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DISCOURS DE DONALD TRUMP SUR L'ETAT DE L'UNION

Face au Congrès réuni au grand complet, le président américain Donald Trump s’est posé mardi en rassembleur malgré les fortes tensions politiques entre démocrates et républicains.

Il s’est tout de même montré combatif sur l’immigration ou les investigations relatives à sa campagne de 2016. Pour ce traditionnel discours en prime time sur l’état de l’Union, le président américain a lancé un appel au compromis. « Le programme que je vais présenter ce soir n’est ni républicain, ni démocrate.

C’est celui du peuple américain », a-t-il déclaré, portant son emblématique cravate rouge, devant plus de 500 élus, dont de nombreuses femmes démocrates vêtues de blanc, en hommage au centenaire du mouvement des suffragettes.

«  Ensemble, nous pouvons mettre fin à des décennies de blocage politique, guérir les blessures anciennes, construire de nouvelles coalitions, esquisser de nouvelles solutions », a-t-il ajouté.

Le mur à la frontière avec le Mexique « sera construit »

Donald Trump ne renonce pas pour autant à sa promesse de construire un mur à la frontière avec le Mexique, projet décrié par l’opposition démocrate et à l’origine du « shutdown » le plus long de l’histoire américaine. « Je vais le faire construire », a martelé Donald Trump à propos.

« Les murs, ça marche et les murs sauvent des vies », a poursuivi le locataire de la Maison Blanche qui a cependant renoncé à décréter l’état d’urgence nationale l'’autorisant à financer le mur sans l’accord du Congrès. A la place, il a exhorté démocrates comme républicains à trouver un compromis d’ici au 15 février.

« Par le passé, la plupart des gens dans cette pièce ont voté pour un mur, mais le mur adéquat n’a jamais été construit.

Je le ferai construire », a-t-il annoncé. Les murs « fonctionnent et sauvent des vies, alors travaillons ensemble, trouvons un compromis et un accord », a-t-il précisé, ajoutant qu’il avait fait parvenir au Congrès une proposition allant « dans le sens de tous », comprenant notamment une « nouvelle barrière physique » à la frontière sud.

.Le chapitre consacré à la politique étrangère lui a valu des applaudissements inégaux dans son camp tant certaines de ses décisions suscitent un malaise. Le Sénat a approuvé lundi soir à une très large majorité un amendement critiquant sa décision de retirer les troupes américaines de Syrie et d’Afghanistan, pays à propos duquel il a évoqué des discussions « constructives » avec les talibans.

Rencontre avec Kim Jong-un fin février au Vietnam

Le président américain a aussi profité de ce rendez-vous pour annoncer le lieu et la date de son prochain sommet avec le dirigeant nord-coréen, Kim Jong-un, qui se déroulera les 27 et 28 février au Vietnam afin de poursuivre les négociations sur le désarmement nucléaire de la Corée du Nord.

« Dans le cadre de notre diplomatie audacieuse, nous continuons notre effort historique pour la paix dans la péninsule coréenne », a-t-il déclaré

Donald Trump s’est félicité des progrès accomplis depuis la détente entamée l’année dernière, assurant que s’il n’avait pas été élu président, les États-Unis seraient « maintenant dans une guerre majeure avec la Corée du Nord ». « Nos otages sont revenus à la maison, les essais nucléaires ont cessé et il n’y a pas eu de lancement de missiles depuis 15 mois », a dit Donald Trump.

Trump avertit la Chine : « le vol d’emplois des Américains, c’est fini »

Une nouvelle fois, il a averti la Chine qu’elle ne pourrait plus « voler les emplois et la richesse des Américains » et exigé des « changements structurels » de Pékin pour mettre fin à ses pratiques commerciales « injustes ».

« J’ai beaucoup de respect pour le président Xi et nous travaillons à un nouvel accord commercial avec la Chine, mais il doit inclure des changements structurels réels pour mettre fin aux pratiques commerciales injustes, réduire notre déficit chronique et protéger les emplois américains », a lancé le président américain, qui a déclenché une véritable guerre commerciale contre la Chine pour l’amener à la table des négociations.

Enfin, il a aussi assuré les Vénézuéliens du soutien américain dans leur « quête de liberté ». Les Etats-Unis, ainsi qu’une quarantaine d’autres pays, ont reconnu l’opposant vénézuélien Juan Guaido comme président par intérim et seule autorité légitime à Caracas.

Mettre fin à l’épidémie de sida aux États-Unis en dix ans

Evoquant les questions de santé, il a insisté sur la baisse du prix de médicaments et a fixé comme objectif aux élus du Congrès de dégager les moyens nécessaires contre le sida. « Mon budget demandera aux démocrates et aux républicains de dégager les moyens nécessaires pour éliminer l’épidémie de VIH aux Etats-Unis d’ici dix ans.

Ensemble, nous vaincrons le sida en Amérique et au-delà », a-t-il déclaré. Une annonce accueillie positivement par les associations et les experts et qui rappelle la proposition, lancée au même endroit en 2003 par George W. Bush, du programme Pepfar contre le sida dans le monde.

A vingt et un mois de la prochaine élection présidentielle, où il entend briguer un second mandat, le 45e président des Etats-Unis a conclu son discours sur une note consensuelle qui tranche avec ses discours habituels.

« Nous devons choisir si nous nous définissons par nos différences ou si nous avons l’audace de les transcender. »

Britney Delsey pour DayNewsWorld