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NOUS DEVASTERONS LA TURQUIE ECONOMIQUEMENT OU LA DIPLOMATIE DU TWEET DE DONALD TRUMP

Le président des Etats-Unis, Donald Trump, a menacé la Turquie dimanche 13 janvier d'une catastrophe économique en cas d’attaque contre les Kurdes après le prochain retrait des troupes américaines de Syrie. « Nous dévasterons la Turquie économiquement si elle attaque les Kurdes », a tweeté Donald Trump. L’annonce en décembre du retrait des militaires états-uniens déployés en Syrie pour combattre l’EI a fragilisé la situation des combattants kurdes qui ont lutté aux côtés des Etats-Unis contre l’organisation Etat islamique (EI).

En effet le président turc, Recep Tayyip Erdogan, n'a jamais caché sa volonté de combattre les Kurdes, membres de la milice Unités de protection du peuple (YPG). La Turquie les considère comme des « terroristes » en raison de leurs liens présumés avec le Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) qui livre une guérilla sur le territoire turc depuis 1984. Elle craint la formation, à ses portes, d'un État kurde à même de raviver les velléités séparatistes des Kurdes de Turquie.

Pas étonnant qu'Ankara ait répliqué vertement au tweet de Donald Trump en soulignant que la Turquie attendait que les Etats-Unis honorent leur partenariat. « Mr@realDonaldTrump, c’est une erreur fatale d’assimiler les Kurdes de Syrie au PKK [le Parti des travailleurs du Kurdistan], qui est sur la liste américaine des organisations terroristes, et à sa branche syrienne du PYD [Parti de l’union démocratique]-YPG [Unités de protection du peuple], écrit sur Twitter le porte-parole de la présidence turque Ibrahim Kalin.

La Turquie se bat contre les terroristes, pas contre les Kurdes. »« Les terroristes ne peuvent pas être vos partenaires et vos alliés. La Turquie attend des Etats-Unis qu’ils honorent notre partenariat stratégique et ne veut pas qu’il soit occulté par de la propagande terroriste », a-t-il ajouté.

Donald Trump, qui n'a pas donné de calendrier précis pour le retrait des 2000 soldats américains de Syrie, a de son côté demandé aux Kurdes de « ne pas provoquer la Turquie ». Il a également appelé à la création d'une « zone de sécurité » de 30 kilomètres, sans plus de précisions sur sa localisation ou sur son financement.

«La Russie, l'Iran et la Syrie ont été les plus grands bénéficiaires de la politique américaine de long terme de destruction du groupe État islamique en Syrie - des ennemis naturels. Nous en bénéficions aussi mais il est temps maintenant de faire rentrer nos troupes à la maison.

Stop aux GUERRES SANS FIN.» a conclu le président américain.

Joanne Courbet pour DayNewsWorld