LES ELEPHANTS D'ASIE ENTERRENT LEURS PETITS MORTS ET LES PLEURENT

A la mort d'un petit, les éléphants d'Asie l'enterrent et le pleurent en barrissant autour de sa dépouille, montre une étude parue dans le Journal of Threatened Taxa. Les recherches ont été menées dans le nord du Bengale en Inde.

Les chercheurs, de deux universités indiennes, ont identifié cinq sites où des éléphanteaux, âgés entre trois mois et un an et décédés d'une défaillance d'organe, ont été enterrés par leur troupeau. Les adultes transportent le petit par le tronc et les pattes et le couchent sur le dos, dans les canaux d'irrigation de plantations de thé, à quelques centaines de mètres d'établissements humains

Le troupeau ne revient pas sur le lieu de l'enterrement

"Grâce à des observations opportunes, des photographies numériques, des notes de terrain et des rapports d'autopsie, nous suggérons que les dépouilles ont été enterrées à la manière étrange d'un gisant, quelle que soit la raison de la mort du petit", indique l'étude.

Dans un cas, le troupeau a été observé en train de barrir autour du petit enterré. À chaque fois, les éléphants ont quitté les lieux "dans les 40 minutes suivant l'enterrement" et ont évité de revenir au même endroit. Seuls les petits sont enterrés de cette manière, le transport des adultes n'étant pas réalisable. En revanche, on savait déjà que les éléphants visitent les dépouilles de leurs congénères à différents stades de décomposition.

Les auteurs Parveen Kaswan et Akashdeep Roy ont précisé que leurs recherches n’avaient révélé « aucune intervention humaine directe » dans l’enterrement de chacun des cinq éléphanteaux.

Des empreintes claires de 15 à 20 éléphants ont été observées autour des lieux de sépulture et sur la terre sous laquelle les dépouilles étaient ensevelies.

Les éléphants sont connus pour leur comportement social et coopératif, mais l’enterrement de petits n’avait été que « brièvement étudié » parmi les éléphants d’Afrique. Le phénomène était encore inexploré parmi leurs cousins asiatiques, selon l’étude.

On sait que les éléphants sauvages d’Afrique et d’Asie visitent les dépouilles de leurs congénères adultes à différents stades de décomposition, mais cette étude a révélé des comportements différents. Dans les cinq cas, le troupeau « a fui le site dans les 40 minutes suivant l’enterrement » et a ensuite évité de retourner dans la zone, empruntant plutôt des routes de migration parallèles.

Les éléphants d’Asie figurent sur la liste des espèces en voie de disparition dressée par l’Union internationale pour la conservation de la nature. On estime que 26 000 d’entre eux vivent à l’état sauvage, principalement en Inde mais il en demeure aussi quelques-uns en Asie du Sud-Est.

Hors captivité, ils vivent en moyenne de 60 à 70 ans.




Jaimie Potts pour DayNewsWorld

PAYS-BAS EUTHANASIE EN DUO D'UN ANCIEN PREMIER MINISTRE ET DE SA FEMME

L’ancien Premier ministre des Pays-Bas Dries van Agt est décédé lundi 5 février à Nimègue (Pays-Bas) en même temps que son épouse Eugénie van Agt-Krekelberg dans le cadre d’une procédure de suicide assisté, rapporte le quotidien néerlandais De Telegraaf.

Premier ministre entre 1977 et 1982 et premier dirigeant de son parti politique, le Parti populaire catholique (KVP), devenu depuis l’Appel chrétien-démocrate (CDA), Dries van Agt a été ambassadeur de l’Union Européenne au Japon et aux États-Unis dans les années 1980. Avocat de formation, il avait exercé à Eindhoven, avant de devenir professeur de droit à l’université catholique de Nimègue de 1968 à 1971. Il avait quitté son poste d’enseignant pour entrer au gouvernement.

Il avait été victime d’une hémorragie cérébrale en 2019 et était depuis très affaibli.

L’annonce de l’euthanasie « en duo » du couple Agt a été faite par le Rights Forum, centre de recherche sur Israël et les Palestiniens, que l’ancien premier ministre catholique néerlandais avait fondé. Le Rights Forum a précisé que Dries van Agt était parti « main dans la main avec son épouse », à Nimègue. Leurs funérailles ont été organisées dans l’intimité familiale, sans que ne soient communiqués davantage de détails sur leur décès. Le suicide assisté est légal depuis 2002 aux Pays-Bas.

Ils « ne pouvaient pas vivre l’un sans l’autre »

Interrogé par la chaîne de télévision néerlandaise NOS, le directeur du Rights Forum, Gerard Jonkman, a indiqué que Dries et Eugénie van Agt, 93 ans chacun, étaient très malades mais « ne pouvaient pas vivre l’un sans l’autre » après avoir vécu ensemble durant soixante-dix ans.

Le Premier ministre sortant Mark Rutte s’est déclaré attristé par le décès de celui qu’il surnommait son « arrière-arrière-grand-père en exercice ».

 « La mort de Dries van Agt et de son inséparable Eugénie, avec qui il fut uni amoureux jusqu’au bout, est triste. Dries van Agt est resté totalement authentique tout au long de sa vie », a réagi le chef de gouvernement néerlandais.




Kate White pour DayNewsWorld


LA LIBERATION D'UN PIGEON VOYAGEUR SOUPCONNE D'ESPIONNAGE

Mardi, l'Inde a relâché un pigeon qui avait été incarcéré durant huit mois à Mumbai. L'oiseau soupçonné d'espionnage a finalement été blanchi, a-t-on appris vendredi auprès de l'organisation de défense des animaux Peta.

L'oiseau avait été intercepté en mai porteur d'un "message illisible" et placé en détention dans une clinique vétérinaire de Bombay (ouest), avant d'être relâché le 30 janvier 2024 par la police, a précisé cette source. 

Selon le quotidien Times of India, le message était rédigé en chinois, ce qui avait alarmé les enquêteurs. 

"La police avait ouvert une procédure pour espionnage à l'encontre de l'oiseau, mais a clos le dossier au terme de son enquête", affirme le journal.

L'enquête a finalement révélé que l'animal s'était égaré après avoir participé à une course à Taïwan.

Les arrestations de pigeons voyageurs pour espionnage ne sont pas rares en Inde. 

En 2020, la police du Cachemire avait arrêté puis relâché un volatile appartenant à un pêcheur pakistanais, rappelle l'agence de presse APNews. 

En 2016, un autre oiseau avait été incarcéré après avoir été intercepté près de la frontière pakistanaise, porteur d'un message menaçant à l'endroit du Premier ministre Narendra Modi.

L'espionnage a de beaux jours devant lui !




Abby Shelcore pour DayNewsWorld

FRANCE FACE A LA DEGRINGOLADE DES ELEVES  

DANS LE CLASSEMENT PISA 

GABRIEL ATTAL DEGAINE SON PLAN CHOC

L’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) publie ce mardi 5 décembre 2023 les conclusions de son Programme international pour le suivi des acquis des élèves (Pisa), une étude triennale visant à évaluer les performances des jeunes de 15 ans et, ainsi, des différents systèmes éducatifs. Conséquence du Covid, la précédente édition date d’il y a quatre ans.

Le constat de l’OCDE est sans appel : " Dans l’ensemble, les résultats de 2022 sont parmi les plus bas jamais mesurés par l’enquête Pisa dans les trois matières en France." Le rapport porte, à chaque édition, sur les mathématiques, la compréhension de l’écrit et les sciences, avec à chaque fois un focus sur l’une de ces disciplines. Cette année, il s’agit des maths. 

La France conserve sa place dans la moyenne de l’OCDE dans les trois disciplines, aux côtés de pays comme la Hongrie, le Portugal ou la Lituanie. Elle se classe entre la 15e et la 29e place en maths et entre la 11e et la 29e en compréhension de l’écrit et en sciences. Dans le peloton de tête, on retrouve notamment Singapour, le Japon, la Corée, l’Estonie, le Danemark, le Canada et la Nouvelle-Zélande.

La France enregistre même une baisse "historique" de 21 points du niveau en maths de ses élèves de 15 ans depuis 2018 évalués par l'OCDE. contre -15 points en moyenne dans l’OCDE. Il s’agit de la baisse «la plus importante observée depuis la première étude Pisa», il y a plus de vingt ans. 

Et la dégringolade continuent également en compréhension de l’écrit : les résultats diminuent de 19 points en France contre 10 points dans l’OCDE. Depuis 2012, c’est 32 points de moins, contre 16 en moyenne dans l’OCDE, alors que les résultats étaient stables entre 2000 et 2012. En sciences, enfin, la chute est de 6 points en France (2 points dans l’OCDE).

Un plan choc et de l'exigence à l'école

Pour le ministre de l’Education, " il est plus que temps d’arrêter la machine à perdre" sans se complaire dans l'autoflagellation. Gabriel Attal a dévoilé hier son plan choc pour "remettre de l'exigence" à l'école pour enrayer les faiblesses du système éducatif français.

Le locataire de la rue de Grenelle prévoit la création de "plusieurs milliers de postes" sur le quinquennat pour mettre en place des groupes de niveaux au collège

Gabriel Attal a aussi évoqué le conditionnement du passage au lycée à l'obtention du brevet ou encore la réouverture du débat sur le redoublement, devenu "un tabou" selon lui.Gabriel Attal affirme qu'il publiera, au premier trimestre de 2024, un décret permettant à l'équipe pédagogique, et non plus aux familles, d'avoir le dernier mot pour décider du redoublement d'un élève. 

Le ministre de l'Education avait déjà évoqué fin novembre son envie de "revoir le tabou du redoublement". 

"En tranchant ce débat, je veux lutter contre l’échec forcé" d’élèves qui passeraient en classe supérieure malgré de trop grandes lacunes, a-t-il relevé mardi en conférence de presse. Il prévoit aussi que les professeurs puissent prescrire à certains élèves des stages de réussite durant les vacances, qui seraient une condition pour ne pas redoubler.

A compter de la rentrée prochaine, les élèves de 6e et de 5e "seront répartis en trois groupes en fonction de leur niveau en français et en maths", détaille le ministre. "Nous créerons des postes pour qu’il n’y ait qu’une quinzaine d’élèves" dans le groupe de ceux qui présentent le plus de difficultés, a-t-il ajouté. Cette organisation doit s'étendre aux classes de 4e et 3e à la rentrée 2025.

"Dès la rentrée 2024, la France adoptera la méthode de Singapour, qui a fait ses preuves partout dans le monde", a-t-il annoncé. Il souhaite par exemple anticiper l’apprentissage des fractions et des nombres décimaux dès la classe de CE1. Les groupes de niveaux serviront aussi, selon lui, à redresser le niveau en mathématiques.

Au lycée, à compter de l’année scolaire 2025-2026, une nouvelle "épreuve anticipée de culture mathématique et scientifique" sera ajouté au programme du baccalauréat, pour les élèves de première générale et technologique. Elle sera programmée en fin d'année, comme l'est déjà l'épreuve anticipée de français.

En outre, le ministre de l'Education annonce vouloir miser sur l'intelligence artificielle au lycée. "Tous les élèves entrant au lycée seront désormais accompagnés, à la maison, d’un outil d'IA de remédiation ou d’approfondissement en français et en mathématiques", écrit Gabriel Attal dans son message aux enseignants.

Lors de sa conférence de presse, il a confirmé que ce logiciel serait mis gratuitement à disposition de 200 000 élèves de seconde dès les prochains mois, avant d’être généralisé à tous en septembre. "Je souhaite que l’IA puisse être utilisée au service de l’élévation du niveau. Je préfère choisir plutôt que subir", a-t-il justifié face aux journalistes.

S’il est populaire auprès des Français, il lui reste à convaincre ses propres troupes- les 859 000 enseignants - de jouer le jeu des réformes …

Enfin un ministre de l'Education nationale courageux qui revendique l'exigence et le travail comme clé de la réussite des élèves !


Jenny Chase pour DayNewsWorld

FRANCE ORANGE MECANIQUE 

THOMAS 16 ANS TUE A COUP DE COUTEAUX

 PAR UNE BANDE DE JEUNES DE CITE

Une vive indignation parcourt une frange de la classe politique à la suite du décès d'un adolescent de 16 ans à Crépol, un village de la Drôme. Le jeune homme a perdu la vie des suites d'une agression au couteau lors de l'intrusion d'une dizaine de personnes lors d'une soirée organisée par la commune.

Ce tragique événement suscite l'émotion au sein des cercles de la droite et de l'extrême droite. Thomas, un jeune de 16 ans, a été mortellement poignardé dans la nuit de samedi à dimanche lors du "bal de l'hiver" de Crépol, village comptant à peine plus de 500 habitants dans la Drôme.
"Sa famille restera digne et n'incitera pas à l'émeute. Comme d'habitude, certains tairont son meurtre perpétré par des individus venus à Crépol pour attaquer de jeunes Français", déclare le leader de Reconquête, Éric Zemmour, sur X (anciennement Twitter).

Thomas, une "victime de l'ensauvagement"

Un groupe d'au moins une dizaine de personnes s'est infiltré dans la salle des fêtes en pleine soirée. Un agent de sécurité, leur interdisant l'accès, a été blessé par arme blanche. En difficulté, des participants ont quitté la soirée, déclenchant une bagarre générale, précise le procureur de Valence, Laurent de Caigny.

Thomas a succombé à une blessure par arme blanche alors qu'il était en route vers l'hôpital de Lyon.

Le chef des Républicains, Éric Ciotti, interprète la mort de l'adolescent comme une "victime de l'ensauvagement de la France". "Non, Thomas n'était pas simplement au mauvais endroit au mauvais moment !", affirme le député des Alpes-Maritimes.

L'émotion et le chagrin sont palpables à Crépol. Dénonçant "la barbarie et la tragédie" de la nuit, le club de rugby RC Romans-Péage, auquel appartenait le jeune homme, diffuse sur les réseaux sociaux une photo de lui, souriant, vêtu de son maillot.
Une minute de silence en hommage a été observée ce dimanche avant un match organisé par le club. Les amis du jeune garçon le décrivent comme "un joyeux luron", toujours prêt à rassembler les autres et à apaiser les conflits.

"Ce qui s'est passé au bal de Crépol, village de la Drôme, n'est pas une simple 'rixe', comme le prétendent les médias : c'est l'effet d'une sauvagerie qui perturbe des vies et en brise d'autres", écrit de son côté le président du Rassemblement national, Jordan Bardella.

Darmanin réagit "plus vite pour un chat écrasé"

Le constat est partagé par Bruno Retailleau. Le chef des sénateurs LR évoque sur les réseaux sociaux "l'état d'ultra-violence dans lequel s'enfonce une partie de notre jeunesse", attribué en grande partie au sentiment d'impunité.
Pour l'instant, le gouvernement, tout comme la gauche, maintient un silence discret. Gérald Darmanin, habituellement prompt à réagir, n'a pas encore pris la parole, suscitant l'agacement au sein de Reconquête.

La ministre de l'Intérieur "réagit plus rapidement pour un chat écrasé par un TGV que pour Thomas, massacré par les barbares de Romans-sur-Isère à 15 kilomètres de Crépol", déplore Marion Maréchal, candidate aux élections européennes. Elle fait référence au chat écrasé par un train à Paris en janvier dernier, qui avait profondément choqué le locataire de la Place Beauvau.
Selon les premiers éléments recueillis, l'agression du groupe semblait être préméditée et "peut-être liée à un différend avec quelqu'un" présent à la soirée, explique Laurent de Caigny.
Le flou persiste quant aux motivations des agresseurs, "mais un élément recueilli permet d'envisager que cette expédition n'est pas simplement justifiée par la simple intention 'd'aller au bal' à Crépol", précise une source judiciaire.

Une enquête pour "homicide et tentative d'homicide" en "bande organisée" a été ouverte et confiée aux gendarmes. Aucun suspect n'a encore été appréhendé.




Carl Delsey pour DayNewsWorld

TOUS REUNIS A  LA MARCHE 

CONTRE L'ANTISEMITISME A PARIS

Une marche contre l’antisémitisme aura lieu à Paris dimanche 12 novembre 2023, à l'appel des présidents de l'Assemblée nationale et du Sénat, Yaël Braun-Pivet et Gérard Larcher, Le cortège partira à 15 heures de l’esplanade des Invalides, près de l’Assemblée nationale, dans le 7e arrondissement de la capitale. 

Et prendra fin place Edmond Rostand, en face du Sénat, dans le 6e. Le parcours devrait relier l’Assemblée au Sénat, deux symboles républicains. Une grande marche fraternelle rassemblant « tous ceux qui se reconnaissent dans les valeurs de la République et sont déterminés à les défendre » !

Gérard Larcher et Yaël Braun-Pivet ont appelé à une mobilisation générale, alors que les actes antisémites se sont multipliés en France, plus de mille depuis le massacre du 7 octobre 2023 perpétré par les terroristes du Hamas en Israël. 

«Un cri des consciences, affirment Gérard Larcher et Yaël Braun-Pivet, pour déclarer à la face du monde que la République française ne laisse pas, et jamais ne laissera, prospérer l’abjection.» .

Car l'abjection court déjà dans le monde, en Europe et en France en réaction à la recrudescence des tensions entre Israël et ses voisins.

Ce sont des hommes pétris de haine qui au Daghestan se sont rendus dans l'aérogare de Makhatchkala en hurlant « Allah Akbah » à la recherche d'un avion en provenance de Tel Aviv pour chasser le juif. 

C'est aussi au cri de « Allah Akbar » que les manifestants appellent à la paix dans les rues de Paris et répandant la propagande de l'organisation terroriste, que des jeunes dans le métro de Paris s'amusent à crier « on est des nazis et on est fier ». La haine fanatique sème l'horreur .

On assiste à la résurgence d'un antisémitisme décomplexé, en Allemagne, en Grande Bretagne et en France, mais aussi sur les campus américains,

Déjà dans Le Monde en 2012, l'ancien Président du CRIF, Richard Pasquier écrivait : 

« Quand pour la première fois depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale des enfants sont tués parce qu'ils sont juifs avec les crimes perpétrés à Toulouse par Mohamed Merah, quand une grenade est lancée en pleine journée dans une supérette casher à Sarcelles (...), cette violence n'est pas indiscriminée (...). 

C'est au nom de cet antisémitisme qu'Ilan Halimi a été torturé à mort par le Gang des Barbares en 2006. 

La prise de conscience doit être nationale : cette affaire-là nous concerne tous ».

Les événements tragiques du 7 octobre nous le rappellent tristement révélant les fragilités de nos démocraties, l'horreur de la haine et du désespoir, mais ils ont aussi fait resurgir l'hydre la plus obscure de l'Histoire, prévient Brice Socco.

" L'antisémitisme est une grave offense à l'homme en général ", clamait  Vladimir Jankélévitch.

 De la nécessité de combattre toute discrimination.




Garett Skyport pour DayNewsWorld

UNE MACHINE A REMONTER LE TEMPS

LA SAPORAILLE

Qui n'a pas rêvé un instant d'utiliser une machine à remonter le temps ? !

Par le pur des hasards, nous sommes tombés sur une association qui vous permet un instant de revivre dans un passé lointain, celui de la période napoléonienne. 

Cette association s'appelle « la Saporaille », une équipe bien sympathique, qui vous transporte et vous donne envie d'adhérer de suite.

On vous parle d'eux et de leur histoire, de leurs objectifs, pour vous les faire découvrir.

Un peu d'histoire :

Après l'abdication de Napoléon 1er, la chute de l'Empire et la restauration de la royauté avec Louis XVIII, tous les militaires des armées napoléoniennes furent démobilisés et devaient rendre les armes (sabres, fusils), les uniformes ainsi que tous les équipements militaires.

Couverts de gloire dans toute l'Europe, de nombreux soldats fidèles à Napoléon n'ont pas voulu rendre les armes et équipements et les ont cachés.

En juin 1817, après l'échec de l'insurrection bonapartiste de la région lyonnaise, à laquelle des Savignois prirent une part active, et les répressions qui s'ensuivirent, ces uniformes et matériels devinrent encore plus précieux et plus soigneusement cachés au sein des familles.

Le 12 août 1857, Napoléon III décide d'accorder une médaille dite de Sainte Hélène, accompagnée d'une pension à tous les militaires des armées de terre et de mer qui ont combattu sous les drapeaux de la France de 1792 à 1815.

En 1858, à Savigny, la troupe vient rendre les honneurs à ces derniers survivants à l'occasion de la fête patronale de Pentecôte.

Ces vétérans, se voyant reconnus, purent ressortir armes, équipements et habits cachés pour défiler et fêter cet événement.

Création de la Saporaille :

Depuis ce jour, chaque année, à l'occasion de la fête patronale de Pentecôte, des Savignois, assistés des médaillés de Sain Bel, vont perpétuer cette tradition jusqu'aux années 1960 avec un traditionnel défilé, en chantant. La Saporaille était née.

Les activités de la Saporaille :

Depuis quelques années, un petit groupe a renoué avec le passé et fait revivre cette ancienne tradition, cette équipe se compose de 15 sapeurs, 1 hussard à cheval, et 3 serveurs qui défilent au son du tambour, ponctué de chants révolutionnaires et de l'Empire. Le défilé se termine par des tirs de fusil et canon, accompagnés du "petit verre" de l'amitié.

La Saporaille ces dernières années :

Plus que jamais, la Saporaille multiplie ses interventions, aux occasions que lui offre le calendrier pour faire perdurer la tradition, dans une ambiance agréable et festive, et fort sympathique qui vous donne envie d'adhérer.

N'hésitez pas à les contacter, la Saporaille dont voici les coordonnées :

Association La Saporaille

Mairie de Sain-Bel

69210 Sain-Bel (France).


Jenny Chase et Patrick Mourreau pour DayNewsWorld

DES MILLIERS DE FESTIVALIERS PIEGES

 PAR LES PLUIES DANS LE DESERT DU NEVADA

L'édition 2023 du célèbre festival alternatif installé dans le désert du Nevada vire au fiasco : le Burning Man s'est transformé en immense bourbier après des pluies torrentielles ce week-end., piégeant les participants qui ne peuvent plus quitter le site. Un festivalier a trouvé la mort, victime des intempéries. 

La police de l'Etat américain du Nevada (Ouest) enquêtait samedi sur une mort survenue pendant le festival alternatif Burning Man dans le désert que de fortes pluies ont transformé en champ de boue.

Du fait des fortes averses, « la playa », immense esplanade caractéristique de l’événement a été rendue impraticable.Si les pluies se sont stoppées dans la journée, elles devraient être de retour dimanche, dernier jour du festival, alors que les températures dans la nuit de samedi à dimanche devraient descendre autour des 10 degrés, toujours selon le compte des organisateurs.

Selon un responsable de la Maison-Blanche, le président Joe Biden a même été informé dimanche de la situation.

"Les portes et l'aéroport de Black Rock City (le nom du site, NDLR) restent fermés, toute entrée ou sortie est retardée jusqu'à nouvel ordre", répète à intervalles réguliers depuis samedi le compte X (ex-Twitter) du Burning Man.

"Ne voyagez pas dans Black Rock City ! L’accès à la ville est clos pour la durée de l’événement », ont poursuivi les responsables du festival. Ce samedi, le journal local Reno Gazette Journal indiquait que près de 73 000 personnes étaient retenues sur place.Les organisateurs ont par ailleurs invité les participants déjà sur place à « conserver eau, vivres et carburant et trouver un abri chaud et sûr".

Le Burning Man pas burned

Malgré la difficulté à se déplacer, des milliers de participants cherchent à fuir le festival. Certains ont fait le choix de quitter les lieux en marchant à travers huit kilomètres de boue pour rejoindre la route goudronnée la plus proche, d’où plusieurs navettes ont été déployées pour transporter les festivaliers jusqu’à Reno.

Pourtant, le festival n'est pas officiellement terminé. La majorité des animations prévues ont été suspendues, dont la mise à feu du géant de bois installé au centre de « la playa », qui marque la fin du festival et lui donne son nom. Elle a été décalée à ce lundi, à 21 heures.

Lancé en 1986 à San Francisco, Burning Man se veut un événement indéfinissable, entre célébration de la contre-culture et retraite spirituelle. Initialement organisé sur une plage de San Francisco, Burning Man est devenu un festival structuré, avec près de 45 millions de dollars de budget (chiffres 2018) et plus de 75 000 participants lors de la dernière édition. 

Il est organisé depuis les années 1990 dans le désert de Black Rock, une zone protégée au nord-ouest du Nevada, que les organisateurs se sont engagés à préserver. 

Le festival avait été confronté l'année dernière à une intense vague de chaleur avec des vents forts qui avaient déjà rendu l'expérience difficile pour les "burners", nom des festivaliers.


Britney Delsey pour DayNewsWorld

ALERTE MAXIMALE POUR LE SUPER TYPHON SAOLA EN CHINE ET A HONG KONG

Le typhon Saola risque d'être "le plus puissant" depuis plus de 70 ans.

Des vents parmi les plus violents que la région ait connus. Le super-typhon Saola menace vendredi 1er septembre de frapper le sud de la Chine. En Chine continentale, une alerte maximum a été émise à l'approche du typhon qui, selon les médias d'Etat, touchera terre "dans les zones côtières s'étendant de Huilai à Hong Kong" vendredi après-midi ou dans la nuit de vendredi à samedi.

La province de Guangdong a déclaré une situation d'urgence de niveau 1 concernant les vents, atteignant ainsi le niveau d'alerte le plus élevé. Pour faire face à la menace imminente, le ministère des Transports chinois a mobilisé une flotte impressionnante, comprenant 16 navires de sauvetage et neuf hélicoptères de secours, déployés dans les zones potentiellement touchées par cette tempête, comme l'a rapporté l'agence de presse Chine nouvelle.

"Il pourrait y avoir de graves inondations"

La métropole de Shenzhen, abritant 17,7 millions d'habitants, a pris des mesures drastiques en annonçant la fermeture des bureaux, des commerces et des marchés dès 16 heures, ainsi que la suspension des transports publics à partir de 19 heures. Le service de gestion des urgences a averti que le typhon provoquerait très probablement une tempête de grande envergure dans la ville et a conseillé aux résidents de ne pas quitter leur domicile, à l'exception du personnel d'intervention d'urgence et des personnes chargées de la protection des moyens de subsistance. Tous les abris de la ville seront ouverts pour que le public puisse trouver refuge en toute sécurité.

De son côté, Hong Kong, la ville voisine, est fortement impactée par la menace du super-typhon. Les autorités ont pris la décision de fermer la Bourse et les écoles pour la journée et d'annuler tous les vols au départ et à l'arrivée. L'observatoire météorologique de la ville a mis en garde contre le risque d'une onde de tempête autour de Victoria Harbour, pouvant entraîner de graves inondations.

Des rafales pouvant dépasser les 220 km/h

Le typhon Saola, qui se profile à l'horizon, pourrait devenir le cyclone le plus puissant à frapper la région du delta de la rivière des Perles depuis 1949, englobant des villes importantes comme Hong Kong, Canton, Shenzhen et Macao, comme l'a averti le Centre météorologique national via le réseau social Weibo.

La situation à Hong Kong s'aggrave, avec un relèvement du niveau d'alerte de T8 à T9, puis à T10, le niveau maximal, une mesure rarissime, ayant été déclenchée seulement 16 fois depuis la Deuxième Guerre mondiale. Les autorités prévoient une augmentation significative de la force du vent, avec des vitesses dépassant les 118 km/h et des rafales potentielles de plus de 220 km/h.
Bien que les typhons puissent temporairement perturber la vie urbaine dans des métropoles telles que Hong Kong et Macao, les normes de construction strictes et les systèmes de gestion des inondations améliorés ont permis de réduire considérablement les pertes humaines et matérielles lors de ces événements climatiques dévastateurs


Boby Dean pour DayNewsWorld

LES DESSOUS DES RESTAURANTS ETOILES

Quel est l’état d’esprit passionné des grands chefs, prêt à tout ou presque pour décrocher une étoile au guide Michelin.

Le mot "passion" tire ses origines du latin "passio", signifiant supporter, endurer, et englober à la fois la souffrance positive et négative. Chez les chefs culinaires d'élite, cette passion peut se manifester par un enthousiasme intense ou un perfectionnisme extrême. Nous sommes bien loin de l'idéalisation habituelle de cette forme de passion.

L'acceptation de la souffrance excessive

Le monde de la haute gastronomie se distingue par des méthodes de travail exigeantes, visant à assurer la qualité, la discipline et le respect des normes les plus élevées. Cela justifie presque la notion de souffrance au nom de l'art culinaire. L'acceptation de la souffrance excessive sans plainte devient une marque distinctive.

L'isolement, l'abus et même la violence.

Pour une excellence culinaire hors norme, le travail en cuisine est implicitement synonyme d'isolement, d'abus et même de violence.
Il est indispensable d'avoir un engagement total et inébranlable de la part des brigades de cuisine. Les chefs travaillent entre 12 et 20 heures par jour. Cette conception de l'engagement professionnel se traduit par l'image d'un individu fort et résistant, devant choisir entre fonder une famille et s'adonner à un métier pour lequel il est véritablement doué.

"Nous consacrons nos vies entières et sacrifions tout, absolument tout, pour mettre quelque chose qui nous passionne dans une assiette", comme l'a exprimé un sous-chef possédant trois étoiles Michelin dans une étude :

En outre tout au long de leur carrière, les chefs sont confrontés à des actes de violence extrême, subissant des attaques contre leur personne, leur dignité et leur sens de la valeur. Ils se soumettent à de nombreuses épreuves, pensant que c'est le chemin vers l'illumination : 

se placer dans des situations ardues où l'on apprend beaucoup en vue d'atteindre un objectif supérieur.

Des événements graves et traumatisants impliquant des coups répétés, des brûlures au troisième degré, des agressions sexuelles et même des attaques à l'arme blanche (comme avec des couteaux et des sondes de température) peuvent se produire.

Un impact sur la santé mentale

L'état mental des chefs étoilés est souvent altéré par les mauvais traitements qu'ils endurent, incluant des humiliations pendant leur formation et leur carrière, et par l'impact que tout cela a sur leur santé psychologique. 

Les chefs culinaires agissent presque comme s'ils partaient en guerre. De nombreux chefs ont mentionné qu'ils souffraient de vomissements et/ou de diarrhée avant de commencer leur service.

Difficile d'être une rockstar et de faire partie du classement des cinquante personnalités préférées des Français, à l’image des chanteurs, acteurs ou footballeurs. En 2023 Philippe Etchebest et Cyril Lignac y figurent respectivement à la 7e et à la 13e place.




Jaimie Potts pour DayNewsWorld

MEURTRES DE CENTAINES DE MIGRANTS ETHIOPIENS PAR LES GARDES-FRONTIERES SAOUDIENS

SELON UNE ONG

Dans un rapport de 73 pages, Human Rights Watch dénonce la situation de centaines de milliers d'Éthiopiens empruntant la « route de l'Est » reliant la Corne de l'Afrique au Golfe, en passant par le Yémen. 

Selon les constatations de Human Rights Watch, les gardes-frontières saoudiens ont tué depuis l'an dernier des "centaines" de migrants éthiopiens qui tentaient de pénétrer dans la riche monarchie du Golfe en passant par sa frontière avec le Yémen, a dénoncé lundi 21 août 2023 Human Rights Watch (HRW). Nadia Hardman, experte en migrations chez HRW, a affirmé dans une déclaration que "les autorités saoudiennes perpètrent ces meurtres en toute impunité, cachées dans cette zone frontalière isolée, à l'abri des regards extérieurs".

L'ONG s'appuie sur des entretiens effectués avec 38 migrants ayant tenté de pénétrer en Arabie saoudite depuis le Yémen. Ils évoquent la présence d'« armes explosives », des tirs à bout portant de la part des garde-frontières saoudiens qui demandent aux Éthiopiens « sur quelle partie de leur corps ils préféreraient que l'on tire ». 

Des survivants racontent comment ils ont été emmenés dans des camps de détention, frappés à coups de pierre.

Des images satellites, des vidéos et photos publiées sur les réseaux sociaux « ou recueillies auprès d'autres sources » viennent étayer les témoignages des Éthiopiens. On peut y voir des personnes fuyant à travers les montagnes, certaines sont blessées.

Le meurtre « généralisé et systématique » des migrants éthiopiens pourrait même constituer un crime contre l'humanité, estime HRW.
Les milliards de dollars alloués au domaine sportif et aux spectacles visant à " améliorer l'image de l'Arabie saoudite" ne doivent en aucun cas reléguer au second plan l'attention portée à "ces crimes horribles", a-t-elle vivement souligné.

Le gouvernement de Riyad est fréquemment critiqué par les organisations non gouvernementales, qui l'accusent de détourner l'attention vers d'importantes manifestations sportives et événements culturels, en vue de masquer les graves transgressions des droits humains ainsi que la crise humanitaire prévalant au Yémen, où l'armée saoudienne est engagée.

Le meurtre "généralisé et systématique" des migrants éthiopiens pourrait même constituer un crime contre l'humanité, estime l'ONG.

Les autorités saoudiennes contestent les faits rapportés par l'ONG.

L'année dernière, l'ONU avait fait état de tirs d'artillerie transfrontaliers et des tirs d'armes légères par les forces de sécurité saoudiennes ayant tué 430 migrants dans le sud de l'Arabie saoudite et le nord du Yémen durant les quatre premiers mois de 2022.




Boby Dean pour DayNewsWorld

COMPRENDRE LE PLUS MEURTRIER INCENDIE 

A HAWAI

Hawaï n’en finit plus de compter ses victimes, après les violents incendies qui ont touché l’île de Maui. Le bilan humain dépasse désormais les 110 morts. "Ils trouveront probablement 10 à 20 personnes par jour jusqu'à ce qu'ils aient terminé", a expliqué le gouverneur de l'archipel américain, Josh Green.ans une interview diffusée lundi par la chaîne CBS.. Selon ses mots, les opérations de recherche s'étireront encore sur "environ dix jours", tandis que le bilan définitif, en l'état actuel, demeure "impossible à anticiper".
Selon lui, les opérations de recherches vont durer encore "probablement dix jours" et le bilan final est à l'heure actuelle "impossible à deviner". Si les pompiers ont tout fait, au péril de leur vie, pour limiter les dégâts, notamment dans la ville de Lahaina, le nombre de personnes disparues dans les flammes devrait encore augmenter.

"Dévastation totale"

L'ex-capitale du royaume d'Hawaï a été quasiment rasée par le feu et les dommages sont pour l'heure incommensurables. La ville, qui abritait 12 000 habitants, semble avoir été bombardée, avec des milliers d'immeubles réduits à des tas de cendres grisâtres. "Pour être tout à fait honnête, il n'y a rien à voir, si ce n'est la dévastation totale", a reconnu le gouverneur Green, qui s'est rendu sur place la semaine dernière.

A mesure que les réseaux de communication sont progressivement rétablis sur l'île, le nombre des disparus se résorbe : actuellement, selon le gouverneur, il s'élève à 1 300 individus, en baisse par rapport aux 2 000 précédemment enregistrés."Nos cœurs vont se briser irrémédiablement si cela signifie qu'il y a autant de morts", a-t-il déclaré. Les autorités pensent que le bilan ne sera pas aussi lourd, mais "nous nous préparons à de nombreuses histoires tragiques", a conclu Josh Green.

La population a essayé de fuir tant bien que mal, certains habitants ou touristes plongeant dans l’océan pour échapper au feu. Et alors qu’elle est aujourd’hui sous le choc face aux paysages dévastés, elle est également en colère et demande des réponses

La réaction des autorités est en effet pointée du doigt depuis plusieurs jours. C’est notamment le fait que les sirènes d’alerte n’aient pas été allumées qui pose question. D’autant que le réseau ayant été coupé pendant les incendies, de nombreux habitants n’ont pas pu non plus recevoir de signal sur leur téléphone, les informant de la situation et les invitant à quitter leur domicile.

Pourtant, le système d'alerte à Hawaï est l'un des plus sophistiqués au monde. Il compte quelque 400 alarmes réparties à travers tout l'État, en faisant le plus complet de la planète. Sur l'île de Maui, la deuxième plus grande de l'archipel hawaïen, pas moins de 80 sirènes extérieures sont opérationnelles pour avertir les résidents en cas de tsunami ou d'autres catastrophes naturelles. Toutefois, début août, elles restèrent étrangement silencieuses.

Un choix réfléchi des autorités

"Personne dans l'État ni dans le comté n'a tenté d'actionner ces sirènes", a admis Adam Weintraub, porte-parole de l'Agence de gestion des urgences d'Hawaï. Il explique néanmoins que cette décision dépendait grandement de la vitesse à laquelle les flammes progressaient. L'effort pour coordonner les opérations de secours sur le terrain simultanément au déclenchement d'autres systèmes d'alerte joua également un rôle.
Mercredi, Herman Andaya, administrateur de l'Agence de gestion des urgences du comté de Maui,a tenté à son tour de justifier la non-utilisation du système d'alerte. Il a avancé que ce dernier était principalement conçu pour alerter la population des risques de tsunami. Selon lui, l'actionner durant l'incendie aurait potentiellement incité les gens à se diriger vers le danger.

Néanmoins, les causes d'un si lourd bilan ne sont pas uniquement imputables à l'action humaine.

Un autre facteur joua un rôle déterminant dans l'étendue des incendies qui dévorèrent Hawaï , l'abandon des terres agricoles dans les années 1990.

Les champs autrefois bien entretenus, qui auraient pu freiner la propagation du feu, furent remplacés par d'immenses étendues de végétation non indigène, laissées à l'abandon. Clay Trauernicht, expert en incendies à l'université d'Hawaï, a expliqué sur Twitter que depuis une trentaine d'années, des herbes envahissantes telles que l'herbe de Guinée et l'herbe fontaine avaient été introduites. Celles-ci ont une double particularité : elles repoussent rapidement après un incendie, mais s'enflamment aussi plus facilement. À Lahaina la fermeture des exploitations de canne à sucre dans les années 1990 entraîna également l'arrêt des systèmes d'irrigation qui auraient pu endiguer la progression des feux.

Des conditions météorologiques particulièrement défavorables ont aussi joué dans le scénario catastrophe qui s'est déroulé sur l'île de Maui. Les flammes ont été attisées par des vents forts, qui ont dépassé les 100 km/h selon les services météorologiques américains (NWS). Ils ont été alimentés par un ouragan de catégorie 4 baptisé Dora. Pour ne rien arranger à la situation, l'année a été bien moins pluvieuse que de coutume à Hawaï : 16% du territoire était touché par une sécheresse "sévère" mercredi 9 août.

Autre sujet de colère à Maui, l’aide qui peine à arriver et le manque de réaction de Joe Biden, le président américain. Mercredi, il a annoncé qu’il se rendrait sur place avec son épouse Jill lundi prochain. Le couple doit « rencontrer des équipes de secours, des survivants ainsi que des responsables officiels », a annoncé sa porte-parole Karine Jean-Pierre.

 « Je reste déterminé à m’assurer que les habitants d’Hawaï aient tout ce dont ils ont besoin pour se remettre de cette catastrophe », a écrit le président sur X (anciennement appelé Twitter).




Britney Delsey pour DayNewsWorld

DELUGE DE PLUIE MEURTRIER EN CHINE 

AVEC PLUS DE 150 MORTS ET DISPARUS

Pékin a connu des pluies torrentielles depuis plusieurs jours, entraînant à la fois des inondations meurtrières et des dégâts massifs, avec plus d'un mois de précipitations tombées en seulement 40 heures.

Des précipitations d’une intensité jamais relevée

Le typhon Doksuri, rétrogradé en tempête, a balayé la Chine après avoir frappé les Philippines voisines. Le service météorologique de Pékin a annoncé mercredi que les pluies ayant frappé la capitale chinoise ces derniers jours avaient été les plus fortes depuis le début des relevés, il y a 140 ans. 

Depuis samedi dernier, la capitale chinoise Pékin a été frappée par des pluies diluviennes. En 40 heures seulement, la ville a vu tomber l'équivalent de tout un mois de juillet de précipitations, soit une première depuis 140 ans, selon les services météorologiques chinois.

"La valeur maximale" enregistrée dans l'une des stations de mesure de la capitale a été un impressionnant 744,8 millimètres de précipitations, établissant ainsi un nouveau record des "plus importantes chutes de pluie depuis 140 ans", comme l'a souligné avec certitude le service météorologique municipal. Les traces de la dernière pluie diluvienne qui avait marqué les esprits remontaient à l'année 1891, alors que les premiers relevés pluviométriques officiels ont été initiés en 1883.

Après la pluie, le bilan.

Les autorités chinoises ont annoncé ce vendredi le lourd tribut avec un décompte effroyable de 147 personnes tuées ou portées disparues à travers le pays, touché par ces pluies historiques dans la région de Pékin.

"147 personnes ont été tuées ou ont disparu en raison de catastrophes", a déclaré le ministère de la Gestion des urgences, qui évoque également "703.000 personnes relogées en urgence" avec plus de 2.300 habitations détruites et des pertes économiques estimées à 2,2 milliards de dollars.

Des zones entières du nord de la Chine étaient encore plongées début août sous des eaux brunâtres charriant des tonnes de déchets dans le sillage de la tempête Doksuri.




Carl Delsey pour DayNewsWorld

COMPRENDRE LES ATTAQUES PRESUMEES D'ORQUES CONTRE LES VOILIERS

Récemment, des navigateurs ont témoigné avoir été attaqués par des orques.Depuis 2020, il a été recensé plus de 500 interactions initiées par les orques, principalement contre des voiliers, dans la péninsule ibérique et en particulier dans le Détroit de Gibraltar. Ces incursions ont généré une vive appréhension parmi les navigateurs, car ces créatures énigmatiques ont été observées poussant les voiliers, parfois au point de causer des dommages matériels à leurs coques. Trois navires ont ainsi été engloutis, toutefois, jusqu'à ce jour, aucune attaque physique contre des êtres humains n'a été recensée.Que se passe-t-il exactement ? Peut-on réellement parler d’attaques ? Les navigateurs ou pêcheurs sont-ils vraiment en danger ?

Des orques présentées comme des dangers de l’océan

Une famille d'orques mènerait-elle une "vendetta" en haute mer? C'est l'histoire racontée ce 27 juillet par Le Monde. Depuis bientôt trois ans, une famille de ces cétacés malmène les embarcations du détroit de Gibraltar. Le nom anglo-saxon de ces mammifères marins, "killer whale" (baleine tueuse), ajoute à leur mystère et leur danger présumé.

Plusieurs hypothèses sont avancées pour expliquer la soudaine « agressivité » présumée des animaux marins envers l'Homme. La dernière en date, exposée dans la revue Marine Mammal Science, indique que ces attaques impliqueraient neuf orques réparties en deux groupes : trois voire quatre individus juvéniles ; et un groupe d'âge mixte mené par une femelle adulte, prénommée White Gladis.

C'est elle – la seule femelle adulte impliquée dans les attaques – qui détiendrait la clé du mystère. Selon les auteurs de l'article, White Gladis chercherait à se venger après une collision avec un navire. Elle aurait développé une technique pour couler les bateaux, qu'elle aurait ensuite enseignée aux plus jeunes. Mais parmi les 39 orques identifiées dans le détroit, seules une quinzaine, "les Gladis", s'attaquent aux gouvernails.

Cette idée, bien que rappelant le célèbre film de Michael Anderson, "Orca", paru en 1977, soulève une question existentielle : « est-ce qu’on vit les derniers moments de leur incroyable indulgence ? », comme l’écrit Camille Brunel dans son livre « Éloge de la baleine » : Car en tant qu’humain, conscient du sort qu’on inflige volontairement à la Nature, on aimerait tellement que les animaux se révoltent, montrent leur colère, nous en veuillent.

Il est indéniable que les cétacés auraient de quoi être mécontents, car la liste des activités humaines qui impactent leur environnement est longue : pêcheries, pollution plastique, réchauffement climatique, trafic maritime, prospection pétrolière, explosions, sonar militaire, et même éoliennes en mer. Toutefois, il est essentiel de ne pas s'opposer aveuglément à nos activités maritimes, mais plutôt d'évaluer scientifiquement leur impact négatif, allant des simples perturbations jusqu'aux échouages.

Mais pourquoi propager un tel discours alarmiste, pourquoi nous inciter à percevoir les orques de cette façon ?

On sait que ces orques sont issues de plusieurs familles. Elles peuvent rester parfois plus de 40 minutes autour des bateaux, avec toujours le même scénario : approche rapide et intentionnelle, début d’appuis et de chocs sur la coque, avec, semble-t-il, une attirance toute particulière pour mordre et arracher le safran (partie du gouvernail d’un navire).

Un "simple jeu"?

Selon Renaud de Stephanis, docteur en sciences de l’environnement implanté dans la région il s'agirait plutôt "d'un jeu". De son analyse, cette espèce, connue pour son intelligence, ne va pas se mettre dans des situations dangereuses".

Lors de l'attaque du skipper français Sébastien Destremau, à proximité du détroit, l'océanographe François Sarano avait lui aussi étayé la thèse d'un jeu:

"Pour une orque qui fait huit mètres et cinq tonnes, jouer avec un bateau, c’est comme pour nous jouer avec un chat. Pour les humains, ça apparaît comme une agression, mais pour les orques, c’est un simple jeu", disait-il en mai.

Une chose est certaine, ces "incidents" sont pour le moins "rares et étranges", comme le souligne le biologiste Alfredo López.

Des animaux d’une étonnante intelligence

Ces orques, êtres sentients capables d'empathie, de ressentir des émotions et de la douleur, possèdent une intelligence étonnante. Elles sont capables de prendre des décisions et d'innover, en développant des compétences adaptatives dans diverses situations. Leur culture se manifeste notamment à travers des signatures sonores propres à leur clan et par une multitude de stratégies de chasse incroyables pour capturer leurs proies, comme, par exemple, s’échouer volontairement sur la plage pour attraper des otaries ou se coordonner pour créer une vague suffisante afin de déstabiliser le phoque réfugié sur un bout de banquise. Cette culture est transmise d’adultes à des juvéniles ; on parle de transmission culturelle verticale.

Les interactions entre l'homme et les cétacés remontent à la nuit des temps, tissant des liens étroits entre les deux mondes, comme en témoignent les légendes et les récits ancestraux. Bien que la plupart des 90 espèces de cétacés se tiennent discrètes ou évitent les activités humaines, certaines se rapprochent volontairement, tels les grands dauphins, les globicéphales, les baleines grises ou les baleines à bosse.Les rel

Ces situations opportunistes ne sont pas guidées pour assouvir une fonction vitale (comme obtenir de la nourriture) mais plutôt dans une volonté de nous observer. Et pourquoi pas, peut-être même de vouloir rentrer en contact avec nous...comme le suggèrent des scientifiques.




Kelly Donaldson pour DayNewsWorld

L'EUROPE DU SUD DONT LA GRECE

 EN PROIE AUX INCENDIES MEURTRIERS

Les incendies font rage sur tout le pourtour méditerranéen. Des personnes sont mortes en Sicile. Les pompiers s’activent en Grèce, alors qu’une nouvelle vague de chaleur est attendue.

Une nouvelle hausse du mercure étouffe mercredi la Grèce et les pays touristiques de la zone méditerranée.

Les autorités grecques ont ordonné mercredi l’évacuation de la périphérie de deux villes du centre de la Grèce, Volos (85’000 habitants) et Lamia (60’000 habitants), où un nouveau front d’incendies s’est déclaré dans la journée. Des milliers de touristes ont déjà été évacués des îles de Rhodes et de Corfou, ravagées par des incendies favorisés par la canicule.

La situation serait "hors de contrôle".

le Secrétariat général de la protection civile a déclaré ce mercredi 26 juillet l’état d’urgence sur toute l’île. Selon une source , la situation est "hors de contrôle"

Plus de 20.000 personnes ont dû évacuer leurs habitations et hôtels sur l'île de Rhodes durant le weekend alors que l'incendie a démarré il y a une semaine et s'est propagé sur les côtes de l'île verdoyante. Plus de 2.000 vacanciers ont quitté l'île en avion lundi 24 juillet, et de nouveaux vols ont eu lieu ce mardi 25 juillet alors que plusieurs compagnies de vacances ont annulé les voyages en direction de la Grèce.

A Rhodes, 266 pompiers aidés par des homologues venus de Turquie et de Slovaquie et épaulés de trois hélicoptères et deux avions tentent toujours de circonscrire les flammes. Le feu brûle pour la neuvième journée d’affilée. Plus de 40.000 hectares ont brûlé sur Rhodes.

Au moins une centaine de sapeurs-pompiers continuaient mercredi leur lutte contre les flammes sur l''île d’Eubée où deux pilotes de l’armée de l’air grecque sont morts dans le crash d’un bombardier d’eau.

A Corfou, 62 pompiers, deux avions et deux hélicoptères sont sur place pour combattre le feu qui a débuté le week-end dernier. Et dans l’Ouest du Péloponnèse, sur un quatrième front important, 140 pompiers et un hélicoptère se battent également contre un incendie de forêt.

L'Italie aussi !

La situation est difficile également dans d’autres pays du pourtour méditerranéen. En Italie, au moins cinq personnes ont trouvé la mort dans des incendies en Sicile et de violents orages au nord, qui pourraient inciter le gouvernement à décréter l’état d’urgence dans les régions les plus touchées.

Des vidéos diffusées sur les réseaux sociaux montrent les flammes longer une autoroute devant des voyageurs interloqués près de Syracuse, tandis qu’un impressionnant orage supercellulaire près de Vérone (nord) a été capturé par des internautes;

En Croatie, un feu s’est déclaré mercredi près de Dubrovnik, haut lieu historique et touristique. Dans l’île de Corse, les pompiers ont lutté toute la nuit contre un virulent incendie et sont parvenus à le maîtriser mercredi.

Au Portugal, où les feux avaient déjà consumé l’année dernière plus de 110’000 hectares, huit pompiers ont été blessés et des centaines d’autres restaient mobilisés mercredi pour éviter la propagation d’un feu de forêt qui a éclaté la veille dans les environs de la station balnéaire touristique de Sintra.




Carl Delsey pour DayNewsWorld

PLANETE EN SURCHAUFFE 

AU QUATRE COINS DU MONDE

Les quatre coins du globe continuent d'enregistrer des fortes hausses de température alors que la planète a connu son mois de juin le plus chaud jamais enregistré. De l'Europe à la Chine en passant par les États-Unis, des températures records sont attendues ce week-end, qui illustrent les conditions extrêmes amplifiées par le réchauffement climatique.

Plus de 100 millions d'Américains sont sous le coup d'alertes à la chaleur, selon le site gouvernemental heat.gov. Le Texas, l'Arizona, le Nevada et la Californie s'attendent à des conditions potentiellement dangereuses dans les jours qui viennent, ont averti les services météorologiques américains. Phoenix, la capitale de l'Arizona, a enregistré vendredi son 15e jour d'affilée au-dessus de 43 degrés, selon les services météorologiques américains (NWS).

Dans la Vallée de la Mort en Californie, le mercure pourrait égaler voire dépasser la température de l'air la plus haute jamais mesurée de façon fiable sur Terre, soit 54,4°C enregistrés au même endroit en 2020 et 2021, selon plusieurs experts.

Certaines régions de Chine, dont la capitale Pékin, souffrent également d'une forte vague de chaleur. Une des principales compagnies électriques du pays a indiqué avoir enregistré lundi un record de génération quotidienne d'électricité, en raison de la demande accrue liée aux fortes températures.

Certaines zones de l'est du Japon devraient également atteindre 38 à 39 °C dimanche et lundi, selon le prévisionniste local.

Au même moment, l'Italie, l'Espagne, la France, l'Allemagne, la Grèce et la Pologne font également face à une vaste vague de chaleur. En Allemagne, sur une large partie du pays, les températures pourraient ainsi grimper jusqu'à 38 degrés, selon un communiqué du service météorologique allemand. En Espagne, la température du sol est montée jusqu'à 60 °C en Estrémadure, une région du sud-ouest du pays, selon l'observatoire européen Copernicus. En Italie, une vague de chaleur doit toucher dès ce samedi le sud du pays entraînant des températures légèrement supérieures à 38 °C en Sardaigne, Sicile, Calabre et dans les Pouilles, avec des pointes « à 40 °C et au-delà, particulièrement dimanche » comme à Rome (43 °C attendus dimanche) ou en Sardaigne (48 °C) ;

En Grèce, les autorités ont décidé de fermer l'Acropole d'Athènes, monument emblématique antique et le plus visité du pays, aux heures les plus chaudes, de 12 heures à 17 heures.

L'Afrique du Nord est également touchée. Au Maroc, qui subit une série d'épisodes caniculaires depuis le début de l'été, une alerte rouge à la chaleur a été émise pour plusieurs provinces.

La chaleur est l'un des événements météorologiques les plus meurtriers, a rappelé l'OMM. L'été dernier, en Europe seule, les fortes températures ont causé plus de 60 000 décès, selon une récente étude. Le phénomène météorologique cyclique El Niño, qui entraîne généralement une hausse des températures mondiales, contribue également à empirer la situation.

Par rapport à l'ère préindustrielle, le monde connaît un réchauffement proche de 1,2 °C sous l'effet de l'activité humaine.




Boby Dean pour DayNewsWorld

NEW-YORK ENVAHIE PAR LES INSECTES

Après plusieurs jours de fumée asphyxiante, New York est maintenant envahi par des essaims d'insectes. Les experts ont identifié ces bestioles comme des pucerons volants. 

Ces petites créatures, blanches ou vertes, se déplacent en si grand nombre qu'elles forment des nuages dans le ciel de la ville, obligeant les habitants à porter des masques pour éviter de les inhaler ou de les avaler.

Bien que les images d'une ville infestée de ces petits insectes puissent impressionner, les autorités veulent rassurer la population en précisant que les pucerons sont inoffensifs pour l'homme. Cependant, il est recommandé de prendre quelques mesures de protection pour éviter de les inhaler.

Mais qu'est-ce que les pucerons exactement ? 

Ce sont des insectes qui se nourrissent de la sève des plantes. Ils ont la particularité d'être parthénogénétiques, c'est-à-dire que les femelles peuvent se reproduire sans fécondation, donnant naissance à des clones d'elles-mêmes. Ainsi, leur population peut rapidement augmenter dans des conditions favorables.

Les pucerons ne sont pas toujours dotés d'ailes, mais lorsque leur nombre atteint un certain seuil, ils développent des ailes pour pouvoir s'envoler et coloniser de nouvelles plantes hôtes. C'est la raison de leur présence dans l'air new-yorkais.

Selon les spécialistes, cette invasion de pucerons est causée par plusieurs facteurs. Tout d'abord, New York a connu un hiver exceptionnellement doux, ce qui a favorisé la prolifération précoce des plantes dont se nourrissent les pucerons. De plus, le climat chaud et humide actuel de la ville est propice au développement de ces insectes. Enfin, les vents forts ont contribué à la dispersion des pucerons dans l'atmosphère.

Le département de santé de la ville de New York tient à rassurer la population : les pucerons ne représentent aucun danger connu pour la santé publique. Ils ne sont pas porteurs de maladies et ne piquent pas les humains. En réalité, les pucerons sont plutôt bénéfiques pour l'écosystème, car ils servent de nourriture à de nombreux oiseaux et insectes prédateurs, tels que les coccinelles ou les guêpes parasitoïdes. Ils participent ainsi naturellement à la régulation des populations d'insectes.

Les habitants de New York n'ont plus qu'à attendre que le cycle naturel se termine, c'est-à-dire que les prédateurs fassent leur travail ou que les conditions climatiques changent.




Boby Dean pour DayNewsWorld

A CAUSE D'UNE INVASION D' ESCARGOTS GEANTS DANGEREUX POUR L'HOMME

DES QUARTIERS ENTIERS BOUCLES EN FLORIDE

Un escargot considéré comme l'un des plus dangereux du monde a été découvert en Floride (Etats-Unis). Pour l'éradiquer, les autorités ont placé plusieurs quartiers sous contrôle très strict. Les allers-retours des habitants sont surveillés.

En Floride (Etats-Unis), les habitants de certains quartiers ont reçu des consignes pour le moins strictes après la découverte d'une espèce très redoutée d'escargot, le 2 juin dernier. Comme le rapportent nos confrères de CNN, dans le comté de Broward, il est désormais interdit d'entrer ou de sortir avec des plantes, de la terre, du compost ou encore des détritus du jardin.Selon les autorités, un escargot géant africain a été découvert dans cette zone. 

Celui-ci est considéré comme l'un des plus dangereux au monde. Egalement appelé Lissachatina fulica ou Achatine, il fait partie des 100 pires espèces envahissantes au monde selon l'Union internationale pour la conservation de la nature.

"Ces escargots pourraient être dévastateurs"

Ces escargots qui mesurent jusqu'à 15 cm de long peuvent manger au moins 500 types de plantes mais également les murs, les poubelles et même les panneaux de signalisation. Leur coquille remplie de calcium est dotée d'arêtes si tranchantes qu'elles peuvent faire éclater les pneus des voitures qui les écrasent.

"Ces escargots pourraient être dévastateurs pour l'agriculture et les zones naturelles de Floride, car ils causent des dommages considérables aux environnements tropicaux et subtropicaux", a déclaré mardi le ministère de l'agriculture de l'État.

Très dangereux pour l'homme

En outre, ils sont également très dangereux pour l'homme, car porteurs d'un parasite appelé "ver pulmonaire du rat", qui peut provoquer des méningites. Les symptômes sont graves puisque ce parasite entraîne un gonflement des membranes entourant le cerveau et la moelle épinière.

Pour éradiquer les escargots, les fonctionnaires de l'Etat ont établi deux zones de traitement. Ils vont y pulvériser un produit à base de métaldéhyde, qui pourrait suffire pour exterminer les mollusques.

Ce n'est pas la première fois que ce type d'escargot place les autorités de Floride en alerte. En 1969, un premier spécimen avait été découvert et l'éradication n'avait été confirmée qu'en 1975. En 2021, après un travail de dix ans et 23 millions de dollars de budget, 170 000 escargots avaient été capturés.




Carl Delsey pour DayNewsWorld

ETATS-UNIS INVASION DE MILLIERS DE CRIQUETS

DANS LE NEVADA

Cette semaine, des millions de grillons mormons ont débuté leur migration à l’Ouest des États-Unis, dans la ville d’Elko au nord de l’Etat du Nevada rapporte la chaîne américaine CNN.

En quelques jours, les criquets ont envahi les routes, les champs et les bâtiments de la ville. Une nouvelle invasion d'insectes pour le Nevada, qui avait connu une situation similaire en 2019.

Les habitants ont constaté avec désolation que les sauterelles ont entièrement recouvert les murs des maisons.

Une invasion de criquets jusque dans le hall de l’hôpital de la bourgade : « Nous avions des gens avec des souffleuses à feuilles, avec des balais. Nous avions même un tracteur avec un chasse-neige juste pour pousser les tas de grillons et les déplacer du chemin », explique le directeur de la communication de l’établissement.

Les routes sont elles aussi couvertes par une masse d'insectes. Une situation rendant la circulation laborieuse. Ils créent des accidents de la route. Ces grillons mormons sont incapables de voler. Leurs ailes ont été remplacées par un bouclier sur le dos qui s’avère dangereux pour la circulation. 

Les milliers d’insectes qui se font écraser sur les routes du Nevada créent une couche glissante provoquant des accidents de la route. « Le plus gros problème, ce sont ces orages de l’après-midi, et mettez un peu d’eau dessus, et ça devient glissant ». Le département des transports du Nevada utilise des chasse-neige pour éliminer les dépouilles, car leur exode dure entre trois et six jours.

Ces criquets ne sont pas là par hasard. Selon Jeff Knight, entomologiste du ministère de l’agriculture du Nevada, « les grillons mormons ont un cycle de vie de quatre à six ans, et pondent leurs œufs au mois de juillet.

Ces œufs éclosent généralement au printemps suivant mais les conditions humides survenues cet hiver ont retardé l’arrivée des nouveaux insectes », a t-il déclaré à la chaîne américaine KSL5 TV à Salt lake City. « Cette année, nous sommes vraiment en retard, nous n’avons pas eu d’éclosion avant la mi-avril » ajoute-t-il.

Le «grillon mormon» se nourrit généralement de végétaux, mais il peut devenir cannibale lorsqu'il se retrouve sans nourriture. Au printemps, l'insecte migre en essaim vers le nord-ouest des États-Unis pour trouver des plantes à dévorer. Ses déplacements sont lents, car l'espèce a la particularité de ne pas pouvoir voler. 

Extrêmement vorace, son passage laisse souvent derrière lui des récoltes dévastées au grand dam du bétail local. Entre 2001 et 2003, les sauterelles avaient causé jusqu'à 25 millions de dollars de dommages aux plantations de l'Utah, selon USA Today.

Ces insectes tiennent leur nom d’une invasion dévastatrice dans les champs de colons mormons de l’Utah dans les années 1800.




Emily Jackson pour DayNewsWorld

L'INSTALLATION D'UN NOUVEL EL NINO SE TRADUIT

PAR UNE HAUSSE DES TEMPERATURES

Le climat des prochains mois promet quelques chamboulements. 

Et certaines parties du globe pourraient être particulièrement concernées. 

En cause, le phénomène climatique El Niño (le petit garçon en français) qui a officiellement débuté ce jeudi, selon l'agence américaine d'observation océanique et atmosphérique (NOAA). De nombreux climatologues avaient en effet prévu son arrivée en cette fin de printemps 2023. Il pourrait se traduire par une hausse généralisée de la température à la surface de la Terre et l'apparition de plusieurs épisodes météorologiques extrêmes. Explications.

On parle d’un phénomène El Niño lorsque les alizés, qui sont des vents réguliers soufflant d’est en ouest le long de l’équateur, faiblissent ou changent de direction. Ce simple changement a de lourdes conséquences.

"La réponse de l’océan à ce changement des Alizés va renforcer le réchauffement initial", complète Jérôme Vialard, océanographe et directeur de recherche à l'Institut de recherche pour le développement (IRD). Dans les cas où le phénomène El Niño se fait particulièrement intense, le sens des vents Alizés peut même s'inverser et accélérer le déplacement d'eau chaude jusqu'aux côtes sud-américaines, entraînant tout un tas de conséquences désastreuses.

Les masses d’eau chaude accumulées dans l’ouest de l’océan Pacifique se déplace en effet vers l’est, en direction de la côte ouest de l’Amérique du Sud, ce qui modifie les schémas atmosphériques. Les régions qui reçoivent normalement des précipitations limitées peuvent par exemple connaître des pluies abondantes, tandis que certaines régions habituellement humides peuvent expérimenter une période de sécheresse. Nous savons que les températures peuvent être plus élevées que la normale dans certaines régions et plus basses que la normale dans d’autres.

Des conséquences désastreuses

Au-delà de l'augmentation globale des températures, les conséquences liées à El Niño sont différentes selon les zones du globe. Pour l'Amérique du Sud, il peut s'agir de pluies diluviennes avec des risques de glissements de terrain et un océan qui ne permet plus aux pêcheurs de vivre. Du côté de l'Australie, le phénomène pourrait induire un risque de sécheresse accru, augmentant aussi les risques d'incendies. La problématique de la sécheresse concerne également le continent africain et une partie de l'Asie avec une potentielle baisse des rendements de l'agriculture et une hausse des risques de famine.

Les conséquences pour l’Europe

Les conséquences sont évidemment assez difficiles à prédire dans la mesure où elles varient d’un événement à l’autre. Elles dépendent aussi de nombreux facteurs interagissant avec les systèmes climatiques régionaux. Cependant, nous savons que l’Europe connaît généralement des hivers plus doux, des printemps plus frais et des étés plus chauds que la normale. Entre autres conséquences, cela peut avoir des effets dramatiques sur l’agriculture, en limitant la croissance des cultures en hiver, tandis que des périodes de sécheresse peuvent réduire la disponibilité de l’eau pour l’irrigation.

Certaines régions peuvent également recevoir des précipitations supérieures à la normale, entraînant des risques accrus d’inondations, tandis que d’autres régions peuvent connaître des périodes de sécheresse accrue. Les phénomènes El Niño peuvent aussi influencer la trajectoire et l’intensité des systèmes de tempêtes dans l’Atlantique, ce qui peut avoir des répercussions sur les régions côtières de l’Europe. Enfin, les variations des températures de surface de la mer pourraient avoir des répercussions sur les écosystèmes marins de l’Atlantique et de la Méditerranée, affectant la distribution et la migration des espèces marines.

El Niño affecte aussi la vie marine

El Niño met également en danger la vie marine le long de la côte pacifique. En temps normal, un phénomène connu sous le nom de "remontée d'eau" fait remonter les eaux fraîches et riches en nutriments des profondeurs de l'océan. Lorsque le phénomène El Niño se produit, ce processus est supprimé ou complètement interrompu. Il y a alors moins de phytoplancton le long des côtes, ce qui réduit la quantité de nourriture pour certains poissons.En mars, les scientifiques ont constaté que les températures de surface de la mer atteignaient un niveau record. El Niño risque d'aggraver la situation.

Selon la NOAA, il y a 56 % de chances que, lorsque le phénomène météorologique atteindra sa puissance maximale, les températures de surface de la mer dans l'est du Pacifique soient supérieures d'au moins 1,5 degré Celsius par rapport à la normale.L'eau plus chaude provoque le blanchiment des récifs coralliens, ce qui les expose à un risque accru de famine.

La NOAA, qui s’attend à des conditions modérées à fortes, annonce qu’il pourrait durer jusqu’en 2024.




Boby Dean pour DayNewsWorld

COMMENT ONT SURVECU LES JEUNES MIRACULES DE LA JUNGLE AMAZONIENNE ?

La Colombie tout entière suivait depuis quarante jours la recherche des quatre enfants indiens, les seuls survivants d’un accident d’avion en pleine forêt amazonienne.

"L’opération miracle" était le nom de code que l’armée colombienne avait donné à la quête des enfants. L’émotion était profonde, les questions nombreuses : comment est-ce possible que ces enfants, âgés de 13 ans à 11 mois, aient pu survivre dans cet environnement difficile ? 

Certains des guides indiens ont donné la leur, à ce jour la plus acceptée par les Colombiens : des esprits de la forêt ont pris soin des enfants. Il fallait faire un certain nombre de rites (des prières, mais aussi apporter des offrandes aux esprits, par exemple des bouteilles d’alcool, pour que ces esprits rendent les enfants le moment venu). 

Politiquement, de plus, le pouvoir pouvait montrer comme un triomphe national l’alliance entre les soldats de l’armée et les indiens de la « guardia indígena », récemment mis en cause par la droite suite à des heurts avec l’armée.

Un calvaire de plus d’un mois dans l’une des zones les plus hostiles du monde.

Depuis leur découverte « miraculeuse » le 9 juin on en sait un peu plus sur leur survie .La presse colombienne a commencé à donner des détails de leur calvaire de plus d’un mois dans l’une des zones les plus hostiles du monde. Où vivent des mygales, des scorpions, mais aussi à des jaguars, des pumas, des ocelots ou – ils sont plus rares – des anacondas… Qu'aucun d'entre eux n'ait été la proie de l'un de ces animaux tient du miracle.

Les enfants ont pu se servir dans leur périple d’une moustiquaire, d’une serviette, d’un minimum de matériel de camping, de deux téléphones portables (aux batteries rapidement déchargées), d’une lampe de poche et d’une petite boîte à musique.

Les enfants ont aussi révélé que leur mère avait survécu quatre jours à l’accident d’avion avant de succomber à ses blessures.

Au début, ils sont restés près de l’épave, se nourrissant de farine de manioc qu’ils ont trouvée à bord de l’appareil, a expliqué le général Pedro Sanchez, à la tête des opérations de recherche. Puis, «ils ont manqué de provisions» et ont décidé de chercher un moyen de sortir de la jungle, a rapporté Henry Guerrero, un des indigènes qui a participé aux recherches avec l’armée. Avant de s’éloigner de l’appareil, les enfants ont récupéré une serviette, une lampe de poche, deux téléphones portables (aux batteries rapidement déchargées), une boîte à musique et quelques vêtements.

Puis, pendant leur séjour dans l’Amazonie, ils se sont nourris de «chontaduro [fruits orangés] et de mangues sauvages […] des fruits de la jungle», selon le général Sanchez, qui a qualifié leur survie de «miracle». Luis Acosta, responsable des gardes indigènes de l’Organisation nationale indigène de Colombie (ONIC), a ajouté que les enfants s’étaient «nourris de racines, des semences et des plantes qu’ils avaient identifiées et qu’ils savaient comestibles».

La fratrie appartient d’ailleurs à l’ethnie Uitoto, originaire de l’Amazonie. «Ce sont des enfants indigènes qui connaissent très bien la forêt. Ils savent ce qu’il faut manger et ce qu’il ne faut pas manger. Ils ont réussi à survivre grâce à cela et à leur force spirituelle», a déclaré Luis Acosta. Les indigènes ont été à l’origine de la découverte des enfants, dont les deux plus jeunes ont fêté leur anniversaire pendant leur errance.

La grande sœur leadeuse

Pendant ces jours passés dans la jungle, les enfants "sont restés près d’un cours d’eau. Ils remplissaient une petite bouteille de soda avec de l’eau", a détaillé Henri Guerrero, l’un des membres de l’équipe de sauvetage. "Il ne leur est jamais rien arrivé", pas une seule attaque d’animaux ou de blessure accidentelle, "Ils s’en sont très bien tirés".

Il a aussi expliqué que les jeunes survivants avaient construit un abri de fortune à l’aide d’une bâche, et qu’ils «avaient une petite serviette là, sur le sol». «J’ai parlé avec l’aînée seulement, a poursuivi Henri Guerrero. Elle m’a raconté avoir écouté tous les messages des hélicoptères, disant qu’on était à leur recherche, le message de la grand-mère qui disait de ne pas bouger ou de ne pas avoir peur du chien Wilson à leur recherche. Ils ont écouté les messages mais ne savaient pas vers où aller dans cette zone très étendue, très difficile.

On imagine la détresse, couplée à la maturité de Lesly, qui selon l'amie de sa grand-mère, "a eu le réflexe d’arracher le bébé des bras de sa mère, de chercher dans les débris, la valise où se trouvaient les couches pour sa petite sœur d’un an".

Quant à sa capacité à s'occuper, si jeune d'un bébé, c'est parce que Lesly, pubère à 13 ans, a été formée par sa mère à son potentiel futur rôle de mère. "Cette communauté fait des bébés tôt mais en nombre car les parents savent qu’ils vont en perdre. Ils sont exposés à tellement de dangers : la guérilla, les animaux sauvages…", indique Adriana.

Le ministère de la Défense colombien, Ivan Velasquez Gomez, a aussi rendu un hommage particulier à Lesly, l’aînée de la fratrie : "Nous devons reconnaître non seulement son courage, mais aussi son talent de meneuse. C’est grâce à elle que les trois petits ont pu survivre". 

Le grand-père des enfants s’était dit convaincu pendant les recherches que sa petite-fille avait réussi à mettre ses frères et sœur en sécurité. "Elle est très intelligente, elle est très active, elle est forte", avait-il assuré, ajoutant que les trois plus grands étaient "rès forts pour marcher" dans la jungle.

“J’ai faim” “Ma maman est morte.”

L’équipe des indigènes qui a retrouvé les enfants dans la jungle a ensuite raconté ce moment extraordinaire.

"La fille aînée, Lesly, en tenant la petite par la main, a couru vers moi. Je l’ai prise dans mes bras, elle m’a dit : “J’ai faim”, a raconté Nicolas Ordoñez Gomes, l’un des membres de l’équipe. J’ai demandé où était le garçon. Il était allongé à côté.

près un premier câlin, et lui avoir donné un peu de nourriture, il s’est levé et il m’a dit, très conscient de ce qu’il disait : 

“Ma maman est morte”.

"On a enchaîné tout de suite avec des mots rassurants, en disant que nous étions des amis, que nous venions de la part de la famille, du père, de l’oncle. Que nous étions de la famille ! Il a répondu : “Je veux de la fariña et du chorizo” [du pain et de la saucisse, ndlr]", a détaillé Nicolas Ordoñez Gomes.

Trois jours après ce sauvetage, les enfants continuaient de se reposer à l’abri des regards et de l’excitation des médias dans une chambre de l’hôpital militaire de Bogotá, où ils ont été transférés par avion le soir même de leur sauvetage.

"Un décor d’extrêmes violences", selon la sociologue Olga L. Gonzalez

La famille de Manuel Ranoque vivait dans le département du Caqueta est un des départements historiques d’implantation de la guérilla des Farc. Depuis au moins quarante ans, la guérilla s’y déploie. Mais qui dit guérilla dit aussi narcotrafic (les plus grandes surfaces cultivées de coca), paramilitarisme

Depuis l’accord de paix avec les Farc, en 2017, le territoire est dominé par les dissidences des Farc (c’est-à-dire, des anciens de la guérilla ayant refusé de rendre les armes), les paramilitaires, les différents groupes luttant pour la mainmise sur les ressources locales : coca, mais aussi or. Tout le long du fleuve Caqueta, les orpailleurs clandestins empoisonnent les eaux avec du mercure. Ces groupes armés contrôlent l’accès au fleuve, imposent leurs règles par la terreur .

C’est donc dans un décor d’extrêmes violences, et non pas dans un paradis de communion avec la nature, que vivait cette famille. De fait, le chef de famille, Manuel Ranoque, avait dû quitter son habitation du jour au lendemain.

Il était le "gobernador" de sa communauté de Puerto Sábalo, c’est-à-dire le chef local. Des menaces par les dissidences des Farc l’avaient sommé de quitter les lieux.

Désormais installé à dans une autre ville, le père des enfants miraculés Manuel Ranoque a réuni une somme d’argent pour ramener sa famille auprès de lui. Il avait l’espoir de s’installer à Villavicencio ou à Bogota pour fuir définitivement les menaces. Suite à son appel, sa femme et les quatre enfants ont quitté la communauté. Leur périple a commencé par plusieurs jours de navigation, pour rejoindre un petit aéroport en pleine forêt (les habitants de ces régions, non desservies par des routes ou par des fleuves ne peuvent que prendre l’avion).

Pour seul moyen de locomotion l'avion privé

Le petit avion avait décollé le 1er mai d’Araracuara . Il s’agissait d’un avion U206 G Cessna, âgé d’au moins quarante ans piloté par un homme de 55 ans. cet avion avait été bricolé en dehors des protocoles officiels. Les habitants de ces régions de la forêt sont contraints de prendre des vols privés qui échappent à la régulation des autorités, et les accidents aériens ne sont pas rares.

Le 1er mai 2023, l’avion a à nouveau présenté un problème de moteur. Cette fois-ci, le pilote Hernando Murcia n’a pas pu atterrir d’urgence sur un fleuve et s’est écrasé dans la forêt. Il est décédé sur le coup, ainsi que le leader indien Herman Mendoza, dans la cabine avec lui. Il semblerait que la mère, de 33 ans, aurait survécu mais, blessée, elle n’aurait pas réussi à s’extraire de l’avion et serait morte au bout de quatre jours.

Des maltraitances du beau-père ?

La jeune fille de 13 ans avait pris pour habitude de fuir dans la forêt pendant plusieurs jours pour échapper aux réprimandes et à la violence de ce beau-père. 

Ses grands-parents, qui ne cessent de réclamer la garde de ses enfants, confient qu’elle y serait restée jusqu’à trois jours, qu’elle savait se fabriquer une hutte avec des feuilles de palmier, savait identifier les bonnes et les mauvaises graines, car sa mère lui avait fait connaître les ressources de la forêt. 

Le père, lui, accuse sa belle-famille de propager des mensonges sur lui, réitère ses accusations contre les dissidences des Farc et réprimande le président pour montrer des images de ses enfants sans son consentement.

Par ailleurs, le manque de nourriture, le jeun forcé ne seraient pas quelque chose de complètement étranger à cette communauté. Les données disponibles montrent que la faim est très présente au sein des peuples de l’Amazonie colombienne : ainsi, les enfants de moins de quatre ans sont plus petits et plus légers que les enfants de toutes les autres régions colombiennes.

Trois jours après leur sauvetage, en même temps qu’il soulignait le «processus de récupération satisfaisant» des jeunes rescapés, l’Institut colombien du bien-être familial (ICBF) annonçait lundi 12 juin avoir lancé une procédure administrative sur la restitution à des enfants à leur famille. Selon Adriana Velásquez, directrice adjointe de l’ICBF, les travaux sont déjà en cours pour organiser la première réunion. Avec une mission à l’ordre du jour :

 L’ouverture d’une enquête autour des allégations de maltraitance visant Manuel Miller Ranoque, le père des deux plus jeunes enfants.




Britney Delsey pour DayNewsWorld

COLOMBIE QUATRE ENFANTS DISPARUS

 DANS LA JUNGLE DEPUIS 40 JOURS

 RETROUVES VIVANTS

Les enfants erraient seuls dans la jungle amazonienne depuis le crash le 1er mai 2023 d'un avion à bord duquel ils voyageaient avec leur mère.

"Une joie pour tout le pays !" Après avoir erré, livrés à eux-mêmes, pendant quarante jours dans la jungle amazonienne de Colombie, les quatre enfants âgés de un à 13 ans, rescapés du crash du petit avion dans lequel ils voyageaient, ont été retrouvés vivants. Le président colombien, Gustavo Petro, l'a annoncé, vendredi 9 juin, dans une publication sur Twitter, accompagnée d'une photo de militaires et indigènes participant aux recherches.

Les secouristes de l'armée "ont immédiatement pris en charge et stabilisé" les quatre frères et sœurs, selon le ministère de la Défense. Lesly (13 ans), Soleiny (9 ans), Tien Noriel (4 ans) et Cristin (1 an) ont été extraits de la jungle le soir même, hélitreuillés et transportés par hélicoptère en pleine nuit vers la ville de San Jose del Guaviare (285 km au sud-est de Bogota), selon des images diffusées par le ministère. D'après l'AFP, les enfants sont arrivés à Bogota, où ils devaient être pris en charge dans un hôpital militaire.

"Ils sont faibles"

Originaires du groupe indigène Uitoto, les enfants erraient seuls dans la jungle depuis le crash le 1er mai du Cessna 206, à bord duquel ils voyageaient avec leur mère, le pilote et un proche. Les corps sans vie des trois adultes ont été retrouvés par l'armée sur le site de l'accident. Selon l'armée, les sauveteurs ont retrouvé la fratrie à environ 5 km à l'ouest du site de l'accident. "Ils sont faibles. Laissons les médecins faire leur pronostic", a commenté à la presse Gustavo Petro.

C'est la nature "guerrière" de Lesly, l'ainée de la fratrie, qui leur a permis de survivre, a jugé la grand-mère Fatima Valencia. "Elle s'occupait habituellement toujours de ses frères et sœurs lorsque leur mère travaillait. Leur donnait à manger de la farine, du pain de manioc, des fruits de la brousse".

Des photos diffusées par l'armée montrent les enfants, au milieu de l'épaisse végétation, assis sur des bâches, entourés de militaires et indigènes leur donnant à boire et à manger. Ils sont en jean et tee-shirt à manches longues pour les deux plus grands, les pieds emmitouflés dans des bandelettes. Deux autres sont emmaillotés dans des couvertures de survie.

Hommage aux militaires et autochtones

Plus de 100 soldats accompagnés de chiens renifleurs et des dizaines d'indigènes cherchaient les enfants entre les départements de Guaviare et de Caqueta depuis la découverte de l'avion, à la verticale, le nez planté au sol, au milieu d'une épaisse végétation.

Selon l'armée, les secouristes de cette "opération espérance" ont parcouru au total, en plus d'un mois de recherches, près de 2 656 km dans cette jungle impénétrable, toujours "avec une foi intacte". Les chances de survie des enfants semblaient s'amoindrir de jour en jour, dans cet environnement très hostile. La région est par ailleurs une zone de forte influence de la dissidence des Farc, groupe armé avec lequel les discussions de paix ont été récemment rompues.

Un "exemple de survie totale"

La nouvelle de la disparition des enfants avait fait le tour du monde, avec des vidéos et des photos des opérations de recherche menées par l'armée, qui suivait leur piste avec la découverte d'un biberon, de ciseaux, de chaussures, de couches, de fruits mâchés, d'empreintes de pas ou encore d'abris de fortune. Le 17 mai, le président Petro avait annoncé par erreur qu'ils avaient été retrouvés.

"Aujourd'hui a été un jour magique qui, sans aucun doute, nous remplit de joie", s'est réjoui pour de bon cette fois le président colombien à son retour de Cuba où le gouvernement colombien et l'Armée nationale de libération (ELN), dernière guérilla encore active dans le pays, sont parvenus à un accord de cessez-le-feu de six mois.

Les enfants "étaient seuls, ils ont réussi par eux-mêmes. C'est un exemple de survie totale qui restera dans l'histoire. Ces enfants sont donc aujourd'hui les enfants de la paix et les enfants de la Colombie", s'est-il félicité.




Britney Delsey pour DayNewsWorld

CADEAUX DE LA FETE DES MERES

Allons choisir les cadeaux pour la plus belle des mamans.

Il y a les mamans fashion cuisinière intellectuelle sportive jardinière stressée.

Voici quelques idées :

Pour la maman stressée des cartes soins avec massage Coffret Wonderbox, bien- être. Un cadeau original est le Facespa Pro de Braun. Pochette soins corps et visage en pharmacie NUXE.

Pour la cuisinière qui aime savourer les bonnes choses: une ravissante boite de macarons Ladurée.




Une machine à café Malongo est tendance en ce moment.

Le Cookeo est sympa aussi il permet de faire gagner du temps, aller à un brunch, un extracteur de jus 900W Nutribullet.

Pour la maman intellectuelle une liseuse un abandonnement à un magazine.

Pour la maman sportive un abonnement au gymnase club un tapis de yoga.

Pour la jardinière un joli bouquet de fleurs, ce qui est à la mode est de faire un potager chez Carrefour un potage d'intérieur prêt à pousser en miniature.

Pour les fashions des lunettes de soleil, un vêtement Zarra, les bijoux de Swarovski, un bracelet écrit Maman histoire d'or, un beau sac à main Louis Vuitton ou Gucci.

Bonne fête des mères.




Mia Kennedy pour DayNewsWorld

DES MEGAFEUX SANS PRECEDENT

DANS L'EST DU CANADA

L'est du Canada a suffoqué jeudi 1er juin en raison d'une vague de chaleur extrême, faisant craindre un regain des feux de forêt qui ravagent le pays, déjà confronté à une année "sans précédent". 30,7 °C à Toronto, 34 °C à Montréal . Au total, plus de 210 feux sont actifs actuellement dans le pays, dont 82 hors de contrôle. Et plus de 2,7 millions d'hectares ont déjà brûlé en 2023, soit huit fois plus que la moyenne des 30 dernières années, ont annoncé les autorités canadiennes. "Ces conditions, à ce stade de la saison, sont absolument sans précédent et évidemment sources de préoccupation", a déclaré Bill Blair, ministre de la Protection civile.

Après l'ouest du pays et les provinces de l'Alberta et de la Saskatchewan début mai, c'est l'est et notamment la Nouvelle-Écosse qui viennent d'être touchés par d'immenses feux en raison d'un temps très chaud et sec, dans une province peu habituée aux incendies.

Des feux inhabituels en Nouvelle-Écosse

En Nouvelle-Écosse, au cœur de toutes les inquiétudes ces derniers jours, 16 feux étaient actifs jeudi. Quelque 200 maisons ont été détruites et près de 20 000 personnes évacuées. "Des chiffres à couper le souffle", selon Tim Houston, le Premier ministre de la province. Depuis le début de l'année, la province atlantique a connu près de 200 incendies de forêt qui ont brûlé plus de 19 000 hectares et déplacé plus de 25 000 personnes. En 2022, il n'y a eu que 152 incendies qui ont brûlé 3 390 hectares. Or si les incendies ne sont pas rares en Nouvelle-Ecosse, ils ont tendance à être beaucoup moins importants. Situé sur la côte est du Canada, le climat de la Nouvelle-Écosse est fortement influencé par l'océan Atlantique Nord, qui apporte une humidité plus élevée et des températures plus modérées que dans de nombreuses autres régions du pays. De plus la région est couverte par ce que l'on appelle la "forêt acadienne", qui contient beaucoup d'arbres à feuilles larges, comme les érables à sucre, mélangés à des arbres à feuilles persistantes, comme les conifères. Les feuillus sont moins inflammables que les conifères car leurs branches et leurs feuilles sont plus éloignées du sol et leurs feuilles retiennent davantage l'humidité.La forêt acadienne est beaucoup moins sujette aux grands incendies que les forêts de l'ouest du Canada.

Mais le Canada atlantique a reçu de faibles chutes de neige cet hiver, suivies d'un printemps exceptionnellement sec. La capitale de la Nouvelle-Écosse, Halifax, n'a reçu que 120 millimètres de pluie entre mars et mai, soit environ un tiers de la moyenne, selon Michael Carter, météorologue au Weather Network.Une vague de chaleur torride à la fin du mois de mai a poussé les températures à Halifax jusqu'à 33 degrés Celsius jeudi, soit environ 10 degrés au-dessus de la normale pour cette période de l'année.

Et avec l'arrivée d'une vague de chaleur extrême et de vents violents, "nous sommes loin d'être sortis d'affaire", a expliqué David Steeves, du ministère des Ressources naturelles, parlant d'une situation "très dangereuse et volatile".

Des pompiers venus des États-Unis et d'Afrique du Sud sont attendus en renfort dans les jours qui viennent. "Nous avons besoin que Mère Nature se mette de notre côté sur ce coup-là", a ajouté David Steeves.

L'un des immenses incendies a atteint la banlieue de la principale ville de la province, Halifax, et a contraint les autorités à évacuer plus de 16 000 personnes au nord-ouest de la ville. Il semble désormais partiellement maîtrisé. Mais un autre incendie près du lac Barrington est particulièrement scruté, car il est toujours hors de contrôle après avoir ravagé 20 000 hectares. C'est le plus grand feu jamais enregistré dans la province.

Records de chaleur

Dans les autres provinces de l'est du Canada, notamment au Québec et en Ontario, des températures record ont été atteintes à plusieurs endroits. À Toronto, le thermomètre affiche 30,7 °C, selon Environnement Canada, dépassant le record journalier précédent de 28,3 °C établi en 1948.

Dans l'ouest du pays, un mois après le déclenchement d'incendies qui ont contraint la province de l'Alberta à déclarer l'état d'urgence, plus de 60 incendies étaient toujours en cours et plus de 1,13 million d'hectares ont déjà brûlé. Dans la province voisine de la Saskatchewan, l'un des greniers du pays, une vingtaine de feux étaient dénombrés et plus 850 000 hectares sont partis en fumée.

Le Canada, qui, de par sa situation géographique, se réchauffe plus vite que le reste de la planète, est confronté ces dernières années à des événements météorologiques extrêmes .




Alyson Braxton pour DayNewsWorld

NEW-YORK S'ENFONCE DANS L'EAU SOUS LE POIDS

DE SES GRATTE-CIELS

A New York, les gratte-ciels sont pointés du doigt par une étude parue dans la revue Earth's Future, qui explique que, tous les ans, la ville s’enfonce de 1 à 2 millimètres en raison de leur poids. Un constat alarmant, car avec la montée des eaux et les fréquentes tempêtes, les risques d’inondations sont extrêmement importants. L’eau serait ainsi montée de 22 centimètres depuis 1950, souligne le rapport. «New York est confrontée à des défis importants liés aux risques d'inondation; la menace d'élévation du niveau de la mer est trois à quatre fois plus élevée que la moyenne mondiale le long de la côte atlantique de l'Amérique du Nord.», peut-on lire dans le rapport.

«En 2012, l'ouragan Sandy a tiré l'eau de mer dans la ville, tandis que les fortes pluies de l'ouragan Ida en 2021 ont submergé les systèmes de drainage en raison du fort ruissellement dans la ville majoritairement pavée.»

"Une population profondément concentrée de 8,4 millions de personnes est confrontée à des degrés divers de dangers d'inondations à New York", alertent les experts.

L’ensemble des immeubles de la Grande Pomme représenteraient aujourd’hui un poids de 764 millions de tonnes, rendant donc d’autant plus rapide cet affaissement de la ville. L’étude relate le passage de deux ouragans récents qui ont fait des morts et causé de lourds dégâts dans la Grosse Pomme pour illustrer les dangers qui guettent l’énorme centre urbain, incluant les arrondissements de Brooklyn et de Queens.

«L'urbanisation elle-même peut exacerber le problème; la pression cumulative appliquée au sol par les grands bâtiments contribue à l'affaissement par le tassement primaire initial de la compression du sol et la réduction de l'espace vacant.»

Stopper les constructions côtières

Or, le sol de New York est, dans certaines zones, composé d’éléments mous, tels que l’argile et le sable. La géologie de surface de la ville se compose entre autres des dépôts de limon, de sable, de lac argileux, de dépôts de plage et des affleurements rocheux, lit-on dans l’étude. Les sols riches en argile et en remblais artificiels sont particulièrement sensibles à l’affaissement, précisent les chercheurs.

New York, Jakarta, bientôt sous l'eau ?

L’affaissement pourrait être empiré par la construction de nouveaux bâtiments mais aussi par l’extraction des eaux souterraines combinées à la hausse du niveau de la mer, préviennent-ils. La population mondiale augmente, et une projection estime que 70% d’elle va vivre dans les grandes villes d’ici 2050, ajoutent-ils.

À l’avenir, les inondations pourraient se multiplier. New York est l’une des villes les plus exposées au risque de futures inondations. Elle n’est pas la seule.

En Indonésie, la capitale Jakarta pourrait être sous les eaux dans à peine vingt-cinq ans. Certains quartiers s’enfoncent de près de 11 centimètres par an à cause du pompage de l’eau souterraine.




Britney Delsey pour DayNewsWorld

ALERTE SUR LA BAISSE D'EAU DANS LES LACS

ET RESERVOIRS DU MONDE

C’est un chiffre pour le moins inquiétant. Selon une nouvelle étude publiée dans la prestigieuse revue Science ce jeudi, la quantité d’eau diminue dans plus de la moitié des lacs et réservoirs du monde.

Le fond du lac Titicaca, en Bolivie, est totalement asséché, transformé en désert. Le lac du Serre-Ponçon, dans les Alpes, laisse apparaître de nouvelles berges, il en est de même en Espagne ou à Voglans, dans le Jura.

« Les lacs sont en danger au niveau mondial, et cela a de vastes implications », a déclaré à l’AFP Balaji Rajagopalan, professeur à l’université de Colorado Boulder, et co-auteur de l’étude. « Ils permettent aux sociétés et à l’humanité de vivre, et pourtant ils ne reçoivent pas le respect qu’ils méritent. »

Les lacs couvrent environ 3 % de la surface terrestre, mais représentent 87 % de l’eau douce liquide sur Terre. Ils sont utilisés pour la consommation humaine, l’agriculture, ou encore la production d’électricité. Environ un quart de la population mondiale vit dans une zone comportant un lac ou un réservoir (plan d’eau régulé par un barrage) qui s’assèche.

Près de 2 000 étendues d’eau étudiées

De précédents travaux se sont déjà penchés sur le déclin des plus gros lacs individuellement. Mais cette étude est la première à offrir une vue détaillée des tendances au niveau mondial, et des causes des changements, grâce aux observations de satellites.

Au total, les chercheurs ont étudié 1 972 étendues d’eau, représentant la vaste majorité des lacs naturels (en se concentrant sur ceux de plus de 100 km2) et des réservoirs. Sur la période de quasiment 30 ans étudiée (de 1992 à 2020), l’étude conclut qu’ils se sont vidés de l’équivalent de toute la consommation en eau des États-Unis en 2015.

L’étude comporte un résultat inattendu : les lacs perdent non seulement de l’eau dans les zones arides, mais également dans les régions humides. « On considère généralement que quand le climat se réchauffe, les régions arides s’assèchent encore plus, et que les régions humides deviennent plus humides », explique Balaji Rajagopalan. Mais même dans ces dernières, « les lacs sont en déclin », ce qui est « surprenant », a-t-il souligné, en donnant l’exemple de l’Inde.

Pour déterminer les causes des tendances observées, les scientifiques ont découpé leur analyse en fonction du type d’étendue d’eau. Pour les lacs naturels, ils attribuent environ la moitié des pertes en eau aux activités humaines et aux températures en hausse, qui provoquent une évaporation accrue - ce dernier facteur étant lié au changement climatique.

De plus, humains ou troupeaux peuvent être amenés à consommer davantage d’eau à cause de températures plus élevées.

Concernant les réservoirs, la construction de nouveaux barrages a permis d’accroître globalement leur volume d’eau, mais près de deux tiers des gros réservoirs sont en déclin. L’accumulation de sédiments était le principal facteur réduisant leur capacité de stockage, même si les sécheresses en affectent également certains, comme dans le sud-ouest des États-Unis.

Des conséquences nombreuses

Les conséquences de ce déclin sont nombreuses. Le manque d’eau peut provoquer des déplacements de population. La qualité de l’eau peut aussi être affectée si le niveau d’un lac est bas. Comme les océans, les lacs stockent en outre du carbone, et ne jouent plus ce rôle lorsqu’ils disparaissent, aggravant en retour le réchauffement climatique.

Mais le message des chercheurs n’est pas fataliste : ils cherchent au contraire à provoquer une prise de conscience. Les décideurs sont maintenant « armés d’informations ».




Abby Shelcore pour DayNewsWorld

KALININGRAD REPREND SON ANCIEN NOM

En 1945, la ville a été placée sous administration soviétique en vertu de l’accord de Potsdam et, en 1946, a été rebaptisée Kaliningrad en l’honneur du dirigeant bolchevique russe Mikhaïl Kalinine, l’un des six signataires soviétiques d’un ordre d’exécution de plus de 21 000 prisonniers de guerre polonais en 1940.

Dans son avis publié mardi (9 mai), la Commission polonaise de normalisation des noms géographiques (KSNG) a recommandé d’utiliser le nom Królewiec, version polonaise du nom donné à la ville fondée au XIIIe siècle par l’Ordre Teutonique, auquel le territoire appartenait à l’époque, plutôt que Kaliningrad.

« Il ne s’agit même plus de russophobie, mais d’une décision qui frôle la folie », a déclaré le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, cité par l’agence TASS.

Expliquant les raisons de cette nouvelle recommandation, le KSNG a déclaré que la ville était historiquement connue en Pologne sous son nom d’origine, Królewiec.

Donner à une ville aussi importante et proche de la Pologne le nom de Mikhail Kalinin, « un criminel » qui a été coresponsable du meurtre d’officiers polonais dans la forêt de Katyn, entre autres, est « artificiel et sans rapport ni avec la ville elle-même, ni avec la région ».

Les circonstances politiques actuelles ont également été citées comme raison de la recommandation, le KSNG estimant que l’invasion de l’Ukraine par la Russie et la guerre de l’information menée par Moscou devraient relancer le débat sur les noms imposés par la Russie.

Réaction en Russie

Le remplacement du nom de la ville a également suscité de vives réactions de la part de l’ancien président et Premier ministre russe, Dmitri Medvedev. Si la Pologne n’aime pas le nom de Kaliningrad, les noms des villes polonaises précédemment occupées par l’Allemagne devraient être remplacés par des noms allemands, a-t-il déclaré, cité par l’agence TASS.

Pour donner quelques exemples, il a proposé d’utiliser le nom de Danzig au lieu de Gdansk, Stettin au lieu de Szczecin, ou Breslau au lieu de Wroclaw.

Une ville nommée d’après le roi tchèque par des moines guerriers

La ville a été fondée au milieu du XIIIe siècle sur le site de l’ancienne colonie prussienne de Twangste par les chevaliers teutoniques lors des croisades du Nord et a été nommée Königsberg, traduit en polonais par Królewiec, en l’honneur du roi Ottokar II de Bohême, qui a aidé l’Ordre Teutonique à conquérir les territoires des tribus prussiennes.Jusque dans les années 1500, la ville était l’un des États de l’Ordre Teutonique, un centre urbain important et la capitale du Grand Maître de l’Ordre entre 1457 et 1525. Jusqu’à la Seconde Guerre mondiale, elle est restée sous domination prussienne, puis allemande.

Après la prise de Królewiec par l’Union soviétique le 9 avril 1945, l’accord de Potsdam de 1945 l’a placée sous l’administration soviétique.




Boby Dean pour DayNewsWorld

CANADA PLUS DE 100 FEUX DANS L'ALBERTA

ETAT D'URGENCE DECLAREE

Des incendies gigantesques dès le printemps.

La province canadienne de l’Alberta a déclaré samedi l’état d’urgence après qu’une centaine de feux de forêt s’y sont déclenchés et ont conduit quelque 25.000 habitants à quitter leur domicile, une situation "sans précédent", a annoncé la Première ministre de la province.

Les autorités ont demandé à des milliers d’autres personnes de se tenir prêtes à partir à tout moment.

"Nous avons déclaré l’état d’urgence provincial pour préserver la sécurité, la santé et le bien-être des Albertains", a indiqué la Première ministre de l’Alberta Danielle Smith lors d’une conférence de presse.

Cette province canadienne, l’une des plus grandes productrices de pétrole au monde, et où 103 feux de forêt se sont déclarés ces derniers jours, "a connu un printemps chaud et sec et avec autant de petit-bois, il suffit de quelques étincelles pour déclencher des incendies vraiment effrayants", avait expliqué plus tôt Mme Smith.

Tous ces facteurs réunis "ont abouti à la situation sans précédent à laquelle notre province est confrontée aujourd’hui". Environ 122.000 hectares ont brûlé, a-t-elle précisé, et 20 localités ont été évacuées.

L’état d’urgence confère au gouvernement de la province "des pouvoirs accrus pour répondre aux situations extrêmes", a indiqué Mme Smith, notamment la mobilisation de moyens supplémentaires et le déblocage de fonds d’urgence.

L’Alberta en pleine période électorale , et une zone importante de la province voisine du Saskatchewan, ainsi qu’une grande partie des Territoires du Nord-Ouest font actuellement face à un risque extrême d’incendies, selon le gouvernement fédéral.

Selon une carte mise en ligne sur le site du gouvernement, ces zones sont en état d'alerte sécheresse modérée à grave, une situation rendue plus probable et plus intense avec le réchauffement climatique.

Si des précipitations sont attendues et pourraient permettre de freiner la propagation des plus gros foyers, elles ne devraient pas suffire pour venir à bout des feux, estime auprès de Radio-Canada Josée St-Onge, agente de communication pour l’agence provinciale de lutte contre les incendies.

Drayton Valley, une ville de 7.000 habitants de l’Alberta à environ 140 kilomètres à l’ouest d’Edmonton, fait partie des localités évacuées.

A Fox Lake, dans le nord de l’Alberta, un violent incendie a ravagé 20 maisons, un magasin et un poste de police. Les habitants ont été évacués par bateau et hélicoptère.




Emily Jackson pour DayNewsWorld

UNE NOUVELLE FUSILLADE DE MASSE EN SERBIE

 FAIT HUIT MORTS ET TREIZE BLESSES

Un homme a ouvert le feu à l'arme automatique jeudi soir en Serbie sur un groupe de personnes depuis un véhicule en marche, faisant au moins huit morts et 13 blessés. C'est la deuxième tuerie de masse en deux jours dans le pays.

Le tireur a ouvert le feu à l'arme automatique sur un groupe de personnes depuis un véhicule en marche près de la ville de Mladenovac, à environ 60 km au sud de Belgrade, et s'est ensuite enfui, avait rapporté plus tôt la RTS.

La police serbe a arrêté vendredi matin l'auteur présumé près de la ville de Kragujevac, dans le centre du pays, a indiqué la télévision nationale (RTS)

Après plusieurs heures de traque, un homme a été arrêté vendredi matin. "U.B., né en 2002", selon le gouvernement serbe, est soupçonné d'avoir commis la tuerie avec une arme automatique dans trois villages près de Mladenovac, à une soixantaine de kilomètres de la capitale. Il s'agit de "l'un des jours les plus difficiles dans l'histoire contemporaine" du pays, a déploré le président serbe, Aleksandar Vucic. De nombreux policiers et ambulances ont été dépêchés sur place, et des hélicoptères survolaient les lieux.

Le ministre serbe de l'Intérieur, Bratislav Gasic, a qualifié les faits d'"acte terroriste".

Des proches inquiets se sont rassemblés devant le centre médical d'urgence de Belgrade, où au moins huit des blessés ont été hospitalisés, a rapporté la chaîne de télévision N1. La ministre de la santé, Danica Grujicic, a brièvement visité le centre.

Trois jours de deuil national

Cette nouvelle fusillade est survenue au lendemain du meurtre par balle, par un élève de 13 ans, de huit enfants et d'un gardien dans une école de Belgrade, une tuerie qui a profondément choqué le pays. Sept personnes – six élèves et une enseignante – ont par ailleurs été blessées dans cette attaque, et deux se trouvaient encore jeudi dans un état critique après avoir subi une série d'opérations chirurgicales.

L'assaillant a été arrêté peu après la tuerie dans la cour de l'école, où il attendait l'arrivée de policiers, et a été placé en hôpital psychiatrique. Le père du tireur, un médecin réputé, propriétaire de l'arme utilisée, a été arrêté et doit être entendu vendredi par un procureur. La mère a été interpellée aussi.

Trois jours de deuil national ont été décrétés à partir de vendredi. Les célébrations et les événements prévus seront en grande partie annulés. Le président serbe Aleksandar Vucic a déploré "l'un des jours les plus difficiles dans l'histoire contemporaine" de la Serbie.

Le chef de l'État a par ailleurs annoncé vendredi un vaste plan de "désarmement" visant à récupérer des centaines de milliers d'armes auprès des habitants de ce pays des Balkans, où quelque 765 000 armes, dont plus de 232 000 pistolets, sont légalement enregistrées.

Selon l'ONG suisse Small Arms Survey (contenu en anglais), la Serbie était en 2018 le troisième pays au monde en matière de circulation d'armes à feu (ex æquo avec le Monténégro), derrière les Etats-Unis et le Yémen, avec 39 armes pour 100 habitants.

Des stocks d'armes accumulés durant la guerre

En effet dans les années 1990, du fait des guerres qui ont mené à la fin de la Yougoslavie, puis les conflits dans les différentes zones de la région, un grand nombre d'armes à feu circulaient dans les Balkans. Déjà en 1989, sous le régime de Tito, 6,1 millions d'armes légères et de petit calibre étaient recensées, selon un rapport du ministère de la Défense et de l'Iris en 2017.

La fin des combats a entraîné une baisse de la demande, mais n'a pas conduit à la diminution du nombre d'armes en circulation. Le maintien de l'industrie de l'armement locale est notamment en cause, selon l'Iris. "Que ce soit en Serbie, en Croatie ou au Monténégro, des armes légères et de petit calibre continuent d'être produites", explique le rapport. Ce dernier met aussi en avant le "détournement dans les stocks de l’armée" et la "corruption", liés notamment à "la faiblesse des salaires des ouvriers et la maigre solde des soldats".

"Désarmer" le pays

Selon l'ONG suisse Small Arms Survey, en 2018, il y avait 2,7 millions d'armes à feu détenues par les civils en Serbie, pour 7 millions d'habitants. Parmi elles, 1,18 million étaient officiellement enregistrées et 1,53 million non déclarées. "La culture des armes à feu est bien ancrée ici", expliquait en 2016 Predrag Petrovic, du centre de Belgrade pour la politique de sécurité, une ONG serbe, au média allemand Deutsche Welle .

Le ministère de l'Intérieur avait annoncé jeudi des contrôles aux domiciles pour vérifier si les armes étaient gardées dans des coffres-forts, conformément aux règles, précisant que les contrevenants verraient leurs armes confisquées. Mais le président est allé plus loin vendredi. Il a notamment promis une révision du permis de port d'armes légères .

"Nous allons procéder à un désarmement presque complet de la Serbie", a déclaré Aleksandar Vucic lors d'une conférence de presse retransmise en direct, quelques heures après la seconde fusillade.




Abby Shelcore pour DayNewsWorld

DES RECORDS DE CHALEUR EFFRAYANTS EN ASIE MENACENT LES PLUS PAUVRES

Des températures caniculaires s'abattent sur l'Asie en cette période alors que la saison chaude débute à peine . Avec des records effrayants. 45 °C en Thaïlande, 44 °C en Inde, 38°C en Chine…

Pour la première fois de son histoire, la Thaïlande vient d’enregistrer des températures de plus de 45 °C. Le 15 avril, 45,4 °C ont été mesurés à Tak, province au nord-ouest du pays et limitrophe de la Birmanie, selon les données du Département météorologique thaïlandais. Le précédent record date de 2016, lorsque la région voisine de Mae Hong Son enregistrait 44,6 °C. Le service météorologique du pays a averti que ce temps allait se poursuivre la semaine prochaine. « Il est possible que la chaleur de cette année soit exacerbée par l’activité humaine », a dit Thanasit Iamananchai, le directeur général adjoint de ce service, rejoignant les experts de l’ONU qui ont mis en garde en mars sur des risques d’épisodes extrêmes liés au réchauffement climatique plus élevés qu’ils ne l’avaient estimé en 2014. Le royaume connaît d’ordinaire une période de chaleur avant la saison des pluies, mais le soleil a fait montre d’une intensité extrême cette année.

« La chaleur record de cette année en Thaïlande, en Chine et en Asie du sud est clairement une tendance climatique et va poser des défis pour la santé publique dans les années à venir », a dit Fahad Saeed, un chercheur de l’institut Climate Analytics, basé au Pakistan.

Idem en Asie centrale, où le Turkménistan a aussi établi un record de chaleur pour un mois d’avril : 42,2 °C ont été mesurés à Uch-Adzhi, à l’est du pays, relève le météorologue britannique Scott Duncan sur Twitter. Avec 38,1 °C en Ouzbékistan, 35,1 °C au Kazakhstan (dont 33,6 °C sur les hauts plateaux de Taraz, soit un record pour un mois d’avril) et 35 °C au Tadjikistan, la vague de chaleur s’étend dans de nombreux territoires d’Asie centrale.

Des défis pour la santé publique

«Il ne fait pas seulement chaud le jour, des températures nocturnes extrêmement élevées ont également été enregistrées. La nuit, les températures ne descendent pas en dessous de 28 °C», précise le météorologue Scott Duncan.

En outre la chaleur extrême va frapper le plus durement les plus pauvres . Cela pourrait même être un risque mortel pour ceux qui n’ont pas accès à la climatisation ou à des abris adaptés Ce lundi, les autorités indiennes ont annoncé que onze personnes étaient mortes d’un «coup de chaleur», lors d’une remise de prix à laquelle environ un million de personnes assistaient, en plein soleil. Depuis 2010, les vagues de chaleur ont tué plus de 6 500 personnes en Inde. Au Bangladesh, des centaines de personnes se sont rassemblées cette semaine à Dakha, la capitale, pour prier pour une pluie salutaire, alors que la température a atteint 40,6 degrés Celsius, un record depuis les années 1960. « Ils ont aussi prié pour que la température baisse, et pour être protégés de la vague de chaleur », a dit un chef de la police locale, Abul Kalam Azad

Le réchauffement climatique rend les vagues de chaleur plus fréquentes, plus intenses et plus précoces. Selon les experts les canicules sévères sont en augmentation dans le monde. L’impact des activités humaines sur le climat rend les vagues de chaleur plus fréquentes, plus intenses et plus précoces dans l’année. Selon les scientifiques la probabilité d’occurrence d’événements inédits et très intenses augmente avec chaque dixième de réchauffement global.

Ainsi, à +2 °C, "1,7 milliard de personnes supplémentaires seront exposées à de fortes chaleurs, 420 millions à des chaleurs extrêmes et environ 65 millions à des canicules exceptionnelles tous les cinq ans", s’alarment les climatologues.




Britney Delsey pour DayNewsWorld

EUTHANASIE SUICIDE ASSISTE

 LA FIN DE VIE NOUS APPARTIENT-ELLE ?

La convention citoyenne sur la fin de vie, organisée par le Conseil économique, social et environnemental, a rendu son rapport au gouvernement après quatre mois d’échanges, de réflexions et de votes. "Nous sommes tous concernés, par essence, par la fin de vie.

" Au lendemain de l'adoption du rapport de la convention citoyenne sur ce thème, qui juge "nécessaire" d'autoriser le suicide assisté et l'euthanasie, Emmanuel Macron a pris la parole, lundi 3 avril, devant les 184 participants réunis à l'Elysée. Il a rappelé notamment qu'une "convention citoyenne ne se substitue jamais à la délibération parlementaire".

Ce sujet extrêmement sensible, qui renvoie chaque personne à sa propre vulnérabilité, convoque en effet des dimensions médicales, sociétales, juridiques, éthiques, philosophiques et, bien entendu, politiques et demande du temps pour y penser.

Des lignes rouges à ne pas franchir

."Je demande au gouvernement, en lien avec les parlementaires, de mener une œuvre de co-construction sur la base de cette référence solide qui est celle de la convention citoyenne", a poursuivi le chef de l'Etat, tout en fixant des "lignes rouges" à ne pas franchir. Parmi celles-ci, la nécessité de "garantir l'expression de la volonté libre et éclairée", de la "réitération du choix", "l'incurabilité de souffrances réfractaires, psychiques et physiques, voire l'engagement du pronostic vital".

"Vous insistez, à raison, pour que jamais une aide active à mourir ne devrait être réalisée pour un motif social, pour répondre à l'isolement qui parfois peut culpabiliser un malade qui se sait condamné", a ajouté Emmanuel Macron, qui a également fermé la porte à toute aide à mourir pour les mineurs. "Ces quelques lignes rouges me paraissent encadrer l'hypothèse d'un modèle français de la fin de vie", a-t-il encore souligné.

Une meilleure application du cadre existant, à savoir la loi Claeys-Leonetti de 2016

La législation sur la fin de vie en France a su se réinventer depuis les premiers jalons posés par la loi Kouchner de 1999 qui garantissait l’accès aux soins palliatifs. La loi Leonetti de 2005, puis la loi Claeys-Leonetti de 2016 ont ouvert des droits pour les personnes en fin de vie. Au-delà de l’arrêt des traitements, elles cadrent la désignation d’une personne de confiance et la rédaction des directives anticipées, déclaration écrite qui peut être faite par toute personne majeure pour préciser ses souhaits concernant sa fin de vie.

La législation actuelle permet aux soignants de mettre sous sédation irréversible des patients proches de la mort, dont les souffrances sont intolérables. Mais elle ne va pas jusqu'à autoriser une assistance au suicide ou l'euthanasie, comme le propose la convention citoyenne.

Ces dispositions sont vues comme des moyens efficaces de lever les incertitudes liées aux conditions de la fin de vie. Pourtant, elles sont peu opérantes.

C'est pourquoi le "premier pilier de la réponse" qu' Emmanuel Macron entend apporter aux conclusions de la convention citoyenne et des divers travaux sur le sujet est "peut-être la réponse la moins spectaculaire" : celle de la meilleure application du cadre existant, à savoir la loi Claeys-Leonetti de 2016, qu'"il nous faut mieux faire appliquer".

En effet force est de constater la difficile application des directives anticipées

Une équipe de chercheurs a analysé la capacité des personnes de confiance à prendre des décisions correspondant au désir de leur proche. En se basant sur près de 20 000 paires de réponses patient-personne de confiance sur des scénarios hypothétiques de fin de vie, ils sont arrivés à une conclusion préoccupante : dans un tiers des cas, la personne de confiance se trompe sur la préférence de traitement de son proche et ne prend pas la décision que celui-ci souhaiterait.

Plus alarmant encore : ce chiffre reste le même lorsque des discussions sur ces questions ont déjà eu lieu. En effet, les personnes de confiance peuvent faire primer leurs propres valeurs sur celles de leurs proches.

De plus demander à une personne âgée de prendre une décision sur sa fin de vie n’est pas pour autant facile, y compris lorsque la famille et les personnels soignants paraissent avoir trouvé un accord. Elles peuvent en particulier être confrontées à des dilemmes moraux : faut-il envisager de ne pas avoir sa vie prolongée dans certaines conditions ? Est-il possible d’accepter de laisser d’autres décider pour soi s’il n’est plus possible de s’exprimer ?

La question est particulièrement complexe dans le cas des personnes âgées qui vivent en institution. Selon une étude menée en 2013-2014 au sein de 78 maisons de retraite en France, les questions relatives à la fin de vie ont été abordées avec au maximum 21,7 % des résidents.

Dans une autre étude exploratoire, des chercheurs en santé britanniques ont mis en évidence les inquiétudes des personnes âgées lorsqu’il leur est demandé de penser aux soins palliatifs et à l’euthanasie (et en particulier aux conditions de leurs mises en œuvre). Ainsi, même si des directives anticipées ont été rédigées en prévision d’hypothétiques difficultés à venir, les personnes âgées ne seront pas nécessairement capables d’y adhérer lorsqu’elles seront réellement confrontées à la fin de leur existence, comme décrit dans un article de deux chercheurs Stéphane Alvarez et Emmanuel Monfort publié dans The Conversation.

Non seulement rédiger des directives anticipées n’est pas un exercice simple pour le patient mais encore faut-il qu'il puisse être accompagné par un système de santé efficace et à l'écoute.

Dépasser les limites actuelles ?

Or la Haute autorité de santé a précisé en 2020 que la loi Claeys-Leonetti n’est pas suffisamment appliquée par les professionnels de santé : une amélioration est nécessaire dans le dialogue entre les professionnels de santé et les patients, même les plus âgés. Des progrès sont également nécessaires dans l’accompagnement de ces derniers et de leurs proches.

Ensuite, les décideurs vont-ils introduire l’aide active à mourir alors que le système de soins palliatifs est critiqué pour son aspect inégalitaire (26 départements n’ont pas d’unités de soins palliatifs) et plus largement pour un manque de moyens évidents ?

Et le chef de l'Etat de pointer une "inégalité fondamentale" dans l'accès aux soins palliatifs sur le territoire. Le président a ainsi confirmé "un plan décennal national pour la prise en charge de la douleur et le développement des soins palliatifs, avec les investissements qui s'imposent". Sans avancer de chiffres sur le financement de ce plan, le chef de l'Etat s'est engagé à "développer la prise en charge des soins palliatifs", y compris dans le secteur pédiatrique, "à mieux les intégrer à l'hôpital dans le parcours de soin, à fixer un seuil de lits par territoire et à poursuivre leur développement à domicile". Un préalable indispensable avant d'envisager d’aller plus loin que les dispositions actuelles.

Quoiqu'il en soit l’Ordre des médecins, premier concerné s'il en est, s’est dit « défavorable » à ce que des médecins puissent participer à « un processus qui mènerait à une euthanasie, le médecin ne pouvant provoquer délibérément la mort par l’administration d’un produit létal» en cas de changement de la législation sur la fin de vie.

En outre le député LR du Bas-Rhin Patrick Hetzeldénonce dans sa tribune à Figarovox un débat biaisé: pour piloter la convention citoyenne sur la fin de vie, en liaison avec des cabinets de conseil,   l'exécutif a en effet choisi le Conseil économique et social (CESE), qui avait prôné en 2018 la légalisation de l'euthanasie et du suicide assisté. Et de conclure : «Le débat sur la fin de vie mérite mieux que l'amateurisme et les manipulations».

Face à ces constats non exhaustifs , il paraît légitime de se poser la question d’une réelle volonté politique d’introduire la notion d’aide à mourir dans la loi, évolution jusqu’à présent refusée. De nombreuses questions demeurent ...




Emily Jackson pour DayNewsWorld

 LA CONSOMMATION D'ANTIDEPRESSEURS 

EXPLOSE CHEZ LES JEUNES

Le rapport du Haut Conseil de la famille, de l’enfance et de l’âge (HCFEA), publié lundi 13 mars, fait part d’une explosion de la consommation de psychotropes chez les jeunes. Entre 2010 et 2021, la consommation des antidépresseurs a augmenté de 179 %, quand elle a fait un bond de 148 % pour les psychostimulants, de 114 % pour les antipsychotiques et enfin de 35 % pour les hypnotiques et anxiolytiques.

Le constat est alarmant.

Le phénomène concerne des dizaines de milliers d'enfants. Le niveau de prescription de psychotropes concerne un enfant sur vingt, précise le HCFEA.

Des chiffres alarmants qui peuvent s’expliquer à l’aune d’autres études ; l’une faisait récemment état de 62 % des 18-24 ans qui auraient des pensées suicidaires. Un jeune (dès l’âge de 12 ans) sur quatre se dirait malheureux.

Les prescriptions de psychotropes se font souvent hors autorisation de mise sur le marché (AMM), alerte le HCFEA, les médicaments appropriés n’existant pas pour les enfants. Selon le rapport, c'est le cas pour 40% des prescriptions en ville, et entre 67 et 94% de celles délivrées à l’hôpital.

Des responsabilités multiples

Le Covid et les confinements successifs ont eu un effet délétère sur la santé des enfants, selon le rapport. Les gestes suicidaires ou encore les sentiments d'angoisse sont également en hausse.

Ce fléau de l’usage des médicaments qui frappe la jeunesse en France a déjà largement touché les États-Unis avec le Ritaline. À cette question de l’usage et de la prescription abusive des médicaments s’ajoutent l’environnement « hyper-numérisé » et l’enfermement de l’esprit derrière des smartphones et des écrans. L’afflux permanent d’informations avec leurs doses d’angoisses (identitaires, climatiques…) est une prise d’assaut des cerveaux. C’était également sans compter sur les addictions numériques, à la pornographie notamment. Le rôle des parents, tantôt démissionnaires, tantôt déboussolés, peut aussi expliquer cette tendance comme celui de l’école, de moins en moins sanctuarisée.

La santé mentale est donc une problématique de santé publique de première importance chez l’enfant, en France comme dans les pays occidentaux. Lorsqu’ils surviennent précocement, les troubles mentaux et la souffrance psychique impactent toute une vie.

La baisse de l'offre de soin en cause

Or "l’offre pédiatrique, pédopsychiatrique et médicosociale est en recul et ne permet plus d’accueillir dans des délais raisonnables les enfants et les familles", note le HCFEA. Faute de spécialistes, la majorité des consultations de l’enfant est réalisée par le médecin généraliste. "Seuls 30% des enfants sont reçus par un pédiatre, qui concentre sa patientèle sur les moins de deux ans."

Le mal-être des enfants et adolescents est donc accentué par un déficit de l'offre de soin, note le rapport qui pointe un manque de spécialistes et une médecine scolaire dont la situation se détériore.

Les consultations en centres médicaux pédagogiques (CMP) ont été divisées par quatre. Le rapport dénonce un "effet ciseau" entre cette augmentation vertigineuse de la consommation de médicaments et la baisse de l'offre de soin en France.

De ce fait la prise en charge n’est pas à la hauteur des enjeux

Or les pratiques psychothérapeutiques : psychanalyse, pratiques psychodynamiques et cliniques, thérapies cognitives et comportementales, thérapies familiales et groupales…sont les plus adaptées pour les troubles mentaux chez le jeune. Pour certains cas seulement, un traitement médicamenteux peut être prescrit en deuxième intention, en soutien de l’accompagnement psychologique, éducatif et social de l’enfant et de sa famille.

Non seulement la HCFEA insiste sur le non-respect des Autorisations de mise sur le marché et sur la transgression des recommandations des agences de santé et des consensus scientifiques, mais elle s'alarme sur la substitution des pratiques psychothérapeutiques, éducatives et sociales par des pratiques médicamenteuses.

Face au malaise profond qui touche une large partie de la jeunesse, il est tant de réagir.

"La santé et le bien-être mental des enfants est une préoccupation qui doit mobiliser toute la société. Tous les acteurs des champs de l’action éducative et sociale doivent y apporter une réponse", indique le HCFEA .




Abby Shelcore pour DayNewsWorld

COMMENT FAIRE FACE A LA SECHERESSE EN FRANCE ?

Si l'été 2022 a mis au jour les vulnérabilités de nombreux territoires face au manque d'eau, la sécheresse hivernale fait craindre de nouvelles difficultés à venir, accentuées et répétées sous l'effet du changement climatique. Depuis mercredi dernier, les départements de l'Isère, du Var, des Bouches-du-Rhône et des Pyrénées-Orientales sont placés en alerte renforcée. Cela signifie la mise en place d'une réduction des prélèvements à des fins agricoles supérieure ou égale à 50 % et une limitation plus forte des prélèvements pour l'arrosage des jardins.Pour s'y préparer, le ministre Christophe Béchu et sa secrétaire d'Etat à l'Ecologie, Bérangère Couillard, présenteront bientôt un "plan sécheresse".

Le ministre de la Transition écologique, Christophe Béchu, reçoit aujourd'hui les préfets coordonnant les sept grands bassins du pays afin de les inciter à prendre dès maintenant des mesures pour « faire des économies d’eau ». Des restrictions précoces pour éviter le pire ? "Anticipez !" demande le ministre de la Transition écologique aux préfets. Samedi, au Salon de l'Agriculture, Emmanuel Macron a annoncé la création d'un « plan de sobriété sur l'eau ».

L 'agriculture 45% de l'eau

En France, l'agriculture représente 45% de la consommation d'eau, et jusqu'à 80% en plein été. "C'est en modernisant les systèmes agricoles, en les rendant plus performants, que l'on réalise les économies les plus importantes", assure Hélène Michaux, directrice du département du programme et des interventions de l'Agence de l'eau Rhône Méditerranée Corse. Micro-irrigation et goutte à goutte plutôt que pulvérisateurs, instruments aidant les agriculteurs à optimiser leur usage de l'eau… Des solutions techniques existent, à condition de pouvoir se les offrir.

Dans le contexte du changement climatique, ces investissements offrent "une forme de couverture contre le risque, puisque l'agriculteur sera en capacité de maintenir ses rendements, même durant les années très sèches", souligne Arnaud Reynaud, directeur de recherche à l'Institut national de recherche pour l'agriculture, l'alimentation et l'environnement (Inrae).

Le ministre de l'Agriculture a également souligné que 60 nouveaux projets d'ouvrages hydrauliques à vocation agricole seraient "mis en service" d'ici à juin même si ces ouvrages, dont les controversées bassines, rencontrent de vives protestations locales.

Intervenir en urgence sur les failles du réseau

Il faudrait aussi rénover les réseaux d'eau anciens, sous-dimensionnés et parfois peu entretenus, sont un chantier urgent, . "Sachant qu'une canalisation est remplacée en moyenne tous les 160 ans, l'urgence est d'investir massivement dans la rénovation", explique Guillaume Dolques, spécialiste de l'adaptation au changement climatique, à l'Institut de l'économie pour le climat, insiste-t-il, alors qu'en moyenne 20% de l'eau potable s'échappe des tuyaux via des fuites.

Grâce à une rallonge de 17 millions obtenue en 2023, l'Agence de l'eau a "lancé début janvier un appel à projets de 20 millions d'euros visant à sécuriser l'alimentation en eau potable des collectivités". Réduction des fuites, réhabilitation des réservoirs d'eau potable vétustes, mise en place d'interconnexions en zones rurales, où des communes peuvent se retrouver très vulnérables...Les moyens mis en œuvre sont nombreux.

Accélérer le déploiement de la réutilisation des eaux usées traitées

En Espagne, 14% des ressources en eau proviennent déjà du recyclage des eaux usées. Ce taux atteint 8% en Italie, contre moins de 1% en France. Pour combler ce retard, le ministre de la Transition écologique et le ministre de l'Agriculture ont mis en avant un décret à venir faisant sauter des "freins réglementaires".

Encourager la sobriété, à tous les niveaux

Contrainte ou choisie, cette sobriété est déjà à l'œuvre dans le Var, où plus de la moitié des communes font face à un niveau plus ou moins élevé de contraintes. Vendredi, Saint-Zacharie et Riboux étaient placées au niveau "sécheresse alerte renforcée" par la préfecture du département. Interdiction d'arroser les pelouses, les terrains de sport et les jardins potagers en journée, interdiction de laver sa voiture ou de remplir sa piscine…

Dans le Var, des communes ont décidé de suspendre les permis de construire estimant, qu'il n'y aurait pas assez d'eau pour les futurs habitants...




Britney Delsey pour DayNewsWorld

CHEMSEX OU LE DUO FATAL SEXE ET DROGUE

Au lendemain de l'accident de Pierre Palmade, le procureur du tribunal judiciaire de Melun révèle que les analyses toxicologiques ont mis en évidence que l'humoriste conduisait sous l'emprise de la cocaïne. Très vite, la presse évoque aussi la piste du chemsex .

Chemsex ?

Cette contraction des termes anglophones chemicals (produits chimiques) et sex désigne l'usage de stupéfiants dans le cadre de pratiques sexuelles.

Apparues en Angleterre au milieu des années 2000, les pratiques sexuelles sous l’emprise de stupéfiants se développent dangereusement

Elles se sont répandues tout d'abord dans la communauté gay avant de séduire des groupes non homosexuels, notamment les jeunes hétéros.

Initialement très urbain, il s'est diffusé en milieu rural ou au sein de populations plutôt jeunes. L'épidémie de Covid-19 et ses confinements successifs ont fait émerger un chemsex solitaire, avec des consommations de substances lors de séances de visionnage de films pornographiques.

Le plus souvent, les drogues utilisées sont les cathinones de synthèse (dont la 3-MMC et la 4-MEC), le GHB et les cristaux de métamphétamine ainsi que, dans une moindre mesure, la cocaïne, la MDMA ou encore la kétamine.

La pratique s’accompagne également de l’utilisation de poppers ou d’autres substances désinhibantes qui influencent la libido et l’endurance, comme l’alcool.

Quel est l'effet recherché ?

"La performance sexuelle, avant tout. Le recours aux drogues, dans ce cadre-là, vise d'abord à augmenter le temps de jouissance. Ces drogues augmentent le temps coïtal, majorent le plaisir, amplifient le désir, mais aussi le nombre de rapports et le temps complet de la pratique sexuelle.

Ce sont en général des marathons de plusieurs heures, parfois plusieurs jours, et la plupart du temps en groupe", selon le Pr Amine Benyamina, chef du service de psychiatrie et d’addictologie de l’Hôpital Paul-Brousse (AP-HP) membre de sa famille est décédé dans un chemsex"

Quels sont les dangers du Chemsex ?

La mort ?

Le chemsex est une pratique dangereuse qui amène les usagers à consommer toujours plus de drogues de manière irrésistible (craving).

La consommation de kétamine est associée à des troubles de l'humeur, des hallucinations et des états de panique.

La cocaïne, la méthamphétamine et les cathinones entraînent des risques cardiovasculaires, cardiorespiratoires, des crises de panique, des pensées suicidaires.

Le GHB/GBL peuvent provoquer une perte de connaissance. De manière générale, ces cocktails de drogues peuvent conduire à des overdoses, des intoxications et des comas.Voire la mort.

Du fait de leur désinhibition, les adeptes du chemsex ne prennent pas les précautions nécessaires pour se protéger (partage de seringues, oubli de préservatifs). Résultat, les IST et autres contaminations par le VIH, les hépatites B et C et la syphilis sont en nette recrudescence.

Enfin, le chemsex est associé à une augmentation des agressions sexuelles et des viols puisque la notion de consentement sexuel ne peut être toujours clairement établie.

Selon un rapport rendu en 2022 au Ministère des Solidarités et de la Santé par le Pr Amine Benyamina, la pratique du Chemsex pourrait concerner environ 20% des hommes ayant des rapports avec des hommes, soit potentiellement 100.000 à 200.000 personnes en France.

Une méta-analyse parue en 2019 estime que cette prévalence se situerait entre 3 à 29 % aux États-Unis et en Europe.

Dès lors que l'accoutumance au chemsex est avérée, il est nécessaire de consulter un professionnel de santé de confiance.

Les CSAPA (Centres de Soin, d'Accompagnement et de Prévention en Addictologie) regroupent des addictologues, médecins, infirmiers qui connaissent parfaitement le sujet.

Devant l’augmentation des, l’association AIDES a mis en place un numéro d’appel d’urgence

(01 77 93 97 77), une ligne SMS via l’application WhatsApp (07 62 93 22 29) et un groupe de discussion privé sur Facebook.


Abby Shelcore pour DayNewsWorld

GRAND FROID EN SIBERIE

AVEC -62,7° A IAKOUTSK

Chaque hiver, la Sibérie Orientale connaît des températures entre -50° et -55°C pendant la longue nuit arctique, alors qu'on n'y dépasse pas -30 à -40°C aux pâles lueurs du jour givré. 

Mais depuis ce début janvier, les grands froids se sont étendus quasiment à toute l'Eurasie, de Moscou à la Yakoutie.

Les anomalies négatives enregistrées au cœur de la Sibérie sont tombées à -30°C, soit davantage que les anomalies chaudes observées sur notre planète.

La température chute à - 62,7 °C dans la ville « la plus froide du monde », un record depuis 20 ans

À Iakoutsk en Sibérie (Russie), le mercure est descendu jusqu’à - 62,7 °C, dimanche 15 janvier 2023. 

Cette ville considérée comme " la plus froide du monde " est habituée des températures basses, mais jamais aussi extrêmes. D’ordinaire au mois de janvier il fait en moyenne - 40 °C.

Au total, à l'échelle de la Sibérie, les températures actuelles en font la vague de froid la plus intense depuis 1982 en Yakoutie. Mais les températures minimales et maximales (-57° la nuit et -50°C le jour) en font plus généralement la vague de froid la plus forte depuis 1994. 

Enfin, les -62°C relevés du mardi 10 janvier dernier constituent un record mensuel pour la station de Zhilinda (depuis l'ouverture de la station météo actuelle en 1942).

" Vous ne pouvez pas lutter "

Si Iakoutsk est connue pour être « la ville la plus froide du monde », les températures ne sont normalement pas si basses. 

Au mois de janvier, le plus froid de l’année dans cette région, la moyenne se situe en général aux alentours de -40 °C. 

Face à cette situation, les habitants, bien que coutumiers des températures négatives, doivent redoubler de prudence.

Un tel froid peut être dangereux, notamment en raison du risque d'engelures. A l'heure actuelle, la ville toute entière est enveloppée dans un «brouillard glacé», selon l'Université fédérale du Nord-Est de Iakoutsk, dont les propos sont relayés par CNN.

Un phénomène qui survient justement dans des situations de froid extrême." L’air est si froid que l’air chaud des maisons, des personnes et des voitures ne peut pas monter " ce qui a pour effet de bloquer la vapeur au sol, comme l’explique l’Université fédérale du Nord-Est à Iakoutsk.

L’établissement a également adressé une note à ses étudiants pour leur rappeler " qu’il n’est pas recommandé de se promener dans les rues en hiver lorsque la température est inférieure à -40 °C ".




Boby Dean pour DayNewsWorld

EPIDEMIE DE COVID GRIPPE ET BRONCHIOLITE

 EN FRANCE

Lors d'une visite à Annecy le 28 décembre, le ministre de la Santé François Braun a évoqué une « semaine de tous les dangers » pour les hôpitaux.

Et pour cause. Pour les professionnels de santé, la semaine de la rentrée commence sur les chapeaux de roue avec une « triple épidémie » de Covid, de bronchiolite et de grippe.

« Dans cette triple épidémie, nous arrivons à une phase un peu plus calme en ce qui concerne le Covid et la bronchiolite », a-t-il expliqué devant la presse : le virus « circule moins » pour le coronavirus, tandis que le niveau d'infection reste « très élevé » pour la bronchiolite, « mais va en s'améliorant ».

La grippe frappe tout le territoire

Par contre, pour la grippe, « il y a une explosion des cas, avec également des cas graves qui font que les services de réanimation, d'une façon globale, sont saturés », a-t-il souligné.

La semaine dernière, les autorités sanitaires ont relevé une « poursuite de l'augmentation des indicateurs de la grippe dans toutes les classes d'âge », selon leur dernier bulletin publié mercredi. L'épidémie de grippe frappe actuellement toutes les régions de métropole et d'outre-mer. Les hospitalisations pour syndrome grippal ont ainsi augmenté de 75 %.

L'épidémie de bronchiolite s'est, elle, poursuivie à un niveau élevé en France métropolitaine ainsi qu'en Guadeloupe, en Martinique et à Mayotte.

Une grève malvenue

Le ministre de la Santé n'a pu que déplorer en outre le mouvement de grève des médecins généralistes au niveau national « particulièrement malvenue en cette période d'extrême difficulté pour le système de santé ». Il a toutefois assuré que « (s)a porte est toujours restée ouverte et elle le restera pour régler les problèmes ».

L'occasion aussi de rappeler les bonnes pratiques à adopter :

« la vaccination est toujours d'actualité en ce qui concerne la grippe, ainsi que le port du masque et le lavage des mains bien entendu dans les endroits clos et où on se retrouve très nombreux », a-t-il insisté.




Carl Delsey pour DayNewsWorld

AUX ETATS-UNIS LE " BLIZZARD " DU SIECLE TUE 

AU MOINS CINQUANTE PERSONNES

Des conditions météorologiques cataclysmiques. Les terribles intempéries hivernales qui traversent les États-Unis ont causé la mort d'au moins 50 personnes dans le pays, dont 27 dans un seul comté de l'État de New York, et ce " blizzard du siècle " est loin d'être terminé. 

" Il est bien trop tôt pour dire que c'est terminé ", a mis en garde la gouverneure de New York Kathy Hochul, précisant que jusqu'à 30 cm de neige devaient encore tomber. 

" C'est clairement le blizzard du siècle », a-t-elle ajouté lors d'une conférence de presse depuis la ville de Buffalo.

Même si l'intensité de la tempête n'est plus celle de ces derniers jours, il est « toujours dangereux d'être dehors ", a-t-elle alerté.

Un week-end de Noël sous des mètres de neige, subissant des températures polaires depuis la semaine dernière.

Dimanche soir, le bilan dans le comté d'Erie, qui comprend Buffalo, était déjà de 13 morts, mais les services locaux ont confirmé depuis le décès de 14 autres personnes " amenant le total des morts du blizzard à 27 ", a déclaré lundi matin Mark Poloncarz, responsable pour ce comté.

Certaines personnes ont été retrouvées mortes dans leur voiture ou dehors, et d'autres sont décédées d'un arrêt cardiaque en essayant de déblayer la neige, alors que les températures sont encore glaciales, a-t-il déclaré. Mark Poloncarz a dit s'attendre à ce que davantage de victimes soient peu à peu retrouvées.

Le total des décès confirmés par les autorités à travers 9 États américains est d'au moins 49 morts. Dans l'Ohio, des accidents de la route liés à ces intempéries ont fait neuf victimes, a confirmé  Highway Patrol.

" Déchirant "

Buffalo est toujours en grande partie bloquée, en raison des quantités impressionnantes de neige tombées. Des images du centre-ville montraient des voitures en travers de la route, recouvertes de neige.

" S'il vous plaît, sauf si vous faites partie des services de secours, ne conduisez pas ", a demandé Mark Poloncarz.

" Les conditions sont mauvaises. " 

Une interdiction de se déplacer était toujours en vigueur lundi dans l'ouest du comté, mais elle était bravée par certains habitants, a-t-il regretté.

" Ce que nous faisons aujourd'hui, c'est emmener les gens jusqu'aux médecins, infirmières et hôpitaux ", a expliqué lundi matin sur CNN John Garcia, le shérif du comté.

" Les routes commencent enfin à être praticables parce que les vents sont retombés. "

Durant le plus fort de la tempête, les secours n'avaient plus la possibilité d'atteindre les personnes en détresse, par exemple celles bloquées dans leur voiture ou chez elles sans électricité. 

" C'est déchirant d'avoir des appels de familles avec des enfants, qui disent qu'ils sont gelés ", a dit John Garcia. L'électricité a été rétablie pour plus de 13 000 foyers durant les dernières 24 heures, a précisé Mark Poloncarz lundi matin, mais plus de 12 000 restent encore sans courant. Certains ne pourront être raccordés au réseau avant mardi, a-t-il prévenu.

3 800 vols annulés lundi

Depuis mercredi soir, les États-Unis sont frappés par cette tempête d'une rare intensité, dont les vents glacés ont provoqué d'importantes chutes de neige, notamment dans la région des Grands Lacs. 

Des dizaines de millions d'Américains ont vu leur week-end de Noël chamboulé par des coupures de courant massives, des routes devenues impraticables et des milliers de vols annulés, provoquant le chaos dans les aéroports. Lundi, près de 3 800 vols étaient encore annulés aux États-Unis, selon le site de suivi Flightaware.com.

Les conditions ne devraient s'améliorer que progressivement au fil de la semaine. 

La météo "va continuer de provoquer des conditions de voyage dangereuses localement pour les deux jours à venir", a déclaré dans son dernier bulletin national le service météorologique américain (NWS). 

"La plupart de l'est des États-Unis va rester dans des conditions de gel durant la journée de lundi, avant une tendance plus modérée s'installant à partir de mardi", a-t-il ajouté.




Britney Delsey pour DayNewsWorld

LE VETO DE LA POLOGNE A LA RECONNAISSANCE

DE LA FILIATION DES ENFANTS DE COUPLES LGBT

PAR L'UNION EUROPENNE

Le vice-ministre polonais de la justice, Marcin Romanowski, a prévenu que son pays opposerait son veto à une proposition présentée mercredi par la Commission européenne en vue de reconnaître la filiation légale des enfants de couples LGTBI obtenus dans un autre État membre, une mesure visant à garantir que tous les enfants européens jouissent des mêmes droits lorsqu'ils se déplacent dans l'espace commun, «indépendamment de la manière dont ils ont été conçus ou sont nés », selon Bruxelles.

« Tant que le ministre de la Justice sera Zbigniew Ziobro ", a déclaré M. Romanowski au portail Do Rzeczy, « nous sommes sûrs que la Pologne n'aura pas à s'adapter à ces demandes insensées du lobby LGBT et à reconnaître les adoptions homosexuelles ».

Le vice-ministre a assuré que le système juridique polonais est « protégé » contre les « effets néfastes de l'idéologie du genre », quelle que soit « l'ampleur des ruses insidieuses de l'"establishment" de l'UE », qui s'est tourné vers « un programme toxique »

Conscient des difficultés à faire avancer la loi en raison des réserves de pays comme la Pologne ou la Hongrie à l'égard de la reconnaissance des droits du collectif LGTBI ou des controverses concernant la réglementation de la maternité de substitution dans plusieurs pays du bloc, le Commissaire européen à la Justice, Didier Reynders, a tenu à préciser que la proposition ne vise pas à modifier le droit de la famille, qui est une compétence nationale, mais à donner une sécurité juridique aux mineurs dont la filiation est déjà reconnue dans un Etat membre.

Toutefois, M. Romanowski interprète que les institutions juridiques relatives à la filiation, ainsi que les registres d'état civil, restent de la compétence exclusive des États membres selon la jurisprudence existante de la Cour de justice de l'Union européenne.

Le vice-ministre souligne que l'adoption de la proposition de règlement européen requiert l'unanimité, de sorte que « la Pologne ne risque pas d'imposer des adoptions homosexuelles, car nous y opposerons simplement notre veto ».




Garett Skyport pour DayNewsWorld

INSOLITE MAIS VRAI

187 PIECES DE MONNAIE DECOUVERTS

DANS L'ESTOMAC D'UN TRENTENAIRE INDIEN

Les chirurgiens sont parfois surpris par ce qu’ils peuvent découvrir dans l’estomac d’un patient au cours d’une opération. 

Mais rien ne pouvait préparer les médecins de Hangal Sri Kumareshwar, à Bagalkot, en Inde à ce qu’ils ont mis au jour fin novembre, dans les entrailles d’un homme d’une trentaine d’années.

Conduit à l’hôpital par sa famille, le malade se plaignait de «ballottements» et de vomissements fréquents.

Les examens préliminaires, radios et endoscopies, ont permis de déterminer assez vite la cause de ces troubles : une énorme quantité de pièces, avalées chaque jour pendant trois mois.

Un poids d'1,5 kilos de métal

Une intervention chirurgicale de plus de deux heures a permis d’extraire un total de 187 pièces pour un poids de 1,5 kg.

«L’estomac était terriblement dilaté et il y avait des pièces dans tous les recoins» explique le Dr Eshwar Kalaburgi. Mais, miraculeusement, l’homme, dont l’identité n’a pas été révélée, ne conserve que peu de séquelles de cet ahurissant régime alimentaire : «Nous avons traité un début de déshydratation et quelques autres symptômes mineurs. Mais le patient est stable et il peut parler normalement.»

Le record japonais : 1894 pièces

Ce mangeur de pièces souffre d’un trouble psychiatrique sans doute apparenté au pica, pie en latin, qui pousse certains individus à ingurgiter de façon compulsive des matériaux de toutes sortes, papier, tissu, bois, plastique et, bien sûr, métal.

Pris en charge par des psychiatres, ce patient n’aura sans doute pas, et heureusement, l’occasion d’égaler le record japonais en la matière : 1894 pièces de monnaies absorbées par un homme d’une cinquantaine d’années pendant deux décennies.

Lui aussi a survécu malgré ce «trésor» de 8,5 kilos occupant la majeure partie de son estomac.




Carl Delsey pour DayNewsWorld

HUIT MILLIARDS D'INDIVIDUS SUR TERRE

 PETITS NOUVEAUX  ET  SURPOPULATION ?

Huit milliards aujourd'hui, dix milliards d'ici à la fin du siècle. 

Nous sommes désormais huit milliards d'humains sur la planète. Selon les modélisations de l'ONU, l'humanité franchit ce cap mardi 15 novembre, onze ans après avoir passé celui des sept milliards, le 31 octobre 2011.

Pour certains, cette annonce est à saluer comme la preuve de l'amélioration des conditions de vie des individus à l'échelle planétaire. Pour d'autres, elle apporte surtout son lot d'inquiétudes et de questionnements. 

Jusqu'où ira la croissance démographique ? 

Et alors que les dirigeants du monde entier sont réunis à l'occasion de la COP27 pour trouver des solutions au dérèglement climatique, la planète pourra-t-elle supporter et subvenir aux besoins d'une population de plus en plus nombreuse ?

« Nous attendons la naissance du huit milliardième habitant de la planète Terre. Cet événement doit à la fois permettre de nous émerveiller des progrès en matière de santé, qui ont permis d'allonger la durée de vie et de réduire considérablement les taux de mortalité maternelle et infantile, mais doit aussi sonner comme un rappel de notre responsabilité partagée à prendre soin de notre planète », résumait le secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres, le 11 novembre.

Barre symbolique des 8 milliards

Huit milliards d’habitants sur Terre. Selon les estimations des Nations unies, la population mondiale franchit cette barre symbolique des huit milliards ce mardi 15 novembre 2022. 

Le nombre a doublé en presque cinquante ans, face aux quatre milliards d’êtres humains qui habitaient la planète en 1975. La courbe va continuer de grimper dans les années à venir, jusqu’à un pic de 10,4 milliards de personnes, qui devrait être atteint à la fin des années 2080. 

Une baisse devrait ensuite s’amorcer jusqu’à la fin du siècle, selon la dernière projection de l’Onu, intitulée « Perspective de la population mondiale 2022 », sortie en juillet.

59 % de la population mondiale habitent aujourd’hui en Asie

4,7 milliards des huit milliards d’habitants de la planète vivent aujourd’hui en Asie, où se trouvent les deux pays les plus peuplés du monde : la Chine, avec 1,4 milliard d’habitants, et l’Inde. À noter que ce classement entre les deux géants devrait s’inverser d’ici 2023.

Le continent asiatique représente 59 % de la population mondiale, contre 18 % pour l’Afrique, 9 % pour l’Europe, 8 % pour l’Amérique latine et les Caraïbes, 5 % pour l’Amérique du Nord et 1 % pour l’Océanie.

Les pays à la croissance démographique la plus forte se situent principalement dans les régions d’Asie du sud et d’Afrique subsaharienne. 

La croissance démographique est surtout importante en Afrique – ce sont « les pays d’Afrique subsaharienne qui devraient contribuer à plus de la moitié de l’augmentation prévue jusqu’en 2050 », selon le département des affaires économiques et sociales de l’Onu . 

Certains pays se démarquent par une évolution très rapide de leur taux de natalité. Si l'on compare ces deux cartes réalisées par le World Population Prospects, la dynamique démographique de tous les continents a baissé, même si certains gardent une cadence élevée. 

Mais d’autres, comme le Kenya, ont pris beaucoup d’avance face à leurs voisins. Même s’il était déjà en train de baisser, en 2011 son taux de fécondité était encore au plus haut, à plus de 35 naissances pour 1000 personnes. Aujourd’hui, sa transition démographique est en voie d’être achevée : 

en 40 ans, le Kenya ainsi est passé de 8 à 3,8 enfants par femmes c’est ce qu’on appelle la transition démographique. L’exemple du Kenya garde toutefois une moyenne élevée par rapport à l’Europe par exemple. 

Les pays européens trouvent leur équilibre entre 1,3 et 1,9 enfant par femmes. Cependant, le taux de fécondité en Afrique subsaharienne reste de 4,7 enfants par femmes selon l’AFD.

Conséquence, si la transition démographique en Afrique avance notamment grâce à une mortalité infantile bien plus faible qu’auparavant, la population africaine devrait atteindre 2,4 milliards d’habitants en 2050, estime rapporte l’Ined. Plus de la moitié de la croissance démographique du monde aura alors lieu en Afrique.

L’Asie du Sud et du Sud-Est connaît elle aussi une croissance importante, mais là encore, la dynamique est en plein évolution.

Si la Chine a achevé sa transition démographique il y a plus de dix ans, c’est désormais au tour de l’Inde de voir sa natalité d’effondrer. Le pays, avec 1,3 milliards d’habitants est a égalité quasi parfaite avec la Chine...mais en 2021 sa natalité vient pour la première fois de tomber sous le seuil de remplacement. Le pays devrait ainsi décroître après un pic atteint vers 2070.

A l'inverse ils sont huit pays à concentrer plus de la moitié de la population mondiale attendue dans les prochaines décennies. Il s’agit de la République démocratique du Congo, de l’Égypte, de l’Éthiopie, de l’Inde, du Nigeria, du Pakistan, des Philippines et de la Tanzanie.

Cependant « le plus gros de la croissance démographique est derrière nous »

Selon les projections de l'ONU publiées en juillet, la population mondiale devrait atteindre un pic dans les années 2080 puis se stabiliser autour de 10,4 milliards d’habitants. « Dix milliards, cela peut paraître énorme, mais c'est finalement une faible augmentation si on la compare à celle des soixante dernières années », affirme Gilles Pison, spécialiste de la démographie mondiale, professeur émérite au Muséum national d’histoire naturelle et conseiller auprès de l’Institut national d’études démographiques (Ined).

La barre symbolique du premier milliard d'individus sur la planète avait été franchie en 1800, celle des deux milliards en 1927 puis celle des trois milliards en 1960. « À partir de là, le rythme d'augmentation de la population s'était accéléré de façon vertigineuse, avec une croissance démographique de 2 % par an. À l'aube des années 2000, nous étions ainsi six milliards sur la planète, soit six fois plus que deux cent ans auparavant », détaille le démographe.

« Depuis, la population continue, certes, de croître, mais de moins en moins vite. Aujourd'hui, la croissance démographique n'est plus que de 1 %. Et elle va très certainement continuer de baisser. »

« La menace d'une 'bombe démographique' que certains craignaient s'éloigne », pour Gilles Pison.

« Le plus gros de la croissance démographique est même derrière nous. » 

Mais surtout, une fois le cap des dix milliards atteint, la population devrait se stabiliser puis commencer à décroître lentement. Pour cause, selon l'ONU, le taux de fécondité devrait passer de 2,3 enfants par femme, en moyenne, dans le monde aujourd'hui à 2,1 en 2050. Il se stabiliserait ensuite à 1,8 en 2100 – le seuil qui marque la fin du renouvellement des générations.

Contrôler les naissances ?

Face à cette perspective ressurgit cependant la question de ce que la planète peut supporter. L'angoisse n'est pas récente : dès l'Antiquité, Platon et Aristote s'inquiétaient, dans leurs écrits, de la destruction des forêts et de la disparition de sources d'alimentation. Plus tard, en 1798, dans son « Essai sur le principe de la population », Thomas Malthus s'alarmait à son tour d'un déséquilibre entre population et ressources. Mais aujourd'hui, face au dérèglement climatique, la crainte se dédouble, avec à la fois la peur que la planète ne puisse pas subvenir aux besoins de toute la population, mais aussi que cette dernière, trop nombreuse, ne finisse par détruire son habitat.

« Nous allons au désastre parce que la population augmente beaucoup trop vite », affirme ainsi Michel Sourrouille, auteur du livre Alerte surpopulation : le combat de démographie responsable (éditions Édilivre). L’homme de 75 ans se dit malthusien prônant une baisse de la natalité pour que la croissance de la population ne surpasse pas celle des ressources.

« On ne peut pas vivre plus nombreux que les ressources que la planète nous donne »

Stabiliser la population, voire la diminuer, est la solution pour sauver la planète, pense Michel Sourrouille : « On ne peut pas vivre plus nombreux que les ressources que la planète nous donne. C’est la loi des rendements décroissants : plus on prend des ressources à la Terre, plus on l’épuise. » En 2022, le jour du dépassement – la date à partir de laquelle l’humanité a consommé l’ensemble des ressources que la planète peut régénérer en un an, calculée par le Global Footprint Network – a été établi au 28 juillet…

Pour de nombreux scientifiques  la croissance démographique est ainsi « l'un des principaux facteurs de menaces environnementales ». Pour eux, la réponse est donc simple : il faut diminuer la population humaine pour alléger la pression sur la planète. En France, l'association Démographie responsable milite ainsi, par exemple, pour plafonner les allocations familiales à deux enfants. Même combat, au Royaume-Uni, pour l'organisation Population Matters.

Une solution balayée par le démographe Gilles Pison. « Pour arrêter la croissance démographique subitement, il n'y a que trois solutions : provoquer une hausse de la mortalité – ce que personne ne souhaite –, déménager sur une autre planète – ce qui est irréaliste – ou, effectivement, contrôler la natalité", explique-t-il. "Or, cette solution est tout aussi irréaliste. C'est illusoire de croire qu'il suffit d'adopter des politiques de contrôle des naissances pour voir la population mondiale baisser. »

Pour Emmanuel Pont, ingénieur, plus nuancé dans son propos et auteur du livre Faut-il arrêter d’avoir des enfants pour sauver la planète ? (2022 , Payot), diminuer la population n’est pas la « priorité »

Emmanuel Pont pointe aussi du doigt la chronophagie d’une politique de contrôle des naissances. « Il faut beaucoup de temps pour que la population évolue. J’avais fait le calcul, si on introduit la politique de l’enfant unique en France, il faudra attendre à peu près 2100 pour que la population soit divisée par deux, détaille-t-il. Sachant que l’objectif est d’atteindre la neutralité carbone en 2050, il sera déjà trop tard. »

En aucun cas, il ne faut imposer de mesures autoritaires. Un avis partagé par Emmanuel Pont : « Dans l’histoire, les politiques de contrôle des naissances se sont toujours mal passées. Il y a un historique assez sombre d’abus de stérilisations forcées, d’eugénisme finalement. La frontière est ténue, entre décider qui a le droit d’avoir un enfant et qui a le droit de vivre… Et c’est aussi une politique qui serait imposée aux femmes, aux minorités, encore une fois. »

Arrêter de faire des enfants « pour sauver la planète » pose aussi « des questions philosophiques sur le droit à procréation », poursuit-il. « On ne va pas mettre le fait de faire des enfants sur le même plan que des choix de consommation comme prendre l’avion ou manger un steak… Je trouve que c’est un débat qui devient rapidement glissant. »

24 % des plus de 18 ans dans certains pays développés remettraient cependant en question leur désir d’enfant à cause du climat.

Certaines personnes ont déjà fait le choix de ne pas avoir d’enfant par souci écologique. On les désigne par l’acronyme « Gink », pour Green Inclination No Kid en anglais, soit des personnes qui revendiquent ne pas vouloir faire d’enfants pour sauver la planète, et pour ne pas infliger à leur progéniture une vie sur une Terre polluée et en surchauffe.

Des extrêmes à éviter, nous semble-t-il.

« Changer nos modes de vie »

En effet pour Emmanuel Pont comme pour Gilles Pison, le problème est moins la hausse de la population que nos façons de vivre et de consommer. « Il faut changer nos modes de vies, les mécanismes politiques, économiques de la société, la répartition des pouvoirs et des richesses entre les pays, la culture consumériste », détaille le premier. « Pour lutter contre le réchauffement climatique, il ne faut pas être moins, mais il faut tendre, tous ensemble, à plus de sobriété et à moins de consommation. », souligne le second.

En 2015, un rapport d’Oxfam montrait en effet que les pays à forte natalité – souvent, aussi, parmi les moins développés – comme le Pakistan (3,45), le Nigeria (5,32) ou l’Éthiopie (4,15) ne représentent que 3,5 % des émissions mondiales de CO2 alors qu’ils abritent 20 % de la population mondiale. À l'inverse, les pays les plus développés, qui ont un taux de fécondité bas, comme la Chine (1,7), les États-Unis (1,71) ou les pays d'Europe, émettent 78 % du CO2 alors qu’ils ne représentent que la moitié de l’humanité.

« Sur le plan de l'alimentation, par exemple, la planète a de quoi nourrir dix milliards d'individus convenablement. À condition qu'on ne lui demande pas de les nourrir comme s'alimentent les 1 % les plus riches aujourd'hui, avec un régime trop carné et totalement déséquilibré », poursuit Gilles Pison.

Et cet enjeu est d'autant plus majeur que, dans quelques années, les cartes de la démographie mondiale seront complètement rebattues. L'Inde deviendra le pays le plus peuplé et un habitant sur trois de la planète vivra en Afrique. « Tout l'enjeu est de permettre à ces pays de se développer sans qu'ils deviennent plus agressifs pour l'environnement. En cela, les pays développés doivent aujourd'hui servir de modèles », plaide le démographe.

« Par ailleurs, nous savons aujourd'hui qu'il y a une corrélation entre amélioration des conditions de vie et baisse de la fécondité. Si nous voulons stabiliser la population mondiale, cela devra passer par une réduction des inégalités, une lutte contre la pauvreté, un accès aux soins et à la contraception partout dans le monde"… »

Certes mais de grandes disparités  demeurent : en Occident on assiste à une dénatalité suicidaire tandis qu'en Afrique une surnatalité peu maîtrisée. Les conséquences socio-économiques et politiques risquent d'être importantes.




Jenny Chase pour DayNewsWorld

LA FRANCE AVEUGLE FACE A L'EVOLUTION DU COVID

Difficile aujourd'hui pour les autorités sanitaires de suivre l'évolution de l'épidémie de Covid-19 dans le pays : le mouvement de grève des laboratoires d'analyses médicales a fortement impacté la production de données chiffrées fiables. Par ailleurs, le nombre de tests de dépistage est lui aussi en décrue.

Sur le papier, la France repasse dans le vert. Avec un peu plus de 20 000 nouveaux cas de contaminations aux Covid-19 détectés chaque jour, les quelques chiffres qui sont aujourd'hui communiqués par les autorités sanitaires montrent une nette amélioration de la situation sur le front épidémique.

Les Français peuvent-ils s'en réjouir ? Pas tellement, et pour cause : difficile de se fier aux données qui sont actuellement partagées. « Ces données sont non interprétables, indique Santé publique France dans un bilan hebdomadaire. Certains taux sont sous-estimés. »

Pourquoi ?

D'abord parce que depuis le 27 octobre dernier, les laboratoires d'analyses médicales ne communiquent plus les résultats des tests de dépistage contre le Covid-19 auprès du fichier national des tests de dépistage (SI-DEP). Ces derniers sont en effet opposés au budget prévisionnel 2023 de la Sécurité sociale, qui va obliger les biologistes à réaliser 250 millions d'euros d'économies chaque année : un « coup de rabot inacceptable » pour la profession :

« Devant la surdité des pouvoirs publics, nous avons décidé de suspendre la transmission des données de dépistage sur la plateforme SI-DEP », avait annoncé il y a quelques jours Alain Le Meur, porte-parole de l'Alliance pour la biologie médicale (APBM).

La Direction de la recherche, des études, de l'évaluation et des statistiques (Drees) a constaté une diminution de près de 80% du nombre de résultats de tests partagés dans cette base de données au début de ce mouvement... Selon nos confrères du Parisien, les laboratoires ont repris le partage des données depuis mercredi 2 novembre dernier, mais les professionnels du secteur menacent d'un mouvement de grève à compter du 14 novembre prochain s'ils n'obtiennent pas gain de cause auprès de Thomas Fatôme, directeur de l'Assurance Maladie.

Un nouveau sous-variant – BQ.1.1, trouble-fête ?

À cela, s'ajoute également la baisse du nombre de tests réalisés dans l'Hexagone. En moyenne, un peu moins de 90 000 tests sont enregistrés chaque jour dans le pays : un chiffre aussi bas n'a plus été observé depuis août 2020. Moins il y a de tests, moins la visibilité est bonne sur le front du Covid-19. Ce suivi épidémiologique est d'autant plus important qu'un nouveau sous-variant - BQ.1.1. - s'impose progressivement dans le pays et gagne du terrain. BQ.1.1. pourrait devenir dominant dans le pays d'ici les prochaines semaines.

« On n’a jamais vu un des sous-variants Omicron s’imposer sans entraîner de vague épidémique, et on ne voit pas très bien pourquoi ce ne serait pas le cas cette fois-ci », affirme Antoine Flahault, directeur de l’Institut de santé globale à Genève.




Sandra Stac pour DayNewsWorld

LES ACTIONS COUP DE POING DES MILITANTS ECOLOGISTES DANS LES MUSEES SONT-ELLES PRODUCTIVES ?

Des actions coup de poing. Alors que l'association Just Stop Oil multiplie les opérations contre les œuvres d'art en Europe , en France, l'association Dernière rénovation a décidé de faire parler d'elle également, en bloquant tout d'abord une autoroute puis en interrompant un opéra à Paris ce vendredi 28 octobre. Le but de l'action de « désobéissance civile » sur l'autoroute, qui a duré environ une demi-heure, est de « contraindre le gouvernement à adopter un plan ambitieux de rénovation thermique des bâtiments d'ici 2040, premier pas vers une réduction significative des émissions carbone de la France », selon un communiqué de l'association

Quelques jours avant , ce sont, vêtus de dossards orange qui contrastent avec le décorum qu’appelle une visite au Musée Barberini de Potsdam, deux militants prennent leur élan avant de déverser de grands jets de purée jaunâtre sur un tableau de la série des Meules du peintre impressionniste Claude Monet, représentation de structures coniques de blé qui dominaient le paysage de la campagne normande de 1890.

« Nous sommes en pleine catastrophe climatique », récite l’une des militantes après s’être collé la main au mur, accroupie devant le chef-d'œuvre du peintre français estimé à plus de 110 millions de dollars. « Et tout ce qui vous effraie, c’est de la soupe à la tomate ou des patates pilées sur une peinture », lance-t-elle.

Les deux auteurs du coup, affiliés au mouvement de désobéissance civile pro-climat Letzte Generation, font écho à la question posée par les activistes de Just Stop Oil une dizaine de jours plus tôt. « L’art vaut-il plus que la vie ? Que la nourriture ? Que la justice ? »

Le 14 octobre, deux jeunes membres de l’organisation britannique opposée au financement des énergies fossiles ont soulevé l'ire du public en aspergeant Les tournesols de Van Gogh d’une boîte de conserve de soupe Heinz avant de se coller au mur.

Multiplication des actions de désobéissance civile

Après les « Tournesols » de Van Gogh, une toile de Monet ou encore une concession Aston Martin, des militants du collectif écologiste Just Stop Oil s’en sont pris ce jeudi au tableau « La Jeune Fille à la perle » de Johannes Vermeer exposée à La Haye, au musée Mauritshuis.. Ils se sont collés à la glue sur la vitre protégeant la toile avant d’être interpellés par les forces de l’ordre. Deux personnes se sont rapprochées du tableau et une troisième a jeté dessus une substance inconnue, mais l’œuvre, protégée sous verre, n’a pas été endommagée, a précisé le Mauritshuis dans un communiqué.

Si cette action a fait le tour du monde, elle s’inscrit dans une série de coups d’éclat organisés par des militants écologistes qui ont investi les musées ces derniers mois, du Kelvingrove Art Gallery and Museum de Glasgow à la National Gallery of Victoria de Melbourne, en passant par le Museo del Novecento de Milan.

Pour chacune de ces actions militantes, le même modus operandi : une main collée sous la toile, sur le cadre ou directement sur l'œuvre. La tactique du lock-on, à laquelle les militants ont recours pour ne pas pouvoir quitter le lieu de protestation sur demande, est revisitée; la super glue remplace les chaînes cadenassées.La nourriture a quant à elle fait partie de l’arsenal des activistes lors des plus récents coups d'éclat médiatisés.

Qu’il s’agisse de soupe ou de purée, l’écho médiatique que rencontrent ces incidents remplit leur mission de médiatisation de la cause écologiste. Elles comportent en outre, par leur effet scandaleux, leur propre autojustification, en démontrant que l’atteinte à l’art nous scandaliserait désormais plus que celle au vivant…

« Art ou activisme ? »

Ainsi s'interroge l'universitaire Isabelle Barbéris dans un article publié dans TheConversation avant d'y répondre dans l'analyse qui suit.

Les militants écologistes, même si leur action utilise un répertoire artistique, ne revendiquent cependant que la dimension politique de leur mise en scène vide de toute tentative d’esthétisation.

L’action des militants s’inscrit aussi dans cette histoire artistique de la performance et des interventions d’artistes comme le Grand Verre de Duchamp, l’action painting, la soupe Campbell de Warhol, « les décollages » de l’artiste Fluxus Volf Vostell, et même la banane collée sur un mur de Maurizio Cattelan…

Quant à l’artification du geste de vandalisme, c’est aussi une vieille histoire qui remonte aux avant-gardes historiques : empreint d’ironie nihiliste, les tracts et manifestes dadaïstes sont truffés d’appels (métaphoriques) à la casse, tandis que Tristan Tzara comparait l’art à « un poète aux côtes cassées comme Picabia qui casse tous les os et les roses de verre ». Ce même Francis Picabia qui proclamait dans son Manifeste cannibale (1920) : « Ce que vous ne pourrez casser vous cassera, sera votre maître. »

Des topos récurrents

La lutte entre l’art et la vie, la dramatisation de la tension entre l’objet et le geste sont donc des topos récurrents de l’art contemporain

L’histoire de l’activisme dans les musées est tout aussi fournie : on peut songer à Bed Piece (1972) de Chris Burden, mais surtout aux actions contestatrices du groupe Fluxus.

Enfin, il y eut Joseph Beuys qui ouvrit la voie aux performances véritablement activistes, autrement dit animées par une cause. Beuys est l’inventeur de l’agit-prop artistique et écologiste comme en témoignent plusieurs actions : Bog action (1971), une des premières performances d’activisme écologiste pour contester contre l’assèchement d’une mer intérieure aux Pays-Bas ; I like America and America like me (la performance avec le coyote) ; 7000 Chênes présenté à la Documenta de Kassel en 1982 – pour ne citer que quelques exemples.''

L'art « comme rampe de lancement »

« L'art est vraiment utilisé comme une rampe de lancement, un outil pour gagner en visibilité. Et force est de constater que, de ce point de vue, ça fonctionne très bien. »

— Une citation de Charles de Lacombe, membre du conseil des Amis de la Terre France et militant d’Alternatiba

S’il est « déstabilisant » de voir des militants s’en prendre à des chefs-d'œuvre, le choix n’en est pas moins réfléchi. Van Gogh, Monet, Botticelli et Picasso ne sont pas responsables des changements climatiques, et les activistes écologistes le savent très bien, souligne M. Lacombe dans un papier cosigné avec Nicolas Haeringer, directeur des campagnes de l’ONG 350.org.

En troublant le public, les militants tentent d’attirer l’attention sur son indifférence face à l’inaction des dirigeants pour limiter le réchauffement climatique, au moment où tous les voyants sont au rouge. « À situation anormale, actions anormales », résument-ils, reprenant sensiblement le même discours que Phoebe Plummer de Just Stop Oil, auteure du lancer de la soupe, qui a reconnu d’emblée l’absurdité du geste.

Provoquer pour rallier ? Plutôt un échec

« Ce sont des actions qui sont très clivantes », reconnaît Charles de Lacombe, qui a lui-même participé en 2019 à une campagne pro-climat visant à décrocher des portraits du président Emmanuel Macron dans les mairies de l’Hexagone afin de dénoncer l'inaction de l'État.

Charles de Lacombe estime qu'il est trop tôt pour statuer de la réussite – ou non – de ces coups d'éclat. Ce succès et cet échec dépendront, selon lui, de la façon dont les médias et les activistes commenteront ces actions, contribuant ainsi à façonner l'opinion publique.

Le spécialiste des questions de géopolitique de l'environnement, François Gemenne, professeur à Sciences Po Paris et membre du GIEC, fait partie de ceux qui s'inquiètent des conséquences de ces actions, qui « aliènent », à son avis, « une bonne partie du public à la cause du climat ».

« La maison brûle. Tout le monde le réalise bien, et le climat lui-même se charge de le rappeler. Il me semble que ça ne sert plus à grand-chose de crier au feu – fût-ce avec de la soupe ou de la purée – et qu’il faut maintenant chercher à éteindre l’incendie », a-t-il dit mardi sur Twitter.

« Par ailleurs, le dualisme idéologique qui sert de cadre à l’intervention dessert la visée ultime de l’art performance, souvent qualifié d’« environnemental » par les artistes eux-mêmes: outre qu’opposer nature et culture relève d’un antihumanisme potentiellement dangereux...

Prétendre que la culture serait plus protégée que la nature est, dans le meilleur des cas, d’une naïveté et d’une ignorance déconcertantes.", conclut Isabelle Barbéris.




Joanne Courbet pour DayNewsWorld

DOCTOLIB FAIT LE MENAGE SUR SA PLATEFORME

Après plusieurs semaines de réflexion, Doctolib a annoncé hier qu'il allait déréférencer 5700 « praticiens du bien-être » de sa plateforme .Le poids lourd français de la prise de rendez-vous médicaux a annoncé ce mercredi 26 octobre que 5700 praticiens exerçant uniquement des professions de bien-être, non réglementées, vont être déréférencés de sa plateforme. Parmi eux, des hypnothérapeutes (2700) et des sophrologues (1500), mais aussi 800 naturopathes ou encore des psychanalystes (500), selon les chiffres communiqués. Désormais, seules les professions réglementées seront accessibles.

« Pour être à la hauteur des attentes et fournir aux patients une information objective et vérifiée sur les professionnels présents sur notre site, nous avons pris la décision de répertorier sur Doctolib exclusivement les professionnels référencés par les autorités de santé. Pour ces professionnels, nous sommes en capacité de vérifier le droit d'exercice », souligne Doctolib.

L'entreprise française spécialisée dans la prise de rendez-vous avait en effet été au coeur d'une polémique sur les réseaux sociaux, il y a deux mois, après que des internautes ont révélé la présence de naturopathes aux pratiques douteuses et contestées. En réaction, elle avait dans un premier temps « suspendu la prise de rendez-vous pour 17 profils ».

Parmi les disciplines qui posent problème, la naturopathie. Cette pratique consistant à aider l'organisme à guérir de lui-même présente de nombreuses dérives. La naturopathie est devenue en quelques années, un secteur très concurrentiel. La seule Fédération française des écoles de naturopathie (Fena), qui regroupe huit écoles, reconnaît au dernier décompte 6 000 naturopathes agréés.

 Et leur nombre aurait progressé de 20 à 25% par an au cours des dix dernières années.




Britney Delsey pour DayNewsWorld

UN MILLIARD D'ENFANTS SONT  MENACES

 PAR LE CHANGEMENT CLIMATIQUE

Les effets du changement climatique menacent un milliard d'enfants et, globalement, le niveau de vie des mineurs dans le monde ne s'est pas amélioré au cours de la dernière décennie, a déclaré, mercredi 19 octobre, l'ONG KidsRights.

La pandémie de Covid-19 a également eu un impact important sur les mineurs, parfois privés de nourriture ou de médicaments en raison de perturbations dans le secteur de la santé, entraînant la mort de quelque 286 000 enfants de moins de cinq ans, a indiqué l'ONG néerlandaise dans une étude annuelle.

Publié chaque année, le "KidsRights Index" classe 185 pays en fonction de leur respect de la Convention internationale des droits de l'enfant, sur la base de données de l'ONU.

L'Islande en tête, le Tchad en dernier

L'Islande, la Suède, la Finlande et les Pays-Bas occupent les premières places du classement 2022, fermé par la République centrafricaine, la Sierra Leone, l'Afghanistan et le Tchad.

L'étude 2022 est "alarmante pour nos générations d'enfants actuelles et futures", a déclaré dans un communiqué Marc Dullaert, fondateur et président de KidsRights. "Un climat en évolution rapide menace aujourd'hui leur avenir et leurs droits fondamentaux", a-t-il souligné. "Il n'y a pas eu de progrès significatif dans le niveau de vie des enfants au cours de la dernière décennie et, en plus, leurs moyens de subsistance ont été gravement touchés par la pandémie de Covid-19", a-t-il ajouté.

Pour la première fois en deux décennies, le nombre d'enfants qui travaillent est passé à 160 millions, soit une augmentation de 8,4 millions au cours des quatre dernières années, selon le "KidsRights Index", compilé avec l'Université Erasmus de Rotterdam.

Quelques progrès

L'étude salue toutefois les progrès effectués par certains pays. L'Angola a réduit de plus de moitié la mortalité des enfants de moins de cinq ans, tandis que le Bangladesh a réduit de près de moitié le nombre des moins de cinq ans souffrant d'insuffisance pondérale. La Bolivie a de son côté presque réduit de moitié son nombre d'accidents d'enfants au travail.

Deuxième l'an dernier, la Suisse dégringole quant à elle à la 31e place « en raison de la mise en œuvre insuffisante par le pays du principe de l''intérêt supérieur de l'enfant' dans les décisions qui concernent les enfants », a souligné l'ONG.

D'autres pays ont été épinglés par le rapport, notamment le Nigeria, 175e, pour le taux élevé de décès de mères pendant l'accouchement, et le Monténégro, 49e, en raison du faible taux de vaccination.




Carl Delsey pour DayNewsWorld

AU MOINS 23 MORTS EN FLORIDE

AVEC LA TEMPETE TROPICALE IAN

La tempête Ian continue à s’affaiblir samedi dans le sud-est des États-Unis et devrait se dissiper au cours de la nuit prochaine, après avoir provoqué des inondations en Caroline du Sud et dévasté de vastes pans de la Floride, où elle a fait plusieurs dizaines de victimes.

Les autorités de cet État ont confirmé vendredi dans la soirée un nouveau bilan de 23 victimes, la plupart par noyade et dans leur grande majorité des personnes âgées.

Certains médias américains évoquent un bilan humain encore plus lourd, la chaîne de télévision CNN évoquant 45 décès.

Après avoir ravagé la Floride, Ian s’est dirigé vers la Caroline du Sud, où il a touché terre vendredi après-midi près de Georgetown en tant qu’ouragan de catégorie 1, accompagné par des vents soufflant jusqu’à 140 km/h, selon le Centre national des ouragans (NHC) basé à Miami.

Il s’est ensuite affaibli en tempête post-tropicale. Samedi matin, ses vents ne soufflaient plus qu’à environ 50 km/h au moment de sa traversée de la Caroline du Nord, a relevé le NHC.

Bien que les risques de pluies diluviennes et d’inondations « modérées » demeurent dans la zone des Appalaches centrales et du nord-est des États-Unis, Ian « devrait se dissiper au-dessus du sud-central de la Virginie » dans la nuit de samedi, a prédit le centre.

Le président Joe Biden a exhorté les habitants à écouter les appels à la prudence des autorités locales. En Caroline du Sud, elles avaient notamment pressé la population de ne pas conduire sur les routes envahies par les eaux.

« C’est une tempête dangereuse qui apportera des vents violents et beaucoup d’eau, mais le plus dangereux, ce sera l’erreur humaine. Soyez intelligents, prenez de bonnes décisions, prenez des nouvelles de vos proches et restez en sécurité », a tweeté le gouverneur, Henry McMaster.

Quelque 575 000 foyers et commerces étaient déjà sans courant vendredi soir en Caroline du Sud, Caroline du Nord et Virginie, selon le site spécialisé PowerOutage.

Dégâts « historiques » en Floride

En Floride, outre le lourd bilan humain, les dégâts matériels sont « historiques », le niveau atteint par la montée des eaux ayant été sans précédent, selon le gouverneur Ron DeSantis.

Des rues et des maisons ont été envahies par les eaux et des bateaux amarrés dans des marinas ont été projetés sur la terre ferme par la tempête. Vendredi, à Kissimmee, non loin d’Orlando, les autorités traversaient les zones inondées dans des embarcations pour secourir les résidents piégés chez eux.

La seule route menant au quartier Matlacha de Fort Myers, en Floride, a été endommagée lors du passage d’Ian.

Dans cet État, « nous commençons tout juste à voir l’étendue des destructions », « susceptible de se classer parmi les pires » de l’histoire des États-Unis, a dit Joe Biden lors d’une allocution. « Il va falloir des mois, des années pour reconstruire », a-t-il déploré.

Vendredi soir, plus de 1,4 million de clients y restaient privés d’électricité deux jours après le passage d’Ian, selon PowerOutage.

Selon de premières estimations, le passage de l’ouragan Ian pourrait coûter aux assureurs des dizaines de milliards de dollars et va peser sur la croissance américaine, en raison notamment des annulations de vols et des dégâts sur la production agricole.




Abby Shelcore pour DayNewsWorld

INONDATIONS MEURTRIERES

DUES A LA MOUSSON AU PAKISTAN

Les inondations provoquées par les pluies de mousson ont provoqué la mort de 1 061 personnes, selon le dernier bilan publié lundi matin. Et le bilan humain risque encore de s'alourdir.

Plus de 33 millions d’habitants, soit un Pakistanais sur sept, ont également été touchés par les inondations ; près d’un million de maisons ont été détruites ou gravement endommagées, selon le gouvernement. La NDMA a indiqué que plus de 80 000 hectares de terres cultivables ont par ailleurs été ravagés. En outre, environ 3 400 kilomètres de routes et 149 ponts ont été emportés par les eaux. De nombreuses rivières de la province de Khyber Pahktunkhwa, parcourue de montagnes et de vallées escarpées, ont débordé et détruit des dizaines de bâtiments. En aval, la crainte d’une inondation autour des berges du fleuve Kaboul a incité près de 180 000 personnes du district de Charsadda à fuir leurs maisons, selon les responsables des catastrophes, certains ayant passé la nuit sur les routes avec leur bétail.

Dans la province sud du Sindh, où vivent quelque 500.000 habitants, déjà massivement touchés, des torrents d’eau devraient encore arriver dans les prochains jours. Alimenté par des dizaines de rivières et de ruisseaux de montagne sortis de leur lit à la suite des pluies record et de la fonte des glaciers, l’Indus, fleuve qui traverse le Sindh, ne cesse de grossir. Les vannes ont été ouvertes pour faire face à un débit de plus de 600.000 m3 par seconde, a indiqué le responsable de l’important barrage qui régule le débit du fleuve.

Des négligence dans l'entretien du barrage Sukkur

A plusieurs endroits, l'Indus déborde déjà sur les rives et si le barrage de Sukkur ne parvient pas à contrôler le débit d'eau, une catastrophe est à redouter. Construit jadis par l'empire britannique, le barrage était considéré comme une merveille d'ingénierie, capable de déverser 1,4 million de mètres cubes d'eau par seconde à travers 19 portes en acier articulées entre des piliers de pierre.

Ce barrage, vieux de 90 ans contrôlant le puissant fleuve Indus, redistribue l'eau dans presque 10.000 kilomètres de canaux qui répartissent l'eau sur les terres agricoles. Mais après des années de négligence ces canaux ne permettent plus de traiter les volumes records aujourd'hui enregistrés. « Le limon s'est accumulé et n'a pas pu être retiré », a expliqué le ministre, ajoutant qu'en raison d'un manque d'équipement, les canaux n'ont pas été dragués depuis 2010.

Le gouvernement a déclaré vendredi l’état d’urgence et mobilisé l’armée pour faire face à cette « catastrophe d’une rare ampleur », comme l’a qualifiée la ministre du Changement climatique, Sherry Rehman. « L’ampleur de la calamité est plus grande que ce qui avait été estimé », a affirmé samedi le Premier ministre Shehbaz Sharif, dans un tweet, après avoir visité les zones inondées.

Des pluies essentielles mais souvent dramatiques

La mousson, qui dure habituellement de juin à septembre, est essentielle pour l’irrigation des plantations et pour reconstituer les ressources en eau du sous-continent indien. Mais elle provoque régulièrement de nombreuses pertes humaines et des destructions. Les autorités estiment que les intempéries en cours sont comparables à celles de 2010, année au cours de laquelle 2 000 personnes avaient été tuées et près d’un cinquième du pays submergé.

Les responsables pakistanais attribuent ces intempéries dévastatrices au changement climatique, affirmant que le Pakistan subit injustement les conséquences de pratiques environnementales irresponsables ailleurs dans le monde. Il figure en huitième position des plus menacés par les phénomènes météorologiques extrêmes, selon une étude de l’organisation non gouvernementale Germanwatch. Mais la corruption et des programmes d’urbanisme mal établis contribuent à aggraver les conséquences des intempéries puisque des milliers de bâtiments ont été construits dans des zones inondables.

Ces inondations surviennent au pire moment pour le Pakistan, dont l'économie s'effondre et qui connaît une profonde crise politique depuis l'éviction du Premier ministre Imran Khan en avril, à la suite d'une motion de censure à l'Assemblée nationale.




Boby Dean pour DayNewsWorld

LES « PIERRES DE LA FAIM » ALERTENT SUR LES DANGERS DE LA SECHERESSE

Avec la baisse du niveau des cours d’eau en Europe, lacs, fleuves et rivières laissent place à des paysages parfois inédits... ou des avertissements. « Si vous me voyez, alors pleurez ! » Voici l’inscription que l’on peut lire sur une « pierre de la faim » qui a refait surface, cet été, sur les bords de l’Elbe, dans la ville de Děčín (République tchèque).

Un écho singulier à l’aggravation actuelle de la crise climatique.

Par rituel, les habitants du bord de ce fleuve inscrivent la date, ainsi que leurs initiales, à chaque fois que l’eau laisse place à ces témoins de l’histoire. Selon Der Spiegel, celle de Decin date de 1616.

Ce message d'ailleurs n’est pas le seul laissé sur une « pierre de la faim » dans le secteur. Tel un livre ouvert, on pouvait y lire 10 dates allant de 1417 allant à 1893. 

« Avant 1900, les sécheresses suivantes sont commémorées sur la pierre : 

1417, 1616, 1707, 1746, 1790, 1800, 1811, 1830, 1842, 1868, 1892 et 1893 », précise une étude réalisée par des chercheurs tchèques en 2013. 

Comme des marqueurs du niveau hydraulique du fleuve, ces pierres retracent des moments de souffrances, de mauvaises récoltes, où les risques de famine étaient intenses le long de ce fleuve de l’est de l’Europe, qui traverse également l’Allemagne avant de se jeter dans la mer du Nord près de Hambourg.

Des marqueurs du passé anticipant l’avenir ?

Pour Andrea Toreti, chercheur au Centre commun de recherche de la Commission européenne « Notre analyse indique en effet que des débits extrêmement bas affectent presque tous les fleuves européens ». 

Symbole d’une extrême sécheresse, ces « pierres de la faim » ont été retrouvées également sur les rives du Rhin, de la Moselle et de la rivière allemande Weser. « Cette sécheresse pourrait être la pire depuis 500 ans » , poursuit-il.

Un phénomène appelé à se répéter en Europe.

Cette année, près de la moitié du territoire de l’Union européenne avait été exposée à des niveaux de sécheresse inquiétants en juillet, et 11 % à des niveaux d’alerte supérieurs, selon une étude du Centre commun de recherche de la Commission européenne et fondée sur les travaux de l’Observatoire européen de la sécheresse (OED).

« Nous avons pleuré, nous pleurons et vous pleurerez », avertit, prémonitoire, une « pierre de la faim » retrouvée sur sa rive droite de l'Elbe, à Tuchlovice, petite commune de République tchèque.




Carl Delsey pour DayNewsWorld

ETUDIANTS DISPARUS AU MEXIQUE

ARRESTATION DE L'EX-PROCUREUR GENERAL ET RECHERCHE DE 64 POLICIERS ET MILITAIRES

La justice mexicaine a ordonné vendredi 19 août 2022 l’arrestation de l’ancien procureur général du pays ainsi que de 64 policiers et militaires pour la disparition en 2014 de 43 étudiants de l’école normale d’Ayotzinapa (sud), au lendemain de la publication d’un rapport d’une commission officielle qui a qualifié cette affaire de « crime d’État ».

Dans la soirée de vendredi, l’ex-procureur général Jesus Murillo Karam a été appréhendé à son domicile de Mexico pour « disparition forcée, torture et délits contre l’administration de la justice », et n’a pas opposé de résistance, a indiqué le parquet dans un communiqué.

Vingt militaires, 44 policiers et 14 narcotrafiquants arrêtés

Le parquet a par la suite annoncé que des mandats d’arrêt avaient été lancés contre 20 responsables de l’armée et 44 policiers pour leur implication présumée dans cette affaire, qui avait profondément choqué au Mexique et à l’étranger.

Ces 64 policiers et militaires sont recherchés pour « crime organisé, disparition forcée, tortures, homicide et délits contre l’administration de la justice », a précisé le parquet. Les identités et le rang des personnes recherchées n’ont pas été précisés.

Jesus Murillo Karam, qui avait exercé ses fonctions sous le président Enrique Peña Nieto (2012-2018) et avait dirigé une première enquête controversée sur ces disparitions, est un ancien poids lourd du Parti révolutionnaire institutionnel (PRI) qui a gouverné le Mexique pendant 71 ans sans interruption jusqu’en 2000.

Il s’agit de la plus importante personnalité arrêtée jusqu’à présent dans le cadre de ces investigations, qui avaient redémarré de zéro après l’arrivée au pouvoir en 2019 du président de gauche Andrés Manuel Lopez Obrador.

Le parquet a également lancé des mandats d’arrêt contre 14 membres du cartel de narcotrafiquants Guerreros Unidos.

Tués et brûlés pour des raisons restés obscures

Dans la nuit du 26 au 27 septembre 2014, un groupe d’étudiants de l’école de formation des maîtres d’Ayotzinapa, dans l’État méridional de Guerrero, s’était rendu jusqu’à la ville proche d’Iguala pour « réquisitionner » des autobus afin d’aller à Mexico pour une manifestation.

Selon l’enquête, 43 jeunes ont été arrêtés par la police locale en collusion avec Guerreros Unidos, puis tués par balles et brûlés dans une décharge pour des raisons qui restent obscures. Seuls les restes de trois d’entre eux ont pu être identifiés.

Jeudi, un rapport officiel publié par la « Commission pour la vérité Ayotzinapa » mise en place par Andrés Manuel Lopez Obrador avait estimé que des militaires mexicains avaient une part de responsabilité dans ce crime.

« Il y a eu des responsabilités claires de membres des forces armées »,avait déclaré le sous-secrétaire à l’Intérieur Alejandro Encinas, lors de la présentation publique du rapport , sans préciser toutefois s'ils étaient toujours en activité.

« Leurs actions, omissions ou participation ont permis la disparition et l’exécution des étudiants, ainsi que le meurtre de six autres personnes », avait-il ajouté.

Falsification des preuves par les militaires ?

Une autre commission, le Groupe interdisciplinaire d’experts indépendants (GIEI), qui avait été créé en vertu d’un accord entre le gouvernement Peña Nieto et la Commission interaméricaine des droits de l’homme (CIDH), soutient pour sa part que des militaires ont falsifié des preuves retrouvées dans la décharge où ont été brûlés les corps.

La première enquête officielle, dirigée par Jesus Murillo Karam et dont les conclusions ont été rejetées par les familles des victimes et par des experts indépendants, n’attribuait pour sa part aucune responsabilité aux militaires. Cette version accusait un cartel de narcotrafiquants d’avoir fait tuer les étudiants en les prenant pour les membres d’une bande rivale.

Le président mexicain Andrés Manuel Lopez Obrador a fait savoir qu’il continuerait à insister auprès d’Israël pour obtenir l’extradition de l’ancien chef de l’agence d’investigations criminelles du bureau du procureur général, Tomas Zeron. Accusé d’être mêlé à l’affaire d’Ayotzinapa mais clamant son innocence, cet ancien haut responsable a fui en Israël où il a demandé l’asile.




Boby Dean pour DayNewsWorld

FRANCE LA SECHERESSE 

NOUVELLE CRISE DE L'ETE

C’est la nouvelle crise à laquelle doit s’atteler le gouvernement, pourplusieurs semaines, voire plusieurs mois : la sécheresse. En visite dans les Alpes-de-Haute-Provence, hier, Christophe Béchu, ministre de la Transition écologique, a annoncé que «  plus d’une centaine de communes en France aujourd’hui n’ont plus d’eau potable  »​. Elles doivent donc être ravitaillées. En début de semaine, la préfecture de Haute-Corse avait déjà tiré la sonnette d’alarme : « Si nous continuons à ce rythme de consommation d’eau, compte tenu des évolutions météorologiques attendues, il n’y aura plus d’eau dans vint-cinq jours. »

Des restrictions d'eau

En France, en juillet, le déficit de précipitations a été de 84 % par rapport aux normales de 1991-2020. Et les prochains jours s’annoncent également secs. Conséquence : actuellement, soixante-six départements – les deux tiers du pays – ont été placés en situation de crise. À ce niveau d’alerte, l’arrosage des pelouses, des véhicules ou encore l’irrigation des cultures sont interdits, tout comme le remplissage des plans d’eau.

Des voies navigables fermées

Alors que des restrictions d’usage de l’eau sont imposées sur une grande partie du territoire, le niveau des rivières, canaux et fleuves atteint des plus bas en France, contraignant notamment les Voies navigables de France (VNF) à fermer certains axes à la navigation. Le niveau des fleuves, particulièrement de la Loire, s’approche de ses plus bas historiques par endroits. Il est possible de traverser la Loire à pied en ce début du mois d’août, du moins à certains endroits. Des photos et images aériennes saisissantes circulent sur certaines parties de la Loire comme sous le pont suspendu d’Ancenis ou autour l’Île de Chalonnes en Maine-et-Loire, des zones accoutumées aux paysages lunaires de fleuve asséché les étés sans pluie.

Reste que les niveaux actuels n’étaient le plus souvent pas observables avant la mi-août, traduisant l’ampleur de la sécheresse actuellement connue en France. Et la situation pourrait même s’aggraver avec une quatrième vague de chaleur prévue jusqu’au samedi 13 août , faisant craindre un très fort impact sur les animaux vivant dans et grâce au fleuve.

L’agriculture figure au rang des activités les plus touchées. Un jeune maraîcher de Lagrand est venu, hier, au-devant des ministres de la Transition écologique et de l’Agriculture avec un plateau de tomates «  au cul noir »​, une maladie liée à des problèmes hydriques. «  Les prairies sont totalement desséchées, le maïs et le tournesol ont soif, la vigne brûle et les fruits souffrent des températures élevées », avait déjà alerté, fin juillet, Christiane Lambert, présidente de la FNSEA.

Eau potable, cultures et élevages… Le gouvernement va également devoir se pencher activement sur le dossier des incendies. Depuis le début de l’année, 47 000 ha ont déjà brûlé dont 20 000 ha pour les deux feux qui ont récemment ravagé la Gironde. Un record. De 2006 à 2021, la moyenne des surfaces détruites par des feux en France était d’un peu moins de 10 000 ha (9 814) par an. Or, comme l’a rappelé un rapport sénatorial mercredi : Face à une telle situation, les moyens de lutte manquent.

Une cellule de crise

Face à cette situation exceptionnelle, la Première ministre a activé, hier, la cellule interministérielle de crise : des réunions techniques ont débuté hier matin, mais elles n’ont pas donné lieu à des décisions dans l’immédiat.




Boby Dean pour DayNewsWorld

CANICULE ET INCENDIES DEVASTATEURS

EN EUROPE

Une partie de l’Europe occidentale continue de lutter samedi contre des incendies de forêt dévastateurs, conséquence d’une vague de chaleur qui pourrait faire tomber plusieurs records de température au début de la semaine prochaine.

En France

Dans le sud-ouest de la France, la mobilisation des pompiers ne faiblit pas samedi pour fixer les incendies, particulièrement en Gironde où près de 10 000 hectares de forêt sont partis en fumée depuis mardi, dans un contexte de canicule généralisée où les températures pourraient atteindre 40 °C localement, selon Météo-France.

Dans le touristique bassin d’Arcachon, en bord d’océan atlantique, les efforts déployés ont permis de ralentir la progression du feu. « Nous sommes toujours, et c’est une satisfaction, à 3150 hectares brûlés, mais le feu n’est toujours pas maîtrisé », a déclaré à la presse un représentant de l’État, en saluant « l’énorme intensité et mobilisation » des pompiers.

Plus dans les terres, le feu continue de progresser dans deux petites communes, avec désormais « plus de 7000 hectares » brûlés, selon les autorités.

Ces feux, qui mobilisent plus d’un millier de pompiers, ont entraîné depuis mardi l’évacuation de plus de 12 000 personnes.

Accalmie en péninsule ibérique

Le Portugal connaît une relative accalmie, avec un seul incendie important encore actif samedi, dans le nord du pays.

« Nous prévoyons de circonscrire ce feu dans la journée », a déclaré le commandant de la protection civile André Fernandes.

La veille, un avion bombardier d’eau qui combattait un incendie de forêt dans la région de Guarda (nord) s’est écrasé, provoquant la mort du pilote, son unique occupant.

Selon un bilan de la protection civile portugaise, les incendies de la dernière semaine ont fait deux morts et une soixantaine de blessés. D’après ses estimations, ces feux ont ravagé, depuis le début de la canicule, entre 12 000 et 15 000 hectares de forêt et de broussailles.

Seule la région de l’Algarve au sud ne se trouve pas en alerte à la chaleur. Dans le reste du pays, l’Institut météo prévoit samedi des températures pouvant atteindre les 42 °C par endroits.

En Espagne, des dizaines d’incendies font toujours rage du nord au sud du pays. Dans la région d’Estrémadure, limitrophe du Portugal, un tronçon de l’autoroute A5, reliant Madrid à la frontière portugaise, a pu être rouvert à la circulation après avoir été fermé pendant plus de douze heures en raison d’un brasier.

À l’extrême sud, en Andalousie, un feu près de Malaga a obligé à l’évacuation préventive de plus de 3000 personnes, selon les services de secours andalous.

En Grèce, les pompiers continuent de combattre un foyer qui s’était déclaré vendredi matin, provoquant l’évacuation préventive de sept villages dans une zone rurale de la préfecture de Rethymno, sur l’île de Crête.

L’Agence météorologique espagnole a maintenu pratiquement tout le pays sous différents niveaux d’alerte aux températures élevées samedi, avec des valeurs supérieures à 40 ºC dans de nombreuses régions et jusqu’à 44 ºC par endroits.

Alerte rouge au Royaume-Uni

Au Royaume-Uni, un comité de crise composé de ministres du gouvernement britannique s'est réunit dans la journée de samedi après que l’agence météorologique nationale a émis la toute première alerte « rouge » pour chaleur extrême, mettant en garde contre un « risque pour la vie ».

Le Met Office a déclaré que dans le sud de l’Angleterre, les températures pourraient dépasser les 40 °C pour la première fois lundi ou mardi, pouvant ainsi battre le record de 38,7 °C datant de 2019.

Le maire de Londres, Sadiq Khan, a conseillé aux Londoniens de n’utiliser les transports publics ces jours-là qu’en cas de « nécessité absolue ». Les compagnies ferroviaires ont également invité les passagers à éviter de voyager. Certaines écoles du sud de l’Angleterre ont annoncé aux parents qu’elles resteraient fermées en début de semaine prochaine.

Cette vague de chaleur est la deuxième en à peine un mois en Europe. La multiplication de ces phénomènes est une conséquence directe du réchauffement climatique selon les scientifiques,




Carl Delsey pour DayNewsWorld

COVID LE SOUS-VARIANT BA.5 EN FORTE HAUSSE

EN FRANCE

Le sous-variant BA.5 provoque désormais une forte hausse des nouvelles contaminations. Descendant de la famille Omicron, il est désormais majoritaire parmi les nouvelles contaminations enregistrées dans l'Hexagone. Plus contagieux, et bénéficiant de l'effet d'érosion de la protection immunitaire conférée par le vaccin et les infections précédentes, il a entraîné la semaine du 20 au 26 juin une hausse de 53% du taux d'incidence, et commence à faire remonter les hospitalisations.

Santé publique France a annoncé 125 066 cas positifs au Covid-19 en France, en vingt-quatre heures, au dernier comptage d’hier soir. La moyenne des cas sur sept jours, elle, frôle maintenant la barre symbolique des 100 000 cas, avec précisément une moyenne de 99 316 cas par jour comptabilisée au 1er juillet.

Le taux d’incidence (nombre de cas positifs rapportés à 100 000 habitants) s’envole partout en France métropolitaine. À l’échelle nationale, il se situe à 824 cas pour 100 000 habitants. C’est en région Île-de-France qu’on observe la circulation du virus la plus dynamique, avec plus de 1 000 cas positifs pour 100 000 habitants.

Le littoral ouest et sud de l’Hexagone affichent eux aussi des niveaux très élevés, avec des taux d’incidence entre 700 et 1 000. Les quatre départements bretons sont également en rouge. Ils affichent des valeurs parmi les plus élevées de France : Finistère (905 cas pour 100 000 habitants), Ille-et-Vilaine (889), Morbihan (833) et Côtes-d’Armor (783).

Vers un pic épidémique fin juillet

Le professeur Jean-François Delfraissy, président du Conseil scientifique, a estimé, jeudi, que « le pic (de la septième vague) devrait plutôt survenir fin juillet ». La situation devrait ensuite se stabiliser jusqu’à l’automne, « où BA.5 réapparaîtra s’il n’est pas dominé par un nouveau variant »

Benjamin Davido, infectiologue à l'hôpital Raymond-Poincaré de Garches souligne quant à lui qu' « on se retrouve avec une maladie inédite qui ne dépend plus de la saison »  et que malgré la vaccination et l'immunité collective, l'immunité naturelle ne suffit pas à protéger durablement les gens. Le vaccin évite au moins les formes graves. Et d'ajouter « Il va falloir trouver des nouvelles solutions qui ne passent pas que par la vaccination , pour protéger durablement les citoyens et l'hôpital ».

Pour l'heure le gouvernement s’en tient à des recommandations, notamment pour le port du masque et la vaccination, avec une deuxième dose de rappel pour les personnes qui y sont éligibles.




Carl Delsey pour DayNewsWorld

RISQUE D'UNE SEPTIEME VAGUE DE COVID-19

EN FRANCE

Y aura-t-il une 7e vague épidémique de Covid-19 cet été ? 

Le nouveau variant d’Omicron BA.5, très transmissible, fait planer une incertitude pour les mois à venir. Il pourrait devenir dominant dans l'ensemble de l'UE. Ce variant est notamment à l'origine d'une importante vague épidémique au Portugal . La question est désormais dans tous les esprits avec tout ce qu’elle charrie d’inquiétudes, en raison de la hausse des contaminations au SARS-CoV-2 constatées par Santé publique France.

Dimanche 12 juin au soir, les chiffres transmis par Santé Publique France indiquait presque 80 000 nouveaux cas de Covid en 24H, un chiffre en forte augmentation.

Ainsi au 11 juin, le taux d’incidence était en France de 368,2 cas pour 100 000 habitants, en hausse Au 14 juin on comptait 65 425 nouveaux cas confirmés soit +462,7 % en sept jours ! Autant dire que la hausse est significative même si elle ne se traduit pas encore en termes d’hospitalisations : au 10 juin, on comptait 2 589 hospitalisations sur les 7 derniers jours (+3 %) et 301 admissions en soins critiques sur la même période (-3,5 %). Ce sous-variant n’est pas beaucoup plus violent que les autres, mais 93% de la mortalité observée s'est produite chez des personnes âgées de plus de 80 ans.

« La pandémie n’est pas terminée » prévient le directeur général de l'OMS

Si le sous-lignage BA.2 du variant Omicron est majoritaire en France (80 % des séquences au 23 mai), la détection de BA.4 (1,1 %) et BA.5 (18 %), qui ont déjà durement frappé l’Afrique du Sud et le Portugal, sont en augmentation d’après la dernière enquête Flash de Santé Publique France. Vont-elles dès lors se développer en France et ailleurs en Europe ?

C’est toute la question qui inquiète les autorités. « L’avantage de croissance entre BA.4, BA.5 et BA.2 est comparable à celui que nous observions entre BA.2 et BA.1 au mois de mars », précisait auprès de Libération le chercheur Mircea Sofonea, épidémiologiste à Montpellier. De fait chaque nouvelle génération du virus se transmet plus vite que la précédente

« La pandémie n’est pas terminée, et nous continuerons à le dire tant qu’elle ne le sera pas », a martelé la semaine dernière le directeur général de l’Organisation mondiale de la santé, le Dr Tedros Adhanom Ghebreyesus. S’il a souligné qu’ « à l’échelle mondiale, le nombre de cas et de décès notifiés dus à la Covid-19 continue de baisser », il a aussi pointé la faiblesse de la vaccination. « Près de 18 mois après l’administration du premier vaccin, 68 pays n’ont toujours pas atteint une couverture de 40 % » a-t-il déploré, alors même que « l’approvisionnement en vaccins est désormais suffisant. »

Ce rebond épidémique, s’il se confirme et s’amplifie comme cela s’est produit au Portugal, mettrait la France sous pression, notamment son système hospitalier. Car si les services de réanimation devraient pouvoir tenir le choc, ceux des urgences, en revanche, sont dans une situation plus compliquée. Confrontés à des pénuries de personnel, ces services se sont récemment mis en grève pour protester contre le manque de moyens et plusieurs d’entre eux prévoient déjà de fermer durant la nuit cet été, alors même qu’ils sont en première ligne pour gérer l’arrivée de personnes contaminées. Un engorgement aux urgences et c’est tout l’hôpital qui se grippe…

Le régime de « sortie de l’état d’urgence sanitaire » doit s’arrêter le 31 juillet

Pour le gouvernement, la survenue d’une nouvelle vague épidémique au cœur d’un été que les Français et les professionnels du tourisme et de l’événementiel espéraient enfin « normal », tomberait au moment même où le régime de « sortie de l’état d’urgence sanitaire » doit s’arrêter, le 31 juillet. « Il n’est pas aujourd’hui question de prolonger le régime d’urgence sanitaire », a affirmé la porte-parole du gouvernement, Olivia Grégoire, mardi. Un nouveau texte devrait être présenté en Conseil des ministres, le 22 juin, pour « pouvoir rester vigilants à l’endroit de la remontée possible du Covid-19 ».

Outre l’appel répété des autorités sanitaires à renouer avec le respect des gestes barrière, et la question de la généralisation d’une 4e dose de vaccin, un retour des restrictions (port du masque, jauges, pass sanitaire…) est donc envisageable…

Il ne s’agit pas de craindre un phénomène hors de contrôle. En Afrique du Sud comme au Portugal, tout finit par revenir dans l’ordre sans déployer des mesures fortes mais au prix d’une mortalité élevée dont une partie semble évitable .

L’Afrique du Sud qui a été le premier pays à connaître une vague due aux sous-variants BA.4 et BA.5, s’en sort aujourd’hui, après huit semaines d’épidémie, leur plus courte vague depuis le début de la pandémie.




Carl Delsey pour DayNewsWorld

VAGUE DE CHALEUR PRECOCE SUR LA FRANCE

Une vague de chaleur inédite doit toucher la France à partir d'aujourd'hui, et ce, jusqu'à ce week-end. 

Un épisode qualifié  « d'extrêmement précoce » pour le mois de juin par Météo-France. 

De fortes chaleurs sont déjà observées dans le sud de la France et en Espagne depuis plusieurs jours. Elles devraient gagner l'ensemble de l'Hexagone de mercredi à samedi. « Les trois journées de jeudi, vendredi et samedi seront probablement les plus chaudes à l'échelle de l'Hexagone. 

Les températures nocturnes deviendront de plus en plus étouffantes avec des minimales atteignant ou dépassant souvent le seuil des 20°C », prévient Météo France. Des températures de 35 °C à 38 °C, particulièrement élevées pour une mi-juin, sont attendues avec des pics à 40°C localement.

Le« coup de chalumeau du Sahara ».

Cet épisode exceptionnel est dû notamment à une configuration météorologique particulière. La canicule qui se met en place cette semaine trouve en effet paradoxalement son origine dans… le froid. Un phénomène appelé goutte froide se situe à l’ouest de la péninsule ibérique. 

Il s’agit d’une petite masse d’air froid, une dépression de petite taille, isolée au milieu d’une masse d’air nettement plus chaud. En tournant sur elle-même, cette masse d’air frais agit comme une pompe à chaleur qui fait remonter de l’air chaud du Sahara. Cette remontée est d’une largeur relativement étroite et ne dure que quelques jours. Sa brièveté et son intensité lui confèrent l’appellation de « plume de chaleur » ou de « coup de chalumeau du Sahara ».

Entre 33 et 40 °C ce week-end

La chaleur qui remonte d'Espagne sera probablement historique sur les régions de l'ouest, sans surprise au sud-ouest, mais de manière plus étonnante, au nord-ouest également. Voici les dix grandes villes qui pourraient battre des records entre jeudi et samedi, les deux journées les plus chaudes étant vendredi et samedi :

Nantes : 37/38 °C prévus vendredi et samedi. Précédent record de juin :37,1 °C le 30 juin 2015 ;

La Roche-sur-Yon : 38 °C prévus vendredi. Précédent record de juin : 36,9 °C le 30 juin 2015 ;

Rennes : 35/36 °C prévus vendredi. Précédent record de juin : 36,3 °C le 30 juin 1976 ;

Bordeaux : 39/40 °C prévus vendredi et samedi. Précédent record de juin : 39,2 °C le 26 juin 2011 ;

Biarritz : 39/40 °C prévus vendredi. Précédent record de juin : 39,2 °C le 26 juin 2003 ;

Toulouse : 39/40 °C prévus vendredi. Précédent record de juin : 39,8 °C le 29 juin 1950 ;

Lyon : 38/39 °C prévus samedi. Précédent record de juin : 38,4 °C le 22 juin 2003 ;

Dijon : 37 °C prévus samedi et dimanche. Précédent record de juin : 36,4 °C le 22 juin 2017 ;

Paris : 35/36 °C prévus samedi. Précédent record de juin : 37,6 °C le 26 juin 1947 ;

Lille : 33/34 °C prévus samedi. Précédent record de juin : 34,8 °C le 28 juin 1947.

Les valeurs prévues pourront évidemment légèrement changer d'ici là en fonction de l'évolution de la vague de chaleur et des orages du week-end. Précisons que la température la plus élevée jamais enregistrée en juin, 46 °C à Vérargues dans l'Hérault le 28 juin 2019, ne devrait pas être atteinte.

Il va s’agir de la canicule la plus précoce jamais enregistrée. L’avancement de ce type de phénomène dans le calendrier ainsi que son intensité sont accrus par le dérèglement climatique, d’après une majorité des experts climatologiques et météorologiques.

« Il est quasiment certain que l'augmentation de l'intensité et de la fréquence des extrêmes de chaleur tout comme la diminution de l'intensité et de la fréquence des extrêmes de froid se poursuivront tout au long du XXIe siècle et ce, dans le monde entier", rappelait sur Twitter Christophe Cassou, climatologue au CNRS .


Carl Delsey pour DayNewsWorld

COVID 19 VERS UNE SEPTIEME VAGUE EPIDEMIQUE AVEC LES SOUS-VARIANTS BA.4 ET BA.5 EN FRANCE ?

Le Covid-19 n’a pas fini de se réinventer pour continuer de circuler. Les sous-variants du coronavirus, BA.4 et BA.5 causent une énième flambée de l’épidémie en Afrique du Sud et une sixième vague au Portugal. Le nombre de contaminations au Covid-19 connaît un léger rebond depuis une semaine en France.Les sous-variants BA.4 et BA.5 entraîneront-ils une nouvelle vague épidémique en France ?

Une progression de BA.4 et BA.5 en France

Après une nette décrue du nombre de cas positifs au mois d’avril et de mai, le début du mois de juin voit cet indicateur significatif repartir à la hausse. Les dernières données de Santé publique France, mises en forme par Covid Tracker, dénombrent 22 952 personnes testées positives au coronavirus le 7 juin, soit une augmentation de 29,3 % en moyenne sur sept jours. « Il semble que l’on reparte sur une nouvelle vague » de coronavirus, avait affirmé vendredi 3 juin sur Franceinfo le professeur Antoine Flahault, épidémiologiste, directeur de l’Institut de santé globale à la faculté de médecine de l’université de Genève. L’arrivée des sous-variants d’Omicron, BA.4 et BA.5, pourrait expliquer cette augmentation des cas.

Certes la majorité des cas en France provient à 94% du sous-variant BA.2 d’Omicron, les deux sous-variants gagnent cependant du terrain. Leur détection est bien en augmentation : 0,8 % pour BA.4 et 5 % pour BA.5 dans la dernière enquête Flash de Santé publique France (semaine 20), contre 0,5 % et 1,5 % pour Flash semaine 19. « La circulation des sous-variants BA.4 et BA.5 est en progression exponentielle », juge l’épidémiologiste Antoine Flahault, directeur de l’Institut de santé globale (université de Genève). C’est bel et bien cette multiplication de ces souches qui pourrait causer la septième vague.

La progression des sous-variants est donc très surveillée. Déjà, le 13 mai, le Centre européen de prévention et de contrôle des maladies (ECDC) lançait l’alerte, les classant comme « variants préoccupants » et les jugeant susceptibles de s’imposer en Europe et « d’entraîner une augmentation globale significative des cas ».

Ces deux variants qui sont en train de progresser en France ont bien été la cause d’un rebond de l’épidémie au Portugal en mai. Selon les données d’Our World in Data, une plateforme reconnue pour le recensement des données internationales pour la pandémie du Covid-19, le Portugal a en effet connu un pic de près de 3 000 cas pour un million d’habitants au 2 juin, pour cette vague de contaminations portée par les deux sous-variants BA.4 et BA.5.Un niveau dix fois plus élevé que celui d’environ 300 cas positifs pour un million d’habitants en France le même jour. Mais bien inférieur à son pic pour la première vague d’Omicron BA.1 en janvier, qui a provoqué plus de 6 000 cas pour un million d’habitants fin janvier au Portugal.

Le scénario pour les semaines à venir en France

Selon l’épidémiologiste Antoine Flahault, « on devrait voir une augmentation de circulation du virus en France » dans les jours à venir, liée à ces deux sous-variants. Mais pour lui, « les Français triplement vaccinés devraient bien passer cette vague comme ils ont bien passé la vague BA.1 et BA.2. » « Le port du masque doit être cependant largement recommandé aux personnes vulnérables et encouragé pour les personnes en contact avec elles. »

Face à ce scénario « fortement probable » d’une reprise prochaine de la circulation du coronavirus en France, les autorités sanitaires recommandent cependant un nouveau rappel de vaccin à l’automne, efficace face à ces sous-variants.

L’objectif ? « Anticiper » pour « limiter l’impact d’une future vague, en particulier sur les plus fragiles », réduire la mortalité « associée au Covid-19 et la diffusion de l’épidémie et maintenir les capacités du système de soin et les besoins vitaux de fonctionnement du pays », a expliqué fin mai la Haute Autorité de Santé (HAS),




Andrew Preston pour DayNewsWorld


CETTE TRADITION QU'EST LA FETE DES MERES

Ce dimanche de fin mai les familles célèbrent leurs mères. Une longue tradition qui remonte à la Grèce antique : déjà les grecs avaient pour habitude de profiter du printemps pour célébrer Rhéa, la mère des dieux de l'Olympe. Les Romains se sont ensuite approprié la célébration en l'honneur de Mater Matuta, déesse de l'aube et de l'enfantement au solstice d'été et l'ont étendue à toutes les mères de famille.

 À partir du XVIᵉ siècle, en Angleterre, les grandes familles fêtaient le « Mothering Sunday » (le dimanche des mères), auquel ils conviaient leurs domestiques.

Outre-Atlantique , Anna Jarvis, une militante américaine, décide en 1907 de lancer une campagne pour dédier un jour à celles qui élèvent des enfants. Son idée naît d'une envie de célébrer sa propre mère, qu'elle avait perdu trois années auparavant. En 1914, le texte est finalement approuvé par le gouvernement. Depuis, les États-Unis célèbrent le « Mother's Day » chaque second dimanche de mai.

C'est seulement au XIXe siècle en France que Napoléon fait naître l'idée d'une fête qui célèbrerait toutes les mamans au printemps. A l'origine, cette journée avait pour but de démontrer l'importance des valeurs familiales et donc de stimuler la natalité. En 1906, l’Union fraternelle des pères de famille méritants d’Artas, en Isère, instaure une « Fête des Mères » pour récompenser les mères les plus méritantes. Celle-ci sera démocratisée lors de la Première Guerre mondiale avec le Colonel La Croix-Laval qui créa une « Journée des Mères »à Lyon pour rendre hommage à toutes les femmes ayant perdu leur fils ou leur mari pendant la guerre.

En 1920, une première « Fête des mères de familles nombreuses » est apparue à l’échelle nationale. Le gouvernement a officialisé la « Journée des Mères » en 1929 pour soutenir la politique nataliste qui suit la Grande Guerre. La première cérémonie officielle en faveur des femmes n'aura lieu que le 20 avril 1926.

C'est le Maréchal Pétain qui institue définitivement la «Journée nationale des mères», dès le 25 mai 1941. Mais il faudra attendre le 24 mai 1950 pour que le Président de la République, Vincent Auriol signe une loi qui légitime enfin la fête des mères.

La Fête des mères est désormais fixée au dernier dimanche de mai ou premier week-end de juin si cela coïncide avec la date de la Pentecôte.


Emily Jackson pour DayNewsWorld

UNE ORQUE EN DANGER DANS LA SEINE VA ETRE GUIDEE VERS LA MANCHE

Une orque se trouve en perdition dans la Seine depuis une dizaine de jours. Repérée pour la première fois le 16 mai près du pont de Normandie, elle se trouve désormais en grande difficulté entre Le Havre et Rouen. Vraisemblablement malade ou blessée, son pronostic vital est engagé.

« Elle est très affaiblie et amaigrie. Son corps est couvert de mycoses. Mais depuis quelques jours, son état reste stable », indique Sophie Poncet, spécialiste des mammifères marins pour l’Office français de la biodiversité (OFB).Cette « orque mâle, espèce protégée et sauvage », est « très affaiblie », a confirmé la préfecture de Seine-Maritime dans un communiqué.

L’orque, un jeune mâle d’environ quatre mètres, proviendrait d’une population qui se trouve « du côté de l’Irlande », a expliqué Sébastien Jacquot, chargé de mission au Groupe d’étude des cétacés du Cotentin (GECC). Habituellement, cette espèce vit en groupe, mais plusieurs hypothèses sont avancées pour expliquer cet isolement. Elle se serait échappé du groupe « par curiosité », ou pour « chasser, des phoques probablement », assure Sébastien Jacquot. Delphine Eloi, du GECC explique qu’une maladie aurait pu être la cause de cet éloignement. 

« Il serait ainsi venu dans des eaux plus calmes pour se nourrir plus facilement. » « Son état de santé fait que c’est plus confortable pour elle d’être dans un fleuve parce que c’est moins agité. Elle dépense moins d’énergie, mais c’est plus compliqué pour se nourrir : il y a moins de proies qu’en mer. Et elle est toute seule alors que ce sont des animaux qui chassent en meute. » , poursuit-t-elle. Cet animal « n’a naturellement pas vocation à évoluer séparé de son groupe, ni dans des cours d’eau douce. Privé des minéraux apportés par l’eau de mer, le système immunitaire de l’orque s’affaiblit dans l’eau douce.

Selon plusieurs spécialistes, les autorités compétentes doivent intervenir pour lui sauver la vie.

Ce vendredi 27 mai 2022, la préfecture de Seine-Maritime a annoncé qu’un dispositif allait être mis en place pour attirer l’orque vers la mer. « Compte tenu de l’état de santé dégradé de l’orque, la décision a été prise de privilégier une méthode d’intervention douce, visant à assurer un monitoring à distance de l’animal par le recours à un drone, coordonné avec une intervention visant à assurer une diffusion de stimuli sonores (sons émis par une population d’orques) pour attirer et guider l’animal vers la mer », écrit-elle dans un communiqué. 

Cette première tentative moins invasive qu’un drive avec des manœuvres de bateaux augmente ses chances de survie, en réduisant le stress induit .Dotée d’une intelligence particulière, l’orque en difficulté pourrait aussi comprendre le subterfuge et ne pas se laisser attirer vers les signaux sonores.

L’expérience est une première en France, mais a déjà été couronnée de succès sur un groupe d’orques en Norvège.


Britney Delsey pour DayNewsWorld

ALERTE AUX ALLERGIES AUX POLLENS

Il n'y a qu'à lire la carte du risque d’allergie aux pollens actualisées au 25 mai 2022 par le Réseau national de surveillance aérobiologique (RNSA) : seuls deux départements de France métropolitaine, les Landes et les Pyrénées-Atlantiques présentent actuellement un risque « moyen » d’allergie aux pollens.

Ailleurs, « le risque d’allergie est élevé sur l’ensemble du pays et le restera encore plusieurs semaines avec des conditions météorologiques très favorables à l’émission et la dispersion des fortes concentrations de pollens de graminées dans l’air. »

C'est pourquoi le RNSA recommande quatre applications à télécharger sur son smartphone : « Alertes pollens », « Ma vie d’allergik », « Pollen » et « MASK-AIR » susceptible d'aide les personnes souffrantes du pollen.


Abby Shelcore pour DayNewsWorld

UNE FUSILLADE DANS UNE ECOLE AU TEXAS

A CAUSE 21 MORTS

Un Américain de 18 ans a ouvert le feu dans une école primaire d'Uvalde au Texas mardi 24 mai 2022, faisant 21 morts, dont 19 enfants de moins de 10 ans et 2 institutrices. L'adolescent, qui possédait deux fusils d'assaut (sans que l'on sache si ce sont ces armes qu'il a utilisées pour perpétrer ce massacre), a été abattu par les forces de l'ordre après s'être barricadé dans l'établissement, ont rapporté plusieurs médias américains, dont CNN et le New York Times.

Le tireur a rapidement été identifié comme étant Salvador Ramos, un jeune Américain de 18 ans qui avait récemment partagé des photos d'armes et de munition sur ses réseaux sociaux.

Un ancien camarade de classe, avec qui il jouait encore aux jeux vidéo en ligne de temps en temps, a aussi confié à CNN qu'il avait échangé des messages avec lui quatre jours avant la fusillade. « Il m'a envoyé une photo de l'arme qu'il utilisait… et un sac à dos plein de munitions », a-t-il expliqué à la chaîne américaine.

"Je lui ai demandé : Frérot, pourquoi tu as ça ?

Et il m'a répondu : 

Ne t'en fais pas. 

Puis : Je suis très différent maintenant. Tu ne me reconnaîtrais pas. "

Chronologie des faits

Les premiers éléments indiquent que l'assaillant a tiré sur sa grand-mère avant de se rendre dans l'école primaire. Cette dernière est toujours hospitalisée en état d'urgence. Lors d'une prise de parole, le gouverneur du Texas a expliqué qu'il ignorait le lien entre les faits.

Équipé d'un gilet pare-balles et d'un fusil, il aurait ensuite pris sa voiture et eu un « accident spectaculaire ». Puis, pris en chasse par la police, il serait entré dans l'établissement scolaire où il a ouvert le feu.

Harcelé quand il était plus jeune

Selon plusieurs sources américaines, Salvador Ramos a été victime de harcèlement durant sa scolarité. Ce que son ancien camarade de classe, qui a souhaité garder l'anonymat, a confirmé auprès de CNN. Il a expliqué que la famille du tireur avait de graves difficultés financières et que les autres élèves se moquaient quotidiennement de lui à cause de ses tenues vestimentaires. Raison pour laquelle il aurait « lentement abandonné l'école », selon ce témoin.

Le lobby des armes

« Quand, pour l'amour de Dieu, allons-nous affronter le lobby des armes? », a réagi Joe Biden, alors que les États-Unis sont malheureusement régulièrement à ce genre de fusillade en milieu scolaire. Il y a quelques jours, un homme ouvrait le feu dans une supérette de Buffalo avec des motivations racistes, faisant une dizaine de morts.

Alors que Joe Biden et Barack Obama ont appelé à « se dresser contre le lobby des armes à feu », certains hommes politiques du Parti républicain estiment qu'au contraire la solution passe par l'armement massif dans les écoles. Le sénateur texan Ted Cruz a proposé de placer davantage de policiers armés dans les écoles, affirmant que cela serait plus efficace que de restreindre les lois sur le contrôle des armes à feu. « Nous savons par expérience que l'outil le plus efficace pour assurer la sécurité des enfants est l'application de la loi armée sur le campus », a-t-il déclaré aux journalistes, comme le rapporte Newsweek.

Armer les enseignants

Le procureur général de l'État du Texas, Ken Paxton a quant à lui suggéré que donner des armes aux enseignants aurait pu empêcher la tragédie. Paxton a déclaré qu'un moyen d'empêcher les fusillades de masse serait de rendre « plus difficile pour les gens même d'accéder à ce point d'entrée », en ayant « des enseignants et d'autres administrateurs qui ont suivi une formation et qui sont armés »,l a ajouté : « Les premiers intervenants ne peuvent généralement pas arriver à temps pour empêcher une fusillade, ce n'est tout simplement pas possible à moins qu'ils aient un policier devant la caméra sur chaque campus, ce qui pour beaucoup de ces écoles est presque impossible. Je pense que vous allez devoir faire plus à l'école, car cela implique généralement de très courtes périodes de temps, et vous devez avoir des personnes formées sur le campus pour réagir. »

Une piste pour s'en sortir

« Si seulement 30% des Américains possèdent des armes à feu, il y a un soutien assez important en faveur du deuxième amendement », selon Marie-Christine Bonzom, journaliste spécialiste des États-Unis. « Mais il y a aussi un soutien important autour de la restriction des armes à feu », constate-t-elle également.

« La réforme fondamentale aux Etats-Unis, qu'est-ce que ce serait ? 

Ce serait une réforme qui s'inspirerait de ce qui a été fait en Australie, c'est-à-dire la création d'un registre national des armes à feu », avance-t-elle.

Les Australiens ont en effet durci la législation autour des armes en 1996.

 D'après une étude publiée en 2017 par deux chercheurs, ce nouvel encadrement a permis une baisse de 61% du nombre de morts par armes à feu dans le pays par rapport aux standards régnant avant sa mise en place.


Alyson Braxton pour DayNewsWorld

LA PANDEMIE A FAIT PRES DE 15 MILLIONS DE MORTS, SELON OMS

La pandémie de COVID-19 était responsable de la mort de 13 à 17 millions de personnes à la fin 2021, soit beaucoup plus que le nombre de morts officiellement recensés dans le monde, selon une nouvelle estimation de l’OMS, qui suscite déjà la polémique.

Ces chiffres très attendus donnent une idée plus réaliste des effets dévastateurs de la pire pandémie depuis un siècle qui, selon ces données, a déjà tué 1 humain sur 500 et continue de faire des milliers de morts chaque semaine.

« Le bilan total associé directement ou indirectement avec la pandémie de COVID-19 entre le 1er janvier 2020 et le 31 décembre 2021 est d’environ 14,9 millions de morts (une fourchette de 13,3 à 16,6 millions) », a révélé l’organisation jeudi.

Depuis le début de la pandémie, les chiffres officiels des pays membres compilés par l’OMS arrivent à un total de 5,4 millions de morts sur la même période, mais l’OMS a averti de longue date que cette statistique sous-estimait la réalité.

L’OMS a déclaré que la plupart des décès excédentaires (84 %) étaient concentrés en Asie du Sud-Est, qui dans le découpage régional de l’OMS comprend l’Inde, en Europe (qui comprend la Russie et d’autres pays de l’ex-URSS) et dans les Amériques.

Quelque 10 pays représentaient à eux seuls 68 % du total de la surmortalité, ce sont dans l’ordre décroissant le Brésil, l’Égypte, l’Inde-qui conteste avec force les chiffres de l’OMS bien plus élevés que ses chiffres officiels-, l’Indonésie, le Mexique, le Pérou, la Russie, l’Afrique du sud, la Turquie et les États-Unis.

« Ces données, qui font réfléchir, soulignent non seulement l’impact de la pandémie, mais aussi la nécessité pour tous les pays d’investir dans des systèmes de santé plus résilients capables de soutenir les services de santé, essentiels pendant les crises, y compris des systèmes d’information sanitaire plus solides », a déclaré le directeur général de l’OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus.

De fait, les chiffres publiés jeudi par l’OMS souffrent de trous dans les statistiques, la collecte de données étant parfois parcellaire, voire totalement inexistante, pour certains pays. Les fourchettes données vont parfois du simple au double.

L’Organisation estime ainsi que 6 décès sur 10 ne sont pas enregistrés au niveau mondial.

La surmortalité est calculée en faisant la différence entre le nombre de décès réels et le nombre de décès estimés en l’absence de pandémie, en se basant sur des statistiques existantes.

La surmortalité comporte aussi bien les décès directement provoqués la maladie que ceux qui l’ont été indirectement.

Les causes indirectes peuvent être notamment dues à des structures de santé surchargées et forcées par exemple de retarder des procédures chirurgicales ou des séances de chimiothérapie pour des malades du cancer.

Parfois, les confinements ont aussi évité des morts comme pour les accidents de la circulation.

« Mesurer la surmortalité est un composant essentiel pour comprendre l’impact de la pandémie », a expliqué Samira Asma, en charge du dossier à l’OMS.

Les informations plus fiables permettent aux décideurs de mieux préparer le terrain pour limiter l’impact de futures crises.

« Ces nouvelles estimations sont basées sur les meilleures données disponibles produites à l’aide d’une solide méthodologie et d’une approche complètement transparente », a-t-elle assuré.

C’est cette méthodologie que conteste l’Inde pour qui la COVID-19 a fait 525 000 morts au total. Les chiffres publiés par l’OMS jeudi sont 9 fois plus élevés autour de 4,7 millions. Mi-avril le gouvernement indien avait critiqué « une approche et des modèles indifférenciés qui peuvent fonctionner pour des pays plus petits comme la Tunisie, mais ne sont pas applicables à l’Inde et sa population de 1,3 milliard d’habitants ».

Le sujet est extrêmement sensible en raison des répercussions politiques, ces chiffres étant indicateurs de la qualité de la gestion de la crise par les autorités.




Britney Delsey pour DayNewsWorld

VERS LA FIN DU DROIT A L'AVORTEMENT

AUX ETATS-UNIS ?

Le droit à l’avortement est une nouvelle fois menacé aux États-Unis. Selon le journal Politico , la Cour suprême envisage d’annuler l’arrêt historique Roe v. Wade de 1973 qui reconnaît l’avortement comme un droit protégé par la constitution américaine.

Le quotidien américain dit s’être procuré l’avant-projet d’une décision majoritaire rédigé par le juge conservateur Samuel Alito et daté du 10 février, qui doit encore faire l’objet de négociations jusqu’à sa publication avant le 30 juin.

Un droit « totalement infondé dès le début »

L’arrêt Roe v. Wade qui, il y a près d’un demi-siècle, a estimé que la Constitution américaine protégeait le droit des femmes à avorter, était « totalement infondé dès le début », est-il écrit dans cette proposition de texte.

« Nous estimons que Roe v. Wade doit être annulé », ajoute Samuel Alito, pour qui le droit à l’avortement « n’est protégé par aucune disposition de la Constitution ».

Si cette conclusion est bien retenue par la Haute cour, les États-Unis reviendront à la situation en vigueur avant 1973 quand chaque État était libre d’interdire ou d’autoriser les avortements. Compte-tenu des importantes fractures géographiques et politiques sur le sujet, une moitié des États, surtout dans le sud et le centre conservateurs, devraient rapidement bannir la procédure sur leur sol.

« Soyons clair : c’est un avant-projet. Il est scandaleux, sans précédent mais pas final : l’avortement reste votre droit et est encore légal », a twitté l’organisation Planned Parenthood, qui gère de nombreuses cliniques pratiquant des avortements.

Des manifestations devant la Cour suprême

Sans attendre la décision officielle, la classe politique a vivement réagi à l’article de Politico. Plusieurs élus démocrates ont estimé qu’il confirmait « l’urgence » d’inscrire le droit à l’avortement dans la loi. « Nous devons protéger le droit à choisir et inscrire Roe V. Wade dans la loi », a notamment tweeté la sénatrice Amy Klobuchar.

Une proposition en ce sens a été adoptée à la Chambre des représentants mais est enlisée au Sénat à cause de la féroce opposition des républicains.

Des poignées de défenseurs du droit à l’avortement se sont réunis spontanément dans la soirée devant le temple de marbre blanc qui abrite la Cour suprême à Washington.

Six juges conservateurs sur neuf

La Cour suprême a été profondément remaniée par Donald Trump qui, en cinq ans, y a fait entrer trois magistrats, solidifiant sa majorité conservatrice (six juges sur neuf). Depuis septembre, cette nouvelle Cour a envoyé plusieurs signaux favorables aux opposants à l’avortement.

Elle a d’abord refusé d’empêcher l’entrée en vigueur d’une loi du Texas qui limite le droit à avorter aux six premières semaines de grossesse contre deux trimestres dans le cadre légal actuel. Lors de l’examen en décembre d’une loi du Mississippi, qui questionnait aussi le délai légal pour avorter, une majorité de ses magistrats ont clairement laissé entendre qu’ils étaient prêts à grignoter voire à tout bonnement annuler Roe v. Wade.

Le document présenté par Politico porte sur ce dossier. Sa publication constitue une fuite rarissime pour la Cour suprême, où le secret des délibérations n’a quasiment jamais été violé.




Britney Delsey pour DayNewsWorld

LISTERIA, SALMONELLE, E.COLI ... OU

 LA MULTIPLICATION DES CONTAMINATIONS

 AUX BACTERIES

Des pizzas surgelées de la marque Buitoni sont suspectées par les autorités sanitaires d’être à l’origine de contaminations gravissimes d’enfants à la bactérie Escherichia coli.

Une campagne nationale de rappel concernant six fromages issus d’une fromagerie du groupe Lactalis a été lancée mardi et, lundi, plusieurs tonnes de chocolats Kinder, fabriqués en Belgique, ont été rappelés en France pour des suspicions de salmonelle.

Les rappels sanitaires s’enchaînent ces dernières semaines et commencent à ressembler à une série noire. Mercredi dernier, les autorités sanitaires ont confirmé que la hausse subite des contaminations à la bactérie E.coli était liée à un lot contaminé de pizza Buitoni de la marque Nestlé. Gabrielle Jones, épidémiologiste à Santé publique France, a estimé sur FranceInfo que cette épidémie d’E.coli a « la plus grande ampleur jamais décrite en France ».

Meilleur système de surveillance...

Maria Pardos de la Gandara, responsable adjointe du Centre National de Référence (CNR) Escherichia coli, Shigella et Salmonella à l’Institut Pasteur l’assure, « on ne peut pas parler de recrudescence des contaminations » aux Salmonelles. En revanche, « nous avons amélioré notre capacité de détection des cas groupés. Nous sommes passés de 10 cas groupés détectés par notre CNR en 2017 à plus de 90 en 2020 », illustre la chercheuse.

« De manière générale, les infections à ces pathogènes sont dues à des contaminations des matières premières (viande, lait cru et produits dérivés, œufs…) qui n’ont pas été détectées lors des autocontrôles aux différentes étapes de la chaîne alimentaire », explique-t-elle. Pour ce qui est de la bactérie E. coli, l’institut Pasteur a toutefois noté une légère augmentation annuelle depuis 1996, le début de sa surveillance.

Ou un « système défaillant »?

Pourtant, la directrice de l’information de l'ONG Foodwatch n’est pas de cet avis. Il ne s’agit « ni d’une série noire, ni d’une coïncidence, ni du fait qu’on communique mieux » mais plutôt « la conséquence d’un système défaillant », estime Ingris Kragl.

Les entreprises « ont des processus stricts et doivent faire énormément de prélèvements et d’autocontrôle », confirme-t-elle mais elle juge le contrôle de ces autocontrôles insuffisant. Dans le cas de Buitoni, alors que les autorités sanitaires soupçonnaient les pizzas Fraich’Up, Nestlé a affirmé « avoir fait 75 tests négatifs [à la bactérie E. coli] dans l’usine ». Le lien a depuis été confirmé et des images dénonçant les conditions d'hygiène de l'usine de Coudry ont été publiées. La production de ces pizzas a même été interdite dans cette usine du Nord par le préfet après des inspections d’hygiènes menées les 22 et 29 mars derniers. A propos de cette bactérie, plus rare mais plus meurtrière, le parquet de Paris a annoncé avoir ouvert une enquête notamment pour blessures et homicides involontaires. Deux enfants sont décédés et des dizaines d’autres ont été hospitalisés suite à une infection à la bactérie E. coli. Toutefois, pour le moment, il est impossible d'attribuer la responsabilité aux pizzas Buitoni, et encore moins de spéculer sur un dysfonctionnement global.

D’autant que les trois rappels dont il est question concernent chacun des entreprises différentes voire des lieux de production différents. Pour les pizzas Buitoni, il s’agit de la marque Nestlé et de l’usine de Caudry dans le Nord. Les fromages contaminés viennent de la Fromagerie de Livarot (Normandie), qui appartient à Lactalys. Quant aux chocolats, l’usine de production de Kinder (Ferrero) est située en Belgique.

« Aucun enseignement n’a été tiré »

Ingrid Kragl réclame un système plus préventif et pointe du doigt les suppressions de postes au sein de la direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF). L’Association pour la santé des enfants s’insurge, elle aussi, de « l’insuffisance de la sécurité sanitaire dans l’industrie agroalimentaire en Europe » dans un communiqué mercredi.

Les « rappels de produits dangereux arrivent à chaque fois après des hospitalisations, voire même après plusieurs décès », regrette le président de l’association Quentin Guillemain. Il estime qu'« aucun enseignement n’a été tiré » du scandale du lait infantile Lactalys contaminé.




Paul Emison pour DayNewsWorld

LA FAMILLE DE SAMUEL PATY PORTE PLAINTE CONTRE DEUX MINISTERES

Les ministères de l'Intérieur et de l'Éducation nationale ont fait ce mercredi l'objet d'une plainte de la famille de Samuel Paty, cet enseignant assassiné par un jihadiste en novembre 2020.

Elle estime l'État responsable de plusieurs dysfonctionnements, notamment de ne pas avoir pris suffisamment de mesures de protection. Les proches du professeur tué et décapité le 16 octobre 2020 portent plainte pour « non-assistance à personnel en péril » et « non-empêchement de crime ».

Un an et demi après l'attentat à motivation islamiste qui avait coûté la vie à Samuel Paty, sa famille a déposé une plainte à l'encontre des ministères de l'Intérieur et de l'Education nationale, a indiqué franceinfo mercredi 6 avril, citant l'avocate de la famille Virginie Leroy, et confirmant une information révélée par Libération.Les proches de l'enseignant, assassiné près de son collège de Conflans-Sainte-Honorine (Yvelines), reprochent notamment aux services de renseignement d'avoir sous-estimé le risque d'attentat, et au rectorat de Versailles de ne pas avoir pris les mesures de protection suffisantes à l'égard de Samuel Paty, qui avait fait l'objet de menaces après avoir montré des caricatures de Mahomet.

« Cet attentat aurait pu être évité »

« J’ai toujours été intimement convaincue que cet attentat aurait pu être évité. Aujourd’hui des éléments concrets confortent cette conviction : des fautes ont été commises tant du côté de l’Education nationale que du côté du ministère de l’Intérieur, sans lesquelles il aurait pu être sauvé », assure Virginie Le Roy, l'avocate de la famille à Libération.

« Il est indispensable que toute la lumière soit faite et que la famille de Samuel Paty obtienne la vérité. Cela passe nécessairement par un examen attentif et indépendant des moyens préventifs mis en œuvre par les agents de l’Etat. Je demande également qu’une enquête parlementaire soit diligentée », ajoute-t-elle.

Pour la famille, « dès le 8 octobre et jusqu'au 16, Samuel Paty, la principale et les enseignants ont identifié une menace grave pour leur intégrité physique et la sécurité du collège », résultant notamment de la médiatisation de l'affaire via les réseaux sociaux par Brahim Chnina, père d'une collégienne qui prétendait avoir assisté au cours, et par le sulfureux militant islamiste Abdelhakim Sefrioui.

Fin mars, l'un des fils du militant islamiste Abdelhakim Sefrioui a été placé en garde à vue, dans l'enquête sur l'assassinat du professeur Samuel Paty.

Le 16 octobre 2020, le professeur d'histoire-géographie Samuel Paty, 47 ans, a été poignardé puis décapité près de son collège à Conflans-Sainte-Honorine (Yvelines), par Abdoullakh Anzorov, réfugié russe d'origine tchétchène, tué peu de temps après par la police.

L'homme de 18 ans, radicalisé, lui reprochait d'avoir montré en classe des caricatures de Mahomet. Dans un message audio en russe, il a revendiqué son geste en se félicitant d'avoir « vengé le prophète » insulté à ses yeux par Samuel Paty.

Il avait pris connaissance de la polémique autour des caricatures via une vidéo sur internet réalisée par Brahim Chnina, père d'une collégienne visée par une exclusion pour indiscipline. L'adolescente avait menti à son père: elle avait assuré avoir été sanctionnée pour s'être élevée contre la demande de M. Paty faite aux élèves musulmans, selon elle, de se signaler lors de ce cours sur les caricatures, auquel elle n'avait pas assisté.

Au moins quinze personnes sont mises en examen dans ce dossier, dont six collégiens, le père de l'adolescente et Abdelhakim. Sefrioui.




Boby Dean pour DayNewsWorld

COVID-19 PIC ET EMERGENCE D'UN NOUVEAU

SOUS-VARIANT D'OMICRON EN CHINE

Un total de 13 146 cas de Covid-19 A été recensé ce dimanche en Chine. Soit le chiffre le plus élevé depuis le pic de la première vague mi-février 2020.

Les autorités sanitaires ont également annoncé la découverte d’un possible nouveau sous-variant d’Omicron dans la région de Shanghai.

Shanghai quasi entièrement confinée

La stratégie « zéro Covid », que la Chine est un des derniers pays à pratiquer, a permis au pays de n’enregistrer qu’un très faible nombre de cas jusqu’en mars dernier.

Mais cette politique draconienne, qui vise à empêcher l’apparition de nouveaux cas au moyen de confinements et de tests massifs, d’isolement systématique des malades et de quasi-fermeture des frontières, se retrouve sous pression alors qu’Omicron se répand dans le pays.

La quasi-totalité des 25 millions d’habitants de Shanghai, capitale économique de la Chine, sont confinés depuis samedi. La ville est devenue ces derniers jours l’épicentre d’une nouvelle vague de contaminations liée à Omicron.

Nouveau variant d’Omicron

Les autorités de Suzhou, à l’ouest de Shanghai, ont découvert une mutation du variant Omicron qui n’est répertoriée dans aucune base de données locale ou internationale, a rapporté dimanche la presse d’Etat.

« Cela signifie qu’un nouveau variant d’Omicron a été découvert localement », a indiqué l’agence Chine nouvelle, citant le directeur adjoint du Centre de contrôle et de prévention des maladies de Suzhou, Zhang Jun.

Plusieurs dizaines de millions de Chinois sont par ailleurs confinés dans le nord-est du pays, berceau de l’industrie automobile. Dimanche, une nouvelle grande ville de la région, Baicheng (1,5 million d’habitants) a été à son tour placée sous cloche.

Record de cas depuis février 2020

Un total de 13 146 cas de Covid-19 ont été recensés dimanche en Chine, le chiffre le plus élevé depuis le pic de la première vague mi-février 2020.

Il s’agit de « 1 455 patients avec des symptômes« et de »11 691 asymptomatiques« , et »aucun nouveau décès n’a été signalé », a déclaré la Commission nationale de santé dans un communiqué, alors que le variant Omicron, très contagieux, s’est étendu à plus d’une douzaine de provinces.

Près de 70% des nouveaux cas ont été détectés à Shanghai, a précisé la Commission, après les tests réalisés sur l’ensemble des habitants. Face au rebond épidémique, plusieurs halls d’exposition de la métropole ont été transformés ces derniers jours en centres de quarantaine de fortune.

Des parents ont exprimé leur crainte d’y être confinés s’ils sont testés positifs, et leurs inquiétudes pour leurs enfants, dont ils pourraient être séparés en vertu de strictes mesures d’isolement.




Andrew Preston pour DayNewsWorld

FAUT-IL S 'INQUIETER D'UN RETOUR DE LA PANDEMIE AVEC LE PRINTEMPS

Deux ans après le début de la pandémie la menace ne semble pas vouloir disparaître comme chacun, las du masque et des gestes barrière, l'espérait happé par la guerre en Ukraine.

Mais les signes avant-coureurs d’un rebond sont là avec un nombre quotidien de nouveaux cas en forte hausse (86 022 en moyenne sur sept jours hier), certaines régions notamment connaissant une forte hausse de l’incidence (+ 40 % dans les Hauts-de-France, + 34 % en Bretagne) . De plus le nombre de nouvelles entrées dans les services de soins conventionnels augmente dans le nord du pays. L’exemple du Royaume-Uni, où la résurgence de l’épidémie – en avance de phase sur la France – se nourrit de la propagation du sous-variant d’Omicron BA. 2, incite également à la prudence. Même l’Écosse, région dans laquelle toutes les restrictions n’ont pas été levées comme en Angleterre, enregistre un niveau d’incidence record.

« Le virus est en voie de domestication, mais ça ne peut être que graduel, philosophe l’infectiologue et épidémiologiste suisse Didier Pittet interrogé par Le Parisien. Et, comme les quatre autres familles de coronavirus du passé, responsables de rhumes hivernaux, qui nous avaient hélas peu intéressés jusqu’à l’apparition du Sars-CoV-2, il est avec nous pour toujours. »

Il existe trois causes principales à cette cinquième vague qui n’en finit pas. Premièrement, le remplacement du sous-variant d’Omicron BA. 1 par BA. 2, autre rejeton assez semblable mais environ 30 % plus transmissible Deuxième raison de ce rebond : la multiplication des interactions sociales. Troisièmement, la baisse, au fil du temps, de la protection immunitaire conférée par la vaccination. « La mauvaise nouvelle de l’année 2021 a été la décroissance rapide de l’efficacité des vaccins pour prévenir les infections, décode la professeure Crémieux. Mais ce qui nous inquiète le plus, c’est le déclin de la protection contre les formes sévères, à partir de quatre mois après le rappel. »

Pour cette raison l’exécutif propose une quatrième dose aux plus de 80 ans et les vigies de l’épidémie conseillent aux plus de 60 ans et aux personnes fragiles de garder le masque à l’intérieur et d’éviter les situations à risque. Cependant, aucun expert ne sait dire à quoi ressembleront les prochaines semaines.

.« On ne peut pas dire si les beaux jours vont décapiter Omicron ou pas », ajoute Didier Pittet. Celui-ci souligne que ce variant très contagieux responsable d’infections passant souvent inaperçues complique le travail des modélisateurs. L’épidémiologiste suisse nous livre néanmoins une raison d’espérer : « Il faut imaginer l’immunité comme des couches de peinture successives. Grâce aux doses régulières de vaccin, la majorité d’entre nous est désormais protégée contre les infections sévères, voire la mort.

La bonne nouvelle avec Omicron, c’est qu’une infection banale par ce variant moins agressif génère un autre type d’immunité que l’immunité vaccinale. Cette forme d’immunité pourrait nous protéger contre de futures infections, à la manière du vaccin nasal qu’on attend tous. »




Boby Dean pour DayNewsWorld


UN REBOND DU COVID-19 EN FRANCE

Le seuil des 140.000 décès liés au Covid-19 en France a été franchi vendredi, deux ans après le début de l'épidémie, selon l'organisme Santé publique France, alors que le pays connaît un « rebond » des contaminations depuis une semaine.

 Deux ans presque jour pour jour après le premier confinement, les autorités dénombrent 140.029 personnes infectées par le Covid-19 et décédées à l'hôpital, en maison de retraite ou dans d'autres établissements médico-sociaux.

La barre des 130.000 avait été dépassée le 27 janvier, ce qui signifie que la cinquième vague épidémique a emporté 10.000 malades en six semaines.

Entre-temps, le rythme des contaminations s'est effondré, avant d'amorcer une reprise depuis quelques jours.

Avec 72.399 cas positifs enregistrés en 24 heures, la moyenne des sept derniers jours repasse au dessus de 60.000, contre un peu plus de 52.000 une semaine plus tôt.

Un « rebond » relevé vendredi par le ministre de la Santé Olivier Véran et que l'épidémiologiste Arnaud Fontanet relie à « un cocktail de facteurs  »: nouveau variant plus contagieux, rentrée scolaire et relâchement des comportements, à l'approche d'une nouvelle levée de restrictions lundi.

Cette inversion de tendance reste pour l'heure sans effet à l'hôpital, où le nombre de patients Covid continue de refluer.




Carl Delsey pour DayNewsWorld

EN NORVEGE INTERDICTION D'ELEVER DEUX RACES DE CHIENS TRES POPULAIRES

L’un a le crâne trop petit, l’autre le museau trop plat… Parce que les traits qui les rendent si attachants sont aussi la cause de leurs tourments, la Norvège a pris la décision inédite d’interdire l’élevage de deux races de chien.

Dans un jugement retentissant, le tribunal d’Oslo a proscrit l’élevage du bulldog anglais et du Cavalier King Charles Spaniel, au motif que la pratique leur inflige des souffrances incompatibles avec la loi sur la protection des animaux.

Salué par les militants de la cause animale et critiqué par les éleveurs, le verdict a pour toile de fond un débat grandissant : la quête de « mignonitude » pour les animaux de compagnie se fait-elle aux dépens de leur bien-être ? « Beaucoup de nos races d’élevage sont très consanguines et portent un lourd bagage en termes de maladies », explique Åshild Roaldset, la présidente de la Société protectrice des animaux norvégienne, à l’origine de l’action en justice contre des sociétés canines et des éleveurs individuels.

De gros problèmes de santé

« Nous devons changer la manière dont nous élevons les chiens. La façon dont nous le faisions était peut-être acceptable il y a 50 ans, mais elle ne l’est plus aujourd’hui », dit-elle. A force de consanguinité, les deux races ont développé des maladies héréditaires touchant la plupart des individus, sinon la totalité.

Chien patibulaire, mais doux, notamment popularisé dans le dessin animé Titi et Grosminet et associé à l’esprit de résistance anglais pendant la Seconde Guerre mondiale, le bulldog accumule les difficultés respiratoires du fait de son museau aplati, mais aussi des problèmes dermatologiques, reproductifs et orthopédiques. Plus de la moitié de ces molosses nés ces dix dernières années en Norvège ont été mis au monde par césarienne. « L’incapacité génétique de la race à donner naissance naturellement est en soi une raison pour que le bulldog ne soit plus utilisé dans l’élevage », ont estimé les juges.

Les éleveurs sceptiques

Quant aux Cavalier King Charles, qui ont conquis dans l’Histoire le cœur de nombreuses personnalités tels Louis XIV, Ronald Reagan et Sylvester Stallone, leur constitution fait qu’ils sont souvent sujets à des maux de tête à cause d’une boîte crânienne trop petite, des défaillances cardiaques ou encore des problèmes oculaires. Pour Åshild Roaldset, l’insuffisance de diversité génétique à l’échelle mondiale mène ces races tout droit à leur extinction. « Et cela va être douloureux pour elles parce qu’elles vont avoir de plus en plus de maladies », affirme-t-elle.

Ayant fait l’objet d’un appel, le jugement rendu le 31 janvier n’a pas encore force de loi mais il a semé la stupéfaction chez les professionnels.

Chiens sans papiers

Dans leur ensemble, les professionnels ne remettent pas en cause les « défis » que rencontrent les deux races, mais estiment pouvoir les surmonter en pratiquant un élevage sélectif avec des animaux passés au crible de plusieurs tests.

Et puis, font-ils remarquer, le jugement n’interdit pas la détention, la vente ou encore l’importation des bulldogs et des Cavalier, seulement leur élevage. Certains craignent donc l’afflux de « chiens sans papiers » venus d'« usines à chiots » situées à l’étranger.

Pour la Société protectrice des animaux, le salut des deux races passe par leur croisement avec d’autres espèces pour gommer leurs faiblesses génétiques. « Si le Cavalier finit par avoir un crâne un peu plus spacieux pour abriter son cerveau, il restera le chien le plus mignon au monde », estime Åshild Roaldset.




Emily Jackson pour DayNewsWorld

LES JEUNES PRODIGES DU PATINAGE AUX JO 2022

L' AMERICAIN NATHAN CHEN DEVIENT CHAMPION OLYMPIQUE

L’Américain Nathan Chen, triple champion du monde en titre, rempote l’or olympique à Pékin. Les Japonais, Yuma Kagiyama et Shoma Uno complètent le podium. Yuzuru Hanyu, champion olympique en titre arrive 4eme . Il a offert un programme d’une incroyable difficulté et devient le premier à atterrir 5 quads et un triple axel dans un même programme. Au-delà de la difficulté du programme, Chen s’est complètement lâché et s’est permis une performance endiablé.

Le double champion olympique en titre se retrouve face au triple champion du monde en titre : le duel entre Yuzuru Hanyu, en quête d'un triplé historique malgré une cheville récalcitrante, et Nathan Chen, qui vise lui un premier sacre olympique, promet des étincelles aux Jeux de Pékin à partir de mardi.

LA STAR JAPONAISE YUZU HANYU

Pour Chen (22 ans), l'homme à l'origine de l'accélération de la course aux quadruples rotations depuis ses débuts internationaux en 2016, il s'agit de couronner une olympiade quasi sans faute. Mondiaux 2018 (sans Hanyu), 2019 et 2021, finale du Grand Prix 2018 (sans Hanyu non plus) et 2019, l'Américain est sorti vainqueur de tous les rendez-vous les plus prestigieux. Mieux encore, il ne s'est même incliné qu'une fois depuis les JO 2018, en ouverture de cette saison olympique. Dans ses face-à-face directs avec Hanyu depuis l'après-Pyeongchang, le bilan est à sens unique : 4 à 0 en sa faveur.

Au-delà de l'or olympique, « Yuzu » s'est ainsi mis en tête de s'attaquer au seul « quad » encore jamais réussi en compétition, le quadruple Axel. Le plus complexe puisqu'il s'agit en fait de réaliser quatre tours et demi en l'air.

La principale raison pour laquelle je vais à Pékin, c'est parce que je veux réussir le quadruple Axel

« Bien sûr, je pourrais laisser tomber et trouver d'autres moyens d'essayer de gagner l'or » mais « la principale raison pour laquelle je vais à Pékin, c'est parce que je veux réussir le quadruple Axel », a affirmé le Japonais fin décembre, après l'avoir tenté pour la première fois en compétition aux Championnats du Japon. Mais la rotation a été incomplète et la réception sur ses deux pieds.

Le programme court de l'individuel hommes vient de se terminer par une performance fantastique. Nathan Chen a remporté le programme court avec une note de 113.97, nouveau record du monde, sur « La Bohème » de Charles Aznavour. L'Américain a ainsi éclipsé la précédente marque du Japonais Yuzuru Hanyu (111.82), réalisée en 2020. Hanyu (95.15) a lui manqué son programme court, ratant une tentative de quadruple saut, se contentant de la huitième place.

Le double champion olympique Yuzuru Hanyu a pris du retard avec le programme court. Il avait donc beaucoup de points à rattraper pour essayer d’atteindre le podium. Il a quand même tenté un quadruple axel mais ne l’a pas réussi et est ensuite tombé deux fois. Cette performance était loin des attentes des spectateurs mais le champion sort de nombreux mois de blessures. Hanyu reçoit 188,06 points pour le programme libre et 283,21 au total. Il termine tout de même à la 4eme place.

Shoma Uno devient le médaillé de bronze des Jeux Olympiques. Il décroche 293,00 au total. Il est le seul médaillé de PyeongChang à rester sur le podium après 4 ans.

La rivalité entre Hanyu et Chen porte le patinage artistique vers des sommets inexplorés.


LA JEUNE RUSSE KAMILA VALIEVA DE 15 ANS ENTRE DANS L'HISTOIRE

La jeune Russe Kamila Valieva est devenue la première patineuse de l'histoire à réussir des quadruples sauts aux Jeux olympiques, lors du programme libre femmes de la compétition par équipes, lundi à Pékin.L'équipe russe sous drapeau neutre, portée par Kamila Valieva, a été sacrée championne olympique dans l'épreuve par équipes de patinage artistique, lundi à Pékin.

Au bout des quatre programmes courts et des quatre programmes libres, les Russes ont totalisé 74 points et ont devancé les Etats-Unis de Nathan Chen (65 pts) et le Japon de Yuma Kagiyama et Shoma Uno (63 pts).Depuis plusieurs jours, une rumeur de dopage ne cesse de grandir.

La situation s’est accentué quand plusieurs patineurs russes n’ont pas été vu à l’entraînement ce mercredi 9 février. Cela ferait suite à un problème juridique lié au test de dopage de la patineuse artistique russe Kamila Valieva coaché par Eteri Tutberidze.

L’ISU témoigne: « La nature exacte du problème de Valieva n’est pas claire, mais la situation est compliquée. En effet, selon les règles du Code mondial antidopage, elle est une « personne protégée « . En tant qu’athlète de moins de 16 ans, Valieva ne peut être formellement identifiée coupable d’une violation des règles antidopage.«

Plusieurs équipes juridiques travaillent désormais sur cette affaire complexe. Une décision sera donné le 10 février.

Le Kremlin a tenu a précisé que ces informations n’ont pas été validées par le CIO. Ce serait des spéculations du média Insidethegame. Mais aucun responsable sportif n’a communiqué à ce sujet.




Jaimie Potts pour DayNewsWorld

JO PATINAGE RECORD DU MONDE POUR GABRIELLA PAPADAKIS ET GUILLAUME CIZERON

La patinoire du Palais omnisports de Pékin a été parfaitement domptée par Gabriella Papadakis et Guillaume Cizeron, samedi 12 février, lors de la première manche de danse sur glace des Jeux olympiques de Pékin. Même si le concours n'est pas encore terminé, le couple formé par Gabriella Papadakis et Guillaume Cizeron a déjà frappé très fort en obtenant la note de 90,83 points, soit un nouveau record du monde sur le programme court, dit de danse rythmique, améliorant son propre record du monde de l'épreuve de danse rythmique. 

Une note qui a évidemment permis au duo français de prendre la tête du concours alors qu'il restait encore cinq couples à passer. ainsi pris la tête de la compétition, avant la danse libre, lundi.

Derrière le duo russe Victoria Sinitsina-Nikita Katsalapov pointe à près de deux points (88,85 points).

Un sans-faute dans l'exécution des éléments

Auteurs d'un sans-faute dans l'exécution de leurs cinq éléments, les Français finissent leur passage avec une note technique de 51,65, auxquels s'ajoutent 39,18 points pour la présentation.

Les Français auront rendez-vous avec l'histoire, lundi (à partir de 2h15, heure de Paris), pour décrocher la seule médaille qui leur manque : l'or olympique.




Jaimie Potts pour DayNewsWorld

LE MYSTERE DE L'ARRESTATION D'ANNE FRANK

 A-T-IL ETE RESOLU ?

Qui a dénoncé Anne Frank et sa famille en 1944 aux nazis ? La question taraude tous les admirateurs de l’œuvre de l’adolescente. Un journal intime, rédigé entre 1942 et 1944, alors qu’elle et sa famille de juifs allemands exilés se cachent dans un appartement clandestin à Amsterdam. Arrêtée en août 1944, elle mourra du typhus en mars 1945, à l’âge de 15 ans, dans le camp de concentration de Bergen-Belsen, en Allemagne.

Récupéré par son père, seul survivant de la famille, à son retour des camps de la mort, il sera publié en 1947. Traduis en 70 langues, vendu à plus de 30 millions d’exemplaires, il a ému des générations de lecteurs. La jeune fille, qui rêvait de devenir écrivaine ou journaliste, y raconte, son récit accompagné d’une fine galerie de portraits, une adolescence ballottée entre doutes intimes et nécessité vitale de se prémunir d’une époque dramatique, où elle et les siens sont traqués. Jusqu’à l’arrestation de la famille Frank et des quatre amis avec qui elle se cachait. Mais grâce à quels renseignements, alors que leur planque d’Amsterdam, baptisée « l’Annexe », les protégeait si bien depuis deux ans ?

Une enquête d'un ancien agent du FBI

Un livre fondé sur l’enquête d’un ancien agent du FBI désigne comme suspect principal un notaire juif qui l’aurait fait pour sauver sa propre famille.

Ce dernier, Arnold Van den Bergh, pourrait avoir révélé où se cachait la famille Frank, affirme l’auteur d’une enquête de six ans sur cette affaire non élucidée, dont les résultats ont été publiés dans le livre « Qui a trahi Anne Frank ? » de la canadienne Rosemary Sullivan, qui paraît ce mardi 18 janvier en français aux Éditions HarperCollins (420 pages, 19 euros).

Les preuves contre M. Van den Bergh ont été étayées par des techniques modernes, ainsi qu’une lettre anonyme envoyée au père d’Anne Frank après la Deuxième Guerre mondiale identifiant le notaire comme un traître.

« Cold case » vieux de 77 ans

Différentes théories ont circulé sur ce qui avait mené au raid qui a révélé où se cachait la famille. En 2016, Vince Pankoke, détective à la retraite du FBI, a été enrôlé par un réalisateur de documentaires néerlandais pour diriger une équipe chargée de résoudre ce « cold case ».

Le nom de Van den Bergh, décédé en 1950, avait jusqu’ici reçu peu d’attention. Le notaire était un membre fondateur du Conseil juif, organe administratif que les nazis ont utilisé afin d’organiser les déportations. Selon les enquêteurs, sa famille bénéficiait d’une exemption de déportation, et celle-ci avait été révoquée au moment de la trahison des Frank, mais la déportation n’avait finalement pas eu lieu.

Le notaire disparut des radars à la fin de la guerre, à laquelle il a survécu ainsi que le reste de sa famille. Mais l’élément le plus convaincant a été le sérieux avec lequel Otto Frank a traité l’allégation, ont indiqué les médias néerlandais. Le père d’Anne a déclaré aux enquêteurs en 1964 qu’il avait reçu une lettre peu après la guerre nommant Van den Bergh comme celui qui avait trahi les Frank et plusieurs autres familles juives. Une copie faite par M. Frank de la lettre a été retrouvée par les enquêteurs dans les archives d’un policier.

Questions et doutes

« Nous n’avons pas de pistolet fumant, mais nous avons une arme chaude avec des douilles vides à côté », a déclaré M. Pankoke, cité par la chaîne publique néerlandaise NOS. Ronald Leopold, directeur exécutif de la Maison d’Anne Frank, a averti que des questions subsistaient sur la lettre anonyme et qu’une enquête plus approfondie était nécessaire.


« Vous devez être très prudent avant d’inscrire quelqu’un dans l’histoire comme celui qui a trahi Anne Frank si vous n’êtes pas sûr à 100 ou 200 % de cela », a-t-il souligné.

D’autres experts se sont montrés plus critiques.

 « Un non-sens diffamatoire », a même réagi avec virulence Bart van der Boom, professeur à l’université de Leiden, auprès de la télévision publique NOS. « Ils (les enquêteurs) disent qu’il ne se cachait pas, donc il a dû acheter sa sécurité d’une autre manière. Mais ils ne savent tout simplement pas où il était », a-t-il ajouté.




Garett Skyport pour DayNewsWorld

CORONAVIRUS PROPAGATION D'UN NOUVEAU

SOUS-VARIANT AU ROYAUME-UNI

Un nouveau sous-variant du coronavirus se propage actuellement au Royaume-Uni. Il concerne près de 8% des nouveaux cas au Royaume-Uni. L'émergence de ce nouveau variant survient alors que le Royaume-Uni, qui déplore près de 139.000 morts du Covid-19, se trouve confronté à un nombre croissant de cas positifs, dépassant désormais 40.000 contaminations par jour, avec un taux d'incidence bien plus élevé que dans le reste de l'Europe. Ce nouveau sous-variant de Delta, est surveillé de très près. « Nous surveillons de très près » cette nouvelle forme « et nous n'hésiterons pas à prendre des mesures si nécessaire », a déclaré un porte-parole de Downing Street. Cependant, « rien ne permet de penser qu'elle se propage plus facilement », a-t-il tenté de rassurer.

Le sous-variant nommé « AY4.2 »

Ce variant « AY4.2 » est un sous-variant de Delta, qui s'est lui avéré être très contagieux. Celui-ci a initialement fait son apparition en Inde il y a quelques mois et a provoqué une reprise de l'épidémie en fin de printemps 2021. Le AY4.2 est une ramification de AY.4, qui est elle-même une ramification du variant Delta « mère ». Lorsque le virus fait des copies de lui-même, de petites erreurs se produisent et entraînent de légères variations, qui donnent lieu à des sous-lignées. Comme le précise l'agence sanitaire britannique dans son rapport, le AY4.2 contient deux mutations majeures, A222V et Y145H, dans la protéine spike, qui permet au virus de pénétrer dans les cellules.

Au-delà du Royaume-Uni où le AY4.2 est « sur une trajectoire croissante », comme le reconnaît l'Agence britannique de sécurité sanitaire, le sous-variant du Delta s'est peu propagé. Il a été repéré au Danemark précédemment, où il représentait à son pic, 2 % des contaminations. Le média Newsweek note que ce variant n’est apparu aux États-Unis que dans trois états différents, à raison d’un cas à chaque fois : en Caroline du Nord, Californie et dans le district de Columbia.

Enfin, Israël a fait part de son premier cas, mercredi 20 octobre : un enfant de onze ans, en provenance d’Europe. Il a été identifié à l’aéroport de Tel Aviv et placé en quarantaine.

Plus contagieux, plus résistant ?

On ne sait pas s'il est plus contagieux et plus dangereux que les autres variants. L'émergence de ce nouveau variant malgré la très forte contagiosité du Delta ayant tendance à écarter les nouvelles souches fait craindre une transmissibilité encore plus forte. Mais « rien ne permet de penser qu'il se propage plus facilement », a tenté de rassurer un porte-parole de Downing Street.

La progression du AY4.2 au Royaume-Uni met toutefois en lumière un phénomène contre lequel les scientifiques ont mis en garde tout au long de la pandémie : la transmission galopante du virus peut créer de nouveaux variants plus résistants. Comme le souligne un scientifique américain, David States, sur Twitter*, l'augmentation rapide de la prévalence de ce sous-variant Delta suggère qu'il serait capable de résister à une certaine immunité, une grande partie de la population britannique étant désormais complètement vaccinée (près de 80%) ou ayant déjà eu le Covid-19.

Actuellement, le AY4.2 n’est pas catégorisé parmi les variants les plus transmissibles. Mais l’émergence de ce nouveau variant ayant tendance à écarter les nouvelles souches, fait craindre une transmissibilité plus forte, notamment au Royaume-Uni, où plus de 40 000 nouveaux cas sont détectés quotidiennement.

« Nous avons besoin de recherches urgentes pour déterminer si ce delta est plus transmissible »​, estime Scott Gottlieb,  commissaire adjoint de la commission aux affaires médicales et scientifiques américaines.




Andrew Preston pour DayNewsWorld

CORONAVIRUS LA VACCINATION REDUIT DE 90%

LE RISQUE D'HOSPITALISATION ET DE DECES

CHEZ LES PLUS DE CINQUANTE ANS

Une étude française sur les vaccins contre le Covid, la plus large menée jusqu’ici dans le monde, montre que la vaccination contre le Covid-19 réduit de 90% le risque d’hospitalisation et de décès chez les plus de 50 ans.

Au total, 22 millions de personnes ont participé à l’étude, sur une période de 7 mois. Elle a été menée sur les vaccins de Pfizer/BioNtech, Moderna et AstraZeneca. Le quatrième vaccin autorisé en France, celui de Janssen, l’a été plus tardivement. Il a été utilisé dans des proportions moindres et n’est donc pas inclus dans l’étude.

« Les personnes vaccinées ont 9 fois moins de risque d’être hospitalisées ou de décéder de la Covid-19 que les personnes non vaccinées”, explique à l’épidémiologiste Mahmoud Zureik, directeur de la structure Epi-Phare, qui associe l’Assurance maladie (Cnam) et l’Agence du médicament (ANSM). Les chercheurs d’Epi-Phare ont comparé les données de 11 millions de personnes vaccinées de plus de 50 ans avec celles de 11 millions de personnes non-vaccinées dans la même tranche d’âge, sur une période allant du 27 décembre 2020 (début de la vaccination en France) au 20 juillet dernier.

A partir du 14e jour après l’injection de la seconde dose, les chercheurs ont observé « une réduction du risque d’hospitalisation supérieure à 90% ». Ces données confirment d’autres observations faites en vie réelle dans d’autres pays: Israël, Royaume-Uni, Etats-Unis.

Face au variant Delta, un manque de recul

Pour cerner l’impact du variant Delta aujourd’hui dominant, les chercheurs ont estimé de manière spécifique la réduction du risque d’hospitalisation au cours de la période où il a pris de l’ampleur en France, à partir du 20 juin (donc un mois avant la clôture de l’étude).Ils ont trouvé des résultats comparables aux périodes antérieures: une efficacité de 84% chez les 75 ans et plus, et de 92% chez les 50-74 ans. « Cette réduction est du même ordre de grandeur pour le risque de décès au cours d’une hospitalisation pour Covid-19 », selon Epi-Phare.

Cela permet de fournir « de premiers éléments », mais « cette période reste très courte pour évaluer l’impact réel de la vaccination sur ce variant », souligne cependant le Pr Zureik.




Boby Dean pour DayNewsWorld

DES CHIFFRE VERTIGINEUX

« ENTRE 2900 ET 3200 PEDOCRIMINELS »

 ET « 216 000 VICTIMES » DEPUIS 1950

DANS L'EGLISE CATHOLIQUE EN FRANCE

Il y a trois ans les évêques catholiques de France ont demandé à Jean-Marc Sauvé, 72 ans, ancien vice-président du Conseil d'État, de présider une commission d'étude sur les abus sexuels sur mineurs commis par des membres du clergé. Cette commission s'appelle la Commission indépendante sur les abus sexuels dans l'Église (Ciase). Elle a été financée à hauteur de trois millions d'euros par l'Église.

Après deux ans et demi de travaux, a été remis ce mardi 5 octobre 2021 lors d'une conférence de presse à laquelle ont été invités des représentants d'associations de victimes. Le rapport, annexes comprises, comprend  2 500 pages .

Le rapport donne un état des lieux quantitatif du phénomène, notamment du nombre de victimes.

En se basant sur un sondage commandé par l'Inserm, le rapport de la Ciase estime que 216.000 personnes ont été victimes d'abus sexuels par des clercs en 70 ans. Sur la même période, il y aurait eu autour de 3000 prêtres prédateurs sexuels, soit entre 2,5% et 2,8% des prêtres. C’est un chiffre à rapporter à une population générale de 115 000 prêtres ou religieux au total sur cette période de soixante-dix ans.ll apparaît aussi que dans l'Église 80% des victimes sont des garçons et 20% sont des filles. Alors que dans la société, 75% des victimes sont des filles et 25% sont des garçons.

La commission évalue également les « mécanismes, notamment institutionnels et culturels », qui ont pu favoriser la pédocriminalité, et liste 45 propositions pour lutter contre ce fléau.

Jean-Marc Sauvé conclut la conférence de presse en ces termes :

«  Il ne peut y avoir d’avenir commun sans un travail de vérité, de pardon et de réconciliation. Nous avons contribué autant qu’il était possible au travail de vérité. C’est à l’Eglise de s’en emparer et de le poursuivre afin de retrouver à la fois la confiance des fidèles et le respect de notre société. L’Eglise catholique est une composante essentielle de notre société. Il est impératif de rétablir une alliance qui a été mise à mal. C’est un message d’attente, c’est un message d’espoir. »

Dès le 20 août 2018, le pape François, conscient du problème, avait publié une « lettre au peuple de Dieu » dans laquelle il reconnaissait la « douleur des victimes » et appelait à la « solidarité » et à l’« engagement » en faveur « d’une culture de la protection et du “jamais plus” à tout type et forme d’abus ».




Andrew Preston pour DayNewsWorld

BIENTOT UN TRAITEMENT ORAL

 CONTRE LE CORONAVIRUS ?

Le laboratoire américain Merck va demander une autorisation de mise sur le marché à l'agence des médicaments américaine (FDA) pour un traitement par voie orale contre le Covid-19, annonce l'entreprise (en anglais) vendredi 1er octobre. S'il est autorisé, le molnupiravir sera le premier médicament de ce type à être mis sur le marché pour traiter le Covid-19.

Merck affirme que son médicament, développé avec la société de biotechnologie Ridgeback Biotherapeutics, permet de diviser par deux les risques d'hospitalisation et de décès. Durant l'essai clinique de phase 3 mené sur 775 personnes, le taux d'hospitalisation ou de décès chez les patients ayant reçu le médicament était de 7,3%, contre 14,1% chez ceux ayant eu un placebo. Le traitement durait cinq jours.

Les données complètes, toutefois, n'ont pas encore été publiées et elles devront être analysées par des experts indépendants.

Plusieurs antiviraux à l'étude

Les antiviraux empêchent le virus de se répliquer. Leur application peut être double : permettre aux personnes déjà atteintes de ne pas souffrir de symptômes graves, mais également à celles ayant été en contact rapproché de ne pas la développer. Ce type de traitement par comprimés, facile à administrer, est très attendu et vu comme une façon efficace de combattre la pandémie. Pour le moment, aucun médicament antiviral n'a été très convaincant contre le Covid-19.

Le marché étant potentiellement énorme, plusieurs laboratoires se sont mis sur le créneau, comme la biotech Atea Pharmaceuticals et le laboratoire Roche qui étudient l’efficacité d’un traitement comparable, appelé AT-527.

Pfizer a annoncé lundi avoir commencé un essai clinique de grande ampleur pour sa propre pilule anti-Covid, afin de tester sa capacité à réduire à titre préventif les risques d’infection chez l’entourage d’une personne ayant contracté la maladie. Il sera administré en combinaison avec une « faible dose » du médicament ritonavir, utilisé contre le virus du sida.

En complément du vaccin

Plusieurs experts ont insisté sur le fait que ce genre de traitement serait à prendre en complément du vaccin. « Ce n’est pas un médicament miracle, mais un outil pour accompagner la vaccination », avance de son côté sur Twitter Peter Hotez, professeur au Baylor College of Medicine de Houston au Texas, qui s’inquiète par ailleurs de la possible apparition d’une certaine résistance au médicament s’il est largement utilisé.

Le problème pour les antiviraux comme celui de Merck est qu’ils doivent être pris avant que les patients ne soient généralement considérés « comme suffisamment malades pour avoir besoin d’autre chose qu’un traitement contre les symptômes », remarque Peter English, ancien directeur du comité de santé publique de l’Association.Les antiviraux contre la grippe ou les boutons de fièvre par exemple ne sont efficaces que s’ils sont pris très tôt, rappelle-t-il auprès du Science Media Centre.

Merck, par anticipation, a en tout cas déjà commencé la production de molnupiravir à grande échelle et prévoit de fabriquer les doses nécessaires pour 10 millions de traitements d’ici à la fin de l’année.




Larry Ricky pour DayNewsWorld

HAUSSE DE 12,6% DES PRIX DU GAZ

AU 1ER OCTOBRE EN FRANCE

A quand l’arrêt de la hausse vertigineuse des prix du gaz en France ? Les tarifs réglementés d'Engie vont encore augmenter de 12,6 % le 1er octobre, a annoncé lundi la Commission de régulation de l'énergie (CRE). Il s'agit de la plus forte hausse constatée depuis 2013. Cette augmentation s'inscrit dans le sillage de la hausse des cours sur le marché indique le régulateur. « Cette évolution résulte de la hausse, historique, des prix du gaz sur le marché mondial qui se répercute sur les coûts d'approvisionnement du fournisseur de gaz Engie », explique la CRE. L'Hexagone n'est pas épargné par la flambée des prix sur le marché mondial. « La France ne dispose pas de gaz sur son territoire et importe 99 % de sa consommation, elle est donc exposée, comme le reste de l'Europe, aux variations des prix de marché européens et mondiaux », rappelle d'ailleurs la CRE en préambule.

Dans le détail, la hausse des tarifs réglementés pour octobre est de de 4,5 % pour les utilisateurs de gaz pour la cuisson, de 9,1 % pour ceux qui ont un double usage (cuisson et eau chaude), et de 14,3 % pour les foyers qui se chauffent au gaz. Depuis janvier, la progression TTC atteint + 57 %.

Une hausse en partie liée à la reprise économique post-Covid

Depuis le début de l'année, les cours du gaz ont ainsi flambé de plus de 300 %, alors même que la saison hivernale n'a pas encore commencé. Une explosion qui s'explique à la fois par des stocks bas, une forte demande de gaz naturel liquéfié en Asie et une incapacité de la Russie et la Norvège à augmenter leurs livraisons.La demande est aussi tirée par la reprise économique mondiale, à la faveur de l'amélioration de la situation sur le front de la pandémie de Covid-19.

Environ 3 millions de consommateurs concernés

La CRE précise que les tarifs réglementés concernaient, au 31 août, « environ 3 millions de consommateurs résidentiels » sur les 10,5 millions que compte la France, « dont 2,77 millions chez Engie ». « Ils représentent seulement 7,5 % de la consommation nationale de gaz », souligne l'instance.Pour aider les plus précaires à faire face à la hausse du prix de l'énergie, le gouvernement a annoncé, le 15 septembre, la création d'un « chèque énergie » exceptionnel. D'un montant de 100 euros, celui-ci sera envoyé à 5,8 millions de ménages d'ici décembre.

La CRE invite aussi les consommateurs « à anticiper la disparition des tarifs réglementés », le 1er juillet 2023. Elle les « encourage à se renseigner dès à présent sur les offres de marché commercialisées sur leur zone de desserte ».




Emily Jackson pour DayNewsWorld

LE COVID PROVOQUERAIT UNE ALTERATION

 DU CERVEAU

Si la fatigue, la fièvre et la toux et des troubles neurologiques lors de infection des symptômes connus du coronavirus, des recherches préliminaires au Royaume-Uni réalisées sur plusieurs centaines d'IRM passées par des malades du Covid-19 suggèrent que le virus pourrait être responsable d'une atrophie de la matière grise du cerveau.

Alors que 5 à 10% des Français souffrent d'un Covid long qui se manifeste par un prolongement des symptômes, une étude britannique montre que le virus pourrait aussi altérer le cerveau des malades. En analysant plusieurs centaines d'IRM cérébrales de patients ayant contracté le Covid-19, les scientifiques ont ainsi noté une atrophie de la matière grise du cerveau, habituellement observée au cours du vieillissement. Ces observations ont été faites même chez des personnes n'ayant pas développé de forme grave de la maladie.

Pour réaliser cette étude, parue en août 2021, les scientifiques se sont appuyés sur une base de données britannique (BioBank) contenant les données d'imagerie cérébrale de plus de 45.000 personnes depuis 2014. L'équipe a analysé ces IRM avant de les comparer à ceux des patients qui avaient été testés positifs au Covid-19 en tenant compte de l'âge, du sexe, de la date du test de référence et du lieu de l'étude, ainsi que des facteurs de risque communs de maladie et le statut socio-économique.

In fine, les chercheurs ont trouvé des différences marquées concernant l'épaisseur de la matière grise entre ceux qui avaient été infectés par Covid-19 et ceux qui ne l'avaient pas été. Plus précisément, l'épaisseur du tissu dans les lobes frontaux et temporaux se trouvait réduite dans le groupe Covid-19. Une telle transformation s'observe habituellement avec le vieillissement, « mais les changements étaient plus importants que la normale chez ceux qui avaient été infectés par Covid-19 », explique dans les colonnes du média The Conversation Jessica Bernard, une professeure agrégée de la Texas A&M University qui étudie le vieillissement du cerveau.

De plus, les scientifiques ont remarqué que ces altérations, dont la durée dans le temps est pour le moment inconnue, étaient similaires chez les personnes ayant été hospitalisées suite à leur contamination au Covid-19, et donc ayant développé une forme grave, que chez les personnes ayant seulement souffert de symptômes légers.

Dans la pratique, cette atteinte de la matière grise s'est concrétisée par une plus grande lenteur à traiter les informations chez les personnes ayant été atteintes du Covid par rapport à celles ne l'ayant pas été, rapportent les auteurs de ces travaux.




Carl Delsey pour DayNewsWorld

NOUVELLE ERUPTION DU VOLCAN DE LA PALMA

L’île de La Palma est à nouveau en alerte. Le volcan Cumbre Vieja de l’île espagnole de la Palma, où habitent 83 000 personnes dans l’archipel des Canaries, est entré vendredi 24 septembre 2021 dans une nouvelle phase éruptive.

Les pompiers ont dû battre en retraite à cause des violentes explosions et de l’important nuage de cendres, et les autorités ont évacué trois nouvelles villes.

Aéroport fermé

Les autorités ont en effet ordonné l'évacuation des villes de Tajuya, Tacande de Abajo et de la partie de Tacande de Arriba qui n'avait pas encore été évacuée. « Étant donné l'augmentation du risque pour la population due à l'épisode éruptif en cours », les autorités de l'archipel ont indiqué avoir « émis un ordre d'évacuation obligatoire pour (les quartiers de) Tajuya, Tacande de Abajo et la partie non évacuée de Tacande de Arriba ».

Par ailleurs, les compagnies aériennes locales – Binter et Canaryfly – ainsi que la compagnie nationale espagnole Iberia ont dû annuler leurs vols à destination de l'île pour la première fois depuis l’éruption volcanique. « L’aéroport de La Palma n’est plus opérationnel en raison de l’accumulation de cendres. Les opérations de nettoyage ont commencé mais la situation peut changer à tout moment », a dit l’opérateur..

Une éruption typique

Des jets de lave s’échappaient du volcan et explosaient dans les airs dans la nuit de vendredi à samedi 25 septembre alors que l’éruption s’est intensifiée pour entrer dans une phase explosive.

Deux nouvelles bouches éruptives, dont sortaient des coulées de lave, se sont par ailleurs ouvertes au niveau du volcan, a indiqué l'Institut volcanologique des Canaries.

Plus tard dans la journée, un autre phénomène a frappé l'île : les glissements de terrain. Toujours selon El Time, le périmètre côtier de la zone touchée par l'éruption volcanique continue d'enregistrer des situations qualifiées de « stress » par les scientifiques. Conséquence : des glissements de terrain se produisent comme celui enregistré sur la falaise de Playa Nueva, à côté du port de Tazacorte, à la mi-journée. Des images d'autant plus saisissantes que le terrain s'écroule à quelques dizaines de mètres du port.

« Nous avons affaire à un volcan typique des îles Canaries », a déclaré samedi Miguel Angel Morcuende, le directeur du Pevolcan (Plan d’urgence volcanique des Canaries). « Bien qu’hier nous ayons assisté à une augmentation significative de l’intensité de l’éruption, le volcan obéit aux schémas classiques », a-t-il expliqué.

« Nous ne sommes pas confrontés à un phénomène plus explosif que d’habitude dans les îles Canaries et je le dis surtout pour la tranquillité d’esprit des habitants de La Palma », a-t-il poursuivi.

Aucun blessé ni victime, mais des centaines de maisons détruites

Depuis le début de l'éruption du volcan, le 19 septembre, la lave a détruit jusqu'ici 390 bâtiments et recouvert 180,1 hectares – soit 40 édifices de plus en deux jours – sur l'île, selon les dernières données de Copernicus, le système européen de mesures géospatiales, ainsi qu’émis des milliers de tonnes de lave.

Environ 15 % de la production de bananes, principale activité économique de l'île, pourrait être également menacée.

Le Premier ministre espagnol Pedro Sánchez, en visite sur l'île, a annoncé que le gouvernement espagnol déclarerait La Palma « zone touchée par une catastrophe » naturelle mardi prochain en Conseil des ministres. Cette mesure permettra de débloquer l'octroi d'aides aux résidents.

Les deux précédentes éruptions sur l’île ont eu lieu en 1971 et 1949, faisant au total trois morts, dont deux par inhalation de gaz.




Boby Dean pour DayNewsWorld

COVID FAUT-IL CRAINDRE UN REDEMARRAGE

DE L'EPIDEMIE A L'AUTOMNE ?

Depuis plusieurs semaines maintenant, l'épidémie de Covid semble lentement refluer. Les spécialistes considèrent toutefois qu'avec l'arrivée de l'automne et du froid, une reprise épidémique n'est pas à écarter. Les conditions climatiques de l'automne et de l'hiver, c'est-à-dire le froid, entraînent de plus leur lot de maladies et notamment respiratoires dont le Covid.

Dans une interview au Parisien , le Pr Arnaud Fontanet alerte notamment à ce sujet : «On avait observé la même accalmie fin septembre 2020, avant un coup de froid qui avait déclenché la deuxième vague en France et dans les pays voisins», prévient le membre du Conseil scientifique, qui «s'attend donc à un redémarrage de l'épidémie à l'automne».

Le maintien du passe sanitaire en question

Pour prévenir une possible nouvelle vague de contaminations, Arnaud Fontanet se dit favorable au maintien du passe sanitaire. Si le gouvernement décide cependant de lever cette mesure dans certains départements, comme cela a été évoqué par Emmanuel Macron, Arnaud Fontanet tient alors à prévenir les Français. Ils « doivent avoir à l’esprit qu’il peut être réinstauré aussi vite qu’il a été levé. À la moindre alerte, il faudra serrer la vis et le plus tôt possible. » , avertit-il, rappelant que nous ne sommes «pas tirés d'affaire».

L'épidémiologiste Catherine Hill est par contre beaucoup plus inquiète. Elle estime que c'est une « énorme erreur » que de territorialiser le passe. Et elle justifie son positionnement sur BFM : « Les gens vont aller tranquillement dans les départements voisins s'ils n'ont pas de passe vaccinal ou s'ils ne veulent pas se faire vacciner et ils vont contaminer autour d'eux dans les restaurants, dans les cinémas... Donc ça ne va pas du tout. Il s'agit d'une erreur monumentale ».  « La régionalisation n'a jamais fonctionné. Il y a du virus en France encore partout, il circule plus ou moins et donc alléger les mesures dans une région ou un département va juste aggraver la situation. »

Pas assez de personnes vaccinées

Le nombre de personnes non-vaccinées « personnes isolées mais aussi récalcitrantes » reste important et pourrait entraîner un rebond épidémique.

Pour Catherine Hill : « Il reste 17 millions de gens qui ne sont pas protégés, un peu plus de 9 millions enfants moins de 12 ans et 8 millions plus de 12 ans pas vaccinés, c'est comme ça que le virus circule et il va circuler partout. »

Un nouveau Conseil de défense sanitaire doit justement se tenir mercredi pour « travailler sur la question » d'un passe sanitaire local, a annoncé plus tôt dans la semaine le porte-parole du gouvernement, Gabriel Attal..

«Diminuer nos échanges» pendant la période hivernale

Afin de passer cette période hivernale à venir, le Pr Arnaud Fontanet ne recommande pas de nouvelles mesures. Mais il estime qu'il faudra «diminuer nos échanges de 20 à 40%». «Concrètement, cela veut dire recourir au passe sanitaire, au port du masque en milieu clos, accepter moins de sollicitations, maintenir le tester-alerter-protéger, un peu de télétravail quand c'est possible et plus de dépistage en milieu scolaire», énumère-t-il.

Heureusement, aujourd'hui, «la vaccination fait office de bouclier» et «nous permet d'éviter des décisions plus drastiques comme des couvre-feux», conclut-il.




Jenny Chase pour DayNewsWorld

COVID-19 VERS UNE CINQUIEME VAGUE

CET AUTOMNE EN FRANCE ?

Dans une mise à jour publiée lundi 6 septembre 2021, portant sur son étude « Epidémiologie du Sars-Cov2 dans une population vaccinée et implications pour le contrôle d'un rebond automnal », l'Institut Pasteur a dévoilé ses prévisions pour l'automne à venir.

L’Institut a actualisé sa modélisation en tenant compte de la vaccination et de la transmissibilité plus importante du variant Delta.

L’épidémie de Covid-19 continuera cet automne à poser des problèmes au système de santé français, mais les raisons de se montrer optimistes existent.

Les prévisions tablent en effet sur une couverture vaccinale de 70 % chez les 12-17 ans, 80 % chez les 18-59 ans et 90 % chez les plus de 60 ans, contre 30 %-70 %-90 % dans l’analyse de juin.

La plus grande transmissibilité du variant Delta est soulignée : le taux de reproduction (nombre de personnes qu’un infecté contamine) passe de 4 à 5, et la vaccination ne réduit le risque d’infection que de 60 %, contre une estimation de 80 % en juin.

Les non-vaccinés contribuent fortement à la pression hospitalière

Sans surprise, les adultes non-vaccinés vont contribuer « de façon importante à la pression sur l’hôpital », estime l’Institut Pasteur. Le scénario prévoit que les « plus de 60 ans » non-vaccinés, soit « 3 % de la population », représentent « 43 % des hospitalisations. » Le risque d’hospitalisation augmente ainsi « de 50 % pour les personnes infectées par le variant Delta ». Ces non-vaccinés contribuent également « de façon disproportionnée à la transmission », poursuit l’étude, qui préconise des « mesures de contrôle ciblant cette population ». Un rôle que joue déjà le passe sanitaire.

Les personnes vaccinées sont moins bien protégées qu'avant

« Avec le variant Delta, les personnes vaccinées sont moins bien protégées contre l’infection, même si la protection reste très élevée contre les formes graves »,», alerte l’Institut, soulignant s’attendre « à ce qu’à peu près la moitié des infections aient lieu chez des personnes vaccinées[alors que ce groupe représente plus de 70% de la population] ». Un constat qui ne surprend pas l’immunologiste Frédéric Altare, directeur de recherche à l’Inserm : « Le taux d’anticorps […] diminue au bout de quelques mois, explique-t-il. Avec le variant Alpha, les quelques anticorps qui se baladaient toujours quelques mois après la vaccination suffisaient à le bloquer, donc il ne se répandait pas et on ne devenait même pas positif. »

En revanche, reprend-il, « il faut une grande quantité d’anticorps pour bloquer le variant Delta. Quelques anticorps ne suffisent pas et il a le temps de se répliquer, jusqu’à conférer une positivité à la personne. » Heureusement, quelque temps après l’infection, de nouveaux anticorps sont produits par les cellules mémoires du vacciné, permettant de lutter contre le virus et d’éviter à « 95 % » les formes graves. Les scientifiques considèrent donc qu'il est essentiel « que la couverture vaccinale chez les plus fragiles soit aussi haute que possible ».

Un tiers d’infections chez les jeunes

Les chercheurs s’attendent « à ce qu’un tiers des infections ait lieu chez les enfants et adolescents », contre « près de la moitié » dans les estimations de juin. Ceci tient à « la part relative plus importante des infections chez les adultes » et aux bons résultats de la vaccination chez les adolescents.

D'autant que, désormais largement dominant, le variant Delta « pourrait être 50% plus transmissible que le variant Alpha », qui était lui-même plus contagieux que la souche initiale du virus, observent les modélisateurs.

Les gestes barrières indispensables

Aussi les chercheurs jugent-ils important que les efforts actuels pour limiter la transmission soient maintenus, notamment « en appliquant les gestes barrières, le port du masque, un certain degré de distanciation physique, le tester-tracer-isoler et le pass sanitaire ».Avec le variant Delta, « l’arrêt de toutes mesures de contrôle pourrait conduire à un stress important sur le système de santé », préviennent les experts.

Ils insistent sur la poursuite de la vaccination, mais aussi le maintien des gestes barrières, même chez les vaccinés.




Emily Jackson pour DayNewsWorld

UN TIERS DES ESPECES D'ARBRES MENACES D'EXTINCTION DANS LE MONDE

Les écosystèmes sont mis à mal et, dans cette crise de la biodiversité, les arbres ne sont pas épargnés, selon une étude publiée mercredi 1er septembre par l’association Botanic Gardens Conservation International (BGCI). L'étude qui dresse un inventaire complet de la biosphère révèle que 17.510 espèces d'arbres sont menacées sur les 58 497 espèces d’arbres étudiées.

Cela équivaut au double du nombre de mammifères, d'oiseaux, d'amphibiens et de reptiles en voie d'extinction réunis. Plus de 440 espèces d'arbres sont sur le point de disparaître. Même des arbres communs, tels les magnolias, seraient en voie de disparition, mais aussi les chênes, les érables et les ébènes.

Le Brésil, qui abrite une large part de la forêt tropicale amazonienne, et près de 9 000 espèces d’arbres, est le pays le plus touché par cette extinction de masse. Au total, 1 788 espèces d’arbres y sont menacées, principalement par l’agriculture intensive.

Parmi les zones où les arbres sont le plus menacés, le Brésil se classe en haut du podium. La forêt amazonienne compte en effet plus de 8847 espèces d'arbres dont 1788 sont menacées.

Mais la plus forte proportion d’espèces menacées se trouve dans les régions tropicales d’Afrique, en particulier à Madagascar et sur l’île Maurice, où respectivement 59 % et 57 % des espèces sont en danger.

Alors que les écosystèmes forestiers jouent un rôle clé dans la nature en abritant et en fournissant des vivres à de nombreuses espèces animales et végétales, en absorbant du CO2 ou encore en fournissant les ingrédients nécessaires à l'élaboration de certains médicaments, la déforestation et l'exploitation forestière continuent.

En tête des principales menaces pour les arbres, le rapport pointe l’agriculture, qui contribue à l’extinction des arbres à hauteur de 29 % pour les cultures et 14 % pour l’élevage du bétail. Puis vient l’exploitation forestière, responsable de 27 % des extinctions, et l’habitat humain qui fait perdre 13 % des arbres. Au total, l’activité humaine durant les trois cents dernières années aura entraîné une diminution de la superficie forestière mondiale d’environ 40 %.

En outre, le changement et les événements climatiques extrêmes –provoqués par l'activité humaine selon le rapport du GIEC– menacent la survie des arbres à travers le monde. «Au moins 180 espèces d'arbres sont directement menacées par l'élévation du niveau de la mer et les phénomènes météorologiques violents. Cette menace est la plus grave pour les espèces insulaires, y compris les magnolias dans les Caraïbes», alerte le BGCI.

L'équipe du BGCI appelle à une mobilisation urgente afin de préserver les arbres à travers le globe. Son principal argument repose sur les bienfaits de ces êtres vivants. «Ils stockent 50% du carbone terrestre du monde [...], fournissent l'habitat et la nourriture à des millions d'autres espèces d'oiseaux, de mammifères, d'amphibiens, de reptiles, d'insectes et de micro-organismes.»

Le rapport préconise cinq actions clés que les responsables politiques et spécialistes peuvent mettre en place pour protéger et faire fructifier les espèces protégées :

étendre les zones de protection des espèces menacées; assurer la conservation de toutes les espèces menacées dans les jardins botaniques ou banques de semences; augmenter le budget alloué à la conservation des espèces d'arbres menacées; multiplier les programmes de plantation et privilégier les espèces menacées et indigènes. Et enfin, promouvoir la collaboration mondiale pour lutter contre l'extinction des arbres.




Britney Delsey pour DayNewsWorld

COVID-19  LE VARIANT MU CLASSE

COMME  VARIANT A SUIVRE

Après Alpha, Delta et Beta, c’est le nouveau variant du coronavirus, B.1.621, baptisé « Mu » et identifié pour la première fois en Colombie en janvier, qui a été classé comme « variant à suivre » par l’OMS ce mercredi.

Il est désormais considéré comme « d'intérêt » par l'OMS, qui le suit donc de très près.

Un variant considéré comme d'intérêt par l'OMS ne signifie pas qu'il deviendra forcément préoccupant plus tard, seulement qu'il demande une vigilance renforcée, notamment pour déterminer plus précisément ses caractéristiques. Si la plupart des mutations des virus n'ont que peu d'effets sur leurs propriétés, certaines peuvent affecter la transmissibilité et la gravité des symptômes, ou influer sur l'efficacité des vaccins.

En l'occurrence, le variant Mu est encore bien mystérieux. Détecté pour la première fois en janvier dernier en Colombie, il y représente aujourd'hui 40% des cas. Depuis sa première apparition en Colombie, le variant Mu a circulé dans plusieurs pays d'Amérique du Sud, et notamment au Mexique, en Equateur et au Chili. Sa présence a également été relevée dans une quarantaine de pays, mais plus sporadiquement. À l'échelle mondiale, il ne représente ainsi qu'un cas positif pour 1 000.

Début août, sa possible dangerosité avait déjà évoquée lorsque sept résidents d'un Ehpad belge sont morts du Covid-19 en l'espace de deux semaines, après avoir été contaminés par le variant Mu. Au 7 août, 20 personnes avaient été contaminées. Toutes étaient vaccinées.

Dans son bulletin épidémiologique hebdomadaire sur l'évolution de la pandémie publié mardi (PDF en anglais), l'agence onusienne précise que le variant dispose « d'une constellation de mutations qui soulignent de possibles propriétés d'évasion immunitaire ». Selon l'OMS, une étude préliminaire montre « une réduction de la capacité à neutraliser » le variant grâce aux vaccins, similaire à ce qui est observé avec le variant Bêta (identifié en Afrique du Sud).

Encore beaucoup de questions autour de Mu

En dehors de sa rapide progression en Amérique centrale, Mu reste ainsi bien obscur. Quelques études indiquent une transmissibilité similaire à celle du variant Alpha, moindre donc que celle de Delta aujourd’hui majoritaire sur la planète.

Sa résistance serait, elle, comparable à celle de Beta, anciennement nommé variant sud-africain, c'est-à-dire que la vaccination resterait toujours efficace pour prévenir les formes graves.




Andrew Preston pour DayNewsWorld

LE WONDERSEA LE PLUS GRAND PAQUEBOT AU MONDE PREND LA MER

Vendredi 20 août 2021, le plus grand paquebot du monde, le « Wonder of the Seas », construit dans les chantiers de l'Atlantique, a quitté Saint-Nazaire (Loire-Atlantique).

Il mesure 362 mètres de long et 64 mètres de large. Il peut accueillir 9.000 personnes en tout, dont 2.300 membres du personnel . Doté de quatre piscines, 18 ponts et 2.867 cabines, ce mastodonte sera livré au mois de novembre à son propriétaire, l'armateur américain Royal Caribbean Cruise Line.

Comme ses prédécesseurs Harmony of the Seas et Symphony of the Seas, ce navire doit donc prendre le large «pour des essais en mer et reviendra mardi matin vers 4h30», explique-t-on à la communication des Chantiers de l'Atlantique.

Le constructeur va effectuer une soixantaine de tests, notamment de vitesse et de capacité giratoire, mais aussi de confort des passagers avec des mesures de bruits et de vibrations.Il est désormais en route pour quatre jours d'essais en mer, jusqu'à Belle-Ile-en-Mer (Morbihan).

Il sera de retour mardi prochain, le 24 août.

Si la performance du paquebot et les tests sont concluants, l'heure sera aux finitions et à d'éventuelles modifications.

L'engin devrait être livré pour 2022. Son armateur, l'américain Royal Caribbean Cruise Line (RCCL), le destine au marché chinois, avec pour port d'attache Shanghai qu'il rejoindra en mars 2022.

Jusqu'ici, le record du plus gros paquebot du monde était détenu par le « Symphony of the Seas », conçu dans ces mêmes lieux, en 2018.




Britney Delsey pour DayNewsWorld

 FRANCE INCENDIE DEVASTATEUR

SUR LA COTE D'AZUR

Des milliers de touristes évacués, des pans de forêt méditerranéenne calcinée: des centaines de pompiers luttent sans relâche mardi, à terre et dans les airs, contre un violent incendie qui ravage l’arrière-pays de Saint-Tropez, sur la Côte d’Azur. Relativement épargnée par les feux qui ont récemment fait rage dans plusieurs pays méditerranéens, la France connaît un de ses plus importants incendies de l’été.

Sur la route qui traverse le massif des Maures, une zone de forêt et de garrigue prisée des touristes, des lignes électriques sont au sol, des poteaux sont calcinés et comme des vignes par endroit. Au cœur de la Réserve naturelle de la Plaine des Maures, où l’incendie a débuté lundi vers 17h45, sur la commune de Gonfaron, des pompiers tentent de récupérer après une nuit passée à lutter contre les flammes. Dans les airs, le ballet des Canadairs est incessant.

Si des milliers d’hectares ont déjà été parcourus, la surface brûlée n’a pas encore pu être évacuée. La ville de Saint-Tropez elle-même «n’est pas du tout touchée par les feux», selon la mairie. «Le feu n’est toujours pas maîtrisé à l’heure actuelle», selon un responsable de la communication des pompiers au poste de commandement situé au Luc (Var). Environ 900 pompiers sont mobilisés.

Réserve naturelle dévastée pour moitié

Les dégâts sur l’environnement sont eux importants: «La réserve naturelle de la plaine des Maures a été dévastée pour moitié. C’est une catastrophe, car c’est l’un des derniers spots abritant la tortue d’Hermann», une espèce protégée, a expliqué Concha Agero, directrice adjointe de l’Office français de la biodiversité, en espérant que ces animaux auront pu s’enfouir sous terre pour se protéger. Les reptiles, quant à eux, ont moins de possibilités de se protéger.

Lutte difficile

«L’incendie est très vaste, c’est une lutte très difficile», a insisté la commandante Delphine Vienco auprès de l’AFP, en soulignant «les conditions défavorables, avec un vent fort et de fortes températures», même si l’alerte canicule a désormais été levée sur le département.

Les soldats du feu varois, aidés par des collègues de départements du Sud-Est, ont réussi à éviter que le feu ne touche la Garde-Freinet, à une vingtaine de kilomètres de Saint-Tropez, malgré une vitesse de propagation exceptionnellement rapide de 4 km/h dans la nuit. «Ce matin (mardi), le vent est bien tombé, cela n’a rien à voir avec hier soir», souffle le maire de cette ville de 2000 habitants. «Maintenant, le but va être de faire le tour des hameaux isolés et de faire le bilan exact des dégâts».

Le sud-est de la France, habituellement très touché par des incendies l’été avait été relativement épargné jusqu’ici mais ce feu est l’un des plus importants de l’été et pourrait s’avérer aussi destructeur que celui qui a touché la montagne d’Alaric dans l’Aude fin juillet. Plus important incendie de l’été en France, celui-ci avait ravagé quelque 850 hectares au total selon le dernier bilan. L’année dernière, un incendie avait ravagé 1000 hectares à Martigues, à l’ouest de Marseille, dans une zone très touristique. Au moins 2700 personnes, dont de nombreux touristes, avaient dû être évacuées, certaines par la mer.

Le mistral arrivé sur la Provence lundi a nourri plusieurs autres feux à l’entrée du parc national des Calanques près de Marseille, ou dans le Var encore, sur la presqu’île de Giens, mais ces incendies ont été maîtrisés.

Préventivement, la totalité des 25 massifs forestiers des Bouches-du-Rhône est interdite d’accès mardi, de même que les massifs des Monts toulonnais dans le Var.




Carl Delsey pour DayNewsWorld

CLASSEMENT DE SHANGAI

LES UNIVERSITES AMERICAINES DOMINENT

Les universités américaines confirment leur hégémonie dans le classement de Shanghai, palmarès mondial des universités, publié dimanche sur le site internet de l’organisation Shanghai Ranking Consultancy.

Ainsi, les États-Unis placent 16 établissements dans le top 20 du classement 2021. À la première place, pour la 19e année consécutive : Harvard, dans le Massachussets.

Elle devance Stanford, en Californie, puis la première européenne du classement, Cambridge, au Royaume-Uni.La première université française se trouve à la 13e place. Il s'agit de l'université Paris-Saclay, qui regroupe notamment CentraleSupélec et AgroParisTech.

Elle gagne une place par rapport au classement 2020, dans lequel elle avait fait sa première apparition.

Paris-Saclay conserve la première place mondiale pour les mathématiques.L'université française la plus connue, La Sorbonne, gagne 4 place par rapport à l'année dernière, et se place en 35e position.

Paris Sciences et Lettres est la troisième et dernière université française à se placer dans le top 100, à la 38e place.

Elle regroupe plusieurs établissements du supérieur, dont l'École normale supérieure (ENS), l'université Paris-Dauphine, l'École nationale supérieure des mines de Paris ou encore l'École nationale des chartes, rappelle franceinfo.

Ce classement se base sur le nombre de prix Nobel ou de médailles Fields parmi les chercheurs ayant étudié ou enseigné dans une université ou le nombre d'articles scientifiques publiés dans des revues anglophones comme Nature et Science.




Carl Delsey pour DayNewsWorld

J.O . DE TOKYO

 LA FRANCE DECROCHE L'OR AU JUDO

C'est la huitième médaille du judo et la dix-huitième de la délégation française.

Quatre en or, huit en argent et six en bronze. La France crée la sensation et décroche l'or en battant l'équipe japonaise en finale pour clore cette semaine olympique de judo .

L'équipe de France contre celle du Japon : les coéquipiers de Teddy Riner ont été impériaux et sont parvenus à se défaire des locaux.

Clarisse Agbegnou, Axel Clerget, Teddy Riner et Sarah-Léonie Cysique ont remporté leurs combats respectifs pour parvenir à cette victoire collective. Seule Romane Dicko n'est pas parvenue à surmonter sa vis-à-vis.

L'équipe de France quitte Tokyo sur une excellente note et sur un symbole très fort en battant le Japon, qui a remporté neuf médailles d'or dans les épreuves individuelles (sur 14), chez lui lors d'une finale olympique.

Samedi, c'est la France qui a été impériale !




Boby Dean pour DayNewsWorld

QUEL NIVEAU DE PROTECTION OFFRE LE VACCIN CONTRE LE COVID ?

Le vaccin évite-t-il toute contamination ?

Voilà la question qui en taraude bien plus d'un !

Des contaminations rares mais qui existent

Le niveau de protection conféré par les vaccins utilisés contre le Covid est, certes, très élevé. Selon les études disponibles à ce jour, le vaccin de Pfizer-BioNTech serait par exemple efficace à plus de 96 %, voire même 100 % chez les adolescents de moins de 16 ans. Mais un adulte peut avoir reçu deux doses de vaccin et tomber quand même malade.

*Selon une note de la direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (Drees), 6 % des nouveaux cas enregistrés du 28 juin au 4 juillet en France concernaient par exemple des personnes complètement vaccinées.

Un chiffre probablement sous-estimé car les vaccinés ont plutôt tendance à se faire moins tester que le reste de la population. Or, ces « porteurs vaccinés » du virus peuvent contaminer d’autres personnes.

Une contamination moindre cependant

Heureusement, les études suggèrent qu’ils ont un potentiel de contamination moindre que les porteurs non vaccinés. Notamment parce qu’ils auraient une charge virale plus faible. Une étude menée en Israël sur quelque 5 000 patients de tous âges a ainsi montré que la contagiosité était corrélée à la quantité de virus présente dans le nez.

Or, celle-ci est beaucoup plus faible chez les patients ayant reçu une dose de Pfizer depuis au moins douze jours que chez les non-vaccinés (3 à 4,5 fois moins). « Mais à l’heure actuelle, personne ne connaît la quantité de virus minimale nécessaire à la transmission de la maladie. »

L’importance du temps

Il faut également rappeler que la protection offerte par un vaccin n’intervient pas immédiatement après l’injection car il faut du temps au système immunitaire pour optimiser ses défenses face au virus. D’ailleurs, la plupart des vaccins sur le marché nécessitent l’administration d’une deuxième dose en respectant un certain délai (trois à quatre semaines pour les vaccins à ARN messager de Pfizer et de Moderna, et deux à trois mois pour le vaccin à vecteur adénoviral d’AstraZeneca).

Pour une protection optimale, les autorités françaises recommandent également d’attendre un nouveau délai après l’injection de la dernière dose de vaccin (au moins sept jours pour ceux de Pfizer, de Moderna et d’AstraZeneca, et même quatre semaines pour le vaccin de Johnson & Johnson).

Une étude menée en Israël sur près de 600 000 personnes ayant reçu le vaccin de Pfizer confirme le rôle crucial joué par le temps, notamment pour les infections asymptomatiques, difficiles à détecter :

-deux à trois semaines après la première dose, la fréquence des infections asymptomatiques n’est réduite que de 29 % par rapport à la population de contrôle non vaccinée ;

-trois à quatre semaines après cette première dose, elle baisse de 52 % ;

-après la deuxième dose, l’endiguement des infections monte à 90 %.

En clair, à mesure qu’elle avance dans son parcours de vaccination, une personne a de moins en moins de risque d’être infectée sans le savoir et de transmettre le virus.

L’inconnue des variants

A en croire les dernières données disponibles, le vaccin de Pfizer résiste pour l’instant globalement bien à tous les variants qui ont émergé jusqu’alors, de l’Alpha (découvert en Angleterre) au Delta (en Inde). L’efficacité de son concurrent d’AstraZeneca, elle, ne dépasserait pas 60 % contre le variant Delta. Le variant Delta affaiblit légèrement les vaccins, qui demeurent assez efficaces

La durée de l’immunité

Reste la question de la durée de la protection conférée par un vaccin : si l’immunité décroît au bout de quelques mois, il redevient alors possible d’être contaminé par le coronavirus ou par ses variants sans le savoir.

L' efficacité sur la durée de protection varie face à l’apparition de variants et aux réactions diverses qu’ils peuvent susciter selon l’état de santé ou l’âge. Pour toutes ces raisons, les autorités sanitaires recommandent une combinaison vaccination-gestes barrières, afin de limiter au maximum l’ampleur de la quatrième vague épidémique.

« Une réduction du taux de transmission grâce à des mesures non pharmaceutiques reste donc importante pour limiter l’impact de la vague sur le système hospitalier », ont insisté une nouvelle fois les modélisateurs de l’Institut Pasteur dans une note publiée le 26 juillet.




Boby Dean pour DayNewsWorld

VERS UNE QUATRIEME VAGUE AVEC LE VARIANT DELTA SELON L'INSTITUT PASTEUR

Passeport vaccinal étendu, vaccination obligatoire pour les soignants... Le discours d’Emmanuel Macron au soir du lundi 12 juillet a déclenché de nombreux commentaires dans l’hexagone. Mais derrière ces annonces, il y a une étude rendue par l’Institut Pasteur qui fait le point sur le variant Delta, comme vous pouvez le découvrir dans la vidéo en tête de cet article.

Le rapport, sous la direction de l’épidémiologiste Simon Cauchemez, tente d’anticiper les mois qui viennent, avec en ligne de mire une nouvelle vague issue de la transmissibilité particulièrement élevée du variant Delta. Trois scenarii sortent alors de ces calculs, et le moins que l’on puisse dire c’est qu’ils incitent à un certain activisme vaccinal.

Le taux de reproduction du variant Delta, c’est-à-dire le nombre de personnes qu’un malade va infecter en moyenne, est aujourd’hui de 2. Dans le pire des cas, si ce taux n’évoluait pas à la baisse, on irait alors vers une rentrée encore pire que la seconde vague de l’automne 2020: avec 35.000 cas de Delta dès le 1er août, on aurait un pic supérieur à celui de la première vague de début septembre. Même tableau au chapitre des soins critiques, avec 13.500 lits occupés.Les deux autres scénarios sont plus cléments, mais avec un taux de reproduction abaissé à 1,8, on ne peut empêcher un pic à la rentrée, même si les projections sont moins dramatiques. Le nombre de cas envisagé serait analogue à celui de la première vague, mais les patients en soins critiques seraient alors jeunes, et la situation ne manquerait pas d’imposer des mesures drastiques, par exemple un nouveau confinement.

C’est uniquement dans le troisième scénario, celui d’un abaissement à 1,5 de taux de reproduction, que l’on évite un nouveau pic épidémique. La courbe se stabilise au début du mois de septembre, et l’emballement de l’été est évité.

Une option qui ne peut s’envisager qu’au sein d’une population massivement vaccinée.




Boby Dean pour DayNewsWorld


COVID UN NOUVEAU TOUR DE VIS

 DANS LES MESURES EN FRANCE

Emmanuel Macron a annoncé plusieurs mesures radicales,, pour pousser les Français à se faire vacciner contre le Covid-19. De l’extension du pass sanitaire au déremboursement des tests de dépistage, en passant par la vaccination obligatoire des soignants.

Pour sa huitième allocution depuis le début de la crise sanitaire, Emmanuel Macron a exhorté, lundi 12 juillet au soir, les Français à se faire vacciner sans plus attendre. Alors que le variant Delta fait craindre une quatrième vague épidémique, le chef de l’État a annoncé une série de mesures radicales qui seront effectives d’ici l’automne prochain.

13 juillet : retour de l’état d’urgence à la Réunion et la Martinique

La Réunion et la Martinique basculeront en état d’urgence sanitaire dès ce mardi 13 juillet. Le président de la République a annoncé que le couvre-feu sera rétabli dans ces deux territoires français d’Outre-mer en raison de la circulation accrue du coronavirus.

En métropole, face à l’augmentation du taux d’incidence dans la plupart des départements, le chef de l’État a fait savoir que des mesures de freinage pourraient à nouveau être déclenchées en concertation avec les préfets. « Dans les départements qui dépasseraient un taux d’incidence de 200 et verraient leurs hospitalisations augmenter, des mesures de freinage pourront être prises par le préfet », a-t-il affirmé.

21 juillet : le pass sanitaire étendu aux lieux de loisirs et de culture

Afin de mettre la pression sur les non-vaccinés, le pass sanitaire va être élargi pendant l’été. Cela va se dérouler en deux phases. Dès le 21 juillet, il entrera en vigueur dans les lieux de loisirs et de culture de plus de 50 personnes pour toutes les personnes âgées de 12 ans et plus.

Ce pass permet de confirmer que vous êtes soit immunisé, soit vacciné, soit que vous avez réalisé un test RT-PCR (ou antigénique) négatif de moins de 48 heures.

Début août : le pass sanitaire élargi aux restaurants, bars, centres commerciaux…

L’acte 2 de l’élargissement du pass sanitaire aura lieu début août. Il deviendra obligatoire dans d’autres établissements comme « les restaurants, les centres commerciaux ainsi que dans les hôpitaux, les maisons de retraite, les établissements médico sociaux, mais aussi dans les avions, trains et cars pour les longs trajets », a détaillé Emmanuel Macron. Le laps de temps entre ces deux phases doit permettre au gouvernement de « voter un texte de loi et de le promulguer », a précisé le président qui a laissé entendre qu’une troisième phase d’élargissement était envisageable : « Nous nous posons la question de l’extension du pass sanitaire à d’autres activités encore cet automne ».

15 septembre : vaccination obligatoire des soignants

Le gouvernement a pris la décision de rendre la vaccination obligatoire pour tous les personnels d’établissements de santé. Les soignants ont jusqu’au 15 septembre pour se faire injecter le sérum sans quoi ils seront soumis à des sanctions. « À partir du 15 septembre, si vous êtes soignant et que vous n’êtes pas vacciné, vous ne pourrez plus travailler et vous ne serez plus payé », a mis en garde le ministre de la Santé Olivier Véran.

À l’automne : déremboursement des tests PCR et antigéniques « de confort »

Sauf prescription médicale ou cas contact, les tests de détection du Covid-19 ne seront plus remboursés à l’automne. Emmanuel Macron a confirmé la fin de la gratuité des tests PCR dits de « confort », pour assister à un concert ou voyager par exemple, qui étaient jusqu’alors remboursés par l’Assurance maladie. Gabriel Attal a précisé que les tests antigéniques étaient aussi concernés par cette mesure.

Des annonces qui ont fait réagir la classe politique.

Sans surprise, les oppositions n’ont pas tardé à brocarder les annonces présidentielles.« Recul grave des libertés individuelle », « le monde d’avant en pire » : les oppositions réagissent aux annonces de Macron sur le Covid-19 et les réformes

Eric Coquerel, député La France insoumise, fustige l’obligation de vaccination pour les soignants et la généralisation du passe sanitaire, estimant qu’« Emmanuel Macron dessine une société du contrôle et de la discrimination généralisés ». Quant à Marine Le Pen, présidente du Rassemblement national et candidate à l’Elysée, elle a dénoncé un « recul grave des libertés individuelles, [la] déconstruction de l’Etat [et la] liquidation de notre système de protection sociale » :

A droite, le député Les Républicains Eric Ciotti « approuve les mesures annoncées par le Président de la République » mais regrette « le relâchement total avant les élections régionales » et un « discours de campagne un peu indécent ».




Abby Shelcore pour DayNewsWorld

TERRIBLE INCENDIE DANS LES EAUX

DU GOLFE DU MEXIQUE

Un tourbillon de feu au milieu des eaux du golfe du Mexique.Vendredi vers 5h, heure locale, un incendie s'est déclaré à la surface de l'océan, à l'ouest de la péninsule mexicaine du Yucatan, formant un spectaculaire « œil de feu ». La compagnie pétrolière publique Pemex indique qu'il est parti de la fuite de gaz d'un pipeline sous-marin, à quelques centaines de mètres de sa plateforme pétrolière nommée Ku Maloob Zaap . Les images spectaculaires de cette scène, tournées depuis le ciel, ont été publiées sur Twitter par le journaliste mexicain Manuel Lopez San Martin .

Une rupture d'un gazoduc sous-marin

L'incendie a été causé par la rupture d'un gazoduc sous-marin, à moins d'un mètre sous la surface, peu après 5 heures du matin, a déclaré la compagnie Pemex, qui l'exploite (en espagnol). Le pipeline fait partie du complexe gazier et pétrolier Ku Maloob Zaap, exploité par Pemex.

Le gaz s'exfiltrait par le conduit endommagé et s'est enflammé à la surface. L'entreprise, qui a plusieurs accidents industriels d'ampleur à son actif, a indiqué avoir fermé les vannes du pipeline. Elle a ajouté qu'elle enquêterait sur la cause de l'incendie. Selon un rapport d'incident de Pemex partagé par Reuters, les installations de production de la plateforme ont été touchées par un orage. Angel Carrizales, directeur exécutif de l'Agence pour la sécurité, l'énergie et l'environnement pour le secteur des hydrocarbures au Mexique, a par ailleurs indiqué sur Twitter que l'incident « n'a généré aucun déversement ».Ku Maloob Zaap est le plus grand site producteur de pétrole brut de Pemex, représentant plus de 40% de sa production quotidienne : près de 1,7 million de barils.

Un incendie éteint à l'azote

Plusieurs bateaux ont été dépêchés pour éteindre l'incendie. Plus de cinq heures ont été nécessaires pour le contenir. Il a été éteint à 10h45, a déclaré la compagnie.Le feu a pu être arrêté grâce à l'intervention de « navires de lutte contre l'incendie situés à proximité, tels que Isla Santa Cruz, Bahía de Campeche et Bourbon Alienor », qui ont déversé de l'azote sur les flammes. La plateforme de production qui se trouvait à quelques dizaines de mètres de là n'a pas été touchée, a assuré la compagnie. Aucune personne n'a été blessée ou évacuée et la production a pu reprendre.

L'une des entreprises des plus polluantes au monde.

Reste que l'incident est loin d'être insignifiant. Le nom de Pemex est tristement célèbre. A son actif, plusieurs scandales environnementaux comme l'explosion de l'oléoduc de Tlahuelilpan (Mexique) survenu en janvier 2019 qui avait fait plus de 100 morts. L'entreprise avait été accusée d'avoir mis longtemps à couper l'alimentation de l'oléoduc, alors qu'elle avait détecté la fuite depuis plusieurs heures.

De plus l' entreprise publique chargée de l'exploitation du pétrole est connue pour être l'une des plus polluantes au monde.

Elle a été classée en 2019 comme l'une des 20 entreprises mondiales les plus polluantes en termes d'émission carbone, dans une enquête du Guardian (en anglais).




Paul Emison pour DayNewsWorld

LE TROSIEME PLUS GROS DIAMANT DU MONDE DECOUVERT AU BOTSWANA

Le troisième plus gros diamant du monde a été découvert au Botswana selon RFI, un diamant de 1098 carats a été découvert au Botswana.

C'est le troisième plus gros diamant du monde connu de l'histoire.

Il fait la taille d'une clémentine.

Le diamant découvert par une entreprise privée détenue par un groupe diamantaire sud-africain et par l'Etat botswanéen est le troisième plus gros connu dans l'histoire du monde, rapporte RFI.

Le prix, pour l'instant, de cette pierre précieuse n'a pas encore été évalué.

Mais à titre comparatif, nos confrères rappellent qu'un diamant de 100 carats de plus découvert dans ce même pays avait été estimé à 53 millions de dollars.

Cette pierre brute pourrait soit être gardée en entier, soit divisé en dizaines de diamant.

La boule de diamant sera vendue aux enchères et avec une équipe de spécialistes, le propriétaire pourra décider de ce qui en sera fait.




Boby Dean pour DayNewsWorld

LE TEMOIGNAGE BOULEVERSANT DE MILA

« JE VAIS FORCEMENT PAS RESTER EN VIE »

La jeune Mila n’est pas une adolescente comme les autres. Elle vit sous haute protection policière depuis la publication en janvier 2020 d’une vidéo dans laquelle elle a tenu des propos polémiques sur l’Islam. La jeune femme aux cheveux bleus livre un témoignage bouleversant dimanche 13 juin dans l'émission Sept à huit sur TF1.Victime de cyberharcèlement après ses critiques contre l’Islam, Mila, jeune fille de 18 ans raconte cette vie à « Sept à huit ». .

« On t’a fait prisonnière dans ton propre pays », lui font remarquer ses contempteurs. Elle le reconnaît, l'individu, hélas, « a raison sur ce point. »

« Qui dira le contraire ? » lâche-t-elle dans l' interview à l’émission . « Même quand je suis dehors je suis en prison. En prison dans des couches de vêtements, des maquillages différents... (...) Quand je ressemble à une mouche avec le gros manteau alors qu’il fait chaud, le masque, les lunettes de soleil et le chapeau pourri... Non je suis pas Inspecteur Gadget ! Je suis une femme, je me promène dans la rue, j’ai besoin de vivre », raconte-t-elle.

« Personne ne fait rien »

Elle assure dans cet entretien que « la Nation est fragile et lâche » : « Je vois la lâcheté partout vois la lâcheté partout autour de moi. personne ne fait rien, parce que les gens ont peur », assure Mila. « J’étais pourtant persuadée que mon pays n’était pas comme ça. Si on ne se serre pas les coudes, que ce soit même la majorité silencieuse, qui me ’soutient’ mais qui ne fera jamais rien. Ce sont des gens que j’apprécie, merci de me soutenir. « Personne ne fait rien parce que les gens ont peur ». Malgré tout, même « avec un couteau sous la gorge », elle ne compte pas se taire. « En revanche, je reste une jeune femme qui ne sait même pas quoi penser de son avenir à l’heure qu’il est », admet-elle d’un air blasé.

« Quand on me demande comment je me vois dans cinq ans... »

Quand la journaliste lui demande comment elle se voit dans cinq ans, l’adolescente dépeint un tableau plutôt tragique. « Je me vois peut-être grande brûlée, peut-être avec une jambe arrachée ou peut-être morte… Peut-être que je serai morte dans cinq ans ». Et d’ajouter : « Je ne vais forcément pas rester en vie et je vous dis ça dans le plus grand des calmes, et je sais que ce n’est pas normal. Et c’est dans ces moments-là que je me mets à pleurer. Parce que je ne suis pas capable de voir mon avenir comme les autres. »

Mila est la cible de menaces de morts et d’insultes depuis début 2020 et des déclarations polémiques sur l’Islam. Elle raconte sa vie depuis cette date dans un livre qui doit paraître le 16 juin, Je suis le prix de votre liberté (éd.Grasset). Mila le promet : « Je ne m’arrêterai jamais de parler ».




Abby Shelcore pour DayNewsWorld

COVID LE MONDE D'APRES

Les mesures d’assouplissement des conditions de déconfinement pourrait donner l'espoir aux Européens de retrouver une vie normale .Pourraient-ils même espérer un sursaut après le chaos ?

Rêver de retrouvailles joyeuses avec la liberté ?

Et même imaginer que la crise déboucherait sur avenir meilleur. Non les Européens ne se bercent plus d'illusions au moment où l’espoir d’une vie plus normale s’esquisse dans plusieurs pays, au prix toutefois de vifs débats aux États-Unis sur la levée de la recommandation du port du masque pour les vaccinés.

Une seule certitude cependant : la vie normale ne ressemblera pas totalement à la vie d’avant.

Les bureaux de prospectives et d’analyse commencent d'ailleurs à imaginer ce que sera la vie après le Covid, pointant deux grandes catégories de changements .

D’un côté, les changements certains, immédiats parce qu’ils répondent à une réalité ou simplement à des réactions de bon sens. Des changements qui étaient en germe et dont le Covid a précipité l’émergence durable.

D’un autre côté, des changements probables, plausibles mais pas certains.

Les comportements individuels renforcés  que la la pandémie et sa gestion ont mis en lumière à savoir que chaque individu va devoir prendre en charge sa propre protection contre les dangers sanitaires, mais pas seulement sanitaires. Ce sentiment-là,qui est nouveau dans un pays à la culture de l’assistanat, va passer par :

- l’acceptation de l’usage du masque, du dépistage et du traçage des cas positifs malgré la disparition de la pandémie. Nous allons vivre masqués la plupart du temps comme les Asiatiques ;

-l’acceptation de la vaccination quasi annuelle ou peut être pluriannuelle, parce que la vaccination est le seul moyen de se protéger et de protéger les autres.

- l’obligation d’un pass sanitaire ou d’un carnet de vaccination (digital sans doute) pour voyager, aller au spectacle ou venir travailler.

Toutes ses mesures, considérées auparavant comme liberticides, sont devenues progressivement des mesures de santé publique relevant  de la responsabilité individuelle.

Des changements techniques qui finiront par s’imposer complètement en impactant la vie quotidienne et professionnelle.

- la digitalisation de toutes les fonctions de l’entreprise qui est sans doute le premier facteur de productivité aujourd’hui ;

- le e-commerce, qui représente déjà de 20% du total, va forcément grandir très rapidement .

- une banque totalement digitalisée.

Des changements importants liés à la mobilité empêchée par le Covid, dont on ne sait pas s’ils vont perdurer ou pas.

Le télétravail par exemple pourra être plus souvent être sollicité par les salariés ou les chefs d’entreprise mais les relations professionnelles en Visio, via Skype ou Zoom, ne seront pas abandonnées pour revenir au présentiel. Le digital restera maître du jeu pour des raisons économiques et financières.

Les politiques déployées pour faire face à la crise sanitaire ont accéléré les tendances de fond qui traversaient les sociétés et inquiétaient les populations : incertitude, précarité, machinisme dévorant, désincarnation des rapports humains. L’Observatoire société et consommation n'avait-il pas prévu qu’une crise comporte toujours un « puissant effet d’accélération des tendances que nous observions avant son irruption » ?

Houellebecq n'avait-il pas pressenti le fait que «nous ne nous réveillerons pas, après le confinement, dans un nouveau monde ; ce sera le même, en un peu pire» ?




Boby Dean pour DayNewsWorld

ALLEMAGNE DEMANTELEMENT D'UN VASTE RESEAU INTERNET DE PEDOPORNOGRAPHIE

Trois Allemands ont été arrêtés au terme d'une enquête de plusieurs mois d'une unité spéciale de la police allemande sous la coordination d'Europol.

La police judiciaire allemande a annoncé ce lundi le démantèlement d'un réseau de pédopornographie sur le Darknet présenté comme l'un « des plus grands au monde » et comptant plus de 400.000 membres. Le démantèlement de la plateforme « BOYSTOWN », qui existait depuis 2019, a eu lieu à la mi-avril, selon un communiqué de la police.

Trois Allemands ont été arrêtés au terme d'une enquête de plusieurs mois d'une unité spéciale de la police allemande sous la coordination d'Europol et avec la collaboration des polices néerlandaise, suédoise, australienne, américaine et canadienne.Un autre, qui réside au Paraguay, fait l'objet d'un mandat d'arrêt international sur la base duquel il devrait être livré aux autorités allemandes. La police n'a pas révélé leur identité.. . Eva Kühne-Hörmann, ministre de la justice du Land de Hesse, où est situé Francfort, a qualifié l’opération « de succès fantastique dans la lutte contre les violences sexuelles contre les mineurs ».

Une plateforme de « portée internationale »

« La plateforme avait une portée internationale et servait à l'échange de pornographie de mineurs entre ses membres », essentiellement des photos ou vidéos d'abus perpétrés sur des garçons.

Parmi elles figuraient « des images d'abus sexuels graves sur de très jeunes enfants », précise la police.

Quatre suspects

Trois des suspects, âgés respectivement de 40, 49 et 58 ans sont soupçonnés « d'avoir été les administrateurs de la plateforme pédopornographique ». En plus de s'occuper de la gestion du réseau, ils étaient chargés « du suivi des clients », précise la police.

Le quatrième, un homme de 64 ans, est soupçonné d'avoir été l'un des utilisateurs les plus actifs de la plateforme, et d'avoir posté plus de 3500 messages.

L’Allemagne a démantelé plusieurs de ces réseaux ces dernières années. En mars 2019, quatre Allemands accusés d’avoir géré une telle plate-forme dénommée « Elysium » avaient été condamnés à des peines de prison ferme allant de trois ans et dix mois à neuf ans et neuf mois.




Alyson Braxton pour DayNewsWorld

AFFAIRE SARAH HALIMI UN PROJET DE LOI SUR L'IRRESPONSABILITE PENALE

Le ministre de la justice, Eric Dupond-Moretti, a annoncé, dimanche 25 avril, la présentation « fin mai » en conseil des ministres d’un projet de loi visant à « combler » un « vide juridique » après que la Cour de cassation a confirmé l’irresponsabilité pénale du meurtrier de Sarah Halimi, une sexagénaire juive assassinée à Paris en 2017.

Tout en entérinant le caractère antisémite du crime, la plus haute juridiction judiciaire avait confirmé le 14 avril l’abolition du discernement du meurtrier, pris d’une « bouffée délirante » sur fond de forte consommation de cannabis au moment des faits.

Cette décision, qui ne remet pas en cause son hospitalisation psychiatrique ordonnée par la justice, a suscité une vive émotion et une forte incompréhension de la part de Français.

Alors que, onze jours après la confirmation de l'absence de procès dans l'affaire Sarah Halimi, le gouvernement a annoncé dimanche 25 avril un projet de loi sur l'irresponsabilité pénale, Gilles-William Goldnadel, l'avocat de la sœur de cette sexagénaire juive tuée en 2017 a affirmé sur franceinfo : « On nous fait croire que sans ce projet de loi, la décision de la Cour de cassation n'aurait pas pu être différente. C'est faux. La réalité c'est d'abord une instruction menée en dépit du bon sens, qui n'a jamais voulu recevoir l'avocat de la partie civile que je suis. C'est la première fois que je vois cela en quarante d'exercice. La juge d'instruction n'a pas non plus voulu procéder à la reconstitution de la scène du crime. »

« Les experts étaient divisés et certains ont considéré que le discernement de Kobili Traoré n'était pas aboli car il avait pris délibérément de la drogue. D'ailleurs, ce n'était pas la première fois qu'il avait des bouffées délirantes », a argumenté Gilles-William Goldnadel, l'avocat de la soeur

La famille veut saisir la justice israélienne

Plusieurs « rassemblements de la colère » sont prévus dimanche (à Paris, Lyon, Lille, Marseille, Bordeaux…), pour contester l’absence de procès du meurtrier. Sous le mot d’ordre « Sans justice, pas de République », le rassemblement principal a débuté à 14 heures, place du Trocadéro à Paris, à l’initiative du collectif Agissons pour Sarah Halimi.

La famille de Sarah Halimi veut saisir la justice israélienne afin d’obtenir un procès contre Kobili Traoré, qui avait battu la sexagénaire avant de la défenestrer.

« Le droit pénal israélien prévoit que lorsque la victime est juive et que le crime est de nature antisémite, la justice israélienne est compétente », a expliqué Me Francis Szpiner, l’un des avocats de la famille.




Britney Delsey pour DayNewsWorld

COVID BIENTOT LA FIN DES RESTRICTIONS DE VOYAGE POUR  LA REPRISE DU TOURISME INTERNATIONAL ?

Ouvrir de nouveau le tourisme international , c’est une perspective que certains gouvernements envisagent déjà pour un avenir proche. Interrogé par la chaîne américaine CBS News dans un entretien pour l’émission « Face The Nation », diffusé ce dimanche 18 avril, le président français Emmanuel Macron a en effet réaffirmé sa volonté de lever progressivement à partir de début mai les restrictions de voyage instaurées face à la pandémie de Covid-19.

Pour les Français, les Européens, mais aussi pour les Américains.

« Nous allons progressivement lever les restrictions début mai, ce qui veut dire que nous allons faire en sorte d’organiser la période de l’été, avec nos professionnels, pour les Français, pour les Européens, mais aussi pour les Américains. Nous travaillons dur pour trouver une solution concrète, surtout pour les citoyens américains qui sont vaccinés, avec un pass spécial je dirais », a détaillé le président. Emmanuel Macron a précisé que les autorités françaises avaient commencé à discuter de ce sujet avec la Maison Blanche, avant d’évoquer le passeport sanitaire européen actuellement en cours de préparation à Bruxelles.

TousAntiCovid et passeport sanitaire

L’Union européenne doit mettre en place d’ici fin juin un sésame destiné à faciliter les déplacements des Européens pouvant attester qu’ils ont été vaccinés contre le Covid-19, ou alors qu’ils ont passé un test PCR ou antigénique rapide, ou encore qu’ils sont immunisés après avoir été infectés.

Les ambassadeurs des 27 États membres ont fixé mercredi à un an la durée d’application d’un règlement sur le certificat sanitaire préparé par la Commission européenne et désormais négocié avec les eurodéputés. Le pass sanitaire « ne sera pas déclaratif » et nécessitera par exemple une prise de sang pour assurer de l’immunité acquise, a affirmé dimanche le commissaire européen au marché intérieur Thierry Breton, interrogé sur BFMTV.

En France, l’application TousAntiCovid devrait intégrer un carnet permettant de prouver le résultat positif ou négatif d’un test de détection du virus, puis certifier l’état vaccinal, a annoncé dimanche le gouvernement dans une invitation à la presse.

Contaminations sur un vol en provenance de New Dehli 

Comme nous avertit l’histoire du vol New Delhi Hong-Kong :« 47 passagers d’un vol pour Hong-Kong en provenance de New Delhi,prévient un journaliste d'  Atlantico, ont été testés positifs lors de leur quarantaine à l’hôtel, certains le douzième jour. Ils avaient tous un test négatif à l’embarquement. Des cas similaires ont été recensés en Australie et en Nouvelle-Zélande. Quelles leçons pouvons-nous tirer de ces contaminations à bord afin de mieux adapter le protocole sanitaire dans le cadre du transport aérien international ? »,  Il faut donc raison garder: des mise en place de quarantaines à l'arrivée dans un pays pourraient être exigées.

« TousAntiCovid-Carnet, dont l’expérimentation débute ces prochains jours, vise à stocker sous forme numérique (dans l’application) et de manière sécurisée (une) preuve de test négatif ou positif certifiée et, demain, une attestation certifiée de vaccination », est-il précisé.




Britney Delsey pour DayNewsWorld

SCANDALE SEXUEL EN AUSTRALIE AU PARLEMENT

Un nouveau scandale sexuel vient éclabousser la classe politique australienne après la diffusion d'images à caractère pornographique dans lesquelles apparaissent des députés et des collaborateurs du gouvernement.

Des députés pratiquant le coït dans une salle de prière du Parlement. Un conseiller de l’exécutif se masturbant sur le bureau d’une députée. Des prostituées qui ont leur entrée. Une nouvelle affaire de scandale sexuel ébranle la classe politique australienne après la diffusion lundi soir de vidéos et de photos à caractère pornographique que s’échangeaient des collaborateurs du gouvernement dans un groupe de discussion. Un lanceur d’alerte, scandalisé par ces agissements, a décidé de tout dévoiler à la presse.

Ces révélations ont suscité un tollé en Australie alors qu’une série d'affaires, dont une plainte pour viol, ont récemment mis en lumière les agissements de certains collaborateurs du gouvernement en place. Le Premier ministre conservateur, Scott Morrison, a dénoncé des comportements « scandaleux ».

Dans le journal The Australian, l’auteur de ces révélations dépeint une « culture d'hommes qui pensent qu'ils peuvent faire ce qu'ils veulent » au sein des arcanes du pouvoir. Tout en estimant que ces employés n'avaient probablement enfreint aucune loi, il a ajouté : « Moralement, ils sont cuits. » Un conseiller a d'ores et déjà été limogé et le gouvernement a promis de sévir davantage.

La ministre des Femmes, Marise Payne, qui est aussi la ministre des Affaires étrangères, a déclaré à la presse que ces révélations étaient « plus que consternantes » et qu'elles renforçaient la nécessité de l'enquête qui a été ordonnée par le gouvernement sur la culture de travail au Parlement. La sénatrice Verte, Lidia Thorpe, a affirmé avoir été victime à quatre reprises de faits de harcèlement sexuel depuis qu'elle a pris ses fonctions il y a six mois. « Ce sont les hommes qui écrivent nos lois, des hommes qui devraient savoir (…) Cela me rend malade », déplore-t-elle dans le journal australien The Canberra Times.

Deux affaires retentissantes impliquant deux ministres ont déjà éclaboussé ces derniers temps le gouvernement de centre-droit.




Carl Delsey pour DayNewsWorld

LE PASSEPORT SANITAIRE

 NOUVEAU SESAME DES ISRAELIENS

Le pays champion du monde de la vaccination entre avec précaution dans ce qu’il espère être le début du monde d’après.

La course vers l’immunité collective s’accompagne d’un déconfinement progressif.

Dimanche, les cafés et les restaurants ont rouvert, tout comme l’aéroport Ben Gourion de Tel-Aviv, et la vie culturelle a repris.

Le badge vert, passeport vaccinal

Les autorités ont instauré le fameux badge vert.

Le document est à télécharger à la réception d’un mail du Ministère de la santé obtenu après la deuxième injection du vaccin Pfizer.

Son détenteur est un «aristocrate».

Son sésame lui donne accès à tous les commerces, aux événements culturels, aux musées, aux tables intérieures des restaurants, aux piscines, aux salles de sport.

Le non-vacciné doit se contenter des centres commerciaux, des terrasses de bistrot et de bains de mer. 40% des Israéliens y ont déjà droit. Et la majorité des citoyens va en bénéficier dans les prochaines semaines.

Le laissez-passer comporte un code QR sécurisé et le numéro d’identification de l’utilisateur. Un document que l’on peut imprimer.

Mais des copies de l’application circulent dans les entrailles du dark web. Elles connaissent, selon les spécialistes, un succès certain.

Quelque 100 000 abonnés auraient rejoint via le réseau crypté Telegram des groupes délivrant de fausses attestations payantes.

Des questions morales et éthiques

Premier laboratoire mondial à ciel ouvert d’une société en voie de vaccination, Israël s’interroge sur les règles du jeu.

Le pays est confronté à des questions juridiques, morales et éthiques, alors qu’il tente de trouver un équilibre entre les étapes de la reprise de la vie publique et des questions telles que la discrimination, le libre choix et la vie privée.

Le parlement israélien a adopté une loi donnant aux autorités la possibilité de connaître les noms, adresses et numéros de téléphone des personnes non vaccinées. Il s’agirait de les ficher pour s’adresser à elles afin d’essayer de les convaincre. Le texte a suscité des remous.

La nouvelle cheffe du Parti travailliste, Merav Michaeli, a fustigé la manière dont le premier ministre, Benyamin Netanyahou, «nie aux citoyens leur droit à la confidentialité sur leurs informations médicales».

Le premier ministre a négocié un accord pour être approvisionné massivement en doses de vaccin Pfizer en échange de la livraison des données nationales sur l’épidémie.




Joanne Courbet pour DayNewsWorld

AUX ETATS-UNIS DES GRANDS SINGES VACCINES CONTRE LA COVID-19

Aux États-Unis, eux aussi sont désormais vaccinés contre le coronavirus, et c'est une première mondiale. Plusieurs grands singes du zoo de San Diego en Californie se sont vus administrer deux doses de vaccin contre le Covid-19.

Mais un vaccin pas tout à fait comme les autres puisqu'il a été spécialement développé à l'intention des animaux.

Ils sont les premiers primates non-humains à être maintenant protégés d’une infection au Covid-19 : 4 orangs-outans et 5 bonobos.

Vendredi, ces pensionnaires du zoo de San Diego ont reçu deux piqûres d’un vaccin expérimental, conçu spécifiquement pour les animaux et développé par la firme spécialisée Zoetis.

De quoi rassurer les responsables de l’un des plus grands zoos du monde.

Début janvier, plusieurs des gorilles du zoo avaient été testés positifs au coronavirus puis placés en quarantaine. C’était le premier cas de transmission au singe.

La crainte alors était de voir s’envoler les contaminations chez les primates, avec lesquelles nous, les humains, partageons plus de 95% de génomes communs, et donc une vulnérabilité similaire au virus.

Pour l’heure, aucun effet secondaire n’est à déplorer chez les primates qui viennent d'être vaccinés. Zoetis, société de recherche vétérinaire, ancienne antenne de Pfizer, poursuit, quant à elle, ses expérimentations.

Ces avancées médicales devraient, à terme, être d’abord destinées aux grands singes en voie de disparition, le bonobo au premier chef, qui comptent 200 représentants dans les zoos à travers le globe.




Britney Delsey pour DayNewsWorld

COVID LE NOMBRE DE SUICIDES EN AUGMENTATION DANS LE MONDE

Depuis plusieurs mois, psychiatres et psychologues à travers le monde alertent sur l’état mental des populations confrontées aux restrictions sanitaires dans le cadre de la lutte contre la pandémie de Covid-19.

Des facteurs comme le stress, les difficultés économiques ou encore les abus familiaux sont en effet exacerbés par les mesures sanitaires restrictives.

Aussi le Japon où le nombre de suicides -déjà un des taux les plus élevés au monde- a augmenté de près de 1000 en 2020- en a-t-il fait un problème de santé publique jugé suffisamment grave pour que le Premier ministre, Yoshihide Suga, désigne un « ministre de la Solitude », vendredi 19 février 2021.

C'est Tetsushi Sakamoto, ancien journaliste et ministre de la Revitalisation régionale, qui aura la lourde tâche d’endiguer ce fléau qui pourrait avoir été favorisé par l’essor du télétravail et le manque de relations sociales engendré par les restrictions pour lutter contre le Covid-19.

« En raison de la crise sanitaire, le nombre de personnes qui se donnent la mort est en hausse.

Si nous ne faisons rien, cela engendrera une crise sociale d’une ampleur inédite. Soyons humains et moins bureaucratiques. Mettons-nous à la place de nos concitoyens qui se trouvent dans une grande difficulté afin de leur tendre la main », a déclaré le nouveau ministre, selon la chaîne publique nipponne NHK

Signes inquiétants en France

Pour le moment, impossible de savoir si la France, qui possède l’un des taux de suicide les plus élevés d’Europe, avec 9 000 décès par an, a connu une flambée de cas durant cette crise sanitaire. Des statistiques solides ne seront pas disponibles avant plusieurs années.

Cependant, plusieurs études indiquent que le sentiment de solitude et de mal-être a augmenté au sein de la population. Entre les confinements, les couvre-feux, les fermetures des bars et restaurants, des salles de spectacles… l’épidémie de Covid-19 a porté un sérieux coup à la vie sociale de millions de personnes qui peuvent souffrir plus ou moins fortement de cet isolement.Selon une étude Ipsos publiée fin janvier pour l’association Astrée, près de 18 % des personnes interrogées, soit 1 Français sur 5, affirment se sentir toujours ou souvent seules, contre 13 % en 2018. En outre, le sondage montre que 63 % des individus souffrant de solitude ont eu des pensées suicidaires.

Des signes inquiétants remontent également du terrain de la part de professionnels aguerris. Les numéros d’écoute comme SOS Amitiés sont débordés assure Françoise Facy. « Nos associations adhérentes constituent des points d’alerte et tous les numéros d’écoute nous indiquent que le nombre d’appels a explosé », explique l’ancienne présidente de l'Union nationale de prévention du suicide (UNPS) contactée par France 24.

Jeunes en première ligne

Les étudiants sont régulièrement cités parmi les segments de la population mondiale les plus fragilisés par la crise sanitaire. Au Japon un bond de près de 30 % sur les suicides par rapport à la même période l'année précédente a été observé chez les jeunes Aux États-unis, les statistiques nationales sur les suicides d’adolescents ne sont pas encore disponibles mais certaines situations au niveau local donnent une tendance particulièrement frappante. Dans un comté du Nevada, qui englobe Las Vegas, 19 élèves se sont suicidés depuis mars, plus du double du chiffre de 2019. S’ils ne peuvent être attribués directement à la pandémie, les autorités ont décidé d’accélérer le calendrier de réouverture des écoles. En France, selon une enquête publiée en janvier pour la Fondation FondaMental, près d’un jeune sur trois a eu des « pensées suicidaires » ces derniers mois.

Sylvie Tordjman, chef du pôle hospitalo-universitaire de psy­chia­trie de l'enfant et de l’adolescent de Rennes, révèle que ses services ont enregistré deux fois plus d’épisodes de « crises suicidaires » et de « troubles anxio-dépressifs » durant cet hiver par rapport à la même période de l’année dernière.En cause notamment le « dérèglement des horloges biologiques » durant le confinement et le reconfinement, « terrain de vulnérabilité aux troubles anxieux et dépressifs » ou encore le « manque d’activité physique » induit par la sédentarité, selon la spécialiste.

Pour venir en aide aux jeunes fragilisés, les pouvoirs publics français ont certes lancé, début février, « le chèque psy »étudiant.

Mais il n'en demeure pas moins qu 'un jeune adulte a besoin plus que tout d'interactions sociales pour se construire et semble être sacrifié sur l'autel des mesures sanitaires restrictives .




Kelly Donaldson pour DayNewsWorld

UN PASSEPORT CORONA NUMERIQUE

LANCE AU DANEMARK

Au Danemark, un « coronapass » numérique devrait voir le jour « dans trois ou quatre mois », pour confirmer son statut immunitaire, a annoncé ce mercredi 3 février le ministre danois des finances par intérim Morten Bodskov. Il devrait permettre aux Danois de voyager, mais aussi de sortir au restaurant ou d'aller à un concert

En attendant son lancement, un certificat aux personnes ayant reçu les deux doses du vaccin contre le Covid-19 devrait être disponible fin février et pourra être téléchargé sur le portail de santé électronique « Sunshed », où chaque Danois peut y gérer son dossier médical à partir d'un compte privé, s'inscrire pour un test et y recevoir ses résultats. «Avant la fin du mois de février, vous aurez la possibilité de surveiller votre vaccination sur la plateforme», a ainsi expliqué le ministre de l'Économie.

Ce certificat est d’abord destiné aux voyages d’affaires, puisqu’il permettra d’échapper aux contraintes sanitaires, comme les tests à répétition et la quarantaine exigée en rentrant de certains pays.Viendrait ensuite le « coronapass », ce permis immunitaire dont pourront bénéficier tous les individus vaccinés, mais aussi ceux qui ont été testés négatifs ou qui sont porteurs d’anticorps. Concrètement, il s’agira d’une application mobile via laquelle les Danois pourront confirmer leur statut immunitaire

Par ce dispositif, l'exécutif espère un retour plus rapide à la «vie normale».

Un horizon cependant encore lointain pour le Danemark qui a prolongé les mesures de semi-confinement jusqu’au 28 février. Les bars, restaurants, commerces et écoles sont fermés alors que le nombre de contaminations et d’hospitalisations est en hausse dans le pays (200.000 nouveaux cas ce mardi 2 février, contre 194.000 le 24 janvier). Au Danemark, plus de 3% de la population a déjà reçu une première dose de vaccin, plaçant le pays en deuxième position de l'UE dans la vaccination contre le Covid-19 et près de 100.000 habitants sur 5,8 millions ont reçu les deux doses à ce jour.

Tandis que l'Islande a été le premier pays au monde à lancer son propre passeport vaccinal, l'idée ne fait pas consensus parmi les états membres de l'UE...




Jaimie Potts pour DayNewsWorld

DES CHIENS RENIFLEURS

POUR DEPISTER LE CORONAVIRUS

Le chien est-il l’avenir du dépistage du coronavirus ?

Ce canidé serait capable de détecter des personnes atteintes par la Covid-19, asymptomatiques ou non.

En France, un programme baptisé Nosais a été mis en place dès le mois de mai. Entraînés des chiens savent détecter l’odeur de la Covid-19 dans la transpiration des êtres humains. Fiabilité affichée : entre 94 et 98%.

Le recours aux chiens renifleurs se présente comme une alternative intéressante. Elle est déjà utilisée à l’aéroport d’Helsinki, en Finlande : à leur arrivée, il est possible pour les voyageurs d’entrer dans une petite pièce ils peuvent se frotter l’aisselle ou le cou avec un morceau de tissu.

De l’autre côté du mur, un dresseur récupère l’échantillon et le fait sentir à son chien. Une dizaine de secondes suffit à celui-ci pour déterminer si la personne est ou non infectée par le coronavirus.

Selon la scientifique qui supervise l’expérience, Anna Hielm-Björkman, le taux de détection va de 94 à 100%. « C’est mieux que les tests PCR. Et quand il y a une différence entre un test PCR et le chien, c’est généralement le chien qui a raison », comme l’a également prouvé une expérimentation menée en France.

L'odorat des chiens est plus performant que la technologie

Comment les chiens sont-ils en mesure de détecter la présence du coronavirus chez l’être humain, comme ils le font déjà pour la malaria ou le cancer ? Cela reste pour l’heure un mystère :

« La technologie n’est pas au niveau de l’odorat d’un chien, elle ne peut pas détecter des teneurs aussi faibles », conclut la scientifique.




Andrew Preston pour DayNewsWorld

AFFAIRE DUHAMEL LE FRERE JUMEAU DE CAMILLE KROUCHNER A PORTE PLAINTE

 CONTRE SON BEAU-PERE OLIVIER DUHAMEL

Le frère jumeau de Camille Kouchner a porté plainte contre son beau-père« Victor » Kouchner, le frère jumeau de Camille Kouchner, qui aurait été agressé sexuellement lorsqu’il était adolescent par son beau-père, Olivier Duhamel, selon les révélations de sa sœur, a porté plainte contre le politologue, ce mardi, a annoncé son avocate.

« Dans le cadre de l'"affaire Duhamel", la victime présumée fait savoir, par l’intermédiaire de son avocate Maître Jacqueline Laffont, qu’elle a déposé plainte contre son ex-beau-père Monsieur Olivier Duhamel suite à l’ouverture d’une enquête préliminaire diligentée par le parquet de Paris », indique son conseil dans ce communiqué.

Une enquête ouverte par le parquet de Paris

Le parquet de Paris avait ouvert une enquête, le 5 janvier 2021, pour « viols et agressions sexuelles par personne ayant autorité sur mineur de 15 ans » après les révélations.

« Victor » Kouchner, aujourd'hui âgé de 45 ans a été entendu le 21 janvier par les policiers de la Brigade de protection des mineurs (BPM) chargés de l'enquête . Pendant cette audition, il est revenu longuement sur les faits révélés par sa sœur dans La Familia Grande, paru le 7 janvier.

Le fils de l'ancien ministre Bernard Kouchner et de la professeure de droit Evelyne Pisier (morte en 2017), remariée avec Olivier Duhamel, avait été interrogé dans une première procédure ouverte en 2011. Mais il avait alors refusé de déposer plainte pour ces faits, probablement prescrits.L'enquête avait été « classée sans suite », a indiqué le 5 janvier dans un communiqué le procureur de Paris Rémy Heitz, sans motiver cette décision.

La nouvelle enquête ouverte à la parution du livre vise à vérifier que les faits sont bien prescrits depuis 2003, « à faire la lumière » sur cette affaire et à « identifier toute autre victime potentielle », selon Rémy Heitz.

Depuis la parution du livre, ces accusations suscitent un vaste débat et de nombreux témoignages sur l'inceste, notamment sur les réseaux sociaux via le hashtag #Metooinceste.

Plusieurs personnalités éclaboussées par le scandale

Après les révélations, Olivier Duhamel a démissionné de l'ensemble de ses fonctions: outre la présidence de la Fondation nationale des sciences politiques (FNSP), qui chapeaute Sciences Po, le politologue a aussi quitté celle du club d'influence « Le Siècle » et arrêté ses émissions sur LCI ou Europe 1. Plusieurs personnes de l'entourage de M. Duhamel, accusées d'avoir été au courant des faits depuis plusieurs années, ont été éclaboussées par le scandale.

Le préfet d'Ile-de-France Marc Guillaume, membre du conseil d'administration du "Siècle" et ex-secrétaire général du gouvernement, a quitté l'ensemble des fonctions dans lesquelles il a travaillé avec Olivier Duhamel.

L'ancienne ministre Elisabeth Guigou a, elle, quitté la présidence de la Commission sur l'inceste et les violences sexuelles subies pendant l'enfance.




Alyson Braxton pour DayNewsWorld

CORONAVIRUS A BALI UNE DROLE D'AMENDE

POUR LES RECALCITRANTS DU PORT DU MASQUE

Gare aux touristes qui ne respectent pas le protocole sanitaire en Indonésie !

Les autorités ont trouvé un moyen de lutter contre les personnes récalcitrantes au port du masque : les obliger à faire des pompes Aux forces de l'ordre de les contraindre à effectuer 50 pompes en cas d'absence de masque. Quant à ceux qui le portent mal, 15 pompes leur sont demandées.

Le port du masque est en effet obligatoire depuis l'an dernier dans les lieux publics de l'île indonésienne, afin de lutter contre la propagation de la Covid-19.

Dans la province de Badung, où se trouvent les plages prisées de Kuta et Seminyak, 8.864 infractions au protocole sanitaire ont été enregistrées.

Et 90% d'entre elles concernaient des touristes étrangers, principalement des Européens, détaille à ABC l'officier chargé du maintien de l'ordre, Gusti Agung Ketut

« Le respect du port du masque par les touristes étrangers est très bas. 90% des contrevenants sont des touristes étrangers », souligne Gusti Agung Ketut .

L'Indonésie pourrait bien sévir face à ces touristes irrespectueux en les expulsant tout simplement du pays!




Carl Delsey pour DayNewsWorld

COVID-19 LES TROIS VARIANTS DU VIRUS DETECTES SONT DANGEREUX CHACUN A LEUR MANIERE

Le nombre de pays et territoires où se trouve dorénavant le variant du coronavirus repéré initialement en Grande-Bretagne s’élève à 50 et il est de 20 pour le variant identifié en Afrique du Sud, selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS).

Une troisième mutation, le variant japonais venu du Brésil, dont le Japon a annoncé dimanche la découverte  pourrait impacter la réponse immunitaire et nécessite d’être étudiée plus avant, selon l’OMS qui évoque dans son bulletin hebdomadaire « un variant inquiétant  »​.

«  Plus le virus SARS-CoV-2 se répand, plus il a d’occasion de muter », souligne l’OMS. « De hauts niveaux de contamination signifient que nous devons nous attendre à l’émergence de davantage de variants ».

Le SARS-CoV-2 est le virus responsable de la maladie Covid-19. Signalé pour la première fois à l’OMS le 14 décembre 2020, le variant britannique VOC 202012/01 a été retrouvé dans 50 pays, territoires et zones, précise l’agence de l’Onu.

Le variant identifié en Afrique du Sud, signalé pour la première fois le 18 décembre 2020, a été détecté à présent dans 20 pays, territoires et zones.

« À partir des enquêtes préliminaires et en cours en Afrique du Sud, il est possible que ce variant soit plus transmissible que les variants qui circulaient auparavant en Afrique du Sud », estime l’OMS dans son bulletin publié mardi soir.

« En outre, si ce nouveau variant ne semble pas provoquer une forme plus grave de la maladie, la hausse rapide du nombre de cas observée a mis les systèmes de santé sous pression ».

L’ampleur de la diffusion géographique des deux variants est vraisemblablement sous-estimée, ajoute l’OMS, en raison d’une distorsion liée au fait qu’ils ont été découverts dans des pays dotés d’une capacité de séquençage du virus.




Jaimie Potts pour DayNewsWorld

OLIVIER DUHAMEL ACCUSE D'INCESTE

Alors que son livre La Familia Grande n'est pas encore sorti en librairie, - il est publié ce jeudi 7 janvier - Camille Kouchner a brisé un lourd silence.

Dans ce livre, l'avocate et fille de l'ancien ministre Bernard Kouchner, aujourd'hui âgée de 45 ans, dévoile un terrible secret de famille : les abus sexuels subis par son frère jumeau à partir de ses 13 ans, dans les années 1980, commis par leur beau-père, le célèbre politologue Olivier Duhamel qui était en couple avec leur mère Evelyne Pisier. Un inceste qui n'est révélé qu'aujourd'hui au grand public, alors que « des dizaines et des dizaines de personnes » étaient au courant souligne Le Parisien ce 6 janvier et ont préféré se taire pour éviter tout scandale. En publiant son livre, Camille Krouchner brise donc une omerta très forte. Avec son livre, Camille Kouchner dit vouloir « témoigner de l'inceste pour montrer que ça dure des années et que c'est très, très difficile de se défaire du silence ».

Ouverture d'une enquête


Face aux accusations, Olivier Duhamel a annoncé sur Twitter mettre fin à l'ensemble de ses fonctions. « Etant l'objet d'attaques personnelles et désireux de préserver les institutions dans lesquelles je travaille, j'y mets fin à mes fonctions », a-t-il écrit, avant de supprimer son compte mardi matin.  Ancien député socialiste européen (de 1997 à 2004), Olivier Duhamel était notamment président de la Fondation nationale des sciences politiques.

Ce mardi 5 janvier, le parquet a décidé d'ouvrir une enquête à son encontre pour viols et agressions sexuelles par personne ayant autorité sur mineur de 15 ans.

« À la suite de la publication des différents articles de presse le 4 janvier mettant en cause Olivier Duhamel, le parquet de Paris a ouvert ce jour une enquête des chefs de viols et agressions sexuelles par personne ayant autorité sur mineur de 15 ans », a précisé ce mardi 5 janvier dans un communiqué le procureur de Paris, Rémy Heitz.

La pétition de Matzneff qui ressort

L'affaire Gabriel Matzneff qui a éclaté avec le livre « Le Consentement » de Vanessa Springora l'an dernier avait fait ressortir la tribune rédigée par Gabriel Matzneff lui-même défendant la possibilité d'entretenir une relation amoureuse et sexuelle avec des mineurs. Publiée le 26 janvier 1977 dans le Monde, cette pétition avait à l'époque était signée par Bernard Kouchner, le père de Camille Kouchner et de son jumeau, donc le propre père de la victime d'Olivie Duhamel.

Quelque 69 intellectuels français ont signé aux côtés de l'écrivain Gabriel Matzneff et du romancier, Guy Hocquenghem une tribune publiée le 26 janvier 1977, comme le rappelle France Culture.

Parmi lesquels Simone de Beauvoir, Jean-Paul Sartre, Roland Barthes, Gilles et Fanny Deleuze, Francis Ponge, Philippe Sollers, Jack Lang, Bernard Kouchner, Louis Aragon, André Glucksmann, François Châtelet, Daniel Guérin, Pierre Guyotat, Françoise Laborie, Catherine Millet, Vincent Monteil, Alain Cuny, entre autres soutenus par de nombreux psychiatres.

Cette pétition a été publiée dans Le Monde puis dans Libération pour défendre trois hommes incarcérés depuis plus de trois ans pour avoir abusé sexuellement de mineurs de moins de 15 ans

L'an dernier plus de quarante ans après avoir approuvé cette tribune prônant la pédophilie, l'ancien ministre Bernard Kouchner avait confié au Point que « c'était une connerie absolue ».

Bernard Kouchner souligne le courage de sa fille

Dans son récit, Camille Kouchner n'accable en rien son père. Elle confie même qu'il avait voulu aller lui « péter la gueule » lorsqu’il a été au courant en 2010. C'est elle qui aurait dissuadé son père de s'en mêler pour protéger son frère .L'ancien ministre des Affaires Etrangères, père absent et distant lors de leur adolescence, comme l'a souligné Camille Kouchner, avait alors décidé de se taire, et de ne pas faire de vagues.

Leur mère prévenue a préféré garder le silence et protéger la réputation. Elle est décédée en 2017.

Bernard Kouchner a tenu à souligner le courage de sa fille. Il écrit dans un communiqué : « Un lourd secret qui pesait sur nous depuis trop longtemps a été heureusement levé ».

Avant d'ajouter : « J'admire le courage de ma fille Camille ».




Alyson Braxton pour DayNewsWorld

PRES DE 6000 MORTS EN PLUS DU CANCER

A CAUSE DU CORONAVIRUS

Le Covid-19 va-t-il être à l'origine de décès de malades du cancer en France ces prochains mois ?

Oui, estime Unicancer qui regroupe les dix-huit centres de lutte contre le cancer en France et traite environ 25 % des patients. Entre 1000 et 6000 malades du cancer pourraient mourir dans les années qui viennent.

Ces patients n'ont pas consulté de spécialiste pendant le confinement, par peur du virus, ou faute de trouver un spécialiste disponible.

Selon l'étude menée par Unicancer, la baisse des nouveaux patients pris en charge a diminué de 6,8 % sur les sept premiers mois de l'année 2020.

La chute a été particulièrement importante en avril et en mai avec un recul de 21 %. La baisse du nombre de nouveaux diagnostics dépasse les 20 % dans certains établissements.

Les conséquences d'une absence de rendez-vous chez le spécialiste, le radiologue ou le centre anti-cancer, en cas de symptôme suspect, seront différentes selon le type de tumeur ou de cancer.

Les retards de dépistage du cancer du sein, du poumon ou du côlon son particulièrement inquiétants.

Toutefois, le président d'Unicancer Jean-Yves Blay chiffre à "6 % de plus de risque de décès par mois de retard".

Un chiffre très important.

"Pour les patients que l'on connaissait déjà, tout va bien, le suivi a eu lieu en temps et en heure.

Le problème, l'inquiétude, c'est pour les nouveaux". Les chiffres de l'impact du second confinement ne sont pas encore connus mais cette fois, contrairement au premier qui a duré 55 jours, les patients ont pu continuer à fréquenter les centres anti-cancer.

257 000 personnes sont mortes d'un cancer en France en 2019.




Boby Dean pour DayNewsWorld

DECOUVERTE DE 400 TOMBES DU 8EME SIECLE ORIENTEES VERS LA MECQUE EN ESPAGNE

Des ouvriers sont tombés sur des restes humains lors de l'élargissement d'une route à Tauste, une petite ville de la province espagnole de Saragosse.

Ils ont découvert l'un des sites funéraires de l'époque islamique les plus anciens et les mieux préservés d'Espagne.

Depuis une dizaine de jours, les archéologues ont ainsi pu mettre au jour 400 tombes contenant plus de 4 500 corps datant du 8e siècle, des tombes orientées vers la Mecque.

« C'est le témoignage d'un moment de convergence, de changement, c'est-à-dire que les gens que nous avons trouvés enterrés ici sont des gens qui se sont convertis à l'Islam, mais qui ont une culture traditionnellement romaine, donc ils apportent la preuve d'un moment de transition culturelle »,selon Eva Jiménez, coordinatrice de la recherche archéologique.

La société chargée des travaux s'est engagée à déterrer tous les squelettes dans un délai d'un mois et prévoit de construire une crypte pour les regrouper à la fin des recherches, mais ces restes humains pourraient aussi rejoindre un musée.

Des tombes faisant partie de l'histoire de l'Espagne après la conquête musulmane de la péninsule ibérique au VIIIe siècle.




Jenny Chase pour DayNewsWorld

QUID DE L'ISOLEMENT DES PERSONNES

POSITIVES AU COVID-19 ?

La tendance gagne de plus en plus de pays et pas seulement les plus autoritaires :

des mesures d'isolement obligatoire des personnes testées positives au Covid-19 sont adoptées pour barrer la route à la pandémie et permettre à l'économie de repartir.

La France suit le même chemin comme l'a laissé entendre Emmanuel Macron lors de son allocution télévisée du 24 novembre 2020.

En appelant le gouvernement et le Parlement à « s’assurer de l’isolement des personnes contaminées, y compris de manière plus contraignante ». Et le porte-parole de l'Élysée Gabriel Attal l'a confirmé dès le lendemain :

« L'isolement contraignant est une possibilité, on y travaille. »

Après un test positif au coronavirus, les personnes malades devront-elles s'isoler obligatoirement ? Le cas échéant, que risqueront-elles et par qui seront-elles contrôlées ?

S'isoler pendant sept jours

Les personnes atteintes du Covid-19 sont censées s'isoler durant sept jours, à domicile ou dans un hôtel. La loi d'urgence sanitaire votée le 23 mars dernier, qui étend le pouvoir des autorités, leur permet déjà de rendre cet isolement obligatoire.

« Le code de la santé publique permet au Premier ministre, au ministre de la Santé, et aux représentants de l'État dans le département, c'est-à-dire le Préfet, de prendre des mesures d'isolement », a indiqué Lauréline Fontaine, professeure en droit public à l'Université de la Sorbonne Nouvelle à Paris 3.

Quel contrôle ?

Comment contrôler la population supposée isolée ?

Le seul moyen efficace à grande échelle a été déployé en Corée du Sud et vise à géolocaliser les malades avec leur téléphone portable. Cependant, cette méthode est interdite en France.

Ainsi, il ne reste que deux possibilités : charger la police d'enquêter, comme en Angleterre ou en Espagne par exemple, ou demander aux inspecteurs de la Caisse Nationale d'Assurance Maladie (CNAM) - qui trace déjà les cas contacts - de les surveiller. Amende en cas de non-respect

En théorie, les contrevenants peuvent être sanctionnés en cas de non-respect de l'isolement. Mais, dans la pratique, la police n'a pas le droit de forcer les personnes positives à rester chez elles.

Une lourde amende de plusieurs milliers d'euros en revanche peut être dissuasive.




Boby Dean pour DayNewsWorld

CARLOS GHOSN « UN PROCESSUS D'ARRESTATION FONDAMENTALEMENT INEQUITABLE »

C’est un tableau accablant que dressent ces experts indépendants, qui dépendent du Conseil des droits de l’Homme mais ne s’expriment pas au nom des Nations unies.

Le gouvernement japonais a jugé cet avis « totalement inacceptable » et souligné qu’il n’est « pas juridiquement contraignant ».

Dans leur avis posté le 20 novembre 2020, mais diffusé seulement lundi 23 novembre 2020 dans les médias, les experts concluent que

« le processus d’arrestation et de détention de Carlos Ghosn à quatre reprises était fondamentalement inéquitable, car il l’a empêché de retrouver sa liberté et de bénéficier des autres droits à un procès équitable, notamment celui de communiquer librement avec un avocat».

Présomption d’innocence pas respectée

Et d’ajouter: les «violations du droit à un procès équitable étaient d’une telle gravité qu’elles ont conféré à la détention de Carlos Ghosn un caractère arbitraire».

En outre, soulignent-ils, «Carlos Ghosn a été détenu dans des conditions de nature à le contraindre à faire des déclarations le mettant en cause, ceci en violation de son droit à la présomption d’innocence».

Les experts de l’ONU soulignent que leur avis ne porte pas sur les accusations portées à l’encontre de M. Ghosn au Japon, mais sur les conditions dans lesquelles la procédure a été menée.

A cet égard, le Groupe de travail de l’ONU est d’avis que «la privation de liberté de Carlos Ghosn du 19 novembre 2018 au 5 mars 2019 et du 4 au 25 avril 2019, en violation des articles 9, 10 et 11 de la Déclaration universelle des droits de l’Homme et des articles 9, 10 et 14 du Pacte international relatif aux droits civils et politiques, était arbitraire».

«Enquête indépendante»

Il note notamment que les conditions de mise en liberté sous caution imposées à Carlos Ghosn «semblent avoir été exceptionnellement strictes, en particulier l’interdiction, pendant la deuxième période de mise en liberté sous caution, de tout contact avec son épouse, autrement que par l’intermédiaire de ses avocats, sans autorisation préalable du tribunal et pour une durée indéterminée».

« Compte tenu de toutes les circonstances de l’affaire, la réparation appropriée serait d’accorder à Carlos Ghosn un droit exécutoire à une indemnisation et à d’autres réparations, conformément au droit international », considère-t-il.

Pour les avocats de Carlos Ghosn, François Zimeray et Jessica Finelle, cet avis «est une décision courageuse qui constitue un tournant décisif».

Selon eux, cette décision « établit irréfutablement ce que nous avions dénoncé dès l’arrestation de Carlos Ghosn :

une détention arbitraire, un déni de son droit à une justice impartiale, des traitements indignes et dégradants ».

Le Groupe de travail exhorte le gouvernement japonais à garantir « une enquête complète et indépendante sur les circonstances entourant la détention arbitraire de Carlos Ghosn, et à prendre des mesures appropriées contre les responsables de la violation de ses droits ».

Les experts demandent à cette dernière et au gouvernement japonais de leur fournir des informations sur les mesures prises, notamment en matière de réparation, dans un délai de six mois.

Carlos Ghosn, qui nie ces accusations, était arrivé le 30 décembre à Beyrouth au terme d’une fuite rocambolesque du Japon. Il est soupçonné d’avoir quitté le pays caché dans un caisson de matériel.




Boby Dean pour DayNewsWorld

CORONAVIRUS FLAMBEE DE VIOLENCE

ENVERS LES FEMMES

La journée internationale pour l’élimination des violences à l’égard des femmes du 25 novembre 2020 revêt un aspect particulier au vu de l’augmentation des violences liée au confinement.Du Nigeria au Brésil, de la France à l’Inde, aucun pays n’échappe à l’épidémie de coronavirus.

Flambée des viols au Nigeria ou en Afrique du Sud, hausse des disparitions de femmes au Pérou, augmentation des féminicides au Brésil ou au Mexique, associations débordées en Europe: la crise sanitaire mondiale a mis partout en lumière le fléau des violences sexistes et sexuelles.

Selon des données de l’ONU Femmes publiées fin septembre, le confinement a fait augmenter les plaintes ou appels aux autorités pour des violences domestiques de 30% à Chypre, 33% à Singapour, 30% en France ou 25% en Argentine.

Dans tous les pays, contraints à prendre des mesures de restriction de déplacements pour enrayer la propagation du virus, des femmes et des enfants se sont retrouvés à huis clos. «La maison est le lieu le plus dangereux pour les femmes», rappelaient en avril une trentaine d’associations marocaines, demandant aux autorités «une réponse d’urgence».

Partout les fermetures d’entreprises, des lieux d’activités culturelles et sportives et des écoles ne permettent plus d’échappatoires aux victimes, déjà affaiblies par l’insécurité économique et sociale engendrée par le virus.

Au niveau mondial, seul un pays sur huit a mis en place des mesures pour atténuer les effets de la pandémie sur les femmes et les filles, selon l’ONU Femmes.




Britney Delsey pour DayNewsWorld

UN NOUVEAU CORONAVIRUS CHEZ LES PORCS TRANSMISSIBLE A L'HOMME

Un nouveau coronavirus transmis aux humains par les porcs ?

Des chercheurs de l'Université de North Carolina sont parvenus à infecter des cellules humaines avec le coronavirus responsable de la diarrhée épidémique porcine (PED). Le risque qu'il puisse sauter la barrière des espèces serait ainsi confirmé.

Un alphacoronavirus particulièrement virulent

Ce coronavirus, baptisé SADS-CoV, appartient à la famille des alphacoronavirus. « Le SADS-CoV est dérivé d'un coronavirus de la chauve-souris nommé HKU2, dont la distribution est largement répandue à travers le monde », renchérit sa collègue Caitlin Edwards, également coauteure de l'article. S'il n'a pas été signalé en Europe depuis 1990, il a toujours circulé en Asie. Et il aurait connu une recrudescence en Chine depuis 2016.

Il entraîne chez les porcs une gastro-entérite aiguë, dont la mortalité peut atteindre 100% chez les porcelets non sevrés.

Sa transmission a été favorisée par les méthodes de production des élevages industriels, qui se traduisent par une forte promiscuité et une baisse de la diversité génétique.

Des cellules humaines infectées, de préférence celles de l'intestin

Si jusqu'à présent aucun cas de transmission à l'Homme n'a été observé, les chercheurs de North Carolina ont publié une étude le 12 octobre dernier qui démontre qu'un passage à l'Homme ne peut être exclu.

Travaillant en laboratoire, les équipes du professeur Caitlin Edward, qui a dirigé l'étude, sont parvenus à infecter des cellules humaines avec SADS-CoV. Ce dernier s'est transmis sans encombre aux cellules du poumon, du foie, des voies respiratoires. Contrairement au SARS-CoV-2, qui affecte davantage les poumons, le SADS-CoV a une préférence pour les intestins.

Hormis celles des humains, les scientifiques sont parvenus à infecter de nombreuses autres cellules de mammifères.

«Alors que nombre d'observateurs se focalisent sur les betacoronavirus SARS et MERS, les alphacoronavirus pourraient se montrer aussi, voire plus, dangereux pour la santé humaine, étant donné leur potentiel pour sauter la barrière des espèces», avertit Ralph Beric, professeur d'épidémiologie à L'Université de North Carolina, dans l'article relatant l'étude.

Le remdesivir comme possible futur traitement ?

Il semblerait que le remdesivir, prescrit dans les formes graves d'Ebola et de SARS-CoV-2, soit efficace contre le coronavirus SADS-CoV. Des données qui restent à confirmer. En attendant la mise au point d'un vaccin pour le porc, les auteurs de l'étude recommandent un suivi attentif des cheptels de cochons et des éleveurs en contact avec eux afin de surveiller un éventuel passage à l'humain et de prévenir des pertes agricoles catastrophiques.

Alors que l'épidémie de SARS-CoV-2 est en plein rebond, voit-on déjà la prochaine pandémie mondiale prendre le relais ?




Carl Delsey pour DayNewsWorld

LE PIEGE DE L'ALLONGEMENT DU DELAI

A L'AVORTEMENT VOTE EN PLEIN COVID-19

La loi Veil du 17 janvier 1975, relative à l'interruption volontaire de grossesse, hante toujours les consciences Le taux de recours à l'avortement a légèrement augmenté en 2019, avec plus de 232 000 IVG pratiquées en France, atteignant son plus haut niveau constaté depuis trente ans, selon une étude officielle.Or l’extension du délai de recours à l’IVG de 12 à 14 semaines.a été votée jeudi 8 octobre à l 'assemblée nationale à 102 voix 65 , malgré l'opposition du gouvernement.

Un piège dans le cadre d'une « niche »réservée au groupe EDS

La mesure a été portée dans une proposition de loi en forme de piège tendu à la majorité par le groupe d’ex-marcheurs devenus dissidents, Ecologie, démocratie, solidarité, qui sera examinée ce jeudi à l’Assemblée nationale. Porté par la députée du groupe EDS et ex-LREM Albane Gaillot, le texte est débattu dans le cadre d'une « niche » réservée à son groupe politique. Il a obtenu le soutien de la majorité et fait suite à un rapport parlementaire de la délégation aux droits des femmes de l'Assemblée qui préconisait cette mesure.

Pendant le confinement, un premier pas avait été franchi en ce sens, en étendant la période pendant laquelle une personne pouvait recourir à une IVG médicamenteuse. Il est désormais possible d'y avoir recours pendant les neuf premières semaines de grossesse à domicile - et non plus sept comme avant. La proposition de loi présentée par LaREM s'inscrit dans la même lignée : faciliter l'accès à l'IVG et permettre au maximum de personnes de pouvoir interrompre une grossesse non désirée.Outre l'allongement du délai légal d'accès à l'IVG à 14 semaines de grossesse (16 semaines d'aménorrhée), la loi autorise désormais les sages-femmes à réaliser des IVG chirurgicales jusqu'à la 10e semaine de grossesse.

Contre l'avis du gouvernement en plein Covid-19

Le ministre de la Santé avait cependant rappelé qu'il était essentiel d'attendre l'avis du Comité consultatif national d'éthique « pour faire un travail complet abouti ».. S'exprimant lors de l'examen d'une proposition de loi visant à allonger le délai légal pour recourir à l'avortement, le ministre de la Santé a souhaité temporiser, appelant à la prudence, à contre-courant de la majorité qui souhaite accélérer son vote. « C'est un thème sensible », a-t-il notamment souligné, provoquant dans l'hémicycle des applaudissements et des huées. Il avait rappelé devant les députés qu'il souhaitait « des avancées, mais dans de bonnes conditions de débat », et fera valoir « une position de sagesse » à propos de cette proposition de loi .

À droite, la députée LR Geneviève Levy a déploré un procédé législatif « brouillon » et un « souci de méthode » en se déclarant opposée à l'allongement du délai à 14 semaines. Quelques opposants au texte, des associations ou la députée Emmanuelle Ménard (proche du RN) ont tenu un point de presse devant l'Assemblée.

Le Comité consultatif national d’éthique (CCNE) doit cependant encore rendre son avis courant novembre sur ce texte.




Britney Delsey pour DayNewsWorld


UN DIVORCE SELON LA SHARIA AU DANEMARK

QUI SCANDALISE

A Odense, berceau du célèbre conteur danois Hans Christian Andersen, le maire, Peter Rahbæk Juel, vit « un mauvais conte de fées en plein XXIe siècle ». Un imam a en effet envoyé une onde de choc dans sa ville et dans le royaume scandinave en élaborant un acte de divorce selon la charia. « J'ai eu mal au ventre à la lecture de ce document » en arabe signé par l'imam danois Abou Bashar, alias Mohamad Al-Khaled Samha, confie l'édile.

D'origine syrienne, le religieux est une figure controversée au Danemark. Il fait partie d'une délégation de religieux qui s'était rendue fin 2005 en Égypte, au Liban et en Syrie pour mobiliser des soutiens à un mouvement de protestations contre la publication de 12 caricatures de Mahomet publiées quelques mois plus tôt dans le quotidien Jyllands-Posten .

Des conditions de divorce basées sur la charia

Dans l'affaire du divorce, un document de trois pages en arabe, révélé par le journal Berlingske Tidende, indique que la jeune femme souhaitant divorcer a accepté une série de conditions basées sur la charia, notamment le paiement de 75 000 couronnes (10 000 euros) à son ex-mari, correspondant à la dot du mariage.

Elle s'engage par ailleurs à perdre la garde de ses deux enfants si elle épouse un autre homme […], si elle déménage à plus de 130 kilomètres de son anciedomicile à Vollsmose (banlieue d'Aarhus) ou si elle adopte un comportement qui porte atteinte à son honneur et à celui de sa famille. Le divorce sera également annulé si « elle n'enseigne pas le Coran à ses enfants, la langue arabe et ne leur apprend pas à prier cinq fois par jour ».

Combien de divorces de ce type ?

Pour le maire, « cette violence psychologique, perpétrée au moyen de la charia, est inacceptable ». En fait, « cette femme n'a pas divorcé, elle est soumise au contrôle de son mari et de son imam », constate-t-il. C'est pourquoi il a porté plainte auprès de la police, au nom de la commune, contre l'imam pour « violences psychiques » à l'encontre de cette femme, un délit passible d'une amende et de trois ans de prison maximum. « Il est important, dit-il, d'envoyer un signal clair aux imams et aux prédicateurs qui pratiquent la charia pour leur rappeler qu'elle est punissable au Danemark. »

En effet, ce cas ne serait pas unique, selon l'édile, qui se demande « combien d'autres divorces de ce type ont été conclus » dans sa cité qui se bat depuis plusieurs années pour briser la société parallèle qui règne avec ses lois dans les ghettos comme à Vollsmose.

L'affaire a suscité un émoi au sein du gouvernement et sur la scène parlementaire. « La charia opprime les femmes et n'a pas sa place au Danemark », a martelé la Première ministre sociale-démocrate Mette Frederiksen sur sa page Facebook. « Au gouvernement, nous ferons tout ce qui est en notre pouvoir pour mettre un terme à cette pratique qui confirme nos craintes concernant les tendances antidémocratiques qui existent dans certaines parties du pays. Un imam ne devrait pas du tout s'immiscer dans les divorces. C'est un choix à faire uniquement par les deux personnes et par personne d'autre », tonne-t-elle.

Des conseils religieux islamistes secrets au Danemark

Selon Berlingske Tidende, il existe des conseils religieux secrets au Danemark qui contribuent à maintenir un contrôle social négatif en refusant, entre autres, le divorce aux femmes victimes de violences. Une réalité confirmée par un rapport de janvier 2020 du Centre national de recherche et d'analyse pour le bien-être social (VIVE) commandé par le ministère de l'Immigration et de l'Intégration et montrant que « des femmes de minorités ethniques divorcées sont victimes de violences et d'oppression, ne connaissent pas leurs droits et ont du mal à obtenir de l'aide dans le divorce ». Et, si le couple a été « marié lors d'une cérémonie religieuse et que l'homme ne veut pas dissoudre le mariage, il peut maintenir la femme dans la relation d'épouse contre sa volonté », indique le document.

« Nous vivons en 2020, pas au Moyen Âge ! »

Pour le ministre de l'Immigration Mattias Tesfaye, « ce rapport est choquant. Nous vivons en 2020, pas au Moyen Âge ! Les femmes opprimées doivent connaître leurs droits et doivent décider elles mêmes si elles veulent divorcer ». Et son collègue de l'Égalité des sexes, Mogens Jensen, de renchérir :

« Des histoires de femmes qui, contre leur gré, sont prises dans un mariage parce que leur droit égal au divorce n'est pas reconnu par la famille ou leur milieu sont inacceptables au Danemark. »




Boby Dean pour DayNewsWorld


DES MORTS ET DES DISPARUS

DANS LA TEMPETE ALEX

Des pluies diluviennes et des crues brutales ont laissé des villages coupés du monde et des habitants « abasourdis » dans les Alpes-Maritimes, où des centaines de secouristes sont mobilisés. Quatre morts et des personnes toujours portées disparues en France : deux retrouvées à Saint-Martin-Vésubie, une à Lantosque, une à Colomars, et un homme présenté comme un berger retrouvé à Vintimille, selon l'Italie.

Côté italien, deux morts sont à déplorer dans le Val d'Aoste et le Piémont, régions elles aussi touchées par ces pluies torrentielles. Le préfet a également annoncé avoir pris un arrêté pour interdire la fréquentation des massifs des Alpes-Maritimes pour « au moins 15 jours » pour permettre aux secours en haute montagne de se focaliser sur les secours des sinistrés.

Après le passage de la tempête Alex, vendredi 2 octobre, les dégâts sont considérables dans la vallée de la Roya (Alpes-Maritimes). Lundi 5 octobre, la préfecture des Alpes-Maritimes a annoncé que trois nouveaux corps de victimes avaient été retrouvés, trois jours après le passage de la tempête Alex. Le bilan humain fait état de quatre morts en France. Le bilan pourrait encore s'alourdir.

Au total, 36 communes du département sont touchées. 620 pompiers, aidés de 12 hélicoptères, sont encore sur le terrain pour poursuivre les recherches.




Carl Delsey pour DayNewsWorld

UNE MOLECULE MIRACLE POUR COMBATTRE

 LA MALADIE D'ALZHEIMER

La Journée mondiale de la maladie d'Alzheimer se tient en ce mois de septembre 2200 et ils sont nombreux à considérer qu'il y a enfin des raisons d'espérer traiter la maladie d'Alzheimer après vingt années d'échecs. Certes, il n'existe toujours pas de traitement efficace contre une pathologie neurodégénérative très fréquente qui frapperait chaque année 225.000 nouveaux malades en France.

Mais, en décembre 2019, une lueur est née : le laboratoire Biogen a assuré, lors d'un congrès, que sa molécule aducanumab était capable de réduire le déclin cognitif chez une partie des patients inclus dans l'essai clinique, et ce dans la phase initiale de la maladie.

« L'aducanumab, lui, semble réduire le déclin cognitif chez une partie des patients dans la phase initiale de la maladie. Un effet positif sur l'autonomie et les performances cognitives, c'est une première et quelle promesse! », s'enthousiasme Bruno Dubois, professeur de neurologie, chef du service à la Pitié-Salpêtrière et auteur du passionnant Alzheimer – La vérité sur la maladie du siècle (Grasset, 2019)

Un dossier de demande d'autorisation de mise sur le marché a bien été déposé aux États-Unis par l'entreprise américaine.

À l'instar de Biogen, d'autres acteurs industriels se sont lancés dans la course au remède miracle. La majorité des quelque 300 médicaments en cours de développement s'attaque aussi aux protéines (plaques amyloïdes ou Tau) qui s'accumulent dans le cerveau des malades. C'est la première fois qu'une piste thérapeutique pourrait être validée

La molécule BAN2401, un anticorps qui vise lui aussi à éliminer les plaques amyloïdes, donne des résultats encourageants. La phase 3 de l'essai clinique a démarré. D'autres médicaments ciblant la protéine Tau sont en cours de développement.Mais d'autres voies sont explorées, comme un traitement développé en France qui vise à moduler l'inflammation au niveau des synapses ..Et certaines autres recherches sont prometteuses

Alors, faut-il vraiment se réjouir?

La course contre Alzheimer est certes lancée. « Mais prudence : les résultats des essais cliniques n'ont pas encore été publiés.

Si l'efficacité était confirmée l'an prochain, 2021 serait la deuxième date la plus importante depuis la description de la maladie par Aloïs Alzheimer en 1906. », conclut le  professeur en neurologie Bruno Dubois dont l'équipe mène des travaux avec Biogen.




Carl Delsey pour DayNewsWorld

LE BATEAU DE BANKSY EN DANGER

APRES LE SAUVETAGE DE MIGRANTS

C'est l'histoire d'un sauvetage qui a besoin lui-même d'être sauvé. Dans la nuit de vendredi à samedi, le Louise Michel, bateau affrété en secret par le célèbre street artiste Banksy pour venir en aide aux migrants en Méditerranée, a appelé à l'aide après avoir récupéré quelques heures plus tôt 130 occupants d'une embarcation à la dérive.

Un sauvetage qui le met en grande difficulté, comme l'ont expliqué dans un tweet les organisateurs de la campagne sur le compte @MVLouiseMichel, ouvert pour l'occasion.

Le Louise-Michel a débuté ses opérations en mer cette semaine et il cherche désormais un port sûr pour y débarquer les 219 naufragés qu'il a récupérés depuis jeudi au large de la Libye. Le bateau est trop chargé pour pouvoir être manœuvré, d'autant qu'il remorque aussi un canot de sauvetage, et il « n'est plus maître de son propre destin (...) avant tout en raison du fait que l'Europe ignore nos appels d'urgence à une aide immédiate ».

« Il y a déjà une personne morte sur le bateau. Les autres présentent des brûlures au carburant, ils sont restés pendant des jours en mer et maintenant ils sont laissés pour compte dans une zone de recherche et de sauvetage de l'UE », ont-ils déploré.

Le navire, baptisé d'une anarchiste française du XIXe siècle et décoré d'un graffiti de l'artiste britannique, a été affrété dans le plus grand secret. Il est parti le 18 août de Borriana, dans l'est de l'Espagne, a révélé le journal britannique The Guardian. Selon le site Marinetraffic, le Louise Michel se trouvait samedi matin immobile en mer à une centaine de kilomètres au sud-est de l'île italienne de Lampedusa, au sud de la Sicile.

Un bateau de petite taille

Le Guardian a publié en exclusivité plusieurs clichés du Louise Michel, peint en rose et blanc, avec un graffiti manifestement de Banksy représentant une petite fille en gilet de sauvetage brandissant une bouée en forme de coeur.

Son capitaine est Pia Klemp, une militante allemande pour les droits de l'homme, connue pour avoir conduit plusieurs autres navires de sauvetage, dont le Sea-Watch 3. Elle fait toujours l'objet d'une enquête par la justice italienne, notamment pour « aide à l'immigration illégale ».

Le bateau est un ancien navire des douanes françaises. Avec 31 mètres de long, il est de plus petite taille mais considérablement plus rapide que les habituels navires dONG intervenant dans la zone, lui permettant de prendre de vitesse les garde-côtes libyens. Le street artiste vivant le plus connu au monde, qui aborde régulièrement la question de la crise migratoire dans ses œuvres, ne serait pas à bord, assure le Guardian.

Banksy, qui entretient le plus grand mystère sur son identité, a contacté Pia Klemp en septembre 2019, explique le Guardian, selon lequel la jeune femme a d'abord cru à un canular. « Bonjour Pia, j'ai lu votre histoire dans les journaux. Tu as l'air d'une dure à cuire », lui a-t-il écrit dans un mail.

« Convergence des luttes »

« Je suis un artiste du Royaume-Uni et j'ai travaillé sur la crise des migrants, évidemment je ne peux pas garder l'argent. Pourriez-vous l'utiliser pour acheter un nouveau bateau ou quelque chose comme ça ? », disait ce message, signé « Banksy ».

Pia Klemp estime que Banksy l'a sollicitée pour son engagement politique : « Je ne vois pas le sauvetage en mer comme une action humanitaire, mais comme faisant partie d'un combat antifasciste », a-t-elle déclaré au Guardian.

Les dix marins du Louise Michel se disent tous « des activistes antiracistes et antifascistes partisans de changements politiques radicaux », précise le quotidien.

Selon Lea Reisner, une infirmière en charge à bord des opérations de secours, le projet est "d'abord anarchiste, puisqu'il entend défendre la convergence des luttes pour la justice sociale, dont les droits des femmes et des LGBTIQ, l'égalité raciale, les droits des migrants, la défense de l'environnement et les droits des animaux".

L'année 2020 est marquée par une recrudescence d'embarcations en Méditerranée centrale, route migratoire la plus meurtrière du monde pour les candidats à l'exil vers l'Europe.




Kelly Donaldson pour DayNewsWorld

CAMION DE L'HORREUR EN ANGLETERRE

 ET CONDAMNATION AU VIETNAM

Sept personnes, accusées d'avoir joué un rôle dans le trafic ayant entraîné la mort de 39 migrants vietnamiens retrouvés dans un camion frigorifique en Angleterre, ont été condamnées au Vietnam. Il s'agit des premières condamnations dans ce drame qui a mis en lumière les dangers de l'immigration clandestine, avec des trafiquants sans scrupule qui profitent de la vulnérabilité des candidats, ces derniers finissant souvent dans des bars à ongles ou des fermes à cannabis illégales au Royaume-Uni, réduits à un état de semi-esclavage.

Le 23 octobre 2019, les corps de 31 hommes et de huit femmes, dont deux adolescents de 15 ans, avaient été découverts à bord d'un camion dans la zone industrielle de Grays, à l'est de Londres. Entassés dans le conteneur qui provenait du port belge de Zeebruges, ils sont morts en raison d'un manque d'oxygène.

Nombre des victimes de ce drame étaient originaires d'une région pauvre du centre du Vietnam, où les familles s'endettent à hauteur de milliers de dollars pour envoyer l'un des leurs au Royaume-Uni, via des filières clandestines, dans l'espoir qu'ils y trouvent des emplois rémunérateurs.

Plusieurs personnes ont été inculpées au Royaume-Uni, dont le conducteur du camion frigorifique, Maurice Robinson et un Nord-Irlandais, Ronan Hugues, soupçonné d'avoir organisé le mouvement des différents chauffeurs. Ils ont plaidé coupable d'homicides involontaires.

Treize suspects ont été inculpés en France, 13 autres en Belgique.




Carl Delsey pour DayNewsWorld

DE NOUVELLES RECOMMANDATIONS DE L'ACADEMIE DE MEDECINE

LES MASQUES LAVABLES A 30 OU 40°C

L'Académie de médecine est revenue sur la recommandation officielle précisant que les masques en tissu devaient être lavés en machine, à 60 degrés.

Depuis le début de l'épidémie de Covid-19, les informations à destination du public ne cessent de se contredire ou plutôt de s'affiner. Si les masques sont désormais considérés comme une mesure de lutte contre le coronavirus nécessaire au quotidien, son usage doit respecter des recommandations strictes. Ainsi, l'Académie nationale de médecine a publié quelques précisions à ce sujet lundi 7 septembre. Et plus particulièrement concernant les masques grand public.

L'institution reconnaît que « si les masques alternatifs ont des performances légèrement inférieures à celles des masques chirurgicaux en termes de filtration et d’étanchéité, ils offrent généralement de meilleures qualités de confort et de 'respirabilité».

Laver le linge en contact avec le virus à 60°C est une recommandation du Haut conseil de santé publique, de la société française d'hygiène hospitalière et même de l’Agence nationale de sécurité du médicament. Mais elle a été publiée en avril dernier, en pleine vague épidémique.

Aujourd'hui, contrairement à ce qui avait été annoncé au départ, ces masques en tissu ne doivent pas être nécessairement lavés à 60 degrés. « Ils peuvent être lavés à la main ou en machine, avec un détergent, comme le linge de corps, la température de 60°C n’étant pas plus justifiée.

La plupart des Français lavent leur linge plutôt à 30° ou 40°. D’abord parce que c'est le conseil donné par des organismes publics comme l'Ademe pour que cela consomme moins d’énergie. Ce qui est mieux pour nos factures et notre environnement. De plus, nous utilisons des lessives qui ont déjà une action détergente, même à basse température. Quand vous repassez vos masques ensuite à 120°-140 °C, vous vous débarrassez du virus. lavage »

Par ailleurs, il est recommandé de les changer « lorsqu’ils deviennent humides » et ne doivent « jamais être portés plus d’une journée ». La société savante réitère au passage la nécessité de porter un masque, systématiquement associé aux mesures de distanciation, « dans tous les lieux publics, clos et ouverts, selon des règles faciles à comprendre, à appliquer et à contrôler ;

Concernant les masques chirurgicaux, l'Académie de médecine précise qu'ils « doivent être utilisés préférentiellement lors des activités de soins et de façon systématique pour les personnes malades ou en isolement ».

Pour des raisons économiques et écologiques, l'Académie de médecine estime donc que les masques peuvent être lavés avec le reste du linge et que l'on peut les garder toute une journée.

Les recommandations de l’Académie de médecine s'attachent plus au principe de réalité qu’au principe de précaution le plus strict. L'important est que le port du masque devienne une routine quotidienne.




Carl Delsey pour DayNewsWorld

CONTRE LE CORONAVIRUS : LE SPRAY NASAL

MADE IN FRANCE

Une équipe de chercheurs français a annoncé avoir trouvé un traitement qui empêcherait une infection du Covid-19. Présenté sous forme de spray nasal, il pourrait être disponible d'ici la fin de l'année si les scientifiques obtiennent les financements nécessaires.

Depuis l'apparition du Covid-19, la communauté scientifique s’active pour trouver un traitement qui permettrait d’endiguer l’épidémie. De nombreuses recherches portent sur un possible vaccin, mais une équipe de chercheurs français a déclaré avoir trouvé un autre moyen d’empêcher l’infection au SARS-CoV-2. Ce traitement se présente donc sous la forme d’un spray nasal ou de pastilles à faire fondre sous la langue. L’étude a été dirigée par Philippe Karoyan, professeur au laboratoire des biomolécules de l’Université de Sorbonne.

« Un leurre »

Pour infecter l’organisme, le coronavirus s’attache à la membrane d’une cellule grâce à la protéine dite "Spike". Cette protéine s’associe ensuite au récepteur ACE2 de la membrane cellulaire et le SARS-CoV-2 pénètre la cellule. Pour empêcher, l’infection l’équipe de scientifiques a développé un « leurre » qui tromperait le virus. Ils ont donc fabriqué des peptides, des molécules qui parviennent à copier les récepteurs ACE2. Ces dernières se fixent sur la protéine Spike et font obstacle au virus. « Nos meilleurs peptides imitent la protéine ACE2 avec une grande affinité et sont capables d’empêcher l’infection pulmonaire », ont expliqué les auteurs de l’étude

A la recherche des financements nécessaires.

Selon les scientifiques, ces molécules ne sont pas toxiques pour les cellules humaines et n'entraînent aucune réaction du système immunitaire. Interrogé par le Parisien, le Professeur Philippe Karoyan a déclaré être en discussion avec de nombreux groupes pharmaceutiques étrangers pour obtenir des moyens financiers. "Côté français, Sanofi n'a pas daigné nous répondre. Si quelqu'un est prêt à investir ne serait-ce qu'un million d'euros, nous pourrions proposer un produit formulé avant la fin de l'année", a t-il ajouté au journal.

Une étude en attente d'une relecture et d’une publication par une revue scientifique, mais les travaux sont accessibles en preprint sur la plateforme du CNRS.




Boby Dean pour DayNewsWorld

UN OFFICIER FRANCAIS SOUPCONNE D'ESPIONNAGE POUR LE COMPTE DE LA RUSSIE

Une affaire digne de la série Bureau des Légendes. Un officier français en poste sur une base de l’Otan en Italie est soupçonné d'avoir espionné pour le compte de la Russie. L’homme a été écroué fin août à Paris, a révélé dimanche la radio Europe 1.

« Ce que je peux confirmer, c’est qu’un officier supérieur est sous le coup d’une procédure judiciaire pour atteinte à la sécurité », a confirmé dimanche la ministre française des Armées Florence Parly dans l’émission « Le Grand Rendez-vous », sans entrer dans les détails de l’affaire. .

Les chefs d'accusation

Cet officier français est-il soupçonné de faits isolés ou s’inscrivant dans la durée ? Trop tôt pour le dire. Le militaire basé à Naples est accusé d'« intelligence avec une puissance étrangère portant atteinte aux intérêts fondamentaux de la Nation ». Il est aussi poursuivi pour « livraison d’informations à une puissance étrangère ». L’officier est ainsi soupçonné d’avoir fourni des documents ultrasensibles aux services secrets de la Russie, selon Europe 1. La radio indique que c’est une rencontre avec un espion russe, un agent du G.R.U (service de renseignement militaire russe), qui aurait éveillé les soupçons des autorités françaises.

Le militaire français a été écroué pour quatre infractions, selon une source judiciaire. Il est ainsi poursuivi pour « intelligence avec une puissance étrangère portant atteinte aux intérêts fondamentaux de la Nation », « livraison d’informations à une puissance étrangère », « collecte d’informations portant atteinte aux intérêts fondamentaux de la Nation en vue de les livrer à une puissance étrangère » et « compromission du secret de la défense nationale par une personne dépositaire de ce secret ».

Que sait-on de l’espion russe, contact présumé de l’officier ?

Selon les informations du « Parisien », les services secrets italiens surveillaient sur leur sol en 2019 un « officier itinérant » de nationalité russe appartenant à la puissante GRU, le service de renseignement militaire du Kremlin dont la mission était d’identifier des agents « ayant des faiblesses personnelles » afin de les « retourner ». Comprenez : leur faire changer de camp. C’est dans ce cadre que les Italiens ont informé les Français d’une tentative d’approche sur un militaire en détachement, ce lieutenant-colonel en poste en Italie. L’homme serait actuellement « introuvable ».


Son profil

Peu de choses ont filtré sur le profil de l’agent français.Il s’agirait d’un lieutenant-colonel de l’armée française en poste à l’OTAN, près de Naples (Italie). L’homme serait affecté au centre de commandement des forces alliées, en charge de la sécurité du sud de l’Europe et du nord de l’Afrique, notamment la Libye. Des fonctions qui lui donnaient accès à des informations sensibles classées secret-défense. Selon le blog Le Mamouth spécialisé dans les questions de défense, il « était affecté à Naples, principal site de l’Otan en Italie employant des Français ».

Il serait âgé d’une cinquantaine d’années et père de cinq enfants, russophone, avec de lointaines attaches familiales dans le pays.

L’homme a été arrêté par les services de contre-espionnage, la Direction générale de la Sécurité intérieure (DGSI), alors qu’il s’apprêtait à repartir en Italie à la fin de ses vacances en France. Il est actuellement placé en détention provisoire à la prison de la Santé à Paris.

« C’est la France qui a pris l’initiative de cette procédure judiciaire », a souligné Florence Parly. Elle a précisé que son ministère avait saisi le procureur de la République en vertu de l’article 40 du Code de procédure pénale, qui impose à toute autorité publique de signaler à la justice un crime ou délit dont elle a connaissance. Ce signalement, daté du 22 juillet, a donné lieu à l’ouverture d’une information judiciaire par le parquet le 29 juillet.

Condamnations de militaires pour espionnage rares

Les inculpations et condamnations de militaires pour espionnage au profit d’une puissance étrangère sont rares en France, et inférieures à une dizaine depuis la Guerre froide. Les autorités préférant régler ce type d’affaires en interne et loin des médias. Mais la France pourrait avoir été contrainte d’effectuer ce signalement par les caractéristiques de l’accusation (au sein d’un commandement intégré et partagé avec d’autres pays, sur un territoire étranger).

La procédure est-elle aussi politique ?

Faut-il y voir la volonté de la France d’envoyer un message fort dans un contexte géopolitique marqué par l’empoisonnement de l’opposant russe Alexeï Navalny et la situation en Biélorussie ?

Selon des éléments recueillis par Le Monde auprès des autorités françaises, ce signalement judiciaire est une manière d’adresser « un message de fermeté à la Russie », dans un contexte de tensions diplomatiques, relatif aux événements en Biélorussie notamment.




Alize Marion pour DayNewsWorld


RECORD DE CHALEUR 54,4 DEGRES °C

DANS LA VALLEE DE LA MORT

La Vallée de la mort, en Californie, n’a jamais aussi bien porté son nom: le mercure y a grimpé dimanche jusqu’à 54,4°C, selon les services météorologiques américains, potentiellement l’une des températures les plus élevées jamais relevées sur Terre.

Cette température record, qui doit encore être vérifiée, a été enregistrée par un système automatique du National Weather Service (NWS) américain à 15h41 (heure locale) sur un site au nom de circonstance lui aussi: «Furnace Creek», le ruisseau de la fournaise.

L’Organisation météolorogique mondiale, organisme spécialisé des Nations unies, a indiqué sur Twitter qu’elle allait vérifier cette observation. «Ce serait la température la plus élevée officiellement relevée dans le monde depuis 1931», a-t-elle écrit.

Située dans le désert des Mojaves, à l’ouest de la ville de Las Vegas, la Vallée de la mort ( «Death Valley») détient le record de la température la plus élevée jamais enregistrée sur Terre: 56,7°C, en juillet 1913.Le mercure y était également monté jusqu’à 53,9°C en juillet 2013.

Le Sud-Ouest des Etats-Unis fait actuellement face à une intense vague de chaleur.




Britney Delsey pour DayNewsWorld

JUSTICE POUR LA MORT DU COQ MARCEL

Le volatile avait été tué en mai dernier en Ardèche par un voisin exaspéré par ses chants. Une pétition réclamant «justice pour le coq Marcel» a récolté, afin de «sensibiliser et d’apaiser les campagnes» a à ce jour mobilisé 74 490 signataires.

Le conflit autour du coq Maurice avait incité l'Assemblée nationale à voter en janvier une proposition de loi introduisant la notion de «patrimoine sensoriel» des campagnes dans le droit français. Elle doit prochainement être présentée aux sénateurs.

«Nous avons été profondément choqués par ce drame», a rapporté Sébastien Verney, habitant de cette commune de 450 âmes, où le gallinacé a été tué d’un coup de feu par un voisin exaspéré par ses chants.

Le suspect a reconnu les faits et sera jugé début décembre.

Après ce qu’il a dénoncé comme un «acte barbare», le propriétaire de Marcel a créé une page Facebook qui a recueilli de nombreux témoignages et marques de soutien. Ce qui l’a incité à lancer la pétition «Justice pour le coq Marcel», afin de «sensibiliser et d’apaiser les campagnes». Elle a à ce jour mobilisé 74’490 signataires.

«Le mode de vie à la campagne est de plus en plus atteint par des comportements qui ne sont pas punis», observe Sébastien Verney, rappelant le combat judiciaire mené l’été dernier autour du coq Maurice sur l’île d’Oléron (ouest).




Carl Delsey pour DayNewsWorld

UN BENEVOLE DU DIOCESE COUPABLE DE L'INCENDIE DANS LA CATHEDRALE DE NANTES

Une semaine après l’incendie dans la cathédrale de Nantes, le bénévole du diocèse est passé aux aveux et a été placé en détention provisoire dans la nuit de samedi à dimanche pour « destructions et dégradations par incendie ». L'« homme » a reconnu, lors de l’interrogatoire de première comparution devant le juge d’instruction, avoir allumé les trois feux dans la cathédrale : sur le grand orgue, le petit orgue et dans un panneau électrique», a précisé le procureur de la République de Nantes Pierre Sennès.

Un réfugié rwandais

Cet homme de 39 ans, mis en examen, est un « Rwandais, venu se réfugier en France il y a quelques années », avait expliqué la semaine dernière le recteur de la cathédrale de Nantes, le père Hubert Champenois. Il était chargé de fermer la cathédrale la veille de l’incendie. Selon le recteur, qui avait indiqué avoir « confiance en lui comme en tous les collaborateurs », le bénévole était « servant d’autel ». Le recteur le connaissait « depuis quatre ou cinq ans ». L'homme, en France depuis 2012, faisait l'objet d'une obligation de quitter le territoire français depuis fin 2019.

Le bénévole encourt dix ans d’emprisonnement

Le bénévole encourt pour cette infraction « une peine de dix ans d’emprisonnement et 150.000 euros d’amende », a précisé Pierre Sennés dans un courriel envoyé dans la nuit.

L'enquête avait révélé l'existence de trois points de feu distincts dans la cathédrale Saint-Pierre-et-Saint-Paul. « Entre le grand orgue, qui est sur la façade au premier étage et les autres feux, vous avez quasiment toute la distance de la cathédrale. Ils sont quand même à une distance conséquente les uns des autres », avait relevé, le jour de l'incendie, le procureur.

L'alerte avait été donnée le 18 juillet vers 7h45 par des passants qui avaient vu des flammes sortant de la cathédrale.

Il avait fallu environ deux heures aux sapeurs-pompiers pour circonscrire le feu qui a notamment détruit un tableau d'Hippolyte Flandrin du XIXe siècle et le grand orgue.




Britney Delsey pour DayNewsWorld

DEUX PROJETS DE VACCINS CONTRE LE COVID-19

Deux projets de vaccins contre le Covid-19, un britannique et un chinois, ont produit une réponse immunitaire importante et démontré leur sûreté pour les patients, selon les résultats de deux essais cliniques distincts, publiés lundi 20 juillet 2020 dans la revue médicale britannique The Lancet.

Le premier, développé par l'université d'Oxford en partenariat avec le groupe pharmaceutique AstraZeneca, a généré « une forte réponse immunitaire » dans un essai sur plus de 1.000 patients.

Le second projet, sur lequel travaillent des chercheurs de Wuhan (Chine) financés par CanSino Biologics, a provoqué une forte réaction en termes d'anticorps dans un autre essai chez la plupart des quelque 500 participants.

Ces essais cliniques sont encore dans une phase préliminaire (phase 1/2 et phase 2), et leur efficacité devra être établie dans un essai de phase 3, sur un nombre de participants plus important, avant d'envisager leur commercialisation à grande échelle.

« Une option prometteuse »

Ces résultats étaient malgré tout très attendus: de nombreux chercheurs et laboratoires dans le monde se livrent à une course contre la montre pour trouver un vaccin sûr et efficace contre le Covid-19.

« Si notre vaccin s'avère efficace, c'est une option prometteuse, car ce type de vaccin peut être fabriqué facilement à grande échelle », a commenté Sarah Gilbert, chercheuse à l'université d'Oxford.

Le vaccin d'Oxford et celui de CanSino sont basés sur un adénovirus modifié, qui ne se réplique pas, ce qui les rend plus sûrs notamment pour les patients fragiles.




Jenny Chase pour DayNewsWorld

QUELLES SONT LES SEQUELLES DU COVID-19 ?

Depuis le début de l’épidémie, la France compte 172 377 cas confirmés de Covid-19. Si 78 670 guérisons sont constatées, certains patients gardent des séquelles plus ou moins longtemps de la maladie.

Ce mercredi 15 juillet, l’Académie de Médecine a publié un avis listant les séquelles du Covid-19 dont elle a connaissance à l’heure actuelle.

Dans le détail, les experts divisent les séquelles en deux groupes avec d’un côté, les atteintes organiques de la phase aiguë, non ou peu réversibles, et de l’autre côté, les troubles complexes survenant quelques semaines après la guérison.

Les atteintes organiques de la phase aiguë

Dans le premier groupe, celui des « atteintes organiques de la phase aiguë » sont d’abord évoquées les atteintes respiratoires résiduelles, car le poumon «  est l’organe le plus fréquemment atteint » dans la phase la plus grave de la maladie. « La fibrose pulmonaire interstitielle est la conséquence fréquente de la détresse respiratoire observée », constate l’institution, avant de détailler :

« Elle est caractérisée par un déclin progressif de la fonction respiratoire, une extension des lésions visibles sur la tomographie thoracique, une sensibilité accrue aux infections respiratoires. Même un faible degré de fibrose résiduelle peut accroître la mortalité chez les sujets âgés. »

L’avis signale aussi des atteintes cardiaques, comme une myocardie inflammatoire « fréquemment retrouvée chez les malades traités en soins intensifs », ou des troubles du rythme susceptibles de persister et donc de réclamer une surveillance prolongée, ainsi qu'un traitement approprié. Des atteintes rénales, et des atteintes directes ou indirectes du système nerveux central sont également citées comme séquelles du Covid-19, tout comme des sarcopénies, en d’autre termes des diminutions des capacités musculaires, « quasi constantes chez les malades immobilisés plusieurs semaines en soins intensifs ».

Les troubles complexes après la guérison.

L’Académie de médecine a également identifié un autre groupe de séquelles, qui inclut celui-ci des troubles complexes « mal étiquetés », survenant « quelques semaines après la guérison » et « dont l’origine et le devenir restent inconnus » :

On a pu constater que des malades apparemment sortis de l’épisode aigu nécessitaient une convalescence prolongée ou se plaignaient de nouveaux symptômes après une période de rémission.

Dans ces cas-là, « l’infection initiale a été souvent courte et a guéri spontanément », indique l’avis, précisant que « les troubles dont se plaignent ces sujets sont un malaise général, des douleurs musculaires, des arthralgies, de la fatigue au moindre effort physique ou intellectuel, une perte de la mémoire et, parfois, des accès de tachycardie. » Si ces troubles sont le plus souvent épisodiques, ils peuvent cependant avoir un caractère prolongé, et leur traitement est « difficile », à part « la prescription de paracétamol, le soutien psychologique et la correction d’une éventuelle dénutrition par un diététicien ».

Les séquelles psychiques

Enfin des séquelles psychiques sont à craindre, prévient aussi l’Académie de médecine. Chez les patients d’abord, en particulier ceux « intensément marqués » par un passage en réanimation avec ventilation assistée et sédation profonde. Mais aussi chez les soignants, quels qu’ils soient, qui ont été soumis à des horaires de travail prolongés associés à des responsabilités accrues, vu l’état préoccupant des patients traités, entraînant fatigue, anxiété et manque de sommeil. »

L’Académie de Médecine recommande de reprendre une activité sportive (marche à pied par exemple) et de rester vigilant au fonctionnement des organes souvent touchés (cœur, cerveau, muscle, etc), voire de bénéficier d'un suivi psychologique.




Abby Shelcore pour DayNewsWorld

LA STATUE D'UNE FEMME NOIRE

REMPLACE CELLE D'EDWARD COLSTON

MARCHAND D'ESCLAVES A BRISTOL

La statue d'un marchand d'esclaves déboulonnée début juin à Bristol (Royaume-Uni) a été remplacée à l'initiative d'un artiste, mercredi 15 juillet, par celle d'une jeune femme noire qui avait participé aux manifestation du mouvement Black Lives Matter.

Intitulée Une montée en puissance (A Surge of Power), la nouvelle sculpture réalisée par Marc Quinn a été installée sur le socle où se trouvait la statue d'Edward Colston par les équipes de l'artiste, sans en avertir la mairie de Bristol.

La grande pièce en acier noir représente Jen Reid, une manifestante qui avait été photographiée le poing levé sur le socle vide de l'ancienne statue de ce marchand d'esclaves de la fin du XVIIe siècle.

Cette sculpture, qui faisait controverse depuis des années, avait été déboulonnée puis jetée dans le fleuve début juin, lors de manifestations du mouvement Black Lives Matter ayant suivi le décès fin mai de George Floyd, un Américain noir tué par un policier.

Ces manifestations s'étaient accompagnées d'une série de dégradations de statues de personnalités contestées en raison de leur implication dans le commerce d'esclaves ou de leurs propos racistes.

Edward Colston, lui, s'est enrichi dans le commerce des esclaves. Il aurait vendu 100.000 esclaves d'Afrique de l'Ouest dans les Caraïbes et aux Amériques entre 1672 et 1689, avant d'utiliser sa fortune pour financer le développement de Bristol, ce qui lui a longtemps valu une réputation de philanthrope.

Le sort de la statue, repêchée depuis, n'avait pas été fixé. L'artiste Banksy, originaire de Bristol, avait proposé de la remettre sur son socle et d'y adjoindre des statues des manifestants la déboulonnant.

Le maire de la ville, Marvin Rees, avait, lui, promis de lancer une grande consultation démocratique à ce sujet.

Présente lors de la pose de la statue qui la représente, Jen Reid a jugé l'action « tout simplement incroyable » et « sacrément culottée ».

Cela va permettre de « poursuivre la conversation  sur le passé esclavagiste du Royaume-uni, a-t-elle déclaré au quotidien The Guardian (en anglais). « J' en avais déjà créé la statue lorsqu'elle s'est tenue sur le socle et a levé son bras en l'air. Nous l'avons cristallisée », a commenté Marc Quinn.

« Cette fièvre iconoclaste refleurit régulièrement, comme le marronnier. Les mêmes justiciers réclamaient les mêmes têtes - de bronze, de marbre - en août 2017, après l’attentat suprémaciste de Charlottesville », selon l'écrivain Nicolas Chaudun qui analysait ce phénomène dans une tribune du Figaro.




Boby Dean pour DayNewsWorld

INCENDIES DEVASTATEURS EN SIBERIE ET TEMPERATURES RECORD

Situation d'urgence en Sibérie où les incendies continuent de faire des ravages et les températures estivales atteignent des records, ont annoncé samedi les services russes chargés des forêts qui les combattent en ensemençant des nuages et en utilisant des explosifs.

La Sibérie connaît depuis janvier des températures anormalement élevées par endroits ce qui, combiné à un faible taux d'humidité du sol, a contribué à de nouveaux feux après ceux qui avaient dévasté la région l'été dernier, a noté cette semaine le service européen Copernicus sur le changement climatique.

Depuis mi-juin, le nombre comme l'intensité des incendies ont augmenté dans l'extrême Nord-Est de la Sibérie et dans une moindre mesure en Alaska, selon Copernicus, provoquant l'émission de 59 mégatonnes de CO2 dans l'atmosphère, un record pour ce mois depuis le début des mesures en 2003.

Le Service aérien de protection des forêts russe a indiqué qu'il luttait samedi contre 136 incendies sur 43.000 hectares, en utilisant des explosifs pour contenir les flammes et en tentant de déclencher la pluie avec l'ensemencement des nuages.

La plupart des foyers sont toutefois considérés comme trop éloignés et trop coûteux à traiter, avec actuellement 333.000 hectares en feu au total dans des zones où les efforts des pompiers ont été interrompus, précise-t-il. Ce chiffre s'inscrit toutefois en nette baisse par rapport à celui rapporté voilà une semaine par le service qui était de plus de deux millions d'hectares.

Depuis la mi-juin, les régions situées dans le Grand Nord et au delà du cercle arctique ont enregistré des records de température sans précédent. Les anti-cyclones sont bien plus fréquents et difficiles à prévoir, provoquant une hausse des températures et de l'ensoleillement, avait expliqué fin juin aux journalistes à Moscou Roman Vilfand, chef de l'agence météorologique russe. «C'est le principal problème et l'une des conséquences du changement climatique», avait-il estimé.

Des images satellites présentées samedi montrent que les principaux incendies sévissent toujours en Yakoutie (Sibérie orientale) qui borde l'océan Arctique. La région a déclaré l'état d'urgence le 2 juillet en raison des incendies.

Le service de contrôle des forêts de Greenpeace en Russie a déclaré samedi que 9,26 millions d'hectares au total, soit davantage que la superficie du Portugal, avaient été touchés par des incendies depuis le début de l'année.




Boby Dean pour DayNewsWorld

DES SOIREES COVID-19 D' ETUDIANTS

 AUX ETATS-UNIS

Des responsables de l’État de Washington, dans le nord-ouest des États-Unis, s’étaient inquiétés dès le mois de mai de l’apparition des « Covid party ».....

L’idée ?

Organiser des fêtes avec des personnes contaminées par le coronavirus, et d’autres pas… dans le but d’infecter les personnes non malades, en espérant qu’elles développent une forme d’immunité. Une très mauvaise idée, d’autant plus que l’immunité au Covid-19 fait débat parmi les scientifiques. Deux mois plus tard, nouvelle alerte. Cette fois en Alabama, dans le sud du pays.

« Cela n’a aucun sens »

C’est Sonya McKinstry, une conseillère municipale de la ville de Tuscaloosa, qui a tiré la sonnette d’alarme, au micro de la chaîne de télévision ABC News , comme l’a repéré 20Minutes.

Elle explique avoir pris connaissance, récemment, de l’organisation de « Covid parties » par des étudiants de la ville. « Ils mettent en place une cagnotte, et le premier qui est contaminé par le Covid-19 gagne l’argent, raconte-t-elle. Cela n’a aucun sens ».

De quoi susciter l’indignation des autorités locales alors que l’Etat d’Alabama est confronté à une flambée des hospitalisations, une quasi-pénurie de lits en réanimation et comptabilise plus 38.000 cas de coronavirus et 947 décès.

Et toutes les personnes contaminées par le coronavirus doivent se confiner, chez elles, pendant quatorze jours, au risque d’écoper une amende allant jusqu’à 500 dollars.




Britney Delsey pour DayNewsWorld

DES TERMES SUPPOSES RACISTES SUPRIMES

DANS LE MARKETING

L'actualité fait bouger la stratégie marketing des plus grands groupes. Le géant de l’industrie cosmétique L’Oréal a ainsi annoncé samedi 27 juin vouloir supprimer certains termes qui pourraient susciter des contestations. « Le groupe L'Oréal a décidé de retirer les mots blanc/blanchissant (white/whitening), clair (fair/fairness, light/lightening) de tous ses produits destinés à uniformiser la peau », indique le groupe français des cosmétiques dans un communiqué publié en anglais samedi.

Une décision prise à la suite de celle d’un de ses principaux concurrents, l’anglo-néerlandais Unilever dans un contexte mondial de manifestations anti-racistes. Aux Etats-Unis surtout, mais aussi en France, en Inde ou en Australie, les marques sont sous pression devant la colère exprimée depuis la mort fin mai de George Floyd, un Afro-Américain asphyxié par un policier blanc à Minneapolis.

« Le débat des dernières semaines a mis en évidence le fait que certains noms ou promesses figurant sur nos produits Neutrogena et Clean & Clear visant à réduire les taches, représentaient la blancheur ou la clarté comme étant meilleures que votre teint, unique », déplore le groupe américain Johnson and Johnson dans un communiqué cité le New York Times.

« Cela n'a jamais été notre intention : une peau en bonne santé, c'est ça une belle peau », ajoute Johnson and Johnson, en annonçant la fin de ses lignes Neutrogena Fine Fairness et Clear Fairness by Clean & Clear. Le géant américain a donc décidé de ne plus commercialiser de substances éclaircissantes conçues pour l'Asie et le Moyen-Orient. Il s'agit dorénavant de célébrer tous type de peaux.

Toujours est-il que ce marché des crèmes éclaircissantes est un marché en pleine expansion dans le monde, surtout sur le continent asiatique. Il a rapporté plus de 7 milliards d’euros en 2017 et devrait rapporter plus de 13,5 milliards d’euros en 2024 selon certaines estimations.

Nombre d’entreprises emboîtent le pas voulant à leur tour modifier une identité visuelle encore chargée de stéréotypes raciaux, à l’image d’Uncle Ben’s annonçant vouloir changer « d’identité visuelle, afin d’épouser les changements culturels et sociétaux ».

Le 20 juin 2020, Dreyer’s avait dévoilé vouloir changer le nom de son produit « Eskimo Pie », un bâton de glace vanille enrobée de chocolat, afin qu’il n’y ait plus de confusion possible.Quaker Oats (PepsiCo) a promis de retirer d'ici la fin de l'année sa Tante Jemima, une femme noire qui ornait depuis 130 ans son sirop d'érable et ses préparations pour pancakes. En Australie, les sucreries « Red Skins » (peaux rouges) et « Chicos », fabriquées depuis des décennies par le confiseur national Allen's, seront bientôt débaptisées, en raison des « connotations » de leurs noms, a promis Nestlé.

Le mouvement Black Lives Matter a amené à une prise de conscience salutaire.




Andrew Preston pour DayNewsWorld

ATTAQUE AU COUTEAU

A GLASGOW AU ROYAUME-UNI

Un grave incident s'est produit dans le centre-ville de Glasgow.

Les autorités évoquent une attaque au couteau qui a visé notamment un policier. L'assaillant a été abattu et la police juge la situation désormais sous contrôle.

Plusieurs personnes ont été hospitalisées.Le circonstances de cette attaque demeurent flous.

La police écossaise fait état de six blessés dont un policier. Ils ont été hospitalisé.

Les faits se sont produits à la hauteur d'un hôtel situé sur West George Street dans le centre-ville de Glasgow.

La Première ministre écossaise Nicola Sturgeon a appelé la population à rester à l'écart de la zone, évoquant des informations « épouvantables ».

Le Premier ministre britannique, Boris Johnson s'est dit « profondément attristé par le terrible incident de Glasgow ».

Ces faits interviennent moins d'une semaine après que trois hommes ont été mortellement poignardés samedi dernier à Reading, à l'ouest de Londres, faits dont la police antiterroriste a été saisie.




Carl Delsey pour DayNewsWorld

LES QUATRE VERITES DU PROFESSEUR RAOULT

Le professeur Didier Raoult, devenu l’une des personnalités « politiques » préférées des Français, a été auditionné pendant trois heures ce mercredi 24 juin par la commission d'enquête de l'Assemblée nationale sur le coronavirus. Cette commission est chargée d’étudier la généalogie de la crise sanitaire et les éventuelles failles de la réponse française à l’épidémie.

L'infectiologue marseillais n'a pas été tendre avec les autorités sur la gestion de la crise sanitaire et n'a pas hésité à pointer du doigt les conflits d'intérêts qui existent, selon lui, dans le monde de la recherche et.qui, auraient affaibli la riposte face au SARS-CoV-2. Il a reconnu cependant la « difficulté d’avoir une ligne continue quand les vents soufflent dans tous les sens ».

« J’étais un ovni, un extraterrestre »

Le principal promoteur de l’hydroxychloroquine en France a expliqué pourquoi il n’avait pas siégé au sein du conseil scientifique, installé par Macron en mars, pour l’aider dans sa prise de décision. « Je ne suis pas un homme de réunion, je suis un homme de données », a-t-il insisté, précisant qu’il n’était « pas d’accord » avec ce que le professeur Jean-François Delfraissy et son cénacle avaient préconisé pendant la crise.

«Les discussions qu’il y avait dans ce Conseil scientifique ne me concernaient pas. Moi je veux bien parler de science, je veux bien parler de médecine. Ce n’était pas à nous de nous prononcer sur le confinement», a-t-il expliqué. Seconde raison de son retrait: l’incompatibilité avec les autres membres. « J’étais un ovni, un extraterrestre », au milieu d’« une bande de types qui ont l’habitude de travailler entre eux », mais dont aucun « n’est expert des coronavirus », a-t-il argué.

Outre la stratégie du conseil, le professeur Raoult a aussi critiqué l'attitude de l'exécutif et du gouvernement, déclarant notamment qu'Olivier Véran avait « été mal entouré ». Pour rappel, le ministre de la Santé avait demandé à ce que soient revues les règles de prescription sur l'hydroxychloroquine après la publication de l'étude The Lancet, suggérant une inefficacité du traitement antipaludique voire une certaine nocivité.

Des «blaireaux dans leur terrier»

Il a été également particulièrement critique sur l'organisation du dépistage de la Covid-19 en France : «Je ne suis pas d’accord avec la décision qui a été prise de ne pas les généraliser. », a jugé le médecin. « L'idée qu'on ne pouvait pas faire les tests n'était pas vraie », a-t-il expliqué, assurant que la technique PCR (test réalisé à l'aide d'un écouvillon dans le nez) était un « examen extrêmement, simple, banal ». Selon ses dires, le couac se situe au niveau de l’organisation «totalement archaïque» et centralisée vers les centres nationaux de référence (CNR) trop peu partageurs de leurs prérogatives et de leurs machines. Les membres des CNR étant comparés à des «blaireaux dans leur terrier qui mordent si on s’en approche», a-t-il houspillé.

Des conflits d'intérêts dans la recherche selon Raoult

Autre critique directe concernant le traitement: Didier Raoult a toujours défendu le traitement à la chloroquine , et continue à le prescrire à ses patients à Marseille, alors que les hôpitaux n'ont plus le droit d'en administrer. «Je suis surpris que l’ordre des médecins ait accepté une chose pareille, a-t-il exprimé. C’est la responsabilité des médecins de faire pour le mieux, pour leur malade, en leur âme et conscience, compte tenu de leur état de connaissance. »

Pour l'infectiologue certains détracteurs de l'hydroxychloroquine seraient financièrement liés au laboratoire Gilead, principal producteur mondial de remdevisir, une des molécules concurrentes de l'hydroxychloroquine dans la liste des traitements pour guérir le coronavirus. « Il y a des enjeux que je n'ai jamais connus de ma carrière. Je sais que la FDA a commencé une enquête là-dessus », a-t-il asséné. » Et il a souligné la permanence de conflits d'intérêt de la part d'un membre du conseil scientifique, l'infectiologue de l'hôpital Bichat, Yazdan Yazdanpanah qui avait siégé au « Board des experts » de Gilead en avril 2016, sans préciser toutefois que la Haute autorité de santé déclasse les liens d'intérêt comme tels au bout de trois ans...

L'infectiologue marseillais, a assumé de nouveau son choix de n’avoir pas mis en place un protocole classique d’essai clinique randomisé en double aveugle, tout en condamnant au passage les études de très grande ampleur comme Recovery et consorts : «Moins il y a de gens quand c’est significatif, et plus c’est significatif. Tout essai qui comporte plus de 10 000 personnes est un essai qui cherche à démontrer des choses qui n’existent pas.» Il fustige les modèles des épidémiologistes « C'est une croyance aux mathématiques qui finit par être de la religion », assène-t-il ,rappelant que lui à Marseille soignait directement des patients. « Tout était bizarre dans cette maladie, mais il fallait l'étudier y compris pour comprendre le traitement », a-t-il expliqué.

Loin d'être un prophète...

Question santé publique, le professeur de renom a estimé être incompétent pour juger certains points. «La décision du confinement, comme la décision des masques dans la rue, ne reposent pas sur des données scientifiques établies, claires et démontrables, a-t-il justifié. Le confinement à la maison, je l’ai dit deux fois au Président, c’est un domaine politique qui m’échappe. Parce que c’est celui de la gestion de la population, de la crainte de la population, sur laquelle je me suis interdit d’avoir une opinion.» . L'Imperial College de Londres a estimé le 8 juin que le confinement avait permis de sauver 3,1 millions de vies dans les 11 principaux pays européens (dont la France fait partie).

Concernant le risque d’une seconde vague, l’expert a joué la carte de la prudence. «Parmi les hypothèses les plus plausibles, il y a l’hypothèse que cette maladie devienne une maladie saisonnière comme les autres coronavirus et l’hypothèse qu’elle disparaisse comme le Sras purement et simplement à la fin de l’épidémie», a-t-il rappelé.

Loin d’être un «prophète», Didier Raoult s’est dit «ignorant comme tout le monde».




Joanne Courbet pour DayNewsWorld

CORONAVIRUS

 LE RISQUE D'UNE SECONDE VAGUE EXISTE

La commission d’enquête parlementaire sur la gestion de la crise sanitaire a interrogé, ce jeudi 18 juin, quatre membres du conseil scientifique, dont le professeur Jean-François Delfraissy, président du Conseil scientifique.

Voici un florilège de réponses sans langue de bois aux questions des députés.

Le confinement était-il nécessaire ?

« Nous n’avions pas le choix de le faire », explique l’épidémiologiste Arnaud Fontanet,compte tenu de l’arrivée de nombreux malades en réanimation, avec des pathologies sévères.

 « Ce confinement a permis aux régions qui n’étaient pas touchées de ne pas l’être. Ce fut un choix payant. »

La fermeture des écoles était-elle justifiée ?

Pour demander leur fermeture, les scientifiques se sont basés sur leur expérience de la grippe saisonnière, avec des écoles sources importantes de transmission du virus. «En fin de compte, au fil des informations recueillies sur le Covid-19, les données sont rassurantes dans les écoles primaires.

Les enfants sont peu contagieux entre eux et pour les enseignants. Même si le risque zéro n’existe pas », indique Arnaud Fontanet. Ce dernier, par contre, se veut moins optimiste pour les collégiens et les lycéens.

Les masques sont-ils nécessaires ?

La réponse des scientifiques est unanime. C’est évidemment oui !

La transmission du virus peut se faire par des personnes asymptomatiques.

Les malades peuvent émettre une quantité importante de virus par la parole. « Nous avons aussi découvert, même si ce n’est heureusement pas fréquent, que le virus peut rester douze heures en suspension dans l’air, notamment dans des endroits confinés », poursuit Arnaud Fontanet.

Pourquoi des dépistages tardifs ?

Dès la mi-janvier, un test virologique a été mis au point par l’institut Pasteur. « C’est le meilleur qui existe » souligne Bruno Lina, professeur de virologie. « Mais comme la demande a explosé un peu partout, nous nous sommes heurtés à un problème d’approvisionnement en matériels, d’écouvillons notamment, pour pouvoir tester en nombre important ».

Vers une seconde vague ?

Compte tenu de l’étendue de l’épidémie dans l’hémisphère Sud (notamment en Amérique latine), le conseil scientifique estime que le risque d’une seconde vague épidémique en France, en octobre-novembre-décembre, doit être considéré.

« Il faut s’y préparer dès maintenant. Elle pourrait être plus importante que la première. »




Boby Dean pour DayNewsWorld

97 MORTS DANS LE CRASH D'UN AIRBUS

 AU PAKISTAN

Un avion de la compagnie Pakistan international Airlines (PIA) avec une centaine de personnes à bord s'est écrasé ce vendredi à Karachi, la capitale du Sud, alors qu'il s'approchait de l'aéroport pour y atterrir.

Au moins 97 personnes sont mortes dans le crash, survenu vendredi, de l'Airbus A320 sur un quartier résidentiel de Karachi, la grande ville du sud du Pakistan, selon un bilan rendu public samedi 23 mai 2020 par les autorités locales.

Ces dernières ont également fait état de deux survivants, a indiqué l'autorité de l'aviation pakistanaise. On ignore si la catastrophe a fait aussi des victimes au sol.

Les circonstances du crash encore floues

L'appareil en provenance de Lahore transportait 99 personnes (91 passagers et 8 membres d'équipage), a indiqué samedi un porte-parole de la compagnie aérienne, rectifiant un premier décompte qui faisait état de seulement 98 occupants. Parmi les deux miraculés du crash figure Zafar Masud, le président de la Bank of Punjab, une des plus importantes banques du Pakistan, a précisé le président de PIA.

Les opérations de sauvetage ont pris fin samedi à l'aube. Les circonstances du drame sont encore floues. D'après le PDG de la compagnie, l'appareil se trouvait « en approche finale » de l'aéroport de Karachi quand un incident est survenu. « La dernière fois que nous avons eu des nouvelles du pilote, il a indiqué qu'il avait un problème technique », a raconté ce responsable. « On lui a dit (...) que deux pistes étaient prêtes pour l'atterrissage, mais il a décidé de remettre les gaz »." D'après le ministre de l'Intérieur pakistanais, le pilote avait indiqué avoir « perdu un moteur » puis lancé « un appel de détresse ».

Un bilan mitigé en matière de sécurité aérienne

La catastrophe survient quelques jours seulement après que le pays a autorisé la reprise des vols commerciaux internes. Pendant plus d'un mois, les liaisons domestiques avaient été suspendues pour éviter une propagation du nouveau coronavirus. De très rares vols internationaux avaient été maintenus.

Le Pakistan a un bilan mitigé en matière de sécurité aérienne, de fréquents crashs d'avions et d'hélicoptères civils et militaires s'étant produits au fil des ans.




Paul Emison pour DayNewsWorld

QUEL LIEN ENTRE LE SYNDROME DE KAWASAKI

 ET LE CORONAVIRUS

Depuis le 1er mars, 125 cas de formes atypiques du syndrome de Kawasaki ont été recensés en France.

« Un garçon âgé de 9 ans, présentant une comorbidité surdéveloppementale, est décédé dans un tableau d’inflammation systémique avec myocardite », a précisé Santé publique France dans son bulletin hebdomadaire, jeudi 14 mai 2020.

Plus de la moitié des cas (58 %) ont été rapportés par la région Ile-de-France. Des syndromes similaires ont été retrouvés chez des enfants de 8 ans d’âge moyen. en Italie, en Espagne, en Suisse, en Angleterre ou aux Etats-Unis.

Qu’est ce que la maladie de Kawasaki ?

La maladie de Kawasaki est une pathologie infantile encore peu connue des médecins.

Les symptômes sont une altération importante de l’état général, une fièvre, une conjonctivite, des lèvres sèches, une éruption ressemblant à la scarlatine, de gros ganglions dans le cou, sans être présents en même temps.

Tous ces enfants et adolescents ont un gros syndrome inflammatoire.

Un nombre inattendu d’enfants ont été ou sont hospitalisés dans les services de réanimation pédiatrique pour des formes atypiques du syndrome de Kawasaki (maladie inflammatoire de type vascularite), dont plus de la moitié avec une myocardite aiguë (inflammation du myocarde, principal muscle du cœur), la plupart sans facteurs de risque identifiés.

A l’instar des cas relevés au Royaume-Uni et ailleurs, une majorité de ces enfants ou adolescents sont originaires d’Afrique, des Antilles ou d’Afrique du Nord, évoquant une piste génétique probable, notent les médecins.

Quel lien avec le coronavirus ?

Plus de la moitié des cas de Kawasaki ont été testés positifs au Covid-19, et « le lien au virus était probable » chez 12 % des jeunes patients car ils avaient été en contact avec un sujet positif ou avaient eu un scanner qui évoquait le Covid-19. Tous ont eu une forme peu ou pas symptomatique du Covid-19 auparavant.

« Le lien entre ces syndromes hyperinflammatoires et le Covid-19 a été établi », nous explique le professeur Alexandre Belot, rhumato-pédiatre à l’hôpital Femme-mère-enfant de Lyon L’agence sanitaire estime que chez les enfants touchés, cette maladie survient « dans un délai moyen (…) de quatre semaines après l’infection » par le coronavirus. Autrement dit, la maladie de Kawasaki serait une réaction au coronavirus développé par certains enfants, plusieurs semaines après la contamination.

Pour expliquer ces symptômes, atypiques, « deux hypothèses sont explorées : la piste génétique associée à une réponse immunitaire excessive qui conduit à l’inflammation et la piste du pathogène en étudiant les souches virales identifiées dans les cas de Kawasaki », poursuit le chercheur.

Ces cas restent toutefois très rares au regard de la population pédiatrique.




Alyson Braxton pour DayNewsWorld

LA COURSE AU VACCIN CONTRE LE CORONAVIRUS ATTISE LES TENSIONS

La solution que tous attendent est un vaccin contre le virus, apparu en décembre en Chine. Au vu des efforts déployés, il pourrait être disponible dans un an, a estimé jeudi l’Agence européenne du Médicament (EMA).

Une perspective «optimiste», a nuancé Marco Cavaleri, directeur de la stratégie à l’EMA, dont le siège est à La Haye.

Plus de 100 projets ont été lancés dans le monde et une dizaine d’essais cliniques sont en cours pour tenter de trouver un remède contre la maladie, qui a fait 300’140 morts et contaminé 4’403’714 personnes sur la planète, selon un nouveau bilan.

Mais le sujet aiguise les convoitises et les rivalités d'autant que selon l' OMS le  virus pourrait bien ne jamais disparaitre.

Le géant pharmaceutique français Sanofi a d'ailleurs provoqué l’indignation en Europe en annonçant qu’il distribuerait un éventuel vaccin en priorité aux États-Unis, qui ont investi 30 millions de dollars (29,20 millions de francs) pour soutenir ses recherches.

« Premier arrivé, premier servi » : l’adage sied assez bien au président Trump, fortement soupçonné de vouloir appliquer sa doctrine « America First » au vaccin contre le Covid-19, sur lequel plusieurs laboratoires pharmaceutiques travaillent d’arrache-pied.

«Bien d’utilité publique»

Au président français Emmanuel Macron alors de s' offusquer et de réclamer qu’un vaccin ne soit pas soumis «aux lois du marché» tandis qu’un porte-parole de la Commission européenne a estimé: il «doit être un bien d’utilité publique et son accès doit être équitable et universel».

Un vaccin ou un traitement contre le Covid-19 devrait même être fourni «gratuitement à tous», insistent plus de 140 personnalités, dont le président sud-africain Cyril Ramaphosa et le Premier ministre pakistanais Imran Khan dans une lettre ouverte.

Mais qu’avait dit exactement Paul Hudson ?

Que les Etats-Unis « avaient droit à la plus grosse commande [de vaccins] parce qu’ils ont investi dans la prise de risque ». En effet, l’Etat fédéral américain, au travers d’une structure dévolue à la lutte contre le bioterrorisme et les pandémies, l’Autorité de développement et de recherche avancée biomédicale (Barda), a investi 1 milliard de dollars dans un partenariat public-privé avec plusieurs laboratoires travaillant sur des vaccins contre le Covid-19, dont la multinationale Sanofi.

Le patron de Sanofi a aussi rappelé qu’il avait, en vain, fait campagne à Bruxelles pour que l’Union européenne crée l’équivalent du Barda américain. Or c’est bien là que se situe la question essentielle : l’Europe découvre douloureusement, à la faveur de cette pandémie, qu’elle ne s’est pas donné les instruments de la souveraineté.

L’Europe est largement dépendante de l’extérieur et doit repenser sa sécurité sanitaire et, tout court son indépendance stratégique...




Jaimie Potts pour DayNewsWorld

MALTRAITANCE

UN ENFANT MEURT TOUS LES QUATRE JOURS

TUE PAR SA FAMILLE

Quatre-vingts mineurs ont perdu la vie en 2018 en France après des violences exercées par un de leurs parents, soit 13 de plus qu'en 2017, selon le rapport annuel 2019 de l'Observatoire national de la protection de l'enfance (ONPE), publié mardi 12 mai..

Ces chiffres, dont la publication annuelle est devenue une obligation en 2017, sont néanmoins « à interpréter avec précaution puisqu'ils ne révèlent qu'une partie du phénomène, celle portée à la connaissance des services de sécurité, laissant présager une possible sous-estimation »QUATRE, précise l'ONPE dans son rapport.

En ajoutant les enfants tués par une personne extérieure à la famille, ce sont près de 122 victimes d'infanticide qui ont été recensées en 2018, précise ce rapport.Cela représente presque 10 % du nombre total d'homicides en France.

Parmi les 80 enfants décédés dans un cadre intrafamilial, c'est-à-dire que l'auteur du meurtre est un parent (père, mère, beau-parent, grand-parent, oncle, tante, fratrie, etc.), 55 étaient âgés de 0 à 4 ans, 14 de 5 à 9 ans, huit de 10 à 14 ans, et trois de 15 à 17 ans.

Les filles davantage victimes

Les victimes étaient majoritairement des filles : 44 contre 36 garçons, est-il détaillé dans cette publication qui s'appuie sur les données d'activité des services de police et gendarmerie, centralisées par le Service statistique ministériel de la sécurité intérieure.

Pour enrayer le phénomène et mieux lutter contre les meurtres d'enfants par leurs parents ou leur proche famille, un rapport a été remis au gouvernement en 2019 qui formule plusieurs recommandations : mieux repérer les signaux d'alerte, renforcer la formation des professionnels, éviter la déperdition des informations, etc.

Des progrès à faire dans l'éducation et la justice

Le rapport suggère de mettre en place dans chaque département une commission d'experts qui serait chargée d'examiner a posteriori les cas de décès, afin d'analyser « ce qu'il s'est passé, ce qui aurait pu être fait différemment et comment les situations similaires peuvent être identifiées et prévenues ».

« Dans bon nombre de situations, la maltraitance, ou son risque, aurait pu être détectée si l'on avait rapproché plusieurs signaux d'alerte visibles pour en faire la synthèse », observent les auteurs de ce rapport, élaboré par les inspections générales des affaires sociales (Igas), de la justice (IGJ) et de l'éducation (IGAENR).

En se penchant d'une part sur les 363 meurtres d'enfants commis « en milieu intrafamilial » sur la période 2012-2016, et d'autre part sur 45 dossiers judiciaires précis, les auteurs soulignent « l'impérative nécessité de mieux organiser l'échange des informations au sein de chaque service médico-social, de l'Éducation nationale, de la police ou de la justice et entre ces services ».




Emily Jackson pour DayNewsWorld

SORTIR DE SA BULLE APRES LE DECONFINEMENT

Avec le déconfinement, une société entière va progressivement sortir de sa bulle. Un réveil en mode Belle au Bois dormant. où le monde d’avant ne sera pas totalement oublié, mais où de nouveaux codes régiront nos comportements.

Le déconfinement s’organise. Et, à l’image de ces rescapés du Covid tirés de leur coma artificiel, le retour à la vie "normale" ne se fera pas sans mal. Pas uniquement pour les plus anxieux d’entre nous.

Enfants, adolescents, télétravailleurs, chômeurs temporaires, indépendants à l’arrêt, tout le monde va devoir franchir à nouveau le pas de sa porte tôt le matin. Affronter le monde extérieur, la lumière, la foule, les bouchons, la course aux activités. Un monde extérieur où rôdera toujours la maladie, ce Covid pas encore éradiqué, et contre lequel aucun vaccin ne nous protège encore.

Dans quel état d’esprit se fera ce déconfinement ?

On pourrait le résumer par un cocktail émotionnel fait de bonheur de retrouver les proches et une vie sociale, assorti d’une certaine anxiété face à la maladie, de perplexité face à un monde où les visages, en rue, dans les magasins, à l’école, au travail, seront masqués.

De jugement parfois, face à des comportements issus du passé qui ne choquaient alors personne. Une plongée dans un nouveau monde. Un brin incertain et insécurisant. L’inconnu.

le monde va devoir franchir à nouveau le pas de sa porte tôt le matin. Affronter le monde extérieur, la lumière, la foule, les bouchons, la course aux activités. Un monde extérieur où rôdera toujours la maladie, ce Covid pas encore éradiqué, et contre lequel aucun vaccin ne nous protège encore.

Il nous faudra rebondir, et nous ajuster face à une société qui ne sera vraisemblablement plus celle que l’on a connue avant le 16 mars. Une société où le port du masque sera, si pas obligatoire, fortement conseillé. Une société où la distanciation sociale restera la norme qui régira nos rapports aux autres. Au travail, à l’école, dans la rue. Pas éternellement, mais sans doute encore pour longtemps.

Face au confinement, comme au déconfinement, on comprend vite que nous ne sommes pas tous logés à la même enseigne. Et que les sentiments seront aussi nombreux et différents qu’il y a de vécus variés. Si le changement qu’a imposé l’entrée en confinement ne s’est pas fait sans mal. de nouvelles habitudes se sont installées .

Chez beaucoup, une nouvelle routine s’est mise en place, faite de petits rituels immuables (promenade du soir, apéros virtuels, applaudissements de 20h…), seules échappatoires dans une liberté mise sous cloche.

Certains ont aussi le sentiment d’avoir trouvé un confort dans une vie plus calme.Certains ont redécouvert le plaisir de faire du pain, faire du sport, ou du télétravail. Repartir dans la routine d’avant, c’est les tirer d’un monde qu’ils se sont construit, et dans lequel ils se rendent compte qu’ils ne sont pas si mal.

En sortant de cette bulle, il faudra reconstruire à nouveau, et probablement autrement d'autant que le climat très anxiogène créé par une société où tout le monde portera des masques en mode survie va instiller une impression de dangerosité du monde.




Kelly Donaldson pour DayNewsWorld

REORGANISER APRES LE CONFINEMENT

Le confinement imposé par le coronavirus n’est pas une partie de plaisir, tout le monde en convient. profondément. En même temps, il nous force à tester d’autres manières de vivre et de travailler.

Et si, une fois déconfinés, on en gardait les bons côtés ?

Si tout ne va pas changer après la crise puisque le changement demande l' effort de sortir de notre zone de confort et l’être humain revient très vite dans sa zone de confort. On ne va pas changer du tout au tout, par contre des tendances vont s’accélérer. Que changerons-nous, une fois déconfinés ?

L'organisation du travail

C’est l’évidence, l’organisation du travail a été bousculée comme rarement : 37% des salariés du secteur privé télétravaillent actuellement. Avant la crise, il y avait encore beaucoup de réticences par rapport au travail à distance, du côté des syndicats comme du côté des managers. Or aujourd’hui, avec le confinement, la tendance s'est inversée. Un équilibre a été trouvé selon l’activité des personnes et du type de management.

On peut ainsi vivre et travailler mieux, avec moins de temps perdu, moins de stress.dans les embouteillages, la gestion des relations humaines

Le homeworking massif du moment aura des suites.Ceux qui le pratiquaient déjà avant l’ont testé à temps plein et ceux qui n’en voulaient pas ont bien été obligés de le faire et y ont peut-être trouvé un intérêt. Celui par exemple de ne plus assister à des réunions qui ne servent à rien …pour ne privilégier que les vraies réunions, stratégiques, celles où la présence est nécessaire. Pourquoi faire un aller-retour à Barcelone dans la journée pour deux heures de réunion, si la vidéoconférence permet de l’éviter.Poursuivons sur le terrain des déplacements

Réorganisation des transports

On a vu l’effet bénéfique du télétravail sur le trafic (moins de temps perdu, moins de pollution), mais on se déplacera encore.On évitera , cela ne fait aucun doute, le plus possible les transports publics au bénéfice de la voiture, du vélo ou encore, de la marche. Tout dépendra de la réaction des autorités publiques.qui pourra penser à un réaménagement de l’espace public en donnant plus de place aux piétons et aux cyclistes (de quoi assurer la distanciation sociale pour ces modes . Ainsi de la ville de Milan qui touchée en plein cœur par le coronavirus, a décidé d' élargir des trottoirs et de transformer 35 km de routes en pistes cyclables.

L'organisation de la journée

Pour faciliter la distanciation physique entre déconfinés, on peut aussi décoincer l’organisation de nos journées. Pourquoi les entreprises et écoles démarrent-elles toutes en même temps alors qu' en étalant le début des activités on réduit les pics d’affluence dans les transports en commun et sur la route. Les expériences de bureaux du temps menées dans plusieurs villes d’Europe montrent qu’il y a moyen de fluidifier les rythmes d’une population dans un espace géographique donné. L’après-crise devrait nous rendre plus souples dans l'organisation des rythmes d'une journée.

La relocalisation d'entreprises

Décentraliser, déconcentrer, relocaliser. Avec la limitation des déplacements et le blocage de nombreuses chaînes d’approvisionnement, les circuits courts ont la cote. Pour autant, ne misons pas tout sur le local.  Car, le jour où arrive une catastrophe comme une grande sécheresse par exemple, scénario probable, on sera bien démuni avec un circuit court. Il faut donc garder le sens de l’équilibre en.gardant un lien avec une production agricole qui ne se limite pas au terroir

La crise a montré également que lorsqu’une entreprise concentre sa production dans des pays lointains à faible coût de main-d’œuvre, pour soigner sa propre rentabilité, elle fait en réalité courir un risque à la collectivité. L'exemple des masques de protection et des médicaments le montre . Lorsque les chaînes d’approvisionnement, longues et sophistiquées, se grippent, tout le monde en fait les frais. Il va donc falloir relocaliser certaines filières stratégiques des produits pharmaceutiques aux produits alimentaires.

La prise en compte de l'écologie

La question du climat devrait également revenir en force à l’agenda après la crise du coronavirus. Avec la mise à l’arrêt de l’économie, on a pu observer l’impact sur le climat . Ainsi réduire la dépendance énergétique en développant les énergies renouvelables, génère des effets positifs, sur la santé et le climat , mais aussi sur notre tissu industriel puisque cela crée de l’activité intérieure.Passer à une économie carbone neutre s'avère des plus nécessaires malgré le coût. Aussi l’État français a-t-il conditionné son aide à Air France à des objectifs climatiques.

Alors que la crise de 2008,a été juguler en sauver l’économie gardant par la même le système tel quel, aujourd'hui, face à la crise sanitaire, l' Etat cherche un meilleur équilibre entre l’économie, le social et l’écologie..




Garett Skyport pour DayNewsWorld

LE TOCILIZUMAB UN REMEDE CONTRE LE CORONAVIRUS ?

Une note d'espoir sur le front de la recherche ?

Alors que les essais cliniques se sont multipliés en France et dans le monde l’Assistance publique-hôpitaux de Paris (AP-HP) a décidé de rendre publics les résultats préliminaires d’une étude.

Depuis le début de l'épidémie, les médecins observent chez certains patients atteints par le virus une brusque aggravation de leur état après plusieurs jours, un phénomène probablement lié à une réaction immunitaire excessive de l'organisme. Cette hyper-inflammation, aussi appelée « orage cytokinique », peut leur être fatale.

Un phénomène parfois foudroyant, comme chez cet homme, hospitalisé pour cause de Covid-19, qui venait d’échanger un SMS avec ses proches pour dire qu’il se sentait mieux quand, d’un coup, il n’est plus parvenu à respirer

Un essai clinique

Pour ces cas graves, le tocilizumab suscite un certain espoir. Dans le cadre d'un essai clinique, ce traitement a réduit « significativement » la proportion de patients ayant dû être transférés en réanimation ou décédés, par rapport à ceux ayant reçu un traitement standard, a indiqué lundi l'Assistance publique-hôpitaux de Paris (AP-HP).

Ces premières conclusions montrent l' efficacité d’un médicament, nommé tocilizumab (Actemra ou RoActemra), pour éviter une réaction exagérée du système immunitaire baptisée « orage de cytokine » chez certains patients graves du Covid-19. Ce médicament pourrait réussir à empêcher cet orage inflammatoire qui survient environ entre le 8e et le 10e jour de l’infection et qui aggrave l’état respiratoire des patients.

Il s’agit du « premier essai comparatif par tirage au sort » qui fait la « démonstration d’un bénéfice clinique » de ce traitement chez des malades Covid souffrant d’une infection sévère.

Ces résultats doiv