LA BASILIQUE SAINTE-SOPHIE A NOUVEAU TRANSFORMEE EN MOSQUEE

Le Conseil d’Etat turc vient de valider la proposition du Président Erdogan de changer une nouvelle fois le statut de Sainte-Sophie, l’un des plus beaux monuments d’Istanbul datant du Vie siècle. La Cour a expliqué que dans les actes de propriété au nom de la Fondation Mehmet Fatih, du nom du sultan ottoman qui a conquis Constantinople au 15ème siècle, Sainte-Sophie était inscrite comme une mosquée et que cette qualification ne pouvait être modifiée.


D'abord convertie en mosquée après la prise de Constantinople

Œuvre architecturale majeure construite au VIe siècle par les Byzantins qui y couronnaient leurs empereurs, Sainte-Sophie est un site classé au patrimoine mondial par l'Unesco, et l'une des principales attractions touristiques d'Istanbul.

Après la prise de Constantinople par les Ottomans en 1453, la basilique Hagia Sophia avait été convertie en mosquée, flanquée de quatre minarets et avait connu quelques transformations intérieures au fur et à mesure des conquêtes de l’empire ottoman.

Le XXe siècle naissant, la jeune république turque, résolument laïque de Kemal Ata Turk l’avait transformée en musée, soucieux de «l'offrir à l'humanité», et permettant d’y contempler à la fois un Christ Pantocrator et le sceau du Prophète Mahomet et de nombreux califes ottomans.

Réactions offusquées

Plusieurs pays, notamment la Russie et la Grèce, qui suivent de près le sort du patrimoine byzantin en Turquie, ainsi que les Etats-Unis et la France, ont notamment mis en garde Ankara contre la transformation de Sainte-Sophie en lieu de culte musulman.Mais le président islamo-conservateur Recep Tayyip Erdogan n'en a cure.

L'Eglise orthodoxe russe a regretté vendredi que l'«inquiétude» de «millions de Chrétiens» n'ait pas été entendue par la Turquie. «La paix et la concorde entre les religions sont des questions extrêmement fragiles et complexes et qui ne peuvent supporter des décisions irréfléchies et purement politiques», a ajouté le porte-parole de l'Eglise russe, cité par l'agence Ria Novosti.

De son côté, Athènes a qualifié cette décision de «provocation envers le monde civilisé».

«Le nationalisme dont fait preuve le président (turc Recep Tayyip) Erdogan ramène son pays six siècles en arrière», a estimé dans un communiqué la ministre grecque de la Culture Lina Mendoni. «Sainte-Sophie est un monument appartenant à toute l'humanité, indépendamment de toute croyance religieuse», a rappelé la ministre grecque de la Culture.

Mais le président turc a choisi de passer un nouveau cap dans la réislamisation de la Turquie.




Jaimie Potts pour DayNewsWorld

PEKIN INAUGURE SON BUREAU POUR LA SECURITE NATIONALE A HONG KONG

Une semaine après l'entrée en vigueur de la loi sur la sécurité nationale, imposée par Pékin, la Chine a inauguré son bureau de défense de la sécurité nationale à Hong Kong, mercredi 8 juillet 2020.

Celui-ci permettra, pour la première fois, à ses agents du renseignement d'opérer ouvertement sur le territoire.

L'ouverture en grande pompe du quartier général de ce bureau symbolise ainsi le contrôle croissant que Pékin entend exercer sur ce centre financier mondial.

L'emplacement de ce bureau, installé dans un hôtel, est tout aussi significatif :

il domine le parc Victoria, lieu de rassemblement depuis des années des manifestants prodémocratie. Chaque année au mois de juin, ces derniers s'y retrouvent à l'occasion de la veillée en souvenir des victimes de la sanglante répression de Tiananmen.

Ce quartier général abritera des agents du renseignement chinois chargés d'enquêter et de poursuivre les personnes accusées d'avoir porté atteinte à la sécurité nationale à Hong Kong. Ces agents ne sont pas soumis aux lois de la ville dans l'exercice de leurs fonctions.

Tout l'exécutif hongkongais, Carrie Lam en tête, ont célébré son ouverture :« Avoir une loi à suivre est le point de départ de la sauvegarde de la sécurité nationale. Nous devons nous assurer que la loi sera appliquée strictement et que quiconque enfreindra la loi sera tenu responsable ». L'appareil de renseignement chinois sera un « partenaire important » pour aider à préserver la sécurité nationale, a souligné la chef de l 'exécutif lors du discours d'inauguration de ce bureau. Mardi, Hong Kong a annoncé un élargissement considérable des pouvoirs de la police hongkongaise en matière de surveillance.

Une chape de plomb sur l'ancienne colonie britanique

La loi adoptée la semaine dernière par le régime communiste de Pékin vise à réprimer la « subversion », la « sécession », le « terrorisme » et la « collusion avec les forces étrangères ». La Chine l'a imposée en réponse au mouvement de contestation lancé l'an dernier contre le pouvoir central dans l'ancienne colonie britannique. Elle constitue le changement le plus radical pour Hong Kong depuis sa rétrocession par le Royaume-Uni à la Chine en 1997.

Les militants prodémocratie redoutent qu'elle n'ouvre la voie à une érosion sans précédent des libertés et de l'autonomie dont jouissaient jusqu'alors les habitants du territoire. Les militants pro-démocratie manifestent, malgré la peur, contre cette loi. Plusieurs ont déjà été arrêtés.

La nouvelle loi sur la sécurité nationale, en vigueur depuis le 30 juin 2020, à Hong Kong pèse désormais comme une chape de plomb sur l’ancienne colonie britannique.

« La Chine fait désormais la loi dans le territoire, au grand dam des militants pro-démocratie, contraints pour certains de s’exiler. », explique le sinologue Jean-Philippe Béja, directeur de recherche au CNRS.




Britney Delsey pour DayNewsWorld

CORONAVIRUS ACCELERATION DE LA PANDEMIE

DANS LE MONDE AVEC PRES DE 532 000 MORTS

Même si elle s’est stabilisée en Europe, l’épidémie, qui a fait près de 532 000 morts, est toujours en pleine expansion dans une grande partie de la planète.

Les États-Unis sont le pays le plus touché avec 129.891 décès. Suivent le Brésil (64.867), le Royaume-Uni (44.220), l'Italie (34.861) et le Mexique (30.366), dont le bilan dépasse désormais celui de la France (29.893).

Flambée aux Etats-Unis et en Amérique latine

Aux Etats-Unis notamment, le nombre de nouveaux cas a connu une flambée spectaculaire ces derniers jours. Le pays a recensé près de 40.000 cas et 234 nouveaux décès au cours des 24 dernières heures, selon un dernier bilan publié dimanche par l'université Johns Hopkins . Certains Etats ont dû réintroduire des restrictions d’urgence. Quatre Etats américains – Californie, Arizona, Texas et Floride – représentent aujourd’hui la moitié des nouveaux cas. Par ailleurs, Nick Cordero, célèbre acteur de Broadway âgé de 41 ans, est décédé dimanche après avoir combattu la maladie pendant 95 jours, a annoncé sa femme.

La situation sanitaire est également préoccupante en Amérique latine et dans les Caraïbes, actuel épicentre de l’épidémie, où le nombre de cas d’infection (2,7 millions), dont la moitié au Brésil, dépasse désormais celui de l’Europe. L’Organisation panaméricaine de la santé (OPS) a prévenu que le bilan dans la région, dont la partie australe vient d’entrer en hiver, pourrait dépasser 400 000 morts d’ici octobre, en l’absence de mesures sanitaires renforcées.

Reconfinement en Australie

En Australie également,le nombre de cas de contamination à Melbourne, capitale de l’état de Victoria, a bondi ces derniers jours, forçant les autorités à instaurer des règles strictes de distanciation sociale et à confiner 300 000 habitants de la banlieue nord. Pour tenter d’endiguer la progression de la maladie, les autorités ont décidé de fermer la frontière entre les deux États les plus peuplés de l’île-continent. La décision entre en vigueur partir de mardi, et pour une période indéterminée. Une première en 100 ans, la frontière ayant été fermée pour la dernière fois en 1919, lors de l’épidémie de grippe espagnole.

Explosion des cas en Inde

L'Inde a annoncé ce lundi avoir recensé un total de près de 700.000 cas de Covid-19 depuis le début de l'épidémie, devenant le troisième pays du monde le plus touché en nombre de contaminations, devant la Russie.Selon le ministère indien de la Santé, un total de 697.358 cas d'infection au nouveau coronavirus ont été recensés depuis le début de la pandémie, dont quelque 24.000 au cours des dernières 24 heures, pour 19.963 décès

Des milliers de visons contaminés abattus aux Pays-Bas

Des cas de Covid-19 ont été signalés chez des visons dans 20 élevages aux Pays-Bas depuis le début de l'épidémie. Le ministère de l'Agriculture a indiqué ce lundi, qu'il procédait depuis début juin à l' abattage de ces petits mammifères dans les élevages contaminés.

Les autorités ont établi en mai que deux employés d'élevages avaient «très probablement» contracté le Covid-19 via des visons. Ces deux cas sont susceptibles d'avoir été les «premiers cas connus de transmission» du nouveau coronavirus de l'animal à l'homme, selon l'Organisation mondiale de la santé (OMS).

« Sans unité nationale et solidarité mondiale (…), le pire est à venir, avait déclaré le directeur général de l’OMS le 29 juin. Nous avions averti que ce virus allait surprendre même les pays développés, et ça a été le cas. »




Boby Dean pour DayNewsWorld

LA CHINE PROCEDE A DES ARRESTATIONS

 A HONG KONG

Moins de 24 heures après l’entrée en vigueur de la loi sur la sécurité nationale imposée à Hong Kong, la police a procédé, en vertu de ce texte,. aux premières arrestations de Hongkongais rassemblés pour marquer le 23e anniversaire de la rétrocession de l’ex-colonie britannique à la Chine. Parmi les quelque 370 personnes arrêtées mercredi par les forces de l’ordre, dix l’ont été pour violation présumée de la loi sur la sécurité nationale.

Cette loi, promulguée mardi par le président chinois Xi Jinping, permet de réprimer quatre types de crimes contre la sécurité de l’Etat : subversion, séparatisme, terrorisme et collusion avec des forces extérieures. Dans certains cas, la loi prévoit que la justice chinoise soit compétente et inflige des peines allant de 10 ans d’emprisonnement jusqu’à la prison à vie pour les auteurs des crimes les plus graves. Les agences de sécurité chinoises pourront étendre considérablement leur surveillance, et superviseront la police locale.

Cette législation fait craindre à l’opposition hongkongaise un recul des libertés inédit depuis la rétrocession à la Chine par le Royaume-Uni de ce territoire en 1997.

Pour beaucoup de Hongkongais qui se sont mobilisés depuis des années pour obtenir un peu plus de démocratie, la nouvelle loi de sécurité nationale imposée par l’Assemblée nationale populaire à Pékin marque la fin de Hongkong en tant que cité libre. La région administrative spéciale avait jusqu’à présent le privilège d’être la seule ville de Chine où les libertés individuelles étaient protégées.« Pour les membres de la petite minorité qui menace la sécurité nationale, cette loi sera un glaive suspendu au-dessus de leur tête », a averti le gouvernement chinois.

Or la Chine, en 1984, la Chine avait signé une déclaration avec les Britanniques où elle s'engageait notamment jusqu'en 2047, à maintenir ce fameux haut degré d'autonomie qui est remis en question aujourd’hui.




Britney Delsey pour DayNewsWorld

CORONAVIRUS

UNE PANDEMIE QUI S'ACCELERE

Alors que plusieurs pays sont entrés en phase de déconfinement, l’OMS appelle à la prudence Un million de cas de coronavirus ont été détectés en seulement huit jours dans le monde. La pandémie de Covid-19 « continue de s’accélérer », a prévenu ce lundi le directeur général de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), Tedros Adhanom Ghebreyesus.

« Nous savons que la pandémie est bien plus qu’une crise sanitaire, c’est une crise économique, sociale et, dans de nombreux pays, politique. Ses effets se feront sentir sur des décennies », a-t-il ajouté, lors d’une conférence virtuelle organisée par l’émirat de Dubaï. La mise en garde du chef de l’OMS intervient alors que de nombreux pays sont entrés dans une phase de déconfinement pour relancer leurs économies.

La semaine dernière, le chef de l’OMS avait qualifié cette nouvelle phase de « dangereuse », estimant que, malgré le besoin de sortir du confinement, le virus continuait « de se propager rapidement » et restait « mortel ». « Il a fallu plus de trois mois pour que le premier million de cas soit signalé, le dernier million de cas a été signalé en seulement huit jours », a-t-il insisté lundi.

Le chef de l’OMS a également appelé les gouvernements et les sociétés à se préparer à d’éventuelles futures pandémies qui pourraient survenir « dans n’importe quel pays à n’importe quel moment et tuer des millions de personnes parce que nous ne sommes pas préparés »

« Nous ne savons pas où ni quand la prochaine pandémie se produira, mais nous savons qu’elle aura un impact terrible sur la vie et l’économie mondiales », a averti Tedros Adhanom Ghebreyesus.

La pandémie de Covid-19 a fait au moins 465.300 morts dans le monde depuis que la Chine a fait officiellement état de l’apparition en décembre de la maladie, selon un bilan établi par l’AFP à partir de sources officielles dimanche. Les Etats-Unis sont le pays le plus touché, avec au moins 119.959 décès, suivis du Brésil (50.617), du Royaume-Uni (42.632), de l’Italie (34.634) et de la France (29.633).

Le nouveau coronavirus a contaminé plus d’un million de personnes au Brésil, l’Amérique du Sud étant l’épicentre actuel de la pandémie avec plus de 20.000 morts au Mexique, plus 8.000 au Pérou et plus de 1.000 en Argentine




Andrew Preston pour DayNewsWorld

L'AUSTRALIE VICTIME D'UNE  CYBERATTAQUE

D'UN ACTEUR ETATIQUE

L'Australie est la cible d'une vaste cyberattaque d'un «acteur étatique» qui vise les systèmes informatiques du gouvernement, d'administrations et d'entreprises, a affirmé vendredi son Premier ministre.

Scott Morrison a organisé en urgence une conférence de presse à Canberra pour prévenir ses concitoyens des «risques spécifiques» auxquels ils se retrouvaient exposés. «Des organisations australiennes sont actuellement visées par un acteur étatique sophistiqué», a-t-il dit.

Selon lui, «cette activité cible des organisations australiennes dans toute une gamme de secteurs, à tous les niveaux du gouvernement, de l'économie, des organisations politiques, des services de santé et d'autres opérateurs d'infrastructures stratégiques».

D'après les médias australiens, la liste des suspects est très réduite, parmi les Etats ayant un savoir-faire dans ce domaine (en dehors des pays occidentaux, la Chine, la Corée du Nord, l'Iran, Israël ou la Russie). Ils regardaient du côté de la Chine, qui a infligé en mai des droits de douane punitifs contre certaines exportations australiennes.

Le gouvernement de Scott Morrison avait provoqué la colère de Pékin en appelant à une enquête internationale indépendante sur les origines de la pandémie de coronavirus, et en dénonçant une diplomatie chinoise agressive et malhonnête.La Chine a répliqué en déconseillant à ses ressortissants l'Australie comme destination pour le tourisme et les études, en menaçant d'autres représailles, et en condamnant un Australien à mort pour trafic de drogue.

Selon l'agence australienne responsable du renseignement et de la sécurité électronique, cette attaque a été conçue de manière à ne pas pouvoir en déterminer l'origine. Dans cet objectif, les auteurs ont utilisé des logiciels de cyberattaque déjà existants sur le dark web et librement accessibles, selon la même source.

Il s'agit notamment de « codes d'exploitation » qui ciblent les vulnérabilités d'anciennes versions de produits Microsoft, Telerik, SharePoint et Citrix, ainsi que des logiciels Webshell, qui, après avoir été téléchargés, demeurent sur les serveurs corrompus. Ces attaques ont également fait appel à des techniques d'« hameçonnage », consistant à envoyer des mails contenant des fichiers et des liens Web ou Office365.

Le Premier ministre a exhorté institutions et entreprises à « se protéger». « Nous encourageons les organisations, particulièrement celles de santé, d'infrastructures stratégiques et de services essentiels à recourir à des experts et à mettre en place des systèmes de défense techniques. »

L'Australie fait partie de la puissante alliance de renseignement dite des « Five Eyes » avec les États-Unis, le Royaume-Uni, le Canada et la Nouvelle-Zélande.




Alize Marion pour DayNewsWorld

CORONAVIRUS VERS UNE DEUXIEME VAGUE EN CHINE

Près de 200 nouveaux cas de Covid-19 ont été recensés à Pékin depuis que la maladie a fait sa réapparition dans la ville chinoise, a annoncé lundi 15 juin 2020 l’Organisation mondiale de la santé (OMS).

Un nouveau cluster est en effet apparu la semaine dernière, autour du marché de gros de viandes et légumes de Xinfadi dans l'arrondissement de Fengtai, au sud-ouest de la capitale chinoise.

Ce qui fait craindre aux autorité chinoises la possibilité d'une seconde vague , alors que le pays n'avait plus repéré de foyer significatif depuis plus de 50 jours.

« Même les pays qui ont démontré leur capacité à supprimer la transmission du Covid-19 doivent rester attentifs à la possibilité d’une résurgence » du virus, a mis en garde le directeur général de l’OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus, au cours d’une conférence de presse virtuelle.

Ce rebond de la maladie Covid-19 à Pékin a entraîné de nouveaux confinements de zones résidentielles et des dépistages supplémentaires. Sites sportifs et culturels ont aussi été refermés.

Alors que la Chine a été accusée par Donald Trump d'avoir manqué de transparence sur la pandémie de Wuhan apparue fin 2019, Pékin affiche cette fois sa volonté de ne pas minimiser la gravité de la situation.

Pékin est « en guerre » contre le Covid-19. Nous prenons des mesures « comme en temps de guerre » ont annoncé, samedi 13 juin, les responsables de Fengtai.




Joanne Courbet pour DayNewsWorld

RESURGENCE DE L'EPIDEMIE DE COVID-19 EN CHINE ? ONZE QUARTIERS EN CONFINEMENT A PEKIN

Doit-on craindre une résurgence de l'épidémie de Covid-19 dans le pays où elle est apparue ? Onze quartiers résidentiels du sud de Pékin sont soumis au confinement en raison de l'apparition d'un nouveau foyer de coronavirus dans un marché du voisinage, ont annoncé ce samedi 13 juin les autorités.

Plusieurs dizaines d’habitants de Pékin ont en effet été testés positifs au coronavirus, confirmant l’émergence d’un nouveau foyer de contamination dans la capitale chinoise, où un confinement d’urgence a été ordonné dans onze quartiers. Sept cas de contamination à la Covid-19 ont été recensés dans les environs du marché Xinfadi, dont six samedi, selon les autorités sanitaires

Les habitants de onze quartiers dans le district de Fengtai ont reçu l'ordre de rester chez eux alors que les cas seraient pour la plupart liés à un marché local de viande, ont indiqué des responsables locaux lors d'un point de presse.

Crainte d'une nouvelle épidémie

Un premier cas de Covid-19 à Pékin en deux mois avait été annoncé jeudi, une personne qui s'était rendue au marché de Xinfadi la semaine dernière et n'avait pas quitté la ville récemment. Ces nouveaux cas font craindre une résurgence de l'épidémie en Chine, où étaient ier la maladie Covid-19, que les autorités étaient parvenues à contrôler par des strictes mesures de quarantaine.

Ces mesures ont été levées au fur et à mesure que le nombre de cas de contamination reculait et la majorité des cas enregistrés ces derniers mois étaient des habitants vivant à l'étranger et testés positif à leur retour en Chine.

Le marché fermé par les autorités

Parmi les six nouveaux cas annoncés samedi figurent trois employés du marché de Xinfadi, le plus grand marché de grossistes de la région. Selon son site web, plus de 1 500 tonnes de fruits de mer, 18 000 tonnes de légumes et 20 000 tonnes de fruits y sont échangées quotidiennement


Le marché a été fermé par les autorités, de même qu'un marché aux fruits de mer où s'était rendue une des personnes contaminées, pour que des opérations de désinfection et de collectes d'échantillons y soient pratiquées.

Le président du marché de viande de Xinfadi a dit à Beijing News que le virus avait été détecté sur des planches servant à découper le saumon importé.Dans la foulée, les autorités sanitaires ont ordonné une inspection à l’échelle de la ville, concernant la viande fraîche et congelée, la volaille et le poisson, dans les supermarchés, les entrepôts de stockage et les services de restauration. Des grandes chaînes de supermarchés, dont Wumart ou Carrefour, ont supprimé le saumon de leurs étals dans la nuit de vendredi à samedi, à Pékin, tout en assurant que les autres denrées n’étaient pas affectées, rapporte le quotidien Beijing Daily.

Un « mécanisme de guerre »

Les responsables du district de Fengtai ont annoncé samedi mettre en place un « mécanisme de guerre » pour faire face à cette nouvelle vague de contaminations.

La mise en quarantaine du secteur s'est accompagnée d'un renforcement plus large des mesures sanitaires : neuf écoles et jardins d'enfants ont été fermés dans les alentours du marché de Xinfadi. Le retour des élèves dans les écoles primaires de Pékin a également été reporté dès vendredi 12 juin.

Les évènements sportifs sont suspendus dans la capitale et dans d'autres régions chinoises, et les déplacements interrégionaux sont à nouveau interdits.

Le théâtre national de Pékin et le temple Yonghe ont annoncé dans la foulée leur fermeture.




Abby Shelcore pour DayNewsWorld

CATASTROPHE ECOLOGIQUE

 DANS L 'ARCTIQUE RUSSE

La Russie met tous ses efforts depuis plusieurs jours pour nettoyer l'énorme quantité d'hydrocarbures s'étant déversée dans une rivière de l'Arctique.

L'un des réservoirs de diesel d'une centrale thermique appartenant à une filiale du géant minier Norilsk Nickel s'est en effet effondré la semaine dernière, provoquant une fuite de 20 000 tonnes d'hydrocarbures.

Le ministère russe des Situations d'urgence de la région de Krasnoiarsk explique ce vendredi que « la progression des hydrocarbures a été stoppée. Ils ne vont plus nulle part ».

Etat d'urgence

Cette pollution est considérée par les organisations écologiques comme le pire accident écologique dû aux hydrocarbures dans la région.

Le président russe Vladimir Poutine est d' ailleurs monté au créneau mercredi, décrétant un état d'urgence et tançant publiquement des responsables locaux, notamment le président de la filiale de Norilsk Nickel, qui aurait tardé à réagir. L'entreprise a nié toute défaillance.

Viatcheslav Starostine, employé de la centrale thermique qui appartient à NTEK, une filiale du géant des métaux Norilsk Nickel, a été placé en détention provisoire pour un mois, a indiqué un tribunal de la ville de Norilsk à l'agence TASS.

Intervention sur un « terrain difficile »

Les secours sont à pied d'œuvre pour tenter de limiter les dégâts, dans un contexte rendu compliqué par les difficultés d'accès au site et la faible profondeur de la rivière, qui empêche les opérations en bateau.

Selon le service d'urgence marine russe, spécialisé dans ces accidents, les renforts déployés dans cette zone très isolée et marécageuse du Grand Nord sont face à un défi complexe. « Il n'y a jamais eu de fuite pareille dans l'Arctique auparavant. Il faut travailler très rapidement car le carburant est en train de se dissoudre dans l'eau », a indiqué le porte-parole de ce service, Andreï Malov.

Selon lui, six rampes de confinement ont été placées sur la rivière pour bloquer l'écoulement de la pollution vers le lac, tandis que le carburant est pompé à la surface. « C'est un terrain difficile et tout ce qui doit être acheminé ne peut l'être que via des véhicules tout-terrain », a-t-il souligné, le carburant récolté doit lui être stocké sur place jusqu'à l'hiver dans des conteneurs spéciaux. Le ministre des Situations d'urgence, qui s'est rendu sur place pour suivre le déroulement des opérations de secours, a assuré que « 200 tonnes de carburant et de lubrifiants ont été collectées » jusqu'à présent.


Le changement climatique en cause

Selon Norilsk Nickel, le réservoir a été endommagé quand les piliers enfoncés dans le permafrost qui le soutenaient « depuis 30 ans » ont commencé à s'enfoncer, un accident qui pourrait être attribué à la fonte du pemafrost due au changement climatique.

La Russie a ordonné ce vendredi la révision de toutes les infrastructures à risque bâties sur le permafrost en fonte. « Afin de ne pas répéter de telles situations impliquant des infrastructures à risque se trouvant sur des zones de pergélisol sujets à la fonte, le procureur général de Russie Igor Krasnov a ordonné (...) des vérifications en profondeurs des infrastructures concernées », a indiqué le Parquet dans un communiqué.

Des « décennies » pour rétablir l'écosystème

L'un des réservoirs de diesel de cette centrale s'est effondré la semaine dernière, entraînant une fuite de plus de 20 000 tonnes d'hydrocarbures. L'organisation écologique Greenpeace Russie affirme que l'accident « est le premier à cette échelle dans l'Arctique » et l'a comparé au naufrage de l'Exxon Valdez au large de l'Alaska en 1989. La rivière Ambarnaïa, touchée par cette fuite, rejoint le lac Piassino, lui-même à l'origine d'une rivière du même nom qui est capitale pour la péninsule du Taïmyr, région stratégique où la Russie extrait des métaux précieux, du charbon et des hydrocarbures.

Le porte-parole de l'Agence russe de la pêche, Dmitri Klokov, a affirmé à l'agence de presse TASS qu'il faudrait des « décennies » pour rétablir l'écosystème. « L'ampleur de cette catastrophe est sous-estimée », a-t-il déclaré, ajoutant que la majeure partie du carburant avait coulé au fond de la rivière et déjà atteint le lac.

Norilsk Nickel, un des premiers producteurs mondiaux de nickel et de palladium, n'en est pas à son premier accident écologique: en 2016, une de ses usines avait déversé par accident des produits chimiques dans une rivière du grand Nord, la teintant déjà de rouge.




Jaimie Potts pour DayNewsWorld

LE PAPE A APPELE A UNE SOCIETE

 PLUS JUSTE ET EQUITABLE

Le pape François a appelé dans un message vidéo à une «société plus juste et plus équitable».«Tout sera différent» après la pandémie planétaire du nouveau coronavirus, dont l’humanité ressortira «meilleure ou pire», a prévenu le pape François, dans un message samedi soir. Il a appelé à une «société plus juste et plus équitable».

«Lorsque nous sortirons de cette pandémie, nous ne pourrons pas continuer à faire ce que nous faisions, et comme nous le faisions.

Non, tout sera différent», a déclaré le souverain pontife, dans un message vidéo en espagnol à l’occasion de la fête de la Pentecôte.«Des grandes épreuves de l’humanité, parmi lesquelles cette pandémie, nous ressortirons meilleurs ou pires. Ce n’est pas la même chose. Je vous le demande: comment voulez-vous en sortir? Meilleurs ou pires?» a-t-il lancé.

«Nous avons besoin que l’Esprit saint nous donne des yeux nouveaux, qu’il ouvre notre esprit et notre cœur pour affronter le moment présent et le futur avec la leçon apprise: nous sommes une seule humanité. Personne ne se sauve tout seul. Personne», a assuré le pape François.

En finir avec la pauvreté

«Nous le savons, mais cette pandémie que nous vivons nous l’a fait vivre de manière beaucoup plus dramatique. Nous avons devant nous le devoir de construire une nouvelle réalité», alors qu '»aujourd’hui, le monde souffre, le monde est blessé, (…) surtout chez les plus pauvres qui sont rejetés».«Des grandes épreuves de l’humanité, parmi lesquelles cette pandémie, nous ressortirons meilleurs ou pires. Ce n’est pas la même chose. Je vous le demande: comment voulez-vous en sortir? Meilleurs ou pires?» a-t-il lancé.

Le pape a créé dès la mi-mars un groupe de réflexion interdisciplinaire pour plancher durant une année sur un monde post-Covid 19 plus vertueux, dans tous les domaines. Il a par ailleurs annoncé «une année spéciale Laudato Si», cinq ans après la parution de cette encyclique à tonalité très sociale sur l’écologie, dénonçant en termes cinglants l’exploitation des hommes et de la nature.

Samedi après-midi, le pape a assisté à une prière dans les jardins du Vatican en présence, pour la première fois depuis près de trois mois, de près d’une centaine de fidèles, le tout retransmis dans le monde entier.




Jaimie Potts pour DayNewsWorld

VERS UNE NOUVELLE GUERRE FROIDE

CHINE-ETATS-UNIS

Depuis la reprise de leurs relations diplomatiques dans les années 70, les États-Unis et la Chine ont soigneusement évité l’affrontement direct. Mais depuis l'arrivée de Donald Trump à la Maison Blanche, les terrains d’affrontement entre les États-Unis et la Chine se multiplient et le bras de fer commercial initial s’est mué en conflit multiforme .Pékin n’est plus seulement vu par Washington comme un rival, mais comme un adversaire. Donald Trump fait de cet affrontement un argument électoral au service de sa réélection en novembre prochain.

Le bras de fer commercial

Au printemps 2018, les États-Unis s’engagent dans une guerre commerciale sans merci avec la Chine. Washington veut en finir avec la violation par les Chinois des règles de propriété intellectuelle et la concurrence déloyale que livrent leurs entreprises dans de nombreux secteurs où elles bénéficient d’aides et de prêts d’État.

Cette guerre se matérialise par des droits de douane punitifs réciproques sur des centaines de milliards de dollars de marchandises. Inédite par son ampleur et sa durée, elle freine l'appétit des investisseurs et ralentit la croissance, y compris en Chine et aux États-Unis.

Le 15 janvier dernier, Donald Trump et le vice-Premier ministre chinois Liu He concluent une trêve. Les Chinois promettent d'accroître de 200 milliards de dollars sur deux ans leurs achats de produits américains afin de réduire le déficit commercial des États-Unis, grande revendication de la Maison-Blanche. De son côté, l'administration Trump s'engage à suspendre toute nouvelle hausse de droits de douane. L'accord contient également des dispositions relatives à la protection de la propriété intellectuelle et aux conditions de transfert de technologies. Cette trêve dure toujours.

Pourtant la sérénité des échanges sur le plan commercial tranche avec la violence du bras de fer qui se joue entre les deux puissances sur la gestion de la pandémie.

Le « virus chinois »

En effet Donald Trump a trouvé un autre cheval de bataille : le coronavirus

Alors que le 25 janvier, un mois après la détection des premiers cas de coronavirus en Chine, Donald Trump saluait le « bon travail » de Pékin dans la gestion de l'épidémie, quatre mois plus tard, le président Trump fustige la gestion de la pandémie par la Chine allant jusqu'à taxer cette dernière de« Tchernobyl biologique », qualifiant le virus de « virus chinois » et les Chinois de .  « Clowns menteurs ». 

Depuis plusieurs semaines, le locataire de la Maison Blanche répète que le lourd bilan du Covid-19 – plus de 362 000 morts à travers le monde dont 102 201 aux Etats-Unis – aurait pu être évité si la Chine avait agi de manière responsable dès l’apparition du virus dans la ville de Wuhan.

Donald Trump accuse Pékin d'avoir dissimulé l’apparition du « virus chinois » ainsi que l’ampleur de l'épidémie. Il va jusqu’à affirmer que la Chine est responsable d’une « tuerie de masse mondiale », après avoir caché un supposé accident dans un laboratoire de virologie à Wuhan, qui aurait été à l'origine de la pandémie. Par ailleurs, le FBI et l’Agence américaine de cybersécurité et de sécurité des infrastructures accusent Pékin de tentatives d’espionnage de chercheurs américains qui travaillent sur la recherche d'un vaccin contre le coronavirus, de traitements et de nouveaux tests de dépistage.

Une campagne de « calomnies » rétorque la Chine, qui accuse Washington de chercher un bouc émissaire et suggère que le virus a pu être importé sur son territoire par des militaires américains, à l’occasion des Jeux mondiaux militaires d'octobre 2019 à Wuhan.

À Washington, des sénateurs républicains présentent mi-mai un projet de loi qui donne le pouvoir au président Trump d'imposer des sanctions à la Chine si Pékin ne fournit pas de « compte-rendu complet » sur la pandémie de Covid-19. Le 21 mai, la Chine avertit qu'elle prendra  « des mesures de rétorsion » si les États-Unis mettent cette menace à exécution et qu'elle ripostera « à chaque insulte ».

L’OMS une « marionnette de la Chine »

Victime collatérale de ces tensions sans précédent entre les deux pays, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) n’a pu que mesurer l’ampleur des dégâts vendredi. Donald Trump a en effet mis à exécution ses menaces de couper les liens avec l’agence onusienne du fait de relations jugées trop étroites avec Pékin.Apparu dans la roseraie de la Maison Blanche, Donald Trump a annoncé pas plus tard qu'hier, le 29 mai, que l’OMS n’avait pas procédé aux réformes qu’il avait demandées au début du mois et que, par ailleurs, l’instance avait fait l’objet de pression de la part des autorités chinoises pour qu’elle induise en erreur le monde entier lorsque le virus a été découvert par les autorités chinoises.

« La Chine a un contrôle total sur l’Organisation mondiale de la santé, même si elle ne paie que 40 millions de dollars par an par rapport à ce que les Etats-Unis ont payé, ce qui représente environ 450 millions de dollars par an. Nous avons détaillé les réformes qu’elle doit faire et nous sommes engagés directement avec eux, mais ils ont refusé d’agir », a exposé Donald Trump. Accusant l’OMS d’être une « marionnette de la Chine », où l’épidémie a débuté à la fin de 2019, le président des Etats-Unis, Donald Trump, lui avait donné, le 19 mai, un mois pour obtenir des résultats significatifs. Le président américain reproche à l'Organisation mondiale de la santé d'avoir ignoré des rapports sur l'émergence du virus et d'être trop indulgente avec les autorités chinoises dans leur gestion de la pandémie. Le 29 mai, il « met un terme » aux relations entre les Etats-Unis et l’OMS et lui coupe les vivres alors que son pays est de loin le premier contributeur de l'organisation internationale.

L'arme de Hong-Kong

La guerre froide, Donald Trump l’a également acté, vendredi 29 mai, avec un autre geste de défiance vis-à-vis de Pékin. Le président des Etats-Unis va ainsi lancer le processus de révocation des exemptions accordées à Hongkong, du fait de la remise en cause de son statut spécial par les autorités chinoises.« Cette décision aura un impact sur l’ensemble des accords que nous avons avec Hongkong », a assuré Donald Trump, qui a qualifié de « tragédie pour le peuple de Hongkong, pour la Chine, et pour le monde entier » les atteintes contre l’autonomie concédée en 1997 par les autorités chinoises, lors de la rétrocession du territoire à la Chine par la Couronne britannique. Cette autonomie devait s’étendre pendant un demi-siècle. Pékin « n’a pas tenu sa parole », a assuré le président après le feu vert donné à une loi de sécurité nationale par le Parlement chinois. « La Chine a remplacé sa formule promise “un pays, deux systèmes”, par “un pays, un système” », a-t-il ajouté. Depuis le début des manifestations pro-démocratie, il y a un an, l’ex-colonie britannique est un enjeu de la bataille géopolitique que se livrent la Chine et les États-Unis.

Mais le gouvernement pro- Pékin de Hong Kong a averti jeudi 28 mai que « toutes les sanctions sont une arme à double tranchant qui nuira non seulement aux intérêts de Hong Kong mais aussi de manière significative à ceux des États-Unis ».




Joanne Courbet pour DayNewsWorld

CORONAVIRUS LA CHINE ET LES ETATS-UNIS

AU BORD DE LA GUERRE FROIDE

Le ministre chinois des Affaires étrangères a dénoncé, sans le nommer, les multiples piques lancées par Donald Trump sur la gestion de la crise sanitaire par la Chine. Entre les deux pays, la tension ne fait que s'exacerber. La Chine et les Etats-Unis sont « au bord d'une nouvelle Guerre froide », a averti dimanche le ministre chinois des Affaires étrangères, Wang Yi, déplorant le regain de tensions avec Washington autour de l'épidémie de Covid-19,.qui a terni la fête célébrant la fin du ramadan dans le monde musulman.

Les premiers malades du nouveau coronavirus ont été signalés à la fin de l'an dernier dans la ville chinoise de Wuhan . Il s'est depuis répandu sur la planète contaminant au moins 5.300 000 personnes et faisant au moins 340 000 morts.

Donald Trump a accusé régulièrement ces dernières semaines les autorités chinoises d'avoir tardé à communiquer des données cruciales sur la gravité du virus dont la propagation aurait pu, selon lui, être endiguée et de ne pas vouloir faire la lumière sur l'origine du virus. Le locataire de la Maison Blanche est allé jusqu'à évoquer la possibilité de demander à Pékin de payer des milliards de dollars de réparations pour les dommages causés par l'épidémie. Washington presse également pour l'ouverture d'une enquête internationale.

En réponse, la Chine s'est dite « prête » dimanche à une coopération internationale. Mais une telle coopération devra s'abstenir de toute « ingérence politique », a averti Wang Yi.

« Outre la dévastation causée par le nouveau coronavirus, un virus politique se propage aux États-Unis », a regretté devant la presse le chef de la diplomatie chinoise, sans nommer le président américain.

"Ce virus politique saisit toutes les occasions pour attaquer et diffamer la Chine », a-t-il fustigé."




Jaimie Potts pour DayNewsWorld

UNE MISE AU PAS DE HONG-KONG PAR LA CHINE

AVEC SA LOI DE SECURITE NATIONALE

Le parlement chinois, en session annuelle à Pékin depuis vendredi 22 mai 2020, est saisi d’un projet de loi sur la « sécurité nationale » pour Hong Kong, qui permettra à Pékin de gérer directement les contestations pro-démocratiques.

D’après le journal South China Morning Post, le texte interdirait la sécession, l’ingérence étrangère, le terrorisme et toutes les activités séditieuses destinées à renverser le pouvoir central dans l’ancienne colonie britannique.

Ce texte intervient après un an de violente contestation que Pékin tient à étouffer par tous les moyens dans l’ancienne colonie britannique.

« C’est la fin de Hong Kong et la fin du principe “Un pays, deux systèmes” », a déploré Dennis Kwok. Il n’y aurait plus qu’un seul pays, la Chine, et un seul système, celui imposé par Pékin.

La cheffe de l’exécutif de Hong Kong, Carrie Lam, s’est déclarée prête à « coopérer pleinement » avec Pékin afin d’appliquer cette loi sur la sécurité nationale justifiant l’intervention du parlement chinois dans les affaires constitutionnelles de Hong Kong (en violation de la Constitution locale) par les violences survenues l’an dernier. 

Ce n'est pas la première fois que les autorités centrales tentent d'imposer une telle législation à Hong Kong. L'article 23 de la « Loi fondamentale », qui sert depuis deux décennies de Constitution au territoire semi-autonome, prévoit que la région se dote d'une loi interdisant « la trahison, la sécession, la sédition (et) la subversion ».

Mais la clause n'a jamais été appliquée.  Une grande partie de la population hongkongaise y voit en effet une menace pour ses libertés. La dernière tentative de mise en œuvre de l'article 23, en 2003, avait échoué face à des manifestations monstres dans les rues hongkongaises.

Les milieux politiques pro-démocratie à Hong Kong par contre ont exprimé à l'annonce de cette loi sécuritaire leur indignation et leur colère .




Joanne Courbet pour Daynewsworld

DES ZONES D'OMBRE SUR LE CORONAVIRUS

De Washington à Londres en passant par Paris. La Chine a essuyé jeudi une salve de critiques acerbes, mettant en cause sa gestion de l'épidémie. Les Occidentaux s’inquiètent des zones d’ombres de Pékin sur l’origine du coronavirus. Les spéculations sur les possibles origines non naturelles du SARS-CoV-2, le virus qui provoque le Covid-19, ont été relancées.

Le Washington Post a révélé, mardi 14 avril, que des télégrammes diplomatiques américains avaient alerté en janvier 2018 sur les failles de sécurité au National High-Level Biosafety Laboratory de Wuhan.

Ce nouveau centre de recherche a été ouvert en 2017 pour mener des recherches de niveau dit P4, c’est-à-dire concernant les pathogènes les plus dangereux. Or des responsables américains des sections environnement, science et santé de l’ambassade, qui ont alors rencontré les scientifiques du centre de recherche chinois, notent que celui-ci « manque sérieusement de techniciens et d’enquêteurs correctement formés pour faire fonctionner en toute sécurité ce laboratoire de haute sécurité ».

Ils appelaient les Etats-Unis à apporter plus d’assistance au laboratoire, au motif, écrit le Washington Post, « que les recherches menées sur le coronavirus de chauve-souris sont importantes, mais dangereuses ». Interrogé mercredi 15 avril 2008 sur un reportage de Fox News, faisant état de soupçons croissants au sein de l’administration américaine d’une fuite accidentelle dans ce laboratoire, Donald Trump a répondu :

« Nous sommes en train de mener une enquête très complète sur cette chose horrible qui est arrivée. » Dans un entretien au site Pourquoi docteur ?, le 16 avril, le professeur Luc Montagnier, prix Nobel de Médecine en 2008, explique qu'il ne croit pas que le Covid-19 provienne d'une contamination dans un marché aux animaux sauvages de Wuhan.

«C'est une belle légende, ce n'est pas possible. Le virus sort d'un laboratoire de Wuhan» affirme-t-il. «Le laboratoire de la ville de Wuhan s'est spécialisé sur ces coronavirus depuis le début des années 2000. Ils ont une expertise dans ce domaine» déclare-t-il. Le professeur explique avoir analysé «dans les moindres détails» la séquence avec son collègue mathématicien Jean-Claude Perrez.

«On a pas été les premiers, puisqu'un groupe de chercheurs indiens a essayé de publier une étude qui montre que le génome complet de ce coronavirus [a] des séquences d'un autre virus, qui est le VIH, le virus du sida» explique-t-il.

Le chercheur affirme que le groupe de chercheurs indien a dû se rétracter après sa publication. Il assure que la «vérité scientifique finit toujours par émerger». Selon lui, la séquence de VIH aurait été insérée dans le génome du coronavirus pour tenter de faire un vaccin contre le VIH.

Le Washington Post et Fox News citent des sources anonymes. Ces dernières font part de leur inquiétude quant à une potentielle fuite accidentelle du virus.

Selon la chaîne de télévision, le « patient zéro » à l'origine de l'épidémie pourrait être un employé de l'institut, contaminé, qui aurait ensuite diffusé sans le vouloir l'agent pathogène ailleurs à Wuhan.




Andrew Preston pour DayNewsWorld

POURQUOI WASHINGTON

COUPE LES VIVRES A L'OMS ?

La guerre contre le coronavirus a fait sa première victime collatérale. Alors que le nombre de personnes atteintes par l’épidémie de Covid-19 explose, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) et son directeur général, le docteur Tedros Adhanom Ghebreyesus, sont sous le feu des critiques. Accusée d’être acquise à Pékin, l’organisation se serait alignée sur les théories chinoises et aurait tardé à sonner l’alarme sur la dangerosité du virus.

Sur les réseaux sociaux, les images détournées d’un docteur Tedros les yeux bandés par un drapeau chinois ou tenu en laisse par le président Xi Jinping ont été largement partagées.

Coup de massue supplémentaire, dans un Tweet publié le 7 avril, le président américain, Donald Trump, accuse l’organisation de s’être « complètement plantée ». En rechignant à admettre les cas de contaminations interhumaines, l’OMS aurait contribué à faire du Covid-19 une pandémie globale, approchant des 2 millions de cas confirmés et causant plus de 110 000 décès, dont plus de 22 000 aux Etats-Unis.

Il n’en fallait pas plus à Donald Trump, grand contempteur des organisations multilatérales, pour mettre fin à la participation financière des Etats-Unis à l’organisation. Le président américain a  en effet annoncé, mardi 14 avril 2020, en représailles, dans la roseraie de la Maison Blanche, le gel du financement américain. « Aujourd'hui, j'ordonne la suspension du financement de l'Organisation mondiale de la santé pendant qu'une étude est menée pour examiner son rôle dans la mauvaise gestion et la dissimulation de la propagation ducoronavirus », a lancé Donald Trump depuis les jardins de la Maison Blanche.

Washington premier bailleur de l'OMS

Le coup porté est lourd car les Américains sont les plus gros contributeurs au budget de l'OMS, à la fois pour ce qui relève de leur quote-part et des versements additionnels destinés à des projets spécifiques. Cette contribution représentait 17 % du budget de l’Organisation mondiale de la santé en 2017, soit 400 à 500 millions par an.

Le gel, a assuré Donald Trump, restera en vigueur jusqu’à la conclusion d’« une étude pour examiner le rôle de l’OMS dans la mauvaise gestion et la dissimulation de la propagation du coronavirus ». L'étude « très approfondie » commandée par Donald Trump pourrait ainsi durer entre 60 et 90 jours.

L'OMS accusée d'être complaisante avec la Chine.

C'est un procès en incompétence que fait « Potus » à l'OMS. « Le monde a reçu plein de fausses informations sur la transmission et la mortalité » du Covid-19, a-t-il lancé dans un long et violent réquisitoire. Donald Trump a reproché à l'OMS de s'être alignée sur les positions de la Chine, que la Maison Blanche accuse d'avoir initialement caché la gravité du virus lorsqu'il y a fait son apparition en décembre. Ce qui, a avance le président républicain, a empêché de contenir l'épidémie « à sa source avec très peu de morts ».

L’agence onusienne et son patron éthiopien,Tedros Adhanom Ghebreyesus, élu en 2017 avec le soutien de Pékin, sont également accusés par les Américains d’avoir complaisamment validé des chiffres officiels chinois relativisant l’ampleur de l’épidémie. Des chiffres et des bilans qui sont depuis ouvertement remis en cause.

Le président américain a également souligné que les États-Unis contribuaient à hauteur de 400 à 500 millions de dollars par an à l'organisation, contre environ 40 millions de dollars « et même moins » pour la Chine. Il a estimé que son pays avait le « devoir » de réclamer des comptes.

Donald Trump a été particulièrement agacé par les critiques de l'OMS à l'encontre de sa décision, fin janvier, d'interdire l'entrée aux États-Unis aux voyageurs en provenance de Chine, une mesure dont le locataire de la Maison Blanche s'enorgueillit encore, assurant qu'elle a ralenti l'arrivée du virus. « Si l’OMS avait fait son travail et envoyé des experts médicaux en Chine pour étudier objectivement la situation sur le terrain, l’épidémie aurait pu être contenue à sa source avec très peu de morts », a affirmé le président, mettant en cause une complaisance de la direction de l’organisation vis-à-vis des autorités chinoises.

Le courroux de Donald Trump contre l’OMS n’est pas sans fondement selon plusieurs experts, dont François Godement, conseiller pour l’Asie à l’Institut Montaigne, ou encore la sinologue Marie Holzman. « On peut se poser des questions sur le fonctionnement de l’OMS au sein de laquelle la Chine exerce un pouvoir très fort depuis le passage à sa tête de Margaret Chan », souligne-t-elle dans le quotidien Libération, en référence à la docteure chinoise qui présida l’agence entre 2006 et 2017.

La Chine a réussi à influer sur certaines de ses décisions et à retarder des annonces sur la transmission du virus entre humains qui auraient sans doute sauvé des vies si elles étaient arrivées plus tôt. L’ironie a voulu que Taïwan, écartée de l’OMS en raison de l’opposition de Pékin, ait mené une stratégie exemplaire contre l’épidémie.

« Haro sur le directeur de l'OMS »

L'incendie couvait déjà dans les propos de plusieurs faucons républicains. Certains, comme les sénateurs Marco Rubio et Ted Cruz, réclament même la tête du directeur général de l'organisation basée à Genève, Tedros Adhanom Ghebreyesus, dont les cercles trumpistes soulignent qu'il fut membre du Parti communiste éthiopien. Ce qui en fait à leurs yeux un allié indiscutable de Pékin.

Le locataire de la Maison Blanche s’est cependant refusé à exiger la démission du directeur général de l’OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus, réclamée aux Etats-Unis par certains élus républicains.

L'administration Trump sous le feu des critiques

Mais le président américain fait face aussi à de violentes critiques dans son pays, devenu l'épicentre de la pandémie, concernant la prise en compte tardive du danger que représentait le Covid-19. Il lui est reproché de ne pas avoir pris en compte les notes des agences de renseignement, ainsi que les préconisations de son ministre de la Santé des le mois de janvier.

Plus de 26 000 décès aux Etats-Unis

Les Etats-Unis ont en effet enregistré mardi un sombre record avec plus de 2 200 morts supplémentaires du virus en vingt-quatre heures, le plus lourd bilan journalier recensé par un pays, selon le comptage de l’université Johns-Hopkins. Ce qui porte le bilan américain à 25 757 morts au total sur plus de 600 000 contaminations.

En pleine campagne présidentielle américaine et en sanctionnant l’OMS, Donald Trump joue sur les critiques traditionnelles du Parti républicain.

De leurs côtés, « les démocrates accusent Trump d’avoir échoué sur la crise du Covid. Trump, lui, essaye de transposer la faute sur le docteur Tedros », selon l' analyse de Richard Gowan, de l’International Crisis Group.

« L'OMS doit être soutenue »

Pour le philanthrope Bill Gates, ex-patron de Microsoft, dont la fondation est le deuxième contributeur de l’OMS après les Etats-Unis et qui vient de faire don de 100 millions de dollars pour la recherche sur les vaccins et les traitements contre le virus, la décision du président Trump est « particulièrement dangereuse » : les efforts déployés par l’OMS, a-t-il tweeté, « sont en train de ralentir la progression du Covid-19 ; si ce travail est arrêté, aucune autre organisation n’est là pour prendre le relais. Le monde a besoin de l’OMS comme jamais »

Le secrétaire général de l'ONU a aussitôt marqué sa réprobation, en assurant que ce n'était « pas le moment de réduire le financement des opérations » de l'OMS, qui « doit être soutenue car elle est absolument essentielle aux efforts du monde pour gagner la guerre contre le Covid-19 ».Il sera toujours temps d'étudier par la suite « comment ont réagi tous ceux qui ont été impliqués dans la crise », a estimé Antonio Guterres dans un communiqué.

Le secrétaire général des Nations unies a également indiqué que « le moment maintenant doit être à l'unité pour la communauté internationale, afin de travailler ensemble de façon solidaire pour arrêter ce virus et ses conséquences bouleversantes ».

De plus, paradoxalement, « Les États-Unis se tirent une balle dans le pied parce que d’autres pays vont combler le vide. Dans une crise sanitaire mondiale et en pleine pandémie, les États-Unis vont perdre leur voix », a ainsi prédit Lawrence Gostin, directeur du Centre de l’OMS pour la santé publique et les droits de l’homme.




Joanne Courbet pour DayNewsWorld

CORONAVIRUS UN DIMANCHE PASCAL INEDIT

Depuis son apparition en Chine, l’épidémie de Covid-19 a fait au moins 107 064 morts dans le monde, dont plus de 20 000 aux Etats-Unis. En ce début de week-end de Pâques, des centaines de millions de chrétiens, reclus chez eux comme la moitié de l'humanité, ont entamé des célébrations inédites, sans fidèles, en particulier sur l'immense place Saint-Pierre de Rome, d'ordinaire noire de monde.

Pour la fête la plus importante de la tradition chrétienne, la commémoration de la résurrection du Christ, selon la religion chrétienne, c’est sur écran que les fidèles suivront les messes pascales d’un pape François confiné.

A Jérusalem, pour la première fois en plus d’un siècle, le Saint-Sépulcre où le Christ a été enterré, selon la tradition chrétienne, est fermé au public durant tout le week-end.

« Seigneur, ne nous laisse pas dans les ténèbres et dans l'ombre de la mort, protège-nous du bouclier de ton pouvoir », a murmuré le pape, lors du traditionnel rite du « Chemin de Croix » retransmis en Mondovision depuis une place Saint-Pierre vide vendredi soir.

Signe d'espoir en cette semaine sacrée, l'évêque de Crémone en Italie, guéri du coronavirus, a passé le vendredi saint auprès de ceux qui l'ont soigné, devant cet hôpital.

Le pays le plus touché:  les Etats-Unis

Depuis son apparition en Chine en décembre, l’épidémie de Covid-19 a fait au moins 107 064 morts dans le monde.Si l’épidémie est désormais globalement endiguée en Chine, le pays a annoncé dimanche 97 nouveaux « cas importés » de contamination au nouveau coronavirus, c’est-à-dire dus à des personnes arrivant de l’étranger, un niveau jamais atteint depuis début mars et la publication de ce décompte. Face à ce phénomène, la Chine a fermé ses frontières fin mars à la quasi-totalité des étrangers.

Les nouveaux cas importés sont donc principalement le fait de Chinois rentrant chez eux. Les autorités sanitaires de Shanghaï ont fait état dimanche de l’arrivée par un même vol en provenance de Russie de 51 personnes contaminées, toutes chinoises.

Outre les États-Unis, les bilans de la pandémie se sont aggravés en France (plus de 13 000 morts) et au Royaume-Uni, où un millier de personnes ont succombé en une journée. Le nombre des décès causés par la pandémie du covid-19 a également triplé en huit jours en Belgique avec 3 019 morts enregistrés. Le Brésil a dépassé les 1 000 morts vendredi. La timide tendance à la baisse de la tension hospitalière dans plusieurs pays montre toutefois que le confinement commence à porter ses fruits. Et l'Espagne (près de 16 000 morts au total) a annoncé vendredi son plus bas nombre de morts quotidiens depuis le 24 mars, avec 605 décès.

« Résurgence mortelle »

Pas question pour autant de baisser la garde. Le gouvernement britannique a exhorté au respect du confinement malgré un week-end ensoleillé.

Le confinement a été prolongé en Irlande comme en Italie jusqu'à début mai. Et la Turquie, qui déplore aussi un millier de morts, a confiné 31 villes pendant tout le week-end.

Alors que certains pays européens se préparent à la sortie du confinement, dans le sillage de la Chine, l'Organisation mondiale de la santé (OMS) a souligné qu'une levée trop rapide des restrictions « pourrait entraîner une résurgence mortelle » de la pandémie.

Des experts mettent également en garde. « Le pire scénario serait une sorte de fête de la victoire avec tout le monde dans la rue, en train de s'embrasser et de se congratuler », prévient David Lalloo, directeur de l'École de médecine tropicale de Liverpool.

Pour minorer les risques de l'après-confinement, le gouvernement allemand s'apprête à lancer une application mobile, inspirée de Singapour, pour faciliter le suivi individuel des cas et l'identification des chaînes de contamination, alors que l'exploitation des données issues des smartphones suscite un vif débat.

Alors que les hommes sont confinés, les animaux eux continuent d'en profiter. Après les dauphins dans les canaux de Venise ou les canards dans les rues de Paris, des rorquals ont fait leur réapparition au large de Marseille, le long des côtes françaises de la Méditerranée.

Pour l'astronaute américaine Jessica Meir, qui retrouvera la semaine prochaine une Terre bouleversée après sept mois à bord de la Station spatiale internationale (ISS), « c'est assez surréaliste de voir ce qu'il se passe sur la planète en dessous de nous ».

" J'ai peur de me sentir plus isolée sur Terre qu'ici  " .......




Garett Skyport pour DayNewsWorld

LE BACKTRACKING  VIA LE SMARTPHONE OU L'ABANDON DE LA VIE PRIVEE ?

L’utilisation d’une application de traçage des citoyens grâce aux smartphones est étudiée de près par le gouvernement. Cette technologie soulève cependant des questions liées à la protection des données personnelles.

 Pour le ministre de l’Intérieur, cela ne fait pas de doute :

si une application permet d’aider à lutter contre la pandémie de Covid-19 en France en signalant aux possesseurs de smartphones qu’ils ont été à proximité d’un malade, il faut l’utiliser.

 Christophe Castaner a affirmé que « toutes les intelligences disponibles sont nécessaires et seront utilisées ».

Le tracking ou traçage

« Le tracking fait partie des solutions qui ont été retenues par un certain nombre de pays donc nous avons fait le choix de travailler en lien avec eux pour regarder ces solutions, a-t-il ajouté.

Je suis convaincu que si elles permettent de lutter contre le virus et si, évidemment, elles respectent nos libertés individuelles, c’est un outil qui sera retenu et soutenu par l’ensemble des Français. », dimanche 5 avril 2020.

Les opérateurs téléphoniques ont la capacité de suivre à la trace chaque utilisateur. Et dans le but de lutter contre la propagation du coronavirus, une telle application de traçage permettrait aux citoyens d’être informés s’ils ont été, lors de leurs déplacements, à proximité d’un malade du Covid-19, afin de se faire tester dans la foulée.

Plusieurs pays, comme la Chine, Taïwan ou la Corée du Sud, recueillent ainsi les informations GPS des téléphones de leurs citoyens pour localiser les personnes infectées et faire respecter les mesures de confinement.

Efficace, cette pratique pose toutefois problème : une telle collecte des données est interdite au sein de l’Union européenne en raison du Règlement général sur la protection des données (RGPD), un texte qui encadre le traitement des données à caractère personnel.

Le modèle de la cité-Etat Singapour

La France privilégie  une autre technologie.  A côté de la géolocalisation via les bornes 4G ou via le GPS, le Bluetooth, qu’on utilise pour connecter son téléphone à des écouteurs par exemple, les pays plus soucieux des libertés individuelles peuvent faire appel à une autre technologie qui ne révèle pas votre localisation .

C’est le procédé utilisé par le gouvernement de Singapour pour son application TraceTogether dés le 20 mars 2020. 

Les téléphones dotés de l’application se connectent entre eux dans un rayon de quelques mètres, permettant à l’application de repérer les éventuels malades à proximité, puis d’envoyer une alerte si besoin. Chaque téléphone garde par ailleurs en mémoire la liste des téléphones croisés pendant vingt et un jours. Ainsi, lorsqu’un utilisateur tombe malade et qu’il renseigne son état de santé dans l’application, une alerte est alors envoyée à l’ensemble des utilisateurs enregistrés pour les inciter à se faire tester. Cette application a été proposée en Open source et mise à disposition des États qui souhaiteraient en faire bénéficier leurs concitoyens.

Singapour fait aujourd’hui des émules. La France et plusieurs autres pays européens semblent convaincus que cet outil qui pourrait leur permettre d’enrayer la pandémie. Un projet européen, baptisé Pan-European Privacy Preserving Proximity Tracing (PEPP-PT) a été mis en place.

Toutefois, si cela peut nourrir la réflexion, bien loin de la technologie, la cité État qui ne comptait que peu de cas jusqu’alors, et faisait jusqu’ici figure de « dissidente » du confinement, a finalement annoncé… un confinement le vendredi 3 avril.

Et quid des libertés publiques ?

Il faut également savoir qu' en France les épidémiologistes seraient d’ores et déjà à pied d’œuvre : une mission de contact tracing aurait été confiée aux médecins de Santé publique France pour contenir l’épidémie de coronavirus Covid-19 ! À ce jour, une dizaine d’épidémiologistes enquêteraient au siège de l’Agence Santé publique France à Saint-Maurice (Val-de-Marne) et chaque cas positif au coronavirus Covid-19 en France déclencherait une enquête lancée pour retrouver qui a contaminé ce malade. !

Il faut également savoir que "le sempiternel « En toute transparence » n’a pas empêché l’exécutif de clamer dans un premier temps l’inutilité absolue du port de masque plutôt que de reconnaître un manque criant de matériel imposant un rationnement des plus stricts, avant d’en arriver « En toute transparence » à un discours pour le moins éloigné des assertions péremptoires initiales"!, comme le rappelle à juste titre le chercheur Yannick Chatelain dans Contrepoint.

L’histoire montre que les Etats n’abandonnent pas toujours le terrain conquis lors d’une crise, ce qui, aujourd’hui, a des implications en matière de surveillance des individus.

"En matière de libertés publiques, ce qui est mis en place temporairement peut parfois avoir une temporalité aux allures de « Temporalité-Pérenne ». J’en veux pour preuve des solutions de surveillance de masse technologique – fortement attentatoire aux libertés publiques et à la vie privée – déployée sous la loi renseignement.", nous rappelle Yannick Chatelain.

La vigilance reste donc de rigueur et d’actualité pour ce qui est de la méthodologie de tracking, au service de la gestion du risque sanitaire, toute collecte de données pouvant poser problème quant aux respect des libertés individuelles.



Sandra Stac pour DayNewsWorld

UNE SEMAINE COMME LE 11 SEPTEMBRE

POUR LES ETATS-UNIS

Les États-Unis se préparent à vivre « une période horrible » .

« Dans les jours à venir, l'Amérique va supporter le pic de cette terrible pandémie. Nos combattants dans cette bataille à la vie et à la mort sont les incroyables médecins, infirmiers et personnels de santé en première ligne », a prévenu dimanche soir le président Donald Trump.

L'administrateur fédéral des services de santé publique, Jerome Adams, a également préparé l'opinion publique au pire. « La semaine prochaine sera un moment comme Pearl Harbor, comme le 11-Septembre, sauf que ce ne sera pas localisé, ce sera dans tout le pays ».

Dans l'épicentre, la mégalopole de New York, le système de santé est en situation de stress faute d'équipements et de professionnels en nombre suffisant, d'après le gouverneur de l'Etat, Andrew Cuomo.


Les Américains, frappés de plein fouet par la pandémie de coronavirus qui a fait plus de 63 000 morts dans le monde, se préparent au pire, Donald Trump affirmant, samedi 4 avril, que le pays entrait dans « une période qui va être vraiment horrible », avec « de très mauvais chiffres ».

« Ce sera probablement la semaine la plus dure », a déclaré le président américain lors d'un briefing à la Maison Blanche, alors que le nombre de cas confirmés de contamination sur le territoire américain dépasse déjà les 300 000 et qu'il y a d'ores et déjà eu plus de 8 000 décès.

« Il va y avoir beaucoup de morts », a-t-il ajouté, en annonçant l'envoi de milliers de militaires supplémentaires dans les États les plus touchés, dont un millier à New York.

Selon le spécialiste américain Anthony Fauci, conseiller de Donald Trump et membre de la cellule de crise de la Maison Blanche, il ne fait plus guère de doute que le nouveau coronavirus est transmis par voie aérienne quand « les gens ne font que parler, plutôt que seulement lorsqu'ils éternuent ou toussent ».

Les experts scientifiques de la Maison Blanche s'attendent à ce que la maladie tue entre 100 000 et 240 000 Américains, même si les ordres de confinement sont respectés.




Boby Dean pour DayNewsWorld

POUR LE PORT OBLIGATOIRE

DU MASQUE POUR TOUS

Inutile de généraliser le port du masque à l’ensemble de la population ?

Cette affirmation du gouvernement français vient d'être démentie par l'Académie de médecine. Ce vendredi l’Académie de médecine préconise en effet le port obligatoire du masque pour tous, y compris pour des modèles moins perfectionnés que celui des soignants. Le masque devrait même être rendu obligatoire pour les sorties pendant la période de confinement et lors de sa levée, assure-t-elle.

« Il est établi que des personnes en période d'incubation ou en état de portage asymptomatique excrètent le virus et entretiennent la transmission de l'infection. En France, dans ce contexte, le port généralisé d'un masque par la population constituerait une addition logique aux mesures barrières actuellement en vigueur », estime l'Académie . Selon le directeur général du Centre chinois de contrôle et de préventions des maladies, George Gao.

« De nombreux individus atteints sont asymptomatiques, ou ne présentent pas encore de symptômes : avec un masque, on peut empêcher les gouttelettes porteuses du virus de s'échapper et d'infecter les autres », argue-t-il dans un article de la revue Science cité par Le Monde

Or, en situation de « pénurie de masques » comme actuellement en France, la priorité d'attribution des masques chirurgicaux ou FFP2, plus protecteurs, doit aller aux professionnels et structures de santé, souligne l'Académie. Qui « recommande que le port d'un masque grand public, aussi dit alternatif, soit rendu obligatoire pour les sorties nécessaires en période de confinement ».

Mais à défaut d'avoir des masques à disposition de la population « l'Académie nationale de Médecine recommande que les indications pratiques pour la fabrication d'un tel masque soient largement portées à la connaissance de la population », poursuit-elle, en renvoyant vers des tutoriels en ligne, comme celui de la Société française des sciences de la stérilisation. L'Académie estime également que lors de la future levée du confinement de la population, « le port obligatoire d'un masque […] devrait être maintenu », dans le cadre du « maintien des mesures barrières actuellement préconisées jusqu'au contrôle de la circulation du virus attesté par l'absence de nouveau cas déclaré pendant une période de 14 jours ».

Vivement l'arrivée des masques !




Jaimie Potts pour DayNewsWorld

LA RESPONSABILITE DES GOUVERNANTS

DANS LA CRISE SANITAIRE

A l'heure où l'épidémie touche le monde entier, la grogne monte contre les Etats accusés de mal gérer la crise. Des plaintes commencent à être déposées. 

De nombreux chercheurs savaient l’épidémie inéluctable, comme en atteste la création l’an dernier du « Lancet Infectious Diseases Commission on Preparedness for Emerging Epidemic Threats ».

Confinement trop tardif, manque de tests, minimisation de la gravité de la pandémie: la grogne monte contre des gouvernements accusés de ne pas avoir assez protégé leurs populations, à l'heure où le coronavirus touche désormais quasiment le monde entier.

«Des gens qu'on pourrait sauver sont en train de mourir, parce qu'ils ne peuvent pas être admis en soins intensifs», constate Sara Chinchilla, médecin dans un hôpital madrilène. «Il n'y a pas assez d'argent, pas assez de tests, pas assez d'équipements de protection (...) tout le monde à l'hôpital est énormément exposé» dénonce Andrew, un interne en psychiatrie à New-York.

Des deux côtés de l'Atlantique, l'afflux de malades dans des hôpitaux en manque de place et la pénurie de matériel de protection sont au cœur des critiques dans des pays où les morts du coronavirus se comptent par milliers.

Gestion en amont épinglée

La gestion des autorités en amont de l'épidémie est épinglée: en Espagne pour avoir autorisé très tardivement de grands rassemblements, en France pour sa pénurie de masques, au Royaume-Uni pour la très tardive prise de conscience du Premier ministre Boris Johnson, récemment testé positif qui «serrait la main de tout le monde» dans des hôpitaux au début du mois de mars.

Dès le 6 mars, le Journal international de médecine (JIM) s'interrogeait dans une tribune sur «les soupçons d'impréparation» qui «se multiplient» en France. A cette époque où seuls deux décès étaient recensés dans le pays, l'article pointait déjà des situations «inquiétantes» de pénurie de masques FFP2 évoquant le «déni» des autorités.Quatre semaines plus tard, un pont aérien vient d'être mis en place pour importer un milliard de masques, principalement de Chine. «Le temps viendra de la responsabilité, ce temps viendra, il est légitime et démocratique», a dû reconnaître le président français Emmanuel Macron, appelant chacun à faire preuve «d'humilité».

Poursuites

Au sortir de cette crise, la menace d'une sanction des gouvernants dans les urnes pourrait donc devenir réalité. A commencer par les Etats-Unis qui doivent élire leur président en fin d'année.«Il est trop tôt pour tirer des conclusions, mais cette crise pourrait causer plus de mal que de bien à Trump. Sa gestion été lente et maladroite», estime Charles Kupchan qui enseigne les affaires internationales à la Georgetown University, à Washington. Des difficultés que pourrait aussi connaître son allié brésilien Jair Bolsonaro, qui parle de «psychose» et rejette carrément la doctrine du confinement. Une stratégie risquée sur le plan sanitaire qui inquiète une partie du Brésil où le mot «destitution» est prononcé par des parlementaires d'opposition ou du centre.

Mais au-delà du sort politique des gouvernants, la question de poursuites judiciaires commence aussi à émerger. En France des plaintes ont été déposées contre des membres du gouvernement pour homicide involontaire. «La multiplication des recours est le signe que les citoyens restent vigilants», pointe le constitutionnaliste Dominique Rousseau, même si les chances d'aboutir de ces procédures restent minces, selon plusieurs magistrats.

Démocratie

Une question alimente le débat: était-il possible de prendre des mesures drastiques de confinement plus tôt? Une mission délicate en démocratie sans l'adhésion d'une part importante de la population.

«Si l'opinion n'est pas convaincue par la gravité, si le corpus scientifique est relativement divisé, il vous est difficile en tant que décideur politique de créer un consensus», souligne Carine Milcent, chercheuse et spécialiste des systèmes de santé. «Les chiffres qui étaient annoncés par la Chine au départ ne faisaient pas peur et plein de gens se demandaient à l'époque pourquoi on en faisait autant», rappelle t-elle.

Des voix s'élèvent d'ailleurs en Chine pour dénoncer le manque total de transparence des autorités sur le bilan réel de cette épidémie, faisant craindre un chiffre bien supérieur aux 3300 morts annoncés.

«Le manque d'information au début de la propagation du virus par la Chine a eu encore plus d'impact que la sous-estimation du bilan», abonde Charles Kupchan.

«Des deux côtés de l'Atlantique, les gouvernements ont été longs à la détente. Mais si la Chine avait tiré la sonnette d'alarme plus tôt, ces pays auraient pu avoir une meilleure réponse et être mieux préparés», note t-il.

Et même dans les pays cités en exemple, comme la Corée du Sud qui a pu juguler l'épidémie au prix de mesures liberticides comme le traçage numérique des contaminés, la méthode n'est pas facilement transposable.

«Les démocraties occidentales n'ont pas voulu prendre ces mesures car elles sont extrêmement envahissantes. C'est un niveau de surveillance étatique avec lequel ils ne sont pas à l'aise», conclut Jeremy Shapiro, expert à l'European Council on Foreign Relation.




Carl Delsey pour DayNewsWorld

LE MONDE VIT SA PIRE CRISE DEPUIS 1945

Selon un bilan ce mercredi, le Covid-19 a tué 30 000 personnes en Europe et les Etats-Unis risquent de devenir le nouvel épicentre de la pandémie. Le nouveau coronavirus a tué plus de 42 000 personnes dans le monde, dont les trois-quart en Europe, et la pandémie, qualifiée par l'ONU de pire crise à laquelle l'humanité ait été confrontée depuis 1945, menace désormais de submerger les Etats-Unis.

Deuxième pays du monde le plus endeuillé par la pandémie, l'Espagne a annoncé mercredi avoir enregistré un nouveau record quotidien de 864 morts en 24 heures, passant la barre des 9000 morts.

Deux mois après la détection d'un premier cas de contamination dans le pays, l'Espagne redoute toujours de voir submergées les unités de soins intensifs qui travaillent déjà à la limite de leurs capacités.

Depuis le début de la pandémie en décembre en Chine, plus de 830 000 cas ont été officiellement déclarés dans le monde, dont plus de la moitié en Europe, 186 000 aux Etats-Unis et plus de 108 000 en Asie. Pour freiner la propagation de la pandémie, plus de 3,75 milliards de personnes, soit 48% de la population mondiale, sont appelées ou contraintes par leurs autorités à rester chez elles.

Confinement peu à peu levé

En Chine, alors que confinement est progressivement levé à Wuhan, berceau de la pandémie, les premiers pas en plein air des habitants sont consacrés à déposer sur les tombes de pierre les urnes contenant les cendres de leurs proches.

«Massacre silencieux»

Ailleurs, on guette fébrilement le pic du taux de mortalité, annonciateur d'un reflux et d'un désengorgement des services de réanimation. En Italie, pays qui enregistre le plus grand nombre de décès (plus de 12 400 en un peu plus d'un mois), le confinement commence à produire des résultats «encourageants», après trois semaines.

Mais la péninsule a encore compté 837 nouveaux morts en 24 heures, et les médecins italiens s'inquiètent désormais des convalescents, qui quittent l'hôpital dès que leur vie n'est plus menacée, même s'ils sont encore contagieux.

Certains sont envoyés dans des centres, qui accueillent des personnes âgées. En dépit des strictes mesures de protection édictées des médecins évoquent «un massacre silencieux» dans ces structures.

«Dans une guerre comme celle-ci, on ne peut se permettre de s'exposer à l'apparition de nouveaux foyers de contagion qui risquent de transformer ces centres de convalescence en bombes virales qui diffusent le virus», met en garde Raffaele Antonelli Incalzi, président de la Société de gériatrie italienne.

240 000 morts envisagés aux Etats-Unis

Près de 500 patients sont aussi morts du coronavirus dans les hôpitaux français ces 24 dernières heures, soit une nouvelle hausse record depuis le début de l'épidémie, qui porte le bilan total à 3523 morts. L'Iran lui a dépassé mercredi la barre des 3000 décès. Mais ce sont les Etats-Unis, où près des trois-quarts des Américains vivent désormais confinés, qui risquent de devenir le nouvel épicentre de la pandémie. Le président Donald Trump a demandé à ses concitoyens de se préparer, à l'instar de l'Europe, à des semaines «très, très douloureuses».

Un total de 4076 décès ont été recensés mercredi, soit un chiffre multiplié par deux en trois jours, a annoncé l'Université américaine Johns Hopkins, dont les bilans font autorité. Plus de 40% de ces décès ont été enregistrés dans l'Etat de New York.

La Maison Blanche a présenté ses projections: selon elle, la maladie devrait faire entre 100 000 et 240 000 morts aux Etats-Unis avec les restrictions actuelles, contre 1,5 à 2,2 millions sans aucune mesure.

Gravité de la situation

Une preuve parmi d'autres de la gravité de la situation: le commandant d'un porte-avions nucléaire américain infesté par le coronavirus s'est heurté au refus du Pentagone lorsqu'il a demandé l'autorisation d'évacuer son équipage, coincé dans l'île de Guam, dans le Pacifique.

«Récession sans précédent»

La Russie a annoncé mercredi avoir envoyé un avion chargé d'aide humanitaire aux Etats-Unis.

Pour le chef des Nations unies, Antonio Guterres, de noter que la Terre vivait sa «pire crise mondiale depuis que l'ONU a été fondée» il y a 75 ans. C'est, a-t-il dit, «la combinaison d'une maladie menaçante pour tout le monde et d'un impact économique conduisant à une récession sans précédent dans un passé récent».

Il existe désormais un risque de «pénurie alimentaire» sur le marché mondial à cause des perturbations liées au Covid-19 dans le commerce international et les chaînes d'approvisionnement alimentaire, ont averti des agences dépendant de l'ONU et l'OMC.




Alize Marion pour DayNewsWorld

LES PAYS DU MONDE EN MODE CONFINEMENT

Une quarantaine de pays sont concernés par des mesures de confinement même si parfois le mot n'a pas été prononcé par couardise.

Le Royaume a évoqué un « confinement volontaire » mais l'armée patrouille dans les rues pour rappeler à l'ordre les citoyens qui se promènent encore.Une situation qui fait penser à celle de la France, où le président Emmanuel Macron a demandé à ses concitoyens de rester chez eux, tout en ne veillant à ne jamais prononcer le mot « confinement ».

Comme la France et le Maroc, une trentaine de pays ont demandé à leurs habitants de ne plus sortir de chez eux: l'Italie, l'Espagne, la Chine...

En Amérique du Sud (Venezuela, Pérou) et au Moyen-Orient aussi (Liban, Israël), des États mettent également en place des mesures plus ou moins similaires.

Certains ont « seulement » restreint les déplacement de leurs concitoyens, par exemple en fermant les écoles comme au Niger par exemple, les commerces comme en Suisse ou les lieux de culte, en Algérie par exemple.

Certains de ces pays, comme le Portugal ou l'Allemagne, pourraient d'ailleurs annoncer des mesures plus strictes dans les heures ou les jours à venir.

Dans certains États, des initiatives ont été prises au niveau local sans qu'elles soient suivies dans le reste du pays.

C'est par exemple le cas à New York, aux Etats-Unis, qui vit le confinement avec  écoles, lieux publics et commerces fermés.

A l'heure actuelle, c'est 220 000 personnes qui ont été contaminées par le coronavirus et presque un milliard qui est confiné dans le monde.




Boby Dean pour DayNewsWorld

QUELQUES NOTES D'ESPOIR

SUR FOND DE  CORONAVIRUS

Le 10 février dernier, le président américain Donald Trump avait déclaré que « d'ici avril, ou au cours du mois d'avril, la chaleur en général tue ce genre de virus [du Covid-19] ».

Lundi 16 mars, force a été pour le président américain de déclarer que l'épidémie allait durer jusqu'à « juillet, août, ou quelque chose comme ça ». Malgré ce cafouillage de communication, le président des Etats-Unis a préféré, semble-t-il, privilégier l'optimisme. La grippe par exemple n'est-elle pas un phénomène saisonnier, l'arrivée du printemps entraînant une baisse significative du nombre de cas ?

Le Covid-19 ne semble-t-il pas se propager moins vite dans les pays de l'hémisphère Sud, comme en Afrique ?

Une baisse de 48 % de la contagion de Covid-19 d’ici l’été ?

Mais, peut-on comparer la grippe et le coronavirus Covid-19 ?

Le mode de transmission (par microgoutellettes) est en tous cas identique. Or, quand il fait chaud, ces gouttelettes ont tendance à s'évaporer plus rapidement, ce qui limite la transmission. Une étude de l'université chinoise de Beihang publiée le 3 mars 2020 sur le site scientifique SSRN a modélisé les contacts entre les patients des grandes villes chinoises croisés avec des données météorologiques.

Elle conclue « qu'une température élevée et une humidité relative élevée réduisent considérablement la transmission de COVID-19 ». Les chercheurs estiment ainsi que le taux de reproduction devrait chuter de 48 % entre mars et juillet. La chaleur permettrait seulement de ralentir la progression du virus.

La Chine aurait « pratiquement jugulé » le coronavirus

Le président chinois Xi Jinping, a affirmé, le 10 mars dernier, que le pays avait "pratiquement jugulé" le virus.

Pour preuve : le 10 mars, un seul cas d’origine locale de Covid-19 a été rapporté à Wuhan, foyer de l’épidémie. 20 nouveaux cas ont également été recensés, mais tous ont été importés par des personnes entrées en Chine.

La pandémie de Covid-19, provoquée par le virus Sars-Cov-2, a débuté à Wuhan (province chinoise du Hubei) en décembre. Le nombre de personnes atteintes dans ce pays – 81 130 cas officiellement recensés – commence à se stabiliser, laissant entrevoir un reflux de l’épidémie dans cette région du monde. Les mesures de confinement mises en place dans le pays se sont montrées efficaces.

Virus rapidement identifié , recherche d'un vaccin...

Les premiers patients touchés par le coronavirus ont été recensés fin décembre 2019 en Chine. Le 7 janvier 2020, le virus a été identifié, et trois jours plus tard, son génome a été séquencé, ce qui a permis de commencer très rapidement les recherches pour trouver un traitement. Dès le 13 janvier 2020, un test permettant de détecter le virus a également été mis à disposition.

La communauté internationale scientifique est à la recherche d’un vaccin ou d’un médicament contre le Covid-19 et plusieurs essais cliniques sont en cours à travers le monde.




Jenny Chase pour DayNewsWorld

CORONAVIRUS ET ETAT D'URGENCE AUX ETATS-UNIS

Accusé de désinvolture Donald Trump a, ce vendredi 13 mars 2020, fait preuve de grande fermeté. Alors que les restrictions de voyage de l'Europe aux Etats-Unis entraient en vigueur ce samedi 14 mars, Donald Trump a déclaré l'état d'urgence.

«Pour déclencher la pleine puissance des ressources du gouvernement fédéral, je déclare officiellement une urgence nationale», a-t-il annoncé lors d’une conférence de presse, depuis la roseraie de la Maison Blanche.

Cette annonce permet en effet de déclencher « la pleine puissance des ressources du gouvernement fédéral pour lutter contre la crise du coronavirus », comme il l'explique lui-même lors d'une conférence de presse.

L' état d'urgence : 50 milliards de dollars accessibles

Ce dispositif permettra à l’Etat fédéral de débloquer jusqu’à 50 milliards de dollars pour lutter contre le coronavirus, qui a contaminé près de 2000 personnes et causé 43 morts aux Etats-Unis.

Ces fonds devraient servir à financer des tests de dépistage, des équipements médicaux et des structures de soins provisoires.

Le président a appelé les Etats américains à «mettre immédiatement en place des centres d’urgence», et les hôpitaux à activer leurs plans de préparation d’urgence «pour répondre aux besoins des Américains».

Le « Stafford Act » : « Jusqu'à 50 milliards de dollars » d'aides aux Etats et collectivités locales

Donald Trump a aussi activé vendredi une loi de 1988, le « Stafford Act », qui permet à l'Agence américaine de gestion des situations d'urgence (FEMA) d'aider les Etats et les collectivités locales en cas de « catastrophe ». La Fema disposait à la fin février de plus de 42 milliards de dollars de fonds fédéraux, mais le président américain a évoqué des fonds pouvant aller « jusqu'à 50 milliards de dollars ». Dans une lettre, des élus démocrates du Congrès lui avaient demandé mercredi d'activer ce dispositif pour financer à hauteur de 75% des tests de dépistage, des équipements médicaux, des structures de soins provisoires... à charge pour les Etats de payer les 25% restants

En termes de santé publique, Donald Trump a exhorté chaque État et tous les hôpitaux à créer immédiatement des centres d'opérations d'urgence pour venir en aide à toute la population. En ayant également recours à une autre loi votée en 1976, le « National Emergencies Act », Donald Trump étendre les pouvoirs du ministre de la Santé afin qu'il assouplisse le cadre réglementaire pour donner « le maximum de flexibilité » aux hôpitaux (sur le nombre de lits, la durée des séjours, etc) et améliorer la couverture des malades. Une batterie de mesures qui vient s'ajouter aux restrictions de voyage, qui affectent les 26 pays européens.

150 millions de personnes infectées ?

Les autorités s’attendent à une explosion du nombre de cas dès que les tests seront largement disponibles: des projections transmises au Sénat parlent de 70 à 150 millions d’Américains qui pourraient être infectés, sur un pays de près de 330 millions d’habitants.Aux côtés de Trump, un aréopage de chefs d’entreprise, des géants de la grande distribution Walmart ou Target aux chaînes de pharmacies Walgreens ou CVS, se sont succédé au pupitre pour rappeler leur «engagement» pour aider le pays à faire face à la crise.

Le PDG de Walmart a par exemple annoncé mettre à disposition des «portions» de ses parkings pour y installer des centres de dépistage. Un «extraordinaire partenariat public-privé», a salué le vice-président Mike Pence. Célébrant leur «génie», le président américain a même serré les mains d’une demi-douzaine de ces dirigeants... contre toute attente. Et après qu'au moins deux personnes qui étaient avec lui samedi, chez lui à Maralago, ont été testé positifs, le président annonce qu’il se ferait probablement tester «prochainement».

Mesures sociales

La Chambre des représentants américaine a également approuvé samedi à l'aube, à une large majorité, un train de mesures visant à atténuer l'impact du coronavirus sur l'économie du pays.

L'absence de couverture maladie universelle affaiblit les Etats-Unis face au virus .A couteaux tirés en pleine campagne présidentielle, républicains et démocrates sont finalement parvenus à s'entendre, comme les y avait encouragés le président Donald Trump. Adopté par 363 voix contre 40 par la Chambre des représentants, contrôlée par les démocrates, le texte doit désormais être examiné par le Sénat, à majorité républicaine, puis être signé par Donald Trump pour entrer en vigueur.

Selon Mme Pelosi, le texte prévoit « le dépistage gratuit pour toute personne ayant besoin d'être testée, y compris celles qui n'ont pas d'assurance », ainsi qu'un arrêt maladie d' « urgence », avec « deux semaines de congés et jusqu'à trois mois d'arrêt pour raison familiale ou médicale ».

La proposition de loi prévoit également un accès plus aisé à l'assurance chômage, ainsi qu'aux bons alimentaires, notamment pour les enfants privés d'école pour éviter la propagation, et débloque des fonds fédéraux afin de financer le programme « Medicaid », couvrant la santé des Américains aux revenus les plus modestes.

Ce plan de soutien avait été annoncé lundi par Donald Trump, qui avait fait de l'économie l'un de ses principaux arguments de campagne.

Soutien économique et réserves stratégiques de pétrole

Vendredi, le secrétaire américain au Trésor Steven Mnuchin avait assuré que l'administration entendait venir en aide en priorité aux petites et moyennes entreprises qui sont les plus vulnérables en raison du ralentissement très fort de l'activité.

Il a également promis une aide fédérale pour les prêts étudiants, qui représentent une lourde charge pour les travailleurs américains dans leurs premières années de carrière. Par ailleurs, les réserves stratégiques de pétrole des Etats-Unis vont être portées à leur maximum. Le président a dit avoir « demandé au secrétaire à l'Energie d'acheter à très bon prix de grandes quantités de pétrole brut pour le stockage aux Etats-Unis ».

Steven Mnuchin a néanmoins voulu rassurer, affirmant que le coronavirus posait un problème économique de « court terme » et que la situation est cette fois très différente de « la crise financière (de 2008, NDLR), dont on ne savait pas quand elle finirait ».

« Mais nous surmonterons cela et l'économie sera alors plus forte que jamais », avait-il anticipé, « l'économie et les marchés seront plus forts, plus tard dans l'année ».




Garett Skyport pour DayNewsWorld

LE CORONAVIRUS ATTAQUE AUSSI LES JEUNES

 DANS LES FORMES GRAVES

Selon certains médecins, l'épidémie serait plus grave que prévue si bien que l'inquiétude a grandi dans le monde hospitalier. Certains médecins déclarent aujourd'hui que l'épidémie de coronavirus à laquelle la France et une bonne partie des pays du monde font face, est « plus grave que prévue ». Un virus plus contagieux et mortel que prévu.

Contrairement au postulat de départ, qui consistait à dire que les personnes âgées étaient les plus vulnérables au Covid-19, trentenaires et quadragénaires en bonne santé sont également touchés.

Le coronavirus est-il plus dangereux qu'on ne l'envisageait ?

Des médecins alertent sur la dangerosité du Covid-19, y compris sur des populations jeunes

Jusqu'à présent, les craintes se portaient surtout vers les personnes âgées ou déjà atteintes de maladies chroniques et de troubles respiratoires, à qui Emmanuel Macron a demandé jeudi soir « de rester autant que possible à leur domicile ».

Des jeunes touchés !

Mais en réalité, même les trentenaires et les quadragénaires sans pathologie auparavant sont susceptibles de connaître de graves symptômes en cas d'infection. Des patients sans grande comorbidité présentent des formes graves d'infection (des formes réactives, inflammatoires) . La propagation rapide du virus entraîne logiquement un accroissement du nombre de personnes devant être placées en service de réanimation.

« Il faut se préparer à une deuxième vague qui touchera, un peu plus tard, des personnes plus jeunes, a priori moins exposées à la maladie, mais qu'il faudra soigner également », a déclaré le chef de l'État jeudi 12 mars 2020 dans son allocution télévisée. Le 10 février, le directeur général de la Santé, Jérôme Salomon rappelait d'ailleurs que le Covid-19 n'est pas « une gripette ». « Il peut donner des formes graves sur des personnes pas si âgées que ça » expliquait-il lors d'un point presse.

Selon une étude du Centre chinois de prévention des maladies, le taux de mortalité du virus chez les personnes âgées de plus de 80 ans s'élève à 14,8% et atteint 0,2% chez les malades de 30 à 39 ans.

Le cercle des patients s'est grandement élargi à tel point que des médecins jugent inéluctable la nécessité de mettre toute la France en quarantaine.




Boby Dean pour DayNewsWorld

LE 8 MARS JOURNEE DES FEMMES DU MONDE ENTIER

Sur fond de coronavirus, de nombreuses femmes à travers le monde ont battu le pavé pour faire respecter leurs droits. Du Pakistan à la Belgique en passant par l'Asie centrale, des milliers de femmes et d'hommes ont manifesté dimanche à l'occasion de la Journée internationale des droits des femmes. De nombreux rassemblements ont toutefois été annulés en raison de l'épidémie de coronavirus.

En Turquie cependant, pour la deuxième année consécutive, le gouvernement avait interdit tout rassemblement pour la Journée internationale des droits des femmes. Plusieurs centaines d'entre elles qui souhaitaient manifester ont été dispersées par les forces de l'ordre à coups de gaz lacrymogène.

«Longue vie à la lutte féministe» pouvait-on lire sur la pancarte d'une manifestante. En Italie,un pays paralysé par l'épidémie de coronavirus, le président Sergio Mattarella a dans un message vidéo «rendu hommage aux femmes, et elles sont nombreuses, qui travaillent dans les hôpitaux .. dans les »zones rouges« (en quarantaine) pour lutter contre la propagation du virus».

Au Pakistan c'est un millier de femmes a défié à Islamabad la société ultra-patriarcale du Pakistan dans plusieurs villes, aux cris de «Donnez-moi ce qui est à moi» et «Nous voulons la liberté».

Dans une société dominée par les hommes et où les femmes sont encore tuées par balle, au couteau, étranglées, lapidées ou brûlées pour avoir «sali l'honneur» de leur famille, les rares manifestations en faveur des droits des femmes sont généralement mal accueillies.

A Islamabad, des conservateurs ont lancé des bâtons et des pierres sur les manifestantes, en blessant certaines et en forçant d'autres à se mettre à l'abri jusqu'à ce que la police intervienne.«Considérées comme une propriété des hommes»

Des manifestations réclamant plus de droits pour les femmes ont également eu lieu dans d'autres villes du Pakistan. Elles étaient un millier également à Karachi, et plusieurs centaines à Lahore, à réclamer «Donnez-moi ce qui est à moi» et «Nous voulons la liberté».

Sur Twitter, la journée était dominée à la fois par les titres-dièses «Bonne journée de la femme 2020» et «MonVoileMonChoix».

En Afghanistan voisin, seule une poignée de femmes sont descendues dans la rue pour manifester.

Au Soudan les femmes avaient été à l'avant-garde de la contestation qui a abouti à la chute de Omar el-Béchir. Onze mois plus tard, des dizaines de militantes soudanaises ont exprimé leur déception devant le ministère de la Justice à Khartoum.

Au Kirghizistan, la police kirghize a arrêté des dizaines de manifestantes -officiellement pour les protéger- après que des hommes masqués les eurent attaquées. Les assaillants ont arraché leurs pancartes et leur ont lancé des œufs avant de prendre la fuite.

En France, à Paris, des militantes féministes ont déployé une banderole au pied du Panthéon, proclamant «Aux femmes, la matrie reconnaissante». D'autres manifestantes s'étaient déguisées (bleu de travail et fichu rouge) en «Rosie la riveteuse», «icône de toutes les travailleuses invisibles».

A 15h40 - heure théorique où les femmes cessent d'être rémunérées compte tenu des écarts de salaires entre les sexes -, elles ont jeté leurs gants de ménage, manière de protester contre les inégalités de salaire et de répartition des tâches ménagères. Une quarantaine de militantes du mouvement féministe Femen ont mené une action éclair dimanche 8 mars 2020, place de la Concorde à Paris.Le torse nu couvert de slogans, arborant des combinaisons, lunettes et gants dans une allusion au personnel de santé confronté au nouveau coronavirus, et pancartes et fumigènes en main, elles ont dénoncé la « pandémie patriarcale » en vigueur selon elles dans le monde.

En Espagne une marée violette à Madrid, mais moins massive qu'en 2019 en raison des craintes liées au coronavirus : environ 350 000 femmes sont descendues dans les rues de la capitale pour défendre leurs droits. Des dizaines de milliers se sont aussi mobilisées dans les grandes villes du pays.

Et plutôt que d'avoir peur du nouveau coronavirus, de nombreuses manifestantes ont récupéré et détourné l'épidémie mondiale avec d'autres slogans tels que «Y en a marre de satisfaire le machismovirus».

«Patriarcavirus», pouvait-on lire aussi sur le masque sanitaire d'une manifestante, alors que le hashtag #patriarcavirus« est devenu viral sur Twitter après sa diffusion par un collectif féministe de Madrid cette semaine.

Au Chili «Un violeur sur ton chemin», la performance du collectif chilien LasTesis, devenu un hymne mondial contre les violences envers les femmes, a été la grande star du défilé à Santiago, qui a réuni entre 125000 et 500000 manifestantes, selon les chiffres de la police et des organisatrices.

Le cortège sur 4 km s'est arrêté à plusieurs reprises pour que les manifestantes puissent reprendre la chorégraphie chantée qui dénonce les manquements des institutions dans la lutte contre les violences machistes.




Kate White pour DayNewsWorld

CORONAVIRUS MESURES D'URGENCE DANS LE MONDE

 ET MISE EN QUARANTAINE EN ITALIE

Plus de 15 millions de personnes en quarantaine

Le pays le plus touché par le coronavirus en Europe a pris des mesures draconiennes, similaires à celles prises en Chine, contre le virus.

Mesure sans précédent en Europe, plus de quinze millions d'habitants du nord de l'Italie ont été placés en quarantaine dimanche pour endiguer l'épidémie de coronavirus qui s'y propage. Elle touche plus de 100 000 personnes dans le monde entier.

Les entrées et sorties d'une vaste zone dans le nord de l'Italie, allant de Milan, capitale économique du pays, à Venise, haut lieu du tourisme mondial, sont désormais étroitement limitées, selon un décret publié sur le site du gouvernement.

Cette mesure draconienne, prise dans le pays d'Europe le plus durement touché par l'épidémie, s'apparente à celle mise en place dans la province chinoise du Hubei d'où l'épidémie est partie en décembre (56 millions d'habitants en quarantaine).

Dans la région de Lombardie et dans quatorze provinces italiennes, toutes les manifestations culturelles, sportives ou religieuses sont interdites, et les discothèques, cinémas, théâtres, pubs, écoles de danse et autres lieux similaires devront également fermer leurs portes jusqu'au 3 avril, selon le décret

Autre mesure symbolique: le pape François fera sa prière dominicale en vidéo, et non en public, a indiqué le Vatican.

Premier mort en Amérique latine

La propagation accélérée du virus est jugée «très préoccupante» par l'Organisation mondiale de la santé (OMS): au total, 94 pays sont désormais touchés par le Covid-19, qui a fait plus de 3500 morts à travers le globe.

L'Amérique latine déplore son premier décès, un homme de 64 ans, mort à Buenos Aires en Argentine. L'île de Malte et le Paraguay ont annoncé une première contamination. L'archipel des Maldives a détecté ses deux premiers cas parmi le personnel d'un hôtel de luxe sur une île à 150 km de la capitale Malé, et la Bulgarie a elle aussi recensé deux premiers cas.

En Italie, plus 1247 cas ont été répertoriés au cours des dernières 24 heures ainsi que 36 nouveaux décès, portant le nombre de morts à 233. Le gouvernement italien a décidé l'envoi de 20 000 personnes en renfort dans ses hôpitaux, ce qui permettra de porter de 5000 à 7500 le nombre de lits en soins intensifs.

Etat d'urgence

Cinquième pays le plus touché, la France compte seize morts et 949 cas. La Chine a annoncé 27 nouveaux décès dimanche, portant le bilan total à 3097 morts dans le pays.

Avec plus de 7000 cas, la Corée du Sud est le pays le plus touché en dehors de Chine. Suit l'Iran, où 21 nouveaux décès et 1076 infections au cours des dernières 24 heures ont été recensés, portant le total à 145 morts et 5823 cas de contamination.

Aux Etats-Unis, le virus a été détecté sur 21 personnes à bord du Grand Princess, un navire de croisière maintenu au large de la Californie après la découverte de symptômes chez plusieurs de ses 3.533 passagers et membres d'équipage, selon le vice-président américain Mike Pence.

Deux personnes sont par ailleurs mortes du coronavirus en Floride, les premières victimes américaines en dehors de la côte Ouest. Sur la côte Est, l' Etat de New York a décrété l'état d'urgence, pour accélérer la lutte contre la maladie.

En Chine, l'effondrement d'un hôtel réquisitionné comme lieu de quarantaine contre le coronavirus dans l'est du pays a fait au moins quatre morts, selon les autorités.

Les inquiétudes sur l'impact économique de l'épidémie en Chine, où l'activité reste en grande partie paralysée, ont été aiguisées samedi par l'annonce d'un effondrement de 17,2% sur un an des exportations du pays en janvier et en février. De quoi attiser les préoccupations sur la croissance mondiale, dont le géant asiatique est un moteur crucial.

Evénements annulés

Reflet de l'inquiétude des autorités, événements sportifs et rassemblements continuent d'être annulés ou reportés: le marathon de Barcelone prévu le 15 mars se tiendra finalement 25 octobre. La Hongrie a annulé la célébration de la fête nationale le 15 mars à Budapest. Au Canada, les mondiaux féminins de hockey sur glace, qui devaient se dérouler du 31 mars au 10 avril, ont été annulés.

En Arabie saoudite a contrario, Ryad a décidé de rouvrir l'esplanade entourant la Kaaba, lieu le plus saint de l'islam situé au coeur de la Grande mosquée de La Mecque. Par ailleurs, treize pays ont fermé leurs établissements scolaires: 300 millions d'élèves dans le monde sont privés d'école pour plusieurs semaines.

Nombre de pays prennent des mesures d'interdiction de territoire ou de quarantaine pour des voyageurs provenant de pays touchés.




Boby Dean pour DayNewsWorld

TROIS PRINCES SAOUDIENS ARRETES POUR TRAHISON

Nouveau rebondissement dans le feuilleton de l’ascension vers le pouvoir suprême de Mohammed Ben Salman, le prince héritier d’Arabie saoudite.

Selon plusieurs médias, dont le New York Times et le Wall Street Journal, trois membres éminents de la dynastie royale ont été arrêtés. Le prince Ahmed ben Abdelaziz al-Saoud, frère du roi Salmane, ainsi que le neveu du monarque, le prince Mohammed ben Nayef, ont été interpellés à leurs domiciles après avoir été accusés de trahison, rapporte le Wall Street Journal citant des sources anonymes. Le New York Times a également rapporté ces arrestations, ajoutant que le frère cadet du prince Nayef a lui aussi été appréhendé.

Des sources affirment qu'ils sont incarcérés dans un camp situé dans une zone désertique depuis vendredi. Ils sont accusés d'avoir « noué des contacts avec des puissances étrangères, américaines notamment, afin de conduire un coup d'Etat », selon une des sources. Les autorités saoudiennes n’ont pas réagi dans l’immédiat à ces informations.

Les trois membres de la famille royale - des personnalités d’envergure pour deux d’entre eux, susceptibles de faire de l’ombre au numéro deux saoudien- seraient ainsi accusés de trahison, une charge passible de la peine de mort ou du moins de longues années d’emprisonnement .

Cette décision, illustre un net renforcement de l’emprise sur le pouvoir par le très puissant prince héritier Mohammed Ben Salman, dit « MBS ».

Qui sont ces princes accusés de complot ?

Mohammed Ben Nayef, dit « MBN », est le plus célèbre des trois dignitaires royaux neutralisés. Ancien chef du contre-terrorisme saoudien et ex-ministre de l’intérieur, loué pour sa poigne de fer face aux attentats d’Al-Qaida dans les années 2000, il passait pour le successeur naturel de Salman, son oncle, lorsque celui-ci est devenu roi, en janvier 2015. MBN » vivait peu ou prou en résidence surveillée, avec l’interdiction de voyager. En juin 2017, lorsque le prince Mohammed ben Salmane a été désigné prince héritier, le prince Nayef était ministre de l'Intérieur. A l'époque, les chaînes de télévisions saoudiennes ont montré le prince Mohammed embrassant la main et s'agenouillant en signe de respect devant le prince Nayef.

Ahmed Ben Abdelaziz Al Saoud, l’autre prince de haut rang, est le dernier frère en vie du roi. Issu comme lui de la fameuse lignée des Soudaïri, il fut un éphémère ministre de l’intérieur en 2012. Septuagénaire, le prince Ahmed était rentré au royaume depuis Londres après l'éclatement du scandale Khashoggi . Peu avant son retour en octobre 2018, le prince Ahmed avait lancé, selon une vidéo largement diffusée sur internet, à des manifestants qui protestaient contre l'implication de l'Arabie saoudite dans le conflit au Yémen : « Qu'est-ce que la famille a à voir avec ça ?

Certains individus sont responsables, (…) le roi et le prince héritier ».

Critiques internationales

Il s’agit des plus récentes mesures en date du prince héritier Mohammed ben Salmane qui assoit régulièrement un peu plus son pouvoir par l’emprisonnement de responsables religieux et militants, ainsi que de princes et d’importants hommes d’affaires. A l’automne 2017, sous couvert d’accusations de corruption, il avait bouclé dans les suites du Ritz-Carlton de Riyad près de 200 hommes d’affaires, ex-ministres et membres de la famille royale. Ces dignitaires avaient été libérés au bout de plusieurs semaines, en échange d’une grosse partie de leurs avoirs et de leur renoncement à jouer le moindre rôle d’importance sur la scène économique et politique.

Cette méthode a valu au fils du roi Salmane de nombreuses critiques. A l’internationale, les plus vives ont été après le meurtre du journaliste saoudien Jamal Khashoggi dans l’enceinte du consulat d’Arabie saoudite à Istanbul en octobre 2018.




Emily Jackson pour DayNewsWorld

 ACCORD DE CESSEZ-LE- FEU RUSSO-TURC

Après plusieurs jours de combats intenses qui ont provoqué une catastrophe humanitaire, les frappes aériennes russes et syriennes se sont arrêtées, ce vendredi, dans la province d’Idleb.

Convenu la veille au Kremlin entre les deux chefs d’Etat, l’accord est entré en vigueur, vendredi, dans la dernière poche de la rébellion dans le nord-ouest de la Syrie.

Moscou et Ankara ont prévu de mettre en place un « couloir de sécurité » de six kilomètres de profondeur de part et d’autre de cette autoroute, soit une zone tampon de 12 kilomètres de large au total le long de la route stratégique M4 qui relie Lattaquié au nord de la Syrie.

Cette bande de terre, censée être débarrassée des rebelles qui la contrôlent en grande partie, sera sillonnée par des patrouilles conjointes russo-turques à partir du 15 mars.

Il est stipulé également que le retour des réfugiés doit être facilité dans la mesure du possible ainsi que l’accès à l’aide humanitaire. Les deux parties réaffirment par ailleurs leur attachement à l’intégrité territoriale de la Syrie.

L’accord doit mettre un terme à des semaines d’intenses combats autour d’Idleb, l’ultime bastion des rebelles et des djihadistes dans le nord-ouest de la Syrie où la Turquie est intervenue contre les forces du régime de Bachar al-Assad, soutenues par la Russie.

« Notre objectif est d’éviter que la crise humanitaire n’empire »

Ces violences ont provoqué une catastrophe humanitaire, avec près de 500 civils tués et environ un million de personnes déplacées vers la frontière turque. « Notre objectif est d’éviter que la crise humanitaire n’empire », a déclaré Recep Tayipp Erdogan à Moscou, prévenant toutefois que son pays « se réserve le droit de répliquer de toutes ses forces et partout à toute attaque du régime » de Damas.

Vladimir Poutine a émis l’espoir que ce texte serve de « base solide pour mettre un terme aux combats dans la zone de désescalade d’Idleb » et pour « stopper les souffrances de la population civile ».

L’intensification des combats à Idleb avait abouti à des tensions diplomatiques entre la Russie, un allié du régime syrien, et la Turquie, qui appuie les rebelles, faisant planer un risque d’affrontement direct entre ces deux pays qui se sont imposés en tant que principaux acteurs internationaux dans le conflit syrien.

Mais cet accord apparaît aussi minimaliste que précaire.




Alyson Braxton pour DayNewsWorld

ACCORD HISTORIQUE ENTRE LES ETATS-UNIS

ET LES TALIBANS

Dix-huit ans après l'entrée en guerre des Etats-Unis suite aux attentats du 11 septembre 2001, un accord a été signé ce samedi à Doha (Qatar), prévoyant un retrait total des troupes étrangères d'ici 14 mois. Pour Washington il s'agit de prendre ses distances avec un conflit qui s'enlise et pour Donald Trump, en pleine campagne électorale, de respecter la promesse de 2016 de ramener les troupes « à la maison ».

Mais qui a gagné la guerre en Afghanistan ?

En dix-huit ans de conflit, les conditions mises à la signature d'un accord se sont progressivement réduites côté américain. « Nous exhortons les Afghans à saisir la chance de la paix », avait encore appelé vendredi Donald Trump. « Si les talibans et le gouvernement afghan parviennent à respecter leurs engagements, nous aurons une voie toute tracée pour mettre fin à la guerre en Afghanistan et ramener nos soldats à la maison », a-t-il promis

Le texte prévoit le retrait progressif des troupes américaines en Afghanistan et l’ouverture de négociations de paix avec le gouvernement afghan. Les Etats-Unis et les talibans ont signé, samedi 29 février à Doha, au Qatar, un accord historique. Il a été signé après une semaine de « réduction de violence » en Afghanistan, préalable à la signature de l’accord.

La « réduction de la violence » pendant une semaine, demandée en signe de bonne foi et de test aux dirigeants talibans, était la dernière condition suspensive. Respectée pour l'essentiel, elle a permis la signature formelle d'un texte sous l’œil d'une trentaine de pays, qui avaient envoyé leur représentant. Le gouvernement afghan n'a de son côté envoyé qu'une petite délégation, pour une « prise de contact » avec les talibans.

Retrait total dans 14 mois

L'accord prévoit « un calendrier pour un retrait des troupes à la fois conditionnel et progressif », avait indiqué ces derniers jours le secrétaire d'Etat américain Mike Pompeo. Alors que les troupes américaines stationnées en Afghanistan sont environ 13.000, leur nombre sera réduit dans les 135 jours à 8.600, soit le niveau atteint au début du mandat de Donald Trump. Elles ont été jusqu'à 100.000 au pic de 2010.

Le retrait total de toutes les forces étrangères d'Afghanistan est prévu « au cours des 14 mois suivant la signature de l'accord ».

En contrepartie, « les talibans n'autoriseront aucun de leurs membres, ou d'autres individus ou groupes, dont Al-Qaïda, à utiliser le sol afghan pour menacer la sécurité des Etats-Unis et de leurs alliés », indique l'accord, qui prévoit aussi de libérer des prisonniers et de lever des sanctions, expose l’accord. Le secrétaire d'Etat américain Mike Pompeo a ainsi appelé les Talibans à Doha à «tenir la promesse de rupture avec Al-Qaïda». Les Etats-Unis «n'hésiteront pas à annuler l'accord» si les talibans l'enfreignent, a-t-il dit.

Vers un gouvernement afghan

Cet accord acte aussi le lancement, le 10 mars, d’une négociation de paix interafghane garantissant l’arrêt permanent des combats. L'accord prévoit ainsi des négociations de paix entre les insurgés islamistes et le gouvernement de Kaboul, dès le 10 mars prochain. Un gouvernement afghan doit prendre la suite. Washington met ainsi fin au plus long conflit de son histoire.

Des contreparties demandées aux talibans trop faibles

Mais, selon certains analystes, les contreparties demandées aux talibans ne sont pas assez fortes. Certains observateurs estiment en effet que l'administration Trump concède trop pour trop peu. Celle-ci assure pourtant que les garanties antiterroristes fournies par les insurgés répondent à la raison première de l’intervention américaine, les attentats du 11-

La realpolitik de Trump

L'accord a cependant été scellé entre deux parties « fatiguées », selon l'expression, mardi, du secrétaire d'Etat américain Mike Pompeo mais aussi de Sirajuddin Haqqani, numéro deux des talibans, ainsi qu'il l'a écrit dans une tribune publiée par le « New York Times » il y a dix jours.

Les Etats-Unis ont dépensé plus de 750 milliards de dollars (680 milliards d’euros) dans cette guerre dont près de 2 000 GI ne sont jamais revenus .C’est de cette « guerre sans fin » que Donald Trump veut sortir, afin de « ramener les gars à la maison », et réaliser l’une de ses promesses de campagne. Selon l’Organisation des Nations unies (ONU), entre 32 000 et 60 000 civils afghans ont été tués dans ce conflit.

De plus , en décembre, l'analyse de documents de l'administration américaine par le « Washington Post » montrait le fossé entre la réalité du terrain et l'affichage public de progrès « cachant des preuves que la guerre était impossible à gagner ». A cette aune, l'accord de paix pourrait être interprété comme une preuve de réalisme de la politique trumpienne.

Un pari risqué

Si l’invasion de l’Afghanistan, décidé par Georges W. Bush à la suite des attentats du 11 septembre 2001, avait chassé les talibans du pouvoir central, elle n'a jamais réussir à unifier le pays.

Or la relation de Washington avec le gouvernement afghan s'étant distendue, l'accord renvoie de fait aux talibans et à Kaboul la responsabilité de discuter de leurs conditions de cohabitation.

Un pari difficile, reconnaissent eux-mêmes Mark Esper et le secrétaire d'Etat américain Mike Pompeo, qui évoquait ces derniers jours « le dur travail de réconciliation ».

Si Washington met ainsi fin au plus long conflit de son histoire avec non pas un Etat mais un simple mouvement insurgé, le pari demeure cependant risqué.




Joanne Courbet pour DayNewsWorld

CORONAVIRUS LE POINT SUR L'EPIDEMIE ET LES MESURES DE PRECAUTION

On compte aujourd’hui plus de 82.000 cas confirmés dans le monde et plus de 2800 morts. Cinquante pays, des cinq continents, sont touchés.

Si la Chine était jusqu’à peu l’unique foyer mondial de coronavirus, le risque de propagation s’est considérablement accru avec l’émergence de nouveaux pays sources comme la Corée du Sud, l’Italie et l’Iran.

Plus de 78 000 personnes ont jusqu’à maintenant été contaminées en Chine, dont 2 744 mortellement, mais le nombre de nouvelles contaminations y est en baisse, tandis qu’il augmente dans des dizaines d’autres pays (plus de 40 morts dans près de 2 900 contaminations confirmées), selon un bilan donné mercredi soir par l’Organisation mondiale de la santé (OMS).

Avec 82.164 personnes contaminées et 2801 morts dans le monde, le nouveau coronavirus Covid-19 concerne désormais cinquante nations. En Europe, plus d’une quinzaine de pays sont aujourd’hui touchés (Danemark, Espagne, France, Royaume-Uni, Suisse, Italie, Belgique, Allemagne, Autriche, Grèce, Croatie, Roumanie, Macédoine du Nord, Finlande, Suède, Norvège, Estonie). L’Algérie, le Brésil et le Pakistan ont également annoncé récemment avoir recensé des cas de contamination. 

Mais, en dehors de la Chine continentale, où l’épidémie a commencé en décembre dans la province du Hubeï, c’est surtout dans trois nouveaux pays - Corée du Sud, Italie, Iran - que l’inquiétude est la plus forte.

Chine: 78.497 cas, 2744 décès

78.497 cas de contamination sont désormais comptabilisés. Les autorités sanitaires ont déclaré avoir recensé 433 nouvelles contaminations mercredi, un chiffre désormais inférieur aux contaminations quotidiennes ailleurs dans le monde. Par ailleurs, en Chine continentale, depuis l’apparition de la pneumonie virale en décembre, 2744 personnes en sont mortes, dont 29 au cours des dernières 24 heures, soit le chiffre le plus bas depuis le 28 janvier

Corée du Sud: 1766 cas, 13 décès

505 nouvelles contaminations ont été confirmées ce jeudi, ce qui porte à 1766 le nombre total de personnes infectées depuis le début de l’épidémie. La Corée du Sud est le deuxième foyer de contagion derrière la Chine continentale. Le bilan des décès s’élève actuellement à 13 morts. La plupart des cas de Covid-19 en Corée du Sud sont liés à la secte de l’Église Shincheonji de Jésus, une fidèle sexagénaire ayant assisté à quatre offices religieux avant d’être diagnostiquée.

Les autorités ont commencé à vérifier la santé de plus de 210 000 membres de l’Eglise Shincheonji de Jésus et le nombre de cas devrait encore augmenter. Ce mouvement religieux est désormais au cœur de la propagation du virus dans la péninsule et serait lié à plus de la moitié des cas enregistrés.

Alors que Séoul a relevé à son plus haut niveau l’alerte sanitaire sur le virus, les Etats-Unis et la Corée du Sud ont annoncé jeudi un report d’exercices militaires conjoints en raison de l’épidémie.

L'Italie: 374 cas, 12 décès le plus concerné des pays européens

L’Italie a annoncé mercredi 26 février son 12e décès dû au coronavirus. La dernière victime en date est un homme de 69 ans mort en Émilie-Romagne. Toutes les personnes décédées en Italie à cause de ce coronavirus étaient âgées et la plupart souffraient déjà de problèmes de santé. Le pays comptabilise désormais 374 personnes contaminées.

Alors que l’Italie apparaît de plus en plus comme une plate-forme de diffusion du Covid-19, plusieurs gouvernements encouragent leurs ressortissants à reporter leurs voyages et à ne pas se rendre dans les régions italiennes touchées. Les voisins de l’Italie ont toutefois décidé de maintenir leurs frontières ouvertes, malgré la propagation en Toscane, Sicile et Ligurie.

L' Iran: 245 cas, 26 décès

Le dernier bilan de la flambée épidémique liée au nouveau coronavirus en Iran s’établit à 245 cas de contamination et 26 décès. Hormis la Chine continentale, où le virus a émergé en décembre dernier, l’Iran est le pays dans lequel le nombre de décès imputé à ce virus est le plus élevé.

Des restrictions à la libre circulation dans le pays sont imposées depuis mercredi pour les personnes infectées ou soupçonnées de l’être. Nombre d’écoles, d’universités et de centres culturels ou sportifs ont été fermés et de nombreux événements reportés.

La plupart des voisins de la République islamique ont mis en place des mesures de restriction des déplacements et des mesures de confinement. En Irak, les autorités ont annoncé fermer jeudi écoles, universités, cinémas et cafés jusqu’au 7 mars, alors qu’un premier cas de coronavirus était recensé à Bagdad, après cinq autres cas dénombrés sur le sol irakien.

L'épidémie de coronavirus n'est définitivement plus un problème chinois. Les cas de contamination se déclarent partout dans le monde et notamment en Europe.

France: 18 cas, 2 décès

Un 18e cas d’infection au nouveau coronavirus a été enregistré mercredi 26 février en France. Il s’agit de l’épouse d’un patient hospitalisé à Annecy, dont la contamination avait été rapportée mardi soir, a annoncé le ministre de la Santé Olivier Véran. «Son état de santé n’inspire pas d’inquiétude», a précisé le ministre, ajoutant qu’aucun autre diagnostic positif de Covid-19 n’avait été rapporté mercredi.

Sur les 18 cas avérés en France d’infection au Covid-19 depuis fin janvier, un Français et un Chinois sont morts à Paris, 11 autres patients sont guéris et 5 sont hospitalisés.

Le patient français décédé dans la nuit de mardi à mercredi était un enseignant d’un collège de Crépy-en-Valois dans l’Oise, selon le ministère de l’Éducation nationale. Cet homme de 60 ans pourrait ne pas avoir voyagé dans une zone touchée par le coronavirus, a précisé le ministère: «Il avait le Covid-19 mais il est mort d’une embolie pulmonaire massive». Il avait été «testé en urgence» mardi 25 février «dans un état gravissime», a indiqué le Directeur général de la Santé Jérôme Salomon, précisant qu’une enquête avait été lancée en «urgence» pour en savoir plus. Le premier en urgence» mardi 25 février «dans un état gravissime», a indiqué le Directeur général de la Santé Jérôme Salomon, précisant qu’une enquête avait été lancée en «urgence» pour en savoir plus. Le premier décès recensé en France, un touriste chinois de 80 ans, fut le tout premier décès enregistré en Europe.

La fille de 50 ans de ce touriste chinois décédé, contaminée par son père et hospitalisée à Bichat, a été déclarée guérie. Les 10 autres personnes qui ont également été guéries sur le territoire français revenaient principalement de voyages en Asie: 6 Britanniques ayant séjourné à Singapour puis en Haute-Savoie avaient été hospitalisés à Grenoble, 1 touriste chinois avait été pris en charge à Bordeaux, 1 médecin parisien avait été contaminé par un patient Chinois, et un couple de Chinois, aujourd’hui guéris, voyageait en France.

Toujours 28 rapatriés en quarantaine

Depuis le début de l'épidémie, près de 500 personnes ont été placées en quarantaine en France après avoir été rapatriées de Wuhan. Leur retour s'est fait en quatre vagues. Trois avions affrétés par la France sont arrivés les 31 janvier, 2 février et 21 février avec à leur bord des ressortissants français et étrangers. Un vol opéré par les Britanniques avec des Français à son bord est arrivé le 9 février après une escale à Londres.arrivés les 31 janvier, 2 février et 21 février avec à leur bord des ressortissants français et étrangers. Un vol opéré par les Britanniques avec des Français à son bord est arrivé le 9 février après une escale à Londres.

Certains passagers étrangers sont repartis directement dans leur pays, d'autres ont été placés avec les Français en quarantaine. Ils ont été confinés pendant 14 jours, durée maximale d'incubation du virus. Ne reste en quarantaine que la quatrième vague de 28 Français, arrivée le 21 février dans le Calvados. Selon l'ARS Normandie, aucun ne présente de symptôme et la « quasi-totalité » d'entre eux ont eu des résultats négatifs aux tests.

Les six premiers cas, recensés fin janvier, étaient des ressortissants chinois ou franco-chinois, ayant contractés la maladie dans leur pays ou via un contact avec une personne revenue de Chine. L'un d'eux n'a pas survécu. Les six cas de contamination suivants étaient un groupe de Britanniques, tous infectés par une personne revenant de Singapour, lors d'un séjour dans un chalet de Contamines-Montjoie, en Haute-Savoie. Une seconde vague de malades s'est déclarée cette semaine, avec six nouveaux cas confirmés, dont un décès. Une contaminée en Chine, trois cas infectés suite à des séjours en Lombardie - zone la plus touchée par l'épidémie en Italie - et deux cas dans l'Oise dont l'origine de la contraction du virus est encore inconnue.

E. Macron se met en première ligne : « On a devant nous une épidémie ». « On a devant nous une épidémie » qu’il va falloir « affronter au mieux », a déclaré jeudi le président français Emmanuel Macron, au lendemain de l’annonce d’un premier mort français, un enseignant de 60 ans, originaire de l’Oise, qui n’avait pas voyagé dans une zone à risque.

Une quarantaine de pays dans le monde, une quinzaine en Europe

En Europe, le Danemark, l’Espagne, la France, le Royaume-Uni, la Suisse, l’Italie, la Belgique, l’Allemagne, l’Autriche, la Grèce, la Croatiela Roumanie, la Macédoine du Nord, la Finlande, la Suède, la Norvège et l’Estonie sont désormais touchées, soit plus d’une quinzaine de pays. Plusieurs pays ont conseillé à leurs citoyens de ne pas se rendre dans les régions touchées d’Italie, notamment l’Espagne, la Grande-Bretagne, l’Autriche, la Hongrie, l’Ukraine, le Luxembourg, la République Tchèque et la Roumanie.

Dans le monde, cinquante pays sont désormais touchés, d’après le décompte des chercheurs de John Hopkins. C’est le cas notamment du Pakistan, pays frontalier à la fois de la Chine et de l’Iran, où les décès sont les plus nombreux. Islamabad a annoncé mercredi ses deux premiers cas. Avec un cas, le Brésil est le premier pays d’Amérique du Sud à être touché. Le malade, un sexagénaire de Sao Paulo, avait séjourné en Italie, pays européen le plus touché.

Le coronavirus progresse en Amérique et en Afrique

Le coronavirus est arrivé en Amérique latine. Un premier cas de contamination a été confirmé mercredi au Brésil pour un patient de Sao Paulo (Sud-Est), âgé de 61 ans, ayant séjourné en Italie du 9 au 20 février. Le pays compte actuellement 20 cas suspects de contamination au Covid-19, dont douze sont des personnes ayant voyagé en Italie.

L’Afrique n’est pas épargnée. Un Italien arrivé le 17 février en Algérie est devenu la deuxième personne infectée du continent, après un premier cas en Egypte.

L’épidémie se propageant, les mesures drastiques se multiplient dans le monde

Relativement épargnés jusqu’ici, les Etats-Unis sont prêts à répondre à l’épidémie à « une échelle beaucoup plus grande », a assuré mercredi Donald Trump. Le président américain a évoqué la possibilité d’imposer des restrictions aux voyageurs en provenance d’Italie et de Corée du Sud. Les Etats-Unis imposent déjà une interdiction d’entrée aux ressortissants étrangers s’étant rendus en Chine au cours des deux dernières semaines.

L’Arabie saoudite suspend l’entrée des pèlerins

Dans le but de prévenir l’arrivée de l’épidémie de Covid-19, l’Arabisaoudite a de son côté suspendu « temporairement » l’entrée sur son territoire des pèlerins se rendant à La Mecque. La mesure concerne l’Oumra, un pèlerinage qui attire chaque mois plusieurs dizaines de milliers de musulmans.

Le gouvernement japonais ferme temporairement ses écoles

Le premier ministre japonais, Shinzo Abe, a appelé jeudi à fermer temporairement toutes les écoles primaires, collèges et lycées de l’Archipel, à partir du 2 mars et jusqu’aux vacances de printemps (qui commencent généralement fin mars), pour éviter la propagation du nouveau coronavirus.

Pékin impose des quarantaines à certains voyageurs

Même la Chine, qui confine plus de 50 millions de personnes dans la province du Hubei, épicentre de l’épidémie, s’inquiète désormais de cas « importés » d’autres pays. Pékin a ainsi annoncé mercredi que les personnes arrivant en provenance d’Etats « gravement touchés » par le coronavirus devraient désormais se placer en quarantaine pendant 14 jours. Le Covid-19 semble avoir déjà atteint un pic en Chine, où le nombre de nouveaux décès quotidiens continue à chuter.


Ces données s’appuient à la fois sur les données fournies par les agences de presse et sur celles recueillies par une équipe de recherche de l’université américaine John Hopkins.




Andrew Preston pour DayNewsWorld

UN RISQUE DE PANDEMIE AVEC LE CORONAVIRUS

La multiplication de nouveaux cas de coronavirus hors de Chine conforte le cri d'alarme de l'OMS sur le risque de propagation de l'épidémie, estiment dimanche des experts, en appelant à renforcer la vigilance. Le monde doit se préparer à une « éventuelle pandémie », selon le directeur général de l'OMS Tedros Adhanom Ghebreyesus qui a jugé « très préoccupante (...) l'augmentation soudaine » de nouveaux cas en Italie, en Corée du sud et en Iran. La Corée du Sud, deuxième pays le plus touché avec 763 cas de contamination, a relevé « au plus haut » le niveau d'alerte face à l'épidémie.

Vers une pandémie

Le coronavirus Covid-19 a touché aujourd'hui quatre nouveaux pays du Moyen-Orient, le Koweït, Bahreïn, l'Irak et Oman annonçant les premiers cas de personnes infectées par le virus et précisant qu'elles revenaient de l'Iran voisin ayant enregistré 12 décès.

L'Italie est désormais le pays le plus touché en Europe depuis le début de l'épidémie de pneumonie virale.

Le président de Vénétie Luca Zaia s'est dit « préoccupé » que le patient zéro n'ait pas été trouvé, ce qui prouve pour lui que « le virus est bien plus omniprésent que ce qu'on pensait ».

L'OMS reconnaît de son côté que « la hausse rapide des cas enregistrés en Italie depuis deux jours est inquiétante », selon un porte-parole.

« Ce qui nous inquiète aussi c'est qu'on n'a pas pu identifier dans tous les cas des liens épidémiologiques clairs comme des voyages en Chine ou des contacts avec un cas confirmé ».

Le pays compte désormais 219 cas de personnes infectées, d'après un dernier bilan des services italiens de la santé publique, lundi 24 février à la mi-journée. Une cinquième personne est morte des suites de la maladie.

Le nord de l'Italie se prépare donc à vivre des jours d'angoisse et de restrictions, après une soudaine et spectaculaire flambée de cas de contamination au nouveau coronavirus en trois jours. Le gouvernement italien a en effet adopté un décret-loi très strict mettant à l'isolement onze villes, dont dix dans le périmètre de Codogno.

Quelque 52 000 personnes se trouvent en zones de confinement. Dimanche, la Vénétie a aussi décrété l'interruption des festivités du célèbre carnaval de Venise, qui devait se terminer mardi, et le report de manifestations sportives (notamment des matchs du championnat italien) ainsi que la fermeture des écoles et musées. En Lombardie, dans la région de Milan, écoles, universités, mais aussi musées, cinémas et théâtres seront fermés.

Mais le patient zéro est toujours introuvable, le patient zéro étant la première personne d'une épidémie à avoir été contaminée par un agent pathogène - ici le nouveau coronavirus - et à avoir ensuite transmis la maladie. L'Italie recherche ainsi actuellement le malade qui a introduit le Covid-19 sur son sol, afin de remonter le fil de l'épidémie, et de comprendre la propagation de la maladie pour mieux l'endiguer.

Le passage en transmission communautaire »

« C'est ce qu'on appelle le passage en transmission communautaire », explique le professeur Arnaud Fontanet, chef de l'unité « épidémiologie des maladies émergentes » à l'institut Pasteur (France).

« Ça rend le contrôle beaucoup plus difficile et ça laisse présager un risque d'introduction à partir d'autre foyers que la Chine. »

C'est ainsi que des cas signalés au Liban et au Canada auraient le foyer iranien pour origine. Quant au foyer infectieux autochtone en Italie, les scientifiques peinent à identifier le processus de contamination du « patient 1 » à l'origine de la propagation.

« Ce qui se passe en Italie et en Corée du Sud pourrait se passer n'importe où dans le monde », prévient le professeur Sridhar.

Le docteur Nathalie MacDermott, du King's College de Londres, évoque également des développements « très préoccupants », notamment la difficulté à identifier un individu à l'origine des derniers foyers épidémiques.

Une transmission par un individu asymptomatique,

« Ceci laisse supposer une transmission par un individu asymptomatique, ou présentant peu de symptômes », estime la spécialiste, qui juge « impératif que les autres pays prennent ces situations en compte et renforcent leur surveillance des personnes en provenance de régions affectées qu'elles présentent ou non des symptômes » et s'attachent à contenir les foyers d'infection autochtone.

Ce spécialiste pointe lui aussi l'apparition dans les nouveaux pays touchés de « chaînes de transmissions à partir de cas non détectés », même s'il nuance, en l'attente de données précises sur le sujet, le rôle de « drivers » épidémique des cas asymptomatiques.

Mais pour lui aussi les conséquences à tirer sont claires: « Il doit y avoir une vigilance qui augmente, il faut que les autorités renforcent la surveillance », que ce soit sur les cas autochtones ou les possibles importation depuis des foyers épidémiques. Mais ce virus est certes contagieux, mais beaucoup moins que celui de la rougeole, et avec un taux de mortalité de 2,5, bien inférieur à celui de la grippe.

Du sang des guéris pour soigner les malades

Alors que la perspective d'un vaccin est encore lointaine, les autorités chinoises ont demandé aux personnes guéries de donner leur sang afin d'en extraire le plasma pour soigner les malades. Le plasma des anciens patients infectés par la maladie Covid-19 contient en effet des anticorps qui pourraient permettre de diminuer la charge virale chez les personnes sévèrement atteintes, selon un responsable de la Commission nationale de santé. 

 Ce virus est certes contagieux, mais beaucoup moins que celui de la rougeole, et avec un taux de mortalité de 2,5, bien inférieur à celui de la grippe. Un message rassurant venant des médecins.




 Britney Delsey pour DayNewsWorld

LE CORONAVIRUS : 1900 MORTS ET COUP DE FREIN ECONOMIQUE

Le bilan du nouveau coronavirus a atteint 1.886 morts mardi en Chine continentale et plusieurs grandes entreprises mondiales, dont l'Américain Apple et le géant minier australien BHP, ont dit redouter un impact brutal sur leurs activités et leurs résultats.

En Chine continentale, 98 nouveaux décès ont été enregistrés mardi, dont 93 dans la province du Hubei, épicentre de l'épidémie où 1.807 nouveaux cas de contagion ont par ailleurs été recensés.

Hors du Hubei, seules 79 nouvelles personnes contaminées ont été dénombrés mardi, contre 890 le 4 février. Les autorités chinoises, qui ont bouclé le Hubei pour tenter de contenir l’épidémie, voient dans cette forte diminution du nombre de nouveaux malades le signe que la propagation du virus est en voie d’être contrôlée.

« Tous les scénarios sont encore possibles »

L'OMS s'est voulue rassurante: en dehors de la province du Hubei, la maladie Covid-19 «touche une très petite proportion de la population» et son taux de mortalité n'est pour l'heure que d'environ 2%.

«Les mesures doivent être proportionnées à la situation, prises sur la base de preuves et d'éléments de santé publique», a déclaré à la presse son directeur, Tedros Adhanom Ghebreyesus, soulignant que «le risque zéro n'existe pas».

Tedros Adhanom Ghebreyesus, a toutefois mis en garde lundi contre un excès d'optimisme.

 « Les tendances peuvent changer quand de nouvelles populations sont affectées. Il est trop tôt pour affirmer que ce recul va se poursuivre. Tous les scénarios restent possibles », a-t-il déclaré à des journalistes.

Du sang des guéris pour soigner les malades

Alors que la perspective d'un vaccin est encore lointaine, les autorités chinoises ont demandé lundi aux personnes guéries de donner leur sang afin d'en extraire le plasma pour soigner les malades.

Le plasma des anciens patients infectés par la maladie Covid-19 contient en effet des anticorps qui pourraient permettre de diminuer la charge virale chez les personnes sévèrement atteintes, selon un responsable de la Commission nationale de santé. Onze patients hospitalisés à Wuhan, l'épicentre de l'épidémie, ont reçu des transfusions la semaine dernière.

Afin de mieux contrer l'épidémie, le gouvernement chinois a également annoncé mardi une exemption de droits de douane punitifs qu'il imposait dans le cadre de sa guerre commerciale avec les Etats-Unis sur certains équipements médicaux américains. Des équipements utilisés pour la transfusion de patients ou mesurer la pression artérielle seront ainsi exemptés à partir du 2 mars.

Le nombre de contaminations s'élève à au moins 72.300 cas en Chine continentale et environ 900 ont été signalés dans une trentaine d'autres pays ou territoires.

Arrestation d'un dissident chinois

Xu Zhiyong, un militant anticorruption qui a déjà purgé quatre ans de prison entre 2013 et 2017, a été arrêté samedi, a annoncé Amnesty International. Il était en fuite depuis décembre, après avoir participé à une réunion d'opposants dans la ville de Xiamen dans le Sud-Est.Le 4 février, il avait appelé à la démission du président Xi, critiquant sa gestion de la guerre commerciale avec les Etats-Unis, des manifestations à Hong Kong et de l'épidémie de Coronavirus. «Les fournitures médicales manquent, les hôpitaux sont débordés et beaucoup de personnes contaminées ne sont pas dépistées», avait-il dénoncé, évoquant une «pagaille».

L'infernal huis-clos du paquebot Diamond Princess en quarantaine

Le principal foyer de contamination hors de Chine reste le paquebot Diamond Princess, placé en quarantaine début février dans la baie de Yokohama près de Tokyo, après un test positif sur un croisiériste débarqué à Hong Kong. Ses plus de 3 700 passagers avaient reçu l’ordre de rester dans leur cabine pendant deux semaines, mais cela n’a pas empêché la propagation du virus : au moins 454 personnes ont été contaminées, dont 99 cas révélés lundi. Cela porte à 542 le nombre total de cas constatés sur ce navire immobilisé près de Yokohama (banlieue de Tokyo), sur 3.700 passagers et membres d'équipages initialement à bord. D'autres résultats de tests sont attendus ultérieurement.

Alors que les critiques montent sur la gestion du paquebot, plusieurs pays ont commencé à évacuer leurs ressortissants coincés sur le navire.Plus de 300 Américains ont ainsi été rapatriés par avion jusqu’à deux bases militaires, en Californie et au Texas, où ils ont entamé lundi une nouvelle quarantaine de 14 jours, la durée maximale supposée de l’incubation.

Parmi les personnes évacuées, 14 ont appris pendant l’opération qu’elles étaient contaminées, a annoncé le département d’Etat. Elles ont été isolées des autres passagers dans les avions. À leur arrivée, une partie a été transférée dans un hôpital universitaire d’Omaha, au Nebraska et placée à l’isolement. Parallèlement, au moins 40 Américains contaminés à bord du paquebot sont hospitalisés au Japon, selon Washington. Une poignée d’Américains a refusé de quitter le navire.

D’autres pays, parmi lesquels l’Australie, l’Italie, le Canada ou la Grande-Bretagne, ainsi que le territoire de Hong Kong, ont annoncé vouloir évacuer leurs citoyens du Diamond Princess.

Passagers traqués

Ailleurs, l’inquiétude monte en ce qui concerne les 1 200 passagers d’un autre paquebot, le Westerdam, qui ont débarqué vendredi au Cambodge après avoir passé – pour certains – un rapide examen médical et sont à présent traqués par la compagnie qui tente de les retrouver.

Si l'OMS s'était déjà prononcée contre la restriction brutale des voyages, Etats-Unis, Australie et Nouvelle-Zélande notamment ont interdit l'entrée sur leur territoire aux étrangers s'étant récemment rendus en Chine - dont évidemment de nombreux Chinois. Des conférences commerciales, des compétitions sportives et des manifestations culturelles ont été annulées ou reportées, tandis qu'un grand nombre de compagnies aériennes ont suspendu leurs vols vers la Chine continentale. Ainsi du salon automobile de Pékin, prévu en avril, reporté sine die, tout comme un défilé Chanel prévu en mai dans la capitale chinoise.

L'Organisation mondiale de la santé (OMS) a toutefois encore souligné son opposition à toute « mesure de portée générale ».

Des répercussions économiques envisagées

Le Parlement chinois envisage un report de sa session plénière, la grand-messe annuelle du régime communiste, a annoncé l'agence Chine nouvelle. Cette session devait s'ouvrir le 5 mars.

La Banque centrale chinoise a de nouveau réduit lundi le coût de financement des banques commerciales pour soutenir l'économie paralysée par l'épidémie.

Les grandes entreprises mondiales craignent également une chute de la demande. Apple a annoncé lundi que sa prévision de chiffre d'affaires pour le deuxième trimestre ne serait sans doute pas atteinte en raison de l'épidémie en Chine, pays crucial pour l'entreprise américaine.

Et le géant minier australien BHP a prédit une chute brutale de la demande mondiale de pétrole, de cuivre et d'acier au cas où l'épidémie ne serait pas jugulée d'ici mars.




Britney Delsey pour DayNewsWorld

L'INVASION DES CRIQUETS DANS LA CORNE DE L'AFRIQUE OU UNE CRISE HUMANITAIRE  A VENIR

Vision apocalyptique : Des essaims de milliards de criquets pèlerins volent et détruisent tout sur leur passage. Depuis début janvier, ils ont déjà ravagé l'Éthiopie, la Somalie et le Kenya. L'essaim est désormais en train de sévir en Ouganda. Après l'Ethiopie, la Somalie et le Kenya, l'Ouganda a été à son tour envahi, dimanche 9 février, par des essaims de criquets pèlerins qui s'attaquent aux cultures. Ces dernières semaines, d'épais nuages d'insectes affamés ont fondu sur la Corne de l'Afrique, où l'Organisation de l'ONU pour l'agriculture et l'alimentation (FAO) a estimé qu'un seul de ces essaims couvrait une surface de 2 400 km2 – soit la superficie du Luxembourg.

Des dégâts inestimables à l'urgence nationale

Inoffensif lorsqu'il est solitaire, le criquet pèlerin se mue, lorsqu'un essaim se forme, en animal vorace, qui s'attaque à toute végétation verte. Selon la FAO, l'essaim de 2 400 km2 est formé de 200 milliards d'individus, qui consomment donc 400 000 tonnes de nourriture par jour.

Capables de parcourir 150 km par jour, ces nuages d'insectes suivent les vents dominants et se concentraient fin janvier dans le centre du Kenya et la moitié sud de l'Ethiopie. Le 10 février, de premiers insectes sont signalés en Ouganda et en Tanzanie. De nombreux essaims se trouvent également à la frontière entre l'Inde et le Pakistan. Deux pays, la Somalie et le Pakistan, ont décrété l'urgence nationale pour faire face à la situation.

Dans la Corne de l'Afrique, les agriculteurs avaient déjà moissonné leurs champs avant l'arrivée des essaims. Mais les éleveurs, qui venaient déjà de subir trois années de sécheresse, sont frappés de plein fouet par une invasion qui détruit les moyens de subsistance de leurs animaux. Si la menace des criquets n'a pas été jugulée d'ici le début de la prochaine saison de semis, aux alentours de mars, les agriculteurs pourraient voir leurs champs anéantis.

Selon la FAO, l'Ethiopie et la Somalie n'avaient pas vu d'essaims de criquets pèlerins d'une telle ampleur depuis 25 ans, et le Kenya n'avait pas eu à affronter de menace acridienne d'une telle force depuis 70 ans.

Comment expliquer cette invasion ?

Le criquet pèlerin, appelé « criquet du désert » en anglais, est originaire de la péninsule arabique, de l'Arabie saoudite, d'Oman et du Yémen. Une zone dont les côtes ont été frappées par deux cyclones

en 2018. Ces précipitations importantes ont favorisé la pousse de végétation et créé les conditions idéales pour la reproduction des insectes

Les Nations unies ont exhorté lundi la communauté internationale à prendre des mesures immédiates pour empêcher l'invasion de criquets pèlerins de se transformer en véritable catastrophe humanitaire dans la Corne de l'Afrique, où les pays de la région sont engagés dans une course contre la montre pour contrôler l'infestation.

Pour l'ONU une menace « vraiment grave »

Les criquets représentent une menace « vraiment grave » dans la Corne de l'Afrique, a déclaré à la presse au siège de l'ONU Mark Lowcock, secrétaire général adjoint aux Affaires humanitaires et coordinateur des secours d'urgence des Nations unies.

« Il y a 30 millions de personnes dans les pays touchés - l'Ethiopie, le Kenya et la Somalie - qui se trouvent déjà dans une situation d'insécurité alimentaire grave. A l'heure actuelle, 10 millions d'entre elles se trouvent en outre dans des zones touchées par les criquets », a-t-il indiqué.

« Si nous ne maîtrisons pas cela dans les deux, trois ou quatre prochaines semaines, nous allons avoir un problème vraiment, vraiment grave », a-t-il affirmé.

L'Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO) a récemment lancé un appel de fonds de 76 millions de dollars américains pour contrôler la propagation des criquets. Jusqu'à présent, à peine 20 millions de dollars ont été reçus, a déclaré M. Lowcock.

« Nous ne pouvons tout simplement pas nous permettre un nouveau choc majeur dans une région où il y a déjà tellement de souffrance, de vulnérabilité et de fragilité. C'est pourquoi nous devons agir rapidement », a-t-il indiqué.




Paul Emison pour DayNewsWorld

CORONAVIRUS: LE PANGOLIN CHAINON MANQUANT POTENTIEL DANS L'EPIDEMIE

Des chercheurs de l’Université d’agriculture du sud de la Chine ont identifié le pangolin comme « un possible hôte intermédiaire » ayant facilité la transmission du virus, a indiqué l’université dans un communiqué, sans plus de précisions. Un animal qui héberge un virus sans être malade et peut le transmettre à d’autres espèces est appelé « réservoir ». Dans le cas du nouveau coronavirus, il s’agit certainement de la chauve-souris : selon une récente étude, les génomes de ce virus et de ceux qui circulent chez cet animal sont identiques à 96 %.

Un hôte intermédiaire

Mais le virus de chauve-souris n’étant pas équipé pour se fixer sur les récepteurs humains, il est sans doute passé par une autre espèce pour s’adapter à l’homme, appelée « hôte intermédiaire ».

Le pangolin est un petit mammifère de 30 cm à 80 cm vivant dans les régions tropicales et équatoriales d'Afrique et d'Asie du Sud-Est, appartenant à la famille des insectivores édentés et dont le corps allongé est en grande partie recouvert d'écailles, ce qui lui vaut aussi d'être appelé "fourmilier écailleux".

Une chair prisée par des gourmets chinois et vietnamiens

Dans la gastronomie chinoise et vietnamienne, la chair de pangolin est très appréciée et des restaurateurs sont prêts à débourser parfois plusieurs dizaines de milliers d'euros pour se la procurer.

Vertus aphrodisiaques...

C'est aussi et surtout pour ses écailles que ce fourmilier est chassé, recelant de nombreuses vertus curatives (cancer, acné) et aphrodisiaques. Certaines parties de leur corps servent également à la fabrication d'ornements -son cuir, utilisé dans la fabrication de ceintures ou de portefeuilles- et même à la confection de gilets pare-balles.

De ce fait le pangolin est le mammifère le plus braconné au monde, plus encore que l'éléphant ou le rhinocéros,Près de 100 000 pangolins sont victimes chaque année en Asie et en Afrique d’un trafic illégal.

Mis en doute

D'autres scientifiques estiment cependant que le pangolin est mis en cause sans certitude absolue. Ces éléments ne sont « pas suffisants » pour conclure, a tempéré un scientifique britannique, le Pr James Wood. « Les preuves de l'implication du pangolin n'ont pas été publiées dans une revue scientifique », critère indispensable pour accréditer cette hypothèse, a-t-il commenté. « Il faudrait voir l'ensemble des données génétiques pour connaître le degré de proximité entre les virus du pangolin et de l'homme », a renchéri un autre scientifique britannique, le Pr Jonathan Ball.

Dans son dictionnaire « Superflu à l'usage des élites et des nantis », l'humoriste Pierre Desproges avait décrit le pangolin comme l'animal qui « ressemble à un artichaut à l'envers avec des pattes, prolongé d'une queue à la vue de laquelle on se prend à penser qu'en effet, le ridicule ne tue plus ».




Jaimie Potts pour DayNewsWorld

CORONAVIRUS LI WENLIANG A DONNE L'ALERTE AU PRIX DE SA VIE

Li Wenliang a été donné mort jeudi par l'OMS et le journal du Parti communiste avant que le média d'État ne l'annonce dans un «état critique». L'hôpital l'accueillant a finalement déclaré son décès dans la soirée.

L'hôpital qui prenait en charge l'ophtalmologiste de 34 ans, qui avait été l'un des premiers en Chine à alerter sur le nouveau coronavirus avant d'être lui-même infecté par le 2019-nCoV, a annoncé sa mort, après plusieurs heures de confusion. L'homme est mort à 02h58 à l'hôpital central de Wuhan, selon un message de l'établissement sur le réseau social chinois Weibo.

«En luttant contre l’épidémie de pneumonie due au nouveau coronavirus, notre ophtalmologue Li Wenliang a malheureusement été infecté. Il est mort malgré tous les efforts que nous avons faits pour le ramener en vie. Nous sommes en deuil», a confirmé l’établissement, mettant fin à plusieurs heures d’incertitude macabre.

Après l'annonce de sa mort vendredi, sur le réseau social chinois Weibo, les messages d'hommage affluent « Il a donné l'alerte au prix de sa vie », « Vous étiez le rayon de lumière dans la nuit ».

Ce jeudi, l'OMS s'est dit sur Twitter «profondément attristé» par la mort de cet homme, poursuivant : «Nous devons tous célébrer le travail qu'il a accompli».

Lanceur d'alerte

Alors que la rumeur de l'existence d'un mystérieux virus se propageait à Wuhan en décembre dernier, Li Wenliang a partagé ses soupçons dans une conversation privée avec ses collègues diplômés de l'école de médecine via la messagerie chinoise WeChat dès le 30 décembre 2019. Le médecin a notamment indiqué que sept personnes semblaient avoir contracté une maladie semblable au SRAS - la maladie respiratoire qui s'est propagée en Chine et dans une douzaine de pays, et fait des centaines de morts au début des années 2000. «Un patient a été mis en quarantaine» dans l'hôpital où il travaillait à Wuhan, écrivait-il, selon le Washington Post , exhortant ses collègues à «faire attention».

Arrêté pour avoir « répandu des rumeurs »

Mal lui en a pris. Li Wenliang et sept autres médecins présents dans le groupe privé où ils discutaient ont été convoqués par les autorités chinoises et visés par une enquête pour avoir « répandu des rumeurs » et « perturbé gravement l'ordre social », le 1er janvier. Questionné pendant plusieurs heures, il est contraint de signer un procès-verbal reconnaissant qu'il « perturbe l'ordre social », détaille Le Monde.

Dès le début de l'épidémie, les autorités chinoises tentent donc de contrôler les informations sur le virus. Sur le réseau social Weibo, la police de Wuhan annonce qu'elle a pris des « mesures légales » contre des personnes ayant « publié et partagé des rumeurs en ligne », « causant un impact négatif sur la société ». Le lendemain, l'information est reprise par la chaîne CCTV, la télévision d'Etat, qui ne précise pas que les huit personnes accusées de « répandre des fausses rumeurs » sont des médecins, explique Le Monde.

Il fut l'un des premiers à sonner l'alarme sur ce nouveau coronavirus qui a, à l'heure actuelle, fait plus de 560 morts et contaminé plus de 28.000 personnes.

Le médecin chinois Li Wenliang fait désormais figure de héros national, face à des responsables locaux accusés d'avoir caché les débuts de l'épidémie

Les autorités chinoises dans le viseur

Fin janvier, la Cour suprême chinoise a publié un article inhabituellement critique envers la police, dont le zèle à traquer les «rumeurs» aurait retardé la sensibilisation de la population à la nouvelle maladie. La police de Wuhan y était épinglée pour avoir interpellé huit personnes - dont le Dr Li - accusées d'avoir parlé d'une épidémie de Sras au lendemain du signalement des premiers cas de nouveau coronavirus par Pékin à l'OMS. Fait rare, la Cour suprême réhabilite les lanceurs d'alerte, le 28 janvier. Elle concède que « l'information  délivrée par les huit personnes [dont Li Wenliang] n'était pas fabriquée de toutes pièces », rapporte Le Monde. La Cour a estimé utile le fait d'alerter de bonne foi sur l'apparition d'une nouvelle maladie

Le gouvernement chinois s'est senti obligé de réagir que tardivement dans le mois de janvier. Le président Xi Jinping souligne en effet la nécessité de partager rapidement des informations avec le reste du monde, le 20 janvier seulement. Le même jour, le bilan des autorités de Wuhan est porté à 198 cas et la transmission entre humains est confirmée.

Le directeur de l'ONG Human Rights Watch (HRW), Kenneth Rotha, a dénoncé l'«élimination» de rapports sur le virus en Chine au cours des premiers jours de l'épidémie, ainsi que les efforts de Pékin pour faire taire les critiques à son encontre sur les médias sociaux. «L'heure est à la transparence totale, même si elle est embarrassante, car la santé publique doit passer avant la préservation d'un pouvoir politique particulier. Malheureusement, ce n'est pas l'approche de Pékin», a-t-il dit.

Emotion et colère après sa mort

Sur le groupe de messages privés WeChat, les réactions de recueillement et de colère se mélangent. « Que tous ces fonctionnaires qui s'engraissent avec l'argent public périssent sous la neige », s'est emporté un internaute, dans un commentaire promptement effacé par la censure. Un autre a republié les images de la télévision centrale de Chine annonçant l'arrestation des médecins en décembre.

Si les autorités ont laissé passer ces dernières semaines des critiques des responsables locaux, les commentaires publiés depuis la mort du médecin s'en prennent à la nature autoritaire du régime.

Sur Weibo, le mot-dièse « Nous voulons la liberté d’expression » a largement été partagé défiant les tabous de la censure, avant d’être bloqué.

De nombreux internautes font circuler la chanson des Misérables Do you hear the people sing?, hymne des manifestants pro-démocratie à Hongkong.


Britney Delsey pour DayNewsWorld

L'OMS DEMANDE DE SE METTE EN ALERTE

CONTRE LE CORONAVIRUS

L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a demandé aux pays du monde entier de se mettre en alerte et d’agir pour lutter contre l’épidémie actuelle de coronavirus. L’OMS décidera aujourd’hui si les gouvernements de la planète doivent considérer ou non l’épidémie actuelle de 2019-nCoV « d’urgence de santé publique à portée internationale. »

Cette dénomination n’aurait été employée que pour certaines épidémies : notamment, celles de la grippe H1N1 dite

« porcine » en 2009, celle du virus Zika en 2016 et du virus Ebola entre 2014 et 2018. En attendant, son directeur des programmes d’urgence, Michael Ryan, a appelé, hier, le monde entier à « être en alerte » et « à agir » pour protéger les populations de cette maladie.

170 morts et 8000 cas

Le bilan actuel s’élève à 170 morts en Chine et près de 8 000 cas de personnes dont l’infection est avérée, à travers le monde. Une cinquième personne a été hospitalisée en France. Si le nombre de contaminations recensés en dehors du territoire chinois reste faible à l’heure actuelle, il serait susceptible d’augmenter et d’élargir l’épidémie.

Les experts de l’OMS ont en effet rappelé la confirmation d’une « transmission inter-humaine » dans trois pays autres que la Chine. En Allemagne, au Japon et plus récemment au Vietnam, des personnes malades provenant d’une façon ou d’une autre de Wuhan ont contaminé des personnes locales sans contact préalable avec la Chine.

Rapatriements et sessions d’activité

Parmi les pays ayant organisé des vols de rapatriement de leurs ressortissants présents à Wuhan ou dans sa province de Hubei, seuls trois citoyens japonais récemment ramenés dans leur pays présentaient des symptômes de l’infection. Après les Américains et les Japonais c'est au tour des Français de partir de Wuhan, coupée du monde depuis une semaine.La France a prévu de rapatrier environ 350 Européens dont 250 Français sur deux vols consécutifs dont le premier devrait arrivé à Paris en fin de semaine. La vie sociale en prend un coup

Au-delà de Wuhan, dans le reste de la Chine, où les congés du Nouvel an lunaire ont été prolongés jusqu’au 2 février, la plupart des habitants, effrayés, désertent centres commerciaux, cinémas et restaurants.

La chaîne américaine de cafés Starbucks et le géant suédois de l’ameublement Ikea ont annoncé fermer la moitié de leurs commerces.




Jaimie Potts pour DayNewsWorld

UN PLAN DE PAIX AMERICAIN POUR

LE PROCHE-ORIENT ?

Le président américain Donald Trump a dévoilé, ce mardi 28 janvier, son plan de paix pour le Proche-Orient. Donald Trump a présenté en effet mardi à la Maison-Blanche son plan de paix, traçant un « chemin » vers une solution à deux Etats soutenue par les Nations unies : la création d’une Palestine au côté d’Israël..

« Ma vision présente (...) une solution réaliste à deux États », a lancé le locataire de la Maison blanche, évoquant un projet « gagnant-gagnant » pour Israéliens et Palestiniens .

Jérusalem restera « la capitale indivisible d'Israël », a-t-il par ailleurs assuré, en proposant de créer une capitale de l'État palestinien cantonnée dans des faubourgs de Jérusalem-Est. De plus le plan de la Maison blanche octroierait à Israël la souveraineté sur la vallée du Jourdain, vaste zone stratégique de la Cisjordanie occupée où l’armée israélienne vient de renforcer sa présence.

Affichant son optimisme sur le devenir de ce projet « très détaillé », Donald Trump a estimé qu'il pouvait permettre de faire « un grand pas vers la paix ».

Benjamin Netanyahu a d' ailleurs salué avec force « une journée historique »

Une vision qui n'est pas partagée par le président palestinien Mahmoud Abbas, qui a affirmé que ce plan ne « passera pas ». Le Hamas, qui contrôle la bande de Gaza, enclave palestinienne de deux millions d'habitants séparée géographiquement de la Cisjordanie, a également rejeté la proposition américaine.

Ce plan donne en effet de sérieuses garanties à Benjamin Netanyahu.

Parmi les nombreux points sensibles de ce plan, figure l'octroi à Israël de la souveraineté sur la vallée du Jourdain. Une zone stratégique de la Cisjordanie « vitale » pour Israël, selon Benjamin Netanyahu qui a annoncé que l'État hébreu allait « appliquer sa souveraineté ». L'ONU a alors souligné qu'elle s'en tenait aux frontières définies en 1967.

Le futur État palestinien ne verrait le jour que sous plusieurs « conditions », dont «  le rejet clair du terrorisme », a souligné Donald Trump, qui a ensuite tweeté une carte des deux États envisagés, avec en particulier un tunnel reliant la Cisjordanie à la Bande de Gaza.

Martelant sa conviction que les Palestiniens méritaient « une vie meilleure », Donald Trump leur a aussi lancé une mise en garde. Il a annoncé avoir envoyé une lettre au président de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas l’exhortant à saisir « une chance historique », et peut-être « la dernière », d’obtenir un État indépendant. « Je lui ai expliqué que le territoire prévu pour son nouvel État resterait ouvert et sans développement » de colonies israéliennes « pendant une période de quatre ans », a-t-il précisé.

Fondé sur une solution à « deux Etats » dans lequel Jérusalem resterait une « capitale indivisée » et le territoire palestinien verrait sa taille doubler, le projet de la Maison Blanche semble s’aligner avant tout sur les préoccupations sécuritaires israéliennes.

Alyson Braxton pour DayNewsWorld

SYMPTOMES ET MESURES FACE AU CORONAVIRUS CHINOIS

Apparu en Chine fin décembre dans la ville de Wuhan, le coronavirus 2019-nCoV a déjà fait près de 41 morts en Chine et continue de se propager. La France est à son tour confrontée au virus, avec trois cas détectés à Paris et à Bordeaux.

Les symptômes

Le coronavirus est un virus respiratoire. Les symptômes principaux ressemblent à ceux de la grippe : grosse fièvre, maux de tête, douleurs dans les articulations et les muscles. Ils s’accompagnent dans un deuxième temps d’une détresse respiratoire : toux, crachats et essoufflements, jusqu’à des pneumonies qui peuvent être sévères dans les cas les plus graves. La période d’incubation du coronavirus serait « autour de sept jours, entre deux et douze jours », selon les indications de la ministre de la Santé, Agnès Buzyn.

Mutation et transmission du syndrome

Le taux de mutation du Coronavirus est élevé, étant présent dans de nombreuses espèces animales. Sa circulation facile d’une espèce à l’autre entraîne bien souvent le décès, et l’infection de l’animal à l’Homme. Chez l’homme, une simple poignée de main et tout autre contacts rapprochés peuvent être un élément de transmission des Coronavirus, qui peut également se faire par voie aérienne : en toussant ou en éternuant. Finalement, ce virus se transmet très facilement d’une personne à l’autre, et d’une espèce à l’autre. Pour le moment, aucun vaccin n’est disponible.

Mesures à prendre en cas de potentielle contamination

Il faut en priorité contacter le Centre 15 du Samu, en faisant état des symptômes et, s’il en a, préciser si un séjour récent a été effectué en Chine.

Attention, il ne faut pas se rendre chez son médecin traitant ou aux urgences, pour éviter toute potentielle nouvelle contamination. Les personnes contaminées seront quant à elles prises en charge et directement hospitalisées en chambre d’isolement comme c’est le cas actuellement à Bordeaux, le temps de procéder aux tests de dépistages. En quelques heures, le virus peut ainsi être identifié et une enquête épidémiologie lancée. Toutes les personnes ayant été en contact étroit avec les patients infectés sont recensées afin de limiter la propagation du virus.

Gestes de prévention

Le meilleur moyen de prévenir une contamination par le virus 2019-nCoV reste de se comporter comme pour un épisode de grippe saisonnière. Les « mesures barrières » sont efficaces explique le ministère de la Santé : tousser dans son coude (et non dans sa main), utiliser des mouchoirs à usage unique, et surtout se laver régulièrement et soigneusement les mains. Il convient également de prendre régulièrement sa température. Comme la grippe, le coronavirus se montre aussi bien plus dangereux pour les personnes fragilisées ou à risque.

Les autorités ont obligé les habitants de Wuhan à porter un masque médical dans les lieux publics. Le port du masque peut en effet aider les malades à limiter la transmission du coronavirus. L’Organisation mondiale de la santé recommande de se couvrir la bouche et le nez en cas de toux et d’éternuements, afin de prévenir la propagation de l’infection. En France, le ministère des Affaires étrangères invite les voyageurs ayant visité l’Asie et qui doivent entrer en contact avec d’autres personnes à porter un masque chirurgical « en cas de symptômes d’infection respiratoire ».

Contrairement à d’autres pays, la France n’a pas mis en place de mesure de contrôle aux frontières des passagers venant de Chine, avec contrôle de leur température par caméra thermique. « L’Organisation mondiale de la santé n’a pas souhaité déclarer une urgence de santé publique de portée internationale, donc il n’y a pas de recommandation particulière aujourd’hui destinée aux voyageurs », a déclaré Agnès Buzyn vendredi à la sortie du Conseil des ministres. À défaut, des messages de précaution sont diffusés dans les avions et des affiches ont été placées dans les aéroports internationaux.

En Chine, 18 villes dont Wuhan, épicentre de l’épidémie, font l’objet d’un gigantesque cordon sanitaire qui concerne 56 millions de personnes, pour éviter que le virus se propage.




Andrew Preston pour DayNewsWorld

75 EME ANNIVERSAIRE DE LA LIBERATION D'AUSCHWITZ AVEC LES DIRIGEANTS DU MONDE

EN ISRAEL

Jamais le petit pays de 9 millions d’habitants n’avait accueilli un rassemblement d’une telle ampleur, à l’occasion du Forum mondial de l’holocauste.

L’arrivée d’une quarantaine de chefs d’Etat et de gouvernement sont arrivés, mercredi 22 janvier, à Jérusalem pour le Forum mondial de l’holocauste qui s'est tenu ce jeudi 23 janvier 2020 au mémorial de Yad Vashem.

La Shoah ne peut être utilisée pour justifier la « division » ou « la haine contemporaine », a déclaré ce jeudi le président français Emmanuel Macron lors des commémorations à Jérusalem du 75e anniversaire de la libération du camp nazi d’Auschwitz.

« Nul n’a le droit de convoquer ses morts pour justifier quelque division ou quelque haine contemporaine », a dit le président. « Car tous ceux qui sont tombés nous obligent à la vérité, à la mémoire, au dialogue, à l’amitié. ».

Devant des centaines d’invités dont une quarantaine de dirigeants étrangers, Emmanuel Macron s’est interrogé :

« Quel plus beau symbole que de nous voir ici tous rassemblés et unis, de faire œuvre utile pour lutter contre le déni comme le ressentiment ou les discours de vengeance ».




Alyson Braxton pour DayNewsWorld

CORONAVIRUS MISE EN QUARANTAINE DE TROIS VILLES ET ANNULATION DU NOUVEL AN CHINOIS A PEKIN

Le congé du nouvel an démarre vendredi pour une semaine. Les Pékinois se rassemblent habituellement à cette occasion par centaines de milliers dans des parcs pour assister aux traditionnelles danses du lion et du dragon.

Or trois villes chinoises sont mises en quarantaine pour « stopper la diffusion du virus »

La ville de Wuhan, épicentre d’un début d’épidémie de pneumonie à coronavirus – cousin de celui responsable du syndrome respiratoire aigu sévère (SRAS) en 2003 –, a été mise en quarantaine, jeudi 23 janvier. La ville compte 11 millions d’habitants, dont une partie sont déjà rentrés dans leurs familles pour les célébrations du Nouvel An, qui débutent vendredi 24 janvier. Une décision similaire a été prise à Huanggang, cité de 7,5 millions d’habitants, et à Ezhou, toutes deux situées à 70 km à l’est de Wuhan.

Tous les transports publics (trains, avions, bus et métros) ont été suspendus, et les autoroutes menant à ces cités, coupées. Les habitants ne peuvent plus sortir de la ville « sans autorisation spéciale » ni s’y rendre. Des agences de voyage ont annulé tous les séjours prévus jusqu’au 8 février, d’après l’agence de presse officielle Chine nouvelle. Selon l’ambassade de France à Pékin, environ 500 Français sont résidents permanents à Wuhan, qui accueille plusieurs grandes entreprises françaises, comme PSA-Peugeot-Citroën.

De leurs côtés les autorités chinoises ont également décidé de fermer la Cité interdite afin de contenir la propagation du virus. Pékin a annoncé l’annulation des festivités du Nouvel An chinois dans la capitale. La Cité interdite, monument historique le plus célèbre de Chine, fermera par ailleurs ses portes à compter de samedi « afin d’éviter des contaminations liées au rassemblement de visiteurs », a annoncé le musée dans un communiqué.

Le nouveau coronavirus (2019-nCoV) a déjà fait dix-sept victimes et 570 personnes sont infectées en Chine, d’après le dernier décompte officiel. Mais une étude de l’Imperial College de Londres estime que le nombre de cas à travers le pays pourrait aujourd’hui atteindre 4 000.

Andrew Preston pour DayNewsWorld

APRES LES INCENDIES TEMPETES DE GRELONS ET DE SABLE S'ABATTENT EN AUSTRALIE

Plusieurs régions de l'Australie ont vécu des phénomènes météorologiques spectaculaires ce week-end et ce lundi 20 janvier 2020. Une tempête de poussière et de sable, de violents orages et une averse de grêle ont causé d'importants dégâts à Canberra, dans l'Etat de Nouvelle-Galles du Sud et dans l'Etat du Victoria .Des orages accompagnés de grêlons se sont abattus ce lundi sur certaines régions de l'est de l'Australie après des tempêtes de sable et de poussière « apocalyptiques » sur d'autres zones déjà sinistrées par les incendies qui ravagent le pays depuis plusieurs mois.

Violente tempête de grêle sur Canberra

La capitale Canberra a été victime d'averses de grêlons parfois gros comme des balles de golf...Dans une vidéo, ABC News explique que les grêlons de la taille de « balles de golf » fait d'importants dégâts sur les voitures stationnées, mais aussi dans les fenêtres et les toits des habitations. Des coupures de courant et des effondrements d'arbres ont aussi été rapportées, selon le Canberra Times.

De très fortes précipitations dans l'Etat de Victoria

Melbourne, capitale de l'Etat du Victoria (sud), a également essuyé un très violent orage de grêle dimanche soir.

Lundi après-midi, tous les matches se disputant en extérieur dans la ville dans le cadre de l'Open d'Australie de tennis ont dû être reportés en raison d'intenses pluies. Cette première étape du Grand Chelem avait déjà vu mardi et mercredi derniers ses qualifications compliquées par une très mauvaise qualité de l'air en raison de la fumée des incendies.

Dans cet Etat de Victoria, où des feux brûlent toujours, les précipitations ont été accueillies avec soulagement, mais les autorités ont aussi mis en garde contre les risques accompagnant ces fortes pluies. Le Premier ministre du Victoria Daniel Andrews a expliqué que cela présentait notamment des dangers pour les personnes maniant des véhicules lourds pour accéder aux zones touchées par les incendies. Le risque de glissement de terrain est également réel dans des zones montagneuses dont le couvert végétal a brûlé.

Les pompiers ont donc cette fois-ci dû répondre à des appels pour inondations à certains endroits comme ici à Sydney. Ces fortes pluies ont engendré des crues soudaines très localisées dans les Etats touchés par les incendies, Victoria, Nouvelle-Galles du sud et Queensland.

Une tempête de poussière et de sable « spectaculaire »

Et plus spectaculaire encore, ce dimanche, un gigantesque mur de poussière et de sable soulevé par des vents violents s'est aussi abattu sur une partie de la Nouvelle-Galles du sud.Les habitants de la ville de Dubbo, à 400 km au nord de Canberra, ont décrit l'obscurité en plein jour. Les vents qui ont accompagné cette tempête de sable ont aussi laissé des dégâts derrière eux...Ils expliquent à ABC News avoir été surpris par la tempête de sable, alors que les prévisions les avaient prévenus de se préparer à un violent orage et à de fortes précipitations.

Cette humidité offre aussi un répit dans la lutte contre les incendies sur la côte Est. Mais les autorités ont averti que la saison des feux de forêt était loin d'être terminée.

Boby Dean pour DayNewsWorld

LA VICTOIRE DE TSAI ING-WEN A TAIWAN EST UNE GIFLE POUR PEKIN

« La victoire de Tsai Ing-wen est une gifle pour Pékin car les Taïwanais n'ont pas cédé aux intimidations », a déclaré l'analyste politique Hung Chin-fu de l'université nationale Cheng Kung à Taïwan.

La victoire de Tsai Ing-wen, la présidente sortante de Taïwan est un camouflet pour Pékin car la Chine soutenait clairement son opposant, le candidat du Kuomintang, Han Kuo-yu, qui faisait course en tête il y a un an.

Mais c’était avant les événements de Hong Kong qui ont fait prendre conscience aux Taïwanais des risques d’un rapprochement avec Pékin. Tsai Ing-wen a fait campagne contre l'autoritarisme de Pékin.

Victoire de Tsai Ing-Wen

Avec 57,1 % des voix, la présidente sortante dépasse sa performance de 2016, réunissant 8,1 millions de votes, un score inégalé depuis que des élections libres se tiennent à Taïwan, île de quelque 23 millions d'habitants.

Avec un taux de participation record de 74,9 %, Mme Tsai, âgée de 63 ans, a remporté une victoire écrasante sur le candidat du Kouomintang (KMT), le populiste Han Kuo-yu, maire de Kaohsiung, la grande ville du sud de l’île, crédité de 38,6 % des suffrages.

Tsai Ing-wen a aussi permis à son parti, né de la lutte contre la dictature du parti unique imposée par Tchang Kaï-chek, de garder sa majorité au Parlement, qui n’a qu’une Chambre, au terme des législatives qui se tenaient en même temps que la présidentielle. Le Parti démocratique progressiste DPP a obtenu 61 sièges sur les 113 du Yuan législatif . Le KMT gagne trois sièges, à 38. Autre fait marquant des législatives : l’émergence comme troisième force de l’Assemblée, avec certes seulement cinq sièges, du tout nouveau parti créé l’été 2019 par l’actuel maire de Taipei, Ko Wen-je, le Taiwan People’s Party (TPP).

Réaction lapidaire et mise en garde de la Chine

Les Chinois ont appris le résultat de l’élection présidentielle à Taïwan par un simple paragraphe annonçant la victoire de la « dirigeante » sortante, Tsai Ing-wen. Sous cette dépêche lapidaire, les commentaires sont révélateurs : plusieurs internautes demandent simplement « pourquoi ? ».

La réponse est embarrassante pour le pouvoir chinois et ils ne la liront pas dans la presse d’État, car officiellement en Chine, Taïwan, qui a pourtant toutes les caractéristiques d’un État souverain, est toujours une province renégate, qui doit être reprise par la force s’il le faut.

Non seulement c’est Taiwan en tant qu’identité taiwanaise, mais c’est aussi au point de vue idéologique, un régime démocratique qui s’oppose à une République populaire de Chine qui a longtemps mis en avant le fait que la réunification était inévitable, mais qui aujourd’hui voit ses arguments battus en brèche par les bons résultats de Tsai Ing-wen.

Au lendemain de l’élection, le ministère des Affaires étrangères chinois a publié un communiqué minimaliste affirmant qu'« quoi qu'il arrive (...) les faits ne changent pas: il n'y a qu'une seule Chine dans le monde et Taïwan fait partie de la Chine », a relevé Geng Shuang, un porte-parole du ministère des Affaires étrangères.

Par ailleurs, un commentaire a été publié par l’agence Chine nouvelle ce matin : Tsai n’y est pas appelée présidente, mais « dirigeante », ou « leader ». Et le texte accuse son parti d’avoir eu recours à des tactiques d’intimidation, de triche et achat de votes. L’éditorial se termine par une mise en garde : si la dirigeante Taïwanaise s’obstine sur la voie de l’indépendance, cela ne fera qu’accélérer sa « désillusion », comprendre, l’annexion de Taïwan. Pour le Global Times, quotidien au ton volontiers nationaliste, ces tensions sont « orchestrées » par Tsai Ing-wen et son parti « pour susciter la peur chez les Taïwanais à l'égard du continent ».

Cyberattaques, porte-avions -

Pékin « va-t-il continuer sa fermeté envers Tsai Ing-wen ou opter pour une approche plus souple (...) c'est la grande question », s'interroge Joshua Eisenman, analyste politique à l'Université Notre-Dame aux Etats-Unis.

Cyberattaques, investissements dans les médias de l'île pour obtenir une image plus favorable, voire démonstrations de force militaire ne sont pas à exclure, estime unspécialiste. Déjà fin décembre, Pékin a envoyé dans le détroit de Taïwan le « Shandong », son premier porte-avions de conception 100% chinoise.

« Taïwan a montré au monde à quel point nous aimons notre mode de vie libre et démocratique ainsi que notre nation », a lancé Mme Tsai devant la presse en annonçant sa victoire.

Washington a rapidement félicité la présidente réélue.« Sous son leadership, nous espérons que Taïwan continuera à servir de brillant exemple pour les pays qui se battent pour la démocratie », a déclaré le secrétaire d'Etat américain Mike Pompeo.

Garett pour Skyport pour DayNewsWorld

AVIONS DE LIGNE CIVILS ABATTUS PAR DES MISSILES

L' Iran est passé aux aveux et admet une « erreur impardonnable ».

L'armée iranienne a reconnu avoir abattu par « erreur » un Boeing 737 qui décollait de Téhéran mercredi 8 janvier.

Ce n'est pas la première fois qu'un avion de ligne civil est abattu en plein vol. Depuis 1973, six catastrophes similaires ont eu lieu. Petit récapitulatif :

Le 21 février 1973

Un Boeing 727 de la compagnie Libyan Arab Airline, assurant la liaison Tripoli-Le Caire, est alors abattu par la chasse israélienne au-dessus du désert du Sinaï : 108 des 112 personnes à bord sont tuées. Le Boeing s'était égaré, et a été « intercepté » au-dessus de la péninsule, à l'époque occupée par Israël. Selon les autorités, l'avion avait refusé d'atterrir.

Le1er septembre 1983

Encore un cas d'avion s'étant malencontreusement écarté de sa route, et encore un Boeing, cette fois de type 747. Un appareil sud-coréen de la Korean Air Lines (KAL) abattu par la chasse soviétique au-dessus de l'île de Sakhaline. Les 269 passagers et membres d'équipage sont tués. Moscou ne reconnaîtra sa responsabilité que cinq jours plus tard, sous la pression internationale et après une condamnation du Conseil de sécurité des Nations unies.

Le 3 juillet 1998

Le vol 655 d’Iran Air, qui décolle le 3 juillet 1998 de Bandar Abbas, dans le sud de l’Iran, ne verra jamais le Qatar, sa destination. Alors qu’il traverse le détroit d’Ormuz, l’Airbus A300 est abattu par le croiseur américain USS Vincennes, causant la mort de 290 personnes parmi lesquelles 254 ressortissants iraniens. L'équipage de l'USS Vincennes, ladite frégate, affirmera avoir pris l'Airbus pour un chasseur iranien hostile. Téhéran obtiendra finalement des Etats-Unis un dédommagement de 101,8 millions de dollars.

Le 4 octobre 2001

Moins d’un mois après les attentats du 11 septembre 2001, lors de manœuvres militaires en Crimée, l’armée ukrainienne abat un appareil Tupolev de la Sibir Airlines. 78 personnes sont tuées parmi lesquelles de nombreux ressortissants israéliens venus rendre visite à leur famille en Russie. Il explose en plein vol au-dessus de la mer Noire, à moins de 300 km des côtes de Crimée (au sud de l'Ukraine). Une semaine plus tard, Kiev reconnaîtra que la catastrophe était due au tir accidentel d'un missile ukrainien.

Le 23 mars 2007

Ce début de printemps est fatal à un Iliouchine appartenant à une compagnie aérienne biélorusse, abattu par une roquette peu après son décollage de la capitale somalienne Mogadiscio, alors en proie à une guerre civile, faisant 11 morts. Comble de l'ironie : l'appareil transportait des ingénieurs et des techniciens biélorusses venus réparer un autre avion... touché par un missile deux semaines plus tôt.

Le 17 juillet 2014

Dernier incident majeur en date : le 17 juillet 2014, alors qu'un Boeing 747 de la Malaysia Airlines reliant Amsterdam à Kuala Lumpur survole la région de Donetsk, dans l'est de l'Ukraine, il s’écrase près du village de Grabovo. A l’époque, l’armée ukrainienne et les séparatistes pro-russes s’accusent mutuellement d’avoir abattu l’appareil au bord duquel se trouvaient 298 personnes, dont aucune n'a survécu. Les enquêteurs internationaux établissent en mai 2018 que l'avion a été abattu par un missile BUK de conception soviétique, en provenance de la 53e brigade antiaérienne russe basée à Koursk, dans le sud-ouest de la Russie. En juin 2019, ils annoncent poursuivre pour meurtres trois Russes et un Ukrainien, dont le procès s'ouvrira en mars 2020 aux Pays-Bas.

Plus de cinq ans après le drame, beaucoup de questions restent encore en suspens.

Britney Delsey pour DayNewsWorld

LE BOEING 737 UKRAINIEN ABATTU PAR UN TIR MISSILE IRANIEN

Le Boeing 737 s’est écrasé mercredi 8 janvier 2020 peu après son décollage, faisant 176 morts. L’Iran a présenté ses excuses, tout en soulignant la responsabilité de l’« aventurisme américain » dans cette catastrophe.

« L'enquête interne des forces armées a conclu que de manière regrettable des missiles lancés par erreur ont provoqué l'écrasement de l'avion ukrainien et la mort de 176 innocents », a écrit le président Hassan Rohani sur Twitter.

« Dans une situation de crise, le vol a décollé de l'aéroport Imam Khomeiny de Téhéran, et au moment de tourner, [il a semblé se rapprocher] d'un centre militaire sensible », ont indiqué les forces armées iraniennes dans un communiqué. « Dans ces conditions, à la suite d'une erreur humaine non intentionnelle, l'avion a été touché », a ajouté l'état-major, promettant immédiatement que « le responsable » de ce tir allait être traduit devant la justice militaire.

« Erreur impardonnable »

L'Iran regrette « profondément » ce drame, « une grande tragédie et une erreur impardonnable », a également déclaré le président iranien, alors que son ministre des Affaires étrangères, Mohammed Javad Zarif, avait déjà présenté un peu plus tôt « regrets, excuses et condoléances » aux familles des victimes et aux pays concernés.

Un revirement total, puisque vendredi encore, l'Organisation de l'aviation civile iranienne affirmait « qu'une chose [était] sûre, cet avion n'a pas été touché par un missile ».

« Aventurisme américaine »

Le ministre iranien des affaires étrangères, Mohammad Javad Zarif, a toutefois estimé que Washington portait aussi une part de responsabilité dans le drame. Une « erreur humaine en des temps de crise causée par l’aventurisme américain a mené au désastre », a-t-il commenté sur Twitter. L’accident est survenu, mercredi 8 janvier au matin, alors que Téhéran était en état d’alerte maximale par crainte de représailles de l’armée américaine. Quelques heures plus tôt, l’Iran avait tiré des missiles contre deux bases hébergeant des soldats américains en Irak, pour venger l’assassinat du général Ghassem Soleimani par une frappe de drone américaine à Bagdad, le 3 janvier.

Le Canada réclame de la « transparence » et « une enquête complète »

L'analyse des boîtes noires de l'appareil est attendue dans les prochaines semaines. En attendant, des vidéos de l'explosion en vol ainsi que les impacts identifiés sur la carlingue de l'appareil poussaient de nombreux observateurs à accréditer l'hypothèse d'un tir de missile.

Après la reconnaissance des autorités iranienne, la Russie a appelé Téhéran a tirer les leçons de son erreur.

« Si le déchiffrage des boîtes noires et les travaux de l'enquête ne trouvent pas que l'armée iranienne a fait cela intentionnellement et qu'il n'y a pas de raisons logiques à cela, l'incident doit être clos.

Avec l'espoir que les leçons seront tirées et des mesures prises par toutes les parties », a déclaré le président de la commission des Affaires étrangères du Parlement, Konstantin Kossatchev, cité par l'agence de presse Interfax.

Alyson Braxton pour DayNewsWorld

CRASH DU BOEING 737 UKRAINIEN ET

TIR DE MISSILE IRANIEN

Beaucoup d'interrogations mais une certitude. Le Canada a assuré, jeudi 9 janvier, que le Boeing 737 qui s'est écrasé ce mercredi près de Téhéran, avait sans doute été abattu par un missile iranien.

La catastrophe, qui a entraîné la mort de 176 personnes dont 63 Canadiens, est survenue peu après des tirs de missiles par Téhéran sur des bases utilisées par l'armée américaine en Irak.

La catastrophe était intervenu quelques heures après une salve de missiles balistiques ordonnée par la République islamique contre des installations militaires américaines, situées en Irak.

Des représailles contre l’assassinat, à Bagdad, cinq jours plus tôt, du général iranien Ghassem Soleimani, commandant de la force des gardiens de la révolution, dans une frappe américaine.

Un crash aux conséquences dramatiques qui fait l'objet de spéculations que les autorités espèrent lever avec une « enquête approfondie ».

« Nous avons des informations de sources multiples, notamment de nos alliés et de nos propres services », qui « indiquent que l'avion a été abattu par un missile sol-air iranien », a déclaré Justin Trudeau lors d'une conférence de presse.

« Ce n'était peut-être pas intentionnel », a-t-il ajouté.

Sans se montrer aussi explicite, le président américain Donald Trump avait un peu plus tôt exprimé ses « doutes » sur la thèse du problème mécanique. « J'ai le sentiment que quelque chose de terrible s'est passé », avait-il déclaré, évoquant une possible « erreur ».

Une vidéo d'une vingtaine de secondes

Une enquête à laquelle Donald Trump a déjà promis de participer.

Il faut dire que les services américains semblent déjà bien informés sur le drame, distillant au compte-gouttes dès jeudi plusieurs détails.

Notamment la captation d'un signal radar iranien localisant l'avion.

Puis, quelques secondes plus tard, le repérage par des satellites américains de deux missiles à courte portée, tirés depuis le sol et s'approchant de l'avion avant d'exploser.

Les services américains auraient aussi interceptés une communication entre Iraniens, confirmant que des missiles ont fait s'écraser l'avion ukrainien.

Autre argument sur lequel s'appuie le Canada : une vidéo d'une vingtaine de secondes, qui montrerait le moment où un missile frappe l'appareil.

La séquence a été largement diffusée sur les réseaux sociaux. Sur les images, on peut voir un objet lumineux grimpant rapidement vers le ciel et frappant ce qui semble être un avion.

La vidéo, qui n'a pas pu être formellement authentifiée, a été publiée par plusieurs médias, dont le New York Times sur son site internet. Sur la vidéo publiée par le New York Times, on voit « une petite explosion qui semble se produire au moment où le missile touche l'avion mais celui-ci n'a pas explosé totalement.

L'avion a continué à voler plusieurs minutes avant de faire demi-tour vers l'aéroport », analyse le média.

Pour accréditer la thèse d'un tir de missiles, accidentel ou non, les autorités canadiennes fondent également de grands espoirs dans l'étude des boîtes noires de l'appareil.

Une cinquantaine d'experts ukrainiens enquêtent à Téhéran

Une cinquantaine d'experts ukrainiens sont arrivés jeudi à Téhéran pour participer à l'enquête et notamment au décryptage des boîtes noires de l'appareil. Une certaine confusion règne sur le sort de ces boites noires, cruciales pour les investigations à venir.

Kiev examine différentes hypothèses de travail parmi lesquelles un tir de missile antiaérien, l'explosion d'une bombe placée à bord, ou encore une collision avec un drone.

Le président Volodymyr Zelensky a décrété jeudi une journée de deuil national, promettant d'établir la vérité sur ce drame. L'Ukraine a par ailleurs demandé un « soutien inconditionnel » de l'ONU Une cinquantaine d'experts ukrainiens sont arrivés à Téhéran pour participer à l'enquête et notamment au décryptage de ces boîtes.

Malgré les éléments à charge qui s'accumulent ces dernières heures, l'Iran campe sur sa position. « Une chose est sûre, cet avion n’a pas été touché par un missile », a répété, ce vendredi Ali Abedzadeh, président de l'Organisation de l'aviation civile iranienne (CAO).

Ce crash est le plus meurtrier impliquant des Canadiens depuis l'attentat contre un Boeing 747 d'Air India en 1985, dans lequel 268 Canadiens avaient trouvé la mort.

Garett Skyport pour DayNewsWorld

AUSTRALIE DES SNIPERS VONT ABATTRE 10 000 DROMADAIRES SAUVAGES

Des dromadaires trop nombreux.

L’Australie serait désormais le pays comptant la plus vaste population de dromadaires sauvages au monde, avec certaines estimations officielles faisant état d’un million de bêtes dans les étendues désertiques du centre.

Mais du fait de la sécheresse, ces animaux, introduits dans les années 1840 par les colons, s’approchent de plus en plus des localités de l’intérieur du pays pour y trouver de l’eau.

L’immense île-continent a vécu en 2019 son année la plus chaude et la plus sèche, ce qui a non seulement entraîné de dramatiques feux de forêt, qui font toujours rage dans certaines régions, mais aussi des pénuries d’eau dans nombre de localités.

Des troupeaux « extrêmement importants », en quête d’eau et de nourriture, menacent les réserves des villages, en plus de provoquer des dégâts et de constituer un danger pour les automobilistes.

En raison de ces menaces qu’ils constituent pour les populations, dix mille dromadaires sauvages vont donc être abattus par des snipers depuis des hélicoptères.

« Ces troupeaux exercent du fait de la quête d’eau des dromadaires une pression sur les localités aborigènes des territoires de l’APY et les activités pastorales », a expliqué dans un communiqué le comité exécutif des territoires de l’Anangu Pitjantjatjara Yankunytjatjara (APY), en Australie méridionale.

Des sources d’eau contaminées

Le ministère de l’Environnement de l’État, qui soutient cet abattage, a expliqué que la sécheresse posait aussi « de graves questions de bien-être animal » car nombre de bêtes sont mortes de soif ou se sont blessées entre elles en se précipitant vers des points d’eau. « Dans certains cas, des carcasses d’animaux morts ont contaminé d’importantes sources d’eau et des sites culturels », a dit une porte-parole du ministère.

Ces campagnes courantes en Australie.

Ce type de campagnes de gestion des populations de dromadaires sont courantes en Australie. Entre 2010 et 2014, elle a même été encadrée par un programme fédéral, l’Australian feral camel management project.

La pratique d’abattage massif d’animaux sauvages est relativement courante en Australie, qui compte de nombreuses espèces nuisibles introduites par l’homme. Un programme prévoit notamment l’abattage de quelque deux millions de chats sauvages à l’horizon 2020.

En 2015, plus d’un million de kangourous avaient été tués sur l’ensemble du territoire.

Andrew Preston pour DayNewsWorld

REPRESAILLES CONTRE REPRESAILLES

LES ETATS-UNIS ET L'IRAN

L'ATTAQUE DE DEUX BASES AERIENNES AMERICAINNES

Après l’escalade verbale, voici les premiers tirs. Au moins une douzaine de roquettes se sont abattues dans la nuit de mardi à mercredi sur deux bases irakiennes où sont postés des soldats américains, a confirmé le Pentagone. De son côté, la télévision iranienne affirme que Téhéran avait tiré « des dizaines » de roquettes en riposte à la frappe américaine qui a éliminé le général Soleimani la semaine dernière.

Le commandement militaire irakien a annoncé dans un communiqué que 22 missiles se sont abattus sueux bases, entre 1h45 et 2h15 heure locale, « 17 sur la base aérienne d'Aïn al-Assad (...) et cinq sur la ville d'Erbil, qui ont tous touché des installations de la coalition » internationale anti-djihadistes emmenée par les Etats-Unis.

Le Pentagone a pour sa part annoncé que plus d'une douzaine de missiles avaient été lancés. « Vers 17h30 le 7 janvier, l'Iran a tiré plus d'une douzaine de missiles balistiques contre les forces militaires américaines et de la coalition en Irak », a indiqué Jonathan Hoffman, porte-parole du ministère américain de la Défense dans un communiqué.

« Il est clair que ces missiles ont été tirés depuis l'Iran et visaient au moins deux bases irakiennes hébergeant des militaires américains et membres de la coalition à al-Assad et Erbil », a-t-il précisé.

Ces attaques interviennent en représailles à la frappe américaine qui avait visé et tué le général iranien Qassem Soleimani le 3 janvier dernier à Badgad.

Représailles « proportionnées » pour l’Iran

Après ces raids, revendiqués par Téhéran, les dirigeants américain et iranien ont semblé vouloir calmer le jeu rapidement.

Les Etats-Unis ont peut-être « coupé le bras » du général Ghassem Soleimani, mais l’Iran ripostera en leur coupant « la jambe » au Moyen-Orient, a ensuite déclaré le président iranien, Hassan Rohani.

« Nous les avons giflés [les Américains] au visage hier soir » avec une frappe de missile, « mais l’action militaire ne suffit pas », a aussi affirmé dans un discours à la nation le guide suprême iranien, l’ayatollah Ali Khamenei. « La présence corrompue des Etats-Unis dans la région devrait prendre fin », a-t-il ajouté, en estimant qu’elle avait causé la guerre, la division et la destruction.

« Tout va bien », a réagi sur Twitter Donald Trump

Selon CNN et ABC, il n’y aurait pas de victime côté américain.Le locataire de la Maison-Blanche semble même vouloir désamorcer le conflit en revenant sur sa menace de frapper des sites culturels iraniens.

L’Iran a affirmé via sa télévision d’Etat qu’il s’en tiendrait là si les Etats-Unis ne ripostaient pas. Le ministre des Affaires étrangères Javad Zarif a, dans la foulée, assuré qu’il s’agissait d’une « réponse proportionnée » et que l’Iran ne voulait pas « d’escalade ou la guerre ».

« Nous conseillons au peuple américain de rappeler les troupes américaines [déployées dans la] région afin d’éviter de nouvelles pertes et de ne pas permettre que la vie de ses soldats soit davantage menacée par la haine toujours croissante du régime » américain, ajoute l’armée iranienne dans un communiqué.

L’un des chefs du Hachd Al-Chaabi, milice irakienne pro-Iran, a menacé mercredi les Etats-Unis d’une « riposte » qui « ne sera pas moins importante que la réponse iranienne ».

Des attaques jugées « dangereuses » par Londres, Berlin...

Israël a mis en garde l’Iran en cas d’attaque contre l’Etat hébreu. « Quiconque nous attaque recevra une riposte retentissante », a déclaré le premier ministre, Benyamin Nétanyahou, qui a qualifié Ghassem Soleimani de « terroriste en chef » et d’« architecte » de la « campagne de terreur » au Moyen-Orient.

Boris Johnson, le premier ministre britannique, a condamné l’attaque « contre les bases militaires irakiennes accueillant les forces de la coalition » – incluant 400 militaires et un millier de civils – et appelé Téhéran à « une désescalade urgente ».

L’Allemagne a aussi condamné « le plus fermement l’agression » et les tirs de missiles, a déclaré la ministre de la défense allemande, Annegret Kramp-Karrenbauer. « Il s’avère maintenant décisif que nous ne laissions pas cette spirale croître encore », a-t-elle souligné sur la chaîne de télévision publique ARD, précisant qu’il appartenait « avant tout aux Iraniens de ne pas provoquer de nouvelle escalade ».

La Chine, qui est l’une des parties à l’accord sur le nucléaire iranien signé en 2015 et l’un des principaux importateurs de brut iranien, a aussi appelé à « la retenue ».

Ces frappes iraniennes intervient un surviennent peu plus de 24 heures après un cafouillage des Etats-Unis, leur commandement militaire affirmant se retirer du pays conformément à un appel du Parlement et le Pentagone démentant.

Plusieurs Etats membres de la coalition ont déjà retiré des soldats, par crainte de nouvelles attaques à la roquette, dont une quinzaine ont déjà visé des bases où sont postés les militaires de la coalition depuis fin octobre.

Une symbolique forte

"C’est la première fois que la République s’attaque directement par des moyens conventionnels et en son nom propre à des installations militaires américaines. Toute la doctrine de pression sécuritaire menée par Téhéran face à ses adversaires dans la région, qu’il s’agisse des Etats-Unis, d’Israël ou des monarchies du Golfe opposées à Téhéran, consiste traditionnellement à faire porter la responsabilité des actions hostiles à des groupes non étatiques alliés à la République islamique. Malgré sa portée militaire limitée, l’opération menée par les gardiens de la révolution iraniens est porteuse d’une charge symbolique forte", analyse  un confrère.

L'allocution de Donald Trump

Donald Trump s'est exprimé mercredi depuis la Maison-Blanche, entouré notamment du secrétaire d'État Mike Pompeo, du vice-président Mike Pence et de hauts responsables du Pentagone. Il a martelé que l'Iran n'obtiendra «jamais » l'arme nucléaire.«Tant que je serai président des Etats-Unis, on ne permettra jamais à l'Iran d'obtenir l'arme nucléaire», a affirmé Donald Trump. «Depuis 1979, les États ont toléré le comportement destructeur de l'Iran. Cette période est révolue. L'Iran a été le principal parrain du terrorisme dans la région. Nous ne permettrons jamais à l'Iran de représenter une menace», a-t-il ajouté, se félicitant de l'élimination du général Qassem Soleimani.

De plus il a invité les Européens à quitter l'accord sur le nucléaire iranien«L'accord sur le nucléaire expire rapidement et va permettre à l'Iran d'obtenir le bombe atomique. Il est temps que la France, la Russie, la Grande-Bretagne et la Chine reconnaissent cet état de fait», a insisté le locataire de la Maison-Blanche. Il a enfin demandé à l'Otan de s'impliquer «beaucoup plus» au Moyen-Orient.

«Le monde civilisé doit envoyer un message fort et unifié en disant : “votre campagne d'atrocités et de meurtres ne sera plus tolérée dorénavant”», a-t-il prévenu.

Pamela Newton pour DayNewsWorld

PLUSIEURS MORTS AUX FUNERAILLES

DU GENERAL SOLEIMANI

Plusieurs personnes ont été tuées dans une bousculade ce mardi à Kerman (sud-est de l’Iran) lors des funérailles du général Qassem Soleimani, auxquelles participe une immense foule, a-t-on appris de source officielle. Quarante morts ainsi que 190 blessés seraient à déplorer .

« Malheureusement, un certain nombre de personnes […] ont perdu la vie », a déclaré sur la télévision d’Etat, Pir Hossein Koulivand, chef du service national des urgences iraniens.

Les habitants de Kerman se sont rassemblés en masse, réclamant vengeance aux cris de « Mort à l’Amérique » après l’assassinat du général Qassem Soleimani, qui doit être enterré dans l’après-midi dans cette ville du sud-est de l’Iran. Le centre de la ville natale de l’officier était envahi par une marée humaine semblable à celles ayant déferlé dimanche et lundi à Téhéran et dans les autres villes où les cercueils du général et de ses compagnons d’armes tués avec lui ont transité pour un hommage populaire.

Chef de la Force Qods, unité d’élite chargée des opérations extérieures des Gardiens de la Révolution (l’armée idéologique iranienne), Soleimani était l’architecte de la stratégie de l’Iran au Moyen-Orient. Il a été tué vendredi par une frappe de drone américain devant l’aéroport de Bagdad.

Le processus d' « expulsion des Etats-Unis de la région a commencé », a lancé à la foule de Kerman le général de division Hossein Salami, commandant en chef des Gardiens de la Révolution. « Notre volonté est ferme. Nous disons également à nos ennemis que nous allons nous venger, et que s'ils (frappent de nouveau) nous mettrons le feu à ce qu'ils adorent », a-t-il dit sur un ton énigmatique. "Eux-mêmes savent bien de quels lieux je parle".

Le Parlement iranien a pour sa part adopté ce mardi en urgence une loi classant toutes les forces armées américaines comme « terroristes ».

Depuis la mort de Soleimani, le monde entier redoute une nouvelle déflagration majeure au Moyen-Orient.

Pamela Newton pour DayNewsWorld

FIN DU MORATOIRE NORD COREEN ANNONCE

PAR KIM JONG UN

Kim Jong-un annonce la fin du moratoire nord-coréen sur les essais nucléaires et promet une action "choquante" contre les Etats-Unis.

"Nous n'avons aucune raison de continuer unilatéralement à cet engagement", a-t-il dit, et a averti que "le monde verra dans un proche avenir une nouvelle arme stratégique que la Corée possède".

Le leader nord-coréen Kim Jong-un a annoncé mercredi la fin du moratoire sur les essais nucléaires et le test de missile balistique intercontinental et a promis une action "choquante" contre les Etats-Unis, qui ont réagi avec modération.

"Nous n'avons aucune raison de continuer unilatéralement à cet engagement", a déclaré Kim Jong-un aux dignitaires du parti au pouvoir, cité par KCNA. "Le monde sera témoin dans un proche avenir d'une nouvelle arme stratégique que la Corée du Nord possède."

Kim Jong-un a déclaré en 2018 que la Corée du Nord n'avait plus besoin d'essais nucléaires et d'essais de missiles balistiques intercontinentaux.

Au cours des années précédentes, la Corée du Nord a effectué six essais nucléaires et lancé des missiles capables d'atteindre l'ensemble du continent américain.

L'annonce de mercredi menace de ruiner les efforts diplomatiques des deux dernières années. Le président américain Donald Trump a souvent mentionné que Kim lui avait promis de ne passer aucun test.

"Nous avons signé un contrat qui parle de dénucléarisation. C'était la phrase numéro un de la" dénucléarisation ", elle a été faite à Singapour. Je pense qu'il est un homme de parole", a déclaré Trump à propos du premier sommet historique entre les deux dirigeants, à Singapour. en 2018.

Mais les négociations nucléaires entre les deux dirigeants sont au point mort depuis l'échec du sommet entre Kim et Trump à Hanoi en février.

Avant une session plénière du comité central de son Parti des travailleurs, Kim a clairement indiqué que son pays était disposé à continuer de vivre sous des sanctions internationales pour préserver sa capacité nucléaire.

Pas de discours du Nouvel An

"Les Etats-Unis soulèvent des demandes contraires aux intérêts fondamentaux de notre Etat et adoptent un comportement de bandit", a-t-il déclaré, cité par la KCNA.

Washington "a effectué des dizaines d'exercices militaires conjoints (avec la Corée du Sud) que le président (Trump) avait personnellement promis d'arrêter", ont envoyé des équipes militaires dans le sud et intensifié les sanctions contre Pyongyang, a-t-il ajouté "Nous ne vendrons jamais notre dignité", a-t-il dit, promettant "une action choquante pour payer [aux Etats-Unis] le prix de la douleur subie par notre peuple".

Comme Trump, le secrétaire d'État américain Mike Pompeo a réagi avec modération. "Nous voulons la paix, pas la confrontation", a-t-il déclaré à CBS. "Nous espérons que ... le président Kim prendra la bonne décision et choisira la paix et la prospérité au lieu des conflits et de la guerre", a également déclaré Pompeo à Fox News.

Une présence d'essais nucléaires en Corée du Nord.

Le ministère sud-coréen en charge de l'unification a déclaré qu'un test d'arme stratégique "ne contribuerait pas aux négociations sur la dénucléarisation".

Pour la première fois depuis 2013, Kim n'a pas prononcé son discours traditionnel du Nouvel An mercredi, un moment clé du calendrier politique de la Corée du Nord.

Selon des analystes, le dirigeant nord-coréen a décidé d'omettre ce message pour éviter d'avoir à admettre des erreurs dans sa politique diplomatique avec Washington.

Pendant des mois, Pyongyang a appelé à une réduction des sanctions internationales qui lui sont imposées pour ses programmes d'armes nucléaires et de missiles balistiques, mais l'administration Trump estime que la Corée du Nord doit faire des gestes plus concrets avant d'obtenir une flexibilisation.

"Jeu géopolitique dangereux"

Pour Harry Kazianis, chercheur au Center for the National Interest, un institut basé à Washington, "Kim Jong-un joue un jeu géopolitique dangereux."

"La Corée du Nord, pour ainsi dire, a placé un ICBM (missile balistique intercontinental) dans le temple de Donald Trump dans l'espoir d'obtenir les deux concessions qu'il souhaite le plus: un assouplissement des sanctions et une garantie de sécurité", a estimé Kazianis.

"Il parie que la menace d'une nouvelle démonstration de sa capacité à attaquer le territoire américain avec une arme nucléaire poussera les Etats-Unis à faire plus de concessions", a expliqué le chercheur.

Il semble peu probable que cette stratégie soit efficace, car il est très possible que Washington réponde par "plus de sanctions, une plus grande présence en Asie de l'Est et plus de menaces de" feu et de fureur "sur le compte Twitter de Donald Trump."

Le secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres, a exprimé son espoir que Pyongyang "ne reprendra pas les essais nucléaires".

Alize Marion pour DayNewsWorld

IRAK LE DEVERSEMENT DE HAINE DE

ZEINAH SOLEIMANI

La fille de Soleimani avertit les soldats américains de la région de "se préparer" et des cris de "mort en Amérique" retentissent lors des funérailles du général.

Le général tué par les États-Unis, Kassem Soleimani, a eu des funérailles au sommet des iconographies iraniennes les plus en vue. Au cours des quatre dernières décennies, depuis la Révolution qui a renversé le Shah, l'aversion pour Washington de Téhéran  s'est déversée avec en tête l'ayatollah Khomeiny, chef de file de cette vague de fureur populaire, lors des funérailles du général. Une haine venant d'Iraniens d'horizons les plus divers.

"Le général Soleimani a choisi de combattre le terrorisme, l'État islamique, les talibans et Israël en dehors de nos frontières pour assurer la sécurité au Moyen-Orient et en Iran", explique Elahe, une jeune femme récemment arrivée des États-Unis pour une visite familiale, mais qui a rejoint ce matin des millions d'Iraniens qui affluaient vers l'Université de Téhéran et  l'avenue centrale Enghelab. "Nous venons de dire que nous aurons peut-être nos différences internes, mais au final, nous sommes une nation unie", ajoute-t-il.

Telle a été la réussite de Donald Trump, qui a ordonné la mort du stratège iranien en politique étrangère - et l'un de ceux qui ont le plus affronté les intérêts américains dans la région - juste après avoir demandé au Premier ministre irakien d'agir en tant que médiateur avec l'Iran. L'estime du peuple iranien envers Soleimani, le leader iranien le plus estimé dans les sondages, a même amené de nombreux détracteurs du système à se resserrer face à ce qu'ils perçoivent comme une menace étrangère majeure.

Les funérailles se sont passées dans une nation habituée à pleurer chaque année l'aîné de ses martyrs chiites, l'Imam Hussein. Pas par coïncidence, les références religieuses entremêlées de chants politiques plus explicites tels que "ni engagement ni reddition, vengeance!"

Dans l'homélie, le chef de la Force Quds, l'aile des opérations spéciales des Gardiens de la révolution, a été élevé au rang de martyr national. Si Hussein était martyir en défendant l'islam, Soleimani défendait l'Iran.

Les élégies chantées, manifestation traditionnelle du deuil religieux, ont marqué l'apogée. Alors que des dizaines d'orateurs disséminés dans les rues entourant l'Université ont publié le récital de Sadiq Ahangaran, l'un des récitants les plus célèbres - connu pour le faire dans la tranchée où Soleimani a combattu en Iran - Guerre d'Irak des années 80 - des milliers d'Iraniens se sont réunis pour des pleurs inconsolables.

Le guide suprême  a récité la prière devant les six cercueils de ceux tués par un drone de Washington. Hormis celui de l'Irakien Abu Mahdi Muhandis, qui portait celui du pays voisin, les autres étaient couverts du drapeau de l'Iran. Khamenei a fondu en larmes sur les restes de son homme de confiance.

Dans un environnement où la douleur et la fureur alternaient, la fille de Qassem Soleimani étaient celle qui avait prononcé les mots les plus durs.

"Crazy Trump, ne crois pas que tout est fini avec le martyre de mon père", a déclaré Zeinab Soleimani avec défi.

Aux parents de soldats américains stationnés dans la région, la progéniture leur a recommandé de "se préparer".

Avec en fond le chant de la «mort en Amérique», chanté avec ardeur en particulier après le rejet de l'accord nucléaire par Trump, donnant lieu à la crise actuelle, la fille du général a prédit un «jour noir» pour les États-Unis....

Pamela Newton pour DayNewsWorld

INCENDIES DEVASTATEURS EN AUSTRALIE

ET LE MESSAGE DE LA REINE ELIZABETH II

Triste bilan après un samedi particulièrement dévastateur en Australie. Les incendies qui ravagent le Sud-Est du pays depuis plusieurs mois ont fait une nouvelle victime et ont encore causé des destructions. L'émotion est très vive dans le pays et au delà au lendemain d'une nouvelle journée particulièrement violente sur le front des incendies, marquée notamment par un 24ème décès.

« Nous sommes en territoire inconnu », a déclaré Gladys Berejiklian, la Première ministre de Nouvelle-Galles du Sud. « Nous ne pouvons pas dire que nous avons déjà vécu ça. Ce n'est pas le cas », a-t-elle dit. Et de prévenir: « Plusieurs villages qui n'avaient jamais connu la menace des feux de forêts risquent d'être complètement anéantis ».

L'état d'urgence a été décrété dans le sud-est de l'île-continent, qui est aussi sa zone de peuplement la plus dense, et ordre a été donné vendredi à plus de 100.000 personnes d'évacuer dans trois Etats.

Face à la gravité de la crise -une superficie équivalente à deux fois la Belgique est partie en fumée- le Premier ministre Scott Morrison a annoncé samedi la plus importante mobilisation militaire jamais réalisée, à savoir l'appel de 3.000 réservistes de l'armée pour prêter main forte aux pompiers volontaires exténués.

Le dévouement des pompiers, dont trois ont perdu la vie en combattant les flammes, a été salué dans tout le pays, et même au-delà.

Le deuil de la Reine

La reine Elizabeth II a envoyé dimanche un message de condoléances au gouverneur général d'Australie, son représentant dans le pays, dans lequel elle se dit « profondément attristée » par les incendies, et remercie les services d'urgence « qui mettent leur propre vie en danger » pour aider la population. .

La chanteuse Pink et l'actrice Nicole Kidman promettent 500.000 dollars

Des personnalités se sont par ailleurs engagées ou ont recueilli des millions de dollars pour soutenir les pompiers et les communautés touchées par les incendies, à l'image de la chanteuse américaine Pink qui a tweeté samedi qu'elle faisait un don de 500.000 dollars américains.Ou de l'actrice australienne Nicole Kidman qui a fait cette même promesse de don. « Le soutien, les pensées et les prières de notre famille accompagnent tous ceux qui sont touchés par les incendies partout en Australie », a-t-elle écrit sur Instagram. « Nous donnons 500.000 dollars aux services d'incendie qui font et donnent tous beaucoup en ce moment ».Sur Instagram, Dacre Montgomery, l'acteur de la série Stranger Things a aussi posté un message pour inciter les personnes à donner.

Un répit ce dimanche ?

Au lendemain de conditions météorologiques catastrophiques, dimanche a offert un répit relatif, avec des températures moins élevées et des précipitations dans certaines zones des Etats de Victoria et de Nouvelle-Galles du Sud. Cela devrait permettre aux autorités de reprendre le contrôle de certains brasiers, et d'évaluer plus précisément les dégâts dans certaines régions.

Inondation, pollution et cambriolages.

Ces incendies ont des conséquences induites parfois désastreuses.

Nombre de localités demeuraient sous la menace de feux échappant à tout contrôle, notamment autour de la ville d'Eden, en Nouvelle-Galles du Sud, près de la démarcation avec le Victoria.

Dans cet Etat, 150 feux continuaient de brûler, dimanche. A Cooma, plus dans l’intérieur des terres, la crise des feux s’est doublée d’une inondation quand un énorme château d’eau renfermant 4,5 millions de litres s’est effondré, entraînant une coulée de boue dans certaines maisons.

Air Visual, site indépendant mesurant la qualité de l'air, plaçait dimanche Canberra en tête des villes les plus polluées au monde, devant Delhi et Kaboul, et ce en raison des fumées émanant de brasiers non loin

La police multipliait par ailleurs les patrouilles dans certaines régions rurales affectées par les feux, en raison d'informations faisant état de pillages et de cambriolages dans des propriétés affectées.

Dans ce contexte, Scott Morrison a malgré tout annoncé la création d'une Bushfire Recovery Agency, une agence qui devra, pendant les deux prochaines années, aider les sinistrés.

La situation météorologique va en partie devenir plus favorable ces prochains jours. Dans la région de Melbourne par exemple, il fait ce dimanche une vingtaine de degrés de moins que samedi.

Andrew Preston pour DayNewsWorld

 

QUELLE VENGEANCE POSSIBLE POUR L'IRAN

CONTRE L'ATTAQUE DES ETATS-UNIS ?

Téhéran a promis «une dure vengeance au bon endroit et au bon moment» pour venger la mort de Soleimani. Vendredi près de l'aéroport de Bagdad, une attaque de drone américaine a tué Soleimani, le chef de la Force Qods des Gardiens de la révolution, chargée des opérations extérieures d'Iran, et Abou Mehdi al-Mouhandis, l'homme de l'Iran en Irak. L'escalade entre les Etats-Unis et l'Iran s'est poursuivi ce samedi. Une nouvelle frappe américaine a visé, samedi 4 janvier, les soutiens de l'Iran en Irak. Il y a eu « des morts et des blessés » dans ce raid aérien contre un convoi du Hachd al-Chaabi, coalition de paramilitaires pro-Iran désormais intégrés à l'Etat irakien, au nord de Bagdad, a indiqué une source policière.

La Suisse, qui représente les intérêts des Etats-Unis en Iran en l'absence de relations diplomatiques entre les deux pays, a affirmé vendredi que son représentant avait «transmis un message que les Etats-Unis l'ont chargé de remettre» à l'Iran, sans préciser sa teneur.

Cité par le site de la télévision d'Etat iranienne, le contre-amiral Ali Fadavi, commandant en chef adjoint des Gardiens de la Révolution, l'armée idéologique d'Iran, a affirmé que Washington avait dit «si vous voulez vous venger, vengez-vous proportionnellement à ce que nous avons fait».«Une dure vengeance». Les Américains ne sont pas en position de «décider» de la réponse de l'Iran et doivent s'attendre à une dure vengeance. Cette vengeance ne se limite pas à l'Iran», a-t-il dit, assurant que les alliés de l'Iran au Moyen-Orient sont «prêts à concrétiser cette vengeance».

L' Irak au cœur d’une lutte d’influence entre les Etats-Unis et l’Iran

Au cœur d’une lutte d’influence entre les Etats-Unis et l’Iran, l’Irak a jusqu’à présent évité une confrontation ouverte entre ses deux parrains rivaux. Depuis le retrait unilatéral américain de l’accord sur le nucléaire iranien en 2018 et le rétablissement des sanctions, c’est dans le golfe Arabo-Persique que les deux Etats se défient. Une série d’incidents, qui s’est soldée par le siège de l’ambassade américaine à Bagdad par des milices chiites irakiennes liées à l’Iran, les 31 décembre 2019 et 1er janvier 2020, ont fait voler en éclat ce fragile statu quo.

La démonstration de force des milices pro-iraniennes, qui dominent les unités de la Mobilisation populaire (MP), a ravivé à Washington le spectre des attaques contre ses ambassades à Téhéran, en 1979, et à Benghazi, en Libye, en 2012. Fustigeant les raids américains contre des installations des Brigades du Hezbollah (Kataeb Hezbollah) en Irak et en Syrie, qui ont fait 25 morts dans les rangs de la milice dimanche, des milliers de membres de la Mobilisation populaire ont pénétré mardi dans la zone verte, sans interposition aucune des forces qui gardent le quartier ultra-sécurisé.

Mais de quels moyens dispose réellement l'Iran pour venger la mort de Soleimani, le chef de la Force Qods des Gardiens de la révolution ?

Un front uni se constitue autour de Téhéran

Depuis l'annonce de la mort du général iranien, un front uni semble se constituer autour de Téhéran. cette attaque de Washington ayant un effet rassembleur en Iran. En effet des groupes de différentes sensibilités font front commun face à l'ennemi américain.

D'où une véritable recrudescence de groupes pro-Iran, dont certains se sont même réveillés pour l'occasion. C'est notamment le cas de l'armée du Mahdi, une milice chiite affiliée à la République islamique d'Iran, qui sévissait au début des années 2000 en Irak, lorsque les Américains occupaient le pays. L'organisation, considérée comme terroriste par les Etats-Unis depuis avril 2019, possède des forces armées capables d'une riposte lourde. Moqtada Sadr, le chef de cette milice, a demandé à ses soldats de se « tenir prêts », peu après l'annonce de la mort de Qassem Soleimani.

« En tant que chef de la résistance patriotique irakienne, j'ordonne à tous les moudjahidines, particulièrement à ceux de l'armée du Mahdi, de la Brigade du jour promis et à tous les groupes patriotiques aguerris de se tenir prêts à protéger l'Irak. » Le Hezbollah s'est déclaré prêt à répondre à l'appel de Téhéran, ainsi que le groupe Jihad islamique palestinien (JIP) et le Hamas. Un officiel du Hamas, Bassem Naim, a publié un message sur Twitter dans lequel il estime que la mort du général iranien « ouvre la porte à toutes les éventualités dans la région, sauf le calme et la stabilité ». Abu Hamza, l'un des porte-parole du groupe, a juré que leur « alliance de résistance ne sera pas défaite, que nous ne serons pas brisés ».

Pour «mener des guerres par procuration »

Si l'Iran sait qu’elle ne fait pas le poids dans le cadre d’un conflit militaire direct avec les Etats-Unis leur présence est partout dans la région : en Irak, au Yémen, dans le détroit d'Ormuz...L'Iran livrera probablement des 'proxy wars' (des 'guerres par procuration', sur un territoire voisin) selon une spécialiste. L'Irak a ainsi de fortes chances d'être le théâtre de ces affrontements. Bagdad a d'ailleurs dit redouter « une guerre dévastatrice » sur son sol, après le raid qui a tué l'homme-clé de l'influence iranienne au Moyen-Orient, mais également son premier lieutenant irakien Abou Mehdi al-Mouhandis, numéro deux du Hachd al-Chaabi, groupe paramilitaire irakien. Proche militairement des Etats-Unis et de l’Iran, l'Irak se retrouve pris entre deux feux : une prise de position, dans un sens ou l'autre, serait dommageable pour le pays.

Menacer la sécurité du détroit d'Ormuz

Hormis l'Irak, l'autre endroit stratégique dont dispose l'Iran, c'est le détroit d' Ormuz. Téhéran peut, s'il le souhaite, influer sur la sécurité et la fluidité des échanges. Plus de 30% des hydrocarbures utilisés dans le monde y transitent . Si l'Iran n'envisagera probablement pas un blocage du détroit, la sécurité peut en revanche s'y trouver fortement perturbée. Téhéran dispose en effet de missiles à proximité, dont il pourrait se servir contre la flotte américaine qui transite par Ormuz.

Depuis mi-novembre déjà, la frégate française Courbet, composée de 180 marins, assure dans le détroit d'Ormuz la sécurité maritime et lutte contre les trafics qui alimentent les caisses des réseaux terroristes. Washington a lancé, également en novembre, sa propre opération (dénommée "Sentinel") pour protéger le transport maritime dans les eaux du golfe.

L’Iran pourrait lancer une vague de cyberattaques .

Ce pays a déjà montré ses capacités à mener des cyberattaques de grande envergure, notamment contre des entreprises américaines. En mars 2019, des hackers iraniens avaient volé plus de 6 TB de données à l’entreprise américaine Citrix.

Cette même attaque visait en réalité plusieurs services gouvernementaux tels que le FBI, la Nasa ou encore l’Agence des Communications de la Maison Blanche.

L’Iran a déjà mené des cyberattaques malveillantes contre d’autres pays, notamment les installations pétrolières et les bureaux du gouvernement de l’Arabie saoudite. De plus, le gouvernement américain est convaincu que l’Iran a installé des logiciels malveillants sur des installations industrielles aux États-Unis, notamment sur des barrages.

Même si l’Iran n’a pas autant de ressources que les États-Unis en matière de cyberdéfense, il est évident que le pays pourrait lancer des attaques dans les jours qui viennent. En effet, le pays a un service de renseignement très compétent et très puissant. Au même titre que la Chine, la Russie et la Corée du Nord, le gouvernement américain considère que l’Iran fait partie des quatre nations les plus dangereuses en matière de cybersécurité. Le groupe de hackers le plus connu est IRIDIUM.

Donald Trump ne voulait pas de guerre avec l'Iran, on lui reprochait en cela d'être trop faible. « Il a voulu taper du poing sur la table en faisant le pari que l'Iran n'aurait pas les moyens de faire des représailles massives après cette attaque et cet assassinat ciblé.», analyse Loïc de La Mornais.

Joanne Courbet pour DayNewsWorld

LES INCENDIES MONSTRES EN AUSTRALIE

DES CONSEQUENCES DEVASTATRICES

La situation pourrait durer « des mois ». Voilà ce qu'a annoncé le Premier ministre australien, Scott Morrisson, le jeudi 2 janvier alors que le pays est en proie aux flammes depuis septembre.

Les incendies ont déjà ravagé plus de 5,5 millions d’hectares soient plus que la surface d’un pays comme le Danemark.18 personnes ont perdu la vie, une vingtaine est portée disparu et des milliers d’habitants ont dû fuir leur logement.

Près de 4 000 d’entre eux, vivant dans la cité balnéaire de Mallacoota, se sont retrouvés bloqués sur la plage et évacués. Au total, selon une estimation de chercheurs de l'université de Sydney, 480 millions d'animaux sont morts à cause des incendies. Et la situation ne semble pas du tout s’améliorer.

Près d'un demi-milliard d'animaux touchés

Depuis le mois de septembre dernier, quelque 480 millions d'animaux (mammifères, oiseaux et reptiles) ont subi les conséquences directes et indirectes des incendies dans l'Etat de Nouvelle-Galles du Sud, selon une étude de l'université de Sydney. Près de 30 % des koalas, ces marsupiaux endémiques symboles de l’île, pourraient avoir été tués dans l’Etat de Nouvelle-Galles du Sud. « Beaucoup de ces animaux ont sans doute été tués directement dans les flammes, précise l'université sur son site, tandis que les autres sont morts par la suite faute de nourriture et d'abri, et en raison de la prédation des chats sauvages introduits et des renards roux. »

Les incendies auront donc des effets profonds et durables sur l'écosystème et la biodiversité du sud de l'Australie. « Sur le long terme, la reconstruction des populations de nombreuses espèces locales va être un défi. Un grand nombre d'entre elles ont été indéniablement affectées par ces feux », résume le chercheur Chris Dickman, sur 7 News.

Des tempêtes pyrocumulonimbus  « dragons cracheurs de feu »

Les incendies, qui ont peu à peu fusionné, sont si importants qu’ils génèrent leur propre météo. Ils forment des pyrocumulonimbus, des nuages surnommés « dragons cracheurs de feu » par la NASA. Ceux-ci provoquent des orages géants, peu chargés en pluie mais avec un fort potentiel de création d'éclairs. Ceux-ci vont créer de nouveaux incendies en touchant le sol. Ce phénomène, rare, devrait se multiplier avec le réchauffement climatique.

« Ce que nous savons sur les conditions de ces tempêtes pyrocumulonimbus est qu’il faut un temps chaud, sec et venteux », explique le Dr Mike Fromm, spécialiste, au Guardian. « Si ces facteurs s’intensifient avec le changement climatique, il est raisonnable d’anticiper un risque supplémentaire de telles tempêtes de feu », prévient-il.

Les glaciers néo-zélandais touchés par les fumées

Alors que dans la capitale australienne la qualité de l’air est devenue la plus mauvaise du monde, les conséquences de ces incendies hors normes traversent les frontières. La fumée a atteint les côtés de la Nouvelle-Zélande, a plus de 2 000 km de l’Australie. Ce nuage de fumée a teinté les glaciers, habituellement d’une couleur blanche éclatante, d’un marron terne. Le glacier Franz Josef en Nouvelle-Zélande a pris une coloration ocre en raison des fumées, comme en témoignent plusieurs photographies prises le 1er janvier et partagées sur les réseaux sociaux. Des images du glacier Tasman noyé dans une brume brune ont aussi été diffusées.

Ce phénomène fait craindre aux scientifiques une accélération de la fonte des glaciers concernés. En effet, ces brumes sont susceptibles de modifier l'albédo des glaces, c'est-à-dire leur capacité à renvoyer l'énergie solaire. Une coloration plus sombre amoindrit la réfraction des glaces blanches, ce qui augmente également la température moyenne. Voici pourquoi l'ancienne Première ministre néo-zélandaise, Helen Clark, écrit que le dépôt de cendres australiennes sur les glaciers risquait « d'accélérer leur réchauffement ». Selon Andrew Mackintosh, ancien directeur du Antartic Research Center, cet événement pourrait augmenter la fonte des glaciers de 20 à 30% cette saison. Cet effet induit par les poussières ne devrait pas se prolonger au-delà d'un an, mais la possible répétition des incendies pourrait à terme jouer un rôle dans la disparition des glaciers néo-zélandais.

L'Australie, un des pays les plus émetteurs de gaz à effet de serre par habitant

L'Australie est habituée aux feux de forêts lors de l'été austral, mais cette année, ils ont été particulièrement précoces et violents en raison d'une période de sécheresse prolongée. Lundi, dans l'État d'Australie occidentale, les températures ont atteint 47°C. Elles ont dépassé 40°C à travers tout le territoire.

Le Premier ministre conservateur Scott Morrison a admis tardivement un lien entre ces incendies et le changement climatique mais s'est refusé à revenir sur sa politique favorable à l'industrie minière du charbon.

Andrew Preston pour DayNewsWorld

INCENDIES HORS DE CONTROLE EN AUSTRALIE

Une centaine de foyers actifs dans l’État de Nouvelle-Galles du Sud dont la capitale est Sydney et l’Etat le plus peuplé d’Australie avec 5 millions d’habitants, une cinquantaine dans celui, voisin, du Victoria , et d’autres encore en Australie-Occidentale et en Tasmanie… L’Australie brûle, toujours ravagée par des feux de forêts meurtriers, en particulier dans le sud-est du pays-continent.

Depuis septembre et le début de la saison des feux de brousse, ces incendies ont englouti 5,4 millions d’hectares- soit une zone plus vaste que les Pays-Bas-, détruit 1.300 habitations, tué 17 personnes… Et 480 millions d’animaux.

Des facteurs climatique et météorologique réunis

Les vents et fortes températures font craindre le pire sur le front des incendies.

De plus la sécheresse qui a frappé l’Australie l’hiver dernier a fait chuter très bas la teneur en eau des végétaux qui sont des plus inflammables.

Et la chaleur extrême - plus de 40°C en ce moment en Australie –, va encore diminuer d’un cran la teneur en eau des végétaux, ce qui accroît grandement leur inflammabilité.

Une autre raison expliquant l’importance de l’extension des feux et leur vitesse de propagation est qu’ils se nourrissent du « bush ».

Couvrant 800 000 km2 de l’Australie, soit une fois et demi la surface de la France, ce peut être une savane (brousse) herbeuse et broussailleuse ou bien des forêts d’acacias, de Melaleuca et d’eucalyptus avoisinant les 10 mètres de haut.

Des feux hors de contrôle

Ces départs de feux sont précoces dans la saison – on n’est qu’au début de l’été austral –, violents et longs. Ils sont favorisés par des températures records supérieures à 40 °C (jusqu’à 45 °C), la sécheresse ainsi que des vents soufflant en rafales d’est en ouest. Un nouveau pic de chaleur est attendu samedi 4 janvier, un élément favorable à la progression des incendies.

Les flammes sont reparties de plus belle ces derniers jours. Au point que, ce jeudi, la Nouvelle-Galles du Sud est passé de nouveau en état d’urgence pour la troisième fois. Dans une zone côtière au sud de Sydney, les touristes ont 48 heures pour évacuer.

Dans la zone côtière de 200 kilomètres de long, depuis la pittoresque ville de Batemans Bay (200 kilomètres de long, depuis la pittoresque ville de Batemans Bay à environ 300 km au sud de Sydney) vers le sud et l’État de Victoria. Il s’agit de la plus importante opération d’évacuation que la région ait jamais connue. Les évacuations forcées sont autorisées à compter de ce vendredi et pendant sept jours.

Les autorités australiennes s’attendent en effet à un samedi noir sur le front des incendies, en anticipant des rafales de vents soutenues et des températures supérieures à 40°C. Quant au Premier ministre australien, Scott Morisson, il a évoqué, toujours ce jeudi, la possibilité que cette situation perdure des « mois ».

Evacuation et convoi d'aide humanitaire

Le directeur adjoint du service des pompiers de L’État, Rob Rogers, a mentionné que les pompiers étaient incapables d'éteindre ou même de contrôler les incendies en cours. « Le message c'est qu'il y a tellement de feux dans cette zone que nous ne sommes pas en capacité de les contenir », a-t-il déclaré à ABC.

« On doit juste s'assurer qu'il n'y a plus personne sur leur chemin. » Les autorités n’ont pas encore pu entrer en contact avec tous les habitants des régions rurales les plus isolées.

Des navires et avions militaires ont été déployés pour convoyer de l'aide humanitaire et évaluer les dégâts dans les régions les plus isolées. Un navire de la marine est arrivé jeudi matin dans la cité balnéaire de Mallacoota, où des personnes se sont réfugiées pendant des heures sur la plage pour échapper aux flammes qui ont atteint la ville.

Cette crise sans précédent a donné lieu à des manifestations pour demander au gouvernement de prendre immédiatement des mesures contre le réchauffement climatique qui serait, selon des scientifiques, un facteur favorisant ces incendies plus précoces, plus longs et plus violents que jamais.

Le premier ministre, Scott Morrison, qui a renouvelé son soutien à la lucrative mais très polluante industrie du charbon australienne, est très critiqué.

Le 2 janvier, il a donné sa première conférence de presse depuis ce regain des incendies, assurant « qu'absolument tous les efforts » sont déployés pour venir en aide aux habitants les plus touchés.

Jenny Chase  pour DayNewsWorld

LA MORT DU GENERAL SOLEIMANI TUE

PAR LES AMERICAINS OU L' ESCALADE

DES TENSIONS ENTRE LES ETATS-UNIS ET L'IRAN

Le président américain a ordonné de tuer le très puissant général iranien Qassem Soleimani à Bagdad en Irak. C'est Donald Trump lui-même qui a décidé de cette intervention. « Sur ordre du président, l'armée américaine a pris des mesures défensives décisives pour protéger le personnel américain à l'étranger en tuant Qassem Soleimani », a indiqué le Pentagone dans un communiqué.

« La prochaine étape était de cogner encore plus fort, il l'a fait »

Une escalade des tensions entre l'Iran et les Etats-Unis

Cette personnalité iranienne a été tuée dans un bombardement américain en Irak. Un événement qui prend racine dans un contexte de brusque accélération des tensions ces derniers jours, sur fond de mésentente tenace entre les deux pays.

Depuis plusieurs semaines, la tension est en effet montée d'un cran dans la région entre l'Iran et les Etats-Unis. Un sous-traitant américain a été tué la semaine dernière, après une série d'attaques contre la personnel diplomatique et militaire américain sur place, avant que l'ambassade des Etats-Unis à Bagdad ne soit prise pour cible mardi par des partisans de milices irakiennes pro-Iran.

Depuis l'élection de Trump en 2016, plusieurs épisodes de tension avaient déjà éclaté dans cette région du Moyen-Orient. En juin dernier, après la destruction par l'Iran d'un drone américain, Donald Trump avait lui-même reconnu avoir ordonné une frappe militaire… avant de l'annuler, dix minutes seulement avant l'opération.

Le général  Qassem Soleimani : l’architecte de la stratégie régionale du régime de Téhéran

L’attaque ciblée perpétrée la nuit dernière par les forces américaines contre le général iranien Soleimani est un nouveau choc dans tout le Moyen-Orient.Car l’homme visé était beaucoup plus qu’un général, c’était l’architecte de la stratégie régionale du régime de Téhéran, l’un des hommes clef du régime des Mollah

« Un combattant qui a forgé, depuis l’intervention américaine en Irak en 2003, la stratégie régionale du régime iranien. Pour reprendre pied en Irak en soutenant les milices chiites qui ont profité du chaos laissé par les Américains. Pour renforcer le poids du Hezbollah au Liban, où il fut très actif durant toute la guerre de 2006 entre l’armée israélienne et les forces du Hezbollah. Celui du Hamas palestinien. Des milices au Yémen, et surtout des groupes armés ayant permis le maintien de Bachar el Assad en Syrie », selon un confrère.

Le fiasco irakien des années Bush a fait un vainqueur : l’Iran . Le pays des Mollahs a pu étendre son influence dans toute la région. Et l’artisan de cette montée en puissance n’était autre que le symbole des Gardiens de la Révolution, Qassem Soleimani.

Vers une déstabilisation du Moyen-Orient

La mort du chef de la force Quods des Gardiens de la Révolution est donc un « casus belli » pour toute la région. D'ailleurs le régime iranien a déjà annoncé que la vengeance serait au rendez-vous. Une multitude d’acteurs vont vouloir participer à la « vengeance » iranienne contre Washington le Grand Satan américain. Les formes qu’elle peut prendre sont multiples. De l’attaque ciblée contre des intérêts américains dans la région ou ailleurs dans le monde à une stratégie d’embrasement dans un ou plusieurs pays.

Si la réaction de Téhéran ne s'est pas fait attendre, tout le monde se demande comment les dirigeants américains vont gérer la suite.

L' Amérique de Donald Trump n'est plus celle des années 2000 : sur le repli et hostile aux instruments du multilatéralisme elle risque donc de se retrouver encore plus seule qu’en 2003,lors de son intervention en force qui avait divisé les Européens et contraint Paris à s’opposer à son allié américain.

De plus les équilibres des forces à l’international ont changé. La Turquie se considère autorisée à intervenir en Syrie, et maintenant en Libye, sans consulter le moins du monde ses alliés de l’OTAN. L’Iran, en outre, est un fournisseur important de la Chine en hydrocarbures.

La guerre en Syrie a renforcé le partenariat avec la Russie qui a mis en garde vendredi contre les conséquences de cette opération américaine qualifiée par Moscou de « hasardeuse » et synonyme d’un « accroissement des tensions dans la région ».

La question d'un éventuel conflit majeur à venir  dépend de la réponse donnée par l'Iran  après la mort de Qassem Soleimani . Par des attaques contre des navires dans le Golfe Persique ou par une épreuve de force classique en attaquant les États-Unis avec des missiles sur les bases américaines présentes dans le Golfe persique...

Joanne Courbet pour DayNewsWorld

CARLOS GHOSN UNE DEMANDE D'ARRESTATION D'INTERPOL...

Le Liban a reçu une demande d'arrestation d'Interpol pour Carlos Ghosn, arrivé lundi décembre à Beyrouth après avoir fui le Japon.

Carlos Ghosn a en effet rejoint le Liban ce lundi à l’issue d’une fuite rocambolesque. Il serait passé par la Turquie avant de rejoindre le Liban.

«C'est moi seul qui ai organisé mon départ. Ma famille n'a joué aucun rôle»

Il aurait organisé lui-même sa fuite. L'ex-patron de Renault-Nissan Carlos Ghosn a affirmé jeudi avoir organisé «seul» son départ du Japon où un procès l'attendait pour malversations financières, vers le Liban, niant toute implication de sa famille.

«Les allégations dans les médias selon lesquelles mon épouse Carole et d'autres membres de ma famille auraient joué un rôle dans mon départ du Japon sont fausses et mensongères», explique Carlos Ghosn, dans un court communiqué .

«C'est moi seul qui ai organisé mon départ. Ma famille n'a joué aucun rôle», martèle t-il. Lors de sa conférence de presse, l’ancien PDG en dira peut-être un peu plus sur sa spectaculaire fuite du Japon, qui continue de susciter des interrogations, notamment parce qu’il était sous la surveillance des autorités nippones, de la police, du parquet, et même d’une société privée mandatée par le constructeur Nissan.

L'ancien magnat de l'automobile fait l'objet de quatre inculpations au Japon : deux pour des revenus différés non déclarés aux autorités boursières par Nissan , et deux autres pour abus de confiance aggravé.

Une notice rouge émise par Interpol concernant Carlos Ghosn

« Le parquet général (...) a reçu une notice rouge d'Interpol concernant le dossier Carlos Ghosn », a indiqué ce jeudi le ministre libanais de la Justice, Albert Sarhane.

Mais le Liban n’est pas contraint d’agir

Une « notice rouge » comme l’appelle l’Organisation internationale de police criminelle, est émise à la demande d’un pays membre ne représentant qu’une demande d’arrestation d’une personne recherchée, afin que cette dernière soit remise à un autre pays. Cette notice ne peut pas se substituer à la justice d’un État et l’obliger à arrêter la personne recherchée, elle n'est donc pas contraignante.

Concrètement, ces avis de recherche internationaux s'appuient sur des mandats d'arrêt nationaux, dont les informations qu'ils contiennent sont transmises aux autres membres via une base de données sécurisée. « Les notices rouges concernent les fugitifs recherchés dans le cadre de poursuites ou afin qu'ils purgent leur peine », peut-on lire sur le site officiel de l'organisation. « Une notice rouge consiste à demander aux services chargés de l'application de la loi du monde entier de localiser et de procéder à l'arrestation provisoire d'une personne dans l'attente de son extradition, de sa remise ou de toute autre procédure judiciaire. »

Interpol se contente de transmettre une demande d'un pays à un ou plusieurs autres. En l'occurrence, la demande d'arrestation formulée à l'encontre de Carlos Ghosn a vraisemblablement été faite par le Japon. En cas d'accord sur les demandes d'extradition, le Liban, où se réfugie l'ex-patron de Renault-Nissan, aurait dû le « rendre » aux autorités japonaises. Or, selon le ministère libanais des Affaires étrangères, il n'existe pas d'accords de « coopération judiciaire » ou d'extradition entre les deux pays.

Et les autorités libanaises n'avaient-elle pas déjà annoncé que Carlos Ghosn était entré «légalement» dans le pays, avec un passeport français et une carte d'identité libanaise, selon une source à la présidence. De son côté, la Sûreté générale n'avait-elle pas assuré que rien n'imposait «l'adoption de procédures à son encontre» ni «l'exposait à des poursuites judiciaires» au Liban. Le ministère libanais des Affaires étrangères ont enfin rappelé qu'il n'existait pas d'accords de «coopération judiciaire» ou d'extradition avec le Japon. Chaque État étant souverain, le Liban - où le droit ne permet pas de livrer l'un de ses ressortissants à un pays étranger - peut donc, légalement, ne pas respecter cette requête.

Carlos Ghosn possède les nationalités française, libanaise et brésilienne.








Alize Marion pour DayNewsWorld

CARLOS GHOSN LA GRANDE EVASION

L'ancien chef de Renault-Nissan, assigné à résidence à Tokyo, accusé de corruption, s'est enfui à Beyrouth

Carlos Ghosn, c'est pour beaucoup la chute du roi de la mondialisation: des fêtes à Versailles à la prison du Japon.

L'ancien président de Renault Nissan, accusé de corruption, s'échappe par avion privé du Japon à Beyrouth

Une fuite digne des  films policiers pour échapper à la justice japonaise, qui interroge les autorités japonaises et risque de compromettre celles de la France.

L'évasion rocambolesque du Japon de l'ancien chef de Renault-Nissan Carlos Ghosn laisse beaucoup de questions en suspens sur la façon dont le plus célèbre prisonnier du Japon pourrait s'échapper sans que personne ne le remarque ou ne le reconnaisse: qui sont donc ses complices, pourquoi a-t-il choisi le Liban ?

En tant que destination ayant également la nationalité française et brésilienne, que va-t-il lui arriver maintenant et comment le gouvernement français, actionnaire de Renault et allié du Japon dans le G7, va-t-il gérer cette crise délicate ?

Ghosn, qui était assigné à résidence à son domicile à Tokyo (Japon) en attendant son procès, avait été libéré le 24 avril, après avoir passé 130 jours en prison. L'ancien chef de Renault-Nissan, le fils d'un Libanais installé au Brésil, a été inculpé pour avoir caché des revenus au Trésor japonais et pour abus de confiance aggravé. Il avait été arrêté le 19 novembre 2018.

L'ancien chef de Renault-Nissan s'est échappé du Japon et est arrivé à Beyrouth (Liban) dans un avion privé en provenance de Turquie. Pour l'instant, la façon dont il a quitté l'île est ignorée.

"Je suis actuellement au Liban. Je ne suis plus l'otage d'un système judiciaire japonais où règne la présomption de culpabilité, où la discrimination est généralisée et où les droits de l'homme sont méprisés. Et tout cela avec un mépris absolu des lois et traités internationaux que le Japon a ratifié et est obligé de respecter ", a déclaré Ghosn le 31 décembre dans un communiqué confirmant son évasion.

À l'heure actuelle, la manière dont l'ancien directeur a réussi à quitter le Japon sans être détecté par les autorités japonaises est inconnue. Carlos Ghosn n'a pu voyager avec aucun de ses trois passeports - français, brésilien et libanais - car son avocat japonais les avait comme condition de son assignation à résidence. Les services d'immigration japonais n'ont aucune trace de leur départ du pays.

L'ancien patron de Renault-Nissan est entré au Liban légalement. Il est né au Brésil et a grandi au Liban, le pays d'origine de sa famille, avant d'aller étudier en France.

Selon le journal Le Monde, sa femme, Carole Ghosn, aurait orchestré l'évasion de son mari. Si cela est vrai, on ignore comment sa femme a pu le contacter, la justice japonaise ayant interdit toute communication entre eux. Entre le Liban et le Japon, il n'y a pas de traité d'extradition.

Le gouvernement français dit avoir appris la nouvelle "par la presse". "Les autorités françaises n'ont pas été informées de son départ du Japon et n'ont aucune connaissance des circonstances de son départ", a indiqué le Quai d'Orsay, le ministère = des Affaires étrangères, dans un communiqué.

Le ministre français de l'Intérieur, Christophe Castaner, a pour sa part déclaré simplement que "personne, quelle que soit sa nationalité, ne devrait être exempté de la bonne application de la loi".

Carlos Ghosn a symbolisé pendant des années le succès d'un certain capitalisme français en sauvant Renault et en fusionnant avec Nissan.

Au Liban , pour certains, l'évasion de Ghosn ressemble au retour du fils prodigue.

Nul doute que l’ancien patron de l’Alliance Renault Nissan va continuer à se battre pour prouver son innocence.

« Je n’ai pas fui la justice, je me suis libéré de l’injustice et de la persécution politique », a confié par voie de communiqué  Carlos Ghosn à son arrivée sur le sol libanais.

A suivre .....


Alize Marion pour DayNewsWorld

MOSCOU DEPLOIE LE MISSILE HYPERSONIQUE AVANGARD

L'armée russe a mis en service les premiers missiles hypersoniques Avangard dans un de ses régiments. Cette nouvelle arme développée par Moscou peut atteindre la vitesse de Mach 20 (plus de 20.000 km/h).

C'est en mars 2018 que Vladimir Poutine avait lui-même dévoilé une nouvelle génération de missiles russes, le premier d'entre eux à entrer en exploitation étant l'Avangard, qui file selon Moscou à une vitesse Mach 20 et capable d'atteindre Mach 27, soit 27 fois la vitesse du son et plus de 33.000 kilomètres par heure. Il est également capable de changer de cap et d'altitude. Les missiles Avangard, testés avec succès en décembre 2018 ont une portée de 4000 km.Ces armes perceraient tout type de bouclier anti-missile« C'est un système de missile intercontinental, pas balistique. C'est l'arme absolue », s'était félicité M. Poutine en juin 2018.

« Je ne pense pas qu'un seul pays dispose d'une telle arme dans les années qui viennent. Nous l'avons déjà », avait-il ajouté.

Ce système fait partie d'une nouvelle génération de missiles capables, selon Moscou, d'atteindre une cible quasiment partout dans le monde et de surpasser n'importe quel bouclier antimissile existant, tel que le système déployé par les Etats-Unis en Europe.

«Le ministre de la Défense Sergueï Choïgou a informé le président Poutine la mise en service à 10h00 heure de Moscou du premier régiment équipé des nouveaux systèmes stratégiques hypersoniques Avangard», a indiqué le ministère dans un communiqué cité par les agences russes.

«Evénement fantastique»

M. Choïgou a «félicité» les militaires russes, jugeant que le déploiement des missiles était «un événement fantastique pour le pays et pour les forces armées». En décembre 2018, l'armée russe avait indiqué que le premier régiment de missiles Avangard serait déployé dans la région d'Orenbourg

La Russie a annoncé vendredi la mise en service de ses premiers missiles hypersoniques Avangard. Il s'agit de l'une des nouvelles armes développées par Moscou et vantées par le président Vladimir Poutine comme «pratiquement invincibles».

Ce système fait partie d'une nouvelle génération de missiles capables, selon Moscou, d'atteindre une cible quasiment partout dans le monde et de surpasser n'importe quel bouclier antimissile existant, tel que le système déployé par les Etats-Unis en Europe.

L'Avangard file selon Moscou à une vitesse de Mach 20. Il est capable d'atteindre Mach 27, soit 27 fois la vitesse du son et plus de 33'000 kilomètres par heure. Il est capable de changer de cap et d'altitude, le rendant «pratiquement invincible», selon le président russe.

«C'est un système de missile intercontinental, pas balistique. C'est l'arme absolue», s'était vanté Vladimir Poutine en juin 2018. «Je ne pense pas qu'un seul pays dispose d'une telle arme dans les années qui viennent. Nous l'avons déjà», avait-il ajouté, alors que les relations avec les Occidentaux sont au plus bas.

Missiles, drones, laser

Une autre arme vantée comme «invincible» par Vladimir Poutine, le missile lourd balistique intercontinental de cinquième génération Sarmat, doit être livrée aux forces armées russes en 2020. Le Sarmat n'aurait «pratiquement pas de limites en matière de portée» et serait «capable de viser des cibles en traversant le pôle Nord comme le pôle Sud».

Parmi les autres systèmes en développement figurent un drone sous-marin à propulsion nucléaire, des missiles hypersoniques destinés aux chasseurs russes ou encore un mystérieux «laser de combat».

L'annonce de l'arrivée des Avangard dans l'armée russe intervient alors que Moscou et Washington ont suspendu cette année leur participation au traité bilatéral de désarmement INF, datant de la Guerre froide.

La question de l'avenir du traité START de réduction des arsenaux nucléaires, qui arrive à échéance en 2021, est également en question.

Alize Marion pour DayNewsWorld

PRIMAIRE EN ISRAEL OU UN REFERENDUM

SUR LE PREMIER MINISTRE

Les membres du Likoud de Benyamin Nétanyahou votent jeudi pour désigner leur chef lors d’une primaire réclamée par le principal rival du premier ministre israélien, Gideon Saar, déterminé à lui ravir le parti.

Le vainqueur de la primaire aura la lourde tâche de mener la campagne de la formation de droite pour les législatives de mars, les troisièmes en moins d’un an.

Les bureaux de vote ont ouvert à 9h locales, et les quelque 116 000 membres du Likoud sont appelés à voter jusqu’à 23 h.

À 18h, le taux de participation était de 30%, selon le parti. Les résultats devraient être dévoilés au petit matin.

Sur Twitter, M. Nétanyahou, 70 ans, a appelé ses partisans à voter en masse. «Le taux de participation est très bas, la victoire de la droite dépend de vous», a-t-il affirméIl a également publié sur Facebook une vidéo le montrant en train de téléphoner à des membres du parti pour les convaincre de voter pour lui.

«Il faut un changement»

En arrivant au bureau où il a voté près de Tel Aviv, Gideon Saar estime qu’il s’agit d’«un jour fatidique» pour le Likoud et pour Israël. «Nous pouvons gagner aujourd’hui et emprunter un nouveau chemin qui nous permettra de former un gouvernement fort et stable», a-t-il dit.

La primaire, aux allures de référendum sur la popularité de M. Nétanyahou dans ses propres rangs, a peu de chances d’être remportée par le député Saar.

Mais si elle aboutit à un résultat serré, ce sera un coup dur pour le premier ministre, à la tête du Likoud depuis 1993 – hormis six ans lorsque le parti était dirigé par Ariel Sharon – et chef du gouvernement le plus pérenne de l’histoire d’Israël.

Cette consultation intervient également un peu plus d’un mois après l’inculpation de M. Nétanyahou pour corruption, fraude et abus de confiance. De «fausses accusations» selon lui.

Suite à cette inculpation, des rivaux au sein du Likoud, en tête desquels M. Saar, avaient appelé à la tenue de cette primaire.

Le député Saar plus marqué à droite

M. Saar a été plusieurs fois ministre, avant de mettre sa carrière politique entre parenthèses en 2014 après avoir été écarté par M. Nétanyahou.

Si M. Saar est encore plus marqué à droite que le premier ministre, notamment sur la question palestinienne, il joue la carte du rassembleur au-delà de son propre camp, en misant sur ses relations avec des chefs d’autres partis.

Il pourrait aussi bénéficier du fait que le parti Bleu-Blanc de Benny Gantz s’est refusé de partager le pouvoir avec un premier ministre inculpé. En attendant, selon de récents sondages, un Likoud dirigé par M. Saar remporterait moins de sièges aux législatives que s’il était dirigé par M. Nétanyahou.

Toutefois, si M. Saar l’emporte à la primaire, des électeurs du Likoud pourraient se tourner vers d’autres partis de droite, ceux qui n’avaient pas atteint le seuil de 3,5% des votes pour entrer au Parlement lors des précédents scrutins.

Dans ce cas, le camp de droite pourrait potentiellement atteindre le seuil de la majorité parlementaire nécessaire pour former un gouvernement.

Pour M. Nétanyahou, il est essentiel de rester au pouvoir : la loi prévoit que tout ministre poursuivi pénalement doit démissionner, mais cela ne s’applique pas au premier ministre.

Carl Delsey pour DayNewsWorld

LES ETATS-UNIS SURVEILLENT DE PRES

LA COREE DU NORD

Après leur rapprochement spectaculaire l'année dernière, les États-Unis de Donald Trump et la Corée du Nord de Kim Jong-un voient leurs relations se refroidir à l'approche de la fin d'année. Pyongyang a fixé un ultimatum à Washington.

Le président américain Donald Trump a en effet affirmé lundi que les États-Unis surveillaient la Corée du Nord « de très près » à l'approche d'un ultimatum fixé par Pyongyang à Washington pour la fin de l'année. « Je serais déçu si quelque chose était en préparation, et si c'est le cas, nous nous en occuperons », a-t-il déclaré. « Nous surveillons la Corée du Nord de très près » . Pyongyang a fait ces dernières semaines une série de déclarations véhémentes, et fixé à Washington un ultimatum pour la fin de l'année, lui promettant, faute de progrès dans leurs discussions, un « cadeau de Noël » empli de menaces.

Un nouvel essai de missile ?

Les négociations sont dans l'impasse depuis l'échec du sommet de Hanoï en février entre Donald Trump et le dirigeant nord-coréen Kim Jong-un. Les États-Unis exigent que la Corée du Nord renonce d'emblée à tout son arsenal atomique, alors que cette dernière réclame une levée rapide d'au moins une partie des sanctions internationales qui étranglent son économie. Le ministre américain de la Défense Mark Esper a jugé lundi « inquiétant » le discours de Pyongyang, et estimé « probable » que la Corée du Nord procède à un nouvel essai de missile avant la fin de l'année si elle n'était pas satisfaite de l'avancée des négociations. L'émissaire des États-Unis pour la Corée du Nord, Stephen Biegun, avait qualifié plus tôt, depuis Séoul, les exigences de Pyongyang d' « hostiles », « négatives » et « malvenues ».

Chine et Russie demandent à l'ONU « ajuster les sanctions contre la Corée du Nord»

De leurs côtés, la Russie et la Chine ont transmis lundi à leurs partenaires du Conseil de sécurité de l'ONU une proposition «d'ajuster les sanctions contre la Corée du Nord» en fonction des étapes franchies par ce pays vers une dénucléarisation de la péninsule coréenne.

Contenue dans un projet de résolution qui a surpris plusieurs missions diplomatiques, la proposition souligne aussi la nécessité d'avoir «l'approche la plus favorable» face aux exemptions demandées aux sanctions ayant un objectif humanitaire.Sans détailler ce que devra faire précisément la Corée du Nord pour obtenir un allègement des sanctions, le projet russo-chinois réclame, pour améliorer le niveau de vie des Nord-Coréens, l'arrêt de plusieurs dispositions clés datant de 2016 et 2017 du texte, en se félicitant «du dialogue entre les États-Unis et la Corée du Nord à tous les niveaux» en faveur d'une nouvelle relation.

Les deux pays appellent par ailleurs «à une reprise rapide des pourparlers à six» (Chine, les deux Corées, les États-Unis, la Russie et le Japon), lancés en 2003 mais dont Pyongyang s'est retiré en 2009.

Alize Marion pour DayNewsWorld

FORTES  TENSIONS EN INDE

A CAUSE

D'UNE REFORME DE LA NATIONALITE

L'Inde fait face à de nouvelles manifestations contre une loi sur la citoyenneté jugée discriminatoire à l'encontre des musulmans, donnant lieu à de violents heurts à New Delhi. Surtout concentrées dans le nord-est de l'Inde ces derniers jours, entraînant la mort de six personnes, les mobilisations se sont étendues, dimanche 16 décembre, à plusieurs campus du pays, en réaction aux violences plus tôt dans la journée au sein de l'université Jamia Millia Islamia de la capitale.

La police est entrée dans l'Université de Delhi Jamia Millia Islamia après les affrontements pour procéder à des arrestations, bien que l'établissement ait affirmé que ses étudiants n'avaient pas pris part aux désordres. Dans le grand État d'Uttar Pradesh (nord), les autorités ont coupé internet dans plusieurs zones après des manifestations à Aligarh, siège d'une grande université et d'une large population musulmane.

Le « Citizenship Amendment Bill »

À l'origine de ce mouvement de contestation, le "Citizenship Amendment Bill" (CAB), approuvé la semaine dernière par le Parlement indien, qui régularise des réfugiés venus d’Afghanistan, du Pakistan et du Bangladesh et leur accorde la nationalité sur des critères religieux, à l’exception des musulmans. Cette nouvelle loi concerne des minorités religieuses dont les hindous et les sikhs. Dans le nord-est indien, région mosaïque en proie à des heurts intercommunautaires fréquents, les manifestants s'opposent à la législation au motif qu'elle entraînerait selon eux un afflux dans leur région de réfugiés hindous du Bangladesh frontalier.

Pour ses détracteurs, cette loi s'inscrit dans la volonté du pouvoir nationaliste hindou de marginaliser la minorité musulmane dans le pays de 1,3 milliard d'habitants. Les musulmans représentent 14 % de la population (un peu moins de 200 millions de personnes), Ils sont la cible régulière du gouvernement depuis l’arrivée au pouvoir de Narendra Modi (BJP) en 2014.

Le ministre de l'Intérieur Amit Shah a de nouveau lancé le 15 décembre un appel au calme en affirmant que les cultures locales des Etats du nord-est n'étaient pas menacées, alors que certains redoutent un afflux d'immigrants du Bangladesh. «La culture, la langue, l'identité sociale et les droits politiques de nos frères et sœurs du Nord-Est demeureront», a déclaré Amit Shah lors d'un rassemblement dans l'Etat de Jharkhand.

Des organisations de défense des droits humains et un parti politique musulman ont déposé un recours contre la loi devant la Cour suprême, en arguant qu'elle est contraire à la Constitution et aux traditions séculaires indiennes.. Le Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l'Homme a qualifié le texte de « fondamentalement discriminatoire ».

« La vision des nationalistes hindous est le pendant de ce qui existe au Pakistan, ce qui est triste car l’Inde s’est tenue à un autre modèle de démocratie, un modèle laïc où toutes les religions ont leur place », déplore Mira Kamdar, auteure du livre L’Inde au XXIe siècle.

Joanne Courbet pour DayNewsWorld

L'ECHEC CRIANT DE LA COP 25

La conférence climat de l'ONU qui s'est terminée dimanche 15 décembre 2019 n'a pas été à la hauteur de l'urgence climatique. Les pays réunis ont adopté un accord a minima, sans s'entendre sur des points essentiels en raison des réticences de certains Etats.

Le marché carbone et l'effort de solidarité à l'égard des pays les plus vulnérables sèment toujours la division parmi les 197 pays participants durant cette grand-messe internationale sur le climat organisée cette année à Madrid sous l'égide des Nations-Unies.

La remise à plat des mécanismes des marchés du carbone, essentielle au bon fonctionnement de l'accord de Paris, est toujours au point mort. L'Australie, notamment, refuse de sacrifier ses vieux crédits carbone, hérités du protocole de Kyoto, sur l'autel des nouveaux objectifs de réduction des émissions de CO2.

Les discussions ont piétiné également sur la reconnaissance des pertes et dommages irréversibles causés par le réchauffement. Les pays riches, qui portent une responsabilité historique dans ce phénomène, rechignent toujours à réparer les dégâts.

Kristina Stege, la représentante de la République des îles Marshall promeut une « High Ambition Coalition » pour pousser les pays à déposer en 2020 leur nouveau plan de réduction de gaz à effet de serre - les NDCs dans le jargon onusien.

Quelque 80 pays se sont engagés à présenter un rehaussement de cette ambition mais ils ne représentent qu'environ 10% des émissions mondiales. Les appels de nombreux pays et de l'Union européenne, qui s'est engagée à parvenir à la neutralité carbone en 2050, à adopter des objectifs plus ambitieux se sont heurtés jusqu'au bout à la résistance de plusieurs gros pollueurs, notamment le Brésil, la Chine, l'Australie, l'Arabie saoudite et les Etats-Unis. Dans un communiqué commun, la Chine, l'Inde, l'Afrique du Sud et le Brésil soulignent que les «lacunes d'avant 2020 (...) doivent être évaluées et comblées, sans transférer aucune charge aux pays en développement».

De plus les pays émergents comme le Brésil et l'Inde, conditionnent leurs futures NDCs à un renforcement de l'aide aux pays en développement.

Le secrétaire général de l’Organisation des Nations unies (ONU), Antonio Guterres, s’est dit « déçu ». « La communauté internationale a perdu une occasion importante de faire preuve d’une ambition plus grande », a-t-il déploré, ajoutant : « Nous ne devons pas abandonner. »

«Ces discussions [à la COP] reflètent le décalage entre les dirigeants d'un côté et l'urgence montrée par la science et les demandes des citoyens dans les rues», a résumé Helen Mountford, du think tank World Resources Institute, estimant que l'esprit de l'Accord de Paris n'était désormais plus qu'un «lointain souvenir».

Alyson Braxton pour DayNewsWorld

UN MYSTERIEUX TEST TRES IMPORTANT

EN COREE DU NORD

La Corée du Nord a mené un test «très significatif» depuis la base de lancement de satellites de Sohae, située sur la côte occidentale du pays, a rapporté dimanche 8 décembre 2019 l'agence de presse officielle KCNA.

Le résultat de ce test aura un « effet important » en changeant le « statut stratégique » de la Corée du Nord, a ajouté un porte-parole de l’Académie nationale des sciences du Nord.

L’agence ne donnait pas plus de précisions sur l’engin ou l’arme testée.

Lors d’un sommet à Séoul en septembre 2018, le dirigeant nord-coréen Kim Jong-un s’était engagé à fermer le site de Sohae, également connu sous le nom de Tongchang-ri.

En mars avaient été cependant repéré par satellite des travaux sur cette base en vue d’une « rapide reconstruction ».

La dénucléarisation de la Corée du Nord semble s’éloigner un peu plus.

« La situation actuelle dans la péninsule coréenne est grave », ont estimé les présidents américain et sud-coréen, Donald Trump et Moon Jae-in, lors d’une conversation téléphonique samedi 7 décembre 2019 .

Carl Delsey pour DayNewsWorld

SOMMET DE L'OTAN

MALGRE LES DISSENSIONS UNE VOLONTE DE COHESION DANS LA DECLARATION

Les 29 membres de l'Otan ont adopté, mercredi 4 décembre, à l'issue d'un sommet du 70e anniversaire pourtant marqué par d'importantes dissensions, une déclaration commune affirmant leur « solidarité, unité et cohésion ».

« La solidarité, l'unité et la cohésion sont des principes fondamentaux de notre Alliance », ont rappelé mercredi les 29 membres de l'Otan dans une déclaration commune à l'issue du 70e sommet de l'Alliance atlantique dans un golf à Watford, en banlieue de Londres.

Une phrase loin d'être anodine alors que des dissensions sont apparues ces derniers mois.

« L'Otan reste le fondement de notre défense collective et le forum essentiel pour les consultations et la prise de décision en matière de sécurité entre Alliés », rappelle le communiqué publié à l'issue d'une réunion.

Le texte relève aussi les « menaces » que représentent « les actions agressives » de la Russie, comme « le terrorisme sous toutes ses formes » tout en assurant être une alliance uniquement « défensive », qui « ne représente une menace pour aucun pays ».« Les Alliés sont fermement attachés à la pleine mise en application du Traité sur la non-prolifération des armes nucléaires (TNP) dans tous ses aspects, à savoir le désarmement nucléaire, la non-prolifération et les utilisations de l'énergie nucléaire à des fins pacifiques », rappelle aussi le communiqué.

Des dissensions

Dans ce communiqué final, pour la première fois, l’Otan reconnaît la montée en puissance de la Chine comme un « défi », évoquant par exemple l'enjeu de la 5G.

Les membres de l'Alliance ont tenté tant bien que mal de préserver leur unité pour ce 70eme anniversaire de l'Otan, mais les dissensions restent nombreuses et le rendez vous a aussi été assombri par un départ précipité de Donald Trump, qui a quitté le Royaume-Uni sans faire de conférence de presse finale.

Le président américain était semble-t-il très vexé. Il faut dire que les 25 secondes d'une vidéo où les Premiers ministres néerlandais, canadiens, britanniques ainsi qu'Emmanuel Macron étaient rassemblés donnaient le sentiment qu'ils se moquaient de lui

À la fin de ce sommet, la presse américaine n'avait que cette vidéo à la bouche. « Le Premier ministre canadien est un hypocrite » a lâché Donald Trump piqué au vif avant de quitter le sommet avant tout le monde.

Entre des dissensions exposées au grand jour et un Donald Trump vexé par un Justin Trudeau « hypocrite », le 70e anniversaire de l'Otan a certes ressemblé à un rendez-vous manqué malgré la volonté de cohésion de ses membres face aux défis émergeant trois décennies après la fin de la Guerre froide.

Cependant, conscients des lacunes géopolitiques de l'Otan, les membres ont assigné à l’organisation une mission, celle de lancer, sous les auspices de son secrétaire général, Jens Stoltenberg, un « processus de réflexion prospective », dans le but de « renforcer la dimension politique de l’OTAN ».

Il s'agit donc de redéfinir les finalités stratégiques de l’Alliance, dans un monde qui a fondamentalement changé depuis sa création, en 1949.

Jaimie Potts pour DayNewsWorld

L'IRAN PRET A NEGOCIER SI LES ETATS-UNIS

LEVENT LES SANCTIONS

Le président iranien, Hassan Rohani s’est dit prêt « à discuter et à négocier » avec les États-Unis à propos de l’accord sur le nucléaire. Mais à deux conditions : discuter dans un strict cadre multilatéral, et si les Etats-Unis lèvent les sanctions qu'ils ont rétablies contre la République islamique depuis leur sortie de l'accord international sur le nucléaire iranien.

«S'ils sont prêts à mettre de côté les sanctions, nous sommes prêts à discuter et à négocier, même au niveau des dirigeants des pays du 5+1», a déclaré le président iranien Hassan Rohani, en faisant référence aux six pays ayant conclu cet accord avec l'Iran en 2015 (Chine, Etats-Unis, France, Grande-Bretagne, Russie et Allemagne).

Il a rappelé également avoir déjà fait « explicitement » cette offre par le passé.

« Un acte cruel de la Maison-Blanche »

Aux termes de l'accord de Vienne, Téhéran a accepté de réduire drastiquement ses activités nucléaires, afin de garantir leur nature exclusivement civile, en échange de la levée d'une partie des sanctions internationales qui asphyxiaient son économie. Les Etats-Unis sont sortis unilatéralement de ce pacte en mai 2018 avant de rétablir les sanctions qu'ils avaient levées contre l'Iran, et qu'ils ne cessent depuis lors de durcir.

«Nous sommes sous sanctions. Cette situation n'est pas de notre fait mais est le résultat d'un acte cruel de la Maison-Blanche», a déclaré Hassan Rohani. «Nous n'avons pas d'autre choix que celui de la résistance et de la persévérance face à ceux qui imposent les sanctions», a ajouté le président iranien. «Dans le même temps, nous n'avons pas fermé la porte aux négociations», a-t-il encore déclaré, bornant néanmoins strictement le cadre d'un éventuel dialogue avec les Etats-Unis à celui du format des parties prenantes à l'accord de Vienne.

Le retour des sanctions américaines, qui a pour effet de pratiquement couper l'Iran du système financier international et de tarir ses exportations de pétrole a plongé l'Iran dans une violente récession.

Selon le Fonds monétaire international, le PIB iranien devrait reculer de 9,5% cette année.

Andrew Preston pour DayNewsWorld

DEMISSION DU PREMIER MINISTRE IRAKIEN APRES DEUX MOIS DE VIOLENCE

Première victoire des manifestants, qui réclamaient depuis deux mois la « chute du gouvernement » irakien :

le premier ministre Adel Abdel Mahdi a annoncé ce vendredi la démission de son gouvernement. C'est une réponse directe à un appel au changement lancé par l'ayatollah irakien Ali Sistani, figure tutélaire des chiites irakiens, ont indiqué les services du premier ministre.

L'ayatollah irakien Ali Sistani, a en effet appelé le Parlement irakien, dans son sermon vendredi 29 novembre 2019, à retirer sa confiance au gouvernement, au lendemain d’une des journées les plus sanglantes de la contestation qui dure depuis deux mois dans le pays et dont le bilan atteint près de quatre cents morts.

« Le Parlement dont a émergé le gouvernement actuel est appelé à revoir le choix qu’il a fait à ce sujet et à agir dans l’intérêt de l’Irak, pour préserver le sang de ses enfants et éviter que [le pays] ne glisse dans la violence, le chaos et la destruction », a affirmé cette figure tutélaire de la politique irakienne, dans un sermon lu vendredi à Kerbala par un de ses représentants, Ahmed Al-Safi.

Ce sermon a été fait au lendemain d’une journée qui a vu une cinquantaine de jeunes manifestants tués par les forces de sécurité à Nassyriah, dans le sud, ville dont est originaire le premier ministre, et à Nadjaf, ville sainte chiite où le consulat iranien a été brûlé par des jeunes en colère contre l’influence de leur voisin.

Jusqu 'à présent le dignitaire du clergé avait exhorté la classe politique à des réformes, estimant « légitimes » les revendications des manifestants. Pour la première fois le vieux sage a appelé le gouvernement à s’effacer.

Vénéré par des millions de chiites dans le monde, à 89 ans, l’ayatollah Ali Al-Sistani reste la seule autorité du pays à n’être pas encore totalement délégitimée aux yeux de ceux qui, depuis le 1er octobre, réclament à Bagdad et dans le Sud chiite « la chute du régime »

La répression a fait plus de 400 morts et au moins 15 000 blessés à Bagdad et dans le sud de l’Irak, une révolte inédite depuis la chute de Saddam Hussein.

Alize Marion pour DayNewsWorld

LA GESTION DES CAMPS DE DETENTION

DES OUIGOURS REVELEE PAR LES "CHINA CABLES"

Après la publication de plus de 400 pages de documents secrets sur l'internement des Ouïgours la semaine dernière dans le New York Times, d'autres documents ont été révélés dimanche par un consortium de journalistes. Ils montrent le contrôle absolu qu'exerce le régime chinois dans ses immenses camps de détention de la région à majorité musulmane du Xinjiang, où sont internées plus d’un million de personnes.

Une série de directives attribuées au Parti chinois, révèlent en effet le fonctionnement des camps des Ouïgours au Xinjiang. Elles donnent un éclairage inédit, car décrit de l’intérieur du régime, sur la politique de répression systématique des musulmans du Xinjiang menée par Pékin.

Des camps sous contrôle absolu du régime chinois

Les dernières révélations concernent une série de directives, approuvées en 2017 par le chef des forces de sécurité aux Xinjiang, ainsi que des rapports des services de renseignement montrant comment la police utilise l’intelligence artificielle et la collecte de données pour cibler les personnes à interner.

Les directives qualifient les détenus d’« étudiants » devant « obtenir leur diplôme ».

Elles décrivent avec une grande précision comment les gardiens doivent gérer la vie quotidienne des détenus , de l’interdiction d’entrer en contact avec le monde extérieur à la marche à suivre en cas de maladie. Les détenus sont constamment sous vidéosurveillance.

Les directives instaurent notamment un système de points pour évaluer « la transformation idéologique » des détenus, leur « respect de la discipline » et leur ardeur à « l’étude ».

Démenti de l'ambassade de Chine

À Londres, l’ambassade de Chine a nié l’authenticité des documents publiés, les qualifiant de « pures falsifications » et de « fausses informations ». « Il n’existe aucun document ou ordre pour de soi-disant “ camps de détention ”. Des centres de formation et d’entraînement professionnels ont été établis à des fins de prévention du terrorisme », a-t-elle affirmé dans un communiqué au quotidien The Guardian, qui fait partie des médias ayant publié les documents.

Détention d'un millions de musulmans, la plupart ouïgours

Plus d’un million de musulmans, principalement d’ethnie ouïghoure, sont en détention dans le Xinjiang , d'après les chiffres d'experts de l'ONU et d'ONG de défense des droits de l'homme. Ces détentions sont le résultat d’une campagne de répression contre le terrorisme et l’islamisme engagée ces dernières années par le gouvernement chinois, en réaction à des attentats attribués à des indépendantistes ouïghours. Le président chinois Xi Jinping a donné l’ordre dès 2014 d’être « sans aucune pitié » contre le terrorisme et le séparatisme dans la région, selon des documents internes au régime communiste révélés par le New York Times

Des voix en Chine semblent s'élever contre la politique suivie au Xinjiang, également condamnée par les pays occidentaux.

Le mois dernier, l’intellectuel ouïgour Ilham Tohti, emprisonné à vie pour séparatisme, recevait le prix Sakharov du Parlement européen.

Alyson Braxton pour DayNewsWorld

VICTOIRE ECRASANTE DES PRO-DEMOCRATES

A HONG-KONG

Des cris de joie ont retenti dans les rue de Hong Kong où l'on pouvait entendre des chants « Libérez Hong Kong » - l'un des slogans des manifestants antigouvernementaux. La mouvance pro-démocratie a en effet remporté largement dimanche les élections locales après six mois de contestation anti-gouvernementale, émaillée de violence.

Le camp démocrate a remporté plus de la moitié des 452 sièges du conseil de district, une première face aux candidats favorables à Pékin. À 8h du matin (minuit GMT dimanche), d'après les estimations des médias locaux, les candidats pro-démocratie avaient obtenu une majorité d'au moins 333 sièges sur 452, contre environ 52 pour le camp favorable au pouvoir en place.

Une participation inédite

L'élection des conseillers de district, qui gèrent des questions comme les ordures ménagères ou les trajets des lignes de bus, suscite d'ordinaire peu d'intérêt. La participation, de 47 % seulement lors des élections de 2015, a cependant bondi cette fois-ci à quelque 71 %, témoignant de la forte mobilisation des Hongkongais. «  La voix de l'opinion publique résonne clair et fort (...) Nous espérons que le gouvernement pourra écouter les exigences des manifestants », a affirmé au South China Morning Post l'un des candidats élus pour le Parti démocrate, Roy Kwong, membre du Conseil législatif. Ces élections étaient conçues comme une sorte de référendum sur la gestion de la crise et de la contestation par le gouvernement pro-Pékin.

Carie Lam sous pression

Certains candidats victorieux ont dit considérer le résultat du vote dans la région semi-autonome comme un signe de soutien au mouvement de contestation à même de mettre la pression sur Carrie Lam, la cheffe de l'exécutif local soutenue par Pékin. « C'est le pouvoir de la démocratie. C'est un tsunami démocratique », a déclaré Tommy Cheung, un ex-leader de la manifestation étudiante qui a remporté un siège dans le district de Yuen Long, près de la frontière chinoise.

Hong Kong,ébranlé par des manifestations antigouvernementales depuis le mois de juin, connaît sa plus importante crise politique depuis des décennies. D'abord réunis contre un projet de loi d'extradition vers la Chine continentale abandonné depuis, les manifestants réclament désormais plus largement le respect des principes démocratiques et une enquête indépendante sur les violences policières. Ils dénoncent également une influence excessive de Pékin qui va selon eux à l'encontre du principe « un pays, deux systèmes » qui a présidé à la rétrocession à la Chine de l'ex-colonie britannique, en 1997.

« La performance du camp pro-démocratie enverra un signal à Pékin », a estimé Andrew Li, étudiant contestataire de 22 ans.

Hong Kong « fait partie de la Chine » quel que soit le résultat des élections locales de dimanche, a cependant rappelé lundi le ministre chinois des Affaires étrangères.

Alyson Braxton  pour DayNewsWorld

ELECTIONS LOCALES HORS NORMES A HONG-KONG AUX ENJEUX INTERNATIONAUX

La participation aux élections locales était forte, dimanche matin à Hong Kong, où la mouvance prodémocratie souhaite faire entendre sa voix et accroître la pression sur les autorités de l’ex-colonie britannique, théâtre depuis juin d’une contestation sans précédent. Des centaines de milliers d'électeurs se sont rendus , dimanche 24 novembre, aux urnes dès le matin pour des élections locales destinées à choisir les 452 membres de 18 conseils de district compétents sur des questions de vie quotidienne.

Alors qu'en temps normal ce scrutin ne soulève pas l'enthousiasme, cette fois-ci il a pris la forme d’un referendum pour ou contre Carrie Lam, la cheffe de l’exécutif et son gouvernement aligné sur Pékin, qui se refusent à toute concession aux manifestants.

Une forte participation

Selon les données officielles, le taux de participation au cours des trois premières heures était près de trois fois supérieur à celui enregistré lors des précédentes élections il y a quatre ans. Au total, 4,13 millions de Hongkongais sont inscrits - sur une population totale de 7,3 millions d'habitants - soit 400.000 de plus qu'il y a quatre ans.

Les conseils de district ont toujours été dominés par un bloc d'élus totalement alignés sur Pékin. Mais après un semestre de colère dans les rues, les manifestants prodémocratie veulent profiter de cette rare occasion de s'exprimer dans les urnes pour entamer la domination des « Pro-Pékin », et donner un nouveau souffle à la contestation.

Qui peut servir la cause pro-démocratie.

Si les militants prodémocratie l'emportent, ils pourraient obtenir six sièges au Conseil législatif de Hong Kong et 117 sièges au sein d'un collège de 1 200 membres qui élit le chef de l'exécutif. Par ailleurs, certains des candidats aux législatives de l'an prochain seront issus des conseils de district. Alors que le gouvernement n'a cessé de faire planer ces dernières semaines la menace d'un report de ce scrutin en cas de persistance des violences de rue, Hong Kong a connu ces derniers jours un répit dans les manifestations, afin de ne pas hypothéquer la tenue du scrutin.

Une pause relative puisque se poursuit toujours le siège de l'Université polytechnique (PolyU), où sont retranchés des protestataires radicaux, et qui avait été le week-end précédent le théâtre de la plus violente confrontation depuis juin avec les forces de l'ordre.

Les Etats-Unis et la Chine suivent avec des intérêts divergents ces élections locales. Sur fond de guerre commerciale avec la Chine, le Congrès américain (représentants et sénateurs) a voté mercredi 20 novembre, à la quasi-unanimité, une résolution soutenant les « droits de l’Homme et la démocratie » à Hong Kong, provoquant la colère de Pékin.

Alyson Braxton pour DayNewsWorld

REPRESSION SANGLANTE EN IRAN SUITE

AUX EMEUTES PROVOQUEES

PAR LA HAUSSE DU PRIX DE L'ESSENCE

Depuis vendredi, l'Iran fait face à une forte contestation suite à l'annonce d'une hausse des prix du carburant de 50 %.

Totalement inattendue, l'annonce du président iranien a fait l'effet d'une bombe. Dans un pays frappé de plein fouet par les sanctions américaines, où l'inflation dépasse les 40 % et l'économie est en récession (- 9,5 % prévus cette année par le FMI), la mesure a mis le feu aux poudres.

Dès vendredi soir, de nombreux usagers sont descendus manifester dans une dizaine de villes pour exprimer leur mécontentement, fait rare dans une République islamique où les manifestations, pourtant autorisées par la Constitution, sont sévèrement réprimées.

Le mouvement de colère s'est propagé dans une cinquantaine de villes, dont Tabriz (Nord-Ouest), pourtant peu familière des manifestations. D'après un rapport des renseignements iraniens cité par Fars news, 87 000 personnes ont pris part aux manifestations dans une centaine de villes du pays, principalement dans les provinces du Khouzestan (Sud), de Fars (Sud), de Téhéran et de Kerman (centre).

Fustigeant tout d'abord la hausse du prix de l'essence, les manifestants ont ensuite étendu leurs slogans à la politique régionale de la République islamique, aux cris de « L'argent du pétrole a été perdu, il a été dépensé pour la Palestine ! » critiquant le soutien financier et militaire de Téhéran aux groupes palestiniens islamistes Hamas et Djihad islamique dans la bande de Gaza.

Coupure d'internet

Face aux manifestations en cours, le régime a décidé d’empêcher brutalement les Iraniens d’accéder au réseau mondial. Le pouvoir iranien a en effet entièrement privé le pays d'Internet, coupant l'herbe sous le pied des manifestants, qui utilisent massivement les réseaux sociaux pour se rassembler et communiquer entre eux, malgré la censure gouvernementale déjà existante. D'après l'ONG NetBlocks, spécialisée dans la cybersécurité, l'Iran a été victime ce week-end d'une « coupure quasi totale d'Internet ».

Le porte-parole du gouvernement iranien a assuré que le pays ne faisait plus face qu'à « quelques problèmes mineurs », mais que la situation était « à 80 % plus calme » que la veille.

La répression a été sanglante.

Après avoir fait usage de gaz lacrymogènes pour disperser les rassemblements, la police antiémeute n' a pas hésité à faire usage de tirs à balles réelles. Les heurts se sont parfois changés en véritable bataille rangée entre manifestants et forces de l'ordre.

Aucun bilan officiel n'a été donné sur le nombre des victimes. Mais selon les médias iraniens, cinq personnes au moins, dont quatre membres des forces de l'ordre ont été tuées. Pourtant, plusieurs sources en Iran évoquent la mort d'au moins une dizaine de contestataires, si ce n'est plus.

Les Nations unies parlent, quant à elles, de plusieurs dizaines de morts alors que l'ONG Amnesty international évoque le chiffre de 106 tués par balle.

La situation reste  très difficile à évaluer à l’échelle du pays, du fait de la coupure d’internet, encore largement inaccessible.

Alyson Braxton pour DayNewsWorld

L'INTERNEMENT DES OUIGHOURS EN CHINE REVELE PAR DES DOCUMENTS SECRETS

Des documents officiels chinois qui ont été transmis par un lanceur d'alerte au New York Times, révèlent le haut degré de coordination par Pékin de la répression des Ouïghours et autres minorités musulmanes dans la région du Xinjiang.

Les Ouïghours sont un peuple turcophone et musulman sunnite habitant la région autonome ouïghoure du Xinjiang en Chine et en Asie centrale. Ils représentent une des cinquante-six nationalités reconnues officiellement par la république populaire de Chine. Ils sont apparentés aux Ouzbeks.

Plus d’un million de musulmans, principalement d’ethnie ouïghoure, sont en détention dans le Xinjiang , d'après les chiffres d'experts de l'ONU et d'ONG de défense des droits de l'homme. Ces détentions sont le résultat d’une campagne de répression contre le terrorisme et l’islamisme engagée ces dernières années par le gouvernement chinois, en réaction à des attentats attribués à des indépendantistes ouïghours. Le président chinois Xi Jinping a donné l’ordre dès 2014 d’être « sans aucune pitié » contre le terrorisme et le séparatisme dans la région, selon des documents internes au régime communiste révélés par le New York Times

« Rafler tous ceux qui doivent l'être »

Les plus de 400 pages de documents secrets divulgués offrent un très rare aperçu des mécanismes à l’œuvre au Xinjiang.

Les documents comprennent entre autres un discours secret de Xi Jinping de 2014, dans lequel le président chinois appelle à lutter « sans aucune pitié » contre « le terrorisme, l'infiltration et le séparatisme », en recourant « aux armes de la dictature démocratique populaire ». Ce discours a été distribué à partir de 2016 aux hauts fonctionnaires locaux pour justifier la répression, avec l'ordre de « rafler tous ceux qui doivent l'être ».

Le Times met en exergue une note adressée par Pékin à ses fonctionnaires locaux pour leur donner des éléments de langage afin de répondre aux questions des étudiants ouïghours qui rentrent chez eux pendant les fêtes et découvrent que leurs parents ont disparu. On leur répondra donc, que ces proches ont été envoyés « en formation, dans des centres d’entraînements et d'éducation concentrée ». Les fonctionnaires devront ajouter que ces proches n'ont pas commis de crime mais ont été contaminés par le « virus » de l'extrémisme et doivent suivre un traitement « avant que la maladie ne dégénère ». Les étudiants sont en outre incités à se tenir tranquilles, leur comportement ayant une incidence sur la durée de détention de leurs proches.

Les démentis de Pékin

Pékin a maintes fois réfuté les critiques concernant sa répression dans la région à prédominance musulmane, qui a vu plus d’un million de Ouïghours, de Kazakhs et d’autres minorités envoyés dans des camps où ils sont souvent soumis à un endoctrinement politique. La Chine a organisé des visites des camps, qu’elle décrit comme des « centres de formation professionnelle » volontaires destinés à fournir aux « étudiants » des compétences professionnelles .

Une politique de répression contestée

Selon The New York Times, cette énorme fuite laisse à penser que la politique suivie au Xinjiang ne fait pas l'unanimité au sein du pouvoir chinois. Plusieurs bureaucrates locaux auraient été purgés pour avoir osé émettre des critiques ou contesté les ordres. En outre les documents ont  été transmis par un membre de l'appareil, qui a émis l'espoir qu'ils empêchent le régime, « d'échapper à sa culpabilité pour les détentions généralisées » dans cette région.

La politique suivie au Xinjiang a été également condamnée par les pays occidentaux.

Le mois dernier, l’intellectuel ouïgour Ilham Tohti, emprisonné à vie pour séparatisme, recevait le prix Sakharov du Parlement européen.

Alyson Braxton pour DayNewsWorld

VERS UNE NOUVELLE CONSTITUTION AU CHILI

Après plusieurs semaines de contestation sociale, le président chilien accepte une révision de la Constitution.

La Constitution héritée de la dictature militaire de Pinochet (1973-1990), cristallise en effet les revendications du mouvement contre les inégalités sociales depuis un mois.

Un référendum va finalement être organisé à ce sujet en avril 2020. Les principaux partis politiques chiliens sont parvenus à un accord après un mois de crise, « pour la paix sociale et la nouvelle Constitution » a annoncé le président du Sénat Jaime Quintana, alors que le pays est secoué depuis près d'un mois par une violente crise sociale.

Après plusieurs heures de négociations au Parlement, la coalition gouvernementale et les principaux partis d'opposition ont signé un « accord pour la paix et la nouvelle Constitution » qui prévoit un référendum comportant deux questions : une sur la révision ou non de la Constitution et l'autre, le cas échéant, sur la méthode pour la rédiger, a expliqué Jaime Quintana.

Cette seconde question devra déterminer quel organe sera en charge de la rédaction du nouveau texte, une « commission mixte constitutionnelle » ou une « convention ou assemblée constituante ». L'élection éventuelle des membres de ces organes de rédaction de la future constitution se fera en octobre 2020, en même temps que les élections municipales et régionales.

« Une victoire contre la violence »

« Nous sommes heureux d'avoir pu conclure un accord qui marque une victoire contre la violence », a assuré Jacqueline van Rysselberghe, présidente de l'Union démocratique indépendante (UDI, conservateur), pilier de la coalition soutenant le président Sebastian Piñera. L'accord est intervenu au sein d'un Congrès où aucun bloc ne dispose d'une majorité des deux tiers nécessaire pour une révision constitutionnelle et après deux mois de contestations populaires violentes, qui ont fait 22 morts et des milliers de blessés.

Une Constitution sur mesure

Si ce mouvement de colère est né en réponse à l’augmentation du prix du ticket de métro, ce sont les inégalités sociales que dénoncent avant tout les manifestants: le Chili a certes réussi, au cours des trois dernières décennies, à réduire fortement la pauvreté, mais sans toucher au modèle économique hérité de la dictature, qui fait du pays l’un des plus inéquitables de la planète.

L'actuelle Constitution dont l'idéologue d'extrême droite Jaime Guzman -assassiné par un mouvement armé d’extrême-gauche en 1991-est le principal artisan, avait été faite sur mesure pour que les secteurs conservateurs de la société puissent se maintenir au pouvoir avec notamment des quorums très élevés pour tout changement de fond. Elle reflétait l’adhésion de la dictature aux théories économiques néolibérales de Milton Friedman, entre autres. La Constitution fait ainsi la part belle au secteur privé. Elle ne garantit pas, par exemple, l’accès des Chiliens à l’éducation supérieure ni à un système public de retraites – aujourd’hui gérées par des fonds de pensions privés, qui fonctionnent par capitalisation individuelle. Depuis le retour de la démocratie, la droite chilienne a toujours freiné des quatre fers quand il s’est agi de faire évoluer la Constitution, et seuls des changements à la marge ont été possibles.

«« Ce qui a débuté par la fraude dans le métro se termine avec le début d'un processus constituant historique et inédit avec pour la première fois une participation citoyenne », a tweeté la journaliste Lucía López.

La Constitution de la dictature meurt et une démocratie naît », s'est félicité le sénateur progressiste et ex-ministre des Affaires étrangères Heraldo Muñoz.

Alyson Braxton pour DayNewsWorld

CHAOS A HONG KONG

Hong kong demeure paralysée jeudi 14 novembre, pour le quatrième jour consécutif, par des manifestants pro-démocratie. Les écoles et les universités sont restées portes closes et des hôpitaux ont différé les interventions non-urgentes.

De nombreux axes routiers restent bloqués par des barricades faites de bambous, de briques et d'un empilement d'objets divers.

Nombre de stations de métros et de lignes de bus sont également fermées entraînant une paralysie presque totale de la ville de 7,5 millions d'habitants. Selon le gouvernement, 70 personnes ont été hospitalisées mercredi, dont deux dans un état critique.

L'ex-colonie britannique connaît depuis juin sa pire crise politique depuis sa rétrocession à Pékin en 1997.

Et la détermination des manifestants trouve en écho l'intransigeance de l'exécutif local et du gouvernement central chinois. D'un côté la police qui procède à des tirs de gaz lacrymogènes et de balles en caoutchouc à proximité de l'Université Polytechnique de Hongkong où les manifestants sont appelés à se rassembler, de l'autre des étudiants qui ont adopté cette semaine une nouvelle tactique, dite de «l'éclosion généralisée» consistant à multiplier les actions de faible envergure pour éprouver au maximum les capacités de la police et qui mercredi ont déployé un nouvel arsenal contre la police, notamment des catapultes artisanales et des arcs et des flèches.

« L'État de droit à Hong Kong a été poussé au bord de l'effondrement total », a affirmé mardi le porte-parole de la police, Kong Wing-cheung.

Hong Kong, rétrocédé à la Chine par les Britanniques en 1997, est une région semi-autonome jouissant de libertés inconnues dans le reste de la Chine, et ce jusqu'en 2047. Mais les Hongkongais militant pour des réformes démocratiques accusent Pékin d'augmenter son emprise politique.

Les graves violences des derniers jours ont incité les puissances occidentales, États-Unis et Royaume-Uni en tête, à exhorter la cheffe de l'exécutif hongkongais Carrie Lam à trouver un compromis avec les manifestants.

Britney Delsey pour DayNewsWorld

L'EST DE L'AUSTRALIE DEVASTEE PAR DES INCENDIES MORTELS

Au moins trois personnes sont mortes et des dizaines d'autres ont été blessées dans des incendies qui ravagent la côte est de l'Australie.

Les habitants de la région de Sydney font face depuis plusieurs jours à une situation « catastrophique » en raison du risque de recrudescence des incendies .

Les températures élevées et les vents forts, attendus ce mardi devraient attiser les feux de brousse, ce qui a conduit la Première ministre de cet Etat, Gladys Berejiklian, à déclarer l'état d'urgence pour une durée de sept jours. Les autorités ont averti que des vies et des habitations seront en danger .La plus grande ville australienne et ses environs font ainsi face au plus haut niveau d'alerte aux incendies jamais émis.

Au cours des derniers mois, environ 11.000 km2 - l'équivalent de la Jamaïque ou du Kosovo - ont été brûlés, selon le service d'incendie de la Nouvelle-Galles du Sud

Certaines régions, déjà touchées par les incendies de ces derniers jours, s'apprêtent à faire face à cette nouvelle menace.

Sécheresse exceptionnelle

De tels incendies se produisent chaque année sur l'immense île-continent pendant le printemps et l'été en Australie. Si ce début de saison est dramatique, les scientifiques s'inquiètent pour les prochains mois.

Selon eux, le changement climatique et les cycles météorologiques génèrent des températures élevées, des vents forts et la sécheresse.

Boby Dean pour DayNewsWorld

LA MULTIPLICATION DES MURS DANS LE MONDE

Il y a 30 ans, lorsque le mur de Berlin ,surnommé le « mur de la honte », est tombé, il existait une douzaine de murs de séparation de ce type sur la planète. Trente ans après la chute du Mur de Berlin, le 9 novembre 1989, les murs frontaliers n'ont pas disparu.

La multiplication des murs dans le monde

Leur nombre est même en constante augmentation depuis les attentats du 11-Septembre aux Etats-Unis. On compte aujourd’hui entre 60 et 75 murs dans le monde, soit déjà construits, soit en cours de construction, définis comme des barrières non amovibles ancrées dans le sol. C'est plus du double de 2001.

Mis bout à bout, ces murs formeraient une ligne d'environ 40 000 kilomètres, soit la circonférence de la Terre.Et tous les continents sont concernés. En Asie, il y a le mur construit par l’Inde pour se couper du Bangladesh. C’est le plus long mur au monde, 3 200 kms ! En Afrique aussi, il y a de nombreux murs de séparation : entre le Maroc et l’Algérie, entre l’Afrique du Sud et le Mozambique, entre le Kenya et la Somalie, entre le Botswana et le Zimbabwe, etc.

Le mur change de nature au fil du temps

« L'attaque contre les tours du World Trade Center à New York a apporté le premier coup de griffe. Elle a eu pour conséquence un repli sécuritaire et l'augmentation du nombre de murs », indique Marc Galvin, responsable Global Challenge.

À la fin du XXe siècle, à travers le blindage de la frontière, une ligne de front se convertissait en frontière de fait et imposait une paix provisoire. Les murs en Europe étaient des séparations édifiées pour des raisons idéologiques, comme les deux Allemagne ou pour des raisons religieuses comme les murs entre quartiers catholiques et protestants à Belfast en Irlande du Nord ou à Chypre. Entrent dans ce cadre également la séparation entre les deux Corée, ou encore le mur entre l’Inde et le Pakistan au Cachemire. Mais les exemples sont relativement rares.

En ce XXIe siècle, par contre, les murs sont érigés pour contrer des flux migratoires ou une menace terroriste, à l'instar de celui entre les Etats-Unis et le Mexique, défendu par le président Donald Trump, ou entre la Hongrie et la Serbie, érigé par Viktor Orban, ou encore dans les enclaves espagnoles de Ceuta et Melilla.

Aujourd'hui, les murs constituent donc une réponse évidente à un danger réel ou fantasmé, apportée par un gouvernement qui veut montrer qu'il agit rapidement

Jaimie Potts pour DayNewsWorld

LE PRESIDENT FRANCAIS EN VISITE D'ETAT

EN CHINE

Emmanuel Macron , accompagné de la première dame, effectue à partir de ce lundi 4 novembre 2019 et jusqu’à mercredi sa deuxième visite en Chine. Une deuxième visite durant laquelle commerce et culture seront au programme.

Une foire pour montrer que la Chine est ouverte aux importations

A Shangai, la grande métropole économique de l’est, où il arrive lundi soir, Emmanuel Macron sera accueilli par son homologue chinois à la Foire des importations, un grand rendez-vous commercial dont la France est l’un des « invités d’honneur » avec 70 entreprises tricolores inscrites.

Les acteurs économiques espèrent signer une quarantaine de contrats dans les secteurs de l' agroalimentaire, du tourisme,de la santé … et d'élargir cette palette, la France hors du « romantisme », et de quelques aspects industriels comme les Airbus, étant vue par les Chinois « comme un petit Etat européen, loin derrière l’Allemagne et l’Angleterre ».

Après la commande de 300 appareils Airbus en mars, Paris espère notamment avancer sur le projet d’usine de traitement de combustibles nucléaires usés porté par Orano (ex-Areva).

Avec ce salon la Chine veut se montrer ouverte aux importations alors que cette foire se tient sur fond de guerre commerciale entre Pékin et Washington, dont l'Europe souhaite éviter de faire les frais

Inauguration d’une antenne de Beaubourg

Mardi, Emmanuel Macron inaugure le Centre Pompidou West Bund Museum Project, la première antenne du musée parisien Beaubourg à s’implanter hors d’Europe. Des œuvres prêtées par Beaubourg seront exposées dans cette institution culturelle d'une surface de 2.100 m2, conçue par l’architecte britannique David Chipperfield,.

Emmanuel Macron déjeunera aussi avec des artistes chinois, et sera en outre accompagné par l'acteur Guillaume Canet, qui réalisera le prochain film des aventures d'Astérix, Astérix & Obélix, l'Empire du milieu, dans lequel le célèbre Gaulois se frottera à la culture chinoise.

Un sixième rencontre avec Xi Jinping

Emmanuel Macron passera plusieurs heures avec le président chinois, qu’il rencontrera pour la sixième fois en près de trois ans. « Xi Jinping attache une importance particulière à cette visite », qui est « une nouvelle étape dans la relation bilatérale », explique Zhu Jing.

Ils visiteront ensemble mardi les pavillons chinois et français de la Foire de Shanghaï, puis les deux couples dîneront ensemble dans « un lieu très chinois », en échos au dîner en France, en mars, dans une villa-musée de Beaulieu-sur-Mer, sur la Côte d'Azur.

Mercredi, Xi Jinping recevra le chef d'Etat français à Pékin pour des entretiens plus formels - la sixième rencontre en près de trois ans - notamment afin de pousser "un agenda euro-chinois" pour le climat et la biodiversité. Ils devraient également discuter des crises internationales, comme le nucléaire iranien, quelques jours avant l'expiration, le 4 novembre, de l'ultimatum adressé par Téhéran à ses partenaires de l'accord pour l'aider à contourner les sanctions américaines.

Quant aux droits de l'homme, « pas de tabou » assure l'Elysée. Pourtant, lors de sa première visite en Chine, Emmanuel Macron s'était montré très discret sur ce sujet très sensible.

« Sur les droits de l’Homme, il y a un dialogue régulier entre la Chine et la France. Son rôle est d’avoir des échanges constructifs, pas de se critiquer mutuellement », prévient Zhu Jing, en soulignant que « Hong Kong et le Xinjiang relèvent des affaires intérieures de la Chine ».

Jenny Chase pour DayNewsWorld

LE NOUVEAU CHEF DE DAESH DESIGNE

Abou Ibrahim al-Hachemi al-Qourachi a été désigné, ce jeudi, comme le nouveau chef de Daesh, après que l'organisation a officiellement confirmé la mort de son précédent leader Abou Bakr al-Baghdadi.

Daesh a confirmé, ce jeudi, la mort de son chef Abou Bakr al-Baghdadi, considéré comme responsable de multiples exactions et atrocités en Irak et en Syrie et d'attentats sanglants.

Le nom de son successeur a également été dévoilé. Il s'agit d'Abou Ibrahim al-Hachemi al-Qourachi.

Celui-ci n'avait que rarement été mentionné parmi les potentiels successeurs de al-Baghdadi.

Le principal juge de Daesh

L'organisation a précisé que le « Majlis al-choura (l'assemblée consultative en arabe, NDLR) » avait prêté allégeance à Abou Ibrahim al-Hachemi al-Qourachi en tant que « commandeur des croyants » et nouveau « calife des musulmans »".

Son nom, "al-Qourachi", indique que, comme al-Baghdadi, le nouveau chef de Daesh est un descendant de la tribu des Qourachi, celle du prophète Mohammed, soit un pré-requis nécessaire pour devenir "calife".

L'utilisation de la particule "al-Qourachi" indiquerait que Daesh se voit ainsi toujours comme un « califat » alors que le « califat » territorial de Daesh a été déclaré rayé de la carte par les Américains en mars dernier dans son dernier réduit en Syrie.

Alize Marion pour DayNewsWorld

ACCORD TURCO-SYRIEN OU LA RUSSIE FAISEUR

DE PAIX EN AFRIQUE ?

Une quarantaine de chefs d’Etat africains sont reçus à Sotchi, au bord de la mer Noire, pour renforcer une coopération économique et militaire, encore assez limitée. A l'heure où l'Amérique se désengage du continent africain, Moscou veut consolider son influence dans la région.

Aussi Vladimir Poutine a-t-il reçu mardi Recep Tayyip Erdogan, quelques heures avant l’expiration, de la trêve observée par la Turquie contre les miliciens kurdes dans le nord-est de la Syrie, qu' Ankara considère comme des terroristes liés aux séparatistes dans le sud-est de la Turquie.

Après sept heures d'âpres discussions le président turc et son homologue russe sont parvenus à un accord «historique» prévoyant le retrait des dernières forces kurdes d'une « zone de sécurité » à turco-syrienne.

Les présidents russe et turc se sont accordés mardi sur un retrait des forces kurdes du nord-est de la Syrie, prenant le contrôle en commun de la majeure partie de cette zone en proie à un conflit croissant entre Ankara et combattants kurdes. Recep Tayyip Erdogan et Vladimir Poutine ont décidé dans un premier temps de déployer des patrouilles militaires russes et syriennes dans les secteurs de la bande frontalière bordant la zone où l’armée turque a déclenché début octobre une opération militaire.

Ces patrouilles auront pour objectif de « faciliter » le retrait des forces kurdes YPG et leur désarmement dans une zone « profonde de 30 km » le long de la frontière syro-turque. Puis, « 150 heures » plus tard, des patrouilles communes, cette fois russo-turques, évolueront dans la zone. La Turquie gardera néanmoins la haute main sur la zone située entre la ville de Tal Abyad et celle de Ras al-Aïn. Soit une zone de sécurité d’une longueur de 120 kilomètres sous son contrôle direct, sur les 440 qu’elle réclamait à l’origine.

Mais la réaction de Bachar el-Assad- également allié de Moscou- ne s'est pas fait attendre qui a accusé Recep Erdogan de « voler le territoire syrien  » et s'est rendu - fait rarissime- à la frontière turco- syrienne.

Garett Skyport pour DayNewsWorld

IMPASSE POLITIQUE EN ISRAEL

Le Premier ministre conservateur israélien Benjamin Netanyahou, au pouvoir depuis 13 ans, a annoncé lundi soir qu'il renonçait à tenter de former un gouvernement.

« Il y a peu de temps j'ai annoncé au président (Reuven Rivlin) que je lui rendais mon mandat », a annoncé Benjamin Netanyahou dans une vidéo mise en ligne sur son compte Facebook, en s'adressant aux « citoyens israéliens ».

Le chef du gouvernement  israélien a reconnu avec gravité ne pas avoir rempli la mission qui lui avait été confiée le 25 septembre 2019 par Reuven Rivlin.

Il a indiqué avoir « travaillé sans relâche pour établir un large gouvernement d’unité nationale », qui aurait inclus son parti – le Likoud –, ses partenaires nationalistes et ultraorthodoxes, mais aussi Benny Gantz. Mais en vain.

Au président Rivlin de mandater désormais le centriste Benny Gantz, chef du parti Bleu-Blanc et principal rival de M. Nétanyahou aux législatives d’avril et de septembre, pour tenter à son tour de former un gouvernement.

Benny Gantz, un ancien chef de l'armée, disposera aussi de 28 jours pour remplir à bien cette tâche.

A l'issue des élections législatives du 17 septembre, Benjamin Netanyahou et lui se tenaient au coude-à-coude avec respectivement 55 et 54 élus pour diriger le prochain gouvernement, mais sans atteindre le seuil de 61 députés leur permettant de former un gouvernement majoritaire.

Benny Gantz, ancien chef de l'armée entré en politique il y a tout juste un an, disposera aussi de 28 jours pour remplir à bien cette tâche.

S'il échoue à former un gouvernement d'union, le président Rivlin pourrait demander à une majorité de députés de désigner un candidat.

Alyson Braxton pour DayNewsWorld

JUSTIN TRUDEAU VERS UN NOUVEAU MANDAT

A 47 ans, Justin Trudeau n’a plus les atouts de la jeunesse et de la nouveauté qui avaient contribué à le porter au pouvoir, à la surprise générale, en 2015 face au conservateur Stephen Harper.

Usé par quatre ans de pouvoir et affaibli par plusieurs scandales, le dirigeant libéral a obtenu une courte majorité ce lundi 21 octobre 2019.

Selon les projections des télévisions rendues publiques quelques heures après la clôture des derniers bureaux de vote, le dirigeant libéral a obtenu un deuxième mandat à l’issue des élections législatives, mais sans décrocher la majorité absolue qui avait salué son élection fracassante en 2015.

Les libéraux devraient obtenir près de 160 des 338 sièges en lice à la Chambre des communes alors qu'ils disposaient jusqu'alors d’une confortable majorité absolue de 177 sièges.

La victoire de Justin Trudeau face aux conservateurs d’Andrew Scheer, 40 ans, est donc à relativiser.

Les conservateurs du jeune dirigeant Andrew Scheer étaient en tête dans un peu plus de 120 circonscriptions , suivi des indépendantistes du Bloc québécois (32) et du Nouveau Parti Démocratique (NPD, gauche) avec 25 sièges.

Dès aujourd’hui, Justin Trudeau entame des discussions avec ces plus petits partis en vue d’une alliance. Le dirigeant conservateur devrait notamment se rapprocher du Nouveau Parti Démocratique (NPD, gauche), de Jagmeet Singh, l’une des révélations de ces élections, ou du Bloc québécois, formation indépendantiste dirigée par l’autre révélation de la campagne, Yves-François Blanchet.

Le premier test du futur gouvernement sera le discours du Trône, au cours duquel le gouvernement soumet au vote du Parlement son programme législatif.

Britney Delsey pour DayNewsWorld

UNE SERIE DE MESURES INEDITES

POUR SORTIR DE LA CRISE AU LIBAN

Le premier ministre libanais Saad Hariri avait posé un ultimatum à son gouvernement auquel les principaux dirigeants politiques ont répondu, acceptant notamment de ne plus imposer de nouveaux impôts et un programme de privatisations.

Après un week-end d'intenses concertations avec toutes les forces politiques il a élaboré « plan de sauvetage » économique discuté lundi par le Conseil des ministres.

Des démarches qui se déroulent alors que le mouvement de contestation populaire, déclenché spontanément par une décision du gouvernement d'imposer une taxe sur les appels effectués via les applications de messagerie internet, entre dans son cinquième jour.

Le plan de sauvetage préparé par le Premier ministre libanais Saad Hariri constitue une réelle rupture avec les politiques économiques et financières passées.

Il propose un budget 2020 ne comprenant aucune nouvelle taxe et prévoit de mettre le secteur bancaire à contribution à hauteur de 3 milliards de dollars.

Il promet aussi une accélération du plan de réhabilitation du secteur de l’électricité, avec le retour de l’alimentation en courant électrique 24h/24 l’année prochaine. Vient s'ajouter toute une série de propositions concernant les dirigeants comme la réduction de moitié des salaires des ministres, des députés et le plafonnement des émoluments des hauts fonctionnaires de l’État et des magistrats, une réponse à l'accusation de corruption.

Ce plan, qui comporte aussi d’autres mesures qualifiées d’« inédites », a été accepté par les principaux partis et doit être discuté ce lundi 21 octobre à midi par le Conseil des ministres, qui se réunit ce lundi pour la première fois depuis le début de la crise, le 17 octobre au soir.

Mais avant même qu’il ne soit étudié par le gouvernement, le chef druze Walid Joumblatt en a atténué l’impact et l’efficacité. L’ancien allié du Premier ministre a estimé que les propositions de Saad Hariri ne seront pas acceptées par les manifestants. Renouant avec l’escalade, il a réclamé le départ du gouvernement du ministre des Affaires étrangères, Gebran Bassil, gendre et dauphin du président Michel Aoun.

De plus ces mesures ne suffiront pas à calmer le mouvement  de contestation déclenché jeudi qui réclame le départ de l’ensemble de la classe politique, jugée corrompue et incapable de trouver des solutions à la grave crise économique et sociale qui perdure.

Plus du quart de la population libanaise vit sous le seuil de pauvreté, selon la Banque mondiale.

Andrew Preston pour DayNewsWorld

LIBAN MANIFESTATIONS SOUS FOND DE CRISE

ECONOMIQUE ET POLITIQUE

Des scènes de violence entre des manifestants et les forces de l’ordre secouent depuis le 17 octobre 2019 au soir le Liban, où une explosion de colère contre une augmentation des taxes s’est transformée en grave crise politique.

Des scènes de violence

Du nord au sud, d’est en ouest du pays des milliers de manifestants ont paralysé, jeudi, la circulation en coupant les artères principales à l'aide de bennes à ordures et de pneus brûlés. La mobilisation était encore plus importante vendredi et tout le pays était paralysé. La journée a été émaillée de nombreux incidents qui ont fait des blessés, à Tripoli dans le nord, la deuxième ville du pays. Les images retransmises en direct sur toutes les télévisions ont montré des scènes d’une violence inouïe, qui ont duré une grande partie de la nuit de vendredi à samedi et causé des dizaines de blessés côté manifestants comme forces de sécurité.

Ces rassemblements dans tout le pays, le plus important mouvement de contestation depuis des années, ont mêlé des Libanais de toutes confessions et classes sociales qui réclamaient à l'unisson la démission du gouvernement du sunnite Saad Hariri, du président chrétien Michel Aoun ou encore du président chiite du Parlement Nabih Berri

Les manifestations ont été déclenchées spontanément par une décision du gouvernement d'imposer une taxe sur les appels effectués via les applications de messagerie internet. Le gouvernement, au sein duquel sont représentées les principales formations du pays, a fait marche arrière sur son projet de taxe sur les appels WhatsApp, mais l’annulation de cette taxe n’a pas pour autant ramené le calme.

Un contexte socio-économique difficile

En effet la taxation de WhatsApp est l'étincelle qui a mis le feu aux poudre dans un pays plongé dans une sévère crise économique où tous les indicateurs sont dans le rouge : récession, chômage, dette publique abyssale (85 milliards de dollars, soit 150% du PIB), déficit budgétaire chronique, déficit de la balance des paiements, etc. S'est ajoutée une pénurie de dollars dans un pays dont l’économie est adossée au billet vert qui a fait perdre à la livre libanaise entre 8% et 10% de sa valeur au marché noir, affaiblissant davantage encore le pouvoir d’achat des Libanais.

Pour sortir de la crise, le gouvernement s’est engagé dans une politique de réduction des dépenses publiques et d’augmentation des recettes de l’État qui s'est traduite par une baisse des aides sociales et une augmentation des taxes et des impôts. Ces mesures impopulaires devaient être couplées à des réformes structurelles exigées par la communauté internationale pour donner le coup d’envoi aux projets de la Conférence Cèdre qui s'est tenue à Paris en avril 2018 et au cours de laquelle le Liban avait obtenu des promesses d’aides de 11 milliards de dollars.

C’est donc dans ce contexte socio-économique difficile que les manifestations ont éclaté.

Vers une crise politique ?

Surprises par l’ampleur du mouvement de contestation, les autorités sont apparues démunies . Certains hommes politiques ont appuyé les revendications des manifestants, plus pour régler de vieux comptes avec le président de la République Michel Aoun et son gendre et dauphin Gebran Bassil, le ministre des Affaires étrangères, que par souci de lutter contre la corruption.

Lors d’une conférence de presse vendredi, Gebran Bassil a accusé « certaines parties » sans les nommer, de vouloir plonger le Liban dans une guerre économique et faire dévier de ses objectifs la vague de protestations « légitime ». « Je les [les manifestants] comprends et le pire est à venir si la situation ne s’améliore pas », a-t-il dit en reconnaissant la gravité de la situation socio-économique.

Le principal concerné, Saad Hariri, est intervenu vendredi en début de soirée. Dans un discours retransmis en direct sur toutes les chaînes de télévision, le Premier ministre a accusé ses partenaires au gouvernement d’avoir entravé les réformes inévitables pour empêcher un effondrement économique et financier. Il a donné 72 heures aux membres de la coalition gouvernementale pour soutenir ses réformes économiques. « Nos partenaires au gouvernement doivent nous donner une réponse claire et définitive, qui soit convaincante pour moi, pour les Libanais et pour la communauté internationale pour montrer que nous avons tous opté pour des réformes, pour en finir avec le gaspillage et la corruption », a-t-il dit. « Sinon, je tiendrai un tout autre discours dans un très court délai de 72 heures », a-t-il prévenu.

L'explosion de colère de la rue due à la détérioration des conditions de vie s'est transformée, en moins de 24 heures, en bras de fer politique et, peut-être, en crise gouvernementale.

Andrew Preston pour DayNewsWorld

ETAT D'URGENCE A SANTIAGO DU CHILI

Santiago du Chili a été, vendredi 18 octobre 2019, le théâtre de violents affrontements , entre les forces de l’ordre et des manifestants, ce qui a conduit le président chilien, Sebastian Pinera, à décréter l’état d’urgence dans la capitale.

Le président chilien, Sebastian Pinera, a décrété l’état d’urgence à Santiago et a confié à un militaire la responsabilité d’assurer la sécurité.

« J’ai décrété l’état d’urgence et, à cette fin, j’ai nommé le général de division Javier Iturriaga del Campo à la tête de la défense nationale, conformément aux dispositions de notre législation concernant l’état d’urgence », a déclaré Sebastian Pinera dans un message au palais gouvernemental.

L’augmentation des prix des tickets de métro, passés de 800 à 830 pesos (1,04 euro) aux heures de pointe, après déjà une première augmentation de 20 pesos en janvier a mis le feu aux poudre.

Pillages, incendies, destructions de barrières et tourniquets dans le métro se sont multipliés.

En divers endroits de la ville, des manifestants ont érigé des barricades et se sont heurtés à la police.

Le président Pinera a qualifié les manifestants de délinquants.

« Ce désir de tout casser n’est pas une protestation, c’est criminel », a-t-il déclaré dans une interview à la radio.

Britney Delsey pour DayNewsWorld

LE SORT DES DJIHADISTES FRANCAIS EN SYRIE

« Il nous faudra prendre notre responsabilité en tant que coalition internationale pour stopper toute résurgence de Daech », a souligné Emmanuel Macron le 16 octobre 2019.

Face au risque de dispersion des djihadistes aux mains des Kurdes syriens, Jean-Yves Le Drian a discuté ce jeudi en Irak du possible transfert et jugement de djihadistes en Irak.

Un risque de « dispersion » et de résurgence de l'EI

Depuis que la Turquie a lancé le 9 octobre une offensive militaire contre une milice kurde de Syrie, les Européens redoutent que des milliers de djihadistes détenus par les Kurdes, notamment des étrangers, ne s'évadent pour redonner corps au groupe État islamique.

Environ 12.000 femmes et enfants de combattants de l'EI sont retenus dans des camps de déplacés du nord-est syrien. Hormis les Irakiens, 2500 à 3000 étrangers figurent parmi ces détenus.La France compte environ 200 ressortissants adultes et 300 enfants dans les camps et prisons sous contrôle kurde.

Paris craint que les djihadistes emprisonnés en Syrie profitent du chaos créé par l’intervention turque pour s’échapper. Certains pourraient rejoindre les « cellules dormantes » pour « recombattre » tandis que d'autres pourraient vouloir rentrer en France, éventuellement pour y commettre des attentats. Au cas où ces djihadistes ne s’évadent pas, ils tomberont aux mains du régime de Damas avec le risque que Bachar Al Assad les utilise comme monnaie d’échange.

Pour des  jugements sur place

La France refuse, comme nombre d'autres pays, de rapatrier ces djihadistes en raison des craintes d'attentats et de l'hostilité de l'opinion, et souhaite qu'ils soient jugés au plus près de là où ils ont commis leurs crimes. Édouard Philippe a rappelé, le 16 octobre, devant les sénateurs : « Un certain nombre de ceux qui sont détenus en Syrie par les Kurdes ont commis des crimes en Irak et peuvent donc, de ce fait, le cas échéant être judiciarisés sur place. »

L’objectif visé par Jean-Yves Drian serait d’obtenir de Bagdad un transfert dès que possible sur son sol pour les juger. Reste à s’entendre sur le dédommagement financier : en avril, les Irakiens avaient avancé le chiffre de 2 milliards de dollars (1,8 milliard d’euros) pour juger l’ensemble des ressortissants des États membres de la coalition internationale.

Le ministre des affaires étrangères veut trouver avec le gouvernement irakien « la manière de mettre en œuvre (un) mécanisme juridictionnel adapté » pour juger « dans les meilleures conditions » ces combattants.

Alize Marion pour DayNewsWorld

LA TURQUIE SUSPEND SON OFFENSIVE EN SYRIE PENDANT 120 HEURES

La Turquie et les États-Unis ont conclu un accord de cessez-le-feu de 5 jours.

La Turquie va mettre fin à son offensive en Syrie pendant 5 jours après le retrait des forces kurdes, a fait savoir le vice-président américain Mike Pence à Ankara.

Pour permettre un retrait des forces kurdes «sous 120 heures, toutes les opérations militaires dans le cadre de l'opération Source de Paix vont être suspendues et l'opération sera complètement arrêtée une fois ce retrait achevée», a déclaré Mike Pence après quatre heures de négociation avec le président turc Recep Tayyip Erdogan.

Une trêve temporaire confirmée par la Turquie dans la foulée. «Nous pourrons arrêter l'opération seulement lorsque les forces kurdes se seront retirées complètement de la région», a affirmé Mevlut Cavusoglu, chef de la diplomatie turque.

Les forces kurdes devront se retirer d'un secteur d'une profondeur de 32 km qui servira de «zone de sécurité» , laissant ainsi le champ libre à la Turquie dans cette partie du nord de la Syrie.

L’accord réalise en fait tous les objectifs visés par la Turquie lors du lancement de son offensive baptisée

« Source de paix » au nord est de la Syrie , à savoir le contrôle d’une zone de 32 kilomètres de profondeur sur 400 kilomètres de longueur par l’armée turque et ses supplétifs syriens ainsi que le retrait total des combattants kurdes.

De plus les réfugiés syriens actuellement accueillis en Turquie pourront s'y installer comme le souhaite les autorités kurdes.

Mike Pence a également fait savoir que le président Trump allait abroger les sanctions contre la Turquie après la fin de l'offensive.

Un « grand jour » pour Donald Trump. Une belle avancée diplomatique pour Erdogan qui doit rencontrer Vladimir Poutine à Sotchi mardi 22 octobre 2019, soit précisément dans 5 jours ...

Garett Skyport pour DayNewsWorld

LES GRANDS GAGNANTS APRES LE RETRAIT

DES TROUPES AMERICAINES DE SYRIE

Le retrait militaire des troupes américaines rebat les cartes géopolitiques de la région et fait de grands gagnants .

La Turquie bénéfice bien sûr de cette situation pénétrant largement dans la bande frontalière d'une trentaine de kilomètres de profondeur tenue par les YPG empêchant la création d'une région autonome kurde.

Erdogan rehausse également sa popularité en promettant de réinstaller sur les terres conquises une partie des réfugiés syriens actuellement en Turquie.

Avec le retrait des troupes américaines dans le nord de la Syrie, Bachar el-Assad figure comme un grand gagnant. En effet les Kurdes ont été acculés à se tourner vers Damas pour espérer faire face à l'offensive de la Turquie.

Les forces turques ont d'ores et déjà conquis une bande territoriale longue d'environ 120 kilomètres, allant de la ville frontalière de Tal Abyad jusqu'à l'ouest de Ras al-Aïn.

« Nous savons que nous devrons faire des compromis douloureux », mais « entre les compromis et le génocide de notre peuple, nous choisirons la vie », a déclaré au magazine Foreign Policy le haut commandant des FDS Mazloum Abdi, pour justifier cette alliance.

Aussi l'armée syrienne s'est-elle déployée lundi à une trentaine de kilomètres du sud de Ras al-Aïn, où s'affrontent les soldats turcs et les Forces démocratiques syriennes (FDS), principale coalition de combattants kurdes et arabes

Le président syrien Bachar el-Assad  fait partie aussi des gagnant. Grâce à l'accord passé avec les milices kurdes il peut désormais récupérer le nord du pays, alors que ces derniers en luttant contre Daech, avaient réussi à unifier leur province le long de la frontière avec la Turquie, pour former un territoire représentant 31% de la Syrie.

Le pouvoir de Damas va ainsi pouvoir récupérer sur les Kurdes de larges territoires, en échange de sa protection.

Le régime syrien, exsangue financièrement, va aussi récupérer une partie des revenus du pétrole jusque-là confisqués par les Kurdes

Les Russes sont intervenus en Syrie en septembre 2015 et ont permis au dirigeant de Damas de repousser la rébellion syrienne notamment d'Alep fin 2016, ou de la Ghouta orientale, à proximité de Damas, en 2018.

Et le retrait des Américains de la Syrie,où de nombreuses bases russes sont installées, consacre l'influence de la Russie dans cette région sensible du globe et si riche en pétrole.

L'Iran partage avec Moscou la satisfaction de voir partir les Américains de la région. Partie prenante avec la Russie et la Turquie des accords d'Astana sur la Syrie, Téhéran est donc aussi dans le camp des vainqueurs.

« Les Kurdes ont échoué à convertir leurs conquêtes territoriales en reconnaissance de leurs revendications, tant ces conquêtes étaient conditionnées à la présence américaine », conclut Manon-Nour Tannous, spécialiste du monde arabe.

Jenny Chase pour DayNewsWorld

CRISE EN EQUATEUR

LES INDIGENES ACCEPTENT LA MAIN TENDUE

DU PRESIDENT

La principale organisation indigène d’Équateur a accepté samedi de dialoguer avec le président Lenin Moreno, qui a de son côté décrété un couvre-feu à Quito face aux « intolérables » violences, au 11e jour d’une crise sociale sans précédent provoquée par des réformes économiques en échange d’un prêt du FMI.

Confronté à la pire crise de son mandat, le chef de l’État, élu en 2017, a annoncé sur Twitter l’entrée en vigueur à 15 h (minuit à Paris) de cette mesure dans la capitale et ses alentours, où il a également ordonné la mise en place d’un contrôle militaire.Il avait déjà transféré, lundi, le siège du gouvernement à Guayaquil (sud-ouest), tandis que l’état d’urgence avait été décrété pour 60 jours et que 74 000 militaires et policiers avaient été déployés.

« Après un processus de consultation avec les communautés, organisations, peuples, nationalités et organisations sociales, nous avons décidé de participer au dialogue direct » avec Lenin Moreno, a déclaré samedi dans un communiqué la Confédération des nationalités indigènes de l’Équateur (Conaie)

.

De violents affrontements  à Quito

Mais au même moment, de violents affrontements se poursuivaient dans la capitale, entre manifestants jetant des pierres et tirant des fusées artisanales et forces de l’ordre répliquant avec des grenades lacrymogènes et des balles en caoutchouc.

Des manifestants encagoulés ont en outre mis le feu au bureau de l’Inspection générale des finances, dans le nord de Quito. La ministre de l’Intérieur, Maria Paula Romo, a annoncé sur Twitter l’évacuation de la zone pour que « les équipes de secours puissent lutter contre l’incendie et s’occuper du personnel qui se trouve à l’intérieur ». Selon le parquet, 34 personnes ont été arrêtées.

D’autres attaques ont visé les locaux de la chaîne de télévision Teleamazonas et du journal El Mercurio à Quito.

Le mouvement indigène, fer de lance de la contestation, s’est empressé de démentir toute implication dans ces attaques

« Dehors le FMI »

Vendredi, dans une allocution télévisée, le chef de l’État avait appelé les dirigeants indigènes à « dialoguer directement » afin de « trouver des solutions » à la crise déclenchée par son annonce de réformes, en contrepartie d’un prêt du Fonds monétaire international (FMI) de 4,2 milliards de dollars.

Dans la soirée, la Conaie avait d’abord refuser, estimant que cette offre de dialogue « manqu (ait) de crédibilité ». Elle avait ajouté qu’elle ne négocierait qu’une fois « abrogé » le décret supprimant les subventions sur le carburant, la mesure la plus controversée.

L’organisation accepte désormais une rencontre avec le président pour discuter du « retrait ou (de) la révision du décret », après plus d’une semaine de manifestations qui ont fait six morts, 937 blessés et 1 121 arrestations, selon le bureau du Défenseur du peuple, organisme public de défense des droit.

Des blocages et mouvements de grève

Les indigènes - 25 % des 17,3 millions d’habitants - rejettent la suppression des subventions sur le carburant, qui les affecte de plein fouet : constituant 68 % des pauvres dans le pays, ils travaillent principalement dans l’agriculture et voient s’envoler les coûts de transport pour l’écoulement de leurs produits.

Les blocages de routes continuaient samedi de paralyser une grande partie du pays, tandis que les transports publics étaient quasi inexistants.

Par ailleurs, se poursuivaient aussi plusieurs mouvements de grève et des blocages de puits pétroliers en Amazonie, ce qui a déjà forcé l’Équateur à suspendre la distribution de près de 70 % de sa production de brut.

Lenin Moreno accuse son prédécesseur Rafael Correa (2007-2017), un ex-allié devenu adversaire politique, d’avoir « activé » un « plan de déstabilisation » avec l’aide du président vénézuélien Nicolás Maduro.

Il a reçu vendredi le soutien de Washington qui, via son secrétaire d’État Mike Pompeo, a souligné les « efforts » du gouvernement équatorien « pour institutionnaliser les pratiques démocratiques et appliquer les réformes économiques nécessaires ».

Emily Jackson pour DayNewsWorld

AU MOINS CINQUANTE-SIX MORTS

DANS LE VIOLENT TIPHON HAGIBIS AU JAPON

Le typhon Hagibis s'est abattu samedi sur le Japon peu avant 19 heures e et notamment sur l’agglomération géante de Tokyo, avec des inondations, des rafales de vent allant jusqu’à près de 200 km/h, et des glissements de terrain. Des dizaines de milliers de personnes ont évacués, suivant les consignes, plus de 90 blessés et au moins quatorze morts sont à déplorer Dix personnes sont toujours portées disparues.

Un demi-million de foyers privés d’électricité

Un tremblement de terre de magnitude 5,7 s’est déclaré à Chiba, au large de cette préfecture à 18 h 22 (11 h 22 à Paris), sans provoquer de tsunami.

L'agence météorologique japonaise (JMA) a mis en garde contre des glissements de terrain, les hautes vagues et les inondations. L'intensité « sans précédent » des précipitations selon la JMA avait poussé celle-ci à émettre son niveau d'alerte aux pluies maximale, réservé aux situations de catastrophe prévisible.

Plusieurs cours d’eau sont sortis de leur lit, dont le fleuve Tama à l’ouest de Tokyo bordant des zones densément peuplées.Plusieurs alarmes dues à des débordements d’eau ont par ailleurs retenti à la centrale nucléaire de Fukushima-Daiichi (nord-est), dévastée depuis le tsunami de mars 2011. mais l’opérateur Tokyo Electric Power n’a pas signalé d’anomalie grave à ce stade.

Près d’un demi-million de foyers dans la région de Tokyo ont été privés d’électricité samedi durant la tempête.

Des matchs du Mondial de rugby reportés

La tempête a aussi bouleversé l’organisation de deux compétitions sportives organisées au Japon : (France-Angleterre et Nouvelle-Zélande-Italie) et dimanche (Namibie-Canada) ont été annulés.En revanche, le match entre le Japon et l’Ecosse, décisif pour la qualification pour les quarts de finale et menacé en raison du typhon Hagibis, sera joué comme prévu dimanche à Yokohama.

Le Japon est frappé par une vingtaine de typhons chaque année. Avant Hagibis, Faxai avait tué au moins deux personnes début septembre et provoqué d’importants dégâts à Chiba.

Boby Dean pour DayNewsWorld

L'OPERATION SOURCE DE PAIX DE LA TURQUIE AURA DE LOURDES CONSEQUENCES

L'offensive de la Turquie dans le nord-est de la Syrie, lancée mercredi 9 octobre, a provoqué un tollé international et inquiète la communauté internationale qui craint des conséquence désastreuses engendrées par la décision unilatérale d'Ankara.

1° L'évasion de djihadistes

En combattant les kurdes , la Turquie prend le risque de favoriser la réorganisation de l'EI .

En effet les Forces démocratiques syriennes (FDS, un groupe dont l'essentiel est composé d'YPG kurde) ont combattu l'Etat islamique en Syrie avec l'appui aérien des Occidentaux. Sur le terrain, c'est donc YPG qui gère aujourd'hui les prisons dans lesquelles les quelque 10 000 jihadistes, dont 2 000 étrangers, capturés au cours des combats, sont enfermés.

Les Kurdes du nord-est syrien ont également le contrôle des camps abritant environ 80 000 membres des familles de ces jihadistes et dans lesquels l'idéologie jihadiste perdure.

Or la sécurisation de ces camps qui pose déjà problème, préoccupe au plus haut point les Européens maintenant qu'est enclenchée cette offensive

En effet les Turcs auraient visé sciemment ces camps et prisons libérant ainsi volontairement des djihadistes .

De plus les Kurdes mobilisant leur énergie sur la résistance à l'offensive turque, ne peuvent plus surveiller aussi efficacement les camps.

La preuve en est que, ce dimanche 13 octobre 2019, 795 proches de djihadistes se seraient échappés du camps d'Aïn Issa, situé dans le nord de la Syrie, dans la région de Raqqa, ont annoncé dimanche 13 octobre les autorités kurdes.

L'Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH) a confirmé que des femmes et des enfants de familles de l’EI, et notamment des personnes étrangères, faisaient partie des personnes ayant fui le camp. L’ONG, basée à Londres et travaillant avec un réseau d’informateurs sur le terrain syrien, confirme également que les gardes du camp l’ont « quitté » pour aller épauler les forces kurdes combattant les supplétifs syriens, à dix kilomètres de là. Des bombardements ont également visé les environs du camp, ont précisé les autorités kurdes et l’OSDH.

2°La refondation de l'EI et de nouveaux attentats

Si la chute du califat autoproclamé a bien été annoncée en mars par les FDS, le groupe jihadiste tente de se reformer et conserve une présence dans plusieurs régions de Syrie à travers des cellules dormantes.

Par ailleurs, l'hypothèse d'une fuite de certains islamistes radicaux vers les autres terres de jihad est à prendre au sérieux, une quarantaine de jihadistes français étaient parvenus à quitter la province d'Idleb, en Syrie, pour rejoindre d'autres cellules d'EI en Asie du Sud-Est, en Afghanistan et au Sahel. Et certains djihadistes emprisonnés pouvant s'évader pourraient également regagner l'Europe...pour perpétrer des attentats.

3° La zone tampon « un califat bis » ?

A l'issue de cette offensive, Ankara souhaite créer une zone tampon de 30 km de long et de 500 km de large entre la frontière turque et les zones syriennes contrôlées par les milices kurdes dans la région, afin de réimplanter deux des 3,5 millions de réfugiés syriens présents en Turquie. Mais pour le Français André Hébert, qui a combattu en Syrie au côté des Kurdes contre les jihadistes, la création de cette zone tampon revient à leur offrir « un califat bis, placé, cette fois, sous la protection de l'Otan », dénonce-t-il dans L'Humanité.

Il accuse les services secrets turcs de « fermer les yeux » sur le passage de jihadistes de Turquie vers la Syrie. Et d'ajouter que « les groupes sur lesquels la Turquie s'appuie pour mener cette offensive sont constitués de vétérans de Daech et du Front al-Nosra [la branche syrienne d'al-Qaida]. ». Le vers serait déjà dans le fruit.

4° La crainte  d'une nouvelle crise humanitaire

L'opération « Source de paix » a jeté sur les routes près de 100 000 personnes. Le bilan s'élève à une centaine de morts ( 85 combattants kurdes ainsi que 38 civils), selon l'ONG Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH). Le Programme alimentaire mondial redoute que la crise humanitaire, déjà critique, s'aggrave

. « Les craintes portent bien sûr, entre autres, sur la durée de l’offensive et sur la force de cette dernière et les impacts sur les civils », confie son porte-parole, Hervé Verhoosel.

Joanne Courbet pour DayNewsWorld

LE PREMIER MINISTRE ETHIOPIEN ABIY AHMED

PRIX NOBEL DE LA PAIX

Le 100e prix Nobel de la paix a été attribué à Abiy Ahmed, premier ministre éthiopien, qui succède à Denis Mukwege, gynécologue congolais, symbole de la lutte contre les violences sexuelles, et Nadia Murad, militante yézidie, ex-esclave de du groupe État islamique.

M. Abiy est récompensé «pour ses efforts en vue d'arriver à la paix et en faveur de la coopération internationale, en particulier pour son initiative déterminante visant à résoudre le conflit frontalier avec l’Érythrée», a déclaré la présidente du comité Nobel norvégien, Berit Reiss-Andersen.

Le prix vise également à «reconnaître tous les acteurs œuvrant à la paix et la réconciliation en Éthiopie et dans les régions d'Afrique de l'Est et du Nord-Est», a-t-elle ajouté. Le comité norvégien souligne en particulier le rôle du président érythréen Isaias Afwerki.

«La paix ne découle pas des actions d'un seul acteur. Lorsque le premier ministre Abiy a tendu sa main, le président Afwerki l'a saisie et a contribué à formaliser le processus de paix entre les deux pays», indique-t-il.

M. Abiy s’est dit « honoré » et « ravi » de recevoir ce « prix donné à l’Afrique ». « J’imagine que les autres dirigeants d’Afrique vont penser qu’il est possible de travailler sur les processus de construction de la paix sur notre continent », a dit le jeune dirigeant éthiopien dans une brève conversation téléphonique avec les institutions Nobel, qui l’ont mise en ligne.

Fils de modestes villageois devenu espion en chef, le premier ministre éthiopien Abiy Ahmed, Prix Nobel de la paix 2019, a initié de profonds changements en Ethiopie. Depuis qu'il a pris les rênes du pays en avril 2018, le quadragénaire a secoué jusque dans ses fondations un régime ankylosé par plus de 25 ans d'exercice autoritaire du pouvoir et pesé sur les dynamiques de la Corne de l'Afrique.

Six mois à peine après son investiture, Abiy Ahmed, 43 ans, avait conclu la paix avec son voisin érythréen, fait relâcher des milliers de dissidents, s'était publiquement excusé des violences des forces de sécurité et avait accueilli à bras ouverts les membres de groupes exilés qualifiés de «terroristes» par ses prédécesseurs. La réconciliation avec l' Erithrée a été menée tambour battant. c'est à l’issue d’une rencontre historique, le 9 juillet 2018, à Asmara, la capitale érythréenne, le président érythréen, Isaias Afwerki, et lui-même ont mis fin à vingt ans d’état de guerre entre les deux frères ennemis. La fin ou du moins le début d'une nouvelle ère après la mort de plus de 80 000 personnes durant la guerre civile de 1998 à 2000.

Outre l'Erythrée, Abiy Ahmed a multiplié les initiatives sur la scène régionale. Il a joué un important rôle de médiation dans la crise politique soudanaise et a essayé de revitaliser le fragile accord de paix sud-soudanais.

Plus récemment, il a développé son programme d'ouverture d'une économie largement contrôlée par l'Etat. Il pèse désormais de tout son poids pour que les élections législatives, qu'il promet inclusives, se tiennent en mai 2020.

Ce faisant, mettent en garde des analystes, le jeune dirigeant s'est placé dans une situation délicate: ses mesures phares sont trop radicales et trop soudaines pour la vieille garde de l'ancien régime et pas assez ambitieuses et rapides pour une jeunesse avide de changement et de perspectives d'avenir.

Son ouverture a également libéré des ambitions territoriales locales et d'anciens différends intercommunautaires qui ont débouché sur des violences meurtrières dans de nombreuses régions du pays.

Le jeune dirigeant a ainsi insufflé un certain optimisme dans une région du globe où celui-ci est une denrée rare. « Un vent d’espoir souffle sur la Corne de l’Afrique », déclarait le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, en septembre 2018. Mais le chemin à parcourir avant une paix ferme et définitive est encore long, estiment les analystes.

« Le comité Nobel norvégien espère que le prix Nobel de la paix renforcera le premier ministre Abiy dans son travail important pour la paix et la réconciliation, a déclaré Mme Reiss-Andersen.

C’est à la fois une reconnaissance et un encouragement de ses efforts. Nous sommes conscients que beaucoup de travail demeure. »

Boby Dean pour DayNewsWorld

L' OFFENSIVE TURQUE EN SYRIE INQUIETE

L'offensive de la Turquie dans le nord-est de la Syrie est officiellement lancée.

Des frappes aériennes ont visé plusieurs villes frontalières. Au moins 15 personnes, dont 8 civils, ont été tuées mercredi au cours de l'offensive turque contre les forces kurdes dans le nord-est de la Syrie, selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH). Des milliers de civils ont fui, ou tentent toujours de fuir les zones bombardées par l’armée turque.

Le président turc Recep Tayyip Erdogan a annoncé ce mercredi 9 octobre 2019 le début d'une nouvelle opération militaire, baptisée « Source de Paix », contre la milice kurde des Unités de protection du peuple (YPG), frère syrien du PKK, considérée par Ankara comme un groupe « terroriste ».

Cette attaque est présentée par la  Turquie comme me une opération destinée à lutter «contre les terroristes des Unités de protection du peuple kurde, et du groupe Etat islamique» - une action «au nom de la patrie», d’après le Türkiye . Pour le Daily Sabah l’offensive de la Turquie est «une question de souveraineté nationale», provoquée par «les éléments terroristes liés au Parti des travailleurs du Kurdistan» (PKK), accusés de «prendre pour cible la sécurité de la Turquie et de la région».

« Une zone de sécurité », selon Ankara

La Turquie envisagerait dans un premier temps de prendre le contrôle d'une bande de territoire longue de 120 km et profonde d'une trentaine de km allant des villes de Tal Abyad à Ras al-Aïn. A terme, Ankara entendrait créer une « zone de sécurité », sorte de tampon de 30 km de profondeur s'étirant de l'Euphrate à la frontière irakienne, soit 480 km.

Cette zone aurait pour vocation, selon Ankara, d'accueillir une partie des 3,6 millions de Syriens réfugiés en Turquie et de séparer la frontière turque des territoires conquis par les YPG en plein chaos syrien. Elle est destinée à apporter « la paix et la sécurité » en Syrie, selon Erdogan.

Les atermoiements de Donald Trump

Cette incursion turque en Syrie a été rendue possible par la volonté de Donald Trump de retirer les troupes américaines de Syrie. Or la Turquie attaque un allié des Etats-Unis en Syrie dans la lutte contre l' Etat islamique. Quand bien même le locataire de la Maison Blanche a reconnu que l' intervention était une «mauvaise idée», les Etats-Unis ne chercheront toutefois pas à la stopper, au motif que les Kurdes, toujours selon Donald Trump, ne les ont «pas aidés pendant la Seconde Guerre Mondiale», ni «aidés en Normandie» !!

Un véritable tollé international

A l’étranger, l’offensive turque comme l’attitude du président américain, provoquent un véritable tollé. Le déclenchement de l’offensive a été fermement condamné par plusieurs pays qui craignent un chaos risquant d’ouvrir la voie à un retour en force du groupe Etat Islamique et qui fait planer l’incertitude sur le sort des djihadistes capturés par les Unités de protection du peuple kurde.

L' européenne a exigé l'arrêt de l'offensive déclenchée par la Turquie. « Elle ne donnera pas de résultats. Et si le plan de la Turquie est la création d'une zone de sécurité, n'attendez pas de financement de l'Union européenne », a déclaré le président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker.

L'ONU appelle Ankara à « épargner les civils » et à « exercer un maximum de retenue ». Le Conseil de sécurité de l'ONU doit se réunir d'urgence et à huis clos, jeudi 10 octobre, à la demande de ses membres européens .

Joanne Courbet pour DayNewsWorld

LA TURQUIE LANCE UNE OPERATION CONTRE LES KURDES DANS LE NORD DE LA SYRIE

Quel message la Maison Blanche veut-elle envoyer en émettant dimanche soir l’idée d’un retrait général des forces américaines de la Syrie ?

Le retrait des troupes américaines du Nord de la Syrie

Stephanie Grisham , porte-parole de la Maison Blanche, rend compte, dimanche soir,  dans un communiqué d’un échange téléphonique entre Donald Trump et son homologue turc Recep Tayyip Erdogan. « La Turquie va bientôt engager son opération prévue dans le nord de la Syrie. Les forces armées des Etats-Unis ne soutiendront ni ne participeront à l’opération et les forces des Etats-Unis, après avoir vaincu le “califat” territorial de l’Etat islamique [EI], ne seront plus dans les environs immédiats », annonce la porte-parole..

Sur son compte Twitter, Donald Trump évoque un retrait général du millier de soldats américains déployés dans la zone protégeant notamment les forces kurdes. Ces dernières, alliées des Etats-Unis, ont livré bataille contre l’EI.

Mais pour Ankara les Kurdes sont assimilés pourtant à des groupes terroristes du fait de leurs liens avec le Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK).

Deux questions s'imposent alors après le tweet de Donald Trump :

Les Etats-Unis abandonnent-il les Kurdes de Syrie ceux mêmes qui ont été les combattants, au côté des Alliés, de l'EI à leur sort alors que Washington tentait jusqu'à présent de mettre sur pied un mécanisme d’interposition pour éviter un affrontement direct entre Turcs et Kurdes.

Washington laisse-t-il en conséquence la Turquie régler son contentieux par les armes contre les Kurdes de Syrie ?

Vers une offensive turque contre les Kurdes du Nord de la Syrie ?

La Turquie a affirmé mardi être prête à lancer une nouvelle offensive en Syrie contre une milice kurde. Renforçant l'impression qu'une offensive contre les Unités de protection du peuple (YPG) était imminente, le ministère turc de la Défense a indiqué que « tous les préparatifs en vue d'une opération ont été achevés ».

La Turquie envisagerait dans un premier temps de prendre le contrôle d'une bande de territoire longue de 120 km et profonde d'une trentaine de km allant des villes de Tal Abyad à Ras al-Aïn, selon Hürriyet. A terme, Ankara entendrait créer une « zone de sécurité », sorte de tampon de 30 km de profondeur s'étirant de l'Euphrate à la frontière irakienne, soit 480 km.

Cette zone aurait pour vocation, selon Ankara, d'accueillir une partie des 3,6 millions de Syriens réfugiés en Turquie et de séparer la frontière turque des territoires conquis par les YPG en plein chaos syrien.

L'avertissement de Donald Trump

Mais accusé jusque dans son propre camp de lâcher des alliés des Etats-Unis, le président Trump a dû réorienter lundi son discours en affirmant qu'il « anéantirait complètement l'économie de la Turquie » si celle-ci « dépassait les bornes ».

« Nous sommes en train de quitter la Syrie, mais nous n'avons absolument pas abandonné les Kurdes qui sont des gens formidables et de merveilleux combattants », a-t-il renchéri mardi dans un tweet. « Nous aidons les Kurdes financièrement (et en leur fournissant des) armes ».

Des responsables américains se sont employés à se démarquer de toute opération militaire d'Ankara et à minimiser le départ des soldats américains, évoquant le simple redéploiement de 50 à 100 membres des forces spéciales.Un haut responsable du département d'Etat a affirmé lundi que les forces américaines, qui contrôlent l'espace aérien dans le nord-est de la Syrie, l'avaient fermé à l'aviation turque.  « Nous n'avons pas l'intention de changer cela dans un proche avenir », a-t-il indiqué.

Reste que cette confusion inquiète le reste de la communauté internationale, l'ONU indiquant lundi se « préparer au pire » en cas de nouvelle crise humanitaire en Syrie, où le conflit a fait depuis 2011 des millions de déplacés et a coûté la vie à plus de 370.000 personnes.

Jaimie Potts pour DayNewsWorld

LES HONGKONGAIS MANIFESTENT

CONTRE LA LOI ANTI MASQUE

Après quatre mois de manifestations à Hong Kong, la non-violence a cédé la place aux affrontements brutaux entre manifestants et police antiémeute.

Cela fait plusieurs semaines que de nombreuses manifestations violentes ont lieu à Hong Kong, des événements qui ont débuté en signe de protestation contre une loi d’extradition permettant à la Chine d’avoir son mot à dire sur le système juridique de la région.

Si au départ les rassemblements se voulaient pacifiques , depuis quelques semaines ils ont mené à de violents affrontements entre les manifestants et les autorités.

Une inexorable spirale de violence, qui a débouché, début octobre, sur des tirs à balles réelles de la part de la police, et des cocktails Molotov de la part des manifestants.

Vendredi dernier , face aux débordements, le gouvernement de Carrie Lam a voté une ordonnance d’urgence qui interdit « toute couverture faciale susceptible d’empêcher l’identification ».

Masques et vêtements portés par les manifestants, mais aussi maquillage aptes à tromper les systèmes de reconnaissance faciale tombent sous cette interdiction. Chaque personne qui ne respecte pas cette nouvelle loi s’expose à une amende d’environ 3 200 dollars et risque jusqu’à un an de prison.

« Nous pensons que la nouvelle loi aura un nouvel effet dissuasif contre les manifestants violents masqués et les émeutiers. Hong Kong n’est pas en état d’urgence, mais nous sommes en effet dans un moment très dangereux », a déclaré la cheffe de l'exécutif.

Alors que Carrie Lam espérait avec cette loi, une vieille loi d'urgence remontant à l'époque coloniale, provoquer un effet dissuasif, elle a au contraire raviver les violences. Des manifestations quasi quotidiennes ont encore dégénéré ces derniers jours en des affrontements entre policiers et radicaux, lesquels se sont en outre livrés à des actes généralisés de vandalisme.
Les Hongkongais ont bravé deux interdictions: celle de manifester sans permission préalable et celle de porter un masque. Une douzaine de personnes ont toutefois été arrêtées mardi 6 octobre, dont une fillette de 10 ans. Les deux premiers contrevenants à la loi antimasque, de 18 et 38 ans, ont été inculpés lundi matin et seront jugés le 18 novembre.

Un geste de défi de la jeunesse hongkongaise face aux autorités chinoises

Quelques dates:

9 juin 2019. Un million de personnes manifestent contre le projet de loi autorisant les extraditions vers la Chine.

12 juin. Des violences inédites font 79 blessés, un militant meurt en tombant d’un toit.

15 juin. La cheffe de l’exécutif local, Carrie Lam, annonce la suspension du projet. Le lendemain, près de deux millions de manifestants exigent sa démission.

1er juillet. 22e anniversaire de la rétrocession, des manifestants saccagent le Parlement local.

12 août. L’aéroport de Hong Kong envahi par les manifestants, les vols sont annulés.

4 septembre. Carrie Lam annonce le retrait définitif du projet contesté.

29 septembre. La police use de gaz lacrymogène, balles en caoutchouc et canons à eau contre des manifestants qui jettent des pierres et des cocktails Molotov.

1er octobre 2019. Un manifestant  blessé à la poitrine par un tir à balle réelle de la police.

Jenny Chase pour DayNewsWorld

ECOLOGIE

POURQUOI EXTINCTION-REBELLION LANCE-T-ELLE

UN APPEL MONDIAL ?

Pendant le mois d’octobre, l'organisation Extinction Rebellion lance un appel mondial à des actions non-violentes « en faveur du monde vivant ». Après avoir occupé un centre commercial samedi à Paris, l'ONG annonce deux semaines d'actions de désobéissance civile non-violente destinées à alerter les citoyens sur le réchauffement climatique et le risque d'extinction de l'humanité Avec pour but : mettre la pression sur la classe politique.

« Extinction Rébellion" exige que soient reconnues la gravité et l'urgence des crises climatiques.

Une mobilisation internationale

La France n'est pas le seul pays concerné par cette semaine de mobilisation. Des actions similaires auront lieu dans plus de 60 villes à travers le monde, notamment à Londres, Berlin, Melbourne, New York ou encore à New Delhi, en Inde. Des dizaines de blocages- dans des lieux souvent tenus secrets mais hautement symboliques- sont prévus à travers le monde, signe que le jeune mouvement international est en plein essor.

Le droit de désobéissance face à l'urgence ?

Ce mouvement revendique des militants blasés par les méthodes classiques d'une démocratie qu'ils estiment malade.

Né au Royaume-Uni en octobre 2018 sous l'impulsion de plusieurs universitaires - qui dénoncent l'apathie des politiques face à l'urgence climatique- le mouvement affirme rejeter toute forme de violence, mais encourage la désobéissance civile s'inspirant ainsi de la stratégie de lutte pour les droits civiques aux Etats-Unis ou celle des suffragettes. Car face à l'urgence du défi climatique seul ce mode d'action peut, selon eux, faire réagir les pouvoirs publics.

Le sablier, devenu leur emblème, symbolise d'ailleurs l'urgence qui justifie une certaine forme de radicalité. « L’argument des militants c’est que lorsque le gouvernement n’est pas fidèle aux engagements pour lesquels le peuple a voté, ils ont le droit de désobéir aux règles édictées par la société. », explique Sandra Laugier, professeure de philosophie à l’Université Paris 1 Sorbonne-Panthéon.

Une communication et visibilité efficaces

Les organisations n’hésitent donc pas à mettre en scène leurs actions, à inviter les médias et à soigner leur communication. D'autant que ce mode d'action bénéficie « d’une bonne réputation morale, selon Sandra Laugier. Surtout, elle sait jouer avec une image de vulnérabilité revendiquée, comme Gandhi et sa stature frêle. C’est pourquoi ces milieux mettent en avant des enfants », comme Greta Thunberg en Suède, 16 ans, Léah Namugerwa, 15 ans, en Ouganda, ou la Thaïlandaise de douze ans, Ralyn Satidtanasarn.

En juin dernier, ce sont plusieurs dizaines d'activistes qui s'étaient allongés dans l'enceinte du Musée d'histoire naturelle de Londres pour mettre en lumière les extinctions massives d'espèces. Toujours en  juin, c'étaient les mêmes qui avaient déversé des litres de faux sang sur les marches du Trocadéro à Paris, toujours pour dénoncer le déclin de la biodiversité.

Une instrumentalisation de l'écologie ?

Mais pour l'ancienne mininistre de l'écologie Ségolène Royal l'ONG instrumentaliserait l'écologie. « C'est une dégradation de l'image de l'écologie, de l'image de l'environnement. Cela risque de disqualifier toutes les actions pro-environnementales qui risquent d'être associées à ce type d'agressions et de violences », a-t-elle déclaré, lundi 7 octobre sur France-Inter.

« L'écologie c'est la paix donc la violence c'est le contraire », a-t-elle poursuivi.

Joanne Courbet pour DayNewsWorld

L'IRAK REPLONGE DANS LA VIOLENCE

CENT MORTS ET PLUS DE QUATRE MILLE  BLESSES

Depuis trois jours, des manifestations aux revendications multiples agitent la capitale Bagdad et plusieurs villes irakiennes. Un couvre-feu a été instauré par les autorités dans plusieurs villes.

Une mobilisation spontanée

A l'origine de la contestation l 'éviction du gouvernement du patron du contre-terrorisme, le général Abdel Wahab al-Saadi, héros national de la lutte contre l'Etat islamique, une décision perçue comme favorable aux factions pro-Iran en Irak. Mais les manifestants dénoncent surtout la corruption de la classe dirigeante, le taux de chômage élevé chez les jeunes ainsi que l'absence de services publics fonctionnels.

Il s'agit d'un mouvement spontané rassemblant toutes sorte de déçus du gouvernement d'Abdel Mahdi en place depuis le 25 octobre 2018, « pour la première fois sans drapeau, sans affiches et sans slogans de parti », selon le quotidien libéral Al-Bayina al-Jadid.

La réponse musclée des autorités

Face à ces manifestations spontanées, les autorités,ont réagi avec fermeté n'hésitant pas à tirer à plusieurs reprises à balles réelles sur la foule faisant huit morts à Nassiryia, dans le Sud du pays, quatre à Amara, deux autres à Bagdad, et autant à Kout, dans l'Est du pays et plus de 400 blessés. Malgré le couvre-feu décrété dans plusieurs villes les manifestants continuaient d'affluer dans la nuit vers les points de ralliement pour exprimer leur colère. Conscient du rôle des réseaux sociaux, les autorités ont coupé jeudi l'accès à Internet dans une grande partie de l'Irak.

Vers une escalade de la violence

Mercredi, le leader chiite Moqtada Sadr a appelé ses très nombreux partisans à rejoindre les manifestants pour des « sit-in pacifiques » et une « grève générale », faisant craindre une explosion de la mobilisation. En 2016, ils avaient déjà paralysé le pays avec des manifestations dans la capitale et avaient notamment forcé l'entrée de la Zone verte où siègent les plus hautes institutions irakiennes et l'ambassade américaine.

Aussitôt après, la municipalité de Bagdad a déclaré jeudi jour chômé pour les fonctionnaires, ce qui pourrait permettre aux forces de l'ordre de renforcer leur quadrillage de cette ville tentaculaire de neuf millions d'habitants et de resserrer l'étau autour des manifestants.

Craignant une escalade, l'ONU a appelé à la « retenue ».

Pour le président irakien Barham Saleh, « manifester pacifiquement » est « un droit constitutionnel » et « les forces de l'ordre sont là pour protéger les droits des citoyens ». La Commission des droits de l'Homme du Parlement irakien a, de son côté, dénoncé une « répression » dont « les responsables devront rendre des comptes ».

Dans un communiqué, la commission gouvernementale des droits de l'Homme a fait état de cent morts et plus de 4000 blessés depuis mardi. Quelque 500 personnes ont été arrêtées mais une grande partie ont été libérées. La plupart des manifestants tués l'ont été par balles, selon des sources médicales.

Alize Marion pour DayNewsWorld

UN AN APRES L'ASSASSINAT DU JOURNALISTE

JAMAL KHASHOGGI LE PRINCE SAOUDIEN MBS TOUJOURS PAS INQUIETE

Des mannequins en plastique démembrés, portant des brassards et dossards « presse ».

Un rassemblement en forme d’hommage à 13 h14 devant l'ancien consulat d'Arabie Saoudite à Istanbul, soit le moment précis où, il y a un an jour pour jour, le journaliste saoudien Jamal Khashoggi en franchissait la porte pour ne plus jamais en ressortir et pour lequel la justice n’a toujours pas été rendue.

Il y a un an, le 2 octobre 2018, le journaliste Jamal Khashoggi- critique envers le royaume wahhabite et exilé aux Etats-Unis en 2017- , était assassiné dans l'enceinte du consulat d'Arabie saoudite à Istanbul où  il s’était rendu pour des démarches en vue de son mariage.

Un commando de  quinze agents venus de Ryad attendait le journaliste pour mettre fin à ses jours dans des conditions macabres comme le révéla ensuite l'enquête turque. Khashoggi aurait été tué par  strangulation. Son corps aurait été démembré pour pouvoir être  dissous  et mis dans des caisses avant d'être transféré par avion hors du pays .

Très vite, les accusations fusent à l'égard du prince héritier Mohammed ben Salmane qui affirme, à l'époque, que Jamal Khashoggi est entré au consulat mais en est sorti peu après, avant de reconnaître qu'il a été tué lors d'une « rixe à coups de poing ».

Le 24 octobre 2018, MBS réagit pour la première fois publiquement : « C'est un incident hideux et totalement injustifiable ». Malgré cette prise de position, l'image du royaume saoudien ne va cesser de se ternir au fil des révélations.

La CIA finira par accuser le prince héritier MBS d'avoir commandité le meurtre du journaliste dissident survenu dans les locaux du consulat d'Arabie saoudite à Istanbul.

En novembre, Washington annonce des sanctions contre des responsables saoudiens. L'Allemagne, la France et le Canada embrayent le pas.

Le 26 septembre dernier, la chaîne de télévision américaine PBS rapporte des citations de « MBS », selon lesquelles il a dit en décembre 2018 assumer la responsabilité du meurtre, mais a assuré qu'il n'en avait eu connaissance qu'après les faits. « J'en prends l'entière responsabilité en tant que leader d'Arabie saoudite, surtout que cela a été commis par des individus travaillant pour le gouvernement saoudien », a -t-il assuré. Le royaume wahhabite traduit en justice 11 suspects dans un procès qui piétine .

Le prince héritier Mohammed Ben Salman, que M. Khashoggi critiquait dans les pages du Washington Post et que de nombreux observateurs soupçonnent d’être le commanditaire de l’opération, n’a cependant pas été inquiété.

Alyson Braxton pour DayNewsWorld

LA CHINE PLIE FACE AUX HONGKONGAIS

PRO-DEMOCRATIE

Le président chinois Xi Jinping a promis, ce lundi 30 septembre 2019, de continuer à respecter l’autonomie de Hong Kong, alors que l’ex-colonie britannique, rendue à la Chine en 1997, est secouée depuis juin par des manifestations pro-démocratie.

S'exprimant lors d’une réception à Pékin à la veille de la célébration des 70 ans du régime communiste, Xi Jinping s’est engagé à poursuivre l’application du principe

« Un pays, deux systèmes » dans le territoire et à respecter son « haut degré d’autonomie »

Depuis plusieurs mois les Hongkongais descendent dans la rue: de violents affrontements ont opposé, pas plus tard que dimanche 29 septembre les forces de l'ordre aux manifestants prodémocratie.

Cette forte mobilisation inquiète Pékin à la veille de la célébration des 70 ans de la Chine communiste.

Une victoire pour les Hongkongais jaloux de leur statut.

Carl Delsey pour DayNewsWorld

TENSIONS DANS LE GOLFE

LES MENACES IRANIENNE D'UNE GUERRE TOTALE

Le chef de la diplomatie iranienne, Mohammad Javad Zarif, avait affirmé jeudi qu’une riposte saoudienne ou américaine en Iran entraînerait une « guerre totale », précisant toutefois que son pays ne voulait pas la guerre mais se défendrait si besoin.

Ce samedi 21 septembre au chef des Gardiens de la révolution, l’armée idéologique iranienne, de prévenir que tout pays qui attaque la République islamique d’Iran verrait son territoire devenir « le principal champ de bataille » du conflit.

« Quiconque veut que sa terre devienne le principal champ de bataille, allez-y ».

« Nous ne permettrons jamais qu’une guerre empiète sur le territoire de l’Iran », a-t-il ajouté d'un ton martial.Cet avertissement intervient alors que les États-Unis ont annoncé non seulement de nouvelles sanctions sur le secteur bancaire iranien, mais également l'envoi de renforts militaires dans le Golfe, après des attaques contre des installations pétrolières en Arabie Saoudite qui ont réduit de moitié la production saoudienne de pétrole.

Ces attaques, menées par les rebelles yéménites Houthis mais attribuées à l'Iran par Ryad et Washington, ont ravivé les craintes d'un affrontement militaire entre les Etats-Unis et l'Iran.

Mais le président américain Donald Trump, en campagne pour les présidentielles, n'a aucun intérêt à déclencher un conflit se montrant moins va-t-en guerre.

S' il a prévenu vendredi qu'il «  n’y a jamais  eu de pays plus préparé » que les États-Unis, il a cependant vanté les mérite de la retenue.

« Ce serait la solution de facilité pour moi », « frapper 15 sites majeurs en Iran », « cela ne prendrait qu’une minute » et « ce serait une très mauvaise journée pour l’Iran ».

« Mais ce n’est pas ce que je privilégie, si possible », a-t-il enchaîné.

Les tensions entre les États-Unis et l’Iran n’ont cessé de croître depuis le retrait unilatéral américain en mai 2018 de l’accord international sur le nucléaire iranien conclu en 2015 suivi du rétablissement de lourdes sanctions américaines contre l’Iran.

Alize Marion pour DayNewsWorld

CATASTROPHE NUCLEAIRE DE FUKUSHIMA

TROIS DIRIGEANTS ACQUITTES

Huit ans et demi après l’accident nucléaire de Fukushima au Japon, trois anciens dirigeants du groupe Tepco, exploitant de la centrale nucléaire de Fukushima lors de la catastrophe de 2011, ont été acquittés par le tribunal de Tokyo, jeudi 19 septembre.

Ksunéhisa Katsumata, le président de la société de 2002 à 2012, ainsi que ses deux vice-présidents, Ichirô Takékuro et Sakaé Mutô, encouraient cinq ans de prison pour «négligence ayant entraîné la mort» pour ne pas avoir tenu compte de rapports faisant état d’un risque de tsunami dépassant les capacités de résistance de la centrale.

Les poursuites engagées contre les ex-dirigeants s’appuyaient sur le décès de 44 patients de l’hôpital de Futaba, à quelques kilomètres de la centrale, qui n'avaient pas supporté l'évacuation d’urgence dans des conditions extrêmes, avec un bus qui a longtemps tourné en rond avant de trouver un point de chute. Pour ces personnes âgées, l’épreuve s’était avérée fatale.

Ces trois anciens responsables de l’opérateur de la centrale nucléaire Fukushima Daiichi, les seules personnes physiques à être jugées, ont plaidé non-coupables. Durant le procès, M. Katsumata a déclaré qu’il n’était pas impliqué au quotidien dans les décisions concernant la sûreté et qu'il  se reposait sur le travail de ses subordonnés chargés de ces questions. Aucun travaux n'avaient donc été effectués pour protéger le site avant le puissant séisme, responsable du raz-de-marée qui a englouti les groupes électrogènes de la centrale, stoppé le refroidissement du combustible nucléaire et provoqué sa fusion.

Le juge a cependant estimé qu'ils ne pouvaient être reconnus coupables des conséquences de la catastrophe nucléaire déclenchée par le tsunami survenu le 11 mars 2011. Si le tsunami a causé la mort de 18 500 personnes dans le nord-est du Japon, l’accident nucléaire en lui-même n’a fait aucune victime sur le coup.

L’Etat japonais et Tepco ont déjà été sanctionnés par la justice à diverses reprises, à la suite de nombreuses plaintes en nom collectif et condamné à une amende symbolique par un tribunal local. Six mois plus tôt, une autre instance avait condamné à la fois Tepco et l’Etat japonais pour négligence dans cette affaire, mais là aussi, l’amende avait été symbolique.

Par ailleurs, Tepco indemnise les victimes du drame depuis des années, en recevant l’argent d’un fonds créé spécialement et alimenté par l’Etat et l’ensemble des compagnies japonaises d’électricité.

Kelly Donaldson pour DayNewsWorld

LEGISLATIVES BENYAMIN NETANYANOU SORT FRAGILISE

Quel premier ministre pour Israël ?

Aucun vainqueur ne se dégage au lendemain des élections législatives en Israël. En effet le Likoud, parti dont est issu Benyamin Nétanyahou, obtient 32 sièges, à égalité avec le parti centriste Kahol Lavan (« Bleu-blanc »)de Benny Gantz, ancien chef d'état-major de l'armée après le dépouillement de 92% des bulletins.

La « liste unie » des partis arabes obtiendrait par ailleurs 12 sièges et pourrait s'imposer comme la troisième force politique à la Knesset, suivie par le parti Israel Beiteinou de l'ex-ministre Avigdor Lieberman (9 sièges).

Les deux grandes formations sont bien loin des 61 sièges nécessaires pour dégager une majorité au Parlement.

La coalition de droite du premier ministre obtient 56 sièges. Le chef de l'Etat hébreu a déjà annoncé qu'il n'y aurait pas de troisième élection. Il ne reste donc aux formations pas d'autre choix que de composer des alliances.

Benyamin Nétanyahou a annoncé qu'il attendait les résultats officiels, mais qu'il était à nouveau prêt à former une coalition. « Dans les prochains jours, nous entamerons des négociations en vue de l'établissement d'un gouvernement sioniste fort », a déclaré l'actuel Premier ministre israélien. Sont exclus des discussions les partis arabes, malgré leur score important le gouvernement ne pouvant s'appuyer sur des partis arabes antisionistes.

Benny Gantz a annoncé, de son côté, qu'il avait déjà commencé à négocier comptant parler avec « tout le monde ». « Ce soir commence l'entreprise de réparation de la société israélienne. L'unité et la réconciliation sont devant nous. », a-t-il commenté.

Tous les regards se tournent donc vers l'ex-ministre de la Défense Avigdor Lieberman, déjà qualifié par certains médias de « faiseur de roi ».

Ce dernier défend l’idée d’un gouvernement d’unité nationale avec Blanc et bleu et, pourquoi pas, le Likoud débarrassé de l'influence des partis juifs ultra-orthodoxes et des partis arabes.

Les centristes jugent la proposition intéressante mais ne veulent pas entendre parler d’un compromis avec Benyamin Nétanyahou en raison de son implication pour des faits de corruption présumée dans trois affaires judiciaires. Benny Gantz aura cependant du mal à former une coalition sans le Likoud...

Les négociations s'annoncent serrées entre les différentes formations du pays et chacun des deux rivaux va devoir tenter de convaincre le chef de l'Etat Reuven Rivlin qu'il est le mieux placé pour former une coalition. .

Andrew Preston pour DayNewsWorld

L'ARABIE SAOUDITE TOUCHEE AU COEUR DE SON ECONOMIE APRES L'ATTAQUE DE DRONES

SUR DES RAFFINERIES

En guerre avec les rebelles yéménites Houthi, l'Arabie saoudite a fait face, samedi15 septembre, à une attaque de drones armés qui ont visé deux installations pétrolières. L'attaque a frappé le site d'Abqaiq, à 60 km au sud-ouest de Dahran. Ce dernier abrite la plus grande usine de traitement du pétrole d'Aramco. L'autre site touché est celui de Khurais, à 250 kilomètres de Dahran, qui est l'un des principaux champs pétroliers de l'entreprise publique.

Suspension provisoire des deux sites

Même si les incendies provoqués à Abqaiq et Khurais ont «ont été maîtrisés», selon le ministère de l'Intérieur, le groupe pétrolier a dû suspendre provisoirement la production sur les deux sites touchés. Le retour à la normale n’est pas pas attendu avant «des semaines plutôt que des jours», a fait savoir dimanche une source au fait de la situation.

Or les installations d’Aramco temporairement mises à l'arrêt représentent 50% de la production totale saoudienne . Elles produisent en effet en temps normal 5,7 millions de barils par jour, sur une production totale saoudienne de 10,3 millions de barils par jour, selon le dernier rapport de l’Opep, soit 5 % de la production mondiale de brut.

Le ministre saoudien de l'Énergie, le prince Abdel Aziz ben Salmane, a par ailleurs indiqué que les explosions dues aux attaques ont également causé l'interruption de la production d'environ 56,6 millions de mètres cubes de gaz associé, extrait avec le brut. Conséquence : il faut s'attendre à une baisse de 50% en éthane et en gaz naturel liquéfié.

Le régime saoudien s'est pourtant voulu rassurant. «Une partie de la baisse (de la production) sera compensée pour les clients par les stocks», a indiqué le ministre saoudien de l'Énergie dans un communiqué. Cinq sites de stockage souterrains, pouvant contenir des dizaines de millions de barils, ont été construits dans plusieurs endroits du royaume pour une extraction en cas d'urgence.

Face à cette situation l’administration américaine s’est tout de même dite prête à exploiter les réserves pétrolières d’urgence des Etats-Unis si nécessaire pour stabiliser l'approvisionnement énergétique mondial, selon la porte-parole du secrétaire à l’énergie.

Une stratégie des rebelles yéménites qui rend l'Arabie saoudite vulnérable

En Arabie saoudite, les drones sont devenus les nouvelles armes des rebelles yéménites Houthis qui constituent une menace sérieuse pour l'Arabie saoudite ultra-dépendante du pétrole. ll s'agit en effet de la troisième attaque du genre en cinq mois contre des infrastructures du mastodonte pétrolier.

Ainsi le 17 août, les Houthis avaient annoncé avoir mené une attaque avec dix drones, « la plus massive jamais lancée en Arabie saoudite », contre le champ de Shaybah qui avait incendié une installation gazière. Déjà le 14 mai, les rebelles yéménites avaient revendiqué une attaque au drone contre deux stations de pompage et un oléoduc reliant l’est et l’ouest de la monarchie wahhabite.L’oléoduc avait alors dû cesser temporairement son activité.

D’après des experts, les attaques des rebelles yéménites montrent qu’ils disposent d’armes sophistiquées et constituent une menace sérieuse pour l’Arabie saoudite ultra-dépendante de son or noir.

« C’est une situation relativement nouvelle pour les Saoudiens », analyse Kamran Bokhari, directeur du Center for Global Policy, basé à Washington,  rappelant que les dispositifs de sécurité étaient plutôt conçus pour parer des attaques à la voiture piégée. « Pendant longtemps, ils n’ont jamais vraiment craint que leurs installations pétrolières seraient frappées depuis le ciel. »

Condamnation de plusieurs pays

Le président américain Donald Trump a fermement condamné ces attaques contre les infrastructures saoudiennes. «Des actions violentes contre des zones civiles et des infrastructures vitales pour l'économie mondiale ne font qu'aggraver les conflits et la méfiance», a pointé la Maison Blanche .

Le ministère français Jean-Yves Le Drian a également condamné des actions qui «ne peuvent qu'aggraver les tensions régionales et les risques de conflit» tandis que l 'Union européenne a pour sa part évoqué «une menace réelle pour la sécurité régionale».

Mike Pompeo accuse l’Iran qui dément

Le secrétaire d’Etat américain, Mike Pompeo,pour sa part, s’en est pris à l’Iran : « Téhéran est derrière une centaine d’attaques contre l’Arabie saoudite, tandis que [le président Hassan] Rohani et [son ministre des affaires étrangères, Mohamad Javad] Zarif prétendent s’engager dans la diplomatie, accuse-t-il sur Twitter. Au milieu de tous ces appels à une désescalade,l’Iran vient de lancer une attaque sans précédent contre l’approvisionnement énergétique de la planète. ».Le porte-parole des affaires étrangères iranien, Abbas Moussavi, a rapidement dénoncé « des accusations et remarques aussi stériles et aveugles [qui] sont incompréhensibles et insensées ». L'Iran a de son côté vigoureusement démenti. «Des accusations et remarques aussi stériles et aveugles sont incompréhensibles et insensées», a déclaré le porte-parole des Affaires étrangères iraniennes, Abbas Moussavi.

Le prince héritier d'Arabie saoudite Mohammed ben Salmane a affirmé que son pays avait « la volonté et la capacité de faire face et répondre à cette agression terroriste », au cours d'un entretien téléphonique avec le président américain Donald Trump.

Abby Shelcore pour DayNewsWorld

DES DRONES ARMES ATTAQUENT DES INSTALLATIONS PETROLIERES EN ARABIE SAOUDITE

En guerre avec les rebelles yéménites, l'Arabie saoudite fait face à une nouvelle forme d'attaques. Ces derniers utilisent des drones armés pour viser des raffineries.

La télévision des Houthis, Al-Massira, a en effet fait état « d'une opération d'envergure contre des raffineries à Abqaiq et Khurais » dans l'est du royaume. L'attaque a ciblé deux installations exploitées par la compagnie saoudienne d'hydrocarbures Aramco dans la province orientale de Bugyag.Le site d'Abqaiq, à 60 kilomètres au sud-ouest de Dahra, abrite la plus grande usine de traitement du pétrole d'Aramco tandis que Khurais, à 250 kilomètres de Dahran, est l'un des principaux champs pétroliers de l'entreprise publique qui prépare son entrée en bourse.

En Arabie saoudite, les drones sont devenus les nouvelles armes des rebelles yéménites Houthis qui constituent une menace sérieuse pour l'Arabie saoudite ultra-dépendante du pétrole.

Si les autorités saoudiennes ont tenté de minimiser les conséquences de ces incendies, les attaques aux drones n'en rendent pas moins le pays vulnérable.

« Escalade militaire extrêmement inquiétante »

Les rebelles houtis, soutenus par l’Iran, grand rival régional de l'Arabie saoudite, revendiquent régulièrement des tirs de drones ou de missiles contre des cibles saoudiennes. Ils affirment agir en représailles aux frappes aériennes de la coalition menée par l’Arabie saoudite qui intervient au Yémen depuis 2015 pour soutenir les forces progouvernementales.

Ainsi le 17 août, les Houthis avaient annoncé avoir mené une attaque avec dix drones, « la plus massive jamais lancée en Arabie saoudite », contre le champ de Shaybah qui avait incendié une installation gazière.

Déjà le 14 mai, les rebelles yéménites avaient revendiqué une attaque au drone contre deux stations de pompage et un oléoduc reliant l’est et l’ouest de la monarchie wahhabite.

L’oléoduc avait alors dû cesser temporairement son activité.

L'émissaire de l'ONU pour le Yémen Martin Griffiths s'est dit «extrêmement inquiet à propos des attaques de drone [...] ce jour contre deux installations pétrolières majeures dans le royaume d'Arabie saoudite».

Il a jugé «la récente escalade militaire extrêmement inquiétante».

Le conflit au Yémen a fait des dizaines de milliers de morts, et trois millions de déplacés, d'après les Nations unies. Il s'agit de «la pire catastrophe humanitaire actuelle» selon l'ONU.

Abby Shelcore pour DayNewsWorld

RUSSIE

LOURD RECUL POUR LE PARTI DE POUTINE

On ne votait pas qu’à Moscou ce dimanche, au total 56 millions de Russes, soit environ la moitié des électeurs potentiels, se sont exprimés. Dans 16 régions du pays, il fallait aussi élire les gouverneurs lors de ces scrutins locaux.

Un lourd revers pour Poutine

Selon des résultats provisoires donnés par les agences de presse russes, le parti au pouvoir Russie unie a subi un lourd revers, dimanche 8 septembre, aux élections du Parlement de Moscou. Les candidats soutenus par les autorités ont en effet perdu dans au moins 20 des 45 districts de la capitale. Ils contrôlaient jusqu'à présent 38 sièges du Parlement.

Neuf anciens députés de Russie unie n'auraient pas été réélus, parmi lesquels le chef de la branche moscovite du parti, Andreï Metelsky, qui était élu depuis 2001.

Victoire des communistes

Les candidats communistes sont les grands gagnants de l'élection : ils remporteraient 13 sièges, contre cinq auparavant. Le parti libéral Iabloko aurait trois sièges, une candidate indépendante qu'ils soutenaient l'ayant aussi emporté. Enfin, le parti Russie juste, considéré comme faisant partie de l'opposition « tolérée » par le Kremlin, fait son entrée au Parlement moscovite avec trois députés.

L' opposition muselée mais entendue

Si ces élections ont suscité un vif intérêt, ce n’est donc pas pour leur pur enjeu politique. Mais bien parce que le pouvoir en place a pratiquement systématiquement rejeté les candidatures des membres de l’opposition pour manque de parrainages suffisants.

Alexeï Navalny et plusieurs de ces partisans faisaient partie de ces exclus ainsi que l’avocate Lioubov Sobol. Le principal opposant au Kremlin, Alexeï Navalny, avait appelé à « voter intelligent » en soutenant les mieux placés pour battre les candidats affiliés au pouvoir. Il semble avoir été entendu .

A deux ans des législatives, Navalny avait fait en effet de ce scrutin une étape essentielle de la bataille contre Russie unie, dont la cote est au plus bas depuis plus de dix ans en raison du mécontentement suscité par la hausse de l’âge de la retraite et la baisse constante des revenus.

Alyson Braxton pour DayNewsWorld

HONG KONG LA MENACE D'UNE INTERVENTION

DE L'ARMEE CHINOISE


Le gouvernement chinois a assuré mardi qu'il soutenait «fermement» Carrie Lam à la tête de l'Exécutif hongkongais, après la fuite d'un enregistrement dans lequel elle disait vouloir démissionner si elle en avait «le choix».

Il a toutefois menacé d'intervenir si la situation devait se dégrade

«Mettre fin à la violence et au chaos, rétablir l'ordre, sont les tâches les plus pressantes à Hong Kong», a déclaré devant la presse le porte-parole du Bureau des affaires de Hong Kong et Macao du gouvernement chinois, Yang Guang.

Mais «si la situation devait continuer à se détériorer et plonger dans un chaos qui menacerait la souveraineté et la sécurité nationales au-delà du contrôle des autorités de Hong Kong, le gouvernement central ne resterait pas les bras croisés», a prévenu l'autre porte-parole du Bureau des affaires de Hong Kong et Macao, Xu Luying.

Mme Xu a même évoqué une éventuelle intervention de l'armée chinoise.

La loi fondamentale hongkongaise autorise le parlement chinois à proclamer l'état d'urgence à Hong Kong en cas de troubles dans le territoire, a-t-elle rappelé.

Et à Pékin de rappeler que sa garnison de plusieurs milliers d'hommes, basée à Hong Kong, pouvait intervenir pour rétablir l'ordre à la demande du gouvernement local.

Jenny Chase pour DayNewsWorld

IRAN / ETATS-UNIS

EXPLOSION D'UNE FUSEE IRANIENNE ?

L'Iran aurait-il procédé au lancement raté d'un satellite ?

Donald Trump aurait-il diffusé une photo classée secret-défense ?

Deux interrogations à l'heure du bras-de-fer entre Washington et Téhéran sur le nucléaire iranien.

Le cliché de l'explosion apparente d'une fusée en Iran ou un "accident catastrophique"

L'Iran a dévoilé samedi un satellite non endommagé, quelques jours après l'explosion d'une roquette lancée lors du troisième lancement de l'année, que le président américain Donald Trump venait de dénoncer quelques heures plus tôt.

Dans un tweet, accompagné d'une photo, M. Trump a en effet affirmé que cet « accident catastrophique » s'était produit lors des « derniers préparatifs » avant le tir du « lanceur de satellite Safir sur le site de lancement N.1 de Semnan », dans le nord de l'Iran.

Mais les autorités iraniennes ont démenti tout incident sur leur site de lancement.

« J'adresse mes meilleures pensées à l'Iran et lui souhaite bonne chance pour trouver ce qui s'est passé », a écrit le président.

Le cliché- qui accompagne le tweet- en noir et blanc pris à basse altitude montre le pas de tir et ses environs immédiats après l'explosion avec des annotations décrivant les dégâts provoqués par l'incident. Sur une autre image venant de la société Maxar Technologies, en couleur mais moins précise car prise à plus haute altitude jeudi à 11H12 locale, on peut voir une colonne de fumée qui s'échappe du pas de tir.

Quel objectif politique Trumpien ?

Un responsable du ministère de la Défense a indiqué à la chaîne CNBC que le cliché diffusé par le président, qui serait pris avec un téléphone portable, avait été présenté lors d'une réunion des services de renseignement. Donald Trump avait justement vendredi un briefing à son agenda et il a tweeté son message depuis son iPhone.

« Nous avions une photo et je l'ai diffusée, comme j'en ai tout à fait le droit », a confirmé plus tard le président à des journalistes en quittant la Maison Blanche.

La diffusion de ce cliché, qui pourrait être classé secret-défense, a pourtant provoqué l'émoi dans la communauté du renseignement. En effet le locataire de la Maison Blanche pourrait bien avoir révélé un niveau de résolution encore inconnu des satellites espions américains ou que les services secrets ont pris depuis les airs. La diffusion « semble en décalage avec la politique américaine sur la publication de telles données », a commenté Allison Puccioni, ancienne militaire et spécialiste de l'imagerie satellite, affiliée à l'université Stanford.

Le nucléaire iranien en question

Le ministre iranien des Télécommunications, Mohammad Javad Azari Jahromi, a démenti vendredi tout incident sur le satellite, sans se prononcer sur le lanceur.

« Apparemment, il y avait des informations sur l'échec de la troisième tentative de mise en orbite du satellite. En fait, Nahid 1 va bien, il est en ce moment dans le laboratoire », a-t-il expliqué, invitant les journalistes à visiter ce laboratoire et terminant son message par le mot-dièse « transparence ». Les deux précédentes tentatives de lancement, en janvier et février, avaient déjà échoué..

Plus tôt, dans un article sur Twitter, Jahromi a cependant déclaré à l'adresse du président américain : «Moi et Nahid 1 en ce moment. Bonjour, Donald Trump! ». Et avec une photo censée le montrer avec le satellite.

L'Iran assure et martèle que son programme de fusées est destiné à un usage strictement civil dans l'espace lançant depuis 2009 plusieurs satellites de fabrication nationale. Mais parce que les fusées utilisent une technologie proche de celle utilisée pour l'emport d'armes nucléaires sur des missiles balistiques de longue portée, Washington se dit suspicieux.

Washington s'est d'ailleurs retiré unilatéralement en mai 2018 de l’accord international sur le nucléaire iranien signé trois ans plus tôt.

L’administration Trump a renforcé les sanctions économiques sur l’Iran afin de l’obliger à renégocier le pacte de 2015  limitant son programme nucléaire. Un bras-de-fer entre Washington et Téhéran des plus préoccupants...

« Ni l'Iran ni aucun autre acteur hostile ne devrait confondre prudence et retenue de la part des États-Unis avec de la faiblesse », avait averti John Bolton en juin dernier.

Alize Marion pour DayNewsWorld

WEEK-END DE CHAOS A HONG KONG

Des centaines de manifestants prodémocratie tentent ce dimanche 1 Septembre 2019 de bloquer les accès de l'aéroport de Hong Kong, au lendemain d'une nouvelle journée de contestation, parmi les plus violentes depuis le début du mouvement.

Blocage des accès à l'aéroport

Des manifestants vêtus de noir, portant des masques et se cachant derrière des parapluies pour échapper à la surveillance des caméras, ont érigé des barricades au terminal d'autobus de l'aéroport.

D'autres tentaient une opération escargot sur l'autoroute menant aux terminaux aériens situés sur l'île de Lantau (nord-ouest).

Les opérateurs de l' « Airport Express », le train à grande vitesse reliant le huitième aéroport international le plus fréquenté au monde et le centre de l'ex-colonie britannique, ont annoncé en début la suspension du service, sans donner de justification.

Violents affrontements : cocktails Molotov, barricade incendiée

Hier samedi 31 octobre Hong Kong a de nouveau été le théâtre d’affrontements entre les manifestants pro-démocratie et les forces de l’ordre. Des milliers de militants ont en effet bravé l’interdiction de manifester et sont descendus dans les rues de l’ex-colonie britannique, au lendemain de l’arrestation de plusieurs figures du mouvement dans lequel cinq militants de premiers plans et trois députés ont été interpellés.

Ce samedi marquait également le cinquième anniversaire du refus par Pékin d'organiser des élections au suffrage universel à Hong Kong. Une décision qui fut le déclencheur du « Mouvement des parapluies » de 2014 marquée par l'occupation du cœur financier et politique de la ville 79 jours

Hong Kong a encore plongé dans le chaos avec de violents affrontements : cocktails Molotov, barricade incendiée et se sont invités dans le face à face tendu entre force de l'ordre et manifestants. Vers 18h heure locale, des canons à eau se sont mis à cracher de l’eau colorée en bleu. Selon le média indépendant Hong Kong Free Press, les policiers présents ont déclaré par haut-parleurs que cette eau serait utilisée pour identifier les manifestants, ainsi aisément reconnaissables, en vue de leur arrestation une fois la manifestation dispersée.

Pire crise depuis la rétrocession à la Chine

L'ex-colonie britannique vit depuis trois mois sa plus grave crise politique depuis sa rétrocession à la Chine en 1997, avec des actions quasi-quotidiennes, qui ont parfois dégénéré, pour dénoncer le recul des libertés et les ingérence grandissante de Pékin.

Mme Lam concentre l'ire des manifestants pour ne pas avoir formellement retiré son projet de loi controversé sur les extraditions qui avait été en juin l'élément déclencheur de la mobilisation.

La contestation a élargi ses revendications à la dénonciation de l'influence grandissante de la Chine sur sa région semi-autonome et au recul des libertés.

La manifestation, convoquée par le Front civil des droits de l'homme (FCDH) a organisé les plus grands rassemblements de ces derniers mois, notamment de celui du 18 août qui avait réuni 1,7 million de personnes selon les organisateurs, sans aucun débordement.

Jenny Chase pour DayNewsWorld

BIARRITZ LE G7 EN PERTE DE LEGITIMITE


Biarritz sera, pour trois jours, du samedi 24 au lundi 26 août, le centre du monde . Les chefs d’État ou de gouvernement des sept pays les plus industrialisés sont réunis pour évoquer les grands sujets du moment.

Autour de la table sont attendus au coté de Donald Trump hérault de « l'America first », le premier ministre britannique Boris Johnson, champion du Brexit, et l’Italien Giuseppe Conte démissionnaire depuis mardi 20 août au soir, ect

Moins représentatif que le G20 qui a intégré en 2008 les grands pays émergents, il tirait sa force de sa relative cohésion. Mais celle-ci a volé en éclats depuis que l’Amérique de Trump a échangé son rôle de « leader du monde libre » pour la défense étroite de ses intérêts.

Au delà de la photo de famille, pourquoi un tel sommet dans un contexte où les divisions sont particulièrement fortes entre pays membres ?

« Le G7 doit évoluer. Nous devons aujourd’hui travailler entre dirigeants qui ont moins de points d’accord qu’ils n’en avaient il y a quelques années… », reconnaît-on du côté de l'Elysée.

Si la France a voulu mettre en avant une priorité, à savoir la lutte contre les inégalités, le réchauffement climatique, le terrorisme au Sahel, la guerre commerciale avec la Chine, le nucléaire iranien seront également sur la table.

Qu'on ne s'attende plus à un consensus entre les grandes démocraties ! Place aux coalitions à géométrie variable, ciblées sur des sujets précis ouvertes, par surcroît, à des pays non-membres du G7.

Dans ce contexte compliqué, le G7 devrait se clore par une déclaration plutôt qu’un communiqué final.

Le sommet des démocraties industrielles, amputé de la Russie en 2014, se voit contesté dans son rôle de directoire mondial.

Garett Skyport pour DayNewsWorld

PREMIER PAS VERS LA FIN DE LA GUERRE ENTRE UKRAINE ET LA RUSSIE

Un échange historique de prisonniers entre l’Ukraine et la Russie a lieu ce samedi 7 septembre, concernant 70 personnes en tout après l’arrivée au pouvoir en Ukraine de l’ancien comédien Volodymyr Zelensky en mai.

C'est le premier échange important de prisonniers depuis le début du conflit dans l'est de l'Ukraine en 2014.

Deux avions transportant 35 prisonniers de chaque côté ont décollé simultanément de Kiev et Moscou et ont atterri peu après midi.

Parmi les prisonniers ukrainiens en Russie figurent notamment les 24 marins ukrainiens arrêtés par les gardes-côtes russes en novembre 2018 au large de la Crimée, deux agents des services secrets ukrainiens SBU ainsi que des prisonniers politiques.

Dans cet échange figure également le cinéaste et militant Oleg Sentsov , de loin, la personnalité la plus emblématique.

Il avait été arrêté en mai 2014 en Crimée et condamné en août 2015 à vingt ans de prison pour « terrorisme » mais aussi

« trafic d’armes ».

Le réalisateur s' était fait connaître en 2018 par une une grève de la faim de 145 jours demandant la libération des prisonniers ukrainiens.

Du côté des prisonniers en Ukraine figurerait une majorité d’Ukrainiens. Parmi eux : le journaliste russo-ukrainien Kyrylo Vychynsky, directeur de l’agence de presse russe RIA Novosti à Kiev inculpé de « haute trahison » au profit de Moscou.

Des paramilitaires ayant participé au conflit dans le Donbass et des déserteurs de Crimée, militaires ukrainiens ayant rejoint l’armée russe lors de l’annexion de la péninsule, en 2014, feraient également partie de la liste.

Un suspect clé dans l’affaire du MH17

Le plus grand flou concerne Vladimir Tsemakh. Cet Ukrainien, commandant des séparatistes pro-russes, ancien de l’armée soviétique, a été inculpé de « terrorisme » par un tribunal de Kiev . Cette semaine, l’Ukraine l'a remis en liberté Volodymyr Tsemakh.

Ancien responsable de la « défense antiaérienne » des séparatistes de l’est de l’Ukraine, Volodymyr Tsemakh, 58 ans, est considéré comme un « suspect clé » dans l’affaire du Boeing MH17 de la Malaysia Airlines abattu en 2014 par un missile russe au-dessus de l’Ukraine, selon une lettre publiée mercredi et signée par 40 députés européens.

Ces 40 députés avaient appelé Volodymyr Zelensky à ne pas extrader Volodymyr Tsemakh vers la Russie, qui réfute farouchement son implication dans la catastrophe du MH17. Le Kremlin aurait exigé qu’il fasse partie de l’échange de prisonniers.

En marge du forum économique de Vladivostok, le président Vladimir Poutine avait annoncé cet échange à venir de prisonniers entre la Russie et l'Ukraine qu'il avait qualifié de «  bonne étape vers la normalisation [des relations russo-ukrainiennes] ».

Britney Delsey pour DayNewsWorld

EVO MORALES SE DIT VICTORIEUX

A LA PRESIDENTIELLE EN BOLIVIE

Jeudi 25 Octobre 2019, en Bolivie, le président sortant Evo Morales a revendiqué sa victoire à la présidentielle de dimanche. Le chef d’Etat a néanmoins laissé la porte ouverte à un éventuel second tour si les résultats définitifs allaient dans ce sens.

« Nous avons gagné au premier tour », a lancé le président sortant lors d’une conférence de presse, affirmant que le décompte officiel portant sur 98 % des bulletins lui donnait 46,83 % des voix, contre 36,7 % à Carlos Mesa.

Soit un écart supérieur aux 10 points de pourcentage nécessaires pour l’emporter dès le premier tour.

« Si nous ne gagnons pas avec 10 points de pourcentage d’écart, nous respecterons » le résultat, « s’il faut aller au second tour, nous irons », a déclaré le chef de l’Etat, alors que le dépouillement du scrutin fait polémique.

Pour éviter un second tour, le candidat en tête doit obtenir la majorité absolue ou au moins 40 % des suffrages et 10 points d’avance sur le deuxième.

Le président sortant, âgé de 59 ans, qui brigue un quatrième mandat, s’était dit mercredi sûr de l’emporter face à Carlos Mesa, 66 ans, qui réclame un second tour dénonçant des fraudes.

Mercredi, une grève générale a été émaillée d’incidents entre partisans des deux camps, notamment à La Paz et à Santa Cruz, capitale économique de la Bolivie et bastion de l’opposition, dans l’est du pays, d’où est partie la grève générale.

Une partie des Boliviens, qui dénonce une « autocratie », n’a pas accepté la décision de Evo Morales, au pouvoir depuis 2006, de briguer un quatrième mandat, alors que les électeurs s’étaient prononcés contre à l’occasion d’un référendum en 2016. Dans ce référendum perdu de février 2016, la population lui refusait en effet de modifier la Constitution pour briguer un 4e mandat .

Le chef de l'Etat, premier indigène à la tête de la Bolivie, a qualifié la grève générale de «coup d'Etat» ourdi par la droite.

Andrew Preston pour DayNewsWorld

WUHAN REVIT APRES LE CORONAVIRUS

Les habitants de la ville chinoise de Wuhan (centre), où le nouveau coronavirus a été identifié en décembre, sont autorisés à reprendre le travail et les transports publics redémarrent après deux mois de confinement.

Cette levée de restrictions intervient au moment où le ministère de la Santé n'a annoncé lundi aucun nouveau cas de contamination pour le cinquième jour consécutif dans cette métropole de 11 millions d'âmes berceau de l'actuelle pandémie.

Les habitants de Wuhan considérés comme étant en bonne santé peuvent dorénavant se déplacer dans l'enceinte de la ville et prendre le bus ou le métro sur présentation de leur carte d'identité, ont expliqué les autorités.

Ils peuvent également retourner sur leur lieu de travail s'ils disposent d'un permis délivré par leur employeur.

Enfin, ils sont même autorisés à quitter Wuhan pour se rendre dans d'autres parties de la province environnante du Hubei s'ils sont testés négatifs au Covid-19 et sont porteurs d'un certificat médical.

Après deux mois de confinement drastique, la vie repend ses droits.




Carl Delsey pour DayNewsWorld

LES SAOUDIENNES LIBRES DE VOYAGER A L'ETRANGER SANS LA PERMISSION D'UN HOMME

Alors que plusieurs affaires d'évasions à l'étranger de jeunes Saoudiennes se déclarant victimes de violences de la part de leurs « gardiens » ont défrayé la chronique ces derniers mois, les femmes ont le droit depuis le 20 août 2019  d’obtenir un passeport et de voyager à l'étranger sans la permission d'un « gardien » mâle.

L'administration saoudienne a commencé « à recevoir des demandes de femmes âgées de 21 ans et plus pour obtenir ou renouveler un passeport et voyager hors du royaume sans permission », a annoncé le département des passeports sur Twitter.


Cette mesure, entrée en vigueur mardi, s'inscrit dans un vaste programme de réformes sociétales qui met à mal le système saoudien de « gardien masculin » assimilant les femmes à des mineures toute leur vie durant en les soumettant à l'autorité arbitraire de leur mari, père ou autres parents mâles.

Des mesures de libéralisation

Une réforme qui s'inscrit dans une série de mesures de libéralisation du prince héritier Mohammed ben Salmane désirant montrer un visage sociétal plus ouvert d'un royaume ultra-conservateur.

La plus emblématique a été celle permettant aux femmes de conduire une voiture depuis juin 2018.

D'autres avancées pour les Saoudiennes ont été décrétés  :elles peuvent désormais déclarer officiellement une naissance, un mariage ou un divorce, et être titulaires de l'autorité parentale sur leurs enfants mineurs, des prérogatives jusqu'ici réservées aux hommes.

Accompagnées d'une répression contre les « militantes féministes »

Mais ces quelques changements sont très critiqués comme « anti-islamiques » par les ultra-conservateurs et s' accompagnent d'une répression contre la dissidence, et notamment l'arrestation et la torture présumée de plus d'une dizaine de militantes de la cause des femmes.

En effet Loujain al-Hathloul, Hatoon al-Fassi, Aziza al-Yousef et au moins sept autres femmes ont été arrêtées, les premiers cas de détention ayant été signalés en mai 2018,convoquées et accusées à la Cour pénale de Riyad le 27 mars dernier. Selon Human Rights Watch ces Saoudiennes sont uniquement poursuivies pour leurs activités militantes. Ces affirmations de HRW corroborent des informations apportées par Amnesty International, le 14 mars.

Surtout, elles contredisent radicalement les déclarations de Mohammed ben Salmane lors d'une interview accordée à l’agence Bloomberg, en octobre 2018. Le prince héritier affirmait alors que ces femmes emprisonnées avaient collaboré avec des services secrets étrangers, notamment avec le Qatar et l’Iran, et que leurs activités de militantisme pour les droits des Saoudiennes n’étaient pas en cause.

Les réformes annoncées interviennent donc après une vague de répression de militantes de la cause des femmes et également dix mois après l'assassinat du journaliste Jamal Khashoggi, qui a provoqué l'émoi de la communauté internationale.

Joanne Courbet pour DayNewsWorld

TRAFIC D'ORGANES

DEPECAGE A VIF DE PIECES DETACHES SUR

DES ENFANTS VIVANTS ?

L'horreur aurait dépassé la fiction !!!

Les récentes visites du chef d' État de la Chine en Europe ont ravivés les polémiques.

Quid des droits de l'homme / Quid des droits de l'enfant ?

La photo de cet enfant chinois aux deux trous d'obus à la place des yeux taraude alors les esprits.

Banale histoire en Chine ?

Un gamin de 6 ans aurait été kidnappé par une femme pour subir une mutilation des deux yeux arrachés à vif puis abandonné sanglotant à quelques kilomètres de chez lui .Rien de plus simple que d'extirper les yeux d'un gamin pour récupérer de belles cornées ?

Désinformation ou réalité ?

Simple trafic d'organes !

Peu d'informations, peu de statistiques mais la rumeur serait rapidement devenue réalité .

En effet le vice-président du Parlement européen, Edward McMillan-Scott se rend en Chine en mai 2006, recueillant un témoignage attestant de prélèvements d'organes forcés sur des prisonniers membres du Falun Gong.

Toujours en 2006, une investigation menée par l'avocat international des droits de l'homme David Matas et l'ancien secrétaire d'État du Canada ainsi que l'avocat de la Couronne David Kilgour, accusent Pékin de prélever les organes des membres du Falun Gong contre leur volonté.

Près de 42 000 transplantations d'organes non expliquées entre 2000 et 2005 auraient eu lieu. Malgré les démentis du gouvernement chinois et des contre-enquêtes, ces dires auraient été confirmés par des recherches indépendantes dans la foulée.

Mais la Chine ne serait qu'un exemple parmi tant d'autres. Le trafic d'organes impliquerait tous les pays.

Des organisations humanitaires travaillent sur le terrain. Des organisations indépendantes s'emparent de ce phénomène.

Des organisations internationales avancent des chiffres. Selon l'OMS, en 2006 91 pays ont eu recours à 66 000 transplantations de rein, 21 000 transplantations de foie et 6 000 transplantations de cœur. .En 2007 à l'OMS toujours, Yosuke Shimazono constaterait que le marché noir de la transplantation serait une pratique largement répandue dans le monde.

Passons à des faits « concrets ». Dans le Sinai des médecins venus du Caire

« avec tentes d’opération et glacières » tortureraient jusqu'à la mort des réfugiés tombés aux mains de Bédouins peu scrupuleux et prélèveraient des organes selon une source journalistique allemande récente.

En Inde de jeunes gens afflueraient pour vendre pour une poignée de roupies leurs reins.

Au Mexique le cartel des Chevaliers du temple, qui domine l'État du Michoacán, au nord-ouest de Mexico, contrôlerait déjà tous les trafics à destination des États-Unis, et bien d'autres trafics en direction de l'Inde et de la Chine. S'ajouterait également, à cette liste criminelle, le trafic d'organes.

Selon le père Alejandro Solalinde, un religieux mexicain fondateur du centre d'accueil Hermanos en el Camino (Frères en chemin), pour les migrants en provenance de toute l'Amérique latine, il existerait des fosses communes clandestines contenant les cadavres sans organes de migrants. "L'Europe n'est pas épargnée  non plus, le transfert d'organes allant de l'Est vers l'Ouest. En fait tous les pays se voient concernés.

LONU se risque à avancer des chiffres de plus en plus alarmants: « Une transplantation illégale d'organe toutes les heures dans le monde »

Certes les pays se dotent d'un cadre législatif.

« Au niveau mondial, les Nations-Unies ont édicté en 2004 la Convention des Nations-Unies contre la criminalité transnationale organisée, qui lutte, entre autres, contre le trafic de prélèvement d'organes.

Au niveau européen, le Parlement Européen et le Conseil de l’Europe, édictent des directives et des recommandations sur les bonnes pratiques, la sécurité en matière de dons d’organes et de transplantation et la lutte contre le trafic d’organes. Le G.R.E.T.A. s'est mis en place.

En 2010, le Parlement a édicté une directive sur les normes de qualité et de sécurité des organes humains destinés à la transplantation.

Au niveau national, l'organisme gouvernemental allemand GIZ (Deutschen Gesellschaft für Internationale Zusammenarbeit), entre autres, soutient des projets visant à combattre au niveau local le trafic humain et venir en aide aux victimes. »

En vain puisque ce trafic illicite prospèrerait bon train.

Eh oui ces extractions illégales d'organes humains serviraient aux transplantations sur des hommes et des femmes fortunés Un rein coûterait en moyenne la modique somme de 10 000 €

En janvier 2014 , M. Rosenbaum, un américain de New-York , arrêté par le FBI est accusé d'avoir voulu acheter un rein à un ressortissant israélien pour le vendre 12 000 €.

En Inde des sites Internet proposeraient des forfaits de transplantation de rein pour des sommes comprises entre 70 000 $ et 160 000 $.

Le Kosovo a été très tôt inquiété pour des mafias locales impliquant des personnalités politiques au plus haut niveau.

Un commerce des plus lucratifs aux mains essentiellement de mafias et organisations criminelles déjà dans le trafic de drogue et de traite humaine ?.

Car une organisation logistique infaillible est primordiale pour ce commerce clandestin certes, mais structuré. Le cartel des Chevaliers du temple en serait-il aussi une sinistre illustration. ?

Le trafic d'organes est médicalement très complexe. Il faut en effet que les assassins bénéficient d'une longue chaîne de complicités. Il faut des chirurgiens, une technologie sophistiquée, une chaîne du froid, des véhicules, des avions, que ne peuvent financer qu'une mafia internationale .

On voit, dans des pays pauvres, prospérer de nombreux bureaux de placement d'organes avec des intermédiaires touchant d'énormes commissions en se chargeant du recrutement des donneurs dans les villages. Des médecins sans foi ni loi profiteraient également de ce trafic juteux . Deux médecins arrêtés dans l’État du Minas Gerais (sud-est du Brésil) seraient accusés de faire partie d'une "mafia des organes" présumée. Ces derniers auraient prélever illégalement des tissus et des organes à des patients .

Pourquoi cet engouement ?

Le marché s'avèrerait des plus lucratifs.

Ces trafics horribles enrichiraient l'économie de ces pays pauvres. Mais allons au-delà de cette raison fallacieuse! Il y aurait un marché colossal : celui des pays riches et des personnes riches sans scrupule venant de toute contrée.

Et le déséquilibre entre l’offre et la demande d’organes, la disparité économique Nord-Sud, l'avidité de trafiquants sans scrupules, feraient exploser le tourisme de transplantation et du trafic d’organes ces dernières années.

Certains tablerait même sur un augmentation des trafics d'organes et donc sur une flambée du dépeçage sur des êtres vivants.

OMS Geneve Suisse DayNewsWorld 2019

L'Organisation Mondiale pour la Santé (OMS), le Parlement Européen et le Conseil de l’Europe estiment que ce phénomène de trafic est en expansion et qu'il est nécessaire de mettre en place des mesures de protection pour les populations les plus vulnérables .Ces crimes sur des êtres vivants, des enfants, dépecés parfois, ne feraient qu'amplifier.

Une revue du Tiers-Monde tire la sonnette d'alarme. « Le prélèvement – post mortem ou in vivo – d'organes d'enfants du tiers-monde pour guérir les malades riches des pays industrialisés ne serait plus qu'une sinistre métaphore du cannibalisme vampirique du capitalisme mondial, ce serait la réalité d'un commerce clandestin certes mais bien vivace. »

Peu de moyens concrets sembleraient réellement mis en œuvre pour endiguer ces indicibles actes dépassant l'entendement. Les acteurs mobilisés sur le terrain disposent de peu de moyens.

Les déclarations de bonne intentions restent de bon aloi mais sans effet réel.

Les considérations politiques et économiques seraient de loin supérieures à la dignité de l'être humain , que dis-je, à l'horreur de ce dépeçage d'hommes et d'enfants pauvres en pièces détachées .

Comment lutter efficacement ?

Informer l’opinion publique des pays donneurs comme des pays receveurs. Labourer l'opinion jusqu’à une réelle prise de conscience.

Les informations à sensation, sporadiques et parcellaires ne frappent pas durablement les consciences. Un défi pour l'humanité.

Cette prise de conscience doit d'abord passer par l’éducation que ce soit dans les pays « donneurs » comme « receveurs ».

Dans « Le livre sur la piété filiale » Confucius n'indiquait-il pas que le corps était « un » et « indivisible » ? L'Inde réprouve dans ses croyances religieuses la prise d'organes sur les cadavres. Certaines croyances dans des pays d’Afrique noire par contre prétendent que des organes comme le cœur, les reins, le crâne peuvent guérir l'impuissance, l'infertilité, le sida. Au Mexique le chef charismatique du cartel des Templiers et ses acolytes mangeraient des organes humains dans leurs rites d'initiation et d'intronisation.

Dans les pays « receveurs » tout passe également par une prise de conscience collective.

Lutter et dénoncer à corps et à cri ! Légiférer ne suffit pas !! Renforcer les lois ne suffirait pas !!!

Revenir à des valeurs non marchandes s’avère être une solution incontournable avec le don gratuit et altruiste du donneur. La neutralité financière assurée lors de la transplantation !

Une autre alternative s'impose également, l'utilisation d'organes artificiels ou bio-artificiels

En effet la médecine mise de plus en plus sur les biotechnologies pour pallier les défaillances d'organes du corps humain avec des promesses toujours plus grandes. Un cœur artificiel, le cœur Carmat, n'a-t-il pas été implanté  par une équipe médicale française ?

Sans sombrer dans le mythe de RoboCop, cette prouesse médicale donne de l'espoir dans le domaine de la transplantation.

Gageons que les constants progrès de la médecine sur les organes artificiels ou bio-artificiels permettront dans quelques années d' éradiquer le fléau du trafic des organes humains.

Joanne Courbet pour DayNewsWorld

HONG KONG   DONALD TRUMP CONTRE

UN NOUVEAU TIANMNEM

« Je pense qu’il serait très difficile de conclure un accord s’ils exercent de la violence, (…) si c’est une autre Place Tiananmen », a déclaré M. Trump.

Une marée humaine à Hong Kong


A Hong Kong, une marée humaine a envahi le centre de la cité, dimanche 18 août 2019.

Les manifestants ont encore dénoncé l'ingérence de la Chine. D'après les organisateurs de la manifestation, le rassemblement a été une réussite : ils étaient, selon eux, quelque 1,7 million à défiler dans les rues de Hong Kong dimanche 18 août. Ce serait le deuxième plus gros rassemblement depuis le début du mouvement de contestation.

Et tout s'est déroulé dans le calme devant les locaux du gouvernement local alors que planait l'intervention de la police militaire chinoise. Ce mouvement est pacifique.

La motivation de ces partisans de la démocratie reste intacte et ils vont encore manifester le week-end prochain.

Un échec majeur de Xi Jinping

Les manifestations organisées maintenant depuis plus de deux mois à Hongkong constituent ainsi un échec majeur de Xi Jinping dans la conduite de sa politique.


Alors que le numéro un chinois  a défendu officiellement l’idée « un pays deux systèmes », ne semble pas dans les faits vouloir respecter ce principe, comme le montre sa gestion de la crise dans l’archipel. « Les faits ont prouvé que ledit principe était la meilleure solution pour régler la question, léguée par l’histoire, de Hongkong et de Macao, de même que le meilleur régime pour y maintenir la prospérité et la stabilité à long terme.

Dans ce but, il faut appliquer dans leur intégralité et avec précision les principes dits “un pays, deux systèmes” “administration de Hongkong par les Hongkongais”, “administration de Macao par les Macanais”, et le principe d’un haut degré d’autonomie. », expliquait alors Xi Jinping lors du dernier congrès du Parti communiste, en octobre 2017. C’est justement parce qu’ils ont le sentiment que ce principe n’est pas respecté que les Hongkongais se révoltent contre Pékin.

Pression américaine

Or dans la crise qui se joue à Hong Kong, les Américains mettent de plus en plus la pression sur la Chine. Le président Donald Trump a ainsi lancé un avertissement clair à Pékin dimanche, assurant qu’une répression des manifestations de Hong Kong similaire à l’écrasement de la révolte de la Place Tiananmen nuirait aux discussions sur un accord commercial sino-américain.

« Je pense qu’il serait très difficile de conclure un accord s’ils exercent de la violence, (…) si c’est une autre Place Tiananmen », a en effet déclaré M. Trump alors que des centaines de milliers de manifestants pro-démocratie ont à nouveau défilé dimanche.

Pour lui, la crise doit trouver une issue pacifique.

« J’aimerais beaucoup voir cela résolu d’une manière humaine », a-t-il dit, appelant le président chinois Xi Jinping à négocier avec les contestataires.

Joanne Courbet pour DayNewsWorld

HONG KONG VERS UN NOUVEAU TIAN'ANMEN ?

«  La marche de dimanche devrait encore rassembler un million de personnes. Le peuple hongkongais ne peut pas être battu  », a déclaré sur Facebook la députée prodémocratie Claudia Mo.

L'ex-colonie britannique vit depuis début juin sa pire crise politique depuis sa rétrocession à la Chine en 1997, avec des manifestations quasi quotidiennes. Des centaines de milliers de manifestants hongkongais réclament l’abandon d’un projet de loi controversé et davantage de démocratie.

Pékin, d’abord distant face au mouvement de contestation, a durci ces derniers jours le ton, allant jusqu’à laisser flotter la menace d’une intervention militaire en déployant dans la ville-frontière Shenzhen ses troupes et ses blindés. La Chine a menacé jeudi de ne pas rester « les bras croisés » si la contestation pro- démocratie devait dégénérer.


Des revendications élargies et de nouvelles manifestations

En effet les manifestants hongkongais ont élargi leurs revendications, ajoutant la demande d’un véritable suffrage universel et une enquête indépendante sur les violences policières survenues pendant la mobilisation. Parallèlement des violences ont émaillé certaines manifestations, entre policiers et civils, mais aussi avec des membres de la mafia locale. On a vu des membres des triades aller frapper les manifestants.

Vers une intervention de Pékin ?

Les troupes et blindés chinois sont massés à la frontière mais une intervention de l’armée populaire de Chine sur le territoire hongkongais, même si elle est permise par la loi fondamentale de Hong Kong à la demande du gouverneur de Hong Kong, en l’occurrence Carrie Liam, ne semble pas être envisagée.


En effet cette décision, juridiquement possible, s'avère par contre politiquement et économiquement très risquée. Et la Chine continentale possède d'autres leviers. N'a-elle pas déjà fait pression sur les entreprises en faisant démissionner, notamment, le président de Cathay Pacific qui a annoncé sa démission ce vendredi ? Rupert Hogg a démissionné, « assumant la responsabilité, en tant que dirigeant de la compagnie, des récents événements », précise Cathay dans un communiqué.

Les dirigeants de Cathay s'étaient pourtant empressés de rassurer Pékin en prenant leurs distances par rapport à la mobilisation pro-démocratie de certains de ses 27 000 employés, promettant de licencier tout employé soutenant ou participant aux « manifestations illégales ».

La compagnie aérienne de Hong Kong a également été prise pour cible par les médias d'Etat chinois. «Les quatre péchés de Cathay Pacific Airlines», a titré le Quotidien du peuple, l'organe de presse du Parti communiste au pouvoir, en énumérant des actions des personnels du groupe considérées comme favorables au mouvement de contestation. Des appels à boycotter la compagnie se sont répandus sur les réseaux sociaux et le hasthag #BoycottCathayPacific apparu la semaine dernière sur le site de Weibo a généré jusqu'à mercredi plus de 45 millions de vues.

Les images de manœuvres militaires sont donc plutôt une intimidation, mais également un test de la réaction internationale .

Le quasi silence international et le tweet de Donald Trump

Mais les démocraties occidentales ne réagissent pour l'instant que très mollement face à la situation sachant qu' Hong Kong finira officiellement par retourner à la Chine au plus tard en 2047.

A Washington ce conflit intervient sur fond de guerre commerciale entre les États-Unis et la Chine. Jeudi 15 août, le conseiller à la Maison Blanche John Bolton évoquait le massacre de la place Tian'anmen en 1989. Une référence qui ne passe pas, alors que la Chine menace Hong Kong d'une intervention militaire.

Dans un Tweet, Donald Trump a suggéré à son homologue chinois d'aller rencontrer en personne les manifestants hongkongais.

L'UE comme les Etats-Unis conjurent les parties en place d'éviter de monter davantage en épingle le conflit. Washington a prévenu Pékin que toute intervention militaire serait « une grosse erreur ».

Par ailleurs, l'UE a, quant à elle, appelé les deux camps à « un dialogue large et inclusif », par la voix de la cheffe de sa diplomatie Federica Mogherini. « Il est crucial de faire preuve de retenue, de rejeter la violence et de prendre des mesures urgentes pour désamorcer la situation », a-t-elle déclaré dans un communiqué.

« Le peuple hongkongais ne peut pas être battu »

Des manifestants ont appelé à des rassemblements samedi à Hung Hom et To Kwa Wan, quartiers du front de mer prisés des touristes venant de Chine continentale, deux manifestations qui n'ont pas été autorisées.

Et la principale manifestation du week-end est attendue dimanche, véritable test de la détermination des militants pro-démocratie comme de celle des autorités pro-Pékin.

« La marche de dimanche devrait encore rassembler un million de personnes. Le peuple hongkongais ne peut pas être battu », a déclaré sur Facebook la députée prodémocratie Claudia Mo.

L'appel a été lancé par le Front civil des droits de l'homme, organisation non violente à l'origine des manifestations géantes de juin et juillet.

Si la police a donné son feu vert au rassemblement dans un grand parc de l'île de Hong Kong, elle a aussi interdit aux manifestants de défiler dans la rue. Ce genre d'interdiction a presque systématiquement été ignoré par les manifestants ces dernières semaines, donnant lieu à des heurts avec les forces de l'ordre.

Les manifestants de ce samedi 17 août , qui ont tout de même défilé par milliers avant de se disperser en début de soirée, préfèrent garder leurs forces pour un rassemblement plus vaste et rassembleur, ce dimanche. Le 16 juin, il y eut une manifestation de deux millions de personnes pour sept millions d'habitants...

La solution ne peut venir que d'un dialogue entre les manifestants de Hong Kong et le gouvernement de Pékin.

Joanne Courbet pour DayNewsWorld

COURSE A L'ARMEMENT NUCLEAIRE

ENTRE LA RUSSIE ET LES ETATS-UNIS

Quatre jours après l'explosion à caractère nucléaire ayant fait au moins cinq morts sur une base du Grand Nord, les autorités russes ont reconnu lundi que l'accident était lié aux tests de « nouveaux armements », promettant de les mener « jusqu'au bout ».

Missile à « portée illimitée »?

Selon des experts américains l'accident pourrait être lié aux tests du missile de croisière « Bourevestnik »(« oiseau de tempête » en russe), missile à propulsion nucléaire , l'une des nouvelles armes « invincibles » vantées par le président Vladimir Poutine en début d'année.

Le président russe avait en effet fait sensation l'année dernière puis début 2019 en présentant la nouvelle génération de missiles développés par son pays, « invincibles », « indétectables » ou « hypersoniques ». D'une « portée illimitée » selon le président, ils seraient capables de surmonter quasiment tous les systèmes d'interception. Le chef du Kemlin a d'ailleurs menacé de déployer ces nouvelles armes pour viser les « centres de décision » dans les pays occidentaux.

Malgré la mort d' au moins cinq personnes et sans être aussi précise, l'agence nucléaire russe a assuré lundi vouloir « continuer le travail sur les nouveaux types d'armes, qui sera dans tous les cas poursuivi jusqu'au bout ».

D'après l'agence nucléaire, ses spécialistes fournissaient de l'ingénierie et du support technique pour « la source d'énergie isotopique » du moteur du missile à l'origine de l'explosion, qui s'est produite sur une « plateforme maritime » et qui a jeté plusieurs employés à la mer.

La course aux armements nucléaires

De son côté le président américain Donald Trump a affirmé lundi en savoir « beaucoup » sur l'explosion, assurant même que les Etats-Unis avaient une arme similaire .

« Les Etats-Unis en ont appris beaucoup sur l'explosion d'un missile défectueux en Russie », a tweeté Donald Trump, mentionnant le missile « Skyfall ». « Nous avons une technologie similaire, mais plu avancée ».

Une affirmation aussitôt démentie par un expert respecté. « Voilà qui est bizarre. Nous n'avons pas de programme de missile de croisière à propulsion nucléaire », a répliqué, lui aussi sur Twitter, l'expert américain Joe Cirincione. « Nous avons essayé d'en développer un, dans les années 1960, mais c'était trop délirant, trop infaisable », a ajouté le président de la fondation Ploughshares Fund, qui milite pour une dénucléarisation globale.

« Continuer le travail sur les nouveaux types d'armes » , selon l'agence Rosatom

La base où s'est produit l'accident de jeudi, ouverte en 1954 et spécialisée dans les essais de missiles de la flotte russe, notamment des missiles balistiques, est située près du village de Nionoska, dans le Grand Nord. La ville fermée de Sarov, qui accueille le principal centre de recherches nucléaires russe, connu sous le nom de code « Arzamas-16 » durant la Guerre froide, a décrété dimanche une journée de deuil et les cinq spécialistes tués seront décorés à titre posthume après leurs funérailles lundi.

« Ils ont pris une double responsabilité: dans le développement de technologies et d'équipements uniques et en prenant le risque physique d'effectuer des tests uniques », a déclaré lors de la cérémonie Sergueï Kirienko, membre de l'administration présidentielle et ancien patron de Rosatom, saluant de « vrais héros ».

« Nous remplirons les devoirs que nous a confiés notre Patrie. Sa sécurité sera entièrement assurée », a affirmé le patron de Rosatom, Alexeï Likhatchev, cité par les agences de presse russes.

Alize Marion pour DayNewsWorld

MALAISE A HONG KONG

QUEL AVENIR POUR LE PAYS ?

L'aéroport de Hong Kong est ce lundi paralysé par un sit-in rassemblant 5 000 manifestants.

Voilà quatre jours que l'aéroport est le théâtre d'un sit-in pacifique de milliers de manifestants qui cherchent à sensibiliser les voyageurs à leur cause avec des chants, des slogans expliquant le sens des manifestations prodémocratie qui embrasent la ville depuis juin.


Plus de 5 000 manifestants sont rassemblés, ce lundi, à l'aéroport international de Hong Kong, après un week-end marqué par de nouveaux heurts dans l'île. L'aéroport de Hong Kong a annoncé l'annulation pour lundi 12 août de tous les vols au départ et à l'arrivée en raison de l'ampleur d'une manifestation dans son principal terminal. « À l'exception des vols au départ dont l'enregistrement est terminé et des vols à l'arrivée qui sont déjà en route pour Hong Kong, tous les autres vols ont été annulés pour le reste de la journée », a annoncé l'autorité aéroportuaire dans un communiqué.

Il s'agit d'une décision inédite pour cet aéroport internationalement reconnu pour son efficacité, et qui était en 2018 le huitième aéroport le plus fréquenté au monde, avec 74 millions de passagers.

Mais après dix week-ends consécutifs de manifestations dans le territoire, qui a de nouveau été émaillé de graves violences entre radicaux et forces de l'ordre, le nombre de manifestants a nettement augmenté lundi à l'aéroport, où ils étaient plus de 5 000, selon la police.

Née début juin du rejet d'un projet de loi qui aurait autorisé les extraditions vers la Chine, la mobilisation à Hong Kong a élargi ses revendications, désormais centrée sur la dénonciation d'un recul des libertés et des ingérences de la Chine.

« Un pays, deux systèmes » jusqu'à quand ?

Au terme de l'accord de 1984 entre Londres et Pékin qui a présidé à sa rétrocession en 1997, Hong Kong jouit d'une semi-autonomie et de libertés n'existant pas en Chine continentale et ce, en théorie, jusqu'en 2047.

Mais depuis quelques années, le pouvoir chinois interprète systématiquement de manière restrictive les textes régissant l’autonomie de Hong-Kong. Un projet de loi prévoit d'autoriser les extraditions vers la Chine. Controversé, il a déjà provoqué des manifestations sans précédent à Hong-Kong. Mais ce projet de loi présente de sérieux risques en matière de droits de l'homme. Hong Kong ne bénéficie-t-il pas en effet d'un système judiciaire autonome (« Un pays, deux systèmes », avait lancé Deng Xiaoping), depuis 1997, année de la rétrocession à la Chine de l'ancienne colonie britannique ?

L'ex-colonie britannique est cependant depuis une dizaine d'années le théâtre d'une forte agitation politique en raison de l'inquiétude générée par l'ingérence grandissante de Pékin dans ses affaires intérieures, et par le sentiment que l'accord de rétrocession et le fameux principe « Un pays, deux systèmes » ne sont plus respectés.

Alyson Braxton pour DayNewsWorld

LE CACHEMIRE UN ENJEU CRUCIAL ENTRE LE PAKISTAN MUSULMAN ET L'INDE HINDOUISTE

Le gouvernement du Premier ministre indien a annoncé lundi 5 août la révocation de l'autonomie constitutionnelle de l'Etat du Jammu-et-Cachemire.

L'autonomie du Cachemire depuis l'Indépendance.

Depuis le départ des Britanniques en 1947, l'ex-colonie est divisée en deux grandes entités : l'Inde, à majorité hindoue, et le Pakistan, musulman tandis que le maharajah hindou du Cachemire, lui, fait le choix de l'indépendance de cet État princier peuplé en majorité de musulmans.

Mais un conflit armé éclate alors entre les deux grands pays du sous-continent Inde/ Pakistan pour le contrôle du territoire. A l'issue de la guerre de 1947, une ligne de partage traverse le Cachemire : au sud-est, le Jammu-et-Cachemire - les deux tiers du territoire - passe sous tutelle indienne, au nord-ouest, l'Azad Cachemire est intégré au Pakistan.

Depuis, les tensions entre ces deux puissances régionales, toutes deux détentrices de l'arme nucléaire, ont donné lieu à deux guerres ouvertes, en 1965 et en 1971.

Pour Islamabad, il s'agit de rattacher cette province à majorité musulmane à un État musulman. Selon le discours indien, le Cachemire à majorité musulmane a tout à fait sa place dans son modèle multiculturel et multiethnique.

Depuis les tensions ne font que s'exacerber entre les deux grands voisins si bien qu'à la fin des années 1980 une insurrection séparatiste embrase le Cachemire indien. New Delhi, qui accuse le Pakistan de soutenir les rebelles, déploie alors un demi-million de soldats dans ce territoire de 12,5 millions d'habitants avec pour capitale Srinagar.

Le mode de gouvernement indien au Jammu-et-Cachemire.

Or une société civile cachemirie et musulmane s'est construite dans les urnes et les velléités d'indépendance ou d'autodétermination de cette région à l'égard de l'Inde sont latentes. En témoigne, en avril dernier, le taux de participation ridiculement bas (14%) lors des dernières élections législatives indiennes.

De plus au sein de l'Etat fédéral indien, le Jammu-et-Cachemire, n'est pas une entité administrée comme les autres par New Delhi. C'est le seul État du pays à disposer de sa propre constitution, statut négocié du temps de Jawaharlal Nehru, le premier dirigeant de l'Inde indépendante, en échange du ralliement du territoire à la nouvelle nation indienne.

Le statut spécial de la région du Cachemire assure ainsi à l'Assemblée locale des compétences propres, New Delhi conservant l'initiative seulement en matière de Défense, Affaires étrangères et Communications.

Une certaine autonomie régnait donc dans l’État, garantie par la constitution indienne, laissant au gouvernement local la gestion des affaires régionales. De plus, il était impossible pour un ressortissant extérieur au Cachemire d’acquérir une maison, de s’inscrire sur les listes électorales ou de travailler dans l’administration.

La révocation de l'article 370 de la constitution, qui inscrivait dans le marbre ce particularisme, est donc un revirement politique majeur. Le Jammu-et-Cachemire devrait devenir un territoire de l’Union, sous le contrôle direct de New Delhi.

Un revirement politique majeur appuyé par le nationalisme du Parti du peuple indien

En révoquant le statut d’autonomie du Cachemire indien, le premier ministre Narendra Modi et son ministre de l’intérieur et bras droit, Amit Shah, entendent asseoir le nationalisme indien exacerbé du Bharatiya Janata Party (BJP Parti du peuple indien), qui a remporté haut la main les élections en mai. Le BJP se monte comme le grand défenseur de l’unité de l’hindouisme contre un islam perçu comme de plus en plus menaçant.

L’unité de l’hindouisme contre un islam perçu comme de plus en plus menaçant.

Le Pakistan, qui revendique également le Jammu-et-Cachemire depuis la partition avec l'Inde en 1947, au terme de la colonisation britannique, a qualifié cette décision d' « illégale ».

Cette mesure devrait exacerber des troubles sanglants au Cachemire sous contrôle indien, qui ont déjà coûté la vie à plus de 70 000 personnes, principalement des civils, depuis 1989. Elle devrait aussi renforcer l'animosité avec le Pakistan, qui comme l'Inde dispose de l'arme nucléaire et revendique l'autre moitié du Cachemire.

En prévision de possibles combats, les autorités indiennes avaient déployé ces dix derniers jours plus de 80 000 paramilitaires supplémentaires dans cette zone déjà hautement militarisée. Elles ont aussi coupé les télécommunications, interdit les rassemblements publics et arrêté trois hauts responsables politiques du Cachemire indien pour éviter qu'ils ne « troublent la paix ». En février, un attentat contre des troupes paramilitaires indiennes avait fait 40 morts, et conduit à des frappes aériennes indiennes à l’intérieur du Pakistan.

Le Pakistan veut porter la question du Cachemire devant les instances internationales au lendemain de la révocation par l’Inde de l’autonomie constitutionnelle de la partie du Cachemire qu’elle contrôle et qu’Islamabad revendique.

Alors que le Cachemire reste coupé du monde ce mardi, et qu'il est impossible de connaître la réaction de la population, la communauté internationale ferait bien de se pencher sur ce dossier brûlant.

Andrew Preston pour DayNewsWorld

L'ARMEE RUSSE CONTRE LES GIGANTESQUES INCENDIES DE FORET EN SIBERIE

Tous les ans, des feux se déclarent dans les vastes forêts de Sibérie. Mais cette année le Kremlin a dû faire appel aux militaires pour épauler les pompiers. Vladimir Poutine a en effet demandé mercredi 31 août à l’armée de participer à la lutte contre les feux de forêt ravageant depuis des semaines la Sibérie .


Le président russe a également remercié Donald Trump qui lui a proposé son aide. Il « a exprimé sa gratitude sincère pour cette attitude attentionnée et cette proposition d’aide et de soutien » et « a répondu que la partie russe allait profiter de cette proposition si nécessaire », indique le communiqué du Kremlin.

Le ministère de la défense a envoyé dix avions et de dix hélicoptères bombardiers d’eau dans le territoire de Krasnoïarsk, l’une des régions les plus touchées, où près de 800 pompiers sont à pied d’œuvre

Pour le premier ministre russe, Dmitri Medvedev, les incendies ne présentent pas de « danger immédiat » pour la population. « Il y a des difficultés objectives : le problème des distances, des endroits difficiles à atteindre et des facteurs propres à cette année », a-t-il déclaré à la télévision.

Les feux provoqués par des orages secs et une chaleur « anormale » de 30 degrés sont poussés actuellement par des vents forts, affectant les régions voisines, a expliqué l’Agence fédérale des forêts. L’état d’urgence a été déclenché dans cinq régions.

Douze millions d’hectares ont déjà brûlé cette année, selon l'ONG Greenpeace, pour qui ces gigantesques feux de forêt pourraient avoir un impact environnemental à long terme, y compris sur la fonte des glaces de l’Arctique.

Boby Dean pour DayNewsWorld

APRES SA FUITE DE DUBAI

LE DIVORCE SUR FOND DE MARIAGE FORCE

POUR LA PRINCESSE HAYA DE JORDANIE

Sur le parvis de la Haute Cour de justice, une poignée d'opposants et de militants attendaient le souverain de Dubaï de pied ferme, brandissant des pancartes le traitant de « sponsor de la prostitution et de l'esclavage ».

C'est à la Haute Cour que s'est rendue la princesse Haya de Jordanie, sixième et plus jeune épouse de l'émir de Dubaï ce 30 juillet à Londres pour demander une mesure de protection d'un mariage forcé et la garde de ses enfants. Elle a dit craindre pour sa vie après avoir quitté son mari.

La princesse est arrivée au tribunal accompagnée de l'avocate Fiona Shackleton, qui avait défendu le prince Charles lors de son divorce avec la princesse Diana alors que son époux, Mohammed ben Rached al-Maktoum, est représenté par Helen Ward, qui avait représenté le réalisateur britannique Guy Ritchie lors de son divorce avec la chanteuse américaine Madonna. Devant le tribunal aux affaires familiales, la guerre est déclarée. La princesse Haya a introduit une demande de divorce.

Voici une affaire inédite aux Émirats arabes unis, où luxe et modernité semblent dissimuler discrimination et maltraitance des femmes jusque dans les hautes sphères de la société.

La fille du roi Hussein avait fui au mois de juin son pays et peut-être surtout son mari, le cheikh Mohammed bin Rashid Al Maktoum. Après un passage en Allemagne, elle avait rejoint Londres avec ses deux enfants.

Avant elle deux princesses de la famille avaient tenté de refaire leur vie à l’étranger.

Cette nouvelle fuite met à mal la réputation de la famille régnante.

Déjà en 2018 la princesse Latifa, l’une des filles de l’émir, avait fui pour rejoindre les Etats-Unis en voulant échapper à son père qu’elle accusait de torture. Elle est arrêtée et ramenée de force « à la maison ». Elle disparaît alors littéralement de la sphère publique. Le sort de cette jeune femme aurait fait craindre à la princesse Haya qu’il lui arrive la même chose.

Plusieurs ONG avaient condamné l’attitude du cheikh Mohammed bin Rashid Al Maktoum qui aurait dissimulé la réalité de cette affaire à son épouse, lui faisant croire que Latifa avait été victime d’une escroquerie et avait dû être secourue. Mais depuis, la princesse Haya aurait appris la vérité sur le traitement réservé à Latifa et aurait décidé de prendre la fuite.

Et dix ans avant l’affaire Latifa, une autre fille de l’émir, la princesse Shamsa Al-Maktoum, âgée de 17 ans à l’époque, avait elle aussi tenté de fuir. L’adolescente avait profité du séjour en Angleterre de la famille pour s’échapper de l’emprise paternelle. Rattrapée, l’adolescente fut ramenée de force à Dubaï.

En juin 2019, Haya bint al-Hussein, épouse de l'émir Sheikh Mohammed ben Rached al-Maktoum, quitte Dubaï avec ses deux enfants, Jalia, 11 ans, et Zayed, 7 ans, emportant avec elle près de 35 millions d'euros pour « refaire sa vie ».

Le neveu de l'émir de Dubaï Marcus Essabri, 48 ans, qui vit en exil et est le premier membre de la famille à comparaître dans le procès de Londres, affirme que Latifa la jeune femme a été droguée, détenue et torturée. A une chaîne de télévision australienne, il dit espérer que ce divorce permette de faire la lumière sur le sort de ses cousines ​​Latifa et Shamsa : « La princesse Haya est la seule qui sache ce qui leur est arrivé. J’espère qu’elle profitera du procès pour parler au monde de la manière dont elles ont été traitées. Elle a l’occasion de faire quelque chose de bien pour ces pauvres femmes ».

Ce divorce assombrit une nouvelle fois l'image des Emirats arabes unis, fragilisés par l'onde de choc internationale. Celle qui se voulait l'incarnation de la femme musulmane moderne révèle une fois de plus la face sombre du patriarcat émirati .

Alyson Braxton pour DayNewsWorld

L'ACQUISITION DE S-400 RUSSES PAR LA TURQUIE

UNE REDISTRIBUTION DES CARTES SUR LE PLAN GEOPOLITIQUE

Jusqu’à il y a peu, la diplomatie américaine ne semblait pas convaincue que les dirigeants turcs iraient au bout de leur projet d’acquisition du S-400, qui était pourtant un vaste sujet de polémique depuis deux ans. Fin juin, le nouveau secrétaire américain à la défense, Mark Esper, avait rencontré son homologue turc, Hulusi Akar, en marge d’une réunion ministérielle à Bruxelles. Il s’agissait d’une ultime tentative de conciliation, permettant de rappeler « plusieurs décennies de collaboration entre partenaires stratégiques ».

Celle-ci était toutefois assortie d’une nouvelle mise en garde du Pentagone, qui rappelait « l’incompatibilité » entre le programme de l’avion furtif américain F-35 et les S-400, en indiquant qu’Ankara ne serait de toute façon « pas autorisé » à disposer des deux équipements.

Or la Turquie d'Erdogan est passée outre cet avertissement ce vendredi 11 juillet 2019. Les premiers éléments des missiles russes S-400 sont en effet arrivés ce vendredi à Ankara à bord d'un avion-cargo.

Cette livraison d'armement russe correspond à un accord passé entre les autorités turques et russes. D'autres livraisons sont prévues dans les jours et les semaines à venir.

Le S-400, fleuron de la défense antiaérienne russe, est un système de défense aérienne entré en service dans l'armée russe en 2007, conçu pour intercepter et abattre toute menace venue du ciel, avion comme missile. Le S-400, pour un coût inférieur, concurrence le Patriot américain.

Menaces des Etats-Unis et préoccupation de l'OTAN

Pilier du flanc sud-est de l’Alliance atlantique depuis 1952 et deuxième armée de l’OTAN par le nombre de soldats, la Turquie n’a certes jamais été un partenaire facile, surtout depuis l’arrivée au pouvoir en 2002 des islamistes de l’AKP (Parti de la justice et du développement). Mais, cette fois-ci, le réchauffement des relations entre Moscou et Ankara franchit un nouveau cap avec la livraison du système de missiles russe S-400. Erdogan lance ainsi un défi sans précédent à l’OTAN et aux Etats-Unis.

Les Etats-Unis sont très remontés, tout comme l'OTAN d'ailleurs, dont la Turquie fait pourtant partie. Mais la marge de manœuvre de l'Alliance est réduite: en effet le traité fondateur de l’organisation ne prévoit aucun mécanisme de sanctions contre un membre. C’est, dès lors, des Etats-Unis que viendront d’éventuelles mesures de rétorsion.

Ankara a de longues années était alliée de Washington et, en se tournant désormais vers Moscou pour acquérir un système sophistiqué de défense anti-aérienne, devient une ennemi potentiel.

C'est pourquoi Washington, changeant sa stratégie de coopération avec la Turquie, a immédiatement cessé d'entraîner des pilotes turcs au maniement du futur avion furtif américain F-35. Et les Etats-Unis menacent désormais d'exclure totalement la Turquie du programme de développement de ce chasseur. Ils craignent en effet  que la Russie utilise les S-400 turcs pour collecter via ses formateurs des renseignements sur les F-35 américains, chasseurs de dernière génération que la Turquie a commandé en 100 exemplaires. Les dirigeants du Pentagone affirment que, via le système S-400, la Russie pourrait disposer d’informations lui permettant d’abattre le F-35. Les Etats-Unis et l'Otan estiment aussi que le S-400 est incompatible avec les équipements utilisés par les membres de l'Alliance atlantique.

Mais Ankara , en achetant des armes aussi sophistiquées à la Russie, permet surtout à Moscou de transformer ses S-400 en arme politique. L’annonce de la livraison, par la Russie, d’une première volée de missiles et radars S-400 à la Turquie porte en effet à leur paroxysme des difficultés déjà alimentées, au sein de l’Alliance atlantique, par les questions syrienne et kurde, ou le coup d’Etat manqué de 2016.

Des mesures de rétorsion mais jusqu'où ?

L’administration Trump a donné jusqu’au 31 juillet à Ankara pour renoncer à cette acquisition, sous peine de sanctions économiques qui pourraient être fatales à une économie turque déjà affaiblie.

Washington se trouve désormais dans l'obligation de lancer un avertissement fort à Erdogan, mais également à d'autres pour éviter que de futures missions soient rendues plus complexes, pour mettre en garde d’autres pays qui seraient tentés d’acquérir du matériel russe. Il reste cependant que la Turquie joue un rôle crucial, tant sur le plan sécuritaire, pour les Etats-Unis – qui disposent de missiles et d’une base OTAN pour leurs avions à Incirlik, dans le sud du pays –, que dans le contrôle de l’immigration, un sujet-clé pour les Européens. Un rôle qui pourrait amener les uns et les autres à réagir de manière plus modérée.

Aussi les autres membres de l’Alliance semblent-ils pour le moment hésiter sur l’attitude à adopter, au-delà de l’expression de leur « préoccupation », et espèrent que les récentes déconvenues du parti de M. Erdogan aux élections municipales aboutiront à sa défaite à la prochaine élection présidentielle en 2023.

Quoiqu'il en soit, cette alliance brisée marque assurément une rupture stratégique et une redistribution des cartes sur le plan géopolitique.

Alize Marion pour DayNewsWorld

LA FUITE D'UNE PRINCESSE DE DUBAI A LONDRES ABIME L'IMAGE DE L'EMIRAT

La princesse Haya de Jordanie, fille du roi Hussein et sixième épouse de l’émir de Dubaï, a fui son pays et peut-être surtout son mari, le cheikh Mohammed bin Rashid Al Maktoum. Après un passage en Allemagne, elle se cache pour l’instant à Londres avec ses deux enfants. Avant elle deux princesses de la famille avaient tenté de refaire leur vie à l’étranger.

Cette fuite met à mal la réputation de la famille régnante.

La princesse Latifa, l’une des filles de l’émir, avait fui pour rejoindre les Etats-Unis en 2018 en voulant échapper à son père qu’elle accusait de torture. Elle est arrêtée et ramenée de force « à la maison ». Elle disparaît alors littéralement de la sphère publique ;Une jeune femme et qui aurait fait craindre à la princesse Haya qu’il lui arrive la même chose.

Plusieurs ONG avaient condamné l’attitude du cheikh Mohammed bin Rashid Al Maktoum qui aurait dissimulé la réalité de cette affaire à son épouse, lui faisant croire que Latifa avait été victime d’une escroquerie et avait dû être secourue. Mais depuis, la princesse Haya aurait appris la vérité sur le traitement réservé à Latifa et aurait décidé de prendre la fuite.

La princesse Haya Bint Al-Hussein se serait refugiée à Londres « par peur d'être assassinée ou ramenée de force à Dubaï », selon la presse britannique.

Dix ans avant l’affaire Latifa, une autre fille de l’émir, la princesse Shamsa Al-Maktoum, âgée de 17 ans à l’époque, avait elle aussi tenté de fuir, raconte Le Monde. L’adolescente avait profité du séjour en Angleterre de la famille pour s’échapper de l’emprise paternelle. Rattrapée, l’adolescente fut ramenée de force à Dubaï.

Demande de divorce

A Londres avec ses deux enfants, la princesse Haya a donc introduit une demande de divorce.

À moitié britannique par sa mère, Haya Bint Al-Hussein a des liens forts avec le Royaume-Uni. La princesse a étudié la philosophie et l’économie à Oxford. Et elle et son mari sont réputés être proches de la reine Elizabeth ainsi que du prince Charles et de sa femme Camilla.

Sa fuite met en lumière les mauvais traitements dont seraient victimes les femmes de la famille royale des Émirats arabes unis, un pays qui joue un rôle important dans l’influence britannique au Moyen-Orient.

Vers une crise diplomatique

Cette histoire personnelle pourrait prendre une tournure internationale. La princesse qui a fait ses études à l’université d’Oxford pourrait vouloir rester au Royaume Uni. Or, si son ex-mari exige son retour, cela pose un casse-tête diplomatique pour la Grande-Bretagne, qui a des liens avec les Émirats arabes unis mais qui ne reconnaît pas le mariage polygame. Problème aussi pour la Jordanie puisque la princesse Haya est la demi-sœur du roi Abdallah de Jordanie et que de nombreux Jordaniens travaillent dans les Émirats arabes unis. De plus les tensions actuelles dans la région font fuir les expatriés et l'économie n'est pas en grande forme.

« Le souverain de Dubaï écrit de la poésie sur son cœur brisé par le départ de sa femme la princesse Haya, mais étant donné le traitement qu’il réserve à ses deux filles détenues, il semble ne tolérer les femmes que quand elles restent confinées dans leur prison dorée », a écrit sur Twitter le directeur de Human Rights Watch.

La fuite de la princesse Haya, nouveau scandale dans la famille de l’émir de Dubaï, assombrit une fois encore l'image de la monarchie.

Alyson Braxton pour DayNewsWorld

LA REACTION INTERNATIONALE APRES LE CARNAGE

D' UN CAMP DE MIGRANTS EN LIBYE

Camp de migrants bombardé en Libye : les Etats-Unis bloquent une condamnation du Conseil de sécurité Washington a empêché le Conseil de sécurité de l'ONU de condamner unanimement la frappe qui a touché un centre de rétention pour migrants dans la banlieue de Tripoli, tuant 53 personnes. Les deux camps opposés se rejettent la responsabilité.

Echec de la résolution

Après le décès d'au moins 44 migrants dans un bombardement aérien contre leur centre de détention en Libye, et alors que l'ONU – par la voix de Ghassan Salamé, son émissaire dans le pays – a condamné la frappe, les Etats-Unis ont opposé le 4 juillet leur veto quant à l'adoption par le Conseil de sécurité, réuni en urgence, d'une condamnation unanime sur cette attaque meurtrière. Le texte prévoyait de condamner la frappe et d'établir un cessez-le-feu en vue d'un retour au processus politique en Libye. Mais la résolution initiée par Londres pour condamner l'attaque n'a pas été adoptée, car les États-Unis s'y sont opposés. Aucune explication n'a pu être obtenue dans l'immédiat auprès de la mission américaine sur les raisons de ce blocage. Ce n'est pas la première fois que l'ONU échoue à parler d'une seule voix à propos de la Libye. Déjà, le 19 avril, Washington et Moscou avaient bloqué ensemble une résolution pour un cessez-le-feu.

Les deux camps libyens se rejettent la faute

La frappe a été menée à Tajoura, une ville située dans le district de Tripoli. Elle a été attribuée par le gouvernement d'union nationale (GNA) aux forces rivales de Khalifa Haftar engagées depuis plusieurs mois dans une offensive pour s'emparer de la capitale du pays. En réponse, le porte-parole des forces pro-Haftar, Ahmad al-Mesmari, a démenti toute implication dans l'attaque, accusant en retour le GNA de  « fomenter un complot » pour leur faire endosser la responsabilité du carnage. Les forces pro-Haftar reconnaissent toutefois avoir visé la zone, mais en usant de frappes de « précision » uniquement contre des sites militaires.

Des camps de détention de migrants en Libye

Le centre de détention abritait environ 600 migrants, en majorité érythréens et soudanais, et deux de ses cinq hangars ont été touchés, selon le responsable du centre Noureddine al-Grifi. Quelque 120 migrants se trouvaient dans le hangar n°3 qui a été touché de plein fouet. Sur les lieux, couvertures maculées de sang, débris et morceaux tordus de la structure métallique du bâtiment entourent un cratère de trois mètres de diamètre. L'émissaire de l'ONU, Ghassan Salamé, a condamné un «carnage ignoble et sanglant» dans un communiqué de la Mission de l'ONU en Libye (Manul).

Au moins 53 migrants ont péri et plus de 130 ont été grièvement blessés dans le bombardement du centre, touché pour la deuxième fois depuis le début de l'offensive des pro-Haftar le 4 avril.

La Libye demeure le principal point de départ des migrants d'Afrique qui tentent depuis plusieurs années de rejoindre l'Italie par la mer. Des milliers de personnes sont détenues dans des centres du pays, dans des conditions inhumaines, selon les groupes de défense des droits de l'homme et l'ONU. Environ 660 000 migrants sont actuellement en Libye, mais le repositionnement stratégique des groupes criminels, la montée en puissance des gardes-côtes libyens et le durcissement de la politique migratoire de l'Union européenne empêchent toute amélioration de la situation

Urgence de trouver des solutions pour les migrants

Ce drame souligne l'urgence de fournir des abris sûrs à tous les réfugiés et migrants jusqu'à ce que leurs demandes d'asile soient satisfaites ou qu'ils soient rapatriés en sécurité.

«L'ONU avait fourni la localisation exacte du centre de détention aux parties en conflit afin d'éviter qu'il ne soit pris pour cible», a également expliqué le porte-parole d'Antonio Guterres.

Le chef du Haut commissariat pour les réfugiés (HCR), Filippo Grandi, a lui porté «trois messages clés : les migrants et réfugiés ne doivent PAS être en détention, les civils ne doivent PAS être des cibles, la Libye n'est PAS un lieu sûr pour un renvoi» des migrants.

La Libye théâtre de chaos depuis la chute de Kadhafi

Depuis 2011, la chute du régime du dictateur Mouammar Kadhafi a plongé le pays dans le chaos. La Libye est le théâtre de luttes intestines et d'insécurité avec de multiples milices qui font la loi depuis la chute du régime de Mouammar Kadhafi en 2011. Depuis 2015, deux autorités rivales se disputent le pouvoir. D'un côté, le gouvernement d'union nationale dans l'ouest du pays, où se trouve la capitale, Tripoli, dirigé par Fayez al-Sarraj, le chef du gouvernement. De l'autre, une autorité dans l'Est, contrôlée par l'armée nationale libyenne, dirigée par le maréchal Khalifa Haftar. Le maréchal Haftar, homme fort de l'est libyen, est soutenu par les Emirats arabes unis et l'Egypte, tandis que le GNA, seul exécutif reconnu par la communauté internationale, bénéficie de l'appui de la Turquie et du Qatar.

L'arrivée au pouvoir de Fayez al-Sarraj a ravivé les espoirs d'une sortie de crise.

Jenny Chase pour DayNewsWorld

CRISE A HONG KONG CONDAMNEE PAR LA CHINE

QUI PRONE LA TOLERANCE ZERO

Alors que Hong Kong commémore le 22ème anniversaire de sa rétrocession à la Chine, des manifestants ont pénétré de force,  lundi 1er juillet, dans l'enceinte du Parlement local de Hong Kong.

Le calme était revenu mardi matin à Hong Kong après l'intervention de la police dans la nuit de lundi à mardi pour évacuer des manifestants qui s'étaient introduits par la force dans le parlement de l'ancienne colonie britannique.

La réaction de la presse chinoise

La presse officielle chinoise ne s'est pas faite attendre pour condamner les manifestants profitant de ces premiers violents incidents pour appeler ce mardi à une « tolérance zéro ». Pour le journal chinois Global Times, « les manifestants ont affiché un profond mépris pour la loi et l'ordre ».

« La société chinoise est parfaitement consciente qu'une politique de tolérance zéro est le seul remède face à un tel comportement destructeur », au risque sinon d' « ouvrir la boîte de Pandore », ajoute le journal dirigé par le « Quotidien du Peuple », l'organe du Parti communiste chinois.

Depuis le 9 juin dernier, Hong Kong est le théâtre d'une contestation historique contre le gouvernement accusé d'être pro-Pékin . Ils protestent contre le projet de loi du gouvernement visant à autoriser les extraditions vers la Chine continentale.

Le projet de loi, qui concerne les sept millions d'habitants mais également les ressortissants étrangers et chinois résidents ou de passage, a provoqué un vaste tollé dans la région administrative spéciale. Ce projet est en effet vécu comme une atteinte au haut degré d'autonomie dont bénéficie Hong Kong. Les opposants au projet de loi font valoir que celui-ci est de nature à remettre en cause le principe qui a présidé à la rétrocession à la Chine de l'ex-colonie britannique, car la loi permettrait à Pékin d'accroître son influence dans la gestion des affaires de la cité et réduirait de fait le haut degré d'autonomie dont bénéficie Hong Kong. Le texte permettrait notamment l'extradition arbitraire d'individus vers la Chine continentale où, selon les opposants, ils ne bénéficieraient pas d'une justice équitable

Le texte, aujourd'hui suspendu, a précipité des foules immenses dans les rues, jusqu'à deux millions, le 16 juin sur une population totale de 7 millions d'habitants. Ils demandent désormais son annulation pure et simple. Les manifestants exigent également la démission de la cheffe du gouvernement Carrie Lam ainsi que la fin des poursuites contre les protestataires arrêtés ces dernières semaines.

Quel avenir pour Hong Kong

La réaction de Jeremy Hunt, secrétaire d'État des Affaires étrangères et du Commonwealth du Royaume-Uni depuis 2018 ne s'est pas fait attendre.

Jeremy Hunt a réagi sur son compte Twitter.

Il rappelle que les libertés sont inébranlables à Hong Kong.Away from campaigning want to stress UK support for Hong Kong and its freedoms is UNWAVERING on this anniversary day. No violence is acceptable but HK people MUST preserve right to peaceful protest exercised within the law, as hundreds of thousands of brave people showed today.

4:17 PM - Jul 1, 2019

« Un pays, deux systèmes » jusqu'à quand ?

Au terme de l'accord de 1984 entre Londres et Pékin qui a présidé à sa rétrocession en 1997, Hong Kong jouit d'une semi-autonomie et de libertés n'existant pas en Chine continentale et ce, en théorie, jusqu'en 2047.

Mais depuis quelques années, le pouvoir chinois interprète systématiquement de manière restrictive les textes régissant l’autonomie de Hongkong. Un projet de loi prévoit d'autoriser les extraditions vers la Chine. Controversé, il a déjà provoqué des manifestations sans précédent à Hong-Kong. Mais ce projet de loi présente de sérieux risques en matière de droits de l'homme. Hong Kong ne bénéficie-t-il pas en effet d'un système judiciaire autonome (« Un pays, deux systèmes », avait lancé Deng Xiaoping), depuis 1997, année de la rétrocession à la Chine de l'ancienne colonie britannique ?

L'ex-colonie britannique est cependant depuis une dizaine d'années le théâtre d'une forte agitation politique en raison de l'inquiétude générée par l'ingérence grandissante de Pékin dans ses affaires intérieures, et par le sentiment que l'accord de rétrocession et le fameux principe « Un pays, deux systèmes » ne sont plus respectés.

Alyson Braxton pour DayNewsWorld

EXPLOSION D'UN MISSILE A CHYPRE

PROBABLEMENT DEPUIS LA SYRIE

Une lumière dans le ciel, suivie par trois violentes explosions… Ce lundi 1er juillet, au petit matin, un objet non identifié s’est écrasé près d’une zone montagneuse située au nord-est de la capitale chypriote Nicosie, dans la partie turque de l’île.

L’explosion a retenti vers 01 h du matin et a déclenché un incendie dans la région de Tashkent, également appelée Vouno, dans la partie turque de l’île.

Un missile sol-air S-200 ?

Les autorités de Chypre-Nord ont indiqué lundi qu'une explosion dans la nuit était vraisemblablement due à un missile de fabrication russe tiré depuis la Syrie, qui se serait abattu à une dizaine de km de la capitale Nicosie après avoir manqué sa cible.

Après avoir envisagé plusieurs hypothèses, dont la chute d'un drone, les autorités de l'autoproclamée République turque de Chypre-Nord (RTCN), non reconnue par la communauté internationale, privilégient désormais la piste d'un missile russe, a indiqué son chef de la diplomatie, Kudret Ozersay.

« D'après nos premières évaluations, il s'agirait d'un missile de fabrication russe tiré par un système de défense anti-aérienne lors d'une attaque aérienne contre la Syrie hier (dimanche) soir et qui, après avoir manqué sa cible, aurait fini sa course dans notre pays », a-t-il déclaré dans un communiqué.

Kudret Ozersay a indiqué que les enquêteurs avaient relevé des inscriptions « identiques à celles trouvées sur un missile de type S-200 tombé en Turquie en juillet 2018 ».

Le S-200 est un système de défense anti-aérienne de fabrication russe. L'explosion de cet engin, qui n'a pas fait de victime, a provoqué un important incendie, selon les médias locaux.

Défenses anti-aériennes syriennes

Mustafa Akinci, le dirigeant de la République turque de Chypre du nord, a estimé que l’objet était en lien avec des opérations militaires au Moyen-Orient - l’île se trouve à proximité de la Syrie où, notamment, les raids de l’aviation israélienne sont fréquents.

La chute de cet objet coïncide avec un raid mené dans la nuit de dimanche à lundi par l'aviation israélienne près de Damas, une attaque qui a été rapportée par l'agence de presse officielle syrienne Sana et l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH), une ONG.

Le site de l'explosion à Chypre se trouve à une dizaine de kilomètres à vol d'oiseau de la capitale divisée Nicosie, qui compte plusieurs centaines de milliers d'habitants.

Si cette hypothèse se confirmait, ce serait la première fois que Chypre est directement affectée par le conflit syrien.

L'île de Chypre est scindée en deux depuis l'invasion du tiers nord de l'île par l'armée turque en 1974 en réaction à un coup d'Etat visant à rattacher l'île à la Grèce. L'ensemble de Chypre, situé à plus d'une centaine de km des côtes syriennes, est considéré comme un territoire européen.

Mais la République de Chypre, membre de l'UE, n'exerce son autorité que sur les deux tiers sud. Au nord se trouve la RTCN autoproclamée et reconnue par Ankara.

Alize Marion pour DayNewsWorld

LA TASSE BLANCHE DE VLADIMIR POUTINE AU G20

Les images de télévision montrent notamment Vladimir Poutine trinquer à distance avec son homologue américain Donald Trump, chacun étant assis de part et d’autre de l’hôte du G20, le Premier ministre japonais Shinzo Abe.

« Si vous aviez vu ce que j’ai vu, vous apporteriez votre propre tasse aussi », a commenté sur Twitter le compte parodique anglophone@DarthPutinKGB, référence aux accusations d’empoisonnement d’ex-agents secrets ou d’opposants dont a été plusieurs fois accusée la Russie ces dernières années.

Mais le président russe semble avoir cette même manie en Russie :

la semaine dernière lors de son émission annuelle « Ligne directe », il avait la même tasse blanche et frappée des armoiries de la Russie.

Le Kremlin a de son côté rapidement réagi.

« C’est parce qu’il boit du thé en permanence avec ce thermos », a expliqué son porte-parole, Dmitri Peskov.

Boby Dean pour DayNewsWorld

AU G20 ACCORD SUR LE CLIMAT A 19 SEULEMENT

Le président français Macron annonce un texte à 19 pour la mise en œuvre de l'accord de Paris

Dix-neuf des vingt membres du G20 sans les Etats-Unis ont réaffirmé samedi au Japon leur engagement pour «la mise en œuvre complète» de l'accord signé en 2015 à Paris sur la lutte contre le réchauffement climatique.

« Nous avons réussi à obtenir des éléments qui permettent de maintenir le niveau d'ambition tel qu'il avait été affirmé à Hambourg et Buenos Aires », lieux des deux derniers G20, a annoncé le président français.

Par ailleurs, le président brésilien Jair Bolsonaro « m'a confirmé son engagement contrairement aux inquiétudes qu'on pouvait avoir sur l'accord de Paris et sur le combat en faveur de la biodiversité », a-t-il ajouté.

Emmanuel Macron l'a reconnu en conférence de presse lors du G20 à Osaka :

les négociations ont été très difficiles et très tendues entre les pays. Mais une déclaration commune a été publiée à l'issue de ce G20, même si elle a été obtenue au forceps.

Une autre particularité :

les États-Unis se sont retirés en raison du paragraphe sur le climat. C'est sur ce point qu'il y a eu beaucoup de discussions entre les négociateurs toute la nuit.

Les Etats-Unis se sont en effet retirés de l’accord de Paris en 2017.

Jenny Chase pour DayNewsWorld

G20 OU QUI REMPORTERA LE LEADERSHIP ?

C'est avec un appel solennel du Japon à « l'harmonie », en accord avec la nouvelle ère dans laquelle est entré l'archipel qu'a commencé vendredi le G20.

Avant même l'ouverture du G20 qui se tient ce vendredi et demain à Osaka, au Japon, le président américain s'en est pris à ses adversaires comme à ses alliés…

Et cette réunion des dirigeants des vingt premières puissances du monde s'annonce déjà -peut-être- la plus cruciale

« Bienvenue à Osaka », a lancé le Premier ministre nippon à l'ouverture des débats dans la grande ville côtière japonaise. « Ensemble, j'espère que nous réaliserons à Osaka une belle harmonie », a-t-il dit en référence à la signification de « «Reiwa » nom de cette nouvelle ère.

C'est pourtant un G20 potentiellement houleux qui s'est ouvert vendredi à Osaka, rendez-vous international où les grands de ce monde plus désunis que jamais, à propos du commerce, du climat ou encore de l'Iran, vont devoir composer. De profonds désaccords de fonds qui ne feront pas forcément consensus à l'international :

L'urgence climatique

Si la vague de chaleur actuelle s’invite au sommet d’Osaka, « l'ambition climatique », que défend E.Macron bec et ongles, n'est pas partagée par tout le monde. Parmi les pays du G20, combien sont-ils à vouloir encore faire des efforts pour sauver la planète ?

Les Etats-Unis ont déjà annoncé leur retrait de l’accord de Paris, mais d’autres dirigeants pourraient rejoindre Donald Trump comme le Brésilien Jair Bolsonaro qui rejette toute critique occidentale sur sa politique environnementale.

La Turquie se poserait aussi des questions, notamment pour des raisons financières. Emmanuel Macron, qui dit « avoir la foi du converti récent », a estimé, jeudi 27 juin, que « le combat qu’on va mener au G20 est décisif avertissant que la France ne signera pas la déclaration du sommet si elle ne défend pas « l’ambition climatique ».

De fait, si lutter contre le changement climatique s’est traduit en 2015 par l’accord de Paris, le sommet du G20 de Hambourg, il y a deux ans, ne pouvait que constater la divergence entre les États-Unis et les 19 autres pays, après la décision de Donald Trump de sortir de cet accord.

Les pays européens vont se coordonner dans la matinée sur cette question. D’autres, comme le Canada, devraient les rejoindre. « Il est clair qu'il sera difficile d'obtenir une percée » sur ce thème, a déclaré le secrétaire général de l'ONU Antonio Guterres.

L' Iran et la question nucléaire

Sur l'Iran, l'un des grands sujets de crispation du moment, si Donald Trump s'est aussi voulu apaisant lors de son arriv ée au G20 « Nous avons le temps » de résoudre les tensions, a-t-il dit, il parlait pourtant encore il y a peu de « guerre » contre les Iraniens.

La Russie a cherché jusqu'ici, comme la Chine et les Européens, à calmer le jeu à l'instar d'Emmanuel Macron qui a pour sa part promis en marge de ce G20 qu'il ferait «le maximum» pour «éviter une escalade militaire». Les Etats-Unis et la Russie qui n'ont aucun intérêt à ce que la région du Moyen-Orient s'embrasent vont devoir sortir de l'impasse .

La guerre commerciale entre Etats-Unis et Chine

Loin de tout format multilatéral, Donald Trump et le président chinois Xi Jinping, bataillant désormais ouvertement pour la domination économique et technologique du monde, auront également entre les mains, lors de leur entretien prévu samedi, le sort de économie mondiale.

Washington menace de taxer la totalité des importations chinoises, ce qui serait certainement un point de non-retour dans le conflit commercial et technologique des deux géants.Les chefs d'Etat et de gouvernement vont devoir s'entendre sur la suite à donner. Ils auront également à évoquer le sort d'une dirigeante de Huiwei.

Dans ce climat chauffé à blanc, le Japon, pays hôte, s'efforce de rassembler toutes les signatures sous le communiqué final d'un sommet déjà tourmenté.

L'appel du président Abe à « trouver un terrain commun plutôt que de souligner les affrontements » sera-t-il bien reçu par les dirigeants au sommet du G20 fort de symbolique ?

Les nombreux entretiens bilatéraux entre dirigeants pourraient les y inciter..........

Joanne Courbet pour DayNewsWorld

UNE GUERRE COURTE ETATS-UNIS CONTRE IRAN

Les Etats-Unis auraient-ils « fermé de façon permanente la voie de la diplomatie », comme le certifie l'Iran ? Donald Trump a en effet évoqué la possibilité d'une guerre contre Téhéran « qui ne durerait pas très longtemps », prenant ainsi le contre-pied de son homologue iranien, qui semblait jouer l'apaisement.

Le président américain a assuré ce mercredi ne pas espérer un tel conflit, mais ces déclarations sonnent comme un nouvel avertissement à l'Iran. « Nous sommes dans une position très forte, et ça ne durerait pas très longtemps, je peux vous le dire. (...) Et je ne parle pas de troupes au sol », a déclaré Donald Trump sur la chaîne Fox Business Network.

Un peu plus tard, il a estimé que les dirigeants iraniens seraient « stupides » et « égoïstes » de ne pas chercher un accord pour se délester des sanctions américaines. Le président américain a assuré mercredi ne pas espérer un tel conflit, mais ces déclarations sonnent comme un nouvel avertissement à l’Iran.

« L’Iran peut faire ce qu’il veut, cela m’est égal, j’ai tout le temps qu’il faut. Mais leur pays est en détresse économique […] Leurs dirigeants devraient prendre soin de la population », a-t-il lancé.

« L’inaction des Européens »

Le président iranien Hassan Rohani a assuré au téléphone à son homologue français Emmanuel Macron que son pays ne cherchait « la guerre avec aucun pays », pas même les États-Unis, selon l’agence officielle Irna, tout en fustigeant les Européens de ne pas agir pour préserver les intérêts économiques de son pays .

« Je le dis aux Américains : vous avez choisi le mauvais chemin. Je le dis aux Européens : vous faites fausse route avec votre inaction », a-t-il déclaré, « et je leur dis (à tous) de revenir à leur serment et à leurs engagements ».

Les membres européens du Conseil de sécurité de l'ONU ont publié mercredi une déclaration commune critiquant le comportement des États-Unis mais aussi de l’Iran concernant l’accord de 2015.

Selon Irna, Rohani a aussi prévenu Emmanuel Macron que son pays pourrait s’affranchir encore davantage des engagements pris à Vienne si les Européens ne s’acquittaient pas de leurs « promesses […] visant à garantir les intérêts économiques de l’Iran ».

« Plus rien à attendre »

Dans une note publiée mardi, l’amiral Ali Shamkhani, secrétaire général du Conseil suprême de la sécurité nationale, écrit que Téhéran appliquera « résolument » la deuxième phase de son « plan de réduction » de ses engagements en matière nucléaire dès le 7 juillet.

En d’autres termes, l’Iran recommencerait à enrichir de l’uranium à un degré prohibé par l’accord de Vienne (la limite est fixée à 3,67 %) et relancerait son projet de construction d’un réacteur à eau lourde à Arak (centre), mis en sommeil.

Téhéran a déjà indiqué que ses réserves d’uranium (faiblement) enrichi devraient dépasser la limite des 300 kg jeudi.

Cela risque d’amener l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) à constater, pour la première fois depuis l’entrée en vigueur de l’accord, un manquement de l’Iran à ses engagements.

Paris a jugé mardi qu’une telle « violation iranienne » serait « une grave erreur ».

M. Khamenei a rétorqué mercredi que la détermination de la « belle » nation iranienne aurait raison des sanctions et des « insultes » du « régime le plus vicieux au monde ».

Alize Marion pour DayNewsWorld

QUI GAGNE ISTANBUL GAGNE LA TURQUIE

CINGLANT CAMOUFLET POUR ERDOGAN

L'opposition a infligé dimanche un cinglant camouflet au président turc en remportant une nouvelle fois, mais avec une marge plus grande, la mairie d'Istanbul.

Ekrem Imamoglu, candidat du Parti républicain du peuple (CHP, laïque), a obtenu la victoire avec 54,21% des suffrages, rapporte l'agence de presse officielle Anatolie. Il obtient une avance nettement plus conséquente que lors de la précédente victoire, le 31 mars dernier, qui avait été annulée à la demande du parti AKP (au pouvoir) pour irrégularités présumées.

Cette fois-ci, la victoire de l’opposant est écrasante. Lors du premier vote, le 31 mars, M. Imamoglu avait seulement 13 000 voix d’avance sur son concurrent, Binali Yildirim. Selon des résultats confirmés lundi matin, il compte 806 000 voix d’avance sur son rival. Les votes lui ont été favorables dans 28 arrondissements d’Istanbul sur 39, contre 15 lors du premier scrutin.

La victoire du CHP dimanche est une défaite d'autant plus cinglante pour Erdogan, qu'il a été lui-même maire d'Istanbul dans les années 1990 et qu'il a souvent répété cette antienne: « Qui gagne Istanbul gagne la Turquie ».

Le camouflet est d'autant plus sérieux qu'Imamoglu, incarnation de l'héritage d'Atatürk et de la laïcité, a réalisé de bons scores dans des quartiers traditionnellement religieux de la ville, qui passaient jusqu'à présent pour des bastions de l'AKP. notamment à Beyoglu, sur la rive européenne, le quartier où Recep Tayyip Erdogan est né, ainsi qu’à Usküdar.

Un cinglant camouflet pour Erdogan

Controversé sur le plan international comme intérieur, le nouveau «sultan» Erdogan perd ainsi avec Istanbul la superbe qu’il avait retrouvé lors de sa réélection à la présidence l’année dernière. La Constitution sur mesure qu’il s’était taillée et le pouvoir absolu qu’il s’était forgé en décimant l’opposition avaient fini par lui faire oublier qu’il n’était pas au-dessus du peuple.

Théâtre des premières victoires politiques d'Erdogan , la mégalopole stambouliote et ses 15 millions d’habitants viennent en effet de lui infliger son revers électoral le plus cuisant lors d’un second scrutin qui a rassemblé l’opposition dans un sursaut démocratique contre le rouleau compresseur autoritaire du régime à l’œuvre depuis le putsch militaire manqué de 2016.

Les municipales de mars dernier furent également favorables à l’opposition dans les plus grandes villes du pays dont la capitale Ankara.

Dans la victoire du candidat social démocrate à Istanbul se cristallise ainsi un rejet de la répression aveugle qui touche tous les secteurs de la société turque depuis trois ans.

L'ancien Premier ministre Binali Yildirim, candidat du Parti de la Justice et du développement (AKP), mouvement islamo-conservateur d'Erdogan qui tenait la ville depuis 25 ans, a promptement reconnu la victoire de son adversaire. Le président Recep Tayyip Erdogan, via son compte Twitter, et le candidat malheureux Binali Yildirim ont adressé leurs félicitations au nouvel édile.

Vers la démocratie et la justice

C’est la première fois en dix-sept ans qu' Ekrem Imamoglu lui a tendu la main. « Monsieur le président, je suis prêt à travailler en harmonie avec vous », a- t- il déclaré depuis son QG.

Puis s’adressant à ses électeurs : « A partir d’aujourd’hui, une nouvelle page s’ouvre à Istanbul où les valeurs de justice, d’égalité, de respect et d’amour l’emporteront sur toutes les autres. »

Des dizaines de milliers de partisans d'Imamoglu ont fêté la victoire d'Imamoglu, ancien homme d'affaires, dimanche soir dans les rues d'Istanbul.

« Seize millions de Stambouliotes ont restauré aujourd'hui notre confiance en la démocratie et la justice », s'est félicité Ekrem Imamoglu.

« Merci Istanbul! », a lancé le candidat du CHP à ses partisans. « Nous allons bâtir la démocratie dans notre ville, nous allons édifier la justice. Dans cette ville magnifique, je le promets, nous construirons l'avenir! », a-t-il ajouté.

Istanbul, la ville natale du Reïs, la vitrine idéologique et économique de son pouvoir, est entrée en résistance. Elle ouvre une nouvelle page.

Vers un remaniement ministériel ?

De nombreux observateurs s'attendent à un remaniement ministériel à Ankara ainsi qu'à des ajustements diplomatiques.

La Turquie, qui est membre de l'Otan, s'est rapprochée de la Russie, à laquelle elle a passé commande d'un système de défense antimissiles, ce qui lui a valu des menaces de sanctions de la part des États-Unis.

La livre turque avait chuté après l'annulation du scrutin du 31 mars, et a reculé de 8% depuis le début de l'année, en partie du fait des remous électoraux. Après la victoire d'Imamoglu dimanche soir, la devise turque s'est raffermie.

La victoire d’Ekrem Imamoglu à l’élection municipale consacre l’émergence d’une nouvelle génération de responsables politiques en Turquie. Elle met en péril l’assise électorale de l’AKP, dont « la machine à gagner » les élections s’est brusquement grippée.

En remportant la mairie de la ville la plus riche et la plus peuplée de Turquie, Ekrem Imamoglu se positionne déjà comme le futur candidat de l’opposition lors de la prochaine présidentielle prévue en 2023.

Joanne Courbet pour DayNewsWorld

DES CYBERATTAQUES AMERICAINES CONTRE L'IRAN ?

« Ni l'Iran ni aucun autre acteur hostile ne devrait confondre prudence et retenue de la part des États-Unis avec de la faiblesse », a averti John Bolton.

Faute de frappes, la riposte s'est faite sur le terrain de la cyberguerre, rapportent plusieurs médias américains.Les Etats-Unis ont lancé cette semaine des cyberattaques contre des systèmes de lancement de missiles et un réseau d’espionnage iraniens, après la destruction par Téhéran d’un drone américain, ont rapporté samedi 22 juin plusieurs médias américains.

Le président américain Donald Trump a annulé à la dernière minute des frappes programmées contre l’Iran après la destruction de ce drone de surveillance le 20 juin. Il a en revanche autorisé secrètement des représailles sous forme de cyberattaque contre les systèmes de défense iraniens, a affirmé le Washington Post.

Selon le « WaPo », une des cyberattaques a visé des ordinateurs servant à contrôler des lancements de missiles et de fusées. Selon Yahoo! News, l’autre attaque informatique a frappé un réseau d’espionnage chargé de surveiller les passages de navires dans le détroit d’Ormuz.

Planifiées depuis plusieurs semaines

D’après le Washington Post, ces cyberattaques, planifiées depuis plusieurs semaines, avaient été initialement proposées par les militaires américains comme riposte contre les attaques mi-juin contre des pétroliers dans le détroit d’Ormuz. Washington accuse l’Iran de ces attaques, alors que Téhéran nie toute implication

La question du nucléaire

En 2010, Téhéran avait déjà accusé les Etats-Unis et Israël d’avoir, en pleine crise sur le nucléaire iranien, créé le puissant virus informatique Stuxnet, qui avait infecté plusieurs milliers de ses ordinateurs et bloqué les centrifugeuses utilisées pour l’enrichissement de l’uranium.« Nous mettons en place des sanctions supplémentaires majeures contre l'Iran lundi », a tweeté samedi Donal Trump, ajoutant: « l'Iran ne peut pas avoir d'armes nucléaires! ». Selon l'accord international sur le nucléaire conclu en 2015, dont Washington s'est retiré en 2018, l'Iran s'est engagé à ne pas se doter de l'arme atomique.

De nouvelles sanctions « majeures »

Donald Trump a annoncé samedi de nouvelles sanctions « majeures » dès lundi contre l’Iran. John Bolton qui doit rencontrer ce dimanche 23 juin 2019 ses homologues israélien, Meir Ben-Shabbat, et russe, Nikolaï Patrouchev, a précisé que «les nouvelles sanctions, en préparation depuis quelques semaines, évoquées par le président Donald Trump» devraient être «annoncées publiquement lundi».

Le conseiller à la sécurité nationale du président américain, a également averti l'Iran dimanche de ne pas confondre «prudence» et «faiblesse», deux jours après l'annulation à la dernière minute par Donald Trump de frappes de représailles contre l'Iran.«Ni l'Iran ni aucun autre acteur hostile ne devrait confondre prudence et retenue de la part des États-Unis avec de la faiblesse», a déclaré John Bolton. «L'Iran ne pourra jamais avoir d'arme nucléaire ni contre les Etats-Unis ni contre le reste du monde», a encore déclaré de son côté John Bolton.

Il n'est « pas encore clair si les attaques ont été effectivement réalisées ou pas », affirme l'agence de presse Fars, proche des conservateurs, laissant entendre que ces informations de médias américains pourraient être un « bluff visant à toucher l'opinion publique et à redorer la réputation de la Maison Blanche » après la destruction du drone.

Donald Trump, qui alterne déclarations martiales et appels au dialogue depuis plusieurs semaines, avait auparavant assuré que si les Iraniens renonçaient à leur programme nucléaire, il deviendrait leur « meilleur ami ».

Alize Marion pour DayNewsWorld

ENTRE LA RUSSIE ET LA GEORGIE SUSPENSION

DES VOLS SUITE A DES MANIFESTATIONS

ANTI-RUSSES EN GEORGIE

Au lendemain d'un décret du président Vladimir Poutine interdisant à partir du 8 juillet les vols d'avions russes vers la Géorgie, le ministère russe des Transports a annoncé samedi que les vols des compagnies géorgiennes vers la Russie seraient également suspendus à partir de cette date

Pour des raison de sécurité ?

Ces mesures interviennent après deux journées de protestations contre le pouvoir jugé pro-russe à Tbilissi, la capitale de cette ex-république soviétique. Les protestations, qui ont rassemblé des milliers de personnes, avaient été déclenchées jeudi par le discours polémique d'un député russe au Parlement géorgien.

Selon le Kremlin, l'interdiction vise à «protéger les ressortissants russes d'actes criminels et illégaux». Les autorités ont recommandé aux tours opérateurs de cesser leurs offres vers la Géorgie.

Le ministère des Transports a justifié cette suspension par «Le ministère des Transports a justifié cette suspension par «la nécessité d'assurer un niveau suffisant de sécurité aérienne» et par le non-paiement par les avionneurs géorgiens de près de 800'000 dollars (780'000 francs) «d'arriérés» à l'égard de l'entreprise russe chargée de la réglementation des vols.

Destination prisée

Alors que la haute saison bat son plein, ces interdictions devraient frapper durement les industries touristiques des deux pays. Selon l'Union russe du tourisme, les Russes étaient en 2018 au troisième rang des visiteurs les plus nombreux en Géorgie, soit 1,7 million de personnes. «Le tourisme vers la Géorgie est en essor et cette décision a choqué tout le secteur», a affirmé Aleksan Mkrtchian, directeur d'une chaîne d'agences de voyages.

Les tensions restent fortes entre Tbilissi et Moscou, qui se sont affrontés dans une guerre courte mais sanglante en 2008. L'armée russe était alors intervenue sur le territoire géorgien pour soutenir la petite Ossétie du Sud, région séparatiste pro-russe, où Tbilissi avait lancé une opération militaire. Depuis, l'Ossétie du Sud et une autre république pro-russe, l'Abkhazie, comptent des troupes russes sur leur territoire.

Grâce à ses paysages naturels, ses traditions culinaires mais aussi sa proximité et la possibilité de s'y rendre sans visa, la Géorgie reste néanmoins une destination privilégiée des Russes. Pour Irina Tiourina, porte-parole de l'Union russe du tourisme, la sécurité des Russes reste garantie en Géorgie: «Par tradition, les Géorgiens traitent bien les Russes», a-t-elle affirmé.

Dans un communiqué, le ministère russe des Affaires étrangères a toutefois demandé samedi à la Géorgie d'assurer la sécurité des journalistes russes après une «tentative d'agression», selon le ministère, contre une équipe de la télévision publique russe «Rossia 24» à Tbilissi.

«Punir la Géorgie»

Moscou avait déjà suspendu les vols russes vers la Géorgie en octobre 2006, puis en août 2008 après la guerre en Abkhazie et en Ossétie du Sud. «Poutine a décidé de punir la Géorgie car il y a des manifestations là-bas», a jugé sur Twitter l'opposant au Kremlin Alexeï Navalny

«Pourquoi punit-il les Russes pour les protestations en Géorgie ?», a-t-il ajouté.

Paul Emison pour DayNewsWorld

SOMMET ENTRE XI JINPING ET KIM JONG EN COREE DU NORD

«Plusieurs centaines de milliers de personnes » ont accueilli Xi Jinping ce jeudi 20 juin 2019 dans les rues de Pyongyang, selon la télévision chinoise CCTV. Le président chinois a eu droit à 21 coups de canon, avant de passer les troupes en revue en compagnie de son hôte habillé en costume Mao sombre.

Xi Jinping a eu jeudi un accueil chaleureux en Corée du Nord pour la première visite d'un président chinois dans ce pays depuis 14 ans, au moment où les deux voisins communistes se heurtent, pour des raisons différentes, aux pressions de Donald Trump.

Au menu : le programme nucléaire nord-coréen, qui vaut au régime nord-coréen d'être mis au ban des nations, Pékin appliquant également les sanctions internationales tout en restant cependant le seul allié important de Pyongyang.

Xi Jinping a assuré son hôte qu'il se félicitait « des efforts » de la Corée du Nord pour « maintenir la paix et la stabilité dans la péninsule coréenne et promouvoir sa dénucléarisation ».

La tension entre le pays et le reste du monde s'est considérablement réduite l'an dernier après avoir atteint des sommets au cours des années précédentes à la suite des essais nucléaires et des tirs de missiles pratiqués par le régime de Pyongyang.

La détente avait surtout été symbolisée en 2018 par l'historique sommet de Singapour entre M. Kim et le président américain Donald Trump. Mais un deuxième sommet Trump-Kim en février dernier à Hanoï n'a rien donné, Américains et Nord-Coréens restant bloqués sur la question de la dénucléarisation coréenne. Washington exige qu'elle intervienne avant la levée des sanctions internationales, ce que Pyongyang refuse.

Le déplacement du président chinois Xi Jinping à Pyongyang est pour lui une façon d'afficher son entente avec la dynastie des Kim alors qu'il doit lui-même retrouver Donald Trump la semaine prochaine au Japon pour discuter de la guerre commerciale entre les deux géants du Pacifique. Il entend bien rappeler le rôle incontournable de son pays, qui absorbe 90% du commerce de Pyongyang, alors que le président américain promet un développement économique fabuleux à la Corée du Nord si elle accepte de renoncer à son programme nucléaire.

De plus le président Xi compte montrer qu'il peut influencer Kim et qu'aucun accord global et durable avec la Corée du Nord ne peut être conclu sans l'aide et l'approbation de la Chine.

Le président chinois pourrait même encourager Kim Jong à dénucléariser, ce qui lui vaudrait d'être un interlocuteur indispensable entre la Corée du Nord et les Etats-Unis. Une façon aussi de mieux négocier sur le plan commercial avec Donald Trump.

Alyson Braxton pour DayNewsWorld

DRONE AMERICAIN ABATTU PAR L'IRAN

ET LES CONSEQUENCES

« Un recours à la force des Etats-Unis contre l'Iran serait une catastrophe, au minimum pour la région », a déclaré jeudi le président russe Vladimir Poutine

L'Iran a annoncé jeudi avoir abattu un « drone espion » américain. Une nouvelle étape dans la tension très vive qui oppose le pays aux Etats-Unis. .Washington accuse l'Iran d'être à l'origine des explosions ayant endommagé deux pétroliers - norvégien et japonais - le 13 juin, près du stratégique détroit d'Ormuz. Accusation fermement démenties par Téhéran. Depuis mai 2018 et le retrait des Etats-Unis de l'accord international sur le nucléaire iranien, la tension ne cesse de croître dans toute la région.

L'affaire risque d'envenimer une situation déjà explosive. Ce jeudi matin, l'Iran a annoncé avoir abattu un « drone espion américain » qui avait violé son espace aérien. Un incident qui intervient dans un contexte de tensions croissantes dans le Golfe, faisant redouter l'éclatement d'un conflit ouvert entre Washington et Téhéran.

Le Global Hawk a été abattu « aux premières heures de la journée », au-dessus de la province côtière d'Hormozgan, dans le sud de l'Iran, selon un communiqué des Gardiens de la Révolution. Il a été abattu par un « missile » de la force aérospatiale islamique, au large de la côte face au mont Mobarak, « après avoir violé l'espace aérien iranien », ajoute le texte. Selon la télévision d'Etat iranienne, cette zone se trouve dans le comté du port de Jask (sur la mer d'Oman).

Aucune image de l'appareil détruit n'avait été publiée par les médias iraniens en milieu de matinée.

Le détroit d'Ormuz sous tension

« C'est un message clair, net et précis : les défenseurs des frontières ripostent à toutes les agressions étrangères et notre réaction est, et sera, catégorique et absolue », a déclaré le général de division Hossein Salami, commandant en chef des Gardiens, cité par l'agence de presse iranienne Tasnim.

« Les frontières représentent notre ligne rouge », a-t-il affirmé.

De leur côté, des responsables américains ont confirmé qu'un drone avait été abattu.

Et ont précisé que l'incident s'était produit dans l'espace aérien international au-dessus du détroit d'Ormuz , point de passage stratégique pour l'approvisionnement mondial de pétrole.

Soldats supplémentaires

Mercredi, l'armée américaine avait intensifié ses accusations contre l'Iran, qu'elle tient responsable de l'attaque des deux pétroliers le 13 juin. Téhéran a nié toute implication, laissant plutôt entendre qu'il pourrait s'agir d'un coup monté des Etats-Unis pour justifier le recours à la force contre la République islamique.

Ce nouvel incident laisse craindre une escalade dangereuse, alors que les Etats-Unis ont annoncé mardi l'envoi de 1.000 soldats supplémentaires dans la région.

En dépit des affirmations répétées de responsables américains et iraniens selon lesquelles leur pays respectif ne cherche pas la guerre, l'escalade récente des tensions dans le Golfe fait craindre qu'une étincelle ne mette le feu au poudre.

Vers un embrasement de la région ?

En Europe, c'est l'inquiétude. Le ministre français des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian a souligné qu'il restait

"peu de temps" pour inverser le cours des événements dans le Golfe et le chef de de la diplomatie allemande évoque, lui, un "risque de guerre."

Le président américain Donald Trump a estimé que l'Iran avait fait « une énorme erreur » peu après la confirmation par le Pentagone que les forces iraniennes avaient abattu un drone de surveillance de l'US Navy.

« L'Iran a fait une énorme erreur ! », a simplement lâché le président des Etats-Unis dans un tweet laconique.

« Un recours à la force des Etats-Unis contre l'Iran serait une catastrophe, au minimum pour la région », a déclaré jeudi le président russe Vladimir Poutine, lors de sa séance de questions-réponses annuelle avec la population en direct à la télévision.

« Les Etats-Unis disent qu'ils n'excluent pas un recours à la force (...). Cela serait une catastrophe pour la région, au minimum. Cela provoquerait une flambée des violences et un flux de réfugiés énorme », a ajouté le chef du Kremlin.

« Ce sera très dangereux pour celui qui ferait des tentatives de ce genre. On ne sait pas ce qui pourrait se passer par la suite. Dans le monde islamique, les Iraniens sont reconnus comme un peuple qui sait assurer sa sécurité. Je ne souhaite pas que la situation dégénère », a indiqué M. Poutine.

Alize Marion pour DayNewsWorld

EGYPTE MORT DE MOHAMED MORSI

LORS DE SA COMPARUTION AU TRIBUNAL DU CAIRE

L'ancien président égyptien Mohamed Morsi a été enterré mardi 18 juin à Medinat Nasr, un quartier de l'est du Caire, selon son avocat. Il est mort lundi à l'âge de 67 ans, après une audition devant un tribunal du Caire, « à cause d'un arrêt cardiaque »", selon la télévision d'État.

« Le tribunal lui a accordé le droit de parler pendant cinq minutes (...) Il est tombé sur le sol dans la cage des accusés (...) et a été immédiatement transporté à l'hôpital » où il est décédé, a indiqué le parquet général égyptien dans un communiqué. « Il est arrivé à l'hôpital à exactement 16 h 50 et il n'y avait pas de nouvelles blessures visibles sur le corps », a-t-il précisé.

Dans un message posté sur Facebook, Ahmed Morsi, le fils de Mohamed Morsi, a confirmé la mort de l'ancien président.

Mohammed Morsi est mort. L'ancien président égyptien est décédé ce lundi après une audition au tribunal au Caire, selon des sources sécuritaire et judiciaire. C'est en pleine comparution devant les juges que Mohammed Morsi, 67 ans, aurait fait un malaise.

Emmené à l'hôpital, il y est décédé un peu plus tard. « Il a parlé devant le juge pendant 20 minutes puis il s'est animé et s'est évanoui. On l'a vite emmené à l'hôpital où il est mort plus tard », a déclaré une source judiciaire.

L'ancien président égyptien Mohamed Morsi est mort après avoir été victime d'un malaise pendant une comparution au tribunal au Caire, rapporte lundi la télévision d'Etat. Le site du journal d'Etat Al-Ahram a confirmé son décès.

Cet ancien ingénieur était devenu en 2012 le premier président librement élu de l'histoire de l'Égypte, un an après la «révolution du Nil» et la chute de son prédécesseur Hosni Moubarak.

Mais un an plus tard, après de gigantesques manifestations, il est renversé par l'armée. En juillet 2013, la répression anti-Frères Musulmans commence, et c'est le général l Abdel Fattah al-Sissi qui se fera élire président.

Mohamed Morsi était emprisonné depuis sa destitution par l'armée à l'été 2013. Il avait été jugé par la suite dans plusieurs affaires. Il a notamment été accusé de fomenter des actes de terrorisme. L'ancien président purgeait en effet plusieurs peines de prison, dont une de 20 ans pour avoir ordonné le meurtre de manifestants en 2012, et une à perpétuité pour espionnage au profit du Qatar.

Il comparaissait ce lundi 17 juin 2019 dans une autre affaire d'espionnage en raison de contacts jugés suspects avec le Hamas palestinien.

L'organisation est une émanation des Frères musulmans et le Qatar héberge le guide spirituel de la confrérie.

Une grande partie de la population finit par l'accuser d'être une « marionnette » aux mains des Frères musulmans en les aidant à s'accaparer de tous les pouvoirs, tout en étant incapable de rétablir la sécurité et de relancer l'économie.

Le chef d'Etat turc Recep Tayyip Erdogan, dont il était l'un des principaux soutien, a été le premier à lui rendre hommage lundi soir. « Que Dieu accorde à notre martyr, notre frère Morsi, sa miséricorde », a-t-il déclaré.

En mars 2018, une commission britannique indépendante avait condamné son maintien à l'isolement 23 heures par jour, dans des conditions de détention pouvant « relever de la torture ou du traitement cruel, inhumain ou dégradant ».

« Le refus d'un traitement médical de base auquel il a droit pourrait entraîner sa mort prématurée », avait déclaré devant le Parlement britannique le député Crispin Blunt, président de cette commission.

L'organisation de défense des droits humains Human Rights Watch (HRW) a également réagi. Sa directrice pour le Moyen-Orient et l'Afrique du Nord, Sarah Leah Whitson, a dénoncé sur Twitter « l'échec du gouvernement à lui accorder des soins médicaux adéquats, encore moins des visites de sa famille ».

Dans un communiqué, l'ONG Amnesty International a demandé aux autorités une « enquête immédiate » sur la mort de Mohamed Morsi, qualifiée de « profondément choquante ».

Andrew Preston pour DayNewsWorld

VERS UNE GUERRE ENTRE L'IRAN ET LES ETATS-UNIS

OU LE TORPILLAGE DE DEUX PETROLIERS DANS LE GOLFE

Téhéran fait monter monter la pression au sujet de son programme nucléaire. « Le compte à rebours pour passer au-dessus des 300 kilogrammes pour les réserves d'uranium enrichi a commencé et dans dix jours, c'est-à-dire le 27 juin, nous dépasserons cette limite », a déclaré lundi 17 juin Behrouz Kamalvandi, porte-parole de l'Organisation iranienne de l'énergie atomique.

L'annonce iranienne de ce lundi survient dans un contexte de très fortes tensions entre Téhéran et les États-Unis, qui ont renforcé leur présence militaire au Moyen-Orient face à une « menace iranienne » présumée. Washington accuse Téhéran des récentes attaques contre des pétroliers dans le Golfe que l'Iran dément.

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, qui voit dans l'Iran une sérieuse menace pour son pays, a appelé la communauté internationale à imposer « immédiatement » des sanctions contre Téhéran le jour où son stock d'uranium enrichi passera au-dessus de la limite.

Deux pétroliers ont en effet été attaqués ce jeudi a proximité du détroit d’Ormuz, passage d’un tiers des exportations de pétrole dans le monde.

Une zone où se cristallisent les tensions entre l’Iran et les Etats-Unis depuis deux années. Les navires en question seraient le Front Altai et le Kokuka Courageous, respectivement sous pavillon des îles Marshall et du Panama. Les navires Front Altair et Kokuka Courageous auraient été «attaqués» dans cette zone stratégique sur fond de crise entre les États-Unis, les États du Golfe et l’Iran. Les marins auraient été recueillis par l’Iran tandis que la Ve Flotte américaine serait sur place. On évoque l’hypothèse d’un «torpillage».

Qui s’en prend aux tankers dans le détroit d’Ormuz ?

Quand bien même la situation est encore confuse, ces incidents ont lieu dans une zone maritime stratégique pour le commerce mondial mais aussi foyer de vives tensions géopolitiques sur fond de crise persistante entre les États-Unis et l’Arabie Saoudite d’un côté et l’Iran et ses alliés chiites de l’autre.

Concernant l’origine de ces graves incidents, l’hypothèse d’un torpillage de ces navires est mentionnée par le journal Tradewinds, citant des sources industrielles. Cette hypothèse s'appliquerait pour le Front Altair qui transportait 75.000 tonnes de naphte. «Il pourrait avoir été frappé par une torpille» vers 4h00 GMT, a déclaré le PDG de l’entreprise de pétrole taïwanaise CPC, Wu I-Fang, destinataire de la cargaison.

Le second navire, le Kokuka Courageous, un méthanier de 27.000 tonnes, a essuyé des tirs mais tout l’équipage a été sauvé après l’abandon du navire, et sa cargaison de méthanol est intacte, a déclaré son opérateur japonais Kokuka Sangyo. «Il semble que d’autres navires aient également essuyé des tirs», a déclaré le président de la compagnie, Yutaka Katada, aux journalistes à Tokyo, confirmant des informations de sa société mère de Singapour sur un «incident de sécurité».

Médiation en Iran entre le Premier ministre japonais et  l’ayatollah Khamenei

En mai dernier, une série de sabotages similaires avait été attribuée par les Etats-Unis et l’Arabie saoudite à l’Iran, dans un contexte d’extrême tension entre Washington et Téhéran sur le nucléaire.

L’Iran a exprimé ses «inquiétudes» après des «incidents suspects». Dans un premier temps, Téhéran avait parlé d’«accident» et indiqué avoir porté secours à «deux tankers étrangers» en mer d’Oman.

Cette nouvelle attaque a eu lieu alors même que le Premier ministre japonais rencontrait en Iran l’ayatollah Khamenei pour tenter de désamorcer cette crise.

Le premier ministre japonais, Shinzo Abe, se trouve en effet à Téhéran depuis mercredi 12 juin pour une visite de deux jours, afin d’ouvrir un rare canal public de discussion entre les Etats-Unis et l’Iran. Ces efforts diplomatiques ont lieu alors que Téhéran a signalé sa volonté de cesser de respecter ses engagements sur le nucléaire, un an après le retrait des Etats-Unis de l’accord, en mai 2018, et alors que les sanctions américaines contre l’Iran y sont assimilées à des actes de guerre.

Téhéran a donné jusqu’au 7 juillet aux autres signataires de l’accord (Chine, Russie, France, Royaume-Uni et Allemagne) pour modérer le poids de ces sanctions qui menacent de réduire son PIB de 6 % dans l’année, selon le Fonds monétaire international.

Au ministre des Affaires étrangères iranien de juger alors extrêmement suspecte la coïncidence entre ces «attaques» et la visite à Téhéran du premier ministre japonais Shinzo Abe. «Le mot suspicieux ne suffit pas à décrire ce qui transpire apparemment» de ces «attaques» contre des «tankers liés au Japon survenues alors que le premier ministre (japonais) rencontrait» le Guide suprême iranien à Téhéran, écrit Mohammad Javad Zarif sur Twitter.


Pourquoi un tel regain de tension ?

Considéré comme une zone de transit international, ce passage étroit situé à l’embouchure du Golfe persique est utilisé par l’Iran comme levier contre les sanctions américaines, qui visent à assécher les revenus pétroliers de la République islamique. En début de semaine, la marine iranienne a ainsi menacé de fermer le détroit en réponse à une décision américaine de mettre un terme aux exemptions permettant à différents pays de procéder à des importations de pétrole depuis l’Iran. Or un cinquième de la demande mondiale de pétrole transite par le détroit d’Ormuz.

Les incidents de ce jeudi interviennent donc dans un contexte géopolitique très tendu entre les États-Unis et leurs alliés sunnites dans le Golfe (à commencer par l’Arabie Saoudite) d’un côté et l’Iran chiite de l’autre, qui soutient notamment les rebelles Houthis au Yémen, opposé à la coalition arabe menée par Riyad.

Le 8 mai 2018, Donald Trump a annoncé la sortie des États-Unis de l’accord nucléaire signé en 2015 par son prédécesseur, Barack Obama, et a annoncé la relance des sanctions économiques contre Téhéran. Le 8 mai 2019, un an après, l’Iran a annoncé qu’il suspendait «certains» de «ses engagements». Depuis, le bras de fer entre Washington et Téhéran évolue entre menaces et tentatives d’apaisement. Le 13 mai, les Saoudiens ont dénoncé le sabotage de quatre navires commerciaux, dont trois pétroliers (deux saoudiens, un émirati et un norvégien) stationnés aux Émirats Arabes Unis. John Bolton, conseiller à la sécurité de la Maison blanche, a jugé le 29 mai que ces incidents étaient «très certainement dus» à des mines iraniennes. Mercredi 12 juin, les rebelles Houthis soutenus par Téhéran ont revendiqué le tir d’un missile contre l’aéroport saoudien d’Abha, Riyad menaçant de riposter...

Le clan des « durs » pourrait s'imposer à Téhéran, balayant le camp des modérés, représentés par le président Hassan Rohani, qui avait tout misé sur l’accord sur le nucléaire.

Et il y a aussi à Washington des jusqu’au-boutistes, comme le secrétaire d’Etat Mike Pompeo et le conseiller à la sécurité nationale John Bolton, prêts à aller très loin pour faire chuter le régime de Téhéran.

De plus cette attaque dans un passage maritime stratégique mondiale a de graves conséquences sur l'économie iranienne. Elle a immédiatement fait grimper les prix du pétrole.

Le PIB iranien devrait chuter de 6 % cette année, après un plongeon de près de 4 % en 2018, selon le Fonds monétaire international.

Paris, Berlin et Londres semblent impuissantes à agir face aux sanctions américaines, même si elles ont tenté en début d'année de lancer un mécanisme de troc censé aider l'Iran. Les trois capitales européennes exhortent Téhéran à continuer de respecter l'accord malgré tout.

Alize Marion  pour DayNewsWorld

HONG KONG FAIT PLIER PEKIN

SUR L'EXTRADITION

La dirigeante de l'exécutif de Hong Kong a annoncé ce samedi15 juin la suspension du projet de loi visant à autoriser les extraditions vers la Chine, à l'origine de manifestations massives. « Le gouvernement a décidé de suspendre la procédure d'amendement législatif », a déclaré Carrie Lam à la presse après une semaine de protestations sans précédent dans l'ancienne colonie britannique. Elle espère ainsi mettre un terme à la contestation.

Mais elle a dû également s'excuser d'avoir été à l'origine d'un  tel mouvement. Une marée noire  forte de 2 Millions de Hongkongais a en effet envahi les rues de Hong Kong ce dimanche 17 juin 2019. Même si Carrie Lam reste soutenue par Pékin, elle semble définitivement  perdue.

Mais il s'agit d'un nouveau revers pour la cheffe de l'exécutif qui avait déclaré mercredi exclure retirer le texte malgré ce qu'elle qualifiait « d'émeutes organisées ».

Manifestations monstres et violences sans précédent

Hong Kong a été ébranlé mercredi par les pires violences politiques depuis sa rétrocession à la Chine..Les forces de l'ordre on tiré des balles en caoutchouc et des gaz lacrymogènes afin de disperser les manifestants.

« En termes de violences politiques, c'est la journée la plus grave depuis la rétrocession » du territoire à Pékin en 1997, a commenté l'analyste politique Dixon Sing.

Une vidéo amateur tournée pendant les manifestations à Hong Kong, mercredi 12 juin, est devenue virale dans l’ancienne colonie britannique. On y voit un photographe s’opposer verbalement à la police en train de tirer des gaz lacrymogènes en direction des journalistes. Un geste jugé « courageux » par de nombreux hongkongais, qui ont fait du photographe un héros local.

La scène s’est déroulée sur l’artère Harcourt road et a été filmée par l’utilisateur de Twitter, @HongKongHermit. On y voit la police disperser un des cortèges de manifestants qui s’opposent à un projet de loi visant à permettre les extraditions vers  la Chine. Alors que la police lance des gaz lacrymogènes, on entend un homme s’écrier : « Presse ! Vous tirez sur la presse ! ». La caméra se rapproche de lui et montre un homme faisant face à des policiers en contre-bas d’un pont. Il les accuse d’avoir tiré sur des journalistes. Un policier fait alors mine de pointer son fusil vers lui et le photographe le défie alors : « Do it ! ». Les policiers reculent finalement, et le journaliste les provoque : « C’est toujours Hong Kong ici. Pas la Chine, pas encore ! ».

Un projet de loi contesté

Des rassemblements monstres dénoncent depuis le 9 juin une loi dangereuse pour les droits humains et qui pourrait remettre en question la souveraineté juridique de Hong Kong vis-à-vis du voisin chinois. Selon ses détracteurs, il placera en effet la population à la merci du système judiciaire de Chine continentale, opaque et sous influence du Parti communiste.

Au terme de l'accord de rétrocession, Hong Kong jouit d'une semi-autonomie et de libertés n'existant pas en Chine continentale et ce, en théorie, jusqu'en 2047. Mais l'ingérence grandissante de Pékin fait craindre le pire au peuple hongkongais.

« Le peuple de Hong Kong croit de plus en plus que le gouvernement est constitué de marionnettes servant les intérêts de Pékin. Ils voient ça comme leur dernière bataille », a commenté Dixon Sing.

Les Etats-Unis ont signalé qu’ils pourraient cesser d’accorder des préférences économiques à Hongkong si la loi passait en l’état. Le Royaume-Uni a exprimé ses préoccupations sur les « effets potentiels » de celle-ci.

Les Hongkongais savent qu’ils seront très vulnérables face à la Chine une fois adoptée cette législation et que l’avenir de leur cité est en jeu.

Les principaux organisateurs des manifestations de Hong Kong ont ainsi appelé à un nouveau rassemblement d’ampleur dimanche 16 juin, ainsi qu'à la grève générale lundi 17 juin.

Alyson Braxton pour DayNewsWorld

LIBERATION DU JOURNALISTE RUSSE IVAN GOLOUNOV

«La décision d’arrêter les poursuites contre Ivan Golounov a été prise en raison de charges insuffisantes à son encontre», a annoncé le ministre russe de l’Intérieur Vladimir Kolokoltsev.

Le ministre russe de l’Intérieur a annoncé la levée des poursuites contre le journaliste Ivan Golounov en raison de charges insuffisantes à son encontre. Une enquête interne a été initiée pour évaluer les actes des policiers qui l'ont interpellé. Le ministre sollicitera la révocation de deux policiers de haut rang dans le cadre de cette affaire.

Lundi, trois quotidiens russes (Kommersant, Vedomosti et RBK) avaient manifesté leur soutien au journaliste d’investigation Ivan Golounov en publiant une «une» commune ainsi qu’une tribune en sa faveur :

« Je suis, nous sommes Ivan Golounov ». Ce mouvement avait fait tache d’huile au point de pousser des supporteurs habituels du Kremlin, ou des personnalités d’ordinaire silencieuses sur les questions politiques, à prendre position en faveur du journaliste emprisonné.

« Aujourd’hui on essaie d’enfermer un journaliste qui dérange, avait lancé lundi soir l’acteur Konstantin Khabenski, depuis la scène d’un festival de cinéma à Sotchi.

Si cela réussit, rien ne dit que nous ne serons pas à notre tour, demain, considérés comme dérangeants. »

Cet événement est le dernier épisode en date dans une affaire qui a provoqué une vague d’indignation en Russie.

Le journaliste d’investigation du média en ligne indépendant Meduza, Ivan Golounov avait déjà publié plusieurs enquêtes sur la corruption à Moscou, et notamment à la mairie de la ville. Ivan Golounov a été arrêté jeudi 6 juin et assigné à résidence samedi soir par un juge. Selon la police, il a tenté de vendre «une quantité importante» de cocaïne et de méphédrone, une drogue de synthèse.

Le journaliste rejette ces accusations, estimant qu'elles sont liées à ses enquêtes.

Samedi, un juge de Moscou le libère finalement sous contrôle judiciaire et l' assigne à résidence «pour une durée de deux mois».

Ivan Golounov a toujours rejeté les accusations de la police, depuis le début. Dans une déclaration commune, trois journaux russes estiment que «les preuves de culpabilité d’Ivan Golounov, fournies par les enquêteurs, ne sont pas convaincantes et que les circonstances de son arrestation font beaucoup douter qu’elle ne se soit déroulée avec violation de la loi». «N’excluant pas» que l’arrestation du journaliste soit «liée à ses activités professionnelles», les médias «exigent une vérification détaillée des actes des policiers impliqués dans l’arrestation d’Ivan Golounov [...] et une transparence maximale lors du déroulement de l’enquête». Ils préviennent par ailleurs qu’ils suivront «attentivement l’enquête» sur ce dossier.

Par ailleurs, Meduza, qui estime que son journaliste est «persécuté en raison de son travail d’enquête», a également ouvert l’accès libre aux travaux d’Ivan Golounov, qui peuvent donc être lus en anglais et partagés par tous sans demander la permission au site

Les poursuites contre le journaliste russe d’investigation Ivan Golounov, accusé de trafic de drogue, ont été abandonnées. Il sera libéré de son assignation à résidence plus tard dans la journée ce mardi 11 juin,

Le ministre a ajouté qu'une enquête interne était en cours. Les policiers qui avaient procédé à l'arrestation du journaliste ont été suspendus le temps de l'enquête initiée pour évaluer leurs actes.Vladimir Kolokoltsev a également annoncé qu'il allait demander à Vladimir Poutine de prononcer la révocation de deux policiers de haut rang dans le cadre de cette affaire.

La justice devra désormais évaluer « la légalité des actions des policiers qui ont interpellé » le journaliste à Moscou.

Deux hauts responsables de la police seront, en outre, limogés. Il s’agit du général de la police, Andreï Poutchkov, responsable des forces de l’ordre dans le district ouest de la capitale russe, et du général Iouri Deviatkine, qui dirige l’antenne moscovite du département de la lutte contre le trafic de drogue, selon la même source.

Le sacrifice de hauts fonctionnaires est-il un signe de fragilité du pouvoir ?

Commentant cette nouvelle sur son compte Facebook, la porte-parole de la diplomatie russe Maria Zakharova a écrit  «Le meilleur jour. [Touchée] jusqu'aux larmes. Bonheur».

Depuis l'arrestation d'Ivan Golounov, de nombreux confrères, y compris des médias officiels, mais aussi des artistes et responsables politiques, lui ont apporté leur soutien. L’interpellation du journaliste a provoqué une série de protestations à travers plusieurs villes russes. Plus de 66.000 personnes ont signé une pétition pour exiger la libération du journaliste sur le site Change.org. En outre, près de 6.000 journalistes ont signé la lettre ouverte demandant sa libération qui a été publiée par le syndicat des employés des médias.

"ll s’agit d’une victoire sans précédent pour la société civile, donnée quasiment morte, confrontée à un arsenal législatif toujours plus répressif, et qui a réussi à l’emporter en seulement quelques jours".

Britney Delsey pour DayNewsWorld

BRAS DE FER ENTRE HONG KONG ET LA CHINE

AVEC LA LOI D'EXTRADITION

Depuis quelques années, le pouvoir chinois interprète systématiquement de manière restrictive les textes régissant l’autonomie de Hongkong. Un projet de loi prévoit d'autoriser les extraditions vers la Chine. Controversé, il a déjà provoqué une manifestation sans précédent à Hong-Kong le week-end dernier.

L'ex-colonie britannique a été, dimanche, le théâtre de sa plus importante manifestation depuis sa rétrocession à la Chine en 1997. Selon les organisateurs, plus d'un million de personnes sont descendues dans les rues pour demander à l'exécutif hongkongais de renoncer à son projet de loi. Le texte a suscité les critiques de pays occidentaux ainsi qu'une levée de boucliers de certains Hongkongais qui redoutent une justice chinoise opaque et politisée, et pensent que cette réforme nuira à l'image internationale et l'attractivité de la ville semi-autonome.

Les médias audiovisuels chinois n’évoquent pas le sujet et les réseaux sociaux qui le font sont censurés.

De plus l'ampleur de la manifestation n'a cependant pas dissuadé la cheffe de l'exécutif local, Carrie Lam, qui a réaffirmé lundi que le Conseil législatif (LegCo) - le Parlement hongkongais dominé par les forces loyales à Pékin- examinerait comme prévu mercredi 12 juin 2019 ce texte en deuxième lecture.

Les opposants au texte ont annoncé de leur côté une manifestation mercredi près du LegCo et appelé la population à y participer ou à faire grève. D'autres ont également appelé à la tenue d'un rassemblement dès mardi soir pour passer la nuit près du parlement. Des commerçants se sont d'ores et déjà mobilisés sur les réseaux sociaux, sous un hashtag pouvant se traduire par "#grève1206", pour annoncer que leurs boutiques fermeraient leurs portes afin de permettre à leurs employés de manifester.

Au terme de l'accord de 1984 entre Londres et Pékin qui a présidé à sa rétrocession en 1997, Hong Kong jouit d'une semi-autonomie et de libertés n'existant pas en Chine continentale et ce, en théorie, jusqu'en 2047. L'ex-colonie britannique est cependant depuis une dizaine d'années le théâtre d'une forte agitation politique en raison de l'inquiétude générée par l'ingérence grandissante de Pékin dans ses affaires intérieures, et par le sentiment que l'accord de rétrocession et le fameux principe « Un pays, deux systèmes » ne sont plus respectés.

Le projet de loi controversé doit permettre les extraditions vers toutes les juridictions avec lesquelles aucun accord bilatéral n'existe, y compris la Chine continentale. Les autorités affirment que cette loi comblera un vide juridique et fera que la ville ne servira plus de refuge à certains criminels. Elles assurent que des garde-fous existent pour assurer qu'elle respecte les standards internationaux en matière de droits de l'Homme et qu'elle ne visera pas les opposants politiques à la Chine.

Mais ce projet de loi présente de sérieux risques en matière de droits de l'homme. Hong Kong ne bénéficie-t-il pas en effet d'un système judiciaire autonome (« Un pays, deux systèmes », avait lancé Deng Xiaoping), depuis 1997, année de la rétrocession à la Chine de l'ancienne colonie britannique ?

L'accord sino-britannique prévoit justement le maintien de ce système judiciaire pendant cinquante ans. Pékin a signé la déclaration conjointe avec le Royaume-Uni, donnant lieu à une loi fondamentale qui sert de Constitution à Hong Kong et qui garantit certains droits aux Hongkongais. En aucun cas n'était incluse la possibilité d'extrader des personnes, en Chine ou ailleurs.

Or une telle loi sur l'extradition permettrait aux autorités d'expédier n'importe quel résident du territoire en Chine continentale, y compris des personnes dont les activités politiques déplairaient au Parti communiste chinois.

Les manifestations de Hong Kong et de ses 7,5 millions d'habitants de dimanche, lundi et aujourd'hui ne s'y sont pas trompés qui  font entendre leur voix, à l'image du « mouvement des parapluies » de 2014.

Parmi eux, des autochtones surtout, mais aussi des Chinois du continent et des expatriés, asiatiques ou non, dont la présence est une garantie au maintien de Hong Kong comme plate-forme internationale.

Alyson Braxton pour DayNewsWorld

ETRANGE INCULPATION D'UN JOURNALISTE RUSSE

POUR TRAFIC DE DROGUE

Samedi, le journaliste d'investigation Ivan Golounov a été inculpé pour possession et vente de drogue. Il dément les faits.

Après avoir été arrêté vendredi 7 juin pour détention de drogue, un journaliste d'investigation russe a été inculpé samedi pour tentative de trafic d'une «quantité importante de drogue», a annoncé son avocat.

Reporter pour le média indépendant en ligne Meduza, Ivan Golounov, 36 ans, a notamment écrit des articles sur les escroqueries menées par les entreprises de microcrédits, sur la crise des déchets à Moscou, sur le partage mafieux du business des cimetières et d’autres affaires de corruption et de détournement de fonds. « La réputation professionnelle d’Ivan Golounov est sans faille. C’est un journaliste méticuleux, honnête et impartial », a indiqué sa direction de Meduza, média basé à Riga, en Lettonie, pour échapper au contrôle des autorités russes.

«Ivan Golounov a été inculpé pour tentative de trafic de drogue», a affirmé l'avocat Pavel Tchikov sur la messagerie Telegram. Il y a publié un document de la police accusant le journaliste du média indépendant Meduza d'avoir tenté de vendre «une quantité importante» de cocaïne et de méphédrone.

Hospitalisé

La police russe a annoncé samedi que le journaliste russe d'investigation inculpé de trafic de drogue Ivan Golounov avait été admis dans un hôpital de Moscou après s'être «senti mal» pendant sa détention.

Le reporter, qui travaille pour le site internet d'information indépendant Meduza et dont les soutiens disent qu'il est victime d'une affaire «montée de toutes pièces» par les autorités, «s'est plaint de se sentir mal», a déclaré la police moscovite dans un communiqué

La police affirme avoir arrêté jeudi à Moscou le journaliste de 36 ans en possession de près de quatre grammes de méphédrone, une drogue de synthèse, trouvés dans son sac à dos, puis avoir découvert d'autres sachets contenant des stupéfiants au cours d'une perquisition à son domicile.

Selon son avocat la police aurait refusé de procéder à des analyses sur ses mains afin de vérifier s'il était bien en contact avec la substance incriminée. Plus troublant : les enquêteurs diffusent rapidement des photos après la fouille de son appartement. Les images montrent un alignement de sacs en plastique remplis de poudre. Or les amis de Golounov assurent que les photos, à l'exception d'une seule, n'ont pas été prises à son domicile.

Ivan Golounov est soupçonné de «trafic de drogue» et encourt jusqu'à 15 ans de prison. Il rejette les accusations portées contre lui et affirme que ces sachets de drogue ne lui appartiennent pas. «Nous avons des raisons de croire que Golounov est persécuté en raison de son travail journalistique», ont déclaré des responsables du média dont le siège est en Lettonie, à Riga, pour échapper au contrôle des autorités russes.

« Nous sommes convaincus qu’Ivan Golounov est innocent », a fait savoir dans un communiqué la direction de Meduza, ajoutant que le journaliste avait « reçu des menaces ces derniers mois » en raison d’une enquête sur laquelle il travaillait. C’est aussi la certitude de ses collègues travaillant pour les médias indépendants en Russie, qui citent des menaces récurrentes.

«Placées à son insu»

« De nombreux éléments laissent à penser que les drogues ont été placées à son insu », a indiqué M. Djoulaï, évoquant de nombreuses violations dans le travail de la police dans cette affaire.

Vendredi, des dizaines de journalistes ont manifesté devant le siège du ministère de l'Intérieur à Moscou et certains d'entre eux ont été brièvement arrêtés.

Le Conseil présidentiel russe pour les droits humains, qui conseille Vladimir Poutine, a publié une déclaration vendredi soir après que l'une de ses membres, Eva Merkatcheva, eut visité Ivan Golounov en détention. «Il a dit qu'il n'avait pas dormi depuis 24 heures et qu'il se sentait mal. Il n'a pas mangé non plus», a déclaré Mme Merkatcheva, ajoutant qu'il affirmait avoir reçu deux coups de poing et que des policiers s'étaient tenus debout sur sa poitrine.

L'organisation Reporters sans frontières a averti que cette affaire, si elle s’avère être montée de toutes pièces, pourrait marquer «une escalade significative dans la persécution» des journalistes indépendants en Russie.

La Russie figure à la 149e place du classement de la liberté de la presse de RSF en 2019, sur un total de 180 pays.

Britney Delsey pour DayNewsWorld