LA DESTITUTION OU L'ACTE D' ACCUSATION DE DONALD TRUMP

L’acte d’accusation de Donald Trump a été remis mercredi au Sénat en vue du procès en destitution du président américain, qui débutera mardi selon le chef de la majorité républicaine à la chambre haute du Congrès, Mitch McConnell.

Lors d’une cérémonie très protocolaire, les deux articles de mise en accusation auparavant signés par la présidente démocrate de la Chambre des représentants, Nancy Pelosi, ont été placés dans une enveloppe bleue et remis en main propre à des greffiers du Sénat. « Aujourd’hui, nous entrons dans l’histoire », a-t-elle déclaré.

« Un moment difficile pour notre pays »

Ce procès historique sera arbitré par le président de la Cour suprême, John Roberts, qui doit prêter serment jeudi avant que les 100 sénateurs, qui feront office de jurés, en fassent de même. « Nous jurerons (…) de rendre justice à nos institutions, nos Etats et la nation », a déclaré Mitch McConnell, précisant que le procès commencerait « véritablement » mardi prochain.

Le Sénat doit notifier la Maison-Blanche de la tenue du procès, demander au président de « répondre aux articles » de mise en accusation et d'« envoyer ses avocats », a ajouté le sénateur républicain. « C’est un moment difficile pour notre pays, mais c’est pour ça que les Pères fondateurs ont créé le Sénat », a estimé Mitch McConnell, un défenseur fidèle du milliardaire new-yorkais.

Donald Trump est accusé d’abus de pouvoir et d’entrave à la bonne marche du Congrès. Les démocrates l’accusent d’avoir utilisé ses fonctions pour faire pression sur l’Ukraine à l’été 2019 afin qu’elle enquête sur un rival politique, puis d’avoir bloqué toute participation de ses collaborateurs avec la commission chargée des investigations à la Chambre des représentants. Les démocrates sont convaincus que le président a gelé une aide militaire destinée à Kiev pour forcer son président à salir Joe Biden, bien placé pour l’affronter dans les urnes. Il a « utilisé des fonds votés par le Congrès », a encore asséné Mme Pelosi. Les a-t-il « considérés comme un distributeur à billets ? », a-t-elle ironisé.

« Une procédure partisane »

Les républicains ont, eux, dénoncé une procédure « partisane » nourrie par « l’aversion » des démocrates pour le président. C’est « un cauchemar national », a estimé leur leader à la Chambre, Kevin McCarthy.

Le vote ouvre la voie à l’ouverture, sans doute dès mardi prochain, du procès en destitution du président des Etats-Unis, le troisième de l’histoire du pays.

Sept élus démocrates de la Chambre des représentants ont été désignés, mercredi 15 janvier, pour servir de procureurs au procès de Donald Trump, lors d’un vote qui a également validé la transmission au Sénat de l’acte d’accusation visant le président américain.

« Nous y voici : une autre arnaque orchestrée par les démocrates-qui-ne-font-rien », a immédiatement réagi sur Twitter le locataire de la Maison Blanche, qui se dit victime depuis le début de l’affaire ukrainienne d’une « chasse aux sorcières » sans précédent

« Nous jurerons (…) de rendre justice à nos institutions, nos Etats et la nation », a déclaré le chef de la majorité républicaine à la chambre haute du Congrès, Mitch McConnell.

Un acquittement du président des Etats-Unis, du fait de la majorité républicaine au Sénat, est  l’issue la plus probable.

Joanne Courbet pour DayNewsWorld

 

PRIMAIRE DEMOCRATE

BERNIE SANDERS LACHE LES COUPS

Ne retenant plus leurs coups, six candidats à l'investiture démocrate pour la présidentielle américaine de 2020 se sont affrontés, mardi soir, lors du dernier débat télévisé avant le vote très attendu du 3 février dans l'Iowa, coup d'envoi de la primaire.

Joe Biden le favori tâclé

Le socialiste Bernie Sanders n'a, une nouvelle fois, pas épargné le favori Joe Biden en critiquant son vote d’appui à la guerre en Irak en octobre 2002.Le vent en poupe dans les sondages, Bernie Sanders a taclé mardi 14 janvier le favori Joe Biden sur son bilan en politique étrangère à l'ouverture du dernier débat avant le vote très attendu dans l'Iowa, qui marquera le 3 février le coup d'envoi des primaires démocrates. Le dernier débat télévisé entre les candidats démocrates à l'élection présidentielle avait lieu mardi soir. Coup d'envoi des primaires le 3 février dans l'Iowa.

Bernie Sanders lâche tout et ne retient plus aucun coup. Mardi soir, à l'occasion du dernier débat entre les candidats démocrates à la Maison-Blanche avant le début des primaires, le sénateur du Vermont s'en est tout particulièrement pris à Joe Biden, ancien vice-président de Barack Obama pendant ses deux mandats et favori chez les démocrates pour cette élection de 2020. Bernie Sanders a notamment visé le bilan en politique étrangère de l'ancien VP. Ce débat était le tout dernier avant le caucus de l'Iowa, un vote particulièrement attendu, car il marquera le coup d'envoi, le 3 février prochain, des primaires démocrates.

Après une période de très vives tensions entre les États-Unis et l'Iran, six candidats espérant défier le républicain Donald Trump en novembre ont été longuement interrogés sur leurs programmes concernant le Moyen-Orient. L'occasion pour le socialiste Bernie Sanders de critiquer une nouvelle fois le modéré Joe Biden sur son vote en 2002, lorsqu'il était sénateur, pour autoriser George W. Bush à intervenir militairement en Irak.

L'ancien vice-président Joe Biden a qualifié une nouvelle fois son vote d'« erreur », mais a souligné que cela n'avait pas empêché Barack Obama, qui s'était opposé à la guerre en Irak, de le choisir ensuite comme son bras droit. Troisième dans les sondages nationaux derrière les deux hommes, la sénatrice progressiste Elizabeth Warren a affirmé qu'elle était pour le retrait des troupes américaines du Moyen-Orient.

Sur le nouvel accord commercial négocié entre les États-Unis, le Canada et le Mexique, les six candidats, avec l'ex-maire Pete Buttigieg, la sénatrice modérée Amy Klobuchar et le milliardaire Tom Steyer, ont là aussi exposé leurs divisions. « Joe et moi avons un désaccord fondamental ici, au cas où vous n'ayez pas remarqué », a déclaré Bernie Sanders, qui est contre l'accord, provoquant les rires de l'assemblée.

Prises de tête entre les candidats les plus progressistes

Le débat était organisé à Des Moines, dans l'Iowa. État rural peu peuplé, il pourrait avoir une grande influence sur la course démocrate puisqu'il sera donc le premier à voter, le 3 février prochain.

Les sondages y sont extrêmement serrés entre quatre favoris : Biden, Sanders, Buttigieg et Warren.

Sanders y remporte 20% des intentions de vote fasse à Elizabeth Warren qui arrive en deuxième position avec 17%. L’ex-maire Pete Buttigieg, en tête du sondage il y a peu, tombe à la troisième place avec 16% et Joe Biden ferme la course avec 15%. L’étude d’opinion comporte cependant une marge d’erreur relativement élevée de 3,7 points donc n’écarte presque personne de la victoire.

Fort de sa bonne place dans les intentions de vote et de levées de fonds impressionnantes en 2019 auprès de ses partisans, Bernie Sanders n'avait pas non plus épargné ses rivaux avant le débat.

« Quand on observe mon bilan face à celui de Joe Biden, je ne pense pas que le bilan de Biden puisse apporter l'énergie dont nous avons besoin pour battre Trump », avait-il tweeté. La température est aussi montée entre les deux grands candidats progressistes de la primaire, Bernie Sanders et Elizabeth Warren, lorsqu'un article a affirmé que l'équipe du socialiste donnait comme consigne à ses volontaires de dépeindre sa rivale comme une candidate des élites.

Une femme, seule capable de battre Trump ?

Alors que l'ambiance était déjà tendue, une autre polémique a explosé avec des révélations de la chaîne CNN affirmant que le sénateur du Vermont avait déclaré fin 2018 à sa rivale qu'une femme ne pourrait pas gagner la présidentielle contre Donald Trump. « Je n'ai pas dit cela », a affirmé le sénateur indépendant lors du débat. Provoquant les rires de l'assemblée, Elizabeth Warren a immédiatement contredit son « ami ». Avant d'empoigner la grande question derrière ce débat : « Une femme peut-elle battre Donald Trump ? Regardez les hommes sur ce plateau. À eux tous, ils ont perdu dix élections. Les seules personnes ici qui aient gagné toutes les élections auxquelles elles se sont présentées sont les femmes, Amy (Klobuchar, NDLR) et moi », a-t-elle déclaré.

Personne ne s'est vraiment imposé

Personne n’a vraiment su se saisir de la dernière occasion pour distancer ses concurrents. Sur la forme, Bernie Sanders a tout de même réussi a faire rire l’assistance à plusieurs reprises et prendre le dessus en dictant une certaine énergie au reste du groupe.

Il faut dire que les quatre favoris des sondages risquaient gros à prendre des risques ou à taper trop fort sur la concurrence. Les récentes études d’opinion ont dévoilé des résultats si serrés qu’elles les donnent tous ou presque, en prenant en compte la marge d’erreur, comme potentiels vainqueurs dans l’Iowa.

Ils ont laissé les attaques à Donald Trump, en meeting de campagne en même temps dans le Wisconsin voisin, et ravi d’éreinter ses rivaux.

Lors d'un meeting de campagne organisé le même soir dans l'État voisin du Wisconsin, Donald Trump a éreinté ses rivaux, se moquant des gaffes de Joe Biden et taclant Bernie Sanders : « C'est un mauvais type. » Âgé de 78 ans, ce dernier avait fait une crise cardiaque le 1er octobre, dont il s'est bien remis selon ses médecins. Joe Biden, vétéran de la politique de 77 ans, doit aussi faire face aux doutes sur son âge.

Alors que la course démocrate avait débuté avec une diversité record au sein des prétendants, les six candidats sur le plateau étaient pour la première fois tous blancs.

Joanne Courbet pour DayNewsWorld

 

IMPEACHMENT: UNE DEFAITE

MAIS AUSSI UNE VICTOIRE POUR DONALD TRUMP ?

Le président américain, Donald Trump, a été mis en accusation, mercredi 18 décembre dans la soirée, lors d'un vote au Congrès synonyme de procès en destitution pour l'ancien homme d'affaires. La Chambre des représentants, dominée par les démocrates, s'est en effet prononcée en faveur de l' « impeachement » du milliardaire républicain de 73 ans

Donald Trump a-t-il abusé de son pouvoir en faisant pression sur Kiev pour obtenir des enquêtes sur ses rivaux politiques ? La majorité démocrate a répondu oui. A-t-il entravé la bonne marche du Congrès en ne coopérant pas à l’enquête des commissions parlementaires ? Oui aussi. Le premier chef d'accusation, abus de pouvoir, a été validé par 230 voix contre 197. Celui d'entrave au Congrès a été adopté par 229 voix contre 198. Aucun républicain n'a voté pour l'impeachment du président. Côté démocrate, en revanche, quatre élus sont sortis des rangs : trois ont voté non à au moins un des deux chefs d'accusation. Une autre, la candidate aux primaires Tulsi Gabbard, a seulement répondu « présente ». « Pas d’autre choix » pour « abus de pouvoir », par 230 voix contre 197.

Une « triste journée » mais des lignes de partage strictement partisanes

Le président américain était à la tribune d'un meeting de campagne à Battle Creek (Michigan), à environ 1 000 km de Washington, lorsque que la décision est tombée. Sur Twitter, il a publié une photo portant cette inscription : « En réalité, ce n'est pas après moi qu'ils en ont, c'est après vous. Je suis simplement sur le chemin ».

Donald Trump « a confiance dans le Sénat pour rétablir l'ordre, a réagi dans la foulée la Maison Blanche. Il est prêt pour les prochaines étapes et a confiance dans le fait qu'il sera totalement disculpé ».

«Ils ne détestent pas seulement Donald Trump, ils détestent les 63 millions d'Américains qui ont voté pour ce président», a lancé le républicain Steve Scalise.

«C'est tragique, mais les actes irresponsables du président rendent sa mise en accusation nécessaire», a rétorqué Nancy Pelosi, la chef des démocrates au Congrès. «Il ne nous a pas laissé d'autre choix», a-t-elle ajouté.

Si à de rares exceptions près, les votes ont suivi des lignes de partage strictement partisanes, un seul point d'accord a émergé entre les deux camps: cette «triste» journée entrera dans les livres d'Histoire. Car ce vote, qui intervient à moins d'un an du scrutin présidentiel, est en tout point historique. Seuls deux autres présidents - Andrew Johnson en 1868 et Bill Clinton en 1998 - ont vécu une mise en accusation. Le républicain Richard Nixon, empêtré dans le scandale du Watergate, avait préféré démissionner en 1974 avant de subir telle avanie.

«Un suicide politique »  pour les démocrates ?

Si tous les sondages de ces dernières semaines montraient une tendance similaire, à savoir un pays divisé sur des lignes partisanes au sujet de l’impeachment, une enquête publiée mercredi par l’institut Gallup est venue semer le doute chez les démocrates. Donald Trump y est crédité de 45 % d’opinions favorables, en hausse de six points par rapport au début de l’enquête fin septembre. Et les sondés ne sont plus que 46 % à appuyer l’impeachment et la destitution, contre 52 % fin septembre.

Nancy Pelosi, bien que soutenue par une majorité écrasante de démocrates, s’est-elle engouffrée dans un piège ? Les républicains ne vont pas manquer une occasion de rappeler le temps « perdu » par le camp adverse sur cet impeachment

En outre la défaite, pour Donald Trump, a pu avoir un goût de victoire, mercredi 18 décembre. Certes le 45e président des Etats-Unis est devenu comme prévu le troisième de l’histoire du pays à subir une mise en accusation par la Chambre des représentants. Mais le bloc républicain s’y étant opposé, sans qu’aucune voix ne fasse défaut, le Président des Etats-Unis a témoigné de son emprise sur son parti.

Les républicains, qui contrôlent la chambre haute, ont aussi la ferme intention d'acquitter leur président.

« Le cycle de l’information politique va tellement vite aux États-Unis que l’impeachment pourrait bien être déjà oublié depuis longtemps d’ici à l’automne prochain », relativise Kyle Kondik, politologue de l’université de Virginie.

Joanne Courbet pour DayNewsWorld

 

MALGRE LA PROCEDURE DE DESTITUTION

LE RECORD DE POPULARITE POUR TRUMP

Lancée en septembre, la procédure de destitution (« impeachment ») entre cette semaine dans sa phase critique. Après le vote de la commission des affaires judiciaires la semaine dernière, la Chambre des représentants vote en séance plénière - a priori mercredi - les deux articles de mise en accusation de Donald Trump, accusé d'avoir abusé de son pouvoir en conditionnant le versement d'une aide militaire à l'Ukraine en échange d'une enquête contre son rival politique Joe Biden, et d'avoir fait obstruction à l'enquête.

Or à quelques jours seulement d'un vote historique qui pourrait faire de lui le troisième président de l'histoire à être mis en accusation au Congrès, Donald Trump peut se satisfaire d'une cote de populaire record au sein du dernier sondage de l'université Quinnipiac, publié lundi 16 décembre.

Avec 43% d'opinions favorables contre 52% d'opinions négatives, « le président Donald Trump a obtenu sa meilleure cote de popularité de tous les temps », écrit l'université, qui réalise régulièrement ce type d'enquêtes.

L'université rappelle toutefois que le 23 octobre, avant le début des auditions publiques dans le cadre de l'enquête en destitution le visant, la cote de popularité de Donald Trump était plus basse, à 38% d'opinions favorables. Le 10 décembre, 41% des Américains sondés approuvaient l'action de l'ex-homme d'affaires new-yorkais à la tête du pays.

La cote de popularité est aussi une affaire d'affiliation politique, les républicains approuvant à 92% l'action du président selon ce dernier sondage, alors que chez les démocrates, ils ne sont que 4% à se déclarer favorable à Donald Trump.

Ce record devrait satisfaire le camp du républicain, qui espère que le processus long et complexe de la destitution finira par lasser les Américains qui sont appelés à se rendre aux urnes en novembre 2020.

Britney Delsey pour DayNewsWorld

DESTITUTION DE« LA PURE FOLIE »

Le feuilleton continue dans la procédure d'impeachment lancée à l'encontre de Donald Trump. Après deux mois d'enquête, la commission parlementaire a rassemblé des « preuves accablantes » contre Trump. Deux chefs d'accusation ont été retenus contre Donald Trump : « l'abus de pouvoir » et entrave à la bonne marche du Congrès.

Donald Trump continue de martèler qu'il n'a rien fait de mal et dénonce une « mascarade » montée par les démocrates parce qu'ils sont incapables, selon lui, de le battre dans les urnes.

« Mettre en accusation un président qui a prouvé à travers ses résultats, y compris en générant sans doute la plus solide économie de l'histoire de ce pays, avoir l'une des présidences les plus fructueuses de l'histoire et, plus important, qui n'a RIEN fait de mal, est de la pure folie politique », avait tweeté Donald Trump, avant cette annonce.

Le président américain Donald Trump a dénoncé mardi les accusations «ridicules» mises en avant par les démocrates dans la procédure de destitution le visant.

Si ces deux chefs d'accusation sont ensuite adoptés en séance plénière, sans doute la semaine prochaine, Donald Trump deviendra le troisième président de l'histoire à être mis en accusation au Congrès américain.

Il ne sera toutefois vraisemblablement pas destitué ensuite, puisque le Sénat, chargé de le juger, est contrôlé par les républicains qui font largement bloc autour de lui.

Reste à savoir si son procès sera rapide, comme le souhaitent certains proches du locataire de la Maison Blanche, ou si Donald Trump s’en servira comme tribune politique.

Britney Delsey pour DayNewsWorld

 

NOUVEAU REBONDISSEMENT DANS LA DESTITUTION DE DONALD TRUMP

La procédure de destitution de Donald Trump entre dans une nouvelle phase décisive cette semaine au Congrès américain. C'est une semaine pour le moins déterminante qui commence dans un Congrès divisé sur la suite à donner au dossier de la destitution. Alors que Donald Trump continue à proclamer haut et fort son innocence, les démocrates se font forts d'avoir « un dossier en béton ».

Soupçonné d’abus de pouvoir, Donald Trump serait déclaré coupable « en trois minutes chrono » par un jury s’il était devant un tribunal, a affirmé l’élu démocrate qui supervisera la rédaction des chefs d’accusation. Selon Jerry Nadler président de la commission judiciaire de la Chambre des représentants, « l’accusation au cœur (du dossier) est que le président a placé ses intérêts au-dessus de ceux du pays à plusieurs reprises et qu’il a demandé l’ingérence d’une puissance étrangère dans nos élections à plusieurs reprises ». Cela pose, a-t-il mis en garde, « un véritable danger pour le scrutin » présidentiel de novembre 2020.

Si le président de la commission judiciaire a affirmé dimanche avoir « un dossier en béton » contre Donald Trump, ce dernier a dénoncé une audition « bidon ».

Audition « Bidon », selon Trump

Donald Trump proclame son innocence et dénonce une enquête anticonstitutionnelle, une « mascarade » démocrate montée à charge contre lui avec laquelle il refuse de coopérer. Après deux mois d’enquête à la chambre basse et une quinzaine d’auditions, la commission judiciaire s’attellera cette semaine à la rédaction des chefs d’accusation visant le président. Elle commencera par entendre lundi, à partir de 9 heures, des représentants des groupes républicain et démocrate. Cette audition sera « bidon », a prédit dimanche Donald Trump.

Les démocrates pourraient ensuite, dans les prochains jours, retenir plusieurs chefs d’accusation: abus de pouvoir et corruption, entrave à la bonne marche du Congrès et entrave à la justice.

Cette nouvelle étape accélère la procédure vers un vote en séance plénière à la Chambre sur la mise en accusation (« impeachment » en anglais) du président, qui surviendra probablement avant Noël.

Compte tenu de la majorité démocrate, Donald Trump deviendra certainement le troisième président de l'histoire, après Andrew Johnson et Bill Clinton, mis en accusation au Congrès américain.

Mais il devrait ensuite être acquitté lors du procès politique qui sera organisé au Sénat, où les républicains sont majoritaires et le soutiennent largement.

Convocation de Joe Biden et de son fils Hunter

Les républicains accusent les démocrates d'aller trop vite, avec pour seul objectif de destituer Donald Trump car ils craignent de ne pas le battre lors de la présidentielle. Le président républicain, lui, jure de prendre sa revanche dans les urnes.

S'il est mis en accusation à la Chambre, le président pourra bénéficier d'une « procédure juste » au Sénat lors du procès, a affirmé sa porte-parole, martelant qu'il n'avait « rien fait de mal ».

Les républicains prendront alors les rênes de la procédure. Donald Trump veut qu'ils convoquent une batterie de démocrates, dont Joe Biden et son fils Hunter.

Alors que la commission des affaires judiciaires s'apprête cette semaine à rédiger le texte de la mise en accusation visant à destituer Donald Trump et qu'un vote de la Chambre des ­représentants est attendu d'ici à Noël, les trois mois du feuilleton politique que les États-Unis viennent de vivre n'ont pas fait bouger les lignes pour les démocrates.

En outre les auditions des témoins en direct à la télévision devant le Congrès n'ont pas nui dans les sondages à Donald Trump.

Britney Delsey pour DayNewsWorld

DONALD TRUMP PROCHE DE L'IMPEACHEMENT ?

Après deux mois d'enquête, les démocrates ont évoqué mardi les « preuves accablantes » qui pèseraient contre Donald Trump dans l'affaire ukrainienne. Le président des Etats-Unis se voit en effet reprocher d'avoir demandé à son homologue Volodymyr Zelensky d'enquêter sur Joe Biden, l'un de ses adversaires politiques possibles pour la présidentielle de novembre 2020.

La commission du Renseignement de la Chambre , qui a auditionné quinze témoins, conclut que « le président a conditionné une invitation à la Maison-Blanche et une aide militaire à l'Ukraine à l'annonce d'enquêtes favorables à sa campagne » et qu'il a « entravé » les investigations parlementaires. Donald Trump aurait ainsi « placé ses intérêts personnels et politiques au-dessus des intérêts nationaux, cherché à miner l'intégrité du processus électoral américain et mis en danger la sécurité nationale », selon le document.

Ce rapport a été transmis mardi soir à la commission judiciaire de la Chambre, chargée maintenant de rédiger les éventuels articles de mise en accusation du président.

Cette commission, présidée par le démocrate Jerry Nadler, un ennemi juré du locataire actuel de la Maison-Blanche, auditionnece mercredi des experts en Droit constitutionnel qui vont évaluer cette affaire au regard de ce que prévoit la Constitution américaine au sujet de la destitution de son président : il doit y être question de « trahison, corruption ou autres crimes et délits majeurs ». La commission devrait donc débattre d’au moins quatre chefs d’accusations : abus de pouvoir, corruption, entrave à la bonne marche du Congrès et entrave à la justice

Les articles rédigés par la commission judiciaire seront ensuite soumis aux 431 élus de la Chambre des représentants. C'est à proprement parler ce que l'on appelle « l'impeachment » : la mise en accusation formelle du président des Etats-Unis.

Le vote se faisant à la majorité simple et la majorité étant démocrate à la Chambre, Donald Trump risque de devenir le troisième président américain de l'histoire mis en accusation, après Andrew Johnson en 1868 et Bill Clinton en 1998, tous les deux acquittés par la suite .

Mais l'ultime étape, le procès -après la mise en accusation à la Chambre des représentants- se déroule au Sénat à majorité républicaine...qui fait bloc derrière le Président.

Britney Delsey pour DayNewsWorld

DES CELEBRITES AMERICAINES EN GUERRE

CONTRE LE RECHAUFFEMENT CLIMATIQUE.

A quelques heures de l’ouverture de la COP25 à Madrid, l’ancien chef de la diplomatie américaine John Kerry a lancé ce dimanche 1er décembre une initiative baptisée « World War Zero », rassemblant de nombreuses personnalités pour faire la guerre au dérèglement climatique.

« Des alliés improbables avec une mission commune »

«Nous rassemblons des alliés improbables avec une mission commune: pousser le monde à répondre à la crise climatique de la même manière que nous nous étions mobilisés pour gagner la Seconde Guerre mondiale», peut-on lire sur le site internet de la coalition.

L’actrice britannique Emma Watson et le chanteur Sting font partie de cette coalition, tout comme l’Américain Leonardo DiCaprio, engagé depuis vingt ans dans la défense de l’environnement. Une initiative qui s’inscrit dans une vaste mobilisation de stars inquiètes de l’avenir de la planète, parmi lesquelles Natalie Portman, Marion Cottillard ou encore Brad Pitt.

Parmi les personnalités politiques, l’acteur Arnold Schwarzenegger, ancien gouverneur républicain de Californie ou John Kasich, ex-gouverneur républicain de l’Ohio, mais aussi l’ancien président démocrate Bill Clinton et l’ex-secrétaire d’État Madeleine Albright.

« Aucun pays ne fait le travail »

Venu défendre son initiative sur le plateau de la chaîne NBC, John Kerry a assuré dimanche que ces personnalités aux opinions politiques diverses avaient un désir en commun: «faire en sorte qu’en Amérique et à travers le monde, les gens placent cet enjeu en haut de leurs priorités»

Pour l’ex-secrétaire d’État de Barack Obama, «aucun pays ne fait le travail» sur le changement climatique. «Nous devons traiter cela comme une guerre», a-t-il poursuivi. «Nous allons littéralement parler à des millions d’Américains au cours de ces prochains mois et cela va devenir un enjeu primordial», a promis cet ardent défenseur de la lutte contre le changement climatique.

Une soixantaine de personnalités soutiendraient cette coalition dont le budget est, pour l’instant, estimé à 500.000 dollars. John Kerry et d’autres membres organiseront à partir de janvier des rassemblements à travers les États-Unis pour échanger sur cet enjeu.

Une manière de dire que ce combat est le plus important pour l’Humanité alors que les États-Unis de Donald Trump sont en voie de se retirer de l’accord de Paris.

Alyson Braxton pour DayNewsWorld

DESTITUTION DE DONALD TRUMP LA MAISON BLANCHE REFUSE DE PARTICIPER A UNE AUDITION

La Chambre des représentants, à majorité démocrate, entame la discussion cette semaine pour savoir si les faits reprochés au président américain sont suffisamment graves pour justifier un « impeachment ».

La commission judiciaire de la Chambre des représentants avait convié le président à participer à ses travaux, soit en personne, soit par l'entremise de ses avocats.

Mais la Maison Blanche a refusé, dimanche 1er décembre 2019, de participer à une audition au Congrès tout en se réservant la possibilité d'intervenir ultérieurement.

«Concernant l'audition du 4 décembre 2019, on ne peut légitimement attendre que nous y participions, alors que les noms des témoins n'ont pas été rendus publics et qu'il reste douteux que la commission judiciaire offre une procédure équitable», a répondu l'avocat de la Maison Blanche, Pat Cipollone, dans une lettre à l'élu démocrate Jerry Nadler qui préside cette commission.

«Mais si vous êtes vraiment décidé à superviser une procédure équitable à l'avenir, nous pourrions envisager de participer » à la suite de vos travaux, ajoute l'avocat, en dénonçant de «profondes lacunes procédurales» qui violent selon lui les droits de Donald Trump

.La mise en accusation est partie d’un échange téléphonique entre le président des Etats-Unis et son homologue ukrainien, Volodymyr Zelensky, le 25 juillet. L'opposition démocrate l'accuse d'avoir abusé de ses pouvoirs pour favoriser sa campagne de réélection, notamment en gelant une aide militaire de près de 400 millions de dollars destinée à ce pays en guerre avec la Russie. Au cours de cette conversation, Donald Trump a demandé l’ouverture d’enquêtes visant un adversaire politique en échange d’une visite à la Maison Blanche et d’une aide militaire

Après deux mois d'enquête, la Chambre des représentants, contrôlée par les démocrates, entame cette semaine le débat juridique pour savoir si les faits reprochés au président sont suffisamment graves pour justifier sa mise en accusation pour une éventuelle destitution ("impeachment").

La commission judiciaire doit donner le coup d'envoi à cette réflexion mercredi lors d'une audition avec des spécialistes de la Constitution.

L'« Ukrainegate » n'entame cependant pas la popularité du locataire de la Maison Blanche...

Britney Delsey pour DayNewsWorld

AUJOURD'HUI FETONS THANKSGIVING

Le quatrième jeudi du mois de novembre est un jour férié pour nous les Américains : l'occasion de manger une dinde farcie en famille.

Miam la belle dinde dorée au four, la tarte au tarte au potiron ...

Mais n'oublions pas la commémoration que représente cette fête. Littéralement, "Thanksgiving" signifie "Action de grâce". Elle commémore l'accueil reçu par les pèlerins colons venus de Plymouth (en Angleterre) de la part des indigènes du Nouveau monde au XVIIème siècle.

C'est en 1620 que les "pilgrim Fathers" (pères pèlerins) débarquent sur l'actuelle Nouvelle-Angleterre où ils y établissent une colonie baptisé Plymouth, du nom du port qu'ils avaient quitté en Europe, fuyant le régime imposé par l'Angleterre.

Les indigènes leur transmettent alors leurs savoirs en matière de pêche et de plantation.En guise de remerciements le gouverneur de la colonie les invite à partager un repas festif : le premier Thanksgiving.

La date américaine est définitivement arrêtée par Abraham Lincoln en 1863, en pleine guerre civile, au quatrième jeudi de novembre, un jour déclaré férié.

En plus du festin en famille, des parades sont organisées dans de nombreuses grandes villes à la suite de la première organisée en 1924 par la chaîne de magasins Marcy's à New York et qui elle existe toujours aujourd'hui.

Oh mais le sort de ces dindes en a pourtant apitoyé plus d'un.Revient au président John Fitzgerald Kennedy de prendre la décision de gracier l'une d'entre elles : "Nous allons laisser celle-ci vivre", avait-il déclaré Une tradition qui perdure.

Mia Kennedy pour DayNewsWorld

VERS UN DUEL ENTRE DEUX MILLIARDAIRES

A LA PRESIDENTIELLE AMERICAINE ?

Michael Bloomberg, ancien maire de New York (États-Unis), rêve d'affronter Donald Trump lors de la prochaine élection présidentielle américaine, en 2020, à coups de millions de dollars. Se dirige-t-on vers un duel au sommet entre deux septuagénaires, deux milliardaires new-yorkais ?

Pour l'instant, c'est officiel, Michael Bloomberg est candidat à l’élection présidentielle américain,. aux primaires démocrates.

Bloomberg, l’homme dont le New York Times disait, en 2013, qu’il avait payé pour être le maire de New York s’apprête-t-il aujourd’hui à faire de même pour devenir président des Etats-Unis ?

Le milliardaire a déjà dépensé près de 35 millions de dollars (31,8 millions d'euros) pour une semaine de publicités.

Et investit davantage à la télévision que tous ses concurrents réunis.

Assis sur une fortune de plus de 50 milliards de dollars (45,4 milliards d'euros), il a prévenu qu'il dépenserait tout ce qui sera nécessaire pour l'emporter sans accepter de contributions extérieures.

En fait il adopte la même stratégie que son rival et milliardaire, Donald Trump il y a quatre ans.

Comme le locataire actuel de la Maison Blanche, il a promis d'autofinancer sa campagne.

Comme l'élu républicain il ne prendra pas de salaire s'il arrive à la présidence.

Président philanthrope, heureux de faire montre de l’étendue de sa générosité qui consistera à dépenser jusqu’à 1 milliard de dollars pour vaincre Donald Trump.

Mais la fortune de Bloomberg, 9e homme le plus riche du monde selon le magazine Forbes et dix-sept fois plus riche que Donald Trump,suffira-t-elle à  lui faire un nom ?

Certes, le philanthrope s'est fait connaître des Américains pour son soutien financier aux candidats démocrates, sa lutte contre le réchauffement climatique -l'année dernière, il a fait un chèque de 4,5 millions de dollars à la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques (CCNUCC) pour compenser la sortie des Etats-Unis de l'Accord de Paris et son combat contre les armes. Mais il est loin de la célébrité acquise par Trump en tant que star de téléréalité.

Surtout, avant de se mesurer à son alter ego, Bloomberg devra déjà l'emporter dans son propre camp. Or il est bien moins populaire auprès du grand public que son rival Joe Biden, vu comme proche des classes moyennes modérées même s'il insiste déjà sur son histoire d'enfant de la classe moyenne qui a fait fortune dans la finance et les médias avant d'être élu trois fois maire de New York à partir de 2001.

En outre les démocrates risquent de ne pas apprécier ce milliardaire qui finance sa propre campagnes électorale d'autant que la stratégie électorale de ces derniers, tournant entamé en 2016 par Bernie Sanders en campagne, refuse toutes les donations supérieures à 200 dollars. Et à la démocrate Alexandria Ocasio-Cortez d'établir dans la vidéo politique la plus vue à ce jour la corruption de la vie politique américaine par la « dark money ».

Sur le fond, Michael Bloomberg se voit comme une alternative à Joe Biden, l'ancien vice-président d'Obama, qu'il juge trop faible pour gagner, et comme un rempart contre les idées très progressistes d' Elizabeth Warren et Bernie Sanders.

L'ancien maire de New York serait inquiet de voir Joe Biden rattrapé par les candidats pourfendeurs de Wall Street, que sont les deux sénateurs Bernie Sanders et Elizabeth Warren, jugés trop à gauches, dénonçant notamment un système « corrompu » par Wall Street, les milliardaires et les grandes entreprises. Mais le Parti démocrate, de plus en plus à gauche depuis quelques années, a-t-il besoin d'un nouveau candidat centriste ?

Celui qui n'est redevenu démocrate qu'en 2018 - il avait quitté le parti en 2001- et qui en 2011 affirmait d'ailleurs que le magnat de l'immobilier, « icône de New York », était un « ami » passerait chez les républicains peut-être mieux que chez les démocrates...

Joanne Courbet pour DayNewsWorld

TEMOIGNAGES  DE DIPLOMATES DANS LA PROCEDURE DE DESTITUTION DE DONALD TRUMP

L'ambassadrice américaine en Ukraine, Marie Yovanovitch, et un diplomate employé de cette même ambassade ont témoigné vendredi dans le cadre de la procédure de destitution visant Donald Trump. Les deux ont chargé le président des Etats-Unis , accusé par l'opposition d'abus de pouvoir et de pression.

Durant son audition de cinq heures Marie Yovanovitch a livré un témoignage saisissant au Congrès américain dans le cadre de l'enquête en destitution visant Donald Trump. La diplomate, rappelée en urgence à Washington en mai dernier sur ordre du président, a notamment confié à quel point elle avait été affectée par une « campagne de désinformation » menée selon elle par l'avocat personnel de Donald Trump, Rudy Giuliani. Elle a décrit comment elle a été victime d’une campagne de calomnie à Washington et à Kiev, mettant en cause ses capacités professionnelles. Elle a expliqué les circonstances dans lesquelles elle a été finalement rappelée à Washington sans explications en mai 2019, par un simple coup de téléphone, quelques jours avant la cérémonie d’entrée en fonction du nouveau président ukrainien Zelensky. .

« Je ne mets évidemment pas en doute le droit du président de rappeler un ambassadeur à tout moment pour n'importe quelle raison, mais je me demande pourquoi il était nécessaire de salir ma réputation sans fondement », a expliqué celle qui est toujours rattachée au Département d'Etat mais désormais enseignante à la prestigieuse université de Georgetown, à Washington. « Je ne voulais pas finir ma carrière comme cela », a-t-elle lancé.

Elle a raconté ensuite comment elle a vu se mettre en place un réseau diplomatique parallèle, composé par l’avocat personnel de Trump, Rudy Giuliani et l’ambassadeur américain auprès de l’Union Européenne Gordon Sondland.

Elle a enfin expliqué comment elle a été «choquée», et «dévastée» quand elle avait découvert qu’elle avait été citée par Donald Trump dans sa conversation du 25 juillet avec son homologue ukrainien: «L’ancienne ambassadeur américaine, la femme, c’était une mauvaise nouvelle», avait dit Trump à Zelensky, «il va lui arriver des choses».

«Les gens qui m’ont vu lire la transcription ont vu mon visage perdre toutes ses couleurs», a -t-elle dit. Marie Yovanovitch n’a cependant pas apporté d’éléments nouveaux sur l’enquête.

Cette audition a été marquée par les interventions en direct du président américain jugées intimidantes par la témoin. Donald Trump a ainsi publiquement remis en cause trente années de carrière de la diplomate, pourtant réputée pour son intégrité.

« Partout où Marie Yovanovitch est passée, les choses ont mal tourné ». « Elle a débuté en Somalie, et regardez comment ça s'est terminé », a-t-il ajouté en référence à ce pays de la Corne de l'Afrique plongé dans le chaos depuis 1991.

Les démocrates ont alors dénoncé une pression sur un témoin qui pourrait alimenter le dossier d'accusation contre le président des Etats-Unis.

Un autre diplomate révèle cependant une conversation téléphonique qui pourrait impliquer davantage Donald Trump. Au cours d'une autre audition survenue également vendredi au Congrès, mais cette fois menée à huis clos, le diplomate américain David Holmes a en effet évoqué une conversation que l'ambassadeur américain auprès de l'Union européenne Gordon Sondland, assis auprès de lui, aurait eu avec Donald Trump depuis un restaurant de la capitale ukrainienne.

Cet échange aurait eu lieu le 26 juillet, soit le lendemain de l'appel controversé de Donald Trump à son homologue ukrainien. Gordon Sondland aurait alors dit au milliardaire républicain qu'il avait Volodymyr Zelensky « dans (sa) poche », selon une copie de la déclaration liminaire de David Holmes vendredi obtenue par CNN. « Est-ce qu'il va donc enquêter? », sur Joe Biden, aurait alors demandé le président des Etats-Unis ce jour-là, avant de se voir répondre que le président ukrainien était prêt à faire « tout » ce qu'il lui demandait. L'employé de l'ambassade a cependant indiqué n'avoir pas pris de notes de la conversation.

Un témoignage qui pourrait éventuellement mettre à mal les arguments des républicains selon lesquels l'opposition démocrate ne dispose que d'une preuve directe dans l'enquête visant à destituer Donald Trump : la retranscription de son appel avec le président ukrainien, que le milliardaire estime « parfait ».

Joanne Courbet pour DayNewsWorld

ACTE II DE LA PROCEDURE D'IMPEACHMENT

CONTRE DONALD TRUMP

Après une première phase à huis-clos, le second acte de la procédure d’impeachment contre Donald Trump s'ouvre ce mercredi au Congrès américain.

Les auditions de témoins clés de l'affaire ukrainienne deviennent publiques et seront retransmises à la télévision.

Les démocrates accusent Donald Trump d'avoir fait pression sur Kiev pour enquêter sur son rival dans la présidentielle Joe Biden.

Un vote sur l'impeachment pourrait avoir lieu d'ici la fin de l'année et être suivi d'un procès au Sénat début 2020.

Des témoins ont déjà témoigné à huis-clos que Donald Trump avait conditionné une aide militaire à l'Ukraine à l'ouverture d'une enquête sur la famille du candidat à l’investiture démocrate Joe Biden, dont le fils a siégé au conseil d’administration d’une société gazière du pays, Burisma.

Il avait également demandé que Kiev examine une éventuelle interférence ukrainienne dans la présidentielle américaine de 2016, qui aurait été prêtée à tort à la Russie selon le président.

Ainsi de Bill Taylor, chargé d’affaires américain à Kiev, qui a affirmé que la Maison Blanche avait clairement fait comprendre au président Zelensky que le déblocage de l’aide aurait lieu quand il annoncerait publiquement qu’une enquête était ouverte sur le fils de Joe Biden ou encore d' Alexander Vindman, membre du Conseil de sécurité nationale, qui a témoigné qu’une invitation à la Maison Blanche avait également été conditionnée à l’ouverture de l’enquête réclamée par Donald Trump.

Pour les démocrates, il s’agirait donc d’abus de pouvoir à des fins personnelles et d'intelligence avec une puissance étrangère en vue de sa réélection..

Ce sont deux diplomates qui doivent s’exprimer mercredi : le chargé d’affaires à Kiev, William Taylor, et un haut responsable du département d’Etat, George Kent.

Si des témoignages devant les caméras, repris en boucle sur Twitter, peuvent avoir davantage d'impact sur l’opinion l’opinion qu’une déclaration écrite , pour l'heure l'impeachment divise profondément l'opinion américaine : 52 % des Américains soutiennent l’enquête d’impeachment et 45 % y sont opposés, selon la moyenne de FiveThirtyEight.

C’est encore plus serré pour une destitution, avec 47 % pour et 45 % contre.

La procédure de destitution lancée contre l’actuel président n’en est encore qu’à ses débuts.

Chez certains démocrates à la Chambre, des voix se sont fait entendre pour accélérer les choses, afin d’aboutir à un impeachment « avant la nouvelle année ».

Joanne Courbet pour DayNewsWorld

MICHAEL BLOOMBERG AUX PRIMAIRES

POUR LA PRESIDENTIELLE AMERICAINE 2020 ?

A trois mois des premières primaires pour la présidentielle 2020, l'ancien maire de New-York Michael Bloomberg n'exclut plus de briguer l'investiture démocrate, ont annoncé plusieurs médias américains jeudi 7 novembre.

Le septuagénaire, président fondateur de l'agence d'informations financières qui porte son nom, avait annoncé en mars qu'il ne se présenterait pas, au vu des nombreux candidats démocrates déjà dans la course et pour ne pas saper les chances de l'ex-vice-président Joe Biden, l'un des démocrates les plus centristes.

Mais l'ancien maire de New York serait inquiet de voir Joe Biden rattrapé par les candidats pourfendeurs de Wall Street, que sont les deux sénateurs Bernie Sanders et Elizabeth Warren, jugés trop à gauches, dénonçant notamment un système « corrompu » par Wall Street, les milliardaires et les grandes entreprises.

Selon des sources proches de l'homme d'affaires, citées notamment par le New York Times et CNN, il rassemble désormais les signatures nécessaires au dépôt de sa candidature dans l'Etat de l'Alabama (sud), qui requiert des candidats qu'ils s'enregistrent au plus tard ce vendredi.

Le 9e homme le plus riche du monde selon le magazine Forbes a déjà envisagé de se présenter comme indépendant lors de la présidentielle 2016, avant d'abandonner, de peur de diviser les démocrates face à Donald Trump.

Il n'a pour le moment pas officiellement confirmé les informations concernant son enregistrement dans l'Alabama.

Sa décision pourrait peser sur la course à l'investiture démocrate, encore très ouverte avec 17 candidats. Joe Biden, Elizabeth Warren et Bernie Sanders sont en tête de peloton, mais l'homme de 77 ans a l'avantage d'être connu des Américains pour son soutien financier aux candidats démocrates, sa lutte contre le réchauffement climatique -l'année dernière, il a fait un chèque de 4,5 millions de dollars à la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques (CCNUCC) pour compenser la sortie des Etats-Unis de l'Accord de Paris- ,  et son combat contre les armes. De plus, milliardaire, il n'aurait pas besoin de lever des fonds pour sa campagne présidentielle

Mais Michael Boomberg n'a pas encore pris sa décision.

Britney Delsey pour DayNewsWorld

REVERS ELECTORAUX CUISANTS

POUR DONALD TRUMP

A UN AN DE LA PRESIDENTIELLE

Le président Donald Trump, qui s’est personnellement impliqué dans les campagnes électorales locales, a subi un sévère revers dans les Etats du Kentucky comme de Virginie.

En meeting lundi soir dans l'Etat conservateur du Kentucky, le milliardaire républicain avait montré du doigt les médias qu'il n'apprécie pas, dénonçant leur aptitude à pointer ses erreurs. Et il avait eu ces mots prémonitoires lundi soir, en appelant ses partisans dans l'Etat conservateur du Kentucky à aller voter :

«Si on perd, cela envoie un très mauvais message ».Vingt-quatre heures plus tard, c'est le candidat démocrate Andy Beshear, qui arrachait la victoire au gouverneur sortant républicain, alors que Donald Trump avait remporté cet Etat avec une écrasante avance de 30 points sur sa rivale démocrate Hillary Clinton en 2016.

Le démocrate doit notamment son succès à la forte mobilisation des banlieues plutôt aisées des grandes villes.

«Les résultats ont donné de nouvelles preuves d'une division qui se creuse entre les régions rurales et urbaines», estiment ainsi les analystes du site spécialisé FiveThirtyEight, Nathaniel Rakich et Geoffrey Skelley.

Les démocrates ont dans le même temps aussi repris, pour la première fois en 25 ans, le contrôle des deux chambres de l'Assemblée de Virginie. Dans cet Etat, ils tenaient déjà le poste de gouverneur et ils s'emparant ainsi de tous les grands leviers du pouvoir. La campagne a été marquée notamment par le débat sur les armes à feu dans cet Etat frappé par une tuerie en mai.

« Cette victoire historique devrait faire trembler Donald Trump et tous les républicains », a réagi le président du parti démocrate, Tom Perez.

À un an de la présidentielle américaine la popularité de Donald Trump semblerait pâtir notamment de la procédure de destitution engagée par les démocrates à cause de l'affaire ukrainienne...

Jaimie Potts pour DayNewsWorld

VERS UNE DESTITUTION DE DONALD TRUMP ?

Donald Trump aurait-il fait un chantage à l'aide militaire auprès de l'Ukraine en contrepartie d'informations sur son potentiel adversaire à la présidentielle Joe Biden ?

C'est ce que le Congrès américain va tenter de savoir en ouvrant une procédure de destitution à l'encontre du président laquelle va permettre notamment des auditions publiques et télévisées de témoins.

Jeudi 31 octobre 2019, la Chambre des représentants, à majorité démocrate, a donc adopté une résolution donnant un cadre formel aux investigations par 232 voix favorables contre 196 voix. La procédure d'impeachment a ainsi passé son premier test au Congrès, plus de vingt ans après le dernier vote ayant ouvert une telle procédure contre Bill Clinton.

Cette nouvelle étape cruciale dans l'enquête sur « l'affaire ukrainienne » a été dénoncée par Donald Trump qui y voit « la plus grande chasse aux sorcières de l'Histoire américaine ». Le leader républicain à la chambre des représentants, Kevin McCarthy, estime, quant à lui, qu’aujourd’hui « est un jour sombre, dont on se souviendra comme un moment où un parti politique a essayé non seulement de changer les résultats de la dernière élection, mais aussi d’influencer la prochaine » tandis que pour la chef des démocrates au Nancy Pelosi « les Américains vont pouvoir entendre en direct comment le président a abusé de ses pouvoirs ».,

Cette dernière compte en effet sur la retransmission des nouvelles auditions pour influencer l’opinion alors qu'actuellement, seule  quasi la moitié des Américains soutient la destitution de Donald Trump. Les sondages sur le soutien à la procédure de destitution de Nixon n'avaient-il pas bondi de 10 points après la diffusion à la télévision de ces interrogatoires ?

Jusqu'ici les interrogatoires de personnalités se faisaient à huis-clos. Les démocrates ont déjà entendu une douzaine de diplomates et conseillers de la Maison Blanche dont certains auraient livré des témoignages accablants sur des pressions exercées par des proches du président, dont son avocat personnel Rudy Giuliani, sur Kiev pour obtenir des informations embarrassantes sur Joe Biden et son fils Hunter. Un conseiller à la Maison Blanche, Tim Morrison, entendu ce jeudi 31, aurait même été témoin des pressions exercées par Donald Trump sur Kiev, en mettant une importante aide militaire américaine dans la balance.

Or ces auditions à huis-clos ont vivement été critiquées par le président et son entourage qui accusaient les démocrates de distiller des éléments choisis. Ils ont aussi reproché aux démocrates de violer les droits de Donald Trump à se défendre et d’avancer sans avoir jamais procédé à un vote. Vœu que les démocrates ont donc exaucé ce 31 octobre.

Avec cette résolution le président et son entourage ne peuvent plus garder la même ligne de défense.

En effet cette résolution prévoit non seulement l’organisation d’auditions publiques et retransmises à la télévision mais elle permet également aux républicains de convoquer leurs propres témoins lors de la phase d’enquête supervisée par la commission du Renseignement.

Le texte prévoit ensuite le transfert des preuves à la commission judiciaire qui sera chargé de rédiger les articles de mise en accusation du président. À ce stade, « la participation du président et de ses avocats sera autorisée », selon une copie du texte.

La défense de Donald Trump pourra ainsi demander de nouveaux témoignages ou des documents, procéder à des contre-interrogatoires et soumettre des objections. Mais, si le président refuse de coopérer aux requêtes du Congrès, ses demandes pourront être refusées.

La Constitution américaine ne donne que les grandes lignes pour destituer un président: à la Chambre des représentants revient le soin de le mettre en accusation, au Sénat de le juger.

La chambre haute étant à majorité républicaine, une destitution paraît peu probable.

Joanne Courbet pour DayNewsWorld

IMAGES DU RAID CONTRE LE TERRORISTE

ABOU BAKR AL-BAGHADADI

Les États-Unis ont rendu publiques des photos et des vidéos de l'opération militaire américaine menée le 26 octobre dernier contre le chef de Daesh.

Un raid « parfaitement exécuté », selon le Pentagone. L'armée américaine a dévoilé mercredi de premières images et vidéos de son opération commando en Syrie qui a entraîné la mort du chef de Daesh Abou Bakr al-Baghdadi, cinq autres membres du groupe jihadiste, et deux « jeunes enfants ».

Lors du raid, Donald Trump avait pu suivre l'évolution de la situation en direct grâce aux caméras embarquées des soldats.

Le Pentagone a diffusé plusieurs photos et extraits vidéos où l'on voit notamment une dizaine de soldats approcher, dans la nuit de samedi à dimanche, de l'enceinte du complexe où se terrait le chef jihadiste dans un village du nord-ouest de la Syrie.

On voit également des frappes de drones contre le complexe.

Le Pentagone a apporté certaines clarifications au sujet du déroulement de l’opération. Ainsi, lorsqu’Abou Bakr al-Baghdadi a fait exploser la bombe qu’il portait sur lui dans le tunnel dans lequel il était acculé, la détonation a tué, outre lui-même, deux jeunes enfants, et non trois comme les autorités américaines l’avaient initialement affirmé.

« En plus des deux enfants », « six membres de Daesh sont morts en tout » au cours du raid : « quatre femmes et deux hommes dont Baghadi », a déclaré le général Kenneth McKenzie, chef du commandement central américain. Les femmes agissaient « de manière menaçante » et portaient des gilets explosifs. Onze autres enfants avaient été « protégés par les forces d'assaut » et deux hommes capturés. Du matériel électronique et des documents en quantité « substantielle " ont été saisis.

D'autres combattants non identifiés ont été tués dans les environs lorsqu'ils ont ouvert le feu contre les hélicoptères américains, a précisé le général sans en fournir le nombre.

Quant au chien-soldat salué comme un « héros américain » par le président Donald Trump, qui a précédé les militaires dans le tunnel, il a été blessé par des fils électriques mis à nu par la détonation provoquée par le chef djihadiste, mais il est prêt à reprendre du service.

L’ADN de Abou Bakr al-Baghdadi a été prélevé parmi les débris et ultérieurement comparé avec celui obtenu lors de son passage dans une prison en Irak en 2004, permettant de confirmer « sans l’ombre d’un doute » qu’il s’agissait bien de lui.

La dépouille d'Abou Bakr al-Baghdadi a été « immergé en mer conformément aux lois de la guerre dans les 24 heures suivant sa mort », a-t-il ajouté

Une fois l'opération terminée, le complexe a été « détruit » pour éviter qu'il devienne « un lieu de pèlerinage », a ajouté le général McKenzie.

Alize Marion pour DayNewsWorld

BAGHDADI , LE CHEF DE DAECH,

EST MORT COMME UN CHIEN

Le président américain a confirmé ce dimanche la mort du chef autoproclamé du groupe terroriste Etat islamique lors d’une opération militaire américaine dans le nord-ouest de la Syrie.

Le président des États-Unis Donald Trump a annoncé ce dimanche la mort du chef de Daech, Abou Bakr al-Baghdadi lors d’une opération militaire américaine dans le nord-ouest de la Syrie.

« Abou Bakr al-Baghdadi est mort », a déclaré Donald Trump lors d’une allocution depuis la Maison Blanche.

« Les États-Unis ont abattu le premier terroriste du monde », a déclaré Donald Trump qui a remercié certains pays comme la Russie, l’Irak , la Turquie et la Syrie, les deux premiers pour avoir permis sans encombres l’acheminement des forces spéciales américaines par les airs. Il a aussi remercié les Kurdes qui ont aidé à mener l'opération commencée il y a deux semaines.

Le chef du groupe djihadiste, acculé par les forces américaines, s’est réfugié dans un tunnel creusé dans une maison pour sa protection avec trois de ses enfants. « Il a parcouru le tunnel pendant que nos chiens le poursuivaient » a précisé Donald Trump. Puis, il s’est fait exploser avec sa « veste » chargée d’explosifs, se tuant, ainsi que ses trois enfants.

Il est mort comme un chien. Il est mort comme un lâche

« Il n’est pas mort comme un héros. Il est mort comme un chien. Il est mort comme un lâche », a lancé le président des États-Unis. « Cette brute a passé ses dernières heures dans la panique, la peur et la terreur, terrifié par la force américaine qui s'abattait sur lui. »

Apparition publique en 2014

Abou Bakr al-Baghdadi n'a plus donné signe de vie depuis un enregistrement audio diffusé en novembre 2016, après le début de l'offensive irakienne pour reprendre Mossoul dans lequel il exhortait ses hommes à lutter jusqu'au martyre.

C'est à Mossoul que le chef de l'EI a fait sa seule apparition publique connue, en juillet 2014, à la mosquée al-Nouri.

En turban et habit noirs, barbe grisonnante, il avait alors appelé tous les musulmans à lui prêter allégeance après avoir été désigné à la tête du califat proclamé par son groupe sur les vastes territoires conquis en Irak et en Syrie voisine.

De son vrai nom Ibrahim Awad al-Badri, le chef de l'EI serait né en 1971 dans une famille pauvre de la région de Bagdad. Passionné de football, il a échoué à devenir avocat puis militaire avant d'étudier la théologie.

C'est lors de l'invasion américaine de l'Irak en 2003 qu'il créé un groupuscule jihadiste sans grand rayonnement avant d'être arrêté et emprisonné dans la gigantesque prison de Bucca.

Libéré faute de preuves, il rejoint un groupe de guérilla sunnite sous tutelle d'Al-Qaïda et en prend la tête quelques années plus tard. Profitant du chaos de la guerre civile, ses combattants s'installent en Syrie en 2013 avant une offensive fulgurante en Irak.

Le groupe, rebaptisé Etat islamique, supplante Al-Qaïda, tandis que ses succès militaires initiaux et sa propagande soigneusement réalisée attirent des milliers de partisans du monde entier.

Cette opération militaire est la plus importante visant un haut responsable jihadiste depuis la mort, le 2 mai 2011, d'Oussama Ben Laden, le chef d'Al-Qaïda tué par les forces spéciales américaines à Abbottabad au Pakistan.

Alize Marion pour DayNewsWorld

DESTITUTION: GUERRE OUVERTE

ENTRE L'EXECUTIF AMERICAIN ET LE CONGRES

Le feuilleton continue au Congrès américain.

Alors que les démocrates se sont jetés le 24 septembre dans la course à la destitution de Donald Trump, ce dernier a tout simplement fait savoir son refus de coopérer avec le Congrès dans le cadre de la procédure d’impeachment.

Le président américain a en effet reçu, vendredi, une injonction officielle lui ordonnant de fournir, avant le 18 octobre, des documents concernant son appel téléphonique de juillet avec Volodymyr Zelensky.

Les démocrates veulent déterminer dans quelle mesure le président américain a fait pression sur son homologue ukrainien Volodymyr Zelensky lors d’un échange téléphonique afin qu’il cherche des informations compromettantes sur son rival Joe Biden aux présidentielles.

Une réponse juridique valable

La réponse sans appel de Pat Cipollone, avocat de la présidence, donne les raisons de ce refus. «Étant donné que votre demande n’a pas de fondement constitutionnel légitime ou le moindre semblant d’impartialité (...), le pouvoir exécutif ne peut être tenu d’y participer», a-t-il rappelé.L'avocat met en exergue l’absence de vote formel à la Chambre pour déclencher ce processus de destitution, vote pourtant obligatoire pour ouvrir une mise en accusation du président.

La Maison Blanche est dans son droit. Un argument d'ordre juridique incontestable.

« Un tribunal bidon » de « kangourous », selon Donald Trump

La Maison Blanche a notamment signifié son refus de coopérer en interdisant à l’ambassadeur Gordon Sondland, un « acteur-clé » dans l’affaire ukrainienne, de témoigner. Venu de Bruxelles pour participer volontairement à l’audition, Gordon Sondland a été informé au milieu de la nuit par le département d’Etat qu’il ne devait pas s’y présenter. Donald Trump a justifié cet arbitrage en qualifiant les auditions du Congrès de « tribunal bidon ».

La contre-attaque républicaine

De leur côté les Républicains ont décidé de contra-attaquer. Lindsey Graham, un grand allié du président au Sénat, a annoncé mardi qu’il comptait inviter l’avocat personnel de Donald Trump, Rudy Giuliani, à témoigner sur des affaires présumées de « corruption » en Ukraine en vue d'étayer les soupçons de corruption contre Joe Biden en Ukraine. Pas sûr alors que le camp démocrate en sorte grandi.

Le pari des démocrates d'ouvrir une procédure de destitution se présente bien comme de plus en plus risqué.

Garett Skyport pour DayNewsWorld

IMPEACHMENT LA CONTRE-ATTAQUE DE

DONALD TRUMP APRES L'UKRAINE, LA CHINE

Sous le coup d’une procédure de destitution pour avoir sollicité son homologue Volodymyr Zelensky. afin d’obtenir des informations compromettantes sur son rival Joe Biden, et sur les affaires de son fils Hunter en Ukraine, voilà que le président américain fait la même demande, mais cette fois devant les caméras de télévision-et non plus au cours d'une conversation téléphonique privée- et à l’adresse de la Chine.

« La Chine devrait lancer une enquête sur les Biden, parce que ce qui s’est passé en Chine est aussi grave que ce qui s’est passé en Ukraine », a estimé jeudi 3 octobre 2019 Donald Trump avant de monter dans son hélicoptère pour un déplacement en Floride.

Hunter Biden a siégé au conseil d’administration d’une entreprise gazière ukrainienne de 2014 à 2019. Il a investi en Chine dans des activités de conseil en 2013, quand son père occupait le poste de vice-président (2009-2017). Et  son père Joe Biden, alors vice-président, aurait obtenu en 2016 le limogeage d’un procureur ukrainien qui enquêtait sur les activités en Ukraine de son fils Hunter...

Mais pourquoi une telle contre-attaque ?

Ultime provocation de la part du locataire de la Maison Blanche ou fuite en avant ?

Chez les républicains, cette déclaration n’a suscité aucun commentaire.

Les démocrates ont, par contre, très vite réagi.« Vous ne pouvez pas extorquer des gouvernements étrangers pour vous aider à être réélu », a aussitôt tweeté le démocrate et ancien vice-président Joe Biden alors qu' Kamala Harris, ancienne procureure de Californie et candidate aux primaires démocrates, a aussitôt demandé que les transcriptions des appels téléphoniques entre Donald Trump et le président chinois soient versées au dossier de la procédure de destitution.

Alors que Donald Trump lançait son appel à la Chine, la Chambre des représentants entendaient à huis clos, l’envoyé spécial des Etats-Unis pour l’Ukraine, le diplomate Kurt Volker, qui a démissionné de ses fonctions le 27 septembre et qui aurait joué un rôle dans l'affaire en question. Volker se serait en effet rendu le lendemain de l’appel Trump-Zelensky afin de « donner des conseils aux autorités ukrainiennes sur la manière de ''composer'' avec les demandes du président ». Ou plus clairement comment donner des informations compromettantes sur Hunter Biden. Les démocrates estiment que le locataire de la Maison Blanche a abusé de son pouvoir à des fins personnelles et cherchent à établir dans quelle mesure il a eu recours aux moyens de l’Etat.

L’intégrité du président pourrait certes être affectée avant les élections mais Donald Trump a échappé jusqu'ici aux accusations de violation de la loi électorale et d’obtention du soutien de la Russie pour gagner l’élection présidentielle ainsi qu ' aux accusations d'avoir  payé une actrice pornographique en échange du silence.

De plus, il.est peu probable que le locataire de la Maison Blanche soit destitué de ses fonctions dans le cadre de la composition actuelle du Sénat américain, majoritairement républicain.

Et  au milliardaire de publier jeudi soir qu’« en tant que président des Etats-Unis, j’ai le droit absolu, voire même le devoir, d’enquêter ou de faire enquêter sur la corruption, même si cela inclut de demander ou de suggérer à d’autres pays de nous aider ! », a-t-il tweeté jeudi soir.
Pas sûr que les démocrates apprécient cette surenchère.

La course à la Maison Blanche est bien lancée avec son lot de coups bas.

Garett Skyport pour DayNewsWorld

CANDACE OWENS

NOIRE AMERICAINE ET TRUMPISTE

Cette trentenaire noire américaine bouscule, à elle seule, tous les codes de la politique : eh oui, l'on peut être noire et de droite. Avec Marion Maréchal, elle a été l'invitée d'honneur de la convention de la droite.

C'est par hasard que Candace Owens, journaliste de formation, est venue à la politique. Scandalisée par la façon dont les médias traitent Donald Trump au cours de sa campagne elle connaît un déclic forte d'une conviction . « Il n'avait jamais été accusé de racisme avant de postuler à la Maison-Blanche.

Il m'est devenu évident que le racisme était utilisé pour manipuler le vote des Noirs. », a-t- elle confié à un confrère. Selon elle, les noirs américains doivent se détourner du parti démocrate qui les maintient dans une position victimaire.

Elle promeut le « Blexit » -comprendre “Black-exit”-,  les démocrates n'amenant les questions raciales dans le débat politique qu’à des fins électorales.

Ce, pour « éviter de se concentrer sur les vrais autres problèmes », a-t-elle ainsi expliqué. Elle l'explique d'ailleurs dans son livre intitulé Blackout : comment l’Amérique noire peut s’évader à nouveau de la plantation démocrate ».

En avril 2018 à Los Angeles, elle ira jusqu’à comparer les membres du mouvement anti-raciste Black Lives Matter à « une bande de gamins chouineurs qui font semblant d'être opprimés », le chanteur Kanye West dira alors sur Twitter «aimer sa façon de penser».

Youtubeuse aguerrie elle sait utiliser son image et les réseaux sociaux pour diffuser ses idées conservatrices, allant de l’anti-avortement ou de la défense du port d’armes au nationalisme contre la mondialisation

Soutien indéfectible de Donald Trump ,Candace Owens a déclaré, il y a quelques jours au Congrès américain, que le suprémacisme blanc et le nationalisme blanc n'étaient pas vraiment des problèmes pour les minorités américaines, à l'inverse du manque d'éducation, de la pauvreté, de l'immigration clandestine notamment.

Des thèses qui battent en brèche tous les clichés raciaux et qui font polémique outre-Atlantique .

Joanne Courbet pour DayNewsWorld

DESTITUTION DE DONALD TRUMP

LE RAPPORT EXPLOSIF DU LANCEUR D'ALERTE

Le scandale qui secoue la Maison-Blanche s'est amplifié jeudi avec la publication des accusations d'un lanceur d'alerte, dont l'identité n'a pas été révélée. Celui-ci accuse la Maison Blanche d’avoir voulu garder secret l’appel au cours duquel le Président américain a demandé à son homologue ukrainien d’enquêter sur son rival politique Joe Biden et son fils Hunter qui a travaillé à partir de 2014 au sein d'un groupe gazier ukrainien.Les démocrates sont montés au créneau dénonçant immédiatement une volonté d’ « étouffer » l’affaire et demandant à cor et à cri la destitution du président qui a peu de chances d'aboutir.

« Le président ukrainien a dit que je ne l'avais pas contraint à faire quoi que ce soit de mal. Il ne peut y avoir de meilleur témoignage que ça », a tweeté de son côté jeudi soir Donald Trump. « L’avenir du pays est en jeu », a poursuivi le locataire de la Maison Blanche qui dénonce depuis deux jours « la pire chasse aux sorcières de l’histoire des États-Unis ».

Un appel téléphonique entre deux chefs d'Etats vérouillé

C'est un appel téléphonique du 25 juillet entre Donald Trump et Volodymyr Zelensky qui suscite l'inquiétude d’un mystérieux lanceur d’alerte, membre des services de renseignement. Ce dernier transmet alors, début août, un signalement sur cet appel. Le président « a utilisé les capacités de sa fonction pour solliciter l’ingérence d’un pays étranger dans l’élection de 2020 », dénonce-t-il dans ce document, rendu public après un bras de fer entre le Congrès et l’exécutif.

Dans les jours suivants cet échange les avocats de la Maison Blanche « sont intervenus pour “verrouiller” toutes les archives liées à l’appel téléphonique », ajoute-t-il, notamment en ordonnant de les conserver dans un « système électronique distinct » de celui utilisé habituellement. Pour lui, cela prouve que l'entourage du président « comprenait la gravité de ce qui s'était passé »

Le lanceur d'alerte revient également sur les suites de l'appel. Selon lui, l'avocat de Donald Trump, qui n'est autre que l'ex-maire de New York Rudolph Giuliani et que le président mentionne nommément dans sa conversation comme un intermédiaire possible, a rencontré un émissaire de Zelensky à Madrid le 2 août. Une rencontre qualifiée par des fonctionnaires américains comme « une suite directe » de la conversation entre les deux présidents à propos des « cas » dont ils avaient parlé.

Le lanceur d'alerte, jugé « crédible » par l’inspecteur général des services du renseignement, précise ne pas avoir directement assisté à l'appel, mais avoir échangé avec plus d'une demi-douzaine de responsables « très perturbés » par l'échange. D'après le New York Times, il s'agit d'un employé de la CIA, un temps détaché à la Maison-Blanche.

Une aide militaire gelée momentanément par Donald Trump

De plus l'échange téléphonique entre Trump et Zelensky , publié la veille par la Maison Blanche, a interpellé les démocrates qui l'ont jugé « accablant », notamment le passage où Donald Trump souligne que les Etats-Unis ont  « été très, très bons à l'égard de l'Ukraine » sans que cela ait été « forcément réciproque », avant d'évoquer Joe Biden et les affaires en Ukraine de son fils Hunter. « Cela serait formidable si vous pouviez vous pencher dessus », dit-il à Volodymyr Zelensky, un novice en politique élu en avril à la tête de son pays très dépendant du soutien américain.

Or quelques jours avant l'appel entre les deux dirigeants, Donald Trump avait gelé près de 400 millions de dollars d'aide destinés à Kiev, qui ont finalement été débloqués début septembre. Les démocrates le soupçonnent d'avoir utilisé ce levier pour faire pression sur Zelensky.

Si la Maison-Blanche minimise la portée du signalement, « une compilation de récits de troisième main et d'articles de presse » qui ne montre « rien d'inapproprié », pour Nancy Pelosi une enquête doit être menée «  pour clarifier les faits ».

« Le mépris du président pour la Constitution est chaque jour plus évident », a ajouté Nancy Pelosi, cheffe de file des représentants démocrates.

Garett Skyport pour DayNewsWorld

PROCEDURE D'IMPEACHMENT

CONTRE DONALD TRUMP OU HARCELEMENT PRESIDENTIEL

Donald Trump aurait-t-il fait pression sur le président ukrainien pour qu’il enquête sur le fils de Joe Biden, son rival pour les présidentielles de 2020 ? Pire, aurait-t-il utilisé l’aide américaine comme monnaie d’échange ?

C'est la question que se posent les démocrates et qui pourrait bien provoquer la procédure d'impeachment.

Leur chef de file au Congrès, Nancy Pelosi a annoncé mardi 24 septembre dans la soirée l’ouverture d’une enquête formelle – une première étape en vue d’un éventuel vote à la Chambre pour une destitution de Donald Trump qui a « trahi son serment de président, (leur) sécurité nationale et l'intégrité de (leurs) élections ». « Le président doit être tenu pour responsable de ses actes. Personne n'est au-dessus de la loi. » Un peu avant, dans une conférence, elle avait résumé : « Il a fait du non-respect de la loi une vertu. » Avant d'ajouter : « On ne demande pas à des gouvernements étrangers d'aider lors des élections. »

De son côté le locataire de la Maison Blanche a indiqué qu’il avait autorisé la publication de sa conversation avec Volodymyr Zelensky.

.« Je suis actuellement aux Nations unies où je représente notre pays, mais j’ai autorisé la publication demain (mercredi) de la transcription complète et déclassifiée de ma conversation téléphonique avec le président ukrainien. Vous verrez que c’était un appel très amical et pas du tout déplacé. Aucune pression, contrairement à Joe Biden et son fils, PAS de quid pro quo (échange de bons procédés) », a tweeté Donald Trump depuis New York.

A l'origine de cette enquête un appel téléphonique donné par Donald Trump, le 25 juillet, à son homologue ukrainien, Volodymyr Zelensky, et un lanceur d'alerte.

Le 9 septembre, l’inspecteur général des services de renseignement a en effet informé le Congrès qu’il avait été saisi un mois plus tôt d’un problème « urgent » par un lanceur d’alerte « crédible », appartenant lui-même au renseignement. Mais l’administration de Donald Trump a refusé de transmettre aux parlementaires le contenu de ce signalement.

Les médias américains ont alors enquêté sur ce mystérieux lanceur d’alerte qui avait trouvé « troublante » le contenu de cette conversation téléphonique du 25 septembre entre Donald Trump et son homologue ukrainien. Acculé par de nombreuses fuites, le président américain a reconnu dimanche avoir évoqué lors de cet entretien le favori de la primaire démocrate pour la présidentielle de 2020, Joe Biden, et son fils Hunter.

Or, quelques jours avant cet échange, Donald Trump avait ordonné le gel de près de 400 millions de dollars d’aide militaire à l’Ukraine.

L’opposition démocrate le soupçonne d’avoir utilisé ces fonds pour pousser Zelensky à lancer une enquête pour corruption sur Hunter Biden, membre pendant plusieurs années du conseil d'administration d'un groupe ukrainien gazier, afin de salir son père.

« Je n’ai mis aucune pression sur » l’Ukraine, a rétorqué Donald Trump. Ce dernier assure avoir bloqué cette aide pour inciter d’autres pays occidentaux à contribuer au budget militaire de l’Ukraine.

Si les candidats à l'investiture démocrate pour la présidentielle 2020 sont, pour la plupart, favorables au lancement d'une procédure en destitution du président américain, certains redoutent que ce combat ne soit pas celui des électeurs, voire qu'il soit contre-productif.« La priorité de la Chambre démocrate n'est pas d'améliorer la vie des Américains, mais cette fixation de près de trois ans sur la destitution », a d'ailleurs raillé le leader républicain du Sénat, Mitch McConnell.

Quoiqu'il en soit il y a peu de chances que Donald Trump perde sa place. Il faut en effet que le Sénat le condamne à une majorité des deux tiers. Or les républicains, qui le soutiennent à fond, contrôlent la chambre haute.

Garett Skyport pour DayNewsWorld

UN SIGNALEMENT EXPLOSIF

POUR  LA MAISON BLANCHE ?

Un mystérieux lanceur d'alerte a suscité un vif intérêt chez les démocrates en s'inquiétant de certains échanges entre le président américain et un dirigeant étranger.

Le Washington Post et le New York Times assurent tous deux que le lanceur d'alerte s'est inquiété de la teneur d'échanges entre Donald Trump et un dirigeant étranger, à qui le président américain aurait notamment fait « une promesse » troublante.

Les deux quotidiens ont ajouté qu'une partie du signalement concernait l'Ukraine.

Et le refus du directeur par intérim du renseignement national (DNI), Joseph Maguire, d'envoyer le signalement à la commission de la Chambre des représentants contrôlée par les démocrates, suscite des interrogations. Certains y voit l'intervention de la Maison Blanche. Pour Nancy Pelosi, présidente démocrate de la chambre basse du Congrès, ces informations « soulèvent des questions graves et urgentes pour notre sécurité nationale ».

Les relations entre l'Ukraine et la Maison Blanche

Les élus démocrates du Congrès avaient, avant que cette affaire n'explose, déjà ouvert une enquête parlementaire sur les relations entre la Maison Blanche et l'Ukraine. Les élus du Congrès s'interrogent également sur un échange téléphonique en juillet entre le président américain et son homologue ukrainien Volodymyr Zelensky.

Selon le Wall Street Journal, Donald Trump a, lors de cet appel, encouragé « à environ huit reprises » le président ukrainien à enquêter sur le fils de Joe Biden et à collaborer pour ce faire avec son avocat personnel Rudy Giuliani.

Deuxième fils de l'ancien sénateur, Hunter Biden a travaillé pour un groupe gazier ukrainien à partir de 2014, lorsque son père était vice-président de Barack Obama.Dans une interview jeudi soir, l'avocat de Donald Trump, Rudy Giuliani, a reconnu avoir demandé à Kiev d'enquêter sur le fils de Joe Biden, Hunter.Rudy Giuliani a ajouté avoir demandé à l'Ukraine d' « examiner les allégations (...) qui impliquaient indirectement Joe Biden dans une grosse affaire de corruption ».

« C'est un lanceur d'alerte partial »

Le président des Etats-Unis a rejeté, vendredi 20 septembre, les accusations d'un lanceur d'alerte le visant.

« C'est ridicule ! C'est un lanceur d'alerte partial », a lancé Donald Trump depuis le Bureau ovale, tout en assurant ne pas connaître son identité.

« J'ai eu des conversations avec de nombreux dirigeants, elles sont toujours irréprochables », a-t-il poursuivi en colère.A-t-il spécifiquement parlé de Joe Biden avec le président ukrainien ?

« Ce dont j'ai parlé n'a pas d'importance », a-t-il rétorqué avant d'ajouter que « quelqu'un devrait se pencher sur Joe Biden », qui pourrait être son grand rival à la présidentielle 2020.

Les déclarations de Donald Trump contre le lanceur d'alerte ont indigné les chefs démocrates de quatre puissantes commissions du Congrès, qui ont dénoncé une « tentative éhontée » d'intimidation risquant « d'avoir un effet dissuasif sur de futurs lanceurs d'alerte, avec de graves conséquences pour notre démocratie et la sécurité nationale ».

Ils ont appelé la Maison Blanche à livrer « immédiatement » le contenu du signalement fait par le lanceur d'alerte à la commission du Renseignement.

Alyson Braxton pour DayNewsWorld

VERS UNE DESTITUTION DE DONALD TRUMP

La commission judiciaire de la Chambre des représentants, que contrôle les démocrates, doit lancer jeudi 12 septembre une enquête préalable pour déterminer s’il y a lieu, ou non, d’initier une procédure d'« impeachment » contre le locataire de la Maison-Blanche.

À un peu plus d’un an de l’élection présidentielle, les démocrates sont-ils prêts à engager une procédure de destitution contre Donald Trump ?

Si la question divise l’opposition américaine, la commission judiciaire de la Chambre des représentants semble, elle, bien décidée à aller de l’avant : jeudi 12 septembre 2019, ses membres devraient formaliser l’ouverture d’une enquête afin de déterminer s’il convient de lancer une procédure

« d'impeachment » contre le président

Une enquête très large voulue par Jerrold Nadler, président de la Commission

Cet élu démocrate de 72 ans préside la puissante commission judiciaire de la Chambre, tout indiquée pour déclencher la procédure puisque la supervision du fonctionnement de l’administration est de son ressort.

Selon Jerrold Nadler, l’enquête des parlementaires aura un large champ, autour de trois piliers. D’abord, les pressions exercées par Donald Trump sur l’enquête sur les ingérences russes dans la campagne présidentielle de 2016, afin de déterminer s’il s’est rendu coupable d’entrave à la justice – la fameuse « obstruction ».

Ensuite, les éventuels conflits d’intérêts liés aux propriétés de l’homme d’affaires du Queens. Le séjour, au printemps, de l’équipage d’un avion de transport militaire dans un complexe hôtelier de Donald Trump en Écosse, à l’occasion d’une escale en route vers le Koweït, a relancé les soupçons.

Enfin, la commission de Jerrold Nadler se penchera sur le versement d’argent pour acheter le silence d’anciennes maîtresses présumées de Donald Trump lors de la campagne de 2016, versement qui pourrait constituer une violation des lois sur le financement électoral.

Kelly Donaldson pour DayNewsWorld

INTERDICTION DE VAPOTAGE

POUR LES JEUNES AMERICAINS

« On connaît les méthodes des grands du tabac. Ce n'est pas la première fois. Ils ciblent les enfants, les mettant en grave danger », a dénoncé Michael Bloomberg l'ancien maire be New-York dans une tribune.

Une crise sanitaire

La cigarette électronique tue : on ne compte pas moins de six décès de jeunes liés au vapotage aux Etats-Unis. En dehors du problème de l'accoutumance à la nicotine dangereuse pour des cerveaux encore en développement, 450 personnes sont tombées gravement malades après avoir vapoté, et six sont décédées de maladies pulmonaires aiguës.

Les malades toussent, s'essoufflent, n'arrivent plus à respirer. Beaucoup sont hospitalisés en soins intensifs et branchés sur des respirateurs artificiels. Des jeunes en bonne santé se sont retrouvés dans des comas artificiels.

Dans de nombreux cas, les liquides contenaient du THC, la substance psychoactive du cannabis, mais il est probable que ce soit l'un des nombreux additifs des liquides qui ait endommagé les poumons en étant vaporisé et inhalé. L'Etat de New York a cité une huile de vitamine E comme cause possible, mais cela n'est pas confirmé par la FDA.

Les adolescents grands consommateurs de cigarettes électroniques

A l'origine, les cigarettes électroniques étaient présentées comme un substitut, sans substance cancérigène, pour les fumeurs. Mais les études ont montré non seulement que l'usage d'autres produits du tabac n'avait pas baissé entre 2017 et 2018, mais aussi que la cigarette électronique était une porte d'entrée vers le tabac, les e-cigarettes aromatisées à la fraise ou à la mangue, les plus prisés par les jeunes, faisant oublier la présence de nicotine.

Face à cette crise sanitaire Washington prend désormais au sérieux les risques des cigarettes électroniques chez les jeunes. Le nombre de collégiens et lycéens utilisateurs de cigarettes électroniques est passé de 3,6 millions l'an dernier à 5 millions cette année, selon des chiffres révélés par le ministère américain de la Santé.

Alors qu'un lycéen sur cinq déclarait vapoter l'an dernier, les premiers chiffres de la nouvelle enquête « montrent que plus d'un quart des élèves de lycée étaient des utilisateurs de cigarettes électroniques en 2019 », précise le ministère

Une offensive réglementaire pour contrecarrer "cette épidémie"

Face à cette épidémie Donald Trump veut prendre le problème à bras- le- corps. « Cela crée plein de problèmes […] Nous allons peut-être devoir décider quelque chose de ferme », a annoncé Donald Trump depuis le Bureau ovale de la Maison Blanche, mercredi à l'issue d'une réunion avec son secrétaire à la Santé et avec le régulateur du secteur.

Le gouvernement de Donald Trump a donc annoncé mercredi que les cigarettes électroniques aromatisées seraient interdites à la vente dans les collèges et les lycées. Les autorités sanitaires ont annoncé l'interdiction à venir des liquides aromatisés, par exemple au menthol, à la mangue ou à la fraise, non parce que les arômes sont jugés nocifs en eux-mêmes, mais parce qu'ils attirent toute une génération de jeunes qui deviennent dépendants à la nicotine, effaçant des années de progrès contre la cigarette.

Tous les goûts autres que le goût tabac seront prochainement retirés du marché, a expliqué le secrétaire à la Santé, Alex Azar. Le texte paraîtra dans «plusieurs semaines» et entrera en vigueur 30 jours plus tard.

La FDA, jugée trop jusqu'ici trop laxiste par certains, vient d'envoyer un courrier au leader du secteur Juul, pointant une présentation fallacieuse de ses produits auprès d'élèves et de parents. La Federal Trade Commission vient aussi d'ouvrir une enquête sur les pratiques commerciales de Juul, pour vérifier dans quelles conditions la start-up californienne s'assure de l'âge des acheteurs de ses produits.

Certains Etats ont commencé à se saisir du sujet . San Francisco interdit la vente d'e-cigarettes dans la ville à compter de 2020 tandis que la gouverneure du Michigan a annoncé la semaine dernière l'interdiction des produits aromatisés.

Jenny Chase pour DayNewsWorld

LIMOGEAGE DE JOHN BOLTON PAR DONALD TRUMP

C’est désormais l’usage, c'est par un message publié par le président des Etats-Unis sur son compte Twitter que l'on a appris le limogeage de son conseiller à la sécurité nationale John Bolton.

« J'ai informé John Bolton hier soir que nous n'avions plus besoin de ses services à la Maison Blanche », a tweeté M. Trump,  une heure après l'annonce par l'exécutif d'un point de presse auquel devait participer M. Bolton en compagnie du secrétaire d'Etat Mike Pompeo.

Donald Trump souligne les trop nombreux désaccords sur nombre de dossiers, de l'Iran à la Corée du Nord qui séparaient les deux hommes.

Ancien ambassadeur des Etats-Unis à l'ONU, M. Bolton était notamment hostile à la main tendue de Donald Trump au dirigeant nord-coréen Kim Jong Un, et il avait été directement pris pour cible, au printemps 2018, par le régime de Pyongyang.

« J'étais en désaccord avec nombre de ses suggestions, comme d'autres au sein de cette administration », a ajouté le président.

« J'ai demandé à John sa démission, elle m'a été remise ce matin », a-t-il poursuivi, assurant qu'il nommerait son successeur la semaine prochaine.

Donald Trump aurait douté de la loyauté de son conseiller accusé de faire fuiter des informations. De plus le conseiller va-t-en-guerre de Donald Trump n'avait pas toujours défendu avec ardeur les choix diplomatiques du locataire de la Maison Blanche qu’il lui arrivait même de contester sur les plateaux de télévision

Ce limogeage spectaculaire intervient dans un climat particulièrement tendu entre les Etats-Unis et l'Iran, dossier sur lequel Donald Trump a envoyé des signaux contradictoires ces dernières semaines, entre extrême fermeté et volonté de négocier.

Alize Marion pour DayNewsWorld

NEW-YORK APRES LA TRAGEDIE DU 11 SEPTEMBRE L'OMBRE DU CANCER

A l'approche du 18e anniversaire des attentats terroristes du 11-Septembre 2001, New York continue à panser ses plaies. New York n'en finit pas de compter les personnes atteintes de cancers et d'autres maladies graves liées au nuage toxique qui a plané des semaines durant sur le sud de Manhattan.

Selon les nombreuses études c'est ce nuage de débris et de cendres causé par les incendies du World Trade Center qui serait à l'origine de la multiplication des cas de cancers et autres maladies graves constatés depuis 2001.

Au-delà des 2977 morts et 6291 blessés par les attentats du World Trade Center, ce sont des milliers de cas de cancer qui seraient également à imputer à cette tragédie.

Plus de 30 000 cas recensés

Ainsi, les premiers touchés sont les dizaines de milliers de pompiers et bénévoles mobilisés sur le site du WTC , comme l'a montré une étude publiée dés 2011 dans le journal scientifique The Lancet Quelque 10 000 d'entre eux ont ainsi été recensés comme étant atteints d'un cancer par le WTC Health Program, programme fédéral de soins réservé aux rescapés des attentats.

Mais également les travailleurs ou résidents du sud de Manhattan comptent parmi cette catégorie malades. Fin juin 2019, plus de 21 000 de ces « gens ordinaires » figuraient dans le programme de soins. Soit deux fois plus qu'en juin 2016.

Les cas de Jaquelin Febrillet et Richard Fahrer sont notamment symptomatiques. La première Jacquelin Febrillet avait 26 ans et travaillait à deux rues du World Trade Center lorsque les avions détournés par des jihadistes ont percuté les tours jumelles. En 2016, quinze ans après les attentats les plus meurtriers de l'histoire, cette syndicaliste professionnelle, devenue mère de trois enfants, était diagnostiquée d'un cancer métastatique. Avec une seule explication logique: le nuage de cendres et de débris toxiques dans lequel elle s'est retrouvée prisonnière le jour de la catastrophe.

Richard Fahrer, 37 ans aujourd'hui, travaillait lui fréquemment à la pointe de Manhattan comme arpenteur de 2001 à 2003. Il y a 18 mois on détectait sur ce jeune père un cancer agressif du côlon, qui frappe généralement des hommes beaucoup plus âgés et pour lequel il n'avait aucune prédisposition.

« Le taux de cancer a augmenté entre 10 et 30 % chez les gens exposés »

S'il est « impossible, pour un individu précis, de déterminer la cause exacte (du cancer) car aucun test sanguin ne revient estampillé WTC », plusieurs études ont montré que « le taux de cancer a augmenté entre 10 et 30 % chez les gens exposés », explique David Prezant, médecin en chef des pompiers new-yorkais, à l'origine d'études de référence sur le sujet. Et ce taux devrait encore augmenter à l'avenir, dit-il, en raison du vieillissement des personnes exposées et de la nature de certains cancers, comme celui du poumon ou le mésothéliome, qui prennent 20 à 30 ans à se développer.

Un fonds d'indemnisation à la hauteur

Les autorités se doivent de prendre en considération ces victimes post-11-Septembre, il en va d'un enjeu crucial en termes d'image. Fin juillet dernier, Donald Trump a ainsi ratifié une loi repoussant de 2020 à 2090 la date limite à laquelle des demandes pourront être déposées auprès d'un fonds fédéral spécial d'indemnisation.

Le Congrès a en effet récemment reconnu qu'il fallait pouvoir couvrir « une personne qui était bébé (lors des attentats) jusqu'à la fin de sa vie », explique l'avocat Matthew Baione, qui représente Jaquelin Febrillet et Richard Fahrer dans leurs démarches d'indemnisation.

Un réapprovisionnement régulier est donc prévu pour ce fonds dont l' enveloppe initiale s'élevait à 7,3 milliards de dollars, avec une indemnisation moyenne de 240 000 dollars par malade et de 682 000 dollars pour une personne décédée.

« Il n'y a jamais eu d'attaque comparable au 11-Septembre, souligne cet avocat. Personne ne pouvait prévoir ce qui se passerait avec des milliards de tonnes de matériaux de construction en combustion pendant 99 jours », qui ont libéré dans l'air des quantités inédites de produits chimiques, dont des dioxines, de l'amiante et d'autres substances cancérogènes.

Jaimie Potts pour DayNewsWorld

LE DEBAT SUR LES ARMES RELANCE AUX ETATS-UNIS WALMART ARRETE DE VENDRE CERTAINES MUNITIONS

Suite aux fusillades mortelles au Texas et dans l’Ohio, le géant de la grande distribution Walmart a annoncé, mardi 3 septembre, qu'elle allait arrêter de vendre des munitions pour armes de poing et pour certains fusils d’assaut.

Qualifiant, dans un communiqué, « d’inacceptable » le statu quo sur l’encadrement des armes à feu le patron du groupe, Doug McMillon, a demandé au Congrès et à la Maison Blanche de prendre des mesures de « bon sens », notamment en renforçant la vérification des antécédents des acheteurs d’armes.

Cette décision intervient un mois après une fusillade dans un supermarché Walmart à El Paso, au Texas, qui avait coûté la vie à 22 personnes.

Une autre fusillade a eu lieu samedi dernier dans cet État du sud du pays, dans la ville d’Odessa, avec un bilan de sept morts.

Doug McMillon a précisé que Walmart, numéro un mondial de la grande distribution, arrêterait de vendre des munitions pour les fusils d’assaut semi-automatiques utilisant des munitions de calibre 5,56 (ou son équivalent.223), une fois que les stocks actuels seraient écoulés.

Ces armes de type AR-15,extrêmement répandues aux États-Unis, équipent aussi beaucoup de chasseurs, qui sont nombreux à se rendre dans les magasins Walmart, réputés pour leurs prix bas et connus pour être des lieux de socialisation pour une partie de l’Amérique rurale.

Walmart a également demandé à ses clients de s’abstenir de déambuler dans ses enseignes avec des armes à feu à la vue de tous, dans les États où il est autorisé de les porter de manière visible.

Le patron du géant des supermarchés a indiqué que la part du groupe sur le marché américain des munitions, qui s’établit aujourd’hui à environ 20 %, devrait chuter pour passer de 6 à 9 %.

Andrew Preston pour DayNewsWorld

DEMISSION D' UN PATRON AMERICAIN

POUR SA LIAISON AVEC UNE ESPIONNE RUSSE

C'est l'actu people du moment dans le gotha américain de la politique. Un patron américain démissionne après une liaison avec une célèbre espionne russe

Il s'agit de Patrick Byrne, le patron américain Overstock depuis pas moins de 20 ans. Il a démissionné mercredi 21 août suite aux révélations sur sa liaison avec une espionne russe.

Sa maîtresse, Maria Butina, a défrayé la chronique :

elle a été condamnée fin avril à 18 mois de prison par un tribunal de Washington pour avoir infiltré l'appareil politique américain à travers ses liens avec le puissant lobby des armes NRA.

Inculpée pour « complot » en vue de « promouvoir les intérêts de la Russie », Maria Butina a été arrêtée en juillet 2018.

Sa liaison avec le patron d'Overstock était cependant restée dans l'ombre, jusqu'à ce que deux articles de Fox News, ensuite confirmée par un communiqué de presse d'Overtsock au titre et au contenu inhabituels :

« Les commentaires du PDG sur l'Etat de l'ombre », ne la révèlent.

Dans ce communiqué, M. Byrne affirme avoir collaboré activement avec les forces de l'ordre une fois qu'il s'est rendu compte qu'il avait découvert le pot aux roses. Curieusement, il les surnomme « Men in Black », ou M.I.B., comme les agents spéciaux chargés de surveiller les extraterrestres peuplant la Terre dans les films à succès avec Will Smith.

L'expression même d' « Etat de l'ombre » (Deep State en anglais) dénote le goût de M. Byrne pour une théorie du complot selon laquelle une coalition clandestine de bureaucrates contrôlerait le pays.

Dans une interview au New York Times, il précise avoir rencontré Maria Butina à l'occasion d'une convention libertarienne à Las Vegas, en 2015.

C'est l'insistance de l'espionne pour qu'il lui fasse rencontrer des membres de la campagne présidentielle de Hillary Clinton et de Donald Trump qui lui aurait mis la puce à l'oreille. « En juillet 2018, j'ai compris », confie le patron dans le communiqué du 12 août.

Le jour de sa démission, dans une interview à CNN, Patrick Byrne a également affirmé que le FBI lui avait demandé, dès l'été 2016, de poursuivre sa relation avec l'espionne.

Sa liaison avec une espionne russe qui avait séduit le gotha du lobby pro-armes pour infiltrer la politique américaine faisait trop de vagues et Patrick Byrne, n'a eu d'autre choix que de démissionner.

Kate White pour DayNewsWorld

DETENTION ILLIMITEE DES ENFANTS MIGRANTS

OU LE DURCISSEMENT DE LA POLITIQUE MIGRATOIRE AUX ETATS-UNIS

Donald Trump voudrait-il encore durcir sa politique migratoire ?

Le gouvernement de Donald Trump a annoncé mercredi qu'il comptait retirer les strictes limites régissant le temps passé en centres de rétention par les enfants migrants. Au grand dam des associations de défense des droits humains et de l'opposition démocrate, voire de certains républicains, qui ont immédiatement dénoncé cette initiative. Celle-ci doit cependant encore être révisée par un juge fédéral pour être appliquée.

Vers l'abrogation de la norme Flores

Dans le détail, le ministère américain de la Sécurité intérieure veut mettre fin à une décision judiciaire de 1997. La norme « Flores » impose en effet aux autorités fédérales de ne pas maintenir en détention les enfants plus de 20 jours. Si elle est validée, la nouvelle règle voulue par le locataire de la Maison Blanche - qui doit être mise en œuvre sous 60 jours- ne limitera plus le temps passé par les enfants ou leurs familles en centres de rétention.

« Pour protéger ces enfants face aux abus et arrêter le flot illégal » de migrants, « nous devons mettre un terme à ces vides juridiques », a déclaré le président des Etats-Unis. « Il s'agit d'un besoin humanitaire urgent. »

Combler un vide juridique

Confrontée à l’arrivée chaque mois à la frontière de dizaines de milliers de migrants, l’administration républicaine a séparé des enfants de leurs parents, gardés eux en rétention, au nom du respect de la norme « Flores ». La réforme annoncée mercredi vise à « s’assurer que les familles étrangères puissent être ensemble pendant les formalités migratoires », affirme la Maison-Blanche. « Cette nouvelle règle garantira que les enfants étrangers sont en sécurité et que l’on prend bien soin d’eux en détention. »

Dissuader les migrants

Mais il s'agit avant tout pour l'administration Trump de décourager les migrants qui affluent en nombre record à la frontière avec le Mexique, avec l'espoir d'être relâchés rapidement après leur arrestation s'ils sont avec des enfants et de pouvoir ainsi rester aux Etats-Unis.

.« Nous avons vu cette année un flot inédit de familles, venant surtout d’Amérique centrale, arriver à notre frontière du sud-ouest », a expliqué devant la presse Kevin McAleenan, le ministre par intérim de la Sécurité intérieure. Près de 475 000 migrants arrivés en famille ont été interpellés entre octobre 2018 et juillet, soit trois fois plus que le record précédent, a-t-il déclaré.

La règle « Flores » a « généralement forcé les autorités à relâcher les familles dans le pays après 20 jours, encourageant les entrées illégales », a-t-il ajouté, alors que les formalités migratoires peuvent prendre des mois, voire des années.

Egalement une remise en question du droit du sol

Parallèlement, le locataire de la Maison Blanche a laissé planer le spectre d'un nouveau front, réaffirmant vouloir s'attaquer au droit du sol qui permet aux enfants nés aux Etats-Unis de bénéficier de la nationalité américaine.

Interrogé sur son intention de revenir sur ce droit inscrit dans le 14e amendement de la Constitution américaine, il a répondu : « Nous regardons cela très, très sérieusement ». « Vous traversez la frontière, vous faites un bébé : félicitations, le bébé est un citoyen américain ! », a-t-il ironisé, avant de pester : « C'est franchement ridicule ».

« Aucune excuse pour le traumatisme que cette politique va infliger aux familles »

Les défenseurs des droits humains ont immédiatement réagi annonçant qu'ils combattraient en justice l'abrogation de la norme « Flores ». Des parlementaires démocrates ont quant à eux appelé les tribunaux à « stopper immédiatement cette action illégale ». « Il n'y a aucune justification à la détention indéfinie des enfants et aucune excuse pour le traumatisme que cette politique va infliger aux familles », a réagi le chef du parti démocrate, Tom Perez.

Ce n'est pas la première fois que Donald Trump provoque une forte indignation avec sa politique de séparation des familles, y compris dans son propre camp. Il est depuis revenu en arrière. Mais plus de 900 enfants migrants ont été séparés de leur famille à la frontière avec le Mexique depuis un an, avait affirmé fin juillet l'ACLU.

Sous les gouvernements du démocrate Barack Obama (2009-2017) et du républicain George W. Bush (2001-2009) des enfants avaient aussi été séparés des adultes avec lesquels ils étaient entrés aux Etats-Unis mais de façon plus exceptionnelle .

Au total, Barack Obama a beaucoup plus expulsé que ses prédécesseurs, avec au moins 2,4 millions de personnes raccompagnées à la frontière ou renvoyées .

Garett Skyport pour DayNewsWorld

ACHETER LE GROENLAND UNE IDEE

DE DONALD TRUMP

Donald Trump, magnat immobilier avant de devenir président des Etats-Unis, aurait jeté son dévolu sur un espace quasiment vierge à la hauteur de ses ambitions :

le Groenland. Le Wall Street Journal rapporte en effet que le président américain se serait enquis plusieurs fois auprès de ses conseillers à la Maison Blanche de la possibilité d’acheter ce territoire danois de 56 000 habitants pour les Etats-Unis.

Les sources du journal new-yorkais ont indiqué que l’occupant du bureau ovale aurait évoqué l’idée lors d’une réunion du conseil juridique de la Maison-Blanche et au cours d’un dîner.Un désir qui n'est pas au goût du gouvernement de l'île, pour qui «le Groenland n'est pas à vendre». Une déclaration faite par communiqué, ce vendredi 16 août. Ajoutant que «le Groenland était ouvert aux affaires, pas à la vente.»

« Le Groenland est riche en ressources précieuses (…). Nous sommes ouverts aux affaires, pas à la vente », a rétorqué sur Twitter le ministère groenlandais des Affaires étrangères. Le cabinet de la Première ministre Mette Frederiksen n'a pas souhaité faire de commentaire dans l'immédiat tandis que l’ex-chef du gouvernement danois Lars Lars Løkke Rasmussen a préféré y voir en estimant que « un poisson d’avril ».

Le Groenland est une gigantesque île arctique, grande comme quatre fois la France, où les effets du réchauffement climatique sont manifestes. La fonte des glaces, qui entraîne la hausse du niveau des mers, y a été multipliée par quatre entre 2003 et 2013.

Depuis son élection en 2016, le président Trump, climato-sceptique, a notamment retiré les Etats-Unis de l’Accord de Paris sur le climat cherchant à détricoter les réglementations environnementales adoptées pendant les huit ans de la présidence du démocrate Barack Obama.

L’élu républicain ne semble pas avoir totalement mis derrière lui ses premières amours immobilières : l’année dernière, lors de son sommet à Singapour avec Kim Jong Un, il avait souligné le potentiel de développement touristique de la Corée du Nord. « Par exemple, il y a des super plages », avait-il expliqué. « On le voit à chaque fois qu’ils font exploser leurs canons dans la mer. Je me dis, dis-donc, regarde-moi cette vue. Ca ne ferait pas des supers apparts ? »

Dans les faits, il est possible d'acheter un pays et certains Etats ont acquis des territoires par la conquête militaire ou des accords financiers. L'achat d'un territoire serait loin d'être une première pour les Etats-Unis. L'exemple le plus emblématique reste l'achat de la Louisiane, vendue par la France en 1803 pour 15 millions de dollars, afin de financer les campagnes militaires de Napoléon Bonaparte . En 1867, les Etats-Unis ont réitéré en rachetant l'Alaska à la Russie pour 7,2 millions de dollars. Leur dernier achat date de 102 ans quand, en 1917, le pays a acquis pour 25 millions de dollars, les Iles Vierges et leurs 26 000 habitants... au Danemark justement.

Et ce n'est pas la première fois que la Maison Blanche évoque l'idée d'acquérir cette île gelée. En 1946, le président Truman avait proposé au Danemark d'acheter le Groenland pour 100 millions de dollars, afin d'en faire un avant-poste militaire.

Le pays s'est vu accorder l'autonomie par les Danois en 1979 et, en 2008, a obtenu par référendum une autonomie encore plus étendue par rapport au Danemark.

Andrew Preston pour DayNewsWorld

LE SCANDALE JEFFREY EPSTEIN

Alors que la figure de la jet-set américaine Jeffrey Epstein, accusé d’agressions sexuelles sur mineures, s’est suicidé samedi 9 août dans sa cellule new-yorkaise, la France réclame ce lundi l'ouverture d'une enquête sur la mort du financier de 66 ans qui a causé la stupeur et déclenché des enquêtes du FBI et du ministère de la Justice.

M. J. Epstein avait été arrêté et inculpé début juillet pour avoir organisé, pendant plusieurs années, un réseau constitué de dizaines de jeunes filles sous son emprise, certaines collégiennes, avec lesquelles il avait des rapports sexuels dans ses nombreuses propriétés, notamment à Manhattan et en Floride. Son procès devait s’ouvrir au mieux en juin 2020.

« L'enquête américaine a mis en lumière des liens avec la France. Il nous semble ainsi fondamental, pour les victimes, qu'une enquête soit ouverte en France afin que toute la lumière soit faite », écrivent dans un communiqué les secrétaires d'État Marlène Schiappa et Adrien Taquet. Sa mort « ne doit pas priver les victimes de la justice à laquelle elles ont droit  », affirme-il encore. Un procès est la « condition essentielle » pour que les victimes puissent se reconstruire et « c’est aussi une condition à une protection plus efficace à l’avenir d’autre jeunes filles face à ce type de réseaux organisés, face à ce type de prédateurs ».

L'enquête américaine a en effet révélé des liens du milliardaire avec la France.
Les États-Unis ont transmis un certain nombre d’éléments au parquet de Paris concernant l'affaire Epstein et les premières vérifications sont en cours. Elles vont permettre de décider si oui ou non une enquête doit être ouverte.

Ce qui est sûr c'est qu'Epstein avait ses habitudes à Paris depuis une vingtaine d'années : des allers-retours réguliers et un pied à terre luxueux près de l'Arc-de-Triomphe. C'est là que l'une des ses accusatrices, une actrice australienne aurait été « prêtée » à l'un de ses amis, un français, directeur d'une agence de mannequins, basée à New-York.


Quelques heures après la demande des deux ministres, la garde des Sceaux, Nicole Belloubet, a rappelé qu'il n'appartenait pas au gouvernement de décider des "poursuites". "Les poursuites ne sont pas des décisions du gouvernement. Depuis 2013, les instructions individuelles sont prohibées, conformément au principe d'indépendance de l'autorité judiciaire", a souligné la ministre de la Justice.

Dans une lettre adressée au procureur de la République de Paris, l'association Innocence en danger indique lui avoir adressé un signalement le 23 juillet et souligne que « la France est concernée par ce dossier puisque des investigations menées par le FBI font apparaître plusieurs personnes de nationalité française ».

Les témoignages qui sont ressortis via des documents judiciaires et des médias américains brossent de cet homme d’affaires l’image d’un prédateur insatiable de jeunes filles, qu’il faisait recruter par dizaines et venir dans ses somptueuses résidences.

Son nom était déjà inscrit au fichier des délinquants sexuels après une première condamnation il y a plus de 10 ans pour prostitution en Floride – pour laquelle il avait écopé d’une peine minime de 13 mois après un accord contesté avec un procureur fédéral. Une perquisition début juillet dans sa maison du quartier huppé de l’Upper East Side à Manhattan avait révélé une salle de massage où il aurait entraîné ses victimes présumées. Le journal Miami Herald avait enquêté sur cet accord en 2018, relançant l’enquête. En juillet , après l’inculpation de Jeffrey Epstein à New York, l’ex-procureur de Floride, Alexander Acosta, devenu ministre du Travail de l’administration Trump, avait dû démissionner.

Jeffrey Epstein devait comparaître devant la justice américaine en 2020. Il était passible de 45 années d'emprisonnement. Il s’était vu refuser, le 18 juillet, une remise en liberté sous caution, les procureurs estimant qu’il risquait fort de s’échapper en partant à l’étranger.

La mort en prison de Jeffrey Epstein donne en tout cas lieu à plusieurs théories du complot et à un scandale aux États-Unis, certains croyant plus à un meurtre qu'à un suicide en raison de ses nombreuses connexions dans les cercles du pouvoir et notamment démocrates.

Emily Jackson pour DayNewsWorld

APRES LES DEUX FUSILLADES DE CE WEEK-END DONALD TRUMP DENONCE LE SUPREMACISME BLANC

Donald Trump a pris la parole lundi 5 août 2019 à Washington après que deux fusillades aux Etats-Unis ce week-end.

Dans son intervention le président américain a adopté depuis la Maison Blanche, ce lundi, un ton tranchant et inédit. Après un week-end où deux hommes ont versé endeuillé les Etats-Unis en ouvrant le feu sur la foule, à El Paso, au Texas, et à Dayton, dans l'Ohio, le président américain a pris la parole depuis la Maison Blanche.

Rappelant que le terroriste du Texas était animé par un ressentiment raciste, il a déclaré :

« Notre nation doit s’unir pour condamner le racisme, le sectarisme et le suprémacisme blanc. La haine n’a pas sa place aux Etats-Unis, la haine dévore l’âme ».

« Depuis Columbine, notre nation a vu avec horreur des centaines de fusillades s’enchaîner les unes aux autres et nous ne pouvons plus nous sentir impuissants. Nous devons honorer la mémoire des victimes en agissant comme un seul peuple. Nous devons trouver des solutions bipartisanes pour rendre les Etats-Unis plus sûrs », a-t-il indiqué.

Il a également qualifié de « crimes contre l'humanité » les drames de ces derniers jours. Il a exigé la peine de mort, et dans les plus brefs délais, pour les auteurs de pareils massacres :

« J'ordonne également au ministère de la Justice de proposer une loi garantissant que ceux qui commettent des crimes motivés par la haine et des tueries de masse soient passibles de la peine de mort et que cette peine capitale soit appliquée rapidement, avec détermination et sans des années de délai inutile », a déclaré le président Donald Trump.

Il a évoqué plus tôt sur Twitter son désir de voir la classe politique mieux encadrer la vente d'armes à feu en attribuant notamment la responsabilité des bains de sang récurrents dans son pays « aux esprits perturbés », possiblement empoisonnés par « internet » ou même les jeux vidéo :

« Nous devons arrêter de glorifier la violence notamment par des jeux vidéo atroces et sinistres ».

L'ancien président américain Barack Obama a appelé à rejeter les rhétoriques susceptibles d'encourager des fusillades comme celles ayant causé ce week-end la mort de 32 personnes au Texas et dans l'Ohio.

« Nous devons fermement rejeter les discours prononcés par n'importe lequel de nos dirigeants, alimentant un climat de peur et de haine ou normalisant les sentiments racistes », a-t-il écrit sur Twitter.

Jaimie Potts pour DayNewsWorld

DEUX FUSILLADES MEURTRIERES AUX ETATS-UNIS

C'est la 250e tuerie de masse aux Etats-Unis depuis le début de l'année. Et l'une des plus meurtrières de ces 25 dernières années. Une fusillade a éclaté samedi 3 août dans le complexe commercial Cielo Vista, à El Paso, au Texas. 20 personnes ont été tuées et au moins 26 autres blessées.

Le tireur présumé a été arrêté et placé en garde à vue. Robert Gomez, porte-parole de la police d'El Paso, a déclaré lors d'un point presse qu'« une seule personne avait été placée en garde à vue » après s'être rendue.

Sur une capture d'écran de caméra de surveillance, mise en ligne par la chaîne locale KTSM, on la voit entrer dans l'hypermarché armé d'un fusil, les oreilles couvertes d'un casque anti-bruit.

Il a été identifié comme étant Patrick Crusius, un jeune homme de 21 ans résident dans les environs de Dallas, à neuf heures de route. Le motif de son acte serait raciste. Le tireur présumé dénonçait une « invasion hispanique du Texas ».

Ce dimanche, une autre fusillade a fait 9 morts à Dayton dans l'Ohio. L'assaillant a été abattu.

Moins de 24 heures plus tard, une autre attaque a eu lieu ce dimanche dans le quartier animé d'Oregon, habituellement « une zone très sûre du centre-ville » de Dayton, dans l'Ohio, au nord-est des États-Unis. Neuf personnes ont perdu la vie et 16 autres ont été blessées. Le meurtrier dont les motivations ne sont pas encore connues été abattu.

Plusieurs voix se sont élevées pour réclamer une meilleure régulation du marché des armes à feu, dont la candidate à la primaire démocrate Elizabeth Warren.

Beto O'Rourke, également candidat à la primaire démocrate, originaire d'El Paso, dont il a jusqu'à récemment été le représentant au Congrès, a accusé Donald Trump d'encourager le racisme aux Etats-Unis.

« Nous assistons à une augmentation des crimes haineux chaque année depuis trois ans, sous une administration dont le président traite les Mexicains de violeurs et de criminels », a-t-il dénoncé après avoir rendu visite aux victimes dans un hôpital d'El Paso.

"Jusqu’à présent cette année, 531 personnes sont mortes lors de tueries de masse et 2066 ont été blessées."

Boby Dean pour DayNewsWorld

LES GAFA MAITRES DU JEU FACE A LA FRANCE

LA RIPOSTE D'AMAZON CONTRE LA TAXE GAFA

L’administration Trump avait déjà riposté à la « taxe GAFA » française.

Et maintenant c'est Amazon qui dégaine !

L’Amérique a toujours réagi d'une seule voix. Républicains et Démocrates sont unis contre une mesure de « racket» de la part de la France, voilà ce que l'on peut entendre de toute part dans la classe dirigeante et politique aux USA !

Robert Lighthizer le représentant américain pour le commerce, avait annoncé, mercredi 10 juillet 2019, l’ouverture d’une enquête contre la France en représailles de la taxe dite GAFA (pour Google, Apple, Facebook et Amazon), qui doit prélever 3 % des revenus générés en France par certains opérateurs offrant des services digitaux .

La taxe concoctée par Bruno Le Maire et taxée de « stupidité de Macron » par Donald Trump venait d'être votée mi-juillet par la France, faisant sur ce sujet cavalier seul.

Un communiqué du bureau de Robert Lighthizer avait énoncé que :

« La structure de la nouvelle taxe tout comme les déclarations des responsables [politiques français] laissent suggérer que la France, avec cet impôt, cible de manière inéquitable certaines entreprises technologiques américaines »

Puisque la France ne comptait pas mettre fin à cette « fumante taxe GAFA », Amazon vient d'annoncer ce jeudi 2 août la parade pour supporter le poids de cette taxe de 3 % sur son chiffre d'affaires. Comment ? En la répercutant, purement et simplement, sur une partie de ses clients, ceux qui passent par la plateforme d'Amazon pour vendre leurs produits. Or en France, ce ne sont pas moins de 10.000 PME et TPE qui utilisent Amazon pour vendre leurs produits, afin de toucher une nouvelle clientèle à l'heure de la révolution numérique et augmenter leur chiffre d'affaires.

Amazon a justifié sa décision : « Cette taxe visant directement les services de la marketplace que nous mettons à disposition des entreprises avec lesquelles nous travaillons, nous n'avons pas d'autre choix que de la leur répercuter », s'est défendu le groupe américain.

« Étant donné que nous opérons dans le secteur très concurrentiel et à faible marge du commerce de détail et que nous investissons massivement dans la création d'outils et de services destinés à nos clients et à nos vendeurs partenaires, nous ne sommes pas en mesure d'absorber une taxe supplémentaire assise sur le chiffre d'affaires et non sur les bénéfices », explique encore la société.

Et par ricochet, ce sont les Français, in fine, qui devraient se retrouver à assumer la taxe Gafa ! " Malheureusement, nous nous attendons à ce que nombre de ces entreprises soient en conséquence contraintes à répercuter cette taxe sur les consommateurs, ce qui entraînera une hausse des prix de leurs produits vendus en ligne."

Hourra !!! « Un impôt » de plus pour les Français

De nombreux experts avaient en vain alerté le gouvernement de ce possible effet pervers. « La théorie de l'incidence économique va certainement s'appliquer. Cela signifie que les géants du Net seront en capacité de répercuter le coût de la taxe directement ou indirectement sur les consommateurs », avait expliqué à un confrère l'économiste Nicolas Marques.

C'est chose décidée pour Amazon. Les autres géants du numérique pourraient prochainement emboîter le pas.

La taxe GAFA à la française, cette manœuvre désespérée de faire rentrer des recettes dans les caisses d'un pays (400 millions pour 2019) ne semble pas prendre en compte le fait que trop de fiscalité tue la fiscalité et que des mesures d’économie doivent faire partie des réflexions que l'Etat français doit s'imposer !!!

Simon Freeman pour DayNewsWorld

VERS UN DEBAT SOUS HAUTE-TENSION

ENTRE DEMOCRATES AMERICAINS

Dans le débat entre démocrates, dans la nuit de mercredi à jeudi 1 août, le favori Joe Biden est incontestablement attendu au tournant même s'il fait partie des modérés parmi les modérés.

Mardi 31 août, une ligne de fracture s'est en effet clairement dégagée entre démocrates modérés et plus radicaux au sein de ce théâtre de Detroit, dans le Michigan, l'un des États pivots gagné par Donald Trump en 2016 et que les démocrates doivent reconquérir pour gagner en novembre 2020.

Les figures de l'aile gauche du parti les sénateurs Bernie Sanders et Elizabeth Warren (15 % des soutiens chacun) ont semble t-il déçu quelque peu les électeurs. Elizabeth Warren et Bernie Sanders ont en effet défendu la création d'une couverture maladie universelle financée par des fonds publics sans aucun rôle pour les assurances privées, l'abandon des poursuites pénales contre les migrants entrés illégalement aux États-Unis ou encore l'annulation des dettes étudiantes. Un peu trop socialiste pour les autres démocrates en lice.

Les deux candidats, l'ancien vice-président de Barack Obama et la sénatrice californienne Kamala Harris, se positionnant bien plus au centre, pourraient bien en conséquence se démarquer des candidats en lice. Toujours largement en tête dans les sondages (32 %) , Joe Biden est pourtant sous pression avant le débat démocrate de mercredi soir.

Pourquoi ?

Joe Biden avait réalisé une piètre prestation contre Kamala Harris en juin dernier. Cette dernière lui avait rappelé son opposition sur ses positions passées face à la ségrégation raciale.

Si en avril dernier elle n’était créditée que de 5 à 8% des voix, Kamala Harris frôle désormais les 10 ,5%. Elle avait alors mis à profit dans le face-à-face entre Joe Biden et Bernie Sanders sa situation apparemment d'outsider, personne ne misant sur elle.

Or elle possède des atouts incontestables dans la course à la Maison-Blanche. Femme noire de 54 ans, première personne de couleur, mais aussi première femme, élue au poste de procureure de San Francisco, elle devient ensuite procureure de Californie avant de faire en janvier 2017 son entrée au Sénat, devenant la seconde sénatrice noire de toute l’Histoire.

Celle déjà surnommée en 2010 par le Daily Beast en 2010 « female Barack Obama » avait accusé Joe Bernie de s'être opposé à la politique publique qui permettait de transporter des enfants des quartiers noirs jusque dans des écoles à majorité blanche. « Il y avait une petite fille en Californie qui appartenait à la deuxième génération à aller dans son école publique, en bus chaque jour. Cette petite fille c'était moi », avait-t-elle alors raconté émue. Nul doute que la question raciale s'invitera de nouveau au cœur des débats.

Le nouveau duel entre ce vétéran de la politique américaine et la quatrième dans les sondages sera donc scruté de près. L'ancien vice-président a prévenu : « Je ne serai pas poli cette fois-ci », a mis en garde M. Biden.

Vingt prétendants démocrates se sont qualifiés pour le grand débat organisé par CNN à Detroit dans la nuit de mardi à mercredi. Pour l’instant, il s’agit d’une course à quatre dominée par Joe Biden (31 % selon la moyenne de RealClearPolitics), devant Elizabeth Warren (14,8 %), Bernie Sanders (14,3 %) et Kamala Harris (11 %).

Nul doute aussi que le duel Biden-Harris sera suivi et commenté par celui qui avait déjà tweeté « Le moins socialiste parmi deux socialistes est toujours socialiste ! », Donald Trump, citant le sénateur de Louisiane John Kennedy.

Garett Skypot pour DayNewsWorld

AUX ETATS-UNIS CONDAMNATION A PERPETUITE

DE EL CHAPO, BARON DE LA DROGUE

Le narcotrafiquant mexicain Joaquin Guzman, alias « El Chapo », a été condamné mercredi 17 juillet 2019 par un juge de New York à la perpétuité, assortie de 30 années de prison supplémentaires. Les avocats du narcotrafiquant le plus puissant depuis la fin du règne du Colombien Pablo Escobar, en 1993, ont déjà annoncé qu'ils feraient appel de cette condamnation.

Les chefs dont a été reconnu coupable El Chapo le 12 février, à l'issue d'un procès de trois mois, imposaient, au minimum, la prison à perpétuité. Le juge fédéral Brian Cogan a choisi de l'assortir de 30 années de prison supplémentaires pour utilisation d'armes automatiques, suivant ainsi les réquisitions du procureur.

En 2016 a lieu la dernière arrestation de ce sexagénaire à l’ego démesuré dans une villa à Los Mochis, sur la côte pacifique, dans son fief de Sinaloa . Extradé vers les Etats-Unis le 19 janvier 2017 dans une prison de Manhattan, «El Chapo» n'est plus que l'ombre de lui-même: isolé dans sa cellule 23 heures sur 24, après deux évasions au Mexique, seuls ses avocats et ses jumelles de sept ans peuvent lui rendre visite. Même sa femme Emma Coronel, une reine de beauté de 32 ans sa cadette, est interdite de visite.

Condamnation à perpétuité

Voilà le baron de la drogue le plus puissant au monde condamné à perpétuité.

« Les preuves accablantes présentées lors du procès ont montré que [Joaquin Guzman] était le chef impitoyable et sanguinaire du cartel de Sinaloa », qu'il a codirigé entre 1989 et 2014, avait écrit le bureau du procureur fédéral de Brooklyn Richard Donoghue, dans son réquisitoire avant le prononcé de la peine. La justice n'a pas été rendue ».

Celui appelé aussi «Le Courtaud», un surnom dû à sa petite taille, environ 1,67 m, est jugé pour avoir dirigé pendant 25 ans le plus puissant cartel de drogue au monde.

Durant le procès, l'accusation a montré que le Mexicain avait ordonné l'assassinat ou mis lui-même à mort au moins 26 personnes – parfois après les avoir torturées –, qui étaient informateurs, trafiquants issus d'organisations rivales, policiers, collaborateurs, voire des membres de sa propre famille. Beaucoup de documents étaient restés confidentiels tout comme la liste des anciens associés, employés ou rivaux de Joaquin Guzman appelés à témoigner. Certains bénéficient de la protection du gouvernement américain, sous de nouvelles identités. D’autres sont détenus dans des prisons spéciales pour empêcher toutes représailles.

Peu après l'ouverture de l'audience, mercredi, Joaquin Guzman s'est exprimé oralement pour la première fois depuis son extradition aux États-Unis, en janvier 2017. Il a affirmé avoir été privé d'un procès équitable et a dénoncé ses conditions de détention, affirmant avoir été « torturé physiquement, psychologiquement et mentalement 24 heures par jour ». « La justice n'a pas été rendue », a lancé cet homme de 62 ans, qui a bâti, en trente ans, le cartel le plus puissant du Mexique.

« El Chapo » le plus puissant narcotrafiquant depuis le Colombien Pablo Escobar

Le cartel de Sinaloa dirigé par Joaquin Guzman a expédié aux Etats-Unis plus de 154 tonnes de cocaïne ainsi que d’énormes quantités d’héroïne, de méthamphétamines et de marijuana, pour une valeur estimée à 14 milliards de dollars. A en croire les procureurs américains, « El Chapo » est le plus puissant narcotrafiquant depuis le Colombien Pablo Escobar, mort en 1993.

La chute est rude pour celui qui dirigea 25 ans durant l'un des cartels les plus puissants de la planète, ancien héros de la culture narco et des «narcocorridos», ces ballades mexicaines qui racontent les chefs de cartels.

Né le 4 avril 1957 dans une famille pauvre d'un village des montagnes de Sinaloa, au nord-ouest du Mexique, Joaquin Guzman travaille dès l'enfance en vendant oranges, bonbons et boissons.

Comme il le raconte à l'acteur Sean Penn lors d'un entretien en octobre 2015 censé rester secret mais qui contribuera à son arrestation, il se met, adolescent, à cultiver marijuana et pavot, faute d'alternatives. «La seule façon d'avoir de l'argent, d'acheter de la nourriture, de survivre, était de faire pousser le pavot à opium, la marijuana, alors à cet âge, j'ai commencé à en cultiver et à en vendre», confiera-t-il à l'acteur américain.

Le chef du cartel de Guadalajara Miguel Angel Felix Gallardo, surnommé «le parrain» des cartels mexicains modernes le recrute. Après l'arrestation de Gallardo en 1989, Guzman fonde avec trois associés le cartel de Sinaloa, en quelques années devenant un empire aux ramifications européennes et asiatiques. «Je fournis plus d'héroïne, de méthamphétamine, cocaïne et marijuana que n'importe qui dans le monde. J'ai des flottes de sous-marins, d'avions, de camions et de bateaux», se vantait-il dans l'interview à Sean Penn, publiée dans le magazine Rolling Stone.

Sa fortune le place sur la liste du magazine Forbes des hommes les plus riches du monde, avant d'en sortir en 2013 en raison des dépenses nécessaires à sa protection.

Au moins deux de ses fils sont accusés par les autorités américaines de jouer un rôle «important» dans son cartel. Un autre fils, Edgar, a été abattu en 2008.

Robin des Bois aidant les pauvres et ridiculisant les puissants, El Chapo a aussi mené une lutte ultra-violente contre ses rivaux, une guerre entre cartels qui ravage aujourd'hui encore le Mexique.

Où est l'argent ?

Mercredi, le juge a aussi ordonné la saisie de 12,6 milliards de dollars (11,2 milliards d'euros), ce qui correspond, selon le procureur, aux gains tirés du trafic de drogue. À ce jour, la justice américaine n'en a pas vu le moindre centime. Selon l'enquête, plusieurs centaines de millions de dollars auraient pourtant transité par le système bancaire et El Chapo aurait également investi dans une compagnie d'assurance située aux États-Unis.

El Chapo devrait purger sa peine à l'Administrative Maximum Facility, un établissement situé au milieu de nulle part, à Florence (Colorado). Surnommée l'« Alcatraz des Rocheuses », la prison est considérée comme la plus sûre des États-Unis et abrite plusieurs détenus célèbres comme Terry Nichols (complice dans l'attentat d'Oklahoma City) ou le Français Zacarias Moussaoui, qui a participé à la préparation des attentats Moussaoui, qui a participé à la préparation des attentats du 11 Septembre. « Une version aseptisée de l'enfer », titrait l'émission 60 Minutes de la chaîne CBS en 2007.

La procureure spéciale de New York en charge des stupéfiants, Bridget Brennan, a reconnu que la mise hors circuit de Joaquin Guzman n'avait pas amoindri l'influence du cartel de Sinaloa. « Nous pensons que c'est celui qui est responsable de l'acheminement de la plupart de la drogue qui entre aux États-Unis », a-t-elle expliqué.

« La condamnation et l'incarcération de Joaquin [...] ne vont rien changer à la guerre contre la drogue. », a reconnu Bridget Brennan.

Joanne Courbet pour DayNewsWorld

FACE A L'ASSAUT DE LA ZONE 51 ULTRASECRETE

L'US ARMY LANCE UN AVERTISSEMENT CLAIR

Sur Facebook, des internautes disent vouloir prendre d’assaut cette base militaire ultrasecrète qui, selon des légendes urbaines, abriterait des aliens.

Ce mercredi 17 juillet 2019, près de 1,4 million de personnes du monde entier étaient inscrites à un événement Facebook prévoyant de «prendre d'assaut» la «Zone 51» («Area 51» en anglais) car ils suspectent cette base militaire américaine, strictement interdite d'accès, d'abriter des activités en lien avec les extraterrestres.

Avec un enjeu clair : révéler la «vérité» à l'Amérique et au reste du monde après des années de «mensonges». Et pour cela, leur mot d'ordre et nom de leur événement Facebook est sans ambiguïté : «Prenons d'assaut la Zone 51 (car)ils ne peuvent pas tous nous arrêter».

Une attaque en groupe «à la naruto»

« Allons voir ces aliens. » La description de l’événement Facebook est courte et efficace. Cette base de l’US Air Force se situe à une heure de Las Vegas, dans le désert du Nevada,

Le plan théorique pour ce rassemblement, prévu le 20 septembre prochain, se résume en deux phrases :"« On se donne rendez-vous à l’“Alien centre” [une attraction touristique toute proche] et on coordonne notre entrée. Si on court comme dans “Naruto” [du nom d’un célèbre personnage de manga qui a la particularité de courir très vite avec les bras étendus vers l'arrière], on ira plus vite que leurs balles. Allons voir ces aliens. »" L’hypothèse étant : « ils ne peuvent pas tous nous arrêter ».

En effet, il ne faut pas oublier que tout autour de la zone protégée, les panneaux mentionnant « usage de la force autorisé » ne manquent pas. Cela pouvant être traduit par « nous nous autorisons à vous abattre si vous pénétrez dans la zone ».

C'est ainsi que, le 20 septembre prochain, jour prévu de «l'attaque», ils pourraient bien être plusieurs centaines de milliers de personnes à déferler sur ce site situé à environ 160 km au nord de Las Vegas malgré les panneaux d'interdiction d'accès mentionnant que «l'utilisation d'une force mortelle est autorisée».

L'avertissement de L'US Army

L'armée américaine suit l'événement avec attention et ne semble pas disposée à plaisanter, bien au contraire.

D'une superficie immense évaluée à 1,2 millions d'hectares, la Zone 51 a été créée dans les années 1950, à l'initiative de Richard M. Bissell Jr., un officier de la CIA qui était alors chargé de superviser le développement des avions espions U-2 avec l'approbation du président Eisenhower. Aujourd'hui, officiellement du moins, ce sont des essais d'armes et d'avions qui y sont effectués.

C'est donc une zone ultra secrète et inaccessible si bien que l'US Air Force n'a pas manqué de réagir.

Contactée par le quotidien The Washington Post, vendredi 12 juillet 2019, celle-ci a ainsi confirmé, par l'intermédiaire de sa porte-parole, Laura McAndrews, être au courant du projet d'invasion et a tenu à dissuader ceux qui seraient réellement prêts à franchir le pas.

«La Zone 51 est un site servant de camp d’entraînement à ciel ouvert à l’armée de l’air américaine et nous décourageons quiconque d’essayer de venir sur le site (...) L’armée de l’air est toujours prête à protéger l’Amérique et ses actifs», a-t-elle déclaré semblant sous-entendre un possible usage de la force armée.

En janvier dernier, un civil avait réussi à s'introduire dans la base avant d'être abattu par les forces militaires, qui ont droit à « l'utilisation d'une force mortelle » dans un tel cas. Message reçu cinq sur cinq pour certains qui se dégonflent..

Dans ce contexte peu amène, et à mesure que les jours passent, certaines personnes inscrites à l'événement admettent qu'elles ne sont en réalité pas intéressées. «Bonjour Gouvernement américain, c’est une blague, je n’ai pas vraiment l’intention de concrétiser ce plan ; j'ai juste pensé que ce serait drôle et je ne me sentirais pas responsable si les gens décident de prendre d'assaut la zone 51», a, à cet égard, écrit Jackson Barnes, un des organisateurs de l'événement. Aurait-il pris peur du F.B.I ?

Chasseurs d'extraterrestres ou adeptes des théories du complot

Mais pour certains, chasseurs d'aliens et adeptes des théories du complot, la zone 51 alimente depuis plusieurs décennies tous les fantasmes. Des partisans d'une vie extraterrestre campent d'ailleurs régulièrement aux abords de la zone ultra protégée pour la surveiller. Si secrète que son existence même n'a été reconnue par la CIA qu'en 2013, lorsque l'agence de renseignement a déclassifié des documents sur l'avion espion U2.

Pour eux, il s'agit bien d'un lieu de rencontres entre l'armée américaine et les Aliens. Ils pensent que cette zone est le théâtre d'expériences mystérieuses sur des extraterrestres. Et, pour appuyer leurs dires, ils publient depuis des années des dizaines de vidéos de «preuves» sur les sites de streaming.

Le mystère qui entoure la Zone 51 en a fait un sujet de choix, dans la pop-culture: on en parle dans X-Files, Roswell, La colline a des yeux, Indiana Jones, Doctor Who ou encore Futurama et Les Simpson, et même dans le film à grand spectacle «Independence Day».

Canular ou pas ?

Mais les organisateurs de l’événement « Prenons d’assaut la Zone 51, ils ne peuvent pas tous nous arrêter » n'ont-ils pas joué sur ces fantasmes et la crédulité de certains adeptes d'insolite ?

En effet l’événement Facebook a tout de la blague potache. Organisé par les modérateurs d’un site consacré aux mèmes, baptisé « Shitposting cause I’m in shambles », en collaboration avec un gamer célèbre sur le réseau social de streaming Twitch, la page de l’événement regorge de publications satiriques sur la manière de contourner au mieux le système de défense de la base.

Canular ou pas, quelques commentaires et mèmes concernant cet événement valent le détour.

Commençons peut-être par la préférée du web. Un personnage bien motivé, vêtu d’une sorte de costume de mercenaire mandalorien modifié (univers Star Wars), donnant l’équivalent 2019 du discours de Martin Luther King “I Have a Dream”.

Mêmes les stars, à l'instar de la chanteuse Lizzo, se sont prêtées au jeu.

Et même le très sérieux Elon Musk s’y serait mis (dans un faux tweet…). « Je fournirai l’un de mes lance-flammes à quiconque essaiera de prendre d’assaut la zone 51 ».

Joanne Courbet pour DayNewsWorld

FACE A LA TAXE GAFA FRANCAISE

L'ADMINISTRATION AMERICAINE REAGIT

LA RIPOSTE ET LES RETORSIONS VONT FAIRE TRES MAL

L’administration Trump riposte à la « taxe GAFA » française.

L’Amérique réagit d'une seule voix . Républicains et Démocrates sont unis contre une mesure de « racket» de la part de la France, voilà ce que l'on peut entendre de toute part dans la classe dirigeante et politique aux USA !

Robert Lighthizer le représentant américain pour le commerce, a annoncé, mercredi 10 juillet 2019, l’ouverture d’une enquête contre la France en représailles de la taxe dite GAFA (pour Google, Apple, Facebook et Amazon), qui doit prélever 3 % des revenus générés en France par certains opérateurs offrant des services digitaux

Les Etats-Unis ont annoncé l’ouverture d’une enquête, un processus qui débouchera sur l’imposition de droits de douane sur les produits français et bien d'autres mesures de rétorsion commerciales contre la France si cette dernière ne met pas fin séance tenante à cette « fumante taxe GAFA » !!

Le Royaume -Unis avait déjà mesuré combien il serait délicat de négocier un quelconque accord de libre-échange avec les Etats-Unis de Donald Trump après le Brexit.

Emmanuel Macron président français et son ministre de l’économie et des finances, Bruno Le Maire, vont expérimenter la difficulté de s’attaquer seuls à Washington.

Paris met en avant sa souveraineté, mais  la taxe GAFA à la française semble être surtout une manœuvre désespérée de faire rentrer des recettes dans les caisses d'un pays qui ne semble pas comprendre que trop de fiscalité tue la fiscalité et que des mesures d’économie doivent faire partie des réflexions que l'Etat français doit s'imposer !!!

Dans un communiqué le bureau de Robert Lighthizer énonce que :

« La structure de la nouvelle taxe tout comme les déclarations des responsables [politiques français] laissent suggérer que la France, avec cet impôt, cible de manière inéquitable certaines entreprises technologiques américaines »

« Le président nous a demandé d’enquêter sur les effets de cette législation et de déterminer si elle est discriminante ou déraisonnable et pèse sur le commerce des Etats-Unis ou le restreint. »

Le ministre Français de l’économie, Bruno Le Maire, a réagi ce jeudi 11 juillet 2019 en affirmant que des pays alliés devaient régler leurs « différends autrement que par la menace ».

Bruno Le Maire a ajouté au Sénat:

« La France est un Etat souverain, elle décide souverainement de ses dispositions fiscales, et elle continuera de décider souverainement de ses décisions fiscales » et ce juste avant le vote ultime du Parlement sur la mise en place de cette taxe.

La taxe GAFA devrait s'articuler de la façon suivante :

Les entreprises concernées doivent réaliser 750 millions d’euros de chiffre d’affaires, dont 25 millions d’euros en France.

La taxe affecterait une trentaine de compagnies, dont les GAFA, mais aussi des entreprises européennes et chinoises et une seule française, Criteo.

Les sénateurs Chuck Grassley (républicain, Iowa) et Ron Wyden (démocrate, Oregon), membres de la commission des finances du Sénat, avaient envoyé le 24 juin une lettre au secrétaire au Trésor, Steven Mnuchin, l’enjoignant d'une part de tout faire pour inciter la France à faire machine arrière.

D'autre part ils s’indignent notamment que la loi soit rétroactive et qu’elle puisse conduire à une double taxation ce qui est intolérable et contraire à tout éthique fiscale dans une démocratie qui se respecte !!

Unanimes les sénateurs dans leur ensemble (Républicains comme Démocrates) et les membres de l'administration de notre Président Donald Trump exhortent la France de revenir en arrière avec la mise en place de cette taxe faute de quoi la riposte des Etats-Unis et les rétorsions vont être terribles et feront très mal !!!

Simon Freeman  Washington pour DayNewsWorld

DEUXIEME SEISME EN CALIFORNIE

ET ETAT D'URGENCE

Un séisme de magnitude 7,1 a secoué le sud de la Californie vendredi soir, le deuxième de grande ampleur à frapper cette zone peu urbanisée en deux jours, a annoncé l'institut américain de géophysique USGS.

Ressenti jusqu'à Los Angeles

Si les secousses ont été ressenties jusqu'à Los Angeles et Las Vegas, leur épicentre était heureusement situé dans une zone peu peuplée et elles n'avaient fait, aux dernières nouvelles, que quelques blessés légers. Elles ont en revanche fait des dégâts dans les petites villes situées autour de l'épicentre, à environ 240 km au nord-est de Los Angeles.

Cette secousse était potentiellement onze fois plus dévastatrice que celle qui a touché jeudi matin la zone de Ridgecrest, d'une magnitude de 6,4, à environ 240 km au nord-est de Los Angeles.Selon l'USGS, le séisme de jeudi était vraisemblablement un précurseur de celui qui s'est produit vendredi à 20h19 heure locale. Et il y a environ 10 % de probabilité d'un nouveau séisme atteignant une magnitude 7 ou plus dans la semaine à venir, a estimé la sismologue Lucy Jones, de l'Institut californien de Technologie.

Aucun dégât majeur, semble-t-il

Aucun dégât majeur n'a toutefois été recensé, selon les autorités locales. Les pompiers de la ville ont fait état de lignes électriques tombées au sol et de coupures de courant localisées à la suite du séisme qui a duré une vingtaine de secondes. Mais les inspections de sécurité menées à l'aéroport international n'ont détecté aucun dégât et le trafic aérien n'a en rien été perturbé par le séisme.«Les premiers rapports font état de dégâts plus importants» que la veille mais aucun mort n'est à déplorer.

Le spectre du «Big One»

Ressentis dans un vaste périmètre, jusqu'à Las Vegas dans le Nevada voisin, ces deux tremblements de terre ont ranimé le spectre du «Big One», un méga-séisme potentiellement dévastateur tant redouté dans l'Ouest américain.

La sismologue Lucy Jones, du California Institute of Technology (Caltech), a estimé sur Twitter que les deux séismes s'étaient produits «sur la même faille» et «font partie de la même séquence».

L'état d'urgence a été décrété samedi dans deux comtés du sud de la Californie à l'épicentre des deux séismes qui ont frappé la région jeudi et vendredi, dont le second est, avec 7,1 de magnitude, le plus important depuis 20 ans.

Boby Dean pour DayNewsWorld

LE PATRIOTISME AFFICHE

DE LA FETE NATIONALE AMERICAINE

Donald Trump a célébré jeudi l'histoire des Américains pour qui « rien n'est impossible », dans un discours rendant hommage à l'armée et appelant au rassemblement.

« Notre nation est plus forte aujourd'hui que jamais auparavant », a déclaré le président américain sous les applaudissements de milliers de spectateurs, dans un discours entrecoupé de musiques militaires et du spectaculaire survol d'avions de guerre.

L'imposant Air Force One, le Boeing 747 des présidents américains, a survolé le cœur historique de Washington pour annoncer l'ouverture de la cérémonie.

« USA, USA », s'est mis à scander le public lorsque le milliardaire républicain est arrivé, accompagné de son épouse, Melania Trump, aux pieds de marches du Lincoln Memorial, monument à la gloire du 16e président américain.

C'est depuis ces mêmes marches que Martin Luther King délivra en 1963 son discours historique « I have a dream » en faveur de l'égalité pour les Noirs.

« Aujourd'hui, nous nous rassemblons comme un seul pays pour cet hommage très spécial à l'Amérique », a déclaré Donald Trump, avant d'énumérer les découvertes et avancées médicales, spatiales, technologiques et industrielles faites par des Américains. Nous serons de retour sur la Lune sous peu et un jour prochain, nous planterons le drapeau américain sur Mars », a promis Donald Trump.

En présence de son vice-président Mike Pence, de membres de son administration, du Congrès et des représentants de toutes les branches de l'armée, Donald Trump a rendu hommage aux militaires, à la police, aux sauveteurs et volontaires du 11-Septembre, mais aussi à de nombreuses personnalités civiles, dont le mouvement des suffragettes et plusieurs grandes figures noires américaines, dont Martin Luther King.

« Pour les Américains, rien n'est impossible », a proclamé Donald Trump.

Jaimie Potts pour DayNewsWorld

 

LA FETE NATIONALE AMERICAINE

S'ACCOMPAGNE D'UN DEFILE MILITAIRE

La fête nationale américaine se transforme pour la première fois en défilé militaire grâce au président Donald Trump.

Le président américain bouleverse l'ordonnancement de la fête nationale américaine et apparaîtra au centre des célébrations, avec un discours sur les marches du Lincoln Memorial.

Washington connaîtra ce jeudi 4 juillet, date de la fête d'indépendance américaine, un événement inédit: en lieu et place du rendez-vous civil et apolitique traditionnel, c'est un défilé militaire, accompagné d'un discours de Donald Trump, qui est organisé cette année.

Le président des Etats-Unis n'avait en effet pas caché son coup de cœur pour le 14-Juillet français auquel il avait assisté lors de sa venue à Paris en 2017. Il avait alors déclaré qu'il s'en inspirerait.

Le 4 juillet 1776, les représentants des treize colonies américaines s'étaient réunis à Philadelphie pour présenter au monde la déclaration par laquelle ils rompaient avec la couronne britannique.

Un événement qui a abouti à l'indépendance des Etats-Unis.

A Donald Trump d' organiser pour ce jeudi 4 juillet, fête de l'indépendance, un défilé militaire à Washington.

Il prononcera un discours devant le Lincoln Memorial. Le discours de Donald Trump est lui aussi une première, pour ce 4-Juillet américain.

Ce 4 juillet « va être très différent, il va être spécial », a indiqué le président.

Il y aura « des avions au-dessus de nous, les meilleurs avions de chasse au monde » et « nous aurons quelques chars », a-t-il précisé.

Depuis ce monument à la gloire d'Abraham Lincoln, 16e président et défenseur de l'unité du pays pendant la guerre civile, Donald Trump prononcera son « Salute to America » (un « hommage à l'Amérique ») à 18h30 (22h30 GMT).

Une fête très patriotique où des chars d'assaut sont exposés ce jeudi dans le centre de Washington et des avions de combat rugissent dans le ciel.

Jaimie Potts pour DayNewsWorld

DEUXIEME DEBAT DEMOCRATE  LE FAVORI

JOE BIDEN SUR LA DEFENSIVE

KAMAL HARRIS A L'OFFENSIVE

Le deuxième débat des nombreux candidats démocrates pour la présidentielle de 2020 a eu lieu jeudi soir à Miami, en Floride.

Le vétéran de la politique Joe Biden, 76ans, s'est retrouvé sur la défensive à plusieurs reprises, jeudi soir, à l'occasion du débat démocrate pour la présidentielle américaine de 2020. L’ancien vice-président d' Obama a été attaqué de front par la sénatrice de Californie sur sa relation courtoise avec deux sénateurs ségrégationnistes, qu’il avait mise en avant la semaine dernière. Et Kamala Harris, qui a des origines jamaïcaines et indiennes a saisi son moment alors que les candidats étaient interrogés sur les tensions entre la police et les minorités aux Etats-Unis.

« En tant que seule personne noire sur scène, je voudrais m’exprimer sur cette question raciale. » Et puis jugulaire de le regardant doit dans les yeux : « Je ne crois pas que vous soyez raciste. Mais c’est personnel, et ça m’a blessée, de vous entendre parler de la bonne réputation de deux sénateurs américains qui ont construit leur carrière sur la ségrégation raciale dans ce pays. » Kamala Harris ne s’est pas arrêtée là.

Elle a rappelé que Joe Biden s’était opposé à l’époque au « busing », qui visait à promouvoir la mixité raciale en transportant des élèves noirs dans des écoles majoritairement blanches. « Il y avait une petite fille en Californie, qui a fait partie de la 2e classe à être intégrée dans une école publique [hors secteur], et elle a pris le bus tous les jours. Cette petite fille, c’était moi. »

De plus l'actuel favori des sondages, âgé de 76 ans, a également rapidement été appelé à « passer le témoin ».

« Si nous voulons régler les problèmes, passez le témoin, si nous voulons résoudre le chaos climatique, passez le témoin, si nous voulons mettre fin à la violence par les armes et résoudre la dette étudiante, passez le témoin », a répété Eric Salwell, un parlementaire peu connu de 38 ans.

Ce vétéran de la politique a concentré les attaques des autres candidats. A Miami, il s'est présenté en rassembleur modéré, défenseur de la classe moyenne et des ouvriers. Dès le 25 avril, l'homme de 76 ans tentait de se placer au-dessus de la mêlée démocrate, dans un duel direct avec le président républicain Donald Trump. « Je suis prêt à diriger ce pays parce qu'il est important que nous fassions revivre l'âme de cette nation » que le milliardaire a « piétinée », avait-t-il avancé. Il semble cependant avoir été rattrapé par son âge.

Chrétien pratiquant, le maire de South Bend (Indiana) Pete Buttigieg a dénoncé les séparations de familles à la frontière mexicaine ordonnées un temps par l'administration Trump, en critiquant particulièrement le parti républicain « qui aime se draper dans un discours religieux ».

Le benjamin de la course (37 ans) est le premier candidat de poids dans une élection présidentielle à se déclarer homosexuel.

Bernie Sanders, dont c'est la troisième campagne pour accéder à la présidence, a décrié l'action trumpienne. Il a été le plus virulent. « Le peuple américain a conscience que Trump est un imposteur, un menteur pathologique et un raciste, et qu'il a menti au peuple américain durant la campagne. Trump est bidon, il ne défend pas les familles américaines », a lancé le sénateur du Vermont, donné deuxième des sondages (17%) derrière Joe Biden.

Il a notamment déclaré que les baisses d'impôts décidées par Trump favorisaient les plus riches et avaient accentué les inégalités économiques dans le pays. « Donald Trump pense que Wall Street a construit l'Amérique, a-t-il affirmé. Il nous a placés dans une situation horrible. Il y a d'énormes inégalités salariales."

Les autres candidats se sont battus pour exister, notamment Andrew Yang, l'entrepreneur qui milite pour un revenu universel de 1.000 dollars par mois face à la menace de l'automation et de l'intelligence artificielle. La conseillère spirituelle d'Oprah Marianne Williamson a, elle, livré un message «d'amour contre la haine» de Donald Trump.

Les observateurs attendaient avec plus d'impatience ce second débat qui a rassemblé, jeudi 27 juin, toujours à Miami, en Floride (Etats-Unis), les poids lourds candidats à l'investiture démocrate.

Mercredi, la sénatrice du Massasuchetts Elizabeth Warren s'était distinguée. Jeudi soir, c'est Kamala Harris qui a crevé l'écran. Donné à 32 % en moyenne dans les sondages nationaux, celui que Donald Trump surnomme « Joe-Dodo » devance Bernie Sanders (17 %), le candidat qui avait inquiété Hillary Clinton en 2016. A son âge cependant, beaucoup s'interrogent sur sa capacité à tenir la distance d'une longue course qui doit s'achever en novembre 2020. Le jeune démocrate Pete Buttigieg figure également parmi les principaux prétendants de la course.

A l'issue de ces deux premiers débats, les deux favoris des sondages, Joe Biden et Bernie Sanders, voient deux femmes, Elizabeth Warren et Kamala Harris, s'ériger en redoutables concurrentes.

La prochaine étape de cette course à l'investiture se déroulera à Detroit (Michigan), les 30 et 31 juillet, lors de débats organisés par CNN.

Jaimie Potts pour DayNewsWorld

COUP D'ENVOI DES PRIMAIRES DEMOCRATES 2020 AVEC MME WARREN EN TETE

A moins de 500 jours de l’élection présidentielle américaine, une pléiade de candidats démocrates s'affrontent lors de primaires pour confronter leurs programmes.

Il s'agit de décrocher l'investiture.

Le premier débat a eu lieu mercredi 26 juin à Miami, en Floride pour une dizaine d'entre eux.

Le deuxième débat verra s’affronter jeudi entre autres ceux qui sont en tête des sondages en ce moment : deux favoris masculins, le centriste Joseph Biden, ancien vice-président d’Obama, et le sénateur socialiste du Vermont Bernie Sanders .

Un débat très codifié selon des règles très strictes : d'une durée de deux heures chaque candidat a droit à des réponses de 60 secondes, suivies de 30 secondes de droit de suite pour que tout le monde puisse s’exprimer.

C'est la la progressiste Elizabeth Warren qui a dominé le premier débat démocrate, commençant et clôturant la joute oratoire.

La sénatrice du Massachussets, Elizabeth Warren, 70 ans, est déjà créditée de 15 % d’intentions de vote dans les sondages, figurant ainsi à la troisième place sur le podium. Pourfendeuse de Wall Street, Elizabeth Warren a été la première à prendre la parole sur le thème des inégalités économiques.

Elle a dominé les autres candidats par la clarté de ses propositions, mais aussi par sa conviction, notamment quand elle a dénoncé les dysfonctionnements de la démocratie américaine. « Nous avons depuis bien trop longtemps un Congrès qui néglige ce qui compte pour les gens dans ce pays.

Le pays fonctionne beaucoup mieux pour ceux qui distribuent d’énormes sommes d’argent, qui embauchent des armées de lobbyistes et d’avocats que pour le peuple. » , a-t-elle déclamé. « Nous devons opérer des changements structurels dans notre façon de gouverner, dans notre économie et dans notre pays », a-t-elle déclaré sous les applaudissements.

Elle a décliné avec force et conviction son programme très à gauche détonnant avec la majorité des candidats plutôt progressistes.

Mme Warren a commencé par la question de la santé, arguant pour la mise en place d’un payeur unique pour la santé, qui mettrait fin aux compagnies d’assurances.

La cheffe de file de l'aile progressiste du Parti démocrate qui estime que l'assurance privée tire profit des Américains, soutient une assurance maladie pour tous (« Medicare for All ») financée par le gouvernement.

« La santé est un droit humain fondamental », a-t-elle asséné. Le « Medicare for All » défendu par Elizabeth Warren et le sénateur du Vermont Bernie Sanders, créerait donc un régime de santé géré par le gouvernement éliminant l'assurance privée. Il est calqué sur le programme de santé gouvernemental Medicare destiné aux personnes âgées. Mais la plupart des autres candidats présents excepté Bill de Blasio, maire de New-York, optent pour le système mixte public-privé existant.

Dans cette ville où sept habitants sur dix sont hispaniques, la crise migratoire a pris de l'importance dans le débat rattrapé  par les révélations d'une ONG sur les mauvaises conditions de vie de jeunes migrants dans un centre de rétention et la noyade d'un père et de sa fillette. Tous s'opposent sans conteste à la gestion du président républicain Donald Trump de la crise migratoire à la frontière avec le Mexique.

Si Mme Warren, mercredi soir, s'est de loin imposée sur les neuf autres démocrates présents, d'aucuns s'inquiètent qu'elle soit trop vulnérable dans un éventuel duel présidentiel avec Donald Trump, qui la surnomme « Pocahontas », en référence à ses lointaines origines amérindiennes.

Joanne Courbet pour DayNewsWorld

ACCUSE DE VIOL DONALD TRUMP NIE

Aujourd'hui âgée de 75 ans, E. Jean Carroll, éditorialiste renommée de la version américaine du magazine « Elle », a affirmé, dans un entretien publié la semaine dernière au magazine « New York », avoir été violée par le magnat de l'immobilier dans les années 1990 dans une cabine d'essayage d'un magasin de luxe new-yorkais.

Elle raconte l'avoir croisé dans Bergdorf Goodman, un magasin de l'Upper East Side à Manhattan. Après lui avoir demandé un cadeau pour une femme, Donald Trump lui aurait confié que le cadeau était en réalité pour elle.

Il se serait ensuite enfermé avec l'autrice dans une cabine, elle pensant qu'il « blaguait » en la suivant jusque là. C'est là qu'il l'aurait embrassé de force avant de la violer.« C'était une lutte », a dit lundi l'éditorialiste, interrogée sur CNN. Finalement, E. Jean Carrol aurait réussi à s'échapper de la cabine d'essayage.

De son côté, le président a répondu le 24 juin aux accusations lorsque le site politique The Hill l'a questionné à ce sujet.

« Je vais le dire avec beaucoup de respect », a-t-il commencé. « Premièrement, elle n'est pas mon genre. Deuxièmement, cela n'est jamais arrivé. Ce n'est jamais arrivé, OK ? ».

Et d'ajouter : « Elle ment totalement. Je ne sais rien d'elle. Je ne connais pas cette dame. Je ne sais rien d'elle »

La peur des représailles ou la promotion d'un livre ?

L'éditorialiste évoque également son agression présumée dans un ouvrage autobiographique, What Do We Need Men For ? A Modest Proposal (Pour quoi avons-nous besoin des hommes ? Une proposition modeste).

« Elle essaye de vendre un nouveau livre. Cela devrait vous faire comprendre quelles sont ses motivations », a dénoncé le milliardaire républicain. « Cela devrait être vendu au rayon fiction. »

Ce n'est pas la première fois que Donald Trump est accusé d'agressions sexuelles : E. Jean Carroll est au moins la seizième femme accusant Donald Trump – ni la première fois qu'il utilise ce genre de défense.

« Croyez-moi, elle ne serait pas mon premier choix », avait-il dénigré en plein meeting au sujet de Jessica Leeds, une jeune femme l'accusant de l'avoir violée à bord d'un avion. Et le sujet est clos.

« Un mensonge complet », a insisté M. Trump. « Je ne sais rien de cette femme. C'est une chose terrible que des gens puissent proférer de telles accusations ».

Kate White pour DayNewsWorld

POURQUOI DONALD TRUMP

SOUFFLE LE CHAUD ET LE FROID CONTRE L'IRAN

Depuis mai 2018 et le retrait des Etats-Unis de l'accord international sur le nucléaire iranien, la tension ne cesse de croître dans la région du Golfe. Elle atteint désormais son paroxysme. Rien ne va plus entre Téhéran et Washington et surtout après que, cette semaine, l'Iran a abattu un drone américain dans le golfe d'Oman.

TRUMP....On Monday they shot down an unmanned drone flying in International Waters. We were cocked & loaded to retaliate last night on 3 different sights when I asked, how many will die. 150 people, sir, was the answer from a General. 10 minutes before the strike I stopped it, not...

« Dix minutes avant la frappe, je l’ai stoppée » a affirmé Donald Trump Trump vendredi après la destruction d’un drone par les Iraniens.

Le locataire de la Maison Blanche a confirmé vendredi 21 juin qu’il avait bien envisagé, la veille, avant de se raviser, des frappes contre des cibles iraniennes en représailles à la destruction d’un drone américain. Des attaques devant viser trois sites et qui auraient fait 150 morts.

Le Président états-unien a annoncé samedi 22 juin qu’il prévoyait d’imposer de nouvelles sanctions contre Téhéran afin d’empêcher l’Iran d’obtenir l’arme nucléaire. Toutefois, il a ajouté que des actions militaires étaient toujours possibles. Les Etats-Unis imposeraient dès lundi de nouvelles « sanctions supplémentaires majeures contre l'Iran lundi. L'Iran ne peut pas avoir d'armes nucléaires ! »

Donald J. Trump

Iran cannot have Nuclear Weapons! Under the terrible Obama plan, they would have been on their way to Nuclear in a short number of years, and existing verification is not acceptable. We are putting major additional Sanctions on Iran on Monday. I look forward to the day that.....

Pourquoi ces revirements du président américain ?

Le président des Etats-Unis a raconté tout d’abord sa version des événements sur son compte Twitter, puis dans un entretien à la chaîne NBC pour l’émission dominicale « Face the Nation ». Il a expliqué qu’il avait changé d’avis pour épargner des vies humaines.

Cette zone stratégique a été le théâtre, quelques jours plus tôt, d’attaques contre deux pétroliers, imputées au régime de Téhéran par Washington. Donald Trump réagit en milieu de matinée en publiant sur son compte Twitter un message menaçant. « L’Iran a commis une grosse erreur », écrit-il, ouvrant la porte à une éventuelle riposte militaire.

Le Président états-unien, qui alterne déclarations martiales et appels au dialogue depuis plusieurs semaines, a annoncé le 22 juin qu’il prévoyait d’imposer de nouvelles sanctions contre Téhéran afin d’empêcher l’Iran d’obtenir l’arme nucléaire.

Si les Iraniens renoncent au nucléaire, il promet d'être « leur meilleur ami ».

L'armée iranienne a averti ce samedi les Etats-Unis que la moindre attaque contre son territoire aurait, selon elle, des conséquences dévastatrices pour les intérêts américains dans la région. « Tirer une balle en direction de l'Iran mettra le feu aux intérêts de l'Amérique et de ses alliés » dans la région, a déclaré le général de brigade Abolfazl Shekarchi, porte-parole de l'état-major conjoint des forces armées iraniennes.

Quelques jours après avoir annoncé le démantèlement d’un « nouveau réseau » d’espions et de « nouvelles recrues des Américains » liées à la CIA, l’Iran a par ailleurs annoncé dans la journée l’exécution pour « espionnage » d’un prestataire du ministère de la Défense.alal Haji Zavar avait été condamné par un tribunal militaire pour espionnage au profit de l’Agence centrale du renseignement des Etats-Unis (CIA), selon l’agence semi-officielle Isna.

Quoiqu'il en soit, les conséquences d’un tel acte de guerre contre l'Iran seraient très lourdes tant pour le Proche-Orient que pour les États-Unis eux-mêmes

Et une guerre pourrait coûter à Trump sa réélection qui avait promis à ses électeurs de ne pas s'engager dans une nouvelle guerre et de se retirer de tous les conflits militaires en suspens

Britney Delsey pour DayNewsWorld

LE DRONE AMERICAIN RQ-4A GLOBAL HAWK

POUR UN ESPIONNAGE DE POINTE .

C’est un très gros drone américain que Téhéran assure avoir abattu au dessus de son territoire, jeudi 20 juin, provoquant une escalade des tensions irano-américaines. Le détroit d’Ormuz est une zone, très disputée, est toujours délicate à balayer pour les armées occidentales.

Le RQ-4A Global Hawk, qui survolait les eaux internationales selon Washington, a une envergure similaire à celle d’un Boeing 737. Il appartient à la famille des Global Hawk, qui sont les drones de reconnaissance historiques américains, bien plus imposants que les très redoutés drones Predator ou Reaper, utilisés par l’armée américaine pour les missions d’assassinats. C'est un engin capable d’espionner les communications au sol depuis une altitude de près de 20 km.

Un bijou technologique volant espion

L’US Navy déploie de nombreux navires de guerre et un groupe aéronaval complet autour d’un porte-avions, dans la région du Golfe. Elle n’agit pas sans drones de surveillance, capables de voler durant plus de 24 heures. Et ce, a fortiori ­depuis les attaques de tankers de la mi-juin.

Le drone surveille depuis le ciel 103 600 km² progressant lentement pour collecter autant d’informations que possible. Le RQ-4A Global Hawk ne vole qu’à 400 nœuds, en suivant une route déterminée à l’avance: dans les états-majors, des officiers spécialisés tracent point par point le parcours de surveillance, grâce aux coordonnées GPS.

Ce drone peut espionner depuis une altitude de 19,8 km, soit environ deux fois plus haut qu’un avion traditionnel. Il peut ainsi « fournir des renseignements en temps réel sur une superficie de 103 600 km², soit un peu moins que la taille d’un État américain comme l’Illinois », assure le constructeur de ce drone, Northrop Grumman, sur son site.

Le RQ-4A Global Hawk est, en effet, un avion espion servant exclusivement à des missions de reconnaissance et, à cette fin, est équipé en radars, capteurs et caméras en tout genre. Il dispose d’un radar de surveillance maritime à 360° et de détection sol-air, avec une capacité à long rayon d’action.

Ce véritable bijou technologique fait des relevés géographiques ou photographiques très précis et est capable d’intercepter des communications téléphoniques ou radio au sol depuis des hautes altitudes.

Après les attentats du 11 septembre 2001

Le RQ-4A est le premier modèle de la famille des drones Global Hawk, et a fait ses débuts peu après les attentats du 11 septembre 2001. Ce drone de reconnaissance avait été déployé dès novembre 2001 en Afghanistan. Il a ensuite été utilisé en Irak, aux abords de la Corée du Nord et, même, lors de la catastrophe de Fukushima au Japon en 2011, pour aider les secours. Mais en 2013, Northrop Gumman a cessé sa production pour vendre son successeur, le Global Hawk-RQ-4B, qui peut transporter plus de matériel de surveillance.

Northrop Gumman indique, sur son site, que 37 Global Hawk-RQ-4A sont en service et ont été utilisés, entre autre, pour surveiller les mouvements des combattants du groupe terroriste État islamiste (EI) en Syrie, pour faire de la reconnaissance en mer baltique après l'annexion de l'Ukraine par la Russie ou encore pour participer aux recherches des lycéennes kidnappées en 2014 par Boko Haram au Nigeria.

Comment expliquer ce tir de l'Iran sur un drone américain ?

Selon les experts, le commandement américain n’avait aucun intérêt à pénétrer dans l’espace aérien de l’Iran – le Pentagone assure d'ailleurs que le drone volait à 34 km des côtes iraniennes. Reste que la zone du détroit d’Ormuzest toujours délicate à balayer . Les espaces nationaux se touchent et les pays riverains peuvent jouer de revendications territoriales.

D’autres hypothèses sont également envisagées pour expliquer le tir iranien.

Côté américain on peut penser à un brouillage GPS qui aurait momentanément fait dériver le Global Hawk, ou à une erreur dans la préparation du tracé de sa mission.

Côté iranien on peut penser au déclenchement intempestif d' un système sol-air iranien ou à une prise en main des « durs » du régime voulant tester la volonté américaine.

Une démonstration de force technologique iranienne

En tout état de cause, le fait que l’Iran soit parvenu à détruire un Global Hawk « démontre que le pays est technologiquement plus avancé que ce qu’on aurait pu croire.

En un sens, c’est un message envoyé aux États-Unis pour les prévenir de ne pas sous-estimer leur capacité militaire », estime Amy Zegart, co-directrice du Centre pour la sécurité internationale et la coopération de l’université de Stanford (Californie), interrogé par Time.

Alize Marion pour DayNewsWorld

DONALD TRUMP POUR UN DEUXIEME MANDAT GARDER LA GRANDEUR DE L'AMERIQUE

Sous les hourras d’une foule enthousiaste, Donald Trump a lancé ce mardi soir en Floride la campagne pour sa réélection en 2020. Il est le premier qui ouvre cette campagne qui risque d'être riche d'enseignements. Dans un pays à l' économie florissante depuis l’élection de Donald Trump, les sondages ne le donnent pourtant pas comme gagnant.

Pourtant, loin de s'en émouvoir, le locataire de la Maison Blanche a repris ses thèmes favoris de 2016 et attaqué avec violence les démocrates, accusés de vouloir «détruire le rêve américain».

Et très à l’aise au micro et fidèle à son style provocateur, le président a littéralement galvanisé les quelque 25 000 supporters venus l’écouter à Orlando. Le président américain a promis de « Garder la grandeur de l'Amérique » (Keep America Great), en référence à son précédent slogan, Make America Great Again.

« Quatre ans de plus ! Quatre ans de plus ! » reprenaient régulièrement ses soutiens dans la salle, rythmant un discours à la tonalité très agressive. « Voter pour un démocrate, quel qu'il soit, en 2020, c'est voter pour la montée du socialisme radical et la destruction du rêve américain », a-t-il ainsi affirmé.

Il nie déjà les résultats de sondages qui le placent deuxième dans des états-clés comme le Texas et le Wisconsin et continue de claironner que son niveau d’approbation dépasse 50 %.

D'ailleurs le président évoque déjà la possibilité de magouilles démocrates s’il venait à perdre les élections de novembre 2020, surtout si l’avance des démocrates sur les républicains est mince.

N'a-t-il pas aussi laissé entendre que sa base s’agiterait si quelque chose de déplaisant lui arrivait, rappelant que ses supporteurs incluent des motards, des militaires, des policiers, des agents frontaliers et autres durs « trumpistes ». De plus, il ne cesse de répéter que la Bourse va s’effondrer s’il perd.

Le principal problème de Trump n’est pas tant ce qu’il fait – certaines de ses décisions sont excellentes, mais ce qu’il est. Trump n'est-il pas son propre ennemi ?

Joanne Courbet pour DayNewsWorld

LE COUP D'ENVOI DE LA CAMPAGNE PRESIDENTIELLE  BOOSTEE PAR  LE TRIOMPHE  DE L'ECONOMIE TRUMP

« Si n'importe qui d'autre que moi prend les rênes en 2020, il y aura un krach boursier comme on n'en a jamais vu  ! » a-t-il tweeté ce week-end.  En Floride,  Donald Trump lance sa campagne 2020

Ce mardi soir, à Orlando, le président américain Donald Trump donne le coup d'envoi de sa campagne pour la prochaine élection présidentielle de 2020.

Particulièrement optimiste, il annonce déjà la couleur : «Je sens qu'on va battre des records».

Le vice-président, Mike Pence, et la Première dame, Melania Trump, feront le déplacement à ses côtés.

Le milliardaire républicain, 73 ans, sait qu'il devra, comme en 2016, l'emporter dans cet État clef, pour un second mandat comme ses trois prédécesseurs : Barack Obama, George W. Bush et Bill Clinton.

Avec ses 29 « grands électeurs », la Floride est un État de poids dans le système américain de « collège électoral ». Elle est traditionnellement extrêmement disputée lors des scrutins présidentiels.

Quelque 25 000 personnes sont attendues dans le Amway Center, enceinte de l'équipe NBA des Orlando Magics, avec écrans géants à l'extérieur pour que « tout le monde puisse en profiter ».

La marée de casquettes rouges « Make America Great Again » ou MAGRA devrait l'accueillir avec enthousiasme donnant l'occasion au président septuagénaire de capter toute la lumière.

D'excellents résultats économiques comme atout choc

Le Président devrait brandir les bons chiffres de ce qu'il appelle tout simplement « l'économie Trump » et agiter le spectre d'un scénario apocalyptique si un démocrate le chassait de la Maison-Blanche. « Si n'importe qui d'autre que moi prend les rênes en 2020, il y a aura un krach boursier comme on n'en a jamais vu ! », a tweeté ce week-end l'ancien homme d'affaires.

C'est que les Etats-Unis réussissent en effet un pari économique en prolongeant , bien au-delà ce qui était attendu, leur cycle de croissance, avec un PIB en hausse depuis le quatrième trimestre 2009. On approche ainsi la fin de la 11e année de croissance.

Et avec un chômage à 3,6% donc avec le plein emploi, comme l'explique un économiste. En fait, les Etats-Unis expérimentent ce que l’on appelle la « théorie de la surchauffe »- ce que les économistes réprouvent-, en continuant à soutenir la demande, par ses politiques budgétaire et monétaire. Le président républicain a diminué les impôts pour les entreprises et pour les ménages les plus aisés, tandis que les déficits publics continuaient de se creuser. Tout le monde se retrouve gagnant, des entreprises aux foyers.

« Les Etats-Unis de Donald Trump semblent donc démontrer que lorsqu’on stimule la demande, alors que l’on s’approche du plein emploi, on peut prolonger le cycle de croissance », conclut l'analyste.

“Le taux de chômage est au plus bas, l’inflation est quasi inexistante et de nouveaux emplois sont créés à un rythme effarant. Tous ceux qui étudient la politique présidentielle savent que des économies fortes sont le facteur le plus important pour soutenir le président sortant”, souligne Forbes.

Vers une victoire malgré les sondages ?

Autres éléments à prendre en considération: les impôts ont baissé et la nation est “en paix”, puisque le locataire de la Maison Blanche a réduit au minimum la présence de son armée dans les pays sous tension comme l’Afghanistan et la Syrie. Une promesse qu’il avait d’ailleurs également faite pendant sa campagne, “ramener les Boys” aux États-Unis, motivée avant tout par l’aspect économique.

En 2016, l'ex-magnat de l'immobilier a, grâce à des victoires cruciales dans une poignée d'États-clés, été propulsé à la Maison-Blanche. Dans la mesure où il a jusqu'ici obstinément refusé de se poser en rassembleur et d'élargir sa « carte électorale », une réélection passe par une nouvelle performance sur les mêmes terres.

Si, à un peu plus de 500 jours de l'élection, les sondages au niveau national donnent Donald Trump battu, une campagne précoce et ses bons résultats économiques pourraient lui permettre de profiter du vide laissé côté démocrate.

Huit jours après le show Trump, vingt candidats démocrates  se retrouveront à Miami, quelque 300 kilomètres plus au sud, pour deux débats cruciaux dans une primaire qui s'annonce très ouverte.

Joanne Courbet pour DayNewsWorld

12 MORTS DANS UNE FUSILLADE EN VIRGINIE

AUX ETATS-UNIS

Un employé municipal d'une station balnéaire de la côte est américaine a ouvert le feu vendredi dans un bâtiment public de la ville, faisant 12 morts avant d'être lui-même abattu par la police.

Cette énième tragédie, dans un pays marqué par la violence des armes à feu, s'est produite à Virginia Beach, ville de 450.000 habitants à environ 300 kilomètres au sud de Washington.

« Nous avons maintenant 12 » victimes décédées, a déclaré à la presse le chef de la police de Virginia Beach, James Cervera. Un premier bilan de 11 morts s'est alourdi avec le décès d'un blessé durant son transport à l'hôpital.

Quatre autres personnes blessées sont soignées dans les hôpitaux de la région et d'autres auraient pu s'y rendre par leurs propres moyens, a-t-il précisé

« Une zone de guerre »

Il était peu après 16H00 vendredi (20H00 GMT) quand le suspect, « un employé de longue date », est entré dans un bâtiment municipal et a commencé « immédiatement à tirer à l'aveugle sur toutes les victimes », a raconté M. Cervera. Une victime a été tuée à l'extérieur près de son véhicule. Les autres ont été retrouvées dans les trois étages du bâtiment.

Repérant l'étage où se trouvait le tireur par le bruit des balles, des policiers sont intervenus. « C'était un long échange de coups de feu entre ces quatre policiers et le suspect. »

Selon M. Cervera, le tireur était armé d'un pistolet de calibre 45 équipé d'un silencieux et l'a rechargé à plusieurs reprises. L'arme et de nombreux chargeurs vidés ont été retrouvés sur place.

Touché, le tireur que les policiers ont tenté en vain de réanimer a succombé à ses blessures. M. Cervera a précisé qu'un policier avait été "sauvé" par son gilet pare-balles.

Un policier, touché lors de cet échange de coups de feu, a survécu grâce à son gilet pare-balles.

Après avoir passé au peigne fin «une scène de crime horrible», les enquêteurs tentaient toujours samedi de trouver ce qui avait pu motiver le tireur à passer à l'acte.

Selon M. Cervera, les policiers « ont empêché cet individu de commettre un carnage encore pire dans ce bâtiment » susceptible d'accueillir jusqu'à 400 personnes.

Le tireur DeWayne C., un homme d'une quarantaine d'années, était employé depuis environ 15 ans aux services des travaux publics de la ville. Selon la presse locale, il s'agit d'un ancien engagé de l'armée américaine.

Prière de Pharell Williams -

« C'est un jour atroce », a déclaré le gouverneur de l'Etat de Virginie, Ralph Northam, qui est arrivé sur place.

Bobby Dyer, le maire de cette station balnéaire qui abrite également une importante base de la marine militaire américaine, a parlé devant les journalistes « du jour le plus catastrophique de l'histoire de Virginia Beach ».

« Nous prions pour notre ville, pour les vies perdues, pour leurs familles et tous ceux affectés », a tweeté le chanteur Pharrell Williams, originaire de Virginia Beach.

Les Etats-Unis sont régulièrement endeuillés par des fusillades de ce type.

L' Etat de Virginie, traditionnellement conservateur, a été le théâtre en 2007 d'une fusillade particulièrement meurtrière: un étudiant instable mentalement avait abattu 32 personnes sur le campus de l'université Virginia Tech.

Le droit de détenir une arme est garanti dans le pays par le deuxième amendement à la Constitution.

Il y a eu 150 fusillades ayant fait plus de quatre victimes -blessées ou décédées- depuis le début de l'année 2019, selon Gun Violence Archive, une ONG spécialisée.

Malgré la répétition de ces fusillades et de nombreux appels au changement, la législation fédérale n'a pratiquement pas évolué ces dernières années.

Andrew Preston pour DayNewsWorld

TRUMP SE JETTE DANS LA CAMPAGNE PRESIDENTIELLE

Si l’actuel président des États-Unis n’a jamais fait de mystères sur sa candidature aux élections de 2020, il a mis fin au suspense ce vendredi en donnant un calendrier précis : le milliardaire républicain lancera officiellement sa campagne pour un second mandat le 18 juin, depuis la Floride, Etat-clé qu'il avait remporté lors de l'élection de 2016.

«J'annoncerai ma candidature (...) avec la Première dame Melania et le vice-président Mike Pence le 18 juin à Orlando» a tweeté vendredi le président américain.

Le choix de la Floride comme point de départ de sa campagne n’est pas dû au hasard . Il avait remporté cet État-clé en 2016 avec à peine plus d’1% d’avance sur Hillary Clinton alors que la Floride c'est Barack Obama qui l’avait emportée à chacun de ses mandats.

L’homme qui tient ses promesses

Malgré sa défaite aux élections de mi-mandat et surtout les différents scandales qui l’ont visé depuis 2016, comme l’affaire de l'ingérence russe, le président a beaucoup de chances d’être réélu. Il peut déjà s’appuyer sur la bonne santé économique du pays avec un chômage sous les 4%, soit une situation de plein-emploi, une croissance à plus de 3% et une augmentation des salaires de 3,1% sur l’année 2018.

Des arguments de poids même si certains indicateurs économiques sont moins favorables comme la précarisation des emplois -pouvant en partie expliquer la baisse du chômage-, et surtout les relations houleuses avec la Chine.

Mais le grand atout de Donald Trump, c’est avant tout son image d’homme politique qui a su tenir ses promesses. Pour ses électeurs, il a fait ce qu’il avait promis lors de sa campagne en 2016 que ce soit au niveau économique ou sur les thématiques de l’immigration. Il s’est ainsi engagé dans un bras de fer avec les démocrates du Congrès sur le financement de son mur à la frontière mexicaine.

Une vingtaine de candidats

Le nom de son adversaire démocrate lors du scrutin du 3 novembre 2020 reste encore la grande inconnue. Avec 23 hommes et femmes candidats à l'investiture du parti la course s'annonce ouverte. Joe Biden, ancien vice-président de Barack Obama, est pour l'heure en tête dans les sondages pour le camp démocrate, mais il est beaucoup trop tôt pour en tirer des conclusions.

La partie ne sera toutefois pas facile pour celui qui se targue de diriger le pays comme une entreprise, lui qui n'a jamais fait mine d’élargir son électorat ...

Alyson Braxton pour DayNewsWorld

LE CHANTAGE DE TRUMP ENVERS LE MEXIQUE

TAXES PUNITIVES POUR CONTRER L'IMMIGRATION CLANDESTINE

Donald Trump a décidé jeudi d'employer les grands moyens contre le Mexique, accusé de laxisme sur le dossier de l'immigration clandestine: il va imposer dès le 10 juin des droits de douane sur les produits en provenance de son voisin du Sud.

Le président américain a annoncé que les Etats-Unis allaient mettre en place «  des tarifs douaniers de 5% sur tous les biens en provenance du Mexique » et que ces derniers allaient « progressivement augmenter tant que le problème de l'immigration clandestine n'est pas résolu ».

Les droits de douane pourraient passer à 10% au 1er juillet et grimper de 5 points de pourcentage chaque mois jusqu'à la limite de 25% en octobre si le Mexique « n'arrête pas considérablement le flux d'étrangers illégaux passant par son territoire », a-t-il précisé dans un communiqué publié par la Maison Blanche. Les Etats-Unis se réservent le droit de retirer ces tarifs à « (leur) seule discrétion », a-t-il ajouté.

C'est l'annonce choc faite par Donald Trump ce jeudi 30 mai, afin de lutter contre l'immigration clandestine mexicaine.

« Une annonce désastreuse »

Le président mexicain, Andres Manuel Lopez Obrador, l'a invité au dialogue : « Je vous informe que je ne veux pas la confrontation (...) Je propose d'approfondir le dialogue, de rechercher des alternatives au problème de l'immigration », a-t-il écrit dans une lettre adressée à son homologue.

La décision a été qualifiée immédiatement de "désastreuse" par le Mexique qui plaide pour un dialogue avec les Etats-Unis sur la question de la migration clandestine et qui veut éviter toute « confrontation ». Plus tôt, Donald Trump avait affirmé qu'il « n'ordonnerait pas la fermeture de la frontière » entre les Etats-Unis et le Mexique, une mesure très critiquée depuis plusieurs mois. Mais la mise en place de ces tarifs douaniers était aussi mal vue au sein de son administration, qui craint pour le futur nouvel accord de libre-échange entre les Etats-Unis, le Mexique et le Canada (AEUMC), lancé paradoxalement le même jour par le gouvernement américain.

Le chef de cabinet de la Maison Blanche Mick Mulvaney a cependant tenté de séparer les deux dossiers. « Ce ne sont pas des tarifs douaniers dans le cadre du conflit commercial, ce sont des tarifs douaniers dans le cadre du problème d'immigration », a-t-il déclaré lors d'une conférence téléphonique.

Les Américains débordés

Donald Trump avait préparé le terrain, quelques heures auparavant, en annonçant qu'un groupe record de plus d'un millier de clandestins avait été interpellé après avoir franchi la frontière séparant le Mexique des Etas-Unis au niveau d'El Paso, au Texas.Un chiffre sans précédent.

« Les démocrates doivent défendre notre incroyable police aux frontières et enfin colmater les brèches à notre frontière! », avait-il tweeté, accompagnant son message d'une vidéo nocturne de plus de deux minutes montrant des dizaines de silhouettes franchissant, apparemment facilement, une barrière.

Ce groupe était composé en majorité de familles (934 personnes) et de mineurs non accompagnés (63), selon la police aux frontières (CBP), qui a publié des images montrant des dizaines de personnes debout devant une barrière en métal, surveillées par des agents.

L'arrestation du « plus grand groupe jamais découvert par les agents de la police aux frontières démontre la gravité de la crise humanitaire et de la sécurité aux frontières » dans le Sud américain bordant le Mexique, a souligné le numéro deux de la CBP, Robert E. Perez, dans un communiqué.

« Tous les membres du groupe », ajoute le communiqué, venaient du Guatemala, du Honduras ou du Salvador », les trois pays d'où proviennent la majorité des migrants qui se rendent aux Etats-Unis via le Mexique.

Une des promesses de Trump

Donald Trump avait fait de la construction d'un mur à la frontière avec le Mexique l'une des promesses centrales de sa campagne de 2016. Il accuse sans relâche l'opposition démocrate, qui contrôle depuis janvier l'une des deux chambres du Congrès, de bloquer toute initiative sur la frontière.

Le bras de fer avec les démocrates autour du financement de ce mur avait plongé les Etats-Unis dans la plus longue impasse budgétaire, ou « shutdown », de leur histoire en décembre 2018 et janvier 2019.Face au refus du Congrès de lui accorder l'enveloppe budgétaire nécessaire, Donald Trump a déclaré en février une situation d'urgence nationale à la frontière et a demandé à la Défense de réaffecter des milliards de dollars à sa construction.

Débordées par l'afflux de clandestins à la frontière mexicaine, les autorités américaines n'ont plus les moyens de tous les maintenir en détention. Elles ont donc récemment officiellement décidé de relâcher « les familles » dont aucun membre n'a de casier judiciaire en attendant qu'un tribunal examine leur cas.

Il y a quelques semaines, le président des Etats-Unis avait menacé de fermer la frontière avec le Mexique, un projet qui avait alarmé y compris dans son propre camp, compte tenu de l’étroite imbrication des économies américaine et mexicaine. Mais la décision prise jeudi risque de pénaliser les deux pays en fragilisant l’économie mexicaine tout en pénalisant les consommateurs américains qui feront les frais du renchérissement des produits importés.

Or un éventuel affaiblissement de l’économie du Mexique pourrait conduire à une reprise de l’immigration en provenance de ce pays vers les Etats-Unis alors que cette dernière est au plus bas depuis deux décennies...

Andrew Preston pour DayNewsWorld

 

L'AVORTEMENT REDEVIENT UN CRIME

EN ALABAMA AUX ETATS-UNIS

Il y a comme un air de « La Servante Ecarlate » flottant au-dessus de l'Alabama après le vote du Sénat de cet Etat américain en matière d'avortement.......

L’avortement redevient un crime en Alabama, même en cas de viol.

L’Etat d’Alabama a désormais la législation la plus restrictive en matière d’IVG aux Etats-Unis : pas d’exception en cas de viol, pas d’exception en cas d’inceste non plus.

L’avortement redevient donc un crime en Alabama, avec une seule exception : si la mère encourt un danger vital ou en cas d'anomalie létale du fœtus.

Un texte promulgué par la gouverneure de l'Etat, Kay Ivey, jeudi 15 mai, pour qui « toute vie [est] un cadeau de Dieu ».

Ce vote remporté par les Républicains 25 voix contre 6 a provoqué la colère du leader de la minorité démocrate au sénat de l’Alabama Bobby Singleton : « C’est une honte, c’est un scandale et une parodie ! (...) vous n’en avez rien à faire que des hommes abusent de femmes et les violent, et vous voulez tout de même qu’elles portent cet enfant issu de ce viol ».

Certains Républicains espèrent même faire revoir une loi qui date de 1973, une décision appelée « Roe versus Wade » qui qui a reconnu le droit des femmes à avorter tant que le fœtus n'est pas viable .

Si la puissante organisation de défense des droits civiques ACLU a déjà fait savoir qu’elle saisirait rapidement la justice, de nombreuses stars américaines s'indignent contre cette loi anti-IVG de l'Alabama. L ’actrice Alyssa Milano, célèbre pour ses rôles dans « Madame est servie » et « Charmed » furieuse s’indigne surtout de l’absence totale de femmes parmi les sénateurs ayant voté cette loi...« Pas un utérus. PAS UN UTÉRUS », s’est-elle emportée sur Twitter.

La chanteuse Janelle Monáe est également montée au créneau. « Le Sénat d’Alabama adopte la loi nationale la plus restrictive sur l’avortement. Ces salauds!!! Et c’est la toute première fois que j’ai utilisé ce mot en presque 100.000 tweets et retweets. Même en cas de viol ou d’inceste!!! »

Le cas de l’Alabama illustre une tendance des Etats républicains ( le Kentucky, l’Ohio, le Mississippi et la Géorgie notamment) qui semblent s’aligner sur les positions pro-life de Donald Trump.

Britney Delsey pour DayNewsWorld

OTAGES LIBERES OU LES REMERCIEMENTS DE TRUMP POUR LEUR SUPER BOULOT

Les forces spéciales françaises ont libéré dans la nuit de jeudi à vendredi quatre otages dans le nord du pays, dont une Américaine. Son identité n'a pas été dévoilée.

Le président américain Donald Trump a estimé lundi que les Français avaient fait un "super boulot" en libérant des otages, dont une Américaine, dans le nord du Burkina Faso, au prix de la mort de deux militaires français.

« Les Français ont fait un super boulot. Nous leur en sommes vraiment reconnaissants », a déclaré Donald Trump à la Maison Blanche. Il a rappelé que les Américains avaient contribué à cette opération en fournissant des renseignements aux Français.

Les soldats du commando Hubert ont libéré dans la nuit de jeudi à vendredi quatre otages : deux Français, une Sud-Coréenne et une Américaine. On ne connaissait pas la présence de ces deux femmes au Burkina Faso.

Selon le général français François Lecointre, chef d'État-major des armées, les deux femmes auraient été détenues durant « 28 jours » tandis que les deux Français avaient eux été capturés 9 jours auparavant.

Rien n'a filtré autour de l'ex-otage américaine qui a été rapatrié indépendamment des trois autres otages.Les autorités américaines n’ont dévoilé ni l’identité ni les raisons de la visite en Afrique de leur ressortissante. Le département d’État a justifié cette discrétion par « souci de confidentialité ». Un porte-parole s’est contenté de remercier Paris et d’offrir ses condoléances aux familles des deux soldats français tués, Cédric de Pierrepont et Alain Bertoncello.

Une cérémonie d'hommage national aux deux militaires français Cédric de Pierrepont, 33 ans et Alain Bertoncello, 28 ans, tués en libérant ces quatre otages, est organisée ce mardi aux Invalides.

Britney Delsey pour DayNewsWorld

FUSILLADE CONTRE UNE SYNAGOGUE

EN CALIFORNIE

Un homme de 19 ans a tué une sexagénaire et blessé trois autres personnes lors d'une attaque à l'arme automatique dans une synagogue près de San Diego, en Californie (Etats-Unis . Le jeune homme était entré dans la synagogue Chabad peu après 11h20 pour ouvrir le feu avec un fusil d'assaut AR-15 qui apparemment s'est enrayé, une explication pour le faible nombre de victimes alors qu'une centaine de fidèles étaient réunis. Le tireur a été arrêté et placé en détention.

Référence à l'attaque de Christchurch

Le tireur John T. Earnest n'était pas connu des services de police. D'après les médias locaux, il avait annoncé publiquement sur internet son intention de tuer des juifs.

« Nous avons des copies de ses publications sur les réseaux sociaux et de sa lettre ouverte, et nous les examinerons pour déterminer leur authenticité et savoir ce que cela apporte à l'enquête », a déclaré le shérif.

Le tueur se serait inspiré du texte de Brenton Tarrant, un Australien suprémaciste blanc qui a tué 50 personnes dans l'attaque de mosquées le 15 mars à Christchurch en Nouvelle-Zélande.

Le shérif a indiqué que ses services œuvraient avec le FBI et la ville de Escondido pour enquêter sur l'implication possible du tireur présumé dans un incendie dans une mosquée le mois passé, ne faisant pas de blessé.

Le maire de Poway a rendu hommage « aux membres de la congrégation qui se sont opposés au tireur et qui ont évité ainsi un incident beaucoup plus horrible » tandis que le président américain Donald Trump a lui présenté ses « plus sincères condoléances » dénonçant un crime motivé par la haine.

« Ce soir, le cœur de l’Amérique est avec les victimes de l’horrible fusillade dans une synagogue (…) Notre Nation tout entière est en deuil, prie pour les blessés et dit sa solidarité avec la communauté juive. Nous condamnons avec force les maux de l’antisémitisme et de la haine, qui doivent être vaincus », a déclaré le président américain lors d’une réunion publique à Green Bay (Wisconsin).

« Il est temps de passer à l’action, de déclarer une guerre déterminée [à l’antisémitisme], et pas de condamner mollement, ce qui permet aux forces de la haine de revivre les heures sombres de l’histoire », a estimé l’ambassadeur d’Israël aux Nations unies, Danny Danon.

Onze personnes avaient été tuées exactement six mois auparavant, le 27 octobre, dans une fusillade dans une synagogue de Pittsburgh, en Pennsylvanie (est des Etats-Unis). Il s'agissait de l'attaque la plus meurtrière contre la communauté juive jamais commise aux Etats-Unis.

Selon l'Anti-Defamation League, les Etats-Unis ont connu une augmentation de 57% des incidents antisémites en 2017.

Carl Delsey pour DayNewsWorld

JOE BIDEN , UN CANDIDAT DEMOCRATE CAPABLE D'AFFRONTER DONALD TRUMP

Joe Biden, l’ex-vice président de Barack Obama, a annoncé sa candidature aux primaires démocrates, jeudi 25 avril. Il s’agit de sa troisième tentative de briguer la Maison Blanche, après deux échecs en 1988 et 2008.

Cette fois, il se présente comme le guérisseur, le rassembleur d’une Amérique qu'il considère comme malade et divisée depuis l’élection de Donald Trump en 2016.

« Nous sommes dans une bataille pour l’âme de cette nation », a-t-il écrit sur Twitter avant d'affirmer que l'histoire pourrait considérer les quatre années de Donald Trump à la présidence comme une « aberration ».« Si nous donnons à Donald Trump huit années à la Maison-Blanche, il changera à jamais l'identité de cette nation, ce que nous sommes. Et je ne peux pas rester passif et laisser cela arriver.

Face à ses 19 concurrents démocrates, Joe Biden estime être le seul à pouvoir battre le milliardaire en 2020. Les intentions de vote placent ce vétéran de la politique au rang de favori parmi les candidats désireux de défier Trump en 2020. En fonction des instituts, il est donné gagnant avec entre 13 et 5 points d’avance, avec une victoire moyenne par 7,8 points.

D'ailleurs Donald Trump, ne s'y est pas trompé et prenant la candidature de Joe Biden au sérieux s'est fendu d'un message railleur « Bienvenue dans la course Joe l’endormi. J’espère seulement que tu es suffisamment intelligent, ce dont on doute depuis longtemps, pour remporter la campagne de la primaire. Il y aura des coups bas, tu vas avoir affaire à des gens qui ont vraiment des idées folles et tordues. Mais si tu y parviens, je te verrai sur la ligne de départ! » Un message dans la droite lignée de propos tenus par Donald Trump quand il parle de celui qu’il a surnommé « Sleepy Joe ».

L' expérience, la renommée et la popularité de l'ex vice-président d'Obama constituent ses atouts.

Joe Biden est un homme politique chevronné et expérimenté. Il gravit patiemment les échelons du Sénat jusqu’au poste de président de la commission des affaires juridiques, celle qui traite les nominations à la Cour suprême, puis à deux reprises celui de président de la prestigieuse commission des affaires étrangères, soit un rang de quasi-secrétaire d’Etat. Cette incontestable expertise incite le vainqueur de la course à l’investiture démocrate de 2008, Barack Obama, à le choisir comme vice-président en 2008.

Les décennies passées au Sénat n’ont cependant pas éloigné ce natif de Pennsylvanie des classes populaires. Si ses gaffes peuvent alimenter un livre, elles sont aussi considérées comme autant de gages d’authenticité. Aussi attire-t-il un flanc modéré, noir comme blanc, pour qui battre Donald Trump est le plus important. Il compte sur l’existence de cette sorte de majorité silencieuse au sein du parti pour le soutenir et il pourrait bien récupérer un petit pourcentage des électeurs de Trump dans des États-clés comme le Michigan, la Pennsylvanie ou le Wisconsin.

Mais figurent parmi ses faiblesses les plus criantes dans une course à l'investiture démocrate : son âge - 76 ans -, certaines de ses déclarations et positions passées, ainsi qu'un centrisme rappelant celui d'Hillary Clinton.

Il va tout d'abord devoir faire amende honorable pour certaines positions et déclarations passées. Il s’était en effet opposé, en 1974, au busing, l’utilisation du transport scolaire pour favoriser la mixité raciale au sein des établissements scolaires, une décennie après les lois sur les droits civiques. Joe Biden aura également à répondre aux critiques d'Afro-Américains concernant son rôle dans l'adoption en 1994 d'une loi sur la criminalité ayant ouvert la voie à l'incarcération massive de Noirs.

De plus alors sénateur du Delawere, il s'était montré condescendant envers Anita Hill, cette professeure de droit qui avait accusé le juge Clarence Thomas de harcèlement. Il avait refusé d'entendre le témoignage de femmes qui auraient pu corroborer les accusations de harcèlement sexuel formulées par l'avocate à l'encontre du futur juge de la Cour suprême Clarence Thomas. Et plus récemment, Joe Biden a été accusé de baisers et de contacts inappropriés par plusieurs femmes. Ses excuses maladroites n’ont pas suffi.

Outre ses positions passées son centrisme constitue un autre handicap, le parti démocrate étant de plus en  plus progressiste. Les huit années passées dans le sillage centriste de Barack Obama risquent en effet de pénaliser Joe Biden au sein d’un Parti démocrate qui se déporte aujourd’hui sur sa gauche sur le financement de la protection sociale, la fiscalité, et le rôle de l’Etat fédéral.Or Joe Biden est résolument centriste. Sénateur du Delaware durant sept mandats, il était connu pour sa proximité avec les banques et les entreprises.

Mais surtout le parti démocrate a connu de profonds changements au cours de la dernière décennie.

La voix des femmes et des minorité compte énormément. Or Joe Biden, homme blanc de 76 ans, ne correspond pas au candidat idéal pour représenter la diversité

« La vieille garde du Parti démocrate n’a pas su arrêter Trump, et il ne faut pas compter sur elle aujourd’hui pour mener le combat contre sa politique du diviser-pour-mieux-régner », a ainsi réagi Alexandra Rojas, la directrice de Justice Democrats, un groupe opposé à la candidature de Joe Biden. Joe Biden serait-il un candidat du passé ?

Face à une kyrielle de quadragénaires et de quinquagénaires, l’ancien vice-président va devoir faire la preuve qu’il n’est pas qu'un  fédérateur provisoire, par défaut, et qu’il est capable d’ajouter les générations aux générations et les modérés aux progressistes pour l’emporter face à Donald Trump.

Joanne Courbet pour DayNewsWorld

LE RAPPORT MUELLER DISCULPE DONALD TRUMP

Lenquête du procureur spécial sur l’interférence russe dans la présidentielle de 2016 semble close: incapable qu'elle est de prouver une collusion avec les équipes de campagne du républicain.

Il en va de même pour l’éventuelle obstruction à la justice de Donald Trump. Une victoire pour le locataire de la maison blanche et les républicains. :

« Pas de collusion, pas d’obstruction. Pour les haineux et les démocrates d’extrême gauche : fin de partie. » ! Donald Trump ne sera donc pas poursuivi.

Rumeurs et secrets ont en grande partie été levés grâce à la publication du rapport de Mueller par le ministre de la Justice, William Barr.

Mauvaise joueuse la démocrate à la tête de la Chambre des représentants, Nancy Pelosi, a cependant demandé de faire auditionner le procureur spécial Robert Mueller « par la Chambre et le Sénat aussi rapidement que possible. Le peuple américain a le droit d’entendre la vérité ».

Certes des soupçons d’obstruction à la justice pèsent encore. Le rapport montre que Donald Trump a fait tout ce qui était possible pour tuer dans l’œuf cette enquête.

Le Président a tenté de révoquer M. Mueller et de faire pression sur l’ex-ministre de la Justice, Jeff Sessions, pour qu’il revienne sur sa décision de se récuser et mette un terme à l’enquête.

Il a tout fait pour que l’ex-directeur du FBI, James Comey cesse d’enquêter sur son ex-conseiller Michael Flynn, et finit par limoger M. Comey suite au refus de ce dernier. Il n'a pas tout dit sur la tenue d’échanges entre son gendre Jared Kushner et des ressortissants russes à l’été 2016.

Mais cette enquête avait le don d'agacer profondément le locataire de la Maison Blanche

Mais cette attitude ne suffit certainement pas à accuser le Président.

D'ailleurs le rapport de 448 pages,rendu public jeudi 18 avril, s'en garde bien.

Les rumeurs, les attaques, les manœuvres politiciennes contre Donald Trump ne tendaient-elles pas  qu'à tenter de décrédibiliser un président qui, malgré quelques errements, obtient après deux ans de mandat des résultats enviables tant dans l'emploi( plein emploi) que dans l'économie ?

Larry Ricky pour DayNewsWorld

ARRESTATION DE JULIAN ASSANGE A LONDRES ET INCULPATION AUX ETATS-UNIS POUR CONSPIRATION

Depuis plusieurs mois, la rumeur d’une arrestation imminente courait dans l’entourage de Julian Assange. Une rumeur qui n'était pas sans fondement puisque le fondateur de Wikileaks a été arrêté dans l'ambassade d’Equateur, où il est réfugié depuis 2012, ce jeudi 11 avril, par la police britannique. « Julian Assange, 47 ans, a été arrêté aujourd'hui, jeudi 11 avril, par des agents du service de la police métropolitain (MPS) à l'ambassade d'Équateur », a annoncé Scotland Yard.

Le lanceur d'alerte s'est fait connaître avec la divulgation de milliers de textos envoyés pendant les attentats du 11 septembre et vivait reclus depuis sept ans au Royaume-Uni.

Les autorités britannique ont expliqué que l'arrestation de ce jeudi a été menée en vertu d'un mandat de juin 2012 délivré par le tribunal londonien de Westminster Magistrates, pour non présentation au tribunal.

L'Australien de 47 ans, teint pâle et barbe blanche, visiblement affaibli, est entré , ce jeudi après-midi, dans une salle d'audience du tribunal de Westminster, chemise et veste foncées. Il a été reconnu coupable par le tribunal de Westminster, d'avoir violé les conditions de sa liberté provisoire. Sa peine exacte sera fixée ultérieurement. Il encourt une peine allant de la simple amende à un an de prison.

Les Etats-Unis ont demandé son extradition

Quelques minutes après avoir annoncé l’arrestation de M. Assange pour avoir enfreint les conditions de sa liberté conditionnelle, Scotland Yard a expliqué avoir reçu une demande d’extradition en provenance des Etats-Unis. .

La question de la demande d'extradition américaine de Julian Assange doit être abordée par le tribunal de Westminster le 2 mai mais son avocat a d'ores et déjà fait savoir qu'Assange aller s'opposer à cette demande. Julian Assange a en effet annoncé qu’il allait « contester et combattre » cette dernière.

Il est accusé par les Etats-Unis de « piratage informatique ». Julian Assange est accusé d’avoir « conspiré » avec Chelsea Manning, une militaire américaine qui avait fourni au site Internet, en 2010, des millions de documents secrets issus de l’armée et de la diplomatie américaine publiées en partie par WikiLeaks. Selon l'acte d'inculpation, qui était jusqu'ici sous scellé, l'Australien est accusé d'avoir aidé l'ex-analyste du renseignement américain Chelsea Manning à obtenir un mot de passe pour accéder à des milliers de documents classés secret-défense ensuite révélés au public.

Mais quel est le degré exact d'implication du lanceur d'alerte Assange dans l’extraction de ces documents ?

Julian Assange encourt une peine maximale de cinq années de prison.

L'avocat M. Pollack s'est  dit « amèrement déçu » que l'Equateur ait permis l'arrestation dans son ambassade de Julian Assange, « à qui il avait accordé la citoyenneté et l'asile ».

L'actrice Pamela Anderson a vivement réagi à l'arrestation de Julian Assange dans un Tweet posté il y a quelques heures.

Se disant « en état de choc », elle demande : « comment pouvez-vous l'Equateur? Comment pouvez-vous le Royaume-Uni? » Des questions rhétoriques auxquelles elle répond, dénonçant des Britanniques à la botte des Etats-Unis, et ajoutant « vous avez besoin d'une diversion face à vos conneries de Brexit idiot. »

« Un jour sombre pour la liberté de la presse »

La possible extradition aux Etats-Unis sur la base de ses travaux journalistiques de 2010 a fait réagir les organisations de défense de la liberté de la presse.

Le lanceur d’alerte Edward Snowden a dénoncé un « jour sombre pour la liberté de la presse ».

Jennifer Robinson, l'une des avocates de Julian Assange s'est exprimée devant les journalistes jeudi soir, quelques heures après l'arrestation de Julian Assange:« Cela instaure un dangereux précédent pour tous les médias et les journalistes en Europe et ailleurs dans le monde. » a-t-elle déclaré. « Ce précédent veut dire que tout journaliste peut être extradé pour être poursuivi aux Etats-Unis pour avoir publié des informations véridiques à propos des Etats-Unis », a-t-elle estimé.

Son avocat, Barry Pollack,de son côté, a dénoncé la volonté américaine d'extrader "un journaliste étranger" qui est poursuivi, selon lui, pour "avoir publié des informations véridiques". La justice britannique "va devoir se prononcer sur ce qui semble être un effort sans précédent des Etats-Unis pour obtenir l'extradition d'un journaliste étranger afin qu'il soit inculpé pour avoir publié des informations véridiques", a déclaré Barry Pollack dans un communiqué diffusé sur le compte Twitter de WikiLeaks.

« Viser Assange en raison de la fourniture d’informations d’intérêt public à des journalistes serait une mesure strictement punitive et constituerait un dangereux précédent pour les journalistes, leurs sources et les lanceurs d’alerte », a réagi le secrétaire général de Reporters sans frontières, Christophe Deloire.

Joanne Courbet pour DayNewsWorld

TRUMP DURCIT SA POLITIQUE MIGRATOIRE

En pleine crise migratoire, Trump se sépare de sa ministre de la Sécurité intérieure et cette démission s'ajoute aux précédentes, le milliardaire constituant une équipe-choc pour la campagne présidentielle.

« La ministre de la Sécurité intérieure Kirstjen Nielsen va quitter ses fonctions, et je voudrais la remercier pour son travail », a tweeté laconiquement dimanche soir le président américain.

Kirstjen Nielsen, soutien de la première heure de Donald Trump, a en effet démissionné dimanche 7 avril.

En décembre 2017, la quadragénaire avait été la plus jeune ministre nommée à la tête de ce portefeuille tentaculaire qui chapeaute, depuis sa création dans le sillon des attentats du 11-Septembre, 22 agences gouvernementales.

Elle a été remplacée temporairement par Kevin McAleenan, jusqu'alors chef des douanes et de la protection des frontières. Mais elle ne donne aucune explication sur ce départ .

« J’espère que le prochain secrétaire aura le soutien du Congrès et des tribunaux pour corriger les lois qui entravent notre capacité à sécuriser complètement les frontières américaines, et qui ont contribué à créer de la discorde dans la conversation nationale », a écrit la ministre dans une lettre remise au président.

Le président américain s'était justement rendu vendredi avec sa ministre à la frontière entre les États-Unis et le Mexique, où il a commencé à faire ériger un mur pour empêcher le passage des candidats à l'immigration illégale.

Il se plaint régulièrement de la faiblesse des lois américaines sur l'immigration et en avait fait son cheval de bataille de sa campagne de 2016.

« Notre pays est au COMPLET ! » a encore tweeté Donald Trump dimanche soir, reprenant une expression qu'il martèle depuis cette visite.Une expression qui marque bien l'impatience du locataire de la Maison Blanche. Pourtant selon la police aux frontières plus de 100.000 interpellations d'immigrants qui transitent par le Mexique au mois de mars ont été recensés le nombre, le plus haut total mensuel depuis environ 10 ans.

Kirstjen Nielsen, 46 ans, était une fidèle de la première heure : d'abord collaboratrice de John Kelly, elle était devenue secrétaire à la Sécurité intérieure, en octobre 2017. La quadragénaire avait été la plus jeune ministre nommée à la tête de ce portefeuille tentaculaire qui chapeaute, depuis sa création dans le sillon des attentats du 11-Septembre, 22 agences gouvernementales.

À ce poste, elle a incarné la politique migratoire controversée de Donald Trump de "tolérance zéro". C'est elle qui avait mis en place la séparation aux frontières des enfants migrants de leurs parents. C'est elle aussi qui avait défendu le mois dernier la déclaration d’urgence nationale, visant à assurer le financement du mur à la frontière avec le Mexique.

Malgré sa loyauté à toute épreuve et « Malgré nos progrès dans la réforme de la Sécurité intérieure (...), j'ai estimé qu'il était temps pour moi de partir », a-t-elle écrit dimanche soir.

Alyson Braxton pour DayNewsWorld

FEMME NOIRE HOMOSEXUELLE

ET MAIRE DE CHICAGO

Elle est femme, noire, homosexuelle et maire d'une grande ville de l' Illinois. Elle s'appelle Lori Lightfoot Chicago l'a élue maire de Chicago.

L’ancienne procureure fédérale, 56 ans, a promis de réduire les inégalités dans une ville marquée par la violence due aux armes à feu.

Les habitants de Chicago ont élu mardi 2 avril une femme noire et ouvertement homosexuelle à la tête de leur ville .

Une première historique dans cette citée marquée par les inégalités sociales et la violence due aux armes à feu.

Les quartiers sud et ouest de la ville, les plus pauvres et habités majoritairement par une population noire, restent en effet à la traîne du centre financier et du nord de la ville, qui ont bénéficié des programmes de développement économique.

Lori Lightfoot a dirigé une commission de surveillance des activités de la police, l’a largement emporté face à Toni Preckwinkle, démocrate et afro-américaine comme elle grâce à une campagne au programme progressiste.

Plus de 550 meurtres en 2018

Plus de 550 meurtres ont été comptabilisés en 2018 à Chicago, soit davantage que les chiffres combinés de New York et de Los Angeles, dont les populations sont pourtant plus importantes.

Le scrutin traduit d'ailleurs une lassitude vis-à-vis de la politique locale dans ce fief démocrate.

« Les électeurs semblent être dans un état d’esprit de “virez-les tous” », a expliqué Evan McKenzie, professeur de sciences politiques à l’université de l’Illinois.

« Ils sont fatigués de la corruption, des enquêtes fédérales contre des responsables municipaux, des scandales entourant la police et de la crise budgétaire. ».

« Le message est qu’ils veulent de nouvelles idées et un gouvernement plus propre », a-t-il ajouté.

Kate White pour DayNewsWorld

DISCULPATION COMPLETE DE DONALD TRUMP

EXONERATION DE TOUTE COLLUSION AVEC LA RUSSIE

Pour la presse américaine, l’exonération de toute collusion avec la Russie est une victoire pour Trump, même si l’intégralité du rapport n’est pas publiée.

C'est la douche froide pour la démocrates.

Donald Trump a triomphé, dimanche 24 mars 2019.

Après 675 jours d'enquête, 2800 réquisitions de documents, l'audition de 500 témoins menée par 19 procureurs et 40 agents du FBI, le rapport du procureur spécial Robert Mueller n'a pas pu établir que Donald Trump ou son entourage

« aient conspiré ou se soient coordonnés avec le gouvernement russe dans ses activités visant à interférer » sur la campagne présidentielle américaine de 2016.

L'attorney général des Etats-Unis William Barr a en outre écarté le soupçon d’obstruction à la justice soulevé notamment par le limogeage abrupt du directeur de la police fédérale, James Comey, en mai 2017.

Le rapport « ne conclut pas que le président a commis un crime, mais il ne l'exonère pas non plus ».

Le ministre de la justice, lui, a affirmé que l’enquête ne mentionnait aucun délit susceptible d’entraîner des poursuites judiciaires sur ce point.

.Sa note de quatre pages met un terme à une saga de près de deux ans.

A un an et demi de la prochaine élection présidentielle, elle écarte définitivement la perspective d’une destitution par le Congrès de Donald Trump.

Ce dernier a rapidement réagi en publiant sur son compte Twitter un communiqué de victoire. « Pas de collusion, pas d’obstruction, DISCULPATION complète et totale ! », s’est-il félicité, après avoir

Donald Trump à parler d'« exonération complète et entière » avant de conclure, en direct des a résidence de Mar-a-Lago en Floride : « Honnêtement, c'est une honte que votre président ait eu à subir ça. »

Les conclusions « renforcent Donald Trump dans ses batailles à venir, y compris sa réélection », estime le New York Times.

Britney Delsey pour DayNewsWorld

JAIR BOLSONARO ET DONALD TRUMP A WASHINGTON

Le président américain Donald Trump et l'un de ses plus fervents admirateurs Jair Bolsonaro se rencontrent ce mardi 19 novembre, deux mois après l'élection du président brésilien à Washington.

« Le Brésil et les Etats-Unis n'ont jamais été aussi proches », a commenté le président américain, en recevant son homologue.

Depuis son arrivée au pouvoir le 1er janvier, Bolsonaro a en effet affiché un pro-américanisme marqué, en rupture avec la tradition de la diplomatie brésilienne qui s'efforçait de se tenir à égale distance des grandes puissances.

Au-delà d'une passion commune pour les tweets choc et et un goût revendiqué de la provocation, ils sont à l'unisson sur nombre de sujets :

rejet du multilatéralisme, politique migratoire restrictives, décisions à propos de la communauté LGBT, l'égalité femmes / hommes, l'ultralibéralisme ou encore dénonciation de l'accord de Paris sur le climat. Jair Bolsonaro a même été surnommé le « Trump Tropical ».

Pendant sa campagne, Jair Bolsonaro assurait qu'il allait prendre de nombreuses mesures dès son arrivée au pouvoir afin de renouveler le pays. Et promesses tenues.

Dès les premières heures de son mandat, le nouveau président a signé de nombreux décrets et circulaire restructurant notamment ses ministères. Ainsi il a exclu des prérogatives de son nouveau ministère des Droits de l'homme les préoccupations liées aux personnes LGBT.

Mais si le Brésilien a souvent été comparé à son homologue américain, il s'avère cependant que sa politique pourrait en réalité être dangereuse pour la démocratie à la différence de celle de Donald Trump.

En effet le Brésil est une démocratie encore relativement jeune et dont les contre-pouvoirs sont fragiles du fait de la fragmentation du Parlement, faute de partis forts. Le plus grand, le parti des travailleurs, a été ébranlé par la destitution de Dilma Rousseff . Le seul candidat qui pouvait remporter l'élection présidentielle face à l'extrême droite, Lula Da Silva, est en prison.

Alors que Donald Trump était complètement extérieur à la politique avant son élection, Bolsonaro, député fédéral pendant près de vingt ans (1991-2019) et ex-capitaine, connaît bien au contraire les rouages de la politique et de l'armée. De plus il ne cache pas sa nostalgie pour la dictature militaire de 1964 à 1985. Avant son élection n' assurait-il pas vouloir « une purge comme jamais le Brésil n'en a connu » ?

Donald Trump, lui, n'a jamais mis en balance les libertés individuelles et ses opposants ne sont pas menacés. De plus il a face à lui un contre pouvoir solide avec le système de « check and balance » inscrit dans la Constitution. (l'échec du décret anti-immigration en est un bon exemple).

Face à ce fragile Congrès, Jair Bolsonaro, lui, a de forts soutiens: il s'appuie sur le lobby des armes à feu, de l'Agrobusiness et des Évangéliques (la religion en plein essor au Brésil, face au déclin des Catholiques). Il semble donc avoir les coudées franches pour faire passer les lois qu'il veut.

Quoiqu'il en soit,Il y a été question d'une alliance conservatrice, d'un renforcement des relations économiques entre les deux pays et d'une augmentation de la pression sur le Venezuela.

Le président des Etats-Unis et celui de la première puissance d'Amérique latine ont insisté sur la nécessite d' une coopération économique renforcée. Les Etats-Unis ont promis d'appuyer l'entrée du Brésil dans l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE). Le Brésil a autorisé les Etats-Unis à lancer des satellites depuis le centre spatial d'Alcantara, dans l'Etat septentrional de Maranhao.

Une visite surprenante a été effectuée pour un chef d'Etat étranger: il s'est rendu au siège de la CIA.

Avant leur rencontre, le président brésilien a déclaré dans un tweet quasi enflammé : "Pour la première fois depuis longtemps, un président brésilien qui n'est pas anti-américain vient à Washington. C'est le commencement d'une alliance pour la liberté et la prospérité, comme les Brésiliens l'ont toujours désirée."

Joanne Courbet pour DayNewsWorld

PRESIDENTIELLE AMERICAINE BETO O'ROURKE L'ESPOIR DES DEMOCRATES

Il a annoncé, jeudi 14 mars, sa candidature à l’investiture démocrate pour la présidentielle de 2020.

Il s'appelle Beto O’Rourke. Mais il n'est pas totalement inconnu des Américains.

Ce quadragénaire démocrate a en effet été battu de justesse en novembre face à Ted Cruz, le ténor républicain du Texas, après une campagne qui a fortement accru sa notoriété.

Les démocrates tiennent donc leur 15e candidat, l'étoile montante du parti qui a officialisé sa participation à la primaire.

Une communication bien rodée.

Star des réseaux sociaux et coqueluche des médias, le Texan Beto O'Rourke n'a rien oublié . « La seule manière pour nous d'être fidèles aux promesses de l'Amérique est de tout donner pour elle et tout donner pour nous tous », a-t-il assuré dans une vidéo qui a fuité auprès de la télé d'El Paso, sa ville natale .

La veille, il faisait au contraire la une de Vanity Fair, debout à côté de son pick-up sur la « route vers 2020 ». « Je veux y être. Je suis vraiment né pour ça », a-t-il déclaré au magazine américain dans un très long portrait entrecoupé de photos signées Annie Leibovitz, photographe des stars.

Une campagne sur le charisme et la jeunesse

Beto O'Rourke peut difficilement se targuer de ses succès politiques. Il a été vaincu lors des midterms en novembre dernier et son expérience à la Chambre des représentants des Etats-Unis, entre 2012 et 2018, n'a pas laissé un souvenir impérissable à ses concitoyens. Mais avant sa défaite face à Ted Cruz au Texas, le démocrate a fait sensation dans cet État du sud, tellement ancré à droite, pour ne pas dire ultraconservateur.

Il a parcouru chacun des 254 comtés du grand État du sud américain, ce que personne n'avait jamais fait avant lui. Le Texan Robert Francis (son vrai prénom) O'Rourke s'est distingué par son aisance particulière en meeting, par son don de l'improvisation comme des réseaux sociaux. Comme un certain un certain Barack Obama.

Et sans compter que Beto O'Rourke a pour lui la jeunesse... Et face à Bernie Sanders (77 ans) et en attendant que l'ancien vice-président de Barack Obama, Joe Biden (76 ans) ne se déclare, l'âge pourrait être un sérieux atout à la manière d'un Kennedy, d'un Clinton ou d'un Obama.

O'Rourke est un ancien rocker-punk qui cite même parfois son groupe préféré, les Clash, et ça le rend populaire. Il parle aussi couramment l'espagnol et peut donc faire la différence auprès d'un électorat hispanique qui se cherche toujours un porte-parole crédible. Beaucoup le compare à un Obama blanc.

Un CV politique plutôt maigre mais un tournant idéologique

Mais s'il balaye dans sa vidéo de lancement de campagne, toute une série de sujets chers à son camp comme la santé, le vivre ensemble, le réchauffement climatique et les guerres, il n'annonce pas encore son programme On sait le démocrate plus modéré que Bernie Sanders, mais qu'en est-il vraiment de son projet politique ? « A part dire 'c'est votre campagne' », ' je suis là pour vous' », que pense O'Rourke ?

Son premier grand rendez-vous, a-t-il annoncé, sera le 30 mars pour un meeting de campagne à El Paso, près de la frontière avec le Mexique. Il lui faudra construire un programme qui réponde à une attente générale de la population et à ses difficultés.

On sait déjà de lui qu'il parle à la fois aux centristes, parce qu'il est lui-même modéré, mais également aux plus progressistes, car il a su défendre plusieurs des options qui leur sont chères, comme l'idée d'un protection-santé pour tous, des restrictions du port d'armes, de la défense des droits des femmes, de l'avortement ou du mariage gay. Le libéralisme — au sens américain, c'est-à-dire une pensée très à gauche —, a plus largement progressé qu'il ne l'avait jamais fait en cinquante ans au sein du parti démocrate. Un virage idéologique dont pourrait se saisir Beto O'Rourke !

Dépourvu de tout mandat électif, Beto O’Rourke fait donc figure de phénomène politique. Sa personnalité singulière lui vaut d’échapper pour l’instant à la principale ligne de fracture démocrate. Celle qui sépare les représentants d’une aile gauche assumée, de Bernie Sanders à Elizabeth Warren, des modérés soucieux de rassurer un électorat plus centriste dans les Etats du Midwest et de la Rust Belt, où se jouera probablement la présidentielle de 2020.

À deux ans de l'élection l'hypothèse de la candidature de l'ancienne première dame s'est fait entendre avec de plus en plus de force, en particulier depuis que Michelle Obama a replongé dans la sphère publique et politique  son livre intitulé «Devenir».

Mais Barack Obama lui-même a expliqué que cela n'arriverait pas, lors d'une réunion publique. «Il y a trois choses qui sont absolument certaines dans la vie: la mort, les impôts et le fait que Michelle ne sera jamais candidate à la présidence des États-Unis», a-t-il assuré.

Et face à un parti démocrate au bord de l'implosion, les chances de Donald Trump restent  fortes pour des raisons autant structurelles que liées à ses résultats. Donald Trump peut aussi s'appuyer sur un socle solide, qui ne varie pas et lui reste fidèle.

Mais, surtout, il y a l'économie américaine qui porte sa candidature. Faut-il rappeler tous ces bons chiffres qui ne cessent de surprendre tout le monde? Chômage, inflation, création d'emploi, indice de la croissance: il ne cesse d'enregistrer des bons résultats...

Si les premiers sondages d'opinion placent régulièrement Beto O'Rourke en bonne position parmi de nombreux candidats, il ne faut pas oublier les bons résultats économiques du président sortant.

Une présidentielle qui risque de réserver bien des surprises.

Joanne Courbet pour DayNewsWorld

VASTE ENQUETE SUR DONALD TRUMP

LANCEE PAR LES DEMOCRATES

Une puissante commission parlementaire américaine, dirigée par les démocrates, a lancé lundi une vaste enquête sur Donald Trump. Elle a demandé à 80 personnalités et organisations, dont deux fils du président républicain, Eric et Donald Jr., ainsi qu'à son gendre Jared Kushner, qu'elles leur livrent des documents.

La Commission judiciaire de la chambre basse du Congrès enquête sur des soupçons d'« entrave à la justice, de corruption et d'autres abus de pouvoir de la part du président Trump, ses associés et des membres de son administration », précise-t-elle dans un communiqué.

Elle a contacté 81 personnes et organisations au total, dont Allen Weisselberg, directeur financier de la Trump Organization, l'avocat personnel du président Jay Sekulow, d'anciens responsables de la Maison-Blanche comme Steve Bannon, Sean Spicer et Hope Hicks, ainsi que le fondateur de WikiLeaks, Julian Assange.

La commission les exhorte à livrer les documents d'ici le 18 mars.

« Ces dernières années, le président Trump n'a pas eu à rendre des comptes sur ses attaques presque quotidiennes contre nos règles et normes légales, éthiques et constitutionnelles fondamentales », a écrit le président démocrate de cette commission, Jerrold Nadler.

« Il s'agit d'une période critique pour notre nation et nous avons la responsabilité d'enquêter », poursuit-il.

Dimanche, M. Nadler avait expliqué que les soupçons d’entrave à la justice s’appuyaient sur les accusations répétées de « chasse aux sorcières » lancées par le 45e président des Etats-Unis à l’encontre de l’enquête du procureur spécial Robert Mueller sur une possible collusion avec la Russie.

Vers une éventuelle procédure de destitution ?

Les démocrates ont repris la majorité à la Chambre des représentants en janvier, avec la promesse de lancer de nombreuses enquêtes parlementaires contre le président après deux ans de majorité républicaine. Ces nouvelles investigations, et la multitude de documents exigés, pourraient fournir des munitions aux démocrates s’ils lançaient une éventuelle procédure de destitution, ou impeachment, contre Donald Trump.

Mais les chefs démocrates du Congrès apparaissent encore réticents à jouer cette carte, qui semble difficile à concrétiser tant que les républicains contrôlent le Sénat, et qui pourrait galvaniser la base du président.

« La route est encore longue vers l'"impeachment" », a déclaré Jerry Nadler, qui s'exprimait lors d'un entretien sur la chaîne ABC dimanche.

Donald Trump, qui a qualifié de « bidon » la vaste enquête parlementaire lancée par des démocrates, a assuré qu'il y coopérerait.

Jaimie Potts pour DayNewsWorld

DU DEBALLAGE SORDIDE DE MICHAEL COHEN SUR DONALD TRUMP

L’audition parlementaire très attendue de l’ex-avocat personnel de Donald Trump, Michael Cohen, a débuté mercredi 27 février. En ouverture de l’audition, le président démocrate de la commission d’enquête de la Chambre des représentants, Elijah Cummings a ainsi présenté l’ex-avocat de Trump :

« Le peuple américain peut juger par lui-même de la crédibilité » de Michael Cohen, condamné à trois ans de prison pour fraude fiscale, parjure et infraction au code électoral.

L’ancien avocat, qui a été radié du barreau et sera incarcéré en mai, n'a pas hésité à brosser un portrait au vitriol de son ex-client.

« Je suis ici pour dire au peuple américain ce que je sais du président Trump », a déclaré M. Cohen. « Je regrette le jour où j’ai dit oui à M. Trump (…) J’ai honte » d’avoir collaboré avec lui, a-t-il ajouté.

« [Donald Trump] est un raciste, un escroc, un tricheur ». « M. Trump est une énigme. Il est compliqué, tout comme je le suis.

Il a de bons et de mauvais côtés, comme nous tous. Mais le mauvais côté l’emporte de loin sur le bon, et depuis qu’il est au pouvoir, il est devenu la pire version de lui-même. »

Tout au long de son audition, M. Cohen a été durement attaqué par des élus républicains, qui n’ont cessé de rappeler qu’il avait menti lors d’une précédente apparition devant le Congrès...A quoi va servir un tel portrait à charge ? Si ce n'est à dédouaner Michael Cohen, l'ancien homme à tout faire de Donald Trump ?

Si ce n'est à ternir un peu plus l'image du locataire de la Maison Blanche en campagne pré-électorale ?

Car M. Cohen n'a par ailleurs aucune preuve de collusion avec la Russie. « On s’est demandé si j’avais connaissance de preuves directes démontrant que M. Trump, ou son équipe de campagne, avait comploté avec la Russie. Je n’en ai pas. Je veux être clair. Mais j’ai des soupçons », a déclaré Michael Cohen.

Le Congrès a eu droit à un véritable déballage sordide auquel il n'avait pas eu droit depuis l’affaire Monica Lewinsky avec Bill Clinton. C'est qu' en droit américain la liberté d’expression fait partie du premier amendement de la constitution américaine.

Mais le président des Etats-Unis pourrait poursuivre son ex- avocat s'il peut notamment établir que celui-ci a évoqué de faux faits.

Et en tant que personnalité publique, le locataire de la Maison Blanche peut également démontrer « l’intention effective de nuire » de Michael Cohen...

Garett Skyport pour DayNewsWorld

A QUAND LA BOMBE NUCLEAIRE EN ARABIE SAOUDITE OU LES SOUPCONS DU CONGRES AMERICAIN

ENVERS DONALD TRUMP

Les États-Unis souhaitent-ils doter l'Arabie saoudite de la bombe atomique ?

Des « lanceurs d’alerte » soupçonnent Donald Trump d’encourager la vente d’une technologie nucléaire sensible à l’Arabie saoudite.

Selon un rapport publié par le comité de surveillance et de réforme de la chambre basse du congrès des responsables de l'administration Trump ont tenté de transférer une technologie nucléaire sensible à Riyad. Elijah Cummings, président de la commission de Contrôle et de Réforme, a demandé des documents à la Maison-Blanche, en particulier ceux portant sur une rencontre deux mois après l’investiture de Donald Trump entre son gendre et proche conseiller Jared Kushner et Mohammed ben Salmane, le tout-puissant prince héritier saoudien.

Des conflit d'intérêts privés

Un rapport préliminaire de cette commission a en effet relevé que de «forts intérêts commerciaux privés» avaient «fait pression de manière agressive» pour obtenir ce transfert de technologie sensible. La commission met en lumière un cas de conflit d'intérêts avec le groupe privé IP3 International. Ce conglomérat de plusieurs entreprises américaines est effectivement à l'origine du projet de centrales nucléaires en Arabie Saoudite.

Le général Michael Flynn en était l'un de ses conseillers de juin à décembre 2016, au moment même où il occupait la fonction de conseiller spécial de Donald Trump lors de la campagne présidentielle et de la période de transition. Une fois le magnat de l'immobilier investi, il aurait continué de plaider en faveur du plan souhaité par IP3.

Plusieurs rencontres ont eu lieu entre des responsables d'IP3 et des membres de l'administration Trump, même après la démission de Michael Flynn, démissionné. «Ces entités commerciales engrangeraient des milliards de dollars grâce aux contrats liés à la construction et à l’opération d’infrastructures nucléaires en Arabie saoudite -et ont semble-t-il eu des contacts proches et répétés avec le président Trump et avec son administration jusqu’à ce jour», a noté la commission.

Une bombe nucléaire pour l'Arabie Saoudite?

Les autorités saoudiennes n'ont jamais caché leurs ambitions technologiques. « L'Arabie saoudite ne souhaite pas acquérir de bombe atomique, mais il est évident que si l'Iran développait une bombe atomique, nous ferions de même, et dans les meilleurs délais », avait déclaré le prince héritier saoudien en 2018.

Les États-Unis de Donald Trump souhaitaient-ils donc transférer la technologie nucléaire en Arabie saoudite ?

Et ce, sans contrepartie sur son utilisation et ce, en violation de la loi relative à l'énergie atomique qui stipule que les États-Unis ne peuvent pas transférer leur savoir-faire nucléaire vers des pays tiers sans garantie d’un usage pacifique de cette énergie.

La loi exigerait de plus que les Saoudiens acceptent de garder le matériel en sécurité, de laisser les inspecteurs le vérifier et de ne jamais l'utiliser pour fabriquer une arme nucléaire.

En plus des têtes nucléaires, les États-Unis auraient permis à l'Arabie saoudite de développer des sites de production de missiles balistiques. Une existence prouvée par des images satellites et alors qu'en règle générale les États-Unis se sont toujours opposés au transfert de missiles capables de porter des armes nucléaires.

Les démocrates ont peur que ce transfert ne se fasse très rapidement. «Le 19 février 2019, le président a rencontré des développeurs d'énergie nucléaire à la Maison-Blanche à propos du partage de la technologie nucléaire avec les pays du Moyen-Orient, y compris l'Arabie saoudite», indique la commission. Pourtant il est du ressort du Congrès d' examiner obligatoirement tout potentiel transfert d'énergie atomique, selon la loi relative à l'énergie atomique.

A qui servirait une telle vente ?

Aux « intérêts des États-Unis», ou à «ceux qui ont des avantages financiers à tirer de ce changement potentiel de la politique étrangère» américaine.

Mais au-delà :

peut-on envisager de transférer une technologie nucléaire sensible aux pays du Moyen-Orient sans contrepartie aucune ?

Joanne Courbet pour DayNewsWorld

COMME UN CLIMAT DE GUERRE FROIDE CONFRONTATION EST OUEST

«Je vais le dire clairement et ouvertement : la Russie sera contrainte de déployer des armements qui pourront être utilisés non seulement contre les territoires, d’où peut provenir une menace directe, mais aussi contre les territoires où se trouvent les centres de décision d’usage de missiles nous menaçant », a déclaré le président russe Vladimir Poutine lors de son discours devant le Parlement, mercredi 20 février.

Le pays répliquera ainsi à tout déploiement de missiles nucléaires américains de portée intermédiaire en Europe en ciblant les pays dans lesquels ces missiles seront déployés mais également les États-Unis.

C'est une réponse au retrait des États-Unis du traité sur les forces nucléaires intermédiaires (FNI), conclu en 1987.

Si Vladimir Poutine ne pas chercher la confrontation en réponse à la sortie des États-Unis du FNI, il a cependant affirmé que la réaction de la Russie à tout déploiement de missiles nucléaires serait déterminée et que l’administration américaine ferait bien de réfléchir aux conséquences d’une telle décision.

Une première réaction avait eu déjà lieu de la part du Kremlin. La Russie allait se doter d’ici à 2021 de nouveaux missiles à portée intermédiaire, selon l'annonce il y a deux semaines du ministre de la Défense Sergueï Choïgou.

Cette annonce faisait suite à la décision de Donald Trump de retirer dans un délai de six mois les États-Unis de ce traité signé en 1987 pour éliminer tous les missiles de croisière et balistiques américains et russes tirés depuis le sol et ayant une portée située entre 500 km et 5 500 km.

Washington avait alors justifié sa décision en accusant la Russie d’avoir violé le traité FNI en développant un nouveau missile, le Novator 9M729 (SSC-8 pour l’Otan).

Vladimir Poutine avait réagi en déclarant que Moscou cessait à son tour de respecter le traité. La Russie a décidé de suspendre sa participation à cet accord,

car "nos partenaires américains auraient dû dire les choses honnêtement au lieu d'utiliser des accusations imaginaires envers la Russie pour motiver leur sortie unilatérale de l'accord", a déclaré le chef du Kremlin.

Alize Marion pour DayNewsWorld

UN CANULAR ?

DONALD TRUMP MIS SOUS ECOUTES PAR LE FBI ?

Donald Trump sous écoutes ?

Donald Trump président espionné par les services de renseignement de son propre pays ?

C'est ce qui aurait pu arriver au 45ème Président des Etats-Unis au printemps 2017, à en croire l'ancien haut responsable du FBI, Andrew McCabe.

Il révèle lors de l'émission américaine « 60 Minutes » dimanche 17 février que Rod Rosenstein, le n°2 de la Justice, aurait aussi évoqué une possible mise à l'écart de Donald Trump. Rod Rosenstein supervisait alors l’enquête russe.

Cette possibilité d'écarter Donald Trump du pouvoir, aurait été envisageable grâce à l'amendement 25 de la Constitution américaine.

Cet amendement autorise en effet le vice-président et une majorité du cabinet à déclarer le président « inapte » à assurer ses fonctions.

« Il voulait mettre la Maison-Blanche sous écoute », a déclaré Andrew McCabe.

Il avait « simplement soulevé ce point et en a discuté avec moi, en se demandant combien de membres du cabinet seraient en mesure de soutenir un tel effort », a poursuivi Andrew McCabe, limogé du FBI à son tour en mars 2018.

Rod Rosenstein, le ministre adjoint de la Justice, aurait été alors « très inquiet au sujet du président, de sa capacité, de ses intentions » à ce moment, c.a.d après le limogeage de James Comey en mai 2017.

La question qui travaillait Rod Rosenstein était, d'après McCabe, celle du limogeage par Donald Trump de James Comey, ancien directeur du FBI, en mai 2017.

Rosenstein aurait été convaincu que le départ du directeur du FBI était lié aux investigations sur les soupçons d'une ingérence de Moscou dans sa campagne électorale.

Dans les rangs des Républicains, on dénonce une « tentative de coup d'État administratif »

Jeudi 14 février, lors de la diffusion de premiers extraits de cette interview, Donald Trump avait contre-attaqué sur Twitter :

« Le chef du FBI par intérim déshonoré, Andrew McCabe, prétend être un 'pauvre petit ange' alors qu'il a joué un grand rôle dans (...) le canular russe »

Britney Delsey pour DayNewsWorld

DONALD TRUMP DECLARE L'URGENCE NATIONALE POUR LA CONSTRUCTION DU MUR

Le compromis, approuvé jeudi par le Congrès, ne prévoit qu'un quart du budget réclamé par le président américain pour la construction d'un mur à la frontière mexicaine. Mécontent le président américain a annoncé jeudi vouloir déclarer « l'urgence nationale » pour construire ce mur.

Le locataire de la Maison Blanche veut « mettre fin à la crise de sécurité nationale et humanitaire à la frontière », a justifié Sarah Sanders, porte-parole de la Maison Blanche.

Dans le même temps, le milliardaire a accepté de signer un compromis budgétaire obtenu de haute lutte au Congrès, après d'intenses tractations entre républicains et démocrates, pour éviter une paralysie des administrations.

Si aucun accord n'était trouvé avant vendredi, minuit, le pays aurait pu faire face à un deuxième « shutdown » en moins de deux mois. Or la mise au chômage technique de 800.000 fonctionnaires pendant 35 jours en janvier n'avait produit qu'une baisse de la cote de popularité de Trump dans les sondages et paralysé l'économie américaine.

La loi de financement née de ce compromis a  donc été approuvée jeudi à une large majorité au Sénat, contrôlé par les républicains, puis à la Chambre des représentants, contrôlée par les démocrates.

Mais ce texte, qui ne mentionne pas le mot « mur », préférant « barrière » ou « clôture », ne comprend qu'un quart du budget réclamé par Donald Trump pour construire le mur (1,4 milliard de dollars contre 5,7 milliards demandés) . Tout en signant le texte, Donald Trump déclarera donc l' « urgence nationale ». Le chef de la majorité républicaine au Sénat Mitch McConnell a dit soutenir la décision du président.

Une loi votée en 1976, le « National Emergencies Act », autorise en effet le président des Etats-Unis à invoquer une « urgence » nationale pour activer des pouvoirs extraordinaires, qui permettraient à Donald Trump de contourner le Congrès en s'appuyant par exemple sur l'armée pour faire ériger le mur.

Cette procédure exceptionnelle n'est pas sans hérisser de nombreux parlementaires, y compris dans les rangs républicains. Chez les démocrates, c'est l'indignation qui règne.

Les démocrates et divers groupes d'intérêts se préparent à attaquer la proclamation d'urgence nationale devant la justice, contestant les arguments de la Maison-Blanche sur la nature de la crise à la frontière.

« Il n'y a pas d'urgence à la frontière » avec le Mexique, a pesté Nancy Pelosi, présidente démocrate de la Chambre des représentants.

« Nous allons passer nos options en revue et nous serons préparés à y répondre de façon appropriée », a asséné Nancy Pelosi.

Britney Delsey pour DayNewsWorld

DISCOURS DE DONALD TRUMP SUR L'ETAT DE L'UNION

Face au Congrès réuni au grand complet, le président américain Donald Trump s’est posé mardi en rassembleur malgré les fortes tensions politiques entre démocrates et républicains.

Il s’est tout de même montré combatif sur l’immigration ou les investigations relatives à sa campagne de 2016. Pour ce traditionnel discours en prime time sur l’état de l’Union, le président américain a lancé un appel au compromis. « Le programme que je vais présenter ce soir n’est ni républicain, ni démocrate.

C’est celui du peuple américain », a-t-il déclaré, portant son emblématique cravate rouge, devant plus de 500 élus, dont de nombreuses femmes démocrates vêtues de blanc, en hommage au centenaire du mouvement des suffragettes.

«  Ensemble, nous pouvons mettre fin à des décennies de blocage politique, guérir les blessures anciennes, construire de nouvelles coalitions, esquisser de nouvelles solutions », a-t-il ajouté.

Le mur à la frontière avec le Mexique « sera construit »

Donald Trump ne renonce pas pour autant à sa promesse de construire un mur à la frontière avec le Mexique, projet décrié par l’opposition démocrate et à l’origine du « shutdown » le plus long de l’histoire américaine. « Je vais le faire construire », a martelé Donald Trump à propos.

« Les murs, ça marche et les murs sauvent des vies », a poursuivi le locataire de la Maison Blanche qui a cependant renoncé à décréter l’état d’urgence nationale l'’autorisant à financer le mur sans l’accord du Congrès. A la place, il a exhorté démocrates comme républicains à trouver un compromis d’ici au 15 février.

« Par le passé, la plupart des gens dans cette pièce ont voté pour un mur, mais le mur adéquat n’a jamais été construit.

Je le ferai construire », a-t-il annoncé. Les murs « fonctionnent et sauvent des vies, alors travaillons ensemble, trouvons un compromis et un accord », a-t-il précisé, ajoutant qu’il avait fait parvenir au Congrès une proposition allant « dans le sens de tous », comprenant notamment une « nouvelle barrière physique » à la frontière sud.

.Le chapitre consacré à la politique étrangère lui a valu des applaudissements inégaux dans son camp tant certaines de ses décisions suscitent un malaise. Le Sénat a approuvé lundi soir à une très large majorité un amendement critiquant sa décision de retirer les troupes américaines de Syrie et d’Afghanistan, pays à propos duquel il a évoqué des discussions « constructives » avec les talibans.

Rencontre avec Kim Jong-un fin février au Vietnam

Le président américain a aussi profité de ce rendez-vous pour annoncer le lieu et la date de son prochain sommet avec le dirigeant nord-coréen, Kim Jong-un, qui se déroulera les 27 et 28 février au Vietnam afin de poursuivre les négociations sur le désarmement nucléaire de la Corée du Nord.

« Dans le cadre de notre diplomatie audacieuse, nous continuons notre effort historique pour la paix dans la péninsule coréenne », a-t-il déclaré

Donald Trump s’est félicité des progrès accomplis depuis la détente entamée l’année dernière, assurant que s’il n’avait pas été élu président, les États-Unis seraient « maintenant dans une guerre majeure avec la Corée du Nord ». « Nos otages sont revenus à la maison, les essais nucléaires ont cessé et il n’y a pas eu de lancement de missiles depuis 15 mois », a dit Donald Trump.

Trump avertit la Chine : « le vol d’emplois des Américains, c’est fini »

Une nouvelle fois, il a averti la Chine qu’elle ne pourrait plus « voler les emplois et la richesse des Américains » et exigé des « changements structurels » de Pékin pour mettre fin à ses pratiques commerciales « injustes ».

« J’ai beaucoup de respect pour le président Xi et nous travaillons à un nouvel accord commercial avec la Chine, mais il doit inclure des changements structurels réels pour mettre fin aux pratiques commerciales injustes, réduire notre déficit chronique et protéger les emplois américains », a lancé le président américain, qui a déclenché une véritable guerre commerciale contre la Chine pour l’amener à la table des négociations.

Enfin, il a aussi assuré les Vénézuéliens du soutien américain dans leur « quête de liberté ». Les Etats-Unis, ainsi qu’une quarantaine d’autres pays, ont reconnu l’opposant vénézuélien Juan Guaido comme président par intérim et seule autorité légitime à Caracas.

Mettre fin à l’épidémie de sida aux États-Unis en dix ans

Evoquant les questions de santé, il a insisté sur la baisse du prix de médicaments et a fixé comme objectif aux élus du Congrès de dégager les moyens nécessaires contre le sida. « Mon budget demandera aux démocrates et aux républicains de dégager les moyens nécessaires pour éliminer l’épidémie de VIH aux Etats-Unis d’ici dix ans.

Ensemble, nous vaincrons le sida en Amérique et au-delà », a-t-il déclaré. Une annonce accueillie positivement par les associations et les experts et qui rappelle la proposition, lancée au même endroit en 2003 par George W. Bush, du programme Pepfar contre le sida dans le monde.

A vingt et un mois de la prochaine élection présidentielle, où il entend briguer un second mandat, le 45e président des Etats-Unis a conclu son discours sur une note consensuelle qui tranche avec ses discours habituels.

« Nous devons choisir si nous nous définissons par nos différences ou si nous avons l’audace de les transcender. »

Britney Delsey pour DayNewsWorld

LE DESENGAGEMENT NUCLEAIRE REMIS AUX CALENDES GRECQUES

Les Américains ont mis leur menace d'octobre dernier à exécution en décidant ce vendredi de se retirer du Traité sur les forces nucléaires à portée intermédiaires (INF en anglais).

Ce traité signé entre les deux puissances adversaires à la fin de la Guerre froide leur interdit le test, la production et le déploiement de tout missile terrestre d'une portée de 500 à 5 500 km équipé ou non d'une charge nucléaire.

Mais selon Washington Moscou ne respecte pas ses engagements, accusée d'avoir testé un nouveau missile, le 9M729, d'une portée supérieure à 500 km, ce que dément Moscou.

« Demain les Etats-Unis vont suspendre leurs obligations dans le cadre du traité INF et lancer le processus de retrait », qui « sera achevé dans six mois à moins que la Russie respecte ses obligations en détruisant tous ses missiles, lanceurs et équipements qui violent le texte », a déclaré le président Donald Trump dans un communiqué.

Mais ce retrait de l'accord est surtout motivé par le fait que la Chine n'étant pas liée par ce traité bilatéral russo-américain, bénéficie d'un avantage stratégique en Asie.

Son arsenal nucléaire « est constituée de missiles qui sont interdits pour les Américains et les Russes dans le cadre du traité, précise Antoine Bondaz, chercheur à la Fondation pour la Recherche Stratégique (FRS).

Cet arsenal permet notamment à Pékin de menacer les bases américaines dans la région Asie-Pacifique, de la Corée du Sud à Guam en passant par le Japon».

Cette remise en cause par les Américains du INF fragilise l'architecture de désarmement élaboré depuis la Guerre froide

Et «l'Europe est la grande perdante politique du retrait d'un traité qui symbolisait pour les Européens la fin de la Guerre froide».

Alize Marion pour DayNewsWorld

FIN DU SHUTDOWN AUX ETATS-UNIS

Donald Trump a rendu les armes temporairement . Le président américain a promulgué vendredi 25 janvier une loi garantissant le financement de l'administration fédérale jusqu'au 15 février.

C'est donc la fin du plus long « shutdown » de l'histoire des Etats-Unis. « Nous sommes parvenus à un accord pour mettre fin au 'shutdown' et rouvrir le gouvernement fédéral » a affirmé le président américain.

En échange le locataire de la Maison Blanche a seulement obtenu des démocrates qu'ils négocient «un paquet de mesures sur la sécurité intérieure» dans des commissions parlementaires ad hoc.

« D'ici là, une commission bipartisane sera chargée de se pencher sur la question de la sécurité à la frontière avec le Mexique », a annoncé le président américain lors d'une conférence de presse.

Mais si aucun consensus n’était trouvé sur son projet de mur, Donald Trump a menacé de provoquer une nouvelle paralysie budgétaire ou de déclarer une situation « d’urgence nationale » lui permettant alors de contourner le Congrès à majorité démocrate.

Donald Trump n'a en effet pas abandonné sa promesse électorale concernant le mur frontalier arguant de l'existence de1000km de barrières déjà construites depuis quinze ans. « Nous n’avons pas d’autre choix que de construire un mur puissant ou une barrière en acier », a-t-il insisté.

«  On ne parle pas d'un mur médiéval, mais d'un mur intelligent, des palissades métalliques à travers lesquelles on peut voir, avec de la technologie de pointe, des senseurs et des drones. » a-t-il ajouté.

Les démocrates n'ayant pas cédé  au président de crainte qu’il n’emploie à l’avenir le levier brutal du « shutdown » pour d’autres projets controversés, se sont montrés soulagés.

« Il est triste qu’il ait fallu aussi longtemps pour parvenir à une conclusion évidente », a déclaré la présidente démocrate de la Chambre des représentants, Nancy Pelosi. «On ne négocie pas en prenant les Américains en otages, espérons que le président a retenu la leçon», a, de son côté, lancé Chuck Schumer.

« Nous avons de très bonnes idées sur la façon de sécuriser la frontière», a affirmé asséné la présidente de la Chambre, Nancy Pelosi.

Le président a appelé une fois encore les parlementaires à «mettre la politique de côté» afin de «montrer au monde que nous sommes unis pour protéger notre merveilleux pays.»

Jenny Chase pour DayNewsWorld

SHUTDOWN L'OFFRE DE DONALD TRUMP SE HEURTE AUX REFUS DES DEMOCRATES

« Enlevons la politique de tout ça, mettons-nous au travail et trouvons un accord »", a lancé Donald Trump.

A quand la fin du « shutdown » qui paralyse l'administration fédérale depuis presque cinq semaines  ? Donald Trump promettait une annonce majeure susceptible de « sortir de l'impasse ».

Il l'a énoncée, samedi 19 janvier, dans un discours télévisé solennel : offrir un statut temporaire à des migrants, en échange du financement de son mur.

Une proposition quasi-démocrate

C’est un Donald Trump plus posé, moins vindicatif que d’habitude, qui s'est adressé aux Américains. Le président américain a proposé de prolonger des statuts temporaires d'environ un million de migrants, qui risquent d'être expulsés du pays, en échange du financement par le Congrès de son mur à la frontière américano-mexicaine.

Le président  a ainsi proposé de rallonger de trois ans le permis de séjour temporaire connu sous le nom de programme DACA créé par Barack Obama puis supprimé qui concernent 700 000 clandestins, les « dreamers », les mineurs entrés illégalement sur le sol américain avec leurs parents. Le locataire de la Maison Blanche a aussi proposé de prolonger de trois ans un statut de protection temporaire (ou TPS) qui permet à environ 300 000 immigrants de travailler légalement sans titre de séjour.

A ces propositions quasi démocrates s'ajoute le recrutement de davantage d’agents de la police aux frontières ainsi que de juges à l’immigration.

« Compromis fondé sur le bon sens » contre « nouvelle prise d’otages »

Fort de cette offre le président américain a parlé de « compromis fondé sur le bon sens ». Mais la chef de la majorité démocrate à la Chambre des représentants, Nancy Pelosi, avait au préalable rejeté cette proposition qui avait transpiré dans les medias. Selon elle, ce qui est présenté comme une concession présidentielle n'est qu'une « compilation de plusieurs initiatives déjà rejetées par le passé et chacune inacceptable ». Et au leader de la minorité démocrate au Sénat, Chuck Schumer d'enfoncer le clou : il rappelle que Donald Trump avait lui-même dans le passé supprimé des protections pour les migrants qu’il propose à présent de protéger. « Offrir des protections en échange du mur n’est pas un compromis mais une nouvelle prise d’otages », a-t-il tweeté

Les démocrates refusent d'accorder à Donald Trump les 5,7 milliards de dollars qu'il exige pour la construction de son mur, sa promesse emblématique de campagne.

Le « shutdown », avec ses quelque 800 000 fonctionnaires fédéraux sans solde, a de beaux jours devant lui, semble-t-il...

Joanne Courbet pour DayNewsWorld

SHUTDOWN, REGLEMENTS DE COMPTE

ET ANNONCE DE DONALD TRUMP

La remarque virulente « Notre pays vit un enfer en ce moment » posté sur Instagram par la rappeuse américaine Cardi B contre le président américain peut résumer la situation du pays depuis le « shutdown ».

Le shutdown, la paralysie partielle de l’administration avec 800.000 employés fédéraux qui sont soit au chômage technique soit tenus de travailler sans être payés, est le plus long de l’histoire: il entame son 27éme jour et aucune issue ne se dessine.

Certaines administrations ont été tout simplement fermées. Les ministères de la sécurité intérieure, de la justice, le département d’Etat et le Trésor présentent portes closes ainsi que l’Agence de protection pour l’environnement et la NASA.

Ce qui n'est pas sans conséquences néfastes sur le fonctionnement du pays si bien que Donald Trump a rappelé des milliers de fonctionnaires à reprendre le travail sans salaire (faute de budget) pour limiter les effets de la paralysie des administrations...

En cause : l’absence d’accord pour le financement à hauteur de 5 milliards de dollars (4,4milliards d’euros) du mur exigé par Donald Trump à la frontière mexicaine.

Ce mur est présenté comme un élément-clé de sa stratégie de lutte contre l’immigration clandestine et le trafic de drogue et comme une question de « sécurité nationale » pour la Maison Blanche. De leur côté les démocrates ne veulent pas en entendre parler.

Or en endossant la responsabilité du shutdown, Donald Trump lie son sort à la réussite du mur à la frontière avec le Mexique.

Aucun camp ne veut céder et le « shutdown » vire au règlement de comptes.

Pas plus tard que vendredi des démocrates et non des moindres s'enflammaient sur l'éventualité d'une destitution de Donald Trump après une information fournie par un media en ligne, aussitôt démentie ce samedi.« Ecoutez, si Mueller a plusieurs éléments alléguant du fait que Trump a demandé à Cohen de mentir au Congrès, nous devons en être informés au plus vite », avait tweeté le sénateur Chris Murphy.

Et tous les coups semblent désormais permis.

Donald Trump et Nancy Pelosi sont engagés dans un intense bras de fer depuis le début de la paralysie budgétaire partielle. Le premier a, vendredi, annulé un voyage officiel jusqu'alors tenu secret. Il a stupéfié le Congrès en annonçant qu'il annulait un déplacement que Nancy Pelosi, troisième personnage de l'Etat, devait effectuer en Afghanistan à bord d'un avion militaire. « En raison du shutdown, je suis désolé de vous informer que votre voyage à Bruxelles, en Egypte et en Afghanistan a été repoussé », a écrit M .Trump à Mme Pelosi, qualifiant le voyage d'activité de « relations publiques », Poussant l'ironie il lui a proposé un vol commercial « Naturellement, si vous voulez voyager par avion commercial, le choix vous appartient », a conclu le locataire de la Maison Blanche. La veille, Nancy Pelosi avait demandé de reporter le traditionnel discours sur l'état de l'Union du président, prévu le 29 janvier pour des raisons de sécurité pour cause de shutdown. Or selon la tradition revient au leader de la chambre basse d'inviter le président à ce discours annuel devant la Chambre des représentants et le Sénat réunis.Coup pour coup! Privée d'avion militaire par Donald Trump, la chef des démocrates au Congrès américain, Nancy Pelosi, a affirmé vendredi avoir suspendu un voyage . « On nous a informés qu'en révélant l'existence de notre voyage, le président avait rendu la situation beaucoup plus dangereuse sur le terrain », a affirmé Nancy Pelosi à des journalistes.

Le président voudrait-il en finir avec ce bras de fer?

Le président américain Donald Trump a indiqué qu'il comptait faire samedi après-midi une « annonce majeure » concernant non seulement le shutdown mais également la construction du mur.

« Je vais faire une annonce majeure concernant la crise humanitaire à notre frontière sud, et le shutdown, demain après-midi à 15 heures [21 heures en France, NDLR], en direct depuis la Maison-Blanche », a tweeté le président républicain, sans autre précision.

Si l’impasse continuait, n'avait-il pas menacé de déclarer une « urgence » nationale pour activer des pouvoirs extraordinaires lui permettant d’obtenir les fonds sur le budget de la Défense , court-circuitant ainsi le Congrès?

Joanne Courbet pour DayNewsWorld

QUAND LES DEMOCRATES ESPERENT

LA DESTITUTION DE DONALD TRUMP

Selon le media en ligne BuzzFeed News, Donald Trump a demandé à son avocat Michael Cohen de mentir au Congrès à propos d'un projet immobilier russe avorté.

Plus d'un an et demi après le début de l'enquête du procureur spécial Robert Mueller sur les soupçons de collusion entre l'équipe de campagne du président américain et la Russie, une nouvelle révélation de l'ex-homme de confiance Michael Cohen de Donald Trump fait les choux gras des démocrates.

Le milliardaire aurait demandé à son avocat de l'époque de mentir sous serment au sujet d'un projet avorté de Trump Tower à Moscou. Michael Cohen a en effet menti sur la chronologie du projet du building de 100 étages.

M. Cohen avait assuré aux élus que les discussions avec des officiels russes s’étaient terminées en janvier 2016, alors qu’elles se sont poursuivies au moins jusqu’à juin, quand Donald Trump était en passe de remporter la primaire républicaine. Pourquoi ce mensonge ?

Pour minimiser les liens entre les deux pays.

Que le magnat de l'immobilier fût en affaires n'avait en soi rien d'illégal, mais qu'il demandât de mentir est un crime.

Un mensonge qui pourrait donc lui coûter cher, selon ses ennemis politiques car il s'agirait d'une tentative d'entraver l'enquête et d'une subordination de témoin.

« Si le président a ordonné à Cohen de mentir au Congrès, c’est de l’obstruction à la justice. Point barre », a réagi l’élu démocrate David Cicilline.

Les démocrates n'ont pas tardé jeudi soir à y aller de leurs petits commentaires rappelant notamment que les mêmes crimes avaient valu à Richard Nixon et Bill Clinton le lancement d'une procédure de destitution.

« Oh, pour information, le premier chef de la procédure de destitution de Richard Nixon était obstruction à la justice », a tweeté le représentant démocrate Ted Lieu.

« Ecoutez, si Mueller a plusieurs éléments alléguant du fait que Trump a demandé à Cohen de mentir au Congrès, nous devons en être informés au plus vite », a ajouté sur Twitter le sénateur Chris Murphy.

Pour Adam Schiff, qui préside désormais la commission de la Chambre sur le renseignement, si les allégations sont vraies, Donald Trump s’est rendu coupable de « subornation de témoin ».

Un crime passible de cinq ans de prison dans le Code pénal américain et que le Congrès pourrait surtout considérer comme un « crime majeur » justifiant un impeachment.

Une destitution cependant peu probable. En effet si la la Chambre des représentants, à majorité démocrate depuis début janvier, peut lancer la procédure d'accusation, c'est au Sénat d'émettre un jugement.

Or ses élus sont en majorité républicains...

Le témoignage public de Michael Cohen, déjà condamné à 3 ans de prison, devant le Congrès, le 7 février prochain, est attendu avec fébrilité par les démocrates.

Joanne Courbet pour DayNewsWorld

DONALD TRUMP AGENT RUSSE ? HI ! HI !! HI !!!

Tout Washington en parle. C'est que le New York Times a fait de surprenantes révélations  sur l'ouverture en 2017 d'une enquête de la police fédérale pour déterminer si le président américain avait travaillé pour le compte de la Russie.

Donald Trump un agent de Moscou ? Il n'en fallait pas plus pour déclencher l'ire du locataire de la Maison Blanche.

« Wow, je viens d'apprendre dans le défaillant New York Times que les anciens dirigeants corrompus du FBI, presque tous limogés ou forcés de quitter l'agence pour de très mauvaises raisons, ont ouvert une enquête sur moi, sans aucune raison ni preuve, quand j'ai viré ce menteur de James Comey, une vraie ordure », a tweeté de bon matin le président des États-Unis.

« Mon limogeage de James Comey a été un grand jour pour l'Amérique. C'était un flic véreux », a-t-il ajouté, évoquant dans un autre tweet

« les ratés qui ont essayé de [lui] jouer un tour ».

Trump avait fait pression sur le directeur du FBI, James Comey, pour qu’il abandonne ses investigations sur une éventuelle collusion de sa campagne avec Moscou.

Mais face au refus de ce dernier il l'avait limogé. Et le FBI d'être inquiété par le comportement de Trump et d'ouvrir une enquête pour savoir si le président était un agent russe !

Ainsi l'enquête de la police fédérale américaine aurait été rapidement fusionnée avec celle ouverte par le procureur spécial Robert Mueller sur des soupçons de collusion entre Moscou et l'équipe de Trump.

Le FBI aurait également eu des soupçons sur d'éventuels liens de Donald Trump avec la Russie dès la campagne présidentielle de 2016! sans avoir toutefois oser ouvrir alors une enquête.

Mais dès les premiers mois de la présidence trumpienne , le FBI s'est donc empressé d'ouvrir son investigation comportant un volet de contre-espionnage et un volet criminel, à la suite du limogeage de son directeur James Comey par Donald Trump en mai 2017.

Personnellement visé par la Maison Blanche, l'ex-patron du FBI James Comey a répliqué d'un simple tweet, reprenant une célèbre citation de l'ancien président Franklin D. Roosevelt : « Je vous demande de me juger par les ennemis que je me suis faits. »

Donald Trump nie catégoriquement toute collusion avec la Russie et critique régulièrement l'enquête de Robert Mueller, un ancien directeur du FBI, qu'il considère comme une « chasse aux sorcières » destinée à délégitimer sa présidence.

L'enquête russe n'en a pas moins débouché sur des inculpations et des condamnations de proches collaborateurs du président.

Ainsi de son ex-avocat Michael Cohen condamné à trois ans de prison, notamment pour infractions à la législation sur le financement des campagnes électorales,de Paul Manafort, directeur de l'équipe de campagne de Donald Trump, jugé coupable de malversations financières liées à des activités en Ukraine ou de Michael Flynn, ancien conseil à la sécurité nationale du président, plaidant coupable d'avoir menti aux enquêteurs sur ses liens avec des responsables russes.

Une autre révélation concernant aussi la Russie a fait bondir le locataire de la Maison Blanche. Il n'existerait aucune trace écrite des échanges que Donald Trump a eus avec Vladimir Poutine à cinq endroits différents au cours des deux dernières années.

Ce serait tout simplement parce que le milliardaire républicain à l'issue de ses rencontres avec le président russe aurait même pris possession des notes de son traducteur. Et ce alors que la loi oblige à conserver tous les documents officiels pour les archives.

Inhabituel, totalement illégal et ubuesque...surtout pour un président soupçonné par les agences de renseignement de son pays d’avoir collaboré avec une puissance rivale.

Depuis ces révélations le président américain tweete surnommant  « Bozos » , Jeff Besos le patron d’Amazon, et propriétaire du Washington Post, « Bozo », comme Bozo le clown

Joanne Courbet pour DayNewsWorld

NOUS DEVASTERONS LA TURQUIE ECONOMIQUEMENT OU LA DIPLOMATIE DU TWEET DE DONALD TRUMP

Le président des Etats-Unis, Donald Trump, a menacé la Turquie dimanche 13 janvier d'une catastrophe économique en cas d’attaque contre les Kurdes après le prochain retrait des troupes américaines de Syrie. « Nous dévasterons la Turquie économiquement si elle attaque les Kurdes », a tweeté Donald Trump. L’annonce en décembre du retrait des militaires états-uniens déployés en Syrie pour combattre l’EI a fragilisé la situation des combattants kurdes qui ont lutté aux côtés des Etats-Unis contre l’organisation Etat islamique (EI).

En effet le président turc, Recep Tayyip Erdogan, n'a jamais caché sa volonté de combattre les Kurdes, membres de la milice Unités de protection du peuple (YPG). La Turquie les considère comme des « terroristes » en raison de leurs liens présumés avec le Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) qui livre une guérilla sur le territoire turc depuis 1984. Elle craint la formation, à ses portes, d'un État kurde à même de raviver les velléités séparatistes des Kurdes de Turquie.

Pas étonnant qu'Ankara ait répliqué vertement au tweet de Donald Trump en soulignant que la Turquie attendait que les Etats-Unis honorent leur partenariat. « Mr@realDonaldTrump, c’est une erreur fatale d’assimiler les Kurdes de Syrie au PKK [le Parti des travailleurs du Kurdistan], qui est sur la liste américaine des organisations terroristes, et à sa branche syrienne du PYD [Parti de l’union démocratique]-YPG [Unités de protection du peuple], écrit sur Twitter le porte-parole de la présidence turque Ibrahim Kalin.

La Turquie se bat contre les terroristes, pas contre les Kurdes. »« Les terroristes ne peuvent pas être vos partenaires et vos alliés. La Turquie attend des Etats-Unis qu’ils honorent notre partenariat stratégique et ne veut pas qu’il soit occulté par de la propagande terroriste », a-t-il ajouté.

Donald Trump, qui n'a pas donné de calendrier précis pour le retrait des 2000 soldats américains de Syrie, a de son côté demandé aux Kurdes de « ne pas provoquer la Turquie ». Il a également appelé à la création d'une « zone de sécurité » de 30 kilomètres, sans plus de précisions sur sa localisation ou sur son financement.

«La Russie, l'Iran et la Syrie ont été les plus grands bénéficiaires de la politique américaine de long terme de destruction du groupe État islamique en Syrie - des ennemis naturels. Nous en bénéficions aussi mais il est temps maintenant de faire rentrer nos troupes à la maison.

Stop aux GUERRES SANS FIN.» a conclu le président américain.

Joanne Courbet pour DayNewsWorld

DONALD TRUMP AU PIED DU MUR

Donald Trump s'est rendu jeudi à McAllen, ville du Texas frontalière avec le Mexique, et y a défendu son projet controversé de «mur». «Rien de tel qu'un mur», a-t-il affirmé

L'opposition démocrate, dorénavant majoritaire à la Chambre des représentants, refuse catégoriquement de débloquer les 5,7 milliards de dollars pour le mur.

Dimanche, le shutdown, la paralysie partielle de l’administration avec 800.000 employés fédéraux qui sont soit au chômage technique soit tenus de travailler sans être payés, deviendra officiellement le plus long de l’histoire.

Donald Trump a annulé sa venue à Davos, fin janvier. En endossant la responsabilité du shutdown, Donald Trump lie son sort à la réussite du mur à la frontière avec le Mexique.

Et si l’impasse continue, il a menacé de déclarer une « urgence » nationale pour activer des pouvoirs extraordinaires lui permettant d’obtenir les fonds sur le budget de la Défense , court-circuitant ainsi le Congrès.

«Nous avons le droit absolu de déclarer une urgence nationale et c'est une question de sécurité.

C'est une urgence nationale. Si vous regardez ce qu'il se passe», plaidait encore jeudi le président américain, interrogé par la chaîne Fox News. Au risque de passer d’une crise budgétaire à une crise politico-judiciaire.

Aujourd’hui, près de 1 200 km de murs existent déjà entre les deux pays. Déjà, en 1978, Jimmy Carter trouvait le financement pour faire ériger des barrières de trois mètres de haut, baptisées « Tortilla Curtain » George H. W. Bush lui emboîta le pas et même le démocrate Bill Clinton, qui fit ériger huit nouvelles sections en taules d’acier ondulées.

L'idée ne vient donc pas de Donald Trump qui, lui, veut cependant en faire un symbole de son mandat.

C'est avec la mondialisation que le besoin d'ériger des murs se fait de plus en plus sentir chez les peuples avides de protection.


Andrew Preston pour DayNewsWorld

LE SORT DES FEMMES  DANS LE MONDE

Nous nous proposons d’ouvrir régulièrement une rubrique sur ce thème de la place de femmes dans le monde au XXIème  siècle, en partant d’exemples faisant l’actualité.

Nous aborderons aujourd’hui l’Arabie Saoudite, l’Inde et la France.

Arabie Saoudite :

Les Saoudiennes viennent d’obtenir par une loi entrée en vigueur dimanche dernier, 6 janvier 2019, le droit d’être informée désormais par texto de tout changement concernant leur statut matrimonial, dont le divorce.

C’est la chaine d’information Al Ekhbariya qui vient de diffuser l’information en précisant que les Tribunaux étaient désormais chargés de diffuser ces informations. Les femmes pourront simultanément consulter des documents liés à la rupture de leur mariage sur le site internet du Ministère de la Justice.

Informées par texto ? On pourrait s’offusquer ! Que nenni ! Dans ce pays grand comme 4 fois la France (2 150 000 Km2), complètement désertique, dont chaque habitant ou presque est propriétaire d’un Smartphone, il est apparu plus pratique et plus  rapide d’utiliser ce mode de communication plutôt que de lentes caravanes de chameaux !

La réforme a été présentée comme une avancée par le nouveau prince, Salman Abdelaziz Al Saoud qui en 2018 avait déjà donné aux femmes le droit de conduire.

Cependant, il faut rappeler que les hommes ont encore et toujours un droit unilatéral de divorcer (qui inclut aussi la rupture des fiançailles) sans avoir besoin de fournir de justificatifs. Le divorce est effectif immédiatement  l’époux ayant néanmoins l’obligation de fournir à son ex-épouse, un soutien financier de 4 mois 10 jours. Quatre mois dix jours on n’a pas encore compris pourquoi ?

Simultanément, une femme ne peut obtenir le divorce qu’avec le consentement de son mari ou « si la justice démontre qu’elle est maltraitée ». Dans la pratique il est donc encore  difficile pour une femme d’obtenir le divorce, et l’avancée « civilisationnel », comme le dirait Emmanuel Macron, voulu par le Prince Salman, est minuscule.

Car la capacité des hommes à divorcer se traduit par une polygamie illimitée, dans ce pays qui tolère la polygamie jusqu’à 4 femmes.

On comptait en Arabie Saoudite en 2013 (source Courrier International) un divorce toutes les 20 mn !

La Monarchie Saoudienne est l’un des régimes les plus durs du monde. Le régime est intraitable dans de  nombreux domaines qui relève du sociétal et malgré quelques reformes, les droits des femmes dans ce pays n’a rien à voir avec ceux de leurs semblables dans le monde occidental.

Malgré cette situation, l’Arabie Saoudite a obtenu de l’ONU, le 21 septembre 2015, et après une longue séance de travail, sa nomination à la tête du « groupe consultatif »chargé de sélectionner les rapporteurs en charges des thématiques choisies, dont celle …. Des violences faites aux femmes. On s’interroge toujours !

La récente décision du régime Wahhabite a-t-elle été influencée par cette nouvelle responsabilité ? C’est probable ! Mais ce n’est pas certain non plus ! Il faut en effet observer qu’il a fallu plus de 4 ans à la Monarchie Saoudienne pour faire évoluer le droit des femmes. A ce rythme il faudra attendre encore plusieurs décennies pour que les femmes arabes obtiennent des avancées complémentaires et un statut équivalent à celui de leurs consœurs occidentales.

L’Inde :

L’Inde se déchire depuis quelques jours, sur l’accès des femmes à un temple indou. Des violences durent depuis le 2 janvier 2019 après que 2 femmes ont pénétré en catimini dans un Temple de Sabarimala (une ville portuaire du Kerala, située dans le sud de l’Inde).

La controverse autour de l’entrée des femmes dans un temple indou a démarré avec un arrêt de la Cour Suprême (qui est la plus haute Instance Judicaire), laquelle avait jugé, conformément au droit international, que l’interdiction faite aux femmes de venir prier violait la liberté religieuse et le principe d’égalité des sexes.

Dans un pays où le poids de la religion est immense (l’interdiction des femmes est gravée dans l’Hindouisme), cet arrêt n’en fini pas d’alimenter un débat qui semble être dominé par  la droite.

Cette affaire, a par ailleurs, mis en évidence la faiblesse de l’Etat de droit en Inde, la police d’Etat ne s’étant toujours pas résolue à faire appliquer la loi.

La France :

« Précarisées, discriminées, révoltées » des femmes gilets jaunes ont manifesté nombreuses ce dimanche 6 janvier 2019. Elles portaient ce jour là de grandes banderoles « noires » sur lesquelles était inscrit leur slogan.

De l’avis général, il n’y pas eu d’incidents graves ni de violences à l’exemple de ce qui s’était passé le jour précédent.  Il faut néanmoins relever que sur Paris, la manifestation a été encerclée, Place de l’Opéra, par les CRS. Une vidéo diffusée sur les réseaux sociaux a montré « une femme traitée de folle, nécessitant une thérapie » par lesdits CRS, qui voulaient l’obliger à enlever son gilet jaune. Certains journaux n’ont pas été plus délicats, comme le Parisien, traitant dans un titre ces femmes de « gonzesses défilant dans la rue ».

Les femmes gilets jaunes qui avaient été très présentes à partir du 17 novembre, tout au début du mouvement, avaient souhaité organiser leur propre rassemblement tout « en précisant que leur manifestation n’allait pas relever d’une lutte féministe, mais d’une lutte féminine ».

Elles avaient été discrètes jusqu’à présent. Elles ont voulu montrer le 6 janvier 2019, qu’elles représentaient elles aussi, coiffées de bonnet phrygien et pleurant des larmes bleues et rouges, « la mère patrie en colère, pour elles mêmes et l’avenir de leurs enfants ».

Au-delà du débat de fond, les codes employés par les manifestantes pour s’organiser n’ont pas été anodins. Le mouvement est resté néanmoins très protéiforme, la situation et le rapport de force avec le pouvoir politique en place ne lui donnant que très peu de visibilité.

A la lueur de ces exemples, on voit que les femmes, rarement mises en avant, luttent encore et toujours pour avoir la parole et exister, même en France comme on vient de le constater.

Clara Mitchell pour DayNewsWorld

UN SHUTDOWN DE PLUSIEURS MOIS VOIRE

PLUSIEURS ANNEES OU LE FINANCEMENT DU MUR EXIGE PAR DONALD TRUMP

Voilà déjà 14 jours qu 'a commencé aux Etats-Unis le « shutdown » en un mot le blocage partiel des administrations fédérales et le président américain Donald Trump s'est dit vendredi « prêt » à ce que le shutdown dure des mois, voire plus d'un an.

Huit cent mille fonctionnaires fédéraux, soit un quart des agents des services publics, ne sont plus payés en chômage technique ou en congés forcés.

Certaines administrations ont été fermées. Les ministères de la sécurité intérieure, de la justice, le département d’Etat et le Trésor sont fermés ainsi que l’Agence de protection pour l’environnement et la NASA.

En cause : l’absence d’accord pour le financement à hauteur de 5 milliards de dollars (4,4milliards d’euros) du mur exigé par Donald Trump à la frontière mexicaine.

Ce mur est présenté comme un élément-clé de sa stratégie de lutte contre l’immigration clandestine et le trafic de drogue.

Il est une question de « sécurité nationale », a martelé le locataire de la Maison Blanche.

« Ce n'est pas un jeu », a-t-il ajouté. Et il est une de ses promesses de campagne à laquelle tient son électorat le plus conservateur.

Quel accord donc trouver pour que cesse le bras de fer entre le président américain et les démocrates sur financement du mur ?

Si le président a reçu pendant deux heures, vendredi 4 janvier, les élus démocrates à la Maison Blanche, aucun accord n’a cependant été trouvé.

Si le président a menacé de déclarer l’urgence nationale pour bâtir le mur à la frontière avec le Mexique se passant alors de l’accord du Congrès, il préfère cependant la négociation.

«  Nous pourrions décréter l’état d’urgence et le construire très rapidement. C’est une autre manière de le faire, mais si nous pouvons le faire de manière négociée, c’est mieux. » a-t-il déclaré à un journaliste.

Des discussions doivent se poursuivre le week-end du 5 et du 6 janvier. Une nouvelle tentative de conciliation avec des responsables de la Maison Blanche et du Sénat est prévue samedi.

Un compromis pourrait être trouvé notamment dans un échange entre le financement du mur et un accord pour protéger d’expulsion des « dreamers », ces jeunes immigrés arrivés mineurs sur le territoire américain que l’administration Obama avait autorisés à rester, autorisation révoquée par Donald Trump.

« On peut trouver un terrain commun », a déclaré le représentant républicain Kevin McCarthy (Californie).

Joanne Courbet pour DayNewsWorld

MENACE D'UN SHUTDOWN GOUVERNEMENTAL AUX ETATS-UNIS A CAUSE DE LA POLEMIQUE

AUTOUR DU MUR

Le président américain a rejeté jeudi 20 décembre le budget du Congrès. Raison invoquée: le budget ne comprend pas de financement du mur avec le Mexique, sa promesse de campagne la plus emblématique.

« Le président nous a informés qu’il ne signerait pas la loi venue du Sénat hier soir [jeudi soir] en raison de ses préoccupations légitimes concernant la sécurité aux frontières », a expliqué le président de la Chambre des représentants, Paul Ryan, après une rencontre entre des parlementaires républicains et le président à la Maison Blanche.

Donald Trump s'est exprimé lui-même, accusant l’opposition de faire passer « la politique avant le pays ». Pour lui l'immigration est étroitement liée à la criminalité : « Les trafics d’êtres humains et les arrivées massives de drogue doivent être stoppés. Ils sont à un niveau extrêmement élevé. ».

Le mur à la frontière mexicaine devrait pallier à ce problème et le président américain insiste pour qu’un financement du mur, à hauteur de 5 milliards de dollars (4,3 milliards d’euros), soit inclus dans le budget. Ou qu’à défaut, une enveloppe substantielle soit consacrée à la sécurité aux frontières.

Les républicains de la Chambre des représentants ont approuvé jeudi soir une nouvelle mesure qui va dans le sens des exigences du président, incluant un financement de son mur à hauteur de 5,7 milliards (4,97 milliards d’euros) mais cette mesure n’a aucune chance de passer au Sénat, où soixante votes sont nécessaires, les républicains ne contrôlant que 51 des 100 sièges de la Haute Chambre.

Très concrètement, Donald Trump a fait savoir qu’il ne promulguerait pas la loi actuellement en discussion au Congrès. Ce texte temporaire, voté mercredi soir au Sénat, propose de financer le gouvernement jusqu’au 8 février. « Ce qu’ils commencent tout juste à comprendre, c’est que je ne signerai aucune de leurs lois, y compris celles sur les infrastructures, tant qu’on n’a pas une sécurité parfaite à la frontière. »

Une absence d’accord entre le Parlement et la Maison Blanche signifierait la fermeture de nombreux services fédéraux pendant les fêtes de fin d’année, avec des dizaines de milliers de fonctionnaires au chômage technique, et la perturbation de ministères comme la sécurité intérieure, la justice, l’intérieur ou encore le département d’Etat.

Alyson Braxton pour DayNewsWorld

L'INGERENCE RUSSE DANS LA CAMPAGNE PRESIDENTIELLE AMERICAINE OU LA MANIPULATION DU VOTE DE LA COMMUNAUTE NOIRE

Il y a bien eu ingérence russe pendant la campagne présidentielle américaine. C'est la conclusion des rapports commandés par le Sénat. La Russie cherchait en effet pendant la campagne présidentielle à dissuader des franges de la population plutôt proches des démocrates de voter.

La campagne de propagande menée par la Russie sur les réseaux sociaux avant la présidentielle américaine de 2016 visait à convaincre les Noirs de ne pas se rendre aux urnes, avant de prendre le procureur spécial Robert Mueller lui-même pour cible après la victoire de Donald Trump, selon des rapports commandés par le Sénat.

Pour l'agence Internet Research Agency (IRA), basée à Saint-Pétersbourg et considérée par la justice américaine comme une ferme à « trolls » payée par le Kremlin, il s'agissait pendant la campagne présidentielle de dissuader des franges de la population plutôt proches des démocrates, comme les jeunes, les minorités ethniques et la communauté LGBT, de voter. Elle s'attachait plus particulièrement aux électeurs noirs comme le confirme l'analyse des milliers de messages et publications diffusés sur les réseaux sociaux par l'IRA, entre 2015 et 2017, menée conjointement par l'Université d'Oxford et des spécialistes des nouveaux médias Graphika.

Pour ce faire l'IRA avait créé de nombreux comptes sous de faux profils américains destinés à la communauté afro-américaine. L'un d'eux, intitulé "Blacktivist", servait à l'envoi de messages négatifs à l'encontre de la candidate démocrate Hillary Clinton qui était accusée d'opportuniste, seulement soucieuse de gagner des voix.

« Cette campagne visait à convaincre que la meilleure manière d'améliorer la cause de la communauté afro-américaine était de boycotter les élections et de se concentrer sur d'autres sujets », écrivent les auteurs du rapport.

Parallèlement, une partie des 3.841 comptes Facebook, Instagram, Twitter ou Youtube étudiés cherchait au contraire à inciter les électeurs blancs proches des républicains à participer au scrutin. Si au début les messages se contentaient de soutenir les thèses républicaines, comme la défense du port d'armes ou la lutte contre l'immigration, une fois la candidature de Donald Trump bien en selle, les messages de l'IRA lui ont été clairement favorables, selon cette étude.

Selon une étude du Pew Research Center, la campagne de propagande des Russes aurait eu une incidence sur les résultats électoraux. En effet le taux de participation des électeurs blancs avait augmenté en 2016, alors que celui des Noirs, à 59,6%, était en recul de cinq points par rapport à 2012.

La justice américaine a inculpé pour ingérence dans l'élection de 2016 plusieurs employés de l'IRA, financée par l'oligarque Evguéni Prigojine.

La campagne de propagande s'est par la suite tournée vers une nouvelle cible : le procureur spécial Robert Mueller, chargé de l'enquête sur les soupçons de collusion entre l'équipe de campagne du républicain et la Russie, a indiqué lundi soir le Washington Post. A l'aide de comptes factices

De faux comptes alimentés par les Russes sur les réseaux sociaux diffusent messages et publications accusant M. Mueller de corruption et même de collaboration par le passé avec « des groupes islamistes radicaux ».

Joanne Courbet pour DayNewsWorld

L'ANCIEN AVOCAT DE DONALD TRUMP MICHAEL COHEN CONDAMNE A 3 ANS DE PRISON

Lancien avocat personnel de Donald Trump, Michael Cohen, a été condamné mercredi à trois ans d’emprisonnement par un juge fédéral de Manhattan. Il était l'incarnation même de la loyauté pendant dix ans prêt à « prendre une balle » pour son patron. Mais il a fini par plaidé coupable devenant alors l'ennemi le plus redoutable du président en tant que témoin à charge.

Juste avant le prononcé de la sentence, Michael Cohen a fait son mea culpa déclarant devant une salle d'audience bondée regretter d'avoir servi d'homme de confiance du milliardaire..« C’est ma faiblesse et ma loyauté aveugle envers cet homme qui m’ont conduit à choisir le chemin de l’obscurité au détriment de la lumière », a déclaré Michael Cohen lors de l’audience. « Je pensais qu’il était de mon devoir de couvrir ses mauvais agissements », a-t-il ajouté.

Ainsi il a reconnu avoir payé 280 000 dollars à Stormy Daniels et Karen McDougal qui menaçaient d’évoquer des liaisons supposées avec Donald Trump en pleine campagne présidentielle. En achetant le silence des deux femmes, « il a trompé les électeurs en cachant des allégations dont il pensait qu’elles pourraient avoir un effet notable sur l’élection » présidentielle et enfreint « l’un des principes fondamentaux des lois électorales américaines : la transparence ».

Il a également plaidé coupable d’avoir menti au Congrès sur ses contacts avec des Russes pendant la campagne. En effet Donald Trump avait pour projet le développement d'un projet immobilier à Moscou jusqu’à l’été 2016.

Il a enfin reconnaissu avoir caché au fisc pas moins de quatre millions de dollars de revenus provenant de ses sociétés de taxis.

Selon les recommandations du système judiciaire fédéral, Michael Cohen risquait jusqu'à cinq années d'emprisonnement.

Le quinquagénaire sera placé en détention le 6 mars pour y purger sa peine de trois ans.

Grâce à sa collaboration à l’enquête du procureur Mueller sur la Russie il a écopé d'une peine assez clémente pour les faits reprochés.

Britney Delsey pour DayNewsWorld

DEPART DE JOHN KELLY ANNONCE

PAR DONALD TRUMP

Donald Trump a annoncé samedi 8 décembre que John Kelly quitterait ses fonctions à la fin de l’année. Il n'a fourni aucune explication sur sa décision. «John Kelly partira à la fin de l'année», a déclaré Donald Trump devant les journalistes à la Maison Blanche, indiquant que le nom de son successeur serait annoncé « dans un jour ou deux ». Le président américain n'a d'ailleurs pas tari d'éloges sur le partant. «C'est un type formidable», a-t-il ainsi reconnu. Et d'ajouter: «J'apprécie beaucoup ce qu'il a fait.»

Ancien général du Corps des marines âgé de 68 ans, John Kelly avait été appelé à l’été 2017 pour occuper le poste de secrétaire général de la Maison-Blanche. Un poste clé. Il était le bras droit du président, et le coordonnateur de l'action de l'administration. Son rôle consistait à ramener de l'ordre dans le chaos d'une administration marquée par les querelles intestines et par les réactions imprévisibles du président. Le général à la retraite filtrait scrupuleusement les accès au Bureau ovale. « Il quitte un poste souvent ingrat, mais John Kelly a ma reconnaissance éternelle », a résumé le président de la Chambre des représentants Paul Ryan.Attelé à cette difficile tâche John Kelly a parfois montré des signes de découragement. « J'imagine que j'ai dû faire quelque chose de mal et Dieu m'a puni », ironisait-il un jour au mois de mars .

L’annonce de son départ coupe court aux rumeurs de profonde mésentente entre les deux hommes circulant depuis des semaines à tel point que, selon certains, ils ne s' adressaient plus la parole.

Les relations houleuses que « ce chief of staff » avait, ces derniers temps, avec le Président ont d'ailleurs été décrites dans le livre du journaliste du Washington Post Bob Woodward publié en septembre : Peur - Trump à la Maison blanche. Dans ce livre, on apprend que Kelly aurait mis en doute les capacités de Donald Trump, dont il aurait dit qu’il était « un idiot », un « déséquilibré ». « Il déraille. C’est un asile de fous. » aurait-il ajouté.

Son nom ne fait qu'allonger la longue liste la longue liste de conseillers du président -Jeff Sessions, de Nikki Halley ou de Rex Tillerson- usés par les deux premières années de la présidence Trump. Selon un décompte de la Brookings Institution, 62% des hauts responsables de l'administration ont quitté leur fonction à la Maison-Blanche soit près de deux fois plus que sous les autres présidents pour une même période

Si la première moitié de la présidence Trump aura été marquée par une grande instabilité sur les postes clés de conseillers ou de ministres, la seconde bascule dès le début de l'année prochaine dans une période pré-électorale à l'approche de l'élection de 2020 et se doit d'être plus stable. Donald Trump n'a pas fait mystère qu'il solliciterait un second mandat. Aussi avec le départ de John Kelly et les nominations successives en deux jours du républicain William Barr au ministère de la justice qui supervisera l'enquête russe du procureur Mueller, et de Heather Nauert au poste d'ambassadrice des États-Unis à l'ONU en remplacement de Nikki Haley, affiche-t-il clairement la volonté d'aborder la seconde partie de son mandat avec une équipe renouvelée.

Des débuts de campagne sous l'ombre menaçante de l'enquête du procureur Mueller pour le magnat de l'immobilier.

Alyson Braxton pour DayNewsWorld

LA NOMINATION DE HEATHER NAUERT

POIDS PLUME A L'ONU OU LE DESINTERET

DE TRUMP POUR CETTE ORGANISATION

La journaliste et porte-parole du département d’État depuis avril 2017, Heather Nauert sera la prochaine représentante des États-Unis aux Nations Unies.

Elle succède à la républicaine Nikki Halay qui avait annoncé en octobre sa décision de quitter son poste à New York à la fin de l'année. Ancienne présentatrice de Fox & Friends sur Fox News, le canal préféré du président, cette personnalité avait déjà été pressenti en novembre par Donald Trump.

« Elle est excellente, elle est à nos côtés depuis longtemps, elle nous soutient depuis longtemps », avait-il justifié alors devant la presse.

Bien qu'elle ait été promue en mars sous-secrétaire d'État par intérim à la diplomatie publique et qu'elle accompagnât Mike Pompeo le mois dernier en Arabie saoudite pour une mission sensible après l'assassinat du journaliste Jamal Khashoggi, cette ancienne journaliste de 48 ans est dénuée de réelle expérience en matière de gouvernement et de diplomatie.

Cette nomination, si elle est confirmée par la Chambre haute à majorité républicaine, contraste singulièrement avec les nominations antérieures. De Madeleine Albright à John Negroponte, de Richard Holbrooke à Susan Rice, les ambassadeurs américains à l'ONU ont souvent été des poids lourds de la politique ou de la diplomatie. Quant à Nikki Halay, elle possède derrière elle une longue carrière politique en tant que gouverneur de Caroline du Sud ce qui lui a permis de s'imposer rapidement comme une voix écoutée de la diplomatie américaine. Celle qui a soutenu une ligne dure, principalement contre la Corée du Nord et l’Iran, lors de son mandat, a été soutenue par le président américain qui avait salué son « incroyable travail ».

Une succession qui s’annonce donc difficile compte- tenu de l’envergure politique de Nikki Haley qui compte parmi les personnalités les plus prometteuses du Parti républicain. De plus cette dernière avait rang de ministre alors que Heather Nauert ne ferait pas partie des membres du cabinet et serait placée sous la responsabilité hiérarchique du secrétaire d'État.

Cette « dégradation » de la fonction témoigne également d'une volonté de diminuer l’importance du rôle des États-Unis aux Nations- Unies mises en cause par Washington pour son inefficacité ou sa mauvaise gestion.

Les États-Unis se sont retirés de plusieurs entités onusiennes, de l'Unesco au Comité des droits de l'Homme, et ont réduit certaines de leurs contributions, aux opérations de maintien de la paix notamment.

Jenny Chase pour DayNewsWorld

ARMEE AMERICAINE

CONTRE

CARAVANE DES MIGRANTS?

Plusieurs centaines de migrants de la caravane ont manifesté près du poste-frontière avec les États-Unis, alors que les forces armées américaines s'entraînaient pour repousser une éventuelle entrée en force.

Ils sont quelque 4500 migrants, pour la plupart des Honduriens, actuellement hébergés à Tijuana, où les refuges sont arrivés à saturation et certains campements improvisés ont commencé à apparaître aux alentours.

Comme le cortège des migrants est composé de familles, d'hommes, femmes et enfants comprisle Guatemala, puis la police antiémeute mexicaine, ont renoncé à les stopper.

De plus la volonté politique de l’administration Trump de séparer les familles à la frontière pour décourager l’immigration illégale a été abandonnée face à la réticence d'une majorité d'Américains. Les voilà donc après plus de 4000kms à pieds agglutinés à la frontière.

Forte tension au poste-frontière avec les États-Unis.

Plusieurs centaines de ces migrants ont manifesté près de la frontière bien décidés à pouvoir déposer une demande d'asile.

Les migrants, des hommes en majorité, mais aussi des femmes accompagnées d’enfants en bas âge, se sont dirigés vers le pont El Chaparral, situé à proximité du point d’entrée vers la Californie alors que les forces armées américaines s’entraînent pour repousser une éventuelle entrée en force.

Le passage entre les deux pays a été fermé durant quinze minutes alors que l’armée américaine réalisait un « exercice à grande échelle de rapidité opérationnelle » impliquant des hélicoptères et plusieurs centaines de soldats et policiers, selon l’Office américain des douanes et de protection des frontières.Sont déployés environ 6 000militaires américains à la frontière avec le Mexique...

L'asile mexicaine offerte.

D'un côté des agent du groupe Beta, qui réunit des fonctionnaires et des volontaires du gouvernement mexicain pour porter assistance aux migrants tentent de raisonner les migrants , leur rappelant qu'il est nécessaire de s'inscrire sur une liste d'attente pour déposer une demande d'asile aux États-Unis. Seulement, l'étude des dossiers de demande d'asile peut prendre plus d'une année.

L'agent leur rappelle également les bénéfices que les migrants pourraient tirer en demandant l'asile au Mexique. Le gouvernement mexicain propose en effet des titres de séjour provisoires, une couverture médicale, de l’éducation pour leurs enfants et du travail à condition qu’ils déposent des demandes d’asile dans les Etats du Chiapas et de Oaxaca, au sud du pays. Si certains d'entre eux ont fait des demandes dans ce sens -avec un bond spectaculaire de 1 296 en 2013 à 14 596 en 2017-, selon le gouvernement mexicain, la majorité préfèrent demander l'asile aux Etats-Unis.

Les menaces de Donald Trump.

De l'autre côté Donald Trump a menacé à nouveau jeudi de fermer « toute la frontière », y compris aux échanges commerciaux. «Si on arrive à un stade où on perd le contrôle ou s'il y a des violences, nous fermerons temporairement l'entrée dans le pays jusqu'à ce que la situation soit sous contrôle à nouveau, a déclaré le président. Je veux bien dire toute la frontière, le Mexique ne sera plus en mesure de vendre ses voitures aux États-Unis.»

Il assure au passage avoir autorisé les soldats à utiliser si nécessaire la force létale à la frontière. Au début du mois, Donald Trump avait suggéré que l'armée pourrait faire feu en cas d'agression, avant de revenir sur ses propos le lendemain. « S’il le faut, ils auront recours à la force létale. Je leur ai donné mon accord – j’espère qu’ils n’auront pas à le faire », a dit Donald Trump aux journalistes depuis Palm Beach, en Floride.

Pour le moment les soldats américains dépêchés à la frontière mexicaine sur ordre de Donald Trump se contentent de poser des barbelés, des blocs de béton et de patrouiller en hélicoptère.

Mais dans une note adressée mardi au Pentagone, le président américain leur demande d'aller plus loin en cas de violences avec des migrants.

Joanne Courbet pour DayNewsWorld

 

CAMP FIRE L' INCENDIE LE PLUS MEURTRIER

DE L'HISTOIRE CALIFORNIENNE

Le bilan du terrible incendie qui ravage encore le nord de la Californie s'est encore alourdi. Plus d'une semaine après les premières flammes, les pompiers continuent à lutter contre « Camp Fire », l'incendie le plus meurtrier de l'histoire californienne avec 71 morts, et plus de 1 000. Le "Camp Fire" a fait au moins 71 morts et plus de mille disparus.

Un bilan encore provisoire. Plusieurs dizaines de milliers de personnes ont dû être évacuées.

Le feu n'est contenu qu'à 45% et les conséquences sont visibles à plus de 200 km au sud de Paradise, jusqu'à San Francisco où les autorités ont lancé vendredi une alerte à la pollution de l'air

La ville de Paradise, située dans le comté de Butte, à 280 km au nord de San Francisco, est presque rayée de la carte.

Une enquête est en cours pour déterminer l'origine des feux alors qu'une plainte a été déposée contre le fournisseur local d'électricité Pacific Gas & Electric (PG&E) qui a évoqué un incident sur une ligne à haute tension juste avant le déclenchement du brasier à Paradise. L’an dernier, en Californie, on a constaté que 17 des 20 plus grands feux avaient été causés par les lignes électriques qui aux Etats-Unis ne sont pas enterrées pour cause de coût.

Dans une région de grandes vallées battues par les vents où les séquoias sont rois, une étincelle venue d'un fil électrique pas éteinte sur le champs suffit à provoquer un départ de feu. D'autant plus que le sol cette année est resté sec faute de pluie.

L'autre feu situé plus près de Los Angeles, le "Woolsey Fire", est pour sa part maîtrisé à 80% a avoir près brûlé près de 40 000 hectares, dont une partie de la station balnéaire Malibu.

Le président Donald Trump se rend sur place ce samedi.

Carl Delsey pour DayNewsWorld

INCENDIES MEURTRIERS EN CALIFORNIE

44 MORTS

La Californie brûle, encore et encore. Quarante quatre personnes sont mortes dans les incendies qui ravagent le nord et le sud de la Californie. Près de 80.000 hectares ont été réduits en cendre, de même que près de 7000 bâtiments.

Les vents violents, à la fois chauds et secs, se sont levés, et rendent difficile la lutte contre les flammes

On dénombre deux incendies principaux, «Camp Fire» au Nord et «Woolsey Fire» au Sud.

Pour le principal incendie baptisé «Camp Fire» on dénombre 31 morts depuis jeudi. Dimanche soir le shérif du Comté de Butte, Kory Honea a précisé que 228 personnes étaient également portées disparues. L'incendie a détruit plus de 6700 habitations et commerces à Paradise, une commune de 26.000 habitants devenue une ville-fantôme. D'après les autorité il faudra au moins trois semaines pour maîtriser complètement les flammes dans cette zone.

Huit cents kilomètres au sud, c'est le «Woolsey Fire» qui fait rage sur les hauteurs de Malibu, près de Los Angeles. Plus de 250.000 habitants ont quitté la station balnéaire et d 'autres localités ont également été évacuées dans les comtés de Los Angeles et de Ventura.

Les autorités ont averti que la propagation des incendies était plus rapide que par le passé. «Il y a 10 ou 20 ans, vous restiez dans vos maisons quand il y avait un incendie et vous étiez capables de les protéger», a dit à la presse le chef des pompiers du comté de Ventura, Mark Lawrenson. Mais aujourd'hui «le taux de propagation est exponentiellement supérieur à ce qu'il était. » a-t-il continué. «Ce n'est pas une nouvelle normalité, ceci est une nouvelle anormalité. Et cette nouvelle anormalité va se poursuivre, sans doute dans les 10 à 15 ou 20 ans», a estimé de son côté le gouverneur de Californie, Jerry Brown, lors d'une conférence de presse dimanche.

Le réchauffement climatique est-il la cause des feux toujours plus violents ?

En un siècle, la température moyenne dans l'État de Californie a augmenté de trois degrés, et chaque année, la saison des incendies s'allonge d’un journée ou deux. «Malheureusement, la meilleure science nous dit que la sécheresse, la chaleur, toutes ces choses vont s'intensifier», a ajouté Jerry Brown, en référence aux raisons des incendies.

Donald Trump a également dénoncé la « désastreuse gestion » des forêts en Californie. Il n’a fait que relancer la polémique sur le débroussaillage et la déforestation entre les défenseurs de l’environnement et l’industrie du bois. Les écologistes soupçonnent l’administration d’avoir l’intention de donner l’autorisation aux compagnies forestières d’intervenir, à la tronçonneuse, dans les forêts californiennes, dont 60 % se trouvent sur des terres publiques Selon le quotidien Sacramento Bee, des responsables locaux du réseau électrique ont indiqué aux autorités californiennes qu'une panne était survenue près du lieu où il a démarré.

Le gouverneur Jerry Brown, qui a demandé à l’administration Trump de déclarer l’état d’urgence dans les comtés dévastés, s'est contenté de déclarer « Dans un moment comme celui-ci, il faut travailler tous ensemble », a-t-il recommandé. L'État de Californie est en effet ravagé par les incendies les plus meurtriers depuis 1933.

Face à ce désastre plusieurs stars, qui ont des résidences en Californie, ont posté photos et témoignages sur les réseaux sociaux.

Miley Cyrus s'est dite "complètement dévastée par les feux qui affectent [sa] communauté". La chanteuse de 25 ans explique être "l'une des personnes chanceuses". "Mes animaux et l'amour de ma vie en sont ressortis vivants et c'est tout ce qui compte maintenant", écrit-elle. "Ma maison ne tient plus debout mais les souvenirs que j'ai partagés avec ma famille et mes amis restent forts. Je suis reconnaissante de ce qu'il me reste", poursuit-elle, envoyant "tout son amour et toute sa reconnaissance aux pompiers et aux services du Shérif du Los Angeles".

Sur Twitter, la chanteuse Lady Gaga s'est dit « profondément en pensée avec tout ceux qui souffrent de ces incendies abominables.

Comme beaucoup d'entre vous, je suis assise là à me demander si ma maison va brûler. Tout ce que nous pouvons faire, c'est prier. » a-telle ajouté.

Carl Delsey pour DayNewsWorld

 

DES MORTS DANS LES INCENDIES

EN CALIFORNIE MALIBU MENACE

Le nouvel incendie qui ravage le nord de la Californie a fait des morts et des blessés, a annoncé un responsable vendredi, sans pouvoir pour l'instant préciser leur nombre. « Nous savons qu'il y a eu des blessés et nous savons qu'il y a eu des morts et nous sommes encore en train d'essayer d'en savoir plus », a déclaré Mark Ghilarducci, du bureau des services d'urgence du gouverneur de Californie.

« C'est mon triste devoir de confirmer que nous avons maintenant un total de neuf morts », a déploré, vendredi 9 novembre, le shérif du comté de Butte.

Le bilan continue de s'alourdir dans l'incendie baptisé "Camp Fire" dans la ville de Paradise (Californie, Etats-Unis), au nord de la capitale Sacramento.

Cinq de ces victimes ont été retrouvées dans leur voiture ou à proximité, piégées par les flammes en tentant de fuir, après que les 26 000 habitants de Paradise ont reçu l'ordre d'évacuer.

Les trois incendies de forêt ont entraîné l'évacuation de plusieurs dizaines de milliers de personnes en Californie. Au nord, la ville de Paradise est en partie détruite par les flammes quand, plus au sud, la station balnéaire de Malibu est en état d'alerte.

A près de 600 km plus au Sud, près de Los Angeles, la ville de Malibu est en effet en état d'alerte, en raison d'un autre foyer qui a démarré jeudi à une vingtaine de kilomètres au Nord. Plusieurs célébrités, nombreuses à vivre dans cette région cossue, ont dû évacuer, comme Kim Kardashian, l'actrice Alyssa Milano et le réalisateur mexicain Guillermo del Toro.

Donald Trump s'est montré sévère envers la Californie, qui vient d'élire un gouverneur démocrate. «Il n'y a aucune raison pour ces énormes incendies en Californie, meurtriers et coûteux, si ce n'est que la gestion des forêts est tellement insuffisante», a tweeté samedi le président américain.

«Des milliards de dollars sont donnés chaque année, avec tant de vies perdues, tout cela à cause d'une grave mauvaise gestion des forêts. Remédiez-y maintenant, sinon il n'y aura plus de versements fédéraux!», a-t-il ajouté.

La Californie a été particulièrement frappée depuis la fin de l’année 2017 par de nombreux incendies, rendus particulièrement violents par la sécheresse et les conditions climatiques, qui ont fait plus d’une dizaine de morts.

En septembre, le « Mendocino Complex » avait été maîtrisé après près de deux mois de lutte. Il avait ravagé près de 190 000 ha, devenant le plus grand feu de forêt dans l’histoire récente de cet État.

En juillet et août, huit personnes, dont trois pompiers, avaient par ailleurs péri dans l’incendie « Carr », qui avait sévi dans la région de Redding. Il avait détruit 93 000 ha avant de pouvoir être éteint, après six semaines de lutte.


Les feux en Californie deviennent un véritable fléau depuis une trentaine d'années.
En cause les plaques sismiques et le dérèglement climatique.

Carl Delsey pour DayNewsWorld

 

RENVOI DE JEFF SESSIONS MINISTRE

DE LA JUSTICE OU LA FIN

DE LA CHASSE AUX SORCIERES AUX ETATS-UNIS

Vingt-quatre heures seulement après les midterms le président des États-Unis a limogé son ministre de la Justice et suspendu l'accréditation d'un journaliste de CNN.

Lors d’une conférence de presse en direct sur toutes les grandes chaînes un clasht a éclaté avec le correspondant de CNN à la Maison Blanche. Ce dernier a perdu sur le champ son accréditation.

Mercredi c'est au tour du ministre de la Justice Jeff Sessions d'être limogé. « A votre demande, je soumets ma démission » a écrit mercredi l'Attorney general au président.

Donald Trump prend ses devants.

Loin d'un simple remaniement ministériel ce renvoi semble s'apparenter à un limogeage. Jeff Sessions avait pourtant été l'un de ses fidèles soutiens dès l’été 2015, mais est devenu la bête noire du locataire de la Maison Blanche.Motif : il s'était récusé dans l’affaire russe ayant omis de dévoiler des contacts qu’il avait eus pendant la campagne avec l’ambassadeur russe .

De ce fait c’est son adjoint , Rod Rosenstein, qui hérita du dossier et qui, dans un souci de transparence, a nommé un procureur spécial, Robert Mueller, pour reprendre l’enquête du FBI. Rod Rosenstein avait chargé Mueller d’enquêter sur les soupçons de collusion avec la Russie et «  sur toute autre question qui serait soulevée par l’enquête ».

C'est le chef de cabinet de Jeff Sessions, Matthew Whitaker, qui va assurer l’intérim , celui même qui avait critiqué l’enquête du procureur en août dernier, estimant qu’elle « s’approchait de la ligne rouge ». « Enquêter sur les finances de Donald Trump ou de sa famille sort du cadre de sa mission », écrivait-il.

Donald Trump a redit tout le mal qu'il pensait de cette enquête, dénonçant un « canular injuste [qui coûte] des millions et des millions de dollars [et fait] honte [à l'Amérique] ». Selon la presse américaine, plusieurs de ses proches sont dans le viseur du procureur Mueller, à commencer par son fils Donald Trump Junior.

Cette annonce intervient au lendemain de la victoire des démocrates à la Chambre des représentants lors des midterms dont certains ont aussitôt appelé à protéger le procureur.

Grâce à leur nouvelle majorité les élus démocrates de la Chambre pourront convoquer des témoins ou réclamer des documents si Robert Mueller était empêché de le faire...

Garett Skyport pour DayNewsWorld

 

FUSILLADE DANS UN BAR-DISCOHEQUE

DE CALIFORNIE AU MOINS 12 MORTS

Alors que le Borderline Bar and Grill de Thousand Oaks était bondé, un homme, mercredi soir 7 novembre, a ouvert le feu avant d’être tué.

Dans cette discothèque bondé de Thousand Oaks, banlieue résidentielle de Los Angeles se déroulait une fête d’étudiants.

Douze personnes ont été tuées, une dizaine de personnes blessées, selon le shérif du comté de Ventura, Geoff Dean.

Un policier fait partie des victimes.

Il a succombé à ses blessures à l'hôpital.

Le tireur présumé est mort à l’intérieur de l’établissement, a également précisé la police.

Des centaines de personnes se trouvaient à l’intérieur du Borderline Bar and Grill à 23 h 20 (heure locale), selon le capitaine du comté de Ventura, Garo Kuredjian.

On ne connait pas encorel’identité du tireur et ses motifs.

Plusieurs témoins ont décrit un « homme en manteau noir », « barbu » et tenant une arme de poing de gros calibre.

Tous les quatre jours aux Etats-Unis une fusillade causant des morts.
Paul Emison pour DayNewsWorld

 

APRES LES ELECTIONS DE MI-MANDAT

UNE AMERIQUE TOUJOURS FRACTUREE

Mardi 6 novembre, des millions d'Américains profondément divisés entre pro et anti-Trump ont voté pour ce qui constituait le premier test électoral  du président américain depuis son élection en 2016. Le résultat :

la Chambre des représentants a été reprise par les Démocrates alors que le Sénat reste bien républicain. La « vague bleue » anti-Trump un temps annoncée n'a pas eu lieu.

Donald Trump pensant sortir renforcé de cette élection a évoqué « un immense succès » les Républicains conservant le Sénat alors que les démocrates ont gagné, récupérant la majorité à la Chambre des représentants. Les démocrates ont ravi une trentaine de sièges à la Chambre des représentants et devraient en obtenir 229 contre 206 républicains, selon les dernières estimations. Au Sénat, la majorité républicaine devrait passer de 51 à 53 sièges, sur 100.

Le président américain devra désormais cohabiter avec le Parti démocrate  Une cohabitation à l'américaine entre démocrates et républicains qui traduit 'équilibre des pouvoirs que l'on nomme «checks and balances» aux États-Unis.

À l’issue des élections de mi-mandat, Donald Trump perd en grande partie le levier du pouvoir sur la politique intérieure. En effet la Chambre des représentants dirigée par des démocrates est dotée non seulement d’un pouvoir d’assignation à comparaître mais aussi de la capacité à bloquer son programme législatif.

Aussi les élus républicains pourront-ils difficilement proposer de nouvelles lois à leur exécutif au cours des deux prochaines années. Plusieurs mesures emblématiques du programme de Donald Trump risquent d'être bloquées sur le plan législatif comme l'abrogation de la loi Obamacare, la réduction des budgets pour les programmes sociaux ou la construction d' un mur à la frontière avec le Mexique.

Donald Trump bénéficiant cependant d'un pouvoir de veto, il aura toujours la possibilité de signer des décrets présidentiels.

Avec une majorité conservée et consolidée au Sénat, Donald Trump pourra par contre continuer à nommer des juges conservateurs et d’autres responsables dans l’administration. Le Sénat pourra également bloquer toute législation adoptée par les représentants démocrates, évitant ainsi au président d’utiliser son droit de veto.

Vu le renforcement des républicains au Sénat, il n'y a pas de procédure «impeachment» vraiment possible.

Le locataire de la Maison Blanche conserve également son pouvoir de conduire la politique étrangère, marquée par l 'unilatéralisme et le nationalisme économique.

Démocrates et républicains ne sont désormais plus d'accord sur rien: deux visions du monde s'affrontent suivant des clivages entretenus et exacerbés par Donald Trump lui-même.

Malgré tout durant sa conférence de presse mercredi le président américain Donald Trump a assuré qu'il était prêt à travailler avec les démocrates mais à condition qu'ils renoncent à leurs projets d'enquêtes sur sa présidence et ses finances.

Une manière de se heurter à « moins de paralysie ».« Les démocrates viendront nous voir avec un plan sur les infrastructures, sur la santé, sur ce qu'ils veulent.

Et nous négocierons » a-t-il déclaré. Mais il n'a pas manqué d' évoquer les menaces d'enquêtes parlementaires promises par les nouveaux maîtres de la Chambre, notamment pour obtenir les feuilles d'impôts du milliardaire, et prévenu : « On ne peut pas faire les deux simultanément. Peut-on faire les deux ? Non. S'ils font cela, ils ne feront pas le reste ».

Mais soulignons que les élections de mi-mandat aux Etats-Unis ont permis les victoires de plusieurs candidats issus de la diversité, dans les deux chambres du Congrès, comme à la tête d'Etats américains.

D'Alexandria Ocasio-Cortez, plus jeune élue de l'histoire du Congrès, à Jared Polis, premier gouverneur homosexuel d'un Etat américain en passant par Sharice Davids première Amérindienne, Rashida Tlaib et Ilhan Omar candidates démocrates devenues les premières femmes de confession musulmane à être élues au Congrès américain

Cette élection ne fait que brosser le tableau d'une société de plus en plus  fracturée.

Aussi Donald Trump peut-il désormais se concentrer en grande partie sur sa campagne pour une réélection en 2020 en mobilisant sa base sur des questions clivantes et prenant la main sur le parti républicain.

Joanne Courbet pour DayNewsWorld

 

L'AMERIQUE AUX URNES OU UN REFEREMDUM

SUR DONALD TRUMP

Les midterms sont des élections importantes aux Etats-Unis, même si elles mobilisent souvent peu d'électeurs. Il s'agit de renouveler les deux chambres du Congrès qui vote les lois. Ces élections surviennent à la moitié du mandat de quatre ans du président et influent donc sur la fin de sa mandature en cas de défaite de son camp.

Historiquement, le parti au pouvoir ressort rarement vainqueur des élections de mi-mandat. George W. Bush, en 2002, a fait récemment exception, après les attentats du 11-Septembre.

Mais à l'inverse des présidents précédents, le président républicain peut compter sur une courbe de popularité stable avoisinant les 42 % d’Américains satisfaits.

Il affiche un taux de popularité compris entre 37 et 43% et un taux d'impopularité entre 51 et 57%, d'après les données du site Five Thirty Eight, qui agrège les résultats de l'ensemble des sondages.

Pourquoi une telle constance dans la popularité et dans l'impopularité de Donald Trump deux ans après l'élection du milliardaire à la tête des Etats-Unis ? La vie politique états-unienne est polarisée en deux à la manière la polarisation du débat ces derniers jours entre Donald Trump et Barack Obama s'affrontant par meetings de campagne interposés.

A la veille de ces élections qui détermineront la majorité au Congrès jusqu’en 2020,

Le démocrates Obama défendant son système de santé réformé mais pariant aussi sur le rejet de Donald Trump en le qualifiant de menteur et de catalyseur des violences racistes et antisémites qui ont endeuillé le pays. Il peut compter sur les voix d’électeurs de zones périurbaines et de républicains modérés déçus.

Le républicain Donald Trump se présentant comme le garant de la bonne santé économique des Etats-Unis et comme le rempart contre l’immigration clandestine et les migrants d’Amérique centrale qui traversent actuellement le Mexique vers la frontière états-unienne.

Deux visions de la société inconciliables . Deux tendances politiques qui s’affrontent frontalement, les électeurs étant de plus en plus campés sur leur position respective.

Une autre particularité de cette constance de popularité de Donald Trump chez les Républicains c'est, selon l'analyse du spécialiste Jean-Eric Branaa, le niveau d'engagement de sa base électorale mobilisé par son récit de réussite économique et diplomatique, et de persécution par les élites médiatiques.

Avec une telle stratégie de bipolarisation de l'opinion publique, les républicains comme les démocrates n'ont-ils pas pris le risque de se priver de l'électorat modéré ?

Les électeurs déjà mobilisés n'ont pas besoin d'être remobilisés alors que le petit noyau d'indécis peut basculer d'un côté ou d'un autre.

Or mardi 6 novembre, les 435 sièges de la Chambre des représentants seront renouvelés pour deux ans et 35 des 100 sièges du Sénat le seront pour six ans. Chambre et Sénat sont actuellement à majorité républicaine. Trente-six des 50 gouverneurs d’Etat seront aussi élus.

Mais aujourd'hui, si les démocrates devraient récupérer la chambre des représentants, Donald Trump peut encore espérer conserver le Sénat.

Quant aux démocrates, ils ont besoin d'une nouvelle figure charismatique démocrate qui puisse rallier leurs électeurs en 2020, date de la prochaine présidentielle.

Alyson Braxton pour DayNewsWorld

 

CESAR SAYOC SOUPCONNE D 'AVOIR ENVOYE LES COLIS PIEGES

Le FBI n’aura mis que quelques jours pour arrêter l’homme soupçonné d’être à l’origine de l’envoi de plusieurs colis piégés à des opposants politiques de Donald Trump.

Le suspect arrêté dans l'affaire des treize colis piégés envoyés à des démocrates est un homme de 56 ans, affichant clairement par son passé son antisémitisme, son racisme, son homophobie.

C'est également un fervent pro-Trump

Le suspect se faisant également appeler Cesar Altieri est né le 17 mars 1962. Il a un casier judiciaire en Floride, où il habite dans la ville d'Aventura, au nord de Miami.

C'est un homme râblé et très musclé, en débardeur noir, les cheveux ras portant une fine queue de cheval.

Dans une camionnette blanche qui lui aurait appartenu des photos de Donald Trump et de son vice-président Mike Pence, aux côtés des visages, couverts d'une cible rouge, de la démocrate Hillary Clinton et de l'ancien président démocrate Barack Obama en tapissent les fenêtres.

Un autocollant attaque également CNN, une chaîne régulièrement critiquée par Donald Trump. "CNN sucks" ("CNN est nulle"), proclame cet autocollant.

Sur une photo que Cesar Sayoc avait publiée sur son compte Facebook, il portait une casquette rouge marquée du slogan de Donald Trump « Make America Great Again ».

Dans des tweets souvent décousus et mal orthographiés, l'homme appelait ces derniers jours à voter républicain le 6 novembre lors des midterms.

Carl Delsey pour DayNewsWorld

 

ETATS-UNIS FUSILLADE DANS UNE SYNAGOGUE

A PITTSBURGH AU MOINS HUITS MORTS

Au moins huit personnes ont été tuées samedi dans une fusillade près d’une synagogue à Pittsburgh, en Pennsylvanie, ont rapporté les médias américains

Des fidèles  étaient rassemblés pour un office dans la synagogue «Arbre de vie» (Tree of Life).

«Il semble qu’il y ait plusieurs victimes», a indiqué Donald Trump sur Twitter, en appelant la population à rester à l’abri.

«Restez sur vos gardes face au tireur», a-t-il averti.

«Il y a de nombreuses victimes», a expliqué à la presse locale Jason Lando, le commandant de la police de Pittsburgh.

Après avoir échangé des coups de feu avec les forces de l’ordre, le tireur s’est finalement rendu et est actuellement détenu par la police.

Le suspect est en garde à vue.

Boby Dean pour DayNewsWorld

 

MENACE DE FERMETURE DE LA FRONTIERE

AVEC LE MEXIQUE PAR DONALD TRUMP

Donald Trump menace de fermer la frontière avec le Mexique à cause de l'immigration. En effet le président américain a agité la menace sur Twitter jeudi alors que des milliers de migrants tentent actuellement gagner les États-Unis.

Le président américain a menacéde fermer la frontière entre les États-Unis et le Mexique, alors que des milliers de migrants traversent actuellement l'Amérique centrale à pied dans l'espoir de gagner les États-Unis.

L'immigration illégale qualifiée d'assaut

Donald Trump n'a pas hésité à qualifier l'immigration mexicaine d' « assaut ». « Je dois, dans les termes les plus forts, demander au Mexique de stopper cet assaut - et s'il n'est pas capable de le faire j'appellerai l'armée américaine et FERMERAI NOTRE FRONTIÈRE DU SUD !.. », a-t-il écrit sur Twitter.

Le locataire de la Maison Blanche ne fait que reprendre un de ses principaux thèmes de sa campagne présidentielle victorieuse de 2016, à trois semaines seulement d'élections législatives cruciales pour la poursuite de son mandat.

Concernés avant tout les migrants d'Amérique Centrale. Ces derniers partent de chez eux voulant échapper à l'insécurité et la pauvreté de leur pays dans l'espoir de rejoindre les Etats-Unis. Pour exemple le Honduras : d'après Oxfam International, 74% de la population hondurienne vivrait sous le seuil de pauvreté.

Des menaces de rétorsion pour les pays frontaliers.

Donald Trump a également renouvelé ses menaces de couper les aides financières aux pays d'Amérique centrale concernés. Les migrants venus notamment du Honduras ont traversé le Salvador et le Guatemala. « L'assaut sur notre pays à notre frontière sud, y compris les éléments criminels et les DROGUES qui affluent, sont beaucoup plus importants pour moi, comme président, que le commerce », a-t-il poursuivi dans un second message.

Les pays frontaliers ont  donc été mis en garde par Donald Trump . En effet s'ils permettent au migrants de passer leur frontières pour atteindre le sol américains, il y aura des mesures de rétorsions financières.

«Nous avons informé aujourd'hui le Honduras, le Guatemala et le Salvador que s'ils permettent à leurs citoyens, ou à d'autres, de traverser leurs frontières jusqu'aux États-Unis, avec l'intention d'entrer illégalement dans notre pays, tous les financements qui leurs sont versés seront STOPPÉS» a averti le locataire de la Maison Blanche dans un tweet.

Il a également précisé que «toute personne entrant aux Etats-Unis illégalement sera arrêtée et emprisonnée, avant d'être renvoyée dans son pays»

Une possible entente avec le Mexique.

Lors de la campagne présidentielle de 2016, le candidat républicain avait donné toute une liste de promesses pour lutter contre l'immigration illégale, dont la construction d' «un grand mur » financé par le Mexique «à 100%». Mais cette idée saugrenue ne se réalisera pas. Reste à s'entendre avec le Mexique sur la lutte contre l'immigration illégale.

Donald Trump a également visé les membres du parti démocrate, qui veulent selon lui « ouvrir les frontières » et sur lesquels il a rejeté la responsabilité de « lois faibles ».

«Je regarde le parti démocrate mener un assaut sur notre pays à travers le Guatemala, le Honduras et le Salvador, dont les leaders ne font rien pour arrêter ce large afflux de personnes, Y COMPRIS PLUSIEURS CRIMINELS.»

Une caravane humaine venant du Honduras.

Une caravane composée d’hommes, de femmes et d’enfants tente de fuir le Honduras, l’un des pays les plus violents du monde. Trump assure de son côté que tout est prêt pour "arrêter l’assaut".

Environ 3 000 Honduriens poursuivent ce lundi leur marche à travers le Mexique vers les États-Unis, défiant le président américain Donald Trump, qui a assuré que tout était prêt pour "arrêter l’assaut" de ces migrants.

Cette marche vers les États-Unis a débuté une semaine auparavant à San Pedro Sula, dans le nord du Honduras, après un appel sur les réseaux sociaux relayé par un ex-député hondurien.

Des milliers de Honduriens ont repris, ce mardi, leur difficile marche vers les États-Unis, défiant les autorités mexicaines et le président américain Donald Trump.

Ce dernier, en pleine campagne pour les «Midterms», a déclaré avoir «alerté» l'armée et les gardes-frontières avant l'arrivée de cette «caravane» de migrants qu'il considère comme une «urgence nationale».

Le Honduras est considéré comme l’un des pays les plus violents du monde, avec un taux annuel de 43 homicides pour 100 000 habitants. Comme au Guatemala et au Salvador, les gangs font régner la terreur dans le pays, où 68% des neuf millions d’habitants vivent sous le seuil de pauvreté.

Plus de 500 000 personnes traversent chaque année illégalement la frontière sud du Mexique pour tenter ensuite de remonter vers les Etats-Unis, selon des chiffres de l’ONU.

Andrew Preston pour DayNewsWorld

 

DONALD TRUMP VEUT LA VERITE SUR LE DOSSIER KHAHOGGI

Hors de question pour Donald Trump de ne pas réagir sur l'affaire du journaliste disparu. Non seulement le locataire de la Maison Blanche s'est entretenu avec le roi Salmanemais il a dépêché son secrétaire d'Etat Mike Pompeo en Arabie saoudite.

Donald Trump a annoncé lundi dans un tweet s'être entretenu avec le roi Salmane d'Arabie saoudite qui lui a dit «ignorer» le sort du journaliste saoudien disparu, Jamal Khashoggi.

Le président américain a également annoncé qu'il dépêchait son secrétaire d'Etat Mike Pompeo en Arabie saoudite pour s'entretenir directement avec le roi Salmane. «Je viens de parler au roi d'Arabie saoudite qui dit tout ignorer de ce qui a pu arriver à notre citoyen saoudien », a dit Donald Trump dans son tweet. «J'envoie immédiatement notre secrétaire d'Etat pour rencontrer le roi», a-t-il ajouté.

L'Arabie saoudite dément catégoriquement toute implication dans la disparition du journaliste saoudien dissident qui collaborait notamment avec le Washington Post et s'était exilé aux Etats-Unis en 2017.

Jamal Khashoggi n'a plus été vu depuis qu'il s'est rendu le 2 octobre au consulat saoudien à Istanbul pour y effectuer une démarche administrative. Selon des responsables turcs, Jamal Khashoggi y aurait été assassiné par des agents saoudiens.

Le président américain, allié de l'Arabie saoudite, a pour la première fois pendant le week-end estimé possible une implication de Ryad dans sa disparition et a menacé le royaume wahhabite d' «un châtiment sévère». Il s'est également dit pessimiste quant à son sort. «En l'état actuel des choses, il semble que peut-être on ne va plus le revoir, et c'est très triste», a-t-il déclaré.

Le roi Salmane a dit au président Trump lors de leur conversation que les Saoudiens «travaillaient étroitement avec la Turquie pour trouver une réponse», selon le tweet du président américain. Les autorités turques doivent fouiller lundi le consulat saoudien à Istanbul, deux semaines après la disparition de Jamal Khashoggi.

Mais pour quelle réponse ?

Jenny Chase pour DayNewsWorld

 

L'OURAGAN MICHAEL DEVASTE LA FLORIDE

L'ouragan devrait provoquer de dangereuses inondations, notamment côtières, déverser de très fortes précipitations . Les autorités ont mis en garde contre la montée du niveau de la mer qui pourrait atteindre près de quatre mètres par endroit.

« Il est temps de se préparer maintenant. Cette tempête est dangereuse et si vous ne suivez pas les avertissements officiels, cette tempête pourrait vous tuer », a prévenu Rick Scott, gouverneur républicain de la Floride.

Le président américain a approuvé mardi l'état d'urgence déclaré la veille dans 35 comtés de Floride par le gouverneur Scott, ce qui permet de débloquer des moyens matériels supplémentaires, ainsi que des fonds fédéraux afin de faire face aux conséquences de l'ouragan. 2 500 soldats de la Garde nationale sont mobilisés.

Lundi, Michael a touché la pointe ouest de l'île de Cuba entraînant des inondations après avoir provoqué au large des côtes du Honduras pendant le week-end la mort d'une dizaine de personnes en Amérique centrale.

La Floride affronte, ce jeudi 11 octobre, « la plus puissante tempête en plus de cent ans » L'œil du puissant ouragan Michael a atteint l'Etat du sud des Etats-Unis, avec des vents renforcés à 250 km/h, a indiqué le Centre national des ouragans (NHC). Le gouverneur Rick Scott redoute que cet ouragan ne soit « meurtrier ». Il est « potentiellement catastrophique », ont averti les météorologues américains.

Selon l'Agence américaine, l'ouragan Michael, classé en catégorie 4 sur 5, a touché terre près de la ville de Mexico Beach, sur le golfe du Mexique « continuant de s'intensifier ».

Tallahassee, capitale de la Floride, est devenue une ville fantôme.

Si quelque 375 000 personnes, dans plus de 20 comtés de la Floride, ont reçu l'ordre ou ont été incités à évacuer, les autorités ont précisé qu'il était désormais trop tard pour s'éloigner des côtes.

Boby Dean pour DayNewsWorld

 

NIKKI HALLEY, L'ATOUT FEMININ DE TRUMP,

AMBASSADRICE DES ETATS-UNIS A L'ONU DEMISSIONNE

L'ambitieuse ambassadrice des États-Unis aux Nations unies, Nikki Haley, première femme dans le gouvernement de Donald Trump, a annoncé sa démission, à la surprise générale.« Elle m'a dit il y a environ six mois qu'elle souhaitait prendre une pause », a justifié mardi le milliardaire républicain, louant le « travail fantastique » de son « amie », présente à ses côtés dans le Bureau ovale. « Elle a été très spéciale pour moi », a-t-il insisté.

Un revers politique créé par le départ de cette personnalité populaire à moins d'un mois de législatives ?

La démission ne sera effective qu' à la fin de l'année .

C'est surtout l'ONU qui a été secouée par la démission surprise de Nikki Haley dans la mesure où en

dix-huit mois, l’ambassadrice des Etats-Unis avait réussi à maintenir le dialogue entre l’organisation et Washington. Avec le secrétaire général Antonio Guterres, qui commençait son mandat au même moment, elle avait su nouer également une relation personnelle permettant une « l’excellente coopération » entre eux , selon les propres propos de ce dernier.

On se souvient pourtant du dédain affiché de Donald Trump à l'égard de cette organisation :« un club où les gens se réunissent, parlent et passent du bon temps », avait-il lancé.

A son arrivée en janvier 2017, Nikki Haley avait fait forte impression, promettant de « prendre les noms » des Etats membres récalcitrant à suivre les directives de Washington et d’engager des mesures de rétorsion notamment financières.

Cette ancienne gouverneure de Caroline du Sud, née en Caroline du Sud au sein d’une famille originaire du Pendjab, en Inde, au verbe tranchant, perchée sur de hauts talons et vêtue de tailleurs colorés, avait piqué la curiosité des membres de l'ONU qui virent ensuite en elle « un animal politique », aux qualités « pragmatiques en privé, sa capacité d’écoute et sa volonté de réformer l’ONU ».

Dès sa nomination, Nikki Haley a su en effet se dégager une marge de manœuvre politique face à l’omniprésence de Donald Trump sur les sujets internationaux, n’hésitant pas à rendre publics ses désaccords avec le président. « Je ne suis pas d’accord avec lui sur tout », a-t-elle écrit dans une tribune publiée dans le Washington Post, au début du mois de septembre.

L’ancienne gouverneure de Caroline du Sud s’est notamment distinguée en portant une ligne dure notamment contre la Corée du Nord et l’Iran, les deux principaux dossiers de politique étrangère de ce gouvernement. Elle a également défendu une position pro-israélienne devant les Nations unies, s' impliquant dans le dossier du transfert de l’ambassade américaine à Jérusalem.

Aux Etats-Unis bloquer de plus, ces derniers mois, des résolutions condamnant la politique israélienne vis-à-vis des territoires palestiniens.

Nikki Haley n'a pas réussi cependant à emporter l'adhésion de ses pairs concernant la décision de Donald Trump de reconnaître fin 2017 Jérusalem comme la capitale d'Israël. Elle s'est aussi mis à dos les plus proches alliés européens des Etats-Unis, Paris et Londres, lors du retrait américain de l'accord sur le nucléaire iranien de 2015, qu'elle a soutenu bec et ongles.

En outre,depuis la nomination de Mike Pompeo à la tête du département d’Etat un responsable politique très proche de Donald Trump, Nikki Haley apparaissait davantage en retrait. Il était temps pour elle « tourner la page » selon ses propres dires.

A 46 ans, Nikki Haley affirme tranquillement que« ce fut l’honneur d’une vie » de servir en tant qu’ambassadrice, a déclaré Nikki Haley depuis le bureau ovale de la Maison blanche, où elle s’est entretenue avec Donald Trump, devant plusieurs journalistes. « Non, je ne serai pas candidate en 2020 » a-t-elle ajouté, démentant toute ambition à se présenter aux prochaines élections présidentielles.

Elle a déclaré vouloir soutenir la campagne de Donald Trump pour sa réélection.

Une nomination de sa fille Ivanka au poste d'ambassadrice des Etats-Unis à l'ONU ? Ce « serait de la dynamite », a estimé mardi Donald Trump qui était interrogé sur les rumeurs qui la voient succéder à Nikki Haley. Au risque d'être accusé de népotisme.

Il a également évoqué le nom de Dina Powell, ancienne responsable du Conseil de sécurité national de la présidence américaine, « une personne à laquelle je réfléchirais ».

Garett Skyport  pour DayNewsWorld

 

LE JUGE KAVANAUGH A LA COUR SUPREME

UNE VICTOIRE POUR DONALD TRUMP

Le Sénat américain a approuvé ce samedi la nomination du juge Brett Kavanaugh à la Cour suprême, offrant à Donald Trump, après trois semaines de tourmente politique, une nouvelle victoire qui devrait satisfaire son électorat conservateur à un mois, jour pour jour, des élections parlementaires.

« J'applaudis et je félicite le Sénat pour la confirmation de notre formidable candidat », a salué sur Twitter le président américain, qui a défendu bec et ongles Brett Kavanaugh. Donald Trump a ajouté qu'il signerait « au plus tard aujourd'hui l'acte de nomination et il prêtera serment officiellement. Très palpitant! ».

Avec ce vote à une très courte majorité (50-48), les sénateurs ont mis un terme à un processus de confirmation difficile, marqué par des accusations d'agression sexuelle remontant à la jeunesse du magistrat.

Celle notamment de Christine Blasey Ford, une professeure de psychologie de 51 ans. Elle a raconté devant tout le pays, jeudi 27 septembre, comment un adolescent ivre, Brett Kavanaugh, l'aurait agressée il y a 36 ans, lorsqu'elle avait 15 ans. Elle a affirmé, sûre d'elle « à 100% », qu'avec Mark Judge, il l'avait isolée dans une chambre, avant de la plaquer sur un lit et de tenter de la déshabiller. Profitant de leur ébriété elle serait parvenue à fuir. Et de résumer: « Je croyais qu'il allait me violer » lors d'une soirée improvisée de l'été 1982 dans la banlieue de Washington.

En colère, le magistrat avait alors clamé son innocence se disant victime d'une campagne de dénigrement orchestrée par l'extrême gauche.

Malgré le climat passionnel dans lequel s'est déroulé le vote, Brett Kavanaugh a obtenu le poste avec le soutien inconditionnel du président et celui des Républicains.

Le juge Kavanaugh va rejoindre la plus haute juridiction des Etats-Unis, qui vérifie la constitutionnalité des lois et arbitre les conflits les plus épineux de la société américaine (droit à l'avortement, peine de mort, encadrement des armes à feu, mariage homosexuel, protection de l'environnement...)

L'arrivée de ce fervent défenseur des valeurs conservatrices met les juges progressistes - quatre sur neuf - minoritaire pour de nombreuses années.

Un revers pour les démocrates et défenseurs des droits civiques.

Jenny Chase pour DayNewsWorld

 

QUAND DONALD TRUMP SE MOQUE DE L'ACCUSATRICE DE SON CANDIDAT A LA COUR SUPREME

Le président américain Donald Trump s'est ouvertement moqué, mardi 2 octobre au soir, de la femme qui accuse son candidat à la Cour suprême d'agression sexuelle. Il a ironisé , sur le manque de précision de son témoignage du à l’absorption d'une bière.

« J'avais bu une bière, j'avais bu une bière... », a-t-il lancé lors d'un meeting de campagne dans le Mississippi. Il s'en est ensuite donné à cœur joie pour mimer le témoignage de Christine Blasey Ford devant le Sénat à propos de faits remontant au début des années 1980.

« Comment êtes-vous rentrée chez vous ? Je ne m'en souviens pas. Comment vous êtes-vous rendue sur place ? Je ne m'en souviens pas. Il y combien d'années ? Je ne sais pas, je ne sais pas, je ne sais pas. Dans quel quartier cela s'est-il passé ? Je ne sais pas. Où est la maison ? Je ne sais pas. Au premier étage, au rez-de-chaussée, où ? Je ne sais pas.

Mais j'avais bu une bière, c'est la seule chose dont je me souviens. », a ajouté le président américain. Or l’universitaire de 51 ans s'était dite sûre « à 100% » d'avoir été agressée dans sa jeunesse par Brett Kavanaugh. Et de conclure sous un tonnerre d'applaudissements : « Et la vie d'un homme est en lambeaux, la vie d'un homme a été brisée ».  S' en est suivie une diatribe contre les élus démocrates, qu'il accuse d'obstruction.

Il faut avoir à l'esprit que derrière ces auditions et meetings se joue pour le républicain Brett Kavanaugh un poste à vie à la Cour Suprême des États-Unis où les Républicains y détiennent actuellement une courte majorité avec seulement 51 sièges sur 100.

C'est une course contre la montre qui se joue également pour le locataire de la Maison Blanche qui veut que le Sénat vote pour son candidat avant les midterms de mi-octobre.

Or parmi les sénateurs républicains trois d'entre eux ont exprimé leurs doutes sur le candidat proposé mais accusé « d'agression sexuelle », tandis que  le président américain s'est vu vu obligé d' ordonner vendredi au FBI de « mener une enquête complémentaire » sur Brett Kavanaugh, au lendemain de l'audition au Sénat de son accusatrice.

A quand le vote du Sénat pour ce poste à la Cour suprême, arbitre des questions de société les plus délicate ? Pour quelle issue ?

Alyson Braxton pour DayNewsWorld

 

LA NOMINATION DE BRETT KAVANAUGH

A LA COUR SUPREME DANS UN CLIMAT PASSIONNEL

Les Américains se prononceront, le 6 novembre, dans le cadre des midterms, les élections de mi-mandat, pour renouveler l'intégralité des membres de la Chambre des représentants (435 sièges), une partie des sénateurs (35 sièges sur 100), certains gouverneurs et des élus au sein des assemblées locales, Etat par Etat. Or un juge doit être nommé à la Cour suprême qui arbitre les questions de société les plus épineuses, comme le droit à l'avortement ou la régulation des armes à feu. Ses décisions ont donc un réel poids aux Etats-Unis.

Le Républicain Brett Kavanaugh est le juge choisi par Donald Trump pour siéger à la Cour suprême,et ce dernier l'a soutenu publiquement et continue à lui apporter son soutien « Son témoignage était puissant, honnête et captivant », a-t-il tweeté, en appelant le Sénat à passer rapidement au vote.

Si le Sénat validait la nomination de Brett Kavanaugh, Donald Trump serait assuré de détenir la majorité au sein de cette instance. L'arrivée du juge Kavanaugh dans cette institution américaine placerait en effet les juges modérés ou progressistes en minorité au sein de cette institution qui compte 9 juges.

Si le juge Kavanaugh n'est pas nommé par le Sénat à la Cour Suprême avant les élections de novembre, en cas de défaite et de perte de la majorité au Sénat, il serait alors nommé un démocrate qui pourrait faire basculer la plus haute juridiction américaine, jusqu'à présent à droite.

C'est pourquoi la nomination du républicain Brett Kavanaugh est un enjeu crucial pour Donald Trump et son camp.

Or voilà que Brett Kavanaugh est accusé d'abus sexuels par trois femmes (et même de« viols collectifs » par Julie Swetnick, une fonctionnaire fédérale).

Christine Blasey Ford, une professeure de psychologie de 51 ans, a raconté devant tout le pays, jeudi 27 septembre, comment un adolescent ivre, Brett Kavanaugh, l'aurait agressée il y a 36 ans, lorsqu'elle avait 15 ans. Elle a affirmé, sûre d'elle « à 100% », qu'avec Mark Judge, il l'avait isolée dans une chambre, avant de la plaquer sur un lit et de tenter de la déshabiller. Profitant de leur ébriété elle serait parvenue à fuir. Et de résumer: « Je croyais qu'il allait me violer » lors d'une soirée improvisée de l'été 1982 dans la banlieue de Washington.

Après elle, Brett Kavanaugh, qui joue son poste devant le comité judiciaire du Sénat américain, a nié les faits en bloc et clamait son innocence.

Le juge Kavanaugh semblait il y a encore deux semaines en bonne voie d'obtenir le feu vert du Sénat pour faire son entrée au sein de la Cour suprême. Mais son image de conservateur, bon père de famille, a été sérieusement écornée par le témoignage de Mme Blasey Ford et de deux autres femmes sorties de l'ombre dans la foulée.

D'autant que les Etats-Unis connaissent une prise de conscience des dommages infligées aux femmes par les violences sexuelles avec le mouvement #Metoo. Les démocrates disent que confirmer la nomination de Brett Kavanaugh serait un outrage fait aux femmes. Lundi 24 septembre d'ailleurs des femmes portant des tee-shirts noirs barrés des credo « votez non » ou « croyez les femmes » avaient organisé des manifestations devant plusieurs permanences de sénateurs pour leur demander de ne pas confirmer la nomination du candidat de Donald Trump.

Le locataire de la Maison Blanche a apporté au juge accusé son soutien inconditionnel doutant des accusations visant Brett Kavanaugh à la lumière de sa propre expérience.

Les accusations d'agressions sexuelles visant Brett Kavanaugh, le juge choisi par Donald Trump pour siéger à la Cour suprême, sont «une arnaque montée par les démocrates», estime le président américain.

Tout en refusant de «tomber dans un piège» en traitant de menteuses les trois accusatrices, il admet que son «expérience personnelle a un impact sur [son] jugement. J'ai été accusé par quatre ou cinq femmes qui ont reçu beaucoup d'argent pour monter de fausses accusations contre moi, a-t-il affirmé.

Mais l'association des avocats américains (American Bar Association, ABA), principale organisation de la profession, a demandé un report du vote en attendant une enquête du FBI, arguant qu'une nomination à la Cour suprême « est tout simplement trop importante pour se précipiter vers un vote ».

« Décider d'aller de l'avant sans mener une enquête complémentaire non seulement aurait un impact durable sur la réputation du Sénat, mais affecterait également la grande confiance que les Américains doivent nécessairement avoir dans la Cour suprême », selon une lettre du président de l'ABA aux principaux membres de la commission diffusée par les médias américains.

Plusieurs sénateurs ont fait part de leur indécision dans cette affaire après les auditions de jeudi. Une partie de la presse estimait aussi prématuré d'organiser un vote vendredi.

A quelques semaines des élections de mi-mandat les démocrates souhaitent-ils transformer en référendum anti-Trump les midterms ?

Joanne Courbet pour DayNewsWorld

 

LE CONFLIT COMMERCIAL ETATS-UNIS / CHINE

PREND UNE TOURNURE POLITIQUE

La tension ne cesse de monter entre Washington et Pékin.

En cause le conflit commercial qui oppose les deux géants économiques.

Ce conflit s'est en outre aggravé lundi avec l'entrée en vigueur de tarifs douaniers supplémentaires de 10% sur des biens chinois représentant 200 milliards d'importations annuelles.

La Chine a rétorqué par de nouveaux droits de douane sur des marchandises américaines d'un montant de 60 milliards de dollars.

Et alors que la guerre commerciale déclenchée par Donald Trump s'envenime, le conflit prend une tournure de plus en plus politique.

En effet mercredi, dans le cadre très solennel du conseil de sécurité des Nations unies, le président américain a accusé Pékin d'essayer «d'interférer» dans les élections américaines de mi-mandat de novembre prochain.

Selon le président américain, Pékin ne veut pas d’une victoire du camp républicain, car l’administration américaine en place défie Pékin sur le terrain du commerce.«Ils ne veulent pas que je gagne, ou que nous gagnions, parce que je suis le premier président à défier la Chine sur les échanges», a-t-il martelé.

Le président américain réclame une plus grande ouverture du marché chinois au made in USA.

Donald Trump a assuré qu'il existait «plein de preuves» de cette tentative chinoise de déstabilisation d'élections mais sans entrer dans les détails. Plus tard, sur Twitter, il mentionne un supplément de quatre pages du journal chinois d'État China Daily, inséré dans le Des Moines Register, un quotidien de l'Iowa.

Un Etat agricole, dont la population est représentative de la base électorale de Donald Trump ,clé pour le prochain scrutin. Cet Etat a subi les représailles de Pékin aux hausses de tarifs douaniers imposés par Washington.

Le passage du China Daily pointe du doigt le fait que la guerre commerciale lancée par Trump pénalisera les producteurs américains de soja, qui auront plus de mal à exporter...

Au cours de cette réunion, le chef de la diplomatie chinoise, Wang Yi, a réagi vivement à cette accusation:

La Chine a toujours respecté le principe de non-ingérence dans les affaires internes d’un pays. « Nous rejetons les accusations proférées contre la Chine et demandons aux autres pays de respecter la charte des Nations unies et de ne pas s’ingérer dans nos affaires internes. »

Le locataire de la Maison-Blanche est conscient que sa relation personnelle avec le président chinois Xi Jinping pourrait s'en ressentir !

«Il n'est peut-être plus mon ami», a-t-il lancé.

Jenny Chase pour DayNewsWorld

 

UNE LETTRE DE KIM JONG-UN

POUR UN SECOND SOMMET AVEC DONALD TRUMP

Echange de bons procédés ? Dans une lettre, Kim Jong-un a proposé un second sommet à Donald Trump, comme l'a annoncé la Maison-Blanche. Lettre que cette dernière qualifie de «très chaleureuse», «très positive» et dans laquelle le président nord-coréen souhaite «une nouvelle rencontre» avec le président des États-Unis. Celle-ci pourrait avoir lieu d'ici la fin de l'année, précise-t-on côté américain.

«L'objectif principal de la lettre était d'organiser une nouvelle rencontre avec le président. Nous y sommes ouverts et nous avons déjà commencé à nous cordonner» en vue d'un tel sommet, a déclaré la porte-parole de la présidence américaine Sarah Sanders sans donner plus de précision quant au calendrier et au lieu possible.

Toujours selon Sarah Sanders, «cette lettre est une nouvelle preuve des progrès dans la relation» entre les deux pays ennemis. Elle a aussi salué et a estimé que et le défilé militaire sans missiles intercontinentaux, dimanche à Pyongyang, marque des «progrès» sur la dénucléarisation de la Corée du Nord et «un gage de bonne foi». «Au bout du compte, en dernier ressort, ce sera toujours mieux si les deux dirigeants se rencontrent. Surtout côté nord-coréen, la plupart des décisions devront passer par Kim Jong-un», a estimé Sarah Sanders.

Pourtant Donald Trump avait fait annuler fin août un déplacement à Pyongyang du secrétaire d'État américain Mike Pompeo pour cause de progrès insuffisants sur la dénucléarisation. C'est pourquoi une partie de l'administration américaine reste plus circonspecte et moins ouverte à un rendez-vous « gangster »...

«Le président Trump ne peut pas franchir à la place des Nord-Coréens la porte qu'il a ouverte. Ce sont eux qui doivent prendre des mesures pour dénucléariser leur pays.» ,avait expliqué John Bolton, conseiller à la sécurité nationale de la Maison-Blanche à un journaliste lui faisant remarquer l'impasse dans laquelle se trouvaient les négociations sur le désarmement nucléaire de la Corée du Nord. « Nous les attendons encore », avait-il ajouté. Selon lui, « la possibilité d'un autre sommet entre les deux présidents existe, bien évidemment ».

Les États-Unis attendent que le régime nord-coréen passe de la parole aux actes sur la dénucléarisation, a prévenu lundi le conseiller à la sécurité nationale du président Donald Trump. Et pas sûr que le régime nord-coréen ait intérêt à une « dénucléarisation complète de la péninsule ».

Britney Delsey pour DayNewsWorld

 

EVACUATION D'AMPLEUR

FACE A L'OURAGAN FLORENCE

Les États-Unis se préparent pour l'ouragan Florence qui se renforce. Lundi soir, le président Donald Trump a écrit sur Twitter que l'ouragan était «très dangereux» invitant tous les résidents de la côte Est à «prendre les précautions nécessaires».

En effet l'ouragan Florence, susceptible d'être le plus important à frapper les États-Unis «depuis des décennies», a été élevé lundi de la catégorie 4 à 5 existantes.

Au gouverneur de Caroline du Sud d 'ordonner l'évacuation d'un million de personnes.

Il s'agit d'éloigner les personnes vivant sur le littoral de cet Etat du sud-est des Etats-Unis à l'approche de l'ouragan Florence de catégorie 4 .

«C'est un ouragan très dangereux», a indiqué pour sa par le gouverneur Henry McMaster. «Nous ne voulons risquer aucune vie», a-t-il également communiqué.

« Il est prévu que Florence se renforce encore et qu'il soit jusqu'à jeudi un ouragan majeur extrêmement dangereux», a indiqué le NHC, appelant les États américains du sud-est et du centre du littoral atlantique à suivre de près sa trajectoire

Après la Caroline du Nord et la Caroline du Sud, l'État de Virginie a, à son tour, déclaré l'état d'urgence au cours du week-en. En Caroline du Nord ont été ordonné les évacuations pour les résidents de l'île de Hatteras et pour d'autres zones de la région côtière touristique des Outer Banks.

L'ouragan se déplace à une vitesse de 20 km/h en direction du nord-ouest pour passer mardi et mercredi entre les Bahamas et les Bermudes.Il  se dirigera ensuite normalement sur les côtes américaines pour les atteindre jeudi. .

L' Etat de Virginie également a demandé à sa population de se préparer à l'arrivée de cet ouragan.

«  La majorité des prévisions météorologiques font état d'impacts potentiels importants pour la Virginie, sous la forme d'ondes de tempête, d'inondations catastrophiques dans les terres, de vents violents et de possibles coupures de courant à grande échelle», a prévenu dimanche le gouverneur de Virginie, Ralph Northam, dans un communiqué.

La Marine américaine a ordonné aux navires de sa base de Hampton Roads, en Virginie, de sortir en mer par mesure de précaution.

Boby Dean pour DayNewsWorld

 

MELANIA TRUMP SOUTIENT SON MARI

On sait que Melania Trump n'est pas une fanatique de la com'.

Mais face à la gravité de la situation Mélania a témoigné ce jeudi son soutien à son époux en pleine tourmente.

Elle a accusé l'auteur anonyme d'une tribune visant son mari de « saboter le pays ».

La First Lady a accusé jeudi un haut responsable anonyme, auteur d'une tribune anti-Trump publiée par le New York Times, de « saboter » le pays.

« A l'auteur de cette tribune: vous ne protégez pas ce pays, vous le sabotez par vos actes lâches », a écrit Melania Trump, dont les interventions politiques et publiques sont rares.

CNN a diffusé le message.

« Les sources non identifiées sont devenues majoritaires dans l'actualité d'aujourd'hui » a regretté la Première Dame.

Elle a ajouté que l'auteur de la tribune anonyme, qui dénonce un comportement erratique et inquiétant de Donald Trump à la Maison Blanche, devait se faire connaître.

La publication de cette tribune mercredi a lancé un jeu de devinettes chez les Américains et une  « chasse au traître » à la Maison Blanche pour découvrir qui pourrait en être l'auteur.

Alize Marion pour DayNewsWorld

 

LA TRIBUNE INCENDIAIRE DU NEW YORK TIMES ENFLAMME LA COLERE DE DONALD TRUMP

Dans un texte publié par le New York Times, mercredi, un haut responsable de l'administration Trump explique comment il s'efforce de lutter de l'intérieur contre les « pires penchants » du président américain...

La publication –controversée– de ce témoignage intervient au lendemain de la diffusion d'extraits d'un livre explosif du journaliste d'investigation Bob Woodward, qui dresse le portrait d'un président colérique et paranoïaque.

L’ouvrage Fear: Trump in the White House ( Peur: Trump à la Maison Blanche, Simon & Schuster, non traduit), qui sortira le 11 septembre, dépeint un véritable enfer à la Maison Blanche. Bob Woodward, l’un des journalistes du Watergate, a observé également impitoyablement une demi-douzaine de présidents.

Dans la tribune anonyme du NYT  Donald Trump est décrit comme « mesquin », « impétueux » et « inefficace », « amoral » bref « un élève de CM2 » !

Cette tribune anonyme et explosive vient de l'intérieur de la Maison Blanche, elle aurait été écrite par un « résistant » au sein de son administration même. « Je fais partie de la résistance au sein de l'administration Trump », souligne l'auteur affirmant qu'il ne s'agit pas pour lui de soutenir la démarche des démocrates, mais de protéger son pays contre le comportement de son 45e président.

« Nous pensons que nous avons d'abord un devoir envers notre pays et que le président continue à agir d'une façon néfaste à la bonne santé de notre république », écrit le responsable anonyme. « C'est la raison pour laquelle nous nous sommes engagés à faire ce que nous pouvons pour préserver nos institutions démocratiques tout en contrecarrant les impulsions les plus malencontreuses de M. Trump jusqu'à ce qu'il ait quitté son poste », ajoute-t-il.

"Une quasi-conjuration de grands commis de l’Etat" se consacrant entièrement au contrôle d’un président jugé indigne des fonctions qu’il occupe?!. « Il y a une résistance silencieuse au sein de l’administration, rassemblant des gens qui ont choisi de privilégier d’abord leur pays », assure le signataire anonyme, qui se veut rassurant : « Les Américains doivent savoir qu’il y a encore des adultes à bord. »

Furieux contre cette « résistance silencieuse » le président américain a parlé, dans un tweet lapidaire, de "TRAHISON"et a appelé le quotidien à dénoncer « immédiatement » ce « lâche » , au nom de la sécurité nationale.  Mais la machine économique américaine fonctionne avec 4,2% de croissance au 2ème trimestre.

A Suivre...........

Joanne Courbet pour DayNewsWorld

 

FUNERAILLES NATIONALES

DE JOHN MCCAIN HEROS AMERICAIN

« L’Amérique de John McCain n’a pas besoin de retrouver sa grandeur car l’Amérique est toujours grande », a lancé Meghan McCain en référence au slogan trumpien « Make America Great Again »

Retransmissions en direct sur les chaînes nationales, hommages sur les réseaux sociaux... Le temps s'est comme arrêté ce samedi aux Etats-Unis, où se déroulent les funérailles nationales de John McCain. Des funérailles auxquelles assiste l’ensemble de la classe politique américaine, gauche comme droite confondu, à l’exception de Donald Trump, prié par le sénateur défunt de ne pas venir.

Cette cérémonie constitue le point d’orgue d’une semaine d’hommages au « héros américain », connu pour son anticonformisme et pour sa capacité à transgresser les lignes politiques . Sur le chemin de la cathédrale, le cortège funèbre a fait halte brièvement au Monument aux anciens combattants du Vietnam, où sa veuve, Cindy McCain, a déposé une gerbe à la mémoire des soldats tombés durant la guerre.

L'élu de l'Arizona, qui avait préparé son propre enterrement depuis un an, a vu la nation entière s'incliner devant son cercueil, les éloges et les hommages se succéder, comme pour mieux souligner l'affection et le respect devant le bilan d'une vie.

Les obsèques célébrées samedi dans la cathédrale nationale de Washington ont réuni toutes les élites politiques du pays, y compris des membres éminents de l'actuelle Administration .

Trois présidents et leurs épouses occupaient les premiers rangs - Barack et Michelle Obama, George et Laura Bush, Bill et Hillary Clinton - et autant de vice-présidents - Dick Cheney, Al Gore et Joe Biden.

Invité à ouvrir la série d'éloges funèbres, l'ancien sénateur Joe Lieberman, un ami intime, a évoqué «un homme honnête, juste et civilisé, qui n'a jamais prononcé un mot sectaire envers quiconque». George W. Bush a salué le «code moral» de John McCain, sa conception «d'une dignité qui ne s'arrête pas aux frontières» et son combat «jusqu'au bout contre des politiques et des pratiques qu'il jugeait indignes de ce pays.»

De Barack Obama à George W. Bush, en passant par sa fille Meghan, les hommages au défunt sénateur républicain ont rappelé ce qu'était l’Amérique de Donald Trump.

Atteint par un mal qu’il savait incurable, le sénateur républicain de l’Arizona, décédé le 25 août, candidat malheureux à l’investiture républicaine de 2000, puis à l’élection présidentielle de 2008, avait souhaité que ce soit ses adversaires d’alors, George W. Bush et Barack Obama, qui se chargent d’un hommage. Il souhaitait ainsi transcender les partis politiques et rappeler les Etats-Unis à leurs valeurs, loin des divisions attisées par Donald Trump à qui ce vétéran de la guerre du Vietnam avait fait comprendre qu'il ne serait pas le bienvenu dans la cathédrale de Washington, samedi 1er septembre.

La cérémonie de samedi s’est transformée en défense vibrante de « l’Amérique de John McCain » qui, selon la fille du disparu, Meghan McCain, « n’a pas besoin d’être grande à nouveau », le slogan de campagne du locataire de la Maison Blanche, « parce qu’elle l’a toujours été ». Une tirade accueillie par des applaudissements, rares en pareille circonstance.

« Nous sommes réunis ici pour pleurer la grandeur de l’Amérique, pas la rhétorique bon marché d’hommes qui ne s’approcheront jamais du sacrifice qu’il a volontairement donné, ni son appropriation opportuniste par ceux qui vivaient dans le confort et les privilèges », a-t-elle dit, rapprochant le sort de l’ancien prisonnier de guerre au Vietnam (McCain) de celui qui avait évité à cette époque la conscription (Trump) avant de dénier à John McCain le statut de héros pendant sa campagne...

A travers la voix d’Obama et de Bush l’Amérique a également rendu hommage vibrant à l’ancien sénateur républicain, contre lequel il fut opposé lors de la présidentielle de 2008. « Il a fait de nous de meilleurs présidents, (...) et il a rendu ce pays meilleur », a lancé l’ex-président démocrate (2008-2016).Son prédécesseur républicain George W. Bush (2000-2008), opposé à M. McCain lors de la primaire de 2000, a quant à lui rappelé qu’il « reconnaissait toujours que ses opposants étaient malgré tout des patriotes et des êtres humains ». « Il aimait la liberté avec la passion d’un homme qui a connu son absence », a-t-il poursuivi, en référence à la captivité de l’ancien pilote de chasse au Vietnam.

« Nous partagions, malgré nos différences, une fidélité à quelque chose de plus élevé, les idéaux pour lesquels des générations entières d’Américains et d’immigrés se sont battues et se sont sacrifiées », a dit aussi de lui Barack Obama, dont le discours a été le temps fort des cérémonies.

John McCain, adversaire de Barack Obama en 2008, sauva néanmoins sa réforme du système de santé, l’Obamacare, une dizaine d’années plus tard au Sénat, en votant contre un projet de réforme voulu par Donald Trump. Mais c’est plus récemment qu’il s'était montré ulcéré contre l’actuel président, qualifiant à la mi-juillet sa rencontre controversée avec Vladimir Poutine à Helsinki d’« un des pires moments de l’histoire de la présidence américaine ».

Vendredi, plus de 10 000 personnes étaient venues s’incliner devant sa dépouille lors d’une première cérémonie d’hommages au Capitole, marquée par la présence, digne de sa mère Roberta McCain, 106 ans, au côté de sa veuve Cindy McCain, et de leurs sept enfants.

Pour porter son cercueil, au côté de figures politiques démocrates et républicaines, dont l'ex-vice-président Joe Biden, ainsi que de l'acteur Warren Beatty, un ami personnel de trente ans, John McCain avait choisi Vladimir Kara-Murza, un dissident russe ayant survécu à deux tentatives d'empoisonnement

L’ancien sénateur et ancien pilote de chasse sera inhumé dimanche lors d’une cérémonie privée à l’Académie navale d’Annapolis, non loin de Washington, dont il fut dans les années 1950 un élève déjà remarqué.

Joanne Courbet pour DayNewsWorld

 

DES EMEUTES EN CAS DE VICTOIRE DES DEMOCRATES AUX ETATS-UNIS

Ce n’est pas la première fois que Donald Trump met en garde contre des violences si les choses ne vont pas comme il l’entend.

En effet déjà pendant la campagne électorale de 2016, il avait ainsi dit que ses partisans réagiraient probablement par « des émeutes » s’il ne remportait pas la nomination républicaine.

En novembre vont avoir lieu les élections de mi-mandat qui pourrait faire basculer la majorité au Congrès

Trump espère qu'il n'y aura pas de violences en cas de victoires des démocrates aux législatives « Il y a beaucoup de violences inutiles à travers le monde mais aussi dans ce pays et je ne veux pas voir ça », a insisté le 45e président des Etats-Unis,

Si les républicains ne remportaient pas l'élection de mi-mandat aux Etats-Unis, Donald Trump estime que cela pourrait déclencher des violences. Il dit espérer qu'il n'en sera rien.

Le président américain a fait part de ses craintes devant un parterre de pasteurs conviées à la Maison Blanche pour parler d’avortement, de liberté religieuse et de chômage des jeunes.Puis une fois les journalistes présents sortis la conversation s’est portée sur les élections de novembre.

Le milliardaire républicain estime que les démocrates allaient procéder « vite et de manière violente » à des changements si les républicains perdent le contrôle du Congrès, selon une révélation du New York Times.

Lors de sa rencontre avec ces pasteurs à la Maison Blanche lundi soir, Donald Trump a averti que son programme conservateur était en jeu si son parti perdait le scrutin de mi-mandat

Les démocrates « vont annuler tout ce que nous avons fait et ils le feront vite et de manière violente", a-t-il dit. "Ils mettront immédiatement fin à tout » « Je vous demande juste de sortir et de vous assurer que tous vos gens votent », demande Donald Trump aux pasteurs présents.

« Parce que s'ils ne votent pas nous allons avoir deux années affreuses (jusqu'à la présidentielle de 2020) et nous allons passer, franchement, par une période très dure parce qu'on n'a qu'une élection. Vous êtes à une élection près de perdre tout ce que vous avez ».

Une façon singulière de motiver ses troupes.
Abby Shelcore pour DayNewsWorld

 

RUPTURE ENTRE DONALD TRUMP ET JEFF SESSIONS

LES LIAISONS DANGEREUSES AVEC DEUX FEMMES

OU LA PROCEDURE D'IMPEACHMENT

Le président Donald Trump semblerait aux portes d'une tempête judiciaire si bien qu'il a attaqué frontalement son propre ministre de la justice Jeff Sessions.

Attaque contre son ministre de la justice

Dans un entretien sur la chaîne Fox News, Donald Trump a attaqué son ministre jeudi. « Les démocrates sont vraiment puissants au sein du ministère de la Justice (....) Jeff Sessions n'a jamais réellement pris le contrôle du ministère de la Justice c'est quelque chose d'assez incroyable », a-t-il déclaré.

A la question de savoir s'il comptait limoger son ministre, le président américain a  eu des mots très durs. «  Je l'ai dit, je ne voulais pas m'en mêler. Mais tout le monde voit ce qui se passe au ministère de la Justice. Je mets maintenant toujours 'justice' entre guillemets », a poursuivi Donald Trump. D'ailleurs Donald Trump reproche régulièrement à Jeff Sessions, républicain ultra-conservateur, de s'être récusé de l'enquête russe du procureur spécial Robert Mueller en mars 2017. L’attorney general des Etats-Unis, Jeff Sessions, a vigoureusement, cette fois-ci, repoussé jeudi les critiques renouvelées de Donald Trump sur fond d'affaire russe . Il a rétorqué publiquement qu'il ne céderait pas aux pressions politiques.

« Tant que je serai ministre de la Justice, les actes du ministère de la Justice ne seront pas influencés indûment par des considérations politiques », a réagi l'ancien sénateur de l’Alabama.

Rôle de la condamnation de Paul Manafort, et de la décision de Michael Cohen.

La condamnation de son ex-directeur de campagne Paul Manafort, et la décision de son ancien avocat, Michael Cohen, de l’impliquer dans une violation des règles de financement de campagnes électorales a, en effet, mis en colère Donald Trump, jeudi 23 août, contre son ministère de la justice.

Dans le cadre de l'enquête Mueller, Paul Manafort, a été reconnu coupable mardi de fraude fiscale et bancaire.

Michael Cohen, lui, a décidé lundi de plaider coupable de huit chefs d’accusation et a notamment révélé avoir versé pendant la campagne électorale de 2016 respectivement 130 000 et 150 000 dollars à l’actrice X Stormy Daniels et à la playmate Karen McDougal pour qu’elles taisent chacune une liaison avec Donald Trump. Et ce « à la demande du candidat » et « avec l'intention d'influencer l'élection ».

Or ces révélations de Cohen sur le versement d’argent aux deux femmes pourraient contrevenir aux règles légales du financement électoral.

Mais le milliardaire a dit avoir versé l'argent sur ses propres fonds. Il n'y aurait donc aucun financement occulte à ce niveau...

Dans tous les cas un nouveau front s'est donc ouvert quand plusieurs médias américains ont annoncé que le patron du tabloïd National Enquirer, David Pecker, coopérait en échange d'une immunité avec les enquêteurs travaillant sur le dossier des maîtresses présumées.

Les "donneurs"  ( "flipper")

Son hebdomadaire avait acheté l'exclusivité du récit de l'une d'elles, la playmate Karen McDougal, pour 150.000 dollars. Dans un enregistrement réalisé par Michael Cohen à l'insu de Donald Trump, deux mois avant la présidentielle de novembre 2016, on peut entendre les deux hommes évoquer le rachat des droits. David Pecker aurait également joué un rôle dans les tractations avec l'ancienne actrice pornographique, Stephanie Clifford, connue également sous le nom de scène de « Stormy Daniels »

Outre M. Cohen qui a lui aussi passé un accord de négociation de peine avec les autorités judiciaires viennent s'ajouter les deux dirigeants du magazine « National Enquirer » qui ont obtenu l’immunité judiciaire, en échange d’informations sur le président américain .

Dans son entretien à Fox News, Donald Trump a d'ailleurs fustigé les « donneurs » (flippers), le terme qu’il a utilisé pour désigner les personnes qui concluent un accord avec les autorités judiciaires afin d’obtenir leur clémence.

Difficile de démêler les écheveaux dans ce feuilleton politico-judiciaire américain !

Joanne Courbet pour DayNewsWorld

 

CONDAMNATIONS POUR DEUX EX-PROCHES

DE DONALD TRUMP OU UNE PROCEDURE D'IMPEACHEMENT POUR LE PRESIDENT

L’ex-chef de campagne de Trump Paul Manafort a été condamné pour fraude bancaire et fiscale, tandis que Michael Cohen, l’ex-avocat du président américain, a plaidé coupable dans l’affaire Stormy Daniels.

L’ex-chef de campagne de Donald Trump Paul Manafort a été condamné mardi pour fraude bancaire et fiscale, les jurés échouant toutefois à prononcer un verdict pour 10 chefs d’accusation à son encontre. Il était aussi poursuivi pour avoir ensuite trompé des banques sur ses finances pour obtenir des prêts.Ce procès ne concernait que les finances personnelles de Paul Manafort.Ce dernier était accusé en effet de fraudes fiscale et bancaire liées aux dizaines de millions de dollars tirées de ses activités de conseil auprès de Viktor Ianoukovitch,

Soulignons que la Russie et le président américain n'ont quasi pas été évoqués au cours des douze jours d’audience...

Il s'agit du premier procès à découler de l’enquête du procureur spécial Robert Mueller, chargé notamment d’enquêter sur une éventuelle collusion entre l’équipe de campagne de Donald Trump en 2016 et Moscou.

Michael Cohen, lui, a décidé lundi de plaider coupable de huit chefs d’accusation et a notamment révélé avoir versé pendant la campagne électorale de 2016 respectivement 130 000 et 150 000 dollars à l’actrice X Stormy Daniels et à la playmate Karen McDougal pour qu’elles taisent chacune une liaison avec Donald Trump. Et ce « à la demande du candidat » et « avec l'intention d'influencer l'élection ». Il est donc loin le temps où l’ancien conseil de Trump affirmait qu’il était « prêt à prendre une balle pour le président ». Ces révélations de Cohen sur le versement d’argent aux deux femmes, pourraient contrevenir aux règles légales du financement électoral.

En meeting en Virginie, il n’a en revanche rien dit de l’affaire Cohen. Le président américain, qui ne veut pas montrer le moindre signe de déstabilisation, s’est de nouveau affiché avec ses partisans mardi soir à l’occasion d’un meeting en Virginie-Occidentale.

Au lendemain du double coup judiciaire qui a impliqué deux anciens conseillers du président américain, durant cette journée du 21 août 2018, que retenir ?

Que la justice se rapproche de Trump qui reste pour l’instant à l’abri d’un éventuel impeachment grâce à la majorité républicaine au Congrès

Que l'issue de l'audience représente une victoire, bien qu'incomplète, pour le procureur spécial Robert Mueller, chargé d'enquêter sur une éventuelle collusion entre l'équipe de campagne de Donald Trump en 2016 et Moscou.

Que la condamnation de Paul Manafort affaiblit la position du président Donald Trump, qui ne cesse de dénoncer une «chasse aux sorcières».

Que ce procès marquait un «jour très triste» pour les États-Unis selon Donald Trump.

Le mandat du président américain est empoisonné par les affaires judiciaires qui impliquent plusieurs de ses proches et menacent de l'atteindre directement.

Mais que risque vraiment Donald Trump ?

En théorie, le procureur fédéral de Manhattan pourrait poursuivre le président car contrairement à la France, un président des Etats-Unis n'a pas d'immunité judiciaire constitutionnelle.

Mais le ministère de la Justice américain a publié deux mémos il y a plusieurs années, qui font office de règlement interne, expliquant qu'un procureur fédéral ne devait pas poursuivre un président en fonction. La constitution américaine prévoit que si un président doit être poursuivi, c'est par la procédure politique de l'impeachment.

Elle se déroule en deux temps: la Chambre des représentants doit d'abord voter une mise en accusation ("impeachment"), puis c'est au Sénat de faire le procès du président, afin de le condamner à une majorité des deux tiers, ou de l'acquitter.

Cette idée reste très hypothétique avec une majorité républicaine au Congrès restant encore très fidèle à Donald Trump.

L'impeachment serait possible en théorie car Michael Cohen accuse Donald Trump d'avoir cherché à influencer le résultat des élections en recourant à des moyens illégaux. Mais en pratique improbable.

Andrew Preston pour DayNewsWorld

 

POURQUOI LES MORMONS NE S'APPELLENT PLUS  MORMONS  ?

Voici que l'Église mormone a adopté de nouvelles directives et ne souhaite plus que ce terme soit utilisé pour la présenter, lui préférant d'autres expressions. Eglise de Jésus-Christ des Saints des derniers jours, également appelée Eglise mormone. Elle ne souhaite plus qu'on utilise le terme "mormon" pour qualifier ses fidèles.

Que préconise cette religion ? Un changement sémantique

Elle veut plutôt être désignée par l'une des expressions suivantes: « L'Eglise », « L'Eglise de Jésus-Christ » ou encore « L'Eglise restaurée de Jésus-Christ », en insistant sur le fait que l'expression « Eglise mormone » », bien que courante, « n'est pas une appellation autorisée ». »

« Nous ne changeons pas de nom. Nous corrigeons un nom », a précisé samedi soir Russell Nelson, le président de l’Église de Jésus-Christ des Saints des derniers jours, cité par le Deseret News, un journal mormon de l’Utah, Etat américain où les mormons sont majoritaires.

16 millions de membres

Désormais, appelez-les « membres de l’Eglise de Jésus-Christ des Saints des derniers jours ». Aux Etats-Unis, les mormons ne souhaitent plus que l’on utilise le terme « mormon » pour les qualifier.

Fondée en 1830, l'Eglise de Jésus-Christ des saints des derniers jours revendique 16 millions de membres et s'est donnée pour mission de rétablir la vraie Église dans sa pureté primitive, afin de préparer le retour du Christ.

Elle s'appuie sur le « Livre de Mormon », du nom d'un ancien prophète, version « restaurée » de la parole véritable de Jésus, par opposition à la version classique résultant de la « grande apostasie » du christianisme

En France 20.000 pratiquants en métropole.Une place particulière à Tahiti.

En métropole, 38.000 personnes ont été baptisées selon le rite mormon ce qui correspond environ à 20.000 pratiquant. Ils sont présents en Francedès le XIXe siècleUne première petite paroisse a été installée en France dès 1850, vingt ans après la publication aux États-Unis du "Livre de Mormon" par le fondateur Joseph Smith.

Mais en proportion, le mormonisme est davantage présent en Outre-mer, où l'on dénombre plus de 28.000 fidèles. Et notamment dans le Pacifique, territoire qui reste tourné vers les Etats-Unis.

Des croyants très stricts.

Les mormons, qui se revendiquent comme chrétiens, sans être protestants, ni catholiques, sont des croyants stricts, pudiques voire austères. Ils sont conservateurs sur les mœurs, abstinents devant le tabac, l'alcool, le café, le thé.  C'est une religion chrétienne qui s'appuie sur la bible et une autre révélation, le livre des mormons La théologie du mormonisme est la doctrine de l'Église de Jésus-Christ des saints des derniers jours.

Elle est fondée sur les saintes Écritures et la révélation moderne par l'intermédiaire des prophètes. Cette doctrine, reconnue par les mormons comme ayant été révélée par Jésus-Christ, inclut le Plan de salut qui consiste en un système de lois et d'ordonnances éternelles tel que la personne qui s'y conforme strictement a l'assurance de pouvoir entrer dans la présence de Dieu. Ces lois et ordonnances seraient le système de gouvernement du royaume de Dieu. Selon la doctrine mormone, la plupart des humains seront sauvés dans le royaume céleste.

Des rituels aussi.

Les pratiquants suivent des rituels bien particuliers. Ils pratiquent notamment le baptême par procuration des morts, afin que le mormon soit lié à toute sa famille, mais aussi le mariage éternel, un mariage qui durerait au-delà de la mort .

Les mormons consacrent également une partie de leur temps à des recherches généalogiques, ils pratiquent un jeûne une fois par mois et versent 10 % de leur revenu à la communauté mormone. Ce sont des croyants qui sont très impliqués dans la vie sociale , les mormons sont dans toutes les professions mais on les trouve davantage présents dans les villes pour être proches des églises où ils pratiquent leur foi (110 églises mormones de France).

Le temple, lieu de puissance et de rites

Le temple, lui, équivaut à la cathédrale. Bâtiment à l'architecture gothique,il vise à montrer la puissance de l'Eglise.

Le temple français récemment bâti dans les Yvelines, financé par la maison mère, à Salt Lake City, aux Etats-Unis, ne fait pas figure d'exception. Le bâtiment, d'une vingtaine de mètre est imposant et très épuré, très similaires aux temples américains. A l'intérieur s'imbrique plusieurs pièces dans lesquelles les mormons pratiquent des rites pour eux et pour leurs ancêtres. On trouve ainsi des salons, une salle dédiées aux baptêmes des membres ou encore une salle dite « céleste ».

Jusque-là, les mormons français devaient se rendre à Madrid ou à Francfort pour réaliser ces rituels.

Jenny Chase pour DayNewsWorld

 

INTERVIEW FLEUVE DE DONALD TRUMP

SUR SES RELATIONS INTERNATIONALES

Dans un entretien à Reuters donné depuis le Bureau Ovale, le président américain a évoqué ses relations internationales et sa stratégie :

tour à tour il a cité ses bonnes relations avec ses homologues russe et nord-coréen, plaidé pour la libération du pasteur Brunson et émis des réserves sur la politique de la Fed.

Sur l'Empire du Milieu

Le président américain n’attend pas grand-chose des discussions commerciales avec la Chine prévues cette semaine à Washington, a-t-il ainsi fait savoir.

Le président américain a ajouté qu’il ne se fixait pas de limite dans le temps pour sortir du contentieux commercial entre Pékin et Washington. « Comme eux, j’ai une stratégie à long terme », a-t-il dit.

Il a, par ailleurs, accusé la Chine, tout comme les pays de la zone euro, de manipuler leurs devises respectives.

Une «grande alchimie» avec Kim Jong-un

Donald Trump a jugé qu’il était « probable » qu’il reverrait le dirigeant nord-coréen Kim Jong-un à la suite de leur sommet historique de juin à Singapour. « C’est le plus probable, mais je ne veux pas faire de commentaire. » . Il mentionne la « grande alchimie » qui s’est installée entre Kim et lui et qui a permis d’éloigner les perspectives d’une nouvelle guerre de Corée de l’été 2017, quand les tensions étaient à leur comble entre Washington et Pyongyang.

« Je l’aime bien, il m’aime bien. (…) J’ai de très bonnes relations personnelles avec le président Kim, et je pense que c’est ce qui fait tenir les choses », a-t-il dit, évoquant l’arrêt des essais balistiques de la République populaire démocratique voquant l’arrêt des essais balistiques de la République populaire démocratique de Corée (RPDC).

Il n'a pas manqué de vanter ses trois mois de travail sur le dossier nord-coréen pour obtenir plus que ses prédécesseurs en trente ans. « J’ai stoppé les essais nucléaires [de la Corée du Nord]. J’ai stoppé les essais de missile. Le Japon est emballé. Que va-t-il se passer ? Qui sait ? Nous verrons », ajoute-t-il.

Aucune de concession vis-à-vis de la Turquie

Le président américain a par ailleurs exclu la moindre concession vis-à-vis d’Ankara en échange de la libération du pasteur américain Andrew Brunson, accusé de terrorisme par la justice turque. Do Le pasteur Brunson, accusé d'être lié au Parti des travailleurs du Kurdistan, a passé plus de vingt mois en détention avant d'être assigné à résidence en juillet dernier en Turquie.

Donald Trump a également confié qu'il pensait avoir un accord avec son homologue turc, Recep Tayyip Erdogan, quand il est intervenu auprès d'Israël pour obtenir la libération d'une ressortissante turque. « J'ai fait sortir cette personne pour lui. J'attends de lui qu'il laisse cet homme tout à fait innocent et merveilleux, un grand-père et un grand chrétien, sortir de Turquie. »

Il n’est en outre pas préoccupé par les conséquences des droits de douane qu’il a imposés en guise de riposte.

Sur sa rencontre avec Poutine

Donald Trump a qualifié d’«excellente» sa rencontre de deux heures avec son homologue russe, Vladimir Poutine, le mois dernier à Helsinki. «Nous avons parlé d’Israël, de la Syrie, de l’Ukraine», détaille-t-il, précisant avoir «mentionné la Crimée, comme toujours quand je parle de l’Ukraine».

Trump assure qu’à aucun moment Poutine ne lui a demandé de lever les sanctions américaines prises contre Moscou. «Je n’envisage pas de le faire. Je l’envisagerai seulement s’ils font quelque chose qui est bon pour nous.» a ajouté le président américain.

Sur l’Iran

Le chef de la Maison Blanche assure qu’il n’a « jamais dit » qu’il rencontrerait les dirigeants iraniens. « Si [le président iranien Hassan Rohani] veut que l’on se rencontre, soit. S’il ne veut pas qu’on se voit, je m’en fiche.

Sur l’enquête russe

Malgré ses inquiétudes, M. Trump n’a pas voulu dire s’il accepterait ou non d’être interrogé par M. Mueller, qui enquête sur les soupçons d’ingérence russe dans l’élection présidentielle de 2016 et une possible collusion entre l’équipe de campagne Trump et des responsables russes. Mais il a tenu à souligner la difficulté d'interprétation qui pourrait découler de ses propos.

Le président américain a de plus souligné avoir le pouvoir d’intervenir dans cette enquête, mais avoir décidé de ne pas le faire jusqu’à présent. Il a de nouveau refusé de blâmer la Russie pour toute ingérence dans l’élection de 2016.

Des critiques sur la politique monétaire de la Fed

Trump n'est pas "emballé" par la politique de hausse des taux d'intérêt suivie par le président de la Réserve fédérale, Jerome Powell.

Nous négocions de manière forte et énergique avec d'autres nations. Nous allons en sortir vainqueurs. Mais, pendant cette période, je devrais être soutenu par la Fed. Les autres pays ont une politique monétaire accommodante.

Trump n’est pas «emballé» par la politique de hausse des taux d’intérêt suivie par le président de la Réserve fédérale, Jerome Powell, qu’il a lui-même nommé en remplacement de Janet Yellen.

Le président américain juge que la Fed devrait être plus accommodante.

En augmentant les taux, la banque centrale dope le dollar, ce qui a un effet contreproductif dans la mesure où les produits américains deviennent plus chers à l’exportation. Or la cherté va à l’encontre des objectifs du président Trump de réduire le déficit commercial.

Le président américain s’en prend à la Réserve fédérale pour la troisième fois, rompant avec la tradition de ne pas commenter ses décisions publiquement pour préserver son indépendance.

« Comme eux, j’ai une stratégie à long terme » explique Donald Trump satisfait de sa politique internationale.

Joanne Courbet pour DayNewsWorld

 

ENNEMIS DU PEUPLE LES MEDIAS AMERICAINS DECLARENT LA GUERRE A DONALD TRUMP

« Nous avons aujourd’hui aux Etats-Unis un président qui a créé un mantra selon lequel tout média qui ne soutient pas ouvertement la politique de l’administration actuelle est “l’ennemi du peuple” », déplore le Boston Globe, le journal à l’initiative de cette campagne médiatique

« Trump n’est pas le premier homme politique à attaquer les médias, mais il est peut-être le plus acharné »écrit le Star, principal quotidien du Minnesota.

Aux États-Unis, le ton montre entre Donald Trump et les médias. Attaqués par Trump, qualifiant à l'envi de « Fake News » tout organe de presse publiant des informations qui lui déplaisent, les journaux américains défendent la liberté de la presse

Donald Trump n'hésite pas à qualifier certains médias d'« ennemis du peuple », si bien qu' une centaine de journaux américains ont pris la plume pour défendre la liberté de la presse ce jeudi.

« Les journalistes ne sont pas l'ennemi » : honnis par Donald Trump, plus de 350 journaux publient jeudi des éditoriaux pour réaffirmer leur droit et devoir d’informer

Comme souvent, Donald Trump avait répondu aux critiques par des attaques. Largement critiqué par la presse américaine pour son ton conciliant envers Vladimir Poutine lors du sommet d’Helsinki, le 16 juillet, le président américain avait qualifié les médias de « véritables ennemis du peuple ». "C'est un des nombreux mensonges propagés par notre président comme par un charlatan d'antan qui jetait de la poussière ou de « l'eau magique » sur une foule pleine d'espoir », poursuit le quotidien Le Boston Globe.

« Insister sur le fait que les vérités qui vous déplaisent sont des « fake news » est dangereux pour la démocratie », écrit le Times.

« Dangereux pour la démocratie »

Une attaque envers le quatrième pouvoir qui cette fois a mobilisé la presse du pays entier qui a publié articles et éditoriaux pour défendre la liberté de la presse mise à mal.

Sites et magazines se rassemblent derrière le hashtag #EnemyOfNone (ennemi de personne). Locale ou nationale, leur ligne éditoriale progressiste ou conservatrice, des centaines de journalistes insistent, jeudi 16 août, sur l’importance de l’indépendance des médias.

Le quotidien du Massachusetts va même jusqu'à affirmer que l’attitude de M. Trump encourage des présidents comme Vladimir Poutine ou Recep Tayyip Erdogan à traiter les journalistes comme des ennemis.

Même le New York Post, généralement pro-Trump, a participé à l’initiative du Boston Globe. « Qui sommes-nous pour ne pas être d’accord ? Nous soutenons une presse libre et dynamique, une nation où les puissants doivent rendre des comptes au quatrième pouvoir », écrit le journal.

« Cela a toujours été dans l’intérêt des puissants d’écarter et de discréditer ceux qui pourraient exercer un contrôle sur leur pouvoir", reconnaît dans son éditorial le Star Tribune, principal quotidien du Minnesota.

« Critiquer les médias – parce qu’ils ont sous-estimé ou surestimé des faits, parce qu’ils se sont trompés – est tout à fait normal », estime le New York Times le quotidien new-yorkais dans son éditorial. « Les journalistes sont humains et font des erreurs. Corriger ces erreurs est au cœur de notre travail. Mais insister sur le fait que les vérités qui ne vous plaisent pas sont des “fake news” est dangereux pour la démocratie. Et qualifier les journalistes d’“ennemis du peuple” est dangereux, point. »

Pour les défenseurs des médias, les enjeux sont bien trop importants pour accepter que les affirmations présidentielles soient hors de contrôle même si selon un récent sondage Ipsos, 43% des républicains pensent que le président devrait avoir l'autorité de fermer des médias ayant une « mauvaise attitude ».

Les ennemis de qui et de quoi?

Mais de qui et de quoi les journalistes sont-ils vraiment les ennemis, s’interroge le Chicago Sun-Times avec raison. « Nous sommes les ennemis de l’autorité incontrôlée et des privilèges non mérités. Nous sommes les ennemis des rues meurtrières et des gangs violents. Nous sommes les ennemis des gangsters qui tirent dans la foule. Nous sommes les ennemis des défaillances sociétales de notre ville et de notre pays qui ont créé ces gangsters et leur ont donné de l’espace », assure le quotidien de l’Illinois.

Assiégé, Donald Trump a selon son habitude répliqué jeudi 16 août dans un de ses Tweet matinaux :

" LES MÉDIAS BIDONS SONT LE PARTI D’OPPOSITION. C’est très mauvais pour notre grand pays… MAIS NOUS GAGNONS". Pas si certain...

Joanne Courbet pour DayNewsWorld

 

UNE EX-CONSEILLERE DE DONALD TRUMP FAIT DES ENREGISTREMENTS LORS DE SON LICENCIEMENT

Omarosa Manigault Newman, l'ex-directrice de la communication de l'Office of Public Liaison - organisme dont le but est de «cultiver des soutiens extérieurs au programme du président», dans les milieux religieux ou des affaires- a passé près d'un an au sein de l'administration sous les ordres du président Donald Trump.

La voilà qui a diffusé des enregistrements réalisés à la Maison-Blanche en violation des protocoles de sécurité .

Licenciée par le « chef de cabinet » de la Maison-Blanche, elle assure avoir enregistré John Kelly pour se protéger, car elle se sentait menacée : «Ils m'ont conduite dans la Situation Room, les portes sont closes, ils me disent que je ne peux pas partir et commencent à me menacer, insuffler de la peur en moi, à me contraindre.

Je me suis protégée car c'est une Maison-Blanche où tout le monde ment : le président ment au peuple américain, Sarah Huckabee est face au pays et ment tous les jours. Vous devez prendre soin de vous, sinon vous allez vous retourner et vous découvrir 17 couteaux dans le dos.», a-elle affirmé à NBC News . «C'est une Maison-Blanche dans laquelle tout le monde ment», a affirmé l'ancienne haute conseillère pour justifier sa décision de rendre public son entretien avec John Kelly dans la salle de crise de la Maison-Blanche et ses conversations enregistrées avec Donald Trump.

John Kelly aurait sous-entendu que sa réputation pourrait être entachée si elle ne quittait pas calmement l'administration Trump. «Il est primordial de se protéger dans le monde Trump, car chacun construit sa propre réalité. Les gens autour de lui essaient de renforcer cette réalité construite», a-t-elle complété dans le New York Times.

La raison de ce renvoi par John Kelly serait des «problèmes majeurs d'intégrité». Une référence probable à la séance de photo organisée à la Maison-Blanche en avril 2017, à l'occasion du mariage de la jeune femme dont les photos prises avec les 39 invités de la noce n'avaient pu être diffusées sur internet, à la fois pour des raisons de sécurité et d'éthique.

Qui est donc Omarosa Manigault Newman ?

Elle fut un temps proche de Donald Trump, qu'elle connaît depuis 2003 et a participé à la toute première saison de «The Apprentice», la téléréalité produite par le milliardaire. Son ascension fulgurante l'a conduite au haut poste de conseillère et de directrice de l'organisme de relation publique destiné à établir des relations avec les milieux religieux et d'affaires. Elle y était la personne noire au poste le plus élevé. Cette jeune femme devait tout à Donald Trump professionnellement.

Désormais Omarosa Manigault Newman  critique ouvertement ce dernier. Elle dit avoir entendu une vidéo, tournée début 2015, dans laquelle le président américain emploie le terme «nègre», confirmant «ce qu'elle craignait» : «Donald Trump est un arnaqueur qui se fait passer pour quelqu'un d'ouvert envers les communautés», a-t-elle assuré à l'antenne de NBC News. Elle émet également des doutes sur les capacités mentales du locataire de la Maison Blanche, affaiblies selon elle.

La porte-parole de la Maison-Blanche Sarah Huckabee Sanders a balayé d'un revers de main ces critiques acerbes dans un communiqué: «Au lieu de raconter la vérité sur tout le bien que le Président Trump et son administration font pour rendre l'Amérique sûre et prospère, le livre est rempli de mensonges et de fausses accusations. C'est triste de voir qu'un ancien employé mécontent de la Maison-Blanche essaie de tirer profit de ces fausses attaques, et bien pire que les médias lui donnent une tribune, après ne pas l'avoir prise au sérieux quand elle avait des choses positives à dire à propos du Président lors de son temps passé au sein de l'administration.»

Donald Trump, enregistré lui aussi à son insu par Omarosa Manigault Newman, n'a pas caché sa colère dans ses tweets de ce lundi. «Omarosa la folle-dingue, qui a été virée 3 fois de The Apprentice, a maintenant été virée pour la dernière fois. Elle n'est jamais arrivée à rien, n'y arrivera jamais. Elle m'a supplié que je lui donne un boulot, les larmes aux yeux, j'ai dit OK. Les gens de la Maison-Blanche la détestaient. Elle était féroce mais pas intelligente», fustige-t-il. Et d'ajouter

«Même si je sais que ce n'est ‘pas présidentiel' de m'en prendre à des crapules comme Omarosa, et que je préférerais ne pas le faire, c'est une forme de communication moderne et je sais que les Fake News Media vont faire des heures supplémentaires pour rendre même la folle dingue Omarosa aussi légitime que possible. Désolé!»

Jaimie Potts pour DayNewsWorld

 

UN FLOP POUR LA MANIFESTATION DES SUPREMACISTES BLANCS AUX ETATS-UNIS

Il n'y a «pas de place pour le suprémacisme blanc, le racisme et le néonazisme dans notre grand pays» a tweeté Ivanka Trump dimanche

La fille et conseillère de Donald Trump a marqué son empreinte politique par un tweet sans équivoque concernant la manifestation des suprémacistes blancs. Pour elle il n'y a «pas de place pour le suprémacisme blanc, le racisme et le néonazisme dans notre grand pays». Elle est ainsi allée plus loin que son père, qui avait dit samedi « condamner tous les types de racisme et actes de violence », mais sans désigner l’extrême droite ou les néonazis.

Un an après le rassemblement de Charlottesville, lors duquel une contre-manifestante de 32 ans avait trouvé la mort, fauchée par une voiture bélier, suprémacistes et radicaux de droite défilaient dimanche à Washington. En août 2017, ils avaient choisi le campus de la cité où se trouve la statue du général confédéré Lee, aujourd'hui considéré comme un symbole esclavagiste et que la municipalité souhaitait déplacer.

Ces derniers étaient attendus de pied ferme dans la ville . Mais seule une poignée de néonazis américains se sont rassemblés dimanche devant la Maison Blanche, sous surveillance policière renforcée et face à des centaines de contre-manifestants. Ils avaient reçu l’autorisation pour un cortège de 400 personnes mais une vingtaine à peine de suprémacistes ont marché dans l’après-midi d'une station de métro du centre de Washington au square Lafayette, juste en face de la Maison Blanche.

Parmi eux figuraient Jason Kessler, organisateur de l’événement et déjà à l’origine du rassemblement de l’an dernier à Charlottesville. Les manifestants ont été accueillis par au moins 300 militants antiracistes qui leur ont crié « Honte à vous » et « Partez de ma ville ».Alors que la ville de Washington avait accordé à l’organisation informelle « Unite the Right » (unifier la droite), à l’origine du rassemblement de Charlottesville (Virginie) en 2017, un créneau de 17h30 à 19h30, le groupe de manifestants s'est dispersé vers18h.

Bien entendu un important dispositif policier avait été mis en place, avec plusieurs artères interdites à la circulation ce qui a empêché tout contact entre manifestants et contre-manifestants évitant ainsi tout incident grave voire meurtrier: en mémoire la mort de Heather Heyer, une jeune femme de 32 ans. Les armes à feu avaient été prohibées pour tous les manifestants, sans exception aucune.

Après le départ des sympathisants d’extrême droite, la police a eu recours à des gaz lacrymogènes pour qu'une partie des militants « antifa »quittent les lieux.

« Antifa », militants du mouvement « Black Lives Matter » (contre les violences visant les noirs) ou simples citoyens venus exprimer leur rejet des néonazis, ils étaient des centaines dans le centre de Washington dimanche. Certains brandissaient notamment des pancartes sur lesquelles on pouvait lire « Non aux nazis, non au Ku Klux Klan, non à une Amérique fasciste ».

Charlottesville (Virginie) avait refusé à Kessler, l' initiateur de la manifestation de l’an dernier, l'autorisation de battre le pavé ne voulant pas attiser les tensions et revivre les événements du 12 août 2017.

Un flop pour les manifestants suprémacistes et Jason Kessler raillé sur les réseaux sociaux !

Alize Marion pour DayNewsWorld

 

ARMES A FEU IMPRIMABLE EN 3D OU LEURS INTERDICTIONS AUX USA

Les Américains devaient normalement pouvoir, dès le 1er août, ignorer leur propre système de contrôle des armes, en toute légalité. Les personnes ayant l'interdiction d'acheter des armes à feu, et celles qui veulent posséder une arme illégale dans leur État auraient pu facilement contourner la loi.

Des armes à feu imprimables en 3D ? Pourquoi ?

La petite histoire : Un crypto-anarchiste américain avait obtenu l'autorisation de diffuser des plans de fabrications d'armes à feu en 3D.

Après plusieurs années de péripéties judiciaires, le site Defense Distributed avait eu l'autorisation de diffuser - légalement - les fichiers d’impression 3D de plusieurs types d'armes à feu.

Parmi elles, des fusils de style AR-15, utilisés dans plusieurs fusillades de masse comme celle de Las Vegas ou de Parkland.

Et ce mercredi chaque habitant s'était préparé à pouvoir se fabriquer un pistolet "do it yourself" grâce à une simple imprimante 3D, depuis chez lui et sans restriction aucune. Les plans devaient être publiés sur la toile ce mercredi !!  Ces armes sont entièrement en plastique, mais ont la capacité et la puissance nécessaires pour tirer à balles réelles.

Ces armes fonctionnelles,surnommées «armes fantômes», à partir d’un plan numérisé sont parfaitement anonymes, et sans qu’il soit possible de les tracer contrairement à celles produites par un fabriquant agréé.

La création et la publication de ces plans d'armes avaient été rendues possibles à la suite d'un accord au mois de juin entre le gouvernement et Cody Wilson. Sur la page d'accueil de son site est indiqué: «1er août 2018: l'ère des armes téléchargeables commence officiellement».

Mais Des procureurs de huit États américains ont annoncé qu’ils allaient demander à un juge fédéral de bloquer la mise en ligne de ce programme d’impression en 3D d’armes en plastique.

L'embarras de la Maison-Blanche était tel que Donald Trump avait lui-même dit mardi, avant que la décision de justice ne soit rendue, que la vente de pistolets en plastique n'avait à ses yeux «pas beaucoup de sens».

«La diffusion de ces fichiers est désormais illégale», a insisté le juge Lasnik. Mais Cody Wilson, le fondateur de l'organisation texane Defense Distributed, à l'initiative du Liberator, a anticipé les interdictions et a mis en ligne les plans de sept modèles de pistolets dès vendredi 27 juillet.

Le juge Robert Lasnik a estimé dans son injonction que la diffusion en ligne de ces fichiers porte atteinte à la sécurité des Américains. «Il y a des imprimantes 3D dans les universités et les lieux publics et il y a un risque de dommages irréparables», a souligné le magistrat au terme de l'audience d'une heure

«Il est simplement fou de donner aux criminels les outils pour imprimer en 3D des armes intraçables et indétectables rien qu'en appuyant sur un bouton», s'est insurgée Barbara Underwood, procureure de l'État de New York, qui s'est jointe à la procédure devant la justice.

Britney Delsey pour DayNewsWorld

 

DES INVITATIONS RECIPROQUES DE DONALD TRUMP ET VLADIMIR POUTINE OU DE LA DIPLOMATIE ?

Le président russe Vladimir Poutine et américain Donald Trump se seraient-ils partager le monde comme l'insinuent d'aucuns ?

Depuis leur rencontre à Helsinki le 16 juillet, les deux dirigeants multiplient les amabilités.

Le président américain a invité il y a quelques jours son homologue russe à Washington qui a répondu favorablement et en retour a invité Donald Trump à Moscou.

« Le président Trump attend avec impatience de recevoir le président Poutine à Washington après la Nouvelle année, et il est ouvert à une visite à Moscou après la réception d'une invitation formelle », a répondu la Maison blanche dans un communiqué.

Le premier sommet des deux dirigeants qui s'est tenu le 16 juillet à Helsinki a provoqué un tollé aux Etats-Unis même chez les Républicains pour qui les déclarations du président américain ont été jugées trop conciliantes vis-à-vis de son homologue russe.

Et comble de malheur pour eux Donald Trump réitère son invitation pour un prochain sommet Trump-Poutine « l'année prochaine », balayant d'un revers de main l'enquête sur l'ingérence russe dans l'élection présidentielle de 2016 aux Etats-Unis et sur des soupçons de collusion entre l'équipe du candidat Trump et le Kremlin de Vladimir Poutine. Alors que la Maison Blanche parle de « chasse aux sorcières », le Kremlin souligne que « peu importe les difficultés, qui sont ici des difficultés au sein de la vie politique intérieure des Etats-Unis, la vie continue et nos contacts se poursuivent », selon le chef d’Etat russe.

Pour sa part, Vladimir Poutine a jugé les pourparlers d'Helsinki « très réussis », alors que Donald Trump les a qualifiés de « grand succès ». Ces rencontres avec Donald Trump sont « utiles », a renchéri vendredi Vladimir Poutine. « Les contacts au plus haut niveau politique sont nécessaires », assurant que les deux dirigeants « ne peuvent pas discuter de tout par téléphone ».

D'ailleurs le maître du Kremlin a notamment cité parmi les sujets de discussion importants le traité de réduction du nombre des armes nucléaires entre la Russie et les Etats-Unis, le New START, qui doit expirer en 2021. « Allons-nous le prolonger ou pas? [...] Si on ne commence pas les négociations dès aujourd'hui, en 2021, ce traité cessera d'exister » telle est la question posée par le président Poutine.

Face à cette bonne entente apparente entre les deux grandes puissances de l'après-guerre, les réactions outre-atlantiques fusent et accusent. Ainsi Il y a deux jours The Financial Times a publié une nouvelle en annonçant que «Donald Trump et Vladimir Poutine veulent créer un nouvel ordre mondial». En parallèle la parution d'un rapport tout aussi alarmiste du centre analytique influent Brookings Institution relayé par le magazine The Economist, publie un texte intitulé «Détruire l'ordre mondial libéral. Trump, Poutine et l'alliance transatlantique soumise au danger»,

Il est certain que la Russie de Poutine envisage d’augmenter son influence de part le monde. Son aide aux pays africains en matière de développement énergétique apportée le 27 juillet par le Président Vladimir Poutine dans le cadre du 10e sommet des BRICS, en témoigne notamment. la Russie compte aider davantage certains pays africains, notamment l'Angola, le Mozambique et le Gabon, à développer leur secteur énergétique national, en premier lieu par le biais de la «réalisation de projets pétroliers et gaziers».

«Nous proposons à nos partenaires africains de créer "clefs en main" une industrie toute entière. Les accords sur la coopération dans l'exploration pacifique de l'atome sont signés avec un nombre de pays de la région, alors que nous réalisons déjà des projets pratiques avec certains d'entre eux», a assuré M.Poutine. Pour ne citer qu'un exemple.

Mais le retrait de Donald Trump dans l'alliance atlantique pour ne s'occuper que du bien-être des Américains est aussi un signe..

Peut-on dire pour autant, dans un raccourci étonnant, que l'on assisterait au démantèlement de l'ordre mondial et à son remplacement par un certain nouvel ordre mondial anti-libéral pour ne citer que l'article ou les sujets des chaînes comme CNN ?

Joanne Courbet pour DayNewsWorld

 

LES GI AMERICAINS REVOIENT LEUR PAYS

65 ANS APRES LA GUERRE DE COREE

La Corée du Nord commence la restitution aux États-Unis des corps de soldats américains.

Les dépouilles de soldats américains tués lors de la guerre de Corée (1950-1953) ont commencé à être restituées par la Corée du Nord aux États-Unis, a annoncé la Maison-Blanche, jeudi 26 juillet.

Un avion de l’US Air Force transportant plusieurs de ces corps est arrivé en Corée du Sud vendredi.

« Merci à Kim Jong-un », a réagi Donald Trump sur Twitter.

Une promesse mise à exécution

En acceptant la requête américaine, le gouvernement nord-coréen honore un des quatre engagements de l'accord signé le 12 juin par le président Donald Trump et son homologue Kim Jong-un.

Cette restitution qui débute un 27 juillet ne doit rien au hasard coïncidant en effet avec la date anniversaire de l'armistice qui avait mis un terme à la guerre de Corée, en 1953, même si aucun traité de paix formel n'a jamais été conclu.

Responsables américains et nord-coréens s'étaient réunis la semaine dernière dans le village frontalier de Panmunjom, où fut signée la trêve de la guerre de Corée, dans la zone démilitarisée, pour discuter de cette question.

Au total, ce sont 5 300 Américains qui « ne sont jamais rentrés à la maison » et que les États-Unis espèrent retrouver, selon Washington.

Mais la concrétisation de cette promesse n’est pour l’instant que toute relative : selon Washington, il s’agit d’une « première étape significative pour reprendre le rapatriement » mais aussi « les opérations de terrain en Corée du Nord afin de retrouver les quelque 5 300 Américains qui ne sont jamais rentrés à la maison ». « Les États-Unis et la République populaire démocratique de Corée s'engagent à retrouver les dépouilles des prisonniers de guerre et des soldats portés disparus au combat ».

Si Donald Trump a salué le début de démantèlement par le régime de Pyongyang des infrastructures de sa principale base de lancement de satellites, le président américain a vu dans cette nouvelle étape un nouveau signe encourageant.

Mais même si l'administration Trump se félicite de ce transfert, il n'en demeure pas moins que sont attendus de la part du dictateur des gestes plus significatifs.

Où en est le dénucléarisation totale exigée par Washington ?

En effet la dénucléarisation totale de la Corée du Nord reste le principal enjeu de ce sommet or les négociations patinent entre les deux pays longtemps ennemis.

« Nous sommes engagés dans une diplomatie patiente, mais nous ne laisserons pas cela s’éterniser sans résultat », a ainsi prévenu mercredi Mike Pompeo, tout en reconnaissant devant le Congrès américain que la Corée du Nord continue de produire des matériaux fissiles.

A part le début de démantèlement d’un site restant à vérifier, aucune avancée concrète n’a été annoncée depuis le 12 juin . Les négociations, modalités et calendrier du démantèlement « complet » et « vérifié » du programme nucléaire de Pyongyang ne sont pas encore déterminés.

Pas sûr que la dénucléarisation « sans délai » soit achevé d’ici à la fin de 2020 à la fin du premier mandat de Donald Trump, l’administration américaine ayant récemment signifié qu’il « n’y avait pas de date butoir »...

Les méthodes musclées de l'homme d'affaire conviennent-elle toujours au jeu et enjeux diplomatiques ?
Alize Marion pour DayNewsWorld

 

ATTENTAT MEURTRIER A TORONTO

REVENDIQUE PAR DAESH

Daesh a revendiqué l'attaque meurtrière de dimanche Le tireur qui a ouvert le feu au hasard sur des piétons se promenant sur l'avenue Danforth a également ciblé des restaurants bondés.

Daesh a revendiqué mercredi la fusillade de dimanche soir visant des passants dans une rue de Toronto, selon un message diffusé par son agence de propagande, Amaq.

L'organe de propagande du groupe, a indiqué que "l'un des soldats de Daesh" a perpétré l'attaque , en ciblant les ressortissants des pays de la coalition internationale antijihadistes.

Une attaque faisant deux morts dont une jeune femme de 18 ans et une fillette de 10 ans et 13 blessées, certaines grièvement par un homme armé, de 29 ans, identifié comme Faisal Hussain, de Toronto, a indiqué lundi le chef de la police de la ville Mark Saunders.

La police est arrivée rapidement sur les lieux a ouvert le feu sur l'homme découvert mort quelques instants plus tard dans une ruelle, ont indiqué les enquêteurs.

Selon la famille du tireur, cet individu souffrait depuis son enfance de « sérieux problèmes mentaux » jamais surmontés malgré la prise de traitements et des suivis psychiatriques.

« Une tragédie de plus dans notre ville »

Toronto n'a pas été épargnée cette année par les attentats.

En effet, en avril dernier, c'est un homme au volant d'une camionnette qui avait foncé sur des piétons à Toronto, visant des femmes et tuant 10 personnes, une des attaques les plus meurtrières dans le pays.


« C'est une attaque contre des familles innocentes et contre l'ensemble de la ville. C'est une tragédie, une tragédie de plus dans notre ville cette année », a regretté John Tory, le maire de Toronto.
Paul Emison pour DayNewsWorld

 

QUAND DONALD TRUMP INVITE VLADIMIR POUTINE

A WASHINGTON

Selon un sondage CBS News publié jeudi, seul un tiers (32%) des Américains approuve la façon dont Donald Trump a géré le rendez-vous d'Helsinki. Dans le camp républicain, cependant, le taux d'approbation monte à 68%.

Mais malgré le tollé suscité par sa rencontre avec le maître du Kremlin il y a trois jours, le président américain souhaite aller plus avant dans sa relation avec son homologue russe et se moquant

des remontrances Donald Trump choisit d'inviter son homologue russe à Washington.

«S'entendre avec le président Poutine est positif, pas négatif», assène-t-il. D'ailleurs la chancelière allemande Angela Merkel a également estimé aujourd'hui que la reprise des sommets entre présidents américain et russe était normal et jugé positif que Donald Trump invite Vladimir Poutine aux Etats-Unis.

« Je me réjouis de chaque rencontre (...) lorsqu'il y a un dialogue, en particulier entre ces deux pays, c'est une bonne chose pour tout le monde. Le fait qu'aucun président russe ne soit allé aux Etats-Unis depuis 2005 je crois, ce ne doit pas être la normalité », a-t-elle dit lors de sa conférence de presse annuelle précédant les vacances gouvernementales.

La critique de la présidence Trump n'a pourtant jamais été aussi unanime depuis lundi et la rencontre d'Helsinki. Les Républicains s'associent aux Démocrates pour dénoncer l'étrange russophilie présidentielle qui a poussé Donald Trump à désavouer les services secrets américains et donner raison au président russe lors de leur conférence de presse commune en Finlande.

Lundi, le directeur du renseignement américain Dan Coats avait mis en avant les évaluations "claires" de ses services sur une ingérence russe dans la présidentielle de 2016 et a évoqué les "efforts en cours" de Moscou pour "saper" la démocratie américaine. Le Kremlin est-il intervenu pour influencer la campagne présidentielle de 2016 en faveur du candidat républicain. ? On ne le saura jamais vraiment mais les services craignent que les Russes ne réitèrent leur coup aux élections de mi-mandat en novembre 2018.

Visite de Poutine à l'automne

Les critiques semblent passer loin au-dessus du Bureau ovale et John Bolton, a été chargé d'organiser la venue de Vladimir Poutine à Washington, à l'automne.

Est-il encore possible de faire confiance au président pour assurer la sécurité nationale, notamment face à la Russie ? Pour les Démocrates non , lesquels cherchent à savoir en vain ce que Donald Trump et Vladimir Poutine se sont dit pendant leur entrevue en Finlande ! Ce que l'on sait : le sommet entre le Président russe et son homologue américain, première rencontre d'un tel niveau en neuf ans, a eu lieu le 16 juillet à Helsinki. Les deux chefs d'État se sont d'abord entretenus en tête-à-tête pendant plus de deux heures. Ensuite, les délégations en composition élargie ont pris part à un déjeuner avant de répondre ensuite aux questions des journalistes. Au terme de la rencontre les parties se sont déclarées intéressées par une amélioration des relations entre les deux pays. Mais que se sont-ils vraiment dit ?

«Jusqu'à ce que nous sachions ce qui s'est passé lors de cette réunion de deux heures à Helsinki, le président ne doit plus avoir d'interactions individuelles avec Poutine aux États-Unis, en Russie ou ailleurs», a prévenu Chuck Schumer, président du groupe démocrate du Sénat.

La fermeté de Trump

Dans une interview donnée à la chaîne américaine CNBC, le locataire de la Maison Blanche affirme que «développer des relations avec Vladimir Poutine et la Russie est positif et non négatif», tout en prévenant que si cela ne fonctionne pas, il sera «le pire ennemi [que le président russe] n'a jamais eu». Lors de ce même entretien, Trump a fustigé son prédécesseur, Barack Obama, pour avoir été un «pigeon total» dans les relations avec Moscou, tout en affirmant qu'il a été «beaucoup plus dur envers la Russie que n'importe quel président depuis de beaucoup plus dur envers la Russie que n'importe quel président depuis de nombreuses années»

Pour preuve également de sa fermeté envers Moscou, Trump raconte avoir sermonné Angela Merkel à propos d'un nouveau gazoduc reliant la Russie à l'Allemagne et rendant selon lui Berlin dépendante du Kremlin. Autre preuve avancée, les sanctions prises à l'encontre de Moscou. «Regardez le nombre de diplomates que j'ai expulsés», lance Donald Trump. En effet en mars une soixantaine de Russes, soupçonnés d'être des espions, avaient dû faire leurs valises, après une histoire d'empoisonnement en Grande-Bretagne.

Mais moins d’une semaine après le sommet avec Vladimir Poutine, Donald Trump a répété une fois de plus qu’il cherchait à s’entendre avec Moscou, tout en brandissant des menaces au cas où son projet ne fonctionnerait pas. « J'attends avec impatience notre deuxième rencontre pour que nous puissions commencer à mettre en place certaines des choses dont nous avons parlé », a-t-il ajouté, citant, pêle-mêle, la lutte contre le terrorisme, "la sécurité pour Israël", les cyberattaques, les échanges commerciaux, l'Ukraine, la paix au Proche-Orient ou encore la Corée du Nord.

« Certains DETESTENT le fait que je me sois bien entendu avec le président Poutine de Russie », a-t-il encore tweeté mercredi. « Ils préféreraient aller en guerre que de voir ça ».

Poutine se délecte de sa victoire

À Moscou, Vladimir Poutine se frotte les mains. «Nous voyons qu'il y a des forces aux États-Unis qui sont prêtes tout simplement à sacrifier les relations russo-américaines, dans le cadre d'une bataille politique américaines pour leurs seules ambitions, dans le cadre d'une bataille politique interne», a-t-il simplement commenté.

"Le sommet avec la Russie a été un grand succès, sauf pour le vrai ennemi du peuple, les médias fake News", a-t-il tweeté, reprenant une expression particulièrement agressive qu'il avait déjà utilisée en 2017.

Joanne Courbet pour DayNewsWorld

 

L'HOMMAGE DE BARACK OBAMA A NELSON MANDELA PASSE PAR LA CRITIQUE DE LA POLITIQUE MENEE PAR DONALD TRUMP

« Une partie du monde est sur le point de rebasculer vers un ordre ancien, plus brutal » a déclaré Barack Obama.


Quelque 15.000 personnes, dont des invités de marque comme la dernière épouse de Nelson Mandela, Graça Machel, l'ex-présidente du Liberia Ellen Johnson Sirleaf ou encore l'ancien secrétaire général de l'ONU Kofi Annan, étaient invitées au stade de cricket Wanderers.

Chaque année, la Fondation Mandela confie à un invité de prestige le soin de prononcer un discours à l'occasion de l'anniversaire de « Madiba », né le 18 juillet 1918 et décédé le 5 décembre 2013. Cette année le choix s'est porté sur Barack Obama.

Le président américain avait fait le déplacement en Afrique du Sud pour les obsèques de « Madiba », « géant de l'Histoire, qui selon lui, a conduit une nation vers la justice ».

Mardi à Johannesburg, à l’occasion d’un discours très politique pour le centenaire de la naissance de Mandela, l’ancien président américain s’est posé en rempart de la démocratie. Barack Obama a livré un message de tolérance, d'inclusion et de démocratie à un moment où l'héritage de Mandela est remis en question dans le monde, une allusion directe à la politique de son successeur à la maison Blanche, Donald Trump.

Hommage vibrant à Nelson Mandela

L’ancien président américain a rendu hommage au « dernier grand libérateur du XXe siècle ». Les deux hommes partagent un destin en commun qui les a fait entrer dans l’histoire en devenant les deux premiers présidents noirs de leurs pays.

Après vingt-sept ans dans les geôles du régime raciste blanc, Nelson Mandela a été élu à la présidence en 1994, poste qu’il a conservé jusqu’en 1999. Barack Obama a lui occupé la fonction suprême aux Etats-Unis de 2009 à 2017.

Ce dernier a salué la mémoire d’« un vrai géant de l’histoire ». « La lumière de “Madiba” [surnom de Nelson Mandela] brille toujours avec beaucoup d’éclat », a-t-il assuré, défendant la « vision » du Prix Nobel de la paix sud-africain.

« Il y a cent ans, Madiba naissait dans le village de Mvezo. Rien n’aurait pu laisser présager, à ce moment-là, dans cet endroit-là, qu’un jeune garçon noir changerait le cours de l’histoire. L’Afrique du Sud avait déjà commencé à introduire des mesures de ségrégation raciale, un ensemble législatif connu sous le nom d’apartheid. La majorité de l’Afrique, dont le pays de mon père [le Kenya], était sous domination coloniale. Les puissances européennes dominantes, après une horrible guerre mondiale qui a pris fin quelques mois après la naissance de Madiba, considéraient ce continent et ses habitants comme un butin à se partager, un territoire abondant en ressources naturelles et en main-d’œuvre bon marché.

Critiques acerbes envers Donald Trump

Prenant soin de ne jamais nommer l’actuel locataire de la Maison Blanche, l’ancien président américain a toutefois fait de nombreuses allusions à Donald Trump qui n'ont pas manqué d'interpeller dans le stade Wanderers les 15 000 personnes, qui lui était totalement acquises. Barack Obama a ainsi multiplié les attaques en s’en prenant aux climatosceptiques, aux leaders « autoritaires » qui « ne cessent de mentir » et aux politiques d’immigration fondées « sur la race » :

« Compte tenu de l’époque incertaine et étrange dans laquelle nous vivons, les informations apportent chaque jour leur lot de titres perturbants qui donnent le tournis. »

« Les politiques semblent rejeter le concept de vérité objective, des gens inventent », a-t-il lancé, déclenchant des rires nourris. « Nier les faits peut mettre à mal la démocratie », a-t-il mis en garde alors que son successeur dénonce à longueur de journée les fake news.

« Je ne peux pas trouver de terrain d’entente avec quelqu’un qui affirme que le changement climatique n’existe pas, quand tous les scientifiques disent l’inverse », a poursuivi Barack Obama. Dès son arrivée à la Maison Blanche Donald Trump avait fait sortir les Etats-Unis de l’accord de Paris sur le climat, l’estimant « injuste » pour l’industrie de son pays.

Sur la politique d’immigration là encore, Barack Obama n'a pas hésité à s'en prendre directement à son successeur. « Il n’est pas faux d’insister sur le fait que les frontières nationales importent (…) mais cela ne peut pas être une excuse pour des politiques d’immigration fondées sur la race », a-t-il estimé.

« Le régime [sud-africain] de l’apartheid [tombé en 1994] était entièrement artificiel », a déclaré l’ancien président américain, en reprenant des propos de Nelson Mandela. « Ce qui était vrai à l’époque l’est toujours aujourd’hui. (…) On se voit dans l’autre, on partage des espoirs et des rêves communs. C’est une vérité incompatible avec toute forme de discrimination fondée sur la race, la religion ou le sexe », a-t-il poursuivi : Et c’est une vérité qui porte ses fruits de façon très pratique, puisqu’elle permet à une société de profiter de l’énergie et des qualités de tous ces gens-là. Regardez l’équipe de France qui vient de remporter la Coupe du monde. »

Nelson Mandela a consacré sa vie à cette longue marche vers la liberté et la justice. Pour les peuples opprimés du monde entier, il est devenu l’incarnation de l’espoir, de l’aspiration à une vie meilleure.

A l'occasion du centenaire de la naissance de Nelson Mandela, sa fondation a donc appelé la population « à agir et inspirer le changement » au nom de « Madiba ».

Car le racisme attise toujours les tensions à travers l'Afrique du Sud et la pauvreté persiste dans le pays le plus inégalitaire au monde selon la Banque mondiale.

Près de 25 ans après la fin de l'apartheid, même Graca Machel, la veuve de Nelson Mandela a affirmé que l'Afrique du Sud a « juste débuté sa longue marche » vers la liberté, en reprenant le titre de la fameuse autobiographie de son défunt époux La longue marche vers la liberté.

Et les festivités seront conclues par un immense concert en décembre à Johannesburg avec les stars américaines Beyoncé, Jay-Z ou encore Pharrell Williams

Paul Emison pour DayNewsWorld

 

CLASSEMENT MONDIAL DU PIB

LA FRANCE RECULE AU 7ème RANG

Début Mai 2018, après un an de présidence, les milieux économiques français avaient salué l’embellie du PIB français qui avait politiquement et médiatiquement profité à Emmanuel Macron.

Les clignotants étaient au vert. Le PIB de la France avait progressé de 2% sur l’ensemble de l’année 2017 mettant fin, selon certains experts, à une « croissance molle ».

Pour quelques économistes, c’était du à l’effet MACRON (précédemment Ministre de l’Economie et des Finances), lequel effet se traduisait dans ces chiffres.

Le sursaut de l’économie tricolore aurait en effet trouvé principalement sa source dans le renforcement de l’image de la France portée par « une jeune président » et  au regain de confiance des chefs d’entreprises qui en était suivi.

Depuis les nuages se sont accumulés.

Un certain nombre de facteurs freineraient l’économie tricolore, telles  que les tensions commerciales entre la Chine et les Etats Unis qui ont déjà provoqué un ralentissement du commerce mondial ou encore les incertitudes qui pèsent au plan européen sur quelques réformes qu’entravent  les relations délicates entre la France et l’Allemagne.

De son coté, l’INSEE indiquait simultanément que des tensions s’étaient manifestées sur l’appareil productif, très sollicité, de certaines entreprises confrontés à des difficultés de recrutement.

Ces pronostics auguraient, selon les spécialistes, un ralentissement dans les trimestres à venir, de la création d’emplois.

A ce constat s’est ajouté la baisse de la consommation des ménages due par la baisse du pouvoir d’achat.

Et comme un malheur n’arrive jamais seul, voilà que l’on vient d’apprendre que la France vient de reculer à la 7eme place de l’économie mondiale en terme de PIB.

Il va falloir mettre rapidement à jour les livres d’économie et d’économie politique des étudiants francais…

Car c’est l’Inde qui vient de ravir à la France sa 6ème place (elle avait déjà reculé de la 5ème à la 6ème quelques années auparavant) selon les données qui viennent d’être publiées par la Banque Mondiale.

L’Inde vient de dépasser sûrement et doucement la place forte qu’occupait la France qui a été laissée sur le carreau avec ses 2582 mds de dollars de PIB contre 2597 Mds pour le pays du Mahatma Gandhi.

Depuis quelques années , l’Inde a su trouvé le bénéfice de ses atouts bien connus comme la maitrise de l’anglais de sa population ou la délocalisation porteuse de valeur ajoutée d’entreprises de services (informatique notamment).

La croissance démographique a participé elle aussi de cette croissance, l’Inde affichant un nombre d’habitants de 1,325 Mds.

Même si les indices de développement (PIB par habitant ou Indice de Développement Humain /IDH ou le niveau d’éducation) enregistrent encore de gros écarts entre les deux pays, l’évolution rapide de l’Inde va devoir faire réfléchir les français.

Car ce n’est pas fini !

Selon certaines anticipations, la France pourrait être rétrogradée au 9ème rang mondial d’ici une quinzaine d’années. En 2050, elle pourrait même ne plus figurer au Top mondial des 10 premiers pays.

A méditer !

Clara Mitchell pour DayNewsWorld

 

DONALD TRUMP SE MOQUE

D'UNE PARTIE DES JOURNALISTES

Donald Trump se moque d'une partie des journalistes qui ne croyaient pas qu'il deviendrait président

Le président américain a utilisé son compte Twitter pour diffuser une vidéo avec une compilation de critiques sur sa figure, qui contrastent avec sa victoire électorale de 2016.

«Ils ne l'ont tout simplement pas compris, mais maintenant ils le font!»C'était le message du président des États-Unis, Donald Trump, lorsqu'il a publié une vidéo sur son compte Twitter dimanche qui se moquait des journalistes qui ne croyaient pas gagner les élections de 2016.

La vidéo commence avec l'annonce de sa candidature à la présidence des États-Unis, puis se poursuit avec une série de questions de journalistes de différents canaux et programmes de télévision.

 

Ce que le président américain essaie de montrer avec ces images, c'est que personne ne croyait en lui et que, à tort, beaucoup considérait Hillary Clinton comme une gagnante. Certains l' ont raillé, tandis que d'autres l'ont sous-estimé.

Parmi les figures qui l'interrogent figurent l'acteur George Clooney, l'ancien président Barack Obama et le chef d'orchestre Stephen Colbert. Les sondages ont également donné comme vainqueur le candidat des démocrates.

Cependant, dans la seconde moitié de la vidéo, ils commencent à compter chacun des Etats dans lesquels Trump a gagné, à la surprise d'un journaliste de CNN qui ne pouvait pas croire le "retour" du magnat américain.

Paul Emison pour DayNewsWorld

 

FUSILLADE DANS UN JOURNAL A ANNAPOLIS

Un homme a ouvert le feu dans une salle de rédaction d'un journal des États-Unis et a causé 5 morts

L'attaque a eu lieu à la Capital Gazette d'Annapolis. Les causes de l'événement sont ignorées. Il y a beaucoup de blessés.

Une attaque armée a de nouveau secoué les États-Unis: un tireur est entré dans le journal Capital Gazette à Annapolis, à 45 minutes de Washington, jeudi, et a causé au moins cinq morts et "plusieurs blessés graves". L'assaillant, un homme «adulte, blanc» dont le nom n'a pas été dévoilé, était armé d'une «longue arme» et a été arrêté. On ignore pour l'instant lesmotivations du meurtrier, qui est interrogé.

La police du comté d'Anne Arundel a confirmé qu'un homme est entré à 15h15dans le bâtiment de la rue Bestgate, à la hauteur de 888, où se trouvent les bureaux du journal, qui appartiennent au groupe du Baltimore Sun. Ils ont dit que le tueur avait utilisé une "arme longue" (ce serait un fusil de chasse, comme mentionné officieusement) et que les policiers n'avaient pas tiré sur le suspect. Ils ont également déclaré avoir trouvé ce qui semblait être un «engin explosif» et qu se  trouvaient 170 personnes dans le bâtiment au moment du massacre.

Phil Davis, un journaliste de la Gazette, a tweeté à partir de l'endroit attaqué notant que plusieurs personnes avaient au moins été blessées. "Le tireur a tiré à travers la porte en verre dans la salle de presse et a ouvert le feu sur plusieurs employés." "Je ne peux pas en dire beaucoup plus ..." Le journaliste, qui couvre habituellement le judiciaire, a écrit: " Il n'y a rien de plus effrayant que d'écouter plusieurs personnes se faire tirer dessus alors que vous êtes sous votre bureau e que vous entendez l'attaquant recharger son arme".

La police n'a pas confirmé immédiatement le nombre de victimes et a pris soin d'évacuer le bâtiment et de chercher le tireur, qui a été arrêté, apparemment dans un centre commercial près du journal. Ils ont ensuite annoncé qu'il y avait cinq morts et "plusieurs personnes gravement blessées", selon les autorités lors d'une conférence de presse. Les blessés ont été transférés dans les hôpitaux voisins. Frashure a expliqué que, grâce à la réaction rapide des équipes d'urgence, le «suspect était déjà en garde à vue» en attente d'être interrogé par les autorités.

Le chef du gouvernement du comté d'Anne Arundel, Steven Schuh, a également salué les services d'urgence car, a-t-il dit, "s'ils n'étaient pas arrivés aussi vite qu'ils l'ont fait, cela aurait pu être bien pire". Les autorités n'ont pas voulu entrer dans les détails sur le type d'arme utilisée par le tireur, mais ont indiqué que la fusillade s'était concentrée sur la salle de rédaction du journal Capital Gazette, fondé en 1884, avec un tirage d'environ 30 000 exemplaires par jour.

Le président Donald Trump a utilisé les réseaux sociaux pour transmettre ses condoléances aux familles des victimes et remercier les services d'urgence. "Avant de partir pour le Wisconsin, j'ai été informé de la fusillade à la Capital Gazette à Annapolis, Maryland. Mes pensées et mes prières sont pour les victimes et leurs familles. Merci à tous les membres des services d'urgence qui sont sur les lieux ", a-t-il écrit.

Le gouverneur de l'Etat du Maryland, Larry Hogan, a déclaré sur Twitter: "Absolument ravagé par cette tragédie à Annapolis". "S'il vous plaît, suivez toutes les alertes et restez hors de la zone. Nous prions pour tous ceux qui sont dans le lieu et pour notre communauté. "

La police de New York a immédiatement renforcé la sécurité dans plusieurs médias de la ville à la suite de l'attaque.

Annapolis est la capitale de l'État du Maryland et se trouve à environ 45 minutes de Washington. D'environ 40 000 habitants, c'est un endroit calme sur le bord de la gigantesque baie de Chesapeake, traversée par des voiliers et des bateaux de plaisance. La ville abrite l'Académie navale, l'une des plus anciennes écoles militaires du pays.

Simon Freeman pour DayNewsWorld

 

VALIDATION PARTIELLE DU DECRET MIGRATOIRE DE DONALD TRUMP PAR LA COUR SUPREME

DES ETATS-UNIS

La Cour suprême des Etats-Unis a validé, mardi 26 juin, le décret anti-immigration de Donald Trump, à l’issue d’une âpre bataille judiciaire autour de cette mesure extrêmement controversée avec la majorité de cinq juges contre quatre. La haute cour, dans son arrêt rédigé par le président de l’institution, John Roberts, estime que le président n’a fait qu’user de façon légitime de ses prérogatives en matière d’immigration.«Le président des États-Unis possède un pouvoir extraordinaire de parler à ses concitoyens et en leur nom. Nos présidents ont souvent utilisé ce pouvoir pour épouser les principes de liberté religieuse et de tolérance sur lesquels cette nation a été fondée», a-t-il écrit.

Ce décret entraîne donc - loin des principes sus-cités- l'interdiction permanente aux ressortissants venus de six pays à majorité musulmans de pénétrer sur le territoire américain. Sont concernés le Yémen, la Syrie, la Libye, l'Iran et la Somalie mais aussi la Corée du Nord, soit environ 150 millions de personnes. Il interdit également l'entrée à certains responsables gouvernementaux du Venezuela.

Le président américain, Donald Trump, s'est empressé de saluer la validation de son décret migratoire . «La Cour suprême fait triompher le décret. Wow!» a-t-il tweeté y voyant « une fantastique victoire » pour le peuple américain après « des mois d’hystérie » de la part des médias et des démocrates.

« Tant que je serai président, je défendrai la souveraineté et la sécurité du peuple américain et je me battrai pour un système d’immigration au service de l’intérêt national des Etats-Unis et de ses citoyens. » a-t-il martelé.

Pour les opposants ce texte s’apparente à un « décret antimusulman ».

Il avait été mis en vigueur par la Maison Blanche le 27 janvier 2017, soit une semaine après l’entrée en fonction de M. Trump. L'Union américaine pour les libertés civiles (ACLU )avait fait tout son possible pour prouver l'existence de préjugés durables anti-musulmans chez le président américain en référence à sa campagne présidentielle. Des juges fédéraux, notamment à Hawaï, en Californie, dans le Maryland et en Virginie, avaient rejeté le décret. Contrairement aux juges d’Hawaï ou de Californie, la Cour n’a donc pas tenu compte des propos du candidat Trump qui avait parlé de « Muslim ban » et déclaré que « l’Islam nous haït » pendant la campagne.

Adrian Vermeule, professeur de droit constitutionnel à Harvard, estime que cette décision « réaffirme la retenue judiciaire à l’égard de l’autorité présidentielle sur les affaires étrangères et l’immigration ».

Si Trump a gagné une partie de la manche et peut crier victoire, il n'en demeure pas moins que les neuf juges ont toutefois exempté les personnes ayant un « lien » avec de la famille ou une entreprise, en attendant de se prononcer sur le fond du dossier en octobre.

Il s’agit donc d’une décision temporaire, le temps que le fond du dossier soit analysé. La Haute Cour se prononcera définitivement en octobre.

Alyson Braxton pour DayNewsWorld

 

RECUL DE DONALD TRUMP OU

LA FIN DE LA SEPARATION DES ENFANTS

DE LEURS PARENTS MIGRANTS

Mercredi Donald Trump a dû prendre en compte le tollé provoqué par la mise en œuvre de la « tolérance zéro » instaurée par le ministère de la justice avec son aval. Le président américain a signé un décret - utilisant la voie exécutive- qui stipule que parents et enfants seront détenus ensemble. Après une réunion à huis clos avec les élus républicains du Congrès, mercredi 20 juin, le président américain avait annoncé qu'il allait signer un texte pour éviter la séparation des familles. «Nous voulons garder les familles ensemble», avait expliqué M. Trump depuis la Maison Blanche.

Un revirement dans la politique dure du président américain sur l’immigration. «Je signerai quelque chose bientôt», avait-il poursuivi. C'est enfin chose faite.

Donald Trump a signé un décret pour éviter la séparation des familles de migrants ayant franchi illégalement la frontière avec le Mexique, mercredi. En attendant que le Congrès vote une réforme jeudi 21 juin, la nouvelle politique de l’administration Trump consiste à « détenir les familles ensemble » pendant l’examen de leurs demandes d’asile.

Mais là encore ce moyen de parer au plus pressé ne résout que très temporairement  les problèmes posés par les séparations de familles.

En effet une décision de justice de 1997, le « jugement Flores », limite, en théorie, à 20 jours la durée de détention des enfants, et oblige l’Etat à libérer ces deniers par la suite en général dans des centres ou des familles d’accueil.  Compte-tenu de l'engorgement des tribunaux, même en doublant le nombre de juges selon la proposition de l’élu républicain Ted Cruz , il est peu probable que les demandes d'asile puissent être examinées en 14 jours. Le prélude à un nouveau bras de fer avec la justice.

De plus l'incarcération pour des enfants s'avère être une expérience traumatisante pour ces derniers. « Au lieu de protéger les enfants traumatisés, le président a ordonné à son procureur général d’ouvrir la voie à l’emprisonnement à long terme de familles dans des conditions carcérales », a déploré Nancy Pelosia, la responsable de la minorité démocrate à la Chambre des représentants.

La Maison Blanche ne peut attendre son salut que du Congrès ce jeudi 21 juin pour parvenir à un compromis sur l’immigration « tolérance zéro ».

Britney Delsey pour DayNewsWorld

 

RETRAIT DES ETATS-UNIS DU CONSEIL DES DROITS

DE L'HOMME DE L' ONU

Voilà plus d'un an que les États-Unis menacent de quitter le Conseil des droits de l'homme de l'ONU. C'est chose faite: la menace a été mise à exécution mardi soir. En effet l'annonce de ce départ est intervenue mardi 19 juin vers 21 heures à Washington, lors d'une allocution de l'ambassadrice américaine à l'ONU, Nikki Haley, qui a n'a pas hésité à qualifié l'institution de «cloaque de partis pris politiques».

«Nous prenons cette mesure parce que notre engagement ne nous permet pas de continuer à faire partie d'une organisation hypocrite et servant ses propres intérêts, qui fait des droits de l'homme un sujet de moquerie», a-t-elle déclaré.

C’est un retrait de plus dans la longue liste des désengagements américains depuis l'arrivée de Donald Trump à la Maison Blanche début 2017 .

Les Etats-Unis se sont déjà retirés de l'Unesco, de l'Accord de Paris sur le climat, de l'accord nucléaire avec l'Iran, ont aussi coupé plusieurs financements à des organes de l'ONU.

Les Etats-Unis quittent maintenant le Conseil des droits de l’homme de l’ONU, basé à Genève .«Ce faisant, je tiens à préciser très clairement que cette décision n'est pas un retrait de nos engagements pour les droits de l'Homme», a-t-elle ajouté au côtés du secrétaire d'Etat Mike Pompeo.

Appel américain à une réforme profonde du CDH

À la mi-2017, la représentante des États-Unis à l'ONU, avait appelé de ses vœux à une profonde réforme de la CDH. Elle avait notamment réclamé que l'exclusion des États membres commettant de graves violations des droits de l'homme soit votée à la majorité simple et non aux deux tiers. Elle avait aussi demandé un renforcement du processus de sélection des États membres. «Regardez les membres du conseil et vous voyez un effroyable manque de respect pour les droits les plus fondamentaux», a dit Haley en substance, dans son allocution de mardi 19 juin, citant le Venezuela, la Chine, Cuba et la République démocratique du Congo. Mais elle ne mentionne ni l’Arabie saoudite ni les Emirats arabes unis, qui conduisent une offensive militaire depuis trois ans au Yémen...

Elle a aussi pointé du doigt le jugement jugé partial à propos de leur allié Israël, la question des «droits de l'homme en Palestine» étant systématiquement à l'ordre du jour de chaque session du CDH , soit trois fois par an.« Cinq résolutions ont été votées contre [l’Etat hébreu]. C’est plus que toutes les résolutions confondues contre la Corée du Nord, l’Iran et la Syrie », a fait valoir Nikki Haley. Selon les diplomates, Washington fait surtout payer au CDH son biais supposé contre Israël qui fait l’objet d’un point exclusif- le point 7- à l’agenda. D'ailleurs le premier ministre israélien, Benyamin Nétanyahou, n'a pas manqué de saluer dans la nuit une « décision courageuse contre l’hypocrisie et les mensonges de ce soit disant Conseil des droits de l’homme de l’ONU »

Une décision regrettable

L’ancienne diplomate américaine Suzanne Nossel qui a œuvré à l'obtention d'un siège au CDH sous Obama, a réagi à la décision de Washington. « Aucun instrument multilatéral ne peut être pur ou presque parfait (...). Ses défauts sont les défauts des Etats membres qui sacrifient parfois les droits humains au profit d’objectifs politiques ou économiques », a-t-elle assuré tout en déplorant le retrait des Etats-Unis de cette instance.

Les organisations de défense des droits humains, elles-même, dénoncent une instance contestable dès lors qu’elle accueille des Etats qualifiés d’autoritaires en son sein . Mais force est de reconnaître que cette dernière permet toutefois l’ouverture d’enquêtes sur des violations des droits en Syrie, au Yémen, au Burundi, en Birmanie et au Soudan du Sud par exemple. Cette décision «va mettre le pays en marge des initiatives mondiales cruciales pour défendre les droits de l'Homme», a déploré l'organisation de défense des droits de l'Homme, Human Rights Watch, jugeant dans un communiqué que le CDH avait «joué un rôle important dans des pays comme la Corée du Nord, la Syrie, la Birmanie et le Soudan du Sud».

Si ce départ intervient au lendemain de vives critiques du plus haut responsable de l'institution contre la politique migratoire de «tolérance zéro» de Donald Trump, il fait montre surtout de la politique unilatérale et isolationniste de Washington.

Garett Skyport pour DayNewsWorld

 

LA POLEMIQUE ENFLE SUR LES ENFANTS

DE MIGRANTS SEPARES DE LEURS PARENTS

La polémique enfle d'autant que des images montrant des enfants parqués dans des cages ont été diffusées et ne peuvent qu’émouvoir. Melania Trump est même sortie de sa réserve. Sa directrice de la communication a affirmé sur CNN dimanche 17 juin que la Première dame affirmait « détester voir des enfants séparés de leur famille » et appelait « à gouverner avec cœur ». Deux ex-First Ladies, Laura Bush et Michelle Obama, ont également condamné cette politique.

L'Onu est montée au créneau. Le secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres, s'est joint aux critiques de plus en plus nombreuses contre la politique de l’administration Trump séparant les enfants de migrants et de réfugiés de leurs parents à la frontière avec le Mexique.

« L’unité des familles doit être préservée », a déclaré lundi à la presse le porte-parole de l'Onu, Stéphane Dujarric. « Le secrétaire général estime que les réfugiés et les migrants doivent toujours être traités avec respect et dignité, et conformément au droit international en vigueur », a-t-il ajouté.

L'administration de Donald Trump est en proie aux plus virulentes critiques de la part des démocrates comme de certains républicains pour avoir séparé près de 2 000 enfants de leurs parents à la frontière mexicaine, une stratégie visant à dissuader l’immigration illégale.

Alors que le pape François a lui aussi exhorté Donald Trump à mettre un terme à ces séparations, et que les manifestations se multiplient un peu partout dans le pays, Donald Trump campe sur ses positions tout en fustigeant les démocrates qui refusent de voter les lois et en imputant à ces derniers la responsabilité de cette crise.

Le président Donald Trump a redit lundi que les États-Unis ne seraient pas un « camp de migrants » et il a de nouveau accusé les démocrates de ne pas accepter de négocier un texte de loi sur l’immigration. « Les États-Unis ne seront pas un camp de migrants », a-t-il dit à la Maison blanche. « Et ils ne seront pas non plus un centre d’accueil pour réfugiés - non ! Regardez ce qui se passe en Europe, regardez ce qui se passe ailleurs - nous ne pouvons pas permettre ça aux États-Unis, pas tant que je serai là », a dit Trump à la Maison blanche. Sur Twitter il avait d'ailleurs estimé que les migrants étaient responsables de la hausse de la criminalité en Europe et d’un changement violent de la culture européenne.

Les démocrates de leur côté accusent le président de prendre en otages les enfants de migrants dans le contexte des débats au Congrès pour faire adopter des législations sur l’immigration .

Le ministre de la Justice (Attorney General) Jeff Sessions a annoncé le mois dernier une politique de « tolérance zéro » en matière d’immigration. « Si vous ne voulez pas que votre enfant soit séparé de vous, alors ne l'emmenez pas », avait prévenu Jeff Sessions;  Partisan d'une ligne dure sur l'immigration, il annonce le 7 mai devant la presse la séparation systématique des parents de leurs enfants en cas de franchissement illégal de la frontière entre le Mexique et les États-Unis.

Cette politique de tolérance zéro, qui n’était pas pratiquée sous les présidences Bush et Obama, est jugée nécessaire par les représentants de l’actuel gouvernement pour sécuriser les frontières et freiner l’immigration clandestine. « Nous faisons ce qu’il convient de faire. Nous prenons soin de ces enfants, ils ne sont pas soumis à des abus », a affirmé l’Attorney General Jeff Sessions lundi soir sur la chaîne de télévision Fox.

Au Congrès, des élus se disent « révoltés » par ces pratiques. « Notre message à M. Trump est le suivant : cessez cette politique inhumaine et barbare », a déclaré Nancy Pelosi, cheffe du groupe démocrate à la Chambre des représentants, de retour d’une visite dans un centre de rétention de San Diego, dans le sud de la Californie. Le sénateur républicain Ted Cruz, candidat malheureux aux primaires républicaines de 2016, a annoncé qu’il déposerait une proposition de loi pour que cessent ces séparations.

« Tous les Américains sont à juste titre horrifiés par les images que nous voyons aux informations, ces enfants en larmes retirés à leurs mères et à leurs pères. Cela doit cesser. Maintenant. Nous pourrons mettre un terme à cette crise en adoptant la proposition de loi que je vais présenter », a dit cet élu du Texas, autre Etat frontalier du Mexique. « Nous ne voulons pas que des enfants soient séparés de leurs parents,. C'est pourquoi je pense qu'une loi [sur l'immigration] est nécessaire » a déclarer Paul Ryan, président de la Chambre des représentants.

Deux propositions de loi sont actuellement en débat au Congrès. Les deux sont d’inspiration républicaine mais l’une est issue d’un compromis passé avec des élus démocrates. Une réunion est prévue ce mardi soir à la Maison blanche entre Trump et des parlementaires républicains pour travailler sur l’initiative au Congrès.

Enfin un espoir de dénouement de cette crise condamnable ...

Abby Shelcore pour DayNewsWorld

 

SEPARATION DE 2.000 ENFANTS DE LEURS PARENTS OU LA POLITIQUE TOLERANCE ZERO DE TRUMP


L'administration Trump a révélé pour la première fois vendredi l'impact de sa nouvelle politique de tolérance zéro à la frontière avec le Mexique,

Malgré les appels du pape et de nombreux leaders politiques, la pratique continue. Près de 2.000 enfants ont été séparés depuis mi-avril de leurs parents arrêtés pour avoir franchi sans papiers la frontière américaine, a révélé vendredi l’administration Trump qui revendique cette pratique au nom de la « tolérance zéro » contre l’immigration illégale.

Entre le 19 avril et le 31 mai, 1995 mineurs ont été séparés de 1940 adultes interpellés et détenus par la police des frontières dans l'attente de poursuites, a indiqué un porte-parole du ministère américain de la Sécurité intérieure lors d'une conférence téléphonique. Les enfants ne peuvent être envoyés dans la prison où sont détenus leurs proches, a-t-il réitéré jeudi, ce qui conduit à leurs séparations. « Nous nous trouvons en ce moment dans une situation où soit nous choisissons d’appliquer la loi, soit nous décidons de l’ignorer », a souligné un porte-parole lors de l’appel.L’administration Trump a dit clairement que « nous n’allons plus ignorer la loi » , a-t-il souligné lors de cet appel où sont intervenus des responsables de la Sécurité intérieure et de la Justice.

Le président Donald Trump dénonce les blocages au Congrès sur une réforme de l’immigration tout en renvoyant en conséquence la faute de cette situation sur l’opposition démocrate. Selon lui la politique appliquée notamment sous l’administration Obama, voulant que les familles interpellées soient relâchées dans l’attente de leurs comparutions devant un juge, créait un effet d’appel

Le scandale enfle aux Etats-Unis, provoquant le malaise jusque dans les rangs républicains et l'indignation des démocrates et de puissants dirigeants religieux.

« C'est une politique immorale, atroce », a tonné vendredi sur Twitter l'influente sénatrice démocrate Dianne Feinstein.

Abby Shelcore pour DayNewsWorld

 

DES DONNEES SECRETES DE L'US NAVY

PIRATEES PAR PEKIN

Des données secrètes ont été volée à un sous-traitant de la marine américaine par des pirates au service de Pékin.

Selon les experts, la flotte de sous-marins américains -que ce soit les sous-marins nucléaires d'attaque ou les vaisseaux portant des missiles intercontinentaux nucléaires - donne au pays un avantage encore certain face aux adversaires comme la Russie ou la Chine développant leur propre flottes de sous-marins à marche forcée.

Des pirates informatiques au service du gouvernement chinois ont donc volé une masse de données secrètes à un sous-traitant de la marine américaine, y compris les plans d'un missile anti-navire (un engin supersonique) qui pouvait être lancé à partir d'un sous-marin, affirme le Washington Post vendredi.

Le Washington Post affirme que les pirates ont réussi à voler 614 gigabytes de données y compris des capteurs, des systèmes de cryptage et un projet peu connu au nom de code «Sea Dragon». Ce prévoit la création d'un missile antinavire supersonique pour équiper les sous-marins d'ici 2020.

Le média indique que, malgré le caractère sensible de ces données, elles étaient sauvegardées sur un réseau non sécurisé de la société chargée de la recherche et du développement de ce projet.

Cet incident remet en cause la possibilité des militaires américains de contrôler les entreprises auxquelles ils confient la création des armes de pointe.

Les enquêteurs ont indiqué que l'attaque contre les serveurs de ce sous-traitant avait été menée en janvier et février par des «hackers» du ministère de la Sécurité d'État, installés dans la province du Guangdong.

Ce n'est pas la première fois que les pirates chinois parviennent à piller des données secrètes : ils avaient déjà réussi à voler des informations cruciales sur le F-35, l'avion furtif multirôles de 5ème génération déployé ces dernières années mais aussi sur la nouvelle version du fameux système de missiles anti-missiles Patriot.

D'après The Washington Post, ces attaques s'inscrivent dans le cadre des efforts entrepris par le gouvernement chinois afin de diminuer l'avantage des États-Unis dans le domaine des technologies militaires et devenir la puissance prééminente en Asie orientale.

Le porte-parole de la Marine, le capitaine de frégate Bill Speaks, est resté muet sur l'article du quotidien, invoquant des raisons de sécurité.

Il s'est contenté d'indiquer que le Pentagone s'adaptait continuellement à la cyber menace.

Alyson Braxton pour DayNewsWorld

INGERENCE RUSSE OU L'ACCUSATION DE TRUMP CONTRE LE NEW YORK TIMES

Le locataire de la Maison Blanche a accusé le procureur spécial Mueller qui enquête sur une éventuelle collusion entre son entourage politique et la Russie, de faire fuiter des documents à la presse.

«Il n'y a pas eu de collusion avec la Russie (sauf par les démocrates). Quand cette très coûteuse chasse aux sorcières finira-t-elle?» a tweeté le président américain. Puis il s'est demandé: «Le procureur spécial/le ministère de la Justice font-ils fuiter aux médias fake news les lettres de mes «Le procureur spécial/le ministère de la Justice font-ils fuiter aux médias fake news les lettres de mes avocats? Faudrait enquêter sur la corruption démocrate à la place?» s'est-il demandé dans la foulée

La publication par Le «New York Times» samedi d'une une lettre confidentielle de vingt pages envoyée en janvier par l'équipe d'avocats du président américain à Robert Mueller, ainsi qu'une autre envoyée en juin 2017 a suscité l'ire du Président.

Dans ces lettres, les conseils du président s'opposent notamment à l'interrogation de ce dernier par les enquêteurs, arguant que «dans notre système politique, le président ne peut être disponible pour être interrogé».

Autre argument utilisé : Donald Trump ne peut être accusé d'entrave à la justice, car il a le pouvoir constitutionnel de mettre fin à l'enquête supervisée par le ministère de la Justice. Rudolph Giuliani, qui appartient à l'équipe de défense de Donald Trump, a mis en garde samedi le procureur spécial Robert Mueller s'il se risquait à citer le président américain à comparaître. «Nous irons devant les tribunaux», a-t-il asséné sur la chaîne télévisée ABC.

Nommé procureur spécial en mai 2017 quelques jours après le limogeage du directeur du FBI James Comey, Robert Mueller enquête sur une éventuelle collusion entre son entourage politique et la Russie lors de la campagne présidentielle de 2016. Il tente également de vérifier si le président a illégalement tenté de faire obstruction à l'enquête.

L'enquête du procureur spécial touche le premier cercle du milliardaire new-yorkais. Parmi de nombreux proches et collaborateurs interrogés quatre d'entre eux ont été inculpés pour des délits financiers ou autres, n'ayant aucun lien direct à une éventuelle collusion.

Jusqu'ici, aucune preuve concrète d'une collaboration entre l'équipe de M. Trump et le gouvernement russe n'a pu été démontrée.

Andrew Preston pour DayNewsWorld

 

CARNAGE DANS UNE FUSILLADE

D'UN LYCEE AU TEXAS

Un lourd bilan: dix personnes décédées, dix autres blessées dans une fusillade dans un lycée de Santa Fe, au Texas.

Une fusillade est survenue vendredi 18 mai, peu après 7h30, au lycée de Santa Fe, dans l'Etat américain du Texas. Un élève a ouvert le feu.

Selon Ed Gonzalez, shérif du comté de Harris, l'attaque était terminée à son arrivée sur place avec les forces de l'ordre à 7h55 (15h55 en France).

Le district avait annoncé plus tôt sur son site internet qu'un confinement avait été mis en place.

Un homme est en garde à vue, et un second a été arrêté, a aussi annoncé sur Twitter le shérif. Dans une conférence de presse, il a ajouté que les deux hommes, parmi lesquels se trouve le tireur présumé, « sembleraient être des élèves de l'établissement ».

Le tireur serait un élève du lycée, Dimitrios Pagourtzis, âgé de 17 ans.Il était vêtu d'un long manteau noir qui cachait un fusil et un revolver quand il est entré dans une salle de classe vers 08H00 (13H00 GMT), et a ouvert le feu.

Le carnage a été opéré par balles, il s'avère que l'auteur comptait aussi faire usage d'explosifs. « Des engins explosifs ont été trouvés dans le lycée et aux abords du campus », a révélé le district scolaire de Santa Fe sur Twitter. D'autres engins meurtriers auraient été mobilisés pour la tuerie.

Plus tard, en effet, le gouverneur du Texas, Greg Abbott, a précisé que le tireur avait laissé des explosifs dans une maison et un véhicule. « L'une des raisons pour lesquelles nous sommes préoccupés par les explosifs est le fait que nous en avons détecté différents types », a-t-il expliqué, évoquant notamment un cocktail Molotov.

Greg Abbott a aussi révélé que le tueur s'était servi des armes de son père: un fusil à pompe et un revolver. « Selon mes informations, le tireur a récupéré ces deux armes auprès de son père (...) son père possédait ces armes légalement. Je ne sais pas s'il était au courant que son fils avait récupéré ces armes », a-t-il précisé. « Il voulait non seulement perpétrer cette fusillade mais aussi se suicider ensuite », a expliqué le gouverneur de l'Etat, Greg Abbott. Il a préféré se rendre aux officiers de sécurité après un échange de coups de feu.

Ce lycéen faisait partie de l'équipe de football américain de l'école, mais était victime de harcèlement. « Les entraîneurs le harcelaient et l'insultaient et il n'avait pas beaucoup d'amis », a-t-il dit.

Le président américain, Donald Trump, a déclaré sur Twitter "qu'on [pouvait] s'attendre à de mauvaises nouvelles" et a dénoncé au cours d'une conférence de presse « une attaque horrible ».








Boby Dean pour DayNewsWorld

LA CHASSE AUX SORCIERES VA-T-ELLE CESSER

POUR DONALD TRUMP ?

Donald Trump a dû faire face à de nouvelles révélations sur l'ingérence russe et Stormy Daniels Il s'est heurté mercredi 16 mai à deux mauvaises nouvelles. En effet l'enquête sur une rencontre entre son fils et des Russes pendant la campagne de 2016 progresserait.

Une commission du Sénat américain a publié 2000 documents provenant de son enquête sur une rencontre entre Donald Trump Jr et des Russes ayant promis des informations compromettantes sur Hillary Clinton.

Mais dans son témoignage, rendu public le fils aîné du dirigeant américain a assuré ne pas avoir parlé à son père avant cette rencontre à la Trump Tower de New York avec une avocate liée au Kremlin.

. Dans un communiqué, Donald Trump Jr, dont l'intégralité du témoignage figure dans les documents rendus publics, a dit mercredi avoir apprécié « l'opportunité d'aider la commission judiciaire dans son enquête ».  « Tout le monde peut maintenant voir que pendant cinq heures j’ai répondu à chaque question et que j’ai été franc et sincère avec la commission », a déclaré dans un communiqué Donald Trump Jr.

Donald Trump Jr avait déjà expliqué qu'il croyait l'avocate capable de fournir des renseignements compromettants sur la rivale de son père, Hillary Clinton. Il avait ensuite déclaré que Mme Veselnitskaya n'avait finalement pas d'informations à donner, et elle-même avait nié être liée au Kremlin, qui a affirmé ne pas la connaître.

Le président républicain de cette commission a dit avoir rendu les documents publics pour que « les Américains puissent maintenant examiner ces informations de manière non filtrée et qu'ils parviennent à leurs propres conclusions ».

Enquête sur l’ingérence russe : Trump ne pourra pas être inculpé, selon son avocat.

Mais l'avocat Rudy Giuliani suite à la publication de 2 000 documents d’enquête sur une rencontre entre Donald Trump Jr et des Russes est immédiatement intervenu pour mettre fin à la chasse aux sorcières auquel se livre le procureur général Robert Mueller .

Pour l’avocat de Donald Trump, une inculpation du locataire de la Maison Blanche est improbable. Sur les chaînes CNN et Fox News, l’ancien maire de New York Rudy Giuliani a assuré mercredi 16 mai que « l’équipe du procureur spécial a conclu qu’elle ne pouvait pas inculper un président en exercice », quelles que soient les preuves qu’elle pourrait amasser contre lui dans l’enquête sur l’ingérence russe dans la campagne de 2016.

« Ils ne peuvent pas inculper. En tout cas, ils l’ont reconnu auprès de nous après qu’on a lutté, ils l’ont reconnu. »

En effet, selon M. Giuliani, Robert Mueller, chargé de déterminer s’il y a eu une collusion entre la Russie et l’équipe de campagne de Donald Trump dans le cadre de l’élection de 2016, a accepté de se conformer à un texte du ministère de la justice. L’interprétation légale de ce document, jamais évoqué jusqu’ici, veut qu’un président en exercice ne puisse pas être inculpé. « Tout ce qu’ils peuvent faire, c’est faire un rapport [au ministère de la justice] », a déclaré à CNN celui qui a rejoint l’équipe d’avocats de M. Trump en avril.

Mais selon la chaîne américaine, « la question reste ouverte si les enquêteurs trouvent des preuves d’actes répréhensibles ; alors les équipes de M. Mueller essaieront de défier ces recommandations ».

Le rapport, et les preuves, pourrait servir de base pour une éventuelle destitution par le Congrès.

Pour le moment l'entourage de Donald Trump reste dans le rôle des persécutés, et le procureur spécial Robert Mueller dans celui du grand inquisiteur.

Joanne Courbet pour DayNewsWorld

APRES SON OPERATION MELANIA TRUMP

RESSORT SOURIANTE

Opérée du rein lundi, la First Lady Melania Trump est «de bonne humeur», selon son mari qui lui a rendu visite à l'hôpital.

Elle restera hospitalisée jusqu'à la fin de la semaine.

Lundi, le président américain a été photographié alors qu'il montait à bord de l'hélicoptère présidentiel pour se diriger vers le Walter Reed National Military Medical Center, où son épouse a été admise pour subir une opération du rein.de Melania.

Opération réussie, elle est de bonne humeur.

"Merci à tous ceux qui ont envoyé des mots de soutien!"

La nouvelle de l'opération de la First Lady a été suivie de nombreux messages de soutien partagés sur Twitter, d'anonymes comme de personnalités.

Le sénateur démocrate de New York Chuck Schumer a ainsi écrit :

«Je viens d'apprendre que @FLOTUS avait subi une intervention aujourd'hui. Je lui souhaite sincèrement un rétablissement rapide.»

Une bonne convalescence à Mélania !
Kate White pour DayNewsWorld

DONALD TRUMP ANNONCE LA SORTIE

DE L'ACCORD SUR LE NUCLEAIRE IRANIEN

Donald Trump, a annoncé que les Etats-Unis allaient "se retirer de l'accord sur le nucléaire iranien", mardi 8 mai. S'exprimant depuis la Maison Blanche, à Washington (Etats-Unis), le dirigeant a en parallèle annoncé le rétablissement de sanctions contre l'Iran.

Cetaccord sur le nucléaire iranien avait été conclu en 2015 par les États-Unis et six autres puissances dont l’Iran. Un accord de 2015. Cet accord, signé par Téhéran, les membres du Conseil de sécurité de l'ONU et l'Allemagne, vise à interdire à l'Iran de chercher à obtenir la bombe atomique, en échange de la levée des sanctions économiques internationales et à condition de laisser inspecter ses sites nucléaires.

Le président américain a décidé de revenir sur la suspension des sanctions, levées en contrepartie de l’engagement de Téhéran de ne pas se doter de l’arme doter de l’arme nucléaire.

L’administration américaine veut obliger Téhéran à accepter des concessions sur son programme nucléaire, ses missiles balistiques et ses activités au Moyen-Orient

À quelques mois des élections de mi-mandat au Congrès, le Président américain représente l'incarnation de la colère d’une Amérique victime de la mondialisation.

Hors de question de composer avec l’Iran, puissance maléfique, à l’origine de tous les maux du Moyen-Orient.

L'ex secrétaire à la défense James Mattis et le secrétaire d’État Rex Tillerson, avaient réussi à faire accepter à Donald Trump de continuer à honorer cet « accord désastreux ».

Les deux faucons John Bolton et Mike Pompeo à la tête du département d’État plaident depuis longtemps pour une sortie de l’accord, des frappes militaires contre l’Iran et un changement de régime. « Aucune correction ne remédiera au Waterloo diplomatique négocié par Obama », écrivait John Bolton en janvier 2018. « La politique déclarée de l’Amérique doit être de mettre fin à la Révolution islamique avant son 40e anniversaire. »

La diabolisation américaine de l’Iran remonte à la Révolution islamique de 1979 et la prise d’otages des diplomates américains. L’animosité de Washington envers « l’impérialisme vicieux » et les « ambitions hégémoniques » de Téhéran s’inscrit, par ailleurs, dans la politique traditionnelle de protection du libre acheminement des ressources énergétiques des alliés dans la région, en particulier Israël et l’Arabie saoudite. Sans oublier l'ennemi russe

L’effondrement probable de l’accord risque de conduire à une escalade des tensions entre l’Iran, les États-Unis et leurs alliés respectifs. Sur tous les théâtres où ils sont présents – Yémen, Syrie, Irak, Liban, Afghanistan et le Golfe –, le moindre incident pourrait pourrait facilement tourner à la confrontation militaire

L'Union européenne, inquiète, a réitéré mardi son soutien à l'accord sur le nucléaire lors d'une réunion à Bruxelles avec le vice-ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araghchi et «  réitérer leur soutien à la poursuite de la mise en œuvre pleine et effective du plan d'action conjoint (JCPOA) par toutes les parties »

La fin annoncée de l’accord sur le nucléaire iranien ne manquera pas de susciter une réaction iranienne.

Garett Skyport pour DayNewsWorld

TRUMP AURAIT DICTE SA LETTRE

DE BONNE SANTE A SON MEDECIN

L'ex-médecin personnel de Donald Trump affirme que, lorsque celui-ci était candidat à la présidence, il lui avait «dicté» une lettre le présentant comme étant en parfaite santé.

Donald Trump «a entièrement dicté cette lettre.

Je n'ai pas écrit cette lettre», a assuré dans des déclarations faites mardi à la chaîne de télévision CNN le Dr Harold Bornstein.

« Trump m'a dicté la lettre et je lui ai dit ce qu'il ne pouvait pas mettre », a déclaré le médecin à CNN, expliquant qu'il avait « inventé au fur et à mesure ».

Le Dr Bornstein exerçant à New York dans le quartier de Manhattan avait dit qu'il avait écrit à la hâte ce texte pendant que la voiture de Donald Trump attendait.

Le bulletin médical de Donald Trump, alors simple candidat à la présidentielle, faisait état de «sa force physique et son endurance extraordinaires ».

En septembre 2016, au moment où la candidate démocrate Hillary Clinton avait tardé à révéler qu'elle souffrait d'une pneumonie, ce médecin avait assuré que le magnat de l'immobilier était quant à lui «en excellente santé».

Il a également fait part sur NBC que les proches du président avaient fait une « descente » pour récupérer ses dossiers médicaux en février 2017.

La Maison Blanche a démenti...

Carl Delsey pour DayNewsWorld

DESACCORDS ET EMBRASSADES

ENTRE EMMANUEL MACRON ET DONALD TRUMP

Trump voit-il un accord possible avec Macron sur l'Iran ? Après avoir cité le nom d’Arnaud Beltrame, le gendarme tué lors de l’attaque terroriste de Trèbes le locataire de la Maison Blanche a réaffirmé son opposition à l’accord sur le nucléaire iranien.

Aucun objectif obtenu.

Dans le cadre de sa visite d’État, Emmanuel Macron et son épouse ont été reçus en grande pompe ce mardi à la Maison Blanche par Donald et Melania Trump.

Le président américain a salué la mémoire de Lafayette et son rôle dans l’indépendance des États-Unis. Il a aussi cité le nom d’Arnaud Beltrame, le gendarme tué lors de l’attaque terroriste de Trèbes (Aude). « Il y a à peine quelques semaines, nous avons ajouté un nouveau nom à cette liste de nos grands héros, (celui d)'un courageux policier français nommé Arnaud Beltrame. Il a regardé le mal en face et n'a pas cillé. Il a donné sa vie pour ses voisins, pour mal en face et n'a pas cillé. Il a donné sa vie pour ses voisins, pour son pays et pour la civilisation elle-même », a déclaré le président des Etats-Unis.

Après un entretien de plus d’une heure et demie, les deux dirigeants se sont exprimés lors d’une conférence de presse. Pour Donald Trump l'Iran serait derrière tous les problèmes d'où sa réprobation ferme contre l'accord iranien. Il aussi évoqué les dossier internationaux et demandé aux pays du Moyen-Orient de financer davantage les opérations militaires.

Emmanuel Macron a débuté par l’Iran. «Ni vous ni moi ne changeons de position au grè du vent », a-t-il dit, en se félicitant d’avoir eu « une discussion très approfondie en tête à tête sur ce sujet ». Le locataire de l’Elysée a qualifié l’accord de 2015 de «pas suffisant » mais « il nous permet d’avoir jusqu’en 2025 un accord sur le nucléaire ». Il veut désormais travailler sur un nouvel accord, pour « stopper les activités balistiques » et «mieux contenir l’influence iranienne ». L'habillage d'un désaccord pour un nouvel accord. L'alliance diplomatique de la carpe et du lapin ? « Sur l'Iran, nous allons inscrire ce sujet dans les défis de la région. Il y a la situation en Syrie, la sécurité dans toute la région », a-t-il indiqué. « Nous avons un objectif en commun qui est d'éviter une escalade et une prolifération nucléaire dans la région. La question est de savoir quel est le meilleur chemin », a ajouté le président français alors qu'il avait affirmé avant son arrivée à Washington qu'il «n'y a pas de plan B » pour empêcher Téhéran de se doter de la bombe atomique.

Sur la Syrie et le climat, peu d'avancée. Si ce n'est que les troupes américaines resteront un peu avant de rentrer au pays. Sur le commerce le président français a demandé que l'on respecte le droit international et commercial entre alliés, alors même que Washington impose des droits de douanes sur l’acier et l’aluminium !

Andrew Preston pour DayNewsWorld

DIX MORTS PAR UNE VOITURE-BELIER

A TORONTO AU CANADA

Une voiture-bélier a renversé des piétons et fauché des piétons sur plusieurs centaines de mètres lundi à la mi-journée.Un lourd bilan: 10 morts et 15 blessés. Selon les autorités, l'acte était délibéré.

"Vingt-cinq minutes d'horreur", décrit le Globe and Mail.

C'est sur près de deux kilomètres qu' une camionnette blanche fonçant sur une des artères les plus fréquentées a traîné derrière elle cadavres et blessés, à l'heure du déjeuner .

La camionnette blanche de location ayant servi de véhicule bélier a été arrêtée sur un trottoir d'une grande artère de la ville entourée de véhicules de police.

«Nos pensées sont avec tous ceux affectés», a déclaré le premier ministre Justin devant la Chambre des Communes.

«Mes pensées sont avec ceux qui ont été frappés par cet événement et avec les secouristes», a déclaré le maire,John Tory.

Le chauffeur, Alek Minassian, a été interpellé 26 minutes après le début du crime.

Il est âgé de 25 ans et originaire du nord de Toronto.

Sa page Linkedin maintenant désactivée indiquait le statut d' étudiant.

Il «écrasait tout, il a détruit un banc, (...) on peut voir exactement où il est passé à cause des traces de pneus», a décrit à la chaîne de télévision CP24 Jamie Eopni, un témoin.

«J'ai vu une camionnette blanche monter sur le trottoir en écrasant des gens (...) projetés en l'air un par un, et (le chauffeur) rouler à vive allure», a déclaré un second témoin, Alex Shaker, à la chaîne de télévision CTV.

Face à un policier, l'homme semble brandir un objet et demande à l'officier :

"Tirez-moi dans la tête !" Il s'en débarrasse finalement, et le policier parvient à l'immobiliser et le menotter sans ouvrir le feu. Le conducteur n'était pas armé, a indiqué la police.

Ambulances et véhicules de police ont rapidement été déployés et le secteur a été bouclé. .

Cette partie de la capitale économique canadienne « va être fermée pour plusieurs jours , l'enquête sera longue avec plusieurs témoins à entendre et beaucoup d'images de caméras de surveillance à regarder », a averti Peter Yuen, chef adjoint de la police de Toronto.

« Ce tragique événement ne représente pas qui nous sommes » frappés", a déclaré le maire de Toronto, John Tory.

Dans sa jeunesse, cet élève fréquentait un lycée pour les élèves ayant des « besoins spéciaux », un terme utilisé au Canada pour désigner aussi bien les élèves ayant des difficultés d'apprentissage et de comportement que ceux souffrant d'un handicap physique.

Il n'y aurait aucun lien avec le G7 de la Sécurité publique qui se tient au même moment à Toronto.

Paul Emison pour DayNewsWorld

UNE ETRANGE INVASION A VICTORVILLE

 

L’agglomération de Victorville (123 000 habitants) californienne a subi un drôle de phénomène le 18 avril :

pas moins de 150 maisons ont été bloquées par l’arrivée massive de « tumbleweeds ».

A cause de leur nombre, leurs migrations prennent parfois l’allure d’une invasion.

On les connaît en regardant les décors de westerns, mais ces buissons virevoltants, sphériques, poussés par les vents, peuvent aussi être envahissants !!

Ces buissons ronds, desséchés, courent dans les rues des petites villes du grand Ouest américain, poussés par les vents chauds qui soufflent depuis plusieurs jours au Colorado et en Oklahoma.

Là-bas, on les appelle des « tumbleweeds » , les « virevoltants ».

Cette plante ne pousse que dans les déserts ou les terres arides  Après maturité, ces végétaux se détachent de leurs racines.

Certains habitants ont dû faire appel à la municipalité pour qu’elle vienne les aider à "débroussailler" et qu’ils puissent rentrer chez eux.

Les pompiers sont appelés à cause des risques potentiels d’incendie avec ces « mauvaises herbes ».

Boby Dean pour DayNewsWorld

SHINZO ABE ET TRUMP OU LA DIPLOMATIE DU GOLF

Marginalisé dans les négociations sur la Corée du Nord,.le premier ministre japonais se trouve en visite aux Etats-Unis mardi 17 avril pour deux jours.

Donald Trump a invité à Mar-a-Lago dans la «Maison-Blanche d'hiver», le Premier ministre japonais Shinzo Abe et son épouse Akie, Le président américain Donald Trump a quitté Washington pour la Floride, direction Mar-a-Lago.

Les deux dirigeants se sont entretenus mardi soir dans le club de golf du milliardaire, accompagné de sa femme Melania Trump -qui, fait assez rare pour être souligné, lui tenait la main. En février 2017, quelques semaines à peine après son arrivée au pouvoir, Donald Trump avait déjà reçu le couple japonais à Mar-a-Lago.

Lorsqu’ils s’y étaient vus en 2017, la Corée du Nord avait d'ailleurs tiré un missile en plein dîner. Cette fois, la situation sécuritaire s’améliore certes en Asie du Nord-Est mais le processus place le Japon dans une position en marge du jeu diplomatique. Pourtant Tokyo a des intérêts à défendre notamment ceux de sa propre sécurité qu'il estime devoir être mise en priorité de la rencontre prévue d’ici à juin entre M. Trump et le dirigeant nord-coréen Kim Jong-un.

Mais Donald Trump a souligné l’unité de vue du Japon et des Etats-Unis sur cette question promettant d’évoquer la question des Japonais enlevés dans les années 1970-1980 par des agents de Pyongyang« Les problèmes liés à la Corée du Nord auraient dû être résolus il y a des dizaines d’années, a déclaré Donald Trump. J’aborderai la question des enlèvements », a-t-il assuré. (article suivant).

Deux sujets importants vont être également à l'ordre du jour :

1°Le Japon dans la liste de douane des USA

2°Le Japon sur l'échiquier sécuritaire de l’Asie du Nord- Est

1° Le Japon dans la liste des douanes des USA

En effet la Maison Blanche n'a pas exempté le Japon des nouveaux droits de douanes qu’il a mis en place sur les importations d’aluminium et d’acier, comme il l’a fait pour la Corée du Sud ou l’Union européenne. Bien que les industriels nippons pourraient échapper en partie à cette taxe douanière dans la mesure où les clients américains sont à même de demander une dérogation pour leurs fournisseurs de produits indisponibles sur le sol américain... En marge de leur sixième rencontre, Donald Trump ne s'est pas privé de tweeter comme à son habitude que le Japon était « un pays qui nous a fait mal pendant des années sur le commerce » .

C'est que M. Abe ambitionne le retour des Etats-Unis dans le Partenariat transpacifique (TPP), un accord de libre-échange réunissant 12 pays riverains du Pacifique qu’il a continué à porter malgré le retrait des Etats-Unis dès le jour de l’entrée en fonction de M. Trump, et c'est normal!.

Mais le sommet à peine commencé, l'incorrigible Trump a écrit sur Twitter à propos du TPP : « Beaucoup trop de contraintes et aucune porte de sortie si ça ne fonctionne pas. Les accords bilatéraux sont bien plus efficaces, rentables et meilleurs pour nos travailleurs. Regardez à quel point l’Organisation mondiale du commerce est mauvaise pour les Etats-Unis. »

Pourtant les Etats-Unis sous pression pourrait bien revenir dans ce traité . Face à son isolement, revenir dans le TPP constituerait un retour à la stratégie de l’encerclement de son prédécesseur. Cité par le Washington Post, le sénateur du Nebraska Ben Sasse a résumé la position des républicains partisans du libre-échange : « La meilleure manière de repousser les tricheries de la Chine serait de prendre la direction des onze autres pays du Pacifique qui croient à l’Etat de droit et au libre-échange », a-t-il jugé. Car le TPP contenait de nombreuses clauses favorables aux Etats-Unis et résolvait même une partie des griefs de l’administration Trump contre l’Accord de libre-échange nord-américain (Alena) avec le Canada et le Mexique, en cours de renégociation. Alors pourquoi pas ? Même si M. Trump préférerait un traité commercial bilatéral...

2°Le Japon sur l'échiquier sécuritaire de l'Asie du Nord- l'Est

Au cours de la négociation qui va s’ouvrir entre les Etats-Unis et la Corée du Nord, M. Abe espère que Donald Trump ne se contentera pas d’insister sur l’abandon par Pyonyang de ses missiles balistiques intercontinentaux  menaçant  directement le territoire américain – mais qu’il inclura également le renoncement aux missiles de portée intermédiaire, capables d’atteindre le Japon.

Donald Trump a propos de la Corée du Nord: «Ils nous respectent. Nous les respectons. L'heure est venue de parler, de résoudre les problèmes. Il y a une véritable chance de résoudre un problème mondial. Ce n'est pas un problème pour les Etats-Unis, le Japon ou un autre pays, c'est un problème pour le monde.»

D'après le Washington Post d'ailleurs, le patron de la CIA et prochain secrétaire d'Etat Mike Pompeo s'est rendu à Pyongyang à Pâques et y aurait rencontré le chef d'Etat nord-coréen.

Le Japon redoute cependant que Donald Trump lie des questions sécuritaires à l’avancée des négociations commerciales : la présence militaire américaine au Japon, que Tokyo finance actuellement à hauteur de 70 %.

L’entourage du premier ministre japonais s’en est remis à la partie de golf. « J’espère qu’elle servira à approfondir leur amitié », a déclaré le porte-parole du gouvernement japonais Yoshihide.

Joannes Courbet pour DayNewsWorld

MENACES DE FRAPPES AMERICAINES IMMINENTES

SUR LA SYRIE

 

Mardi soir au Conseil de sécurité de l'ONU réuni en urgence, Moscou a posé son veto à la résolution américaine prévoyant de créer un mécanisme d'enquête sur le recours aux armes chimiques.

Donald Trump a prévenu ce mercredi la Russie que des missiles seraient lancés en Syrie, alors que la France et les États-Unis ont menacé de représailles après l'attaque chimique présumée en Ghouta orientale qu'ils imputent au régime syrien.

«En cas de frappe américaine(...), les missiles seront abattus et même les sources d'où proviennent ces missiles seront prises pour cibles», avait déclaré le même jour l'ambassadeur russe au Liban, Alexander Zassipkine, interrogé sur la chaîne de télévision du Hezbollah Al Manar.

Ce matin en réplique au veto russe Donald Trump a affirmé sa détermination à envoyer des missiles en direction de la Syrie .«Tiens-toi prête, Russie, car ils arrivent, beaux, nouveaux et ‘intelligents!' Vous ne devriez pas vous associer à un Animal qui Tue avec du Gaz, qui tue son peuple et aime cela».

Le président américain a ainsi menacé directement la Russie,alliée de Bachar el-Assad, sur son compte Twitter. Il a renchéri dans un second tweet en affirmant que les relations avec la Russie étaient pires que durant la Guerre froide.

«Notre relation avec la Russie est pire aujourd'hui qu'elle ne l'a jamais été, y compris pendant la Guerre froide.

Il n'y a pas de raison à cela. La Russie a besoin qu'on l'aide sur son économie, ce qui devrait être très facile à faire, et nous avons besoin que toutes les nations travaillent ensemble. Arrêtons la course aux armements?», a tweeté le président Trump.

Cette nouvelle menace de Trump qui avait déjà promis lundi qu'il prendrait «une décision majeure dans les prochaines 24 à 48 heures» laisse donc présager une attaque imminente des États-Unis sur la Syrie, en réaction à l'attaque chimique présumée du régime syrien à Douma.

Moscou, de son côté, a toujours démenti toute utilisation d'armes chimiques et avait mis en garde les Etats-Unis contre des frappes qui auraient « de graves conséquences ».

L'armée russe a déjà promis « des mesures de riposte » directes en cas de menace pour la vie des soldats russes stationnés en Syrie.

Moscou promet également d'abattre tous les missiles tirés en Syrie et insinue que Washington veut «effacer les traces de provocations » que les Occidentaux dénoncent comme une attaque à l'arme chimique dans l'enclave rebelle de Douma « par des frappes de missiles intelligents, et les inspecteurs n'auront plus rien à trouver en termes de preuves».

Les missiles américains que Donald Trump dit vouloir envoyer sur la Syrie doivent viser "les terroristes" et non le "gouvernement légitime" de Damas, a estimé encore ce mercredi la diplomatie russe.,

«Les missiles intelligents doivent voler en direction des terroristes et non pas en direction du gouvernement légitime, qui lutte depuis plusieurs années contre le terrorisme international sur son territoire», a réagi ce mercredi sur Facebook la porte-parole de la diplomatie russe, Maria Zakharova.

La Syrie , quant à elle, a qualifié les menaces de frappes américaines d'"escalade dangereuse".

« Nous ne sommes pas étonnés par cette escalade dangereuse en provenance d'un régime comme celui des Etats-Unis qui a parrainé et parraine encore le terrorisme en Syrie », a indiqué une source du ministère des Affaires étrangères, citée par Sana. comme une attaque à l'arme chimique dans l'enclave rebelle de Douma.

Jamais les relations entre Moscou et Washington n'auront été aussi tendues depuis la Guerre Froide...
Alize Marion pour DayNewsWorld

CONFIRMATION D'UN SOMMET HISTORIQUE

ENTRE LA NORD-COREE ET LES ETATS-UNIS

Le dirigeant nord-coréen, après des semaines de silence, a officialisé sa volonté d' engager un « dialogue » avec Washington. La rencontre historique se tiendrait en mai ou début juin au plus tard.

Kim Jong Un a présenté un rapport devant des hauts responsables du parti unique « sur la situation dans la péninsule coréenne », qui faisait clairement référence à « la perspective du dialogue entre les Etats-Unis et la DPRK » (acronyme officiel de la Corée du nord), a rapporté mardi l'agence officielle nord-coréenne KCNA . Le président américain avait annoncé lundi que sa rencontre historique avec M. Kim se tiendrait « en mai ou début juin ». "Nous les rencontrerons (les Nord-Coréens, ndlr) en mai ou début juin", a-t-il déclaré devant la presse.

Pyongyang n'a pas communiqué toutefois sur une éventuelle discussion avec la Maison Blanche concernant la dénucléarisation de la péninsule, transmise par un envoyé sud-coréen à Washington.

Dans le rapport de Kim Jong Un figure également la date du prochain sommet avec son homologue sud-coréen, Moon Jae-in, prévu pour le 27 avril, selon KCNA. Le dirigeant nord-coréen « a fourni une analyse profonde et une évaluation de l'orientation du développement actuel des relations nord-sud », selon l'agence.

Après des mois de menaces musclées entre Washington et Pyongyang autour du programme nucléaire nord-coréen, des négociations ont lieu en ce moment pour la préparation de ce sommet historique. Dimanche, selon le Wall Street Journal la Corée du Nord aurait confirmé directement auprès des Etats-Unis qu'elle était prête à négocier sur la dénucléarisation.

« Je pense qu'il y aura un grand respect mutuel et nous espérons qu'il y aura un accord sur la dénucléarisation  lors de cette rencontre », a affirmé Donald Trump. « Nous espérons que la (nouvelle) relation sera très différente de ce qu'elle a été pendant beaucoup, beaucoup d'années », a ajouté le président américain.

Andrew Preston pour DayNewsWorld

ENTRE « 2 000 et 4 000 MILITAIRES » DEPLOYES A

LA FRONTIERE DU MEXIQUE PAR DONALD TRUMP

 

Le président américain a promis lors de sa campagne électorale la construction d'un mur à la frontière avec le Mexique. En attendant pour combattre l'immigration clandestine Donald Trump a pris la décision jeudi, d'envoyer « entre 2 000 et 4 000 » hommes de la garde nationale à la frontière avec le Mexique.

Corps de réserve de l'armée américaine, la garde nationale est déjà intervenue à la frontière en 2010, sur ordre de Barack Obama, ainsi qu'en 2006-2008 sous George W. Bush. À chaque fois, le déploiement a duré autour d'un an. Le président a indiqué qu'il les garderait « probablement »« ou au moins une grande partie » sur place jusqu'à la construction du mur.

Le Pentagone a également indiqué avoir mis en place une « cellule de soutien de la sécurité à la frontière », chargée de coordonner l'action des ministères de la Défense et de la Sécurité intérieure.

La Garde nationale étant du ressort des gouverneurs, le Pentagone sera dans l'obligation de coopérer avec chacun des quatre États américains frontaliers du Mexique pour le déroulé des opérations. « Les efforts de la Garde nationale vont inclure des moyens aériens, d'ingénierie, de surveillance, de communication, des véhicules de maintenance et du soutien logistique », a indiqué un peu plus tôt la porte-parole du Pentagone, Dana White.

Ce qui pourrait laisser présager un déploiement sur une longue durée, car le coût de construction est toujours en train d'être « examiné » par la Maison-Blanche, a reconnu le Président.

Cette infrastructure, dont le coût est évalué à 18 milliards de dollars, donne du fil au locataire de la Maison Blanche quason financement lors de l'examen au Congrès du budget fédéral. Ce dernier n'a accordé qu'un dixième du coût sachant que les Démocrates se montrent des plus réticents face à ce projet.

Jeudi, le président mexicain Enrique Peña Nieto n'a pas manqué de rejeter les « attitudes menaçantes » et de dénoncer « le manque de respect » de son homologue américain Donald Trump, sur fond de tensions croissantes à la frontière entre les deux pays sur la question des migrants.

La relation entre le Mexique et les États-Unis « est intense et dynamique, et présente naturellement des défis. Mais ces défis ne peuvent en aucun cas justifier des attitudes menaçantes ou un manque de respect entre nos deux pays », a déclaré le président mexicain.

Joanne Courbet pour DayNewsWorld

LA JEUNESSE AMERICAINE SE MOBILISE CONTRE LA POLITIQUE EN MATIERE D'ARMES A FEU

Dans 800 villes des États-Unis des jeunes étudiants, des millions de futurs électeurs, ont décidé de se mobiliser contre la politique en matière d'armes à feu.

Le rassemblement « Marche pour nos vies » (March For Our Lives) le plus important a eu lieu à Washington. Près de 800.000 personnes sont descendues ce samedi dans les rues de Washington pour une manifestation historique contre les armes à feu, après la tuerie du lycée de Parkland en Floride qui a fait 17 morts en février dernier.

Les enfants de Parkland, les survivants de la tuerie du 14 février, ont choisi d'agir dénonçant le puissant lobby de la la National Rifle Association (NRA), très influent au Congrès.

Parmi eux à Washington, Emma Gonzalez, une étudiante rescapée des tirs à Parkland, a rendu un hommage bouleversant à ses camarades disparus qui a duré 6 minutes et 20 secondes, soit la durée de la fusillade dans son lycée.

La petite fille de Martin Luther King, âgée de 9 ans, a pris la parole à l'occasion des marches organisées ce samedi par la jeunesse américaine contre la libre circulation des armes aux Etats-Unis.

S'inspirant du célèbre discours de son grand-père, militant pour les droits civiques, Yolanda Renee King a lancé: « Je fais un rêve dans lequel trop c'est trop. Et il ne devrait pas y avoir d'armes dans ce monde ».

Ils sont également venus en famille pour exiger et, c'est important de le souligner, non pas une interdiction totale, mais un plus strict contrôle des armes comme l'interdiction notamment de la vente de fusils d'assaut comme celui qui a servi pour la tuerie de Parkland.

En effet le droit de posséder une arme pour le citoyen américain fait partie de la Constitution (amendement 2) et les Américains dans leur grande majorité y sont très attachés.

De nombreuses personnalités se sont jointes à ce mouvement d'ampleur. George Clooney et son épouse se sont rendus au rassemblement de Washington, où la chanteuse Ariana Grande était aussi attendue. A New York, l'ancien Beatles Paul McCartney, présent dans la foule, a rappelé sur CNN qu'il avait une raison personnelle d'être présent : « Un de mes meilleurs amis a été abattu pas loin d'ici », a-t-il dit en évoquant l'assassinat de John Lennon près de Central Park en 1980.

L'ancien président démocrate Barack Obama écrivait samedi sur Twitter que "rien ne peut résister à des millions de voix réclamant un changement".

Rappelons que les armes font plus de 30 000 morts par an aux Etats-Unis et que la jeunesse scolarisée est parfois présentée comme la "génération mass shooting". Les plus touchés par la mort par armes à feu restant la communauté afro-américaine.

Britney Delsey pour DayNewsWorld

CE QU'AUGURE LA NOMINATION DU « FAUCON »

JOHN BOLTON COMME CONSEILLER A

LA SECURITE NATIONALE .

Donald Trump a annoncé ce vendredi 23 mars la nomination de son nouveau conseiller à la sécurité nationale, le néoconservateur John Bolton, analyste de Fox News. Après l'éphémère Michael Flynn, contraint à la démission moins de quatre semaines après l'investiture de Trump, et le général trois étoiles McMaster, le voilà le troisième conseiller à la sécurité nationale désigné par le président américain en l'espace de 14 mois.

Un nom loin d'être inconnu outre-Atlantique.

John Bolton est un néoconservateur populaire pour ses prises de positions très dures à l'égard de l'Irak ou de l'Iran, voire va-t-en-guerre contre la Corée du Nord. L'homme est l'un des chefs de file des "faucons" unilatéralistes au sein des républicains, ces partisans de l'emploi de la force sur la scène internationale.

À 69 ans, John Bolton a derrière lui une longue carrière. Il fut l'un des chefs de file des «faucons» - appellation donnée aux néoconservateurs américains - au sein de l'administration de George W. Bush. Il fut son ambassadeur aux Nations unies de 2005 à 2006.

Avant sa nomination à l'ONU, il avait occupé différents postes gouvernementaux sous les présidences de Ronald Reagan et de George Bush père. Au département d'Etat, il avait été chargé des relations avec les organisations internationales (1989-1993). Avant cela, il avait travaillé au ministère de la Justice (1985-1989) et à l'agence américaine pour le développement USAID (1981-1983).

« C'est un homme qui considère tout accord international non pas comme des pays travaillant ensemble, mais comme une perte de souveraineté et de puissance américaine », selon Jeffrey Lewis, directeur du programme non-prolifération en Asie de l'Est à l'Institut Middlebury.

Et cette nomination intervient à un moment clef dans la politique étrangère des Etats-Unis.

En effet non seulement des négociations historiques avec la Corée du Nord vont s'engager au mois de mai mais aussi une échéance cruciale sur l'avenir de l'accord sur le nucléaire iranien va avoir lieu dont cet ancien ambassadeur des États-Unis à l'ONU est un grand pourfendeur.

1°En ce qui concerne le sommet historique entre Trump et Kim Jong-un :

Alors que la Maison-Blanche et le département d'État préparent un sommet historique et inédit entre Trump et le dirigeant nord-coréen Kim Jong-un, pour la fin du mois de mai, la nomination de John Bolton laisse perplexe. Ces dernières années, John Bolton n'a eu de cesse de prôner une ligne dure contre la Corée du Nord. «Bolton milite de longue date pour une action militaire préventive contre la Corée du Nord, et sa désignation au poste de conseiller à la sécurité nationale est un signal fort signifiant que le président Trump reste ouvert à cette option», analyse Abraham Denmark, chargé de l'Asie de l'Est au département d'État sous la présidence de Barack Obama.

2°En ce qui concerne l'accord iranien :

En outre ce remaniement intervient aussi alors que le président américain a donné jusqu'au 12 mai à l'Allemagne, à la France et à la Grande-Bretagne, les trois puissances européennes signataires de l'accord de 2015 sur le nucléaire iranien, pour réviser ce texte, «le pire» des accords selon lui. «L'accord nucléaire iranien a été une erreur stratégique en 2015. Cet accord doit être abrogé et l'Amérique doit façonner une nouvelle réalité qui reflète les actes du régime iranien», tweetait Bolton le 29 janvier...pourfendeur, on l'aura compris de l'accord iranien.

Le nouveau conseiller à la sécurité fait aussi partie de ceux qui plaident pour "sortir de l'accord iranien" signé en 2015 par les grandes puissances avec Téhéran pour l'empêcher de se doter de l'arme nucléaire. Là-dessus,en accord avec Donald Trump, qui menace lui aussi de s'en retirer si ce texte n'est pas renforcé. ..

D'ailleurs, la nomination John Bolton intervient dix jours seulement après celle à la tête de la diplomatie américaine de l'actuel directeur de la CIA, Mike Pompeo, qui est lui aussi un " faucon" partisan d'une ligne dure sur l'Iran. Aaron David Miller, diplomate chevronné ayant travaillé dans des administrations démocrate comme républicaine, s'en est amusé jeudi : « Courage, Jim Mattis », avait-t-il déclaré en référence au chef du Pentagone vu par nombre d'analystes comme la dernière voix de la modération au sein de l'équipe Trump, en particulier sur la Corée du Nord et l'Iran.

Cette nomination, à l'un des postes les plus stratégiques de l'administration américaine, augure-t-elle un possible changement de stratégie de la part du dirigeant républicains sur plusieurs dossiers internationaux ?

Alize Marion pour DayNewsWorld

GINA HASPEL PREMIERE FEMME A LA TETE DE LA CIA

Jeu de chaises musicales à la Maison-Blanche : à nouveau Donald Trump procède à un limogeage et à deux nominations dans les hautes sphère de l’administration. Donald Trump a décidé de remercier son secrétaire d'État (le chef de la diplomatie), Rex Tillerson,et de le remplacer par le directeur de la CIA, Mike Pompeo.

« Mike Pompeo, le directeur de la CIA, deviendra notre nouveau secrétaire d'État. Il fera un fantastique travail. Merci à Rex Tillerson », a écrit Donald Trump sur Twitter, mardi. Et c'est Gina Haspel qui prend la place de Mike Pompéo à la tête de la CIA .

Pourquoi ce nouveau grand chambardement dans l'administration Trump ?

Trump souhaitait avoir une nouvelle équipe en vue des négociations avec la Corée du Nord, a indiqué un haut responsable américain .

Mike Pompeo prend en effet la tête du département d'État quelques jours seulement après l'annonce d'une rencontre au sommet entre le président américain et le dirigeant nod-coréen Kim Jong Un.

Qui est Gina Haspel ?

Gina Haspel devient donc la première femme à la tête de l'agence de renseignement.Une trajectoire fulgurante pour cette espionne nommée en février dernier directrice adjointe de la célèbre agence de renseignement américaine.« Gina est une agent d'espionnage exemplaire et une patriote dévouée qui apporte plus de 30 ans d'expérience dans l'agence. Elle est aussi une dirigeante expérimentée avec une aptitude fantastique à faire les choses et inspirer ceux qui l'entourent », avait indiqué Mike Pompeo il y a tout juste un an, quand Gina Haspel était nommée numéro 2 de la CIA.

Espionne très expérimentée dans les opérations sous couverture, elle a rejoint l'agence en 1985 et a servi dans plusieurs endroits du monde, notamment à Londres à la fin des années 2000.

En 2013 elle avait été nommée la tête du Service national clandestin de la CIA, mais avait été remplacée après seulement quelques semaines . Ce changement se serait produit en raison de doutes sur sa responsabilité dans la mise en place après le 11 septembre 2001 de prisons secrètes à l'étranger où des méthodes assimilée à de la torture, étaient employées pour interroger les suspects.

Selon le Washington Post à l'époque, elle avait « géré une prison secrète en Thaïlande où les détenus étaient soumis à des simulations de noyade et à d'autres mauvais traitements ».

Le quotidien américain affirmait en outre que Gina Haspel avait été impliquée dans la destruction en 2005 de vidéos compromettantes sur ces techniques « d'interrogatoire poussé » appliquées sur plusieurs détenus en Thaïlande, membres présumés d'Al-Qaïda.

Son passé d'espionne controversé avait déjà crée la polémique lors de sa nomination comme numéro 2 de la CIA le 12 février 2017.

Trois anciens directeurs de la CIA et d'autres responsables, dont James Clapper, ancien directeur du renseignement américain, avaient alors apporté leur soutien à Gina Haspel.

Deux sénateurs démocrates, par contre, avaient fait part de leurs réserves sur cette nomination dans une lettre au président Donald Trump. « Son parcours fait qu'elle n'est pas adaptée pour ce poste », avaient estimé ainsi les sénateurs Ron Wyden et Martin Heinrich.

« J'apprécie les nombreuses années de service de Mme Haspel à la CIA, cependant je veux l'assurance de sa part qu'elle respectera l'esprit et la lettre de la loi », avait indiqué Mark Warner, membre de la commission du Sénat sur le Renseignement, dans un communiqué.

La nomination de cette femme au passé trouble intervient alors qu'un certain flou règne sur les intentions du nouveau président Donald Trump en matière de torture. Il a déclaré être d'avis que la torture « fonctionne ». Un flou qui n'est donc pas près d'être levé.

Alize Marion pour DayNewsWorld

LE COUPLE OBAMA RECONVERTI EN PRODUCTEUR POUR LE COMPTE DE NETFLIX

Le couple Obama avait quitté la Maison Blanche après deux mandats avec une pléiade de projets déjà à venir. Ecrire respectivement leurs mémoires en faisait partie.

Il y a un peu plus d’un an en effet un accord de publication pour deux livres, signés respectivement par Barack Obama et par Michelle Obama avait été conclu avec Penguin Random House pour un montant de 60 millions de dollars (environ 48,5 millions d’euros).

D'ailleurs les mémoires de l’ancienne Première dame des Etats-Unis Michelle Obama seront disponibles dans le monde entier le 13 novembre, et en 24 langues. Dans cet ouvrage intitulé Becoming, "je parle de mes racines, je raconte comment une petite fille du South Side de Chicago a trouvé sa voie et assez de force pour en entraîner d’autres à ses côtés", a expliqué Michelle Obama, citée dans le communiqué des éditions Fayard, chargées de la version française. Et de poursuivre : « Écrire Becoming a été une aventure personnelle unique. La rédaction de ce livre m’a permis, pour la toute première fois, de prendre le temps de reconsidérer, sans fard, un parcours pour le moins inattendu ». En plus de l'écriture de ses mémoires Barack Obama, de son côté, donne des conférences à prix d’or.

Et maintenant Barack Obama bientôt producteur pour Netflix ?Selon le New York Times, l’ancien président américain et sa femme Michelle pourraient en effet produire plusieurs émissions exclusives pour le géant du streaming. L’ancien locataire de la Maison blanche se serait vu proposer un contrat par la plateforme de vidéos.

Ces émissions n'auraient pas pour vocation d'être une tribune pour critiquer directement Donald Trump ou les conservateurs.

Elles seraient plutôt une tribune pour éclairer les citoyens par une séries de débats portant sur les thèmes qui ont marqué son mandat tels que la santé, le droit de vote, la politique étrangère, le changement climatique ou encore l'immigration . Michelle Obama évoquerait des sujets comme la nutrition par exemple, un de ses chevaux de bataille lorsqu'elle était première dame.

Plutôt que de parler de la politique de son successeur à la Maison blanche, Barack Obama aurait suggéré de mettre en exergue des récits à valeur d’inspiration, explique le New-York Times.

« Le président et Madame Obama ont toujours cru dans le pouvoir de la narration pour inspirer les autres », explique Eric Schultz, un conseiller de l’ex-président. « Tout au long de leur vie, les Obama ont mis en valeur les histoires d'individus dont les efforts ont permis de rendre le monde meilleur », ajoute-t-il. « Ils souhaitent continuer dans cette optique, notamment en trouvant de nouvelles façons d'aider les autres à partager leurs histoires. »

Des dirigeants d’Apple et d’Amazon auraient aussi fait part de leur intérêt pour trouver un accord avec les Obama …

Selon le journal new-yorkais, cette possible collaboration témoigne de la volonté de Barack Obama, de « rester engagé dans les affaires civiques de la nation bien qu'il ait soigneusement évité les affrontements directs avec M. Trump ».

Kelly Donaldson pour DayNewsWorld

VERS UNE GUERRE COMMERCIALE AVEC LES TAXES

DE TRUMP SUR L'ACIER ET L'ALUMINIUM ?

Le président Donald Trump, faisant fi des mises en garde répétées de nombre de ses alliés,

Union européenne en tête, a opéré jeudi 8 mars un net virage protectionniste en taxant les importations d’acier à 25 % et celles de l’aluminium à 10 %.

« Je tiens une promesse que j'ai faite en campagne », a lancé M. Trump. Selon lui, les Etats-Unis, auraient subi pendant des décennies de pratiques commerciales qu'il n'a pas hésité à comparer à une « agression ».

Deux pays voisins se trouvent pour l'instant épargnés : le Canada, premier partenaire commercial et premier fournisseur d'acier et d'aluminium des Etats-Unis ainsi que le Mexique.

Le sort de ces deux pays sur le moyen terme seront liés aux progrès de la renégociation en cours sur l’Accord de libre-échange nord-américain (Aléna).

Ces taxes, de 25 % sur les importations d’acier et de 10 % sur celles d’aluminium, entreront en vigueur dans quinze jours.

Pour ce faire le locataire de la Maison Blanche a utilisé l’article 232 de la législation commerciale américaine qui s’appuie sur des arguments liés à la défense nationale pour limiter l’importation de produits et de biens aux Etats-Unis. Raison pour laquelle la Maison-Blanche considère l'Alena comme un élément de sa «sécurité économique»...

Face à la levée de boucliers dans le monde entier Donald Trump a évoqué cependant dans un tweet la nécessité de protéger les industries américaines de l’acier et de l’aluminium tout en faisant preuve de « grande flexibilité et de coopération avec ceux qui sont des vrais amis et nous traitent de manière équitable à la fois dans le commerce et la défense ».

Même si le président américain a promis de trouver un terrain d'entente avec les « vrais amis » des Etats-Unis, l'ensemble des pays concernés a réagi violemment à ces mesures pointant les risques d’une guerre commerciale aux conséquences imprévisibles.

Le Japon, important allié des Etats-Unis en Asie, a immédiatement demander aux Etats-Unis de ne pas lui appliquer l'accord sinon « des mesures appropriées » seraient prises.

Selon le porte-parole du gouvernement, Yoshihide Suga cette mesure pourrait menacer l'ensemble de l'économie mondiale.

La Chine, deuxième économie mondiale, principalement ciblée par sa surcapacité notoire -sa production mensuelle d'acier égalant pratiquement celles des Etats-Unis en un an- dénonce clairement une « attaque délibérée du système commercial multilatéral ».

« Dans notre époque mondialisée, ceux qui recourent à la guerre commerciale choisissent le mauvais remède, ils ne feront que pénaliser les autres tout en se pénalisant eux-mêmes », a affirmé le ministre des affaires étrangères, Wang Yi.

Washington s’est également attiré les foudres de l’Union européenne touchée par cette mesure puisqu'elle exporte environ cinq milliards d’euros d’acier et un milliard d’euros d’aluminium chaque année vers les Etats-Unis.

Le président de la Banque centrale européenne, Mario Draghi, est monté au créneau car il redoute que l’escalade de mesures protectionnistes ne compromette la croissance.

Le contentieux sera à l'ordre du jour du prochain sommet européen à Bruxelles, les 22 et 23 mars.

Mais déjà un des vice-présidents de la Commission européenne Jyrki Katainen a pointé du doigt une disposition réglementaire qui mettrait à mal la mesure américaine :

Donald Trump ne peut exempter un État membre de l’UE des taxes sans entraîner mécaniquement une exemption de toute l’UE...

L’Allemagne au 8ème rang des importations d'acier américaines (3%) et que Donald Trump a nommément visé comme profitant des Etats-Unis sans contrepartie ne pourrait être seule à subir ces mesures de rétorsion !

Cette mesure des plus controversées visant à protéger la sécurité nationale américaine dissimule en réalité une mesure de protection de la sidérurgie américaine. Mais peu sûre qu’elle se révèle efficace même du point de vue américain: une étude de Trade Partnership prédit aujourd'hui la création de 33.500 emplois dans la sidérurgie, mais la perte concomitante de 146.000 postes dans d'autres secteurs...

D'ailleurs après la démission du conseiller économique Gary Cohn, le secrétaire au Commerce, Wilbur Ross, n'a-t-il pas assené que les Etats-Unis n'avaient «aucun désir de faire sauter la planète » ?

Joanne Courbet pour DayNewsWorld

ATTAQUE DE L'ACTRICE PORNO STORMY DANIELS CONTRE DONALD TRUMP

L’actrice porno Stormy Daniels a décidé d'attaquer Donald Trump. L'actrice de films X a en effet porté plainte mardi auprès du tribunal de l'État de Californie contre le président américain Donald Trump pour tenter de faire invalider la clause de confidentialité qu’elle a signée avec lui, selon les documents de justice. La star de porno a signé cet accord le 28 octobre 2016, soit le mois précédant l'élection présidentielle qui a porté Donald Trump à la Maison Blanche .

Cette plainte devant un tribunal de Los Angeles marque une nouvelle étape dans ce feuilleton où les versions des deux acteurs changent au fil des mois. Après les premières révélations parues dans la presse, Stormy Daniels avait en effet démenti avoir eu une relation sexuelle avec Donald Trump, alors qu'il était homme d'affaires. La Maison Blanche de son côté démentait également ces affirmations qu'elle avait qualifiées de "vieilles informations recyclées, qui ont été publiées et démenties avec véhémence avant l'élection".

Celle qui se nomme Stephanie Clifford dans la vie civile et dit avoir eu une relation intime avec Donald Trump, affirme dans cette plainte que l’accord de non-divulgation est invalide. Selon la requête, l'actuel président des Etats-Unis n'aurait pas paraphé lui-même le document, le rendant ainsi nul.

« La plaignante demande un ordre de ce tribunal déclarant que l’accord n’a jamais été formé et qu’il n’existe pas, entre autres parce que Donald Trump ne l’a jamais signé », déclare cette plainte dévoilée par son avocat, Michael Avenatti sur Twitter.

« L’accord imposait diverses conditions et obligations non seulement pour Mme Clifford mais aussi pour M. Trump. Il demandait également la signature de toutes les parties, y compris celle de M. Trump », poursuit le document.

« Comme il est de coutume, il était clair à tout moment qu’à moins que toutes les parties signent les documents requis, l’accord de confidentialité, avec tous ses termes et conditions, serait nul », poursuit ce texte.

Entre autres détails, la plainte note que Stephanie Clifford et Donald Trump ont entretenu une relation intime – démarrée à Lake Tahoe en Californie – entre l’été 2006 et « une bonne partie de 2007 »,après son mariage avec sa femme Melania, et quelques mois après la naissance de son fils Barron. Cette liaison se serait poursuivie au cours de l'année 2007, précise la plainte.

Notons qu' un virement de 130.000 dollars a été fait au bénéfice de Stormy Daniels, qui était citée sous le nom de Peggy Peterson dans l’accord alors que Donald Trump, lui, figurait sous le nom de « David Dennison ».

Selon la plainte, à partir de janvier 2018 et de l'émergence de « détails de l'accord » dans les médias, « M. Cohen, à travers des tactiques de coercition et d'intimidation, a forcé Mme Clifford à signer une fausse déclaration où elle stipulait que les informations sur une relation avec M. Trump étaient fausses ».

L'épouse du locataire de la Maison Blanche reste impassible face à ces rumeurs d'infidélités de son mari.

Kate White pour DayNewsWorld

TRUMP EST POUR LE DURCISSEMENT

DU CONTROLE DES ARMES A FEU

La tuerie qui a fait 17 morts dans un lycée de Parkland en Floride le 14 février a relancé le débat sur le contrôle des armes à feu en vente libre en vertu du deuxième amendement de la Constitution. Le lycée a rouvert ses portes mercredi.

Mercredi, au début de la quatrième discussion politique sur les armes à feu qu’il a eue cette semaine, le président Trump a demandé au Congrès de trouver des solutions.

Le président Donald Trump soutient des mesures fortes pour le contrôle des armes.

« J'y accorderai certainement une grande attention », a-t-il déclaré à une quinzaine de membres du Congrès, démocrates et républicains, qu'il recevait à la Maison-Blanche.

« Et c'est moi qui en parle, alors que plein de gens ne veulent même pas en entendre parler parce qu'ils ont peur », a-t-il ajouté, invitant les parlementaires à se saisir du dossier.

Le chef de l’Etat s’est notamment dit favorable au relèvement, de 18 à 21 ans, de l’âge minimum requis pour acquérir un fusil aux États-Unis. Deux distributeurs américains le numéro un Walmart, et le vendeur d’articles de sport et de chasse Dick’s, ont d'ailleurs annoncé qu’ils relevaient de 18 à 21 ans l’âge minimum pour acquérir des armes dans leurs magasins.

En ce qui concerne le renforcement du contrôle des antécédents, il a demandé que les mesures soient plus larges que celles qui figurent dans la proposition du sénateur du Texas John Cornyn, le numéro deux républicain au Sénat. « Il faut être très, très efficace sur le contrôle des antécédents. Ne soyez pas timides », a déclaré le président.

Le locataire de la Maison Blanche s’est également prononcé en faveur des vérifications approfondies et des limitations d’achat pour les malades mentaux.

Il est favorable à l’armement de certains professeurs, qui auront bien appris le maniement des armes chargés de protéger les élèves en cas de tuerie de masse.

Et enfin il apporte son soutien à la police pour saisir les armes.

De nombreux dirigeants politiques sont tombés d'accord sur ce que Donald Trump a évoqué mercredi, notamment le gouverneur républicain de Floride, Rick Scott pourtant soutenu par la National Rifle Association (NRA), le puissant lobby des armes à feu.

Le sénateur démocrate Chuck Schumer a salué les propos de Donald Trump tout en soulignant que « la prochaine étape » était « encore plus importante ».. « Le président doit s’en tenir à ces principes malgré l’énorme pression qui viendra de la droite dure », a-t-il déclaré.

Donald Trump a demandé aux parlementaires de ne pas avoir peur de la NRA.« Vous avez peur de la NRA », a lancé Donald Trump aux sénateurs. « Elle a un grand pouvoir sur vous. Elle a moins de pouvoir sur moi. Je n’ai pas besoin d’elle », a-t-il déclaré. Il a ajouté avoir dit à la NRA dimanche lors d’un déjeuner privé : « Il est temps. Il faut arrêter cette absurdité. Il est temps. »

Le sénateur démocrate du Connecticut, Chris Murphy, a cependant rappelé au président qu’il ne fallait pas sous-estimer l’influence du lobby.

« La raison pour laquelle rien n’a été fait, c’est parce que le lobby des armes a un pouvoir de veto sur tout texte de loi qui arrive devant le Congrès, a déclaré le sénateur Murphy. Monsieur le président, il va falloir que ce soit vous qui ameniez les républicains à la table sur ce sujet parce qu’actuellement, le lobby des armes va les stopper net. »

Pour Trump, le plus important sera de convaincre ses électeurs de droite, farouchement opposés à un durcissement des lois mais aussi ses collègues républicains qui peuvent préférer ne pas prendre le risque de se mettre à dos une bonne partie de leur électorat.

L'autre obstacle, et non des moindres, sera de résister au lobby de la NRA.

Joanne Courbet pour DayNewsWorld

UN FILS CONDAMNE ECHAPPE A LA PEINE DE MORT

GRACE A SON PERE MISERICORDIEUX

Le gouverneur de l'État du Texas a commué la peine capitale de Bart Whitaker en prison à perpétuité peu avant son exécution programmée alors qu'il avait commandité le meurtre en 2003 de ses parents et de son frère en engageant un tireur.

Ce dernier avait mis en scène un faux cambriolage, prétendant avoir été lui-même victime d'un tir lors de l'attaque. Sa mère Tricia, 51 ans, et son frère Kevin, 19 ans, avaient été mortellement touchés. Son père avait été grièvement blessé.

Son père, seul survivant de ce drame familial, s'est battu depuis pour lui éviter la peine de mort en choisissant le pardon et croyant en la rédemption . Kent Whitaker a été entendu. Trente minutes avant l'injection létale, le gouverneur du Texas Greg Abbott a prévenu qu'il changeait la peine capitale en peine de prison à perpétuité, indiquant dans un communiqué que « Whitaker doit passer le reste de sa vie derrière des barreaux, en punition pour son crime atroce »..

Un victoire pour Kent Whitaker, le père du meurtrier, qui se bat depuis plusieurs années contre son exécution. « Dieu m'a aidé à parvenir à ce pardon intégral. Je pense qu'Il l'a fait pour m'aider à retisser ma relation avec mon fils» a-t-il déclaré. Dans son livre Murder by Family, Kent explique que son fils a mis à profit ses années en prison en suivant « une formation pour canaliser sa colère » et en participant au « catéchisme ».

Ce drame familial rencontre un écho notable aux États-Unis. La peine de mort est en effet un des sujets très controversés aux les États-Unis, où une légère majorité de la population est favorable à la peine de mort. La peine de mort aux États-Unis est appliquée au niveau fédéral et, dans trente des cinquante États fédérés que compte le pays.

Elle est également appliquée par la justice militaire. Aujourd'hui, les États-Unis font partie du cercle restreint des démocraties libérales qui appliquent la peine de mort. Les abolitionnistes américains, organisés en associations, militent pour la suppression de la peine de mort aux États-Unis.

Britney Delsey pour DayNewsWorld

VERS UNE INTERDICTION DES « BUMP STOCKS » APRES LA TUERIE AU LYCEE DE PARKLAND EN FLORIDE

 

Après la tuerie dans une école de Floride, le président américain s'est vu accusé de faiblesse vis-à vis de la National Rifle Association (NRA), puissant lobby des armes à feu aux États-Unis, par les étudiants en colère. Six Américains sur dix pensent que la Maison Blanche et le Congrès manquent d'efficacité pour prévenir les fusillades de grande ampleur, selon un sondage publié par le Washington Post et ABC.

Entendant leur demande Donald Trump a plaidé mardi pour l'interdiction du «bump stock».

«J'ai signé une directive demandant au ministère de la Justice de proposer des réglementations afin d'interdire tous les mécanismes qui transforment des armes légales en fusils automatiques», a indiqué le président des États-Unis.

Un éventuel âge minimum pour l'achat d'armes semi-automatiques pourrait même être envisagé.

Le bump stocks est un petit dispositif tout à fait légal qui permet de transformer une arme semi-automatique en arme automatique. Une façon de contourner l’interdiction des armes automatiques aux Etats-Unis. Le mécanisme en plastique ou en métal s’installe derrière une arme semi- automatique et permet de tirer jusqu'à 9 coups par seconde avec une arme normalement conçue pour tirer au coup par coup. L'arme munie d'un bump stocks devient aussi dévastatrice qu’une arme entièrement automatique.

Le tireur de Las Vegas, Stephen Paddock, en possédait lors de la fusillade qui a fait au moins 58 morts et plus de 500 blessés en octobre dernier et déjà il avait été question d'interdire ce dispositif.

La National Rifle Association (NRA) avait elle-même estimé que ces mécanismes devaient être soumis à davantage de contrôle...

Mais cinq mois plus tard, un énième carnage a eu lieu à Parland avec l'utilisation du même dispositif tant décrié mais toujours pas interdit à ce jour.

Le locataire de la Maison Blanche reçoit mercredi une délégation d'enseignants et d'étudiants pour permettre des «des avancées concrètes pour rendre les écoles plus sûres». Il s'est également dit prêt à ouvrir une discussion sur un âge minimum pour la détention d'armes.

Les lycéens de Parkland ont annoncé une « Marche pour nos vie » prévue pour le mois de mars à Washington et dans d'autres villes du pays par des lycéens pour un encadrement plus strict sur les armes à feu.

Se sont déjà ralliés à leur cause l'acteur George Clooney et son épouse Amal annonçant un don 500.000 dollars, l'animatrice Oprah Winfrey, le réalisateur Steven Spielberg et son épouse, l'actrice Kate Capshaw, le producteur Jeffrey Katzenberg et son épouse Marilyn.

Joanne Courbet pour DayNewsWorld

CLIMAT DE GUERRE FROIDE AVEC L'INGERENCE RUSSE DANS LES ELECTIONS AMERICAINES

 

Treize ressortissants russes et trois sociétés ont été inculpés aux Etats-Unis par le procureur spécial chargé de ce dossier, Robert Mueller pour accusation de complot en vue de tromper les États-Unis.

Trois d'entre eux sont accusés également de fraude bancaire et cinq autres de vol aggravé d'identité, selon un communiqué du procureur Mueller. Evguéni Prigojine, un proche du président russe Vladimir Poutine, fait partie des accusés.

Robert Mueller cherche à établir s'il y a eu immixtion de la Russie dans l’élection présidentielle pour aider Donald Trump à battre Hillary Clinton, s’il y a eu collusion de l’équipe de campagne de Donald Trump avec la Russie.

Et Donald Trump aurait-il eu la volonté de faire obstacle aux investigations ?

Les principaux services de renseignement, la CIA, la NSA, et le FBI ont déjà dénoncé l'ingérence russe dans la présidentielle de 2016, via des campagnes sur les réseaux sociaux et le piratage d'informations provenant du camp démocrate américaine. La Russie balaie les accusations d'ingérence dans la politique américaine.

Mais l'acte d'accusation porté contre les treize ressortissants de la Russie ne fait cependant pas mention de connivence entre l'équipe de campagne de Donald Trump et le gouvernement.

D'ailleurs le président américain, quant à lui, a toujours formellement démenti toute forme de collusion allant jusqu'à accuser le FBI de mener une « chasse aux sorcières » contre son administration.

Côté russe on s'insurge également contre une telle accusation. « Notre gouvernement ne s'est jamais mêlé de la vie politique américaine », a martelé samedi à l'occasion de la conférence de Munich sur la sécurité, l'ancien ambassadeur russe à Washington de 2008 à 2017, Sergueï Kisliak. « Je n'ai jamais rien fait de la sorte, mon ambassade non plus ».

« Toutes ces accusations sont de simples fantasmes, utilisés à des fins politiques aux États-Unis dans le cadre de la bagarre entre les différents camps politiques », a-t-il insisté.

Sergueï Lavrov a également insisté sur le fait que les déclarations américaines à ce sujet étaient contradictoires. Des responsables américains ont en effet affirmé que la victoire du candidat républicain Donald Trump n'était pas le résultat d'une ingérence russe.

Au conseiller à la sécurité nationale du président américain H.R. McMaster de répliquerà Munich que les « preuves étaient vraiment irréfutables » contre Moscou en la matière.

A suivre.....

Andrew Preston pour DayNewsWorld

LE PROFIL DU TUEUR DE FLORIDE

 

L' interrogation était sur toutes les bouches :comment un jeune homme fasciné par les armes, perturbé mentalement et parfois décrit comme lié à un groupuscule d'extrême droite, a-t-il pu échapper à la vigilance de la police ?

Depuis la Maison Blanche au drapeau mis en berne en hommage aux 17 victimes le président Donald Trump a promis de s'attaquer aux maladies mentales mais n'a aucunement esquissé la moindre illusion au débat récurrent sur la possession des armes à feu dans le pays.

Nikolas Cruz, le tireur âgé de 19 ans, a tué de sang froid en quelques secondes 17 jeunes personnes, dont 14 étaient âgées de 14 à 18 ans, et fait une quinzaine de blessés au lycéé Marjory Stoneman Douglas, dans la ville de Parkland. 17 rafales de son fusil d'assaut , acheté légalement en février 2007, ont suffi à semer le chaos et la mort dans cet établissement de Floride.

Après une nuit d'interrogatoire par la police du comté de Broward, une magistrate a prononcé les charges pesant à son encontre soit 17 meurtres avec préméditation.

L'ancien élève a reconnu être l'auteur de l'attaque, qu'il a menée avec un fusil d'assaut et des chargeurs de munitions qu'il transportait dans un sac à dos. Il a avoué avoir ouvert le feu sur les élèves dans un bâtiment du lycée.

Une question taraude cependant les Américain :

pourquoi le FBI n 'a-il pas agi alors qu'il avait été alerté en septembre par un abonné de la plateforme YouTube à propos d'un commentaire laissé par un utilisateur s'identifiant comme Nikolas Cruz: "Je vais devenir tireur professionnel dans les écoles". ?

Pourquoi ce jeune homme, à l'enfance marquée par l'absence de ses parents biologiques puis le décès de ses parents adoptifs, a-t-il pu passé à l'acte ?

Ce drame relance cet éternel débat sur les armes à feu sans pourtant laissé d'espoir quant à une réforme législative dans un Congrès à majorité républicaine. L'ancien président démocrate Barack Obama qui s'était heurté au refus de légiférer sur les armes à feu, a confié jeudi ne pas croire cependant à la fatalité de ces drames.

"Nous ne sommes pas impuissants", a écrit M. Obama en appelant à une législation "de bon sens".

Andrew Preston pour DayNewsWorld

INNOCENCE DE DONALD TRUMP PAR UNE NOTE CONFIDENTIELLE DANS LA COLLUSION DES

INTERETS RUSSES ET AMERICAINS

Une note confidentielle a été déclassifiée par le président contre l'avis de la police fédérale, laquelle décrit un abus de pouvoir présumé du FBI lors de la mise sur écoute d'un ancien membre de l'équipe de campagne du républicain.

Donald Trump se dit innocenté dans cette affaire de l’enquête russe, une "chasse aux sorcières" selon lui.

"La note innocente totalement 'Trump' dans l'enquête.

Mais la chasse aux sorcières russe continue indéfiniment", a tweeté le locataire de la Maison Blanche en parlant de lui à la troisième personne.

La poursuite de l 'enquête « est une honte pour l'Amérique ».

"Après un an à chercher continuellement, pour ne rien trouver, (l'accusation de) collusion est morte", a-t-il martelé, ne cessant de mettre en cause l'intégrité des plus hauts échelons du ministère de la Justice et du FBI.

Voici ce que cette note contient.

La note confidentielle de trois pages et demie rédigée par des républicains du Congrès et déclassifiée par Donald Trump affirme

«soulever des inquiétudes quant à la légitimité et la légalité de certaines actions» initiées par le FBI et le ministère américain de la Justice.

Ces deux institutions auraient donc commis des abus afin d'obtenir le mandat d'un juge pour espionner les conversations d'un ancien conseiller diplomatique de l'équipe de campagne de Donald Trump, Carter Page.

Adoptée il y a 40 ans, la loi FISA (Foreign Intelligence Surveillance Act) impose en effet aux enquêteurs du ministère de la Justice de présenter à un magistrat fédéral des éléments probants - -laissant soupçonner par exemple qu'un individu travaille clandestinement pour une puissance étrangère-- afin d'avoir le droit de placer cette personne sur écoute.

Or pour l'obtention de ce mandat judiciaire, le ministère et le FBI se serait appuyé sur des informations collectées par Christopher Steele, un ancien espion britannique.

Ce dernier aurait travaillé dans le cadre d'une mission financée par le parti démocrate et l'équipe de campagne de Hillary Clinton !!!

L'utilisation devant un juge d' informations provenant d'une personne ayant des préjugés ou des intentions cachées comme M. Steele n'est pas rare: au magistrat d'estimer ensuite le poids à donner à ces informations.

L'opposition démocrate furieuse brandit le spectre d'une crise des institutions ...

Joanne Courbet pour DayNewsWorld

DONALD TRUMP OU UN DISCOURS RASSEMBLEUR

SUR FOND DE DIVISION DU CONGRES

«J'en appelle à tous, mettons nos différences de côté, recherchons un terrain d'entente et faisons émerger l'unité dont nous avons besoin pour servir le peuple qui nous a élus», a déclaré le locataire de la Maison Blanche.

Donald Trump a prononcé mardi 30 janvier au soir son premier discours sur « l'état de l'Union ». Face au Congrès, le président des Etats-Unis a lancé un appel au rassemblement après une première année au pouvoir riche en rebondissements.

Il a «tendu la main» aux démocrates pour mener à bien ses projets majeurs en 2018. «J'en appelle à tous, mettons nos différences de côté, recherchons un terrain d'entente et faisons émerger l'unité dont nous avons besoin pour servir le peuple qui nous a élus» .

«Ceci est notre nouveau moment américain. Il n'y a jamais eu de temps meilleur pour commencer à vivre le rêve américain.

Ce soir je veux parler du futur que nous aurons, de la nation que nous allons être. Nous tous, ensemble, comme une équipe, un peuple et une famille américaine.» a-t-il ajouté.

Comme on pouvait s'y attendre, le Président est revenu dans un discours de près une heure et demie sur les progrès et les succès de sa première année au pouvoir en vantant les mérites de sa réforme fiscale, l'économie florissante du pays, la baisse du chômage. Il a également réaffirmé son attachement à la liberté religieuse et au port des armes et à l'armée en renforçant l'arsenal nucléaire américain.

Des propositions ont été effectuées pour être rassembleur:

1° Baisser le prix des médicaments

2° Donner «Une deuxième chance aux détenus»

3° Investir dans la formation professionnelle.

4°  Améliorer les infrastructures publiques «sûres, rapides, fiables et modernes» , avec une évaluation d' «au moins 1.500 milliards de dollars». Pour ce faire, il a besoin de 60 voix au Sénat,alors que  sa majorité n'en a que 51. «Notre économie en a besoin et notre population le mérite», a-t-il plaidé

5°Légaliser 1,8 million d'illégaux arrivés mineurs dans le pays tout en demandant « d'avancer vers un système d'immigration au mérite».

Dans ce discours retransmis en direct sur les chaînes télévisuelles et donc très médiatique Donald Trump a invité, pour faire passer son message, les parents de deux adolescentes battues à mort par des membres du gang MS-13 en 2016 mais également des militaires et des pompiers venus en aide aux victimes des ouragans.

Ce discours a été applaudi à tout rompre plus d'une centaine de fois par les Républicains.

De leur côté les démocrates se sont gardés de tout enthousiasme et n'ont pas applaudi restant froidement assis allant jusqu'à huer Donld Trump à plusieurs reprises. Certains démocrates par ailleurs ont boycotté le discours tandis que de nombreuses députées s'étaient vêtues de noir par solidarité avec le mouvement #MeToo contre le harcèlement sexuel et pour l'égalité des sexes.

Ils ont invité, quant à eux, des « dreamers » et leurs familles, une soldate transgenre, des réfugiés de l’île de Porto Rico, dévastée par les ouragans et des personnalités d’origine haïtienne, dont le pays aurait été qualifié « de pays de merde » par le Président.

Porté par cette «juste mission» Donald Trump n'a pas hésité à reprendre le terme attribué aux jeunes immigrés illégaux : «Les Américains sont des rêveurs eux aussi», a lancé Donald Trump.

Il a proposé aux démocrates de l'aider à «protéger nos concitoyens quel que soit leur milieu, couleur ou croyance.»

«Nous voulons que chaque Américain connaisse la dignité d'un jour de dur labeur ; nous voulons que chaque enfant soit en sécurité chez lui la nuit ; et nous voulons que chaque citoyen soit fier de ce pays que nous aimons.» , a-t-il déclaré d' un ton incantatoire.

Un changement de cap, cet appel à l'unité ? Seul l'avenir nous le dira...

Joanne Courbet pour DayNewsWorld

QU'ATTENDRE DU PREMIER DISCOURS

DE DONALD TRUMP SUR L'ETAT DE L'UNION

Ce discours sur l’état de l’Union est inscrit dans la Constitution des Etats-Unis. L’article II, section 3, clause 1 prévoit que :

« Le président informera le Congrès, de temps à autre, de l’état de l’Union, et recommandera à son attention telles mesures qu’il estimera nécessaires et expédientes. ».

Il s’inscrira dans une tradition remontant au 8 janvier 1790, lorsque George Washington prononça le premier discours sur l’état de l’Union. Le discours est prononcé devant les membres actuels et passés de la Chambre des représentants et du Sénat, le cabinet du président, le juge en chef des Etats-Unis et les juges de la Cour suprême, ainsi que le corps diplomatique.

Chaque membre du Congrès a le droit d’inviter une personne de son choix.

Sous la menace de l’enquête sur l’ingérence russe, le président va mettre en avant les succès de son année au pouvoir dans un discours certainement très conventionnel au nombre de deux : le vote de sa réforme fiscale, les bons chiffres de croissance .

Le New York Times rappelle que le discours de l’état de l’Union consiste aussi à présenter une liste de succès, établie en collaboration avec les responsables des différentes agences gouvernementales. Aussi devrait-il donner ses intentions concernant la renégociation des accords commerciaux internationaux et expliquer son plan à 1 000 milliards de dollars concernant la réfection des infrastructures américaines. Le président américain a demandé un durcissement des règles en matière de commerce extérieur. La semaine dernière, il a signé un décret instaurant des droits de douane de 30% sur les panneaux solaires importés aux Etats-Unis, dans le cadre des premières restrictions commerciales unilatérales décidées par son administration.

Donald Trump devrait également aborder la question de l’immigration et les questions de sécurité à un moment où républicains et démocrates cherchent toujours un consensus autour d’une de ses promesses de campagne : la question des migrants.

D'ailleurs le locataire de la Maison Blanche a invité Elizabeth Alvarado, Robert Mickens, Evelyn Rodriguez et Freddy Cuevas, les parents de Nisa Mickens et Kayla Cuevas, battues à mort par des membres du gang MS-13, en septembre 2016.

Puis viendra la traditionnelle réponse au discours sur l'état de l'Union de Donald Trump devant le Congrès.

Et c'est Joe Kennedy, étoile montante du Parti démocrate, qui incarne ce mardi l'opposition à Donald Trump . Petit-fils de l'ancien sénateur Robert et petit-neveu de l'ex-président JFK, le représentant du Massachusetts, 37 ans, répondra mardi au nom de son parti au premier discours sur l'état de l'Union de Donald Trump.

Joseph Kennedy a choisi d'inviter la sergente-cheffe Patricia King, servant dans l’US Army depuis dix-neuf ans, elle faisait partie des militaires transgenres menacé.e.s par la volonté du président Trump de leur interdire l’accès à l’armée.

Il entend mettre l'accent sur l'injustice de sa politique envers les Américains qui travaillent dur, fait savoir Nancy Pelosi, chef de file de l'opposition à la Chambre des représentants. «Du système de santé à la justice économique en passant par les droits civiques, le projet démocrate contraste fortement avec les promesses non tenues de Donald Trump aux familles américaines», confie encore le petit-neveu de JFK sur Twitter.

A SUIVRE
Kelly Donaldson pour DayNewsWorld

FIN DU SHUTDOWN ET UNE PILULE AMERE

POUR LES DEMOCRATES .

 

Les sénateurs ont finalement voté une nouvelle rallonge budgétaire, lundi, mais sans réelle contrepartie concernant l’immigration. Car le lieu du problème se situe bien là.

Minoritaires au Sénat mais disposant de suffisamment de voix pour faire valoir leurs exigences, les démocrates insistaient pour que tout texte prolongeant le financement des dépenses à court terme de l’administration fédérale inclue une protection pour les jeunes migrants clandestins bénéficiant pour quelques semaines encore d’un programme mis en place par Barack Obama connu sous le nom des « dreamer »

Les démocrates avaient engagé, vendredi 19 janvier, une épreuve de force avec l’administration de Donald Trump sur l’immigration.

Mais en se résignant, lundi, à voter majoritairement en faveur d’une rallonge budgétaire pour l’Etat fédéral, ils ont en effet mis fin à son blocage (« shutdown ») .

Qu'ont-il obtenu  en contrepartie? Une simple promesse du chef de la majorité républicaine, Mitch McConnell (Kentucky), d’examiner prochainement un dispositif de protection des sans-papiers arrivés enfants sur le sol américain, les « dreamers ».

Le chef de file des démocrates au Sénat Chuck Schumer a justifié sa décision d'aller au compromis par la nécessité d'avancer de manière constructive sur l'immigration. ..

Ajoutant que "Les républicains n'ont jamais pu avoir une idée claire de ce que leur président voulait"

Le président a supprimé, en septembre 2017, ce dispositif légué par son prédécesseur, Barack Obama. Près de 800 000 de ces sans-papiers seront menacés d’expulsion à partir du début du mois de mars si le Congrès avoue son impuissance.

Les sénateurs dont les noms reviennent avec le plus d’insistance comme candidats potentiels à la primaire pour la présidentielle de 2020, Bernie Sanders (Vermont), Elizabeth Warren (Massachusetts), Cory Booker (New Jersey) ou Kamala Harris (Californie) ont tous voté contre le texte, manifestement soucieux de ne pas heurter l’aile la plus à gauche du parti qui appelait de ses vœux une une résistance plus déterminée.

La rallonge votée par le Congrès lundi ne court que jusqu’au 8 février.

Conséquence directe de cette sortie de crise:

Les services fédéraux vont à nouveau fonctionner à plein régime mardi et ce jusqu’au 8 février.

Donald Trump participera bien en fin de semaine au Forum économique de Davos, en Suisse. Un an presque jour pour jour après son arrivé au pouvoir, il aura l'occasion d'y livrer vendredi sa vision de "L'Amérique d'abord" devant un parterre de chefs d'Etat, dirigeants d'entreprises et stars d'horizons divers.

Nouvelle échéance au 8 février !

Joanne Courbet pour DayNewsWorld

LE SHUTDOWN EN CADEAU DU

PREMIER ANNIVERSAIRE D'INVESTITURE

 

«C'est le premier anniversaire de ma présidence et les démocrates voulaient me faire un joli cadeau», a ironisé M. Trump dans une série de tweets matinaux.

Un nouveau vote est programmé pour lundi au Sénat américain afin de tenter de trouver un accord entre républicains et démocrates sur le budget du gouvernement et de sortir du «shutdown», la fermeture partielle des services fédéraux.

En fin de journée, le chef de la majorité républicaine au Sénat, Mitch McConnell, a annoncé qu'il convoquait un nouveau vote, après celui de vendredi soir dont l'échec avait entraîné le «shutdown».

Le shutdown [fermeture] est une mesure prévue par la Constitution américaine quand le Congrès n'arrive pas à s'entendre sur le vote du budget du pays. Soit exactement ce qu'il s'est passé dans la soirée du vendredi 19 janvier.

Les sénateurs républicains [majoritaires] et démocrates n'ont pas trouvé un point d'accord. Ils ont rejeté, à dix voix près, la proposition de loi budgétaire sur le financement de l'État fédéral jusqu'en février. Le shutdown a été officialisé à minuit.

Si les sénateurs républicains sont majoritaires au Sénat, avec 51 sièges, ils avaient tout de même besoin de 60 voix (sur 100) pour faire passer la loi budgétaire. Il fallait donc que leur camp vote à 100% pour, mais aussi convaincre quelques sénateurs démocrates. Au final, ils n'ont obtenu que 50 voix.

Mais c'est sans compter également avec le mécontentements dans la rue .

A Washington, New York ou Chicago, des centaines de milliers de manifestants célébraient, eux, l'anniversaire de la «Marche des femmes», immense rassemblement qui avait défié Donald Trump au lendemain de son investiture. Comme en 2017, le bonnet rose à oreille de chats était le signe de ralliement de ces foules venues dénoncer le harcèlement sexuel, l’inégalité hommes-femmes et marquer leur opposition au président républicain.

Derrière les postures indignées des élus, les tractations sur le budget ont quand même repris samedi dès l’aube, tant cette paralysie ubuesque donne une détestable image politique de Washington.

Le président américain a multiplié samedi les échanges téléphoniques avec les ténors du Congrès mais aucun signe de progrès tangible n'était perceptible en milieu d'après-midi.

Mais quel est le point de discorde central:

Donald Trump accuse l'opposition de négliger les intérêts fondamentaux du pays. «Les démocrates sont bien plus préoccupés par Les démocrates veulent la régularisation de 690.000 «Dreamers», arrivés clandestinement aux Etats-Unis quand ils étaient enfants et expulsables depuis l’abrogation par M. Trump du programme Daca, datant de l’administration Obama, qui leur offrait un statut de résident temporaire.

Les administrations fédérales vont être fermées après l’échec, vendredi soir au Sénat, d’un vote sur le financement temporaire de l’Etat.

Il se traduira à partir de lundi par la mise au chômage technique sans salaire de plus de 850 000 employés fédéraux considérés comme « non essentiels » au fonctionnement de l’administration. Les activités de nombreuses agences fédérales, comme les services fiscaux, ceux des parcs nationaux, ou la délivrance de passeports, seront réduites. En revanche, les services de sécurité seront relativement épargnés. Les militaires américains poursuivront leurs opérations mais sans toucher leur solde.

« Losers » de démocrates

Le 45e président des Etats-Unis, qui avait prévu de passer le week-avait prévu de passer le week-end dans son club privé de Mar-a-Lago, en Floride, où il devait célébrer l'anniversaire de son arrivée à la Maison Blanche lors d'une soirée de levée de fonds, a annulé son déplacement.

«Au-delà d’un budget temporaire, le quatrième depuis septembre, la majorité républicaine souhaite adopter un budget 2018 définitif de plusieurs centaines de milliards de dollars qui dope notamment les dépenses militaires, une promesse de campagne de M. Trump.

 

Impossible est à prévoir la durée d'un shutdown, puisqu'elle dépend des tractations entre les deux partis. Une nouvelle réunion du Sénat est prévue samedi en milieu de journée, soit dans la soirée, heure française. La plupart du temps, cette période de paralysie ne dure que trois ou quatre jours. Mais il peut théoriquement se prolonger indéfiniment. La durée record est de 21 jours, le 15 décembre 1996, pendant un mandat de Bill Clinton.

Les membres du Congrès américain ne se sont pas entendus sur le vote du budget. L'administration américaine est donc partiellement paralysée.

Une procédure est loin d'être exceptionnelle au pays de l'Oncle Sam . Elle provoque une paralysie partielle de l'administration.

Le Parti républicain, dont la majorité ne tient qu’à un siège au Sénat, n’a pu en effet obtenir la majorité qualifiée nécessaires (60 voix) pour l’adoption d’une rallonge budgétaire d’un mois déjà votée par la Chambre des représentants. Et ceci, faute d’un accord global sur un projet de budget pour l’année fiscale en cours, repoussé depuis septembre. Seuls quatre démocrates exposés à des réélections difficiles cet automne dans des Etats remportés par Donald Trump en 2016 ont voté en faveur du texte. Mais un nombre identique de républicains, hostiles à une troisième rallonge, s’y est en revanche opposé.

La porte-parole du président Mme Sanders a accusé les démocrates de « prendre en otage » les citoyens américains en raison « d’exigences inconsidérées » concernant des « immigrants illégaux ». Elle a assuré que la Maison Blanche ne rouvrirait les négociations sur ces sans-papiers, également connus sous le nom de « Dreamers », qu’une fois que « les démocrates », qualifiés de « losers », « auront commencé à payer nos forces armées et le personnel de secours ». Le président a lui-même réagi samedi matin à l’aube en accusant l’opposition démocrate de faire passer « les immigrants illégaux » avant l’armée ou la sécurité des frontières.

Les arguments du camp Trump peuvent porter au sein du camp républicain, mais ils visent aussi à occulter certains autres faits . Aucun président n’a été auparavant mis en difficulté de cette manière en contrôlant les deux chambres du Congrès. Il souligne par ailleurs les limites des capacités de négociateur dont se targue souvent Donald Trump.

Joanne Courbet tpour DayNewsWorld

STEVE BANNON BANNI DE BREITBART NEW

Lancien conseiller spécial de la Maison Blanche Steve Bannon se voit acculé depuis qu’il s’est confié à l’auteur de Fire and Fury , livre très polémique sur le président.

Il a quitté la présidence du site ultra-conservateur Breitbart News.

Arrivé en 2012 à la tête du site après le décès du fondateur Andrew Breitbart, Steve Bannon, 64 ans, avait largement participé à la plateforme d'information et d'opinion la plus suivie au sein de la droite dure américaine.

«Steve reste une part importante de notre histoire, et nous lui serons toujours reconnaissants pour sa contribution et ce qu'il nous a aidés à accomplir»,, a déclaré le PDG de Breitbart, Larry Solov, dans un communiqué publié sur le site.

Ce départ intervient six mois après avoir quitté la Maison Blanche.

Les écrits assassins sur le président et sa famille rapportés par Michael Wolff dans son livre Fire and Fury : Inside the Trump White House (Henry Holt ed., non traduit) lui ont fait perdre tout soutien, même celui précieux de la famille Mercer, actionnaire minoritaire de Breitbart News.,

« Lorsqu’il a été viré, il n’a pas seulement perdu son job, il a aussi perdu la tête », avait asséné le président, furieux de l’accusation de « trahison » contre son fils aîné, Donald Trump Jr dans le livre pour avoir rencontré une avocate russe. Robert Mueller, procureur spécial, enquête d'ailleurs sur le sujet.

« Steve le débraillé » n'a plus que ce sobriquet : les plates excuses publiques n'auront pas suffi à pour faire plier la Maison Blanche. "Good guy" a perdu la raison.

Son départ de Breitbart News le prive désormais d’un puissant porte-voix et d’influence.

Joanne Courbet pour DayNewsWorld

LE FEU ET LA FUREUR

UN  BRULOT POUR RIEN SUR DONALD TRUMP?

"Fire and Fury: Inside the Trump White House", disponible en anglais seulement, défraie la chronique et était en tête des ventes aux États-Unis pour sa parution vendredi.

L'ouvrage du chroniqueur Michael Wolff intitulé «Fire and Fury: Inside the Trump White House» (Le Feu et la fureur: À l'intérieur de la Maison-Blanche de Trump) est devenu un best-seller!!!

Donald Trump n'a pas manqué  de consulter les principaux cadres républicains du Congrès à la villégiature présidentielle de Camp David dont Paul Ryan et Mitch McConnell, pour des consultations informelles sur les priorités législatives.

Mais également pour éteindre tel un pyromane le feu qu'a attisé le livre polémique de Michael Wolff,  Comment bien éteindre ce brûlot de Michael Wolff, Fire and Fury: Inside the Trump White House (Henry Holt ed., non traduit), récit dévastateur pour son administration et lui-même ?

Loin de se mettre lui-même en scène entouré de ses proches collaborateurs pour donner une ambiance studieuse et réfléchie, ce sont trois animateurs de la matinale de Fox News, rempart du président, qui commencent une attaque en forme de la couverture jugée complaisante du livre. « Maintenant, tout le monde est psychologue, capable de diagnostiquer l’état mental du président », s’indigne un des journalistes Pete Hegseth.

Donald Trump de son côté donne libre cours à sa colère furibonde dans une salve ininterrompue et enflammée sur Twitter.

Le président américain dont les aptitudes mentales ont été remises en question dans ce livre a en effet vanté ses facultés intellectuelles samedi dans une salve de tweets.

« Tout au long de ma vie, mes deux atouts ont été ma stabilité mentale et le fait d’être, genre, très intelligent », écrit-il, comme pour répondre à Pete Hegseth.

« Je suis passé d’homme d’affaires TRÈS prospère à grande star de la télé et à président des Etats-Unis (à mon premier essai). Je pense qu’on peut me qualifier non seulement de malin, mais de génie… et un génie très stable en plus ! », ajoute-t-il.

Carrière qui n'est pas donnée à tout le monde, il faut bien le concevoir !

«Michael Wolff est un parfait raté qui a inventé des histoires afin de vendre ce livre vraiment ennuyeux et mensonger», a écrit vendredi soir Trump sur Twitter. «Il a utilisé l'odieux Steve Bannon, qui s'est mis à pleurer quand il a été viré et à supplier qu'on lui rende son travail. L'odieux Steve a maintenant été abandonné comme un chien par tout le monde ou presque» .Les tweets enflammés du Président ne sont-ils pas du niveau du caniveau … tout comme le bestseller d'ailleurs.

Un tissu de mensonges ?,

«Je pense que l'un des aspects intéressants du livre à ce stade est qu'il a clairement un effet ‘le roi est nu'», assure l'auteur Michael Wolff -il dans un entretien diffusé samedi par la BBC. «Trump ne peut pas faire son travail», martèle-t-il.

Au chef de la diplomatie américaine, Rex Tillerson, de monter au créneau pour défendre l'aptitude mentale de Donald Trump. «Je n'ai jamais remis en cause son aptitude mentale, je n'ai aucune raison de douter de son aptitude mentale», a dit Rex Tillerson lors d'une interview sur CNN. «Il n'est pas comme les présidents d'avant», a justifié le secrétaire d'Etat.

Une lapalissade.

«Ils disent qu’il est comme un enfant. Ce qu’ils veulent dire, c’est qu’il a besoin d’être immédiatement satisfait. Tout tourne autour de lui», a ainsi affirmé Michael Wolff vendredi dans une interview sur NBC. Il est comme une boule de flipper, il part dans tous les sens», a-t-il ajouté

Un portait au vitriol de l’ancien magnat de l’immobilier qui pose question.

Quelques élus du Congrès américain, des démocrates,aurait consulté en décembre une professeur de psychiatrie de l’université de Yale pour analyser la santé mentale de Donald Trump...

«Les élus disaient qu’ils étaient inquiets du danger posé par le président, le danger posé par son instabilité mentale pour le pays», a expliqué sur CNN la professeure Bandy Lee, éditrice d’un recueil d’essais de psychiatres analysant l’état psychologique de Donald Trump.

Le président de la commission des Affaires étrangères du Sénat, le républicain Bob Corker, avait quant à lui comparé en octobre la Maison Blanche à une «halte-garderie pour adultes». «Je sais de source sûre que chaque jour, à la Maison Blanche, le but est de le contenir», avait-il déclaré à propos du Président .

Mais à qui profite le crime ? Michael Wolff n'a rien d'un enfant de chœur comme rappelé ailleurs...

Les secousses provoquées par la sortie du livre vont se poursuivre dans une bataille de propos les plus malsains les uns que les autre masquant les réels enjeux géopolitique dans un monde incertain.

Qu'à cela ne tienne du pain et des jeux pour le peuple américain !

Et des dollars pour le chroniqueur!
Joanne Courbet pour DayNewsWorld

UN LIVRE CHOC OU UN TABLOID

DE PLUS

SUR DONALD TRUMP ?

Un livre "plein de mensonges". "J'ai autorisé Zéro accès à la Maison-Blanche à l'auteur de ce livre dingue ! Je ne lui ai jamais parlé pour un livre. Plein de mensonges, déformations et sources qui n'existent pas", a tweeté le président faisant référence au livre explosif de Michael Wolff (Fire and Fury : Inside the Trump White House)

Rien ne va plus décidément entre Steve Bannon et la famille Trump.

En effet l'ancien conseiller du président vient de faire des révélations fracassantes qui pourraient nuire à la Présidence

C'est pourquoi les avocats de Donald Trump ont demandé jeudi la non-publication de Fire and Fury : Inside the Trump White House, de Michael Wolff, au lendemain de la publication de ses bonnes feuilles dans le New York Times. Un livre polémique du journaliste Michael Wolff (Le feu et la fureur) fourmillant d'anecdotes sur le président américain et son entourage

La porte-parole de la présidence, Sarah Sanders, a fustigé un livre "rempli de compte-rendus faux ou fallacieux de la part d'individus sans accès ou influence à la Maison Blanche".

Un avocat de M. Trump aurait adressé, mercredi de la semaine dernière, une mise en demeure écrite à Steve Bannon, l’accusant d’avoir rompu un accord de confidentialité et d’avoir tenu des « propos diffamatoires à l’encontre de M. Trump et de membres de sa famille ». Dans cette lettre de cinq pages, l’avocat rappelle d'une part que M. Bannon a divulgué des informations confidentielles à Michael Wolff, l’auteur du livre, et d'autre part lui demande de mettre un terme à ses agissements.

Toujours aussi provocateur, ce dernier a de son côté assuré qu’il soutenait toujours l’ancien magnat de l’immobilier. « Le président des Etats-Unis est un grand homme », a-t-il affirmé mercredi soir.

Qui est Michael Wolff ?

L'homme est un journaliste pour plusieurs gros titres (USA Today, Vanity Fair, Hollywood Reporter) et aurait passé une année complète dans les coulisses de la Maison Blanche, menant près de 200 entretiens. Le journaliste se serait installé sous les ors de la Maison Blanche sur l’un des canapés de la West Wing dans le chaos de ce début de mandatpersonne n’étant capable de lui autoriser ou de lui interdire les accès !!!

Aux premières loges donc pour observer les débuts de la présidence Trump, selon ce dernier??

Michael Wolff écrit lui-même dans son livre : « De nombreux événements qui se produisent au sein de la Maison Blanche de Donald Trump entrent en contradiction les uns avec les autres ; beaucoup, dans un style typiquement trumpiste, sont évidemment faux. Ces contradictions, ce rapport fluctuant avec la vérité, si ce n’est avec la réalité elle-même, sont des éléments constitutifs de ce livre. »

A la lecture des extraits de ce livre ,  fruit de plusieurs entretiens, dont un seul avec Steve Bannon, ex-conseiller de M. Trump, qu'apprenons nous ?

Beaucoup de banalités mais pas toujours...

Le secret de la couleur des cheveux de Trump ? Elle serait due à son impatience, il ne laisse pas agir la teinture suffisamment longtemps.

Ivanka Trump ? Elle se verrait déjà prendre la suite de son père pour devenir la première femme à diriger les Etats-Unis.

Peur de l'empoisonnement ? Le président qui regarde beaucoup la télévision, notamment le soir à 18h30 au dîner, demande un cheeseburger qu’on va chercher dans un restaurant McDonald' au hasard.

Si les coulisses de la Maison-Blanche fourmillent de détails croustillant dignes d'un tabloid, d'autres faits racontés paraissent moins bénins feraient trembler l’administration Trump et trépigner ses adversaires.

Comme le fait que Donald Trump était persuadé de perdre l’élection américaine.

"Quand il a compris qu'il allait être élu, Donald Trump a fait la tête de quelqu'un qui vient de voir un fantôme."

Une phrase, lâchée par le fils aîné du président des Etats-Unis et rapportée dans le livre à paraître de l'éditorialiste américain Michael Wolff ...

Mais plus délicat dans cet ouvrage

Steve Bannon accuserait également le fils du président, Donald Trump Jr., d’avoir commis une « trahison » en rencontrant une avocate russe qui offrait des informations compromettantes sur Hillary Clinton avant l’élection présidentielle américaine, en 2016. « Les trois personnes les plus importantes de la campagne ont pensé que c’était une bonne idée de rencontrer un gouvernement étranger dans la Trump Tower, dans la salle de conférence du 25e étage, sans avocats. Ils n’avaient pas d’avocats », a-t-il déclaré à M. Wolff

Face à ces critiques, M. Trump a répondu, mercredi, dans un cinglant communiqué : « Steve Bannon n’a rien à voir avec moi ou ma présidence. Quand il a été limogé, il n’a pas seulement perdu son travail, il a aussi perdu la raison. (…) Steve ne représente pas ma base [électorale], il ne cherche que son propre intérêt. » Un règlement de compte pour le moins violent qui marque une rupture avec celui qui fut l'un des stratèges de sa spectaculaire victoire

"Steve n'a eu qu'un rôle très limité dans notre victoire historique", ajoute-t-il, accusant son ancien proche conseiller d'avoir passé son temps à la Maison Blanche "à faire fuiter de fausses informations aux médias pour se rendre plus important qu'il n'était".

L'entourage de M. Trump est malgré tout au centre d'une enquête menée par le procureur spécial Robert Mueller sur une possible collusion avec la Russie en vue d'influencer l'élection de novembre 2016.

Et quatre membres de la campagne Trump sont poursuivis dans cette affaire, dont Paul Manafort, ex-directeur de la campagne, inculpé le 30 octobre notamment pour blanchiment d'argent. Le général Michael Flynn, conseiller à la sécurité nationale du président républicain avant de démissionner.

Les enquêteurs s'intéresseraient notamment à une rencontre entre le fils aîné de M. Trump, Donald Jr., accompagné de Jared Kushner, gendre et proche conseiller de M. Trump, ainsi que Paul Manafort, et Natalia Veselnitskaya, le 9 juin 2016. Selon le clan Trump, cette rencontre n'a duré que "quelques minutes" et l'avocate présumée liée au Kremlin n'a donné "aucune information de valeur" pour incriminer la candidate démocrate.

Mais l'équipe du procureur Mueller se concentrerait avant tout sur "le blanchiment d'argent" et "leur chemin vers Trump passe directement par Paul Manafort, Don Jr. et Jared Kushner". L'enquête s'intéresse aussi aux énormes prêts consentis par la banque allemande Deutsche Bank à Jared Kushner, à la tête d'un empire immobilier.

Qui est Stephen Bannon ?

L’histoire "d’amour" entre Donald Trump et Steve Bannon, l’ancien conseiller du président américain, est bel et bien terminée.

Il a eu un seul entretien avec le journaliste Wolff dévoilant que le fils du président aurait commis une "trahison" en rencontrant une avocate russe durant la campagne...

Il représentait le pôle nationaliste et populiste de la campagne du candidat républicain

Il continue de défendre la politique présidentielle depuis qu'il a repris la tête du très droitier site d'informations Breitbart News.

"Trump va peut-être devenir un président normal." selon un spécialiste des Etats-Unis, M Dupaire.

"C’est la rupture politique entre Trump et Bannon. Peut-être que Trump va devenir un président normal, c’est-à-dire républicain.

Il a déjà entamé un rapprochement avec les républicains du Congrès et commence à se couper de cette aile "dure" et de Breitbart News (le site d’extrême-droite dirigé par Bannon, soutien de Trump durant la campagne électorale, ndlr)", conclut  ce spécialiste

Joanne Courbet pour DayNewsWorld

LES VOEUX DE DONALD TRUMP A L'AMERICAINE

Donald Trump n'a pas failli à ses habitudes dimanche, le dernier jour de cette année 2017 qui l'a vu entrer à la Maison-Blanche saluant l'événement par une nouvelle salve de tweets depuis sa résidence de Mar-a-Lago, en Floride.

Il s'est adressé à ses concitoyens depuis sa plateforme préférée, Twitter en reteewtant un article saluant l'année record enregistrée à Wall Street

« Bonne année ! Nous rendons à l’Amérique sa grandeur, beaucoup plus rapidement que ce que tout le monde pensait » s’est félicité le chef d’Etat.

« Au moment où notre pays devient rapidement plus fort et plus intelligent, je veux souhaiter à tous mes amis, partisans, ennemis, à ceux qui me détestent, et même aux très partisans Fake News Media, une belle nouvelle année », a-t-il écrit.

Se projetant vers les élections législatives de novembre 2018, il en a appelé à l’intelligence des Américains au moment où les Républicains devront défendre leur majorité au Congrès.

« Pourquoi des électeurs intelligents voudraient-ils envoyer des Démocrates au Congrès lors de l’élection de 2018 alors que leurs politiques vont complètement tuer la grande richesse créée depuis l’élection ? »

Il n'est d'ailleurs le seul Président à se focaliser sur les prochaines élections.

Le Président russe fait de même vantant à son tour son bilan.Vladimir Poutine souhaite sa réélection se représentant en effet pour un quatrième mandat à la plus haute fonction de l’Etat. Vladimir Poutine a donc souhaité dimanche à ses compatriotes le «changement pour le meilleur» en 2018 dans ses vœux de bonne année. «Je veux remercier tous ceux qui croient en eux-mêmes et en leur pays, pour leur labeur et son résultat », a-t-il ajouté tout en appelant son homologue américain à une « coopération pragmatique ».

Pessimiste, le secrétaire général de l’ONU a lancé dimanche «un message d'alerte, une alerte rouge» sur les dangers qui menacent le monde en 2018 lors de voeux pour la En 2017,

«les conflits se sont envenimés et de nouveaux dangers sont apparus. Partout dans le monde, les craintes suscitées par les armes nucléaires n'ont jamais été aussi fortes depuis la fin de la guerre froide», souligne Antonio Guterres.

«Les changements climatiques sont plus rapides que nous» et «les inégalités sont toujours plus fortes», s’inquiète-t-il également.

Angela Merkel, pour sa part,lie le destin de l’Allemagne à celui de l’Europe.

La chancelière allemande n'ayant toujours pas réussi à former un gouvernement les législatives de septembre, juge que l'avenir de son pays « lié de façon indissociable à l'avenir de l'Europe », a-t-elle insisté.Elle rappelle que Berlin et Paris veulent travailler ensemble pour préparer au mieux l'Europe aux défis de l'avenir.

Joanne Courbet pour DayNewsWorld

FIN DE LA NEUTRALITE DU NET AUX ETATS-UNIS

Le débat autour de la "neutralité du net", très vif, dure depuis une dizaine d'années aux Etats-Unis.

La neutralité du net signifie que tous les fournisseurs d'accès à internet doivent traiter tous les contenus de manière égalitaire.

Et ce quelle que soit leur origine. Ainsi, la neutralité du net interdit aux fournisseurs d'accès à internet (FAI) de moduler la vitesse de débit ce qui permet d'éviter de faire une discrimination en fonction du contenu qui passe dans leurs tuyaux.

Les données que vous consultez sur différents moteurs de recherche doivent, par exemple, vous arriver à la même vitesse

La circulaire adoptée jeudi 14 décembre par la commission fédérale américaine (FCC) a sonné le glas de la neutralité du net en adoptant la circulaire "Restoring Internet Freedom" ("restaurer la liberté d'internet" en anglais).

Le régulateur américain revient ainsi sur une réglementation passée en 2015 à l'instigation de l'administration Obama, obligeant les fournisseurs d'accès internet (FAI) à traiter de la même manière les contenus passant dans leurs "tuyaux".

Il l'accusait de freiner l'investissement et l'innovation.

Les fournisseurs d'accès combattaient fermement la "neutralité du net", considérant que cette règle tout en les assimilant à des services publics, empêchent surtout les investissements dans de nouveaux services comme les vidéo-conférences, la télé-médecine et les véhicules connectés qui ont besoin du haut débit.

De plus les règles actuelles ont le défaut

Avec cette décision, "nous restaurons la liberté d'internet" et "nous aidons les consommateurs et la concurrence", a assuré jeudi le président de la FCC Ajit Pai, nommé par le président républicain Donald Trump. Selon M. Pai, le principe voté en 2015 a "empêché l'innovation" et "était mauvais pour les clients".

Cette décision "ne va pas tuer la démocratie" ni signifier "la fin d'internet tel que nous le connaissons", a-t-il insisté, faisant allusion aux arguments des tenants de la neutralité.

La FCC "donne les clés d'internet" à "une poignée d'entreprises multimilliardaires", a regretté pour sa part Mignon Clyburn, membre de la FCC qui a voté contre la décision.

Désormais, la FCC les autorise théoriquement à moduler la vitesse de débit internet à leur guise.

Le "père de l'internet" Vinton Cerf, le créateur du World Wide Web, Tim Berners-Lee, et 19 autres "pionniers du net" ont critiqué cette circulaire.

Dans une lettre ouverte à la commission fédérale américaine chargée des télécommunications, la FCC, ils ont exhorté le président de la commission à annuler le vote.

Juste après le vote, le procureur général de New York, Eric Schneiderman, a annoncé son intention d'attaquer, avec d'autres Etats, la décision de la FCC, "coup dur porté aux consommateurs de (l'Etat) et à quiconque est attaché à un internet libre et ouvert".

Selon lui, "la FCC vient d'offrir leur cadeau de Noël en avance aux géants des télécoms".

Le sénateur démocrate Ed Markey espère pour sa part qu'une action des parlementaires puisse annuler cette décision.

Les gros FAI américains avaient d'autant plus d'intérêt à voir la fin de la "neutralité du net" qu'ils sont eux-mêmes créateurs de contenus et de neutralité du net" et donc en concurrence avec des entreprises technologiques comme Netflix, Amazon ou Apple: ComCast possède par exemple NBC Universal (chaînes télé et studios).

AT&T cherche de son côté à racheter le groupe Time Warner (qui possède des studios mais aussi des chaînes comme CNN ou HBO).

Ils pourraient donc se servir de cette nouvelle liberté pour bloquer ou ralentir des contenus qui leur font concurrence.

Les FAI pourraient de plus extraire une rente considérable d'un internet à deux vitesses.

Ils pourraient ainsi imposer des frais supplémentaires aux entreprises en échange d'une meilleure vitesse de débit, et mettre ainsi sur pied un "internet à deux vitesses".

Quant aux gros utilisateurs de données comme Netflix ou d'autres services de vidéo en continu, ils pourraient répercuter ces coûts supplémentaires sur le prix de leurs abonnements.

Les jeunes entreprises technologiques, qui n'ont pas les moyens de Google ou de Facebook, seraient alors désavantagées. La nouvelle directive met de ce fait une barrière à l'innovation et à la concurrence.

Le débat sur la "neutralité du net" concerne indirectement de nombreux autres pays qui fondent leurs législations internet sur le modèle américain.

L'Union européenne a voté des directives en novembre 2015, applicables depuis le 30 mars 2016. Depuis 2015, ce principe est inscrit dans le droit européen, même si des failles persistent.

Mais pour la Quadrature du Net, la législation française n'est pas suffisante. Selon l'organisation, les opérateurs français arrivent tout de même tout de même à privilégier le trafic d'un service de VOD avec lequel ils sont partenaires.

Une pratique "totalement contraire au règlement sur l'Internet ouvert" selon l’association.

Les opérateurs télécoms français sont d'ailleurs déjà sur le qui-vive pour remettre en question la neutralité du net et suivre l'exemple américain. Stéphane Richard, patron d'Orange, qualifiait le principe de la neutralité du net "d’ennemie de l’innovation", et ce, dès avril 2015. ..