DONALD TRUMP REDUIT AU SILENCE PAR LES GEANTS D'INTERNET OU LA FIN DE LA LIBERTE D'EXPRESSION ?

« Trop, c'est trop ! » La phrase a été lâchée par le sénateur républicain Lindsey Graham devant ses pairs, jeudi 7 janvier, au lendemain de l'envahissement du Capitole à Washington par des partisans de Donald Trump. Ces scènes d'émeutes dans le temple de la démocratie américaine ont eu raison de ce soutien indéfectible du président américain.

Les principaux réseaux sociaux que sont Facebook, Instagram, Snapchat ou Twitch, ont, quant à eux, comme mesures de rétorsion, réagi en suspendant, restreignant ou plaçant sous surveillance certains comptes du président américain. Même Twitter, la plateforme de prédilection du locataire de la Maison-Blanche, a suspendu pour une durée indéterminée son compte pour un temps indéfini. « Après examen approfondi des tweets récents de @realDonaldTrump et du contexte actuel – notamment comment ils sont interprétés (...) – nous avons suspendu le compte indéfiniment à cause du risque de nouvelles incitations à la violence » de la part du président sortant, a expliqué l'entreprise dans un communiqué. Twitter a également supprimé vendredi des tweets publiés par le président américain sur son compte gouvernemental aux 33,4 millions d'abonnés, @POTUS (pour « président des Etats-Unis »). Donald Trump avait écrit à ses « millions de patriotes » : « Nous ne serons pas RÉDUITS AU SILENCE ! » et « Twitter n'a rien à voir avec LA LIBERTÉ D'EXPRESSION ». Jusqu'à présent, Twitter signalait tout au plus d'un avertissement ou masquait les messages trompeurs ou outranciers de Donald Trump sur son compte personnel suivi par 88 millions d'abonnés.

Mise en cause de la liberté d'expression

Le principe de liberté d’expression aux États-Unis est consacré par le premier amendement de la Constitution ; ce dernier dispose que « le Congrès ne pourra faire aucune loi ayant pour objet (…) de limiter la liberté de parole ou de presse ». Est-ce que les réseaux sociaux qui ont fermé les comptes de Donald Trump tombent dans son champ d’application ? Non, car ce sont des entreprises privées – non le Congrès ou une administration – qui souhaitent réguler et trier les informations qui transitent par leur canal. C’est donc le droit privé qui s'applique.

Malgré tout le pouvoir de censure des réseaux sociaux interroge et inquiète.

Le directeur général de Parler a réagi. John Matze a certes déclaré que « la coordination d'émeutes, de violences et de rébellions n'a pas sa place sur les réseaux sociaux » mais ce libertarien a aussi défendu dans une publication la politique plus permissive de son entreprise : « Apparemment, ils pensent que Parler est responsable de TOUT le contenu généré par ses utilisateurs. ». « Si on suit la même logique, Apple doit être tenu pour responsable de TOUTES les actions générées avec leurs téléphones. Chaque bombe placée dans une voiture, chaque conversation illicite, chaque crime commis avec un iPhone, Apple doit en être tenu pour responsable. »

Des propos à méditer.

Quoiqu'il en soit, Donald Trump, privé de sa tribune favorite, a déclaré qu'il songeait à créer son propre réseau social dans un futur proche.




Larry Ricky pour DayNewsWorld


MIKE PENCE REFUSE D'UTILISER

LE 25 EME AMENDEMENT CONTRE DONALD TRUMP

Le vice-président américain Mike Pence a refusé mardi d’invoquer le 25e amendement de la Constitution pour démettre Donald Trump. Le 25e amendement de la Constitution autorise le vice-président et une majorité du cabinet à déclarer le président « inapte » à exercer ses fonctions.Il est plutôt destiné à des raisons de santé. « J’estime qu’un tel acte n’est pas dans le meilleur intérêt de notre nation ni ne correspond à la Constitution », a écrit Mike Pence à la présidente démocrate de la Chambre des représentants, Nancy Pelosi, juste avant un vote à la chambre basse sur une résolution exigeant de lui qu’il emploie ce levier inédit dans l’histoire américaine.

Cela ouvre la voie au lancement d’une historique deuxième procédure de destitution contre le président sortant. Les démocrates soumettront en effet dès mercredi à l’examen de la Chambre l’acte accusant Donald Trump d’avoir « incité à l’insurrection » lors des violences contre le Capitole le 6 janvier, dans une procédure d'« impeachment ».

D’après notre Constitution, le 25e amendement n’est pas un moyen de punition ou d’usurpation », affirme Mike Pence. « L’appliquer ainsi créerait une terrible jurisprudence. » « Chaque américain a été choqué et attristé par l’attaque contre le Capitole la semaine dernière », souligne-t-il. Réunis le 6 janvier à Washington par Donald Trump pour manifester contre la certification par le Congrès de la victoire de Joe Biden à la présidentielle, les partisans pro-Trump avaient ensuite fait irruption au Capitole pendant la séance parlementaire.

Des événements sans précédent à Washington et au cours desquels cinq personnes sont mortes. Mike Pence, qui présidait la séance, rappelle dans sa missive qu’il avait refusé de bloquer la certification des résultats malgré la pression directe, et publique, de Donald Trump. Dans la foule, certains avaient d’ailleurs hurlé « Pendez Mike Pence ». « La semaine dernière, je n’ai pas cédé à la pression pour exercer mon pouvoir au-delà de mon autorité constitutionnelle afin de déterminer le résultat de l’élection, et je ne céderai pas maintenant à la tentative de la Chambre des représentants de jouer à des jeux politiques à un moment si grave », écrit-il à Nancy Pelosi.« Je vous exhorte, ainsi que tous les membres du Congrès, à éviter toute action qui diviserait plus profondément », poursuit-il.

« Œuvrez avec nous pour calmer les esprits et rassembler notre pays tandis que nous nous préparons à investir » Joe Biden comme le « prochain président des Etats-Unis », le 20 janvier.




Abby Shelcore pour DayNewsWorld


UNE DEUXIEME PROCEDURE DE DESTITUTION

 CONTRE DONALD TRUMP

Décidément l'acharnement contre le président Donald Trump continue. Après les réseaux sociaux, c'est au tour des démocrates de la Chambre des représentants de tenter de lui nuire: ces derniers en appellent en effet au vice-président, Mike Pence, afin de démettre de ses fonctions celui qui est encore président des Etats-Unis jusqu'au 20 janvier.

L'article 4 du 25e amendement de la Constitution américaine permet au vice-président et à ses principaux ministres de constater l'inaptitude du président à exercer sa fonction. Cette procédure permettrait « de priver rapidement Donald Trump des pouvoirs de la présidence «, selon le média américain Vox . Le vice-président Mike Pence aurait toutefois déjà écarté ce recours, selon le New York Times . En cas de refus, aux démocrates, de mettre en oeuvre  la deuxième procédure d'impeachment (« procédure de destitution ») du mandat de Donald Trump. « Les démocrates de la Chambre procéderont à une procédure d'impeachment » a déjà prévenu la présidente de la chambre, Nancy Pelosi. Elle a promis d'agir si le président républicain ne démissionnait pas immédiatement. "Il est fou, déséquilibré et dangereux. Il doit partir", a-t-elle insisté, allant jusqu'à s'entretenir avec le chef d'état-major de l'armée américaine pour s'assurer que Donald Trump ne puisse pas utiliser les codes nucléaires.

Les démocrates estiment que le milliardaire républicain doit être écarté du pouvoir considérant notamment qu'il a encouragé ses partisans à marcher sur le Capitole. Concrètement, l'intention des démocrates est d'empêcher Donald Trump de préparer son avenir politique.


L'objectif : empêcher Donald Trump d'occuper une fonction fédérale à l'avenir à la Maison Blanche ou ailleurs.




Abby Shelcore pour DayNewsWorld


DES DEMISSIONS EN CHAINE  DANS L'ENTOURAGE

 DE DONALD TRUMP APRES L'ASSAUT DU CAPITOL

Malgré la volte-face de Donald Trump condamnant « une attaque odieuse », après avoir chauffé à blanc ses partisans, les démissions se multiplient dans l'entourage de Donald et Melania Trump dans la foulée des incidents au Capitole, jeudi.

Des démissions en chaîne

Matt Pottinger, l'un des architectes de la politique de Donald Trump vis-à-vis de la Chine, a présenté sa démission mercredi à la suite des violence au Capitole. Rickie Niceta et Sarah Matthews, membres de l'équipe de communication de la Maison blanche, ont aussi démissionné, ont déclaré deux sources à CNN. Jeudi c'est au tour de la ministre des Transports Elaine Chao de rendre sa démission, mentionnant son « trouble » face à l'invasion du Capitole par des partisans du président Donald Trump la veille. « Notre pays a vécu un événement traumatisant, totalement évitable (...) qui m'a tellement troublée que je ne peux pas l'ignorer », a justifié dans un communiqué celle qui est à la ville, l'épouse du chef des sénateurs républicains Mitch McConnell. Elle a été rejointe quelques heures plus tard par Betsy Devos, la ministre de l'Education. «Il est indéniable que votre rhétorique a eu un impact sur la situation, et c'est un point de bascule pour moi», accuse la ministre dans une lettre adressée à Donald Trump, dont plusieurs médias américains ont obtenu copie. Jeudi également, l'émissaire des Etats-Unis en Irlande du Nord, Mick Mulvaney, a démissionné en citant l'intrusion violente au siège du Congrès américain. « Je ne peux pas rester, pas après hier », a déclaré sur CNBC celui qui fut le chef de cabinet de Donald Trump.

Du côté du cabinet de la « First Lady » Melania Trump aussi, on constate des démissions: Stephanie Grisham, cheffe de cabinet. Auparavant directrice de la communication de la Maison Blanche et attachée de presse, elle était l'une des fonctionnaires employés le plus longtemps dans l'administration Trump, ayant commencé à travailler pour le candidat républicain Donald Trump en 2015 durant sa campagne.

Rester pour protéger la démocratie

Face à l' hémorragie, Lindsey Graham, sénateur et proche allié de Donald Trump, a exhorté jeudi les membres du cabinet de Donald Trump et les responsables de la Maison-Blanche à rester à leurs postes jusqu'à la fin pour permettre une fin de mandat stable. «À ceux d'entre vous qui pensent que vous devez quitter votre poste pour lancer un message, je vous appelle à ne pas le faire», a déclaré le sénateur républicain Lindsey Graham, un proche allié de Donald Trump, en suggérant qu'ils offraient un gage de stabilité aux côtés du président dans les derniers jours de son mandat. Le républicain doit céder le pouvoir à Joe Biden le 20 janvier. Ceux qui choisissent de rester, et j'ai parlé à certains d'entre eux, le font parce qu'ils craignent que le président nomme quelqu'un de pire. »

Plusieurs autres parlementaires ont encouragé les membres de l'administration à ne pas partir, par crainte qu'ils laissent les mains libres au tempétueux président. « J'exhorte les hommes et femmes de qualité qui servent à tous les niveaux du gouvernement fédéral à rester à leur poste pour protéger notre démocratie », a déclaré le sénateur démocrate Joe Manchin, qui avait eu, un temps, l'oreille du président. Il a cité plusieurs responsables de la Maison Blanche, dont des médias américains affirment qu'ils envisageraient de quitter leur poste : le chef de cabinet Mark Meadows, le conseiller présidentiel à la sécurité nationale, Robert O'Brien et l'avocat de la Maison Blanche, Pat Cipollone.


La démission de Donald Trump demandé.

Ces démissions ont toutefois été fraîchement accueillie par les élus démocrates, qui réclament la mise à l'écart du pouvoir de Donald Trump après les violences commises par ses partisans. Ainsi l'élue démocrate de la Chambre des représentants, Alexandria Ocasio-Cortez, estime que démissionner treize jours avant la fin du mandat de Donald Trump n'était «pas grand-chose de plus que des tentatives de se protéger». «Ces démissions ne veulent rien dire désormais. Des rats qui quittent le navire en train de couler, a tonné une autre élue de la Chambre, Jackie Speier. Ils devraient invoquer le 25e amendement.»

De plus en plus isolé Donald Trump a assuré qu'il allait «  désormais me concentrer sur une transition de pouvoir ordonnée et sans accrocs ».




Joanne Courbet pour DayNewsWorld


QUI SONT LES MANIFESTANTS

QUI ONT ENVAHI LE CAPITOL ?

Mercredi 6 janvier 2021, à l’issue d’un meeting de Donald Trump visant à dénoncer une «élection volée», plusieurs centaines de ses partisans ont envahi le Capitole, engendrant des scènes de grande violence. Mais qui sont ces manifestants pro-Trump qui ont envahi le Capitole ?

Le FBI procède actuellement à leur identification grâce aux nombreuses images diffusées sur les réseaux sociaux. Il a créé une page dédiée pour que les internautes puissent lui transmettre les images de ces «personnes qui incitent activement à la violence à Washington DC», afin qu’elles soient poursuivies.

Tanguy Struye , professeur de relations internationales à l’UCLouvain et spécialiste des Etats-Unis, a, pour sa part, identifié trois groupes dans les personnes qui se sont introduites dans le temple de la démocratie ce 6 janvier 2021 : les groupuscules extrémistes, une population rurale en difficulté socio-économique et des élus républicains.

Il y a tout d'abord la  base dure de Trump, un groupe hétéroclite avec notamment des milices d’extrême droite qui ont forcé les barrages de policiers dont les proud boys (ndlr : milice des suprémacistes blancs) qui sont aujourd’hui les plus connus et que l'on reconnaît notamment grâce au drapeau confédéré. Dans le même groupe, on retrouve aussi les conspirationnistes de QAnon. Ils sont reconnaissables par les pancartes avec la lettre Q. Selon les adeptes de cette théorie, le monde serait dirigé par « a deep State », un Etat profond au service des démocrates. Cette théorie du complot qui se répand depuis 2017 sur les réseaux sociaux défend l'idée que Donald Trump mène une guerre secrète contre cette secte mondiale composée de pédophiles satanistes.L'homme au casque à cornes apparu à plusieurs reprises à l'intérieur du Congrès en ferait partie. Son nom serait Jake Angeli, 32 ans. Originaire de l'Arizona, l'intéressé est un complotiste de la mouvance QAnon, où il se fait d'ailleurs appeler «Q Shaman» ou «Q Guy». Ce mouvement est totalement dévoué à Donald Trump. Un autre familier des manifestations de l’extrême droite et de la campagne de Donald Trump : Richard Barnett, 60 ans, casquette de base-ball vissée sur le crâne, vu en train de prendre ses aises dans le bureau de Nancy Pelosi,a fondé l'association 2A NWA STAND, qui défend localement le droit au port d'armes.

Sur les images montrant les manifestants pro-Trump, on voit aussi des personnes plus âgées, des couples voire des familles.Parmi eux Ashli Babbitt, une Californienne, mortellement blessée par un tir de la police et originaire du sud de l'État. Son époux l'aurait décrite comme «une partisane déterminée du président Trump». Sur son compte Twitter, cette dernière se présentait comme «ancienne combattante» et «libertarienne», affichant son amour pour son pays. Mais « ce sont des gens issus du monde rural, analyse Tanguy Struye. Ils sont dans une situation sociale et économique problématique.».Là aussi, le racisme a sa place. « Ce sont des gens qui ont peur de l’étranger, de la multiculturalité, explique Tanguy Struye. Ils se sentent menacés en tant que blancs dans un milieu rural où l’ouverture est moins importante. » Mais ces derniers ne font pas partie de groupuscules d’extrême droite et n'avaient pas la volonté de rentrer dans le capitole « Ils ont davantage été emportés par le groupe. », analyse le spécialiste. Un phénomène récurrent dans l’analyse des psychologies des foules .

Enfin on trouvait les républicains élus qui n’ont pas eux-mêmes forcé les portes du Capitole mais qui n’ont rien fait pour contrer la foule. Parmi eux, un élu de la Virginie Occidentale selon une information du New York Times. Derrick Evans a prêté serment le mois dernier après avoir été élu pour la première fois à la chambre basse de Virginie-Occidentale. Il est connu dans son comté pour son opposition farouche au droit à l'avortement. Plusieurs élus démocrates de son État ont d'ailleurs demandé sa mise en examen après les faits survenus à Washington.

Donald Trump a laissé la porte-parole de la Maison Blanche condamner en son nom « des violences effroyables ».




Andrew Preston pour DayNewsWorld


ETATS-UNIS: LES DEMOCRATES

POURRAIENT GAGNER EN GEORGIE

Les élections sénatoriales de Géorgie sont en passe d'être remportées par le Parti démocrate, qui aurait donc la majorité dans les deux chambres. Une aubaine pour Joe Biden, qui pourrait mettre en œuvre son programme sans trop de difficulté.

Bastion républicain, la Géorgie a surpris en votant Joe Biden lors de l’élection présidentielle du 3 novembre. Cet Etat-clé n’avait pas été remporté par un démocrate depuis près de trois décennies. Cela a renforcé les espoirs des candidats démocrates Raphael Warnock et Jon Ossoff à cette sénatoriale.

Avec plus de 99 % des bulletins comptabilisés, ABC et NBC News ont projeté à 8 heures (heure de Paris) la victoire du démocrate Raphael Warnock face à la républicaine Kelly Loeffler avec plus de 40.000 voix d’avance. Le révérend démocrate, qui prêchait dans l’ancienne paroisse de Martin Luther King, à Atlanta, a remercié les électeurs, et promis qu’il se « battrait chaque jour au Sénat » pour les Géorgiens.Dans l’autre scrutin, le jeune démocrate Jon Ossoff a viré en tête avec un peu plus de 9.000 voix, et l’écart devrait se creuser en sa faveur. Il reste plusieurs dizaines de milliers de bulletins pro-démocrates à comptabiliser (banlieues d’Atlanta, votes par correspondance du jour et de l’étranger). Un candidat peut demander un recomptage si l’écart est inférieur à 0,5 % (23.000 voix environ). Selon un responsable des élections, on devrait être fixé mercredi soir.

Majorité en vue pour les démocrates

La surperformance des candidats démocrates s’explique notamment par une participation en nette hausse de l’électorat afro-américain, une forte mobilisation dans les banlieues d’Atlanta mais en légère baisse dans de nombreux comtés ruraux conservateurs. Il faudra patienter pour savoir si les attaques de Donald Trump contre le scrutin de novembre ont pesé.

Si la tendance se confirme et que, les démocrates viennent à remporter ces deux sièges, le Sénat aurait une égalité entre démocrates et républicains. Et en cas d'égalité, le vice-président est la 101ème voix appelée pour trancher : en l'occurence, Kamala Harris, qui prêtera serment le 20 janvier prochain. Cela permettrait aux démocrates d'avoir une majorité à la Chambre des représentants et de faire voter leurs réformes et validations de nominations au Sénat.

Le Congrès , dans le même temps, devrait certifier la victoire du Démocrate Joe Biden en confirmant les résultats du 3 novembre.




Andrew Preston pour DayNewsWorld


ETATS-UNIS: DES MANIFESTANTS PRO-TRUMP ASSIEGENT LE CAPITOLE

Venus de tout le pays, des partisans de Donald Trump se sont retrouvés, mercredi 6 janvier,dans le centre de la capitale fédérale pour une démonstration de force, au moment où le Congrès a commencé à certifier les résultats de la présidentielle.

Malgré la police, des supporters de Donald Trump ont pénétré ensuite dans l'enceinte du Congrès américain où se déroulait la cérémonie de certification de la victoire de Joe Biden à l'élection présidentielle.

Le Congrès des Etats-Unis a suspendu en urgence la session après l’irruption de manifestants pro-Trump dans le Capitole. Des images diffusées sur les réseaux sociaux montrent des affrontements avec la police. Des gaz lacrymogènes ont été utilisés et des armes dégainés pour tenter de disperser les intrus.

Le président sortant refuse de concéder sa défaite et a appelé ses partisans à défiler à Washington en marge de cette séance protocolaire. « Nous n’abandonnerons jamais. Nous ne concéderons jamais [la défaite] », avait lancé le président américain devant eux à deux semaines de la prise de fonction du démocrate Joe Biden. « Nous avons remporté cette élection, et nous l’avons remportée largement », a-t-il martelé.Après l’avoir écouté, certains manifestants se sont mis en marche vers le Congrès. Le maire de Washington a annoncé qu’un couvre-feu sera effectif dès 18 heures dans la capitale fédérale – 3 heures du matin en France.

De son côté, le vice-président, Mike Pence, a fait savoir en début de séance qu’il ne s’opposerait pas à la certification de la victoire de Joe Biden à la présidentielle, s’abritant derrière les « contraintes » de la Constitution. Un camouflet pour le président sortant, qui n'a eu de cesse de presser son allié de rejeter les résultats de l'élection. Il a par la suite été évacué de la salle par sécurité quand les partisans de Trump ont voulu pénétrer à l’intérieur du Capitole.Au-delà de la base, des dizaines d’élus républicains de la Chambre et du Sénat restent fidèles à Donald Trump

Le Congrès doit officiellement enregistrer, mercredi, le vote des grands électeurs : 306 pour Joe Biden, 232 pour Donald Trump.




Andrew Preston pour DayNewsWorld


LE LANCEUR D'ALERTE JULIAN ASSANGE

NE SERA PAS EXTRADE AUX ETATS-UNIS

La justice britannique a considéré, lundi 4 janvier 2021, que Julian Assange ne pouvait pas être extradé vers les Etats-Unis pour s’être procuré et avoir publié en 2010 des documents gouvernementaux américains secrets, ainsi que pour piratage informatique.

La juge Vanessa Baraitser a en effet estimé que l’état psychologique du lanceur d’alerte, actuellement incarcéré à Londres, était incompatible avec une extradition

Lors d’une lecture des principaux éléments de son jugement, la juge a pourtant écarté un à un la plupart des arguments présentés par la défense du fondateur de WikiLeaks. Elle avait ainsi conclu que la liberté d’expression ne s’opposait pas à l’extradition de l’Australien.

Elle s’est cependant montrée beaucoup plus réceptive aux arguments liés à son état de santé. Lors de l’audience, plusieurs professionnels ayant examiné Julian Assange avaient décelé de grandes fragilités psychologiques et conclu qu’il souffrait notamment de dépression sévère en ayant notamment planifié son suicide en prison.

La juge a estimé qu’une extradition vers les Etats-Unis, probablement vers une prison de haute sécurité en attendant son procès, faisait courir un trop grand danger à M. Assange pour qu’elle accède à la demande américaine d’extradition.

« Les procédures décrites par les Etats-Unis ne vont pas l'empêcher de se suicider (..) pour des raisons de santé mentale », conformément aux conclusions d'un psychiatre qui l'a examiné récemment.

175 ans de prison encourus aux Etats-Unis

L'Australien de 49 ans, arrêté en avril 2019 après sept ans derrière les murs de l'ambassade d'Equateur à Londres, et devenu pour ses soutiens un symbole du combat pour la liberté d'informer, risque aux Etats-Unis 175 ans de prison pour avoir diffusé, à partir de 2010, plus de 700 000 documents classifiés sur les activités militaires et diplomatiques américaines, notamment en Irak et en Afghanistan. L’accusation américaine reproche également à Julian Assange d’avoir mis en danger certains informateurs de l’armée américaine en révélant leur identité, ce que l’Australien et son équipe ont démenti avec véhémence.

Cette décision est une victoire pour le fondateur de WikiLeaks et ses avocats, ayant souligné qu’une extradition vers les Etats-Unis, pour des faits quasi exclusivement journalistiques, représentait une grave menace pour la liberté de la presse. La bataille judiciaire ne s'arrêtera sans doute pas là au Royaume-Uni : cette décision est susceptible d'appel.

Le Mexique, terre d’asile

Le Mexique a offert ce lundi l’asile politique au fondateur de WikiLeaks, l’Australien Julian Assange, après que la justice britannique a refusé son extradition vers les Etats-Unis qui veulent le juger pour espionnage.

« Je vais demander au ministre des Affaires étrangères de prendre les dispositions nécessaires afin de solliciter auprès du gouvernement britannique la libération de Julian Assange pour que le Mexique lui offre l’asile politique », a déclaré le président mexicain Andres Manuel Lopez Obrador lors de sa conférence de presse quotidienne.« Nous sommes prêts à offrir l’asile et nous félicitons la justice britannique pour sa décision », a ajouté le chef de l’Etat.

Le Mexique a une longue tradition d’asile politique. L’ex-président bolivien Evo Morales en avait ainsi temporairement bénéficié en novembre 2019 à la suite de sa démission après son élection contestée pour un quatrième mandat.




Jenny Chase pour DayNewsWorld

UNE CYBERATTAQUE D'ENVERGURE DU PENTAGONE MONTRE

"UNE VULNERABILITE ALARMANTE DES ETATS-UNIS"

De nombreuses administrations américaines sont visées depuis le mois de mars par une attaque informatique d’une ampleur et d’une durée inédite. Des spécialistes et responsables politiques américains pointent du doigt la Russie.

Une cyberattaque d'envergure a frappé plusieurs ministères et entreprises américains. Une intrusion qui représente un « risque grave », a prévenu jeudi l'agence américaine en charge de la cybersécurité et de la sécurité des infrastructures (Cisa). Elle estime que les mesures pour la contrecarrer seront « extrêmement complexes et difficiles ». Les plus importants ministères figurent dans la longue liste des cibles touchées : le département du Trésor, le ministère de la Santé et même une partie du Pentagone.

L'attaque a débuté en mars, les pirates profitant d'une mise à jour d'un logiciel de surveillance développé par une entreprise du Texas, SolarWinds, utilisé par des dizaines de milliers d'entreprises et d'administrations dans le monde. Elle s'est poursuivie durant des mois avant d'être découverte par le groupe de sécurité informatique FireEye, lui-même victime de cyberattaques la semaine dernière.

« Risque grave »

Selon les médias américains, l’attaque a visé de nombreuses administrations clés des Etats-Unis, parmi lesquelles le département du Commerce, le département du Trésor, mais également le Pentagone et l'administration de sûreté nucléaire, comme l’a révélé le média américain Politico.

La Cisa a indiqué dans un communiqué avoir « déterminé que cette menace représentait un risque grave pour le gouvernement fédéral et les administrations locales (...) ainsi que pour les infrastructures essentielles et le secteur privé »

Selon FireEye, des gouvernements et des entreprises du domaine du conseil, de la technologie et de l'énergie ont été ciblés en Amérique du Nord, en Europe, en Asie et au Moyen-Orient.

SolarWinds a indiqué que jusqu'à 18.000 clients, dont de grosses entreprises et des agences gouvernementales américaines, avaient téléchargé les mises à jour du logiciel, permettant aux pirates d'avoir accès aux échanges de courriels.L'attaque pourrait avoir touché des entreprises du CAC 40 qui ont installé le logiciel de surveillance Orion.

Les auteurs de l'attaque n'ont pas été identifiés.

La Cisa ne désigne pas les auteurs de cette attaque mais elle précise qu'il s'agit d'un « adversaire patient, concentré et aux ressources financières importantes qui a mené des activités pendant une longue période sur les réseaux victimes ». Les méthodes employées portent la marque d'un acteur étatique, selon Microsoft qui n'a pas désigné de pays.

Dans un tweet, Mitt Romney a noté que cette cyberattaque était le signe d'une « vulnérabilité alarmante des Etats-Unis".

« C'est comme si des bombardiers russes avaient survolé notre pays tout entier de façon répétée sans être repérés », a-t-il noté. Le secrétaire d'Etat américain Mike Pompeo avait rappelé lundi que le gouvernement russe avait effectué des tentatives répétées pour pénétrer dans les réseaux du gouvernement américain.« La Russie ne mène pas d'opérations offensives dans le cyberespace », a assuré son ambassade aux Etats-Unis.

Encore beaucoup d'inconnues

A un mois de sa prise de fonctions, Joe Biden a indiqué que son équipe de transition avait été informée des développements par le gouvernement. « Il y a encore beaucoup de choses que nous ne savons pas, mais ce que nous savons est très préoccupant », a indiqué le président élu démocrate dans un communiqué.

Les experts de la Cisa estiment « qu'extraire les pirates des environnements compromis sera extrêmement complexe et difficile pour les organisations » concernées, précise le communiqué, notant que « SolarWinds n'est pas le seul vecteur » utilisé par les auteurs de cette intrusion.

Dans un premier temps, la Cisa a ordonné à l'ensemble des agences fédérales américaines de se déconnecter immédiatement de la plateforme de SolarWinds.

Réponses aux attaques

Le FBI (police fédérale), le directeur du Renseignement et la Cisa, qui dépend du ministère de la Sécurité intérieure (DHS), ont formé une unité de coordination et des réunions se tiennent quotidiennement à la Maison Blanche pour élaborer la riposte du gouvernement américain.

Le conseiller à la sécurité nationale de la Maison Blanche, Robert O'Brien, a coupé court à un voyage au Proche-Orient et en Europe pour revenir mardi à Washington s'occuper des retombées de cette attaque d'envergure.

«  Mon administration fera de la cybersécurité une priorité à tous les niveaux du gouvernement et nous ferons de la réponse à cette cyberattaque une priorité dès notre prise de fonctions », a-t-il assuré, prévenant que les Etats-Unis imposeraient « des coûts conséquents aux responsables de ces attaques malveillantes ».




Jaimie Potts pour DayNewsWorld

COVID-19 AUX ETATS-UNIS

LE SALAIRE DES INFIRMIERES S'ENVOLENT

Les États-Unis continuent de se débattre avec le coronavirus. Près de 200 000 nouveaux cas ont été recensés mercredi 2 décembre 2020, avec 2 731 décès supplémentaires dus au Covid-19, un niveau inédit depuis avril.

Au début de la pandémie, les hôpitaux américains se battaient pour des respirateurs ou des masques, ils rivalisent désormais pour le personnel infirmier, rapporte le site Quartz .

Jusqu’à 10 000 dollars hebdomadaires

La concurrence est rude pour attirer du personnel dans les services de réanimation si bien que. certains hôpitaux sont prêts à offrir des salaires mirobolants aux infirmières

Une soignante du Colorado a vu passer son salaire de 800 dollars par semaine à 5 200 dollars par semaine en acceptant un contrat de deux mois dans le New Jersey.

Certains centres hospitaliers offrent des revenus pouvait atteindre 8 000 à 10 000 dollars par semaine !

Les hôpitaux ruraux en danger

Cette explosion des salaires masque une réalité moins reluisante : les hôpitaux les plus riches, souvent situés en ville, déshabillent les cliniques de zones rurales.

« C’est une menace énorme, les hôpitaux ruraux ne peuvent pas se permettre de payer ce genre de salaire », selon Angelina Salazar, PDG de la Western Healthcare Alliance, qui regroupe 29 petits hôpitaux du Colorado et de l’Utah.




Kelly Donaldson pour DayNewsWorld

DONALD TRUMP GRACIE MICHAEL FLYNN

SON EX-CONSEILLER

 SOUPCONNE DANS L'AFFAIRE RUSSE

Donald Trump profite pleinement de ses derniers moments à la Maison Blanche.

Le président américain sortant a annoncé, mercredi 25 novembre, avoir accordé une grâce à son ancien conseiller à la sécurité nationale Michael Flynn, le premier de ses proches mis en cause dans le cadre de l’enquête russe.

L’ancien général de 61 ans avait plaidé coupable en 2017 d’avoir menti à la police fédérale (FBI) au sujet de ses contacts avec un diplomate russe.

Sa peine n’avait jamais été prononcée en raison de nombreux rebondissements dans cette affaire extrêmement politisée.

Le président a finalement décidé d’y mettre un terme définitif, en usant de son droit de grâce avant son départ de la Maison Blanche, prévu le 20 janvier 2020.

« C’est mon grand honneur d’annoncer que le général Michael Flynn a bénéficié d’une grâce complète », a-t-il tweeté, alors que la presse spéculait depuis quelques jours à ce sujet .

La clémence de Donald Trump

« met un terme à des poursuites politiques et sans relâche d’un homme innocent », a justifié la porte-parole de la Maison Blanche, Kayleigh McEnany, en présentant Michael Flynn comme « victime » d’une tentative « coordonnée de renverser l’élection de 2016 ».

Alors que les démocrates dénoncent un « abus de pouvoir », Donald Trump a toujours accusé les démocrates d’avoir orchestré l’enquête sur les soupçons d’entente entre Moscou et son équipe de campagne.

Cette enquête tentaculaire a empoisonné les deux premières années de son mandat avant de se conclure sur une absence de preuves de collusion.




Britney Delsey pour DayNewsWorld

POUR UN TROISIEME MANDAT OBAMA

 AVEC JOE BIDEN ?

Dans sa première interview depuis son élection, Biden assure qu'il n'y aura pas de  « 3e mandat Obama ». Après avoir annoncé la première salve de nominations de sa future équipe, dont plusieurs personnalités de l'ancienne équipe Obama, le président élu des États-Unis Joe Biden a assuré que son administration représente « le paysage politique » du pays.

Depuis son fief de Wilmington ce mardi, le démocrate de 78 ans a officiellement présenté les premiers membres de son équipe. Si le cabinet que M. Biden est en train de forger sous le sceau de la diversité et de la parité est en absolu contraste avec celui qui aura sévi sous Trump, Joe Biden s'est toutefois défendu ce mardi sur la chaîne NBC News de vouloir rejouer « un troisième mandat Obama », après avoir nommé les premiers membres de son administration, dont certains étaient en poste pendant la présidence de Barack Obama.

Des « serviteurs de l’Etat »

Parmi les six personnes déjà nommées au sein du futur gouvernement Biden figure notamment Antony Blinken, ancien numéro deux de département du secrétariat d'Etat quand Hillary Clinton occupait le poste, sous le premier mandat de la présidence Obama. John Kerry, ex-secrétaire d'Etat de 2013 à 2017, fera également partie de l'équipe Biden, en tant qu'envoyé spécial du président sur le climat. Autre figure clé: Linda Thomas-Greenfield, nommée au poste d'ambassadrice des États-Unis à l'ONU, et directrice générale du bureau des affaires étrangères au cours des deux mandats de Barack Obama.

La compétence tenant d’abord à l’expérience, des revenants de l’ère Obama font partie des nominations . Mais ce sont avant tout des « serviteurs de l’Etat », certes tous démocrates, mais avec suffisamment de bagages pour comprendre que les questions de sécurité nationale doivent être, dans la mesure du possible, des questions qui fassent consensus. A la fois à l’intérieur du parti démocrate mais également au Congrès vis-à-vis des Républicains, si tant est qu’ils gardent le Sénat après les élections du 5 janvier en Géorgie.

« C'est une équipe qui reflète le fait que l'Amérique est de retour, prête à guider le monde », a déclaré Joe Biden, accompagné de sa future vice-présidente Kamala Harris. Une équipe qui signale le retour du multilatéralisme et de la coopération internationale, après quatre ans d' « Amérique d'abord » de Donald Trump.

« Nos alliances ont souffert, c'est pour ça que j'ai trouvé des gens qui représentent le paysage politique des États-Unis et du parti démocrate », a-t-il ajouté sur NBC, assurant qu'il pourrait nommer au sein de son équipe un républicain ayant voté pour Donald Trump.

Ouverture du processus de transition d'administration

Deux semaines après l'élection, le président sortant Donald Trump a par ailleurs finalement donné lundi soir son feu vert vers une administration Biden. Après le Michigan lundi, la Pennsylvanie et le Nevada ont en effet à leur tour certifié mardi la victoire de Joe Biden.

La procédure permet donc à l’équipe de M. Biden de se préparer à investir l’appareil gouvernemental — ses ministères et ses agences — et de bénéficier des budgets afférents à son installation. Mardi après-midi, la Maison-Blanche a fait un pas de plus en acceptant que M. Biden puisse avoir accès au crucial President’s Daily Brief, qui contient les informations et les analyses les plus sensibles en matière de renseignements.

« L'Amérique est de retour, prête à guider le monde »

De nombreux dossiers explosifs attendent Joe Biden dans le domaine de la diplomatie et de la sécurité

En effet l’annonce de Donald Trump, dans la foulée du limogeage du secrétaire à la Défense, du retrait de troupes - un sixième des soldats en Irak, un nombre indéterminé en Somalie et, surtout, la moitié des effectifs en Afghanistan-, n'est pas sans conséquences dramatiques. Le dernier retrait. laissera notamment le gouvernement afghan et sa population aux prises avec un retour prévisible et violent des talibans.

En ce qui concerne la politique du Moyen-Orient la posture prise par l'administration Trump avec le déplacement de l’ambassade américaine de Tel-Aviv à Jérusalem, la visite de Pompeo dans une colonie israélienne qui s’inscrit dans une démarche de légitimation des colonies israéliennes,pourra difficilement être invalidée.Selon Oded Eran, chercheur au sein de l’Institut d’études de sécurité nationale (IRSS): «Le retrait américain du Moyen-Orient se poursuivra sous Biden ».

À cela s’ajoute la tournée du secrétaire d’État en Arabie saoudite, avec l’inscription des insurgés houthis sur la liste des groupes terroristes condamnant les Yéménites à plus de violence. S’y joint enfin la menace réitérée par le président américain d’une attaque contre l’Iran, alors que les indicateurs régionaux montrent une activité accrue de Téhéran dans la région.

Dans un monde géopolitiquement des plus instables le retrait du Compromis de Vienne sur le nucléaire iranien en 2018, celui du Traité sur les forces nucléaires à portée intermédiaire en 2019, du traité Ciel ouvert cette année, et la fin annoncée du traité américano-russe New Start sur la limitation des armes nucléaires) mettent à mal l’architecture du contrôle des armements.Aussi la Russie a amorcé un ambitieux programme de modernisation militaire ; la Grande-Bretagne a annoncé son plus gros investissement en défense (16,5 milliards de livres) depuis la fin de la guerre froide et la Suède prévoit une augmentation de 40 % de son budget militaire pour les quatre prochaines années.

L’ère Trump a profondément fracturé les alliances et détricoté l’architecture du système international. Elle laisse ainsi dans un monde moins stable un président américain affaibli aux prises avec des tensions exacerbées…Le nouveau président démocrate Joe Biden l' a bien compris comme il l'a assuré lors de sa première interview depuis son élection. « Ce ne sera pas un troisième mandat Obama, car nous faisons face à un monde totalement différent que celui qu'a connu l'administration Obama-Biden. ».Le retour de l'Amérique sur le devant de la scène internationale ne pourra  pas revenir sur les impulsions données par l'ère Trump.

La pandémie et ses conséquences prioritaires

D'autant que le vieux routier de la politique a repris son image de rassembleur: « Je veux que ce pays soit uni » et ne veut oublier les 74 millions d'électeurs qui ont voté Trump. Si les sénatoriales de Géorgie donnent la victoire aux Républicains, le Sénat sera à majorité républicaine et aucune des réformes souhaitées ne sera validée en l’état au Congrès.

En outre Joe Biden a une toute autre priorité : il veut s’attaquer d’abord à la pandémie et ses conséquences économiques et sociales. Ce feu vert à l'ouverture du processus de transition donné lundi au soir débloque en effet des fonds pour l'équipe Biden et lui ouvre la porte de l'administration Trump afin de se coordonner sur les sujets brûlants, comme la campagne de vaccination contre le Covid-19 à venir.

A l'évidence, tant que cette crise majeure ne sera pas réglée et que l’économie ne s’en relèvera pas, il n’est pas certain que Joe Biden se lance à corps perdu d'une part dans les questions internationales et  d'autre part dans les réformes qu' attend son aile gauche.




Joanne Courbet pour DayNewsWorld

LE FUTUR GOUVERNEMENT

DE JOE BIDEN

Joe Biden doit dévoiler mardi ses premiers choix pour le futur gouvernement américain, poursuivant la mise en place de son équipe à deux mois de son investiture.

« Vous verrez les premières nominations du gouvernement du président élu mardi », a affirmé sur la chaîne ABC Ron Klain, le futur chef de cabinet de Joe Biden, sans vouloir préciser les portefeuilles concernés ni des noms.

« Il faudra attendre que le président élu le fasse lui-même mard i», avant le long week-end de la fête de Thanksgiving, a-t-il dit.

D'ici à son investiture et dans les premiers mois de son mandat, Joe Biden va devoir attribuer quelque 4000 postes.

Joe Biden a fait de Ron Klain son futur bras droit.

L'avocat de formation est appelé à devenir le futur chef de cabinet à la Maison-Blanche.

Homme clé de la présidence américaine, il est le coordonnateur de l'action de l'administration.

Ron Klain a déjà travaillé plusieurs fois avec Joe Biden :

lorsque ce dernier était président du Comité judiciaire du Sénat, comme chef de cabinet du vice-président et plus récemment comme conseiller du candidat à la Maison-Blanche.

Autre atout de taille :

en 2014, Ron Klain a coordonné la réponse de l'Administration Obama à la crise Ebola.

Le président lui a associé Jen O'Malley Dillon comme cheffe de cabinet adjoint.

La quadragénaire dirigeait depuis la mi-mars son équipe de campagne après avoir travaillé auprès du Texan Beto O'Rourke.

Si Joe Biden a déjà nommé plusieurs proches conseillers qui l’entoureront à la Maison Blanche, le suspense persiste cependant sur son gouvernement qui devrait «représenter l’Amérique», diversifié et féminisé.

La composition du gouvernement est en effet plus délicate car les noms devront être validés par le Sénat, où une majorité républicaine se dessine en attendant le résultat d'un second tour pour les deux sièges de Géorgie début janvier.

Selon plusieurs médias dont le «New York Times» et l’agence de presse «Bloomberg», Joe Biden compte nommer au poste de secrétaire d’Etat Antony Blinken, un diplomate chevronné qui a longtemps été l’un de ses collaborateurs.

Francophone, il était le numéro deux du département d'État sous le président Barack Obama.

Ce diplomate chevronné a longtemps été l'un de ses conseillers à la vice-présidence puis pendant la campagne.

C'est un fervent partisan du multilatéralisme qui prendrait la succession de Mike Pompeo.




Jaimie Potts pour DayNewsWorld

DONALD TRUMP DISPOSERAIT-IL D'UNE

" BOTTE SECRETE DISSIMULEE " EN MATIERE

 DE CONTROLE DE LA SECURITE DES ELECTIONS ?

Emoussés, volontairement ou non, par le débat sur la COVID-19  en France et en Europe Occidentale, les rebondissements successifs du style « histoires à tiroirs » des élections américaines, ne semblent pas concerner la population et surtout la Presse occidentale « mainstream ».

Et pourtant, de notre point de vue les résultats des élections auront les mêmes conséquences et sont par voie de conséquence aussi importants que pour un simple citoyen américain, à plus forte raison si ils ont fait l’objet d’un trucage quasi institutionnel.

D’ailleurs Joe Biden, le président autoproclamé l‘avait bien annoncé par avance :

« Ces élections seront les plus truquées de l’histoire américaine ».

On avait eu peine à le croire !

On n’en doute plus aujourd’hui tant les résultats paraissent surprenants et contradictoires.

On l’a tellement cru que fébrilement, comté après comté, en commençant par les plus discutés, une armée de scrutateurs s’est mis à recompter. Un travail de fourmis qui a néanmoins permis un certains nombre de redressements mais qui n’a toujours pas autorisé le départage légitime entre les deux challengers, alors que la contestation du côté du clan républicain notamment ne cesse pas d’enfler.

Les déplacements de voix constatés aussi massifs qu’expéditifs ou encore injustifiables  avaient d’évidence d’autres sources :

selon les Etats où la fraude au travers du vote par correspondance a posé' problème suite à la déficience voire l’opacité des systèmes logiciels.

Ces critiques ne sont pas nouvelles mais cette fois- ci l’ampleur de la controverse est issue de la plongée profonde vers les principales technologies de votes et des sociétés, sous- traitantes ou non, qui les ont mises en œuvre.

C’est ainsi que l’on apprend que le Président de Smartmatic ,une filiale de Dominion Voting System,  entreprise fondée en 2003 à Denver au Canada (Colorado), est un membre de la Chambre des Lords Britanniques, Mark Malloch Brown , ancien vice-président des fonds et d’investissements de Georges Soros, ancien vice-président de la Banque mondiale et ancien vice- président du Forum Economique Mondial de Davos…

Le mari de Kamala Harris, la suppléante de Joe Biden, Douglas Emhoff aurait des « connexions » avec les deux systèmes de vote, celui de Smartmatic et celui de Dominion.

Certain du calme olympien de Donald TRUMP !

 Que prépare-t-il ?

Quel est le but exact de la tournée européenne de Mike Pompeo un ancien de la CIA et Secrétaire d’Etat de Donald Trump?

Le suspens est tombé le samedi 14 novembre 2020. Des informateurs basés en Allemagne rapportent qu’une entreprise Scylt hébergerait les données électorales américaines de manière inattendue et illégale.

En Espagne.

L’entreprise a été perquisitionnée  par l’armée américaine et les serveurs installes à Frankfort ont été saisis. Ce serait d’ailleurs ce serveur qui aurait été utilisé pour les opérations de manipulations par l’entreprise Scylt.

Mais qui est cette société Scytl ?

Scytl  a été  créée en 2001, deux ans avant Smartmatic, en Espagne. Elle est elle aussi spécialisée dans les solutions de votes et d’élections en ligne.

Malgré un carnet de commandes fourni, Scytl a été mise en faillite en juin 2020. Scytl a aussi des liens avec Georges  Soros, le Parti Démocrate américain et feu Paul  Allen, co-fondateur de Microsoft et Bill Gates.

Il investit  via son entreprise Vulcan . Pour la fabrication des machines à voter et des tableurs Scytl faisait appel à Dominion Voting System Corporation, la société citée plus haut.

La première question qui vient à l’esprit est de savoir comment une société espagnole, déclarée en faillite a pu être chargée (et par qui) de la gestion du vote numérique  pour l’élection présidentielle américaine 2020.

Naïveté ou certitude absolue qu’à nouveau « cela passerait » et que les démocrates écarteraient facilement, avec la fraude, Trump en 2020 !

Mais TRUMP avait anticipé. Et  les démocrates ne le chasseraient pas aussi facilement...

En 2020, toute l’oligarchie américaine avait oublié l’Exécutive Order, un décret pris en application de l’article 16 de la Constitution adossé sur « l’urgence nationale » pour le cas où la sécurité serait inhabituellement menacée..

Ce décret prévoit que toute personne, morale ou physique, nationale ou étrangère qui menacerait l’intégrité nationale en perturbant, fraudant, influençant le bon déroulement des élections seraient poursuivie et sévèrement condamnée. En priorité, ses biens seraient saisis………

Ces dispositions concernent également toutes les personnes compromises par la Chine (Joe et Hunter Biden par exemple)

Une descente sur le  site de Scytl de Barcelone est en cours …

Cette information est une bombe qui à elle seule justifie probablement la visite européenne de  Mike Pompeo et l’audition par le Sénat américain des responsables de Facebook et de Twitter.

On voudrait être mouche pour savoir ce qui s’est dit hier à Paris entre Emmanuel Macron et Mike Pompeo, comme on voudrait  avoir été souris pour percevoir la réaction d’Angela MERKEL qui ne pouvait ignorer l’activité d’un cartel de la CIA prêt a entraver le bon déroulement de l’élection présidentielle américaine 2020.

Cette affaire est une bombe à retardement !

A suivre.....




Clara Mitchell pour DayNewsWorld

DONALD TRUMP  ENCORE PRESIDENT

 DES ETATS-UNIS

Depuis le scrutin du 3 novembre 2020, le président Donald Trump reste silencieusement à la Maison Blanche, s'autorisant une partie de golf en Virginie et répétant ses accusations de fraudes sur Twitter.

Mais le président américain a annoncé ce lundi 9 novembre 2020 le limogeage de son ministre de la Défense Mark Esper, qui sera remplacé par le directeur du centre national de contre-terrorisme, Christopher Miller.

« Chris va faire un SUPER travail ! Mark Esper est limogé. Je le remercie pour son travail », a tweeté le président américain Donald Trump, deux jours après l'annonce par les médias de sa défaite face à Joe Biden lors de la présidentielle américaine.

C'est que le président conserve toutes ses prérogatives.

Le président conserve toutes ses prérogatives

Jusqu'à l' investiture de Joe Biden le 20 janvier prochain, Donald Trump reste en effet aux commandes de la première puissance mondiale.

Durant cette période dite du « lame duck » ( canard boîteux, en français ) Donald Trump garde le contrôle de l’exécutif tandis que Joe Biden, lui, prendra connaissance des dossiers, suivra les briefings des services de renseignements, consultera et nommera son équipe : ministres, conseillers, responsables clés.

Traditionnellement, cette période post-électorale est l’occasion pour les présidents perdants, qui ne sont plus contraints par la crainte de ne pas être réélu, de prendre certaines décisions qu’ils n’auraient pas prises auparavant par peur de rompre avec leur électorat.

Décrets, grâces et limogeages…

Le président sortant pourrait profiter de cette période durant laquelle il est libéré des contraintes électorales pour signer des décrets présidentiels et mettre une dernière fois en œuvre son programme.

Avoir recours aux grâces présidentielles est aussi devenue une habitude pour les présidents en période de transition. Respectivement, les deux derniers présidents ont gracié 140 et 330 personnes avant de quitter la Maison Blanche.Trump pourrait gracier des proches empêtrés dans des affaires judiciaires.

Dans plusieurs médias américains, les noms de Michael Flynn, son ancien conseiller à la Sécurité nationale mis en cause dans l’enquête sur les soupçons d’ingérence russe, Paul Manafort, ou encore Steve Bannon sont évoqués.

La période de transition peut également être l’occasion pour un président sortant d’en quelque sorte « régler ses comptes ».Le limogeage de personnalités de premier plan peut donc intervenir lors du « lame duck ».

Après le limogeage de son ministre de la Défense Mark Esper le 9 novembre, Donald Trump pourrait limoger le docteur Anthony Fauci, l’immunologue chargé de la gestion de la pandémie de Covid-19, ou encore l’actuel directeur du FBI, Christopher A. Wray, qui a refusé d’enquêter sur la famille Biden.

Et si Donald Trump ne reconnaissait pas la défaite...

A part quelques pontes, dont l'ex-président George W. Bush, qui l'ont appelé à reconnaître sa défaite, la plupart des républicains sont restés silencieux. Au sein de la Maison-Blanche, il y aurait apparemment deux clans qui s'opposent.

L'un le poussant à admettre le résultat de l'élection, conscient qu'il y a peu de chance de le changer. L'autre, mené notamment par ses deux fils et Rudolph Giuliani, son avocat, l'encourageant à tout mettre en œuvre pour contester le scrutin. De son côté, Melania a publié un tweet qui soutient son mari.

Et ces derniers jours, Donald Trump aurait discuté de la possibilité de nouveaux meetings électoraux pour mobiliser ses troupes. Son équipe envoie dix textos et e-mails par jour à ses supporteurs pour solliciter des dons pour son « Fonds de défense des élections ». Il a aussi annoncé de nouveaux recours en justice.

Des recours en justice

Des recours en justice ont été introduits dans au moins cinq États clés, arguant de fraudes ou irrégularités dans le processus électoral. Un recomptage s’annonce en Géorgie où le scrutin est particulièrement serré et n’est pas exclu dans le Wisconsin.

Mais chaque État a une date limite à laquelle les responsables des élections doivent avoir certifié les résultats et validé le comptage des voix obtenues par chaque candidat: la Géorgie a jusqu’au 20 novembre 2020, la Pennsylvanie jusqu’au 23, l’Arizona jusqu’au 30.

Le 14 décembre 2020 est la véritable date butoir, soulignent les experts: les grands électeurs de chaque État doivent alors se réunir pour voter formellement pour l’un ou l’autre des candidats, vote en principe dicté par la majorité du vote populaire dans cet État.

Même lors de la présidentielle de 2000 opposant George W. Bush à Al Gore, où le gagnant de l’État clé de Floride fut contesté pendant plus de trente jours, cette date limite avait été tenue.

Des listes rivales de grands électeurs dans les États contestés?

C’est un scénario extrêmement improbable mais certains en parlent…Dans ce scénario le parlement à majorité républicaine d’un ou plusieurs États dans lesquels une victoire démocrate est contestée pourrait désigner des grands électeurs républicains – au lieu de valider une liste démocrate reflétant les résultats du vote populaire.

La dispute se poursuivrait alors devant le Congrès, qui se réunirait le 6 janvier 2021 pour procéder au comptage des voix des grands électeurs et désigner formellement le vainqueur de l’élection. Mais il faudrait que plusieurs États clés soumettent des listes rivales pour remettre en cause la victoire de Joe Biden, ce que les experts considèrent impossible.

Investiture de Joe Biden

Si Donald Trump ne reconnaissait pas la défaite, Joe Biden n’en serait pas moins investi le 20 janvier 2021, mais cela alimenterait le doute dans le camp républicain et pourrait « délégitimer » la victoire de Joe Biden, selon nombre d'experts.

Joe Biden comptabilise en effet désormais 290 grands électeurs, soit 20 de plus que le seuil nécessaire pour être élu à la Maison-Blanche, depuis le basculement en sa faveur de l'Arizona, Etat dans lequel il devance le républicain de 11.000 voix.

« Ces recours sont conçus pour permettre à Trump de sauver la face et pour qu'il puisse ainsi dire au final qu'il a perdu, car les élections ne se sont pas jouées à la loyale », résume un de ses conseillers, au Washington Post.

Signe que le président n'est quand même pas tout à fait sûr d'avoir gagné, il aurait, selon le site Axios, déjà dit qu'il pensait se représenter en 2024.

Et pour la petite histoire : sachez que même le matériel de la Maison Blanche est aussi victime de cette période de transition et que des objets disparaissent régulièrement entre deux mandatures.

Les équipes de Clinton n'avaient-elles pas emporté avec elles les lettres « W » des claviers des ordinateurs de la Maison Blanche ?

Bienvenue à la « White House ». !!




Joanne Courbet pour DayNewsWorld

ELECTIONS USA  FRAUDE MASSIVE ?

Vu d’Europe et de France plus particulièrement on a l’impression que les USA sont en train de revenir à la période du FAR WEST illustrée par tant de films hollywoodiens.

Vu d’Afrique, dont les Etats ont souvent reçu des leçons de démocratie de la part de la mère de toutes les démocraties, l’Amérique, on ne se prive pas d’utiliser des mots grinçants évoluant entre moquerie, goguenardise, dérision  voire ferme  sévérité.

L’Amérique en serait-elle venue à ressembler à l’Afrique en matière d’élections étant donné qu’il faut dorénavant autant de temps pour dépouiller tous les bulletins de votes de l’Amérique tout entière que pour dépouiller, additionnés, les bulletins de votes de Côte d'ivoire, de  Guinée, de Guinée Bisseay etc....

La CDAO (Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’ouest) s’est indignée tandis que  le journal nigérien satyrique « le Lynx » s’en est donné à cœur joie en caricatures.

De son coté, Saddam Hussein a dû se retourner dans sa tombe.

Ironiquement grinçants et allant même plus loin, certains se sont déjà posé la question de savoir si dorénavant il ne faudrait pas nommer des observateurs africains ou chinois pour contrôler le bon processus démocratique des élections dans cette Amérique ?

Démocratie, école de liberté, liberté d’expression……… j’écrivais autrefois ton nom !!!

Plus concrètement, les premiers fautifs et grands perdants, ce sont les sondeurs. Les mêmes s’étaient déjà trompés en 2016 ; par idéologie, ils se seraient à nouveau trompés en 2020 à moins que la mystification  ne soit qu’une volonté avérée d’influencer l’électorat, surtout celui des indécis, ceux du marais.

Plus prosaïquement, nous avons la conviction que ces sondages extravagants n’avaient pour seul objectif que de masquer la fraude électorale à venir et programmée.

Le principe en a été énoncé par Joe Biden lui-même pendant la campagne électorale :

" Comme vous l’avez fait pour l‘administration OBAMA (sic), nous avons mis en place une organisation de fraude électorale la plus étendue et la plus inclusive de l’histoire de la politique américaine ".

En face, les généraux de l’intelligence militaire indispensables dans ce contexte ont tout observé, discrètement. Ils savaient tout des arcanes de la fraude programmée par les démocrates et répondaient à qui les interrogeaient :

«  STEEDY ! STEEDY ! STEEDY ! »  LAISSEZ LES CHARGER ET FRAUDER….

Sans surprise ce sont les votes par correspondance sur lesquels porte l’angle d’attaque principal. C’est eux qui auraient permis que Joe Biden emporte l’état de Pennsylvanie :

Les bulletins de vote par correspondance qui devaient arriver avant 20 h ont été acceptés pendant 3 jours après la clôture des bureaux.

Dans le MICHIGAN, TRUMP était confortablement en avance, jusqu’à ce que 140 000 bulletins arrivent par la poste, tous pro BIDEN, sans exception...

La même chose dans le WISCONSIN où l’on aurait retrouvé  100 000 bulletins « Biden » une quantité suffisante pour qu’il gagne l’Etat.

Mais ce ne seraient pas les seuls Etats où la fraude auraient été massivement organisée :

    Au NEVADA  le nombre de votants a été 25% supérieur aux nombre des inscrits

    PENNSYLVANNIE…………………………..9%...................................des inscrits

    MINNESOTA ………………………………..7%...................................des inscrits

    CAROLINE DU NORD ……………..………6%...................................des inscrits

    MICHIGAN……………………………..…..5%...................................des inscrits

    WISCONSIN ……………………………..…5%...................................des inscrits

    ARIZONA …………………………………...1%…………………….….des inscrits

En violation de la loi, des observateurs républicains ont été expulsés des bureaux de votes

Pour qu’ils ne puissent pas regarder de l’extérieur à la jumelle (+400 m) les scrutateurs ont collé des cartons ou des feuilles de papier sombres sur les vitres des salles de dépouillement.

 On a même fait voter les morts et des migrants.

A DETROIT par exemple :

   4788 votants auraient été enregistrés en double sur la liste électorale

   32519  non inscrits mais en âge de voter auraient été autorisés à voter

   2503 personnes mortes enregistrées auraient été « autorisées » à voter

   Une personne née en 1838 aurait été autorisée à voter

Des bus pro-Biden auraient transporté des gens pour aller de sites en sites, ce qui aurait permis à certains de voter 2 voire 3 fois, sachant qu’aucune pièce d’identité n’aurait été exigée.

Certains postiers auraient témoigné qu’ils avaient été obligés par leurs supérieurs de livrer des sacs postaux contenant des bulletins de votes … tous pro-Biden.

Donald Trump et son armée d’avocats ont déjà commencé à dénoncer ces fraudes. Des arrestations ont déjà eu lieu (AuX US  la fraude électorale est punie par de la prison à vie)

Ce que les démocrates et Joe Biden ne savent encore pas mais vont bientôt savoir c’est que les bulletins de votes officiels auraient tous été cryptés (comme les billets de banque/filigrane), même doublement cryptés sur le mode de cryptage appelé QFS et enregistré sous forme de bouchain.

C’est Steve Piecznik un des meilleurs expert ultra crédible qui viendrait de faire ces révélations. Avec cet outil, les bulletins recomptés  et reconnus comme frauduleux pourraient être mis à l’écart et leurs auteurs arrêtés immédiatement.

Donald Trump  est hyper-intelligent. Utilisant les principes du TSUN TSU  (l’art de la guerre) il a laissé l’ennemi faire toutes les erreurs possibles : STEEDY !

Et va les prendre le doigt dans le pot de confiture !!!

Même si Joe Biden, s’est autoproclamé président, il semblerait que les Démocrates aillent droit dans le mur. Les lumières de la Fête devant la Maison Blanche risquent de s’éteindre rapidement.

Calmement, Donald Trump a rejoint la Floride pour faire un golf, sachant que les Républicains n’ont jamais été aussi soudés derrière lui. Il préparerait son retour à la maison Blanche.

L'administration des services généraux n’a pas lancé le processus de transition ni fixé de calendrier. C'est l'administration des services généraux (GSA) qui est en premier lieu chargée de reconnaître officiellement M. Biden en tant que président élu, afin d'entamer la transition.

Jusqu'ici ce sont les médias qui ont déclaré Joe Biden vainqueur, le résultat n'a pas encore été proclamé officiellement, et beaucoup de républicains soutiennent toujours Trump.

«Il n’appartient pas aux médias de déterminer qui est le président. Le peuple le fait. Quand tous les votes légaux auront été comptés, et les allégations de fraudes examinées, nous saurons qui est le gagnant», remarque Josh Hawley, sénateur du Missouri.




Clara Mitchell pour DayNewsWorld

JOE BIDEN VU DE FRANCE

Vu de France:

Joe Biden nouvellement élu 46 ème président des États-Unis, beaucoup de commentaires sont déjà arrivés de la part de la classe politique française ainsi que de la presse.

De façon unanime il est souhaité bonne chance aux Américains avec le nouveau président.

Pour beaucoup Joe Biden c'est François Hollande version Usa !

Pour une part des Français que les Etats-Unis s'appauvrissent ce n'est pas un problème, ils ont toujours été considérés comme beaucoup trop riches, avec beaucoup trop d'emplois, alors un peu de récession aux États-Unis ne peut pas leur faire du mal !

Pour les Français et une partie de la classe politique, Joe Biden est une opportunité pour les Européens avec une Amérique qui va s'appauvrir, et où le chômage ne va pas tarder à régner en maître !

Avec l’élection de Joe Biden, c'est l'Amérique qui est le grand perdant, mais en toute logique le peuple américain n'en a pour l'heure conscience.

L'Amérique de demain sera très sûrement bien différente de ce qu' elle est en cet instant !

Nombreux sont aussi les commentaires venant de toutes parts pour lesquels parler de la fraude n'est pas tolérable dans un grand pays démocratique.

Les Français ont noté la très grande faiblesse du système de vote par correspondance américain, rappelons que l'élection présidentielle française se fait au suffrage universel direct.

En toute vraisemblance les USA devront réfléchir sur leur mode de scrutin, qui devrait se moderniser !

Effectivement si ce dernier est issu d'une longue et vieille tradition dans une période où les États-Unis n'avaient pas de moyens de communication rapide, dans un Etat moderne il va être urgent de le reformer !

On entend également en France que les Américains ont élu un président vieux (Emmanuel Macron 42 ans), fragile, et plus ou moins malade, mais heureusement Joe Biden a choisi une vice-présidente belle, et bien jeune, prête à prendre sa place dans le cas où.... !!!

Le dernier point et non des moindres qui soulève la stupeur des Français, ce sont les images de foules massées en pleine pandémie Covid-19 qui fait des ravages et des morts sur Terre, stupeur d'autant plus incompréhensible que les électeurs de Joe Biden qui auraient massivement votés par correspondance à cause et par peur du Covid,  seraient d'un coup devenus sans crainte du Covid-19 !!!




Alize Marion pour DayNewsWorld

JOE BIDEN  46 e PRESIDENT DES ETATS-UNIS

Pour Joe Biden la vie commence à 78 ans...

Depuis 17 h 45 Joe Biden, 78 ans, est proclamé devenir le 46e président des Etats-Unis d’Amérique, le 20 janvier.

«Je suis honoré et touché par la confiance que le peuple américain a placée en moi et en la vice-présidente élue Kamala Harris.

Confrontés à des obstacles sans précédent, un nombre record d’Américains ont voté.

Prouvant, une fois encore, que la démocratie bat intensément dans le cœur de l’Amérique», a déclaré Joe Biden dans un communiqué publié quelques minutes après l’annonce de sa victoire.

L’ancien vice-président de Barack Obama devrait s’adresser à la nation samedi soir depuis son fief du Delaware.

A deux reprises,Joe Biden a envisagé des candidatures à l’élection présidentielle comme des points culminants d’une carrière d’un parfait classicisme, engagée au Sénat des Etats-Unis en 1972.

Pour sa première tentative, en 1987, il avait 45 ans .

Joseph Robinette Biden Jr., dit Joe Biden, né le 20 novembre 1942 à Scranton (Pennsylvanie), est un homme d'État américain.

Sénateur fédéral pour le Delaware de 1973 à 2009, il est considéré comme appartenant à l’aile droite du Parti démocrate et préside le comité judiciaire et criminel de la chambre haute du Congrès de 1987 à 1995. Il est également à la tête à deux reprises, entre 2001 et 2009, du comité des affaires étrangères du Sénat.

Candidat sans succès aux primaires démocrates en vue des élections présidentielles de 1988 et à nouveau en 2008, il est choisi par Barack Obama pour être son colistier comme candidat à la vice-présidence des États-Unis pour l'élection de 2008. Élu avec celui-ci, puis réélu en 2012, il est le premier vice-président catholique dans l'histoire américaine.

En 2020, à 77 ans, il remporte les primaires démocrates et devient le candidat de son parti pour affronter le président sortant, Donald Trump, lors de l'élection présidentielle. Il choisit Kamala Harris comme candidate à la vice-présidence.

« Joe Biden n’était certainement pas le président rêvé… Jugé trop vieux et trop dépassé par beaucoup. Il n’a d’ailleurs jamais vraiment réussi à créer une véritable adhésion autour de sa figure. Comme s’il lui manquait quelque chose pour véritablement séduire. »

Son seul atout était sa colistière, et future vice-présidente, Kamala Harris, véritable révélation de sa campagne.

Qui est Kamala Harris, la future vice-présidente de Joe Biden ?

« Ma mère me disait souvent : Kamala, tu seras peut-être la première à accomplir de nombreuses choses. Assure-toi de ne pas être la dernière. ». Cette anecdote, que Kamala Harris aime à répéter, sied à nouveau à ce vers quoi se destine désormais la colisitère de Joe Biden, donné gagnant ce samedi de l'élection présidentielle américaine.

Âgée de 56 ans, la sénatrice de Californie a rapidement réagi à cette victoire, acquise en Pennsylvanie, promettant de se « mettre au travail » sans tarder pour restaurer « l'âme de l'Amérique ».

« Dans cette élection, il s'agit de beaucoup plus que de Joe Biden ou moi-même. Il s'agit de l'âme de l'Amérique et de notre détermination à nous battre pour elle. Nous avons beaucoup de travail devant nous. Mettons-nous au travail », a-t-elle écrit sur Twitter, avant de relayer une vidéo d'elle au téléphone avec le futur président.

« Nous l'avons fait, Joe », s'exclame-t-elle dans cette courte séquence. Elle devient ainsi la seconde sénatrice noire de l'histoire américaine et même la première à ce poste à avoir aussi, des origines indiennes.


Paul Emison pour DayNewsWorld

UN NOUVEAU PRESIDENT AUX ETATS-UNIS ?

LES ETATS CLES DE LA PRESIDENTIELLE

CE SAMEDI 7 NOVEMBRE 2020

Samedi 7 novembre 2020 17h30

Plusieurs médias et agences américains (AP, NBC, CNN), ont déclaré que Joe Biden avait remporté la présidentielle en obtenant 270 grands électeurs.

17h18 «J’ai gagné cette élection, de beaucoup», a tweeté ce 7 novembre le président sortant des Etats-Unis Donald Trump, bien que le décompte des voix n'est pas officiellement terminé. Twitter prévient, en bas de ce message, que «les sources officielles» peuvent ne pas avoir annoncé le terme de cette élection au moment où a été publié ce tweet.

Incertitudes...

On ne connaît toujours pas le nom du prochain président des États-Unis. Joe Biden a cependant pris un net avantage sur Trump depuis le dépouillement des votes par correspondance qui ont fait basculer les résultats pour le démocrates Biden. Notamment dans certains Etats clés : la Pennsylvanie (20 grands électeurs) et la Géorgie (16 grands) .Joe Biden, 77 ans, est désormais en tête en Pennsylvanie, Etat-clé qui avec ses 20 grands électeurs pourrait lui permettre de franchir en vainqueur la ligne d'arrivée. Il y compte près de 29.000 voix d'avance.

S'il l'emporte dans cet Etat industriel, il deviendra le 46e président américain, quelle que soit l'issue du dépouillement ailleurs .Ailleurs, c'est plus précisément le Nevada (49.8% contre 48%). En Georgie, le camp Biden est aussi devant (49.4% contre 49.3%). Mais l'écart entre les deux hommes étant très serré, un recompte des voix est en cours .Biden se serait imposé en Arizona, un État historiquement républicain, mais aussi dans le Wisconsin sur le fil, un État qui avait voté Trump en 2016, tout comme le Michigan.

Donald Trump a remporté la Floride, un État-clé mais aussi le Texas, historiquement républicain mais que les démocrates avaient l’espoir de décrocher. Il a de l' avance en Caroline du Nord (15 grands électeurs).

Si Joe Biden lors d'un bref et sobre discours s'est montré confiant pour la fin de la course à la Maison Blanche, « nous sommes en bonne voie de décrocher 300 grands électeurs », a-t-il déclaré avant d'appeler les Américains à « se rassembler » pour « surmonter la colère », Donald Trump a d’ores et déjà déclaré qu’il comptait saisir la Cour suprême pour arrêter le décompte des voix.

Dans un discours prononcé à la Maison Blanche jeudi à 18h45 (locales), le président sortant a répété qu'il allait gagner l'élection présidentielle américaine, que les démocrates essaient de lui « voler ». Ce discours, certaines chaînes d'informations américaines ont décidé de l'interrompre.

En attendant, les esprits s'échauffent dans les deux camps.

A Phoenix, les pro-Trump donnent de la voix. Certains affichent même leurs armes à feu en bandoulière. A Philadelphie, en Pennsylvanie, les votes par correspondance sont toujours au cœur de la guerre des nerfs entre républicains et démocrates. En effet, près de quatre Américains sur dix ont choisi cette option. Dans un bureau de Pittsburgh, les vérifications pourraient durer plusieurs jours.

Vendredi soir devant ses supporters, le candidat démocrate a assuré qu'il allait gagner cette élection. Face à son adversaire, il joue l'apaisement. De son côté, le candidat républicain juge que « Joe Biden ne devrait pas revendiquer la présidence de façon illégitime ».

Vendredi 6 novembre

Les résultats de l'élection américaine s'affinent, et plus le dépouillement des votes par correspondance avance, plus le scénario d'une victoire de Joe Biden se précise. Le démocrate s'est finalement imposé dans le Michigan et dans le Wisconsin. L'ancien vice président de Barack Obama en est à 253 grands électeurs si on reste prudent en retirant les grands électeurs de l'Arizona sur en attendant des résultats beaucoup plus clairs. Deux Etats sont intéressants à suivre. En effet, si Joe Biden remporte le Nevada, tout proche de livrer son verdict, et surtout la Géorgie, il deviendra potentiellement le futur président des Etats-Unis.

Géorgie, Caroline du Nord, et Pennsylvanie. 

Selon les projections de ABCNews, dans l'État de Géorgie Joe Biden vient de passer devant Donald Trump. Le candidat démocrate a désormais 1096 voix d'avance sur le président. Joe Biden a 2.449.580 voix contre 2.448.484 pour le président. Le dépouillement continue.

C'est dans ces États-clés que l'élection américaine se joue actuellement. Sans compter l'Arizona et le Nevada, à l'issue toujours incertaine, ni l'Alaska, aux résultats pas encore officialisés mais acquis à Donald Trump.

En 2016, le milliardaire l'avait emporté dans six swing states et avait été investi malgré sa défaite pour le vote populaire - Hillary Clinton le surpassant de 2,8 millions de voix. Pour l'emporter, les candidats doivent en effet décrocher le vote de 270 des 538 grands électeurs, attribués aux États selon leur poids démographique. En l'Etat, les projections sont encore trop incertaines pour assurer d'une victoire l'un ou l'autre candidat.

Les deux candidats se sont partagés jusqu'à présent six swing states, ces États qui peuvent basculer dans un camp comme dans l'autre. L'Ohio, la Floride, le Texas et l'Iowa ont tous été remportés par Donald Trump. Joe Biden a, lui, gagné le Michigan et le Wisconsin.

Joe Biden demande que tous les votes soient dépouillés et dit qu'il remportera la présidence à la fin des comptages. Le démocrate a repris deux État à Donald Trump par rapport à l’élection de 2016, l’Arizona (annoncé par de nombreux médias, mais à confirmer) et le Wisconsin.

Donald Trump a de son côté annoncé saisir la Cour suprême pour faire « arrêter » les décomptes des votes par correspondance. Sa campagne demande le recompte des votes ou l'arrêt du dépouillement dans plusieurs États

Les résultats de cinq États, dont la Pennsylvanie, la Géorgie et la Caroline du Nord, ne sont pas encore connus et le décompte pourrait prendre plusieurs jours

La Géorgie: Biden devant Trump de quelques voix
Joe Biden vient de passer devant Donald Trump. Le candidat démocrate a désormais 1096 voix d'avance sur le président. Joe Biden a 2.449.580 voix contre 2.448.484 pour le président vendredi novembre.

C'est l'un des premiers États-clés où les bureaux de vote ont fermé leurs portes, à 19h, heure locale. La Géorgie offre au candidat victorieux 16 grands électeurs. En 2016, elle avait sacré Donald Trump. Selon les résultats partiels, basés sur 96% des bulletins dépouillés, et donnés par ABC News, l'avance de Donald Trump fond comme neige au soleil.


Lors de sa dernière prise de parole depuis la Maison Blanche, le président Trump a déjà revendiqué sa victoire en Géorgie. Une annonce un peu prématurée, puisque, parmi les derniers counties (« comtés ») où l’on attend encore le plus de voix, plusieurs sont connus pour être de forts bastions démocrates.. Son équipe de campagne a annoncé qu’elle engageait un procès dans le but de suspendre le décomptage des voix.

Pour l'emporter, Joe Biden compte notamment sur les votes de la communauté afro-américaine (32% de la population de l'État), électorat dont Donald Trump assurait défendre aussi les intérêts dans son programme. Des dizaines de milliers de bulletins de la ville d'Atlanta, bastion démocrate, doivent encore être décomptés.

La Caroline du Nord : plutôt Trump

Dans cet État qui compte 15 grands électeurs, les derniers sondages annonçaient une lutte serrée entre les deux candidats : 48,9% pour Joe Biden, 47,1% pour Donald Trump. Cet Etat-pivot de l’est du pays, divisé entre une population diplômée et traditionnellement démocrate dans les grandes villes et des électeurs conservateurs en zone rurale, donne l’avantage au président sortant. De plus part, la communauté évangélique et une population blanche et rurale pourraient peser dans le camp républicain. En 2016, Donald Trump avait remporté cet Etat avec une avance de plus de 170 000 voix.

Le dépouillement pourrait durer, car l’Etat accepte de dépouiller les bulletins reçus par correspondance jusqu’au 12 novembre s’ils ont été postés au plus tard le jour de l’élection.

La Pennsylvanie : l'État le plus incertain

L'État, traditionnellement démocrate, compte 20 grands électeurs à la clé. En faisant basculer d'une courte tête le territoire dans le camp républicain, Donald Trump signait là l'un des tournants de l'élection de 2016.

Le décompte actuel (89 % des bureaux ont été comptés) donne Donald Trump gagnant, mais l’écart se resserre à mesure que le dépouillement progresse. Les bulletins anticipés reçus par courrier, plus utilisés par les électeurs démocrates que par les républicains, n’ont commencé à être comptés qu’à partir de la fermeture des bureaux de vote, mardi soir (heure de la côte est américaine). Donald Trump a annoncé un recours devant la Cour suprême. « Nous voulons interrompre le vote, nous ne voulons pas qu'ils trouvent des scrutins à 4 heures du matin pour essayer de les rajouter. »

L'Arizona :plutôt pour Biden

L'Arizona représentait un défi pour le camp démocrate, qui n'est plus parvenu à l'emporter après 1996. L'enjeu : 11 grands électeurs. Selon les résultats à 86% du dépouillement, Joe Biden y arrive en tête avec 69.000 voix d'avance sur son adversaire républicain, soient trois points d'avance.Si Joe Biden disposait jeudi matin d’une avance de l’ordre de 70 000 voix, plus de 400 000 bulletins doivent encore être dépouillés.

Le Nevada : plutôt Biden

Mercredi en fin de soirée, 86% des votes avaient été comptabilisés dans cet État désertique de l'Ouest - 6 grands électeurs en jeu - qui avait choisi Hillary Clinton en 2016. Joe Biden y pointe pour l'instant en tête, avec 49,3%, contre 48,7% pour Donald Trump, avec 7000 voix d'avance. Le résultat final ne devrait cependant pas être connu avant vendredi matin. Si près de 86 % des bureaux de vote ont été pris en compte, les bulletins envoyés par correspondance sont acceptés jusqu’au 10 novembre s’ils ont été envoyés à la date de l’élection ou avant celle-ci. On attend notamment la fin des bulletins de Las Vegas, un autre bastion démocrate.

L'Ohio pour Donald Trump

Selon les résultats disponibles, l'Ohio est conservé par Donald Trump avec plus de 53% des voix (contre 45 pour Joe Biden), lui qui l'avait déjà largement emporté en 2016. Il remporte ainsi 18 grands électeurs supplémentaires. L'élection en Ohio fait généralement office de prémisse du résultat final, tant la composition démographique de cet État est diverse. En 2016, c'est l'abstention des démocrates, notamment, qui avait permis à Donald Trump de triompher avec huit points d'avance. C'est ici également que les sondages donnaient, à la veille de l'élection 2020, l'un des écarts les plus réduits entre les deux candidats : 47,5% pour Trump, 46,8% pour Biden. Un faible écart très largement démenti par les résultats.

Le Michigan pour Joe Biden

État historiquement démocrate passé républicain en 2016, le Michigan présente 16 grands électeurs. L'ancien bassin industriel, durement touché par la crise de 2008, espérait un renouveau économique. Ses habitants ont-ils été déçus par Donald Trump ? Toujours est-il qu'ils ont choisi d'accorder leur confiance à Joe Biden, qui l'emporte avec un peu plus de 60.000 voix d'avance sur son adversaire.

La Floride pour Donald Trump

Avec 29 grands électeurs, le "Sunshine State" représentait l'un des principaux enjeux de la nuit électorale. Donald Trump remporte la Floride avec 51% des voix, contre 48% pour Joe Biden.

Le scénario de 2016 se répète, lorsque le candidat républicain l'avait emporté de peu grâce au vote des seniors. Communauté dont le vote a sans doute beaucoup compté : les électeurs d'origine cubaine, traditionnellement attachés au parti républicain, et encore plus après la sévérité affichée par l'administration Trump vis-à-vis du régime castriste.

Le Texas pour Donald Trump

Il s'agissait de l'État à ne pas perdre pour Donald Trump. Le bastion républicain - à chaque présidentielle depuis 1980 - ne compte pas moins de 38 grands électeurs. Et le président sortant n'a pas failli. Donald Trump remporte le Texas, avec 52% pour des voix, contre 46% pour Joe Biden, distancé de près de 700.000 votes.

L'Iowa pour Donald Trump

Le président sortant, Donald Trump, a remporté l'Iowa avec 53% des voix (45 pour Biden). État agricole faiblement peuplé, ce territoire dispose de 6 grands électeurs. Après deux votes en faveur de Barack Obama en 2008 et 2012, l'État avait offert une large victoire à Donald Trump en 2016.

Une fois les résultats de chaque État connus - attente qui, en raison de l'importance cette année du vote anticipé, pourrait se prolonger -, il restera aux grands électeurs à voter pour désigner le futur président américain. Ce sera le 14 décembre, deux mois avant l'investiture officielle.




Paul Emison pour DayNewsWorld

ELECTIONS AMERICAINES

FRAUDES ET RECOMPTAGE DES VOIX ?

Alors que les Etats-Unis tout comme le reste du monde attendent encore le nom du nouveau président américain, les suspicions de fraude ou les proclamations hâtives de résultats se sont multipliées. Et l' équipe de Donald Trump a annoncé entamer plusieurs poursuites judiciaires. Plusieurs incidents ou simples rumeurs émaillent en effet le décompte de l'élection présidentielle, et la question du vote à distance reste éminemment délicate.

L'équipe de Donald Trump le martèle : elle ne laissera pas l'élection «volée» par ce qu'elle décrit comme une «fraude électorale massive». Donald Trump,quant à lui, s'est lancée dans la dénonciation d'une élection truquée. « Si vous comptez les votes légaux, je gagne facilement. Si vous comptez les votes illégaux, ils peuvent essayer de nous voler l'élection », a-t-il lancé lors d'une conférence de presse à la Maison Blanche. Et de conclure

: « Malgré l'interférence, jamais vue dans une élection, des grands médias, du monde des affaires et des géants de la tech, nous avons gagné avec des scores historiques et les sondeurs se sont délibérément trompés. »

De son côté, Joe Biden a répliqué en demandant «à tout le monde de rester calme. Le processus fonctionne, le décompte s'achève et nous saurons très bientôt», a déclaré le candidat démocrate.

Si le vote par correspondance est supprimé en France notamment depuis 1975, c'est en raison justement des risques de «fraude électorale». Il a été remplacé par le vote par procuration.

«On estime qu’environ 80% des bulletins de vote par correspondance sont ceux des Démocrates. Ces derniers font donc le maximum pour que leurs voix soient prises en compte lors des élections, même après la clôture des bureaux de vote», relève Randy Yaloz, président des Republicans Overseas France, au micro de Sputnik.

Interrogé par Sputnik, Randy Yaloz installés en France, regrette les délais accordés pour le vote par correspondance dans certains États, une donnée qui «crée un risque important de fraude», d’après lui.

Pour le président des Republicans Overseas France, les gouverneurs démocrates eux-mêmes feraient barrage pour empêcher d’annoncer le résultat définitif de leur État.Et pourquoi ?

«En Pennsylvanie et en Caroline du Nord, les gouverneurs démocrates jouent la montre et attendent de donner le vainqueur dans leur État alors qu’ils en sont à 95% de bulletins dépouillés ! C’est une stratégie de la part des Démocrates pour empêcher Donald Trump de contester le résultat des votes», dénonce Randy Yaloz.

Parce que « si dans ce laps de temps, Joe Biden l’emportait dans le Nevada et l’Arizona où il est en avance, le résultat des votes en Pennsylvanie, en Caroline du Nord ou encore en Géorgie n’aurait plus d’importance. Et Donald Trump ne pourrait plus contester le vote car son rival aurait pile les 270 grands électeurs nécessaires pour être élu », explique le journaliste de Sputnik.

Mais Trump continuera de combattre !

La chef de la commission électorale de Philadelphie, en Pennsylvanie, a déclaré que le décompte final des suffrages pourrait prendre encore plusieurs jours.

Lisa Marie Deeley, chef de la commission électorale de la ville de Philadelphie, en Pennsylvanie, a fait savoir qu’il leur restait à dépouiller quelque 40.000 bulletins.«Selon les évaluations, il reste près de 40.000 bulletins à compter. Nous pouvons dire que cela peut prendre plusieurs jours». Il s’agit principalement des bulletins des personnes qui ne figuraient pas sur les listes et ceux de militaires.

Des recomptages de voix ont déjà lieu..

La Géorgie recomptera les voix

Les votes seront recomptés en Géorgie, a déclaré le secrétaire de l'État américain. Selon lui, l’issue de la présidentielle n’y est pas encore certaine.«Actuellement, en Géorgie, [les candidats, ndlr] sont trop au coude-à-coude pour pouvoir donner des résultats. [...] L'écart étant infime, les votes seront recomptés», a déclaré Brad Raffensperger. En Géorgie, les deux candidats luttent pour les voix des 16 grands électeurs. Selon les données des chaînes de la télévision américaine, l’écart entre Trump et Biden ne dépasse pas 2.000 voix.

Mais qui manipule au mieux l'information ?

Certains médias américains notamment seraient ainsi que des membres du Parti Démocrate très engagés..... ?? !!




Garett Skyport pour DayNewsWorld

ELECTION AMERICAINE







Duel entre Joe Biden et Donald Trump est serré et tendu et pas de "vague bleue"

«Too close to call», répètent les médias américains au lendemain de l’élection présidentielle alors que les deux candidats à la Maison-Blanche sont au coude à coude.

Des dizaines de millions d’Américains se sont rendus aux urnes, mardi 3 novembre, pour choisir qui du président sortant, Donald Trump, ou du candidat démocrate, Joe Biden, passera les quatre prochaines années à la Maison Blanche. Près de 100 millions de personnes ont déjà voté par anticipation. C’est trois fois plus qu’en 2016. serré et tendu

« Nous sommes en bonne voie pour gagner l’élection », a affirmé Joe Biden, tôt mercredi matin, avant d’appeler ses électeurs à la patience : « Le résultat sera peut-être demain matin, il faudra peut-être plus longtemps. Mais on a bon espoir. »

Quelques minutes après, depuis la Maison Blanche, Donald Trump, a affirmé avoir « gagné cette élection », alors que de nombreux décomptes sont encore en cours. Il a également menacé de saisir la Cour suprême en dénonçant Des dizaines de millions d’Américains se sont rendus aux urnes, mardi 3 novembre, pour choisir qui du président sortant, Donald Trump, ou du candidat démocrate, Joe Biden, passera les quatre prochaines années à la Maison Blanche. Près de 100 millions de personnes ont déjà voté par anticipation. C’est trois fois plus qu’en 2016.

En réaction, la directrice de campagne de Joe Biden, Jen O’Malley Dillon, a répondu à M. Trump en qualifiant sa prise de parole de « scandaleuse, sans précédent et fausse » et a considéré qu’il s’agissait d’un « effort non dissimulé de priver les citoyens américains de leurs droits ».

Les bureaux de vote ont fermé dans la plupart des Etats. Mais comme chaque Etat dispose d’un calendrier spécifique concernant le dépouillement des votes par correspondance, le dépouillement complet pourrait prendre un certain temps. Il y a eu un flux continu de fermetures, toutes les heures et parfois toutes les trente minutes, à travers le pays.

Les cinq Etats où l’élection se joue désormais

Ces cinq Etats-clés sont décisifs autant pour Joe Biden que pour Donald Trump, qui gardent tous deux toutes leurs chances de l’emporter pour le moment

Pennsylvanie (20 grands électeurs) : indécis

C’est probablement l’Etat-pivot le plus important de l’élection et l’un des plus indécis. Le décompte actuel (74 % des bulletins) donne Donald Trump gagnant. Etat traditionnellement démocrate, la Pennsylvanie a été remportée de justesse par Donald Trump en 2016 avec moins de 45 000 voix d’écart.

Michigan (16 grands électeurs) : indécis

Etat industriel de la « ceinture de la rouille » (Rust Belt), le Michigan a été remporté par Donald Trump en 2016 (à moins de 11 000 voix d’écart). Les intentions de vote sondées ces derniers mois ont donné un avantage net et constant à Joe Biden (+ 8 points). Le décompte actuel des bulletins fait apparaître M. Trump en tête (après dépouillement de 76 % des bulletins de vote), mais le dépouillement des bulletins anticipés reçus par voie postale pourrait retourner cet état provisoire. Les résultats complets devraient être connus au plus tard vendredi 6 novembre.

Wisconsin (10 grands électeurs) : plutôt pour Biden

Voisin du Michigan, dernier Etat de la « ceinture de la rouille », le Wisconsin a aussi basculé côté républicain en 2016 d’une très courte tête (moins de 23 000 voix). Mercredi matin, après dépouillement de près de 90 % des bulletins, le décompte était très légèrement en faveur de Joe Biden après avoir longtemps donné une avance pour Donald Trump.

Nevada (6 grands électeurs) : plutôt pour Biden

Cet Etat démocrate, qui avait donné une victoire assez serrée à Hillary Clinton en 2016, penche pour l’instant pour Joe Biden.

Caroline du Nord (15 grands électeurs) : plutôt pour Trump

Cet Etat-pivot de l’est du pays, divisé entre une population diplômée et traditionnellement démocrate dans les grandes villes et des électeurs conservateurs en zone rurale, donne l’avantage au président sortant. Le dépouillement pourrait durer, car l’Etat accepte de dépouiller les bulletins reçus par correspondance jusqu’au 12 novembre tant qu’ils ont été postés avant ou le jour de l’élection.

Il n’y a pas de « vague bleue ».

Malgré des sondages très favorables, M. Biden n’a pas bénéficié d’un vote massif des Américains en sa faveur.

Donald Trump n’a pas perdu. Il a réussi à remporter la Floride et le Texas, deux Etats indispensables à sa victoire.

Les grandes inconnues pour la présidence sont à chercher du côté des principaux États du Midwest (Michigan, Wisconsin et Pennsylvanie) où le dépouillement des votes par correspondance se poursuivra dans les prochains jours.Le décompte des votes pourrait subir des délais et le risque de voir les élections contestées est très élevé.

Le scrutin est bien plus serré que ne le laissaient penser les sondages.




Paul Emison pour DayNewsWorld

PRESIDENTIELLE AMERICAINE

DIXVILLE NOTCH « FIRST IN THE NATION »

C’est une tradition qui perdure depuis 1960. Mardi à minuit heure locale, les cinq électeurs de Dixville Notch, un village du nord-est des Etats-Unis, ont lancé symboliquement les élections américaines en votant à l’unanimité pour le démocrate Joe Biden.

Le hameau se trouve au cœur des forêts du New Hampshire, près de la frontière canadienne. Avec ses douze habitants, il détient le titre de « First in the Nation », c'est à dire « Premier du pays , en perpétuant cette tradition.

Le village voisin de Millsfiled a voté également dans la nuit, mais la plupart des bureaux de vote de la côte ouvrent à 6h00 (12h00 CET) ou 7h00 (13h00 CET) ce mardi.

Cette année, un troisième village de la région aurait souhaité suivre la tradition, mais le vote nocturne a été annulé à cause de la pandémie de coronavirus.

Le suspens n'a été que de courte durée. Il n'a fallu que quelques minutes pour les électeurs de déposer leurs bulletins de vote dans l'urne, puis pour le dépouillement et l'annonce des résultats : 5 votes pour le candidat démocrate Joe Biden, aucun pour le président sortant Donal trump.

Même si le village est le premier à voter, il n'a pas la prétention d'indiquer le résultat définitif du scrutin.




Jenny Chase pour DayNewsWorld

PRESIDENTIELLE J-2

L'AMERIQUE RETIENT SON SOUFFLE

A deux jours du scrutin, les sondages semblent donner une avance au candidat démocrate Joe Biden face à Donald Trump.

Une enquête d'opinion du New York Times et du Sienna College publiée ce dimanche montre le démocrate en avance sur Donald Trump dans quatre Etats décisifs, tous remportés par le républicain en 2016 : Pennsylvanie, Arizona, Floride et Wisconsin.Selon le site Real clear politics, Joe Biden serait largement en tête des intentions de vote des électeurs américains avec 51,1 % contre 43,9 % pour son adversaire. Une tendance qui est observée sur plusieurs mois.

Mais les observateurs répètent régulièrement leurs appels à la prudence, pointant pour exemple le scrutin de 2016, où Donald Trump avait créé l'une des plus grandes surprises de l'histoire politique américaine, en battant Hillary Clinton. Le milliardaire pourrait-il réitérer son exploit et devancer Joe Biden mardi soir ?

Un sondage encourageant pour Trump à 48 heures du vote.

Par ailleurs, le très respecté sondage du «Des Moines Register» donne un très net avantage au président sortant dans les intentions de vote pour l'Iowa. Dans cet Etat rural du midwest, Donald Trump est crédité de 48% des intentions de vote contre 41% pour Joe Biden. C'était 47% contre 47% lors de la vague de septembre, signe d'une amélioration pour le républicain.Un institut qui avait anticipé en 2016 le basculement de cet Etat longtemps démocrate, finalement remporté par le candidat républicain aux dernières élections, alors que la majorité des sondages accordaient une longueur d'avance à son adversaire, Hillary Clinton.

J. Ann Selzer, qui a conduit le sondage, explique dans le quotidien que «le président conserve les faveurs des groupes démographiques qu'il avait remportés dans l'Iowa il y a quatre ans, ce qui a de quoi le rassurer». «Ce qui se passe en 2020 est cohérent avec ce qui s'est passé en 2016», affirme-t-elle. Au delà des six grands électeurs de l'Iowa, l'enjeu du sondage est aussi symbolique. En 2016, le sondage de J. Ann Selzer pour le «Des Moines Register» avait auguré la vague trumpiste, en donnant au républicain 7 points d'avance sur Clinton.

Un marathon pour Donald Trump ce dimanche

Donald Trump va connaître une journée dantesque dimanche avec cinq meetings dans autant d'Etats clefs, tandis que son adversaire Joe Biden concentre sa toute fin de campagne sur la Pennsylvanie, également cruciale, à deux jours de l'élection américaine du 3 novembre.

A 74 ans et après des centaines de réunions de campagne, le président républicain ne montre en effet aucun signe de fatigue, bien au contraire, et se prépare à plus de 3.500 km de voyage au total ce dimanche (Michigan, Iowa, Caroline du Nord, Géorgie, Floride).

Des élections sous tension

Signe de la tension qui règne dans tout le pays à l'approche du scrutin, des commerces de plusieurs villes américaines, dont New York et la capitale Washington, se barricadaient par crainte de manifestations qui dégénéreraient.

En cas de course serrée et de résultats retardés, certains craignent que des partisans des deux candidats ne sortent dans la rue pour réclamer l'abandon de l'adversaire.

La crainte des violences

« Il va y avoir de la pagaille dans notre pays », a prédit Donald Trump samedi. L'équipe de campagne de Joe Biden a en tout cas annoncé qu'il s'adresserait « à la nation » le soir de l'élection, ce qu'Hillary Clinton n'avait pas fait lors de sa défaite, il y a 4 ans.

Ainsi selon un sondage YouGov publié le mois dernier, 56% des électeurs américains redoutent que l’incertitude électorale bascule dans la violence dès le 4 novembre. Une enquête rendue publique cette semaine par des chercheurs de la Brookings Institution signale même qu’un Américain sur trois, démocrate ou républicain, justifierait des actes violents.

Le "That's what I do !" de Barack Obama

Joe Biden a bénéficié samedi du soutien de Barack Obama, venu partager avec lui les estrades de campagne . En campagne avec le candidat démocrate Joe Biden, Barack Obama a amusé la galerie samedi dans une vidéo devenue virale. L'ex-Président a rappelé qu'à 59 ans, il avait encore de beaux gestes !

« That's what I do ! » Barack Obama a fait parler de lui samedi en claquant un panier à trois points, habillé en tenue de ville, sur la route de la campagne dans le Michigan. Dans cette vidéo de quelques secondes postée par Olivia Raisner, une des membres de l'équipe de Joe Biden, on voit le 44ème président des États-Unis réclamer le ballon alors qu'il se prépare à quitter un gymnase de la ville de Flint.

Il le reçoit à l'extérieur du terrain, prend un dribble, se cale derrière la ligne à trois points et shoote. La balle traverse le filet, tandis que retentissent plusieurs cris d'enthousiasme, dont celui de Joe Biden. L'ancien président quitte le terrain, sourire aux lèvres, en criant « C'est comme ça pour moi !

C'est comme ça pour moi ! », sous les félicitations des personnes présentes, dont le candidat démocrate Joe Biden. La vidéo avait été vue ce dimanche à la mi-journée plus de quinze millions de fois. Barack Obama a reposté la vidéo sur son compte Instagram avec le message :

« Allez voter et amenez avec vous deux autres personnes. C'est comme mettre un tir à trois points pour la démocratie. »

Quid des Etats-clés ?

Le système des grands électeurs a joué puissamment en faveur de Donald Trump en 2016. Les votants désignent non pas le président mais un collège d'électeurs qui, ensuite, vote pour le président.

Dans la plupart des Etats, le candidat qui arrive en tête remporte la totalité des grands électeurs de l'Etat... même s'il n'a devancé son rival que de quelques centaines de voix. C'est ce qui s'était passé en Floride en 2000, lorsque George W. Bush, surclassant Al Gore de 537 voix, avait emporté les 25 grands électeurs de l'Etat et la présidentielle.

Les élections américaines se jouent donc avant tout dans une poignée d'Etats clés, où le nombre d'électeurs indécis est le plus important.

En 2016, Donald Trump avait réussi à faire basculer le Wisconsin, le Michigan, la Pennsylvanie et la Floride -parfois à quelques milliers de votes près- garantissant sa victoire en dépit de son déficit de voix au niveau national. Cette année, le milliardaire espère réitérer l'exploit.

Au moins 90 millions d’Américains ont déjà voté, physiquement ou par correspondance, un record dans les annales électorales.

Un taux de participation « précoce historique » qui devrait profiter au camp du démocrate Joe Biden, face au président sortant et candidat républicain Donald Trump.

Pourtant, l'issue du scrutin reste incertaine car les électeurs républicains envisagent de voter plus massivement le jour du scrutin, le 3 novembre. Ils leur restent encore deux jours pour faire basculer les Etats clefs en leur faveur.




Joanne Courbet pour DayNewsWorld

PRESIDENTIELLES AMERICAINES 2020 J-8

La juge Amy Comey Barrett a été confirmée hier au soir 26/10/2020 par le Sénat à la Cour Suprême des États Unis.

 C'est le chef de file des Républicains du Sénat, Mitch McConnel qui l'a annoncé en rappelant en premier lieu l'attachement au principe de la séparation des pouvoirs auquel les conservateurs , tout comme Amy Comey Barrett sont attachés . Les uns et les autres sont donc sur la même ligne.

 « La juge est exceptionnelle » a-t-il affirmé

Selon lui, les compétences de cette mère de 47 ans et de 7 enfants ne sont pas à démontrer: Amy Comey Barrett est une grande chance pour le service judiciaire .

 Cette décision a été sans surprise , même si les enjeux étaient considérables et susceptibles de rendre celle-ci compliquée.

 A l'issue de cette nomination, les Républicains disposeront d'une large majorité de 6 juges sur les 9 que la Cour comprend, étant précisé que les juges de la cour sont nommés définitivement.... Les Républicains disposeront pour longtemps surtout si Donald TRUMP était réélu...

Bien entendu cette nomination n'a pas été du goût des Démocrates qui continuent a prétendre que celle-ci bafoue les souhaits du peuple « afin d'usurper ce poste »...

Des arguments excessifs , car Donald Trump ne pouvait pas anticiper le décès de Ruth Bader Ginsburg (juge démocrate) . En revanche, il faut convenir que le Président sortant a mis tout son poids dans la balance pour faire nommer dans un temps record la juge Ami Comey BARRETT, bousculant ainsi les usages mais ne trahissant pas les principes fondamentaux de la Constitution américaine.

 A l'heure où nous publions , les écarts de sondage entre Donald TRUMP et Joe BIDEN se sont resserrés.

 Alors que Donald TRUMP était seul contre tous jusqu'à présent il faut convenir que la situation a commencé à s'inverser.

 A moins de 8 jours du 3 novembre 2020 les démocrates sont visiblement entrés en panique .

Malgré le soutien des grand réseaux sociaux (les GAFAM) et la censure que ces derniers se sont acharnés à pratiquer , TRUMP semble bien s'en sortir.

La censure n'a fait qu'attiser la curiosité sur les casseroles de Joe BIDEN et surtout de son fils Hunter Biden. Tweeter n'est- il pas allé jusqu'à fermer, au dam de tous, le compte de l'attachée de Presse de la Maison Blanche ? Un scandale pour la plupart des Américains épris de démocratie...

Alors que près de 60 millions d’Américains ont déjà voté, et en attendant les résultats finaux, Donald TRUMP sait désormais que la Cour Suprême pourra s’emparer de tous les sujets de fraudes qu'il a déjà anticipés.

En attendant le 3 novembre 2020 la campagne bat son plein que ce soit sur le terrain ou dans les médias qui publient des anecdotes croustillantes. C'est ainsi que NBC vient de publier une interview de Joe Biden dans laquelle ce dernier est moqué pour avoir confondu Donald TRUMP et « un certain Georges » (Georges , Euh ! Georges , Euh ! ) une bourde qui n'est pas passée inaperçu au Président car selon lui, elle apporte la preuve une fois de plus que son adversaire est sénile ….

La raison pour laquelle les démocrates « le sortent peu »...

Les plus malicieux sont même allés jusqu'à faire observer que ces derniers « incidents » se sont produits le jour ou la veille de l’anniversaire d'Hillary Clinton (26/11) …

Les coups bas ne sont pas près de s'interrompre, surtout dans cette période où  les délais se raccourcissent , car le jour des élections arrive à grand pas

Les Américains qui vivent à PARIS et qui sont pro-TRUMP misent à fond sur leur candidat, allant jusqu'à revendiquer le non port du masque pour afficher leur soutien.

Les paris peuvent donc être ouverts désormais car il semble que voter TRUMP n'est plus aussi irréaliste...

Donald TRUMP pourrait donc bien avoir prochainement sa vengeance …. celle non assouvie contre Barack OBAMA suite au dîner des correspondants de PRESSE 2011 où ce dernier avait publier son acte de naissance en humiliant le Président. A suivre …....... !!!




Clara Mitchell pour DayNewsWorld

DONALD TRUMP TRIOMPHE DANS LE DERNIER ROUND DE L'ULTIME DEBAT

Enjeux énormes: à seulement 12 jours du scrutin (11 en France ce vendredi), Donald Trump et Joe Biden se sont affrontés sur la scène de Nashville, jeudi soir, pour leur ultime débat.Les six sujets choisis sont le combat contre le Covid, les familles américaines, les relations raciales en Amérique, le changement climatique, la sécurité nationale et le leadership.

Le débat a été bien meilleur que le précédent, sans interruption intempestive. Côté ambiance, rien à voir avec la cacophonie du premier round, fin septembre, lorsque les deux hommes n'avaient pas arrêté de se couper la parole. Cette fois, les échanges menés par la journaliste de NBC, Kristen Welker, ont été bien plus audibles. La technique du micro coupé entre les temps de parole de chacun a porté ses fruits.

Donald Trump a terminé fort en poussant Joe Biden à dire, dans ses derniers retranchements, qu’il était favorable à une transition pour sortir du pétrole. Une déclaration risquée que le président américain compte exploiter en Pennsylvanie, un Etat industriel qui pourrait faire basculer l’élection.

« Le médicament ne doit pas être pire que la maladie »

Si Joe Biden dès le début du débat sort de sa poche un masque noir, et le brandit en s'adressant directement aux téléspectateurs. « Portez ces masques », insiste l'ancien vice-président, en rappelant que l'épidémie de coronavirus a déjà tué « 220 000 Américains », qu'elle cause « 1 000 décès par jour », et que les services de santé recensent « plus de 70 000 nouveaux cas » quotidiens, si le candidat démocrate tacle son adversaire en expliquant calmement qu'un président « responsable » de tant de morts ne peut pas rester au pouvoir, Donald Trump défend bec et ongles sa stratégie : il veut « rouvrir le pays » malgré le coronavirus.

Donald Trump entend relancer l'économie à tout prix. Alors que la pandémie demeure active aux Etats-Unis, le président élu en 2016 propose de « rouvrir le pays » et critique vivement les gouverneurs démocrates qui ont imposé un confinement dans leur Etat. « On ne peut pas laisser notre pays fermé indéfiniment, explique le candidat républicain. Il y a des personnes qui perdent leur emploi, qui se suicident. Il y a de la dépression, de l’alcoolisme »

« Le médicament ne doit pas être pire que la maladie », conclut le président américain avant de viser son adversaire : « Lui, il veut refermer le pays, il veut le confiner ».

Prépayé « des dizaines de millions de dollars » en impôts

Depuis plusieurs semaines, le président républicain n'a de cesse de dénoncer les affaires du fils de son adversaire, Hunter Biden, en Ukraine et en Chine, au moment où son père était vice-président de Barack Obama (de 2009 à 2017). Donald Trump a attendu le milieu du débat pour dégainer.

Donald Trump a évidemment évoqué le « laptop from hell », ce PC portable « des enfers » qui appartiendrait à Hunter Biden, et qui aurait été abandonné chez un réparateur, avec des emails publiés au compte-gouttes par le New York Post. « Joe, je pense que vous devez une explication aux Américains », a insisté Trump, accusant le démocrate d’être un « politicien corrompu » et de s’être « enrichi en Chine et en Ukraine avec son fils ».Sans surprise, la polémique sur les impôts payés par Donald Trump ces dernières années est également abordée.

Donald Trump a assuré qu’il les publierait une fois son audit terminé.Donald Trump affirme avoir prépayé « des dizaines de millions de dollars » en impôts Donald Trump cite également de récents échanges avec ses comptables qui lui ont assuré qu'il avait « prépayé ces dernières années des dizaines de millions de dollars » en impôts

La couverture maladie

C’est l’un des sujets brûlants de la campagne : la couverture maladie américaine. Joe Biden veut, élargir le système de l'Obamacare alors que. le président américain promet de remplacer Obamacare « par plan magnifique qui protégèra » les conditions préexistantes.Il accuse Joe Biden de vouloir « un système de santé socialiste ».

« Tu as eu 8 ans avec Barack Obama et tu n’as rien fait »

Invité à s'exprimer sur les discriminations qui minent le pays, Donald Trump répond que « personne n'a fait plus pour les communautés noires » que lui-même. A part « peut-être Abraham Lincoln », qui a aboli l'esclavage aux Etats-Unis en 1865. « La justice pénale a été réformée. Obama et Joe ne l'ont pas réformée », affirme le républicain, qui vante à plusieurs reprises les avancées en faveur de la communauté noire durant son mandat. Trump défend également ses attaques contre le mouvement Black Lives Matter expliquant que la première fois qu’il a entendu parler de BLM, c’était avec des chants comparant les policiers à des porcs et appelant à les faire « griller comme du bacon ». Donald Trump assure qu’il est « la personne la moins raciste dans toute la salle ». Et attaque Biden sur sa réforme criminelle de 1994 très critiquée depuis « Tu as eu 8 ans avec Barack Obama et tu n’as rien fait. Car tu es all talk, no action ». Selon lui, Joe Biden qui « est au gouvernement depuis 47 ans [en tant que sénateur, puis vice-président] n'a jamais rien fait ».


« Je n’allais pas sacrifier l’économie américaine ».

Le candidat démocrate Joe Biden alerte sur la « menace existentielle » du changement climatique, sûrement le sujet qui divise le plus les deux candidats : le changement climatique. Joe Biden affirme que « le changement climatique est une menace existentielle qui pèse sur l’humanité ». Trump défend sa sortie de l’accord de Paris, « je n’allais pas sacrifier l’économie américaine », assurant que les Etats-Unis ont « l’air et l’eau les plus purs » de la planète.


Joe Biden prend un gros risque sur le pétrole

Lors d’une passe d’armes sur le changement climatique, Donald Trump n’a pas lâché le morceau et a poussé Joe Biden à clarifier sa position sur les hydrocarbures. Le démocrate s’est alors dit favorable « à une transition pour (sortir) du pétrole » et privilégier les « énergies renouvelables. Le président américain n’a pas laissé passer l’occasion : « C’est une sacrée déclaration. Il détruit l’industrie pétrolière. Est-ce que vous vous en souviendrez au Texas ? Est-ce que vous en souviendrez en Pennsylvanie, en Oklahoma, en Ohio ? » Le président américain a fait admettre à Joe Biden qu’il considérait « une transition » pour sortir du pétrole et aller vers l’énergie renouvelable. Un discours qui pourrait faire mal dans les Etats industriels.

Donald Trump s'est présenté « à cause de Biden et d'Obama »

La modératrice s'apprête à conclure lorsque Donald Trump se retourne une dernière fois vers Joe Biden et lui porte un coup de grâce : « Vous n'arrêtez pas de parler de tout ce que vous allez faire. Mais vous étiez au pouvoir il n'y a pas si longtemps, et vous n'avez rien fait,  attaque-t-il. Avant de répéter à trois reprises :

« Je me suis présenté à cause de vous, à cause d'Obama. Si vous aviez fait du très bon travail, je ne me serais jamais présenté ».

Si pour Joe Biden « le caractère et l’âme de l’Amérique » sont en jeu , pour Donald Trump et la majorité des Américains, c’est surtout la « reconstruction après la peste venue de Chine ».




Joanne Courbet pour DayNewsWorld

PRESIDENTIELLE AMERICAINE DERNIER DEBAT TELEVISE JEUDI 22 OCTOBRE 2020

A moins de deux semaines de la présidentielle Donald Trump et Joe Biden s’affrontent une dernière fois lors d’un débat télévisé jeudi 22 octobre 2020 alors que les deux hommes ne sont pas retrouvés face-à-face depuis le 29 septembre 2020.

Le débat devrait être beaucoup plus cadré

Une nouveauté de taille fait son apparition : la commission des débats a fait savoir lundi que les micros de Donald Trump et de Joe Biden seront coupés lorsqu'ils n'auront pas la parole. Objectif : éviter la cacophonie et le chaos du premier face-à-face. Fini donc la foire d'empoigne et les interruptions à répétition de l'ex-star de téléréalité, qui selon Axios, avait coupé la parole 71 fois à son rival démocrate, ce dernier l'ayant fait 22 fois.Les deux septuagénaires auront chacun deux minutes pour répondre aux questions de la modératrice du débat, la correspondante de NBC à la Maison Blanche Kristen Welker. Une fois ce laps de temps passé, une discussion ouverte sera alors possible, avec cette fois les deux micros ouverts.

À part cette nouveauté notable, la durée reste la même : 90 minutes. Six thèmes seront abordés, par séquences de 15 minutes : la lutte contre le Covid-19, les familles américaines, la question raciale, le changement climatique, la sécurité nationale et le leadership.

Le dernier face-à-face avant le scrutin

Cette campagne aura, de très loin, été la plus perturbée de toutes les campagnes. Covid-19 oblige, rien ne s’est passé comme prévu. Des conventions démocrate et républicaine majoritairement virtuelles, des meetings sans public pour Joe Biden, des déplacements de campagne limités mais, surtout, la mise à l’arrêt de Donald Trump pendant plus d’une semaine en raison de sa contamination.

Donald Trump enchaîne les meetings

Ce jeudi, pour la dernière ligne droite, l’ambiance devrait donc être particulièrement électrique alors que Donald Trump attaque depuis plusieurs jours la modératrice, Kristen Welker, et multiplie les critiques contre la commission indépendante chargée de son organisation. « Il n'y a rien d'équitable dans ce débat », a-t-il dénoncé lors d’une interview sur Fox News.

Depuis quatre ans, Donald Trump occupe l’espace médiatique et public comme rarement un chef de l'État l’a fait avant lui.

En difficulté dans les sondages avec un retard allant de 9 à 13 points au niveau national, il se montre en tout cas toujours plus agressif à l'égard de son adversaires, mettant en cause sa probité et l’accusant d’être à la tête d’une famille « corrompue ». Son angle d'attaque favori ? Les affaires du fils de Joe Biden, Hunter, en Ukraine et en Chine, au moment où son père était vice-président de Barack Obama. Dans ce contexte, le duel s'annonce épique.

Joe Biden, le candidat démocrate, caracole en tête des sondages, alors que Donald Trump, en difficulté, multiplie les meetings. Joe Biden est en moyenne huit points devant dans les sondages nationaux.

De grands électeurs clefs

Ce ne sont que des sondages nationaux et aux États-Unis, ce qui compte, ce n’est pas le vote populaire, c’est le vote par États pour les grands électeurs. Même dans ces États clefs, qui peuvent basculer d’un côté ou de l’autre, Joe Biden, en moyenne, est en avance. Donald Trump a eu la pandémie contre lui, mais aussi il n’a jamais voulu changer de stratégie en élargissant sa base.

En meeting en Floride, un Etat qu’il doit absolument remporter le 3 novembre pour espérer obtenir un second mandat, Donald Trump a affiché son assurance, vendredi 16 octobre. « Nous allons gagner l’Etat de Floride, nous allons gagner la Maison Blanche », a-t-il assuré avant de prédire une « vague rouge » de votes républicains « comme [les démocrates] n’en ont jamais vu auparavant ». Cet optimisme n’est pas partout partagé dans le camp républicain.

Vote anticipé scruté avec attention

Or c'est aujourd'hui mercredi 21 octobre 2020 le début du vote anticipé en Floride, État crucial dans le duel Trump-Biden En Floride, le plus grand des États clés de l'élection présidentielle, le président sortant et le candidat démocrate sont au coude-à-coude dans les sondages.

Près de 30 millions d'Américains ont déjà déposé leur bulletin de vote pour l'élection présidentielle du 3 novembre, alors que les électeurs de Floride se sont amassés lundi devant les bureaux de vote, au premier jour du vote anticipé dans cet État considéré comme crucial pour l'issue du scrutin.

À quinze jours du scrutin, le locataire de la Maison Blanche s'est rendu également dimanche en Arizona, un autre État très convoité, pour poursuivre son marathon de meetings entamé il y a une semaine après avoir assuré être « guéri » du Covid-19.

« Les gens en ont marre d'entendre parler de la pandémie », a martelé Donald Trump, préférant ne pas s'attarder sur cette crise sanitaire qui est, selon lui, sur le point de s'achever.

Le candidat démocrate n'avait lui aucun rendez-vous public à son agenda, consacrant la journée, selon des médias américains, à la préparation du dernier débat télévisé, prévu jeudi.

C'est la colistière de Joe Biden, Kamala Harris, qui a fait le déplacement en Floride, renouant avec la campagne de terrain quatre jours après l'avoir suspendue en raison de cas de coronavirus dans son entourage. Elle s'est rendue à Orlando et Jacksonville pour appeler à participer à ce vote en personne à l'avance.

Le vote anticipé est scruté avec une attention particulière cette année, tant il continue de battre des records, donnant parfois lieu à de longues files d'attente dans les États où il a démarré.

Un net avantage financier sur le président républicain

Joe Biden, le candidat démocrate à l’élection présidentielle américaine du 3 novembre, est entré dans l’ultime ligne droite de la campagne avec un net avantage financier sur le président républicain sortant Donald Trump, selon des documents transmis mardi à la commission électorale fédérale.

L’ancien vice-président a récolté et dépensé davantage que l’actuel locataire de la Maison blanche en septembre, et les publicités politiques de la campagne Biden sont désormais nettement plus fréquentes sur les chaînes de télévision américaines. La campagne Biden disposait fin septembre d’environ 177 millions de dollars de fonds, soit près du triple des 63 millions de dollars à disposition de la campagne Trump.

Disposer de financements plus importants n’est toutefois pas un gage de victoire: Donald Trump a battu Hillary Clinton en 2016 malgré des dépenses inférieures à celles de la candidate démocrate.




Joanne Courbet pour DayNewsWorld

ETATS-UNIS SIX AGENTS MILITAIRES RUSSES INCULPES POUR DES CYBERATTAQUES MONDIALES

Six agents du renseignement militaire russe ont été inculpés aux Etats-Unis pour des cyberattaques mondiales. Ils « sont accusés d'avoir mené la série d'attaques informatiques la plus destructrice et perturbante jamais attribuée à un seul groupe », a révélé, lors d'une conférence de presse lundi 19 octobre, le ministre adjoint de la Justice américain, John Demers .

Ces pirates informatiques, âgés de 27 à 35 ans, sont accusés d'avoir mené leurs opérations entre 2015 et 2019 depuis un bâtiment de l'Armée surnommée «La Tour», à Moscou, «pour le bénéfice stratégique de la Russie», selon l'acte d'inculpation adopté jeudi.D'après la justice américaine, leur premier fait d'armes a été une attaque contre le réseau électrique d'Ukraine, qui avait privé la population de chauffage en plein hiver.

Campagnes d'hameçonnage visant les Jeux olympiques de 2018

Ils sont ensuite soupçonnés d'avoir mené l'attaque au logiciel malveillant NotPetya qui, en juin 2017, avait contaminé des milliers d'ordinateurs dans le monde, perturbant des infrastructures critiques, comme les contrôles sur le site de l'accident nucléaire de Tchernobyl et les ports de Bombay et d'Amsterdam.

En 2018, des campagnes d'hameçonnage ont également pris pour cible les Jeux olympiques d'hiver en Corée du Sud, auxquels la délégation russe, accusée de dopage, n'avait pas pu participer. Ils auraient notamment visé les élections présidentielle et législatives françaises de 2017 ou encore les Jeux olympiques de 2018 de Corée du Sud.

Ensuite, « les accusés ont soutenu une opération de piratage et de fuites dans les jours précédant les élections françaises de 2017 », a ajouté John Demers. Entre avril et mai, ils ont mené sept attaques qui ont visé plus de 100 personnes, pour la plupart membres du parti d'Emmanuel Macron, En marche !, précise l'acte d'accusation.

Pour ce faire, ils avaient notamment introduit un logiciel malveillant dans des pièces jointes intitulées « Qui peut parler aux journalistes ? », adressées à des membres de l'équipe de campagne en provenance d'une adresse ressemblant à celle de la porte-parole du candidat, selon ce document. Des milliers de documents internes de l'équipe du futur président, mélangés à des faux, avaient ensuite été diffusés sur Internet. À l'époque, la justice française avait ouvert une enquête pour « atteinte au secret des correspondances ».

« Des dommages sans précédent »

Les six Russes, qui sont recherchés par les autorités américaines, sont également soupçonnés d'avoir mené l'attaque mondiale au logiciel malveillant NotPetya. En juin 2017, ce « ransomware » avait contaminé des milliers d'ordinateurs de par le monde, perturbant des infrastructures critiques, comme les contrôles sur le site de l'accident nucléaire de Tchernobyl et les ports de Bombay et d'Amsterdam. Parmi ses victimes se trouvaient de nombreuses entités américaines – dont un réseau d'hôpitaux de Pennsylvanie – qui ont perdu près d'un milliard de dollars, selon l'acte d'accusation.

En 2018, ils sont soupçonnés d'avoir pris part à des campagnes d'hameçonnage contre les Jeux olympiques d'hiver en Corée du Sud, auxquels la délégation russe, accusée de dopage, n'avait pas pu participer. Se faisant passer pour des hackeurs nord-coréens, ils ont notamment perturbé la cérémonie d'ouverture des Jeux. Les ordinateurs de deux organismes qui enquêtaient sur l'empoisonnement de l'ex-espion russe Sergueï Skripal au Royaume-Uni en 2018 ont également été victimes de ces pirates.

Ils ne sont pas mis en cause pour les ingérences russes dans les élections américaines de 2016, a précisé John Demers, même si l'un d'eux, Anatoli Kovalev, a déjà été inculpé par un autre tribunal américain pour des intrusions dans les ordinateurs de responsables de l'organisation du scrutin. « Aucun pays n'utilise ses armes informatiques de manière aussi nuisible et irresponsable que la Russie, causant des dommages sans précédent pour poursuivre de petites avancées tactiques et satisfaire des accès de colère », a déclaré le haut responsable. Au même moment, le gouvernement britannique a accusé les services de renseignements militaires russes de continuer ces attaques.

Selon le chef de la diplomatie Dominic Raab, ils ont mené des missions de reconnaissance sur Internet contre des cibles liées aux Jeux olympiques de Tokyo, reportés à 2021 par la pandémie.




Jenny Chase pour DayNewsWorld

DONALD TRUMP VAINQUEUR DU COVID-19

 ET DE LA PRESIDENTIELLE ?

Pour la première fois depuis qu’il a été testé positif au coronavirus, le président des États-Unis Donald Trump est apparu face caméra en interview ce vendredi 9 octobre. Et pour ses amis de Fox News, il s’est prêté au jeu de la consultation médicale, en répondant en visioconférence aux questions du docteur Marc Siegel.

Une téléconsultation présidentielle.

« Je me sens très bien, très fort », lui explique-t-il d’emblée, sans savoir s’il est encore positif au covid-19 et en assurant que contrairement à nombre d’autres malades il s’est remis très rapidement.

Dans sa “téléconsultation” avec Fox News, il reconnaît tout juste avoir ressenti une forme de « faiblesse généralisée », loin de l’état de santé « dans lequel devrait se trouver le président américain ». À cet égard, Donald Trump reconnaît avoir beaucoup de chance d’occuper une telle position au vu de l’attention à laquelle il a eu droit, du nombre de médecins mobilisés pour lui et de leur expertise. « Je pense que j’ai été chanceux avec certains traitements. »

Donald Trump vainqueur du Covid-19 vaincu

« Et en ce moment, je ne prends plus aucun médicament », continue-t-il, se disant ravi de ne plus être traité, lui qui « n’aime pas du tout prendre des médicaments ».

Un entretien d’environ cinq minutes au cours duquel le président des États-Unis aura également fait l’article du « Regeneron », l’un des traitements auxquels il a été soumis, et dont il a d’ores et déjà promis qu’il le rendrait accessible gratuitement à tous les Américains.En clair, une interview qui permet au chef de l’État sortant de se remettre en campagne, de continuer à affirmer que le coronavirus n’est pas si dangereux que ce que les médecins veulent bien dire et d’assurer qu’il a recouvré toutes ses facultés à trois semaines du scrutin et à deux jours d’un meeting en Floride.

Car s'il a survécu au Covid-19, à l’enquête sur la Russie, à Stormy Daniels et à l’impeachment sur l’Ukraine, dans la dernière ligne droite de la campagne, Donald Trump affronte toujours deux ennemis redoutables : la pandémie et lui-même.

Trou d’air dans les sondages

Pour Donald Trump, la cacophonie du premier débat télévisé semble avoir constitué un tournant. En dix jours, l’écart est en effet passé de 6 à 10 points d’avance pour Joe Biden, selon la moyenne de Real Clear Politics. Même des études pour Fox News ou l’institut conservateur Rasmussen donnent une marge de 10 et 12 points au démocrate.Pour le président américain, le tableau se noircit un peu partout dans les « swing states ». Joe Biden creuse l’écart en Pennsylvanie et au Midwest (Wisconsin, Michigan, Minnesota). En chute libre auprès des seniors, des femmes et dans les banlieues aisées, le président américain a, semble-t-il redirigé son budget publicitaire pour défendre la « sun belt » (Floride, Géorgie et Caroline du Nord, notamment). Joe Biden fait même la course en tête en Arizona, un Etat que les démocrates n’ont remporté qu’une fois en cinquante ans, avec Bill Clinton en 1996.

Les républicains s’inquiètent pour le Sénat

A l’heure actuelle, les démocrates sont donc favoris pour remporter la Maison Blanche, mais également conserver le contrôle de la Chambre des représentants. Et si cela va être plus serré au Sénat (avec seulement un tiers renouvelé), les républicains commencent à s’inquiéter pour leur majorité de 3 sièges. Selon le New York Times, le sénateur John Cornyn, en ballottage favorable au Texas, s’est plaint en privé que Donald Trump, qui plafonne à 42 % d’intentions de vote, tire son camp vers le bas. Dans l’Arizona, notamment, l’ex-astronaute Mark Kelly semble notamment bien parti pour déloger la républicaine Martha McSally

Donald Trump poursuit néanmoins sa campagne

Le deuxième débat entre Donald Trump et Joe Biden pour la présidentielle américaine, initialement prévu jeudi prochain, a été annulé par la commission indépendante chargée de les organiser, a-t-elle déclaré vendredi. Après l'annonce de l'infection au Covid-19 du président américain, la commission avait pour des raisons sanitaires transformé ce débat, qui devait se tenir à Miami, en rencontre virtuelle.

Donald Trump poursuit néanmoins sa campagne. Il organise ce samedi à la Maison Blanche son premier événement en public depuis son hospitalisation, a déclaré vendredi un haut responsable. Cette source a confirmé, sous couvert d'anonymat, une information de médias américains, qui rapportent que le président s'exprimera sur le thème de la sécurité lors d'un rassemblement en extérieur. Donald Trump parlera depuis le balcon de la Maison Blanche pour respecter les règles de distanciation physique.

Après cela, Donald Trump tiendra lundi en Floride son premier meeting électoral depuis son test positif. Le meeting, qui aura lieu dans la ville de Sanford, se tiendra 12 jours après l'annonce de son test positif. Puis Donald Trump s'exprimera lors de meetings à Johnstown, en Pennsylvanie, mardi, et à Des Moines, dans l'Iowa, mercredi, a indiqué son équipe de campagne dans un communiqué.

En retard dans les sondages, le président sortant se comporte comme s’il voulait faire du virus le gage de son succès. Vendredi, sur la chaîne CNBC, Ted Cruz s’est dit « inquiet » à cause du Covid : « Si les gens retournent au travail, s’ils sont optimistes, nous pourrions avoir une élection fantastique.

Mais si au jour de l’élection les gens sont en colère, nous pourrions perdre la Maison Blanche, et les deux chambres du Congrès, cela pourrait être un bain de sang à l’échelle de celui du Watergate ».




Joanne Courbet pour DayNewsWorld

CORONAVIRUS UN DEBAT PRESIDENTIEL VIRTUEL ENTRE TRUMP ET BIDEN  ?

Le coronavirus va-t-il avoir raison de la campagne électorale américaine ?

Ce jeudi, la Commission sur les débats présidentiels a annoncé que, coronavirus oblige, le prochain débat entre l'actuel président des États-Unis Donald Trump, et son concurrent démocrate Joe Biden, se fera de manière virtuelle le 15 octobre 2020 prochain.

« Les deux candidats participeront (au débat) depuis des lieux séparés et à distance », tandis que le modérateur et un panel d'Américains sélectionnés pour interroger les candidats seront à Miami en Floride, a indiqué la commission organisatrice dans un communiqué.

Les deux candidats se trouveront à deux endroits différents.

Le modérateur du rendez-vous, Steve Scully, se trouvera quant à lui à Miami, en Floride. a indiqué la commission organisatrice dans un communiqué.

Quelques minutes seulement après cette annonce, l'actuel locataire de la Maison-Blanche a assuré qu'il ne « participera pas » à ce débat virtuel.

Joe Biden a assuré que le rendez-vous devait être annulé si le président était toujours malade.

Testé positif au Covid-19 la semaine dernière et récemment sorti de l’hôpital, Donald Trump, par contre, a dit avoir hâte de se frotter à ce second débat.




Carl Delsey pour DayNewsWorld

DONALD TRUMP REMONTE SUR LE RING

 A SA SORTIE DE L'HOPITAL

Nous les Américains venons d'avoir deux semaines à faire tourner la tête.

En seulement deux semaines, le décès d'une juge de la Cour Suprême, un débat désastreux, le Président tombé malade, la Maison Blanche devenue un cluster, et la campagne présidentielle chamboulée.

Une communication cacophonique

En quatre jours, les Américains ont appris la maladie de leur Président testé positif au Covid-19, son hospitalisation, sa mise sous respirateur, ses nombreux traitements, sa promenade en voiture pour saluer ses fans puis sa sortie de l'hôpital.

Mais la confusion a émergé dans les médias traditionnels Samedi matin, le médecin de la Maison blanche a donné un briefing médical se félicitant de voir combien le Président allait bien. Presque au même moment, le chef de Cabinet Mark Meadows annonçait à plusieurs journalistes qu'il se trouvait dans un état « très inquiétant ». Et donc on a eu ces deux messages si opposés venant de personnes qui devraient savoir. Une communication également cacophonique sur les traitements administrés. Les médecins lui auraient administré un troisième traitement, la dexaméthasone, un corticoïde efficace contre les formes graves du Covid-19, en plus de l'antiviral remdesivir et du cocktail expérimental de la société Regeneron, qu'il a reçus dès vendredi.

Les gens ne savaient plus quoi croire.

Un retour surréaliste à la Maison-Blanche en fanfare

Et maintenant sur tous les sites d’information américains, en photo ou en vidéo, on retrouve les mêmes images de ce retour surréaliste du 45e président américain, qui sera resté trois nuits seulement à l’hôpital. «Un geste risqué, égoïste, s’énerve le Washington Post. Il est encore en convalescence d’une maladie imprévisible et mortelle, et ses médecins ont noté qu’il pouvait ne pas être complètement tiré d’affaire ».

«Un président multi-médicamenté (sous stéroïdes), sorti de sa bulle hospitalière VIP pour mettre en scène un retour bizarre et trompeur à la Maison-Blanche, qui enlève son masque dans un geste irresponsable et qui déclare qu’il n’y a rien à craindre du Covid-19, quand 210 000 Américains en sont déjà morts.», continue à s'insurger CNN à propos de la sortie hier soir de Donald Trump et de son retour à la Maison-Blanche. Il a l’image qu’il voulait, un président fort, qui ne se laisse pas dominer par le coronavirus», continue la chaîne.

Le symbole d'une Amérique forte et combative

Oui, cette mise en scène méticuleusement préparée donne à voir tout un symbole de l'Amérique forte et combative de Donald Trump.

Dans une mise en scène savamment orchestrée, le président des Etats-Unis est descendu de l'hélicoptère qui l'a amené du Centre médical militaire Walter Reed, a traversé la pelouse en saluant les caméras qui l'attendaient avant de grimper les marches vers le balcon de sa résidence.à, l'air malgré tout crispé, il a ajusté sa veste, retiré son masque et levé les pouces. Un geste de défi pour un dirigeant qui pendant des mois a affiché son dédain pour ceux qui se couvrent le visage pour se protéger du Covid-19 ?!

Ou plutôt l'image d’un homme fort, volontariste et qui ne se laisse pas abattre, prêt à repartir en campagne alors que les sondages le donnent perdant face à Joe Biden ? «N’ayez pas peur du covid, ne le laissez pas dominer votre vie!»

Encore malade du coronavirus, Donald Trump a quitté lundi l'hôpital et a dès son retour à la Maison Blanche retiré son masque et appelé les Américains à « sortir » avec prudence, après avoir promis de reprendre bientôt sa campagne électorale.

Signe de l'importance que Donald Trump a voulu donner à ce moment alors que la campagne électorale a été bouleversée par sa maladie, son compte Twitter a publié deux vidéos, dont l'une, quasi-hollywoodienne, montre son arrivée à la Maison Blanche sur fond de musique pompeuse.

Le président-candidat, de nouveau très actif sur Twitter, se montre de plus en plus impatient de donner au moins l'image d'un candidat mobilisé par sa campagne à moins d'un mois du scrutin du 3 novembre, face au démocrate Joe Biden.

« Il est de retour», a acquiescé son médecin Sean Conley, « prudemment optimiste », comme pour confirmer l'idée véhiculée par son entourage d'un « battant » prêt à vaincre le virus et remonter sur le ring.

Pour autant, l'équipe médicale a bien souligné qu'une sortie de l'hôpital n'était pas synonyme d'un retour à la normale et que Donald Trump ne pourrait pas retourner sur le terrain avant de ne plus être contagieux

Cela semble donc le priver encore pour un temps de déplacements dans les Etats-clés pour tenter de refaire son retard.




Garett Skyport pour DayNewsWorld


SORTIE DE DONALD TRUMP MALADE DU COVD-19

 UN COUP DE COM' A RISQUES

 MAIS UN SHOW-MAN EN CAMPAGNE

A la surprise générale, un convoi de véhicules noirs est apparu devant les grilles de l'hôpital militaire de Walter Reed près de Washington en début de soirée, et Donald Trump, masqué, a salué à travers la vitre ses nombreux sympathisants, qui y étaient installés tout le week-end.

Le président américain avait annoncé cette « surprise » quelques instants plus tôt dans une vidéo diffusée sur Twitter. « Je pense que nous allons faire une petite surprise aux supers patriotes qui sont là dehors dans la rue. Ils sont là depuis un moment, avec des drapeaux Trump, ils aiment notre pays donc, je suis sur le point de leur faire une petite visite surprise », avait indiqué Donald Trump.

Le président, show-man, n’est bien sûr pas descendu de son véhicule, mais il a salué la foule, sous les hourras. Il est ensuite retourné dans l’enceinte du centre médical.

Il s'agit de la première apparition publique de Donald Trump, 74 ans, depuis son hospitalisation vendredi après avoir testé positif au Covid-19. Mais l'initiative a surpris et suscité de vives critiques, en particulier liées au risque pour les agents du Secret Service l'accompagnant.

James Phillips, expert médical Zeke Emanuel, expert à la télévision et président du département d'éthique médicale et de politique de la santé de l'université de Pennsylvanie, a également tweeté sa désapprobation. « Faire conduire ses agents des services secrets avec un patient Covid-19, qui plus est avec des fenêtres fermées, les expose inutilement à un risque d'infection. Et pour quoi ? Un coup de pub. ». Surtout de la mauvaise foi de la part de cet intervenant...
Le porte-parole de la présidence a assuré que les précautions « appropriées » avaient été prises pour protéger Donald Trump et son entourage, notamment des équipements de protection. «  sortie a été validée par l'équipe médicale comme sûre », a ajouté Judd Deere. Peu après cette sortie, la Maison Blanche a fait savoir que le président était revenu à l'hôpital.

Un président qui travaille

« J'ai beaucoup appris sur le Covid-19, je l'ai appris en faisant l'expérience moi-même, c'est l'école de la vie », a déclaré le président républicain dans un message vidéo posté sur Twitter, remerciant ses médecins et les « grands patriotes » qui veillent sur lui dehors.

Après deux nuits à l'hôpital, un optimisme prudent dominait dimanche dans son entourage,  bien que le médecin de la Maison Blanche ait finalement admis que l'état initial de son patient avait été plus grave que ce qui avait été officiellement déclaré. Les médecins du président américain espèrent cependant une sortie définitive de l'hôpital dès lundi.

Donald Trump s'est ainsi appliqué dimanche à donner l'image d'un président certes hospitalisé, mais au travail. Il a recommencé à tweeter et à téléphoner, comme en ont témoigné son fils Eric, son conseiller Jason Miller, et la présentatrice de Fox News Jeanine Pirro.

Le septuagénaire a fait diffuser des photographies de lui travaillant depuis l'hôpital, et a publié deux vidéos.




Garett Skyport pour DayNewsWorld
 

LES PROUD BOYS GROUPUSCULE NEO-FASCISTE

 ENFIN CONDAMNE PAR DONALD TRUMP

Il a tenu des propos ambigus sur les milices d’extrême droite lors de son débat face à Joe Biden. Donald Trump a dû se raviser son propre camp ayant immédiatement pris ses distances avec lui. Mercredi, Donald Trump a en effet tenté de désamorcer la polémique, après ses propos flous sur les suprémacistes. 


24h après un débat télévisé plus qu'abrasif entre les deux candidats à la présidentielle américaine du 3 novembre, il n'était plus question de dire au groupe paramilitaire des « Proud Boys » de « reculer, mais de se tenir prêts" », et de suggérer ensuite que « quelqu un doit faire quelque chose à propos des Antifa et de la gauche .Taxé de « honte nationale » par son adversaire Joe Biden, critiqué dans son propre camp, Donald Trump a dû, rectifier le tir :

« Je ne sais pas qui sont les Proud Boys », a affirmé le président américain. « La seule chose que je peux dire est qu'ils doivent se retirer et laisser la police faire son travail », a-t-il ajouté, faisant marche arrière par rapport à ses déclarations de la veille.

« Proud Boys » est le nom d'un groupe néo-fasciste fondé en 2016 qui est connu pour son incitation aux violences de rue, notamment lors des manifestations Black Lives Matter.Ils sont décrits notamment comme un « groupe de haine » par le Southern Poverty Law Center, une association qui observe les groupes d'extrême droite.

Mercredi 29 septembre, lors du premier débat qui l’opposait à Joe Biden, Donald Trump les a cités alors qu’il esquivait une question du journaliste Chris Wallace, qui l’appelait à condamner explicitement les suprémacistes blancs. « Ok Proud Boys, reculez et tenez-vous prêts », a simplement répondu le milliardaire.

Plusieurs républicains ont réagi. Tim Scott en particulier, seul sénateur républicain noir, a demandé au président de revenir sur ses propos.

Le sénateur du Kentucky Mitch McConnell a quant à lui jugé « inacceptable de ne pas condamner les suprémacistes blancs », quand le sénateur de Caroline du Sud Lindsey Graham a estimé que Donald Trump devrait dire clairement que « les Proud Boys sont une organisation raciste à l’opposé des valeurs américaines ».




Garett Skyport pour DayNewsWorld

SHOW MUSCLE MAIS PEU CONSTRUCTIF

 ENTRE TRUMP ET BIDEN

A cinq semaines de la présidentielle américaine du 3 novembre, Donald Trump et Joe Biden se sont affrontés mardi soir lors d'un débat télévisé qui a donné lieu à un duel plus que musclé. Le premier débat présidentiel entre Joe Biden et Donald Trump s’annonçait tendu, et il l’a été. Depuis Cleveland ce 29 septembre 2020, les deux candidats en lice n’ont pas cessé d’échanger les coups, le démocrate se montrant particulièrement virulent face à son adversaire.

Prises de becs et chaos

Mâchoires serrées, le locataire de la Maison Blanche, qui briguera le 3 novembre 2020 un second mandat de quatre ans, était tourné durant tout le débat vers Joe Biden. Ce dernier, à l’inverse, avait le plus souvent les yeux plantés dans la caméra, prenant les Américains à partie.

Cacophonie, foire d'empoigne, chaos... Les mots ne manquent pas pour qualifier le premier débat qui a opposé, mardi 29 septembre 2020, Donald Trump à Joe Biden, les deux candidats à la présidentielle américaine de novembre.

Si le président républicain, distancé dans les sondages par son rival démocrate, a passé les 90 minutes du débat à tenter de discréditer Joe Biden l' accusant d'être manipulé par la gauche radicale et de ne pas oser prononcer les mots « la loi et l'ordre »,Joe Biden ne s'est pas non plus privé de traiter de noms d'oiseaux son rival.

Joe Biden, surnommé « l’Endormi » par Donald Trump, a fait mentir son surnom, traitant successivement le président de de « menteur », de « chiot » du président russe Vladimir Poutine et lui demandant de « la fermer » à plusieurs reprises. « C'est difficile d'en placer une avec ce clown », a-t-il soufflé.

Même en évoquant des sujets graves comme la pandémie de Covid-19, les attaques se sont résumées à des sarcasmes : « Vous devriez sortir de votre bunker et de votre parcours de golf » pour vous occuper de cette crise, a ainsi conseillé le démocrate au chef de l'État. Bien sûr Donald Trump a été questionné sur ses impôts après la sortie d'un article dans le New-York

Peu de profondeur

Ces attaques personnelles et ces échanges étaient si acrimonieux que les téléspectateurs en ont presque oublié le fond des thèmes évoqués. Questionnés tour à tour sur la Cour suprême, la crise sanitaire et économique, les violences policières et le racisme systémique, ou encore l'intégrité des élections, chaque candidat a tenté de marquer des points sans vraiment réussir à parler de son programme.

Les deux candidats interrogés sur plusieurs sujets particulièrement sensibles aux États-Unis comme la nomination du nouveau juge à la Cour Suprême ont continué à s'écharper :

« Pourriez-vous la fermer? », a notamment lancé l’ancien vice-président excédé par les interruptions de Donald Trump qui justifiait sa volonté de remplacer la juge Ruth Bader Ginsburg avant l’élection de novembre.

Rebelote quelques minutes plus tard, lorsque Joe Biden étrillait la stratégie de réouverture de l’économie prônée par son adversaire face au coronavirus. « Pourriez-vous la fermer? »« Va-t-il se taire une minute? », a-t-il lâché, sans même accorder un regard au républicain. .Et sans aucune surprise, chacun a campé sur ses positions.

Le présentateur Chris Wallace a eu du mal à jouer le modérateur, ces prises de becs éclipsant les propositions concrètes de chacun.

Chacun campant sur sa position

Défendant son bilan, Donald Trump a affirmé une nouvelle fois avoir fait « plus en 47 mois que Biden en 47 ans ».

De son côté, le démocrate a multiplié les attaques sur la gestion de la pandémie par Donald Trump. « Beaucoup de gens sont morts », a souligné Joe Biden, rappelant que le bilan américain a franchi le seuil des 200.000 victimes. « Et ils seront encore beaucoup à mourir à moins qu’il (Trump, NDLR) ne devienne beaucoup plus intelligent, très rapidement ».

Les deux candidats auront l'occasion de s'affronter à nouveau, jeudi 15 octobre, lors d'un deuxième débat organisé à Miami.

En espérant que les noms d'oiseaux laissent la place à des échanges plus constructifs capables de convaincre les Américains de se mobiliser pour une élection décisive. .




Garett Skyport pour DayNewsWorld

LES IMPOTS DE TRUMP OU LA CHASSE AUX SORCIERES CONTINUE ?

A la veille de son premier débat face à Joe Biden, Donald Trump se voit infliger un camouflet par le New York Times : selon le quotidien, il n'a payé que 750 dollars d'impôts fédéraux en 2016, l'année de son élection à la Maison Blanche, puis autant en 2017, et n'a payé aucun impôt durant 10 des 15 années précédentes.

Optimisation fiscale

Comment cela s'explique-t-il ? Selon le quotidien new-yorkais, Donald Trump a échappé à l'impôt « en grande partie car il a déclaré plus de pertes d'argent que de gains ».Au sein de la nébuleuse de sociétés dirigées par le magnat des affaires, de nombreuses d'entre elles ont en effet déclaré des pertes importantes, dont ses clubs de golf. Le président américain a balayé ces révélations du New York Times consacrées au secret le mieux gardé de sa présidence : l’état financier de son empire immobilier. : des « informations bidon, totalement inventées », a-t-il affirmé lors d'une conférence de presse à la Maison Blanche.

Le tableau dressé par cette enquête est partiel compte tenu de la complexité du sujet. L’image qui s’en dégage est celle d’un empire fragilisé par ses pertes, où l’optimisation fiscale est pratiquée à haut degré.

Depuis sa prise du pouvoir, Donald Trump s'est toujours refusé à dévoiler ses déclarations fiscales.

Pas d'obligation

Quelques mois après l'arrivée à la Maison Blanche de Donald Trump, des milliers de personnes se rassemblent dans plusieurs villes américaines pour l'appeler à rendre publiques ses déclarations de revenus et d'impôts. Et pour cause : tous les présidents et candidats à la Maison Blanche récents ont publié une ou plusieurs années de déclarations fiscales, une tradition qui vise à identifier d'éventuels conflits d'intérêts. Mias la loi n'oblige que la publication d'une déclaration financière qui donne une approximation du patrimoine, des dettes et des revenus, mais ne permet pas par exemple de vérifier le montant des impôts réglés…

« Quand je publierai ma déclaration financière (…), elle ne prouvera qu'une chose : que je suis beaucoup plus riche que ce que les gens pensaient. » En novembre 2019, Donald Trump claironnait haut et fort qu'il était en règle vis-à-vis de l'IRS.

Et d'ajouter : « J'ai payé beaucoup, et j'ai payé beaucoup d'impôts sur le revenu au niveau de l'Etat aussi, l'Etat de New York taxe beaucoup ». Le milliardaire ne s 'en est jamais caché : en 2013 déjà, Donald Trump s'était déjà vanté d'être celui « qui va payer plus d’impôts en un an que vous pendant toute votre vie ». En 2016 alors que le magazine Forbes estimait la fortune du conservateur à 4 milliards de dollars, lui déclarait un patrimoine  pèsant «entre huit et dix milliards de dollars». Un montant qui lui permet alors de s'avancer comme le candidat le plus riche des États-Unis.

Lors du premier débat présidentiel, Donald Trump n'avait-il pas d'ailleurs déclaré que payer moins d'impôts était une preuve d'intelligence ?

Pendant la campagne de 2016, il avait cependant promis de taxer les créateurs de fonds spéculatifs accusés « de payer pratiquement rien », se présentant en justicier, porte-parole des « oubliés ».




Garett Skyport pour DayNewsWorld

AMY CONEY BARRETT UN PARI STRATEGIQUE

 POUR LA PRESIDENTIELLE TRUMPIENNE

Le président américain se prépare pour son premier débat mardi 29 septembre 2020 face à Joe Biden. Après avoir désigné la juge conservatrice Amy Coney Barrett pour siéger à la Cour suprême, Donald Trump espère que cela mobilisera ses partisans et relancera sa campagne.

Face aux journalistes à la Maison Blanche dimanche 27 septembre au soir, Donald Trump affichait d'ailleurs une confiance des grands jours. « Je suis sûr qu’on va gagner en novembre et je suis sûr qu’on regagnera aussi la majorité à la Chambre des représentants », a déclaré le président américain.

Il faut dire qu’il sort d’un week-end durant lequel il a été applaudi, salué, par ses partisans contents de la nomination de la juge conservatrice Amy Coney Barrett à la Cour suprême.

La nomination d'Amy Coney Barrett pour remplacer Ruth Bader Ginsburg à la Cour suprême moins d'une semaine après la mort de la doyenne de la Cour, icône progressiste et féministe aux Etats-Unis peut en effet définitivement ancrer dans le conservatisme la plus haute juridiction des Etats-Unis.

Si la nomination d'Amy Coney Barrett est confirmée, la Cour suprême comptera alors six juges conservateurs et seulement trois juges progressistes. Une institution capable de trancher des débats fondamentaux de société, comme le droit à l'avortement ou le port des armes.

Des convictions aux antipodes de celles de Ruth Bader Ginsburg

Amy Coney Barrett a grandi à la Nouvelle-Orléans, en Louisiane, avant de partir pour le Tennessee, où elle a étudié la littérature anglaise. Diplômée de droit à l'université Notre-Dame, à South Bend dans l'Indiana, elle l'a rejointe dès l'âge de 30 ans en tant que professeure pour une durée de quinze ans.

Avant cela, Amy Coney Barrett a travaillé pour plusieurs avocats et pour un juge conservateur de la Cour suprême, Antonin Scalia.

A 48 ans, Amy Coney Barrett est mère de sept enfants, tous âgés de moins de 20 ans .Deux d'entre eux ont été adoptés et sont originaires d'Haïti. L'enfant le plus jeune du couple Barrett souffre de handicap, il est atteint de trisomie 21. « Fidèle catholique », selon ses propres mots, Amy Coney Barrett et son mari, un ancien procureur, sont aussi membres d'un groupe chrétien nommé The People of Praise (Le Peuple de louange, en français) fondé en 1971. Amy Coney Barrett expose depuis longtemps des positions anti-avortement. Elle s'est ainsi opposée à certaines décisions visant à invalider des restrictions au droit à l'avortement si bien que le camp progressiste craint qu'elle ne vienne menacer l'arrêt historique Roe v. Wade de 1973, qui a légalisé le droit à l'avortement aux Etats-Unis. Mais lors d'un débat en 2016, l'universitaire estimait que le droit à l'avortement ne serait pas modifié dans un avenir proche.

Forte de quinze ans d'expérience universitaire, Amy Coney Barrett n'est cependant juge fédérale que depuis le mois d'octobre 2017, après avoir été nommée directement par Donald Trump. Lors de son audition de confirmation au Sénat, plusieurs élus démocrates lui avaient reproché certaines de ses déclarations, dans lesquelles elle parlait ouvertement de ses convictions catholiques. Devant le Sénat, elle avait assuré que ses croyances ne pèseraient en rien sur ses missions de juge.

Une nomination à double tranchant

Donald Trump compte notamment sur cette nomination pour mobiliser ses partisans et convaincre les éventuels électeurs conservateurs indécis. « Nous allons annoncer quelqu'un de fantastique ! Je pense que demain [samedi] va être une grande journée. », avait-il annoncé la nomination de sa protégée à la foule acquise d'un meeting à Newport News, en Virginie. C'est une décision hautement politique et un pari stratégique pour la campagne du président qui a un peu de mal dans les sondages comme en Floride.

Pourtant certains experts estiment que cette nomination pourrait être à double-tranchant. Un sondage publié aujourd’hui par le New York Times dévoile qu’une majorité d’électeurs estiment que ce devrait être au président élu en novembre de nommer un nouveau juge à la Cour suprême.

Donald Trump, lui, estime être en position de force à la veille de son premier débat face à Joe Biden.




Joanne Courbet pour DayNewsWorld

LES HOSTILITES CONTINUENT POUR REMPLACER RUTH BADER GINSBURG

VERS UNE COUR SUPREME A DROITE POUR TRUMP

Donald Trump devrait annoncer ce week-end le nom de la ou du remplaçant de Ruth Bader Ginsbug.

Une décision éminemment politique mais aussi électorale :

Donald Trump veut une Cour suprême à droite avant le scrutin présidentiel pour garantir le bon déroulement de cette élection à hauts risques, car nul doute pour le président des Etats-Unis que l’élection présidentielle représentera « une fraude massive », qu’il s’agit de « l’élection la plus truquée de l’histoire », et tout cela à cause du vote par correspondance.qui devrait être largement utilisé face à la pandémie.

« On a besoin de neuf juges, on a besoin de ça. Avec les millions de bulletins indésirables qu’ils envoient...

C’est une arnaque, c’est un hoax, tout le monde le sait. Et les démocrates le savent mieux que quiconque... Il faudra bien neuf juges là-bas, ça sera très important.

Parce que ce qu’ils font avec les bulletins, c’est un hoax (...) Le faire avant l’élection [ndlr: remplacer Ruth Bader Ginsburg] est une très bonne chose », a tonné Donald Trump.

Alors vite, il faut rapidement remplacer Ruth Bader Ginsburg, décédée à l’âge de 87 ans ce week-end, pour faire profondément basculer la Cour suprême dans une droite conservatrice.

Elle serait alors, veut croire Trump,un précieux allié, ainsi qu’il l’a expliqué ce mardi 22 septembre 2020 à des journalistes si une fraude massive venait à exister avec le vote par correspondance.

Sait-on jamais ?

À tel point que la Cour suprême pourrait en être saisie.

A tel point que les démocrates sont vent debout contre la décision de Donald Trump de remplacer si rapidement RBG ! 




Garett Skyport pour DayNewsWorld

LA PRESIDENTIELLE AMERICAINE BOUSCULEE PAR

 LA MORT DE LA JUGE RUTH BADER GINSBURG

Ce vendredi 18 septembre 2020, à 45 jours du scrutin, la juge démocrate à la Cour suprême Ruth Bader Ginsburg est morte à 87 ans, vaincue par un cancer contre lequel elle s’était longuement battue.

Cela signifie qu’un siège est désormais vacant au sein de la plus haute juridiction américaine, et que les républicains -majoritaires par cinq voix contre trois aux démocrates depuis le décès de « RBG » ont l’occasion d’y conforter leur mainmise.

Une guerre de succession épique

Combat épique en vue : voilà que la succession à la juge Ruth Bader Ginsburg devient un dossier brûlant d’ici au 3 novembre, date à laquelle seront départagés Joe Biden et Donald Trump. Quelques jours avant sa mort, la juge progressiste n'avait-elle pas d'ailleurs confié à sa petite-fille : « Mon souhait le plus fervent est que je ne sois pas remplacée avant que le nouveau président ne soit investi. », prévoyant, si elle venait à partir, la guerre de succession qui promet de jeter front contre front deux Amérique irréconciliables, déjà touchée par une catastrophe sanitaire, un marasme économique et des tensions raciales .

Hostilités lancées sitôt la nouvelle connue

D’ailleurs le chef de la majorité républicaine du Sénat, Mitch McConnell (Kentucky), maître de l’ordre du jour, a lancé les hostilités sitôt la nouvelle connue. « Nous avons promis de travailler avec le président [Donald] Trump et de soutenir son programme, notamment ses choix remarquables pour les postes de juges fédéraux. Une nouvelle fois, nous tiendrons notre promesse. Le candidat du président Trump aura droit à un vote dans l’enceinte du Sénat des Etats-Unis », a-t-il assuré dans un communiqué.

La mort de la juge Ruth Bader Ginsburg à l’âge de 87 ans était redoutée depuis des mois par le camp démocrate qui retenait son souffle à chaque hospitalisation de la doyenne progressiste de la plus haute instance juridique du pays. Nommée en 1993 à la haute cour par le président Bill Clinton, après s'être distinguée en faisant avancer les droits des femmes dans les années 1970, Ruth Bader Ginsburg était devenue extrêmement populaire malgré le sérieux de sa fonction. Grâce à son positionnement en phase avec les aspirations des plus jeunes, elle les avait conquis, au point de gagner le surnom de « Notorious RBG » en référence au rappeur Notorious BIG.

Le candidat démocrate Joe Biden, a rendu un hommage appuyé à la magistrate la plus connue des Etats-Unis. « Ruth Bader Ginsburg s'est battue pour nous tous, et elle était très aimée », a-t-il souligné, en appelant à ne pas se précipiter pour la remplacer. « Les électeurs doivent choisir le président, et le président doit proposer un juge au Sénat », a-t-il déclaré à la presse, saluant « une héroïne américaine » et « une voix infatigable dans la quête de l'idéal américain suprême : l'égalité de tous devant la loi ».

Un troisième juge nommé par Trump ? Un enjeu considérable...

Mais les républicains ont la liberté de précipiter le processus pour choisir très rapidement un nouveau juge. Et puisque ceux-ci sont nommés à vie, s’assurer une majorité durable et confortable à la Cour suprême.

L'enjeu est donc considérable pour la vie politique américaine. Depuis son installation à la Maison-Blanche, Donald Trump a déjà nommé deux juges conservateurs. S'il parvient à en imposer un troisième, il y aurait six juges de droite contre trois de gauche dans l'instance judiciaire suprême.

Or, tôt ou tard, toutes les décisions importantes aux États-Unis finissent par être tranchées par la Cour. Les questions d'avortement, d'immigration, d'accès à la santé, de droit de vote, risquent d'en être influencées pour plusieurs décennies. Ainsi, même si Joe Biden gagnait, il serait coincé avec six juges conservateurs face à lui. En effet, aux États-Unis, le président sortant n’est pas remplacé avant le mois de janvier suivant l’élection, ce qui laisserait largement le temps aux troupes de Donald Trump pour valider son choix, même en cas de défaite.

Donald Trump a un deuxième intérêt à mener ce combat sans faiblir : la nomination d'un nouveau juge est un moyen de motiver sa base dans les dernières semaines de campagne et de doper ainsi ses chances de réélection le 3 novembre. Pour les électeurs évangéliques notamment, la revendication d'une suppression du droit à l'IVG est essentielle. Donald Trump peut ainsi choisir de faire de ce remplacement un enjeu du scrutin du 3 novembre. S’il assure à ses supporters qu’ils peuvent garantir à leur pays 20 ou 30 ans d’une Cour suprême à majorité républicaine et du même avis qu’eux sur certaines questions clés, il y a fort à parier qu’il saura mobiliser les foules. Et celle qui semble se détacher dans le camp républicain pour succéder à « RBG », une certaine Amy Barrett, a exactement le même profil. Extrêmement religieuse, au point qu’elle a déjà concédé que sa foi catholique biaiserait forcément ses choix si elle était nommée à la Cour suprême, elle pourrait mettre en danger certains acquis au niveau des droits des femmes. Une nomination qui pourrait réorienter les grands thèmes du débat présidentiel...

Le Sénat peut-il s’opposer à une nomination ?

Selon la Constitution, une fois que le président aura arrêté son choix, il reviendra au Sénat de l'avaliser. Son chef, le républicain Mitch McConnell, a déjà fait savoir qu'il organiserait un vote, alors qu'il avait refusé d'auditionner un juge choisi pour ce poste par Barack Obama en 2016, au prétexte qu'il s'agissait d'une année électorale. Dans le cas de Brett Kavanaugh, candidat proposé par Donald Trump et accusé d’agression sexuelle, ce processus avait été extrêmement long et pénible. Les démocrates avaient d’ailleurs failli réussir à invalider le choix présidentiel.

Et si la présidentielle était contestée?

L’un des rôles de la Cour suprême, en tant que plus haute juridiction du système américaine, est d’être le juge des élections. Or avec un scrutin du 3 novembre qui se déroulera en partie par correspondance du fait de la pandémie de coronavirus, et avec un Donald Trump qui pourrait l’emporter dans les urnes avant d’être vaincu une fois les bulletins par courrier comptabilisés, il est envisageable que l’élection présidentielle soit contestée en justice.

Y aura-t-il alors un blocage institutionnel si Ruth Bader Ginsburg n’a pas été remplacée? Huit juges au lieu de neuf auront-ils la légitimité pour trancher et donner raison à un camp ou à l’autre? Et qu’arrivera-t-il s’ils votent à 4 voix pour l’un et autant pour l’autre?

« La bataille politique va être énorme » parce que si Donald Trump obtient gain de cause, « la Cour suprême deviendra la plus conservatrice depuis un siècle », selon le professeur de droit Carl Tobias.

« Une élection historiquement incertaine est devenue encore un peu plus instable », résument nos confrères du HuffPost américain.




Joanne Courbet pour DayNewsWorld

TRUMP PEUT ENCORE GAGNER

AVEC LES SWING STATES

C'est une étude publiée dans le New York Times qui vient inquiéter le candidat démocrate Joe Biden.

Celle-ci montre en effet que Donald Trump peut prendre l'avantage dans certains États-clés, notamment grâce aux thèmes de la sécurité et de l'économie Ce sondage du Siena College, publié lundi 14 septembre 2020 par le New York Times, a été réalisé entre les 8 et 11 septembre dans quatre États-clés :

Minnesota, Nevada, New Hampshire et Wisconsin.Certes si dans ces quatre « swing states », le candidat démocrate est encore en avance sur son adversaire républicain, il y a cependant quelques motifs d'inquiétude pour l'équipe Biden.

En effet Trump ressort grandi sur le thème de la sécurité et de l'économie . Sur l'économie, les Américains sondés font plus confiance à Donald Trump qu'à Joe Biden : 50 contre 45.De plus apparaît nettement comme le candidat des campagnes.

C'est dans ces swing states, ces États-clés, que tout va se jouer le 3 novembre.Mais Trump ne le sait-il pas déjà, lui qui joue finement politiquement dans ces Etats ?

Dans le Wisconsin, Etat du Midwest que le milliardaire républicain avait remporté d’un cheveu en 2016, qu’a de son côté choisi la candidate démocrate à la vice-présidence, Kamala Harris, pour sa première visite dans un Etat-clé et où elle a rencontré dès son arrivée, en privé, la famille de Jacob Blake, un homme noir de 29 ans grièvement blessé par balles par un policier., Donald Trump a joué une carte habile.

Trump n'a-t-il pas en effet déjà envoyé un message significatif au Wisconsin ?

On aurait pu imaginer un appel aux policiers de l'État pour qu'ils fassent preuve de plus de discernement. Et même un avertissement sévère aux mouvements d'extrême droite, dont l'un des membres, un jeune homme de 17 ans, a tué deux hommes qui manifestaient contre les violences policières.

« Mais non, ce qui compte pour Trump, ce n'est pas d'afficher de l'empathie pour des populations traumatisées par le drame de Jacob Blake, mais de câliner son électorat de fermiers qui lui avait fait gagner, avec 1 % d'avance, les grands électeurs du Wisconsin en 2016. », avait conclu amèrement un confrère dans son article.




Garett Skyport pour DayNewsWorld

UN ENFER APOCALYPTIQUE

LES FEUX RAVAGENT LA COTE OUEST DES ETATS-UNIS

Une impression d' « enfer » et un ciel d'apocalypse: alimentés par la sécheresse et des vents violents, des incendies-de la frontière canadienne à la frontière mexicaine-d'une ampleur historique continuaient de ravager la côte ouest des Etats-Unis, où ils ont causé la mort de huit personnes dont un enfant d'un an.

L'enfant, retrouvé par des équipes de secours auprès de ses parents gravement brûlés, a péri dans l'Etat de Washington, a annoncé mercredi le bureau du shérif du comté de Okanogan. Tous trois tentaient d'échapper aux flammes.

Les foyers d'incendies qui frappent depuis plusieurs semaines toute la côte ouest des États-Unis, s'étendant de l'Etat de Washington au nord, frontalier du Canada, jusqu'à San Diego, dans le sud de la Californie, sont absolument sans précédent avec déjà huit morts et 10 000 kilomètres carrés partis en fumée rien qu'en Californie, un record absolu. Trois personnes ont été retrouvées mortes dans le nord de l'État.

Dans la région de Fresno (centre de la Californie), près d'un milliers de pompiers combattent le feu, le Creek Fire, qui a ravagé 65 000 hectares près de Los Angeles, le Bobcat Fire a dévasté plus de 4 500 hectares.

À San Diego, plus de 7 000 hectares ont brûlé, selon les autorités.

Le gouverneur de l'État de Washington, Jay Inslee, a indiqué mardi que neuf incendies

« importants » y avaient brûlé plus de 133 000 hectares en 24 heures, plus du double de la superficie brûlée pour toute l'année 2019.

L'Oregon a vu partir en fumée 120 000 hectares et au moins cinq localités ont été en grande partie détruites par des incendies « sans précédent dans l'histoire » de l'Etat, a indiqué sa gouverneure, Kate Brown. Deux personnes ont été retrouvées mortes.

Les habitants de San Francisco, en Californie, qui n’arrivaient déjà plus à respirer depuis trois semaines, sont plongés dans une obscurité orange inédite depuis mercredi. « La brume due aux feux de forêt assombrit le ciel dans toute la baie de San Francisco », ont ainsi indiqué les autorités de San Francisco.

Sur Twitter, les internautes hallucinent devant ce spectacle dramatique digne d'un décor de cinéma type Blade Runner......!!!




Carl Delsey pour DayNewsWorld

DUEL EXPLOSIF ENTRE DONALD TRUMP ET JOE BIDEN DANS UNE AMERIQUE A VIF

A moins de deux mois de la présidentielle américaine du 3 novembre, l’Amérique est à vif. Frappé par la pandémie qui y a fait plus de 185 000 morts et mis l’économie à genoux, le pays est aussi secoué par un mouvement historique de protestation contre le racisme et les violences policières, qui dégénère parfois en émeutes. Et par des manifestations pro-Trump, comme celle organisée lundi à Portland, dans l’Oregon, où plus de 300 véhicules étaient rassemblés pour un défilé.

Joe Biden stupide

Un cocktail potentiellement explosif, comme lors de récents rassemblements endeuillés par des tirs et des morts, à Portland et Kenosha dans le Wisconsin. Dans ce contexte, Donald Trump a fait du rétablissement de « la loi et l’ordre » le cœur de son message :« Biden veut livrer notre pays au virus, il veut livrer nos familles aux violents d’extrême gauche, et il veut livrer nos emplois à la Chine », a-t-il encore accusé lundi.

Le président sortant a déjà insisté lourdement, pour les chaînes de télévision, sur les scènes d'émeutes du Wisconsin pour réaffirmer « qu'il était le seul rempart entre le rêve américain et l'anarchie, la folie et le chaos ». Mais cette outrance destinée à sa base électorale pure et dure, ne doit pas faire oublier autre chose. La mobilisation de ceux, noirs, démocrates, ou citoyens attachés aux droits de l'homme, même lorsqu'elle célèbre pacifiquement Martin Luther King, n'amènera jamais autant d'électeurs à Joe Biden que le rejet des désordres et des pillages ne pourvoira de suffrages à Donald Trump.Les rodomontades sur le thème « moi ou le chaos démocrate » vont permettre au président de marquer des points dans les États clés pour sa réélection

En faisant miroiter l’arrivée d’un vaccin contre le nouveau coronavirus et un rebond « fantastique » de l’économie juste avant l’élection, le président des Etats-Unis a aussi mis en garde contre Joe Biden et « les démocrates radicaux », qui feraient « immédiatement s’effondrer l’économie ». « La Chine profite des gens stupides, et Biden est quelqu’un de stupide », a-t-il lancé. Il a aussi accusé son rival et sa colistière Kamala Harris de politiser la recherche d’un vaccin contre le Covid-19, après que cette dernière a affirmé qu’elle ne « croirait pas » la seule parole du républicain.


Trump trop lâche pour s'attaquer au Covid

Soignant ses liens avec les syndicats, rappelant ses origines modestes, Joe Biden, de son côté, s’est rendu lundi en Pennsylvanie pour rencontrer des dirigeants syndicaux, dont le président de la plus grande fédération américaine AFL-CIO, Richard Trumka. Donald Trump « a été trop lâche pour s’attaquer au Covid » car il craignait une chute de la Bourse, a accusé l’ancien bras droit de Barack Obama.

Le démocrate dénonce également sans détour les violences et les pillages, tout en martelant que le pays doit en finir avec le « racisme sous-jacent » qui ronge les Etats-Unis.

A moins de deux mois du scrutin, la campagne s’intensifie mais reste loin du rythme frénétique qu’elle connaît traditionnellement à cette période. Après des mois de confinement puis de déplacements très limités, l’ancien vice-président de Barack Obama, 77 ans, vient de reprendre un rythme plus soutenu, mais encore largement en deçà de celui de Donald Trump, qui, à 74 ans organise des discours en plein air devant des centaines de partisans et répond bien plus souvent, comme lundi, aux questions des journalistes.

Campagne en sourdine et habileté politique

Cette campagne en sourdine a toutefois profité à Joe Biden, qui devance le milliardaire républicain dans les sondages nationaux, entre six et huit points de pourcentage depuis un mois. Mais l’écart est plus serré, parfois dans la marge d’erreur, dans la demi-douzaine des principaux Etats-clés, qui font les élections en basculant d’un parti à l’autre tous les quatre ans.

Pour retourner à la Maison-Blanche, Trump doit gagner notamment la Floride, avec 29 voix de grands électeurs, comme en 2016. Et pour cela, il lui faut impérativement mobiliser le million d'électeurs d'origine cubaine, ces immigrés de la première génération:  rien de mieux que des discours tournant le dos aux approches faites par Obama à Cuba et de longues tirades sur les avanies subies du fait de Fidel Castro.Les Cubains de Floride, qui restent majoritairement et viscéralement opposés au régime de La Havane, c'est 6 % de l'électorat de l'État.

Donald Trump avait créé la surprise en remportant plusieurs d’entre eux d’une très courte avance en 2016. Les prochaines semaines seront cruciales si les démocrates veulent les regagner. Et le temps presse : l’un de ces Etats, la Caroline du Nord, a lancé dès vendredi les opérations de vote par correspondance.

C’est le Wisconsin, Etat du Midwest que le milliardaire républicain avait remporté d’un cheveu en 2016, qu’a de son côté choisi la candidate démocrate à la vice-présidence, Kamala Harris, pour sa première visite dans un Etat-clé depuis sa nomination. Comme Joe Biden la semaine dernière, elle a rencontré dès son arrivée à l’aéroport de Milwaukee, en privé, la famille de Jacob Blake, un homme noir de 29 ans grièvement blessé par balles par un policier.

Mais Trump n'a-t-il pas déjà envoyé un message significatif au Wisconsin ? On aurait pu imaginer un appel aux policiers de l'État pour qu'ils fassent preuve de plus de discernement. Et même un avertissement sévère aux mouvements d'extrême droite, dont l'un des membres, un jeune homme de 17 ans, a tué deux hommes qui manifestaient contre les violences policières.

« Mais non, ce qui compte pour Trump, ce n'est pas d'afficher de l'empathie pour des populations traumatisées par le drame de Jacob Blake, mais de câliner son électorat de fermiers qui lui avait fait gagner, avec 1 % d'avance, les grands électeurs du Wisconsin en 2016. », a conclu amèrement un confrère.




Garett Skyport pour DayNewsWorld

TRUMP 2020 CONTRE BIDEN

DEUX AMERIQUES QUI S'AFFRONTENT

Démocrates et républicains ont été privés par l'épidémie de leur convention présidentielle où, traditionnellement à quelques semaines de l'élection, ils acclament leur candidat, voire le désignent si les primaires n'ont pas été concluantes. Voilà l'Amérique réduite à suivre sur les écrans les deux conventions sous la forme d'une longue suite de discours d'où étaient absentes la chaleur humaine et l'émotion.

Mais Trump jubile. « La loi et l’ordre » : c’était l’un des leitmotivs de la campagne de Trump en 2016. Quatre ans après, les Etats-Unis vivent des troubles civils importants et pourtant Donald Trump ressort son vieux slogan.« Je suis votre président de la loi et de l’ordre » : tel est le leitmotiv de Donald Trump. Il le scande dans ses discours, le répète sur Twitter. Depuis la mort de George Floyd le 25 mai dernier, les Etats-Unis vivent pourtant au rythme des manifestations contre le racisme et les violences policières et la tension ne faiblit pas, régulièrement ravivée par de nouveaux drames, comme la récente affaire Jacob Blake. Samedi, à Portland, une personne a été tuée par balles, dans des circonstances confuses, en marge des heurts entre manifestants antiracistes et pro-Trump.

La violence des émeutiers contre celle des policiers blancs

Donald Trump et Joe Biden s’accusent maintenant mutuellement d’être responsables de la violence qui éclate en Amérique.

"« Il pense peut-être que déblatérer les mots “loi et ordre” le rend fort, mais son échec à appeler ses propres partisans à arrêter d’agir comme une milice armée dans le pays vous montre à quel point il est faible », estime Joe Biden."

Un gigantesque feu d’artifice illumine le ciel de Washington. En lettres de feu, « Trump 2020 » éclaire la nuit. Vu depuis la Maison-Blanche, ce spectacle pyrotechnique qui met fin à la convention des Républicain est grandiose.

Mais de l’autre côté du jardin, dans les rues de la capitale, au même moment, c’est un tout autre spectacle qui se joue, donné par une autre Amérique, radicalement opposée à Donald Trump.

Durant toute la soirée, deux Amériques que tout oppose se sont données en spectacle, sans se voir, sans s’entendre. «  Trump a échoué : 180 000 morts » : les manifestants déploient une banderole lumineuse au moment du feu d’artifice des Républicains. Aux Etats-Unis, le coronavirus a tué plus de 180 000 personnes et les opposants à l’actuel président dénoncent sa gestion de la pandémie.Ils sont rejoints par des militants antiracistes dont la colère a été ravivée par les tirs d’un policier blanc dans le dos de Jacob Blake, un Noir non armé qui s'est fait tirer dans le dos par la police, ce qui a déclenché de nouvelles manifestations à Kenosha, dans le Wisconsin.


Deux Amériques irréconciliables

« Il n'y a jamais eu une telle différence entre deux partis, ou deux individus, en termes d'idéologie, de philosophie ou de vision », a déclaré Donald Trump. Une fois de plus, il a assuré qu'il avait tout fait pour limiter la contagion du covid-19 et a semblé minimiser sa gravité. « Nous relevons le défi », assure-t-il. Il a vanté un nouveau traitement et a annoncé que le vaccin allait arriver d'ici à la fin de l'année ou même avant.

Joe Biden le fossoyeur de la grandeur de l'Amérique ?

Le véritable danger, selon lui, qui menace l'Amérique, c'est Joe Biden. Il a cité plus de 40 fois le nom de son adversaire Trump le dépeint sous un jour terrifiant. « Joe Biden va être le destructeur de la grandeur de l'Amérique. » Il est « faible », va devenir le « cheval de Troie du socialisme » et n'aura pas « la force de tenir tête aux marxistes illuminés ». S'il est élu, il va « démolir les banlieues résidentielles, confisquer vos armes, nommer des juges qui vont supprimer le second amendement et d'autres libertés constitutionnelles », mais aussi augmenter les impôts, faire entrer en masse les immigrés, délocaliser… Donald Trump s'est présenté comme le dernier rempart contre ces forces extrémistes gauchistes qui vont saccager le pays.


«  Biden sera le fossoyeur de la grandeur de l'Amérique ». Ainsi le président américain Donald Trump a-t-il présenté son rival démocrate Joe Biden .

Depuis Richard Nixon en 1968, en pleine éruption populaire contre la guerre du Vietnam, « la loi et l'ordre » ont toujours prévalu aux États-Unis...




Alyson Braxton pour DayNewsWorld

APRES MOI LE DELUGE SELON DONALD TRUMP

A un peu plus de deux mois de l’élection présidentielle, Donald Trump mise sur la convention d’investiture républicaine, qui s’est ouverte lundi 24 août, pour tenter de reprendre le contrôle d’une campagne dominée par la crise sanitaire provoquée par l’épidémie de Covid-19. Donald Trump doit accepter, jeudi 27 août, l’investiture de son parti et lancer la dernière ligne droite d’une campagne qui a mal démarré.

En effet le jugement porté par les Américains sur sa gestion du virus est sévère. En lançant une offensive contre le vote par correspondance et la poste américaine, le président s’est par ailleurs attaqué à une institution qui jouit de l’image la plus favorable (91 %) parmi les agences fédérales, selon le baromètre du Pew Research Center, publié en avril.

Mais Donald Trump entend bien rebondir. Omniprésent depuis qu’il a repris, en juillet, ses points de presse théoriquement consacrés à l’épidémie, le président sortant ne laisse à personne d’autre que lui le soin de plaider sa cause, alors qu’il est distancé pour l’instant dans les intentions de vote par son adversaire démocrate, Joe Biden.

Un show médiatique

Contrairement à l’usage, il envisage en effet de s’exprimer tous les soirs jusqu’au discours dans lequel il acceptera officiellement l’investiture de son parti .Pour la première fois, durant la convention de Charlotte, Donald Trump va ainsi intervenir tous les jours, en direct de la Maison Blanche. D’ordinaire le candidat fait un discours très attendu. Saturer l’espace médiatique est non seulement une technique, mais c’est par ce biais que Donald Trump a défié tous les pronostics en 2016, en barrant la route à tous les candidats républicains.

En position de faiblesse dans les sondages, mais de force à la Maison Blanche, il tente donc de rejouer la même partie.

La « trumpisation » du parti républicain

Cette campagne est une affaire très personnelle. La moitié des douze intervenants vedettes sont de la famille Trump ou du clan très rapproché. De nombreux membres de sa famille sont présents à ses côtés, dont la First Lady Melania Trump, comme le veut la coutume, quatre de ses enfants, ainsi que l’épouse et la compagne de ses deux premiers fils, qui travaillent dans son équipe de campagne. S’exprimeront également des membres de son cercle rapproché à la Maison Blanche, et des fidèles qui ont lutté à la Chambre des représentants contre sa mise en accusation, en 2019.

L'objectif de ces quatre jours est de mettre en avant les succès de Donald Trump, malgré les multiples crises actuelles, et de convaincre les Américains de lui accorder un nouveau mandat. Et d'offrir un grand show télé orchestré par deux organisateurs de la téléréalité.

« Rien de très surprenant, au fond. Comme tous les populismes le trumpisme repose sur une personnalisation à outrance de la figure du chef et de sa famille. Comme si c’était un clan qui assumait le pouvoir, plus qu’un parti politique. » Tous les anciens ténors du Parti républicain seront d'ailleurs absents.

« Trump n’a pas changé le parti républicain, il l’a conquis »

Mais peut-on réduire le trumpisme à cette seule personnalisation du pouvoir ? « Le socle électoral qui a fait sa victoire et qui n’a pas vraiment été érodé durant quatre ans, n’est-il pas en fait le vrai visage du parti républicain ? En 2016, Trump n’a pas changé le parti républicain : il l’a conquis là où il se trouvait ».

C’est-à-dire, très à droite, selon l'analyse de William Kristol, un des critiques du parti républicain .Une tendance inscrite dans la durée. Et pour l’instant nul ne sait comment remettre le parti républicain sur les rails de sa tradition historique. Et les tendances démographiques de la société américaine, où les minorités diverses occupent chaque année un peu plus de poids, ne laissent guère présager d’un revirement vers le centre du socle électoral qui a porté Trump à la Maison Blanche.

Donald Trump se concentre donc sur un message très simple : après moi, le déluge. « Je suis le seul rempart entre le rêve américain et l’anarchie, la folie et le chaos complets », a-t-il encore lancé. vendredi.




Joanne Courbet pour DayNewsWorld

PRESIDENTIELLE AMERICAINE KAMALA HARRIS COLISTIERE DE JOE BIDEN

Avec la désignation de la sénatrice de Californie comme colistière du candidat démocrate Joe Biden, c’est la première fois qu’une femme noire figure sur un ticket présidentiel et est de mesure de devenir vice-présidente des Etats-Unis. On l'a qualifiée d'« Obama féminin ». Comme l'ancien président, elle est métisse, télégénique, a passé une partie de son enfance à l'étranger, au Canada, est avocate et s'est fait élire au Sénat.

Si Joe Biden, qui devance nettement Donald Trump dans les sondages, l’emporte le 3 novembre, Kamala Harris, 55 ans, fille d’un professeur d’économie jamaïcain et d’une oncologiste indienne, deviendra la première femme vice-présidente des Etats-Unis. Joe Biden ayant 77 ans, il est peu probable qu’un éventuel président Biden se représente à 81 ans: en cas de victoire en novembre, Kamala Harris serait une prétendante incontournable en 2024.

En choisissant Kamala Harris comme colistière, Joe Biden protège également son avance dans les sondages avec une partenaire consensuelle offrant peu d’opportunités d’attaques au candidat de « la loi et l’ordre » qu’entend être Donald Trump. En temps qu'ancienne procureure elle défend en effet aussi une approche musclée contre les criminels. « Ce n'est pas être progressiste que d'être indulgent vis-à-vis de la criminalité », dit-elle. Elle n'a pas soutenu un référendum pour changer le système des peines très dur en Californie. Elle s'est opposée aussi à l'abolition de la peine de mort, n'a pas milité en faveur d'une loi qui aurait créé des commissions pour examiner les bavures policières…

La sénatrice, qui a dix-sept ans de moins qu’Hillary Clinton, quinze ans de moins qu’Elizabeth Warren, offre aussi une perspective de mobilisation des jeunes électeurs, peu enthousiasmés par la candidature d’un septuagénaire.

Sur le plan de la carte électorale, Kamala Harris apporte enfin un espoir de mobilisation renforcée en Géorgie ou en Caroline du Nord, deux Etats où la participation des Afro-Américains peut faire la différence. Surtout, face aux vastes manifestations antiracistes qui ont suivi la mort de George Floyd, Joe Biden était contraint d’écouter la voix d’influents élus afro-américains comme Jim Clyburn (qui a sauvé Biden lors des primaires en Caroline du Sud), qui ont mis tout leur poids derrière Harris.

Tous les cadors du parti démocrate ont d’ailleurs applaudi à l’unisson la décision de Joe Biden.

Kamala Harris est un « choix historique » pour Hillary Clinton, une « championne des classes populaires », selon Nancy Pelosi, tandis que pour Bernie Sanders elle se « battra pour réformer la santé »  et que Barack Obama la voit « plus que prête pour le job »




Garett Skyport pour DayNewsWorld

LE REPORT DE LA PRESIDENTIELLE EVOQUE

 PAR DONALD TRUMP EST-IL POSSIBLE ?

Depuis le début de la pandémie, les États-Unis ont recensé plus de 4,4 millions de cas pour plus de 150.000 morts, souligne l'université Johns Hopkins dans son dernier relevé. La persistance de la Covid-19 aux États-Unis oblige les autorités à envisager le vote par correspondance à grande échelle pour les prochaines élections présidentielles du pays, prévues pour le 3 novembre 2020. Donald Trump avait à plusieurs reprises évoqué son scepticisme face au procédé de vote à distance, utilisé ponctuellement lors des élections de plusieurs États américains, sans problèmes majeurs. Les doutes du président lui avaient même occasionné un signalement inédit pour dissémination d'informations non vérifiées de la part de la plateforme Twitter.

Le chef d'État a réitéré sa critique ce jeudi 30 juillet en évoquant clairement sa volonté de reporter les élections, auxquelles il est candidat.

Vers le report des élections ?

Il estime que le vote par correspondance est trop vulnérable face à la fraude, sans montrer de preuves avérées. « Avec le vote par correspondance, 2020 sera l’élection la plus FAUSSE ET FRAUDULEUSE de l’Histoire. Ce sera une honte pour les Etats-Unis. Repousser l’élection, jusqu’à ce que les gens puissent voter convenablement, en toute sécurité ? » a-t-il écrit dans un tweet du 30 juillet.

Pour lui, la fraude serait plus facile. « Imaginez, des milliers d’enveloppes mélangées, déversées dans un endroit on ne sait où et tout d’un coup, vous perdez l’élection alors que vous auriez dû la gagner. Je ne suis pas d’accord avec ça », avait déclaré le président américain lors d’une conférence de presse

Obstacle constitutionnel

Seul problème pour Donald Trump, la décision d'un éventuel report ne lui revient  pas. Dans un premier temps, la Constitution des États-Unis donne au Congrès, et à lui seul, le pouvoir de fixer la date de l'élection présidentielle. Or après la publication du tweet, les législateurs des deux partis ont immédiatement assuré qu'un report n'était pas envisagé. De même, en vertu du 20e amendement de cette même Constitution, les élections présidentielles sont régies par un calendrier extrêmement strict, qui ne peut pas être modifié. « Les mandats du président et du vice-président prendront fin à midi le 20 janvier », peut-on lire.

En plus du texte fondateur, une loi de 1948 renforce ces contraintes de temps et rappelle que les élections doivent avoir lieu « le mardi suivant le premier lundi de novembre, tous les quatre ans suivant chaque élection d'un président et d'un vice-président. »

Le président de la majorité républicaine à la Chambre des représentants, Mitch McConnell, a  d'ailleurs rejeté en bloc l'éventualité évoquée par Donald Trump dans une interview donnée auprès de la chaîne de télévision WNKY. Il a déclaré : « Jamais dans l’histoire du pays, que ce soit à travers les guerres, les crises et la guerre civile, n’avons nous pas tenu à temps une élection fédérale, et nous trouverons un moyen pour le faire à nouveau le 3 novembre ». D’anciens soutiens de Donald Trump, tels que les sénateurs républicains Marco Rubio et Ted Cruz, ont églement repoussé l’idée du président.

Si le président n’a donc pas d'autorité sur le calendrier des élections, réservée au Congrès, ses propos peuvent cependant avoir un impact sur la confiance que les citoyens accordent à la procédure. Donald Trump ne prépare-t-il pas ainsi ses plus proches collaborateurs, ainsi que ses soutiens, à douter de la légitimité du vote en cas de défaite en novembre prochain ?

Une levée de boucliers chez les démocrates

Dans le camp démocrate, c'est la levée de boucliers. Le prédécesseur de Donald Trump à la Maison-Blanche, Barack Obama a, sans le nommer, dénoncé les attaques récentes constatées contre le droit de vote des Américains. « Alors que nous sommes assis ici, ceux au pouvoir font leur maximum pour décourager les gens d’aller voter en fermant les bureaux de vote et en ciblant les minorités et les étudiants avec des lois d’identification restrictives, et attaquant nos droits de vote avec une précision chirurgicale », a-t-il affirmé lors de son discours aux obsèques de l’ancien élu et militant des droits civiques John Lewis.

Pour autant, le tweet de Donald Trump ouvre la porte à la possibilité que l'actuel leader américain n'accepte pas son éventuelle défaite. Fin avril déjà, son adversaire démocrate Joe Biden avait prédit que le milliardaire ferait son possible pour reporter l'élection.« Souvenez-vous de ce que je vous dis, je pense qu'il va essayer de faire reporter les élections d'une manière ou d'une autre, trouver des raisons pour lesquelles elles ne peuvent pas avoir lieu », avait-il lancé.

Des sondages défavorables pour Donald Trump

C'est que  les pronostics actuels, à l' heure de la pandémie et de l'économie en berne, donnent Donald Trump grand perdant face à son adversaire démocrate, Joe Biden, âgé de 77 ans. Selon la moyenne des sondages nationaux établie par le site RealClearPolitics, Joe Biden a, depuis plus de six semaines, une avance sur Donald Trump de 8 à 10 points de pourcentage.

Certains Etats pèseront lourds dans cette élection.Au Texas par exemple, Etat dans lequel aucun démocrate ne s'est imposé depuis Jimmy Carter en 1976 et où Donald Trump l'a largement emporté en 2016, les deux candidats sont au coude-à-coude. Or, avec ses 38 grands électeurs, cet Etat du sud pèsera très lourd à l'heure du décompte.

Une élection présidentielle qui promet  donc d'être sous haute tension.




Joanne Courbet pour DayNewsWorld


CORONAVIRUS LE REVIREMENT DE DONALD TRUMP SUR LE PORT DU MASQUE

Après des semaines de dénégations, Donald Trump s’est résigné à un revirement face à la pandémie de Covid-19. Lors de son premier briefing consacré à ce sujet depuis la fin du mois d’avril, mardi 21 juillet, le président des Etats-Unis a reconnu que la crise sanitaire « va sûrement, malheureusement, empirer avant de s’améliorer ». « Je n’aime pas dire ça mais c’est comme ça », a-t-il ajouté avec fatalisme.

« Ces dernières semaines, nous avons observé une hausse inquiétante des cas dans de nombreuses régions de notre Sud », a-t-il ajouté, évoquant de « gros incendies » et même une « situation très difficile » en Floride, un Etat gouverné par un de ses proches alliés où il a prévu de tenir dans un mois la convention censée lancer la dernière ligne droite de sa campagne.

Un nombre de décès en hausse

Après une amélioration vers la fin du printemps, l'épidémie a repris de plus belle dans le pays, déjà le plus endeuillé au monde avec 141 800 morts. Le nombre de cas explose — plus de 60 000 par jour depuis une semaine, pour un total de 3,88 millions depuis le début de la pandémie — et les décès quotidiens sont aussi repartis à la hausse — plus de 700 par jour en moyenne.

La situation est particulièrement inquiétante dans des Etats du Sud comme la Californie, la Floride ou le Texas, souvent contraints d'imposer des restrictions à rebours du déconfinement.

Jusqu'ici, Donald Trump avait tenté coûte que coûte de tourner la page du Covid-19. Pressé de relancer l'économie ainsi que sa campagne pour la présidentielle du 3 novembre, il avait été accusé d'être dans le déni face à la flambée du coronavirus. Mais après un meeting raté à Tulsa, dans l'Oklahoma, en juin, devant un auditoire clairsemé, la progression de l'épidémie ne lui a pas permis de continuer avec les grandes réunions publiques qu'il affectionne.

Changement de stratégie pour le président face au favori  Biden

Pendant ce temps-là, son adversaire démocrate Joe Biden, qui ne se déplace pourtant que précautionneusement sur le terrain, est considéré comme plus compétent pour faire face aux multiples crises que traversent les Etats-Unis. Il creuse l'écart dans les sondages : si l'élection avait lieu aujourd'hui, il l'emporterait haut la main, à en croire les intentions de vote.

Changement de stratégie donc pour le président. Si Donald Trump a vanté sa gestion du virus, maintenu qu'il allait finir par « disparaître », et salué avec enthousiasme les avancées vers un vaccin, il a aussi pour la première fois clairement recommandé le port du masque, alors qu'il etait accusé  jusqu'ici d'avoir lui-même attisé les braises de la résistance en défendant jusqu'ici la « liberté » individuelle en la matière.

« Nous demandons à tout le monde de porter un masque quand la distanciation physique n'est pas possible », a-t-il lancé, sortant de sa poche sa propre protection, qu'il n'a pourtant endossée en public qu'une fois, le 11 juillet, soit plusieurs mois après le début de la pandémie.

« Adoptez le masque, que vous l'aimiez ou non, il a un impact, il fait effet. Nous en avons besoin », a-t-il déclaré, quelques heures seulement après un message diffusé sur Twitter où ce dernier assurait que le port de cette protection était un geste « patriotique » afin de se débarrasser du « virus chinois ».




Abby Shelcore pour DayNewsWorld

PRESIDENTIELLE AMERICAINE

DONALD TRUMP PERD DU TERRAIN

Donald Trump a perdu de nombreux soutiens qui lui reprochent sa gestion de la pandémie de Covid-19, la crise économique et sa réponse sécuritaire face aux manifestations contre le racisme et les violences policières qui secouent le pays depuis la mort de George Floyd. Dos au mur, le président américain a remplacé son directeur de campagne, mercredi, pour tenter de se relancer.

Remplacement du directeur de campagne

Le milliardaire a donc annoncé mercredi 15 juillet qu’il remplaçait Brad Parscale par Bill Stepien à moins de 4 mois de la présidentielle du 3 novembre 2020.

« Je suis ravi d’annoncer que Bill Stepien a été promu au poste de directeur de la campagne Trump », a écrit le président sur ses comptes Facebook et Twitter. Brad Parscale, lui, est rétrogradé à son ancien poste de directeur de la campagne numérique.

A la peine dans les sondages face à Joe Biden

Cette réorganisation intervient alors que Donald Trump est à la peine dans les sondages face à Joe Biden. Selon la moyenne des sondages de RealClearPolitics, Donald Trump compte actuellement 9 points de retard sur Biden. Deux tiers des Américains désapprouvent sa gestion de la crise du Covid, et sa cote de popularité est revenue sur ses plus bas, à 38 % de satisfaits, selon le baromètre Gallup.

Cette réorganisation intervient alors que le 45e président américain est critiqué de toutes parts pour ses atermoiements face à la crise sanitaire, au moment où les nouvelles contaminations au Covid-19 explosent dans le pays.

Mauvaise gestion du Covid-19

Alors qu’il a refusé d’instaurer un confinement national et a poussé les gouverneurs à rouvrir leur Etat le plus tôt possible, les cas de Covid explosent avec près de 60.000 nouveaux cas et 800 décès quotidiens. Le bilan, qui approche des 140.000 morts, devrait fatalement s’alourdir dans les prochaines semaines. Et même si l’économie américaine a montré des signes encourageants en mai, près de 25 % de la population touche actuellement des allocations-chômage, et la crise économique prive le président américain de son meilleur argument.

Joe Biden en pool position

Le candidat démocrate et ancien vice-président Joe Biden profite lui de la situation : il devance le président républicain de neuf points de pourcentage dans la moyenne des sondages nationaux effectuée par le site RealClearPolitics. L'ancien vice-président de Barack Obama mène largement les intentions de vote chez les femmes, les jeunes entre 18 et 34 ans et les minorités, notamment les Américains noirs et hispaniques.Il a profité notamment du mouvement d'ampleur mondial de Blacklivematter. Joe Biden a également rattrapé son retard face à Donald Trump chez les électeurs masculins, blancs et les seniors, qui avaient permis au candidat républicain de remporter la présidentielle en 2016.

Dans les Etats clés qui feront basculer le scrutin, le président américain est aussi mal en point : Joe Biden le devance en Floride, en Pennsylvanie, dans le Michigan et le Wisconsin notamment. La course est serrée dans certains bastions républicains, comme le Texas ou l'Arizona, ce qui va forcer le milliardaire à y faire campagne, et donc à y perdre un temps précieux et beaucoup d'argent. Selon le modèle prédictif de The Economist, Biden a aujourd'hui 93% de chances d'être élu président

Mais l’élue démocrate du Michigan Elissa Slotkin, tirant de leçons des sondages de l'élection précédente, n'a-t-elle pas lancé un avertissement à ses propres collègues cette semaine  ?

« Les électeurs de Trump sont sous-comptés. Il ne faut surtout pas croire que l’élection est jouée. Si 2020 nous a appris une chose, c’est qu’on ne peut rien prévoir. »

Le président américain, lui, tente de mobiliser sa base et assure régulièrement sur Twitter que la « majorité silencieuse » – une référence à Richard Nixon – va l’emporter.




Joanne Courbet pour DayNewsWorld

CORONAVIRUS INQUIETANT REBOND DE L'EPIDEMIE AUX ETATS-UNIS

L'épidémie s'est propagée de manière exponentielle, jeudi 25 juin, avec un nombre de nouvelles infections au plus haut aux Etats-Unis Plus de 37.000 cas ont été diagnostiqués en 24 heures. De quoi alourdir encore le pire bilan mondial : plus de 120.000 décès et près de 2,4 millions de cas détectés.

Cette poussée est « préoccupante », a jugé mardi Anthony Fauci. L'immunologue qui dirige le groupe d'experts chargé de conseiller la Maison Blanche face à la crise du Sars-CoV-2 estime même que « les deux prochaines semaines seront critiques ».

Près de la moitié des cinquante Etats américains ont connu une augmentation du nombre d'infections au coronavirus au cours des quinze derniers jours.

En Floride, les jeunes touchés

Certains États sont plus frappés que d'autres, notamment dans le sud du pays, comme la Floride, la Californie ou le Texas, qui affichent des records quotidiens dans le nombre de cas recensés.En Floride, les images de baigneurs retournant sur les vastes plages de Miami, fermées pendant près de trois mois à cause de la pandémie, avaient fait le tour du monde à leur réouverture le 10 juin, marquant l'espoir d'un retour à la « normalité ».

Mais mercredi, cet Etat très touristique a enregistré un nouveau pic de nouvelles infections (5 508). Le gouverneur de Floride a par ailleurs déploré la « véritable explosion de nouveaux cas chez les plus jeunes »: l’âge moyen des personnes infectées est de 33 ans, contre 65 il y a deux mois.« Les gens ne comprennent pas le sens d’exponentiel, cela signifie que si on part de 7 000 cas aujourd’hui au Texas, on pourrait en avoir 14 000 dans quatre jours. On est très en retard », déplore Barry Bloom, professeur de santé publique à Harvard.

La Californie a également franchi mercredi un nouveau seuil, pour le troisième jour consécutif, avec plus de 7 100 nouveaux cas recensés sur près de 200 000 au total. Son voisin, l'Arizona, a également atteint un nouveau record mardi. Plus de huit lits sur dix en soins intensifs étaient occupés en début de semaine (84%) et le nombre de cas a été multiplié par quatre depuis la levée du confinement le 15 mai. Les Etats, majoritairement républicains, qui ont levé les mesures de confinement le plus tôt sont les plus touchés par ce rebond de l'épidémie.

Certains Etats ont réagi rapidement pour endiguer la propagation. Ainsi le gouverneur du Texas a annoncé mettre en pause le déconfinement. De leur côté, New York, le New Jersey et le Connecticut ont décrété mercredi la mise en quarantaine des personnes en provenance des États où la pandémie s'accélère.La ville de Miami, ainsi qu'une dizaine d'autres villes de Floride, ont rendu le port du masque obligatoire depuis mardi. Orlando, Tampa et les îles des Keys (au sud de Miami) avaient déjà pris cette mesure la semaine dernière. En Californie, le port du masque est désormais devenu obligatoire en public dans tout l'Etat. La réouverture de Disneyland, à Anaheim, envisagée le 17 juillet, a été repoussée.

Alors que tous les experts sonnent l’alarme, Donald Trump, lui, reste persuadé que les chiffres actuels sont dus à la hausse des dépistages...




Kelly Donaldson pour DayNewsWorld

 GEL DES CARTES VERTES ET DES VISAS DE TRAVAIL

 AUX ETATS-UNIS JUSQU'EN 2020

Donald Trump vient de prendre une énième décision au nom de la lutte contre le chômage. En campagne pour sa réélection le 3 novembre, le président américain a décidé, lundi 22 juin, de donner un nouveau tour de vis migratoire avec le gel des cartes vertes et de certains visas de travail jusqu’en 2021.

Confronté à la destruction brutale de millions d’emplois en raison des mesures de confinement, le président républicain avait décidé il y a deux mois de suspendre pour soixante jours la délivrance des Green Cards, qui offrent un statut de résident permanent aux Etats-Unis, sans toucher aux visas de travail temporaires.

Au moins 525.000 étrangers bloqués

Un nouveau décret, qu’il a signé lundi 22 juin après-midi, prolonge cette « pause » jusqu’au 31 décembre et inclura cette fois plusieurs types de visas de travail, dont les H1B, très utilisés dans le secteur des hautes technologies, les visas H2B, réservés aux travailleurs peu qualifiés (avec une exception pour les employés de l’industrie alimentaire), les visas J, utilisés pour les étudiants-chercheurs, ou les visas de transfert inter-compagnies, qui servent pour certains contrats expatriés.

Selon un haut responsable, cette « pause » devrait empêcher au moins 525 000 étrangers d’entrer aux Etats-Unis et réserver leurs emplois à des Américains. « La priorité du président, c’est de remettre les Américains au travail », a-t-il justifié. Aux Etats-Unis, le taux de chômage a bondi en mai et concerne 13,3 % de la population active, alors qu’il n’en concernait que 3,5 % en février, en raison des mesures de confinement prises pour lutter contre la pandémie due au nouveau coronavirus.

Cette dégradation du marché de l’emploi, la crise sanitaire, ainsi que des manifestations monstres contre les violences policières compliquent la campagne de Donald Trump, à la peine dans les sondages face à son rival démocrate, Joe Biden.

Après un meeting décevant dans l’Oklahoma ce week-end, il espère rebondir en utilisant les ressorts de sa campagne victorieuse de 2016 : la lutte contre l’immigration illégale. Il se rendra mardi à Yuma, dans l’Arizona, pour marquer l’achèvement de « 200 miles » (320 kilomètres) du mur qu’il avait promis d’ériger à la frontière avec le Mexique.

La fin de la loterie ?

En parallèle, il entend réformer le système d’immigration légale, pour attirer les étrangers les plus qualifiés. Au-delà du gel des visas annoncés ce lundi, il a ordonné à son administration de réfléchir à une réforme des visas H1B pour qu’en 2021 ils soient attribués aux étrangers à qui les plus hauts salaires ont été promis, et non plus par loterie.

Une décision fustigée par l’ACLU

Ces annonces ont immédiatement suscité des réactions . Le sénateur républicain Ted Cruz, un proche du président, a salué un « acte important ». « Alors que nous travaillons pour vaincre le coronavirus et remettre notre économie sur pied, nous devons nous concentrer sur les vies et les emplois des Américains », a-t-il tweeté.

« Ce n’est ni une réponse à la pandémie, ni une réponse économique », a au contraire jugé Andrea Flores, de la puissante association de défense des droits civiques ACLU, pour qui « il s’agit d’une instrumentalisation de la pandémie (…) pour remodeler nos lois migratoires sans passer par le Congrès ».

Fait inhabituel, le sénateur républicain de Caroline du Sud, Lindsay Graham, d’ordinaire un fervent soutien de Donald Trump, a lui aussi critiqué cette décision en estimant qu’elle constituera « un frein pour notre reprise économique ».

« Ceux qui pensent que l’immigration légale, et particulièrement les visas de travail, nuit au travailleur américain ne comprennent pas l’économie américaine. »




Emily Jackson pour DayNewsWorld

LE BRULOT DE JOHN BOLTON

CONTRE DONALD TRUMP

C'est ce mardi 23 juin 2020 que les mémoires de John Bolton doivent être publiées. Intitulé « The Room Where it Happened » (« La pièce où cela s’est passé »), le livre de John Bolton raconte les 17 mois qu’il a passés comme conseiller à la sécurité nationale auprès de Donald Trump à la Maison blanche en 2018-2019. John Bolton règle ses comptes.

Ce faucon républicain, partisan de l’usage de la force contre l’Iran et hostile aux organisations multilatérales, y dresse le portrait d'un président ignorant et prêt à tout tant que cela sert ses intérêts.

Et aussi d’un candidat prêt à tout pour se faire réélire en novembre prochain, quitte à demander un coup de pouce de la Chine, adversaire stratégique des Etats-Unis, et mettre donc en danger la sacro-sainte sécurité nationale. « Je ne pense pas qu'il soit apte à la fonction », a résumé l'auteur dans une interview à ABC.

C'est sans succès que la Maison Blanche a tenté de faire bloquer la sortie du livre par voie de justice, le juge Lamberth ayant rejeté la requête et souligné que le livre avait déjà largement circulé et qu’il était désormais « un secret de Polichinelle ».

Un président ignorant en géopolitique

Dans les bonnes feuilles publiées par la presse américaine, l’ex-diplomate,  brocarde un président « erratique », « impulsif » et « incroyablement mal informé » qui demande si la Finlande « est une sorte de satellite de la Russie » et ignore que le Royaume-Uni est une puissance nucléaire. Alors que les Etats-Unis négociaient pour obtenir la paix entre le gouvernement afghan et les talibans, de manière à retirer leurs troupes militaires, Donald Trump aurait eu également beaucoup de mal à ne pas confondre le président actuel des anciens dirigeants du pays. Tout au long de ce brûlot le président des Etats-Unis est ainsi décrit comme faisant preuve d’ignorance sur les questions de géopolitique qu’il devait traiter.

Utilisation du meurtre de Jamal Khashoggi pour détourner l'attention

Le 20 novembre 2018, la presse commençait à révéler des informations selon lesquelles Ivanka Trump aurait utilisé son mail personnel pour des affaires gouvernementales. Un dossier qui n'est pas sans rappeler les e-mails d'Hillary Clinton, qui avait été accusée de faits semblables en 2016, ce qui avait pesé dans sa défaite. Le même jour, le président américain a défendu le prince Mohammed Ben Salmane, qui était inquiété dans le meurtre du journaliste Jamal Khashoggi, en disant que «le monde est un endroit dangereux». Une déclaration qui avait fait les gros titres, ce qui était tout sauf un hasard selon John Bolton. Il accuse Donald Trump d'avoir agi de la sorte pour détourner l'attention sur l'affaire embarrassante autour de sa fille, ce qui a plutôt fonctionné à l'époque.

Une admiration pour les autocrates

Donald Trump est dépeint comme un homme admirant  les autocrates. Ce qui se serait directement traduit dans la réalité par certaines faveurs accordées sortant de son rôle de président des Etats-Unis, comme lorsqu'il aurait levé les sanctions contre ZTE, groupe de télécoms chinois, afin de négocier un accord commercial avec Pékin. John Bolton accuse également Donald Trump d'avoir remplacé le procureur de Manhattan, nommé par Barack Obama, afin que son successeur annule les charges contre une banque turque, Halkbank, sur demande de Recep Tayyip Erdogan.

Sa relation avec le leader nord-coréen serait également empreinte de la même admiration. Le président Trump ne tarit pas de louanges sur les lettres que Kim lui a envoyées. Pour l'ex-conseiller, « ces lettres sont écrites par un fonctionnaire du bureau d’agitation du Parti du Travail de Corée du Nord. Et pourtant, le président les a regardées comme une preuve de cette profonde amitié. Même s’il s’agissait d’une relation personnelle profonde. Cela ne change rien au fait que Kim Jong Un n’abandonnera jamais son programme d’armes nucléaires. », s'agace John Bolton.

Pas une décision sans arrière-pensée électorale

John Bolton a également déclaré que l’utilisation des négociations avec les nations étrangères pour son propre bénéfice faisait partie d’un schéma des relations de Trump avec les nations étrangères.

Selon John Bolton, le président Trump voulait que l’Ukraine enquête sur le candidat démocrate à la présidence Joe Biden en échange de la fourniture d’une aide à la sécurité qui avait été approuvée par le Congrès. « « Il voulait une enquête sur Joe Biden en échange de la fourniture de l’assistance à la sécurité qui faisait partie de la législation du Congrès adoptée plusieurs années auparavant. » . Une enquête propre à salir son rival de la présidentielle de 2020.

Donald Trump aurait également demander à son homologue chinois Xi Jinping, en marge du sommet du G20 à Osaka, de peser sur sa campagne électorale en augmentant les achats chinois de blé et de soja aux agriculteurs du Midwest, un électorat clé pour le milliardaire républicain. « Faites en sorte que je gagne » aurait-il lancé. Il faut dire que la Chine avait boycotté un temps les produits agricoles américains pendant la guerre commerciale, ce qui a nui tant à l'économie qu'à Donald Trump. Outre cette demande, le milliardaire aurait également profité de l'occasion pour féliciter le président chinois pour les camps de concentration des Ouïghours, minorité musulmane persécutée dans le pays. «Trump a dit que Xi devrait continuer à construire les camps, car il pensait que c'était exactement ce qu'il fallait faire», a écrit John Bolton.»

Drôle de contraste avec l’équipe de campagne du président qui a déjà dépensé des millions de dollars en publicité télévisée, sur le thème de la fermeté du locataire de la Maison-Blanche face à la Chine. « Tout au long de mon passage à la Maison-Blanche, Trump a voulu faire ce qu’il voulait faire, sur la base de ce qu’il considérait comme son intérêt personnel » conclut John Bolton « J’ai du mal à identifier une décision importante qui ait été motivée par autre chose que sa réélection ».

Pour M. Bolton, M. Trump n’est pas qualifié pour l’emploi de président. « J’espère que (l’histoire) se souviendra de lui comme un président d’un seul mandat qui n’a pas irrémédiablement plongé le pays dans une spirale descendante sans précédent. Nous pouvons nous remettre d’un seul mandat », a-t-il dit.

La question est de savoir si ces révélations, émanant d’un Républicain pur et dur, peuvent avoir un impact sur les électeurs. Sans doute pas, parmi le noyau dur des inconditionnels supporteurs de Donald Trump.

En revanche, le livre de Bolton pourrait bien accélérer la « fatigue de Trump », chez les électeurs indépendants et républicains modérés qui ont voté pour lui en 2016, dans des États clés comme le Michigan, le Wisconsin, la Pennsylvanie, la Caroline du Nord et l’Arizona.




Joanne Courbet pour DayNewsWorld

DES FANS DE K-POP SABOTENT LE MEETING ELECTORAL DE DONALD TRUMP

Donald Trump a renoué samedi 20 juin 2020 au soir avec les meetings électoraux à Tulsa, bastion républicain de l’Oklahoma. Mais le locataire de la Maison Blanche a eu la désagréable surprise de découvrir un stade même pas à moitié plein. Un responsable des pompiers de la ville a indiqué magazine Forbes que seuls 6200 des 19 000 places étaient occupées. L’esplanade sur laquelle avait été installé un écran géant, à deux pas de la salle, était, elle, complètement déserte.

Une déconvenue pour Donald Trump alors que le 15 juin dernier, sur Twitter, le chef de l'Etat déclarait qu'«un million de personnes» avaient effectué une demande de ticket pour son meeting.

Donald Trump, a mis ce revers sur le compte de « personnes mauvaises » faisant « de mauvaises choses » qui s’étaient rassemblées à proximité pour protester contre les violences policières, passant sous silence l’effet dissuasif qu’a pu jouer l’épidémie de Covid-1.

Ce dimanche, les raisons de ce fiasco commencent à s'éclaircir. Des fans de K-Pop et des utilisateurs du réseau social TikTok revendiquent une attaque numérique coordonnée et couronnée de succès.Après que l'équipe de campagne de Donald Trump a mis en ligne les billets pour le meeting de Tulsa, des comptes de fans de K-pop ont commencé à encourager leurs abonnés à s'inscrire au meeting et à ne pas s'y présenter.

Il semblerait donc que le candidat républicain se soit fait en partie piéger par des milliers d'internautes.

« En réalité, des adolescents sur le réseau TikTok se sont joués de vous en inondant la campagne de Trump de fausses réservations de tickets pour vous faire croire qu'un million de gens voulait voir votre suprémaciste blanc et vous forcer à réserver un stade pendant le COVID », s'est gaussée la célèbre députée démocrate Alexandria Ocasio-Cortez.

Les militants antiracistes furent sans surprise particulièrement actifs dans cette campagne.

Que Trump organise un meeting pendant les commémorations de la fin de l'esclavage, et dans une ville encore marquée par un des pires massacres raciaux de l'histoire américaine, a suscité de nombreuses critiques.

« Le Twitter des fans de K-pop et Alt TikTok [une frange de TikTok se revendiquant plus artistique que le commun des utilisateurs, NDLR] ont ​​une bonne alliance et les informations circulent très rapidement entre eux. Ils connaissent tous les algorithmes et comment ils peuvent booster les vidéos pour arriver à leur fins », explique au New York Times le YouTubeur Elijah Daniels, qui a lui-même participé à la campagne anti-Trump.

Ce ne serait pas la première fois que ces communautés, très engagées aux côtés de Black Lives Matter, s'en prennent au président Donald Trump.

Durant le mois de juin, ils ont contribué à rendre invisibles des hashtags se présentant comme des alternatives à #BlackLivesMatter (la vie des Noirs compte) comme #WhiteLivesMatters (la vie des Blancs compte) ou #MAGA (Make America great again, le slogan de Trump). Pour ce faire, ils ont partagé en masse des mèmes et autres images qui n’avaient absolument rien à voir avec ces hashtags, afin de noyer les publications.

Comme le note Michelle Cho, enseignante-chercheuse à l’université de Toronto, au Canada, cette audience semble particulièrement sensible à ce type de thématique.

« Les groupes de fans de K-pop sont principalement composés de personnes non blanches, considérablement queer, et très présentes sur les réseaux sociaux », écrit-elle sur Twitter.

A la peine dans les sondages derrière Joe Biden, le candidat démocrate va devoir trouver une autre solution pour donner un nouveau souffle à sa campagne.




Jaimie Potts pour DayNewsWorld

LES FUNERAILLES DE GEORGE FLOYD

 A HOUSTON

Les funérailles de cet Afro-Américain tué par un policier blanc à Minneapolis, ont lieu à Houston au Texas. La victime incarne désormais les victimes du racisme et des violences policières aux Etats-Unis.La ville de Houston, au Texas, enterrait mardi George Floyd. La cérémonie fait suite à une pluie d'hommages pour celui qui incarne désormais dans le monde entier les victimes du racisme et des violences policières aux Etats-Unis.

«C'est l'heure de célébrer sa vie», a lancé la pasteure Mia Wright dans l'église bondée Fountain of Praise en ouvrant la cérémonie funèbre. «Nous allons peut-être pleurer, faire notre deuil, mais nous allons trouver du réconfort et de l'espoir».

Les proches de George Floyd, un Afro-Américain de 46 ans tué par un policier blanc il y a quinze jours à Minneapolis (nord), se sont étreints devant son cercueil ouvert, tandis qu'un groupe de gospel entamait des chants enlevés. Le silence s'était en revanche imposé à l'arrivée du cercueil, pour lequel des policiers ont formé une haie d'honneur.«Brutalités policières»

Les forces de l'ordre sont au banc des accusés depuis sa mort, le 25 mai, dans des circonstances qui continuent de glacer l'Amérique: plaqué au sol, menotté, George Floyd a été asphyxié par un agent blanc qui est resté agenouillé sur son cou pendant près de neuf minutes.

Une vidéo de la scène, devenue virale, a poussé les Américains à descendre par milliers dans les rues pour exiger la fin des «brutalités policières» et des discriminations raciales, lors de manifestations d'une ampleur inédite depuis le mouvement des droits civiques des années 1960.

Un problème mondial

De l'Europe à l'Australie, le mouvement de colère a gagné plusieurs continents. «Le racisme n'est pas qu'un problème américain, mais mondial», a souligné l'avocat de sa famille Benjamin Crump. «C'est tous ensemble que nous le vaincrons», a-t-il lancé lundi à l'issue du dernier hommage public à George Floyd.Plus de 6000 personnes avaient défilé toute la journée devant son cercueil exposé dans l'église, pour une prière ou lui dire un dernier mot, le poing levé.

La cérémonie de mardi était réservée à 500 invités, des proches, quelques personnalités comme l'acteur Jamie Foxx ou le boxeur Floyd Mayweather, ainsi que des élus, tous priés de porter un masque en raison du nouveau coronavirus.

«Nous voulons que la famille sache qu'elle n'est pas seule», a déclaré le parlementaire démocrate Al Green à son arrivée, en espérant que le mouvement de colère ait «un impact» durable. George Floyd doit ensuite être enterré au côté de sa mère Larcenia décédée en 2018.Caution d'un million

Devenu le visage des brutalités policières, l'agent de 44 ans a comparu lundi pour la première fois devant la justice par vidéo depuis la prison de haute sécurité dans laquelle il est détenu. Lors de l'audience, la juge a fixé à un million de dollars le montant de sa caution libératoire, assortie de certaines conditions.

Il avait fallu attendre quatre jours pour qu'il soit arrêté et inculpé, dans un premier temps d'homicide involontaire. Ses trois collègues impliqués dans le drame n'avaient alors pas été inquiétés.

Cette clémence apparente de la justice avait attisé la colère et, le dernier week-end de mai, les manifestations avaient dégénéré en violences, avec des affrontements et des pillages nocturnes dans plusieurs villes du pays.

Depuis, le chef d'inculpation retenu contre le policier a été requalifié de «meurtre», un crime passible de 40 ans de prison. Ses trois collègues ont été arrêtés et inculpés pour complicité.Leurs appels ont été entendus par le conseil municipal de Minneapolis, qui a l'intention de démanteler la police municipale pour tout remettre à plat. Au Congrès, près de 200 élus, en majorité démocrate, ont présenté un texte de loi pour mettre un terme à la large immunité dont bénéficient les agents de police.

Réformes

Mais les manifestations pacifiques se poursuivent: des dizaines de milliers de personnes, noires et blanches, ont encore défilé ce week-end en brandissant des pancartes «Black Lives Matter» (Les vies noires comptent) et en réclamant des réformes de fond des forces de l'ordre.

Leurs appels ont été entendus par le conseil municipal de Minneapolis, qui a l'intention de démanteler la police municipale pour tout remettre à plat. Au Congrès, près de 200 élus, en majorité démocrate, ont présenté un texte de loi pour mettre un terme à la large immunité dont bénéficient les agents de police.

Le président Donald Trump continue lui de vouloir afficher aux yeux de sa base électorale la même fermeté que depuis le début du mouvement. «Nous n'allons pas couper les fonds de la police, nous n'allons pas démanteler la police», a-t-il déclaré.




Boby Dean pour DayNewsWorld

VERS LE DEMANTELEMENT DE LA POLICE

DE MINNEAPOLIS ?

Les autorités de la ville américaine où un homme noir a été tué par un policier entendent réorganiser de fond en comble le corps de la police.La police de Minneapolis «démantelée»: les autorités de cette ville américaine ont annoncé une mesure choc deux semaines après la mort d'un homme noir lors de son interpellation par un policier blanc, qui doit comparaître lundi pour la première fois devant la justice, inculpé de meurtre.

Des milliers de personnes ont manifesté ce week-end aux Etats-Unis ainsi qu'à travers la planète contre le racisme. Sans que ces rassemblements historiques ne dégénèrent en émeutes et en pillages comme cela a été le cas dans les jours ayant suivi le drame dans plusieurs villes américaines, qui ont dû mettre en oeuvre des couvre-feux.La police belge a néanmoins arrêté 150 personnes impliquées dans des actes de vandalisme dimanche soir à Bruxelles à la fin d'un rassemblement auquel ont participé près de 10’000 personnes.

De Bristol à Budapest en passant par Madrid et Rome, des dizaines de milliers d'Européens ont rejoint dimanche les manifestations suscitées par la mort le 25 mai de George Floyd, un homme noir de 46 ans.

Une vidéo filmée par un passant montre un policier blanc, Derek Chauvin, garder son genou pendant près de neuf minutes sur le cou de la victime plaquée au sol qui se plaint de ne pouvoir respirer.

A Rome, une manifestation imprévue a réuni sur la vaste Piazza del Popolo des milliers de jeunes qui se sont agenouillés en silence, le poing levé, pendant neuf minutes.

Les manifestants madrilènes ont eux aussi mis genou à terre en levant le poing, un geste de protestation contre les violences policières envers les Noirs initié en 2016 par le joueur de football américain Colin Kaerpernick.

Policier devant le juge

Derek Chauvin a dans un premier temps été inculpé d'homicide involontaire mais ce chef a été requalifié le 4 juin en meurtre, passible de quarante ans de prison. Il doit comparaître devant la justice pour la première fois lundi.Les trois policiers qui l'accompagnaient, qui n'avaient pas été poursuivis dans l'immédiat, ont finalement été inculpés pour complicité, et placés en détention.

Ces poursuites étaient au coeur des demandes des manifestants mais elles n'ont pas mis fin à la mobilisation qui s'est même depuis mondialisée.

Dernière conséquence en date: la police de Minneapolis, dans le Minnesota, va disparaître dans sa forme actuelle. Ainsi en a décidé dimanche son conseil municipal.

«Nous nous sommes engagés à démanteler les services de police tels que nous les connaissons dans la ville de Minneapolis et à reconstruire avec notre population un nouveau modèle de sécurité publique qui assure vraiment la sûreté de notre population», a déclaré Lisa Bender, présidente du conseil municipal, sur CNN.

Elle a précisé avoir l'intention de transférer les fonds alloués au budget de la police vers des projets s'appuyant sur la population. Le conseil municipal compte également examiner la façon de remplacer la policeactuelle, a-t-elle ajouté.

«L'idée de ne pas avoir de police n'est certainement pas un projet à court terme», a-t-elle précisé.

Selon la conseillère municipale Alondra Cano, le conseil a conclu que la police de la ville n'était «pas réformable et que nous allions mettre fin au système de maintien de l'ordre actuel».

Mais le maire de la ville Jacob Frey avait fait savoir avant le vote du conseil qu'il n'était pas favorable à ce démantèlement, disant qu'il préférait une «réforme structurelle d'ampleur pour la refonte de ce système structurellement raciste».

Par conséquent, la promesse du conseil municipal pourrait prendre du temps à se concrétiser.




Alyson Braxton pour DayNewsWorld

JOE BIDEN ASSURE D'ETRE LE CANDIDAT DEMOCRATE FACE A DONALD TRUMP

Ce n'est pas une surprise, mais Joe Biden a annoncé qu'il avait suffisamment de délégués pour confirmer sa nomination comme candidat des démocrates, en vue du duel avec le président républicain Donald Trump lors de l'élection présidentielle de novembre aux Etats-Unis.

« Ce soir, nous sommes assurés des 1 991 délégués nécessaires pour remporter la nomination démocrate », a tweeté l'ancien vice-président, samedi 6 juin.

Folks, tonight we secured the 1,991 delegates needed to win the Democratic nomination. I'm going to spend every day fighting to earn your vote so that, together, we can win the battle for the soul of this nation. https://t.co/sl3wFGabpg

— Joe Biden (@JoeBiden) June 6, 2020

« Je vais consacrer chaque jour à me battre pour obtenir vos voix afin que, ensemble, nous puissions gagner la bataille pour l'âme de notre pays », écrit-il encore. Cette annonce intervient alors que la parti démocrate poursuit le décompte d'une série de primaires démocrates organisées mardi. Joe Biden était d'ores et déjà considéré comme le candidat présumé après le ralliement en avril à sa candidature du champion de la gauche du parti, Bernie Sanders.

Biden dénonce « un racisme institutionnel »

Vice-président pendant huit ans de Barack Obama, Joe Biden est très populaire chez les noirs américains, un électorat clé pour tout démocrate espérant remporter la présidentielle américaine, particulièrement dans cette période marquée par la mort de George Floyd, un Américain noir de 46 ans, après son interpellation par un policier, qui a déclenché des manifestations antiracistes dans tout le pays.

« Le pays réclame du leadership à cor et à cri. Un leadership capable de nous réunir. Un leadership qui puisse nous rassembler », a-t-il écrit sur la plateforme Medium . Joe Biden a multiplié les déclarations, dénonçant à plusieurs reprises le « racisme institutionnel » et promettant de s’y attaquer dès ses 100 premiers jours de pouvoir s’il battait le président républicain Trump sortant le 3 novembre.

Lors d’une rencontre avec des responsables religieux et politiques noirs organisée dimanche dernier, l'ancien vice-président d'Obama  avait dénoncé la présidence de Donald Trump et les problèmes de racisme et d’inégalités qui rongent les Etats-Unis. « Le pansement a été arraché par cette pandémie et ce président », avait-il dit. Plusieurs participants à la rencontre l’ont exhorté à choisir une colistière qui deviendrait la première vice-présidente noire s’il gagnait en novembre. Il leur a répété que « plusieurs candidates afro-américaines » figuraient dans sa liste.

Joe Biden n'échappe pas pour autant aux critiques de la communauté noire. Comme lorsqu'il avait déclaré, en mai, à un animateur de radio qu'il n'était « pas noir » s'il songeait à voter pour Donald Trump. Joe Biden s'était rapidement excusé.

Une large avance dans les sondages

La course à l'investiture démocrate s'était mal engagée pour Joe Biden face à Bernie Sanders mais il avait repris l'avantage fin février à la faveur d'une primaire en Caroline du Sud.

Une moyenne des sondages nationaux établie par le site RealClearPolitics (en anglais) attribue actuellement à Joe Biden une avance de 7,1 points sur Donald Trump pour l'élection.




Jenny Chase pour DayNewsWorld

LES MILITAIRES PRENNENT LEUR DISTANCE

 AVEC DONALD TRUMP

Donald Trump qui a suggéré, en « président de la loi et de l’ordre » , de recourir à l’armée face aux nombreuses manifestations antiracistes après le décès de George Floyd , a été publiquement désapprouvé par les militaires. Son propre ministre de la Défense Mark Esper s'est en effet publiquement déclaré mercredi opposé au déploiement de l'armée américaine sur le territoire .« Je ne suis pas favorable à décréter l'état d'insurrection » qui permettrait au président américain Donald Trump de déployer des soldats d'active face à des citoyens américains, et non plus des réservistes de la Garde nationale, a déclaré M. Esper au cours d'une conférence de presse.

« L'option d'utiliser les soldats d'active ne devrait être employée qu'en dernier ressort et dans les situations les plus urgentes et les plus dramatiques. Nous ne sommes pas dans ce genre de situations aujourd'hui », a ajouté M. Esper.Le même jour, le prédécesseur d'Esper au Pentagone, le général James Mattis, a livré dans une tribune publiée par le magazine The Atlantic, l'une des critiques les plus cinglantes du président par un ancien membre important de son administration. «Donald Trump est le premier président de mon existence qui n'essaie pas d'unir le peuple américain ; il ne prétend même pas essayer. Au lieu de cela, il essaie de nous diviser», a écrit Mattis.

«Nous assistons aux conséquences de trois ans de ces efforts délibérés. . Nous assistons aux conséquences de trois ans sans un gouvernement responsable», a-t-il continué. « Lorsque j'ai rejoint l'armée, il y a une cinquantaine d'années, j'ai fait serment de défendre la Constitution.

Je n'aurais jamais imaginé que des soldats ayant prêté le même serment aient un jour à recevoir l'ordre de violer les droits constitutionnels de leurs concitoyens » – «Nous ne devons utiliser nos forces armées sur notre territoire qu'en de très rares occasions, et à la requête des gouverneurs, a aussi dit Mattis.

La militarisation de notre réaction, comme nous l'avons vu à Washington, D.C., entraîne un conflit - un faux conflit - entre la société civile et militaire. Le maintien de l'ordre public incombe aux autorités civiles, gouverneurs et élus locaux qui comprennent le mieux leurs communautés et leur rendent des comptes»

La fronde de l'armée est un développement imprévu pour Donald Trump. Celle d'Esper indique que mêmes les membres les plus fidèles de son gouvernement ne sont pas prêts à le suivre aveuglément.




Alize Marion pour DayNewsWorld

MANIFESTATIONS AUX ETATS-UNIS

 UN TOURNANT DANS LA PRESIDENTIELLE

La colère s'étend aux États-Unis de Minneapolis à Los Angeles en passant par Washington, une semaine après la mort de George Floyd, un homme noir, nouvelle victime de violence policière. Au lendemain d'une sixième nuit de troubles marquée par des scènes de chaos devant la Maison Blanche, Donald Trump a, d'un tweet laconique, « 3 NOVEMBRE », affiché sa préoccupation centrale: l'élection présidentielle. A travers cette crise chaque camp politique sait qu' un tournant dans la présidentielle peut se jouer.

Donald Trump se revendique « président de la loi et l’ordre »

Sur les réseaux sociaux, Donald Trump appelle les démocrates à s'endurcir face aux « anarchistes » et aux « gauchistes radicaux ». Dans un échange téléphonique avec les gouverneurs, dont des extraits ont été publiés par les médias américains, il a lancé un appel à la plus grande fermeté.« Si vous ne dominez pas, vous perdez votre temps. Ils vont vous dépasser, vous allez passer pour une bande de crétins », a-t-il lancé.

Et il a attaqué son adversaire démocrate Joe Biden, assurant que ses proches étaient des membres de la « gauche radicale » qui essayent « de faire sortir les anarchistes de prison, et probablement plus ».

Lundi soir lors d'une brève intervention dans les jardins de la Maison Blanche, l'ancien magnat de l'immobilier a endossé clairement le rôle de l'homme fort en annonçant le déploiement de « milliers de soldats lourdement armés » et policiers à Washington, en jugeant que les troubles de la veille dans la capitale fédérale étaient « une honte ».

La foule pacifique rassemblée face à la Maison Blanche, lundi 1er juin, a été dispersée sans ménagement quelques minutes plus tôt par des forces de police usant de gaz lacrymogènes. L'objectif était de libérer le champ vers l'église Saint-John, bâtiment emblématique tout proche qui a été endommagé dimanche soir. Le président s'y est rendu à pied, entouré de membres de son cabinet, traversant à pied Lafayette Square, puis la rue attenante, pour s’arrêter devant l’église épiscopalienne Saint-John. « L’église des présidents » . Il s'y est fait photographier, une bible en main. Donald Trump souhaitait ainsi mettre en scène « le président de la loi et de l’ordre » (« law and order »), ainsi qu’il s’était défini quelques instants plus tôt , s’inspirant de la formule du candidat républicain, Richard Nixon, lors des troubles de 1968.

Joe Biden dans une position délicate

De son côté, le candidat démocrate à la Maison Blanche Joe Biden a accusé ce lundi 1er juin le président américain Donald Trump d'utiliser l'armée «contre les Américains» et du gaz lacrymogène contre des «manifestants pacifiques» pour une opération de communication.

Joe Biden a également rencontré des représentants de la communauté noire et promis la création d'une commission de supervision de la police dans les 100 premiers jours de son mandat, s'il est élu président en novembre prochain. 

Si Joe Biden, s’est démarqué méthodiquement de Donald Trump, lundi 1er juin, le candidat démocrate se trouve cependant dans une position délicate. S'il a montré une grande empathie envers la communauté noire en dénonçant la mort de George Floyd et le « racisme institutionnel » qui ronge selon lui les États-Unis, il ne doit pas non plus être trop identifié aux émeutiers noirs par son électorat blanc. C'est pourquoi il a aussi appelé au calme et condamné les violences.

« La haine ne fait que se cacher. Elle ne disparaît pas. Et quand quelqu’un au pouvoir souffle sur la haine sous les rochers, elle en sort. Les mots d’un président sont importants », a déclaré le démocrate, visant directement Donald Trump. Par ailleurs, Joe Biden pourrait très bientôt envoyer un signal fort en désignant une colistière noire, qui deviendrait, en cas de victoire, la première vice-présidente afro-américaine des États-Unis. Le démocrate sait aussi que la question des inégalités raciales sera primordiale pour son élection. Il doit en effet s’assurer de transformer la colère actuelle en véritable mouvement civique dont il pourrait être l’une des voix.

Barack Obama, soutien de son ancien vice- président, a publié un texte dans lequel il dénonce certes les actes violents « qui mettent des innocents en danger », mais appelle aussi à éviter les raccourcis. « L'écrasante majorité des participants aux manifestations ont été pacifiques, courageux, responsables et une source d'inspiration », a-t-il écrit.

« Ils méritent notre respect et notre soutien, pas notre condamnation », a-t-il ajouté dans une allusion claire à son successeur républicain qu'il s'est cependant gardé de nommer.




Joanne Courbet pour DayNewsWorld

LES ETATS-UNIS S'EMBRASENT APRES LA MORT

 DE GEORGE FLOYD TUE PAR UN POLICIER

Quelques jours après la mort, lundi, d'un Noir américain étouffé sous le genou d'un policier blanc, les États-Unis s'embrasent de nouveau, protestant contre les violences policières à caractère raciste.

Pour la quatrième nuit consécutive des milliers d' Américains manifestent, incendiant des voitures et des magasins et affrontant la police à coups de pierres.

Le gouverneur du Minnesota, Tim Walz, a mobilisé jeudi après-midi la garde nationale et décrété l'état d'urgence .Cinq cents soldats de la Garde nationale étaient à pied d’œuvre vendredi pour rétablir le calme. Ces hommes «offriront un soutien aux autorités civiles, aussi longtemps qu'on le leur demandera, afin d'assurer la sécurité des personnes et des biens», selon un communiqué militaire.

Jeudi soir, les manifestations se sont propagées à travers d'autres villes des États-Unis, notamment à New York, Denver, Albuquerque et Portland, dans l'Oregon, après que des rassemblements ont eu lieu la veille à Los Angeles et Memphis.

L'arrestation a été filmée

George Floyd, 46 ans, avait été arrêté lundi soir vers 20 heures dans une rue passante du centre de Minneapolis. La police, alertée par un commerçant qui rend compte d'un recel de fausse monnaie, interpelle Floyd alors qu'il se trouve dans sa voiture, garée le long du trottoir. Les caméras de surveillance le montrent se laissant menotter sans résister. Un petit attroupement se forme. Une passante filme une vidéo , où l'on voit Floyd, les mains attachées dans le dos, plaqué au sol contre la roue de son véhicule. Un des policiers maintient son genou sur son cou pesant de tout son poids. George Floyd, le visage pressé contre le bitume, gémit, et répète : «Je ne peux pas respirer, je vais mourir». Les spectateurs demandent aux policiers de le laisser respirer. Quand le policier enlève son genou, Floyd gît inanimé. Il est transporté en ambulance jusqu'à l'hôpital, où il est déclaré mort.

Les policiers, blancs, déclarent que Floyd a résisté à l'arrestation et ne mentionnent pas qu'ils l'ont maintenu au sol pendant de longues minutes.Mais de nouvelles images, captées par les caméras du restaurant devant lequel il a été arrêté, semblent écarter cette thèse. Elles montrent George Floyd les mains menottées dans le dos, n'opposant aucune résistance.

La vidéo, diffusée par les réseaux sociaux, est depuis devenue virale, et a déclenché une vague de manifestations à travers tous les États-Unis.

Les quatre agents de police impliqués dans l'arrestation violente de George Floyd ont été limogés mardi, mais laissés en liberté alors qu'une enquête a été ouverte par le FBI, la police fédérale aux Etats-Unis. Derek Chauvin, celui qui a pressé son genou contre le cou de George Floyd, avait fait l'objet de dix-huit plaintes, dont deux seulement ont abouti à des sanctions, en l'occurrence, des lettres de réprimande. Un autre policier avait aussi fait l'objet de plaintes, notamment pour usage excessif de la force.« Nous coopérerons totalement à l'enquête », a assuré Medaria Arradondo, le chef de la police de Minneapolis.

Le mouvement Black Lives Matter

Le décès de George Floyd rappellent également celles de la mort d'Eric Garner, un homme noir asphyxié lors de son arrestation par des policiers blancs à New York, en 2014. 

L'affaire avait notamment contribué à l'émergence du mouvement Black Lives Matter. D'autres morts similaires ( Michael Brown à Ferguson , Tamir Rice à Cleveland Ohio, ou encore Stephon Clarke à Sacramento) avaient provoqué des émeutes dans le pays et poussé la police de New York et de Los Angeles à interdire des méthodes d'immobilisation controversées, comme le plaquage ventral.

Sur les réseaux sociaux, des milliers d'internautes ont évoqué la mort de George Floyd en utilisant le hashtag #BlackLivesMatter. Certains ont relayé des messages marquants issus de ce mouvement, à l'image d'une vidéo, originellement publiée en 2016, où plusieurs célébrités, comme Beyoncé ou Rihanna, énumèrent « 23 façons dont vous pourriez être tué si vous êtes noir aux Etats-Unis ».

Une onde de choc mondiale

Plusieurs figures médiatiques ont également réagi à cette affaire, notamment dans le monde du sport. L'ancienne star du football américain Colin Kaepernick, qui avait mis un genou au sol pendant l'hymne américain en 2016 pour protester contre le racisme et les violences policières, a apporté son soutien aux manifestants. "Lorsque la civilité mène à la mort, la révolte est la seule réaction logique", a-t-il estimé sur son compte Twitter. "Voilà pourquoi", écrivait à son tour la star du basket LeBron James, sous un montage photo juxtaposant le policier blanc le genou posé sur le cou de George Floyd et Colin Kaepernick.

Au sein de la classe politique, l'ancien vice-président américain et candidat démocrate à la présidentielle Joe Biden a fustigé « un rappel tragique (...) qui fait partie d'un cycle d'injustice systématique qui existe encore dans notre pays ». Donald Trump, qui « a été indigné quand il a vu la vidéo », selon sa porte-parole, souhaite quant à lui « que justice soit rendue ».

L'onde de choc provoquée par la mort de George Floyd s'étend désormais au sein de la communauté internationale.

« C'est le dernier d'une longue série de meurtres d'Afro-Américains non armés commis par des policiers américains et des auto-justiciers », a condamné, mercredi, la Haut-Commissaire de l'ONU aux droits de l'homme, Michelle Bachelet, qui appelle à stopper les « meurtres » d'Afro-américains par la police.




Alyson Braxton pour DayNewsWorld

"L'OBAMAGATE"  OU LA CONTRE-ATTAQUE

  DE DONALD TRUMP

Depuis plusieurs jours, l’épidémie de Covid-19 est passée à l’arrière-plan des préoccupations de Donald Trump. Le président des États-Unis se déchaîne en effet sur Twitter depuis une semaine contre son prédécesseur Barack Obama en l’accusant d'avoir tenté de mettre à bas son mandat présidentiel.

Le terme « Obamagate » est apparu pour la première fois le dimanche 10 mai 2020 sur le compte Twitter de Donald Trump.

Un gigantesque « Obamagate » qui ne serait rien de moins que « le plus grand crime politique de l'histoire des Etats-Unis ».

S'il ne cesse d'évoquer l'Obamagate dans ses tweets, Donald Trump n'a pourtant jamais jugé bon de préciser à quoi il faisait référence.

Interrogé lundi 11 mai par Philip Rucker, journaliste du Washington Post, sur la signification précise du « Obamagate », le président s'est montré énigmatique:

« Ça a commencé avant que je sois élu. C’est une honte que ça soit arrivé. Si vous regardez ce qu’il se passe, et toutes les informations qui ont été révélées, de ce que je comprends, ce n’est que le début. Des trucs horribles se sont passés, et on ne devrait pas accepter que ça se reproduise.

Vous verrez dans les prochaines semaines » .Et de poursuivre sur sa lancée. « L'Obamagate va faire passer le Watergate (scandale qui avait poussé le président de l'époque, Richard Nixon, à démissionner, NdlR.) pour quelque chose de rien du tout ».

Selon The Independent, l'Obamagate est en réalité un terme fourre-tout qui regroupe plusieurs théories du complot selon lesquelles Barack Obama et son administration, dont Joe Biden, candidat à la présidentielle de 2020, auraient tenté de déstabiliser la présidence de Donald Trump.

Michael Flynn et l'ambassadeur russe

L'Obamagate, brandi par Donald Trump ces derniers jours, est en réalité lié à Michael Flynn, l'ancien conseiller à la Sécurité nationale de Donald Trump. Celui-ci avait dû quitter son poste au bout de trois semaines d'exercice accusé d’avoir dissimulé des contacts avec l’ambassadeur russe Serge Kislyak, fin 2016.

Or le ministère américain de la Justice a décidé d'abandonner toutes les charges contre Michael Flynn. « Il était innocent. Il a été ciblé juste pour me faire tomber », déclarait dans la foulée Donald Trump, évoquant un « complot ». Donald Trump accuse ainsi Barack Obama et son administration, dont Joe Biden, d'avoir consacré les dernières semaines de son mandat pour enquêter sur Michael Flynn et d'avoir « utilisé illégalement les services gouvernementaux » pour lui nuire.

L' Obamagate est en somme une réponse à Barack Obama qui avait, sans citer son successeur, qualifié sa réponse à la pandémie de « désastre chaotique absolu », et averti que « l’état de droit » était en jeu dans la tentative d’annuler la condamnation de Michael Flynn.

Un thème de campagne.

Relayée initialement par des sites ultraconservateurs, l’« Obamagate » est en passe de devenir un thème central de la campagne du président à six mois de la présidentielle.

Avec plusieurs objectifs.

D’abord, faire diversion en détournant l’attention médiatique de la gestion d’une crise sanitaire qui a fait jusque-là plus de 85 000 morts, doublée d’une crise économique avec plus de 36 millions de chômeurs dans les dernières huit semaines

.Ensuite, mettre sur la défensive le candidat démocrate présumé, Joe Biden, et le très populaire Barack Obama, appelé à jouer le rôle de supporteur numéro un.

Enfin, réécrire l’histoire de l’enquête russe, en transformant en martyr Michael Flynn, l’éphémère conseiller à la sécurité nationale de Donald Trump.

Face à ces accusations Barack Obama a réagi sur Twitter d'un simple « vote ».




Joanne Courbet pour DayNewsWorld

LES MANIFESTATIONS ANTI-CONFINEMENT

 AUX ETATS-UNIS UNE ARME DE CAMPAGNE

 PRO-TRUMP ?

Les protestations contre le confinement se multiplient aux Etats-Unis. Depuis la première manifestation anti- confinement, le 15 avril dans le Michigan, treize Etats américains – démocrates comme républicains – ont connu des mouvements similaires. Les anti-confinement étaient plus de 2 500 à Olympia, capitale de l’État de Washington, et des centaines à Denver, dans le Colorado, dimanche 19 avril à braver les interdictions de se rassembler au mépris de l’ordonnance de leur gouverneur de l’Etat imposant de maintenir une distance sociale d’au moins 1,80 m pour éviter la propagation du virus.

La défense des libertés individuelles ou l’avant-garde d’un nouveau Tea-party ?

Au nom de la défense de la liberté individuelle – « la liberté d’attraper le coronavirus », comme l’a résumé le chroniqueur du New York Times Charlie Warzel –, plus d’un millier de manifestants se sont rassemblés lundi 20 avril à Harrisburg, la capitale de Pennsylvanie. Plusieurs centaines d’entre eux étaient massés sur les marches du Capitole. Parmi les banderoles : « Le communisme tue plus que le Covid-19 ». Ou « Jésus est mon vaccin ».

Ces activistes manifestaient contre ce qu’ils percevaient comme des entraves gouvernementales à leurs libertés fondamentales.

« C’est fondamentalement une question constitutionnelle : ces manifestations renvoient au rapport des Américains au confinement et illustrent la réticence de certains à abandonner leur liberté d’aller et venir pour protéger les plus fragiles, ceux qui sont les plus menacés par la propagation du virus », assure Jean-Éric Branaa, spécialiste des États-Unis à l’université Paris 2. D’après lui, ces rassemblements sont une manifestation de l’individualisme forcenée d’une partie des Américains.

Aussi , un tribunal Kansas a-t-il jugé illégale la décision du gouverneur de l’État d’interdire les rassemblements de plus de dix personnes dans les lieux de culte au motif que cette restriction contrevenait à la liberté religieuse de chacun.

Les manifestations contre les mesures de confinement dans plusieurs États américains rappellent donc les débuts du mouvement libertarien et de droite radicale Tea-Party des années 2010. Les partisans du Tea Party avaient ainsi érigé l’Obamacare comme le symbole de l’État empiétant sur leurs libertés individuelles, en cherchant à leur imposer un mode d’assurance santé.

Des raisons avant tout économiques

Si ces rassemblements semblent réunir beaucoup de partisans de s libertés fondamentales , c'est aussi que leurs motivations pour certain sont avant tout économiques. Pour ces derniers « la liberté de retourner travailler » est essentielle.

A Annapolis, capitale du Maryland, les slogans des manifestants , restés dans leur voiture devant le Parlement, dénonçaient notamment « l’effondrement économique » précipité par l’arrêt de toutes les activités non « essentielles ». « La pauvreté tue aussi » pouvait-on lire sur des pancartes. De telles manifestations ont aussi eu lieu à Columbus (Ohio), à San Diego (Californie) ou encore dans l’Indiana, le Nevada et le Wisconsin, selon des médias locaux. Partout, les manifestants brandissaient de tels slogans. Le confinement a en effet fait exploser le nombre de chômeurs à travers le pays et privé beaucoup de gens de tout revenu.  En un mois à peine, 22 millions d’Américains se sont inscrits au chômage.

Que ce soit pour des raisons de libertés individuelles et/ ou de besoin économiques, ces manifestations n'étaient donc pas initialement marquées politiquement.

Aussi comme l'a noté Jean-Éric Branaa « au début, les manifestations n’étaient-elles pas pro-Trump, il se trouve simplement que la plupart des personnes qui y participent appartiennent aussi à l’électorat de base du président », a-t-il assuré.

Les anti-confinement, la nouvelle arme de campagne de Donald Trump

Si le mouvement anti-confinement n'a pas été lancé pour défendre la politique trumpienne, Donald Trump entend bien surfer sur la vague de ce mécontentement naissant. Le président américain s’est, en effet, empressé de soutenir ces manifestations par une série de tweets appelant à « libérer » notamment le Michigan, la Virginie et le Minnesota du joug supposé de leurs gouverneurs qui s’opposeraient à un retour à la vie normale.

Dans la manifestation géante du Michigan ou celle en Idaho, des alliés de Donald Trump étaient carrément à la manœuvre , des pancartes proTrump étaient omniprésentes.

Bien que les Etats-Unis soient devenus le premier foyer mondial de l'épidémie avec 42.094 décès dus au coronavirus, Donald Trump ne cache pas sa hâte de rouvrir le pays marqué par 22 millions de chômeurs en plus en moins d'un mois .

« Il se présente comme celui qui veut libérer le pays en le remettant au travail, tandis que les gouverneurs l’en empêchent », résume le politologue Jean-Éric Branaa . Avec l’élection de novembre 2020 en ligne de mire.

Pas sûr que cette stratégie paie : selon un sondage du Pew Research Center en date du 16 avril, 66 % des Américains sont plutôt inquiets de voir le confinement être levé « trop tôt », en dépit des conséquences économiques.




Joanne Courbet pour DayNewsWorld

PRIMAIRE DEMOCRATE

 LE SENATEUR JOE BIDEN JETTE L'EPONGE

Le sénateur indépendant du Vermont, largement distancé par Joe Biden dans la course à l’investiture démocrate pour l’élection présidentielle, a annoncé son retrait, mercredi 8 avril.

« Le sénateur Bernie Sanders a annoncé mercredi, lors d'un appel avec toute son équipe, qu'il suspendait sa campagne pour devenir président », a écrit son équipe de campagne dans ce communiqué.

« La campagne se termine, la lutte continue », ajoute celui-ci. Bernie Sanders a parlé d’une décision pénible et difficile, mais il a reconnu qu’avec 300 délégués de retard sur son concurrent, il n’avait aucune chance de remporter la course.

« Je ne peux pas, en toute bonne conscience, continuer à mener une campagne qui ne peut pas gagner et qui interférerait avec le travail important qui nous est demandé en cette heure difficile », a-t-il ajouté dans une allusion à la crise sanitaire provoquée par le Covid-19.

Il y a quatre ans, le sénateur du Vermont avait choisi de rester dans la course jusqu’au bout face à la favorite Hillary Clinton, pourtant rapidement assurée d’être la candidate. Cette obstination avait alimenté des frictions et contrarié le rassemblement du Parti démocrate face à Donald Trump.

En jetant l'éponge, le sénateur indépendant laisse donc la victoire à la primaire démocrate à son rival direct Joe Biden, qui devrait affronter Donald Trump lors de la présidentielle américaine de novembre prochain s'il est désigné officiellement candidat par le parti lors de la convention reportée au mois d'août à cause de la pandémie de coronavirus.

Biden seul face à Trump

Le renoncement de mercredi a certainement un goût amer pour l’indépendant du Vermont, réélu pour un nouveau mandat de six ans au Sénat en 2018. Mais Bernie Sanders a promis de « travailler avec » Joe Biden, un « homme très respectable », afin de faire avancer son programme résolument ancré à gauche dans la course à la Maison Blanche. « Aujourd'hui, je félicite Joe Biden, un homme très respectable, avec qui je vais travailler pour faire avancer nos idées progressistes ».

Le sénateur du Vermont entend cependant peser de tout son poids dans la rédaction de la plateforme démocrate, sa défaite dans la course à l’investiture s’accompagnant paradoxalement d’une victoire idéologique. Bernie Sanders a en effet influencé en profondeur un Parti démocrate qu’il est parvenu à tirer sur sa gauche sur de nombreux sujets, qu’il s’agisse du salaire minimum ou de la couverture maladie universelle, plus que jamais d’actualité avec la pandémie qui ravage les Etats-Unis. « Nous gagnons également la bataille des générations », a ajouté le sénateur, en référence à sa popularité dans les classes d’âge les plus jeunes. Le sénateur du Vermont a affirmé avoir remporté la bataille idéologique.

Une victoire idéologique avec des idées progressistes

C'est pourquoi Bernie Sanders a annoncé qu'il resterait en lice dans les primaires restantes, afin d'accumuler plus de délégués qui lui permettront « d'exercer une influence significative sur le programme du parti » , dont il n'a jamais voulu être membre, alimentant les interrogations de nombreux démocrates . « Comme vous le savez tous, nous n’avons jamais été qu’une simple campagne. Nous sommes un mouvement populaire multiracial et multigénérationnel qui a toujours cru qu’un véritable changement ne venait jamais de haut en bas, mais toujours de bas en haut. Nous nous sommes attaqués à Wall Street, aux compagnies d’assurance, aux compagnies pharmaceutiques, à l’industrie de l’énergie fossile, au complexe militaro-industriel, au complexe de l’industrie carcérale et à la cupidité de toute l’élite des entreprises. Cette lutte continue. Alors que cette campagne touche à sa fin, ce n’est pas le cas de notre mouvement », a-t-il dit. Et l'ancien vice-président d'Obama, Joe Biden , qui l'a reconnu, va devoir en tenir compte : le Parti est beaucoup plus centriste que sa jeune base militante. Il va falloir que les responsables démocrates affrontent cette réalité.

Donné favori jusqu’à la fin février, M. Sanders « n’est pas parvenu à élargir sa base : il n’a pas rallié le vote afro-américain et n’a pas non plus attiré suffisamment de jeunes », base dynamique de son électorat, selon Politico Il a en revanche imposé ses thèmes de campagne dans le débat démocrate, ainsi que l’a reconnu M. Biden mercredi : inégalités socio-économiques, assurance santé universelle, climat, gratuité des études universitaires…

Mais« il achève sa campagne comme en 2016 : battu par un candidat plus modéré, dans un parti qui n’est pas encore aussi à gauche que lui » Il peut en revanche « endosser le rôle auquel il s’est soustrait il y a quatre ans: unifier le parti », poursuit le site.




Joanne Coubet pour DayNewsWorld

LE PORTE-AVION THEODORE ROOSEVELT

ABATTU PAR LE CORONAVIRUS

Le Covid-19 a embarqué comme passager clandestin sur le porte-avions nucléaire USS Theodore Roosevelt, un des dix porte-avions qui constituent l'épine dorsale de la marine américaine.Et il sème la zizanie à bord en se faufilant facilement et rapidement.

Le 28 mars dernier, trois cas de contamination ont été détectés au sein de l'équipage, mais au dernier comptage officiel ce 2 avril, ils sont au nombre de 93 infectés sur les 1 200 militaires qui ont été testés pour le moment.

Le dilemme

Ordres, contre-ordres, le gouvernement des Etats-Unis et l'état-major de l'US Navy ont du mal à se mettre d'accord sur le sort à réserver au porte-avions nucléaire, qui se trouve « en rade » - au double sens du terme ! - près de Guam, un territoire non incorporé des États-Unis qui abrite depuis juillet 1944 deux bases majeures, l'une aérienne et l'autre navale.

Le virus s'est propagée rapidement à bord du Theodore Roosevelt . Un équipage de 4.865 personnes partage un espace limité, avec des dortoirs pour les marins et des chambrées de trois couchettes pour les officiers. Seuls les plus hauts gradés bénéficient d'une cabine individuelle et peuvent éventuellement se confiner.

Comprenant que cela commençait à dégénérer, le commandant de l'USS Roosevelt, le capitaine de vaisseau Brett Crozier , n'avait pas hésité à lancer un SOS dès mardi dernier :

« Nous ne sommes pas en guerre. Il n'y a aucune raison que des marins meurent. »

Mais l'honneur de la marine nationale étant en jeu, le ministre américain de la Défense, Mark Esper, refusant toute évacuation, avait aussitôt rétorqué :

« Nous avons une mission : notre mission est de protéger les Etats-Unis et notre peuple (...) Nous vivons dans des quartiers étroits, que ce soit à bord d'un porte-avions, d'un sous-marin, d'un char ou d'un bombardier, c'est comme ça ! »

L'évacuation finalement autorisée

Après plusieurs jours de refus, l'US Navy a enfin commencé à évacuer les trois quarts de l'équipage du navire géant (88.000 tonnes à pleine charge). Près d'un millier de membres d'équipage a déjà pu débarquer. En tout, 2 700 marins vont mettre pied à terre sur l'île de Guam. L'opération consiste à soigner les hommes ou femmes malades, et à placer en quarantaine ceux qui ont été testés positifs, dans la grande base navale du Pacifique. En revanche, les militaires non contaminés sont hébergés dans des hôtels.

Maintenir la sécurité

Thomas Modly a toutefois prévenu :« Nous ne pouvons pas retirer tous les marins du navire et nous ne le ferons pas (...) Ce navire a des armes à son bord, il a des munitions, il a des avions très chers et il a une centrale nucléaire. Il faut un certain nombre de gens pour maintenir sa sécurité ».

Et puis, les Etats-Unis doivent absolument tout faire pour que cet imposant porte-avions à propulsion nucléaire reste opérationnel sur zone, en cas de crise grave dans la région.

Il s'agit également pour les Américains de montrer leur puissance, leur force de frappe dans le Pacifique, où la Chine ne cesse d'accroître son influence.




Alize Marion pour DayNewsWorld

LES SOLUTIONS DE BILL GATES CONTRE LE CORONAVIRUS

Ce mardi 31 mars 2020, Bill Gates a rédigé un article pour le Washington Post, dans lequel il fait des recommandations basées sur les consultations d'experts qu'il a eues dans le cadre de son travail avec la Fondation Gates.

« Les choix que nous et nos dirigeants faisons maintenant auront un impact énorme sur la rapidité avec laquelle le nombre de cas commencera à baisser, sur la durée pendant laquelle l'économie restera en berne et sur le nombre d'Américains qui devront enterrer un être cher à cause du Covid-19 », a souligné Billes Gate.

Au 31 mars, le coronavirus avait infecté près de 190 000 personnes aux États-Unis, et le nombre de décès dans le pays a dépassé le nombre de 4 000.

Voici la solution à trois étapes qu'il propose pour le pays :

Une approche nationale cohérente

Selon Bill Gates, en premier lieu, il s'agit d'appeler à une « approche nationale cohérente » des mesures de confinement qui sont imposées pour contenir la propagation de la maladie dans le pays. Il a qualifié le fait que certains États ne soient pas complètement en quarantaine de « recette pour un désastre ».

« Parce que les gens peuvent voyager librement à travers les frontières des États, le virus le peut aussi », a-t-il écrit. « Les dirigeants du pays doivent être clairs : le confinement a un endroit donné signifie le confinement partout. Tant que le nombre de cas ne commencera pas à baisser dans toute l'Amérique — ce qui pourrait prendre 10 semaines ou plus — personne ne pourra continuer ses activités comme d'habitude ou assouplir le confinement ». « Toute confusion sur ce point ne fera qu'étendre la douleur et augmenter les chances que le virus revienne et causer plus de morts », a-t-il ajouté.

Une intensification des tests

Le co-fondateur de Microsoft a également demandé au gouvernement fédéral d'intensifier les tests et d'établir un ordre de priorité clair quant aux personnes qui seront testées en premier, la priorité absolue allant aux travailleurs dans le secteur de la santé et aux premiers intervenants

En second lieu, il s'agirait des « personnes très symptomatiques qui risquent le plus de tomber gravement malades et de celles qui sont susceptibles d'avoir été exposées », détaille Bill Gates.

La recherche scientifique comme moteur

La dernière étape, selon lui, serait d'adopter « une approche basée sur les données pour développer des traitements et un vaccin », en exhortant les dirigeants à apporter leur aide en « n'alimentant pas les rumeurs ou faire des achats de panique ».

« Comme nous l'avons vu cette année, nous avons encore un long chemin à parcourir », a-t-il conclu dans son article.

« Mais je continue à croire que si nous prenons les bonnes décisions maintenant, en nous appuyant sur la science, les données et l'expérience des professionnels de la médecine, nous pourrons sauver des vies et remettre le pays au travail ».




Alyson Braxton pour DayNewsWorld

UN PLAN DE SAUVETAGE DE 2000 MILLIARDS

 DE DOLLARS POUR L'ECONOMIE AMERICAINE

« C'est un investissement digne d'une époque de guerre  » , a déclaré le sénateur républicain Mitch McConnell.


La Maison Blanche et le Sénat américain sont parvenus dans la nuit de mardi à mercredi 25 mars à un accord « historique » sur un plan de relance de 2 000 milliards de dollars (1 800 milliards d'euros) de la première économie mondiale, durement frappée par la pandémie de coronavirus, a annoncé le chef de la majorité républicaine. « Il enverra rapidement de nouveaux moyens sur les lignes de front de la bataille sanitaire menée par notre pays.

Et il injectera des trillions de dollars de liquidités dans l'économie aussi vite que possible, pour aider les familles des travailleurs américains, les petites entreprises et les industries à traverser les turbulences et à refaire surface de l'autre côté, prêtes à décoller », a ajouté le sénateur républicain Mitch McConnell.

Le chef de la minorité démocrate au Sénat, Chuck Schumer, a lui aussi salué l'accord obtenu entre les deux partis « sur le plus vaste plan de sauvetage de l'Histoire américaine »

Ce plan de sauvetage historique viendra au secours des entreprises en difficulté et des ménages frappés par la récession due au coronavirus

« Il enverra rapidement de nouveaux moyens sur les lignes de front de la bataille sanitaire menée par notre pays.

Et il injectera des trillions de dollars de liquidités dans l’économie aussi vite que possible, pour aider les familles des travailleurs américains, les petites entreprises et les industries à traverser les turbulences », a détaillé le sénateur républicain Mitch McConnell dans l’hémicycle, qualifiant ce plan d’un « investissement digne d’une époque de guerre ».

Le plan de sauvetage prévoit des garanties de prêt aux entreprises en difficulté, une aide directe aux ménages les plus modestes, une hausse des indemnités d’assurance chômage et une couverture étendue pour éviter des licenciements massifs. Le Trésor américain versera ainsi 1 200 dollars à chaque adulte et 500 dollars à chaque enfant. Les salariés et les travailleurs indépendants mis au chômage recevront « en moyenne leur salaire entier pendant quatre mois », a détaillé Chuck Schumer, le chef de la minorité démocrate au Sénat.

Le plan fournira également « une aide majeure aux hôpitaux et centres médicaux, investira dans de nouveaux traitements et vaccins pour que nous puissions vaincre ce virus plus vite et envoyer plus d'équipements et de masques aux héros sur le front, qui se mettent en danger pour prendre soin de leurs patients », a poursuivi Mitch McConnell.

Dans la foulée de cet accord, la Bourse de Tokyo a terminé mercredi sur un nouveau gain spectaculaire de plus de 8%, confirmant le regain d’optimisme des investisseurs après plusieurs semaines de baisse. L’indice Dow Jones de la Bourse de Wall Street a enregistré, mardi, sa plus forte hausse depuis quatre-vingt-dix ans.

Le Pentagone table sur «plusieurs mois» de crise, avec un retour à la normale vers juin-juillet seulement aux Etats-Unis.

« C'est un investissement digne d'une époque de guerre », avec lequel « les hommes et femmes du plus grand pays du monde vont vaincre le coronavirus », a martelé le sénateur américain.




Jaimie Potts pour DayNewsWorld

LA CLOROQUINE UN DON DU CIEL

 POUR DONALD TRUMP

Le président des Etats-Unis détonne par son optimisme dans le climat ambiant morose crée par la pandémie mondiale du coronavirus. Même s'il a reconnu devoir mener une guerre contre cette calamité il a refusé de céder à l'appel au confinement des Etats-Unis pour ralentir la propagation du virus.

Et pas plus tard que le 24 mars 2020 , le président américain a vanté les mérites de la chloroquine. Cet antipaludéen serait un « don du ciel ». Ce médicament, dont les effets sur le Covid-19 n'ont pas encore été approuvés par la communauté scientifique internationale, pourrait selon Donald Trump « vraiment changer la donne ».

La chloroquine est un traitement recommandé dans les zones infestées par le parasite du paludisme, transmis par les moustiques. La molécule de cet antipaludéen peu onéreux - utilisé depuis plusieurs décennies et commercialisé notamment sous le nom de Nivaquine - aurait été administrée avec succès à certaines personnes atteintes de formes graves du Covid-19.

Si l'Organisation mondiale de la santé appelle à la prudence en raison du faible nombre de patients ayant eu recours à ce traitement pour l'instant, Donald Trump est déjà conquis. « Il y a de bonnes chances que cela puisse avoir un énorme impact. Ce serait un don du ciel si ça marchait. Cela changerait vraiment la donne », a-t-il déclaré lors de son point presse quotidien.

Et si derrière ce traitement contre le paludisme se cachait peut-être celui contre le coronavirus ?

Trois chercheurs chinois ont dévoilé les résultats prometteurs d'un essai : un traitement de 500 mg de chloroquine par jour pendant dix jours serait suffisant pour traiter le Covid-19. Cette étude clinique de trois scientifiques, publiée le 19 février dernier dans la revue BioScience Trends, tire ses résultats d'un essai réalisé dans plus de dix hôpitaux du pays, et notamment à Wuhan, épicentre de l'épidémie. Les conclusions sont sans appel :

« Les résultats obtenus jusqu'à présent sur plus de 100 patients ont démontré que le phosphate de chloroquine était plus efficace que le traitement reçu par le groupe comparatif pour contenir l'évolution de la pneumonie, pour améliorer l'état des poumons, pour que le patient redevienne négatif au virus et pour raccourcir la durée de la maladie », écrivent ainsi les chercheurs.

Cest le18 février dernier qu'on entend parler pour la première fois de la chloroquine. En France c'est au tour de Didier Raoult, d'avancer les mêmes résultats le 25 février. « Nous savions déjà que la chloroquine était efficace in vitro contre ce nouveau coronavirus et l'évaluation clinique faite en Chine l'a confirmé », lance ce spécialiste renommé de l'Institut Méditerranée Infection à Marseille. Réjoui, il décrit ces conclusions comme une « extraordinaire nouvelle », étant donné que « ce traitement ne coûte rien ». « Finalement, cette infection est peut-être la plus simple et la moins chère à soigner de toutes les infections virales ! »

Mais Didier Raoult d'être la cible de nombreuses critiques de scientifiques. En effet administrée sans aucun encadrement, sans idée du dosage, la chloroquine peut s 'avérée fatale.

La Food and Drug Administration (FDA), organisme fédéral, qui supervise la commercialisation des médicaments aux Etats-Unis, a également souligné que le traitement n'avait pas été approuvé contre la pandémie.

Toujours est-il qu'elle va mettre en place « un essai clinique étendu », a expliqué Stephen Hahn, son dirigeant. En Europe la chloroquine fait désormais partie d'un vaste essai clinique transfrontalier.




Boby Dean pour DayNewsWorld

LE CORONAVIRUS ENJEU DE LA PRESIDENTIELLE AMERICAINE

Avec l'arrivée du coronavirus aucun des deux candidats démocrates Joe Biden et Bernie Sanders n’ont prévu d’organiser des rassemblements. En quelques jours, la course à l’investiture présidentielle démocrate a en effet été rattrapée par la pandémie. Depuis l’annulation des meetings qui devaient accompagner la proclamation des résultats des votes de mardi 10 mars, aucun des deux candidats restants n’a prévu d’organiser des rassemblements.

Le premier à annuler une réunion publique est Joe Biden : celle du jeudi 12 mars en Floride, l’un des quatre Etats qui se prononcera le 17. Une étape cruciale.

Il a remplacé vendredi un déplacement à Chicago, dans l’Illinois, par une téléconférence au cours de laquelle le public pourra lui poser des questions à distance. Coutumier de ce genre de démonstration de force, Bernie Sanders avait prévu d’organiser un grand rassemblement dans l’Illinois, avant le débat fixé initialement à Phoenix, dans l’Arizona, mais il y a également renoncé.

L'équipe de campagne de Bernie Sanders a également exhorté jeudi tous ses bénévoles « à travailler de chez eux » et a annoncé qu'elle n'organiserait plus de « grands rassemblements et de porte-à-porte » préférant les « formats numériques et à distance ». Un débat entre les deux rivaux des primaires démocrates, prévu dimanche dans l'Arizona, se tiendra par ailleurs finalement à Washington, sans public, a annoncé le parti.

Critiques de la gestion du coronavirus

Mais si la pandémie freine les meeting, les candidats démocrates à la Maison Blanche Joe Biden et Bernie Sanders en ont profité pour éreinter jeudi la gestion par Donald Trump du coronavirus, dénonçant son « incompétence » et son « recours à la xénophobie ». Les Etats-Unis ont en effet dépassé jeudi la barre des 1.300 cas d'infection au nouveau coronavirus, et 38 personnes en sont mortes, selon les statistiques de l'université américaine Johns Hopkins. S'exprimant chacun devant des drapeaux américains , les deux septuagénaires en lice ont voulu donner à leurs allocutions un air présidentiel dans leur volonté de défier Donald Trump.

« L'échec de l'administration vis-à-vis des tests est colossal. C'est un échec dans la préparation, la direction et la mise en œuvre », a réagi Joe Biden depuis sa ville de Wilmington, dans l'Etat du Delaware.

L'ancien vice-président de Barack Obama, favori des primaires démocrates, a également appelé à ne pas « avoir recours à la xénophobie », en réaction aux mots du président américain, mercredi soir.

« Appeler le Covid-19 un +virus étranger+ n'écarte pas la responsabilité des mauvaises décisions prises jusqu'ici par l'administration Trump ».

Le sénateur Bernie Sanders a aussi également critiqué la gestion de la crise de la pandémie.

« En terme de décès potentiels et d'impact sur notre économie, la crise à laquelle nous faisons face à cause du coronavirus est à l'échelle d'une grande guerre, et nous devons agir en conséquence », a-t-il déclaré dans sa ville de Burlington, dans l'Etat du Vermont. « Malheureusement, en ces temps de crise internationale, notre administration est largement incompétente, et son incompétence et son imprudence ont mis en danger la vie de beaucoup, beaucoup de gens dans ce pays. »

Des propositions démocrates

Tous deux ont proposé des mesures qui incluraient la gratuité du dépistage et la garantie de congés maladie payés, dans un pays qui ne dispose pas d'une couverture universelle et où des millions d'Américains ne sont pas, ou mal assurés.

L'équipe de campagne pour la réélection de Donald Trump a balayé leurs critiques. Bernie Sanders « tente de marquer des points politiques en alimentant la peur », a écrit son directeur de communication, Tim Murtaugh.




Joanne Courbet pour DayNewsWorld

PRIMAIRE DEMOCRATE VERS UN DUEL SERRE

 ENTRE BIDEN ET SANDERS

Les Américains ont voté dans 14 Etats, mardi 3 mars, pour désigner l'adversaire de Donald Trump à la présidentielle. Le « Super Tuesday » a transformé le marathon des primaires démocrates en un duel entre Joe Biden et Bernie Sanders, qui ont largement devancé les trois autres candidats lors de ce premier test d'envergure nationale.

Remontée spectaculaire de Joe Biden

L'ancien vice-président, donné politiquement mort il y a encore deux semaines , a remporté mardi les primaires de neuf États, arrachant à Bernie Sanders l'État du Texas, un important vivier de délégués. . Joe Biden a réussi ce mardi 3 mars une spectaculaire remontée dans la course à l'investiture démocrate.

Il devance son grand rival, Bernie Sanders, d’un an son aîné, dans neuf États: Texas, Virginie, Caroline du Nord, Alabama, Oklahoma, Tennessee, Arkansas, Minnesota, Massachusetts. « Nous sommes bel et bien vivants », s’est enthousiasmé Joe Biden devant des partisans en liesse réunis à Los Angeles.

Le modéré de 77 ans a notamment bénéficié d'une forte participation des Afro-Américains, qui représentent une part importante de l'électorat dans les Etats du Sud qui lui est acquise.

Il a aussi réussi à s'imposer sur les terres de la progressiste Elizabeth Warren, sénatrice du Massachusetts, ainsi que dans le Minnesota. Le Washington Post* attribue cette dernière victoire, inattendue, au ralliement de dernière minute de la sénatrice de l'Etat, Amy Klobuchar. Porté par une dynamique, il peut ainsi se poser en rassembleur après avoir enregistré lundi les ralliements de Pete Buttigieg et d’Amy Klobuchar ainsi qu'une cascade d'élus.

Alors que « Bernie » abordait le Super Tuesday en position de favori, il risque d'être devancé au décompte des délégués malgré sa victoire en Californie, le plus gros enjeu de ce «Super Tuesday»

Vers un duel avec Bernie Sanders.

Si Bernie Sanders a remporté l'adhésion de l'électorat hispanique et des jeunes, son incapacité à mobiliser les Afro-Américains lui a coûté tous les Etats du Sud. Le progressiste souffre par ailleurs de « l'unification de l'aile modérée derrière un seul candidat », Joe Biden. Mais il en faudra beaucoup plus pour ébranler Bernie Sanders. « Je vous le dis avec une confiance absolue: nous allons emporter la primaire démocrate et nous allons battre le président le plus dangereux de l'histoire de ce pays », a lancé ce dernier depuis son fief du Vermont devant une foule enthousiaste.

Le duel entre Joe Biden et Bernie Sanders semble désormais bien installé, laissant augurer d'un âpre et long combat. À ce stade, l'ancien vice-président peut compter sur les voix de 320 délégués, alors que le sénateur du Vermont en a engrangé 252. Pour l'emporter, il en faut 1991.

Le premier se présente comme l'homme de la « garantie de résultats » face à « la promesse de révolution » de son grand rival qui se revendique « socialiste ».

Choix ente un candidat centriste et un candidat progressiste

Désormais, les démocrates devront choisir entre un candidat centriste, modéré, traditionnel incarné par Joe Biden, et un candidat progressiste, qui se décrit lui-même comme « socialiste démocratique ».

Ce sont deux visions de l'économie qui s'affrontent. Le programme de Bernie Sanders, qui se décrit lui-même comme « socialiste », propose un programme assez révolutionnaire : nationalisation de l'assurance maladie, gratuité des écoles de la petite enfance ainsi que des premières années de cycle universitaire dans le public, un plan climat ambitieux, baptisé « Green new deal », et surtout une taxation des produits financiers ainsi que des fortunes des plus riches avec notamment la mise en place d'un impôt sur les très grandes fortunes.

Face à lui, Joe Biden incarne l'aile traditionnelle du parti, beaucoup plus modérée et centriste. L'ancien vice-président de Barack Obama propose essentiellement un retour aux règles fiscales d'il y a quatre ans et de renforcer l'Obamacare, tout en veillant à préserver la liberté de choix de recourir à une assurance privée. Il s'est posé en défenseur des classes moyennes, et en rassembleur de tous les Américains « quelque soit leurs origines » pour « battre » Donald Trump et ramener de la « décence » aux Etats-Unis.

Deux visions économiques très différentes s'affronteront donc d'ici la convention démocrate du mois de juillet, qui aura lieu à Milwaukee.Deux visions que les démocrates devront réconcilier avant l'élection présidentielle du mois de novembre, face à Donald Trump, qui depuis la Maison Blanche, où il suivait la soirée électorale, n'a pas manqué de décocher quelques tweets assassins les deux grands perdants de ce Tuesday.

Michael Bloomberg avec 700 millions de dollars dilapidés «  n'a rien récolté si ce n'est un surnom, Mini Mike, et la destruction complète de sa réputation. » Elizabeth Warren ? « Elle n'était même pas proche de l'emporter dans son État du Massachusetts. Elle peut désormais se reposer tranquillement avec son mari et prendre une bonne bière fraîche »

Candidat à l'investiture démocrate, Micheal Bloomberg, a annoncé mercredi son retrait de la compétition. Il a également annoncé son soutien à Joe Biden.




Garett Skyport pour DayNewsWorld

PRIMAIRE DEMOCRATE LES ENJEUX DU

 SUPER TUESDAY

Quatorze Etats américains, outre le territoire américain des Samoa et le vote des Américains résidant à l’étranger, votent ce mardi et vont attribuer près d’un tiers des délégués en jeu dans la primaire démocrate. C’est le « Super Tuesday », une étape cruciale pour les derniers favoris , d'autant que la course s'est resserrée de manière spectaculaire ce week-end après la victoire de Joe Biden en Caroline du Sud. L’ancien vice-président bénéficie en effet du retrait d’Amy Klobuchar et de Pete Buttiegieg qui lui ont apporté physiquement leur soutien, lundi au Texas.

Le duel entre Bernie Sanders et Joe Biden va donc bien avoir lieu, et sera arbitré par Mike Bloomberg, qui fait son entrée après avoir dépensé un demi-milliard de dollars.

Bernie Sanders le favori

Après deux victoires et deux secondes places, le sénateur du Vermont a en effet10 points d’avance sur ses adversaires dans les sondages (30 %) et peut compter sur l’enthousiasme d’une large coalition portée par les jeunes et les latinos. Bernie Sanders domine les sondages dans les deux Etats les plus riches en délégués :

la Californie (415 délégués) et le Texas (228). Il conforterait son avance en remportant ces Etats majeurs. S’il s’impose avec un écart conséquent, il pourrait même terminer la soirée avec plus de 600 voire 700 délégués au compteur, soit environ un tiers de la majorité absolue (1.991) nécessaire pour être couronné à la convention de Milwaukee mi-juillet.

Mais la popularité de ce militant des droits civiques qui se dit socialiste, de cet homme qui finance sa campagne sans accepter le moindre dollar des grands lobbys, inquiète dans son propre parti.C'est pourquoi Joe Biden apparaitrait comme un rassembleur des autres démocrates face à un démocrate qui fait peur.

Joe Biden en rassembleur du Parti démocrate

Le vice-président que l'on considérait comme moribond après ses mauvais résultats dans l'Iowa et le New Hampshire et sa lointaine deuxième place dans le Nevada, a en effet rebondi en Caroline du Sud grâce au soutien des Afro-américains avec 29 points d'avance sur son rival. Comme il le répète, « ce qui compte dans la vie, c’est de se relever » . Joe Biden espère surfer sur sa victoire en Caroline du Sud, samedi. Il est en tête des sondages en Caroline du Nord et en Virginie, deux places fortes du Sud.

Mais il compte surtout sur sa qualité de rassembleur. Joe Biden s'est en effet affiché lundi 2 mars au Texas, avec deux de ses concurrents venus lui apporter leur soutien après avoir mis fin à leur candidature : Pete Buttigieg et Amy Klobuchar. Lors du meeting aux côtés de l'ex-colistier de Barack Obama , Amy Klobuchar, la sénatrice du Minnesota a lancé « Il peut rassembler notre pays et construire une coalition qui comprenne la base démocrate, les indépendants et les républicains modérés. ». Joe Biden a ainsi pu mettre en scène une image de rassembleur à la veille du Super Tuesday.

C'est que l'establishment du parti et les candidats modérés très inquiets des avancées du socialiste Bernie Sanders ont décidé de tenter le tout pour le tout pour le freiner.

Mais cette union centriste va-t-elle suffire à ralentir Bernie Sanders ?

Il n'est pas sûr que toutes les voix de Buttigieg et Klobuchar se reportent sur le candidat centriste... qui risquent de ne pas goûter à cette stratégie électorale. Si l'on en juge le sondage de Morning Consult réalisé avant l'abandon des deux modérés : 21 % des partisans de Buttigieg nommaient Sanders comme second choix, 19 % Biden, 19 % Elizabeth Warren, la sénatrice du Massachusetts toujours en lice…

Le président Trump, qui adore semer la zizanie dans le camp adverse,n' a-t-il d'ailleurs pas tweeté :

« Ils sont en train de monter un coup contre Bernie ! » tandis que « L'establishment politique se met ensemble » et il fera tout pour essayer de nous stopper parce qu'il devient « nerveux », a résumé Bernie Sanders.

Candidat à la dernière minute, Michael Bloomberg se lance officiellement, après avoir fait l'impasse sur les primaires de février. L’ancien maire de New York a dépensé 500 millions de dollars – du jamais vu, et plus que tous les autres candidats réunis – pour submerger les Etats du Super Tuesday de spots publicitaires. Mais cela suffira-t-il à faire oublier sa performance catastrophique lors de son premier débat télévisé ?

On saura vite si ce pari risqué est une réussite. Pour l'heure, les sondages indiquent le contraire.

Malgré ces grandes tractations pour le Super Tuesday, destinées à stopper Bernie Sanders, le suspens reste entier.




Joanne Courbet pour DayNewsWorld

AU CŒUR DES PRIMAIRES  LE COME-BACK DU DEMOCRATE JOE BIDEN EN CAROLINE DU SUD

Vainqueur en Caroline du sud, Joe Biden se relance dans la primaire démocrate

La course à l’investiture démocrate a connu une inflexion significative en Caroline du Sud, samedi 29 février.

Samedi soir, l'ex-vice-président de Barack Obama a en effet remporté et largement le scrutin en Caroline du sud où il était considéré comme favori. Il relance une campagne jusqu'ici dominée par Bernie Sanders, arrivé cette fois deuxième.

49% pour Biden, 20% pour Sanders

L'ancien vice-président américain Joe Biden a ainsi rebattu les cartes dans la course démocrate à la Maison Blanche et se confirme comme le premier rival du favori Bernie Sanders. Selon des résultats portant sur près de 95% des suffrages, le sénateur indépendant Bernie Sanders, 78 ans, était deuxième (20%), très loin derrière Joe Biden (49%).

N'arrivant qu'à la troisième place malgré les 20 millions de dollars qu'il a dépensés localement pour sa campagne, le milliardaire philanthrope, Tom Steyer a annoncé jeter l'éponge, contrairement aux sept autres candidats.

Joe Biden, ancien bras droit de Barack Obama, était le favori en Caroline du Sud, Etat où les Noirs, chez qui il est très populaire, représentent plus de la moitié de l'électorat démocrate. Joe Biden pouvait donc compter sur la communauté afro-américaine, majoritaire dans cet Etat du sud, pour renverser la tendance.

Non seulement il l’a emporté à trois contre un chez les Noirs, qui représentaient 60% des électeurs de la primaire, mais il domine chez les Blancs – récoltant 40% des voix dans des districts comptant peu d’électeurs noirs – et fait même pratiquement jeu égal chez les jeunes. Ce dernier a bénéficié également du soutien d’importantes personnalités du parti: l’élu noir Jim Clyburn, très influent en Caroline du Sud, et l’ancien colistier de Hillary Clinton lors de la présidentielle de 2016, Tim Kaine, des soutiens très déterminants.

« Vous m'avez propulsé sur la voie pour aller battre Donald Trump », a déclaré l'ancien vice-président, se posant en rassembleur

Après trois résultats catastrophiques dans les Etats précédents, un Joe Biden triomphant a promis qu'il serait, au final, le démocrate qui aura pour mission de défier le républicain Donald Trump à la présidentielle de novembre. Joe Biden avait bien besoin de cette victoire, après n'être arrivé que quatrième et cinquième, respectivement, dans l'Iowa et le New Hampshire. Certes il avait grimpé à la deuxième place dans le Nevada, mais il était resté très loin de Bernie Sanders, qui l'avait clairement remplacé dans le statut de grand favori des primaires démocrates.

« Une course à deux »

Désormais Biden est bien positionné pour battre Sanders en Caroline du Nord lors des primaires du « Super Tuesday », mardi 3 mars. Ce sursaut place l’ancien vice-président dans une situation favorable avant le « super-mardi » (Super Tuesday) au cours duquel quatorze Etats se prononceront. Il peut espérer profiter du vote afro-américain là où il sera significatif comme l’Alabama, le Tennessee, la Caroline du Nord. Il pourrait aussi rafler la Floride, la Géorgie, peut-être même le Texas ou la Virginie, où il est au coude-à-coude avec Sanders.

Désormais, entre Biden et Sanders, « c’est une course à deux », estime David Plouffe, l’ancien directeur de campagne de Barack Obama.

Un poids lourd nommé Bernie Sanders

Les trois autres candidats présents lors du dernier débat, le 25 février, ont été encore plus distancés. Qu’il s’agisse d’Elizabeth Warren (7,1% des voix en Caroline du Sud), Amy Klobuchar (3,1%) ou Pete Buttigieg (8,2% et seulement 3% chez les Noirs), ils pourraient ne pas rester durablement dans la course. Pour tous ces candidats, les comptes de campagne risquent d’être bientôt à sec.

Bernie Sanders, lui, a plus d’argent, est mieux organisé, compte des milliers de volontaires dévoués corps et âme, qui sillonnent les Etats depuis des mois alors que Joe Biden dispose de bien moins de fonds et d'une organisation plus clairsemée sur le terrain que Bernie Sanders et Michael Bloomberg.

Mais la vraie force de Biden est ailleurs : dans le fait que deux démocrates sur trois, grosso modo, ne veulent à aucun prix d’un candidat Sanders – soit qu’ils le trouvent trop à gauche à leur goût, soit qu’ils craignent de le voir battu par Trump en novembre. C’est cette réalité que Sanders, droit dans ses bottes idéologiques, n’est pas parvenu à faire oublier.

« La plupart des Américains ne veulent pas la promesse d’une révolution » annoncée par le sénateur,

« ils veulent des résultats » dans leur vie quotidienne, a déclaré Joe Biden. Une allusion claire au sénateur indépendant du Vermont, et au milliardaire Michael Bloomberg, un ancien républicain, qui lui ne figurait pas sur les bulletins de vote de Caroline du Sud.

Trump en a d'ailleurs profité pour moquer la candidature de Bloomberg. Sur Twitter, le président américain a estimé que la réussite de Joe Biden devait signer la fin de la campagne « risible » du milliardaire de New York Michael Bloomberg, qui entrera en lice lors du « Super Tuesday ».

Le « Super Tuesday »

Mercredi, tout aura changé. Mais dans quel sens ?

Le Super Tuesday, mardi prochain, sera forcément un tournant dans la course à l’investiture démocrate, ne serait-ce que parce que seize Etats et territoires vont voter le même jour pour élire un tiers de l’ensemble des délégués nationaux en jeu dans ces primaires, 1 358 en tout, contre à peine 155 jusque-là. parce que les deux Etats les plus peuplés du pays, le Texas et la Californie, votent ce jour-là.

Traditionnellement, le Super Tuesday permet, après la bataille des «early States», de faire le ménage parmi les candidats et d’identifier un favori pour l’investiture. Remplira-t-il aussi bien son office cette année ?

Revigoré Joe Biden n'en reste pas moins en position périlleuse...

Et la course reste longue jusqu'à l'investiture démocrate et la dynamique va s'emballer mardi avec le "Super Tuesday", lorsque 14 Etats voteront ensemble.




Joanne Courbet pour DayNewsWorld

HARVEY WEINSTEIN COUPABLE DE VIOL,

MAIS PAS DE COMPORTEMENT DE PREDATEUR

Harvey Weinstein va dormir en prison cette nuit, en attendant de connaître sa peine, qui sera déterminée le 11 mars par le juge James Burke. Après un mois de procès ultramédiatisé et cinq jours de délibérations, le jury de sept hommes et cinq femmes a délivré son verdict dans l’affaire la plus emblématique du mouvement #metoo.

Lundi 24 février 2020, le producteur de cinéma Harvey Weinstein, 67 ans, a été jugé coupable d’agression sexuelle et de viol, une peine passible de vingt-cinq ans de prison au maximum.

Il a toutefois été disculpé de la circonstance aggravante de comportement « prédateur », qui aurait pu lui valoir la prison à vie.

Ses avocats ont aussitôt annoncé leur intention de faire appel. « Harvey est déçu mais il est fort, il a encaissé comme un homme, le combat n’est pas terminé », a déclaré son avocate Donna Rotunno. « C’est très difficile d’avoir un procès équitable », a-t-elle continué, confirmant que son équipe allait faire appel.

Tout au long de la semaine dernière, les jurés ont demandé que leur soient relus plusieurs témoignages car ils ne parvenaient pas à s’accorder sur un verdict à l’unanimité sur la charge la plus grave.

Il s’agit de la première reconnaissance de culpabilité dans une affaire post-#metoo, celle de l’acteur Bill Cosby résultant de poursuites entamées en 2015, avant que le mouvement anti-agressions sexuelles ne commence en octobre 2017. Les jurés devaient se décider sur le témoignage de trois femmes, parmi les plus de 80 qui ont accusé Harvey Weinstein de harcèlement ou Cunnilingus forcé

Pour rappel, deux femmes accusaient formellement Harvey Weinstein. La première, Mimi Haleyi, est une assistante de production, aujourd’hui âgée d’une quarantaine d’années, qui dit avoir subi un cunnilingus forcé par M. Weinstein à son domicile new-yorkais, en 2006, alors qu’elle avait ses règles.

Cet acte valait à ce dernier d’être poursuivi pour agression sexuelle « au premier degré » (ce chef d’accusation, qui englobe fellations, cunnilingus et sexe anal fait encourir vingt-cinq ans de prison).

La seconde, Jessica Mann, 36 ans, rêvait à l’époque de devenir actrice. Selon son témoignage, elle aurait subi un cunnilingus forcé début 2013, puis deux viols, en mars et en novembre de la même année, dans un hôtel new-yorkais. Ces accusations valaient à M. Weistein d’être poursuivi à deux titres, viol avec violence (« premier degré » avec de cinq à vingt-cinq ans de prison) et viol avec personne incapable de donner son consentement (« troisième degré », jusqu’à quatre ans de prison). Un troisième cas, dont les faits sont prescrits, a servi à nourrir l’accusation d’agressions en série. Celui d’Annabella Sciorra, 59 ans, qui dit avoir été violée par Harvey Weinstein au début des années 1990.

Du côté de la défense: des témoins discréditées

Tout au long du procès, la défense avait cherché à discréditer le récit des trois femmes. Les avocats d’Harvey Weinstein ont produit une série de courriers électroniques montrant que Mimi Haleyi et Jessica Mann avaient maintenu le contact, de leur propre initiative, avec l’accusé après les faits présumés. Dans le cas de Jessica Mann, la victime présumée a même concédé avoir eu des relations sexuelles sans opposition avec Harvey Weinstein jusqu’en 2016.

« Ce n’était pas une relation », avait martelé la procureure Joan Illuzzi-Orbon. « Jessica Mann était la poupée de chiffon d’Harvey Weinstein. » Mimi Haleyi a, elle, raconté avoir eu un rapport sexuel engagé par l’accusé deux semaines environ après le viol présumé, sans manifester de résistance.

Jessica Mann a dit avoir maintenu des relations avec l’ancien magnat du cinéma par « peur », tandis que Mimi Haleyi a expliqué qu’il s’agissait pour elle de maintenir une « relation professionnelle ».

La défense avait cherché à dépeindre deux femmes opportunistes, prêtes à se soumettre aux caprices du producteur, voire à se soumettre aux caprices du producteur, voire à ses pulsions sexuelles, pour tenter de mettre un pied à Hollywood. Les avocats d’Harvey Weinstein avaient aussi laissé entendre que les deux plaignantes avaient témoigné par intérêt, pour augmenter leurs chances d’obtenir du producteur des dommages et intérêts une fois celui-ci condamné.

« Elles ont sacrifié leur dignité, leur intimité, leur quiétude dans l’espoir de faire entendre leur voix » au procès, leur avait opposé la procureure, Joan Illuzzi-Orbon. Cette dernière et son adjointe Meghan Hast avaient souligné qu’en fait d’opportunités, elles n’avaient quasiment rien obtenu du magnat d’Hollywood. L’accusation a aussi rappelé qu’aucune des deux femmes n’avait attaqué en justice Harvey Weinstein pour obtenir réparation financière et qu’elles n’avaient aucun intérêt à venir témoigner au procès.

Un tournant pour le mouvement #metoo

Ce verdict de culpabilité pourrait constituer un tournant pour le mouvement #metoo, mais aussi pour la jurisprudence de ce type d’affaires, qui donnent très rarement lieu à des condamnations. Le mouvement Time’s Up, né dans la foulée de #metoo pour lutter contre les agressions sexuelles au travail, voit dans ce verdict « une nouvelle ère pour la justice ». Le procureur de Manhattan, lui, a estimé lundi que les six femmes qui ont témoigné contre Harvey Weinstein et les deux femmes procureurs en charge du dossier avaient « changé le cours de l’histoire ».

« Un viol est un viol qu’il soit commis par un inconnu dans une ruelle sombre, ou par un partenaire dans une relation intime », a-t-il souligné devant les journalistes.


Jenny Chase pour DayNewsWorld

MICHAEL BLOOMBERG S'INVITE DANS LA PRIMAIRE DEMOCRATE

Michael Bloomberg est en train de bouleverser le cours des primaires démocrates.

Alors qu'il ne s'est pas présenté aux quatre premières et s'est réservé pour le Super Tuesday, le 3 mars, qui verra l'élection du tiers des délégués en une seule fois, il est déjà troisième dans les sondages et a été admis, à ce titre, à participer, pour la première fois, au débat entre les candidats, le mercredi 19 février 2020.

Sa présence aux côtés des autres candidats démocrates, qui font campagne sur le terrain depuis plus d’un an, constitue un premier succès pour le milliardaire.

19% d'intention de vote et 30 fois plus d’argent investi que Joe Biden

Michael Bloomberg pointe en troisième position de la moyenne des sondages nationaux établie par RealClearPolitics..

Mieux, il arrive même en deuxième place d'un nouveau sondage NPR/PBS/Marist publié mardi.

Avec 19% des intentions de vote, Michael Bloomberg devance par exemple l'ancien vice-président Joe Biden (15%), en nette perte de vitesse après avoir longtemps caracolé en tête des sondages.

Il reste cependant à distance du sénateur indépendant Bernie Sanders qui, avec 31% d’intentions de vote, fait plus que jamais figure de favori dans la course à l’investiture.

Il faut dire qu'en trois mois, Michael Bloomberg -11e homme le plus riche au monde et 8e américain selon le classement Forbes - n' a pas hésité à dépenser 400 millions de dollars pour saturer les ondes et le web de publicités de campagne. Notamment dans plus de 150 spots publicitaires diffusés quotidiennement et en prime time lors du Super Bowl et des Oscars. Et l’ancien maire de New York s'est dit prêt à dépenser un milliard de dollars dans la campagne.

C’est plus que tous les autres candidats réunis, dix fois plus que Bernie Sanders et trente fois plus que Joe Biden,

Si Bloomberg a été forcé de faire l’impasse sur les quatre premiers scrutins de la primaire, laissant Bernie Sanders et Pete Buttigieg prendre de l’avance dans la course aux délégués, il a cependant tout misé sur la douzaine d’Etats qui voteront le mardi 3 mars lors du Super Tuesday.

Le parti démocrate divisé

Bernie Sanders fait certes désormais figure de favori, il est cependant loin d’avoir rassemblé le parti derrière lui. Dans le New Hampshire, son score cumulé à celui d’Elizabeth Warren (l’aile gauche du parti démocrate) atteint 35 %, contre 52 % pour l’aile modérée (Buttigieg, Klobuchar et Biden). Professeur de sciences politiques à l’université de Washington, Chris Edelson estime que « de nombreux électeurs démocrates veulent avant tout battre Trump et sont inquiets d’une candidature de Bernie Sanders », qu’ils jugent « trop extrême » avec son étiquette de « socialiste démocrate ».

Selon les projections du site Five Thirty Eight, il y a désormais une chance sur trois qu’on assiste à une convention contestée à Milwaukee mi-juillet, sans candidat ayant atteint la majorité absolue des délégués. Dans ce cas de figure, Bloomberg pourrait alors se poser en rassembleur et tenter de rallier les modérés derrière lui

Duel Trump /Bloomberg

Mais le milliardaire qui veut défier Donald Trump devra lors du prochain débat télévisé, pour la première fois répondre directement aux attaques de ses adversaires. En effet ses adversaires redoublent leurs attaques, notamment sur son bilan à la mairie de New York et Michael Bloomberg, qui va pour la première fois croiser le fer avec eux lors du débat, mercredi 19 février à Las Vegas., va devoir répondre de sa politique au faciès et de ses attaques sexistes.

Polémiques du passé sur le devant de la scène

A Las Vegas, le milliardaire pourrait avoir à répondre de sa politique de contrôle au faciès lorsqu’il était maire de New York, et des propos sexistes qui ont émaillé sa carrière d’homme d’affaires. En 2015, Bloomberg s’était en effet vanté d’avoir fait baisser la violence à New York en encourageant les contrôles et les fouilles au faciès dans les quartiers défavorisés. Il a été forcé de s’excuser la semaine dernière, reconnaissant que la pratique décriée avait mené à l’arrestation de « trop d’innocents », dont « une immense majorité » d’Afro-Américains ou de Latinos.

De même, Bloomberg a été accusé de harcèlement et de sexisme dans les années 90 par des femmes travaillant pour son entreprise, et il a réglé plusieurs plaintes à l’amiable avec son chéquier, selon une enquête du Washington Post. Des attaques auxquelles le candidat va devoir répondre.

De plus les autres candidats démocrates attaquent cet homme richissime sur sa fortune de milliardaire. On lui reproche de ne pas être un véritable démocrate, puisqu’il a été élu trois fois maire de New York comme républicain. Elizabeth Warren et Bernie Sanders, de leur côté, lui reprochent également de vouloir acheter sa qualification grâce à son argent.

Mais Michael Bloomberg affirme ne pas vouloir être confronté au problème de conflit d'intérêt comme l'actuel président. En cas de victoire, il sera président à 100% et pas homme d'affaires à mi-temps.Le candidat démocrate milliardaire a en effet rappelé que s'il devenait le nouveau locataire de la Maison-Blanche, il lâcherait son empire.

«  Nous voulons être à 180 degrés de Donald Trump sur le sujet des conflits d'intérêts financiers. », indique son conseiller Tim O’Brien. "Nous pensons que c'est l'une des plus grandes taches sur la présidence, et ce bilan est attribué au refus de Trump de se désengager de ses propres intérêts financiers. Nous voulons donc être très transparents et très clairs avec les électeurs. ». Lors de son élection présidentielle, Donald Trump avait refusé de se désengager de son empire. Il avait ainsi logé ses avoirs dans une société et mis ses fils aînés à la tête de la Trump Organization.

C'est que le message de Bloomberg est très clair : il est uniquement là pour battre Trump par tous les moyens à sa disposition. Et les siens sont énormes, outre sa fortune.

Bloomberg, alternative des centristes

En effet la déconfiture de la campagne de Joe Biden, ancien vice-président d’Obama et longtemps grand favori des sondages, et la montée de Bernie Sanders, le sénateur très à gauche du Vermont, a créé un vide pour les électeurs plus centristes, qui voient dans Bloomberg une alternative possible.

Depuis plusieurs années, après avoir quitté la mairie de New York, Bloomberg n'est-il pas devenu un donateur de premier plan pour les élus démocrates et certaines causes libérales, telles que le contrôle des armes à feu et la protection de l'environnement ?

A 78 ans, le milliardaire veut remporter la nomination et défier Donald Trump. Michael Bloomberg concentre alors ses forces sur le Super Tuesday qui verra quatorze Etats se prononcer, dont deux richement dotés en délégués, la Californie et le Texas.

Son objectif : réaliser une performance lors du «Super Mardi» du 3 mars, cette primaire conjointe qui verra attribuer le plus grand nombre de délégués pour la convention démocrate.  Pour un duel entre deux hommes d'affaires milliardaires?

 Donald Trump n'a pas dit son dernier mot.




Joanne Courbet pour DayNewsWorld

PRIMAIRE DEMOCRATE AMERICAINE

PETE BUTTIGIEG UN OUTSIDER CREDIBLE

"Chaque fois que mon parti est entré à la Maison-Blanche ces cinquante dernières années, cela s'est fait grâce à un candidat novice en politique nationale, axé sur le futur, non façonné par le mode de vie de Washington et ouvrant la voie à une nouvelle génération », a déclaré Pete Buttigieg, l'outsider qui monte , lors d'un rassemblement le week-end dernier à Waterloo dans l'Iowa. « C'est comme ça qu'on gagne. »

Selon les résultats partiels du caucus de l'Iowa, coup d'envoi des primaires démocrates, le maire de South Bend serait au coude à coude avec Bernie Sanders. Le destin de Pete Buttigieg passerait-il par le 1600 Pennsylvania Avenue, Washington D.C. ?

Pourtant, il se plaît à répéter et insister qu'il n'a absolument rien à voir avec l'establishment de Washington. Bien au contraire. À 38 ans, Pete Buttigieg, un technocrate polyglotte, vétéran, homosexuel et marié, tient à mettre en avant autant qu'il le peut son expérience en tant que maire de South Bend, une petite ville dans l'État républicain de l'Indiana, dont le vice-président américain Mike Pence a été gouverneur avant son entrée dans l'administration de Donald Trump.

C'est grâce à cette expérience dans cet État du Midwest, assure-t-il, qu'il a développé une connexion avec les Américains bien plus authentique que celle des élites de la capitale fédérale.

La jeunesse un argument de campagne

Positionné au centre, il s'est lancé l'an dernier dans la bataille pour être celui qui sera le grand rival de Donald Trump à la présidentielle de novembre. Il doit pour cela affronter des candidats démocrates plus connus du grand public, mais également deux fois plus âgés. « Pete », ainsi qu'on l'appelle volontiers en raison de son nom imprononçable, a su surmonter son jeune âge, il a fêté ses 38 ans le 19 janvier.

Jamais un Américain aussi jeune n'a pris part à la course à la Maison Blanche : lorsqu'il a officialisé sa candidature, en avril 2019, il n'avait que deux ans de plus que l'âge minimum requis pour se présenter à la présidentielle. Le démocrate a, de fait, beaucoup moins d'expérience en politique que les « seniors  des primaires. Il n'a jamais exercé de mandat national mais a dirigé la quatrième plus grande ville d'Indiana (100 000 habitants), South Bend, entre 2015 et 2019.

Pete Buttigieg a toutefois transformé cette inexpérience en argument de sa campagne. Il rappelle ainsi que « chaque fois que [son] parti est entré à la Maison Blanche ces cinquante dernières années, cela s'est fait grâce à un candidat novice en politique nationale, axé sur le futur, non façonné par le mode de vie de Washington et ouvrant la voie à une nouvelle génération ». « C'est comme cela qu'on gagne », martèle-t-il.

Un outsider crédible face à ses rivaux démocrates

Excellent orateur, il a mis en avant son expérience d'engagé militaire, lui qui a passé sept mois en Afghanistan. Il est parvenu à apparaître comme un outsider crédible face à ses rivaux démocrates, parmi lesquels l'ancien vice-président Joe Biden, qui a longtemps caracolé en tête des sondages, et le sénateur Bernie Sanders, grand espoir de l'aile gauche du parti. Ces deux vétérans de la politique n'ont pas su contenir Pete Buttigieg, qui n'a eu de cesse d'affirmer aux électeurs que son statut de nouveau venu n'était pas unique dans l'histoire des élections présidentielles.Par certains côtés, Pete Buttigieg rappelle alors Bill Clinton. À peine plus âgé que lui quand il s'est lancé dans la compétition, Clinton était le gouverneur de l'Arkansa et Buttigieg est maire de South Bend, dans l'Indiana.

Partisan de l'unité

« Mayor Pete »  comme il est souvent appelé  vient de révéler qu’il y a une nouvelle offre qui est à la disposition des électeurs. Il a dépoussiéré la campagne qui restait bloquée sur le combat cdes grands anciens que sont Sanders, Biden et Warren, sans évoquer Bloomberg, qui s’agite aussi en dépensant une fortune.

Pour beaucoup d'Américains, Pete Buttigieg était un parfait inconnu jusqu'à ce qu'il qualifie Mike Pence de « pom-pom girl » de la présidence Trump, une présidence « de stars du porno » selon lui. À mesure que sa campagne s'est étoffée, il s'est présenté comme un partisan de l'unité après les divisions de l'ère Trump.

Il a ainsi mis en avant certaines positions progressistes, mais pense que ses vues plus modérées sur la couverture santé et les impôts pourraient convaincre les électeurs centristes, notamment les indépendants et les républicains ayant voté pour Donald Trump, mais souhaitant une option pour sortir de cette présidence marquée par la division. Il est aussi pro-syndicats et propose d'augmenter le nombre de juges à la Cour suprême.

L'orientation sexuelle de Pete Buttigieg, qui s'est affiché dès le début de la compétition aux côtés de son mari Chasten, semble cependant avoir relativement peu d'impact sur le choix des électeurs. Ces derniers mois, le jeune diplômé d' Harvard a préféré mettre l'accent sur sa foi chrétienne plutôt que son mariage avec un homme. Chasten Glezman, 30 ans, deviendrait le premier « first gentleman » si son mari était élu président. En tant que maire, Pete Buttigieg, qui s'est marié à l'église à l'été 2018, a régulièrement réagi à des propos du conservateur religieux Mike Pence, ancien gouverneur de l'Indiana.

Aussi Major Pete a-t-il su donner un souffle à la campagne démocrate en proposant une autre voie. Son lancement de campagne était clair à ce sujet: il ne s’agissait pas tant pour lui de chasser Donald Trump que de donner une nouvelle perspective à sa génération et aux plus jeunes que lui « qui seront ceux qui, pour la première fois, réussiront moins bien que leurs parents si rien ne change », disait-il alors.

« Pete Buttigieg devient donc un nom qui rivalise avec chacun de ses rivaux, et sa jeunesse claque dans cette campagne comme un défi qu’il oppose à leur expérience: le Rêve Américain est réinventé. » Chaque électeur peut s’identifier facilement à cette fronde d’un homme encore très jeune qui prétend que tout est possible à qui veut tenter sa chance.

Une importante victoire symbolique

Faut-il pour autant s’emballer et penser que l’Iowa créera la dynamique qui le conduira jusqu’à la victoire? Dans une enquête publiée par Gallup : à la question « qui est le mieux placé pour battre Donald Trump? », ils sont 44% au sein du Parti démocrate à répondre « Joe Biden », avant de classer dans l’ordre Sanders (19%), Bloomberg (10%), Warren (9%) et ne sont que 3% à citer Buttigieg.

La traduction de sa victoire dans l'Iowa en un succès électoral plus large sera une tâche monumentale. Malgré sa capacité impressionnante à lever des fonds, les sondages nationaux ne le placent qu'en cinquième position. La faute à un déficit de notoriété comparé à des candidats plus établis. Il souffre, par ailleurs, d'un soutien très faible chez les électeurs noirs, un électorat clé pour les démocrates...

Pete Buttigieg démarre sa campagne sur une importante victoire symbolique. Mais ce petit Etat rural ne représente que 41 délégués sur les 1 990 nécessaires pour être investi par le Parti démocrate, lors de la convention nationale de juillet. Il lui faudra donc engranger d'autres victoires, dans de plus grands Etats, s'il veut être désigné candidat à la présidentielle.




Joanne Courbet pour DayNewsWorld

IMPEACHMENT

 DONALD TRUMP ACQUITTE PAR LE SENAT

SAVOURE  UNE VICTOIRE BIEN MERITEE

Le Sénat américain a rejeté mercredi les deux chefs d'accusation retenus contre Donald Trump, marquant ainsi l'acquittement général de l'hôte de la Maison-Blanche.

L' issue du procès en destitution de Donald Trump, qui tenait les Américains en haleine, vient de tomber. Le président des États-Unis a été acquitté par le Sénat, mercredi 5 février 2020, à l'issue d'un procès historique qui a jeté une lumière crue sur les fractures de l'Amérique sans jamais faire vaciller sa base électorale.

Avant lui, seuls deux de ses prédécesseurs, Andrew Johnson en 1868 et Bill Clinton en 1998, avaient connu une telle procédure. Mais son procès a montré que l'ancien homme d'affaires de New York pouvait compter sur un parti républicain soudé, un atout de taille à neuf mois d'une élection où il briguera un second mandat de quatre ans.

Cette victoire politique a cependant été assombrie par la défection d'un élu républicain de premier plan : Mitt Romney, candidat malheureux à la Maison-Blanche en 2012.

Donald Trump acquitté

Lors d'un vote solennel suivi en direct à la télévision par des dizaines de millions d'Américains, le Sénat a estimé, par 52 voix sur 100, que Donald John Trump, 45e président de l'histoire, ne s'était pas rendu coupable d'abus de pouvoir. Par 53 voix sur 100, il a également estimé qu'il ne s'était pas rendu coupable d'entrave à la bonne marche du Congrès. La Constitution des États-Unis impose une majorité des deux tiers (67 sièges sur 100) pour destituer un président. « acquitté pour toujours », clame la Maison-Blanche.

49% d'opinions favorables à Trump

Depuis que le scandale a éclaté, l'hôte de la Maison-Blanche se dit victime d'une chasse aux sorcières orchestrée par ses adversaires qui n'auraient pas digéré sa victoire surprise de 2016. La stratégie semble avoir, au moins en partie, porté ses fruits : selon le dernier sondage de l'institut Gallup, il enregistre 49% d'opinions favorables, un record depuis son arrivée au pouvoir.Moins de 24 heures avant le vote du Sénat, Donald Trump avait vanté mardi soir, devant le Congrès réuni au grand complet, ses résultats « incroyables » dans un discours aux accents de meeting de campagne. « Contrairement à tant d'autres avant moi, je tiens mes promesses », avait-il lancé, sans cesse coupé par les ovations debout et les « USA, USA » des républicains. Dans cette même Chambre des représentants qui l'a mis en accusation le 18 décembre, il a brassé tous les thèmes à venir pour le scrutin du 3 novembre: la lutte contre l'immigration illégale ou l'avortement, « la grande réussite économique » des États-Unis...

Discours déchiré

À aucun moment, l' « impeachment » n'a été évoqué. Mais l'ombre du procès, qui a marqué une rupture définitive entre les « trumpistes » et les démocrates, planait sur l'hémicycle. Les élus de l'opposition se sont le plus souvent abstenus d'applaudir, certains ont boycotté l'événement, d'autres sont partis au milieu de son discours.Donald Trump a lui ostensiblement évité de serrer la main à la chef démocrate de la Chambre Nancy Pelosi. Une fois l'allocution finie, cette dernière a déchiré dans un geste spectaculaire sa copie du discours.

Les Américains plutôt préoccupés par les résultats économiques

Au-delà de Washington, le procès divise autant les Américains que leurs élus . Son impact sur les élections est donc difficile à prédire, mais Donald Trump se dit convaincu que les électeurs pénaliseront les « démocrates-qui-ne-font-rien ».

Les Américains, en effet, bien que convaincus à 52% que le président a abusé de son pouvoir, n’étaient plus que 46% à se prononcer pour sa destitution, selon un sondage NBC News/Wall Street Journal publié à l’ouverture formelle du procès en destitution de Donald Trump. Ils sont 49% à penser le contraire. «Les résultats suggèrent que la mise en accusation n’a pas changé une caractéristique durable de la présidence Trump: dans un environnement politique turbulent, l’opinion des Américains sur lui reste inchangée», explique le Wall Street Journal . Selon le quotidien, le sondage pointe un renforcement de la position du président ces derniers mois grâce à un meilleur dynamisme de ses supporters républicains.

Les électeurs ont ainsi gardé leur opinion sur la culpabilité ou l’innocence du président. Ils semblaient finalement plus préoccupés par les enjeux économiques que par l’issue du procès de Donald Trump

« M. Trump pourra faire ce qu’il veut, le parti le soutiendra ».

S’il est difficile de prévoir quelles seront les conséquences de cet épilogue sur l’élection de novembre, Fox News rappelle que M.Trump enregistre les chiffres les plus hauts de son mandat. Et, ajoute le Wall Street Journal, aussi « déconcertant et exaspérant que cela puisse être pour les démocrates, l’impeachment pourrait en fait avoir augmenté les chances de Trump d’être réélu à l’automne ».

Ainsi, le procès en destitution pourrait finir par se retourner contre les démocrates. En 2000, les républicains avaient été pénalisés lors des élections de mi-mandat par la virulence de la tentative d’impeachment contre Bill Clinton. Le vote de certains démocrates pour la destitution pourrait donc se retourner contre eux, notamment la trentaine d’élus se représentant dans des districts gagnés par Trump en 2016.

Le New York Times pronostique d’ailleurs que pour gagner, « M. Trump pourra faire ce qu’il veut, le parti le soutiendra ».

Quelques minutes après l’annonce de son acquittement, le président américain publiait sur Twitter une vidéo parodique suggérant qu’il pourrait rester président ad vitam aeternam.




Joanne Courbet pour DayNewsWorld

DISCOURS SUR L'ETAT DE L'UNION OU

LE COME-BACK DE L'AMERIQUE

A la veille de l' acquittement annoncé à son procès en destitution devant le Sénat, le président américain a tenu un discours plein d'optimisme, mardi soir, face à un Congrès plus divisé que jamais.

Le président américain s'est d'abord félicité de son bilan économique, alors que les parlementaires républicains ponctuaient d'applaudissements chacune de ses phrases et se levaient régulièrement, criant même « Four more years ! » (« quatre ans de plus ! »).

Une économie « plus forte que jamais »

« Le marché de l’emploi est en plein boum, la confiance monte, la pauvreté s’effondre et notre pays prospère », a commencé Donald Trump, jugeant qu’il avait obtenu des « résultats extraordinaires ». Citant tour à tour les chiffres du chômage – à des niveaux historiquement bas à 3,5 % – et les « records de Wall Street », le président américain a insisté : « J’ai tenu mes promesses. »

Donald Trump s'est ainsi attribué la paternité des 7 millions d'emplois créés par l'économie américaine depuis sa prise de fonctions.

Opération séduction des minorités

A plusieurs reprises, Donald Trump a également mentionné que la santé de l’économie bénéficiait aux minorités, avec « un chômage au plus bas pour les Afro-Américains, les hispaniques et les Asiatiques ». Après avoir diffusé une publicité sur ce thème au Super Bowl, il a encore mis en avant sa réforme de la justice pénale, qui « offre une seconde chance à de nombreux anciens détenus ». Et sur la dizaine de personnes invitées par la Maison Blanche à son discours, six étaient afro-américaines ou hispaniques. Les élus ont notamment réservé une standing-ovation à une petite fille qui a décroché une bourse éducative et obtenu le droit de changer d’école – une réforme demandée par Donald Trump au Congrès.

Le locataire de la Maison Blanche qui n' a eu de cesse de vanter « le come-back » des Etats-Unis, avec une économie « plus forte que jamais », a assuré que le « meilleur était à venir » pour les Américains. Miser sur l’économie est d'ailleurs le meilleur atout de Donald Trump , un président sortant, de Ronald Reagan à Bill Clinton, ayant presque toujours été réélu en période de croissance.

Des gages à sa base

Pour le reste, Donald Trump a surtout donné des gages à sa base . C'est ainsi qu'il a abordé les sujets del ' assurance-santé comme ceux de l'immigration ou de l’avortement.

Donald Trump a ainsi accusé les démocrates de vouloir en finir avec le système d'assurance-santé actuel. Etaient directement visés Bernie Sanders et Elizabeth Warren, qui prônent une réforme éliminant les assurances santé privées au profit d’une offre publique. « Ils veulent imposer un contrôle socialiste de notre système de santé et détruire l’assurance privée de 180 millions d’Américains », a taclé Donald Trump. Le débat fait rage dans la primaire démocrate entre les progressistes qui veulent supprimer le système actuel et les modérés, comme Joe Biden ou Pete Buttigieg, qui préfèrent proposer une option publique. Avant d'assurer : « Nous ne laisserons jamais le socialisme détruire les soins de santé américains. » Et d'affirmer que le pays est en train d'inverser la tendance en ce qui concerne les morts par overdose, notamment dans la crise des opioïdes . Il a aussi appelé le Congrès à faire passer une loi faisant baisser le prix des médicaments.

Sur le sujet de l'immigration, il a aussi accusé les « villes-sanctuaires », dirigées par des démocrates, de protéger des criminels en situation irrégulière et appelé le Congrès à voter une loi en faveur des « victimes des villes sanctuaires »., citant l'exemple d'un homme abattu par un immigré en situation irrégulière. Il a promis d'instaurer un système d'immigration basé sur le mérite, « accueillant ceux qui suivent les règles, contribuent à notre économie, sont autonomes financièrement et défendent nos valeurs. »

Mise en scène de plusieurs Américains anonymes

Comme le veut la tradition, Donald Trump a mis en avant, au cours de son discours, plusieurs Américains anonymes. Ainsi d'un ancien combattant, devenu SDF et victime d'addictions, qui s'en est sorti en étant employé par une entreprise située en « zone d'opportunités », un programme créé par la Maison Blanche. De l’animateur radio conservateur Rush Limbaugh, qui souffre d’un cancer, médaillé par Melania Trump. Donald Trump a réservé une surprise à une famille, avec le retour du front du père, militaire. Enfin, l’opposant vénézuelien Juan Guaido, invité d’honneur, a été applaudi à la fois par les républicains et les démocrates.…

L'événement annuel a cependant été boycotté par plusieurs parlementaires démocrates et ponctué par de gestes peu grâcieux:mardi, le président américain n'a pas serré la main de Nancy Pelosi, qui a répliqué en déchirant le texte du discours...

Joanne Courbet pour DayNewsWorld

POURQUOI  LE CRASH D'UN AVION AMERICAIN

EN AFGHANISTAN ?

L'avion qui s’est écrasé ce lundi dans l’Est de l'Afghanistan dans une zone sous contrôle des talibans appartient aux forces américaines, affirment les insurgés, le ministère afghan de la Défense démentant qu’il s’agisse d’un appareil afghan.

« Un appareil spécial des occupants américains s’est écrasé… dans la province de Ghazni », a indiqué le porte-parole des talibans Zabiullah Mudjahid dans un communiqué, ajoutant que tous les membres de l’équipage avaient péri.

Plusieurs heures après le crash annoncé par les autorités locales d'un avion en Afghanistan, le mystère reste entier. Tout juste dispose-t-on d'une heure, 13 heures locales (9h30 en France) et d'un lieu, Deh Yak, au sud de Kaboul, une zone de la province de Gazni contrôlée par les Talibans.

C'est le porte-parole de la police de la province, Ahmad Khan Seerat, qui a confirmé ces éléments, ajoutant que la « zone n'est pas sûre » à cause de la présence d'insurgés. Ce qui complique considérablement l'envoi de secours et d'enquêteurs.

Pas de commentaire des Américains

Un porte-parole du ministère afghan de la Défense, Rohullah Ahmadzai, a déclaré pour sa part que l’appareil n’appartenait pas aux forces afghanes. « Il n’appartient pas aux forces aériennes, ni au service des renseignements, ni au ministère de la Défense ou à celui de l’Intérieur », a-t-il dit.

Les forces américaines à Kaboul n’ont pas fourni de commentaires. Des vidéos et photos transmises par le biais du compte Twitter d’une personne proche des talibans, et dont l’authenticité n’a pas pu être vérifiée, montrent les restes d’un appareil de taille moyenne écrasé dans un champ de neige. La queue de l’avion, qui est intacte, porte le logo de l’aviation américaine.

Une mission de surveillance ?

Selon les talibans, l’appareil « volait dans une mission de surveillance ». Le type de l’appareil correspond à ceux utilisés dans le pays par l’US Air Force pour la surveillance électronique. Air Force et basé à Kandahar dans le sud de l'Afghanistan.Si cette information venait à être confirmée, la question de l'implication des Talibans dans ce crash se poserait immédiatement.

Le crash de l’avion avait été signalé par les autorités locales comme étant survenu vers 13 h 00. L’autorité civile de l’aviation afghane (ACAA) a indiqué ensuite dans un communiqué qu'« aucun crash d’appareil commercial n’a été enregistré ».

Les accidents aériens militaires, particulièrement d'hélicoptères, sont assez courants en Afghanistan, à cause du terrain montagneux très accidenté et des conditions climatiques souvent extrêmes. Mais ils arrivent davantage aux forces afghanes. Les forces aériennes américaines ont une maîtrise des airs leur permettant tout liberté d'action et d'appui aux forces afghanes.

Accident ou acte de guerre, l’événement survient alors même que les talibans et les Etats-Unis discutent des termes d'un accord sur le retrait des forces américaines d'Afghanistan en échange de contreparties sécuritaires des insurgés.




Alize Marion pour DayNewsWorld

FIASCO DANS LE CAUCUS DE L'IOWA

BERNIE SANDERS SERAIT EN TETE

L’ouverture des primaires démocrates en vue de l’élection présidentielle s’est soldée ce lundi 3 février par un véritable fiasco.

Le parti démocrate a en effet annoncé dans la soirée avoir eu des difficultés pour récolter les votes.

« Nous avons repéré des incohérences dans la remontée de plusieurs résultats (...).

Il s’agit simplement d’un problème de remontée, notre application n’a pas crashé, il n’y a pas eu d’intrusion ou de hacking », a assuré le parti.

Il n'en fallait pas moins pour que l'impatient le sénateur Bernie Sanders, héraut de l’aile gauche, choisisse de diffuser ses propres résultats :

Il affirme être en tête des caucus de l’Iowa avec 29,66% des voix, devant Pete Buttigieg qui aurait réalisé une belle performance avec 24,59% des votes.

Elizabeth Warren arriverait en 3e position avec 21,24% et Joe Biden loin derrière avec seulement 12,37%.

Ce qui représenterait une contre-performance pour celui qui est depuis des mois en tête des sondages au niveau national.

Bien entendu le sénateur précise que ces chiffres ne sont pas officiels et qu’il ne représentent que 40% des quelque 1700 centres de votes.

Mais « nos soutiens ont travaillé trop dur et trop longtemps pour attendre de voir les résultats de leur travail », juge son équipe de campagne.

Les électeurs de cet État rural du centre des États-Unis n’ont pas participé à une primaire classique, à bulletin secret, mais à un caucus.

C’est-à-dire que chacun a exprimé publiquement son vote en se plaçant physiquement -dans quelque 1700 salles, écoles ou gymnases- derrière le groupe du candidat qu’il ou elle soutenait.

Les partisans de ceux qui n’ont pas franchi le seuil de 15% au premier tour ont ensuite pu rejoindre un des candidats qualifiés ou s’abstenir lors d’un second tour.

Mais les règles et outils informatiques pour remonter les résultats auprès du parti ont été modifiés en 2020 et, il semblerait, ont engendré un vrai capharnaüm.

Un capharnaum qui risque d’envenimer la situation au sein du parti démocrate qui connaît déjà bon nombre de tensions.

Andrew Preston pour DayNewsWorld

LE PROCES EN DESTITUTION DE TRUMP

UNE MENACE POUR JOE BIDEN ?

Aux avocats de Donald Trump de passer à l’offensive pour démontrer que leur client était dans son bon droit quand il s’est inquiété d’une possible « corruption » des Biden en Ukraine.

La mise en accusation de Donald Trump a été déclenchée par la révélation d’un marchandage suggéré au président ukrainien Volodymyr Zelensky, selon les démocrates.

Ils assurent que Donald Trump a conditionné une aide militaire et une invitation à la Maison Blanche à l’ouverture d’enquêtes en Ukraine visant l’ancien vice-président démocrate Joe Biden par l’intermédiaire de son fils Hunter, qui a siégé de 2014 à 2019 au conseil d’administration d’une entreprise gazière.

Les démocrates accusent Donald Trump d’avoir tenté de « tricher » pour remporter un second mandat en poussant l’Ukraine à « salir » l’ancien vice-président de Barack Obama, et d’avoir utilisé les moyens de l’État pour arriver à ses fins, notamment en gelant une aide militaire cruciale pour ce pays en conflit avec la Russie.

Les révélations de John Bolton

Ce qu'a confirmé l’ex-conseiller à la sécurité nationale John Bolton dans son livre à paraître.

L’ancien faucon de la politique étrangère à la Maison Blanche est « un témoin-clé de la conduite scandaleuse du président », a souligné mardi l’élu Adam Schiff, procureur en chef de ce procès au Sénat demandant la convocation de nouveaux témoins.

Les 53 sénateurs républicains s’y sont opposés jusqu’ici, mais les révélations de l’ancien conseiller pourraient faire bouger les lignes.

« Vous destituez un président américain pour avoir posé des questions ?»

De son côté, l’hôte de la Maison Blanche assure « n’avoir rien fait de mal ». Ses inquiétudes sur l’étendue de la corruption en Ukraine justifiaient selon lui sa demande d’enquête sur les Biden et le blocage des 400 millions de dollars. « Sommes-nous dans une zone sans Biden? », a lancé en écho son avocat Jay Sekulow. « Vous mentionnez quelqu’un, vous exprimez des inquiétudes sur une société et c’est interdit ? Vous destituez un président américain pour avoir posé des questions ? »

A l’ancienne procureure de Floride Pam Bondi, une proche de Donald Trump, de démontrer que la fonction occupée par le fils de Joe Biden dans cette société gazière a entretenu des soupçons de conflit d’intérêts : elle a en effet critiqué lundi, devant le Sénat, « les millions » de dollars gagnés à un poste pour lequel Hunter Biden n’avait aucune compétence particulière, au moment où son père, alors vice-président de Barack Obama, était chargé de la politique américaine dans ce pays.

« Tout ce que nous disons, c’est qu’il y avait une base pour en parler, pour soulever cette question. Et c’est suffisant », a poursuivi Pam Bondi pour justifier la mention d’enquêtes visant la famille Biden dans la conversation téléphonique du 25 juillet entre les deux présidents dont la révélation a lancé l’affaire ukrainienne. Donald Trump répète que Joe Biden a, à l’époque, exigé la démission d’un procureur ukrainien en affirmant que ce dernier enquêtait sur la société .

« Qu’on en finisse »: Un acquittement rapide

Les avocats demandent un acquittement rapide . Les démocrates « vous demandent de limoger à la veille d’une élection un président qui connaît le succès, sans raison et en violation de la Constitution », a lancé aux cent sénateurs Pat Cipollone, l’avocat de la Maison Blanche. « Il est temps d’en finir, aussi vite que possible », a-t-il poursuivi en concluant trois jours de plaidoirie largement parasités par les révélations explosives d’un ancien conseiller de la Maison Blanche.

Si le chef de la majorité républicaine Mitch McConnell a reconnu ne pas avoir à l’heure actuelle les 51 voix nécessaires pour empêcher la convocation de nouveaux témoins, il lui reste jusqu’à la fin de la semaine pour faire rentrer dans le rang les quelques sénateurs républicains modérés, dont Mitt Romney, Susan Collins ou encore Lisa Murkowski, susceptibles d’apporter leur soutien aux 47 démocrates. Donald Trump et ses partisans espèrent un rejet de la requête démocrate, pour que les élus puissent passer directement au vote final sur la culpabilité du président. La Constitution imposant une majorité des deux tiers pour le destituer (67 voix), il est quasi assuré d’être acquitté.

« Qu'on en finisse. Maintenant », a martelé mardi soir le sénateur républicain Lindsey Graham, un proche du milliardaire. Mais « s’ils veulent avoir des témoins, il y aura beaucoup de témoins », a-t-il ajouté, menaçant de réclamer à son tour la convocation de Joe Biden, ou de son fils Hunter.




Britney Delsey pour DayNewsWorld

LE PRESIDENT DES ETATS-UNIS DONALD TRUMP PRESENT A LA MARCHE POUR LA VIE

Donald Trump participe ce vendredi à la «Marche pour la vie» de Washington, un événement annuel contre le droit à l’avortement.

La Marche pour la vie existe aux États-Unis depuis 47 ans , mais c’est la première fois qu’un président américain y participe.

« Le président Donald Trump sera le premier président de l’Histoire à se rendre à la Marche pour la vie », avait annoncé mercredi soir la Maison Blanche sur son compte Twitter.« On se voit vendredi », a tweeté le milliardaire républicain, prédisant une « grande foule », au-dessus d’un message appelant à participer à la March for life. « Nous sommes profondément honorés d’accueillir le président Trump à la 47e Marche pour la vie », a déclaré dans un communiqué la présidente de cette marche, Jeanne Mancini.

Au même moment dans l’enceinte du Congrès, les sénateurs poursuivent leurs débats dans son procès en destitution.

Le milliardaire républicain qui, en 1999, se disait très « pro-choice » (favorable à la possibilité de choisir l’avortement), est plus que jamais déterminé à se positionner comme le président le plus « pro-life » de l’Histoire.

Un véritable « tournant » .

Marjorie Dannenfelser, présidente de « Susan B. Anthony List », puissante organisation anti-avortement, y voit un véritable « tournant ». En 2019, Donald Trump avait déjà promis aux manifestants, par écran géant interposé, de mettre son veto à toute législation « affaiblissant la protection de la vie humaine ».

L’IVG légalisée depuis 1973

Cette manifestation est généralement organisée autour de la date anniversaire de l’arrêt emblématique de la Cour suprême « Roe v. Wade » légalisant l’interruption volontaire de grossesse (IVG) aux Etats-Unis, le 22 janvier 1973.

Or à l’approche du scrutin du 3 novembre, où il briguera un second mandat, Donald Trump, sait qu’il doit jouer serré avec les chrétiens évangéliques blancs, qui avaient voté à 81% pour lui en 2016. Depuis l’élection de Donald Trump, les militants anti-avortements ont en effet été galvanisés par le remaniement de la Cour suprême engagé par le locataire de la Maison Blanche qui y a nommé Neil Gorsuch et Brett Kavanaugh deux juges opposés à l’avortement.

Plusieurs Etats conservateurs ont ainsi adopté des lois très restrictives sur l’IVG, et espèrent que la bataille judiciaire engagée les mènera jusqu’à la plus haute cour du pays, lui donnant ainsi la possibilité de revenir sur cet arrêt historique​.

Test en Louisiane

Le premier test décisif aura lieu en mars, quand la Cour suprême examinera une loi restrictive de Louisiane.sur une loi adoptée en 2014 en Louisiane, État conservateur du Sud.

Le texte prévoit d’imposer aux médecins volontaires pour pratiquer des IVG d’avoir une autorisation d’exercer dans un hôpital situé à moins de 50 kilomètres du lieu de l’opération. Selon les défenseurs du droit à l’avortement, ces conditions sont trop drastiques et seul un médecin et une clinique pourront continuer à pratiquer des IVG dans tout l’État. Un nombre très insuffisant, soulignent-ils, pour les quelque 10.000 avortements pratiqués chaque année.

La Louisiane justifie cette mesure en évoquant les risques de complication et la nécessité, en cas de problème, de pouvoir transférer les patientes dans des hôpitaux voisins

« Les Etat-Unis devenus plus libéraux »

Selon Rod Dreher, essayiste américain interrogé par un confrère, les vieux combats culturels concernant les questions de sexualité ont été perdus par la droite… à l’exception de l’avortement.

Les États-Unis sont devenus plus libéraux sur ces questions. La pornographie, le mariage homosexuel ne sont plus contestés et particulièrement auprès des jeunes.

"Après l’arrêt Obergefell qui déclare le droit constitutionnel du mariage homosexuel, pour les chrétiens la question des droits des homosexuels n’est plus centrée sur l’homosexualité elle-même mais sur la confrontation entre les droits LGBT et la liberté de conscience des croyants".




Joanne Courbet pour DayNewsWorld

LES ENJEUX DE L'IMPEACHMENT OU LE PROCES EN DESTITUTION DE DONALD TRUMP

Le jour de l'ouverture de son procès en destitution, ce mardi 21 janvier, Donald Trump parle d'économie au forum économique de Davos, en Suisse. Le président laisse à ses avocats le soin d'assurer sa défense devant les sénateurs.

De redoutables avocats pour défendre Trump

Pour porter sa voix, il s'est entouré d'une équipe de redoutables ténors : Pat Cipollone, avocat de la Maison Blanche, dirigera l'équipe de défense et sera secondé par Jay Sekulow, avocat personnel de Donald Trump. L'ex-procureur Kenneth Starr, acteur central de l'affaire Lewinsky et du procès en destitution de Bill Clinton, rejoint aussi son équipe, tout comme le constitutionnaliste Alan Dershowitz. Ce dernier fut l'un des avocats d'O.J. Simpson, ex-footballeur américain innocenté du meurtre de son ex-femme au terme d'une bataille judiciaire épique et médiatique.

« Le président n'a rien fait de mal. »

Les avocats de Donald Trump ont appelé, lundi 20 janvier, le Sénat américain à « acquitter immédiatement » le président des Etats-Unis, à la veille de l'ouverture des débats à son procès historique en destitution. Selon eux, sur la forme, les chefs d'accusation sont « inconsistants » car « ils ne comportent aucun crime ou violation de la loi » et ne sont donc pas passibles de destitution.

Dans le fond, la défense présidentielle rappelle que l'aide militaire promise à l'Ukraine par les Etats-Unis avait bien été débloquée, au mois de septembre, après une rencontre à l'ONU entre Trump et Zelensky. La preuve, estiment-ils, que rien n'a été imposé à Kiev. Surtout, le président ne voit rien de répréhensible dans sa demande, car il n'a « jamais menacé » son homologue. Sa requête lui semble si irréprochable qu'il l'a renouvelée en direct à la télévision, le 3 octobre. « La Chine devrait lancer une investigation sur les Biden », a-t-il nargué, défendant son « droit absolu » d'enquêter sur la corruption.

Abus de pouvoir et d'entrave au travail du Congrès pour les démocrates.

Il est reproché au chef d'Etat américain d'avoir demandé à l'Ukraine d'enquêter sur son potentiel adversaire à la présidentielle américaine, Joe Biden, et d'avoir fait pression sur Kiev en conditionnant notamment une aide militaire cruciale à l'annonce d'une telle enquête. Donald Trump est aussi accusé d'abus de pouvoir et d'entrave au travail du Congrès.

Ce qui est considéré comme illégal par les démocrates, c'est que Donald Trump est accusé d’avoir utilisé la politique extérieure américaine, à des fins personnelles. Également, d’avoir demandé l’aide d’une puissance étrangère, en l’occurrence l’Ukraine, pour avoir de meilleures chances dans l’élection présidentielle de novembre prochain… Ce qui est considéré aux Etats-Unis comme une ingérence extérieure dans l’élection.

L'équipe juridique du président a soumis lundi au Sénat son argumentaire de défense, un mémorandum de 110 pages dans lequel elle dénonce un « processus truqué » qui a abouti à « une perversion dangereuse de la Constitution ».

Le déroulement des audiences

Le président Trump a obtenu satisfaction lundi après que le chef de la majorité républicaine du Sénat a dévoilé un calendrier qui sera mené au pas de charge. Le président des Etats-Unis a obtenu satisfaction. Le calendrier de son procès en destitution, dévoilé lundi 20 janvier par le chef de la majorité républicaine du Sénat, Mitch McConnell (Kentucky), maître de l’ordre du jour, est en effet la garantie d’une procédure menée au pas de charge pour solder l’affaire ukrainienne au plus vite, peut-être même avant le discours sur l’état de l’Union que Donald Trump doit prononcer le 4 février devant les deux Chambres du Congrès.

Les détails doivent être discutés mardi 21 janvier et validés par les sénateurs. Or, on s'attend à ce que les élus démocrates essaient d'amender le règlement proposé par le chef des républicains au Sénat.

Les démocrates souhaitent en effet auditionner quatre témoins (dont le chef de cabinet de la présidence Mick Mulvaney et l'ex-conseiller à la sécurité nationale, John Bolton) et présenter devant le Sénat des preuves ou témoignages inédits. Ils exigent par ailleurs que la présidence fournisse les documents-clés qu'ils lui réclament, en vain, depuis le début de l'enquête. A l'inverse, les républicains souhaitent un procès rapide, sans nouvelles auditions ni éléments susceptibles de nourrir l'accusation. Le procès pourrait alors être expédié en deux semaines et se terminer par la disculpation du président.

La bataille de l'opinion ou électorat contre électorat

L'aventure présidentielle de Donald Trump a toutefois fort peu de chances, pour ne pas dire aucune, de tourner court au sein d'un Sénat dominé par les Républicains. C’est le Sénat qui prononce ou ne prononce pas la destitution. La destitution au Sénat n'est votée qu'avec la nécessité d’une majorité des deux tiers. Il faut donc 66 sénateurs et les démocrates en sont loin ! Les démocrates auraient alors besoin de 19 voix en plus...

Outre l' aspect légal ce procès est  avant tout éminemment politique !

L'enjeu est ailleurs et réside dans la bataille de l'opinion. Le vrai juge sera l’opinion publique américaine. Ce procès sera très suivi, il sera devant les caméras, et c’est la première fois que nous avons en procès un président en campagne pour sa réélection.

« C'est la première fois qu'une procédure d'impeachment coïncide avec une campagne présidentielle », notait Corentin Sellin, spécialiste de la politique américaine. Mais il est difficile d'évaluer ses répercussions sur la primaire démocrate et l'élection présidentielle de 2020.

« Si la plainte sur l'Ukraine se révélait moins percutante que prévu, les élus démocrates seraient ridiculisés, nuance l'historien Corentin Sellin. Cela porterait un coup terrible à leur crédibilité, tout en servant la cause de Donald Trump ».

Une position qui pourrait l'aider à remobiliser sa base en novembre 2020 pour qui l'impeachment ne fait que renforcer la conviction que le président est victime d' « une chasse aux sorcières »,

Au Sénat (à majorité républicaine) de décider si le président a commis un acte de trahison, un crime ou un délit majeur nécessitant sa destitution...

Joanne Courbet pour DayNewsWorld

LA DESTITUTION OU L'ACTE D' ACCUSATION DE DONALD TRUMP

L’acte d’accusation de Donald Trump a été remis mercredi au Sénat en vue du procès en destitution du président américain, qui débutera mardi selon le chef de la majorité républicaine à la chambre haute du Congrès, Mitch McConnell.

Lors d’une cérémonie très protocolaire, les deux articles de mise en accusation auparavant signés par la présidente démocrate de la Chambre des représentants, Nancy Pelosi, ont été placés dans une enveloppe bleue et remis en main propre à des greffiers du Sénat. « Aujourd’hui, nous entrons dans l’histoire », a-t-elle déclaré.

« Un moment difficile pour notre pays »

Ce procès historique sera arbitré par le président de la Cour suprême, John Roberts, qui doit prêter serment jeudi avant que les 100 sénateurs, qui feront office de jurés, en fassent de même.

« Nous jurerons (…) de rendre justice à nos institutions, nos Etats et la nation », a déclaré Mitch McConnell, précisant que le procès commencerait « véritablement » mardi prochain.

Le Sénat doit notifier la Maison-Blanche de la tenue du procès, demander au président de « répondre aux articles » de mise en accusation et d'« envoyer ses avocats », a ajouté le sénateur républicain.

« C’est un moment difficile pour notre pays, mais c’est pour ça que les Pères fondateurs ont créé le Sénat », a estimé Mitch McConnell, un défenseur fidèle du milliardaire new-yorkais.

Donald Trump est accusé d’abus de pouvoir et d’entrave à la bonne marche du Congrès.

Les démocrates l’accusent d’avoir utilisé ses fonctions pour faire pression sur l’Ukraine à l’été 2019 afin qu’elle enquête sur un rival politique, puis d’avoir bloqué toute participation de ses collaborateurs avec la commission chargée des investigations à la Chambre des représentants.

Les démocrates sont convaincus que le président a gelé une aide militaire destinée à Kiev pour forcer son président à salir Joe Biden, bien placé pour l’affronter dans les urnes. Il a « utilisé des fonds votés par le Congrès », a encore asséné Mme Pelosi. Les a-t-il « considérés comme un distributeur à billets ? », a-t-elle ironisé.

« Une procédure partisane »

Les républicains ont, eux, dénoncé une procédure « partisane » nourrie par « l’aversion » des démocrates pour le président. C’est « un cauchemar national », a estimé leur leader à la Chambre, Kevin McCarthy.

Le vote ouvre la voie à l’ouverture, sans doute dès mardi prochain, du procès en destitution du président des Etats-Unis, le troisième de l’histoire du pays.

Sept élus démocrates de la Chambre des représentants ont été désignés, mercredi 15 janvier, pour servir de procureurs au procès de Donald Trump, lors d’un vote qui a également validé la transmission au Sénat de l’acte d’accusation visant le président américain.

« Nous y voici : une autre arnaque orchestrée par les démocrates-qui-ne-font-rien », a immédiatement réagi sur Twitter le locataire de la Maison Blanche, qui se dit victime depuis le début de l’affaire ukrainienne d’une « chasse aux sorcières » sans précédent

« Nous jurerons (…) de rendre justice à nos institutions, nos Etats et la nation », a déclaré le chef de la majorité républicaine à la chambre haute du Congrès, Mitch McConnell.

Un acquittement du président des Etats-Unis, du fait de la majorité républicaine au Sénat, est  l’issue la plus probable.

Joanne Courbet pour DayNewsWorld

PRIMAIRE DEMOCRATE

BERNIE SANDERS LACHE LES COUPS

Ne retenant plus leurs coups, six candidats à l'investiture démocrate pour la présidentielle américaine de 2020 se sont affrontés, mardi soir, lors du dernier débat télévisé avant le vote très attendu du 3 février dans l'Iowa, coup d'envoi de la primaire.

Joe Biden le favori tâclé

Le socialiste Bernie Sanders n'a, une nouvelle fois, pas épargné le favori Joe Biden en critiquant son vote d’appui à la guerre en Irak en octobre 2002.Le vent en poupe dans les sondages, Bernie Sanders a taclé mardi 14 janvier 2020 le favori Joe Biden sur son bilan en politique étrangère à l'ouverture du dernier débat avant le vote très attendu dans l'Iowa, qui marquera le 3 février le coup d'envoi des primaires démocrates. Le dernier débat télévisé entre les candidats démocrates à l'élection présidentielle avait lieu mardi soir. Coup d'envoi des primaires le 3 février dans l'Iowa.

Bernie Sanders lâche tout et ne retient plus aucun coup. Mardi soir, à l'occasion du dernier débat entre les candidats démocrates à la Maison-Blanche avant le début des primaires, le sénateur du Vermont s'en est tout particulièrement pris à Joe Biden, ancien vice-président de Barack Obama pendant ses deux mandats et favori chez les démocrates pour cette élection de 2020. Bernie Sanders a notamment visé le bilan en politique étrangère de l'ancien VP. Ce débat était le tout dernier avant le caucus de l'Iowa, un vote particulièrement attendu, car il marquera le coup d'envoi, le 3 février prochain, des primaires démocrates.

Après une période de très vives tensions entre les États-Unis et l'Iran, six candidats espérant défier le républicain Donald Trump en novembre ont été longuement interrogés sur leurs programmes concernant le Moyen-Orient. L'occasion pour le socialiste Bernie Sanders de critiquer une nouvelle fois le modéré Joe Biden sur son vote en 2002, lorsqu'il était sénateur, pour autoriser George W. Bush à intervenir militairement en Irak.

L'ancien vice-président Joe Biden a qualifié une nouvelle fois son vote d'« erreur », mais a souligné que cela n'avait pas empêché Barack Obama, qui s'était opposé à la guerre en Irak, de le choisir ensuite comme son bras droit. Troisième dans les sondages nationaux derrière les deux hommes, la sénatrice progressiste Elizabeth Warren a affirmé qu'elle était pour le retrait des troupes américaines du Moyen-Orient.

Sur le nouvel accord commercial négocié entre les États-Unis, le Canada et le Mexique, les six candidats, avec l'ex-maire Pete Buttigieg, la sénatrice modérée Amy Klobuchar et le milliardaire Tom Steyer, ont là aussi exposé leurs divisions. « Joe et moi avons un désaccord fondamental ici, au cas où vous n'ayez pas remarqué », a déclaré Bernie Sanders, qui est contre l'accord, provoquant les rires de l'assemblée.

Prises de tête entre les candidats les plus progressistes

Le débat était organisé à Des Moines, dans l'Iowa. État rural peu peuplé, il pourrait avoir une grande influence sur la course démocrate puisqu'il sera donc le premier à voter, le 3 février prochain.

Les sondages y sont extrêmement serrés entre quatre favoris : Biden, Sanders, Buttigieg et Warren.

Sanders y remporte 20% des intentions de vote fasse à Elizabeth Warren qui arrive en deuxième position avec 17%. L’ex-maire Pete Buttigieg, en tête du sondage il y a peu, tombe à la troisième place avec 16% et Joe Biden ferme la course avec 15%. L’étude d’opinion comporte cependant une marge d’erreur relativement élevée de 3,7 points donc n’écarte presque personne de la victoire.

Fort de sa bonne place dans les intentions de vote et de levées de fonds impressionnantes en 2019 auprès de ses partisans, Bernie Sanders n'avait pas non plus épargné ses rivaux avant le débat.

« Quand on observe mon bilan face à celui de Joe Biden, je ne pense pas que le bilan de Biden puisse apporter l'énergie dont nous avons besoin pour battre Trump », avait-il tweeté. La température est aussi montée entre les deux grands candidats progressistes de la primaire, Bernie Sanders et Elizabeth Warren, lorsqu'un article a affirmé que l'équipe du socialiste donnait comme consigne à ses volontaires de dépeindre sa rivale comme une candidate des élites.

Une femme, seule capable de battre Trump ?

Alors que l'ambiance était déjà tendue, une autre polémique a explosé avec des révélations de la chaîne CNN affirmant que le sénateur du Vermont avait déclaré fin 2018 à sa rivale qu'une femme ne pourrait pas gagner la présidentielle contre Donald Trump. « Je n'ai pas dit cela », a affirmé le sénateur indépendant lors du débat. Provoquant les rires de l'assemblée, Elizabeth Warren a immédiatement contredit son « ami ». Avant d'empoigner la grande question derrière ce débat : « Une femme peut-elle battre Donald Trump ? Regardez les hommes sur ce plateau. À eux tous, ils ont perdu dix élections. Les seules personnes ici qui aient gagné toutes les élections auxquelles elles se sont présentées sont les femmes, Amy (Klobuchar, NDLR) et moi », a-t-elle déclaré.

Personne ne s'est vraiment imposé

Personne n’a vraiment su se saisir de la dernière occasion pour distancer ses concurrents. Sur la forme, Bernie Sanders a tout de même réussi a faire rire l’assistance à plusieurs reprises et prendre le dessus en dictant une certaine énergie au reste du groupe.

Il faut dire que les quatre favoris des sondages risquaient gros à prendre des risques ou à taper trop fort sur la concurrence. Les récentes études d’opinion ont dévoilé des résultats si serrés qu’elles les donnent tous ou presque, en prenant en compte la marge d’erreur, comme potentiels vainqueurs dans l’Iowa.

Ils ont laissé les attaques à Donald Trump, en meeting de campagne en même temps dans le Wisconsin voisin, et ravi d’éreinter ses rivaux.

Lors d'un meeting de campagne organisé le même soir dans l'État voisin du Wisconsin, Donald Trump a éreinté ses rivaux, se moquant des gaffes de Joe Biden et taclant Bernie Sanders : « C'est un mauvais type. » Âgé de 78 ans, ce dernier avait fait une crise cardiaque le 1er octobre, dont il s'est bien remis selon ses médecins. Joe Biden, vétéran de la politique de 77 ans, doit aussi faire face aux doutes sur son âge.

Alors que la course démocrate avait débuté avec une diversité record au sein des prétendants, les six candidats sur le plateau étaient pour la première fois tous blancs.

Joanne Courbet pour DayNewsWorld

 

IMPEACHMENT: UNE DEFAITE

MAIS AUSSI UNE VICTOIRE POUR DONALD TRUMP ?

Le président américain, Donald Trump, a été mis en accusation, mercredi 18 décembre dans la soirée, lors d'un vote au Congrès synonyme de procès en destitution pour l'ancien homme d'affaires. La Chambre des représentants, dominée par les démocrates, s'est en effet prononcée en faveur de l' « impeachement » du milliardaire républicain de 73 ans

Donald Trump a-t-il abusé de son pouvoir en faisant pression sur Kiev pour obtenir des enquêtes sur ses rivaux politiques ? La majorité démocrate a répondu oui. A-t-il entravé la bonne marche du Congrès en ne coopérant pas à l’enquête des commissions parlementaires ? Oui aussi. Le premier chef d'accusation, abus de pouvoir, a été validé par 230 voix contre 197. Celui d'entrave au Congrès a été adopté par 229 voix contre 198. Aucun républicain n'a voté pour l'impeachment du président. Côté démocrate, en revanche, quatre élus sont sortis des rangs : trois ont voté non à au moins un des deux chefs d'accusation. Une autre, la candidate aux primaires Tulsi Gabbard, a seulement répondu « présente ». « Pas d’autre choix » pour « abus de pouvoir », par 230 voix contre 197.

Une « triste journée » mais des lignes de partage strictement partisanes

Le président américain était à la tribune d'un meeting de campagne à Battle Creek (Michigan), à environ 1 000 km de Washington, lorsque que la décision est tombée. Sur Twitter, il a publié une photo portant cette inscription : « En réalité, ce n'est pas après moi qu'ils en ont, c'est après vous. Je suis simplement sur le chemin ».

Donald Trump « a confiance dans le Sénat pour rétablir l'ordre, a réagi dans la foulée la Maison Blanche. Il est prêt pour les prochaines étapes et a confiance dans le fait qu'il sera totalement disculpé ».

«Ils ne détestent pas seulement Donald Trump, ils détestent les 63 millions d'Américains qui ont voté pour ce président», a lancé le républicain Steve Scalise.

«C'est tragique, mais les actes irresponsables du président rendent sa mise en accusation nécessaire», a rétorqué Nancy Pelosi, la chef des démocrates au Congrès. «Il ne nous a pas laissé d'autre choix», a-t-elle ajouté.

Si à de rares exceptions près, les votes ont suivi des lignes de partage strictement partisanes, un seul point d'accord a émergé entre les deux camps: cette «triste» journée entrera dans les livres d'Histoire. Car ce vote, qui intervient à moins d'un an du scrutin présidentiel, est en tout point historique. Seuls deux autres présidents - Andrew Johnson en 1868 et Bill Clinton en 1998 - ont vécu une mise en accusation. Le républicain Richard Nixon, empêtré dans le scandale du Watergate, avait préféré démissionner en 1974 avant de subir telle avanie.

«Un suicide politique »  pour les démocrates ?

Si tous les sondages de ces dernières semaines montraient une tendance similaire, à savoir un pays divisé sur des lignes partisanes au sujet de l’impeachment, une enquête publiée mercredi par l’institut Gallup est venue semer le doute chez les démocrates. Donald Trump y est crédité de 45 % d’opinions favorables, en hausse de six points par rapport au début de l’enquête fin septembre. Et les sondés ne sont plus que 46 % à appuyer l’impeachment et la destitution, contre 52 % fin septembre.

Nancy Pelosi, bien que soutenue par une majorité écrasante de démocrates, s’est-elle engouffrée dans un piège ? Les républicains ne vont pas manquer une occasion de rappeler le temps « perdu » par le camp adverse sur cet impeachment

En outre la défaite, pour Donald Trump, a pu avoir un goût de victoire, mercredi 18 décembre. Certes le 45e président des Etats-Unis est devenu comme prévu le troisième de l’histoire du pays à subir une mise en accusation par la Chambre des représentants. Mais le bloc républicain s’y étant opposé, sans qu’aucune voix ne fasse défaut, le Président des Etats-Unis a témoigné de son emprise sur son parti.

Les républicains, qui contrôlent la chambre haute, ont aussi la ferme intention d'acquitter leur président.

« Le cycle de l’information politique va tellement vite aux États-Unis que l’impeachment pourrait bien être déjà oublié depuis longtemps d’ici à l’automne prochain », relativise Kyle Kondik, politologue de l’université de Virginie.

Joanne Courbet pour DayNewsWorld

 

MALGRE LA PROCEDURE DE DESTITUTION

LE RECORD DE POPULARITE POUR TRUMP

Lancée en septembre, la procédure de destitution (« impeachment ») entre cette semaine dans sa phase critique. Après le vote de la commission des affaires judiciaires la semaine dernière, la Chambre des représentants vote en séance plénière - a priori mercredi - les deux articles de mise en accusation de Donald Trump, accusé d'avoir abusé de son pouvoir en conditionnant le versement d'une aide militaire à l'Ukraine en échange d'une enquête contre son rival politique Joe Biden, et d'avoir fait obstruction à l'enquête.

Or à quelques jours seulement d'un vote historique qui pourrait faire de lui le troisième président de l'histoire à être mis en accusation au Congrès, Donald Trump peut se satisfaire d'une cote de populaire record au sein du dernier sondage de l'université Quinnipiac, publié lundi 16 décembre.

Avec 43% d'opinions favorables contre 52% d'opinions négatives, « le président Donald Trump a obtenu sa meilleure cote de popularité de tous les temps », écrit l'université, qui réalise régulièrement ce type d'enquêtes.

L'université rappelle toutefois que le 23 octobre, avant le début des auditions publiques dans le cadre de l'enquête en destitution le visant, la cote de popularité de Donald Trump était plus basse, à 38% d'opinions favorables. Le 10 décembre, 41% des Américains sondés approuvaient l'action de l'ex-homme d'affaires new-yorkais à la tête du pays.

La cote de popularité est aussi une affaire d'affiliation politique, les républicains approuvant à 92% l'action du président selon ce dernier sondage, alors que chez les démocrates, ils ne sont que 4% à se déclarer favorable à Donald Trump.

Ce record devrait satisfaire le camp du républicain, qui espère que le processus long et complexe de la destitution finira par lasser les Américains qui sont appelés à se rendre aux urnes en novembre 2020.

Britney Delsey pour DayNewsWorld

DESTITUTION DE« LA PURE FOLIE »

Le feuilleton continue dans la procédure d'impeachment lancée à l'encontre de Donald Trump. Après deux mois d'enquête, la commission parlementaire a rassemblé des « preuves accablantes » contre Trump. Deux chefs d'accusation ont été retenus contre Donald Trump : « l'abus de pouvoir » et entrave à la bonne marche du Congrès.

Donald Trump continue de martèler qu'il n'a rien fait de mal et dénonce une « mascarade » montée par les démocrates parce qu'ils sont incapables, selon lui, de le battre dans les urnes.

« Mettre en accusation un président qui a prouvé à travers ses résultats, y compris en générant sans doute la plus solide économie de l'histoire de ce pays, avoir l'une des présidences les plus fructueuses de l'histoire et, plus important, qui n'a RIEN fait de mal, est de la pure folie politique », avait tweeté Donald Trump, avant cette annonce.

Le président américain Donald Trump a dénoncé mardi les accusations «ridicules» mises en avant par les démocrates dans la procédure de destitution le visant.

Si ces deux chefs d'accusation sont ensuite adoptés en séance plénière, sans doute la semaine prochaine, Donald Trump deviendra le troisième président de l'histoire à être mis en accusation au Congrès américain.

Il ne sera toutefois vraisemblablement pas destitué ensuite, puisque le Sénat, chargé de le juger, est contrôlé par les républicains qui font largement bloc autour de lui.

Reste à savoir si son procès sera rapide, comme le souhaitent certains proches du locataire de la Maison Blanche, ou si Donald Trump s’en servira comme tribune politique.

Britney Delsey pour DayNewsWorld

NOUVEAU REBONDISSEMENT DANS LA DESTITUTION DE DONALD TRUMP

La procédure de destitution de Donald Trump entre dans une nouvelle phase décisive cette semaine au Congrès américain. C'est une semaine pour le moins déterminante qui commence dans un Congrès divisé sur la suite à donner au dossier de la destitution. Alors que Donald Trump continue à proclamer haut et fort son innocence, les démocrates se font forts d'avoir « un dossier en béton ».

Soupçonné d’abus de pouvoir, Donald Trump serait déclaré coupable « en trois minutes chrono » par un jury s’il était devant un tribunal, a affirmé l’élu démocrate qui supervisera la rédaction des chefs d’accusation. Selon Jerry Nadler président de la commission judiciaire de la Chambre des représentants, « l’accusation au cœur (du dossier) est que le président a placé ses intérêts au-dessus de ceux du pays à plusieurs reprises et qu’il a demandé l’ingérence d’une puissance étrangère dans nos élections à plusieurs reprises ». Cela pose, a-t-il mis en garde, « un véritable danger pour le scrutin » présidentiel de novembre 2020.

Si le président de la commission judiciaire a affirmé dimanche avoir « un dossier en béton » contre Donald Trump, ce dernier a dénoncé une audition « bidon ».

Audition « Bidon », selon Trump

Donald Trump proclame son innocence et dénonce une enquête anticonstitutionnelle, une « mascarade » démocrate montée à charge contre lui avec laquelle il refuse de coopérer. Après deux mois d’enquête à la chambre basse et une quinzaine d’auditions, la commission judiciaire s’attellera cette semaine à la rédaction des chefs d’accusation visant le président. Elle commencera par entendre lundi, à partir de 9 heures, des représentants des groupes républicain et démocrate. Cette audition sera « bidon », a prédit dimanche Donald Trump.

Les démocrates pourraient ensuite, dans les prochains jours, retenir plusieurs chefs d’accusation: abus de pouvoir et corruption, entrave à la bonne marche du Congrès et entrave à la justice.

Cette nouvelle étape accélère la procédure vers un vote en séance plénière à la Chambre sur la mise en accusation (« impeachment » en anglais) du président, qui surviendra probablement avant Noël.

Compte tenu de la majorité démocrate, Donald Trump deviendra certainement le troisième président de l'histoire, après Andrew Johnson et Bill Clinton, mis en accusation au Congrès américain.

Mais il devrait ensuite être acquitté lors du procès politique qui sera organisé au Sénat, où les républicains sont majoritaires et le soutiennent largement.

Convocation de Joe Biden et de son fils Hunter

Les républicains accusent les démocrates d'aller trop vite, avec pour seul objectif de destituer Donald Trump car ils craignent de ne pas le battre lors de la présidentielle. Le président républicain, lui, jure de prendre sa revanche dans les urnes.

S'il est mis en accusation à la Chambre, le président pourra bénéficier d'une « procédure juste » au Sénat lors du procès, a affirmé sa porte-parole, martelant qu'il n'avait « rien fait de mal ».

Les républicains prendront alors les rênes de la procédure. Donald Trump veut qu'ils convoquent une batterie de démocrates, dont Joe Biden et son fils Hunter.

Alors que la commission des affaires judiciaires s'apprête cette semaine à rédiger le texte de la mise en accusation visant à destituer Donald Trump et qu'un vote de la Chambre des ­représentants est attendu d'ici à Noël, les trois mois du feuilleton politique que les États-Unis viennent de vivre n'ont pas fait bouger les lignes pour les démocrates.

En outre les auditions des témoins en direct à la télévision devant le Congrès n'ont pas nui dans les sondages à Donald Trump.

Britney Delsey pour DayNewsWorld

DONALD TRUMP PROCHE DE L'IMPEACHEMENT ?

Après deux mois d'enquête, les démocrates ont évoqué mardi les « preuves accablantes » qui pèseraient contre Donald Trump dans l'affaire ukrainienne. Le président des Etats-Unis se voit en effet reprocher d'avoir demandé à son homologue Volodymyr Zelensky d'enquêter sur Joe Biden, l'un de ses adversaires politiques possibles pour la présidentielle de novembre 2020.

La commission du Renseignement de la Chambre , qui a auditionné quinze témoins, conclut que « le président a conditionné une invitation à la Maison-Blanche et une aide militaire à l'Ukraine à l'annonce d'enquêtes favorables à sa campagne » et qu'il a « entravé » les investigations parlementaires. Donald Trump aurait ainsi « placé ses intérêts personnels et politiques au-dessus des intérêts nationaux, cherché à miner l'intégrité du processus électoral américain et mis en danger la sécurité nationale », selon le document.

Ce rapport a été transmis mardi soir à la commission judiciaire de la Chambre, chargée maintenant de rédiger les éventuels articles de mise en accusation du président.

Cette commission, présidée par le démocrate Jerry Nadler, un ennemi juré du locataire actuel de la Maison-Blanche, auditionnece mercredi des experts en Droit constitutionnel qui vont évaluer cette affaire au regard de ce que prévoit la Constitution américaine au sujet de la destitution de son président : il doit y être question de « trahison, corruption ou autres crimes et délits majeurs ». La commission devrait donc débattre d’au moins quatre chefs d’accusations : abus de pouvoir, corruption, entrave à la bonne marche du Congrès et entrave à la justice

Les articles rédigés par la commission judiciaire seront ensuite soumis aux 431 élus de la Chambre des représentants. C'est à proprement parler ce que l'on appelle « l'impeachment » : la mise en accusation formelle du président des Etats-Unis.

Le vote se faisant à la majorité simple et la majorité étant démocrate à la Chambre, Donald Trump risque de devenir le troisième président américain de l'histoire mis en accusation, après Andrew Johnson en 1868 et Bill Clinton en 1998, tous les deux acquittés par la suite .

Mais l'ultime étape, le procès -après la mise en accusation à la Chambre des représentants- se déroule au Sénat à majorité républicaine...qui fait bloc derrière le Président.

Britney Delsey pour DayNewsWorld

DES CELEBRITES AMERICAINES EN GUERRE

CONTRE LE RECHAUFFEMENT CLIMATIQUE.

A quelques heures de l’ouverture de la COP25 à Madrid, l’ancien chef de la diplomatie américaine John Kerry a lancé ce dimanche 1er décembre une initiative baptisée « World War Zero », rassemblant de nombreuses personnalités pour faire la guerre au dérèglement climatique.

« Des alliés improbables avec une mission commune »

«Nous rassemblons des alliés improbables avec une mission commune: pousser le monde à répondre à la crise climatique de la même manière que nous nous étions mobilisés pour gagner la Seconde Guerre mondiale», peut-on lire sur le site internet de la coalition.

L’actrice britannique Emma Watson et le chanteur Sting font partie de cette coalition, tout comme l’Américain Leonardo DiCaprio, engagé depuis vingt ans dans la défense de l’environnement. Une initiative qui s’inscrit dans une vaste mobilisation de stars inquiètes de l’avenir de la planète, parmi lesquelles Natalie Portman, Marion Cottillard ou encore Brad Pitt.

Parmi les personnalités politiques, l’acteur Arnold Schwarzenegger, ancien gouverneur républicain de Californie ou John Kasich, ex-gouverneur républicain de l’Ohio, mais aussi l’ancien président démocrate Bill Clinton et l’ex-secrétaire d’État Madeleine Albright.

« Aucun pays ne fait le travail »

Venu défendre son initiative sur le plateau de la chaîne NBC, John Kerry a assuré dimanche que ces personnalités aux opinions politiques diverses avaient un désir en commun: «faire en sorte qu’en Amérique et à travers le monde, les gens placent cet enjeu en haut de leurs priorités»

Pour l’ex-secrétaire d’État de Barack Obama, «aucun pays ne fait le travail» sur le changement climatique. «Nous devons traiter cela comme une guerre», a-t-il poursuivi. «Nous allons littéralement parler à des millions d’Américains au cours de ces prochains mois et cela va devenir un enjeu primordial», a promis cet ardent défenseur de la lutte contre le changement climatique.

Une soixantaine de personnalités soutiendraient cette coalition dont le budget est, pour l’instant, estimé à 500.000 dollars. John Kerry et d’autres membres organiseront à partir de janvier des rassemblements à travers les États-Unis pour échanger sur cet enjeu.

Une manière de dire que ce combat est le plus important pour l’Humanité alors que les États-Unis de Donald Trump sont en voie de se retirer de l’accord de Paris.

Alyson Braxton pour DayNewsWorld

DESTITUTION DE DONALD TRUMP LA MAISON BLANCHE REFUSE DE PARTICIPER A UNE AUDITION

La Chambre des représentants, à majorité démocrate, entame la discussion cette semaine pour savoir si les faits reprochés au président américain sont suffisamment graves pour justifier un « impeachment ».

La commission judiciaire de la Chambre des représentants avait convié le président à participer à ses travaux, soit en personne, soit par l'entremise de ses avocats.

Mais la Maison Blanche a refusé, dimanche 1er décembre 2019, de participer à une audition au Congrès tout en se réservant la possibilité d'intervenir ultérieurement.

«Concernant l'audition du 4 décembre 2019, on ne peut légitimement attendre que nous y participions, alors que les noms des témoins n'ont pas été rendus publics et qu'il reste douteux que la commission judiciaire offre une procédure équitable», a répondu l'avocat de la Maison Blanche, Pat Cipollone, dans une lettre à l'élu démocrate Jerry Nadler qui préside cette commission.

«Mais si vous êtes vraiment décidé à superviser une procédure équitable à l'avenir, nous pourrions envisager de participer » à la suite de vos travaux, ajoute l'avocat, en dénonçant de «profondes lacunes procédurales» qui violent selon lui les droits de Donald Trump

.La mise en accusation est partie d’un échange téléphonique entre le président des Etats-Unis et son homologue ukrainien, Volodymyr Zelensky, le 25 juillet. L'opposition démocrate l'accuse d'avoir abusé de ses pouvoirs pour favoriser sa campagne de réélection, notamment en gelant une aide militaire de près de 400 millions de dollars destinée à ce pays en guerre avec la Russie. Au cours de cette conversation, Donald Trump a demandé l’ouverture d’enquêtes visant un adversaire politique en échange d’une visite à la Maison Blanche et d’une aide militaire

Après deux mois d'enquête, la Chambre des représentants, contrôlée par les démocrates, entame cette semaine le débat juridique pour savoir si les faits reprochés au président sont suffisamment graves pour justifier sa mise en accusation pour une éventuelle destitution ("impeachment").

La commission judiciaire doit donner le coup d'envoi à cette réflexion mercredi lors d'une audition avec des spécialistes de la Constitution.

L'« Ukrainegate » n'entame cependant pas la popularité du locataire de la Maison Blanche...

Britney Delsey pour DayNewsWorld

AUJOURD'HUI FETONS THANKSGIVING

Le quatrième jeudi du mois de novembre est un jour férié pour nous les Américains : l'occasion de manger une dinde farcie en famille.

Miam la belle dinde dorée au four, la tarte au tarte au potiron ...

Mais n'oublions pas la commémoration que représente cette fête. Littéralement, "Thanksgiving" signifie "Action de grâce". Elle commémore l'accueil reçu par les pèlerins colons venus de Plymouth (en Angleterre) de la part des indigènes du Nouveau monde au XVIIème siècle.

C'est en 1620 que les "pilgrim Fathers" (pères pèlerins) débarquent sur l'actuelle Nouvelle-Angleterre où ils y établissent une colonie baptisé Plymouth, du nom du port qu'ils avaient quitté en Europe, fuyant le régime imposé par l'Angleterre.

Les indigènes leur transmettent alors leurs savoirs en matière de pêche et de plantation.En guise de remerciements le gouverneur de la colonie les invite à partager un repas festif : le premier Thanksgiving.

La date américaine est définitivement arrêtée par Abraham Lincoln en 1863, en pleine guerre civile, au quatrième jeudi de novembre, un jour déclaré férié.

En plus du festin en famille, des parades sont organisées dans de nombreuses grandes villes à la suite de la première organisée en 1924 par la chaîne de magasins Marcy's à New York et qui elle existe toujours aujourd'hui.

Oh mais le sort de ces dindes en a pourtant apitoyé plus d'un.Revient au président John Fitzgerald Kennedy de prendre la décision de gracier l'une d'entre elles : "Nous allons laisser celle-ci vivre", avait-il déclaré Une tradition qui perdure.

Mia Kennedy pour DayNewsWorld

VERS UN DUEL ENTRE DEUX MILLIARDAIRES

A LA PRESIDENTIELLE AMERICAINE ?

Michael Bloomberg, ancien maire de New York (États-Unis), rêve d'affronter Donald Trump lors de la prochaine élection présidentielle américaine, en 2020, à coups de millions de dollars. Se dirige-t-on vers un duel au sommet entre deux septuagénaires, deux milliardaires new-yorkais ?

Pour l'instant, c'est officiel, Michael Bloomberg est candidat à l’élection présidentielle américain,. aux primaires démocrates.

Bloomberg, l’homme dont le New York Times disait, en 2013, qu’il avait payé pour être le maire de New York s’apprête-t-il aujourd’hui à faire de même pour devenir président des Etats-Unis ?

Le milliardaire a déjà dépensé près de 35 millions de dollars (31,8 millions d'euros) pour une semaine de publicités.

Et investit davantage à la télévision que tous ses concurrents réunis.

Assis sur une fortune de plus de 50 milliards de dollars (45,4 milliards d'euros), il a prévenu qu'il dépenserait tout ce qui sera nécessaire pour l'emporter sans accepter de contributions extérieures.

En fait il adopte la même stratégie que son rival et milliardaire, Donald Trump il y a quatre ans.

Comme le locataire actuel de la Maison Blanche, il a promis d'autofinancer sa campagne.

Comme l'élu républicain il ne prendra pas de salaire s'il arrive à la présidence.

Président philanthrope, heureux de faire montre de l’étendue de sa générosité qui consistera à dépenser jusqu’à 1 milliard de dollars pour vaincre Donald Trump.

Mais la fortune de Bloomberg, 9e homme le plus riche du monde selon le magazine Forbes et dix-sept fois plus riche que Donald Trump,suffira-t-elle à  lui faire un nom ?

Certes, le philanthrope s'est fait connaître des Américains pour son soutien financier aux candidats démocrates, sa lutte contre le réchauffement climatique -l'année dernière, il a fait un chèque de 4,5 millions de dollars à la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques (CCNUCC) pour compenser la sortie des Etats-Unis de l'Accord de Paris et son combat contre les armes. Mais il est loin de la célébrité acquise par Trump en tant que star de téléréalité.

Surtout, avant de se mesurer à son alter ego, Bloomberg devra déjà l'emporter dans son propre camp. Or il est bien moins populaire auprès du grand public que son rival Joe Biden, vu comme proche des classes moyennes modérées même s'il insiste déjà sur son histoire d'enfant de la classe moyenne qui a fait fortune dans la finance et les médias avant d'être élu trois fois maire de New York à partir de 2001.

En outre les démocrates risquent de ne pas apprécier ce milliardaire qui finance sa propre campagnes électorale d'autant que la stratégie électorale de ces derniers, tournant entamé en 2016 par Bernie Sanders en campagne, refuse toutes les donations supérieures à 200 dollars. Et à la démocrate Alexandria Ocasio-Cortez d'établir dans la vidéo politique la plus vue à ce jour la corruption de la vie politique américaine par la « dark money ».

Sur le fond, Michael Bloomberg se voit comme une alternative à Joe Biden, l'ancien vice-président d'Obama, qu'il juge trop faible pour gagner, et comme un rempart contre les idées très progressistes d' Elizabeth Warren et Bernie Sanders.

L'ancien maire de New York serait inquiet de voir Joe Biden rattrapé par les candidats pourfendeurs de Wall Street, que sont les deux sénateurs Bernie Sanders et Elizabeth Warren, jugés trop à gauches, dénonçant notamment un système « corrompu » par Wall Street, les milliardaires et les grandes entreprises. Mais le Parti démocrate, de plus en plus à gauche depuis quelques années, a-t-il besoin d'un nouveau candidat centriste ?

Celui qui n'est redevenu démocrate qu'en 2018 - il avait quitté le parti en 2001- et qui en 2011 affirmait d'ailleurs que le magnat de l'immobilier, « icône de New York », était un « ami » passerait chez les républicains peut-être mieux que chez les démocrates...

Joanne Courbet pour DayNewsWorld

TEMOIGNAGES  DE DIPLOMATES DANS LA PROCEDURE DE DESTITUTION DE DONALD TRUMP

L'ambassadrice américaine en Ukraine, Marie Yovanovitch, et un diplomate employé de cette même ambassade ont témoigné vendredi dans le cadre de la procédure de destitution visant Donald Trump. Les deux ont chargé le président des Etats-Unis , accusé par l'opposition d'abus de pouvoir et de pression.

Durant son audition de cinq heures Marie Yovanovitch a livré un témoignage saisissant au Congrès américain dans le cadre de l'enquête en destitution visant Donald Trump. La diplomate, rappelée en urgence à Washington en mai dernier sur ordre du président, a notamment confié à quel point elle avait été affectée par une « campagne de désinformation » menée selon elle par l'avocat personnel de Donald Trump, Rudy Giuliani. Elle a décrit comment elle a été victime d’une campagne de calomnie à Washington et à Kiev, mettant en cause ses capacités professionnelles. Elle a expliqué les circonstances dans lesquelles elle a été finalement rappelée à Washington sans explications en mai 2019, par un simple coup de téléphone, quelques jours avant la cérémonie d’entrée en fonction du nouveau président ukrainien Zelensky. .

« Je ne mets évidemment pas en doute le droit du président de rappeler un ambassadeur à tout moment pour n'importe quelle raison, mais je me demande pourquoi il était nécessaire de salir ma réputation sans fondement », a expliqué celle qui est toujours rattachée au Département d'Etat mais désormais enseignante à la prestigieuse université de Georgetown, à Washington. « Je ne voulais pas finir ma carrière comme cela », a-t-elle lancé.

Elle a raconté ensuite comment elle a vu se mettre en place un réseau diplomatique parallèle, composé par l’avocat personnel de Trump, Rudy Giuliani et l’ambassadeur américain auprès de l’Union Européenne Gordon Sondland.

Elle a enfin expliqué comment elle a été «choquée», et «dévastée» quand elle avait découvert qu’elle avait été citée par Donald Trump dans sa conversation du 25 juillet avec son homologue ukrainien: «L’ancienne ambassadeur américaine, la femme, c’était une mauvaise nouvelle», avait dit Trump à Zelensky, «il va lui arriver des choses».

«Les gens qui m’ont vu lire la transcription ont vu mon visage perdre toutes ses couleurs», a -t-elle dit. Marie Yovanovitch n’a cependant pas apporté d’éléments nouveaux sur l’enquête.

Cette audition a été marquée par les interventions en direct du président américain jugées intimidantes par la témoin. Donald Trump a ainsi publiquement remis en cause trente années de carrière de la diplomate, pourtant réputée pour son intégrité.

« Partout où Marie Yovanovitch est passée, les choses ont mal tourné ». « Elle a débuté en Somalie, et regardez comment ça s'est terminé », a-t-il ajouté en référence à ce pays de la Corne de l'Afrique plongé dans le chaos depuis 1991.

Les démocrates ont alors dénoncé une pression sur un témoin qui pourrait alimenter le dossier d'accusation contre le président des Etats-Unis.

Un autre diplomate révèle cependant une conversation téléphonique qui pourrait impliquer davantage Donald Trump. Au cours d'une autre audition survenue également vendredi au Congrès, mais cette fois menée à huis clos, le diplomate américain David Holmes a en effet évoqué une conversation que l'ambassadeur américain auprès de l'Union européenne Gordon Sondland, assis auprès de lui, aurait eu avec Donald Trump depuis un restaurant de la capitale ukrainienne.

Cet échange aurait eu lieu le 26 juillet, soit le lendemain de l'appel controversé de Donald Trump à son homologue ukrainien. Gordon Sondland aurait alors dit au milliardaire républicain qu'il avait Volodymyr Zelensky « dans (sa) poche », selon une copie de la déclaration liminaire de David Holmes vendredi obtenue par CNN. « Est-ce qu'il va donc enquêter? », sur Joe Biden, aurait alors demandé le président des Etats-Unis ce jour-là, avant de se voir répondre que le président ukrainien était prêt à faire « tout » ce qu'il lui demandait. L'employé de l'ambassade a cependant indiqué n'avoir pas pris de notes de la conversation.

Un témoignage qui pourrait éventuellement mettre à mal les arguments des républicains selon lesquels l'opposition démocrate ne dispose que d'une preuve directe dans l'enquête visant à destituer Donald Trump : la retranscription de son appel avec le président ukrainien, que le milliardaire estime « parfait ».

Joanne Courbet pour DayNewsWorld

ACTE II DE LA PROCEDURE D'IMPEACHMENT

CONTRE DONALD TRUMP

Après une première phase à huis-clos, le second acte de la procédure d’impeachment contre Donald Trump s'ouvre ce mercredi au Congrès américain.

Les auditions de témoins clés de l'affaire ukrainienne deviennent publiques et seront retransmises à la télévision.

Les démocrates accusent Donald Trump d'avoir fait pression sur Kiev pour enquêter sur son rival dans la présidentielle Joe Biden.

Un vote sur l'impeachment pourrait avoir lieu d'ici la fin de l'année et être suivi d'un procès au Sénat début 2020.

Des témoins ont déjà témoigné à huis-clos que Donald Trump avait conditionné une aide militaire à l'Ukraine à l'ouverture d'une enquête sur la famille du candidat à l’investiture démocrate Joe Biden, dont le fils a siégé au conseil d’administration d’une société gazière du pays, Burisma.

Il avait également demandé que Kiev examine une éventuelle interférence ukrainienne dans la présidentielle américaine de 2016, qui aurait été prêtée à tort à la Russie selon le président.

Ainsi de Bill Taylor, chargé d’affaires américain à Kiev, qui a affirmé que la Maison Blanche avait clairement fait comprendre au président Zelensky que le déblocage de l’aide aurait lieu quand il annoncerait publiquement qu’une enquête était ouverte sur le fils de Joe Biden ou encore d' Alexander Vindman, membre du Conseil de sécurité nationale, qui a témoigné qu’une invitation à la Maison Blanche avait également été conditionnée à l’ouverture de l’enquête réclamée par Donald Trump.

Pour les démocrates, il s’agirait donc d’abus de pouvoir à des fins personnelles et d'intelligence avec une puissance étrangère en vue de sa réélection..

Ce sont deux diplomates qui doivent s’exprimer mercredi : le chargé d’affaires à Kiev, William Taylor, et un haut responsable du département d’Etat, George Kent.

Si des témoignages devant les caméras, repris en boucle sur Twitter, peuvent avoir davantage d'impact sur l’opinion l’opinion qu’une déclaration écrite , pour l'heure l'impeachment divise profondément l'opinion américaine : 52 % des Américains soutiennent l’enquête d’impeachment et 45 % y sont opposés, selon la moyenne de FiveThirtyEight.

C’est encore plus serré pour une destitution, avec 47 % pour et 45 % contre.

La procédure de destitution lancée contre l’actuel président n’en est encore qu’à ses débuts.

Chez certains démocrates à la Chambre, des voix se sont fait entendre pour accélérer les choses, afin d’aboutir à un impeachment « avant la nouvelle année ».

Joanne Courbet pour DayNewsWorld

MICHAEL BLOOMBERG AUX PRIMAIRES

POUR LA PRESIDENTIELLE AMERICAINE 2020 ?

A trois mois des premières primaires pour la présidentielle 2020, l'ancien maire de New-York Michael Bloomberg n'exclut plus de briguer l'investiture démocrate, ont annoncé plusieurs médias américains jeudi 7 novembre.

Le septuagénaire, président fondateur de l'agence d'informations financières qui porte son nom, avait annoncé en mars qu'il ne se présenterait pas, au vu des nombreux candidats démocrates déjà dans la course et pour ne pas saper les chances de l'ex-vice-président Joe Biden, l'un des démocrates les plus centristes.

Mais l'ancien maire de New York serait inquiet de voir Joe Biden rattrapé par les candidats pourfendeurs de Wall Street, que sont les deux sénateurs Bernie Sanders et Elizabeth Warren, jugés trop à gauches, dénonçant notamment un système « corrompu » par Wall Street, les milliardaires et les grandes entreprises.

Selon des sources proches de l'homme d'affaires, citées notamment par le New York Times et CNN, il rassemble désormais les signatures nécessaires au dépôt de sa candidature dans l'Etat de l'Alabama (sud), qui requiert des candidats qu'ils s'enregistrent au plus tard ce vendredi.

Le 9e homme le plus riche du monde selon le magazine Forbes a déjà envisagé de se présenter comme indépendant lors de la présidentielle 2016, avant d'abandonner, de peur de diviser les démocrates face à Donald Trump.

Il n'a pour le moment pas officiellement confirmé les informations concernant son enregistrement dans l'Alabama.

Sa décision pourrait peser sur la course à l'investiture démocrate, encore très ouverte avec 17 candidats. Joe Biden, Elizabeth Warren et Bernie Sanders sont en tête de peloton, mais l'homme de 77 ans a l'avantage d'être connu des Américains pour son soutien financier aux candidats démocrates, sa lutte contre le réchauffement climatique -l'année dernière, il a fait un chèque de 4,5 millions de dollars à la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques (CCNUCC) pour compenser la sortie des Etats-Unis de l'Accord de Paris- ,  et son combat contre les armes. De plus, milliardaire, il n'aurait pas besoin de lever des fonds pour sa campagne présidentielle

Mais Michael Boomberg n'a pas encore pris sa décision.

Britney Delsey pour DayNewsWorld

REVERS ELECTORAUX CUISANTS

POUR DONALD TRUMP

A UN AN DE LA PRESIDENTIELLE

Le président Donald Trump, qui s’est personnellement impliqué dans les campagnes électorales locales, a subi un sévère revers dans les Etats du Kentucky comme de Virginie.

En meeting lundi soir dans l'Etat conservateur du Kentucky, le milliardaire républicain avait montré du doigt les médias qu'il n'apprécie pas, dénonçant leur aptitude à pointer ses erreurs. Et il avait eu ces mots prémonitoires lundi soir, en appelant ses partisans dans l'Etat conservateur du Kentucky à aller voter :

«Si on perd, cela envoie un très mauvais message ».Vingt-quatre heures plus tard, c'est le candidat démocrate Andy Beshear, qui arrachait la victoire au gouverneur sortant républicain, alors que Donald Trump avait remporté cet Etat avec une écrasante avance de 30 points sur sa rivale démocrate Hillary Clinton en 2016.

Le démocrate doit notamment son succès à la forte mobilisation des banlieues plutôt aisées des grandes villes.

«Les résultats ont donné de nouvelles preuves d'une division qui se creuse entre les régions rurales et urbaines», estiment ainsi les analystes du site spécialisé FiveThirtyEight, Nathaniel Rakich et Geoffrey Skelley.

Les démocrates ont dans le même temps aussi repris, pour la première fois en 25 ans, le contrôle des deux chambres de l'Assemblée de Virginie. Dans cet Etat, ils tenaient déjà le poste de gouverneur et ils s'emparant ainsi de tous les grands leviers du pouvoir. La campagne a été marquée notamment par le débat sur les armes à feu dans cet Etat frappé par une tuerie en mai.

« Cette victoire historique devrait faire trembler Donald Trump et tous les républicains », a réagi le président du parti démocrate, Tom Perez.

À un an de la présidentielle américaine la popularité de Donald Trump semblerait pâtir notamment de la procédure de destitution engagée par les démocrates à cause de l'affaire ukrainienne...

Jaimie Potts pour DayNewsWorld

VERS UNE DESTITUTION DE DONALD TRUMP ?

Donald Trump aurait-il fait un chantage à l'aide militaire auprès de l'Ukraine en contrepartie d'informations sur son potentiel adversaire à la présidentielle Joe Biden ?

C'est ce que le Congrès américain va tenter de savoir en ouvrant une procédure de destitution à l'encontre du président laquelle va permettre notamment des auditions publiques et télévisées de témoins.

Jeudi 31 octobre 2019, la Chambre des représentants, à majorité démocrate, a donc adopté une résolution donnant un cadre formel aux investigations par 232 voix favorables contre 196 voix. La procédure d'impeachment a ainsi passé son premier test au Congrès, plus de vingt ans après le dernier vote ayant ouvert une telle procédure contre Bill Clinton.

Cette nouvelle étape cruciale dans l'enquête sur « l'affaire ukrainienne » a été dénoncée par Donald Trump qui y voit « la plus grande chasse aux sorcières de l'Histoire américaine ». Le leader républicain à la chambre des représentants, Kevin McCarthy, estime, quant à lui, qu’aujourd’hui « est un jour sombre, dont on se souviendra comme un moment où un parti politique a essayé non seulement de changer les résultats de la dernière élection, mais aussi d’influencer la prochaine » tandis que pour la chef des démocrates au Nancy Pelosi « les Américains vont pouvoir entendre en direct comment le président a abusé de ses pouvoirs ».,

Cette dernière compte en effet sur la retransmission des nouvelles auditions pour influencer l’opinion alors qu'actuellement, seule  quasi la moitié des Américains soutient la destitution de Donald Trump. Les sondages sur le soutien à la procédure de destitution de Nixon n'avaient-il pas bondi de 10 points après la diffusion à la télévision de ces interrogatoires ?

Jusqu'ici les interrogatoires de personnalités se faisaient à huis-clos. Les démocrates ont déjà entendu une douzaine de diplomates et conseillers de la Maison Blanche dont certains auraient livré des témoignages accablants sur des pressions exercées par des proches du président, dont son avocat personnel Rudy Giuliani, sur Kiev pour obtenir des informations embarrassantes sur Joe Biden et son fils Hunter. Un conseiller à la Maison Blanche, Tim Morrison, entendu ce jeudi 31, aurait même été témoin des pressions exercées par Donald Trump sur Kiev, en mettant une importante aide militaire américaine dans la balance.

Or ces auditions à huis-clos ont vivement été critiquées par le président et son entourage qui accusaient les démocrates de distiller des éléments choisis. Ils ont aussi reproché aux démocrates de violer les droits de Donald Trump à se défendre et d’avancer sans avoir jamais procédé à un vote. Vœu que les démocrates ont donc exaucé ce 31 octobre.

Avec cette résolution le président et son entourage ne peuvent plus garder la même ligne de défense.

En effet cette résolution prévoit non seulement l’organisation d’auditions publiques et retransmises à la télévision mais elle permet également aux républicains de convoquer leurs propres témoins lors de la phase d’enquête supervisée par la commission du Renseignement.

Le texte prévoit ensuite le transfert des preuves à la commission judiciaire qui sera chargé de rédiger les articles de mise en accusation du président. À ce stade, « la participation du président et de ses avocats sera autorisée », selon une copie du texte.

La défense de Donald Trump pourra ainsi demander de nouveaux témoignages ou des documents, procéder à des contre-interrogatoires et soumettre des objections. Mais, si le président refuse de coopérer aux requêtes du Congrès, ses demandes pourront être refusées.

La Constitution américaine ne donne que les grandes lignes pour destituer un président: à la Chambre des représentants revient le soin de le mettre en accusation, au Sénat de le juger.

La chambre haute étant à majorité républicaine, une destitution paraît peu probable.

Joanne Courbet pour DayNewsWorld

IMAGES DU RAID CONTRE LE TERRORISTE

ABOU BAKR AL-BAGHADADI

Les États-Unis ont rendu publiques des photos et des vidéos de l'opération militaire américaine menée le 26 octobre dernier contre le chef de Daesh.

Un raid « parfaitement exécuté », selon le Pentagone. L'armée américaine a dévoilé mercredi de premières images et vidéos de son opération commando en Syrie qui a entraîné la mort du chef de Daesh Abou Bakr al-Baghdadi, cinq autres membres du groupe jihadiste, et deux « jeunes enfants ».

Lors du raid, Donald Trump avait pu suivre l'évolution de la situation en direct grâce aux caméras embarquées des soldats.

Le Pentagone a diffusé plusieurs photos et extraits vidéos où l'on voit notamment une dizaine de soldats approcher, dans la nuit de samedi à dimanche, de l'enceinte du complexe où se terrait le chef jihadiste dans un village du nord-ouest de la Syrie.

On voit également des frappes de drones contre le complexe.

Le Pentagone a apporté certaines clarifications au sujet du déroulement de l’opération. Ainsi, lorsqu’Abou Bakr al-Baghdadi a fait exploser la bombe qu’il portait sur lui dans le tunnel dans lequel il était acculé, la détonation a tué, outre lui-même, deux jeunes enfants, et non trois comme les autorités américaines l’avaient initialement affirmé.

« En plus des deux enfants », « six membres de Daesh sont morts en tout » au cours du raid : « quatre femmes et deux hommes dont Baghadi », a déclaré le général Kenneth McKenzie, chef du commandement central américain. Les femmes agissaient « de manière menaçante » et portaient des gilets explosifs. Onze autres enfants avaient été « protégés par les forces d'assaut » et deux hommes capturés. Du matériel électronique et des documents en quantité « substantielle " ont été saisis.

D'autres combattants non identifiés ont été tués dans les environs lorsqu'ils ont ouvert le feu contre les hélicoptères américains, a précisé le général sans en fournir le nombre.

Quant au chien-soldat salué comme un « héros américain » par le président Donald Trump, qui a précédé les militaires dans le tunnel, il a été blessé par des fils électriques mis à nu par la détonation provoquée par le chef djihadiste, mais il est prêt à reprendre du service.

L’ADN de Abou Bakr al-Baghdadi a été prélevé parmi les débris et ultérieurement comparé avec celui obtenu lors de son passage dans une prison en Irak en 2004, permettant de confirmer « sans l’ombre d’un doute » qu’il s’agissait bien de lui.

La dépouille d'Abou Bakr al-Baghdadi a été « immergé en mer conformément aux lois de la guerre dans les 24 heures suivant sa mort », a-t-il ajouté

Une fois l'opération terminée, le complexe a été « détruit » pour éviter qu'il devienne « un lieu de pèlerinage », a ajouté le général McKenzie.

Alize Marion pour DayNewsWorld

BAGHDADI , LE CHEF DE DAECH,

EST MORT COMME UN CHIEN

Le président américain a confirmé ce dimanche la mort du chef autoproclamé du groupe terroriste Etat islamique lors d’une opération militaire américaine dans le nord-ouest de la Syrie.

Le président des États-Unis Donald Trump a annoncé ce dimanche la mort du chef de Daech, Abou Bakr al-Baghdadi lors d’une opération militaire américaine dans le nord-ouest de la Syrie.

« Abou Bakr al-Baghdadi est mort », a déclaré Donald Trump lors d’une allocution depuis la Maison Blanche.

« Les États-Unis ont abattu le premier terroriste du monde », a déclaré Donald Trump qui a remercié certains pays comme la Russie, l’Irak , la Turquie et la Syrie, les deux premiers pour avoir permis sans encombres l’acheminement des forces spéciales américaines par les airs. Il a aussi remercié les Kurdes qui ont aidé à mener l'opération commencée il y a deux semaines.

Le chef du groupe djihadiste, acculé par les forces américaines, s’est réfugié dans un tunnel creusé dans une maison pour sa protection avec trois de ses enfants. « Il a parcouru le tunnel pendant que nos chiens le poursuivaient » a précisé Donald Trump. Puis, il s’est fait exploser avec sa « veste » chargée d’explosifs, se tuant, ainsi que ses trois enfants.

Il est mort comme un chien. Il est mort comme un lâche

« Il n’est pas mort comme un héros. Il est mort comme un chien. Il est mort comme un lâche », a lancé le président des États-Unis. « Cette brute a passé ses dernières heures dans la panique, la peur et la terreur, terrifié par la force américaine qui s'abattait sur lui. »

Apparition publique en 2014

Abou Bakr al-Baghdadi n'a plus donné signe de vie depuis un enregistrement audio diffusé en novembre 2016, après le début de l'offensive irakienne pour reprendre Mossoul dans lequel il exhortait ses hommes à lutter jusqu'au martyre.

C'est à Mossoul que le chef de l'EI a fait sa seule apparition publique connue, en juillet 2014, à la mosquée al-Nouri.

En turban et habit noirs, barbe grisonnante, il avait alors appelé tous les musulmans à lui prêter allégeance après avoir été désigné à la tête du califat proclamé par son groupe sur les vastes territoires conquis en Irak et en Syrie voisine.

De son vrai nom Ibrahim Awad al-Badri, le chef de l'EI serait né en 1971 dans une famille pauvre de la région de Bagdad. Passionné de football, il a échoué à devenir avocat puis militaire avant d'étudier la théologie.

C'est lors de l'invasion américaine de l'Irak en 2003 qu'il créé un groupuscule jihadiste sans grand rayonnement avant d'être arrêté et emprisonné dans la gigantesque prison de Bucca.

Libéré faute de preuves, il rejoint un groupe de guérilla sunnite sous tutelle d'Al-Qaïda et en prend la tête quelques années plus tard. Profitant du chaos de la guerre civile, ses combattants s'installent en Syrie en 2013 avant une offensive fulgurante en Irak.

Le groupe, rebaptisé Etat islamique, supplante Al-Qaïda, tandis que ses succès militaires initiaux et sa propagande soigneusement réalisée attirent des milliers de partisans du monde entier.

Cette opération militaire est la plus importante visant un haut responsable jihadiste depuis la mort, le 2 mai 2011, d'Oussama Ben Laden, le chef d'Al-Qaïda tué par les forces spéciales américaines à Abbottabad au Pakistan.

Alize Marion pour DayNewsWorld

DESTITUTION: GUERRE OUVERTE

ENTRE L'EXECUTIF AMERICAIN ET LE CONGRES

Le feuilleton continue au Congrès américain.

Alors que les démocrates se sont jetés le 24 septembre dans la course à la destitution de Donald Trump, ce dernier a tout simplement fait savoir son refus de coopérer avec le Congrès dans le cadre de la procédure d’impeachment.

Le président américain a en effet reçu, vendredi, une injonction officielle lui ordonnant de fournir, avant le 18 octobre, des documents concernant son appel téléphonique de juillet avec Volodymyr Zelensky.

Les démocrates veulent déterminer dans quelle mesure le président américain a fait pression sur son homologue ukrainien Volodymyr Zelensky lors d’un échange téléphonique afin qu’il cherche des informations compromettantes sur son rival Joe Biden aux présidentielles.

Une réponse juridique valable

La réponse sans appel de Pat Cipollone, avocat de la présidence, donne les raisons de ce refus. «Étant donné que votre demande n’a pas de fondement constitutionnel légitime ou le moindre semblant d’impartialité (...), le pouvoir exécutif ne peut être tenu d’y participer», a-t-il rappelé.L'avocat met en exergue l’absence de vote formel à la Chambre pour déclencher ce processus de destitution, vote pourtant obligatoire pour ouvrir une mise en accusation du président.

La Maison Blanche est dans son droit. Un argument d'ordre juridique incontestable.

« Un tribunal bidon » de « kangourous », selon Donald Trump

La Maison Blanche a notamment signifié son refus de coopérer en interdisant à l’ambassadeur Gordon Sondland, un « acteur-clé » dans l’affaire ukrainienne, de témoigner. Venu de Bruxelles pour participer volontairement à l’audition, Gordon Sondland a été informé au milieu de la nuit par le département d’Etat qu’il ne devait pas s’y présenter. Donald Trump a justifié cet arbitrage en qualifiant les auditions du Congrès de « tribunal bidon ».

La contre-attaque républicaine

De leur côté les Républicains ont décidé de contra-attaquer. Lindsey Graham, un grand allié du président au Sénat, a annoncé mardi qu’il comptait inviter l’avocat personnel de Donald Trump, Rudy Giuliani, à témoigner sur des affaires présumées de « corruption » en Ukraine en vue d'étayer les soupçons de corruption contre Joe Biden en Ukraine. Pas sûr alors que le camp démocrate en sorte grandi.

Le pari des démocrates d'ouvrir une procédure de destitution se présente bien comme de plus en plus risqué.

Garett Skyport pour DayNewsWorld

IMPEACHMENT LA CONTRE-ATTAQUE DE

DONALD TRUMP APRES L'UKRAINE, LA CHINE

Sous le coup d’une procédure de destitution pour avoir sollicité son homologue Volodymyr Zelensky. afin d’obtenir des informations compromettantes sur son rival Joe Biden, et sur les affaires de son fils Hunter en Ukraine, voilà que le président américain fait la même demande, mais cette fois devant les caméras de télévision-et non plus au cours d'une conversation téléphonique privée- et à l’adresse de la Chine.

« La Chine devrait lancer une enquête sur les Biden, parce que ce qui s’est passé en Chine est aussi grave que ce qui s’est passé en Ukraine », a estimé jeudi 3 octobre 2019 Donald Trump avant de monter dans son hélicoptère pour un déplacement en Floride.

Hunter Biden a siégé au conseil d’administration d’une entreprise gazière ukrainienne de 2014 à 2019. Il a investi en Chine dans des activités de conseil en 2013, quand son père occupait le poste de vice-président (2009-2017). Et  son père Joe Biden, alors vice-président, aurait obtenu en 2016 le limogeage d’un procureur ukrainien qui enquêtait sur les activités en Ukraine de son fils Hunter...

Mais pourquoi une telle contre-attaque ?

Ultime provocation de la part du locataire de la Maison Blanche ou fuite en avant ?

Chez les républicains, cette déclaration n’a suscité aucun commentaire.

Les démocrates ont, par contre, très vite réagi.« Vous ne pouvez pas extorquer des gouvernements étrangers pour vous aider à être réélu », a aussitôt tweeté le démocrate et ancien vice-président Joe Biden alors qu' Kamala Harris, ancienne procureure de Californie et candidate aux primaires démocrates, a aussitôt demandé que les transcriptions des appels téléphoniques entre Donald Trump et le président chinois soient versées au dossier de la procédure de destitution.

Alors que Donald Trump lançait son appel à la Chine, la Chambre des représentants entendaient à huis clos, l’envoyé spécial des Etats-Unis pour l’Ukraine, le diplomate Kurt Volker, qui a démissionné de ses fonctions le 27 septembre et qui aurait joué un rôle dans l'affaire en question. Volker se serait en effet rendu le lendemain de l’appel Trump-Zelensky afin de « donner des conseils aux autorités ukrainiennes sur la manière de ''composer'' avec les demandes du président ». Ou plus clairement comment donner des informations compromettantes sur Hunter Biden. Les démocrates estiment que le locataire de la Maison Blanche a abusé de son pouvoir à des fins personnelles et cherchent à établir dans quelle mesure il a eu recours aux moyens de l’Etat.

L’intégrité du président pourrait certes être affectée avant les élections mais Donald Trump a échappé jusqu'ici aux accusations de violation de la loi électorale et d’obtention du soutien de la Russie pour gagner l’élection présidentielle ainsi qu ' aux accusations d'avoir  payé une actrice pornographique en échange du silence.

De plus, il.est peu probable que le locataire de la Maison Blanche soit destitué de ses fonctions dans le cadre de la composition actuelle du Sénat américain, majoritairement républicain.

Et  au milliardaire de publier jeudi soir qu’« en tant que président des Etats-Unis, j’ai le droit absolu, voire même le devoir, d’enquêter ou de faire enquêter sur la corruption, même si cela inclut de demander ou de suggérer à d’autres pays de nous aider ! », a-t-il tweeté jeudi soir.
Pas sûr que les démocrates apprécient cette surenchère.

La course à la Maison Blanche est bien lancée avec son lot de coups bas.

Garett Skyport pour DayNewsWorld

CANDACE OWENS

NOIRE AMERICAINE ET TRUMPISTE

Cette trentenaire noire américaine bouscule, à elle seule, tous les codes de la politique : eh oui, l'on peut être noire et de droite. Avec Marion Maréchal, elle a été l'invitée d'honneur de la convention de la droite.

C'est par hasard que Candace Owens, journaliste de formation, est venue à la politique. Scandalisée par la façon dont les médias traitent Donald Trump au cours de sa campagne elle connaît un déclic forte d'une conviction . « Il n'avait jamais été accusé de racisme avant de postuler à la Maison-Blanche.

Il m'est devenu évident que le racisme était utilisé pour manipuler le vote des Noirs. », a-t- elle confié à un confrère. Selon elle, les noirs américains doivent se détourner du parti démocrate qui les maintient dans une position victimaire.

Elle promeut le « Blexit » -comprendre “Black-exit”-,  les démocrates n'amenant les questions raciales dans le débat politique qu’à des fins électorales.

Ce, pour « éviter de se concentrer sur les vrais autres problèmes », a-t-elle ainsi expliqué. Elle l'explique d'ailleurs dans son livre intitulé Blackout : comment l’Amérique noire peut s’évader à nouveau de la plantation démocrate ».

En avril 2018 à Los Angeles, elle ira jusqu’à comparer les membres du mouvement anti-raciste Black Lives Matter à « une bande de gamins chouineurs qui font semblant d'être opprimés », le chanteur Kanye West dira alors sur Twitter «aimer sa façon de penser».

Youtubeuse aguerrie elle sait utiliser son image et les réseaux sociaux pour diffuser ses idées conservatrices, allant de l’anti-avortement ou de la défense du port d’armes au nationalisme contre la mondialisation

Soutien indéfectible de Donald Trump ,Candace Owens a déclaré, il y a quelques jours au Congrès américain, que le suprémacisme blanc et le nationalisme blanc n'étaient pas vraiment des problèmes pour les minorités américaines, à l'inverse du manque d'éducation, de la pauvreté, de l'immigration clandestine notamment.

Des thèses qui battent en brèche tous les clichés raciaux et qui font polémique outre-Atlantique .

Joanne Courbet pour DayNewsWorld

DESTITUTION DE DONALD TRUMP

LE RAPPORT EXPLOSIF DU LANCEUR D'ALERTE

Le scandale qui secoue la Maison-Blanche s'est amplifié jeudi avec la publication des accusations d'un lanceur d'alerte, dont l'identité n'a pas été révélée. Celui-ci accuse la Maison Blanche d’avoir voulu garder secret l’appel au cours duquel le Président américain a demandé à son homologue ukrainien d’enquêter sur son rival politique Joe Biden et son fils Hunter qui a travaillé à partir de 2014 au sein d'un groupe gazier ukrainien.Les démocrates sont montés au créneau dénonçant immédiatement une volonté d’ « étouffer » l’affaire et demandant à cor et à cri la destitution du président qui a peu de chances d'aboutir.

« Le président ukrainien a dit que je ne l'avais pas contraint à faire quoi que ce soit de mal. Il ne peut y avoir de meilleur témoignage que ça », a tweeté de son côté jeudi soir Donald Trump. « L’avenir du pays est en jeu », a poursuivi le locataire de la Maison Blanche qui dénonce depuis deux jours « la pire chasse aux sorcières de l’histoire des États-Unis ».

Un appel téléphonique entre deux chefs d'Etats vérouillé

C'est un appel téléphonique du 25 juillet entre Donald Trump et Volodymyr Zelensky qui suscite l'inquiétude d’un mystérieux lanceur d’alerte, membre des services de renseignement. Ce dernier transmet alors, début août, un signalement sur cet appel. Le président « a utilisé les capacités de sa fonction pour solliciter l’ingérence d’un pays étranger dans l’élection de 2020 », dénonce-t-il dans ce document, rendu public après un bras de fer entre le Congrès et l’exécutif.

Dans les jours suivants cet échange les avocats de la Maison Blanche « sont intervenus pour “verrouiller” toutes les archives liées à l’appel téléphonique », ajoute-t-il, notamment en ordonnant de les conserver dans un « système électronique distinct » de celui utilisé habituellement. Pour lui, cela prouve que l'entourage du président « comprenait la gravité de ce qui s'était passé »

Le lanceur d'alerte revient également sur les suites de l'appel. Selon lui, l'avocat de Donald Trump, qui n'est autre que l'ex-maire de New York Rudolph Giuliani et que le président mentionne nommément dans sa conversation comme un intermédiaire possible, a rencontré un émissaire de Zelensky à Madrid le 2 août. Une rencontre qualifiée par des fonctionnaires américains comme « une suite directe » de la conversation entre les deux présidents à propos des « cas » dont ils avaient parlé.

Le lanceur d'alerte, jugé « crédible » par l’inspecteur général des services du renseignement, précise ne pas avoir directement assisté à l'appel, mais avoir échangé avec plus d'une demi-douzaine de responsables « très perturbés » par l'échange. D'après le New York Times, il s'agit d'un employé de la CIA, un temps détaché à la Maison-Blanche.

Une aide militaire gelée momentanément par Donald Trump

De plus l'échange téléphonique entre Trump et Zelensky , publié la veille par la Maison Blanche, a interpellé les démocrates qui l'ont jugé « accablant », notamment le passage où Donald Trump souligne que les Etats-Unis ont  « été très, très bons à l'égard de l'Ukraine » sans que cela ait été « forcément réciproque », avant d'évoquer Joe Biden et les affaires en Ukraine de son fils Hunter. « Cela serait formidable si vous pouviez vous pencher dessus », dit-il à Volodymyr Zelensky, un novice en politique élu en avril à la tête de son pays très dépendant du soutien américain.

Or quelques jours avant l'appel entre les deux dirigeants, Donald Trump avait gelé près de 400 millions de dollars d'aide destinés à Kiev, qui ont finalement été débloqués début septembre. Les démocrates le soupçonnent d'avoir utilisé ce levier pour faire pression sur Zelensky.

Si la Maison-Blanche minimise la portée du signalement, « une compilation de récits de troisième main et d'articles de presse » qui ne montre « rien d'inapproprié », pour Nancy Pelosi une enquête doit être menée «  pour clarifier les faits ».

« Le mépris du président pour la Constitution est chaque jour plus évident », a ajouté Nancy Pelosi, cheffe de file des représentants démocrates.

Garett Skyport pour DayNewsWorld

PROCEDURE D'IMPEACHMENT

CONTRE DONALD TRUMP OU HARCELEMENT PRESIDENTIEL

Donald Trump aurait-t-il fait pression sur le président ukrainien pour qu’il enquête sur le fils de Joe Biden, son rival pour les présidentielles de 2020 ? Pire, aurait-t-il utilisé l’aide américaine comme monnaie d’échange ?

C'est la question que se posent les démocrates et qui pourrait bien provoquer la procédure d'impeachment.

Leur chef de file au Congrès, Nancy Pelosi a annoncé mardi 24 septembre dans la soirée l’ouverture d’une enquête formelle – une première étape en vue d’un éventuel vote à la Chambre pour une destitution de Donald Trump qui a « trahi son serment de président, (leur) sécurité nationale et l'intégrité de (leurs) élections ». « Le président doit être tenu pour responsable de ses actes. Personne n'est au-dessus de la loi. » Un peu avant, dans une conférence, elle avait résumé : « Il a fait du non-respect de la loi une vertu. » Avant d'ajouter : « On ne demande pas à des gouvernements étrangers d'aider lors des élections. »

De son côté le locataire de la Maison Blanche a indiqué qu’il avait autorisé la publication de sa conversation avec Volodymyr Zelensky.

.« Je suis actuellement aux Nations unies où je représente notre pays, mais j’ai autorisé la publication demain (mercredi) de la transcription complète et déclassifiée de ma conversation téléphonique avec le président ukrainien. Vous verrez que c’était un appel très amical et pas du tout déplacé. Aucune pression, contrairement à Joe Biden et son fils, PAS de quid pro quo (échange de bons procédés) », a tweeté Donald Trump depuis New York.

A l'origine de cette enquête un appel téléphonique donné par Donald Trump, le 25 juillet, à son homologue ukrainien, Volodymyr Zelensky, et un lanceur d'alerte.

Le 9 septembre, l’inspecteur général des services de renseignement a en effet informé le Congrès qu’il avait été saisi un mois plus tôt d’un problème « urgent » par un lanceur d’alerte « crédible », appartenant lui-même au renseignement. Mais l’administration de Donald Trump a refusé de transmettre aux parlementaires le contenu de ce signalement.

Les médias américains ont alors enquêté sur ce mystérieux lanceur d’alerte qui avait trouvé « troublante » le contenu de cette conversation téléphonique du 25 septembre entre Donald Trump et son homologue ukrainien. Acculé par de nombreuses fuites, le président américain a reconnu dimanche avoir évoqué lors de cet entretien le favori de la primaire démocrate pour la présidentielle de 2020, Joe Biden, et son fils Hunter.

Or, quelques jours avant cet échange, Donald Trump avait ordonné le gel de près de 400 millions de dollars d’aide militaire à l’Ukraine.

L’opposition démocrate le soupçonne d’avoir utilisé ces fonds pour pousser Zelensky à lancer une enquête pour corruption sur Hunter Biden, membre pendant plusieurs années du conseil d'administration d'un groupe ukrainien gazier, afin de salir son père.

« Je n’ai mis aucune pression sur » l’Ukraine, a rétorqué Donald Trump. Ce dernier assure avoir bloqué cette aide pour inciter d’autres pays occidentaux à contribuer au budget militaire de l’Ukraine.

Si les candidats à l'investiture démocrate pour la présidentielle 2020 sont, pour la plupart, favorables au lancement d'une procédure en destitution du président américain, certains redoutent que ce combat ne soit pas celui des électeurs, voire qu'il soit contre-productif.« La priorité de la Chambre démocrate n'est pas d'améliorer la vie des Américains, mais cette fixation de près de trois ans sur la destitution », a d'ailleurs raillé le leader républicain du Sénat, Mitch McConnell.

Quoiqu'il en soit il y a peu de chances que Donald Trump perde sa place. Il faut en effet que le Sénat le condamne à une majorité des deux tiers. Or les républicains, qui le soutiennent à fond, contrôlent la chambre haute.

Garett Skyport pour DayNewsWorld

UN SIGNALEMENT EXPLOSIF

POUR  LA MAISON BLANCHE ?

Un mystérieux lanceur d'alerte a suscité un vif intérêt chez les démocrates en s'inquiétant de certains échanges entre le président américain et un dirigeant étranger.

Le Washington Post et le New York Times assurent tous deux que le lanceur d'alerte s'est inquiété de la teneur d'échanges entre Donald Trump et un dirigeant étranger, à qui le président américain aurait notamment fait « une promesse » troublante.

Les deux quotidiens ont ajouté qu'une partie du signalement concernait l'Ukraine.

Et le refus du directeur par intérim du renseignement national (DNI), Joseph Maguire, d'envoyer le signalement à la commission de la Chambre des représentants contrôlée par les démocrates, suscite des interrogations. Certains y voit l'intervention de la Maison Blanche. Pour Nancy Pelosi, présidente démocrate de la chambre basse du Congrès, ces informations « soulèvent des questions graves et urgentes pour notre sécurité nationale ».

Les relations entre l'Ukraine et la Maison Blanche

Les élus démocrates du Congrès avaient, avant que cette affaire n'explose, déjà ouvert une enquête parlementaire sur les relations entre la Maison Blanche et l'Ukraine. Les élus du Congrès s'interrogent également sur un échange téléphonique en juillet entre le président américain et son homologue ukrainien Volodymyr Zelensky.

Selon le Wall Street Journal, Donald Trump a, lors de cet appel, encouragé « à environ huit reprises » le président ukrainien à enquêter sur le fils de Joe Biden et à collaborer pour ce faire avec son avocat personnel Rudy Giuliani.

Deuxième fils de l'ancien sénateur, Hunter Biden a travaillé pour un groupe gazier ukrainien à partir de 2014, lorsque son père était vice-président de Barack Obama.Dans une interview jeudi soir, l'avocat de Donald Trump, Rudy Giuliani, a reconnu avoir demandé à Kiev d'enquêter sur le fils de Joe Biden, Hunter.Rudy Giuliani a ajouté avoir demandé à l'Ukraine d' « examiner les allégations (...) qui impliquaient indirectement Joe Biden dans une grosse affaire de corruption ».

« C'est un lanceur d'alerte partial »

Le président des Etats-Unis a rejeté, vendredi 20 septembre, les accusations d'un lanceur d'alerte le visant.

« C'est ridicule ! C'est un lanceur d'alerte partial », a lancé Donald Trump depuis le Bureau ovale, tout en assurant ne pas connaître son identité.

« J'ai eu des conversations avec de nombreux dirigeants, elles sont toujours irréprochables », a-t-il poursuivi en colère.A-t-il spécifiquement parlé de Joe Biden avec le président ukrainien ?

« Ce dont j'ai parlé n'a pas d'importance », a-t-il rétorqué avant d'ajouter que « quelqu'un devrait se pencher sur Joe Biden », qui pourrait être son grand rival à la présidentielle 2020.

Les déclarations de Donald Trump contre le lanceur d'alerte ont indigné les chefs démocrates de quatre puissantes commissions du Congrès, qui ont dénoncé une « tentative éhontée » d'intimidation risquant « d'avoir un effet dissuasif sur de futurs lanceurs d'alerte, avec de graves conséquences pour notre démocratie et la sécurité nationale ».

Ils ont appelé la Maison Blanche à livrer « immédiatement » le contenu du signalement fait par le lanceur d'alerte à la commission du Renseignement.

Alyson Braxton pour DayNewsWorld

VERS UNE DESTITUTION DE DONALD TRUMP

La commission judiciaire de la Chambre des représentants, que contrôle les démocrates, doit lancer jeudi 12 septembre une enquête préalable pour déterminer s’il y a lieu, ou non, d’initier une procédure d'« impeachment » contre le locataire de la Maison-Blanche.

À un peu plus d’un an de l’élection présidentielle, les démocrates sont-ils prêts à engager une procédure de destitution contre Donald Trump ?

Si la question divise l’opposition américaine, la commission judiciaire de la Chambre des représentants semble, elle, bien décidée à aller de l’avant : jeudi 12 septembre 2019, ses membres devraient formaliser l’ouverture d’une enquête afin de déterminer s’il convient de lancer une procédure

« d'impeachment » contre le président

Une enquête très large voulue par Jerrold Nadler, président de la Commission

Cet élu démocrate de 72 ans préside la puissante commission judiciaire de la Chambre, tout indiquée pour déclencher la procédure puisque la supervision du fonctionnement de l’administration est de son ressort.

Selon Jerrold Nadler, l’enquête des parlementaires aura un large champ, autour de trois piliers. D’abord, les pressions exercées par Donald Trump sur l’enquête sur les ingérences russes dans la campagne présidentielle de 2016, afin de déterminer s’il s’est rendu coupable d’entrave à la justice – la fameuse « obstruction ».

Ensuite, les éventuels conflits d’intérêts liés aux propriétés de l’homme d’affaires du Queens. Le séjour, au printemps, de l’équipage d’un avion de transport militaire dans un complexe hôtelier de Donald Trump en Écosse, à l’occasion d’une escale en route vers le Koweït, a relancé les soupçons.

Enfin, la commission de Jerrold Nadler se penchera sur le versement d’argent pour acheter le silence d’anciennes maîtresses présumées de Donald Trump lors de la campagne de 2016, versement qui pourrait constituer une violation des lois sur le financement électoral.

Kelly Donaldson pour DayNewsWorld

INTERDICTION DE VAPOTAGE

POUR LES JEUNES AMERICAINS

« On connaît les méthodes des grands du tabac. Ce n'est pas la première fois. Ils ciblent les enfants, les mettant en grave danger », a dénoncé Michael Bloomberg l'ancien maire be New-York dans une tribune.

Une crise sanitaire

La cigarette électronique tue : on ne compte pas moins de six décès de jeunes liés au vapotage aux Etats-Unis. En dehors du problème de l'accoutumance à la nicotine dangereuse pour des cerveaux encore en développement, 450 personnes sont tombées gravement malades après avoir vapoté, et six sont décédées de maladies pulmonaires aiguës.

Les malades toussent, s'essoufflent, n'arrivent plus à respirer. Beaucoup sont hospitalisés en soins intensifs et branchés sur des respirateurs artificiels. Des jeunes en bonne santé se sont retrouvés dans des comas artificiels.

Dans de nombreux cas, les liquides contenaient du THC, la substance psychoactive du cannabis, mais il est probable que ce soit l'un des nombreux additifs des liquides qui ait endommagé les poumons en étant vaporisé et inhalé. L'Etat de New York a cité une huile de vitamine E comme cause possible, mais cela n'est pas confirmé par la FDA.

Les adolescents grands consommateurs de cigarettes électroniques

A l'origine, les cigarettes électroniques étaient présentées comme un substitut, sans substance cancérigène, pour les fumeurs. Mais les études ont montré non seulement que l'usage d'autres produits du tabac n'avait pas baissé entre 2017 et 2018, mais aussi que la cigarette électronique était une porte d'entrée vers le tabac, les e-cigarettes aromatisées à la fraise ou à la mangue, les plus prisés par les jeunes, faisant oublier la présence de nicotine.

Face à cette crise sanitaire Washington prend désormais au sérieux les risques des cigarettes électroniques chez les jeunes. Le nombre de collégiens et lycéens utilisateurs de cigarettes électroniques est passé de 3,6 millions l'an dernier à 5 millions cette année, selon des chiffres révélés par le ministère américain de la Santé.

Alors qu'un lycéen sur cinq déclarait vapoter l'an dernier, les premiers chiffres de la nouvelle enquête « montrent que plus d'un quart des élèves de lycée étaient des utilisateurs de cigarettes électroniques en 2019 », précise le ministère

Une offensive réglementaire pour contrecarrer "cette épidémie"

Face à cette épidémie Donald Trump veut prendre le problème à bras- le- corps. « Cela crée plein de problèmes […] Nous allons peut-être devoir décider quelque chose de ferme », a annoncé Donald Trump depuis le Bureau ovale de la Maison Blanche, mercredi à l'issue d'une réunion avec son secrétaire à la Santé et avec le régulateur du secteur.

Le gouvernement de Donald Trump a donc annoncé mercredi que les cigarettes électroniques aromatisées seraient interdites à la vente dans les collèges et les lycées. Les autorités sanitaires ont annoncé l'interdiction à venir des liquides aromatisés, par exemple au menthol, à la mangue ou à la fraise, non parce que les arômes sont jugés nocifs en eux-mêmes, mais parce qu'ils attirent toute une génération de jeunes qui deviennent dépendants à la nicotine, effaçant des années de progrès contre la cigarette.

Tous les goûts autres que le goût tabac seront prochainement retirés du marché, a expliqué le secrétaire à la Santé, Alex Azar. Le texte paraîtra dans «plusieurs semaines» et entrera en vigueur 30 jours plus tard.

La FDA, jugée trop jusqu'ici trop laxiste par certains, vient d'envoyer un courrier au leader du secteur Juul, pointant une présentation fallacieuse de ses produits auprès d'élèves et de parents. La Federal Trade Commission vient aussi d'ouvrir une enquête sur les pratiques commerciales de Juul, pour vérifier dans quelles conditions la start-up californienne s'assure de l'âge des acheteurs de ses produits.

Certains Etats ont commencé à se saisir du sujet . San Francisco interdit la vente d'e-cigarettes dans la ville à compter de 2020 tandis que la gouverneure du Michigan a annoncé la semaine dernière l'interdiction des produits aromatisés.

Jenny Chase pour DayNewsWorld

LIMOGEAGE DE JOHN BOLTON PAR DONALD TRUMP

C’est désormais l’usage, c'est par un message publié par le président des Etats-Unis sur son compte Twitter que l'on a appris le limogeage de son conseiller à la sécurité nationale John Bolton.

« J'ai informé John Bolton hier soir que nous n'avions plus besoin de ses services à la Maison Blanche », a tweeté M. Trump,  une heure après l'annonce par l'exécutif d'un point de presse auquel devait participer M. Bolton en compagnie du secrétaire d'Etat Mike Pompeo.

Donald Trump souligne les trop nombreux désaccords sur nombre de dossiers, de l'Iran à la Corée du Nord qui séparaient les deux hommes.

Ancien ambassadeur des Etats-Unis à l'ONU, M. Bolton était notamment hostile à la main tendue de Donald Trump au dirigeant nord-coréen Kim Jong Un, et il avait été directement pris pour cible, au printemps 2018, par le régime de Pyongyang.

« J'étais en désaccord avec nombre de ses suggestions, comme d'autres au sein de cette administration », a ajouté le président.

« J'ai demandé à John sa démission, elle m'a été remise ce matin », a-t-il poursuivi, assurant qu'il nommerait son successeur la semaine prochaine.

Donald Trump aurait douté de la loyauté de son conseiller accusé de faire fuiter des informations. De plus le conseiller va-t-en-guerre de Donald Trump n'avait pas toujours défendu avec ardeur les choix diplomatiques du locataire de la Maison Blanche qu’il lui arrivait même de contester sur les plateaux de télévision

Ce limogeage spectaculaire intervient dans un climat particulièrement tendu entre les Etats-Unis et l'Iran, dossier sur lequel Donald Trump a envoyé des signaux contradictoires ces dernières semaines, entre extrême fermeté et volonté de négocier.

Alize Marion pour DayNewsWorld

NEW-YORK APRES LA TRAGEDIE DU 11 SEPTEMBRE L'OMBRE DU CANCER

A l'approche du 18e anniversaire des attentats terroristes du 11-Septembre 2001, New York continue à panser ses plaies. New York n'en finit pas de compter les personnes atteintes de cancers et d'autres maladies graves liées au nuage toxique qui a plané des semaines durant sur le sud de Manhattan.

Selon les nombreuses études c'est ce nuage de débris et de cendres causé par les incendies du World Trade Center qui serait à l'origine de la multiplication des cas de cancers et autres maladies graves constatés depuis 2001.

Au-delà des 2977 morts et 6291 blessés par les attentats du World Trade Center, ce sont des milliers de cas de cancer qui seraient également à imputer à cette tragédie.

Plus de 30 000 cas recensés

Ainsi, les premiers touchés sont les dizaines de milliers de pompiers et bénévoles mobilisés sur le site du WTC , comme l'a montré une étude publiée dés 2011 dans le journal scientifique The Lancet Quelque 10 000 d'entre eux ont ainsi été recensés comme étant atteints d'un cancer par le WTC Health Program, programme fédéral de soins réservé aux rescapés des attentats.

Mais également les travailleurs ou résidents du sud de Manhattan comptent parmi cette catégorie malades. Fin juin 2019, plus de 21 000 de ces « gens ordinaires » figuraient dans le programme de soins. Soit deux fois plus qu'en juin 2016.

Les cas de Jaquelin Febrillet et Richard Fahrer sont notamment symptomatiques. La première Jacquelin Febrillet avait 26 ans et travaillait à deux rues du World Trade Center lorsque les avions détournés par des jihadistes ont percuté les tours jumelles. En 2016, quinze ans après les attentats les plus meurtriers de l'histoire, cette syndicaliste professionnelle, devenue mère de trois enfants, était diagnostiquée d'un cancer métastatique. Avec une seule explication logique: le nuage de cendres et de débris toxiques dans lequel elle s'est retrouvée prisonnière le jour de la catastrophe.

Richard Fahrer, 37 ans aujourd'hui, travaillait lui fréquemment à la pointe de Manhattan comme arpenteur de 2001 à 2003. Il y a 18 mois on détectait sur ce jeune père un cancer agressif du côlon, qui frappe généralement des hommes beaucoup plus âgés et pour lequel il n'avait aucune prédisposition.

« Le taux de cancer a augmenté entre 10 et 30 % chez les gens exposés »

S'il est « impossible, pour un individu précis, de déterminer la cause exacte (du cancer) car aucun test sanguin ne revient estampillé WTC », plusieurs études ont montré que « le taux de cancer a augmenté entre 10 et 30 % chez les gens exposés », explique David Prezant, médecin en chef des pompiers new-yorkais, à l'origine d'études de référence sur le sujet. Et ce taux devrait encore augmenter à l'avenir, dit-il, en raison du vieillissement des personnes exposées et de la nature de certains cancers, comme celui du poumon ou le mésothéliome, qui prennent 20 à 30 ans à se développer.

Un fonds d'indemnisation à la hauteur

Les autorités se doivent de prendre en considération ces victimes post-11-Septembre, il en va d'un enjeu crucial en termes d'image. Fin juillet dernier, Donald Trump a ainsi ratifié une loi repoussant de 2020 à 2090 la date limite à laquelle des demandes pourront être déposées auprès d'un fonds fédéral spécial d'indemnisation.

Le Congrès a en effet récemment reconnu qu'il fallait pouvoir couvrir « une personne qui était bébé (lors des attentats) jusqu'à la fin de sa vie », explique l'avocat Matthew Baione, qui représente Jaquelin Febrillet et Richard Fahrer dans leurs démarches d'indemnisation.

Un réapprovisionnement régulier est donc prévu pour ce fonds dont l' enveloppe initiale s'élevait à 7,3 milliards de dollars, avec une indemnisation moyenne de 240 000 dollars par malade et de 682 000 dollars pour une personne décédée.

« Il n'y a jamais eu d'attaque comparable au 11-Septembre, souligne cet avocat. Personne ne pouvait prévoir ce qui se passerait avec des milliards de tonnes de matériaux de construction en combustion pendant 99 jours », qui ont libéré dans l'air des quantités inédites de produits chimiques, dont des dioxines, de l'amiante et d'autres substances cancérogènes.

Jaimie Potts pour DayNewsWorld

LE DEBAT SUR LES ARMES RELANCE AUX ETATS-UNIS WALMART ARRETE DE VENDRE CERTAINES MUNITIONS

Suite aux fusillades mortelles au Texas et dans l’Ohio, le géant de la grande distribution Walmart a annoncé, mardi 3 septembre, qu'elle allait arrêter de vendre des munitions pour armes de poing et pour certains fusils d’assaut.

Qualifiant, dans un communiqué, « d’inacceptable » le statu quo sur l’encadrement des armes à feu le patron du groupe, Doug McMillon, a demandé au Congrès et à la Maison Blanche de prendre des mesures de « bon sens », notamment en renforçant la vérification des antécédents des acheteurs d’armes.

Cette décision intervient un mois après une fusillade dans un supermarché Walmart à El Paso, au Texas, qui avait coûté la vie à 22 personnes.

Une autre fusillade a eu lieu samedi dernier dans cet État du sud du pays, dans la ville d’Odessa, avec un bilan de sept morts.

Doug McMillon a précisé que Walmart, numéro un mondial de la grande distribution, arrêterait de vendre des munitions pour les fusils d’assaut semi-automatiques utilisant des munitions de calibre 5,56 (ou son équivalent.223), une fois que les stocks actuels seraient écoulés.

Ces armes de type AR-15,extrêmement répandues aux États-Unis, équipent aussi beaucoup de chasseurs, qui sont nombreux à se rendre dans les magasins Walmart, réputés pour leurs prix bas et connus pour être des lieux de socialisation pour une partie de l’Amérique rurale.

Walmart a également demandé à ses clients de s’abstenir de déambuler dans ses enseignes avec des armes à feu à la vue de tous, dans les États où il est autorisé de les porter de manière visible.

Le patron du géant des supermarchés a indiqué que la part du groupe sur le marché américain des munitions, qui s’établit aujourd’hui à environ 20 %, devrait chuter pour passer de 6 à 9 %.

Andrew Preston pour DayNewsWorld

ARRESTATION DE L'OPPOSANT RUSSE NAVALNY

DES SON RETOUR A MOSCOU

Cinq mois après avoir été victime d’une tentative présumée d’empoisonnement, Alexeï Navalny, 44 ans, farouche opposant au président Vladimir Poutine, a été interpellé dimanche à Moscou, dès sa descente d’avion. Le militant anti-corruption était accompagné de sa femme Ioulia, lorsque les policiers sont intervenus. L’intéressé a ensuite été conduit vers une destination inconnue.

Arrêté par les services pénitentiaires

Alexeï Navalny est recherché depuis fin décembre par le FSIN, le service en charge des prisons en Russie, qui estime que l’opposant a violé les conditions d’une peine avec sursis dont il a écopé en 2014.Les services pénitentiaires avaient menacé dès jeudi de l’arrêter s’il rentrait en Russie. Ils lui reprochent de ne pas s’être présenté auprès d’eux deux fois par mois, comme l’exigent les conditions d’une peine de cinq ans de prison avec sursis pour détournements de fonds le visant, que l’opposant dénonce comme politiquement motivée.

Il est aussi visé depuis fin décembre par une nouvelle enquête pour fraude, soupçonné d’avoir dépensé pour son usage personnel 356 millions de roubles (3,9 millions d’euros) de dons.

L'avion dérouté

Devant à l’origine atterrir à l’aéroport Vnoukovo de Moscou, l’avion transportant l’opposant a été dérouté à la dernière minute vers celui de Cheremetievo.

En montant à bord, Alexeï Navalny s’était dit « très heureux » de rentrer et avait assuré « n’avoir rien à craindre en Russie ». « Je suis certain que tout va bien se passer. On va m’arrêter ? Ce n’est pas possible, je suis innocent », avait-il lancé.« En Allemagne, c'était bien, mais rentrer à la maison c'est toujours mieux. »

Mais alors qu’il s’apprêtait à donner son passeport pour le contrôle à la frontière, aux côtés de son épouse Ioulia, le militant a été approché par plusieurs policiers en uniforme qui l’ont emmené. « Il restera en détention jusqu’à la décision du tribunal » sur son cas, a indiqué le FSIN, sans préciser à quelle date elle pourrait avoir lieu.

« Ici, c’est chez moi. Je n’ai pas peur […] car je sais que j’ai raison et que les affaires criminelles lancées contre moi sont montées de toutes pièces. Je n’ai peur de rien et je vous appelle à n’avoir peur de rien », a déclaré M. Navalny peu avant son arrestation.

Ses partisans interpellés à l'aéroport.

A l'aéroport Vnoukovo, où l'opposant était à l'origine attendu, la police a interpellé la plupart de ses alliés venus l'accueillir, dont Lioubov Sobol, figure montante de l'opposition russe déjà arrêtée il y a quelques semaines. La police antiémeute y était présente en force et délogeait progressivement de l'aéroport la plupart des quelques 200 partisans d'Alexeï Navalny qui s'y trouvaient, selon des journalistes sur place. Ils sont accusés de « désobéissance » envers la police, a précisé sur Twitter un proche collaborateur, Ivan Jdanov.

Condamnations internationales

L’ONG Amnesty International s’est immédiatement élevée contre cette arrestation, estimant que celle-ci faisait d’Alexeï Navalny un « prisonnier de conscience » victime d’une « campagne implacable » des autorités russes visant à « le faire taire ».« Les États-Unis condamnent fermement la décision de la Russie d’arrêter Alexeï Navalny », a déclaré le chef de la diplomatie américaine Mike Pompeo dans un communiqué, estimant « que sa détention est la dernière d’une série de tentatives pour faire taire Navalny et d’autres personnalités de l’opposition et voix indépendantes qui critiquent les autorités russes ».

La porte-parole du ministère russe des Affaires étrangères Maria Zakharova a rétorqué via Facebook, demandant aux responsables étrangers de « respecter le droit international » et de « se mêler de leurs propres problèmes ».




Alyson Braxton pour DayNewsWorld


DEMISSION D' UN PATRON AMERICAIN

POUR SA LIAISON AVEC UNE ESPIONNE RUSSE

C'est l'actu people du moment dans le gotha américain de la politique. Un patron américain démissionne après une liaison avec une célèbre espionne russe

Il s'agit de Patrick Byrne, le patron américain Overstock depuis pas moins de 20 ans. Il a démissionné mercredi 21 août suite aux révélations sur sa liaison avec une espionne russe.

Sa maîtresse, Maria Butina, a défrayé la chronique :

elle a été condamnée fin avril à 18 mois de prison par un tribunal de Washington pour avoir infiltré l'appareil politique américain à travers ses liens avec le puissant lobby des armes NRA.

Inculpée pour « complot » en vue de « promouvoir les intérêts de la Russie », Maria Butina a été arrêtée en juillet 2018.

Sa liaison avec le patron d'Overstock était cependant restée dans l'ombre, jusqu'à ce que deux articles de Fox News, ensuite confirmée par un communiqué de presse d'Overtsock au titre et au contenu inhabituels :

« Les commentaires du PDG sur l'Etat de l'ombre », ne la révèlent.

Dans ce communiqué, M. Byrne affirme avoir collaboré activement avec les forces de l'ordre une fois qu'il s'est rendu compte qu'il avait découvert le pot aux roses. Curieusement, il les surnomme « Men in Black », ou M.I.B., comme les agents spéciaux chargés de surveiller les extraterrestres peuplant la Terre dans les films à succès avec Will Smith.

L'expression même d' « Etat de l'ombre » (Deep State en anglais) dénote le goût de M. Byrne pour une théorie du complot selon laquelle une coalition clandestine de bureaucrates contrôlerait le pays.

Dans une interview au New York Times, il précise avoir rencontré Maria Butina à l'occasion d'une convention libertarienne à Las Vegas, en 2015.

C'est l'insistance de l'espionne pour qu'il lui fasse rencontrer des membres de la campagne présidentielle de Hillary Clinton et de Donald Trump qui lui aurait mis la puce à l'oreille. « En juillet 2018, j'ai compris », confie le patron dans le communiqué du 12 août.

Le jour de sa démission, dans une interview à CNN, Patrick Byrne a également affirmé que le FBI lui avait demandé, dès l'été 2016, de poursuivre sa relation avec l'espionne.

Sa liaison avec une espionne russe qui avait séduit le gotha du lobby pro-armes pour infiltrer la politique américaine faisait trop de vagues et Patrick Byrne, n'a eu d'autre choix que de démissionner.

Kate White pour DayNewsWorld

DETENTION ILLIMITEE DES ENFANTS MIGRANTS

OU LE DURCISSEMENT DE LA POLITIQUE MIGRATOIRE AUX ETATS-UNIS

Donald Trump voudrait-il encore durcir sa politique migratoire ?

Le gouvernement de Donald Trump a annoncé mercredi qu'il comptait retirer les strictes limites régissant le temps passé en centres de rétention par les enfants migrants. Au grand dam des associations de défense des droits humains et de l'opposition démocrate, voire de certains républicains, qui ont immédiatement dénoncé cette initiative. Celle-ci doit cependant encore être révisée par un juge fédéral pour être appliquée.

Vers l'abrogation de la norme Flores

Dans le détail, le ministère américain de la Sécurité intérieure veut mettre fin à une décision judiciaire de 1997. La norme « Flores » impose en effet aux autorités fédérales de ne pas maintenir en détention les enfants plus de 20 jours. Si elle est validée, la nouvelle règle voulue par le locataire de la Maison Blanche - qui doit être mise en œuvre sous 60 jours- ne limitera plus le temps passé par les enfants ou leurs familles en centres de rétention.

« Pour protéger ces enfants face aux abus et arrêter le flot illégal » de migrants, « nous devons mettre un terme à ces vides juridiques », a déclaré le président des Etats-Unis. « Il s'agit d'un besoin humanitaire urgent. »

Combler un vide juridique

Confrontée à l’arrivée chaque mois à la frontière de dizaines de milliers de migrants, l’administration républicaine a séparé des enfants de leurs parents, gardés eux en rétention, au nom du respect de la norme « Flores ». La réforme annoncée mercredi vise à « s’assurer que les familles étrangères puissent être ensemble pendant les formalités migratoires », affirme la Maison-Blanche. « Cette nouvelle règle garantira que les enfants étrangers sont en sécurité et que l’on prend bien soin d’eux en détention. »

Dissuader les migrants

Mais il s'agit avant tout pour l'administration Trump de décourager les migrants qui affluent en nombre record à la frontière avec le Mexique, avec l'espoir d'être relâchés rapidement après leur arrestation s'ils sont avec des enfants et de pouvoir ainsi rester aux Etats-Unis.

.« Nous avons vu cette année un flot inédit de familles, venant surtout d’Amérique centrale, arriver à notre frontière du sud-ouest », a expliqué devant la presse Kevin McAleenan, le ministre par intérim de la Sécurité intérieure. Près de 475 000 migrants arrivés en famille ont été interpellés entre octobre 2018 et juillet, soit trois fois plus que le record précédent, a-t-il déclaré.

La règle « Flores » a « généralement forcé les autorités à relâcher les familles dans le pays après 20 jours, encourageant les entrées illégales », a-t-il ajouté, alors que les formalités migratoires peuvent prendre des mois, voire des années.

Egalement une remise en question du droit du sol

Parallèlement, le locataire de la Maison Blanche a laissé planer le spectre d'un nouveau front, réaffirmant vouloir s'attaquer au droit du sol qui permet aux enfants nés aux Etats-Unis de bénéficier de la nationalité américaine.

Interrogé sur son intention de revenir sur ce droit inscrit dans le 14e amendement de la Constitution américaine, il a répondu : « Nous regardons cela très, très sérieusement ». « Vous traversez la frontière, vous faites un bébé : félicitations, le bébé est un citoyen américain ! », a-t-il ironisé, avant de pester : « C'est franchement ridicule ».

« Aucune excuse pour le traumatisme que cette politique va infliger aux familles »

Les défenseurs des droits humains ont immédiatement réagi annonçant qu'ils combattraient en justice l'abrogation de la norme « Flores ». Des parlementaires démocrates ont quant à eux appelé les tribunaux à « stopper immédiatement cette action illégale ». « Il n'y a aucune justification à la détention indéfinie des enfants et aucune excuse pour le traumatisme que cette politique va infliger aux familles », a réagi le chef du parti démocrate, Tom Perez.

Ce n'est pas la première fois que Donald Trump provoque une forte indignation avec sa politique de séparation des familles, y compris dans son propre camp. Il est depuis revenu en arrière. Mais plus de 900 enfants migrants ont été séparés de leur famille à la frontière avec le Mexique depuis un an, avait affirmé fin juillet l'ACLU.

Sous les gouvernements du démocrate Barack Obama (2009-2017) et du républicain George W. Bush (2001-2009) des enfants avaient aussi été séparés des adultes avec lesquels ils étaient entrés aux Etats-Unis mais de façon plus exceptionnelle .

Au total, Barack Obama a beaucoup plus expulsé que ses prédécesseurs, avec au moins 2,4 millions de personnes raccompagnées à la frontière ou renvoyées .

Garett Skyport pour DayNewsWorld

ACHETER LE GROENLAND UNE IDEE

DE DONALD TRUMP

Donald Trump, magnat immobilier avant de devenir président des Etats-Unis, aurait jeté son dévolu sur un espace quasiment vierge à la hauteur de ses ambitions :

le Groenland. Le Wall Street Journal rapporte en effet que le président américain se serait enquis plusieurs fois auprès de ses conseillers à la Maison Blanche de la possibilité d’acheter ce territoire danois de 56 000 habitants pour les Etats-Unis.

Les sources du journal new-yorkais ont indiqué que l’occupant du bureau ovale aurait évoqué l’idée lors d’une réunion du conseil juridique de la Maison-Blanche et au cours d’un dîner.Un désir qui n'est pas au goût du gouvernement de l'île, pour qui «le Groenland n'est pas à vendre». Une déclaration faite par communiqué, ce vendredi 16 août. Ajoutant que «le Groenland était ouvert aux affaires, pas à la vente.»

« Le Groenland est riche en ressources précieuses (…). Nous sommes ouverts aux affaires, pas à la vente », a rétorqué sur Twitter le ministère groenlandais des Affaires étrangères. Le cabinet de la Première ministre Mette Frederiksen n'a pas souhaité faire de commentaire dans l'immédiat tandis que l’ex-chef du gouvernement danois Lars Lars Løkke Rasmussen a préféré y voir en estimant que « un poisson d’avril ».

Le Groenland est une gigantesque île arctique, grande comme quatre fois la France, où les effets du réchauffement climatique sont manifestes. La fonte des glaces, qui entraîne la hausse du niveau des mers, y a été multipliée par quatre entre 2003 et 2013.

Depuis son élection en 2016, le président Trump, climato-sceptique, a notamment retiré les Etats-Unis de l’Accord de Paris sur le climat cherchant à détricoter les réglementations environnementales adoptées pendant les huit ans de la présidence du démocrate Barack Obama.

L’élu républicain ne semble pas avoir totalement mis derrière lui ses premières amours immobilières : l’année dernière, lors de son sommet à Singapour avec Kim Jong Un, il avait souligné le potentiel de développement touristique de la Corée du Nord. « Par exemple, il y a des super plages », avait-il expliqué. « On le voit à chaque fois qu’ils font exploser leurs canons dans la mer. Je me dis, dis-donc, regarde-moi cette vue. Ca ne ferait pas des supers apparts ? »

Dans les faits, il est possible d'acheter un pays et certains Etats ont acquis des territoires par la conquête militaire ou des accords financiers. L'achat d'un territoire serait loin d'être une première pour les Etats-Unis. L'exemple le plus emblématique reste l'achat de la Louisiane, vendue par la France en 1803 pour 15 millions de dollars, afin de financer les campagnes militaires de Napoléon Bonaparte . En 1867, les Etats-Unis ont réitéré en rachetant l'Alaska à la Russie pour 7,2 millions de dollars. Leur dernier achat date de 102 ans quand, en 1917, le pays a acquis pour 25 millions de dollars, les Iles Vierges et leurs 26 000 habitants... au Danemark justement.

Et ce n'est pas la première fois que la Maison Blanche évoque l'idée d'acquérir cette île gelée. En 1946, le président Truman avait proposé au Danemark d'acheter le Groenland pour 100 millions de dollars, afin d'en faire un avant-poste militaire.

Le pays s'est vu accorder l'autonomie par les Danois en 1979 et, en 2008, a obtenu par référendum une autonomie encore plus étendue par rapport au Danemark.

Andrew Preston pour DayNewsWorld

LE SCANDALE JEFFREY EPSTEIN

Alors que la figure de la jet-set américaine Jeffrey Epstein, accusé d’agressions sexuelles sur mineures, s’est suicidé samedi 9 août dans sa cellule new-yorkaise, la France réclame ce lundi l'ouverture d'une enquête sur la mort du financier de 66 ans qui a causé la stupeur et déclenché des enquêtes du FBI et du ministère de la Justice.

M. J. Epstein avait été arrêté et inculpé début juillet pour avoir organisé, pendant plusieurs années, un réseau constitué de dizaines de jeunes filles sous son emprise, certaines collégiennes, avec lesquelles il avait des rapports sexuels dans ses nombreuses propriétés, notamment à Manhattan et en Floride. Son procès devait s’ouvrir au mieux en juin 2020.

« L'enquête américaine a mis en lumière des liens avec la France. Il nous semble ainsi fondamental, pour les victimes, qu'une enquête soit ouverte en France afin que toute la lumière soit faite », écrivent dans un communiqué les secrétaires d'État Marlène Schiappa et Adrien Taquet. Sa mort « ne doit pas priver les victimes de la justice à laquelle elles ont droit  », affirme-il encore. Un procès est la « condition essentielle » pour que les victimes puissent se reconstruire et « c’est aussi une condition à une protection plus efficace à l’avenir d’autre jeunes filles face à ce type de réseaux organisés, face à ce type de prédateurs ».

L'enquête américaine a en effet révélé des liens du milliardaire avec la France.
Les États-Unis ont transmis un certain nombre d’éléments au parquet de Paris concernant l'affaire Epstein et les premières vérifications sont en cours. Elles vont permettre de décider si oui ou non une enquête doit être ouverte.

Ce qui est sûr c'est qu'Epstein avait ses habitudes à Paris depuis une vingtaine d'années : des allers-retours réguliers et un pied à terre luxueux près de l'Arc-de-Triomphe. C'est là que l'une des ses accusatrices, une actrice australienne aurait été « prêtée » à l'un de ses amis, un français, directeur d'une agence de mannequins, basée à New-York.


Quelques heures après la demande des deux ministres, la garde des Sceaux, Nicole Belloubet, a rappelé qu'il n'appartenait pas au gouvernement de décider des "poursuites". "Les poursuites ne sont pas des décisions du gouvernement. Depuis 2013, les instructions individuelles sont prohibées, conformément au principe d'indépendance de l'autorité judiciaire", a souligné la ministre de la Justice.

Dans une lettre adressée au procureur de la République de Paris, l'association Innocence en danger indique lui avoir adressé un signalement le 23 juillet et souligne que « la France est concernée par ce dossier puisque des investigations menées par le FBI font apparaître plusieurs personnes de nationalité française ».

Les témoignages qui sont ressortis via des documents judiciaires et des médias américains brossent de cet homme d’affaires l’image d’un prédateur insatiable de jeunes filles, qu’il faisait recruter par dizaines et venir dans ses somptueuses résidences.

Son nom était déjà inscrit au fichier des délinquants sexuels après une première condamnation il y a plus de 10 ans pour prostitution en Floride – pour laquelle il avait écopé d’une peine minime de 13 mois après un accord contesté avec un procureur fédéral. Une perquisition début juillet dans sa maison du quartier huppé de l’Upper East Side à Manhattan avait révélé une salle de massage où il aurait entraîné ses victimes présumées. Le journal Miami Herald avait enquêté sur cet accord en 2018, relançant l’enquête. En juillet , après l’inculpation de Jeffrey Epstein à New York, l’ex-procureur de Floride, Alexander Acosta, devenu ministre du Travail de l’administration Trump, avait dû démissionner.

Jeffrey Epstein devait comparaître devant la justice américaine en 2020. Il était passible de 45 années d'emprisonnement. Il s’était vu refuser, le 18 juillet, une remise en liberté sous caution, les procureurs estimant qu’il risquait fort de s’échapper en partant à l’étranger.

La mort en prison de Jeffrey Epstein donne en tout cas lieu à plusieurs théories du complot et à un scandale aux États-Unis, certains croyant plus à un meurtre qu'à un suicide en raison de ses nombreuses connexions dans les cercles du pouvoir et notamment démocrates.

Emily Jackson pour DayNewsWorld

APRES LES DEUX FUSILLADES DE CE WEEK-END DONALD TRUMP DENONCE LE SUPREMACISME BLANC

Donald Trump a pris la parole lundi 5 août 2019 à Washington après que deux fusillades aux Etats-Unis ce week-end.

Dans son intervention le président américain a adopté depuis la Maison Blanche, ce lundi, un ton tranchant et inédit. Après un week-end où deux hommes ont versé endeuillé les Etats-Unis en ouvrant le feu sur la foule, à El Paso, au Texas, et à Dayton, dans l'Ohio, le président américain a pris la parole depuis la Maison Blanche.

Rappelant que le terroriste du Texas était animé par un ressentiment raciste, il a déclaré :

« Notre nation doit s’unir pour condamner le racisme, le sectarisme et le suprémacisme blanc. La haine n’a pas sa place aux Etats-Unis, la haine dévore l’âme ».

« Depuis Columbine, notre nation a vu avec horreur des centaines de fusillades s’enchaîner les unes aux autres et nous ne pouvons plus nous sentir impuissants. Nous devons honorer la mémoire des victimes en agissant comme un seul peuple. Nous devons trouver des solutions bipartisanes pour rendre les Etats-Unis plus sûrs », a-t-il indiqué.

Il a également qualifié de « crimes contre l'humanité » les drames de ces derniers jours. Il a exigé la peine de mort, et dans les plus brefs délais, pour les auteurs de pareils massacres :

« J'ordonne également au ministère de la Justice de proposer une loi garantissant que ceux qui commettent des crimes motivés par la haine et des tueries de masse soient passibles de la peine de mort et que cette peine capitale soit appliquée rapidement, avec détermination et sans des années de délai inutile », a déclaré le président Donald Trump.

Il a évoqué plus tôt sur Twitter son désir de voir la classe politique mieux encadrer la vente d'armes à feu en attribuant notamment la responsabilité des bains de sang récurrents dans son pays « aux esprits perturbés », possiblement empoisonnés par « internet » ou même les jeux vidéo :

« Nous devons arrêter de glorifier la violence notamment par des jeux vidéo atroces et sinistres ».

L'ancien président américain Barack Obama a appelé à rejeter les rhétoriques susceptibles d'encourager des fusillades comme celles ayant causé ce week-end la mort de 32 personnes au Texas et dans l'Ohio.

« Nous devons fermement rejeter les discours prononcés par n'importe lequel de nos dirigeants, alimentant un climat de peur et de haine ou normalisant les sentiments racistes », a-t-il écrit sur Twitter.

Jaimie Potts pour DayNewsWorld

DEUX FUSILLADES MEURTRIERES AUX ETATS-UNIS

C'est la 250e tuerie de masse aux Etats-Unis depuis le début de l'année. Et l'une des plus meurtrières de ces 25 dernières années. Une fusillade a éclaté samedi 3 août dans le complexe commercial Cielo Vista, à El Paso, au Texas. 20 personnes ont été tuées et au moins 26 autres blessées.

Le tireur présumé a été arrêté et placé en garde à vue. Robert Gomez, porte-parole de la police d'El Paso, a déclaré lors d'un point presse qu'« une seule personne avait été placée en garde à vue » après s'être rendue.

Sur une capture d'écran de caméra de surveillance, mise en ligne par la chaîne locale KTSM, on la voit entrer dans l'hypermarché armé d'un fusil, les oreilles couvertes d'un casque anti-bruit.

Il a été identifié comme étant Patrick Crusius, un jeune homme de 21 ans résident dans les environs de Dallas, à neuf heures de route. Le motif de son acte serait raciste. Le tireur présumé dénonçait une « invasion hispanique du Texas ».

Ce dimanche, une autre fusillade a fait 9 morts à Dayton dans l'Ohio. L'assaillant a été abattu.

Moins de 24 heures plus tard, une autre attaque a eu lieu ce dimanche dans le quartier animé d'Oregon, habituellement « une zone très sûre du centre-ville » de Dayton, dans l'Ohio, au nord-est des États-Unis. Neuf personnes ont perdu la vie et 16 autres ont été blessées. Le meurtrier dont les motivations ne sont pas encore connues été abattu.

Plusieurs voix se sont élevées pour réclamer une meilleure régulation du marché des armes à feu, dont la candidate à la primaire démocrate Elizabeth Warren.

Beto O'Rourke, également candidat à la primaire démocrate, originaire d'El Paso, dont il a jusqu'à récemment été le représentant au Congrès, a accusé Donald Trump d'encourager le racisme aux Etats-Unis.

« Nous assistons à une augmentation des crimes haineux chaque année depuis trois ans, sous une administration dont le président traite les Mexicains de violeurs et de criminels », a-t-il dénoncé après avoir rendu visite aux victimes dans un hôpital d'El Paso.

"Jusqu’à présent cette année, 531 personnes sont mortes lors de tueries de masse et 2066 ont été blessées."

Boby Dean pour DayNewsWorld

LES GAFA MAITRES DU JEU FACE A LA FRANCE

LA RIPOSTE D'AMAZON CONTRE LA TAXE GAFA

L’administration Trump avait déjà riposté à la « taxe GAFA » française.

Et maintenant c'est Amazon qui dégaine !

L’Amérique a toujours réagi d'une seule voix. Républicains et Démocrates sont unis contre une mesure de « racket» de la part de la France, voilà ce que l'on peut entendre de toute part dans la classe dirigeante et politique aux USA !

Robert Lighthizer le représentant américain pour le commerce, avait annoncé, mercredi 10 juillet 2019, l’ouverture d’une enquête contre la France en représailles de la taxe dite GAFA (pour Google, Apple, Facebook et Amazon), qui doit prélever 3 % des revenus générés en France par certains opérateurs offrant des services digitaux .

La taxe concoctée par Bruno Le Maire et taxée de « stupidité de Macron » par Donald Trump venait d'être votée mi-juillet par la France, faisant sur ce sujet cavalier seul.

Un communiqué du bureau de Robert Lighthizer avait énoncé que :

« La structure de la nouvelle taxe tout comme les déclarations des responsables [politiques français] laissent suggérer que la France, avec cet impôt, cible de manière inéquitable certaines entreprises technologiques américaines »

Puisque la France ne comptait pas mettre fin à cette « fumante taxe GAFA », Amazon vient d'annoncer ce jeudi 2 août la parade pour supporter le poids de cette taxe de 3 % sur son chiffre d'affaires. Comment ? En la répercutant, purement et simplement, sur une partie de ses clients, ceux qui passent par la plateforme d'Amazon pour vendre leurs produits. Or en France, ce ne sont pas moins de 10.000 PME et TPE qui utilisent Amazon pour vendre leurs produits, afin de toucher une nouvelle clientèle à l'heure de la révolution numérique et augmenter leur chiffre d'affaires.

Amazon a justifié sa décision : « Cette taxe visant directement les services de la marketplace que nous mettons à disposition des entreprises avec lesquelles nous travaillons, nous n'avons pas d'autre choix que de la leur répercuter », s'est défendu le groupe américain.

« Étant donné que nous opérons dans le secteur très concurrentiel et à faible marge du commerce de détail et que nous investissons massivement dans la création d'outils et de services destinés à nos clients et à nos vendeurs partenaires, nous ne sommes pas en mesure d'absorber une taxe supplémentaire assise sur le chiffre d'affaires et non sur les bénéfices », explique encore la société.

Et par ricochet, ce sont les Français, in fine, qui devraient se retrouver à assumer la taxe Gafa ! " Malheureusement, nous nous attendons à ce que nombre de ces entreprises soient en conséquence contraintes à répercuter cette taxe sur les consommateurs, ce qui entraînera une hausse des prix de leurs produits vendus en ligne."

Hourra !!! « Un impôt » de plus pour les Français

De nombreux experts avaient en vain alerté le gouvernement de ce possible effet pervers. « La théorie de l'incidence économique va certainement s'appliquer. Cela signifie que les géants du Net seront en capacité de répercuter le coût de la taxe directement ou indirectement sur les consommateurs », avait expliqué à un confrère l'économiste Nicolas Marques.

C'est chose décidée pour Amazon. Les autres géants du numérique pourraient prochainement emboîter le pas.

La taxe GAFA à la française, cette manœuvre désespérée de faire rentrer des recettes dans les caisses d'un pays (400 millions pour 2019) ne semble pas prendre en compte le fait que trop de fiscalité tue la fiscalité et que des mesures d’économie doivent faire partie des réflexions que l'Etat français doit s'imposer !!!

Simon Freeman pour DayNewsWorld

VERS UN DEBAT SOUS HAUTE-TENSION

ENTRE DEMOCRATES AMERICAINS

Dans le débat entre démocrates, dans la nuit de mercredi à jeudi 1 août, le favori Joe Biden est incontestablement attendu au tournant même s'il fait partie des modérés parmi les modérés.

Mardi 31 août, une ligne de fracture s'est en effet clairement dégagée entre démocrates modérés et plus radicaux au sein de ce théâtre de Detroit, dans le Michigan, l'un des États pivots gagné par Donald Trump en 2016 et que les démocrates doivent reconquérir pour gagner en novembre 2020.

Les figures de l'aile gauche du parti les sénateurs Bernie Sanders et Elizabeth Warren (15 % des soutiens chacun) ont semble t-il déçu quelque peu les électeurs. Elizabeth Warren et Bernie Sanders ont en effet défendu la création d'une couverture maladie universelle financée par des fonds publics sans aucun rôle pour les assurances privées, l'abandon des poursuites pénales contre les migrants entrés illégalement aux États-Unis ou encore l'annulation des dettes étudiantes. Un peu trop socialiste pour les autres démocrates en lice.

Les deux candidats, l'ancien vice-président de Barack Obama et la sénatrice californienne Kamala Harris, se positionnant bien plus au centre, pourraient bien en conséquence se démarquer des candidats en lice. Toujours largement en tête dans les sondages (32 %) , Joe Biden est pourtant sous pression avant le débat démocrate de mercredi soir.

Pourquoi ?

Joe Biden avait réalisé une piètre prestation contre Kamala Harris en juin dernier. Cette dernière lui avait rappelé son opposition sur ses positions passées face à la ségrégation raciale.

Si en avril dernier elle n’était créditée que de 5 à 8% des voix, Kamala Harris frôle désormais les 10 ,5%. Elle avait alors mis à profit dans le face-à-face entre Joe Biden et Bernie Sanders sa situation apparemment d'outsider, personne ne misant sur elle.

Or elle possède des atouts incontestables dans la course à la Maison-Blanche. Femme noire de 54 ans, première personne de couleur, mais aussi première femme, élue au poste de procureure de San Francisco, elle devient ensuite procureure de Californie avant de faire en janvier 2017 son entrée au Sénat, devenant la seconde sénatrice noire de toute l’Histoire.

Celle déjà surnommée en 2010 par le Daily Beast en 2010 « female Barack Obama » avait accusé Joe Bernie de s'être opposé à la politique publique qui permettait de transporter des enfants des quartiers noirs jusque dans des écoles à majorité blanche. « Il y avait une petite fille en Californie qui appartenait à la deuxième génération à aller dans son école publique, en bus chaque jour. Cette petite fille c'était moi », avait-t-elle alors raconté émue. Nul doute que la question raciale s'invitera de nouveau au cœur des débats.

Le nouveau duel entre ce vétéran de la politique américaine et la quatrième dans les sondages sera donc scruté de près. L'ancien vice-président a prévenu : « Je ne serai pas poli cette fois-ci », a mis en garde M. Biden.

Vingt prétendants démocrates se sont qualifiés pour le grand débat organisé par CNN à Detroit dans la nuit de mardi à mercredi. Pour l’instant, il s’agit d’une course à quatre dominée par Joe Biden (31 % selon la moyenne de RealClearPolitics), devant Elizabeth Warren (14,8 %), Bernie Sanders (14,3 %) et Kamala Harris (11 %).

Nul doute aussi que le duel Biden-Harris sera suivi et commenté par celui qui avait déjà tweeté « Le moins socialiste parmi deux socialistes est toujours socialiste ! », Donald Trump, citant le sénateur de Louisiane John Kennedy.

Garett Skypot pour DayNewsWorld

AUX ETATS-UNIS CONDAMNATION A PERPETUITE

DE EL CHAPO, BARON DE LA DROGUE

Le narcotrafiquant mexicain Joaquin Guzman, alias « El Chapo », a été condamné mercredi 17 juillet 2019 par un juge de New York à la perpétuité, assortie de 30 années de prison supplémentaires. Les avocats du narcotrafiquant le plus puissant depuis la fin du règne du Colombien Pablo Escobar, en 1993, ont déjà annoncé qu'ils feraient appel de cette condamnation.

Les chefs dont a été reconnu coupable El Chapo le 12 février, à l'issue d'un procès de trois mois, imposaient, au minimum, la prison à perpétuité. Le juge fédéral Brian Cogan a choisi de l'assortir de 30 années de prison supplémentaires pour utilisation d'armes automatiques, suivant ainsi les réquisitions du procureur.

En 2016 a lieu la dernière arrestation de ce sexagénaire à l’ego démesuré dans une villa à Los Mochis, sur la côte pacifique, dans son fief de Sinaloa . Extradé vers les Etats-Unis le 19 janvier 2017 dans une prison de Manhattan, «El Chapo» n'est plus que l'ombre de lui-même: isolé dans sa cellule 23 heures sur 24, après deux évasions au Mexique, seuls ses avocats et ses jumelles de sept ans peuvent lui rendre visite. Même sa femme Emma Coronel, une reine de beauté de 32 ans sa cadette, est interdite de visite.

Condamnation à perpétuité

Voilà le baron de la drogue le plus puissant au monde condamné à perpétuité.

« Les preuves accablantes présentées lors du procès ont montré que [Joaquin Guzman] était le chef impitoyable et sanguinaire du cartel de Sinaloa », qu'il a codirigé entre 1989 et 2014, avait écrit le bureau du procureur fédéral de Brooklyn Richard Donoghue, dans son réquisitoire avant le prononcé de la peine. La justice n'a pas été rendue ».

Celui appelé aussi «Le Courtaud», un surnom dû à sa petite taille, environ 1,67 m, est jugé pour avoir dirigé pendant 25 ans le plus puissant cartel de drogue au monde.

Durant le procès, l'accusation a montré que le Mexicain avait ordonné l'assassinat ou mis lui-même à mort au moins 26 personnes – parfois après les avoir torturées –, qui étaient informateurs, trafiquants issus d'organisations rivales, policiers, collaborateurs, voire des membres de sa propre famille. Beaucoup de documents étaient restés confidentiels tout comme la liste des anciens associés, employés ou rivaux de Joaquin Guzman appelés à témoigner. Certains bénéficient de la protection du gouvernement américain, sous de nouvelles identités. D’autres sont détenus dans des prisons spéciales pour empêcher toutes représailles.

Peu après l'ouverture de l'audience, mercredi, Joaquin Guzman s'est exprimé oralement pour la première fois depuis son extradition aux États-Unis, en janvier 2017. Il a affirmé avoir été privé d'un procès équitable et a dénoncé ses conditions de détention, affirmant avoir été « torturé physiquement, psychologiquement et mentalement 24 heures par jour ». « La justice n'a pas été rendue », a lancé cet homme de 62 ans, qui a bâti, en trente ans, le cartel le plus puissant du Mexique.

« El Chapo » le plus puissant narcotrafiquant depuis le Colombien Pablo Escobar

Le cartel de Sinaloa dirigé par Joaquin Guzman a expédié aux Etats-Unis plus de 154 tonnes de cocaïne ainsi que d’énormes quantités d’héroïne, de méthamphétamines et de marijuana, pour une valeur estimée à 14 milliards de dollars. A en croire les procureurs américains, « El Chapo » est le plus puissant narcotrafiquant depuis le Colombien Pablo Escobar, mort en 1993.

La chute est rude pour celui qui dirigea 25 ans durant l'un des cartels les plus puissants de la planète, ancien héros de la culture narco et des «narcocorridos», ces ballades mexicaines qui racontent les chefs de cartels.

Né le 4 avril 1957 dans une famille pauvre d'un village des montagnes de Sinaloa, au nord-ouest du Mexique, Joaquin Guzman travaille dès l'enfance en vendant oranges, bonbons et boissons.

Comme il le raconte à l'acteur Sean Penn lors d'un entretien en octobre 2015 censé rester secret mais qui contribuera à son arrestation, il se met, adolescent, à cultiver marijuana et pavot, faute d'alternatives. «La seule façon d'avoir de l'argent, d'acheter de la nourriture, de survivre, était de faire pousser le pavot à opium, la marijuana, alors à cet âge, j'ai commencé à en cultiver et à en vendre», confiera-t-il à l'acteur américain.

Le chef du cartel de Guadalajara Miguel Angel Felix Gallardo, surnommé «le parrain» des cartels mexicains modernes le recrute. Après l'arrestation de Gallardo en 1989, Guzman fonde avec trois associés le cartel de Sinaloa, en quelques années devenant un empire aux ramifications européennes et asiatiques. «Je fournis plus d'héroïne, de méthamphétamine, cocaïne et marijuana que n'importe qui dans le monde. J'ai des flottes de sous-marins, d'avions, de camions et de bateaux», se vantait-il dans l'interview à Sean Penn, publiée dans le magazine Rolling Stone.

Sa fortune le place sur la liste du magazine Forbes des hommes les plus riches du monde, avant d'en sortir en 2013 en raison des dépenses nécessaires à sa protection.

Au moins deux de ses fils sont accusés par les autorités américaines de jouer un rôle «important» dans son cartel. Un autre fils, Edgar, a été abattu en 2008.

Robin des Bois aidant les pauvres et ridiculisant les puissants, El Chapo a aussi mené une lutte ultra-violente contre ses rivaux, une guerre entre cartels qui ravage aujourd'hui encore le Mexique.

Où est l'argent ?

Mercredi, le juge a aussi ordonné la saisie de 12,6 milliards de dollars (11,2 milliards d'euros), ce qui correspond, selon le procureur, aux gains tirés du trafic de drogue. À ce jour, la justice américaine n'en a pas vu le moindre centime. Selon l'enquête, plusieurs centaines de millions de dollars auraient pourtant transité par le système bancaire et El Chapo aurait également investi dans une compagnie d'assurance située aux États-Unis.

El Chapo devrait purger sa peine à l'Administrative Maximum Facility, un établissement situé au milieu de nulle part, à Florence (Colorado). Surnommée l'« Alcatraz des Rocheuses », la prison est considérée comme la plus sûre des États-Unis et abrite plusieurs détenus célèbres comme Terry Nichols (complice dans l'attentat d'Oklahoma City) ou le Français Zacarias Moussaoui, qui a participé à la préparation des attentats Moussaoui, qui a participé à la préparation des attentats du 11 Septembre. « Une version aseptisée de l'enfer », titrait l'émission 60 Minutes de la chaîne CBS en 2007.

La procureure spéciale de New York en charge des stupéfiants, Bridget Brennan, a reconnu que la mise hors circuit de Joaquin Guzman n'avait pas amoindri l'influence du cartel de Sinaloa. « Nous pensons que c'est celui qui est responsable de l'acheminement de la plupart de la drogue qui entre aux États-Unis », a-t-elle expliqué.

« La condamnation et l'incarcération de Joaquin [...] ne vont rien changer à la guerre contre la drogue. », a reconnu Bridget Brennan.

Joanne Courbet pour DayNewsWorld

FACE A L'ASSAUT DE LA ZONE 51 ULTRASECRETE

L'US ARMY LANCE UN AVERTISSEMENT CLAIR

Sur Facebook, des internautes disent vouloir prendre d’assaut cette base militaire ultrasecrète qui, selon des légendes urbaines, abriterait des aliens.

Ce mercredi 17 juillet 2019, près de 1,4 million de personnes du monde entier étaient inscrites à un événement Facebook prévoyant de «prendre d'assaut» la «Zone 51» («Area 51» en anglais) car ils suspectent cette base militaire américaine, strictement interdite d'accès, d'abriter des activités en lien avec les extraterrestres.

Avec un enjeu clair : révéler la «vérité» à l'Amérique et au reste du monde après des années de «mensonges». Et pour cela, leur mot d'ordre et nom de leur événement Facebook est sans ambiguïté : «Prenons d'assaut la Zone 51 (car)ils ne peuvent pas tous nous arrêter».

Une attaque en groupe «à la naruto»

« Allons voir ces aliens. » La description de l’événement Facebook est courte et efficace. Cette base de l’US Air Force se situe à une heure de Las Vegas, dans le désert du Nevada,

Le plan théorique pour ce rassemblement, prévu le 20 septembre prochain, se résume en deux phrases :"« On se donne rendez-vous à l’“Alien centre” [une attraction touristique toute proche] et on coordonne notre entrée. Si on court comme dans “Naruto” [du nom d’un célèbre personnage de manga qui a la particularité de courir très vite avec les bras étendus vers l'arrière], on ira plus vite que leurs balles. Allons voir ces aliens. »" L’hypothèse étant : « ils ne peuvent pas tous nous arrêter ».

En effet, il ne faut pas oublier que tout autour de la zone protégée, les panneaux mentionnant « usage de la force autorisé » ne manquent pas. Cela pouvant être traduit par « nous nous autorisons à vous abattre si vous pénétrez dans la zone ».

C'est ainsi que, le 20 septembre prochain, jour prévu de «l'attaque», ils pourraient bien être plusieurs centaines de milliers de personnes à déferler sur ce site situé à environ 160 km au nord de Las Vegas malgré les panneaux d'interdiction d'accès mentionnant que «l'utilisation d'une force mortelle est autorisée».

L'avertissement de L'US Army

L'armée américaine suit l'événement avec attention et ne semble pas disposée à plaisanter, bien au contraire.

D'une superficie immense évaluée à 1,2 millions d'hectares, la Zone 51 a été créée dans les années 1950, à l'initiative de Richard M. Bissell Jr., un officier de la CIA qui était alors chargé de superviser le développement des avions espions U-2 avec l'approbation du président Eisenhower. Aujourd'hui, officiellement du moins, ce sont des essais d'armes et d'avions qui y sont effectués.

C'est donc une zone ultra secrète et inaccessible si bien que l'US Air Force n'a pas manqué de réagir.

Contactée par le quotidien The Washington Post, vendredi 12 juillet 2019, celle-ci a ainsi confirmé, par l'intermédiaire de sa porte-parole, Laura McAndrews, être au courant du projet d'invasion et a tenu à dissuader ceux qui seraient réellement prêts à franchir le pas.

«La Zone 51 est un site servant de camp d’entraînement à ciel ouvert à l’armée de l’air américaine et nous décourageons quiconque d’essayer de venir sur le site (...) L’armée de l’air est toujours prête à protéger l’Amérique et ses actifs», a-t-elle déclaré semblant sous-entendre un possible usage de la force armée.

En janvier dernier, un civil avait réussi à s'introduire dans la base avant d'être abattu par les forces militaires, qui ont droit à « l'utilisation d'une force mortelle » dans un tel cas. Message reçu cinq sur cinq pour certains qui se dégonflent..

Dans ce contexte peu amène, et à mesure que les jours passent, certaines personnes inscrites à l'événement admettent qu'elles ne sont en réalité pas intéressées. «Bonjour Gouvernement américain, c’est une blague, je n’ai pas vraiment l’intention de concrétiser ce plan ; j'ai juste pensé que ce serait drôle et je ne me sentirais pas responsable si les gens décident de prendre d'assaut la zone 51», a, à cet égard, écrit Jackson Barnes, un des organisateurs de l'événement. Aurait-il pris peur du F.B.I ?

Chasseurs d'extraterrestres ou adeptes des théories du complot

Mais pour certains, chasseurs d'aliens et adeptes des théories du complot, la zone 51 alimente depuis plusieurs décennies tous les fantasmes. Des partisans d'une vie extraterrestre campent d'ailleurs régulièrement aux abords de la zone ultra protégée pour la surveiller. Si secrète que son existence même n'a été reconnue par la CIA qu'en 2013, lorsque l'agence de renseignement a déclassifié des documents sur l'avion espion U2.

Pour eux, il s'agit bien d'un lieu de rencontres entre l'armée américaine et les Aliens. Ils pensent que cette zone est le théâtre d'expériences mystérieuses sur des extraterrestres. Et, pour appuyer leurs dires, ils publient depuis des années des dizaines de vidéos de «preuves» sur les sites de streaming.

Le mystère qui entoure la Zone 51 en a fait un sujet de choix, dans la pop-culture: on en parle dans X-Files, Roswell, La colline a des yeux, Indiana Jones, Doctor Who ou encore Futurama et Les Simpson, et même dans le film à grand spectacle «Independence Day».

Canular ou pas ?

Mais les organisateurs de l’événement « Prenons d’assaut la Zone 51, ils ne peuvent pas tous nous arrêter » n'ont-ils pas joué sur ces fantasmes et la crédulité de certains adeptes d'insolite ?

En effet l’événement Facebook a tout de la blague potache. Organisé par les modérateurs d’un site consacré aux mèmes, baptisé « Shitposting cause I’m in shambles », en collaboration avec un gamer célèbre sur le réseau social de streaming Twitch, la page de l’événement regorge de publications satiriques sur la manière de contourner au mieux le système de défense de la base.

Canular ou pas, quelques commentaires et mèmes concernant cet événement valent le détour.

Commençons peut-être par la préférée du web. Un personnage bien motivé, vêtu d’une sorte de costume de mercenaire mandalorien modifié (univers Star Wars), donnant l’équivalent 2019 du discours de Martin Luther King “I Have a Dream”.

Mêmes les stars, à l'instar de la chanteuse Lizzo, se sont prêtées au jeu.

Et même le très sérieux Elon Musk s’y serait mis (dans un faux tweet…). « Je fournirai l’un de mes lance-flammes à quiconque essaiera de prendre d’assaut la zone 51 ».

Joanne Courbet pour DayNewsWorld

FACE A LA TAXE GAFA FRANCAISE

L'ADMINISTRATION AMERICAINE REAGIT

LA RIPOSTE ET LES RETORSIONS VONT FAIRE TRES MAL

L’administration Trump riposte à la « taxe GAFA » française.

L’Amérique réagit d'une seule voix . Républicains et Démocrates sont unis contre une mesure de « racket» de la part de la France, voilà ce que l'on peut entendre de toute part dans la classe dirigeante et politique aux USA !

Robert Lighthizer le représentant américain pour le commerce, a annoncé, mercredi 10 juillet 2019, l’ouverture d’une enquête contre la France en représailles de la taxe dite GAFA (pour Google, Apple, Facebook et Amazon), qui doit prélever 3 % des revenus générés en France par certains opérateurs offrant des services digitaux

Les Etats-Unis ont annoncé l’ouverture d’une enquête, un processus qui débouchera sur l’imposition de droits de douane sur les produits français et bien d'autres mesures de rétorsion commerciales contre la France si cette dernière ne met pas fin séance tenante à cette « fumante taxe GAFA » !!

Le Royaume -Unis avait déjà mesuré combien il serait délicat de négocier un quelconque accord de libre-échange avec les Etats-Unis de Donald Trump après le Brexit.

Emmanuel Macron président français et son ministre de l’économie et des finances, Bruno Le Maire, vont expérimenter la difficulté de s’attaquer seuls à Washington.

Paris met en avant sa souveraineté, mais  la taxe GAFA à la française semble être surtout une manœuvre désespérée de faire rentrer des recettes dans les caisses d'un pays qui ne semble pas comprendre que trop de fiscalité tue la fiscalité et que des mesures d’économie doivent faire partie des réflexions que l'Etat français doit s'imposer !!!

Dans un communiqué le bureau de Robert Lighthizer énonce que :

« La structure de la nouvelle taxe tout comme les déclarations des responsables [politiques français] laissent suggérer que la France, avec cet impôt, cible de manière inéquitable certaines entreprises technologiques américaines »

« Le président nous a demandé d’enquêter sur les effets de cette législation et de déterminer si elle est discriminante ou déraisonnable et pèse sur le commerce des Etats-Unis ou le restreint. »

Le ministre Français de l’économie, Bruno Le Maire, a réagi ce jeudi 11 juillet 2019 en affirmant que des pays alliés devaient régler leurs « différends autrement que par la menace ».

Bruno Le Maire a ajouté au Sénat:

« La France est un Etat souverain, elle décide souverainement de ses dispositions fiscales, et elle continuera de décider souverainement de ses décisions fiscales » et ce juste avant le vote ultime du Parlement sur la mise en place de cette taxe.

La taxe GAFA devrait s'articuler de la façon suivante :

Les entreprises concernées doivent réaliser 750 millions d’euros de chiffre d’affaires, dont 25 millions d’euros en France.

La taxe affecterait une trentaine de compagnies, dont les GAFA, mais aussi des entreprises européennes et chinoises et une seule française, Criteo.

Les sénateurs Chuck Grassley (républicain, Iowa) et Ron Wyden (démocrate, Oregon), membres de la commission des finances du Sénat, avaient envoyé le 24 juin une lettre au secrétaire au Trésor, Steven Mnuchin, l’enjoignant d'une part de tout faire pour inciter la France à faire machine arrière.

D'autre part ils s’indignent notamment que la loi soit rétroactive et qu’elle puisse conduire à une double taxation ce qui est intolérable et contraire à tout éthique fiscale dans une démocratie qui se respecte !!

Unanimes les sénateurs dans leur ensemble (Républicains comme Démocrates) et les membres de l'administration de notre Président Donald Trump exhortent la France de revenir en arrière avec la mise en place de cette taxe faute de quoi la riposte des Etats-Unis et les rétorsions vont être terribles et feront très mal !!!

Simon Freeman  Washington pour DayNewsWorld

DEUXIEME SEISME EN CALIFORNIE

ET ETAT D'URGENCE

Un séisme de magnitude 7,1 a secoué le sud de la Californie vendredi soir, le deuxième de grande ampleur à frapper cette zone peu urbanisée en deux jours, a annoncé l'institut américain de géophysique USGS.

Ressenti jusqu'à Los Angeles

Si les secousses ont été ressenties jusqu'à Los Angeles et Las Vegas, leur épicentre était heureusement situé dans une zone peu peuplée et elles n'avaient fait, aux dernières nouvelles, que quelques blessés légers. Elles ont en revanche fait des dégâts dans les petites villes situées autour de l'épicentre, à environ 240 km au nord-est de Los Angeles.

Cette secousse était potentiellement onze fois plus dévastatrice que celle qui a touché jeudi matin la zone de Ridgecrest, d'une magnitude de 6,4, à environ 240 km au nord-est de Los Angeles.Selon l'USGS, le séisme de jeudi était vraisemblablement un précurseur de celui qui s'est produit vendredi à 20h19 heure locale. Et il y a environ 10 % de probabilité d'un nouveau séisme atteignant une magnitude 7 ou plus dans la semaine à venir, a estimé la sismologue Lucy Jones, de l'Institut californien de Technologie.

Aucun dégât majeur, semble-t-il

Aucun dégât majeur n'a toutefois été recensé, selon les autorités locales. Les pompiers de la ville ont fait état de lignes électriques tombées au sol et de coupures de courant localisées à la suite du séisme qui a duré une vingtaine de secondes. Mais les inspections de sécurité menées à l'aéroport international n'ont détecté aucun dégât et le trafic aérien n'a en rien été perturbé par le séisme.«Les premiers rapports font état de dégâts plus importants» que la veille mais aucun mort n'est à déplorer.

Le spectre du «Big One»

Ressentis dans un vaste périmètre, jusqu'à Las Vegas dans le Nevada voisin, ces deux tremblements de terre ont ranimé le spectre du «Big One», un méga-séisme potentiellement dévastateur tant redouté dans l'Ouest américain.

La sismologue Lucy Jones, du California Institute of Technology (Caltech), a estimé sur Twitter que les deux séismes s'étaient produits «sur la même faille» et «font partie de la même séquence».

L'état d'urgence a été décrété samedi dans deux comtés du sud de la Californie à l'épicentre des deux séismes qui ont frappé la région jeudi et vendredi, dont le second est, avec 7,1 de magnitude, le plus important depuis 20 ans.

Boby Dean pour DayNewsWorld

LE PATRIOTISME AFFICHE

DE LA FETE NATIONALE AMERICAINE

Donald Trump a célébré jeudi l'histoire des Américains pour qui « rien n'est impossible », dans un discours rendant hommage à l'armée et appelant au rassemblement.

« Notre nation est plus forte aujourd'hui que jamais auparavant », a déclaré le président américain sous les applaudissements de milliers de spectateurs, dans un discours entrecoupé de musiques militaires et du spectaculaire survol d'avions de guerre.

L'imposant Air Force One, le Boeing 747 des présidents américains, a survolé le cœur historique de Washington pour annoncer l'ouverture de la cérémonie.

« USA, USA », s'est mis à scander le public lorsque le milliardaire républicain est arrivé, accompagné de son épouse, Melania Trump, aux pieds de marches du Lincoln Memorial, monument à la gloire du 16e président américain.

C'est depuis ces mêmes marches que Martin Luther King délivra en 1963 son discours historique « I have a dream » en faveur de l'égalité pour les Noirs.

« Aujourd'hui, nous nous rassemblons comme un seul pays pour cet hommage très spécial à l'Amérique », a déclaré Donald Trump, avant d'énumérer les découvertes et avancées médicales, spatiales, technologiques et industrielles faites par des Américains. Nous serons de retour sur la Lune sous peu et un jour prochain, nous planterons le drapeau américain sur Mars », a promis Donald Trump.

En présence de son vice-président Mike Pence, de membres de son administration, du Congrès et des représentants de toutes les branches de l'armée, Donald Trump a rendu hommage aux militaires, à la police, aux sauveteurs et volontaires du 11-Septembre, mais aussi à de nombreuses personnalités civiles, dont le mouvement des suffragettes et plusieurs grandes figures noires américaines, dont Martin Luther King.

« Pour les Américains, rien n'est impossible », a proclamé Donald Trump.

Jaimie Potts pour DayNewsWorld

 

LA FETE NATIONALE AMERICAINE

S'ACCOMPAGNE D'UN DEFILE MILITAIRE

La fête nationale américaine se transforme pour la première fois en défilé militaire grâce au président Donald Trump.

Le président américain bouleverse l'ordonnancement de la fête nationale américaine et apparaîtra au centre des célébrations, avec un discours sur les marches du Lincoln Memorial.

Washington connaîtra ce jeudi 4 juillet, date de la fête d'indépendance américaine, un événement inédit: en lieu et place du rendez-vous civil et apolitique traditionnel, c'est un défilé militaire, accompagné d'un discours de Donald Trump, qui est organisé cette année.

Le président des Etats-Unis n'avait en effet pas caché son coup de cœur pour le 14-Juillet français auquel il avait assisté lors de sa venue à Paris en 2017. Il avait alors déclaré qu'il s'en inspirerait.

Le 4 juillet 1776, les représentants des treize colonies américaines s'étaient réunis à Philadelphie pour présenter au monde la déclaration par laquelle ils rompaient avec la couronne britannique.

Un événement qui a abouti à l'indépendance des Etats-Unis.

A Donald Trump d' organiser pour ce jeudi 4 juillet, fête de l'indépendance, un défilé militaire à Washington.

Il prononcera un discours devant le Lincoln Memorial. Le discours de Donald Trump est lui aussi une première, pour ce 4-Juillet américain.

Ce 4 juillet « va être très différent, il va être spécial », a indiqué le président.

Il y aura « des avions au-dessus de nous, les meilleurs avions de chasse au monde » et « nous aurons quelques chars », a-t-il précisé.

Depuis ce monument à la gloire d'Abraham Lincoln, 16e président et défenseur de l'unité du pays pendant la guerre civile, Donald Trump prononcera son « Salute to America » (un « hommage à l'Amérique ») à 18h30 (22h30 GMT).

Une fête très patriotique où des chars d'assaut sont exposés ce jeudi dans le centre de Washington et des avions de combat rugissent dans le ciel.

Jaimie Potts pour DayNewsWorld

DEUXIEME DEBAT DEMOCRATE  LE FAVORI

JOE BIDEN SUR LA DEFENSIVE

KAMAL HARRIS A L'OFFENSIVE

Le deuxième débat des nombreux candidats démocrates pour la présidentielle de 2020 a eu lieu jeudi soir à Miami, en Floride.

Le vétéran de la politique Joe Biden, 76ans, s'est retrouvé sur la défensive à plusieurs reprises, jeudi soir, à l'occasion du débat démocrate pour la présidentielle américaine de 2020. L’ancien vice-président d' Obama a été attaqué de front par la sénatrice de Californie sur sa relation courtoise avec deux sénateurs ségrégationnistes, qu’il avait mise en avant la semaine dernière. Et Kamala Harris, qui a des origines jamaïcaines et indiennes a saisi son moment alors que les candidats étaient interrogés sur les tensions entre la police et les minorités aux Etats-Unis.

« En tant que seule personne noire sur scène, je voudrais m’exprimer sur cette question raciale. » Et puis jugulaire de le regardant doit dans les yeux : « Je ne crois pas que vous soyez raciste. Mais c’est personnel, et ça m’a blessée, de vous entendre parler de la bonne réputation de deux sénateurs américains qui ont construit leur carrière sur la ségrégation raciale dans ce pays. » Kamala Harris ne s’est pas arrêtée là.

Elle a rappelé que Joe Biden s’était opposé à l’époque au « busing », qui visait à promouvoir la mixité raciale en transportant des élèves noirs dans des écoles majoritairement blanches. « Il y avait une petite fille en Californie, qui a fait partie de la 2e classe à être intégrée dans une école publique [hors secteur], et elle a pris le bus tous les jours. Cette petite fille, c’était moi. »

De plus l'actuel favori des sondages, âgé de 76 ans, a également rapidement été appelé à « passer le témoin ».

« Si nous voulons régler les problèmes, passez le témoin, si nous voulons résoudre le chaos climatique, passez le témoin, si nous voulons mettre fin à la violence par les armes et résoudre la dette étudiante, passez le témoin », a répété Eric Salwell, un parlementaire peu connu de 38 ans.

Ce vétéran de la politique a concentré les attaques des autres candidats. A Miami, il s'est présenté en rassembleur modéré, défenseur de la classe moyenne et des ouvriers. Dès le 25 avril, l'homme de 76 ans tentait de se placer au-dessus de la mêlée démocrate, dans un duel direct avec le président républicain Donald Trump. « Je suis prêt à diriger ce pays parce qu'il est important que nous fassions revivre l'âme de cette nation » que le milliardaire a « piétinée », avait-t-il avancé. Il semble cependant avoir été rattrapé par son âge.

Chrétien pratiquant, le maire de South Bend (Indiana) Pete Buttigieg a dénoncé les séparations de familles à la frontière mexicaine ordonnées un temps par l'administration Trump, en critiquant particulièrement le parti républicain « qui aime se draper dans un discours religieux ».

Le benjamin de la course (37 ans) est le premier candidat de poids dans une élection présidentielle à se déclarer homosexuel.

Bernie Sanders, dont c'est la troisième campagne pour accéder à la présidence, a décrié l'action trumpienne. Il a été le plus virulent. « Le peuple américain a conscience que Trump est un imposteur, un menteur pathologique et un raciste, et qu'il a menti au peuple américain durant la campagne. Trump est bidon, il ne défend pas les familles américaines », a lancé le sénateur du Vermont, donné deuxième des sondages (17%) derrière Joe Biden.

Il a notamment déclaré que les baisses d'impôts décidées par Trump favorisaient les plus riches et avaient accentué les inégalités économiques dans le pays. « Donald Trump pense que Wall Street a construit l'Amérique, a-t-il affirmé. Il nous a placés dans une situation horrible. Il y a d'énormes inégalités salariales."

Les autres candidats se sont battus pour exister, notamment Andrew Yang, l'entrepreneur qui milite pour un revenu universel de 1.000 dollars par mois face à la menace de l'automation et de l'intelligence artificielle. La conseillère spirituelle d'Oprah Marianne Williamson a, elle, livré un message «d'amour contre la haine» de Donald Trump.

Les observateurs attendaient avec plus d'impatience ce second débat qui a rassemblé, jeudi 27 juin, toujours à Miami, en Floride (Etats-Unis), les poids lourds candidats à l'investiture démocrate.

Mercredi, la sénatrice du Massasuchetts Elizabeth Warren s'était distinguée. Jeudi soir, c'est Kamala Harris qui a crevé l'écran. Donné à 32 % en moyenne dans les sondages nationaux, celui que Donald Trump surnomme « Joe-Dodo » devance Bernie Sanders (17 %), le candidat qui avait inquiété Hillary Clinton en 2016. A son âge cependant, beaucoup s'interrogent sur sa capacité à tenir la distance d'une longue course qui doit s'achever en novembre 2020. Le jeune démocrate Pete Buttigieg figure également parmi les principaux prétendants de la course.

A l'issue de ces deux premiers débats, les deux favoris des sondages, Joe Biden et Bernie Sanders, voient deux femmes, Elizabeth Warren et Kamala Harris, s'ériger en redoutables concurrentes.

La prochaine étape de cette course à l'investiture se déroulera à Detroit (Michigan), les 30 et 31 juillet, lors de débats organisés par CNN.

Jaimie Potts pour DayNewsWorld

COUP D'ENVOI DES PRIMAIRES DEMOCRATES 2020 AVEC MME WARREN EN TETE

A moins de 500 jours de l’élection présidentielle américaine, une pléiade de candidats démocrates s'affrontent lors de primaires pour confronter leurs programmes.

Il s'agit de décrocher l'investiture.

Le premier débat a eu lieu mercredi 26 juin à Miami, en Floride pour une dizaine d'entre eux.

Le deuxième débat verra s’affronter jeudi entre autres ceux qui sont en tête des sondages en ce moment : deux favoris masculins, le centriste Joseph Biden, ancien vice-président d’Obama, et le sénateur socialiste du Vermont Bernie Sanders .

Un débat très codifié selon des règles très strictes : d'une durée de deux heures chaque candidat a droit à des réponses de 60 secondes, suivies de 30 secondes de droit de suite pour que tout le monde puisse s’exprimer.

C'est la la progressiste Elizabeth Warren qui a dominé le premier débat démocrate, commençant et clôturant la joute oratoire.

La sénatrice du Massachussets, Elizabeth Warren, 70 ans, est déjà créditée de 15 % d’intentions de vote dans les sondages, figurant ainsi à la troisième place sur le podium. Pourfendeuse de Wall Street, Elizabeth Warren a été la première à prendre la parole sur le thème des inégalités économiques.

Elle a dominé les autres candidats par la clarté de ses propositions, mais aussi par sa conviction, notamment quand elle a dénoncé les dysfonctionnements de la démocratie américaine. « Nous avons depuis bien trop longtemps un Congrès qui néglige ce qui compte pour les gens dans ce pays.

Le pays fonctionne beaucoup mieux pour ceux qui distribuent d’énormes sommes d’argent, qui embauchent des armées de lobbyistes et d’avocats que pour le peuple. » , a-t-elle déclamé. « Nous devons opérer des changements structurels dans notre façon de gouverner, dans notre économie et dans notre pays », a-t-elle déclaré sous les applaudissements.

Elle a décliné avec force et conviction son programme très à gauche détonnant avec la majorité des candidats plutôt progressistes.

Mme Warren a commencé par la question de la santé, arguant pour la mise en place d’un payeur unique pour la santé, qui mettrait fin aux compagnies d’assurances.

La cheffe de file de l'aile progressiste du Parti démocrate qui estime que l'assurance privée tire profit des Américains, soutient une assurance maladie pour tous (« Medicare for All ») financée par le gouvernement.

« La santé est un droit humain fondamental », a-t-elle asséné. Le « Medicare for All » défendu par Elizabeth Warren et le sénateur du Vermont Bernie Sanders, créerait donc un régime de santé géré par le gouvernement éliminant l'assurance privée. Il est calqué sur le programme de santé gouvernemental Medicare destiné aux personnes âgées. Mais la plupart des autres candidats présents excepté Bill de Blasio, maire de New-York, optent pour le système mixte public-privé existant.

Dans cette ville où sept habitants sur dix sont hispaniques, la crise migratoire a pris de l'importance dans le débat rattrapé  par les révélations d'une ONG sur les mauvaises conditions de vie de jeunes migrants dans un centre de rétention et la noyade d'un père et de sa fillette. Tous s'opposent sans conteste à la gestion du président républicain Donald Trump de la crise migratoire à la frontière avec le Mexique.

Si Mme Warren, mercredi soir, s'est de loin imposée sur les neuf autres démocrates présents, d'aucuns s'inquiètent qu'elle soit trop vulnérable dans un éventuel duel présidentiel avec Donald Trump, qui la surnomme « Pocahontas », en référence à ses lointaines origines amérindiennes.

Joanne Courbet pour DayNewsWorld

ACCUSE DE VIOL DONALD TRUMP NIE

Aujourd'hui âgée de 75 ans, E. Jean Carroll, éditorialiste renommée de la version américaine du magazine « Elle », a affirmé, dans un entretien publié la semaine dernière au magazine « New York », avoir été violée par le magnat de l'immobilier dans les années 1990 dans une cabine d'essayage d'un magasin de luxe new-yorkais.

Elle raconte l'avoir croisé dans Bergdorf Goodman, un magasin de l'Upper East Side à Manhattan. Après lui avoir demandé un cadeau pour une femme, Donald Trump lui aurait confié que le cadeau était en réalité pour elle.

Il se serait ensuite enfermé avec l'autrice dans une cabine, elle pensant qu'il « blaguait » en la suivant jusque là. C'est là qu'il l'aurait embrassé de force avant de la violer.« C'était une lutte », a dit lundi l'éditorialiste, interrogée sur CNN. Finalement, E. Jean Carrol aurait réussi à s'éch