, est en état d’alerte depuis une série d’attentats perpétrés ces dernières années.

Le mouvement local Jamaah Ansharut Daulah est lié à de nombreuses attaques et attentats-suicide.

Ces dernières années, Daech est parvenu à mobiliser à nouveau la frange extrémiste indonésienne. La coordination des trois attaques des 13 et 14 mai laisse penser qu’une planification plus sophistiquée a été mise en place. « Il y a sans doute un accroissement des compétences techniques, a déclaré Zachary Abuze, expert en sécurité de l’Asie du Sud-Est, car perpétrer trois attaques quasi simultanément est une marque de fabrique d’un groupe bien organisé et qui planifie. »

« Ce sont des actes de lâches, indignes et barbares », a déclaré le chef de l’État qui a promis de durcir la législation contre le terrorisme.

Le gouverneur chrétien de Djakarta, Basuki Tjahaja Purnama, a été lourdement condamné, mardi 9 mai, à deux ans d’emprisonnement pour « insulte à l’islam ».

La question des libertés religieuses se pose dans ce pays majoritairement musulman.

Paul Emison pour DayNewsWorld

INDONESIE AU MOINS ONZE MORTS DANS DES ATTENTATS TERRORISTES

CONTRE DES EGLISES CHRETIENNES

Au moins onze morts dans des attaques contre des églises chrétienne et des dizaines blessées dimanche dans des attentats à la bombe, dont au moins une attaque suicide, contre des églises à Surabaya en Indonésie, pays musulman le plus peuplé au monde.

Les attaques de dimanche à Surabaya, deuxième ville d’Indonésie située dans l’est de l’île de Java, ont été revendiquées par l'Etat islamique.

Le porte-parole de la police de la province de Java Oriental Frans Barung Mangera a indiqué que 11 personnes avaient été tuées et 41 autres blessées dans des attaques apparemment coordonnées contre trois églises vers 07 h 30 (00 h 30 GMT).

L'archipel d'Asie du Sud-Est est en état d'alerte depuis une série d'attentats perpétrés ces dernières années - dont certains par le groupe jihadiste Etat islamique (EI)- et ses minorités religieuses font face à une intolérance de plus en plus grande.

La police n’a donné aucune précision sur les suspects et on ignore ce qu’il serait le cas échéant advenu des deux enfants.

D’autres images montraient un véhicule en feu d’où s’élevait une colonne de fumée noire ainsi qu’un corps gisant devant une porte de l’église catholique Santa Maria à Surabaya.

Des démineurs ont par ailleurs désamorcé deux bombes à la Gereja Pantekosta Pusat Surabaya (Eglise pentecôtiste du centre de Surabaya), où a eu lieu un des attentats.

Ces attaques surviennent quelques jours seulement après que cinq policiers et un détenu ont été tués au cours de violents affrontements dans une prison de haute sécurité en banlieue de Jakarta. L'EI avait revendiqué l'incident mais la police indonésienne avait écarté l'implication de ce dernier.

Les autorités sont en état d’alerte depuis les attentats suicides et attaques armées à Jakarta en janvier 2016, qui avaient coûté la vie à quatre civils. Les quatre assaillants avaient été tués dans ces attaques revendiquées par l’EI.

L’Indonésie avait été précipitée dans sa propre « guerre contre le terrorisme » en 2002 par les attentats de Bali, île la plus touristique du pays où ces attaques avaient fait 202 morts, parmi lesquels de nombreux étrangers.

Les autorités avaient ensuite lancé une offensive majeure contre les extrémistes islamistes et affaibli ainsi les réseaux les plus dangereux, selon des experts. Mais l’organisation jihadiste État islamique (EI) est parvenue à mobiliser de nouveau la frange extrémiste indonésienne.

L’intolérance religieuse a augmenté ces dernières années en Indonésie, pays de 260 millions d’habitants dont près de 90 % sont de confession musulmane, mais qui compte aussi des minorités comme les chrétiens, hindous et bouddhistes. D’autres attaques visant des églises ont eu lieu ces dernières années à travers l’archipel d’Asie du Sud-Est.

Andrew Preston pour DayNewsWorld

ENJEU CRUCIAL DES ELECTIONS

LEGISLATIVES EN IRAK

 

Les Irakiens sont appelés à voter depuis ce matin pour leur Parlement, 87 listes sont en compétition.

Près de 24,5 millions sont appelés aux urnes pour un scrutin sous haute tension, entre menaces de l'Etat Islamique et tensions entre communautés.

Ce nouveau Parlement aura pour tâche principale la supervision de la reconstruction d'un pays en lambeaux.

C'est le premier scrutin depuis la victoire contre Daesh.

Le vote se tient dans un climat de tension régionale aiguë.

En effet l'Irak est le point de rencontre de deux ennemis: l'Iran avec une forte influence à travers les partis chiites et les Etats-Unis, qui ont joué un rôle militaire crucial dans la victoire sur l'Etat Islamique (EI), proclamée en décembre.

C'est pourquoi la capitale est déserte la circulation ayant été interdite dans tout le pays en ce jour de vote d'autant plus que l'EI a menacé électeurs et centres de vote. La police bloque les rues menant aux bureaux de vote. 900.000 policiers et soldats sont en alerte dans le pays sur l'ensemble du territoire.

Le scrutin doit départager 87 listes dans les 18 gouvernorats du pays. Les 329 sièges de députés seront attribués proportionnellement au nombre de voix et les candidats élus en fonction de leur position sur les listes.

Une configuration inédite car, pour la première fois, les partis chiites ne se présentent pas sur une liste commune .

Les premiers résultats sont attendus pour ce mardi au plus tôt.

Alyson Braxton pour DayNewsWorld

ELECTION FEDERALES DU MEXIQUE

UN CLIMAT DE PLUS EN PLUS MEURTRIER

Les Mexicains seront appelés aux urnes le 1er juillet 2018 pour élire leur nouveau Président de la République et les membres des deux Chambres du « Congrès du Mexique ».

Ces élections sont organisées conformément à la constitution du pays, laquelle énonce que le président est élu pour un mandat, non renouvelable.

Dont acte ! Ces élections respectent en conséquence parfaitement l’organisation institutionnelle du pays et il fallait donc bien organiser les prochaines élections en vue du renouvellement de la présidence de la République et du Congrès (bicaméral).

Sauf que celles-ci ne s’annoncent pas sous les meilleurs auspices tant sur le plan politique que social. Les intérêts d’une certaine partie de la classe politique comme les intérêts du pays lui-même  sont soumis à des turbulences qui menacent la sécurité publique elle-même.

Rappelons en effet que le Président sortant est en train d’achever son mandat sous le signe d’une impopularité qualifiée comme la plus désastreuse de l’histoire du pays.

La côte de popularité du Président sortant était au plus bas en dès septembre 2016 (23 %). Celle-ci s’était considérablement dégradée dans les 15 jours qui avaient suivi la visite, très controversée, de Donald Trump, faisant même traverser au régime une grave crise de légitimité  mise en évidence par une pétition qui a circulé sur internet appelant à la démission du Président : « Pena Démission ! » versus Viva Mexico…tels étaient les termes de son appel vigoureux.

La visite fracassante le 7 septembre 2016 de Donald Trump (qui n’était alors que le candidat des Républicains à la Présidence des Etats Unis) avait provoqué en effet, une onde de choc qui entraina à la démission Luis Videgaray, Ministre des finances et ancien homme fort du gouvernement, et .. Directeur de la campagne de 2012 d’Enrique Pena Neto.

Bien que le Président ait serré les rangs immédiatement, le mal était fait car le ver était dans le fruit depuis longtemps !

Et pourtant, l’élection en 2012 du Président sortant, membre du PRI (Parti Révolutionnaire Institutionnel) avait suscitée beaucoup d’espoir, notamment en raison de sa décision de moderniser le Mexique, un vaste programme auquel à l’époque le PRI était soutenu par le PAN (Parti d’Inspiration Chrétienne Social) et le PRD (Parti de la Révolution démocratique) .

Mais moins de 3 ans après l’élection de 2012, l’opinion publique mexicaine avait déchanté face à l’inefficacité de la lutte contre les narcotrafiquants, plus violents que jamais, face aux scandales immobiliers et fiscaux à répétition, face aux scandales d’enrichissements illicites, face à l’absence de croissance et plus grave face à la disparition des 43 étudiants d’Ayotzinapa (disparition toujours inexpliqué), le tout sous le regard indifférent du pouvoir en place.

A quelques mois des prochaines élections, la Commission Economique pour l’Amérique Latine et les Caraïbes (CEPAL) indique dans un rapport que la pauvreté n’a jamais cessé d’augmenter ; elle concerne 63 millions de Mexicains (sur 126 millions d’habitants. Les inégalités se sont renforcées avec une baisse de 3,5% des revenus du bas de la pyramide. Parallèlement la croissance (3,1% en moyenne annuelle du PIB) est restée concentrée sur les revenus de la partie supérieure de ladite pyramide. OXFAM International vient d’attirer l’attention sur le fait que les 4 premiers milliardaires du pays représentent à eux seuls 9,5% du PIB.

Pena Neto a par suite enlisé le pays dans des conflits sociaux désastreux que la guerre contre les narcotrafics a attisé. Par suite, la population civile  est en train de payer au prix fort cette politique funeste, conduisant certains mexicains à émigrer … aux Etats- Unis voisins. La violence a provoqué depuis le début du mandat d’Enrique Pena Neto plus de 100 000 morts. Le Mexique est plongé dans une crise inédite, la pire des pays de l’Amérique Latine, crise faite de barbarie et violation des droits de l’Homme.

Parmi les victimes on retrouve des militants des Droits de l’Homme qui bien qu’appuyés fermement par les ONG en action sur place font l’objet de menaces et d’agressions en tout genre.

Même la Presse mexicaine est concernée par ce climat de cruauté et de peur: l’ONG/ article 19 a recensé 35 assassinats de journalistes durant ces 5 dernières années. Le pays est considéré par Reporters sans frontière comme le 3ème le plus dangereux du monde pour y exercer la profession de journalistes.

Dans ce contexte général, on craint pour le processus électoral qui a démarré en septembre 2017. Depuis cette date 9 candidats dirigeants de partis ou élus locaux ont été assassinés. Ces assassinats sont la plupart du temps commis par des groupes armés.

Pendant le week- end du 5 mai, deux responsables locaux ont été assassinés dans l’Etat de Chihuahua, à la frontière entre le Mexique et les Etats-Unis. Le premier était dirigeant du parti conservateur « Rencontre Sociale » ; il a été retrouvé menotté et criblé de balles dans le coffre d’une voiture. Quant à la seconde victime, une candidate de gauche à la mairie de sa ville, son cadavre a été découvert dans une rivière. Ces deux assassinats portent à 5 le nombre de responsables politiques et candidats aux élections municipales tués en une semaine ?

Les cartels et la corruption hantent la campagne électorale.

La violence croissante est d’autant plus préoccupante qu’elle risque d’affecter gravement le processus électoral, surtout au plan local, les élus locaux étant plus facilement « contrôlés » voire rendus complices des cartels de la drogue.

Clara Mitchell pour DayNewsWorld

TROISIEME ADOLESCENTE VIOLEE ET BRULEE VIVE EN INDE EN UNE SEMAINE

La législation contre les agressions sexuelles ne cesse d'être durcies en Inde depuis un viol collectif à New Delhi en 2012 qui avait choqué la planète.

Le gouvernement indien a même instauré le mois dernier la peine de mort pour les violeurs d'enfants de moins de 12 ans.

Cette décision est intervenue à la suite du viol en réunion et du meurtre d'une fillette musulmane de huit ans à Kathua, dans l'Etat du Jammu-et-Cachemire (nord).

Et pourtant les agressions sexuelles violentes continuent en Inde: trois cas particulièrement horribles ont eu lieu en une semaine.

Alors que deux autres adolescentes dans l'Etat de Jharkhand (nord-est) ont été violées puis aspergées d'essence et brûlées par les violeurs, une troisième adolescente a été violée et brûlée vive en l'espace d'une semaine en Inde. Agée de 16 ans, la jeune fille est morte des suites des brûlures que lui a infligées un homme de 26 ans .

Ces crimes remettent au premier plan le fléau des violences sexuelles dans cette société patriarcale.

«Nous avons arrêté les deux accusés.

L'un d'eux est le cousin de la jeune fille qui a informé le principal suspect qu'elle était seule dans la maison», a dit le chef de la police du district de Sagar, Satyendra Kumar Shukla. «Le principal accusé est marié et a un enfant», a-t-il ajouté.

Dans une société patriarcale qui cultive le silence sur ces crimes, pas moins de 40 000 viols ont été signalés en Inde en 2016.

Jenny Chase pour DayNewsWorld

INQUIETUDE DE LA COMMUNAUTE EUPOPENNE

FACE A L'ESCALADE MILITAIRE

ENTRE ISRAEL ET IRAN

 

La communauté internationale s'inquiète de l'escalade militaire entre Israël et Iran.Le théâtre syrien connaît un brutal accès de tension.

En effet l'escalade militaire inédite entre Israël et l'Iran sur le théâtre syrien a alarmé la communauté internationale face au danger d'une guerre ouverte.

Certes les deux pays ennemis disent ne pas vouloir d' embrasement dans la région Mais jeudi très tôt Israël a mené des raids aériens meurtriers contre des cibles présentées comme iraniennes en Syrie voisine.

Pour Israël, le gouvernement n'a fait que riposter à des tirs de roquettes iraniennes contre la partie du plateau du Golan sous son contrôle.

Si leur paternité était confirmée, ces tirs de roquettes attribués à l’Iran seraient une première contre des positions israéliennes dans le cadre de la confrontation de plusieurs décennies entre les deux ennemis.

La riposte israélienne est, elle, d’une vigueur exceptionnelle sur le sol syrien depuis le début de la guerre civile en 2011.

Est-ce le début d’une nouvelle escalade au Proche-Orient ?

Pour le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, l'Iran a franchi une « ligne rouge ». « Notre réaction a été en conséquence. (L'armée) a mené une attaque de grande envergure contre des objectifs iraniens en Syrie », a-t-il dit sur Twitter.

Le président iranien Hassan Rohani a affirmé que son pays ne voulait pas de "nouvelles tensions" au Moyen-Orient, soulignant que « l'Iran a toujours cherché à faire baisser les tensions ».

Des experts ont estimé qu'un pas avait été franchi dans l'hostilité israélo-iranienne en Syrie où Téhéran aide militairement le régime de Bachar al-Assad. Selon eux toutefois, la Russie, allié de M. Assad mais aussi interlocuteur de l'Iran et d'Israël, a un rôle déterminant à jouer.

Dans un contexte d'incertitudes et de tensions régionales avivées par la décision du président Donald Trump de retirer les Etats-Unis de l'accord sur le nucléaire iranien, le patron de l'ONU Antonio Guterres a demandé « un arrêt immédiat de tous les actes hostiles afin d'éviter une nouvelle conflagration »

L'Union européenne a elle appelé à la retenue face à une escalade « extrêmement inquiétante ». Londres, Paris et Moscou aussi. « L'escalade des dernières heures nous montre qu'il y va vraisemblablement de la guerre ou de la paix », a prévenu Mme Merkel, dont le pays a dénoncé les « attaques iraniennes » soutenant le droit d'Israël à se défendre.

Même Bahreïn, pourtant proche allié de l'Arabie saoudite sunnite et sans relation diplomatique avec Israël, a affirmé que ce dernier avait « le droit de se défendre »

Israël reste en « état d'alerte élevé ». Les civils du Golan doivent cependant continuer à travailler et à vivre normalement . Les seules instructions venant de l'Etat hébreux consistent à ne pas organiser d'importants rassemblements et à rester attentifs aux consignes de l'armée.

L'Etat hébreu reste officiellement en état de guerre avec la Syrie, et affirme s'employer à rester à l'écart de la guerre chez son voisin tout en proclamant qu'il ne permettra pas à Téhéran de se servir de la Syrie comme tête de pont contre lui.

Israël se considère comme la cible désignée d'un Iran qui serait doté de l'arme atomique.

Alize Marion pour DayNewsWorld

41 MORTS APRES LA RUPTURE

D'UN BARRAGE AU KENYA

 

Mercredi vers 21H00, le barrage privé Patel, sur la commune de Solai, situé près de la ville de Nakuru (environ 160 km au nord de Nairobi) a cédé et ses eaux ont balayé les modestes habitations de cette zone rurale.

Toute la nuit, les services de secours, Croix-Rouge kényane en tête, ont été à pied d’œuvre pour mettre à l'abri les rescapés et récupérer les victimes.

Des maisons ont été emportées après la rupture d'un barrage à 150 km au nord de Nairobi, le 10 mai 2018.

Au moins 41 personnes, dont 20 enfants, sont mortes à la suite de la rupture mercredi soir d'un barrage dans le centre du Kenya.

Les rescapés ont qualifié les eaux boueuses emportant leurs habitations d' « enfer sur terre ».

Le pays, qui sort d'une sécheresse aiguë. Depuis mars et le début de la saison des pluies le pays est soumis à de fortes précipitations entraînant des inondations causant la mort de quelque 170 personnes.

Carl Delsey pour DayNewsWorld

VICTOIRE HISTORIQUE

DE L'OPPOSITION EN MALAISIE

En Malaisie, le parti au pouvoir depuis 1957 a perdu les élections législatives du mercredi 9 mai 2018. Mahathir Mohamad, 92 ans, qui a déjà dirigé le pays d’une main de fer pendant 22 ans , a mené à la victoire la coalition de l’opposition.

Il va probablement retrouver le poste de Premier ministre, qu’il avait quitté en 2003.

Une victoire historique et un retour improbable.

Contre toute attente l'opposition a remporté les législatives ce qui met fin à six décennies de pouvoir de la coalition Barisan Nasional. .

C'est la fin de plus de soixante ans de pouvoir pour le parti qui avait négocié l'indépendance avec les colons britanniques.

Une nouvelle page incarnée par un homme: Mahathir Mohamad, 92 ans, va redevenir Premier ministre. L'ex-homme fort du pays a déclaré en effet s'attendre à être investi Premier ministre ce jeudi après la victoire de la coalition d'opposition dont il a pris la tête pour ces législatives.

Après la victoire de sa coalition, il a déclaré à la presse ne pas chercher « la revanche » et vouloir « restaurer l'Etat de droit ». Le Premier ministre sortant, Najib Razak, 64 ans, a annoncé « accepter le verdict du peuple » et reconnu sa cinglante défaite, ce jeudi.

Pour la première fois depuis 1957 et son indépendance , la Malaisie ne sera donc plus dirigée par la coalition BN. La coalition de l’opposition Pakatan Harapan, l’Alliance de l’espoir, avec un parti allié dans l'Etat de Sabah à Bornéo, a en effet remporté 121 sièges, soit la majorité absolue nécessaire pour former un gouvernement.

Elle avait gagné du terrain ces dernières semaines. Elle a rogné sur le socle électoral des partis au pouvoir, les Malais musulmans qui forment l'ethnie majoritaire de cet Etat.

Empêtré dans un scandale de détournement qui font l'objet d'enquêtes dans plusieurs pays, notamment en Suisse, à Singapour et aux Etats-Unis, l'image de l'ex-premier ministre Najib Razak s'était fortement dégradée

Alyson Braxton pour DayNewsWorld

BRUSQUE ESCALADE MILITAIRE

ENTRE L'IRAN ET ISRAEL EN SYRIE

 

Un brusque accès de tension entre Israël et l'Iran s'est joué cette nuit et ce jeudi autour du théâtre syrien.

Des dizaines de roquettes ont été tirées la nuit dernière depuis la Syrie sur la partie du Golan occupée par Israël, a rapporté jeudi l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH).

« Après le premier bombardement israélien de la localité de Baas, des dizaines de roquettes ont été tirées depuis Qouneitra et le sud-ouest de la région de Damas vers le plateau du Golan », a indiqué l'Observatoire.

Il n'a pas pu préciser qui avait effectué les tirs ou quels en étaient les objectifs, mais des responsables israéliens avaient auparavant fait état d'une vingtaine de tirs, effectués selon eux par la force iranienne Al-Qods.

Les missiles israéliens ont touché des bases « qui appartiendraient au Hezbollah libanais au sud-ouest de la ville de Homs, ainsi que Maadamiyat al-Cham à l'ouest de Damas, où se trouvent des combattants iraniens ainsi que du Hezbollah et de la 4e brigade [de l'armée syrienne] ».

L'armée israélienne a donc frappé la quasi totalité des infrastructures iraniennes en Syrie en représailles à des tirs nocturnes de roquettes sur ses positions dans le Golan, a dit jeudi matin le ministre de la Défense Avigdor Lieberman.

L'armée israélienne a frappé quasiment la totalité des infrastructures iraniennes en Syrie en représailles à des tirs nocturnes de roquettes sur ses positions dans le Golan, a dit jeudi matin le ministre de la Défense Avigdor Lieberman.

« Nous avons frappé presque toutes les infrastructures iraniennes en Syrie, ils ne doivent pas oublier l'adage selon lequel, si la pluie nous tombe dessus, la tempête s'abattra sur eux », a-t-il dit lors d'une conférence sur les questions de sécurité. « J'espère que cet épisode est clos et qu'ils ont compris ».

« Nous ne cherchons pas l'escalade », a assuré le lieutenant-colonel Conricus, tout en prévenant que toute nouvelle tentative iranienne de s'en prendre à Israël appellerait une réponse vigoureuse.

« Ils ont déjà payé le prix cette nuit, mais l'option est là qu'ils paient encore plus cher », a-t-il dit.

L'influence croissante que l'Iran et son allié libanais, le Hezbollah, alliés du régime de Bachar al Assad, exercent en Syrie inquiète au plus haut point le gouvernement israélien .

Les frappes nocturnes israéliennes ont tué au moins 23 combattants, dont cinq soldats syriens et 18 membres de forces alliées du régime, selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH).

 

Les tensions récentes sont avivées par les incertitudes autour de l’accord nucléaire conclu en 2015 par les grandes puissances avec l’Iran et dénoncé mardi par le président américain Donald Trump.

Alize Marion pour DayNewsWorld

LOURDES CONSEQUENCES ECONOMIQUES

POUR L'IRAN APRES L'ANNONCE DU RETRAIT AMERICAIN DE L'ACCORD IRANIEN

La communauté internationale a vivement réagi à l’annonce du président des Etats-Unis confirmant qu’il allait se retirer de l’accord sur le nucléaire iranien conclu en 2015.

Donald Trump a annoncé mardi le retrait des États-Unis de l'accord nucléaire iranien. S'il a aussitôt reçu le soutien du premier ministre israélien, Benyamin Nétanyahou et du royaume sunnite d’Arabie saoudite, la décision radicale adoptée par le président américain a été dénoncée avec force par Téhéran. Le président iranien, Hassan Rohani, a accusé son homologue de pratiquer « une guerre psychologique ». Tandis qu'il va discuter rapidement avec les Européens, les Chinois et les Russes, autres signataires de l’accord, il a averti que son pays pourrait mettre un terme aux restrictions de ses activités d’enrichissement d’uranium.

Les alliés européens ont exprimé ouvertement la dénonciation de cet accord par Donald Trump. « La France, l’Allemagne et le Royaume-Uni regrettent la décision américaine », a déclaré sur Twitter Emmanuel Macron. Les chefs de la diplomatie français, allemands et britanniques rencontreraient lundi des représentants iraniens.

Dans un communiqué commun, le président français, la chancelière allemande, Angela Merkel, et la première ministre britannique, Theresa May, ont annoncé être « déterminés à assurer la mise en œuvre » du texte en « maintenant les bénéfices économiques ».

Le retour du « plus haut niveau de sanctions économiques » annoncé par Donald Trump risque fort de destabiliser un pays qui n'est pas encore sorti de la crise.

La dépréciation de la monnaie va alimenter l’inflation, déjà proche de 10% . La population est exaspérée par le marasme économique du pays. La levée des sanctions internationales depuis 2016 n'a pas encore eu le temps de porter ses fruits .Près de 30 % des jeunes sont au chômage.

Malgré deux ans d' embellie économique, l’Iran ne s’est jamais remis des années de crise. Si les ventes de pétrole ont bien apporté des devises, elles n’ont pas permis de créer suffisamment d’emplois. Presque 30 % de la jeunesse connaît le chômage, selon le Fonds monétaire international.

Depuis deux ans les entreprises étrangères étaient revenues investir dans ce pays de 80 millions d’habitants prometteur économiquement. Timidement cependant.

Plusieurs multinationales notamment. Par exemple Airbus, General Electric, British Airways et Lufthansa, Boeing, société américaine qui a, par exemple, dit immédiatement qu’elle se conformerait à la décision de la Maison-Blanche. En France Total s’était engagé dans un contrat de cinq milliards de dollars dans le champ gazier de South Pars, PSA ou Renault avaient liés également des partenariats avec l'Iran.

Mais dorénavant les entreprises européennes ou étrangères s’exposent à des représailles, et notamment à la fermeture du marché américain si elles continuent de commercer avec l’Iran.

Mardi soir, l'ambassadeur américain à Berlin a sommé les entreprises allemandes de cesser « immédiatement » leurs activités en Iran. Boeing, société américaine a également annoncé qu’elle se conformerait à la décision de la Maison-Blanche.

Pourtant, d’un point de vue politique, la France, l’Allemagne, et le Royaume-Uni ont dit vouloir continuer à appliquer l'accord nucléaire iranien.

Avec le retrait des Etats-Unis de l’accord sur le nucléaire, l’économie iranienne se prépare au pire et le risque de contestation de la population pourrait s'accroître.

Alyson Braxton pour DayNewsWorld

L'OPPOSANT ARMENIEN NIKOL PACHINIAN

ELU PREMIER MINISTRE

« La première chose que je devrais faire après mon élection sera d’assurer une vie normale dans le pays,. Il n’y aura pas de corruption en Arménie. Et le pays pourra tourner une fois pour toutes la page des persécutions politiques. », a déclaré M. Pachinian mardi, lors de son discours devant le Parlement avant le vote

Après trois semaines de contestation, le Parlement arménien s’est réuni pour la deuxième fois en huit jours pour élire le chef du gouvernement.

L’opposant Nikol Pachinian  a été élu, mardi 8 mai au poste de premier ministre de l'Aménie. Seul candidat en lice, ce député d’opposition et ancien journaliste se présentaint comme le « candidat du peuple », a été soutenu par 59 députés, alors qu’il avait besoin de 53 voix pour être élu ; 42 députés ont voté contre lui.

M. Pachinian avait subi un échec le 1er mai, ses adversaires du parti républicain au pouvoir disposant de 58 sièges sur 105 et ayant alors fait bloc contre lui.

Le chef du gouvernement dispose de pouvoirs élargis en Arménie après une réforme constitutionnelle, alors que le président se cantonne désormais des fonctions essentiellement honorifiques.

Depuis le 13 avril, Nikol Pachinian a mobilisé des dizaines de milliers d'Arméniens pour manifester pacifiquement contre l'ancien président Serge Sarkissian (2008-2018), devenu pour quelques jours premier ministre et acculé à la démission, et son Parti républicain, accusés de ne pas avoir lutté efficacement contre la pauvreté et la corruption.

La fronde lancée mi-avril, que M. Pachinian qualifie de «révolution de velours», n'a connu aucune violence mais l'avènement du Premier ministre ne mettre pas fin aux nombreux maux qui taraudent la société.

Joanne Courbet pour DayNewsWorld

VLADIMIR POUTINE UN NOUVEAU MANDAT ET

DES PROMESSES DE REFORME ECONOMIQUE

Un nouveau mandat pour six autres années !.

Dans cette note, un regard sur l'ancien KGB qui il y a près de vingt ans dirige le sort de Moscou.

Vladimir Poutine a pris la présidence de la Russie pour la quatrième fois lundi, s'engageant à suivre un programme économique qui améliore le niveau de vie dans tout le pays.

Lors d'une cérémonie dans une salle fleurie du Kremlin, Poutine a déclaré que l'amélioration de l'économie après une récession liée en partie aux sanctions internationales sera son objectif principal au cours des six prochaines années.

Vladimir Poutine entame en effet son quatrième mandat en Russie avec une économie très faible.

Debout dans la salle Andreïevski la main posée sur un exemplaire de la Constitution, l’homme fort de la Russie a juré de servir le peuple russe, de sauvegarder ses droits et libertés et de défendre la souveraineté de son pays.

« Je considère comme mon devoir et le sens de ma vie de faire tout mon possible pour la Russie, pour son présent et pour son avenir (...) Je ferai tout pour augmenter la puissance, la prospérité et la gloire de la Russie. »

Le président russe a proposé une nouvelle fois Dmitri Medvedev comme premier ministre, soumettant sa candidature à la Douma pour obtenir son accord. Président de la Russie de 2008 à 2012, M. Medvedev a occupé le poste de premier ministre de 2012 à 2018.

"Maintenant, nous devons utiliser toutes les possibilités existantes, d'abord pour résoudre les tâches internes urgentes de développement, pour les progrès économiques et technologiques, pour accroître la compétitivité dans les domaines qui déterminent l'avenir", a-t-il déclaré dans son discours devant des milliers d'invités assistant à l'événement dans la salle élaborée Andreevsky du Grand Palais du Kremlinadjacentes.

"Une nouvelle qualité de vie, le bien-être, la sécurité et la santé,voilà l'essentiel aujourd'hui", a-t-il ajouté.

Bien que Poutine ait restauré le rôle de la Russie sur la scène mondiale par des actions militaires, le dirigeant a été critiqué pour ses efforts insuffisants dans la diversification de l'économie russe pour ne plus dépendre des exportations de pétrole et de gaz. Le  le secteur manufacturier demande également à être développer. .

Poutine est le chef de facto de la Russie depuis le début du 21ème siècle. Il a quitté la présidence en 2008 en raison des limites du poste, mais a été nommé Premier ministre et a continué à diriger le pays jusqu'à ce qu'il reprenne ses fonctions quatre ans plus tard.

Le politicien "le plus aimé"

Malgré les critiques d'une partie de la société, il resterait le politicien le plus aimé en Russie.

A 65 ans, Poutine est avant tout un symbole de stabilité pour beaucoup des 140 millions de personnes dans le pays. Il est devenu Premier ministre en 1999 lorsqu'il a été nommé par le Parlement avec la bénédiction du président de l'époque, Boris Eltsine.

Puis après la démission de ce dernier, Poutine a assumé la présidence par intérim à 47 ans, remportant en 2000 ses premières élections présidentielles.

Eltsine avait ouvert la voie à son successeur en le nommant directeur du service secret interne FSB, principal successeur de l'agence de renseignement soviétique KGB. Poutine a servi pendant plus d'une décennie, également en République démocratique allemande (RDA) avant la chute du mur de Berlin en 1989. L'effondrement de l'Union soviétique était pour lui «la plus grande catastrophe géopolitique du siècle ".

Poutine est né le 7 octobre 1952 à Leningrad, qui après la dissolution de l'URSS est devenue la deuxième plus grande ville du pays et a retrouvé son ancien nom, Saint-Pétersbourg.

Il a étudié le droit et est entré en politique au début des années 90 en tant qu'assistant du maire de Saint-Pétersbourg, Anatoli Sobchak, considéré comme son mentor et également premier ministre, Dmitri Medvedev.

Poutine a resté dans la politique nationale au milieu des années 1990 continuant à travailler dans l'administration présidentielle de Eltsine

Il a été président pendant deux mandats, jusqu'en 2008, épuisant ainsi le maximum stipulé alors par la Constitution. Il est ensuite allé au poste de Premier ministre et a exhorté son allié Medvedev à la présidence.

Alors qu'il était Premier ministre, la Constitution a été réformée et le mandat présidentiel a été étendu à six ans. Poutine a été élu à nouveau président en 2012 et ce lundi il a été inauguré jusqu'en 2024.

Politique étrangère, fierté et condamnation

Poutine et ses alliés affirment que leur politique étrangère a permis à la Russie de retrouver sa force et sa fierté nationale. Pour beaucoup de Russes, l'annexion de la péninsule ukrainienne de Crimée en 2014 était l'acte le plus monumental de son troisième mandat.

Cependant, pour l'Occident, cette annexion était une violation du droit international. le soutien de Moscou aux séparatistes en Ukraine orientale a créé des tensions avec l'Occident et l'Union européenne (UE) .Des sanctions économiques ont été  imposées en 2014. L'appui de Poutine au président syrien Bachar al-Assad, entrave également les relations avec l'Europe et les États- UnisL

Poutine et ses alliés affirment que leur politique étrangère a permis à la Russie de retrouver sa force et sa fierté nationale. Pour beaucoup de Russes, l'annexion de la péninsule ukrainienne de Crimée en 2014 était l'acte le plus monumental de son troisième mandat.

Cependant, pour l'Occident, cette annexion était une violation du droit international. le soutien de Moscou aux séparatistes en Ukraine orientale a créé des tensions avec l'Occident et l'Union européenne (UE) des sanctions économiques imposées en 2014. L'appui de Poutine au président syrien Bachar al-Assad, aussi entrave les relations avec l'Europe et les États- United

En ce qui concerne la situation interne, il y a des critiques, surtout de la part des jeunes. La corruption, le manque de réformes et l'état délabré du système de santé amènent régulièrement des milliers de personnes à manifester dans tout le pays.

Les défenseurs des droits humains craignent également que le gouvernement soit de plus en plus restrictif à l'égard des manifestants et des opposants.



Paul Emison Moscou pour DayNewsWorld


LEGISLATIVES AU LIBAN OU

LA VICTOIRE DU HEZBOLLAH

Dimanche avaient lieu au Liban les premières élections législatives. A trois reprises, le Parlement a prorogé son mandat, invoquant notamment des risques sécuritaires.

D'après les premiers résultats de ce scrutin marqué par une forte abstention, le Hezbollah devrait remporter la majorité des sièges du Parlement.

Les Libanais,appelés aux urnes pour la première fois depuis neuf ans ne se sont pas déplacés en masse : seuls 49,2% d'entre eux ont déposé leur bulletin dans l'urne, contre 54% lors du dernier scrutin, en 2009. Un désintérêt reflet de la désaffection générale des Libanais pour leurs représentants politiques jugés corrompus et incompétents.

Le mouvement chiite libanais Hezbollah s'est réjoui ce lundi d'une «grande victoire» dans ces élections. «Il y a une grande victoire morale et politique pour le choix de la résistance», a lancé Hassan Nasrallah, le chef de ce mouvement allié à l'Iran, lors d'un discours retransmis à la télévision.Le Hezbollah et son allié, le parti chiite Amal, ont fait le plein des votes de leur communauté. La loi électorale libanaise accorde aux chiites 27 sièges au Parlement, le même nombre qu’aux sunnites.

Par contre Saad Hariri a annoncé ce lundi que son mouvement avait perdu un tiers de ses sièges au sein du Parlement. Le Courant du Futur n'aura plus que 21 députés dans le nouvel hémicycle, a-t-il annoncé lors d'une conférence de presse, contre 33 sièges dans le Parlement sortant (sur 128 au total). «Nous avions parié sur un meilleur résultat et un bloc plus large», a-t-il reconnu.

Pour lui la nouvelle loi électorale de 2017 qui introduit pour la première fois un mode de scrutin proportionnel, a laissé les électeurs dans l'embarras. Des électeurs ont dû parfois choisir choisir parmi des listes électorales alliant leurs candidats favoris à des partis qu'ils ne soutiennent pas.

Bien qu’affaibli, le premier ministre sortant, Saad Hariri, semble en mesure cependant d' être reconduit à son poste – réservé à un sunnite en vertu du système confessionnel libanais.

Mais le grand rival de Saad Hariri, le mouvement chiite Hezbollah semble confirmer son emprise sur la scène politique libanaise.

Alize Marion pour DayNewsWorld

FORTE ABSTENTION AUX MUNICIPALES EN TUNISIE

OU LA TRANSITION DEMOCRATIQUE EN DANGER

Les Tunisiens étaient appelés aux urnes dimanche pour les premières élections municipales depuis la «Révolution de jasmin», en janvier 2011.

À l'issue de cette journée électorale, les deux partis qui cohabitent au sein d'un gouvernement d'union semblent avoir dominé ce scrutin.Selon les premières estimations fournies par un institut de sondage, le parti islamiste Ennahdha arriverait en tête (27,5%) devant le parti présidentiel Nidaa Tounès (22,5%), loin devant les autres formations. Les résultats officiels de ce scrutin devraient être annoncés en début de semaine.

Le faible taux de participation de 33,7 %, risque cependant de brouiller la transition démocratique en Tunisie. En 2014, la participation aux élections législatives s’était hissée à 68,36 %.

Ennahda, parti issu de la matrice islamiste qui se qualifie désormais de « démocrate musulman » arriverait donc en tête à l’échelle nationale devant Nidaa Tounès, le parti dit « moderniste » fondé par le président de la République, Béji Caïd Essebsi.

De plus, devenant une force politique incontournable, Ennahda serait en pool position pour la mairie de Tunis ainsi que celles d’autres grandes villes comme Sfax, Kairouan,ou Gabès.

Si ces indications devaient se confirmer, elles constitueraient un cinglant revers pour Nidaa Tounès, qui domine la coalition gouvernementale forgée en 2015 avec Ennahda.

Le directeur exécutif, Hafedh Caïd Essebsi, le fils du chef de l’Etat, a diffusé un communiqué dénonçant des irrégularités « affectant la crédibilité et la légitimité du processus électoral ».

Nidaa Tounès, quant à lui, a mis en cause l’attitude « douteuse » de l’ISIE, la commission électorale, ce qui montre le malaise dans lequel est plongé le parti

Cette élection risque de rebattre les cartes de sa relation avec Ennahda; De nouveaux équilibres se profilent déjà pour la double élection législative et présidentielle de 2019..

L'enthousiasme suscité par la Révolution qui a entraîné la fuite du président Zine Ben Ali après plus de 23 ans de pouvoir a fait place à la déception en raison des difficultés socio-économiques que sont le chômage, l'inflation, l'érosion du dinar et l'endettement de l’Etat..

La Tunisie pourrait entrer dans une phase de turbulences électorales sous fond de marasme économique.

Joanne Courbet pour DayNewsWorld

A MADACASCAR LA JUSTICE ANNULE

UNE PARTIE DES LOIS ELECTORALES

 

La justice malgache a annulé une partie des lois électorales contestées par l'opposition qui considère qu'elles avantagent le régime.

Depuis le 21 avril, de nombreux partisans de l'opposition occupent chaque jour la place du 13-Mai, au cœur d'Antananarivo exigeant la démission du chef de l'Etat.

La crise politique a débuté en effet le 21 avril. Une manifestation de l'opposition, interdite par les autorités, avait alors dégénéré en graves affrontements avec les forces de l'ordre.

Ce face-à-face avait fait au moins deux morts et seize blessés dans les rangs des protestataires, accusant les forces de l'ordre d'avoir ouvert le feu à balles réelles. Les autorités évoquait un bilan de cinq morts.

La Haute cour constitutionnelle malgache a enfin invalidé vendredi une partie des lois électorales contestées dans la rue par l'opposition.

Celle-ci a toutefois décidé de poursuivre sa mobilisation contre le président Hery Rajaonarimampianina. Les magistrats ont jugé «non conformes» à la Constitution plusieurs dispositions des textes récemment votés par le Parlement, sur la révision des listes électorales, la durée des campagnes, l'utilisation des bulletins uniques ou les conditions nécessaires à la candidature à la présidence.

A sept mois des scrutins présidentiel et législatifs annoncés pour la fin de l'année, ils l'accusent d'avoir changé les règles du jeu électoral à son bénéfice.

Pour la députée de l'opposition Hanitriniaina Razafimanantsoa «c'est un première victoire pour le changement», mais pas question de suspendre la fronde, s'est-elle empressée d'ajouter.

«La route continue pour le changement, avec la démission du gouvernement», a lancé l'élue

De son côté, le chef du parti présidentiel HVM a entrevu dans l'arrêt de la Haute cour la fin prochaine du mouvement.

«Aucun réexamen d'article n'est exigé, il y a juste des réserves», a -t-il déclaré.

Le marasme économique qui marque le bilan du président Rajaonarimampianina s'avère violemment critiqué et le mouvement social n'est pas prêt à s'arrêter dans un pays parmi les plus pauvres de la planète.

Elu en 2013, Hery Rajaonarimampianina n'a pas encore annoncé s'il allait briguer un second mandat.

Les deux principaux chefs de l'opposition, les ex-présidents Marc Ravalomanana (2002-2009) et Andry Rajoelina (2009-2014),sont déjà prêts à se lancer dans la bataille.

Andrew Preston pour DayNewsWorld

LA POLLUTION DE L'AIR TUE 7 MILLIONS

DE PERSONNES PAR AN

La pollution de l'air tue dans le monde touchant 90% de la population mondiale et provoquant 7 millions de décès par an.

Selon les dernières données de l’OMS, neuf personnes sur dix (91 % de la population mondiale) sont exposées quotidiennement à un air contenant de « hauts niveaux de polluants ». L’organisation recommande la limite annuelle de 10 µg/m³ en particules fines PM2,5 (de diamètre inférieur à 2,5 micromètres).»

« A l’instar de New Delhi, Pékin, Shanghaï, Lima ou Mexico, de nombreuses mégalopoles du monde entier dépassent plus de cinq fois ce seuil,constate Maria Neira, la directrice du département de santé publique de l’OMS." Cela représente un risque majeur pour la santé des populations. "

Chaque année, ce sont donc 7 millions de personnes qui meurent dans le monde parce qu’elles respirent un air trop chargé en particules fines. Tel est le dernier bilan affolant publié mercredi 2 mai par l’Organisation mondiale de la santé (OMS) . C’est davantage que les morts cumulés du sida, de la tuberculose, du diabète et des accidents de la route.

«La pollution de l'air nous menace tous, mais les plus pauvres et les plus marginalisés subissent la plus grande part du fardeau», affirme le directeur général Tedros Adhanom Ghebreyesus. Plus de 90% des décès ont toujours lieu dans les pays à revenus bas ou intermédiaires. L'Asie et l'Afrique devancent l'Est de la Méditerranée, l'Europe et le continent américain. Cette question constitue «l'un des défis les plus importants pour la santé publique», a déclaré la directrice de la santé publique au sein de le l'OMS Maria Neira , la pollution constituant un facteur de risque critique qui favorise les maladies non transmissibles. En effet la pollution est considérée comme « facteur de risque majeur » des maladies non transmissibles, qui engendrent 70% de la mortalité mondiale. Selon le rapport, l'air pollué serait à l'origine de 25% des décès par accident vasculaire cérébral (AVC), 24% par infarctus, 29% par cancer du poumon et 43% par les maladies pulmonaires chroniques obstructives (asthme).

«Nous constatons une accélération de l'intérêt politique», surtout dans les pays à revenus élevés,selon Mme Neira. Plusieurs Etats prennent des mesures pour réduire la pollution extérieure et certaines améliorations ont été observées. Les facteurs principaux de la pollution de l'air sont une utilisation inefficace de l'énergie par les ménages, l'industrie, l'agriculture, les transports et les centrales à charbon.

La pollution extérieure est responsable à elle seule de 4,2 millions de décès, selon les données qui portent sur plus de 4300 villes dans 108 pays en 2016. Alors que celle à l'intérieur des habitations en provoque 3,8 millions.

Or plus de 3 milliards de personnes, soit 40% de la population, utilisent encore des poêles et des carburants aux fumées potentiellement mortelles dans leurs maisons. L'institut affirme que les enfants sont les plus touchés par la pollution, précisant que la pneumonie est la principale cause de mortalité chez les moins de 5 ans. Les femmes des pays en développement sont également davantage exposées; surtout lorsqu'elles cuisinent avec des fours à charbon .

Pour combattre cette pollution, l'un des fléaux du siècle, certains pays prennent le taureau par les cornes. La Chine, premier pollueur mondial, a largement diminué ses taux de particules fines ces dernières années grâce à l'interdiction du chauffage au charbon. A Mexico sur le modèle de Paris les véhicules diesel vont totalement disparaître des rues de la capitale mexicaine d'ici à 2025 .

Mais l'activité humaine ne constitue pas la seule source de pollution de l'air. Les tempêtes de sable dans le désert, la gestion des déchets et la déforestation s'ajoutent aux autres sources

Beaucoup d'efforts restent à fournir. En Europe, des pays ne respectent pas leurs engagements en matière de pollution, la Commission Européenne a promis de sévir. En Inde par exemple, où près d'un million de personnes perdent la vie chaque année à cause de la pollution, le gouvernement réclame des masques au lieu de s’attaquer aux sources du problème, comme l’incinération des résidus agricoles...alors que New Delhi a connu au cours de l'année dernière d'immense pics de pollution (plus de 1 000 µg/m³).

L'OMS organisera du 30 octobre au 1er novembre prochain, la première conférence mondiale sur la pollution de l’air et la santé, à Genève pour déclarer la guerre à ce « tueur invisible ».

Alyson Braxton pour DayNewsWorld

LES CURIEUSES RISTOURNES ACCORDEES

A EMMANUEL MACRON LORS DE SA CAMPAGNE

Selon Mediapart, les comptes de campagne du candidat Macron révèlent d'importantes réductions sur la location du matériel et des salles de meeting.De 30% à 100% !

Emmanuel Macron aurait bénéficié pendant sa campagne présidentielle d'importantes réductions de la part de l’entreprise d’Olivier Ginon, le « roi de l’événementiel ». La société de ce patron lyonnais, GL Events, régulièrement dans les comptes de campagnes du candidat Macron si bien que cette société a été épinglée par la Commission nationale des comptes de campagnes et des financements politiques (CNCCFP). Emmanuel Macron aurait fait les frais d’un « pourcentage anormalement élevé » de promotions exceptionnelles 30 % à 100 % de remise.

Des preuves Médiapart ne manque pas d'en apporter, facture à l'appui. Des rabais et même de la gratuité pour des salles que GL Events détiennent par concessions à Paris, Lyon ou Clermont-Ferrand même et des mises à la disposition des équipes au candidat et du matériel de meeting. Une facture en particulier, révèle Mediapart, a attiré l’attention de la CNCCFP : un rabais sur la location du matériel pour le meeting du 10 décembre 2016 à la porte de Versailles, où il prononcera son fameux « notre projet ! ». Une facture initialement chiffrée à 39 490 euros qui, après réduction, ne coûtera que 29 663 euros au candidat. Soit une réduction de 22 %.

Mediapart prend pour exemple le cas du meeting de la Mutualité du 12 juillet 2016, où la salle devait être louée pour un montant de 14 000 euros le jour des préparatifs. GL Events accorde une promotion inespérée : - 100 %, tout simplement. Le lendemain, jour du meeting, c’est une promotion de près de 15 000 euros qui sera accordée au candidat.

De superbes ristournes !

Olivier Ginon et sa société GL Events ont loué pendant la campagne présidentielle plusieurs des salles dont ils détiennent les concessions à Paris, Lyon ou Clermont-Ferrand. Le prestataire a également mis à la disposition des équipes du candidat du matériel de meeting. Une facture en particulier, révèle Mediapart, a attiré l’attention de la CNCCFP : un rabais sur la location du matériel pour le meeting du 10 décembre 2016 à la porte de Versailles, où il prononcera son fameux « notre projet ! ». Une facture initialement chiffrée à 39 490 euros qui, après réduction, ne coûtera que 29 663 euros au candidat. Soit une réduction de 22 %.

Ces remises exceptionnelles ont d’autant plus profité au futur président de la République qu’à l’époque le parti d’Emmanuel Macron n’avait pas encore procédé aux importantes levées de fonds qui ont suivi. Des remises « habituelles » dont n’a pourtant pas bénéficié François Fillon...

Le pôle événementiel d’En Marche ! Après un long silence :. « Au cours de la campagne présidentielle, le mouvement est parvenu à tenir les coûts des différents événements grâce à une approche agressive des négociations commerciales » note-t-il. Une agressivité hors norme pour l'obtention de la gratuité de certaines prestations, alors..

« Jamais partagé aucun moment privé »

Les relations entre ce dernier, Olivier Ginon et Emmanuel Macron« proche de Gérard Collomb et aujourd'hui très en cour à l'Élysée » selon le site d'investigation font couler beaucoup d'encre si bien que les Républicains locaux ont sollicité la chambre régionale des comptes pour tâcher de faire la lumière sur les moyens publics qui auraient été utilisés au profit du candidat Macron.Que s'est-il passé réellement lors de l’organisation d’une réception d’Emmanuel Macron à l’Hôtel de ville en juin 2016, alors qu’il était encore que ministre de l’Économie. Une opération prise en charge par la métropole et dont le matériel a été loué à GL Events... Loin des pratiques normales ...

Quelle est la nature exacte des liens entre le chef d’entreprise, cité dans les Panama Papers, au président de la République ? Emmanuel Macron, qui déclarait n’avoir « pas d’amis… » à Jean-Jacques Bourdin, assure par le moyen de son service de presse n’avoir « jamais partagé aucun moment privé » avec Olivier Ginon. Le Canard enchaîné révélait cependant début avril que GL Events avait notamment accueilli, le 18 novembre, le congrès de la République en marche, à l’Eurexo de Lyon dont elle détient la concession . Le chef d’entreprise s’était alors défendu auprès de l’hebdomadaire satirique en ces termes : « vu la taille de notre groupe, c’est normal que les responsables politiques me reçoivent ».

"On rappelle que tout 'geste commercial' d'une entreprise a un candidat est totalement illégal et entraîne l'inéligibilité du candidat. C'est juste la loi", a tonné sur Twitter le trésorier du Parti socialiste Jean-François

Et Mediapart d'enfoncer le clou, cette relation entre le PDG et Emmanuel Macron ne date pas de la campagne présidentielle. Le 24 avril 2015 déjà, le ministre de l’Économie qui n’était pas encore en campagne lançait un « comité stratégique de filière ».

Son animation avait alors été confiée à... Olivier Ginon !!! Et les fonds privés au prochain tour.

Andrew Preston pour DayNewsWorld

WASHINGTON IMPOSE-IL LE BILATERALISME A

SES ALLIES APRES LE BOMBARDEMENT DE LA SYRIE ?

Si au cours des dernières semaines les États-Unis et la Russie se sont mutuellement menacés de guerre mondiale, il apparaît clairement qu'aucune des deux nations ne veut en arriver là.

Après le massacre de l’Afghanistan à la Libye, l'attaque tripartite dans la Ghouta orientale (Syrie) semblait peu crédible. Elle a pourtant eu lieu, le 14 avril, par Washington, Paris et Londres.

Le président des Etats-Unis, Donald Trump, a tweeté à la Russie qu’il allait tirer des missiles de nouvelle génération sur ses soldats en Syrie. L’ambassadeur russe, Alexander Zasypkine, a répondu que ces munitions seraient interceptées.

Que les États-Unis et la Russie ne veulent pas d'affrontement direct afin de prévenir la guerre nucléaire, que les puissances moyennes alliées de la Russie sont bien protégées contre les Occidentaux on le sait maintenant...

Cette démonstration de force ramène l’Otan à la réalité.

La Russie n'a rien perdu de sa puissance militaire dans l’équilibre du monde !.

Le Groupe naval du porte-avion USS Harry S. Truman a quitté la base de Norfolk pour se positionner face à la Syrie alors que la préparation de cette unité et de ses 6 500 soldats a débuté bien avant l’affaire de la Ghouta qui a semblé servir de prétexte à son déploiement.

Et deux navires russes ont quitté le port de Tartous...

D'ailleurs remarquons que le bilan militaire du bombardement du 14 avril a de quoi surprendre avec 103 missiles tirés par les Alliés et 71 détruits en vol par l’Armée. Quels sites ont-il été privilégiés si ce n'est un laboratoire militaire désaffecté et des bâtiments de de deux aérodromes. ..

Les Alliés ont prétendu que la Syrie abritait des stocks d’armes chimiques malgré son adhésion à la Convention les prohibant. Ils ont assuré ne viser que des cibles liées à ces armes. Or, par exemple, ils ont tiré quatre missiles contre l’aéroport commercial international de Damas : une cible exclusivement civile !

Il n’en reste pas moins que les Occidentaux, lâchés par une grande partie des pays européens, ne disposent plus de la capacité d’imposer leur volonté à des puissances moyennes qui bénéficient de la protection de la Russie.

En embarquant la France et le Royaume-Uni dans cette aventure, le président Trump les a contraints à accepter la réalité.

Le monde serait revenu à une situation bipolaire de guerre froide...

Ces bombardements ne visaient certes pas à renverser le « régime de Bachar » mais à sanctionner l’usage d’armes chimiques.

Cependant aucune preuve de l’usage de ces armes par la Syrie n’a été publiée. On attend toujours.

Les trois alliés ont chacun diffusé des évaluations fondées sur la vidéo originelle des Casques blancs ... vidéo elle-même contredite, semble-il, par la suite par plusieurs des personnes qui y apparaissent et par le personnel de l’hôpital dans lequel elle fut tournée...

Alize Marion pour DayNewsWorld

EUROPOL A-T-IL DEMANTELE DURABLEMENT

LE  RESEAU DE PROPAGANDE DU GROUPE

ETAT ISLAMISTE ?

Une opération internationale a été menée mercredi et jeudi contre le réseau de propagande en ligne du groupe État islamique dans plusieurs pays, dont la Belgique, la France et le Royaume-Uni, a annoncé vendredi l'agence européenne de police, Europol.

Une opération policière internationale « sans précédent » a permis de paralyser les principaux organes de propagande en ligne du groupe État islamique (EI), s'est félicitée vendredi 27 avril l'agence européenne de police Europol.

« Nous avons porté un grand coup aux capacités de l'EI à propager sa propagande en ligne et à radicaliser les jeunes en Europe », a déclaré Rob Wainwright, le chef de l'agence européenne spécialisée dans la répression de la criminalité, dans un communiqué.

Grâce à la collaboration des polices américaine et européenne.

« Par cette action de démantèlement, visant les grands organes de l'EI dans le domaine des médias, comme Amaq, mais aussi la radio al-Bayan, les sites d'information Halumu et Nashir, la capacité de l'EI à propager et promouvoir son matériel terroriste est compromise », ajoute le communiqué.

Des policiers belges, bulgares, canadiens, français, néerlandais, roumains, britanniques et américains ont collaboré à cet « effort coordonné destiné à empêcher l'EI de publier sa propagande terroriste pendant un temps indéterminé ».

Mais voilà que patatrac le journaliste de France 24 Wassim Nasr affirmait :

"Moins de deux heures après l’annonce d’Europol, la communication de l’EI diffusait des communiqués Amaq et standard sur les combats contre l’armée syrienne au sud de Damas, puis une vidéo d’un attentat contre l’armée égyptienne au Sinaï, note-t-il.

Donc, même si la communication du groupe a été perturbée et des données importantes ont été collectées par les services de différents pays, la capacité de diffuser des contenus et productions jihadistes n’a pas été pour l’heure altérée."

L'objectif n'aurait pas été atteint pour longtemps. Il faut dire que les groupes jihadistes étendent leur toile d'araignée sur le monde entier. Quand ce jeu au chat et à la souris cessera-t-il enfin ?

Alyson Braxton pour DayNewsWorld

VICTOIRE DES DEUX COREES

LA DENUCLEARISATION

Les dirigeants des deux Corées se sont engagés vendredi à oeuvrer en faveur de la dénucléarisation en promettant qu'il n'y aurait plus de guerre sur la péninsule, lors d'un sommet historique dans la Zone démilitarisée.Après une poignée de main très symbolique avec le président sud-coréen Moon Jae-in à la frontière, le leader nord-coréen Kim Jong Un a affirmé que la Corée était «au seuil d'une histoire nouvelle».

«Les deux dirigeants déclarent solennellement devant les 80 millions de Coréens et le monde entier qu'il n'y aura plus de guerre sur la péninsule coréenne et qu'en conséquence, une nouvelle ère de paix a commencé», dit la «Déclaration de Panmunjom» publiée à l'issue de la rencontre.

«La Corée du Sud et la Corée du Nord confirment l'objectif commun d'obtenir, au moyen d'une dénucléarisation totale, une péninsule coréenne non nucléaire», ajoute-t-elle.

MM. Kim et Moon ont également symboliquement «planté» un arbre près de la Ligne de démarcation militaire. Gantés de blanc, ils ont jeté quelques pelletées de terre sous ce pin vieux de 65 ans, comme l'armistice.

Puis, symboles toujours, M. Moon l'a arrosé d'eau provenant du fleuve nord-coréen Taedong quand M. Kim faisait de même, mais avec de l'eau du fleuve sud-coréen Han.

« Durant cette année qui marque le 65e anniversaire de l'armistice, la Corée du Sud et la Corée du Nord conviennent de rechercher activement des rencontres trilatérales impliquant les deux Corées et les États-Unis, ou quadripartite impliquant les deux Corées, les États-Unis et la Chine, en vue de déclarer la fin de la guerre et d'établir un régime de paix permanent et solide ».

Jong-un a promis de tout mettre en oeuvre pour que l'accord soit effectif, à la différence de précédents engagements.

Les deux Corées se concerteront étroitement pour s'assurer de ne pas «répéter le passé malheureux qui a vu tourner court de précédents accords intercoréens», a-t-il déclaré après la rencontre.

«Il pourrait y avoir sur le chemin des retours de bâton, des difficultés et des frustrations», a-t-il dit.

«Mais on ne peut parvenir à la victoire sans douleur». Panmunjon «symbolise une division déchirante», a selon le leader nord-coréen.

Mais, s'il devenait «un symbole de paix, le Nord et le Sud qui ont le même sang, la même langue, la même histoire et la même culture, ne feraient plus qu'un à nouveau, et toutes les générations profiteraient de la prospérité".

Déchirées depuis plus de soixante ans, les deux Corées se sont tendu la main. Le 27 avril 2018, les chefs d'État du Nord, Kim Jong Un, et du Sud, Moon Jae-in, se sont retrouvés pour une rencontre exceptionnelle à Panmunjom, à la frontière. Une rencontre qui marque un nouveau départ. Les deux chefs d'État affichent une belle complicité qui tranche avec la froideur des relations jusqu'ici entretenues entre les deux pays fracturés depuis les années 1950..

Donald Trump très pragmatique a salué ce sommet «historique» estimant que les Américains pouvait être "fiers" .

«Après une année furieuse de tirs de missiles et d'essais nucléaire, une rencontre historique entre la Corée du Nord et la Corée du Sud a lieu. De bonnes choses se produisent mais seul le temps nous le dira», a tweeté le président américain .

Joanne Courbet pour DayNewsWorld

NO MONEY FOR TERROR OU PAS DE FINANCEMENT POUR LE TERRORISME

Pas moins de 500 experts et 80 ministres de 72 pays travaillent pendant deux jours, mercredi et jeudi, à Paris sur le financement du terrorisme international à huis clos.

« No money for terror », voilà l'intitulé de la « conférence de lutte contre le financement de Daech et d'Al-Qaïda » organisée mercredi 25 et jeudi 26 avril à Paris.

« La victoire militaire contre le 'califat' est un succès important, a commenté l'Élysée mardi 24 avril, mais elle ne nous prémunit ni contre la résurgence de Daech, ni contre l'activité des groupes et individus ayant prêté allégeance à cette organisation – encore récemment en France – ou à Al-Qaïda ».

« Pendant trois ans, de 2014 à 2016, Daech a accumulé un énorme trésor de guerre, de l'ordre d'un milliard de dollars par an. Il a depuis circulé, au moins en partie, il est vraisemblablement quelque part », selon la même source.

Jeudi Peter Neumann, directeur de l'International center for the study of radicalisation du King's College de Londres, auteur en août d'une étude intitulée Don't follow the money ( Ne suivez pas l'argent), estimait que « la guerre au financement du terrorisme telle qu'elle est menée depuis 2001 a souvent été coûteuse et improductive ».

En janvier 2015, une chercheuse norvégienne, Emilie Oftedal, a étudié pour le Norwegian Defense Research Establishment (FFI) 40 cellules terroristes entre 1994 et 2013: ces dernières ont tenté d'organiser des attentats en Europe. Si dans les trois-quarts des cas, le montant des sommes en jeu pour l'organisation des attaques n'a pas dépassé 10 000 dollars, d'autres attentats ont coûté cependant beaucoup plus !

Certes « les terroristes collectent, transfèrent et dépensent l'argent de façon remarquablement ordinaire. La source de financement la plus fréquente sont les salaires et les économies des membres, suivie par la petite délinquance » selon Emilie Oftedal . « On estimait l'argent nécessaire à la préparation des attentats de janvier 2015 à 25 000 euros, celle du 13 novembre 2015 à 80 00 euros. » selon le procureur de Paris. Mais il faut bien comprendre que  « les groupes terroristes (…) se comportent comme des organisations, qui ont des coûts de fonctionnement, de structure. Il faut recruter, former, équiper. (...) il faut aussi traiter du financement de ces organisations ».

Pour François Molins le financement du terrorisme passe notamment par les plateformes numériques de collectes de fonds. « 416 donateurs » basés en France et « 320 collecteurs essentiellement basés en Turquie et au Liban » ont été repérés ces deux dernières années.

Le financement du terrorisme passe par les plateformes numériques de collectes de fonds "qui mettent en relation des porteurs de projet et des particuliers qui voudraient investir, mais qui peuvent être détournés par des gens qui veulent blanchir de l'argent ou financer du terrorisme", a expliqué François Molins . « C'est à travers ces modes de financements, les cartes prépayées, les dons aux associations humanitaires, les dons aux collecteurs, le recours à certains modes virtuels de paiement, tout ça fait qu'au bout du compte des organisations peuvent recevoir ce type d'argent et préparer un certain nombre d'action en France ou à l'étranger ».

Les sources financières sont très diversifiées, même des entreprises rarement consentantes sont rackettées. Extorsion de fonds, gestion à distance et par intermédiaires de parcs immobiliers contrebande et trafics contrôlés par des groupes familiaux en passant par le racket des entreprises (dossier ouvert par la justice française en octobre 2016 contre le groupe cimentier d’origine française Lafarge).

L’argent est le nerf du djihad. Il est désormais décentralisé : chaque « filiale » définit ses besoins.

Il serait temps de ne plus jouer aux grands naïfs face à de tels enjeux qui massacrent des populations innocentes. Le laxisme dont  semble avoir fait preuve les politiques face au terrorisme et à son financement occulte mais également en plein jour (trafics divers) doit impérativement cesser face à l'urgence de la situation. Le politiquement correct semble avoir vécu...

Paul Emison pour DayNewsWorld

ATTAQUE DE TORONTO

LES INCELS SERAIENT UN MOBILE

Qui sont les "Incels", ce groupe auquel se réfère le tueur de Toronto chauffeur de la camionnette qui a tué lundi dix piétons à Toronto ?

Peu avant de passer à l'acte, Alek Minassian, le chauffeur de la camionnette qui a tué dix piétons "Incels" y adhérait visiblement lui qui a posté quelques heures avant son acte le statut Facebook: « La rébellion des Incels a déjà commencé. On va renverser tous les 'Chads' et 'Stacys' ». Les Incels ont également fait l'éloge de l'acte d'Alek Minassian, rapporte le Journal de Montréal dans un article publié mardi assurant que cette tuerie est un moyen de faire avancer la « cause ». Les "Chads" et les "Stacys" désignent dans le jargon "InCel" les garçons ou les filles attirantes, ceux qui ne s'intéressent pas à ces célibataires malheureux.

Comparant la « discrimination » fondée sur le physique au racisme, les Incels se définissent en opposition aux "Chads" (un prénom populaire aux Etats-Unis), les hommes qu'ils considèrent comme injustement populaires et bien dans leur peau, et détestent les "Stacys", les femmes en couple avec les "Chads". Deux catégories explicitement visées par Alek Minassian dans son message.

"INvolountary CELibate": littéralement "célibataires involontaires". Un concept très vivace outre-Atlantique, où ces "Incels" ont leur site ("Incels.me").

Le terme "incel" renvoie à une communauté qui s'est construite sur Internet, principalement sur le site Incels.me. Objectif de ce site : venir en aide aux personnes frustrées dans leur vie sentimentale et sexuelle. Un groupe de soutien aux célibataires aussi bien femmes que gays, mais qui s'est très vite recentré sur une communauté d'hommes, hétérosexuels, âgés de 18 ans à 35 ans.

40.000 personnes feraient partie de cette communauté des hommes hétérosexuels qui afficheraient un certains mépris des femmes.

Ces dernières sont qualifiées de noms d'oiseaux des plus romantiques : de « salopes », à «déchets qui ne font que se servir des hommes », en allant à « femoids », contraction de femme et d'humanoïde.

Mais certains "célibataires involontaires" vont encore plus loin. De la haine des femmes à la violence, il n'y a qu'un pas, que certains se disent prêts à franchir, que ce soit par le viol ou carrément le meurtre. Sur l'un des forums du site Incels.me, ils encouragent le harcèlement, voire le viol, relève le Guardian.

En mai 2014, à Isla Vista, en Californie, Elliot Rodger avait poignardé à mort trois colocataires, puis tué par balles trois femmes depuis sa voiture, avant de se suicider. Avant son passage à l'acte, il avait mis en ligne une vidéo dans laquelle il racontait son amertume d'être vierge à 22 ans et sa haine des femmes : « Je massacrerai jusqu'à la dernière blonde gâtée pourrie et prétentieuse que je verrai, lançait-il. Toutes ces filles que j'ai tant désirées, elles m'ont toutes rejeté et regardé de haut comme si j'étais un sous-homme." Explication : Sur une vidéo intitulée « Châtiment », il disait vouloir se venger des femmes, qui l’avaient « toujours rejeté ».

Décembre 1989 , Marc Lépine tue 14 femmes femmes lors d'une fusillade à l'Ecole Polytechnique de Montréal.. Sur le forum du site incels.me, Marc Lépine est qualifié de "dieu" ou de "héros" par ses admirateurs.

Le post d'Alek Minassian a également reçu des commentaires positifs, évoquant "son sacrifice pour la cause"

Lors d'une conférence de presse, mardi, l'enquêteur Graham Gibson a assuré n'avoir aucune preuve formelle que le tueur visait les femmes. Mais il a reconnu que cette hypothèse "ferait partie de l'enquête", révélant que les victimes de l'attaque étaient "majoritairement des femmes", dont l'âge va "de la mi-vingtaine à environ 80 ans".

Paul Emison pour DayNewsWorld

L'ACCORD SUR L'IRAN EVOQUE PAR TRUMP ET MACRON REJETE AVEC MEPRIS PAR

L'IRAN ET LA RUSSIE

Hassan Rohani estime que Donald Trump n'a « aucune expérience en matière de traités internationaux ».Le « nouvel accord » sur le nucléaire iranien évoqué par Donald Trump et Emmanuel Macron a déjà du plomb dans l'aile.

Quelques heures seulement après les déclarations des présidents américain et français, le président iranien, Hassan Rohani, a contesté la légitimité d'un éventuel nouvel accord.

« Ensemble, avec un chef d'un pays européen, ils disent : 'Nous voulons décider pour un accord conclu à sept.' Pour quoi faire ? De quel droit ? », a demandé Hassan Rohani, mercredi 25 avril, dans un discours à Tabriz (nord-ouest de l'Iran).

Le président iranien a poursuivi contre Donald Trump, qui menace de dénoncer l'accord signé en juillet 2015 entre l'Iran, les Etats-Unis, la Russie, la Chine, la France, le Royaume-Uni, l'Allemagne et l'Union européenne. « Vous n'avez aucune expérience en politique. Vous n'avez aucune expérience en droit. Vous n'avez aucune expérience en matière de traités internationaux. Comment un commerçant, un marchand, un constructeur d'immeubles, un constructeur de tours peut-il émettre des jugements sur les affaires internationales ? », a martelé le président iranien.

Donald Trump, qui n'a pas mâché ses mots depuis son élection sur l'accord de Vienne. Il a donné aux signataires européens jusqu'au 12 mai pour « réparer les affreuses erreurs » de ce texte, faute de quoi il ne prolongerait pas l'assouplissement des sanctions américaines contre la république islamique.

De plus pour Moscou l’accord actuel sur le nucléaire iranien est « sans alternative », a déclaré mercredi le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, au lendemain de l’annonce par les États-Unis et la France qu’ils souhaitent œuvrer à un nouvel accord.

« Nous sommes pour que l’accord soit préservé dans son état actuel. Nous estimons que pour l’heure, il est sans alternative », a indiqué M. Peskov à la presse. « L’accord dans son état actuel est le fruit des efforts diplomatiques de nombreux États », a encore dit le porte-parole du Kremlin.L’accord avait été conclu en 2015 après des années d’âpres négociations entre l’Iran et le groupe 5+1 (Allemagne, Chine, États-Unis, France, Royaume-Uni et Russie).

Ce texte, qui avait nécessité des années d’efforts, semble plus fragile que jamais

Lundi, les Européens en effet se sont montrés partagés sur l’opportunité d’imposer de nouvelles sanctions à l’Iran pour son programme de missiles. Aucune décision n’a été prise lundi lors de la réunion des ministres des Affaires étrangères de l’UE à Luxembourg.

L’accord actuel sur le nucléaire iranien fonctionne et « doit être préservé », a toutefois affirmé mercredi la cheffe de la diplomatie de l’UE Federica Mogherini. « Quant à ce qui peut arriver à l’avenir, on verra bien. Mais il y a un accord qui existe, il fonctionne, il doit être préservé », a plaidé Mme Mogherini .

« Ensemble, avec un chef d'un pays européen, ils disent : « nous voulons décider pour un accord conclu à sept ». Pour quoi faire ? De quel droit ? », a demandé M. Rohani dans un discours à Tabriz (nord de l'Iran), dans une référence implicite à Donald Trump et Emmanuel Macron.

Britney Delsey pour DayNewsWorld

ARMES CHIMIQUES EN SYRIE ?

ET SI L'HYPOCRISIE DE LA LIGNE ROUGE

ETAIT PROCHAINEMENT REVELEE

Décryptage !

Depuis des années Paris menace d’intervenir en Syrie si la ligne rouge de l’utilisation des armes chimiques contre les civils était avérée. Très bien ! Et alors ?

D’après Emmanuel Macron, la France détiendrait dès après le lendemain de l’attaque du 7 avril 2018 de l’armée syrienne sur la Douma , la preuve de leur usage !

C’est en tout état de cause ce que Christophe Castaner, Secrétaire d’Etat chargé des relations avec le Parlement a répété sur plusieurs chaines d’informations en continue, le 13 avril 2018, en ajoutant qu’il fallait punir le régime syrien, suite aux bombardements sur la Ghouta, et plus précisément sur la ville de Douma, de barils chargés de produits chimiques : chlore (chlorine) ? gaz sarin ?

On connait la suite : les bombardements occidentaux coordonnés entre les USA, la Grande Bretagne et la France qui ont eu lieu, en réponse, le 14 avril.

La France a donc honoré sa menace en décidant d’intervenir par un acte de guerre, au risque de provoquer une escalade militaire dangereuse.

Mais en examinant les options retenues sur le coup par les alliés occidentaux,- américains, anglais mais surtout français-, on s’interroge : ceux-ci  ont-ils eu en tête les deux précédents qui l’un et l’autre ont été des contre-modèles, tant sur le plan régional (Moyen Orient) que sur le plan des relations entre les occidentaux et la Russie.

On se souvient en effet des erreurs de Cameron, Obama et Hollande qui en 2013 avaient à grands coups de déclarations fracassantes et de débats parlementaires publics et vigoureux, décidé de « propositions shakespeariennes » à ce qui aurait du, en fait et au fond ,n’être qu’une opération de police d’intermédiation.

Il faudra donc examiner les suites des événements du 7 et du 14 avril 2018.

En attendant, Nikki Haley, qui revendique une parole libre dans ses fonctions d’ambassadeur permanent des Etats Unis aux Nations Unis et n’a pas hésité , une fois de plus, à « dénoncer le monstre, Bachar al Assad qui a lâché ses bombes chimiques sur le peuple de Syrie » a listé à nouveau  les conditions du départ des USA du sol syrien.

S’exprimant sur Fox News Sunday, la représentante américaine auprès de l’ONU a rappelé que « les américains ne quitteraient pas le sol syrien avant que leurs objectifs ne soient enfin accomplis à savoir : celui de s’assurer de la non utilisation des armes chimiques de manière que cela ne pose plus de problèmes pour les intérêts des Etats Unis, la défaite de Daech et la surveillance des actes de l’Iran.

La position des Etats Unis est donc claire !

Aussi dans ce contexte,  peut-on imaginer facilement que les experts de l’OIAC auront intérêt à ramener des informations probantes et non contestables sur l’utilisation d’armes chimique par Bachar al Assad le 7 avril dernier.

L’OIAC est rappelons-le, « l’organisation  pour l’interdiction des armes chimiques », chargée de faire appliquer toutes les dispositions de la Convention sur l’Interdiction des Armes Chimiques (CIAC).

La mission de l’OIAC est arrivée à Damas le 13 avril et ses premiers prélèvements ont eu lieu le 21 avril seulement.

Alors, pourquoi ce retard ? Qui a bloqué l’enquête de l’OIAC ?  Et pourquoi ?

La réponse qui devra être clairement apportée sera importante car la réputation de 3 Etats parmi les plus importants au monde est en jeu, comme la crédibilité de leurs 3 dirigeants, TRUMP, MAY et surtout MACRON, les intérêts de la France en Syrie n’étant pas tout à fait les mêmes. Quel Chef d’Etat pourrait-il en effet survivre politiquement à une telle erreur de jugement, voire à de tels mensonges proférés publiquement avec autant d’aplomb sur ce qui pourrait s’avérer comme un des plus grands scandales d’Etat ?

S’agissant de la France on ne peut en effet que se poser la question de l’opportunité de sa participation à l’intervention militaire du 14 avril, alors même que l’Iran vient de renoncer au Dollar comme monnaie officielle d’échange, préférant utiliser désormais l’euro pour ses futurs échanges internationaux ? En plein débat européen, cela la position est légère !

Qui a donc bloqué l’enquête de l’OIAC ?

Pour être précis, la FFM (Mission d’Etablissement des faits) de l’OIAC a été retenue à son arrivée par le Département de la Sureté des Nations Unis (UNDSS) dirigée par Peter Thomas Drennan, un distingué commandant de police australien, proche donc de la Grande Bretagne, car des coups de feu auraient été tirés sur l’équipe de la FFM.

L’incident a étonné car les journalistes se promènent librement à Douma, comme les populations civiles dont une grande partie est revenue dans la zone libérée qui par ailleurs est placée sous le contrôle militaire russe ?

L’information sur les faits provient du Directeur Général de l’OIAC, un certain Ahmet Üzüncü, diplomate de carrière d’origine turque. Curieusement ses propos n’ont été confirmés par aucune autre organisation  présente à Douma.

Par suite, cette situation soulève beaucoup de questions ?

Pourquoi des coups de feu auraient- ils été tirés sur les seuls inspecteurs de l’OIAC alors que de nombreuses équipes de journalistes du monde entier visitaient la zone comme l’hôpital de campagne où les vidéos mises en ligne ont été faites ?

Pourquoi l’ancien ambassadeur britannique à Damas, Peter Ford et plus récemment le Major Général Jonathan Shaw ont-ils tous les deux émis des doutes sérieux sur la responsabilité du gouvernement de Damas dans ces attaques chimiques? Cet officier-général a même déclaré sur Sky News que tout lui semblait faux dans cette affaire, une audace qui a conduit la présentatrice Sam Washington qui l’interviewait à mettre un terme brutal à l’entretien.

Pourquoi le New York Times défenseur pourtant acharné de l’opposition syrienne s’est il « interrogé » sur cette histoire, sans oser toutefois de se donner la peine de répondre à la question ?

Pourquoi un média d’opposition, le Syrian Observatory, basé à Londres a lui-même nié l’existence d’une attaque chimique, le journal  ne rapportant que des suffocations dues à l’effondrement d’un abri bombardé, lequel  bombardement a provoqué la mort de 21 civils, dont 9 enfants et 2 femmes ?

Pourquoi, et c’est ce qui crée le plus grand doute, la mission de l’OIAC a-t-elle été lancée si tardivement, les statuts de l’organisation prévoyant des délais d’intervention de 24 à 48 h, pour garantir l’efficacité des expertises ? On est loin du compte !

A cette heure la mission de l’ONU a déjà envoyé ses premiers prélèvements à Rijwijk (dans la banlieue de La Haye, où l’OIAC a son siège). Les résultats des analyses des prélèvements devaient être publiés assez rapidement, tout comme les résultats de l’enquête de terrain qui devra dire si des « smoking guns » ont été découverts ?

Pour les dirigeants de la coalition occidentale, comme pour les défenseurs de la ligne rouge, il y a donc intérêt à ce que ces analyses confirment leurs déclarations bruyantes, sinon ?

Clara Mitchell pour DayNewsWorld

20 MORTS LORS D'UN MARIAGE HOUTHI

OU LE DESASTRE HUMANITAIRE AU YEMEN

Comme pour nous rappeler l'évidence de la guerre et de la famine au Yémen: Un raid aérien fait au moins 20 morts lors d'un mariage selon les secouristes. Les rebelles Houthis, qui contrôlent la région, ont attribué ces frappes à la coalition sous commandement saoudien qui intervient au Yémen. Les blessés ont été admis dans un hôpital de la capitale provinciale, a indiqué dans un tweet Médecins sans frontières qui soutient cet établissement.

Le conflit, entré dans sa quatrième année, a provoqué «la plus grave crise humanitaire au monde» Les ONG sur le terrain accusent principalement Riyad du massacre en cours. Pourquoi ce silence assourdissant de la communauté internationale ?

MBS de guerre de l'Arabie Saoudite.

«Plus de vingt-deux millions de Yéménites ont désormais besoin d’une certaine forme d’aide humanitaire, dont seize millions n’ont pas accès à l’eau potable, tandis que 8,4 millions sont menacés de famine.» Trois chiffres des Nations unies intolérables.

Le pays est depuis mars 2015 en guerre sans merci entre les rebelles houthis, soutenus par Téhéran et l’autorité centrale, appuyée par une coalition militaire menée par Riyad dans l'opération «Tempête de fermeté» lancée par l’Arabie saoudite

Début avril, dix organisations humanitaires et de défense des droits de l’Homme, dont Human Rights Watch, Action contre la faim et Amnesty International, ont tiré la sonnette d’alarme : ils ont interpellé dans une lettrele président français, Emmanuel Macron pour lui demander de faire pression sur le prince hériter saoudien Mohammed ben Salmane en visite à Paris du 8 au 10 avril.

«Mettre un terme aux attaques illégales contre les civils au Yémen et de lever le blocus qui entrave l’acheminement de l’aide humanitaire» c'est une demande on ne peut plus humanitaire.

«Souvent présenté comme un réformateur, le fils du roi Salmane joue un rôle majeur, en tant que ministre de la Défense, dans la guerre conduite au Yémen», ont rappelée les ONG ;

Selon le consortium d’ONG, citant le Yemen Data Project, «le Yémen a subi plus de 16.000 raids aériens depuis mars 2015 –l’équivalent d’un bombardement toutes les quatre-vingt-dix minutes– tandis que plus d’un tiers de ces attaques ont ciblé des positions non-militaires».

«Depuis trois ans, 6.100 civils ont été tués et 9.683 blessés»

Désastre humanitaire et famine

La diphtérie est de retour et le pays a subi en 2017 la pire épidémie de choléra de l'histoire moderne. La catastrophe humanitaire est pire encore depuis le blocus des ports et des aéroports imposé par l’Arabie saoudite

Un rapport«They die of Boms, We die of need: impact of collapsing public health systems in Yemen», élaboré par l’ONG International Rescue Committee (IRC), souligne que «plus de Yéménites sont morts de privation de produits et services de base qu’en raison des combats. Le blocus de facto imposé depuis novembre dernier par Riyad a étouffé davantage un pays dont 85% des besoins de santé sont importés»

Près d’un million de cas de choléra selon l’organisation.

Selon l’IRC, un enfant yéménite de moins de cinq ans meurt ainsi «chaque dix minutes en raison de l’absence de traitements préventifs», tandis que «520.000 femmes enceintes n’ont pas accès aux services de santé et 462.000 enfants souffrent de malnutrition aiguë, un chiffre en hausse de 200% depuis le début de la guerre», précise le rapport.

Les ONG travailent dans des conditions extrêmement précaires, les acheminements de médicaments et de nourriture se heurtant à des problèmes administratifs et logistiques malgré deux milliards d'aide promis par l'ONU pour cette année...

A International Rescue Committee dans son rapport d'accuser directement les États-Unis et le Royaume-Uni de soutenir l’Arabie saoudite dans sa «guerre dévastatrice» contre le pays

Joanne Courbet pour DayNewsWorld

36 MORTS OU MEURTRIER DRAME ROUTIER

EN COREE DU NORD

Trente-deux personnes venues de Chine et quatre Nord-Coréens ont péri.

Les autorités de Pékin annoncent que 32 touristes chinois et 4 Nord-coréens ont été tués dans un accident de la route survenu non loin de la frontière, sur la route de Pyongyang.

Que s'est-il passé, ce dimanche 22 avril, à la nuit tombée, sur une route de la province du Hwanghae du Nord, en Corée du Nord ?

Le ministère chinois des Affaires étrangères annonce ce lundi qu’un « grave accident de la route » survenu dans la nuit de dimanche à lundi dans le sud de la Corée du Nord « a provoqué un lourd bilan parmi des touristes chinois ».

Selon les autorités chinoises, l’accident est survenu dans la province du Nord Hwanghae, frontalière de la Corée du Sud. Le groupe de touristes chinois voyageait en car de Kaesong à Pyongyang quand l’accident est survenu, selon le site Internet spécialisé sur la Corée du Nord NK News.

Sur Twitter, la télévision d'Etat chinoise CGTN avait indiqué qu'un bus de touristes était tombé d'un pont en Corée du Nord, et que « plus de 30 personnes » avaient été tuées dans l'accident. Puis le tweet a été supprimé.

Selon les autorités chinoises, l'accident est survenu dans la province du Nord Hwanghae, située au sud de la capitale nord-coréenne et frontalière de la Corée du Sud.

La région est prisée des touristes chinois, et comprend notamment la ville de Kaesong, connue pour ses quartiers anciens, et qui abrite une vaste zone industrielle intercoréenne, où des usines sud-coréennes employaient des ouvriers nord-coréens. Séoul avait fermé cette zone en 2016 en riposte à un nouvel essai nucléaire de Pyongyang.

Et la meilleure route du pays a été empruntée par le car de touristes.

Le réseau routier nord-coréen reste pour l’essentiel dans un état rudimentaire, les routes souvent avec des nids-de-poule , plus souvent des pistes de terre plutôt que des voies bitumées. Les ponts sont parfois fermés à la circulation en raison de la détérioration de leur structure.Mais la route entre Pyongyang et Kaesong, que le car de touristes empruntait selon NK News, est réputée être l’une des meilleures du pays. Elle relie Sinuiju, sur la frontière chinoise, à la zone démilitarisée avec la Corée du Sud.

La voie est entourée de colonnes de béton susceptibles d’être implosées pour bloquer le passage à une éventuelle invasion militaire.

Britney Delsey pour DayNewsWorld

AU MOINS 60 MORTS

DANS UN ATTENTAT A KABOUL

Au moins 60 civils ont été tués et 54 blessés dimanche à Kaboul dans un attentat-suicide revendiqué par le groupe Etat islamique (EI) contre un centre d’enregistrement pour les élections législatives .

Un kamikaze s’est fait exploser parmi la foule à l’entrée du centre où les électeurs récupèrent leur pièce d’identité avant de s’inscrire sur les registres électoraux.

Ce bilan, qui compte des femmes et des enfants selon la police, a été confirmé par les ministères de la Santé et de l’Intérieur.

Les talibans ont fait savoir via leur porte-parole, Zabihullah Mujahid, que «nos Moudjahidines n’ont rien à voir avec l’attaque d’aujourd’hui», rejetant implicitement la responsabilité sur l’organisation Etat islamique (EI) qui a revendiqué l’attaque via son organe de propagande, Amaq.

Selon le porte-parole de l’Intérieur Najib Danish, «le kamikaze est arrivé à pied et a déclenché sa charge au milieu de la foule» provoquant d’important dégâts.

Il s’agit du premier attentat à Kaboul contre un centre préparant les listes électorales en vue des législatives du 20 octobre, depuis le début des inscriptions le 14 avril.

Mais deux autres centres d’inscriptions ont été pris pour cible en province au cours de la semaine écoulée

Violence et attentats sont les principaux obstacles au bon déroulement des élections, admet la Commission électorale indépendante (IEC) ayant ouvert les centres d’inscriptions dans les écoles et les mosquées principalement. Tous gardés par des policiers qui fouillent les électeurs à l’entrée.

Ces législatives sont les premières depuis 2010 et ce scrutin, le premier depuis la présidentielle de 2014.

Paul Emison pour DayNewsWorld

LES FOUDRES DE TRUMP CONTRE

LE NUCLEAIRE IRANIEN

Aux Etats-Unis qui voudrait se retirer du traité, le 12 mai, l’Iran promet de reprendre « vigoureusement » l’enrichissement d’uranium.

« L’Amérique n’aurait jamais dû craindre que l’Iran produise une bombe nucléaire, mais nous poursuivrons vigoureusement notre enrichissement d’uranium », a mis en garde, samedi 21 avril, le ministre iranien des affaires étrangères, Javad Zarif.

Une réponse qui se veut musclée de Téhéran face à une menace de retrait américain de l’accord nucléaire : La reprise de la production de l' enrichissement d’uranium dans la fabrication de l’arme atomique.

Voici un nouvel épisode dans l’escalade de la rhétorique sur ce dossier.

Donald Trump veut « remédier aux terribles lacunes », selon lui, du texte de l’accord signé par Obama. Le président américain juge le texte trop laxiste . En effet pour Donald Trump il n'y a pas suffisamment d’inspections et manque le long terme avec la limitation dans le temps imposées à Téhéran sur son activité nucléaire, expirant en 2025 et 2030.

Alors ne s’encombrant pas de diplomatie il a fixé la date du 12 mai comme ultimatum.

A partir de ce jour il prendra sa décision en fonction des réactions des cinq membres permanents du Conseil de sécurité des Nations unies (Etats-Unis, Russie, Chine, France, Royaume-Uni), en plus de l’Allemagne.

Le ministre iranien des affaires étrangères estime que les dirigeants européens doivent faire pression sur Donald Trump pour que ce dernier maintienne l’accord si les Etats-Unis « entendent conserver leur crédibilité au sein de la communauté internationale » et respecter le traité « plutôt que d’exiger davantage » de conditions.

« Essayer d’apaiser le président, je pense, serait un exercice futile », a-t-il estimé.

Des parlementaires européens à leurs homologues américains ont fait passé un texte : « Soutenons ensemble l’accord avec l’Iran »

Les trois signataires européens vont user de leur force de persuasion auprès du locataire de la Maison Blanche pour qu'il préserve ce texte, qu’ils jugent crucial.

Emmanuel Macron (en visite d’Etat à Washington à partir de lundi), la chancelière allemande Angela Merkel, et la première ministre britannique Theresa May, vont plaider la cause successivement à Washington avant la fin du mois.

Si les Etats-Unis enterrent l’accord, il est « fort improbable » que l’Iran continue de le respecter avec les autres signataires. « Pour l’Iran, il est important de recevoir les bénéfices de l’accord et en aucun cas l’Iran acceptera de l’appliquer unilatéralement »,selon le ministre iranien des affaires étrangères assurant, sans autre précision, que son pays allait adopter des « mesures drastiques ».

Joanne Courbet pour DayNewsWorld

DE MEURTRIERS AFFRONTEMENTS A MADAGASCAR

L'opposition au gouvernement malgache avait appelé à manifester contre la nouvelle loi électorale ce 21 avril. A Madagascar, les députés de l’opposition ont tenté de braver une interdiction de manifester ce samedi 21 avril  2018 à Antananarivo contre les nouvelles lois électorales.

Le préfet de Police de la capitale et le chef de région ont estimé qu'il s'agissait d'un acte illégal.

Le rassemblement a très vite basculé dans de violents heurts avec les forces de l’ordre. La manifestation avait été interdite mardi par les autorités locales et les forces de l’ordre ont tiré des gaz lacrymogènes contre les manifestants qui ont répliqué en lançant des pierres. Près d’un millier d’hommes avaient été déployés pour contenir plusieurs milliers de manifestants. Il y a eu beaucoup de jets de pierres en réponse à des gaz lacrymogènes et des grenades assourdissantes mais également à des tirs de balles en caoutchouc.

Ce n’est que vers midi que les forces de l’ordre ont usé de leurs armes pour tirer en l’air à balles réelles. Dépassées par la situation une quarantaine de militaires a trouvé refuge entre les murs de l’hôtel de ville avantd' être exfiltrés.

Les policiers sont armés pour certains d'entre eux d'armes à feu. Ils se déplacent dans les rues de la capitale malgache en pick-up et en moto pour contenir la foule en colère.Ce matin, les affrontements entre les forces de l’ordre ont duré plus de trois heures.

Selon un bilan provisoire donné par le chef de l’hôpital HJRA d’Antananarivo, les affrontements ont fait pour l'heure, 4 mortschez les manifestants, dont deux enfants, et une vingtaine de blessés évacués aussi bien d'un côté comme de l'autre.

L'opposition quant à elle, estime qu'elle a l'autorisation délivrée par la Commune urbaine d'Antananarivo, dirigée par l'épouse de l'ex-président Ravalomanana.

« Nous n’en resterons pas là », a prévenu la députée du parti TIM Hanitra Razasmanantsoa, considérée ces derniers jours comme la porte-parole de l’opposition.

La députée a par ailleurs interpellé le président de la République, actuellement à l’extérieur du pays. Hanitra Razasmanantsoa a demandé à Hery Rajaonarimampianina de rester là « où il est » et de « ne plus revenir pour le bien du pays et de son peuple ».

L’opposition proteste contre « l’adoption scandaleuse de trois lois électorales » au début d’avril par le Parlement.

Des nouvelles lois électorales en cause

Il s'agit d'une lutte contre les lois électorales votée le 4 avril dernier qui est à l'origine de ces mouvements de colère. L'une d'entre prévoit notamment l'inéligibilité des candidats déjà condamnés. Les partis des deux anciens présidents, le TIM de Ravalomanana et le Mapar de Rajoelina et leurs 73 députés contestent ce vote qui excluraient de fait leur leader.

Des actes de corruption pour acheter la voix des parlementaires auraient été constatés par l'opposition. La Haute Cour doit valider dans les prochaines semaines ces nouvelles dispositions.

Alyson Braxton pour DayNewsWorld

ARRET DES ESSAIS NUCLEAIRES NORD-COREENS

La Chine, principal allié de la Corée du Nord, a - tout comme les Etats-Unis et la Corée du Sud - salué ce samedi matin la décision de la Corée du Nord d'arrêter ses tirs de missiles balistiques et ses essais nucléaires, affirmant que ce geste allait permettre d'avancer vers la dénucléarisation de la péninsule coréenne.

"Le site d'essais nucléaires du nord a rempli sa mission"

"La Corée du Nord va cesser ses essais nucléaires et les lancements de missiles balistiques intercontinentaux", a assuré le dictateur Kim Jong-un, cité par l'agence officielle KCNA. Le régime a également annoncé la fermeture de son site d'essais nucléaires, qui a "rempli sa mission", selon les propos du leader nord-coréen.

"Le Nord va fermer un site d'essais nucléaires dans le nord du pays afin de prouver son engagement à suspendre les essais nucléaires", a ajouté KCNA, citant le dirigeant nord-coréen, qui n'a toutefois pas évoqué le démantèlement de son arsenal, qualifié d'"épée chérie" protégeant le pays.

"Le travail pour installer des ogives nucléaires sur des missiles balistiques est terminé", a-t-il assuré.

La Corée du Nord va donc suspendre, à compter de ce samedi, ses essais nucléaires et de missiles balistiques et démanteler un site à partir duquel elle procédait à ses tests d'armes atomiques. C'est ce qu'a annoncé voici quelques heures l'agence de presse officielle de Pyongyang, KCNA.

Cette annonce pourrait surprendre, alors que les tensions avec la communauté internationale s'étaient encore un peu plus exacerbées à la fin de l'année 2017, pourtant elle semble logique. En effet Pyongyang avait affirmé avoir rempli son objectif de devenir une "force nucléaire". Il n'a plus rien à prouver ni au monde ni à son peuple. Maintenant que les relations diplomatiques, notamment avec Washington et Séoul, se réchauffent de manière pourquoi ne pas passer à la vitesse supérieure pour son peuple ?

Cette annonce participe de la logique même de Kim Jong Un pour qui un des derniertest de missile intercontinentalaurait potentiellement pu atteindre le sol américain. En prenant cette décision, Kim Jong-un peut donc se targuer de pouvoir protéger militairement le peuple nord-coréen avec son arsenal nucléaire, qualifié "d'épée chérie" par le régime. Et ce ce gel est présenté comme une victoire du pays . L'arrêt des essais nucléaires est « d'abord une annonce politique » qui s'inscrit dans un contexte de détente entre le régime de Kim Jong-un, son voisin du Sud et les Etats-Unis.

« Grand progrès! Hâte de participer à notre sommet »

Les Etats-Unis ont immédiatement salués . Le président américain, Donald Trump s'est dit impatient de rencontrer le dirigeant nord-coréen. "Grand progrès! Hâte de participer à notre sommet", a-t-il ajouté dans un tweet.

La Corée du Sud a quant à elle parlé d'une décision « significative » en direction de la dénucléarisation de la péninsule et a annoncé qu'elle contribuerait à créer les conditions favorables au bon déroulement des réunions entre Kim Jong-un et Donald Trump.

Et la Chine, principale alliée de Pyongyang, a salué la décision nord-coréenne, qui va permettre d'apaiser les tensions dans la péninsule coréenne et de promouvoir la dénucléarisation.

« La Chine pense que la décision d'arrêter les essais nucléaires et de se concentrer sur le développement économique ainsi que sur l'amélioration des conditions de vie va aider à apaiser la situation dans la péninsule coréenne et faire avancer le processus de dénucléarisation ainsi que les efforts en vue d'une solution politique », a déclaré Lu Kang, le porte-parole du ministère des Affaires étrangères dans un communiqué.

La présidence sud-coréenne s'est félicitée de "l'environnement très positif pour les sommets à venir (...)", que la décision de Pyongyang "va créer".

"Nous ne pouvons pas être satisfaits"

Le chef du gouvernement japonais Shinzo Abe a salué l'annonce nord-coréenne, "mais le point important est de savoir si cette décision conduira à l'abandon complet du développement nucléaire et celui des missiles, d'une façon vérifiable et irréversible", a-t-il dit. "Nous allons surveiller cela de près".

"Nouvelle ligne"

Durant des années, a expliqué le dirigeant nord-coréen au comité central du Parti des travailleurs, la Corée du nord a pratiqué une politique dite du "développement simultané", ou "byungjin", de l'armée et de l'économie."Ceci est la nouvelle ligne politique stratégique du Parti", a déclaré le jeune dirigeant, cité par KCNA. Le Parti des travailleurs était réuni en séance plénière vendredi afin de discuter d'une "nouvelle étape" dans une "période historique importante de la révolution coréenne en développement".

Mais devenu désormais un Etat puissant, "le Parti tout entier et la nation tout entière doivent maintenant se concentrer sur le développement de l'économie socialiste", a dit Kim Jong Un.Pas de doute, le jeune leader nord-coréen Kim Jong-un, avance ses pions sur l’échiquier mondial « La nation toute entière va pouvoir se concentrer sur le développement de l'économique socialiste », affirme Kim Jong-un, le leader nord-coréen.

A l'approche du sommet, le président sud-coréen a souhaité jeudi la conclusion d'un traité de paix pour mettre fin officiellement à la guerre de Corée.

"Une voie prometteuse est ouverte pour la Corée du Nord si elle accomplit une dénucléarisation complète, vérifiable et irréversible", avait déclaré Donald Trump.

Joanne Courbet pour DayNewsWorld

MIGUEL DIAZ -CANEL SUCCESSEUR A RAUL CASTRO SANS LE CHOIX DES CUBAINS

«Au nom de la Commission nationale de candidatures, j'ai la responsabilité et l'honneur de vous proposer comme président du Conseil d'État et des ministres de la République de Cuba le camarade Miguel Mario Diaz-Canel Bermudez», a déclaré devant l'Assemblée Gisela Duarte, présidente de cette Commission.

C'est un événement historique :pour la première fois, un Castro ne sera plus à la tête du régime issu de la révolution de 1959. Fidel s'est éteint fin 2016 et c'est au tour de Raul, 86 ans, de céder sa place, cette fois à un représentant de la nouvelle génération.

Le numéro deux de l'exécutif cubain Miguel Diaz-Canel a été désigné mercredi comme unique candidat pour succéder au président Raul Castro, ce qui mettra fin à six décennies de pouvoir exclusif des frères Castro.

«Au nom de la Commission nationale de candidatures, j'ai la responsabilité et l'honneur de vous proposer comme président du Conseil d'État et des ministres de la République de Cuba le camarade Miguel Mario Diaz-Canel Bermudez», a déclaré devant l'Assemblée Gisela Duarte, présidente de cette Commission.

Sa nomination officielle aux plus hautes fonctions est confirmée jeudi matin après le vote des députés, qui n'ont ne conteste jamais les décisions prises par la Commission de candidatures.

Raul Castro, 86 ans, a donc cédé, jeudi 19 avril, son fauteuil de président à son dauphin, Miguel Diaz-Canel, 57 ans.

Bilan de dix ans de règne de Raul, qui reste à la tête du Parti communiste cubain.

Pendant un demi-siècle, ce sont les Castro qui ont tenu d'une main de fer le pays.

.Raul, 86 ans, général, ministre des Forces armées révolutionnaires (FAR) a succéder à son frère aîné Fidel (1926-2016) et effectué deux mandats de cinq ans comme président du Conseil d’Etat et du conseil des ministres (2008-2018). C'est lui-même qui a fixé une limite de deux mandats consécutifs de cinq ans pour la présidence.

Une fois au pouvoir, Raul Castro a engagé une série de réformes autrefois impensables comme l'ouverture de l'économie au petit entrepreneuriat privé et a surtout le rapprochement avec les États-Unis, l'ennemi de la Guerre froide. En 2015, les deux pays ont renoué leurs relations diplomatiques et l'année suivante le président américain Barack Obama a effectué une visite historique sur l'île. Mais depuis l'arrivée à la Maison blanche du républicain Donald Trump...

Mais Raul Castro ne quitte cependant pas pour autant le pouvoir, dans la mesure où il devrait continue à occuper le poste clef de premier secrétaire du Parti communiste de Cuba (PCC, parti unique) jusqu’au prochain congrès prévu en 2021.

Le castrisme entame enfin une relève générationnelle. Les commandants de la guérilla et les dirigeants de la « génération historique » laisse monter les cadres nés après la prise de pouvoir par les Castro. Ainsi Miguel Diaz-Canel, 57 ans, le successeur désigné, a fait sa carrière politique en province ; Puis il a été coopté par la direction du PCC. Miguel Diaz-Canel est un homme du système .

Avocat de l'ouverture de l’île comme du développement d'internet, il a montré une image de modernité de son pays sorti enfin d'une cinquantaine de pouvoir castriste

Cet ingénieur en électronique né après la révolution devra poursuivre l’ «actualisation» amorcée du modèle économique cubain esquissée par le cadet des Castro.

Le futur président sera surtout attendu sur le terrain économique qui nécessite des réformes pour redresser une économie stagnante (1,6% en 2017) de plus fortement dépendante des importations et de l'aide de son allié vénézuélien affaibli.

«Cette transition n'est pas improvisée, elle est très bien étudiée et basée sur l'expérience jugée comme réussie (de la transition) entre Fidel et Raul», souligne l'expert cubain Arturo Lopez-Levy, professeur à l'Université du Texas Rio Grande Valley.

«Dans ce cas ils bénéficient du fait que Raul est en vie, même s'il est difficile de garantir qu'il restera en bonne santé ces quatre prochaines années (...) C'est un stabilisateur, un atténuateur de frictions potentielles entre les figures dirigeantes», poursuit le professeur.

Mais cette succession autoritaire va-t-elle mener vers une ouverture démocratique ?

Joanne Courbet pour DayNewsWorld

SOUHAIT DU PRESIDENT SUD-COREEN UN TRAITE DE PAIX ENTRE LES DEUX COREES

Le président sud-coréen Moon Jae-in a souhaité ce jeudi la signature d'un traité de paix avec la Corée du Nord. L'armistice entre les deux pays dure depuis 65 ans.

Le président sud-coréen Moon Jae-in a déclaré ce jeudi qu'il fallait chercher à conclure un traité de paix pour mettre fin officiellement à la guerre de Corée, à l'approche d'un sommet avec le dirigeant nord-coréen Kim Jong Un.

"L'armistice qui traîne en longueur depuis 65 ans doit prendre fin", a dit le président à des représentants d'entreprise de presse, ajoutant: "il faut rechercher la signature d'un traité de paix après la déclaration de la fin de la guerre".e président sud-coréen Moon Jae-in a déclaré, ce jeudi, qu’il fallait chercher à conclure un traité de paix pour mettre fin officiellement à la guerre de Corée, à l’approche d’un sommet avec le dirigeant nord-coréen Kim Jong Un.

Un armistice mais pas de traité de paix

La guerre (1950-53) s’était achevée sur un armistice plutôt qu’un traité si bien que les deux parties sont toujours techniquement en conflit. La Zone démilitarisée, qui divise la péninsule et où aura lieu le sommet intercoréen le 27 avril, est hérissée de mines et de fortifications

Mais Moon Jae-in a déclaré que la conclusion d’un traité de paix serait soumise à l’abandon par le Nord de ses programmes nucléaire et balistique.

"Si le sommet intercoréen et le sommet entre la Corée du Nord et les Etats-Unis débouchent sur la dénucléarisation, je crois qu’il ne sera pas trop difficile de trouver des accords pratiques au sens large sur un régime de paix, la normalisation des relations entre le Nord et les États-Unis, ou une aide internationale pour améliorer l’économie nord-coréenne", a-t-il déclaré.

Washington veut la dénucléarisation totale de la Corée du Nord

Le président américain Donald Trump a prévenu au sujet de son sommet prévu avec M. Kim, qu’il serait annulé s’il s’annonçait infructueux.

"Si je pense que cette rencontre ne sera pas fructueuse, nous n’allons pas nous y rendre. Si la rencontre, lorsque j’y serai, n’est pas fructueuse, je la quitterai respectueusement", a affirmé le président américain.

Pyongyang est-il prêt à renoncer à ses programmes atomiques, qu’il qualifie "d’épée chérie" ?. Selon des responsables sud-coréens comme chinois e M. Kim s’était dit prêt à la dénucléarisation de la péninsule coréenne.

Le retrait des troupes américaines et la fin du parapluie nucléaire américain sur l’allié sud-coréen serait alors entamé. Mais Washington assène qu’il lui faut la dénucléarisation totale, vérifiable et irréversible de la Corée du Nord.

Un traité de paix qui s'annonce cependant difficile

Alyson Braxton pour DayNewsWorld

RENCONTRE SECRETE

ENTRE KIM JONG UN ET LE CHEF DE LA CIA

 

Mike Pompeo, actuel directeur de la CIA que le président américain a nommé au poste de secrétaire d'Etat, a rencontré le dirigeant nord-coréen Kim Jong-un la semaine dernière, confirme mercredi

. « La rencontre s'est bien déroulée et une bonne relation s'est établie », a assuré le président Rencontre secrète.

Le président américain Donald Trump a confirmé mercredi 18 avril sur Twitter que le chef de la CIA avait rencontré le leader nord-coréen Kim Jong-un lors d'une visite secrète à Pyongyang la semaine dernière, avant le sommet prévu entre les deux dirigeants "début juin".

«Les détails du sommet sont à l'étude », a déclaré Donald Trump. « La dénucléarisation sera un grand événement pour le monde, mais aussi pour la Corée du Nord », a-t-il ajouté.

La veille, le président américain avait annoncé que cinq lieux étaient à l'étude pour cette rencontre historique prévue entre le président américain et son homologue nord-coréen. Ce sommet est très attendu, mais « il est possible que tout ne se passe pas bien et que ces discussions ne se tiennent pas », avait-il toutefois prévenu.

Le chef de la CIA est le premier officiel américain à avoir rencontré Kim Jong-un. Cette visite confirme la volonté de Donald Trump d'être le premier président en exercice à rencontrer un dirigeant nord-coréen.

Selon un responsable américain, la visite de Mike Pompeo en Corée du Nord,était destinée à évaluer le degré de préparation de Kim Jong-un dans la perspective d'un sommet avec Donald Trump,. Cette rencontre a été arrangée par les chefs des services de renseignements coréens, Suh Hoon au Sud et Kim Yong-chol au Nord. On sait que Mike Pompeo s'est envolé pour la Corée du Nord de la base américaine d'Osan, au sud de Séoul.

Donald Trump avait déclaré plus tôt que des contacts de très haut niveau avaient eu lieu "Nous avons commencé à discuter directement avec les Nord-Coréens", a dit mardi le président américain lors d'une séance de photos en compagnie du Premier ministre japonais, Shinzo Abe, qui l'a rejoint en Floride, à sa résidence de Mar-a-Lago.

Avant la rencontre Trump-Kim, un sommet intercoréen aura le 27 avril. Par ailleurs, selon CNN, le dirigeant chinois, Xi Jinping, a également prévu de se rendre à Pyongyang.

Joanne Courbet pour DayNewsWorld

LES ENLEVEMENTS DES JAPONAIS

DANS LES ANNEES 1970 / 1980

 

La police japonaise a identifié un agent nord-coréen - une femme - qui paraissait diriger l'opération à bord du bateau : Kim Myong-suk.

Un mandat d'arrêt international a été lancé par Interpol. Agée aujourd'hui de près de 80 ans, l'espionne se trouverait en République populaire démocratique de Corée (RPDC).

Lors de la visite à Pyongyang du premier ministre japonais Junichiro Koizumi, en 2002, le régime nord-coréen a reconnu 13 cas d'enlèvements qui avaient été mis par le "dirigeant suprême" Kim Jong-il sur le compte d'agents "trop zélés". Pyongyang n'a donné aucune explication à ces enlèvements mais selon les kidnappés qui sont revenus, ils étaient utilisés pour former des espions

Par la suite, d'autres cas se sont ajoutés. Tokyo 'en a adjoint un 17e à la liste officielle : une jeune femme du département de Tottori (mer du Japon), Kyoko Matsumoto, 29 ans, disparue en octobre 1977. Un mois plus tard, à Niigata, une fillette de 13 ans, Megumi Yokota, était enlevée à son tour.

Il est possible que les victimes aient été enlevées pour enseigner la langue et la culture japonaise à des espions nord-coréens.

Les victimes les plus âgées pourraient également avoir été enlevées pour que la Corée du Nord s'approprie leurs identités ces personnes ayant, semble-t-il, été tuées immédiatement.

Il est aussi supposé que des femmes japonaises ont été enlevées pour servir d'épouses à un groupe de terroristes japonais basé en Corée du Nord à la suite du détournement du vol 351.

Certaines ont été enlevées parce qu'elles furent témoins des activités d'agents nord-coréens au Japon, ce qui expliquerait l'enlèvement de Megumi Yokota alors qu'elle n'était qu'une petite fille !

Carl Delsey pour DayNewsWorld

DE NOMBREUSES FILLES DE CHIBOCK MORTES

EN CAPTIVITE

 

Quatre ans après leur enlèvement par Boko Haram, le sort d’une centaine de lycéennes de Chibok reste incertain au Nigeria où, selon certaines sources, des dizaines d’entre elles sont mortes en captivité

Les parents des lycéennes de Chibok, prises en otages par Boko Haram, et des milliers de personnes se sont rassemblés samedi dans cette petite localité du nord-est du Nigeria à l’occasion du quatrième anniversaire de leur enlèvement.

"seules 15 de vivantes"

La polémique a démarré peu après les prières pour leur libération, lorsqu’un journaliste nigérian ayant participé à des négociations avec le groupe jihadiste, a affirmé

« qu' une poignée » des 112 filles encore retenues par Boko Haram était toujours en vie.

Dans un long message posté sur Twitter, Ahmad Salkida a écrit que « seules 15» avaient survécu :

« Beaucoup de filles sont mortes prises entre des tirs croisés et les bombardements des forces de sécurité qui, sans aucun doute, tentaient de les secourir ».

107 filles ont été retrouvées

Les autorités nigérianes n’ontni rmé ni démenti depuis lors, affirmant seulement qu’elles n’avaient pas cette information.

« Les faits connus de nos responsables et des contacts internationaux qui soutiennent ce processus sont que les filles de Chibok restantes sont toujours là », a réagi devant la presse le porte-parole de la présidence, Garba Shehu.

« Nous ne renonçons pas à obtenir leur libération ».

276 filles avaient été enlevées le 14 avril 2014 dans leur internat de Chibok, dont 57 ont réussi à s’échapper juste après. Depuis, 107 filles ont été retrouvées, libérées ou se sont échappées suite à des négociations du gouvernement avec Boko Haram.

En août 2016, Boko Haram avait diffusé une vidéo montrant une cinquantaine de prisonnières.

Un homme armé et masqué déclarait alors que « plusieurs d’entre elles sont mortes des suites d’un bombardement aérien ».

Jenny Chase pour DayNewsWorld

LES FUNERAILLES DE WINNIE MANDELA

REMPART CONTRE L'APARTHEID JUSQU'A SA MORT

Le cercueil de «Mama Winnie», recouvert du drapeau sud-africain, a quitté samedi matin son domicile de Soweto.

Des milliers de personnes ont rendu un dernier hommage samedi, dans le township sud-africain de Soweto, à Winnie Madikizela-Mandela, l’héroïne populaire de la lutte contre l'apartheid.

Après dix jours de deuil national décrété en souvenir «Mama Winnie», «la Mère de la nation», décédée le 2 avril à 81 ans, a eu lieu la cérémonie organisée dans le stade d'Orlando.

«C'est ma mère qui a gardé vivante la mémoire de mon père» Nelson Mandela pendant ses 27 années de détention avant qu'il ne devienne président en 1994, a rappelé sa fille aînée, Zenani Mandela-Dlamini.

C'est elle qui «a gardé son nom sur les lèvres des gens, qui a gardé sa mémoire dans le cœur de gens», a-t-elle ajouté pendant que de nombreux chants de lutte étaient chantés dans le stade noir de monde.

Sa fille n'a pas manqué de sen prendre' violemment à ceux qui ont voulu «diaboliser» l'image de sa mère alors qu'elle a combattu et «triomphé» de «l'un des régimes les plus puissants et cruels du siècle dernier».

«Pourquoi ne pas avoir fait de même pour ses homologues masculins et rappeler au monde les nombreux crimes qu'ils ont commis avant d'être appelés saints», a-t-elle dénoncé avec justesse. Le parcours de Nomzamo Winifred Zanyiwe Madikizela, connue sous le nom de «Winnie», est indissociable du premier président noir d'Afrique du Sud.

Si Winnie Mandela a été mise en cause dans les exactions commises par sa garde rapprochée, le «Mandela United Football Club», et condamnée à deux ans de prison avec sursis et une amende pour l'enlèvement en 1988 de quatre jeunes hommes, elle n'en reste pas moins un « rempart » contre l'apartheid et a «montré le chemin dans les périodes les plus difficiles» a rappelé le président sud-africain Cyril Ramaphosa.

Elle est restée «révolutionnaire» jusqu'à sa mort, «elle ne s'est jamais fait acheter», a martelé à son tour Julius Malema, le chef du parti de la gauche radicale des Combattants pour la liberté économique (EFF).

« Un roc » inébranlable, « une héroïne ».

Andrew Preston pour DayNewsWorld

FRAPPES AERIENNES EN SYRIE

C'est Donald Trump qui a annoncé en premier ces frappes, lors d'une allocution à la Maison-Blanche vers 22h . « Une opération combinée est en cours avec la France et le Royaume-Uni, nous les remercions tous les deux », a dit le président des Etats-Unis, en dénonçant les attaques chimiques  menées par le régime de Damas. Sur le terrain, les alliés ont, selon le Pentagone, pris soin d'éviter de toucher les forces russes très présentes dans le pays. La Russie a par ailleurs confirmé qu'aucune des frappes n'avait touché les bases aérienne et navale russes en Syrie. Au moins trois sites ont été visés par les Occidentaux.

Depuis Londres, la Première ministre britannique Theresa May a affirmé qu'il n'y avait « pas d'alternative à l'usage de la force ». En conséquence, elle a autorisé les forces armées britanniques à conduire « des frappes ciblées et coordonnées » contre les capacités militaires chimiques du régime de Bachar al-Assad  pour « prévenir » leur usage.

Peu avant 3h30, l'Elysée a publié à son tour un communiqué d'Emmanuel Macron indiquant avoir "ordonné aux forces armées françaises d’intervenir [...] dans le cadre d’une opération internationale [...] dirigée contre l’arsenal chimique clandestin du régime syrien". "La ligne rouge fixée par la France en mai 2017 [sur l'utilisation des armes chimiques par le régime d'Assad, NDLR] a été franchie", a-t-il communiqué.

L'Elysée a diffusé une vidéo des avions de chasse français ayant participé à cette opération. Ont été visés « le principal centre de recherche » du « programme clandestin chimique » du régime syrien, à Damas, et « deux centres de production » situés dans la région de Homs. « C'est la capacité de développer, de mettre au point et de produire des armes chimiques qui est atteinte », a ainsi affirmé samedi la ministre française des Armées, Florence Parly .Londres a frappé un complexe militaire, ancienne base de missiles, à 24 kilomètres à l'ouest de Homs, « où le régime est supposé conserver des armes chimiques ».

Selon le général Joe Dunford, chef d'état-major américain, les forces occidentales ont visé trois cibles liées au programme d'armement chimique syrien, l'une près de Damas et les deux autres dans la région de Homs, dans le centre de la Syrie. Des frappes de précisions ont été menées pendant une heure contre le programme d'armement chimique de la Syrie par les États-Unis, la France et le Royaume-Uni.

Toutefois, l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH) a déclaré que d'autres cibles ont été visées comme « plusieurs bases militaires » et surtout des locaux de la garde républicaine à Damas et ses environs.

Selon la Russie, les trois pays occidentaux ont tiré « plus de 100 missiles de croisière et missilesair-surface [...] depuis la mer et l'air sur des objectifs syriens militaires et civils ».

Le ministère de la Défense russe, a assuré qu'aucun des missiles de croisière tiré n'avait atteint la zone de responsabilité des défenses aériennes russes qui protègent les installations à Tartous et à Hmeimim

Les forces engagées sont nombreuses.

Trois frégates multi-missions et plusieurs Rafales accompagnés d'Awacs et d'avions ravitailleurs ont participé à l'opération Londres a utilisé quatre avions de chasse Tornado GR4 de la Royal Air Force, équipés de missiles Storm Shadow.

Les Etats-Unis ont tiré des « types de munitions divers », dont des missiles de croisière Tomahawk. D'après Fox News, des bombardiers à long rayon d'action B-1 ont aussi été engagés. Le ministre américain de la défense Jim Mattis a affirmé avoir employé deux fois plus de munitions que pour la frappe américaine d'avril 2017 sur la base militaire d'Al-Chaayrate, près de Homs.

Le régime syrien a dénoncé une « agression barbare et brutale" des Occidentaux, selon le ministère des Affaires étrangères cité par l'agence officielle Sana qualifiant cette « agression tripartite contre la Syrie » « de violation flagrante du droit international ». « De telles attaques ne décourageront pas nos forces armées et leurs alliés de continuer à écraser ce qui reste des groupes terroristes armés sur tout le territoire », a déclaré le haut commandement de l'armée syrienne.

Un « nombre significatif  » des tirs ont été interceptés par la défense antiaérienne syrienne selon Moscou et Damas. Les systèmes de défense russes se trouvant sur le territoire syrien n'auraient en revanche « pas été utilisés », selon la Russie.

La Russie, soutien indéfectible de Damas, a cependant vivement réagi. La Syrie après avoir résisté pendant des années à « une agression terroriste », a été frappée par l'opération militaire occidentale alors qu'elle avait « une chance d'avoir un avenir pacifique », a déclaré samedi le ministère russe des Affaires étrangères.

La Russie a annoncé avoir convoqué une réunion d'urgence du Conseil de sécurité de l'ONU alors que son ambassadeur aux Etats-Unis, Anatoli Antonov, a martelé que ces frappes étaient une "insulte" au président Vladimir Poutine.

« Nous avions averti que de telles actions appelleraient des conséquences », a écrit Anatoli Antonov dans un communiqué. « Nos mises en garde ont été ignorées », a-t-il déploré.


Des frappes symboliques certes contre l'usage présumées des armes chimiques. Mais ne sommes nous pas en droit  de nous demander si ne se joue pas devant nos yeux  une partie de "jeu de rôle" mondial entre les superpuissances...Et quel avenir pour la Syrie?

 

Alize Marion pour DayNewsWorld

REPRISE DU CONTROLE DE LA GHOUTA ORIENTALE PAR L'ARMEE SYRIENNE

Après Alep ou Homs, la Ghouta orientale rejoint la liste des bastions rebelles reconquis par le régime syrien et ses alliés.

La chute de la Ghouta orientale est une nouvelle étape de la reconquête du territoire syrien par le régime de Bachar el-Assad, appuyé par ses alliés russes et iraniens.

C'est la Russie, alliée du régime de Bachar el Assad, qui l'a annoncé : la région de la Ghouta orientale a été entièrement reprise ces dernières heures. Pendant cinq ans, cette zone rebelle proche de Damas a été assiégée par le régime syrien et ses alliés. Jeudi 12 avril la police militaire russe s’est déployée dans Douma, la capitale et l’ultime poche de résistance de cette région rebelle, signe de sa capitulation définitive.

"Un événement important pour l'histoire de la République arabe de Syrie a eu lieu aujourd'hui (jeudi) : le drapeau du gouvernement syrien a été hissé sur un bâtiment de la ville de Douma, ce qui marque la prise de contrôle de cette localité et par conséquent de la Ghouta orientale dans sa totalité", a déclaré le général russe Iouri Evtouchenko, cité par les agences russes.

Après cinq années de siège l'offensive sur cette région proche de Damas avait débuté en février dernier marquée par un pilonnage incessant, qui a causé la mort de plus de 1 600 civils et s’est conclu sur une attaque chimique présumée, suite à laquelle Américains, Français et Britanniques réfléchissent à une réponse militaire.

Face aux menaces d’intervention militaire occidentale à la suite du bombardement chimique du 7 avril, Moscou a voulu accélérer la manœuvre et rendre sa victoire irrémédiable.

Le groupe rebelle indiquerait n'avoir eu d'autre choix que d'accepter l'évacuation de la région après une attaque chimique présumée imputée au régime syrien. « C'est l'attaque chimique qui nous a poussés à accepter », a déclaré Yasser Delwane, chef du bureau politique de Jaïch al-Islam.

Dans les jours précédents, en vertu d’un accord avec Moscou, les combattants de Jaïch Al-Islam, le groupe armé d’inspiration salafiste aux commandes de la ville depuis 2013, avaient commencé à être transférés par bus vers la région de Djarabulus, une zone rebelle du nord de la Syrie, sous protection turque

Les évacuations se poursuivent, c’est un processus lent. Les combattants remettent leurs armes lourdes et partent avec leurs familles.

Plusieurs dizaines de milliers de personnes, combattants et civils mélangés, ont ainsi été évacuées de la Ghouta à la suite d’accords dictés par Moscou. Près de 100 000 civils ont aussi été déplacés par les combats, sur une population totale estimée par l’ONU, avant le début de l’assaut le 19 février, à 400 000.

Pour le camp prorégime, la reprise totale de la Ghouta orientale permet, entre autres, de sanctuariser la capitale. La reprise de la Ghouta couronne le processus de rétablissement du régime Assad . C’est une victoire importante, achevée après avoir mené une violente offensive et les civils ont payé un très lourd tribut. Pour les rebelles, c’est un pas de plus vers une disparition programmée. Ces derniers ne contrôlent plus que quelques petits faubourgs dans la banlieue de Damas, dont la reprise ne devrait pas demander beaucoup d’efforts aux autorités.

Actuellement planent les menaces de frappes occidentales qui nourrissent les tensions dans la région.

Des menaces suivies de très près par les pays riverains de la Syrie comme le Liban, où le risque d'une déflagration régionale est pris au sérieux.

Alize Marion pour DayNewsWorld

MYSTERIEUSE ATTAQUE D'UNE BASE AERIENNE

DU REGIME SYRIEN

Tôt ce lundi, entre 03h25 et 03h53 en Syrie des frappes ont visé l'aéroport militaire T-4 situé dans le centre du pays.

Une frappe qui aurait causé la mort d'au moins 14 personnes, dont plusieurs Iraniens, selon l'Observatoire syrien des Droits de l'Homme (OSDH), à Londres.

«Des forces russes, iraniennes et du mouvement libanais du Hezbollah», alliés du régime de Bachar el-Assad, sont stationnées sur la base T-4, située entre les villes de Homs et Palmyre, selon l'OSDH, basé à Londres.

Située dans une zone désertique stratégique, proche des principaux gisements gaziers syriens, la base est utilisée en particulier par la force Al Qods, l'unité d'élite des Gardiens de la révolution iraniens, alliés de Damas dans la guerre civile syrienne »

Or ces tirs interviennent deux jours après une attaque chimique présumée qu'ont dénoncé les Casques Blancs et l'ONG médicale Syrian American Medical Society (SAMS) dans le bombardement à Douma faisant 48 morts et plus de 500 personnes souffrant de « difficultés respiratoires ».

Les condamnations internationales ont fusé de façon unanime.

Pour leur part, la Syrie comme la Russie ont nié toute responsabilité pour l'attaque présumée contre cette dernière poche rebelle de la Ghouta orientale.

Le président Donald Trump a certes promis dimanche de faire payer « le prix fort » au régime de « cet animal » Bachar al Assad pour les frappes chimiques présumées à Douma tandis Emmanuel Macron a estimé qu'une « ligne rouge » avait été franchie .

Les deux hommes se sont entretenu dimanche soir au téléphone.

Mais Washington a rapidement nié toute responsabilité ce lundi dans ce bombardement tout comme la France .

Moscou, pour sa part, accuse Israël !

«Deux avions F-15 de l'armée israélienne ont frappé l'aérodrome entre 03h25 et 03h53 heure de Moscou à l'aide de huit missiles téléguidés depuis le territoire libanais, sans pénétrer dans l'espace aérien syrien», a affirmé le ministère russe de la Défense.

Après avoir tout d'abord accusé les Etats-Unis par la voix de l'agence officielle SANA, le régime d'Assad s'est rétracté pour s'aligner sur Moscou, dénonçant une « agression israélienne ».

Fait confirmé à la chaîne NBC News ajoutant que Washington a été informé de cette attaque. Israël a de son côté «décliné tout commentaire» lundi comme à son habitude.

Mais l'Etat hébreu a mené nombre de raids en Syrie depuis 2012 et le plus important, en février dernier, a justement visé la base aérienne T4 servant à approvisionner en armes le Hezbollah libanais.

Les relations entre Moscou et Washington risquent de s'envenimer un peu plus.

Alize Marion pour DayNewsWorld

QUE PEUT-ON ATTENDRE DE LA VISITE DU PRINCE SAOUDIEN MOHAMMED BEN SALMAN EN FRANCE ?

 

Après trois semaines aux Etats-Unis et un passage en Grande-Bretagne, Mohammed Ben Salmane fait une escale en France. Le prince héritier d'Arabie Saoudite, Mohammed Ben Salmane, est arrivé dimanche pour une visite officielle de deux jours à Paris où il a été accueilli par Jean-Yves Le Drian.

Il est attendu à un forum économique et à un dîner à l'Elysée mardi soir.

La France dit vouloir lancer « un nouveau partenariat stratégique » avec l'Arabie Saoudite mais de nombreux sujets de tension existent entre les deux pays qu'il s'agisse des droits de l'homme (purge de 200 personnes, accusées de corruption, parmi lesquelles des princes, plusieurs ministres et des dizaines d'anciens responsables politiques en novembre par exemple) , de la guerre au Yémen ou de l’Iran chiite.

Mohammed Ben Salmane bouscule l'Arabie saoudite, affichant l'image d'un jeune héritier de 32 ans réformateur. Ses réformes  bousculent les habitudes de la monarchie ultraconservatrice, berceau du fondamentalisme wahhabite. « MBS » prône dorénavant un islam modéré et entend dépoussiérer la vielle monarchie. Il vient, par exemple, d'autoriser les femmes à conduire et de permettre l'ouverture des cinémas. Il se pose désormais en partenaire-clef dans la lutte contre le terrorisme. Riyad a contribué, à hauteur de 100 millions de dollars, au financement de la force G5 Sahel, soit le quart de son budget annuel.

Sur le plan international, le prince héritier a semblé être enclin début avril à un rapprochement entre Riyad et Israël, fait inédit puisque officiellement l'Arabie saoudite ne reconnaît pas l'Etat hébreu. "Je pense que les Palestiniens et les Israéliens ont droit à leur propre terre. Mais nous devons obtenir un accord de paix pour garantir la stabilité de chacun et entretenir des relations normales", a-t-il ainsi déclaré dans un entretien au magazine américain The Atlantic. En mars, l'Arabie saoudite avait déjà fait un premier pas en ouvrant son espace aérien à des vols commerciaux israéliens.

En fait MBS multiplie les signes d'ouverture et mène une campagne de séduction auprès des Occidentaux pour les persuader d'accompagner la modernisation du royaume, qu'il souhaite préparer à l'après-pétrole.

Il a déjà rendu visite au Royaume-Uni et vient de passer trois semaines aux États-Unis, où il a signé une multitude d’accords dont des contrats d’armement pour un montant d’un peu plus d’un milliard de dollars (815 millions d’euros)...« MBS » est galvanisé par le soutien du président américain, assurant que « la relation n’a jamais été aussi bonne entre les deux pays ». En France, comme dans ses étapes précédentes, il veut incarner une image plus libérale et moderne de l’Arabie saoudite. C’est aussi sur cela que surfe l’Elysée, parlant avant tout de « vision commune » et de « nouveau partenariat stratégique ». « Les contrats, qu’ils soient civils ou militaires, ne sont pas au centre de la visite », assure l’Elysée .

À Paris, les entreprises seront surtout en ligne pour obtenir des contrats dans le secteur du tourisme, notamment archéologique, sur des sites nabatéens pré-islamiques, de l'énergie, des transports et du numérique. La visite annoncée de MBS de l'incubateur de start-up Station F, le plus grand du monde, prévue lundi avec le Premier ministre Edouard Philippe, a été annulée dimanche soir. ll a été convenu de progresser sur la définition des projets entrepreneuriaux franco-saoudiens avant d'envisager une visite de ce niveau à Station F.

Le prince héritier saoudien, en pleine offensive de séduction des Occidentaux, projete donc une image un peu plus libérale du royaume conservateur au pouvoir autoritaire et entend favoriser les investissements dans son pays qu’il veut préparer à l’après-pétrole.

Mais les ONG tirent la sonnette d'alarme quant à la situation réelle à l'intérieur du royaume wahhabite dénonçant un prince aux deux visages.

Abby Shelcore pour DayNewsWorld

ATTAQUE CHIMIQUE PRESUMEE

SUR DOUMA EN SYRIE

Les forces gouvernementales ont déjà reconquis 95 % de l’enclave rebelle qu'est la Ghouta orientale, à la faveur d’un pilonnage meurtrier initié le 18 février mais aussi d’accords d’évacuation parrainés par la Russie

.Après 10 jours de trêve, le régime syrien a repris vendredi son offensive contre Douma, dernier fief des insurgés dans la région de la Ghouta orientale. Quelque 10 000 combattants rebelles y seraient encore retranchés, les derniers à rester après plusieurs vagues d'évacuation coordonnées par la Russie. Ce dimanche 8 avril au matin, les bombardements ont repris sur la ville.

Selon des casques blancs qui opèrent sur le terrain, des gaz toxiques auraient été utilisés dans la Ghouta orientale. Les blessés seraient évacués en urgence dans les hôpitaux de la ville. Ici, ces enfants recevraient une aide respiratoire. Les casques blancs, organisation de secouristes syriens, évoquent des dizaines de cas de suffocation.

Une accusation démentie par Damas

En 24 heures, 70 personnes auraient trouvé la mort lors de bombardements.

Cette attaque chimique présumée sur Douma suscite la réprobation internationale.

Le département d’Etat américain estimait dimanche matin que « ces informations, si elles sont confirmées, sont effroyables et exigent une réponse immédiate de la communauté internationale ».

Le pape François a déclaré devant des milliers de fidèles rassemblés place Saint-Pierre que « rien, rien ne peut justifier l’usage de tels instuments d’extermination contre des personnes et des populations sans défense ». « Des nouvelles terribles nous parviennent de la Syrie avec des dizaines de victimes, dont beaucoup de femmes et d’enfants (...) tant de personnes frappées par les effets des substances chimiques contenues dans les bombes », s’est élevé le souverain pontife.

« Beaucoup de morts, dont des femmes et des enfants, dans une attaque CHIMIQUE insensée en Syrie. La zone des atrocités est bouclée et encerclée par l’armée syrienne, ce qui la rend inaccessible au monde extérieur. Le président Poutine, la Russie et l’Iran sont responsables de leur soutien à l’animal Assad. Le prix fort sera payé », écrit le président des Etats-Unis sur Twitter.

Moscou, allié du régime syrien, a de son côté « démenti fermement cette information ».

Alize Marion pour DayNewsWorld

DE LA PRISON POUR L'ANCIEN PRESIDENT

BRESILIEN LULA

 

La Cour suprême du Brésil a rejeté une demande qui aurait permis à l'ancien président Lula d'éviter la prison et de rester en liberté tant que tous ses recours contre sa peine de 12 ans d'emprisonnement pour corruption n'étaient pas épuisés, alors que celui-ci restait jusqu'à présent favori pour l'élection présidentielle d'octobre.

La Cour suprême lui a en effet refusé un habeas corpus qui lui aurait permis de rester en liberté jusqu'à l'épuisement de tous les recours.

Après un débat de onze heures retransmis à la télévision le vote a été très serré parmi les 11 juges de la Cour suprême, la demande d'habeas corpus de Lula ayant été rejetée par six voix contre cinq.

Une décision loin d'être unanime : la demande a été rejetée par six voix contre cinq, à l'issue de débats qui se sont étendus 11 heures durant, à six mois d'une élection présidentielle pour laquelle il était donné favori. Bien que très serré, ce résultat est une victoire éclatante pour les procureurs de l'opération "Lavage-Express", enquête tentaculaire qui a mis au jour un gigantesque scandale de corruption impliquant des hommes politiques de tous bords.

En théorie, Lula doit désormais aller en prison, mais d'après de nombreux juristes, il ne devrait pas se retrouver derrière les barreaux que la semaine prochaine. Les avocats de Lula peuvent gagner du temps en faisant examiner un nouveau recours, devant un autre tribunal, mais il a, a priori, peu de chances d'aboutir...

L'homme politique âgé de 72 ans se voit donc rattrapé par la plus importante affaire de corruption de l'histoire du Brésil: l'opération "Lava Jato", lavage express.

En juillet, le juge anticorruption Sergio Moro l'avait condamné à neuf ans et demi de prison pour avoir obtenu un triplex en bord de mer d'une entreprise de bâtiment en échange de contrats publics. Une peine alourdie à douze ans et un mois en appel à la mi-janvier. Des accusations que Lula nie avec vigueur et qu'il voit comme un complot visant à l'empêcher de briguer un troisième mandat, huit ans après avoir quitté le pouvoir avec un taux de popularité record.

Mais l'homme politique a déjà reçu plusieurs déclarations de soutien. «Le peuple brésilien a le droit de voter pour Lula, le candidat de l'espérance. Sa candidature sera défendue dans les rues et dans toutes les instances, jusqu'aux dernières conséquences», a affirmé sur Twitter le Parti des Travailleurs, fondé par Lula dans les années 80.

De son côté, le président vénézuélien Nicolas Maduro a affirmé sur Twitter avoir ressenti «une douleur à l'âme devant une telle injustice». La présidente du parti, Gleisi Hoffmann, a parlé d'un "jour triste pour la démocratie et pour le Brésil"

En dépit du scandale, le président aux deux mandats (2003-2010) reste perçu comme «près du peuple»

Alyson Braxton pour DayNewsWorld

CARLOS ALVARADO ELU PRESIDENT

DU COSTA RICA


"Nous voulons non seulement préserver la démocratie, la paix et le respect de la nature mais aussi projeter le Costa Rica vers l'avenir", a Carlos Alvarado après avoir déposé son bulletin dans l'urne.

Dimanche 1er avril, Carlos Alvarado, le candidat de centre gauche, a été élu président du Costa Rica. Cet ancien ministre du Travail et des Affaires sociales de l'actuel gouvernement, a pris la tête

face au conservateur Fabricio Alvarado, tout comme lui, un ancien journaliste qui aime chanter. Carlos Alvarado a largement remporté avec 60,74 % des voix, la présidentielle au Costa Rica, au terme d'une campagne marquée par de profondes divisions sur le mariage gay et la place de la religion devançant au second tour son adversaire, le pasteur évangélique Fabricio Alvarado, 43 ans, fermement opposé au mariage homosexuel qui n'a obtenu que 39,3 %.

Le débat sur le mariage gay s'était imposé dans l'élection. .Fervent défenseur des droits de l'homme, Carlos Alvarado avait affiché son soutien au mariage homosexuel --actuellement interdit dans le pays-- auquel s'opposait son adversaire, également ancien député et candidat du parti Restauration nationale (RN, lié aux églises néo-pentecôtistes).

"C'est la première fois qu'une élection au Costa Rica se polarise sur des sujets religieux et de droits de l'homme", a souligné l'analyste Gustavo Araya, de la Faculté latino américaine de sciences sociales.

« Cette élection nous a permis, en tant que pays, de nous regarder dans un miroir » a lancé le vainqueur à la foule. « Dans ce miroir, nous avons vu un pays divers, qui a différents points de vue, qui connaît des inégalités, qui doit travailler pour donner plus d'opportunités à certaines parties du pays. Notre tâche doit être d'unir le pays ».

Durant ses études universitaires Carlos Alvarado a développé son goût pour la musique, en intégrant un groupe de rock progressif, Dramatika. Mais le nouveau président a surtout étudié les sciences politiques, avec un passage par l'université du Sussex, au Royaume-Uni. En tant que candidat du parti sortant, il lui a fallu se démarquer de l'actuel gouvernement mis en cause par une affaire de trafic d'influence.

Carlos Alvarado, élu pour quatre ans, est favorable à la laïcité de l'Etat dont il prône plus d'intervention dans l'économie. Il a déclaré vouloir « unir » le pays pour le faire « aller de l'avant ».

« Un gouvernement pour tous »

Le président élu doit s'entretenir avec les responsables des principaux partis pour former un gouvernement d'union. « Nous avons entendu le message des citoyens: un gouvernement pour tous », a déclaré Carlos Alvarado

Le Costa Rica jouit d'une tradition démocratique qui a longtemps fait exception dans la région et d'une relative stabilité qui lui ont valu le surnom de "Suisse de l'Amérique centrale" .

Même si le Costa Rica est considéré comme un des pays les plus progressistes de la région, avec un taux d'alphabétisation de 97,5 % et un investissement supérieur à 7 % du PIB dans l'éducation, selon l'Unesco, Carlos Alvarado, ancien journaliste et fan de rock, a remporté dimanche la présidentielle sur fond de divisions, dans un pays au déficit record. En effet si la polémique autour du mariage gay a relégué à l'arrière-plan d'autres thèmes, celui du déficit budgétaire croissant qui a valu au pays quatre dégradations de sa note de crédit au cours des cinq dernières années va devoir être pris à bras le corps.

Des chantiers colossaux attendent donc le nouvel élu pour sauver un Etat providence unique dans la région.

En effet un scandale de conflit d’intérêts a entaché l’image de renouveau du précédent gouvernement, auquel appartenait Carlos Alvadoros, incapable de réduire la pauvreté extrême (6 %), le chômage (9,3 %) et la violence galopante (12 homicides pour 100 000 habitants). De plus les finance publiques sont en crise : le nouveau président, élu pour quatre ans, hérite d’un déficit fiscal record (6,2 % du PIB) et d’une dette publique de plus de la moitié du PIB.

La crise des finances de l’Etat menace la survie des services publics d’éducation et de santé, instaurés après l’abolition de l’armée en 1948.

Ce petit pays vivant de l'écotourisme et réputé pour sa tradition démocratique et sa stabilité politique a quelques défis cependant à relever.

Joanne Courbet pour DayNewsWorld

REELECTION SANS SURPRISE DE AL-SISSI

A LA PRESIDENCE EGYPTIENNE

Quelque 60 millions d’électeurs égyptiens, sur près de 100 millions d’habitants du pays le plus peuplé du monde arabe, ont été appelés aux urnes les 26, 27 et 28 mars.

Et c'est sans surprise aucune, avec plus de 90 % des voix, que le président sortant Abdel Fattah al-Sissi âgé de 63 ans a remporté l'élection présidentielle, selon les premières estimations publiées jeudi 29 mars par la presse d'État. Le seul autre candidat, Moussa Mostafa Moussa, a recueilli environ 3% des voix.

Une victoire attendue puisqu'il n'avait face à qu' un seul adversaire, Moussa Mostafa Moussa, inconnu du grand public et partisan affiché du chef de l'État ! Les autres candidats potentiels avaient été emprisonnés ou fortement dissuadés de se présenter. La réélection de Al-Sissi lors de ce nouveau scrutin qui s'est tenu de lundi à mercredi ne surprend donc aucun observateur.

Même si Moussa Mostafa Moussa s'est défendu d'être en lice pour éviter un plébiscite du président sortant, il n'en demeure pas moins que les candidats sérieux avaient été évincés de la course. Ce que dans une interview à la télévision, le président avait estimé regrettable !! .

« J’aurais aimé que soient présents un, deux, trois ou 10 des meilleurs » candidats, avait-il assuré.

Toutefois le taux de participation qui tourne autour des 40% montre le peu d'intérêt qu'a suscité l’élection auprès de la population malgré les menaces d'amendes pour les abstentionnistes. Des millions de jeunes très actifs lors de la révolution de 2011 ont été déçus par la dérive autoritaire du pouvoir et ne se sont pas rendus aux urnes. Des ONG accusent sans ambages les autorités de violations des droits de l'Homme, comme des disparitions forcées, des arrestations arbitraires et des détentions illégales.

Abdel Fattah al-Sissi estimait déjà en 2014 que « parler de libertés » ne devait pas primer sur la « sécurité nationale ». Le terrorisme reste en effet une grande menace dans le pays. Les attentats se sont multipliés ces dernières années et l'Etat islamique oppose une résistance farouche aux forces du régime dans le Sinaï. Non seulement de nombreux policiers et soldats ont été tués dans ces attaques, mais l'EI s'en est également pris aux civils, notamment à la minorité religieuses coptes, qui a payé un lourd tribut en 2017.

Le 9 février, l'opération "Sinaï 2018" a été lancée pour éradiquer les bastions djihadistes qui sévissent depuis cinq ans. À ce jour, la campagne, qui a fait plus de 100 morts parmi les jihadistes mais aussi au moins 20 au sein de l’armée, se poursuit. Mais les cellules de l'EI dans le reste du pays n'ont pas toutes été dissoutes loin s'en faut..

En plus de la menace terroriste toujours présente en Egypte, la crise économique persiste. En dépit de la mise en place d'un programme de réformes, initié avec une aide de 12 milliards de dollars du Fonds monétaire international, l'Égypte subit toujours de plein fouet la crise économique qu'elle connaît depuis les révoltes de 2011. Malgré une légère amélioration par rapport à 2014, le niveau de vie de la population reste au plus bas avec des prix qui ont triplé affectant durement les ménages égyptiens. De plus l'économie n'arrive pas à absorber les 700 000 jeunes de plus en plus éduqués qui arrivent chaque année sur le marché du travail.

Seule note positive: le pays jouit dernièrement de l'embellie du tourisme après des années de marasme. En 2017, 8,3 millions de visiteurs se sont rendus dans le pays.

Face aux difficultés économiques et à la persistance des troubles sécuritaires Abdel Fattah al-Sissi, qui gouverne d’une main de fer depuis la destitution en 2013 de son prédécesseur islamiste Mohamed Morsi, doit surmonter deux défis : sortir de l'impasse économique et juguler la menace terroriste.

Joanne Courbet pour DayNewsWorld

TRAIN MYSTERIEUX OU KIM JONG-UN A PEKIN ?

Kim Jong-un était-il à bord du train spécial nord-coréen à Pékin ? Les spéculations vont bon train sur l'éventuelle visite de Kim Jong-un dans la capitale chinoise à bord d'un convoi blindé aux vitres teintées.

Lundi, un mystérieux train spécial a passé la frontière nord-coréenne jusqu’à la gare centrale de la capitale chinoise . Les abords ont été bouclés et hautement sécurisés par les autorités. Mardi, c'est un cortège de voitures officielles qui a traversé Pékin, puis le convoi de 21 wagons verts à bandes jaunes et aux vitres teintées est reparti en direction inverse.

Pékin ne confirme pas.«Nous n'avons pas d'informations pour le moment. Des informations seront rendues publiques en temps voulu», a déclaré devant la presse la porte-parole du ministère, Hua Chunying.

Si c’est bien Kim Jon-Un qui est venu à Pékin il aurait pu prendre un avion plus discret et plus efficace que ce tortillard qui ne dépasse pas les 60 km/h. Mais la stratégie politique du jeune dictateur de 35 ans ne cesse de s’inscrire dans la droite ligne de la dynastie. L'utilisation d'un train privé pour se rendre en Chine redit l'histoire, celle déjà son grand-père, fondateur du pays, puis celle de son père qui aurait succombé à une attaque cardiaque en 2011 à bord d’un de ces trains blindés..

Si sa venue était confirmée, il s'agirait de la première visite à l'étranger de Kim Jong-un depuis qu'il a succédé à son père Kim Jong Il fin 2011

Tout semble accréditer mardi l'hypothèse d'une visite en Chine de Kim Jong-un ce qui remettrait clairement la Chine au centre du jeu diplomatique : la Chine, même si elle applique les sanctions internationales contre le programme nucléaire nord-coréen, n'est-elle pas l'alliée historique de la Corée du Nord ?

En effet en plein processus de dégel des relations diplomatiques de la Corée du Nord entamé durant les Jeux olympiques d’hiver, une visite du dirigeant nord-coréen au président chinois Xi Jinping n'est pas inenvisageable.

Surtout un mois avant la rencontre de Kim Jong-un avec le président sud-coréen Moon Jae-in, prévue en avril dans la zone démilitarisée, et deux mois avant un possible sommet avec le président américain, Donald Trump, en mai.

La Chine ne compte pas être mis à l'écart...
Carl Delsey pour DayNewsWorld

LIBERATION DE 76 JEUNES FILLES ENLEVEES PAR BOKO HARAM

Le 19 février dernier, 110 jeunes filles de 10 à 18 avaient été enlevées dans leur pensionnat de l’école pour filles de Dapchi, dans le nord du Nigeria, par des combattants présumés de Boko Haram, affiliés au groupe État islamique

76 jeunes filles ont été libérées ce mercredi et déposées dans leur école par leurs ravisseurs après un mois de captivité au sein de Boko Haram.

« Les filles ont été ramenées dans neuf véhicules et déposées devant l’école vers 8 h 00 [ce mercredi 21 mars, ndlr] », affirme Bashir Manzo, le dirigeant d’une association d’aide aux parents des enfants enlevés.

Elles n’étaient « accompagnées d’aucune force de sécurité », ajoute-t-il, précisant que « leurs ravisseurs les ont juste déposées et sont partis, sans parler à personne ».

Ils « nous ont relâchées, ils nous ont dit d’aller directement à la maison et pas chez les militaires, parce qu’ils diraient que ce sont eux qui nous ont sauvées », précise une jeune fille Aisha qui affirme qu'elles n'ont pas été maltraitées.

Mais plusieurs jeunes filles sont décédées le jour du kidnapping et les autorités nigérianes procèdent actuellement à un décompte précis

Cinq jeunes filles seraient mortes le jour du rapt, selon Aisha

La présidence du Nigeria a annoncé sur Twitter que « les détails à propos de la libération des filles de Dapchi seront mis à disposition en temps voulu », tout en indiquant que « les filles sont actuellement entre les mains des services de renseignement (DSS) ».

Cette libération soudaine soulève bien des questions . Elle intervient en effet au lendemain des accusations de l'organisation Amnesty International selon laquelle l’armée nigériane aurait été informée des déplacements de combattants juste avant ce kidnapping de masse, mais n'aurait pas réagi à temps.

Rappelons qu'il ne s'agit pas du premier kidnapping au Nigeria : les enlèvements de Dapchi font écho à ceux de Chibok, en avril 2014, où plus de 200 lycéennes avaient été enlevées. Si une partie d’entre elles se sont depuis échappées ou ont été libérées suite à des négociations avec le gouvernement, plus d’une centaine demeurent encore introuvables.

Les experts pensent que les rançons versées et les prisonniers libérés, en échange de la libération d’une centaine de lycéennes de Chibok, ont pu motiver Boko Haram à commettre un nouveau enlèvement de masse à Dapchi malgré le démenti des autorités. « Aucune rançon n’a été payée pour libérer les écolières », a assuré cependant le gouvernement.

Certains soulèvent en effet des soupçons de rançons. « Cette libération est assez étonnante pour ne pas soulever beaucoup de questions, notamment sur le paiement de rançons », avance ainsi Yan St-Pierre, expert en contre-terrorisme du Mosecom (Modern Security Consulting Group) mettant en avant également que les filles de Dapchi ne sont pas les premières otages à avoir été libérées cette année.

« Si c’est ce qu’il s’est passé, le gouvernement nigérian a dû payer une somme importante pour accélérer le processus et éviter un autre Chibok ».

Joanne Courbet pour DayNewsWorld

ARMEE DE L’ESPACE PAR DONALD TRUMP

L’ESPACE ZONE DE COMBAT ?

 

La base aérienne de Miramar dans la banlieue de San Diego à été visité par notre Président Donald Trump.

Donald Trump a fait savoir mardi qu'il aimerait bien créer une «armée de l'Espace»

Le président américain aux côtés de l'armée de Terre, de l'US Navy et de l'US Air Force, tout en faisant immédiatement douter du sérieux de l’offre pour des raisons de coût !

Cependant  Donald Trump dit «Ma nouvelle stratégie de sécurité reconnaît que l'espace est une zone de combat, tout comme la terre, le ciel et la mer», il enchaine en énonçant

«J'en parlais l'autre jour parce que nous faisons un travail extraordinaire dans l'espace»

Puis il enchérit en disant «J'ai dit peut-être qu'il nous faudrait une nouvelle armée, on l'appellerait l'armée de l'Espace».

Pour ce faire Donald Trump commente :

«Je n'étais pas vraiment sérieux mais ils m'ont dit, quelle bonne idée» alors «Peut-être qu'on va le faire !».

Cependant il faut dire que la proposition de créer une armée de l'Espace date de plusieurs mois.

En effet la Chambre des représentants a même voté en juillet 2017 un texte prévoyant la création d'un «Corps de l'Espace» distinct, séparé et indépendant de l'armée de l'Air, ce Corps de L’Espace gèrera les activités spatiales.

La cheffe de l'US Air Force, Heather Wilson, avait fait savoir qu'elle était elle aussi opposée à cette mesure, qui «nous ferait aller en réalité dans la mauvaise direction, nous ralentirait».

Pour information l’armée américaine compte déjà quatre branches:

Terre, Marine, Air et corps expéditionnaire des Marines

Pour le moment les opérations dans l'espace dépendent de l'US Air Force depuis les années 1950

Paul Emison pour DayNewsWorld

MALI LA MISSION CANADIENNE: L'OPPOSITION

MET EN DOUTE LA NECESSITE D'INTERVENIR

James Bezan porte-parole conservateur en matière de défense met en doute la décision du gouvernement d'envoyer des Casques bleus au Mali.

De source informée on apprend que le Canada déploiera des avions dans le cadre de la mission de maintien de la paix de l'ONU au Mali

James Bezan indique que « la décision du gouvernement soulève plus de questions qu'elle n'apporte de réponses ».

James Bezan  pose la question de savoir si « cette décision a t’elle été prise dans l'intérêt national du Canada »

La force d'intervention pourrait rester au Mali pendant une période pouvant durer jusqu'à 12 mois.

Le Canada ne comptait que 43 Casques bleus en décembre, le nombre le plus bas depuis fort longtemps !

James Bezan énonce que « les conservateurs souhaitent que le Canada soit plus impliqué dans des missions de maintien de la paix, y compris en Ukraine ».

Pourtant ces missions doivent tenir compte de l'intérêt national, et les troupes doivent être équipées pour faire face contre les actes terroristes

«Le Mali ressemble à l'Afghanistan. Comment peut-on maintenir la paix dans un pays aux prises avec des rebellions, du terrorisme, la faillite de l'État et qu'on ignore si cela relève de l'intérêt national du Canada. Les libéraux éprouvent-ils de la nostalgie pour les Casques bleus ?»

En avril 2013 L'ONU est intervenue au Mali dans le cadre de sa mission nommée MINUSMA après que la France et l'Union africaine eurent repoussé les rebelles islamistes du nord du pays.

En novembre au Sommet de Vancouver, Justin Trudeau et son gouvernement  avait confié pour les opérations de maintien de la paix de l'Organisation des Nations unies (ONU) des hélicoptères et des avions de transport, ainsi qu'une force d'intervention rapide de 200 militaires

Si l'objectif des opérations de maintien de la paix est de créer et d'étendre des zones de sécurité, elles doivent aussi permettre aux travailleurs humanitaires d’être dans une relative sécurité pour accéder aux populations.

En effet il est devenu dangereux pour un organisme humanitaire d'œuvrer à l'extérieur de grandes villes comme Bamako à cause de factions rivales armées.

L’arrivé du Canada dans ce conflit survient tardivement, «mais pas trop tard», les alliés du Canada se sont épuisés alors il parait nécessaire de mettre en place un système de rotation sur l'implantation active pour chaque pays pour prendre une partie des responsabilités.

Steve McQuillan pour DayNewsWorld

LA VILLE D'AFRINE EN SYRIE

SOUS CONTROLE TURC

 

Après avoir lancé une offensive fin janvier contre ce bastion kurde dans le nord-ouest de la Syrie,le président turc, Recep Tayyip Erdogan, a affirmé, dimanche 18 mars, que le centre-ville était totalement sous contrôle ».

Les combattants syriens soutenus par Ankara contrôlent en effet, après deux mois de combat, totalement le centre-ville d’Afrine, bastion kurde dans le nord-ouest de la Syrie.

« Des unités des Forces syriennes libres, qui sont soutenues par les forces armées turques, ont pris le contrôle total du centre-ville d’Afrine ce matin à 8 h 30 (heure locale, 6 h 30 heure française) », a déclaré M. Erdogan.

« Maintenant, le drapeau turc flotte là-bas ! Le drapeau des Forces syriennes libres flotte là-bas ! », a lancé M. Erdogan .

Pour Ankara les Unités de protection du peuple (YPG) que Washington soutient pour combattre le groupe Etat islamique (EI), sont une organisation « terroriste ».

Plus de 1 500 combattants kurdes ont été tués dans l'offensive turque contre l'enclave d'Afrine. « La majorité d'entre eux ont été tués dans des frappes aériennes et des tirs d'artillerie », a précisé l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH), alors que les forces turques et leurs supplétifs syriens sont entrés dimanche matin dans la ville d'Afrin, où les combats se poursuivent.

L'offensive turque sur Afrine lancée le 20 janvier et baptisé « Rameau d’olivier » aurait fait 46 morts côté turc.

« Les opérations de recherche de mines et d’autres explosifs se poursuivent », a annoncé par ailleurs l’état-major.

L’avancée des forces pro-turques a déclenché un exode massif de civils dans un pays en guerre depuis sept ans ayant fait plus de 350 000 morts et des millions de déplacés et réfugiés.

Alyson Braxton pour DayNewsWorld

LE CHOC CLIMATIQUE MENACE LA BIODIVERSITE

Une étude réalisée par le Fonds mondial pour la nature (WWF) et les universités d’East Anglia (Royaume-Uni) et James-Cook (Australie), dont les résultats sont publiés dans la revue Climatic Change mercredi 14 mars ainsi que dans un rapport intitulé « La nature face au choc climatique » tire la sonnette d’alarme sur les effets néfastes du réchauffement climatique sur la biodiversité.

Si le réchauffement se poursuit jusqu’à + 4,5 °C par rapport à la Révolution industrielle , près de 50 % des espèces qui vivent actuellement dans les régions les plus riches en biodiversité seront menacées d’extinction locale d’ici aux années 2080.

Non seulement la biodiversité est menacée par l’effet de l’agriculture, de l’élevage ou de l’exploitation forestière, par la chasse et le braconnage, les maladies et les pollutions, mais elle l'est également par le changement climatique.

Les chercheurs se sont penchés sur trente-cinq « écorégions prioritaires » définies par le WWF qui abritent nombre d’espèces emblématiques et en danger . «De l'Amazonie au désert de Namibie, de l'Himalaya à la Méditerranée, chacune de ces régions est unique tandis qu'ensemble elles offrent le reflet même de l'étendue et de la diversité de la vie sur Terre», souligne le document. Et ils ont effectué des projections d'ici la fin du siècle.

Pour effectuer leurs travaux, les chercheurs se sont appuyés sur des modélisations concernant les plantes, les oiseaux, les mammifères, les amphibiens et les reptiles et leurs habitats dans les 35 "écorégions" caractéristiques à travers le monde.

Et les résultats s'avèrent impressionnants. Même si l'on respecte les engagements de l'accord de Paris à savoir une hausse maximale des températures de 2°C, «le nombre d'espèces qui vivent dans les régions les plus riches en biodiversité diminuerait de 25% d'ici 2080», précise le WWF. Et dans le cas où l'on ne ferait rien pour lutter contre le changement climatique, la hausse moyenne des températures pourrait atteindre 4,5°C, «et près de 50% des espèces seraient menacées d'extinction».

En regardant plus en détail les régions présentées dans l'étude, la Méditerranée «est vulnérable même à un changement climatique de faible niveau: si l'augmentation reste dans la limite des 2°C, près de 30% de la plupart des groupes d'espèces sont en danger et plus d'un tiers de l'ensemble des espèces de plantes». Si l'on prend l'exemple des tortues marines, espèces emblématiques de cette région, les changements climatiques peuvent les affecter de deux façons. «La température du sable où les tortues pondent leurs œufs détermine le sexe des petites tortues. Ainsi les mâles proviennent d'œufs venant de la partie du nid la plus profonde et la plus fraîche, des températures plus élevées pourraient conduire à la naissance uniquement de femelles» explique le rapport. «De plus le changement climatique provoque l'augmentation du niveau des mers, des marées plus hautes des phénomènes météorologiques extrêmes» ce qui à terme peut conduire à la destruction des sites de nidifications «déjà rares et fragiles».

Les écorégions les plus affectées sont les régions boisées du Miombo en Afrique australe et centrale, le sud-ouest de l’Australie et l’Amazonie. Cette dernière abritant actuellement plus de 10 % de toutes les espèces connues sur terre risque de voir plus de quatre plantes sur dix disparaître localement dans un monde à + 2 °C (et près de 70 % à + 4,5 °C) et un tiers des mammifères seraient également menacés, deux tiers à +4,5°C.

L’Australie a connu la première extinction mondiale d’une espèce de mammifère causée par le changement climatique : le Melomys rubicola, un rongeur victime de l’élévation du niveau de la mer. Et avec +4,5°C, ce sont 80% des espèces de mammifères qui sont menacées. Le wallaby des rochers, espèce emblématique du sud-ouest de l'Australie connaîtrait ainsi l'une des plus grosses pertes. Dans les forêts du Miombo qui s'étendent dans une grande partie du centre et du sud de l'Afrique, les projections hautes «s'avèrent désastreuses pour tous les groupes d'espèces» avec un point clé qui concernera la gestion de l'eau.

Les plantes devraient être particulièrement affectées, plus lentes à s'adapter, bougeant moins facilement. Ce qui en retour pourra nuire aux animaux en dépendant.Du côté animal, reptiles et amphibiens ont plus de risques d'être "dépassés" que les oiseaux ou les mammifères, plus mobiles

Ces résultats montrent sans appel l’importance de contenir le réchauffement climatique.

L’atténuation du changement climatique est bien plus efficace, pour protéger la biodiversité, que l’adaptation à l’augmentation des températures. Il s’agit de « réduire nos émissions de gaz à effet de serre au niveau mondial, en sortant des énergies fossiles et en changeant nos modèles de production et de consommation », rappelle le WWF.

Comme les gaz déjà émis vont continuer à réchauffer la planète, il faudra aussi prévoir des mesures de protection locales: corridors biologiques pour favoriser le déplacement des espèces, identification de zones de "refuge" en dernier ressort, restauration d'habitats...

Mais « pour nombre d’écorégions ou d’espèces, le climat est malheureusement une menace secondaire, après la destruction des habitats (comme pour les lémurs de Madagascar, ou les tigres de Sibérie) ou directement des espèces (braconnage des éléphants). Il ne faudrait pas non plus perdre le message sur les causes premières de perte de la biodiversité. », prévient toutefois Sandra Lavorel, écologue au laboratoire d’écologie alpine de Grenoble.

Joanne Courbet pour DayNewsWorld

KSENIA SOBTCHAK LA POUPEE

QUI DIT NON A POUTINE

Le 8 mars  2018 on a fêté  la journée internationale de la femme et cette journée  a été dédiée aux plus célèbres comme à la plus anonyme représentante de la gens  féminine.

Pour nous, le choix s’est porté sur une femme encore peu connue du grand public occidental, mais qui, en ce moment, dans son pays, la Russie, tient le haut de l’affiche car elle est la seule candidate féminine pour les élections présidentielles qui doivent se tenir le 18 mars 2018 (jour de la Saint Cyrille, le saint  magnifié par le  calendrier russe car il a construit le plus grand Monastère de Russie, le Monastère de Ferapontov)

Son nom : Ksenia Sobtchak !

Ksenia Sobtchak est née à Leningrad le 5 novembre 1981 [Dix ans plus tard (1991), sa ville de naissance retrouvera son nom historique  de Saint Petersburg]

Ksenia Sobtchak , qui a 37 ans aujourd’hui a décidé d’affronter Vladimir Poutine dans ces élections.

Affronter ? oui ! Battre ? Non ; car elle n’est créditée que de 1% dans les sondages !

Ksenia Sobtchak est la fille du 1er maire élu de la Fédération de Russie, issue de la chute de l’URSS.

Ksenia qui a été top model, est blonde et belle, très belle même ce qui dans ce monde politique russe très viril va probablement déranger ou mettre un peu de « peps » dans un événement plutôt morne habituellement.

Car Ksenia est une jeune femme moderne qui dispose même d’un passeport américain !

Ce privilège lui a beaucoup servi, car elle a énormément voyagé en Europe et dans le monde occidental notamment, s’immergeant ainsi dans des cultures différentes et ouvertes, ouverture dont elle a gardé les réflexes, l’allure et l’élégance. Son comportement est totalement désinhibé ; elle est libre de toutes contraintes culturelles ou dépassées.

Ksenia a fait des études en Sciences Politiques dans la plus grande et la plus renommée des universités russes : l’Institut d’Etat des Relations Internationales.

Ksenia est donc une jeune femme diplômée, cultivée issue par ailleurs de l’élite russe qui dès sa naissance lui a donné un solide statut, suffisamment solide pour l’aider à se lancer, à 37 ans dans l’aventure politique.

De plus, ses expériences professionnelles l’y aideront très certainement.

Car dans une vie d’avant la politique, Ksenia a été Top Model. Très active dans la Jet Set de son pays, elle a participé  à de nombreuses soirées avec des millionnaires, ce qui lui a valu, un temps, le surnom de « Paris Hilton » à la russe.

Car pour ne rien gâcher, Ksenia est riche. En 2011, le magazine Forbes avait évalué sa fortune à 2,8 millions de dollars qu’elle a très certainement fait fructifier.

Elle-même reconnait « avoir participé au pillage de la Russie ; comme tout le monde, au vu des possibilités de l’époque ! Car elle n’a pas pu résister »

Ksenia Sobtchak a par ailleurs animé plusieurs émissions de télévision sur une chaine expérimentale du câble. Elle s’est fait connaitre du public en présentant  l’émission de téléréalité DOM2 , pendant 8 saisons où elle a posé les seins nus dans un style Playboy à la russe.

Disposant d’une très certaine visibilité médiatique, Ksenia se lance en 2006 dans le militantisme politique pour promouvoir selon elle, la liberté de la Presse, la lutte contre la corruption et le respect des minorités.

Elle commence donc sa carrière dans l’opposition en adhérant à Russie Union, manifestant contre les résultats des élections législatives de 2011 et contestant ensuite l’échange de postes entre le Premier Ministre Vladimir Poutine et le Président Dimitri Medvedev.

Pour son premier discours, devant 100 000 auditeurs, elle a été sifflée. L’incident ne se reproduira plus …

Elle devient à partir de 2012, membre du Conseil de Coordination de l’opposition russe, qui compte des personnalités de sensibilités très diverses.

A cette époque, l’oligarque Mikhail Khordorkosski la considère déjà comme la personnalité politique de l’opposition ayant les meilleures perspectives..

Poutine la remarque et la fait pendant quelque temps son mentor politique ! Il est vrai qu’une relation étroite existe entre eux : Vladimir Poutine serait son parrain.

Elle ne nie pas « l’histoire politique » de sa famille avec le grand homme du Kremlin, mais libre, sûre de pouvoir porter un programme de renouveau et de jeunesse, elle décide en octobre 2017 de se déclarer candidate à l’élection du 18 mars 2018.

De protégée de Poutine, elle devient ainsi sa rivale (ou comme certains le disent une traitre). Ce positionnement lui a valu de recevoir un seau d’eau sur la tête et d’être bousculée violemment par un homme il y a quelque temps…

Mais elle va crânement affronter, bille en tête !!

En quelques semaines elle est devenue l’égérie russe, seule contre tous…dans une élection ou on ne voit que des visages archiconnus. Par la suite, beaucoup espèrent que son visage neuf donnera un peu d’humanité à un système politique engoncé dans ses vieilles pratiques à la soviétique.

On dit qu’aujourd’hui, Poutine la « tolère » (c’est la présidence qui aurait choisi tous les candidats).

Les plus critiques dénoncent ce qui s’augure comme une farce tragique ! Ce qui n’est pas si sûr !

D’autres estiment qu’avec la tête bien faite et bien remplie dont elle dispose, cette compétition inattendue  mais fièrement abordée révélerait ses ambitions. Poutine qui est candidat à un 4ème mandat ne pourra pas rester au-delà de 2024, la Constitution Russe ayant limité cette élection à deux mandats consécutifs.

En 2024, Ksenia Sobtchak qui aura pris goût à la politique se sera appuyée sur tous les leviers existant  pour s’affirmer et faire prospérer le rêve de son père, aujourd’hui décédé : « restaurer la démocratie en Russie ».

I
Clara Mitchell pour DayNewsWorld

XI JINPING OU UNE PRESIDENCE A VIE

Le Parlement a aboli la limitation des mandats, donnant les mains libres à Xi Jinping pour imposer sa vision à long terme comme il l'ambitionne. Par 2 958 voix pour, deux contre et trois abstentions, les députés de l'Assemblée nationale populaire (ANP) ont plébiscité un changement de la Constitution, qui limitait les mandats présidentiels à deux fois cinq ans.

La limite de deux mandats avait été imposée dans la Constitution de 1982 par l'homme fort de l'époque, Deng Xiaoping, afin d'éviter un retour au régime dictatorial de l'ère Mao Tsé-toung (1949-76).

Mais voilà que cettenouvelle mesure ouvre la voie à une présidence à long terme. À 64 ans, le dirigeant chinois le plus puissant depuis Mao Tsé-toung pourra donc se maintenir au sommet de l'Etat bien au-delà du terme prévu de 2023. L'amendement fait aussi entrer "la Pensée Xi Jinping" dans la Constitution, ainsi que "le rôle dirigeant" du Parti communiste chinois (PCC) dans son article premier .De quoi permettre au maître de Pékin de resserrer encore davantage l'étau sur le pays contre toute tentative de dissidence.On se souvient que le militant démocrate Liu Xiaobo, prix Nobel de la Paix 2010, est mort en détention malgré les appels à la clémence venus de l'étranger

La campagne anticorruption qu'il a mené et l'a rendu si populaire passe d'ailleurs pour nombre d'observateurs comme un moyen pour Xi Jinping d'écarter des opposants internes... ..

Certains craignent notamment, qu'en l'absence de contre-pouvoir, le leader chinois objet d'un culte de la personnalité grandissant, soit davantage susceptible de commettre de graves erreurs en voulant faire de la Chine une superpuissance face à l'Occident.

D'ailleurs Xi Jinping est parfois surnommé le "Président de tout" empilant casquettes et titres honorifiques. Le vote de dimanche illustre une concentration du pouvoir comme aucun de ses prédécesseurs ne l'avait fait depuis Mao (1949-76).

En effet le président chinois est :

Secrétaire général du Parti communiste. C'est le poste le plus important en Chine, où "le rôle dirigeant" du Parti communiste chinois (PCC) est inscrit dans la Constitution.

Président de la République populaire. Ce poste largement symbolique donne au numéro un chinois un rang protocolaire équivalent à celui des chefs d'Etat étrangers.

Président de la Commission militaire centrale. "Le pouvoir est au bout du fusil", comme disait Mao, et Xi Jinping contrôle par ce poste les armées chinoises depuis 2012.

Président de groupes de travail. Xi Jinping a pris directement sous ses ordres la direction de plusieurs groupes de travail consacrés à des domaines habituellement réservés au gouvernement: sécurité nationale et cyberespace, économie et finances, pilotage des réformes...

"Quarante-deux ans plus tard, à l'ère de l'Internet et de la mondialisation, un nouveau Grand Leader, un nouveau tyran à la Mao se lève à nouveau sur la Chine ", a dénoncé le dissident Hu Jia.

A SUIVRE
Britney Delsey pour DayNewsWorld

QUAND POUTINE « SE MOQUE EPERDUMENT »

DE L'INGERENCE DANS LES ELECTIONS AMERICAINES

Dans une interview publiée vendredi, le président russe a montré son scepticisme quant aux accusations d'ingérence russe dans l'élection américaine de 2016. Mais surtout il a déclaré se «moquer éperdument» de savoir si des ressortissants russes se sont immiscés dans l'élection présidentielle américaine de 2016.

«Pourquoi avez-vous décidé que les autorités russes, y compris moi-même, ont donné la permission de faire cela?», a demandé Vladimir Poutine dans un entretien accordé à la chaîne de télévision NBC.

Le procureur spécial Robert Mueller continue son enquête avec détermination pour savoir si Donald Trump a bénéficié du soutien de Moscou durant la campagne électorale. Pas plus tard que le mois dernier, il a inculpé 13 ressortissants russes, dont un proche de Vladimir Poutine, et trois compagnies russes qui auraient épaulé Trump en calomniant sa rivale Hillary Clinton et visant à influencer le résultat de la présidentielle. Poutine n'en a cure. «Peut-être ne sont-ils même pas russes mais ukrainiens, tatars ou juifs avec la nationalité russe, ce qu'il faudrait également vérifier», a réagi avec désinvolture le président russe.

«Peut-être ont-ils une double nationalité ou une carte verte; peut-être ont-ils été financés par les États-Unis. Comment le sauriez-vous ? Je l'ignore aussi», a poursuivi M. Poutine.

«Il y a 146 millions de Russes (...) Cela m'est égal. Je m'en moque éperdument (...) Ils ne représentent pas les intérêts de l'État russe».

Le procureur Mueller a dressé un acte d'accusation de 37 page démontrant que la Russie aurait orchestré une campagne de déstabilisation, financée à coups de millions de dollars, dès 2014. Vladimir Poutine demande des preuves démontrant que l'ingérence présumée avait violé la loi américaine. «Nous en Russie, on ne peut juger personne tant qu'elle n'a pas violé la loi russe (...) Au moins, envoyez-nous un bout de papier (...) Donnez-nous un document. Donnez-nous une demande officielle. Et nous allons y jeter un coup d'œil»,a-t-il argué avec ironie.

Les principaux services de renseignement américains avaient déjà dénoncé l'ingérence russe dans la campagne électorale alors que Donald Trump rejetait toute collusion avec Moscou. «Quelqu'un peut-il croire que la Russie, à des milliers de kilomètres de distance (...) a influencé le résultat de l'élection? À vous, cela ne vous semble pas ridicule?», a demandé le chef de l'État russe. «Ce n'est pas notre but de nous immiscer. Nous ne voyons pas quel objectif nous aurions pu atteindre en nous immisçant. Il n'y a pas de but», a-t-il assené.

Mais les chefs des renseignements américains ont indiqué le mois dernier que les tentatives russes d'ingérence dans la politique américaine se poursuivaient représentant une menace pour les élections parlementaires de novembre.

Avant le scrutin présidentiel du 18 mars, qui devrait lui assurer un quatrième mandat de six ans, le dirigeant russe, toujours aussi combatif, ne s'en laisse pas conter...

Larry Ricky pour DayNewsWorld

LA REINE DES TRANSGENRES ELUE EN THAILANDE

EST VIETNAMIENNE

 

C'est dans la station balnéaire thaïlandaise à Pattaya, en Thaïlande que s'est déroulé ce vendredi le concours de beauté transgenre.

La vietnamienne Nguyen Huong Giang s'est imposée face à des concurrentes du monde entier devenant vendredi «Miss International Queen».

Un concours qui tente de sensibiliser l'opinion publique à l'égalité des droits.

«Soyez spéciales, soyez fortes... Rome n'a pas été construite en un jour, cela prend du temps... Notre véritable identité est une chance», a déclaré sur scène la Thaïlandaise Treechada Petcharat, gagnante du concours en 2004.

Si la Thaïlande est connue pour sa libéralité envers les transgenres et ses opérations de changement de sexe, il n'en demeure pas moins que les transgenres et transsexuels ont du mal à trouver un emploi stable en dehors de l'industrie du sexe et du divertissement.

Jusqu'en 2012, la transsexualité était d'ailleurs considérée comme une maladie mentale par l'armée tandis que le changement de genre n'étant toujours pas reconnu par la loi, le sexe d'origine demeure celui indiqué dans le passeport.

Les pays voisins comme la Birmanie et le Vietnam restent par contre très conservateurs.

«La Birmanie est encore un pays en développement donc il y a encore peu de personnes transgenre», explique Juana Paing, la candidate birmane.

Récemment le premier festival LGBT a été organisé à Rangoun, la capitale économique birmane.

Joe Wong, responsable en Thaïlande de l'association Asia Pacific Transgender Network (APTN), qui défend les droits des LGBT, salue l'existence du concours «Miss Queen International» comme «un moyen puissant de montrer les défis, talents et espoirs des trans», au-delà des paillettes.

Kate White pour DayNewsWorld

RENCONTRE HISTORIQUE ENTRE LES DEUX ENNEMIS D'HIER DONALD TRUMP ET KIM JONG-UN ?

Rencontre entre Donald Trump et Kim Jong- un ?

Donald Trump a en effet accepté une rencontre avec le leader nord-coréen Kim Jong-un. Ce sera la première entrevue entre un président américain en exercice et un leader nord-coréen, alors que les deux pays n'ont officiellement pas de relations diplomatiques. Improbable il y a quelques semaines, cet accord de Trump intervient après deux années de très vives tensions entre Washington et Pyongyang liées aux programmes nucléaire et balistique nord-coréens.

Un début d’apaisement dans des relations bilatérales des plus tendues

Alors finies les invectives entre le « rocketman » « le petit gros » et le « malade mental gâteux » ?

Il faut rappeler cependant que pas plus tard que le 5 mars une délégation de haut dignitaires sud-coréens emmenée par Chung Eui-yong, le conseiller à la sécurité nationale du président Moon Jae-in , effectuait une rencontre avec les hauts responsables nord-coréens et qu'elle s'est ensuite rendue le mercredi 7 mars à Washington pour un débriefing avec l’administration Trump. La Corée du Sud en poursuivant ainsi sa délicate entremise entre la Corée du Nord et les Etats-Unis semble avoir atteint son but et déminer le terrain...

Donald Trump, a salué de « grands progrès sur le dossier nord-coréen », insistant sur le fait que l'homme fort de Pyongyang avait parlé de « dénucléarisation , pas seulement d'un « gel des activités nucléaires ». Le président Trump a dit qu'il rencontrerait Kim Jong un d'ici à la fin mai pour parvenir à la dénucléarisation permanente tout en avertissant que « les sanctions demeureront jusqu'à ce qu'un accord soit trouvé possible.

Après des mois de tension qui ont crédibilisé pour certains l'hypothèse d'une guerre nucléaire, la proposition de Kim Jong-un de rencontre et de "dénucléarisation" semble indiquer une volonté d'apaisement de la part de la Corée du Nord.

Un tournant historique

La rencontre devrait être un tournant historique permettant de réaliser la paix sur la péninsule coréenne, se félicite le président sud-coréen Moon Jae-in.

La Chine et la Russie ont salué ce vendredi l'annonce de la future rencontre.

L'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) ,quant à elle, souhaiterait des « progrès concrets » dans le dossier nucléaire se concrétisant dans une possible reprise de ses inspections en Corée du Nord.

Cette annonce qui a surpris plus d'une chancelleries s'inscrit dans le prolongement d'une remarquable détente sur la péninsule depuis que Kim Jong-un a annoncé qu'il enverrait une délégation aux jeux Olympiques d'hiver de Pyeongchang, présentés comme les JO de la Paix.

La rencontre historique aura certainement lieu d'ici à la fin du mois de mai comme l'a annoncé le locataire de la Maison Blanche en tous cas pas avant l'autre sommet, lui aussi historique, qui doit se tenir entre la Corée du Nord et la Corée du Sud au mois d'avril. Et probablement dans la zone démilitarisée entre les deux pays, la sécurité y étant assurée, l'accès facile et les infrastructures existantes.

Une victoire pour Donald Trump ou pour Kim Jong-un?

Un tel rapprochement entre les États-Unis et la Corée du Nord est inédit. C'est une première depuis la Seconde Guerre mondiale.

Kim Jong-un semble pour certains experts maître des horloges. A force de provocations avec son arsenal nucléaire le leader nord-coréen se serait façonné une image d'homme incontournable sur la scène internationale. Pour Kim Jong-un rencontrer Donald Trump, c'est obtenir une légitimité que son régime n'avait jamais réussi à atteindre en 60 ans de dictature. "Il y a toutes les raisons de penser de la Corée du Nord essaye de réduire les sanctions et de sécuriser une légitimité 'de facto' pour ses armes nucléaires avec ce geste", résume dans le New York Times Michael Green, un ancien conseiller pour l'Asie de George W. Bush.

Mais n'oublions pas que Kim-Jon Un est à la tête d'un pays exsangue du fait des sanctions imposées par les Etats-Unis et ne peut pas continuer à affamer son peuple.

La politique d'extrême fermeté sur la question nord-coréenne de Donald Trump aurait-elle fini par payer ? "J'ai expliqué au président Trump que son leadership et sa politique de pression maximale, couplée à une solidarité internationale, nous avait amené à ce moment" a déclaré aux journalistes le conseiller national à la sécurité sud-coréenne lors d'un point presse. « Le président Trump a la réputation de faire des accords », a martelé jeudi soir un officiel de la Maison-Blanche lors d'un briefing "off" suivant l'annonce. Après avoir été un va-t-en-guerre, le Président américain, s'estimant fin négociateur se voit en faiseur de paix entre les deux Corées.

L’arrêt des sanctions contre la dénucléarisation mais le développement des armes est quasiment achevé en Corée du Nord...Gageons alors sur les talents de négociateur de Donald Trump.

Joanne Courbet pour DayNewsWorld

ETAT D'URGENCE DECRETE AU SRI LANKA

POUR DES VIOLENCES INTERCOMMUNAUTAIRES

Le Sri Lanka a décrété mardi 6 mars l’état d’urgence pendant dix jours dans tout le pays à la suite d' émeutes dirigées contre la minorité musulmane et des violences intercommunautaires qui ont fait au moins deux morts. C'est une mesure forte et symbolique, qui n'a pas été prise depuis sept ans.

Une mesure qui donne aux autorités des pouvoirs accrus pour déployer des forces, arrêter des suspects et les maintenir plus longtemps en détention.

La police a de plus imposé un couvre-feu dans le district de Kandy, où des violences se sont produites depuis dimanche soir après la mort d'un jeune bouddhiste au cours d'une dispute avec un groupe de musulmans. Plusieurs incidents ont eu lieu dans le secteur de Kandy, fréquenté par les touristes pour ses champs de thé et ses sites bouddhistes.

"La police a arrêté sept personnes. Trois policiers ont été blessés dans les incidents", a indiqué le porte-parole de la police, Ruwan Gunasekara.

Le gouvernement avait évoqué lundi la nécessité d’empêcher que « la situation se développe en embrasement intercommunautaire » et appelé « toutes les parties » au calme.

Mais des maisons et des commerces appartenant à des musulmans ainsi que des mosquées ont été attaqués lors d’émeutes, menées par des moines bouddhistes radicaux dans la région de Kandy lundi et mardi.

La semaine dernière, des attaques similaires avaient frappé les musulmans de l'est du pays après que des rumeurs propagées sur les réseaux sociaux les ont accusés d'insérer des contraceptifs dans la nourriture qu'ils vendaient aux Cinghalais.

Le gouvernement a dénoncé ces accusations comme sans fondement ordonnant l’arrestation de ceux qui les propageaient.

Le Sri Lanka connaît une montée de l’extrémisme bouddhiste, attisé par des moines radicaux. Les Cinghalais, majoritairement bouddhistes, représentent trois quarts des 21 millions des habitants de l’île. Le Sri Lanka compte environ 9% de musulmans et 18 % de Tamouls, majoritairement hindous.

Le pays avait été placé en état d’urgence durant près de trois décennies avant la proclamation, en 2009, par le gouvernement de sa victoire militaire contre la rébellion tamoule.

Cette fois encore l'état d'urgence a été décrété pour éteindre cette nouvelle flambée de violence intercommunautaire.

Joanne Courbet pour DayNewsWorld

ELECTIONS EN ITALIE RAZ DE MAREE DES

ZELATEURS DE L'ANTISYSTEME

Les électeurs italiens ont élu ce dimanche 4 mars 2018, 630 députés et 320 sénateurs.

Le Mouvement 5 étoiles (Les Stellas) dirigé par Luigi Di Maio et la coalition de Droite et d’Extrême Droite sont arrivés en tête de ces élections.

Les résultats sont les suivants :

Mouvement 5 étoiles ………………………..32,5%
Parti Démocrate (Mattéo Renzi)…………...19 %
Lega (Ligue du Nord/Mattéo Salvini   ……..17,7%
Forza talia (Berlusconi)……………………..13%
Fratelli Italia (Fasciste)……………………….4 %
Liberi et Uguali (Liberté et Egalité/gauche .3,8%

(équivalent de Syriza en Grèce)

Impossible de les contester, car la participation, qui était l’un des enjeux de ce scrutin, lequel s’est déroulé sans incident, a été très forte.

Le vote n’a été perturbé que par la manifestation d’une « femen », venue s’exposer seins nus, au moment où Silvio Berlusconi votait.

Lorsque l’on additionne les voix obtenues par les partis anti-européens : Mouvement 5 étoiles 32,5% + Ligue du Nord 17,7% + Forza Italia 13% + Fratelli Italia 4% on arrive à 68,3% de voix anti-européennes.

Un  résultat qui fait trembler certaines capitales européennes et les dirigeants de l’Union Européenne dans leur ensemble !.

Car rappelons le, l’Italie, en poids économique, est la 3ème puissance européenne !

Les pro-européens ont donc été emportés par le tsunami politique qui vient de déferler sur l’Italie.

Mattéo Renzi (le Macron Italien), le 1er Ministre de 2016, qui avait senti le vent venir, avait tenté de répondre au défi, pendant toute la campagne, espérant qu’il arriverait à remonter la pente. Il avait même menacé de démissionner si les populistes emportaient les élections ! Mais rien n’y a fait !

Mais, le peuple ! Les gueux ! Les sans dents ! Les ignorants ! Enfin tous ceux qui n’appartiennent pas  aux élites ne l’ont pas écouté et pire l’ont pris au mot : Démission !

Après la claque qu’il vient de prendre, Mattéo Renzi a tenu sa promesse et a démissionné du parti démocrate dès que la défaite a été connue.

Ceci étant, les résultats sortis des urnes laissent à penser que le pays va être difficilement gouvernable car au lendemain de ces élections, l’Italie est confrontée à une situation inattendue,  aucune majorité claire n’ayant émergé à l’issue du scrutin (le scrutin en Italie est un scrutin à un tour). Au demeurant, les alliances, que favorise le mode de scrutin, peuvent réserver des surprises ?

Pour l’instant une alliance entre M5S (5 étoiles) et la Ligue du Nord, tous les deux viscéralement anti-européen, est exclue ; mais il ne faudrait pas selon certains, jeter la peau de l’ours avant de l’avoir tuée, car la tradition italienne tend souvent à fabriquer des consensus  larges, le plus larges  possibles et des alliances gouvernementales inattendues. Une alliance entre deux partis anti européens ne serait donc pas à exclure ?

Ou alors ! Une alliance des forces traditionnelles, entre la gauche de Mattéo Renzi et la droite de Silvio Berlusconi, pro-européennes serait- elle envisageable ? Peu probable, le score décevant fait par Silvio Berlusconi, plaçant ce dernier dans l’incapacité d’engager des négociations et des marchandages qui affaibliraient encore plus son parti ! Mais on ne sait jamais ?

Une alliance entre 5 étoiles et le Parti Démocratique de Mattéo Renzi ? Le scénario pour l’instant est repoussé par certains experts, la détestation entre les deux partis étant trop forte. Le parti de Luigi di Maio considère en effet que le parti démocrate est un parti de corrompus alors que celui de Mattéo Renzi juge de son côté que M5S est trop eurosceptique. Mais là aussi, tout peut arriver !

La coutume italienne qui tend a fabriquer des consensus vastes n’exclut rien, dans ce pays où magouilles, petitesses ou petits arrangements politiques entre amis ou ennemis sont de tradition.

Au demeurant l’ensemble du décor politique passé, qui s’était organisé depuis près ¼ de siècle, a volé en éclat. On est donc en pleine plongée d’incertitudes ! Le maelstrom politique issu de ce scrutin a fait apparaitre de fait, que l’Italie venait d’être confrontée à la fin d’un monde politique. Tout est donc  à reconstruire ! Mais tout doit être reconstruit, dans un moment ou les négociations pour la constitution d’un nouveau gouvernement s’avèrent déjà  longues et difficiles

Le scenario à venir reste donc encore à écrire, car comme on vient de le démontrer, toutes les équations demeurent encore possible.

Si aucune majorité venait à se dégager, le Président de la République, Sergio Mattarella , pourrait décider de laisser en place l’actuel gouvernement dirigé par Paolo Gentillini qui ne fera que gérer les affaires courantes jusqu’à fin décembre, car alors il faudra voter le budget.

Mais l’élection a démontré que l’europhobie se répand comme une trainée de poudre depuis quelques mois en Europe et que visiblement il ne s’agit pas d’une phobie passagère. L’immigration massive subie depuis longtemps par les Italiens, est elle aussi une explication des résultats de ce scrutin.

Au plan international et européen, les réactions sont très variées.

Avec 70% de vote anti-européen contre Mattéo Renzi, on ne peut plus accuser Vladimir Poutine et ses espions d’avoir influer sur le cours de la campagne électorale italienne ! Les "trolls" russes ont été balayés immédiatement, en dépit du fait que Silvio Berlusconi soit, lui aussi un ami de Poutine.

Du coté de Wall Street, certains se sont précipités vers les « Open Society » de Georges Soros, qui avait pourtant déversé des millions d’euros sur les partis pro-européens de l’Italie.

En ce qui concerne l’Europe, la pilule passe mal, même si pour l’instant les réactions sont mesurées. Le choc est néanmoins immense, car, il faut en convenir , le produit « Europe » se vend de moins en moins bien, alors même que l’on est à un peu plus d’un an à peine des prochaines élections européennes.

Des « langues » bien informées ont déjà annoncé que les technocrates fous de l’Union Européenne s’étaient réveillés lundi matin avec la gueule de bois ! Mais on ne sait rien encore des plans de bataille qui vont s’échafauder à Bruxelles.

On conclura en disant que  force est de constater que les Italiens viennent de faire un magnifique bras d’honneur à L’Union Européenne  !!

Clara Mitchell pour DayNewsWorld

SOMMET PREVU ENTRE LES DEUX COREES

A LA FRONTIERE  ET UNE DENUCLEARISATION POSSIBLE DE LA COREE DU NORD?

Une délégation sud-coréenne de haut rang est arrivée lundi 5 mars à Pyongyang pour discuter avec le dirigeant nord-coréen Kim Jong-un des moyens d'amorcer une détente sur la péninsule et des moyens de favoriser le dialogue entre Pyongyang et Washington sur les armes nucléaires.

Chung Eui-yong, qui est conseiller pour la sécurité du président Moon Jae-in, et les diplomates sud-coréens qui l'ont accompagné à Pyongyang sont les plus hauts responsables du Sud à se rendre en Corée du Nord depuis plus de dix ans.

Un remarquable rapprochement a eu lieu durant les jeux Olympiques de Pyeongchang. Leurs discussions avec Kim Jong Un ont duré plus de quatre heures.

D'après l'agence nord-coréenne KCNA, Kim Jong-un « a eu des entretiens à cœur ouvert avec la délégation du Sud sur les problèmes liés à l'amélioration effective des relations Nord-Sud et au maintien de la paix et de la stabilité sur la péninsule coréenne ».

Le dirigeant aurait déclaré que les JO avaient contribué à créer une atmosphère de réconciliation, d’unité et de dialogue intercoréen.

« La Corée du Nord semble avoir attaché de l’importance à la venue de nos envoyés spéciaux », s’est félicité de son côté le ministère sud-coréen de l’unification.

Ce qui se concrétise d'ailleurs par l'annonce d'un sommet entre les deux Corées pour fin avril. Une première depuis plus de dix ans. La Corée du Nord et sa voisine du Sud vont se rencontrer fin avril dans le village de Panmunjom, au milieu de la Zone démilitarisée (DMZ) qui sépare la Corée du Nord de la Corée du Sud.

« Le Sud et le Nord sont d'accord pour une ligne de communication d'urgence entre les dirigeants pour désamorcer les tensions militaires et se coordonner étroitement », a par ailleurs déclaré Chung Eui-yong, le conseiller à la sécurité nationale du président sud-coréen Moon Jae-in .

Ce sommet sera précédé d'une conversation téléphonique entre Kim Jong-Un et Moon Jae-in.

La Corée du Nord a par ailleurs promis de suspendre ses essais nucléaires et de missiles pour la durée du dialogue intercoréen, a ajouté cet émissaire, précisant que Pyongyang avait exprimé la volonté de se dénucléariser à condition que sa sécurité soit garantie.

La délégation sud-coréenne, revenue mardi, est maintenant attendue à Washington pour un débriefing avec l’administration Trump. La Corée du Sud poursuit ainsi sa délicate entremise entre la Corée du Nord et les Etats-Unis malgré une défiance exacerbée.

Une mission des plus délicates après une année 2017 marquée par quatre essais de missiles balistiques intercontinentaux et un essai nucléaire par Pyongyang mais Séoul veut maintenir la dynamique d’apaisement après la phase de tensions qui a atteint son paroxysme en 2017. « Les Etats-Unis devraient réduire leurs exigences et la Corée du Nord devrait exprimer sa volonté de dénucléariser », avait déjà déclaré Moon Jae-in, le 26 février, devant le vice-premier ministre chinois, Liu Yandong.

La Maison-Blanche a cependant répété que le Nord devait, avant d'envisager toute négociation avec les États-Unis, prendre des mesures en vue de la dénucléarisation. Les Américains ont en outre imposer de nouvelles sanctions unilatérales au Nord, les plus dures à ce jour d'après le président Donald Trump...

Andrew Preston pour DayNewsWorld

PAS D'ENNEMIS = PAS DE GUERRE NUCLEAIRE

Le président russe Vladimir Poutine a affirmé dans son discours annuel, prononcé jeudi à Moscou, que son armée disposait d’un nouveau missile de croisière intercontinental « Invincible ». Pour les besoins de l’argumentation, disons que ce missile existe réellement et qu’il est vraiment imparable.

De tout temps, les scientifiques ont cherché à obtenir l’invincibilité en appliquant des technologies toujours plus avancées. L’histoire montre qu’ils ont jusqu’à présent échoué. Les adversaires élaborent inévitablement des méthodes pour contrer tout système d’attaque ou de défense. Même le président Poutine a admis dans son discours que si quelqu’un trouvait une solution de contournement, « nos gars penseraient à quelque chose de nouveau. »

Cependant, si le président Poutine, ou d’ailleurs le président Trump, le voulait vraiment, il y a une solution pour parvenir à l’invincibilité totale de leur pays. La méthode découle de l’union des sciences sociales et de la théorie des champs quantiques unifiés, et non pas d’approches faisant appel à l’armement, ou à la politique.

Le Président Poutine pourrait obtenir l’invincibilité pour la Russie si ses forces armées étaient formées à constituer une aile de prévention de l’armée, composée d’experts en Technologie de Défense Invincible (IDT : Invincible Defense Technology). Des études scientifiques testées sur le terrain montrent que de grands groupes pratiquant deux fois par jour la Méditation Transcendantale Non Religieuse® (TM) et les programmes avancés de TM-Sidhi® dans un groupe génèrent un effet de champ qui influence profondément tout ce qui l’entoure. Des militaires à travers le monde ont testé cette approche sur le terrain et la déploient aujourd’hui.

 

La puissante Technologie de Défense Invincible (IDT), basée sur le cerveau, porte bien son nom. La technologie est un savoir scientifique appliqué. La défense signifie défendre et protéger. Le mot invincible signifie impossible à vaincre, impossible à être conquis. Le but de l’IDT est d’empêcher l’émergence d’ennemis. Une fois l’IDT correctement appliquée, les militaires russes deviendraient invincibles car il n’y aurait plus d’ennemis à combattre. Pas d’ennemis signifie pas de guerre, pas de terrorisme, pas de guerre nucléaire et la pleine sécurité, ainsi que des vies heureuses et productives pour tous.

Des recherches approfondies examinées par des pairs et des essais militaires sur le terrain dans le monde montrent que l’IDT entraîne des diminutions mesurables des guerres, du terrorisme et de la criminalité, ainsi que des améliorations de la qualité de vie, autant de signes tangibles d’une réduction du stress social. Ces changements ont été démontrés statistiquement à l’aide de mesures telles que la réduction du terrorisme et des conflits armés, les taux de criminalité, les accidents, les admissions à l’hôpital et la mortalité infantile.

Dans les régions du globe subissant des stress importants, la création de grands groupes d’experts en IDT a également contribué à accroître la prospérité et les incitations économiques. La créativité et l’esprit d’entreprise augmentent également. De plus, à l’échelle mondiale, lorsque de grands groupes d’experts civils s’étaient réunis de 1983 à 1985, les pertes liées au terrorisme ont diminué de 72 % et les conflits internationaux de 32 % . Ces changements positifs dans les tendances sociales se sont produits immédiatement après l’introduction de l’IDT.

L’approche IDT a été utilisée en temps de guerre, ce qui s’est traduit par une réduction du nombre de combats, de décès et de pertes en vies humaines, ainsi que par une amélioration des progrès vers la résolution du conflit par des moyens pacifiques. IDT est totalement différente de toute autre approche de défense en ce sens qu’elle n’utilise pas la violence pour tenter de réprimer la violence.

Des niveaux de stress élevés dans n’importe quel pays finissent par créer des ennemis. Si les niveaux dangereux de stress collectif sont réduits par l’application de l’IDT, les dirigeants seront alors plus en mesure de trouver des solutions ordonnées et constructives aux problèmes existants qui les maintiennent en désaccord depuis des générations.

Avec une plus grande sérénité civique, les aspirations des citoyens augmenteront et une société plus productive et plus équilibrée émergera. Alors, la violence comme moyen de changement et/ou comme expression de mécontentement disparaîtra naturellement.

L’Union mondiale des scientifiques pour la paix (GUSP) préconise l’approche IDT. Cette organisation à but non lucratif a accueilli une conférence internationale à Kiev, Ukraine l’année dernière (voir: https://www.gusp.org/global-peace-summit/). Le lieutenant-général (retraité) Vasyl Krutov, ancien chef du Centre ukrainien de lutte contre le terrorisme, figurait parmi l’impressionnante liste des participants qui ont pris la parole ou exprimé leur soutien à la conférence. Parmi les autres, citons: le président Joachim Chissano du Mozambique, qui a appliqué des programmes novateurs d’IDT pour mettre fin à la guerre civile de ce pays; le lieutenant-général équatorien à la retraite José Villamil, qui a également appliqué l’IDT pour mettre fin à la guerre entre l’Équateur et le Pérou; et M. Mohd Khalid Naseemi, fondateur et directeur général de l’Afghanistan Environmental Society.

 

L’IDT est un moyen éprouvé pour permettre aux militaires russes de se protéger et de gagner le respect du monde entier en déployant un système de défense simple et peu coûteux, avec une formation minimale nécessaire pour le mettre en œuvre. Jusqu’à présent, aucun pays n’a trouvé le moyen de contourner ce problème. Une fois qu’un ennemi devient un ami, il n’est plus nécessaire de se battre. Les différends peuvent être réglés par la diplomatie pacifique.

Les événements récents à travers le monde montrent que l’IDT est désespérément nécessaire. Elle fonctionne rapidement et il n’y a pas de meilleure solution pour prévenir la guerre nucléaire. Le président Poutine serait avisé s’il mettait immédiatement en œuvre le programme, transformant ainsi ses ennemis en alliés et créant une paix durable.

A propos de l'auteur:

David Leffler a travaillé comme associé du Proteus Management Group au Center for Strategic Leadership au US Army War College. Actuellement, il est directeur exécutif du Center for Advanced Military Science (http://www.strongmilitary.org). http://www.strongmilitary.org

Par Dr. David Leffler COURRIER DES LECTEURS pour DayNewsWorld.

ATTAQUE DE OUAGADOUGOU REVENDIQUEE

PAR UN GROUPE DJIHADISTE

La double attaque de Ouagadougou, qui a fait huit morts vendredi parmi les forces de l’ordre dans la capitale burkinabè, a été revendiquée samedi par un groupe djihadiste GSIM  dirigé par Iyad Ag Ghaly .

Le groupe islamiste malien affirme, dans un message parvenu samedi à l’agence privée mauritanienne « Al Akhbar », avoir agi en représailles à une opération française au Mali.

Un proche d' Iyad Ag Ghaly, un ex-colonel de l’armée malienne nommé Malick Ag Wanasnat, avait en effet été tué lors d’un raid le 14 février des forces françaises au Mali près de la frontière algérienne.

Une vingtaine de djihadistes présumés avaient été « tués ou capturés », selon l’état-major français.

Cette formation qui s'appelle « Groupe pour le soutien de l’islam et des musulmans », ou Nusrat al-Islam wal-Muslimin en arabe est née le 2 mars 2017 de l'unification de plusieurs groupes djihadistes du Sahel.

Elle est dirigée par le Touareg malien Iyad Ag Ghaly , ancienne figure indépendantiste et fondateur du groupe Ansar Dine, dans le nord du Mali.

Le GSIM est précisément issu de la fusion des groupes Ansar Dine (« Les défenseurs de la religion ») d’Iyad Ag Ghaly, Al-Mourabitoune de Mokhtar Belmokhtar - qui a notamment revendiqué des attaques à Bamako et Ouagadougou ces deux dernières années - et « l’Emirat du Sahara », une branche d’Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi).

Ce groupe avait déjà revendiqué l’attaque meurtrière de deux militaires français dans le nord du Mali fin février.

Il est également impliqué dans la détention de plusieurs Occidentaux, dont Sophie Pétronin, une Française âgée de 75 ans enlevée à Gao (nord du Mali) le 24 décembre 2016.

Ce groupe terroriste entend « élargir sa présence dans un grand espace géographique », mais aussi « dresser tous les musulmans contre l’ennemi à travers une recherche de soutien populaire et le renforcement des relations avec les populations ».

Il annonce aussi « des actions de guérilla » avec un recours alternatif « aux méthodes de guerre classique » dans une interview à un organe yéménite d’Al Qaïda .

La réunion militaire de la force multinationale antidjihadiste du G5-Sahel (Mali, Burkina, Niger, Tchad et Mauritanie), qui devait se tenir dans une salle dévastée par l’explosion d’une voiture piégée s'est tenue dans une autre salle ce qui a évité un véritable carnage.

Alyson Braxton pour DayNewsWorld

LE BEAU CADEAU FAIT A LA FRANCE

PAR MICKEY ET MINNIE

Le groupe américain « The Walt Disney Compagny » vient d’annoncer un plan de développement de 2 milliards d’euros pour Disneyland Paris.

Le Parc à thèmes de Marne la Vallée va être agrandi de 3 nouveaux espaces : l’un sera consacré Aux Supers Héros de Marvel, un autre au dessin animé la Reine des Neiges et le dernier à Star Wars.

La bonne nouvelle a été apportée, par Robert Iger lui-même, PDG de Walt Disney Compagny, directement à Emmanuel Macron qu’il a rencontré à L’Elysée.

Et c’est un très beau cadeau en effet que Mickey et Minnie ont décidé de faire à la France.

Pourtant le groupe qui emploi 16 000 personnes et a attiré 320 millions de visiteurs depuis son ouverture, ne gagne pas d’argent !

Alors pourquoi cette décision qui s’apparente bien évidemment à un cadeau fait à la France ?

En fait, « The Walt Disney Compagny » a pris cette décision en faveur du site de Marne la Vallée pour disposer d’une vitrine sur l’Europe.

Ce faisant, Robert Iger a voulu démontrer que la décision  d’investir près de 2 milliards d’euros dans la région parisienne était la conséquence directe de la confiance croissante que le groupe de divertissement américain portait dans l’économie européenne et dans celle de la France en particulier.

La magie Disney a opéré immédiatement sur les yeux pleins d’étoiles d’Emmanuel Macron qui a de suite twitté la nouvelle sur son compte #choose France.

Mais d’autres acteurs politiques et économiques ont eu, eux aussi,  les yeux qui brillaient à l’annonce faite par Robert Iger.

Ainsi, les communes situées aux alentours du parc d’attraction qui ont déjà fait leur calcul et espèrent déjà sur 9 millions d’euros de taxe de séjour supplémentaire, ceci grâce à l’augmentation des  nuitées.

A cela, elles l’ont déjà compris, que s’ajouterait le surplus de contribution financière payée par les entreprises.

Le tourisme intrinsèquement, qui sera inévitablement boosté par les investissements hôteliers nouveaux qui sont prévus dans le projet. A lui seul, le parc actuel génère plus de 6% des recettes touristiques de toute la France.

Incontestablement, ce seuil sera dépassé car les 3 secteurs thématiques envisagés inciteront les visiteurs à rester plus longtemps sur Paris ; la moyenne des nuitées qui est de 1 jour et demi actuellement pourrait passer à 3 jours.

Sachant que les visiteurs du parc d’origine étrangère représentent 50% environ du nombre total de visiteurs, on peut en effet penser qu’avec une offre nouvelle d’hébergement, la possibilité d’allonger leur séjour sur Disneyland repoussera toute idée d’un détour par Londres !

Selon certains élus locaux, si l’Etat prenait en compte correctement certains investissement d’infrastructures et de transports, la décision de « The Walt Disney Compagny » pourrait conduire à terme, à la création d’un Las Vegas à la française.

En tout état de cause, l’information concernant  l’agrandissement de Disneyland est une très bonne nouvelle pour l’emploi et la Région  Ile de France.

Des dizaines de milliers d’emplois qualifiés ou semi qualifiés devraient être crées à partir de 2022 pour ce qui concerne le fonctionnement du parc d’attraction.

Il faudra néanmoins tenir compte , en sus, de tous les emplois qui vont être proposés massivement dans le Bâtiment, la Construction et les Travaux Publics . Les entreprises choisies après appel d’offre dans ces métiers et ces activités devront en effet, elles aussi, embaucher massivement pour tenir les délais et livrer les travaux en temps et en heure.

Clara Mitchell pour DayNewsWorld

ATTAQUE TERRORISTE AU BURKINA-FASO ET TOUJOURS AUCUNE REVENDICATION

Des attaques ont visé, vendredi 2 mars, l’ambassade de France à Ouagadougou, au Burkina Faso, ainsi que l’état-major des forces armées burkinabées.

Plusieurs heures après le début de l’attaque, le gouvernement a communiqué sur un bilan provisoire faisant état de huit morts parmi les forces de l’ordre burkinabées et plus de 80 blessés.

Selon le gouvernement burkinabé, au moins huit assaillants et huit membres des forces de l’ordre ont été tués.

« Un peu plus de 80 blessés ont été pris en charge. Parmi ces 80 blessés, une douzaine ont des blessures assez sévères et parmi ces douze, trois sont considérés comme graves », a précisé le ministre de la communication, Rémi Dandjinou, dressant un nouveau bilan à 19 heures.

Une trentaine de morts: voici le bilan des deux attaques perpétrées ce vendredi dans le centre-ville de Ouagadougou, au Burkina Faso, visant d'une part l'ambassade de France mais aussi l'état-major des armées burkinabé. Pour l'heure, les autorités locales tentent toujours d'établir qui est à l'origine de ces attentats meurtriers, qui n'ont toujours pas été revendiqués.

A Paris, le ministère des affaires étrangères a annoncé qu’aucun ressortissant français n’avait été tué ou blessé

L’état-major a été frappé par un véhicule piégé, a déclaré, vendredi soir, le ministre de la sécurité, Clément Sawadogo. « Le véhicule était bourré d’explosifs, la charge était énorme » et a occasionné « d’énormes dégâts ». « Il y avait une réunion sur le G5 Sahel ».

Clément Sawadogo, le ministre de la Sécurité, a indiqué qu'une réunion militaire pour la création de la force multinationale antijihadiste G5-Sahel, qui regroupe le Mali, le Burkina, le Niger, le Tchad et la Mauritanie, était "peut-être" visée. Il a par ailleurs ajouté que le bilan aurait pu être beaucoup plus lourd, la salle initialement prévue pour cette réunion ayant été "littéralement détruite par l'explosion".

Les forces spéciales françaises de l’opération « Sabre », basées à Ouagadougou, sont venues en renfort « Les forces françaises au Burkina sont intervenues en soutien à l’action de l’armée burkinabé, elles n’ont pas pris part directement à l’action », a affirmé le porte-parole de l’état-major de l’armée française, le colonel Patrick Steiger. Des hélicoptères français ont survolé la capitale.

« Notre pays a été de nouveau la cible ce vendredi de forces obscurantistes », a dénoncé vendredi soir le président burkinabé Roch Marc Christian Kaboré alors que le pays est depuis 2015 la cible d'attaques jihadistes qui n'avaient toutefois jamais atteint un tel niveau d'organisation .

Le gouvernement a condamné des « actes lâches et barbares »,tout en invitant « les populations à garder le calme et à collaborer avec les forces de défense et de sécurité ».

En début de soirée, le président français, Emmanuel Macron a réaffirmé le « plein engagement de la France » au Sahel. « Tout laisse à penser qu’il s’agit de groupes terroristes », avait déclaré un peu plus tôt le ministre des affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian, sur LCI, rappelant la détermination de la France à « lutter de manière implacable contre ces groupes terroristes qui veulent déstabiliser le Sahel ».

« Une enquête de flagrance a été ouverte pour tentative d’assassinats en relation avec une entreprise terroriste et association de malfaiteurs terroriste criminelle », a indiqué de son côté le parquet de Paris, compétent car l’attaque a visé des ressortissants et des intérêts français. Les investigations ont été confiées à la Direction générale des services intérieurs (DGSI) et aux policiers de la Sous-direction antiterroriste (SDAT).

Pour le journaliste Antoine Glaser interwievé samedi 3 sur RTL, spécialiste de l'Afrique, cette attaque ciblait très clairement la France. "Les autres attaques, en janvier 2016 et août 2017, ciblaient des cafés, des restaurants, les expatriés. Le fait d'attaquer une ambassade de France en Afrique, le message est clair", estime l'auteur de l'ouvrage Arrogant comme un Français en Afrique, publié aux éditions Fayard en 2016.

"C'est un acte de représailles", vis-à-vis de la France, dont des troupes armées sont présentes au Mali et au Niger voisins du Burkina Faso pour lutter contre le terrorisme au Sahel.

Joanne Courbet pour DayNewsWorld

ATTENTAT-SUICIDE CONTRE UN CONVOI DE FORCE ETRANGERE A KABOUL

« Vers 9H00, l'explosion d'une voiture s'est produite dans le quartier de Qabil Bay.

La cible était un convoi des troupes étrangères », a indiqué Najib Danish, porte-parole du ministère de l'Intérieur.
"Nous ne savons pas s'il y a des victimes parmi les troupes étrangères"
, a ajouté son adjoint, Nasrat Rahimi.

L'explosion d'une voiture-suicide contre un convoi des troupes étrangères vendredi matin dans l'est de Kaboul a fait au moins un mort, un enfant, et douze blessés parmi les passants et riverains.

Selon Mohammad Ismail Kawoosi, un responsable du ministère de la Santé,

« une personne est morte et neuf ont été blessées, toutes des civils ».

Le mort serait un enfant.

Il s'agit du premier incident violent dans Kaboul visant des étrangers depuis l'offre de paix faite mercredi aux talibans par le président Ashraf Ghani, qui leur a proposé de devenir un parti politique au terme du processus.

Un quartier sous le choc en ce jour hebdomadaire férié en Afghanistan.

Paul Emison pour DayNewsWorld

QUAND ERDOGAN INVITE UNE FILETTE

A MOURIR EN MARTYR

 

La scène est à peine croyable. Samedi 24 février, le président Recep Tayyip Erdogan faisait lors d'un congrès de son parti l'AKP un discours face aux militants, dans la ville de Kahramanmaras, au sud de la Turquie.

Pour appeler au soutien de l'offensive turque en Syrie, le président a invité une jeune enfant à « tomber en martyr ». Erdogan a décidé de faire monter sur scène une fillette. Vêtements militaires et bonnet rouge, elle s'avance en pleurs vers le dirigeant qui pose son bras sur son épaule. C'est alors qu'Erdogan déclare : « Si elle tombe en martyr, elle sera recouverte d'un drapeau, si Dieu le veut ». Il a ensuite embrassé la fillette sous les applaudissements la foule qui scandait : « Chef ! Amenez-nous à Afrine ! ».

La scène qui a été diffusée en direct sur la télévision nationale n' a pas laissé indifférent créant la polémique. « Faire venir une enfant sur scène devant des milliers de personnes et bénir la mort est une grande erreur. Aucun enfant ne devrait jamais avoir à être dans l'ombre des armes et le visage de la guerre », s'est insurgé Veli Agbaba, le vice-président du parti républicain du peuple (CHP), principal parti d'opposition Il a rapidement été rejoint par le parti démocrate des peuples (HPD).

Alors que l'ONU a déclaré une trêve humanitaire de 30 jours en Syrie depuis dimanche 25 février, dès le lendemain, le gouvernement turc a annoncé que de nouvelles unités de forces spéciales de la police avaient été déployées dans le nord-ouest de la Syrie. L'annonce de ce nouveau déploiement est le signe que la Turquie ne s'estime pas concernée par la trêve humanitaire de 30 jours réclamée dimanche par le Conseil de sécurité de l'ONU en Syrie.

En effet dimanche, les autorités turques avaient affirmé qu'elles restaient « résolues à combattre les organisations terroristes » en Syrie c'est-à-dire la milice kurde des Unités de protection du peuple (YPG), Ankara considérant les YPG comme une organisation terroriste. Pourtant ces mêmes combattants kurdes ont participé en Syrie à la coalition internationale emmenée par les Etats-Unis qui combat les djihadistes du groupe Etat islamique (EI)

Lors de ce congrès le président Recep Tayyip Erdogan a voulu appeler à soutenir l'opération militaire lancée par son régime. Car depuis le 20 janvier, la Turquie se bat dans la région d'Afrine en Syrie, contre les milices kurdes des Unités de protection du peuple (YPG).. Aussi, une nouvelle offensive devrait y être lancée dans les jours qui viennent malgré la trêve demandée par l'ONU.

Joanne Courbet pour DayNewsWorld

RETOUR SUR LE DISCOURS DE

MARION MARECHAL LE PEN DEVANT

LES CONSERATEURS AMERICAINS

Serait-ce le retour de Marion Marechal Le Pen en politique ?

Marion Maréchal Le Pen a pris la parole lors d’une importante réunion de conservateurs américain qui s’est tenue le 22 février 2018 au Gaylor National Resort an Convention Center situé à OXON dans la banlieue de Washington.

Dans l’ordre des interventions, elle a été la seconde, juste après le Vice Président américain, Mike Pence et juste avant le Président Donald Trump lui-même, ce dernier ayant prononcé son discours le lendemain, avant juste la clôture de l’événement.

Celle qui avait été adoubée par Sarah Palin en 2015, et qui avait annoncé, au grand desespoir de ses partisans, son départ de la vie politique française aura été la seule femme politique européenne à être invitée par les organisateurs de la réunion.

En effet seul Nigel Farage, (l’artisan du Brexit)  qui est un homme politique européen a eu l’honneur de recevoir une invitation, à laquelle il s’est rendu naturellement, de la part de la partie la plus conservatrice du parti des Républicains américains.

Marion Marechal Le Pen est donc intervenue en vedette américaine à cette Conférence d’Action Politique Conservatrice (CPAC), le rendez vous annuel très attendu par principe des conservateurs américains.

A 28 ans, elle a ébloui et conquis les cadres du parti présents.

D’entrée, elle s’est déclarée être sur la trace de Donald Trump.

Elle s’est adressée en anglais devant la partisans du Président des Etats- Unis, affirmant haut et fort qu’elle n’était pas choquée "d’entendre Donald Trump revendiquer devant les citoyens américains qu’il voulait travailler pour l’Amérique d’abord, (América First)" car elle-même, dans le droit fil des déclarations du Président, souhaitait défendre d’abord, son pays, la France, (First France).

Selon de nombreux observateurs politiques, Marion Maréchal Le Pen aurait  acté, à la faveur de ce discours, son retour en politique, qu’elle avait quittée un an plus tôt.

L’intéressée dément bien entendu, toute intention de ce genre, déclarant qu’elle n’était venue que pour faire de la « Métapolitique », voulant ainsi probablement se garder de basses manœuvres dans le marigot politique qui obligent malgré soi à descendre dans l’arène… où l’on ne peut que prendre des coups,car on devient trop exposé.

Néanmoins, à quelques mois des futures élections européennes, l’ex-benjamine de l’assemblée nationale a déploré « la perte des libertés en France, dans de nombreux domaines, les libertés des français ayant été détournées par l’Union Européenne » dont elle déplore « la tendance trop libérale et conservatrice actuelle ». L’ex-députée européenne s’est lancée dans une profession de foi nationaliste, qui a certainement dû plaire à Donald Trump.

De plus et pour bien faire comprendre son message, MMLP n’a pas hésité à déclarer « qu’après 40 ans d’immigration massive, de lobbying islamique et de politiquement correct, la France est en train de passer du statut de fille ainée de l’Eglise à celui de petite nièce de l’Islam, le terrorisme n’en étant que la face visible de l’iceberg ». A la fin de son discours, elle avait choisi de faire diffuser la chanson d’Ellie Goulding : « Burn ». En apprenant cela, quelques jours plus tard, la chanteuse britannique s’est enflammée contre l’ex-députée FN « qui ne s’était pas gênée pour utiliser sa chanson ».

Peu importe, Marion Maréchal Le Pen venait de « mettre le feu » dans cette auguste assemblée républicaine !

A 15 jours du congrès du FN les spéculations sont reparties bon train, étudiant l’avenir du FN sans Florian Philippot, celui de Marine Le Pen en difficulté, ou le retour possible de Marion…le  tout en spéculant sur les faiblesses de l’actuelle Présidente. Marine Le Pen serait en effet en ce moment perçue comme un animal politique qui a reçu un coup mortel, qu’elle s’est infligé toute seule à l’occasion du débat de l’entre deux tours des élections présidentielles !!

Pour certains experts, il y aurait aujourd’hui un espace à droite à occuper si Marine Le Pen souhaite toujours le conquérir. Il faudra donc suivre de très près les prises de positions de la petite fille de Jean Marie Le Pen, qui a fait savoir, simultanément à son opération séduction de Washington, qu’elle avait l’intention de fonder « une académie de sciences politique », pour contrer le Sciences Po actuel qu’elle accuse de gauchisme.

Marion Maréchal Le Pen vient de toute évidence de fonder sa légende à Washington en cette fin février 2018, ceci peut être (ou certainement ?) pour marquer son grand retour en métapolitique tout d’abord, comme elle la concédé ! Mais après ?

En tout état de cause, le show politique qu’elle donné, a sincèrement étonné sa Tante, Marine Le Pen.

Clara Mitchell pour DayNewsWorld

AU TOUR DE L'ARMEE DE CONNAITRE

UN LIMOGEAGE EN ARABIE SAOUDITE

 

Après la purge anti-corruption à la fin de l’année dernière dans les milieux d’affaires saoudiens et au sein de la famille royale, c’est au tour de l'armée de subir des limogeages.

En effet un remaniement majeur, aux allures de limogeage, a été opéré à la tête de l'armée saoudienne, lundi 26 février.

Ont été évincées des personnalités importantes au sein du ministère de la Défense, dirigé par le puissant prince héritier Mohammed ben Salman.

Ainsi le secrétaire général de l'armée a été placé à la retraite et remplacé par le général Fayyad ben Hamed al-Ruwayli.

Les chefs des armées de l'air et de terre ont également été renvoyés, ainsi que des fonctionnaires civils, dont plusieurs sous-ministres.

Aucune explication officielle n'a été donnée comme justification mais ces limogeages interviennent à un moment où le conflit meurtrier au Yémen s’enlise et après une nouvelle bavure au Yémen où une base militaire de son allié yéménite a été bombardé par erreur par la coalition emmenée par l'Arabie saoudite

Alyse Marion pour DayNewsWorld

NOUVEAU RAID EN GHOUTA ORIENTALE

MALGRE LA RESOLUTION DE L'ONU

Le Conseil de sécurité de l’ONU a enfin adopté samedi à l’unanimité une résolution réclamant «sans délai» un cessez-le-feu humanitaire d’un mois en Syrie pour « permettre la livraison régulière d’aide humanitaire, de services et l’évacuation médicale des malades et blessés les plus graves». La résolution «appelle à la levée immédiate des sièges de zones habitées dont la Ghouta orientale, Yarmouk, Foua et Kefraya».

La Russie, alliée indéfectible du régime de Bachar al-Assad auquel elle apporte un soutien militaire crucial dans la guerre, a fini par voter cette résolution.

Mais cette résolution votée après d'âpres négociations avec la Russie «n’est pas un accord de paix sur la Syrie, le texte est purement humanitaire», a souligné l’ambassadeur suédois Olof Skoog...

Malgré cet accord  pris samedi par l'ONU réclamant un cessez-le-feu immédiat, des ONG ont constaté que les raids du régime syrien se poursuivent dimanche dans la Ghouta orientale. «Les raids ont repris dimanche matin, avec deux frappes contre le secteur de Chifouniya, à la périphérie de Douma», la grande ville de la Ghouta orientale, a précisé l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH).

L’enclave rebelle de la Ghouta orientale, dans la banlieue de Damas, est assiégée depuis 2013 par le régime syrien. Plus de 400 000 personnes y résident toujours. Depuis dimanche 18 février, plus de 500 personnes dont une centaine d'enfants y ont péri sous les bombardements du pouvoir syrien décidé à reprendre ce bastion .Cette campagne militaire utilisant bombes, barils d'explosifs et obus est d'une rare intensité, même pour un pays ravagé depuis 2011 par une guerre qui a fait plus de 340.000 morts, sans compter les blessés et disparus .

Les bombardements des derniers jours sont les prémices d’une vaste opération terrestre de l’armée syrienne pour déloger les rebelles de la zone.

La situation humanitaire y est devenue dramatique. Plus de 13,1 millions de Syriens ont besoin d’aide humanitaire, dont 6,1 millions de déplacés à l’intérieur du pays depuis le début de la guerre civile il y a sept ans. Les denrées et les médicaments manquent. L’ambassadeur de France auprès de l’ONU, François Delattre, évoque un « siège digne du Moyen Age ».

Les rebelles opposés à toute évacuation des civils

Le scénario dans la Ghouta a déjà eu lieu dans d'autres fiefs rebelles, dont Alep en 2016, écrasée par des bombardements et le siège pour forcer les insurgés à déposer les armes. D'ailleurs jeudi, le représentant syrien à l'ONU, Bachar Jaafari, avait réitéré la position du régime, déterminé à reprendre coûte que coûte l'ensemble du territoire, y compris la Ghouta. "Oui la Ghouta orientale deviendra un nouvel Alep", avait-il déclaré tout en martelant qu' Alep aujourd’hui, «ce sont des millions de personnes vivant tout à fait normalement».

Dans le conflit qui ravage la Syrie, le régime a réussi à reprendre plusieurs localités rebelles, en vertu d'accords dits de «réconciliation», qui se traduisent par l'évacuation des combattants et de civils qui les soutiennent, en échange de la fin des bombardements et de sièges asphyxiants.

Or le groupe salafiste Jaich al-Islam et le groupe islamiste Faylaq al-Rahmane qui contrôlent la zone de la Ghouta orientale ont rejeté toute évacuation de civils et de combattants.«Nous rejetons catégoriquement toute initiative qui prévoit la sortie des habitants de leur maison et leur transfert vers n'importe quel autre endroit», ont écrit les groupes rebelles dans une lettre ouverte adressée au secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres. La lettre des rebelles soutient le projet de résolution, mais reproche au Conseil de sécurité son «incapacité à faire cesser les crimes de guerre», en mettant en cause la Russie dans les frappes sur la Ghouta orientale. Moscou a démenti bombarder cette région.

Avec l'appui militaire de Moscou depuis 2015, le régime syrien a multiplié les victoires face aux rebelles et aux jihadistes, jusqu'à reprendre le contrôle de plus de la moitié du territoire.

Une réunion du Conseil est prévue dans quinze jours pour voir si le cessez-le-feu était bien appliqué...

 

Joanne Courbet pour DayNewsWorld

 

LA DERADICALISATION DJIHADISTE EST-ELLE POSSIBLE ?

Les plans de déradicalisation se succèdent mais sans résultats probants jusqu'ici :22 mesures en 2014, 80 en 2016 et pas moins de 60 ce vendredi 23 février 2018.

Au premier ministre, Édouard Philippe, de présenter ce vendredi 23 février, à Lille (Nord) son plan contre « la radicalisation islamiste qui menace notre société ». Un domaine dans lequel les autorités avancent encore à tâtons trois ans après les attentats de janvier 2015 alors que la France vient d'accueillir ces derniers mois 68 mineurs revenus de la zone syro-irakienne quasiment tous âgés de moins de 13 ans.

Ce plan anti-radicalisation avait été annoncé dès octobre par Emmanuel Macron qui s’était fait fort d’attaquer le problème «à la racine». Le chef d'Etat avait évoqué parmi les facteur