LE REPORT DE LA PRESIDENTIELLE EVOQUE

 PAR DONALD TRUMP EST-IL POSSIBLE ?

Depuis le début de la pandémie, les États-Unis ont recensé plus de 4,4 millions de cas pour plus de 150.000 morts, souligne l'université Johns Hopkins dans son dernier relevé. La persistance de la Covid-19 aux États-Unis oblige les autorités à envisager le vote par correspondance à grande échelle pour les prochaines élections présidentielles du pays, prévues pour le 3 novembre 2020. Donald Trump avait à plusieurs reprises évoqué son scepticisme face au procédé de vote à distance, utilisé ponctuellement lors des élections de plusieurs États américains, sans problèmes majeurs. Les doutes du président lui avaient même occasionné un signalement inédit pour dissémination d'informations non vérifiées de la part de la plateforme Twitter.

Le chef d'État a réitéré sa critique ce jeudi 30 juillet en évoquant clairement sa volonté de reporter les élections, auxquelles il est candidat.

Vers le report des élections ?

Il estime que le vote par correspondance est trop vulnérable face à la fraude, sans montrer de preuves avérées. « Avec le vote par correspondance, 2020 sera l’élection la plus FAUSSE ET FRAUDULEUSE de l’Histoire. Ce sera une honte pour les Etats-Unis. Repousser l’élection, jusqu’à ce que les gens puissent voter convenablement, en toute sécurité ? » a-t-il écrit dans un tweet du 30 juillet.

Pour lui, la fraude serait plus facile. « Imaginez, des milliers d’enveloppes mélangées, déversées dans un endroit on ne sait où et tout d’un coup, vous perdez l’élection alors que vous auriez dû la gagner. Je ne suis pas d’accord avec ça », avait déclaré le président américain lors d’une conférence de presse

Obstacle constitutionnel

Seul problème pour Donald Trump, la décision d'un éventuel report ne lui revient  pas. Dans un premier temps, la Constitution des États-Unis donne au Congrès, et à lui seul, le pouvoir de fixer la date de l'élection présidentielle. Or après la publication du tweet, les législateurs des deux partis ont immédiatement assuré qu'un report n'était pas envisagé. De même, en vertu du 20e amendement de cette même Constitution, les élections présidentielles sont régies par un calendrier extrêmement strict, qui ne peut pas être modifié. « Les mandats du président et du vice-président prendront fin à midi le 20 janvier », peut-on lire.

En plus du texte fondateur, une loi de 1948 renforce ces contraintes de temps et rappelle que les élections doivent avoir lieu « le mardi suivant le premier lundi de novembre, tous les quatre ans suivant chaque élection d'un président et d'un vice-président. »

Le président de la majorité républicaine à la Chambre des représentants, Mitch McConnell, a  d'ailleurs rejeté en bloc l'éventualité évoquée par Donald Trump dans une interview donnée auprès de la chaîne de télévision WNKY. Il a déclaré : « Jamais dans l’histoire du pays, que ce soit à travers les guerres, les crises et la guerre civile, n’avons nous pas tenu à temps une élection fédérale, et nous trouverons un moyen pour le faire à nouveau le 3 novembre ». D’anciens soutiens de Donald Trump, tels que les sénateurs républicains Marco Rubio et Ted Cruz, ont églement repoussé l’idée du président.

Si le président n’a donc pas d'autorité sur le calendrier des élections, réservée au Congrès, ses propos peuvent cependant avoir un impact sur la confiance que les citoyens accordent à la procédure. Donald Trump ne prépare-t-il pas ainsi ses plus proches collaborateurs, ainsi que ses soutiens, à douter de la légitimité du vote en cas de défaite en novembre prochain ?

Une levée de boucliers chez les démocrates

Dans le camp démocrate, c'est la levée de boucliers. Le prédécesseur de Donald Trump à la Maison-Blanche, Barack Obama a, sans le nommer, dénoncé les attaques récentes constatées contre le droit de vote des Américains. « Alors que nous sommes assis ici, ceux au pouvoir font leur maximum pour décourager les gens d’aller voter en fermant les bureaux de vote et en ciblant les minorités et les étudiants avec des lois d’identification restrictives, et attaquant nos droits de vote avec une précision chirurgicale », a-t-il affirmé lors de son discours aux obsèques de l’ancien élu et militant des droits civiques John Lewis.

Pour autant, le tweet de Donald Trump ouvre la porte à la possibilité que l'actuel leader américain n'accepte pas son éventuelle défaite. Fin avril déjà, son adversaire démocrate Joe Biden avait prédit que le milliardaire ferait son possible pour reporter l'élection.« Souvenez-vous de ce que je vous dis, je pense qu'il va essayer de faire reporter les élections d'une manière ou d'une autre, trouver des raisons pour lesquelles elles ne peuvent pas avoir lieu », avait-il lancé.

Des sondages défavorables pour Donald Trump

C'est que  les pronostics actuels, à l' heure de la pandémie et de l'économie en berne, donnent Donald Trump grand perdant face à son adversaire démocrate, Joe Biden, âgé de 77 ans. Selon la moyenne des sondages nationaux établie par le site RealClearPolitics, Joe Biden a, depuis plus de six semaines, une avance sur Donald Trump de 8 à 10 points de pourcentage.

Certains Etats pèseront lourds dans cette élection.Au Texas par exemple, Etat dans lequel aucun démocrate ne s'est imposé depuis Jimmy Carter en 1976 et où Donald Trump l'a largement emporté en 2016, les deux candidats sont au coude-à-coude. Or, avec ses 38 grands électeurs, cet Etat du sud pèsera très lourd à l'heure du décompte.

Une élection présidentielle qui promet  donc d'être sous haute tension.




Joanne Courbet pour DayNewsWorld


CORONAVIRUS LE REVIREMENT DE DONALD TRUMP SUR LE PORT DU MASQUE

Après des semaines de dénégations, Donald Trump s’est résigné à un revirement face à la pandémie de Covid-19. Lors de son premier briefing consacré à ce sujet depuis la fin du mois d’avril, mardi 21 juillet, le président des Etats-Unis a reconnu que la crise sanitaire « va sûrement, malheureusement, empirer avant de s’améliorer ». « Je n’aime pas dire ça mais c’est comme ça », a-t-il ajouté avec fatalisme.

« Ces dernières semaines, nous avons observé une hausse inquiétante des cas dans de nombreuses régions de notre Sud », a-t-il ajouté, évoquant de « gros incendies » et même une « situation très difficile » en Floride, un Etat gouverné par un de ses proches alliés où il a prévu de tenir dans un mois la convention censée lancer la dernière ligne droite de sa campagne.

Un nombre de décès en hausse

Après une amélioration vers la fin du printemps, l'épidémie a repris de plus belle dans le pays, déjà le plus endeuillé au monde avec 141 800 morts. Le nombre de cas explose — plus de 60 000 par jour depuis une semaine, pour un total de 3,88 millions depuis le début de la pandémie — et les décès quotidiens sont aussi repartis à la hausse — plus de 700 par jour en moyenne.

La situation est particulièrement inquiétante dans des Etats du Sud comme la Californie, la Floride ou le Texas, souvent contraints d'imposer des restrictions à rebours du déconfinement.

Jusqu'ici, Donald Trump avait tenté coûte que coûte de tourner la page du Covid-19. Pressé de relancer l'économie ainsi que sa campagne pour la présidentielle du 3 novembre, il avait été accusé d'être dans le déni face à la flambée du coronavirus. Mais après un meeting raté à Tulsa, dans l'Oklahoma, en juin, devant un auditoire clairsemé, la progression de l'épidémie ne lui a pas permis de continuer avec les grandes réunions publiques qu'il affectionne.

Changement de stratégie pour le président face au favori  Biden

Pendant ce temps-là, son adversaire démocrate Joe Biden, qui ne se déplace pourtant que précautionneusement sur le terrain, est considéré comme plus compétent pour faire face aux multiples crises que traversent les Etats-Unis. Il creuse l'écart dans les sondages : si l'élection avait lieu aujourd'hui, il l'emporterait haut la main, à en croire les intentions de vote.

Changement de stratégie donc pour le président. Si Donald Trump a vanté sa gestion du virus, maintenu qu'il allait finir par « disparaître », et salué avec enthousiasme les avancées vers un vaccin, il a aussi pour la première fois clairement recommandé le port du masque, alors qu'il etait accusé  jusqu'ici d'avoir lui-même attisé les braises de la résistance en défendant jusqu'ici la « liberté » individuelle en la matière.

« Nous demandons à tout le monde de porter un masque quand la distanciation physique n'est pas possible », a-t-il lancé, sortant de sa poche sa propre protection, qu'il n'a pourtant endossée en public qu'une fois, le 11 juillet, soit plusieurs mois après le début de la pandémie.

« Adoptez le masque, que vous l'aimiez ou non, il a un impact, il fait effet. Nous en avons besoin », a-t-il déclaré, quelques heures seulement après un message diffusé sur Twitter où ce dernier assurait que le port de cette protection était un geste « patriotique » afin de se débarrasser du « virus chinois ».




Abby Shelcore pour DayNewsWorld

PRESIDENTIELLE AMERICAINE

DONALD TRUMP PERD DU TERRAIN

Donald Trump a perdu de nombreux soutiens qui lui reprochent sa gestion de la pandémie de Covid-19, la crise économique et sa réponse sécuritaire face aux manifestations contre le racisme et les violences policières qui secouent le pays depuis la mort de George Floyd. Dos au mur, le président américain a remplacé son directeur de campagne, mercredi, pour tenter de se relancer.

Remplacement du directeur de campagne

Le milliardaire a donc annoncé mercredi 15 juillet qu’il remplaçait Brad Parscale par Bill Stepien à moins de 4 mois de la présidentielle du 3 novembre 2020.

« Je suis ravi d’annoncer que Bill Stepien a été promu au poste de directeur de la campagne Trump », a écrit le président sur ses comptes Facebook et Twitter. Brad Parscale, lui, est rétrogradé à son ancien poste de directeur de la campagne numérique.

A la peine dans les sondages face à Joe Biden

Cette réorganisation intervient alors que Donald Trump est à la peine dans les sondages face à Joe Biden. Selon la moyenne des sondages de RealClearPolitics, Donald Trump compte actuellement 9 points de retard sur Biden. Deux tiers des Américains désapprouvent sa gestion de la crise du Covid, et sa cote de popularité est revenue sur ses plus bas, à 38 % de satisfaits, selon le baromètre Gallup.

Cette réorganisation intervient alors que le 45e président américain est critiqué de toutes parts pour ses atermoiements face à la crise sanitaire, au moment où les nouvelles contaminations au Covid-19 explosent dans le pays.

Mauvaise gestion du Covid-19

Alors qu’il a refusé d’instaurer un confinement national et a poussé les gouverneurs à rouvrir leur Etat le plus tôt possible, les cas de Covid explosent avec près de 60.000 nouveaux cas et 800 décès quotidiens. Le bilan, qui approche des 140.000 morts, devrait fatalement s’alourdir dans les prochaines semaines. Et même si l’économie américaine a montré des signes encourageants en mai, près de 25 % de la population touche actuellement des allocations-chômage, et la crise économique prive le président américain de son meilleur argument.

Joe Biden en pool position

Le candidat démocrate et ancien vice-président Joe Biden profite lui de la situation : il devance le président républicain de neuf points de pourcentage dans la moyenne des sondages nationaux effectuée par le site RealClearPolitics. L'ancien vice-président de Barack Obama mène largement les intentions de vote chez les femmes, les jeunes entre 18 et 34 ans et les minorités, notamment les Américains noirs et hispaniques.Il a profité notamment du mouvement d'ampleur mondial de Blacklivematter. Joe Biden a également rattrapé son retard face à Donald Trump chez les électeurs masculins, blancs et les seniors, qui avaient permis au candidat républicain de remporter la présidentielle en 2016.

Dans les Etats clés qui feront basculer le scrutin, le président américain est aussi mal en point : Joe Biden le devance en Floride, en Pennsylvanie, dans le Michigan et le Wisconsin notamment. La course est serrée dans certains bastions républicains, comme le Texas ou l'Arizona, ce qui va forcer le milliardaire à y faire campagne, et donc à y perdre un temps précieux et beaucoup d'argent. Selon le modèle prédictif de The Economist, Biden a aujourd'hui 93% de chances d'être élu président

Mais l’élue démocrate du Michigan Elissa Slotkin, tirant de leçons des sondages de l'élection précédente, n'a-t-elle pas lancé un avertissement à ses propres collègues cette semaine  ?

« Les électeurs de Trump sont sous-comptés. Il ne faut surtout pas croire que l’élection est jouée. Si 2020 nous a appris une chose, c’est qu’on ne peut rien prévoir. »

Le président américain, lui, tente de mobiliser sa base et assure régulièrement sur Twitter que la « majorité silencieuse » – une référence à Richard Nixon – va l’emporter.




Joanne Courbet pour DayNewsWorld

CORONAVIRUS INQUIETANT REBOND DE L'EPIDEMIE AUX ETATS-UNIS

L'épidémie s'est propagée de manière exponentielle, jeudi 25 juin, avec un nombre de nouvelles infections au plus haut aux Etats-Unis Plus de 37.000 cas ont été diagnostiqués en 24 heures. De quoi alourdir encore le pire bilan mondial : plus de 120.000 décès et près de 2,4 millions de cas détectés.

Cette poussée est « préoccupante », a jugé mardi Anthony Fauci. L'immunologue qui dirige le groupe d'experts chargé de conseiller la Maison Blanche face à la crise du Sars-CoV-2 estime même que « les deux prochaines semaines seront critiques ».

Près de la moitié des cinquante Etats américains ont connu une augmentation du nombre d'infections au coronavirus au cours des quinze derniers jours.

En Floride, les jeunes touchés

Certains États sont plus frappés que d'autres, notamment dans le sud du pays, comme la Floride, la Californie ou le Texas, qui affichent des records quotidiens dans le nombre de cas recensés.En Floride, les images de baigneurs retournant sur les vastes plages de Miami, fermées pendant près de trois mois à cause de la pandémie, avaient fait le tour du monde à leur réouverture le 10 juin, marquant l'espoir d'un retour à la « normalité ».

Mais mercredi, cet Etat très touristique a enregistré un nouveau pic de nouvelles infections (5 508). Le gouverneur de Floride a par ailleurs déploré la « véritable explosion de nouveaux cas chez les plus jeunes »: l’âge moyen des personnes infectées est de 33 ans, contre 65 il y a deux mois.« Les gens ne comprennent pas le sens d’exponentiel, cela signifie que si on part de 7 000 cas aujourd’hui au Texas, on pourrait en avoir 14 000 dans quatre jours. On est très en retard », déplore Barry Bloom, professeur de santé publique à Harvard.

La Californie a également franchi mercredi un nouveau seuil, pour le troisième jour consécutif, avec plus de 7 100 nouveaux cas recensés sur près de 200 000 au total. Son voisin, l'Arizona, a également atteint un nouveau record mardi. Plus de huit lits sur dix en soins intensifs étaient occupés en début de semaine (84%) et le nombre de cas a été multiplié par quatre depuis la levée du confinement le 15 mai. Les Etats, majoritairement républicains, qui ont levé les mesures de confinement le plus tôt sont les plus touchés par ce rebond de l'épidémie.

Certains Etats ont réagi rapidement pour endiguer la propagation. Ainsi le gouverneur du Texas a annoncé mettre en pause le déconfinement. De leur côté, New York, le New Jersey et le Connecticut ont décrété mercredi la mise en quarantaine des personnes en provenance des États où la pandémie s'accélère.La ville de Miami, ainsi qu'une dizaine d'autres villes de Floride, ont rendu le port du masque obligatoire depuis mardi. Orlando, Tampa et les îles des Keys (au sud de Miami) avaient déjà pris cette mesure la semaine dernière. En Californie, le port du masque est désormais devenu obligatoire en public dans tout l'Etat. La réouverture de Disneyland, à Anaheim, envisagée le 17 juillet, a été repoussée.

Alors que tous les experts sonnent l’alarme, Donald Trump, lui, reste persuadé que les chiffres actuels sont dus à la hausse des dépistages...




Kelly Donaldson pour DayNewsWorld

 GEL DES CARTES VERTES ET DES VISAS DE TRAVAIL

 AUX ETATS-UNIS JUSQU'EN 2020

Donald Trump vient de prendre une énième décision au nom de la lutte contre le chômage. En campagne pour sa réélection le 3 novembre, le président américain a décidé, lundi 22 juin, de donner un nouveau tour de vis migratoire avec le gel des cartes vertes et de certains visas de travail jusqu’en 2021.

Confronté à la destruction brutale de millions d’emplois en raison des mesures de confinement, le président républicain avait décidé il y a deux mois de suspendre pour soixante jours la délivrance des Green Cards, qui offrent un statut de résident permanent aux Etats-Unis, sans toucher aux visas de travail temporaires.

Au moins 525.000 étrangers bloqués

Un nouveau décret, qu’il a signé lundi 22 juin après-midi, prolonge cette « pause » jusqu’au 31 décembre et inclura cette fois plusieurs types de visas de travail, dont les H1B, très utilisés dans le secteur des hautes technologies, les visas H2B, réservés aux travailleurs peu qualifiés (avec une exception pour les employés de l’industrie alimentaire), les visas J, utilisés pour les étudiants-chercheurs, ou les visas de transfert inter-compagnies, qui servent pour certains contrats expatriés.

Selon un haut responsable, cette « pause » devrait empêcher au moins 525 000 étrangers d’entrer aux Etats-Unis et réserver leurs emplois à des Américains. « La priorité du président, c’est de remettre les Américains au travail », a-t-il justifié. Aux Etats-Unis, le taux de chômage a bondi en mai et concerne 13,3 % de la population active, alors qu’il n’en concernait que 3,5 % en février, en raison des mesures de confinement prises pour lutter contre la pandémie due au nouveau coronavirus.

Cette dégradation du marché de l’emploi, la crise sanitaire, ainsi que des manifestations monstres contre les violences policières compliquent la campagne de Donald Trump, à la peine dans les sondages face à son rival démocrate, Joe Biden.

Après un meeting décevant dans l’Oklahoma ce week-end, il espère rebondir en utilisant les ressorts de sa campagne victorieuse de 2016 : la lutte contre l’immigration illégale. Il se rendra mardi à Yuma, dans l’Arizona, pour marquer l’achèvement de « 200 miles » (320 kilomètres) du mur qu’il avait promis d’ériger à la frontière avec le Mexique.

La fin de la loterie ?

En parallèle, il entend réformer le système d’immigration légale, pour attirer les étrangers les plus qualifiés. Au-delà du gel des visas annoncés ce lundi, il a ordonné à son administration de réfléchir à une réforme des visas H1B pour qu’en 2021 ils soient attribués aux étrangers à qui les plus hauts salaires ont été promis, et non plus par loterie.

Une décision fustigée par l’ACLU

Ces annonces ont immédiatement suscité des réactions . Le sénateur républicain Ted Cruz, un proche du président, a salué un « acte important ». « Alors que nous travaillons pour vaincre le coronavirus et remettre notre économie sur pied, nous devons nous concentrer sur les vies et les emplois des Américains », a-t-il tweeté.

« Ce n’est ni une réponse à la pandémie, ni une réponse économique », a au contraire jugé Andrea Flores, de la puissante association de défense des droits civiques ACLU, pour qui « il s’agit d’une instrumentalisation de la pandémie (…) pour remodeler nos lois migratoires sans passer par le Congrès ».

Fait inhabituel, le sénateur républicain de Caroline du Sud, Lindsay Graham, d’ordinaire un fervent soutien de Donald Trump, a lui aussi critiqué cette décision en estimant qu’elle constituera « un frein pour notre reprise économique ».

« Ceux qui pensent que l’immigration légale, et particulièrement les visas de travail, nuit au travailleur américain ne comprennent pas l’économie américaine. »




Emily Jackson pour DayNewsWorld

LE BRULOT DE JOHN BOLTON

CONTRE DONALD TRUMP

C'est ce mardi 23 juin 2020 que les mémoires de John Bolton doivent être publiées. Intitulé « The Room Where it Happened » (« La pièce où cela s’est passé »), le livre de John Bolton raconte les 17 mois qu’il a passés comme conseiller à la sécurité nationale auprès de Donald Trump à la Maison blanche en 2018-2019. John Bolton règle ses comptes.

Ce faucon républicain, partisan de l’usage de la force contre l’Iran et hostile aux organisations multilatérales, y dresse le portrait d'un président ignorant et prêt à tout tant que cela sert ses intérêts.

Et aussi d’un candidat prêt à tout pour se faire réélire en novembre prochain, quitte à demander un coup de pouce de la Chine, adversaire stratégique des Etats-Unis, et mettre donc en danger la sacro-sainte sécurité nationale. « Je ne pense pas qu'il soit apte à la fonction », a résumé l'auteur dans une interview à ABC.

C'est sans succès que la Maison Blanche a tenté de faire bloquer la sortie du livre par voie de justice, le juge Lamberth ayant rejeté la requête et souligné que le livre avait déjà largement circulé et qu’il était désormais « un secret de Polichinelle ».

Un président ignorant en géopolitique

Dans les bonnes feuilles publiées par la presse américaine, l’ex-diplomate,  brocarde un président « erratique », « impulsif » et « incroyablement mal informé » qui demande si la Finlande « est une sorte de satellite de la Russie » et ignore que le Royaume-Uni est une puissance nucléaire. Alors que les Etats-Unis négociaient pour obtenir la paix entre le gouvernement afghan et les talibans, de manière à retirer leurs troupes militaires, Donald Trump aurait eu également beaucoup de mal à ne pas confondre le président actuel des anciens dirigeants du pays. Tout au long de ce brûlot le président des Etats-Unis est ainsi décrit comme faisant preuve d’ignorance sur les questions de géopolitique qu’il devait traiter.

Utilisation du meurtre de Jamal Khashoggi pour détourner l'attention

Le 20 novembre 2018, la presse commençait à révéler des informations selon lesquelles Ivanka Trump aurait utilisé son mail personnel pour des affaires gouvernementales. Un dossier qui n'est pas sans rappeler les e-mails d'Hillary Clinton, qui avait été accusée de faits semblables en 2016, ce qui avait pesé dans sa défaite. Le même jour, le président américain a défendu le prince Mohammed Ben Salmane, qui était inquiété dans le meurtre du journaliste Jamal Khashoggi, en disant que «le monde est un endroit dangereux». Une déclaration qui avait fait les gros titres, ce qui était tout sauf un hasard selon John Bolton. Il accuse Donald Trump d'avoir agi de la sorte pour détourner l'attention sur l'affaire embarrassante autour de sa fille, ce qui a plutôt fonctionné à l'époque.

Une admiration pour les autocrates

Donald Trump est dépeint comme un homme admirant  les autocrates. Ce qui se serait directement traduit dans la réalité par certaines faveurs accordées sortant de son rôle de président des Etats-Unis, comme lorsqu'il aurait levé les sanctions contre ZTE, groupe de télécoms chinois, afin de négocier un accord commercial avec Pékin. John Bolton accuse également Donald Trump d'avoir remplacé le procureur de Manhattan, nommé par Barack Obama, afin que son successeur annule les charges contre une banque turque, Halkbank, sur demande de Recep Tayyip Erdogan.

Sa relation avec le leader nord-coréen serait également empreinte de la même admiration. Le président Trump ne tarit pas de louanges sur les lettres que Kim lui a envoyées. Pour l'ex-conseiller, « ces lettres sont écrites par un fonctionnaire du bureau d’agitation du Parti du Travail de Corée du Nord. Et pourtant, le président les a regardées comme une preuve de cette profonde amitié. Même s’il s’agissait d’une relation personnelle profonde. Cela ne change rien au fait que Kim Jong Un n’abandonnera jamais son programme d’armes nucléaires. », s'agace John Bolton.

Pas une décision sans arrière-pensée électorale

John Bolton a également déclaré que l’utilisation des négociations avec les nations étrangères pour son propre bénéfice faisait partie d’un schéma des relations de Trump avec les nations étrangères.

Selon John Bolton, le président Trump voulait que l’Ukraine enquête sur le candidat démocrate à la présidence Joe Biden en échange de la fourniture d’une aide à la sécurité qui avait été approuvée par le Congrès. « « Il voulait une enquête sur Joe Biden en échange de la fourniture de l’assistance à la sécurité qui faisait partie de la législation du Congrès adoptée plusieurs années auparavant. » . Une enquête propre à salir son rival de la présidentielle de 2020.

Donald Trump aurait également demander à son homologue chinois Xi Jinping, en marge du sommet du G20 à Osaka, de peser sur sa campagne électorale en augmentant les achats chinois de blé et de soja aux agriculteurs du Midwest, un électorat clé pour le milliardaire républicain. « Faites en sorte que je gagne » aurait-il lancé. Il faut dire que la Chine avait boycotté un temps les produits agricoles américains pendant la guerre commerciale, ce qui a nui tant à l'économie qu'à Donald Trump. Outre cette demande, le milliardaire aurait également profité de l'occasion pour féliciter le président chinois pour les camps de concentration des Ouïghours, minorité musulmane persécutée dans le pays. «Trump a dit que Xi devrait continuer à construire les camps, car il pensait que c'était exactement ce qu'il fallait faire», a écrit John Bolton.»

Drôle de contraste avec l’équipe de campagne du président qui a déjà dépensé des millions de dollars en publicité télévisée, sur le thème de la fermeté du locataire de la Maison-Blanche face à la Chine. « Tout au long de mon passage à la Maison-Blanche, Trump a voulu faire ce qu’il voulait faire, sur la base de ce qu’il considérait comme son intérêt personnel » conclut John Bolton « J’ai du mal à identifier une décision importante qui ait été motivée par autre chose que sa réélection ».

Pour M. Bolton, M. Trump n’est pas qualifié pour l’emploi de président. « J’espère que (l’histoire) se souviendra de lui comme un président d’un seul mandat qui n’a pas irrémédiablement plongé le pays dans une spirale descendante sans précédent. Nous pouvons nous remettre d’un seul mandat », a-t-il dit.

La question est de savoir si ces révélations, émanant d’un Républicain pur et dur, peuvent avoir un impact sur les électeurs. Sans doute pas, parmi le noyau dur des inconditionnels supporteurs de Donald Trump.

En revanche, le livre de Bolton pourrait bien accélérer la « fatigue de Trump », chez les électeurs indépendants et républicains modérés qui ont voté pour lui en 2016, dans des États clés comme le Michigan, le Wisconsin, la Pennsylvanie, la Caroline du Nord et l’Arizona.




Joanne Courbet pour DayNewsWorld

DES FANS DE K-POP SABOTENT LE MEETING ELECTORAL DE DONALD TRUMP

Donald Trump a renoué samedi 20 juin 2020 au soir avec les meetings électoraux à Tulsa, bastion républicain de l’Oklahoma. Mais le locataire de la Maison Blanche a eu la désagréable surprise de découvrir un stade même pas à moitié plein. Un responsable des pompiers de la ville a indiqué magazine Forbes que seuls 6200 des 19 000 places étaient occupées. L’esplanade sur laquelle avait été installé un écran géant, à deux pas de la salle, était, elle, complètement déserte.

Une déconvenue pour Donald Trump alors que le 15 juin dernier, sur Twitter, le chef de l'Etat déclarait qu'«un million de personnes» avaient effectué une demande de ticket pour son meeting.

Donald Trump, a mis ce revers sur le compte de « personnes mauvaises » faisant « de mauvaises choses » qui s’étaient rassemblées à proximité pour protester contre les violences policières, passant sous silence l’effet dissuasif qu’a pu jouer l’épidémie de Covid-1.

Ce dimanche, les raisons de ce fiasco commencent à s'éclaircir. Des fans de K-Pop et des utilisateurs du réseau social TikTok revendiquent une attaque numérique coordonnée et couronnée de succès.Après que l'équipe de campagne de Donald Trump a mis en ligne les billets pour le meeting de Tulsa, des comptes de fans de K-pop ont commencé à encourager leurs abonnés à s'inscrire au meeting et à ne pas s'y présenter.

Il semblerait donc que le candidat républicain se soit fait en partie piéger par des milliers d'internautes.

« En réalité, des adolescents sur le réseau TikTok se sont joués de vous en inondant la campagne de Trump de fausses réservations de tickets pour vous faire croire qu'un million de gens voulait voir votre suprémaciste blanc et vous forcer à réserver un stade pendant le COVID », s'est gaussée la célèbre députée démocrate Alexandria Ocasio-Cortez.

Les militants antiracistes furent sans surprise particulièrement actifs dans cette campagne.

Que Trump organise un meeting pendant les commémorations de la fin de l'esclavage, et dans une ville encore marquée par un des pires massacres raciaux de l'histoire américaine, a suscité de nombreuses critiques.

« Le Twitter des fans de K-pop et Alt TikTok [une frange de TikTok se revendiquant plus artistique que le commun des utilisateurs, NDLR] ont ​​une bonne alliance et les informations circulent très rapidement entre eux. Ils connaissent tous les algorithmes et comment ils peuvent booster les vidéos pour arriver à leur fins », explique au New York Times le YouTubeur Elijah Daniels, qui a lui-même participé à la campagne anti-Trump.

Ce ne serait pas la première fois que ces communautés, très engagées aux côtés de Black Lives Matter, s'en prennent au président Donald Trump.

Durant le mois de juin, ils ont contribué à rendre invisibles des hashtags se présentant comme des alternatives à #BlackLivesMatter (la vie des Noirs compte) comme #WhiteLivesMatters (la vie des Blancs compte) ou #MAGA (Make America great again, le slogan de Trump). Pour ce faire, ils ont partagé en masse des mèmes et autres images qui n’avaient absolument rien à voir avec ces hashtags, afin de noyer les publications.

Comme le note Michelle Cho, enseignante-chercheuse à l’université de Toronto, au Canada, cette audience semble particulièrement sensible à ce type de thématique.

« Les groupes de fans de K-pop sont principalement composés de personnes non blanches, considérablement queer, et très présentes sur les réseaux sociaux », écrit-elle sur Twitter.

A la peine dans les sondages derrière Joe Biden, le candidat démocrate va devoir trouver une autre solution pour donner un nouveau souffle à sa campagne.




Jaimie Potts pour DayNewsWorld

LES FUNERAILLES DE GEORGE FLOYD

 A HOUSTON

Les funérailles de cet Afro-Américain tué par un policier blanc à Minneapolis, ont lieu à Houston au Texas. La victime incarne désormais les victimes du racisme et des violences policières aux Etats-Unis.La ville de Houston, au Texas, enterrait mardi George Floyd. La cérémonie fait suite à une pluie d'hommages pour celui qui incarne désormais dans le monde entier les victimes du racisme et des violences policières aux Etats-Unis.

«C'est l'heure de célébrer sa vie», a lancé la pasteure Mia Wright dans l'église bondée Fountain of Praise en ouvrant la cérémonie funèbre. «Nous allons peut-être pleurer, faire notre deuil, mais nous allons trouver du réconfort et de l'espoir».

Les proches de George Floyd, un Afro-Américain de 46 ans tué par un policier blanc il y a quinze jours à Minneapolis (nord), se sont étreints devant son cercueil ouvert, tandis qu'un groupe de gospel entamait des chants enlevés. Le silence s'était en revanche imposé à l'arrivée du cercueil, pour lequel des policiers ont formé une haie d'honneur.«Brutalités policières»

Les forces de l'ordre sont au banc des accusés depuis sa mort, le 25 mai, dans des circonstances qui continuent de glacer l'Amérique: plaqué au sol, menotté, George Floyd a été asphyxié par un agent blanc qui est resté agenouillé sur son cou pendant près de neuf minutes.

Une vidéo de la scène, devenue virale, a poussé les Américains à descendre par milliers dans les rues pour exiger la fin des «brutalités policières» et des discriminations raciales, lors de manifestations d'une ampleur inédite depuis le mouvement des droits civiques des années 1960.

Un problème mondial

De l'Europe à l'Australie, le mouvement de colère a gagné plusieurs continents. «Le racisme n'est pas qu'un problème américain, mais mondial», a souligné l'avocat de sa famille Benjamin Crump. «C'est tous ensemble que nous le vaincrons», a-t-il lancé lundi à l'issue du dernier hommage public à George Floyd.Plus de 6000 personnes avaient défilé toute la journée devant son cercueil exposé dans l'église, pour une prière ou lui dire un dernier mot, le poing levé.

La cérémonie de mardi était réservée à 500 invités, des proches, quelques personnalités comme l'acteur Jamie Foxx ou le boxeur Floyd Mayweather, ainsi que des élus, tous priés de porter un masque en raison du nouveau coronavirus.

«Nous voulons que la famille sache qu'elle n'est pas seule», a déclaré le parlementaire démocrate Al Green à son arrivée, en espérant que le mouvement de colère ait «un impact» durable. George Floyd doit ensuite être enterré au côté de sa mère Larcenia décédée en 2018.Caution d'un million

Devenu le visage des brutalités policières, l'agent de 44 ans a comparu lundi pour la première fois devant la justice par vidéo depuis la prison de haute sécurité dans laquelle il est détenu. Lors de l'audience, la juge a fixé à un million de dollars le montant de sa caution libératoire, assortie de certaines conditions.

Il avait fallu attendre quatre jours pour qu'il soit arrêté et inculpé, dans un premier temps d'homicide involontaire. Ses trois collègues impliqués dans le drame n'avaient alors pas été inquiétés.

Cette clémence apparente de la justice avait attisé la colère et, le dernier week-end de mai, les manifestations avaient dégénéré en violences, avec des affrontements et des pillages nocturnes dans plusieurs villes du pays.

Depuis, le chef d'inculpation retenu contre le policier a été requalifié de «meurtre», un crime passible de 40 ans de prison. Ses trois collègues ont été arrêtés et inculpés pour complicité.Leurs appels ont été entendus par le conseil municipal de Minneapolis, qui a l'intention de démanteler la police municipale pour tout remettre à plat. Au Congrès, près de 200 élus, en majorité démocrate, ont présenté un texte de loi pour mettre un terme à la large immunité dont bénéficient les agents de police.

Réformes

Mais les manifestations pacifiques se poursuivent: des dizaines de milliers de personnes, noires et blanches, ont encore défilé ce week-end en brandissant des pancartes «Black Lives Matter» (Les vies noires comptent) et en réclamant des réformes de fond des forces de l'ordre.

Leurs appels ont été entendus par le conseil municipal de Minneapolis, qui a l'intention de démanteler la police municipale pour tout remettre à plat. Au Congrès, près de 200 élus, en majorité démocrate, ont présenté un texte de loi pour mettre un terme à la large immunité dont bénéficient les agents de police.

Le président Donald Trump continue lui de vouloir afficher aux yeux de sa base électorale la même fermeté que depuis le début du mouvement. «Nous n'allons pas couper les fonds de la police, nous n'allons pas démanteler la police», a-t-il déclaré.




Boby Dean pour DayNewsWorld

VERS LE DEMANTELEMENT DE LA POLICE

DE MINNEAPOLIS ?

Les autorités de la ville américaine où un homme noir a été tué par un policier entendent réorganiser de fond en comble le corps de la police.La police de Minneapolis «démantelée»: les autorités de cette ville américaine ont annoncé une mesure choc deux semaines après la mort d'un homme noir lors de son interpellation par un policier blanc, qui doit comparaître lundi pour la première fois devant la justice, inculpé de meurtre.

Des milliers de personnes ont manifesté ce week-end aux Etats-Unis ainsi qu'à travers la planète contre le racisme. Sans que ces rassemblements historiques ne dégénèrent en émeutes et en pillages comme cela a été le cas dans les jours ayant suivi le drame dans plusieurs villes américaines, qui ont dû mettre en oeuvre des couvre-feux.La police belge a néanmoins arrêté 150 personnes impliquées dans des actes de vandalisme dimanche soir à Bruxelles à la fin d'un rassemblement auquel ont participé près de 10’000 personnes.

De Bristol à Budapest en passant par Madrid et Rome, des dizaines de milliers d'Européens ont rejoint dimanche les manifestations suscitées par la mort le 25 mai de George Floyd, un homme noir de 46 ans.

Une vidéo filmée par un passant montre un policier blanc, Derek Chauvin, garder son genou pendant près de neuf minutes sur le cou de la victime plaquée au sol qui se plaint de ne pouvoir respirer.

A Rome, une manifestation imprévue a réuni sur la vaste Piazza del Popolo des milliers de jeunes qui se sont agenouillés en silence, le poing levé, pendant neuf minutes.

Les manifestants madrilènes ont eux aussi mis genou à terre en levant le poing, un geste de protestation contre les violences policières envers les Noirs initié en 2016 par le joueur de football américain Colin Kaerpernick.

Policier devant le juge

Derek Chauvin a dans un premier temps été inculpé d'homicide involontaire mais ce chef a été requalifié le 4 juin en meurtre, passible de quarante ans de prison. Il doit comparaître devant la justice pour la première fois lundi.Les trois policiers qui l'accompagnaient, qui n'avaient pas été poursuivis dans l'immédiat, ont finalement été inculpés pour complicité, et placés en détention.

Ces poursuites étaient au coeur des demandes des manifestants mais elles n'ont pas mis fin à la mobilisation qui s'est même depuis mondialisée.

Dernière conséquence en date: la police de Minneapolis, dans le Minnesota, va disparaître dans sa forme actuelle. Ainsi en a décidé dimanche son conseil municipal.

«Nous nous sommes engagés à démanteler les services de police tels que nous les connaissons dans la ville de Minneapolis et à reconstruire avec notre population un nouveau modèle de sécurité publique qui assure vraiment la sûreté de notre population», a déclaré Lisa Bender, présidente du conseil municipal, sur CNN.

Elle a précisé avoir l'intention de transférer les fonds alloués au budget de la police vers des projets s'appuyant sur la population. Le conseil municipal compte également examiner la façon de remplacer la policeactuelle, a-t-elle ajouté.

«L'idée de ne pas avoir de police n'est certainement pas un projet à court terme», a-t-elle précisé.

Selon la conseillère municipale Alondra Cano, le conseil a conclu que la police de la ville n'était «pas réformable et que nous allions mettre fin au système de maintien de l'ordre actuel».

Mais le maire de la ville Jacob Frey avait fait savoir avant le vote du conseil qu'il n'était pas favorable à ce démantèlement, disant qu'il préférait une «réforme structurelle d'ampleur pour la refonte de ce système structurellement raciste».

Par conséquent, la promesse du conseil municipal pourrait prendre du temps à se concrétiser.




Alyson Braxton pour DayNewsWorld

JOE BIDEN ASSURE D'ETRE LE CANDIDAT DEMOCRATE FACE A DONALD TRUMP

Ce n'est pas une surprise, mais Joe Biden a annoncé qu'il avait suffisamment de délégués pour confirmer sa nomination comme candidat des démocrates, en vue du duel avec le président républicain Donald Trump lors de l'élection présidentielle de novembre aux Etats-Unis.

« Ce soir, nous sommes assurés des 1 991 délégués nécessaires pour remporter la nomination démocrate », a tweeté l'ancien vice-président, samedi 6 juin.

Folks, tonight we secured the 1,991 delegates needed to win the Democratic nomination. I'm going to spend every day fighting to earn your vote so that, together, we can win the battle for the soul of this nation. https://t.co/sl3wFGabpg

— Joe Biden (@JoeBiden) June 6, 2020

« Je vais consacrer chaque jour à me battre pour obtenir vos voix afin que, ensemble, nous puissions gagner la bataille pour l'âme de notre pays », écrit-il encore. Cette annonce intervient alors que la parti démocrate poursuit le décompte d'une série de primaires démocrates organisées mardi. Joe Biden était d'ores et déjà considéré comme le candidat présumé après le ralliement en avril à sa candidature du champion de la gauche du parti, Bernie Sanders.

Biden dénonce « un racisme institutionnel »

Vice-président pendant huit ans de Barack Obama, Joe Biden est très populaire chez les noirs américains, un électorat clé pour tout démocrate espérant remporter la présidentielle américaine, particulièrement dans cette période marquée par la mort de George Floyd, un Américain noir de 46 ans, après son interpellation par un policier, qui a déclenché des manifestations antiracistes dans tout le pays.

« Le pays réclame du leadership à cor et à cri. Un leadership capable de nous réunir. Un leadership qui puisse nous rassembler », a-t-il écrit sur la plateforme Medium . Joe Biden a multiplié les déclarations, dénonçant à plusieurs reprises le « racisme institutionnel » et promettant de s’y attaquer dès ses 100 premiers jours de pouvoir s’il battait le président républicain Trump sortant le 3 novembre.

Lors d’une rencontre avec des responsables religieux et politiques noirs organisée dimanche dernier, l'ancien vice-président d'Obama  avait dénoncé la présidence de Donald Trump et les problèmes de racisme et d’inégalités qui rongent les Etats-Unis. « Le pansement a été arraché par cette pandémie et ce président », avait-il dit. Plusieurs participants à la rencontre l’ont exhorté à choisir une colistière qui deviendrait la première vice-présidente noire s’il gagnait en novembre. Il leur a répété que « plusieurs candidates afro-américaines » figuraient dans sa liste.

Joe Biden n'échappe pas pour autant aux critiques de la communauté noire. Comme lorsqu'il avait déclaré, en mai, à un animateur de radio qu'il n'était « pas noir » s'il songeait à voter pour Donald Trump. Joe Biden s'était rapidement excusé.

Une large avance dans les sondages

La course à l'investiture démocrate s'était mal engagée pour Joe Biden face à Bernie Sanders mais il avait repris l'avantage fin février à la faveur d'une primaire en Caroline du Sud.

Une moyenne des sondages nationaux établie par le site RealClearPolitics (en anglais) attribue actuellement à Joe Biden une avance de 7,1 points sur Donald Trump pour l'élection.




Jenny Chase pour DayNewsWorld

LES MILITAIRES PRENNENT LEUR DISTANCE

 AVEC DONALD TRUMP

Donald Trump qui a suggéré, en « président de la loi et de l’ordre » , de recourir à l’armée face aux nombreuses manifestations antiracistes après le décès de George Floyd , a été publiquement désapprouvé par les militaires. Son propre ministre de la Défense Mark Esper s'est en effet publiquement déclaré mercredi opposé au déploiement de l'armée américaine sur le territoire .« Je ne suis pas favorable à décréter l'état d'insurrection » qui permettrait au président américain Donald Trump de déployer des soldats d'active face à des citoyens américains, et non plus des réservistes de la Garde nationale, a déclaré M. Esper au cours d'une conférence de presse.

« L'option d'utiliser les soldats d'active ne devrait être employée qu'en dernier ressort et dans les situations les plus urgentes et les plus dramatiques. Nous ne sommes pas dans ce genre de situations aujourd'hui », a ajouté M. Esper.Le même jour, le prédécesseur d'Esper au Pentagone, le général James Mattis, a livré dans une tribune publiée par le magazine The Atlantic, l'une des critiques les plus cinglantes du président par un ancien membre important de son administration. «Donald Trump est le premier président de mon existence qui n'essaie pas d'unir le peuple américain ; il ne prétend même pas essayer. Au lieu de cela, il essaie de nous diviser», a écrit Mattis.

«Nous assistons aux conséquences de trois ans de ces efforts délibérés. . Nous assistons aux conséquences de trois ans sans un gouvernement responsable», a-t-il continué. « Lorsque j'ai rejoint l'armée, il y a une cinquantaine d'années, j'ai fait serment de défendre la Constitution.

Je n'aurais jamais imaginé que des soldats ayant prêté le même serment aient un jour à recevoir l'ordre de violer les droits constitutionnels de leurs concitoyens » – «Nous ne devons utiliser nos forces armées sur notre territoire qu'en de très rares occasions, et à la requête des gouverneurs, a aussi dit Mattis.

La militarisation de notre réaction, comme nous l'avons vu à Washington, D.C., entraîne un conflit - un faux conflit - entre la société civile et militaire. Le maintien de l'ordre public incombe aux autorités civiles, gouverneurs et élus locaux qui comprennent le mieux leurs communautés et leur rendent des comptes»

La fronde de l'armée est un développement imprévu pour Donald Trump. Celle d'Esper indique que mêmes les membres les plus fidèles de son gouvernement ne sont pas prêts à le suivre aveuglément.




Alize Marion pour DayNewsWorld

MANIFESTATIONS AUX ETATS-UNIS

 UN TOURNANT DANS LA PRESIDENTIELLE

La colère s'étend aux États-Unis de Minneapolis à Los Angeles en passant par Washington, une semaine après la mort de George Floyd, un homme noir, nouvelle victime de violence policière. Au lendemain d'une sixième nuit de troubles marquée par des scènes de chaos devant la Maison Blanche, Donald Trump a, d'un tweet laconique, « 3 NOVEMBRE », affiché sa préoccupation centrale: l'élection présidentielle. A travers cette crise chaque camp politique sait qu' un tournant dans la présidentielle peut se jouer.

Donald Trump se revendique « président de la loi et l’ordre »

Sur les réseaux sociaux, Donald Trump appelle les démocrates à s'endurcir face aux « anarchistes » et aux « gauchistes radicaux ». Dans un échange téléphonique avec les gouverneurs, dont des extraits ont été publiés par les médias américains, il a lancé un appel à la plus grande fermeté.« Si vous ne dominez pas, vous perdez votre temps. Ils vont vous dépasser, vous allez passer pour une bande de crétins », a-t-il lancé.

Et il a attaqué son adversaire démocrate Joe Biden, assurant que ses proches étaient des membres de la « gauche radicale » qui essayent « de faire sortir les anarchistes de prison, et probablement plus ».

Lundi soir lors d'une brève intervention dans les jardins de la Maison Blanche, l'ancien magnat de l'immobilier a endossé clairement le rôle de l'homme fort en annonçant le déploiement de « milliers de soldats lourdement armés » et policiers à Washington, en jugeant que les troubles de la veille dans la capitale fédérale étaient « une honte ».

La foule pacifique rassemblée face à la Maison Blanche, lundi 1er juin, a été dispersée sans ménagement quelques minutes plus tôt par des forces de police usant de gaz lacrymogènes. L'objectif était de libérer le champ vers l'église Saint-John, bâtiment emblématique tout proche qui a été endommagé dimanche soir. Le président s'y est rendu à pied, entouré de membres de son cabinet, traversant à pied Lafayette Square, puis la rue attenante, pour s’arrêter devant l’église épiscopalienne Saint-John. « L’église des présidents » . Il s'y est fait photographier, une bible en main. Donald Trump souhaitait ainsi mettre en scène « le président de la loi et de l’ordre » (« law and order »), ainsi qu’il s’était défini quelques instants plus tôt , s’inspirant de la formule du candidat républicain, Richard Nixon, lors des troubles de 1968.

Joe Biden dans une position délicate

De son côté, le candidat démocrate à la Maison Blanche Joe Biden a accusé ce lundi 1er juin le président américain Donald Trump d'utiliser l'armée «contre les Américains» et du gaz lacrymogène contre des «manifestants pacifiques» pour une opération de communication.

Joe Biden a également rencontré des représentants de la communauté noire et promis la création d'une commission de supervision de la police dans les 100 premiers jours de son mandat, s'il est élu président en novembre prochain. 

Si Joe Biden, s’est démarqué méthodiquement de Donald Trump, lundi 1er juin, le candidat démocrate se trouve cependant dans une position délicate. S'il a montré une grande empathie envers la communauté noire en dénonçant la mort de George Floyd et le « racisme institutionnel » qui ronge selon lui les États-Unis, il ne doit pas non plus être trop identifié aux émeutiers noirs par son électorat blanc. C'est pourquoi il a aussi appelé au calme et condamné les violences.

« La haine ne fait que se cacher. Elle ne disparaît pas. Et quand quelqu’un au pouvoir souffle sur la haine sous les rochers, elle en sort. Les mots d’un président sont importants », a déclaré le démocrate, visant directement Donald Trump. Par ailleurs, Joe Biden pourrait très bientôt envoyer un signal fort en désignant une colistière noire, qui deviendrait, en cas de victoire, la première vice-présidente afro-américaine des États-Unis. Le démocrate sait aussi que la question des inégalités raciales sera primordiale pour son élection. Il doit en effet s’assurer de transformer la colère actuelle en véritable mouvement civique dont il pourrait être l’une des voix.

Barack Obama, soutien de son ancien vice- président, a publié un texte dans lequel il dénonce certes les actes violents « qui mettent des innocents en danger », mais appelle aussi à éviter les raccourcis. « L'écrasante majorité des participants aux manifestations ont été pacifiques, courageux, responsables et une source d'inspiration », a-t-il écrit.

« Ils méritent notre respect et notre soutien, pas notre condamnation », a-t-il ajouté dans une allusion claire à son successeur républicain qu'il s'est cependant gardé de nommer.




Joanne Courbet pour DayNewsWorld

LES ETATS-UNIS S'EMBRASENT APRES LA MORT

 DE GEORGE FLOYD TUE PAR UN POLICIER

Quelques jours après la mort, lundi, d'un Noir américain étouffé sous le genou d'un policier blanc, les États-Unis s'embrasent de nouveau, protestant contre les violences policières à caractère raciste.

Pour la quatrième nuit consécutive des milliers d' Américains manifestent, incendiant des voitures et des magasins et affrontant la police à coups de pierres.

Le gouverneur du Minnesota, Tim Walz, a mobilisé jeudi après-midi la garde nationale et décrété l'état d'urgence .Cinq cents soldats de la Garde nationale étaient à pied d’œuvre vendredi pour rétablir le calme. Ces hommes «offriront un soutien aux autorités civiles, aussi longtemps qu'on le leur demandera, afin d'assurer la sécurité des personnes et des biens», selon un communiqué militaire.

Jeudi soir, les manifestations se sont propagées à travers d'autres villes des États-Unis, notamment à New York, Denver, Albuquerque et Portland, dans l'Oregon, après que des rassemblements ont eu lieu la veille à Los Angeles et Memphis.

L'arrestation a été filmée

George Floyd, 46 ans, avait été arrêté lundi soir vers 20 heures dans une rue passante du centre de Minneapolis. La police, alertée par un commerçant qui rend compte d'un recel de fausse monnaie, interpelle Floyd alors qu'il se trouve dans sa voiture, garée le long du trottoir. Les caméras de surveillance le montrent se laissant menotter sans résister. Un petit attroupement se forme. Une passante filme une vidéo , où l'on voit Floyd, les mains attachées dans le dos, plaqué au sol contre la roue de son véhicule. Un des policiers maintient son genou sur son cou pesant de tout son poids. George Floyd, le visage pressé contre le bitume, gémit, et répète : «Je ne peux pas respirer, je vais mourir». Les spectateurs demandent aux policiers de le laisser respirer. Quand le policier enlève son genou, Floyd gît inanimé. Il est transporté en ambulance jusqu'à l'hôpital, où il est déclaré mort.

Les policiers, blancs, déclarent que Floyd a résisté à l'arrestation et ne mentionnent pas qu'ils l'ont maintenu au sol pendant de longues minutes.Mais de nouvelles images, captées par les caméras du restaurant devant lequel il a été arrêté, semblent écarter cette thèse. Elles montrent George Floyd les mains menottées dans le dos, n'opposant aucune résistance.

La vidéo, diffusée par les réseaux sociaux, est depuis devenue virale, et a déclenché une vague de manifestations à travers tous les États-Unis.

Les quatre agents de police impliqués dans l'arrestation violente de George Floyd ont été limogés mardi, mais laissés en liberté alors qu'une enquête a été ouverte par le FBI, la police fédérale aux Etats-Unis. Derek Chauvin, celui qui a pressé son genou contre le cou de George Floyd, avait fait l'objet de dix-huit plaintes, dont deux seulement ont abouti à des sanctions, en l'occurrence, des lettres de réprimande. Un autre policier avait aussi fait l'objet de plaintes, notamment pour usage excessif de la force.« Nous coopérerons totalement à l'enquête », a assuré Medaria Arradondo, le chef de la police de Minneapolis.

Le mouvement Black Lives Matter

Le décès de George Floyd rappellent également celles de la mort d'Eric Garner, un homme noir asphyxié lors de son arrestation par des policiers blancs à New York, en 2014. 

L'affaire avait notamment contribué à l'émergence du mouvement Black Lives Matter. D'autres morts similaires ( Michael Brown à Ferguson , Tamir Rice à Cleveland Ohio, ou encore Stephon Clarke à Sacramento) avaient provoqué des émeutes dans le pays et poussé la police de New York et de Los Angeles à interdire des méthodes d'immobilisation controversées, comme le plaquage ventral.

Sur les réseaux sociaux, des milliers d'internautes ont évoqué la mort de George Floyd en utilisant le hashtag #BlackLivesMatter. Certains ont relayé des messages marquants issus de ce mouvement, à l'image d'une vidéo, originellement publiée en 2016, où plusieurs célébrités, comme Beyoncé ou Rihanna, énumèrent « 23 façons dont vous pourriez être tué si vous êtes noir aux Etats-Unis ».

Une onde de choc mondiale

Plusieurs figures médiatiques ont également réagi à cette affaire, notamment dans le monde du sport. L'ancienne star du football américain Colin Kaepernick, qui avait mis un genou au sol pendant l'hymne américain en 2016 pour protester contre le racisme et les violences policières, a apporté son soutien aux manifestants. "Lorsque la civilité mène à la mort, la révolte est la seule réaction logique", a-t-il estimé sur son compte Twitter. "Voilà pourquoi", écrivait à son tour la star du basket LeBron James, sous un montage photo juxtaposant le policier blanc le genou posé sur le cou de George Floyd et Colin Kaepernick.

Au sein de la classe politique, l'ancien vice-président américain et candidat démocrate à la présidentielle Joe Biden a fustigé « un rappel tragique (...) qui fait partie d'un cycle d'injustice systématique qui existe encore dans notre pays ». Donald Trump, qui « a été indigné quand il a vu la vidéo », selon sa porte-parole, souhaite quant à lui « que justice soit rendue ».

L'onde de choc provoquée par la mort de George Floyd s'étend désormais au sein de la communauté internationale.

« C'est le dernier d'une longue série de meurtres d'Afro-Américains non armés commis par des policiers américains et des auto-justiciers », a condamné, mercredi, la Haut-Commissaire de l'ONU aux droits de l'homme, Michelle Bachelet, qui appelle à stopper les « meurtres » d'Afro-américains par la police.




Alyson Braxton pour DayNewsWorld

"L'OBAMAGATE"  OU LA CONTRE-ATTAQUE

  DE DONALD TRUMP

Depuis plusieurs jours, l’épidémie de Covid-19 est passée à l’arrière-plan des préoccupations de Donald Trump. Le président des États-Unis se déchaîne en effet sur Twitter depuis une semaine contre son prédécesseur Barack Obama en l’accusant d'avoir tenté de mettre à bas son mandat présidentiel.

Le terme « Obamagate » est apparu pour la première fois le dimanche 10 mai 2020 sur le compte Twitter de Donald Trump.

Un gigantesque « Obamagate » qui ne serait rien de moins que « le plus grand crime politique de l'histoire des Etats-Unis ».

S'il ne cesse d'évoquer l'Obamagate dans ses tweets, Donald Trump n'a pourtant jamais jugé bon de préciser à quoi il faisait référence.

Interrogé lundi 11 mai par Philip Rucker, journaliste du Washington Post, sur la signification précise du « Obamagate », le président s'est montré énigmatique:

« Ça a commencé avant que je sois élu. C’est une honte que ça soit arrivé. Si vous regardez ce qu’il se passe, et toutes les informations qui ont été révélées, de ce que je comprends, ce n’est que le début. Des trucs horribles se sont passés, et on ne devrait pas accepter que ça se reproduise.

Vous verrez dans les prochaines semaines » .Et de poursuivre sur sa lancée. « L'Obamagate va faire passer le Watergate (scandale qui avait poussé le président de l'époque, Richard Nixon, à démissionner, NdlR.) pour quelque chose de rien du tout ».

Selon The Independent, l'Obamagate est en réalité un terme fourre-tout qui regroupe plusieurs théories du complot selon lesquelles Barack Obama et son administration, dont Joe Biden, candidat à la présidentielle de 2020, auraient tenté de déstabiliser la présidence de Donald Trump.

Michael Flynn et l'ambassadeur russe

L'Obamagate, brandi par Donald Trump ces derniers jours, est en réalité lié à Michael Flynn, l'ancien conseiller à la Sécurité nationale de Donald Trump. Celui-ci avait dû quitter son poste au bout de trois semaines d'exercice accusé d’avoir dissimulé des contacts avec l’ambassadeur russe Serge Kislyak, fin 2016.

Or le ministère américain de la Justice a décidé d'abandonner toutes les charges contre Michael Flynn. « Il était innocent. Il a été ciblé juste pour me faire tomber », déclarait dans la foulée Donald Trump, évoquant un « complot ». Donald Trump accuse ainsi Barack Obama et son administration, dont Joe Biden, d'avoir consacré les dernières semaines de son mandat pour enquêter sur Michael Flynn et d'avoir « utilisé illégalement les services gouvernementaux » pour lui nuire.

L' Obamagate est en somme une réponse à Barack Obama qui avait, sans citer son successeur, qualifié sa réponse à la pandémie de « désastre chaotique absolu », et averti que « l’état de droit » était en jeu dans la tentative d’annuler la condamnation de Michael Flynn.

Un thème de campagne.

Relayée initialement par des sites ultraconservateurs, l’« Obamagate » est en passe de devenir un thème central de la campagne du président à six mois de la présidentielle.

Avec plusieurs objectifs.

D’abord, faire diversion en détournant l’attention médiatique de la gestion d’une crise sanitaire qui a fait jusque-là plus de 85 000 morts, doublée d’une crise économique avec plus de 36 millions de chômeurs dans les dernières huit semaines

.Ensuite, mettre sur la défensive le candidat démocrate présumé, Joe Biden, et le très populaire Barack Obama, appelé à jouer le rôle de supporteur numéro un.

Enfin, réécrire l’histoire de l’enquête russe, en transformant en martyr Michael Flynn, l’éphémère conseiller à la sécurité nationale de Donald Trump.

Face à ces accusations Barack Obama a réagi sur Twitter d'un simple « vote ».




Joanne Courbet pour DayNewsWorld

LES MANIFESTATIONS ANTI-CONFINEMENT

 AUX ETATS-UNIS UNE ARME DE CAMPAGNE

 PRO-TRUMP ?

Les protestations contre le confinement se multiplient aux Etats-Unis. Depuis la première manifestation anti- confinement, le 15 avril dans le Michigan, treize Etats américains – démocrates comme républicains – ont connu des mouvements similaires. Les anti-confinement étaient plus de 2 500 à Olympia, capitale de l’État de Washington, et des centaines à Denver, dans le Colorado, dimanche 19 avril à braver les interdictions de se rassembler au mépris de l’ordonnance de leur gouverneur de l’Etat imposant de maintenir une distance sociale d’au moins 1,80 m pour éviter la propagation du virus.

La défense des libertés individuelles ou l’avant-garde d’un nouveau Tea-party ?

Au nom de la défense de la liberté individuelle – « la liberté d’attraper le coronavirus », comme l’a résumé le chroniqueur du New York Times Charlie Warzel –, plus d’un millier de manifestants se sont rassemblés lundi 20 avril à Harrisburg, la capitale de Pennsylvanie. Plusieurs centaines d’entre eux étaient massés sur les marches du Capitole. Parmi les banderoles : « Le communisme tue plus que le Covid-19 ». Ou « Jésus est mon vaccin ».

Ces activistes manifestaient contre ce qu’ils percevaient comme des entraves gouvernementales à leurs libertés fondamentales.

« C’est fondamentalement une question constitutionnelle : ces manifestations renvoient au rapport des Américains au confinement et illustrent la réticence de certains à abandonner leur liberté d’aller et venir pour protéger les plus fragiles, ceux qui sont les plus menacés par la propagation du virus », assure Jean-Éric Branaa, spécialiste des États-Unis à l’université Paris 2. D’après lui, ces rassemblements sont une manifestation de l’individualisme forcenée d’une partie des Américains.

Aussi , un tribunal Kansas a-t-il jugé illégale la décision du gouverneur de l’État d’interdire les rassemblements de plus de dix personnes dans les lieux de culte au motif que cette restriction contrevenait à la liberté religieuse de chacun.

Les manifestations contre les mesures de confinement dans plusieurs États américains rappellent donc les débuts du mouvement libertarien et de droite radicale Tea-Party des années 2010. Les partisans du Tea Party avaient ainsi érigé l’Obamacare comme le symbole de l’État empiétant sur leurs libertés individuelles, en cherchant à leur imposer un mode d’assurance santé.

Des raisons avant tout économiques

Si ces rassemblements semblent réunir beaucoup de partisans de s libertés fondamentales , c'est aussi que leurs motivations pour certain sont avant tout économiques. Pour ces derniers « la liberté de retourner travailler » est essentielle.

A Annapolis, capitale du Maryland, les slogans des manifestants , restés dans leur voiture devant le Parlement, dénonçaient notamment « l’effondrement économique » précipité par l’arrêt de toutes les activités non « essentielles ». « La pauvreté tue aussi » pouvait-on lire sur des pancartes. De telles manifestations ont aussi eu lieu à Columbus (Ohio), à San Diego (Californie) ou encore dans l’Indiana, le Nevada et le Wisconsin, selon des médias locaux. Partout, les manifestants brandissaient de tels slogans. Le confinement a en effet fait exploser le nombre de chômeurs à travers le pays et privé beaucoup de gens de tout revenu.  En un mois à peine, 22 millions d’Américains se sont inscrits au chômage.

Que ce soit pour des raisons de libertés individuelles et/ ou de besoin économiques, ces manifestations n'étaient donc pas initialement marquées politiquement.

Aussi comme l'a noté Jean-Éric Branaa « au début, les manifestations n’étaient-elles pas pro-Trump, il se trouve simplement que la plupart des personnes qui y participent appartiennent aussi à l’électorat de base du président », a-t-il assuré.

Les anti-confinement, la nouvelle arme de campagne de Donald Trump

Si le mouvement anti-confinement n'a pas été lancé pour défendre la politique trumpienne, Donald Trump entend bien surfer sur la vague de ce mécontentement naissant. Le président américain s’est, en effet, empressé de soutenir ces manifestations par une série de tweets appelant à « libérer » notamment le Michigan, la Virginie et le Minnesota du joug supposé de leurs gouverneurs qui s’opposeraient à un retour à la vie normale.

Dans la manifestation géante du Michigan ou celle en Idaho, des alliés de Donald Trump étaient carrément à la manœuvre , des pancartes proTrump étaient omniprésentes.

Bien que les Etats-Unis soient devenus le premier foyer mondial de l'épidémie avec 42.094 décès dus au coronavirus, Donald Trump ne cache pas sa hâte de rouvrir le pays marqué par 22 millions de chômeurs en plus en moins d'un mois .

« Il se présente comme celui qui veut libérer le pays en le remettant au travail, tandis que les gouverneurs l’en empêchent », résume le politologue Jean-Éric Branaa . Avec l’élection de novembre 2020 en ligne de mire.

Pas sûr que cette stratégie paie : selon un sondage du Pew Research Center en date du 16 avril, 66 % des Américains sont plutôt inquiets de voir le confinement être levé « trop tôt », en dépit des conséquences économiques.




Joanne Courbet pour DayNewsWorld

PRIMAIRE DEMOCRATE

 LE SENATEUR JOE BIDEN JETTE L'EPONGE

Le sénateur indépendant du Vermont, largement distancé par Joe Biden dans la course à l’investiture démocrate pour l’élection présidentielle, a annoncé son retrait, mercredi 8 avril.

« Le sénateur Bernie Sanders a annoncé mercredi, lors d'un appel avec toute son équipe, qu'il suspendait sa campagne pour devenir président », a écrit son équipe de campagne dans ce communiqué.

« La campagne se termine, la lutte continue », ajoute celui-ci. Bernie Sanders a parlé d’une décision pénible et difficile, mais il a reconnu qu’avec 300 délégués de retard sur son concurrent, il n’avait aucune chance de remporter la course.

« Je ne peux pas, en toute bonne conscience, continuer à mener une campagne qui ne peut pas gagner et qui interférerait avec le travail important qui nous est demandé en cette heure difficile », a-t-il ajouté dans une allusion à la crise sanitaire provoquée par le Covid-19.

Il y a quatre ans, le sénateur du Vermont avait choisi de rester dans la course jusqu’au bout face à la favorite Hillary Clinton, pourtant rapidement assurée d’être la candidate. Cette obstination avait alimenté des frictions et contrarié le rassemblement du Parti démocrate face à Donald Trump.

En jetant l'éponge, le sénateur indépendant laisse donc la victoire à la primaire démocrate à son rival direct Joe Biden, qui devrait affronter Donald Trump lors de la présidentielle américaine de novembre prochain s'il est désigné officiellement candidat par le parti lors de la convention reportée au mois d'août à cause de la pandémie de coronavirus.

Biden seul face à Trump

Le renoncement de mercredi a certainement un goût amer pour l’indépendant du Vermont, réélu pour un nouveau mandat de six ans au Sénat en 2018. Mais Bernie Sanders a promis de « travailler avec » Joe Biden, un « homme très respectable », afin de faire avancer son programme résolument ancré à gauche dans la course à la Maison Blanche. « Aujourd'hui, je félicite Joe Biden, un homme très respectable, avec qui je vais travailler pour faire avancer nos idées progressistes ».

Le sénateur du Vermont entend cependant peser de tout son poids dans la rédaction de la plateforme démocrate, sa défaite dans la course à l’investiture s’accompagnant paradoxalement d’une victoire idéologique. Bernie Sanders a en effet influencé en profondeur un Parti démocrate qu’il est parvenu à tirer sur sa gauche sur de nombreux sujets, qu’il s’agisse du salaire minimum ou de la couverture maladie universelle, plus que jamais d’actualité avec la pandémie qui ravage les Etats-Unis. « Nous gagnons également la bataille des générations », a ajouté le sénateur, en référence à sa popularité dans les classes d’âge les plus jeunes. Le sénateur du Vermont a affirmé avoir remporté la bataille idéologique.

Une victoire idéologique avec des idées progressistes

C'est pourquoi Bernie Sanders a annoncé qu'il resterait en lice dans les primaires restantes, afin d'accumuler plus de délégués qui lui permettront « d'exercer une influence significative sur le programme du parti » , dont il n'a jamais voulu être membre, alimentant les interrogations de nombreux démocrates . « Comme vous le savez tous, nous n’avons jamais été qu’une simple campagne. Nous sommes un mouvement populaire multiracial et multigénérationnel qui a toujours cru qu’un véritable changement ne venait jamais de haut en bas, mais toujours de bas en haut. Nous nous sommes attaqués à Wall Street, aux compagnies d’assurance, aux compagnies pharmaceutiques, à l’industrie de l’énergie fossile, au complexe militaro-industriel, au complexe de l’industrie carcérale et à la cupidité de toute l’élite des entreprises. Cette lutte continue. Alors que cette campagne touche à sa fin, ce n’est pas le cas de notre mouvement », a-t-il dit. Et l'ancien vice-président d'Obama, Joe Biden , qui l'a reconnu, va devoir en tenir compte : le Parti est beaucoup plus centriste que sa jeune base militante. Il va falloir que les responsables démocrates affrontent cette réalité.

Donné favori jusqu’à la fin février, M. Sanders « n’est pas parvenu à élargir sa base : il n’a pas rallié le vote afro-américain et n’a pas non plus attiré suffisamment de jeunes », base dynamique de son électorat, selon Politico Il a en revanche imposé ses thèmes de campagne dans le débat démocrate, ainsi que l’a reconnu M. Biden mercredi : inégalités socio-économiques, assurance santé universelle, climat, gratuité des études universitaires…

Mais« il achève sa campagne comme en 2016 : battu par un candidat plus modéré, dans un parti qui n’est pas encore aussi à gauche que lui » Il peut en revanche « endosser le rôle auquel il s’est soustrait il y a quatre ans: unifier le parti », poursuit le site.




Joanne Coubet pour DayNewsWorld

LE PORTE-AVION THEODORE ROOSEVELT

ABATTU PAR LE CORONAVIRUS

Le Covid-19 a embarqué comme passager clandestin sur le porte-avions nucléaire USS Theodore Roosevelt, un des dix porte-avions qui constituent l'épine dorsale de la marine américaine.Et il sème la zizanie à bord en se faufilant facilement et rapidement.

Le 28 mars dernier, trois cas de contamination ont été détectés au sein de l'équipage, mais au dernier comptage officiel ce 2 avril, ils sont au nombre de 93 infectés sur les 1 200 militaires qui ont été testés pour le moment.

Le dilemme

Ordres, contre-ordres, le gouvernement des Etats-Unis et l'état-major de l'US Navy ont du mal à se mettre d'accord sur le sort à réserver au porte-avions nucléaire, qui se trouve « en rade » - au double sens du terme ! - près de Guam, un territoire non incorporé des États-Unis qui abrite depuis juillet 1944 deux bases majeures, l'une aérienne et l'autre navale.

Le virus s'est propagée rapidement à bord du Theodore Roosevelt . Un équipage de 4.865 personnes partage un espace limité, avec des dortoirs pour les marins et des chambrées de trois couchettes pour les officiers. Seuls les plus hauts gradés bénéficient d'une cabine individuelle et peuvent éventuellement se confiner.

Comprenant que cela commençait à dégénérer, le commandant de l'USS Roosevelt, le capitaine de vaisseau Brett Crozier , n'avait pas hésité à lancer un SOS dès mardi dernier :

« Nous ne sommes pas en guerre. Il n'y a aucune raison que des marins meurent. »

Mais l'honneur de la marine nationale étant en jeu, le ministre américain de la Défense, Mark Esper, refusant toute évacuation, avait aussitôt rétorqué :

« Nous avons une mission : notre mission est de protéger les Etats-Unis et notre peuple (...) Nous vivons dans des quartiers étroits, que ce soit à bord d'un porte-avions, d'un sous-marin, d'un char ou d'un bombardier, c'est comme ça ! »

L'évacuation finalement autorisée

Après plusieurs jours de refus, l'US Navy a enfin commencé à évacuer les trois quarts de l'équipage du navire géant (88.000 tonnes à pleine charge). Près d'un millier de membres d'équipage a déjà pu débarquer. En tout, 2 700 marins vont mettre pied à terre sur l'île de Guam. L'opération consiste à soigner les hommes ou femmes malades, et à placer en quarantaine ceux qui ont été testés positifs, dans la grande base navale du Pacifique. En revanche, les militaires non contaminés sont hébergés dans des hôtels.

Maintenir la sécurité

Thomas Modly a toutefois prévenu :« Nous ne pouvons pas retirer tous les marins du navire et nous ne le ferons pas (...) Ce navire a des armes à son bord, il a des munitions, il a des avions très chers et il a une centrale nucléaire. Il faut un certain nombre de gens pour maintenir sa sécurité ».

Et puis, les Etats-Unis doivent absolument tout faire pour que cet imposant porte-avions à propulsion nucléaire reste opérationnel sur zone, en cas de crise grave dans la région.

Il s'agit également pour les Américains de montrer leur puissance, leur force de frappe dans le Pacifique, où la Chine ne cesse d'accroître son influence.




Alize Marion pour DayNewsWorld

LES SOLUTIONS DE BILL GATES CONTRE LE CORONAVIRUS

Ce mardi 31 mars 2020, Bill Gates a rédigé un article pour le Washington Post, dans lequel il fait des recommandations basées sur les consultations d'experts qu'il a eues dans le cadre de son travail avec la Fondation Gates.

« Les choix que nous et nos dirigeants faisons maintenant auront un impact énorme sur la rapidité avec laquelle le nombre de cas commencera à baisser, sur la durée pendant laquelle l'économie restera en berne et sur le nombre d'Américains qui devront enterrer un être cher à cause du Covid-19 », a souligné Billes Gate.

Au 31 mars, le coronavirus avait infecté près de 190 000 personnes aux États-Unis, et le nombre de décès dans le pays a dépassé le nombre de 4 000.

Voici la solution à trois étapes qu'il propose pour le pays :

Une approche nationale cohérente

Selon Bill Gates, en premier lieu, il s'agit d'appeler à une « approche nationale cohérente » des mesures de confinement qui sont imposées pour contenir la propagation de la maladie dans le pays. Il a qualifié le fait que certains États ne soient pas complètement en quarantaine de « recette pour un désastre ».

« Parce que les gens peuvent voyager librement à travers les frontières des États, le virus le peut aussi », a-t-il écrit. « Les dirigeants du pays doivent être clairs : le confinement a un endroit donné signifie le confinement partout. Tant que le nombre de cas ne commencera pas à baisser dans toute l'Amérique — ce qui pourrait prendre 10 semaines ou plus — personne ne pourra continuer ses activités comme d'habitude ou assouplir le confinement ». « Toute confusion sur ce point ne fera qu'étendre la douleur et augmenter les chances que le virus revienne et causer plus de morts », a-t-il ajouté.

Une intensification des tests

Le co-fondateur de Microsoft a également demandé au gouvernement fédéral d'intensifier les tests et d'établir un ordre de priorité clair quant aux personnes qui seront testées en premier, la priorité absolue allant aux travailleurs dans le secteur de la santé et aux premiers intervenants

En second lieu, il s'agirait des « personnes très symptomatiques qui risquent le plus de tomber gravement malades et de celles qui sont susceptibles d'avoir été exposées », détaille Bill Gates.

La recherche scientifique comme moteur

La dernière étape, selon lui, serait d'adopter « une approche basée sur les données pour développer des traitements et un vaccin », en exhortant les dirigeants à apporter leur aide en « n'alimentant pas les rumeurs ou faire des achats de panique ».

« Comme nous l'avons vu cette année, nous avons encore un long chemin à parcourir », a-t-il conclu dans son article.

« Mais je continue à croire que si nous prenons les bonnes décisions maintenant, en nous appuyant sur la science, les données et l'expérience des professionnels de la médecine, nous pourrons sauver des vies et remettre le pays au travail ».




Alyson Braxton pour DayNewsWorld

UN PLAN DE SAUVETAGE DE 2000 MILLIARDS

 DE DOLLARS POUR L'ECONOMIE AMERICAINE

« C'est un investissement digne d'une époque de guerre  » , a déclaré le sénateur républicain Mitch McConnell.


La Maison Blanche et le Sénat américain sont parvenus dans la nuit de mardi à mercredi 25 mars à un accord « historique » sur un plan de relance de 2 000 milliards de dollars (1 800 milliards d'euros) de la première économie mondiale, durement frappée par la pandémie de coronavirus, a annoncé le chef de la majorité républicaine. « Il enverra rapidement de nouveaux moyens sur les lignes de front de la bataille sanitaire menée par notre pays.

Et il injectera des trillions de dollars de liquidités dans l'économie aussi vite que possible, pour aider les familles des travailleurs américains, les petites entreprises et les industries à traverser les turbulences et à refaire surface de l'autre côté, prêtes à décoller », a ajouté le sénateur républicain Mitch McConnell.

Le chef de la minorité démocrate au Sénat, Chuck Schumer, a lui aussi salué l'accord obtenu entre les deux partis « sur le plus vaste plan de sauvetage de l'Histoire américaine »

Ce plan de sauvetage historique viendra au secours des entreprises en difficulté et des ménages frappés par la récession due au coronavirus

« Il enverra rapidement de nouveaux moyens sur les lignes de front de la bataille sanitaire menée par notre pays.

Et il injectera des trillions de dollars de liquidités dans l’économie aussi vite que possible, pour aider les familles des travailleurs américains, les petites entreprises et les industries à traverser les turbulences », a détaillé le sénateur républicain Mitch McConnell dans l’hémicycle, qualifiant ce plan d’un « investissement digne d’une époque de guerre ».

Le plan de sauvetage prévoit des garanties de prêt aux entreprises en difficulté, une aide directe aux ménages les plus modestes, une hausse des indemnités d’assurance chômage et une couverture étendue pour éviter des licenciements massifs. Le Trésor américain versera ainsi 1 200 dollars à chaque adulte et 500 dollars à chaque enfant. Les salariés et les travailleurs indépendants mis au chômage recevront « en moyenne leur salaire entier pendant quatre mois », a détaillé Chuck Schumer, le chef de la minorité démocrate au Sénat.

Le plan fournira également « une aide majeure aux hôpitaux et centres médicaux, investira dans de nouveaux traitements et vaccins pour que nous puissions vaincre ce virus plus vite et envoyer plus d'équipements et de masques aux héros sur le front, qui se mettent en danger pour prendre soin de leurs patients », a poursuivi Mitch McConnell.

Dans la foulée de cet accord, la Bourse de Tokyo a terminé mercredi sur un nouveau gain spectaculaire de plus de 8%, confirmant le regain d’optimisme des investisseurs après plusieurs semaines de baisse. L’indice Dow Jones de la Bourse de Wall Street a enregistré, mardi, sa plus forte hausse depuis quatre-vingt-dix ans.

Le Pentagone table sur «plusieurs mois» de crise, avec un retour à la normale vers juin-juillet seulement aux Etats-Unis.

« C'est un investissement digne d'une époque de guerre », avec lequel « les hommes et femmes du plus grand pays du monde vont vaincre le coronavirus », a martelé le sénateur américain.




Jaimie Potts pour DayNewsWorld

LA CLOROQUINE UN DON DU CIEL

 POUR DONALD TRUMP

Le président des Etats-Unis détonne par son optimisme dans le climat ambiant morose crée par la pandémie mondiale du coronavirus. Même s'il a reconnu devoir mener une guerre contre cette calamité il a refusé de céder à l'appel au confinement des Etats-Unis pour ralentir la propagation du virus.

Et pas plus tard que le 24 mars 2020 , le président américain a vanté les mérites de la chloroquine. Cet antipaludéen serait un « don du ciel ». Ce médicament, dont les effets sur le Covid-19 n'ont pas encore été approuvés par la communauté scientifique internationale, pourrait selon Donald Trump « vraiment changer la donne ».

La chloroquine est un traitement recommandé dans les zones infestées par le parasite du paludisme, transmis par les moustiques. La molécule de cet antipaludéen peu onéreux - utilisé depuis plusieurs décennies et commercialisé notamment sous le nom de Nivaquine - aurait été administrée avec succès à certaines personnes atteintes de formes graves du Covid-19.

Si l'Organisation mondiale de la santé appelle à la prudence en raison du faible nombre de patients ayant eu recours à ce traitement pour l'instant, Donald Trump est déjà conquis. « Il y a de bonnes chances que cela puisse avoir un énorme impact. Ce serait un don du ciel si ça marchait. Cela changerait vraiment la donne », a-t-il déclaré lors de son point presse quotidien.

Et si derrière ce traitement contre le paludisme se cachait peut-être celui contre le coronavirus ?

Trois chercheurs chinois ont dévoilé les résultats prometteurs d'un essai : un traitement de 500 mg de chloroquine par jour pendant dix jours serait suffisant pour traiter le Covid-19. Cette étude clinique de trois scientifiques, publiée le 19 février dernier dans la revue BioScience Trends, tire ses résultats d'un essai réalisé dans plus de dix hôpitaux du pays, et notamment à Wuhan, épicentre de l'épidémie. Les conclusions sont sans appel :

« Les résultats obtenus jusqu'à présent sur plus de 100 patients ont démontré que le phosphate de chloroquine était plus efficace que le traitement reçu par le groupe comparatif pour contenir l'évolution de la pneumonie, pour améliorer l'état des poumons, pour que le patient redevienne négatif au virus et pour raccourcir la durée de la maladie », écrivent ainsi les chercheurs.

Cest le18 février dernier qu'on entend parler pour la première fois de la chloroquine. En France c'est au tour de Didier Raoult, d'avancer les mêmes résultats le 25 février. « Nous savions déjà que la chloroquine était efficace in vitro contre ce nouveau coronavirus et l'évaluation clinique faite en Chine l'a confirmé », lance ce spécialiste renommé de l'Institut Méditerranée Infection à Marseille. Réjoui, il décrit ces conclusions comme une « extraordinaire nouvelle », étant donné que « ce traitement ne coûte rien ». « Finalement, cette infection est peut-être la plus simple et la moins chère à soigner de toutes les infections virales ! »

Mais Didier Raoult d'être la cible de nombreuses critiques de scientifiques. En effet administrée sans aucun encadrement, sans idée du dosage, la chloroquine peut s 'avérée fatale.

La Food and Drug Administration (FDA), organisme fédéral, qui supervise la commercialisation des médicaments aux Etats-Unis, a également souligné que le traitement n'avait pas été approuvé contre la pandémie.

Toujours est-il qu'elle va mettre en place « un essai clinique étendu », a expliqué Stephen Hahn, son dirigeant. En Europe la chloroquine fait désormais partie d'un vaste essai clinique transfrontalier.




Boby Dean pour DayNewsWorld

LE CORONAVIRUS ENJEU DE LA PRESIDENTIELLE AMERICAINE

Avec l'arrivée du coronavirus aucun des deux candidats démocrates Joe Biden et Bernie Sanders n’ont prévu d’organiser des rassemblements. En quelques jours, la course à l’investiture présidentielle démocrate a en effet été rattrapée par la pandémie. Depuis l’annulation des meetings qui devaient accompagner la proclamation des résultats des votes de mardi 10 mars, aucun des deux candidats restants n’a prévu d’organiser des rassemblements.

Le premier à annuler une réunion publique est Joe Biden : celle du jeudi 12 mars en Floride, l’un des quatre Etats qui se prononcera le 17. Une étape cruciale.

Il a remplacé vendredi un déplacement à Chicago, dans l’Illinois, par une téléconférence au cours de laquelle le public pourra lui poser des questions à distance. Coutumier de ce genre de démonstration de force, Bernie Sanders avait prévu d’organiser un grand rassemblement dans l’Illinois, avant le débat fixé initialement à Phoenix, dans l’Arizona, mais il y a également renoncé.

L'équipe de campagne de Bernie Sanders a également exhorté jeudi tous ses bénévoles « à travailler de chez eux » et a annoncé qu'elle n'organiserait plus de « grands rassemblements et de porte-à-porte » préférant les « formats numériques et à distance ». Un débat entre les deux rivaux des primaires démocrates, prévu dimanche dans l'Arizona, se tiendra par ailleurs finalement à Washington, sans public, a annoncé le parti.

Critiques de la gestion du coronavirus

Mais si la pandémie freine les meeting, les candidats démocrates à la Maison Blanche Joe Biden et Bernie Sanders en ont profité pour éreinter jeudi la gestion par Donald Trump du coronavirus, dénonçant son « incompétence » et son « recours à la xénophobie ». Les Etats-Unis ont en effet dépassé jeudi la barre des 1.300 cas d'infection au nouveau coronavirus, et 38 personnes en sont mortes, selon les statistiques de l'université américaine Johns Hopkins. S'exprimant chacun devant des drapeaux américains , les deux septuagénaires en lice ont voulu donner à leurs allocutions un air présidentiel dans leur volonté de défier Donald Trump.

« L'échec de l'administration vis-à-vis des tests est colossal. C'est un échec dans la préparation, la direction et la mise en œuvre », a réagi Joe Biden depuis sa ville de Wilmington, dans l'Etat du Delaware.

L'ancien vice-président de Barack Obama, favori des primaires démocrates, a également appelé à ne pas « avoir recours à la xénophobie », en réaction aux mots du président américain, mercredi soir.

« Appeler le Covid-19 un +virus étranger+ n'écarte pas la responsabilité des mauvaises décisions prises jusqu'ici par l'administration Trump ».

Le sénateur Bernie Sanders a aussi également critiqué la gestion de la crise de la pandémie.

« En terme de décès potentiels et d'impact sur notre économie, la crise à laquelle nous faisons face à cause du coronavirus est à l'échelle d'une grande guerre, et nous devons agir en conséquence », a-t-il déclaré dans sa ville de Burlington, dans l'Etat du Vermont. « Malheureusement, en ces temps de crise internationale, notre administration est largement incompétente, et son incompétence et son imprudence ont mis en danger la vie de beaucoup, beaucoup de gens dans ce pays. »

Des propositions démocrates

Tous deux ont proposé des mesures qui incluraient la gratuité du dépistage et la garantie de congés maladie payés, dans un pays qui ne dispose pas d'une couverture universelle et où des millions d'Américains ne sont pas, ou mal assurés.

L'équipe de campagne pour la réélection de Donald Trump a balayé leurs critiques. Bernie Sanders « tente de marquer des points politiques en alimentant la peur », a écrit son directeur de communication, Tim Murtaugh.




Joanne Courbet pour DayNewsWorld

PRIMAIRE DEMOCRATE VERS UN DUEL SERRE

 ENTRE BIDEN ET SANDERS

Les Américains ont voté dans 14 Etats, mardi 3 mars, pour désigner l'adversaire de Donald Trump à la présidentielle. Le « Super Tuesday » a transformé le marathon des primaires démocrates en un duel entre Joe Biden et Bernie Sanders, qui ont largement devancé les trois autres candidats lors de ce premier test d'envergure nationale.

Remontée spectaculaire de Joe Biden

L'ancien vice-président, donné politiquement mort il y a encore deux semaines , a remporté mardi les primaires de neuf États, arrachant à Bernie Sanders l'État du Texas, un important vivier de délégués. . Joe Biden a réussi ce mardi 3 mars une spectaculaire remontée dans la course à l'investiture démocrate.

Il devance son grand rival, Bernie Sanders, d’un an son aîné, dans neuf États: Texas, Virginie, Caroline du Nord, Alabama, Oklahoma, Tennessee, Arkansas, Minnesota, Massachusetts. « Nous sommes bel et bien vivants », s’est enthousiasmé Joe Biden devant des partisans en liesse réunis à Los Angeles.

Le modéré de 77 ans a notamment bénéficié d'une forte participation des Afro-Américains, qui représentent une part importante de l'électorat dans les Etats du Sud qui lui est acquise.

Il a aussi réussi à s'imposer sur les terres de la progressiste Elizabeth Warren, sénatrice du Massachusetts, ainsi que dans le Minnesota. Le Washington Post* attribue cette dernière victoire, inattendue, au ralliement de dernière minute de la sénatrice de l'Etat, Amy Klobuchar. Porté par une dynamique, il peut ainsi se poser en rassembleur après avoir enregistré lundi les ralliements de Pete Buttigieg et d’Amy Klobuchar ainsi qu'une cascade d'élus.

Alors que « Bernie » abordait le Super Tuesday en position de favori, il risque d'être devancé au décompte des délégués malgré sa victoire en Californie, le plus gros enjeu de ce «Super Tuesday»

Vers un duel avec Bernie Sanders.

Si Bernie Sanders a remporté l'adhésion de l'électorat hispanique et des jeunes, son incapacité à mobiliser les Afro-Américains lui a coûté tous les Etats du Sud. Le progressiste souffre par ailleurs de « l'unification de l'aile modérée derrière un seul candidat », Joe Biden. Mais il en faudra beaucoup plus pour ébranler Bernie Sanders. « Je vous le dis avec une confiance absolue: nous allons emporter la primaire démocrate et nous allons battre le président le plus dangereux de l'histoire de ce pays », a lancé ce dernier depuis son fief du Vermont devant une foule enthousiaste.

Le duel entre Joe Biden et Bernie Sanders semble désormais bien installé, laissant augurer d'un âpre et long combat. À ce stade, l'ancien vice-président peut compter sur les voix de 320 délégués, alors que le sénateur du Vermont en a engrangé 252. Pour l'emporter, il en faut 1991.

Le premier se présente comme l'homme de la « garantie de résultats » face à « la promesse de révolution » de son grand rival qui se revendique « socialiste ».

Choix ente un candidat centriste et un candidat progressiste

Désormais, les démocrates devront choisir entre un candidat centriste, modéré, traditionnel incarné par Joe Biden, et un candidat progressiste, qui se décrit lui-même comme « socialiste démocratique ».

Ce sont deux visions de l'économie qui s'affrontent. Le programme de Bernie Sanders, qui se décrit lui-même comme « socialiste », propose un programme assez révolutionnaire : nationalisation de l'assurance maladie, gratuité des écoles de la petite enfance ainsi que des premières années de cycle universitaire dans le public, un plan climat ambitieux, baptisé « Green new deal », et surtout une taxation des produits financiers ainsi que des fortunes des plus riches avec notamment la mise en place d'un impôt sur les très grandes fortunes.

Face à lui, Joe Biden incarne l'aile traditionnelle du parti, beaucoup plus modérée et centriste. L'ancien vice-président de Barack Obama propose essentiellement un retour aux règles fiscales d'il y a quatre ans et de renforcer l'Obamacare, tout en veillant à préserver la liberté de choix de recourir à une assurance privée. Il s'est posé en défenseur des classes moyennes, et en rassembleur de tous les Américains « quelque soit leurs origines » pour « battre » Donald Trump et ramener de la « décence » aux Etats-Unis.

Deux visions économiques très différentes s'affronteront donc d'ici la convention démocrate du mois de juillet, qui aura lieu à Milwaukee.Deux visions que les démocrates devront réconcilier avant l'élection présidentielle du mois de novembre, face à Donald Trump, qui depuis la Maison Blanche, où il suivait la soirée électorale, n'a pas manqué de décocher quelques tweets assassins les deux grands perdants de ce Tuesday.

Michael Bloomberg avec 700 millions de dollars dilapidés «  n'a rien récolté si ce n'est un surnom, Mini Mike, et la destruction complète de sa réputation. » Elizabeth Warren ? « Elle n'était même pas proche de l'emporter dans son État du Massachusetts. Elle peut désormais se reposer tranquillement avec son mari et prendre une bonne bière fraîche »

Candidat à l'investiture démocrate, Micheal Bloomberg, a annoncé mercredi son retrait de la compétition. Il a également annoncé son soutien à Joe Biden.




Garett Skyport pour DayNewsWorld

PRIMAIRE DEMOCRATE LES ENJEUX DU

 SUPER TUESDAY

Quatorze Etats américains, outre le territoire américain des Samoa et le vote des Américains résidant à l’étranger, votent ce mardi et vont attribuer près d’un tiers des délégués en jeu dans la primaire démocrate. C’est le « Super Tuesday », une étape cruciale pour les derniers favoris , d'autant que la course s'est resserrée de manière spectaculaire ce week-end après la victoire de Joe Biden en Caroline du Sud. L’ancien vice-président bénéficie en effet du retrait d’Amy Klobuchar et de Pete Buttiegieg qui lui ont apporté physiquement leur soutien, lundi au Texas.

Le duel entre Bernie Sanders et Joe Biden va donc bien avoir lieu, et sera arbitré par Mike Bloomberg, qui fait son entrée après avoir dépensé un demi-milliard de dollars.

Bernie Sanders le favori

Après deux victoires et deux secondes places, le sénateur du Vermont a en effet10 points d’avance sur ses adversaires dans les sondages (30 %) et peut compter sur l’enthousiasme d’une large coalition portée par les jeunes et les latinos. Bernie Sanders domine les sondages dans les deux Etats les plus riches en délégués :

la Californie (415 délégués) et le Texas (228). Il conforterait son avance en remportant ces Etats majeurs. S’il s’impose avec un écart conséquent, il pourrait même terminer la soirée avec plus de 600 voire 700 délégués au compteur, soit environ un tiers de la majorité absolue (1.991) nécessaire pour être couronné à la convention de Milwaukee mi-juillet.

Mais la popularité de ce militant des droits civiques qui se dit socialiste, de cet homme qui finance sa campagne sans accepter le moindre dollar des grands lobbys, inquiète dans son propre parti.C'est pourquoi Joe Biden apparaitrait comme un rassembleur des autres démocrates face à un démocrate qui fait peur.

Joe Biden en rassembleur du Parti démocrate

Le vice-président que l'on considérait comme moribond après ses mauvais résultats dans l'Iowa et le New Hampshire et sa lointaine deuxième place dans le Nevada, a en effet rebondi en Caroline du Sud grâce au soutien des Afro-américains avec 29 points d'avance sur son rival. Comme il le répète, « ce qui compte dans la vie, c’est de se relever » . Joe Biden espère surfer sur sa victoire en Caroline du Sud, samedi. Il est en tête des sondages en Caroline du Nord et en Virginie, deux places fortes du Sud.

Mais il compte surtout sur sa qualité de rassembleur. Joe Biden s'est en effet affiché lundi 2 mars au Texas, avec deux de ses concurrents venus lui apporter leur soutien après avoir mis fin à leur candidature : Pete Buttigieg et Amy Klobuchar. Lors du meeting aux côtés de l'ex-colistier de Barack Obama , Amy Klobuchar, la sénatrice du Minnesota a lancé « Il peut rassembler notre pays et construire une coalition qui comprenne la base démocrate, les indépendants et les républicains modérés. ». Joe Biden a ainsi pu mettre en scène une image de rassembleur à la veille du Super Tuesday.

C'est que l'establishment du parti et les candidats modérés très inquiets des avancées du socialiste Bernie Sanders ont décidé de tenter le tout pour le tout pour le freiner.

Mais cette union centriste va-t-elle suffire à ralentir Bernie Sanders ?

Il n'est pas sûr que toutes les voix de Buttigieg et Klobuchar se reportent sur le candidat centriste... qui risquent de ne pas goûter à cette stratégie électorale. Si l'on en juge le sondage de Morning Consult réalisé avant l'abandon des deux modérés : 21 % des partisans de Buttigieg nommaient Sanders comme second choix, 19 % Biden, 19 % Elizabeth Warren, la sénatrice du Massachusetts toujours en lice…

Le président Trump, qui adore semer la zizanie dans le camp adverse,n' a-t-il d'ailleurs pas tweeté :

« Ils sont en train de monter un coup contre Bernie ! » tandis que « L'establishment politique se met ensemble » et il fera tout pour essayer de nous stopper parce qu'il devient « nerveux », a résumé Bernie Sanders.

Candidat à la dernière minute, Michael Bloomberg se lance officiellement, après avoir fait l'impasse sur les primaires de février. L’ancien maire de New York a dépensé 500 millions de dollars – du jamais vu, et plus que tous les autres candidats réunis – pour submerger les Etats du Super Tuesday de spots publicitaires. Mais cela suffira-t-il à faire oublier sa performance catastrophique lors de son premier débat télévisé ?

On saura vite si ce pari risqué est une réussite. Pour l'heure, les sondages indiquent le contraire.

Malgré ces grandes tractations pour le Super Tuesday, destinées à stopper Bernie Sanders, le suspens reste entier.




Joanne Courbet pour DayNewsWorld

AU CŒUR DES PRIMAIRES  LE COME-BACK DU DEMOCRATE JOE BIDEN EN CAROLINE DU SUD

Vainqueur en Caroline du sud, Joe Biden se relance dans la primaire démocrate

La course à l’investiture démocrate a connu une inflexion significative en Caroline du Sud, samedi 29 février.

Samedi soir, l'ex-vice-président de Barack Obama a en effet remporté et largement le scrutin en Caroline du sud où il était considéré comme favori. Il relance une campagne jusqu'ici dominée par Bernie Sanders, arrivé cette fois deuxième.

49% pour Biden, 20% pour Sanders

L'ancien vice-président américain Joe Biden a ainsi rebattu les cartes dans la course démocrate à la Maison Blanche et se confirme comme le premier rival du favori Bernie Sanders. Selon des résultats portant sur près de 95% des suffrages, le sénateur indépendant Bernie Sanders, 78 ans, était deuxième (20%), très loin derrière Joe Biden (49%).

N'arrivant qu'à la troisième place malgré les 20 millions de dollars qu'il a dépensés localement pour sa campagne, le milliardaire philanthrope, Tom Steyer a annoncé jeter l'éponge, contrairement aux sept autres candidats.

Joe Biden, ancien bras droit de Barack Obama, était le favori en Caroline du Sud, Etat où les Noirs, chez qui il est très populaire, représentent plus de la moitié de l'électorat démocrate. Joe Biden pouvait donc compter sur la communauté afro-américaine, majoritaire dans cet Etat du sud, pour renverser la tendance.

Non seulement il l’a emporté à trois contre un chez les Noirs, qui représentaient 60% des électeurs de la primaire, mais il domine chez les Blancs – récoltant 40% des voix dans des districts comptant peu d’électeurs noirs – et fait même pratiquement jeu égal chez les jeunes. Ce dernier a bénéficié également du soutien d’importantes personnalités du parti: l’élu noir Jim Clyburn, très influent en Caroline du Sud, et l’ancien colistier de Hillary Clinton lors de la présidentielle de 2016, Tim Kaine, des soutiens très déterminants.

« Vous m'avez propulsé sur la voie pour aller battre Donald Trump », a déclaré l'ancien vice-président, se posant en rassembleur

Après trois résultats catastrophiques dans les Etats précédents, un Joe Biden triomphant a promis qu'il serait, au final, le démocrate qui aura pour mission de défier le républicain Donald Trump à la présidentielle de novembre. Joe Biden avait bien besoin de cette victoire, après n'être arrivé que quatrième et cinquième, respectivement, dans l'Iowa et le New Hampshire. Certes il avait grimpé à la deuxième place dans le Nevada, mais il était resté très loin de Bernie Sanders, qui l'avait clairement remplacé dans le statut de grand favori des primaires démocrates.

« Une course à deux »

Désormais Biden est bien positionné pour battre Sanders en Caroline du Nord lors des primaires du « Super Tuesday », mardi 3 mars. Ce sursaut place l’ancien vice-président dans une situation favorable avant le « super-mardi » (Super Tuesday) au cours duquel quatorze Etats se prononceront. Il peut espérer profiter du vote afro-américain là où il sera significatif comme l’Alabama, le Tennessee, la Caroline du Nord. Il pourrait aussi rafler la Floride, la Géorgie, peut-être même le Texas ou la Virginie, où il est au coude-à-coude avec Sanders.

Désormais, entre Biden et Sanders, « c’est une course à deux », estime David Plouffe, l’ancien directeur de campagne de Barack Obama.

Un poids lourd nommé Bernie Sanders

Les trois autres candidats présents lors du dernier débat, le 25 février, ont été encore plus distancés. Qu’il s’agisse d’Elizabeth Warren (7,1% des voix en Caroline du Sud), Amy Klobuchar (3,1%) ou Pete Buttigieg (8,2% et seulement 3% chez les Noirs), ils pourraient ne pas rester durablement dans la course. Pour tous ces candidats, les comptes de campagne risquent d’être bientôt à sec.

Bernie Sanders, lui, a plus d’argent, est mieux organisé, compte des milliers de volontaires dévoués corps et âme, qui sillonnent les Etats depuis des mois alors que Joe Biden dispose de bien moins de fonds et d'une organisation plus clairsemée sur le terrain que Bernie Sanders et Michael Bloomberg.

Mais la vraie force de Biden est ailleurs : dans le fait que deux démocrates sur trois, grosso modo, ne veulent à aucun prix d’un candidat Sanders – soit qu’ils le trouvent trop à gauche à leur goût, soit qu’ils craignent de le voir battu par Trump en novembre. C’est cette réalité que Sanders, droit dans ses bottes idéologiques, n’est pas parvenu à faire oublier.

« La plupart des Américains ne veulent pas la promesse d’une révolution » annoncée par le sénateur,

« ils veulent des résultats » dans leur vie quotidienne, a déclaré Joe Biden. Une allusion claire au sénateur indépendant du Vermont, et au milliardaire Michael Bloomberg, un ancien républicain, qui lui ne figurait pas sur les bulletins de vote de Caroline du Sud.

Trump en a d'ailleurs profité pour moquer la candidature de Bloomberg. Sur Twitter, le président américain a estimé que la réussite de Joe Biden devait signer la fin de la campagne « risible » du milliardaire de New York Michael Bloomberg, qui entrera en lice lors du « Super Tuesday ».

Le « Super Tuesday »

Mercredi, tout aura changé. Mais dans quel sens ?

Le Super Tuesday, mardi prochain, sera forcément un tournant dans la course à l’investiture démocrate, ne serait-ce que parce que seize Etats et territoires vont voter le même jour pour élire un tiers de l’ensemble des délégués nationaux en jeu dans ces primaires, 1 358 en tout, contre à peine 155 jusque-là. parce que les deux Etats les plus peuplés du pays, le Texas et la Californie, votent ce jour-là.

Traditionnellement, le Super Tuesday permet, après la bataille des «early States», de faire le ménage parmi les candidats et d’identifier un favori pour l’investiture. Remplira-t-il aussi bien son office cette année ?

Revigoré Joe Biden n'en reste pas moins en position périlleuse...

Et la course reste longue jusqu'à l'investiture démocrate et la dynamique va s'emballer mardi avec le "Super Tuesday", lorsque 14 Etats voteront ensemble.




Joanne Courbet pour DayNewsWorld

HARVEY WEINSTEIN COUPABLE DE VIOL,

MAIS PAS DE COMPORTEMENT DE PREDATEUR

Harvey Weinstein va dormir en prison cette nuit, en attendant de connaître sa peine, qui sera déterminée le 11 mars par le juge James Burke. Après un mois de procès ultramédiatisé et cinq jours de délibérations, le jury de sept hommes et cinq femmes a délivré son verdict dans l’affaire la plus emblématique du mouvement #metoo.

Lundi 24 février 2020, le producteur de cinéma Harvey Weinstein, 67 ans, a été jugé coupable d’agression sexuelle et de viol, une peine passible de vingt-cinq ans de prison au maximum.

Il a toutefois été disculpé de la circonstance aggravante de comportement « prédateur », qui aurait pu lui valoir la prison à vie.

Ses avocats ont aussitôt annoncé leur intention de faire appel. « Harvey est déçu mais il est fort, il a encaissé comme un homme, le combat n’est pas terminé », a déclaré son avocate Donna Rotunno. « C’est très difficile d’avoir un procès équitable », a-t-elle continué, confirmant que son équipe allait faire appel.

Tout au long de la semaine dernière, les jurés ont demandé que leur soient relus plusieurs témoignages car ils ne parvenaient pas à s’accorder sur un verdict à l’unanimité sur la charge la plus grave.

Il s’agit de la première reconnaissance de culpabilité dans une affaire post-#metoo, celle de l’acteur Bill Cosby résultant de poursuites entamées en 2015, avant que le mouvement anti-agressions sexuelles ne commence en octobre 2017. Les jurés devaient se décider sur le témoignage de trois femmes, parmi les plus de 80 qui ont accusé Harvey Weinstein de harcèlement ou Cunnilingus forcé

Pour rappel, deux femmes accusaient formellement Harvey Weinstein. La première, Mimi Haleyi, est une assistante de production, aujourd’hui âgée d’une quarantaine d’années, qui dit avoir subi un cunnilingus forcé par M. Weinstein à son domicile new-yorkais, en 2006, alors qu’elle avait ses règles.

Cet acte valait à ce dernier d’être poursuivi pour agression sexuelle « au premier degré » (ce chef d’accusation, qui englobe fellations, cunnilingus et sexe anal fait encourir vingt-cinq ans de prison).

La seconde, Jessica Mann, 36 ans, rêvait à l’époque de devenir actrice. Selon son témoignage, elle aurait subi un cunnilingus forcé début 2013, puis deux viols, en mars et en novembre de la même année, dans un hôtel new-yorkais. Ces accusations valaient à M. Weistein d’être poursuivi à deux titres, viol avec violence (« premier degré » avec de cinq à vingt-cinq ans de prison) et viol avec personne incapable de donner son consentement (« troisième degré », jusqu’à quatre ans de prison). Un troisième cas, dont les faits sont prescrits, a servi à nourrir l’accusation d’agressions en série. Celui d’Annabella Sciorra, 59 ans, qui dit avoir été violée par Harvey Weinstein au début des années 1990.

Du côté de la défense: des témoins discréditées

Tout au long du procès, la défense avait cherché à discréditer le récit des trois femmes. Les avocats d’Harvey Weinstein ont produit une série de courriers électroniques montrant que Mimi Haleyi et Jessica Mann avaient maintenu le contact, de leur propre initiative, avec l’accusé après les faits présumés. Dans le cas de Jessica Mann, la victime présumée a même concédé avoir eu des relations sexuelles sans opposition avec Harvey Weinstein jusqu’en 2016.

« Ce n’était pas une relation », avait martelé la procureure Joan Illuzzi-Orbon. « Jessica Mann était la poupée de chiffon d’Harvey Weinstein. » Mimi Haleyi a, elle, raconté avoir eu un rapport sexuel engagé par l’accusé deux semaines environ après le viol présumé, sans manifester de résistance.

Jessica Mann a dit avoir maintenu des relations avec l’ancien magnat du cinéma par « peur », tandis que Mimi Haleyi a expliqué qu’il s’agissait pour elle de maintenir une « relation professionnelle ».

La défense avait cherché à dépeindre deux femmes opportunistes, prêtes à se soumettre aux caprices du producteur, voire à se soumettre aux caprices du producteur, voire à ses pulsions sexuelles, pour tenter de mettre un pied à Hollywood. Les avocats d’Harvey Weinstein avaient aussi laissé entendre que les deux plaignantes avaient témoigné par intérêt, pour augmenter leurs chances d’obtenir du producteur des dommages et intérêts une fois celui-ci condamné.

« Elles ont sacrifié leur dignité, leur intimité, leur quiétude dans l’espoir de faire entendre leur voix » au procès, leur avait opposé la procureure, Joan Illuzzi-Orbon. Cette dernière et son adjointe Meghan Hast avaient souligné qu’en fait d’opportunités, elles n’avaient quasiment rien obtenu du magnat d’Hollywood. L’accusation a aussi rappelé qu’aucune des deux femmes n’avait attaqué en justice Harvey Weinstein pour obtenir réparation financière et qu’elles n’avaient aucun intérêt à venir témoigner au procès.

Un tournant pour le mouvement #metoo

Ce verdict de culpabilité pourrait constituer un tournant pour le mouvement #metoo, mais aussi pour la jurisprudence de ce type d’affaires, qui donnent très rarement lieu à des condamnations. Le mouvement Time’s Up, né dans la foulée de #metoo pour lutter contre les agressions sexuelles au travail, voit dans ce verdict « une nouvelle ère pour la justice ». Le procureur de Manhattan, lui, a estimé lundi que les six femmes qui ont témoigné contre Harvey Weinstein et les deux femmes procureurs en charge du dossier avaient « changé le cours de l’histoire ».

« Un viol est un viol qu’il soit commis par un inconnu dans une ruelle sombre, ou par un partenaire dans une relation intime », a-t-il souligné devant les journalistes.


Jenny Chase pour DayNewsWorld

MICHAEL BLOOMBERG S'INVITE DANS LA PRIMAIRE DEMOCRATE

Michael Bloomberg est en train de bouleverser le cours des primaires démocrates.

Alors qu'il ne s'est pas présenté aux quatre premières et s'est réservé pour le Super Tuesday, le 3 mars, qui verra l'élection du tiers des délégués en une seule fois, il est déjà troisième dans les sondages et a été admis, à ce titre, à participer, pour la première fois, au débat entre les candidats, le mercredi 19 février 2020.

Sa présence aux côtés des autres candidats démocrates, qui font campagne sur le terrain depuis plus d’un an, constitue un premier succès pour le milliardaire.

19% d'intention de vote et 30 fois plus d’argent investi que Joe Biden

Michael Bloomberg pointe en troisième position de la moyenne des sondages nationaux établie par RealClearPolitics..

Mieux, il arrive même en deuxième place d'un nouveau sondage NPR/PBS/Marist publié mardi.

Avec 19% des intentions de vote, Michael Bloomberg devance par exemple l'ancien vice-président Joe Biden (15%), en nette perte de vitesse après avoir longtemps caracolé en tête des sondages.

Il reste cependant à distance du sénateur indépendant Bernie Sanders qui, avec 31% d’intentions de vote, fait plus que jamais figure de favori dans la course à l’investiture.

Il faut dire qu'en trois mois, Michael Bloomberg -11e homme le plus riche au monde et 8e américain selon le classement Forbes - n' a pas hésité à dépenser 400 millions de dollars pour saturer les ondes et le web de publicités de campagne. Notamment dans plus de 150 spots publicitaires diffusés quotidiennement et en prime time lors du Super Bowl et des Oscars. Et l’ancien maire de New York s'est dit prêt à dépenser un milliard de dollars dans la campagne.

C’est plus que tous les autres candidats réunis, dix fois plus que Bernie Sanders et trente fois plus que Joe Biden,

Si Bloomberg a été forcé de faire l’impasse sur les quatre premiers scrutins de la primaire, laissant Bernie Sanders et Pete Buttigieg prendre de l’avance dans la course aux délégués, il a cependant tout misé sur la douzaine d’Etats qui voteront le mardi 3 mars lors du Super Tuesday.

Le parti démocrate divisé

Bernie Sanders fait certes désormais figure de favori, il est cependant loin d’avoir rassemblé le parti derrière lui. Dans le New Hampshire, son score cumulé à celui d’Elizabeth Warren (l’aile gauche du parti démocrate) atteint 35 %, contre 52 % pour l’aile modérée (Buttigieg, Klobuchar et Biden). Professeur de sciences politiques à l’université de Washington, Chris Edelson estime que « de nombreux électeurs démocrates veulent avant tout battre Trump et sont inquiets d’une candidature de Bernie Sanders », qu’ils jugent « trop extrême » avec son étiquette de « socialiste démocrate ».

Selon les projections du site Five Thirty Eight, il y a désormais une chance sur trois qu’on assiste à une convention contestée à Milwaukee mi-juillet, sans candidat ayant atteint la majorité absolue des délégués. Dans ce cas de figure, Bloomberg pourrait alors se poser en rassembleur et tenter de rallier les modérés derrière lui

Duel Trump /Bloomberg

Mais le milliardaire qui veut défier Donald Trump devra lors du prochain débat télévisé, pour la première fois répondre directement aux attaques de ses adversaires. En effet ses adversaires redoublent leurs attaques, notamment sur son bilan à la mairie de New York et Michael Bloomberg, qui va pour la première fois croiser le fer avec eux lors du débat, mercredi 19 février à Las Vegas., va devoir répondre de sa politique au faciès et de ses attaques sexistes.

Polémiques du passé sur le devant de la scène

A Las Vegas, le milliardaire pourrait avoir à répondre de sa politique de contrôle au faciès lorsqu’il était maire de New York, et des propos sexistes qui ont émaillé sa carrière d’homme d’affaires. En 2015, Bloomberg s’était en effet vanté d’avoir fait baisser la violence à New York en encourageant les contrôles et les fouilles au faciès dans les quartiers défavorisés. Il a été forcé de s’excuser la semaine dernière, reconnaissant que la pratique décriée avait mené à l’arrestation de « trop d’innocents », dont « une immense majorité » d’Afro-Américains ou de Latinos.

De même, Bloomberg a été accusé de harcèlement et de sexisme dans les années 90 par des femmes travaillant pour son entreprise, et il a réglé plusieurs plaintes à l’amiable avec son chéquier, selon une enquête du Washington Post. Des attaques auxquelles le candidat va devoir répondre.

De plus les autres candidats démocrates attaquent cet homme richissime sur sa fortune de milliardaire. On lui reproche de ne pas être un véritable démocrate, puisqu’il a été élu trois fois maire de New York comme républicain. Elizabeth Warren et Bernie Sanders, de leur côté, lui reprochent également de vouloir acheter sa qualification grâce à son argent.

Mais Michael Bloomberg affirme ne pas vouloir être confronté au problème de conflit d'intérêt comme l'actuel président. En cas de victoire, il sera président à 100% et pas homme d'affaires à mi-temps.Le candidat démocrate milliardaire a en effet rappelé que s'il devenait le nouveau locataire de la Maison-Blanche, il lâcherait son empire.

«  Nous voulons être à 180 degrés de Donald Trump sur le sujet des conflits d'intérêts financiers. », indique son conseiller Tim O’Brien. "Nous pensons que c'est l'une des plus grandes taches sur la présidence, et ce bilan est attribué au refus de Trump de se désengager de ses propres intérêts financiers. Nous voulons donc être très transparents et très clairs avec les électeurs. ». Lors de son élection présidentielle, Donald Trump avait refusé de se désengager de son empire. Il avait ainsi logé ses avoirs dans une société et mis ses fils aînés à la tête de la Trump Organization.

C'est que le message de Bloomberg est très clair : il est uniquement là pour battre Trump par tous les moyens à sa disposition. Et les siens sont énormes, outre sa fortune.

Bloomberg, alternative des centristes

En effet la déconfiture de la campagne de Joe Biden, ancien vice-président d’Obama et longtemps grand favori des sondages, et la montée de Bernie Sanders, le sénateur très à gauche du Vermont, a créé un vide pour les électeurs plus centristes, qui voient dans Bloomberg une alternative possible.

Depuis plusieurs années, après avoir quitté la mairie de New York, Bloomberg n'est-il pas devenu un donateur de premier plan pour les élus démocrates et certaines causes libérales, telles que le contrôle des armes à feu et la protection de l'environnement ?

A 78 ans, le milliardaire veut remporter la nomination et défier Donald Trump. Michael Bloomberg concentre alors ses forces sur le Super Tuesday qui verra quatorze Etats se prononcer, dont deux richement dotés en délégués, la Californie et le Texas.

Son objectif : réaliser une performance lors du «Super Mardi» du 3 mars, cette primaire conjointe qui verra attribuer le plus grand nombre de délégués pour la convention démocrate.  Pour un duel entre deux hommes d'affaires milliardaires?

 Donald Trump n'a pas dit son dernier mot.




Joanne Courbet pour DayNewsWorld

PRIMAIRE DEMOCRATE AMERICAINE

PETE BUTTIGIEG UN OUTSIDER CREDIBLE

"Chaque fois que mon parti est entré à la Maison-Blanche ces cinquante dernières années, cela s'est fait grâce à un candidat novice en politique nationale, axé sur le futur, non façonné par le mode de vie de Washington et ouvrant la voie à une nouvelle génération », a déclaré Pete Buttigieg, l'outsider qui monte , lors d'un rassemblement le week-end dernier à Waterloo dans l'Iowa. « C'est comme ça qu'on gagne. »

Selon les résultats partiels du caucus de l'Iowa, coup d'envoi des primaires démocrates, le maire de South Bend serait au coude à coude avec Bernie Sanders. Le destin de Pete Buttigieg passerait-il par le 1600 Pennsylvania Avenue, Washington D.C. ?

Pourtant, il se plaît à répéter et insister qu'il n'a absolument rien à voir avec l'establishment de Washington. Bien au contraire. À 38 ans, Pete Buttigieg, un technocrate polyglotte, vétéran, homosexuel et marié, tient à mettre en avant autant qu'il le peut son expérience en tant que maire de South Bend, une petite ville dans l'État républicain de l'Indiana, dont le vice-président américain Mike Pence a été gouverneur avant son entrée dans l'administration de Donald Trump.

C'est grâce à cette expérience dans cet État du Midwest, assure-t-il, qu'il a développé une connexion avec les Américains bien plus authentique que celle des élites de la capitale fédérale.

La jeunesse un argument de campagne

Positionné au centre, il s'est lancé l'an dernier dans la bataille pour être celui qui sera le grand rival de Donald Trump à la présidentielle de novembre. Il doit pour cela affronter des candidats démocrates plus connus du grand public, mais également deux fois plus âgés. « Pete », ainsi qu'on l'appelle volontiers en raison de son nom imprononçable, a su surmonter son jeune âge, il a fêté ses 38 ans le 19 janvier.

Jamais un Américain aussi jeune n'a pris part à la course à la Maison Blanche : lorsqu'il a officialisé sa candidature, en avril 2019, il n'avait que deux ans de plus que l'âge minimum requis pour se présenter à la présidentielle. Le démocrate a, de fait, beaucoup moins d'expérience en politique que les « seniors  des primaires. Il n'a jamais exercé de mandat national mais a dirigé la quatrième plus grande ville d'Indiana (100 000 habitants), South Bend, entre 2015 et 2019.

Pete Buttigieg a toutefois transformé cette inexpérience en argument de sa campagne. Il rappelle ainsi que « chaque fois que [son] parti est entré à la Maison Blanche ces cinquante dernières années, cela s'est fait grâce à un candidat novice en politique nationale, axé sur le futur, non façonné par le mode de vie de Washington et ouvrant la voie à une nouvelle génération ». « C'est comme cela qu'on gagne », martèle-t-il.

Un outsider crédible face à ses rivaux démocrates

Excellent orateur, il a mis en avant son expérience d'engagé militaire, lui qui a passé sept mois en Afghanistan. Il est parvenu à apparaître comme un outsider crédible face à ses rivaux démocrates, parmi lesquels l'ancien vice-président Joe Biden, qui a longtemps caracolé en tête des sondages, et le sénateur Bernie Sanders, grand espoir de l'aile gauche du parti. Ces deux vétérans de la politique n'ont pas su contenir Pete Buttigieg, qui n'a eu de cesse d'affirmer aux électeurs que son statut de nouveau venu n'était pas unique dans l'histoire des élections présidentielles.Par certains côtés, Pete Buttigieg rappelle alors Bill Clinton. À peine plus âgé que lui quand il s'est lancé dans la compétition, Clinton était le gouverneur de l'Arkansa et Buttigieg est maire de South Bend, dans l'Indiana.

Partisan de l'unité

« Mayor Pete »  comme il est souvent appelé  vient de révéler qu’il y a une nouvelle offre qui est à la disposition des électeurs. Il a dépoussiéré la campagne qui restait bloquée sur le combat cdes grands anciens que sont Sanders, Biden et Warren, sans évoquer Bloomberg, qui s’agite aussi en dépensant une fortune.

Pour beaucoup d'Américains, Pete Buttigieg était un parfait inconnu jusqu'à ce qu'il qualifie Mike Pence de « pom-pom girl » de la présidence Trump, une présidence « de stars du porno » selon lui. À mesure que sa campagne s'est étoffée, il s'est présenté comme un partisan de l'unité après les divisions de l'ère Trump.

Il a ainsi mis en avant certaines positions progressistes, mais pense que ses vues plus modérées sur la couverture santé et les impôts pourraient convaincre les électeurs centristes, notamment les indépendants et les républicains ayant voté pour Donald Trump, mais souhaitant une option pour sortir de cette présidence marquée par la division. Il est aussi pro-syndicats et propose d'augmenter le nombre de juges à la Cour suprême.

L'orientation sexuelle de Pete Buttigieg, qui s'est affiché dès le début de la compétition aux côtés de son mari Chasten, semble cependant avoir relativement peu d'impact sur le choix des électeurs. Ces derniers mois, le jeune diplômé d' Harvard a préféré mettre l'accent sur sa foi chrétienne plutôt que son mariage avec un homme. Chasten Glezman, 30 ans, deviendrait le premier « first gentleman » si son mari était élu président. En tant que maire, Pete Buttigieg, qui s'est marié à l'église à l'été 2018, a régulièrement réagi à des propos du conservateur religieux Mike Pence, ancien gouverneur de l'Indiana.

Aussi Major Pete a-t-il su donner un souffle à la campagne démocrate en proposant une autre voie. Son lancement de campagne était clair à ce sujet: il ne s’agissait pas tant pour lui de chasser Donald Trump que de donner une nouvelle perspective à sa génération et aux plus jeunes que lui « qui seront ceux qui, pour la première fois, réussiront moins bien que leurs parents si rien ne change », disait-il alors.

« Pete Buttigieg devient donc un nom qui rivalise avec chacun de ses rivaux, et sa jeunesse claque dans cette campagne comme un défi qu’il oppose à leur expérience: le Rêve Américain est réinventé. » Chaque électeur peut s’identifier facilement à cette fronde d’un homme encore très jeune qui prétend que tout est possible à qui veut tenter sa chance.

Une importante victoire symbolique

Faut-il pour autant s’emballer et penser que l’Iowa créera la dynamique qui le conduira jusqu’à la victoire? Dans une enquête publiée par Gallup : à la question « qui est le mieux placé pour battre Donald Trump? », ils sont 44% au sein du Parti démocrate à répondre « Joe Biden », avant de classer dans l’ordre Sanders (19%), Bloomberg (10%), Warren (9%) et ne sont que 3% à citer Buttigieg.

La traduction de sa victoire dans l'Iowa en un succès électoral plus large sera une tâche monumentale. Malgré sa capacité impressionnante à lever des fonds, les sondages nationaux ne le placent qu'en cinquième position. La faute à un déficit de notoriété comparé à des candidats plus établis. Il souffre, par ailleurs, d'un soutien très faible chez les électeurs noirs, un électorat clé pour les démocrates...

Pete Buttigieg démarre sa campagne sur une importante victoire symbolique. Mais ce petit Etat rural ne représente que 41 délégués sur les 1 990 nécessaires pour être investi par le Parti démocrate, lors de la convention nationale de juillet. Il lui faudra donc engranger d'autres victoires, dans de plus grands Etats, s'il veut être désigné candidat à la présidentielle.




Joanne Courbet pour DayNewsWorld

IMPEACHMENT

 DONALD TRUMP ACQUITTE PAR LE SENAT

SAVOURE  UNE VICTOIRE BIEN MERITEE

Le Sénat américain a rejeté mercredi les deux chefs d'accusation retenus contre Donald Trump, marquant ainsi l'acquittement général de l'hôte de la Maison-Blanche.

L' issue du procès en destitution de Donald Trump, qui tenait les Américains en haleine, vient de tomber. Le président des États-Unis a été acquitté par le Sénat, mercredi 5 février 2020, à l'issue d'un procès historique qui a jeté une lumière crue sur les fractures de l'Amérique sans jamais faire vaciller sa base électorale.

Avant lui, seuls deux de ses prédécesseurs, Andrew Johnson en 1868 et Bill Clinton en 1998, avaient connu une telle procédure. Mais son procès a montré que l'ancien homme d'affaires de New York pouvait compter sur un parti républicain soudé, un atout de taille à neuf mois d'une élection où il briguera un second mandat de quatre ans.

Cette victoire politique a cependant été assombrie par la défection d'un élu républicain de premier plan : Mitt Romney, candidat malheureux à la Maison-Blanche en 2012.

Donald Trump acquitté

Lors d'un vote solennel suivi en direct à la télévision par des dizaines de millions d'Américains, le Sénat a estimé, par 52 voix sur 100, que Donald John Trump, 45e président de l'histoire, ne s'était pas rendu coupable d'abus de pouvoir. Par 53 voix sur 100, il a également estimé qu'il ne s'était pas rendu coupable d'entrave à la bonne marche du Congrès. La Constitution des États-Unis impose une majorité des deux tiers (67 sièges sur 100) pour destituer un président. « acquitté pour toujours », clame la Maison-Blanche.

49% d'opinions favorables à Trump

Depuis que le scandale a éclaté, l'hôte de la Maison-Blanche se dit victime d'une chasse aux sorcières orchestrée par ses adversaires qui n'auraient pas digéré sa victoire surprise de 2016. La stratégie semble avoir, au moins en partie, porté ses fruits : selon le dernier sondage de l'institut Gallup, il enregistre 49% d'opinions favorables, un record depuis son arrivée au pouvoir.Moins de 24 heures avant le vote du Sénat, Donald Trump avait vanté mardi soir, devant le Congrès réuni au grand complet, ses résultats « incroyables » dans un discours aux accents de meeting de campagne. « Contrairement à tant d'autres avant moi, je tiens mes promesses », avait-il lancé, sans cesse coupé par les ovations debout et les « USA, USA » des républicains. Dans cette même Chambre des représentants qui l'a mis en accusation le 18 décembre, il a brassé tous les thèmes à venir pour le scrutin du 3 novembre: la lutte contre l'immigration illégale ou l'avortement, « la grande réussite économique » des États-Unis...

Discours déchiré

À aucun moment, l' « impeachment » n'a été évoqué. Mais l'ombre du procès, qui a marqué une rupture définitive entre les « trumpistes » et les démocrates, planait sur l'hémicycle. Les élus de l'opposition se sont le plus souvent abstenus d'applaudir, certains ont boycotté l'événement, d'autres sont partis au milieu de son discours.Donald Trump a lui ostensiblement évité de serrer la main à la chef démocrate de la Chambre Nancy Pelosi. Une fois l'allocution finie, cette dernière a déchiré dans un geste spectaculaire sa copie du discours.

Les Américains plutôt préoccupés par les résultats économiques

Au-delà de Washington, le procès divise autant les Américains que leurs élus . Son impact sur les élections est donc difficile à prédire, mais Donald Trump se dit convaincu que les électeurs pénaliseront les « démocrates-qui-ne-font-rien ».

Les Américains, en effet, bien que convaincus à 52% que le président a abusé de son pouvoir, n’étaient plus que 46% à se prononcer pour sa destitution, selon un sondage NBC News/Wall Street Journal publié à l’ouverture formelle du procès en destitution de Donald Trump. Ils sont 49% à penser le contraire. «Les résultats suggèrent que la mise en accusation n’a pas changé une caractéristique durable de la présidence Trump: dans un environnement politique turbulent, l’opinion des Américains sur lui reste inchangée», explique le Wall Street Journal . Selon le quotidien, le sondage pointe un renforcement de la position du président ces derniers mois grâce à un meilleur dynamisme de ses supporters républicains.

Les électeurs ont ainsi gardé leur opinion sur la culpabilité ou l’innocence du président. Ils semblaient finalement plus préoccupés par les enjeux économiques que par l’issue du procès de Donald Trump

« M. Trump pourra faire ce qu’il veut, le parti le soutiendra ».

S’il est difficile de prévoir quelles seront les conséquences de cet épilogue sur l’élection de novembre, Fox News rappelle que M.Trump enregistre les chiffres les plus hauts de son mandat. Et, ajoute le Wall Street Journal, aussi « déconcertant et exaspérant que cela puisse être pour les démocrates, l’impeachment pourrait en fait avoir augmenté les chances de Trump d’être réélu à l’automne ».

Ainsi, le procès en destitution pourrait finir par se retourner contre les démocrates. En 2000, les républicains avaient été pénalisés lors des élections de mi-mandat par la virulence de la tentative d’impeachment contre Bill Clinton. Le vote de certains démocrates pour la destitution pourrait donc se retourner contre eux, notamment la trentaine d’élus se représentant dans des districts gagnés par Trump en 2016.

Le New York Times pronostique d’ailleurs que pour gagner, « M. Trump pourra faire ce qu’il veut, le parti le soutiendra ».

Quelques minutes après l’annonce de son acquittement, le président américain publiait sur Twitter une vidéo parodique suggérant qu’il pourrait rester président ad vitam aeternam.




Joanne Courbet pour DayNewsWorld

DISCOURS SUR L'ETAT DE L'UNION OU

LE COME-BACK DE L'AMERIQUE

A la veille de l' acquittement annoncé à son procès en destitution devant le Sénat, le président américain a tenu un discours plein d'optimisme, mardi soir, face à un Congrès plus divisé que jamais.

Le président américain s'est d'abord félicité de son bilan économique, alors que les parlementaires républicains ponctuaient d'applaudissements chacune de ses phrases et se levaient régulièrement, criant même « Four more years ! » (« quatre ans de plus ! »).

Une économie « plus forte que jamais »

« Le marché de l’emploi est en plein boum, la confiance monte, la pauvreté s’effondre et notre pays prospère », a commencé Donald Trump, jugeant qu’il avait obtenu des « résultats extraordinaires ». Citant tour à tour les chiffres du chômage – à des niveaux historiquement bas à 3,5 % – et les « records de Wall Street », le président américain a insisté : « J’ai tenu mes promesses. »

Donald Trump s'est ainsi attribué la paternité des 7 millions d'emplois créés par l'économie américaine depuis sa prise de fonctions.

Opération séduction des minorités

A plusieurs reprises, Donald Trump a également mentionné que la santé de l’économie bénéficiait aux minorités, avec « un chômage au plus bas pour les Afro-Américains, les hispaniques et les Asiatiques ». Après avoir diffusé une publicité sur ce thème au Super Bowl, il a encore mis en avant sa réforme de la justice pénale, qui « offre une seconde chance à de nombreux anciens détenus ». Et sur la dizaine de personnes invitées par la Maison Blanche à son discours, six étaient afro-américaines ou hispaniques. Les élus ont notamment réservé une standing-ovation à une petite fille qui a décroché une bourse éducative et obtenu le droit de changer d’école – une réforme demandée par Donald Trump au Congrès.

Le locataire de la Maison Blanche qui n' a eu de cesse de vanter « le come-back » des Etats-Unis, avec une économie « plus forte que jamais », a assuré que le « meilleur était à venir » pour les Américains. Miser sur l’économie est d'ailleurs le meilleur atout de Donald Trump , un président sortant, de Ronald Reagan à Bill Clinton, ayant presque toujours été réélu en période de croissance.

Des gages à sa base

Pour le reste, Donald Trump a surtout donné des gages à sa base . C'est ainsi qu'il a abordé les sujets del ' assurance-santé comme ceux de l'immigration ou de l’avortement.

Donald Trump a ainsi accusé les démocrates de vouloir en finir avec le système d'assurance-santé actuel. Etaient directement visés Bernie Sanders et Elizabeth Warren, qui prônent une réforme éliminant les assurances santé privées au profit d’une offre publique. « Ils veulent imposer un contrôle socialiste de notre système de santé et détruire l’assurance privée de 180 millions d’Américains », a taclé Donald Trump. Le débat fait rage dans la primaire démocrate entre les progressistes qui veulent supprimer le système actuel et les modérés, comme Joe Biden ou Pete Buttigieg, qui préfèrent proposer une option publique. Avant d'assurer : « Nous ne laisserons jamais le socialisme détruire les soins de santé américains. » Et d'affirmer que le pays est en train d'inverser la tendance en ce qui concerne les morts par overdose, notamment dans la crise des opioïdes . Il a aussi appelé le Congrès à faire passer une loi faisant baisser le prix des médicaments.

Sur le sujet de l'immigration, il a aussi accusé les « villes-sanctuaires », dirigées par des démocrates, de protéger des criminels en situation irrégulière et appelé le Congrès à voter une loi en faveur des « victimes des villes sanctuaires »., citant l'exemple d'un homme abattu par un immigré en situation irrégulière. Il a promis d'instaurer un système d'immigration basé sur le mérite, « accueillant ceux qui suivent les règles, contribuent à notre économie, sont autonomes financièrement et défendent nos valeurs. »

Mise en scène de plusieurs Américains anonymes

Comme le veut la tradition, Donald Trump a mis en avant, au cours de son discours, plusieurs Américains anonymes. Ainsi d'un ancien combattant, devenu SDF et victime d'addictions, qui s'en est sorti en étant employé par une entreprise située en « zone d'opportunités », un programme créé par la Maison Blanche. De l’animateur radio conservateur Rush Limbaugh, qui souffre d’un cancer, médaillé par Melania Trump. Donald Trump a réservé une surprise à une famille, avec le retour du front du père, militaire. Enfin, l’opposant vénézuelien Juan Guaido, invité d’honneur, a été applaudi à la fois par les républicains et les démocrates.…

L'événement annuel a cependant été boycotté par plusieurs parlementaires démocrates et ponctué par de gestes peu grâcieux:mardi, le président américain n'a pas serré la main de Nancy Pelosi, qui a répliqué en déchirant le texte du discours...

Joanne Courbet pour DayNewsWorld

POURQUOI  LE CRASH D'UN AVION AMERICAIN

EN AFGHANISTAN ?

L'avion qui s’est écrasé ce lundi dans l’Est de l'Afghanistan dans une zone sous contrôle des talibans appartient aux forces américaines, affirment les insurgés, le ministère afghan de la Défense démentant qu’il s’agisse d’un appareil afghan.

« Un appareil spécial des occupants américains s’est écrasé… dans la province de Ghazni », a indiqué le porte-parole des talibans Zabiullah Mudjahid dans un communiqué, ajoutant que tous les membres de l’équipage avaient péri.

Plusieurs heures après le crash annoncé par les autorités locales d'un avion en Afghanistan, le mystère reste entier. Tout juste dispose-t-on d'une heure, 13 heures locales (9h30 en France) et d'un lieu, Deh Yak, au sud de Kaboul, une zone de la province de Gazni contrôlée par les Talibans.

C'est le porte-parole de la police de la province, Ahmad Khan Seerat, qui a confirmé ces éléments, ajoutant que la « zone n'est pas sûre » à cause de la présence d'insurgés. Ce qui complique considérablement l'envoi de secours et d'enquêteurs.

Pas de commentaire des Américains

Un porte-parole du ministère afghan de la Défense, Rohullah Ahmadzai, a déclaré pour sa part que l’appareil n’appartenait pas aux forces afghanes. « Il n’appartient pas aux forces aériennes, ni au service des renseignements, ni au ministère de la Défense ou à celui de l’Intérieur », a-t-il dit.

Les forces américaines à Kaboul n’ont pas fourni de commentaires. Des vidéos et photos transmises par le biais du compte Twitter d’une personne proche des talibans, et dont l’authenticité n’a pas pu être vérifiée, montrent les restes d’un appareil de taille moyenne écrasé dans un champ de neige. La queue de l’avion, qui est intacte, porte le logo de l’aviation américaine.

Une mission de surveillance ?

Selon les talibans, l’appareil « volait dans une mission de surveillance ». Le type de l’appareil correspond à ceux utilisés dans le pays par l’US Air Force pour la surveillance électronique. Air Force et basé à Kandahar dans le sud de l'Afghanistan.Si cette information venait à être confirmée, la question de l'implication des Talibans dans ce crash se poserait immédiatement.

Le crash de l’avion avait été signalé par les autorités locales comme étant survenu vers 13 h 00. L’autorité civile de l’aviation afghane (ACAA) a indiqué ensuite dans un communiqué qu'« aucun crash d’appareil commercial n’a été enregistré ».

Les accidents aériens militaires, particulièrement d'hélicoptères, sont assez courants en Afghanistan, à cause du terrain montagneux très accidenté et des conditions climatiques souvent extrêmes. Mais ils arrivent davantage aux forces afghanes. Les forces aériennes américaines ont une maîtrise des airs leur permettant tout liberté d'action et d'appui aux forces afghanes.

Accident ou acte de guerre, l’événement survient alors même que les talibans et les Etats-Unis discutent des termes d'un accord sur le retrait des forces américaines d'Afghanistan en échange de contreparties sécuritaires des insurgés.




Alize Marion pour DayNewsWorld

FIASCO DANS LE CAUCUS DE L'IOWA

BERNIE SANDERS SERAIT EN TETE

L’ouverture des primaires démocrates en vue de l’élection présidentielle s’est soldée ce lundi 3 février par un véritable fiasco.

Le parti démocrate a en effet annoncé dans la soirée avoir eu des difficultés pour récolter les votes.

« Nous avons repéré des incohérences dans la remontée de plusieurs résultats (...).

Il s’agit simplement d’un problème de remontée, notre application n’a pas crashé, il n’y a pas eu d’intrusion ou de hacking », a assuré le parti.

Il n'en fallait pas moins pour que l'impatient le sénateur Bernie Sanders, héraut de l’aile gauche, choisisse de diffuser ses propres résultats :

Il affirme être en tête des caucus de l’Iowa avec 29,66% des voix, devant Pete Buttigieg qui aurait réalisé une belle performance avec 24,59% des votes.

Elizabeth Warren arriverait en 3e position avec 21,24% et Joe Biden loin derrière avec seulement 12,37%.

Ce qui représenterait une contre-performance pour celui qui est depuis des mois en tête des sondages au niveau national.

Bien entendu le sénateur précise que ces chiffres ne sont pas officiels et qu’il ne représentent que 40% des quelque 1700 centres de votes.

Mais « nos soutiens ont travaillé trop dur et trop longtemps pour attendre de voir les résultats de leur travail », juge son équipe de campagne.

Les électeurs de cet État rural du centre des États-Unis n’ont pas participé à une primaire classique, à bulletin secret, mais à un caucus.

C’est-à-dire que chacun a exprimé publiquement son vote en se plaçant physiquement -dans quelque 1700 salles, écoles ou gymnases- derrière le groupe du candidat qu’il ou elle soutenait.

Les partisans de ceux qui n’ont pas franchi le seuil de 15% au premier tour ont ensuite pu rejoindre un des candidats qualifiés ou s’abstenir lors d’un second tour.

Mais les règles et outils informatiques pour remonter les résultats auprès du parti ont été modifiés en 2020 et, il semblerait, ont engendré un vrai capharnaüm.

Un capharnaum qui risque d’envenimer la situation au sein du parti démocrate qui connaît déjà bon nombre de tensions.

Andrew Preston pour DayNewsWorld

LE PROCES EN DESTITUTION DE TRUMP

UNE MENACE POUR JOE BIDEN ?

Aux avocats de Donald Trump de passer à l’offensive pour démontrer que leur client était dans son bon droit quand il s’est inquiété d’une possible « corruption » des Biden en Ukraine.

La mise en accusation de Donald Trump a été déclenchée par la révélation d’un marchandage suggéré au président ukrainien Volodymyr Zelensky, selon les démocrates.

Ils assurent que Donald Trump a conditionné une aide militaire et une invitation à la Maison Blanche à l’ouverture d’enquêtes en Ukraine visant l’ancien vice-président démocrate Joe Biden par l’intermédiaire de son fils Hunter, qui a siégé de 2014 à 2019 au conseil d’administration d’une entreprise gazière.

Les démocrates accusent Donald Trump d’avoir tenté de « tricher » pour remporter un second mandat en poussant l’Ukraine à « salir » l’ancien vice-président de Barack Obama, et d’avoir utilisé les moyens de l’État pour arriver à ses fins, notamment en gelant une aide militaire cruciale pour ce pays en conflit avec la Russie.

Les révélations de John Bolton

Ce qu'a confirmé l’ex-conseiller à la sécurité nationale John Bolton dans son livre à paraître.

L’ancien faucon de la politique étrangère à la Maison Blanche est « un témoin-clé de la conduite scandaleuse du président », a souligné mardi l’élu Adam Schiff, procureur en chef de ce procès au Sénat demandant la convocation de nouveaux témoins.

Les 53 sénateurs républicains s’y sont opposés jusqu’ici, mais les révélations de l’ancien conseiller pourraient faire bouger les lignes.

« Vous destituez un président américain pour avoir posé des questions ?»

De son côté, l’hôte de la Maison Blanche assure « n’avoir rien fait de mal ». Ses inquiétudes sur l’étendue de la corruption en Ukraine justifiaient selon lui sa demande d’enquête sur les Biden et le blocage des 400 millions de dollars. « Sommes-nous dans une zone sans Biden? », a lancé en écho son avocat Jay Sekulow. « Vous mentionnez quelqu’un, vous exprimez des inquiétudes sur une société et c’est interdit ? Vous destituez un président américain pour avoir posé des questions ? »

A l’ancienne procureure de Floride Pam Bondi, une proche de Donald Trump, de démontrer que la fonction occupée par le fils de Joe Biden dans cette société gazière a entretenu des soupçons de conflit d’intérêts : elle a en effet critiqué lundi, devant le Sénat, « les millions » de dollars gagnés à un poste pour lequel Hunter Biden n’avait aucune compétence particulière, au moment où son père, alors vice-président de Barack Obama, était chargé de la politique américaine dans ce pays.

« Tout ce que nous disons, c’est qu’il y avait une base pour en parler, pour soulever cette question. Et c’est suffisant », a poursuivi Pam Bondi pour justifier la mention d’enquêtes visant la famille Biden dans la conversation téléphonique du 25 juillet entre les deux présidents dont la révélation a lancé l’affaire ukrainienne. Donald Trump répète que Joe Biden a, à l’époque, exigé la démission d’un procureur ukrainien en affirmant que ce dernier enquêtait sur la société .

« Qu’on en finisse »: Un acquittement rapide

Les avocats demandent un acquittement rapide . Les démocrates « vous demandent de limoger à la veille d’une élection un président qui connaît le succès, sans raison et en violation de la Constitution », a lancé aux cent sénateurs Pat Cipollone, l’avocat de la Maison Blanche. « Il est temps d’en finir, aussi vite que possible », a-t-il poursuivi en concluant trois jours de plaidoirie largement parasités par les révélations explosives d’un ancien conseiller de la Maison Blanche.

Si le chef de la majorité républicaine Mitch McConnell a reconnu ne pas avoir à l’heure actuelle les 51 voix nécessaires pour empêcher la convocation de nouveaux témoins, il lui reste jusqu’à la fin de la semaine pour faire rentrer dans le rang les quelques sénateurs républicains modérés, dont Mitt Romney, Susan Collins ou encore Lisa Murkowski, susceptibles d’apporter leur soutien aux 47 démocrates. Donald Trump et ses partisans espèrent un rejet de la requête démocrate, pour que les élus puissent passer directement au vote final sur la culpabilité du président. La Constitution imposant une majorité des deux tiers pour le destituer (67 voix), il est quasi assuré d’être acquitté.

« Qu'on en finisse. Maintenant », a martelé mardi soir le sénateur républicain Lindsey Graham, un proche du milliardaire. Mais « s’ils veulent avoir des témoins, il y aura beaucoup de témoins », a-t-il ajouté, menaçant de réclamer à son tour la convocation de Joe Biden, ou de son fils Hunter.




Britney Delsey pour DayNewsWorld

LE PRESIDENT DES ETATS-UNIS DONALD TRUMP PRESENT A LA MARCHE POUR LA VIE

Donald Trump participe ce vendredi à la «Marche pour la vie» de Washington, un événement annuel contre le droit à l’avortement.

La Marche pour la vie existe aux États-Unis depuis 47 ans , mais c’est la première fois qu’un président américain y participe.

« Le président Donald Trump sera le premier président de l’Histoire à se rendre à la Marche pour la vie », avait annoncé mercredi soir la Maison Blanche sur son compte Twitter.« On se voit vendredi », a tweeté le milliardaire républicain, prédisant une « grande foule », au-dessus d’un message appelant à participer à la March for life. « Nous sommes profondément honorés d’accueillir le président Trump à la 47e Marche pour la vie », a déclaré dans un communiqué la présidente de cette marche, Jeanne Mancini.

Au même moment dans l’enceinte du Congrès, les sénateurs poursuivent leurs débats dans son procès en destitution.

Le milliardaire républicain qui, en 1999, se disait très « pro-choice » (favorable à la possibilité de choisir l’avortement), est plus que jamais déterminé à se positionner comme le président le plus « pro-life » de l’Histoire.

Un véritable « tournant » .

Marjorie Dannenfelser, présidente de « Susan B. Anthony List », puissante organisation anti-avortement, y voit un véritable « tournant ». En 2019, Donald Trump avait déjà promis aux manifestants, par écran géant interposé, de mettre son veto à toute législation « affaiblissant la protection de la vie humaine ».

L’IVG légalisée depuis 1973

Cette manifestation est généralement organisée autour de la date anniversaire de l’arrêt emblématique de la Cour suprême « Roe v. Wade » légalisant l’interruption volontaire de grossesse (IVG) aux Etats-Unis, le 22 janvier 1973.

Or à l’approche du scrutin du 3 novembre, où il briguera un second mandat, Donald Trump, sait qu’il doit jouer serré avec les chrétiens évangéliques blancs, qui avaient voté à 81% pour lui en 2016. Depuis l’élection de Donald Trump, les militants anti-avortements ont en effet été galvanisés par le remaniement de la Cour suprême engagé par le locataire de la Maison Blanche qui y a nommé Neil Gorsuch et Brett Kavanaugh deux juges opposés à l’avortement.

Plusieurs Etats conservateurs ont ainsi adopté des lois très restrictives sur l’IVG, et espèrent que la bataille judiciaire engagée les mènera jusqu’à la plus haute cour du pays, lui donnant ainsi la possibilité de revenir sur cet arrêt historique​.

Test en Louisiane

Le premier test décisif aura lieu en mars, quand la Cour suprême examinera une loi restrictive de Louisiane.sur une loi adoptée en 2014 en Louisiane, État conservateur du Sud.

Le texte prévoit d’imposer aux médecins volontaires pour pratiquer des IVG d’avoir une autorisation d’exercer dans un hôpital situé à moins de 50 kilomètres du lieu de l’opération. Selon les défenseurs du droit à l’avortement, ces conditions sont trop drastiques et seul un médecin et une clinique pourront continuer à pratiquer des IVG dans tout l’État. Un nombre très insuffisant, soulignent-ils, pour les quelque 10.000 avortements pratiqués chaque année.

La Louisiane justifie cette mesure en évoquant les risques de complication et la nécessité, en cas de problème, de pouvoir transférer les patientes dans des hôpitaux voisins

« Les Etat-Unis devenus plus libéraux »

Selon Rod Dreher, essayiste américain interrogé par un confrère, les vieux combats culturels concernant les questions de sexualité ont été perdus par la droite… à l’exception de l’avortement.

Les États-Unis sont devenus plus libéraux sur ces questions. La pornographie, le mariage homosexuel ne sont plus contestés et particulièrement auprès des jeunes.

"Après l’arrêt Obergefell qui déclare le droit constitutionnel du mariage homosexuel, pour les chrétiens la question des droits des homosexuels n’est plus centrée sur l’homosexualité elle-même mais sur la confrontation entre les droits LGBT et la liberté de conscience des croyants".




Joanne Courbet pour DayNewsWorld

LES ENJEUX DE L'IMPEACHMENT OU LE PROCES EN DESTITUTION DE DONALD TRUMP

Le jour de l'ouverture de son procès en destitution, ce mardi 21 janvier, Donald Trump parle d'économie au forum économique de Davos, en Suisse. Le président laisse à ses avocats le soin d'assurer sa défense devant les sénateurs.

De redoutables avocats pour défendre Trump

Pour porter sa voix, il s'est entouré d'une équipe de redoutables ténors : Pat Cipollone, avocat de la Maison Blanche, dirigera l'équipe de défense et sera secondé par Jay Sekulow, avocat personnel de Donald Trump. L'ex-procureur Kenneth Starr, acteur central de l'affaire Lewinsky et du procès en destitution de Bill Clinton, rejoint aussi son équipe, tout comme le constitutionnaliste Alan Dershowitz. Ce dernier fut l'un des avocats d'O.J. Simpson, ex-footballeur américain innocenté du meurtre de son ex-femme au terme d'une bataille judiciaire épique et médiatique.

« Le président n'a rien fait de mal. »

Les avocats de Donald Trump ont appelé, lundi 20 janvier, le Sénat américain à « acquitter immédiatement » le président des Etats-Unis, à la veille de l'ouverture des débats à son procès historique en destitution. Selon eux, sur la forme, les chefs d'accusation sont « inconsistants » car « ils ne comportent aucun crime ou violation de la loi » et ne sont donc pas passibles de destitution.

Dans le fond, la défense présidentielle rappelle que l'aide militaire promise à l'Ukraine par les Etats-Unis avait bien été débloquée, au mois de septembre, après une rencontre à l'ONU entre Trump et Zelensky. La preuve, estiment-ils, que rien n'a été imposé à Kiev. Surtout, le président ne voit rien de répréhensible dans sa demande, car il n'a « jamais menacé » son homologue. Sa requête lui semble si irréprochable qu'il l'a renouvelée en direct à la télévision, le 3 octobre. « La Chine devrait lancer une investigation sur les Biden », a-t-il nargué, défendant son « droit absolu » d'enquêter sur la corruption.

Abus de pouvoir et d'entrave au travail du Congrès pour les démocrates.

Il est reproché au chef d'Etat américain d'avoir demandé à l'Ukraine d'enquêter sur son potentiel adversaire à la présidentielle américaine, Joe Biden, et d'avoir fait pression sur Kiev en conditionnant notamment une aide militaire cruciale à l'annonce d'une telle enquête. Donald Trump est aussi accusé d'abus de pouvoir et d'entrave au travail du Congrès.

Ce qui est considéré comme illégal par les démocrates, c'est que Donald Trump est accusé d’avoir utilisé la politique extérieure américaine, à des fins personnelles. Également, d’avoir demandé l’aide d’une puissance étrangère, en l’occurrence l’Ukraine, pour avoir de meilleures chances dans l’élection présidentielle de novembre prochain… Ce qui est considéré aux Etats-Unis comme une ingérence extérieure dans l’élection.

L'équipe juridique du président a soumis lundi au Sénat son argumentaire de défense, un mémorandum de 110 pages dans lequel elle dénonce un « processus truqué » qui a abouti à « une perversion dangereuse de la Constitution ».

Le déroulement des audiences

Le président Trump a obtenu satisfaction lundi après que le chef de la majorité républicaine du Sénat a dévoilé un calendrier qui sera mené au pas de charge. Le président des Etats-Unis a obtenu satisfaction. Le calendrier de son procès en destitution, dévoilé lundi 20 janvier par le chef de la majorité républicaine du Sénat, Mitch McConnell (Kentucky), maître de l’ordre du jour, est en effet la garantie d’une procédure menée au pas de charge pour solder l’affaire ukrainienne au plus vite, peut-être même avant le discours sur l’état de l’Union que Donald Trump doit prononcer le 4 février devant les deux Chambres du Congrès.

Les détails doivent être discutés mardi 21 janvier et validés par les sénateurs. Or, on s'attend à ce que les élus démocrates essaient d'amender le règlement proposé par le chef des républicains au Sénat.

Les démocrates souhaitent en effet auditionner quatre témoins (dont le chef de cabinet de la présidence Mick Mulvaney et l'ex-conseiller à la sécurité nationale, John Bolton) et présenter devant le Sénat des preuves ou témoignages inédits. Ils exigent par ailleurs que la présidence fournisse les documents-clés qu'ils lui réclament, en vain, depuis le début de l'enquête. A l'inverse, les républicains souhaitent un procès rapide, sans nouvelles auditions ni éléments susceptibles de nourrir l'accusation. Le procès pourrait alors être expédié en deux semaines et se terminer par la disculpation du président.

La bataille de l'opinion ou électorat contre électorat

L'aventure présidentielle de Donald Trump a toutefois fort peu de chances, pour ne pas dire aucune, de tourner court au sein d'un Sénat dominé par les Républicains. C’est le Sénat qui prononce ou ne prononce pas la destitution. La destitution au Sénat n'est votée qu'avec la nécessité d’une majorité des deux tiers. Il faut donc 66 sénateurs et les démocrates en sont loin ! Les démocrates auraient alors besoin de 19 voix en plus...

Outre l' aspect légal ce procès est  avant tout éminemment politique !

L'enjeu est ailleurs et réside dans la bataille de l'opinion. Le vrai juge sera l’opinion publique américaine. Ce procès sera très suivi, il sera devant les caméras, et c’est la première fois que nous avons en procès un président en campagne pour sa réélection.

« C'est la première fois qu'une procédure d'impeachment coïncide avec une campagne présidentielle », notait Corentin Sellin, spécialiste de la politique américaine. Mais il est difficile d'évaluer ses répercussions sur la primaire démocrate et l'élection présidentielle de 2020.

« Si la plainte sur l'Ukraine se révélait moins percutante que prévu, les élus démocrates seraient ridiculisés, nuance l'historien Corentin Sellin. Cela porterait un coup terrible à leur crédibilité, tout en servant la cause de Donald Trump ».

Une position qui pourrait l'aider à remobiliser sa base en novembre 2020 pour qui l'impeachment ne fait que renforcer la conviction que le président est victime d' « une chasse aux sorcières »,

Au Sénat (à majorité républicaine) de décider si le président a commis un acte de trahison, un crime ou un délit majeur nécessitant sa destitution...

Joanne Courbet pour DayNewsWorld

LA DESTITUTION OU L'ACTE D' ACCUSATION DE DONALD TRUMP

L’acte d’accusation de Donald Trump a été remis mercredi au Sénat en vue du procès en destitution du président américain, qui débutera mardi selon le chef de la majorité républicaine à la chambre haute du Congrès, Mitch McConnell.

Lors d’une cérémonie très protocolaire, les deux articles de mise en accusation auparavant signés par la présidente démocrate de la Chambre des représentants, Nancy Pelosi, ont été placés dans une enveloppe bleue et remis en main propre à des greffiers du Sénat. « Aujourd’hui, nous entrons dans l’histoire », a-t-elle déclaré.

« Un moment difficile pour notre pays »

Ce procès historique sera arbitré par le président de la Cour suprême, John Roberts, qui doit prêter serment jeudi avant que les 100 sénateurs, qui feront office de jurés, en fassent de même.

« Nous jurerons (…) de rendre justice à nos institutions, nos Etats et la nation », a déclaré Mitch McConnell, précisant que le procès commencerait « véritablement » mardi prochain.

Le Sénat doit notifier la Maison-Blanche de la tenue du procès, demander au président de « répondre aux articles » de mise en accusation et d'« envoyer ses avocats », a ajouté le sénateur républicain.

« C’est un moment difficile pour notre pays, mais c’est pour ça que les Pères fondateurs ont créé le Sénat », a estimé Mitch McConnell, un défenseur fidèle du milliardaire new-yorkais.

Donald Trump est accusé d’abus de pouvoir et d’entrave à la bonne marche du Congrès.

Les démocrates l’accusent d’avoir utilisé ses fonctions pour faire pression sur l’Ukraine à l’été 2019 afin qu’elle enquête sur un rival politique, puis d’avoir bloqué toute participation de ses collaborateurs avec la commission chargée des investigations à la Chambre des représentants.

Les démocrates sont convaincus que le président a gelé une aide militaire destinée à Kiev pour forcer son président à salir Joe Biden, bien placé pour l’affronter dans les urnes. Il a « utilisé des fonds votés par le Congrès », a encore asséné Mme Pelosi. Les a-t-il « considérés comme un distributeur à billets ? », a-t-elle ironisé.

« Une procédure partisane »

Les républicains ont, eux, dénoncé une procédure « partisane » nourrie par « l’aversion » des démocrates pour le président. C’est « un cauchemar national », a estimé leur leader à la Chambre, Kevin McCarthy.

Le vote ouvre la voie à l’ouverture, sans doute dès mardi prochain, du procès en destitution du président des Etats-Unis, le troisième de l’histoire du pays.

Sept élus démocrates de la Chambre des représentants ont été désignés, mercredi 15 janvier, pour servir de procureurs au procès de Donald Trump, lors d’un vote qui a également validé la transmission au Sénat de l’acte d’accusation visant le président américain.

« Nous y voici : une autre arnaque orchestrée par les démocrates-qui-ne-font-rien », a immédiatement réagi sur Twitter le locataire de la Maison Blanche, qui se dit victime depuis le début de l’affaire ukrainienne d’une « chasse aux sorcières » sans précédent

« Nous jurerons (…) de rendre justice à nos institutions, nos Etats et la nation », a déclaré le chef de la majorité républicaine à la chambre haute du Congrès, Mitch McConnell.

Un acquittement du président des Etats-Unis, du fait de la majorité républicaine au Sénat, est  l’issue la plus probable.

Joanne Courbet pour DayNewsWorld

PRIMAIRE DEMOCRATE

BERNIE SANDERS LACHE LES COUPS

Ne retenant plus leurs coups, six candidats à l'investiture démocrate pour la présidentielle américaine de 2020 se sont affrontés, mardi soir, lors du dernier débat télévisé avant le vote très attendu du 3 février dans l'Iowa, coup d'envoi de la primaire.

Joe Biden le favori tâclé

Le socialiste Bernie Sanders n'a, une nouvelle fois, pas épargné le favori Joe Biden en critiquant son vote d’appui à la guerre en Irak en octobre 2002.Le vent en poupe dans les sondages, Bernie Sanders a taclé mardi 14 janvier 2020 le favori Joe Biden sur son bilan en politique étrangère à l'ouverture du dernier débat avant le vote très attendu dans l'Iowa, qui marquera le 3 février le coup d'envoi des primaires démocrates. Le dernier débat télévisé entre les candidats démocrates à l'élection présidentielle avait lieu mardi soir. Coup d'envoi des primaires le 3 février dans l'Iowa.

Bernie Sanders lâche tout et ne retient plus aucun coup. Mardi soir, à l'occasion du dernier débat entre les candidats démocrates à la Maison-Blanche avant le début des primaires, le sénateur du Vermont s'en est tout particulièrement pris à Joe Biden, ancien vice-président de Barack Obama pendant ses deux mandats et favori chez les démocrates pour cette élection de 2020. Bernie Sanders a notamment visé le bilan en politique étrangère de l'ancien VP. Ce débat était le tout dernier avant le caucus de l'Iowa, un vote particulièrement attendu, car il marquera le coup d'envoi, le 3 février prochain, des primaires démocrates.

Après une période de très vives tensions entre les États-Unis et l'Iran, six candidats espérant défier le républicain Donald Trump en novembre ont été longuement interrogés sur leurs programmes concernant le Moyen-Orient. L'occasion pour le socialiste Bernie Sanders de critiquer une nouvelle fois le modéré Joe Biden sur son vote en 2002, lorsqu'il était sénateur, pour autoriser George W. Bush à intervenir militairement en Irak.

L'ancien vice-président Joe Biden a qualifié une nouvelle fois son vote d'« erreur », mais a souligné que cela n'avait pas empêché Barack Obama, qui s'était opposé à la guerre en Irak, de le choisir ensuite comme son bras droit. Troisième dans les sondages nationaux derrière les deux hommes, la sénatrice progressiste Elizabeth Warren a affirmé qu'elle était pour le retrait des troupes américaines du Moyen-Orient.

Sur le nouvel accord commercial négocié entre les États-Unis, le Canada et le Mexique, les six candidats, avec l'ex-maire Pete Buttigieg, la sénatrice modérée Amy Klobuchar et le milliardaire Tom Steyer, ont là aussi exposé leurs divisions. « Joe et moi avons un désaccord fondamental ici, au cas où vous n'ayez pas remarqué », a déclaré Bernie Sanders, qui est contre l'accord, provoquant les rires de l'assemblée.

Prises de tête entre les candidats les plus progressistes

Le débat était organisé à Des Moines, dans l'Iowa. État rural peu peuplé, il pourrait avoir une grande influence sur la course démocrate puisqu'il sera donc le premier à voter, le 3 février prochain.

Les sondages y sont extrêmement serrés entre quatre favoris : Biden, Sanders, Buttigieg et Warren.

Sanders y remporte 20% des intentions de vote fasse à Elizabeth Warren qui arrive en deuxième position avec 17%. L’ex-maire Pete Buttigieg, en tête du sondage il y a peu, tombe à la troisième place avec 16% et Joe Biden ferme la course avec 15%. L’étude d’opinion comporte cependant une marge d’erreur relativement élevée de 3,7 points donc n’écarte presque personne de la victoire.

Fort de sa bonne place dans les intentions de vote et de levées de fonds impressionnantes en 2019 auprès de ses partisans, Bernie Sanders n'avait pas non plus épargné ses rivaux avant le débat.

« Quand on observe mon bilan face à celui de Joe Biden, je ne pense pas que le bilan de Biden puisse apporter l'énergie dont nous avons besoin pour battre Trump », avait-il tweeté. La température est aussi montée entre les deux grands candidats progressistes de la primaire, Bernie Sanders et Elizabeth Warren, lorsqu'un article a affirmé que l'équipe du socialiste donnait comme consigne à ses volontaires de dépeindre sa rivale comme une candidate des élites.

Une femme, seule capable de battre Trump ?

Alors que l'ambiance était déjà tendue, une autre polémique a explosé avec des révélations de la chaîne CNN affirmant que le sénateur du Vermont avait déclaré fin 2018 à sa rivale qu'une femme ne pourrait pas gagner la présidentielle contre Donald Trump. « Je n'ai pas dit cela », a affirmé le sénateur indépendant lors du débat. Provoquant les rires de l'assemblée, Elizabeth Warren a immédiatement contredit son « ami ». Avant d'empoigner la grande question derrière ce débat : « Une femme peut-elle battre Donald Trump ? Regardez les hommes sur ce plateau. À eux tous, ils ont perdu dix élections. Les seules personnes ici qui aient gagné toutes les élections auxquelles elles se sont présentées sont les femmes, Amy (Klobuchar, NDLR) et moi », a-t-elle déclaré.

Personne ne s'est vraiment imposé

Personne n’a vraiment su se saisir de la dernière occasion pour distancer ses concurrents. Sur la forme, Bernie Sanders a tout de même réussi a faire rire l’assistance à plusieurs reprises et prendre le dessus en dictant une certaine énergie au reste du groupe.

Il faut dire que les quatre favoris des sondages risquaient gros à prendre des risques ou à taper trop fort sur la concurrence. Les récentes études d’opinion ont dévoilé des résultats si serrés qu’elles les donnent tous ou presque, en prenant en compte la marge d’erreur, comme potentiels vainqueurs dans l’Iowa.

Ils ont laissé les attaques à Donald Trump, en meeting de campagne en même temps dans le Wisconsin voisin, et ravi d’éreinter ses rivaux.

Lors d'un meeting de campagne organisé le même soir dans l'État voisin du Wisconsin, Donald Trump a éreinté ses rivaux, se moquant des gaffes de Joe Biden et taclant Bernie Sanders : « C'est un mauvais type. » Âgé de 78 ans, ce dernier avait fait une crise cardiaque le 1er octobre, dont il s'est bien remis selon ses médecins. Joe Biden, vétéran de la politique de 77 ans, doit aussi faire face aux doutes sur son âge.

Alors que la course démocrate avait débuté avec une diversité record au sein des prétendants, les six candidats sur le plateau étaient pour la première fois tous blancs.

Joanne Courbet pour DayNewsWorld

 

IMPEACHMENT: UNE DEFAITE

MAIS AUSSI UNE VICTOIRE POUR DONALD TRUMP ?

Le président américain, Donald Trump, a été mis en accusation, mercredi 18 décembre dans la soirée, lors d'un vote au Congrès synonyme de procès en destitution pour l'ancien homme d'affaires. La Chambre des représentants, dominée par les démocrates, s'est en effet prononcée en faveur de l' « impeachement » du milliardaire républicain de 73 ans

Donald Trump a-t-il abusé de son pouvoir en faisant pression sur Kiev pour obtenir des enquêtes sur ses rivaux politiques ? La majorité démocrate a répondu oui. A-t-il entravé la bonne marche du Congrès en ne coopérant pas à l’enquête des commissions parlementaires ? Oui aussi. Le premier chef d'accusation, abus de pouvoir, a été validé par 230 voix contre 197. Celui d'entrave au Congrès a été adopté par 229 voix contre 198. Aucun républicain n'a voté pour l'impeachment du président. Côté démocrate, en revanche, quatre élus sont sortis des rangs : trois ont voté non à au moins un des deux chefs d'accusation. Une autre, la candidate aux primaires Tulsi Gabbard, a seulement répondu « présente ». « Pas d’autre choix » pour « abus de pouvoir », par 230 voix contre 197.

Une « triste journée » mais des lignes de partage strictement partisanes

Le président américain était à la tribune d'un meeting de campagne à Battle Creek (Michigan), à environ 1 000 km de Washington, lorsque que la décision est tombée. Sur Twitter, il a publié une photo portant cette inscription : « En réalité, ce n'est pas après moi qu'ils en ont, c'est après vous. Je suis simplement sur le chemin ».

Donald Trump « a confiance dans le Sénat pour rétablir l'ordre, a réagi dans la foulée la Maison Blanche. Il est prêt pour les prochaines étapes et a confiance dans le fait qu'il sera totalement disculpé ».

«Ils ne détestent pas seulement Donald Trump, ils détestent les 63 millions d'Américains qui ont voté pour ce président», a lancé le républicain Steve Scalise.

«C'est tragique, mais les actes irresponsables du président rendent sa mise en accusation nécessaire», a rétorqué Nancy Pelosi, la chef des démocrates au Congrès. «Il ne nous a pas laissé d'autre choix», a-t-elle ajouté.

Si à de rares exceptions près, les votes ont suivi des lignes de partage strictement partisanes, un seul point d'accord a émergé entre les deux camps: cette «triste» journée entrera dans les livres d'Histoire. Car ce vote, qui intervient à moins d'un an du scrutin présidentiel, est en tout point historique. Seuls deux autres présidents - Andrew Johnson en 1868 et Bill Clinton en 1998 - ont vécu une mise en accusation. Le républicain Richard Nixon, empêtré dans le scandale du Watergate, avait préféré démissionner en 1974 avant de subir telle avanie.

«Un suicide politique »  pour les démocrates ?

Si tous les sondages de ces dernières semaines montraient une tendance similaire, à savoir un pays divisé sur des lignes partisanes au sujet de l’impeachment, une enquête publiée mercredi par l’institut Gallup est venue semer le doute chez les démocrates. Donald Trump y est crédité de 45 % d’opinions favorables, en hausse de six points par rapport au début de l’enquête fin septembre. Et les sondés ne sont plus que 46 % à appuyer l’impeachment et la destitution, contre 52 % fin septembre.

Nancy Pelosi, bien que soutenue par une majorité écrasante de démocrates, s’est-elle engouffrée dans un piège ? Les républicains ne vont pas manquer une occasion de rappeler le temps « perdu » par le camp adverse sur cet impeachment

En outre la défaite, pour Donald Trump, a pu avoir un goût de victoire, mercredi 18 décembre. Certes le 45e président des Etats-Unis est devenu comme prévu le troisième de l’histoire du pays à subir une mise en accusation par la Chambre des représentants. Mais le bloc républicain s’y étant opposé, sans qu’aucune voix ne fasse défaut, le Président des Etats-Unis a témoigné de son emprise sur son parti.

Les républicains, qui contrôlent la chambre haute, ont aussi la ferme intention d'acquitter leur président.

« Le cycle de l’information politique va tellement vite aux États-Unis que l’impeachment pourrait bien être déjà oublié depuis longtemps d’ici à l’automne prochain », relativise Kyle Kondik, politologue de l’université de Virginie.

Joanne Courbet pour DayNewsWorld

 

MALGRE LA PROCEDURE DE DESTITUTION

LE RECORD DE POPULARITE POUR TRUMP

Lancée en septembre, la procédure de destitution (« impeachment ») entre cette semaine dans sa phase critique. Après le vote de la commission des affaires judiciaires la semaine dernière, la Chambre des représentants vote en séance plénière - a priori mercredi - les deux articles de mise en accusation de Donald Trump, accusé d'avoir abusé de son pouvoir en conditionnant le versement d'une aide militaire à l'Ukraine en échange d'une enquête contre son rival politique Joe Biden, et d'avoir fait obstruction à l'enquête.

Or à quelques jours seulement d'un vote historique qui pourrait faire de lui le troisième président de l'histoire à être mis en accusation au Congrès, Donald Trump peut se satisfaire d'une cote de populaire record au sein du dernier sondage de l'université Quinnipiac, publié lundi 16 décembre.

Avec 43% d'opinions favorables contre 52% d'opinions négatives, « le président Donald Trump a obtenu sa meilleure cote de popularité de tous les temps », écrit l'université, qui réalise régulièrement ce type d'enquêtes.

L'université rappelle toutefois que le 23 octobre, avant le début des auditions publiques dans le cadre de l'enquête en destitution le visant, la cote de popularité de Donald Trump était plus basse, à 38% d'opinions favorables. Le 10 décembre, 41% des Américains sondés approuvaient l'action de l'ex-homme d'affaires new-yorkais à la tête du pays.

La cote de popularité est aussi une affaire d'affiliation politique, les républicains approuvant à 92% l'action du président selon ce dernier sondage, alors que chez les démocrates, ils ne sont que 4% à se déclarer favorable à Donald Trump.

Ce record devrait satisfaire le camp du républicain, qui espère que le processus long et complexe de la destitution finira par lasser les Américains qui sont appelés à se rendre aux urnes en novembre 2020.

Britney Delsey pour DayNewsWorld

DESTITUTION DE« LA PURE FOLIE »

Le feuilleton continue dans la procédure d'impeachment lancée à l'encontre de Donald Trump. Après deux mois d'enquête, la commission parlementaire a rassemblé des « preuves accablantes » contre Trump. Deux chefs d'accusation ont été retenus contre Donald Trump : « l'abus de pouvoir » et entrave à la bonne marche du Congrès.

Donald Trump continue de martèler qu'il n'a rien fait de mal et dénonce une « mascarade » montée par les démocrates parce qu'ils sont incapables, selon lui, de le battre dans les urnes.

« Mettre en accusation un président qui a prouvé à travers ses résultats, y compris en générant sans doute la plus solide économie de l'histoire de ce pays, avoir l'une des présidences les plus fructueuses de l'histoire et, plus important, qui n'a RIEN fait de mal, est de la pure folie politique », avait tweeté Donald Trump, avant cette annonce.

Le président américain Donald Trump a dénoncé mardi les accusations «ridicules» mises en avant par les démocrates dans la procédure de destitution le visant.

Si ces deux chefs d'accusation sont ensuite adoptés en séance plénière, sans doute la semaine prochaine, Donald Trump deviendra le troisième président de l'histoire à être mis en accusation au Congrès américain.

Il ne sera toutefois vraisemblablement pas destitué ensuite, puisque le Sénat, chargé de le juger, est contrôlé par les républicains qui font largement bloc autour de lui.

Reste à savoir si son procès sera rapide, comme le souhaitent certains proches du locataire de la Maison Blanche, ou si Donald Trump s’en servira comme tribune politique.

Britney Delsey pour DayNewsWorld

NOUVEAU REBONDISSEMENT DANS LA DESTITUTION DE DONALD TRUMP

La procédure de destitution de Donald Trump entre dans une nouvelle phase décisive cette semaine au Congrès américain. C'est une semaine pour le moins déterminante qui commence dans un Congrès divisé sur la suite à donner au dossier de la destitution. Alors que Donald Trump continue à proclamer haut et fort son innocence, les démocrates se font forts d'avoir « un dossier en béton ».

Soupçonné d’abus de pouvoir, Donald Trump serait déclaré coupable « en trois minutes chrono » par un jury s’il était devant un tribunal, a affirmé l’élu démocrate qui supervisera la rédaction des chefs d’accusation. Selon Jerry Nadler président de la commission judiciaire de la Chambre des représentants, « l’accusation au cœur (du dossier) est que le président a placé ses intérêts au-dessus de ceux du pays à plusieurs reprises et qu’il a demandé l’ingérence d’une puissance étrangère dans nos élections à plusieurs reprises ». Cela pose, a-t-il mis en garde, « un véritable danger pour le scrutin » présidentiel de novembre 2020.

Si le président de la commission judiciaire a affirmé dimanche avoir « un dossier en béton » contre Donald Trump, ce dernier a dénoncé une audition « bidon ».

Audition « Bidon », selon Trump

Donald Trump proclame son innocence et dénonce une enquête anticonstitutionnelle, une « mascarade » démocrate montée à charge contre lui avec laquelle il refuse de coopérer. Après deux mois d’enquête à la chambre basse et une quinzaine d’auditions, la commission judiciaire s’attellera cette semaine à la rédaction des chefs d’accusation visant le président. Elle commencera par entendre lundi, à partir de 9 heures, des représentants des groupes républicain et démocrate. Cette audition sera « bidon », a prédit dimanche Donald Trump.

Les démocrates pourraient ensuite, dans les prochains jours, retenir plusieurs chefs d’accusation: abus de pouvoir et corruption, entrave à la bonne marche du Congrès et entrave à la justice.

Cette nouvelle étape accélère la procédure vers un vote en séance plénière à la Chambre sur la mise en accusation (« impeachment » en anglais) du président, qui surviendra probablement avant Noël.

Compte tenu de la majorité démocrate, Donald Trump deviendra certainement le troisième président de l'histoire, après Andrew Johnson et Bill Clinton, mis en accusation au Congrès américain.

Mais il devrait ensuite être acquitté lors du procès politique qui sera organisé au Sénat, où les républicains sont majoritaires et le soutiennent largement.

Convocation de Joe Biden et de son fils Hunter

Les républicains accusent les démocrates d'aller trop vite, avec pour seul objectif de destituer Donald Trump car ils craignent de ne pas le battre lors de la présidentielle. Le président républicain, lui, jure de prendre sa revanche dans les urnes.

S'il est mis en accusation à la Chambre, le président pourra bénéficier d'une « procédure juste » au Sénat lors du procès, a affirmé sa porte-parole, martelant qu'il n'avait « rien fait de mal ».

Les républicains prendront alors les rênes de la procédure. Donald Trump veut qu'ils convoquent une batterie de démocrates, dont Joe Biden et son fils Hunter.

Alors que la commission des affaires judiciaires s'apprête cette semaine à rédiger le texte de la mise en accusation visant à destituer Donald Trump et qu'un vote de la Chambre des ­représentants est attendu d'ici à Noël, les trois mois du feuilleton politique que les États-Unis viennent de vivre n'ont pas fait bouger les lignes pour les démocrates.

En outre les auditions des témoins en direct à la télévision devant le Congrès n'ont pas nui dans les sondages à Donald Trump.

Britney Delsey pour DayNewsWorld

DONALD TRUMP PROCHE DE L'IMPEACHEMENT ?

Après deux mois d'enquête, les démocrates ont évoqué mardi les « preuves accablantes » qui pèseraient contre Donald Trump dans l'affaire ukrainienne. Le président des Etats-Unis se voit en effet reprocher d'avoir demandé à son homologue Volodymyr Zelensky d'enquêter sur Joe Biden, l'un de ses adversaires politiques possibles pour la présidentielle de novembre 2020.

La commission du Renseignement de la Chambre , qui a auditionné quinze témoins, conclut que « le président a conditionné une invitation à la Maison-Blanche et une aide militaire à l'Ukraine à l'annonce d'enquêtes favorables à sa campagne » et qu'il a « entravé » les investigations parlementaires. Donald Trump aurait ainsi « placé ses intérêts personnels et politiques au-dessus des intérêts nationaux, cherché à miner l'intégrité du processus électoral américain et mis en danger la sécurité nationale », selon le document.

Ce rapport a été transmis mardi soir à la commission judiciaire de la Chambre, chargée maintenant de rédiger les éventuels articles de mise en accusation du président.

Cette commission, présidée par le démocrate Jerry Nadler, un ennemi juré du locataire actuel de la Maison-Blanche, auditionnece mercredi des experts en Droit constitutionnel qui vont évaluer cette affaire au regard de ce que prévoit la Constitution américaine au sujet de la destitution de son président : il doit y être question de « trahison, corruption ou autres crimes et délits majeurs ». La commission devrait donc débattre d’au moins quatre chefs d’accusations : abus de pouvoir, corruption, entrave à la bonne marche du Congrès et entrave à la justice

Les articles rédigés par la commission judiciaire seront ensuite soumis aux 431 élus de la Chambre des représentants. C'est à proprement parler ce que l'on appelle « l'impeachment » : la mise en accusation formelle du président des Etats-Unis.

Le vote se faisant à la majorité simple et la majorité étant démocrate à la Chambre, Donald Trump risque de devenir le troisième président américain de l'histoire mis en accusation, après Andrew Johnson en 1868 et Bill Clinton en 1998, tous les deux acquittés par la suite .

Mais l'ultime étape, le procès -après la mise en accusation à la Chambre des représentants- se déroule au Sénat à majorité républicaine...qui fait bloc derrière le Président.

Britney Delsey pour DayNewsWorld

DES CELEBRITES AMERICAINES EN GUERRE

CONTRE LE RECHAUFFEMENT CLIMATIQUE.

A quelques heures de l’ouverture de la COP25 à Madrid, l’ancien chef de la diplomatie américaine John Kerry a lancé ce dimanche 1er décembre une initiative baptisée « World War Zero », rassemblant de nombreuses personnalités pour faire la guerre au dérèglement climatique.

« Des alliés improbables avec une mission commune »

«Nous rassemblons des alliés improbables avec une mission commune: pousser le monde à répondre à la crise climatique de la même manière que nous nous étions mobilisés pour gagner la Seconde Guerre mondiale», peut-on lire sur le site internet de la coalition.

L’actrice britannique Emma Watson et le chanteur Sting font partie de cette coalition, tout comme l’Américain Leonardo DiCaprio, engagé depuis vingt ans dans la défense de l’environnement. Une initiative qui s’inscrit dans une vaste mobilisation de stars inquiètes de l’avenir de la planète, parmi lesquelles Natalie Portman, Marion Cottillard ou encore Brad Pitt.

Parmi les personnalités politiques, l’acteur Arnold Schwarzenegger, ancien gouverneur républicain de Californie ou John Kasich, ex-gouverneur républicain de l’Ohio, mais aussi l’ancien président démocrate Bill Clinton et l’ex-secrétaire d’État Madeleine Albright.

« Aucun pays ne fait le travail »

Venu défendre son initiative sur le plateau de la chaîne NBC, John Kerry a assuré dimanche que ces personnalités aux opinions politiques diverses avaient un désir en commun: «faire en sorte qu’en Amérique et à travers le monde, les gens placent cet enjeu en haut de leurs priorités»

Pour l’ex-secrétaire d’État de Barack Obama, «aucun pays ne fait le travail» sur le changement climatique. «Nous devons traiter cela comme une guerre», a-t-il poursuivi. «Nous allons littéralement parler à des millions d’Américains au cours de ces prochains mois et cela va devenir un enjeu primordial», a promis cet ardent défenseur de la lutte contre le changement climatique.

Une soixantaine de personnalités soutiendraient cette coalition dont le budget est, pour l’instant, estimé à 500.000 dollars. John Kerry et d’autres membres organiseront à partir de janvier des rassemblements à travers les États-Unis pour échanger sur cet enjeu.

Une manière de dire que ce combat est le plus important pour l’Humanité alors que les États-Unis de Donald Trump sont en voie de se retirer de l’accord de Paris.

Alyson Braxton pour DayNewsWorld

DESTITUTION DE DONALD TRUMP LA MAISON BLANCHE REFUSE DE PARTICIPER A UNE AUDITION

La Chambre des représentants, à majorité démocrate, entame la discussion cette semaine pour savoir si les faits reprochés au président américain sont suffisamment graves pour justifier un « impeachment ».

La commission judiciaire de la Chambre des représentants avait convié le président à participer à ses travaux, soit en personne, soit par l'entremise de ses avocats.

Mais la Maison Blanche a refusé, dimanche 1er décembre 2019, de participer à une audition au Congrès tout en se réservant la possibilité d'intervenir ultérieurement.

«Concernant l'audition du 4 décembre 2019, on ne peut légitimement attendre que nous y participions, alors que les noms des témoins n'ont pas été rendus publics et qu'il reste douteux que la commission judiciaire offre une procédure équitable», a répondu l'avocat de la Maison Blanche, Pat Cipollone, dans une lettre à l'élu démocrate Jerry Nadler qui préside cette commission.

«Mais si vous êtes vraiment décidé à superviser une procédure équitable à l'avenir, nous pourrions envisager de participer » à la suite de vos travaux, ajoute l'avocat, en dénonçant de «profondes lacunes procédurales» qui violent selon lui les droits de Donald Trump

.La mise en accusation est partie d’un échange téléphonique entre le président des Etats-Unis et son homologue ukrainien, Volodymyr Zelensky, le 25 juillet. L'opposition démocrate l'accuse d'avoir abusé de ses pouvoirs pour favoriser sa campagne de réélection, notamment en gelant une aide militaire de près de 400 millions de dollars destinée à ce pays en guerre avec la Russie. Au cours de cette conversation, Donald Trump a demandé l’ouverture d’enquêtes visant un adversaire politique en échange d’une visite à la Maison Blanche et d’une aide militaire

Après deux mois d'enquête, la Chambre des représentants, contrôlée par les démocrates, entame cette semaine le débat juridique pour savoir si les faits reprochés au président sont suffisamment graves pour justifier sa mise en accusation pour une éventuelle destitution ("impeachment").

La commission judiciaire doit donner le coup d'envoi à cette réflexion mercredi lors d'une audition avec des spécialistes de la Constitution.

L'« Ukrainegate » n'entame cependant pas la popularité du locataire de la Maison Blanche...

Britney Delsey pour DayNewsWorld

AUJOURD'HUI FETONS THANKSGIVING

Le quatrième jeudi du mois de novembre est un jour férié pour nous les Américains : l'occasion de manger une dinde farcie en famille.

Miam la belle dinde dorée au four, la tarte au tarte au potiron ...

Mais n'oublions pas la commémoration que représente cette fête. Littéralement, "Thanksgiving" signifie "Action de grâce". Elle commémore l'accueil reçu par les pèlerins colons venus de Plymouth (en Angleterre) de la part des indigènes du Nouveau monde au XVIIème siècle.

C'est en 1620 que les "pilgrim Fathers" (pères pèlerins) débarquent sur l'actuelle Nouvelle-Angleterre où ils y établissent une colonie baptisé Plymouth, du nom du port qu'ils avaient quitté en Europe, fuyant le régime imposé par l'Angleterre.

Les indigènes leur transmettent alors leurs savoirs en matière de pêche et de plantation.En guise de remerciements le gouverneur de la colonie les invite à partager un repas festif : le premier Thanksgiving.

La date américaine est définitivement arrêtée par Abraham Lincoln en 1863, en pleine guerre civile, au quatrième jeudi de novembre, un jour déclaré férié.

En plus du festin en famille, des parades sont organisées dans de nombreuses grandes villes à la suite de la première organisée en 1924 par la chaîne de magasins Marcy's à New York et qui elle existe toujours aujourd'hui.

Oh mais le sort de ces dindes en a pourtant apitoyé plus d'un.Revient au président John Fitzgerald Kennedy de prendre la décision de gracier l'une d'entre elles : "Nous allons laisser celle-ci vivre", avait-il déclaré Une tradition qui perdure.

Mia Kennedy pour DayNewsWorld

VERS UN DUEL ENTRE DEUX MILLIARDAIRES

A LA PRESIDENTIELLE AMERICAINE ?

Michael Bloomberg, ancien maire de New York (États-Unis), rêve d'affronter Donald Trump lors de la prochaine élection présidentielle américaine, en 2020, à coups de millions de dollars. Se dirige-t-on vers un duel au sommet entre deux septuagénaires, deux milliardaires new-yorkais ?

Pour l'instant, c'est officiel, Michael Bloomberg est candidat à l’élection présidentielle américain,. aux primaires démocrates.

Bloomberg, l’homme dont le New York Times disait, en 2013, qu’il avait payé pour être le maire de New York s’apprête-t-il aujourd’hui à faire de même pour devenir président des Etats-Unis ?

Le milliardaire a déjà dépensé près de 35 millions de dollars (31,8 millions d'euros) pour une semaine de publicités.

Et investit davantage à la télévision que tous ses concurrents réunis.

Assis sur une fortune de plus de 50 milliards de dollars (45,4 milliards d'euros), il a prévenu qu'il dépenserait tout ce qui sera nécessaire pour l'emporter sans accepter de contributions extérieures.

En fait il adopte la même stratégie que son rival et milliardaire, Donald Trump il y a quatre ans.

Comme le locataire actuel de la Maison Blanche, il a promis d'autofinancer sa campagne.

Comme l'élu républicain il ne prendra pas de salaire s'il arrive à la présidence.

Président philanthrope, heureux de faire montre de l’étendue de sa générosité qui consistera à dépenser jusqu’à 1 milliard de dollars pour vaincre Donald Trump.

Mais la fortune de Bloomberg, 9e homme le plus riche du monde selon le magazine Forbes et dix-sept fois plus riche que Donald Trump,suffira-t-elle à  lui faire un nom ?

Certes, le philanthrope s'est fait connaître des Américains pour son soutien financier aux candidats démocrates, sa lutte contre le réchauffement climatique -l'année dernière, il a fait un chèque de 4,5 millions de dollars à la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques (CCNUCC) pour compenser la sortie des Etats-Unis de l'Accord de Paris et son combat contre les armes. Mais il est loin de la célébrité acquise par Trump en tant que star de téléréalité.

Surtout, avant de se mesurer à son alter ego, Bloomberg devra déjà l'emporter dans son propre camp. Or il est bien moins populaire auprès du grand public que son rival Joe Biden, vu comme proche des classes moyennes modérées même s'il insiste déjà sur son histoire d'enfant de la classe moyenne qui a fait fortune dans la finance et les médias avant d'être élu trois fois maire de New York à partir de 2001.

En outre les démocrates risquent de ne pas apprécier ce milliardaire qui finance sa propre campagnes électorale d'autant que la stratégie électorale de ces derniers, tournant entamé en 2016 par Bernie Sanders en campagne, refuse toutes les donations supérieures à 200 dollars. Et à la démocrate Alexandria Ocasio-Cortez d'établir dans la vidéo politique la plus vue à ce jour la corruption de la vie politique américaine par la « dark money ».

Sur le fond, Michael Bloomberg se voit comme une alternative à Joe Biden, l'ancien vice-président d'Obama, qu'il juge trop faible pour gagner, et comme un rempart contre les idées très progressistes d' Elizabeth Warren et Bernie Sanders.

L'ancien maire de New York serait inquiet de voir Joe Biden rattrapé par les candidats pourfendeurs de Wall Street, que sont les deux sénateurs Bernie Sanders et Elizabeth Warren, jugés trop à gauches, dénonçant notamment un système « corrompu » par Wall Street, les milliardaires et les grandes entreprises. Mais le Parti démocrate, de plus en plus à gauche depuis quelques années, a-t-il besoin d'un nouveau candidat centriste ?

Celui qui n'est redevenu démocrate qu'en 2018 - il avait quitté le parti en 2001- et qui en 2011 affirmait d'ailleurs que le magnat de l'immobilier, « icône de New York », était un « ami » passerait chez les républicains peut-être mieux que chez les démocrates...

Joanne Courbet pour DayNewsWorld

TEMOIGNAGES  DE DIPLOMATES DANS LA PROCEDURE DE DESTITUTION DE DONALD TRUMP

L'ambassadrice américaine en Ukraine, Marie Yovanovitch, et un diplomate employé de cette même ambassade ont témoigné vendredi dans le cadre de la procédure de destitution visant Donald Trump. Les deux ont chargé le président des Etats-Unis , accusé par l'opposition d'abus de pouvoir et de pression.

Durant son audition de cinq heures Marie Yovanovitch a livré un témoignage saisissant au Congrès américain dans le cadre de l'enquête en destitution visant Donald Trump. La diplomate, rappelée en urgence à Washington en mai dernier sur ordre du président, a notamment confié à quel point elle avait été affectée par une « campagne de désinformation » menée selon elle par l'avocat personnel de Donald Trump, Rudy Giuliani. Elle a décrit comment elle a été victime d’une campagne de calomnie à Washington et à Kiev, mettant en cause ses capacités professionnelles. Elle a expliqué les circonstances dans lesquelles elle a été finalement rappelée à Washington sans explications en mai 2019, par un simple coup de téléphone, quelques jours avant la cérémonie d’entrée en fonction du nouveau président ukrainien Zelensky. .

« Je ne mets évidemment pas en doute le droit du président de rappeler un ambassadeur à tout moment pour n'importe quelle raison, mais je me demande pourquoi il était nécessaire de salir ma réputation sans fondement », a expliqué celle qui est toujours rattachée au Département d'Etat mais désormais enseignante à la prestigieuse université de Georgetown, à Washington. « Je ne voulais pas finir ma carrière comme cela », a-t-elle lancé.

Elle a raconté ensuite comment elle a vu se mettre en place un réseau diplomatique parallèle, composé par l’avocat personnel de Trump, Rudy Giuliani et l’ambassadeur américain auprès de l’Union Européenne Gordon Sondland.

Elle a enfin expliqué comment elle a été «choquée», et «dévastée» quand elle avait découvert qu’elle avait été citée par Donald Trump dans sa conversation du 25 juillet avec son homologue ukrainien: «L’ancienne ambassadeur américaine, la femme, c’était une mauvaise nouvelle», avait dit Trump à Zelensky, «il va lui arriver des choses».

«Les gens qui m’ont vu lire la transcription ont vu mon visage perdre toutes ses couleurs», a -t-elle dit. Marie Yovanovitch n’a cependant pas apporté d’éléments nouveaux sur l’enquête.

Cette audition a été marquée par les interventions en direct du président américain jugées intimidantes par la témoin. Donald Trump a ainsi publiquement remis en cause trente années de carrière de la diplomate, pourtant réputée pour son intégrité.

« Partout où Marie Yovanovitch est passée, les choses ont mal tourné ». « Elle a débuté en Somalie, et regardez comment ça s'est terminé », a-t-il ajouté en référence à ce pays de la Corne de l'Afrique plongé dans le chaos depuis 1991.

Les démocrates ont alors dénoncé une pression sur un témoin qui pourrait alimenter le dossier d'accusation contre le président des Etats-Unis.

Un autre diplomate révèle cependant une conversation téléphonique qui pourrait impliquer davantage Donald Trump. Au cours d'une autre audition survenue également vendredi au Congrès, mais cette fois menée à huis clos, le diplomate américain David Holmes a en effet évoqué une conversation que l'ambassadeur américain auprès de l'Union européenne Gordon Sondland, assis auprès de lui, aurait eu avec Donald Trump depuis un restaurant de la capitale ukrainienne.

Cet échange aurait eu lieu le 26 juillet, soit le lendemain de l'appel controversé de Donald Trump à son homologue ukrainien. Gordon Sondland aurait alors dit au milliardaire républicain qu'il avait Volodymyr Zelensky « dans (sa) poche », selon une copie de la déclaration liminaire de David Holmes vendredi obtenue par CNN. « Est-ce qu'il va donc enquêter? », sur Joe Biden, aurait alors demandé le président des Etats-Unis ce jour-là, avant de se voir répondre que le président ukrainien était prêt à faire « tout » ce qu'il lui demandait. L'employé de l'ambassade a cependant indiqué n'avoir pas pris de notes de la conversation.

Un témoignage qui pourrait éventuellement mettre à mal les arguments des républicains selon lesquels l'opposition démocrate ne dispose que d'une preuve directe dans l'enquête visant à destituer Donald Trump : la retranscription de son appel avec le président ukrainien, que le milliardaire estime « parfait ».

Joanne Courbet pour DayNewsWorld

ACTE II DE LA PROCEDURE D'IMPEACHMENT

CONTRE DONALD TRUMP

Après une première phase à huis-clos, le second acte de la procédure d’impeachment contre Donald Trump s'ouvre ce mercredi au Congrès américain.

Les auditions de témoins clés de l'affaire ukrainienne deviennent publiques et seront retransmises à la télévision.

Les démocrates accusent Donald Trump d'avoir fait pression sur Kiev pour enquêter sur son rival dans la présidentielle Joe Biden.

Un vote sur l'impeachment pourrait avoir lieu d'ici la fin de l'année et être suivi d'un procès au Sénat début 2020.

Des témoins ont déjà témoigné à huis-clos que Donald Trump avait conditionné une aide militaire à l'Ukraine à l'ouverture d'une enquête sur la famille du candidat à l’investiture démocrate Joe Biden, dont le fils a siégé au conseil d’administration d’une société gazière du pays, Burisma.

Il avait également demandé que Kiev examine une éventuelle interférence ukrainienne dans la présidentielle américaine de 2016, qui aurait été prêtée à tort à la Russie selon le président.

Ainsi de Bill Taylor, chargé d’affaires américain à Kiev, qui a affirmé que la Maison Blanche avait clairement fait comprendre au président Zelensky que le déblocage de l’aide aurait lieu quand il annoncerait publiquement qu’une enquête était ouverte sur le fils de Joe Biden ou encore d' Alexander Vindman, membre du Conseil de sécurité nationale, qui a témoigné qu’une invitation à la Maison Blanche avait également été conditionnée à l’ouverture de l’enquête réclamée par Donald Trump.

Pour les démocrates, il s’agirait donc d’abus de pouvoir à des fins personnelles et d'intelligence avec une puissance étrangère en vue de sa réélection..

Ce sont deux diplomates qui doivent s’exprimer mercredi : le chargé d’affaires à Kiev, William Taylor, et un haut responsable du département d’Etat, George Kent.

Si des témoignages devant les caméras, repris en boucle sur Twitter, peuvent avoir davantage d'impact sur l’opinion l’opinion qu’une déclaration écrite , pour l'heure l'impeachment divise profondément l'opinion américaine : 52 % des Américains soutiennent l’enquête d’impeachment et 45 % y sont opposés, selon la moyenne de FiveThirtyEight.

C’est encore plus serré pour une destitution, avec 47 % pour et 45 % contre.

La procédure de destitution lancée contre l’actuel président n’en est encore qu’à ses débuts.

Chez certains démocrates à la Chambre, des voix se sont fait entendre pour accélérer les choses, afin d’aboutir à un impeachment « avant la nouvelle année ».

Joanne Courbet pour DayNewsWorld

MICHAEL BLOOMBERG AUX PRIMAIRES

POUR LA PRESIDENTIELLE AMERICAINE 2020 ?

A trois mois des premières primaires pour la présidentielle 2020, l'ancien maire de New-York Michael Bloomberg n'exclut plus de briguer l'investiture démocrate, ont annoncé plusieurs médias américains jeudi 7 novembre.

Le septuagénaire, président fondateur de l'agence d'informations financières qui porte son nom, avait annoncé en mars qu'il ne se présenterait pas, au vu des nombreux candidats démocrates déjà dans la course et pour ne pas saper les chances de l'ex-vice-président Joe Biden, l'un des démocrates les plus centristes.

Mais l'ancien maire de New York serait inquiet de voir Joe Biden rattrapé par les candidats pourfendeurs de Wall Street, que sont les deux sénateurs Bernie Sanders et Elizabeth Warren, jugés trop à gauches, dénonçant notamment un système « corrompu » par Wall Street, les milliardaires et les grandes entreprises.

Selon des sources proches de l'homme d'affaires, citées notamment par le New York Times et CNN, il rassemble désormais les signatures nécessaires au dépôt de sa candidature dans l'Etat de l'Alabama (sud), qui requiert des candidats qu'ils s'enregistrent au plus tard ce vendredi.

Le 9e homme le plus riche du monde selon le magazine Forbes a déjà envisagé de se présenter comme indépendant lors de la présidentielle 2016, avant d'abandonner, de peur de diviser les démocrates face à Donald Trump.

Il n'a pour le moment pas officiellement confirmé les informations concernant son enregistrement dans l'Alabama.

Sa décision pourrait peser sur la course à l'investiture démocrate, encore très ouverte avec 17 candidats. Joe Biden, Elizabeth Warren et Bernie Sanders sont en tête de peloton, mais l'homme de 77 ans a l'avantage d'être connu des Américains pour son soutien financier aux candidats démocrates, sa lutte contre le réchauffement climatique -l'année dernière, il a fait un chèque de 4,5 millions de dollars à la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques (CCNUCC) pour compenser la sortie des Etats-Unis de l'Accord de Paris- ,  et son combat contre les armes. De plus, milliardaire, il n'aurait pas besoin de lever des fonds pour sa campagne présidentielle

Mais Michael Boomberg n'a pas encore pris sa décision.

Britney Delsey pour DayNewsWorld

REVERS ELECTORAUX CUISANTS

POUR DONALD TRUMP

A UN AN DE LA PRESIDENTIELLE

Le président Donald Trump, qui s’est personnellement impliqué dans les campagnes électorales locales, a subi un sévère revers dans les Etats du Kentucky comme de Virginie.

En meeting lundi soir dans l'Etat conservateur du Kentucky, le milliardaire républicain avait montré du doigt les médias qu'il n'apprécie pas, dénonçant leur aptitude à pointer ses erreurs. Et il avait eu ces mots prémonitoires lundi soir, en appelant ses partisans dans l'Etat conservateur du Kentucky à aller voter :

«Si on perd, cela envoie un très mauvais message ».Vingt-quatre heures plus tard, c'est le candidat démocrate Andy Beshear, qui arrachait la victoire au gouverneur sortant républicain, alors que Donald Trump avait remporté cet Etat avec une écrasante avance de 30 points sur sa rivale démocrate Hillary Clinton en 2016.

Le démocrate doit notamment son succès à la forte mobilisation des banlieues plutôt aisées des grandes villes.

«Les résultats ont donné de nouvelles preuves d'une division qui se creuse entre les régions rurales et urbaines», estiment ainsi les analystes du site spécialisé FiveThirtyEight, Nathaniel Rakich et Geoffrey Skelley.

Les démocrates ont dans le même temps aussi repris, pour la première fois en 25 ans, le contrôle des deux chambres de l'Assemblée de Virginie. Dans cet Etat, ils tenaient déjà le poste de gouverneur et ils s'emparant ainsi de tous les grands leviers du pouvoir. La campagne a été marquée notamment par le débat sur les armes à feu dans cet Etat frappé par une tuerie en mai.

« Cette victoire historique devrait faire trembler Donald Trump et tous les républicains », a réagi le président du parti démocrate, Tom Perez.

À un an de la présidentielle américaine la popularité de Donald Trump semblerait pâtir notamment de la procédure de destitution engagée par les démocrates à cause de l'affaire ukrainienne...

Jaimie Potts pour DayNewsWorld

VERS UNE DESTITUTION DE DONALD TRUMP ?

Donald Trump aurait-il fait un chantage à l'aide militaire auprès de l'Ukraine en contrepartie d'informations sur son potentiel adversaire à la présidentielle Joe Biden ?

C'est ce que le Congrès américain va tenter de savoir en ouvrant une procédure de destitution à l'encontre du président laquelle va permettre notamment des auditions publiques et télévisées de témoins.

Jeudi 31 octobre 2019, la Chambre des représentants, à majorité démocrate, a donc adopté une résolution donnant un cadre formel aux investigations par 232 voix favorables contre 196 voix. La procédure d'impeachment a ainsi passé son premier test au Congrès, plus de vingt ans après le dernier vote ayant ouvert une telle procédure contre Bill Clinton.

Cette nouvelle étape cruciale dans l'enquête sur « l'affaire ukrainienne » a été dénoncée par Donald Trump qui y voit « la plus grande chasse aux sorcières de l'Histoire américaine ». Le leader républicain à la chambre des représentants, Kevin McCarthy, estime, quant à lui, qu’aujourd’hui « est un jour sombre, dont on se souviendra comme un moment où un parti politique a essayé non seulement de changer les résultats de la dernière élection, mais aussi d’influencer la prochaine » tandis que pour la chef des démocrates au Nancy Pelosi « les Américains vont pouvoir entendre en direct comment le président a abusé de ses pouvoirs ».,

Cette dernière compte en effet sur la retransmission des nouvelles auditions pour influencer l’opinion alors qu'actuellement, seule  quasi la moitié des Américains soutient la destitution de Donald Trump. Les sondages sur le soutien à la procédure de destitution de Nixon n'avaient-il pas bondi de 10 points après la diffusion à la télévision de ces interrogatoires ?

Jusqu'ici les interrogatoires de personnalités se faisaient à huis-clos. Les démocrates ont déjà entendu une douzaine de diplomates et conseillers de la Maison Blanche dont certains auraient livré des témoignages accablants sur des pressions exercées par des proches du président, dont son avocat personnel Rudy Giuliani, sur Kiev pour obtenir des informations embarrassantes sur Joe Biden et son fils Hunter. Un conseiller à la Maison Blanche, Tim Morrison, entendu ce jeudi 31, aurait même été témoin des pressions exercées par Donald Trump sur Kiev, en mettant une importante aide militaire américaine dans la balance.

Or ces auditions à huis-clos ont vivement été critiquées par le président et son entourage qui accusaient les démocrates de distiller des éléments choisis. Ils ont aussi reproché aux démocrates de violer les droits de Donald Trump à se défendre et d’avancer sans avoir jamais procédé à un vote. Vœu que les démocrates ont donc exaucé ce 31 octobre.

Avec cette résolution le président et son entourage ne peuvent plus garder la même ligne de défense.

En effet cette résolution prévoit non seulement l’organisation d’auditions publiques et retransmises à la télévision mais elle permet également aux républicains de convoquer leurs propres témoins lors de la phase d’enquête supervisée par la commission du Renseignement.

Le texte prévoit ensuite le transfert des preuves à la commission judiciaire qui sera chargé de rédiger les articles de mise en accusation du président. À ce stade, « la participation du président et de ses avocats sera autorisée », selon une copie du texte.

La défense de Donald Trump pourra ainsi demander de nouveaux témoignages ou des documents, procéder à des contre-interrogatoires et soumettre des objections. Mais, si le président refuse de coopérer aux requêtes du Congrès, ses demandes pourront être refusées.

La Constitution américaine ne donne que les grandes lignes pour destituer un président: à la Chambre des représentants revient le soin de le mettre en accusation, au Sénat de le juger.

La chambre haute étant à majorité républicaine, une destitution paraît peu probable.

Joanne Courbet pour DayNewsWorld

IMAGES DU RAID CONTRE LE TERRORISTE

ABOU BAKR AL-BAGHADADI

Les États-Unis ont rendu publiques des photos et des vidéos de l'opération militaire américaine menée le 26 octobre dernier contre le chef de Daesh.

Un raid « parfaitement exécuté », selon le Pentagone. L'armée américaine a dévoilé mercredi de premières images et vidéos de son opération commando en Syrie qui a entraîné la mort du chef de Daesh Abou Bakr al-Baghdadi, cinq autres membres du groupe jihadiste, et deux « jeunes enfants ».

Lors du raid, Donald Trump avait pu suivre l'évolution de la situation en direct grâce aux caméras embarquées des soldats.

Le Pentagone a diffusé plusieurs photos et extraits vidéos où l'on voit notamment une dizaine de soldats approcher, dans la nuit de samedi à dimanche, de l'enceinte du complexe où se terrait le chef jihadiste dans un village du nord-ouest de la Syrie.

On voit également des frappes de drones contre le complexe.

Le Pentagone a apporté certaines clarifications au sujet du déroulement de l’opération. Ainsi, lorsqu’Abou Bakr al-Baghdadi a fait exploser la bombe qu’il portait sur lui dans le tunnel dans lequel il était acculé, la détonation a tué, outre lui-même, deux jeunes enfants, et non trois comme les autorités américaines l’avaient initialement affirmé.

« En plus des deux enfants », « six membres de Daesh sont morts en tout » au cours du raid : « quatre femmes et deux hommes dont Baghadi », a déclaré le général Kenneth McKenzie, chef du commandement central américain. Les femmes agissaient « de manière menaçante » et portaient des gilets explosifs. Onze autres enfants avaient été « protégés par les forces d'assaut » et deux hommes capturés. Du matériel électronique et des documents en quantité « substantielle " ont été saisis.

D'autres combattants non identifiés ont été tués dans les environs lorsqu'ils ont ouvert le feu contre les hélicoptères américains, a précisé le général sans en fournir le nombre.

Quant au chien-soldat salué comme un « héros américain » par le président Donald Trump, qui a précédé les militaires dans le tunnel, il a été blessé par des fils électriques mis à nu par la détonation provoquée par le chef djihadiste, mais il est prêt à reprendre du service.

L’ADN de Abou Bakr al-Baghdadi a été prélevé parmi les débris et ultérieurement comparé avec celui obtenu lors de son passage dans une prison en Irak en 2004, permettant de confirmer « sans l’ombre d’un doute » qu’il s’agissait bien de lui.

La dépouille d'Abou Bakr al-Baghdadi a été « immergé en mer conformément aux lois de la guerre dans les 24 heures suivant sa mort », a-t-il ajouté

Une fois l'opération terminée, le complexe a été « détruit » pour éviter qu'il devienne « un lieu de pèlerinage », a ajouté le général McKenzie.

Alize Marion pour DayNewsWorld

BAGHDADI , LE CHEF DE DAECH,

EST MORT COMME UN CHIEN

Le président américain a confirmé ce dimanche la mort du chef autoproclamé du groupe terroriste Etat islamique lors d’une opération militaire américaine dans le nord-ouest de la Syrie.

Le président des États-Unis Donald Trump a annoncé ce dimanche la mort du chef de Daech, Abou Bakr al-Baghdadi lors d’une opération militaire américaine dans le nord-ouest de la Syrie.

« Abou Bakr al-Baghdadi est mort », a déclaré Donald Trump lors d’une allocution depuis la Maison Blanche.

« Les États-Unis ont abattu le premier terroriste du monde », a déclaré Donald Trump qui a remercié certains pays comme la Russie, l’Irak , la Turquie et la Syrie, les deux premiers pour avoir permis sans encombres l’acheminement des forces spéciales américaines par les airs. Il a aussi remercié les Kurdes qui ont aidé à mener l'opération commencée il y a deux semaines.

Le chef du groupe djihadiste, acculé par les forces américaines, s’est réfugié dans un tunnel creusé dans une maison pour sa protection avec trois de ses enfants. « Il a parcouru le tunnel pendant que nos chiens le poursuivaient » a précisé Donald Trump. Puis, il s’est fait exploser avec sa « veste » chargée d’explosifs, se tuant, ainsi que ses trois enfants.

Il est mort comme un chien. Il est mort comme un lâche

« Il n’est pas mort comme un héros. Il est mort comme un chien. Il est mort comme un lâche », a lancé le président des États-Unis. « Cette brute a passé ses dernières heures dans la panique, la peur et la terreur, terrifié par la force américaine qui s'abattait sur lui. »

Apparition publique en 2014

Abou Bakr al-Baghdadi n'a plus donné signe de vie depuis un enregistrement audio diffusé en novembre 2016, après le début de l'offensive irakienne pour reprendre Mossoul dans lequel il exhortait ses hommes à lutter jusqu'au martyre.

C'est à Mossoul que le chef de l'EI a fait sa seule apparition publique connue, en juillet 2014, à la mosquée al-Nouri.

En turban et habit noirs, barbe grisonnante, il avait alors appelé tous les musulmans à lui prêter allégeance après avoir été désigné à la tête du califat proclamé par son groupe sur les vastes territoires conquis en Irak et en Syrie voisine.

De son vrai nom Ibrahim Awad al-Badri, le chef de l'EI serait né en 1971 dans une famille pauvre de la région de Bagdad. Passionné de football, il a échoué à devenir avocat puis militaire avant d'étudier la théologie.

C'est lors de l'invasion américaine de l'Irak en 2003 qu'il créé un groupuscule jihadiste sans grand rayonnement avant d'être arrêté et emprisonné dans la gigantesque prison de Bucca.

Libéré faute de preuves, il rejoint un groupe de guérilla sunnite sous tutelle d'Al-Qaïda et en prend la tête quelques années plus tard. Profitant du chaos de la guerre civile, ses combattants s'installent en Syrie en 2013 avant une offensive fulgurante en Irak.

Le groupe, rebaptisé Etat islamique, supplante Al-Qaïda, tandis que ses succès militaires initiaux et sa propagande soigneusement réalisée attirent des milliers de partisans du monde entier.

Cette opération militaire est la plus importante visant un haut responsable jihadiste depuis la mort, le 2 mai 2011, d'Oussama Ben Laden, le chef d'Al-Qaïda tué par les forces spéciales américaines à Abbottabad au Pakistan.

Alize Marion pour DayNewsWorld

DESTITUTION: GUERRE OUVERTE

ENTRE L'EXECUTIF AMERICAIN ET LE CONGRES

Le feuilleton continue au Congrès américain.

Alors que les démocrates se sont jetés le 24 septembre dans la course à la destitution de Donald Trump, ce dernier a tout simplement fait savoir son refus de coopérer avec le Congrès dans le cadre de la procédure d’impeachment.

Le président américain a en effet reçu, vendredi, une injonction officielle lui ordonnant de fournir, avant le 18 octobre, des documents concernant son appel téléphonique de juillet avec Volodymyr Zelensky.

Les démocrates veulent déterminer dans quelle mesure le président américain a fait pression sur son homologue ukrainien Volodymyr Zelensky lors d’un échange téléphonique afin qu’il cherche des informations compromettantes sur son rival Joe Biden aux présidentielles.

Une réponse juridique valable

La réponse sans appel de Pat Cipollone, avocat de la présidence, donne les raisons de ce refus. «Étant donné que votre demande n’a pas de fondement constitutionnel légitime ou le moindre semblant d’impartialité (...), le pouvoir exécutif ne peut être tenu d’y participer», a-t-il rappelé.L'avocat met en exergue l’absence de vote formel à la Chambre pour déclencher ce processus de destitution, vote pourtant obligatoire pour ouvrir une mise en accusation du président.

La Maison Blanche est dans son droit. Un argument d'ordre juridique incontestable.

« Un tribunal bidon » de « kangourous », selon Donald Trump

La Maison Blanche a notamment signifié son refus de coopérer en interdisant à l’ambassadeur Gordon Sondland, un « acteur-clé » dans l’affaire ukrainienne, de témoigner. Venu de Bruxelles pour participer volontairement à l’audition, Gordon Sondland a été informé au milieu de la nuit par le département d’Etat qu’il ne devait pas s’y présenter. Donald Trump a justifié cet arbitrage en qualifiant les auditions du Congrès de « tribunal bidon ».

La contre-attaque républicaine

De leur côté les Républicains ont décidé de contra-attaquer. Lindsey Graham, un grand allié du président au Sénat, a annoncé mardi qu’il comptait inviter l’avocat personnel de Donald Trump, Rudy Giuliani, à témoigner sur des affaires présumées de « corruption » en Ukraine en vue d'étayer les soupçons de corruption contre Joe Biden en Ukraine. Pas sûr alors que le camp démocrate en sorte grandi.

Le pari des démocrates d'ouvrir une procédure de destitution se présente bien comme de plus en plus risqué.

Garett Skyport pour DayNewsWorld

IMPEACHMENT LA CONTRE-ATTAQUE DE

DONALD TRUMP APRES L'UKRAINE, LA CHINE

Sous le coup d’une procédure de destitution pour avoir sollicité son homologue Volodymyr Zelensky. afin d’obtenir des informations compromettantes sur son rival Joe Biden, et sur les affaires de son fils Hunter en Ukraine, voilà que le président américain fait la même demande, mais cette fois devant les caméras de télévision-et non plus au cours d'une conversation téléphonique privée- et à l’adresse de la Chine.

« La Chine devrait lancer une enquête sur les Biden, parce que ce qui s’est passé en Chine est aussi grave que ce qui s’est passé en Ukraine », a estimé jeudi 3 octobre 2019 Donald Trump avant de monter dans son hélicoptère pour un déplacement en Floride.

Hunter Biden a siégé au conseil d’administration d’une entreprise gazière ukrainienne de 2014 à 2019. Il a investi en Chine dans des activités de conseil en 2013, quand son père occupait le poste de vice-président (2009-2017). Et  son père Joe Biden, alors vice-président, aurait obtenu en 2016 le limogeage d’un procureur ukrainien qui enquêtait sur les activités en Ukraine de son fils Hunter...

Mais pourquoi une telle contre-attaque ?

Ultime provocation de la part du locataire de la Maison Blanche ou fuite en avant ?

Chez les républicains, cette déclaration n’a suscité aucun commentaire.

Les démocrates ont, par contre, très vite réagi.« Vous ne pouvez pas extorquer des gouvernements étrangers pour vous aider à être réélu », a aussitôt tweeté le démocrate et ancien vice-président Joe Biden alors qu' Kamala Harris, ancienne procureure de Californie et candidate aux primaires démocrates, a aussitôt demandé que les transcriptions des appels téléphoniques entre Donald Trump et le président chinois soient versées au dossier de la procédure de destitution.

Alors que Donald Trump lançait son appel à la Chine, la Chambre des représentants entendaient à huis clos, l’envoyé spécial des Etats-Unis pour l’Ukraine, le diplomate Kurt Volker, qui a démissionné de ses fonctions le 27 septembre et qui aurait joué un rôle dans l'affaire en question. Volker se serait en effet rendu le lendemain de l’appel Trump-Zelensky afin de « donner des conseils aux autorités ukrainiennes sur la manière de ''composer'' avec les demandes du président ». Ou plus clairement comment donner des informations compromettantes sur Hunter Biden. Les démocrates estiment que le locataire de la Maison Blanche a abusé de son pouvoir à des fins personnelles et cherchent à établir dans quelle mesure il a eu recours aux moyens de l’Etat.

L’intégrité du président pourrait certes être affectée avant les élections mais Donald Trump a échappé jusqu'ici aux accusations de violation de la loi électorale et d’obtention du soutien de la Russie pour gagner l’élection présidentielle ainsi qu ' aux accusations d'avoir  payé une actrice pornographique en échange du silence.

De plus, il.est peu probable que le locataire de la Maison Blanche soit destitué de ses fonctions dans le cadre de la composition actuelle du Sénat américain, majoritairement républicain.

Et  au milliardaire de publier jeudi soir qu’« en tant que président des Etats-Unis, j’ai le droit absolu, voire même le devoir, d’enquêter ou de faire enquêter sur la corruption, même si cela inclut de demander ou de suggérer à d’autres pays de nous aider ! », a-t-il tweeté jeudi soir.
Pas sûr que les démocrates apprécient cette surenchère.

La course à la Maison Blanche est bien lancée avec son lot de coups bas.

Garett Skyport pour DayNewsWorld

CANDACE OWENS

NOIRE AMERICAINE ET TRUMPISTE

Cette trentenaire noire américaine bouscule, à elle seule, tous les codes de la politique : eh oui, l'on peut être noire et de droite. Avec Marion Maréchal, elle a été l'invitée d'honneur de la convention de la droite.

C'est par hasard que Candace Owens, journaliste de formation, est venue à la politique. Scandalisée par la façon dont les médias traitent Donald Trump au cours de sa campagne elle connaît un déclic forte d'une conviction . « Il n'avait jamais été accusé de racisme avant de postuler à la Maison-Blanche.

Il m'est devenu évident que le racisme était utilisé pour manipuler le vote des Noirs. », a-t- elle confié à un confrère. Selon elle, les noirs américains doivent se détourner du parti démocrate qui les maintient dans une position victimaire.

Elle promeut le « Blexit » -comprendre “Black-exit”-,  les démocrates n'amenant les questions raciales dans le débat politique qu’à des fins électorales.

Ce, pour « éviter de se concentrer sur les vrais autres problèmes », a-t-elle ainsi expliqué. Elle l'explique d'ailleurs dans son livre intitulé Blackout : comment l’Amérique noire peut s’évader à nouveau de la plantation démocrate ».

En avril 2018 à Los Angeles, elle ira jusqu’à comparer les membres du mouvement anti-raciste Black Lives Matter à « une bande de gamins chouineurs qui font semblant d'être opprimés », le chanteur Kanye West dira alors sur Twitter «aimer sa façon de penser».

Youtubeuse aguerrie elle sait utiliser son image et les réseaux sociaux pour diffuser ses idées conservatrices, allant de l’anti-avortement ou de la défense du port d’armes au nationalisme contre la mondialisation

Soutien indéfectible de Donald Trump ,Candace Owens a déclaré, il y a quelques jours au Congrès américain, que le suprémacisme blanc et le nationalisme blanc n'étaient pas vraiment des problèmes pour les minorités américaines, à l'inverse du manque d'éducation, de la pauvreté, de l'immigration clandestine notamment.

Des thèses qui battent en brèche tous les clichés raciaux et qui font polémique outre-Atlantique .

Joanne Courbet pour DayNewsWorld

DESTITUTION DE DONALD TRUMP

LE RAPPORT EXPLOSIF DU LANCEUR D'ALERTE

Le scandale qui secoue la Maison-Blanche s'est amplifié jeudi avec la publication des accusations d'un lanceur d'alerte, dont l'identité n'a pas été révélée. Celui-ci accuse la Maison Blanche d’avoir voulu garder secret l’appel au cours duquel le Président américain a demandé à son homologue ukrainien d’enquêter sur son rival politique Joe Biden et son fils Hunter qui a travaillé à partir de 2014 au sein d'un groupe gazier ukrainien.Les démocrates sont montés au créneau dénonçant immédiatement une volonté d’ « étouffer » l’affaire et demandant à cor et à cri la destitution du président qui a peu de chances d'aboutir.

« Le président ukrainien a dit que je ne l'avais pas contraint à faire quoi que ce soit de mal. Il ne peut y avoir de meilleur témoignage que ça », a tweeté de son côté jeudi soir Donald Trump. « L’avenir du pays est en jeu », a poursuivi le locataire de la Maison Blanche qui dénonce depuis deux jours « la pire chasse aux sorcières de l’histoire des États-Unis ».

Un appel téléphonique entre deux chefs d'Etats vérouillé

C'est un appel téléphonique du 25 juillet entre Donald Trump et Volodymyr Zelensky qui suscite l'inquiétude d’un mystérieux lanceur d’alerte, membre des services de renseignement. Ce dernier transmet alors, début août, un signalement sur cet appel. Le président « a utilisé les capacités de sa fonction pour solliciter l’ingérence d’un pays étranger dans l’élection de 2020 », dénonce-t-il dans ce document, rendu public après un bras de fer entre le Congrès et l’exécutif.

Dans les jours suivants cet échange les avocats de la Maison Blanche « sont intervenus pour “verrouiller” toutes les archives liées à l’appel téléphonique », ajoute-t-il, notamment en ordonnant de les conserver dans un « système électronique distinct » de celui utilisé habituellement. Pour lui, cela prouve que l'entourage du président « comprenait la gravité de ce qui s'était passé »

Le lanceur d'alerte revient également sur les suites de l'appel. Selon lui, l'avocat de Donald Trump, qui n'est autre que l'ex-maire de New York Rudolph Giuliani et que le président mentionne nommément dans sa conversation comme un intermédiaire possible, a rencontré un émissaire de Zelensky à Madrid le 2 août. Une rencontre qualifiée par des fonctionnaires américains comme « une suite directe » de la conversation entre les deux présidents à propos des « cas » dont ils avaient parlé.

Le lanceur d'alerte, jugé « crédible » par l’inspecteur général des services du renseignement, précise ne pas avoir directement assisté à l'appel, mais avoir échangé avec plus d'une demi-douzaine de responsables « très perturbés » par l'échange. D'après le New York Times, il s'agit d'un employé de la CIA, un temps détaché à la Maison-Blanche.

Une aide militaire gelée momentanément par Donald Trump

De plus l'échange téléphonique entre Trump et Zelensky , publié la veille par la Maison Blanche, a interpellé les démocrates qui l'ont jugé « accablant », notamment le passage où Donald Trump souligne que les Etats-Unis ont  « été très, très bons à l'égard de l'Ukraine » sans que cela ait été « forcément réciproque », avant d'évoquer Joe Biden et les affaires en Ukraine de son fils Hunter. « Cela serait formidable si vous pouviez vous pencher dessus », dit-il à Volodymyr Zelensky, un novice en politique élu en avril à la tête de son pays très dépendant du soutien américain.

Or quelques jours avant l'appel entre les deux dirigeants, Donald Trump avait gelé près de 400 millions de dollars d'aide destinés à Kiev, qui ont finalement été débloqués début septembre. Les démocrates le soupçonnent d'avoir utilisé ce levier pour faire pression sur Zelensky.

Si la Maison-Blanche minimise la portée du signalement, « une compilation de récits de troisième main et d'articles de presse » qui ne montre « rien d'inapproprié », pour Nancy Pelosi une enquête doit être menée «  pour clarifier les faits ».

« Le mépris du président pour la Constitution est chaque jour plus évident », a ajouté Nancy Pelosi, cheffe de file des représentants démocrates.

Garett Skyport pour DayNewsWorld

PROCEDURE D'IMPEACHMENT

CONTRE DONALD TRUMP OU HARCELEMENT PRESIDENTIEL

Donald Trump aurait-t-il fait pression sur le président ukrainien pour qu’il enquête sur le fils de Joe Biden, son rival pour les présidentielles de 2020 ? Pire, aurait-t-il utilisé l’aide américaine comme monnaie d’échange ?

C'est la question que se posent les démocrates et qui pourrait bien provoquer la procédure d'impeachment.

Leur chef de file au Congrès, Nancy Pelosi a annoncé mardi 24 septembre dans la soirée l’ouverture d’une enquête formelle – une première étape en vue d’un éventuel vote à la Chambre pour une destitution de Donald Trump qui a « trahi son serment de président, (leur) sécurité nationale et l'intégrité de (leurs) élections ». « Le président doit être tenu pour responsable de ses actes. Personne n'est au-dessus de la loi. » Un peu avant, dans une conférence, elle avait résumé : « Il a fait du non-respect de la loi une vertu. » Avant d'ajouter : « On ne demande pas à des gouvernements étrangers d'aider lors des élections. »

De son côté le locataire de la Maison Blanche a indiqué qu’il avait autorisé la publication de sa conversation avec Volodymyr Zelensky.

.« Je suis actuellement aux Nations unies où je représente notre pays, mais j’ai autorisé la publication demain (mercredi) de la transcription complète et déclassifiée de ma conversation téléphonique avec le président ukrainien. Vous verrez que c’était un appel très amical et pas du tout déplacé. Aucune pression, contrairement à Joe Biden et son fils, PAS de quid pro quo (échange de bons procédés) », a tweeté Donald Trump depuis New York.

A l'origine de cette enquête un appel téléphonique donné par Donald Trump, le 25 juillet, à son homologue ukrainien, Volodymyr Zelensky, et un lanceur d'alerte.

Le 9 septembre, l’inspecteur général des services de renseignement a en effet informé le Congrès qu’il avait été saisi un mois plus tôt d’un problème « urgent » par un lanceur d’alerte « crédible », appartenant lui-même au renseignement. Mais l’administration de Donald Trump a refusé de transmettre aux parlementaires le contenu de ce signalement.

Les médias américains ont alors enquêté sur ce mystérieux lanceur d’alerte qui avait trouvé « troublante » le contenu de cette conversation téléphonique du 25 septembre entre Donald Trump et son homologue ukrainien. Acculé par de nombreuses fuites, le président américain a reconnu dimanche avoir évoqué lors de cet entretien le favori de la primaire démocrate pour la présidentielle de 2020, Joe Biden, et son fils Hunter.

Or, quelques jours avant cet échange, Donald Trump avait ordonné le gel de près de 400 millions de dollars d’aide militaire à l’Ukraine.

L’opposition démocrate le soupçonne d’avoir utilisé ces fonds pour pousser Zelensky à lancer une enquête pour corruption sur Hunter Biden, membre pendant plusieurs années du conseil d'administration d'un groupe ukrainien gazier, afin de salir son père.

« Je n’ai mis aucune pression sur » l’Ukraine, a rétorqué Donald Trump. Ce dernier assure avoir bloqué cette aide pour inciter d’autres pays occidentaux à contribuer au budget militaire de l’Ukraine.

Si les candidats à l'investiture démocrate pour la présidentielle 2020 sont, pour la plupart, favorables au lancement d'une procédure en destitution du président américain, certains redoutent que ce combat ne soit pas celui des électeurs, voire qu'il soit contre-productif.« La priorité de la Chambre démocrate n'est pas d'améliorer la vie des Américains, mais cette fixation de près de trois ans sur la destitution », a d'ailleurs raillé le leader républicain du Sénat, Mitch McConnell.

Quoiqu'il en soit il y a peu de chances que Donald Trump perde sa place. Il faut en effet que le Sénat le condamne à une majorité des deux tiers. Or les républicains, qui le soutiennent à fond, contrôlent la chambre haute.

Garett Skyport pour DayNewsWorld

UN SIGNALEMENT EXPLOSIF

POUR  LA MAISON BLANCHE ?

Un mystérieux lanceur d'alerte a suscité un vif intérêt chez les démocrates en s'inquiétant de certains échanges entre le président américain et un dirigeant étranger.

Le Washington Post et le New York Times assurent tous deux que le lanceur d'alerte s'est inquiété de la teneur d'échanges entre Donald Trump et un dirigeant étranger, à qui le président américain aurait notamment fait « une promesse » troublante.

Les deux quotidiens ont ajouté qu'une partie du signalement concernait l'Ukraine.

Et le refus du directeur par intérim du renseignement national (DNI), Joseph Maguire, d'envoyer le signalement à la commission de la Chambre des représentants contrôlée par les démocrates, suscite des interrogations. Certains y voit l'intervention de la Maison Blanche. Pour Nancy Pelosi, présidente démocrate de la chambre basse du Congrès, ces informations « soulèvent des questions graves et urgentes pour notre sécurité nationale ».

Les relations entre l'Ukraine et la Maison Blanche

Les élus démocrates du Congrès avaient, avant que cette affaire n'explose, déjà ouvert une enquête parlementaire sur les relations entre la Maison Blanche et l'Ukraine. Les élus du Congrès s'interrogent également sur un échange téléphonique en juillet entre le président américain et son homologue ukrainien Volodymyr Zelensky.

Selon le Wall Street Journal, Donald Trump a, lors de cet appel, encouragé « à environ huit reprises » le président ukrainien à enquêter sur le fils de Joe Biden et à collaborer pour ce faire avec son avocat personnel Rudy Giuliani.

Deuxième fils de l'ancien sénateur, Hunter Biden a travaillé pour un groupe gazier ukrainien à partir de 2014, lorsque son père était vice-président de Barack Obama.Dans une interview jeudi soir, l'avocat de Donald Trump, Rudy Giuliani, a reconnu avoir demandé à Kiev d'enquêter sur le fils de Joe Biden, Hunter.Rudy Giuliani a ajouté avoir demandé à l'Ukraine d' « examiner les allégations (...) qui impliquaient indirectement Joe Biden dans une grosse affaire de corruption ».

« C'est un lanceur d'alerte partial »

Le président des Etats-Unis a rejeté, vendredi 20 septembre, les accusations d'un lanceur d'alerte le visant.

« C'est ridicule ! C'est un lanceur d'alerte partial », a lancé Donald Trump depuis le Bureau ovale, tout en assurant ne pas connaître son identité.

« J'ai eu des conversations avec de nombreux dirigeants, elles sont toujours irréprochables », a-t-il poursuivi en colère.A-t-il spécifiquement parlé de Joe Biden avec le président ukrainien ?

« Ce dont j'ai parlé n'a pas d'importance », a-t-il rétorqué avant d'ajouter que « quelqu'un devrait se pencher sur Joe Biden », qui pourrait être son grand rival à la présidentielle 2020.

Les déclarations de Donald Trump contre le lanceur d'alerte ont indigné les chefs démocrates de quatre puissantes commissions du Congrès, qui ont dénoncé une « tentative éhontée » d'intimidation risquant « d'avoir un effet dissuasif sur de futurs lanceurs d'alerte, avec de graves conséquences pour notre démocratie et la sécurité nationale ».

Ils ont appelé la Maison Blanche à livrer « immédiatement » le contenu du signalement fait par le lanceur d'alerte à la commission du Renseignement.

Alyson Braxton pour DayNewsWorld

VERS UNE DESTITUTION DE DONALD TRUMP

La commission judiciaire de la Chambre des représentants, que contrôle les démocrates, doit lancer jeudi 12 septembre une enquête préalable pour déterminer s’il y a lieu, ou non, d’initier une procédure d'« impeachment » contre le locataire de la Maison-Blanche.

À un peu plus d’un an de l’élection présidentielle, les démocrates sont-ils prêts à engager une procédure de destitution contre Donald Trump ?

Si la question divise l’opposition américaine, la commission judiciaire de la Chambre des représentants semble, elle, bien décidée à aller de l’avant : jeudi 12 septembre 2019, ses membres devraient formaliser l’ouverture d’une enquête afin de déterminer s’il convient de lancer une procédure

« d'impeachment » contre le président

Une enquête très large voulue par Jerrold Nadler, président de la Commission

Cet élu démocrate de 72 ans préside la puissante commission judiciaire de la Chambre, tout indiquée pour déclencher la procédure puisque la supervision du fonctionnement de l’administration est de son ressort.

Selon Jerrold Nadler, l’enquête des parlementaires aura un large champ, autour de trois piliers. D’abord, les pressions exercées par Donald Trump sur l’enquête sur les ingérences russes dans la campagne présidentielle de 2016, afin de déterminer s’il s’est rendu coupable d’entrave à la justice – la fameuse « obstruction ».

Ensuite, les éventuels conflits d’intérêts liés aux propriétés de l’homme d’affaires du Queens. Le séjour, au printemps, de l’équipage d’un avion de transport militaire dans un complexe hôtelier de Donald Trump en Écosse, à l’occasion d’une escale en route vers le Koweït, a relancé les soupçons.

Enfin, la commission de Jerrold Nadler se penchera sur le versement d’argent pour acheter le silence d’anciennes maîtresses présumées de Donald Trump lors de la campagne de 2016, versement qui pourrait constituer une violation des lois sur le financement électoral.

Kelly Donaldson pour DayNewsWorld

INTERDICTION DE VAPOTAGE

POUR LES JEUNES AMERICAINS

« On connaît les méthodes des grands du tabac. Ce n'est pas la première fois. Ils ciblent les enfants, les mettant en grave danger », a dénoncé Michael Bloomberg l'ancien maire be New-York dans une tribune.

Une crise sanitaire

La cigarette électronique tue : on ne compte pas moins de six décès de jeunes liés au vapotage aux Etats-Unis. En dehors du problème de l'accoutumance à la nicotine dangereuse pour des cerveaux encore en développement, 450 personnes sont tombées gravement malades après avoir vapoté, et six sont décédées de maladies pulmonaires aiguës.

Les malades toussent, s'essoufflent, n'arrivent plus à respirer. Beaucoup sont hospitalisés en soins intensifs et branchés sur des respirateurs artificiels. Des jeunes en bonne santé se sont retrouvés dans des comas artificiels.

Dans de nombreux cas, les liquides contenaient du THC, la substance psychoactive du cannabis, mais il est probable que ce soit l'un des nombreux additifs des liquides qui ait endommagé les poumons en étant vaporisé et inhalé. L'Etat de New York a cité une huile de vitamine E comme cause possible, mais cela n'est pas confirmé par la FDA.

Les adolescents grands consommateurs de cigarettes électroniques

A l'origine, les cigarettes électroniques étaient présentées comme un substitut, sans substance cancérigène, pour les fumeurs. Mais les études ont montré non seulement que l'usage d'autres produits du tabac n'avait pas baissé entre 2017 et 2018, mais aussi que la cigarette électronique était une porte d'entrée vers le tabac, les e-cigarettes aromatisées à la fraise ou à la mangue, les plus prisés par les jeunes, faisant oublier la présence de nicotine.

Face à cette crise sanitaire Washington prend désormais au sérieux les risques des cigarettes électroniques chez les jeunes. Le nombre de collégiens et lycéens utilisateurs de cigarettes électroniques est passé de 3,6 millions l'an dernier à 5 millions cette année, selon des chiffres révélés par le ministère américain de la Santé.

Alors qu'un lycéen sur cinq déclarait vapoter l'an dernier, les premiers chiffres de la nouvelle enquête « montrent que plus d'un quart des élèves de lycée étaient des utilisateurs de cigarettes électroniques en 2019 », précise le ministère

Une offensive réglementaire pour contrecarrer "cette épidémie"

Face à cette épidémie Donald Trump veut prendre le problème à bras- le- corps. « Cela crée plein de problèmes […] Nous allons peut-être devoir décider quelque chose de ferme », a annoncé Donald Trump depuis le Bureau ovale de la Maison Blanche, mercredi à l'issue d'une réunion avec son secrétaire à la Santé et avec le régulateur du secteur.

Le gouvernement de Donald Trump a donc annoncé mercredi que les cigarettes électroniques aromatisées seraient interdites à la vente dans les collèges et les lycées. Les autorités sanitaires ont annoncé l'interdiction à venir des liquides aromatisés, par exemple au menthol, à la mangue ou à la fraise, non parce que les arômes sont jugés nocifs en eux-mêmes, mais parce qu'ils attirent toute une génération de jeunes qui deviennent dépendants à la nicotine, effaçant des années de progrès contre la cigarette.

Tous les goûts autres que le goût tabac seront prochainement retirés du marché, a expliqué le secrétaire à la Santé, Alex Azar. Le texte paraîtra dans «plusieurs semaines» et entrera en vigueur 30 jours plus tard.

La FDA, jugée trop jusqu'ici trop laxiste par certains, vient d'envoyer un courrier au leader du secteur Juul, pointant une présentation fallacieuse de ses produits auprès d'élèves et de parents. La Federal Trade Commission vient aussi d'ouvrir une enquête sur les pratiques commerciales de Juul, pour vérifier dans quelles conditions la start-up californienne s'assure de l'âge des acheteurs de ses produits.

Certains Etats ont commencé à se saisir du sujet . San Francisco interdit la vente d'e-cigarettes dans la ville à compter de 2020 tandis que la gouverneure du Michigan a annoncé la semaine dernière l'interdiction des produits aromatisés.

Jenny Chase pour DayNewsWorld

LIMOGEAGE DE JOHN BOLTON PAR DONALD TRUMP

C’est désormais l’usage, c'est par un message publié par le président des Etats-Unis sur son compte Twitter que l'on a appris le limogeage de son conseiller à la sécurité nationale John Bolton.

« J'ai informé John Bolton hier soir que nous n'avions plus besoin de ses services à la Maison Blanche », a tweeté M. Trump,  une heure après l'annonce par l'exécutif d'un point de presse auquel devait participer M. Bolton en compagnie du secrétaire d'Etat Mike Pompeo.

Donald Trump souligne les trop nombreux désaccords sur nombre de dossiers, de l'Iran à la Corée du Nord qui séparaient les deux hommes.

Ancien ambassadeur des Etats-Unis à l'ONU, M. Bolton était notamment hostile à la main tendue de Donald Trump au dirigeant nord-coréen Kim Jong Un, et il avait été directement pris pour cible, au printemps 2018, par le régime de Pyongyang.

« J'étais en désaccord avec nombre de ses suggestions, comme d'autres au sein de cette administration », a ajouté le président.

« J'ai demandé à John sa démission, elle m'a été remise ce matin », a-t-il poursuivi, assurant qu'il nommerait son successeur la semaine prochaine.

Donald Trump aurait douté de la loyauté de son conseiller accusé de faire fuiter des informations. De plus le conseiller va-t-en-guerre de Donald Trump n'avait pas toujours défendu avec ardeur les choix diplomatiques du locataire de la Maison Blanche qu’il lui arrivait même de contester sur les plateaux de télévision

Ce limogeage spectaculaire intervient dans un climat particulièrement tendu entre les Etats-Unis et l'Iran, dossier sur lequel Donald Trump a envoyé des signaux contradictoires ces dernières semaines, entre extrême fermeté et volonté de négocier.

Alize Marion pour DayNewsWorld

NEW-YORK APRES LA TRAGEDIE DU 11 SEPTEMBRE L'OMBRE DU CANCER

A l'approche du 18e anniversaire des attentats terroristes du 11-Septembre 2001, New York continue à panser ses plaies. New York n'en finit pas de compter les personnes atteintes de cancers et d'autres maladies graves liées au nuage toxique qui a plané des semaines durant sur le sud de Manhattan.

Selon les nombreuses études c'est ce nuage de débris et de cendres causé par les incendies du World Trade Center qui serait à l'origine de la multiplication des cas de cancers et autres maladies graves constatés depuis 2001.

Au-delà des 2977 morts et 6291 blessés par les attentats du World Trade Center, ce sont des milliers de cas de cancer qui seraient également à imputer à cette tragédie.

Plus de 30 000 cas recensés

Ainsi, les premiers touchés sont les dizaines de milliers de pompiers et bénévoles mobilisés sur le site du WTC , comme l'a montré une étude publiée dés 2011 dans le journal scientifique The Lancet Quelque 10 000 d'entre eux ont ainsi été recensés comme étant atteints d'un cancer par le WTC Health Program, programme fédéral de soins réservé aux rescapés des attentats.

Mais également les travailleurs ou résidents du sud de Manhattan comptent parmi cette catégorie malades. Fin juin 2019, plus de 21 000 de ces « gens ordinaires » figuraient dans le programme de soins. Soit deux fois plus qu'en juin 2016.

Les cas de Jaquelin Febrillet et Richard Fahrer sont notamment symptomatiques. La première Jacquelin Febrillet avait 26 ans et travaillait à deux rues du World Trade Center lorsque les avions détournés par des jihadistes ont percuté les tours jumelles. En 2016, quinze ans après les attentats les plus meurtriers de l'histoire, cette syndicaliste professionnelle, devenue mère de trois enfants, était diagnostiquée d'un cancer métastatique. Avec une seule explication logique: le nuage de cendres et de débris toxiques dans lequel elle s'est retrouvée prisonnière le jour de la catastrophe.

Richard Fahrer, 37 ans aujourd'hui, travaillait lui fréquemment à la pointe de Manhattan comme arpenteur de 2001 à 2003. Il y a 18 mois on détectait sur ce jeune père un cancer agressif du côlon, qui frappe généralement des hommes beaucoup plus âgés et pour lequel il n'avait aucune prédisposition.

« Le taux de cancer a augmenté entre 10 et 30 % chez les gens exposés »

S'il est « impossible, pour un individu précis, de déterminer la cause exacte (du cancer) car aucun test sanguin ne revient estampillé WTC », plusieurs études ont montré que « le taux de cancer a augmenté entre 10 et 30 % chez les gens exposés », explique David Prezant, médecin en chef des pompiers new-yorkais, à l'origine d'études de référence sur le sujet. Et ce taux devrait encore augmenter à l'avenir, dit-il, en raison du vieillissement des personnes exposées et de la nature de certains cancers, comme celui du poumon ou le mésothéliome, qui prennent 20 à 30 ans à se développer.

Un fonds d'indemnisation à la hauteur

Les autorités se doivent de prendre en considération ces victimes post-11-Septembre, il en va d'un enjeu crucial en termes d'image. Fin juillet dernier, Donald Trump a ainsi ratifié une loi repoussant de 2020 à 2090 la date limite à laquelle des demandes pourront être déposées auprès d'un fonds fédéral spécial d'indemnisation.

Le Congrès a en effet récemment reconnu qu'il fallait pouvoir couvrir « une personne qui était bébé (lors des attentats) jusqu'à la fin de sa vie », explique l'avocat Matthew Baione, qui représente Jaquelin Febrillet et Richard Fahrer dans leurs démarches d'indemnisation.

Un réapprovisionnement régulier est donc prévu pour ce fonds dont l' enveloppe initiale s'élevait à 7,3 milliards de dollars, avec une indemnisation moyenne de 240 000 dollars par malade et de 682 000 dollars pour une personne décédée.

« Il n'y a jamais eu d'attaque comparable au 11-Septembre, souligne cet avocat. Personne ne pouvait prévoir ce qui se passerait avec des milliards de tonnes de matériaux de construction en combustion pendant 99 jours », qui ont libéré dans l'air des quantités inédites de produits chimiques, dont des dioxines, de l'amiante et d'autres substances cancérogènes.

Jaimie Potts pour DayNewsWorld

LE DEBAT SUR LES ARMES RELANCE AUX ETATS-UNIS WALMART ARRETE DE VENDRE CERTAINES MUNITIONS

Suite aux fusillades mortelles au Texas et dans l’Ohio, le géant de la grande distribution Walmart a annoncé, mardi 3 septembre, qu'elle allait arrêter de vendre des munitions pour armes de poing et pour certains fusils d’assaut.

Qualifiant, dans un communiqué, « d’inacceptable » le statu quo sur l’encadrement des armes à feu le patron du groupe, Doug McMillon, a demandé au Congrès et à la Maison Blanche de prendre des mesures de « bon sens », notamment en renforçant la vérification des antécédents des acheteurs d’armes.

Cette décision intervient un mois après une fusillade dans un supermarché Walmart à El Paso, au Texas, qui avait coûté la vie à 22 personnes.

Une autre fusillade a eu lieu samedi dernier dans cet État du sud du pays, dans la ville d’Odessa, avec un bilan de sept morts.

Doug McMillon a précisé que Walmart, numéro un mondial de la grande distribution, arrêterait de vendre des munitions pour les fusils d’assaut semi-automatiques utilisant des munitions de calibre 5,56 (ou son équivalent.223), une fois que les stocks actuels seraient écoulés.

Ces armes de type AR-15,extrêmement répandues aux États-Unis, équipent aussi beaucoup de chasseurs, qui sont nombreux à se rendre dans les magasins Walmart, réputés pour leurs prix bas et connus pour être des lieux de socialisation pour une partie de l’Amérique rurale.

Walmart a également demandé à ses clients de s’abstenir de déambuler dans ses enseignes avec des armes à feu à la vue de tous, dans les États où il est autorisé de les porter de manière visible.

Le patron du géant des supermarchés a indiqué que la part du groupe sur le marché américain des munitions, qui s’établit aujourd’hui à environ 20 %, devrait chuter pour passer de 6 à 9 %.

Andrew Preston pour DayNewsWorld

DEMISSION D' UN PATRON AMERICAIN

POUR SA LIAISON AVEC UNE ESPIONNE RUSSE

C'est l'actu people du moment dans le gotha américain de la politique. Un patron américain démissionne après une liaison avec une célèbre espionne russe

Il s'agit de Patrick Byrne, le patron américain Overstock depuis pas moins de 20 ans. Il a démissionné mercredi 21 août suite aux révélations sur sa liaison avec une espionne russe.

Sa maîtresse, Maria Butina, a défrayé la chronique :

elle a été condamnée fin avril à 18 mois de prison par un tribunal de Washington pour avoir infiltré l'appareil politique américain à travers ses liens avec le puissant lobby des armes NRA.

Inculpée pour « complot » en vue de « promouvoir les intérêts de la Russie », Maria Butina a été arrêtée en juillet 2018.

Sa liaison avec le patron d'Overstock était cependant restée dans l'ombre, jusqu'à ce que deux articles de Fox News, ensuite confirmée par un communiqué de presse d'Overtsock au titre et au contenu inhabituels :

« Les commentaires du PDG sur l'Etat de l'ombre », ne la révèlent.

Dans ce communiqué, M. Byrne affirme avoir collaboré activement avec les forces de l'ordre une fois qu'il s'est rendu compte qu'il avait découvert le pot aux roses. Curieusement, il les surnomme « Men in Black », ou M.I.B., comme les agents spéciaux chargés de surveiller les extraterrestres peuplant la Terre dans les films à succès avec Will Smith.

L'expression même d' « Etat de l'ombre » (Deep State en anglais) dénote le goût de M. Byrne pour une théorie du complot selon laquelle une coalition clandestine de bureaucrates contrôlerait le pays.

Dans une interview au New York Times, il précise avoir rencontré Maria Butina à l'occasion d'une convention libertarienne à Las Vegas, en 2015.

C'est l'insistance de l'espionne pour qu'il lui fasse rencontrer des membres de la campagne présidentielle de Hillary Clinton et de Donald Trump qui lui aurait mis la puce à l'oreille. « En juillet 2018, j'ai compris », confie le patron dans le communiqué du 12 août.

Le jour de sa démission, dans une interview à CNN, Patrick Byrne a également affirmé que le FBI lui avait demandé, dès l'été 2016, de poursuivre sa relation avec l'espionne.

Sa liaison avec une espionne russe qui avait séduit le gotha du lobby pro-armes pour infiltrer la politique américaine faisait trop de vagues et Patrick Byrne, n'a eu d'autre choix que de démissionner.

Kate White pour DayNewsWorld

DETENTION ILLIMITEE DES ENFANTS MIGRANTS

OU LE DURCISSEMENT DE LA POLITIQUE MIGRATOIRE AUX ETATS-UNIS

Donald Trump voudrait-il encore durcir sa politique migratoire ?

Le gouvernement de Donald Trump a annoncé mercredi qu'il comptait retirer les strictes limites régissant le temps passé en centres de rétention par les enfants migrants. Au grand dam des associations de défense des droits humains et de l'opposition démocrate, voire de certains républicains, qui ont immédiatement dénoncé cette initiative. Celle-ci doit cependant encore être révisée par un juge fédéral pour être appliquée.

Vers l'abrogation de la norme Flores

Dans le détail, le ministère américain de la Sécurité intérieure veut mettre fin à une décision judiciaire de 1997. La norme « Flores » impose en effet aux autorités fédérales de ne pas maintenir en détention les enfants plus de 20 jours. Si elle est validée, la nouvelle règle voulue par le locataire de la Maison Blanche - qui doit être mise en œuvre sous 60 jours- ne limitera plus le temps passé par les enfants ou leurs familles en centres de rétention.

« Pour protéger ces enfants face aux abus et arrêter le flot illégal » de migrants, « nous devons mettre un terme à ces vides juridiques », a déclaré le président des Etats-Unis. « Il s'agit d'un besoin humanitaire urgent. »

Combler un vide juridique

Confrontée à l’arrivée chaque mois à la frontière de dizaines de milliers de migrants, l’administration républicaine a séparé des enfants de leurs parents, gardés eux en rétention, au nom du respect de la norme « Flores ». La réforme annoncée mercredi vise à « s’assurer que les familles étrangères puissent être ensemble pendant les formalités migratoires », affirme la Maison-Blanche. « Cette nouvelle règle garantira que les enfants étrangers sont en sécurité et que l’on prend bien soin d’eux en détention. »

Dissuader les migrants

Mais il s'agit avant tout pour l'administration Trump de décourager les migrants qui affluent en nombre record à la frontière avec le Mexique, avec l'espoir d'être relâchés rapidement après leur arrestation s'ils sont avec des enfants et de pouvoir ainsi rester aux Etats-Unis.

.« Nous avons vu cette année un flot inédit de familles, venant surtout d’Amérique centrale, arriver à notre frontière du sud-ouest », a expliqué devant la presse Kevin McAleenan, le ministre par intérim de la Sécurité intérieure. Près de 475 000 migrants arrivés en famille ont été interpellés entre octobre 2018 et juillet, soit trois fois plus que le record précédent, a-t-il déclaré.

La règle « Flores » a « généralement forcé les autorités à relâcher les familles dans le pays après 20 jours, encourageant les entrées illégales », a-t-il ajouté, alors que les formalités migratoires peuvent prendre des mois, voire des années.

Egalement une remise en question du droit du sol

Parallèlement, le locataire de la Maison Blanche a laissé planer le spectre d'un nouveau front, réaffirmant vouloir s'attaquer au droit du sol qui permet aux enfants nés aux Etats-Unis de bénéficier de la nationalité américaine.

Interrogé sur son intention de revenir sur ce droit inscrit dans le 14e amendement de la Constitution américaine, il a répondu : « Nous regardons cela très, très sérieusement ». « Vous traversez la frontière, vous faites un bébé : félicitations, le bébé est un citoyen américain ! », a-t-il ironisé, avant de pester : « C'est franchement ridicule ».

« Aucune excuse pour le traumatisme que cette politique va infliger aux familles »

Les défenseurs des droits humains ont immédiatement réagi annonçant qu'ils combattraient en justice l'abrogation de la norme « Flores ». Des parlementaires démocrates ont quant à eux appelé les tribunaux à « stopper immédiatement cette action illégale ». « Il n'y a aucune justification à la détention indéfinie des enfants et aucune excuse pour le traumatisme que cette politique va infliger aux familles », a réagi le chef du parti démocrate, Tom Perez.

Ce n'est pas la première fois que Donald Trump provoque une forte indignation avec sa politique de séparation des familles, y compris dans son propre camp. Il est depuis revenu en arrière. Mais plus de 900 enfants migrants ont été séparés de leur famille à la frontière avec le Mexique depuis un an, avait affirmé fin juillet l'ACLU.

Sous les gouvernements du démocrate Barack Obama (2009-2017) et du républicain George W. Bush (2001-2009) des enfants avaient aussi été séparés des adultes avec lesquels ils étaient entrés aux Etats-Unis mais de façon plus exceptionnelle .

Au total, Barack Obama a beaucoup plus expulsé que ses prédécesseurs, avec au moins 2,4 millions de personnes raccompagnées à la frontière ou renvoyées .

Garett Skyport pour DayNewsWorld

ACHETER LE GROENLAND UNE IDEE

DE DONALD TRUMP

Donald Trump, magnat immobilier avant de devenir président des Etats-Unis, aurait jeté son dévolu sur un espace quasiment vierge à la hauteur de ses ambitions :

le Groenland. Le Wall Street Journal rapporte en effet que le président américain se serait enquis plusieurs fois auprès de ses conseillers à la Maison Blanche de la possibilité d’acheter ce territoire danois de 56 000 habitants pour les Etats-Unis.

Les sources du journal new-yorkais ont indiqué que l’occupant du bureau ovale aurait évoqué l’idée lors d’une réunion du conseil juridique de la Maison-Blanche et au cours d’un dîner.Un désir qui n'est pas au goût du gouvernement de l'île, pour qui «le Groenland n'est pas à vendre». Une déclaration faite par communiqué, ce vendredi 16 août. Ajoutant que «le Groenland était ouvert aux affaires, pas à la vente.»

« Le Groenland est riche en ressources précieuses (…). Nous sommes ouverts aux affaires, pas à la vente », a rétorqué sur Twitter le ministère groenlandais des Affaires étrangères. Le cabinet de la Première ministre Mette Frederiksen n'a pas souhaité faire de commentaire dans l'immédiat tandis que l’ex-chef du gouvernement danois Lars Lars Løkke Rasmussen a préféré y voir en estimant que « un poisson d’avril ».

Le Groenland est une gigantesque île arctique, grande comme quatre fois la France, où les effets du réchauffement climatique sont manifestes. La fonte des glaces, qui entraîne la hausse du niveau des mers, y a été multipliée par quatre entre 2003 et 2013.

Depuis son élection en 2016, le président Trump, climato-sceptique, a notamment retiré les Etats-Unis de l’Accord de Paris sur le climat cherchant à détricoter les réglementations environnementales adoptées pendant les huit ans de la présidence du démocrate Barack Obama.

L’élu républicain ne semble pas avoir totalement mis derrière lui ses premières amours immobilières : l’année dernière, lors de son sommet à Singapour avec Kim Jong Un, il avait souligné le potentiel de développement touristique de la Corée du Nord. « Par exemple, il y a des super plages », avait-il expliqué. « On le voit à chaque fois qu’ils font exploser leurs canons dans la mer. Je me dis, dis-donc, regarde-moi cette vue. Ca ne ferait pas des supers apparts ? »

Dans les faits, il est possible d'acheter un pays et certains Etats ont acquis des territoires par la conquête militaire ou des accords financiers. L'achat d'un territoire serait loin d'être une première pour les Etats-Unis. L'exemple le plus emblématique reste l'achat de la Louisiane, vendue par la France en 1803 pour 15 millions de dollars, afin de financer les campagnes militaires de Napoléon Bonaparte . En 1867, les Etats-Unis ont réitéré en rachetant l'Alaska à la Russie pour 7,2 millions de dollars. Leur dernier achat date de 102 ans quand, en 1917, le pays a acquis pour 25 millions de dollars, les Iles Vierges et leurs 26 000 habitants... au Danemark justement.

Et ce n'est pas la première fois que la Maison Blanche évoque l'idée d'acquérir cette île gelée. En 1946, le président Truman avait proposé au Danemark d'acheter le Groenland pour 100 millions de dollars, afin d'en faire un avant-poste militaire.

Le pays s'est vu accorder l'autonomie par les Danois en 1979 et, en 2008, a obtenu par référendum une autonomie encore plus étendue par rapport au Danemark.

Andrew Preston pour DayNewsWorld

LE SCANDALE JEFFREY EPSTEIN

Alors que la figure de la jet-set américaine Jeffrey Epstein, accusé d’agressions sexuelles sur mineures, s’est suicidé samedi 9 août dans sa cellule new-yorkaise, la France réclame ce lundi l'ouverture d'une enquête sur la mort du financier de 66 ans qui a causé la stupeur et déclenché des enquêtes du FBI et du ministère de la Justice.

M. J. Epstein avait été arrêté et inculpé début juillet pour avoir organisé, pendant plusieurs années, un réseau constitué de dizaines de jeunes filles sous son emprise, certaines collégiennes, avec lesquelles il avait des rapports sexuels dans ses nombreuses propriétés, notamment à Manhattan et en Floride. Son procès devait s’ouvrir au mieux en juin 2020.

« L'enquête américaine a mis en lumière des liens avec la France. Il nous semble ainsi fondamental, pour les victimes, qu'une enquête soit ouverte en France afin que toute la lumière soit faite », écrivent dans un communiqué les secrétaires d'État Marlène Schiappa et Adrien Taquet. Sa mort « ne doit pas priver les victimes de la justice à laquelle elles ont droit  », affirme-il encore. Un procès est la « condition essentielle » pour que les victimes puissent se reconstruire et « c’est aussi une condition à une protection plus efficace à l’avenir d’autre jeunes filles face à ce type de réseaux organisés, face à ce type de prédateurs ».

L'enquête américaine a en effet révélé des liens du milliardaire avec la France.
Les États-Unis ont transmis un certain nombre d’éléments au parquet de Paris concernant l'affaire Epstein et les premières vérifications sont en cours. Elles vont permettre de décider si oui ou non une enquête doit être ouverte.

Ce qui est sûr c'est qu'Epstein avait ses habitudes à Paris depuis une vingtaine d'années : des allers-retours réguliers et un pied à terre luxueux près de l'Arc-de-Triomphe. C'est là que l'une des ses accusatrices, une actrice australienne aurait été « prêtée » à l'un de ses amis, un français, directeur d'une agence de mannequins, basée à New-York.


Quelques heures après la demande des deux ministres, la garde des Sceaux, Nicole Belloubet, a rappelé qu'il n'appartenait pas au gouvernement de décider des "poursuites". "Les poursuites ne sont pas des décisions du gouvernement. Depuis 2013, les instructions individuelles sont prohibées, conformément au principe d'indépendance de l'autorité judiciaire", a souligné la ministre de la Justice.

Dans une lettre adressée au procureur de la République de Paris, l'association Innocence en danger indique lui avoir adressé un signalement le 23 juillet et souligne que « la France est concernée par ce dossier puisque des investigations menées par le FBI font apparaître plusieurs personnes de nationalité française ».

Les témoignages qui sont ressortis via des documents judiciaires et des médias américains brossent de cet homme d’affaires l’image d’un prédateur insatiable de jeunes filles, qu’il faisait recruter par dizaines et venir dans ses somptueuses résidences.

Son nom était déjà inscrit au fichier des délinquants sexuels après une première condamnation il y a plus de 10 ans pour prostitution en Floride – pour laquelle il avait écopé d’une peine minime de 13 mois après un accord contesté avec un procureur fédéral. Une perquisition début juillet dans sa maison du quartier huppé de l’Upper East Side à Manhattan avait révélé une salle de massage où il aurait entraîné ses victimes présumées. Le journal Miami Herald avait enquêté sur cet accord en 2018, relançant l’enquête. En juillet , après l’inculpation de Jeffrey Epstein à New York, l’ex-procureur de Floride, Alexander Acosta, devenu ministre du Travail de l’administration Trump, avait dû démissionner.

Jeffrey Epstein devait comparaître devant la justice américaine en 2020. Il était passible de 45 années d'emprisonnement. Il s’était vu refuser, le 18 juillet, une remise en liberté sous caution, les procureurs estimant qu’il risquait fort de s’échapper en partant à l’étranger.

La mort en prison de Jeffrey Epstein donne en tout cas lieu à plusieurs théories du complot et à un scandale aux États-Unis, certains croyant plus à un meurtre qu'à un suicide en raison de ses nombreuses connexions dans les cercles du pouvoir et notamment démocrates.

Emily Jackson pour DayNewsWorld

APRES LES DEUX FUSILLADES DE CE WEEK-END DONALD TRUMP DENONCE LE SUPREMACISME BLANC

Donald Trump a pris la parole lundi 5 août 2019 à Washington après que deux fusillades aux Etats-Unis ce week-end.

Dans son intervention le président américain a adopté depuis la Maison Blanche, ce lundi, un ton tranchant et inédit. Après un week-end où deux hommes ont versé endeuillé les Etats-Unis en ouvrant le feu sur la foule, à El Paso, au Texas, et à Dayton, dans l'Ohio, le président américain a pris la parole depuis la Maison Blanche.

Rappelant que le terroriste du Texas était animé par un ressentiment raciste, il a déclaré :

« Notre nation doit s’unir pour condamner le racisme, le sectarisme et le suprémacisme blanc. La haine n’a pas sa place aux Etats-Unis, la haine dévore l’âme ».

« Depuis Columbine, notre nation a vu avec horreur des centaines de fusillades s’enchaîner les unes aux autres et nous ne pouvons plus nous sentir impuissants. Nous devons honorer la mémoire des victimes en agissant comme un seul peuple. Nous devons trouver des solutions bipartisanes pour rendre les Etats-Unis plus sûrs », a-t-il indiqué.

Il a également qualifié de « crimes contre l'humanité » les drames de ces derniers jours. Il a exigé la peine de mort, et dans les plus brefs délais, pour les auteurs de pareils massacres :

« J'ordonne également au ministère de la Justice de proposer une loi garantissant que ceux qui commettent des crimes motivés par la haine et des tueries de masse soient passibles de la peine de mort et que cette peine capitale soit appliquée rapidement, avec détermination et sans des années de délai inutile », a déclaré le président Donald Trump.

Il a évoqué plus tôt sur Twitter son désir de voir la classe politique mieux encadrer la vente d'armes à feu en attribuant notamment la responsabilité des bains de sang récurrents dans son pays « aux esprits perturbés », possiblement empoisonnés par « internet » ou même les jeux vidéo :

« Nous devons arrêter de glorifier la violence notamment par des jeux vidéo atroces et sinistres ».

L'ancien président américain Barack Obama a appelé à rejeter les rhétoriques susceptibles d'encourager des fusillades comme celles ayant causé ce week-end la mort de 32 personnes au Texas et dans l'Ohio.

« Nous devons fermement rejeter les discours prononcés par n'importe lequel de nos dirigeants, alimentant un climat de peur et de haine ou normalisant les sentiments racistes », a-t-il écrit sur Twitter.

Jaimie Potts pour DayNewsWorld

DEUX FUSILLADES MEURTRIERES AUX ETATS-UNIS

C'est la 250e tuerie de masse aux Etats-Unis depuis le début de l'année. Et l'une des plus meurtrières de ces 25 dernières années. Une fusillade a éclaté samedi 3 août dans le complexe commercial Cielo Vista, à El Paso, au Texas. 20 personnes ont été tuées et au moins 26 autres blessées.

Le tireur présumé a été arrêté et placé en garde à vue. Robert Gomez, porte-parole de la police d'El Paso, a déclaré lors d'un point presse qu'« une seule personne avait été placée en garde à vue » après s'être rendue.

Sur une capture d'écran de caméra de surveillance, mise en ligne par la chaîne locale KTSM, on la voit entrer dans l'hypermarché armé d'un fusil, les oreilles couvertes d'un casque anti-bruit.

Il a été identifié comme étant Patrick Crusius, un jeune homme de 21 ans résident dans les environs de Dallas, à neuf heures de route. Le motif de son acte serait raciste. Le tireur présumé dénonçait une « invasion hispanique du Texas ».

Ce dimanche, une autre fusillade a fait 9 morts à Dayton dans l'Ohio. L'assaillant a été abattu.

Moins de 24 heures plus tard, une autre attaque a eu lieu ce dimanche dans le quartier animé d'Oregon, habituellement « une zone très sûre du centre-ville » de Dayton, dans l'Ohio, au nord-est des États-Unis. Neuf personnes ont perdu la vie et 16 autres ont été blessées. Le meurtrier dont les motivations ne sont pas encore connues été abattu.

Plusieurs voix se sont élevées pour réclamer une meilleure régulation du marché des armes à feu, dont la candidate à la primaire démocrate Elizabeth Warren.

Beto O'Rourke, également candidat à la primaire démocrate, originaire d'El Paso, dont il a jusqu'à récemment été le représentant au Congrès, a accusé Donald Trump d'encourager le racisme aux Etats-Unis.

« Nous assistons à une augmentation des crimes haineux chaque année depuis trois ans, sous une administration dont le président traite les Mexicains de violeurs et de criminels », a-t-il dénoncé après avoir rendu visite aux victimes dans un hôpital d'El Paso.

"Jusqu’à présent cette année, 531 personnes sont mortes lors de tueries de masse et 2066 ont été blessées."

Boby Dean pour DayNewsWorld

LES GAFA MAITRES DU JEU FACE A LA FRANCE

LA RIPOSTE D'AMAZON CONTRE LA TAXE GAFA

L’administration Trump avait déjà riposté à la « taxe GAFA » française.

Et maintenant c'est Amazon qui dégaine !

L’Amérique a toujours réagi d'une seule voix. Républicains et Démocrates sont unis contre une mesure de « racket» de la part de la France, voilà ce que l'on peut entendre de toute part dans la classe dirigeante et politique aux USA !

Robert Lighthizer le représentant américain pour le commerce, avait annoncé, mercredi 10 juillet 2019, l’ouverture d’une enquête contre la France en représailles de la taxe dite GAFA (pour Google, Apple, Facebook et Amazon), qui doit prélever 3 % des revenus générés en France par certains opérateurs offrant des services digitaux .

La taxe concoctée par Bruno Le Maire et taxée de « stupidité de Macron » par Donald Trump venait d'être votée mi-juillet par la France, faisant sur ce sujet cavalier seul.

Un communiqué du bureau de Robert Lighthizer avait énoncé que :

« La structure de la nouvelle taxe tout comme les déclarations des responsables [politiques français] laissent suggérer que la France, avec cet impôt, cible de manière inéquitable certaines entreprises technologiques américaines »

Puisque la France ne comptait pas mettre fin à cette « fumante taxe GAFA », Amazon vient d'annoncer ce jeudi 2 août la parade pour supporter le poids de cette taxe de 3 % sur son chiffre d'affaires. Comment ? En la répercutant, purement et simplement, sur une partie de ses clients, ceux qui passent par la plateforme d'Amazon pour vendre leurs produits. Or en France, ce ne sont pas moins de 10.000 PME et TPE qui utilisent Amazon pour vendre leurs produits, afin de toucher une nouvelle clientèle à l'heure de la révolution numérique et augmenter leur chiffre d'affaires.

Amazon a justifié sa décision : « Cette taxe visant directement les services de la marketplace que nous mettons à disposition des entreprises avec lesquelles nous travaillons, nous n'avons pas d'autre choix que de la leur répercuter », s'est défendu le groupe américain.

« Étant donné que nous opérons dans le secteur très concurrentiel et à faible marge du commerce de détail et que nous investissons massivement dans la création d'outils et de services destinés à nos clients et à nos vendeurs partenaires, nous ne sommes pas en mesure d'absorber une taxe supplémentaire assise sur le chiffre d'affaires et non sur les bénéfices », explique encore la société.

Et par ricochet, ce sont les Français, in fine, qui devraient se retrouver à assumer la taxe Gafa ! " Malheureusement, nous nous attendons à ce que nombre de ces entreprises soient en conséquence contraintes à répercuter cette taxe sur les consommateurs, ce qui entraînera une hausse des prix de leurs produits vendus en ligne."

Hourra !!! « Un impôt » de plus pour les Français

De nombreux experts avaient en vain alerté le gouvernement de ce possible effet pervers. « La théorie de l'incidence économique va certainement s'appliquer. Cela signifie que les géants du Net seront en capacité de répercuter le coût de la taxe directement ou indirectement sur les consommateurs », avait expliqué à un confrère l'économiste Nicolas Marques.

C'est chose décidée pour Amazon. Les autres géants du numérique pourraient prochainement emboîter le pas.

La taxe GAFA à la française, cette manœuvre désespérée de faire rentrer des recettes dans les caisses d'un pays (400 millions pour 2019) ne semble pas prendre en compte le fait que trop de fiscalité tue la fiscalité et que des mesures d’économie doivent faire partie des réflexions que l'Etat français doit s'imposer !!!

Simon Freeman pour DayNewsWorld

VERS UN DEBAT SOUS HAUTE-TENSION

ENTRE DEMOCRATES AMERICAINS

Dans le débat entre démocrates, dans la nuit de mercredi à jeudi 1 août, le favori Joe Biden est incontestablement attendu au tournant même s'il fait partie des modérés parmi les modérés.

Mardi 31 août, une ligne de fracture s'est en effet clairement dégagée entre démocrates modérés et plus radicaux au sein de ce théâtre de Detroit, dans le Michigan, l'un des États pivots gagné par Donald Trump en 2016 et que les démocrates doivent reconquérir pour gagner en novembre 2020.

Les figures de l'aile gauche du parti les sénateurs Bernie Sanders et Elizabeth Warren (15 % des soutiens chacun) ont semble t-il déçu quelque peu les électeurs. Elizabeth Warren et Bernie Sanders ont en effet défendu la création d'une couverture maladie universelle financée par des fonds publics sans aucun rôle pour les assurances privées, l'abandon des poursuites pénales contre les migrants entrés illégalement aux États-Unis ou encore l'annulation des dettes étudiantes. Un peu trop socialiste pour les autres démocrates en lice.

Les deux candidats, l'ancien vice-président de Barack Obama et la sénatrice californienne Kamala Harris, se positionnant bien plus au centre, pourraient bien en conséquence se démarquer des candidats en lice. Toujours largement en tête dans les sondages (32 %) , Joe Biden est pourtant sous pression avant le débat démocrate de mercredi soir.

Pourquoi ?

Joe Biden avait réalisé une piètre prestation contre Kamala Harris en juin dernier. Cette dernière lui avait rappelé son opposition sur ses positions passées face à la ségrégation raciale.

Si en avril dernier elle n’était créditée que de 5 à 8% des voix, Kamala Harris frôle désormais les 10 ,5%. Elle avait alors mis à profit dans le face-à-face entre Joe Biden et Bernie Sanders sa situation apparemment d'outsider, personne ne misant sur elle.

Or elle possède des atouts incontestables dans la course à la Maison-Blanche. Femme noire de 54 ans, première personne de couleur, mais aussi première femme, élue au poste de procureure de San Francisco, elle devient ensuite procureure de Californie avant de faire en janvier 2017 son entrée au Sénat, devenant la seconde sénatrice noire de toute l’Histoire.

Celle déjà surnommée en 2010 par le Daily Beast en 2010 « female Barack Obama » avait accusé Joe Bernie de s'être opposé à la politique publique qui permettait de transporter des enfants des quartiers noirs jusque dans des écoles à majorité blanche. « Il y avait une petite fille en Californie qui appartenait à la deuxième génération à aller dans son école publique, en bus chaque jour. Cette petite fille c'était moi », avait-t-elle alors raconté émue. Nul doute que la question raciale s'invitera de nouveau au cœur des débats.

Le nouveau duel entre ce vétéran de la politique américaine et la quatrième dans les sondages sera donc scruté de près. L'ancien vice-président a prévenu : « Je ne serai pas poli cette fois-ci », a mis en garde M. Biden.

Vingt prétendants démocrates se sont qualifiés pour le grand débat organisé par CNN à Detroit dans la nuit de mardi à mercredi. Pour l’instant, il s’agit d’une course à quatre dominée par Joe Biden (31 % selon la moyenne de RealClearPolitics), devant Elizabeth Warren (14,8 %), Bernie Sanders (14,3 %) et Kamala Harris (11 %).

Nul doute aussi que le duel Biden-Harris sera suivi et commenté par celui qui avait déjà tweeté « Le moins socialiste parmi deux socialistes est toujours socialiste ! », Donald Trump, citant le sénateur de Louisiane John Kennedy.

Garett Skypot pour DayNewsWorld

AUX ETATS-UNIS CONDAMNATION A PERPETUITE

DE EL CHAPO, BARON DE LA DROGUE

Le narcotrafiquant mexicain Joaquin Guzman, alias « El Chapo », a été condamné mercredi 17 juillet 2019 par un juge de New York à la perpétuité, assortie de 30 années de prison supplémentaires. Les avocats du narcotrafiquant le plus puissant depuis la fin du règne du Colombien Pablo Escobar, en 1993, ont déjà annoncé qu'ils feraient appel de cette condamnation.

Les chefs dont a été reconnu coupable El Chapo le 12 février, à l'issue d'un procès de trois mois, imposaient, au minimum, la prison à perpétuité. Le juge fédéral Brian Cogan a choisi de l'assortir de 30 années de prison supplémentaires pour utilisation d'armes automatiques, suivant ainsi les réquisitions du procureur.

En 2016 a lieu la dernière arrestation de ce sexagénaire à l’ego démesuré dans une villa à Los Mochis, sur la côte pacifique, dans son fief de Sinaloa . Extradé vers les Etats-Unis le 19 janvier 2017 dans une prison de Manhattan, «El Chapo» n'est plus que l'ombre de lui-même: isolé dans sa cellule 23 heures sur 24, après deux évasions au Mexique, seuls ses avocats et ses jumelles de sept ans peuvent lui rendre visite. Même sa femme Emma Coronel, une reine de beauté de 32 ans sa cadette, est interdite de visite.

Condamnation à perpétuité

Voilà le baron de la drogue le plus puissant au monde condamné à perpétuité.

« Les preuves accablantes présentées lors du procès ont montré que [Joaquin Guzman] était le chef impitoyable et sanguinaire du cartel de Sinaloa », qu'il a codirigé entre 1989 et 2014, avait écrit le bureau du procureur fédéral de Brooklyn Richard Donoghue, dans son réquisitoire avant le prononcé de la peine. La justice n'a pas été rendue ».

Celui appelé aussi «Le Courtaud», un surnom dû à sa petite taille, environ 1,67 m, est jugé pour avoir dirigé pendant 25 ans le plus puissant cartel de drogue au monde.

Durant le procès, l'accusation a montré que le Mexicain avait ordonné l'assassinat ou mis lui-même à mort au moins 26 personnes – parfois après les avoir torturées –, qui étaient informateurs, trafiquants issus d'organisations rivales, policiers, collaborateurs, voire des membres de sa propre famille. Beaucoup de documents étaient restés confidentiels tout comme la liste des anciens associés, employés ou rivaux de Joaquin Guzman appelés à témoigner. Certains bénéficient de la protection du gouvernement américain, sous de nouvelles identités. D’autres sont détenus dans des prisons spéciales pour empêcher toutes représailles.

Peu après l'ouverture de l'audience, mercredi, Joaquin Guzman s'est exprimé oralement pour la première fois depuis son extradition aux États-Unis, en janvier 2017. Il a affirmé avoir été privé d'un procès équitable et a dénoncé ses conditions de détention, affirmant avoir été « torturé physiquement, psychologiquement et mentalement 24 heures par jour ». « La justice n'a pas été rendue », a lancé cet homme de 62 ans, qui a bâti, en trente ans, le cartel le plus puissant du Mexique.

« El Chapo » le plus puissant narcotrafiquant depuis le Colombien Pablo Escobar

Le cartel de Sinaloa dirigé par Joaquin Guzman a expédié aux Etats-Unis plus de 154 tonnes de cocaïne ainsi que d’énormes quantités d’héroïne, de méthamphétamines et de marijuana, pour une valeur estimée à 14 milliards de dollars. A en croire les procureurs américains, « El Chapo » est le plus puissant narcotrafiquant depuis le Colombien Pablo Escobar, mort en 1993.

La chute est rude pour celui qui dirigea 25 ans durant l'un des cartels les plus puissants de la planète, ancien héros de la culture narco et des «narcocorridos», ces ballades mexicaines qui racontent les chefs de cartels.

Né le 4 avril 1957 dans une famille pauvre d'un village des montagnes de Sinaloa, au nord-ouest du Mexique, Joaquin Guzman travaille dès l'enfance en vendant oranges, bonbons et boissons.

Comme il le raconte à l'acteur Sean Penn lors d'un entretien en octobre 2015 censé rester secret mais qui contribuera à son arrestation, il se met, adolescent, à cultiver marijuana et pavot, faute d'alternatives. «La seule façon d'avoir de l'argent, d'acheter de la nourriture, de survivre, était de faire pousser le pavot à opium, la marijuana, alors à cet âge, j'ai commencé à en cultiver et à en vendre», confiera-t-il à l'acteur américain.

Le chef du cartel de Guadalajara Miguel Angel Felix Gallardo, surnommé «le parrain» des cartels mexicains modernes le recrute. Après l'arrestation de Gallardo en 1989, Guzman fonde avec trois associés le cartel de Sinaloa, en quelques années devenant un empire aux ramifications européennes et asiatiques. «Je fournis plus d'héroïne, de méthamphétamine, cocaïne et marijuana que n'importe qui dans le monde. J'ai des flottes de sous-marins, d'avions, de camions et de bateaux», se vantait-il dans l'interview à Sean Penn, publiée dans le magazine Rolling Stone.

Sa fortune le place sur la liste du magazine Forbes des hommes les plus riches du monde, avant d'en sortir en 2013 en raison des dépenses nécessaires à sa protection.

Au moins deux de ses fils sont accusés par les autorités américaines de jouer un rôle «important» dans son cartel. Un autre fils, Edgar, a été abattu en 2008.

Robin des Bois aidant les pauvres et ridiculisant les puissants, El Chapo a aussi mené une lutte ultra-violente contre ses rivaux, une guerre entre cartels qui ravage aujourd'hui encore le Mexique.

Où est l'argent ?

Mercredi, le juge a aussi ordonné la saisie de 12,6 milliards de dollars (11,2 milliards d'euros), ce qui correspond, selon le procureur, aux gains tirés du trafic de drogue. À ce jour, la justice américaine n'en a pas vu le moindre centime. Selon l'enquête, plusieurs centaines de millions de dollars auraient pourtant transité par le système bancaire et El Chapo aurait également investi dans une compagnie d'assurance située aux États-Unis.

El Chapo devrait purger sa peine à l'Administrative Maximum Facility, un établissement situé au milieu de nulle part, à Florence (Colorado). Surnommée l'« Alcatraz des Rocheuses », la prison est considérée comme la plus sûre des États-Unis et abrite plusieurs détenus célèbres comme Terry Nichols (complice dans l'attentat d'Oklahoma City) ou le Français Zacarias Moussaoui, qui a participé à la préparation des attentats Moussaoui, qui a participé à la préparation des attentats du 11 Septembre. « Une version aseptisée de l'enfer », titrait l'émission 60 Minutes de la chaîne CBS en 2007.

La procureure spéciale de New York en charge des stupéfiants, Bridget Brennan, a reconnu que la mise hors circuit de Joaquin Guzman n'avait pas amoindri l'influence du cartel de Sinaloa. « Nous pensons que c'est celui qui est responsable de l'acheminement de la plupart de la drogue qui entre aux États-Unis », a-t-elle expliqué.

« La condamnation et l'incarcération de Joaquin [...] ne vont rien changer à la guerre contre la drogue. », a reconnu Bridget Brennan.

Joanne Courbet pour DayNewsWorld

FACE A L'ASSAUT DE LA ZONE 51 ULTRASECRETE

L'US ARMY LANCE UN AVERTISSEMENT CLAIR

Sur Facebook, des internautes disent vouloir prendre d’assaut cette base militaire ultrasecrète qui, selon des légendes urbaines, abriterait des aliens.

Ce mercredi 17 juillet 2019, près de 1,4 million de personnes du monde entier étaient inscrites à un événement Facebook prévoyant de «prendre d'assaut» la «Zone 51» («Area 51» en anglais) car ils suspectent cette base militaire américaine, strictement interdite d'accès, d'abriter des activités en lien avec les extraterrestres.

Avec un enjeu clair : révéler la «vérité» à l'Amérique et au reste du monde après des années de «mensonges». Et pour cela, leur mot d'ordre et nom de leur événement Facebook est sans ambiguïté : «Prenons d'assaut la Zone 51 (car)ils ne peuvent pas tous nous arrêter».

Une attaque en groupe «à la naruto»

« Allons voir ces aliens. » La description de l’événement Facebook est courte et efficace. Cette base de l’US Air Force se situe à une heure de Las Vegas, dans le désert du Nevada,

Le plan théorique pour ce rassemblement, prévu le 20 septembre prochain, se résume en deux phrases :"« On se donne rendez-vous à l’“Alien centre” [une attraction touristique toute proche] et on coordonne notre entrée. Si on court comme dans “Naruto” [du nom d’un célèbre personnage de manga qui a la particularité de courir très vite avec les bras étendus vers l'arrière], on ira plus vite que leurs balles. Allons voir ces aliens. »" L’hypothèse étant : « ils ne peuvent pas tous nous arrêter ».

En effet, il ne faut pas oublier que tout autour de la zone protégée, les panneaux mentionnant « usage de la force autorisé » ne manquent pas. Cela pouvant être traduit par « nous nous autorisons à vous abattre si vous pénétrez dans la zone ».

C'est ainsi que, le 20 septembre prochain, jour prévu de «l'attaque», ils pourraient bien être plusieurs centaines de milliers de personnes à déferler sur ce site situé à environ 160 km au nord de Las Vegas malgré les panneaux d'interdiction d'accès mentionnant que «l'utilisation d'une force mortelle est autorisée».

L'avertissement de L'US Army

L'armée américaine suit l'événement avec attention et ne semble pas disposée à plaisanter, bien au contraire.

D'une superficie immense évaluée à 1,2 millions d'hectares, la Zone 51 a été créée dans les années 1950, à l'initiative de Richard M. Bissell Jr., un officier de la CIA qui était alors chargé de superviser le développement des avions espions U-2 avec l'approbation du président Eisenhower. Aujourd'hui, officiellement du moins, ce sont des essais d'armes et d'avions qui y sont effectués.

C'est donc une zone ultra secrète et inaccessible si bien que l'US Air Force n'a pas manqué de réagir.

Contactée par le quotidien The Washington Post, vendredi 12 juillet 2019, celle-ci a ainsi confirmé, par l'intermédiaire de sa porte-parole, Laura McAndrews, être au courant du projet d'invasion et a tenu à dissuader ceux qui seraient réellement prêts à franchir le pas.

«La Zone 51 est un site servant de camp d’entraînement à ciel ouvert à l’armée de l’air américaine et nous décourageons quiconque d’essayer de venir sur le site (...) L’armée de l’air est toujours prête à protéger l’Amérique et ses actifs», a-t-elle déclaré semblant sous-entendre un possible usage de la force armée.

En janvier dernier, un civil avait réussi à s'introduire dans la base avant d'être abattu par les forces militaires, qui ont droit à « l'utilisation d'une force mortelle » dans un tel cas. Message reçu cinq sur cinq pour certains qui se dégonflent..

Dans ce contexte peu amène, et à mesure que les jours passent, certaines personnes inscrites à l'événement admettent qu'elles ne sont en réalité pas intéressées. «Bonjour Gouvernement américain, c’est une blague, je n’ai pas vraiment l’intention de concrétiser ce plan ; j'ai juste pensé que ce serait drôle et je ne me sentirais pas responsable si les gens décident de prendre d'assaut la zone 51», a, à cet égard, écrit Jackson Barnes, un des organisateurs de l'événement. Aurait-il pris peur du F.B.I ?

Chasseurs d'extraterrestres ou adeptes des théories du complot

Mais pour certains, chasseurs d'aliens et adeptes des théories du complot, la zone 51 alimente depuis plusieurs décennies tous les fantasmes. Des partisans d'une vie extraterrestre campent d'ailleurs régulièrement aux abords de la zone ultra protégée pour la surveiller. Si secrète que son existence même n'a été reconnue par la CIA qu'en 2013, lorsque l'agence de renseignement a déclassifié des documents sur l'avion espion U2.

Pour eux, il s'agit bien d'un lieu de rencontres entre l'armée américaine et les Aliens. Ils pensent que cette zone est le théâtre d'expériences mystérieuses sur des extraterrestres. Et, pour appuyer leurs dires, ils publient depuis des années des dizaines de vidéos de «preuves» sur les sites de streaming.

Le mystère qui entoure la Zone 51 en a fait un sujet de choix, dans la pop-culture: on en parle dans X-Files, Roswell, La colline a des yeux, Indiana Jones, Doctor Who ou encore Futurama et Les Simpson, et même dans le film à grand spectacle «Independence Day».

Canular ou pas ?

Mais les organisateurs de l’événement « Prenons d’assaut la Zone 51, ils ne peuvent pas tous nous arrêter » n'ont-ils pas joué sur ces fantasmes et la crédulité de certains adeptes d'insolite ?

En effet l’événement Facebook a tout de la blague potache. Organisé par les modérateurs d’un site consacré aux mèmes, baptisé « Shitposting cause I’m in shambles », en collaboration avec un gamer célèbre sur le réseau social de streaming Twitch, la page de l’événement regorge de publications satiriques sur la manière de contourner au mieux le système de défense de la base.

Canular ou pas, quelques commentaires et mèmes concernant cet événement valent le détour.

Commençons peut-être par la préférée du web. Un personnage bien motivé, vêtu d’une sorte de costume de mercenaire mandalorien modifié (univers Star Wars), donnant l’équivalent 2019 du discours de Martin Luther King “I Have a Dream”.

Mêmes les stars, à l'instar de la chanteuse Lizzo, se sont prêtées au jeu.

Et même le très sérieux Elon Musk s’y serait mis (dans un faux tweet…). « Je fournirai l’un de mes lance-flammes à quiconque essaiera de prendre d’assaut la zone 51 ».

Joanne Courbet pour DayNewsWorld

FACE A LA TAXE GAFA FRANCAISE

L'ADMINISTRATION AMERICAINE REAGIT

LA RIPOSTE ET LES RETORSIONS VONT FAIRE TRES MAL

L’administration Trump riposte à la « taxe GAFA » française.

L’Amérique réagit d'une seule voix . Républicains et Démocrates sont unis contre une mesure de « racket» de la part de la France, voilà ce que l'on peut entendre de toute part dans la classe dirigeante et politique aux USA !

Robert Lighthizer le représentant américain pour le commerce, a annoncé, mercredi 10 juillet 2019, l’ouverture d’une enquête contre la France en représailles de la taxe dite GAFA (pour Google, Apple, Facebook et Amazon), qui doit prélever 3 % des revenus générés en France par certains opérateurs offrant des services digitaux

Les Etats-Unis ont annoncé l’ouverture d’une enquête, un processus qui débouchera sur l’imposition de droits de douane sur les produits français et bien d'autres mesures de rétorsion commerciales contre la France si cette dernière ne met pas fin séance tenante à cette « fumante taxe GAFA » !!

Le Royaume -Unis avait déjà mesuré combien il serait délicat de négocier un quelconque accord de libre-échange avec les Etats-Unis de Donald Trump après le Brexit.

Emmanuel Macron président français et son ministre de l’économie et des finances, Bruno Le Maire, vont expérimenter la difficulté de s’attaquer seuls à Washington.

Paris met en avant sa souveraineté, mais  la taxe GAFA à la française semble être surtout une manœuvre désespérée de faire rentrer des recettes dans les caisses d'un pays qui ne semble pas comprendre que trop de fiscalité tue la fiscalité et que des mesures d’économie doivent faire partie des réflexions que l'Etat français doit s'imposer !!!

Dans un communiqué le bureau de Robert Lighthizer énonce que :

« La structure de la nouvelle taxe tout comme les déclarations des responsables [politiques français] laissent suggérer que la France, avec cet impôt, cible de manière inéquitable certaines entreprises technologiques américaines »

« Le président nous a demandé d’enquêter sur les effets de cette législation et de déterminer si elle est discriminante ou déraisonnable et pèse sur le commerce des Etats-Unis ou le restreint. »

Le ministre Français de l’économie, Bruno Le Maire, a réagi ce jeudi 11 juillet 2019 en affirmant que des pays alliés devaient régler leurs « différends autrement que par la menace ».

Bruno Le Maire a ajouté au Sénat:

« La France est un Etat souverain, elle décide souverainement de ses dispositions fiscales, et elle continuera de décider souverainement de ses décisions fiscales » et ce juste avant le vote ultime du Parlement sur la mise en place de cette taxe.

La taxe GAFA devrait s'articuler de la façon suivante :

Les entreprises concernées doivent réaliser 750 millions d’euros de chiffre d’affaires, dont 25 millions d’euros en France.

La taxe affecterait une trentaine de compagnies, dont les GAFA, mais aussi des entreprises européennes et chinoises et une seule française, Criteo.

Les sénateurs Chuck Grassley (républicain, Iowa) et Ron Wyden (démocrate, Oregon), membres de la commission des finances du Sénat, avaient envoyé le 24 juin une lettre au secrétaire au Trésor, Steven Mnuchin, l’enjoignant d'une part de tout faire pour inciter la France à faire machine arrière.

D'autre part ils s’indignent notamment que la loi soit rétroactive et qu’elle puisse conduire à une double taxation ce qui est intolérable et contraire à tout éthique fiscale dans une démocratie qui se respecte !!

Unanimes les sénateurs dans leur ensemble (Républicains comme Démocrates) et les membres de l'administration de notre Président Donald Trump exhortent la France de revenir en arrière avec la mise en place de cette taxe faute de quoi la riposte des Etats-Unis et les rétorsions vont être terribles et feront très mal !!!

Simon Freeman  Washington pour DayNewsWorld

DEUXIEME SEISME EN CALIFORNIE

ET ETAT D'URGENCE

Un séisme de magnitude 7,1 a secoué le sud de la Californie vendredi soir, le deuxième de grande ampleur à frapper cette zone peu urbanisée en deux jours, a annoncé l'institut américain de géophysique USGS.

Ressenti jusqu'à Los Angeles

Si les secousses ont été ressenties jusqu'à Los Angeles et Las Vegas, leur épicentre était heureusement situé dans une zone peu peuplée et elles n'avaient fait, aux dernières nouvelles, que quelques blessés légers. Elles ont en revanche fait des dégâts dans les petites villes situées autour de l'épicentre, à environ 240 km au nord-est de Los Angeles.

Cette secousse était potentiellement onze fois plus dévastatrice que celle qui a touché jeudi matin la zone de Ridgecrest, d'une magnitude de 6,4, à environ 240 km au nord-est de Los Angeles.Selon l'USGS, le séisme de jeudi était vraisemblablement un précurseur de celui qui s'est produit vendredi à 20h19 heure locale. Et il y a environ 10 % de probabilité d'un nouveau séisme atteignant une magnitude 7 ou plus dans la semaine à venir, a estimé la sismologue Lucy Jones, de l'Institut californien de Technologie.

Aucun dégât majeur, semble-t-il

Aucun dégât majeur n'a toutefois été recensé, selon les autorités locales. Les pompiers de la ville ont fait état de lignes électriques tombées au sol et de coupures de courant localisées à la suite du séisme qui a duré une vingtaine de secondes. Mais les inspections de sécurité menées à l'aéroport international n'ont détecté aucun dégât et le trafic aérien n'a en rien été perturbé par le séisme.«Les premiers rapports font état de dégâts plus importants» que la veille mais aucun mort n'est à déplorer.

Le spectre du «Big One»

Ressentis dans un vaste périmètre, jusqu'à Las Vegas dans le Nevada voisin, ces deux tremblements de terre ont ranimé le spectre du «Big One», un méga-séisme potentiellement dévastateur tant redouté dans l'Ouest américain.

La sismologue Lucy Jones, du California Institute of Technology (Caltech), a estimé sur Twitter que les deux séismes s'étaient produits «sur la même faille» et «font partie de la même séquence».

L'état d'urgence a été décrété samedi dans deux comtés du sud de la Californie à l'épicentre des deux séismes qui ont frappé la région jeudi et vendredi, dont le second est, avec 7,1 de magnitude, le plus important depuis 20 ans.

Boby Dean pour DayNewsWorld

LE PATRIOTISME AFFICHE

DE LA FETE NATIONALE AMERICAINE

Donald Trump a célébré jeudi l'histoire des Américains pour qui « rien n'est impossible », dans un discours rendant hommage à l'armée et appelant au rassemblement.

« Notre nation est plus forte aujourd'hui que jamais auparavant », a déclaré le président américain sous les applaudissements de milliers de spectateurs, dans un discours entrecoupé de musiques militaires et du spectaculaire survol d'avions de guerre.

L'imposant Air Force One, le Boeing 747 des présidents américains, a survolé le cœur historique de Washington pour annoncer l'ouverture de la cérémonie.

« USA, USA », s'est mis à scander le public lorsque le milliardaire républicain est arrivé, accompagné de son épouse, Melania Trump, aux pieds de marches du Lincoln Memorial, monument à la gloire du 16e président américain.

C'est depuis ces mêmes marches que Martin Luther King délivra en 1963 son discours historique « I have a dream » en faveur de l'égalité pour les Noirs.

« Aujourd'hui, nous nous rassemblons comme un seul pays pour cet hommage très spécial à l'Amérique », a déclaré Donald Trump, avant d'énumérer les découvertes et avancées médicales, spatiales, technologiques et industrielles faites par des Américains. Nous serons de retour sur la Lune sous peu et un jour prochain, nous planterons le drapeau américain sur Mars », a promis Donald Trump.

En présence de son vice-président Mike Pence, de membres de son administration, du Congrès et des représentants de toutes les branches de l'armée, Donald Trump a rendu hommage aux militaires, à la police, aux sauveteurs et volontaires du 11-Septembre, mais aussi à de nombreuses personnalités civiles, dont le mouvement des suffragettes et plusieurs grandes figures noires américaines, dont Martin Luther King.

« Pour les Américains, rien n'est impossible », a proclamé Donald Trump.

Jaimie Potts pour DayNewsWorld

 

LA FETE NATIONALE AMERICAINE

S'ACCOMPAGNE D'UN DEFILE MILITAIRE

La fête nationale américaine se transforme pour la première fois en défilé militaire grâce au président Donald Trump.

Le président américain bouleverse l'ordonnancement de la fête nationale américaine et apparaîtra au centre des célébrations, avec un discours sur les marches du Lincoln Memorial.

Washington connaîtra ce jeudi 4 juillet, date de la fête d'indépendance américaine, un événement inédit: en lieu et place du rendez-vous civil et apolitique traditionnel, c'est un défilé militaire, accompagné d'un discours de Donald Trump, qui est organisé cette année.

Le président des Etats-Unis n'avait en effet pas caché son coup de cœur pour le 14-Juillet français auquel il avait assisté lors de sa venue à Paris en 2017. Il avait alors déclaré qu'il s'en inspirerait.

Le 4 juillet 1776, les représentants des treize colonies américaines s'étaient réunis à Philadelphie pour présenter au monde la déclaration par laquelle ils rompaient avec la couronne britannique.

Un événement qui a abouti à l'indépendance des Etats-Unis.

A Donald Trump d' organiser pour ce jeudi 4 juillet, fête de l'indépendance, un défilé militaire à Washington.

Il prononcera un discours devant le Lincoln Memorial. Le discours de Donald Trump est lui aussi une première, pour ce 4-Juillet américain.

Ce 4 juillet « va être très différent, il va être spécial », a indiqué le président.

Il y aura « des avions au-dessus de nous, les meilleurs avions de chasse au monde » et « nous aurons quelques chars », a-t-il précisé.

Depuis ce monument à la gloire d'Abraham Lincoln, 16e président et défenseur de l'unité du pays pendant la guerre civile, Donald Trump prononcera son « Salute to America » (un « hommage à l'Amérique ») à 18h30 (22h30 GMT).

Une fête très patriotique où des chars d'assaut sont exposés ce jeudi dans le centre de Washington et des avions de combat rugissent dans le ciel.

Jaimie Potts pour DayNewsWorld

DEUXIEME DEBAT DEMOCRATE  LE FAVORI

JOE BIDEN SUR LA DEFENSIVE

KAMAL HARRIS A L'OFFENSIVE

Le deuxième débat des nombreux candidats démocrates pour la présidentielle de 2020 a eu lieu jeudi soir à Miami, en Floride.

Le vétéran de la politique Joe Biden, 76ans, s'est retrouvé sur la défensive à plusieurs reprises, jeudi soir, à l'occasion du débat démocrate pour la présidentielle américaine de 2020. L’ancien vice-président d' Obama a été attaqué de front par la sénatrice de Californie sur sa relation courtoise avec deux sénateurs ségrégationnistes, qu’il avait mise en avant la semaine dernière. Et Kamala Harris, qui a des origines jamaïcaines et indiennes a saisi son moment alors que les candidats étaient interrogés sur les tensions entre la police et les minorités aux Etats-Unis.

« En tant que seule personne noire sur scène, je voudrais m’exprimer sur cette question raciale. » Et puis jugulaire de le regardant doit dans les yeux : « Je ne crois pas que vous soyez raciste. Mais c’est personnel, et ça m’a blessée, de vous entendre parler de la bonne réputation de deux sénateurs américains qui ont construit leur carrière sur la ségrégation raciale dans ce pays. » Kamala Harris ne s’est pas arrêtée là.

Elle a rappelé que Joe Biden s’était opposé à l’époque au « busing », qui visait à promouvoir la mixité raciale en transportant des élèves noirs dans des écoles majoritairement blanches. « Il y avait une petite fille en Californie, qui a fait partie de la 2e classe à être intégrée dans une école publique [hors secteur], et elle a pris le bus tous les jours. Cette petite fille, c’était moi. »

De plus l'actuel favori des sondages, âgé de 76 ans, a également rapidement été appelé à « passer le témoin ».

« Si nous voulons régler les problèmes, passez le témoin, si nous voulons résoudre le chaos climatique, passez le témoin, si nous voulons mettre fin à la violence par les armes et résoudre la dette étudiante, passez le témoin », a répété Eric Salwell, un parlementaire peu connu de 38 ans.

Ce vétéran de la politique a concentré les attaques des autres candidats. A Miami, il s'est présenté en rassembleur modéré, défenseur de la classe moyenne et des ouvriers. Dès le 25 avril, l'homme de 76 ans tentait de se placer au-dessus de la mêlée démocrate, dans un duel direct avec le président républicain Donald Trump. « Je suis prêt à diriger ce pays parce qu'il est important que nous fassions revivre l'âme de cette nation » que le milliardaire a « piétinée », avait-t-il avancé. Il semble cependant avoir été rattrapé par son âge.

Chrétien pratiquant, le maire de South Bend (Indiana) Pete Buttigieg a dénoncé les séparations de familles à la frontière mexicaine ordonnées un temps par l'administration Trump, en critiquant particulièrement le parti républicain « qui aime se draper dans un discours religieux ».

Le benjamin de la course (37 ans) est le premier candidat de poids dans une élection présidentielle à se déclarer homosexuel.

Bernie Sanders, dont c'est la troisième campagne pour accéder à la présidence, a décrié l'action trumpienne. Il a été le plus virulent. « Le peuple américain a conscience que Trump est un imposteur, un menteur pathologique et un raciste, et qu'il a menti au peuple américain durant la campagne. Trump est bidon, il ne défend pas les familles américaines », a lancé le sénateur du Vermont, donné deuxième des sondages (17%) derrière Joe Biden.

Il a notamment déclaré que les baisses d'impôts décidées par Trump favorisaient les plus riches et avaient accentué les inégalités économiques dans le pays. « Donald Trump pense que Wall Street a construit l'Amérique, a-t-il affirmé. Il nous a placés dans une situation horrible. Il y a d'énormes inégalités salariales."

Les autres candidats se sont battus pour exister, notamment Andrew Yang, l'entrepreneur qui milite pour un revenu universel de 1.000 dollars par mois face à la menace de l'automation et de l'intelligence artificielle. La conseillère spirituelle d'Oprah Marianne Williamson a, elle, livré un message «d'amour contre la haine» de Donald Trump.

Les observateurs attendaient avec plus d'impatience ce second débat qui a rassemblé, jeudi 27 juin, toujours à Miami, en Floride (Etats-Unis), les poids lourds candidats à l'investiture démocrate.

Mercredi, la sénatrice du Massasuchetts Elizabeth Warren s'était distinguée. Jeudi soir, c'est Kamala Harris qui a crevé l'écran. Donné à 32 % en moyenne dans les sondages nationaux, celui que Donald Trump surnomme « Joe-Dodo » devance Bernie Sanders (17 %), le candidat qui avait inquiété Hillary Clinton en 2016. A son âge cependant, beaucoup s'interrogent sur sa capacité à tenir la distance d'une longue course qui doit s'achever en novembre 2020. Le jeune démocrate Pete Buttigieg figure également parmi les principaux prétendants de la course.

A l'issue de ces deux premiers débats, les deux favoris des sondages, Joe Biden et Bernie Sanders, voient deux femmes, Elizabeth Warren et Kamala Harris, s'ériger en redoutables concurrentes.

La prochaine étape de cette course à l'investiture se déroulera à Detroit (Michigan), les 30 et 31 juillet, lors de débats organisés par CNN.

Jaimie Potts pour DayNewsWorld

COUP D'ENVOI DES PRIMAIRES DEMOCRATES 2020 AVEC MME WARREN EN TETE

A moins de 500 jours de l’élection présidentielle américaine, une pléiade de candidats démocrates s'affrontent lors de primaires pour confronter leurs programmes.

Il s'agit de décrocher l'investiture.

Le premier débat a eu lieu mercredi 26 juin à Miami, en Floride pour une dizaine d'entre eux.

Le deuxième débat verra s’affronter jeudi entre autres ceux qui sont en tête des sondages en ce moment : deux favoris masculins, le centriste Joseph Biden, ancien vice-président d’Obama, et le sénateur socialiste du Vermont Bernie Sanders .

Un débat très codifié selon des règles très strictes : d'une durée de deux heures chaque candidat a droit à des réponses de 60 secondes, suivies de 30 secondes de droit de suite pour que tout le monde puisse s’exprimer.

C'est la la progressiste Elizabeth Warren qui a dominé le premier débat démocrate, commençant et clôturant la joute oratoire.

La sénatrice du Massachussets, Elizabeth Warren, 70 ans, est déjà créditée de 15 % d’intentions de vote dans les sondages, figurant ainsi à la troisième place sur le podium. Pourfendeuse de Wall Street, Elizabeth Warren a été la première à prendre la parole sur le thème des inégalités économiques.

Elle a dominé les autres candidats par la clarté de ses propositions, mais aussi par sa conviction, notamment quand elle a dénoncé les dysfonctionnements de la démocratie américaine. « Nous avons depuis bien trop longtemps un Congrès qui néglige ce qui compte pour les gens dans ce pays.

Le pays fonctionne beaucoup mieux pour ceux qui distribuent d’énormes sommes d’argent, qui embauchent des armées de lobbyistes et d’avocats que pour le peuple. » , a-t-elle déclamé. « Nous devons opérer des changements structurels dans notre façon de gouverner, dans notre économie et dans notre pays », a-t-elle déclaré sous les applaudissements.

Elle a décliné avec force et conviction son programme très à gauche détonnant avec la majorité des candidats plutôt progressistes.

Mme Warren a commencé par la question de la santé, arguant pour la mise en place d’un payeur unique pour la santé, qui mettrait fin aux compagnies d’assurances.

La cheffe de file de l'aile progressiste du Parti démocrate qui estime que l'assurance privée tire profit des Américains, soutient une assurance maladie pour tous (« Medicare for All ») financée par le gouvernement.

« La santé est un droit humain fondamental », a-t-elle asséné. Le « Medicare for All » défendu par Elizabeth Warren et le sénateur du Vermont Bernie Sanders, créerait donc un régime de santé géré par le gouvernement éliminant l'assurance privée. Il est calqué sur le programme de santé gouvernemental Medicare destiné aux personnes âgées. Mais la plupart des autres candidats présents excepté Bill de Blasio, maire de New-York, optent pour le système mixte public-privé existant.

Dans cette ville où sept habitants sur dix sont hispaniques, la crise migratoire a pris de l'importance dans le débat rattrapé  par les révélations d'une ONG sur les mauvaises conditions de vie de jeunes migrants dans un centre de rétention et la noyade d'un père et de sa fillette. Tous s'opposent sans conteste à la gestion du président républicain Donald Trump de la crise migratoire à la frontière avec le Mexique.

Si Mme Warren, mercredi soir, s'est de loin imposée sur les neuf autres démocrates présents, d'aucuns s'inquiètent qu'elle soit trop vulnérable dans un éventuel duel présidentiel avec Donald Trump, qui la surnomme « Pocahontas », en référence à ses lointaines origines amérindiennes.

Joanne Courbet pour DayNewsWorld

ACCUSE DE VIOL DONALD TRUMP NIE

Aujourd'hui âgée de 75 ans, E. Jean Carroll, éditorialiste renommée de la version américaine du magazine « Elle », a affirmé, dans un entretien publié la semaine dernière au magazine « New York », avoir été violée par le magnat de l'immobilier dans les années 1990 dans une cabine d'essayage d'un magasin de luxe new-yorkais.

Elle raconte l'avoir croisé dans Bergdorf Goodman, un magasin de l'Upper East Side à Manhattan. Après lui avoir demandé un cadeau pour une femme, Donald Trump lui aurait confié que le cadeau était en réalité pour elle.

Il se serait ensuite enfermé avec l'autrice dans une cabine, elle pensant qu'il « blaguait » en la suivant jusque là. C'est là qu'il l'aurait embrassé de force avant de la violer.« C'était une lutte », a dit lundi l'éditorialiste, interrogée sur CNN. Finalement, E. Jean Carrol aurait réussi à s'échapper de la cabine d'essayage.

De son côté, le président a répondu le 24 juin aux accusations lorsque le site politique The Hill l'a questionné à ce sujet.

« Je vais le dire avec beaucoup de respect », a-t-il commencé. « Premièrement, elle n'est pas mon genre. Deuxièmement, cela n'est jamais arrivé. Ce n'est jamais arrivé, OK ? ».

Et d'ajouter : « Elle ment totalement. Je ne sais rien d'elle. Je ne connais pas cette dame. Je ne sais rien d'elle »

La peur des représailles ou la promotion d'un livre ?

L'éditorialiste évoque également son agression présumée dans un ouvrage autobiographique, What Do We Need Men For ? A Modest Proposal (Pour quoi avons-nous besoin des hommes ? Une proposition modeste).

« Elle essaye de vendre un nouveau livre. Cela devrait vous faire comprendre quelles sont ses motivations », a dénoncé le milliardaire républicain. « Cela devrait être vendu au rayon fiction. »

Ce n'est pas la première fois que Donald Trump est accusé d'agressions sexuelles : E. Jean Carroll est au moins la seizième femme accusant Donald Trump – ni la première fois qu'il utilise ce genre de défense.

« Croyez-moi, elle ne serait pas mon premier choix », avait-il dénigré en plein meeting au sujet de Jessica Leeds, une jeune femme l'accusant de l'avoir violée à bord d'un avion. Et le sujet est clos.

« Un mensonge complet », a insisté M. Trump. « Je ne sais rien de cette femme. C'est une chose terrible que des gens puissent proférer de telles accusations ».

Kate White pour DayNewsWorld

POURQUOI DONALD TRUMP

SOUFFLE LE CHAUD ET LE FROID CONTRE L'IRAN

Depuis mai 2018 et le retrait des Etats-Unis de l'accord international sur le nucléaire iranien, la tension ne cesse de croître dans la région du Golfe. Elle atteint désormais son paroxysme. Rien ne va plus entre Téhéran et Washington et surtout après que, cette semaine, l'Iran a abattu un drone américain dans le golfe d'Oman.

TRUMP....On Monday they shot down an unmanned drone flying in International Waters. We were cocked & loaded to retaliate last night on 3 different sights when I asked, how many will die. 150 people, sir, was the answer from a General. 10 minutes before the strike I stopped it, not...

« Dix minutes avant la frappe, je l’ai stoppée » a affirmé Donald Trump Trump vendredi après la destruction d’un drone par les Iraniens.

Le locataire de la Maison Blanche a confirmé vendredi 21 juin qu’il avait bien envisagé, la veille, avant de se raviser, des frappes contre des cibles iraniennes en représailles à la destruction d’un drone américain. Des attaques devant viser trois sites et qui auraient fait 150 morts.

Le Président états-unien a annoncé samedi 22 juin qu’il prévoyait d’imposer de nouvelles sanctions contre Téhéran afin d’empêcher l’Iran d’obtenir l’arme nucléaire. Toutefois, il a ajouté que des actions militaires étaient toujours possibles. Les Etats-Unis imposeraient dès lundi de nouvelles « sanctions supplémentaires majeures contre l'Iran lundi. L'Iran ne peut pas avoir d'armes nucléaires ! »

Donald J. Trump

Iran cannot have Nuclear Weapons! Under the terrible Obama plan, they would have been on their way to Nuclear in a short number of years, and existing verification is not acceptable. We are putting major additional Sanctions on Iran on Monday. I look forward to the day that.....

Pourquoi ces revirements du président américain ?

Le président des Etats-Unis a raconté tout d’abord sa version des événements sur son compte Twitter, puis dans un entretien à la chaîne NBC pour l’émission dominicale « Face the Nation ». Il a expliqué qu’il avait changé d’avis pour épargner des vies humaines.

Cette zone stratégique a été le théâtre, quelques jours plus tôt, d’attaques contre deux pétroliers, imputées au régime de Téhéran par Washington. Donald Trump réagit en milieu de matinée en publiant sur son compte Twitter un message menaçant. « L’Iran a commis une grosse erreur », écrit-il, ouvrant la porte à une éventuelle riposte militaire.

Le Président états-unien, qui alterne déclarations martiales et appels au dialogue depuis plusieurs semaines, a annoncé le 22 juin qu’il prévoyait d’imposer de nouvelles sanctions contre Téhéran afin d’empêcher l’Iran d’obtenir l’arme nucléaire.

Si les Iraniens renoncent au nucléaire, il promet d'être « leur meilleur ami ».

L'armée iranienne a averti ce samedi les Etats-Unis que la moindre attaque contre son territoire aurait, selon elle, des conséquences dévastatrices pour les intérêts américains dans la région. « Tirer une balle en direction de l'Iran mettra le feu aux intérêts de l'Amérique et de ses alliés » dans la région, a déclaré le général de brigade Abolfazl Shekarchi, porte-parole de l'état-major conjoint des forces armées iraniennes.

Quelques jours après avoir annoncé le démantèlement d’un « nouveau réseau » d’espions et de « nouvelles recrues des Américains » liées à la CIA, l’Iran a par ailleurs annoncé dans la journée l’exécution pour « espionnage » d’un prestataire du ministère de la Défense.alal Haji Zavar avait été condamné par un tribunal militaire pour espionnage au profit de l’Agence centrale du renseignement des Etats-Unis (CIA), selon l’agence semi-officielle Isna.

Quoiqu'il en soit, les conséquences d’un tel acte de guerre contre l'Iran seraient très lourdes tant pour le Proche-Orient que pour les États-Unis eux-mêmes

Et une guerre pourrait coûter à Trump sa réélection qui avait promis à ses électeurs de ne pas s'engager dans une nouvelle guerre et de se retirer de tous les conflits militaires en suspens

Britney Delsey pour DayNewsWorld

LE DRONE AMERICAIN RQ-4A GLOBAL HAWK

POUR UN ESPIONNAGE DE POINTE .

C’est un très gros drone américain que Téhéran assure avoir abattu au dessus de son territoire, jeudi 20 juin, provoquant une escalade des tensions irano-américaines. Le détroit d’Ormuz est une zone, très disputée, est toujours délicate à balayer pour les armées occidentales.

Le RQ-4A Global Hawk, qui survolait les eaux internationales selon Washington, a une envergure similaire à celle d’un Boeing 737. Il appartient à la famille des Global Hawk, qui sont les drones de reconnaissance historiques américains, bien plus imposants que les très redoutés drones Predator ou Reaper, utilisés par l’armée américaine pour les missions d’assassinats. C'est un engin capable d’espionner les communications au sol depuis une altitude de près de 20 km.

Un bijou technologique volant espion

L’US Navy déploie de nombreux navires de guerre et un groupe aéronaval complet autour d’un porte-avions, dans la région du Golfe. Elle n’agit pas sans drones de surveillance, capables de voler durant plus de 24 heures. Et ce, a fortiori ­depuis les attaques de tankers de la mi-juin.

Le drone surveille depuis le ciel 103 600 km² progressant lentement pour collecter autant d’informations que possible. Le RQ-4A Global Hawk ne vole qu’à 400 nœuds, en suivant une route déterminée à l’avance: dans les états-majors, des officiers spécialisés tracent point par point le parcours de surveillance, grâce aux coordonnées GPS.

Ce drone peut espionner depuis une altitude de 19,8 km, soit environ deux fois plus haut qu’un avion traditionnel. Il peut ainsi « fournir des renseignements en temps réel sur une superficie de 103 600 km², soit un peu moins que la taille d’un État américain comme l’Illinois », assure le constructeur de ce drone, Northrop Grumman, sur son site.

Le RQ-4A Global Hawk est, en effet, un avion espion servant exclusivement à des missions de reconnaissance et, à cette fin, est équipé en radars, capteurs et caméras en tout genre. Il dispose d’un radar de surveillance maritime à 360° et de détection sol-air, avec une capacité à long rayon d’action.

Ce véritable bijou technologique fait des relevés géographiques ou photographiques très précis et est capable d’intercepter des communications téléphoniques ou radio au sol depuis des hautes altitudes.

Après les attentats du 11 septembre 2001

Le RQ-4A est le premier modèle de la famille des drones Global Hawk, et a fait ses débuts peu après les attentats du 11 septembre 2001. Ce drone de reconnaissance avait été déployé dès novembre 2001 en Afghanistan. Il a ensuite été utilisé en Irak, aux abords de la Corée du Nord et, même, lors de la catastrophe de Fukushima au Japon en 2011, pour aider les secours. Mais en 2013, Northrop Gumman a cessé sa production pour vendre son successeur, le Global Hawk-RQ-4B, qui peut transporter plus de matériel de surveillance.

Northrop Gumman indique, sur son site, que 37 Global Hawk-RQ-4A sont en service et ont été utilisés, entre autre, pour surveiller les mouvements des combattants du groupe terroriste État islamiste (EI) en Syrie, pour faire de la reconnaissance en mer baltique après l'annexion de l'Ukraine par la Russie ou encore pour participer aux recherches des lycéennes kidnappées en 2014 par Boko Haram au Nigeria.

Comment expliquer ce tir de l'Iran sur un drone américain ?

Selon les experts, le commandement américain n’avait aucun intérêt à pénétrer dans l’espace aérien de l’Iran – le Pentagone assure d'ailleurs que le drone volait à 34 km des côtes iraniennes. Reste que la zone du détroit d’Ormuzest toujours délicate à balayer . Les espaces nationaux se touchent et les pays riverains peuvent jouer de revendications territoriales.

D’autres hypothèses sont également envisagées pour expliquer le tir iranien.

Côté américain on peut penser à un brouillage GPS qui aurait momentanément fait dériver le Global Hawk, ou à une erreur dans la préparation du tracé de sa mission.

Côté iranien on peut penser au déclenchement intempestif d' un système sol-air iranien ou à une prise en main des « durs » du régime voulant tester la volonté américaine.

Une démonstration de force technologique iranienne

En tout état de cause, le fait que l’Iran soit parvenu à détruire un Global Hawk « démontre que le pays est technologiquement plus avancé que ce qu’on aurait pu croire.

En un sens, c’est un message envoyé aux États-Unis pour les prévenir de ne pas sous-estimer leur capacité militaire », estime Amy Zegart, co-directrice du Centre pour la sécurité internationale et la coopération de l’université de Stanford (Californie), interrogé par Time.

Alize Marion pour DayNewsWorld

DONALD TRUMP POUR UN DEUXIEME MANDAT GARDER LA GRANDEUR DE L'AMERIQUE

Sous les hourras d’une foule enthousiaste, Donald Trump a lancé ce mardi soir en Floride la campagne pour sa réélection en 2020. Il est le premier qui ouvre cette campagne qui risque d'être riche d'enseignements. Dans un pays à l' économie florissante depuis l’élection de Donald Trump, les sondages ne le donnent pourtant pas comme gagnant.

Pourtant, loin de s'en émouvoir, le locataire de la Maison Blanche a repris ses thèmes favoris de 2016 et attaqué avec violence les démocrates, accusés de vouloir «détruire le rêve américain».

Et très à l’aise au micro et fidèle à son style provocateur, le président a littéralement galvanisé les quelque 25 000 supporters venus l’écouter à Orlando. Le président américain a promis de « Garder la grandeur de l'Amérique » (Keep America Great), en référence à son précédent slogan, Make America Great Again.

« Quatre ans de plus ! Quatre ans de plus ! » reprenaient régulièrement ses soutiens dans la salle, rythmant un discours à la tonalité très agressive. « Voter pour un démocrate, quel qu'il soit, en 2020, c'est voter pour la montée du socialisme radical et la destruction du rêve américain », a-t-il ainsi affirmé.

Il nie déjà les résultats de sondages qui le placent deuxième dans des états-clés comme le Texas et le Wisconsin et continue de claironner que son niveau d’approbation dépasse 50 %.

D'ailleurs le président évoque déjà la possibilité de magouilles démocrates s’il venait à perdre les élections de novembre 2020, surtout si l’avance des démocrates sur les républicains est mince.

N'a-t-il pas aussi laissé entendre que sa base s’agiterait si quelque chose de déplaisant lui arrivait, rappelant que ses supporteurs incluent des motards, des militaires, des policiers, des agents frontaliers et autres durs « trumpistes ». De plus, il ne cesse de répéter que la Bourse va s’effondrer s’il perd.

Le principal problème de Trump n’est pas tant ce qu’il fait – certaines de ses décisions sont excellentes, mais ce qu’il est. Trump n'est-il pas son propre ennemi ?

Joanne Courbet pour DayNewsWorld

LE COUP D'ENVOI DE LA CAMPAGNE PRESIDENTIELLE  BOOSTEE PAR  LE TRIOMPHE  DE L'ECONOMIE TRUMP

« Si n'importe qui d'autre que moi prend les rênes en 2020, il y aura un krach boursier comme on n'en a jamais vu  ! » a-t-il tweeté ce week-end.  En Floride,  Donald Trump lance sa campagne 2020

Ce mardi soir, à Orlando, le président américain Donald Trump donne le coup d'envoi de sa campagne pour la prochaine élection présidentielle de 2020.

Particulièrement optimiste, il annonce déjà la couleur : «Je sens qu'on va battre des records».

Le vice-président, Mike Pence, et la Première dame, Melania Trump, feront le déplacement à ses côtés.

Le milliardaire républicain, 73 ans, sait qu'il devra, comme en 2016, l'emporter dans cet État clef, pour un second mandat comme ses trois prédécesseurs : Barack Obama, George W. Bush et Bill Clinton.

Avec ses 29 « grands électeurs », la Floride est un État de poids dans le système américain de « collège électoral ». Elle est traditionnellement extrêmement disputée lors des scrutins présidentiels.

Quelque 25 000 personnes sont attendues dans le Amway Center, enceinte de l'équipe NBA des Orlando Magics, avec écrans géants à l'extérieur pour que « tout le monde puisse en profiter ».

La marée de casquettes rouges « Make America Great Again » ou MAGRA devrait l'accueillir avec enthousiasme donnant l'occasion au président septuagénaire de capter toute la lumière.

D'excellents résultats économiques comme atout choc

Le Président devrait brandir les bons chiffres de ce qu'il appelle tout simplement « l'économie Trump » et agiter le spectre d'un scénario apocalyptique si un démocrate le chassait de la Maison-Blanche. « Si n'importe qui d'autre que moi prend les rênes en 2020, il y a aura un krach boursier comme on n'en a jamais vu ! », a tweeté ce week-end l'ancien homme d'affaires.

C'est que les Etats-Unis réussissent en effet un pari économique en prolongeant , bien au-delà ce qui était attendu, leur cycle de croissance, avec un PIB en hausse depuis le quatrième trimestre 2009. On approche ainsi la fin de la 11e année de croissance.

Et avec un chômage à 3,6% donc avec le plein emploi, comme l'explique un économiste. En fait, les Etats-Unis expérimentent ce que l’on appelle la « théorie de la surchauffe »- ce que les économistes réprouvent-, en continuant à soutenir la demande, par ses politiques budgétaire et monétaire. Le président républicain a diminué les impôts pour les entreprises et pour les ménages les plus aisés, tandis que les déficits publics continuaient de se creuser. Tout le monde se retrouve gagnant, des entreprises aux foyers.

« Les Etats-Unis de Donald Trump semblent donc démontrer que lorsqu’on stimule la demande, alors que l’on s’approche du plein emploi, on peut prolonger le cycle de croissance », conclut l'analyste.

“Le taux de chômage est au plus bas, l’inflation est quasi inexistante et de nouveaux emplois sont créés à un rythme effarant. Tous ceux qui étudient la politique présidentielle savent que des économies fortes sont le facteur le plus important pour soutenir le président sortant”, souligne Forbes.

Vers une victoire malgré les sondages ?

Autres éléments à prendre en considération: les impôts ont baissé et la nation est “en paix”, puisque le locataire de la Maison Blanche a réduit au minimum la présence de son armée dans les pays sous tension comme l’Afghanistan et la Syrie. Une promesse qu’il avait d’ailleurs également faite pendant sa campagne, “ramener les Boys” aux États-Unis, motivée avant tout par l’aspect économique.

En 2016, l'ex-magnat de l'immobilier a, grâce à des victoires cruciales dans une poignée d'États-clés, été propulsé à la Maison-Blanche. Dans la mesure où il a jusqu'ici obstinément refusé de se poser en rassembleur et d'élargir sa « carte électorale », une réélection passe par une nouvelle performance sur les mêmes terres.

Si, à un peu plus de 500 jours de l'élection, les sondages au niveau national donnent Donald Trump battu, une campagne précoce et ses bons résultats économiques pourraient lui permettre de profiter du vide laissé côté démocrate.

Huit jours après le show Trump, vingt candidats démocrates  se retrouveront à Miami, quelque 300 kilomètres plus au sud, pour deux débats cruciaux dans une primaire qui s'annonce très ouverte.

Joanne Courbet pour DayNewsWorld

12 MORTS DANS UNE FUSILLADE EN VIRGINIE

AUX ETATS-UNIS

Un employé municipal d'une station balnéaire de la côte est américaine a ouvert le feu vendredi dans un bâtiment public de la ville, faisant 12 morts avant d'être lui-même abattu par la police.

Cette énième tragédie, dans un pays marqué par la violence des armes à feu, s'est produite à Virginia Beach, ville de 450.000 habitants à environ 300 kilomètres au sud de Washington.

« Nous avons maintenant 12 » victimes décédées, a déclaré à la presse le chef de la police de Virginia Beach, James Cervera. Un premier bilan de 11 morts s'est alourdi avec le décès d'un blessé durant son transport à l'hôpital.

Quatre autres personnes blessées sont soignées dans les hôpitaux de la région et d'autres auraient pu s'y rendre par leurs propres moyens, a-t-il précisé

« Une zone de guerre »

Il était peu après 16H00 vendredi (20H00 GMT) quand le suspect, « un employé de longue date », est entré dans un bâtiment municipal et a commencé « immédiatement à tirer à l'aveugle sur toutes les victimes », a raconté M. Cervera. Une victime a été tuée à l'extérieur près de son véhicule. Les autres ont été retrouvées dans les trois étages du bâtiment.

Repérant l'étage où se trouvait le tireur par le bruit des balles, des policiers sont intervenus. « C'était un long échange de coups de feu entre ces quatre policiers et le suspect. »

Selon M. Cervera, le tireur était armé d'un pistolet de calibre 45 équipé d'un silencieux et l'a rechargé à plusieurs reprises. L'arme et de nombreux chargeurs vidés ont été retrouvés sur place.

Touché, le tireur que les policiers ont tenté en vain de réanimer a succombé à ses blessures. M. Cervera a précisé qu'un policier avait été "sauvé" par son gilet pare-balles.

Un policier, touché lors de cet échange de coups de feu, a survécu grâce à son gilet pare-balles.

Après avoir passé au peigne fin «une scène de crime horrible», les enquêteurs tentaient toujours samedi de trouver ce qui avait pu motiver le tireur à passer à l'acte.

Selon M. Cervera, les policiers « ont empêché cet individu de commettre un carnage encore pire dans ce bâtiment » susceptible d'accueillir jusqu'à 400 personnes.

Le tireur DeWayne C., un homme d'une quarantaine d'années, était employé depuis environ 15 ans aux services des travaux publics de la ville. Selon la presse locale, il s'agit d'un ancien engagé de l'armée américaine.

Prière de Pharell Williams -

« C'est un jour atroce », a déclaré le gouverneur de l'Etat de Virginie, Ralph Northam, qui est arrivé sur place.

Bobby Dyer, le maire de cette station balnéaire qui abrite également une importante base de la marine militaire américaine, a parlé devant les journalistes « du jour le plus catastrophique de l'histoire de Virginia Beach ».

« Nous prions pour notre ville, pour les vies perdues, pour leurs familles et tous ceux affectés », a tweeté le chanteur Pharrell Williams, originaire de Virginia Beach.

Les Etats-Unis sont régulièrement endeuillés par des fusillades de ce type.

L' Etat de Virginie, traditionnellement conservateur, a été le théâtre en 2007 d'une fusillade particulièrement meurtrière: un étudiant instable mentalement avait abattu 32 personnes sur le campus de l'université Virginia Tech.

Le droit de détenir une arme est garanti dans le pays par le deuxième amendement à la Constitution.

Il y a eu 150 fusillades ayant fait plus de quatre victimes -blessées ou décédées- depuis le début de l'année 2019, selon Gun Violence Archive, une ONG spécialisée.

Malgré la répétition de ces fusillades et de nombreux appels au changement, la législation fédérale n'a pratiquement pas évolué ces dernières années.

Andrew Preston pour DayNewsWorld

TRUMP SE JETTE DANS LA CAMPAGNE PRESIDENTIELLE

Si l’actuel président des États-Unis n’a jamais fait de mystères sur sa candidature aux élections de 2020, il a mis fin au suspense ce vendredi en donnant un calendrier précis : le milliardaire républicain lancera officiellement sa campagne pour un second mandat le 18 juin, depuis la Floride, Etat-clé qu'il avait remporté lors de l'élection de 2016.

«J'annoncerai ma candidature (...) avec la Première dame Melania et le vice-président Mike Pence le 18 juin à Orlando» a tweeté vendredi le président américain.

Le choix de la Floride comme point de départ de sa campagne n’est pas dû au hasard . Il avait remporté cet État-clé en 2016 avec à peine plus d’1% d’avance sur Hillary Clinton alors que la Floride c'est Barack Obama qui l’avait emportée à chacun de ses mandats.

L’homme qui tient ses promesses

Malgré sa défaite aux élections de mi-mandat et surtout les différents scandales qui l’ont visé depuis 2016, comme l’affaire de l'ingérence russe, le président a beaucoup de chances d’être réélu. Il peut déjà s’appuyer sur la bonne santé économique du pays avec un chômage sous les 4%, soit une situation de plein-emploi, une croissance à plus de 3% et une augmentation des salaires de 3,1% sur l’année 2018.

Des arguments de poids même si certains indicateurs économiques sont moins favorables comme la précarisation des emplois -pouvant en partie expliquer la baisse du chômage-, et surtout les relations houleuses avec la Chine.

Mais le grand atout de Donald Trump, c’est avant tout son image d’homme politique qui a su tenir ses promesses. Pour ses électeurs, il a fait ce qu’il avait promis lors de sa campagne en 2016 que ce soit au niveau économique ou sur les thématiques de l’immigration. Il s’est ainsi engagé dans un bras de fer avec les démocrates du Congrès sur le financement de son mur à la frontière mexicaine.

Une vingtaine de candidats

Le nom de son adversaire démocrate lors du scrutin du 3 novembre 2020 reste encore la grande inconnue. Avec 23 hommes et femmes candidats à l'investiture du parti la course s'annonce ouverte. Joe Biden, ancien vice-président de Barack Obama, est pour l'heure en tête dans les sondages pour le camp démocrate, mais il est beaucoup trop tôt pour en tirer des conclusions.

La partie ne sera toutefois pas facile pour celui qui se targue de diriger le pays comme une entreprise, lui qui n'a jamais fait mine d’élargir son électorat ...

Alyson Braxton pour DayNewsWorld

LE CHANTAGE DE TRUMP ENVERS LE MEXIQUE

TAXES PUNITIVES POUR CONTRER L'IMMIGRATION CLANDESTINE

Donald Trump a décidé jeudi d'employer les grands moyens contre le Mexique, accusé de laxisme sur le dossier de l'immigration clandestine: il va imposer dès le 10 juin des droits de douane sur les produits en provenance de son voisin du Sud.

Le président américain a annoncé que les Etats-Unis allaient mettre en place «  des tarifs douaniers de 5% sur tous les biens en provenance du Mexique » et que ces derniers allaient « progressivement augmenter tant que le problème de l'immigration clandestine n'est pas résolu ».

Les droits de douane pourraient passer à 10% au 1er juillet et grimper de 5 points de pourcentage chaque mois jusqu'à la limite de 25% en octobre si le Mexique « n'arrête pas considérablement le flux d'étrangers illégaux passant par son territoire », a-t-il précisé dans un communiqué publié par la Maison Blanche. Les Etats-Unis se réservent le droit de retirer ces tarifs à « (leur) seule discrétion », a-t-il ajouté.

C'est l'annonce choc faite par Donald Trump ce jeudi 30 mai, afin de lutter contre l'immigration clandestine mexicaine.

« Une annonce désastreuse »

Le président mexicain, Andres Manuel Lopez Obrador, l'a invité au dialogue : « Je vous informe que je ne veux pas la confrontation (...) Je propose d'approfondir le dialogue, de rechercher des alternatives au problème de l'immigration », a-t-il écrit dans une lettre adressée à son homologue.

La décision a été qualifiée immédiatement de "désastreuse" par le Mexique qui plaide pour un dialogue avec les Etats-Unis sur la question de la migration clandestine et qui veut éviter toute « confrontation ». Plus tôt, Donald Trump avait affirmé qu'il « n'ordonnerait pas la fermeture de la frontière » entre les Etats-Unis et le Mexique, une mesure très critiquée depuis plusieurs mois. Mais la mise en place de ces tarifs douaniers était aussi mal vue au sein de son administration, qui craint pour le futur nouvel accord de libre-échange entre les Etats-Unis, le Mexique et le Canada (AEUMC), lancé paradoxalement le même jour par le gouvernement américain.

Le chef de cabinet de la Maison Blanche Mick Mulvaney a cependant tenté de séparer les deux dossiers. « Ce ne sont pas des tarifs douaniers dans le cadre du conflit commercial, ce sont des tarifs douaniers dans le cadre du problème d'immigration », a-t-il déclaré lors d'une conférence téléphonique.

Les Américains débordés

Donald Trump avait préparé le terrain, quelques heures auparavant, en annonçant qu'un groupe record de plus d'un millier de clandestins avait été interpellé après avoir franchi la frontière séparant le Mexique des Etas-Unis au niveau d'El Paso, au Texas.Un chiffre sans précédent.

« Les démocrates doivent défendre notre incroyable police aux frontières et enfin colmater les brèches à notre frontière! », avait-il tweeté, accompagnant son message d'une vidéo nocturne de plus de deux minutes montrant des dizaines de silhouettes franchissant, apparemment facilement, une barrière.

Ce groupe était composé en majorité de familles (934 personnes) et de mineurs non accompagnés (63), selon la police aux frontières (CBP), qui a publié des images montrant des dizaines de personnes debout devant une barrière en métal, surveillées par des agents.

L'arrestation du « plus grand groupe jamais découvert par les agents de la police aux frontières démontre la gravité de la crise humanitaire et de la sécurité aux frontières » dans le Sud américain bordant le Mexique, a souligné le numéro deux de la CBP, Robert E. Perez, dans un communiqué.

« Tous les membres du groupe », ajoute le communiqué, venaient du Guatemala, du Honduras ou du Salvador », les trois pays d'où proviennent la majorité des migrants qui se rendent aux Etats-Unis via le Mexique.

Une des promesses de Trump

Donald Trump avait fait de la construction d'un mur à la frontière avec le Mexique l'une des promesses centrales de sa campagne de 2016. Il accuse sans relâche l'opposition démocrate, qui contrôle depuis janvier l'une des deux chambres du Congrès, de bloquer toute initiative sur la frontière.

Le bras de fer avec les démocrates autour du financement de ce mur avait plongé les Etats-Unis dans la plus longue impasse budgétaire, ou « shutdown », de leur histoire en décembre 2018 et janvier 2019.Face au refus du Congrès de lui accorder l'enveloppe budgétaire nécessaire, Donald Trump a déclaré en février une situation d'urgence nationale à la frontière et a demandé à la Défense de réaffecter des milliards de dollars à sa construction.

Débordées par l'afflux de clandestins à la frontière mexicaine, les autorités américaines n'ont plus les moyens de tous les maintenir en détention. Elles ont donc récemment officiellement décidé de relâcher « les familles » dont aucun membre n'a de casier judiciaire en attendant qu'un tribunal examine leur cas.

Il y a quelques semaines, le président des Etats-Unis avait menacé de fermer la frontière avec le Mexique, un projet qui avait alarmé y compris dans son propre camp, compte tenu de l’étroite imbrication des économies américaine et mexicaine. Mais la décision prise jeudi risque de pénaliser les deux pays en fragilisant l’économie mexicaine tout en pénalisant les consommateurs américains qui feront les frais du renchérissement des produits importés.

Or un éventuel affaiblissement de l’économie du Mexique pourrait conduire à une reprise de l’immigration en provenance de ce pays vers les Etats-Unis alors que cette dernière est au plus bas depuis deux décennies...

Andrew Preston pour DayNewsWorld

 

L'AVORTEMENT REDEVIENT UN CRIME

EN ALABAMA AUX ETATS-UNIS

Il y a comme un air de « La Servante Ecarlate » flottant au-dessus de l'Alabama après le vote du Sénat de cet Etat américain en matière d'avortement.......

L’avortement redevient un crime en Alabama, même en cas de viol.

L’Etat d’Alabama a désormais la législation la plus restrictive en matière d’IVG aux Etats-Unis : pas d’exception en cas de viol, pas d’exception en cas d’inceste non plus.

L’avortement redevient donc un crime en Alabama, avec une seule exception : si la mère encourt un danger vital ou en cas d'anomalie létale du fœtus.

Un texte promulgué par la gouverneure de l'Etat, Kay Ivey, jeudi 15 mai, pour qui « toute vie [est] un cadeau de Dieu ».

Ce vote remporté par les Républicains 25 voix contre 6 a provoqué la colère du leader de la minorité démocrate au sénat de l’Alabama Bobby Singleton : « C’est une honte, c’est un scandale et une parodie ! (...) vous n’en avez rien à faire que des hommes abusent de femmes et les violent, et vous voulez tout de même qu’elles portent cet enfant issu de ce viol ».

Certains Républicains espèrent même faire revoir une loi qui date de 1973, une décision appelée « Roe versus Wade » qui qui a reconnu le droit des femmes à avorter tant que le fœtus n'est pas viable .

Si la puissante organisation de défense des droits civiques ACLU a déjà fait savoir qu’elle saisirait rapidement la justice, de nombreuses stars américaines s'indignent contre cette loi anti-IVG de l'Alabama. L ’actrice Alyssa Milano, célèbre pour ses rôles dans « Madame est servie » et « Charmed » furieuse s’indigne surtout de l’absence totale de femmes parmi les sénateurs ayant voté cette loi...« Pas un utérus. PAS UN UTÉRUS », s’est-elle emportée sur Twitter.

La chanteuse Janelle Monáe est également montée au créneau. « Le Sénat d’Alabama adopte la loi nationale la plus restrictive sur l’avortement. Ces salauds!!! Et c’est la toute première fois que j’ai utilisé ce mot en presque 100.000 tweets et retweets. Même en cas de viol ou d’inceste!!! »

Le cas de l’Alabama illustre une tendance des Etats républicains ( le Kentucky, l’Ohio, le Mississippi et la Géorgie notamment) qui semblent s’aligner sur les positions pro-life de Donald Trump.

Britney Delsey pour DayNewsWorld

OTAGES LIBERES OU LES REMERCIEMENTS DE TRUMP POUR LEUR SUPER BOULOT

Les forces spéciales françaises ont libéré dans la nuit de jeudi à vendredi quatre otages dans le nord du pays, dont une Américaine. Son identité n'a pas été dévoilée.

Le président américain Donald Trump a estimé lundi que les Français avaient fait un "super boulot" en libérant des otages, dont une Américaine, dans le nord du Burkina Faso, au prix de la mort de deux militaires français.

« Les Français ont fait un super boulot. Nous leur en sommes vraiment reconnaissants », a déclaré Donald Trump à la Maison Blanche. Il a rappelé que les Américains avaient contribué à cette opération en fournissant des renseignements aux Français.

Les soldats du commando Hubert ont libéré dans la nuit de jeudi à vendredi quatre otages : deux Français, une Sud-Coréenne et une Américaine. On ne connaissait pas la présence de ces deux femmes au Burkina Faso.

Selon le général français François Lecointre, chef d'État-major des armées, les deux femmes auraient été détenues durant « 28 jours » tandis que les deux Français avaient eux été capturés 9 jours auparavant.

Rien n'a filtré autour de l'ex-otage américaine qui a été rapatrié indépendamment des trois autres otages.Les autorités américaines n’ont dévoilé ni l’identité ni les raisons de la visite en Afrique de leur ressortissante. Le département d’État a justifié cette discrétion par « souci de confidentialité ». Un porte-parole s’est contenté de remercier Paris et d’offrir ses condoléances aux familles des deux soldats français tués, Cédric de Pierrepont et Alain Bertoncello.

Une cérémonie d'hommage national aux deux militaires français Cédric de Pierrepont, 33 ans et Alain Bertoncello, 28 ans, tués en libérant ces quatre otages, est organisée ce mardi aux Invalides.

Britney Delsey pour DayNewsWorld

FUSILLADE CONTRE UNE SYNAGOGUE

EN CALIFORNIE

Un homme de 19 ans a tué une sexagénaire et blessé trois autres personnes lors d'une attaque à l'arme automatique dans une synagogue près de San Diego, en Californie (Etats-Unis . Le jeune homme était entré dans la synagogue Chabad peu après 11h20 pour ouvrir le feu avec un fusil d'assaut AR-15 qui apparemment s'est enrayé, une explication pour le faible nombre de victimes alors qu'une centaine de fidèles étaient réunis. Le tireur a été arrêté et placé en détention.

Référence à l'attaque de Christchurch

Le tireur John T. Earnest n'était pas connu des services de police. D'après les médias locaux, il avait annoncé publiquement sur internet son intention de tuer des juifs.

« Nous avons des copies de ses publications sur les réseaux sociaux et de sa lettre ouverte, et nous les examinerons pour déterminer leur authenticité et savoir ce que cela apporte à l'enquête », a déclaré le shérif.

Le tueur se serait inspiré du texte de Brenton Tarrant, un Australien suprémaciste blanc qui a tué 50 personnes dans l'attaque de mosquées le 15 mars à Christchurch en Nouvelle-Zélande.

Le shérif a indiqué que ses services œuvraient avec le FBI et la ville de Escondido pour enquêter sur l'implication possible du tireur présumé dans un incendie dans une mosquée le mois passé, ne faisant pas de blessé.

Le maire de Poway a rendu hommage « aux membres de la congrégation qui se sont opposés au tireur et qui ont évité ainsi un incident beaucoup plus horrible » tandis que le président américain Donald Trump a lui présenté ses « plus sincères condoléances » dénonçant un crime motivé par la haine.

« Ce soir, le cœur de l’Amérique est avec les victimes de l’horrible fusillade dans une synagogue (…) Notre Nation tout entière est en deuil, prie pour les blessés et dit sa solidarité avec la communauté juive. Nous condamnons avec force les maux de l’antisémitisme et de la haine, qui doivent être vaincus », a déclaré le président américain lors d’une réunion publique à Green Bay (Wisconsin).

« Il est temps de passer à l’action, de déclarer une guerre déterminée [à l’antisémitisme], et pas de condamner mollement, ce qui permet aux forces de la haine de revivre les heures sombres de l’histoire », a estimé l’ambassadeur d’Israël aux Nations unies, Danny Danon.

Onze personnes avaient été tuées exactement six mois auparavant, le 27 octobre, dans une fusillade dans une synagogue de Pittsburgh, en Pennsylvanie (est des Etats-Unis). Il s'agissait de l'attaque la plus meurtrière contre la communauté juive jamais commise aux Etats-Unis.

Selon l'Anti-Defamation League, les Etats-Unis ont connu une augmentation de 57% des incidents antisémites en 2017.

Carl Delsey pour DayNewsWorld

JOE BIDEN , UN CANDIDAT DEMOCRATE CAPABLE D'AFFRONTER DONALD TRUMP

Joe Biden, l’ex-vice président de Barack Obama, a annoncé sa candidature aux primaires démocrates, jeudi 25 avril. Il s’agit de sa troisième tentative de briguer la Maison Blanche, après deux échecs en 1988 et 2008.

Cette fois, il se présente comme le guérisseur, le rassembleur d’une Amérique qu'il considère comme malade et divisée depuis l’élection de Donald Trump en 2016.

« Nous sommes dans une bataille pour l’âme de cette nation », a-t-il écrit sur Twitter avant d'affirmer que l'histoire pourrait considérer les quatre années de Donald Trump à la présidence comme une « aberration ».« Si nous donnons à Donald Trump huit années à la Maison-Blanche, il changera à jamais l'identité de cette nation, ce que nous sommes. Et je ne peux pas rester passif et laisser cela arriver.

Face à ses 19 concurrents démocrates, Joe Biden estime être le seul à pouvoir battre le milliardaire en 2020. Les intentions de vote placent ce vétéran de la politique au rang de favori parmi les candidats désireux de défier Trump en 2020. En fonction des instituts, il est donné gagnant avec entre 13 et 5 points d’avance, avec une victoire moyenne par 7,8 points.

D'ailleurs Donald Trump, ne s'y est pas trompé et prenant la candidature de Joe Biden au sérieux s'est fendu d'un message railleur « Bienvenue dans la course Joe l’endormi. J’espère seulement que tu es suffisamment intelligent, ce dont on doute depuis longtemps, pour remporter la campagne de la primaire. Il y aura des coups bas, tu vas avoir affaire à des gens qui ont vraiment des idées folles et tordues. Mais si tu y parviens, je te verrai sur la ligne de départ! » Un message dans la droite lignée de propos tenus par Donald Trump quand il parle de celui qu’il a surnommé « Sleepy Joe ».

L' expérience, la renommée et la popularité de l'ex vice-président d'Obama constituent ses atouts.

Joe Biden est un homme politique chevronné et expérimenté. Il gravit patiemment les échelons du Sénat jusqu’au poste de président de la commission des affaires juridiques, celle qui traite les nominations à la Cour suprême, puis à deux reprises celui de président de la prestigieuse commission des affaires étrangères, soit un rang de quasi-secrétaire d’Etat. Cette incontestable expertise incite le vainqueur de la course à l’investiture démocrate de 2008, Barack Obama, à le choisir comme vice-président en 2008.

Les décennies passées au Sénat n’ont cependant pas éloigné ce natif de Pennsylvanie des classes populaires. Si ses gaffes peuvent alimenter un livre, elles sont aussi considérées comme autant de gages d’authenticité. Aussi attire-t-il un flanc modéré, noir comme blanc, pour qui battre Donald Trump est le plus important. Il compte sur l’existence de cette sorte de majorité silencieuse au sein du parti pour le soutenir et il pourrait bien récupérer un petit pourcentage des électeurs de Trump dans des États-clés comme le Michigan, la Pennsylvanie ou le Wisconsin.

Mais figurent parmi ses faiblesses les plus criantes dans une course à l'investiture démocrate : son âge - 76 ans -, certaines de ses déclarations et positions passées, ainsi qu'un centrisme rappelant celui d'Hillary Clinton.

Il va tout d'abord devoir faire amende honorable pour certaines positions et déclarations passées. Il s’était en effet opposé, en 1974, au busing, l’utilisation du transport scolaire pour favoriser la mixité raciale au sein des établissements scolaires, une décennie après les lois sur les droits civiques. Joe Biden aura également à répondre aux critiques d'Afro-Américains concernant son rôle dans l'adoption en 1994 d'une loi sur la criminalité ayant ouvert la voie à l'incarcération massive de Noirs.

De plus alors sénateur du Delawere, il s'était montré condescendant envers Anita Hill, cette professeure de droit qui avait accusé le juge Clarence Thomas de harcèlement. Il avait refusé d'entendre le témoignage de femmes qui auraient pu corroborer les accusations de harcèlement sexuel formulées par l'avocate à l'encontre du futur juge de la Cour suprême Clarence Thomas. Et plus récemment, Joe Biden a été accusé de baisers et de contacts inappropriés par plusieurs femmes. Ses excuses maladroites n’ont pas suffi.

Outre ses positions passées son centrisme constitue un autre handicap, le parti démocrate étant de plus en  plus progressiste. Les huit années passées dans le sillage centriste de Barack Obama risquent en effet de pénaliser Joe Biden au sein d’un Parti démocrate qui se déporte aujourd’hui sur sa gauche sur le financement de la protection sociale, la fiscalité, et le rôle de l’Etat fédéral.Or Joe Biden est résolument centriste. Sénateur du Delaware durant sept mandats, il était connu pour sa proximité avec les banques et les entreprises.

Mais surtout le parti démocrate a connu de profonds changements au cours de la dernière décennie.

La voix des femmes et des minorité compte énormément. Or Joe Biden, homme blanc de 76 ans, ne correspond pas au candidat idéal pour représenter la diversité

« La vieille garde du Parti démocrate n’a pas su arrêter Trump, et il ne faut pas compter sur elle aujourd’hui pour mener le combat contre sa politique du diviser-pour-mieux-régner », a ainsi réagi Alexandra Rojas, la directrice de Justice Democrats, un groupe opposé à la candidature de Joe Biden. Joe Biden serait-il un candidat du passé ?

Face à une kyrielle de quadragénaires et de quinquagénaires, l’ancien vice-président va devoir faire la preuve qu’il n’est pas qu'un  fédérateur provisoire, par défaut, et qu’il est capable d’ajouter les générations aux générations et les modérés aux progressistes pour l’emporter face à Donald Trump.

Joanne Courbet pour DayNewsWorld

LE RAPPORT MUELLER DISCULPE DONALD TRUMP

Lenquête du procureur spécial sur l’interférence russe dans la présidentielle de 2016 semble close: incapable qu'elle est de prouver une collusion avec les équipes de campagne du républicain.

Il en va de même pour l’éventuelle obstruction à la justice de Donald Trump. Une victoire pour le locataire de la maison blanche et les républicains. :

« Pas de collusion, pas d’obstruction. Pour les haineux et les démocrates d’extrême gauche : fin de partie. » ! Donald Trump ne sera donc pas poursuivi.

Rumeurs et secrets ont en grande partie été levés grâce à la publication du rapport de Mueller par le ministre de la Justice, William Barr.

Mauvaise joueuse la démocrate à la tête de la Chambre des représentants, Nancy Pelosi, a cependant demandé de faire auditionner le procureur spécial Robert Mueller « par la Chambre et le Sénat aussi rapidement que possible. Le peuple américain a le droit d’entendre la vérité ».

Certes des soupçons d’obstruction à la justice pèsent encore. Le rapport montre que Donald Trump a fait tout ce qui était possible pour tuer dans l’œuf cette enquête.

Le Président a tenté de révoquer M. Mueller et de faire pression sur l’ex-ministre de la Justice, Jeff Sessions, pour qu’il revienne sur sa décision de se récuser et mette un terme à l’enquête.

Il a tout fait pour que l’ex-directeur du FBI, James Comey cesse d’enquêter sur son ex-conseiller Michael Flynn, et finit par limoger M. Comey suite au refus de ce dernier. Il n'a pas tout dit sur la tenue d’échanges entre son gendre Jared Kushner et des ressortissants russes à l’été 2016.

Mais cette enquête avait le don d'agacer profondément le locataire de la Maison Blanche

Mais cette attitude ne suffit certainement pas à accuser le Président.

D'ailleurs le rapport de 448 pages,rendu public jeudi 18 avril, s'en garde bien.

Les rumeurs, les attaques, les manœuvres politiciennes contre Donald Trump ne tendaient-elles pas  qu'à tenter de décrédibiliser un président qui, malgré quelques errements, obtient après deux ans de mandat des résultats enviables tant dans l'emploi( plein emploi) que dans l'économie ?

Larry Ricky pour DayNewsWorld

ARRESTATION DE JULIAN ASSANGE A LONDRES ET INCULPATION AUX ETATS-UNIS POUR CONSPIRATION

Depuis plusieurs mois, la rumeur d’une arrestation imminente courait dans l’entourage de Julian Assange. Une rumeur qui n'était pas sans fondement puisque le fondateur de Wikileaks a été arrêté dans l'ambassade d’Equateur, où il est réfugié depuis 2012, ce jeudi 11 avril, par la police britannique. « Julian Assange, 47 ans, a été arrêté aujourd'hui, jeudi 11 avril, par des agents du service de la police métropolitain (MPS) à l'ambassade d'Équateur », a annoncé Scotland Yard.

Le lanceur d'alerte s'est fait connaître avec la divulgation de milliers de textos envoyés pendant les attentats du 11 septembre et vivait reclus depuis sept ans au Royaume-Uni.

Les autorités britannique ont expliqué que l'arrestation de ce jeudi a été menée en vertu d'un mandat de juin 2012 délivré par le tribunal londonien de Westminster Magistrates, pour non présentation au tribunal.

L'Australien de 47 ans, teint pâle et barbe blanche, visiblement affaibli, est entré , ce jeudi après-midi, dans une salle d'audience du tribunal de Westminster, chemise et veste foncées. Il a été reconnu coupable par le tribunal de Westminster, d'avoir violé les conditions de sa liberté provisoire. Sa peine exacte sera fixée ultérieurement. Il encourt une peine allant de la simple amende à un an de prison.

Les Etats-Unis ont demandé son extradition

Quelques minutes après avoir annoncé l’arrestation de M. Assange pour avoir enfreint les conditions de sa liberté conditionnelle, Scotland Yard a expliqué avoir reçu une demande d’extradition en provenance des Etats-Unis. .

La question de la demande d'extradition américaine de Julian Assange doit être abordée par le tribunal de Westminster le 2 mai mais son avocat a d'ores et déjà fait savoir qu'Assange aller s'opposer à cette demande. Julian Assange a en effet annoncé qu’il allait « contester et combattre » cette dernière.

Il est accusé par les Etats-Unis de « piratage informatique ». Julian Assange est accusé d’avoir « conspiré » avec Chelsea Manning, une militaire américaine qui avait fourni au site Internet, en 2010, des millions de documents secrets issus de l’armée et de la diplomatie américaine publiées en partie par WikiLeaks. Selon l'acte d'inculpation, qui était jusqu'ici sous scellé, l'Australien est accusé d'avoir aidé l'ex-analyste du renseignement américain Chelsea Manning à obtenir un mot de passe pour accéder à des milliers de documents classés secret-défense ensuite révélés au public.

Mais quel est le degré exact d'implication du lanceur d'alerte Assange dans l’extraction de ces documents ?

Julian Assange encourt une peine maximale de cinq années de prison.

L'avocat M. Pollack s'est  dit « amèrement déçu » que l'Equateur ait permis l'arrestation dans son ambassade de Julian Assange, « à qui il avait accordé la citoyenneté et l'asile ».

L'actrice Pamela Anderson a vivement réagi à l'arrestation de Julian Assange dans un Tweet posté il y a quelques heures.

Se disant « en état de choc », elle demande : « comment pouvez-vous l'Equateur? Comment pouvez-vous le Royaume-Uni? » Des questions rhétoriques auxquelles elle répond, dénonçant des Britanniques à la botte des Etats-Unis, et ajoutant « vous avez besoin d'une diversion face à vos conneries de Brexit idiot. »

« Un jour sombre pour la liberté de la presse »

La possible extradition aux Etats-Unis sur la base de ses travaux journalistiques de 2010 a fait réagir les organisations de défense de la liberté de la presse.

Le lanceur d’alerte Edward Snowden a dénoncé un « jour sombre pour la liberté de la presse ».

Jennifer Robinson, l'une des avocates de Julian Assange s'est exprimée devant les journalistes jeudi soir, quelques heures après l'arrestation de Julian Assange:« Cela instaure un dangereux précédent pour tous les médias et les journalistes en Europe et ailleurs dans le monde. » a-t-elle déclaré. « Ce précédent veut dire que tout journaliste peut être extradé pour être poursuivi aux Etats-Unis pour avoir publié des informations véridiques à propos des Etats-Unis », a-t-elle estimé.

Son avocat, Barry Pollack,de son côté, a dénoncé la volonté américaine d'extrader "un journaliste étranger" qui est poursuivi, selon lui, pour "avoir publié des informations véridiques". La justice britannique "va devoir se prononcer sur ce qui semble être un effort sans précédent des Etats-Unis pour obtenir l'extradition d'un journaliste étranger afin qu'il soit inculpé pour avoir publié des informations véridiques", a déclaré Barry Pollack dans un communiqué diffusé sur le compte Twitter de WikiLeaks.

« Viser Assange en raison de la fourniture d’informations d’intérêt public à des journalistes serait une mesure strictement punitive et constituerait un dangereux précédent pour les journalistes, leurs sources et les lanceurs d’alerte », a réagi le secrétaire général de Reporters sans frontières, Christophe Deloire.

Joanne Courbet pour DayNewsWorld

TRUMP DURCIT SA POLITIQUE MIGRATOIRE

En pleine crise migratoire, Trump se sépare de sa ministre de la Sécurité intérieure et cette démission s'ajoute aux précédentes, le milliardaire constituant une équipe-choc pour la campagne présidentielle.

« La ministre de la Sécurité intérieure Kirstjen Nielsen va quitter ses fonctions, et je voudrais la remercier pour son travail », a tweeté laconiquement dimanche soir le président américain.

Kirstjen Nielsen, soutien de la première heure de Donald Trump, a en effet démissionné dimanche 7 avril.

En décembre 2017, la quadragénaire avait été la plus jeune ministre nommée à la tête de ce portefeuille tentaculaire qui chapeaute, depuis sa création dans le sillon des attentats du 11-Septembre, 22 agences gouvernementales.

Elle a été remplacée temporairement par Kevin McAleenan, jusqu'alors chef des douanes et de la protection des frontières. Mais elle ne donne aucune explication sur ce départ .

« J’espère que le prochain secrétaire aura le soutien du Congrès et des tribunaux pour corriger les lois qui entravent notre capacité à sécuriser complètement les frontières américaines, et qui ont contribué à créer de la discorde dans la conversation nationale », a écrit la ministre dans une lettre remise au président.

Le président américain s'était justement rendu vendredi avec sa ministre à la frontière entre les États-Unis et le Mexique, où il a commencé à faire ériger un mur pour empêcher le passage des candidats à l'immigration illégale.

Il se plaint régulièrement de la faiblesse des lois américaines sur l'immigration et en avait fait son cheval de bataille de sa campagne de 2016.

« Notre pays est au COMPLET ! » a encore tweeté Donald Trump dimanche soir, reprenant une expression qu'il martèle depuis cette visite.Une expression qui marque bien l'impatience du locataire de la Maison Blanche. Pourtant selon la police aux frontières plus de 100.000 interpellations d'immigrants qui transitent par le Mexique au mois de mars ont été recensés le nombre, le plus haut total mensuel depuis environ 10 ans.

Kirstjen Nielsen, 46 ans, était une fidèle de la première heure : d'abord collaboratrice de John Kelly, elle était devenue secrétaire à la Sécurité intérieure, en octobre 2017. La quadragénaire avait été la plus jeune ministre nommée à la tête de ce portefeuille tentaculaire qui chapeaute, depuis sa création dans le sillon des attentats du 11-Septembre, 22 agences gouvernementales.

À ce poste, elle a incarné la politique migratoire controversée de Donald Trump de "tolérance zéro". C'est elle qui avait mis en place la séparation aux frontières des enfants migrants de leurs parents. C'est elle aussi qui avait défendu le mois dernier la déclaration d’urgence nationale, visant à assurer le financement du mur à la frontière avec le Mexique.

Malgré sa loyauté à toute épreuve et « Malgré nos progrès dans la réforme de la Sécurité intérieure (...), j'ai estimé qu'il était temps pour moi de partir », a-t-elle écrit dimanche soir.

Alyson Braxton pour DayNewsWorld

FEMME NOIRE HOMOSEXUELLE

ET MAIRE DE CHICAGO

Elle est femme, noire, homosexuelle et maire d'une grande ville de l' Illinois. Elle s'appelle Lori Lightfoot Chicago l'a élue maire de Chicago.

L’ancienne procureure fédérale, 56 ans, a promis de réduire les inégalités dans une ville marquée par la violence due aux armes à feu.

Les habitants de Chicago ont élu mardi 2 avril une femme noire et ouvertement homosexuelle à la tête de leur ville .

Une première historique dans cette citée marquée par les inégalités sociales et la violence due aux armes à feu.

Les quartiers sud et ouest de la ville, les plus pauvres et habités majoritairement par une population noire, restent en effet à la traîne du centre financier et du nord de la ville, qui ont bénéficié des programmes de développement économique.

Lori Lightfoot a dirigé une commission de surveillance des activités de la police, l’a largement emporté face à Toni Preckwinkle, démocrate et afro-américaine comme elle grâce à une campagne au programme progressiste.

Plus de 550 meurtres en 2018

Plus de 550 meurtres ont été comptabilisés en 2018 à Chicago, soit davantage que les chiffres combinés de New York et de Los Angeles, dont les populations sont pourtant plus importantes.

Le scrutin traduit d'ailleurs une lassitude vis-à-vis de la politique locale dans ce fief démocrate.

« Les électeurs semblent être dans un état d’esprit de “virez-les tous” », a expliqué Evan McKenzie, professeur de sciences politiques à l’université de l’Illinois.

« Ils sont fatigués de la corruption, des enquêtes fédérales contre des responsables municipaux, des scandales entourant la police et de la crise budgétaire. ».

« Le message est qu’ils veulent de nouvelles idées et un gouvernement plus propre », a-t-il ajouté.

Kate White pour DayNewsWorld

DISCULPATION COMPLETE DE DONALD TRUMP

EXONERATION DE TOUTE COLLUSION AVEC LA RUSSIE

Pour la presse américaine, l’exonération de toute collusion avec la Russie est une victoire pour Trump, même si l’intégralité du rapport n’est pas publiée.

C'est la douche froide pour la démocrates.

Donald Trump a triomphé, dimanche 24 mars 2019.

Après 675 jours d'enquête, 2800 réquisitions de documents, l'audition de 500 témoins menée par 19 procureurs et 40 agents du FBI, le rapport du procureur spécial Robert Mueller n'a pas pu établir que Donald Trump ou son entourage

« aient conspiré ou se soient coordonnés avec le gouvernement russe dans ses activités visant à interférer » sur la campagne présidentielle américaine de 2016.

L'attorney général des Etats-Unis William Barr a en outre écarté le soupçon d’obstruction à la justice soulevé notamment par le limogeage abrupt du directeur de la police fédérale, James Comey, en mai 2017.

Le rapport « ne conclut pas que le président a commis un crime, mais il ne l'exonère pas non plus ».

Le ministre de la justice, lui, a affirmé que l’enquête ne mentionnait aucun délit susceptible d’entraîner des poursuites judiciaires sur ce point.

.Sa note de quatre pages met un terme à une saga de près de deux ans.

A un an et demi de la prochaine élection présidentielle, elle écarte définitivement la perspective d’une destitution par le Congrès de Donald Trump.

Ce dernier a rapidement réagi en publiant sur son compte Twitter un communiqué de victoire. « Pas de collusion, pas d’obstruction, DISCULPATION complète et totale ! », s’est-il félicité, après avoir

Donald Trump à parler d'« exonération complète et entière » avant de conclure, en direct des a résidence de Mar-a-Lago en Floride : « Honnêtement, c'est une honte que votre président ait eu à subir ça. »

Les conclusions « renforcent Donald Trump dans ses batailles à venir, y compris sa réélection », estime le New York Times.

Britney Delsey pour DayNewsWorld

JAIR BOLSONARO ET DONALD TRUMP A WASHINGTON

Le président américain Donald Trump et l'un de ses plus fervents admirateurs Jair Bolsonaro se rencontrent ce mardi 19 novembre, deux mois après l'élection du président brésilien à Washington.

« Le Brésil et les Etats-Unis n'ont jamais été aussi proches », a commenté le président américain, en recevant son homologue.

Depuis son arrivée au pouvoir le 1er janvier, Bolsonaro a en effet affiché un pro-américanisme marqué, en rupture avec la tradition de la diplomatie brésilienne qui s'efforçait de se tenir à égale distance des grandes puissances.

Au-delà d'une passion commune pour les tweets choc et et un goût revendiqué de la provocation, ils sont à l'unisson sur nombre de sujets :

rejet du multilatéralisme, politique migratoire restrictives, décisions à propos de la communauté LGBT, l'égalité femmes / hommes, l'ultralibéralisme ou encore dénonciation de l'accord de Paris sur le climat. Jair Bolsonaro a même été surnommé le « Trump Tropical ».

Pendant sa campagne, Jair Bolsonaro assurait qu'il allait prendre de nombreuses mesures dès son arrivée au pouvoir afin de renouveler le pays. Et promesses tenues.

Dès les premières heures de son mandat, le nouveau président a signé de nombreux décrets et circulaire restructurant notamment ses ministères. Ainsi il a exclu des prérogatives de son nouveau ministère des Droits de l'homme les préoccupations liées aux personnes LGBT.

Mais si le Brésilien a souvent été comparé à son homologue américain, il s'avère cependant que sa politique pourrait en réalité être dangereuse pour la démocratie à la différence de celle de Donald Trump.

En effet le Brésil est une démocratie encore relativement jeune et dont les contre-pouvoirs sont fragiles du fait de la fragmentation du Parlement, faute de partis forts. Le plus grand, le parti des travailleurs, a été ébranlé par la destitution de Dilma Rousseff . Le seul candidat qui pouvait remporter l'élection présidentielle face à l'extrême droite, Lula Da Silva, est en prison.

Alors que Donald Trump était complètement extérieur à la politique avant son élection, Bolsonaro, député fédéral pendant près de vingt ans (1991-2019) et ex-capitaine, connaît bien au contraire les rouages de la politique et de l'armée. De plus il ne cache pas sa nostalgie pour la dictature militaire de 1964 à 1985. Avant son élection n' assurait-il pas vouloir « une purge comme jamais le Brésil n'en a connu » ?

Donald Trump, lui, n'a jamais mis en balance les libertés individuelles et ses opposants ne sont pas menacés. De plus il a face à lui un contre pouvoir solide avec le système de « check and balance » inscrit dans la Constitution. (l'échec du décret anti-immigration en est un bon exemple).

Face à ce fragile Congrès, Jair Bolsonaro, lui, a de forts soutiens: il s'appuie sur le lobby des armes à feu, de l'Agrobusiness et des Évangéliques (la religion en plein essor au Brésil, face au déclin des Catholiques). Il semble donc avoir les coudées franches pour faire passer les lois qu'il veut.

Quoiqu'il en soit,Il y a été question d'une alliance conservatrice, d'un renforcement des relations économiques entre les deux pays et d'une augmentation de la pression sur le Venezuela.

Le président des Etats-Unis et celui de la première puissance d'Amérique latine ont insisté sur la nécessite d' une coopération économique renforcée. Les Etats-Unis ont promis d'appuyer l'entrée du Brésil dans l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE). Le Brésil a autorisé les Etats-Unis à lancer des satellites depuis le centre spatial d'Alcantara, dans l'Etat septentrional de Maranhao.

Une visite surprenante a été effectuée pour un chef d'Etat étranger: il s'est rendu au siège de la CIA.

Avant leur rencontre, le président brésilien a déclaré dans un tweet quasi enflammé : "Pour la première fois depuis longtemps, un président brésilien qui n'est pas anti-américain vient à Washington. C'est le commencement d'une alliance pour la liberté et la prospérité, comme les Brésiliens l'ont toujours désirée."

Joanne Courbet pour DayNewsWorld

PRESIDENTIELLE AMERICAINE BETO O'ROURKE L'ESPOIR DES DEMOCRATES

Il a annoncé, jeudi 14 mars, sa candidature à l’investiture démocrate pour la présidentielle de 2020.

Il s'appelle Beto O’Rourke. Mais il n'est pas totalement inconnu des Américains.

Ce quadragénaire démocrate a en effet été battu de justesse en novembre face à Ted Cruz, le ténor républicain du Texas, après une campagne qui a fortement accru sa notoriété.

Les démocrates tiennent donc leur 15e candidat, l'étoile montante du parti qui a officialisé sa participation à la primaire.

Une communication bien rodée.

Star des réseaux sociaux et coqueluche des médias, le Texan Beto O'Rourke n'a rien oublié . « La seule manière pour nous d'être fidèles aux promesses de l'Amérique est de tout donner pour elle et tout donner pour nous tous », a-t-il assuré dans une vidéo qui a fuité auprès de la télé d'El Paso, sa ville natale .

La veille, il faisait au contraire la une de Vanity Fair, debout à côté de son pick-up sur la « route vers 2020 ». « Je veux y être. Je suis vraiment né pour ça », a-t-il déclaré au magazine américain dans un très long portrait entrecoupé de photos signées Annie Leibovitz, photographe des stars.

Une campagne sur le charisme et la jeunesse

Beto O'Rourke peut difficilement se targuer de ses succès politiques. Il a été vaincu lors des midterms en novembre dernier et son expérience à la Chambre des représentants des Etats-Unis, entre 2012 et 2018, n'a pas laissé un souvenir impérissable à ses concitoyens. Mais avant sa défaite face à Ted Cruz au Texas, le démocrate a fait sensation dans cet État du sud, tellement ancré à droite, pour ne pas dire ultraconservateur.

Il a parcouru chacun des 254 comtés du grand État du sud américain, ce que personne n'avait jamais fait avant lui. Le Texan Robert Francis (son vrai prénom) O'Rourke s'est distingué par son aisance particulière en meeting, par son don de l'improvisation comme des réseaux sociaux. Comme un certain un certain Barack Obama.

Et sans compter que Beto O'Rourke a pour lui la jeunesse... Et face à Bernie Sanders (77 ans) et en attendant que l'ancien vice-président de Barack Obama, Joe Biden (76 ans) ne se déclare, l'âge pourrait être un sérieux atout à la manière d'un Kennedy, d'un Clinton ou d'un Obama.

O'Rourke est un ancien rocker-punk qui cite même parfois son groupe préféré, les Clash, et ça le rend populaire. Il parle aussi couramment l'espagnol et peut donc faire la différence auprès d'un électorat hispanique qui se cherche toujours un porte-parole crédible. Beaucoup le compare à un Obama blanc.

Un CV politique plutôt maigre mais un tournant idéologique

Mais s'il balaye dans sa vidéo de lancement de campagne, toute une série de sujets chers à son camp comme la santé, le vivre ensemble, le réchauffement climatique et les guerres, il n'annonce pas encore son programme On sait le démocrate plus modéré que Bernie Sanders, mais qu'en est-il vraiment de son projet politique ? « A part dire 'c'est votre campagne' », ' je suis là pour vous' », que pense O'Rourke ?

Son premier grand rendez-vous, a-t-il annoncé, sera le 30 mars pour un meeting de campagne à El Paso, près de la frontière avec le Mexique. Il lui faudra construire un programme qui réponde à une attente générale de la population et à ses difficultés.

On sait déjà de lui qu'il parle à la fois aux centristes, parce qu'il est lui-même modéré, mais également aux plus progressistes, car il a su défendre plusieurs des options qui leur sont chères, comme l'idée d'un protection-santé pour tous, des restrictions du port d'armes, de la défense des droits des femmes, de l'avortement ou du mariage gay. Le libéralisme — au sens américain, c'est-à-dire une pensée très à gauche —, a plus largement progressé qu'il ne l'avait jamais fait en cinquante ans au sein du parti démocrate. Un virage idéologique dont pourrait se saisir Beto O'Rourke !

Dépourvu de tout mandat électif, Beto O’Rourke fait donc figure de phénomène politique. Sa personnalité singulière lui vaut d’échapper pour l’instant à la principale ligne de fracture démocrate. Celle qui sépare les représentants d’une aile gauche assumée, de Bernie Sanders à Elizabeth Warren, des modérés soucieux de rassurer un électorat plus centriste dans les Etats du Midwest et de la Rust Belt, où se jouera probablement la présidentielle de 2020.

À deux ans de l'élection l'hypothèse de la candidature de l'ancienne première dame s'est fait entendre avec de plus en plus de force, en particulier depuis que Michelle Obama a replongé dans la sphère publique et politique  son livre intitulé «Devenir».

Mais Barack Obama lui-même a expliqué que cela n'arriverait pas, lors d'une réunion publique. «Il y a trois choses qui sont absolument certaines dans la vie: la mort, les impôts et le fait que Michelle ne sera jamais candidate à la présidence des États-Unis», a-t-il assuré.

Et face à un parti démocrate au bord de l'implosion, les chances de Donald Trump restent  fortes pour des raisons autant structurelles que liées à ses résultats. Donald Trump peut aussi s'appuyer sur un socle solide, qui ne varie pas et lui reste fidèle.

Mais, surtout, il y a l'économie américaine qui porte sa candidature. Faut-il rappeler tous ces bons chiffres qui ne cessent de surprendre tout le monde? Chômage, inflation, création d'emploi, indice de la croissance: il ne cesse d'enregistrer des bons résultats...

Si les premiers sondages d'opinion placent régulièrement Beto O'Rourke en bonne position parmi de nombreux candidats, il ne faut pas oublier les bons résultats économiques du président sortant.

Une présidentielle qui risque de réserver bien des surprises.

Joanne Courbet pour DayNewsWorld

VASTE ENQUETE SUR DONALD TRUMP

LANCEE PAR LES DEMOCRATES

Une puissante commission parlementaire américaine, dirigée par les démocrates, a lancé lundi une vaste enquête sur Donald Trump. Elle a demandé à 80 personnalités et organisations, dont deux fils du président républicain, Eric et Donald Jr., ainsi qu'à son gendre Jared Kushner, qu'elles leur livrent des documents.

La Commission judiciaire de la chambre basse du Congrès enquête sur des soupçons d'« entrave à la justice, de corruption et d'autres abus de pouvoir de la part du président Trump, ses associés et des membres de son administration », précise-t-elle dans un communiqué.

Elle a contacté 81 personnes et organisations au total, dont Allen Weisselberg, directeur financier de la Trump Organization, l'avocat personnel du président Jay Sekulow, d'anciens responsables de la Maison-Blanche comme Steve Bannon, Sean Spicer et Hope Hicks, ainsi que le fondateur de WikiLeaks, Julian Assange.

La commission les exhorte à livrer les documents d'ici le 18 mars.

« Ces dernières années, le président Trump n'a pas eu à rendre des comptes sur ses attaques presque quotidiennes contre nos règles et normes légales, éthiques et constitutionnelles fondamentales », a écrit le président démocrate de cette commission, Jerrold Nadler.

« Il s'agit d'une période critique pour notre nation et nous avons la responsabilité d'enquêter », poursuit-il.

Dimanche, M. Nadler avait expliqué que les soupçons d’entrave à la justice s’appuyaient sur les accusations répétées de « chasse aux sorcières » lancées par le 45e président des Etats-Unis à l’encontre de l’enquête du procureur spécial Robert Mueller sur une possible collusion avec la Russie.

Vers une éventuelle procédure de destitution ?

Les démocrates ont repris la majorité à la Chambre des représentants en janvier, avec la promesse de lancer de nombreuses enquêtes parlementaires contre le président après deux ans de majorité républicaine. Ces nouvelles investigations, et la multitude de documents exigés, pourraient fournir des munitions aux démocrates s’ils lançaient une éventuelle procédure de destitution, ou impeachment, contre Donald Trump.

Mais les chefs démocrates du Congrès apparaissent encore réticents à jouer cette carte, qui semble difficile à concrétiser tant que les républicains contrôlent le Sénat, et qui pourrait galvaniser la base du président.

« La route est encore longue vers l'"impeachment" », a déclaré Jerry Nadler, qui s'exprimait lors d'un entretien sur la chaîne ABC dimanche.

Donald Trump, qui a qualifié de « bidon » la vaste enquête parlementaire lancée par des démocrates, a assuré qu'il y coopérerait.

Jaimie Potts pour DayNewsWorld

DU DEBALLAGE SORDIDE DE MICHAEL COHEN SUR DONALD TRUMP

L’audition parlementaire très attendue de l’ex-avocat personnel de Donald Trump, Michael Cohen, a débuté mercredi 27 février. En ouverture de l’audition, le président démocrate de la commission d’enquête de la Chambre des représentants, Elijah Cummings a ainsi présenté l’ex-avocat de Trump :

« Le peuple américain peut juger par lui-même de la crédibilité » de Michael Cohen, condamné à trois ans de prison pour fraude fiscale, parjure et infraction au code électoral.

L’ancien avocat, qui a été radié du barreau et sera incarcéré en mai, n'a pas hésité à brosser un portrait au vitriol de son ex-client.

« Je suis ici pour dire au peuple américain ce que je sais du président Trump », a déclaré M. Cohen. « Je regrette le jour où j’ai dit oui à M. Trump (…) J’ai honte » d’avoir collaboré avec lui, a-t-il ajouté.

« [Donald Trump] est un raciste, un escroc, un tricheur ». « M. Trump est une énigme. Il est compliqué, tout comme je le suis.

Il a de bons et de mauvais côtés, comme nous tous. Mais le mauvais côté l’emporte de loin sur le bon, et depuis qu’il est au pouvoir, il est devenu la pire version de lui-même. »

Tout au long de son audition, M. Cohen a été durement attaqué par des élus républicains, qui n’ont cessé de rappeler qu’il avait menti lors d’une précédente apparition devant le Congrès...A quoi va servir un tel portrait à charge ? Si ce n'est à dédouaner Michael Cohen, l'ancien homme à tout faire de Donald Trump ?

Si ce n'est à ternir un peu plus l'image du locataire de la Maison Blanche en campagne pré-électorale ?

Car M. Cohen n'a par ailleurs aucune preuve de collusion avec la Russie. « On s’est demandé si j’avais connaissance de preuves directes démontrant que M. Trump, ou son équipe de campagne, avait comploté avec la Russie. Je n’en ai pas. Je veux être clair. Mais j’ai des soupçons », a déclaré Michael Cohen.

Le Congrès a eu droit à un véritable déballage sordide auquel il n'avait pas eu droit depuis l’affaire Monica Lewinsky avec Bill Clinton. C'est qu' en droit américain la liberté d’expression fait partie du premier amendement de la constitution américaine.

Mais le président des Etats-Unis pourrait poursuivre son ex- avocat s'il peut notamment établir que celui-ci a évoqué de faux faits.

Et en tant que personnalité publique, le locataire de la Maison Blanche peut également démontrer « l’intention effective de nuire » de Michael Cohen...

Garett Skyport pour DayNewsWorld

A QUAND LA BOMBE NUCLEAIRE EN ARABIE SAOUDITE OU LES SOUPCONS DU CONGRES AMERICAIN

ENVERS DONALD TRUMP

Les États-Unis souhaitent-ils doter l'Arabie saoudite de la bombe atomique ?

Des « lanceurs d’alerte » soupçonnent Donald Trump d’encourager la vente d’une technologie nucléaire sensible à l’Arabie saoudite.

Selon un rapport publié par le comité de surveillance et de réforme de la chambre basse du congrès des responsables de l'administration Trump ont tenté de transférer une technologie nucléaire sensible à Riyad. Elijah Cummings, président de la commission de Contrôle et de Réforme, a demandé des documents à la Maison-Blanche, en particulier ceux portant sur une rencontre deux mois après l’investiture de Donald Trump entre son gendre et proche conseiller Jared Kushner et Mohammed ben Salmane, le tout-puissant prince héritier saoudien.

Des conflit d'intérêts privés

Un rapport préliminaire de cette commission a en effet relevé que de «forts intérêts commerciaux privés» avaient «fait pression de manière agressive» pour obtenir ce transfert de technologie sensible. La commission met en lumière un cas de conflit d'intérêts avec le groupe privé IP3 International. Ce conglomérat de plusieurs entreprises américaines est effectivement à l'origine du projet de centrales nucléaires en Arabie Saoudite.

Le général Michael Flynn en était l'un de ses conseillers de juin à décembre 2016, au moment même où il occupait la fonction de conseiller spécial de Donald Trump lors de la campagne présidentielle et de la période de transition. Une fois le magnat de l'immobilier investi, il aurait continué de plaider en faveur du plan souhaité par IP3.

Plusieurs rencontres ont eu lieu entre des responsables d'IP3 et des membres de l'administration Trump, même après la démission de Michael Flynn, démissionné. «Ces entités commerciales engrangeraient des milliards de dollars grâce aux contrats liés à la construction et à l’opération d’infrastructures nucléaires en Arabie saoudite -et ont semble-t-il eu des contacts proches et répétés avec le président Trump et avec son administration jusqu’à ce jour», a noté la commission.

Une bombe nucléaire pour l'Arabie Saoudite?

Les autorités saoudiennes n'ont jamais caché leurs ambitions technologiques. « L'Arabie saoudite ne souhaite pas acquérir de bombe atomique, mais il est évident que si l'Iran développait une bombe atomique, nous ferions de même, et dans les meilleurs délais », avait déclaré le prince héritier saoudien en 2018.

Les États-Unis de Donald Trump souhaitaient-ils donc transférer la technologie nucléaire en Arabie saoudite ?

Et ce, sans contrepartie sur son utilisation et ce, en violation de la loi relative à l'énergie atomique qui stipule que les États-Unis ne peuvent pas transférer leur savoir-faire nucléaire vers des pays tiers sans garantie d’un usage pacifique de cette énergie.

La loi exigerait de plus que les Saoudiens acceptent de garder le matériel en sécurité, de laisser les inspecteurs le vérifier et de ne jamais l'utiliser pour fabriquer une arme nucléaire.

En plus des têtes nucléaires, les États-Unis auraient permis à l'Arabie saoudite de développer des sites de production de missiles balistiques. Une existence prouvée par des images satellites et alors qu'en règle générale les États-Unis se sont toujours opposés au transfert de missiles capables de porter des armes nucléaires.

Les démocrates ont peur que ce transfert ne se fasse très rapidement. «Le 19 février 2019, le président a rencontré des développeurs d'énergie nucléaire à la Maison-Blanche à propos du partage de la technologie nucléaire avec les pays du Moyen-Orient, y compris l'Arabie saoudite», indique la commission. Pourtant il est du ressort du Congrès d' examiner obligatoirement tout potentiel transfert d'énergie atomique, selon la loi relative à l'énergie atomique.

A qui servirait une telle vente ?

Aux « intérêts des États-Unis», ou à «ceux qui ont des avantages financiers à tirer de ce changement potentiel de la politique étrangère» américaine.

Mais au-delà :

peut-on envisager de transférer une technologie nucléaire sensible aux pays du Moyen-Orient sans contrepartie aucune ?

Joanne Courbet pour DayNewsWorld

COMME UN CLIMAT DE GUERRE FROIDE CONFRONTATION EST OUEST

«Je vais le dire clairement et ouvertement : la Russie sera contrainte de déployer des armements qui pourront être utilisés non seulement contre les territoires, d’où peut provenir une menace directe, mais aussi contre les territoires où se trouvent les centres de décision d’usage de missiles nous menaçant », a déclaré le président russe Vladimir Poutine lors de son discours devant le Parlement, mercredi 20 février.

Le pays répliquera ainsi à tout déploiement de missiles nucléaires américains de portée intermédiaire en Europe en ciblant les pays dans lesquels ces missiles seront déployés mais également les États-Unis.

C'est une réponse au retrait des États-Unis du traité sur les forces nucléaires intermédiaires (FNI), conclu en 1987.

Si Vladimir Poutine ne pas chercher la confrontation en réponse à la sortie des États-Unis du FNI, il a cependant affirmé que la réaction de la Russie à tout déploiement de missiles nucléaires serait déterminée et que l’administration américaine ferait bien de réfléchir aux conséquences d’une telle décision.

Une première réaction avait eu déjà lieu de la part du Kremlin. La Russie allait se doter d’ici à 2021 de nouveaux missiles à portée intermédiaire, selon l'annonce il y a deux semaines du ministre de la Défense Sergueï Choïgou.

Cette annonce faisait suite à la décision de Donald Trump de retirer dans un délai de six mois les États-Unis de ce traité signé en 1987 pour éliminer tous les missiles de croisière et balistiques américains et russes tirés depuis le sol et ayant une portée située entre 500 km et 5 500 km.

Washington avait alors justifié sa décision en accusant la Russie d’avoir violé le traité FNI en développant un nouveau missile, le Novator 9M729 (SSC-8 pour l’Otan).

Vladimir Poutine avait réagi en déclarant que Moscou cessait à son tour de respecter le traité. La Russie a décidé de suspendre sa participation à cet accord,

car "nos partenaires américains auraient dû dire les choses honnêtement au lieu d'utiliser des accusations imaginaires envers la Russie pour motiver leur sortie unilatérale de l'accord", a déclaré le chef du Kremlin.

Alize Marion pour DayNewsWorld

UN CANULAR ?

DONALD TRUMP MIS SOUS ECOUTES PAR LE FBI ?

Donald Trump sous écoutes ?

Donald Trump président espionné par les services de renseignement de son propre pays ?

C'est ce qui aurait pu arriver au 45ème Président des Etats-Unis au printemps 2017, à en croire l'ancien haut responsable du FBI, Andrew McCabe.

Il révèle lors de l'émission américaine « 60 Minutes » dimanche 17 février que Rod Rosenstein, le n°2 de la Justice, aurait aussi évoqué une possible mise à l'écart de Donald Trump. Rod Rosenstein supervisait alors l’enquête russe.

Cette possibilité d'écarter Donald Trump du pouvoir, aurait été envisageable grâce à l'amendement 25 de la Constitution américaine.

Cet amendement autorise en effet le vice-président et une majorité du cabinet à déclarer le président « inapte » à assurer ses fonctions.

« Il voulait mettre la Maison-Blanche sous écoute », a déclaré Andrew McCabe.

Il avait « simplement soulevé ce point et en a discuté avec moi, en se demandant combien de membres du cabinet seraient en mesure de soutenir un tel effort », a poursuivi Andrew McCabe, limogé du FBI à son tour en mars 2018.

Rod Rosenstein, le ministre adjoint de la Justice, aurait été alors « très inquiet au sujet du président, de sa capacité, de ses intentions » à ce moment, c.a.d après le limogeage de James Comey en mai 2017.

La question qui travaillait Rod Rosenstein était, d'après McCabe, celle du limogeage par Donald Trump de James Comey, ancien directeur du FBI, en mai 2017.

Rosenstein aurait été convaincu que le départ du directeur du FBI était lié aux investigations sur les soupçons d'une ingérence de Moscou dans sa campagne électorale.

Dans les rangs des Républicains, on dénonce une « tentative de coup d'État administratif »

Jeudi 14 février, lors de la diffusion de premiers extraits de cette interview, Donald Trump avait contre-attaqué sur Twitter :

« Le chef du FBI par intérim déshonoré, Andrew McCabe, prétend être un 'pauvre petit ange' alors qu'il a joué un grand rôle dans (...) le canular russe »

Britney Delsey pour DayNewsWorld

DONALD TRUMP DECLARE L'URGENCE NATIONALE POUR LA CONSTRUCTION DU MUR

Le compromis, approuvé jeudi par le Congrès, ne prévoit qu'un quart du budget réclamé par le président américain pour la construction d'un mur à la frontière mexicaine. Mécontent le président américain a annoncé jeudi vouloir déclarer « l'urgence nationale » pour construire ce mur.

Le locataire de la Maison Blanche veut « mettre fin à la crise de sécurité nationale et humanitaire à la frontière », a justifié Sarah Sanders, porte-parole de la Maison Blanche.

Dans le même temps, le milliardaire a accepté de signer un compromis budgétaire obtenu de haute lutte au Congrès, après d'intenses tractations entre républicains et démocrates, pour éviter une paralysie des administrations.

Si aucun accord n'était trouvé avant vendredi, minuit, le pays aurait pu faire face à un deuxième « shutdown » en moins de deux mois. Or la mise au chômage technique de 800.000 fonctionnaires pendant 35 jours en janvier n'avait produit qu'une baisse de la cote de popularité de Trump dans les sondages et paralysé l'économie américaine.

La loi de financement née de ce compromis a  donc été approuvée jeudi à une large majorité au Sénat, contrôlé par les républicains, puis à la Chambre des représentants, contrôlée par les démocrates.

Mais ce texte, qui ne mentionne pas le mot « mur », préférant « barrière » ou « clôture », ne comprend qu'un quart du budget réclamé par Donald Trump pour construire le mur (1,4 milliard de dollars contre 5,7 milliards demandés) . Tout en signant le texte, Donald Trump déclarera donc l' « urgence nationale ». Le chef de la majorité républicaine au Sénat Mitch McConnell a dit soutenir la décision du président.

Une loi votée en 1976, le « National Emergencies Act », autorise en effet le président des Etats-Unis à invoquer une « urgence » nationale pour activer des pouvoirs extraordinaires, qui permettraient à Donald Trump de contourner le Congrès en s'appuyant par exemple sur l'armée pour faire ériger le mur.

Cette procédure exceptionnelle n'est pas sans hérisser de nombreux parlementaires, y compris dans les rangs républicains. Chez les démocrates, c'est l'indignation qui règne.

Les démocrates et divers groupes d'intérêts se préparent à attaquer la proclamation d'urgence nationale devant la justice, contestant les arguments de la Maison-Blanche sur la nature de la crise à la frontière.

« Il n'y a pas d'urgence à la frontière » avec le Mexique, a pesté Nancy Pelosi, présidente démocrate de la Chambre des représentants.

« Nous allons passer nos options en revue et nous serons préparés à y répondre de façon appropriée », a asséné Nancy Pelosi.

Britney Delsey pour DayNewsWorld

DISCOURS DE DONALD TRUMP SUR L'ETAT DE L'UNION

Face au Congrès réuni au grand complet, le président américain Donald Trump s’est posé mardi en rassembleur malgré les fortes tensions politiques entre démocrates et républicains.

Il s’est tout de même montré combatif sur l’immigration ou les investigations relatives à sa campagne de 2016. Pour ce traditionnel discours en prime time sur l’état de l’Union, le président américain a lancé un appel au compromis. « Le programme que je vais présenter ce soir n’est ni républicain, ni démocrate.

C’est celui du peuple américain », a-t-il déclaré, portant son emblématique cravate rouge, devant plus de 500 élus, dont de nombreuses femmes démocrates vêtues de blanc, en hommage au centenaire du mouvement des suffragettes.

«  Ensemble, nous pouvons mettre fin à des décennies de blocage politique, guérir les blessures anciennes, construire de nouvelles coalitions, esquisser de nouvelles solutions », a-t-il ajouté.

Le mur à la frontière avec le Mexique « sera construit »

Donald Trump ne renonce pas pour autant à sa promesse de construire un mur à la frontière avec le Mexique, projet décrié par l’opposition démocrate et à l’origine du « shutdown » le plus long de l’histoire américaine. « Je vais le faire construire », a martelé Donald Trump à propos.

« Les murs, ça marche et les murs sauvent des vies », a poursuivi le locataire de la Maison Blanche qui a cependant renoncé à décréter l’état d’urgence nationale l'’autorisant à financer le mur sans l’accord du Congrès. A la place, il a exhorté démocrates comme républicains à trouver un compromis d’ici au 15 février.

« Par le passé, la plupart des gens dans cette pièce ont voté pour un mur, mais le mur adéquat n’a jamais été construit.

Je le ferai construire », a-t-il annoncé. Les murs « fonctionnent et sauvent des vies, alors travaillons ensemble, trouvons un compromis et un accord », a-t-il précisé, ajoutant qu’il avait fait parvenir au Congrès une proposition allant « dans le sens de tous », comprenant notamment une « nouvelle barrière physique » à la frontière sud.

.Le chapitre consacré à la politique étrangère lui a valu des applaudissements inégaux dans son camp tant certaines de ses décisions suscitent un malaise. Le Sénat a approuvé lundi soir à une très large majorité un amendement critiquant sa décision de retirer les troupes américaines de Syrie et d’Afghanistan, pays à propos duquel il a évoqué des discussions « constructives » avec les talibans.

Rencontre avec Kim Jong-un fin février au Vietnam

Le président américain a aussi profité de ce rendez-vous pour annoncer le lieu et la date de son prochain sommet avec le dirigeant nord-coréen, Kim Jong-un, qui se déroulera les 27 et 28 février au Vietnam afin de poursuivre les négociations sur le désarmement nucléaire de la Corée du Nord.

« Dans le cadre de notre diplomatie audacieuse, nous continuons notre effort historique pour la paix dans la péninsule coréenne », a-t-il déclaré

Donald Trump s’est félicité des progrès accomplis depuis la détente entamée l’année dernière, assurant que s’il n’avait pas été élu président, les États-Unis seraient « maintenant dans une guerre majeure avec la Corée du Nord ». « Nos otages sont revenus à la maison, les essais nucléaires ont cessé et il n’y a pas eu de lancement de missiles depuis 15 mois », a dit Donald Trump.

Trump avertit la Chine : « le vol d’emplois des Américains, c’est fini »

Une nouvelle fois, il a averti la Chine qu’elle ne pourrait plus « voler les emplois et la richesse des Américains » et exigé des « changements structurels » de Pékin pour mettre fin à ses pratiques commerciales « injustes ».

« J’ai beaucoup de respect pour le président Xi et nous travaillons à un nouvel accord commercial avec la Chine, mais il doit inclure des changements structurels réels pour mettre fin aux pratiques commerciales injustes, réduire notre déficit chronique et protéger les emplois américains », a lancé le président américain, qui a déclenché une véritable guerre commerciale contre la Chine pour l’amener à la table des négociations.

Enfin, il a aussi assuré les Vénézuéliens du soutien américain dans leur « quête de liberté ». Les Etats-Unis, ainsi qu’une quarantaine d’autres pays, ont reconnu l’opposant vénézuélien Juan Guaido comme président par intérim et seule autorité légitime à Caracas.

Mettre fin à l’épidémie de sida aux États-Unis en dix ans

Evoquant les questions de santé, il a insisté sur la baisse du prix de médicaments et a fixé comme objectif aux élus du Congrès de dégager les moyens nécessaires contre le sida. « Mon budget demandera aux démocrates et aux républicains de dégager les moyens nécessaires pour éliminer l’épidémie de VIH aux Etats-Unis d’ici dix ans.

Ensemble, nous vaincrons le sida en Amérique et au-delà », a-t-il déclaré. Une annonce accueillie positivement par les associations et les experts et qui rappelle la proposition, lancée au même endroit en 2003 par George W. Bush, du programme Pepfar contre le sida dans le monde.

A vingt et un mois de la prochaine élection présidentielle, où il entend briguer un second mandat, le 45e président des Etats-Unis a conclu son discours sur une note consensuelle qui tranche avec ses discours habituels.

« Nous devons choisir si nous nous définissons par nos différences ou si nous avons l’audace de les transcender. »

Britney Delsey pour DayNewsWorld

LE DESENGAGEMENT NUCLEAIRE REMIS AUX CALENDES GRECQUES

Les Américains ont mis leur menace d'octobre dernier à exécution en décidant ce vendredi de se retirer du Traité sur les forces nucléaires à portée intermédiaires (INF en anglais).

Ce traité signé entre les deux puissances adversaires à la fin de la Guerre froide leur interdit le test, la production et le déploiement de tout missile terrestre d'une portée de 500 à 5 500 km équipé ou non d'une charge nucléaire.

Mais selon Washington Moscou ne respecte pas ses engagements, accusée d'avoir testé un nouveau missile, le 9M729, d'une portée supérieure à 500 km, ce que dément Moscou.

« Demain les Etats-Unis vont suspendre leurs obligations dans le cadre du traité INF et lancer le processus de retrait », qui « sera achevé dans six mois à moins que la Russie respecte ses obligations en détruisant tous ses missiles, lanceurs et équipements qui violent le texte », a déclaré le président Donald Trump dans un communiqué.

Mais ce retrait de l'accord est surtout motivé par le fait que la Chine n'étant pas liée par ce traité bilatéral russo-américain, bénéficie d'un avantage stratégique en Asie.

Son arsenal nucléaire « est constituée de missiles qui sont interdits pour les Américains et les Russes dans le cadre du traité, précise Antoine Bondaz, chercheur à la Fondation pour la Recherche Stratégique (FRS).

Cet arsenal permet notamment à Pékin de menacer les bases américaines dans la région Asie-Pacifique, de la Corée du Sud à Guam en passant par le Japon».

Cette remise en cause par les Américains du INF fragilise l'architecture de désarmement élaboré depuis la Guerre froide

Et «l'Europe est la grande perdante politique du retrait d'un traité qui symbolisait pour les Européens la fin de la Guerre froide».

Alize Marion pour DayNewsWorld

FIN DU SHUTDOWN AUX ETATS-UNIS

Donald Trump a rendu les armes temporairement . Le président américain a promulgué vendredi 25 janvier une loi garantissant le financement de l'administration fédérale jusqu'au 15 février.

C'est donc la fin du plus long « shutdown » de l'histoire des Etats-Unis. « Nous sommes parvenus à un accord pour mettre fin au 'shutdown' et rouvrir le gouvernement fédéral » a affirmé le président américain.

En échange le locataire de la Maison Blanche a seulement obtenu des démocrates qu'ils négocient «un paquet de mesures sur la sécurité intérieure» dans des commissions parlementaires ad hoc.

« D'ici là, une commission bipartisane sera chargée de se pencher sur la question de la sécurité à la frontière avec le Mexique », a annoncé le président américain lors d'une conférence de presse.

Mais si aucun consensus n’était trouvé sur son projet de mur, Donald Trump a menacé de provoquer une nouvelle paralysie budgétaire ou de déclarer une situation « d’urgence nationale » lui permettant alors de contourner le Congrès à majorité démocrate.

Donald Trump n'a en effet pas abandonné sa promesse électorale concernant le mur frontalier arguant de l'existence de1000km de barrières déjà construites depuis quinze ans. « Nous n’avons pas d’autre choix que de construire un mur puissant ou une barrière en acier », a-t-il insisté.

«  On ne parle pas d'un mur médiéval, mais d'un mur intelligent, des palissades métalliques à travers lesquelles on peut voir, avec de la technologie de pointe, des senseurs et des drones. » a-t-il ajouté.

Les démocrates n'ayant pas cédé  au président de crainte qu’il n’emploie à l’avenir le levier brutal du « shutdown » pour d’autres projets controversés, se sont montrés soulagés.

« Il est triste qu’il ait fallu aussi longtemps pour parvenir à une conclusion évidente », a déclaré la présidente démocrate de la Chambre des représentants, Nancy Pelosi. «On ne négocie pas en prenant les Américains en otages, espérons que le président a retenu la leçon», a, de son côté, lancé Chuck Schumer.

« Nous avons de très bonnes idées sur la façon de sécuriser la frontière», a affirmé asséné la présidente de la Chambre, Nancy Pelosi.

Le président a appelé une fois encore les parlementaires à «mettre la politique de côté» afin de «montrer au monde que nous sommes unis pour protéger notre merveilleux pays.»

Jenny Chase pour DayNewsWorld

SHUTDOWN L'OFFRE DE DONALD TRUMP SE HEURTE AUX REFUS DES DEMOCRATES

« Enlevons la politique de tout ça, mettons-nous au travail et trouvons un accord »", a lancé Donald Trump.

A quand la fin du « shutdown » qui paralyse l'administration fédérale depuis presque cinq semaines  ? Donald Trump promettait une annonce majeure susceptible de « sortir de l'impasse ».

Il l'a énoncée, samedi 19 janvier, dans un discours télévisé solennel : offrir un statut temporaire à des migrants, en échange du financement de son mur.

Une proposition quasi-démocrate

C’est un Donald Trump plus posé, moins vindicatif que d’habitude, qui s'est adressé aux Américains. Le président américain a proposé de prolonger des statuts temporaires d'environ un million de migrants, qui risquent d'être expulsés du pays, en échange du financement par le Congrès de son mur à la frontière américano-mexicaine.

Le président  a ainsi proposé de rallonger de trois ans le permis de séjour temporaire connu sous le nom de programme DACA créé par Barack Obama puis supprimé qui concernent 700 000 clandestins, les « dreamers », les mineurs entrés illégalement sur le sol américain avec leurs parents. Le locataire de la Maison Blanche a aussi proposé de prolonger de trois ans un statut de protection temporaire (ou TPS) qui permet à environ 300 000 immigrants de travailler légalement sans titre de séjour.

A ces propositions quasi démocrates s'ajoute le recrutement de davantage d’agents de la police aux frontières ainsi que de juges à l’immigration.

« Compromis fondé sur le bon sens » contre « nouvelle prise d’otages »

Fort de cette offre le président américain a parlé de « compromis fondé sur le bon sens ». Mais la chef de la majorité démocrate à la Chambre des représentants, Nancy Pelosi, avait au préalable rejeté cette proposition qui avait transpiré dans les medias. Selon elle, ce qui est présenté comme une concession présidentielle n'est qu'une « compilation de plusieurs initiatives déjà rejetées par le passé et chacune inacceptable ». Et au leader de la minorité démocrate au Sénat, Chuck Schumer d'enfoncer le clou : il rappelle que Donald Trump avait lui-même dans le passé supprimé des protections pour les migrants qu’il propose à présent de protéger. « Offrir des protections en échange du mur n’est pas un compromis mais une nouvelle prise d’otages », a-t-il tweeté

Les démocrates refusent d'accorder à Donald Trump les 5,7 milliards de dollars qu'il exige pour la construction de son mur, sa promesse emblématique de campagne.

Le « shutdown », avec ses quelque 800 000 fonctionnaires fédéraux sans solde, a de beaux jours devant lui, semble-t-il...

Joanne Courbet pour DayNewsWorld

SHUTDOWN, REGLEMENTS DE COMPTE

ET ANNONCE DE DONALD TRUMP

La remarque virulente « Notre pays vit un enfer en ce moment » posté sur Instagram par la rappeuse américaine Cardi B contre le président américain peut résumer la situation du pays depuis le « shutdown ».

Le shutdown, la paralysie partielle de l’administration avec 800.000 employés fédéraux qui sont soit au chômage technique soit tenus de travailler sans être payés, est le plus long de l’histoire: il entame son 27éme jour et aucune issue ne se dessine.

Certaines administrations ont été tout simplement fermées. Les ministères de la sécurité intérieure, de la justice, le département d’Etat et le Trésor présentent portes closes ainsi que l’Agence de protection pour l’environnement et la NASA.

Ce qui n'est pas sans conséquences néfastes sur le fonctionnement du pays si bien que Donald Trump a rappelé des milliers de fonctionnaires à reprendre le travail sans salaire (faute de budget) pour limiter les effets de la paralysie des administrations...

En cause : l’absence d’accord pour le financement à hauteur de 5 milliards de dollars (4,4milliards d’euros) du mur exigé par Donald Trump à la frontière mexicaine.

Ce mur est présenté comme un élément-clé de sa stratégie de lutte contre l’immigration clandestine et le trafic de drogue et comme une question de « sécurité nationale » pour la Maison Blanche. De leur côté les démocrates ne veulent pas en entendre parler.

Or en endossant la responsabilité du shutdown, Donald Trump lie son sort à la réussite du mur à la frontière avec le Mexique.

Aucun camp ne veut céder et le « shutdown » vire au règlement de comptes.

Pas plus tard que vendredi des démocrates et non des moindres s'enflammaient sur l'éventualité d'une destitution de Donald Trump après une information fournie par un media en ligne, aussitôt démentie ce samedi.« Ecoutez, si Mueller a plusieurs éléments alléguant du fait que Trump a demandé à Cohen de mentir au Congrès, nous devons en être informés au plus vite », avait tweeté le sénateur Chris Murphy.

Et tous les coups semblent désormais permis.

Donald Trump et Nancy Pelosi sont engagés dans un intense bras de fer depuis le début de la paralysie budgétaire partielle. Le premier a, vendredi, annulé un voyage officiel jusqu'alors tenu secret. Il a stupéfié le Congrès en annonçant qu'il annulait un déplacement que Nancy Pelosi, troisième personnage de l'Etat, devait effectuer en Afghanistan à bord d'un avion militaire. « En raison du shutdown, je suis désolé de vous informer que votre voyage à Bruxelles, en Egypte et en Afghanistan a été repoussé », a écrit M .Trump à Mme Pelosi, qualifiant le voyage d'activité de « relations publiques », Poussant l'ironie il lui a proposé un vol commercial « Naturellement, si vous voulez voyager par avion commercial, le choix vous appartient », a conclu le locataire de la Maison Blanche. La veille, Nancy Pelosi avait demandé de reporter le traditionnel discours sur l'état de l'Union du président, prévu le 29 janvier pour des raisons de sécurité pour cause de shutdown. Or selon la tradition revient au leader de la chambre basse d'inviter le président à ce discours annuel devant la Chambre des représentants et le Sénat réunis.Coup pour coup! Privée d'avion militaire par Donald Trump, la chef des démocrates au Congrès américain, Nancy Pelosi, a affirmé vendredi avoir suspendu un voyage . « On nous a informés qu'en révélant l'existence de notre voyage, le président avait rendu la situation beaucoup plus dangereuse sur le terrain », a affirmé Nancy Pelosi à des journalistes.

Le président voudrait-il en finir avec ce bras de fer?

Le président américain Donald Trump a indiqué qu'il comptait faire samedi après-midi une « annonce majeure » concernant non seulement le shutdown mais également la construction du mur.

« Je vais faire une annonce majeure concernant la crise humanitaire à notre frontière sud, et le shutdown, demain après-midi à 15 heures [21 heures en France, NDLR], en direct depuis la Maison-Blanche », a tweeté le président républicain, sans autre précision.

Si l’impasse continuait, n'avait-il pas menacé de déclarer une « urgence » nationale pour activer des pouvoirs extraordinaires lui permettant d’obtenir les fonds sur le budget de la Défense , court-circuitant ainsi le Congrès?

Joanne Courbet pour DayNewsWorld

QUAND LES DEMOCRATES ESPERENT

LA DESTITUTION DE DONALD TRUMP

Selon le media en ligne BuzzFeed News, Donald Trump a demandé à son avocat Michael Cohen de mentir au Congrès à propos d'un projet immobilier russe avorté.

Plus d'un an et demi après le début de l'enquête du procureur spécial Robert Mueller sur les soupçons de collusion entre l'équipe de campagne du président américain et la Russie, une nouvelle révélation de l'ex-homme de confiance Michael Cohen de Donald Trump fait les choux gras des démocrates.

Le milliardaire aurait demandé à son avocat de l'époque de mentir sous serment au sujet d'un projet avorté de Trump Tower à Moscou. Michael Cohen a en effet menti sur la chronologie du projet du building de 100 étages.

M. Cohen avait assuré aux élus que les discussions avec des officiels russes s’étaient terminées en janvier 2016, alors qu’elles se sont poursuivies au moins jusqu’à juin, quand Donald Trump était en passe de remporter la primaire républicaine. Pourquoi ce mensonge ?

Pour minimiser les liens entre les deux pays.

Que le magnat de l'immobilier fût en affaires n'avait en soi rien d'illégal, mais qu'il demandât de mentir est un crime.

Un mensonge qui pourrait donc lui coûter cher, selon ses ennemis politiques car il s'agirait d'une tentative d'entraver l'enquête et d'une subordination de témoin.

« Si le président a ordonné à Cohen de mentir au Congrès, c’est de l’obstruction à la justice. Point barre », a réagi l’élu démocrate David Cicilline.

Les démocrates n'ont pas tardé jeudi soir à y aller de leurs petits commentaires rappelant notamment que les mêmes crimes avaient valu à Richard Nixon et Bill Clinton le lancement d'une procédure de destitution.

« Oh, pour information, le premier chef de la procédure de destitution de Richard Nixon était obstruction à la justice », a tweeté le représentant démocrate Ted Lieu.

« Ecoutez, si Mueller a plusieurs éléments alléguant du fait que Trump a demandé à Cohen de mentir au Congrès, nous devons en être informés au plus vite », a ajouté sur Twitter le sénateur Chris Murphy.

Pour Adam Schiff, qui préside désormais la commission de la Chambre sur le renseignement, si les allégations sont vraies, Donald Trump s’est rendu coupable de « subornation de témoin ».

Un crime passible de cinq ans de prison dans le Code pénal américain et que le Congrès pourrait surtout considérer comme un « crime majeur » justifiant un impeachment.

Une destitution cependant peu probable. En effet si la la Chambre des représentants, à majorité démocrate depuis début janvier, peut lancer la procédure d'accusation, c'est au Sénat d'émettre un jugement.

Or ses élus sont en majorité républicains...

Le témoignage public de Michael Cohen, déjà condamné à 3 ans de prison, devant le Congrès, le 7 février prochain, est attendu avec fébrilité par les démocrates.

Joanne Courbet pour DayNewsWorld

DONALD TRUMP AGENT RUSSE ? HI ! HI !! HI !!!

Tout Washington en parle. C'est que le New York Times a fait de surprenantes révélations  sur l'ouverture en 2017 d'une enquête de la police fédérale pour déterminer si le président américain avait travaillé pour le compte de la Russie.

Donald Trump un agent de Moscou ? Il n'en fallait pas plus pour déclencher l'ire du locataire de la Maison Blanche.

« Wow, je viens d'apprendre dans le défaillant New York Times que les anciens dirigeants corrompus du FBI, presque tous limogés ou forcés de quitter l'agence pour de très mauvaises raisons, ont ouvert une enquête sur moi, sans aucune raison ni preuve, quand j'ai viré ce menteur de James Comey, une vraie ordure », a tweeté de bon matin le président des États-Unis.

« Mon limogeage de James Comey a été un grand jour pour l'Amérique. C'était un flic véreux », a-t-il ajouté, évoquant dans un autre tweet

« les ratés qui ont essayé de [lui] jouer un tour ».

Trump avait fait pression sur le directeur du FBI, James Comey, pour qu’il abandonne ses investigations sur une éventuelle collusion de sa campagne avec Moscou.

Mais face au refus de ce dernier il l'avait limogé. Et le FBI d'être inquiété par le comportement de Trump et d'ouvrir une enquête pour savoir si le président était un agent russe !

Ainsi l'enquête de la police fédérale américaine aurait été rapidement fusionnée avec celle ouverte par le procureur spécial Robert Mueller sur des soupçons de collusion entre Moscou et l'équipe de Trump.

Le FBI aurait également eu des soupçons sur d'éventuels liens de Donald Trump avec la Russie dès la campagne présidentielle de 2016! sans avoir toutefois oser ouvrir alors une enquête.

Mais dès les premiers mois de la présidence trumpienne , le FBI s'est donc empressé d'ouvrir son investigation comportant un volet de contre-espionnage et un volet criminel, à la suite du limogeage de son directeur James Comey par Donald Trump en mai 2017.

Personnellement visé par la Maison Blanche, l'ex-patron du FBI James Comey a répliqué d'un simple tweet, reprenant une célèbre citation de l'ancien président Franklin D. Roosevelt : « Je vous demande de me juger par les ennemis que je me suis faits. »

Donald Trump nie catégoriquement toute collusion avec la Russie et critique régulièrement l'enquête de Robert Mueller, un ancien directeur du FBI, qu'il considère comme une « chasse aux sorcières » destinée à délégitimer sa présidence.

L'enquête russe n'en a pas moins débouché sur des inculpations et des condamnations de proches collaborateurs du président.

Ainsi de son ex-avocat Michael Cohen condamné à trois ans de prison, notamment pour infractions à la législation sur le financement des campagnes électorales,de Paul Manafort, directeur de l'équipe de campagne de Donald Trump, jugé coupable de malversations financières liées à des activités en Ukraine ou de Michael Flynn, ancien conseil à la sécurité nationale du président, plaidant coupable d'avoir menti aux enquêteurs sur ses liens avec des responsables russes.

Une autre révélation concernant aussi la Russie a fait bondir le locataire de la Maison Blanche. Il n'existerait aucune trace écrite des échanges que Donald Trump a eus avec Vladimir Poutine à cinq endroits différents au cours des deux dernières années.

Ce serait tout simplement parce que le milliardaire républicain à l'issue de ses rencontres avec le président russe aurait même pris possession des notes de son traducteur. Et ce alors que la loi oblige à conserver tous les documents officiels pour les archives.

Inhabituel, totalement illégal et ubuesque...surtout pour un président soupçonné par les agences de renseignement de son pays d’avoir collaboré avec une puissance rivale.

Depuis ces révélations le président américain tweete surnommant  « Bozos » , Jeff Besos le patron d’Amazon, et propriétaire du Washington Post, « Bozo », comme Bozo le clown

Joanne Courbet pour DayNewsWorld

NOUS DEVASTERONS LA TURQUIE ECONOMIQUEMENT OU LA DIPLOMATIE DU TWEET DE DONALD TRUMP

Le président des Etats-Unis, Donald Trump, a menacé la Turquie dimanche 13 janvier d'une catastrophe économique en cas d’attaque contre les Kurdes après le prochain retrait des troupes américaines de Syrie. « Nous dévasterons la Turquie économiquement si elle attaque les Kurdes », a tweeté Donald Trump. L’annonce en décembre du retrait des militaires états-uniens déployés en Syrie pour combattre l’EI a fragilisé la situation des combattants kurdes qui ont lutté aux côtés des Etats-Unis contre l’organisation Etat islamique (EI).

En effet le président turc, Recep Tayyip Erdogan, n'a jamais caché sa volonté de combattre les Kurdes, membres de la milice Unités de protection du peuple (YPG). La Turquie les considère comme des « terroristes » en raison de leurs liens présumés avec le Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) qui livre une guérilla sur le territoire turc depuis 1984. Elle craint la formation, à ses portes, d'un État kurde à même de raviver les velléités séparatistes des Kurdes de Turquie.

Pas étonnant qu'Ankara ait répliqué vertement au tweet de Donald Trump en soulignant que la Turquie attendait que les Etats-Unis honorent leur partenariat. « Mr@realDonaldTrump, c’est une erreur fatale d’assimiler les Kurdes de Syrie au PKK [le Parti des travailleurs du Kurdistan], qui est sur la liste américaine des organisations terroristes, et à sa branche syrienne du PYD [Parti de l’union démocratique]-YPG [Unités de protection du peuple], écrit sur Twitter le porte-parole de la présidence turque Ibrahim Kalin.

La Turquie se bat contre les terroristes, pas contre les Kurdes. »« Les terroristes ne peuvent pas être vos partenaires et vos alliés. La Turquie attend des Etats-Unis qu’ils honorent notre partenariat stratégique et ne veut pas qu’il soit occulté par de la propagande terroriste », a-t-il ajouté.

Donald Trump, qui n'a pas donné de calendrier précis pour le retrait des 2000 soldats américains de Syrie, a de son côté demandé aux Kurdes de « ne pas provoquer la Turquie ». Il a également appelé à la création d'une « zone de sécurité » de 30 kilomètres, sans plus de précisions sur sa localisation ou sur son financement.

«La Russie, l'Iran et la Syrie ont été les plus grands bénéficiaires de la politique américaine de long terme de destruction du groupe État islamique en Syrie - des ennemis naturels. Nous en bénéficions aussi mais il est temps maintenant de faire rentrer nos troupes à la maison.

Stop aux GUERRES SANS FIN.» a conclu le président américain.

Joanne Courbet pour DayNewsWorld

DONALD TRUMP AU PIED DU MUR

Donald Trump s'est rendu jeudi à McAllen, ville du Texas frontalière avec le Mexique, et y a défendu son projet controversé de «mur». «Rien de tel qu'un mur», a-t-il affirmé

L'opposition démocrate, dorénavant majoritaire à la Chambre des représentants, refuse catégoriquement de débloquer les 5,7 milliards de dollars pour le mur.

Dimanche, le shutdown, la paralysie partielle de l’administration avec 800.000 employés fédéraux qui sont soit au chômage technique soit tenus de travailler sans être payés, deviendra officiellement le plus long de l’histoire.

Donald Trump a annulé sa venue à Davos, fin janvier. En endossant la responsabilité du shutdown, Donald Trump lie son sort à la réussite du mur à la frontière avec le Mexique.

Et si l’impasse continue, il a menacé de déclarer une « urgence » nationale pour activer des pouvoirs extraordinaires lui permettant d’obtenir les fonds sur le budget de la Défense , court-circuitant ainsi le Congrès.

«Nous avons le droit absolu de déclarer une urgence nationale et c'est une question de sécurité.

C'est une urgence nationale. Si vous regardez ce qu'il se passe», plaidait encore jeudi le président américain, interrogé par la chaîne Fox News. Au risque de passer d’une crise budgétaire à une crise politico-judiciaire.

Aujourd’hui, près de 1 200 km de murs existent déjà entre les deux pays. Déjà, en 1978, Jimmy Carter trouvait le financement pour faire ériger des barrières de trois mètres de haut, baptisées « Tortilla Curtain » George H. W. Bush lui emboîta le pas et même le démocrate Bill Clinton, qui fit ériger huit nouvelles sections en taules d’acier ondulées.

L'idée ne vient donc pas de Donald Trump qui, lui, veut cependant en faire un symbole de son mandat.

C'est avec la mondialisation que le besoin d'ériger des murs se fait de plus en plus sentir chez les peuples avides de protection.


Andrew Preston pour DayNewsWorld

LE SORT DES FEMMES  DANS LE MONDE

Nous nous proposons d’ouvrir régulièrement une rubrique sur ce thème de la place de femmes dans le monde au XXIème  siècle, en partant d’exemples faisant l’actualité.

Nous aborderons aujourd’hui l’Arabie Saoudite, l’Inde et la France.

Arabie Saoudite :

Les Saoudiennes viennent d’obtenir par une loi entrée en vigueur dimanche dernier, 6 janvier 2019, le droit d’être informée désormais par texto de tout changement concernant leur statut matrimonial, dont le divorce.

C’est la chaine d’information Al Ekhbariya qui vient de diffuser l’information en précisant que les Tribunaux étaient désormais chargés de diffuser ces informations. Les femmes pourront simultanément consulter des documents liés à la rupture de leur mariage sur le site internet du Ministère de la Justice.

Informées par texto ? On pourrait s’offusquer ! Que nenni ! Dans ce pays grand comme 4 fois la France (2 150 000 Km2), complètement désertique, dont chaque habitant ou presque est propriétaire d’un Smartphone, il est apparu plus pratique et plus  rapide d’utiliser ce mode de communication plutôt que de lentes caravanes de chameaux !

La réforme a été présentée comme une avancée par le nouveau prince, Salman Abdelaziz Al Saoud qui en 2018 avait déjà donné aux femmes le droit de conduire.

Cependant, il faut rappeler que les hommes ont encore et toujours un droit unilatéral de divorcer (qui inclut aussi la rupture des fiançailles) sans avoir besoin de fournir de justificatifs. Le divorce est effectif immédiatement  l’époux ayant néanmoins l’obligation de fournir à son ex-épouse, un soutien financier de 4 mois 10 jours. Quatre mois dix jours on n’a pas encore compris pourquoi ?

Simultanément, une femme ne peut obtenir le divorce qu’avec le consentement de son mari ou « si la justice démontre qu’elle est maltraitée ». Dans la pratique il est donc encore  difficile pour une femme d’obtenir le divorce, et l’avancée « civilisationnel », comme le dirait Emmanuel Macron, voulu par le Prince Salman, est minuscule.

Car la capacité des hommes à divorcer se traduit par une polygamie illimitée, dans ce pays qui tolère la polygamie jusqu’à 4 femmes.

On comptait en Arabie Saoudite en 2013 (source Courrier International) un divorce toutes les 20 mn !

La Monarchie Saoudienne est l’un des régimes les plus durs du monde. Le régime est intraitable dans de  nombreux domaines qui relève du sociétal et malgré quelques reformes, les droits des femmes dans ce pays n’a rien à voir avec ceux de leurs semblables dans le monde occidental.

Malgré cette situation, l’Arabie Saoudite a obtenu de l’ONU, le 21 septembre 2015, et après une longue séance de travail, sa nomination à la tête du « groupe consultatif »chargé de sélectionner les rapporteurs en charges des thématiques choisies, dont celle …. Des violences faites aux femmes. On s’interroge toujours !

La récente décision du régime Wahhabite a-t-elle été influencée par cette nouvelle responsabilité ? C’est probable ! Mais ce n’est pas certain non plus ! Il faut en effet observer qu’il a fallu plus de 4 ans à la Monarchie Saoudienne pour faire évoluer le droit des femmes. A ce rythme il faudra attendre encore plusieurs décennies pour que les femmes arabes obtiennent des avancées complémentaires et un statut équivalent à celui de leurs consœurs occidentales.

L’Inde :

L’Inde se déchire depuis quelques jours, sur l’accès des femmes à un temple indou. Des violences durent depuis le 2 janvier 2019 après que 2 femmes ont pénétré en catimini dans un Temple de Sabarimala (une ville portuaire du Kerala, située dans le sud de l’Inde).

La controverse autour de l’entrée des femmes dans un temple indou a démarré avec un arrêt de la Cour Suprême (qui est la plus haute Instance Judicaire), laquelle avait jugé, conformément au droit international, que l’interdiction faite aux femmes de venir prier violait la liberté religieuse et le principe d’égalité des sexes.

Dans un pays où le poids de la religion est immense (l’interdiction des femmes est gravée dans l’Hindouisme), cet arrêt n’en fini pas d’alimenter un débat qui semble être dominé par  la droite.

Cette affaire, a par ailleurs, mis en évidence la faiblesse de l’Etat de droit en Inde, la police d’Etat ne s’étant toujours pas résolue à faire appliquer la loi.

La France :

« Précarisées, discriminées, révoltées » des femmes gilets jaunes ont manifesté nombreuses ce dimanche 6 janvier 2019. Elles portaient ce jour là de grandes banderoles « noires » sur lesquelles était inscrit leur slogan.

De l’avis général, il n’y pas eu d’incidents graves ni de violences à l’exemple de ce qui s’était passé le jour précédent.  Il faut néanmoins relever que sur Paris, la manifestation a été encerclée, Place de l’Opéra, par les CRS. Une vidéo diffusée sur les réseaux sociaux a montré « une femme traitée de folle, nécessitant une thérapie » par lesdits CRS, qui voulaient l’obliger à enlever son gilet jaune. Certains journaux n’ont pas été plus délicats, comme le Parisien, traitant dans un titre ces femmes de « gonzesses défilant dans la rue ».

Les femmes gilets jaunes qui avaient été très présentes à partir du 17 novembre, tout au début du mouvement, avaient souhaité organiser leur propre rassemblement tout « en précisant que leur manifestation n’allait pas relever d’une lutte féministe, mais d’une lutte féminine ».

Elles avaient été discrètes jusqu’à présent. Elles ont voulu montrer le 6 janvier 2019, qu’elles représentaient elles aussi, coiffées de bonnet phrygien et pleurant des larmes bleues et rouges, « la mère patrie en colère, pour elles mêmes et l’avenir de leurs enfants ».

Au-delà du débat de fond, les codes employés par les manifestantes pour s’organiser n’ont pas été anodins. Le mouvement est resté néanmoins très protéiforme, la situation et le rapport de force avec le pouvoir politique en place ne lui donnant que très peu de visibilité.

A la lueur de ces exemples, on voit que les femmes, rarement mises en avant, luttent encore et toujours pour avoir la parole et exister, même en France comme on vient de le constater.

Clara Mitchell pour DayNewsWorld

UN SHUTDOWN DE PLUSIEURS MOIS VOIRE

PLUSIEURS ANNEES OU LE FINANCEMENT DU MUR EXIGE PAR DONALD TRUMP

Voilà déjà 14 jours qu 'a commencé aux Etats-Unis le « shutdown » en un mot le blocage partiel des administrations fédérales et le président américain Donald Trump s'est dit vendredi « prêt » à ce que le shutdown dure des mois, voire plus d'un an.

Huit cent mille fonctionnaires fédéraux, soit un quart des agents des services publics, ne sont plus payés en chômage technique ou en congés forcés.

Certaines administrations ont été fermées. Les ministères de la sécurité intérieure, de la justice, le département d’Etat et le Trésor sont fermés ainsi que l’Agence de protection pour l’environnement et la NASA.

En cause : l’absence d’accord pour le financement à hauteur de 5 milliards de dollars (4,4milliards d’euros) du mur exigé par Donald Trump à la frontière mexicaine.

Ce mur est présenté comme un élément-clé de sa stratégie de lutte contre l’immigration clandestine et le trafic de drogue.

Il est une question de « sécurité nationale », a martelé le locataire de la Maison Blanche.

« Ce n'est pas un jeu », a-t-il ajouté. Et il est une de ses promesses de campagne à laquelle tient son électorat le plus conservateur.

Quel accord donc trouver pour que cesse le bras de fer entre le président américain et les démocrates sur financement du mur ?

Si le président a reçu pendant deux heures, vendredi 4 janvier, les élus démocrates à la Maison Blanche, aucun accord n’a cependant été trouvé.

Si le président a menacé de déclarer l’urgence nationale pour bâtir le mur à la frontière avec le Mexique se passant alors de l’accord du Congrès, il préfère cependant la négociation.

«  Nous pourrions décréter l’état d’urgence et le construire très rapidement. C’est une autre manière de le faire, mais si nous pouvons le faire de manière négociée, c’est mieux. » a-t-il déclaré à un journaliste.

Des discussions doivent se poursuivre le week-end du 5 et du 6 janvier. Une nouvelle tentative de conciliation avec des responsables de la Maison Blanche et du Sénat est prévue samedi.

Un compromis pourrait être trouvé notamment dans un échange entre le financement du mur et un accord pour protéger d’expulsion des « dreamers », ces jeunes immigrés arrivés mineurs sur le territoire américain que l’administration Obama avait autorisés à rester, autorisation révoquée par Donald Trump.

« On peut trouver un terrain commun », a déclaré le représentant républicain Kevin McCarthy (Californie).

Joanne Courbet pour DayNewsWorld

MENACE D'UN SHUTDOWN GOUVERNEMENTAL AUX ETATS-UNIS A CAUSE DE LA POLEMIQUE

AUTOUR DU MUR

Le président américain a rejeté jeudi 20 décembre le budget du Congrès. Raison invoquée: le budget ne comprend pas de financement du mur avec le Mexique, sa promesse de campagne la plus emblématique.

« Le président nous a informés qu’il ne signerait pas la loi venue du Sénat hier soir [jeudi soir] en raison de ses préoccupations légitimes concernant la sécurité aux frontières », a expliqué le président de la Chambre des représentants, Paul Ryan, après une rencontre entre des parlementaires républicains et le président à la Maison Blanche.

Donald Trump s'est exprimé lui-même, accusant l’opposition de faire passer « la politique avant le pays ». Pour lui l'immigration est étroitement liée à la criminalité : « Les trafics d’êtres humains et les arrivées massives de drogue doivent être stoppés. Ils sont à un niveau extrêmement élevé. ».

Le mur à la frontière mexicaine devrait pallier à ce problème et le président américain insiste pour qu’un financement du mur, à hauteur de 5 milliards de dollars (4,3 milliards d’euros), soit inclus dans le budget. Ou qu’à défaut, une enveloppe substantielle soit consacrée à la sécurité aux frontières.

Les républicains de la Chambre des représentants ont approuvé jeudi soir une nouvelle mesure qui va dans le sens des exigences du président, incluant un financement de son mur à hauteur de 5,7 milliards (4,97 milliards d’euros) mais cette mesure n’a aucune chance de passer au Sénat, où soixante votes sont nécessaires, les républicains ne contrôlant que 51 des 100 sièges de la Haute Chambre.

Très concrètement, Donald Trump a fait savoir qu’il ne promulguerait pas la loi actuellement en discussion au Congrès. Ce texte temporaire, voté mercredi soir au Sénat, propose de financer le gouvernement jusqu’au 8 février. « Ce qu’ils commencent tout juste à comprendre, c’est que je ne signerai aucune de leurs lois, y compris celles sur les infrastructures, tant qu’on n’a pas une sécurité parfaite à la frontière. »

Une absence d’accord entre le Parlement et la Maison Blanche signifierait la fermeture de nombreux services fédéraux pendant les fêtes de fin d’année, avec des dizaines de milliers de fonctionnaires au chômage technique, et la perturbation de ministères comme la sécurité intérieure, la justice, l’intérieur ou encore le département d’Etat.

Alyson Braxton pour DayNewsWorld

L'INGERENCE RUSSE DANS LA CAMPAGNE PRESIDENTIELLE AMERICAINE OU LA MANIPULATION DU VOTE DE LA COMMUNAUTE NOIRE

Il y a bien eu ingérence russe pendant la campagne présidentielle américaine. C'est la conclusion des rapports commandés par le Sénat. La Russie cherchait en effet pendant la campagne présidentielle à dissuader des franges de la population plutôt proches des démocrates de voter.

La campagne de propagande menée par la Russie sur les réseaux sociaux avant la présidentielle américaine de 2016 visait à convaincre les Noirs de ne pas se rendre aux urnes, avant de prendre le procureur spécial Robert Mueller lui-même pour cible après la victoire de Donald Trump, selon des rapports commandés par le Sénat.

Pour l'agence Internet Research Agency (IRA), basée à Saint-Pétersbourg et considérée par la justice américaine comme une ferme à « trolls » payée par le Kremlin, il s'agissait pendant la campagne présidentielle de dissuader des franges de la population plutôt proches des démocrates, comme les jeunes, les minorités ethniques et la communauté LGBT, de voter. Elle s'attachait plus particulièrement aux électeurs noirs comme le confirme l'analyse des milliers de messages et publications diffusés sur les réseaux sociaux par l'IRA, entre 2015 et 2017, menée conjointement par l'Université d'Oxford et des spécialistes des nouveaux médias Graphika.

Pour ce faire l'IRA avait créé de nombreux comptes sous de faux profils américains destinés à la communauté afro-américaine. L'un d'eux, intitulé "Blacktivist", servait à l'envoi de messages négatifs à l'encontre de la candidate démocrate Hillary Clinton qui était accusée d'opportuniste, seulement soucieuse de gagner des voix.

« Cette campagne visait à convaincre que la meilleure manière d'améliorer la cause de la communauté afro-américaine était de boycotter les élections et de se concentrer sur d'autres sujets », écrivent les auteurs du rapport.

Parallèlement, une partie des 3.841 comptes Facebook, Instagram, Twitter ou Youtube étudiés cherchait au contraire à inciter les électeurs blancs proches des républicains à participer au scrutin. Si au début les messages se contentaient de soutenir les thèses républicaines, comme la défense du port d'armes ou la lutte contre l'immigration, une fois la candidature de Donald Trump bien en selle, les messages de l'IRA lui ont été clairement favorables, selon cette étude.

Selon une étude du Pew Research Center, la campagne de propagande des Russes aurait eu une incidence sur les résultats électoraux. En effet le taux de participation des électeurs blancs avait augmenté en 2016, alors que celui des Noirs, à 59,6%, était en recul de cinq points par rapport à 2012.

La justice américaine a inculpé pour ingérence dans l'élection de 2016 plusieurs employés de l'IRA, financée par l'oligarque Evguéni Prigojine.

La campagne de propagande s'est par la suite tournée vers une nouvelle cible : le procureur spécial Robert Mueller, chargé de l'enquête sur les soupçons de collusion entre l'équipe de campagne du républicain et la Russie, a indiqué lundi soir le Washington Post. A l'aide de comptes factices

De faux comptes alimentés par les Russes sur les réseaux sociaux diffusent messages et publications accusant M. Mueller de corruption et même de collaboration par le passé avec « des groupes islamistes radicaux ».

Joanne Courbet pour DayNewsWorld

L'ANCIEN AVOCAT DE DONALD TRUMP MICHAEL COHEN CONDAMNE A 3 ANS DE PRISON

Lancien avocat personnel de Donald Trump, Michael Cohen, a été condamné mercredi à trois ans d’emprisonnement par un juge fédéral de Manhattan. Il était l'incarnation même de la loyauté pendant dix ans prêt à « prendre une balle » pour son patron. Mais il a fini par plaidé coupable devenant alors l'ennemi le plus redoutable du président en tant que témoin à charge.

Juste avant le prononcé de la sentence, Michael Cohen a fait son mea culpa déclarant devant une salle d'audience bondée regretter d'avoir servi d'homme de confiance du milliardaire..« C’est ma faiblesse et ma loyauté aveugle envers cet homme qui m’ont conduit à choisir le chemin de l’obscurité au détriment de la lumière », a déclaré Michael Cohen lors de l’audience. « Je pensais qu’il était de mon devoir de couvrir ses mauvais agissements », a-t-il ajouté.

Ainsi il a reconnu avoir payé 280 000 dollars à Stormy Daniels et Karen McDougal qui menaçaient d’évoquer des liaisons supposées avec Donald Trump en pleine campagne présidentielle. En achetant le silence des deux femmes, « il a trompé les électeurs en cachant des allégations dont il pensait qu’elles pourraient avoir un effet notable sur l’élection » présidentielle et enfreint « l’un des principes fondamentaux des lois électorales américaines : la transparence ».

Il a également plaidé coupable d’avoir menti au Congrès sur ses contacts avec des Russes pendant la campagne. En effet Donald Trump avait pour projet le développement d'un projet immobilier à Moscou jusqu’à l’été 2016.

Il a enfin reconnaissu avoir caché au fisc pas moins de quatre millions de dollars de revenus provenant de ses sociétés de taxis.

Selon les recommandations du système judiciaire fédéral, Michael Cohen risquait jusqu'à cinq années d'emprisonnement.

Le quinquagénaire sera placé en détention le 6 mars pour y purger sa peine de trois ans.

Grâce à sa collaboration à l’enquête du procureur Mueller sur la Russie il a écopé d'une peine assez clémente pour les faits reprochés.

Britney Delsey pour DayNewsWorld

DEPART DE JOHN KELLY ANNONCE

PAR DONALD TRUMP

Donald Trump a annoncé samedi 8 décembre que John Kelly quitterait ses fonctions à la fin de l’année. Il n'a fourni aucune explication sur sa décision. «John Kelly partira à la fin de l'année», a déclaré Donald Trump devant les journalistes à la Maison Blanche, indiquant que le nom de son successeur serait annoncé « dans un jour ou deux ». Le président américain n'a d'ailleurs pas tari d'éloges sur le partant. «C'est un type formidable», a-t-il ainsi reconnu. Et d'ajouter: «J'apprécie beaucoup ce qu'il a fait.»

Ancien général du Corps des marines âgé de 68 ans, John Kelly avait été appelé à l’été 2017 pour occuper le poste de secrétaire général de la Maison-Blanche. Un poste clé. Il était le bras droit du président, et le coordonnateur de l'action de l'administration. Son rôle consistait à ramener de l'ordre dans le chaos d'une administration marquée par les querelles intestines et par les réactions imprévisibles du président. Le général à la retraite filtrait scrupuleusement les accès au Bureau ovale. « Il quitte un poste souvent ingrat, mais John Kelly a ma reconnaissance éternelle », a résumé le président de la Chambre des représentants Paul Ryan.Attelé à cette difficile tâche John Kelly a parfois montré des signes de découragement. « J'imagine que j'ai dû faire quelque chose de mal et Dieu m'a puni », ironisait-il un jour au mois de mars .

L’annonce de son départ coupe court aux rumeurs de profonde mésentente entre les deux hommes circulant depuis des semaines à tel point que, selon certains, ils ne s' adressaient plus la parole.

Les relations houleuses que « ce chief of staff » avait, ces derniers temps, avec le Président ont d'ailleurs été décrites dans le livre du journaliste du Washington Post Bob Woodward publié en septembre : Peur - Trump à la Maison blanche. Dans ce livre, on apprend que Kelly aurait mis en doute les capacités de Donald Trump, dont il aurait dit qu’il était « un idiot », un « déséquilibré ». « Il déraille. C’est un asile de fous. » aurait-il ajouté.

Son nom ne fait qu'allonger la longue liste la longue liste de conseillers du président -Jeff Sessions, de Nikki Halley ou de Rex Tillerson- usés par les deux premières années de la présidence Trump. Selon un décompte de la Brookings Institution, 62% des hauts responsables de l'administration ont quitté leur fonction à la Maison-Blanche soit près de deux fois plus que sous les autres présidents pour une même période

Si la première moitié de la présidence Trump aura été marquée par une grande instabilité sur les postes clés de conseillers ou de ministres, la seconde bascule dès le début de l'année prochaine dans une période pré-électorale à l'approche de l'élection de 2020 et se doit d'être plus stable. Donald Trump n'a pas fait mystère qu'il solliciterait un second mandat. Aussi avec le départ de John Kelly et les nominations successives en deux jours du républicain William Barr au ministère de la justice qui supervisera l'enquête russe du procureur Mueller, et de Heather Nauert au poste d'ambassadrice des États-Unis à l'ONU en remplacement de Nikki Haley, affiche-t-il clairement la volonté d'aborder la seconde partie de son mandat avec une équipe renouvelée.

Des débuts de campagne sous l'ombre menaçante de l'enquête du procureur Mueller pour le magnat de l'immobilier.

Alyson Braxton pour DayNewsWorld

LA NOMINATION DE HEATHER NAUERT

POIDS PLUME A L'ONU OU LE DESINTERET

DE TRUMP POUR CETTE ORGANISATION

La journaliste et porte-parole du département d’État depuis avril 2017, Heather Nauert sera la prochaine représentante des États-Unis aux Nations Unies.

Elle succède à la républicaine Nikki Halay qui avait annoncé en octobre sa décision de quitter son poste à New York à la fin de l'année. Ancienne présentatrice de Fox & Friends sur Fox News, le canal préféré du président, cette personnalité avait déjà été pressenti en novembre par Donald Trump.

« Elle est excellente, elle est à nos côtés depuis longtemps, elle nous soutient depuis longtemps », avait-il justifié alors devant la presse.

Bien qu'elle ait été promue en mars sous-secrétaire d'État par intérim à la diplomatie publique et qu'elle accompagnât Mike Pompeo le mois dernier en Arabie saoudite pour une mission sensible après l'assassinat du journaliste Jamal Khashoggi, cette ancienne journaliste de 48 ans est dénuée de réelle expérience en matière de gouvernement et de diplomatie.

Cette nomination, si elle est confirmée par la Chambre haute à majorité républicaine, contraste singulièrement avec les nominations antérieures. De Madeleine Albright à John Negroponte, de Richard Holbrooke à Susan Rice, les ambassadeurs américains à l'ONU ont souvent été des poids lourds de la politique ou de la diplomatie. Quant à Nikki Halay, elle possède derrière elle une longue carrière politique en tant que gouverneur de Caroline du Sud ce qui lui a permis de s'imposer rapidement comme une voix écoutée de la diplomatie américaine. Celle qui a soutenu une ligne dure, principalement contre la Corée du Nord et l’Iran, lors de son mandat, a été soutenue par le président américain qui avait salué son « incroyable travail ».

Une succession qui s’annonce donc difficile compte- tenu de l’envergure politique de Nikki Haley qui compte parmi les personnalités les plus prometteuses du Parti républicain. De plus cette dernière avait rang de ministre alors que Heather Nauert ne ferait pas partie des membres du cabinet et serait placée sous la responsabilité hiérarchique du secrétaire d'État.

Cette « dégradation » de la fonction témoigne également d'une volonté de diminuer l’importance du rôle des États-Unis aux Nations- Unies mises en cause par Washington pour son inefficacité ou sa mauvaise gestion.

Les États-Unis se sont retirés de plusieurs entités onusiennes, de l'Unesco au Comité des droits de l'Homme, et ont réduit certaines de leurs contributions, aux opérations de maintien de la paix notamment.

Jenny Chase pour DayNewsWorld

ARMEE AMERICAINE

CONTRE

CARAVANE DES MIGRANTS?

Plusieurs centaines de migrants de la caravane ont manifesté près du poste-frontière avec les États-Unis, alors que les forces armées américaines s'entraînaient pour repousser une éventuelle entrée en force.

Ils sont quelque 4500 migrants, pour la plupart des Honduriens, actuellement hébergés à Tijuana, où les refuges sont arrivés à saturation et certains campements improvisés ont commencé à apparaître aux alentours.

Comme le cortège des migrants est composé de familles, d'hommes, femmes et enfants comprisle Guatemala, puis la police antiémeute mexicaine, ont renoncé à les stopper.

De plus la volonté politique de l’administration Trump de séparer les familles à la frontière pour décourager l’immigration illégale a été abandonnée face à la réticence d'une majorité d'Américains. Les voilà donc après plus de 4000kms à pieds agglutinés à la frontière.

Forte tension au poste-frontière avec les États-Unis.

Plusieurs centaines de ces migrants ont manifesté près de la frontière bien décidés à pouvoir déposer une demande d'asile.

Les migrants, des hommes en majorité, mais aussi des femmes accompagnées d’enfants en bas âge, se sont dirigés vers le pont El Chaparral, situé à proximité du point d’entrée vers la Californie alors que les forces armées américaines s’entraînent pour repousser une éventuelle entrée en force.

Le passage entre les deux pays a été fermé durant quinze minutes alors que l’armée américaine réalisait un « exercice à grande échelle de rapidité opérationnelle » impliquant des hélicoptères et plusieurs centaines de soldats et policiers, selon l’Office américain des douanes et de protection des frontières.Sont déployés environ 6 000militaires américains à la frontière avec le Mexique...

L'asile mexicaine offerte.

D'un côté des agent du groupe Beta, qui réunit des fonctionnaires et des volontaires du gouvernement mexicain pour porter assistance aux migrants tentent de raisonner les migrants , leur rappelant qu'il est nécessaire de s'inscrire sur une liste d'attente pour déposer une demande d'asile aux États-Unis. Seulement, l'étude des dossiers de demande d'asile peut prendre plus d'une année.

L'agent leur rappelle également les bénéfices que les migrants pourraient tirer en demandant l'asile au Mexique. Le gouvernement mexicain propose en effet des titres de séjour provisoires, une couverture médicale, de l’éducation pour leurs enfants et du travail à condition qu’ils déposent des demandes d’asile dans les Etats du Chiapas et de Oaxaca, au sud du pays. Si certains d'entre eux ont fait des demandes dans ce sens -avec un bond spectaculaire de 1 296 en 2013 à 14 596 en 2017-, selon le gouvernement mexicain, la majorité préfèrent demander l'asile aux Etats-Unis.

Les menaces de Donald Trump.

De l'autre côté Donald Trump a menacé à nouveau jeudi de fermer « toute la frontière », y compris aux échanges commerciaux. «Si on arrive à un stade où on perd le contrôle ou s'il y a des violences, nous fermerons temporairement l'entrée dans le pays jusqu'à ce que la situation soit sous contrôle à nouveau, a déclaré le président. Je veux bien dire toute la frontière, le Mexique ne sera plus en mesure de vendre ses voitures aux États-Unis.»

Il assure au passage avoir autorisé les soldats à utiliser si nécessaire la force létale à la frontière. Au début du mois, Donald Trump avait suggéré que l'armée pourrait faire feu en cas d'agression, avant de revenir sur ses propos le lendemain. « S’il le faut, ils auront recours à la force létale. Je leur ai donné mon accord – j’espère qu’ils n’auront pas à le faire », a dit Donald Trump aux journalistes depuis Palm Beach, en Floride.

Pour le moment les soldats américains dépêchés à la frontière mexicaine sur ordre de Donald Trump se contentent de poser des barbelés, des blocs de béton et de patrouiller en hélicoptère.

Mais dans une note adressée mardi au Pentagone, le président américain leur demande d'aller plus loin en cas de violences avec des migrants.

Joanne Courbet pour DayNewsWorld

 

CAMP FIRE L' INCENDIE LE PLUS MEURTRIER

DE L'HISTOIRE CALIFORNIENNE

Le bilan du terrible incendie qui ravage encore le nord de la Californie s'est encore alourdi. Plus d'une semaine après les premières flammes, les pompiers continuent à lutter contre « Camp Fire », l'incendie le plus meurtrier de l'histoire californienne avec 71 morts, et plus de 1 000. Le "Camp Fire" a fait au moins 71 morts et plus de mille disparus.

Un bilan encore provisoire. Plusieurs dizaines de milliers de personnes ont dû être évacuées.

Le feu n'est contenu qu'à 45% et les conséquences sont visibles à plus de 200 km au sud de Paradise, jusqu'à San Francisco où les autorités ont lancé vendredi une alerte à la pollution de l'air

La ville de Paradise, située dans le comté de Butte, à 280 km au nord de San Francisco, est presque rayée de la carte.

Une enquête est en cours pour déterminer l'origine des feux alors qu'une plainte a été déposée contre le fournisseur local d'électricité Pacific Gas & Electric (PG&E) qui a évoqué un incident sur une ligne à haute tension juste avant le déclenchement du brasier à Paradise. L’an dernier, en Californie, on a constaté que 17 des 20 plus grands feux avaient été causés par les lignes électriques qui aux Etats-Unis ne sont pas enterrées pour cause de coût.

Dans une région de grandes vallées battues par les vents où les séquoias sont rois, une étincelle venue d'un fil électrique pas éteinte sur le champs suffit à provoquer un départ de feu. D'autant plus que le sol cette année est resté sec faute de pluie.

L'autre feu situé plus près de Los Angeles, le "Woolsey Fire", est pour sa part maîtrisé à 80% a avoir près brûlé près de 40 000 hectares, dont une partie de la station balnéaire Malibu.

Le président Donald Trump se rend sur place ce samedi.

Carl Delsey pour DayNewsWorld

INCENDIES MEURTRIERS EN CALIFORNIE

44 MORTS

La Californie brûle, encore et encore. Quarante quatre personnes sont mortes dans les incendies qui ravagent le nord et le sud de la Californie. Près de 80.000 hectares ont été réduits en cendre, de même que près de 7000 bâtiments.

Les vents violents, à la fois chauds et secs, se sont levés, et rendent difficile la lutte contre les flammes

On dénombre deux incendies principaux, «Camp Fire» au Nord et «Woolsey Fire» au Sud.

Pour le principal incendie baptisé «Camp Fire» on dénombre 31 morts depuis jeudi. Dimanche soir le shérif du Comté de Butte, Kory Honea a précisé que 228 personnes étaient également portées disparues. L'incendie a détruit plus de 6700 habitations et commerces à Paradise, une commune de 26.000 habitants devenue une ville-fantôme. D'après les autorité il faudra au moins trois semaines pour maîtriser complètement les flammes dans cette zone.

Huit cents kilomètres au sud, c'est le «Woolsey Fire» qui fait rage sur les hauteurs de Malibu, près de Los Angeles. Plus de 250.000 habitants ont quitté la station balnéaire et d 'autres localités ont également été évacuées dans les comtés de Los Angeles et de Ventura.

Les autorités ont averti que la propagation des incendies était plus rapide que par le passé. «Il y a 10 ou 20 ans, vous restiez dans vos maisons quand il y avait un incendie et vous étiez capables de les protéger», a dit à la presse le chef des pompiers du comté de Ventura, Mark Lawrenson. Mais aujourd'hui «le taux de propagation est exponentiellement supérieur à ce qu'il était. » a-t-il continué. «Ce n'est pas une nouvelle normalité, ceci est une nouvelle anormalité. Et cette nouvelle anormalité va se poursuivre, sans doute dans les 10 à 15 ou 20 ans», a estimé de son côté le gouverneur de Californie, Jerry Brown, lors d'une conférence de presse dimanche.

Le réchauffement climatique est-il la cause des feux toujours plus violents ?

En un siècle, la température moyenne dans l'État de Californie a augmenté de trois degrés, et chaque année, la saison des incendies s'allonge d’un journée ou deux. «Malheureusement, la meilleure science nous dit que la sécheresse, la chaleur, toutes ces choses vont s'intensifier», a ajouté Jerry Brown, en référence aux raisons des incendies.

Donald Trump a également dénoncé la « désastreuse gestion » des forêts en Californie. Il n’a fait que relancer la polémique sur le débroussaillage et la déforestation entre les défenseurs de l’environnement et l’industrie du bois. Les écologistes soupçonnent l’administration d’avoir l’intention de donner l’autorisation aux compagnies forestières d’intervenir, à la tronçonneuse, dans les forêts californiennes, dont 60 % se trouvent sur des terres publiques Selon le quotidien Sacramento Bee, des responsables locaux du réseau électrique ont indiqué aux autorités californiennes qu'une panne était survenue près du lieu où il a démarré.

Le gouverneur Jerry Brown, qui a demandé à l’administration Trump de déclarer l’état d’urgence dans les comtés dévastés, s'est contenté de déclarer « Dans un moment comme celui-ci, il faut travailler tous ensemble », a-t-il recommandé. L'État de Californie est en effet ravagé par les incendies les plus meurtriers depuis 1933.

Face à ce désastre plusieurs stars, qui ont des résidences en Californie, ont posté photos et témoignages sur les réseaux sociaux.

Miley Cyrus s'est dite "complètement dévastée par les feux qui affectent [sa] communauté". La chanteuse de 25 ans explique être "l'une des personnes chanceuses". "Mes animaux et l'amour de ma vie en sont ressortis vivants et c'est tout ce qui compte maintenant", écrit-elle. "Ma maison ne tient plus debout mais les souvenirs que j'ai partagés avec ma famille et mes amis restent forts. Je suis reconnaissante de ce qu'il me reste", poursuit-elle, envoyant "tout son amour et toute sa reconnaissance aux pompiers et aux services du Shérif du Los Angeles".

Sur Twitter, la chanteuse Lady Gaga s'est dit « profondément en pensée avec tout ceux qui souffrent de ces incendies abominables.

Comme beaucoup d'entre vous, je suis assise là à me demander si ma maison va brûler. Tout ce que nous pouvons faire, c'est prier. » a-telle ajouté.

Carl Delsey pour DayNewsWorld

 

DES MORTS DANS LES INCENDIES

EN CALIFORNIE MALIBU MENACE

Le nouvel incendie qui ravage le nord de la Californie a fait des morts et des blessés, a annoncé un responsable vendredi, sans pouvoir pour l'instant préciser leur nombre. « Nous savons qu'il y a eu des blessés et nous savons qu'il y a eu des morts et nous sommes encore en train d'essayer d'en savoir plus », a déclaré Mark Ghilarducci, du bureau des services d'urgence du gouverneur de Californie.

« C'est mon triste devoir de confirmer que nous avons maintenant un total de neuf morts », a déploré, vendredi 9 novembre, le shérif du comté de Butte.

Le bilan continue de s'alourdir dans l'incendie baptisé "Camp Fire" dans la ville de Paradise (Californie, Etats-Unis), au nord de la capitale Sacramento.

Cinq de ces victimes ont été retrouvées dans leur voiture ou à proximité, piégées par les flammes en tentant de fuir, après que les 26 000 habitants de Paradise ont reçu l'ordre d'évacuer.

Les trois incendies de forêt ont entraîné l'évacuation de plusieurs dizaines de milliers de personnes en Californie. Au nord, la ville de Paradise est en partie détruite par les flammes quand, plus au sud, la station balnéaire de Malibu est en état d'alerte.

A près de 600 km plus au Sud, près de Los Angeles, la ville de Malibu est en effet en état d'alerte, en raison d'un autre foyer qui a démarré jeudi à une vingtaine de kilomètres au Nord. Plusieurs célébrités, nombreuses à vivre dans cette région cossue, ont dû évacuer, comme Kim Kardashian, l'actrice Alyssa Milano et le réalisateur mexicain Guillermo del Toro.

Donald Trump s'est montré sévère envers la Californie, qui vient d'élire un gouverneur démocrate. «Il n'y a aucune raison pour ces énormes incendies en Californie, meurtriers et coûteux, si ce n'est que la gestion des forêts est tellement insuffisante», a tweeté samedi le président américain.

«Des milliards de dollars sont donnés chaque année, avec tant de vies perdues, tout cela à cause d'une grave mauvaise gestion des forêts. Remédiez-y maintenant, sinon il n'y aura plus de versements fédéraux!», a-t-il ajouté.

La Californie a été particulièrement frappée depuis la fin de l’année 2017 par de nombreux incendies, rendus particulièrement violents par la sécheresse et les conditions climatiques, qui ont fait plus d’une dizaine de morts.

En septembre, le « Mendocino Complex » avait été maîtrisé après près de deux mois de lutte. Il avait ravagé près de 190 000 ha, devenant le plus grand feu de forêt dans l’histoire récente de cet État.

En juillet et août, huit personnes, dont trois pompiers, avaient par ailleurs péri dans l’incendie « Carr », qui avait sévi dans la région de Redding. Il avait détruit 93 000 ha avant de pouvoir être éteint, après six semaines de lutte.


Les feux en Californie deviennent un véritable fléau depuis une trentaine d'années.
En cause les plaques sismiques et le dérèglement climatique.

Carl Delsey pour DayNewsWorld

 

RENVOI DE JEFF SESSIONS MINISTRE

DE LA JUSTICE OU LA FIN

DE LA CHASSE AUX SORCIERES AUX ETATS-UNIS

Vingt-quatre heures seulement après les midterms le président des États-Unis a limogé son ministre de la Justice et suspendu l'accréditation d'un journaliste de CNN.

Lors d’une conférence de presse en direct sur toutes les grandes chaînes un clasht a éclaté avec le correspondant de CNN à la Maison Blanche. Ce dernier a perdu sur le champ son accréditation.

Mercredi c'est au tour du ministre de la Justice Jeff Sessions d'être limogé. « A votre demande, je soumets ma démission » a écrit mercredi l'Attorney general au président.

Donald Trump prend ses devants.

Loin d'un simple remaniement ministériel ce renvoi semble s'apparenter à un limogeage. Jeff Sessions avait pourtant été l'un de ses fidèles soutiens dès l’été 2015, mais est devenu la bête noire du locataire de la Maison Blanche.Motif : il s'était récusé dans l’affaire russe ayant omis de dévoiler des contacts qu’il avait eus pendant la campagne avec l’ambassadeur russe .

De ce fait c’est son adjoint , Rod Rosenstein, qui hérita du dossier et qui, dans un souci de transparence, a nommé un procureur spécial, Robert Mueller, pour reprendre l’enquête du FBI. Rod Rosenstein avait chargé Mueller d’enquêter sur les soupçons de collusion avec la Russie et «  sur toute autre question qui serait soulevée par l’enquête ».

C'est le chef de cabinet de Jeff Sessions, Matthew Whitaker, qui va assurer l’intérim , celui même qui avait critiqué l’enquête du procureur en août dernier, estimant qu’elle « s’approchait de la ligne rouge ». « Enquêter sur les finances de Donald Trump ou de sa famille sort du cadre de sa mission », écrivait-il.

Donald Trump a redit tout le mal qu'il pensait de cette enquête, dénonçant un « canular injuste [qui coûte] des millions et des millions de dollars [et fait] honte [à l'Amérique] ». Selon la presse américaine, plusieurs de ses proches sont dans le viseur du procureur Mueller, à commencer par son fils Donald Trump Junior.

Cette annonce intervient au lendemain de la victoire des démocrates à la Chambre des représentants lors des midterms dont certains ont aussitôt appelé à protéger le procureur.

Grâce à leur nouvelle majorité les élus démocrates de la Chambre pourront convoquer des témoins ou réclamer des documents si Robert Mueller était empêché de le faire...

Garett Skyport pour DayNewsWorld

 

FUSILLADE DANS UN BAR-DISCOHEQUE

DE CALIFORNIE AU MOINS 12 MORTS

Alors que le Borderline Bar and Grill de Thousand Oaks était bondé, un homme, mercredi soir 7 novembre, a ouvert le feu avant d’être tué.

Dans cette discothèque bondé de Thousand Oaks, banlieue résidentielle de Los Angeles se déroulait une fête d’étudiants.

Douze personnes ont été tuées, une dizaine de personnes blessées, selon le shérif du comté de Ventura, Geoff Dean.

Un policier fait partie des victimes.

Il a succombé à ses blessures à l'hôpital.

Le tireur présumé est mort à l’intérieur de l’établissement, a également précisé la police.

Des centaines de personnes se trouvaient à l’intérieur du Borderline Bar and Grill à 23 h 20 (heure locale), selon le capitaine du comté de Ventura, Garo Kuredjian.

On ne connait pas encorel’identité du tireur et ses motifs.

Plusieurs témoins ont décrit un « homme en manteau noir », « barbu » et tenant une arme de poing de gros calibre.

Tous les quatre jours aux Etats-Unis une fusillade causant des morts.
Paul Emison pour DayNewsWorld

 

APRES LES ELECTIONS DE MI-MANDAT

UNE AMERIQUE TOUJOURS FRACTUREE

Mardi 6 novembre, des millions d'Américains profondément divisés entre pro et anti-Trump ont voté pour ce qui constituait le premier test électoral  du président américain depuis son élection en 2016. Le résultat :

la Chambre des représentants a été reprise par les Démocrates alors que le Sénat reste bien républicain. La « vague bleue » anti-Trump un temps annoncée n'a pas eu lieu.

Donald Trump pensant sortir renforcé de cette élection a évoqué « un immense succès » les Républicains conservant le Sénat alors que les démocrates ont gagné, récupérant la majorité à la Chambre des représentants. Les démocrates ont ravi une trentaine de sièges à la Chambre des représentants et devraient en obtenir 229 contre 206 républicains, selon les dernières estimations. Au Sénat, la majorité républicaine devrait passer de 51 à 53 sièges, sur 100.

Le président américain devra désormais cohabiter avec le Parti démocrate  Une cohabitation à l'américaine entre démocrates et républicains qui traduit 'équilibre des pouvoirs que l'on nomme «checks and balances» aux États-Unis.

À l’issue des élections de mi-mandat, Donald Trump perd en grande partie le levier du pouvoir sur la politique intérieure. En effet la Chambre des représentants dirigée par des démocrates est dotée non seulement d’un pouvoir d’assignation à comparaître mais aussi de la capacité à bloquer son programme législatif.

Aussi les élus républicains pourront-ils difficilement proposer de nouvelles lois à leur exécutif au cours des deux prochaines années. Plusieurs mesures emblématiques du programme de Donald Trump risquent d'être bloquées sur le plan législatif comme l'abrogation de la loi Obamacare, la réduction des budgets pour les programmes sociaux ou la construction d' un mur à la frontière avec le Mexique.

Donald Trump bénéficiant cependant d'un pouvoir de veto, il aura toujours la possibilité de signer des décrets présidentiels.

Avec une majorité conservée et consolidée au Sénat, Donald Trump pourra par contre continuer à nommer des juges conservateurs et d’autres responsables dans l’administration. Le Sénat pourra également bloquer toute législation adoptée par les représentants démocrates, évitant ainsi au président d’utiliser son droit de veto.

Vu le renforcement des républicains au Sénat, il n'y a pas de procédure «impeachment» vraiment possible.

Le locataire de la Maison Blanche conserve également son pouvoir de conduire la politique étrangère, marquée par l 'unilatéralisme et le nationalisme économique.

Démocrates et républicains ne sont désormais plus d'accord sur rien: deux visions du monde s'affrontent suivant des clivages entretenus et exacerbés par Donald Trump lui-même.

Malgré tout durant sa conférence de presse mercredi le président américain Donald Trump a assuré qu'il était prêt à travailler avec les démocrates mais à condition qu'ils renoncent à leurs projets d'enquêtes sur sa présidence et ses finances.

Une manière de se heurter à « moins de paralysie ».« Les démocrates viendront nous voir avec un plan sur les infrastructures, sur la santé, sur ce qu'ils veulent.

Et nous négocierons » a-t-il déclaré. Mais il n'a pas manqué d' évoquer les menaces d'enquêtes parlementaires promises par les nouveaux maîtres de la Chambre, notamment pour obtenir les feuilles d'impôts du milliardaire, et prévenu : « On ne peut pas faire les deux simultanément. Peut-on faire les deux ? Non. S'ils font cela, ils ne feront pas le reste ».

Mais soulignons que les élections de mi-mandat aux Etats-Unis ont permis les victoires de plusieurs candidats issus de la diversité, dans les deux chambres du Congrès, comme à la tête d'Etats américains.

D'Alexandria Ocasio-Cortez, plus jeune élue de l'histoire du Congrès, à Jared Polis, premier gouverneur homosexuel d'un Etat américain en passant par Sharice Davids première Amérindienne, Rashida Tlaib et Ilhan Omar candidates démocrates devenues les premières femmes de confession musulmane à être élues au Congrès américain

Cette élection ne fait que brosser le tableau d'une société de plus en plus  fracturée.

Aussi Donald Trump peut-il désormais se concentrer en grande partie sur sa campagne pour une réélection en 2020 en mobilisant sa base sur des questions clivantes et prenant la main sur le parti républicain.

Joanne Courbet pour DayNewsWorld

 

L'AMERIQUE AUX URNES OU UN REFEREMDUM

SUR DONALD TRUMP

Les midterms sont des élections importantes aux Etats-Unis, même si elles mobilisent souvent peu d'électeurs. Il s'agit de renouveler les deux chambres du Congrès qui vote les lois. Ces élections surviennent à la moitié du mandat de quatre ans du président et influent donc sur la fin de sa mandature en cas de défaite de son camp.

Historiquement, le parti au pouvoir ressort rarement vainqueur des élections de mi-mandat. George W. Bush, en 2002, a fait récemment exception, après les attentats du 11-Septembre.

Mais à l'inverse des présidents précédents, le président républicain peut compter sur une courbe de popularité stable avoisinant les 42 % d’Américains satisfaits.

Il affiche un taux de popularité compris entre 37 et 43% et un taux d'impopularité entre 51 et 57%, d'après les données du site Five Thirty Eight, qui agrège les résultats de l'ensemble des sondages.

Pourquoi une telle constance dans la popularité et dans l'impopularité de Donald Trump deux ans après l'élection du milliardaire à la tête des Etats-Unis ? La vie politique états-unienne est polarisée en deux à la manière la polarisation du débat ces derniers jours entre Donald Trump et Barack Obama s'affrontant par meetings de campagne interposés.

A la veille de ces élections qui détermineront la majorité au Congrès jusqu’en 2020,

Le démocrates Obama défendant son système de santé réformé mais pariant aussi sur le rejet de Donald Trump en le qualifiant de menteur et de catalyseur des violences racistes et antisémites qui ont endeuillé le pays. Il peut compter sur les voix d’électeurs de zones périurbaines et de républicains modérés déçus.

Le républicain Donald Trump se présentant comme le garant de la bonne santé économique des Etats-Unis et comme le rempart contre l’immigration clandestine et les migrants d’Amérique centrale qui traversent actuellement le Mexique vers la frontière états-unienne.

Deux visions de la société inconciliables . Deux tendances politiques qui s’affrontent frontalement, les électeurs étant de plus en plus campés sur leur position respective.

Une autre particularité de cette constance de popularité de Donald Trump chez les Républicains c'est, selon l'analyse du spécialiste Jean-Eric Branaa, le niveau d'engagement de sa base électorale mobilisé par son récit de réussite économique et diplomatique, et de persécution par les élites médiatiques.

Avec une telle stratégie de bipolarisation de l'opinion publique, les républicains comme les démocrates n'ont-ils pas pris le risque de se priver de l'électorat modéré ?

Les électeurs déjà mobilisés n'ont pas besoin d'être remobilisés alors que le petit noyau d'indécis peut basculer d'un côté ou d'un autre.

Or mardi 6 novembre, les 435 sièges de la Chambre des représentants seront renouvelés pour deux ans et 35 des 100 sièges du Sénat le seront pour six ans. Chambre et Sénat sont actuellement à majorité républicaine. Trente-six des 50 gouverneurs d’Etat seront aussi élus.

Mais aujourd'hui, si les démocrates devraient récupérer la chambre des représentants, Donald Trump peut encore espérer conserver le Sénat.

Quant aux démocrates, ils ont besoin d'une nouvelle figure charismatique démocrate qui puisse rallier leurs électeurs en 2020, date de la prochaine présidentielle.

Alyson Braxton pour DayNewsWorld

 

CESAR SAYOC SOUPCONNE D 'AVOIR ENVOYE LES COLIS PIEGES

Le FBI n’aura mis que quelques jours pour arrêter l’homme soupçonné d’être à l’origine de l’envoi de plusieurs colis piégés à des opposants politiques de Donald Trump.

Le suspect arrêté dans l'affaire des treize colis piégés envoyés à des démocrates est un homme de 56 ans, affichant clairement par son passé son antisémitisme, son racisme, son homophobie.

C'est également un fervent pro-Trump

Le suspect se faisant également appeler Cesar Altieri est né le 17 mars 1962. Il a un casier judiciaire en Floride, où il habite dans la ville d'Aventura, au nord de Miami.

C'est un homme râblé et très musclé, en débardeur noir, les cheveux ras portant une fine queue de cheval.

Dans une camionnette blanche qui lui aurait appartenu des photos de Donald Trump et de son vice-président Mike Pence, aux côtés des visages, couverts d'une cible rouge, de la démocrate Hillary Clinton et de l'ancien président démocrate Barack Obama en tapissent les fenêtres.

Un autocollant attaque également CNN, une chaîne régulièrement critiquée par Donald Trump. "CNN sucks" ("CNN est nulle"), proclame cet autocollant.

Sur une photo que Cesar Sayoc avait publiée sur son compte Facebook, il portait une casquette rouge marquée du slogan de Donald Trump « Make America Great Again ».

Dans des tweets souvent décousus et mal orthographiés, l'homme appelait ces derniers jours à voter républicain le 6 novembre lors des midterms.

Carl Delsey pour DayNewsWorld

 

ETATS-UNIS FUSILLADE DANS UNE SYNAGOGUE

A PITTSBURGH AU MOINS HUITS MORTS

Au moins huit personnes ont été tuées samedi dans une fusillade près d’une synagogue à Pittsburgh, en Pennsylvanie, ont rapporté les médias américains

Des fidèles  étaient rassemblés pour un office dans la synagogue «Arbre de vie» (Tree of Life).

«Il semble qu’il y ait plusieurs victimes», a indiqué Donald Trump sur Twitter, en appelant la population à rester à l’abri.

«Restez sur vos gardes face au tireur», a-t-il averti.

«Il y a de nombreuses victimes», a expliqué à la presse locale Jason Lando, le commandant de la police de Pittsburgh.

Après avoir échangé des coups de feu avec les forces de l’ordre, le tireur s’est finalement rendu et est actuellement détenu par la police.

Le suspect est en garde à vue.

Boby Dean pour DayNewsWorld

 

MENACE DE FERMETURE DE LA FRONTIERE

AVEC LE MEXIQUE PAR DONALD TRUMP

Donald Trump menace de fermer la frontière avec le Mexique à cause de l'immigration. En effet le président américain a agité la menace sur Twitter jeudi alors que des milliers de migrants tentent actuellement gagner les États-Unis.

Le président américain a menacéde fermer la frontière entre les États-Unis et le Mexique, alors que des milliers de migrants traversent actuellement l'Amérique centrale à pied dans l'espoir de gagner les États-Unis.

L'immigration illégale qualifiée d'assaut

Donald Trump n'a pas hésité à qualifier l'immigration mexicaine d' « assaut ». « Je dois, dans les termes les plus forts, demander au Mexique de stopper cet assaut - et s'il n'est pas capable de le faire j'appellerai l'armée américaine et FERMERAI NOTRE FRONTIÈRE DU SUD !.. », a-t-il écrit sur Twitter.

Le locataire de la Maison Blanche ne fait que reprendre un de ses principaux thèmes de sa campagne présidentielle victorieuse de 2016, à trois semaines seulement d'élections législatives cruciales pour la poursuite de son mandat.

Concernés avant tout les migrants d'Amérique Centrale. Ces derniers partent de chez eux voulant échapper à l'insécurité et la pauvreté de leur pays dans l'espoir de rejoindre les Etats-Unis. Pour exemple le Honduras : d'après Oxfam International, 74% de la population hondurienne vivrait sous le seuil de pauvreté.

Des menaces de rétorsion pour les pays frontaliers.

Donald Trump a également renouvelé ses menaces de couper les aides financières aux pays d'Amérique centrale concernés. Les migrants venus notamment du Honduras ont traversé le Salvador et le Guatemala. « L'assaut sur notre pays à notre frontière sud, y compris les éléments criminels et les DROGUES qui affluent, sont beaucoup plus importants pour moi, comme président, que le commerce », a-t-il poursuivi dans un second message.

Les pays frontaliers ont  donc été mis en garde par Donald Trump . En effet s'ils permettent au migrants de passer leur frontières pour atteindre le sol américains, il y aura des mesures de rétorsions financières.

«Nous avons informé aujourd'hui le Honduras, le Guatemala et le Salvador que s'ils permettent à leurs citoyens, ou à d'autres, de traverser leurs frontières jusqu'aux États-Unis, avec l'intention d'entrer illégalement dans notre pays, tous les financements qui leurs sont versés seront STOPPÉS» a averti le locataire de la Maison Blanche dans un tweet.

Il a également précisé que «toute personne entrant aux Etats-Unis illégalement sera arrêtée et emprisonnée, avant d'être renvoyée dans son pays»

Une possible entente avec le Mexique.

Lors de la campagne présidentielle de 2016, le candidat républicain avait donné toute une liste de promesses pour lutter contre l'immigration illégale, dont la construction d' «un grand mur » financé par le Mexique «à 100%». Mais cette idée saugrenue ne se réalisera pas. Reste à s'entendre avec le Mexique sur la lutte contre l'immigration illégale.

Donald Trump a également visé les membres du parti démocrate, qui veulent selon lui « ouvrir les frontières » et sur lesquels il a rejeté la responsabilité de « lois faibles ».

«Je regarde le parti démocrate mener un assaut sur notre pays à travers le Guatemala, le Honduras et le Salvador, dont les leaders ne font rien pour arrêter ce large afflux de personnes, Y COMPRIS PLUSIEURS CRIMINELS.»

Une caravane humaine venant du Honduras.

Une caravane composée d’hommes, de femmes et d’enfants tente de fuir le Honduras, l’un des pays les plus violents du monde. Trump assure de son côté que tout est prêt pour "arrêter l’assaut".

Environ 3 000 Honduriens poursuivent ce lundi leur marche à travers le Mexique vers les États-Unis, défiant le président américain Donald Trump, qui a assuré que tout était prêt pour "arrêter l’assaut" de ces migrants.

Cette marche vers les États-Unis a débuté une semaine auparavant à San Pedro Sula, dans le nord du Honduras, après un appel sur les réseaux sociaux relayé par un ex-député hondurien.

Des milliers de Honduriens ont repris, ce mardi, leur difficile marche vers les États-Unis, défiant les autorités mexicaines et le président américain Donald Trump.

Ce dernier, en pleine campagne pour les «Midterms», a déclaré avoir «alerté» l'armée et les gardes-frontières avant l'arrivée de cette «caravane» de migrants qu'il considère comme une «urgence nationale».

Le Honduras est considéré comme l’un des pays les plus violents du monde, avec un taux annuel de 43 homicides pour 100 000 habitants. Comme au Guatemala et au Salvador, les gangs font régner la terreur dans le pays, où 68% des neuf millions d’habitants vivent sous le seuil de pauvreté.

Plus de 500 000 personnes traversent chaque année illégalement la frontière sud du Mexique pour tenter ensuite de remonter vers les Etats-Unis, selon des chiffres de l’ONU.

Andrew Preston pour DayNewsWorld

 

DONALD TRUMP VEUT LA VERITE SUR LE DOSSIER KHAHOGGI

Hors de question pour Donald Trump de ne pas réagir sur l'affaire du journaliste disparu. Non seulement le locataire de la Maison Blanche s'est entretenu avec le roi Salmanemais il a dépêché son secrétaire d'Etat Mike Pompeo en Arabie saoudite.

Donald Trump a annoncé lundi dans un tweet s'être entretenu avec le roi Salmane d'Arabie saoudite qui lui a dit «ignorer» le sort du journaliste saoudien disparu, Jamal Khashoggi.

Le président américain a également annoncé qu'il dépêchait son secrétaire d'Etat Mike Pompeo en Arabie saoudite pour s'entretenir directement avec le roi Salmane. «Je viens de parler au roi d'Arabie saoudite qui dit tout ignorer de ce qui a pu arriver à notre citoyen saoudien », a dit Donald Trump dans son tweet. «J'envoie immédiatement notre secrétaire d'Etat pour rencontrer le roi», a-t-il ajouté.

L'Arabie saoudite dément catégoriquement toute implication dans la disparition du journaliste saoudien dissident qui collaborait notamment avec le Washington Post et s'était exilé aux Etats-Unis en 2017.

Jamal Khashoggi n'a plus été vu depuis qu'il s'est rendu le 2 octobre au consulat saoudien à Istanbul pour y effectuer une démarche administrative. Selon des responsables turcs, Jamal Khashoggi y aurait été assassiné par des agents saoudiens.

Le président américain, allié de l'Arabie saoudite, a pour la première fois pendant le week-end estimé possible une implication de Ryad dans sa disparition et a menacé le royaume wahhabite d' «un châtiment sévère». Il s'est également dit pessimiste quant à son sort. «En l'état actuel des choses, il semble que peut-être on ne va plus le revoir, et c'est très triste», a-t-il déclaré.

Le roi Salmane a dit au président Trump lors de leur conversation que les Saoudiens «travaillaient étroitement avec la Turquie pour trouver une réponse», selon le tweet du président américain. Les autorités turques doivent fouiller lundi le consulat saoudien à Istanbul, deux semaines après la disparition de Jamal Khashoggi.

Mais pour quelle réponse ?

Jenny Chase pour DayNewsWorld

 

L'OURAGAN MICHAEL DEVASTE LA FLORIDE

L'ouragan devrait provoquer de dangereuses inondations, notamment côtières, déverser de très fortes précipitations . Les autorités ont mis en garde contre la montée du niveau de la mer qui pourrait atteindre près de quatre mètres par endroit.

« Il est temps de se préparer maintenant. Cette tempête est dangereuse et si vous ne suivez pas les avertissements officiels, cette tempête pourrait vous tuer », a prévenu Rick Scott, gouverneur républicain de la Floride.

Le président américain a approuvé mardi l'état d'urgence déclaré la veille dans 35 comtés de Floride par le gouverneur Scott, ce qui permet de débloquer des moyens matériels supplémentaires, ainsi que des fonds fédéraux afin de faire face aux conséquences de l'ouragan. 2 500 soldats de la Garde nationale sont mobilisés.

Lundi, Michael a touché la pointe ouest de l'île de Cuba entraînant des inondations après avoir provoqué au large des côtes du Honduras pendant le week-end la mort d'une dizaine de personnes en Amérique centrale.

La Floride affronte, ce jeudi 11 octobre, « la plus puissante tempête en plus de cent ans » L'œil du puissant ouragan Michael a atteint l'Etat du sud des Etats-Unis, avec des vents renforcés à 250 km/h, a indiqué le Centre national des ouragans (NHC). Le gouverneur Rick Scott redoute que cet ouragan ne soit « meurtrier ». Il est « potentiellement catastrophique », ont averti les météorologues américains.

Selon l'Agence américaine, l'ouragan Michael, classé en catégorie 4 sur 5, a touché terre près de la ville de Mexico Beach, sur le golfe du Mexique « continuant de s'intensifier ».

Tallahassee, capitale de la Floride, est devenue une ville fantôme.

Si quelque 375 000 personnes, dans plus de 20 comtés de la Floride, ont reçu l'ordre ou ont été incités à évacuer, les autorités ont précisé qu'il était désormais trop tard pour s'éloigner des côtes.

Boby Dean pour DayNewsWorld

 

NIKKI HALLEY, L'ATOUT FEMININ DE TRUMP,

AMBASSADRICE DES ETATS-UNIS A L'ONU DEMISSIONNE

L'ambitieuse ambassadrice des États-Unis aux Nations unies, Nikki Haley, première femme dans le gouvernement de Donald Trump, a annoncé sa démission, à la surprise générale.« Elle m'a dit il y a environ six mois qu'elle souhaitait prendre une pause », a justifié mardi le milliardaire républicain, louant le « travail fantastique » de son « amie », présente à ses côtés dans le Bureau ovale. « Elle a été très spéciale pour moi », a-t-il insisté.

Un revers politique créé par le départ de cette personnalité populaire à moins d'un mois de législatives ?

La démission ne sera effective qu' à la fin de l'année .

C'est surtout l'ONU qui a été secouée par la démission surprise de Nikki Haley dans la mesure où en

dix-huit mois, l’ambassadrice des Etats-Unis avait réussi à maintenir le dialogue entre l’organisation et Washington. Avec le secrétaire général Antonio Guterres, qui commençait son mandat au même moment, elle avait su nouer également une relation personnelle permettant une « l’excellente coopération » entre eux , selon les propres propos de ce dernier.

On se souvient pourtant du dédain affiché de Donald Trump à l'égard de cette organisation :« un club où les gens se réunissent, parlent et passent du bon temps », avait-il lancé.

A son arrivée en janvier 2017, Nikki Haley avait fait forte impression, promettant de « prendre les noms » des Etats membres récalcitrant à suivre les directives de Washington et d’engager des mesures de rétorsion notamment financières.

Cette ancienne gouverneure de Caroline du Sud, née en Caroline du Sud au sein d’une famille originaire du Pendjab, en Inde, au verbe tranchant, perchée sur de hauts talons et vêtue de tailleurs colorés, avait piqué la curiosité des membres de l'ONU qui virent ensuite en elle « un animal politique », aux qualités « pragmatiques en privé, sa capacité d’écoute et sa volonté de réformer l’ONU ».

Dès sa nomination, Nikki Haley a su en effet se dégager une marge de manœuvre politique face à l’omniprésence de Donald Trump sur les sujets internationaux, n’hésitant pas à rendre publics ses désaccords avec le président. « Je ne suis pas d’accord avec lui sur tout », a-t-elle écrit dans une tribune publiée dans le Washington Post, au début du mois de septembre.

L’ancienne gouverneure de Caroline du Sud s’est notamment distinguée en portant une ligne dure notamment contre la Corée du Nord et l’Iran, les deux principaux dossiers de politique étrangère de ce gouvernement. Elle a également défendu une position pro-israélienne devant les Nations unies, s' impliquant dans le dossier du transfert de l’ambassade américaine à Jérusalem.

Aux Etats-Unis bloquer de plus, ces derniers mois, des résolutions condamnant la politique israélienne vis-à-vis des territoires palestiniens.

Nikki Haley n'a pas réussi cependant à emporter l'adhésion de ses pairs concernant la décision de Donald Trump de reconnaître fin 2017 Jérusalem comme la capitale d'Israël. Elle s'est aussi mis à dos les plus proches alliés européens des Etats-Unis, Paris et Londres, lors du retrait américain de l'accord sur le nucléaire iranien de 2015, qu'elle a soutenu bec et ongles.

En outre,depuis la nomination de Mike Pompeo à la tête du département d’Etat un responsable politique très proche de Donald Trump, Nikki Haley apparaissait davantage en retrait. Il était temps pour elle « tourner la page » selon ses propres dires.

A 46 ans, Nikki Haley affirme tranquillement que« ce fut l’honneur d’une vie » de servir en tant qu’ambassadrice, a déclaré Nikki Haley depuis le bureau ovale de la Maison blanche, où elle s’est entretenue avec Donald Trump, devant plusieurs journalistes. « Non, je ne serai pas candidate en 2020 » a-t-elle ajouté, démentant toute ambition à se présenter aux prochaines élections présidentielles.

Elle a déclaré vouloir soutenir la campagne de Donald Trump pour sa réélection.

Une nomination de sa fille Ivanka au poste d'ambassadrice des Etats-Unis à l'ONU ? Ce « serait de la dynamite », a estimé mardi Donald Trump qui était interrogé sur les rumeurs qui la voient succéder à Nikki Haley. Au risque d'être accusé de népotisme.

Il a également évoqué le nom de Dina Powell, ancienne responsable du Conseil de sécurité national de la présidence américaine, « une personne à laquelle je réfléchirais ».

Garett Skyport  pour DayNewsWorld

 

LE JUGE KAVANAUGH A LA COUR SUPREME

UNE VICTOIRE POUR DONALD TRUMP

Le Sénat américain a approuvé ce samedi la nomination du juge Brett Kavanaugh à la Cour suprême, offrant à Donald Trump, après trois semaines de tourmente politique, une nouvelle victoire qui devrait satisfaire son électorat conservateur à un mois, jour pour jour, des élections parlementaires.

« J'applaudis et je félicite le Sénat pour la confirmation de notre formidable candidat », a salué sur Twitter le président américain, qui a défendu bec et ongles Brett Kavanaugh. Donald Trump a ajouté qu'il signerait « au plus tard aujourd'hui l'acte de nomination et il prêtera serment officiellement. Très palpitant! ».

Avec ce vote à une très courte majorité (50-48), les sénateurs ont mis un terme à un processus de confirmation difficile, marqué par des accusations d'agression sexuelle remontant à la jeunesse du magistrat.

Celle notamment de Christine Blasey Ford, une professeure de psychologie de 51 ans. Elle a raconté devant tout le pays, jeudi 27 septembre, comment un adolescent ivre, Brett Kavanaugh, l'aurait agressée il y a 36 ans, lorsqu'elle avait 15 ans. Elle a affirmé, sûre d'elle « à 100% », qu'avec Mark Judge, il l'avait isolée dans une chambre, avant de la plaquer sur un lit et de tenter de la déshabiller. Profitant de leur ébriété elle serait parvenue à fuir. Et de résumer: « Je croyais qu'il allait me violer » lors d'une soirée improvisée de l'été 1982 dans la banlieue de Washington.

En colère, le magistrat avait alors clamé son innocence se disant victime d'une campagne de dénigrement orchestrée par l'extrême gauche.

Malgré le climat passionnel dans lequel s'est déroulé le vote, Brett Kavanaugh a obtenu le poste avec le soutien inconditionnel du président et celui des Républicains.

Le juge Kavanaugh va rejoindre la plus haute juridiction des Etats-Unis, qui vérifie la constitutionnalité des lois et arbitre les conflits les plus épineux de la société américaine (droit à l'avortement, peine de mort, encadrement des armes à feu, mariage homosexuel, protection de l'environnement...)

L'arrivée de ce fervent défenseur des valeurs conservatrices met les juges progressistes - quatre sur neuf - minoritaire pour de nombreuses années.

Un revers pour les démocrates et défenseurs des droits civiques.

Jenny Chase pour DayNewsWorld

 

QUAND DONALD TRUMP SE MOQUE DE L'ACCUSATRICE DE SON CANDIDAT A LA COUR SUPREME

Le président américain Donald Trump s'est ouvertement moqué, mardi 2 octobre au soir, de la femme qui accuse son candidat à la Cour suprême d'agression sexuelle. Il a ironisé , sur le manque de précision de son témoignage du à l’absorption d'une bière.

« J'avais bu une bière, j'avais bu une bière... », a-t-il lancé lors d'un meeting de campagne dans le Mississippi. Il s'en est ensuite donné à cœur joie pour mimer le témoignage de Christine Blasey Ford devant le Sénat à propos de faits remontant au début des années 1980.

« Comment êtes-vous rentrée chez vous ? Je ne m'en souviens pas. Comment vous êtes-vous rendue sur place ? Je ne m'en souviens pas. Il y combien d'années ? Je ne sais pas, je ne sais pas, je ne sais pas. Dans quel quartier cela s'est-il passé ? Je ne sais pas. Où est la maison ? Je ne sais pas. Au premier étage, au rez-de-chaussée, où ? Je ne sais pas.

Mais j'avais bu une bière, c'est la seule chose dont je me souviens. », a ajouté le président américain. Or l’universitaire de 51 ans s'était dite sûre « à 100% » d'avoir été agressée dans sa jeunesse par Brett Kavanaugh. Et de conclure sous un tonnerre d'applaudissements : « Et la vie d'un homme est en lambeaux, la vie d'un homme a été brisée ».  S' en est suivie une diatribe contre les élus démocrates, qu'il accuse d'obstruction.

Il faut avoir à l'esprit que derrière ces auditions et meetings se joue pour le républicain Brett Kavanaugh un poste à vie à la Cour Suprême des États-Unis où les Républicains y détiennent actuellement une courte majorité avec seulement 51 sièges sur 100.

C'est une course contre la montre qui se joue également pour le locataire de la Maison Blanche qui veut que le Sénat vote pour son candidat avant les midterms de mi-octobre.

Or parmi les sénateurs républicains trois d'entre eux ont exprimé leurs doutes sur le candidat proposé mais accusé « d'agression sexuelle », tandis que  le président américain s'est vu vu obligé d' ordonner vendredi au FBI de « mener une enquête complémentaire » sur Brett Kavanaugh, au lendemain de l'audition au Sénat de son accusatrice.

A quand le vote du Sénat pour ce poste à la Cour suprême, arbitre des questions de société les plus délicate ? Pour quelle issue ?

Alyson Braxton pour DayNewsWorld

 

LA NOMINATION DE BRETT KAVANAUGH

A LA COUR SUPREME DANS UN CLIMAT PASSIONNEL

Les Américains se prononceront, le 6 novembre, dans le cadre des midterms, les élections de mi-mandat, pour renouveler l'intégralité des membres de la Chambre des représentants (435 sièges), une partie des sénateurs (35 sièges sur 100), certains gouverneurs et des élus au sein des assemblées locales, Etat par Etat. Or un juge doit être nommé à la Cour suprême qui arbitre les questions de société les plus épineuses, comme le droit à l'avortement ou la régulation des armes à feu. Ses décisions ont donc un réel poids aux Etats-Unis.

Le Républicain Brett Kavanaugh est le juge choisi par Donald Trump pour siéger à la Cour suprême,et ce dernier l'a soutenu publiquement et continue à lui apporter son soutien « Son témoignage était puissant, honnête et captivant », a-t-il tweeté, en appelant le Sénat à passer rapidement au vote.

Si le Sénat validait la nomination de Brett Kavanaugh, Donald Trump serait assuré de détenir la majorité au sein de cette instance. L'arrivée du juge Kavanaugh dans cette institution américaine placerait en effet les juges modérés ou progressistes en minorité au sein de cette institution qui compte 9 juges.

Si le juge Kavanaugh n'est pas nommé par le Sénat à la Cour Suprême avant les élections de novembre, en cas de défaite et de perte de la majorité au Sénat, il serait alors nommé un démocrate qui pourrait faire basculer la plus haute juridiction américaine, jusqu'à présent à droite.

C'est pourquoi la nomination du républicain Brett Kavanaugh est un enjeu crucial pour Donald Trump et son camp.

Or voilà que Brett Kavanaugh est accusé d'abus sexuels par trois femmes (et même de« viols collectifs » par Julie Swetnick, une fonctionnaire fédérale).

Christine Blasey Ford, une professeure de psychologie de 51 ans, a raconté devant tout le pays, jeudi 27 septembre, comment un adolescent ivre, Brett Kavanaugh, l'aurait agressée il y a 36 ans, lorsqu'elle avait 15 ans. Elle a affirmé, sûre d'elle « à 100% », qu'avec Mark Judge, il l'avait isolée dans une chambre, avant de la plaquer sur un lit et de tenter de la déshabiller. Profitant de leur ébriété elle serait parvenue à fuir. Et de résumer: « Je croyais qu'il allait me violer » lors d'une soirée improvisée de l'été 1982 dans la banlieue de Washington.

Après elle, Brett Kavanaugh, qui joue son poste devant le comité judiciaire du Sénat américain, a nié les faits en bloc et clamait son innocence.

Le juge Kavanaugh semblait il y a encore deux semaines en bonne voie d'obtenir le feu vert du Sénat pour faire son entrée au sein de la Cour suprême. Mais son image de conservateur, bon père de famille, a été sérieusement écornée par le témoignage de Mme Blasey Ford et de deux autres femmes sorties de l'ombre dans la foulée.

D'autant que les Etats-Unis connaissent une prise de conscience des dommages infligées aux femmes par les violences sexuelles avec le mouvement #Metoo. Les démocrates disent que confirmer la nomination de Brett Kavanaugh serait un outrage fait aux femmes. Lundi 24 septembre d'ailleurs des femmes portant des tee-shirts noirs barrés des credo « votez non » ou « croyez les femmes » avaient organisé des manifestations devant plusieurs permanences de sénateurs pour leur demander de ne pas confirmer la nomination du candidat de Donald Trump.

Le locataire de la Maison Blanche a apporté au juge accusé son soutien inconditionnel doutant des accusations visant Brett Kavanaugh à la lumière de sa propre expérience.

Les accusations d'agressions sexuelles visant Brett Kavanaugh, le juge choisi par Donald Trump pour siéger à la Cour suprême, sont «une arnaque montée par les démocrates», estime le président américain.

Tout en refusant de «tomber dans un piège» en traitant de menteuses les trois accusatrices, il admet que son «expérience personnelle a un impact sur [son] jugement. J'ai été accusé par quatre ou cinq femmes qui ont reçu beaucoup d'argent pour monter de fausses accusations contre moi, a-t-il affirmé.

Mais l'association des avocats américains (American Bar Association, ABA), principale organisation de la profession, a demandé un report du vote en attendant une enquête du FBI, arguant qu'une nomination à la Cour suprême « est tout simplement trop importante pour se précipiter vers un vote ».

« Décider d'aller de l'avant sans mener une enquête complémentaire non seulement aurait un impact durable sur la réputation du Sénat, mais affecterait également la grande confiance que les Américains doivent nécessairement avoir dans la Cour suprême », selon une lettre du président de l'ABA aux principaux membres de la commission diffusée par les médias américains.

Plusieurs sénateurs ont fait part de leur indécision dans cette affaire après les auditions de jeudi. Une partie de la presse estimait aussi prématuré d'organiser un vote vendredi.

A quelques semaines des élections de mi-mandat les démocrates souhaitent-ils transformer en référendum anti-Trump les midterms ?

Joanne Courbet pour DayNewsWorld

 

LE CONFLIT COMMERCIAL ETATS-UNIS / CHINE

PREND UNE TOURNURE POLITIQUE

La tension ne cesse de monter entre Washington et Pékin.

En cause le conflit commercial qui oppose les deux géants économiques.

Ce conflit s'est en outre aggravé lundi avec l'entrée en vigueur de tarifs douaniers supplémentaires de 10% sur des biens chinois représentant 200 milliards d'importations annuelles.

La Chine a rétorqué par de nouveaux droits de douane sur des marchandises américaines d'un montant de 60 milliards de dollars.

Et alors que la guerre commerciale déclenchée par Donald Trump s'envenime, le conflit prend une tournure de plus en plus politique.

En effet mercredi, dans le cadre très solennel du conseil de sécurité des Nations unies, le président américain a accusé Pékin d'essayer «d'interférer» dans les élections américaines de mi-mandat de novembre prochain.

Selon le président américain, Pékin ne veut pas d’une victoire du camp républicain, car l’administration américaine en place défie Pékin sur le terrain du commerce.«Ils ne veulent pas que je gagne, ou que nous gagnions, parce que je suis le premier président à défier la Chine sur les échanges», a-t-il martelé.

Le président américain réclame une plus grande ouverture du marché chinois au made in USA.

Donald Trump a assuré qu'il existait «plein de preuves» de cette tentative chinoise de déstabilisation d'élections mais sans entrer dans les détails. Plus tard, sur Twitter, il mentionne un supplément de quatre pages du journal chinois d'État China Daily, inséré dans le Des Moines Register, un quotidien de l'Iowa.

Un Etat agricole, dont la population est représentative de la base électorale de Donald Trump ,clé pour le prochain scrutin. Cet Etat a subi les représailles de Pékin aux hausses de tarifs douaniers imposés par Washington.

Le passage du China Daily pointe du doigt le fait que la guerre commerciale lancée par Trump pénalisera les producteurs américains de soja, qui auront plus de mal à exporter...

Au cours de cette réunion, le chef de la diplomatie chinoise, Wang Yi, a réagi vivement à cette accusation:

La Chine a toujours respecté le principe de non-ingérence dans les affaires internes d’un pays. « Nous rejetons les accusations proférées contre la Chine et demandons aux autres pays de respecter la charte des Nations unies et de ne pas s’ingérer dans nos affaires internes. »

Le locataire de la Maison-Blanche est conscient que sa relation personnelle avec le président chinois Xi Jinping pourrait s'en ressentir !

«Il n'est peut-être plus mon ami», a-t-il lancé.

Jenny Chase pour DayNewsWorld

 

UNE LETTRE DE KIM JONG-UN

POUR UN SECOND SOMMET AVEC DONALD TRUMP

Echange de bons procédés ? Dans une lettre, Kim Jong-un a proposé un second sommet à Donald Trump, comme l'a annoncé la Maison-Blanche. Lettre que cette dernière qualifie de «très chaleureuse», «très positive» et dans laquelle le président nord-coréen souhaite «une nouvelle rencontre» avec le président des États-Unis. Celle-ci pourrait avoir lieu d'ici la fin de l'année, précise-t-on côté américain.

«L'objectif principal de la lettre était d'organiser une nouvelle rencontre avec le président. Nous y sommes ouverts et nous avons déjà commencé à nous cordonner» en vue d'un tel sommet, a déclaré la porte-parole de la présidence américaine Sarah Sanders sans donner plus de précision quant au calendrier et au lieu possible.

Toujours selon Sarah Sanders, «cette lettre est une nouvelle preuve des progrès dans la relation» entre les deux pays ennemis. Elle a aussi salué et a estimé que et le défilé militaire sans missiles intercontinentaux, dimanche à Pyongyang, marque des «progrès» sur la dénucléarisation de la Corée du Nord et «un gage de bonne foi». «Au bout du compte, en dernier ressort, ce sera toujours mieux si les deux dirigeants se rencontrent. Surtout côté nord-coréen, la plupart des décisions devront passer par Kim Jong-un», a estimé Sarah Sanders.

Pourtant Donald Trump avait fait annuler fin août un déplacement à Pyongyang du secrétaire d'État américain Mike Pompeo pour cause de progrès insuffisants sur la dénucléarisation. C'est pourquoi une partie de l'administration américaine reste plus circonspecte et moins ouverte à un rendez-vous « gangster »...

«Le président Trump ne peut pas franchir à la place des Nord-Coréens la porte qu'il a ouverte. Ce sont eux qui doivent prendre des mesures pour dénucléariser leur pays.» ,avait expliqué John Bolton, conseiller à la sécurité nationale de la Maison-Blanche à un journaliste lui faisant remarquer l'impasse dans laquelle se trouvaient les négociations sur le désarmement nucléaire de la Corée du Nord. « Nous les attendons encore », avait-il ajouté. Selon lui, « la possibilité d'un autre sommet entre les deux présidents existe, bien évidemment ».

Les États-Unis attendent que le régime nord-coréen passe de la parole aux actes sur la dénucléarisation, a prévenu lundi le conseiller à la sécurité nationale du président Donald Trump. Et pas sûr que le régime nord-coréen ait intérêt à une « dénucléarisation complète de la péninsule ».

Britney Delsey pour DayNewsWorld

 

EVACUATION D'AMPLEUR

FACE A L'OURAGAN FLORENCE

Les États-Unis se préparent pour l'ouragan Florence qui se renforce. Lundi soir, le président Donald Trump a écrit sur Twitter que l'ouragan était «très dangereux» invitant tous les résidents de la côte Est à «prendre les précautions nécessaires».

En effet l'ouragan Florence, susceptible d'être le plus important à frapper les États-Unis «depuis des décennies», a été élevé lundi de la catégorie 4 à 5 existantes.

Au gouverneur de Caroline du Sud d 'ordonner l'évacuation d'un million de personnes.

Il s'agit d'éloigner les personnes vivant sur le littoral de cet Etat du sud-est des Etats-Unis à l'approche de l'ouragan Florence de catégorie 4 .

«C'est un ouragan très dangereux», a indiqué pour sa par le gouverneur Henry McMaster. «Nous ne voulons risquer aucune vie», a-t-il également communiqué.

« Il est prévu que Florence se renforce encore et qu'il soit jusqu'à jeudi un ouragan majeur extrêmement dangereux», a indiqué le NHC, appelant les États américains du sud-est et du centre du littoral atlantique à suivre de près sa trajectoire

Après la Caroline du Nord et la Caroline du Sud, l'État de Virginie a, à son tour, déclaré l'état d'urgence au cours du week-en. En Caroline du Nord ont été ordonné les évacuations pour les résidents de l'île de Hatteras et pour d'autres zones de la région côtière touristique des Outer Banks.

L'ouragan se déplace à une vitesse de 20 km/h en direction du nord-ouest pour passer mardi et mercredi entre les Bahamas et les Bermudes.Il  se dirigera ensuite normalement sur les côtes américaines pour les atteindre jeudi. .

L' Etat de Virginie également a demandé à sa population de se préparer à l'arrivée de cet ouragan.

«  La majorité des prévisions météorologiques font état d'impacts potentiels importants pour la Virginie, sous la forme d'ondes de tempête, d'inondations catastrophiques dans les terres, de vents violents et de possibles coupures de courant à grande échelle», a prévenu dimanche le gouverneur de Virginie, Ralph Northam, dans un communiqué.

La Marine américaine a ordonné aux navires de sa base de Hampton Roads, en Virginie, de sortir en mer par mesure de précaution.

Boby Dean pour DayNewsWorld

 

MELANIA TRUMP SOUTIENT SON MARI

On sait que Melania Trump n'est pas une fanatique de la com'.

Mais face à la gravité de la situation Mélania a témoigné ce jeudi son soutien à son époux en pleine tourmente.

Elle a accusé l'auteur anonyme d'une tribune visant son mari de « saboter le pays ».

La First Lady a accusé jeudi un haut responsable anonyme, auteur d'une tribune anti-Trump publiée par le New York Times, de « saboter » le pays.

« A l'auteur de cette tribune: vous ne protégez pas ce pays, vous le sabotez par vos actes lâches », a écrit Melania Trump, dont les interventions politiques et publiques sont rares.

CNN a diffusé le message.

« Les sources non identifiées sont devenues majoritaires dans l'actualité d'aujourd'hui » a regretté la Première Dame.

Elle a ajouté que l'auteur de la tribune anonyme, qui dénonce un comportement erratique et inquiétant de Donald Trump à la Maison Blanche, devait se faire connaître.

La publication de cette tribune mercredi a lancé un jeu de devinettes chez les Américains et une  « chasse au traître » à la Maison Blanche pour découvrir qui pourrait en être l'auteur.

Alize Marion pour DayNewsWorld

 

LA TRIBUNE INCENDIAIRE DU NEW YORK TIMES ENFLAMME LA COLERE DE DONALD TRUMP

Dans un texte publié par le New York Times, mercredi, un haut responsable de l'administration Trump explique comment il s'efforce de lutter de l'intérieur contre les « pires penchants » du président américain...

La publication –controversée– de ce témoignage intervient au lendemain de la diffusion d'extraits d'un livre explosif du journaliste d'investigation Bob Woodward, qui dresse le portrait d'un président colérique et paranoïaque.

L’ouvrage Fear: Trump in the White House ( Peur: Trump à la Maison Blanche, Simon & Schuster, non traduit), qui sortira le 11 septembre, dépeint un véritable enfer à la Maison Blanche. Bob Woodward, l’un des journalistes du Watergate, a observé également impitoyablement une demi-douzaine de présidents.

Dans la tribune anonyme du NYT  Donald Trump est décrit comme « mesquin », « impétueux » et « inefficace », « amoral » bref « un élève de CM2 » !

Cette tribune anonyme et explosive vient de l'intérieur de la Maison Blanche, elle aurait été écrite par un « résistant » au sein de son administration même. « Je fais partie de la résistance au sein de l'administration Trump », souligne l'auteur affirmant qu'il ne s'agit pas pour lui de soutenir la démarche des démocrates, mais de protéger son pays contre le comportement de son 45e président.

« Nous pensons que nous avons d'abord un devoir envers notre pays et que le président continue à agir d'une façon néfaste à la bonne santé de notre république », écrit le responsable anonyme. « C'est la raison pour laquelle nous nous sommes engagés à faire ce que nous pouvons pour préserver nos institutions démocratiques tout en contrecarrant les impulsions les plus malencontreuses de M. Trump jusqu'à ce qu'il ait quitté son poste », ajoute-t-il.

"Une quasi-conjuration de grands commis de l’Etat" se consacrant entièrement au contrôle d’un président jugé indigne des fonctions qu’il occupe?!. « Il y a une résistance silencieuse au sein de l’administration, rassemblant des gens qui ont choisi de privilégier d’abord leur pays », assure le signataire anonyme, qui se veut rassurant : « Les Américains doivent savoir qu’il y a encore des adultes à bord. »

Furieux contre cette « résistance silencieuse » le président américain a parlé, dans un tweet lapidaire, de "TRAHISON"et a appelé le quotidien à dénoncer « immédiatement » ce « lâche » , au nom de la sécurité nationale.  Mais la machine économique américaine fonctionne avec 4,2% de croissance au 2ème trimestre.

A Suivre...........

Joanne Courbet pour DayNewsWorld

 

FUNERAILLES NATIONALES

DE JOHN MCCAIN HEROS AMERICAIN

« L’Amérique de John McCain n’a pas besoin de retrouver sa grandeur car l’Amérique est toujours grande », a lancé Meghan McCain en référence au slogan trumpien « Make America Great Again »

Retransmissions en direct sur les chaînes nationales, hommages sur les réseaux sociaux... Le temps s'est comme arrêté ce samedi aux Etats-Unis, où se déroulent les funérailles nationales de John McCain. Des funérailles auxquelles assiste l’ensemble de la classe politique américaine, gauche comme droite confondu, à l’exception de Donald Trump, prié par le sénateur défunt de ne pas venir.

Cette cérémonie constitue le point d’orgue d’une semaine d’hommages au « héros américain », connu pour son anticonformisme et pour sa capacité à transgresser les lignes politiques . Sur le chemin de la cathédrale, le cortège funèbre a fait halte brièvement au Monument aux anciens combattants du Vietnam, où sa veuve, Cindy McCain, a déposé une gerbe à la mémoire des soldats tombés durant la guerre.

L'élu de l'Arizona, qui avait préparé son propre enterrement depuis un an, a vu la nation entière s'incliner devant son cercueil, les éloges et les hommages se succéder, comme pour mieux souligner l'affection et le respect devant le bilan d'une vie.

Les obsèques célébrées samedi dans la cathédrale nationale de Washington ont réuni toutes les élites politiques du pays, y compris des membres éminents de l'actuelle Administration .

Trois présidents et leurs épouses occupaient les premiers rangs - Barack et Michelle Obama, George et Laura Bush, Bill et Hillary Clinton - et autant de vice-présidents - Dick Cheney, Al Gore et Joe Biden.

Invité à ouvrir la série d'éloges funèbres, l'ancien sénateur Joe Lieberman, un ami intime, a évoqué «un homme honnête, juste et civilisé, qui n'a jamais prononcé un mot sectaire envers quiconque». George W. Bush a salué le «code moral» de John McCain, sa conception «d'une dignité qui ne s'arrête pas aux frontières» et son combat «jusqu'au bout contre des politiques et des pratiques qu'il jugeait indignes de ce pays.»

De Barack Obama à George W. Bush, en passant par sa fille Meghan, les hommages au défunt sénateur républicain ont rappelé ce qu'était l’Amérique de Donald Trump.

Atteint par un mal qu’il savait incurable, le sénateur républicain de l’Arizona, décédé le 25 août, candidat malheureux à l’investiture républicaine de 2000, puis à l’élection présidentielle de 2008, avait souhaité que ce soit ses adversaires d’alors, George W. Bush et Barack Obama, qui se chargent d’un hommage. Il souhaitait ainsi transcender les partis politiques et rappeler les Etats-Unis à leurs valeurs, loin des divisions attisées par Donald Trump à qui ce vétéran de la guerre du Vietnam avait fait comprendre qu'il ne serait pas le bienvenu dans la cathédrale de Washington, samedi 1er septembre.

La cérémonie de samedi s’est transformée en défense vibrante de « l’Amérique de John McCain » qui, selon la fille du disparu, Meghan McCain, « n’a pas besoin d’être grande à nouveau », le slogan de campagne du locataire de la Maison Blanche, « parce qu’elle l’a toujours été ». Une tirade accueillie par des applaudissements, rares en pareille circonstance.

« Nous sommes réunis ici pour pleurer la grandeur de l’Amérique, pas la rhétorique bon marché d’hommes qui ne s’approcheront jamais du sacrifice qu’il a volontairement donné, ni son appropriation opportuniste par ceux qui vivaient dans le confort et les privilèges », a-t-elle dit, rapprochant le sort de l’ancien prisonnier de guerre au Vietnam (McCain) de celui qui avait évité à cette époque la conscription (Trump) avant de dénier à John McCain le statut de héros pendant sa campagne...

A travers la voix d’Obama et de Bush l’Amérique a également rendu hommage vibrant à l’ancien sénateur républicain, contre lequel il fut opposé lors de la présidentielle de 2008. « Il a fait de nous de meilleurs présidents, (...) et il a rendu ce pays meilleur », a lancé l’ex-président démocrate (2008-2016).Son prédécesseur républicain George W. Bush (2000-2008), opposé à M. McCain lors de la primaire de 2000, a quant à lui rappelé qu’il « reconnaissait toujours que ses opposants étaient malgré tout des patriotes et des êtres humains ». « Il aimait la liberté avec la passion d’un homme qui a connu son absence », a-t-il poursuivi, en référence à la captivité de l’ancien pilote de chasse au Vietnam.

« Nous partagions, malgré nos différences, une fidélité à quelque chose de plus élevé, les idéaux pour lesquels des générations entières d’Américains et d’immigrés se sont battues et se sont sacrifiées », a dit aussi de lui Barack Obama, dont le discours a été le temps fort des cérémonies.

John McCain, adversaire de Barack Obama en 2008, sauva néanmoins sa réforme du système de santé, l’Obamacare, une dizaine d’années plus tard au Sénat, en votant contre un projet de réforme voulu par Donald Trump. Mais c’est plus récemment qu’il s'était montré ulcéré contre l’actuel président, qualifiant à la mi-juillet sa rencontre controversée avec Vladimir Poutine à Helsinki d’« un des pires moments de l’histoire de la présidence américaine ».

Vendredi, plus de 10 000 personnes étaient venues s’incliner devant sa dépouille lors d’une première cérémonie d’hommages au Capitole, marquée par la présence, digne de sa mère Roberta McCain, 106 ans, au côté de sa veuve Cindy McCain, et de leurs sept enfants.

Pour porter son cercueil, au côté de figures politiques démocrates et républicaines, dont l'ex-vice-président Joe Biden, ainsi que de l'acteur Warren Beatty, un ami personnel de trente ans, John McCain avait choisi Vladimir Kara-Murza, un dissident russe ayant survécu à deux tentatives d'empoisonnement

L’ancien sénateur et ancien pilote de chasse sera inhumé dimanche lors d’une cérémonie privée à l’Académie navale d’Annapolis, non loin de Washington, dont il fut dans les années 1950 un élève déjà remarqué.

Joanne Courbet pour DayNewsWorld

 

DES EMEUTES EN CAS DE VICTOIRE DES DEMOCRATES AUX ETATS-UNIS

Ce n’est pas la première fois que Donald Trump met en garde contre des violences si les choses ne vont pas comme il l’entend.

En effet déjà pendant la campagne électorale de 2016, il avait ainsi dit que ses partisans réagiraient probablement par « des émeutes » s’il ne remportait pas la nomination républicaine.

En novembre vont avoir lieu les élections de mi-mandat qui pourrait faire basculer la majorité au Congrès

Trump espère qu'il n'y aura pas de violences en cas de victoires des démocrates aux législatives « Il y a beaucoup de violences inutiles à travers le monde mais aussi dans ce pays et je ne veux pas voir ça », a insisté le 45e président des Etats-Unis,

Si les républicains ne remportaient pas l'élection de mi-mandat aux Etats-Unis, Donald Trump estime que cela pourrait déclencher des violences. Il dit espérer qu'il n'en sera rien.

Le président américain a fait part de ses craintes devant un parterre de pasteurs conviées à la Maison Blanche pour parler d’avortement, de liberté religieuse et de chômage des jeunes.Puis une fois les journalistes présents sortis la conversation s’est portée sur les élections de novembre.

Le milliardaire républicain estime que les démocrates allaient procéder « vite et de manière violente » à des changements si les républicains perdent le contrôle du Congrès, selon une révélation du New York Times.

Lors de sa rencontre avec ces pasteurs à la Maison Blanche lundi soir, Donald Trump a averti que son programme conservateur était en jeu si son parti perdait le scrutin de mi-mandat

Les démocrates « vont annuler tout ce que nous avons fait et ils le feront vite et de manière violente", a-t-il dit. "Ils mettront immédiatement fin à tout » « Je vous demande juste de sortir et de vous assurer que tous vos gens votent », demande Donald Trump aux pasteurs présents.

« Parce que s'ils ne votent pas nous allons avoir deux années affreuses (jusqu'à la présidentielle de 2020) et nous allons passer, franchement, par une période très dure parce qu'on n'a qu'une élection. Vous êtes à une élection près de perdre tout ce que vous avez ».

Une façon singulière de motiver ses troupes.
Abby Shelcore pour DayNewsWorld

 

RUPTURE ENTRE DONALD TRUMP ET JEFF SESSIONS

LES LIAISONS DANGEREUSES AVEC DEUX FEMMES

OU LA PROCEDURE D'IMPEACHMENT

Le président Donald Trump semblerait aux portes d'une tempête judiciaire si bien qu'il a attaqué frontalement son propre ministre de la justice Jeff Sessions.

Attaque contre son ministre de la justice

Dans un entretien sur la chaîne Fox News, Donald Trump a attaqué son ministre jeudi. « Les démocrates sont vraiment puissants au sein du ministère de la Justice (....) Jeff Sessions n'a jamais réellement pris le contrôle du ministère de la Justice c'est quelque chose d'assez incroyable », a-t-il déclaré.

A la question de savoir s'il comptait limoger son ministre, le président américain a  eu des mots très durs. «  Je l'ai dit, je ne voulais pas m'en mêler. Mais tout le monde voit ce qui se passe au ministère de la Justice. Je mets maintenant toujours 'justice' entre guillemets », a poursuivi Donald Trump. D'ailleurs Donald Trump reproche régulièrement à Jeff Sessions, républicain ultra-conservateur, de s'être récusé de l'enquête russe du procureur spécial Robert Mueller en mars 2017. L’attorney general des Etats-Unis, Jeff Sessions, a vigoureusement, cette fois-ci, repoussé jeudi les critiques renouvelées de Donald Trump sur fond d'affaire russe . Il a rétorqué publiquement qu'il ne céderait pas aux pressions politiques.

« Tant que je serai ministre de la Justice, les actes du ministère de la Justice ne seront pas influencés indûment par des considérations politiques », a réagi l'ancien sénateur de l’Alabama.

Rôle de la condamnation de Paul Manafort, et de la décision de Michael Cohen.

La condamnation de son ex-directeur de campagne Paul Manafort, et la décision de son ancien avocat, Michael Cohen, de l’impliquer dans une violation des règles de financement de campagnes électorales a, en effet, mis en colère Donald Trump, jeudi 23 août, contre son ministère de la justice.

Dans le cadre de l'enquête Mueller, Paul Manafort, a été reconnu coupable mardi de fraude fiscale et bancaire.

Michael Cohen, lui, a décidé lundi de plaider coupable de huit chefs d’accusation et a notamment révélé avoir versé pendant la campagne électorale de 2016 respectivement 130 000 et 150 000 dollars à l’actrice X Stormy Daniels et à la playmate Karen McDougal pour qu’elles taisent chacune une liaison avec Donald Trump. Et ce « à la demande du candidat » et « avec l'intention d'influencer l'élection ».

Or ces révélations de Cohen sur le versement d’argent aux deux femmes pourraient contrevenir aux règles légales du financement électoral.

Mais le milliardaire a dit avoir versé l'argent sur ses propres fonds. Il n'y aurait donc aucun financement occulte à ce niveau...

Dans tous les cas un nouveau front s'est donc ouvert quand plusieurs médias américains ont annoncé que le patron du tabloïd National Enquirer, David Pecker, coopérait en échange d'une immunité avec les enquêteurs travaillant sur le dossier des maîtresses présumées.

Les "donneurs"  ( "flipper")

Son hebdomadaire avait acheté l'exclusivité du récit de l'une d'elles, la playmate Karen McDougal, pour 150.000 dollars. Dans un enregistrement réalisé par Michael Cohen à l'insu de Donald Trump, deux mois avant la présidentielle de novembre 2016, on peut entendre les deux hommes évoquer le rachat des droits. David Pecker aurait également joué un rôle dans les tractations avec l'ancienne actrice pornographique, Stephanie Clifford, connue également sous le nom de scène de « Stormy Daniels »

Outre M. Cohen qui a lui aussi passé un accord de négociation de peine avec les autorités judiciaires viennent s'ajouter les deux dirigeants du magazine « National Enquirer » qui ont obtenu l’immunité judiciaire, en échange d’informations sur le président américain .

Dans son entretien à Fox News, Donald Trump a d'ailleurs fustigé les « donneurs » (flippers), le terme qu’il a utilisé pour désigner les personnes qui concluent un accord avec les autorités judiciaires afin d’obtenir leur clémence.

Difficile de démêler les écheveaux dans ce feuilleton politico-judiciaire américain !

Joanne Courbet pour DayNewsWorld

 

CONDAMNATIONS POUR DEUX EX-PROCHES

DE DONALD TRUMP OU UNE PROCEDURE D'IMPEACHEMENT POUR LE PRESIDENT

L’ex-chef de campagne de Trump Paul Manafort a été condamné pour fraude bancaire et fiscale, tandis que Michael Cohen, l’ex-avocat du président américain, a plaidé coupable dans l’affaire Stormy Daniels.

L’ex-chef de campagne de Donald Trump Paul Manafort a été condamné mardi pour fraude bancaire et fiscale, les jurés échouant toutefois à prononcer un verdict pour 10 chefs d’accusation à son encontre. Il était aussi poursuivi pour avoir ensuite trompé des banques sur ses finances pour obtenir des prêts.Ce procès ne concernait que les finances personnelles de Paul Manafort.Ce dernier était accusé en effet de fraudes fiscale et bancaire liées aux dizaines de millions de dollars tirées de ses activités de conseil auprès de Viktor Ianoukovitch,

Soulignons que la Russie et le président américain n'ont quasi pas été évoqués au cours des douze jours d’audience...

Il s'agit du premier procès à découler de l’enquête du procureur spécial Robert Mueller, chargé notamment d’enquêter sur une éventuelle collusion entre l’équipe de campagne de Donald Trump en 2016 et Moscou.

Michael Cohen, lui, a décidé lundi de plaider coupable de huit chefs d’accusation et a notamment révélé avoir versé pendant la campagne électorale de 2016 respectivement 130 000 et 150 000 dollars à l’actrice X Stormy Daniels et à la playmate Karen McDougal pour qu’elles taisent chacune une liaison avec Donald Trump. Et ce « à la demande du candidat » et « avec l'intention d'influencer l'élection ». Il est donc loin le temps où l’ancien conseil de Trump affirmait qu’il était « prêt à prendre une balle pour le président ». Ces révélations de Cohen sur le versement d’argent aux deux femmes, pourraient contrevenir aux règles légales du financement électoral.

En meeting en Virginie, il n’a en revanche rien dit de l’affaire Cohen. Le président américain, qui ne veut pas montrer le moindre signe de déstabilisation, s’est de nouveau affiché avec ses partisans mardi soir à l’occasion d’un meeting en Virginie-Occidentale.

Au lendemain du double coup judiciaire qui a impliqué deux anciens conseillers du président américain, durant cette journée du 21 août 2018, que retenir ?

Que la justice se rapproche de Trump qui reste pour l’instant à l’abri d’un éventuel impeachment grâce à la majorité républicaine au Congrès

Que l'issue de l'audience représente une victoire, bien qu'incomplète, pour le procureur spécial Robert Mueller, chargé d'enquêter sur une éventuelle collusion entre l'équipe de campagne de Donald Trump en 2016 et Moscou.

Que la condamnation de Paul Manafort affaiblit la position du président Donald Trump, qui ne cesse de dénoncer une «chasse aux sorcières».

Que ce procès marquait un «jour très triste» pour les États-Unis selon Donald Trump.

Le mandat du président américain est empoisonné par les affaires judiciaires qui impliquent plusieurs de ses proches et menacent de l'atteindre directement.

Mais que risque vraiment Donald Trump ?

En théorie, le procureur fédéral de Manhattan pourrait poursuivre le président car contrairement à la France, un président des Etats-Unis n'a pas d'immunité judiciaire constitutionnelle.

Mais le ministère de la Justice américain a publié deux mémos il y a plusieurs années, qui font office de règlement interne, expliquant qu'un procureur fédéral ne devait pas poursuivre un président en fonction. La constitution américaine prévoit que si un président doit être poursuivi, c'est par la procédure politique de l'impeachment.

Elle se déroule en deux temps: la Chambre des représentants doit d'abord voter une mise en accusation ("impeachment"), puis c'est au Sénat de faire le procès du président, afin de le condamner à une majorité des deux tiers, ou de l'acquitter.

Cette idée reste très hypothétique avec une majorité républicaine au Congrès restant encore très fidèle à Donald Trump.

L'impeachment serait possible en théorie car Michael Cohen accuse Donald Trump d'avoir cherché à influencer le résultat des élections en recourant à des moyens illégaux. Mais en pratique improbable.

Andrew Preston pour DayNewsWorld

 

POURQUOI LES MORMONS NE S'APPELLENT PLUS  MORMONS  ?

Voici que l'Église mormone a adopté de nouvelles directives et ne souhaite plus que ce terme soit utilisé pour la présenter, lui préférant d'autres expressions. Eglise de Jésus-Christ des Saints des derniers jours, également appelée Eglise mormone. Elle ne souhaite plus qu'on utilise le terme "mormon" pour qualifier ses fidèles.

Que préconise cette religion ? Un changement sémantique

Elle veut plutôt être désignée par l'une des expressions suivantes: « L'Eglise », « L'Eglise de Jésus-Christ » ou encore « L'Eglise restaurée de Jésus-Christ », en insistant sur le fait que l'expression « Eglise mormone » », bien que courante, « n'est pas une appellation autorisée ». »

« Nous ne changeons pas de nom. Nous corrigeons un nom », a précisé samedi soir Russell Nelson, le président de l’Église de Jésus-Christ des Saints des derniers jours, cité par le Deseret News, un journal mormon de l’Utah, Etat américain où les mormons sont majoritaires.

16 millions de membres

Désormais, appelez-les « membres de l’Eglise de Jésus-Christ des Saints des derniers jours ». Aux Etats-Unis, les mormons ne souhaitent plus que l’on utilise le terme « mormon » pour les qualifier.

Fondée en 1830, l'Eglise de Jésus-Christ des saints des derniers jours revendique 16 millions de membres et s'est donnée pour mission de rétablir la vraie Église dans sa pureté primitive, afin de préparer le retour du Christ.

Elle s'appuie sur le « Livre de Mormon », du nom d'un ancien prophète, version « restaurée » de la parole véritable de Jésus, par opposition à la version classique résultant de la « grande apostasie » du christianisme

En France 20.000 pratiquants en métropole.Une place particulière à Tahiti.

En métropole, 38.000 personnes ont été baptisées selon le rite mormon ce qui correspond environ à 20.000 pratiquant. Ils sont présents en Francedès le XIXe siècleUne première petite paroisse a été installée en France dès 1850, vingt ans après la publication aux États-Unis du "Livre de Mormon" par le fondateur Joseph Smith.

Mais en proportion, le mormonisme est davantage présent en Outre-mer, où l'on dénombre plus de 28.000 fidèles. Et notamment dans le Pacifique, territoire qui reste tourné vers les Etats-Unis.

Des croyants très stricts.

Les mormons, qui se revendiquent comme chrétiens, sans être protestants, ni catholiques, sont des croyants stricts, pudiques voire austères. Ils sont conservateurs sur les mœurs, abstinents devant le tabac, l'alcool, le café, le thé.  C'est une religion chrétienne qui s'appuie sur la bible et une autre révélation, le livre des mormons La théologie du mormonisme est la doctrine de l'Église d