ETATS-UNIS DES ENJEUX DE TAILLE DANS LES MANIFESTATIONS PRO-PALESTINIENNES SUR LES CAMPUS UNIVERSITAIRES

Les images de policiers anti-émeutes intervenant sur les campus ont fait le tour de la planète et font vivement réagir le monde politique, à six mois de la présidentielle dans un pays polarisé. De nouvelles arrestations ont en effet eu lieu mercredi sur plusieurs campus américains, théâtres d'une mobilisation étudiante qui secoue les États-Unis depuis plusieurs jours contre la guerre en cours dans la bande de Gaza.

Démantèlements de campements de manifestants

Le mercredi 1er mai, les forces de police ont été mobilisées sur plusieurs campus universitaires américains, où de récentes arrestations ont eu lieu, intervenant après des interventions similaires à Los Angeles et à New York, lieux de convergence d'une mobilisation étudiante contre le conflit à Gaza qui agite le pays. À l'université du Texas à Dallas, la police a procédé au démantèlement d'un campement de manifestants et a arrêté au moins 17 personnes pour "intrusion criminelle", selon les informations fournies par l'établissement. 

Des responsables ont également signalé que les forces de l'ordre avaient appréhendé plusieurs individus à Fordham University, à New York, et avaient évacué un campement établi plus tôt dans la journée sur le campus. La police de la ville de New York a rapporté lors d'une conférence de presse que près de 300 personnes avaient été interpellées sur deux sites universitaires de la ville. 

Pendant la nuit de mardi à mercredi, les autorités ont utilisé la force pour déloger des manifestants pro-palestiniens retranchés dans un édifice de la prestigieuse université Columbia à Manhattan, point de départ de la mobilisation étudiante en faveur de Gaza.

 "Je suis désolée que nous en soyons arrivés là", a déclaré mercredi Minouche Shafik, la présidente de l'université. Elle a expliqué que les manifestants défendaient "une cause importante", mais que les récentes "actions de destruction" menées par des "étudiants et militants extérieurs" avaient conduit à l'intervention des forces de l'ordre, condamnant également les "propos antisémites" tenus lors de ces rassemblements.

A Harvard, ainsi que dans de nombreuses autres universités, des manifestations ont éclaté, accompagnées de contre-manifestations, mettant en évidence les divergences au sein de la communauté étudiante et la complexité croissante de la gestion des confrontations. Les incidents antisémites, les critiques envers Israël et les débats autour du soutien aux Palestiniens nourrissent les divisions sur les campus.

Cette polarisation ramène la question israélo-palestinienne au centre des préoccupations, mettant les dirigeants des universités dans une position délicate : ceux-ci doivent en effet arbitrer en permanence entre la protection de la liberté d’expression et celle de la sécurité, tout en conservant de bonnes relations avec les donateurs, qui représentent une source majeure de financement pour les établissements d’enseignement supérieur aux États-Unis.

La position délicate présidents d' université et le poids des donateurs

Aux États-Unis, particulièrement, les dirigeants des universités sont confrontés à des dilemmes complexes. Leurs déclarations officielles, sont examinées attentivement non seulement par les étudiants et les médias, mais également par les donateurs. Certains bienfaiteurs ont ouvertement critiqué les présidents d'université pour des positions insuffisamment fermes envers les violences perpétrées

A l'Université de Pennsylvanie, la présidente Liz Magill a été désavouée pour avoir autorisé la participation et l'expression de personnalités considérées comme antisémites, parmi lesquelles Roger Waters, ancien leader du groupe de rock Pink Floyd, lors du festival de littérature "Palestine Writes". Cela a entraîné la démission de plusieurs membres du conseil d'administration et a suscité une série de protestations parmi les donateurs.

Harvard a également été sous les projecteurs, suite à une lettre ouverte signée par de nombreuses organisations étudiantes, publiée sur les réseaux sociaux dès le soir du 7 octobre, accusant Israël de porter la responsabilité des violences en cours. L'indignation a éclaté face au silence initial de la présidente de Harvard, Claudine Gay, qui a finalement condamné la lettre quelques jours plus tard. 

Des figures influentes telles que l'ancien président de l'université, Lawrence Summers (qui fut secrétaire au Trésor des États-Unis de 1999 à 2001 sous Bill Clinton), ainsi que les sénateurs républicains Ted Cruz et Mitt Romney (eux-mêmes anciens de Harvard) ont appelé à des mesures plus fermes contre l'antisémitisme, soulignant le risque de mise en danger des étudiants juifs. Harvard a d'ailleurs perdu le soutien de certains donateurs de poids, dont la Fondation Wexner.

Compte tenu du modèle économique des grandes universités de recherche américaines, essentiellement dépendantes des revenus de leur capital (endowment) et du mécénat, les donateurs exercent une influence croissante. 

Le défi consistant à concilier liberté académique et attentes des donateurs n’épargne aucune institution.

Un enjeu à l’approche de l’élection présidentielle

À l’approche de l’élection présidentielle américaine, il convient de regarder de près la façon dont les campagnes de Trump et de Biden réagissent aux manifestations étudiantes en cours.

La Maison Blanche a condamné ce mercredi 1er mai un "petit pourcentage d'étudiants qui provoquent du désordre". "Les étudiants ont le droit d'aller en cours et de se sentir en sécurité", a encore déclaré Karine Jean-Pierre, porte-parole de l'exécutif.

Biden a condamné de la même manière " les manifestations antisémites " et " ceux qui ne comprennent pas ce qui se passe avec les Palestiniens ". Trump a qualifié les récentes manifestations d’  "antisémites " et de " bien pires " que le rassemblement nationaliste blanc de 2017 à Charlottesville. Su Fox Nerws, le bandeau à l’écran évoquait des manifestants " anti-Israël ". A l’antenne, Stephen Miller, conseiller de l’ombre de Donald Trump, affirmait que " tout cela est à cause de Joe Biden. Lui et son parti soufflent sur les braises de l’antisémitisme. "

Aux Etats-Unis, la mobilisation pro-palestinienne sur les campus devient un enjeu dans l'élection présidentielle .




Joanne Courbet pour DayNewsWorld

LES ETATS-UNIS A LA RESCOUSSE DE L'UKRAINE 

AVEC 61 MILLIARDS D'AIDE

Après de longues et laborieuses tractations, la Chambre américaine des représentants a adopté samedi 20 avril 2024 un énorme plan d’aide crucial pour l’Ukraine, soutenu par des élus des deux bords.

Elle était bloquée au Congrès américain depuis plusieurs mois, l’aide de 61 milliards de dollars, soit 57 milliards d’euros.

Après le vote favorable de la Chambre des représentants, à majorité républicaine, le président américain, Joe Biden, peut compter sur le soutien du Sénat, où les démocrates sont majoritaires, pour, enfin, débloquer l’aide financière de 60,8 milliards de dollars (56 milliards d’euros) promise à l’Ukraine.

"Churchill ou Chamberlain" 

Le locataire de la Maison-Blanche doit cette issue au revirement du speaker républicain du Congrès, Mike Johnson. Ce conservateur trumpiste, chrétien évangéliste, a considéré que la guerre en Ukraine ne pouvait donner lieu à un jeu de calculs politiques. Aussi, sans craindre d’affronter la colère d’une partie de son camp qui avait coûté la place à son prédécesseur, Mike Johnson avait invité les membres de la Chambre à " voter en conscience ", selon leur volonté. Le résultat a été sans équivoque. Le plan d’aide a été validé par 311 voix contre 112.

"Pour le dire franchement: je préfère envoyer des munitions à l'Ukraine qu'envoyer nos garçons se battre", a-t-il plaidé. Avant de mentionner, non sans une certaine émotion, le cas de son fils, qui s'apprête à entrer à l'Académie navale. "C'est un test grandeur nature pour moi, comme pour tant de familles américaines", a-t-il confié.

Le président Volodymyr Zelensky a rapidement félicité cette décision en assurant que cela "empêchera la guerre de se propager" et "sauvera des milliers et des milliers de vies". Le texte va arriver très rapidement au Sénat, où il devrait être adopté sans problème.

Une aide massive ...

Cette aide massive qu’attendaient avec impatience les Ukrainiens comprend majoritairement de l’assistance militaire et économique. Une partie de cette aide correspond en réalité à des achats sur le sol américain à des industriels américains pour l’armée américaine, qui va pouvoir reconstituer ses stocks et se défaire de matériel plus ancien.

Dans ce plan d’aide : 27 milliards de dollars financeront l’achat d’armes pour l’armée ukrainienne et la formation de troupes. 23 milliards seront utilisés pour racheter les armes et munitions des stocks américains envoyées à Kiev. La liste des équipements n’est pas encore connue.

Environ 10 milliards seront dédiés à de l’assistance économique pour les secteurs de l’énergie et des infrastructures. Cette aide non militaire est envoyée sous la forme d’un prêt .

Ce vote du Congrès américain autorise également le président Joe Biden à confisquer et à vendre des actifs russes afin qu’ils financent la reconstruction de l’Ukraine.

...Mais tardive

Cette aide arrive à point nommé pour les Ukrainiens en manque de munitions . Le directeur de la CIA affirmait que sans aide, l’Ukraine "pourrait perdre sur le champ de bataille d’ici fin 2024". Les Russes grignotent en effet du terrain, bénéficiant d’un rapport de force déséquilibré en termes de munitions. L’armée de Poutine tire cinq fois plus d’obus que celle de Kiev.

Il n’est pas certain cependant que cela suffira pour inverser le cours d’un conflit dans lequel la Russie a pris l’ascendant.. Les Russes étant également dans l’avancée dans certaines zones de la ligne de front.

Une victoire à la Pyrrhus de Joe Biden qui s’inscrit également dans une prise de conscience d’une partie des conservateurs d’une alliance de fait réunissant la Russie, la Chine et l’Iran, nouvel « axe du mal » qui sévit en Ukraine mais aussi au Moyen-Orient et jusqu’en Asie .




Alize Marion pour DayNewsWorld

COMPRENDRE LES DIVERGENCES 

ENTRE LES ETATS-UNIS ET ISRAEL 

APRES  L'ATTAQUE IRANIENNE

Israël a promis «une riposte» à l’attaque massive et sans précédent lancée par l’Iran, malgré les appels venus du monde entier, y compris des Etats-Unis, à éviter une escalade au Moyen-Orient, déjà ébranlé par la guerre dans la bande de Gaza.

Le président iranien Ebrahim Raïssi a une nouvelle fois prévenu mardi que «la moindre action» d’Israël contre «les intérêts de l’Iran» provoquerait «une réponse sévère, étendue et douloureuse» de son pays.

Ce développement suscite des inquiétudes quant à une possible détérioration de la situation, avec un risque significatif d'escalade régionale si Israël décide de riposter conformément aux souhaits du Premier ministre Benjamin Netanyahu. 

Et le Premier ministre israélien a sollicité l'unité de la communauté internationale face à ce qu'il qualifie d'«agression iranienne menaçant la paix mondiale».

Pourtant les États-Unis, qui ont joué un rôle actif dans la défense du territoire israélien attaqué pour la première fois depuis 1973 par une puissance étatique régionale, ont déclaré leur opposition à toute escalade ou guerre élargie avec l'Iran. Ils ont averti qu'ils ne participeraient pas à une action de représailles tout en affirmant leur soutien indéfectible à Israël.

Une évolutionde la position américaine ?

Ces nouvelles déclarations officielles semblent indiquer une évolution dans la position américaine à l’égard du conflit en cours.

En effet, depuis plusieurs semaines, les divergences s’accentuent entre l’administration américaine et le gouvernement de Nétanyahou. 

Le 25 mars dernier, les États-Unis se sont pour la première fois abstenus lors du vote, par le Conseil de sécurité des Nations unies, d’une résolution exigeant un cessez-le-feu immédiat entre Israël et le Hamas ainsi que la libération de tous les otages. Une position commentée par le premier ministre israélien qui l’a qualifié de « net recul » nuisant aux efforts de guerre.

Plus récemment, lors d’un échange téléphonique, Joe Biden aurait menacé de conditionner l’aide à Israël à des mesures « tangibles » si Israël ne changeait pas sa façon de conduire la guerre à Gaza.

Comment expliquer cette évolution de la posture des États-Unis de Joe Biden ?

D'une part les pertes humaines et matérielles très élevées à Gaza provoquent une désapprobation croissante de l’opinion publique au sein même des pays occidentaux.

D'autre part, les objectifs militaires poursuivis par Israël suscitent de plus en plus d’interrogations et de réserves.

En effet parmi les buts de guerre israéliens, celui d’éradiquer le Hamas présenté comme une évidence indiscutable est jugé irréaliste par les alliés même d’Israël. Les responsables militaires à Washington considéreraient que l’objectif maximaliste posé par les Israéliens n’est pas atteignable en tant que tel.

En outre dans un contexte de campagne électorale américaine Joe Biden a tout à perdre à montrer dans ses discours un soutien inébranlable à Israël. Une partie de son électorat lui reproche le « deux poids, deux mesures » qui a également cimenté un discours politique anti-occidental.

Il est clair que la décision de l’administration Biden d’augmenter l’aide humanitaire tout en continuant à fournir le soutien financier et matériel nécessaire à l’effort de guerre crée une incompréhension et de la frustration pour une partie de l’opinion publique aux États-Unis notamment au sein du camp démocrate.

Biden ne peut pas totalement l’ignorer et perdre une partie de son électorat. Les Etats-Unis restent toutefois les meilleurs alliés d'Israel depuis sa création.




Alyson Braxton pour DayNewsWorld

LA VETUSTE DES INFRASTRUCTURES AUX ETATS-UNIS L'EFFONDREMENT DU PONT DE BALTIMORE

 PERCUTE PAR UN CARGO

L’effondrement du pont de Baltimore pourrait coûter plusieurs milliards de dollars aux réassureurs, a déclaré jeudi Bruce Carnegie-Brown, le président du Lloyd’s of London, le marché d’assurance et de réassurance londonien. Le Dali, un porte-conteneurs battant pavillon singapourien, quittait le port de Baltimore dans le Maryland lorsqu’il a heurté la pile d’un pont. L’impact a entraîné la chute de la majeure partie du pont dans le fleuve Patapsco, bloquant les voies de navigation et forçant la fermeture pour une durée indéterminée du port de Baltimore, l’un des plus actifs de la côte est des États-Unis.

La plus grande perte d’assurance maritime

Cette "tragédie a la capacité de devenir la plus grande perte d’assurance maritime jamais enregistrée". Le précédent record revenait à la catastrophe du paquebot de croisière de luxe Costa Concordia en 2012. Selon les analystes de Morningstar DBRS, la tragédie pourrait entraîner jusqu’à 4 milliards de dollars (3,71 milliards d’euros) de réclamations d’assurance

Le Lloyd’s, qui compte plus de 50 sociétés membres, est active sur les marchés de l’assurance maritime et de l’assurance des biens. Elle a enregistré en 2022 des primes brutes de plus de 6 milliards de livres (7,01 milliards d’euros) en assurance et réassurance maritime, aérienne et de transport. L’Amérique du Nord est son plus grand marché. Bruce Carnegie-Brown a également ajouté que l’assureur avait mis de côté 1,6 milliard de livres de réserves au cours des deux dernières années pour les avions bloqués en Russie à la suite de l’invasion de l’Ukraine. Plus tôt dans la journée, le Lloyd’s a fait état d’un bénéfice avant impôt de 10,7 milliards de livres pour 2023.

La vétusté des infrastructures américaines en question

Baptisé le "Dali", le bateau avait entamé un voyage de 27 jours, interrompu après une demi-heure. Il mesure quelque 300 mètres de long – l’équivalent de trois terrains de football – et 48 mètres de large, avec un tirant d’eau d’environ 14 mètres. Sa charge maximale est de 116 000 tonnes. Or le cargo a percuté une pile de la structure du Francis Scott Key Bridge de Baltimore, situé dans l’État du Maryland aux États-Unis long de 3 km, et a provoqué son effondrement.
Celui-ci a été édifié en 1977 et n’a pas été spécialement conçu pour résister à ce type d’accident, alors que le chenal ne comportait pas de protections. Avec une travée principale de 400 mètres, c’était le deuxième plus long pont à treillis continu des Etats-Unis. 

L’accident, qui a fait six disparus, désormais présumés décédés, relance un débat ancien sur la vétusté des infrastructures américaines, en particulier celle des ponts, même si on voit mal comment n’importe quel ouvrage en acier aurait pu résister à un tel choc.

La collision entre le porte-conteneurs Dali et le plus grand pont de la métropole du Maryland met à l’arrêt un point d’accès majeur du commerce international sur la Côte est, carrefour stratégique pour les automobiles, le charbon et le sucre.




Garett Skyport pour DayNewsWorld

LE SUPER TUESDAY

VERS UN DUEL TRUMP/ BIDEN 

La campagne pour l'élection présidentielle de novembre aux Etats-Unis s'accélère aujourd'hui, à l'occasion du "Super Tuesday". Une journée cruciale lors de laquelle 15 Etats et un territoire américain organisent simultanément des primaires démocrates et républicaines.

Et nul doute que l'on s'achemine vers un duel Trump/Biden.

En effet La Cour suprême a tranché lundi 4 mars en annulant un jugement l'excluant du scrutin dans le Colorado. La décision, rendue publique ce lundi, annule ainsi celle du Colorado qui, en décembre dernier, avait reconnu l’ex-président inéligible à la présidence en raison de sa participation à une « insurrection » le 6 janvier 2021.Les Etats américains ne peuvent empêcher Donald Trump de se présenter à la Maison Blanche.

"GRANDE VICTOIRE POUR L'AMÉRIQUE!!!", a écrit Donald Trump sur son réseau social juste après l'annonce de la décision de la Cour suprême.

Sans statuer sur son implication dans l’assaut du Capitole, les juges ont convenu que seul le Congrès avait le pouvoir de faire appliquer l’article trois du Quatorzième amendement. Selon eux, « il serait incongru de lire cet amendement spécifique comme accordant aux Etats le pouvoir de disqualifier un candidat à un poste fédéral ».

La Cour suprême a également justifié sa décision en alertant sur le risque d’un « patchwork chaotique selon les Etats, en contradiction avec les principes du fédéralisme de notre nation ». Le Maine et l’Illinois avaient, comme le Colorado, déclaré inéligible Donald Trump. Les juges invalident donc également les décisions de ces deux Etats.

Parmi les 15 Etats qui votent aujourd'hui, il y a deux mastodontes démographiques : le Texas et la Californie.




Britney Delsey pour DayNewsWorld

PRESIDENTIELLE AMERICAINE 

NOUVELLE VICTOIRE ECRASANTE DE TRUMP 

EN CAROLINE  DU SUD

Plus rien ne semble pouvoir empêcher l'ancien Plus rien ne semble pouvoir empêcher l'ancien chef d'État d’être candidat à la présidentielle.

La victoire de Donald Trump a été projetée par les médias américains une poignée de secondes seulement après la fermeture des bureaux de vote. Samedi 24 février, le milliardaire septuagénaire a infligé une défaite cinglante à sa dernière rivale républicaine, Nikki Haley, lors de la primaire de Caroline du Sud. 

Avec la quasi-totalité des bulletins dépouillés à 7 H 00 locales (12 H 00 GMT) dimanche, les principaux médias américains donnaient l'ancien magnat de l'immobilier largement en tête, avec environ un peu moins de 60% des voix. Dans ses premières déclarations victorieuses après le scrutin de Caroline du Sud, il a ainsi tout simplement ignorée Nikki Haley, préférant désigner l'actuel locataire de la Maison blanche comme son principal adversaire. «Joe (Biden), tu es viré !» a-t-il lancé depuis Columbia.

Gouverneure de la Caroline du Sud pendant six ans, Nikki Haley jouait pourtant en quelque sorte à domicile pour la primaire républicaine organisée dans cet Etat, ce dimanche 25 février aux Etats-Unis.

Pour autant, Nikki Haley, 52 ans, s'accroche, refusant pour l'instant de quitter la course à l'investiture républicaine. "Le combat continue. Rendez-vous dans le Michigan", a posté la candidate sur X (anciennement Twitter) peu après sa défaite. Nikki Haley, qui incarne une aile plus modérée du parti, est la dernière rivale républicaine de Donald Trump.

Lors d'un meeting à Charleston, elle a promis de continuer à «se battre pour l'Amérique». «Nous ne survivrons pas à quatre ans de plus du chaos de Trump, a-t-elle assuré. Je n'abandonne pas ce combat».

Mardi, les deux rivaux devraient donc s'affronter dans le Michigan. Les républicains de l'Idaho, du Missouri et du Dakota du Nord voteront ensuite chacun leur tour, un ballet bien orchestré qui mènera les candidats jusqu'à l'un des plus grands rendez-vous politique de l'année : le Super Tuesday. Le 5 mars, une quinzaine d'Etats, dont le Texas, la Californie, le Colorado et la Virginie organiseront simultanément leurs scrutins lors de cette grande journée électorale.

Si la quinquagénaire reste dans la course, c'est sans doute parce qu'elle estime que son adversaire pourrait être mis hors jeu par une décision de justice...




Jaimie Potts pour DayNewsWorld

KANSAS CITY LA PARADE DU SUPER BOWL

FUSILLADE MORTELLE

Une fusillade a éclaté à Kansas City, Missouri, ce mercredi 14 février 2024, lors de la parade célébrant la victoire des Chiefs au Super Bowl.

La fusillade a éclaté à la fin de la parade des Chiefs de Kansas City (vainqueurs du Super Bowl), dans cette ville du Missouri située au centre des États-Unis.

Une personne est décédée à la suite de cette attaque et au moins 21 autres ont été blessées, selon un bilan provisoire communiqué par les services de secours.

Huit patients dont la vie était en danger ont été transportés à l'hôpital dans les 10 minutes suivant les tirs, a indiqué le chef Ross Grundyson lors d'une conférence de presse.

Stacey Graves, la cheffe de la police de Kansas City, a précisé que trois personnes en tout avaient été interpellées en lien avec ces tirs.

L'hôpital pédiatrique Children's Mercy a indiqué qu'il venait de traiter 12 blessés venant du rassemblement, dont 11 enfants.

"Neuf ont des blessures causées par arme à feu", a détaillé une porte-parole de l'établissement.

Des dizaines de milliers de personnes célébraient les Chiefs, qui ont défilé dans les rues de Kansas City pour fêter leur victoire dimanche au Super Bowl, la grand-messe annuelle du football américain.

Le traditionnel convoi d'autobus à impériale a remonté le Grand Boulevard vers la gare de Union Station. Les tirs ont eu lieu près du parking de la gare Union Station alors que la parade touchait à sa fin.

"Je pensais que c'étaient des feux d'artifice", a témoigné John O'Connor auprès de notre confrère du quotidien The Kansas City Star, expliquant avoir entendu "entre 15 et 20 tirs dans un bref laps de temps".

Les forces de l’ordre ont indiqué quelques minutes après sur le réseau social X qu'il était conseillé de quitter les lieux.

La police était parvenue à arrêter deux personnes armées "pour une enquête plus approfondie", ont précisé pour le moment sans plus de détail.

La police a également indiqué que "Toute personne se trouvant à proximité doit quitter la zone aussi rapidement que possible et ce en toute sécurité", afin de faciliter le traitement des victimes par balles, conseillant aussi d’éviter le parking de la gare Union pour permettre aux premiers intervenants de passer.

Dans un communiqué, les Kansas City Chiefs se sont dits "attristés" et ont condamné un "acte de violence insensé", précisant que tous leurs joueurs, entraîneurs et membres du personnel, ainsi que leurs familles étaient en sécurité.

Patrick Mahomes, le quarterback star des Chiefs, a dit "prier pour Kansas City" dans une publication sur X.

Selon le maire de Kansas City, Quinton Lucas, les autorités ont été en contact avec la Maison Blanche, qui a offert l'aide de l'État fédéral.

Cette dernière a précisé que le président Joe Biden avait été informé de la situation.

Le maire de Kansas City, qui était présent avec sa famille lors de la parade, a dit être "en colère".

Une parade pour célébrer une victoire au Super Bowl, "c'est un jour dont beaucoup de gens espèrent se souvenir pour le reste de leur vie; et ce dont ils ne devraient pas avoir à se souvenir, c'est de la menace posée par la violence par arme à feu", a déclaré Quinton Lucas lors d'une conférence de presse.

Environ 49 000 personnes sont mortes par balles en 2021, contre 45 000 en 2020, qui était déjà une année record.

Cela représente plus de 130 décès par jour, dont plus de la moitié sont des suicides. Ce sont toutefois les fusillades à nombreuses victimes qui marquent le plus les esprits.

Pourtant, ne nous arrêtons pas aux seules armes à feu !.

Pour preuve, une simple camionnette qui s'élance dans une voie piétonne lors d'une manifestation festive et cela devient une horreur, un massacre avec de multiples morts, comme par exemple l'affaire de Nice en France le 14 juillet 2016, 86 morts et des centaines de blessés, le tout sans armes à feu !!.

Cependant, tout cela ne doit pas faire oublier que ces actes criminels sont le fait d'une poignée de personnes à la santé mentale et morale défaillante, mais aussi le résultat de la perte de repères, souvent causée par un mal-être qui prend racine au cœur d'une population de plus en plus souffrante.

Il serait donc urgent de mettre en place un plan d'action pour une réelle amélioration, car il ne faut jamais oublier que les crimes, et en particulier les meurtres de masse, sont le fait d'êtres humains ; les armes, quelles qu'en soient la nature, ne sont que les outils pour réaliser un massacre.




Pamela Newton pour DayNewsWorld

LA SANTE MENTALE DU PRESIDENT JOE BIDEN DEVIENT UN SERIEUX HANCICAP 

POUR LA PRESIDENTIELLE

Jeudi, le président américain Joe Biden a assuré disposer d’une « très bonne mémoire ». 

Cette prise de parole est intervenue peu de temps après la sortie d’une synthèse de 388 pages dans laquelle l’avocat spécial Robert Hur a souligné la détérioration de la santé mentale du locataire de la Maison-Blanche, tout en recommandant de ne pas engager de poursuites dans l’affaire des documents classés confidentiels. Pour l’enquêteur Robert Hur, Joe Biden se révèle être « un homme âgé, sympathique, bien intentionné mais doté d’une mauvaise mémoire ».

Le rapport a également rappelé l’oubli de la date du décès de son fils, Beau. 

« Comment diable ose-t-il ? », a fustigé le chef de l’État, avant de s’engluer dans une séquence embarrassante. Interrogé sur le couloir humanitaire séparant la bande de Gaza et l’Égypte, Joe Biden a mentionné le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi comme le « président du Mexique ».

Joe Biden a également confondu récemment Emmanuel Macron avec « Mitterrand d’Allemagne » lors d’un meeting.

Les oublis et gaffes à répétition du plus vieux président américain de l’histoire nourrissent les critiques et porte un coup sérieux à l’image du président, candidat à sa propre réélection.

L’âge de Biden, à 81 ans le plus vieux président américain de l’histoire, est une préoccupation pour plus des trois quarts des électeurs, dont la moitié des démocrates, et un angle d’attaque favori des républicains, qui le présentent comme un vieillard sénile.

Un duel avec Donald Trump en perspective

Le Parti démocrate est dramatiquement inquiet. Joe Biden est le seul véritable candidat démocrate, les deux candidats étant de parfaits inconnus pour les électeurs. Traditionnellement, c'est toujours un avantage d'avoir le président sortant qui se représente parce qu'il n'est pas exposé à de vraies primaires et qu'il fait campagne en même temps qu'il gouverne.

À quelques mois du scrutin présidentiel, il apparaît pourtant comme le seul à pouvoir barrer la route de l’ancien président, Donald Trump.

Largement en tête des primaires des républicains, le magnat de l’immobilier dispose d’une popularité intacte, malgré ses ennuis judiciaires, notamment liés à l’assaut du Capitole, en 2021.




Jaimie Potts pour DayNewsWorld

PRESIDENTIELLE AMERICAINE 

VERS UN DUEL BIDEN-TRUMP

La longue saison des primaires, où républicains et démocrates choisissent leur champion pour la présidentielle de novembre, vient à peine de débuter aux États-Unis. Cependant, après le scrutin du New Hampshire mardi, elle semble avoir perdu tout son piquant, faute de suspense.
Au lendemain des primaires du New Hampshire, l'écart entre Donald Trump et Joe Biden creuse déjà l'écart. 

Il semble de plus en plus certain qu'ils décrocheront l'investiture de leur parti respectif cet été, se préparant ainsi à s'affronter de nouveau le 5 novembre.

Donald Trump, âgé de 77 ans, a confirmé sa victoire écrasante de la semaine précédente dans les caucus de l'Iowa en reléguant la seule concurrente de poids encore en lice, Nikki Haley, à une distance significative. Dans cet État de la côte atlantique, où les électeurs non affiliés à un parti pouvaient participer à la primaire, il a remporté une victoire écrasante avec 54,6 % des suffrages contre 43,2 % pour Haley.

Le particularisme de cet État a permis à Haley, âgée de 51 ans, que l'extrémisme du milliardaire populiste qualifie de modérée, de réaliser un score respectable. Cependant, cela s'est avéré largement insuffisant pour inquiéter Trump, qui confirme son statut de "patron" du Parti républicain grâce au soutien inébranlable de la faction populiste connue sous le nom de "Maga" (Make America Great Again).

Battue pour la seconde fois en huit jours, la challenger de Donald Trump, Nikki Haley, soutient cependant que "la course à l'investiture du Parti républicain est loin d'être terminée".

"La compétition est loin d'être close", a affirmé avec assurance l'ancienne gouverneure de Caroline du Sud, suite à l'annonce des résultats du New Hampshire. Cependant, dans son propre État, où les élections auront lieu le mois prochain, elle est présumée perdante, les élites politiques locales ayant déjà rallié le camp de Trump.

L'ancien Président a exprimé son agacement face au refus de Haley de se retirer, déclarant devant ses partisans réunis à Nashua : "Quelle honte !" Avant de la qualifier, avec sa grossièreté habituelle, de "cerveau d'oiseau" sur les réseaux sociaux.

Du côté démocrate, Joe Biden, âgé de 81 ans, a remporté une victoire facile face au représentant du Minnesota, Dean Phillips (51,6 % contre 19,7 %), et à l'écrivaine Marianne Williamson (4,7 %), même si son nom ne figurait pas sur les bulletins en raison d'un différend entre le Parti et sa branche locale. Ses partisans ont dû l'inscrire "manuellement". 

Le Président sortant s'apprête seulement à entrer en campagne et a l'intention de "tuer" le semblant de compétition le 3 février lors de la primaire démocrate en Caroline du Sud, où il avait pris une avance significative lors des primaires de 2020.

La conclusion des primaires pourrait-elle signifier que l'affiche du 5 novembre, marquant la réédition du duel Biden-Trump de 2020, est déjà établie ?

Des incertitudes cependant

Dans chaque État, les candidats accumulent des délégués qui exerceront leur influence lors des conventions de chaque parti, prévues cet été. À ce stade, Trump en a acquis 62, tandis que Haley en compte 17. L'ancien Président, s'il réussit à remporter tous les délégués, pourrait réunir les 1215 nécessaires sur les 2429 dès mars, après le Super Tuesday, où des primaires simultanées auront lieu dans 16 États. La même opportunité se présente pour Biden.

Sur le plan politique, l'issue semble prévisible : presque personne ne conteste désormais la victoire des deux favoris. "Nous devons désormais nous concentrer sur Joe Biden, plus sur Nikki Haley", a affirmé Tim Scott, sénateur de Caroline du Sud et ancien candidat brièvement rallié à Trump. 

Réagissant par communiqué aux résultats du New Hampshire, Joe Biden semble lui aussi avoir tourné la page des primaires : "Il est maintenant clair que Donald Trump sera le candidat des républicains. Notre démocratie, nos libertés individuelles, notre économie... Tout est en jeu."

Cependant, d'autres types d' incertitudes extra-politiques persistent. L'hypothèse d'un problème de santé ou de l'incapacité de l'un des candidats semble de plus en plus plausible, compte tenu du fait que Trump et Biden, les deux candidats les plus âgés de l'histoire américaine, ont parfois montré des signes de confusion sans prompteur.

Moins théoriques, les déboires judiciaires de Donald Trump, confronté à quatre affaires distinctes (fraude bancaire, vol de documents secrets, tentative de subversion de la présidentielle de 2020 et incitation à l'émeute du Capitole), pourraient perturber le jeu.

Sa candidature, contestée dans plusieurs États en vertu du 14e amendement à la Constitution, doit encore être validée par la Cour suprême, probablement d'ici mars.




Jaimie Potts pour DayNewsWorld


QUELS ENJEUX POUR DES ELECTIONS AMERICAINES TRUMP-BIDEN ?

Fin 2024, les citoyens américains se préparent à élire leur "nouveau" président ainsi que l'ensemble de leurs représentants au Congrès. Dans l'histoire électorale des États-Unis, aucun scrutin n'a jusqu'à présent revêtu une importance aussi cruciale.
Ce rendez-vous électoral, par les enjeux internationaux qu'il suscite et la configuration inhabituelle qu'il présente, pourrait bien signaler une transformation fondamentale pour la démocratie américaine elle-même. Un protagoniste central de cette saga politique est Donald Trump.

Un Donald Trump radicalisé ? Joe Biden comme une alternative préférable ?

Après avoir échoué à obtenir un second mandat en 2020, Donald Trump s'engage dans une nouvelle course présidentielle malgré les nombreux litiges judiciaires qui le visent. Sa situation est rendue encore plus délicate par sa récente inéligibilité déclarée dans les États du Colorado et du Maine, suite à son implication dans ce qui a été qualifié de "rébellion" lors de l'invasion du Capitole le 6 janvier 2021.
Actuellement, le sort de Trump demeure en suspens, dépendant d'un recours déposé devant la Cour suprême, laquelle a refusé de traiter l'affaire en urgence. Cette décision contribue à rendre le calendrier judiciaire de l'ancien président encore plus incertain, au moment où la bataille pour l'investiture s'engage avec le caucus de l'Iowa le 15 janvier.

Les propos de Joe Biden sont éloquents : "Si Trump n'était pas candidat, je ne suis pas sûr que je me présenterais." Le président sortant se positionne en garant de la démocratie américaine, présentant son rôle comme une rempart contre la "menace Trump". Face à cette menace, Biden choisit de se décrire comme le "président normal", faisant de cette normalité son argument principal et indiscutable.

En l'absence de Donald Trump, le Parti démocrate se retrouverait dans une position bien plus délicate pour rallier son aile gauche. Face à son prédécesseur, Joe Biden continue simplement de se profiler comme une alternative préférable. Cependant, cette dynamique pourrait-elle perdurer en présence de figures telles que Ron DeSantis, plus jeune, ou Nikki Haley, une femme modérée du camp républicain et issue d'une minorité ethnique ?
Les intentions déclarées de Donald Trump, telles que "Je ne serai pas un dictateur, sauf le premier jour," semble ajouter une menace sérieuse aux institutions américaines. Les publicités pro-Trump dépeignent parfois l'ancien président en train de mettre ses adversaires politiques derrière les barreaux, illustré par une photo capturée à Miami en juin 2023 lors d'une comparution de Trump devant un tribunal fédéral en Floride dans l'affaire des documents de la Maison Blanche qu'il aurait conservés après sa défaite.

Ainsi, le processus électoral se présente comme un choix doublement contraignant. Tant Trump que Biden sont perçus comme des favoris par défaut. Les électeurs américains se trouvent contraints de choisir non pas le meilleur candidat, mais celui considéré comme le moins pire. Une confrontation essentiellement négative qui engendre un niveau d'insatisfaction record parmi les citoyens.

Une nouvelle réalité politique.

Dans ce climat politique particulier, l'usage de "l'épouvantail Trump" se présente comme l'arme dissuasive la plus efficace. Habituellement, lorsqu'un président sortant se représente, l'élection prend la forme d'un référendum pour ou contre lui.

Lors de la précédente élection, Joe Biden avait initialement annoncé son engagement pour un seul mandat. Malgré son âge avancé, il a revu sa position après les résultats positifs des élections de mi-mandat, déclarant en mai 2023 sa candidature à sa propre succession.

La vice-présidente actuelle et colistière pour 2024, Kamala Harris, demeure en retrait. Quant aux prétendants déclarés à l'investiture démocrate, ils stagnent en raison du manque de notoriété ou de soutien du parti. Que ce soit Marianne Williamson, auteure de 71 ans spécialisée dans le développement personnel, Dean Phillips, entrepreneur millionnaire et député du Minnesota, ou encore Robert F. Kennedy Jr, connu principalement pour son nom, ce dernier se présentant en tant qu'indépendant. Aucun de ces rivaux ne semble en mesure de contester la position privilégiée de Joe Biden en tant que candidat démocrate, à moins d'un incident grave de santé. Mais au-delà de l’âge du président – il est né en 1942 – son état de santé pésent les multiples « affaires » qui rattrapent son fils Hunter. Elles concernent sa consommation de drogues, une fraude fiscale de 1,4 million de dollars, et surtout des activités de conseil auprès de sociétés énergétiques ukrainienne et chinoise…
Son seul défi majeur reste donc de traverser la campagne physiquement et médiatiquement, évitant les gaffes et les défaillances lors des déplacements, interviews et débats.

Des électeurs désorientés

Les primaires du Parti républicain s'avèrent plus compétitives. En dehors de Donald Trump, les quatre principaux candidats encore en lice sont Ron DeSantis, gouverneur de Floride, Nikki Haley, ancienne ambassadrice aux Nations unies, Vivek Ramaswamy, jeune entrepreneur pro-Trump, et Chris Christie, ancien gouverneur du New Jersey. Aucun ne semble réellement menacer Donald Trump. Ce constat déjoue les pronostics car les partisans de l’ex-président ont essuyé de sévères défaites aux élections de mi-mandat.
Bien que plusieurs procès soient prévus au premier semestre 2024 (Stormy Daniels, documents classifiés, invasion du Capitole), les répercussions restent incertaines. Une enquête pour destitution a été ouverte à l'encontre du président en exercice avec la tentative de l'équipe Trump d'établir une équivalence entre ses déboires judiciaires et l'inculpation du fils de Joe Biden pour fraude fiscale.

Donald Trump conserve ainsi de fortes chances d'être désigné comme candidat républicain, bénéficiant d'un soutien important aussi bien parmi les électeurs les plus aisés que parmi les moins éduqués. Avec 60 % des électeurs républicains ayant un niveau d'éducation inférieur ou égal au bac, contre 30 % chez les Démocrates, il maintient un avantage au sein de l'état-major du parti, malgré les divisions persistantes sur ses chances de victoire en novembre prochain. La popularité de Trump demeure son principal bouclier.

Du côté du Parti démocrate, la base électorale se montre moins stable. Malgré le soutien traditionnel des catégories urbaines éduquées, leur influence est limitée par un mode de scrutin qui accentue le poids des États ruraux et peu peuplés. Une fracture interne se dessine depuis le 7 octobre dernier, liée au débat sur le soutien militaire à Israël et la montée de l'antisémitisme sur les campus universitaires.
Les Démocrates, cherchant à regagner le terrain perdu, s'interrogent sur leur capacité à capitaliser sur la question de l'avortement, un enjeu manipulé habilement par leurs adversaires pour gagner le soutien décisif de l'électorat féminin.
Contrairement à la dynamique habituelle des primaires visant à mobiliser la base, les Démocrates entament une année différente, axée sur la né
cessité de séduire les Indépendants et de démobiliser les Républicains modérés sans fragmenter leur propre socle électoral. Ils cherchent également à accroître la participation en luttant contre la législation sur l'identification des électeurs, en favorisant le vote anticipé et en attirant les jeunes électeurs, malgré le taux d'approbation de Biden qui avoisine les 35%.
Bien que le président Biden détienne une stratégie fédératrice, un danger se profile avec son déclin relatif chez les minorités, attribué à un bilan économique mitigé. Les classes moyennes et modestes ont subi une baisse du pouvoir d'achat malgré un taux de chômage historiquement bas (3,7% au 19 décembre 2023). La promesse de relever le salaire minimum n'a pas été tenue, et les politiques climatiques, bien qu'applaudies par les jeunes et les progressistes, ne présentent pas d'effets tangibles à court terme.

Dans un contexte international inflammable, la fièvre électorale s'étend au-delà des frontières américaines. Sur quels clivages le scrutin se jouera-t-il ? L’implication des États-Unis en Ukraine ou au Proche-Orient pousse à ouvrir un débat sur l’équilibre budgétaire. Les enjeux liés à l’immigration, notamment la sécurisation de la frontière sud fragilisée par l’expiration des mesures de restriction anti-Covid. ? Le déplacement de Joe Biden au Mexique fin décembre 2023 indique l’importance de cette question pour le candidat démocrate.

La rivalité avec la Chine, tant sur le plan économique que militaire, constitue également une préoccupation majeure, notamment en ce qui concerne l'avenir de Taïwan.

Ce scrutin de 2024 s'annonce ainsi comme une épreuve redoutable pour la plus ancienne démocratie du monde.




Garett Skyport pour DayNewsWorld


SOMMET JOE BIDEN ET XI YINPING 

DES RETROUVAILLES MALGRE DE FORTES RIVALITES

DANS L'INTERDEPENDANCE

Le président américain Joe Biden et son homologue chinois Xi Jinping vont se retrouver en tête-à-tête, mercredi 15 novembre 2023, près de San Francisco en marge du sommet de l’Apec.

L’heure est à l’apaisement entre la Chine et les Etats-Unis. C’est le message que vont essayer de faire passer Xi Jinping et Joe Biden, lors de leur rencontre prévue dans la matinée de mercredi à San Francisco, en marge du sommet de l’APEC. Pékin, lundi.

Le président américain doit s'entretenir avec son homologue pendant plusieurs heures, à proximité de San Francisco, en Californie, en marge d'un sommet de l'Apec, la Coopération économique pour l'Asie-Pacifique.

Selon Voice of America, la rencontre, prévue à 18 h 45 GMT, se déroulera dans un domaine huppé et bucolique, à une quarantaine de kilomètres du fameux pont du Golden Gate.

Les deux hommes souhaitent montrer que la rivalité entre leurs deux pays reste sous contrôle. Dans un contexte international compliqué par les conflits au Proche-Orient et en Ukraine, cette entrevue, qui intervient un an avant l'élection présidentielle américaine, leur permettra de discuter de "la paix et du développement dans le monde", a assuré Joe Biden.

Pas de "découplage"

Malgré les rivalités géopolitiques et les tensions sécuritaires, malgré la guerre commerciale entamée par Donald Trump et poursuivie par Joe Biden, le découplage des deux économies n’est plus du tout d’actualité assurent en chœur Américains et Chinois. Jack Sullivan, le conseiller à la Sécurité de la Maison Blanche l’écrit en toutes lettres «  les États-Unis et la Chine ont des économies interdépendantes ». Janet Yellen, la secrétaire au Trésor, prévient qu'« une rupture totale aurait des répercussions négatives significatives sur l'économie ». À Pékin, un porte-parole du ministère des Affaires étrangères surenchérit : « Nous nous opposons à une définition des relations sino-américaines en termes de concurrence ». Le très nationaliste quotidien chinois Global Times explique que le grand sujet de San Francisco, c’est la stabilisation des relations économiques entre les deux pays pour relancer la croissance mondiale.

Juste avant ce tête-à-tête, le ton se voulait des plus conciliant. "Nous n'essayons pas de nous découpler de la Chine", a assuré, mardi, Joe Biden, pour qui l'objectif est d' "être capables de prendre le téléphone et de se parler s'il y a une crise".

"Nous nous opposons à une définition des relations sino-américaines en termes de concurrence", a même dit une porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères .

Les deux dirigeants, qui se connaissent depuis plusieurs années, avaient discuté pendant trois heures en marge d'un sommet du G20, en Indonésie, il y a un an. La relation a depuis tourné à l'aigre, en particulier avec le survol du territoire américain par un ballon chinois en début d'année. Joe Biden a irrité Pékin en soulignant en février les "énormes problèmes" que rencontre, selon lui, la Chine au plan économique.

Des déclarations antérieures provocatrices

On est bien loin des déclarations provocatrices du mois de mars où Xi Jinping critiquait , avec une virulence rare, une stratégie américaine d'"encerclement" alors que Washington muscle ses alliances en Asie-Pacifique. La Chine dénonce les sanctions que lui imposent les États-Unis dans le domaine technologique, tandis que Washington s'insurge contre les actions "provocatrices" de Pékin en mer de Chine méridionale.

Même la fameuse "diplomatie du panda" avait fait les frais du coup de froid : le 8 novembre, les trois pandas géants du zoo de Washington sont repartis pour la Chine, signant la fin d'une pratique animalo-diplomatique débutée en 1972.

Le ton entre Washington et Pékin s'est toutefois suffisamment radouci à l'été pour permettre l'organisation du face-à-face californien.

Taïwan, Israël, Ukraine

Joe Biden "veut s'assurer que nous gérons cette relation bilatérale tellement importante de la manière la plus responsable possible", a dit, mardi, un porte-parole de la Maison Blanche, John Kirby.

Côté américain, on attend que la Chine garantisse sa non-ingérence dans la prochaine élection présidentielle de Taïwan en janvier 2024, qu’elle entame une désescalade militaire en mer de Chine du Sud et mette fin à ses opérations d’intimidation autour de l’île

Le statut de l'île, dont Pékin revendique la souveraineté, et à laquelle Washington fournit une conséquente assistance militaire, reste un sujet de friction central. La multiplication des démonstrations de force de l'armée chinoise au large de Taïwan inquiète les Etats-Unis, alors que se profile l'élection présidentielle sur l'île en janvier. Côté chinois, la visite à Taïwan de Nancy Pelosi, présidente de la Chambre des représentants américaine, en août 2022, avait été très mal reçue par Pékin, qui avait suspendu l'essentiel des communications militaires régulières avec les Etats-Unis.

"Xi Jinping défendra une fois de plus la politique de la Chine unique devant le président Biden. Car la ligne rouge infranchissable, comme l'a maintes et maintes fois répété le gouvernement chinois, c'est la question de Taïwan !", avance à RFI Gao Zhikai, vice-président du Centre sur la Chine et la mondialisation à Pékin. Joe Biden, lui, doit réaffirmer à la Chine que Washington ne soutient pas une indépendance de Taïwan, et que la politique américaine en la matière n'a pas changé.

Les deux leaders doivent égalent aborder les deux conflits majeurs du moment : en Ukraine et au Proche-Orient. Avant cette rencontre, la secrétaire au Trésor, Janet Yellen, a déclaré que son gouvernement était "préoccupé par le fait que des équipements essentiels à l'effort militaire de la Russie échappent aux sanctions [américaines] et sont livrés à la Russie". Les États-Unis n'escomptent certes pas que la Chine coupe les ponts avec la Russie, mais espèrent qu’elle n’approfondisse pas encore un peu plus son amitié avec Vladimir Poutine en lui livrant directement des armes.Dans le cadre de la tenue annuelle du Xiangshan Security Forum Zhang Youxi, premier vice-président de la Commission militaire centrale a, lui, exprimé le souhait de la Chine d’approfondir la coopération avec la Russie dans le domaine militaire. « La Chine se tient prête à travailler activement avec la Russie afin de répondre à des menaces sécuritaires variées et des défis afin de sauvegarder ensemble l’équilibre et la sécurité stratégiques globales », a-t-il lancé, cité par l’agence officielle Chine Nouvelle.

Les États-Unis demandent aussi à la Chine de ne pas envenimer les grandes crises internationales, et en particulier la guerre entre Israël et le Hamas, que Joe Biden ne veut surtout pas voir s'étendre. "Ils ont dans la région des lignes de communication que nous n'avons pas", a dit John Kirby, en référence à la relation entre Pékin et l'Iran. Forte de sa médiation récente dans la réconciliation entre l’Arabie saoudite et l’Iran, les Etats-Unis espère que la Chine fasse pression sur Téhéran pour que la puissance chiite ne cherche pas à s’engager plus dans la guerre de Gaza.

Cependant, lors des crises internationales, "la Chine adore être perçue comme étant un acteur majeur, mais elle est très peu engagée dans la résolution des problèmes. Elle est d'abord tournée vers ses propres enjeux, notamment économiques et stratégiques, car elle aime aussi accroître le cercle de ceux qui peuvent la soutenir", souligne Valérie Niquet, responsable du pôle Asie à la Fondation pour la recherche stratégique (FRS)

Renouer un dialogue interarmées

La crise à Taïwan a mis à mal la relation militaire entre la Chine et les Etats-Unis. Washington veut une reprise du dialogue. "Le président [Biden] est résolu à voir le rétablissement de liens d'armée à armée, car il estime que c'est dans l'intérêt de la sécurité nationale des Etats-Unis", a déclaré Jake Sullivan, le conseiller américain à la sécurité nationale, à la chaîne américaine CBS. "Il pense qu'une communication entre armées est nécessaire pour s'assurer que cette concurrence ne dégénère pas en conflit."

Si les Etats-Unis veulent maîtriser toute escalade dans le domaine militaire, tout en gardant une concurrence vigoureuse dans les domaines technologique et économique, la Chine ne fait pas de distinction entre ces domaines, car ils sont interconnectés.

Un groupe de travail sur l'action commune pour le climat

Mardi, à la veille de la rencontre entre les deux hommes, la Chine et les États-Unis ont annoncé la prochaine création d'un groupe de travail sur la coopération en matière climatique, à quelques semaines de la conférence internationale sur le climat (COP28).

Ce groupe de travail se concentrera sur "la transition énergétique, le méthane, l'économie circulaire et l'efficacité des ressources, les provinces/États et villes à faible émission de carbone et durables, et la déforestation", ont indiqué dans une déclaration commune les médias d'État chinois et le département d'État américain. Les membres du groupe mèneront "un dialogue et une coopération afin d'accélérer les actions concrètes en faveur du climat", selon le texte.

La rencontre entre les deux pays plus gros émetteurs de CO2 "offre un espoir alléchant en matière d'action climatique", estime, dans une tribune, Kate Logan, de l'Asia Society Policy Institute, à quelques jours de l'ouverture de la COP28 à Dubaï, le 30 novembre. "Un accord de haut niveau entre les Etats-Unis et la Chine pourrait apporter le changement de cap nécessaire pour maintenir les températures mondiales en dessous de 1,5°C" de hausse par rapport à l'ère préindustrielle, assure-t-elle.

Pourquoi ce changement de ton ?

Les deux leaders se trouvent actuellement dans une phase délicate sur le front intérieur, où la nécessité de résultats économiques positifs est plus cruciale que jamais. Aux États-Unis, à seulement un an des élections, les sondages révèlent un scepticisme croissant à l'égard des Bidenomics parmi la population. Afin de préserver la croissance que connaissent les États-Unis, il est impératif d'apaiser les tensions qui pourraient potentiellement entraver l'économie nationale.
A Pékin, Xi Jinping se résigne à la réalité : la Chine ne deviendra pas la première puissance mondiale aussi rapidement qu'initialement escompté. Confronté au ralentissement de la croissance et à l'augmentation du chômage, en particulier parmi les jeunes, Xi reconnaît qu'il n'est pas le moment idéal pour entrer en conflit avec un partenaire commercial aussi crucial. En effet, le marché américain représente un débouché vital nécessaire pour maintenir le fonctionnement des usines et relancer une activité sinistrée par la crise immobilière.

Les récents chiffres de la "fête des célibataires", équivalent chinois du "Black Friday", survenue le 11 novembre, ne sont guère encourageants, selon Reuters. Les exportations ont enregistré une chute de 6,4% en un an en octobre, et la situation du chômage des jeunes dans les zones urbaines atteint un niveau si préoccupant depuis juin (21,3%) que le gouvernement aurait décidé de ne plus rendre publics ces chiffres.

Du côté chinois, les demandes s'articulent autour de la révision des droits de douane, la levée du contrôle des exportations américaines vers la Chine et l'assouplissement des sanctions à l'encontre des entreprises chinoises. Ces aspirations reflètent la volonté de Pékin de renforcer ses liens commerciaux avec les États-Unis dans un contexte économique de plus en plus complexe et incertain.un apaisement des tensions pourrait ramener les entreprises américaines sur le marché chinois.

Une brochette de grands patrons très impliqués sur le plus grand marché du monde comme Elon Musk avec Tesla participeront au dîner organisé en l’honneur de Xi Jinping. Leurs investissements, leurs achats sont plus que jamais les bienvenus pour soutenir la croissance chinoise .

Qu’attendre de ce sommet ?

À l’évidence, les griefs nourris de part et d’autre sont trop nombreux et trop profonds pour en espérer autre chose que l’affirmation à Pékin et Washington de la volonté partagée de renouer un dialogue propice à rebâtir le chemin de la confiance mutuelle.
Pour Masahiro Okoshi , chef du Bureau de Washington du média japonais Nikkei Asia, -que cite Pierre-Antoine Donnet dans l'Asialyst- il serait illusoire pour les États-Unis d’attendre de ce sommet un changement de stratégie du régime chinois à l’égard de l’Amérique. Selon lui, nourrir l'espoir d'un changement de stratégie chinoise envers l'Amérique serait illusoire.

L'aspect crucial de la rencontre entre Biden et Xi réside dans la possibilité pour chacun de véritablement saisir la position de l'autre. Il estime que cette compréhension mutuelle serait potentiellement plus significative que des déclarations retentissantes.

Ainsi, au-delà des annonces spectaculaires, l'enjeu réel serait de favoriser une compréhension profonde des positions respectives. Ces réflexions éclairent la complexité des relations sino-américaines, dans un contexte géopolitique délicat.

"La rencontre de San Francisco aura au moins permis aux présidents américain et chinois de se parler directement. Et donc d’éviter les malentendus qui peuvent mener au pire.", selon un spécialiste.




Joanne Courbet pour DayNewsWorld

ETATS-UNIS 22 MORTS ET PLUS DE 50 BLESSES 

DANS UNE FUSILLADE DE MASSE DANS LE MAINE

Alors que les États-Unis sont une nouvelle fois plongés dans le deuil suite à de récentes fusillades tragiques au Maine le mercredi 25 octobre 2023, la National Rifle Association (NRA), un influent lobby américain en faveur des armes à feu, se retrouve sous les feux de la critique.

La scène est un véritable carnage. Un tireur a ouvert le feu mercredi soir, le 25 octobre, dans une salle de bowling et un bar-restaurant d'une ville du nord-est des États-Unis. Les bilans initiaux font état d'au moins 22 personnes tuées et de plus d'une cinquantaine de blessés, d'après les autorités, qui ont publié la photo d'un homme recherché activement.

Un homme "armé et dangereux", toujours en fuite.

Ces terribles fusillades se sont produites à Lewiston, la deuxième plus grande ville de l'État du Maine. Les habitants ont été contraints de se confiner face à la menace posée par cet homme "armé et dangereux", toujours en fuite, selon les forces de l'ordre. "Nous avons 22 morts confirmés et de nombreux, nombreux blessés", a déclaré Robert McCarthy, élu de Lewiston, une ville de plus de 36 000 habitants.

L'infrastructure hospitalière de la région s'est avérée incapable de faire face à ce type de fusillade. Selon les autorités locales, il y aurait entre 50 et 60 blessés.

La police de Lewiston tente actuellement de localiser le tireur présumé, identifié comme Robert Card, âgé de 40 ans. Les motivations derrière ces actes demeurent inconnues. Des photos circulant montrent un homme vêtu d'un haut marron et d'un pantalon bleu foncé, armé d'un fusil semi-automatique qu'il avait pris en main. Les coups de feu ont retenti dans au moins deux endroits différents, une salle de bowling et un bar-restaurant, comme l'ont rapporté les forces de l'ordre locales.

Le FBI de Boston, la police fédérale, participe également à l'enquête."Des centaines de policiers enquêtent à travers l'Etat afin de déterminer le lieu où se trouve M. Card, un suspect potentiel", a déclaré le commissaire à la sécurité publique du Maine, Mike Sauschuck, lors d'une conférence de presse. 

Selon plusieurs médias, les forces de l'ordre du Maine ont indiqué dans un bulletin d'information que Robert R. Card était un instructeur formé au maniement des armes et un réserviste de l'armée américaine, qui avait récemment rapporté qu'il avait souffert de troubles mentaux.

Ce drame s'inscrit malheureusement dans la longue liste des fusillades qui endeuillent régulièrement les États-Unis, un pays où les armes à feu sont abondantes et facilement accessibles. Une autre fusillade a eu lieu au cours de la même soirée dans un centre logistique d'un supermarché Walmart, d'après plusieurs médias américains. Ces tragédies ravivent une fois de plus le débat sur le rôle de la NRA à chaque fusillade de masse.

La NRA, considérée comme le lobby le plus puissant au monde, jouit d'une influence considérable pour défendre le droit de port d'armes aux États-Unis. Alors qu’un tiers des Américains déclarent posséder une arme, les autorités américaines peinent à s’attaquer aux racines du problème. En cause : le droit fondamental américain.

En effet, si la Constitution permet à la population de s’armer, le port d’un fusil a, quant à lui, de sérieux défenseurs. D’un côté, le deuxième amendement, de l’autre, la National Rifle Association (NRA).

La NRA, un fervent défenseur du second amendement

Créée en 1871 dans le but d'unir les chasseurs et les passionnés de tir, l'organisation a évolué à partir de 1975 pour s'impliquer dans l'arène politique, avec pour mission principale de préserver le deuxième amendement du Bill of Rights, un texte rédigé en 1791, au lendemain de la guerre d'indépendance américaine, comprenant les dix premiers amendements de la Constitution américaine, réputés intouchables.

Le deuxième amendement stipule que "compte tenu de la nécessité d'une milice bien organisée pour la sécurité d'un État libre, le droit du peuple de détenir et de porter des armes ne sera pas enfreint." Face à de multiples menaces contre ce droit, la NRA a créé en 1934 la Division des affaires législatives, même si elle n'a pas exercé directement de pressions à ce moment-là. En 1975, reconnaissant la nécessité d'une défense politique urgente du deuxième amendement, la NRA a créé l'Institut pour l'action législative.

Actuellement, l'association compte plus de cinq millions de membres et dispose d'un budget annuel de 300 millions de dollars (environ 281 millions d'euros). Lors des campagnes électorales, la NRA intervient en diffusant des publicités s'opposant aux candidats qui pourraient remettre en question le deuxième amendement. 

En 2012, la NRA a dépensé 32 millions de dollars (environ 30 millions d'euros) en lobbying politique, dont 700 000 dollars (environ 655 000 euros) en financement direct de candidats, 88 % d'entre eux étant affiliés au Parti républicain.
La NRA finance également de nombreux responsables politiques, une liste récemment publiée par le New York Times ayant révélé les membres du Congrès ayant reçu de l'argent de l'association, suscitant un vif débat sur les réseaux sociaux.

Les États-Unis paient un lourd tribut à la prolifération des armes à feu sur leur territoire, ainsi qu'à la facilité avec laquelle les Américains peuvent s'en procurer.

En excluant les suicides, plus de 15 000 personnes ont perdu la vie dans des actes de violence par arme à feu depuis le début de cette année dans le pays, selon le Gun Violence Archive (GVA).




Alyson Braxton pour DayNewsWorld

LE CONGRES AMERICAIN PARALYSE

LE CHAOS EMPORTE LE PRESIDENT DE LA CHAMBRE DES REPRESENTANTS KEVIN MCCARTHY

Secouée ces dernières années par une succession de bouleversements, la scène politique des États-Unis a connu mardi un nouveau tournant historique, mettant en lumière son caractère de plus en plus chaotique et dysfonctionnel.

Le président de la Chambre des représentants, Kevin McCarthy, a été destitué de ses fonctions mardi, à l'issue d'un vote mené par la frange conservatrice du parti républicain. Lors du scrutin, 210 républicains ont soutenu l'élu californien, mais huit élus dissidents ont fait chuter le "speaker". 

Une première dans l'histoire du Congrès. Kevin McCarthy est ainsi devenu le premier "speaker" à être destitué de ce poste éminent, qui le plaçait au sommet de la hiérarchie du Congrès américain et au deuxième rang dans l'ordre de succession présidentielle après la vice-présidente Kamala Harris.

Après une réunion avec ses collègues républicains, le représentant de Californie a annoncé qu’il ne prolongerait pas son humiliation en se portant candidat à sa propre succession.

"Je n’abandonnerai jamais le peuple américain, mais cela ne signifie pas que je doive être président de la Chambre", a-t-il déclaré lors d’une conférence de presse tenue en soirée.
En parlant des républicains extrémistes qui ont contribué à sa chute, il a ajouté : "Ils n’ont pas le droit de se prétendre conservateurs parce qu’ils sont en colère et chaotiques. Ce n’est pas le parti auquel j’appartiens."

C’est l’élu de Caroline du Nord, Patrick McHenry, principal négociateur avec la Maison Blanche lors de la crise de la dette, qui a été choisi par Kevin McCarthy pour devenir Speaker temporaire, en attendant qu’un vote puisse avoir lieu. Vu la guerre intestinale des républicains à la Chambre, cela pourrait prendre du temps : en janvier, il avait fallu 15 tours de scrutin pour que McCarthy soit élu face à l'opposition du même groupe. Et le compte-à-rebours a déjà commencé : la rallonge pour éviter le "shutdown" ne court que pendant 45 jours, avec des lois de finance toujours dans l'impasse.

Anciennes fractures internes


Cette motion de censure est le dernier acte d'une série de crises au sein de la droite à la Chambre des représentants. Le vote a été initié par une motion de Matt Gaetz, élu républicain de Floride, en réaction à l'accord bipartisan conclu samedi pour éviter une fermeture ("shutdown") des services publics fédéraux.

Le maintien de la position de Kevin McCarthy était toujours précaire. C'était dû à une vague rouge qui n'a pas eu lieu aux élections de mi-mandat en novembre 2022, avec une infime majorité républicaine de cinq voix. C'était dû surtout à une douzaine d'élus ultraconservateurs du Freedom Caucus qui avaient exigé, pour sortir de l’impasse en janvier, qu’un vote de confiance puisse être déclenché à la demande d’un seul représentant. Depuis 2010, le parti républicain est en crise à la Chambre, d'abord avec les membres du Tea Party, puis avec ceux du Freedom Caucus, qui avaient poussé John Boehner à la démission en 2015.

La destitution de Kevin McCarthy a été largement critiquée par les sénateurs républicains, plus centristes qu'à la Chambre. "On a vu la même chose avec (John) Boehner, (Paul) Ryan et maintenant McCarthy. Je suis sûr que le prochain Speaker fera face aux mêmes attaques terroristes", a fustigé le Texan John Cornyn.

D’autres représentants républicains ont exprimé la crainte que le chaos provoqué par Matt Gaetz finisse par aider les démocrates à retrouver la majorité à la Chambre en 2024.
"Je préfère le bon sens au chaos", a déclaré le représentant républicain de New York Anthony D’Esposito sur Fox News. "Je pense que nous devrions nous concentrer sur la gouvernance plutôt que sur les manœuvres politiques, et le fait que nous ayons quelqu'un qui nous empêche d'avancer et qui empêche l’Amérique d’avancer est un vrai problème."

Donald Trump au-dessus de la mêlée

Donald Trump, qui compte Kevin McCarthy et Matt Gaetz parmi ses alliés, s'est étonné de ce conflit fratricide qui secoue le groupe républicain à la Chambre depuis sa conquête de la majorité en 2022.

"Pourquoi les républicains se battent-ils toujours entre eux, pourquoi ne combattent-ils pas les démocrates de la gauche radicale qui détruisent notre pays ?", a écrit l’ancien président dans un message publié sur Truth Social pendant une pause de son procès civil pour fraude à New York et avant le vote sur la motion pour destituer Kevin McCarthy

La sortie de crise n'était pas claire mardi soir, tandis que les tractations débutaient. Les républicains et les démocrates ont tenu des réunions séparées pour aborder la question du prochain président de la Chambre. Les démocrates ont déjà leur candidat : le représentant démocrate de New York Hakeem Jeffries, chef de la minorité

Le choix des républicains ne sera pas aussi simple. Les noms de cinq candidats potentiels ont circulé mardi soir : Patrick McHenry (Caroline du Nord), Steve Scalise (Louisiane), Tom Emmer (Minnesota), Tom Cole (Oklahoma) et Jim Jordan (Ohio).

Parmi ceux-ci, Scalise et Emmer font partie de l’état-major républicain à la Chambre, le premier en tant que chef de la majorité, le second en tant que whip.




Joanne Courbet pour DayNewsWorld

JOE BIDEN SOUS LE COUP

 D'UNE ENQUETE EN DESTITUTION

ET HUNTER BIDEN D'UNE INCULPATION

  DANS LA TOURMENTE

Alors que Joe Biden brigue un second mandat à la tête du pays, son fils cadet a été inculpé jeudi 14 septembre 2023 au niveau fédéral pour détention illégale d'arme à feu. Mais le président américain ne montre aucune préoccupation lors de son déplacement dans le Maryland malgré l'inculpation de son fils, Hunter Biden.

Régulièrement ciblé par la droite conservatrice américaine, le fils cadet revient sans cesse dans le discours de nombreux conservateurs pour discréditer Joe Biden.

Une première dans l'histoire du pays

L'inculpation de Hunter Biden par le procureur spécial David Weis ouvre la voie à un possible procès lors de la prochaine campagne présidentielle de 2024. Accusé d'avoir menti au moment d'acheter un revolver Colt Cobra en octobre 2018, en omettant de mentionner sa consommation de drogues, Hunter Biden, âgé de 53 ans, avait tenté d'éviter d'être traduit en justice en juin, en reconnaissant sa culpabilité. Un accord initial avait été négocié avec le procureur spécial, réduisant ainsi la probabilité d'un procès et lui évitant potentiellement une peine de prison . Cependant, une juge a remis en question la validité de cet accord, le rendant caduc. Il s'agit de la première inculpation au niveau fédéral du fils d'un président américain en exercice .
La question se pose : cette procédure peut-elle perturber la marche du chef d'État démocrate vers un second mandat ?

Certains conservateurs ont célébré l'annonce de cette inculpation, à l'instar de James Comer, représentant républicain du Kentucky, qui a exprimé sa satisfaction sur le réseau social X (ex-Twitter), savourant le "tout petit début" des ennuis judiciaires visant la famille Biden. Certains républicains comptent tirer profit des déboires judiciaires de Hunter Biden à des fins électorales, espérant implicitement que les accusations contre le fils rebondissent sur son père.


Après les précédents d'impeachment de Trump et Clinton

C'est qu' au Congrès aussi, la question des démêlés judiciaires de Hunter Biden a surgi ces dernières semaines.

Kevin McCarthy, le président républicain de la Chambre des représentants, a annoncé la semaine dernière le lancement d'une enquête sur les activités de Joe Biden en lien avec celles de son fils Hunter, marquant ainsi le début d'une éventuelle procédure d'impeachment.

Cette évolution met en lumière l'atmosphère partisane tendue qui continue de régner à Washington, ainsi que la normalisation progressive d'une mesure constitutionnelle autrefois considérée comme exceptionnelle, réservée aux situations désespérées.

Les républicains accusent Joe Biden d'avoir non seulement eu connaissance des activités commerciales controversées de son fils Hunter et de son frère James Biden entre 2009 et 2017., mais également d'y avoir participé directement lorsqu'il était vice-président sous l'administration Obama. Le président républicain de la Chambre des représentants, Kevin McCarthy, estime que Joe Biden a "menti" aux citoyens américains sur les affaires de son fils. Une enquête pourrait demander l'audition de certains témoins et rendre publics des documents affaiblissant la stature du président.

Médiatisées par les républicains, ces allégations d'enrichissement illégal ont néanmoins eu un impact sur l'opinion publique américaine. D'après un sondage CNN réalisé fin août, 61% des personnes interrogées pensent que Joe Biden a été impliqué dans les affaires de son fils lorsqu'il était vice-président de Barack Obama.

Si Joe Biden fait face à une opposition de plus en plus virulente de la part des élus trumpistes au Congrès,  des interrogations persistent quant à son âge et à son état de santé même au sein de son propre parti.

La question de la condition physique et mentale du président occupe désormais une place centrale dans les préoccupations des démocrates.




Emily Jackson pour DayNewsWorld

ASSAUT DU CAPITOL

 PEINE RECORD DE 22 ANS DE PRISON 

POUR ENRIQUE TARRIO EX-LEADER DES PROUD BOYS

La justice américaine a eu la main lourde. Enrique Tarrio, ex-leader des Proud Boys - mouvement antiféministe mué en milice d'extrême droite - a été condamné mardi 5 septembre à vingt-deux ans de prison. Soit la plus lourde peine prononcée pour l'assaut contre le Capitole, profanation sans précédent du sanctuaire de la démocratie américaine, mais qui reste inférieure à celle requise par les procureurs (trente-trois ans).

Le 6 janvier 2021, environ 200 membres des Proud Boys avaient pris d'assaut le Capitole, siège du Congrès américain, afin de tenter d'y empêcher la certification de la victoire du démocrate Joe Biden sur le président républicain Donald Trump.

La semaine dernière, les quatre autres membres des Proud Boys, reconnus coupables en mai dernier avec Enrique Tarrio, ont été condamnés à des peines allant de 10 à 18 ans de prison. Contrairement aux quatre autres prévenus, si Enrique Tarrio ne se trouvait pas à Washington lors de cette date fatidique, le juge a estimé qu'il était le "dirigeant ultime du complot".

Président des Proud Boys de 2018 à 2021, organisation d’extrême droite qui promeut la violence pour parvenir à ses fins politiques, Tarrio a été reconnu coupable en mai dernier, comme trois autres dirigeants, de « complot séditieux ». Sa peine restait à prononcer.

Même s'étant vu interdire de se rendre à Washington le 6 janvier en raison d'une injonction judiciaire antérieure, Tarrio a joué un rôle central dans la planification de l'émeute du Capitole, qui visait à empêcher le Congrès de certifier la victoire de Joe Biden à la présidence. Environ 200 membres des Proud Boys ont participé à cette attaque contre le siège du Congrès américain, qui a tragiquement coûté la vie à cinq personnes, dont un policier, et a laissé plus de 140 policiers blessés.

Les procureurs ont décrit Enrique Tarrio, âgé de 39 ans, comme un "leader naturellement charismatique" et un "propagandiste astucieux" qui a utilisé son influence sur des centaines de partisans du groupe d'extrême droite pour coordonner cette attaque. Lors de l'audience de mardi, le procureur adjoint américain Conor Mulroe a déclaré : 

"Cet accusé et ses complices ont ciblé l'ensemble de notre système de gouvernement", car ils voulaient contester le résultat de l'élection présidentielle qui avait donné la victoire à Joe Biden. Il a mis en garde contre le fait que des conséquences claires devaient être établies pour dissuader tout mécontentement à l'égard des résultats des élections futures, qu'il s'agisse de 2024, 2028, 2032 ou au-delà.

Muni d’un plan stratégique contre les bâtiments gouvernementaux

L’enquête a démontré que l’ancien petit délinquant, qui revendait des bandelettes de tests pour diabétiques volées, devenu indicateur de la police puis le directeur de l’association des "Latinos de l’État de Floride pour Trump", avait organisé les rassemblements du groupuscule à Washington avant le 6 janvier dans le but d’arrêter la transition pacifique du pouvoir, qu’il surveillait leurs mouvements et les encourageait pendant l’assaut, se rengorgeant de leurs actions dans les jours qui avaient suivi l’insurrection. Un plan stratégique de neuf pages visant à « prendre d’assaut » les bâtiments gouvernementaux à Washington le 6 janvier avait été trouvé en sa possession après l’émeute.

Les avocats de Enrique Tarrio ont plaidé que son seul objectif était de rassembler ses partisans pour faire face aux manifestants du mouvement d'extrême gauche Antifa. Ils ont insisté sur le fait qu'il se trouvait à Baltimore, dans l'État voisin du Maryland, le 6 janvier 2021, et n'avait aucun moyen de contrôler ses amis devenus violents.

"Mon client n'est pas un terroriste. Mon client est un patriote égaré. Il essayait de protéger ce pays, aussi malavisé soit-il", a plaidé Sabino Jauregui, l'un de ses avocats.

Le magistrat a paru peu sensible aux remords exprimés à la barre à l'accusé, fils d'immigrants cubains de 39 ans, originaire de Floride, la voix par moments étranglée par les sanglots.Enrique Tarrio qualifia le 6 janvier 2021 de "jour horrible", implorant sa "clémence".

Peine perdue.


Alyson Braxton pour DayNewsWorld

JOE BIDEN ELECTION 

DEJA PERDUE ?

Joe Biden, dans un habile jeu de prudence politique, choisit judicieusement de s'abstenir de tout commentaire concernant les démêlés judiciaires de son éminent concurrent, Donald Trump.

Cette réserve stratégique, qui s'intensifie depuis le début de la saison estivale, ne reflète pas uniquement la réticence habituelle de Joe Biden envers les interactions médiatiques, mais traduit également une délibération minutieuse illustrant sa perception aiguë des enjeux à l'approche de l'élection présidentielle imminente.

Restant fidèle à son attitude présidentielle, Joe Biden concentre son attention sur des discours soigneusement élaborés autour de ses initiatives législatives majeures, notamment le très remarqué "Inflation Reduction Act" (IRA), qu'il a signé avec conviction le 16 août 2022.

A l'aube de ses 80 ans, Joe Biden nourrit l'aspiration d'un second mandat, une entreprise qui nécessite une gestion habile compte tenu de l'importance cruciale de chaque déclaration.

Guidée par une conscience aiguë, Joe Biden exerce la prudence quant à toute intervention susceptible d'être interprétée comme une tentative de politisation de la justice à l'encontre de son rival charismatique, Donald Trump.

La stratégie de retenue adoptée par le président démocrate depuis la première des quatre inculpations à l'encontre de son opposant, survenues au printemps à New York dans le contexte d'une affaire impliquant une actrice de films porno illustre à merveille la subtilité de la politique moderne.

Bien que les apparences puissent laisser entrevoir une distance calculée, une analyse approfondie nous invite à nous interroger sur la possibilité que les innombrables litiges entourant Donald Trump ne constituent en réalité qu'un édifice élaboré par les démocrates pour influencer les élections de 2024.

Ces affaires, en apparence indépendantes, pourraient révéler une trame plus vaste visant à altérer les perspectives de succès dans le scrutin à venir, qui semble ne pas être en faveur de Joe Biden.

Joe Biden est confronté à un défi majeur en termes de confiance publique.

Sa cote d'approbation est actuellement singulièrement modeste, reflétant une opinion publique américaine divisée et méfiante.

Les électeurs, en particulier, demeurent peu convaincus par le programme économique de Joe Biden et émettent ouvertement des réserves quant à son âge, sachant qu'il atteindrait l'âge de 86 ans à la fin d'un second mandat hypothétique.

Néanmoins, le président élude avec maestria les turbulences politiques entourant la récente nomination d'un procureur spécial chargé d'enquêter sur son fils cadet, Hunter Biden.

Les critiques émanant des Républicains, qui évoquent des transactions douteuses à l'étranger, ne semblent pas ébranler en apparence, le sang-froid présidentiel.

Dans un contexte où la communication et la perception jouent un rôle prépondérant, Joe Biden a fait face avec résilience à une rencontre avec des donateurs démocrates la semaine dernière.

Bien que certains signes d'incertitude aient été perceptibles, voire une légère tension palpable, il demeure conscient que les enquêtes sur les affaires de son fils ne font que commencer.

En somme, le silence stratégique observé par Joe Biden concernant les démêlés judiciaires de son concurrent, ainsi que sa focalisation continue sur des initiatives clés, révèlent une approche calculée et réfléchie.

Cette démarche, bien qu'exécutée avec prudence, ne manque pas d'attirer l'attention sur les enjeux politiques sous-jacents et soulève des questions intrigantes quant aux véritables intentions de ces enquêtes judiciaires.

Dans l'arène politique où chaque mot et chaque geste sont scrutés, Joe Biden navigue à vue, tandis que les donateurs démocrates semblent faire face à un flottement significatif, voire à un malaise profond. Ceci est d'autant plus prégnant alors qu'il semble que nous n'en soyons qu'aux prémices des multiples affaires impliquant le fils de Joe Biden.


Pamela Newton pour DayNewsWorld

L'AFFAIRE HUNTER BIDEN POURRAIT COUTER

LA REELECTION A LA PRESIDENCE DE JOE BIDEN

Un fils bien encombrant pour le président. Le ministre américain de la Justice, Merrick Garland, a annoncé la nomination d'un procureur spécial pour mener l'enquête contre Hunter Biden, fils du président américain Joe Biden Le vendredi 11 août 2023, le procureur enquêtant sur Hunter Biden a en effet été élevé au statut de conseiller spécial. L’enquête sera dorénavant menée par une équipe de procureurs expérimentés disposant de plus de ressources et d’indépendance pour poursuivre l’affaire. 

Le Département de la Justice prendrait-il l’enquête au sérieux et croirait-il en une forte possibilité de dépôt d’accusations criminelles ?

«Cette nomination confirme mon engagement à fournir à David Weiss toutes les ressources qu'il requiert. 

Elle réaffirme également qu’il a l'autorité dont il a besoin pour mener une enquête approfondie et continuer de manière indépendante à avancer de la manière qu'il juge adéquate, sur la base seule des faits et de la loi», a annoncé le ministre américain de la Justice, Merrick Garland.

David Weiss, procureur fédéral dans le Delaware, enquêtait depuis plusieurs années déjà sur Hunter Biden.

Le fils du président, âgé de 53 ans, est accusé d'avoir fraudé le fisc et d'avoir acquis une arme à feu alors qu'il était toxicomane.

Avec son nouveau titre, David Weiss disposera de pouvoirs plus larges. Il avait été nommé dans le Delaware par l'ex-président Donald Trump, qui a perdu la présidentielle de 2020 face à Joe Biden et ambitionne de faire son grand retour à la Maison Blanche.

C’est un coup dur majeur pour Hunter Biden mais également pour son père .L'annonce, retentissante et inattendue, intervient alors que Joe Biden est en campagne pour un deuxième mandat.

Le passé peu reluisant du fils Biden

Dans son livre "Les Belles Choses" (2021), Hunter Biden raconte la vodka bue au goulot, les errances nocturnes en quête de crack autour de supérettes miteuses, les tentatives ratées de désintoxication, d'éphémères amours avec la veuve de son frère...

De son père, il écrit: "Il ne m'a jamais abandonné, jamais ignoré, jamais jugé". "Par moments sa persévérance me mettait hors de moi."

L’enquête sur Hunter Biden soulève également de sérieuses questions éthiques. La droite accuse régulièrement Hunter Biden d'avoir utilisé la réputation et l'influence de son père, quand ce dernier était vice-président de Barack Obama (2009-2017), auprès de ses relations d'affaires, notamment en Ukraine."Je n'ai rien fait de contraire à l'éthique", a dit Hunter Biden par la suite, en ajoutant toutefois : 

"Je ne le referais pas."

Hunter Biden a utilisé le nom et les connexions de sa famille pour conclure des accords commerciaux lucratifs en Ukraine et en Chine. Il n’a pas non plus déclaré ces transactions commerciales dans sa déclaration de revenus. Cela soulève des questions sur le fait de savoir si Hunter Biden a utilisé la position de son père pour s’enrichir.

L’objectif de l’Attorney General est d’éviter toute perception d’ingérence politique dans l’enquête, compte tenu des “circonstances exceptionnelles” impliquant le fils du président en exercice. Cependant, la nomination d’un conseiller spécial renforce la perception d’un scandale et de possibles méfaits, même si les aspects légaux de l’affaire n’ont pas changé.

Le quinquagénaire assure être désormais "clean". Remarié et père d'un petit garçon prénommé Beau comme son défunt frère, il s'est reconverti dans la peinture.

D'ailleurs depuis le début de l'année, Joe Biden avait même donné plus de visibilité à son cadet. Hunter Biden était omniprésent lors d'un voyage officiel de son père en Irlande en avril, et on l'a vu, en smoking, se mêler aux invités du dîner d'Etat donné en juin en l'honneur du Premier ministre indien.

Mais son passé le rattrape régulièrement, et Joe Biden avec.

Récemment,le président démocrate a admis qu'il avait non pas six, mais sept petits-enfants, en reconnaissant l'existence d'une fillette née d'une liaison de Hunter Biden. L'opposition républicaine a immédiatement dénoncé le contraste entre le mutisme de Joe Biden face à la petite Navy et son image publique de patriarche affectueux.

De nombreux défis

Jusqu'où le comportement passé de son fils nuira-t-il à l'image de son père président ? 

Les Républicains utilisent l’enquête sur Hunter Biden pour attaquer le président Biden l' accusant d’avoir utilisé sa position de vice-président pour enrichir son fils .

Mais la préoccupation de la Maison Blanche réside dans le fait que les conseillers spéciaux et les procureurs indépendants, des administrations Clinton à Trump, ont souvent élargi leurs enquêtes au-delà de leurs domaines d’origine, et personne ne sait exactement comment ou quand leurs investigations pourraient se terminer.

Joe Biden qui fait déjà face à plusieurs défis, dont la guerre en cours en Ukraine, la hausse du coût de la vie et le retrait chaotique d’Afghanistan, doit maintenant gérer ce nouveau rebondissement dans l’affaire Hunter Biden

Dans une élection probablement serrée, même face à l’ancien président Donald Trump aux nombreuses. inculpations, ce nouveau rebondissement dans l'affaire Hunter Biden pourrait lui coûter sa réélection.

La nomination de David Weiss n'a cependant pas fait taire les détracteurs de Hunter Biden.

"On ne peut pas faire confiance à David Weiss et c'est juste un nouveau moyen d'étouffer la corruption de la famille Biden", a ainsi déclaré Russell Dye, porte-parole du président Républicain de la commission des affaires judiciaires Jim Jordan




Joanne Courbet pour DayNewsWorld

FETE NATIONALE AMERICAINE

ANNIVERSAIRE DE DAYNEWSWORLD




Une fête nationale pas comme les autres en ce jour de 2023 !

En effet, notre journal célèbre aujourd'hui un événement exceptionnel : 

son 150ème anniversaire depuis sa création le 4 juillet 1873.

Cette date marque un jalon important dans notre histoire, car c'est en ce jour précis que votre journal a vu le jour, distribué dans les rues sous forme de papier afin de marquer son premier pas et de séduire ses futurs lecteurs.

Au fil des décennies, notre journal a su rester vivace et dynamique, embrassant les défis de la modernité tout en conservant son intégrité et son engagement envers la qualité.

Il est plus que jamais plein de vigueur, porté par une équipe passionnée et talentueuse, déterminée à fournir à nos lecteurs des informations de haut niveau.

Depuis ses débuts, notre journal a fait preuve d'un esprit avant-gardiste, s'adaptant aux évolutions technologiques et aux attentes changeantes du lectorat.

Toujours en quête de nouveauté, nous avons su intégrer les avancées numériques pour offrir à nos lecteurs une expérience moderne et interactive.

La version web actuel, a su élargir notre audience et toucher de nouveaux horizons.

Mais au-delà de sa forme, c'est surtout le contenu de notre journal qui en fait un média d'exception.

Depuis 150 ans, nous nous sommes engagés à fournir des informations de haute qualité et de pertinence, en nous appuyant sur une équipe de journalistes chevronnés et passionnés.

Nous avons toujours cherché à présenter une diversité de sujets, allant des actualités nationales et internationales aux domaines de la science, de la culture, de l'économie, et bien d'autres encore.

Chers lecteurs, vous êtes notre raison d'être et nous tenons à vous exprimer notre gratitude.

Nous sommes fiers de cette belle aventure que nous partageons avec vous, et nous vous remercions d'être à nos côtés depuis tant d'années.

Grâce à votre soutien et à votre fidélité, nous avons pu grandir et nous améliorer continuellement.

Ainsi, nous voulons adresser un immense merci aux 250 millions de lecteurs qui, chaque jour, nous font l'honneur de nous lire.

Votre confiance est notre moteur, et nous continuerons à nous investir pleinement pour vous informer, vous divertir et vous éclairer.

Notre engagement envers la qualité et la pertinence restera intact, car nous considérons chaque article, chaque édition comme une opportunité de vous offrir le meilleur.

Alors, aujourd'hui, en cette journée de célébration, nous levons notre verre pour trinquer à ces 150 années d'excellence journalistique.

Que notre journal continue à éclairer vos journées, à susciter votre réflexion et à nourrir votre curiosité pendant de nombreuses années encore.

Merci de faire partie de cette histoire, merci de faire partie de notre journal.

Daynewsworld est votre journal ! 




Toute la Rédaction de DayNewsWorld

ETATS-UNIS LA FIN DE LA DISCRIMINATION POSITIVE DANS LES UNIVERSITES ET LES ENTREPRISES ?

La Cour suprême américaine a décidé de mettre fin aux politiques de discrimination positive instituées par le président John Fitzgerald Kennedy en 1961. Jeudi 29 juin, la plus haute juridiction américaine a tranché.

Elle a mis fin aux programmes de discrimination positive à l’université, après avoir, il y a un an, supprimé la protection fédérale de l’avortement. Ses six magistrats conservateurs ont jugé, contre l’avis des trois progressistes, contraires à la Constitution les procédures d’admission sur les campus prenant en compte l’origine ethnique des candidats.

En 2014, une ONG avait attaqué les universités de Caroline du Nord et de Harvard, les accusant de discriminer les étudiants asiatiques, au profit des minorités. L’association dénonçait entre autres les pratiques "d’affirmative action", visant à promouvoir la diversité dans les admissions. Neuf ans plus tard, la Cour suprême des États-Unis a statué, décidant de bannir cette discrimination positive, rapporte le New York Times.

Instituée en 1961 par le président John Fitzgerald Kennedy, "l’affirmative action" avait amené plusieurs universités sélectives à introduire des critères ethniques dans leur procédure d’admission. Des politiques de "discrimination positive", dont l’objectif avoué était d’augmenter la part d’étudiants noirs, hispaniques ou amérindiens au sein des universités américaines.

Égalité et mérite

Par voie de communiqué, l’organisation de défense des droits des Noirs américains a fustigé cette décision. « Dans une société encore marquée par les blessures des disparités raciales, la Cour suprême a fait preuve d’une ignorance délibérée de notre réalité », a fait savoir NAACP. Le président de la Chambre des représentants, Kevin McCarthy, a quant à lui salué cet arrêt. "Maintenant, les étudiants pourront rivaliser sur la base de critères égaux et du mérite individuel", a-t-il indiqué sur Twitter, ajoutant que cela « confirmera l’égalité devant la loi ».

L’administration Biden avait pourtant plaidé pour maintenant le statu quo, déclarant que "l’avenir [des États-Unis] dépend de [leur] capacité à avoir des leaders aux profils variés, capables de diriger une société de plus en plus diverse".

Une décision qui s’impose à toutes les universités

Cette décision s’imposera à toutes les universités qui pratiquent cette discrimination positive mise en place dans les années 60 en réaction à l’exclusion dont les noirs américains avaient souffert. Ce n’est pas la première fois que la Cour suprême est amenée à se prononcer sur sa légalité. Dans de précédentes décisions, elle avait notamment interdit les quotas ainsi que les systèmes de points supplémentaires automatiques selon la race.

La cour avait expliqué, en 2013 puis en 2016, que les universités devaient chercher d’autres moyens de diversifier leurs promotions, c’est-à-dire neutres du point de vue racial. Mais pour peu que la race ne soit pas le seul critère de choix, la Cour suprême acceptait jusqu’à aujourd’hui la discrimination positive.

L’exemple d’Harvard est à cet égard crucial pour comprendre les limites des politiques mises en œuvre jusqu’alors, comme l'analyseJean-François Amadieu, professeur d'université, Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, dans un article.de TheConversation.Harvard n'etant pas un cas isolé.

Les biais des évaluations subjectives de la personnalité

Les préjugés inhérents aux évaluations subjectives de la personnalité
Dans une tentative de se défendre, Harvard s'est vue contrainte de dévoiler des données inédites sur ses processus de recrutement. Jamais auparavant n'avait-on eu autant de détails sur la réalité de la sélection des étudiants. 

Ces informations révèlent que non seulement les étudiants d'origine asiatique pourraient être victimes de discrimination (ce que Harvard réfute), mais surtout que la procédure de recrutement favorise les enfants issus de milieux aisés au détriment des autres.
À côté de la politique de discrimination positive en faveur des Noirs et des Hispaniques, que Harvard reconnaît, persiste une discrimination subtile et généralisée fondée sur l'origine sociale. C'est ce que souligne Peter Arcidiacono, un économiste de l'université de Duke, qui a exploité une quantité considérable d'informations sur les recrutements effectués par Harvard au cours de plusieurs années.

Des quotas de manière officieuse

D'une part, il apparaît que, à Harvard comme dans d'autres universités, les candidats d'origine asiatique sont désavantagés, malgré des résultats académiques nettement supérieurs. Pour expliquer ce phénomène, Harvard mentionne que la sélection des étudiants se base sur d'autres critères, plus personnels ou extrascolaires. Les lettres de recommandation, l'engagement dans des activités associatives, et surtout la "note personnelle" jouent un rôle déterminant. Cette note est attribuée en fonction d'un essai rédigé par le candidat, d'un entretien avec un ancien élève, de l'avis d'un membre du personnel, ainsi que des rapports de leurs enseignants.

Harvard ne fournit pas de définition précise de ce critère. Ce qui est certain, en revanche, c'est que cette "note personnelle" est déterminante pour être admis (80 % des admis obtiennent une note de 1 ou 2 sur une échelle de 5). Curieusement, les étudiants d'origine asiatique sont mal évalués selon ce critère.L hypothèse est que les recruteurs auraient un jugement biaisé envers les candidats asiatiques en raison de stéréotypes.

Comme le souligne le département de la justice, Harvard semble pratiquer des quotas de manière officieuse, notamment en utilisant des évaluations subjectives de la personnalité. Le département de la justice démontre cela en posant une question à laquelle Harvard ne peut répondre facilement : pourquoi le "Personnal Rating" des étudiants d'origine asiatique est-il inférieur chaque année à celui des étudiants blancs, tandis que les pourcentages par groupes ethniques restent stables ?

Des étudiants favorisés par héritage

Ce n'est pas la première fois qu'Harvard est accusée d'utiliser des appréciations relatives à la personnalité supposée pour réduire drastiquement le nombre d'étudiants de qualité, jugés trop nombreux. Dans les années 1920 et 1930, ce sont les candidats juifs qui en ont été victimes ; ils n'avaient alors pas les caractéristiques de "moralité et de conformité" requises.

En 1920, les étudiants juifs représentaient 20 % des effectifs d'Harvard, contre 28 % en 1925. Après la mise en place du processus d'admission prenant en compte le caractère des candidats, leur présence est tombée à 15 %. Plusieurs grandes universités ont adopté ces évaluations de la personnalité pour exclure les candidats juifs, comme l'a décrit un professeur de sociologie de Berkeley dans son livre intitulé "The Chosen: The Hidden History of Admission and Exclusion at Harvard, Yale, and Princeton".

Des enfants "héritiers"

D'autres critères jouent un rôle lors de la sélection des étudiants, tels que le fait d'être enfant d'un diplômé. Cette discrimination positive en faveur des familles d'anciens élèves, parfaitement assumée et officielle, s'explique par le sentiment de communauté qu'elle développerait et les soutiens financiers apportés par les anciens élèves, des aspects bénéfiques pour tous, y compris les moins favorisés. Ces "héritiers" représentent 14 % de l'effectif étudiant et ont près de 6 fois plus de chances d'être admis.

Harvard n'est pas un cas isolé. On estime que, dans les grandes universités, en particulier les plus sélectives et celles qui sont privées, le taux d'enfants d'anciens élèves se situe entre 10 et 25 %.
Ensuite, il y a les étudiants qui ont la chance d'être les enfants de gros donateurs. Ils sont répertoriés sur la "Dean's List" à la discrétion de la direction et représentent 9,5 % des admis en 2019. Enfin, les enfants du personnel de Harvard (enseignants, administratifs) représentent 1,3 % des étudiants.

Par ailleurs, Harvard pratique également une discrimination positive en faveur des athlètes, arguant qu'ils contribuent au développement d'un sens de communauté sur le campus et qu'ils apportent une diversité bénéfique à tous les étudiants.
Ces groupes favorisés représentent 29 % de l'effectif total.

En réalité, 43 % des étudiants blancs présents à Harvard appartiennent à l'un de ces groupes privilégiés (contre seulement 16 % des étudiants noirs, hispaniques ou asiatiques). Pire encore, 75 % de ces étudiants (enfants de donateurs, enfants du personnel, athlètes et enfants d'anciens élèves) n'auraient jamais intégré l'université d'Harvard sans ces larges coups de pouce, compte tenu de leurs compétences.

Un changement important dans les admissions

Si Harvard ne prenait plus en compte la race ou l'origine ethnique pour ses admissions, cela entraînerait un changement important dans les taux d'admission, au détriment des étudiants noirs et hispaniques. Cependant, ce résultat, observé dans d'autres universités ayant renoncé à l'action affirmative, ne tient pas compte des autres modifications qui pourraient être apportées au processus de recrutement. 

D'autres critères de sélection des étudiants pourraient être envisagés, tels que le lieu de résidence, le revenu des parents, leur catégorie sociale ou leur niveau d'instruction.
De plus, si l'université cessait d'accorder une prime aux enfants d'anciens élèves, aux gros donateurs et aux athlètes, la proportion d'étudiants blancs diminuerait et celle d'étudiants issus de familles fortunées baisserait considérablement. 

Corriger les effets de l'origine sociale en abandonnant les privilèges et les réseaux contribuerait à l'égalité d'accès, y compris sur le plan ethnique et racial.

"Cette décision importante impactera aussi les pratiques en usage dans les entreprises. L’enjeu est de tourner la page de politiques de discrimination positive qui ont un impact négatif sur certaines minorités éthno-raciales. Ce qui n’est envisageable qu’en s’attaquant aux discriminations en raison de l’origine sociale avec des politiques neutres du point de vue racial."




Jenny Chase pour DayNewsWorld

UNE DESTITUTION CONTRE JOE BIDEN A L'HORIZON ?

Le président Joe Biden pourrait-il être destitué pour "trahison, corruption ou autres crimes et délits majeurs" ? 

C'est ce qu'affirment certains républicains.

La perspective d'une destitution du président Joe Biden a franchi une étape décisive cette semaine , alors que les républicains au Congrès ont entrepris avec prudence une potentielle enquête en ce sens. Les républicains conservateurs semblent déterminés à mener à bien cette entreprise.

Lors de la séance du Congrès le 22 juin dernier, une résolution "privilégiée" visant à contraindre un vote de destitution a été écartée, par 219 voix favorables contre 208 voix défavorables. Cette résolution, renvoyée aux commissions de la Chambre des représentants, a donc donné lieu à l'ouverture d'une enquête de destitution menée par la commission de la Sécurité Intérieure et celle de la Justice. Selon le règlement de la Chambre, une résolution "privilégiée" doit être soumise à un vote dans un délai de deux jours législatifs. Ce type de résolution permet de contourner les obstacles procéduraux et peut être traité plus rapidement que les résolutions classiques, étant directement inscrit à l'ordre du jour.

Le vote, "inévitable dans les mois à venir"

Si les démocrates espéraient simplement rejeter cette mesure, les républicains ont redirigé la tentative de Lauren Boebert de forcer un vote de destitution contre le président Joe Biden vers les deux commissions mentionnées précédemment.

L'élue Lauren Boebert justifie cette démarche en arguant que le président Biden a mis en danger la sécurité des États-Unis et la santé du peuple américain, une accusation qu'elle défend dans les articles de mise en accusation qu'elle a présentés. En effet, selon elle, Joe Biden aurait "violé" son serment en ne faisant pas respecter les lois sur l'immigration et en n'assurant pas la sécurité de la frontière avec le Mexique pour empêcher l'introduction d'une drogue synthétique, le fentanyl, sur le sol américain. Ces élus accusent le président démocrate d'être responsable d'une "invasion" à la frontière entre les États-Unis et le Mexique en raison de sa politique migratoire.

 Selon la Constitution américaine, le Congrès peut destituer le président en cas de "trahison, corruption ou autres crimes et délits majeurs". La républicaine du Colorado estime donc que le locataire de la Maison-Blanche mérite d'être destitué pour cette raison. Une autre représentante républicaine, Marjorie Taylor Greene, elle aussi considérée comme très conservatrice, a annoncé également son intention de présenter prochainement d'autres résolutions privilégiées pour destituer non seulement le président de la Maison Blanche, mais également deux membres de son cabinet : le directeur du FBI, Christopher Wray, et le procureur américain Merrick Garland, en charge des poursuites contre les participants à l'assaut du Capitole en janvier 2021.

Des réticence chez certains républicains

Cependant, le reste de l'opposition républicaine refuse pour l'instant de s'engager dans cette voie, craignant de transformer la procédure en un exercice purement partisan. Kevin McCarthy, le président républicain de la Chambre des représentants, s'est opposé à ces initiatives, préférant attendre les conclusions des enquêtes actuellement menées par James Comer, président du comité de surveillance, et Jim Jordan, président du comité judiciaire, sur Biden, sa famille et son administration. "Je pense qu'aborder prématurément [une destitution], sans avoir d'expérience dans ce domaine, cela saperait nos efforts", a-t-il déclaré.
L'opposition républicaine ne souhaite donc pas s'aventurer sur ce terrain de peur de transformer la procédure en un exercice purement partisan, étant donné que certains de ses membres veulent inculper le président des États-Unis par pure revanche.

Toutefois, selon certains observateurs, le vote de jeudi dernier ne fait que retarder une destitution inévitable dans les mois à venir. Certains députés du parti ont déjà déposé des articles de destitution contre Biden, mais l'utilisation de ce type de résolutions suscite des inquiétudes.

Front uni.des démocrates contre cette enquête en destitution

Face à cette enquête en destitution, les démocrates ont fait front uni.L'administration Biden a réagi le lundi 26 juin 2023 au lancement de cette enquête, critiquant ses adversaires pour avoir "désespérément dévié" de leur programme économique. Ian Sams, porte-parole de la Maison Blanche pour la surveillance et les enquêtes, a déclaré : "Le président McCarthy et les Républicains de la Chambre prouvent qu'ils n'ont aucun programme positif pour réellement aider le peuple américain sur les questions les plus importantes pour eux et leurs familles." Karine Jean-Pierre a déclaré quant à elle : "Il est regrettable que les républicains du Congrès veuillent continuer à se concentrer sur une question qui n'est pas la priorité des familles américaines."
Si une destitution devait avoir lieu, Joe Biden, dont la candidature pour un second mandat est critiquée en raison de son âge, serait le premier président de l'histoire américaine à faire l'objet d'une telle procédure. Jusqu'à présent, aucun président américain n'a été destitué. Trois présidents ont fait l'objet d'une mise en accusation : Andrew Johnson en 1868, Bill Clinton en 1998 et Donald Trump en 2019 et 2021. Toutefois, tous ont finalement été acquittés.

En 1974, Richard Nixon a préféré démissionner pour éviter une destitution certaine par le Congrès, en raison du scandale du Watergate.




Joanne Courbet pour DayNewsWorld

POURQUOI L'ETAU SE RESSERRE-T-IL AUTOUR DU FILS DE JOE BIDEN MAIS AUSSI DU PERE ?

Hunter, le fils du président américain Joe Biden, va comparaître devant la justice le 26 juillet 2023.

Il a plaidé coupable mardi 20 juin 2023 pour non-paiement volontaire de l'impôt et délits liés à la possession d'armes à feu.

Le fils du président des Etats-Unis est au cœur d’investigations ouvertes en 2018 sur son travail, notamment à l’étranger, laissant supposer l’existence de fraude fiscale. Les agents chargés de l’enquête ont également établi qu’il avait menti lors de l’achat d’une arme à feu en 2018.

Et afin d’éviter la prison, le fils de Joe Biden , 53 ans, plaide coupable pour plusieurs infractions.

Le fils Biden plaide en effet coupable à deux accusations de délits fédéraux et est parvenu à une entente sur l’acquisition illégale d’une arme.  

Mardi 20 juin 2023, le procureur du Delaware a fait savoir qu’Hunter Biden avait conclu un accord avec le bureau, reconnaissant sa culpabilité dans les deux affaires fédérales le concernant.

"D’après ce que je comprends, l’enquête de cinq ans sur Hunter est résolue", a indiqué Chris Clark, avocat de Hunter Biden.

 “Je sais que Hunter estime important d’assumer ses responsabilités pour les erreurs commises lors d’une période de troubles et d’addiction dans sa vie. Il compte poursuivre sa guérison et avancer.” Hunter Biden, qui a longtemps bataillé contre des addictions à l’alcool et à la drogue, a régulièrement défrayé la chronique au cours des dernières années, au point d’être parfois considéré comme un poids potentiel pour la carrière politique de son père.

Hunter Biden comparaîtra donc devant un tribunal fédéral du Delaware le 26 juillet 2023 pour répondre de deux chefs d'accusation de non-paiement volontaire de l'impôt et de délits liés à la possession d'armes à feu. Mais on ne semble plus enquêter sur d’autres dossiers le concernant.

Joe Biden : "Mon fils n’a rien fait de mal"

 Face au déferlement qui s’abat contre son fils, Joe Biden continue de soutenir publiquement ce dernier, tout en rejetant les accusations des Républicains qui reprochent à Hunter Biden d'avoir fait des affaires douteuses en Ukraine et en Chine alors que son père était vice-président. " Mon fils n'a rien fait de mal. J'ai confiance en lui”, avait assuré Joe Biden lors d’une interview sur la chaîne MSNBC en mai dernier.

Chez les Républicains, on dénonce un accord jugé complaisant et privilégié. Donald Trump, qui a fait d’Hunter Biden une de ses cibles de prédilection, a déploré quant à lui un système judiciaire “cassé”.

Cette affaire ne va pas certes arranger la popularité de Joe Biden à 32% dans les sondages malgré un ralentissement de l’inflation. Joe Biden va devoir traîner ce dossier comme un boulet jusqu’à l’élection de 2024.

Les gaffes à répétitions de Joe Biden

Mais pire encore ce sont surtout les gaffes politiques répétées du président qui ne font que ternir un peu plus son image de présidentiable. En début de semaine son secrétaire d’État est en effet parvenu à relancer les discussions avec la Chine, amélioration notée par Xi Xinping lui-même. Mais voilà qu’hier Joe Biden le ridiculise pendant une opération de financement, le qualifiant au passage de dictateur. 

Joe Biden s’exprimait lors d’une réception en Californie avec des donateurs du parti démocrate, en présence de journalistes et il a eu ces délicats propos : « C’est très embarrassant pour les dictateurs quand ils ne savent pas ce qui s’est passé », a-t-il poursuivi, ajoutant : « Lorsque (le ballon) a été abattu (Xi Jinping) s’est trouvé très embarrassé et il a même démenti que (l’aéronef) se trouvait là ». En quelques minutes, les vaillants efforts d’Anthony Blinken partaient en fumée.

Pas étonnant que les méchantes langues surnomment Joe Biden « walkin dead ». Plus sérieusement à lui de tirer sa révérence à la fin de son mandat !




Britney Delsey pour DayNewsWorld

MALGRE UNE NOUVELLE INCULPATION

 DONALD TRUMP RESTE EN TETE 

POUR LES PRIMAIRES REPUBLICAINES

Comme un air de déjà-vu. Visé par 37 chefs d’accusation, notamment pour avoir conservé des secrets défense dans sa résidence personnelle, l’ancien président américain doit comparaître devant un juge de Miami à 15 heures (minuit, heure de Paris) ce mardi 13 juin 2023. Avant de retourner dans sa résidence d’été dans le New Jersey, d’où il devrait s’exprimer dans la nuit, à la veille de son 77e anniversaire.

Après une première inculpation, en mars dernier, par le procureur de Manhattan dans l’affaire Stormy Daniels, Donald Trump vient d’être à nouveau inculpé, cette fois au niveau fédéral, pour des motifs beaucoup plus graves : il est accusé d’avoir violé la loi sur l’espionnage et mis en danger la sécurité des États-Unis en conservant illégalement, après son départ de la Maison Blanche, des documents classés secret défense.

Une audience lors de laquelle il devrait plaider non-coupable

Donald Trump, qui fuit la moiteur de la Floride et a fait de son club de golf de Bedminster, dans le New Jersey, son QG estival, est arrivé dans le " Sunshine state " lundi soir. Son " arraignment " (la lecture de l’acte d’accusation) est prévu à 15 heures au tribunal fédéral de Miami. Il devrait se rendre à la justice juste avant, sans doute via une entrée au niveau du parking souterrain.

Donald Trump sera alors en état d’arrestation, mais comme à New York, il échappera sans doute aux menottes et à une photo, le fameux " mugshot ". L’audience devrait être courte et l’ancien président a annoncé son intention de plaider non-coupable.

La peine pourrait par ailleurs être prononcée à une autre date, et non dans la foulée. Le prédécesseur de Joe Biden pourrait donc revenir au tribunal quelques jours plus tard, ce qui laisserait le temps à ses avocats de négocier un accord avec l’accusation.

L’une des membres de son équipe juridique a déclaré sur Fox News que Trump n’envisageait pas de négocier un accord, "surtout quand il n’a rien fait de mal ", a-t-elle indiqué. " Il n’admettrait jamais sa culpabilité. "

Pour l’ancien ancien ministre de la Justice de l’administration Trump, Bill Barr,  dimanche sur Fox News: "Tout cela s’est produit du fait de la conduite imprudente du président ".

Donald Trump a appelé au soutien de ses partisans et les autorités craignent des débordements. Interrogé sur une radio, l'ancien président a ainsi déclaré : "Notre pays doit protester [...] nous avons tout perdu". Il a ensuite précisé que cela devait se faire de façon pacifique

Est-ce un nouveau coup dur pour sa candidature à la présidentielle 2024 ?

"Une attaque politique des Démocrates "

Sans surprise, face à cette inculpation fédérale, Trump clame son innocence, accusant l’administration Biden d’ " ingérence électorale au plus haut niveau " et d’ " instrumentalisation du Département de la Justice et du FBI ". Cette défense, reprise par Fox News, est aussi celle adoptée par des ténors du Parti républicain, y compris Kevin McCarthy, le président de la Chambre des représentants.

Même ses adversaires aux primaires, à commencer par son principal rival, Ron DeSantis, se trouvent forcés d’adhérer à ce récit : une inculpation qui serait une attaque politique de Joe Biden contre l’un des principaux candidats à l’investiture présidentielle du Parti républicain.

Si les Républicains les plus en vue défendent l’ancien président ou restent silencieux, c’est que Donald Trump reste très populaire chez leurs électeurs. Il est en tête des sondages aux primaires avec plus de 50 % des intentions de vote. Surtout, il distance son adversaire principal DeSantis par 30 points, un écart qui continue de se creuser, y compris dans l’État de Floride où DeSantis a pourtant été réélu gouverneur à une très large majorité en 2022.

L’ex-président bénéficie en effet de la multiplication de candidatures aux primaires et de l’éparpillement des voix qu’elle engendre. Ils sont déjà une petite dizaine à s’être officiellement déclarés, mais aucun ne semble encore émerger. En effet, le scrutin majoritaire à un tour appliqué pour les primaires et le fait que, dans la plupart des États, le candidat qui a obtenu le plus grand nombre de voix remporte l’ensemble des délégués profitent à l’ex-locataire de la Maison Blanche. Fort de son socle électoral solide, ce dernier devrait d’autant plus facilement devancer ses poursuivants que ceux-ci seront nombreux et se déchireront entre eux.

De plus seule une toute petite minorité d’électeurs votent aux primaires . Il y avait moins de 15 % de participation chez les Républicains en 2016, le taux le plus élevé en plus de 30 ans. Il est communément admis que c’est la frange la plus radicalisée qui vote pour ce scrutin.

Cette nouvelle inculpation, comme les affaires et scandales précédents, a donc peu de chances d’entamer le soutien des électeurs républicains à l’ancien président. Elle pourrait même le renforcer, d’autant que, s’il est reconnu coupable, Trump resterait de toute façon éligible. En effet, selon la Constitution et le 14ᵉ amendement, seule une condamnation pour insurrection ou rébellion pourrait le disqualifier...

N'oublions pas non plus, que Joe Biden a lui aussi gardé dans son garage des documents secrets défense !




Garett Skyport pour DayNewsWorld

LE REPUBLICAIN MIKE PENCE SE LANCE

DANS LA PRESIDENTIELLE AMERICAINE

L’ancien vice-président de Donald Trump, Mike Pence, a déposé ce lundi 5 juin 2023 sa candidature à l’élection présidentielle américaine en 2024, d’après des documents publiés par la commission électorale fédérale (FEC).

Ce conservateur évangélique, farouche opposant à l’avortement, défiera donc Donald Trump lors des primaires républicaines de 2024. Il devrait publier mercredi 7 juin, le jour de ses 64 ans, son entrée en lice avec un meeting dans l’Iowa. Le candidat sera sur les plateaux de la chaîne CNN, avaient confié en fin de semaine dernière des proches, sous couvert d’anonymat, à NBC et d’autres médias américains.

« Plus on est fous »

Mike Pence avait aidé Donald Trump à conquérir la droite religieuse en étant son colistier lors de la campagne présidentielle de 2016. Après des années de loyauté indéfectible, il a changé de ton à cause de l’assaut contre le Capitole. La rupture entre les deux hommes compromet les chances de Mike Pence, que les nombreux militants fidèles à Donald Trump continuent de considérer comme un « traître ». A toutes ces candidatures devrait s’ajouter celle du gouverneur du Dakota du Nord, Doug Burgum, très peu connu dans le pays. Le tout, pour le plus grand plaisir de Donald Trump.

«  Plus on est fous, plus on rit », lançait-il sur Fox News après l’entrée dans la course de la seule femme candidate chez les républicains, Nikki Haley.

Le lancement de campagne de Mike Pence risque moins de parasiter la candidature de l’ancien président que celle de Ron DeSantis, actuellement deuxième dans les sondages, après Donald Trump. Comme l’ancien vice-président, le gouverneur de 44 ans mise lui aussi sur un discours très conservateur, quoique plus offensif.

Contrairement à 2016, quand Donald Trump avait provoqué la stupeur en remportant l’investiture républicaine, puis l’élection, l’ancien président surfe cette fois-ci en tête des intentions de vote. Mais la logique reste la même : une primaire républicaine avec une dizaine de candidats, tous soucieux de barrer la route au septuagénaire, risque in fine d’entraîner une dispersion des voix, au profit de l’ancienne star de la téléréalité. Un scénario qui prend de plus en plus d’épaisseur, alors que Mike Pence, Chris Christie et Doug Burgum s’apprêtent à se lancer.

Le tribun, dont la chute a été mille fois annoncée, a survécu jusqu’ici à tous les scandales.

 « Les prétendants à la primaire républicaine peuvent faire de leur mieux, mais si des accusations de viol (et l’assaut du Capitole) n’ont pas réussi à faire fléchir la base de Trump, ces candidats n’y parviendront pas non plus », prédit la stratège démocrate Amani Wells-Onyioha.




Paul Emison pour DayNewsWorld

LE GOUVERNEUR RON SANTIS ANNONCE

SA CANDIDATURE A LA PRESIDENTIELLE AMERICAINE EN DIRECT PAR SUR TWITTER

Il pourrait voler la vedette à Donald Trump. Principal rival de l’ancien président des États-Unis pour l’investiture républicaine, le sénateur de Floride Ron DeSantis, 44 ans, doit annoncer sa candidature à l’élection présidentielle américaine 2024, mercredi 24 mai 2023 en direct sur Twitter, lors d’un échange prévu avec le patron du réseau social Elon Musk. Le milliardaire et PDG de Tesla a confirmé au Wall Street Journal qu’une « conversation » entre Ron DeSantis et lui aurait lieu ce mercredi à 18 h, heure de Washington (minuit à Paris).

Ron DeSantis attendait la fin de la session parlementaire en Floride, en mai, pour se déclarer officiellement candidat à la primaire républicaine pour la présidentielle de 2024. Histoire de mettre en avant son bilan de gouverneur du Sunshine State, après une élection gagnée d’un cheveu en 2018, puis remportée haut la main avec 59 % des voix pour un second mandat en novembre 2022.

Un ancien poulain de Donald Trump

Ron De Santis est-il vraiment le candidat le plus sérieux, le principal adversaire de Donald Trump ? En tout cas, étant donné les critiques virulentes de l'ancien président contre lui, c'est clairement le républicain qui a le plus de chances contre l'ex-président aux primaires du parti.

Il est en fait un ancien poulain de Donald Trump et il partage pas mal de ses idées. DeSantis est le chef de file conservateur de la « guerre culturelle » qui déchire l’Amérique. « La Floride est l’endroit où le wokisme va mourir », assénait-il, début janvier. Son objectif est de faire la démonstration qu’il est plus trumpiste que Donald Trump, son ancien mentor devenu un adversaire, et plus radical que la base MAGA (« Make America Great Again ») de l’ancien président, pour espérer remporter la primaire républicaine. Il s'est d'ailleurs fait connaître dans tout le pays grâce à ses politiques ultra-conservatrices qu'il a mises en place en Floride sur l'éducation ou l'immigration. Les questions de genre et d'homosexualité n'ont plus le droit d'être évoquées à l'école, par exemple en Floride. Il vient aussi de faire passer une loi pour combattre le travail au noir des immigrés et il mène une bataille en général contre la bien-pensance des démocrates.

Jeudi 18 mai, la multinationale Disney a annulé un projet de campus de plus de 1 milliard de dollars (925 millions d’euros), qui aurait dû créer au sud d’Orlando 2 000 emplois, avec des salaires annuels moyens de 120 000 dollars.

Au cœur de cette décision se trouve la guerre culturelle engagée contre Disney. La firme, qui exploite à Orlando le gigantesque parc d’attractions Disney World, avait critiqué il y a un an la loi surnommée « Don’t Say Gay » (« ne parlez pas des homosexuels »), qui interdit d’aborder dans les écoles les questions dites « de genre » et l’homosexualité jusqu’à l’équivalent du CE2.

Ron DeSantis a riposté en privant la firme du droit d’autogérer son domaine, privilège négocié à la fin des années 1960, mais c’était sans compter sur la réaction de son patron, Robert Iger, qui a attaqué le gouverneur en justice, dénonçant « une campagne ciblée de représailles du gouvernement ». Puis, M. Iger a annulé la construction du campus.

Cet ancien officier de la marine a donc gagné en popularité en multipliant les coups d’éclat ultra-conservateurs sur l’éducation ou l’immigration, au nom d’une bataille contre la supposée « bien-pensance ».

Sur ce point, les deux candidats chassent sur le même terrain. Ron DeSantis multiplie en effet les prises de position dures sur l’immigration, le Covid-19 ou encore les questions de genre.

Handicaps et atouts

Mais le chemin de Ron DeSantis jusqu’à la Maison Blanche est semé d’embûches. Le principal handicap de ce père de trois enfants : un manque de charisme, pointé de toutes parts. Et sur lequel le camp Trump n’hésite pas à l’attaquer. « Annoncer sa candidature sur Twitter, c’est parfait pour DeSantis. Comme ça il n’a pas besoin d’interagir avec qui que ce soit », a ironisé un des conseillers de Donald Trump

Selon un récent sondage Reuters/Ipsos, l’ancien président américain Donald Trump, qui a déjà annoncé sa candidature pour l’élection de 2024 depuis le 16 novembre 2022, conserve une avance confortable.

La notoriété croissante de Ron DeSantis dans les rangs des républicains et sa capacité à collecter des fonds font probablement de lui le plus grand rival de Donald Trump.Ron DeSantis a autre atout : il est jeune, il n'a que 44 ans. Il est père de trois jeunes enfants. On est loin des 76 et 80 ans de Donald Trump ou de Joe Biden.

Les deux hommes restent toutefois les deux favoris pour l’investiture républicaine. Les autres candidats républicains déclarés – Nikki Haley, Tim Scott, Asa Hutchinson – dépassent pour l’instant rarement les 5 % d’intentions de vote.

Le candidat choisi par le camp républicain à l’issue de primaires affrontera en novembre 2024 celui désigné par le parti démocrate.




Jenny Chase pour DayNewsWorld

LE CHAOS A LA FRONTIERE AMERICANO-MEXICAINE AVEC LA FIN DU TITRE 42 ?

La crise n'est pas nouvelle, mais pourrait prendre des proportions inédites. 

Dans les prochaines semaines, les autorités des États-Unis s'attendent à une situation "chaotique", selon l'expression de Joe Biden lui-même, avec des arrivées massives de migrants à la frontière mexicaine. 

Pour tenter d'y répondre, l'État fédéral a mobilisé plus de 24.000 agents et forces de l'ordre à la frontière, en plus de 4000 militaires. La cause ?

L'expiration ce jeudi d'une ordonnance de santé publique connue sous le nom de "Title 42". 

Le désordre en effet règne à la frontière sud des États-Unis, selon des agents frontaliers américains, le Titre 42 ayant pris fin à 23 h 59 (HAE) jeudi 11mai 2023. 

Près de 10 000 migrants ont été interceptés, à quelques heures de la fin de la mesure, alors qu'ils tentaient désespérément de traverser la frontière séparant le Mexique et les États-Unis.

Le Titre 42, qui était en place depuis mars 2020, permettait aux patrouilleurs à la frontière d'expulser les migrants qui arrivaient illégalement en sol américain avant qu'ils ne puissent demander l'asile, dans un contexte pandémique.

Fin du Titre 42

Le "Title 42" fait référence à la clause 42 du code gouvernemental américain, établi le 1er juillet 1944. 

C’est une loi qui confère aux autorités fédérales le pouvoir d'interdire l'entrée de personnes et de produits au pays afin de limiter la propagation d'une maladie transmissible. 

C’est donc cette clause que l'administration Trump a invoquée en mars 2020, au début de la pandémie, pour limiter l’entrée et la réception de demandes d’immigration.Son objectif consistait à interdire aux agences de contrôle des frontières de détenir des migrants dans des "lieux de rassemblement" comme les centres de rétention, où le virus de la COVID-19 pouvait se propager rapidement.

Cette mesure ayant pris fin jeudi soir, plusieurs migrants se sont pressés de se rendre à la frontière, espérant pouvoir profiter de cette transition chaotique aux États-Unis. 

Le secrétaire à la Sécurité intérieure, Alejandro Mayorkas, avait d'ailleurs affirmé jeudi qu'"un nombre élevé d'arrivées" avait été observé "dans "certains secteurs" avant l'expiration du Titre 42. Le gouvernement fédéral s'attend à recevoir jusqu'à 13 000 migrants par jour immédiatement après l'expiration de la mesure, contre environ 6000 lors d'une journée normale.

Situation "chaotique"

Les autorités locales sont aux prises avec le flux migratoire important des derniers jours, en plus du devoir de traiter les migrants sans document déjà interceptés. L'administration Biden prévoyait relâcher ces immigrants irréguliers sans les expulser pour redonner un peu de souffle aux gardes-frontières. 

Cependant, un juge fédéral en Floride a ordonné jeudi un avis contradictoire obligeant les agents à remettre des avis de convocation pour la cour d'immigration, un processus qui prend du temps et qui est jugé nuisible par les agents frontaliers.

"Il s'agit d'un règlement nuisible qui conduira à un engorgement des frontières, qui freine notre capacité à efficacement effectuer les procédures et les expulsions de migrants et qui risque de créer des conditions dangereuses pour les agents frontaliers et les migrants". Une citation de Patrouille frontalière américaine

Pour aider les autorités locales, 24 000 agents supplémentaires ont été déployés mercredi en plus de 4000 militaires en vue de l'afflux important de migrants.

La situation, bien que chaotique, était cependant attendue. Le président Joe Biden a lui-même récemment affirmé que la situation serait "chaotique pendant un moment", alors qu'il tente de garder une politique équilibrée dans ce dossier.

Face à un risque de crise migratoire, les démocrates affichent donc un discours de fermeté. "Je veux être très clair : notre frontière n’est pas grande ouverte. Les personnes traversant notre frontière illégalement et sans fondement légal pour rester seront immédiatement [...] expulsées", a déclaré le ministre de la Sécurité intérieure, Alejandro Mayorkas. 

Il reconnaît toutefois être lucide sur les défis auxquels nous allons probablement faire face dans les jours et semaines à venir.

"Nous sommes prêts à y répondre", affirme le ministre, notant "qu’un nombre élevé d’arrivées" avait déjà été observé "dans certains secteurs".

Pour restreindre le passage irrégulier à sa frontière, le gouvernement américain veut instaurer de nouvelles restrictions.

Les migrants sans visa qui ont passé par d'autres pays avant d'atteindre les États-Unis et qui n'ont pas fait de demande dans ces pays ne seront plus admissibles pour une demande d'asile. Toutefois, ceux qui auront pris un rendez-vous sur l'application mobile CBP One pour leur demande seront exemptés des mesures. 

La seule exception à la règle sera les mineurs isolés. 

Les clandestins qui ne remplissent pas les critères seront soumis au "processus accéléré de déportation" qui les empêchera d'entrer en sol américain pour les cinq prochaines années.

Les migrants "qui n'ont pas de raison de rester, nous les écarterons très rapidement avec ce que nous avons désormais à disposition, nos pouvoirs traditionnels de contrôle de l'immigration", a expliqué le secrétaire de la Sécurité intérieure.

Les impacts avec le retour de la clause 8

Depuis le début de la politique de la clause 42, la patrouille frontalière aurait procédé à 2,8 millions d'expulsions de migrants, selon le service des douanes et de la protection des frontières des États-Unis.

Avant la pandémie, la clause 8 était la principale ressource dont disposaient les autorités responsables en matière d'immigration pour décider de retenir une personne à la frontière ou de la libérer avec un permis pour demander l'asile ou pour invoquer des raisons humanitaires. 

La clause 8 prévoit cependant des sanctions aux lourdes conséquences pour les migrants renvoyés en cas d'entrée illégale, notamment une interdiction de réadmission pendant au moins cinq ans et des poursuites pénales potentielles en cas de tentatives répétées d'entrer illégalement sur le territoire américain.

Le retour de l'application de la clause 8 devrait réduire le nombre de franchissements répétés de la frontière, qui a augmenté de manière considérable pendant l'application de la clause 42. 

Cette clause prévoit toutefois des exceptions pour les personnes qui appartiennent à des populations vulnérables, par exemple celles qui font état d'une crainte crédible de persécution. Elles pourraient comparaître devant un juge, qui décidera alors si elles peuvent rester aux États-Unis ou non.

Contenir le flux de migrants

L'administration Biden a décidé d’envoyer 1500 soldats pendant 90 jours à la frontière entre les États-Unis et le Mexique.

Au total, 4000 militaires sont mandatés pour aider les autorités frontalières à accomplir diverses tâches non liées à l'application de la loi.

Cette mesure ne fait pas l’unanimité au sein des démocrates, certains déplorant que le président Biden ait décidé de militariser la frontière avec le Mexique.

Pendant ce temps, les États-Unis ont ouvert de nouveaux centres de traitement des demandes en Colombie et au Guatemala, ce qui permettra aux migrants d'être présélectionnés par des voies légales, telles que le statut de demandeur d’asile ou de réfugié, avant d'aller grossir les rangs de la population à la frontière.

Alejandro Mayorkas, responsable de la Sécurité intérieure, a déclaré dans un communiqué que son département traiterait les migrants selon la "procédure standard", c'est-à-dire en les soumettant à une procédure d'expulsion.

Dossier politique délicat

Les républicains accusent les démocrates de ne pas assez renforcer la sécurité aux portes du pays, alors que des groupes de défense des droits des migrants estiment que le gouvernement empêche les demandeurs d'asile d'accéder à leurs droits.L'organisation de défense des droits civiques (ACLU) poursuit l'administration Biden pour contrer les nouvelles restrictions l'égard des demandeurs d'asile. 

Les nouvelles politiques du gouvernement veulent encourager les migrants à adopter le processus légal pour entrer au pays. Le problème relevé par l'organisme est que le système requiert une prise de rendez-vous via une application mobile, alors que plusieurs demandeurs n'ont pas accès à Internet ou même à un appareil mobile.

C'est un problème politique pour Joe Biden..Une crise migratoire opportune pour les républicains, alors que Donald Trump fait son grand retour sur la scène politique américaine ? 

Pour l’ancien président, "Joe Biden a officiellement aboli ce qu’il restait des frontières de l’Amérique".

Du côté des démocrates, on veut un traitement humanitaire des migrants. Tout le monde aimerait qu'il y ait de nouvelles lois sur l'immigration, mais le congrès est tellement divisé qu'ils n'arrivent pas à passer de nouvelles lois.

En attendant, les républicains, qui sont majoritaires à la Chambre des représentants, prévoient organiser un vote sur la nouvelle loi "Secure the Border Act of 2023" la semaine prochaine. Le projet de loi rétablirait plusieurs des politiques frontalières les plus controversées de l'ex-président Trump.

Kyrsten Sinema, sénatrice démocrate de l’Arizona, et son collègue républicain de la Caroline du Nord, Thom Tillis, travaillent actuellement sur un projet de loi qui accorderait une autorisation temporaire de deux ans pour continuer à expulser les migrants des États-Unis, donc avec des pouvoirs similaires à ceux conférés par la clause 42.

Cette mesure ne fait pas l’unanimité au sein des démocrates, certains déplorant que le président Biden ait décidé de militariser la frontière avec le Mexique avec l'envoi de 1500 soldats américains en renfort à la frontière mexicano-américaine.

Pendant ce temps, les États-Unis ont ouvert de nouveaux centres de traitement des demandes en Colombie et au Guatemala, ce qui permettra aux migrants d'être présélectionnés par des voies légales, telles que le statut de demandeur d’asile ou de réfugié, avant d'aller grossir les rangs de la population à la frontière.

Par ailleurs, dès jeudi, les républicains ont l'intention de faire adopter un projet de loi, connu sous le nom de HR 2, qui codifierait certains des programmes frontaliers mis en œuvre par l'ex-président Donald Trump, notamment la politique qui exigeait que les migrants restent au Mexique tout en suivant la procédure d'asile.

Il prévoit également consacrer davantage de ressources à la sécurité de la frontière, relancer la construction du mur entre les deux États, accroître le personnel frontalier et moderniser la technologie frontalière.

Jusqu'ici, les États-Unis se sont entendus avec le Mexique pour contenir les migrants refoulés par Washington.

Et le Mexique dans tout ça ?

De son côté, le Mexique a accepté d'accueillir des migrants du Venezuela, du Nicaragua, de Cuba et d'Haïti en vertu de l’ancienne clause dans le cadre des nouvelles procédures de libération conditionnelle mises en œuvre par l'administration Biden au début de l'année.Ces politiques ont entraîné une baisse significative du nombre de franchissements illégaux de la frontière par les ressortissants de ces quatre pays.

Toutefois, malgré les pourparlers en cours avec les États-Unis, il n'est pas certain que le Mexique accepte de continuer à accueillir les non-Mexicains rejetés par les États-Unis sans le mécanisme de la clause 42.




Joanne Courbet pour DayNewsWorld

DONALD TRUMP EN TETE

L'AGE DE JOE BIDEN UN HANDICAP

POUR SA REELECTION A LA PRESIDENTIELLE

Pour son premier meeting de campagne depuis son inculpation à New York, Donald Trump a vivement attaqué le président Joe Biden, qui vient d'annoncer sa candidature à la présidentielle 2024.

«Nous allons écraser Joe Biden». C'est ce qu'a assuré Donald Trump, ce jeudi 27 avril, lors d'un meeting dans le New Hampshire, deux jours après que l'actuel président américain a annoncé qu'il se représentait pour le scrutin de 2024.

Dans son discours, l'ancien président républicain a eu des mots très durs pour résumer le bilan de son successeur. «Mardi, Joe Biden a officiellement déclaré qu'il voulait quatre années désastreuses de plus au pouvoir», a-t-il critiqué. «Nous sommes désormais dans un pays plongé dans la violence et la criminalité, écrasé par l'inflation, où les banques s'effondrent», a-t-il ajouté.

Donald Trump en tête des sondages

Donald Trump surfe pour l'instant largement au-dessus de la mêlée des candidats républicains. Le New Hampshire, où il est en meeting, est parmi les premiers Etats à organiser leurs primaires républicaines début 2024. Une victoire dans cet Etat garantirait au candidat républicain de 76 ans un élan précieux, et nécessaire pour la suite.

Actuellement, le 45e président américain domine ainsi de 4 points le 46e, avec 46% des projections contre 42%. Les 12% restants se partagent entre le choix d'un autre candidat (7%), et ceux qui demeurent indécis, (5%).

"Je suis candidat à ma réélection"

Joe Biden a annoncé mardi 25 avril 2023 briguer un second mandat à la tête des Etats-Unis. "Je suis candidat à ma réélection", a dit le président américain de 80 ans dans un message vidéo publié sur Twitter.

" Lorsque je me suis présenté à la présidence il y a quatre ans, j'ai dit qu'il s'agirait d'une lutte pour l'âme de l'Amérique et nous en sommes encore là », a dit Joe Biden. « L'heure n'est pas à l'autosatisfaction, c'est pour cela que je me présente en vue d'une réélection. [...] Finissons le travail. Je sais que nous en sommes capables. "

La date de mardi était loin d'être anodine. Elle marque le quatrième anniversaire, jour pour jour, de la dernière entrée en campagne de Joe Biden, lorsque le démocrate s'était lancé dans une bataille pour "l'âme de l'Amérique", et avait privé Donald Trump d'un second mandat.

Mais le président devait s'exprimer sur ce qui sera probablement un de ses leitmotivs en tant que candidat : ​​comment ramener les "emplois manufacturiers" aux Etats-Unis et "reconstruire la classe moyenne". Depuis le début de l'année, Joe Biden martelait sa volonté de rendre sa "dignité" à l'Amérique populaire "oubliée", perturbée par la mondialisation, que Donald Trump a su en partie séduire.

L’âge de Joe Biden un sujet de débat

Le locataire de la Maison Blanche peut penser qu'il a les statistiques avec lui : les présidents américains se représentent généralement, et ils sont le plus souvent réélus.

Mais Joe Biden, de par son âge, défie les précédents historiques. S'il est réélu, il achèverait son second mandat à l'âge de ses 86 ans. En novembre 2021 puis en février 2023, le dirigeant s'est soumis à des bilans qui ont conclu qu'il était en "bonne santé".

Mais lui qui est déjà enclin aux gaffes et dont l'allure est incontestablement marquée par les ans, s'expose à une recrudescence d'attaques des républicains sur son acuité mentale. Ses chutes à répétition, ses problèmes de diction et ses lapsus fréquents étaient depuis longtemps mis en avant par les médias républicains pour présenter Joe Biden comme un vieillard sénile devenu un jouet entre les mains de ses conseillers. 

Mais le sujet de l’âge du président américain est désormais abordé ouvertement par les médias démocrates, où il était jusqu’à présent tabou. Son propre camp s’interroge sur un second mandat du plus vieux président américain. 70% des Américains ne souhaitaient pas le voir à nouveau candidat, selon un récent sondage. Même à New York, ville traditionnellement démocrate, sa candidature fait beaucoup parler.

Des échecs de Joe Biden

En outre, le démocrate n'a pas réussi à réunifier le pays. Trois sujets emblématiques à la fois des plus profondes divisions de l’Amérique et des échecs de Joe Biden peuvent être invoqués, s’expliquant en partie par sa marge de manœuvre institutionnelle limitée. Le Président a démarré son premier mandat sans domination parlementaire nette, il le finit avec un Congrès divisé : un Sénat démocrate, une Chambre des représentants républicaine.

Il a par ailleurs contre lui de nombreux États gouvernés par des républicains et une Cour suprême conservatrice.

Joe Biden n’a pas interdit comme promis les fusils d’assaut, malgré plusieurs tueries. Il n’a rien pu ou su faire lorsque la Cour suprême a mis fin au droit constitutionnel à l’avortement. Il n’a pas non plus porté de grande législation pour protéger l’accès au vote des Afro-Américains ou pour répondre aux violences policières.

Le Président américain a mis fin à la construction du mur que voulait Donald Trump à la frontière avec le Mexique, mais les arrivées de migrants se poursuivent sans qu’il ait réussi à réformer le système d’immigration.

Joe Biden n’a pas non plus jugulé une déferlante d’overdoses dues aux opiacés de synthèse.

Un futur duel Trump - Biden ?

Si Donald Trump prend pour cible Joe Biden, c'est notamment parce qu'il anticipe un duel avec le candidat démocrate, qui sera son adversaire principal pour accéder une nouvelle fois à la présidence. En 2024, l'Amérique aura le choix entre «le succès et l'échec», «la sécurité ou l'anarchie», la «prospérité ou la catastrophe», a-t-il estimé, le ton grave.

Donald Trump s'est lancé dans une imitation de Joe Biden laissant entendre que le dirigeant octogénaire était sénile, une affirmation récurrente chez les républicains.

Toutefois, avant d'être officiellement investi par son parti, Donald Trump va devoir affronter le gouverneur de Floride, Ron DeSantis, son plus gros rival, qui en a également pris pour son grade. «Il est en train de s'écrouler» dans les sondages, a-t-il martelé.

Avec 36 % de satisfaction dans les sondages, Joe Biden est plus impopulaire que Donald Trump ne l’a jamais été. Actuellement, le 45e président américain domine ainsi de 4 points le 46e, avec 46% des projections contre 42%.




Alyson Braxton pour DayNewsWorld

LE PRINCIPAL SUSPECT DE FUITES DE DOCUMENTS CONFIDENTIELS SERAIT UNE JEUNE RECRUE MILITAIRE AMERICAINE

Jack Teixeira, 21 ans, a été interpellé jeudi. Il aura fallu une semaine pour identifier le principal suspect. Jeudi 13 avril, peu avant 14 heures, les policiers du FBI sont arrivés à North Dighton, dans le Massachusetts, au domicile de Jack Teixeira. Le jeune homme de 21 ans, short rouge et tee-shirt kaki, a été embarqué, les mains menottées. Il doit être présenté devant un juge de Boston vendredi, en vue de son inculpation dans le cadre de l’Espionage Act. Son arrestation a été retransmise en direct par les chaînes de télévision américaines.

Nouveau venu dans l'armée

La Garde nationale a indiqué que Jack Teixeira s'était engagé en septembre 2019, travaillait en tant que spécialiste informatique et communications et avait atteint le rang d'aviateur de première classe, le troisième le plus bas de la hiérarchie. Issu d'une famille de militaires, son beau-père a pris sa retraite après 34 ans de service dans la base militaire où lui-même travaillait, selon le Cape Cod Times, tandis que son demi-frère y travaille également actuellement.

La mère de Jack Teixeira a travaillé dans des ONG de soutien aux anciens combattants, ainsi qu'au département des services aux anciens combattants du Massachusetts, selon les médias américains. Elle a posté des photos de la famille chaque année à l'occasion de la Journée des anciens combattants.

"Informer et impressionner"

Sous le pseudonyme "OG", le suspect aurait publié pendant des mois des documents issus de la base militaire où il travaille sur un groupe privé en ligne du réseau social Discord.

"OG" avait demandé aux autres membres du groupe Discord de ne pas diffuser les documents, assurant qu'il n'avait pas l'intention d'être un lanceur d'alerte, selon le Washington Post. Il se montrait critique envers l'Etat - dont il dénonçait "l'abus de pouvoir" -, les forces de l'ordre et la communauté du renseignement." Selon l'un de ces amis contacté par un journal, le jeune homme, fervent catholique et libertaire se montrait extrêmement pessimiste quant à l'avenir de son pays.

Le groupe, composé d'environ 24 personnes dont certaines originaires de Russie et d'Ukraine, s'est formé dès 2020 autour de leur passion mutuelle pour les armes à feu, le matériel militaire et la religion.

Selon des témoignages récoltés par le quotidien américain, le jeune homme voulait simplement enseigner aux jeunes membres du groupe "ce qu'était la vraie guerre".

Son objectif, selon les membres du groupe, qui s'est formé en pleine pandémie, "était à la fois d'informer et d'impressionner". Selon un membre mineur du groupe, interrogé par le Wahington Post avec le consentement de sa mère, « OG » aurait commencé par leur diffuser des messages dans lequel il reproduisait le verbatim de notes confidentielles, ce qui lui réclamait des heures de travail, y ajoutant des annotations pour expliquer certains acronymes ou points techniques. Puis, las de cette méthode contraignante, il aurait choisi de façon plus risquée de leur transmettre des copies des documents, soit plusieurs par semaine, à compter de la fin 2022.

C'est ainsi qu'à partir d'octobre au moins, que Jack Teixeira a commencé à partager des descriptions d'informations classifiées "avant de finir par mettre en ligne des centaines de pages de documents, y compris des cartes détaillées du front en Ukraine et des évaluations confidentielles de la machine de guerre russe

"Tout le monde respectait OG", a déclaré Vahki, un membre du groupe cité par le New York Times. "Il était le mec, le mythe. Et il était la légende. Tout le monde le respectait". Et d'ajouter : "Ce type était chrétien, anti-guerre, et voulait simplement informer ses amis de ce qui se passait".

Espionage Act

Dans un article de ce vendredi consacré à la personnalité du suspect, le Washington Post souligne que malgré son inexpérience, Jack Teixeira avait déjà accès à des nombreux documents classifiés hautement sensibles via le réseau Joint Worldwide Intelligence Communications System, qui lui a permis de lire ces fichiers.

À Washington, le procureur général Merrick B. Garland a annoncé que Jack Teixeira, arrêté pour "retrait, conservation et transmission non autorisés d'informations classifiées relatives à la défense nationale", en référence à la loi sur l'espionnage (Espionage Act), sera traduit devant la Cour fédérale de district du Massachusetts.

La justice, à l'instar des autorités américaines, devra notamment éclaircir les circonstances qui ont permis à un jeune aviateur de première classe d'avoir accès à des informations aussi sensibles sur la guerre en Ukraine, et aux rapports quotidiens de renseignement émanant notamment de la CIA et de l'Agence de sécurité nationale.




Alize Marion pour DayNewsWorld

LES CONSEQUENCES DE LA FUITE DE DOCUMENTS CLASSIFIES AUX ETATS-UNIS

Washington tente d'évaluer les risques liés à la fuite de documents classifiés, qui concernent notamment l'invasion russe en Ukraine et qui pourraient s'avérer précieux pour Moscou.

La fuite de documents classifiés américains notamment liés à l’Ukraine pose un risque « très grave » pour la sécurité nationale des États-Unis, a estimé lundi le Pentagone.

Le président Joe Biden a été informé de cette situation, qui semble susciter une inquiétude croissante auprès de son administration, « en fin de semaine dernière », a déclaré son porte-parole John Kirby.

Le secrétaire à la Défense lui-même, Lloyd Austin, n’a été informé du problème que le 6 avril au matin – jour où la fuite a été révélée, plus tard dans la journée, par le New York Times –, a indiqué le porte-parole du Pentagone.

Parmi ces documents, dont la fuite en ligne a été révélée jeudi par le New York Times1, l’un fait le point sur l’état du conflit en Ukraine début mars, d’autres évoquent la situation sur des fronts spécifiques, comme à Bakhmout, ou les cruciales défenses antiaériennes de Kyiv.

Certains semblent aussi indiquer une collecte de renseignements opérée par les États-Unis et ciblant certains de leurs alliés.

S’il n’a pas voulu se prononcer sur l’authenticité de ces documents, John Kirby, porte-parole du conseil de sécurité nationale rattaché à Joe Biden, a évoqué la préoccupation des autorités américaines.

"Nous ne savons pas qui est responsable de cela. Et nous ne savons pas s’ils ont davantage [de documents] à publier" en ligne, a-t-il dit, avant d’ajouter :

"Est-ce que c’est un sujet de préoccupation pour nous ?

Absolument !."

Comment une telle fuite ?

Le média spécialisé Bellingcat explique que ces documents "Top Secret" ont été publiés sur différents réseaux sociaux, d'abord sur Discord, sur un canal initialement créé pour parler du jeu vidéo Minecraft. Ils se sont ensuite répandus sur 4chan, puis Twitter, et Telegram.

L'origine de la fuite n'a pas encore été identifiée. Les posts sur Discord sont des photos des documents "Top Secret" "entourés d'objets", explique le média. Beaucoup d'entre eux ne sont plus disponibles sur les sites où ils sont initialement apparus. Les États-Unis travailleraient à ce qu'ils soient retirés.

Nous continuons d’enquêter sur la façon dont cela est arrivé, ainsi que sur l’ampleur du problème. Des mesures ont été prises pour analyser [...] la manière dont ce type d’information a été distribuée et à qui.

Le département de la Justice a ouvert une enquête pénale distincte.

CNN, qui a pu consulter 53 des documents qui ont fuité, explique que la plupart d'entre eux semblent avoir été produits entre mi-février et mars 2023. Ils contiennent des informations classifiées, de niveaux de confidentialité différents.

Beaucoup concernent aussi la guerre en Ukraine. L'un fait par exemple le point sur l'état du conflit début mars, dont le montant des pertes russes et ukrainiennes, tandis que d'autres évoquent la situation sur des fronts spécifiques, comme à Bakhmout.

Auprès du Guardian, un porte-parole du ministère français de la Défense a démenti la présence de soldats français en Ukraine, alors qu'elle aurait été révélée dans les documents qui ont fuité, explique le média britannique.

Selon CNN, certains documents montrent aussi comment les États-Unis auraient réussi à obtenir des informations au sein du ministère russe de la Défense et de l'organisation Wagner.

Plusieurs documents semblent indiquer que Washington espionne ses propres alliés, dont Israël et la Corée du Sud. Et même directement le président ukrainien, Volodymyr Zelensky.? 

Dix ans après les révélations sur l'espionnage par la NSA de plusieurs pays européens, dont la France, les États-Unis continuent-ils d'espionner leurs alliés ?

Le porte-parole du département de la Défense, M. Meagher, a affirmé qu’une équipe travaillait à déterminer si les documents étaient authentiques, et a noté qu’en tout état de cause, les photos diffusées semblaient contenir des informations sensibles.

Sont-ils authentiques ?

"Des photos semblent montrer des documents au format semblable à celui qui est utilisé pour fournir des mises à jour quotidiennes à nos hauts responsables des opérations liées à l’Ukraine et la Russie, ainsi que d’autres mises à jour de renseignement », a-t-il dit, mais certaines « semblent avoir été modifiées".

Plusieurs médias, dont CNN, le Washington Post et le New York Times, indiquent que des officiels américains affirment, sous couvert d'anonymat, que la plupart des documents sont authentiques. Ils correspondraient aux rapports de la CIA qui circulent à la Maison Blanche, au Pentagone ou encore au département d'État, avance cette même source.

Toutefois, au moins un des documents semble avoir été altéré pour laisser croire que l'Ukraine aurait subi des pertes plus importantes que la Russie, quand le supposé original disait l'inverse.

Les fuites pourraient mettre en danger des sources du renseignement américain, ainsi que fournir à la Russie de précieuses informations sur l'état des troupes ukrainiennes. Les documents évoquant les pays partenaires des États-Unis pourraient embarrasser Washington, notamment à propos d'un éventuel espionnage de proches alliés.

"La divulgation d’informations classifiées et sensibles peut non seulement avoir d’énormes conséquences pour notre sécurité nationale, mais aussi mener des personnes à la mort", a averti Chris Meagher.




Alize Marion pour DayNewsWorld

DONALD TRUMP "L'AFFAIRE VA S'ECROULER" !

Les défenseurs de l’ancien président ont attaqué l’acte d’inculpation rendu public mardi lors de sa comparution historique dans un tribunal de Manhattan. « Soulagé » à la lecture du document qui, selon lui, « ne comporte aucun nouvel élément matériel », Me Joe Tacopina a ainsi prédit sur la chaîne NBC que l’affaire allait « s’écrouler » rapidement.

Trump est accusé d’avoir orchestré des paiements pour étouffer des affaires embarrassantes avant la présidentielle de 2016. Un greffier annonce que l’inculpé est sous le coup de « 34 chefs d’accusation pour falsification de documents commerciaux ». Trump est sommé de dire s’il s’apprête à plaider coupable ou pas. « Not guilty » (non coupable), répond-il d’une voix rauque.

Ce qui lui est reproché, c’est d’avoir, entre autres, acheté le silence de trois personnes gênantes juste avant l’élection de 2016 et d’avoir maquillé ces versements d’argent dans les comptes de sa société ou de sociétés amies - une manœuvre que le procureur de Manhattan Alvin Bragg qualifie de criminelle au regard de la loi électorale new yorkaise.

Stormy Daniels, celle qui a fait tomber Trump

Parmi les bénéficiaires de ses versements, il y a tout d’abord Stormy Daniels, l’actrice du porno qui affirme avoir reçu 130 000 dollars pour taire son aventure d’un soir en 2006 avec Trump, que ce dernier dément. Elle, c’est la star du procès, la « tombeuse » de l’ex-président, celle par qui le scandale arrive et qui s’en amuse : trois minutes avant l’audience, elle lançait sur Twitter à l’intention de ses détracteurs : « vous m’accusez tous d’être un ‘sac à foutre’ mais je préfère être dans ma position qu’en état d’arrestation ». Il y a ensuite Karen McDougal : cette ex-playmate assure avoir eu une liaison dix mois durant avec Trump (ce qu’il dément également) entre juin 2006 et avril 2007. Selon le procureur Alvin Bragg, Trump aurait acheté son silence par l’intermédiaire de son ami David Pecker, éditeur du tabloïd National Enquirer, qui lui aurait versé 150 000 dollars pour acheter les droits de son histoire et… L’enterrer à jamais (principe dit du « catch and kill »).

La même méthode aurait été utilisée pour faire taire Dino Sajudin, le troisième bénéficiaire. Cet ancien concierge de la Trump Tower jurait avoir les preuves de l’existence d’un enfant naturel de Trump et il menaçait de vendre l’histoire (qui s’avère totalement inventée) à la presse. Il aurait ainsi touché 30 000 dollars de la part du National Enquirer, et Trump aurait été tellement reconnaissant à l’ami Pecker que selon l’acte d’accusation, il l’aurait invité à son investiture en janvier 2017 puis une seconde fois à la Maison Blanche quelques mois plus tard.

Comme de simples infractions mineures

Dans l’État de New York, les falsifications de documents comptables sont généralement considérées comme de simples infractions mineures, mais deviennent des délits, passibles de quatre ans de prison, si elles ont été commises pour « dissimuler » un autre délit. Lors d’une conférence de presse, le procureur démocrate Alvin Bragg a assuré que c’était le cas, mais s’est contenté d’effleurer quel pourrait être cet autre délit, invoquant pêle-mêle de possibles violations des lois de financement des campagnes électorales ou de fraudes fiscales.

« La justice new-yorkaise, contrairement à la justice fédérale, autorise les actes d’inculpation imprécis, mais ça pousse un peu les limites », relève John Coffee, professeur de droit à l’université Columbia. Le dossier d’accusation est « risqué à plusieurs niveaux », estime aussi son confrère William Banks de l’université Syracuse, en pointant le problème de crédibilité du principal témoin à charge, l’ancien avocat personnel de Donald Trump, Michael Cohen.

Cet homme, qui se vantait autrefois d’être le « pitbull » de son patron, a payé de sa poche l’actrice Stormy Daniels pour qu’elle ne s’épanche pas sur une relation sexuelle qu’elle assure avoir eue en 2006 avec Donald Trump.

Michael Cohen, qui avait été remboursé par la Trump Organization, assure aujourd’hui avoir agi à la demande expresse de Donald Trump. Mais les avocats de l’ancien président l’accusent d’être un « menteur pathologique » et rappellent qu’il a été condamné pour fraudes fiscales par la justice fédérale. Pour fragiliser son témoignage, la défense insiste sur le fait que l'ancien avocat, désormais radié du barreau, avait été condamné pour avoir menti au Congrès dans l'enquête sur l'ingérence russe.

« Fiasco »

De l’avis de nombreux juristes, qui hier soir défilaient sur les plateaux de télévision, ces histoires sont croustillantes mais insuffisantes pour être qualifiées de crimes. Ce ne seraient que des délits. « Ce que je lis dans l’acte d’accusation me semble décevant », regrettait Andrew McCabe, ancien directeur adjoint du FBI limogé en 2018 sur ordre de Trump dans des conditions particulièrement odieuses. Même son de cloche chez John Bolton, l’ancien conseiller à la sécurité nationale de Trump, devenu anti-trumpiste notoire, qui qualifiait l’acte d’accusation « d’affligeant et « d’encore plus fragile » qu’il ne le craignait. Le sénateur républicain Mitt Romney, qui déteste Trump et réciproquement, accusait de son côté le procureur de New York « d’utiliser la justice à des fins politiques ». Avec la raison pour laquelle il s’était porté candidat au poste de procureur de Manhattan.« Je me présente parce que, bien trop souvent, nous avons deux normes de justice : l’une pour les riches, les puissants et ceux qui ont des relations, et l’autre pour tous les autres. »

Les poursuites new-yorkaises « sont une erreur légale et politique », assène également Richard Hasen, professeur de droit à l’université de Californie, sur le site du magazine Slate. Cet expert réputé en droit électoral rappelle que la justice fédérale avait échoué en 2012 à faire condamner John Edwards, candidat à la primaire démocrate de 2008, dont la maîtresse avait reçu près d’un demi-million de dollars pendant la campagne pour taire sa grossesse.

Richard Hasen craint qu’un fiasco du même type « ne donne du crédit aux accusations de ‘chasse aux sorcières’» martelées par Donald Trump. Le risque est de discréditer du même coup les autres enquêtes qui menacent l’ancien magnat de l’immobilier.

Alvin Bragg, le procureur de New York qui l’accuse d’avoir "orchestré" les paiements pour étouffer des affaires extra-conjugales avant l’élection de 2016, a recours à un argument juridique qui n’a jamais été utilisé auparavant pour en faire une affaire criminelle.

Alvin Bragg "a construit l’une des affaires les plus controversées et les plus médiatisées de l'histoire américaine sur la base juridique la plus incertaine possible", déplore le site américain d’analyse de l’actualité Vox.

"Alvin Bragg n’a pas indiqué le fondement de son action dans l’acte d’accusation. Il a bien lancé quelques pistes durant la conférence de presse – la loi électorale de New York, les règles fédérales de financement des campagnes et une question fiscale –, mais c’est comme si lui-même n’avait pas encore choisi", souligne Stephen Dreyfuss.

La piste la plus évidente concerne la loi fédérale sur le financement des campagnes électorales. Les 130 000 dollars payés par Michael Cohen, l’ex-avocat de Donald Trump, à Stormy Daniels n’ont pas été comptés comme des dépenses de campagne "alors qu’on peut soutenir qu’il a voulu étouffer une affaire qui aurait pu réduire les chances de Donald Trump de gagner l’élection", analyse Marc Scholl. Sauf que cette option est aussi la plus risquée juridiquement.

On l'aura compris il y a donc peu de chances que Donald Trump, qui, théoriquement, risque le nombre absurde de 136 années de prison, tombe sur ces affaires dérisoires.

D'ailleurs de retour à Mar a Lago, Trump ne s'y est pas trompé plastronnant pendant son discours, acclamé par ses fans, après deux journées éprouvantes à Manhattan, mais durant lesquelles il a accaparé la lumière.




Garett Skyport pour DayNewsWorld

AFFAIRE STORMY DANIELS

L'INCULPATION DE DONALD TRUMP AU PENAL

 TREMPLIN OU STIGMATISATION POUR 2024 ?

Donald Trump est inculpé au pénal dans une affaire d'achat du silence d'une actrice de films X en 2016 et devrait comparaître mardi devant la justice de New York. Un fait historique sans précédent pour un ancien président américain, qui a dénoncé jeudi 30 mars une "persécution politique".

L'ancien locataire de la Maison Blanche, qui rêve de la reconquérir en 2024, est officiellement inculpé par le procureur de Manhattan Alvin Bragg, dépendant de la justice de l'État de New York, pour une affaire de versement, juste avant la présidentielle de 2016, de 130 000 dollars à l'actrice de films pornographiques Stormy Daniels.

Un porte-parole du parquet local avait indiqué auparavant avoir organisé avec la défense de Donald Trump "sa reddition devant le procureur du district de Manhattan pour une audience d'inculpation devant une cour suprême", un tribunal, selon un communiqué publié après le vote d'un grand jury – un panel de citoyens aux pouvoirs d'enquête qui travaille de concert avec des procureurs – en faveur de cette inculpation. Cet acte et les poursuites restent pour l'instant "sous scellés".

CNN évoque une trentaine de chefs d'inculpation tournant autour de fraudes pour dissimuler la circulation et la comptabilité fin 2016 des 130 000 dollars.

Selon la procédure pénale de l'État de New York, le procureur Bragg devait se conformer au vote d'inculpation du grand jury dont les débats sont confidentiels. Dans les jours qui viennent, l'ancien président Trump devra donc se "rendre" au tribunal de Manhattan pour se voir signifier son inculpation par un juge, être brièvement et symboliquement placé "en état d'arrestation", photographié et ses empreintes digitales relevées. Il devra alors plaider coupable ou non coupable.

Une affaire juridiquement complexe

L'affaire de l'actrice pornographique Stormy Daniels est juridiquement complexe. La justice new-yorkaise cherche à déterminer si Donald Trump est coupable de fausses déclarations, une infraction, ou de manquement aux lois sur le financement électoral, un délit pénal, en ayant versé de l'argent à cette femme, de son vrai nom Stephanie Clifford, juste avant la présidentielle de 2016, que le républicain avait remportée .

L'homme clé du dossier s'appelle Michael Cohen : ancien avocat et désormais ennemi de Donald Trump, il avait payé Stormy Daniels. Il a témoigné devant le grand jury, et l'actrice a aussi coopéré avec la justice.

Dans le viseur de l'enquête sur les ingérences de la Russie dans la présidentielle de 2016, Michael Cohen a fini par collaborer avec la justice. Il a plaidé coupable en août 2018 pour fraudes fiscales, bancaires et violation des lois sur le financement des campagnes électorales.

Ce faisant, «le pitbull» s'est retourné contre Donald Trump, affirmant avoir toujours agi sur ses ordres. Or, le parquet fédéral a estimé que les paiements réalisés par l'avocat pour acheter le silence de l'actrice visaient à «influencer l'élection présidentielle de 2016». Michael Cohen a été condamné à trois ans de prison en décembre 2018.

L'enquête a montré que la Trump Organization a remboursé à Michael Cohen les sommes versées à Stormy Daniels. C'est là que le bât blesse : la justice américaine considère qu'il s'agit d'un don dissimulé à la campagne du président, en violation des lois de financement électoral.

Le fait d'avoir payé Stormy Daniels pour acheter son silence n'est pas criminel en soi. Mais, comme l'explique John Coffee, professeur de droit à l'université de Columbia et spécialiste de la criminalité financière, «ce qui est illégal, c'est de falsifier les documents commerciaux d'une entreprise».

Les remboursements versés à Michael Cohen par la Trump Organization ont en effet été «déclarés comme étant destinés à couvrir des frais juridiques». Ce que la justice américaine considère comme des fausses déclarations.

Face à la justice locale de l'Etat de New York, cette seule infraction constitue un délit. Mais «si les procureurs peuvent convaincre un jury que la falsification a eu lieu dans le but de cacher un autre crime», comme un don illégal à la campagne du candidat de 2016, «cela devient un crime, qui peut être puni jusqu'à quatre ans de prison», affirme John Coffee.

Même s'il est condamné devant la justice new-yorkaise, Donald Trump ne sera pas légalement empêché de maintenir sa candidature à la présidence des Etats-Unis pour 2024.Le Républicain fera tout pour retarder un procès, afin d'éviter l'effet potentiellement «stigmatisant» d'une condamnation.

La défense de Donald Trump

Mis en examen, Donald Trump risque d'être jugé sous l'égide du parquet du procureur de l'Etat de New York pour Manhattan, Alvin Bragg, un élu démocrate.

Ses avocats le disent victime d'une «extorsion» de la part de Stormy Daniels et mettent en doute la fiabilité de Michael Cohen, devenu le témoin clé de l'accusation et donc l'ennemi juré de Donald Trump. Pour fragiliser son témoignage, la défense insiste sur le fait que l'ancien avocat, désormais radié du barreau, avait été condamné pour avoir menti au Congrès dans l'enquête sur l'ingérence russe.

« Un procureur radical de New York qui essaie de faire tomber Trump avant 2024 ? Il fallait s’y attendre », s’etait moquée Laura Ingraham dans les premières minutes de son émission du lundi 20 mars. La journaliste vedette de Fox News avait ensuite intronisé le procureur en question, Alvin Bragg, au « Panthéon des détracteurs de Trump », estimant que ce dernier considère cette histoire de pots-de-vin comme une priorité plus importante que les « criminels violents ».

 Le 45e président des États-Unis (2017-2021) a brocardé dans un communiqué une "persécution politique et une ingérence dans l'élection" présidentielle de novembre 2024. Il a dénoncé une "chasse aux sorcières" qui "se retournera contre (Joe) Biden", le président démocrate élu en novembre 2020 et que Donald Trump accuse depuis plus de deux ans d'avoir "volé" la victoire

"Contraire aux valeurs de l'Amérique"

L'un de ses fils, Eric Trump, a tonné sur Twitter contre "un acte opportuniste visant un opposant politique en pleine campagne électorale". L'un des rivaux républicains de Trump pour 2024, le gouverneur de Floride Ron DeSantis, a jugé cette inculpation "contraire aux valeurs de l'Amérique" et assuré que son État, où réside l'ancien président, ne répondrait pas favorablement "à une demande d'extradition" de l'État de New York.

Même soutien sans faille du président républicain de la Chambre des représentants, Kevin McCarthy, pour qui "le peuple américain ne tolérera pas cette injustice" et un "abus de pouvoir sans précédent" de la part du procureur Bragg, issu du Parti démocrate. 

L'animateur Jesse Watters avait affirmé dés le 2O mars sur FoxNews qu’Alvin Bragg tentait de « déclencher un nouveau 6 janvier », date de l’assaut du Capitole des États-Unis, en s'en prenant à Donald Trump :

"Ils n'ont pas intérêt à mettre mon président en prison. Il représente 74 millions d'Américains. C’est autant de votes que vous voulez mettre sous les verrous. En tout cas, c'est ainsi que je vois les choses".




Garett Skyport pour DayNewsWorld

LE SPECTRE D'UNE INCULPATION PENALE POUR DONALD TRUMP S'ELOIGNERAIT

Nouveau coup de théâtre à New York : la justice a repoussé, peut-être jusqu'à la semaine prochaine, l'éventuelle inculpation pénale de l'ancien président des États-Unis Donald Trump, rapportent mercredi 22 mars plusieurs médias.

Samedi dernier, l'ancien chef d'Etat et candidat à la présidentielle de 2024 a prédit sa propre arrestation, prévue selon lui ce mardi 21 mars. Il est inquiété pour avoir acheté le silence de Stormy Daniels (de son vrai nom Stephanie Clifford), une actrice de films pornographiques avec laquelle il aurait eu une liaison.

«Le candidat du parti républicain» à la primaire pour la présidentielle de 2024 «et ancien président des Etats-Unis d'Amérique va être arrêté mardi de la semaine prochaine», a écrit Donald Trump samedi, sur la plate-forme Truth Social. Appelant à des manifestations, il a encouragé ses sympathisants à «reprendre [la] nation», alors qu'il est dans le viseur de la justice de l'Etat de New York. S’il n’a pas été arrêté mardi, il pourrait l’être dans les prochains jours.

Peur que "Melania le largue".

Le milliardaire républicain de 76 ans, qui rêve de "regagner" la Maison Blanche en novembre 2024, doit répondre devant la justice de l'État de New York d'une affaire de paiement de 130 000 dollars, juste avant sa victoire à la présidentielle de novembre 2016, à une actrice de films X, Stormy Daniels, avec qui il aurait eu une liaison.

Selon le Daily Mail, Donald Trump a payé Stormy Daniels pour empêcher sa femme de découvrir les détails de ses accusations d'infidélité.

D'ailleurs Melania Trump, furieuse, a passé plusieurs nuits dans un hôtel huppé de Washington pour se tenir à l'écart de la Maison Blanche lorsque la nouvelle a éclaté que le président de l'époque avait payé la star du porno pour qu'elle garde le silence sur leur aventure d'un soir, a été rapporté par le Wall Street Journal en janvier 2018. C'était exactement ce que Donald Trump craignait. Il avait peur que "Melania le largue".

Donald Trump nie donc tout acte répréhensible et toute liaison avec Mme Daniels, 44 ans, et a qualifié l'affaire de politiquement motivée. Il a décrit le paiement à Mme Daniels comme un "paiement de nuisance" que les gens riches paient parfois pour faire disparaître un problème.

Après l'article, un magazine people a publié une interview de Daniels datant de 2011, dans laquelle elle parlait de la relation sexuelle de 2006 avec le futur président dans une chambre d'hôtel d'un casino de Lake Tahoe, au Nevada, à la suite d'un tournoi de golf de bienfaisance organisé par des célébrités. Le magazine avait conservé l'interview pendant sept ans avant de la publier.

L'affaire remonte à la campagne présidentielle de 2016.

A l'époque, les proches de Donald Trump tentaient d'empêcher toute révélation embarrassante sur le candidat républicain, quitte à y mettre le prix. L'un de ses amis, patron du tabloïd The National Enquirer, a par exemple acheté pour 150.000 dollars les droits de l'histoire du mannequin Karen McDougal, qui affirme avoir eu une relation avec le milliardaire.

A la même période, Stephanie Clifford, plus connue sous son pseudonyme d'actrice Stormy Daniels, a elle aussi tenté de monnayer son aventure supposée avec Donald Trump. Affirmant avoir eu une relation avec lui en 2006, alors qu'il était déjà marié à sa femme Melania, elle a été mise en relation avec Michael Cohen, l'avocat personnel du candidat républicain.

Fin octobre 2016, celui que l'on surnomme «le pitbull» a fait signer à l'actrice un accord de confidentialité, en échange de 130.000 dollars. Ce paiement a été révélé en janvier 2018 par le Wall Street Journal mais Michael Cohen et Donald Trump ont nié, ce dernier assurant même n'avoir jamais eu de relation avec Stormy Daniels.

Alvin Bragg sous le feu des projecteurs

Après des années d'enquête par le parquet de Manhattan, son procureur Alvin Bragg, un élu démocrate, semblait le 13 mars dernier tout près d'annoncer une inculpation au pénal – qui serait historique – du 45e président américain (2017-2021).

Mercredi matin, des médias américains, qui font le siège du palais de justice de Manhattan, spéculaient sur l'hypothèse qu'un grand jury – un panel de citoyens aux larges pouvoirs d'enquête qui travaille avec le procureur Bragg – vote une inculpation dans l'après-midi. Michael Cohen, ancien avocat et désormais ennemi de Trump ayant payé Stormy Daniels, avait témoigné devant le grand jury. L'actrice a aussi coopéré avec les procureurs et ce même panel.

Interrogée une porte-parole du procureur a refusé de "confirmer ou de commenter les questions liées au grand jury".

Et même inculpé, Donald Trump ne serait pas "arrêté" dans l'immédiat. Il faudrait attendre plusieurs jours pour qu'il comparaisse à Manhattan. Dans ce cas, après s'être volontairement "rendu" à la justice, il se ferait signifier les poursuites et serait, éventuellement et symboliquement, placé quelques minutes en état d'arrestation.

L'ancien président, qui a bouleversé l'équilibre des pouvoirs aux États-Unis depuis 2016, serait alors photographié, ses empreintes digitales relevées et il pourrait même être brièvement menotté.

Une affaire juridiquement complexe

L'affaire de l'actrice pornographique Stormy Daniels est juridiquement complexe. La justice new-yorkaise cherche à déterminer si Donald Trump est coupable de fausses déclarations, une infraction, ou de manquement aux lois sur le financement électoral, un délit pénal, en ayant versé de l'argent à cette femme, de son vrai nom Stephanie Clifford, juste avant la présidentielle de 2016, que le républicain avait remportée .

Dans le viseur de l'enquête sur les ingérences de la Russie dans la présidentielle de 2016, Michael Cohen a fini par collaborer avec la justice. Il a plaidé coupable en août 2018 pour fraudes fiscales, bancaires et violation des lois sur le financement des campagnes électorales.

Ce faisant, «le pitbull» s'est retourné contre Donald Trump, affirmant avoir toujours agi sur ses ordres. Or, le parquet fédéral a estimé que les paiements réalisés par l'avocat pour acheter le silence de l'actrice visaient à «influencer l'élection présidentielle de 2016». Michael Cohen a été condamné à trois ans de prison en décembre 2018.

L'enquête a montré que la Trump Organization a remboursé à Michael Cohen les sommes versées à Stormy Daniels. C'est là que le bât blesse : la justice américaine considère qu'il s'agit d'un don dissimulé à la campagne du président, en violation des lois de financement électoral.

Le fait d'avoir payé Stormy Daniels pour acheter son silence n'est pas criminel en soi. Mais, comme l'explique John Coffee, professeur de droit à l'université de Columbia et spécialiste de la criminalité financière, «ce qui est illégal, c'est de falsifier les documents commerciaux d'une entreprise».

Les remboursements versés à Michael Cohen par la Trump Organization ont en effet été «déclarés comme étant destinés à couvrir des frais juridiques». Ce que la justice américaine considère comme des fausses déclarations.

Face à la justice locale de l'Etat de New York, cette seule infraction constitue un délit. Mais «si les procureurs peuvent convaincre un jury que la falsification a eu lieu dans le but de cacher un autre crime», comme un don illégal à la campagne du candidat de 2016, «cela devient un crime, qui peut être puni jusqu'à quatre ans de prison», affirme John Coffee.

Même s'il est condamné devant la justice new-yorkaise, Donald Trump ne sera pas légalement empêché de maintenir sa candidature à la présidence des Etats-Unis pour 2024.Le Républicain fera tout pour retarder un procès, afin d'éviter l'effet potentiellement «stigmatisant» d'une condamnation.

La défense de Donald Trump

S'il est mis en examen, Donald Trump risque d'être jugé sous l'égide du parquet du procureur de l'Etat de New York pour Manhattan, Alvin Bragg, un élu démocrate. Or, dans chacune des affaires qui le visent, le Républicain dénonce «une chasse aux sorcières» politique menée par des magistrats démocrates.

Ses avocats le disent victime d'une «extorsion» de la part de Stormy Daniels et mettent en doute la fiabilité de Michael Cohen, devenu le témoin clé de l'accusation et donc l'ennemi juré de Donald Trump. Pour fragiliser son témoignage, la défense insiste sur le fait que l'ancien avocat, désormais radié du barreau, avait été condamné pour avoir menti au Congrès dans l'enquête sur l'ingérence russe.

« Un procureur radical de New York qui essaie de faire tomber Trump avant 2024 ? Il fallait s’y attendre », s’est moquée Laura Ingraham dans les premières minutes de son émission du lundi 20 mars. La journaliste vedette de Fox News a ensuite intronisé le procureur en question, Alvin Bragg, au « Panthéon des détracteurs de Trump », estimant que ce dernier considère cette histoire de pots-de-vin comme une priorité plus importante que les « criminels violents ».

L'animateur Jesse Watters a affirmé qu’Alvin Bragg tentait de « déclencher un nouveau 6 janvier », date de l’assaut du Capitole des États-Unis, en s'en prenant à Donald Trump :

 "Ils n'ont pas intérêt à mettre mon président en prison. Il représente 74 millions d'Américains.

C’est autant de votes que vous voulez mettre sous les verrous. En tout cas, c'est ainsi que je vois les choses".




Garett Skyport pour DayNewsWorld

PRESIDENTIELLE

DONALD TRUMP L'INFATIGABLE ATTAQUANT

La présidentielle approche, et Donald Trump attaque. L’ancien président américain, qui a officialisé sa candidature en novembre en vue de l’élection présidentielle l’an prochain, s’est exprimé pendant près d’une heure quarante, n’épargnant personne, y compris son propre camp.

L’ancien président américain a averti samedi qu’il était le seul candidat capable de sauver les Etats-Unis des démocrates

 "bellicistes" ainsi que des "fanatiques et imbéciles" du parti républicain, lors de la grand-messe annuelle des conservateurs américains réunis à Washington.

Il s'est montré non seulement très critique envers son camp :

"Nous avions un parti républicain dirigé par des monstres, des néo-conservateurs, des mondialistes, (...) et des imbéciles".

 "Les électeurs américains, a déclaré Trump, sont fatigués des dynasties politiques enracinées dans les deux partis (républicain et démocrate, NDLR), des intérêts particuliers pourris, des politiciens amoureux de la Chine" et des partisans de "guerres étrangères sans fin."

« J’empêcherai la troisième guerre mondiale »

Mais il a aussi assuré qu'il était le seul candidat crédible pour empêcher "la troisième guerre mondiale". "Nous allons avoir une troisième guerre mondiale si quelque chose ne se passe pas rapidement", a-t-il averti après avoir ouvertement désapprouvé l’aide américaine à l’Ukraine. 

"Je suis le seul candidat qui peut faire cette promesse : j’empêcherai la troisième guerre mondiale", a assuré l’ex-président.

Un sondage réalisé par l'institut associé à l'Université Emerson de Boston, et publié mardi dernier, donne l'ancien président vainqueur en cas de duel avec Joe Biden. Il récolterait 46 % des voix contre 42 % pour l'actuel détenteur du poste. 5 % des personnes interrogées ne savaient pas encore pour qui elles voteraient, et 7 % choisiraient un autre candidat.

L’ancien président est peut-être le favori pour l’investiture républicaine, mais il n’est plus le leader unique de son parti.

Deux étoiles montantes chez les Républicains

Parmi les rivaux de Donald Trump, figure l’ancienne gouverneure de Caroline du Sud, Nikki Haley. Elle est la première à s'être déclarée candidate pour l'investiture républicaine après Trump. 

Depuis la fin du mandat Trump, les attaques de son ancienne porte-parole pendant deux ans sont plus devenues frontales, critiquant ouvertement la croisade post-électorale du président sur une supposée fraude jamais prouvée.

"Il est temps de désigner un républicain capable de gouverner et de remporter une élection nationale", confiait-elle récemment à Fox News.

A son arrivée à l’ONU en janvier 2017, cette responsable politique, alors sans expérience internationale, détonne avec ses formules percutantes sur des sujets explosifs. 

"On ne met pas du rouge à lèvres sur un cochon", dit-elle de l’accord sur le nucléaire iranien, qu’elle combattra fermement, quitte à rudoyer au passage certains des plus proches alliés européens des Etats-Unis. Certains de ses partenaires saluent le "pragmatisme" de cette femme directe et chaleureuse. Mais pour d’autres, elle est trop « idéologue » et « déconnectée de la réalité » dans ses approches.

Mais pour Nikki Haley comme pour Donald Trump , la menace pourrait également venir de Ron DeSantis, le gouverneur de Floride et étoile montante du parti. De façon notable, Ron DeSantis – qui devrait se présenter mais n’a pas encore déclaré ses intentions – n’a pas participé à la CPAC. Il a plutôt entrepris une tournée dans plusieurs États pour promouvoir son nouveau livre sur sa gouvernance de la Floride comme modèle pour la nation. Dimanche, DeSantis a prononcé un discours sur sa vision du parti à la bibliothèque présidentielle Ronald Reagan en Californie.

Les deux hommes ont des voyages prévus à Davenport, dans l’Iowa, au cours des deux prochaines semaines – visitant l’État où commence le processus d’investiture républicaine.

Premières publicités contre DeSantis

D'ailleurs Donald Trump ne s'y est pas trompé en visant certains membres de son propre parti "Nous avions un Parti républicain qui était dirigé par des monstres, des néoconservateurs (...) a déclaré Trump. Mais nous ne retournerons jamais au parti de Paul Ryan, Karl Rove et Jeb Bush". 

Paul Ryan, ancien président de la Chambre des représentants, s’est récemment prononcé contre Trump. 

Il siège au conseil d’administration de Fox News, un réseau dont les choix de couverture récents frustrent l’équipe Trump.

Jeb Bush, ancien gouverneur de Floride et rival de Trump en 2016, a parlé favorablement de Ron DeSantis.

En public et en privé, Trump a déjà commencé à s’en prendre à DeSantis, bien qu’il ne l’ait pas mentionné samedi. La campagne de Trump a dépensé une petite somme cette semaine pour diffuser ses premières publicités sur Facebook visant DeSantis, dont une avec une photo des deux hommes et la légende. Sur la photo un apprenti qui apprend du maître".

Le président Trump est toujours le candidat principal pour l'investiture républicaine. Mais c’est une course beaucoup plus ouverte qu’elle ne l’a été par le passé.




Garett Skyport pour DayNewsWorld

ETATS-UNIS LES CHUTES DE NEIGE HISTORIQUES

EN CALIFORNIE SORTENT L'ETAT DE LA SECHERESSE

Connue pour son ensoleillement et ses palmiers, la Californie vit depuis vendredi l'une de ses pires tempêtes hivernales depuis des décennies. De fortes chutes de neige se sont abattues dans la région, conséquences d'un rare blizzard. L'état d'urgence a même été décrété dans le comté de San-Bernardino. 118 000 personnes se retrouvent sans électricité.

Les autorités américaines ont décidé de fermer partiellement ou totalement plusieurs parcs nationaux en Californie dont le Yosemite, la Vallée de la Mort, Redwood ainsi que Sequoia and Kings Canyon en raison de la tempête hivernale qui sévit dans l’État américain. La Californie a également dû fermer certains de ses principaux axes routiers à cause du gel, sans perspective immédiate de réouverture.

Les lettres du célèbre panneau de Hollywood se sont retrouvées cachées sous la tempête, mais selon les spécialistes ce qui a d'abord été présenté comme de la "neige" ne seraient que de simples grêlons.

"Vous vous demandez quelles sont ces précipitations gelées qui tombent du ciel dans votre zone (si vous êtes en montagne)?", a tweeté le NWS de Los Angeles, associant à son message un graphique pour différencier la neige roulée de la grêle.

100.00 foyers privés d'électricité

En montagne, où le vent pourrait souffler avec force, les flocons devraient être légion. La neige et le vent ont déjà eu raison de lignes électriques, privant de courant 100.000 foyers californiens. Selon le NWS, même des vallées "qui ne sont pas habituées à recevoir de la neige" pourraient se couvrir d'un manteau blanc.

Si tout le monde ne se retrouvera pas sous la neige, les Californiens vivant en basse altitude pourraient recevoir des trombes d'eau, qui posent un risque d'inondations et de coulées de boue.

Sorti de la sécheresse

Pour la première fois depuis des années, plus de la moitié de l’Etat est sortie de la sécheresse. Seulement 49 % de l’Etat reste en situation de sécheresse. La quantité accumulée représente 177 % de la quantité normale pour cette période de l’année dans la Sierra californienne. A l’échelle de l’Etat, cette accumulation atteint les 190 %.

"Cette accumulation de neige rivalise avec celle de 1982-1983, qui est la plus importante jamais enregistrée", a déclaré Sean de Guzman, responsable de l’étude de la neige pour le département des ressources en eau de l’État, sur CNN.




Jenny Chase pour DayNewsWorld

LE DISCOURS POPULISTE DE JOE BIDEN 

SUR L'ETAT DE L'UNION

"CE QUE TRUMP A PROMIS, MOI JE LE FAIS" ?

Comme l’a bien résumé un chroniqueur du New York Times, le message de Biden est finalement de dire :

"Ce que Trump a promis, moi, je le fais."


Nous vous reproduisons l' analyse de Jérôme Viala-Gaudefroy, Assistant lecturer, Cergy Paris Université, publié le 16 février 2023 dans un article de TheConversation;

Moment phare de la vie politique américaine, le discours sur l’état de l’Union du président des États-Unis a eu lieu le 7 février dernier : une des rares occasions où les trois branches du gouvernement sont réunies. Le président y fait le bilan de son action et présente son programme à venir en direct, devant des dizaines de millions de téléspectateurs et quelques invités triés sur le volet.

Cet événement, instauré en 1790, est devenu, au fil du temps, un véritable spectacle politique fait de faste et de formalisme cérémoniel, ponctué d’applaudissements et de « standing ovations », plus particulièrement depuis que Ronald Reagan a instauré la tradition d’inviter des personnes à la tribune. Il s’agit souvent de citoyens ordinaires, honorés dans le discours pour leur héroïsme, ou parce qu’ils incarnent les valeurs exceptionnelles de l’Amérique… ou encore, plus pragmatiquement, un aspect de la politique du président. Le jeu consiste à faire applaudir, voire ovationner, par les membres du Congrès, y compris ceux du parti adverse, ces héros et la politique qu’ils illustrent.

La présence particulièrement émouvante de la mère de Tyre Nichols, ce jeune Noir battu à mort par des policiers le 7 janvier dernier, auquel l’ensemble des élus ont rendu hommage, a ainsi été l’occasion pour Joe Biden de demander au Congrès d’adopter sa proposition de loi sur la réforme de la police.

Une Union divisée

À travers ce discours, qui découle d’un devoir constitutionnel du président d’informer le Congrès de « l’état de l’Union » (Article II, Section 3), il s’agit aussi de démontrer au peuple que la nation est unie. Joe Biden conclut son intervention en réaffirmant sa croyance dans l’exceptionnalisme américain, et en proclamant que l’union de la nation est forte « parce que le peuple est fort ». Pourtant, le spectacle qui a été donné ce 7 février a plutôt été celui de la division.

Le président avait bien commencé son discours sur une note unitaire, en félicitant ses adversaires élus au Congrès, y compris le nouveau président républicain de la Chambre, Kevin McCarthy, et en insistant sur le fait que les législateurs démocrates et républicains devaient travailler ensemble à l’élaboration des textes de loi.

Mais la question du relèvement du plafond de la dette fédérale, qui doit être voté par le Congrès d’ici juin afin de pouvoir payer la dette sur les marchés financiers, a déclenché les hostilités. Les Républicains les plus radicaux ont en effet conditionné leur vote à des baisses massives de dépenses publiques, y compris sociales.

Joe Biden a accusé cette frange du parti républicain de procéder à une forme de chantage et même de vouloir signer l’arrêt de mort des très populaires programmes de santé des seniors (Medicare) et d’assurance-retraite (Social Security). Le président était manifestement prêt à une réaction de l’opposition. Celle-ci ne s’est pas fait attendre. Les plus radicaux des élus républicains n’ont pas hésité à invectiver et à huer le chef de l’État, l’élue extrémiste de Géorgie Marjorie Taylor Greene se signalant particulièrement en criant « Vous mentez, vous êtes un menteur ! ».

Improvisant, le président note alors ironiquement que puisque Greene affirme qu’il ment lorsqu’il dit que les Républicains veulent enterrer les programmes sociaux… c’est donc que ces derniers ne souhaitent pas les remettre en cause !

« On a l’air d’accord, on n’y touche pas ?

On a l’unanimité alors ! », dit-il malicieusement, invitant l’assemblée à se lever pour les seniors, forçant ainsi de nombreux élus républicains à se joindre aux applaudissements.

Nationalisme économique et populisme de gauche

Au-delà de cette joute inhabituelle entre un président et le parti adverse, le discours de Joe Biden marque aussi la consécration d’une véritable rupture idéologique avec l’enthousiasme pour le libre-échange et la mondialisation que les deux partis ont eu en commun au cours des quarante dernières années. Prônant un véritable nationalisme économique, le président démocrate reprend le slogan de son administration, « Buy American », qui fait écho au « America First » de Donald Trump en 2016.

Rien de surprenant pour un président qui a maintenu certaines des barrières douanières mises en place par son prédécesseur. Et signé des lois mettant fin à l’externalisation, relancé la fabrication industrielle intérieure et de nouvelles dépenses d’infrastructure et officialisé une concurrence franche avec la Chine, à travers notamment la loi CHIPS sur les semi-conducteurs ou celle sur la réduction de l’inflation, perçues d’ailleurs en Europe comme du protectionnisme.

Autre similitude avec Trump : Biden se veut le défenseur des oubliés qu’il oppose à une élite, non pas culturelle comme le font les Républicains, mais économique.

Il dénonce ainsi les entreprises qui « facturent trop cher » et qui « arnaquent » les petites gens, du « Big Pharma » au « Big Tech » en passant par les sociétés de cartes de crédit et les compagnies aériennes, sans oublier les milliardaires qui ne paient pas leur juste part d’impôts. Il demande alors au Congrès de voter davantage de lois de réglementation (Junk Fee Prevention Act) et de réformer les impôts, autant de mesures que ne votera jamais la majorité républicaine, qui défend la déréglementation et les baisses d’impôts. Comme l’a bien résumé un chroniqueur du New York Times, le message de Biden est finalement de dire : « Ce que Trump a promis, moi, je le fais ».

Un discours de campagne ?

Les dossiers de politique étrangère, comme l’Ukraine ou la Chine, qui occupent pourtant une bonne partie de l’agenda du président, ont été très rapidement survolés, Joe Biden choisissant de se concentrer sur les questions intérieures et économiques du quotidien, qui préoccupent davantage les électeurs. Son objectif semble être la reconquête des classes moyennes populaires blanches et des cols bleus, dont une bonne partie a délaissé les démocrates pour Donald Trump.

Dans un contexte inflationniste peu favorable, le président souligne qu’il est en train de « reconstruire la classe moyenne », qui n’est plus majoritaire dans le pays.

Il met également en avant un taux de chômage au plus bas depuis 50 ans, y compris pour les travailleurs noirs et hispaniques, ainsi que des créations d’emplois dans l’industrie manufacturière « dans tout le pays », « pas seulement sur la côte mais aussi au milieu du pays ». Au-delà des chiffres, il souligne la nécessité de « retrouver la fierté de ce que l’on fait. »

C’est, par exemple, la fierté du travail d’une monteuse de charpentes métalliques, qu’il fait applaudir. Le retour de la fierté résonne comme une réponse au slogan de Trump de redonner sa grandeur à l’Amérique. L’un des leitmotivs du discours est qu’il faut « finir le travail », une expression répétée une douzaine de fois.

Quant aux sujets de société comme l’avortement ou le contrôle des armes, ils sont brièvement mentionnés mais le président ne s’étend pas.

Un avant-goût de 2024 ?

Côté républicain, la réponse officielle a été donnée par l’ancienne porte-parole de Donald Trump à la Maison Blanche, Sarah Sanders. Elle a renchéri sur les thèmes de la guerre culturelle, comme le wokisme ou la trans-identité, que les Démocrates et l’administration Biden voudraient soi-disant imposer. Selon elle, la confrontation n’a plus lieu entre la gauche et la droite, mais entre « la normalité et la folie. »

Cela pourrait faire sourire venant d’un parti dont une majorité d’élus ont fait campagne en relayant la théorie du « Grand Mensonge » et dont le visage le plus médiatisé lors du discours sur l’état de l’Union a été celui de la conspirationniste notoire Marjorie Taylor Greene. C’est un positionnement qui peut plaire à la base la plus radicalisée mais qui aura du mal à convaincre l’ensemble de la population dans une élection générale, car les primaires se jouent aux extrêmes, les élections générales, elles, se décident souvent au centre, comme on l’a vu aux midterms de 2022.

Quant à Joe Biden, qui ne s’est pas encore officiellement déclaré candidat pour 2024, il a l’une des cotes de popularité les plus basses de l’histoire récente (42 %). Même dans son camp, 75 % des électeurs démocrates ne souhaitent pas qu’il se présente à nouveau, notamment en raison de son âge. Sa chance, c’est que Donald Trump - qui, lui, a déjà officialisé sa candidature - est encore plus impopulaire.

Sa seule voie vers la réélection est d’apparaître comme une figure rassurante face à une radicalité inquiétante, mais c’est une longue route pleine d’embûches.




Jenny Chase pour DayNewsWorld

AVEC SA CANDIDATURE A LA PRESIDENCE

 NIKKI HALEY DEFIE DONALD TRUMP

La républicaine Nikki Haley a annoncé mardi 14 février sa candidature à l’élection présidentielle américaine 2024. La candidature de l’ancienne ambassadrice des Etats-Unis à l’Organisation des Nations unies (ONU), âgée de 51 ans, était pressentie depuis plusieurs semaines. Mme Haley avait promis une « annonce spéciale » mercredi à ses partisans à Charleston, en Caroline du Sud, Etat dont elle a été gouverneure. Elle devient la première candidate notable à défier Donald Trum

« Je n’ai jamais perdu une élection, et je ne vais pas commencer maintenant »

Elle est la première d’une longue liste de républicains qui devraient, dans les mois à venir, lancer les campagnes de 2024. Parmi eux figurent le gouverneur de Floride Ron DeSantis, l’ancien vice-président Mike Pence, l’ancien secrétaire d’Etat Mike Pompeo et le sénateur Tim Scott de Caroline du Sud. Joe Biden a déclaré, pour sa part, qu’il avait l’intention de se faire réélire en 2024, bloquant toute bousculade pour l’investiture démocrate.

Mme Haley s’est régulièrement vantée de ses antécédents de défi aux attentes politiques, en disant : « Je n’ai jamais perdu une élection, et je ne vais pas commencer maintenant. »

A son arrivée à l’ONU en janvier 2017, cette responsable politique, alors sans expérience internationale, détonne avec ses formules percutantes sur des sujets explosifs. « On ne met pas du rouge à lèvres sur un cochon », dit-elle de l’accord sur le nucléaire iranien, qu’elle combattra fermement, quitte à rudoyer au passage certains des plus proches alliés européens des Etats-Unis. Certains de ses partenaires saluent le « pragmatisme » de cette femme directe et chaleureuse. Mais pour d’autres, elle est trop « idéologue » et « déconnectée de la réalité » dans ses approches.

Un « changement de génération »

A l’étranger, le nom de cette conservatrice, dynamique et ambitieuse, est intimement associé à celui de l’ancien président, dont elle fut durant deux ans le porte-voix. Bien que pressentie, cette annonce n’en reste pas moins une volte-face venant de cette ex-responsable du cabinet de Donald Trump, qui avait déclaré il y a deux ans qu’elle ne défierait pas son ancien patron pour la Maison Blanche en 2024. Changeant d’avis ces derniers mois, la républicaine a cité, entre autres, les difficultés économiques du pays et la nécessité d’un « changement de génération », un clin d’œil à l’âge de Trump, âgé de 76 ans.

Défier Donald Trump

Englué dans une série d'affaires, l'ancien président Donald Trump, candidat depuis le 15 novembre, n'a pas immédiatement réagi à l'annonce de Nikki Haley.

Après avoir fait cavalier seul durant trois mois, Donald Trump voit progressivement les rangs de ses rivaux républicains se garnir. Son ancien vice-président, Mike Pence, son ex-chef de la diplomatie, Mike Pompeo, le gouverneur de Virginie, Glenn Youngkin... De nombreux républicains envisagent de se lancer dans les prochaines semaines.

Porte-voix de la politique étrangère de Donald Trump durant deux ans, Nikki Haley prendra soin de garder malgré tout le dirigeant à bonne distance. Comme lors des débats en 2018 autour de la nomination du juge conservateur Brett Kavanaugh à la Cour suprême, accusé d’agression sexuelle : à rebours d’une grande partie de son camp, elle appelle à écouter ses victimes présumées.

Depuis la fin du mandat Trump, les attaques sont devenues bien plus frontales, Nikki Haley critiquant ouvertement la croisade post-électorale du président sur une supposée fraude jamais prouvée. « Il est temps de désigner un républicain capable de gouverner et de remporter une élection nationale », confiait-elle récemment à Fox News.

Pour Nikki Haley, la menace pourrait également venir directement de son Etat : le sénateur de Caroline du Sud, Tim Scott, flirte lui aussi très ouvertement avec une candidature. Mais les projecteurs sont surtout braqués sur Ron DeSantis, le gouverneur de Floride et étoile montante du parti. Lui non plus ne s'est pas officiellement lancé dans la course. La bataille pour l'investiture républicaine promet donc d'être âpre.

Elue, Mme Haley serait la première femme présidente du pays et la première présidente américaine d’origine indienne.




Garett Skyport pour DayNewsWorld

BRAS DE FER SINO-AMERICAIN

AUTOUR DU BALLON "ESPION" AU PIRE MOMENT

Il n'en reste plus que des débris, au fond de l'océan. Le ballon stratosphérique chinois qui survolait leA territoire américain depuis près de cinq jours a été abattu par l'armée américaine, samedi 4 février 2023, au large de l'Etat de Caroline du Sud (sud-est du pays). Le ballon se trouvait à environ 18 kilomètres d'altitude et à une distance de 11 kilomètres de la côte, selon des responsables du Pentagone. L’opération menée samedi par un avion de chasse F-22 a eu lieu « au-dessus de l’eau au large de la côte de Caroline du Sud, dans l’espace aérien américain », a déclaré le Pentagone.

Joe Biden a félicité les pilotes ayant mené « avec succès » cette opération délicate. Il a indiqué avoir donné l’ordre dès mercredi d’abattre « dès que possible » le ballon, mais que le Pentagone souhaitait attendre « le lieu le plus sûr pour le faire » afin d’éviter tout dégât au sol lors de la retombée d’éventuels débris.

« La Chine exprime son fort mécontentement et proteste contre l’utilisation de la force par les Etats-Unis », a déclaré le ministère chinois des Affaires étrangères, ajoutant qu’il se « réservait le droit » de répliquer. Le secrétaire américain à la Défense Lloyd Austin a pour sa part qualifié l’opération d' « action délibérée et légale » en réponse à une « violation inacceptable de notre souveraineté » par la Chine.

Un ballon "espion"

Jeudi, des responsables américains avaient d’abord révélé traquer un imposant « ballon de surveillance » chinois au-dessus des Etats-Unis.

Selon des responsables du Pentagone, le ballon a pénétré dans l'espace aérien américain une première fois le 28 janvier au-dessus de l'Alaska, avant d'entrer au Canada le 30 janvier, puis de retourner dans le ciel américain, au niveau de l'Idaho, dans le nord-ouest du pays, mardi 31 janvier.

Il a notamment volé au-dessus de l'Etat du Montana (Ouest), qui abrite des silos de missiles nucléaires, a expliqué jeudi un haut responsable américain auprès de journalistes. Le ballon, relativement imposant, fait la taille « de trois autobus », a précisé l'état-major de l'US Air Force.

Selon le porte-parole du Pentagone, l'aéronef évoluait au-dessus des vols commerciaux.

Cette zone aérienne située en pleine stratosphère, en dessous de l'espace, n'est aujourd'hui régie par aucune règle internationale. Il existe encore un vide juridique autour de cet espace, qui n'est pas régulé.

Après avoir hésité, Pékin a admis que l' « aéronef » était chinois, mais assuré qu’il s’agissait d’un ballon destiné à récolter des données météorologiques. Celui-ci aurait « dévié de sa trajectoire », a ajouté un porte-parole de la diplomatie chinoise, en exprimant les "regrets" de son pays pour cette violation « involontaire » de l'espace aérien américain. Le ministère chinois des Affaires étrangères a en outre affirmé ce dimanche qu’il avait « demandé clairement aux Etats-Unis de gérer la situation correctement, d’une manière calme, professionnelle et avec retenue ». « Pékin va résolument sauvegarder les droits légitimes et les intérêts des entreprises concernées » par l’incident, a ajouté le ministère.

Des opérations de récupération des restes de l'engin, qui pourraient impliquer des plongeurs, sont désormais en cours, afin d'analyser plus précisément la technologie utilisée.

Annulation de la visite d'Anthony Blinken à Pékin

En conséquence le chef de la diplomatie américaine Anthony Blinken a annulé vendredi une rare visite à Pékin, qui devait contribuer à apaiser les relations avec la Chine.

Cette affaire du ballon tombe au plus mal pour les États-Unis et la Chine. Ces dernières semaines, Pékin et Washington avaient exprimé leur volonté d’apaiser leurs relations volcaniques. Le but principal de la visite de Blinken était et reste de mettre en place un mécanisme sino-américain destiné à éviter toute escalade militaire si devait survenir un erreur de jugement ou un incident militaire entre les deux pays dans la zone de Taïwan.

La question de Taiwan

2025 sera-t-elle l’année d'une grande déflagration dans le détroit de Taïwan ? Les Américains s’alarment d’un rapport de force militaire déséquilibré entre Taïwan et la Chine, et de la posture plus offensive de Pékin. Et en assurant en septembre dernier que les États-Unis se porteraient à la rescousse de Taïwan en cas d’attaque chinoise, Joe Biden s’est écarté de l' « ambiguïté stratégique ». Malgré ce changement en forme d’avertissement à Pékin, l’intensité exacte du soutien militaire américain à Taïwan demeure non précisée. L’ambiguïté perdure donc au niveau tactique.Les Américains débattent de la meilleure stratégie à adopter pour contrer le plus efficacement la montée en puissance de l’armée chinoise.

Forte de sa croissance économique, la Chine continue de préparer l’Armée populaire de Libération (APL) à cette mission. Alors que Taipei a annoncé en août 2022 une forte hausse de son budget de défense, celui de Pékin, le deuxième au monde après celui des États-Unis, demeure vingt fois supérieur.La Chine construit également des bâtiments d’assaut amphibies, adapte ses ferries au transport de blindés et aux missions de débarquement, et agrandit sa flotte de transport aérien ainsi que ses bases au Fujian (la province côtière située en face de Taïwan).

De plus Pékin a franchi un palier avec les manœuvres d’août 2022 après la visite à Taipei de Nancy Pelosi, recourant à des tirs de missiles dans six zones autour de Taïwan. L’APL semblait vouloir persuader de sa capacité à se déployer sans être dissuadée au plus proche de Taïwan, encercler l’île et dissuader l’intervention de « forces extérieures » « américaines » lors d’un conflit. Le franchissement d’avions de l’APL de la tacite « ligne médiane » du détroit est devenu routinier.

De fait, la question angoissante d’un conflit armé d’envergure à Taïwan reste plus que jamais d’actualité. Des responsables militaires américains pensent que les Chinois pourraient bientôt saisir l’occasion d’agir en déclenchant une guerre contre l’île, que la Chine considère comme partie intégrante de son territoire. C’est en tout cas ce que prévoit un général américain. Dans une note interne envoyée vendredi 27 janvier à ses troupes, le général Michael Minihan alerte sur le risque élevé d’une guerre entre les États-Unis et la Chine en 2025, très probablement autour de Taïwan.

"J’espère me tromper. Mon instinct me dit que nous combattrons en 2025", écrit le général de l’armée de l’air dans cette note interne publiée par la presse américaine. Une prévision macabre qui s’appuie sur le calendrier politique des États-Unis et de Taïwan. Le président Xi Jinping « dispose à la fois d’une équipe, d’un motif et d’une opportunité pour 2025 », estime ce haut gradé américain, assurant que les élections présidentielles taïwanaises en janvier 2024 donneraient au dirigeant chinois une "raison" pour agir.

La course pour la Maison Blanche, prévue la même année, offrira quant à elle une "Amérique distraite", argue-t-il encore.




Joanne Courbet pour DayNewsWorld

SCANDALE CHEZ LES DEMOCRATES

APRES LA DECOUVERTE DE NOUVEAUX DOCUMENTS CONFIDENTIELS CHEZ JOE BIDEN

Troisième salve de découvertes de dossiers liés à ses anciennes fonctions de sénateur et de vice-président, et qui auraient dû être remis aux Archives nationales. La justice américaine a encore trouvé six documents confidentiels supplémentaires dans la résidence familiale de Joe Biden, un rebondissement de plus dans une affaire déjà très embarrassante pour le président américain. « Le ministère de la Justice a pris possession de documents (...) entrant dans le cadre de son enquête, y compris six éléments constitués de documents » classifiés, lors d'une fouille vendredi dans la maison que possède le président à Wilmington, dans l'Etat du Delaware (est), a fait savoir dans un communiqué publié samedi Bob Bauer, son avocat personnel.

Le conseil de Joe Biden précise que les dossiers en question correspondent à deux phases de la vie politique du démocrate de 80 ans: d'une part sa longue carrière de plus de 30 ans comme sénateur du Delaware, et d'autre part sa fonction de vice-président de Barack Obama, entre 2009 et 2017.

Cette nouvelle découverte s'ajoute à une série de révélations au compte-gouttes ces derniers jours, qui mettent la Maison Blanche dans une position très délicate.

De nouveaux documents confidentiels ont en effet déjà été retrouvés samedi 14 janvier au domicile privé de Joe Biden à Wilmington, quatre jours seulement après qu’une page estampillée « Top Secret » a déjà été repérée.

Cinq pages supplémentaires de documents confidentiels ont en effet été retrouvées dans la maison de famille de Joe Biden, a fait savoir la Maison Blanche samedi, dans la pièce adjacente au garage. Ils concerneraient a priori l’Ukraine (avant la guerre) et l’Iran selon les médias américains.Ces nouvelles découvertes, qui datent de la vice-présidence de Joe Biden sous Barack Obama, ont été faites après la venue sur place, dans la soirée de jeudi, de l’avocat de la présidence Richard Sauber. Les représentants du ministère de la Justice l’accompagnant ont « immédiatement » pris possession de ces trouvailles.

Avant plusieurs autres documents ont été découverts en novembre dans un bureau à Washington, puis fin décembre dans sa résidence privée de Wilmington alors que depuis 45 ans, les présidents et vice-présidents américains sont obligés de transmettre, à l’issue de leur mandat, l’ensemble de leurs emails, lettres et autres documents de travail aux Archives nationales.

Un procureur spécial pour l' enquête

Dans une déclaration solennelle à la presse, l’attorney général (ministre de la justice), Merrick Garland, a annoncé la désignation d’un conseiller spécial pour enquêter sur cette affaire. Il s’agit de Robert Hur, ancien procureur du Maryland et ex-cadre du ministère, également passé par le privé.

La Maison-Blanche a, de son côté, communiqué sans attendre à propos de ces nouveaux documents, rappelant toutefois que l’ex-président Donald Trump, lui aussi, était dans le viseur de la justice pour avoir apporté des papiers confidentiels dans sa résidence en Floride.

L'avocat de la présidence, Richard Sauber, a fait état de cette mise à jour dans un communiqué publié samedi. Il y indique s'être rendu chez le successeur de Donald Trump afin de superviser la transmission à la justice d'un premier ensemble de documents confidentiels, retrouvé sur place mercredi. Sur autorisation, des fouilles supplémentaires ont ainsi été menées dans cette autre pièce de la maison, conduisant à ces nouvelles trouvailles, le jour même où le ministre américain de la Justice, Merrick Garland, nommait un procureur indépendant pour enquêter sur de précédentes découvertes faites chez le président en exercice.

Un manque de transparence ?

En novembre dernier, d'autres documents avaient été découverts au Penn Biden Center à Washington, dans l'un des anciens bureaux de Joe Biden, et aussitôt confiés à la justice. L'information n'a toutefois été révélée au public que ce lundi 9janvier 2023, ce qui vaut déjà à la Maison-Blanche d'être critiquée pour son manque de transparence.

Outre cette critique, la découvertes de ces documents supplémentaires pourrait bien compromettre l’avenir politique du président américain.

Dans les rangs démocrates, où l’on fait front uni autour du président, cette situation provoque un certain embarras. « Tout manquement aux protocoles de sécurité concernant le stockage et le traitement d’informations classifiées est évidemment une affaire sérieuse », a affirmé l’élu Jamie Raskin, dans un communiqué.

« Irresponsable »

L’affaire fait d’autant plus mal que son prédécesseur est lui aussi dans le viseur de la justice pour avoir emporté des caisses de documents en quittant la Maison Blanche. Une attitude qualifiée d’« irresponsable » par Joe Biden à l’automne.

Et cela pourrait aussi décrédibiliser par ricochet les critiques démocrates contre Donald Trump, qui le visaient pour les centaines de documents secrets emmenés chez lui à Mar-a-Lago.

Du pain béni, pour les Républicains, qui n’hésitent pas à rappeler que Biden avait théâtralement jugé « inacceptable » la rétention de documents classifiés par Donald Trump dans l’émission 60 Minutes.

Un dossier politiquement explosif

L’opposition républicaine s’est empressée de dénoncer les agissements du dirigeant démocrate, rebondissant sur une question lancée à Joe Biden par un journaliste de la chaîne prisée des conservateurs Fox News, suggérant qu’il aurait pu avoir laissé ces documents à côté de sa voiture préférée, une Corvette. « Le président Biden protège mieux sa Corvette que des documents confidentiels », a critiqué vendredi l’élu républicain Buddy Carter, juste avant que ses collègues n’annoncent l’ouverture d’une enquête au Congrès sur ce dossier. Ils dénoncent également une justice à double vitesse.

Fort de leur nouvelle majorité à la Chambre des représentants, les républicains comptent bien exploiter toute potentielle faille démocrate, avec la présidentielle de 2024 en ligne de mire. L’opposition envisage déjà de lancer une enquête à la Chambre des représentants.

Nul doute que cette affaire écorne l’image du président, qui a promis de lever le mystère sur une éventuelle candidature en début d’année.

Même si la Maison-Blanche plaide « l’inadvertance », c’est son silence dans cette affaire qui rend les choses délicates pour Joe Biden qui avait pourtant gagné sept points de popularité en sept mois.




Alize Marion pour DayNewsWorld

SCANDALE AUTOUR DE JOE BIDEN

 DECOUVERTE DE DOCUMENTS CONFIDENTIELS

  A SON DOMICILE

Au tour de Joe Biden d'être éclaboussé par la découverte en début de semaine de documents confidentiels datant de sa vice-présidence sous Barack Obama, de 2009 à 2017, dans un de ses anciens bureaux. Alors qu’il avait annoncé ignorer leur contenu et être « surpris » de cette découverte, d’autres documents refont surface ce mercredi, cette fois depuis sa résidence privée de Wilmington.

A la suite de la découverte d’une dizaine de documents de ce type dans un « petit placard fermé à clé » du Penn Biden Center, les avocats du président américain ont passé en revue tous ses dossiers et ont retrouvé « un petit nombre de documents supplémentaires datant de l’administration Obama-Biden et classés confidentiels », qui étaient dans le garage de sa résidence du Delaware et dans une pièce adjacente, selon un communiqué de la Maison Blanche.

Ce n'est pas à tort que l’opposition dénonce une « justice à deux vitesses », comparée à l’enquête contre Donald Trump. Aux Etats-Unis, une loi de 1978 n'oblige-t-elle pas les présidents et vice-présidents américains à transmettre l’ensemble de leurs e-mails, lettres et autres documents de travail aux Archives nationales ?

Des révélations des plus embarrassantes pour le président démocrate, les autorités enquêtant depuis des mois sur la gestion par son prédécesseur républicain Donald Trump de ses propres archives présidentielles. Le FBI avait en effet saisi des milliers de documents, dont une centaine classés secret défense, dans le club privé de Mar-a-Lago, en Floride, où l' ex-président s'est retiré .

Une affaire fort embarrassante, alors que le président démocrate vante son intégrité face à l’enquête qui vise Donald Trump, également sous le coup d’une enquête pour avoir refusé de restituer des milliers de documents confidentiels.

L’embarras était palpable également jeudi chez les démocrates et cela n’a pas échappé à l’opposition, qui s’est empressée de dénoncer une justice à deux vitesses. « C’est un nouveau faux pas de l’administration Biden qui (…) traite le président Trump d’une façon et le président Biden d’une autre », a lancé le président républicain de la Chambre des représentants Kevin McCarthy, pour qui « le Congrès doit enquêter sur cette affaire ».

« Des documents classifiés à côté de votre Corvette, mais qu’aviez-vous donc en tête ? » a demandé, provocateur, un journaliste de la chaîne prisée des conservateurs Fox News à Joe Biden. Le président a répondu qu’il s’exprimerait « bientôt, si Dieu le veut » sur le sujet. « Par ailleurs, ma Corvette est dans un garage fermé. (…) Ce n’est pas comme si elle était dans la rue », a ajouté le démocrate de 80 ans, en référence à sa voiture préférée, une décapotable vert bouteille datant des années 1960.

Le ministre américain de la Justice, Merrick Garland, a nommé un procureur indépendant pour enquêter sur ces documents. « J'ai signé un document nommant Robert Hur procureur spécial » qui « l'autorise à enquêter sur toute personne ou entité qui pourrait avoir violé la loi » dans cette affaire, a-t-il déclaré lors d'une courte allocution.

Joe Biden a affirmé « coopérer pleinement » avec la justice américaine. De son côté, le président républicain de la Chambre des représentants, Kevin McCarthy, a appelé dans la foulée le Congrès à enquêter.




Britney Delsey pour DayNewsWorld

RISQUE DE PARALYSIE DU CONGRES

AVEC KEVIN MCCARTHY ENFIN ELU « SPEAKER »

Aux États-Unis, Kevin McCarthy a finalement réussi à se faire élire président de la Chambre des représentants.

Le processus a duré plusieurs jours, il aura fallu quinze tours pour cause de blocage des élus trumpistes .

Kevin McCarthy a été élu par 216 voix contre 212 pour le représentant démocrate de New York Hakeem Jeffries.

« Je suis content que ça soit fini », a déclaré le nouveau président de la Chambre après le 15e vote.

Cet homme à la mèche grise impeccable accède à 57 ans au poste prestigieux de « speaker » qu’il visait depuis des années. Mais la durée interminable de son élection, véritable épopée qui a nécessité 15 tours, le fragilise. au Congrès durant les deux prochaines années

Un «speaker» contesté par les pro-trump

Il aura fallu pas moins de quinze tours de scrutin et quatre jours d'une pagaille inédite pour que le républicain Kevin McCarthy soit élu, samedi, «speaker» de la Chambre des représentants.

La faute à une vingtaine d'élus trumpistes, membres du groupe ultra-conservateur «Freedom Caucus», qui ont profité de la très fine majorité républicaine décrochée aux élections de mi-mandat du 8 novembre pour venir jouer les trouble-fêtes. Jugeant Kevin McCarthy trop modéré et trop proche de l'«establishment» de Washington, ils ont bloqué son élection jusqu'à obtenir d'importantes concessions.

Ces républicains auraient ainsi obtenu une procédure simplifiée pour éjecter le «speaker» de la Chambre et négocié des postes importants dans les différentes commissions parlementaires. Concessions qui risquent de réduire à presque rien son pouvoir en tant que président de la Chambre et de renforcer l’influence des mêmes radicaux qui l’ont humilié.

Alors, que faut-il attendre de cette Chambre, dont la majorité républicaine est divisée, face à un Sénat à majorité, lui, démocrate ?

Un républicain aux positions fluctuantes

Chef du groupe républicain à la Chambre depuis 2014, Kevin McCarthy est parti d'un positionnement républicain classique, axé sur la défense du marché et la réussite individuelle, pour finalement endosser le glissement à droite de sa formation politique sur l'immigration, la criminalité ou contre les droits des personnes LBGT.

Après l'élection de Joe Biden, contestée par le camp Trump, il s'est illustré par son opportunisme. Partisan du milliardaire républicain dans les primaires de 2015, Kevin McCarthy avait initialement épousé la thèse d'une élection «volée». Mais après l'attaque du Capitole le 6 janvier 2021, il avait rapidement déclaré que Donald Trump «portait une responsabilité» dans les violences commises par ses partisans. A peine une semaine plus tard, il se faisait photographier tout sourire au côté de l'ancien président dans les salons dorés de Mar-a-Lago, la résidence de Floride du magnat de l'immobilier, louant les vertus d'un «mouvement conservateur uni».

C'est au nom de cette unité que Kevin McCarthy a opéré un rapprochement avec les fidèles lieutenants de Donald Trump au Congrès. Mais d'autres partisans de l'ancien président n'ont pas été convaincus, persistant à le défier même après que Donald Trump les a appelés à voter pour lui. Il «s'est vendu à tout le monde pendant des décennies», a ainsi justifié le frondeur Matt Gaetz, l'un des six républicains qui sont restés jusqu'au bout opposés à Kevin McCarthy.

Le blocage orchestré par un groupe de trumpistes est « humiliant », juge in fine le politologue Larry Sabatoque M. McCarthy est le speaker le plus faible jamais élu depuis la guerre de Sécession.

Le début de son calvaire ?

Pour nombre d'analystes, son élection n’est peut-être que le début de son calvaire.

« Assumer le poste de président de la Chambre avec la culture actuelle du Parti républicain est presque un suicide politique », a commenté Mark Martinez, politologue à l’Université d’État de Californie à Bakersfield, cette ville agricole et pétrolière qui a vu naître Kevin McCarthy il y a 57 ans.

Le jugement du professeur Martinez à l’égard des rebelles du groupe républicain n’est pas plus sévère que celui de certains alliés de Kevin McCarthy.

« Nous ne pouvons pas laisser les terroristes gagner », avait déclaré plus tôt cette semaine le représentant républicain du Texas Dan Crenshaw, un ex-Navy Seal qui a perdu un œil en Afghanistan.

Son collègue républicain du Nebraska Don Bacon, un autre ancien combattant, avait de son côté qualifié de « talibans » les républicains récalcitrants, dont le nombre s’est élevé à 20 après le deuxième scrutin.

Épée de Damoclès avec des concessions et menace de paralysie

« Il est clair qu’il a offert le soleil, la lune et les étoiles à chacun de ces individus », a déclaré Norm Ornstein, spécialiste du Congrès rattaché à l’American Enterprise Institute, groupe de réflexion conservateur basé à Washington. « Et je soupçonne qu’il a garanti à certains des récalcitrants qu’ils ne feront pas l’objet d’une enquête éthique sérieuse pour avoir tenté de renverser le gouvernement en 2020. »

Sous Kevin McCarthy, Jim Jordan présidera l’importante commission judiciaire de la Chambre. Il entend notamment enquêter sur le FBI et le ministère de la Justice.

Une autre concession importante de Kevin McCarthy assurera au Freedom Caucus un plus grand nombre de sièges au sein de la commission des Règles de la Chambre. Comme son nom l’indique, cette commission dicte les règles selon lesquelles les projets de loi sont présentés à la Chambre.

« Nous aurons le président de la Chambre le plus faible de l’histoire moderne », a soutenu Norm Ornstein. Même sans les concessions de McCarthy, pourtant extrêmement importantes, les plus radicaux de ses membres auraient eu tous les pouvoirs en raison de l’étroitesse de la majorité républicaine. Et ils sont prêts à exercer ces pouvoirs. »

Nous allons avoir une Chambre chaotique et des menaces réelles de paralysie de l’État et de défaut de paiement selon Norm Ornstein, spécialiste du Congrès rattaché à l’American Enterprise Institute

« Sauf si les républicains – non pas les plus modérés, mais les moins radicaux – arrivent à s’entendre avec les démocrates sur un certain nombre de textes de mesures de bon sens, par exemple sur le plafond de la dette.

Et ça, ça peut avoir pour fonction, finalement, toutes proportions gardées, de dépolariser la Chambre », conclut Lauric Henneton.




Jenny Chase pour DayNewsWorld

LES 80 ANS DE JOE BIDEN EN TOUTE DISCRETION

ET POUR CAUSE

C'est la première fois qu'un président américain en exercice devient octogénaire à la Maison Blanche .

Un Joe Biden, dont l'âge fait débat alors qu'il envisage de briguer sa réélection

Aucun événement public n'a été prévu dimanche alors que.samedi, le président avait en revanche célébré à la Maison Blanche une autre étape familiale importante : les noces de sa petite-fille Naomi, fermées à la presse.Sur Instagram d'ailleurs, le démocrate s'affiche en pleine forme, en postant notamment ses encouragements aux footballeurs américains pour la Coupe du monde Sur Instagram, le démocrate s'affiche en pleine forme, notamment lorsqu'il poste ses encouragements aux footballeurs américains pour la Coupe du monde. « Faites-moi jouer, je suis prêt », s'amuse-t-il ainsi dans une vidéo. Un clin d’œil pour faire oublier qu'il est le président le plus âgé à avoir pris ses fonctions dans l'histoire des États-Unis.

Il a fallu attendre le milieu d'après-midi pour que son épouse Jill Biden publie un message affectueux, avec deux photos du couple dansant en smoking et tenue de gala. « Je ne voudrais danser avec personne d'autre. Joyeux anniversaire Joe ! Je t'aime », a tweeté la Première dame.

Début de changement de génération chez les démocrates

Si Joe Biden n'est pas une exception dans le paysage politique américain, où il n'est pas rare de croiser des personnalités influentes ayant allègrement dépassé 70 voire 75 ans, les élections de mi-mandat ont toutefois amené un début de changement de génération dans son parti. La très influente Nancy Pelosi, 82 ans, a par exemple renoncé jeudi à briguer un nouveau mandat de présidente de la Chambre des représentants. Le président américain , quant à lui, avait subi il y a un an environ un bilan médical détaillé, concluant qu'il était « vigoureux » et « en bonne santé ».

C'est également en famille que le démocrate entend discuter de son éventuelle candidature à la présidentielle de 2024. Jusqu'ici, il répète avoir "l'intention" de se lancer, et a promis de rendre sa décision publique en début d'année prochaine. Selon divers sondages, une majorité d'Américains rejettent l'idée d'une nouvelle candidature.

Et pourtant Joe Biden porte, comme les autres présidents avant lui, les marques d'une fonction épuisante. Il est désormais difficile d'oublier son âge, que trahissent sa démarche plus raide et certains moments de confusion. L'âge de Joe Biden est un sujet de préoccupation pour une grande partie des Américains. La question revient après chacune des gaffes qu'il commet régulièrement, comme ce jour où il avait cherché dans la salle une parlementaire récemment décédée, ou bien le jour où il avait semblé oublier le nom de son homologue australien.

Des points sur lesquels appuient notamment ses détracteurs dans le camp républicain, dont Donald Trump.




Steven Colton pour DayNewsWorld

QUEL AVENIR POUR DONALD TRUMP APRES LES MIDTERMS ?

Les élections de mi-mandat qui se tenaient ce mardi aux Etats-Unis n'ont pas apporté la vague rouge annoncée.

« Ça n'est absolument pas une vague républicaine, c'est vraiment sûr », a concédé le sénateur républicain Lindsey Graham à NBC. « On s’attendait à une vague républicaine et c’est une très légère vaguelette. Aucun des deux camps n’a vraiment gagné.

Ce qui me semble assez clair, c’est que les Etats-Unis sont entrés dans la campagne de 2024. Nous ne savons pas si Joe Biden sera candidat, à priori non, ou si Donald Trump le sera, a priori oui, mais les Républicains le laisseront-ils faire ?», commente ainsi le spécialiste André Kaspi les résultats des midterms.

Les Républicains ont gagné le contrôle de la Chambre des Représentants. C’est extrêmement important car cela leur permet de bloquer l’agenda Biden. Au sénat, il est possible qu’ils perdent un siège -peut-être plus- alors qu’ils espéraient en gagner deux et peut-être plus. Pour eux c’est une déception.

Les victoires du camp républicain sont en effet moins nombreuses que prévu. Donald Trump comptait placer ses poulains MAGA à des postes clés en vue de la prochaine présidentielle, et annoncer triomphalement sa candidature mardi prochain. Au lieu de cela, les républicains ont réalisé une sorte de contre-performance, les « swing states » ayant rejeté les candidats complotistes les plus extrêmes.

Positive attitude

Silencieux toute la matinée, et « en colère » selon les potins, Donald Trump a réagi sur son réseau, Truth Social. Fait rare pour ce jusqu’au-boutiste du « positive thinking » emprunté au pasteur Norman Vincent Peale, l’ancien président a reconnu que les résultats de ce scrutin étaient « quelque peu décevants ». Pour les autres. « D’un point de vue personnel, ça a été une grande victoire », assure-t-il.

Maths à l’appui, il affirme que les candidats à qui il a apporté son soutien ont remporté 219 victoires pour 16 défaites. Un ratio flatteur exagéré . En ne gardant que les scrutins à l’échelle de tout un Etat (gouverneur, sénateur, secrétaire d’Etat), et pas simplement d’un district, le score de Donald Trump est de 21 victoire pour 24 défaites. Et nettement moins si on ne regarde que les « swing states », où il faut séduire un électorat davantage centriste.

Les succès les plus éclatants des républicains viennent surtout des élections locales, qui se tiennent en même temps que les midterms, et d’abord des grands États du Texas et de la Floride qui s’ancrent résolument à droite, champions d’une nouvelle révolution conservatrice qu’on avait détaillée dans une chronique précédente

Ceux qui ont fait campagne sur la négation des résultats de 2020 sont par contre tous battus . C'est que les Américains veulent des perspectives de sortie de crise attendant des gens dynamiques pour cela. 

Aux Etats-Unis, aujourd’hui, tout le monde ne parle que d’un seul homme, Ron DeSantis, qui a fait un très bon score en Floride, non seulement personnellement mais plus largement en faisant élire des gens autour de lui. Le système DeSantis fonctionne en Floride. Il a proposé une autre voie, qui reste malgré tout celle d’un conservatisme fort. Il est jeune, 44 ans, et cela peut être séduisant pour les électeurs Républicains qui se cherchent aujourd’hui un nouveau leader.

D'ailleurs l’été dernier, Mitch McConnell n'avait -il pas critiqué la « qualité » des candidats républicains choisis lors des primaires, le plus souvent des novices en politique ayant prêté allégeance au « Don ». « On ne peut pas nominer des candidats qui sont incapables de séduire l’électorat au-delà d’une base étroite », a attaqué mercredi le sénateur républicain modéré de Pennsylvanie, Pat Toomey. « Plus les candidats étaient MAGA, plus ils ont sous-performé dans leur Etat », continue-t-il, dénonçant une « débâcle dont est responsable Donald Trump ».

Ron DeSantis, un rival potentiel

Pour ne rien arranger Ron DeSantis, que Donald Trump avait beaucoup aidé en 2018, a décroché une victoire éclatante par près de 20 points en Floride. Au point de conquérir Miami-Dade, un comté pourtant majoritairement hispanique que Trump avait perdu de 7 points contre Biden et de 29 contre Clinton.

Le gouverneur de Floride, Ron DeSantis, entouré de sa femme et de leurs trois enfants, a facilement été réélu le 8 novembre 2022. Selon les sondages sortis des urnes, DeSantis a remporté 57 % du vote latino, en parvenant à séduire non seulement les émigrés cubains, traditionnellement conservateurs, mais également l’électorat portoricain. Du jamais vu pour un candidat idéologiquement proche de Donald Trump mais avec la discipline d’un ancien avocat de la Navy passé par Harvard, qui semble moins rebuter les indépendants. Sa réélection triomphale en Floride fait du républicain Ron DeSantis un solide rival à Donald Trump, dont les poulains obtiennent des résultats mitigés.

Plusieurs enseignements se dégagent des résultats de cette élection

Tout d'abord ces résultats mettent en évidence un phénomène de prime au sortant. Un exemple marquant est celui du Wisconsin qui a revoté pour ses gouverneur et sénateur sortants alors même qu’ils sont Démocrates et Républicains. Le fait d'être dans une période de crise conduit les électeurs non plus à faire un choix seulement guidé par la question du positionnement idéologique, mais à favoriser l’expérience des candidats sortants.

Cela nous ramène à une tradition américaine qui est que si les sortants font le job, les électeurs se disent : « pourquoi en prendre un autre ? ».

Certains se retrouvent élus ad vitam eternam ou presque, à l’image de Nancy Pelosi qui vient d’obtenir son 19e mandat et a été réélue avec 82% des voix.

Selon les sondages de CNN, les enjeux déterminants lors de ces élections ont été l'inflation, suivie de l'avortement.

Et il apparaît qu'à partir du 24 juin a émergé dans la bataille des midterms la question du droit à l’avortement suite à la décision de la Cour Suprême de mettre fin au droit constitutionnel à l’avortement en revenant sur l’arrêt Roe v. Wade.

Les Démocrates ont utilisé ce thème de campagne clivant pour mettre les Républicains en minorité dans l’opinion. Durant cette période, une augmentation des inscriptions sur les listes électorales a également pu être enregistrée .Le jour de l’élection afin finalement assisté à une remontée de la question du droit à l’avortement dans les motifs des choix du vote (de 4e à la seconde position

Les démocrates ont donc pu bénéficier du retour d’un sujet favorable pour eux le jour du vote mais aussi pu utiliser la flexibilité du vote par correspondance pour faire voter aux moments où ils avaient le vent en poupe.

En outre Biden a renversé ce qui devait être un référendum contre lui pour en faire un référendum contre Trump faisant une campagne qui parlait de démocratie et de menace contre celle-ci. En plus plus cela lui a permis de ne pas avoir à discuter de son bilan, alors que c’est à ça que servent les midterms normalement.

Les clivages socio-démographiques du pays

Les midterms révèlent des clivages politiques clairs qui reflètent la société américaine d’aujourd’hui. Assez traditionnellement, on retrouve le clivage ville-campagne mais aussi fédéralisme contre pouvoir local. A cela s’ajoute un certain traditionalisme dans le vote, que montre la prime aux sortants. Ce vote s’apparente beaucoup à ce qui se faisait par le passé .

Joe Biden parti pour un second mandat ?

Selon Emeric Guisset et William Thay, "la première conséquence de ce scrutin est que Joe Biden devrait avoir la capacité de se représenter en 2024 malgré son âge et ses défauts s’il le souhaite. En effet, malgré ses raisons qui le conduisent à être à moins de 40 % de popularité dans l’opinion, il a encore fait la démonstration qu’il était dans le camp démocrate le meilleur barrage à Donald Trump. Il parvient en effet à séduire une partie des classes ouvrières blanches et à couper ainsi Donald Trump de ce qui avait fait son succès en 2016 : la Rust Belt."

Cependant les républicains de la Chambre, qui devraient pouvoir choisir comme speaker le représentant californien Kevin McCarthy, ont déjà promis de mener de nombreuses enquêtes parlementaires, sur le modèle de celles subies, selon eux à tort, par Donald Trump. La future Chambre républicaine s’attacherait ainsi à lancer une investigation poussée sur Hunter Biden, le fils du Président, et ses affaires douteuses, ou encore sur le ministère de la Justice qui ose remettre en cause la gestion défaillante des archives présidentielles par Donald Trump.

Le cas de Hunter Biden pourrait en effet sérieusement déstabiliser son père. Outre une rocambolesque affaire d’ordinateur récupéré par un réparateur quasi aveugle et totalement trumpiste où auraient été retrouvés photos salaces et mails compromettants, Hunter Biden, tour à tour avocat, lobbyiste et financier, est régulièrement accusé de corruption en lien avec ses affaires dans le pétrole et le gaz, notamment en Ukraine, sans preuve pour l’instant. Il est en revanche sous le coup d’une enquête fédérale pour évasion fiscale. À chaque fois, on le soupçonne d’avoir profité de la position de son père, en tant que vice-président puis président des États-Unis, pour monter des business douteux...

Une mini-crise chez les Républicains

Les Républicains, de leur côté, risquent de voir s’ouvrir une mini crise. L’absence d’une large victoire des Républicains ne permet pas à Donald Trump de s’imposer comme candidat incontestable pour 2024. Il pourrait se faire concurrencer par le gouverneur de la Floride, Ron DeSentis. Ron DeSantis, encore peu connu du grand public il y a quelques années, est devenu l'un des poids lourds du parti républicain.: peut-il détrôner Donald Trump à la tête du parti républicain ?

Étoile montante de la droite dure, ce quadragénaire s'est imposé sans surprise ni difficulté face à l'ex-gouverneur Charlie Crist, un ancien républicain qui avait changé de parti. « Nous n'avons pas seulement gagné la réélection, nous avons redéfini la carte politique », s'est réjoui Ron DeSantis, après l'annonce des résultats.

« Pour moi, le combat ne fait que commencer », a ajouté celui à qui l'on prête des ambitions présidentielles, qu'il n'a pour l'heure pas confirmées. Le leadership de Donald Trump sur les conservateurs risque donc d’être mis à mal par son rival Ron DeSantis, réélu triomphalement au poste de gouverneur de Floride, et présenté par le Miami Herald comme le possible nouveau « shérif » du Parti républicain.

« Ron DeFuture » ?

Pas étonnant d'ailleurs que Donald Trump l'a récemment surnommé «  Ron-la-Morale ». Ancien militaire à l'image lisse de père de famille, il offre un contraste marqué avec le style tempétueux de l'ancien président Donald Trump. Le magnat de l'immobilier lui avait pourtant donné un important coup de pouce dans la course au siège de gouverneur en 2018, en lui apportant son soutien ; La rivalité entre les deux républicains est récemment montée d'un cran. Le New York Post, qui appartient également à la famille Murdoch, a fait sa une sur « Ron DeFuture ».

Sentant la menace monter comme un ouragan se renforçant dans le Golfe du Mexique, Donald Trump, qui a écarté de repousser son annonce, a fait dans la menace voilée : « Je ne sais pas s’il va être candidat. Mais s’il se lance, je révélerai des choses peu flatteuses sur lui. J’en sais plus sur lui que quiconque, peut-être à l’exception de sa femme.

Si Ron DeSantis choisissait de se lancer dans la course à l'investiture, « je pense qu'il ferait une erreur », a d'ailleurs déclaré lundi Donald Trump. « Je pense que la base ne l'apprécierait pas. Je ne pense pas que ce serait bon pour le parti », a-t-il ajouté.

Car si Ron DeSentis a réalisé un très bon score en Floride, cela en fait-il un bon candidat à la présidentielle ?

Possède-t-il la capacité d’aller chercher les électeurs de la Rust Belt avec son profil de Républicain du sud ?

De son côté, Donald Trump a quant-à-lui déjà démontré sa capacité à gagner l’élection présidentielle et à faire la synthèse entre l’électorat traditionnel des Républicains de la « SunBelt » et l’électorat ouvrier de la « Rust Belt ». Cependant les MAGA sont toujours là avec une envie de gagner et Trump ne paraît pas forcément être celui en mesure d’apporter la victoire. Aux Etats-Unis, traditionnellement, lorsque l’on a perdu, on laisse passer les autres. Et c’est ce qui rattrape aujourd’hui Donald Trump.

 A l’issue de ces midterms, les Républicains doivent donc faire face à davantage de doutes que de certitudes.




Kelly Donaldson pour DayNewsWorld

MIDTERMS LES REPUBLICAINS EN TETE

Au lendemain des élections de mi-mandat, les républicains mènent à la Chambre. Au Sénat, un nouveau vote aura lieu au mois de décembre dans l’Etat de Géorgie. L’hypothèse d’une « vague rouge » qui assurerait aux républicains une majorité dans les deux chambres ne semble pas totalement acquise . En Géorgie, aucun des deux candidats n’a obtenu 50 % des suffrages et un nouveau vote sera organisé, comme le demande la législation de l’Etat, au mois de décembre.

Après une campagne acharnée centrée sur l’inflation, les républicains étaient confiants dans leurs chances de priver mardi Joe Biden, un président à la cote de popularité anémique, de ses majorités au Congrès. Organisées deux ans après la présidentielle, les élections de mi-mandat font quasiment systématiquement office de vote-sanction pour le pouvoir en place. Signe de l’optimisme qui régnait dans le camp républicain, le « Grand Old Party » visait même des sièges dans des circonscriptions censées être solidement acquises aux démocrates.

« La vague » républicaine n’a cependant pas obtenu les résultats escomptés, tandis que la composition finale du Sénat demeure inconnue.

La Chambre des représentants penche républicain

« Il est clair que nous allons reprendre la Chambre des représentants », s’enthousiasmait le ténor républicain Kevin McCarthy dans la nuit de mardi à mercredi, au moment où les résultats continuaient d’affluer. Selon les derniers résultats, les Démocrates ont conquis 183 sièges, tandis que les Républicains dominent pour l’instant avec 206 représentants.

Les républicains ont cependant remporté une série de victoires importantes : en menant une campagne acharnée sur l’inflation, J. D. Vance, l’un des poulains de Donald Trump, a décroché le poste très convoité de sénateur dans l’Ohio, l’un des bastions industriels et agricoles de l’Amérique. La très trumpienne Marjorie Taylor Greene, qui s’est fait connaître au cours de son premier mandat pour ses propos racistes et antisémites , a été réélue en Géorgie. Le gouverneur de Floride, Ron DeSantis, et le gouverneur du Texas, Greg Abbott, deux futurs prétendants républicains à la présidence, ont battu sans difficulté leur rival démocrate.

Les républicains devraient donc reprendre la majorité à la Chambre des représentants, ce qui leur permettrait de bloquer certains projets de l’administration Biden pendant les deux ans à venir, avant la prochaine présidentielle.

Le parti républicain, à qui l’on prêtait une percée de 25, voire 30 sièges, s’est certes vu obligé de revoir ses ambitions à la baisse. « Ce n’est certainement pas une vague républicaine, ça, c’est sûr », a admis l’influent sénateur Lindsey Graham, un proche de Donald Trump, sur NBC. Donald Trump s'est également exprimé ce soir sur les résultats des élections de mi-mandat « Si, à certains égards, l’élection d’hier a été quelque peu décevante, d’un point de vue personnel, c’est une très grande victoire », a déclaré ce soir l’ancien président Donald Trump sur son réseau social Truth Social. Mais l’ancien président, toujours battant, compte bien lancer sa candidature à l’élection présidentielle 2024, avec une annonce prévue le 15 novembre.

Les succès et les défaites démocrates.

Si les démocrates sont relativement déçus de ne pas avoir créé la surprise en Ohio, avec la victoire du poulain trumpiste J.D. Vance, ils peuvent se consoler en regardant du côté de la Pennsylvanie où le colosse à capuche John Fetterman a battu Mehmet Oz, médecin star de télé adoubée par Donald Trump, pour un siège au Sénat auparavant tenu par un républicain. Le camp Biden a remporté là une victoire symbolique. Les démocrates ont aussi arraché deux postes de gouverneurs aux républicains : dans le Maryland et dans le Massachusetts. Ils se sont aussi épargné une grosse frayeur en conservant le contrôle de l’Etat de New York, où les républicains pensaient être en mesure de déloger la gouverneure Kathy Hochul. En Géorgie par contre, la démocrate Stacey Abrams a échoué à devenir gouverneure face à Brian Kemp.

La Géorgie est de nouveau Etat décisif pour le Sénat

Ni le démocrate Raphael Warnock ni son adversaire républicain Herschel Walker n’a réussi à s’imposer et à recueillir plus de 50 % des votes requis pour l’emporter dans cet Etat. En fin de journée, le candidat démocrate est légèrement en tête avec 49,4 % des voix contre 48,5 % pour son opposant. Le candidat du parti libertarien Chase Olivier recueille, lui, 2,1 % des votes.

Selon les règles électorales de l’Etat, une nouvelle élection doit avoir lieu entre les deux candidats ayant obtenu le plus de voix si aucun n’a atteint les 50 % requis. L’Etat de Géorgie doit au préalable certifier les résultats du vote d’hier et vérifier qu’une nouvelle élection est bien nécessaire.

Un scrutin vers lequel tous les yeux de l’Amérique vont se tourner, car il risque bien de définir la majorité au Sénat, et donc l’agenda politique aux États-Unis pour les deux prochaines années.

Les règles électorales de Géorgie imposent une nouvelle élection, dans quatre semaines.




Joanne Courbet pour DayNewsWorld

MIDTERMS BIDEN ET TRUMP JOUENT LEUR AVENIR

Plus de 40 millions d’Américains ont déjà voté de manière anticipée et, mardi, les électeurs se sont rendus en nombre dans les bureaux de vote, dans un climat de défiance, à des élections décisives pour la présidence de Joe Biden et les ambitions de son rival Donald Trump de reconquérir la Maison-Blanche en 2024.

« Nous avons besoin que tout le monde soit sur le pont pour élire les démocrates », a tweeté Joe Biden à la mi-journée, appelant son camp à se mobiliser dans les États les plus disputés.

Handicapé par une inflation record, le président de 79 ans risque de perdre le contrôle du Congrès lors de ces scrutins de mi-mandat traditionnellement défavorables au parti au pouvoir, et de voir son action paralysée pour les deux prochaines années.

Jusqu’au bout, Joe Biden a cherché à défendre son bilan économique, en se présentant comme « le président de la classe moyenne » qui a annulé la dette étudiante et investi dans les infrastructures. Mais ses efforts ne semblent pas avoir porté leurs fruits.

Son prédécesseur Donald Trump, qui a soutenu avec vigueur un grand nombre de candidats républicains, mise pour sa part sur leur succès pour se lancer sous les meilleurs auspices possibles dans la course à la présidentielle.

Lors de son dernier rassemblement, il a promis de faire « une très grande annonce » le 15 novembre. « Ce sera un jour très enthousiasmant pour beaucoup de gens », a-t-il promis mardi en sortant d’un bureau de vote en Floride.

En attendant, « je pense que nous allons passer une très bonne nuit », a ajouté le milliardaire de 76 ans avec confiance.

Peu après, il rejouait toutefois la partition qui est la sienne depuis sa défaite en 2020, attisant les doutes sur la régularité des opérations de vote. Notant que des machines de vote ont dysfonctionné dans une circonscription très peuplée de l’Arizona, il a publié sur sa plateforme Truth Social : « Nous y revoilà ? Les gens ne vont pas l’accepter ».

« Le vote par procuration à Detroit, ça ne va pas du tout. Les gens se présentent pour voter et s’entendent répondre : “désolé, vous avez déjà voté” », a-t-il encore affirmé sur son réseau.

Les autorités locales ont reconnu le problème, mais assuré que les électeurs avaient d’autres options pour voter dans ce scrutin qui porte sur l’intégralité de la Chambre des représentants, un tiers du Sénat, de nombreux postes d’élus locaux et moult référendums.

Chaque camp a dramatisé les enjeux du scrutin : les démocrates se sont posés en défenseurs de la démocratie et du droit à l’avortement face à des républicains jugés « extrémistes » ; les conservateurs se sont portés garants de l’ordre face à une gauche dite « laxiste et radicale » en matière de sécurité et d’immigration.

Selon les enquêtes d’opinion, l’opposition républicaine devrait s’emparer d’au moins 10 à 25 sièges à la chambre basse – largement assez pour y être majoritaire. Les sondeurs sont plus mitigés quant au sort du Sénat, avec néanmoins un avantage pour les républicains.

Privé de sa majorité, le président aurait surtout un pouvoir de veto, et les républicains ont fait savoir qu’ils ne le ménageraient pas. Ils prévoient notamment de lancer des enquêtes à la Chambre sur les affaires de son fils Hunter et certains de ses ministres.

Duels haletants

Concrètement, les élections de mi-mandat se jouent dans une poignée d’États clés – les mêmes qui étaient déjà au cœur de l’élection présidentielle de 2020.

Tous les projecteurs sont ainsi braqués sur la Pennsylvanie, ancien bastion de la sidérurgie, où le chirurgien multimillionnaire républicain Mehmet Oz, adoubé par Donald Trump, affronte le colosse démocrate John Fetterman pour le poste le plus disputé du Sénat.

La Géorgie est un autre objet de convoitise. Le démocrate Raphael Warnock, premier sénateur noir jamais élu dans cet État du Sud au lourd passé ségrégationniste, tente d’être réélu face à Herschel Walker, ancien sportif afro-américain, lui aussi soutenu par l’ancien président.

L’Arizona, l’Ohio, le Nevada, le Wisconsin et la Caroline du Nord sont également le théâtre de luttes intenses, où les démocrates sont partout opposés aux candidats soutenus par Donald Trump, qui jurent une fidélité absolue à l’ancien président.

Ces duels haletants ont tous été alimentés à coup de centaines de millions de dollars, faisant de ce scrutin les élections de mi-mandat les plus chères de l’histoire des États-Unis.

Les premiers résultats sont attendus à partir de 19 h, mais l’issue des duels les plus serrés pourrait se faire attendre plusieurs jours.




Boby Dean pour DayNewsWorld

MIDTERMS 2022  EN PENNSYLVANIE DONALD TRUMP APPELLE A UNE VAGUE ROUGE

Lors d'une journée marathon de meetings concurrents en Pennsylvanie, État crucial pour les législatives de mi-mandat du 8 novembre, les 46e (Biden) et 44e (Obama) locataires de la Maison-Blanche se sont affrontés à distance avec le 45e (Trump), avant un scrutin qui posera les fondations de la présidentielle de 2024.

A trois jours à peine d' élections «décisives» aux États-Unis, l’ancien président républicain a dressé son habituel tableau apocalyptique des Etats-Unis, samedi, à l’occasion d’un meeting dans un Etat qui pourrait s’avérer décisif pour le contrôle du Sénat. De leur côté, le président Joe Biden et son prédécesseur démocrate Barack Obama ont exhorté samedi à «voter» pour protéger la «démocratie», leur adversaire Donald Trump voulant une «vague géante» républicaine pour «sauver le rêve américain».

Trump contre Biden

Avec une arrivée remarquée en Boeing 757 dit « Trump Force One » sur la piste de l’aéroport de Latrobe (Pennsylvanie), samedi 5 novembre et des milliers de personnes attendant depuis des heures sur le tarmac.Dans la soirée, toujours en Pennsylvanie, dans le bourg de Latrobe, le héros des républicains, l'ex-président Trump (2017-2021), casquette rouge «Make America Great again» enfoncée sur la tête et masquant son regard, a très longuement appelé à une «vague géante» de son parti pour «mettre fin à la destruction du pays et sauver le rêve américain». Après une campagne acharnée centrée sur l'inflation, les républicains affichent leur confiance dans leurs chances de priver le président démocrate de ses majorités le 8 novembre.

Si leurs pronostics se confirment, l'homme d'affaires de 76 ans semble déterminé à en profiter pour officialiser au plus vite sa candidature à la présidentielle de 2024. Avec un air de revanche sur sa défaite de 2020.
« L’élection était truquée et volée, et on ne peut pas laisser cela se reproduire », a-t-il dit, avertissant ainsi que toute nouvelle contre-performance ne pourrait avoir d’autre explication que des manipulations. Donald Trump a d’ailleurs réclamé un changement des règles de vote, alors même que plus de 39 millions de bulletins ont déjà été déposés, dans le cadre des procédures anticipées, en personne ou par courrier.

Par contre dans un discours controversé, le président Joe Biden a accusé les Républicains MAGA (acronyme de « Make America Great Again », le slogan de Donald Trump et de ses partisans) de « détruire la démocratie américaine » et d’être « une menace pour ce pays » et pour « les fondements mêmes de notre république ». Quelques jours auparavant, il avait déclaré que la philosophie de ces Républicains pro-Trump était « presque du semi-fascisme ».Ces mots forts constituent une véritable rupture chez un président qui avait fait de la réconciliation nationale le cœur de sa rhétorique, répétant inlassablement sa volonté d’unifier et non de diviser le peuple dès l’annonce de sa victoire, puis dans son discours d’investiture.

«La démocratie est littéralement sur le bulletin de vote. C'est un moment décisif pour la nation et nous devons tous parler d'une seule voix», a lancé Joe Biden, sous une lumière bleu et rouge, un immense drapeau américain et les ovations d'une salle de Philadelphie, berceau de la Constitution américaine à la fin du XVIIIe siècle. Le dirigeant démocrate tente de convaincre les Américains que cette élection est «un choix» : sur l'avenir de l'avortement ou du mariage entre personnes du même sexe, autant de sujets sur lesquels il a promis de légiférer s'il obtient de solides majorités au Congrès. Mais c'est la hausse des prix - 8,2% d'inflation en moyenne sur un an - qui reste de loin la principale préoccupation des Américains, et les efforts de Joe Biden pour se poser en «président de la classe moyenne» peinent à porter leurs fruits.

Barack Obama, pour qui la nostalgie joue à plein, était d'abord à Pittsburgh, ville industrielle de Pennsylvanie, où il a demandé au «cousin Pookie» et à «oncle Joe», surnom affectueux d'électeurs démobilisés, enfoncés dans leur canapé, de se lever et «d'aller voter!» mardi pour les démocrates.

Il a reconnu que «tout le pays avait traversé des temps difficiles ces dernières années», notamment avec une «pandémie historique». Mais le créateur de l'assurance-santé «Obamacare» s'en est pris aux républicains, qui veulent «démembrer la sécurité sociale, l'assurance-maladie et accorder aux riches et aux grandes entreprises davantage de réductions d'impôts».

Tous les projecteurs sont braqués sur la Pennsylvanie, ancien bastion de la sidérurgie, où le chirurgien multimillionnaire républicain Mehmet Oz, une vedette de télévision adoubée par Donald Trump, affronte le colosse chauve et ancien maire démocrate d'une petite ville, John Fetterman, pour le siège le plus disputé du Sénat.

Car de ce poste de sénateur dépend sans doute l'équilibre des pouvoirs de la chambre haute du Congrès, au pouvoir immense. Mardi 8 novembre, les Américains sont également appelés à renouveler toute la Chambre des représentants. Des postes de gouverneurs et d'élus locaux, qui décident des politiques de leur État pour l'avortement ou l'environnement, sont également en jeu.

Toujours est-il qu’une majorité d’États-Uniens (69 %), Républicains comme Démocrates, considèrent que la démocratie est « en danger d’effondrement », selon un récent sondage de l’université Quinnipiac.

De plus, selon l'analyse fort pertinente de Jérôme Viala-Gaudefroy , assistant lecteur à Cergy Paris Université, parue dans The Conversation, la transformation d’un scrutin intermédiaire en « match retour » de la présidentielle de 2020 rend les pronostics bien incertains.

La démocratie en danger ?

" Alors que les élections de mi-mandat sont traditionnellement un scrutin sur le bilan, notamment économique, de l’administration élue deux ans plus tôt, la campagne de 2022 prend une tournure tout à fait inédite.

Tout d’abord parce que jamais un ancien président n’a dominé les primaires d’une élection de mi-mandat comme l’a fait Donald Trump. Il a ainsi soutenu plus de 200 candidats, non seulement au niveau fédéral mais également au niveau local. Or, il ne faut pas oublier que dans le système fédéral des États-Unis, ce sont les États, et non le pouvoir fédéral, qui sont en charge de l’organisation des élections.

Pour les Républicains, les prochaines élections doivent permettre tout simplement de « sauver l’Amérique » du danger que représentent les Démocrates. Il s’agit non seulement de faire du 8 novembre une revanche de la présidentielle 2020, mais aussi de préparer la présidentielle de 2024. Et, en cas de défaite en 2024, si ce n’est dès 2022, de pouvoir contester, bloquer, voire confisquer l’appareil électoral, ce qui pourrait potentiellement conduire à une crise constitutionnelle.

L’extrémisme, une stratégie risquée qui ne paie pas forcément ...

Historiquement, les candidats les plus extrémistes qui gagnent les primaires réduisent les chances de leur parti de gagner les élections générales.

Ce constat a poussé les Démocrates de certains États à mettre en œuvre une stratégie risquée et quelque peu cynique : financer des campagnes publicitaires visant à mettre en avant les candidates républicains les plus extrêmes dans les primaires, en les liant à Donald Trump par exemple, dans l’espoir de les battre plus facilement dans les élections générales.

Si cette stratégie a fonctionné par le passé, elle pourrait se retourner contre eux dans un environnement hautement polarisé où l’appartenance à un parti se confond de plus en plus avec un sentiment d’identité.

L’ironie de l’histoire est que ce sont, désormais, les Démocrates qui mettent en avant des questions morales et sociétales et livrent aux Républicains, à leur tour, une guerre dite « culturelle ». Ces derniers, de leur côté, et même si l’immigration et la criminalité restent pour eux des sujets de prédilection, cherchent avant tout à maintenir l’attention sur les questions économiques comme l’inflation, actuellement galopante – ce qui, en temps normal, suffirait probablement à leur assurer une victoire écrasante.

Un scrutin essentiel

Ainsi, la transformation d’un scrutin intermédiaire en « match retour » de la présidentielle de 2020 (entre un président relativement impopulaire et un ex-président radicalisé, à l’image des candidats qu’il soutient) rend les pronostics bien incertains."

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Simon Freeman pour DayNewsWorld

FORTE INCERTITUDE SUR LES ELECTIONS

DE MI-MANDAT DEJA EN ROUTE

Deux ans après l’élection mouvementée de Joe Biden à la Maison Blanche, les électeurs américains seront à nouveau appelés aux urnes mardi 8 novembre. Renouvellement complet de la Chambre des représentants, d’un tiers du Sénat, élection de certains gouverneurs et secrétaires d’Etat, référendums locaux… ces élections de mi-mandat promettent d’être riches.

Plus de deux millions d’électeurs ont déjà voté par anticipation dans de nombreux États en prévision des élections de mi-mandat le 8 novembre prochain. Cette donnée laisse présager un taux de participation important lors d’un scrutin normalement moins couru, et pour cause : les enjeux – sociaux, économiques, environnementaux et politiques – sont de taille. L’ensemble des 435 sièges de la Chambre des représentants, le tiers des 100 places au Sénat et 36 postes de gouverneurs sont en jeu.

L’intégralité de la Chambre des représentants, la chambre basse du Parlement américain, va être renouvelée, soit 435 sièges remis en jeu tous les deux ans. Depuis l’élection de Joe Biden, les démocrates y disposent d’une courte majorité, à 220 sièges (contre 212 républicains). Trois sièges étant vacants, il suffirait donc aux républicains de les remporter et de reprendre cinq sièges aux démocrates pour prendre le contrôle de la Chambre.

Le rebrassage politique qui s’annonce sera donc déterminant pour la fin du mandat de Joe Biden, mais aussi pour les élections générales de 2024. Or depuis la seconde guerre mondiale, les élections de mi-mandat ou « midterms » ont toujours marqué – sauf une fois – un vote sanction à l’encontre du parti du président élu.

Les élections de mi-mandat américaines ne touchent pas que les élus fédéraux : des candidats croisent aussi le fer sur la scène municipale, y compris à Washington DC.

C'est pourquoi une crainte importante se dessine de part et d’autre du spectre politique : celle de se faire « voler » une élection.

Un record pour les LGBT+ candidats dans 50 Etats

Pour la première fois dans l'histoire des Etats-Unis, des personnes lesbiennes, gays, bi ou transgenres sont candidates aux élections de mi-mandat dans chacun des 50 Etats américains. Il s'agit d'un record qui pourrait avoir une influence de taille sur le paysage politique du pays, selon une analyse publiée le 26 octobre par le LGBTQ Victory Fund (article en anglais), qui aide à financer les campagnes de politiques Environ 90% de ces candidatures émanent du camp démocrate.

Quelque 678 personnes LGBT+ sont candidates aux élections du 8 novembre, scrutin lors duquel les Américains renouvelleront l'ensemble des sièges de la Chambre des représentants et un tiers du Sénat. Toute une série de postes de gouverneurs et d'élus locaux sont également en jeu. Parmi les candidatures notables, les démocrates Tina Kotek et Maura Healey pourraient devenir les premières gouverneures lesbiennes de leurs Etats respectifs, l'Oregon et le Massachusetts. Et dans l'Etat du Vermont, frontalier du Canada, Becca Balint a de grandes chances de devenir la première lesbienne de cet Etat élue à la Chambre des représentants.

Des scrutins décisifs

Au sein de tous les scrutins de ces élections de mi-mandat, certains revêtent un enjeu des plus stratégiques avant la prochaine élection présidentielle américaine, en 2024. Certaines d’entre elles pourraient, en outre, se révéler déterminantes pour l’élection présidentielle de 2024.

Dans l’Ohio, par exemple, la démocrate Marcy Kaptur, élue de l’Ohio depuis 1983, fait face cette année à la réélection la plus difficile de sa carrière, après que les districts de vote ont été redéfinis en 2020. Elle est opposée au républicain J.R. Majewski, proche de l’ancien président Donald Trump, il était présent au Capitole lors des émeutes du 6 janvier 2021.

En Californie, un républicain qui a voté la destitution de Donald Trump rejoue sa place. Il s'agit de David Valadao, actuellement élu à la Chambre des représentants. Ils ne sont que deux à se soumettre à nouveau aux votes cette année. David Valadao et Rudy Salas s’affrontent dans le district de Central Valley, légèrement plus favorable aux démocrates depuis le redécoupage.

Dans le Michigan, la démocrate Elissa Slotkin pourrait être réélue après l’annulation de Roe vs Wade même si le nouveau district est plus républicain et rural, analyse le Time. Mais la remise en cause du droit fédéral à l’avortement a changé le paysage politique, et offre une nouvelle chance à Mme Slotkin.

Au Sénat, les démocrates ne disposent que d’une courte avance : une voix. Sur cent sièges, trente-cinq sont remis en jeu dans ces élections de mi-mandat. Il s’agit de la promotion élue en 2016, dans le sillage de Donald Trump.

D'autres scrutins sont également importants puisque liés à des référendums pour le droit à l’avortement et la légalisation du cannabis

Après le démantèlement du droit fédéral à l’avortement, laissant les Etats libres de légiférer à leur échelle, cinq d’entre eux profitent en effet des élections de mi-mandat pour organiser des référendums: la Californie, le Michigan, le Vermont, le Kentucky et le Montana. Cinq autres Etats se prononcent, eux, sur le cannabis : l’Arkansas, le Dakota du Sud le Maryland, le Missouri ou le Dakota du Nord .

Un débat politique difficile pour le camp de Joe Biden

Sur le fond du débat politique, le locataire de la Maison Blanche a fort à faire pour défendre son action dans un contexte d’inflation galopante. Le camp des démocrates sait qu'il a beaucoup à perdre ou à gagner selon le coût du carburant affiché dans les stations-service ces prochains jours. Pour mettre toutes les chances de son côté lors des élections des midterms 2022, le 8 novembre prochain, Joe Biden oeuvre depuis plusieurs mois à faire baisser le prix du gallon d'essence qui a explosé lorsque la guerre en Ukraine s'est déclaré. Pour rassembler les progressistes autour de lui, il a enfourché le cheval de bataille de l’avortement, en promettant qu’en cas de victoire aux midterms, la première loi du Congrès garantira le droit à l’IVG.

De leur côté, les conservateurs du Grand Old Party promettent de mener un combat acharné contre l’inflation. Les républicains élus à la Chambre souhaitent aussi consacrer davantage de moyens à la protection des frontières, à la sécurité et à la lutte contre l’addiction aux opiacés, qui touche de nombreux Américains. Ils pourraient en outre encourager les forages miniers et gaziers sur le territoire national.

Ces midterms sont également marquées par l’impact du trumpisme : « Dans bien des primaires républicaines du printemps et de l’été, nier les résultats légitimes des élections de 2020 était le ticket d’entrée » pour une investiture aux élections de mi-mandat, remarque le Washington Post.

Toujours est-il que les sondages sont particulièrement serrés et le résultat incertain à l'approche de ces midterms. Mais Joe Biden et les démocrates ont l'histoire contre eux.

 « Le président a perdu la majorité à la Chambre des représentants 36 fois sur 40 », lors des midterms, a expliqué à Linternaute Marie-Christine Bonzom, ex-journaliste française pour la BBC.




Joanne Courbet pour DayNewsWorld

LES PRIORITES STRATEGIQUES A L'INTERNATIONAL

"SUPPLANTER LA CHINE ET CONTRAINDRE LA RUSSIE"

S'imposer à la Chine à long terme, et contrer dans l'immédiat la Russie afin de rester la première puissance mondiale incontestée. " Supplanter la Chine et contraindre la Russie " : 

la Maison Blanche dévoile ses priorités stratégiques à l'international .

En effet Joe Biden a publié, ce mercredi, ses priorités concernant la sécurité nationale et internationale américaine. Joe Biden devait au départ les dévoiler en février, mais, à cause de la guerre en Ukraine, il a fallu attendre mercredi pour que la Maison Blanche dévoile un document de 48 pages, balayant une multitude de thèmes et tous les coins de la planète.

Tenir tête aux régimes autoritaires, Pékin et Moscou en premier lieu.

" Les États-Unis seront guidés par nos valeurs, et nous travaillerons à l'unisson avec nos alliés et partenaires et tous ceux qui partagent nos intérêts. Nous ne laisserons pas l'avenir à la merci des caprices de ceux qui ne partagent pas notre vision d'un monde libre, ouvert, prospère et sûr ".

Dès son introduction, la stratégie de sécurité nationale (" National security strategy "), document publié par la Maison Blanche à chaque nouvelle administration, se veut claire. 

Parmi les priorités stratégiques des États-Unis : " supplanter la Chine et contraindre la Russie ".

La Russie, " une menace immédiate "; la Chine, une menace plus diffuse

Le sujet le " plus pressant ", selon ce document, diffusé par l'exécutif américain, est donc de tenir tête aux régimes autoritaires. Et d'abord à Moscou et à Pékin.

" La Russie présente une menace immédiate pour un ordre international libre et juste, en bafouant sans vergogne les règles internationales fondamentales ", estime la Maison Blanche.

" La Chine, par contraste, est le seul rival qui ait à la fois la volonté de changer l'ordre international et, de plus en plus, les moyens économiques, diplomatiques, militaires et technologiques de poursuivre cet objectif ", constate encore l'administration Biden.

Mais la Chine est aussi, a souligné Jake Sullivan, le plus grand partenaire commercial de l'Amérique... 

La première puissance mondiale entend d'ailleurs " mettre à jour le système actuel du commerce international ", sous l'impulsion d'un Joe Biden qui affiche un patriotisme économique décomplexé.

" En résumé, nous ne pouvons pas revenir aux accords de libre-échange traditionnels d'antan. Nous devons nous adapter ", a affirmé le conseiller de Joe Biden.

Toujours dans l'introduction, Joe Biden signe une déclaration imprégnée de son habituel optimisme :

 " Les États-Unis ont tout pour gagner la compétition du XXIème siècle. Nous sortons plus forts de chaque crise. 

Et il n'y a rien que nous ne puissions faire."

" Une décennie décisive "

Devant la presse, le principal conseiller diplomatique du président américain, Jake Sullivan, a commenté: 

" Nous n'essaierons pas de diviser le monde en blocs rigides. Nous ne cherchons pas à transformer la compétition en confrontation ou en une nouvelle 'Guerre froide' ".

" Et nous ne considérons pas chaque pays simplement comme un terrain de confrontation par procuration ", a-t-il dit, en référence aux nombreuses "proxy wars", guerres à distance, menées par les Américains et les Soviétiques entre 1945 et 1989.

" Deux défis essentiels "

" Je ne crois pas que la guerre en Ukraine ait modifié sur le fond l'approche de Joe Biden en matière de politique étrangère, qui date de bien avant sa présidence, et elle n'a fait que se renforcer et s'amplifier depuis qu'il est en fonction ", a encore dit le conseiller à la sécurité nationale.

Et Jake Sullivan de résumer le message de cette stratégie américaine : 

" nous sommes entrés dans une décennie décisive ". Avec, comme " deux défis essentiels ", " la compétition entre les grandes puissances pour façonner l'ordre international de demain ".

" Le second (...) est que nous devons affronter un ensemble de défis transnationaux qui affectent les gens où qu'ils soient, y compris aux États-Unis : 

le changement climatique, l'insécurité alimentaire, les maladies contagieuses, le terrorisme, la transition énergétique, l'inflation ", a-t-il détaillé.




Jaimie Potts pour DayNewsWorld

DONALD TRUMP ACCUSE

JOE BIDEN ENNEMI DE L'ETAT

Après qu’il a été accusé de mettre en danger la démocratie, l’ancien président américain Donald Trump a renvoyé l’attaque à son successeur Joe Bien.

Entre Joe Biden et Donald Trump, les invectives n’avaient pas cessé avec l’élection du premier contre le second.

Mais plus on s’approche des midterms (les élections de mi-mandat qui auront lieu en novembre prochain), plus le ton monte entre les deux rivaux. 

Dans la nuit de samedi à dimanche 4 septembre 2022, c’est Donald Trump qui a répondu à son successeur lors d’un meeting de campagne en Pennsylvanie.

 "L’ennemi de l’État, c’est lui, Joe Biden et le groupe qui le contrôle", Joe Biden "qui n'est que haine et colère".

Deux jours plus tôt, Joe Biden s’en est effectivement pris à son prédécesseur, l’accusant lui et les Républicains membres de la frange "Make America Great Again" de "représenter un extrémisme qui menace les fondations mêmes de notre République".

 "Ils ne respectent pas la Constitution. Ils ne croient pas à l’État de droit. Ils ne reconnaissent pas la volonté du peuple",

avait-il dénoncé depuis la capitale de la Pennsylvanie.

Donald Trump s’en est également pris au bilan de l’actuel dirigeant qui se trouve être catastrophique !

"Vous pourriez prendre les cinq pires présidents de l’histoire des États-Unis, et les mettre ensemble, ils ne pourraient pas avoir fait autant de mal que Joe Biden a fait à notre pays en moins de deux ans", a-t-il tranché, évoquant le chômage, l’inflation et la montée de l’insécurité.

Cette démonstration de force était aussi la première apparition publique de Donald Trump depuis que le FBI a mené une perquisition dans sa résidence Floridienne de Mar-a-Lago.

S’il avait déjà réussi sur ses réseaux sociaux, il a profité du meeting pour dire tout le mal qu’il pense de cette procédure.

"Le raid honteux et la descente dans ma maison de Mar-a-Lago sont une parodie de justice, l’exemple le plus frappant des menaces très réelles qui pèsent sur la liberté des Américains", a-t-il tonné !.

Force de constater que Donald Trump avait mis notre pays en plein emploi, avec une inflation très faible, un pouvoir d'achat en hausse, les impôts en baisse, et une sécurité plutôt bonne, tout le contraire de la situation hautement dégradée par Joe Biden en seulement deux ans. 




Boby Dean pour DayNewsWorld

SALMAN RUSHDIE POIGNARDE PAR UN ISLAMISTE

L’auteur britannique Salman Rushdie, sous le coup d’une fatwa lancée par l’ayatollah Khomeyni un an après la parution de son livre « les Versets sataniques », considéré comme impie par le régime des mollahs en Iran, a été poignardé ce vendredi aux États-Unis. L’écrivain a été attaqué alors qu’il s’apprêtait à donner une conférence à l’Institut Chautauqua, un centre culturel situé dans l’ouest de l’État de New York.

Transporté en hélicoptère vers un hôpital, blessé au cou, son état de santé, hier soir, était incertain. « Salman Rushdie est vivant et il reçoit les soins que nécessitent son état », a déclaré la gouverneure de l’État de New York, Kathy Hochul, qui a condamné l’attaque.

L’attaque s’est produite vers 10 h 45 (heure locale) alors que le romancier de 75 ans se trouvait sur la scène de l’institut, juste avant qu’il ne prenne la parole. Un journaliste de l’agence AP, présent sur place, a constaté qu’un homme s’était précipité sur lui pour lui porter entre 10 et 15 coups. La police locale a confirmé qu’il s’agissait de coups portés à l’aide d’une arme blanche. Selon un autre témoin, l’agresseur était vêtu de noir et porteur d’un masque noir. Salman Rushdie est tombé au sol tandis que l’assaillant a pu être maîtrisé et interpellé. Sur une vidéo postée sur les réseaux sociaux, on aperçoit plusieurs personnes se porter au chevet du blessé afin de lui prodiguer les premiers secours..La salle a ensuite été évacuée.

L’auteur des « Versets sataniques » a été placé sous respirateur artificiel. Selon l'agent de l'écrivain britannique de 75 ans, Andrew Wylie, auprès du New York Times, « Salman va probablement perdre un oeil; les nerfs de son bras ont été sectionnés et il a été poignardé au niveau du foie ». Nous ne savons pas si l’écrivain survivra.

L’assaillant interpellé, un extrémiste chiite

L’assaillant a pu être interpellé : un homme de 24 ans, Hadi Matar , originaire du New Jersey.. Le profil de Hadi Matar, 24 ans se précise déjà. Inculpé pour tentative de meurtre et agression ce samedi 13 août, l'homme d'origine libanaise aurait des accointances avec l'extrémisme chiite, ont indiqué au New York Post des sources policières. Les premiers éléments d'enquête révèlent notamment un soutien aux Gardiens de la révolution islamique d'Iran.Sur son profil Facebook, suspendu depuis par la plateforme, le suspect originaire de Fairview, dans le New Jersey, affichait largement son soutien pour le régime iranien et à l'idéologie des Gardiens de la révolution. Des images de diverses figures du régime, parmi lesquelles le commandant iranien Qassem Solemani, assassiné en 2020 par une frappe américaine, étaient visibles sur son «mur». Quant à sa photo de profil, elle affichait la figure de l'Ayatollah Khomeiny, le «guide suprême de la révolution», qui a pris la tête de l'Iran en 1979 et a lui-même lancé la fatwa contre Salman Rushdie dix ans pus tard.

Glorifié par un journal conservateur iranien

Le principal quotidien ultraconservateur iranien, Kayhan, a félicité ce samedi l'homme ayant poignardé Salman Rushdie. « Bravo à cet homme courageux et conscient de son devoir qui a attaqué l'apostat et le vicieux Salman Rushdie », écrit le journal, dont le patron est nommé par le guide suprême iranien, l'ayatollah Ali Khamenei. « Baisons la main de celui qui a déchiré le cou de l'ennemi de Dieu avec un couteau », poursuit le texte.

Salman Rushdie: l'expression de la liberté

Issue d’une famille aisée indienne, il naît à Bombay, alors britannique. Il quitte son pays natal à 13 ans pour aller vivre au Royaume-Uni. Sa notoriété, il l’acquiert en 1981, lorsqu’il publie « les Enfants de minuit », qui décroche le prestigieux Booker Prize, équivalent du Goncourt au pays de la reine Elizabeth II. Il y raconte, sous couvert d’un roman, l’histoire de l’Inde, depuis 1947, jusqu’aux années 1970. Il a publié douze romans, un recueil de nouvelles, quatre essais, et a même écrit deux livres pour enfants.

« Les Versets sataniques » sortent en 1988 déchaînant les foudres du régime iranien et d’une partie du monde musulman. La vie de Salman Rushdie bascule alors , lorsque le guide suprême de la révolution iranienne, l’ayatollah Khomeyni, lance, le 14 février 1989, sa fatwa, c’est-à-dire son décret religieux, dans lequel il appelle tous les musulmans à le tuer. Sa tête est mise à prix pour 2,8 millions de dollars. L’écrivain est dès lors contraint de vivre sous protection policière et de se cacher. S’ensuivent dix ans de vie cachée sous protection policière, où il prend pour pseudonyme Joseph Anton, inspiré par ses deux auteurs préférés, Joseph Conrad et Anton Tchekhov. Après une décennie caché, il tente un retour à une vie quasiment normale, à New York, où il habite depuis 1999.

Il est actuellement entre la vie et la mort.




Jaimie Potts pour DayNewsWorld

FRAUDES AU SEIN DE LA TRUMP ORGANIZATION OU CHASSE AUX SORCIERES ?

 DONALD TRUMP REFUSE DE REPONDRE

A LA PROCUREURE GENERALE

Donald Trump a gardé le silence mercredi durant six heures d’audition sous serment avec la procureure générale de l’État de New York, qui le soupçonne de fraudes financières au sein de son groupe Trump Organization, en pleine tempête politique après une perquisition spectaculaire du FBI chez lui, en Floride. Deux jours après une perquisition spectaculaire du FBI chez lui, en Floride, il a dénoncé une « chasse aux sorcières » justifiant son refus de coopérer.

L’ancien président des États-Unis est en effet visé depuis 2019 avec deux de ses enfants – Ivanka et Donald Jr. – par une enquête au civil de la plus haute magistrate de l’État de New York, Letitia James.

Il a été entendu par Mme James et son équipe à Manhattan de 9 h à 15 h, mais il a annoncé dans un communiqué dès le début de l’audition avoir invoqué le fameux cinquième amendement de la Constitution américaine, qui permet à tout justiciable de ne pas témoigner contre soi-même.

La magistrate, une élue démocrate, l’a confirmé dans un bref communiqué après son face-à-face avec le milliardaire républicain et a assuré qu’elle « poursuivrait les faits [et l’application] de la loi, où que cela conduise ». D'après l'un des avocats de Donald Trump, Ron Fischetti, cité par la télévision NBC, la seule réponse que son client ait faite a été de donner son nom

« Personne n’est au-dessus des lois »

« Nos enquêtes continuent », a promis Mme James, qui martèle depuis trois ans que « personne n’est au-dessus des lois » aux États-Unis.

Au contraire, dans son communiqué, le 45e président américain s’est une nouvelle fois présenté en victime d’une « chasse aux sorcières » et a affirmé avoir « refusé de répondre aux questions » en vertu de la Constitution.

À la fin de l’audition, l’homme d’affaires a parlé sur son réseau social Truth Social d’une « réunion très professionnelle ». « J’ai une entreprise fantastique avec de grands actifs, très peu de dettes et beaucoup d’ARGENT. Ça n’arrive qu’en Amérique ! », a-t-il ajouté.

À peine entré chez Mme James, il s’était moqué de son « bureau somptueux, magnifique et onéreux […], de belles conditions de travail alors que des gens se font tuer à New York et qu’elle consacre son temps et ses efforts à essayer d’“attraper Trump” ».

Et en arrivant à New York mardi soir, il avait même accusé la procureure afro-américaine d’être « raciste », affirmant être, avec sa famille et la Trump Organization, la cible d’« attaques de toutes parts » dans une « République bananière » gouvernée par le démocrate Joe Biden.

Cette audition de Donald Trump – qui a quitté le pouvoir le 20 janvier 2021– était réclamée par Mme James depuis des mois et avait été fixée au 15 juillet. Mais la mort de la première femme de Donald Trump, Ivana, avait encore repoussé l’évènement.

D’après CNN, Ivanka et Donald Jr. avaient discrètement été entendus par les services de la procureure générale fin juillet et début août.

Fraudes

L’enquête au civil contre le groupe familial Trump Organization avait été ouverte après le témoignage explosif au Congrès à Washington d’un des anciens avocats personnels de Donald Trump, Michael Cohen, faisant état d’évaluations frauduleuses, à la hausse ou à la baisse, d’actifs au sein de la Trump Organization, pour décrocher des prêts, obtenir des réductions d’impôts ou de meilleures indemnisations d’assurances.

Des allégations balayées par les avocats de Donald Trump.

Letitia James avait assuré en janvier avoir « mis au jour des preuves importantes qui font penser que Donald Trump et la Trump Organization avaient faussement et frauduleusement valorisé nombre d’actifs », notamment des golfs ou l’appartement personnel sur trois étages du milliardaire américain situé dans la Trump Tower à New York.

La procureure générale n’a pas le pouvoir d’inculper Donald Trump, mais elle peut engager des poursuites civiles et notamment réclamer des réparations financières.

Les faits reprochés à l’ancien président font aussi l’objet d’une enquête, pénale cette fois, menée par le procureur de Manhattan.

Perquisition du FBI

Cette audition survient deux jours après une perquisition sans précédent du domicile de Donald Trump à Mar-a-Lago, en Floride, qui a déclenché une vague d’indignation chez les républicains.

Il a même suggéré sur Truth Social que le FBI pourrait avoir « placé » des preuves contre lui lors de l’opération.

Jamais un ancien locataire de la Maison-Blanche n’avait été inquiété par la justice de cette façon.

La perquisition de la police fédérale a-t-elle à voir avec les nombreux cartons que Donald Trump a emportés avec lui en quittant la Maison-Blanche en janvier 2021 ? Est-elle liée à l’enquête sur sa responsabilité dans l’assaut du Capitole ? Concerne-t-elle plutôt les soupçons de fraude financière dont la Trump Organization fait l’objet à New York ?

Sur la chaîne préférée des conservateurs, Fox News, les bandeaux étaient très critiques concernant la perquisition: « Les tactiques de plus en plus radicales du ministère de la Justice sont un danger pour la république », « Le FBI de Biden saccage le domicile d'un de ses adversaires potentiels pour l'élection de 2024 », titrait la chaîne.

Ni le département de la Justice, ni le FBI, ni la justice de New York n’ont fait de commentaire cette semaine.

Donald Trump clame son innocence dans toutes ces affaires.

Le directeur du FBI dénonce les menaces contre le gouvernement

Le directeur du FBI a qualifié les menaces des partisans de l’ancien président des États-Unis Donald Trump circulant en ligne contre les agents fédéraux et le département de la Justice de « déplorables et dangereuses », mercredi. Celles-ci ont circulé en ligne à la suite de la perquisition par son agence de la maison de M. Trump à Mar-a-Lago, en Floride, lundi. Parmi les réactions des partisans de Donald Trump, on trouve le très répandu « Lock and load », une expression qui veut dire de se mettre en sécurité et de charger son arme, ainsi que des appels à l’assassinat d’agents fédéraux et même du procureur général américain Merrick Garland.

Pour l’instant, aucune inculpation n’est portée contre l’ancien président des États-Unis bien qu’il soit visé par quatre enquêtes. Alors, cabale politique comme le prétend celui qui se voit candidat en 2024 ou infractions à la loi ?

Une « intolérable instrumentalisation à but politique »

Mais, face à sa probable nouvelle candidature à la présidence en 2024, toute action le visant sera perçue comme politique. C’est ainsi qu’elle est interprétées par la frange conservatrice des Républicains.

Dénonçant une « intolérable instrumentalisation à but politique »"du ministère de la Justice, le chef des conservateurs à la Chambre des représentants, Kevin McCarthy, a promis une enquête sur son fonctionnement quand les Républicains reviendraient au pouvoir.

Son camp pourrait reprendre le contrôle du Congrès lors des élections législatives de novembre, qui s'annoncent périlleuses pour le camp de Joe Biden.




Emily Jackson pour DayNewsWorld

37 M0RTS DANS LES INONDATIONS DU KENTUCKY

Ces inondations, parmi les plus graves ayant jamais frappé le Kentucky, ont transformé des routes en rivières, emporté des ponts et balayé des maisons dans l’une des régions les plus défavorisées des Etats-Unis.

Le bilan encore provisoire des inondations dévastatrices dans le Kentucky est monté à 37 morts et les intempéries se poursuivent, a déclaré lundi 1er août le gouverneur de cet Etat du Sud-Est américain. « Nous terminons la journée avec de nouvelles déchirantes en provenance de l’est du Kentucky. Nous pouvons confirmer que le nombre de morts s’élève maintenant à 37, et qu’il reste encore beaucoup de disparus », a annoncé sur Twitter Andy Beshear, le gouverneur du Kentucky. « Prions pour ces familles », a-t-il ajouté.

M. Beshear a expliqué que le nombre de morts risque de s’alourdir à mesure que les secours se déploient dans les zones touchées par les inondations et trouvent de nouveaux corps. Leurs recherches ont été entravées par de nouvelles pluies lundi et de nouveaux orages étaient attendus cette nuit. « Comme si la situation n’était pas assez difficile pour les habitants de cette région, ils ont de la pluie en ce moment », a regretté le gouverneur lors d’un point de presse plus tôt dans la journée.

Nouvelles intempéries à venir

Le Centre national de météorologie (National Weather Service) a mis la plupart de l’est du Kentucky sous alerte inondation jusqu’à mardi matin et prévenu sur Twitter d’un risque d’orages ce soir dans la région :

« De fortes précipitations qui pourraient entraîner des crues soudaines ainsi que des orages violents sont possibles. »Les inondations, qui ont commencé la semaine dernière et sont parmi les plus graves ayant jamais frappé le Kentucky. L’Etat, particulièrement défavorisé, a été complètement balayé. Les dégâts causés aux antennes de téléphonie mobile ont compliqué les secours et l’estimation du nombre de morts et de disparus. Dimanche, le gouverneur a affirmé que des corps allaient être retrouvés « pendant des semaines, dont beaucoup auront été emportés sur des centaines de mètres ».

Le président, Joe Biden, a décrété l’état de « catastrophe naturelle » et débloqué des renforts fédéraux.




Boby Dean pour DayNewsWorld

 6 MORTS ET 36 BLESSES DANS UNE FUSILLADE

 LORS D' UN DEFILE POUR LA FETE

DE L'INDEPENDANCE AUX ETATS-UNIS

Au moins six personnes ont été tuées et trente-six blessées dans une fusillade survenue lundi 4 juillet 2022 à Highland Park (Illinois, Etats-Unis), près de Chicago, lors d'un défilé pour la fête de l'indépendance américaine, selon les autorités. 

Cinq personnes sont mortes sur les lieux et une autre après son transfert à l'hôpital. Au moins 36 personnes ont aussi été blessées : 26 personnes âgées de 8 à 85 ans ont été transportées à l'hôpital de Highland Park et au moins dix dans des établissements proches, selon un responsable hospitalier cité par le New York Times.

Le suspect identifié par la police est un homme âgé de 22 ans et « originaire de la région », dont elle a diffusé le nom et une photo. Repéré dans sa voiture au nord de Chicago, il a brièvement tenté de fuir avant d'être interpellé « sans incident » et placé en garde à vue, a déclaré le chef de la police de Highland Park lundi soir. « Les accusations n'ont pas encore été approuvées pour le moment – et nous en sommes loin », affirmait Christopher Covelli cité par CNN lundi soir.

L'homme avait posté plusieurs vidéos sur internet dans lesquelles il faisait référence à des armes et des fusillades, selon le Chicago Tribune. En ligne, où il se présente comme un musicien de Chicago sous le pseudonyme « Awake the Rapper », il avait posté plusieurs mois auparavant une vidéo montrant des personnes abattues par balles, avec en commentaire audio : « J'ai besoin de tout simplement le faire (…) c'est ma destinée. Tout m'a mené à cela. Rien ne peut m'arrêter, pas même moi-même. » Un clip, décrit par CNN, le montre dans un studio ressemblant à une salle de classe avec un casque et un gilet pare-balles. Ses comptes sur YouTube et autres réseaux sociaux n'étaient pas consultables lundi soir.

Les tirs ont éclaté alors que des centaines de personnes s'étaient massées pour assister au traditionnel défilé du 4 juillet, qui célèbre la déclaration d'indépendance des Etats-Unis en 1776.

D'après les premiers éléments de l'enquête, le tireur était positionné sur le toit d'un commerce accessible par un escalier de secours. « Il était très discret et difficile à voir », a décrit Christopher Covelli, un porte-parole de la police. Un fusil « puissant » a été retrouvé par la police là où se trouvait le tireur, qui a pris la fuite peu après l'arrivée des forces de l'ordre sur place.

Les motivations de la fusillade ne sont pas encore clairement établies. Avant d'avoir arrêté le suspect, Christopher Covelli avait affirmé que les cibles étaient « aléatoire » mais l'attaque « intentionnelle ».

Les festivités avaient été suspendues à Highland Park, une ville cossue située au nord de Chicago, où le drame a eu lieu, et dans plusieurs communes alentour.

« Alors que nous étions réunis pour fêter notre liberté, nous devons pleurer la perte tragique de vies et surmonter notre terreur », a déploré la maire de la ville Nancy Rotering lors d'une conférence de presse

Les Etats-Unis sont encore sous le choc d'une série de fusillades, dont l'une dans une école primaire d'Uvalde au Texas, le 24 mai, avait fait 21 morts dont 19 enfants.

Le pays est plus généralement confronté à une hausse de la violence par armes à feu avec plus de 22.000 personnes tuées depuis le début de l'année, selon le site Gun Violence Archive, qui incorpore les suicides dans ses données.




Alize Marion pour DayNewsWorld

FIN DU DROIT DE L'AVORTEMENT AUX ETATS-UNIS

 OU MOINS DE DEMOCRATIE  PLUS DE RELIGION

La Cour suprême des États-Unis vient d’annoncer officiellement ce qui était déjà soupçonné depuis quelques semaines : la fin du droit à l’avortement au niveau fédéral. Confirmant la fuite de documents révélée le 3 mai par le site Politico, la Cour a renversé la jurisprudence des arrêts Roe v. Wade (1973) et Planned Parenthood v. Casey (1992).

Les conséquences à court et à moyen terme restent encore floues. Plusieurs analystes craignent qu’une interdiction sur l’ensemble du territoire soit inévitable si le Parti républicain reprend la majorité au Congrès après les élections de mi-mandat, en novembre prochain, comme s’y attendent les Démocrates eux-mêmes.

Deux phénomènes à la fois distincts et liés permettent de comprendre la tendance politique à l’œuvre aux États-Unis : d’une part, la montée de l’évangélisme blanc en tant qu’identité politique ; de l’autre, une tolérance – voire une préférence – croissante pour les tactiques autoritaires au sein du Parti républicain. Une idéologie et une stratégie qui, ensemble, risquent d’ébranler la démocratie américaine.

« Une nation unie sous l’autorité de Dieu » : politisation de la droite religieuse

Les chrétiens évangéliques blancs représentent aujourd’hui l’un des groupes démographiques les plus unifiés et mobilisés des États-Unis, formant une force politique unique. Cette droite religieuse, pilier du mouvement anti-IVG, constitue donc autant un culte qu’un mouvement social caractérisé par une variété d’opinions. En dépit de ces ces divisions internes, l’accord commun porte sur un projet nationaliste défendant une politique anti-féministe, anti-LGBTQ et pro-armes.

La politisation de l’évangélisme blanc existait bien avant l’ère Trump. Malgré les dires de Jerry Falwell, pasteur évangélique et l’un des chefs de file de la droite relgieuse, elle ne date pas non plus d’un outrage moral provoqué par l’arrêt Roe v. Wade de 1973 qui avait institué le cadre légal de l’accès à l’avortement.

C’est plutôt lors de la déségrégation et de la pénalisation financière des écoles évangéliques qui refusaient d’admettre les élèves noirs que la droite religieuse a commencé à s’organiser à la fin des années 1970. Lors de l’élection présidentielle de 1980, l’avortement remplace la déségrégation comme cause emblématique, mais l’héritage de l’idéologie suprémaciste blanche a subsisté au sein du mouvement évangélique.

Les chefs de la droite religieuse continuent à se mobiliser en faveur des Républicains plutôt que créer leur propre parti, une stratégie davantage susceptible d’aboutir à des victoires électorales dans le système bipartite américain. La fusion de cet évangélisme blanc avec le Parti républicain s’est affirmée avec la réélection de Ronald Reagan en 1984 puis avec celle de George H. W. Bush en 1988, bien qu’ils fussent eux-mêmes assez éloignés des croyances évangéliques.

Manifestants pro et anti-avortement devant la Cour suprême à Washington

Entre les deux conventions nationales du Parti républicain, de 1992 à 1996, le taux d’adhérents à la Christian Coalition a explosé, passant de 14 % à plus de 50 %. En 2000, la conversion à l’évangélisme fut un élément important de la campagne de George W. Bush, et en 2016, 80 % des chrétiens évangéliques blancs ont voté pour Trump.

Un changement idéologique permis par le système institutionnel américain

Parallèlement, le Parti républicain a développé une position antisystème et des stratégies illibérales depuis vingt ans. Selon l’Institut V-Dem, ce mouvement s’est déclenché petit à petit entre 2000 et 2012 ; entre 2014 et 2018, le parti a basculé à la limite de ce que l’Institut considère comme de l’autoritarisme – tandis que le score du parti démocrate est resté stable sur la même période. Les atteintes aux droits civiques et politiques lors de la première année de l’administration Trump ont également poussé Freedom House à diminuer le « score de la liberté » aux États-Unis en 2018.

Depuis le début des années 2000, le Parti républicain a misé sur le redécoupage des circonscriptions électorales – gerrymandering en anglais – pour diminuer le pouvoir électoral des groupes traditionnellement démocrates, notamment des minorités ethniques et des jeunes. La réduction du nombre de bureaux de vote dans certains quartiers et la mise en place de lois d’identification des électeurs aux États-Unis (voter ID laws) ont la même finalité.

Cette évolution s’est poursuivie jusqu’à un accord passé entre les dirigeants du Parti républicain pour s’opposer catégoriquement à la politique de Barack Obama juste avant son investiture en 2009 – un accord dans lequel certains élus républicains ont vu une telle rupture avec la norme qu’ils ont décidé de quitter définitivement la vie politique.

Ces décisions provoquent la situation qu’on connaît aujourd’hui : un parti qui continue de contester les résultats des élections qu’il ne gagne pas ; qui bloque l’enquête sur l’attaque du Capitole du 6 janvier 2021, le plus violent assaut contre le gouvernement américain depuis la guerre de 1812, auquel ont contribué certains de ses membres ; qui continue de modifier le système électoral pour assurer des résultats en sa faveur aux prochaines élections. Ce n’est donc pas étonnant que les Républicains passent outre le fait que la majorité de l’opinion publique américaine soutient le droit à l’accès à l’avortement.

Selon certains politologues, tous ces éléments sont emblématiques d’une rechute démocratique (democratic backsliding) – quand une démocratie cesse (ou risque de cesser) de l’être. Au niveau international, le recul du droit des femmes n’est qu’une des expressions de ce backsliding en cours.

Et la séparation des pouvoirs ?

Si l’influence des groupes religieux est responsable de la droitisation de la société américaine, la politisation de la Cour suprême est un phénomène plus probant encore. Au cours des 80 dernières années, la Cour suprême a joué un rôle essentiel en matière d’attribution des droits civils, en évaluant la constitutionnalité des lois au niveau des États ou en tranchant des affaires judiciaires qui restreignent ces droits. En ce sens, l’autorisation du mariage interracial en 1967 avait été une décision historique. En ce qui concerne la protection des droits civils, la Cour suprême joue un rôle bien plus important que les institutions françaises dont le rôle se rapproche le plus du sien, à savoir la Cour de cassation et le Conseil constitutionnel.

Nombre des droits civils des Américains ne résultent pas d’une législation adoptée par le Congrès, mais ont été décidés par le biais d’un précédent juridique de la Cour suprême. Voilà pourquoi le gouvernement fédéral n’a pas transcrit la jurisprudence Roe v. Wade dans la législation fédérale : jusqu’à maintenant, cela n’était pas considéré nécessaire. Ce manque tient à la fois à une tradition politique américaine et à une mauvaise gestion de la part des Démocrates, qu’ils doivent certainement regretter aujourd’hui.

Quelle riposte de la part du Parti démocrate ?

Vu de l’extérieur, on peut se demander pourquoi le président démocrate Joe Biden – dont le parti dispose toujours d’une majorité au Congrès – n’a pas le pouvoir de mener le pays dans le sens du programme pour lequel il a été élu en 2020.

D’abord, les Démocrates sont nombreux à avoir essayé. Les réseaux sociaux et la presse regorgent de prises de parole demandant aux Américains de protéger leurs droits, expliquant à quel point la décision aurait un fort impact négatif dans l’équilibre du pays. Joe Biden a notamment conseillé à son peuple de voter pour des candidats pro-avortement aux législatives cet automne.

Deuxièmement, le gouvernement n’a pas la main sur cette décision, car les outils qui sont à sa disposition peuvent tous être contournés.

Citons l’obstruction parlementaire que les États-Uniens appellent filibuster, une règle du Sénat par laquelle un groupe minoritaire peut prolonger indéfiniment un débat pour bloquer le vote sur un projet de loi. Cette stratégie nécessite deux tiers des sièges pour la surmonter, la majorité ne suffisant donc plus. Originairement destinée à des cas exceptionnels, elle a commencé à être régulièrement utilisée par les Républicains pour bloquer toute législation lors de la présidence d’Obama. La tentative des Démocrates de codifier l’accès à l’avortement a ainsi échoué à cause d’un filibuster républicain, tout comme leur projet de loi visant à mieux protéger les droits de vote en janvier dernier.

Par ailleurs, la Cour suprême a un pouvoir sur les décrets du président. Dans le cas où Joe Biden publierait un décret exécutif consacrant Roe v. Wade, la Cour suprême pourrait l’annuler. Il existe donc aujourd’hui un déséquilibre de pouvoir inédit en faveur de la Cour suprême.

La droite religieuse pourra donc ensuite s’attaquer aux autres droits qu’elle conteste, actuellement protégés par le même principe juridique (« right to privacy » ou « droit à la vie privée ») que Roe : la contraception, le mariage pour tous, les relations entre personnes du même sexe, et certains disent même que le mariage interracial pourrait être concerné.

Quels que soient les détails du jugement de la Cour suprême, la fin de Roe confirme un tournant moins démocratique et plus théocratique aux États-Unis.

d 'après Kimberly Tower,PhD Candidate in International Relations and Comparative Politics, Sciences Po et Camille Gélix, PhD candidate, Sciences Po, article publié dans The Conversation.



Simon Freeman pour DayNewsWorld

MANIFESTATION SOCIALE DES INDIGENES

 EN EQUATEUR

En Équateur, le conflit social entre les communautés indigènes et le gouvernement s’intensifie, malgré l’état d’urgence décrété dans trois nouvelles provinces (six au total, y compris la capitale Quito). Le pays est secoué depuis dix jours par une mobilisation des communautés indigènes notamment contre la hausse des prix du carburant. Des milliers d’indigènes équatoriens , venus de tout le pays ont défilé, mercredi 22 juin, dans les rues de Quito. Ce bras de fer a fait deux morts et des dizaines de blessés. La capitale de l’Equateur est en partie paralysée depuis lundi par environ 10 000 manifestants indigènes venus de tout le pays qui descendent quotidiennement dans la rue pour protester contre le coût de la vie et réclamer plus d’aides sociales, dans un contexte de difficultés économiques croissantes.

Quito a par ailleurs dénoncé l’attaque, dans la nuit de mardi à mercredi, d’un poste de police de la ville de Puyo, dans la province de Pastaza. Les assaillants ont incendié le bâtiment alors que les policiers étaient encore à l’intérieur. « Six policiers ont été grièvement blessés, trois sont retenus en otages [par une communauté indigène] et dix-huit sont portés disparus », a énuméré le ministre de l’intérieur, Patricio Carrillo, au cours d’une conférence de presse.

Le gouvernement refuse de lever l’état d’urgence déclaré dans six des vingt-quatre provinces du pays, une exigence du mouvement indigène préalable à l’ouverture de négociations.

« Appel au dialogue »

« Les violences de Puyo montrent qu’ils ne veulent pas le dialogue », a dénoncé M. Carrillo, qui a cependant « lancé une fois de plus un appel public au dialogue au mouvement indigène et à ces groupes radicaux responsables de ces actes insensés ».ajoutant que le président Guillermo Lasso reconnaissait « les justes revendications » et cherchait à créer un « consensus ».

Mardi, le président avait déclaré qu’il acceptait « un processus de dialogue franc et respectueux avec la Conaie [Confédération des nationalités indigènes de l’Equateur] et d’autres organisations civiles ».

La puissante Conaie, qui a participé aux révoltes ayant renversé trois présidents entre 1997 et 2005 et mené de violentes manifestations en 2019 (onze morts), organise depuis le 13 juin des marches et lève des barricades pour exiger une baisse des prix du carburant. Son président, Leonidas Iza, a exigé, mardi soir, en préalable à toute discussion, l’abrogation de l’état d’urgence, ainsi que la « démilitarisation » d’un parc de Quito occupé par la police et servant traditionnellement de point de rassemblement aux indigènes.

« Résolution pacifique »

« Nous ne pouvons pas lever l’état d’urgence car cela laisserait la capitale sans défense », a répondu, mercredi, le ministre des affaires gouvernementales, Francisco Jimenez. « Nous savons déjà ce qui s’est passé en octobre 2019 et nous n’allons pas le permettre », a-t-il déclaré, en référence à l’envahissement du Parlement, à l’incendie d’un bâtiment gouvernemental et au saccage de nombreux biens publics.

L’Alliance des organisations des droits humains fait état d’au moins 90 blessés et de 87 arrestations depuis le début des manifestations. La police avance, pour sa part, un bilan de 101 policiers et militaires blessés et 80 civils arrêtés. Dans la nuit de lundi à mardi, un premier manifestant est mort à la suite d’une chute, mais le parquet a décidé d’ouvrir une enquête pour homicide présumé

Le sous-secrétaire d’Etat américain pour l’hémisphère occidental, Brian Nichols, a appelé mercredi sur Twitter à « une résolution pacifique et négociée des manifestations en Equateur » et a demandé à toutes les parties de s’abstenir de toute violence. L’Organisation des Etats américains (OEA) a exhorté au dialogue pour « répondre aux revendications » des manifestants.

Outre les prix du carburant, les manifestants dénoncent le manque d’emplois, l’octroi de concessions minières dans les territoires autochtones, l’absence de contrôle du coût des produits agricoles, et demandent une renégociation des dettes des paysans auprès des banques.

Les peuples indigènes représentent au moins un million des 17,7 millions d’Equatoriens.




Andrew Preston pour DayNewsWorld

ETATS-UNIS LES SENATEURS PROPOSENT UNE LOI BIPARTISANE SUR LES ARMES A FEU

"Un pas de géant » pour l'organisation Moms Demand Action, qui milite pour un encadrement plus strict des ventes d'armes. Des sénateurs démocrates et républicains, ont en effet dévoilé, mardi 21 juin 2022, une proposition de loi visant à restreindre la violence par arme à feu après une série de fusillades meurtrières.

L'initiative parlementaire a été lancée après le massacre d'Uvalde, qui a fait 21 morts dont 19 enfants dans une école primaire du Texas fin mai.

Le texte met notamment en avant le soutien à des lois, Etat par Etat, qui permettraient de retirer des mains de personnes jugées dangereuses les armes qu'elles possèdent. 

Il prévoit aussi de renforcer la vérification des antécédents judiciaires et psychologiques pour les acheteurs d'armes âgés de 18 à 21 ans ainsi qu'un meilleur contrôle de la vente illégale d'armes, et le financement de programmes dédiés à la santé mentale.

La législation « la plus importante en presque 30 ans »

Il s'agit de « la législation contre la violence par arme à feu la plus importante en presque 30 ans », a tweeté le sénateur démocrate Chris Murphy. Ce texte de 80 pages « va sauver des milliers de vies », a-t-il ajouté. Chuck Schumer, le chef des démocrates au Sénat, a lui aussi qualifié le texte d' « avancée ». « Bien qu'il ne s'agisse pas de tout ce que nous voulions, cette législation est nécessaire de toute urgence », a-t-il dit dans un communiqué.

Le républicain John Cornyn, qui a travaillé avec Chris Murphy sur le projet, a affirmé qu'il s'agissait de faire en sorte que les attaques comme celle d'Uvalde soient « moins susceptibles de se produire, tout en protégeant le deuxième amendement » de la Constitution, qui permet de détenir des armes à feu. « Je suis fier que cette proposition de loi sur la santé mentale et la sécurité scolaire n'impose aucune nouvelle restriction aux propriétaires d'armes à feu respectueux des lois », a-t-il ajouté sur Twitter.

La NRA, le lobby des armes, a aussitôt exprimé son opposition au texte, jugeant au contraire qu'il pourrait être utilisé pour « restreindre les achats d'armes légales ». Le projet « laisse trop de latitude aux représentants de l'Etat et contient également des dispositions indéfinies et trop générales, invitant à une ingérence dans nos libertés constitutionnelles », a-t-elle déclaré.

Ce texte reste cependant très en deçà des mesures réclamées par le président Joe Biden qui avait publiquement affiché son soutien aux militants contre la violence par arme à feu en listant les mesures qu'il souhaitait voir adoptées mais qui sont absentes de l'accord entre les sénateurs: interdiction des fusils d'assaut et des chargeurs à grande capacité, vérifications des antécédents pour l'ensemble des acheteurs d'armes - et pas uniquement les moins de 21 ans -, obligation pour les particuliers de garder leurs armes sous clé.

Il constitue constitue malgré tout une première depuis des décennies.


Jaimie Potts pour DayNewsWorld

ARMES A FEU IMPRIMABLE EN 3D

Les Américains devaient normalement pouvoir, ignorer leur propre système de contrôle des armes, en toute légalité.

Les personnes ayant l'interdiction d'acheter des armes à feu, et celles qui veulent posséder une arme illégale dans leur État auraient pu facilement contourner la loi.

Des armes à feu imprimables en 3D ? 

Pourquoi ?

La petite histoire : 

Un crypto-anarchiste américain avait obtenu l'autorisation de diffuser des plans de fabrications d'armes à feu en 3D.

Après plusieurs années de péripéties judiciaires, le site Defense Distributed avait eu l'autorisation de diffuser - légalement - les fichiers d’impression 3D de plusieurs types d'armes à feu.

Parmi elles, des fusils de style AR-15, utilisés dans plusieurs fusillades de masse comme celle de Las Vegas ou de Parkland.

Et ce mercredi chaque habitant s'était préparé à pouvoir se fabriquer un pistolet "do it yourself" grâce à une simple imprimante 3D, depuis chez lui et sans restriction aucune. Les plans devaient être publiés sur la toile ce mercredi !! 

Ces armes sont entièrement en plastique, mais ont la capacité et la puissance nécessaires pour tirer à balles réelles.

Ces armes fonctionnelles, surnommées «armes fantômes», à partir d’un plan numérisé sont parfaitement anonymes, et sans qu’il soit possible de les tracer contrairement à celles produites par un fabriquant agréé.

La création et la publication de ces plans d'armes avaient été rendues possibles à la suite d'un accord au mois de juin 2018 entre le gouvernement et Cody Wilson. 

Sur la page d'accueil de son site est indiqué: «1er août 2018 : l'ère des armes téléchargeables commence officiellement».

Mais les procureurs de huit États américains ont annoncé qu’ils allaient demander à un juge fédéral de bloquer la mise en ligne de ce programme d’impression en 3D d’armes en plastique.

L'embarras de la Maison-Blanche était tel que Donald Trump avait lui-même dit mardi, avant que la décision de justice ne soit rendue, que la vente de pistolets en plastique n'avait à ses yeux «pas beaucoup de sens».

«La diffusion de ces fichiers est désormais illégale», a insisté le juge Lasnik. Mais Cody Wilson, le fondateur de l'organisation texane Defense Distributed, à l'initiative du Liberator, a anticipé les interdictions et a mis en ligne les plans de sept modèles de pistolets dès vendredi 27 juillet 2018.

Le juge Robert Lasnik a estimé dans son injonction que la diffusion en ligne de ces fichiers porte atteinte à la sécurité des Américains. «Il y a des imprimantes 3D dans les universités et les lieux publics et il y a un risque de dommages irréparables», a souligné le magistrat au terme de l'audience d'une heure.

«Il est simplement fou de donner aux criminels les outils pour imprimer en 3D des armes intraçables et indétectables rien qu'en appuiyant sur un bouton», s'est insurgée Barbara Underwood, procureure de l'État de New York, qui s'est jointe à la procédure devant la justice.

Le bilan en 2022, postérieur à ses déclarations de 2018 est sans appel !  Le nombre de fichiers d'armes s'est tellement multiplié de par le monde qu'il parait illusoire d’arrêter cette prolifération par la loi la diffusion de fichiers d'impression 3d d'armes à feu.




Britney Delsey pour DayNewsWorld

LES ETATS-UNIS HAUSSE LE TON FACE A LA CHINE

 POUR DEFENDRE TAIWAN

Le président américain Joe Biden a déclaré à Tokyo qu'il serait prêt à utiliser la force pour défendre Taïwan, semblant ainsi vouloir sortir de la politique d’« ambiguïté stratégique » américaine en vertu de laquelle Washington aide Taipei à renforcer sa défense, mais sans promettre explicitement de venir à son aide en cas d'attaque de la Chine.

Joe Biden a fait cette déclaration au terme de ses entretiens avec le Premier ministre japonais, Fumio Kishida. Le président américain veut tonifier la stratégie américaine en Asie alors que le Japon est décidé à renforcer ses capacités militaires dans le cadre de son alliance avec les États-Unis.

La guerre en Ukraine a ravivé les craintes d'une opération chinoise sur l'île peuplée de 24 millions d'habitants. En octobre 2021, Xi Jinping avait promis une « réunification » inéluctable entre la Chine et Taïwan, invoquant le concept de « Chine unique ».


Le président américain a ainsi répondu « oui » lors d’une conférence de presse, « si la Chine envahit Taïwan, nous viendrons à sa défense ». Puis il apporte cette nuance: « Nous étions d’accord avec la politique d’une seule Chine, mais que Taïwan puisse être pris par la force, ce n’est pas approprié. Les Chinois flirtent déjà avec le danger en volant si près de Taïwan. »

Dissuader la Chine d’envahir Taïwan

Cet accès de franchise de Joe Biden soulage le Japon qui serait en première ligne en cas d’attaque de Taïwan par la Chine. La dernière île japonaise, tout au sud, n’est qu’à une centaine de kilomètres de Taïwan.

À propos de la Russie, Joe Biden dit: « Il faut pour faire payer à Poutine le prix fort son invasion de l’Ukraine pour dissuader la Chine d’envahir Taïwan. »

Si la Chine y songe, il faudrait « une décision rationnelle chinoise de lancer une offensive, qui peut difficilement avoir lieu avant le XXe congrès du parti cet automne, à moins de la transformation de la situation ukrainienne en troisième guerre mondiale », prévient cependant Mathieu Duchâtel de l'Institut Montaigne.

Maintenir des relations apaisées avec la Chine sur le plan économique

Le président américain se montre ferme sur le plan diplomatique avec la Chine, mais il recherche l’apaisement sur le plan économique.

Joe Biden est prêt à lever certaines barrières tarifaires vis-à-vis de la Chine. Les grandes entreprises américaines ne veulent ni d’une guerre économique ni d’une guerre militaire avec la Chine.

Biden lance un nouveau partenariat économique en Asie-Pacifique

Joe Biden annonce le coup d’envoi d’un nouveau partenariat économique en Asie-Pacifique avec 13 premiers pays, à l’exclusion de la Chine qui ne le voit pas d’un bon oeil. « C'est un engagement pour travailler avec nos amis proches et partenaires dans la région, sur des défis qui importent le plus pour assurer la compétitivité économique au 21e siècle », a déclaré le président américain à Tokyo lors d'une conférence de presse avec le Premier ministre japonais Fumio Kishida.

Ce nouveau partenariat Indo-Pacifique (IPEF), qui n’est pas un accord de libre-échange, s’articule autour de quatre secteurs clé : l'économie numérique, les chaînes d'approvisionnement, les énergies vertes et la lutte contre la corruption. Il est formé de 13 pays, le fameux « Quad » diplomatique : les Etats-Unis, le Japon, l'Inde et l'Australie, ainsi que Brunei, la Corée du Sud, l'Indonésie, la Malaisie, la Nouvelle-Zélande, les Philippines, Singapour, la Thaïlande et le Vietnam. Ensemble, ils représentent 40 % du PIB mondial, et sont bien vus dans les milieux d’affaires. D'autres pays pourraient être intégrés.

Mais ce partenariat n’inclut par Taïwan pourtant champion mondial des semi-conducteurs.

Avec cette initiative, les Etats-Unis veulent offrir une alternative à la Chine, seconde puissance mondiale, très influente en Asie-Pacifique.

Pékin accuse d'ailleurs Washington, de chercher " à former de petites cliques au nom de la liberté et de l'ouverture " en espérant " contenir la Chine ", d'après le ministre chinois des Affaires étrangères Wang Yi.




Boby Dean pour DayNewsWorld

LES ETATS-UNIS DE JOE BIDEN VONT LIVRER DES  SYSTEMES ANTIAERIENS DONT DES DRONES « KAMIKASES » A L'UKRAINE

A défaut d'avions de combat, l'Ukraine aura des drones. Alors que les Etats-Unis ont estimé la semaine dernière que l'Ukraine n'avait pas besoin d'avions de chasse pour lutter contre les forces russes, et ce, en dépit des multiples demandes ukrainiennes, Joe Biden annoncé, ce mercredi, le déblocage de 800 millions de dollars supplémentaires pour fournir une aide militaire à l'Ukraine, dont une partie concerne l'envoi de 100 drones pour lutter contre l'artillerie russe qui pilonne les villes. des « Switchblade », des drones dits « kamikazes » qui explosent au contact de la cible et dont le modèle plus petit permet de détruire des blindés légers.

La référence à Pearl Harbor

Cette annonce est intervenue, après un discours du président ukrainien, Volodymyr Zelensky, prononcé par lien vidéo devant le Congrès des Etats-Unis, dans lequel il a exhorté les Etats-Unis à fournir à l'Ukraine davantage d'armements pour faire face aux bombardements aériens de la Russie, invitant les parlementaires américains à se souvenir de l'attaque de Pearl Harbor en 1941 et des attentats du 11 septembre 2001.

Si Joe Biden s'oppose aux demandes ukrainiennes de créer une zone d'exclusion aérienne au-dessus de l'Ukraine, car elle pourrait déclencher une troisième guerre mondiale selon ses mots, les Etats-Unis vont donc apporter une assistance militaire plus musclée.

Des S-300 russes

Outre les drones, cette enveloppe de 800 millions de dollars « inclut 800 systèmes anti-aériens pour permettre à l'armée ukrainienne de continuer à arrêter les avions et les hélicoptères qui attaquent (l'Ukraine) », a indiqué Joe Biden, précisant que ces systèmes de défense anti-aériens comporteraient des missiles à plus longue portée que les Stingers déjà fournis. Selon la même source militaire américaine, il s'agit de S-300 russes, concurrents de première génération du Patriot américain, qui pourraient venir de certains pays de l'ex-bloc soviétique qui en possèdent encore, notamment la Slovaquie et la Bulgarie. Des armes que l'armée ukrainienne maîtrise bien. Les Etats-Unis en possèdent aussi. En décembre 1994, ils en avaient reçues après l'effondrement de l'URSS, en provenance de Biélorussie. Outre ces S-300, Washington va également envoyer 800 nouveaux lance-missiles sol-air portables Stinger, efficaces contre les hélicoptères et les avions volant à basse altitude, qui s'ajouteront aux plus de 600 Stingers déjà fournis.

Les Etats-Unis fourniront également 9.000 systèmes anti-char (dont 2.000 Javelin) et 7.000 armes légères telles que des mitraillettes, fusils d'assaut, pistolets et lance-grenades.

La crainte des armes chimiques et bactériologiques russes

Le secrétaire général de l'Otan, Jens Stoltenberg, a dit craindre ces derniers jours que la Russie puisse avoir recours à des attaques chimiques en Ukraine. Moscou accuse en retour les Eta

Vers un compromis sur le statut de l'Ukraine ?

Kiev et Moscou ont évoqué mercredi certaines pistes susceptibles de déboucher sur un compromis sur le statut de l'Ukraine, esquissant l'espoir d'une possible sortie de crise après trois semaines de guerre. Volodimir Zelensky, a déclaré que les négociations entre les deux camps devenaient plus « réalistes » et le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, a affirmé que certaines formulations en discussion pouvaient faire l'objet d'un accord. Moscou et Kiev discutent d'un statut pour l'Ukraine similaire à celui de l'Autriche ou la Suède, deux pays membres de l'Union européenne qui n'appartiennent pas à l'Alliance atlantique. Vladimir Poutine, déclenchement de a dit que Moscou était prêt à discuter d'un statut neutre pour son voisin.

« Un statut de neutralité est désormais sérieusement discuté parallèlement, bien sûr, à des garanties de sécurité », a déclaré Sergueï Lavrov. « Il y a des formulations absolument précises qui de mon point de vue sont proches de faire l'objet d'un accord. » Le principal négociateur russe, Vladimir Medinski, a précisé à la télévision publique: « L'Ukraine propose une version autrichienne ou suédoise d'un Etat démilitarisé neutre mais en même temps un État disposant de sa propre armée et de sa propre marine. »

Dans un signe apparent d'ouverture, Volodimir Zelensky a déclaré mardi que l'Ukraine était prête à accepter des garanties en termes de sécurité de la part des pays occidentaux, quitte à renoncer à son objectif de long terme d'une adhésion à l'Otan.

Le chef du Kremlin a toutefois ajouté que la Russie atteindrait ses objectifs en Ukraine et que l'Occident échouerait dans ce qu'il a qualifié de tentative de domination mondiale et de démembrement de son pays. L'assaut russe, que Moscou présente comme une « opération spéciale », se déroule comme prévu, a-t-il assuré lors d'une intervention devant ses ministres retransmise à la télévision d'Etat.

Le chef de la délégation ukrainienne aux pourparlers, Mykhaïlo Podolyak, a déclaré que Kiev réclamait toujours un cessez-le-feu et le retrait des troupes russes et souhaité des négociations directes entre Volodimir Zelensky et Vladimir Poutine.




Andrew Preston pour DayNewsWorld

KETANJI BROWN JACKSON  PREMIERE FEMME NOIRE NOMMEE A LA COUR SUPREME DES ETATS-UNIS

La juge Ketanji Brown Jackson, nommée vendredi par Joe Biden à la Cour suprême des Etats-Unis, a été confirmée par le Sénat. Sa nomination qui fait grand bruit, l’a d’ores et déjà propulsée dans la lumière. L’occasion pour elle de rappeler qu’elle a eu « une expérience de la vie un peu différente » de ses collègues. Et pas uniquement parce qu’elle est noire.

Cette brillante juriste de 51 ans deviendra la première magistrate afro-américaine au sein de la haute institution, où n’ont siégé jusqu’ici que deux hommes noirs, si sa candidature est validée. Mais elle sera aussi l’une des rares à avoir une expérience professionnelle et intime du système pénal.

Un de ses oncles a écopé d’une peine de prison à vie

Alors que la plupart des juges de ce niveau se sont distingués comme procureurs, Ketanji Brown Jackson, elle, a travaillé du côté des accusés : pendant deux ans, elle a été avocate dans les services de l’aide juridictionnelle à Washington, où elle a défendu des prévenus sans ressources. Elle a ensuite raconté avoir été « frappée » par leur méconnaissance du droit et avoir, une fois devenue juge, pris « grand soin » d’expliquer ses décisions aux condamnés.

Plus personnel encore : un de ses oncles a écopé en 1989 d’une peine de prison à vie dans le cadre d’une loi très répressive, qui imposait automatiquement la réclusion à perpétuité après trois infractions aux lois sur les stupéfiants. Même si elle n’était pas proche de lui, « cette expérience familiale l’a sensibilisée à l’impact de la loi sur la vie des gens », a raconté au Washington Post un ami, sous couvert d’anonymat.

Une enfance stable et des études brillantes

Ketanji Brown Jackson a, elle, eu une enfance très stable dans une famille d’enseignants installée en Floride. Son père avait ensuite repris des études de droit et est devenu juriste dans un conseil d’école, tandis que sa mère se hissait au rang de directrice. Championne de concours d’éloquence dès le lycée, elle brille et rejoint la prestigieuse université Harvard, dont elle sort diplômée avec mention.

Dans les années qui suivent, elle alterne les expériences dans le privé et le public. Elle travaille notamment comme assistante du juge progressiste de la Cour suprême Stephen Breyer, qu’elle est désormais appelée à remplacer. Elle exerce dans des cabinets d’avocats mais aussi à la Commission des peines, une agence indépendante chargée d’harmoniser la politique pénale aux Etats-Unis.

Barack Obama la nomme juge fédérale à Washington

En 2013, le président démocrate Barack Obama la nomme juge fédérale à Washington. Mariée à un chirurgien, avec qui elle a deux filles, Ketanji Brown Jackson a un lien familial par alliance avec le président républicain de la Chambre des représentants de l’époque, Paul Ryan, qui la présente avec des louanges sur son « intelligence, sa personnalité et son intégrité ».

Au cours des huit ans qui suivent, elle rend des dizaines de décisions. Elle désavoue notamment Donald Trump, qui essaie d’empêcher le Congrès de convoquer un de ses conseillers, en écrivant : « Le principal enseignement des 250 ans d’Histoire américaine, c’est que les présidents ne sont pas des rois ».

Dès son arrivée à la Maison Blanche​, Joe Biden la nomme au sein de l’influente Cour d’appel fédérale de Washington, considérée comme un tremplin pour la Cour suprême. Malgré les profondes divisions politiques au Sénat, elle est confirmée avec le soutien de tous les démocrates et de trois républicains. Interrogée par un élu lors du processus de confirmation, elle jure de mettre à l’écart « ses opinions personnelles et toute autre considération inappropriée », dont sa couleur de peau, dans son examen des dossiers.

Mais « j’ai peut-être une expérience de la vie différente de celle de mes collègues », reconnaît-elle sobrement. « Et j’espère que cela peut avoir un intérêt. »




Andrew Preston pour DayNewsWorld

CANADA ETAT D'URGENCE DECLARE A OTTAWA

 LA CAPITALE

Le maire d'Ottawa a durci le ton contre les manifestants, jugeant la situation « hors de contrôle » dans sa ville paralysée depuis plus d'une semaine par des opposants aux mesures sanitaires.

Etat d'urgence

Les protestations, qui avaient débuté à Ottawa samedi 29 janvier dernier, se sont étendues ce week-end à d’autres grandes villes canadiennes, tandis que des dizaines de poids lourds ainsi que des manifestants continuaient à paralyser le centre-ville de la capitale ce dimanche.

Le maire Jim Watson a donc annoncé dans l’après-midi avoir déclaré l’état d’urgence à Ottawa « en raison de la manifestation en cours ». Une déclaration qui « reflète le grave danger ainsi que la menace à la sûreté et la sécurité des résidents posés par les manifestations continues et souligne le besoin de soutien de la part d’autres administrations et ordres de gouvernement », indique la mairie dans un communiqué.

Plus tôt dans la journée, le maire avait jugé « la situation complètement hors de contrôle, (à Ottawa) car ce sont les protestataires qui font la loi ». « Nous sommes en train de perdre la bataille, (…) nous devons reprendre notre ville », avait martelé le maire, jugeant « inacceptable » le comportement des protestataires qui obstruent les rues du centre-ville et actionnent sans relâche les klaxons de leurs poids lourds.

La police durcit le ton

La police d’Ottawa, critiquée pour n’avoir pas su prévenir la paralysie du centre de la capitale, a de son côté annoncé son intention d’empêcher le ravitaillement des protestataires, en carburant notamment. « Toute personne qui tenterait d’apporter un soutien matériel (carburant etc.) aux manifestants risque d’être arrêtée. Cette mesure est désormais en vigueur », a-t-elle averti dans un tweet.

 La police d’Ottawa doit recevoir sous peu le renfort de quelque 250 membres de la gendarmerie royale du Canada (GRC) un corps de police fédéral.

« Convoi de la liberté »

Le mouvement, baptisé «convoi de la liberté», visait à l’origine à protester contre la décision d’obliger, depuis la mi-janvier, les camionneurs à être vaccinés pour franchir la frontière entre le Canada et les Etats-Unis, mais il s’est rapidement transformé en mouvement contre les mesures sanitaires dans leur ensemble et aussi, pour certains, contre le gouvernement de Justin Trudeau.

 L'exécutif canadien se montre particulièrement offensif à l'égard du public le plus rétif à la piqûre anti-Covid et a notamment décidé de ne plus verser les allocations chômage aux non-vaccinés.




Boby Dean pour DayNewsWorld

DONALD TRUMP EN CAMPAGNE

 POUR LES ELECTIONS DE MI-MANDAT 2022

Depuis un podium portant l'inscription «Sauvons l'Amérique», l'ancien président a tenu le premier rassemblement de l'année 2022, promettant une année de reconquête de «la Chambre et du Sénat», avant «de reprendre la Maison-Blanche en 2024».

Trump est de nouveau en campagne. L'ancien président américain livrait son premier meeting de l’année à Florence en Arizona, samedi 16 janvier, au cours duquel il a lancé la campagne pour les élections de mi-mandat de novembre 2022. Il a promis que ce serait l'année ou «nous allons reconquérir la Chambre et le Sénat», avant «en 2024, de reprendre la Maison-Blanche».

Dans le vent désertique flottaient, sur un vaste champ, les drapeaux « Trump 2020 » et « Trump 2024 », pour encourager le milliardaire défait dans les urnes après quatre années à la Maison Blanche à se représenter à la prochaine présidentielle. Avant le début de la réunion publique, la foule scandait « Let's go Brandon », une formule codée insultante pour Joe Biden devenue cri de ralliement de la base trumpiste.

« C'est presque comme un Woodstock MAGA », un mélange entre le festival hippie des années 1960 et les meetings « Make America Great Again » de l'ex-magnat de l'immobilier, s'enthousiasme un trumpiste de la première heure.

L’ex-président américain entendait en effet répondre au discours très offensif lancé contre lui par Joe Biden lors des commémorations de l’attaque du Capitole le 6 janvier.

Un an après l’attaque, son discours est inchangé. À peine arrivé sur scène, casquette rouge sur la tête, Donald Trump commence son meeting de Florence en Arizona en contestant sa défaite à la présidentielle 2020. « L’année dernière, l’élection était truquée. Les preuves sont partout ! ». l'ancien président a d'emblée expliqué avoir les «preuves» que l'élection de 2020 avait été «truquée». «Les fausses nouvelles et les médias classiques refusent d'en parler», a dit Trump, «ils disent que c'est sans fondement et que c'est un gros mensonge. Le gros mensonge, c'est un tas de conneries, voilà ce que c'est». «Si une élection avait lieu aujourd'hui, nous les aurions battus à plates coutures, comme nous l'avons fait le 3 novembre. Nous les avons battus. Si nous avions une presse honnête, l'élection aurait été bien différente», a lancé Trump.

Et les militants exultent

Donald Trump utilise maintenant le thème de l’élection volée pour mobiliser ses supporters pour les prochaines élections de mi-mandat. Une stratégie du déni gagnante, selon Ali Alexander, l’organisateur de la fameuse manifestation du 6 janvier à Washington, présent dans le public. « Avec Trump pour nous guider, on se dirige vers une vague républicaine », affirme-t-il.

Croisé aussi dans le public, Ron Watkins, une figure soupçonnée d’être à l’origine du mouvement QAnon bénéficie d’une invitation VIP au meeting de Trump. « Je suis venu soutenir Trump parce que l’élection lui a été volée, c’est un fait », considère Ron Watkins.

Et sur scène, Donald Trump avait invité plusieurs candidats qui tous utilisent son « élections volée » pour faire campagne et gagner les prochaines élections. Parmi les invités figurait Kari Lake, candidate au poste de gouverneure de l'Arizona, à laquelle Donald Trump a apporté son soutien et qui a affirmé par le passé qu'elle n'aurait pas certifié la victoire de Joe Biden dans cet Etat-clé si elle avait été en fonctions à ce moment-là. C'est que Donald Trump conserve une grande influence sur le parti républicain, dont beaucoup d'élus désirant conserver leur siège aux prochains scrutins souhaitent bénéficier de son adoubement. Il a d'ailleurs pas manqué de critiquer le gouverneur actuel, Doug Ducey, coupable selon lui d'avoir reconnu la victoire de Joe Biden aux élections de 2020...

Trump a donc retrouvé l'accent de ses campagnes électorales. Il a attaqué les médias, faisant huer par la foule les équipes de télévision, il a critiqué Biden, l'accusant de transformer l'Amérique «en un nouveau Venezuela». Trump a dénoncé «les frontières ouvertes» et l'entrée «de millions d'immigrants illégaux», l'inflation galopante, l'augmentation du prix du carburant, les pénuries dans les magasins, et les taux de criminalités élevés «dans les villes démocrates».

Donald Trump a également critiqué les « politiciens de Washington » qui veulent « contrôler » les vies des Américains.« On en a marre que les politiciens de Washington contrôlent nos vies. On en a marre des obligations », a-t-il tonné

« Les démocrates extrémistes veulent faire des Etats-Unis un pays communiste », a-t-il aussi lancé.

Ce rassemblement était le premier d'une campagne qui devrait en compter environ deux par mois jusqu'au scrutin de novembre, le prochain étant prévu au Texas à la fin du mois de janvier.




Joanne Courbet pour DayNewsWorld

ETATS-UNIS PLUS D'UN MILLION DE CAS QUOTIDIENS

 DE COVID -19 UN RECORD MONDIAL

Les États-Unis, confrontés à une inquiétante cinquième vague de Covid-19 alimentée par le variant Omicron, ont enregistré un record mondial de plus d'un million de cas quotidiens lundi, selon le bilan de l'Université Johns Hopkins. Le pays a enregistré 3,4 millions de cas ces sept derniers jours, soit une moyenne de 486.000 par jour avec un pic le 3 janvier, qui dépasse le précédent pic enregistré sur la semaine entre le 5 et le 11 janvier 2021, en pleine troisième vague (258.000 cas).

Une courbe « presque verticale »

Le Dr Anthony Fauci, principal conseiller de la Maison Blanche sur la crise sanitaire, avait déclaré dimanche que la hausse du nombre de cas de Covid-19 aux États-Unis suit une courbe "presque verticale".

Les taux de décès et d'hospitalisation aux États-Unis ont toutefois été beaucoup plus faibles ces dernières semaines que lors des précédentes poussées de Covid. Le nombre de décès enregistrés a diminué de 10% d'une semaine sur l'autre avec 9.382 morts ces sept derniers jours. Omicron est désormais le variant dominant aux États-Unis et représentait environ 59% des nouveaux cas sur la semaine qui s'est achevée au 25 décembre, selon les Centres de prévention et de lutte contre les maladies (CDC). Anthony Fauci a dit espérer que la vague actuelle atteindrait son pic « après quelques semaines » avant de s'inverser, comme cela s'est passé en Afrique du Sud.

Les autorités sanitaires américaines ont autorisé lundi l'injection de doses de rappel du vaccin Pfizer pour les 12-15 ans, et réduit de six à cinq mois le délai avant l'injection de cette troisième dose, pour toutes tranches d'âge.

Ces décisions interviennent en pleine flambée de l'épidémie dans le pays, liée au variant Omicron, et au moment où les écoliers s'apprêtent à retourner en classe après les fêtes de fin d'année.




Boby Dean pour DayNewsWorld

CORONAVIRUS AUX ETATS-UNIS

 DUREE D'ISOLEMENT REDUITE DE MOITIE

 EN CAS D'INFECTION

Les cas contacts et les personnes positives au coronavirus, mais asymptomatiques, peuvent désormais réduire de dix à cinq jours leur durée d’isolation, ont annoncé les autorités sanitaires américaines, ce lundi 28 décembre 2021.

Cette modification est « justifiée par la science », selon laquelle la majorité des infections ont lieu dans les deux jours précédant et les trois jours suivant l’apparition des symptômes, ont expliqué les Centres de prévention et de lutte contre les maladies (CDC), principale agence sanitaire des Etats-Unis, dans un communiqué. « Ces mises à jour permettent à chacun de poursuivre sa vie quotidienne en sécurité, » a expliqué dans un communiqué Rochelle Walensky, la directrice des CDC.

Inquiétudes autour d’une paralysie de certains secteurs

Le variant Omicron, bien plus transmissible, est désormais majoritaire aux Etats-Unis, et le nombre de cas est en très forte hausse dans le pays, à plus de 200.000 cas quotidiens sur les deux derniers jours, s’approchant du record de janvier dernier. Les responsables s’inquiètent d’une paralysie de certains secteurs économiques par carence de main-d’œuvre. Tout en réduisant de moitié l’isolation pour les personnes asymptomatiques, les autorités sanitaires leur conseillent de porter le masque dans les cinq jours qui suivent.

La durée de quarantaine pour les cas contacts non vaccinés est également réduite de 14 à 5 jours, avec également le conseil de porter rigoureusement un masque dans les cinq jours qui suivent. Selon ces recommandations, les cas contacts pleinement vaccinés n’ont pas besoin de s’isoler. Le 23 décembre, ces autorités avaient déjà réduit la durée d’isolement pour les soignants.

Une recommandation mais pas une obligation

Les recommandations des CDC ont valeur de référence et sont largement suivies aux Etats-Unis, mais elles ne constituent pas une obligation fédérale.

La hausse brutale du nombre de cas dans le pays, et les périodes d’isolation qui vont avec, ont conduit ces derniers jours les compagnies aériennes à annuler des vols par centaines.

Lundi matin, le président Joe Biden a reconnu que les hôpitaux du pays certains hôpitaux du pays étaient « dépassés, en termes d’équipements et de personnel », mais a demandé aux Américains de ne pas céder à la « panique ».




Emily Jackson pour DayNewsWorld

UN BILAN CATASTROPHIQUE POUR JOE BIDEN

EN CETTE FIN D'ANNEE 2O21

Echec par-ci, revers par-là... Décidément, Joe Biden boucle sa première année au pouvoir en multipliant les ratés et déconvenues. Le président démocrate ne parvient pas à faire avancer son programme à cause de nombreux bâtons dans les roues.

« Je sais que vous êtes fatigués. […] Et je sais que vous êtes frustrés. Nous voulons tous que ce soit fini mais nous sommes toujours en plein dedans », a-t-il conclu dans son discours du mardi 21décembre 2021.

Une situation qui commence à plomber le moral du parti démocrate et des Américains. Alors que Joe Biden s’était installé dans le Bureau ovale avec 57% des citoyens satisfaits de son action, depuis le mois de septembre, ce chiffre est passé à 42% et 43%.

L’ombre du variant Omicron

Le président américain s’est fait élire sur la promesse de mettre fin à la pandémie alors que son prédécesseur Donald Trump avait longtemps minimisé la crise sanitaire puis avait délaissé sa gestion aux différents États. Près d’un an après sa prise de fonction,force est de constater que les États-Unis n’ont pourtant absolument pas tourné la page coronavirus.

Depuis le mois de septembre, le pays souffre à nouveau alors que la vaccination fait quasiment du sur place: en cette fin décembre, à peine 60% des Américains sont vaccinés avec au mois deux doses, soit seulement 10% de plus que trois mois auparavant.

L’arrivée du très contagieux variant Omicron dans ce contexte est venu doucher les espoirs de beaucoup d’en voir la fin. Selon les Centres de contrôle et de prévention des maladies (CDC), Omicron représente désormais 73 % des contaminations aux États-Unis, sur la base des données hebdomadaires arrêtées au 18 décembre. La semaine précédente, le chiffre n'était que de 12,6 %. La proportion d'Omicron tourne autour de 95 % des cas dans un groupe d'États du nord-ouest (Oregon, Washington et Idaho) et dans un autre du sud-est, comprenant la Floride, selon les Centres de prévention et de lutte contre les maladies (CDC).

Le contexte est venu doucher les espoirs de beaucoup d’en voir la fin. Le pays enregistre actuellement une nouvelle flambée de contaminations, en moyenne près de 150.000 par jour, dont les trois quarts sont dues à cette mutation. Plusieurs États remettent même en place des restrictions: à New York, le télétravail redevient obligatoire dans certaines entreprises, des musées reviennent aux capacités d’accueil limitées, plusieurs comédies musicales de Broadway ferment... À Boston, la mairie a décidé de ne pas rouvrir les écoles immédiatement après les vacances de Noël. La lassitude et l’anxiété autour de cette impression de ne pas avancer jouent ainsi fortement contre l’administration.

Ce mardi 21 décembre, Joe Biden a donc pris la parole pour rassurer les citoyens: 2020 ne se reproduira pas. Il n’y aura tout d’abord pas de restrictions nationales ou de confinement d’ici Noël. « Nous devons tous nous préoccuper d’Omicron » mais « nous ne devons pas paniquer », a affirmé Joe Biden, ajoutant : « Nous ne sommes plus en mars 2020. Nous sommes prêts. »

Mais le président a aussi promis une riposte pour faire face à cette nouvelle vague.

Les non-vaccinés dans le viseur

Il a ainsi cité « trois grandes différences » avec le début de la pandémie dont tout d’abord les vaccins, mais aussi l’abondance d’équipements de protection individuelle pour les soignants devant faire face à l’afflux de non-vaccinés dans les hôpitaux, ou encore le savoir accumulé sur ce virus.

Joe Biden a cependant tenu à mettre en garde ceux qui ne sont pas entièrement vaccinés, déclarant qu’ils avaient « de bonnes raisons d’être inquiets » et qu’il était de leur « devoir patriotique » de se faire vacciner.

Les autorités vont distribuer gratuitement 500 millions de tests et mobiliser un millier de médecins, infirmiers et membres du personnel médical de l’armée.

Bloc républicain

Joe Biden irait bien volontiers plus loin dans sa gestion du coronavirus. Le démocrate, élu en grande partie sur la promesse de mettre fin à l'épidémie, ne dispose cependant pas, au niveau fédéral, de beaucoup de leviers. Et les quelques mesures contraignantes qu'il a prises, notamment la vaccination dans les grandes entreprises, butent sur des procédures judiciaires et alimentent les discours de l'opposition républicaine sur une atteinte aux libertés individuelles. Pas question donc pour le démocrate en ce moment de serrer davantage la vis.

Mesure phare entravée par le démocrate Joe Manchin

Autre revers : l’un des coups les plus durs pour le président qui vient de fêter ses 79 ans est également tombé dimanche 19 décembre. Le pharaonique plan de réformes sociales que promettait Joe Biden a reçu un coup de poignard après que le sénateur démocrate Joe Manchin a annoncé qu’il n’approuverait pas ce programme.

« C’est non », a annoncé ce dernier sur Fox News, chaîne du câble habituellement révérée des républicains et ultra-conservateurs. « Je ne peux pas voter pour ça », a expliqué Joe Manchin face à ses « collègues démocrates à Washington, déterminés à remanier profondément [la] société (...) avec une dette publique faramineuse de 29.000 milliards de dollars et une inflation qui est réelle et qui nuit à tous les Américains ».

Le Sénat étant divisé (50 élus pour chaque camp), n’importe quel démocrate a dans les faits ce qui s’apparente à un droit de veto sur tout projet de loi face aux républicains qui serrent généralement les rangs. Faire passer ce plan de 1750 milliards de dollars baptisé « Build Back Better » (“Reconstruire en mieux”) est pourtant primordial pour l’administration Biden qui a promis notamment de faire baisser le coût de la garde d’enfants et des médicaments, tout en investissant en masse pour réduire les émissions de gaz à effet de serre.

Les contre-attaques des républicains qui font bloc, face à un parti démocrate tiraillé entre sa gauche et son centre, nourrissent elles aussi le sentiment d’être face à un mur alors que le président avait promis un véritable bon en avant en ayant la majorité au Congrès.

L’avortement mis en danger.

L’un des dossiers emblématiques qui revient de façon quasi hebdomadaire dans les informations depuis fin août: le droit de l’avortement mis en danger. Dès que le Texas a mis en place une loi interdisant depuis le 1er septembre d’avorter après six semaines de grossesse, Joe Biden a juré de combattre la mesure. Mais les appels n’y ont rien fait. L’affaire a terminé devant la Cour suprême -à majorité conservatrice avec l’aide de Donald Trump- qui a décidé de ne pas interdire la mesure draconienne et simplement laisser les tribunaux fédéraux intervenir s’y le souhaitaient.

Même la couverture médiatique des derniers mois de la présidence Biden outre-Atlantique décrit depuis l’été ses actionsavec la même « négativité » que celle de Donald Trump à la même époque l’année précédente.C'est dire la déception des Américains pro-Biden !!!




Joanne Courbet pour DayNewsWorld

LES SOMBRES PREDICTIONS DE JOE BIDEN

« UN HIVER DE MALADIE GRAVE ET DE MORT »

La nervosité gagne les États-Unis, alors que le variant Omicron se propage, perturbant notamment les championnats de basket et de football américain

Le président américain a averti que ce nouveau variant très contagieux était « là » et allait « se mettre à circuler beaucoup plus rapidement ». Le 1er décembre, le nombre de nouveaux cas quotidiens aux États-Unis était de 86 000 en moyenne ; le 14 décembre, il était de 117 000, soit une augmentation d’environ 35 % en deux semaines.

À New York, les annulations de représentations se multiplient à Broadway à cause d’une augmentation des cas positifs. De prestigieuses universités américaines ont d’ores et déjà adapté leur fonctionnement, en organisant des cours et des examens en ligne. La NFL, ligue de football américain, a mis en place des mesures sanitaires renforcées après avoir enregistré une centaine de cas positifs parmi les joueurs depuis le début de la semaine. La NBA, la ligue de basket, est également touchée - deux matchs des Chicago Bulls ont été reportés. Jeudi soir, deux joueurs des Los Angeles Lakers, dont la star Russell Westbrook, ont dû déclarer forfait pour leur match de vendredi pour cause de protocole Covid.

À la Maison Blanche, le changement de ton est évident.

Joe Biden, qui il y a quelques semaines demandait de ne « pas paniquer » face au nouveau variant, a fait venir jeudi les journalistes à la fin d’une réunion consacrée à la pandémie de Covid-19 pour, a-t-il dit, faire « passer directement un message aux Américains ». La mine grave, il a rappelé qu’il était « de la plus haute importance » de recevoir une dose de rappel pour les personnes vaccinées, et de « recevoir la première dose » pour les autres. Le président des Etats-Unis a mis en garde contre « un hiver de maladie grave et de mort » pour les personnes non vaccinées, avec l'explosion du variant Omicron du coronavirus, et appelé les Américains à se faire vacciner, jeudi 16 décembre. « La seule vraie protection est de recevoir votre injection », a dit le président américain, insistant sur le fait que le variant Omicron est  « là » et va « se mettre à circuler beaucoup plus rapidement aux Etats-Unis ».

Le variant Omicron semble se propager plus vite que le variant Delta, provoquer des symptômes moins sévères et rendre les vaccins moins efficaces, indique l’OMS, qui souligne que les données restent très parcellaires.

Peu auparavant, la porte-parole adjointe de la Maison Blanche Karine Jean-Pierre avait elle laissé entendre que l’administration ne prendrait pas pour l’instant de mesures restrictives particulières, pour se concentrer plutôt sur la vaccination. « Les outils que nous avons fonctionnent », a-t-elle assuré, ajoutant : « Nous allons continuer à travailler pour que les Américains se fassent vacciner et fassent leurs rappels ».

Joe Biden, élu en grande partie sur la promesse de mettre fin à la pandémie, avait dévoilé le 2 décembre un plan censé protéger les États-Unis contre une déferlante de cas, d’hospitalisations et de décès. Mais il s’était bien gardé de prendre des décisions très contraignantes, sachant le sujet hautement sensible.

Les Américains sont las de la pandémie, et des ténors de l’opposition républicaine s’insurgent régulièrement contre toutes les tentatives d’imposer les vaccins ou le port du masque.




Joanne Courbet pour DayNewsWorld

ETATS-UNIS TORNADES MEURTRIERES

 AVEC PLUS DE QUATRE-VINGTS MORTS

Plus de soixante-dix morts dans le Kentucky, où une ville a été au moins en partie rasée, d’autres victimes dénombrées dans l’Illinois, l’Arkansas, le Missouri et le Tennessee . Des tornades destructrices ont frappé une partie des Etats-Unis, vendredi 10 décembre, causant la mort d’au moins 83 personnes. L’une de ces tornades a parcouru plus de 400 km, selon le service météorologique national (NWS), alors qu’en moyenne celles-ci ne dépassent pas plus de 6 km de distance.

La ville de Mayfield réduite à « un tas d’allumettes »

Des bâtiments éventrés, du métal tordu, des arbres et des briques éparpillés dans les rues.

Mayfield, une ville de 10 000 habitants, semble avoir été à l'épicentre de la catastrophe. « La ville a subi les coups les plus durs. La dévastation y est massive », a souligné Michael Dossett, un responsable local des secours, interrogé sur CNN. Il y a évoqué un « ground zero », une expression employée pour décrire les ruines du World Trade Center après les attentats du 11 septembre 2001 à New York.

« Nous étions assez sûrs du fait que nous allions perdre plus de 50 Kentuckiens. Je suis à présent certain que ce nombre est supérieur à 70, et il pourrait bien dépasser la centaine d'ici à la fin de la journée », a déclaré le gouverneur de l'État Andy Beshear lors d'une conférence de presse.Plusieurs comtés ont été dévastés, a-t-il ajouté.

L’effondrement du toit d’une usine de fabrication de bougies « a fait d’innombrables victimes » dans la ville de Mayfield, a expliqué le gouverneur. « Avant minuit, j’ai déclaré l’état d’urgence », a ajouté M. Beshear, en précisant que des équipes de recherche et de secours avaient été déployées dans ce chaos, aggravé par les coupures de courant. Dans la soirée, la maire de la ville, Kathy O’Nan, a précisé sur CNN qu’aucune personne n’avait pu être sortie vivante des décombres de l’usine, laissant craindre une aggravation du bilan. Le centre de Mayfield ressemblait samedi « à un tas d’allumettes », a-t-elle déploré.

Dégâts dans plusieurs États

Au total, 30 tornades ont été enregistrées dans la nuit dans six États du Midwest jusque dans le sud des États-Unis : outre le Kentucky, l’Illinois, l’Arkansas, le Missouri et le Tennessee .

A Edwardsville dans l’Illinois, la force des vents a en partie arraché le toit d’un entrepôt d’Amazon, causant la mort d’au moins six personnes, le 11 décembre 2021 , la partie secours des opérations étant désormais terminée, laisse place à la récupération des victimes.

« Nous avons le cœur brisé par la perte de nos collègues là-bas, et nos pensées et prières vont à leurs familles et à leurs proches », a réagi sur Twitter le patron d’Amazon, Jeff Bezos.

Jusqu’à une centaine d’employés du géant de la distribution travaillaient de nuit pour traiter les commandes avant les fêtes de fin d’année.

« Tragédie inimaginable », a réagi le président américain..

Le Kentucky a demandé que la Maison Blanche déclare aussi l’état d’urgence, ce qui permettra de recevoir l’aide du gouvernement fédéral. La garde nationale devrait notamment être envoyée en renfort ainsi que les équipes de la FEMA, l’Agence fédérale de gestion des urgences. La Maison Blanche dit suivre la situation de près, car les alertes de tempêtes sont toujours en vigueur sur une majeure partie de l’est des États-Unis.

Alors que les secours étaient encore à pied d’œuvre samedi matin, le président américain, Joe Biden, a évoqué une « tragédie inimaginable ». « Nous travaillons avec les gouverneurs [des Etats touchés] pour nous assurer que nous avons ce qui est nécessaire pour la recherche des survivants », a-t-il ajouté.

«C’est probablement la série de tornades la plus violente de notre histoire».

« Tout est plus intense lorsque le climat se réchauffe », a poursuivi le président américain, sans établir toutefois de lien de causalité directe entre le dérèglement climatique et cette catastrophe.




Emily Jackson pour DayNewsWorld

VACCINATION OBLIGATOIRE POUR TOUT LE SECTEUR PRIVE A NEW-YORK

New York serre la vis. Le maire Bill de Blasio a annoncé lundi 6 décembre 2021 que tous les employés du secteur privé seraient soumis à une obligation vaccinale contre le coronavirus à compter du 27 décembre 2021.

L'édile est allé plus loin que le président Joe Biden dont l'obligation vaccinale, qui devait entrer en vigueur le 4 janvier 2022 mais est actuellement suspendue par une décision de justice, ne concernait que les salariés de sociétés de plus de 100 personnes.

« Ici, à New York, nous avons décidé de lancer une attaque préventive (contre le coronavirus) pour vraiment faire quelque chose d'audacieux pour arrêter la progression du Covid et les dangers qu'il nous pose à tous », a indiqué M. de Blasio sur la chaîne MSNBC.

Il a précisé que tous les « employeurs du secteur privé à New York seraient concernés par l'obligation vaccinale à compter du 27 décembre », soit quelque 184.000 entreprises, sociétés et commerces.

Par ailleurs, à partir de la même date, les « New-Yorkais âgés de 12 ans et plus devront montrer la preuve qu'ils ont reçu trois doses de vaccin », selon le maire, qui quittera son poste le 31 décembre pour être remplacé par Eric Adams, élu le 2 novembre.

Le variant du coranavirus Omicron est désormais confirmé dans au moins 15 Etats américains - avec quelques cas à New York, la plus grande ville des Etats-Unis particulièrement meurtrie par l'épidémie en 2020 avec au moins 34 000 décès.




Carl Delsey pour DayNewsWorld

L'IMPOPULAIRE JOE BIDEN PUISE DANS LES RESERVES STRATEGIQUES DE PETROLE POUR REDORER SON BLASON A LA VEILLE DE THANSGIVING

Avant que ses compatriotes ne prennent la route pour la fête très familiale de Thanksgiving, qui tombe jeudi, le démocrate a lancé une initiative assez inédite: mettre en circulation 50 millions de barils prélevés sur les réserves stratégiques de pétrole de la première puissance mondiale, la plus importante quantité jamais puisée.

« Nous lançons une initiative majeure », a dit le président américain dans un discours, sur fond de photographies de station-service et de citernes. L'initiative « ne va pas faire baisser les prix du jour au lendemain » mais elle « fera une différence », a-t-il promis depuis la Maison Blanche.

Habituellement, les Etats-Unis ne touchent qu'avec parcimonie à leurs réserves - actuellement 609 millions de barils, ce qui en fait les plus importantes au monde - enterrées en Louisiane et au Texas, en cas de catastrophes naturelles ou de crises internationales.

En coordination avec d'autres gros consommateurs d'or noir

Joe Biden dit lancer cette initiative de puiser dans les réserves américaines en coordination avec d'autres gros consommateurs d'or noir, ce qui est inédit. Pour l'occasion, Washington et Pékin ont mis leur rivalité de côté: les Etats-Unis ont fait savoir que la Chine se joignait à cette initiative, tout comme l'Inde, le Japon, la Corée du Sud ou encore le Royaume-Uni, mais sans guère donner de détails.

Dans le viseur les grandes entreprises du secteur...

Le président américain a bien évidemment dans son viseur les grandes entreprises du secteur, accusées de ne répercuter à la pompe que les hausses de prix, tout en engrangeant des profits pharaoniques. La Maison Blanche a demandé il y a quelques jours à l’Autorité américaine de la concurrence de se pencher « immédiatement » sur le comportement « éventuellement illégal » des compagnies pétrolières, et n’exclut pas des actions en justice.

Mais surtout les pays de l’OPEP

En augmentant l’offre, les Etats-Unis et les autres Etats espèrent faire mécaniquement baisser les cours, tout en faisant la pression sur les pays producteurs. La Maison Blanche a exhorté à plusieurs reprises l’OPEP à accélérer la hausse de sa production. Le cartel, allié à la Russie et neuf autres pays producteurs dans le cadre d’un accord de limitation volontaire de sa production d’or noir, laisse toujours sous terre plus de 4 millions de barils chaque jour.

Toutefois, alors qu’une réunion de l’OPEP est prévue le 2 décembre, les Etats-Unis n’ont pas réussi à convaincre l’organisation et ses alliés. Ces derniers mettent en avant l’absence de pénurie de pétrole et ont confirmé qu’ils relèveraient leur production de 400 000 barils par jour, pas plus. Le recours aux réserves stratégiques pourrait cependant provoquer une réaction des membres de l’OPEP +, qui pourraient ralentir en conséquence la hausse graduelle de leur production, selon certains analystes.

Avant tout une visée politique à la veille de Thanksgiving

Mais en fait le principal objectif de Joe Biden est ailleurs . Joe Biden est impopulaire. Selon le site FiveThirtyEight, qui agrège des sondages, sa cote de popularité était inférieure à 43% mardi.

L'inflation, qui atteint des sommets, y est sans doute pour quelque chose. Et en particulier la hausse des prix à la pompe, dans un pays où prendre la voiture est autant une nécessité, faute de transports publics développés, qu'un mode de vie. La Maison Blanche espère ainsi apaiser la tension sur les prix de l’essence, alors que le prix du gallon (3,78 litres) a grimpé de 60 % en un an aux Etats-Unis, pour atteindre 3,41 dollars (3 euros), selon l’Association automobile AAA.

Avec cette annonce symbolique il espère faciliter la vie de la classe moyenne, découragée face à la mondialisation et à la pandémie de Covid-19. Elle survient surtout à la veille de la fête de Thanksgiving, pendant laquelle les Américains prennent la route pour rejoindre leurs familles. « Pour cette fête de Thanksgiving nous avons tant de raisons d'être reconnaissants », a-t-il lancé mardi.

L'un des ténors du camp républicain, le sénateur Lindsey Graham, a dénoncé par communiqué un « abus » de l'utilisation de ces réserves, destinées selon lui aux « urgences. ».

Cette initiative du démocrate n'est qu'une opération de communication pour convaincre les Américains qu'il est bien le président de la classe moyenne.




Joanne Courbet pour DayNewsWorld

UNE VOITURE-BELIER FONCE DANS UNE PARADE

 DE NOEL AUX ETATS-UNIS

Après une interruption d’une année en raison de la pandémie de coronavirus, le traditionnel défilé de Noël était de retour dimanche 21novembre 2021 à Waukesha, petite ville du Wisconsin.

Mais vers 16h30 heure locale, une voiture bélier a brutalement fait irruption, fauchant sur son passage certains participants et causant la mort d'au moins cinq personnes. La voiture en question, une SUV rouge, s'est engagée à vive allure au beau milieu du cortège après avoir détruit les barricades de sécurité installées pour l'occasion.

Elle a commencé sa course folle derrière un groupe de musiciens scolaires.· Au moins cinq morts, d'après un premier bilan qui pourrait s'alourdir

Le premier bilan fait état de cinq morts et 40 blessés. La ville de Waukesha, sur son compte Twitter, a néanmoins fait savoir que le bilan pouvait être appelé à s’alourdir.

« Aujourd’hui, notre communauté a été confrontée à l’horreur et à la tragédie dans ce qui aurait dû être une fête communautaire », a déclaré le maire de Waukesha, Shawn Reilly, lors d’une conférence de presse en soirée, déplorant un « acte horrible et insensé ».

Des danseurs, des groupes de musiques lycéens ou encore des personnalités politiques étaient invités à investir les rues de cette ville de 70.000 habitants.

Du fait de la nature de l’événement pris pour cible - une parade de Noël - de nombreux blessés se trouvent être des enfants. L'archidiocèse de Milwaukee, ville située à une trentaine de kilomètres, a fait savoir qu'un prêtre et des élèves de l'école catholique de Waukesha avaient été touchés.

Un groupe de danseuses invitées à se produire durant la parade, les Milwaukee Dancing Grannies (les grands-mères danseuses du Milwaukee) ont fait savoir sur leur page Facebook que plusieurs de leurs membres faisaient partie des victimes. Une nouvelle conférence de presse devrait avoir lieu lundi dans l'après-midi.

Le chef de police de Waukesha, Dan Thompson, a annoncé qu’une personne d’intérêt avait été arrêtée, sans en dévoiler plus sur son identité ni son implication, et que le véhicule avait été récupéré. Il a indiqué qu’un policier avait ouvert le feu en direction du véhicule dans le but d’arrêter sa course.

Suspect déjà accusé d’actes de violence

Deux responsables des forces de l’ordre, s’exprimant sous couvert d’anonymat parce qu’ils n’étaient pas autorisés à discuter de l’affaire publiquement, auraient identifié la personne : elle serait déjà accusé d’actes de violence, deux affaires pénales étant ouvertes dans le comté de Milwaukee.

Le Wisconsin se retrouve ainsi sous les projecteurs pour la deuxième fois en quelques jours seulement. Vendredi dernier, un jury de Kenosha a créé l’émoi en acquittant Kyle Rittenhouse, ce jeune Blanc qui avait tué deux personnes avec un AR-15 en marge de manifestations contre le racisme et la brutalité policière le 25 août 2020 dans cette ville située dans le sud de l’État.




Boby Dean pour DayNewsWorld

ASSAUT DU CAPITOLE VICTOIRE DE DONALD TRUMP QUI OBTIENT UN SURSIS DANS LA PUBLICATION DE DOCUMENTS DE LA MAISON-BLANCHE

Un tribunal américain a accédé jeudi 11 novembre 2021 à la requête de l’ancien président américain de suspendre temporairement la publication de documents de la Maison Blanche qui pourraient l’impliquer dans l’attaque contre le Capitole. Le tribunal n'a fait que valider la requête de l'ancien président des États-Unis.

Ces documents sont réclamés par la commission spéciale de la Chambre des représentants qui enquête sur l’assaut, et leur publication avait été ordonnée mardi par un juge fédéral au nom de « l’intérêt du public » à comprendre « les événements qui ont mené au 6 janvier ».

Saisie par les avocats de Donald Trump, une cour d'appel a déclaré jeudi avoir accordé une « injonction administrative » et fixé les débats au 30 novembre. La cour a précisé que cette décision « ne doit en aucun cas être interprétée comme une décision sur le fond » de l’affaire.

Le 6 janvier, des milliers de partisans de Donald Trump s’étaient réunis à Washington au moment où le Congrès certifiait la victoire démocrate de Joe Biden à la présidentielle de novembre 2020. L’ancien magnat de l’immobilier s’était adressé à la foule, martelant que l’élection lui avait été « volée ». Plusieurs centaines de manifestants s’étaient alors lancés à l’assaut du temple de la démocratie américaine, semant le chaos et la violence.

Joe Biden a déjà donné son accord à la publication des quelque 770 pages de documents qui sont conservés aux Archives nationales et dont une partie devait être transmise vendredi au Congrès. Ils comprennent notamment les dossiers d’anciens proches conseillers de Donald Trump ainsi que le journal quotidien de la Maison Blanche - un compte rendu de ses activités, voyages, briefings et appels téléphoniques.

Donald Trump, qui nie toute responsabilité dans le coup de force, invoque le droit de l'exécutif à garder certaines informations secrètes.




Joanne Courbet pour DayNewsWorld

JOE BIDEN PEINE A FAIRE ADOPTER SES REFORMES SOCIALES ET ECOLOGIQUES

Après une guerre des nerfs et des tensions extrêmes, un premier déblocage: le Congrès américain a définitivement adopté, vendredi 5 novembre, le vaste plan d'investissements dans les infrastructures voulu par Joe Biden, une victoire obtenue de haute lutte par le président démocrate qui n'a cependant pas convaincu les parlementaires de voter aussi le titanesque volet social et écologique de ses ambitieux projets de réformes.

Il fallait 218 voix aux démocrates pour faire adopter ce plan de 1 200 milliards de dollars destiné à moderniser les routes, les ponts, l'Internet à haut débit, et considéré comme l'un des plus ambitieux de l'histoire moderne américaine. Ils en ont obtenu 228 contre 206. Le texte qu’il recevra pour signature à la Maison Blanche est passé avec le soutien de 13 voix républicaines. Indice des fractures démocrates, six élues ont manqué à l’appel : les membres du « squad », le groupe très à gauche réuni autour d’Alexandria Ocasio-Cortez.

Le deuxième projet législatif est cependant ajourné de dix jours : le Build Back Better Act (BBB, « reconstruire mieux »), réformes sociales et écologiques à hauteur de 1 750 milliards.

Or Joe Biden a un besoin urgent de relancer sa présidence: les signaux contraires semblent en effet s’accumuler ces dernières semaines avec le retrait chaotique d’Afghanistan, la défaite d’un gouverneur démocrate en Virginie, Donald Trump en embuscade ou encore les sondages en baisse. C'est pourquoi le locataire de la Maison Blanche espérait vendredi 5 novembre faire avancer deux textes majeurs à la Chambre des représentants : ce plan d'investissements mais également le vaste programme de refonte du système de protection sociale et de lutte contre le réchauffement climatique évalué à 1 750 milliards de dollars. Le texte prévoit notamment l'école maternelle pour tous, une profonde amélioration de la couverture maladie et des investissements significatifs pour réduire les émissions de gaz à effet de serre – une réelle redéfinition de l'État providence aux États-Unis.

Mais les dirigeants démocrates ont dû renoncer à un vote d'approbation du deuxième texte, l'aile centriste du parti réclamant des précisions de chiffrage.

Divisions au sein du parti démocrate

Ce volet social et environnemental fait en effet l'objet de tractations très difficiles au sein du Parti démocrate, entre l'aile gauche et le camp modéré.Toute la journée, la présidente démocrate de la Chambre des représentants, Nancy Pelosi, a tenté de mettre ses troupes en ordre de marche, et de susciter de l'adhésion pour les projets du président.« Le programme que nous mettons en avant est novateur, historique, et c'est ce qui en fait un défi », avait-elle déclaré dans une lettre aux démocrates, comme pour expliquer ces querelles intestines entre élus du parti.

C'est que le débat porte sur la philosophie même du projet Biden, censé faire de l’Amérique du XXIe siècle un modèle de prospérité et de stabilité face à la Chine.

Pour ces démocrates centristes, et pour tout le camp républicain, l’État ne doit pas trop se mêler, même avec les meilleures intentions, de la vie privée des Américains.

Pour les élus les plus à gauche, emmenés par le sénateur Bernie Sanders, il y a au contraire urgence à corriger des inégalités béantes. Et au milieu, il y a Joe Biden qui tente la synthèse, en répétant à l’envi « je suis un capitaliste », mais aussi qu’il faut soutenir la classe moyenne laborieuse. « Elu comme l’anti-Trump, Joe Biden aspire à être la deuxième incarnation de FDR [Franklin Delano Roosevelt (1933-1945), le père du New Deal qui transforma l’Amérique après la crise de 1929] », accusait, en avril, le quotidien des affaires Wall Street Journal.

Les réformes de Joe Biden sont donc soumises au test éprouvant de la cohésion démocrate...Or, si les démocrates contrôlent le Congrès, leur majorité au Sénat est si courte que toute défection est impossible.

L'obstacle Joe Manchin

Aussi Joe Biden -t-il sur les querelles intestines de son propre parti. S'il obtient après la mi-novembre le feu vert des élus à la Chambre, son grand volet social devra encore être approuvé au Sénat, où il risque d'être significativement retouché. Son sort est plus particulièrement entre les mains d'un élu de Virginie-Occidentale, le sénateur Joe Manchin, qui dit craindre que le plan ne creuse davantage la dette publique et n'alimente l'inflation. Or au vu de la très fine majorité démocrate au Sénat, il possède virtuellement un droit de veto sur les projets présidentiels.

Joe Manchin est, en effet, « l'homme qui contrôle le Sénat », comme l'écrivait The New Yorker dans une longue enquête consacrée à cet homme politique en juin 2021. Son vote est devenu central dans une chambre divisée en deux, avec 50 sénateurs démocrates ou apparentés et 50 républicains.

Et Joe Manchin, incarnant l'aile centriste, semble décidé à faire barrage à tout ce qui, dans le programme du président américain, pourrait aller dans le sens d'un Etat-Providence... voulu seulement par l'aile progressiste du parti démocrate.




Jaimie Potts pour DayNewsWorld

ERIC ADAMS EX-POLICIER NOIR ANTIRACISTE

 VA-T-IL DEVENIR LE MAIRE DE NEW-YORK ?

L’Afro-Américain Eric Adams devrait être élu ce mardi 2 novembre 2021 maire de New York, une consécration pour cet enfant des quartiers pauvres sorti de la délinquance et ancien policier antiraciste.

S’il bat bien dans les urnes mardi, comme c’est quasiment certain dans une ville classée à gauche, son rival républicain Curtis Sliwa, Eric Adams, 61 ans, sera le deuxième maire afro-américain de l’histoire de New York, après David Dinkins (1990-1993).

A la fois discret et charismatique, le candidat de 61 ans se préparait depuis bien longtemps au poste de maire.

Après avoir pris sa retraite, Éric Adams a été élu sénateur de New York en 2006 puis réélu trois fois avant de devenir le premier président noir de Brooklyn en 2013.

« La personnalité qui convient aux New-Yorkais »

Démocrate « modéré », moins à gauche que la médiatique représentante du parti au Congrès de New York Alexandria Ocasio-Cortez, le profil de l’ancien policier séduit jusqu’au New York Post, journal classé à droite, selon le New York Times.

Il plaît aussi aux quartiers populaires, rassure les milieux d’affaires. Il est vegan et claironne qu’il serait capable de porter une arme de poing à l’église. Il jongle en permanence entre glorification de sa personne et autocritique.

Et manie l’art d’adapter le récit de sa vie à son audience comme personne. Bref, c’est « un pragmatique plutôt qu’un idéologue de gauche », résume le politologue de l’université Columbia Robert Shapiro.

Lors des primaires démocrates en juin, il s’est affiché en dirigeant à poigne, défenseur des classes moyennes et populaires, en pointe contre les discriminations raciales. L’ex-policier a aussi promis d’être intraitable contre la criminalité dont les indicateurs sont passés au rouge en 2020.

Dans son programme figure la promesse de freiner la hausse des fusillades (+ 32 % au premier semestre 2021 par rapport à la même période de 2020), thème sur lequel sa carrière lui apporte une certaine crédibilité. Rattaché plutôt à l’aile droite du Parti démocrate, Eric Adams est réputé proche des milieux d’affaires de « Big Apple » («Grosse Pomme »), le poumon financier de la planète.

La plus importante force de police du pays

Le maire de New York gère le plus gros budget municipal des États-Unis, 98,7 milliards de dollars pour l’exercice 2021-2022, consacré en partie à la sortie de la crise sanitaire.

Il a la main sur la plus importante force de police du pays (NYPD, 36 000 employés). Le prochain maire devra poursuivre la réforme de la police accusée d’avoir dans ses rangs des agents violents, racistes et corrompus. La violente répression de manifestations après le meurtre de l’Afro-américain George Floyd par un policier blanc a marqué les esprits.« Je ne déteste pas les services de police, je déteste les policiers abusifs, et c’est ce que les gens confondent, affirma l'ancien policier dans le New York Times.

Quand vous aimez quelque chose, vous le critiquez pour en faire ce qu’il devrait être, vous ne laissez pas faire ».

Il prévoit ainsi de réformer la police, d’augmenter le nombre d’officiers de couleur et de nommer une femme au poste de commissaire.

Mais l’ancien policier ne revendique pas non plus le mouvement Black Lives Matter, et rejette le slogan « Defund the police » (« Coupez les fonds de la police ») que la gauche américaine scandait en 2020. De nombreux autres chantiers l'attendent aussi après une crise sanitaire qui a fait plus de 36 000 morts newyorkais.

Le candidat , homme de terrain, a toutes les chances d'être élu maire de la métropole de huit millions d'habitants ce mardi. « Être progressiste, ce n’est pas ce que vous tweetez, mais ce que vous faites dans la rue tous les jours pour aider les gens », lançait-il pendant sa campagne.




Garett Skyport pour DayNewsWorld

LES ETATS-UNIS DELIVRENT LEUR PREMIER PASSEPORT AVEC LE GENRE "X"

Lors de sa campagne présidentielle, Joe Biden avait promis de mieux prendre en compte les droits des minorités sexuelles, relançant ainsi une initiative prise par Barack Obama en 2011 .

C'est chose faite . Les Etats-Unis ont en effet annoncé, mercredi 27 octobre, avoir délivré le premier passeport avec le genre « X » à une personne qui ne se reconnaît pas dans les choix traditionnels « masculin » ou « féminin ».

Le nom du détenteur de ce document n’a pas été révélé par les officiels américains.

Le département d’Etat américain a « ajouté une case X pour les personnes non binaires, intersexes » et plus largement celles qui ne se reconnaissent pas dans les critères de genre proposés jusque-là, a annoncé son porte-parole, Ned Price.

Cette option sera proposée à tous les demandeurs de passeport dès le début de 2022, a-t-il précisé, réaffirmant l’engagement de la diplomatie américaine à

« promouvoir la liberté, la dignité et l’égalité de toutes les personnes ».

Les États-Unis viennent ainsi compléter la liste des pays, dont le Canada, l’Argentine, l’Australie, la Nouvelle-Zélande, l’Allemagne, l’Inde et le Pakistan qui proposent le choix « X » ou « autre » dans leurs passeports, selon l’organisation Employers Network for Equality and Inclusion, dont le siège est situé à Londres.

Le secrétaire d’Etat des Etats-Unis, Antony Blinken, avait déjà assoupli les règles en juin en permettant aux citoyens américains de choisir eux-mêmes leur genre sur leur passeport. Auparavant, les personnes qui voulaient inscrire un genre différent de celui de leur acte de naissance devaient fournir un certificat médical.M. Biden a érigé en priorité la défense des droits des minorités sexuelles dans le monde, plus que tout autre président des Etats-Unis avant lui et en rupture avec son prédécesseur, Donald Trump.

Cette reconnaissance d'un " troisième genre" marque une avancée de plus vers le transhumanisme voulu par la Silicon Valley qui guette notre société ...




Garett Skyport pour DayNewsWorld

DONALD TRUMP VA LANCER SON RESEAU SOCIAL « TRUTH SOCIAL »

Donald Trump a annoncé jeudi 21 octobre 2021 le lancement de son propre réseau social baptisé Truth Social (« La Vérité Sociale »), après avoir été banni scandaleusement en janvier de Twitter, Facebook et YouTube, qui l’accusent d’avoir incité ses partisans à la violence sur leurs plateformes avant l’assaut contre le Capitole.

Truth Social vient de rentrer dans sa version bêta, destinée à être testée par un nombre réduit d'utilisateurs afin d'identifier des failles et de potentielles améliorations. Cette phase doit durer jusqu'à début 2022, avant le lancement auprès du grand public. Les premières invitations seront envoyées en novembre.

« J’ai créé Truth Social et le groupe Trump Media and Technologie ( TMTG ) pour résister face à la tyrannie des géants des technologies », a affirmé l’ancien président dans un communiqué, précisant que sa plateforme devrait être lancée au premier trimestre 2022.

« Nous vivons dans un monde où les talibans sont très présents sur Twitter, mais où votre président américain préféré a été réduit au silence », a-t-il affirmé.

Les grandes entreprises de la Silicon Valley ont « utilisé leur pouvoir unilatéral pour réduire au silence les voix dissidentes en Amérique », a ajouté Donald Trump. L'ancien président a ajouté que Trump Media & Technology Group, la société mère derrière TRUTH Social, a été « fondée avec la mission de donner une voix à tous. ».

Des conditions d'utilisation

Avant d’être banni, Donald Trump comptait près de 89 millions d’abonnés sur Twitter – où il avait annoncé nombre de grandes décisions présidentielles et des limogeages tonitruants ainsi que 35 millions sur Facebook et 24 millions sur Instagram.

Selon les conditions d'utilisation les internautes désirant utiliser la plateforme de Donald Trump auront cependant interdiction de « dénigrer » ou « ternir » le camp de l'ex-président ainsi que le réseau social lui-même.

Les autres comportements interdits comprennent l'usurpation de l'identité d'un autre utilisateur, la copie du logiciel du site ou l'utilisation du site d'une manière contraire à la loi.

2024 en vue

Truth Social se rapproche visuellement et techniquement de Twitter. La plateforme dispose également d'un fil d'actualité, d'un système de recherches et également d'une création de profil pour les utilisateurs.

Le nouveau groupe médiatique du milliardaire, TMTG, comprendra aussi un service de vidéo à la demande avec des programmes de divertissement et des podcasts « non-woke ».

Alors qu’il entretient le suspense sur une possible candidature en 2024, Donald Trump aura besoin d’une présence en ligne.




Paul Emison pour DayNewsWorld

LES REFORMES DU PRESIDENT DEMOCRATE

JOE BIDEN CONFRONTEES AUX DIVISIONS

DANS SON PROPRE PARTI

Les revers se multiplient pour Joe Biden qui peine à faire voter son grand plan de reconstruction de l’Amérique, Build Back Better (« Reconstruire mieux », BBB) aux deux volets, un plan d’infrastructures doté de 1 200 milliards de dollars (1 030 milliards d’euros) et le paquet social de 3500 milliards, «une refondation de l’Etat-providence à l’américaine ». En cause : des oppositions au sein même du parti démocrate. Deux très importants projets de loi sont donc toujours bloqués au Congrès, faute de consensus entre l’aile gauche du parti et les centristes.

C'est pourquoi le président américain s’est même rendu au Capitole, vendredi 1er octobre, un déplacement rare dans l’enceinte du pouvoir législatif, pour tenter de ressouder son camp. « Nous y arriverons », a-t-il promis à la tribune, assurant que ses réformes économiques et sociales finiraient par être acceptées par le Congrès.

En effet si les démocrates soutiennent unanimement le premier volet, ils se déchirent cependant sur l’envergure du second et la nécessité de passer les deux textes en même temps.

Aucun problème donc pour les investissements dans les routes, les ponts, les réseaux électriques, qui sont plutôt consensuels, soutenus par plusieurs élus républicains, et par l' ensemble des démocrates. Mais pour le gigantesque programme de dépenses sociales (éducation, santé, garde des jeunes enfants) et environnementales à 3 500 milliards de dollars, les avis divergent selon que l'on soit démocrate centriste ou démocratesde l'aile gauche.

Pour certains démocrates centristes – les plus en vue étant le sénateur Joe Manchin et la sénatrice Kyrsten Sinema –, la question est celle du montant, qu’ils voudraient baisser, et du financement, qu’ils contestent, par des hausses d’impôt sur les riches et les multinationales. L’aile gauche démocrate refuse, quand à elle, de voter définitivement le plan infrastructures à la Chambre des représentants, tant que les deux sénateurs démocrates centristes Joe Manchin (Virginie-Occidentale) et Kyrsten Sinema (Arizona) n’apportent pas au Sénat leur voix indispensable au vote du plan social. Son argument : les démocrates du centre, une fois financés les ponts et les routes, seraient trop heureux de renvoyer aux calendes grecques un vote sur cet autre volet.

Mais au-delà de ces marchandages, le débat porte sur la philosophie même du projet Biden, censé faire de l’Amérique du XXIe siècle un modèle de prospérité et de stabilité face à la Chine. Pour ces démocrates centristes, et pour tout le camp républicain, l’État ne doit pas trop se mêler, même avec les meilleures intentions, de la vie privée des Américains.

Pour les élus les plus à gauche, emmenés par le sénateur Bernie Sanders, il y a au contraire urgence à corriger des inégalités béantes. Et au milieu, il y a Joe Biden qui tente la synthèse, en répétant à l’envi « je suis un capitaliste », mais aussi qu’il faut soutenir la classe moyenne laborieuse. « Elu comme l’anti-Trump, Joe Biden aspire à être la deuxième incarnation de FDR [Franklin Delano Roosevelt (1933-1945), le père du New Deal qui transforma l’Amérique après la crise de 1929] », accusait, en avril, le quotidien des affaires Wall Street Journal.

Les réformes de Joe Biden sont soumises au test éprouvant de la cohésion démocrate...Or, si les démocrates contrôlent le Congrès, leur majorité au Sénat est si courte que toute défection est impossible.

Sans compter qu’ils risquent fort de la perdre dans un peu plus d’un an, lors des élections de mi-mandat.




Jaimie Potts pour DayNewsWorld

LE RETRAIT DE L'AFGHANISTAN EST

UN « ECHEC STRATEGIQUE »

 SELON L'ARMEE AMERICAINE

Moins d’un mois après le départ définitif des troupes américaines d’Afghanistan au terme de vingt ans de guerre, des hauts gradés, ainsi que le ministre de la Défense, ont répondu mardi 28 septembre aux questions d’une commission du Sénat, à Washington. C’est « un échec stratégique », ont-ils répondu aux sénateurs qui les interrogeaient. Joe Biden contredit par ses hauts gradés

Joe Biden mis en cause

Ils ont contredit Joe Biden, en affirmant qu’ils lui avaient conseillé de maintenir 2.500 soldats sur place pour éviter un effondrement. « Et plus tôt, à l’automne 2020, j’avais aussi recommandé le maintien de 4 500 hommes, a poursuivi le général Kenneth McKenzie. C’était mon point de vue, et je pensais aussi que le retrait de ces troupes conduiraient à coup sûr à l’effondrement de l’armée afghane ». Le chef d’état-major, le général Mark Milley, et le chef du commandement central américain (Centcom), le général Kenneth McKenzie, se sont justifiés devant le Sénat. Selon eux, Joe Biden a choisi de ne pas suivre leur conseil, que le locataire de la Maison Blanche affirmait ne pas avoir reçu, le 19 août sur ABC.

« Pris par surprise »

Pour autant, les militaires n’accablent pas l’administration actuelle. Ils incluent dans cet « échec stratégique » global, l’armée afghane dont le niveau de décrépitude avait été sous-évalué selon Lloyd Austin, le ministre de la Défense.

« Le fait que l’armée afghane, que nous avons formée avec nos partenaires, se soit effondrée -- souvent sans tirer une balle – nous a tous pris par surprise », a admis le ministre américain de la Défense Lloyd Austin. « Nous n’avons pas réalisé le niveau de corruption et l’incompétence de leurs officiers de haut rang, nous n’avons pas mesuré les dommages causés par les changements fréquents et inexpliqués décidés par le président Ashraf Ghani au sein du commandement, nous n’avons pas prévu l’effet boule de neige des accords passés par les talibans avec quatre commandants locaux après l’accord de Doha, ni le fait que l’accord de Doha avait démoralisé l’armée afghane », a-t-il énuméré.

« C’est un échec stratégique », a commenté le général Mark Milley. « L’ennemi est au pouvoir à Kaboul. Il n’y a pas d’autre façon de décrire les choses ».

Il a aussi prévenu que le risque d’une reconstitution en Afghanistan d’Al-Qaïda ou du groupe Etat islamique était « une possibilité très réelle ».




Kelly Donaldson pour DayNewsWorld

REFERENDUM DE REVOCATION EN CALIFORNIE

VICTOIRE DU GOUVERNEUR DEMOCRATE

GAVIN NEWSOM

Le maintien du gouverneur démocrate Gavin Newsom s'est joué mardi, lors d’un référendum de révocation déclenché par des militants opposés à ses mesures de lutte contre le Covid-19.

Une situation inhabituellement risquée pour les Démocrates, dans un Etat qui leur est d'ordinaire acquis.

Et la victoire revient au camp démocrate de Joe Biden. Les électeurs de Californie, l’État le plus peuplé de l’Union , ont en effet décidé de maintenir en fonction leur gouverneur, Gavin Newsom, en votant très majoritairement « non » au référendum organisé par ses détracteurs pour obtenir sa révocation, selon les premières estimations diffusées mardi 14 septembre par les médias américains.

Après dépouillement de 59 % des bulletins de vote, le non au recall affichait 67 % des suffrages (contre 33 %), selon CNN et NBC.

Avec une telle avance, les deux chaînes ont estimé que le démocrate Gavin Newsom va rester gouverneur de l'Etat le plus peuplé des Etats-Unis et terminer son mandat .

Ce vote « dit 'oui' » à ce qui nous est cher à nous, Californiens », a lancé d'une voix nouée par l'émotion Gavin Newsom à l'annonce de ces premiers résultats.

« En tant qu'Etat, nous avons dit oui à la science, oui aux vaccins, oui à la fin de la pandémie (...) oui au droit de vote sans craindre de fausses accusations de fraude », a déclaré le gouverneur.

Politicien expérimenté, le démocrate Gavin Newsom, 53 ans, ancien maire de San Francisco, aété élu haut la main en 2018. Son mandat s’achève l’an prochain.

Impôts élevés et gestion stricte de la crise sanitaire critiqués

Utilisant une disposition de la Constitution californienne, des citoyens mécontents, très vite ralliés par le Parti républicain, ont obtenu ce « scrutin de rappel » permettant de révoquer un gouverneur en dehors de tout calendrier électoral, après avoir recueilli plus de 1,5 million de signatures.

Les Californiens partisans du référendum dénonçaient des impôts excessifs, une « élite » démocrate perçue comme méprisante et des libertés individuelles bafouées par Gavin Newsom pour endiguer la pandémie.

Il y a dix-huit ans, un vote similaire avait permis à Arnold Schwarzenegger de conquérir la Californie en faisant chuter le gouverneur démocrate de l’époque.




Jaimie Potts pour DayNewsWorld

ANNIVERSAIRE DES ATTENTATS DU 11 SEPTEMBRE

VINGT ANS APRES

Un anniversaire douloureux : deux décennies plus tard, les Etats-Unis commémorent à nouveau les attentats du 11-septembre, ce samedi 11 septembre 2021.

Les Etats-Unis ont rendu hommage, samedi 11 septembre, aux quelque 3 000 morts des attentats d'Al-Qaïda, vingt ans après le 11 septembre 2001, dans une ambiance alourdie par le retrait chaotique de l'armée américaine d'Afghanistan, une guerre qui avait été déclenchée en 2001 en représailles à ces attaques terroristes..

• Joe Biden s'est rendu sur chacun des sites où des avions détournés se sont écrasés en 2001, pour rendre hommage aux victimes. Le président américain avait prononcé un discours à la nation avant ces commémorations, vendredi soir, où il déclarait que « l'unité est ce qui fait de nous ce que nous sommes, et nous ne pouvons pas l'oublier. »

• Six moments de silence ont été observés à 8 h 46, 9 h 03, 9 h 37, 9 h 59, 10 h 03 et 10 h 28. Ils symbolisent successivement le moment où les avions ont frappé les tours du World Trade Center, puis le Pentagone, l'effondrement de la tour Sud, le crash en Pennsylvanie et l'effondrement de la tour Nord. Des minutes de silence et des hommages musicaux se sont succédé jusqu'à 12h30 pour marquer les tragédies de ce funeste matin du mardi 11 septembre 2001.

• Les membres des familles des victimes des attentats du 11-Septembre se sont rassemblés sur l'esplanade du Mémorial, près de Ground Zero, pour lire à haute voix les noms des victimes, accompagnés par des artistes comme Bruce Springsteen ou Chris Jackson.

• A 9h45 , au mémorial national du vol 93 à Shanksville Georges W. Bush ,qui dirigeait le pays au moment des attentats, a prononcé un discours rendant hommage aux passagers et aux membres de l'équipage qui se sont révoltés contre les terroristes. « Je viens sans explications ni solutions. Je peux seulement vous dire ce que j'ai vu. En ce jour d'épreuve et de deuil de l'Amérique, j'ai vu des millions de personnes saisir instinctivement la main de leur voisin et se rallier à la cause des uns et des autres. Voilà l'Amérique que je connais », a-t-il notamment déclaré.L'ancien président était en exercice lors des attentats de 2001.

• La vice-présidente Kamala Harris a applaudi la bravoure des passagers du vol 93, qui ont tous perdu la vie lorsque l'avion détourné s'est écrasé près de Shanksville. « En quelques minutes, dans les circonstances les plus terribles, les 40 ont réagi comme un seul homme », a-t-elle déclaré.

Un souvenir de lumière

D'immenses faisceaux de lumières verticaux se dressent déjà depuis les deux immenses bassins noirs qui ont remplacé la base des tours. Il s'agit du « Tribute in lights », un hommage en lumière au World Trade Center.




Kelly Donaldson pour DayNewsWorld

ETATS-UNIS

LE JOUR DES ATTENTATS DU 11 SEPTEMBRE 2001

Voilà 20 ans qu’a eu lieu l’un des événements les plus marquants du terrorisme islamiste :

les attentats du 11 Septembre 2001.

En quelques heures, les attaques coordonnées menées par Al-Qaïda sur le sol américain ont fait 2977 morts.

Dix-neuf terroristes ont détourné quatre avions de ligne : deux se sont écrasés dans les tours jumelles du World Trade Center, un sur le Pentagone et le dernier dans une zone boisée grâce à la résistance des passagers.

Retour sur ces événements

7h59. Le vol 11 d’American Airlines, un Boeing 767, part de Boston à destination de Los Angeles. A son bord, 76 passagers, 11 membres d’équipage et cinq pirates de l’air.

8h15. Le vol 175 de United Airlines, également un Boeing 767 reliant Boston à Los Angeles, décolle avec 65 personnes à bord, dont cinq pirates.

8h19. Les membres de l’équipage du vol 11 d’American Airlines alerte que l’avion est en train d’être détourné. L’un des pirates de l’air a poignardé un passager, rappelle ABC7, probablement parce qu’il a tenté de s’opposer au terroriste.

8h20. Le vol 77, un Boeing 757, décolle de Dulles près de Washington pour San Francisco, avec 64 personnes à bord dont cinq pirates.

8h42. Le vol 93 de United Airlines part de Newark (New Jersey) à destination de San Francisco. A son bord, 33 passagers, sept membres d’équipage et quatre terroristes.

Premiers impacts

8h46. Le vol 11 frappe la tour nord du World Trade Center. Il ouvre une gigantesque brèche dans les étages supérieurs, qui s’enflamment.

8h50. Le président américain, George W. Bush, est prévenu. L’hypothèse de l’accident est la première envisagée.

Une quinzaine de minutes après le premier impact, un avion a touché la tour sud du World Trade Center.

9h03. Le vol 175 de United Airlines se fracasse à son tour contre les étages supérieurs de la tour sud.

9h05. En déplacement en Floride, le président George W. Bush commence à lire une histoire à des enfants d’une école primaire. « Un deuxième avion a frappé la deuxième tour. L’Amérique est attaquée », lui glisse à l’oreille son chef de cabinet.

Au même moment, une passagère du vol 77 alerte son mari du détournement de l’avion dans lequel elle se trouve. Il prévient les autorités fédérales.

9h25. Les autorités de l’aviation civile, la FAA, annoncent la fermeture de l’espace aérien américain et interdisent tout décollage.

« Apparente attaque terroriste »

9h30. George W. Bush annonce aux écoliers qu’il rentre à Washington en raison d’une « apparente attaque terroriste ».

9h36. Les services secrets évacuent le vice-président, Dick Cheney, dans le Centre présidentiel des opérations d’urgence, sous la Maison Blanche.

9h37. Le vol 77 d’American Airlines, parti de l’aéroport Dulles près de Washington pour San Francisco s’écrase sur la façade ouest du Pentagone. L’impact tue tous les passagers et 125 personnes au sol.

L'avion qui s'est écrasé sur le Pentagone a tué 125 militaires et civils en plus des passagers et membres d'équipage présents dans l'appareil détourné.

L'avion qui s'est écrasé sur le Pentagone a tué 125 militaires et civils en plus des passagers et membres d'équipage présents dans l'appareil détourné.

9h42. La Federal Aviation Administration (l’agence nationale chargée des contrôles aériens) ordonne à tous les avions en vol d’atterrir au plus vite.

9h45. La Maison Blanche et le Capitole sont évacués.

9h59. Après avoir brûlé pendant près d’une heure, la tour sud s’effondre en quelques secondes dans un déluge de feu, d’acier et de poussière. La violence est telle qu’aucune trace d’ADN n’a jamais été retrouvée pour des centaines de victimes.

10h03. Le vol 93 parti de Newark (New Jersey) s’écrase à Shanksville, une zone boisée de l’ouest de la Pennsylvanie. Certains passagers, informés par téléphone portable de ce qui se passait à New York, ont résisté aux terroristes.

10h15. Une partie du Pentagone s’effondre.

Bush promet de traquer les responsables

10h28. La tour nord s’écroule, 102 minutes après avoir été touchée par l’avion. La pointe sud de Manhattan est couverte d’un nuage de cendres et de débris.

11h02. Le maire de New York, Rudy Giuliani, ordonne l’évacuation de la partie sud de Manhattan.

13h04. George W. Bush, qui a été évacué sur la base aérienne de Barksdale (Louisiane), place les forces armées en « état d’alerte maximum » et promet de « traquer et punir les lâches responsables » des attentats. Le président sera ensuite transféré sur la base aérienne d’Offutt, dans le Nebraska (centre) avant de rentrer à la Maison Blanche dans la soirée.

13h27. Le maire de Washington, Anthony Williams, décrète l’état d’urgence dans la capitale fédérale.

17h20. Après avoir brûlé pendant sept heures, le bâtiment 7 du World Trade Center s’effondre à son tour, sans faire de victimes.

20h30. George W. Bush s’adresse aux Américains, dénonce des « actes terroristes délibérés ». Il promet d’en traquer les responsables et avertit que Washington ne fera « aucune distinction » entre les terroristes et ceux qui les abritent. S’en suivent des jours de recherches, pour tenter de retrouver des survivants ou les restes des victimes. 40 % des disparus n’ont toujours pas pu être identifiés.

11h02. Le maire de New York, Rudy Giuliani, ordonne l’évacuation de la partie sud de Manhattan.

13h04. George W. Bush, qui a été évacué sur la base aérienne de Barksdale (Louisiane), place les forces armées en « état d’alerte maximum » et promet de « traquer et punir les lâches responsables » des attentats. Le président sera ensuite transféré sur la base aérienne d’Offutt, dans le Nebraska (centre) avant de rentrer à la Maison Blanche dans la soirée.

13h27. Le maire de Washington, Anthony Williams, décrète l’état d’urgence dans la capitale fédérale.

17h20. Après avoir brûlé pendant sept heures, le bâtiment 7 du World Trade Center s’effondre à son tour, sans faire de victimes.

20h30. George W. Bush s’adresse aux Américains, dénonce des « actes terroristes délibérés ». Il promet d’en traquer les responsables et avertit que Washington ne fera « aucune distinction » entre les terroristes et ceux qui les abritent.




Boby Dean pour DayNewsWorld

COVID-19 JOE BIDEN REND LA VACCINATION OBLIGATOIRE

Devant la montée en puissance du variant Delta et la pandémie qui repart chez les non-vaccinés, le président américain, Joe Biden, a annoncé, jeudi 9 septembre, une accélération dans la lutte contre le Covid-19 aux Etats-Unis en prenant une mesures impérative :

La vaccination devient ainsi obligatoire pour les deux tiers des salariés des secteurs publics et privés.

Cette fois, Joe Biden veut se donner les moyens de faire monter un taux de vaccination qui plafonne aux États-Unis :

obligation vaccinale pour les soignants, pour les fonctionnaires et les contractuels de l’État fédéral, et pour la première fois, obligation pour les entreprises de plus de cent salariés de vérifier que leurs employés sont doublement vaccinés ou présentent un test négatif au moins une fois par semaine, sous peine d'une amende 14.000 dollars par violation.

À ce jour, près de la moitié des grandes entreprises ont déjà annoncé des règles de vaccinations obligatoires pour tout ou une partie de leur personnel. Parmi elles, on compte Walmart, le premier employeur privé américain, mais aussi United Airlines, Kraft Heinz, BlackRock, Citigroup, Comcast, Google et Microsoft.« Les plus grandes entreprises le demandent déjà, United Airlines, Disney et même Fox New », a plaidé jeudi 9 septembre le président américain

Le président a aussi prévu d’appeler les organisateurs de grands événements sportifs ou culturels à conditionner l’entrée du public à une preuve de vaccination ou à un test négatif. L’objectif est « de réduire le nombre d’Américains non vaccinés (…), de faire baisser les hospitalisations et les décès, de permettre à nos enfants d’aller à l’école en sécurité et de garder notre économie forte », a expliqué la porte-parole de la présidence.

La Maison Blanche veut également faciliter les tests de dépistage et prolonger le port du masque (voyages, bâtiments fédéraux) pour freiner l’épidémie. Une campagne nationale de rappel pour les vaccins contre le Covid-19 doit également débuter à partir du 20 septembre.

Une nouvelle vague de contamination

Le variant Delta inflige en effet aux Etats-Unis une nouvelle vague de contaminations, qui encombre les hôpitaux et entrave la reprise économique, alors qu’un quart de la population n’a reçu aucune injection vaccinale. Le bilan quotidien est monté à 1 500 morts, en hausse de 30 % depuis quinze jours, et 100 000 personnes sont hospitalisées à cause du Covid-19. L’inquiétude grandit pour les enfants : une vingtaine d’entre eux meurent chaque semaine du Covid-19.

En terme de vaccination , l’Amérique est coupée en deux, avec des taux allant de seulement 40 % dans le Mississippi, l’Alabama et le Wyoming à plus de 70 % à Washington DC, dans le Rhode Island ou dans le Vermont. Mais seule 53,3 % de la population est entièrement vaccinée, selon les autorités sanitaires, et encore 80 millions d'Américains ne sont pas vaccinés, soit 25% de la population, dans ce pays ayant enregistré le plus de décès liés au nouveau coronavirus au monde, avec plus de 653 000 morts.

« Votre refus a un coût pour nous tous »

Aussi Joe Biden a-t-il dénoncé la « minorité identifiée » d’Américains qui « empêche le pays de tourner la page » de l’épidémie.« Mon message aux Américains non-vaccinés est ceci: qu'est-ce que vous attendez de plus ? Vous attendez de voir quoi de plus ? Nous avons rendu la vaccination gratuite, sûre et pratique. Le vaccin a eu l’approbation complète des autorités sanitaires. Plus de 200 millions d’Américains ont eu au moins une dose. Nous avons été patients, mais notre patience est en train de s’épuiser. Votre refus a un coût pour nous tous. Alors s’il vous plaît, faites ce qui est bien », a-t-il exhorté.

Ce changement de méthode intervient alors que Joe Biden a subi cet été plusieurs revers sur les fronts sanitaire, économique et politique, ponctués par une avalanche de critiques sur sa gestion des évacuations de civils d’Afghanistan fin août, en plein chaos après le retour au pouvoir des talibans.




Abby Shelcore pour DayNewsWorld

    INONDATIONS MEURTRIERE A NEW-YORK

La ville de New York a subi des inondations impressionnantes. L'ouragan Ida, rétrogradé en cyclone post-tropical, a amené dans son sillage des pluies torrentielles qui ont provoqué d'importantes inondations sur la côte est des États-Unis. Au moins sept personnes ont été retrouvées mortes à New York, jeudi 2 septembre, dans les importantes inondations qui ont frappé la ville au passage des restes de l'ouragan Ida, a annoncé la police locale. Un mort est également à déplorer dans la ville de Passaic, dans le New Jersey, rapporte notre confère du New York Times.

Etat d'urgence.

Kathy Hochul, la gouverneure de l'Etat de New York, et Bill de Blasio, le maire sortant de la capitale économique et culturelle américaine, ont décrété l' « état d'urgence », suite à ces inondations massives qui concernent potentiellement quelque 20 millions d'habitants.

 « Nous subissons un événement climatique historique, avec des records de pluie, des inondations brutales et des conditions dangereuses sur la route", a annoncé le brutales et des conditions dangereuses sur la route », a annoncé le maire de New York Bill de Blasio, avant de décréter l'état d'urgence dans la ville.


Toutes les lignes du métro new-yorkais sont suspendues, inondées. Plusieurs routes sont bloqués sous plusieurs mètres d'eau notamment dans les quartiers de Brooklyn et du Queens, très touchés.
Les habitants sont appelés à ne pas sortir de chez eux.
Face aux fortes inondations, le Notify NYC, un programme de communications d'urgence de la ville de New York a demandé aux résidents de ne pas prendre la voiture jusqu'à 5 heures du matin pour faciliter l'intervention des secours.
 
« En raison des conditions météorologiques extrêmes, une interdiction de voyager est en vigueur à partir de maintenant jusqu'à 5h du matin. Tous les véhicules non urgents doivent être éloignés des rues et des autoroutes de New York." » Quelques heures plus tôt, sur Twitter, il avait été demandé aux habitants de rester chez eux en raison des débris qui volent dans les rues de la ville.


Dans le New Jersey, accablé par des pluies torrentielles, l’état d’urgence a aussi été déclaré par son gouverneur, Phil Murphy. Plusieurs villes, dont Philadelphie, ont été placées sous alerte pour risque de tornade par le NWS.

 « C’est une situation particulièrement dangereuse.  S’il vous plaît, mettez-vous à l’abri si vous êtes dans la zone d’une alerte tornade », a tweeté mercredi le NWS Mount Holly. D’impressionnantes tornades ont aussi été observées en Pennsylvanie, dans le New Jersey et dans le Maryland. A Annapolis, ville située à une cinquantaine de kilomètres de Washington, ce phénomène météorologique a déraciné des arbres et fait choir des poteaux électriques.


 Ida devrait ensuite continuer sa route vers le nord, et se diriger vers la Nouvelle-Angleterre, jeudi.



Alyson Braxton pour DayNewsWorld

ETAT D'URGENCE EN  LOUISIANE

AVEC L'ARRIVEE DE L'OURAGAN IDA

Il n'était « qu'une » tempête tropicale lorsqu'il a frappé Cuba avant hier. L'ouragan Ida est en effet passé vendredi soir sur la côte sud-ouest de Cuba, n'y faisant que des dégâts mineurs alors que des milliers de personnes avaient été évacuées et l'électricité coupée de manière préventive.

Il a ensuite poursuivi sa route, se renforçant samedi en milieu de journée en ouragan de catégorie 2 sur 5, avec des rafales de vent atteignant déjà 160 km/h. Il est désormais un ouragan de catégorie 4 sur une échelle de 1 à 5 et s'apprête à frapper la Louisiane ce dimanche . « Il est prévu qu'il continue de se renforcer rapidement durant les 12 prochaines heures environ et on s'attend à ce qu'Ida devienne un ouragan majeur extrêmement dangereux lorsqu'il touchera terre le long des côtes de la Louisiane cet après-midi », précise le NHC, le centre de surveillance des ouragans, ce dimanche..

Les rafales attendues devraient atteindre 250 km/h. Les cumuls de pluie pourraient atteindre 500 mm, soit presque le cumul annuel moyen des pluies à Paris. Le président américain Joe Biden a approuvé une déclaration d'état d'urgence pour la Louisiane afin d'apporter une « assistance fédérale ». La Maison-Blanche a promis qu'elle suivrait « avec attention cette situation et sera tenu informé des développements pendant le week-end », selon son porte-parole.

« Un défi extrême pour notre Etat »

« Si vous faites l'objet d'un ordre d'évacuation ou si vous pouvez partir, PARTEZ S'IL VOUS PLAIT. Des conditions DEVASTATRICES VONT se produire » martelait le service météo américain sur Twitter. « Le temps joue contre nous », a souligné LaToya Cantrell, la maire de La Nouvelle-Orléans, ville qui pourrait être gravement affectée par l'ouragan. « Nous sommes du côté est, sur la trajectoire de la tempête, nous prévoyons des répercussions importantes », avait-elle tweeté un peu plus tôt.

Le gouverneur de la Louisiane, John Bel Edwards, a estimé que l'ouragan Ida était « un défi extrême pour notre État ». Un défi de plus pour les 4,6 millions d'habitants de cet État du sud-est des États-Unis confronté en plus à une nouvelle flambée de Covid-19 mettant ses hôpitaux en difficulté. Le gouverneur de Louisiane a demandé à chaque habitant de se trouver dans un abri sûr d'ici ce samedi soir et de se tenir prêts à faire face « à toute éventualité ».

La Nouvelle-Orléans n'a pas encore totalement pansé les plaies infligées par le traumatisme de 2005 lorsque l'ouragan Katrina avait ravagé la Louisiane, faisait plus de 1800 morts et inondant 80% de la ville après que ses digues ont cédé. « Je sais que c'est très douloureux de penser qu'une nouvelle grosse tempête comme l'ouragan Ida puisse toucher terre lors de cette date-anniversaire », a dit le gouverneur John Bel Edwards. « Mais nous ne sommes pas le même Etat qu'il y a 16 ans, nous avons un système de réduction des risques liés aux ouragans », a-t-il noté, soulignant que ce système allait être « mis à rude épreuve ».

L'ouragan et le Covid

Et l'ouragan menace une région déjà sur le qui-vive sanitaire: le variant Delta a frappé de plein fouet la Louisiane, peu vaccinée, mettant son système hospitalier à genoux avec près de 2700 patients hospitalisés et autant de morts quotidiennes qu'au pic de la pandémie.

 « Si vous devez vous rendre dans un abri, assurez-vous de porter un masque et essayez de garder vos distances », a d'ailleurs rappelé Joe Biden, qui a déclaré l'état d'urgence en Louisiane.




Emily Jackson pour DayNewsWorld

TUERIE DE CHARLESTON AUX ETATS-UNIS

 PEINE DE MORT CONFIRMEE POUR LE SUPREMACISTE  DYLAAN ROOF

Une cour d’appel fédérale a confirmé, mercredi 25 août, la condamnation à mort de l’Américain Dylann Roof, qui avait froidement abattu neuf paroissiens noirs d’une église de Caroline du Sud en 2015. . Il avait été condamné en première instance début 2017 à la peine de mort.

« Aucun résumé clinique ni analyse juridique fouillée ne peut totalement rendre compte de l’atrocité de l’acte de Roof. Ses crimes le placent sous le coup de la sentence la plus sévère qu’une société juste puisse rendre », ont conclu les juges du tribunal de Richmond, dans leur arrêt rendu à l’unanimité.

Convaincu d’une suprématie des hommes blancs sur les autres races qu’il considère inférieures, Dylan Roof avait ouvert le feu 77 fois dans une église méthodiste de Charleston, le 17 juin 2015, criblant de balles neuf fidèles noirs qui venaient de l’accueillir à bras ouverts pour une séance d’étude de la Bible. Le jeune homme était alors âgé de 21 ans.

Moratoire sur les exécutions fédérales

Cette fusillade avait d’autant plus marqué l’opinion publique américaine et internationale qu’elle avait ensanglanté un lieu symbole de la lutte contre l’esclavage :

l’église épiscopale méthodiste africaine Emanuel, qui rassemble la plus ancienne communauté noire de cette ville historique de l’époque des plantations, située dans le sud-est des Etats-Unis.

Le condamné, aujourd’hui âgé de 27 ans et détenu dans un pénitencier , pourrait échapper à la peine de mort, l’administration du président Bien ayant imposé le mois dernier un moratoire sur les exécutions fédérales.




Garett Skyport pour DayNewsWorld

BIDEN BIEN SEUL APRES LE RETRAIT DES TROUPES AMERICAINES D'AFGHANISTAN

Des élus de son propre camp déçus, une opinion publique refroidie et des alliés internationaux amers: le président Joe Biden semblait bien seul mardi, alors que la Maison Blanche s’évertue à défendre sa gestion du retrait d’Afghanistan.

Sa posture est simple: «Je suis le président des Etats-Unis et à la fin, c’est moi qui assume», avait déclaré Joe Biden lundi, dans une courte allocution à la Maison Blanche, avant de reprendre ses vacances interrompues à la résidence de camp David.

En attendant que le président américain s’exprime à nouveau mercredi dans un entretien télévisé, son conseiller à la sécurité nationale Jake Sullivan a défendu mardi son patron. «Lorsque vous mettez fin à vingt années d’intervention militaire (...) il faut prendre une série de décisions difficiles, et aucune de ces décisions n’a de résultat sans bavure», a-t-il dit lors d’une conférence de presse.

Jusqu’ici la décision de retirer les troupes américaines, prise au départ par Donald Trump, et confirmée par Joe Biden en fixant la date butoir du 31 août, était populaire auprès de l’opinion publique américaine. Mais les Américains ont été choqués par la vitesse à laquelle les talibans ont pris le contrôle du pays, par les images sidérantes de l’aéroport de Kaboul lundi, par l’évacuation en catastrophe de l’ambassade américaine.

Sondage

Seuls 49% des 1999 électeurs interrogés par Politico et Morning Consult du 13 au 16 août soutenaient la décision du président démocrate de quitter le pays, contre 69% en avril.

L’administration Biden, qui à défaut d’être flamboyante se veut efficace, bien organisée, soucieuse de concertations à l’échelle nationale comme internationale, est attaquée sur tous ces points, jusque dans les rangs des élus démocrates.

Le démocrate Bob Menendez, chef de la commission des Affaires étrangères du Sénat, s’est dit «déçu que l’administration Biden n’ait clairement pas pris la mesure des conséquences d’un retrait rapide». «L’appel que je lance à l’administration depuis plusieurs mois déjà, c’est qu’il faut évacuer nos alliés et s’occuper de la paperasserie après avoir mis les héros en sécurité. Et ils n’ont pas entendu cet appel», a dénoncé Seth Moulton, vétéran de l’armée américaine, et élu démocrate à la . La Maison Blanche reproche aux militaires afghans, équipés et entraînés par les Etats-Unis, d’avoir renoncé à se battre contre les talibans.

«Pagaille»

Enfin Joe Biden, qui se flatte régulièrement d’une longue expérience en matière de politique étrangère, et qui affirme régulièrement que «l’Amérique est de retour» dans le jeu international, parait pour l’heure isolé. «Il n’a pas encore échangé avec des dirigeants internationaux» depuis la chute de Kaboul, a indiqué mardi Jake Sullivan, alors que les alliés des Etats-Unis ne cachent pas leur amertume.

«Les images de désespoir à l’aéroport de Kaboul sont une honte pour l’Occident politique», a fustigé mardi le président allemand, Frank-Walter Steinmeier. Le gouvernement britannique a lui critiqué ouvertement les décisions américaines.

Si Joe Biden fait valoir que les Etats-Unis se retirent d’Afghanistan pour se consacrer à des défis plus grands, en particulier leur face-à-face avec Pékin, dans l’immédiat le régime chinois s’en donne à cœur joie.

Les Américains «ont laissé une terrible pagaille» en Afghanistan, a asséné mardi Hua Chunying, une porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères.




Simon Freeman pour DayNewsWorld

LA CHUTE VERTIGINEUSE D'ANDREW CUEMO GOUVERNEUR DE NEW-YORK

Quelle chute vertigineuse pour ce gouverneur de 63 ans que sa gestion de la crise sanitaire avait transformé en héros capable de faire de l'ombre à Donald Trump, alors président. Andrew Cuomo a annoncé mardi 10 août 2021, dans une allocution vidéo, sa démission de son poste de gouverneur de New-York .

Elle sera effective sous quatorze jours. En cause les accusations de harcèlement de onze femmes pour la plupart de jeunes assistantes.
« Gaspiller de l’énergie en distractions est la dernière chose que le gouvernement de l’Etat devrait faire, a déclaré M. Cuomo. Compte tenu des circonstances, la meilleure façon pour moi d’aider maintenant est de me retirer et de laisser le gouvernement se remettre à gouverner.

D'autant que les médias, le parti démocrate, y compris le Président JoeBiden, l'avait lâché. Les élus du Parlement de l’Etat de New York semblaient de plus en plus décidés à ordonner un procès en destitution, et la plainte d’une ancienne assistante, déposée la semaine dernière, avait ouvert la voie à de possibles poursuites judiciaires.

Cette ancienne collaboratrice est sortie de l’anonymat lundi en témoignant sur la chaîne CBS pour raconter comment son « poste de rêve » avait « tourné au cauchemar. Selon un rapport judiciaire publié le 3 , le gouverneur a durant ses trois mandats multiplié les accolades, baisers volés et gestes déplacés, répété blagues et provocations salaces, caressé la poitrine d’une femme sous sa chemise et proposé à une collaboratrice un strip-poker dans l’avion.

Au cours des semaines passées, le scandale, relaté par le menu dans le rapport d'enquête demandé par la procureur de New York, Letitia James, a pris une telle ampleur qu'il est devenu impossible au gouverneur démocrate de justifier sa conduite envers ses onze accusatrices.
Le gouverneur de 63 ans, n' a pas hésité cependant, comme tant d'hommes politiques avant lui accusés de harcèlement sexuel à mettre en avant des excuses générationnelles ou culturelles pour expliquer son attitude déplacée à l’égard des femmes.

 « Dans mon esprit, je n’ai jamais dépassé les bornes avec qui que ce soit », a déclaré le gouverneur, Mais je ne m’étais pas rendu compte à quel point les limites avaient été redéfinies.

 Il y a des changements générationnels et culturels que je n’ai pas pleinement compris. Le président américain Joe Biden a lui aussi été accusé de contacts trop rapprochés, que ses partisans attribuent simplement à un style tactile.

« J’ai envahi votre espace. Je suis désolé », avait-il reconnu, se défendant toutefois d’avoir fait « quelque chose de mal intentionnellement
Mais à l’ère de #MeToo,déclenchée après l'affaire Weinstein, cette défense est de plus en plus dépassée. Andrew Cuomo a violé les lois fédérales et de l'État », a en tout cas souligné Letitia James.



Garett Skyport pour DayNewsWorld

LE GIGANTESQUE INCENDIE « DIXIE FIRE »

 RAVAGE LA CALIFORNIE

La Californie est toujours en proie aux flammes !!

Le gigantesque incendie, nommé « Dixie Fire »,qui ravage la région depuis trois semaines, a complètement détruit la localité de Greenville (Californie du Nord) dans la nuit de mercredi 4 à jeudi 5 août 2021. Le feu continue de se propager dangereusement.

Les autorités locales ont intimé les 800 habitants à quitter la ville avant que les flammes ne l'engloutissent.

« Si vous êtes restés, vous devriez évacuer vers l’EST, IMMÉDIATEMENT ! », a tweeté le bureau du shérif du comté de Plumas, en s’adressant aux habitants des localités de Greenville et Chester.

« Si vous êtes toujours sur le secteur de Greenville, vous êtes en danger imminent et vous DEVEZ partir maintenant ! », a-t-il ajouté dans un second message d’alerte, en précisant : « Si vous restez, les secours pourraient ne pas réussir à vous venir en aide. ».

Jeudi 5 août, le photographe Stuart Palley, constatait les dégâts, photos à l'appui. « La majorité du centre-ville de Greenville a été complètement détruite. Mon cœur est brisé pour cette belle petite ville ».

L'incendie dévaste la Californie septentrionale depuis plus de 3 semaines, attisé par de fortes chaleurs, accompagné d'une sécheresse alarmante et de vents continus. « Dixie Fire » a ravagé plus de 110.000 hectares. Fin juillet, le nombre d'hectares ayant brûlé en Californie était en hausse de 250% par rapport à 2020, qui était déjà la pire année en matière d'incendies dans l'histoire récente de l'Etat.

Le Dixie Fire rappelle douloureusement le Paradise Fire de 2018, l’incendie le plus mortel pour la Californie ces dernières années. Des lignes électriques défectueuses, qui parcouraient la ville septentrionale de Paradise, avaient entraîné ce brasier, tuant 86 personnes. Le fournisseur d’énergie Pacific Gas and Electric (PG & E), plus grande compagnie d’énergie de Californie, avait plaidé coupable.

Les équipements de PG & E sont à nouveau mis en cause pour le Dixie Fire, après qu’un arbre est tombé sur un câble d’alimentation le jour où l’incendie a débuté.




Jaimie Potts pour DayNewsWorld

COVID-19 AUX-ETATS-UNIS LA FETE D'ANNIVERSAIRE DE BARACK OBAMA DECHAINE LES PASSIONS

La fête de Barack Obama, né le 4 août, doit avoir lieu en fin de semaine dans sa maison familiale sur l’île huppée de Martha’s Vineyard, dans le respect des directives des centres de prévention et de lutte contre les maladies (CDC), principale agence de santé publique des États-Unis, selon des sources anonymes citées par la presse américaine.

Tous les invités devront être vaccinés et avoir été testés négatifs, affirment ces sources.

L’événement doit se dérouler en extérieur et un  « coordinateur Covid », dont le rôle exact n’a pas été précisé, sera présent sur les lieux.

En outre, Martha’s Vineyard, dans l’État du Massachusetts, ne présentait lundi selon les données des CDC qu’un niveau modéré de transmission du virus, qui ne déclenche pas l’activation des nouvelles recommandations des autorités sanitaires, à savoir le port du masque en intérieur même pour les personnes vaccinées. Mais, dans un contexte de résurgence des cas dus au variant Delta, de nombreuses critiques ont fusé, principalement du camp républicain.

Critiques des Républicains

L’élu républicain Jim Jordan, un fidèle de Donald Trump, a ainsi ironisé sur Twitter en affirmant que les démocrates, « si c’était la fête d’anniversaire du président Trump », dénonceraient un « dangereux événement super-propagateur » et concluraient que les organisateurs d’un tel rassemblement « tuent des gens ».« Y a-t-il une exception pour les fêtes auxquelles participent les riches célébrités libérales ? » s’est interrogée la cheffe du parti républicain, Ronna McDaniel. « Les démocrates exigeront-ils qu’il (Obama) demande à tous ses invités de porter le masque ? » a renchéri Lance Gooden, un autre élu républicain.

Joe Biden ne devrait pas y participer

« L’ancien président, qui soutient la vaccination et le respect des conseils des experts de santé publique, se les applique aussi certainement à lui-même », a affirmé la porte-parole de la Maison-Blanche Jen Psaki lundi, rappelant les précautions prises. Il n’est pas prévu que l’actuel président Joe Biden y participe.

L’administration de Donald Trump avait plusieurs fois fait les gros titres après l’organisation d’événements non masqués à la Maison-Blanche ou dans les ministères, ou la tenue de meetings de campagne, parfois au plus fort de la pandémie et avant l’autorisation des vaccins contre le Covid-19.

Une cérémonie en l’honneur de la juge Amy Coney Barrett, nommée par le président républicain pour siéger à la Cour suprême, avait notamment été suspectée d’avoir conduit à la contamination d’une douzaine de personnes, dont Donald Trump lui-même.




Carl Delsey pour DayNewsWorld

L'ECONOMIE AMERICAINE DEPASSE SON NIVEAU D'AVANT-CRISE

La réouverture de l'économie grâce à la vaccination et les milliards de dollars distribués aux ménages depuis le début de l'année, ont stimulé la consommation des Américains. Cette croissance «reflète la poursuite de la reprise économique, la réouverture des établissements et la réponse continue du gouvernement à la pandémie», a commenté le département du Commerce dans son communiqué. «L'Amérique est de nouveau en marche, et les nouveaux chiffres du PIB ramènent notre économie aux niveaux d'avant la pandémie», a réagi, sur Twitter, le président américain Joe Biden.

Avec une hausse de 6,5% au deuxième trimestre, le produit intérieur brut (PIB) des Etats-Unis est plus élevé qu'il ne l'était au quatrième trimestre 2019, le dernier à ne pas avoir été touché par la crise du Covid.. Les prévisions tablent sur une croissance de 6,7% en 2021 et de 5% en 2022 , selon les services du budget du Congrès (CBO). Le Fonds monétaire international (FMI) a également relevé cette semaine sa prévision de croissance pour les États-Unis, et table désormais sur +7,0% en 2021, comme la Fed. Cette dernière avait, mercredi à l'issue de sa réunion, salué les progrès accomplis . À titre de comparaison, la croissance française au deuxième trimestre sera publiée vendredi, elle est attendue entre 0,7 et 1,0%; celle de la Chine, grand rival des États-Unis, a été de 1,3% au deuxième trimestre.

«Ne vous y trompez pas: cette croissance n'est pas accidentelle, elle est le résultat direct de nos efforts pour apporter une aide économique aux familles, aux petites entreprises et aux communautés à travers le pays», a également twitté Joe Biden

Pour assurer une forte croissance pour les années futures, Joe Biden compte ainsi sur son plan d'investissement gigantesque, lequel fait des avancées au Sénat.

Plan de relance gigantesque

Avec pour ambition d'assurer à l'Amérique des décennies de prospérité, Joe Biden compte en effet sur un programme de dépenses sociales et environnementales, de 3.500 milliards de dollars.Ce mercredi 28 juillet 2021, après de longues tractations politiques, un grand plan de rénovation et de développement des infrastructures cher au président américain a été mis sur les rails. Ce grand plan prévoit 550 milliards de dollars d'argent fédéral frais et atteint les 1.200 milliards de dollars - l'équivalent du Produit intérieur brut 2020 de l'Espagne - si l'on prend en compte la réorientation d'autres financements publics existants. L'administration annonce ainsi des investissements « historiques » dans les transports en commun, les routes, les ponts, l'eau potable, l'internet à haut débit...

« Cet accord montre au monde que notre démocratie fonctionne, produit des résultats et fait de grandes choses », a déclaré Joe Biden dans un communiqué, faisant l'article d'un programme qui peut « transformer l'Amérique et nous propulser dans l'avenir ». Le président voudrait également faire passer un gigantesque programme de 3.500 milliards de dollars de dépenses sociales.

Des bémols toutefois

Pour autant certains analystes pensent que la croissance va nettement ralentir  soulignant que les quatre trimestres consécutifs de croissance économique forte seraient dus à la réouverture de l'économie et aux aides massives du gouvernement .

Autre ombre au tableau, l'inflation qui a progressé de 6,4% au deuxième trimestre en raison de la forte demande et des difficultés mondiales d'approvisionnement. Sur un an, la hausse des prix s'élève à 3,8%. Selon la banque centrale américaine (Fed) et le FMI, l'inflation devrait ralentir en 2022, mais des risques existent qu'elle soit non seulement plus forte qu'annoncé mais aussi moins « temporaire » que prévu... Pour l'heure, la banque centrale américaine (Fed) maintient ses taux directeurs. Portée par les bons résultats financiers de nombreuses entreprises, la Bourse progresse.

Une autre menace de taille, le variant Delta notamment, qui a fait repartir les cas de Covid-19 dans de nombreuses régions du monde, menace désormais cette belle reprise économique.




Abby Shelcore pour DayNewsWorld

FACE AU VARIANT DELTA

LES ETATS-UNIS SERRE LA VIS

«Nous avons vu une augmentation de la vaccination ces derniers jours mais nous devons faire mieux. Jeudi, je présenterai de nouvelles étapes dans notre effort pour que plus d'Américains se fassent vacciner  », a fait savoir Joe Biden dans un communiqué. Le président, qui le 4 juillet dernier, jour de la fête nationale américaine, voulait encore croire à l' « indépendance » des Etats-Unis face au virus, a dû changer de ton face à la propagation rapide du variant Delta.

La vaccination obligatoire ?

Le président démocrate a en effet indiqué qu'une vaccination anti-Covid obligatoire pour les employés de l'Etat fédéral était « à l'étude », s'exprimant en marge d'un déplacement mardi.

Selon les autorités américaines, 2,1 millions de personnes seraient potentiellement concernées, si l'on s'en tient au personnel civil. La ville de New York exigera de ses fonctionnaires la vaccination ou le dépistage hebdomadaire

Ce serait aussi une étape majeure pour la Maison Blanche, qui s'est jusqu'ici montrée très réticente à introduire toute notion de contrainte dans son approche de la vaccination contre le coronavirus. »Ce dont je suis sûr, c'est que si 100 millions de personnes de plus s'étaient faites vacciner, la situation serait très différente. Faites-vous vacciner », a martelé Joe Biden.

Le port du masque pour les personnes vaccinées.

Les autorités sanitaires ont, elles, revu mardi leurs recommandations sur le port du masque.

« Dans les zones où la transmission (du Covid-19) est importante, les CDC recommandent aux personnes entièrement vaccinées de porter des masques dans les lieux publics en intérieur », a déclaré Rochelle Walensky, directrice des Centres de prévention et de lutte contre les maladies (CDC). Si la vaccination reste efficace face au variant Delta, de nouvelles données « indiquent qu'en de rares occasions, des personnes vaccinées (...) pourraient être contagieuses et transmettre le virus à d'autres », a-t-elle ajouté.« Ces nouvelles découvertes sont inquiétantes et justifient malheureusement une mise à jour de notre recommandation. »

Les CDC ont estimé la semaine dernière que les personnes non vaccinées représentent environ 97 % des cas d'hospitalisation pour infection à coronavirus aux États-Unis. Les vaccins divisent par sept le risque d'une infection symptomatique par le variant Delta, a noté Rochelle Walensky. Et le risque d'hospitalisation et de décès dû au variant est divisé par vingt après la vaccination, a-t-elle ajouté.Toutefois, dans les zones de forte transmission, environ un contact sur vingt, voire un sur dix, peut entraîner une infection primaire (un cas diagnostiqué après une vaccination complète). Et ce, en supposant que les vaccins sont efficaces à 90 ou 95 %.

Selon les chiffres des CDC, le nombre de contaminations est en forte hausse dans une grande partie du Sud des Etats-Unis, mais moins dans le Nord-Est, mieux vacciné.

Une mesure prise face à la propagation du variant Delta.

Le vaccin ne doit donc plus offrir la possibilité de sortir sans masque – y compris pour les personnes vaccinées – dans les zones jugées à haut risque de contamination. C'est ce qu'ont fait savoir les autorités sanitaires américaines dans un avis rendu le 27 juillet.

Pour freiner la propagation du variant Delta, les CDC recommanderont également aux écoles de demander aux professeurs, étudiants ou visiteurs de porter le masque, qu'ils soient vaccinés ou non.

Les CDC défendaient encore la semaine dernière leur recommandation de mai, selon laquelle les personnes vaccinées n'avaient pas besoin de porter le masque en intérieur dans la plupart des circonstances, avec certaines exceptions notamment dans les transports publics et les hôpitaux. Mais le variant Delta, qui compte désormais pour environ 90% des nouveaux cas de Covid-19 aux Etats-Unis, a changé la donne.

Quantité de virus similaire

Selon Rochelle Walensky, les enquêtes des CDC ont révélé que la quantité de virus présent chez les personnes vaccinées infectées par le variant est similaire aux niveaux trouvés chez les personnes non vaccinées atteintes par la même souche. Cela indique que les personnes vaccinées peuvent facilement transmettre le virus, même si elles sont moins susceptibles de tomber malades, dans l'ensemble.

Selon une étude publiée récemment dans la revue scientifique Virological, la charge virale dans les premiers tests des patients touchés par le variant Delta était 1.000 fois plus grande que celle des patients de la première vague du virus en 2020.

Non seulement le variant Delta se reproduit plus rapidement au sein de son hôte que les souches précédentes mais les personnes infectées répandent bien plus le virus dans l'air, augmentant de manière importante la probabilité de transmission.

Près de la moitié (49%) de la population américaine est vaccinée mais les différences sont grandes entre les régions.La dernière moyenne quotidienne pondérée sur sept jours est supérieure à 56.000 cas, ce qui est proche des niveaux d'avril.

Le mois dernier, Israël a réinstitué certaines obligations de port du masque, seulement 10 jours après les avoir levées. Certaines collectivités locales américaines, comme le comté de Los Angeles, ont fait de même.




Andrew Preston pour DayNewsWorld

TEMPERATURES EXTREMES ET MEURTRIERES

AU CANADA ET AUX ETATS-UNIS

Plusieurs centaines de morts subites, des hospitalisations en hausse et la multiplication de feux de forêts : l’ouest du Canada et des Etats-Unis suffoque sous l’effet de températures insoutenables.

La vague de chaleur, qui a déclenché des alertes à la canicule dans des zones où habitent des millions de personnes, a fait près de 500 morts au Canada et au moins 16 aux Etats-Unis, mettant sous pression les services d’urgence, alors que la fraîcheur n’est pas attendue avant la semaine prochaine.

Lytton rayée de la carte

Plusieurs incendies étaient en cours au Canada mercredi, dont un à proximité du village de Lytton, en Colombie britannique, à quelque 250 km au nord-est de Vancouver : c’est là qu’a été enregistré mardi un nouveau record absolu de chaleur pour tout le pays, à 49,6 degrés Celsius.

Lytton,  cette petite commune de Colombie-Britannique, au Canada, fait la une de l'actualité ce vendredi 2 juillet 2021. Son maire, Jan Polderman, l'a confié à la presse locale : il aurait aimé qu'elle fasse les grands titres pour sa qualité de vie. Mais après avoir battu le record de chaleur pour le Canada, ainsi que le record de chaleur pour une commune située au-delà du 45° de latitude nord, en flirtant avec les 50 °C, Lytton a peut-être été, jeudi 1er juillet, rayée de la carte.


Les 250 habitants ont dû évacuer car « tout le village est en feu. Il a fallu environ 15 minutes entre l’apparition de la première fumée et le moment où le feu avait pris partout », a décrit le maire de Lytton, Jan Polderman, à la télévision CBC News. Des images vidéo montraient le feu ravageant les collines entourant le village, que les habitants quittaient sous des nuages de fumée. Les habitants de 241 autres habitations de la région ont également fui les flammes.

« La canicule historique continue de pulvériser des records » et devrait durer jusqu’à la fin de la semaine, écrivaient les services météorologiques canadiens, dressant une longue liste de températures jamais vues au Canada, qui battent parfois des records établis au XIXe siècle.

 L'ouest du Canada et des États-Unis battait déjà mardi 29 juin de nouveaux records « historiques » de températures provoqués par un « dôme de chaleur » à l'intensité rarissime.

À Portland (Oregon) et Seattle (État de Washington), deux grandes villes du nord-ouest des États-Unis souvent raillées pour leur climat froid et humide, la température a atteint son plus haut niveau jamais enregistré depuis le début des archives, en 1940. Il a fait 46,1 degrés Celsius sur l'aéroport de Portland lundi après-midi (après un record à 44,4 degrés la veille) et 41,6 degrés sur celui de Seattle, selon les relevés effectués par le service météorologique américain, le National Weather Service (NWS).

Quelque 49,6 degrés au Canada

Mais c'est l'ouest du Canada qui détient encore la palme. La province canadienne de Colombie-Britannique a connu pour une quatrième journée consécutive une « canicule extrême » ce mardi, avec une température ayant atteint un pic record de 49,6°C à Lyttona après 46,6° dimanche ont indiqué les autorités, sur fond de multiplication des décès qui seraient liés à cette vague de chaleur. À Lytton, village au nord-est de Vancouver, le mercure a grimpé lundi jusqu'à 47,5 degrés. La température la plus élevée jamais enregistrée au Canada était auparavant de 45 degrés, en 1937. Plus chaud qu'à Dubaï.

Pus de cinq cent morts subites

Depuis lundi, les morts subites se multiplient dans la région de Vancouver, principale ville de la province canadienne de Colombie-Britannique. La gendarmerie royale du Canada (GRC, police fédérale) et la police de la ville ont annoncé, mardi 29 juin, qu’au moins 134 personnes étaient mortes subitement dans les localités de Burnaby et Surrey. « Nous pensons que la chaleur a contribué à la majorité des décès », précise le communiqué de la police, ajoutant que la plupart des victimes sont des personnes âgées.

Un message aussitôt repris par le premier ministre de la Colombie-Britannique, John Horgan : « Nous vivons la semaine la plus chaude que les Britanno-Colombiens aient jamais connue, a-t-il dit lors d’une conférence de presse. Et il y a des conséquences à cela, des conséquences désastreuses pour les familles et les communautés, mais, encore une fois, la meilleure façon de traverser cette période extraordinaire est de se serrer les coudes, de vérifier [l’état de santé] des personnes que nous savons à risque, de nous assurer que nous avons des compresses froides dans le réfrigérateur. »

« Ce temps peut être fatal aux membres vulnérables de notre communauté, en particulier les personnes âgées et celles qui ont des problèmes de santé sous-jacents », a déclaré un porte-parole de la GRC de Burnaby, Mike Kalanj, en enjoignant à la population de « vérifier si les proches et les voisins vont bien ».

Dans la région, les climatiseurs et ventilateurs sont en rupture de stock, tandis que les villes ont ouvert des centres de rafraîchissement. Des campagnes de vaccination contre le Covid-19 ont été annulées, et des écoles fermées

.« Extrêmement dangereux »

« Une vague de chaleur prolongée, dangereuse et historique persistera tout au long de cette semaine », a mis en garde Environnement Canada, émettant des alertes pour la Colombie-Britannique, l'Alberta et certaines parties de la Saskatchewan, des Territoires du Nord-Ouest et du Yukon, frontalier de l'Alaska.

De l'autre côté de la frontière aussi, les Américains souffrent des températures étouffantes dans les États du Nord-Ouest. « Ce niveau de chaleur est extrêmement dangereux », mettait en garde le NWS lundi.

Lundi, le groupe Amazon a annoncé qu'il ouvrait une partie de son siège de Seattle au public pour en faire un point de rafraîchissement d'une capacité de mille places. De nombreux logements sont dépourvus de climatiseurs dans cette ville généralement très tempérée.

À Portland aussi, de nombreux habitants trouvent refuge au frais sur des matelas et des chaises pliantes dans des lieux climatisés improvisés par les autorités locales.

Non loin de là, dans la ville d'Eugene, les dernières épreuves des sélections olympiques américaines d'athlétisme ont dû être décalées dimanche en raison de la canicule.

Incendies

La chaleur extrême, combinée à une sécheresse intense dans l'ouest américain, a favorisé plusieurs incendies qui se sont déclarés durant le week-end. Le « Lava Fire », à la lisière de l'Oregon et de la Californie, avait déjà brûlé quelque 600 hectares lundi matin, contraignant les autorités à évacuer certains habitants et à fermer une route nationale.

Cette vague de chaleur s'explique par un phénomène appelé « dôme de chaleur » : de hautes pressions emprisonnent l'air chaud dans la région. Dans le cas présent, de l’air chaud est remonté progressivement du Mexique la semaine dernière. Cet air subtropical s’est ensuite retrouvé piégé au-dessus de l’ouest du continent américain par de hautes pressions atmosphériques, qui l’ont compressé, ce qui a contribué à le réchauffer encore plus. De quoi susciter de graves inquiétudes pour la santé, selon les spécialistes.

L'intensité de ce « dôme de chaleur » est « tellement rare statistiquement qu'on pourrait ne s'y attendre qu'une fois tous les quelques milliers d'années en moyenne », ont écrit les spécialistes météo du Washington Post.

Le changement climatique en question ?

Selon Nick Bond, climatologue à l'Université de Washington, le changement climatique est ici un facteur, certes, mais « secondaire ». « L'élément principal est ce modèle météorologique très inhabituel » du dôme de chaleur, explique-t-il ; ceci « étant dit, le changement climatique est réel, nos températures se sont réchauffées ici », ce qui a « rendu cet épisode de chaleur encore plus sévère ».

Une ampleur rarissime

«Le changement climatique provoqué par les humains a rendu ce type d'événements exceptionnels plus probables. »

Et cette vague de chaleur est d’autant plus dangereuse, qu’elle devrait perdurer toute la semaine.




Simon Freeman pour DayNewsWorld

DONALD TRUMP EN ROUTE POUR LES ELECTIONS

DE MI-MANDAT 2022 ET ... 2024

Donald Trump a officiellement lancé samedi 26 juin la campagne des élections américaines de mi-mandat, en retrouvant dans l'Ohio l'ambiance électrique des meetings qu'il affectionne, avec un œil déjà fixé sur la prochaine présidentielle dans trois ans.

Il s'agissait du « tout premier meeting de l'élection de 2022 », a-t-il souligné en introduction, l'événement ayant été organisé en soutien d'un candidat républicain au Congrès, par ailleurs ancien conseiller du milliardaire, Max Miller

« Nous allons reprendre la Chambre [des représentants], nous allons reprendre le Sénat », a martelé l'ancien président.

« Nous avons gagné l'élection deux fois »

Donald Trump participait à son premier grand meeting depuis qu'il a quitté la Maison Blanche il y a cinq mois. Lors d'un discours énergique d'une heure et demie, il a ressorti ses thèmes habituels, notamment celui d'une Amérique courant « à sa perte » à cause de son successeur. « Joe Biden est en train de détruire notre nation, juste sous nos yeux. Qui diable sait ce qu'il va se passer en 2024, on n'aura même plus de pays ! », a-t-il affirmé.

Il a réitéré ses allégations d'élection «volée» par les démocrates en 2020. «Nous avons gagné l'élection deux fois, et il est possible que nous devions la regagner une troisième fois», a-t-il déclaré, déclenchant les acclamations des milliers de partisans réunis pour sa venue à Wellington, près de la ville industrielle de Cleveland.

« Faux républicain »

Donald Trump soutient Max Miller, qui se présente contre un républicain siégeant à la Chambre des représentants, Anthony Gonzalez. Ce dernier, qui représente l'Ohio, fut l'un des dix républicains de la chambre basse, sur 211, à voter en faveur de la mise en accusation de Donald Trump lors de son procès en destitution pour « incitation à l'insurrection » après les événements du Capitole le 6 janvier dernier. « Anthony Gonzales est un faux républicain et une honte pour votre Etat », a lancé Donald Trump, en louant au contraire les talents de Max Miller. « Max sera dur sur l'immigration (...) il protégera les emplois de l'Ohio tout comme je l'ai fait. »

«Trump 2024»

Certains supporteurs avaient campé depuis plusieurs jours sur place pour être certains de voir le milliardaire.

Et l'on pouvait apercevoir dans la foule des T-shirts «Trump 2024», destinés à motiver l'ancien président, qui laisse planer la perspective d'une nouvelle candidature présidentielle.




Kelly Donaldson pour DayNewsWorld

ELECTIONS REGIONALES  FRANCAISES

L'ABSTENTION RECORD

UN DANGER POUR LA DEMOCRATIE ?

A quelques jours du second tour des élections régionales, l'indicateur de participation Ifop pour le JDD vient confirmer le cycle abstentionniste que connaît la France.Seulement 36% des Français disent avoir l'intention d'aller voter dimanche 27 juin pour le second tour des élections régionales . 64% des électeurs n'envisagent pas de voter dimanche prochain, soit 30,5 millions de Français inscrits sur les listes électorales. Comparée à l'abstention historique mesurée dimanche 20 juin au premier tour, on observe un léger regain d'à peine trois points, bien inférieur à la progression de la participation de l'ordre de huit points enregistrée entre les deux tours du précédent scrutin régional.

Pas « d'électrochoc » dans l'opinion

L'abstention abyssale constatée dimanche dernier, et les commentaires politiques comme médiatiques lui étant associée, ne semble pas avoir produit un « électrochoc » dans l'opinion. Dans le détail des réponses, on retrouve d'ailleurs les mêmes clivages observés au premier tour : 13% seulement des moins de 25 ans envisagent de voter contre 50% des plus de 65 ans. S'agissant des électorats présidentiels, l’électorat de François Fillon (61% de votants) semble, comme le 20 juin, nettement plus mobilisé que celui de Marine Le Pen (39%).

Parmi les sympathisants de gauche, 38% disent avoir l'intention d'aller voter (50% pour les sympathisants du PS, 40% pour ceux de EELV, 23% pour ceux de LFI). Par ailleurs 39% des proches de la majorité présidentielle ont l'intention d'aller voter, tout comme 59% des sympathisants des Républicains et 43% de ceux du Rassemblement national.

La démocratie française en danger ?

L'abstention record du premier tour des régionales (66,72%) met « la démocratie française plus que jamais en péril », selon un étude publiée vendredi par l'Institut Jean Jaurès, qui propose des pistes pour y faire face, comme le vote par correspondance ou une réforme du calendrier électoral.

Le débat sur un éventuel vote obligatoire en France revient donc dans l'actualité. La question, épineuse, divise l'opinion et la classe politique.

Si les Français sont à 80% favorables à l'idée de comptabiliser le vote blanc, 59% des personnes interrogées se disent contre le vote obligatoire avec amende à la clé. En 2017, lors de la campagne présidentielle, la proposition figurait au programme du chef de file de la France Insoumise, Jean-Luc Mélenchon, qui voulait l'instaurer dès l'âge de 16 ans. Plus récemment, le président de la République Emmanuel Macron s'y était opposé, en avril 2019, à l'issue du grand débat national pendant lequel il avait rencontré les Français. « Je ne crois pas qu'on réponde à la crise démocratique par la contrainte. Je ne crois pas que lorsqu'il y a de la désaffection et du désintérêt pour une élection, on y réponde en rendant la chose obligatoire », avait alors expliqué le chef de l'État.

«  Cela devrait être obligatoire »

Face à la vague d'abstention des régionales, le Rassemblement national, notamment, ébranlé par des scores décevants malgré des sondages favorables, en fait partie « Les gens se plaignent de tout et en permanence. Et souvent ils ont raison. Mais il n'y a qu'une solution pour changer les choses -à part la Révolution- c'est les urnes. Et je pense que cela devrait être obligatoire. S'il n'y a pas de vote, il n'y a pas de démocratie », a ainsi déclaré Louis Aliot, maire RN de Perpignan, tandis que Marine Le Pen appelle ses électeurs à un « sursaut » pour le second tour.Si les partisans du vote obligatoire s'appuient justement sur le recul de l'abstention comme argument principal, d'autres craignent une potentielle montée des extrêmes comme conséquence de la mesure.

Des exemples européens très contrastés dans les résultats

En Europe, cinq pays ont instauré le vote obligatoire, plus un canton suisse, avec des résultats très contrastés. L'exemple le plus cité est celui de la Belgique, qui a instauré la mesure en 1893, et où, à chaque élection le taux de participation avoisine les 90%. Les contrevenants, sans excuse valable, risquent une amende de 5 à 10 euros, voire 10 à 25 euros en cas de récidive. Si l'électeur s'abstient quatre fois sur une période de 15 ans, il est rayé des listes électorales pendant 10 ans.

À l'instar de leurs voisins belges, le taux de participation à chaque élection au Luxembourg est proche des 90%. En cas d'abstention, les Luxembourgeois risquent jusqu'à 250 euros d'amende pour la première fois, jusqu'à 1000 euros s'ils récidivent. Autre pays où le vote obligatoire fait reculer l'abstention : le Liechtenstein, avec environ 80% de votants à chaque scrutin.

Difficile d'imposer le vote obligatoire

En Grèce et en Bulgarie, où la même mesure est en vigueur, depuis 1975 et 2016 respectivement, les taux de participation sont beaucoup plus faibles. Dans la république hellénique, la part de votants ne cesse de chuter. Aux élections régionales de 2019, seuls 40% des électeurs se sont déplacés dans les urnes.

En Bulgarie, où la cour constitutionnelle a retiré les sanctions liées à l'abstention en 2017, le taux de participation n'atteint pas les 50%.

Sur le long terme, l'abstention est « une gangrène qui mine directement la légitimité des représentants » politiques, affirment les deux auteurs de l'étude, Antoine Bristielle et Tristan Guerra, directeur et membre de l'Observatoire de l'opinion de cette fondation proche du PS.Ils suggèrent des « pistes pour que les citoyens renouent avec les urnes ». « Il peut s'agir de prévoir des mécanismes de vote supplémentaires » comme le vote par correspondance.

Repenser le système

Les représentants politiques devraient « prendre conscience des limites du système politique actuel » et s'atteler à une réforme du calendrier électoral (par exemple, jumeler les législatives et la présidentielle), du mode de scrutin, ou « décentraliser encore davantage », avec « l'organisation régulière de référendums »

« Toutefois, il faut être conscient que ces mécanismes ne sont absolument pas un remède miracle à l'abstentionnisme de masse ».

« Les citoyens souhaitent exercer plus directement le pouvoir politique, et cela passe avant tout par une surveillance plus étroite des activités de leurs élus. Plus fondamentalement, ce n'est pas aux citoyens de s'adapter aux institutions politiques telles qu'elles existent », « mais c'est bien à ces institutions de s'adapter aux aspirations et à l'expression des citoyens d'aujourd'hui », affirment les auteurs.




Alyson Braxton pour DayNewsWorld

LA REDNECK RAVE VIRE AU CHAOS AU KENTUCKY

Dans le Kentucky, un rassemblement a dégénéré le week-end dernier, avec 14 personnes arrêtées et 48 inculpées.

Mais tout le monde a heureusement survécu, et l'organisateur minimise les débordements

Des milliers de personnes, certaines brandissant des drapeaux « Fuck Biden » et d'autres juste la peau brûlée par le soleil, sont descendues sur Blue Holler Offroad Park dans le comté d'Edmonson, Kentucky, la semaine dernière pour le festival qui promettait cinq jours de « MUD, MUSIC & MAYHEM ».

Ce qui s'est apparemment passé. Une publication sur Facebook des organisateurs d'événements a même reconnu que des « choses aléatoires » sont apparues de manière inattendue et qu'elles pourraient « certainement améliorer beaucoup de choses ».

« Musique, boue et chaos ».

Du chaos, il y en a eu : les autorités ont annoncé mardi que 14 personnes avaient été arrêtées et 48 inculpées. Un homme a notamment étranglé une femme, un festivalier a eu la gorge en partie tranchée et un autre s’est empalé sur un poteau. « Il n’a pas eu de mort cette année », philosophe le bureau du shérif du comté d’Edmonton alors qu’un homme était décédé l’an dernier dans un accident de quad.

Le festival, organisé par le rappeur country Justin Time, a débuté mercredi dernier. Depuis lors, 48 ​​personnes ont été inculpées et 14 personnes ont été arrêtées pour tout, allant de l'agression criminelle au trafic de drogue.

Le premier contrôle à un check-point a donné le ton « Le premier véhicule qui est passé, nous avons trouvé de la méthamphétamine, de la marijuana et un bidon d'alcool ouvert. » a déclaré Shane Doyle, le shérif du comté d'Edmonson, au Lexington Herald Leader. « Et puis l'un des occupants avait deux mandats d'arrêt actifs … Nous nous sommes dit" eh bien, cela ne présage rien de bon pour le week-end. »

Doyle a déclaré au média qu'il souhaitait une couverture de l'événement 24h/24 et 7j/7, car il savait à quel point cela allait devenir insensé et il semble qu'il avait raison.

Si la plupart des inculpations sont liées à des possessions de drogue, le festival a été marqué par de sérieux incidents. Un homme a été inculpé pour avoir « étranglé une femme jusqu’à ce qu’elle perde connaissance », apparemment pour une dispute liée à une couverture. Une altercation entre deux amis s’est terminée par une gorge en partie tranchée et un suspect toujours en fuite.

À un moment donné, un participant conduisant un véhicule tout-terrain a heurté une bûche qui est passée sous le véhicule à quatre roues et l'a empalé dans l'abdomen, selon le Lexington Herald Leader. La bûche était toujours dans l'intestin de l'homme alors qu'il était transporté par avion vers un hôpital voisin.

Dans son communiqué de presse, le bureau du shérif liste, en plus de la « strangulation et de l’empalement de l’abdomen » de multiples « doigts coupés ou disloqués ». Les organisateurs n’avaient pas eu à demander un permis, mais cela changera « sans doute » l’an prochain.

« Disneyworld pour les rednecks »

Au téléphone, l’organisateur de cette Redneck Rave, le « rappeur country » qui se fait appeler Justin Time, n’en demandait pas tant : « Il n’y a pas de mauvaise publicité, on parle du festival dans le monde entier ! », sourit-il. Selon lui, les « gros titres des journaux sont un peu exagérés ».

Il assure que les deux amis dont l’altercation s’est finie avec une « gorge entaillé » ne sont pas partis fâchés, et qu’au final, il n’y a eu qu'une arrestation dans l’enceinte-même du rassemblement. Ce que confirment les autorités : toutes les autres personnes ont été arrêtées aux multiples points de contrôle mis en place. « Mais c’était le seul événement de la région, la plupart ont indiqué qu’ils se rendaient au festival », précise le bureau du shérif.

Qu’est-ce donc que cette « Redneck rave » ?

« C’est un peu le Disneyworld des rednecks », répond l’organisateur, revendiquant avec fierté ce qualificatif péjoratif qui désigne en général les « bouseux » du sud américain, tendance conservateurs borderline racistes, immortalisés par l’émission de téléréalité Duck Dynasty. Justin Time jure que malgré les nombreux drapeaux confédérés, cette rave est apolitique :

« Il y a des républicains et des démocrates, des gays et des hétéros, c’est une grande fiesta avec de la musique, de la boue, un concours de t-shirt mouillé et un démolition derby », une course où les voitures finissent en miettes.

« C'était le plus grand événement que nous ayons jamais organisé et avec autant de personnes et de choses aléatoires qui sont apparues de manière inattendue, j'ai l'impression que nous l'avons tous très bien géré », a déclaré le message.

« Nous avons quelque chose de génial en cours et j'ai hâte de voir où ce train mène !

REDNECK RAVE SHXT ! »

Une certaine idée de l’Amérique !




Jenny Chase pour DayNewsWorld

LE FAUCIGATE AUX ETATS-UNIS

QUE SAVAIT VRAIMENT LE DOCTEUR FAUCI ?

Le docteur Anthony Fauci, directeur de l’Institut national des allergies et des maladies infectieuses et principal conseiller de Joe Biden pour les questions de santé publique, se retrouve au centre d’une polémique concernant sa gestion de la situation sanitaire face au coronavirus.

Aussi des élus républicains du Congrès américain ont-ils appelé mardi à renvoyer le conseiller médical de la Maison-Blanche Anthony Fauci, bête noire de Donald Trump, pour sa gestion de la pandémie de la COVID-19.

«Le Dr Fauci n’a pas été élu par les Américains. Il n’a pas été choisi pour diriger notre économie.

Il n’a pas été choisi pour décider de l’éducation des enfants en passant outre les parents et pourtant, le Dr Fauci contrôle pratiquement notre vie depuis un an», a accusé la parlementaire trumpiste Marjorie Taylor Green, en présentant un projet de loi réclamant son limogeage.

«Fauci a menti. Des gens sont morts», proclamait une pancarte décorée d’une photo de cet immunologue respecté, qui a servi sous sept présidents des deux partis, mais était devenu la bête noire de Donald Trump à la fin de son mandat.

Ce texte n’a aucune chance d’être approuvé dans un Congrès contrôlé par les démocrates, mais une demi-douzaine d’élus républicains de la Chambre des représentants ont profité de leur présentation pour marteler que le scientifique avait trompé le pays, en s’appuyant sur des courriels publiés récemment.

«Le Dr Fauci a menti pendant des mois sur les origines du virus de Wuhan», a accusé Paul Gosar, en parlant de la gigantesque ville de Wuhan, en Chine, où le virus est apparu pour la première fois fin 2019.

Il a «donné des conseils contradictoires sur la source du virus, la transmission du virus, la virulence du virus, l’efficacité des masques et des vaccins, l’efficacité de la distanciation sociale», a poursuivi le républicain.

Le groupe de conservateurs a aussi répété ses accusations contre l’Institut de virologie de Wuhan, en visant particulièrement des recherches dites de «gain de fonction», qui consistent à modifier délibérément le code génétique d’une molécule.

La directrice d’un des laboratoires de cet Institut, Shi Zhengli, a rejeté ces accusations de manipulations génétiques dangereuses, dans un entretien publié lundi par le New York Times.

«Il y a un mot pour cela: une arme biologique», a lancé Marjorie Taylor Greene.

«Avons-nous tous été victimes d’une arme biologique ? Nous exigeons des réponses et le Dr Fauci doit en donner».




Garett Skyport pour DayNewsWorld

UNE RENCONTRE ENTRE BIDEN ET POUTINE

POUR REMETTRE LES PENDULES A L'HEURE

La rencontre à Genève entre le président des Etats-Unis, Joe Biden, et son homologue russe, Vladimir Poutine a duré prés de quatre heures.

Les deux leader devaient évoquer rien de moins que l’Ukraine, la Biélorussie, la désinformation, les attaques informatiques, sans oublier l’opposant russe Alexeï Navalny.

A l’issue de leur entretien, ils ont chacun rejoint leur délégation, pour deux conférences de presse séparées, à l’inverse de la conférence de presse commune qui avait suivi la rencontre entre le président russe et l’ancien président américain Donald Trump en 2018, à Helsinki, en Finlande.

« C'était important de se rencontrer en personne », a plaidé Joe Biden.

Le dirigeant de 78 ans a souligné que la politique étrangère était pour lui « le prolongement logique des relations personnelles ».

« Il a parlé de sa famille, de ce que lui disait sa maman (...), cela en dit beaucoup sur ses valeurs morales, c'est assez séduisant », a d'ailleurs glissé le Russe au sujet de l'Américain. La rencontre, qui a duré plus de trois heures, était « informelle », a reconnu ce dernier en s'en amusant presque.

Et des deux côtés, un même satisfecit sur des entretiens à la tonalité « positive » (Biden), « constructive » et sans « aucune animosité » (Poutine).

On est loin des piques des derniers mois, lorsque le nouveau président américain avait estimé, en réponse à un journaliste, que Vladimir Poutine était « un tueur », suscitant un début de crise diplomatique entre deux puissances rivales dont les relations étaient déjà au plus bas depuis la fin de la Guerre froide., en disant que son interlocuteur est « un adversaire qui doit être reconnu à sa juste valeur, et que la Russie est une grande puissance », voulait « dire des choses dont Poutine peut ensuite se saisir pour redorer le statut de la Russie ».

Cela va-t-il se traduire par une réelle embellie ?

Mise au point de Vladimir Poutine

M. Poutine, qui a été le premier à s’exprimer, a soufflé le chaud et le froid. Le président russe a décrit l’ambiance de la réunion : « Il n’y avait aucune animosité », ajoutant que, « sur beaucoup de questions, [leurs] évaluations divergent, mais les deux parties ont démontré un désir de se comprendre l’une l’autre et de chercher les moyens de rapprocher les positions ».

Le président russe a annoncé que les deux pays s’étaient entendus pour un retour de leurs ambassadeurs respectifs, rappelés par Moscou puis Washington en mars et en avril. Ils sont convenus d’entamer des négociations sur le nucléaire afin de remplacer le traité New Start, qui limite les armes nucléaires après son expiration, en 2026. Il a aussi assuré que les Etats-Unis ne devaient pas s’inquiéter d’une militarisation russe dans l’Arctique, région stratégique où la Russie ne cache pas ses ambitions.

Il a ajouté que les deux pays s’étaient entendus sur un dialogue en matière de « cybersécurité », ajoutant toutefois que « le plus grand nombre de cyberattaques dans le monde provient de l’espace américain » et critiquant l’absence de coopération sur le sujet de la part de Washington.

Interrogé à propos d’Alexeï Navalny, M. Poutine s’est aussitôt lancé dans une longue diatribe contre les Etats-Unis sur ce thème, évoquantl’attaque du Congrès le 6 janvier, le bombardement de civils en Afghanistan ou les violences policières contre la minorité afro-américaine, avant de déclarer que l’opposant russe « savait qu’il violait la loi » en ne respectant pas les conditions d’une condamnation avec sursis alors qu’il était soigné en Allemagne.

Les mises au point de Joe Biden

De son côté, M. Biden a confirmé que la rencontre s’était déroulée dans une atmosphère « positive », reconnaissant qu’il y avait beaucoup d’attentes. « Rien ne remplace un tête-à-tête », a-t-il déclaré, pragmatique, rappelant que les deux pays ont des intérêts communs

M. Biden a mis en garde contre toute interférence dans les élections américaines. . Interrogé sur les attaques informatiques, le 46e président des Etats-Unis a rappelé à son homologue que « certaines infrastructures critiques devraient être intouchables, que cela soit par des moyens cybernétiques ou autres ». « Je lui ai donné une liste » de seize entités spécifiques, « allant du secteur de l’énergie à nos systèmes de distribution d’eau », a-t-il précisé. La Russie, en raison de sa frontière commune avec la Chine, puissance économique et militaire majeure, « ne cherche pas une guerre froide » avec les Etats-Unis, a encore assuré M. Biden. Enfin, il a prévenu que les conséquences pour la Russie seraient « dévastatrices » si M. Navalny, emprisonné, venait à mourir.

Nombreux sujets de divergence

En amont de leur rencontre, les deux dirigeants ont exprimé leur espoir de relations plus stables et plus prévisibles, cependant que leurs divergences sont nombreuses et concernent un éventail de questions. Lundi, à la fin du sommet de l’Organisation du traité de l’Atlantique Nord (OTAN), à Bruxelles, M. Biden avait promis de dire à M. Poutine quelles étaient « ses lignes rouges » : « Nous ne cherchons pas un conflit avec la Russie, mais nous répondrons si la Russie continue ses activités », avait-il déclaré. A Bruxelles, M. Biden avait lancé un avertissement très clair au sujet de M. Navalny, affirmant que sa mort « serait une tragédie » qui « ne ferait que détériorer les relations avec le reste du monde. Et avec [lui] ».

De son côté, le président russe, qui a déjà côtoyé quatre autres présidents américains depuis son arrivée au pouvoir, à la fin de 1999, a obtenu ce qu’il désirait : la tenue du sommet comme illustration de l’importance de la Russie sur la scène mondiale. Dans un entretien à la chaîne américaine NBC, il a dit espérer que le président démocrate se montre moins impulsif que son prédécesseur républicain. Mais il a aussi saisi l’occasion pour souligner combien M. Trump était, selon lui, un homme « talentueux »

Malgré une poignée de mains pour les caméra et une attitude courtoise entre les deux présidents, les résultats concrets sont quasiment inexistants..

« Occasion manquée »

Joe Biden a certes évoqué « une perspective sincère d'améliorer de manière significative les relations ». Mais il a aussi assuré à plusieurs reprises qu'il n'avait nullement décidé de faire « confiance » à Vladimir Poutine, et que seul l'avenir dirait si cette amélioration se concrétiserait. Pour les Républicains il s'agit  d'"une occasion manquée".




Joanne Courbet pour DayNewsWorld

SOMMET BIDEN-POUTINE

UNE RENCONTRE SANS ILLUSION

Après une semaine d’entretiens avec ses alliés du G7, de l’UE et de l’Otan, Joe Biden conclura sa première grande tournée à l’étranger par une rencontre à Genève avec l’un de ses grands adversaires géopolitiques, Vladimir Poutine.

Des accusations d'attaques informatiques et de violations des droits humains aux tensions militaires entre les deux pays,

les présidents russe et américain auront beaucoup à discuter lors de leur rencontre ce mercredi 16 juin 2021, à Genève, en Suisse, pour la première fois depuis l'arrivée de l'ancien vice-président de Barack Obama à la Maison Blanche.

Preuve que les tensions sont vives, depuis le printemps, Moscou et Washington ont rappelé leurs ambassadeurs respectifs.

Mais sur le fond que faut-il attendre du sommet de Genève ?  Pas grand-chose, sinon rien.

Qu’espérer en effet d’une rencontre entre deux hommes qui se sont respectivement traités de « tueur » et de « gâteux »​ ?

De fait les deux hommes se connaissent et ne s’apprécient guère. Ils se sont rencontrés pour la première fois en 2011 alors que Biden était le vice-président d’Obama et Poutine le Premier ministre de Medvedev. Aujourd’hui ils sont tous les deux officiellement des numéros un.

Tout comme Moscou, Washington n’attend rien de tangible de cette rencontre, sauf peut-être sur la question certes centrale du contrôle des armements nucléaires.

Ce sera une rencontre sans illusion, au regard de l’ampleur des tensions et de la liste des griefs américains à l’égard de Moscou (cyberattaques, ingérence électorale, emprisonnement de l’opposant Alexeï Navalny, élimination de l’opposition du jeu politique), les officiels des deux camps ont d'ailleurs minimisé les attentes à avoir.

Dans la cour des grands

Le président russe a déjà eu ce qu’il voulait avec la tenue du sommet comme illustration de l’importance de la Russie, de la reconnaissance de la puissance de son pays, leitmotiv de cet autocrate russe depuis deux décennies au pouvoir :

« L’un des moteurs absolument cruciaux de sa politique étrangère est le sentiment de devoir redonner à la Russie la place qui lui revient dans le monde et ce genre d’événements joue absolument en ce sens », assure Mark Galeotti, professeur d’études russes à l’University College de Londres.

Et c’est le président américain qui a pris l’initiative de la rencontre, alors que la Russie jouait des muscles en plaçant des dizaines de milliers de soldats aux frontières de l’Ukraine.

« Le sommet montre que la Russie joue dans la cour des grands », renchérit Alexandre Choumiline, de l’Académie russe des sciences, « Le Kremlin le voit ainsi, et l’Ouest aussi ».

Moscou ne se fait pas d’illusion, Washington veut mettre de côté le dossier russe. « Nous ne cherchons pas le conflit » avec la Russie, a en tout cas assuré, dimanche, Joe Biden à la presse à Newquay (Angleterre) à l’issue du sommet du G7.

Le chef de la diplomatie russe, Sergueï Lavrov, a affirmé lui que Moscou n’avait « aucune illusion » sur la rencontre et espérait, au mieux, des avancées sur les questions de « stabilité stratégique ». Si Biden a accepté de faire à Poutine le cadeau d’une rencontre bilatérale, c’est qu’il entend lui communiquer en direct un message de fermeté.

Le renforcement militaire russe inquiète

Il s'agit vraisemblablement du sujet le plus brûlant entre les membres de l'Otan. La Russie de Vladimir Poutine ne cesse de montrer les muscles tant à l'extérieur, envers l'Ukraine (candidate à un rattachement à l'Otan) et d'autres anciens satellites de l'Union soviétique, qu'à l'intérieur, où la répression à l'égard des opposants, dont Alexeï Navalny, a défrayé la chronique, valant à Moscou plusieurs avertissements de la part de l'Europe.

« Le renforcement militaire croissant de la Russie, sa posture plus affirmée, ses nouvelles capacités militaires innovantes et ses activités provocatrices, notamment à proximité des frontières de l'Otan (...) constituent une menace grandissante pour la sécurité de la zone euro-atlantique et contribuent à l'instabilité le long des frontières de l'Otan et au-delà », ont également écrit les alliés à propos de la Russie, s'inquiétant par ailleurs de son « son programme complet de modernisation, de diversification et d'expansion de ses systèmes d'armes nucléaires ».

Terrorisme et nouvelles menaces sur le cyberespace

La question de la cybersécurité, évoquée pour la Russie, constitue enfin une sérieuse menace pour l'Otan.

« Nous sommes de plus en plus confrontés à des menaces cybernétiques, hybrides et autres menaces asymétriques, y compris des campagnes de désinformation, et à l'utilisation malveillante de technologies émergentes et perturbatrices de plus en plus sophistiquées. Les avancées rapides dans le domaine spatial affectent notre sécurité », dit l'Alliance, qui pense à répliquer plus fermement en invoquant « l'article 5 du Traité » qui leur impose de venir en aide au pays attaqué.

Mais lundi 14 juin 2021 Vladimir Poutine a jugé « grotesque »de considérer que Moscou menait une guerre informatique contre les Etats-Unis, dans une interview à la chaîne NBC (en anglais).

« Nous avons été accusés de toute sorte de choses », notamment « d'ingérence dans des élections » ou « les cyberattaques », a déclaré le président russe, à deux jours du sommet, affirmant que « pas une seule fois, ils n'ont pris la peine de produire la moindre preuve »...

Cette rencontre sera donc l'occasion pour eux d'évoquer la pile de contentieux entre leurs deux pays, le président des Etats-Unis s’apprêtant ce mercredi à Genève, à dire ses «lignes rouges» à Vladimir Poutine, « ce chef d’Etat russe résolu à repousser de toutes ses forces, pour son immense pays, la démocratie à l’occidentale ».




Joanne Courbet pour DayNewsWorld

COVID LA THEORIE DE L'ACCIDENT DE LABORATOIRE CHINOIS RESURGIT AUX ETATS-UNIS

Alors que les recherches pour déterminer l'origine du Covid-19 se poursuivent, la théorie de l'accident de laboratoire revient en force dans le débat américain. Disant se baser sur un rapport du renseignement américain, le Wall Street Journal a affirmé que trois chercheurs de Wuhan avaient été atteints dès novembre 2019 de « symptômes compatibles avec ceux du Covid-19 ».

Longtemps balayée d'un revers de main par la plupart des experts, jugée hautement improbable si ce n'est farfelue, la théorie de l'accident de laboratoire pour expliquer l'origine du Covid-19 est revenue en force ces dernières semaines dans le débat américain.

L'animal « hôte intermédiaire » n'a pas encore été découvert

« La liste des personnes soutenant la thèse d'une origine animale n'a pas bougé. Et celle des personnes suggérant que (le virus) a pu sortir d'un laboratoire a continué de s'allonger », a résumé lundi 24 mai 2021 sur CNBC Scott Gottlieb, ancien patron respecté de l'Agence américaine des médicaments (FDA). « Il y a un an », soutenir la thèse d'une origine naturelle « faisait grand sens car c'était le scénario le plus probable », a-t-il expliqué. Mais ce qui est appelé « l'hôte intermédiaire », c'est-à-dire l'animal depuis lequel le virus a été transmis à l'homme, n'a toujours pas été découvert. « Et ce n'est pas faute d'avoir cherché. »"

Des chercheurs de Wuhan malades dès novembre 2019 ?

Dimanche, le Wall Street Journal a affirmé avoir eu accès à des informations inédites du renseignement américain, rapportant que trois chercheurs de l'Institut de virologie de Wuhan, en Chine, avaient été atteints dès novembre 2019 de « symptômes compatibles à la fois avec ceux du Covid-19 et une infection saisonnière », ayant nécessité des soins hospitaliers. Pékin a démenti les informations du Wall Street Journal, les qualifiant de « totalement fausses ».

« Nous devons aller au fond des choses, quelle que soit la réponse, et c'est une priorité pour nous », a martelé lundi Andy Slavitt, conseiller de la Maison Blanche pour la lutte contre le Covid-19. « Nous avons besoin d'un processus complètement transparent de la part de la Chine, et que l'OMS apporte son aide sur le sujet. »

Le manque de transparence de la Chine critiqué

Après un séjour de quatre semaines à Wuhan en début d'année, une étude conjointe d'experts de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) et chinois a jugé en mars « extrêmement improbable » un accident de laboratoire. Mais le patron de l'OMS lui-même, Tedros Adhanom Ghebreyesus, avait réclamé une nouvelle enquête sur l'hypothèse de la fuite de laboratoire.

Plusieurs pays, dont les Etats-Unis, avaient exprimé leurs « préoccupations » et réclamé à la Chine de donner « pleinement accès » à ses données. Une demande renouvelée lundi à l'occasion de la 74e Assemblée mondiale de la santé.

« Besoin de davantage de recherches »

Et les appels en faveur d'une enquête plus approfondie se multiplient, y compris au sein de la communauté scientifique. Mi-mai, une quinzaine d'experts ont publié une tribune dans la prestigieuse revue Science: « Nous avons besoin de davantage de recherches pour déterminer l'origine de la pandémie », ont-ils réclamé. Les théories d'une origine animale ou accidentelle en laboratoire « restent toutes les deux viables », ont-ils écrit, mais « il ne leur a pas été donné une considération équitable ».

Les deux hypothèses « doivent être considérées sérieusement jusqu'à ce que nous ayons suffisamment de données », ont-ils estimé, en demandant que « les agences de santé publiques et les laboratoires de recherches ouvrent leurs données au public ».

Aux Etats-Unis, l'hypothèse d'une fuite du virus du laboratoire chinois avait jusqu'ici surtout été alimentée par l'administration de Donald Trump. « Maintenant, tout le monde reconnaît que j'avais raison quand j'ai très tôt déclaré Wuhan comme la source du Covid-19 », a triomphé l'ex-président américain dans un communiqué lundi. « Pour moi c'était évident depuis le début. »

Les experts restent prudents

Beaucoup d'experts restent toutefois plus prudents. « Beaucoup d'entre nous pensent qu'il est plus probable qu'il s'agisse d'un événement naturel (...) mais nous n'avons pas de réponse à 100% à cette question », a déclaré mardi Anthony Fauci, éminent immunologue et conseiller de la Maison Blanche. « Nous sommes convaincus, tous, que nous devrions continuer l'enquête », a-t-il ajouté.

Mais pour Scott Gottlieb, il est probable que la réponse n'apparaisse jamais clairement :

« Dans l'hypothèse où (le virus) est effectivement sorti d'un laboratoire chinois --et je ne dis pas que c'est le cas-- on ne le saura jamais sans un lanceur d'alerte ou un changement de régime en Chine », a-t-il jugé. Joe Biden a appelé mercredi les services de renseignement américains à « redoubler d'efforts » pour expliquer l'origine du Covid-19 et exigé un rapport d'ici à 90 jours.

Joe Biden veut remonter aux origines du Covid-19

C'est par un communiqué que le président américain a dévoilé sa requête. L'occasion de rappeler que les travaux du renseignement américain, qui se concentrent sur deux hypothèses - originale animale ou fuite d'un laboratoire - n'ont pas permis à ce jour d'aboutir à « une conclusion définitive ».

La Chine, elle, a toujours farouchement combattu la théorie selon laquelle le Covid-19 aurait pu s'échapper d'un de ses laboratoires, en particulier de l'Institut de virologie de Wuhan, pointé du doigt par l'ex-administration Trump.

 « Les États-Unis continueront à travailler avec leurs partenaires à travers le monde pour faire pression sur la Chine afin qu'elle participe à une enquête internationale complète, transparente et basée sur des preuves », a ajouté le président américain, déplorant l'attitude de Pékin sur ce dossier.

Quelques heures avant la diffusion du communiqué de Joe Biden, Pékin avait accusé Washington de diffuser des théories « complotistes » sur les origines de la pandémie.




Garett Skyport pour DayNewsWorld

" NE VENEZ-PAS ! " LA VICE-PRESIDENTE

 KAMALA HARRIS EXHORTE LES MIGRANTS ILLEGAUX

A RENONCER AUX ETATS-UNIS

Kamala Harris, qui a entamé une tournée en Amérique centrale, mardi 8 juin 2021, a tenté un exercice d’équilibriste au Guatemala, en présentant une rhétorique plus humaine que celle de l’administration Trump sur l’immigration clandestine tout en portant un message de fermeté.

« Ne venez pas. Ne venez pas. Les Etats-Unis continueront à appliquer leurs lois et à sécuriser leurs frontières… »

« Si vous venez à notre frontière, vous serez renvoyés », a-t-elle ajouté lors d’une conférence de presse au côté du président guatémaltèque Alejandro Giammattei.

La vice-présidente américaine Kamala Harris a déclaré lundi avoir eu des discussions « robustes » avec guatémaltèque Alejandro Giammattei sur la lutte contre la corruption afin de dissuader l’immigration depuis l’Amérique centrale et a prévenu sans détour les migrants de ne pas se rendre aux États-Unis.

Depuis que Joe Biden est entré en fonction à la Maison blanche en janvier, le nombre de migrants illégaux arrêtés chaque mois à la frontière entre les États-Unis et le Mexique a atteint un pic en 20 ans.

Des flux qui entraînent une multiplication des accidents tragiques.

Lutter contre la pauvreté… et la corruption

Aux yeux de l’administration Biden, la corruption est la cause sous-jacente de la pauvreté et de la violence qui poussent un grand nombre d’habitants d’Amérique centrale à faire route vers les États-Unis.

« La plupart des gens ne veulent pas quitter leur maison », mais le font parce qu'« ils ne peuvent pas satisfaire leurs besoins fondamentaux », a assuré la vice-présidente américaine appelant le Guatemala à collaborer pour s’attaquer aux causes de l’émigration clandestine vers les Etats-Unis.

« Il est dans notre intérêt collectif que nous travaillions ensemble là où nous pouvons trouver la possibilité de résoudre des problèmes de longue date », a déclaré Harris lors d’une table ronde, soulignant le besoin de donner « un sentiment d’espoir, que l’aide est en route » dans une région durement touchée par la Covid-19, la violence et la pauvreté exacerbées en 2020 par le passage de deux ouragans.

Elle a également annoncé la création d’un groupe de travail conjoint sur la contrebande et la traite des êtres humains, la mise en place d’un programme visant à augmenter les opportunités économiques pour les femmes, ainsi qu’un groupe de travail anti-corruption destiné à former les procureurs guatémaltèques à retracer l’itinéraire de l’argent de la corruption transnationale.

« Nous avons parlé de l’importance de lutter contre la corruption et d’avoir un système judiciaire indépendant », a souligné Mme Harris, annonçant par ailleurs l’envoi par les Etats-Unis de 500.000 doses de vaccins contre le Covid-19 au Guatemala.

Attendue au Mexique mercredi

Dans un pays où près de 60 % des 17 millions d’habitants vivent dans la pauvreté, Giammattei a souligné la « nécessité de construire des murs de prospérité, en particulier dans les départements proches de la frontière avec le Mexique », en créant des emplois.

Le nombre de migrants sans papiers arrêtés à la frontière entre le Mexique et les Etats-Unis a atteint en avril son plus haut niveau depuis 15 ans. Parmi ces plus de 178.600 migrants dont des mineurs arrivés seuls, 82 % venaient du Mexique et du « triangle nord » de l’Amérique centrale – Guatemala, Honduras et Salvador.

La vice-présidente se rend ensuite au Mexique pour rencontrer le président Andres Manuel Lopez Obrador.




Garett Skyport pour DayNewsWorld

7° RAPPORT DE LA CIA SUR L'AVENIR DU MONDE

Pour la 7e fois, la CIA publie son rapport sur l'avenir du monde, rapport établi à destination de Joe Biden, le nouveau président américain.C'est le septième rapport de ce genre.

Il est publié tous les quatre ans, au moment généralement où le président américain entre en fonction à la Maison-Blanche.

L'ouvrage pointe les défis à venir dans un monde qui s'annonce « extrêmement complexe ».

On assiste vraiment à une sorte d'accélération du temps, à une compression du temps avec des progrès technologiques foudroyants, mais aussi des nuages noirs qui s'accumulent .

Les objets connectés et l'intelligence artificielle vont être absolument partout autour de nous. En 2018, il y avait 10 milliards d'objets connectés, ce qui est déjà pas mal, mais on va vers des milliers de milliards d'objets connectés. une espèce d'immense réseau qui va être constitué avec tous ces appareils.

Celui qui contrôlera cette technologie peut être celui qui contrôlera la planète.Les deux des mots clés dans ce rapport, c'est adaptation et innovation.

La CIA a aussi estimé le coût des maladies mentales sur la planète. 16 000 milliards de dollars dans les 20 ans qui viennent. Il y a d'abord, dans un premier temps, les conséquences de l'épidémie actuelle à ne pas du tout minorer.

Mais il va y avoir aussi une sorte de nouvelle révolution industrielle, avec l'automatisation d'un certain nombre d'emplois, qui va laisser beaucoup de monde sur le carreau... à relier avec la démographie.




Britney Delsey pour DayNewsWorld

ENFIN LA PROPRE PLATEFORME

DE DONALD TRUMP A L'IMAGE DE TWITTER

Donald Trump est de retour, du moins en partie. L’ancien dirigeant américain vient de dévoiler un nouveau site baptisé

« Depuis le bureau de Donald J. Trump ». Le portail est hébergé sur un site baptisé "Save America", dédié à Donald Trump,

qui propose notamment des produits dérivés à son effigie. Malgré la ressemblance de la nouvelle plateforme avec un fil

Twitter, aucune interaction n’est possible entre Donald Trump et les internautes. Fin mars, les proches de Donald Trump

avaient évoqué son « retour sur les réseaux sociaux » avec sa propre plateforme. Dans les faits, le site est un simple blog où

l’ancien président s’exprime en quelques lignes, comme il le faisait sur Twitter.

Si les publications peuvent, comme sur de nombreux sites, être partagées sur les réseaux sociaux (Twitter et Facebook),

personne ne peut y répondre.

Un bouton affichant un logo de cœur identique au bouton « j'aime » de Twitter encadre les messages, bien qu’il ne semble lié à aucune action spécifique. Les intéressés peuvent toutefois s’inscrire pour recevoir une alerte à chaque publication de Donald Trump.




Alyson Braxton pour DayNewsWorld

ICONE TRANSGENRE CAITLYN JENNER CANDIDATE AU POSTE DE GOUVERNEUR DE CALIFORNIE

Caitlyn Jenner, ancienne championne olympique et membre du clan Kardashian, a annoncé ce vendredi 23 avril sa candidature au poste de gouverneure de Californie, avec pour objectif de devenir la première personne transgenre à accéder à ce poste aux États-Unis.

« J’en suis », a affirmé dans un communiqué et sur un site Internet dédié l’ancienne athlète sacrée à Montréal en 1976, qui lancera officiellement sa campagne « dans les prochaines semaines.

« Je suis une authentique gagnante et la seule ‘outsider’ qui peut mettre un terme au mandat désastreux » du gouverneur démocrate Gavin Newsom, a ajouté la célébrité transgenre, militante républicaine de longue date et électrice de Donald Trump. » J’ai été une agitatrice pleine de compassion tout au long de ma vie, depuis que j’ai représenté les États-Unis et gagné une médaille d’or olympique jusqu’à aider à faire avancer le mouvement pour l’égalité », a assuré Caitlyn Jenner, âgée de 71 ans.

Les mesures contre le covid-19 pourraient coûter son poste au gouverneur actuel

La militante transgenre est installée en Californie « depuis presque 50 ans ». « Je suis venue ici parce que je savais que chacun, peu importe leur histoire ou leur situation sociale, pouvait faire de leurs rêves une réalité  », explique-t-elle.

Elle dénonce « les petits commerces dévastés » par la fermeture de l’économie pour lutter contre le coronavirus, « une génération entière d’enfants » privés d’école pendant un an, et « des impôts trop élevés, qui détruisent les emplois, font souffrir les familles et font peser un fardeau particulièrement lourd sur les plus vulnérables ».

Un referendum sur la révocation de son gouverneur

L’Etat pourrait organiser prochainement un référendum sur la révocation de son gouverneur, jadis très populaire, mais dont l’étoile a pâli avec sa décision d’imposer des restrictions sanitaires strictes pour endiguer l’épidémie. Les autorités doivent confirmer d’ici à la fin avril que le nombre de signatures requis − environ 1,5 million − pour organiser ce « scrutin de rappel » a bien été atteint.

Si tel est le cas, un référendum devra être organisé pour demander aux électeurs californiens s’ils veulent remplacer Gavin Newsom, au pouvoir depuis 2019, et si oui, par qui.

Caitlyn Jenner avait soutenu Donald Trump lors de l’élection présidentielle de 2016 mais avait dit regretter sa décision deux ans plus tard, estimant que la communauté transgenre était « continuellement attaquée » par le président républicain.




Alyson Braxton pour DayNewsWorld

UN SOMMET MONDIAL SUR LE CLIMAT

ORGANISE PAR LES ETATS-UNIS DE BIDEN

Restés plusieurs années en retrait, les États-Unis organisent, jeudi et vendredi, un sommet mondial sur le climat. Autour des États-Unis, 40 dirigeants mondiaux se rassemblent virtuellement, jeudi 22 et vendredi 23 avril, à l'occasion d'un sommet visant à prendre des engagements plus fermes pour protéger la planète. Une réunion qui marque le grand retour des États-Unis dans les négociations climatiques, alors que l'ex-président Donald Trump avait retiré le pays de l'accord de Paris sur le climat. Le sommet de Joe Biden devrait ainsi relancer le débat pour l'ensemble des pays et accélérer les objectifs climatiques à un moment critique. En effet, selon une étude de l'Organisation météorologique mondiale de l'ONU sur l'état du climat publiée lundi, l'année 2020 s'est classée comme la plus chaude jamais

Un objectif « très ambitieux, mais toujours réalisable »

Au premier jour du sommet, mettant en garde contre « le coût de l'inaction » et insistant sur l' « impératif moral et économique » de la lutte pour le climat, le président américain, Joe Biden, a annoncé qu'il s'engagerait à réduire les émissions de gaz à effet de serre des États-Unis de 50 % à 52 % d'ici 2030 par rapport à 2005. Un objectif « très ambitieux, mais toujours réalisable », estiment les défenseurs du changement climatique. Cet engagement double quasiment l'ancien objectif de Washington d'une diminution comprise entre 26 % et 28 % à l'horizon 2025 .enregistrée, à égalité avec 2016 et 2019.

Union européenne en avance

La veille, les 27 États membres de l’Union européenne (UE) ont devancé les États-Unis en prenant eux-mêmes des engagements permettant au continent de devenir le premier du monde à atteindre la neutralité carbone d’ici 2050. Les objectifs fixés dans le cadre de cet accord européen amélioreraient l'objectif de Paris de 40 % d'ici 2030 en réduisant les émissions de gaz à effet de serre d'au moins 55 % d'ici la fin de la décennie par rapport aux niveaux de 1990.

Les Etat-Unis vers la neutralité carbone d'ici 2050

Le nouvel engagement de Joe Biden doit permettre à l’économie américaine d’atteindre la neutralité carbone – c’est-à-dire d’absorber autant de CO2 qu’elle en émet – d’ici à 2050.

La contribution américaine, qui se veut ambitieuse, vise à participer au maintien du réchauffement mondial sous les + 2 °C par rapport à l’ère préindustrielle, comme le prévoit l’accord de Paris. Un objectif hors de portée en l’état actuel des engagements nationaux. Le nouvel engagement de Joe Biden doit permettre à l’économie américaine d’atteindre la neutralité carbone – c’est-à-dire d’absorber autant de CO2 qu’elle en émet – d’ici à 2050.

Coopération de la Chine

La Chine, premier émetteur de gaz à effet de serre, s’est également engagée à « coopérer » contre le réchauffement avec le deuxième, les Etats-Unis – les superpuissances adversaires mettant de côté leurs autres divergences à cette occasion.

La Russie ne donne pas de chiffres

Egalement en froid avec les Américains, Vladimir Poutine a rappelé, sans toutefois donner de chiffres, son ambition de « limiter considérablement les émissions » de la Russie d’ici à 2050. « C’est avec responsabilité que la Russie met en œuvre ses obligations internationales dans ce domaine », a-t-il dit, citant le protocole de Kyoto et l’accord de Paris. Il a aussi souligné que les émissions actuelles de son pays étaient de 1,6 milliard de tonnes de CO2, contre 3,1 milliards de tonnes de CO2 en 1990, soit moitié moins.

En vue de la COP2 à Glasgow en novembre 2021

La contribution américaine, qui se veut ambitieuse, vise à participer au maintien du réchauffement mondial sous les + 2 °C par rapport à l’ère préindustrielle, comme le prévoit l’accord de Paris. Un objectif hors de portée en l’état actuel des engagements nationaux.

Par ailleurs, le sommet de Joe Biden intervient avant le prochain grand sommet de l'ONU sur le climat (COP26) à Glasgow, en Écosse, en novembre, où les pays signataires de l'accord de Paris devraient mettre à jour leurs objectifs d'émissions pour la prochaine décennie. Les grandes puissances invitées, qui représentent ensemble 80 % des émissions mondiales, ont annoncé leurs mesures en vue de la grande conférence de l’ONU, la COP26.

Le monde attend certainement des plans plus concrets sur la manière d’atteindre des objectifs de ‘zéro émission nette’.




Andrew Preston pour DayNewsWorld

MORT DE GEORGE FLOYD L'EX-POLICIER DERECK CHAUVIN RECONNU COUPABLE DE MEURTRE

L’ancien policier blanc de 45 ans était jugé pour la mort de l’Afro-Américain, qu’il avait interpellé avec trois autres agents pour une infraction mineure, le 25 mai 2020, à Minneapolis.

Pendant plus de neuf minutes, il avait maintenu son genou sur le cou du quadragénaire, qui était allongé sur le ventre, les mains menottées dans le dos. Accusé d’avoir asphyxié George Floyd, l’ancien policier Derek Chauvin a été déclaré coupable, mardi 20 avril, de meurtre au deuxième et troisième degré et d’homicide involontaire, par le jury, au terme de deux jours de délibération à huis clos.

Les douze jurés – sept femmes et cinq hommes – d’origines ethniques diverses, qui délibéraient depuis lundi au tribunal de Minneapolis (Minnesota), ont déclaré Derek Chauvin coupable des trois chefs d’accusation pour lesquels il comparaissait. L’ancien agent de 45 ans, menotté, a été immédiatement écroué. L’annonce du verdict a suscité une explosion de joie devant le tribunal.« Coupable ! Une justice obtenue dans la douleur a finalement été rendue à la famille de George Floyd. Ce verdict est un tournant dans l’Histoire », a réagi Ben Crump, l’avocat de la famille de l’Afro-Américain, décédé le 25 mai 2020. L'ancien président Barack Obama a réagi dans un communiqué, se réjouissant que « justice » ait été « faite ». « Mais si nous sommes honnêtes avec nous-mêmes, nous savons que la vraie justice nécessite bien plus qu'un seul verdict dans une seule affaire », a-t-il ajouté.

Les célébrités aussi ont réagi à l’annonce du verdict. Si Madonna a commenté : « La justice pour l’Amérique noire est la justice pour toute l’Amérique », Lebron James lui a simplement publié « Responsabilité « sur Twitter. Le patron de la NBA, Adam Silver a annoncé : « Justice a été rendue ».

Il faudra attendre encore huit semaines avant que le juge Peter Cahill prononce sa sentence, a précisé l'intéressé ce mardi. L’incrimination la plus grave, meurtre au deuxième degré, peut entraîner jusqu’à quarante ans de prison. Après l'énoncé du verdict, ce dernier a révoqué la caution de Derek Chauvin qui avait été remis en liberté en octobre dernier après s'être acquitté d'une caution d'un million de dollars. C'est donc en prison que celui qui incarne aujourd'hui le visage des violences policières aux États-Unis va attendre sa condamnation.

Les trois autres policiers accusés de la mort de Floyd devraient être jugés ensemble en août.

Le juge devra prononcer la peine, un ou deux mois après ce verdict.

L’agonie de George Floyd, filmée en direct par des passants, a choqué le monde et suscité des manifestations d’une ampleur historique contre le racisme et les violences policières. « Cette affaire est exactement ce à quoi vous avez pensé au départ, en regardant cette vidéo », a dit, lundi, le procureur Steve Schleicher dans son réquisitoire. « C’était un meurtre, l’accusé est coupable des trois chefs d’accusation et il n’y a aucune excuse, a-t-il assené. Il a appelé à l’aide dans son dernier souffle, mais l’agent n’a pas aidé, [Derek Chauvin] est resté sur lui. »

L’accusation, qui a fait défiler à la barre plusieurs témoins issus de la police, avait souligné que ce procès n’était pas celui de l’institution, mais d’un individu qui a « trahi » son serment de policier.

C’est donc la fin d’un procès hors normes que l’Amérique et le monde entier suivaient avec attention. L’avocat de la famille de George Floyd a lui aussi salué « un tournant de l’histoire » en sortant du tribunal de Minneapolis.




Abby Shelcore pour DayNewsWorld

POURQUOI ANNONCER LE RETRAIT

DES TROUPES AMERICAINES DE L'AFGHANISTAN ?

« Je pense que notre présence en Afghanistan doit être centrée sur la raison pour laquelle nous y sommes allés en premier lieu : s’assurer que l’Afghanistan ne serve pas de base pour attaquer à nouveau notre pays. C’est ce que nous avons fait. Nous avons rempli cet objectif », a affirmé le président démocrate Joe Biden.


Le président des Etats-Unis a confirmé, mercredi 14 avril, son intention de retirer sans conditions les troupes américaines déployées en Afghanistan d’ici au 11 septembre. Joe Biden est parti d’un constat pour justifier sa décision.

« Nous sommes allés en Afghanistan à cause d’une effroyable attaque qui a eu lieu il y a vingt ans », les attentats du 11-Septembre perpétrés par la nébuleuse terroriste Al-Qaida alors installée dans ce pays, a-t-il dit. Vingt ans après les attentats du 11 septembre 2001 fomentés dans les montagnes de Tora Bora, le démocrate tranche.

« Il est temps de mettre fin à la plus longue guerre des Etats-Unis. Il est temps que les troupes américaines rentrent chez elles », a-t-il jugé, rappelant qu’il avait hérité en arrivant à la Maison Blanche d’un accord négocié par son prédécesseur, Donald Trump, fixant le retrait au 1er mai 2021.

Il a justifié le report en septembre pour assurer un départ en bon ordre, tout en respectant la signature d’un président des Etats-Unis.

« L’objectif était clair et la cause était juste »

« L’objectif était clair et la cause était juste », a poursuivi le président, jugeant que cet objectif avait été atteint, notamment avec l’élimination du fondateur de la nébuleuse, Oussama Ben Laden, dix ans plus tard. « Cela ne peut expliquer pourquoi nous devrions y rester en 2021 », a estimé Joe Biden.

Affirmant avoir « rempli l’objectif » en Afghanistan, le président Joe Biden a promis que le départ des troupes américaines d’ici le 11 septembre ne serait pas « précipité », et exhorté les talibans à tenir « leur engagement » à ne pas menacer les Etats-Unis.

« Je pense que notre présence en Afghanistan doit être centrée sur la raison pour laquelle nous y sommes allés en premier lieu : s’assurer que l’Afghanistan ne serve pas de base pour attaquer à nouveau notre pays. C’est ce que nous avons fait. Nous avons rempli cet objectif », a affirmé le président démocrate.

Début du retrait le 1er mai 2021annocé par Donald Trump

« Les Etats-Unis vont entamer leur retraionDt définitif le 1er mai », mais « ne partiront pas de manière précipitée », a poursuivi Joe Biden, dont la décision avait été annoncée la veille par son équipe. « Les troupes américaines ainsi que les forces déployées par nos alliés de l’Otan » auront « quitté l’Afghanistan avant le 20e anniversaire de ces attentats odieux du 11-Septembre », a-t-il ajouté.«

L'accord historique de Doha avec les talibans

Pour mettre fin à la plus longue guerre des Etats-Unis, dans laquelle plus de 2.000 Américains et des dizaines de milliers d’Afghans ont été tués, l’administration Trump avait conclu en février 2020 à Doha, au Qatar, un accord historique avec les talibans. Il prévoyait le retrait de toutes les forces américaines et étrangères avant le 1er mai prochain, à condition que les insurgés empêchent à l’avenir à tout groupe terroriste d’opérer depuis les territoires afghans qu’ils contrôlent.

« Nous tiendrons les talibans responsables de leur engagement à ne permettre à aucun terroriste de menacer les Etats-Unis ou leurs alliés depuis le sol afghan », a dit le 46e président des Etats-Unis, en demandant au Pakistan, à la Chine, à la Russie, à l’Inde et à la Turquie de « soutenir » l’Afghanistan.

Retrait des alliés de l’Otan

Comme les Etats-Unis, les alliés de l’Otan ont annoncé leur décision de commencer le retrait de leurs forces engagées en Afghanistan d’ici au 1er mai. Les alliés de l’Otan ont Een effet annoncé mercredi leur décision de commencer le retrait de leurs forces engagées dans la mission en Afghanistan d’ici le 1er mai pour le terminer « en quelques mois », dans un communiqué de l’Alliance. « Les Alliés ont décidé que nous commencerons le retrait des forces de la mission "Resolute Support" d’ici le 1er mai. Ce retrait sera ordonné, coordonné et délibéré. Nous prévoyons que le retrait de toutes les forces américaines et de celles de la mission sera terminé en quelques mois », précise le communiqué publié après les annonces du président américain.

« Nous ne pensons pas que le maintien d’une présence militaire indéfinie en Afghanistan soit dans notre intérêt, ni dans celui des Etats-Unis, ni dans celui de l’Otan et de nos alliés », a expliqué le chef de la diplomatie américaine Antony Blinken au cours d’une conférence de presse au siège de l’Alliance avec le secrétaire à la Défense Lloyd Austin et le patron de l’Otan Jens Stoltenberg.

Les alliés ont donné leur soutien à la décision américaine au cours d’une visioconférence qui a réuni les ministres des Affaires étrangères et les ministres de la Défense des pays membres de l’Otan. Leur communiqué ne mentionne pas la date du 11 septembre pour la fin du retrait annoncée par Joe Biden.

Un décision dénoncée

Le président s’est efforcé de répondre aux critiques, démocrates comme républicains, qui jugent dangereux ce retrait annoncé. « Nous ne pouvons pas poursuivre le cycle d’extension ou d’élargissement de notre présence militaire en Afghanistan dans l’espoir de créer les conditions idéales pour notre retrait, en espérant un résultat différent », a-t-il affirmé, rappelant être le premier président depuis quarante ans à avoir eu un fils déployé sur un théâtre d’opérations.

« Nous avons donné dix ans à ceux qui pensent que la diplomatie ne peut produire de résultats sans une solide présence militaire », a-t-il dit plus tard, estimant que la preuve n’avait pas été faite de l’efficacité de cette stratégie. Le démocrate fait un constat: l’accord de Doha, conclu en 2020 entre les Etats-Unis et les talibans, ne mène nulle part.

Déclenchée au lendemain du 11 septembre 2001, la guerre d’Afghanistan est la plus longue que l’Amérique ait menée. Face à l’impasse, le président américain a tranché.

Mais la décision de Joe Biden est à double tranchant

Car ce pays d’Asie centrale de 38 millions d’habitants est dans l’impasse politique et économique.

Le risque d’un départ précipité des Américains ne reste-t-il pas néanmoins présent ?

Un retrait similaire d’Irak décidé par Obama en 2011 créa un vide dont profita le groupe Etat islamique. En raison de la faiblesse extrême du gouvernement afghan et d’une montée en puissance des talibans une nouvelle plongée du pays dans la guerre civile n'est pas une hypothèse à balayer.

Vers de nouveaux rapports de force géopolitiques

La raison du départ des Américains est aussi stratégique. Dans un XXIe siècle où les rapports de force géopolitiques changent, le président démocrate ne voit plus le terrorisme comme la menace principale. Il est déterminé à recourir à toutes les ressources à sa disposition pour poursuivre des objectifs plus prioritaires: le changement climatique, la Chine, les infrastructures.

« Nous serons plus efficaces face à nos compétiteurs si nous menons les batailles des vingt ans à venir, pas celles des vingt années passées », a déclaré le président américain, en confirmant un retrait des troupes d’ici au 11 septembre.




Alize Marion pour DayNewsWorld

L'EUROPE SANITAIRE ET ECONOMIQUE

 LOIN DERRIERE LES ETATS-UNIS

"Le retour de l’Amérique est un défi pour l’Europe qui risque le décrochage ", affirme une chroniqueuse du Monde.

Des vaccins à volonté

Sur le plan de la pandémie les USA, avec Donald Trump aux commandes, surpassent de loin le Vieux Continent :

Joe Biden a annoncé que d’ici au 19 avril, 90 % des adultes américains qui le souhaitent doivent pouvoir être vaccinés.

Les Etats-Unis sont inondés de vaccins, qu’ils gardent jalousement, alors qu’eux, alors que l'Europe gèrent la pénurie.

Donald Trump n'a pas hésité à mettre

14 milliards de  financement fédéral sur l'opération Ward Speed pour les laboratoires

Et Emmanuel Macron dépité de constater :

« Les Américains ont eu le mérite dès l’été 2020, de dire, on met le paquet et on y va.

Et le “quoi qu’il en coûte” qu’on a appliqué pour les mesures d’accompagnement, eux l’ont appliqué pour les vaccins et la recherche. », a-t-il reconnu.

Des milliards de dollars

Les Etats-Unis dépensent davantage et plus rapidement que les Européens pour soutenir également leur économie. Joe Biden est en passe d’accomplir une révolution économique aux Etats-Unis.

Après avoir fait voter un plan de relance pharaonique de 1 900 milliards de dollars, il va proposer, mercredi 31 mars à Pittsburgh (Pennsylvanie), un plan de grands travaux tout aussi pharaoniques : en investissant quelque 2.000 milliards de dollars dans les infrastructures, avec l'objectif affiché de créer des millions d'emplois, de tenir tête à la Chine et de lutter contre le changement climatique.

Le plan de relance de 1 900 milliards de dollars voulu par Joe Biden et adopté par le Congrès au début du mois de mars pourrait bien faciliter la reprise du géant américain. Au programme : des aides pour les familles, l’extension des conditions plus favorables de l’assurance chômage instaurées par Donald Trump jusque l’été 2021 au moins, un soutien financier aux Etats qui sont en première ligne face à la pandémie et l’envoi de chèques aux ménages.

Alors qu’il y a un an, le taux de chômage américain grimpait à des niveaux jamais atteints et passait de 4,4 % à 14,8 % en l’espace d’un mois, l’économie américaine se redresse aujourd’hui plus rapidement que la zone euro. L’OCDE prévoit ainsi une croissance de 6,5 % outre-Atlantique pour l’année 2021, contre seulement 3,9 % en zone euro.

Surchauffe ou crise économique ?

De quoi faire surchauffer l’économie américaine ?

Pour certains économistes ce plan serait en effet tellement massif qu’il risque de provoquer une remontée de l’inflation, et donc à terme des taux d’intérêt si la Fed, la banque centrale américaine, est obligée d’agir en conséquence pour ralentir l’économie et contenir la hausse des prix. Cette analyse peut toutefois être questionnée, aux vues de la faiblesse de l’inflation observée dans les économies avancées depuis plusieurs années.

« Entre un risque limité de surchauffe de l’économie provoqué par le sur-calibrage du plan de relance et un risque assuré de crise économique en cas de manque d’ambition, Joe Biden a fait son choix. », conclut un journaliste.

Le retard de l’Europe

En Europe la campagne de vaccination s’enlise sur le front sanitaire et le soutien financier manque d’ambition et tarde à se concrétiser sur le front économique.

« Que dire du plan de relance européen, présenté comme une avancée majeure ?

interroge Olivier Passet, directeur de la recherche de Xerfi. 750 milliards d’euros sur trois ans, dont 390 milliards de subventions, le reste étant des prêts. Moins de 1 % de dépenses nouvelles par an, quand les Etats-Unis ou la Chine organisent leur relance à des échelles 5 à 10 fois plus élevées et bien plus concentrées dans le temps. »

Et même si le plan Biden va se traduire par une hausse des importations, ce n’est pas la zone euro qui en bénéficiera le plus. Mais aux vues de la structure des échanges commerciaux américains, ce seront avant tout la Chine, le Mexique et le Canada qui bénéficieront de cet effet de relance. Au sein de l’Union européenne, c’est l’Allemagne, 4e fournisseur des Etats-Unis en 2021, qui pourrait tirer son épingle du jeu.

« En clair, l’Europe ne pourra compter que sur ses propres mesures de soutien pour espérer se sortir rapidement de la crise liée à la pandémie. Et il y a urgence, à la fois sur le front sanitaire et sur le front économique. »




Garett Skyport pour DayNewsWorld

COVID 90% DES ADULTES AMERICAINS ELIGIBLES

AU VACCIN D'ICI MI-AVRIL

Malgré une campagne de vaccination spectaculaire, les Etats-Unis font face à une résurgence de l'épidémie, qui fait toujours près de 1 000 morts par jour dans le pays.

Une promesse et de la prudence. Le président américain Joe Biden a annoncé, lundi 29 mars 2021, que 90% des adultes américains seraient éligibles à la vaccination contre le Covid-19 d'ici le 19 avril.

« Les progrès que nous avons accomplis sur la vaccination sont une belle histoire américaine », s'est-il félicité, avant de mettre en garde :

« La guerre contre le Covid-19 est loin d'