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APRES LE RETRAIT DE JACOD ZUMA DU POUVOIR L'AFRIQUE DU SUD VA-T-ELLE POUVOIR RESSUSCITER ?

Après des semaines de tractations, le président sud-africain, Jacob Zuma, empêtré dans des scandales de corruption, a finalement annoncé, mercredi 14 février, sa démission avec « effet immédiat ». Zuma démissionne donc sous la pression de son parti l'ANC.(le Congrès national africain),

Ce départ survient après une longue guerre de tranchées, notamment avec le vice-président, Cyril Ramaphosa, devenu président du parti au pouvoir, l’ANC  en décembre 2017. Le pouvoir de Jacob Zuma a commencé à vaciller depuis l'élection, en décembre, à la tête de l'ANC du vice-président Cyril Ramaphosa, qui avait axé sa campagne sur la lutte contre la corruption .

Son parti le Congrès national africain (ANC),était pressé de tourner la page de son règne de neuf ans terni par les scandales de corruption et le menaçait d'un vote de défiance au Parlement.

C’est l’épilogue d’une guerre féroce entre clans de l’ANC. Il a été destitué comme il avait destitué son prédécesseur . Mais Jacob Zuma est hors du commun.

Son nom complet a été son programme, Jacob Gedle-yilekisa Zuma, ça veut dire "celui qui rigole en vous faisant mal". Ses huit femmes pourraient témoigner qu’il a respecté la consigne. A la prison de Robben Island, où il a passé dix ans, personne n’a jamais demandé à lui rendre visite.

"J'ai décidé de démissionner du poste de président de la République avec effet immédiat, même si je suis en désaccord avec la direction de mon organisation", a déclaré Zuma lors d'une allocution retransmise en direct à la télévision. "J'ai servi le peuple d'Afrique du Sud de mon mieux", a-t-il ajouté .

Après des semaines de vives tensions qui ont souligné les fractures qui traversent ses rangs, l'ANC a accueilli la démission du chef de l'Etat avec le plus grand de soulagement. "Nous avons dû rappeler un dirigeant du mouvement qui a servi notre mouvement pendant plus de soixante ans, ce n'est pas une mince affaire." a confié une de ses responsables, Jessie Duarte.

Le président sud-africain était devenu un personnage encombrant, éclaboussé qu'il était par les scandales de corruption à un an des élections.

L'ANC a aussi annoncé que Cyril Ramaphosa a été élu, 'ce jeudi, par le Parlement pour succéder à Jacob Zuma. Sitôt investi, il doit prononcer le discours sur l'état de la nation .

A l'opposition d'applaudir des deux mains l'annonce de la démission de celui qu'elle avait surnommé « le délinquant » Zuma. "M. Zuma a fait beaucoup de mal à notre pays (...). Sous son règne, la corruption a fleuri au point de presque détruire notre pays", a déclaré Mmusi Maimane, le chef de l'Alliance démocratique (DA). Ces dernières années, ses députés avait déposé huit motions de défiance, barrées par la majorité absolue de l'ANC.

La police a mené mercredi sa première opération contre jusque-là l' intouchable famille indienne Gupta, au cœur des scandales qui impliquent le président et a arrêté cinq personnes dans le cadre de l'enquête sur les détournements de fonds publics, a indiqué l'unité d'élite de la police sud-africaine (Hawks). .

.Ramaphosa est devenu le président de la République par intérim dès la démission de Jacob Zuma. Le Parlement vient de l''élire formellement à ce poste.Vingt ans après avoir été désigné comme son dauphin par Nelson Mandela, le millionnaire Cyril Ramaphosa succéde à Jacob Zuma à la tête de l’Afrique du Sud, en tant que président intérimaire.

Les milieux d’affaires attendent tout de lui. Il est lui même devenu un homme d’affaire et un oligarque de l’ANC faisant sa fortune -estimée à 420 millions d'euros- avec la discrimination positive dans l’industrie.

A un peu plus d'un an des élections générales, la tâche du futur président Cyril Ramaphosa s'annonce rude.

Incarnant l’aile sociale-démocrate de l’ANC Cyril Ramaphosa doit remettre le parti en ordre de marche, mais aussi l’économie. La croissance est atone, le chômage et les manœuvres politiques de son prédécesseur ont durablement miné la confiance des principaux acteurs économiques.

Le géant économique de l’Afrique riche grâce à son sous-sol reste une puissance émergente, mais en panne, la croissance atone, le chômage massif avoisinant les 28 %. Corruption à tous les étages, pénurie, violence, inégalités extrêmes, gabegie. Un exemple significatif: la région du Cap vient d’être déclarée en situation de catastrophe naturelle alors que le sous- sol regorge d’eau douce mais les puits, les forages, les barrages ont été négligés...

Le président Cyril Ramaphosa, âgé de 65 ans, faisant de la lutte anti-corruption son cheval de bataille pourra-t-il inverser la tendance ?

Andrew Preston pour Day News World

ASTROLOGIE CHINOISE POUR LE NOUVEL AN

Vendredi 16 février c'est le nouvel an chinois. En astrologie chinoise cette année c'est l'année du chien de terre.

En effet dans l'astrologie chinoise il y a 12 signes mais ce sont des animaux. La légende dit que Bouddha convia pour le nouvel an tous les animaux de son royaume. Pour des raisons inconnues il n'y a eu que 12 animaux qui se sont rendus à la fête. Dans l'ordre d'arrivée ce fut le rat qui s'y rendit en premier puis le buffle,le tigre,le lapin,le dragon, le serpent le cheval, la chèvre, le singe, le Coq le chien et enfin le cochon.

Pour les remercier Bouddha décida de leur consacrer chacun une année lunaire qui détermine les qualités et les défauts de chaque animal. À partir de ce jour chaque enfant né est  associé à une année lunaire à un animal.

Cette année le 18 février sera l'année du chien.

À partir de cette date nous profiterons tous d'une année qui alliera honnêteté et pragmatisme ,et les personnes qui apprécient la mode seront sûrement ravis car cette année pourrait apporter des choses positives dans ce domaine. De plus cette année devrait nous amener de réels progrès dans le domaine de la science et de la médecine.

Les personnes qui sont du signe chien sont des perfectionnistes, généralement ils soignent leur apparence, ce sont des observateurs du monde. Ils sont francs et directs et du coup il attend la même chose des autres. Côté cœur on dit que le chien est une personne attentionnée qu'il aime débuter une relation amoureuse puis que cela devienne une passion pour pouvoir durer. Ils feront tout pour rendre heureux l'être aimé. Point de vue financier le chien sera toujours se débrouiller et arrivera donc à subvenir à ses besoins.

Quelques personnalités du signe chien: Brigitte Bardot, Elvis Presley, Benjamin Franklin, Vladimir Lénine, Youri Gagarine, Sophia Loren.

Ce que vous apportera l'année du chien par rapport à votre signe :

Pour le rat cette année sera positive pour vous.

Pour le buffle prudence mais réussite à la fin.

Les tigres vos projets aboutiront année très favorable.

Lapin l'année n'est ni défavorable ni favorable attention au point de vue professionnel.

Dragon s'entend pas très bien avec le chien d'où rien à attendre.

Serpent l'année sera extrêmement positive.

Cheval cette année va vous permettre de prendre du bon temps.

Chèvre une année très positive.

Singe vos efforts seront enfin récompensés.

Coq cette année vous donnera l'occasion de prendre les bonnes décisions.

Chien c'est votre année que dire de plus.

Cochon cette année est celle de l'accomplissement pour vous.

Voilà alors vive l'année des WafWaf.

Mia Kennedy pour Day News World

AUX JEUX OLYMPIQUES LA PETITE SOEUR DE KIM JONG-UN EN OPERATION DE SEDUCTION

Kim Jong-un a rencontré lundi la délégation nord-coréenne à son retour à Pyongyang, affirmant qu’il était important d’entretenir « le climat chaleureux de dialogue », selon l’agence de presse officielle KCNA.

La petite sœur de Kim Jong-Un, figure féminine plus influente de la hiérarchie politique de ce pays reclus gère l'image de son frère.

Notons qu'elle entretient un lien d'autant plus spécial avec le numéro un qu'elle partage avec lui la même mère, l'ancienne danseuse Ko Yong Hui.

Kim Yo-yong faisait partie de la délégation officielle qui s’est rendue en Corée du Sud ce week-end pour le début des Jeux olympiques d’hiver de Pyeongchang.

Elle a remis samedi au président sud-coréen, Moon Jae-in, de la part de son frère une invitation à un sommet à Pyongyang. Le président sud-coréen n’a pas immédiatement accepté, expliquant que « les bonnes conditions » devraient être réunies.

Souriante auprès du président sud-coréen elle n'a pas manqué d'assister à la cérémonie d'ouverture, d'applaudir à tout rompre le défilé des athlètes des deux Corées réunis sous un même drapeau.

Moon Jae-in, le président sud-coréen, l'a accompagnée dans plusieurs déplacements, dont un concert mélangeant prestation d'un orchestre nord-coréen et de groupes de K-Pop.

Plus tôt dans la journée, elle a eu un entretien avec le Premier ministre sud-coréen Lee Nak-yeon, à Séoul.

Samedi, elle est venue apporter son soutien à l'équipe féminine unifiée de hockey sur glace, athlètes nord et sud-coréennes jouant ensemble.

M. Kim a déclaré qu’il était important de continuer à entretenir « le climat chaleureux de réconciliation et de dialogue » né des JO.Le dirigeant nord-coréen a donné des instructions en vue de « mesures pratiques » permettant de garder cet élan, selon KCNA,mais on n'en connait pas la teneur.

Cette « détente » pourra-t-elle demeurer après les Jeux olympiques et paralympiques, quand Séoul et Washington lanceront de vastes exercices militaires conjoint comme chaque année ?

Des relations le temps d'une trêve olympique des plus apaisées.

Joanne Courbet pour Day News World

UN PLAN DE RENOVATION DE 1500 MILLIARDS

POUR LES INFRASTRUCTURES

Le président Donald Trump a dévoilé son plan pour rénover les routes et ponts vieillissants des Etats-Unis.

Avant même son arrivée à la Maison Blanche, Donald Trump avait fait une priorité de la rénovation de ces infrastructures. La rénovation a été chiffrée à 1500 milliards de dollars.

Construites pour la plupart entre les années 1950 et 1970, les autoroutes, routes, ponts, voies ferrées, aéroports et autres infrastructures sont en très mauvais état, «en décrépitude» aux dires du président américain, faute d'avoir été entretenues et modernisées au fil du temps.

Des lignes de chemin de fer sont aussi hors d’âge et le métro new yorkais ne vaut guère mieux. L’actualité de ces mois a d'ailleurs été marquée par de nombreux accidents ferroviaires, notamment des déraillements de train.

Et souvenons-nous en décembre dernier, une gigantesque panne d’électricité a paralysé l’aéroport d’Atlanta, le plus fréquenté du monde. L’association des ingénieurs américains dresse d’ailleurs un tableau très noir de la situation. Selon cette organisation, plus de 50 000 ponts aux États-Unis sont en très mauvais état. Ray LaHood, un républicain, ancien secrétaire aux Transports du président Obama, affirme que les Etats-Unis,  pendant un temps au premier rang mondial en termes d'infrastructures, sont tombés à la 28e place.

«On est vraiment en retard, on est à la traîne des autres pays», a reconnu Donald Trump, reprochant la détérioration des équipements à l'administration Obama comme à celle de George W. Bush.

De plus il veut utiliser l'argent consacré à la coopération internationale pour rénover les infrastructures américaines vieillissantes en utilisant notamment des ressources financières que les Etats-Unis consacraient jusqu'à présent à la coopération internationale, au Moyen-Orient entre autres.

«Cela va être une grande semaine pour les infrastructures. Après avoir bêtement dépensé 7000 milliards de dollars au Moyen-Orient, il est maintenant temps d'investir dans notre pays», a affirmé le président républicain dans un tweet lundi.«On essaye de construire des routes et de réparer des ponts qui s'écroulent. Et on a du mal à trouver l'argent. C'est dingue. 7000 milliards de dollars au Moyen-Orient et la région est bien pire que quand on y est entrés il y a 17 ans. Triste situation», a ajouté M. Trump en présentant ce plan lundi.

Son allusion aux coupes dans l'aide internationale au profit d'investissements dans les infrastructures rappelle les souhaits de certains élus, comme le sénateur Rand Paul qui avait récemment suggéré de réduire l'aide au Pakistan pour financer les infrastructures.

L’État fédéral compte mettre sur la table quelque 200 milliards de dollars. Il espère convaincre les les États, ainsi que les investisseurs privés de financer le reste de la facture, soit 1 300 autres milliards nécessaires pour la rénovation des infrastructures du pays.

Il compte surtout sur les investisseurs privés et les États pour le gros de la facture. La question sera de savoir comment les Etats, les collectivités locales et le secteur privé vont être incités à apporter le reste des financements.

L'administration Trump compte utiliser les 200 milliards comme effet de levier en fournissant des garanties d'emprunt, des prêts directs et autres mesures incitatives dans le cadre de programmes tels que le TIFIA pour les infrastructures de transport (Transportation Infrastructure Finance and Innovation).

«Les Etats devront le faire eux-mêmes si on ne le fait pas mais j'aimerais bien aider les Etats», a encore expliqué M. Trump.

Pour encourager l'investissement local, Donald Trump a insisté sur l'allègement des régulations et des procédures de permis de construire. Au lieu de 10 ans pour obtenir un permis de construire il n'en faudra plus que deux. «On ne peut pas vous donner l'argent si vous mettez 15 ans à avoir un permis. Alors on veut que cela avance et on va travailler sur les procédures de permis», notamment «d'un point de vue environnemental», a-t-il promis.

De plus l'administration Trump parie sur un principe de réalité pour convaincre les Etats, gouvernements locaux, entreprises privées et même usagers de mettre la main au portefeuille: le vieillissement des infrastructures coûte cher à l'économie américaine.

Si ce plan d’investissement voit le jour, ce serait la programmation la plus ambitieuse depuis la création du réseau des autoroutes inter-États par le président Eisenhower au milieu des années 1950.

 

 

Joanne Courbet pour Day News World

 

ESCALADE DE VIOLENCE ENTRE

ISRAEL ET L'AXE SYRIE-IRAN-HEZBOLLAH

La plus sérieuse confrontation entre intérêts israéliens et iraniens en Syrie a eu lieu, samedi10 février, en deux phases.

Selon le lieutenant-colonel Jonathan Conricus, un drone iranien a été abattu samedi matin en territoire israélien. Plusieurs chasseurs ont alors décollé pour frapper en territoire syrien. À l'issue de cette riposte, la défense antiaérienne syrienne a procédé à des dizaines de tirs en direction des avions de chasse israéliens et l'un d'entre eux s'est par la suite écrasé en territoire israélien. La réponse à ces tirs donnée par chef d'état major des armées israélien, Gadi Eizenkot : Israel a alors massivement bombardé des «cibles iraniennes» sur le territoire syrien.

Samedi, l'État hébreu a donc mené plusieurs attaques aériennes sur le sol syrien, contre des cibles militaires locales, mais aussi contre des positions iraniennes. Il a perdu l' un de ses appareils F-6 au cours de l'opération. Le pilote de ce F-16 et son co-pilote se sont éjectés et ont été conduits à l'hôpital de Haïfa. L'un d'entre eux est grièvement blessé.

Au total, ce sont 12 sites (4 iraniens et 8 syriens) qui ont été frappés dans la région de Palmyre. Ces frappes israéliennes en Syrie sont les plus importantes depuis 1982.

Selon le directeur de l'Observatoire syrien des droits de l'homme  Rami Abdel Rahmane, les raids israéliens ont notamment visé des cibles dans l'est de la province de Homs (Centre), dans une région où sont présents, a-t-il dit, des forces iraniennes et des membres du Hezbollah libanais pro-iranien, une autre bête noire d'Israël.

Cet escalade  a été provoquée avant l'aube par l'intrusion dans l'espace aérien israélien d'un drone iranien lancé de Syrie, selon l'armée israélienne.

L'intrusion du drone sur le plateau du Golan constitue «la violation la plus flagrante et la plus grave de la souveraineté israélienne de la part de l'Iran ces dernières années, c'est pourquoi la riposte israélienne est aussi forte», a indiqué le lieutenant-colonel Conricus.

Le pouvoir syrien, en permettant à l'Iran d'opérer à partir de son territoire, et les autorités iraniennes «jouent avec le feu», a prévenu le lieutenant-colonel Conricus. «Nous ne cherchons pas l'escalade, mais nous sommes prêts pour différents scénarios», et «à faire payer cher» de tels actes.

A noter qu'une forte tension règne depuis plusieurs semaines à la frontière nord d'Israël. En visite mercredi sur le plateau du Golan, Benyamin Nétanyahou a prévenu qu'il ne laisserait pas l'Iran, soutien militaire de Bachar el-Assad, ni établir une implantation militaire durable sur le territoire syrien ni menacer la souveraineté israélienne le long du plateau du Golan. «Nous sommes préparés pour tous les scénarios, a-t-il déclaré, et je ne conseille à personne de tester notre détermination.»

Les stratèges israéliens redoutent plus que tout une implantation durable de la République islamique à sa frontière nord.

.L'Iran accuse Israël de « mensonges » et défend la riposte syrienne.

Les États-Unis ont apporté leur soutien à Israël après les frappes aériennes menées par l'armée israélienne en Syrie contre des cibles militaires présentées comme syriennes, mais également iraniennes. « Les États-Unis sont vivement préoccupés par l'escalade de la violence à la frontière d'Israël et soutiennent fermement le droit souverain d'Israël à se défendre », a expliqué le département d'État dans un communiqué et dénonçent également « les activités nuisibles de l'Iran dans la région ».

Les forces alliées du régime syrien, à savoir le Hezbollah, autre soutien de Bachar el-Assad, l'Iran et la Russie, ont nié de leur côté toute violation de l'espace aérien israélien par un drone, dans un communiqué de leur commandement conjoint. Aucun drone n'a pénétré dans « l'espace aérien de la Palestine occupée », a affirmé ce commandement conjoint pour les opérations en Syrie, dénonçant les « mensonges » de l'État hébreu.

Damas parle de «nouvelle agression israélienne» comme justification à sa réplique. «L'ennemi israélien a repris ses agressions sur certaines positions militaires et notre défense aérienne lui a répondu et a repoussé l'agression», a déclaré une source militaire syrienne dans un communiqué.

La Russie, alliée du régime syrien a appelé de son côté samedi toutes les parties à la «retenue» tout en considérant comme «absolument inacceptable» de mettre en danger la vie de soldats russes présents en Syrie.

Il faut savoir qu' Israël et la Syrie sont officiellement en guerre depuis des dizaines d'années et que la tension entre les deux belligérants est d'autant plus vive que trois des ennemis d'Israël opèrent sur le théâtre syrien : le régime lui-même, le Hezbollah et l'Iran.

Joanne Courbet pour Day News World

MORT DE MARGOT DUHALDE PREMIERE FEMME PILOTE DES FORCES FRANCAISE LIBRES

Margot Duhalde Sotomayor est morte le 5 février 2018 à Santiago du Chili. Elle avait 97 ans.

Les autorités chiliennes, qui n’ont pas précisé la cause exacte de son décès, ont rendu, par la voix de leur Présidente, Michèle Bachelet, un vibrant hommage au courage de cette femme qui fut une pionnière de l’aviation chilienne.

Margot Duhalde est née le 12 décembre 1920 à Rio Bueno (Chili) au sein d’une famille paysanne d’origine Basque.

La passion de l’aviation sera le moteur de Margot Duhalde qui selon sa mère aurait dit « avion » avant de dire « maman » .

Margot Duhalde aurait elle même confié l’année dernière à l’AFP « qu’aussi loin qu’elle s’en souvienne, elle avait toujours voulu voler ».

A 16 ans, elle parvient à convaincre ses parents de la laisser partir pour Santiago où elle compte apprendre à voler.

Il y a un aéroclub à Santiago. Elle ne reçoit cependant pas l’accueil qu’elle escomptait dans cet aéroclub à  qui, au demeurant elle a caché son astigmatie. Elle  rencontre au sein de l’aéroclub,  César Copetta, un français expatrié qui fut le premier à avoir piloté un aéroplane au Chili.

A l’aube des années 1940, Margot Duhalde qui a 20 ans, ne compte que 50 heures de vol à son actif. Qu’importe, la guerre fait rage sur le Vieux Continent et elle souhaite rejoindre les Forces Françaises Libres du Général de Gaulle à Londres. Elle embarque à bord d’un bateau à Buenos Aires et rallie Liverpool.

En Angleterre, elle connait une nouvelle déception :

les Forces Aériennes Libres (FALP) refusent de l’admettre dans une unité de pilotes de combat.Peu importe, une fois de plus !

Elle se soumet dès son arrivée aux formations de pilotage des avions de combat ce qui lui permet d’être affectée à l’Air Transport Auxiliary (ATA) une unité chargée de convoyer des avions neufs ou réparés pour le compte de la Royal Air Forces (RAF).

Elle s’intègre rapidement dans le cœur de mission de l’ATA « pour dégager très vite les usines de leurs machines, afin qu’elles ne restent pas exposées aux bombardements des allemands ».

Pour ces missions de convoyage, les pilotes ne recevaient qu’une formation théorique préalable sur les avions qui devaient leur être confiées… à eux ensuite de se débrouiller seul en vol, uniquement avec les indications données par des manuels techniques.

Dans ce contexte difficile, elle aura pris les commandes plus 1500 fois, soit d’appareils britanniques soit d’appareils américains de tous type : chasseurs, bombardiers, avions de transport ou d’instruction….. des Spitfire, des Hurrican, des Forteresses volantes, des bi-plans etc…

 

Elle fut la seule pilote militaire française ayant opéré en tant que Ferry Pilot (voir Revue Historique des Armées / Femmes et pilotes militaires dans l’Armée de l’Air) pendant la Guerre de 1939-1945.

Margot Duhalde retourne au Chili au lendemain de la Guerre, après avoir accumulé non seulement des heures de vol mais aussi des accidents (une dizaine).

Forte de son expérience, elle s’engage au sein de la compagnie aérienne Lipa-Sur puis dans les Forces Aériennes Chilienne-FACH) où elle obtient le grade de Commandant.

Quelle personnalité !

Margot Duhalde fut brillante et aux yeux de certains trop méconnue.

La Royal Air Force a exhumé récemment son carnet de vol (Pilot Flying Log Book) qui contient la description de ses actes héroïques.Margot Duhalde a fit preuve pendant toute sa vie de beaucoup de courage pour réaliser, en tout premier lieu, son rêve, puis ensuite pour combattre les stéréotypes et ouvrir la voie aux autres.

Pour Michèle Bachelet, « Margot Duhalde  a prouvé dans ce monde d’hommes qu’il n’y a rien d’impossible pour les femmes » ce que l’intéressée décrivait de son coté ainsi :

« les hommes disaient toujours que les femmes n’allaient pas être capables de piloter, mais ils devaient ensuite, ravaler leur fierté, parce qu’en réalité nous volions aussi bien qu’eux ». (Interview 2017).

Margot Duhalde aura été une incroyable petite femme, qui malgré les moqueries dont elle fut parfois l‘objet a su tracer sa vie au cordeau et jouer un rôle essentielle dans la société occidentale sur la deuxième partie du XXème siècle, et le début du XXIème siècle. Margot Duhalde a eu une fille.

En 2006, Margot Duhalde a été élevée au grade de Commandeur de la Légion d’Honneur. Elle aura aussi été décorée de la légion d’honneur au Chili et en Angleterre.

Margot Duhalde a réuni toute sa vie le charme, le patriotisme et le courage. Nos respects posthumes, Colonel !

Clara Mitchell pour Day News World

OUVERTURE DES JEUX OLYMPIQUES J-1

ET LES DEUX COREES

A la veille de l'ouverture officielle des Jeux olympiques, la Corée du Nord organise un défilé militaire

La Corée du Nord a déjà fait savoir jeudi qu'elle voulait aucunement rencontrer les représentants des Etats-Unis pendant les JO.De plus elle a a organisé un défilé militaire à Pyongyang pour célébrer le 70e anniversaire de son armée, a annoncé, jeudi 8 février, une source gouvernementale sud-coréenne.

Cette célébration intervient à la veille de la cérémonie d'ouverture des Jeux olympiques en Corée du Sud. Une fois de plus Pyongyang souffle le chaud et le froid alors qu'elle a tendu la main à Séoul pour les JO .

froid alors qu'elle a tendu la main à Séoul pour les JO . En effet les délégations de Corée du Sud et de Corée du Nord se présenteront ensemble lors de la cérémonie d'ouverture, sous un même drapeau présentant la péninsule coréenne unie. Ce dernier représente, sur fond blanc, la silhouette bleu ciel de la péninsule coréenne, sans démarcation aucune entre les deux pays.

Un défilé commun des délégations de la Corée du Nord et la Corée du Sud qui représente une avancée diplomatique importante pour les deux pays.

De plus la sœur cadette du dirigeant nord-coréen, chargée de la propagande et très influente au sein du régime, fait partie de la délégation. Elle arrivera ce vendredi en Corée du Sud et sera reçue par le président sud-coréen ce samedi.

Le 20 janvier, le Comité international olympique accorde le droit à la Corée du Nord de présenter également des athlètes en ski de fond, en patinage de vitesse sur piste courte, et en ski alpin1.La Corée du Nord a échoué lors des qualifications, mais l'accord établi mi-janvier prévoit que des hockeyeuses nord-coréennes rejoignent l'équipe féminine qualifiée par la Corée du Sud, pour constituer une équipe coréenne conjointe11. Douze Nord-Coréennes se joignent à l'équipe de vingt-trois Sud-Coréennes, le coach sud-coréen s'engageant à ce qu'au moins trois joueuses nord-coréennes soient incluses dans l'équipe déployée pour les matchs.

L'équipe de hockey aura pour code olympique les lettres COR (contre KOR pour la Corée du Sud dans les autres disciplines, et PRK pour la Corée du Nord dans les autres disciplines). En cas de médaille pour cette équipe de hockey, le drapeau de l'unification coréenne et l'hymne Arirang seront utilisés.

Les délégations de Corée du Sud et de Corée du Nord se présenteront ensemble lors de la cérémonie d'ouverture, sous un même drapeau présentant la péninsule coréenne unie. Mais il risque de réveiller des tensions entre le pays hôte et son voisin japonais. Tokyo s'est ému, lundi, de la présence sur le drapeau de la Corée unifiée

Les deux Corées, qui alignent également une équipe commune en hockey sur glace féminin, défileront sous un même drapeau, déjà utilisé pour d'autres compétitions sportives.

Joanne Courbet pour Day News World

UNE CENTAINE DE DJIHADISTES FRANCAIS

AUX MAINS DES KURDES

 

Les autorités de la région autonome kurde d’Irak détiendrait environ 4 000 djihadistes du groupe Etat islamique, dont dont une centaine de djihadistes français de l’organisation Etat islamique (EI) .

Ces derniers sont détenus en Syrie par les Kurdes, a affirmé mercredi 7 février sur BFM-TV Jean-Yves Le Drian

Il s'est montré très clair dans l'attitude de la France à l'égard de ces derniers. Ils seront « jugés par les autorités judiciaires locales ».

Le ministre des affaires étrangères a été catégorique : « Ils ne seront pas rapatriés en France dans la mesure où ce sont des combattants – donc ce sont des ennemis, c’est vrai pour l’Irak, c’est vrai pour la Syrie – qui ont combattu des citoyens de Syrie, qui ont combattu des Turcs, qui ont violé, qui ont fait des actes de barbarie. »

Du moment où le procès a lieu dans un Etat de droit aucune raison d'intervenir.

Par contre en cas de condamnation à la peine capitale la France interviendra en essayant de négocier. La ministre de la Justice Nicole Belloubet avait déjà déclaré que le gouvernement français « interviendrait » si des djihadistes français détenus en Irak ou en Syrie étaient condamnés à mort. Il pourrait notamment s'agir de « négocier avec l'État en question », avait-elle déclaré tout en soulignant que ce serait « un traitement au cas par cas ».

« Notre consul vérifie s’ils sont bien traités, si les droits fondamentaux sont respectés. Ensuite, il y aura procès par les autorités irakiennes. La peine de mort existe en Irak, elle existe dans d’autres pays du monde. Dans ces cas-là, la France fait savoir sa position. Je vais me rendre bientôt en Irak et je le ferai savoir moi-même. » a ajouté le chef de la diplomatie française . "Ce sont des combattants. Ils sont français mais ce sont nos ennemis. La conclusion c’est qu’ils seront jugés par ceux qu’ils ont combattus", affirme Jean-Yves Le Drian.

Seuls les enfants de six familles détenues pourraient être éventuellement rapatriés en vue d'une déradicalisation ? Possible ???

De son côté le gouvernement fédéral de Bagdad lesquelles détiendraient environ 20 000 suspects djihadistes, a demandé à plusieurs reprises aux autorités kurdes de lui remettre ces détenus.

Kelly Donaldson pour Day News World

CHAOS POLITIQUE AUX MALDIVES OU

L'ETAT D'URGENCE EST DECRETE

« J’étais dans l’obligation de déclarer l’état d’urgence car il n’y avait aucun autre moyen d’enquêter sur ces juges. Nous devions d’abord suspendre leur autorité et leur immunité. Car nous devions découvrir jusqu’où va la conspiration ou le coup d’Etat »

Le Président des Maldives Abdulla Yameen a décrété l’état d’urgence lundi 5 février pour quinze jours dénonçant une conspiration contre lui. Il a fait arrêter le lendemain deux juges de la Cour suprême pour « corruption » par des policiers, et un ancien président ex-autocrate Maumoon Abdul Gayoom, demi-frère du président Yameen.

Depuis son élection controversée à la tête du pays en 2013, le président Abdulla Yameen mène une intense répression contre les dissidents politiques de cet archipel, emprisonnés ou exilés.

A l’opposition de demander ce mardi 6 février l’aide de l’Inde et des Etats-Unis pour « évincer » le président.

Les raisons de la crise :

Le président de la Cour suprême, Abdulla Saeed a infligé un camouflet au régime en cassant les condamnations de neuf opposants éminents. La Cour suprême a justifié son annulation des condamnations des neuf opposants en arguant que celles-ci étaient d’une « nature contestable et politiquement motivées », et elle a ordonné la tenue de nouveaux procès. De plus la haute juridiction a ordonné la réintégration de douze députés démis de leurs mandats pour avoir fait défection du parti présidentiel. L'arrêt permettait ainsi théoriquement à l'opposition de retrouver la majorité absolue au parlement. Lui serait alors permis de renverser le gouvernement et le président.

C'est la raison pour laquelle le Président actuel Abdulla Yameen a refusé d’exécuter l’arrêt de la Cour et de libérer les prisonniers politiques incarcérés.

Selon lui, le président de la Cour suprême œuvrait à le destituer.

L'ex- Président âgé de 80 ans, M. Gayoom, a lui aussi été arrêté . Il dirigea le pays d’une main de fer pendant trente ans, jusqu’aux premières élections démocratiques, en 2008. Il est passé dans l'opposition mais ne comprend pas son arrestation. « Je n’ai rien fait pour être arrêté », a déclaré M. Gayoom dans un message vidéo à ses partisans publié sur Twitter, juste avant son arrestation.

« Je vous demande de rester fermes et déterminés également. Nous n’abandonnerons pas le travail de réforme que nous menons. » , poursuit-il

A un autre ancien Président dans l'opposition Mohamed Nasheed en exil en Angleterre de déclarer.« Le président Yameen a illégalement déclaré la loi martiale et s’est emparé de l’Etat. Nous devons l’évincer du pouvoir. Le peuple des Maldives a une requête légitime envers les gouvernements du monde, notamment l’Inde et les Etats-Unis », a déclaré l’ex-président Mohamed Nasheed dans un communiqué. Il avait été condamné en 2015 à treize ans de prison pour « terrorisme » et incarcéré avant de rejoindre le Royaume-Unis pour raison médicale et fait partie de la liste des condamnations cassée par la Cour de justice.

L’ancien chef de l’Etat exilé a réclamé une intervention militaire indienne et un blocage financier américain.

L’Inde est déjà intervenue militairement aux Maldives comme en 1988 dans le cadre de l’« opération Cactus » elle avait dépêché des troupes pour faire échouer une tentative de coup d’Etat contre M. Gayoom.

L’opposition a par ailleurs demandé que Washington « s’assure que les institutions financières américaines interrompent toutes les transactions en dollars des responsables du régime aux Maldives ».

Il faut savoir que la décision de la Cour a, en principe, libéré la voie à une candidature de M. Nasheed à la présidentielle.

qui doit se tenir cette année alors qu'il avait été défait en 2013 dans des circonstance troubles. Ce dernier a déjà annoncé sa candidature.

Face à cette situation politique agitée nombre de pays ont déconseillé à leurs ressortissants de se rendre en voyage touristique dans l’archipel de 340 000 habitants à majorité sunnite , pays aux plages paradisiaques de sable blanc et aux mers turquoise de l’océan Indien.

Le pays sombre dans une misère sociale qui forme un terreau pour l'islam radical. Le tourisme de luxe, première ressource économique, pourra-t-il sauver les Maldives ?

Joanne Courbet pour Day News World

ANEANTISSEMENT DE L'HUMANITE PAR

WASHINGTON SELON L'IRAN

Washington menacerait d'«anéantir l'humanité» . L'’Iran a commenté la nouvelle doctrine nucléaire publiée le 2 février par les États-Unis. Selon le ministre iranien des Affaires étrangères, l’humanité est au seuil de sa disparition,a déclaré samedi soir le ministre iranien des Affaires étrangères Mohammad Javad Zarif.

«La Revue de la posture nucléaire des États-Unis reflète leur dépendance croissante aux armes nucléaires ce qui constitue une violation du Traité sur la non-prolifération des armes nucléaires (TNP). Rien d’étonnant que l’horloge de l’Apocalypse soit dans la position la plus dangereuse depuis 1953», a indiqué M.Zarif sur Twitter.

​Le Pentagone s'est dit préoccupé par le développement des forces nucléaires russes, tout en citant également la Corée du Nord, l'Iran et la Chine comme autres menaces potentielles.

la Défense chinoise réplique à cette nouvelle doctrine nucléaire américaine qui prévoit l'augmentation des dépenses pour la modernisation de l'arsenal nucléaire des États-Unis et le développement des éléments de leur triade nucléaire c-a-d:

1° Les missiles intercontinentaux,

2°Les sous-marins

3° les bombardiers stratégiques

Tout en affirmant leur attachement à l'idée d'une réduction de leurs forces nucléaires, les États-Unis ont qualifié l'accord de l'Onu sur l'abolition de ces armes comme n'étant pas conforme à l'ordre du jour actuel.

Pour Moscou la doctrine américaine revêt un caractère de confrontation. Parallèlement Pékin a déclaré l exagération de Washington face à la menace du potentiel nucléaire chinois

Cette annonce fait craindre aux experts une relance de la prolifération et un risque plus élevé de conflit nucléaire

Surtout qu' aujourd'hui la quasi totalité des États de la planète adhère au TNP signé en 1968 et entré en vigueur deux ans plus tard.

Conclu en juillet 2015 après dix ans de tension entre la communauté internationale et la République islamique autour du programme nucléaire controversé de Téhéran, voilà que Donald Trump remet en cause l'accord international sur le nucléaire iranien en menaçant de s'en retirer.

Les défenseurs du texte, en particulier les Européens, assurent que cet accord est le meilleur moyen de faire en sorte que l'Iran ne se dote pas de l'arme atomique.

« Regardez comment les États-Unis menacent avec insolence la Russie avec de nouvelles armes atomiques [...] Dans ces conditions une nation peut-elle dire que nous sommes en période de paix et que nous n'avons pas besoin de capacité défensive », a déclaré le président iranien lors d'un discours télévisé.

Joanne Courbet pour Day News World

PIRATERIE DANS LE GOLFE DE GUINEE

Dans un rapport publié en janvier, le Bureau maritime international on apprend que les attaques de navire en mer sont au plus bas depuis 22 ans mais en augmentation dans certains pays comme les Philippines ou stables près de certaines côtes d'Afrique :

180 attaques ont été recensées en 2017, le plus bas niveau depuis 1995, après 191 incidents en 2016 selon le BMI. Le Golfe de Guinée reste en 2017 un point chaud de la piraterie maritime

C'est précisément dans ce Golfe qu'un pétrolier avec un équipage indien de 22 membres est porté disparu , ont annoncé ce dimanche 4 février les autorités indiennes..

Sur 16 incidents où des bateaux ont essuyé des tirs à travers le monde, sept ont été recensés dans cette région, selon le Bureau maritime nationa.I. Dix prises d'otages de 65 membres d'équipages au total ont été perpétrées dans les eaux au large du Nigeria.

Avant sa disparition jeudi 1er février, le MT Marine Express, mouillait dans le port de Cotonou, au Bénin. Le vaisseau était affrété par la compagnie hongkongaise Anglo-Eastern et transportait 13.500 tonnes de pétrole

.«Les autorités ont été alertées et réagissent. Notre priorité première est la sécurité de l'équipage, dont les familles ont été contactées», précise l'Anglo-Eastern sur Twitter.

En janvier, un autre navire, le MT Barret, s’était volatilisé au large des côtes du Bénin dont les membres de l'équipage en majorité indiens avaient été relâchés contre une rançon.

Les eaux au large de la Somalie restent elles aussi dangereuses, avec neuf incidents constatés l'an passé, contre deux en 2016. L'opération européenne Atalante de sécurisation du trafic dans les eaux somaliennes a été prolongée jusqu'au 31 décembre 2018.

Andrew Preston pour Day News World

ATTAQUE KAMIKAZE CONTRE

L'ACADEMIE MILTAIRE EN AFGHANISTAN

L'attaque contre l'Académie militaire a été menée par au moins cinq insurgés lundi à l’aube et a fait cinq morts et une dizaine de blessés parmi les soldats . « Deux kamikazes se sont fait exploser, deux ont été tués par nos forces et un a été arrêté vivant. (…) Les forces afghanes ont saisi un lance-roquettes, deux [fusils d’assaut] Kalachnikov et un gilet explosif »,selon le porte-parole du ministère de la Défense, le général Dawlat Waziri.

Aux alentours de 5 heures locales des tirs de roquettes et l'explosion d'un kamikaze ainsi que des tirs d'armes automatiques et de grenades ont assailli le bataillon posté à l'entrée du bâtiment. . « Les assaillants ont voulu entrer dans le bataillon" », a indiqué le général Waziri. «L'attaque est terminée», a-t-il ajouté.

Une attaque en octobre dernier avait déjà visé l'Académie Marshall Fahim, avec un bilan de quinze morts. Un kamikaze avait surgi et s'était lancé contre un minibus ramenant les jeunes recrues chez elles.

Cette opération a été revendiquée par l'organisation djihadiste Etat islamique (EI) lundi 29 janvier, via un message de son organe de propagande Aamaq sur le réseau Telegram,

Ce vaste complexe de 40 hectares situé à l'Est de Kaboul passe pour le « Saint-Cyr » d'Afghanistan ou le « Sandhurst des Sables » faisant référence aux écoles militaires respectives de France et du Royaume-Uni. Cette école forme l’armée afghane depuis les cadets jusqu’aux officiers d’état-major.

Cette attaque est la troisième en dix jours à Kaboul après celle d'un grand hôtel le 20 janvier et l'explosion d'une ambulance piégée samedi avec un bilan meurtrier : plus de 100 morts et 235 blessés

Une journée chômée à Kaboul a été décrétée par la présidence «pour s'occuper des blessés» du carnage samedi.

Le niveau d'alerte reste maximal lundi, selon de multiples sources de sécurité occidentales . Les étrangers comme la plupart des ambassades et institutions internationales sont placées en confinement.

Paul Emison pour Day News World

ATTENTAT MEURTRIER A KABOUL AVEC

40 MORTS ET 140 BLESSES

 

Le centre de Kaboul, ce samedi à la mi-journée, a une nouvelle fois été touché par un attentat. L'explosion s'est produite à un barrage de la police dans un secteur proche du quartier administratif et des ambassades.

Des bâtiments situés à plusieurs centaines de mètres du lieu de l'attentat ont été ébranlés par la force de l'explosion.

Selon le ministère afghan de la Santé il s'agit d4un attentat-suicide au véhicule piégé ,une ambulance.,

Au moins 40 personnes seraient décédés et 140 autres blessées. Le bilan humain reste provisoire.

L'attentat, le troisième en une semaine, a été revendiqué par les talibans.

"C'est un massacre", a affirmé l'ONG italienne Emergency et son coordinateur Dejan Panic, qui a confirmé avoir reçu dans son hôpital tout proche 50 victimes prises en charge par ses équipes.

En moins d'une semaine, l'Afghanistan a  frappé à deux reprises: Le week-end dernier lors de l'attaque contre l'hôtel Intercontinental de Kaboul (25 morts), ainsi que celle survenue mercredi contre l'organisation Save The Children à Jalalabad (est), au cours de laquelle cinq personnes au moins ont perdu la vie.

Paul Emison pour Day News World

DES INQUIETUDES FACE A

L'OFFENSIVE DE LA TURQUIE EN SYRIE

L'intervention turque dans le nord de la Syrie complique  un peu plus la guerre qui a fait plus de 340.000 morts depuis 2011.

Le président turc Recep Tayyip Erdogan a affiché sa détermination à mener à son terme l'offensive baptisée "Rameau d'olivier", de son pays dans le nord de la Syrie contre une milice kurde. Cette dernière a appelé à l'aide le régime de Bachar al-Assad.

Cette offensive lancée samedi par l'armée turque vise, selon le Président turc sur place jeudi en tenue de camouflage, à déloger la milice kurde syrienne des Unités de protection du peuple (YPG), considérée par Ankara comme "terroriste", de la région d'Afrine, frontalière de la Turquie.

Le canton d'Afrine est l'un des trois qui forment la "région fédérale", administration semi-autonome proclamée en 2016 par les Kurdes syriens sur les territoires qu'ils contrôlent.

Or les YPG sont la principale composante militaire de la coalition anti-jihadistes dans le nord-est de la Syrie. Ses combattants étaient en première ligne lors de la bataille qui a permis d'expulser le groupe État islamique (EI) de son bastion de Raqqa entre juin et octobre 2017.

Les Kurdes syriens qui disposent d'une région de facto autonome, ont appelé le régime de Bachar al-Assad à l'aide. "L'Etat syrien (...), avec tous les moyens qu'il a, devrait faire face à cette agression et déclarer qu'il ne permettra pas aux avions turcs de survoler l'espace aérien syrien", a indiqué Othmane al-Cheikh Issa, co-président du Conseil exécutif du canton.

Dimanche, le président syrien Bachar al-Assad a condamné l'offensive turque et le vice-ministre le vice-ministre syrien des Affaires étrangères Fayçal Moqdad a menacé d'abattre les avions de combat turcs

L'offensive suscite l'inquiétude de plusieurs pays.

L'Otan a fini par réagir, jeudi 25 janvier, sur l'offensive de la Turquie dans le nord de la Syrie. l'Otan demande à la Turquie de la mesure.

Jens Stoltenberg, chef de l'alliance militaire, a jugé que la Turquie "avait le droit de se défendre", mais de "manière proportionnée et mesurée"."La Turquie est l'un des pays de l'Otan qui a le plus souffert du terrorisme. Toutes les nations ont le droit de se défendre, mais ceci doit être fait de manière proportionnée et mesurée", a ajouté le secrétaire général de l'Otan dans un communiqué.Rappelons que la Turquie est la deuxième puissance militaire de l'Otan après les États-Unis,

Des pourparlers de paix sur la Syrie doivent se poursuivre vendredi à Vienne sous l'égide de l'ONU.

Le porte-parole du Pentagone a affirmé que Washington avait échangé avec Erdogan: "Particulièrement à Afrine, les opérations turques (...) sont une chose négative" car elles ajoutent "de la friction à l'équation" et "rendent difficile de se concentrer sur ce pourquoi nous sommes en Syrie".

Mais le Pentagone a également assuré jeudi que Washington et Ankara étaient en discussion concernant la création d'une "zone sécurisée" le long de la frontière syrienne.

La diplomatie américaine admettent donc la constitution d'une zone tampon, amorcée à l’été 2016, avec l’opération Bouclier de l’Euphrate. Il s'agit d' écarter le PKK et ses alliés syriens afin de protéger les frontières turques.

Cependant les jeux tactiques d’Erdoganne sont pas sans danger portant un coup aux alliances traditionnelles et ce dernier devrait se méfier de la Russie et l’Iran ses rivaux régionaux.

Joanne Courbet pour Day News World

DOUBLE ATTENTAT A BENGHAZI EN LIBYE

 

Un double attentat à la voiture piégée a fait au moins 37 morts et près de 90 blessés mardi soir à Benghazi, dans l'est de la Libye.

La première explosion s'est produite au moment où des fidèles sortaient d'une mosquée après la prière dans le quartier d'al-Sleimani connue pour être un fief de groupes salafistes

Une seconde voiture a explosé 30 minutes plus tard dans le même périmètre, faisant davantage de victimes parmi les services de sécurité et les civils.

Après trois ans de combats, les forces du maréchal Haftar ont annoncé en décembre avoir repris le dernier quartier de Benghazi encore tenu par des combattants islamistes.

La ville, ancien bastion de la révolution libyenne, était devenue un fief de groupes djihadistes.

La mission de l'ONU en Libye (Manul) et le gouvernement d'union nationale (GNA), basé dans la capitale Tripoli et soutenu par la communauté internationale, ont condamné l'attentat. L'Union européenne a précisé que de tels attentats

«menacent encore davantage, dans un climat déjà fragile, le travail en cours pour rétablir la sécurité, la stabilité et l'Etat de droit en Libye».

Le maréchal Khalifa Haftar, l'homme fort de l'est libyen,qui ne reconnaît toujours pas le gouvernement d'union basé à Tripoli viserait la présidence.

La Libye est plongée dans le chaos la fin du régime de Mouammar Kadhafi en 2011.

Paul Emison pour Day News World

A DAVOS LE PRESIDENT MACRON PROPOSE

UNE REFONDATION DE LA MONDIALISATION

 

Celui qui venait de recevoir ce lundi à Versailles nombre de dirigeants de multinationales, en route pour Davos est arrivé en terrain presque conquis."France is back", a lancé le président français sous les applaudissement .

Et de décliner dans la langue de Shakespeare toutes les réformes entreprises depuis huit mois en France pour une meilleure attractivité de la France comme la baisse de la fiscalité des entreprises ou encore la création d'un fonds de 10 milliards pour l'innovation.

Il a également évoqué la réforme du Code du travail en rappelant que philosophie de la France était « de nous aligner sur l'Allemagne et l'Europe du Nord. ».

Puis le Président Macron a clôt cette première partie sur les ambitions de l'Europe et la réforme souhaitable de cette dernière

La seconde partie de son exposé, dans la langue de Molière, portait sur la mondialisation.

Elle consistait à proposer une refonte de la mondialisation, ce qu'il appelle «un nouveau contrat mondial»

Emmanuel Macron a consacré la seconde partie à la mondialisation avec une approche originale

«On a fait croire que tout pouvait venir de la croissance et ce n'est pas vrai.» a-t-il constaté.

Il a pointé du doigt les inégalités au profit de 1 % de la population,pourfendant un « capitalisme de stars qui bénéficient de la financiarisation et de la technologie».

Il a réclamé un "nouveau contrat mondial", contre une forme de mondialisation "vers le bas". Sans quoi, a-t-il averti, "les extrémismes gagneront dans 10 ou 15 ans dans tous les pays."

«Il faut retrouver une grammaire des biens communs et une régulation mondiale en matière d'écologie, de santé, d'éducation et de formation. », une façon d'intégrer les laissés-pour-compte de la mondialisation.

C'est pourquoi il s'avère indispensable qu' «un contrat mondial» s'établisse qui engage non seulement les gouvernements , mais aussi les entreprises et les investisseurs internationaux.

Pour une meilleure répartition de la richesse, le Président Macron a demandé non seulement que le FMI étende sa régulation à tous les acteurs financiers, mais aussi que la Chine comme les États-Unis souscrivent aux travaux de l'OCDE contre l'optimisation fiscale et qu'une solution soit trouvée à la défiscalisation des Gafa.

Le duo européen Merkel-Macron a donc vanté mercredi à Davos une mondialisation plus vertueuse devant un public suspendu à l'arrivée jeudi de Donald Trump.

Joanne Courbet pour Day News World

ELECTIONS PRESIDENTIELLES AVANCEES

AU VENEZUELA

Si le monde veut nous infliger des sanctions, nous allons organiser des élections (...) Des pouvoirs impériaux et sans légitimité ont déclenché une campagne systématique de haine contre le Venezuela", a martelé le numéro deux du chavisme , Diosdado Cabello, à la tribune de l'hémicycle

Au lendemain des sanctions adoptées par l'Union européenne contre de hauts dirigeants vénézuéliens, dont Diosdado Cabello , la réponse ne s'est pas faite attendre.

"Si le monde veut nous infliger des sanctions, nous allons organiser des élections (...) Des pouvoirs impériaux et sans légitimité ont déclenché une campagne systématique de haine contre le Venezuela"a tonné l'un des mis en causeLe pouvoir vénézuélien a convoqué, ce mardi, un scrutin anticipé afin de profiter d'une dynamique électorale favorable et des divisions de l'opposition.

Or Diosdado Cabello,membre de l'Assemblée constituante, installée début août,n'a émis aucun doute sur leur candidat confirmé : l'actuel chef de l'État candidat unique du Parti socialiste uni du Venezuela (PSUV) au pouvoir.

L’évolution politique au Venezuela, avec notamment l’élection en juillet d’une Assemblée constituante dotée de pouvoirs élargis et de la plupart des compétences du Parlement est aussi chargée est chargée de rédiger une nouvelle Constitution ...

Le président socialiste vénézuélien Nicolas Maduro s'est dit, ce mardi, «à disposition» pour à nouveau défendre les couleurs de son parti PSUV au cours de l'élection présidentielle que le gouvernement a convoquée par anticipation avant le 30 avril.

«Je suis un humble travailleur, un humble homme du peuple. Si le Parti socialiste uni du Venezuela (...) croit que je doive être le candidat à la présidentielle du camp révolutionnaire (...) je suis à disposition», a-t-il déclaré à la presse avant de participer à un rassemblement public à Caracas.

Le pouvoir vénézuélien a donc convoqué mardi une élection présidentielle anticipée afin de profiter d'une dynamique électorale favorable et des divisions de l'opposition. Jusqu'à présent, la présidentielle était officiellement prévue pour fin 2018.

De plus cette annonce intervient alors que de délicates négociations sont en cours avec les adversaires du pouvoir pour tenter de résoudre la crise politico-économique .

De leur côté, les adversaires du président se sont engagés fin décembre à présenter également un candidat unique. Henry Ramos Allup, un des dirigeants de la MUD . Mais il vient d'essuyer défaite sur défaite aux régionales et aux municipales...

Autre décision votée par la Constituante: les trois principales formations de la coalition anti-Maduro devront, pour participer à la présidentielle, se réinscrire auprès des autorités électorales pour avoir boycotté les municipales du 10 décembre.

C'est ce même Conseil national électoral (CNE) qui doit fixer la date de la présidentielle, a expliqué Diosdado Cabello.

Qualifié par ses opposants de dictateur , Nicolas Maduro est certes confronté à une forte impopularité, imputable notamment aux pénuries de toutes sortes qui touchent la population depuis des années.

La crise qui secoue le pays des années s’est aussi traduite dans la rue avec des manifestations antigouvernementales au cours desquelles 125 personnes ont été tuées d’avril à juillet.

Mais en dépit d’une situation économique catastrophique, Nicolas Maduro peut compter sur la discipline et l’organisation quasi militaire de son parti, face à une opposition plus morcelée que jamais et qui prévoit des primaires pour désigner son candidat.

Et l’actuel président Nicolas Maduro entend bien s’y faire réélire.

Une organisation aussi rapide et anticipée pourrait prendre de court l’opposition à l’actuel président, dont la plupart des dirigeants sont emprisonnés, en exil ou privés du droit de se présenter.

Joannes Courbet pour Day News World

LE GROUPE CARREFOUR ET

« SA TRANSITION ALIMENTAIRE » OU 2400 EMPLOIS

DE MOINS EN FRANCE

Le plan baptisé sobrement "Carrefour 2022" cherche à répondre aux principales critiques qui ont pesé sur le distributeur récemment : Coûts « trop élevés », « lourdeur de l’entreprise », « dégradation de notre trajectoire financière » organisation trop complexe en France, isolement en Chine, retard accumulé dans le commerce en ligne ou échecs sur certains segments (magasins ex-DIA, hypers mal calibrés) ...  le constat dressé, mardi 23 janvier, par Alexandre Bompard, sept mois après son arrivée aux commandes du groupe Carrefour, est sans appel.

Carrefour annonce donc un plan de départs volontaires de 2 400 personnes.

Le groupe prévoit aussi un plan de réduction des coûts de 2 milliards d’euros dès 2020 et envisage de se séparer de 273 magasins de l’ancien réseau de hard-discount DIA.

Un sombre tableau qui appelle un programme à deux vitesses

Pour redresser le géant mondial de la distribution avec une présence dans plus de trente pays, M. Bompard a en effet mis en place un programme en deux volets :

1°transformation

2°plan d’économies

D’ici 2022, Carrefour devra s’être recentré sur son rôle de distributeur alimentaire et avoir retrouvé une identité face à une concurrence exacerbée. Cette mutation radicale sera accompagnée d’un plan d’économies de 2 milliards d’euros, coupes qui seront réalisées d’ici 2020.

Carrefour a annoncé mardi avoir trouvé un accord pour faire entrer le géant chinois Tencent, dans la holding de tête de sa filiale chinoise, qui a perdu en 2017 plus de 3 % en termes de chiffre d’affaires.

Carrefour en restera le premier actionnaire. Dans un marché chinois où les alliances se multiplient entre acteurs physique et numérique (Alibaba avec Auchan, Walmart avec JD.com), cet accord capitalistique sera doublé d’un partenariat opérationnel avec Tencent.

Ce mouvement en Chine n’a rien d’anodin, il permettra à Carrefour de rattraper ses concurrents qui ont déjà tous ces rapprochements.Ainsi carrefour se battra avec les mêmes armes que ses concurrents en offrant au groupe français la possibilité de se développer au travers du réseau social très populaire en Chine WeChat.

Au total, Carrefour emploie 115 000 personnes en France. « Nous devons mettre fin à la lourdeur de l’entreprise », a déclaré Alexandre Bompard.

Carrefour ne pourra faire l'économie des coupes dans les effectifs pour une une rationalisation des structures.

En 2019, le siège de Boulogne en région parisienne mutualisera ses compétences avec celui de Carrefour France à Massy.

Au total, 2 400 personnes seront concernées par un plan de départs volontaires pour 10 500 salariés du siège.

La carte des implantations des grandes surfaces des différentes marques de l’enseigne va. être chambouler : les 273 magasins en France de l’ancien réseau de hard discount Diaseront vendus ou fermés s’ils ne trouvent pas un repreneur. Ils sont en perte depuis trois ans malgré de nombreux investissements.

Quant aux hypermarchés Carrefour en France, peu de changement si ce n'est de faire passer cinq d’entre eux (Montluçon, Château-Thierry, Cahors, Flers et Saint-Lô) en location-gérance, une première étape avant une mise en franchise... Mais aucun des 247 hypermarchés que compte le groupe en France ne sera fermé. « L’hypermarché recèle toujours une grande valeur », a déclaré M. Bompard, mais il « est à considérer au sein de son écosystème local »avec sa galerie marchande et les services marchands de Carrefour, « notamment la banque, actif central pour notre groupe ».

Diminution de la surface des hyper.

100 000 mètres carrés d’ici 2020 de surface , soit 5 % de la surface totale des hypermarchés du groupe en France,serviront à leur zone de chalandise. Ces surfaces soit réaffectées à la préparation de commandes pour le Web, soit transformés en Promocash – ou en magasin outlet, ou encore cédés à la galerie marchande.

En face des économies, une enveloppe annuelle de 2 milliards d’euros sera consacrée aux investissements, ce qui « correspond au niveau moyen des quinze dernières années », a déclaré M. Bompard, mais « nos investissements vont devenir sélectifs », Au total, ce sont donc 10 milliards d’euros sur cinq ans que le groupe entend consacrer à ses nouveaux investissements.

Le numérique sera un axe de développement privilégié : le groupe va y consacrer 2,8 milliards d’euros sur cinq ans, six fois plus qu’actuellement. Dès cette année, en France, toute l’offre sera regroupée sous une bannière unique Carrefour.fr. Dans l’e-commerce alimentaire, Carrefour vise un chiffre d’affaires de 5 milliards d’euros pour le groupe d’ici 2022 et une part de marché en France supérieure à 20 %, contre 10 % actuellement. 170 nouveaux drive supplémentaires vont donc s'ouvrir en 2018 en France. Un partenariat est conclu avec Stuart, filiale de La Poste, pour assurer la gestion du dernier kilomètre, et, dès 2019, plus de la moitié des magasins permettront de retirer les achats faits en ligne.

Dans le commerce physique, d’ici cinq ans, 2 000 magasins de proximité seront ouverts dans le monde, en Europe, et le parc de magasins cash & carry, destiné aux professionnels, s’étendra au Brésil, en Argentine, et en Europe. Attentif aux nouvelles habitudes alimentaires, Carrefour se focalisera davantage sur le bio.

Dans le non-alimentaire, Carrefour signera de nouveaux partenariats, tant à l’achat, comme celui noué avec Fnac Darty, qu’à la vente, avec des espaces dans ses magasins qui pourraient être occupés par des marques.

Carrefour se donne 5 ans pour se transformer en profondeur, la transformation sera longue et douloureuse, personne n'est dupe.

Alise Marion pour Day News World

PUISSANT SEISME AU LARGE DE L'ALASKA

Un puissant séisme, de magnitude 7,9, a été enregistré mardi au large de la côte sud de l'Alaska, déclenchant des alertes au tsunami pour cet État ainsi que pour la côte ouest du Canada, selon les services sismologiques américains (USGS).

Le séisme s'est produit à 4h31 (heure de Montréal) dans le Golfe d'Alaska, à 280 km au sud-est de la ville de Kodiak. Selon l’USGS, l’épicentre se situerait à 25 km de profondeur.

Le tremblement de terre a été ressenti sur le littoral de l’Alaska à des centaines de kilomètres à la ronde.

.Les pouvoirs publics d’Anchorage, la ville la plus peuplée de l’Etat, ont émis un avertissement très sérieux, parlant de « menace extraordinaire pour la population et les biens ».

Une alerte au tsunami pour la majeure partie de la côte sud de l'Alaska, les îles Aléoutiennes et la Colombie-Britannique a été par le Centre national d'alerte.

Il a également émis un avis de vigilance pour la quasi-totalité de la côte pacifique des États-Unis, de la frontière mexicaine à l'État de Washington,et l’ensemble de la côte ouest des Etats-Unis, soit les Etats de Washington, en passant par  Hawai, de l’Oregon et la Californie.

Les pouvoirs publics d’Anchorage, la ville la plus peuplée de l’Etat, ont émis un avertissement très sérieux, parlant de « menace extraordinaire pour la population et les biens ».

En Alaska, les autorités ont appelé les habitants des régions côtières à s'éloigner immédiatement de la mer et à gagner les hauteurs, avertissant qu'un tsunami pouvait déferler même plusieurs heures après le séisme.

Le tremblement de terre a été ressenti sur le littoral de l'Alaska à des centaines de kilomètres à la ronde. d'Anchorage, au 580 km En 1964, un séisme de magnitude 9,2 près du détroit de Prince William en Alaska, suivi d'un tsunami, avait fait 125 morts

Joanne Courbet pour Day News World

LE SOLDAT NORD COREEN QUI A FAIT DEFECTION AVAIT COMMIS UN MEURTRE

 

Le soldat a fait défection le 13 novembre au travers de la «zone commune de sécurité» à Panmunjom avait finallement commis un meurtre.

Il courait vers le Sud sous les balles de l'armée nord-coréenne et aurait avoué avoir commis un meurtre au Nord, rapporte un quotidien du Sud.

Mais les responsables sud-coréens se sont refusés à tout commentaire sur cette information,l'interrogatoire du jeune soldat de 24 ans n'étant pas terminé.

Sa défection le 13 novembre au travers de la «zone commune de sécurité» (JSA) à Panmunjom, seul secteur de la Zone démilitarisée (DMZ) où les deux armées rivales se font face, avait fait la Une des journaux.

Ce militaire nord-coréen grièvement blessé avait franchi la frontière sous les balles des soldats du Nord avant d'être secouru par l'armée sud-coréenne.

Des images de plusieurs caméras de vidéosurveillance montraient la jeep du soldat roulant à vive allure sur une routedéserte menant depuis le côté Nord au village frontalier de Panmunjom qui s'immobilisa tout près de la ligne de démarcation.

Le militaire sortit du véhicule se lançant dans une course éperdue vers le Sud, poursuivi par plusieurs soldats nord-coréens lui tirant dessus.

L'un d'eux franchissait même brièvement la frontière commune avant de se raviser, dans ce que le Commandement des Nations unies en Corée (UNC) avait décrit comme une violation de l'accord d'armistice de 1953.

Nord et Sud, toujours techniquement en guerre, n'ont pas d'accord d'extradition.

Boby Dean pour Day News World

LE PAPE FRANCOIS VIENT DE PERDRE SON CONSEILLER IMMIGRATION

L’information est passée quasiment inaperçue, sauf en Irlande. La Presse classique n’a pas dit un mot de l’évènement !

Peter Sutherland est mort le 7 janvier 2018 à Dublin. Il avait 71 ans.

Mais qui est donc Peter Sutherland ?

Peter Sutherland, qui est né à Dublin le 25 avril 1946, a fini son parcours de vie active au coté du Pape François qui l’a intronisé au Vatican, en Février 2017, Président de la Commission Catholique Internationale pour le Migrations.

Irlandais, juif de par sa mère, sioniste, Peter Sutherland a aussi été un ancien élève des jésuites.

Peter Sutherland a été un homme d’influence au plan mondial toute sa vie.

Malgré sa nomination au Vatican, Peter Sutherland n’a abandonné aucune de ses charges, qui étaient nombreuses.

C’est Maurizio Blondet, un journaliste italien, qui le premier a commencé dès les années 1990 à enquêter sur les pouvoirs oligarchiques, financiers et supranationaux qui agissent dans les coulisses de la politique et de la démocratie pour orienter le cours de l’Histoire dans le sens de leurs propres intérêts.

C’est donc Maurizio Blondet qui peut le mieux parler  et  a parlé le plus récemment de Peter Sutherland. Maurizio Blondet est un journaliste d’investigation scrupuleux.

Mais beaucoup d’autres journalistes se sont aussi intéressés à Peter Sutherland, à l’exemple de Florian Toumit, lequel en 2015 a signé un article au titre ravageur : "La Grande Banque au service de l’immigration ! ".

Intriguée par ces informations convergentes, nous sommes allés creuser les informations publiées sur Peter Sutherland.

Et là ! Nous sommes allés de surprises en surprises que nous avons voulu vous faire partager...

Nous avons commencé nos recherches en ayant en tête, parce que l’évènement est récent, l’Homélie prononcée à Noel par le Pape François appelant les 1,3 milliards de catholiques à faire preuve d’hospitalité devant le drame des migrants, associant son appel aux multiples guerres qui blessent la Terre en ce moment.

Tout esprit chrétien, face à autant de souffrances, ne pouvait qu’entendre « l’idée que chacun doit avoir sa place sur la planète » en dignité. Ce raisonnement procède intégralement de la culture chrétienne stricto sensu.

Malgré ce terrain idéologique favorable, l’exhortation du Pape à la compassion vis à vis de « hordes de migrants » qui déferlent depuis quelques mois sur les terres de la vieille Europe est mal passée chez la plupart de nos concitoyens de culture judéo-chrétienne.

La position du Pape, un pape argentin, venu pour la première fois du continent sud américain, n’est pas nouvelle. Elle a néanmoins, étant évoquée la veille de Noel, perturbé beaucoup de chrétiens  mais surtout de catholique qui cherchent à comprendre, au delà du profond respect qu’ils portent à la personne humaine (créée par Dieu ?)

Pourquoi l’Europe devrait respecter, sans résister et en culpabilisant , l’appel du Pape ?

La mort récente de Peter Sutherland et leur nécessaire curiosité devraient leur donner une réponse !

Elu le 12 et 13 mars 2013, le Pape François, ne serait ce qu’en adoptant son nom, faisant référence à Saint François d’Assise, s’est immédiatement et volontairement vêtu (au sens propre comme au figuré) de l’habit de la simplicité. Depuis le début de son règne, il a pour objectif secret « de nettoyer la Curie Romaine ». Pour ce faire, il s’est entouré de conseillers dont le profil interpelle, exemple :

Chris Patten tout d’abord, un « grand manitou », chargé de réformer le fonctionnement de médias du Vatican mais qui parallèlement co-préside l’International Crisis Group » mis en place par l’ineffable Georges Soros. Chris Patten, disciple du « vivre ensemble », se méfie comme de la peste de tout ce qui peut rapprocher les citoyens de la démocratie directe tout en faisant simultanément l’éloge de la théorie « du Grand Remplacement ». Voilà qui pourrait ravir les catholiques qui ont voté pour Emmanuel Macron ! Mais les autres ?

Au coté de Chris Patten, il y avait jusqu’à sa mort récente, Peter Sutherland.

Peter Sutherland a été, comme Jorge Mario Bergolio, élève des Jésuites, (une congrégation religieuse passée maitre à travers les siècles, dans l’art de l’éducation et de la rhétorique) au Collège de Ranelagh (à coté de Dublin) en Irlande.

Après avoir plaidé en qualité d’avocat au barreau de Dublin pendant quelques années, il devient Attorney Général de l’Irlande de 1981 à 1984. En 1985, Peter Sutherland obtient un poste à Bruxelles en tant que Commissaire de la Politique de Concurrence, poste qui le conduit tout naturellement à devenir Directeur du GATT (Général Agreement on Tariffs an Trade) et de l’OMC (Organisation Mondiale du Commerce)  entre 1993 et 1995. Parallèlement il a occupé une poste d’administrateur chez Alibaba.com, dont il a pris la direction réelle en 2000.

Il est successivement nommé Président de l’European Policy Center, de Goldmann Sachs International (1995) de la BP (British Pétroléum de 1997 à 2007) puis du secteur Europe de la Trilatérale, tout en occupant simultanément la Direction (non exécutive !) de la royal Bank of Scotland.

Il a été aussi le représentant honoraire pour l’UE du Transatlantic Policy Network (Conseil Economique Transatlantique) organisme crée entre les Etats Unis et l’Europe pour « coordonner l’harmonisation des règlementations et normes permettant l’intégration économique transatlantique.

Par ailleurs, il a été membre du Comité Directeur des Bilderberg, un membre actif et puissant.

Dans ses fonctions onusiennes il a invité les Etats de l’Union Européenne « à faciliter l’immigration » mettant tout en œuvre concomitamment  pour que leur « homogénéité nationale soit minée ou affaiblie », la prospérité future de ceux ci devant passer, selon son adage, par leur ouverture internationale.

Peter Sutherland qui a été surnommé « le père de la mondialisation » était aussi Chevalier de l’Ordre de Malte et membre e l’Opus Dei.

Selon le journaliste italien déjà cité, Maurizio Blondet, « le Pape François est totalement aligné sur le front de l’ouverture des frontières et de l’universalisme mondialiste qui préconise la dissolution des nations et des cultures autochtones pour accueillir les migrants du monde multiculturel, sans barrières, sans frontières... »

D’où son Homélie de Noel !

Mais  l’alliance entre un banquier d’affaires et le Pape François a non seulement stupéfié ; elle a aussi terrifié !!

Une alliance ente le Grand Capital Financier globalisé et le Pape des pauvres, devient saisissant !

Que devient la charité et l’amour (le vrai, le sincère) des pauvres enseignés dans les Evangiles.

Serions nous tous, à notre insu, programmés , - y compris en ce qui concerne ce que nous avons de plus intime, la religion ou le fait de croire ou de ne pas croire -, pour devenir des membres d’une armée de petits soldats de l’économie mondiale, travailleurs, obéissants et pas trop exigeants sur le plan de la rémunération de contrepartie ?

Cette description correspond à la lettre à la définition de l’esclavage !

Serions nous à ce point aveugles, pour ne  pas avoir compris, assez tôt que toutes les autorités morales et religieuses ambitionnaient cet avenir pour nous, en parfaite complicité entre elles ?

Ou est dans ce projet global, le respect de la personne humaine, unique et devant  individuellement être prise dans son histoire personnelle et familiale, sa culture liée à son lieu de naissance et sa religion.

C’est pourtant de ces richesses civilisationelles transcendantes, supérieures à tous les biens de consommation, dont les pauvres peuvent encore rêver alors qu’ils sont déjà sous le joug du Grand Capital Financiarisé.

Peter Sutherland, un des hommes les plus puissants du monde, le champion de l’intégration a été enterré à Dublin dans la plus grande discrétion. Il n’avait que 71 ans. Dans la foulée, le Pape François a perdu son plus proche conseiller.

Certes personne n’est irremplaçable et le Pape François, après avoir appelé la Misericorde de Dieu sur le cercueil de Peter Sutherland, a du commencer à chercher un remplaçant.

Mais la mondialisation étant devenue une nouvelle religion, bien partagée au plus haut niveau, le profil de ce dernier sera très certainement examiné à l’aune de cette nouvelle philosophie. Car le train est lancé depuis longtemps et il a pris de la vitesse... soit il déraillera soit il s’écrasera contre la  falaise..de l’ éthique...

A ce stade, notre réflexion nous renvoie à l’année 2007 ...ou plus exactement à la date de parution du livre de Philippe de Villiers au titre éclairant : « Le moment est venu de dire ce que j’ai vu ».

« J’ai compris ce qui se passe de manière définitive le 17 mars 2017 ; je suis à Bruxelles ; je me retrouvé dans le Grand Salon d’Honneur du Parlement Européen. Il y a 400 personnes présentes. Je vois Henri Kissenger, Brzezinski, les gens de Goldman Sachs avec Peter Sutherland. Il y a Javier Solano, Mario Draghi, Trichet, Henri de Castries... Ils parlent de société sans racines, de gouvernance mondiale... ils parlent de comment utiliser le réchauffement climatique. Ils expliquent qu’il faut créer un grand marché transatlantique pour tuer l’Europe. Sutherland explique : aidez-moi à dissoudre les nations et organiser une migration de remplacement. »

La disparition de Peter Sutherland, que certains européens ne regretteront pas, devrait alimenter une réflexion large dans les mois qui vont précéder les élections européennes de mai 2019.

En France, le prochain débat sur l’immigration devrait lui aussi permettre de réexaminer la doxa de Peter Sutherland ... à l’aune des dégâts qu’elle a déjà produit sur le plan économique comme sur le plan politique.

Michel d’Astier de la Vigerie n’a- t- elle pas révélé récemment que même les services secrets Danois estimaient qu’Angela Merckel avait mis l’Europe en danger, lorsqu’elle avait repris l’idée de Peter Sutherland, à savoir que l’Allemagne devait accepter 1 million de migrants.

Dans le climat politique que l’Europe connait aujourd’hui, il va falloir observer de près :

1-  Le comportement de ceux qui envisagent de driver les 3 religions monothéistes et créer un puissant carcan de décérébralisation avancée des citoyens européens

2-  L’attitude des autres, le clan d’en face, qui comme l’a écrit Boris Vian iront cracher sur la tombe de Peter Sutherland, le mondialiste moralement et spirituellement indéfendable, car porteur du mal absolu et qui n’aurait jamais du être le conseiller du Pape François.

La mort de Peter Sutherland est passée inaperçue, comme on l’a déjà évoqué au début de ce papier. Pour des raisons divergentes, le mutisme que l’on a constaté s’explique parfaitement bien : ils ont tous d’une façon ou d’une autre, un diable caché dans leurs placards... tous y compris le Vatican.

Clara Mitchell pour Day News World

EXIBITION DE

VLADIMIR POUTINE POUR

L'EPIPHANIE ORTHODOXE

Ce n'est pas la première fois que Poutine s'exhibe torse nu sous les caméras. À 65 ans, l'homme qui briguera un quatrième mandat présidentiel lors des élections du 18 mars a été filmé pas plus tard que l'été dernier lors d'une partie de pêche dans un lac de montagne en Sibérie. Pour l'épiphanie orthodoxe, passage dans l'eau glacée pour Poutine. Pour le candidat à sa réélection en mars prochain, c'est aussi l'opportunité de se montrer torse nu, sans peur et sans reproche, procédé de campagne qu'il préfère depuis toujours aux débats avec ses adversaires politiques et autres rencontres avec les électeurs.

Chaque année, à l'occasion de la Théophanie, les orthodoxes se baignent dans des rivières ou des lacs gelés pour commémorer le baptême du Christ dans le Jourdain. Le président russe, Vladimir Poutine n'a pas dérogé à cette tradition.

Vêtu d'un manteau en peau de mouton et chaussé de bottes en feutre le président russe Vladimir Poutine est arrivé jeudi soir aux abords du lac Seliger, 400 km au nord de Moscou pour la fête orthodoxe de la Théophanie. Dans un premier temps vêtu d'un manteau en fourrure claire et de bottes fourrées, Vladimir Poutine a tout retiré pour se retrouver en sous-vêtements, entouré de prêtres orthodoxes en pleines prières. «Elle est bonne», a répondu le président russe à un journaliste qui lui demandait si elle n'était pas trop froide -la température ambiante était de -6°C . Bien entendu la télévision publique russe a diffusé les images du président faisant le signe de croix avant de brièvement plonger la tête sous l'eau.

Selon la tradition orthodoxe, il faut s'immerger dans l'eau trois fois, au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit, en souvenir du baptême de Jésus dans le Jourdain. Par des temps glaciaux les autorités ont parfois annulé ce rituel marquant l'Épiphanie orthodoxe. Les prêtres bénissent à l'occasion de la Théophanie, étangs et rivières mais aussi les mers et les océans entourant la Russie, comme la mer Noire et la mer Caspienne.

De nombreux Russes plongent parfois par -40°C en Iakoutie, dans l'Extrême-Orient russe !!! L'année dernière, plus de deux millions de personnes avaient pris part à cette fête religieuse qui a lieu chaque année dans la nuit du 18 au 19 janvier.

Cette tradition, qui prête à l'eau froide des vertus purificatrices, a été observées par de nombreux russes, et même au-delà des frontières : l'ex-président géorgien Mikhaïl Saakachvili, devenu opposant au pouvoir ukrainien, a lui aussi respecté la coutume.

Joanne Courbet pour Day News World

POURQUOI DES ATTAQUES

CONTRE DES EGLISES AU CHILI

AVANT LA VISITE DU PAPE ?

Des attaques contre des églises catholiques avant la visite du pape à Temuco ont eu lieu ce mercredi, avec des engins incendiaires dans la région de Temuco, dans le sud du Chili.

Pourquoi ?

1° Le pape François y poursuit sa tournée en Amérique latine, où des Indiens mapuches réclament leurs terres , une zone en proie à des violences perpétrées par une minorité radicalisée.

Ces attaques avaient pour but de « provoquer du désordre » à l’occasion de la visite papale, a déclaré le directeur de la police chilienne, Bruno Villalobos.

Les peuples autochtones revendiquent leur terres ancestrales.

Les Mapuches (7 % de la population chilienne) occupaient un vaste territoire au centre de ce pays longiligne à l’arrivée des conquistadors espagnols au Chili en 1541 mais la zone a fini par être occupée durant une vingtaine d’années par l’armée chilienne à compter de 1961 afin de « pacifier » ce territoire.

Mal vus par la majorité des Chiliens, les Mapuches espèrent que la visite du pape va permettre de « mettre en lumière » leur combat. Ceux qui combattent dans le cadre de leur lutte pour récupérer leurs terres sont visés par une dure loi antiterroriste, une législation dont l’application, pour cette ethnie, a été critiquée par l'ONU.

Ces indigènes ont été réduits à vivre sur près de 5 % de leurs anciennes terres. Regroupés en petites communautés nombre d’entre eux ont été acculés au renoncement de leur mode de vie traditionnelle pour migrer vers les villes. Mais la lutte pour récupérer leurs terres continuent.

Mardi, lors de son premier discours prononcé au Chili, devant les autorités politiques et civiles du pays, le pape François s'est voulu apaisant et a appelé au respect des « droits » et de la « culture » des peuples autochtones.

Il faut « écouter », « souvent oubliés et dont les droits ont besoin d’être pris en compte et la culture protégée, pour que ne se perde pas une partie de l’identité et de la richesse de cette nation », avait plaidé le pape

« La sagesse des peuples autochtones peut constituer une grande contribution » à la protection environnementale de la planète a plaidé le pape, abordant ainsi un autre de ses thèmes fétiches.

« De ceux-ci, nous pouvons apprendre qu’il n’y a pas de développement authentique pour un peuple qui tourne le dos à la terre et à tous ceux qui l’entourent », a ajouté François mardi.

2° De plus la visite du pape au Chili intervient en terrain entaché d'hostilité : l’opinion publique du pays est horrifié par une série de scandales d’abus sexuels qui ont impliqué environ 80 membres du clergé chilien ces dernières années.

D'où l'arrêt d'une cinquantaine de personnes mardi à Santiago au cours d’une manifestation contre

Les victimes de prêtres pédophiles ont demandé des actes au souverain pontife en visite au Chili. Plusieurs églises ont été attaquées avant son arrivée à Temuco.

Le Pape au chevet d'une Eglise chilienne discréditée après des scandales de pédophilie a rencontré mardi un petit groupe de victimes d'abus sexuels. "La rencontre s'est déroulée dans un cadre strictement privé" et "personne n'était présent (...) pour qu'elles puissent raconter leurs souffrances au pape François, qui les a écoutées et a prié pour elles", a commenté le porte-parole du Saint-Siège Greg Burke.

"Je ne peux m'empêcher de manifester la douleur et la honte que je ressens face au mal irréparable fait à des enfants par des ministres de l'Eglise", a déclaré le pape mardi matin devant les autorités politiques et civiles réunies au palais présidentiel de La Moned

Andrew Preston pour Day News World

DE NOMBREUX MORTS

DANS UN DOUBLE ATTENTAT EN IRAK

Une fois de plus le centre de Bagdad a été touché par un double attentat suicide ayant fait au moins 31 morts et 94 blessés, le deuxième dans la capitale irakienne en trois jours.Cette dernière n'a pas été revendiquée dans l'immédiat.

Cela s'est passé sur la place Tayaran, un carrefour très passant du centre de Bagdad, à la fois important carrefour commerçant et point de rassemblement pour les travailleurs journaliers. La place Tayaran a été visée à de nombreuses reprises par des attaques, souvent meurtrières

"Deux kamikazes" se sont fait exploser, a indiqué le général Saad Maan, porte-parole du commandement conjoint des opérations, qui réunit l'armée et la police.

Quelques heures après ces attentats, une bombe a explosé dans l'est de Bagdad, faisant un mort et six blessés, a encore affirmé l'officier de police

La capitale irakienne se voit confrontée à une recrudescence d'attentats après le lancement fin 2016 de l'offensive pour reconquérir Mossoul, deuxième ville du pays et fief des jihadistes.

Ces dernières attaques n'ont jusqu'ici pas été revendiquées.

Si en décembre l’Irak a annoncé la « fin de la guerre » contre l’organisation djihadiste Etat islamique, des cellules djihadistes sont toutefois encore actives au nord de la capitale irakienne.

Le premier ministre, Haïder Al-Abadi, a demandé d’agir « pour éliminer les cellules dormantes de l’EI et de protéger la sécurité des citoyens », rapporte un communiqué de son bureau.

La question de la sécurité dans un pays en proie à des violences meurtrières sera un des enjeux des prochaines élections législatives, prévues en mai.

Paul Emison pour Day News World

LA TUNISIE

FACE AU SEPTIEME ANNIVERSAIRE

DU JASMIN FANE

La Tunisie a vécu dimanche le septième anniversaire de sa révolution dans un contexte de vive tension sociale : les troubles sociaux récents en sont une preuve. La semaine dernière, des manifestations pacifiques et des émeutes nocturnes ont secoué plusieurs villes. Des milliers de Tunisiens descendent dans la rue pour critiquer la loi de finances qui prévoit notamment la hausse de la TVA.

La coalition de partis de gauche l'UGTT a été accusée par le chef du gouvernement Youssef Chahed d'être responsable des derniers troubles, lors desquels quelque 803 personnes soupçonnées de violence, de vol et de pillage ont été arrêtées, selon le ministère de l'Intérieur.

Or la pauvreté, le chômage, et la corruption à l'origine de la chute de la dictature de Ben Ali après 23 ans de règne sans partage sont les mêmes maux dénoncés aujourd'hui...

La révolution tunisienne avait été déclenchée par l'immolation par le feu le 17 décembre 2010 à Sidi Bouzid -une ville dans l'arrière-pays déshérité- du vendeur ambulant Mohamed Bouazizi, excédé par la pauvreté . Sous la pression populaire, Ben Ali avait pris la fuite le 14 janvier. Ce soulèvement avait fait 338 morts.

Cet anniversaire du Printemps arabe donne donc l'occasion pour le collectif Fech Nestannew ("qu'est-ce qu'on attend?") d'exiger une nouvelle fois la suppression de la loi de finances qui cristallise l'exaspération de la population sur la cherté de la vie. La convergence s'est faite entre les manifestants et l'UGTT, le principal ­syndicat du pays, ainsi qu'avec le Front populaire, une coalition de partis d'opposition de gauche qui ont eux aussi, battu le pavé.

En difficulté financière, notamment après la crise du secteur touristique liée à une série d'attentats jihadistes en 2015, la Tunisie a obtenu un prêt de 2,4 milliards d'euros sur quatre ans du Fonds monétaire international (FMI). En échange, elle s'est engagée à une réduction de son déficit public et à des réformes économiques. Pas de quoi rassurer les Tunisiens sur leur pouvoir d'achat !Sept ans après le départ de Ben Ali en exil en Arabie saoudite les Tunisiens estiment avoir gagné en liberté mais perdu en niveau de vie.

Malgré le succès relatif de sa transition démocratique, la Tunisie, surtout depuis les attentats, vit dans la morosité économique et sociale.

Samedi, soucieux d’étouffer une trop forte mobilisation dimanche, le gouvernement a promis un plan d'action social pour plus de 120.000 bénéficiaires. Il prévoit une aide à l'accès à la propriété pour les familles pauvres, des mesures visant à assurer "une couverture médicale pour tous" et une augmentation de l'allocation sociale en faveur des familles nécessiteuses. Il coûtera plus de 70 millions de dinars (23,5 millions d'euros), selon les autorités.

Presque au même moment, le plus vieux dirigeant élu de la planète en exercice a décidé de reprendre la main. Le président de la République présidait une réunion avec les chefs des partis au pouvoir. L'élargissement du gouvernement d'union nationale aux partis de gauche a été évoqué.

Dimanche le président Béji Caïd Essebsi a décidé de marquer l’événement en se rendant dans le quartier populaire d’Ettadhamen, en banlieue de Tunis, où des heurts violents nocturnes ont opposé des jeunes contestataires aux forces de sécurité ces derniers jours. "La révolution de la liberté et de la dignité (...) a essentiellement été menée par les jeunes" et "il faut que nous nous occupions (...) de ce quartier populaire et défavorisé", a déclaré le président Béji Caïd Essebsi, 91 ans, qui était resté silencieux jusqu'à aujourd’hui dans son palais de Carthage.

Joanne Courbet pour Day News World

VOYAGE EN CHINE D'EMMANUEL MACRON

ACTE II

Lundi 8 janvier 2018 Emmanuel Macron s’est envolé pour la Chine, pour un voyage d’échanges diplomatiques et de négociations économiques de 3 jours.

Le terrain politique chinois est en ce moment, prédisposé à une rencontre avec le Président Xi Jinping.

En effet, Xi Jinping qui était resté absent de la vie politique en septembre 2012 jusqu’à manquer une rencontre avec Angela Merkel, à la grande surprise de beaucoup, est revenu depuis, plus en plus fort sur le devant de la scène chinoise. Son pouvoir a été renforcé au mois d’octobre 2017 à l’issue du XIXème congrès du parti communiste en conclusion duquel le parti lui a conféré un statut équivalent à celui de Mao Tse Toung en son temps, donnant ainsi à l’Empire du Milieu une image de stabilité.

La Chine continue globalement à tirer l’économie mondiale, ceci même si quelques signes d’essoufflements sont apparus au cours de ces dernières années.

Lors de la clôture du Congres de 2017, Xi Jiping a annoncé son intention de réformer le pays et de lutter contre la corruption ; et comme Emmanuel Macron il a commencé à faire ce qu’il a dit....

La Chine est devenue depuis quelques années « le jardin » de certaines grandes entreprises françaises à l’instar du Groupe Suez qui s’est engouffré dans les objectifs soutenus par les dirigeants chinois, dans les faits à s’investir dans la protection de l’environnement, cause devenue la grande priorité des chinois.

L’économie chinoise est donc en pleine mutation ; elle est en train de passer d’une économie d’infrastructures (routes, autoroutes, rail etc..) vers une économie de services dénommée joliment « l’économie de l’aisance », qui l’a conduit à se rapprocher de certains modèles occidentaux dont celui de la France.

La Chine passera donc assez vite d’une économie de production et d’exportation vers une économie de qualité de vie et d’innovation, avec un Président qui a récemment déclaré qu’il avait déclaré la guerre à la pauvreté en faisant de la lutte contre celle-ci la priorité de son mandat.

D’ores et déjà, la Chine est le 8ème partenaire économique de la France.

C’est donc dans ce contexte que s’est présenté le voyage d’Emmanuel Macron en Chine, sachant par ailleurs que la politique du Président américain Donald Trump n’a toujours pas convaincu les responsables chinois, voire les inquiète si un repli politique et économique des Américains venait à se vérifier.

Emmanuel Macron sera le premier président français  qui a débuté son mandat avec un voyage en Chine.

Emmanuel Macron a atterri pour débuter à Xi’an, l’ancienne capitale de l’Empire du Milieu et surtout le point de départ des Routes de la Soie. A son arrivée, escortée de Brigitte Macron, il a visité la nécropole de l’Empereur Qin Shihuang accompagné par son armée de soldats en terre cuite. Emmanuel Macron avait exprimé ce choix de visite, un choix considéré comme symbolique.

L’ancienne route commerciale de la soie a été mise au gout du jour à la suite de travaux de construction de routes supplémentaires, de ports et de voies ferrées.

Emmanuel Macron a mis ensuite le cap sur Pékin  et sa Cité Interdite, pour rencontrer les principaux responsables chinois, mais aussi des acteurs de la vie économique et de la vie culturelle.

Rappelons que le Président de la République ne connaissait la Chine que par l’intermédiaire de la Banque Rothschild pour  laquelle il avait été envoyé en mission en 2008 et 2012. Alors qu’il était Ministre des Finances, Emmanuel Macron s’était rendu en Asie, pour une visite au Japon et en Corée du Sud ; la Chine n’avait pas été mise au programme.

Emmanuel Macron et Xi Jinping se sont déjà rencontrés une fois, à l’occasion du G20 de Hambourg. Depuis son élection à la présidence de la République, Emmanuel Macron et Xi Jinping se sont à plusieurs reprises téléphoné.

Dans le cadre de ce voyage et au delà des simples relations personnelles, Emmanuel Macron va essayer de rechercher « un rééquilibrage » dans les échanges entre la France et la Chine, à partir d’un partenariat fondé sur « la réciprocité ». On notera au passage que le vocabulaire chinois ne permet pas de traduire le mot réciprocité... Les chinois préfèrent aujourd’hui le mot « gagnant-gagnant », une expression qui appelle pour chaque contrat, chaque échange, une analyse précise, pour « qu’il n’y en ait pas un  qui gagne deux fois plus que l’autre ».

Mardi 8 janvier, un face à face a eu lieu entre le mandarin autocrate et le « jeune président français ». D’un coté comme de l’autre, l’autre opération séduction s’est poursuivie, entre l’empereur rouge devenu encore plus puissant depuis octobre 2017 et un chef d’Etat français bénéficiant aux yeux des Chinois d’une image de dynamisme au plan international et considéré comme le principal diplomate européen dans cette période des vacuités de pouvoir existant tant en Grande Bretagne (Brexit) qu’en Allemagne (difficulté de la chancelière Angela Merkel à former un gouvernement).

De nombreux contrats ont été signés à l’occasion de ce voyage (une cinquantaine environ). L’avionneur Airbus, qui avait embarqué avec la délégation présidentielle a signé pour la livraison de 187 Airbus, tout exprimant le souhait de pouvoir accélérer  la cadence de son usine en Chine à Tianjin.  Areva, aussi présente, souhaite pouvoir signer après ce voyage pour la construction de la première usine de retraitement de combustible sur le modèle de la Hague pour produire du Mox, EDF entendant de son coté proposer son savoir faire en matière de climatisation et de biomasse.

Mais la valeur finale de ce voyage ne va pas se mesurer uniquement à l’aune du nombre de contrats signés. David Baverez, l’économiste reconnu, a déjà averti : en échange d’un soutien à l’initiative de la Route de la Soie, la France devra exiger en prime plus d’ouverture de la part de l’Empire du Milieu...

Restera le problème autrement plus sensible du respect des Droits de l’Homme en Chine !

A la veille de Noel, Pékin a condamné deux défenseurs de la liberté, poursuivant ainsi la répression sans merci lancée par le Président Xi Jinping lui même.

On sait que les dissidents du régime font l’objet de torture « qui se poursuivent jusqu’à ce que les individus deviennent fous » selon le propos même d’un cacique du régime chinois chargé des purges en tout genre. Paris a fait jusqu’à présent profil bas alors que l’Europe a déjà dénoncé les sentences infligées. Angela Merkel elle même a procédé à son tour à des mises en garde.  Les Etats- Unis ont également fait part de leur grande déception vis à vis des dérives du régime chinois...

Sur le sujet des droits de l’Homme, il faut rappeler que c’est à l’occasion de la mort, le 13 juillet 2017 du dissident chinois Lux Xiaobo, que la critique internationale a été la plus vive. Lux Xiaobo, a été  le premier chinois à recevoir le Prix Nobel de la Paix en 2010. Il avait dédié son prix aux victimes de Tiananmen. Après avoir été exclu de l’université il a été jeté en prison sous prétexte de subversion, prison ou il est mort d’un cancer de la foi. Sa veuve la poétesse Liu Xia, est toujours assignée à résidence.

Le thème des droits de l’Homme aurait été abordé mardi 9 janvier, quelques heures seulement avant le retour d’Emmanuel Macron en France.

Les images diffusées à la télévision montrent le Président Emmanuel Macron en difficulté au niveau de l’expression publique, plein de retenue, déclarant « ne pas vouloir donner de leçon à la Chine sur le problème des Droits de l’Homme ». Les diplomates entourant Emmanuel Macron qui participaient à l’entretien privé qui aurait eu lieu sur le sujet, assure que le sujet a été abordé avec la grande liberté de ton dont le Président fait preuve en général vis à vis de ses interlocuteurs (ex : Donald Trump ou Vladimir Poutine). On aurait aimé en savoir plus ?

En finissant son voyage, Emmanuel Macron a promis de revenir très vite en Chine, au moins une fois par an... Affaire à suivre...

Clara Mitchell pour Day News World

RUSSIE ET ETATS-UNIS

SE DECHIRENT SUR  L'IRAN

SUR FOND DE CRISE ECONOMIQUE PERSANE

Le président américain Donald Trump doit rendre publique ce vendredi 12 sa décision de réimposer ou non des sanctions économiques contre l'Iran, au risque de" torpiller l'accord nucléaire" conclu en 2015 avec Téhéran, défendu par les autres puissances signataires mais également de déstabiliser un pays qui a vécu des manifestations récemment..

Les Européens sont préoccupés également « sur d'autres sujets, comme le développement de missiles balistiques (par l'Iran) ou les tensions dans la région » et les récentes manifestations ayant fait 21 morts en Iran et contre lesquelles les Etats-Unis voulaient intervenir contre l'avis des autres pays .

En effet les manifestations dont l'Iran a été théâtre récemment relèvent de ses affaires intérieures, avaient estimé vendredi dernier plusieurs Etats-membres du Conseil de sécurité de l'Onu, lors d'une réunion extraordinaire sur le sujet organisée à la demande des Etats-Unis.

Nikki Haley, représentante permanente des Etats-Unis à l'Onu, avait averti les autorités iraniennes qu'elles étaient sous surveillance.

"Le mépris du régime iranien pour les droits de son peuple est largement documenté depuis de nombreuses années", soulignait-elle assurant que les Etats-Unis resteraient du côté des Iraniens "qui cherchent la liberté pour eux-mêmes, la prospérité pour leur famille et la dignité pour leur nation".

Les États-Unis et la Russie avaient alors affiché des divisions profondes sur l'Iran, lors d'une réunion controversée du Conseil de sécurité consacrée à ce pays.

Pour le représentant permanent russe Vassili Nebenzia, la réunion avait pour but de nuire à l'accord sur le programme nucléaire iranien conclu en juillet 2015, auquel l'administration américaine est hostile ."C'est à l'Iran de régler ses propres problèmes", a asséné au contraire l'ambassadeur russe à l'ONU, Vassily Nebenzia en évoquant "une situation interne (qui) est en train de se normaliser" et en accusant Washington de "gaspiller l'énergie du Conseil". Le diplomate russe a évoqué des "prétextes fantaisistes" pour la tenue de cette session, en évoquant une "ingérence dans les affaires intérieures iraniennes".

Discuter de la situation intérieure en Iran au Conseil de sécurité "n'aide pas à (la) résoudre", avait également estimé Wu Haitao, ambassadeur adjoint de Chine.« La situation iranienne ne menace pas la stabilité régionale », a abondé l’ambassadeur adjoint chinois, Wu Haiteo, en déniant tout rôle à l’exécutif onusien dans une situation interne à un pays.

La vague de contestation ne menace pas la paix ni la sécurité internationales, avait alors quant à lui estimé François Delattre, ambassadeur de France à l'Onu, laissant entendre qu'il n'y avait pas lieu d'organiser une telle réunion.

« Il appartient aux Iraniens et à eux seuls d'engager un dialogue pacifique qui doit reposer sur le respect des droits et des libertés fondamentales du peuple iranien. Aussi préoccupantes soient-elles, les évolutions de ces derniers jours ne constituent pas une menace pour la paix et la sécurité internationales », a-t-il déclaré.

« Nous devons y réagir de manière appropriée, c’est-à-dire avec toute la vigilance requise par les risques de violences contre les manifestants pacifiques, mais en nous gardant de toute instrumentalisation de cette crise, qui ne ferait que renforcer les extrêmes et auraient ainsi l’effet inverse de celui recherché », a-t-il poursuivi.

Mais quelles sont les raisons de la colère en Iran ?

Premier motif de mécontentement : la vie chère. Le mouvement de contestation a débuté depuis plus d'une semaine lorsque le gouvernement a annoncé son intention d'augmenter les prix du carburant et des œufs tout en réduisant des aides aux plus démunis. Ces mesures ont finalement été abandonnées par le gouvernement le 30 décembre, sans pour autant provoquer une accalmie parmi les manifestants.

Des rassemblements se sont organisés un peu partout dans le pays contre le pouvoir et les difficultés économiques. Il s'est étendu à 80 villes. Les premières manifestations ont commencé jeudi 28 décembre à Mashhad, deuxième ville du pays et siège des sympathisants d'Ebrahim Raissi, l'opposant conservateur au président Hassan Rohani. Puis la contestation s'est étendue à bien d'autres villes du pays, y compris des petites villes reculées. A Téhéran, des centaines d'étudiants ont manifesté devant l'université.

Depuis samedi 30 décembre, 450 personnes avaient été arrêtées, dans la seule capitale, Téhéran. Le nombre de morts, lui, serait d'une vingtaine.C'est le plus important mouvement de contestation depuis 2009, lorsque les Iraniens s'étaient opposés à la réélection du président ultraconservateur Mahmoud Ahmadinejad.

Le taux de chômage en Iran est très élevé, en particulier chez les jeunes. Le taux de chômage officiel était de 12,6% en juillet 2017. Un phénomène aggravé par les longues sanctions économiques américaines, qui ont freiné l'investissement étranger.

Les sanctions américaines contre le programme nucléaire iranien font l'objet d'une suspension temporaire, régulièrement renouvelée par le président qui peut aussi les remettre en place s'il estime que Téhéran ne respecte pas ses engagements.

Il faut espérer que M. Trump, un détracteur farouche de cet accord, prolonge malgré tout cette suspension qui arrive à échéance ce week end pour la stabilité même du pays mais également celle de la région.

Joanne Courbet pour Day News World

DES TROUBLES SOCIAUX EN TUNISIE

La Tunisie est entrée dans une phase de turbulences sociales alimentées par des mesures d'austérité, sept ans après la révolution.

A la suite de mobilisations pacifiques contre l’austérité, des heurts entre manifestants et forces de l’ordre ont eu lieu dans plusieurs villes du pays.

La hausse de la TVA entrée en vigueur au 1er janvier dans le cadre d'un budget d'austérité a fait sortir dans la rue des gens mécontents de la pauvreté.

Une manifestation à l'appel de plusieurs organisations de la société civile s'est déroulée sans incident mardi dans le centre de la capitale Tunis.

"Nos revendications sont les suivantes :

suspendre la loi de finances 2018, revenir aux prix initiaux des denrées et embaucher une personne de chaque famille pauvre", a assuré Hamza Nasri, membre de la campagne "Fech Nestannew" (Qu'est-ce qu'on attend, ndlr) lancée pour protester contre les hausses de prix.

Mais des échauffourées ont eu lieu en Tunisie mardi soir entre manifestants et forces de l'ordre, au lendemain de la mort d'un homme présenté par des manifestants comme un martyr tué par la police.Le ministère de l'Intérieur a démenti que cet homme ait été tué par la police, assurant qu'il ne portait aucune marque de violence.

Des jeunes sont descendus dans la rue par centaines à Tebourba, à 30 km à l'ouest de Tunis , Kasserine, Jelma ,d'où est partie en décembre 2010 la contestation sociale marquant le début des Printemps arabes.

La rapidité de la contagion de ces derniers jours a toutefois un caractère inquiétant.

Plus de 200 personnes ont été arrêtées et des dizaines ont été blessées, a indiqué le porte parole du ministère de l'Intérieur Khlifa Chiban

Les manifestations ont été émaillées parfois de scènes de pillage de magasins dans un contexte social dégradé :le rebond de l’inflation – 6,4 % en glissement annuel – ajouté aux effets ravageurs d’un taux de chômage de 15 % dont 30 % pour la catégorie des jeunes diplômés de l’enseignement supérieur ne peuvent qu'envenimer la situation .

Sept ans après la révolution de 2011, qui avait renversé la dictature de Ben Ali en 2011 n'a pas permis à la Tunisie un décollage économique malgré la transition démocratique qui avait fait la fierté du pays

Comment apaiser l’actuelle tension sociale ?

La perspective des élections municipales prévues en mai, premier scrutin local depuis 2011, devrait ajouter à la volatilité du paysage politique en attisant de nouvelles concurrences, y compris au sein de la coalition gouvernementale.

Confronté à la baisse de la fréquentation touristique et des investissements étrangers après les attentats, le gouvernement tunisien dit n'avoir d'autre solution que ces hausses de prix pour tenter de réduire le déficit public et satisfaire aux exigences des partenaires financiers de Tunis, Fonds monétaire international (FMI) en tête.

Ce dernier a négocié l'an dernier une ligne de crédit de 2,8 milliards de dollars en échange de réformes économiques.

L'opposition accuse le gouvernement conduit de Youssef Chahed de cibler injustement les pauvres et les classes moyennes par ces mesures d'austérité.

Le Premier ministre a pour sa part lancé un appel au calme et annonce une amélioration de la conjoncture économique pour cette année.

"Les gens doivent comprendre que la situation est exceptionnelle et que notre pays est confronté à des difficultés, mais nous pensons que 2018 sera la dernière année difficile pour les Tunisiens", a-t-il dit

D'ailleurs l'agitation sociale, notamment dans les régions de l’intérieur – historiquement défavorisées par rapport au littoral –, n'avait pas cessé comme l'ont montré les poussées de fièvre de janvier 2016 ou du printemps 2017.

Une fois de plus les mesures d'austérité montrent leurs limites...

Alyson Braxton  pour Day News World

BILLET D'HUMEUR !

NON ! MONSIEUR MACRON CE NE SONT PAS

LES FAKE NEWS QUI MENACENT NOTRE DEMOCRATIE MAIS C'EST VOUS

Replaçons-nous au crépuscule du mercredi 3 janvier 2018, dans la salle des Fêtes de l’Elysée, transformée pour l’occasion en salle de conférence de presse

Et écoutons Emmanuel Macron exprimant ses vœux à la Presse devant un parterre de journalistes nommément invités...

Oyé ! Oyé ! Braves gens !

Emmanuel Macron vient de le dire ! La propagande et l’information non officielles seront interdites !

On avait déjà entendu, plus ou moins fort cette petite musique depuis quelques mois. Mais maintenant c’est officiel et bien martelé. C’était la grande annonce du jour.

Le Président de la République, Emmanuel Macron a annoncé sa volonté de lutter très ouvertement contre les « fake News », surtout en campagne électorale, en faisant voter d’ici la fin  de l’année 2018 une loi qui condamne les fausses nouvelles.

La Presse étrangère est particulièrement visée. « Ce texte peut être totalement voté et appliqué dès la fin de l’année » a-t-il ajouté. Journalistes de toutes les spécialités et de tous les pays, gare à vous !

On en est resté ébaubis.

Passée la surprise, quelques heures après, on a commencé à entendre un nombre de plus en plus important d’organes de presse s’alarmer. Enfin !

Car enfin !

On a vu le couvercle se soulever sur ce que certains prédisaient depuis longtemps ou avaient commencé à comprendre depuis quelque temps, sur ce qui s’avère être un nouveau petit coup (ou grand coup ?) d’accélération de la dictature « En Marche ».

Quelques jours avant Noël après le vote du budget pour 2018, on avait vécu la dictature fiscale.

Le 3 janvier 2018 on a eu droit à la dictature de l’esprit !

Explication de texte : si on lit entre les lignes, seuls les médias agrées pourront revendiquer « une parole libre » avec pour chef d’orchestre (c’est le mot chouchou d’Edouard Philippe, le premier ministre), si nécessaire, Laurent Delahousse . Que leurs journalistes ne se plaignent pas ! Emmanuel Macron n’est pas encore entré dans les détails, mais d’autres, non agrées, ont déjà supposé que pour assurer la mise en oeuvre d’une telle loi, le Président pourrait créer, un Ministère de la Vérité, ou Miniver en novlangue, selon les prophéties de George Orwell dans 1984 avec pour objectif nous assurer de vivre dans « le Meilleur des Mondes » selon Aldous Huxley (1932).

Fini les cybermilitants comme Julian Assange, Edouard Snowdon et bien d’autres lanceurs d’alertes qui ne verraient pas l’histoire comme Emmanuel Macron veut la réécrire, sous le regard pas forcement aimable de Big Brother. Le passé aura été effacé et réécrit, conformément à la vérité du moment ... Et on sait qu’avec le dégagisme, Emmanuel Macron est passé maitre en la matière ! « L’ignorance c’est la force », il le sait...et risque fort d’en abuser.

Si nous n’acceptons pas ce projet, il faudra néanmoins aller plus loin pour chercher la vérité .... voire bien plus loin encore, car à notre corps défendant, le ver de la censure est déjà entré dans le fruit. Nous risquons tous  d’aller de surprise en surprise.

J’en ai eu une, ce matin, de surprise, liée à la censure !

Quelle n’a pas été mon étonnement, lorsqu’ après avoir voulu rediriger, sur Facebook, la Revue de Presse de Pierre Jovanovic, de m’apercevoir 2h plus tard environ, qu’une très grande banque française, celle contre laquelle se défend Jérôme Kerviel depuis de nombreuse années, m’avait bloquée !!

Si ! Si ! Si ! Je dis bien, bloquée et je n’invente pas !

Mon message transféré était barré par une bannière sur laquelle, venant de la SG§NOUS, était inscrit « vous avez été bloqué, vous ne pouvez pas suivre @SG et nous, » avec le logo en prime.

Vérification faite sur le compte d’un ami, mon message transféré ne lui est pas parvenu, il ne l’a pas reçu ...il avait donc été effectivement bloqué.

Or c’était une information économique...intéressante et pas un fake ; une information qui a déplu.

Ces accumulations d’événements  ont contrarié mes principes, ma liberté de penser, d’étudier, de m’informer, d’informer les autres. Elles ne vont pas me conduire à être plus conciliante avec Emmanuel Macron et ses sbires..

Car cela n’est pas comme cela que ça marche, que cela doit marcher. Et cela ne marchera pas, pour beaucoup d’entre vous. Les propos d’Emmanuel Macron ne correspondent pas avec les aspirations du terrain.

Interrogés par mes soins à l’occasion des voeux, ma famille mon entourage, mes amis m’ont fait part, presque tous de leur lassitude face à un pouvoir, qui veut le pouvoir pour le pouvoir et qui nous berne quotidiennement.

La plupart d’entre eux, branchés sur les réseaux sociaux, et ce malgré les fêtes de fin d’année, on grossit les rangs des mécontents, ceci alors même que, pour certains d’entre eux, ils  étaient jusqu’à présents restés dans l’expectative.

Nos concitoyens retrouveraient- ils un peu de lucidité ! Selon un récent sondage, 67% considèrent que la liberté d’expression est menacée.

Alors, non Monsieur Macron, toutes les paroles ne se valent pas ; tous les comportements n’ont pas la même valeur.

La première des valeurs est à mes yeux, celle d’avoir du discernement associé avec un fort sentiment de responsabilité et c’est l’écoute qui en est le carburant.

Aucune information ne remonte lorsqu’un entourage fonctionne sous une forme clanique où on fait en sorte que personne ne s’érige un jour ou un autre en Candide ou en  détracteur.

Lorsque l’on contrôle « la vitalité démocratique » d’un pays, lorsque l’Etat fait de l’interventionnisme tout azimut, lorsque l’on ferme pour un infime prétexte des comptes utilisateurs sous prétexte que les propos tenus sont des fake, lorsque l’on ne respecte pas l’indépendance et l’honnêteté des journalistes, on transforme  l’intelligence des citoyens et on fait dévier l’avenir d’un pays.

La liberté de la Presse, qui jusqu’ici avait été une fierté de la France n’est pas négociable, ni par acte de séduction ni par celui de la menace. L’information est libre comme ses supports la presse écrite, parlée ou numérisée.

Clara Mitchell pour Day News World

VERS UNE REUNIFICATION

DES DEUX COREE ?

Assiste-t-on à un réchauffement des relations entre les deux ennemis de la péninsule coréenne?

Un dialogue reprend petit à petit dans la zone démilitarisée du 38e parallèle. Le Nord et Sud, qui sont encore techniquement toujours en guerre, sont séparés depuis des décennies par la Zone démilitarisée (DMZ), l'une des frontières les plus fortement armées du monde.

À l'approche des Jeux olympiques qui se dérouleront du 9 au 25 février à Pyeongchang en Corée du Sud, les deux pays relancent les discussions interrompues en 2015.

C'est la trêve olympique.

Elle permet aux athlètes, artistes et pèlerins de voyager en sécurité afin de participer ou d'assister aux épreuves.

Une rencontre aura lieu dans le village frontalier de Panmunjom. Les discussions porteront sur les JO de Pyeongchang et sur les relations

C’est un nouveau signe de détente entre les deux voisins à un mois des jeux Olympiques en Corée du Sud. La Corée du Nord a accepté, vendredi 5 janvier, la proposition sud-coréenne de discussions mardi 9 janvier, a annoncé le ministère de l’unification sud-coréen, responsable des relations intercoréennes. «Nous viendrons à la Maison de la paix de Panmunjom le 9 janvier». Cette Maison est située côté sud-coréen dans le village frontalier où fut signé le cessez-le-feu de la guerre de Corée (1950-53) .

Le porte-parole du ministère de l’unification, Baek Tae-hyun, a déclaré que ces discussions porteraient notamment sur les jeux Olympiques de Pyeongchang, qui se tiendront du 9 au 25 février, et sur « la question de l’amélioration des relations intercoréennes ,

Une reprise du dialogue, rompu en 2015, presque inespérée tant la tension était montée à son comble dernièrement autour de la question nord-coréenne avec sa course en avant vers le nucléaire.

La Corée du Nord affirmant aujourd'hui avoir atteint son objectif militaire (être en mesure de menacer du feu nucléaire l’ensemble du territoire continental américain), Kim Jong-un s'est servi lundi de son adresse du Nouvel An à la Nation pour tendre la main en direction du Sud

Les deux Corées ont remis en service mercredi leur liaison téléphonique coupée depuis 2016.

Des athlètes nord-coréens participeraient aux JO.

Washington et Séoul sont convenus jeudi soir de reporter leurs manœuvres militaires conjointes prévues pendant les Jeux olympiques, dans un signe d’apaisement envers le régime nord-coréen. Pour autant, la politique à l'égard de la Corée du Nord n'a pas changé, a argué vendredi le porte-parole du gouvernement japonais, Yoshihide Suga, lors d'un point presse régulier. Pour les trois alliés que sont leJapon, les Etats-Unis et la Corée du Sud"cette décision de reporter les manoeuvres ne remet pas en cause la volonté d'accentuer la pression" sur le régime de Kim Jong-Un, a assuré le responsable japonais.

Le Japon reste cependant des plus vigilants."Il n'est pas exagéré de dire que le climat sécuritaire entourant notre pays est le plus sévère depuis la fin de la Seconde guerre mondiale", avait déclaré le chef du gouvernement nationaliste, promettant de "renforcer la défense" de l'archipel "pour protéger ses habitants".

Le ministre américain de la Défense, Jim Mattis, avait abondé un peu plus tôt dans le même sens en affirmant que la modification du calendrier avait été prise pour des raisons pratiques. Jim Mattis a précisé que les manœuvres Key Resolve et Foal Eagle auraient lieu après les jeux Paralympiques, qui s'achèvent le 18 mars. L'objectif étant que « les forces des États-Unis et de la Corée du Sud puissent concentrer L'objectif étant que « les forces des États-Unis et de la Corée du Sud puissent concentrer leurs efforts sur la sécurité des Jeux », a confirmé la Maison Blanche dans un communiqué.

Donald Trump avait dans un tweet indiqué que la reprise du dialogue intercoréen était « une bonne chose »

On semble encore bien loin d'une réunification des deux Corée qui déplairait à plus d'un.

Alyse Marion pour Day News World

QUE SE PASSE T'IL EN IRAN ?

La République Islamique est depuis le 28 novembre 2017, le théâtre de violentes protestations qui ont commencé dans une dizaine de villes du pays.

Le mouvement de protestation a pris une ampleur inédite et inattendue en 8 jours à peine. Il faut remonter à l’année 2009 après l’élection de Mahmoud Alhmadinejad pour retrouver des manifestations qui fassent descendre dans la rue autant de personnes.

Le bilan des morts s’alourdit de jour en jour. En 7 jours, 21 personnes sont mortes dont 9 dernièrement après une terrible nuit de violences.

La colère qui monte pourrait être mortelle pour le régime qui pourrait être menacé d’une révolution ?

C’est dans le Lorestan que les manifestations ont été à ce jour les plus violentes. Mais le phénomène commence à toucher Téhéran après avoir affecté des villes de moindre importance comme Machhad, la seconde ville du pays.

450 personnes auraient été arrêtées dont une centaine dans la soirée du 1er janvier 2018.

Ces événements divisent néanmoins l’opinion, ce qui fait que les observateurs, nationaux ou étrangers rencontrent d’énormes difficultés pour les décrypter.

Les divisions sont en effet complexes.

Elles ne recoupent pas le clivage qui pourrait être simpliste entre manifestants pro-gouvernementaux et partisans d’un assouplissement du régime.

Il faut noter cependant que la diaspora iranienne, là ou elle est fortement présente, a organisé des rassemblements de soutiens aux manifestants, avec des succès divers : à Paris ils étaient très peu nombreux par exemple !

De son coté, le gouvernement vient, comme à l’habitude, de désigner une potentielle ingérence extérieure, analyse que pourraient renforcer les déclarations encourageant les manifestations antigouvernementales de Yisrael Katz, Ministre Israélien du Renseignement. Israéliens comme américains  ont en effet tout intérêt à une déstabilisation de régime, l’Iran étant depuis de nombreux mois désigné comme une menace dans la région pour les occidentaux.

Mais, par la voix d’Erdogan, la Turquie représentant le bloc russo-islamique, a lui aussi manifesté son inquiétude vis à vis d’événements dont il craint l’escalade.

La contestation est au demeurant, selon les quelques observateurs présents sur place, sans pareil pour l’instant à celle de 2009 qui avait rassemblée près de 3 millions de personnes dans les rues.

Elle a pour première origine la vie chère, le chômage ceci quand bien même l’inflation se serait ralentie depuis quelques mois à la faveur d’un redémarrage économique. Cette protestation s’exprime par ailleurs contre le pouvoir, toujours aussi corrompu tant sur le plan économique que sur le plan politique selon beaucoup !

« La vie chère » et l’inflation recèleraient leur origine dans les années d’embargo organisé par l’Occident et ceci même si les sanctions ont été levées depuis 2016, après la signature de l'accord sur le nucléaire.

Mais cet embargo a essentiellement touché les classes moyennes, qui avaient fait confiance à Hassan Rohani , élus au printemps 2017 avec 70% des voix. Cette population espérait que ce vote massif légitimerait les changements attendus.

Mais rien n’est venu et cette population est déjà déçue ! A titre d’exemple, il  faut souligner que le statut des femmes n’a toujours pas évolué : il n’y a aucune femme dans le gouvernement mis en place au lendemain des élections ...

Parmi eux, il y a ceux qui ont décidé « d’arrêter, car cela ne mène à rien ».

Mais une autre partie des manifestants est constituée par les 30% de la population qui n’a pas voulu participer au vote et qui a décidé de s’engager dans ce mouvement de protestations violentes, la violence étant selon eux, leur seule issue.

Des spécialistes commencent à penser que Rohani va devoir « donner rapidement des signes et de nouvelles raisons d’espérer ». Ses réponses sont scrutées avec la plus grande attention, tant par son opposition intérieure que par l’étranger  et Donald Trump en particulier, qui pense déjà qu’il va y avoir un changement de régime en Iran ?

Rohani va devoir éviter la moindre défaillance, ceci tout en ne durcissant pas outre mesure  la répression, ce qui pourrait avoir un effet contraire sur un apaisement attendu de la situation. Il va devoir transformer très vite la crise en opportunité, en rassurant surtout les classes moyennes qui lui avaient fait confiance.

Il reste à cette heure difficile de tirer des analyses précises de la situation et sur son issue, mais il est déjà possible d’affirmer, que quel que soit le régime, en Iran comme ailleurs, les politiques d’austérité ne marchent pas .....

Clara Mitchell pour Day News World

LES VOEUX DE KIM JONG UN

Le leader nord-coréen a laissé planer la menace d’un boycott des Jeux olympiques d’hiver 2018 organisés chez le voisin sud-coréen pour finalement entrouvrir la porte d’une participation de son pays.

Kim Jong-Un a laissé entendre que son pays pourrait participer le mois prochain aux Jeux olympiques d'hiver en Corée du Sud, du 9 au 25 février, en dépit des tensions suscitées par ses ambitions nucléaires.

«J'espère sincèrement que les Jeux olympiques d'hiver de Pyeongchang seront menés avec succès, a dit M. Kim dans son message de Nouvel An à la nation nord-coréenne. Nous sommes disposés à prendre les mesures nécessaires, y compris à envoyer notre délégation à PyeongChang» , a-t-il poursuivi. Les autorités sud-coréennes et les organisateurs espèrent que le Nord sera présent à ce qu'ils présentent comme les «Olympiades de la paix».

Les jeux se dérouleront à tout juste 80 kilomètres de la zone frontalière qui sépare les deux Corées. la multiplication des tirs de missiles et des essais nucléaires nord-coréens n'ont fait qu'attiser les tensions mais pour les JO seront «une bonne occasion de témoigner de la grâce du peuple coréen envers le monde. L'année 2018 sera une année significative pour le Nord comme pour le Sud, le Nord célébrant le 70e anniversaire de sa naissance et le Sud accueillant les jeux Olympiques d'hiver».

"Tant que nous serons dans une situation instable qui n'est ni la guerre ni la paix, le Nord et le Sud ne peuvent garantir le succès de leurs événements programmés, y compris des JO."Kim Jong-Un

De toute façon la situation politique et militaire sur la péninsule a toujours eu des répercussions sur les compétitions sportives organisées au Sud. La Corée du Nord avait boycotté les jeux d'été de Séoul 1988. «Les chances de participation du Nord aux JO semblent aujourd'hui supérieures à 80%».

Principal concerné, le couple de patineurs Ryom Tae-Ok et Kim Ju-Sik qui sont qualifiés pour Pyeongchang, mais le Comité olympique nord-coréen ayant manqué la date-limite du 30 octobre pour confirmer leur participation auprès de l'Union internationale de patinage pourraient néanmoins concourir à l'invitation du Comité international olympique.

«Les Etats-Unis auront du mal à freiner un dialogue intercoréen focalisé sur Pyeongchang», a-t-il dit. Depuis la fin de la guerre de Corée (1950-53), les deux Etats rivaux sont séparées par la Zone démilitarisée (DMZ), en fait l'une des frontières les plus fortement armées du monde.

D'ailleurs le parti dirigeant de la Corée du Nord s'est engagé à augmenter sa puissance nucléaire et ses capacités de frappes préventives, a annoncé samedi l'agence de presse KCNA. La Corée du

Nord "peut affronter n'importe quelle menace nucléaire des États-Unis, elle dispose d'une (force de) dissuasion forte qui est capable d'empêcher les États-Unis de jouer avec le feu", a lancé Kim Jong-Un dans ses vœux annuels réaffirmant sa détermination à poursuivre le développement de son programme nucléaire et balistique malgré un vote unanime sur une résolution américaine, en s'attaquant au pétrole et à la question des travailleurs nord-coréens à l'étranger.

Le dernier texte, qualifié "d'acte de guerre" par Pyongyang, a été adopté avec le soutien de la Chine, le principal allié et partenaire économique de Pyongyang.

Joanne Courbet pour Day News World

ATTENTAT DANS UNE EGLISE COPTE

AU CAIRE BILAN NEUF MORTS

Selon le ministère égyptien de l'Intérieur, l'assaillant, un jihadiste recherché pour des attaques contre la police, a été blessé et arrêté.

Neuf personnes ont été tuées vendredi au sud du Caire dans une attaque contre une église menée par un homme armé, a indiqué un responsable au ministère de la Santé.

L'État islamique a revendiqué cet attentat via son agence de propagande Amaq.

Les coptes, pour l'immense majorité orthodoxes, constituent la communauté chrétienne la plus nombreuse du Moyen-Orient et l'une des plus anciennes représentant 10% des 96 millions d'habitants.

Les chrétiens d'Egypte, les coptes, ont été visés par plusieurs attaques cette année, la plupart revendiquées par le groupe djihadiste Etat islamique. L'assaillant armé a également blessé cinq gardes de sécurité , selon des responsables de la police.

L'assaillant a ouvert le feu à l'extérieur de l'église voulant donné l'assaut au bâtiment avant d'être abattu par la police, ont précisé des responsables.

Ces derniers ont dit être à la recherche d'un possible autre assaillant en fuite . Selon le ministère égyptien de l'Intérieur, l'assaillant, un jihadiste recherché pour des attaques contre la police, a été blessé et arrêté.

Depuis décembre 2016, des dizaines de chrétiens, essentiellement des Coptes, ont été tués dans des attentats contre des églises ou des attaques ciblées Le 11 décembre 2016, au Caire, un attentat suicide contre l'église copte Saint-Pierre et Saint-Paul, avait fait 29 morts.

L'attentat, qui avait eu lieu en pleine célébration, avait été revendiqué par l'EI.

En avril 2017, 45 personnes ont été tuées dans deux attaques suicide revendiquées par l'EI en pleine célébration des Rameaux à Alexandrie, deuxième ville du pays, et Tanta, dans le nord de l'Egypte.

En mai, le groupe djihadiste avait revendiqué une attaque contre un bus de pèlerins coptes : 28 mort avait été recensés.

Le groupe Etat islamique a revendiqué vendredi l'attaque contre une église copte de la banlieue du Caire en Egypte, ainsi que l'attaque contre un supermarché de Saint-Pétersbourg en Russie.«Un groupe de combattants dépendant de l'Etat islamique a mené l'attaque contre l'église Saint-Mina»ane, a affirmé l'organisation extrémiste dans ce communiqué.

L'EI a également revendiqué l'attaque qui a fait 13 blessés mercredi dans un supermarché de Saint-Pétersbourg en Russie, selon un autre communiqué diffusé par son organe de propagande Amaq. «L'attaque qui a visé un centre commercial à Saint-Pétersbourg avant-hier (mercredi) a été menée par un groupe dépendant de l'Etat islamique», indique le communiqué.

Le président russe Vladimir Poutine a qualifié cette explosion d'«acte terroriste».

Larry Ricky pour Day News World

L'EX-FOOTBALLER GEORGE WEAH

PRESIDENT DU LIBERIA

L'ancien attaquant de Monaco et du PSG George Weah, Ballon d'or en 1995, a été élu nouveau président du Liberia, ce jeudi. +George Weah a réalisé le rêve de sa seconde vie en devenant jeudi président du Liberia.

À 51 ans, l'ancien attaquant a largement remporté le second tour de l'élection présidentielle, avec 61,5% des voix face à son adversaire, le vice-président Joseph Boakai.

«Personne ne devrait avoir peur du changement» . Samedi, il avait rassemblé des dizaines de milliers de partisans dans le plus grand stade du pays à Monrovia, , sa ville de naissance, affirmant : «Je sais que (Joseph) Boakai ne peut pas me battre. J'ai le peuple avec moi.»

Quinze ans après avoir raccroché les crampons, il assure avoir «gagné en expérience» sur le terrain politique et appris de ses échecs.

En décembre 2014, Weah remporte son premier mandat en devenant sénateur, distançant très largement l'un des fils de Mme Sirleaf.

«Personne ne devrait avoir peur du changement. Regardez ma vie: je suis passé de footballeur à homme politique», a-t-il lancé pendant la campagne. «Vous pouvez vous aussi être cette personne. Nous sommes pareils», a ajouté l'ex-star du ballon rond, élevé par sa grand-mère à Gibraltar, un bidonville de Monrovia.

Pendant la guerre civile, Weah avait plaidé pour la paix au Liberia, appelant l'ONU à sauver son pays. En rétorsion, des rebelles avaient brûlé sa maison de Monrovia et pris en otage deux de ses cousins.

Membre de l'ethnie kru, une des principales du Liberia, et ne faisant donc pas partie de l'élite descendant d'anciens esclaves américains qui dominent traditionnellement la vie politique, George Weah a vu sa vie basculer une première fois en 1988, à l'âge de 22 ans, grâce à Arsène Wenger.

Alors entraîneur de Monaco, le tacticien français l'avait déniché au Tonnerre Yaoundé, au Cameroun, et fait venir au pied du Rocher monégasque.

Pendant 14 ans, le solide attaquant allait jouer dans les plus grands clubs européens - Paris SG et l'AC Milan, à l'apogée de sa carrière, puis Chelsea, Manchester City, Marseille -, amassant une fortune considérable.

Seul Africain à avoir remporté le Ballon d'or, George Weah est entré en politique à la fin de la guerre civile . Elle a fait quelque 250.000 morts entre 1989 et 2003. Il avait été battu au second tour de la présidentielle de 2005 par Ellen Johnson Sirleaf, première femme élue chef d'État en Afrique, puis comme candidat à la vice-présidence en 2011. En décembre 2014, il finit par remporter son premier mandat en devenant sénateur.

George Weah a choisi comme colistière Jewel Howard-Taylor.

Britney Delsey pour Day News World

UN MESSAGE PONTIFICAL

FORT DE RAISON ET DE PAIX

DANS « URBI ET ORBI »

Le jour de Noël, place Saint-Pierre à Rome, le pape François a fait passer de nombreux messages à caractère à la fois politique et spirituel.son désaccord au président américain Donald Trump sur la question de Jérusalem.

Le Pape François a évoqué la situation du statut de Jérusalem .«En ce jour de fête, demandons au Seigneur la paix pour Jérusalem et pour toute la Terre sainte ; prions pour qu'entre les partis, la volonté de reprendre le dialogue l'emporte et que l'on puisse finalement parvenir à une solution négociée qui permette la coexistence pacifique de deux États à l'intérieur de frontières définies entre eux et reconnues internationalement.»

sans commenter directement la décision unilatérale de Donald Trump. Seule une voie négociée entre Israéliens et Palestiniens est pour l'Église catholique la bonne issue pour cette «terre meurtrie». «Que le Seigneur soutienne aussi l'effort de ceux qui, au sein de la communauté internationale, sont animés par la bonne volonté d'aider cette terre meurtrie à trouver, malgré les graves obstacles, la concorde, la justice et la sécurité qu'elle attend depuis longtemps.»

Comme il est de coutume dans ce rendez-vous annuel retransmis en mondovision, où tous les pontifes prient pour la paix dans le monde, il a prié pour la paix dans tous les pays meurtris par les guerres quelles soient ethniques ou religieuse, s'adressant en premier à la «bien-aimée Syrie»qui doit se reconstruire dans «le respect de la dignité de chaque personne, à travers un engagement commun à reconstituer le tissu social, indépendamment de l'appartenance ethnique et religieuse» .

D'évoquer également plusieurs autres pays d'Afrique comme le Yemen et son «conflit en grande partie oublié, avec de profondes implications humanitaires sur la population qui subit la faim et la propagation de maladies». Il a passé en revue tous les pays qui souffrent de tensions et conflits non réglé demandant à la communauté internationale demandant à la «communauté internationale» d’œuvrer sans oublier la Birmanie et le Bangladesh et de protéger «la dignité des minorités présentes dans la région soit adéquatement protégée».

Pour ladirectrice de Témoignage chrétien, Christine Pedotti, « le pape nous oblige à regarder la réalité en face »

«Nous voyons les traces de millions de personnes qui ne choisissent pas de s'en aller mais qui sont obligées de se séparer de leurs proches, sont expulsées de leur terre»

Pour mieux accueillir ces migrants, le Pape a adressé un message spirituel aux chrétiens dans son message de Noël, lundi 25 décembre à Rome : se «réveiller de l'indifférence» tout en trouvant «une nouvelle forme de créativité sociale»

Car 'ces enfants, c'est Jésus lui-même' et tout le monde a une place sur la Terre.

Prenons-nous suffisamment notre part à ce drame ?

Joanne Courbet pour Day News World

DANS L'ATTENTE

DE LA

BENEDICTION «URBI ET ORBI »

Le pape François prononce lundi à Rome la traditionnelle bénédiction "Urbi et Orbi" au lendemain d'une homélie de Noël où il a appelé les 1,3 milliard de catholiques de la planète de d'"hospitalité" devant le drame des migrants.

"Personne ne doit sentir qu'il n'a pas sa place sur cette Terre", a déclaré l'Argentin Jorge Bergoglio, petit-fils de migrants italiens dans sa traditionnelle homélie de la veillée de Noël.

La messe de minuit dans l'antique Bethléem, aujourd'hui en Cisjordanie, là où est né Jésus selon le Nouveau Testament, a eu lieu, célébrée par Pierbattista Pizzaballa, haut dignitaire catholique romain du Proche-Orient. Il a exhorté au courage les chrétiens, "préoccupés et peut-être épouvantés de la diminution de (leur) nombre" dans une région en plein tumulte.

Il a cité l'ancien roi de Judée et condamné les guerres menées par "les Hérode d'aujourd'hui pour devenir plus grands, occuper plus d'espace".

"Dans les pas de Joseph et de Marie, se cachent de nombreux pas, nous voyons les traces de familles entières qui, aujourd'hui, se voient obligées de partir, a souligné le pape, devant une dizaine de milliers de fidèles. Dans beaucoup de cas, ce départ est chargé d'espérance, chargé d'avenir; dans beaucoup d'autres, ce départ a un seul nom : la survie. Survivre aux Hérode de l'heure qui, pour imposer leur pouvoir et accroître leurs richesses, n'ont aucun problème à verser du sang innocent". Hérode, le roi de Judée, avait fait rechercher Jésus pour le mettre à mort, selon la tradition chrétienne.

Mgr Pizzaballa a estimé que "Jerusalem est une cité de paix, il ne peut y avoir de paix si l'un est exclu".

"Jérusalem est notre mère" et si la mère perd un de ses enfants, elle "ne peut trouver la paix, alors prions pour Jérusalem", a-t-il dit dans son homélie, en présence du président palestinien Mahmoud Abbas.

En Syrie et en Irak des minorités chrétiennes ont assistées aux célébrations de Noël comme à Mossoul, deuxième ville d'Irak, reprise à l'EI en juillet.

Alize Marion pour Day News World

PLUS DE 200 MORTS APRES LE PASSAGE DE LA TEMPETE TEMBIN AUX PHILIPPINES

La tempête aux Philippines a fait plus de 200 morts et au moins 70 000 personnes ont été déplacées au cours du passage de la tempête tropicale Tembin qui balaie depuis vendredi le sud des Philippines et qui a frappé l'île de Mindanao

Tembin a frappé moins d’une semaine après le passage d’une autre tempête tropicale, Kai-Tak dévastant le centre des Philippines avec un bilan de 54 morts et 24 disparus.

Une centaine de personnes avaient péri en juillet 2014 au moment du passage du typhon Rammasun malgré l’évacuation de 400 000 personnes.

Il avait aussi touché la Chine et le Vietnam. Haiyan enfin avait frappé les îles du centre des Philippines en novembre 2013.

Des vagues semblables à celles d’un tsunami, avaient tout balayé sur leur passage. La catastrophe avait fait plus de 7 350 morts ou disparus et privé de logement plus de quatre millions d’habitants.

A nouveau frappées !

Un nouveau bilan officiel fait état dimanche matin de plus de 200 morts depuis vendredi, contre 182 décès recensés samedi. Par ailleurs 144 personnes sont toujours portées disparues et plus de 40 000 se trouvent dans des centres d’évacuation.70 000 personnes ont été déplacées .

Tembin s’éloigne en mer de Chine méridionale. Chaque année les Philippines sont frappées par une vingtaine de typhons, mais Mindanao, la grande île du sud qui compte quelque 20 millions d’habitants, est généralement épargnée.

La tempête a également balayé l’île touristique de Palawan. «Nous ne déplorons aucune victime à ce stade, mais il y a des personnes disparues», a déclaré dimanche à DZMM radio Zaldy Ablana, chef de la protection civile de Palawan. Un homme de 53 ans a cependant été tué par un crocodile à Palawan, alors qu’il vérifiait l’amarrage de son embarcation dans une rivière en raison de l’arrivée de la tempête, a annoncé la police.

Les secours étaient encore à la recherche de 153 disparus.

Policiers, soldats et volontaires creusent parfois à main nue les débris à la recherche d’éventuels survivants.

La plupart des corps ont été récupérés samedi dans les eaux en crue de la Salog, une rivière de Mindanao, où Tembin a provoqué inondations soudaines et glissements de terrain.

Ailleurs, des rochers et de la boue emportés par les inondations ont enseveli quarante demeures dans la ville de Piagapo,

Romina Marasigan, la porte-parole du Conseil national chargé de ce type de catastrophes, a évoqué une situation "redoutablement difficile".

Britney Delsey pour Day News World

LE DAUPHIN DE FEU NELSON MANDELA

A LA TETE DE L'ANC

Cyril Ramaphosa est depuis hier le nouveau chef de l’ANC et incarne l’espoir de redressement du parti du Congrès national africain (ANC), au terme d’un vote très serré.

Il hérite d’un parti miné par les luttes intestines, après la gestion jugée désastreuse chef de l'Etat Jacob Zuma à la tête de l'ANC et qui tient les rênes de l'Afrique du Sud depuis la fin du régime ségrégationniste de l'apartheid en 1994.

Le nouveau chef de l’ANC doit désormais mener la campagne pour les prochaines élections générales de 2019.

Un véritable défi : en effet confronté à la désaffection de son électorat et la corruption, le parti pourrait perdre sa majorité au Parlement et ce pour la première fois depuis la transition démocratique.

De plus la victoire sur le fil de Cyril Ramaphosa ayant échoué à obtenir la majorité au sein de la nouvelle direction de l'ANC, lui laisse peu de latitude pour lutter contre la corruption et pour la relance l'économie d'ici aux élections de 2019.

Toutefois même si première puissance économique du continent africainest confronté à un taux de chômage de 27,7 % et une croissance molle, sa victoire lui a valu des réactions favorables du côté des marchés.

Même si le départ de Jacob Zuma de la présidence du pays ,terni par de nombreux scandales, n'est envisageable qu'au terme d'un accord négocié qui pourrait inclure une immunité, la victoire de l'ancien syndicaliste reconverti en homme d'affaire multimillionnaire pourrait améliorer la confiance des investisseurs.

Le dauphin de feu Nelson Mandela a en effet fait de la reprise économique et de la lutte contre la corruption ses thèmes de campagne !

Il lui faudra utiliser avec efficacité du temps pour reconstruire" avant les élections générales de 2019 la réputation de l'ANC . En raison du mode de scrutin en Afrique du Sud, le président doit en effet conserver la confiance de sa formation...

Cyril Ramaphosa est désormais bien placé pour devenir le président du pays en 2019.

Personnage clé de la transition démocratique, il a présidé l’assemblée constituante et dirigé la rédaction de la nouvelle constitution, adoptée en 1996. Nelson Mandela en fait son dauphin, en le considérant, d’après ses mémoires, comme « l’un des plus doués de sa génération ».En 1997, il subissant néanmoins le premier grand revers de sa carrière, lorsque les caciques de l’ANC lui préfèrent Thabo Mbeki dans la course pour la tête du parti, il quitte la politique pour se reconvertir dans les affaires après la chute du régime de l’apartheid. ..

Demain mercredi il devrait donner le ton de son nouveau mandat mercredi, lors de son discours de clôture du congrès.

Britney Delsey pour Day News World

PAKISTAN  AU MOINS HUIT MORTS

DANS UNE ATTAQUE SUICIDE

Une attaque a été perpétrée par deux kamikazes contre l'Eglise méthodiste de Quetta, la capitale de la province du Balouchistan pendant le service religieux dominical.

Au moins huit morts dans une attaque suicide contre une église . Au moins huit personnes ont été tuées. 30 blessées ce dimanche lors d'une attaque suicide contre une église du sud-ouest du Pakistan à quelques jours de Noël.

« La police a été prompte à réagir pour empêcher les assaillants de gagner la nef principale et les a interceptés devant » l'édifice, a poursuivi M. Jah.

Plus de 400 personnes étaient présentes en cette semaine de Noël, selon le ministre de l'Intérieur. « Dieu nous préserve, si les terroristes étaient parvenus à leurs fins, plus de 400 vies précieuses auraient été menacées », a indiqué M. Bugti sur Twitter.

La police a intercepté et abattu l'un des kamikazes avant qu'il ne réussisse à entrer dans l'église.

En 2016, l'une des pires attaques survenues au Pakistan avait fait 75 morts, dont de nombreux enfants dans un parc de minorités religieuses dans un pays à majorité musulmane.

Les chrétiens qui représentent environ 1,6% des 200 millions de Pakistanais sont quotidiennement victimes de discriminations dans le Pakistan à majorité musulmane.

Boby Dean pour Day News World

WASHINGTON ET RYAD

AURAIENT

A LEUR INSU ARME DAECH

Déclenché en 2011 par la répression de manifestations pacifiques sous Bachar el-Assad, le conflit en Syrie s'est complexifié au fil des ans avec l'implication de pays étrangers et de groupes djihadistes, sur un territoire de plus en plus morcelé.

Bilan : plus de 340 000 morts et des millions de déplacés et réfugiés .

Dans un document publié après trois ans de recherches sur le terrain, l'ONG Conflict Armament Research (CAR) analyse l'armement utilisé par l'EI,

en se basant sur un échantillon de 40 000 pièces récupérées sur les lignes de front et soigneusement analysées.Trois ans d’enquête de terrain entre Kobané, en Syrie, et Bagdad, en Irak, des dizaines de contrats d’achat et d’exportation passés au crible : le rapport sur les armes de l’organisation Etat islamique (EI), publié jeudi 14 décembre par l’ONG CAR.

La conclusion : l’aide militaire fournie aux rebelles syriens aurait indirectement contribué à armer l’EI .

Selon l'ONG, les États-Unis et l'Arabie saoudite notamment ont fourni illégalement des armes aux forces syriennes, capturées ensuite par les djihadistes: Daech a bien récupéré l'aide militaire destinée aux rebelles syriens combattant Bachar al-Assad.

Et ce, de manière illégale puisque, dans la plupart des cas, les États-Unis n'avaient pas le droit d'envoyer aux rebelles cet armement obtenu auprès de fournisseurs européens, en vertu des accords signés qui interdisent au pays acheteur de transférer ce matériel sans autorisation préalable. « La fourniture de matériel [militaire] dans le cadre du conflit syrien, par des parties étrangères, notamment les États-Unis et l'Arabie saoudite, a indirectement permis à l'EI d'obtenir des quantités substantielles de munitions antiblindage », poursuit CAR.

Sans détailler les circonstances exactes qui ont permis aux djihadistes d'obtenir cet armement, le rapport explique toutefois que les combattants de l'EI ont parfois pu s'emparer de ce matériel « en le capturant sur le champ de bataille ».

Le rapport de CAR nuance également ses premières déclarations en conforter aussi l'idée selon laquelle l'EI « a initialement capturé la plus grande partie de son matériel militaire auprès des forces du gouvernement irakien et syrien », une partie de l'armement utilisé par les djihadistes étant identique à celui des troupes des deux pays.

Il fait notamment la lumière sur les filières d’approvisionnement souvent tordues mises en place par l’organisation djihadiste, via la Turquie en particulier, pour constituer et entretenir son arsenal. Il démontre qu’au-delà des saisies réalisées dans les stocks des armées syrienne et irakienne, l’EI est parvenu à récupérer beaucoup d’armes fournies aux groupes rebelles syriens par l'étranger, notamment les Etats-Unis et l’Arabie saoudite. Des livraisons effectuées quasi systématiquement en violation des accords conclus avec les pays où ces armes ont été produites – principalement des Etats d’Europe de l’Est – qui incluaient une clause de non-réexportation.

Dans un cas précis – un lanceur de roquettes anti-tanks de type 9M111MB-1 ATGW – le rapport affirme que seulement deux mois se sont écoulés entre son achat en Bulgarie par les Etats-Unis, en décembre 2015, et sa saisie dans un stock de l’EI, à Ramadi en Irak, en février 2016. Le rapport signale, photo à l’appui, qu’une batterie anti-char portative du même genre, a été utilisée en décembre 2016 par une unité rebelle syrienne.

« L’introduction de matériel militaire dans le conflit syrien par des parties étrangères (…) a permis indirectement à l’EI d’obtenir des quantités substantielles de munitions anti-blindage », affirme le rapport. « Ce matériel inclut des armes anti-tanks dotées de systèmes de guidage et diverses variétés de roquettes munies de charges tandem, destinées à détruire des blindages modernes réactifs. Ces équipements continuent de poser une menace significative pour l’ensemble des troupes mobilisées contre les forces de l’Etat islamique », poursuivent les auteurs.

La presque totalité (90 %) du matériel de guerre saisi par ces forces sur la ligne de front ou dans les entrepôts de l’EI et que le personnel de CAR a pu expertiser a été fabriquée dans les pays de l’ex-pacte de Varsovie (Russie et Etats d’Europe de l’Est) et en Chine.

Lors de sa prise de Mossoul par exemple, en juin 2014, l’organisation jihadiste a mis la main sur un trésor de guerre, de quoi équiper entièrement 30 000 hommes. Autre exemple : lorsque l’armée syrienne a évacué Palmyre en décembre 2016, les soldats du califat ont récupéré  26 chars, 13 pièces d’artillerie et 5 systèmes sol-air de défense aérienne.

Mais il faut se garder de conclure trop hâtivement à des transfert d'armes volontaires à l'ennemi.

Spécialiste du conflit syrien, Charles Lister, chercheur au Middle East Institute, met en garde contre ses hypothèses et plaide pour la thèse d’une simple capture sur le champ de bataille. « C’est le lot de toutes les guerres », selon lui, qu’une portion de l’assistance fournie par un acteur extérieur soit accaparée par l'ennemi.Selon lui, seuls 2 % des fameux missiles anti-tanks BGM-71 TOW, fournis par la CIA aux rebelles syriens, cause de gros dégâts chez l’armée syrienne, ont été détournés par d’autres groupes.

Damien Spleeters, l’un des auteurs du rapport, va dans le même sens « Le rapport n’affirme pas qu’il y a collusion entre les rebelles et l’EI tout en n’excluant pas non plus cette hypothèse, dit-il. Il démontre simplement que des armes livrées par des parties extérieures à la région ont fini par tomber dans les mains de leurs ennemis, comme c’est très souvent le cas » dans les situations de guerre civile, avec de multiples intervenants. Le rapport n’élucide pas les circonstances qui ont conduit à ce que les djihadistes prennent possession de ce matériel. « C’est une chose sur laquelle nous espérons pouvoir enquêter à l’avenir », confie M. Spleeters.

L'EI est aujourd'hui sur le point de s'effondrer en Syrie, et l'Irak a récemment proclamé la « victoire finale » sur l'organisation djihadiste. L'EI ne contrôle plus aujourd'hui que 5 % du territoire syrien.

Joanne Courbet pour Day News World

L'ARABIE SAOUDITE CONTINUE SES REFORMES

EN FAVEUR DE LA JEUNESSE OU

L' OUVERTURE DES SALLES DE CINEMA.

La comédie romantique Barakah Meets Barakah de Mahmoud Sabbagh a été projetée à la Berlinale tandis que Wadjda de Haifaa Al-Mansour a été en 2013 le premier film du royaume à participer aux Oscars du meilleur film étranger.

Et pourtant c'est un royaume qui a peu à offrir à ses jeunes en matière de divertissements collectifs.

En janvier, le mufti d'Arabie saoudite s'était insurgé contre la possible ouverture de salles de cinéma, sources de «dépravation» car favorisant la mixité.

Or Mohammed ben Salmane, entend donner de la vie culturelle à son pays et donc relativiser les traditions ultraconservatrices du royaume.

«MBS» entend miser sur la jeunesse et les femmes - 70% des Saoudiens ont moins de 30 ans . D'où l'ambitieux plan de réformes dans lequel le prince héritier se lance pour promouvoir les possibles divertissements. Aussi Arabie saoudite va-t-elle autoriser l’ouverture de salles de cinéma à partir de début 2018, levant une interdiction en vigueur depuis plus de trente-cinq ans.

Selon les estimations officielles, l'industrie cinématographique pourrait à elle seule contribuer à hauteur de 90 milliards de rials (24 milliards de dollars) à l'économie et créer 30.000 emplois d'ici 2030.

« C’est un moment clé pour le développement de l’économie culturelle dans le pays », a déclaré le ministre de la culture, Awad Al-Awad, dans le communiqué du 11 décembre.

Une commission présidée par Alawwad précisera le détail des agréments et des règlements pour les exploitants de salles et pour la diffusion des œuvres.

"Ouvrir des cinémas va agir comme un catalyseur sur la croissance économique et la diversification", a déclaré le ministre saoudien de la Culture et de l'Information, Awwad bin Saleh Alawwad.

Parmi les autres réformes sociétales, Ryad a annoncé en septembre la fin de l’interdiction de conduire pour les femmes à partir de juin 2018.

Britney Delsey pour Day News World

PROCLAMATION PAR L'IRAK DE SA VICTOIRE CONTRE LES JIHADISTES DE L'ETAT ISLAMISTE

C'est le Premier ministre irakien Haider al-Abadi qui a annoncé samedi la victoire sur le groupe jihadiste Etat Islamique (EI) à l'ouverture d'une conférence organisée par le syndicat irakien des journalistes à Bagdad."Nos forces contrôlent complètement la frontière irako-syrienne et j'annonce donc la fin de la guerre contre Daech", a déclaré M. Abadi (Daech un acronyme en arabe de l'EI)

En 2014 l'existence de l'Irak se voyait menacé par l'Etat islamiste qui s'était emparé de plus d'un tiers du territoire.

La quasi-totalité des régions sunnites dans l'ouest, le centre et le nord du pays avaient été conquis par les jihadistes lesquels avaient pris le contrôle d'un territoire aussi vaste que l'Italie, à cheval sur la Syrie et l'Irak. Et l'Etat islamistes avait proclamé un "califat" avec ses deux capitales Mossoul en Irak et Raqa en Syrie où il faisait régner la terreur

La principale figure spirituelle de la communauté chiite en Irak, l'ayatollah Ali Sistani, avait lancé un appel à la mobilisation générale.

Des forces paramilitaires du Hachd al-Chaabi comptant des dizaines de milliers d'hommes ont aidé les forces gouvernementales dans leurs offensives contre l'EI.

Remises sur pied, les forces irakiennes avec la coalition internationale, avaient lancé progressivement la contre-offensive en reprenant en 2016 Fallouja et Ramadi dans l'ouest et surtout Mossoul en juillet dernier. La dernière bataille a eu lieu dans le désert près de la frontière syrienne.

Pour en finir totalement avec l'EI, l'armée irakienne a annoncé son intention de nettoyer à une date non précisée le Wadi Houran, une vallée d'Irak située dans la province occidentale d'Al-Anbar . Des jihadistes restent présents dans ce relief accidenté avec des gorges pouvant atteindre 200 m de profondeur. Il disposent de caches et de dépôts d'armes. Cette vallée s'étend de la frontière saoudienne jusqu'à l'Euphrate et se poursuit jusqu'aux frontières syro-jordaniennes.

De plus l'Etat Islamique a également perdu la majeure partie du territoire conquis en Syrie voisine, et son "califat" autoproclamé en 2014 est désormais en lambeaux.

N'oublions pas cependant que dans la clandestinité l'EI garde une capacité de nuisance par le truchement d'attentats spectaculaires, rappellent les experts.

« Notre bataille est avec l'ennemi, qui voulait tuer notre civilisation, mais nous avons gagné par notre unité et notre détermination. Nous les avons vaincus en peu de temps », a ajouté le Premier ministre irakien Haïdar al-Abadi.

Alizé Marion pour Day News World

LE DESTIN DE JERUSALEM

Depuis mercredi soir, la décision de transférer l'ambassade est officielle. Elle retentit comme un coup de tonnerre dans le monde entier et les réactions fusent de toutes parts.

Un document envoyé aux diplomates américains à Londres, Paris, Berlin et Rome, ainsi qu'à la délégation américaine auprès de l'Union européenne, demande aux émissaires de faire passer le message aux gouvernements européens que la déclaration de Trump ne préjuge en rien du statut final de Jérusalem, qui devra encore être déterminée dans les négociations.

La réaction côté arabe a été immédiate : « violation du droit international », « rejet » de cette mesure unilatérale « qui fait monter les tensions et consacre l'occupation israélienne depuis 1967 de la partie est de la ville », selon le porte-parole du gouvernement jordanien mercredi soir.Les différents mouvements politiques palestiniens ont appelé à une grève générale et à des rassemblements jeudi.

Le Hamas appelle à une «nouvelle Intifada» ayant déclaré auparavant que le président des États-Unis avait ouvert «les portes de l'enfer pour les intérêts américains dans la région».

Le président palestinien, Mahmoud Abbas, a affirmé que Washington ne pouvait plus jouer leur rôle historique d'intermédiaire de la paix avec les Israéliens. «Par ces décisions déplorables, les États-Unis sapent délibérément tous les efforts de paix et proclament qu'ils abandonnent le rôle de sponsor du processus de paix qu'ils ont joué au cours des dernières décennies», a-t-il déclaré sur la télévision palestinienne

Une réunion des pays arabes aura lieu au Caire, samedi .

L'Union européenne a condamné la décision de Donald Trump. Le chef de la diplomatie européenne Federica Mogherini a exprimé au nom des Vingt-Huit sa «sérieuse préoccupation» sur «les répercussions que cela peut avoir sur la perspective de paix».

Une réunion du Conseil de l'ONU aura lieu vendredi en fin de matinée, heure de New York.

La Jordanie, gardienne des lieux saints de Jérusalem, avait tenté de convaincre Donald Trump jusqu'au bout de ne pas déplacer l'ambassade à Jérusalem mais en vain.

"Nous vous demandons de mettre l'accent sur la réalité selon laquelle Jérusalem est toujours un problème de statut final entre Israéliens et Palestiniens et que les parties doivent résoudre la question de la souveraineté d'Israël à Jérusalem pendant leurs négociations", indique le document le document qui circule au sein des ambassades américaine.

Une question aussi sensible dans un monde instable...

Boby Dean pour Day News World

LE FEUILLETON LIBANAIS DE HARIRI

OU DE LA DEMISSION A SON RETRAIT

Le gouvernement, auquel participent les deux camps rivaux -l’un dirigé par Saad Hariri et appuyé par Ryad et l’autre mené par le Hezbollah et soutenu par l’Iran-, réaffirme sa volonté de «se distancier» des conflits régionaux.

Cependant l’engagement actif, depuis des années, du Hezbollah chiite au côté du régime syrien de Bachar Al-Assad et les accusations saoudiennes mettant en cause son implication dans le conflit au Yémen avaient mis à mal cette politique.

Le premier ministre libanais, Saad Hariri, renonce à sa démission ce mardi 5 décembre, un mois après cette décision surprise qui avait pris de court le Liban et la communauté internationale.

« Le gouvernement libanais, dans toutes ses composantes politiques, décide de se distancier de tout conflit, de toute guerre et des affaires intérieurs des pays arabes », indique le communiqué lu par M. Hariri.

Cette « distanciation » vise à « préserver les relations politiques et économiques du Liban avec ses frères arabes », poursuit le texte.

« Le conseil des ministres a remercié le premier ministre d’être revenu sur sa démission », a indiqué le gouvernement dans un communiqué lu par Saad Hariri lui-même.

Une démission de Saad Hariri, annoncée le 4 novembre dans une allocution télévisée enregistrée à Riyad, qui a provoqué une crise politique majeure au Liban, sur fond de lutte d’influence régionale entre l’Arabie saoudite, sunnite, et l’Iran chiite.

Hariri avait invoqué l’ingérence de l’Iran et du Hezbollah dans les conflits de la région.

Le premier ministre libanais doit s’entretenir vendredi 8 décembre à Paris avec de hauts responsables de la communauté internationale, dont le chef de la diplomatie américaine Rex Tillerson. Ils évoqueront les moyens de remettre son pays sur les rails après la crise provoquée par sa démission, qu’il a retirée mardi, a annoncé le Quai Orsay.

« Le but est de soutenir un processus politique dans un moment crucial (...) Ce sera un message à la fois aux acteurs libanais et aux pays de la région », a-t-on indiqué au Quai d’Orsay.

Une volte-face aussi surprenante que l’avait été la démission.

Boby Dean pour Day News World

YEMEN "PIRE CRISE HUMANITAIRE"

ET ASSASSINAT DE L'EX-PRESIDENT

SALEH  PAR LES HOUTHIS

L’ancien président yéménite Ali Abdallah Saleh a été tué par des rebelles houthistes, a fait savoir Faïka Al-Sayyed, une dirigeante de son parti, le Congrès général du peuple (CGP), lundi 4 décembre, confirmant l’annonce faite plus tôt sur la station de radio des chiites houthistes.

Une annonce qui survient quarante-huit heures après la décision de l'ex-chef d'État de mettre fin à son alliance avec la rébellion chiite houtie.

Samedi, l'ex président Saleh était en effet intervenu à la télévision, annonçant qu'il souhaitait «tourner la page» avec l'Arabie saoudite, ennemie jurée des Houthis et s’était donc désolidarisé des Houthis avec lesquels il avait passé une alliance contre l'actuel Président.

Le chef des rebelles houthistes, Abdul-Malek Al-Houthi, a confirmé que ses forces l’avaient tué en raison de sa « trahison ». « C’est une défaite historique pour les forces de la coalition », a-t-il ajouté.

Les circonstances de sa mort restent incertaines. Ses anciens alliés ont affirmé avoir fait exploser sa maison. Mais il aurait trouvé la mort au sud de Sanaa dans sa voiture blindée immobilisée par des rebelles. Dans une autre version avancée par une chaîne saoudienne, il aurait succombé à un tir de sniper

Selon un bilan provisoire publié lundi, les affrontements entre les troupes de l'ex-président et des miliciens chiites depuis mercredi ont fait au moins 125 morts et 238 blessés.

Que s'est-il passé ?

Parvenu au pouvoir en 1978, Ali Abdallah Saleh avait été tout d'abord président du Yémen du Nord, avant de devenir celui du Yémen réunifié. En 2012, balayé par le Printemps arabe il avait été remplacé à la tête de l'État par le vice-président, Abd Rabbo Mansour Hadi.

Mais en 2015, ce dernier fut contraint de fuir la capitale yéménite, chassé par une alliance formée quelques mois plus tôt entre les partisans de l'ex-président Saleh, rassemblés au sein du Congrès général du peuple, et les chiites Houthis, venus du Nord et proches de l'Iran.

Une alliance perçue dès le début comme anormale dans la mesure où durant ses 33 ans de règne, le président Saleh avait mené six guerres contre les Houthis.

Mais les deux alliés se partageaient pourtant le contrôle de la capitale yéménite, Sanaa poussé leur s'étant même emparés des provinces du sud du pays. Seule une coalition de pays arabes, menée par l'Arabie saoudite, avait permis au président Hadi de reprendre le contrôle du sud du pays.

Or pendant l'été 2017, des dissensions apparaissent entre les deux clans rebelles alliés. Saleh qualifie alors les Houthis de «milice» tandis que ces derniers lui répondent qu'il est un «traître».

Le 2 décembre, l'alliance ayant explosé, l'ex-Président propose à Ryad de « tourner la page » en échange d’une levée du blocus qui étrangle la population.

En représailles ce dernier est assassiné lundi matin par ses alliés d'hier, une alliance qui aura duré 3 ans.

Le président Hadi, reconnu internationalement comme gouvernement, et l'Arabie saoudite profitent de cette situation pour la reprise de Sanaa. Le président Hadi et l'Arabie saoudite profitent de la division des rebelles

Le président a par ailleurs offert l'amnistie à tous les soutiens des Houthis qui cesseraient leur collaboration avec les rebelles. De son côté, l'Arabie saoudite a également décidé d'appuyer son offensive. Elle a demandé aux civils de se tenir à «plus de 500 mètres» des zones tenues par les rebelles. Au centre de la "pire crise humanitaire au monde" selon l'ONU, la guerre au Yémen avive les tensions régionales autour de la rivalité entre l'Arabie saoudite sunnite et l'Iran chiite, accusé par Ryad de soutenir militairement les rebelles Houthis, ce qu'il réfute.

Mais la population court de grands risques

La guerre du Yémen a fait plus de 8 750 morts depuis l’intervention de l’Arabie saoudite et de ses alliés. Le pays est aujourd’hui confronté à la « pire crise humanitaire du monde », selon l’ONU.

L’intensification des combats font craindre le pire pour une population des plus fragiles au bord de la famine. D'après le Comité international de la Croix-Rouge (CICR), la nuit de dimanche à lundi a connu les pires combats depuis cinq jours et l'a forcé à retirer du pays treize de ses employés.

Urgence humanitaire pour la population !!
Alyson Braxton pour Day News World

YEMEN : GUERRE ET FAMINE

SOUS FOND DE TENSION

ENTRE ARABIE SAOUDITE ET L'IRAN

Dans la nuit de samedi à dimanche la coalition saoudienne a bombardé des positions des Houthis à Sanaa apportant pour la première fois un soutien aux forces de l'ancien président Ali Abdallah Saleh.

Ali Abdallah Saleh, en exil, était allié aux Houthis depuis le début du conflit yéménite face aux forces gouvernementales du chef de l'Etat.

Abd-Rabbou Mansour Hadi, lui, est soutenu par la coalition arabe formée par Ryad depuis mars 2015.

L'Arabie saoudite s’estime menacée par une guerre à ses portes impliquant des rebelles chiites qui seraient des instruments de son grand ennemi, l’Iran.

Or l'ex-président Ali Abdallah Saleh, chassé par la rue lors des printemps arabes, en 2011, a proposé samedi à l'Arabie saoudite de "tourner une page" de la guerre qui meurtrit le pays depuis bientôt trois ans.

De quoi provoquer la colère de ses anciens alliés houthistes..

Un « coup de force » et une « grande trahison », ont réagi les houthistes, menaçant de représailles.

Ceux-ci ont annoncé, le 3 décembre, avoir lancé un missile de croisière vers une centrale nucléaire à Abu Dhabi, capitale des Émirats arabes unis, membres de la coalition.

La capacité balistique des houthistes ne doit pas être mésestimée : ils ont envoyé, le 30 novembre, un missile intercepté dans le sud de l’Arabie saoudite, trois semaines après en avoir tiré un autre vers l’aéroport de Riyad, intercepté également.

Les experts de l’ONU ont montré dans l’analyse des débris de ce missile et d’autres tirés par les houthistes auparavant qu’ils auraient été fabriqués en Iran.

Au Yémen c'est l'Arabie saoudite et l'Iran qui se livrent à une guerre indirecte dans leur rivalité d'influence au Moyen-Orient.

Les partisans de l'ex-président affrontent donc depuis quatre jours les Houthis dans un quartier du sud de Sanaa, miliciens pro-iraniens.

L’ancien président Ali Abdallah Saleh, qui soutenait la rébellion, a décidé de s’en démarquer. Il avait pourtant scellé une alliance en 2014 avec les rebelles houthistes (une branche du chiisme), opposés à son successeur, le président Abd Rabbo Mansour Hadi.

Il s'agit d'un tournant dans la guerre au Yémen.

Les affrontements pourraient s’intensifier sous l’effet de l’annonce, samedi 2 décembre, par l’ancien président, Ali Abdallah Saleh, de sa volonté de discuter avec l’Arabie saoudite voisine.

« J’appelle nos frères dans les pays voisins (…) à arrêter leur agression et à lever le blocus (…) et nous tournerons la page », a déclaré le 2 décembre Ali Abdallah Saleh à la télévision .

Outre des bombardements, Riyad a en effet instauré un blocus du Yémen contribuant à aggraver la situation humanitaire des plus préoccupantes.

Des combats, qui ont fait des dizaines de morts et des centaines de blessés, selon le Comité international de la Croix-Rouge :

8 750 morts depuis mars 2015,et les combats au sein même du camp rebelle ont fait au moins 40 morts.

"La plus grande famine de notre ère contemporaine"

Les responsables de de l’ONU, dont l’OMS et l’Unicef, ont appelé le 2 décembre la coalition dirigée par Riyad à « ouvrir d’urgence et complètement l’accès à tous les ports yéménites de la mer Rouge et à faciliter l’entrée des biens commerciaux et humanitaires vitaux ». La levée partielle du blocus du Yémen ne s'avère pas suffisante dans un pays selon eux menacé par « l’une des plus grandes famines de l’ère contemporaine ».

Alyson Braxton pour Day News World

UN NOUVEAU « NOTRE PERE »

DEPUIS

CE DIMANCHE DE L'AVENT

Dès ce dimanche 3 décembre, le premier de l’Avent, les catholiques mais aussi les protestants francophones sont invités à s’adresser ainsi à Dieu : «(...) Ne nous laisse pas entrer en tentation (...)». La formule remplace «(...) Ne nous soumets pas à la tentation (...)».

"Ne nous soumets pas à la tentation" : vous n'entendrez plus cette phrase du "Notre Père" .

Désormais une autre version est lue à la messe devant les fidèles, à partir de ce dimanche 3 décembre.

Une modification reconnue par le Vatican.

C'est la première fois depuis 1966 que la prière est modifiée.

Avant, il fallait dire "ne nous soumets pas à la tentation", une phrase qui pouvait laisser penser que Dieu soumettait le fidèle au pêché.

Nouvelle traduction officielle de la Bible en français

Un changement de trois petits mots pour la plus connue des prières chrétiennes salutaire, car il invite les fidèles à ne plus le réciter de manière mécanique, mais à s’interroger de nouveau sur la célèbre prière.

Il existe deux versions du «Notre Père» dans l’Evangile, l’une en saint Matthieu et l’autre, plus courte, en saint Luc.

Cet enseignement de Jésus nous est transmis en grec "peïrasmos", et c’est le texte de Matthieu qui est récité habituellement.

Dans la 6e demande, le mot utilisé est qui veut dire à la fois «épreuve» et «tentation».

La nouvelle traduction - «Ne nous laisse pas entrer en tentation» - a été validée par les conférences des évêques des pays francophones.

Nous demandons à Dieu, lorsque le tentateur s’approche, de ne pas entrer dans son piège.

Ce changement était-il vraiment nécessaire ?

Il ne serait jamais venu à l’esprit des chrétiens de considérer Dieu comme tentateur !

Boby Dean pour Day News World

SOS MIGRANTS AU SOMMET UA-UE

ET

40 MILLIONS D'ESCLAVES DANS LE MONDE

Ces dernières semaines, les images de CNN montrant des migrants vendus comme de simples marchandises en Libye ont fait le tour du monde.

Si l' indignation, les condamnations et les mesures d'urgences ne se sont pas fait attendre, le monde a découvert, ébahi, que l'esclavage existe toujours bel et bien en 2017.

Pourtant depuis des années, diverses organisations dénoncent de nombreux cas d'"esclavage moderne". L'existence de ces "marchés aux esclaves" en Libye avait même déjà été signalée par l'Organisation internationale pour les migrations (OIM) sept mois plus tôt.

« Cela fait des années que nous dénonçons comment les migrants en Libye sont victimes de détention arbitraire, de torture, de viol, d’exploitation », a rappelé Amnesty International appelant les dirigeants africains à « se réveiller ».

L’immigration s’est donc imposée comme le thème majeur du sommet qui réunissait environ 80 chefs d’Etat et de gouvernement ainsi que 5 000 délégués à Abidjan mercredi 29 et jeudi 30 novembre

Lors de l’ouverture du sommet, le président ivoirien Alassane Ouattara avait d’ailleurs appelé les jeunes « à ne pas (se) lancer à l’aventure au péril de (leurs) vies ». 60% de la population africaine a moins de 25 ans, et des centaines de milliers de jeunes désespérés au chômage, dans la pauvreté et l’absence de perspectives dans leurs pays prennent le chemin de l'Europe.

« Ce sommet doit être le point de départ d’une action résolue contre cette tragédie » de l’immigration et de ses conséquences, a continué le président de la Commission de l’Union africaine (UA), Moussa Faki, annonçant la création d’une commission d’enquête de l’Union africaine sur le sujet .

Hier à Abidjan, Emmanuel Macron a déclaré la guerre aux passeurs dont « les réseaux, comme les financements », seront « démantelés grâce à une task force », a dit le président français.

L' initiative « euro-africaine» pour «frapper les organisations criminelles et les réseaux de passeurs» qui exploitent les migrants subsahariens, dont certains sont réduits en esclavage régler ne suffit pas à un bien plus vaste problème . Et le chef de l' Etat français d'annoncer «un soutien massif à l'évacuation des personnes en danger» en Libye. Il a qualifié la vente de migrants comme esclaves de «crime contre l'humanité».

Une task force « opérationnelle associant les services de police et d’intelligence(…) pour démanteler les réseaux et leur financement », a expliqué le président français, rappelant que les « trafiquants d’être humains » étaient « profondément liés » aux trafiquants d’armes, de drogue et aux mouvements terroristes qui opèrent dans toute la bande sahélo-sahélienne ».

Il a également annoncé des « opérations d’urgence, dans les prochains jours ou semaines », visant à rapatrier les migrants.

Des annonces certes dans l'urgence mais qui ne résolvent dans le fonds en rien le problème des migrants.

Ce ne sont pas ce type de promesses qui créeront les 22 millions de nouveaux emplois annuels dont l’Afrique a besoin !

Mardi, le président du Parlement européen, Antonio Tajani, avait déclaré vouloir proposer un « plan Marshall » pour le développement de l’Afrique, notamment pour investir massivement dans ses infrastructures. « Ce ne sont pas des promesses vides qui créeront les 22 millions de nouveaux emplois annuels dont l’Afrique a besoin », a réagi la directrice Afrique de l’ONG ONE (fondée par le chanteur Bono), Rudo Kwaramba-Kayombo. « Les dirigeants de l’UA et de l’UE doivent investir dans le développement à long terme et comprendre qu’en donnant la priorité à l’éducation, l’emploi et l’émancipation des jeunes ».

Les dirigeants africains ne doivent pas se tenter de solutions palliatives aux problèmes du continent, notamment les questions blessantes de migration et du trafic humain, qui perdurent.

Selon une étude de l'OIM menée en 2016, il existe encore pas moins de 40,3 millions d'"esclaves modernes" à travers le monde. Mais cet esclavage a plusieurs visages.

En effet l''achat d'esclaves reste relativement rare, la notion d'"esclavage moderne" regroupant le travail forcé qui touche 25 millions de personnes et le mariage contraint pour15 millions de femmes Le travail forcé est effectué chez des particuliers en tant que domestique par exemple, sur des chantiers, dans des champs ou encore dans le milieu de la prostitution.

Aujourd'hui, l'esclavage se présente sous de nouvelles formes.

Souvent, la personne se retrouve plutôt coincée dans une situation d'esclavage sans avoir été vendue. Certaines domestiques indonésiennes travaillant à Hong Kong arrivent par exemple tout juste à se faire payer pour survivre pendant que des employeurs considèrent même que le simple fait de nourrir le travailleur suffit. Souvent le passeport du travailleur est lui retiré et celui-ci se retrouve bloqué. On voit aussi des trafiquants demander une rançon à la famille de l'esclave pour qu'elle puisse le récupérer.

La Corée du Nord, l'Ouzbékistan, l'Inde, le Pakistan le Bangladesh sont parmi les pays qui comptent le plus d'"esclaves modernes", selon l'étude menée conjointement par l'Organisation mondiale du travail (OIT), l'Organisation internationale pour les migrations (OIM) et la Walk free Foundation. Le Qatar et le Cambodge s'illustrent également dans cette liste.

Même si l'Europe se situe bien loin derrière l'Afrique et l'Asie, elle n'en n'est pas pour autant épargnée. En 2014, le scandale des ouvrières agricoles roumaines exploitées, isolées et violées par leurs patrons en Sicile avait par exemple secoué l'Italie. Depuis la crise migratoire pourrait encore avoir amplifié le phénomène, tout un trafic de migrants étant organisé par les trafiquants.

Selon l'étude de l'OIM, l'Europe comptait en 2016 plus de 1,2 million d'"esclaves modernes" (3,5 millions avec l'Asie Centrale), souvent dans le milieu de la prostitution.

De plus l'étude de l'OIM révèle des faits alarmants: "10 000 enfants réfugiés ont disparu en Europe. S'ils n'ont pas tous été attrapés par des trafiquants, Europol a bien averti que les gangs visaient particulièrement ces enfants pour les intégrer dans des réseaux de prostitution ou les entraîner dans des travaux forcés". Selon cette étude, une victime de l'esclavage moderne sur quatre est un enfant !

Alyson Braxton pour Day News World

GUERRE DE DESTRUCTION TOTALE OU SANCTIONS CONTRE LE ROKETMAN COREEN

Vingt-quatre heures après le tir d’un missile balistique intercontinental la question agite la communauté internationale. Le régime de Pyongyang a réalisé un bond technologique pris au sérieux. Le dernier tir nord-coréen a été à une altitude inédite. Selon Séoul, le missile lancé par Pyongyang est d'un nouveau type, inconnu jusqu'à présent.

Comme les Etats-Unis, l'Europe se trouve désormais à la portée des tirs de missiles balistiques effectués par la Corée du Nord. Pyongyang a fait «une démonstration de montée en puissance», a déclaré la ministre française des Armées, Florence Parly

.«L'Europe comme les Etats-Unis sont certainement à la portée de ces tirs» auxquels «peu de villes occidentales échapperaient», a observé la ministre en ajoutant: «ce que l'histoire ne dit pas c'est si ce tir disposait d'une tête chargée ou pas».

Suffisamment pour que les Etats-Unis haussent le ton. C'est «un jeune chien dérangé», a lancé mercredi le président américain à propos de son homologue nord-coréen. Washington menace de «détruire» le régime nord-coréen «en cas de guerre».« le régime nord-coréen sera détruit complètement ».

Mais pour l’heure l’offensive américaine est diplomatique, et on trouve l’ambassadrice américaine aux Nations-Unies, Nikki Haley à la manœuvre.

La menace militaire est un garde-fou qu’aucun pays ne veut franchir : « Le dictateur de la Corée du Nord a fait un choix hier qui amène la guerre. Nous n'avons jamais cherché la guerre avec la Corée du Nord et encore aujourd'hui, nous ne cherchons pas à ce qu'elle se produise. Si la guerre vient, ne vous y trompez-pas, le régime nord-coréen sera détruit complètement »

La Russie a reconnu une «provocation» mais juge toutefois qu'il «n'y a pas de solution militaire» à cette crise, a déclaré l'ambassadeur russe à l'ONU, Vassily Nebenzia. «La Russie ne peut accepter un statut nucléaire pour la Corée du Nord», a-t-il souligné

Aux  États-Unis d appeler à nouveau tous les pays à couper leurs relations diplomatiques et commerciales avec la Corée du Nord lors du conseil de sécurité de l'ONU réuni en urgence mercredi soir.

Et pour cause.

Alors que les deux dernières résolutions de sanctions avaient été approuvées à l'unanimité par les 15 membres du Conseil de sécurité, il existe des failles dans le systèmes de sanction ce que dénonce sans ambiguïté Nikki Haley. L’ambassadrice américaine à l’Onu a rappelé que les dernières sanctions de l’Onu prises en septembre ont imposé une limitation des livraisons de pétrole à la Corée du Nord.

«Les sanctions fonctionnent» mais «on peut faire mieux», a affirmé le président en exercice du Conseil de sécurité, l'ambassadeur italien Sebastiano Cardi.

La Corée du Nord «continue d'exporter du charbon», s' insurge carrément Nikki Haley, lors du Conseil de sécurité convoquée en urgence sur le dossier nord-coréen mercredi.

«Il faut continuer à traiter la Corée du Nord comme un paria», a-t-elle martelé.

Elle a exhorté la Chine, premier partenaire économique de la Corée du Nord, à cesser toute livraison de pétrole au régime coréen.

Pyongyang continue «d'obtenir des produits dérivés du pétrole grâce à des transferts de navire à navire en mer», a dénoncé la diplomate américaine.

"Nous avons besoin que la Chine fasse davantage. Le Président Trump a appelé la président Xi Jinping ce matin et lui a dit que nous sommes arrivés au point où la Chine doit couper l'approvisionnement de la Corée du Nord en pétrole. Ce serait une mesure déterminante pour arrêter ce pari international", a ajouté l'ambassadrice américaine.

Le 5 octobre, se fondant sur la résolution du 5 août, l'ONU a en effet identifié et interdit de ports dans le monde quatre navires !!!

Une première dans l'Histoire des Nations unies. Ces derniers avaient, semble-t-il, transgressé les interdits .

La Chine est accusée de longue date de ne pas appliquer les sanctions contre son voisin , mais elle n'est pas le seul pays à le faire ...

L’asphyxie totale en matière première, plus précisément en carburant ne peut que faire plier le régime coréen, pensent tous les observateurs.

Et le président Trump d’affirmer sur Twitter au terme de son entretien téléphonique avec la Chine que de nouvelles sanctions seraient prises sans en détailler la nature. De l'utilité des sanctions strictement appliquées!

Joanne Courbet pour Day News World

DISCOURS DE RUPTURE AVEC LA FRANCE AFRIQUE

DANS UN SHOW A L'AMERICAINE PAR MACRON

Un discours clairement de rupture avec la Françafrique dans un débat questions-réponses avec les étudiants.

Pour le jeune Président qui n'a pas connu la période du colonialisme et qui veut tourner la page il a assuré que « l'un des plus beaux souvenirs politique » fut la victoire de Nelson Mandela dans son combat contre l'apartheid.

Il a martelé que l'Afrique devait s'extraire des « représentations d'hier ».

«Je suis d'une génération de Français pour qui les crimes de la colonisation européenne sont incontestables.Je suis d'une génération où on ne vient pas dire à l'Afrique ce qu'elle doit faire. » ajoute-t-il

Et dans un pays où la jeunesse est « forte », une jeunesse, qui « n’a jamais connu la colonisation », le président français a déclaré qu’ « il faut qu’elle sorte des représentations des aînés qui eux ne veulent pas sortir de la colonisation ».

Le chef de l'Etat n'a parfois pas mâché ses mots donnant une véritable leçon à son auditoire quand il appelle les étudiants à se départir de l'héritage du passé car ni eux ni lui n'ont connu l'Afrique colonisée. La France de Macron semble vouloir se désengager progressivement de son rôle de parapluie de sécurité. ..

Aux Burkinabés de prendre leur destin en main :« La solution ne viendra pas de l'extérieur, les prévient-il. Vous êtes condamnés à réussir. » a-t-il lancé et il a promis l'attribution de visas longue durée pour les étudiants et surtout des aides pour les femmes étudiantes.

La levée du secret-défense des archives françaises sur l'assassinat du président burkinabé Thomas Sankara ?

Elle a été accordée.

C'est un dossier très sensible au Burkina. Le président français a promis que tous les documents français concernant l'assassinat de l'ancien président burkinabè Thomas Sankara en 1987 seraient « déclassifiés ».

La mort de Thomas Sankara, devenue une figure panafricaine, était un sujet tabou pendant les 27 ans de pouvoir de l'ex-président Blaise Compaoré, qui a succédé au « père de la révolution ». Blaise Compaoré vit en exil en Côte d'Ivoire depuis 2014 ,il est soupçonné d'avoir participé au complot par de nombreux burkinabés.

Ces derniers pensent aussi que la France est impliquée dans ce complot puisqu' ancienne puissance coloniale qui aurait été gênée par la politique anticolonialiste de Sankara.

Autre cas épineux, celui de François Compaoré, le frère de Blaise, arrêté en France fin octobre dans le cadre de l'enquête sur l'assassinat en 1998 du journaliste Norbert Zongo, et dont le Burkina réclame l'extradition.

« Il appartient à la justice française de prendre sa décision, je ferai tout pour faciliter celle-ci », a affirmé Macron.

L'abandon du franc CFA ? « Un non-sujet », pour le président, les États étant libres de leurs choix.

La France toujours la bienvenue en Afrique ?

Pour le président burkinabè « la France est toujours le bienvenu en Afrique ». Les manifestations pour Roch Kaboré représente à ses yeux le caractère démocratique d’un pays où il est permis aux citoyens dans le respect de la légalité de pouvoir donner leurs points de vue. Les manifestations hostiles à sa présence à Ouagadougou.

« C’est normal, c’est l’expression plurielle d’une vie démocratique riche », selon Emmanuel Macron avant son discours de Ouagadougou.

La grenade et les manifestations de la journée, « cela ne pose pas véritablement des raisons de penser qu’il y a des risques particuliers au Burkina Faso vis-à-vis des relations entre la France et le Burkina » a apprécié le président Kaboré.

Pour preuve : Emmanuel Macron, venu avec des start-up, a fait l'annonce devant la communauté française de la création d'un fonds d'un milliard d'euros pour les PME en Afrique, financé par la Banque publique d'investissement et l'Agence française de développement

Alyson Braxton pour Day News World

LA COREE DU NORD NOUVEL ETAT

NUCLEAIRE APRES UN NOUVEAU TIR

DE MISSILE POUVANT ATTEINTRE LES ETATS-UNIS

Un nouveau tir de missile balistique a été réalisé ce mercredi par le régime de Pyongyang parcourant 1.000 kilomètres avant de s'écraser en mer du Japon, selon l'état-major sud-coréen.

La présentatrice du régime nord-coréen, Ri Chun-Hee, est apparue à la télévision officielle pour annoncer ce succès

"Kim Jong-Un a déclaré avec fierté que nous avons finalement réalisé notre grande cause historique, l'achèvement d'une force nucléaire d'Etat, la mise au point d'une puissance balistique", a-t-elle dit

"Le grand succès de l'essai de l'ICBM Hwasong-15 est une victoire qui n'a pas de prix, remportée par le grand peuple héroïque" de Corée du Nord

"Le système d'armes de type ICBM Hwasong-15 est un missile intercontinental équipé d'une ogive lourde extra-large capable de frapper la totalité du continent américain", selon KCNA

Sa trajectoire en cloche, à la verticale, montrerait que le missile tiré aurait une portée de 13.000 kilomètres Corée du Nord capable d'atteindre les villes principales des Etats-Unis!

Séoul a répondu à ce qu'elle juge comme une «provocation» en procédant à un test de missile, inquiet d'une éventuelle action militaire américaine contre le Nord qui déclencherait une guerre à grande échelle

"La situation pourrait dégénérer", a prévenu M. Moon lors d'une réunion d'urgence.

"Nous devons empêcher un scénario dans lequel le Nord pourrait mal évaluer la situation et nous menacer avec des armes nucléaires, ou bien dans lequel les Etats-Unis pourraient envisager une frappe préventive".

Le missile a été tiré du site de Sain-ni, près de Pyongyang, en Corée du Nord pour s' écraser au large du Japon.

Le gouvernement japonais a confirmé que le missile était tombé dans la zone économique exclusive de son pays.

Le vol de l'engin balistique aurait duré 50 minutes, précise le gouvernement nippon. Le gouvernement japonais était en état d'alerte après avoir détecté des signaux radio faisant craindre un tir de missile, selon l'agence Kyodo.

Si Washington applique «la pression et les sanctions maximales» pour empêcher la Corée du Nord d'atteindre le stade où elle serait en mesure de livrer une ogive nucléaire sur ses ICBM , Kim Jong-un maintient sa volonté de s'approprier des technologies militaires de haut niveau.

Et pour se faire son pays fera davantage de tests de missiles dans l'océan Pacifique.

De leur côté, les militaires américains ont indiqué avoir détecté ce mardi un "probable tir de missile" par la Corée du Nord Le Pentagone a précisé que le missile n'a pas présenté de danger, ni pour les Etats-Unis continentaux, ni pour des territoires américains ou des pays alliés.

"Vers 13h30 (18h30 GMT) nous avons détecté un probable tir de missile en provenance de Corée du Nord", a précisé le porte-parole du Pentagone, le colonel Rob Manning.

Le président américain Donald Trump "a été informé de la situation en Corée du Nord tandis que le missile était encore en vol",Message laconique de Donald Trump: "On va s'en occuper".

Pour le secrétaire à la Défense, Jim Mattis, le tir représente "une menace partout dans le monde". Washington a réinscrit la Corée du Nord sur la liste noire des "Etats soutenant le terrorisme", un geste qualifié de grave provocation par Pyongyang.

Alyson Braxton pour Day News World

MACRON EN DONNEUR DE LECONS AU BURKINA ET CHANGEMENT DE LOGICIEL DANS LA POLITIQUE ENVERS L'AFRIQUE

L'arrivée lundi soir au Burkina d'Emmanuel Macron n'a pas été sans heurt puisque deux heures avant son arrivée une grenade a été lancée contre un véhicule de soldats français dans le nord de Ouagadougou sans atteindre leur cible mais en blessant trois civils.

Puis mardi ambiance également tendue à l'extérieur de l'université où des dizaines de manifestants ont dressé des barricades sur l'avenue de l'université de Ouagadougou scandant des slogans tels que « À bas l'exploitation de l'Afrique par l'Occident .

Les jeunes Burkinabè réclament en effet la fin du « pillage des ressources » par des entreprises françaises, du franc CFA arrimé à l'euro et de la présence militaire française.

C'est que la France après avoir été une puissance coloniale, entretient désormais une coopération militaire active avec les autorités du Burkina depuis l'accession à l'indépendance du territoire de la Haute-Volta en 1960.

Emmanuel Macron entend donc convaincre une jeunesse africaine de plus en plus hostile à la présence française sur le continent, sur fond de menace terroriste au Sahel. Des militaires des forces spéciales françaises, basés à Ouagadougou, sont intervenues lors de l'attentat de janvier 2016 (30 morts) lorsque des djihadistes avaient ouvert le feu sur des terrasses du centre-ville et celui d' août (19 morts).

Le président français a d'ailleurs voulu tourner une page de l'histoire que lui-même n'a pas connue en reconnaissant que « les crimes de la colonisation européenne sont incontestables » tout en rappelant aussi « des grandes choses et des histoires heureuses » dans ce passé. Un petit coup de repentance, une fois de plus … Bref : C'est «un passé qui doit passer.».

Il a appelé à une « relation nouvelle » dans un discours- fleuve de près de trois heures devant un parterre de 800 étudiants triés sur le volet.

Si Emmanuel Macron a martelé qu'il n’était pas venu « dire à l’Afrique ce qu’elle doit faire » il a cependant décliné toute une série de conseils appuyés.

1°Sur la démographie

« Quand vous avez une croissance démographique durablement supérieure à la croissance économique, vous n’arrivez jamais à lutter contre la pauvreté », a-t-il insisté.

« La démographie ça ne se décrète pas mais avec 7, 8 ou 9 enfants par femme, êtes-vous sûrs que c’est le choix de cette jeune femme ? Je veux être sûr que partout en Afrique ce soit bien le choix pour cette jeune fille ou femme. Cela m’a poussé à faire de l’égalité femmes-hommes la grande cause de mon mandat. »

Sur l’éducation des femmes

Emmanuel Macron a prôné l’émancipation des femmes africaines devant les étudiants burkinabés. Il veut que « partout en Afrique une jeune fille puisse avoir le choix de ne pas être mariée à 13 ou 14 ans ». « Je serai aux côtés des dirigeants africains qui feront le choix de la scolarisation obligatoire des jeunes filles », a-t-il ajouté,souhaitant que des programmes de bourses scolaires financés par la France « soient donnés en priorité à des jeunes filles ».

3°Sur le terrorisme

Emmanuel Macron a aussi dénoncé « l’obscurantisme religieux », « menace bien plus redoutable parfois que le terrorisme car massive, diffuse, quotidienne, qui s’immisce dans les foyers, les campus ». « Nous ne pouvons plus accepter que des puissances financent des fondations ou des écoles qui nourrissent l’obscurantisme ou le terrorisme. Ce sera l’enjeu de la conférence sur le financement du terrorisme à Paris l’an prochain », a-t-il affirmé.

4°Sur les migrants en Libye

Le président français Emmanuel Macron a annoncé qu'il voulait frapper les passeurs qui exploitent les migrants en Libye . Emmanuel Macron a également annoncé qu'il allait « proposer une initiative euro-africaine » pour « frapper les organisations criminelles et les réseaux de passeurs » qui exploitent les migrants subsahariens en Libye. Il a également annoncé « un soutien massif à l'évacuation des personnes en danger » en Libye, qualifiant de « crime contre l'humanité » la vente de migrants comme esclaves. Mais rappelons aussi que la France soutient financièrement les pays qui gardent les migrants pour endiguer l'exode vers l'Europe...

Puis débat avec les étudiants burkinabés, parfois houleux. Jupiter a finalement demandé à la jeunesse africaine de prendre son avenir en main.

Alizé Marion pour Day News World

INQUIETANT MESSAGE

DU SOUS-MARIN SAN JUAN

Le 15 novembre disparaissait le San Juan, un sous-marin argentin, dans les eaux de l'Atlantique Sud. Avec à bord, 44 marins.

Le San Juan avait appareillé le dimanche 11 novembre d'Ushuaïa, dans l'extrême sud de l'Argentine, pour regagner Mar de Plata, son port d'attache.

Lundi, douze jours après sa disparition, les navires et les avions de quinze pays ont continué leurs opérations pour détecter le sous-marin.

"Malheureusement, nous n'avons toujours pas localisé ou détecté le sous-marin", a déclaré le porte-parole de la Marine argentine, Enrique Balbi. Mais si les recherches ne donnent toujours rien, on connaît maintenant le dernier message du sous-marin argentin disparu dans l'Atlantique Sud .

Il a été dévoilé par la chaîne de télévision A24 de Buenos Aires. Le dernier message du sous-marin faisait état d'un court-circuit et d'un début d'incendie .
"Entrée d'eau de mer par système de ventilation vers réservoir de batteries numéro 3 a provoqué court-circuit et début d'incendie", indique le texte du mercredi 15 novembre. "Batteries de proue hors service" .

Le message du sous-marin ajoute que le bâtiment "navigue pour le moment en immersion" et bien sûr qu'il tiendra le commandement informé.

L'eau de mer pourrait être entrée par le schnorkel, un tube qui permet aux sous-marins aux moteurs diesel de fonctionner en immersion en évacuant les gaz d'échappement et en aspirant de l'air frais.

Ce message ne laisse pas d'inquiéter !

Une explosion sous-marine avait été enregistrée si bien que les opérations de recherche se sont concentrée sur une zone de 36 kilomètres de rayon autour du point de cette dernière.

Peu de temps avant, le sous-marin avait déjà fait face à une avarie des batteries qui avait ensuite été maîtrisée.

Le lien de cause à effet n’a pas été établi officiellement, mais c’est probablement cette explosion qui a envoyé par le fond le submersible argentin

On ne sait pas si cette explosion est liée au message faisant état d'un incendie.

Un court-circuit a généré de la fumée mais le feu a été étouffé, selon le porte-parole de la marine Enrique Balbi qui s'exprimait lors d'une conférence de presse; Il a fermement rejeté la possibilité d'une attaque, mais affirmé qu'un court-circuit ou un feu avait pu rapidement diminuer la capacité d'oxygène dans le sous-marin bord.

De fabrication allemande, le San Juan avait été modifié par les Argentins eux-mêmes, au cours d’un chantier, entre 2007 et 2014.

Un défaut de structure du bâtiment pourrait être envisagé, la marine Argentine ayant remplacé les moteurs en coupant en deux le sous-marin.

La marine a démenti les informations de la presse dimanche faisant état d'anomalies dans l'achat de batteries, lors de réparations opérées en 2008 et 2014 comme elle a rejeté tout problème lié aux torpilles du sous-marin, puisque selon elle, il n’en transportait pas.

Le porte-parole a précisé que le navire russe Yantar, équipé d’un véhicule sous-marin capable de descendre à 6 000 mètres de profondeur, arriverait sur les lieux le 5 décembre.

A noter également que le submersible étant conçu pour ne pas être remarqué, « la détection d'un sous-marin est un processus très difficile, de nombreux facteurs, notamment climatiques, entrent en jeu », explique Adam Slavinsky, pilote d'un avion P8 Poseidon américain spécialisé dans la traque des sous-marins.

Les recherches se poursuivent donc pour retrouver le sous-marin. Au total, 15 pays participent aux recherches, dont les Etats-Unis, le Royaume-Uni, la Russie, la France, le Brésil ou l’Uruguay.

La Marine et les autorités civiles argentines se refusent à déclarer publiquement qu'il n'y plus aucune chance de retrouver des survivants.

Britney Delsey pour Day News World

A BALI L'ERUPTION DU MONT AGUNG

L'éruption du mont Agung a commencé ce lundi 28 novembre 2017.

De longues coulées de lave grise dévalent les pentes de la "grande montagne"

en balinais.

Le volcan est dans un cocon de brouillard et de nuages envoyant des cendres à 6000 mètres de hauteur.

Le magma peut exploser.

En 1963 la dernière éruption avait fait près de 2000 morts !

L'alerte a été relevée, elle est désormais à son niveau maximal. 100.000 personnes vivant dans une zone comprise entre 7,5 et 10 km autour du volcan ont été prévenues et certaines évacuées d'urgence  40 000 personnes ont dû être évacuées, relogées dans des campements de fortune.

Le réveil de ce volcan sacré à Bali inquiète les habitants..De aéroport de Bali plus de décollage.

Les avions sont cloués au sol.

Carl Delsey pour Day News World

LE VOLCAN AGUNG CRACHE DU FEU A BALI

 

L'Indonésie est située sur la «ceinture de feu» du Pacifique, où la collision de plaques tectoniques provoque de fréquents séismes et une importante activité volcanique.

À Bali, le volcan Agung , d'une altitude de 3.031 mètres, pour la seconde fois en une semaine, crache un panache de cendre et de vapeur à des centaines de mètres.

Les autorités craignent l'éruption du volcan comme en 1963, quand près de 1.600 personnes avaient trouvé la mort. 

La fumée a contraint à l'exode les personnes vivant près de la montagne et l'activité de Agung redouble, ce dernier crachant de la fumée jusqu'à 1.500 mètres au-dessus de son sommet, deux fois plus haut que mardi.

Les personnes vivant à moins de 7,5 kilomètres du volcan ont été évacuées.

Ces événements interviennent après que le volcan a repris son activité en septembre.

La fumée des derniers jours a provoqué le départ de 25.000 habitants, réfugiés dans plus de 200 abris.

«Nous continuerons à voir des éruptions comme celle-ci à des échelles similaires, mais nous ne pouvons pas prédire le moment où le mont Agung va réellement entrer en éruption»,

a déclaré à M. Suantika.

A l'aéroport international de Denpasar, capitale de l'île, certaines compagnies ont décidé d'annuler des vols.

Au moins 21 vols ont ainsi été supprimés dans la soirée.

Carl Delsey pour Day News World

L'ETAT ISLAMISTE TUE AUSSI LES MUSULMANS.

 

L'Egypte pleure les 305 personnes, dont 27 enfants, tuées lors de la prière hebdomadaire de la mosquée al-Rawda de Bir al-Abed, au nord-est du pays. 128 fidèles ont également été blessés dans le carnage, perpétré selon le Parquet égyptien par une trentaine d'hommes armés portant la bannière noire de Daech, et qui n'a pas encore été revendiqué.

Remarquons que l'attentat visait la communauté musulmane.

Cette dernière est devenue la première victime du terrorisme perpétré au nom de l'islam par les terroristes de l'Etat Islamiste.

L'attaque terroriste islamiste perpétrée dans la mosquée al-Rawda de Bir al-Abed ce vendredi n'est que la suite d'une triste série d' attaques terroristes envers la communauté musulmane.

Elle a visé vendredi une mosquée fréquentée majoritairement par des musulmans soufis, un courant de l'islam rejeté par les djihadistes du groupe État islamique pour son côté mystique.

Cette minorité de l'islam a été attaquée partout où l'EI opère, que ce soit en Égypte mais aussi au Pakistan où des dizaines de soufis ont été tués par les djihadistes.

L'an dernier, le groupe terroriste avait ainsi enlevé puis décapité un vieux chef musulman soufi, accusé de pratiquer la sorcellerie .

Suite à la décapitation du chef musulman soufi dans la lettre d'information de l'EI, al-Nabaa, le commandant de la «police de la moralité» de l'organisation au Sinaï avait déclaré que la «priorité absolue était de combattre les manifestations du polythéisme, y compris le soufisme».

Le soufisme, honni par les terroristes de l'EI, est pourtant un courant au sein de l'islam, présent aussi bien chez les chiites que chez les sunnites, et qui se caractérise par son mysticisme.

Aussi le cheikh Ahmed el-Tayeb, actuel grand imam d'Al-Azhar, plus haute autorité de l'islam sunnite en Égypte, est-il lui-même d'obédience soufie, tout comme de nombreux hauts dignitaires religieux musulmans. Il a d'ailleurs Ahmed el-Tayeb a d'ailleurs, dans un discours télévisé, fermement condamné «un terrorisme noir et brutal».

"Ce n'est pas la première fois que le terrorisme frappe des musulmans", soulignait d'ailleurs et à juste titre, Jean-Yves Le Drian , au lendemain du carnage.

Que ce soit l'attentat perpétré dans une mosquée chiite de Kaboul le 20 octobre dernier , les bombes explosant dans quatre mosquées sunnites d'Irak en juillet 2013 ces crimes barbares sont perpétrés et revendiqué par le groupe Etat islamique qui ne reconnaît que sa propre conception extrémistes de l'islam et voudrait établir des califats.Day News World raid aerien Egypte Air Force contre l'etat islamique Secteur Mont Sinai L'armée égyptienne a mené vendredi des raids aériens de représailles dans le nord du Sinaï après l'attaque de la mosquée .  Les frappes aériennes se sont concentrées sur plusieurs zones montagneuses autour de la commune de Bir al Abed, où l'attaque s'est produite et où les insurgés islamistes se retrancheraient

Les actes terroristes sont en majorité perpétrés en Orient, et plus particulièrement dans des pays musulmans, et non pas en Occident.

Selon les dernières statistiques de l'Institute for Economics and Peace (IEP) les dix pays les plus touchés dans le monde par le terrorisme en 2016 étaient l'Irak, l'Afghanistan, le Nigeria, la Syrie, le Pakistan, le Yémen, la Somalie, l'Inde, la Turquie et enfin la Libye.

L'Inde étant le seul pays de la liste qui ne compte pas une majorité de musulmans, mais d'hindous.

L'Afghanistan, le Nigeria, la Syrie et le Pakistan comptent à eux-seuls, avec l'Irak, pays le plus touché par le terrorisme l'année dernière, les trois quart des morts liées au terrorisme dans le monde en 2016. L'Irak, pays le plus touché par le terrorisme l'année dernière dans le monde en 2016 avec le triste record. de 2.415 attaques terroristes en 2015, coûtant la vie à 6.960 personnes.

Les djihadistes de l'EI , eux, adhèrent à une version extrême du salafisme, courant rigoriste de l'islam et honnissent toute les autres obédiences musulmanes.Leur but :

établir des califats. D'ailleurs l’Égypte, ne s'y trompant pas , n'a pas manqué de réagir avec la plus grande fermeté. .L'armée égyptienne a mené vendredi des raids aériens de représailles dans le nord du Sinaï après l'attaque de la mosquée .

Les frappes aériennes se sont concentrées sur plusieurs zones montagneuses autour de la commune de Bir al Abed, où l'attaque s'est produite et où les insurgés islamistes se retrancheraient

Un peu plus tôt, le président Abdel Fattah al-Sissi avait promis de répondre avec une "force brutale" à cette attaque.

"Les forces armées et la police vengeront nos martyres et ramèneront la sécurité et la stabilité avec force très prochainement", avait-il déclaré lors d'un discours télévisé.

Joanne Courbet pour Day News World

L 'AFFAIRE SAAD HARIRI

Et

Emmanuel Macron

En petit télégraphiste

Au

Moyen Orient !

Une nouvelle péripétie dans la guerre froide entre l’Iran et l’Arabie Saoudite sous fond d’alliance dangereuse entre les USA, Israël et l’Arabie Saoudite

 

 

Samedi 18 novembre 2017, venant du Caire, Saad HARIRI, arrivait à Paris, à l’invitation du Président Emmanuel Macron, dans le « cadre  d’un geste d’amitié entre le Liban et la France ». Saad Hariri venait de Ryad où il était depuis le 4 novembre  et d’où il avait annoncé sa démission de premier ministre du Liban.

En aucune façon, l’idée d’un exil en France n’a été évoquée à cet instant ! La suite donnera raison à cette analyse..

Saad Hariri a quitté Paris quelques jours plus tard, le 21 novembre, pour le Caire où il a fait une escale rapide. Dans ses dernières déclarations, Saad Hariri avait affirmé qu’il avait fait du Caire son ultime étape, après Paris pour rencontrer le Général /Président Abdel Fattah al Sissi, avec lequel il a un entretien.

Les deux hommes s’étaient déjà rencontrés les 15 et 16 novembre 2016. A l’issue de cette rencontre de 2016, les deux dirigeants arabes avaient  expliqué à l’issue de leurs entretiens « qu’ils avaient travaillé à la mise en place d’un plan destiné à combattre le terrorisme ».

Lors de leur brève et nouvelle rencontre du 21 novembre 2017 les deux dirigeants ont « analysé les derniers développements advenus dans la Région et au Liban, et tenté d’esquisser une stratégie commune pour l’avenir ».

Les deux pays qui sont vulnérables à l’infiltration par la Méditerranée et sont exposés aux attentats terroristes ont décidé à l’issue de leurs discussions de mettre en place une forte collaboration sur la sécurité portant essentiellement sur l’échange de listes noires, internationales, de terroristes.

Dans cette collaboration, ils ont intégrer le fait qu’un grand nombre d’Egyptiens sont employés de façon légale, dans des postes légitimes et stratégiques au Liban, un fait incontournable...

Le Président égyptien a déclaré vouloir œuvrer pour un Liban sûr, « aux tensions minimales ». Le Liban de son coté, et de part sa position centrale au niveau de la cote Est de la Méditerranée, ayant accepté le principe « de servir de rempart contre la propagation de l’idéologie extrémiste islamiste ».

Mais quel est le sens profond de ces événements et de ces dernières déclarations ?

Depuis de nombreuses années les relations entre les Pays du Golfe et le Liban se sont crispées, les motifs de crispations ayant trait principalement à l’influence montante du Hezbollah chiite, pro-iranien au Liban. Le Hezbollah, structuré comme une organisation militaire, est aujourd’hui la force politique dominante du Liban. Présent dans le gouvernement (il détient les 2/3 des ministères) le Hezbollah est au cœur des tensions qui traversent la Région ; il est principalement financé par l’Iran. Son influence se fait sentir essentiellement dans la Justice et l’Armée. Le Hezbollah est inscrit sur la liste noire  des organisations terroristes des Etats- Unis et de celle de l’Union Européenne !

Saad Hariri , qui a la double nationalité libanaise et saoudienne, n’est jamais arrivé à dompter cette formation qui est la seule a avoir conservé des armes après la fin de la guerre civile du Liban (1975-1990). Le Hezbollah a néanmoins appelé à son retour au Liban !

Saad Hariri, qui n’a pas oublié l’attentat meurtrier contre son père en  2005, avait déclaré en arrivant à Paris le 18 novembre qu’il se sentait menacé, alors même qu’officiellement il était toujours protégé par le Royaume Saoudien ??

La déclaration a eu de quoi en étonner beaucoup ! La famille Hariri était en effet protégée par le Royaume Saoudien, depuis plusieurs années, du moins jusqu’au « coup d’Etat » du mois de juin dernier  qui a vu le fils du roi malade, accédé au poste de prince héritier en lieu et place de son cousin, le très populaire Mohammed ben Nayef, que les saoudiens nommaient amicalement le « gardien du temple ».

Et, ce que la Presse Libanaise annonçait depuis longtemps, à savoir l’existence de dissensions importantes entre le clan du Roi Salman et le chef libanais, est arrivé...

C’est le 4 novembre que celles-ci sont apparues au grand jour, à la suite de l’annonce faite à partir de Ryad où il se trouvait, de sa démission des fonctions de Premier Ministre Libanais.

L’annonce de cette démission est la suite d’une séquence  qui avait eu lieu la veille, le 3 novembre, à Beyrouth ou était reçu Ali Akbar Welayadi, conseiller diplomatique d’Ali Khamenei, guide suprême iranien, lequel dans un discours fleuve avait rendu un vibrant hommage à Saad Hariri.

Pire encore pour les saoudiens, le Hezbollah libanais, de plus en plus puissant au Liban, aurait prononcé, à partir du 6 novembre, des accusations lourdes contre l’Arabie Saoudite, accusations qui auraient été « un motif de guerre » car elles confirmaient que le Liban était sous contrôle total du Hezbollah chiites/pro-iranien. Tous ces éléments sont extraits du point de vue saoudien, bien sûr !

Il n’en fallait pas plus, en plus en cette période de purges visant princes et ministres, tous depuis assignés à résidence à l’hôtel Ritz de Ryad et fortunes mises sous séquestre (suite aux révélations de la commission de lutte contre la corruption) pour que Saad Hariri, également citoyen saoudien, soit convoqué à Ryad par MBS.

Faut-il voir un lien entre ces deux événements ? Sur le fond, à priori non ? Sur la forme, oui ! visiblement Mohammed ben Salman (MBS) veut asseoir rapidement, voire brutalement son pouvoir et éradiquer toute forme de contestation présente ou future. Malgré ses apparences, doit-on comprendre que le prince MBS est un faux modéré ?

Oui très certainement !

A Ryad, Saad Hariri aurait été menacé de mort par les saoudiens, au cours d’une tête à tête où il aurait été insulté et humilié. Il lui aurait même été refusé  le droit de repartir ! Cet incident grave, a pris de court la classe politique dans son ensemble. Et même si le fils de Rafiq Hariri , le dimanche soir, 5 novembre, s’était déclaré libre et avait annoncé  qu’il allait rentrer bientôt, la rumeur d’une détention s’est propagée rapidement au pays du Cèdre.

Resté prudent pendant plusieurs jours, Michel Aoun, Président d’obédience chrétienne du Liban s’est montré inquiet à partir du 12 novembre, allant jusqu’à qualifier de circonstances obscures les conditions de liberté restreintes dans lesquelles vivait depuis plusieurs jours Saad Hariri. Le Liban se retrouvait ainsi plongé à nouveau dans « le volcan moyen oriental »....

C’est dans ce contexte que la diplomatie française est intervenue.

On se souvient tous que les 9 et 10 novembre, le Président Emmanuel Macron, en visite de 24 heures aux Emirats Arabes a fait une escale en Arabie Saoudite ou il a eu des discussions avec l’homme fort saoudien. Emmanuel Macron a rappelé à l’occasion de ce voyage la solidarité de la France avec l’Arabie Saoudite. Mais alors que les interrogations se multipliaient au Liban, (car Saad Hariri n’était toujours pas de retour dans son pays) et en France, pays historiquement ami du Liban, Emmanuel Macron s’est contenté d’annoncer après cet entretien « qu’il y avait des contacts informels sur le sujet et que ... Saad Hariri n’avait pas demandé à venir en France » ???

Jean Yves Le Drian, le Ministre des Affaires Etrangères qui accompagnait le Président, s’était même contenté de dire « que Saad Hariri était libre de ses mouvements » !!

Certes, il est important de maintenir le dialogue avec l’Arabie Saoudite comme l’a déclaré le Président de la République à l’occasion de sa visite du 9 et 10 novembre, et de ce seul point de vue la visite éclaire à Ryad d’Emmanuel Macron en valait la peine. En valait la peine également  le maintien des contacts unilatéraux et la poursuite des contrats, d’armements notamment ...avec le royaume saoudien.

Mais si comme certains le déclarent, le Prince MBS (Mohammed ben Saoud) a botté en touche s’agissant de l’affaire Saad Hariri, pendant l’entretien, prétextant qu’il s’agissait que d’une affaire de famille (sous entendu en clair ... ce ne sont pas vos oignons.. ne vous occupez pas de cela !) on ne peut pas dire que la politique étrangère d’EM (Emmanuel Macron) soit sortie grandie de cet épisode, contrairement à ce qu’affirme certains observateurs...

Les islamologues et bons connaisseurs du pays, comme Mathieu Guibert ont effectivement détecté dans l’affaire Saad Hariri un affrontement entre deux branches d’une même famille, comme on l’a connu en France en 1830 entre Charles X et Louis Philippe, dans le cas d’espèce entre l’opposition en soutien du prince Abdallah, plus traditionaliste et les saoudiens  de l’entourage de  MBS qui veut une alliance avec la jeunesse. Mais au delà, MBS est en train de déstabiliser toute la Région tant sur le plan interne que sur le plan international, car c’est un dur, impulsif et autoritaire....qu’il agit...vite... depuis le mois de juin. Comme un certain EM ???

Une difficulté cependant... sur le fond ? L’affaire Saad Hariri pourrait elle être mise en lien avec la visite récente de Jared Kushner, gendre et conseiller de Donald Trump.

Les deux hommes n’ont probablement pas seulement parlé business et lutte contre la corruption, mais très certainement d’accords plus beaucoup larges »... dont Emmanuel Macron n’a semble- t- il pas  été mis dans la confidence, son rôle s’étant limité, jusqu’ici  à celui de ....

petit télégraphiste ??

Peut-on conclure, que ne provoque pas Donald Trump qui veut ! Un petit rappel des rencontres du 14 juillet ?

Clara Mitchell pour Day News World

VERS UNE TRANSITION DEMOCATIQUE AU ZIMBABWE OU LE RETOUR D'UN NOUVEAU DESPOTE?

L'ancien vice-président Emmerson Mnangagwa a été investi président par intérim, dès vendredi, après la démission, mardi, du despote Robert Mugabe de 93 ans

Emmerson Mnangagwa a prêté serment vendredi devant plusieurs milliers de personnes réunies dans un stade à Harare. Il succède à Robert Mugabe, qui a été poussé à démissionner après 37 ans de règne autoritaire et sans partage.

«Moi, Emmerson Dambudzo Mnangagwa, jure qu'en tant que président de la République du Zimbabwe, je serai loyal à la République du Zimbabwe et obéirai, soutiendrai et défendrai la Constitution et les lois du Zimbabwe», a déclaré vendredi matin le nouveau président dans un stade comble de la banlieue de Harare.

Dans son discours d'investiture le Président Emmerson Mnangagwa a fait montre de tourner la page des trente-sept ans du règne de Robert Mugabe, 93ans, le plus vieux dirigeant de la planète.

C'est un discours rassurant et consensuel qu'a prononcé le nouveau président zimbabwéen, vendredi, devant plus de 60 000 personnes euphoriques promettant d’être le « serviteur du peuple ».

Il a voulu se démarquer de l’ancien président tout en lui rendant hommage en le qualifiant de « père de la nation ».

La relance de l'économie reste sa priorité absolue.

En effet les attentes sont immenses pour les 16 millions de Zimbabwéen d'un pays ruiné par la corruption et par des réformes dévastatrices. Avec un taux de chômage à 90 %, les Zimbabwéens vivent de petits boulots dans une économie informelle. D'autres ont émigré, souvent chez le géant sud-africain voisin.

Pas étonnant que les promesses économiques aient été placées au premier plan. Il a promis qu'il indemniserait les fermiers blancs expulsés manu militari de leurs propriétés au début des années 2000, s'est par ailleurs engagé à protéger les investissements étrangers et à renouer avec la communauté internationale.

« Nous allons créer des emplois pour notre jeunesse et réduire la pauvreté pour toute la population", a lancé M. Ngangagwa, "les actes de corruption doivent cesser sur le champ".

Lors de son discours, il a également assuré que les élections prévues en 2018 auraient bien lieu. Le principal parti d'opposition, le Mouvement pour le changement démocratique (MDC),qui d'ailleurs n'a pas été invité à l'investiture, plaide pour un gouvernement d'union nationale jusqu'aux élections et pose ses conditions.

« Des dispositions concrètes doivent être prises pour garantir des élections libres et équitables.

C'est bien de le dire, mais il faut des actions, souligne le secrétaire général du principal parti d'opposition, le MDC, Douglas Mwanzora. Ce dernier exige également que l'armée ne fasse pas partie du processus électoral,laquelle,selon lui, a eu l'habitude d'intervenir dans dans la vie politique du pays.

. «  Mais le plus important, c'est que nous souhaitons que ces élections soient organisées sous la houlette des Nations unies. La SADC doit être impliquée. L'Union africaine aussi ainsi que les autres organisations internationales. A ce moment-là, nous pourrons avoir des élections libres et justes et nous pourrons à nouveau avoir un pouvoir légitime. » conclut Douglas Mwanzora.

Malgré son discours conciliateur, le nouveau maître du Zimbabwe suscitent toutefois des interrogations, à l'intérieur de son pays comme à l'étranger rappelant son passé sombre et sa réputation d'exécuteur des basses œuvres de l'ex-président Mugabe. Aussi le chef du MDC Morgan Tsvangirai. a-t-il confié qu'il espérait que Emmerson Mnangagwa qui s'est présenté en «serviteur» du pays « évitera de tomber dans la tentation de garder seul le pouvoir».

De plus plusieurs ONG ont rappelé le lourd bilan du régime: «des dizaines de milliers de personnes ont été torturées, ont disparu ou ont été tuées», selon Amnesty International. Le cacique du régime surnommé le «crocodile» n' a-t-il pas été associé à toutes ses politiques répressives depuis l'indépendance du pays en 1980 ?

L'état de grâce pourrait ne pas durer longtemps pour l'ancien vice-président qui fait figure de continuateur du régime. «Personne ne veut d'une transition qui verrait un tyran non élu remplacé par un autre», résumait déjà la semaine dernière le ministre des Affaires étrangères britannique Boris Johnson

.Espérons que le nouveau président du pays par intérim va conduire son pays vers une transition démocratique.

«S'il veut être jugé positivement, il va devoir mener des politiques qui ébranlent les structures de pouvoir de la Zanu-PF, en introduisant un vrai pluralisme politique et en séparant le parti et l'État», selon Piers Pigou, consultant d'International Crisis Group en Afrique australe.

Joanne Courbet pour Day News World

CARNAGE DANS UN ATTENTAT EN EGYPTE

AU MOINS 235 MORTS

ET RAID AERIEN EN REPRESAILLES

L’attaque a eu lieu  dans le village de Bir al-Abed, à 40 kilomètres

d’Al Arich, la capitale de la province du Nord-Sinaï.

Les assaillants ont déclenché une explosion avant d’ouvrir le feu sur les fidèles.

Au moins 235 personnes ont été tuées et 133 blessées, vendredi à la mi-journée dans l’attaque d’une mosquée dans le nord du Sinaï égyptien.

Parmi les fidèles se trouvaient des conscrits de l’armée.

Selon la chaîne d'information panarabe Al Arabia et plusieurs sources locales certains des fidèles étaient des musulmans soufis, lesquels sont considérés par l'État islamique et d'autres groupes islamistes radicaux comme des apostats.

 

 

 

 

 

 

 

 

Depuis 2013 et la destitution par l'armée du président islamiste élu Mohamed  Morsi, l'Égypte est le théâtre d'attaques et d'attentats menés par des groupes islamistes contre les forces de sécurité égyptiennes dans plusieurs régions du pays.

Abdel Fattah Al-Sissi, a promis de répliquer avec une « force brutale » à cet attentat, bien que l 'Egypte aient du mal à contrôler la péninsule du Sinaï.

Le nord du Sinaï est particulièrement touché. La branche de l'Etat Islamique y est particulièrement active.

Après cette attaque, qui n'a pas été revendiquée, le président égyptien, Abdel Fattah al Sissi, a convoqué un conseil ministériel restreint. Trois jours de deuil national ont été décrétés.

L'armée égyptienne a mené vendredi des raids aériens de représailles dans le nord du Sinaï après l'attaque d'une mosquée qui a fait 235 morts, a-t-on appris auprès de témoins et de responsables des services de sécurité. Les frappes aériennes se concentrent sur plusieurs zones montagneuses autour de la commune de Bir al Abed, où l'attaque s'est produite et où les insurgés islamistes se retrancheraien

. Un peu plus tôt, le président Abdel Fattah al-Sissi avait promis de répondre avec une "force brutale" à cette attaque, qui n'a pas encore été revendiquée.

"Les forces armées et la police vengeront nos martyrs et ramèneront la sécurité et la stabilité avec force très prochainement", avait-il déclaré lors d'un discours télévisé.

Paul Emison pour Day News World

LE RAPATRIEMENT

DES REFUGIES ROHINGYA

EN BIRMANIE

C'est l'une des plus graves crises humanitaires en Asie. Depuis fin août, des centaines de milliers de musulmans rohingyas fuient des violences considérées par l'ONU comme une épuration ethnique.

Cette vague humaine a submergé le Bangladesh et engendré une des plus graves crises humanitaires de ce début de XXIe siècle en Asie dans un pays déjà très pauvre

De nombreuses organisations caritatives internationales ont aidé les autorités bangladaises à fournir l’essentiel à cette marée humaine qui a déferlé dans ce pays pauvre dont des millions d’habitants manquaient déjà de tout avant l’arrivée des Rohingyas.

La Birmanie et le Bangladesh ont enfin signé un accord ouvrant la porte au rapatriement de centaines de milliers de musulmans rohingya chassés depuis le mois d’août de Birmanie par l'armée.

Ces derniers avaient trouvé refuge au Bangladesh pour échapper à une campagne de répression de l’armée birmane dans l’Etat d’Arakan, région de l’ouest de la Birmanie, épicentre des violences .

Cet accord de principe entre les deux pays a été conclu à la suite de menaces de sanctions américaines ciblées contre les généraux du régime birman par le secrétaire d’État américain Rex Tillerson qui à accusé la Birmanie de se livrer à un « nettoyage ethnique », faisant écho à des déclarations de responsables des Nations unies au début de cette crise humanitaire qui a mis sur le chemin de l'exode quelque 620 000 Rohingya depuis le 25 août.

Cette annonce intervient également à quelques jours de la visite du pape François dans ces deux pays. Le souverain pontife argentin sera en Birmanie du 26 au 30 novembre puis au Bangladesh du 30 novembre au 2 décembre.

Le bureau d’Aung San Suu Kyi a déclaré que l’accord a été signé, jeudi 23 novembre, par les responsables du gouvernement, à Naypyitaw, la capitale birmane.

Lundi, le ministre français des affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian, a apporté un soutien appuyé à la dirigeante birmane en soulignant qu’elle cautionnait les demandes de l’ONU.

« Elle a accepté [ces demandes] de manière très courageuse parce que les conditions politiques de son gouvernement ne sont pas simples », a-t-il dit à l’issue d’une rencontre avec la Prix Nobel de la paix en marge.

Européens et Américains font la distinction entre le gouvernement civil et les militaires et connaissent la fragilité du processus démocratique dans ce pays.

« Nous sommes prêts à les accueillir dès que possible, dès que le Bangladesh nous aura renvoyé les formulaires [de retour] », a annoncé Myint Kyaing, secrétaire permanent du ministère du travail, de l’immigration et de la population birman, après la signature de cet accord dans la nouvelle capitale birmane, Naypyitaw.

Ce texte « stipule que le programme de retours doit débuter sous deux mois », a expliqué le ministère des affaires étrangères du Bangladesh.

Mais manquent les précisions sur les critères de rapatriement ou le nombre de personnes concernées par ce programme.

Certes le pouvoir est aux mains d'un gouvernement civil dirigé par la Prix Nobel de la paix Aung San Suu Kyi depuis l’an dernier après des décennies de pouvoir détenu par la junte militaire.

Mais le prix Nobel de la paix ne détient aucune autorité sur l'armée et beaucoup craignent que cette dernière ne cherche à empêcher le retour des Rohingya. En effet l’armée a déjà prévenu que les réfugiés ne pourraient rentrer que dans le cadre de la loi sur la citoyenneté de 1982.

Or les Rohingya ne font pas partie de la liste officielle établie des minorités ethniques en Birmanie...

Privés de citoyenneté depuis les années 1980 par la junte militaire birmane, les Rohingyas sont une population musulmane d’origine bengalie qui vit au Myanmar depuis au moins deux siècles, principalement dans l’État d’Arakan.

Traités comme des citoyens de seconde zone par la majorité bouddhiste birmane, les Rohingyas n’ont droit à aucun avantage ni à de bons emplois au Myanmar.

L'armée aura-t-elle une fois encore le dernier mot ?

Joanne Courbet pour Day News World

EMMERSON MNANGAGWA

BIENTOT A LA TETE D'UN ETAT RUINE

Emmerson Mnangagwa va ,vendredi, prendre la tête d’un Etat ruiné.

Après un bref exil, l’instigateur de la chute de Robert Mugabe, son ex-vice-président Emmerson Mnangagwa, prend la tête d’un Etat ruiné.

Ancien ministre de Robert Mugabe, Emmerson Mnangagwa, 75 ans, est considéré par la communauté internationale

"comme plus ouvert aux réformes", souligne la société d'analyse économique BMI Research.,Nous avons plus de raison d'être optimiste sur un retour du Zimbabwe auprès des investisseurs internationaux au cours des deux prochaines années", ajoute dans une note BMI, ne croyant toutefois pas possible de résoudre la crise financière dès 2018.

L'arrivée au pouvoir d'Emmerson Mnangagwa, qui sera investi vendredi président, suscite déjà d 'enormes espoirs dans un pays à la une croissance atone, l'inflation rampante et au chômage de masse.

M. Mnangagwa a promis mercredi, dans son premier discours depuis sa désignation, de s'attaquer à ces problèmes. "Nous voulons la croissance de notre économie, nous voulons des emplois", a-t-il lancé .

Longtemps pourtant, le Zimbabwe le fut un modèle de réussite en Afrique, au point d'être surnommé le "grenier à blé" du continent.

En effet ,à son arrivée au pouvoir en 1980, Robert Mugabe avait mis sur pied un système d'éducation et de santé solide tout en ménageant les intérêts de la minorité blanche pour stabiliser le pays.Les lois dites "d'indigénisation" avaient été votées en 2007 pour contraindre les entreprises étrangères à céder la majorité de leurs parts à des investisseurs locaux mais n'ayant pas abouti pleinement , les investisseurs étaient restés frileux.

Le temps presse pour une relance économique.Un défi de taille pour le futur Président.

"Si le pays s'effondre, les militaires ne seront pas payés et il y aura un risque de nouveau coup d'Etat", relève l'analyste Derek Matyszak de l'Institut pour les études de sécurité (ISS).

Joanne Courbet pour Day News World

RETOUR RISQUE

POUR SAAD HARIRI

AU LIBAN

Voici que près de de trois semaines après sa démission surprise depuis l’Arabie saoudite, Saad Hariri est de retour à Beyrouth, depuis mardi soir.

Après avoir quitté dans dans la journée la France il s'est rendu au Caire puis à Chypre avant de revenir dans le pays du Cèdre. Mercredi, il doit participer à la fête de l’Indépendance et clarifier sa position dans un contexte de tensions exacerbées entre l’Arabie saoudite et l’Iran.

Ancienne puissance mandataire du Liban, la France a joué les médiateurs et le président Macron a invité à Paris M. Hariri et sa famille afin de tenter de sortir de l’impasse née d’une démission apparemment imposée par les autorités saoudiennes

Face au soutien des chancelleries occidentales au Premier ministre libanais démissionnaire, le royaume des Saoud a dû se rendre à l’évidence : forcer Saad Hariri à quitter son poste, élément clef d’un subtil équilibre des forces dans la région, était une mauvaise idée. La démission surprise de Hariri n’a pas eu les résultats escomptés par le prince héritier Saoudien Mohammed ben Salmane.

Non seulement les militants sunnites et chiites du Liban sont restés calmes, mais la classe politique, y compris au sein du camp de Hariri, déplorait en chœur cette démission.

Et Nouhad Machnouk, ténor du Courant du futur, de déclarer que que «les Libanais ne sont pas un troupeau de moutons, le Liban un lopin de terre, dont la propriété passerait de main en main au gré des contextes».

Mais pour autant le bras de fer entre l'Iran et l'Arabie Saoudite pour le contrôle de la région ne fait que se durcir.

En effet la diplomatie saoudienne a récemment redoublé d'attaques contre Téhéran et affirmé que Riyad ne resterait pas « les bras croisés » face à la politique « agressive » de l’Iran, lors d’une réunion extraordinaire de la Ligue arabe, dimanche, au Caire. De son côté le chef de la diplomatie de Bahreïn, pays allié de l’Arabie saoudite, lors de cette réunion a stigmatisé le Liban comme étant sous le « contrôle total » du Hezbollah.

L’Egyptien Ahmed Aboul Gheit, en déplacement à Beyrouth, a appelé lundi à « préserver » le pays du Cèdre des conflits régionaux.

Dans son discours traditionnel la veille de la fête de l’Indépendance, le président Aoun a appelé les Libanais à « l’unité » et à s’éloigner de la dissension. Celle-ci « provoquerait une destruction totale qui n’épargnerait personne », a-t-il prévenu. Il s’est également adressé à la Ligue arabe en ces termes . « Traiter avec le Liban nécessite beaucoup de sagesse, sinon cela le pousserait vers l’embrasement », a fait valoir M. Aoun.

Le retour de Hariri, pris entre l'enclume et le marteau, ne résout en aucune façon la situation compliquée du Liban. Quelles sont les options envisageables ?

Son gouvernement avait réussi en 10 mois ce que d'autres n avaient pas pu mener à bout': mettre en place une nouvelle loi électorale acceptée par tous, se débarrasser des terroristes de Jabhat al-Nusra et Daesh, ratifier un premier budget en 12 ans, lancer le processus d'exploration pétrolière, renouveler le personnel judiciaire... Mais depuis sa démission choc cet équilibre semble compromis.

Imaginer qu'il puisse revenir sur sa démission puis trouver un modus vivendi avec les Saoudiens s'avère peu probable.. compte tenu de ce que Hariri a dû promettre au prince héritier saoudie et de la présence de ses deux jeunes enfants restés à Riyad.

Entériner sa démission et former très rapidement un gouvernement ?

Certes il sortirait gagnant des élections parlementaires prévues pour 2018, après sa captivité vécue comme un soufflet par tous les Libanais. La suite des événements tient, en grande partie, à l’attitude du Hezbollah, arbitre du jeu interne libanais.

Va-t-il considérer que Hariri est un maillon faible, imprévisible et et ne pas le reconduire à son poste ? Ou va-t-il considérer que le coup d’éclat saoudien a paradoxalement eu l’effet «positif» de faire comprendre à Riyad que sa politique est dangereuse ?

Quel que soit son choix en rentrant à Beyrouth, le Premier ministre démissionnaire libanais prendra de grands risques.

Joanne Courbet pour Day News World

DEMISSION DE ROBERT MUGABE

AU ZWIMBABWE

APRES 37 ANS DE POUVOIR

Le président du Zimbabwe Robert Mugabe, âgé de 93 ans, a annoncé sa démission dans une lettre remise au Parlement, mardi 21 novembre, et lue par Jacob Mudenda, président de la Chambre.

Chef Il était en résidence surveillée depuis l'intervention de l'armée, mercredi dernier, mais refusait de céder le pouvoir qu'il exerçait depuis l'indépendance, en 1980.

Cette annonce intervient alors que le Parlement a ouvert sa séance consacrée à l'examen d'une demande de destitution du président, après trente-sept ans au pouvoir.

 

"J'ai choisi volontairement de démissionner", assure Robert Mugabe. "

Cette décision a été motivée par (...) mon désir d'assurer un transfert du pouvoir sans problème, pacifique et non violent", a-t-il détaillé dans sa lettre.

Dans un communiqué diffusé dans la nuit de mardi à mercredi 22 novembre, le président de l’exécutif de l’Union africaine, le Tchadien Moussa Faki Mahamat, s’est félicité de la décision du président zimbabwéen Robert Mugabe. L’organisation « reconnaît que le peuple zimbabwéen a exprimé le souhait d’un transfert de pouvoir pacifique de telle sorte que l’avenir démocratique du pays soit sauvegardé », souligne ce communiqué. La décision de M. Mugabe « restera dans l’'histoire comme l’acte d’un véritable homme d’Etat, qui ne peut que renforcer l ’héritage politique du président Mugabe », poursuit le communiqué de l’UA.

Carl Delsey pour Day News World

AU MOINS CINQUANTE MORTS

DANS UN ATTENTAT-SUICIDE

AU NIGERIA

 

Au moins 50 personnes ont été tuées mardi dans un attentat-suicide attribué au groupe jihadiste Boko Haram qui a frappé une mosquée de Mubi, un des plus meurtriers perpétré dans le nord-est du Nigeria depuis des mois .

Le bilan provisoire pourrait s'alourdir.

L'explosion a été perpétrée kamikaze, un adolescent, durant les prières du matin à la mosquée de Madina à Mubi, ville frontalière du Cameroun à environ 200 km au nord de la capitale de l'Etat d'Adamawa, Yola.

Si l'attentat n'a pas été revendiqué tout porte à penser que Boko Haram menant régulièrement des attaques contre des villages et des attentats-suicides en est l'instigateur.

Depuis huit ans le groupe terroriste multiplie les attentats qui ont fait au moins 20.000 morts et 2,6 millions de déplacés dans le nord-est du Nigeria.

C'est l'attentat le plus meurtrier perpétré dans la région du nord-est depuis une embuscade tendue en juillet contre un convoi transportant les membres d'une mission de prospection pétrolière dans l'Etat voisin du Borno, qui avait fait 70 morts.

Boko Haram conserve toute sa capacité de nuisance restant une organisation extrêmement puissante qui continue à semer la terreur pour tenter d'établir un califat islamique.

Les attaques jihadistes se concentrent depuis quelques temps dans la région frontalière du Cameroun.

La région, frontalière du Cameroun, est proche des monts de Mandara, où Boko Haram abrite d'ailleurs plusieurs camps.

 

L’Etat d’Adamawa, touché par les violences au pic de l’insurrection en 2014-2015, avait connu un progressif et fragile retour au calme, en comparaison avec l’Etat voisin du Borno, épicentre du conflit, qui n’a connu aucun répit. Ces dernières semaines, pourtant, les attaques djihadistes ont repris.

Paul Emison pour Day News World

LE PRESIDENT DU ZIMBABWE ROBERT MUGABE POUSSE A LA DEMISSION

PAR LA RUE ET SON PROPRE PARTI

Le Zimbabwe a connu samedi l'une des plus grandes manifestations jamais organisées depuis l'indépendance et l'arrivée au pouvoir de Robert Mugabe en 1980. Des dizaines de milliers de personnes ont manifesté samedi dans les rues d'Harare pour exiger le départ du président Mugabe. "Trop c'est trop, Mugabe doit partir", "Repose en paix Mugabe", "Non à la dynastie Mugabe", proclamaient des affiches brandies par des manifestants dans une ambiance festive.

Une manifestation historique : elle a rassemblé des Zimbabwéens très divers comme des ministres, des proches du parti au pouvoir, ainsi que des membres de l'opposition, des noirs et la minorité blanche issue de la colonisation britanniques, tous unis contre le président Robert Mugabe.

Le président zimbabwéen Robert Mugabe a été lâché par ses plus fidèles alliés.

La manifestation en effet a été organisée, cette fois, à l’appel des vétérans (l’Association des vétérans de la guerre de libération nationale du Zimbabwe), pour féliciter les militaires d’avoir chassé du pouvoir celui qu’ils ont passé tant de temps à défendre. Et même l’opposition s’est associée à la manœuvre.

Promise Mkwananzi, le chef des activistes de tajamuka, groupuscule qui, au cours des mois écoulés, continuait de manifester dans la rue sporadiquement s'est également engagé dans dans ce mouvement apparemment contre-nature

Le comité central de la ZANU-PF, le parti de Robert Mugabe, doit se réunir ce dimanche 19 novembre au matin à Harare. En effet après la consultation des cellules provinciales, la plus haute instance du parti au pouvoir devrait décider de limoger Robert Mugabe. Politiquement, à partir du moment où Robert Mugabe n'est plus membre de la ZANU-PF, les députés n'ont plus à suivre ses mots d'ordre lors des votes aux assemblées

. A 93 ans, le plus vieux chef d'Etat en exercice de la planète se retrouve de plus en plus isolé, abandonné par ses alliés les plus précieux: après l'armée et les anciens combattants, neuf des dix sections régionales de la Zanu-PF l'ont à leur tour lâché vendredi soir et ont demandé son départ.

Reste un président seul, sans majorité parlementaire, un scénario qui mène tout droit vers l'impasse politique. De plus selon la Constitution les députés ont la possibilité de lancer une procédure « d'impeachment », c'est à dire de destitution avec les deux tiers du Parlement pour démettre un président de ses fonctions .Or la ZANU-PF est très largement majoritaire.

Dimanche, le comité central du parti doit se réunir pour décider de son sort.

Le héros de l'indépendance, âgé de 93 ans, quant à lui, doit rencontrer dimanche l'état-major de l'armée qui l'a placé en résidence surveillée, au lendemain de manifestations massives pour sa démission.Les négociations entre Robert Mugabe et l'armée, engagées jeudi, vont donc se poursuivre dimanche, a annoncé la ZBC. Le président, qui s'accroche pour l'instant au pouvoir, a accepté de rencontrer l'état-major de l'armée, pour la deuxième fois depuis le début du coup de force militaire.

LL'étau se resserre donc sur le président, qui s'accroche pour l'instant au pouvoir.

Le nom d'Emmerson Mnangagwa, surnommé le "crocodile", circule désormais pour prendre la direction d'une éventuelle transition politique.

Le MDC, le Mouvement pour le changement démocratique, principale formation d'opposition se dit prêt, à participer à la transition démocratique. Le MDC de Morgan Tsvangirai avait d'ailleurs été invité par la ZANU-PF à se joindre au cortège samedi, selon Douglas Mwonzara, secrétaire général du MDC pour appuyer son action. Seul, le parti au pouvoir n'aurait pas assez de légitimité...

Reste à construire la suite.

Une fois le président démissionné ou déchu, un gouvernement d'unité nationale pourrait être mis en place. Le vice-président, Emmerson Mnangagwa, est pressenti pour en prendre la tête.

Un scénario que ne rejette pas le MDC qui tient cependant à certaines conditions. « S'il s'agit de monsieur Munangagwa, oui, nous travaillerons avec lui lors de la transition, car c'est ce que veut la loi. Mais ce gouvernement ne doit pas être factice. Il faut un gouvernement qui s'attaque directement à la pauvreté et à la crise économique, et surtout qui prépare des élections libres et honnêtes », a expliqué Douglas Mwonzara.

Joanne Courbet pour Day News World

LA VENTE AUX ENCHERES

DES MIGRANTS

COMME ESCLAVES EN LIBYE

La chaîne américaine CNN a diffusé un documentaire choc voici quelques jours  alors qu'ils avaient filmé en caméra cachée: des migrants vendus aux enchères avant d'être réduits en esclavage en Lybie.. Des ventes de migrants se dérouleraient «une à deux fois par mois», estime la journaliste de CNN et dans plusieurs villes du pays.

Il aura fallu attendre la diffusion de ce documentaire sur une chaine américaine pour que les pays d'Afrique ouvrent enfin les yeux devant cette ignoble traite humaine en Libye.

Après la diffusion de ce documentaire, le gouvernement libyen a fait savoir vendredi à CNN qu'une enquête allait être ouverte sur cette traite d'êtres humains.

Quelques jours plus tôt, le Haut-Commissaire de l'ONU aux droits de l'homme, Zeid Ra'ad Al Hussein, a vivement dénoncé la détérioration des conditions de détention des migrants en Libye, jugeant «inhumaine» la coopération de l'Union européenne avec ce pays.

«La communauté internationale ne peut pas continuer à fermer les yeux sur les horreurs inimaginables endurées par les migrants en Libye», a-t-il dit, en estimant que « « crocodiles»la souffrance des migrants détenus en Libye est un outrage à la conscience de l'humanité». Sur la route de l'Europe, des milliers d'africaines sont violées et vendues. La Libye est un passage obligé pour de nombreux migrants qui veulent rejoindre l'Europe.

Or la Libye n'est plus celle de Kadhafi. Six ans après la révolution, ce pays s'enfonce dans l'anarchie. Elle est moins riche avec la chute de la production du pétrole, de 1,6 millions de barils en 2011 tombée à environ 300 000 barils par jour. Le prix de l'or noir a été divisé par trois. Tout le pays n'est plus qu'un gigantesque chaos, abandonné à ces trafiquants que les migrants, entre eux, appellent «vampires » ou. Des trafics juteux qui rapporteraient entre 250 et 325 millions d'euros par an.

Le Niger demande un débat au sommet UE-UA. Alpha Condé, président de la Guinée et président en exercice de l’Union africaine, se dit indigné face à la vente d’esclaves en Libye. Il condamne ce qu’il qualifie de « commerce abject » et de « pratique d’un autre âge ». L’Union africaine usera, dit-il, tous les moyens à sa disposition pour mettre un terme à cette « ignominie ».

Le président nigérien Mahamad Issoufo,  a demandé à ce que le sujet soit mis à l'ordre du jour du sommet Union Africaine - Union-Européenne des 29 et 30 novembre à Abidjan.Salif Traoré, le leader du célèbre groupe ivoirien Magic System, a également appelé les dirigeants Africains à réagir.

«Il est temps que nos gouvernants s'engagent pour améliorer les conditions de vie des jeunes en Afrique en vue de les maintenir sur place, car ces jeunes fuient la misère de leurs différents pays», a-t-il déclaré

Britney Delsey pour Day News World

SAUVER LA SOUVERAINETE DU LIBAN

La démission surprise du premier ministre Saad Hariri a replacé le Liban au cœur du conflit que se livrent les deux poids lourds de la région, l’Arabie saoudite sunnite et l’Iran chiite.

Saad Hariri a en effet annoncé sa démission le 4 novembre à la surprise générale alors qu'il se trouvait à Ryad, la capitale saoudienne, disant craindre pour sa vie et accusant l'Iran et le Hezbollah libanais de semer la discorde dans le monde arabe.

Le président libanais Michel Aoun, avait été élu en 2016 grâce au soutien massif du puissant Hezbollah, allié de l’Iran chiite, grand rival régional de l’Arabie saoudite sunnite.

M. Hariri, un protégé de Riyad, avait ensuite formé son gouvernement avec le Hezbollah à la suite d’un compromis Riyad semblait marquer son mécontentement vis-à-vis du tandem Aoun-Hariri, qui malgré la présence d'un Premier ministre proche des Saoudiens, n'était pas suffisamment résistant aux intérêts iraniens incarnés...

Ce qu'entend alors dénoncer l'Arabie saoudite en ayant provoqué cette crise ouverte c'est l'influence grandissante du Hezbollah, la formation chiite libanaise pro-iranienne, non seulement au Liban, mais aussi en Irak et au Yémen. D'ailleurs dans son allocution télévisée faite depuis l’Arabie saoudite, le 4 novembre, annonçant sa démission et diffusée sur la chaîne Al-Arabiya, M. Hariri ne dit rien d'autre : il accuse le Hezbollah et son allié iranien de « mainmise » sur le Liban et également Téhéran d’avoir « créé un Etat dans l’Etat ».

Le chef du Hezbollah,Hassan Nasrallah, de son côté dénonce Riyad d’avoir contraint M. Hariri à la démission accréditant la thèse d’une manipulation saoudienne,

Pour le président de la République, Michel Aoun, son premier ministre était «détenu» à Riyad. Pour que sa démission soit conforme à la Constitution libanaise, Paris réclamait de son allié saoudien que Saad Hariri puisse lui-même venir la présenter au président Aoun. En choisissant Paris, une formule de compromis pourrait avoir été trouvée.

En invitant le premier ministre libanais démissionnaire Saad Hariri, confiné à Riyad depuis dix jours, à venir en France avec sa famille, Emmanuel Macron veut désamorcer cette crise au plus vite. Il apparaît en effet vital que la France fasse «un geste d'amitié » et avec « une volonté marquée de la France de contribuer au retour au calme et à la stabilité au Liban».

«Nous avons besoin d'un Liban fort, d'une intégrité territoriale au Liban, et nous avons besoin d'avoir des dirigeants qui soient justement libres de leurs choix et de les exprimer», a martelé le pour évitchef de l'État.

Pourquoi Paris plutôt que Beyrouth?

L’objectif était de sortir de l’impasse, alors que la liberté de mouvement dont M. Hariri et les siens disposent à Riyad fait l’objet d’intenses spéculations.

Une porte de sortie qui ne soit pas humiliante pour Ryad alors que la pression est montée sur l'Arabie saoudite. Un recours devant le Conseil de sécurité de l'ONU n'était pas à exclure en cas de refus saoudien de laisser partir son allié libanais. En pleine crise libanaise après la démission de Saad Hariri, l'UE a prévenu sans les nommer, l'Iran et l'Arabie saoudite qu'ils ne devraient pas s'en mêler

. « Nous sommes contre toutes les ingérences. Il faut préserver à tout prix cette coexistence libanaise et que toutes les parties agissent de façon responsable dans cette phase de turbulences. » insiste-t-on à l’Elysée

Les Libanais, malheureusement coutumiers de l'ingérence des puissances régionales, s'élèvent contre cette énième violation de leur souveraineté.

Cet épisode souligne pourtant la permanence, au travers de la diplomatie, de l'influence des deux puissances tutélaires sur le Liban.

En effet les composantes de la classe politique libanaise sont étroitement liées aux influences régionales qui profitent des divisions confessionnelles du Liban.

Les dirigeants libanais, de ce pays de 4 millions d'habitants, issus de grandes familles régnant depuis des décennies sur la scène politique libanaise, tiennent davantage  à leurs alliances à l'extérieur qu'à leurs positionnements programmatiques. C'est pourquoi la division en deux camps peut s'analyser  avant tout comme celle des élites engagées dans une lutte effrénée pour le pouvoir .

Des tractations vont certainement avoir cours à Paris pour éviter une escalade des tensions entre Riyad et Téhéran, les deux poids lourds de la régiontout en préservant la souveraineté du Liban

Joanne Courbet pour Day News World

COUP D'ETAT AU ZIMBABWE ET GUERRE DE SUCCESSION

Des blindés de l'armée du Zimbabwe contrôlaient ce mercredi matin à Harare les accès au Parlement, au siège du parti au pouvoir et aux bureaux où le président Robert Mugabe, a pour habitude de recevoir son gouvernement.

Juste avant l’aube, à Hararé, le général Sibusiso Moyo, porte-parole des Forces de défense du Zimbabwe (ZDF), est apparu à la télévision nationale pour annoncer la nouvelle suivante: « Ce que les ZDF sont en train de faire est de ramener le calme dans une situation politique, sociale et économique en train de dégénérer dans le pays, qui, si cela n’est pas fait, va se terminer en conflit violent. »

Coup d'Etat ? Des officiers de l'armée du Zimbabwe ont annoncé leur intervention dans la nuit de mardi à mercredi pour éliminer des "criminels" proches du président Robert Mugabe qui règne sans partage sur le pays depuis son indépendance depuis 1980 et ont démenti toute tentative de coup d'Etat

Dans le message lu à la télévision nationale, le général Sibusiso Moyo a affirmé que l'armée n'avait pas mené de "coup d'Etat contre le gouvernement".

Les militaires ont pris donc pris le pouvoir dans la nuit au Zimbabwe et mis en détention le plus vieil président du monde président Robert Mugabe, 93 ans. Ils affirment que lui et sa famille sont « en sécurité ». « Nous assurons à la Nation que son Excellence le président [...] et sa famille sont sains et saufs et que leur sécurité est garantie », a-t-il également ajouté. L'armée pourrait "intervenir" si la "purge" ne cessait pas au sein du parti présidentiel avait mis en garde devant la presse le chef d'état-major, le général Constantino Chiwenga

En effet l'entrée en scène de l'armée intervient en pleine crise ouverte entre le Président Robert Mugabe et le chef de l'armée après le limogeage la semaine dernière du vice-président du pays Emmerson Mnangagwa, le dauphin présumé jusqu'à présent.

L'ancien vice-président Mnangagwa, 75 ans, a été démis de ses fonctions et s'est exilé après un bras de fer avec la première dame, Grace Mugabe, 52 ans.

La deuxième épouse du président , de quarante ans de moins, aurait tenté d'empoisonner Emmerson Mnangagwa. Face à cette accusation elle a exigé son éviction ce qu'elle a obtenue. Il y a trois ans la vice-présidente Joice Mujuru, avait été évincée du pouvoir également à la demande de la femme du président, figure très controversée et ambitieuse. Dans les milieux bien informés, on évoque en effet l’hypothèse d’une abdication potentielle du chef de l’Etat dans les prochains mois alors qu'il est investi par la Zanu-PF pour la présidentielle de 2018, malgré son grand âge et sa santé fragile. Et ce en faveur de son épouse Grace Mugabe.

Figure controversée, cette dernière dirige la puissante Ligue des femmes de la Zanu-PF. Elle compte de nombreux opposants au sein du parti au pouvoir et du gouvernement. Mais avec le limogeage de Emmerson Mnangagwa, elle se retrouve en position idéale pour succéder à son époux.

Cette crise « marque une nouvelle étape alarmante dans la course à la succession » de Mugabe, selon le spécialiste politique Alex Magaisa.

Alize Marion pour Day News World

«  LE SALE SECRET DE RAQQA »

OU

L'EXFILTRATION DE DJIADISTES

Selon les informations de la BCC, 250 djihadistes – dont des leaders de l'État islamique –, et 3 500 membres de leurs familles – dont des Français – ont quitté Raqqa «  avec des tonnes d'armes et de munitions  ».

Le 12 octobre, ces personnes auraient été transportées dans un convoi de plusieurs dizaines de bus à travers le désert en direction de la frontière entre la Syrie et l’Irak avec la complicité les forces démocratiques syriennes et sous le regard de la coalition internationale des forces démocratiques (FDS) et sous le regard de la coalition internationale!

Une exfiltration rendue possible par le cessez-le-feu trouvé entre Daech et les FDS (coalition qui regroupe principalement des Kurdes et des rebelles arabes proches de l'Armée syrienne libre, ainsi que des tribus locales et des chrétiens du Conseil militaire syriaque).

Rencontré par le reporter de la BBC Quentin Sommerville un témoin clé a permis de découvrir «le sale secret de Raqqa», titre choisi pour l’enquête.

En effet ce chauffeur, n'ayant pas été rétribué comme on le lui avait promis a raconté l’impensable et ahurissante opération au moment du siège de Raqqa, l'ancienne capitale autoproclamée de l'Etat Islamiste tombée entre les mains des forces syriennes.

Le chauffeur de camion de dix-huit roues, aurait pris la tête d’un convoi de cinquante camions et treize bus transportant des djihadistes et leurs familles pour fuir Raqqa. Une centaine de voitures privées des hommes de l’EI, chargées d’armements lourds participaient au convoi long de 5 à 6 kilomètres...

«On était terrorisés dès qu’on est entrés dans Raqqa», raconte ce témoin indiquant que le point de rassemblement était à l’hôpital central de la ville. «On a aussitôt vu les combattants de l’EI portant leurs armes et des ceintures explosives. Ils ont piégé nos camions. Au cas où l’accord déraillait, ils étaient prêts à faire exploser tout le convoi. Même leurs femmes et leurs enfants portaient des ceintures explosives», souligne le chauffeur. «Il y avait un très grand nombre d’étrangers. Français, Turcs, Azéris, Pakistanais, Yéménites, Saoudiens, Chinois, Tunisiens…» selon ses propos

Ces révélations pour le moins ahurissantes ont été confirmées par d'autres chauffeurs , photos à l'appui.

Le convoi a roulé pendant trois jours le plus souvent sur des pistes dans le désert survolé par des avions de la coalition internationale. !!! Parfois, des véhicules des forces syriennes s'arrêtent pour demander aux habitants de laisser passer le convoi !

La majorité des jihadistes se seraient repliés dans les zones encore contrôlées par l’EI à la frontière syro-irakienne ou par l’opposition syrienne dans la région d’Idlib mais plusieurs d'entre eux grâce à des passeurs peu scrupuleux auraient franchi la frontière turque prêts à perpétrer des attentats en Europe.

Depuis cet exode organisé, « beaucoup de familles ayant fui Raqqa ont voulu rejoindre la Turquie  », rapporte à la BCC l'un de ces contrebandiers qui prend 600 dollars par personne, 1 500 pour une famille. «  La plupart étaient des étrangers [...], des Français, des Tchétchènes, d'autres Européens. »

Les djihadistes auront donc la vie sauve, grâce à l'accord passé quelques jours plus tôt avec des chefs tribaux de la région de Raqqa .Pourquoi autoriser la fuite de centaines de combattants de l'EI ?

«  Nous voulions que personne ne parte, a indiqué le colonel Ryan Dillon, porte-parole de la coalition internationale contre Daech. Mais cela touche au cœur de notre stratégie, aux côtés des leaders locaux sur le terrain. Cela dépend donc aussi des Syriens, qui sont ceux qui se battent et meurent, et qui prennent des décisions sur certaines opérations  » .

Les FDS  auraient peut-être cherché à limiter les pertes humaines mais n'oublions pas non plus que trois jours après l’annonce de la chute de la ville syrienne, les hommes de l’EI se retiraient des deux champs pétroliers les plus importants de Syrie qu’ils contrôlaient, les laissant aux FDS. Simple coïncidence ?

Les Forces démocratiques syriennes (FDS), qui ont mené la bataille de Raqqa, ont donc conclu un accord avec l’EI tandis que la coalition internationale a fermé les yeux au détriment de la sécurité des Européens !!!

Britney Delsey pour Day News World

LES AUSTRALIENS

EN FAVEUR

DE LA LEGALISATION DU MARIAGE GAY

Ils avaient deux mois pour se prononcer lors d'un vote postal, 62% des 12,7 millions de votants ont voté pour la légalistion du mariage homosexuel en Australie. Près de 80% de l'électorat a participé à la consultation . Le «oui» l'a emporté dans chacun des États et territoires du vaste pays contre 38,4% de « non ». Une victoire après une dizaine d'années de tentatives avortées. L'Australie ouvre une nouvelle page.

La publication des résultats, qui doivent à présent être entérinés dans la loi, a donné lieu, mercredi, à des manifestations de liesse à travers le pays.

Parmi les personnes présentes pour ce rassemblement à Sydney figuraient Alan Joyce, le directeur général de Qantas Airways, la principale compagnie aérienne australienne, ou encore Ian Thorpe, quintuple champion olympique de natation.

Ce projet de loi devrait être présenté au Sénat dès jeudi.

Prenant acte de ces résultats, le premier ministre conservateur Malcolm Turnbull a réagi mercredi pour annoncer que le gouvernement se fixait pour objectif l'adoption de la loi en faveur du mariage homosexuel avant la fin de l’année.

Les Australiens se «sont exprimés par millions et ils ont voté à une très grande majorité pour l'égalité devant le mariage». «Ils ont voté oui pour la justice, l'engagement et l'amour»., a-t-il déclaré aux journalistes, lui-même partisan du mariage homosexuel et ayant organisé cette consultation pour faire pression sur les parlementaires hostiles à la réformeet pour la plupart issus de son propre camp conservateur.

Le premier ministre et l'opposition travailliste sont favorables à un projet de loi simple qui légaliserait le mariage gay tout en permettant à certaines institutions religieuses de refuser de marier les couples homosexuels si elles sont contre le principe. Le camp conservateur entend, quant à lui, apporter quelques modifications législatives : ces dernières autoriseraient les entreprises organisant des mariages de refuser des couples homosexuels par exemple.

Si le vote constitue bien une victoire historique aux yeux des défenseurs des droits LGBTIQ , il a fait montre cependant de profondes divisions sociétales.

Carl Delsey pour Day News World

AU MOINS 400 MORTS ET PLUS DE

DEUX MILLE BLESSES DANS UN PUISSANT

SEISME EN IRAN ET IRAK

Un puissant séisme a frappé l'Irak et l'Iran .

Le bilan provisoire fait état de 328 morts et 2 530 blessés en Iran.

Un puissant séisme d'une magnitude de 7,3 a frappé dimanche 12 novembre le nord-est de l’Irak et des régions frontalières en Iran et en Turquie.

Au moins 335 personnes selon les deux pays alors que les équipes de secours redoublent d'efforts pour tenter de dégager les blessés sous les décombres

C'est en Iran que le bilan provisoire est le plus lourd avec 328 morts et 2 530 blessés.

Le séisme a été ressenti dans plusieurs provinces de l'Iran, mais c'est celle de Kermanshah, située le long de la frontière avec l'Irak, qui a été la plus durement touchée.

Un deuil de trois jours y a été décrété.

La ville de Sarpol-e-Zahab a été également très touchée:

le principal hôpital de cette localité ayant été presque entièrement endommagé, le traitement des centaines de blessés devient difficile, rapporte la chaîne de télévision publique iranienne.

En Irak, où se situait l’épicentre du séisme, les responsables locaux ne comptent pour l’instant que six morts.

Selon l’Institut géologique américain (USGS), la secousse a été enregistrée à une profondeur de 25 kilomètres à une trentaine de kilomètres au sud-ouest de la ville d’Halabja, dans une zone montagneuse de la province irakienne de Souleimaniyeh.

Elle a eu lieu à 18h18 GMT et a également été ressentie en Iran ainsi qu’en Turquie où ni dégâts ni victimes n’ont été enregistrés, selon les autorités.

Les autorités iraniennes s’attendent à ce que ces chiffres augmentent compte tenu de la difficulté des secours à atteindre certaines zones reculées.

Les médias publics iraniens ont appelé la population au calme.

« La situation est sous contrôle dans les zones frappées par le séisme », dans l’ouest de l’Iran, a assuré la télévision d’État.

Le guide suprême iranien, l’ayatollah Ali Khamenei, a ordonné au gouvernement et aux forces armées la mobilisation de « tous leurs moyens » pour venir en aide à la population.

L'Iran a été le théâtre de nombreux tremblements de terre.

En décembre 2003, un séisme avait anéanti la ville historique de Bam en Iran, dans la province de Kerman (sud-est).

Au moins 31.000 personnes de tuer.

En avril 2013, l’Iran avait subi à quelques jours d’intervalle deux séismes de magnitude 6,4 puis 7,7, la plus forte secousse depuis 1957 dans ce pays.

On avait déploré une quarantaine de morts en Iran et autant au Pakistan voisin.

En juin 1990, un séisme d’une magnitude de 7,4 en Iran près de la mer Caspienne (nord) avait fait 40.000 morts, plus de 300.000 blessés et 500.000 sans-abri.

En quelques secondes les provinces de Ghilan et de Zandjan, avaient été dévastées.

Carl Delsey pour Day News World

"LE SINGLE DAY" CHINOIS

OU

LE PLUS GRAND JOUR DU SHOPPING

Plusieurs dizaines de milliards d'euros ont été dépensés sur Internet pour le «Jour des célibataires» par les Chinois !

« Le single day » ou « Jour des célibataires » en raison de la succession de « 1 » dans la date- car le chiffre « 1 » représente l’individualité- se voulait le pendant de la Saint-Valentin des amoureux .

Le Single Day est à l’origine une fête célébrée depuis les années 90 par les jeunes Chinois pour honorer leur célibat avant de se marier.

Mais depuis 2009, c’est surtout l’occasion pour le géant du e-commerce Alibaba de faire de juteux profits. Il y a 8 ans, l’entreprise a eu l’idée de transformer cette journée en une incroyable fête commerciale !

Et les 200 millions de célibataires chinois et d'autres de se ruer samedi sur les sites d'e-commerce pour profiter de l’opération de soldes. Grâce à des soldes faramineuses, la journée bat tous les records de ventes. Depuis, elle est littéralement devenue la plus grande journée de shopping au monde et cette année ne déroge pas à la règle.

Ces soldes XXL n’oublient aucun segment du commerce. Electroménager, lait maternel, riz, vêtements, meubles, cosmétiques et même des voitures !

« Les acheteurs d’au moins 192 pays et régions ont envahi le géant du commerce électronique pour acheter du homard, des iPhone et des réfrigérateurs à prix réduit, à un rythme de 256 000 transactions par seconde », explique Bloomberg.

140.000 marques participent ainsi à ce festival du shopping, contre 98.000 l'an dernier dont quelque 60.000 sont étrangères . Une proportion accrue pour séduire une classe moyenne grandissante et plus exigeante.

Des chiffres hallucinants à la clef : pour Alibaba 20,6 milliards de dollars de transactions sur ses plateformes depuis minuit (soit le PIB annuel du Honduras) tandis que le numéro deux chinois du secteur, JD. com, assurait avoir dépassé en moins de huit heures 15 milliards de dollars ! JD.com a même vu ses ventes de produits alimentaires frais gonfler de 350% sur un an . Quant à celles de lait maternel, elles ont été multipliées par cinq.

Et pour stimuler les ventes, un show étoilé retransmis pendant quatre heures à la télévision a réuni, à Shanghaï, autour de l'emblématique fondateur d’Alibaba, Jack Ma, de nombreuses stars internationales comme le chanteur Pharell Williams, l’actrice Nicole Kidman , Jessie J. ou la joueuse de tennis Maria Sharapova. .

C'est désormais la plus grande journée de shopping au monde !

Kelly Donaldson pour Day News World

MYSTERE

AUTOUR DU PREMIER MINISTRE LIBANAIS

APRES SA DEMISSION SURPRISE LE 4 NOVEMBRE.

Hassan Nasrallah chef du mouvement chiite libanais Hezbollah a accusé vendredi l'Arabie saoudite de «détenir» le Premier ministre libanais Saad Hariri. Ce dernier avait annoncé la semaine dernière sa démission surprise depuis Ryad.

Lisant un discours diffusé par la chaîne à capitaux saoudiens Al-Arabiya, M. Hariri avait en effet démissionné en invoquant la «mainmise» de l'Iran et de son allié au Liban, le Hezbollah, sur les affaires intérieures du pays. La démission de Saad Hariri a pris de court l'ensemble de la classe politique libanaise, jusqu'à son parti et ses proches conseiller. Elle a eu lieu le même jour que la purge anticorruption menée en Arabie saoudite par le prince héritier MBS.

«Le chef du gouvernement libanais est détenu en Arabie saoudite, on lui interdit jusqu'à ce  moment de rentrer au Liban», a lancé Hassan Nasrallah lors d'une allocution télévisée. «Il est assigné à résidence», a-t-il assuré, réclamant à l'Arabie saoudite de le «libérer».

Le président libanais Michel Aoun, quant à lui, a appelé vendredi au retour du Premier ministre Saad Hariri. "Le président Aoun a reçu le chargé d'affaires saoudien à Beyrouth, Walid Boukhari, et l'a informé que la manière dont s'est produite la démission de M. Hariri était inacceptable", a indiqué la présidence libanaise dans un communiqué. De fait, la démission du Premier ministre n'a pas été acceptée.

Le mystère entourant le sort du Premier ministre libanais Saad Hariri ne cesse donc de s'épaissir depuis sa démission, du 4 novembre. Aucune apparition publique, aucune déclaration. Une seule certitude : Saad Hariri, ayant aussi la nationalité saoudienne, serait encore en Arabie saoudite.

Des rumeurs circulent sur la limitation de sa liberté en Arabie saoudite. Les déclarations sont contradictoires. De son côté, la France, par la voix du ministre des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian, a estimé que Saad Hariri était "libre de ses mouvements". "Il s'est rendu à Abou Dhabi la veille du passage [mercredi] du président Macron, donc on pense qu'il est libre de ses mouvements", a précisé Jean-Yves Le Drian interrogé sur Europe 1.

Pour Paris, "la situation libanaise est le sujet le plus préoccupant du moment", a par ailleurs souligné Jean-Yves Le Drian. Le Liban, y compris le clan Hariri, est un allié traditionnel de la France.

Au chef de la diplomatie américaine Rex Tillerson d' assurer vendredi avoir eu des garanties sur le sort du Premier ministre libanais. "J'ai parlé au ministre des Affaires étrangères, Adel al-Jubeir, pour avoir des clarifications, et je pense, sur la base de cette conversation, que l'intention est bonne", a déclaré Rex Tillerson dans l'avion qui le menait à Danang, au Vietnam.

La démission du Premier Ministre d’un rare gouvernement d’unité nationale, dans ce pays où se déchire une multitude de factions issues de la guerre civile, ébranle une stabilité fragile et fait craindre que le Liban ne plonge dans de nouvelles violences.

Alize Marion pour Day News World

EMMANUEL MACRON

EN MEDIATEUR

ENTRE L'IRAN ET L'ARABIE SAOUDITE

Emmanuel.Macron au terme d'une visite de 24 heures aux Emirats arabes unis poursuit son déplacement pour une en visite-éclair à Riyad en pleine tension avec l'Iran.

Ce déplacement de «deux heures» à Ryad, le temps d'une rencontre avec le jeune prince héritier Mohammed ben Salmane, considéré comme l'homme fort d'Arabie saoudite, a eu pour but de faire baisser la tension entre l'Iran et l'Arabie Saoudite.

La décision quant à cette visite «a été prise tôt ce matin» jeudi, avait expliqué M. Macron. «Il est important de parler avec tout le monde», avait-t-il souligné, ajoutant que la France avait un rôle «pour construire la paix».

«Il me semble primordial de travailler avec l'Arabie Saoudite sur la stabilité régionale, compte tenu des relations bilatérales étroites que nous entretenons», avait-il ajouté

En effet après la démission surprise samedi du Premier ministre libanais Saad Hariri qui se sentait menacé de mort, la tension entre Ryad et Téhéran est récemment montée d'un cran.

Le sort du Liban mais aussi celui du Yémen, en proie à un conflit meurtrier et théâtre de la pire crise humanitaire, se joue entre les deux poids lourds du Moyen-Orient , chacun soutenant un camp. Le Yémen reçoit le soutien de l'Iran tandis que le Liban reçoit celui de l'Arabie Saoudite.

A propos du Yémen, «le président français a condamné l'attaque au missile sur Ryad par les (rebelles) Houthis (NDLR: soutenus par l'Iran), et souligné la solidarité de la France avec le Royaume», a affirmé SPA, l'agence de presse d'Etat saoudienne

Peu d'information ont filtré de cette discussion. Ce que l'on sait se résume par un communiqué l'agence de presse d'Etat saoudienne SPA, Le prince Salmane et son interlocteur ont «discuté des récents développements au Moyen-Orient et de leurs efforts pour la sécurité et la stabilité dans la région, y compris via une coordination dans le combat contre le terrorisme», a précisé la SPA après la rencontre, alors qu'aucun commentaire n'a encore été fait côté français.

Pour le Président français , l'accord sur le nucléaire iranien de 2015, par lequel Téhéran s'est engagé à ne pas se doter de l'arme atomique en échange d'une levée des sanctions économiques, doit être impérativement préservé.Un accord déjà été fragilisé par sa remise en cause par le président américain Donald Trump, proche du roi Salmane d'Arabie saoudite.

L'accord «doit être préservé» mais «complété avec deux piliers, une négociation sur l'activité balistique de l'Iran, avec des sanctions si besoin, et une discussion stratégique encadrant l'hégémonie iranienne dans toute la région», selon M. Macron. Ce dernier doit se rendre au Liban en 2018.

Alyson Braxton pour Day News World

LA CHINE PARTENAIRE INCONTOURNABLE AU PROGRAMME DE DONALD TRUMP

Lors de la troisième étape - après Tokyo et Séoul - de sa tournée marathon en Asie, Donald Trump, se rend pour la première fois en Chine depuis son élection, il y a un an.

Il ambitionne l'obtention d 'avancées conséquentes sur l'explosif dossier nucléaire nord-coréen.

Le président américain, Donald Trump, n'a d'ailleurs pas hésité à lancer un avertissement sévère à Pyongyang lors de son allocution devant l’Assemblée nationale sud-coréenne ce matin.

Lors de son discours, le premier du genre donné par un chef de l’Etat américain en un quart de siècle, Trump a tenu à s’adresser directement au leader nord-coréen Kim Jong-un :

«Les armes que vous êtes en train d’acquérir ne vous protègent pas, elles mettent votre régime face à un grave danger», a-t-il prévenu.

Le numéro un chinois, quant à lui, a reçu son homologue américain deux semaines à peine après avoir été reconduit pour un deuxième mandat de cinq ans, à l'issue d'un Congrès du Parti communiste (PCC) ayant accordé un statut égal à celui de Mao Tsé-toung.

La rencontre entre Xi Jinping et Donald Trump arrivé à Pékin mercredi après-midi, promet d'être décisive: en effet ce dernier veut d'une part obtenir de son homologue des avancées sur l'explosif dossier nucléaire nord-coréen et d'autre part prendre des mesures pour réduire le déficit commercial avec la Chine .

De la même manière que locataire de la Maison-Blanche l'avait invité dans sa luxueuse résidence californienne de Mar-a-Lago en avril dernier, Xi Jinping a reçu Donald Trump avec tous les honneurs flattant l'ego de l'homme d'affaires.

Fait sans précédent, Xi Jinping a servi de guide au couple présidentiel américain pour lui faire découvrir les trésors impériaux de la Cité interdite. Les deux couples ont ensuite assisté à un opéra et à un spectacle d'acrobaties.

Jeudi matin, le président américain assistera à une cérémonie de bienvenue en son honneur dans le Palais du Peuple, sur la place Tiananmen, avant une discussion en tête à tête avec son hôte, qualifié «d'ami» et de «quelqu'un de très bien» qu'il a félicité pour sa «grande victoire politique». Puis sera donné une conférence de presse.

Le président américain n'a certes pas à Séoul mésestimé le rôle déjà « très utile » de la Chine dans ce dossier épineux.

Plutôt que de menacer directement Pyongyang comme il l’avait fait à l’Assemblée générale de l’ONU en septembre en parlant de «détruire totalement» le pays, Trump a demandé à tous les pays d’unir leurs forces afin d’«isoler ce régime brutal».

Dans ce message adressé depuis Séoul à l'attention de la Chine et la Russie, il voudrait convaincre Pékin à un durcissement supplémentaire des sanctions, et en particulier à un embargo sur les exportations de pétrole vers le «Royaume ermite» qui paralyserait économie nord-coréenne.

Mais l'effondrement du régime de Pyongyang ne va pas dans le sens de l’intérêt de Pékin qui s'est jusqu'ici opposé à une telle extrémité.

Donald Trump espère aussi réduire l'énorme déficit commercial entre les États-Unis et la Chine, qu'il a jugé «embarrassant».

Nul doute que Xi Jinping va se mettre en scène sur un pied d'égalité avec le dirigeant de la première puissance économique mondiale pour affirmer la Chine comme l'autre superpuissance dans un monde en train de devenir bipolaire.

Au menu des conversations entre les deux dirigeants certainement le principe de la «Chine unique», lié au sujet hypersensible du statut de Taïwan ainsi que les prétentions de Pékin sur la Mer de Chine du Sud, une zone maritime où elle construit des ilots artificiels à des fins militaires et qu'elle revendique.

A Donald Trump de ne pas mettre de l'huile sur le feu sur cette question, pour privilégier les sujets prioritaires à ses yeux.

Joanne Courbet pour Day News World

PURGE EN ARABIE SAOUDITE PAR LE PRINCE HERITIER MOHAMMED BEN SALAM

« L’étendue et l’ampleur de ces arrestations semblent être sans précédent dans l’histoire moderne de l’Arabie saoudite, a commenté Kristian Ulrichsen, membre du Baker Institute for Public Policy à la Rice University (Texas). Si la détention du prince Al-Walid Ben Talal se confirme, elle constituera une onde de choc sur le plan intérieur et dans le monde des affaires internationales. »

A la mort du roi, son père le roi Salman a propulsé le vice-prince héritier Mohammed Ben Salman, , alors illustre inconnu, en plus de ministre de la Défense, ministre de l’Economie et des Finances.MBS est également un des patrons d’Aramco.

Ce dernier concentre donc tous les pouvoir en ses mains...En juin, il est devenu le prince héritier en titre en destituant son cousin, qui était le monsieur sécurité. Dans le même temps, il a œuvré pour renforcer son emprise politique sur le pouvoir, procédant notamment à une vague d’arrestations de dissidents, dont des religieux influents et des intellectuels.

Il se présente comme le nouvel homme fort du royaume qui va régner, peut-être pour une cinquantaine d’années, sur la destinée de ce pays

Sur décision de la commission anticorruption dirigée par le prince Mohammed Ben Salman, 32ans, onze princes et des dizaines de ministres, anciens et actuels, ont été arrêtés, samedi 4 novembre, en Arabie saoudite .Parmi les personnes arrêtées figurerait le prince et milliardaire Al-Walid Ben Talal, .Ces arrestations seraient une manière tuer dans l'oeuf  les contestations internes.

Parallèlement, les puissants chefs de la garde nationale saoudienne et de la marine ont également été limogés. Miteb Bin Abdullah, fils de l’ancien roi, a notamment été écarté de la garde nationale, un important rouage sécuritaire du royaume chargé de la protection des sites stratégiques du pays, dont les champs pétroliers.

Des avions privés ont été cloués au sol à Djeddah par les forces de sécurité pour éviter que certaines personnalités quittent le territoire

L’agence de presse officielle saoudienne SPA a indiqué que le but de la commission était de « préserver l’argent public, punir les personnes corrompues et ceux qui profitent de leur position ». Le conseil des religieux a rapidement réagi sur son compte Twitter en affirmant que la lutte contre la corruption était « aussi importante que le combat contre le terrorisme »

Contrôlant les principaux leviers du gouvernement, de la défense à l’économie, le prince héritier semble donc chercher à étouffer les contestations internes avant tout transfert formel du pouvoir par son père, le roi Salman, âgé de 81 ans.

Le prince héritier, MBS, prépare de plus son pays à une mutation économique..

Depuis trois ans, l’Arabie Saoudite traverse en effet une crise économique sans précédent à cause de la chute du baril de pétrole.Le chômage atteint 35 à 40% dans le pays.La société ne peut plus être sous perfusion de l’Etat : tout le monde doit travailler. Le roi Salman a dû prendre des mesures drastiques comme couper les subventions pour l’eau et pour l’électricité

En avril 2016, MBS a mis en place le plan «Vision 2030» pour que l’Arabie ne soit plus dépendante du tout-pétrole. Premier exportateur mondial de pétrole, l'Arabie saoudite a enregistré d'énormes déficits budgétaires et vu ses réserves financières fondre depuis la chute à la mi-2014 du prix de l'or noir. Ce plan a transgressé un tabou en proposant de vendre en bourse moins de 5% du géant pétrolier Aramco et de se doter d'un fonds souverain de 2000 milliards de dollars (1777 milliards d'euros), le plus grand du monde.

En août, les autorités saoudiennes avaient déjà annoncé le lancement d'un projet touristique d'envergure consistant à transformer une cinquantaine d'îles de la mer Rouge en stations balnéaires de luxe.

Auteur d'un vaste plan de transformation de l'économie saoudienne destiné à réduire la dépendance du royaume au pétrole, le prince Mohammed est venu au forum de Ryad présenter un méga-projet.Il porte sur la création d'une gigantesque zone de développement économique, appelée NEOM et d'une superficie de 26 500 km2, avec des investissements projetés à plus de 500 milliards de dollars (425 milliards d'euros) .Cette nouvelle zone économique, à peine plus petite que la Belgique, sera établie au nord-ouest de l'Arabie saoudite, sur les bords de la mer Rouge. Appuyé également par des investisseurs étrangers, NEOM concernera des secteurs aussi divers que l'énergie, l'eau, la biotechnologie, l'alimentation, le numérique, les médias et les divertissements, selon le communiqué.

"Toutes les conditions sont réunies pour assurer le succès de ce projet et, en premier lieu, la volonté du peuple saoudien", a plaidé le prince.

Le prince héritier a promis une Arabie « modérée », en rupture avec l’image d’un pays longtemps considéré comme l’exportateur du wahhabisme, une version rigoriste de l’islam qui a nourri nombre de djihadistes à travers le monde.Le prince Mohammed ben Salmane, héritier du trône saoudien, a promis une nouvelle Arabie "modérée et tolérante", dans des déclarations sans détour de nature à plaire aux jeunes et à des investisseurs étrangers réunis à Ryad.

"Nous ne ferons que retourner à un islam modéré, tolérant et ouvert sur le monde et toutes les autres religions", a-t-il déclaré lors d'une conférence économique internationale. « Nous n'allons pas passer 30 ans de plus de notre vie à nous accommoder d'idées extrémistes et nous allons les détruire maintenant », a assuré le jeune prince, suscitant les applaudissements nourris des participants à ce forum qui a attiré 2.500 décideurs du monde entier."Nous allons détruire l'extrémisme très bientôt", a insisté le prince héritier, fils du roi Salmane .

Et en plus de l’économie, cette mutation de l'Arabie saoudite doit passer par des réformes sociétales,

D’où l’autorisation de conduire des femmes à partir de 2018, l’accès aux stades, la nomination d’une femme à la tête de la fédération nationale de sports.

MBS a pris pas mal de décisions qui remuent la classe conservatrice. Le droit des femmes semble évoluer lentement : reste l’abolition du tutorat. Les femmes ne sont pas autonomes, elles sont obligées de dépendre d’un tuteur –un mari, un père, un frère, un fils…En permettant aux femmes d’avoir plus de droits, il veut les avoir de son côté, c’est la même chose pour les jeunes, avec la création des salles de cinéma,l'ouverture des lieux de divertissement.

L’ascension de MBS se replace aussi dans un contexte régional propice à l’arrivée d’héritiers, comme avec Mohammed ben Zayed à Abu Dhabi et Tamim ben Ahmad al-Thani au Qatar.

Ces trois jeunes gens incarnent la jeune génération du Golfe qui balaie presque tout le patrimoine culturel qui a fait un peu le ferment de ces pays. La culture, l’éducation sont très importantes en Arabie saoudite, mais MBS passe outre avec une marginalisation de fait de la caste des religieux conservateurs. C’est une nouvelle génération un peu belliqueuse qui veut arriver au pouvoir en faisant un peu fi de l’ancienne génération.

Joanne Courbet pour Day News World

DESACTIVATION DU COMPTE TWITTER DE DONALD TRUMP OU UN PROBLEME DE SECURITE

C'est avec stupéfaction que les utilisateurs du réseau social aux alentours de 23 heures jeudi soir se sont retrouvées face au message « désolé, cette page n'existe pas. » du compte Twitter du président américain !  Et ce pendant onze minutes ! Le compte Twitter de Donald Trump est le principal outil de communication politique de ce dernier et ne compte pas moins de près de 42 millions de followers. C'est dire à quel point l'activité du président américain sur Twitter est suivie. Il est vrai que le locataire de la Maison Blanche n'hésite pas à lancer des sujets épineux dessus . Le dernier en date est celui qui a suivi l'attentat de New-York du 31 octobre, où le président des États-Unis réclamait la peine de mort pour le terroriste ouzbek.

Après avoir indiqué que le compte avait supprimé par «inadvertance», Twitter a annoncé qu'un employé du service client de l'entreprise était à l'origine de l'incident. Il aura fallu près de cinq heures après sa remise en ligne pour que Donald Trump récupère l'ensemble de ses followers. À sa réactivation, son compte n'en comptait plus que 4000, contre les 41,7 millions de départ.

Si une telle désactivation réalisée par un employé le dernier jour de son travail au sein de l'entreprise peut en amuser plus d'un et en faire « un héros mondial » pour certains, elle pose tout de même des questions de sécurité.

Il s'agit du compte de l'homme potentiellement le plus influent au monde et du moyen de communication privilégié du président américain. Ces simples messages de moins de 140 caractères peuvent donc avoir des répercussions considérables.

D'une part le retour à la normale d'un compte après qu'il a été supprimé, peut prendre entre 24 et 48 heures. D'autre part, on a tous en mémoire le fameux tweet de Donald Trump menaçant en septembre le leader nord-coréen Kim Jong-un et le qualifiant de «petit homme fusée» , ce qui n'avait pas manqué d'attiser les tensions entre Washington et Pyongyang.

Joseph Cox, journaliste du média américain The Daily Beast et spécialiste des questions de sécurité, rappelle que « derrière Twitter, il y a des gens. Qu'il s'agisse de supprimer des comptes, de donner la priorité à certains d'entre eux, voire de consulter vos messages etc, tout cela est possible pour eux.» tandis que Blake Hounshell, rédacteur en chef adjoint de Politico,, lui, envisage l'inquiétante capacité de Twitter à poster de faux messages sur des comptes d'une telle importance.«Il est choquant qu'un employé de Twitter ait pu fermer le compte du président. Et s'ils avaient tweeté de faux messages?», se demande ce spécialiste.


D'une part il faut avoir conscience que la sécurité  n'est que fausse illusion sur le web et que tout  Président qu'il est, les failles restent possibles. La preuve. D'autre part, la démocratie mérite mieux que des coups bas, et pour les opposants de Donald Trump d'autres moyens de se manifester existent!
Paul Emison pour Day News World

VOILEE OU VIOLEE AU CHOIX SELON TARIQ RAMADAN

Ce sont les propos que Tariq Ramadan aurait tenus à Henda Yari, la première femme ayant portée plainte pour viol  contre l’islamologue qui vit en Suisse ! Ces propos ont suscité contre le théologien, au delà de la sidération, la colère chez bon nombre de nos concitoyens et concitoyennes surtout.

Comment un homme religieux, qui se revendique comme un « bon musulman » peut-il tenir de tels propos ?

Nous allons replacer ces propos de leur contexte !

Henda Yari est une ancienne salafiste (ce qu’elle reconnait). Elle avait été séduite pendant un temps par la pensée de cette branche islamique très conservatrice du Coran et cherchait à approfondir sa foi. Au moment des faits elle a 40 ans.

Le 20 octobre 2012, elle se présente dans le hall d’un grand hôtel parisien où Tariq Ramadan lui avait donné rendez vous pour, qu’après de nombreux échanges téléphoniques ou épistolaires, elle puisse recevoir directement des conseils religieux et spirituels de sa part. Très vite Tariq Ramadan  l’invite à gagner sa chambre, plus discrète selon lui ...

Une fois la porte fermée, gifles, coups et viol s’enchainent !

Depuis ces incidents c’est une femme blessée, qui n’a pu trouver l’écoute qu’elle recherchait.  Elle dénonce aujourd’hui ce qu’elle a vécu comme une nuit de cauchemar, encouragée par la campagne lancée par le #denoncetonporc, qui s’est imposé depuis quelques semaines dans l’opinion publique. C’est pendant cette nuit d’enfer, que le  violeur lui aurait déclaré, pour justifier « religieusement » son geste, que n’étant pas voilée elle devait obligatoirement être violée !

Depuis qu’elle s’est ouverte publiquement  sur sa mésaventure, courageuse et déterminée, elle a décidé de poursuivre son combat, malgré les menaces explicites qu’elle reçoit quotidiennement.

Mais depuis aussi qu’elle a déposé plainte, une autre jeune femme s’est manifestée, elle aussi victime de l’intellectuel islamique, victime dont les témoignages n’avaient pas filtrés jusqu’ici (on se demande pourquoi autant d’aveuglement). Cette seconde victime déclarée était elle aussi en quête d’avis religieux, car elle était toute jeune convertie à l’Islam. On ne connait toujours pas le nom de cette victime qui était à l’époque handicapée. Tariq Ramadan lui aurait infligé selon elle, outres des gifles, des coups de poings et des coups de béquilles avant que l’islamiste lui impose une sodomie et une fellation. Les faits se sont produits à Lyon, au Hilton. Le récit qu’elle a fait ces derniers jours sur ce qu’elle a subi, a glacé les policiers, pourtant aguerris. Selon son avocat, Maître Morain, la jeune femme avait déjà porté plainte, mais on lui avait ri  au nez dans le passé.

Ces témoignages, à défaut d’être reçus par la police, étaient néanmoins parvenus aux oreilles de l’essayiste Caroline Fourest et le journaliste Ian Hamel, l’un et l’autre auteur d’un livre d’enquête sur le théologien. Les auteurs du livre (Frère Tariq.. paru aux Editions Grasset en Octobre 2004) avaient déjà fait état de comportements violents de la part de Tariq Ramada , s’attirant immédiatement les railleries de son entourage et d’une certaine opinion lesquels prétendaient jusqu’ici qu’ils étaient « obsédés » par l’islamologue !  En quelques jours d’autres témoignages semblent se faire jour ! Il faudra suivre sur ce point le développement de cette affaire qui a fait grand bruit dans l’opinion publique, d’une part en raison du geste (qui au plan pénal est depuis longtemps qualifié de crime et sévèrement sanctionné ) et de l’appartenance religieuse de l’individu.

Tariq Ramadan est membre associé de la prestigieuse université d’Oxford, très embarrassée ces derniers jours par les révélations de ces jeunes femmes et qui fait le dos rond. L’Université n’a en effet à ce jour publié (le 1/10/2017) qu’un communiqué succinct qui ne figure pas sur son site internet ?

Il est vrai que Tariq Ramadan n’a jamais suscité au Royaume- Unis les mêmes polémiques qu’en France.

Mieux même, le théologien a participé en 2014, sous le gouvernement conservateur de David Cameron, à un groupe de réflexion organisé par le Ministre des Affaires Etrangères sur des questions relatives à la liberté ( ?) des Religions et des croyances !

Après les attentats de Londres du 7 juillet 2005, Tariq Ramadan avait été appelé à collaborer avec un groupe de recherche contre l’extrémisme musulman, organisé par le premier Ministre lui même, Tony Blair.

Last but not least ! La porte parole de l’Université d’ Oxford n’a toujours pas été en mesure d’indiquer ce que Tariq Ramadan fait exactement à l’université: s’il donne des cours magistraux, s’il participe à des séminaires, s’il supervise les thèses de certains étudiants.

Tariq Ramadan devrait physiquement se trouver en ce moment au Danemark où il a du participer, ce dimanche 29 octobre, à une conférence sur le thème « Réformer les esprits » (tout un programme !)  Au fil des ces témoignages, les propos de Caroline Fourest se confirment et revèlent que Tariq Ramadan mène une double vie, à l’opposé des ses sermons « sur sa conception islamiste de la sexualité ». Aujourd’hui Caroline Fourest va jusqu’à affirmer que Tariq Ramadan serait plus violent qu’un Weinstein ??

L’islamologue se défend bien sûr de ces accusions au travers de son compte Facebook. Son avocat contacté n’a cependant pas voulu répondre aux sollicitations des journalistes. La figure religieuse modèle, révérée au Quatar, au Yemen, au Maroc, au Sénégal semble néanmoins commencer à s’écorner depuis ces derniers événements. Cependant, n’oublions pas que Tariq Ramadan , qui est né le 26 aout 1962, à Genève, est le petit fils d’Hassan al Banna, le fondateur des Frères Musulmans en Egypte.

Plus habile que son frère, qui a été expulsé de France, Tariq est entré directement dans l’UMSM (Union Mondiale des Savants Musulmans) un organisme basé au Quatar, qui représente la plus Haute Instance des Frères Musulmans et fait référence en matière de Charia et à la jurisprudence de celle-ci !

Cet organisme se prononce régulièrement et publiquement sur ce qui est permis et toléré de la part des croyants. Tariq Ramadan est un vieux compagnon de route d’Al Qaradawi qu’il admire et qui préside l’UMSM, dont le programme a été rassemblé dans un livre au titre évocateur « Le licite et l’illicite » à savoir :

- Le mépris des autres, mécréants

- La haine des juifs

- La servitude des femmes

- Les châtiments corporels

- La condamnation à mort

- une litanie d’interdits et d’obligations, toutes plus absurdes les une des autres.

On ne peut qu’inviter « les infidèles » à lire ce livre qui va susciter  une furieuse envie, nous l’espérons, de démocratie, d’humanisme, de droits de l’homme, de défense de la culture judéo-chrétienne occidentale, plus tolérante et plus moderne. Al Qaradawi, a été remplacé au Congrès d’Istanbul, par Rached Ghamouchi, autre frère musulman au sinistre parcours. Rappelons que les Frères Musulmans crée, comme indiqué plus haut par le grand père de Tariq Ramadan au début du XXème siècle, sont les grands inspirateurs du Wahhabisme, qui règne en maître en Arabie Saoudite, ce dernier ayant inspiré le salafisme et autres Milli Görü, mouvements islamistes turcs. Tous ces mouvements soutiennent largement Daesch et l’Etat Islamique à qui ils ont apporté d’énormes financements. Milli Görü revendique 300 000 membres en Europe. Le mouvement est très bien implanté dans la Région Lyonnaise.

De courageux journalistes ont commencé à autopsier les réseaux des Frères Musulmans, au plan mondial. A l’occasion de leurs investigations, ils ont pu décrire leurs stratégies d’infiltrations et démasquer leurs complices en Europe, aux USA, en Australie. Ils ont aussi démasqué les modes de financement des mosquées qu’ils contrôlent et dans lesquels les prêcheurs  alimentent la haine.  L’Europe est depuis peu leur nouvel Eldorado, avec ses frontières ouvertes à tous les vents. Un Eldorado où aidé par l’immigration massive non contrôlée voire encouragée par certains responsables politiques (ex : Angela Meckel) ils ont pu continuer à développer leurs réseaux d’influence. Les Milli Görü apportent , outre un réconfort moral aux migrants musulmans, des aides spécifiques (écoles coraniques ou le sport et la natation sont interdits aux filles) camps de vacances de 4 semaines, concours de citations du Coran ainsi que des moyens stratégiques, intellectuels, pratiques pour bâtir « un bouclier » qui les protège de l’assimilation dans une Europe barbare à leur yeux ??

On croit rêver !

En France, récemment, un fonctionnaire de l’IGMG (Islamiche Gemeinschat Milli Görü) qui a apporté son soutien au Parti Radical Turc,à  l’occasion des dernières élections, avait décliné en justification de sa démarche sur le sol européen le slogan suivant : « le djihad  a commencé ». Comment dans ce contexte ne pas entendre la voix et les interpellations alarmantes des partis populistes ou autres qui se développent à grande vitesse dans plusieurs Etats européens? Comment ne pas critiquer la mollesse de la plupart des dirigeants occidentaux, aveugles vis- à- vis de la montée en puissance du fondamentalisme islamique, lequel fait régner la peur avec la multiplication des attentats terroristes.

Car, de toute évidence les loups sont déjà dans la bergerie !!!
Clara Mitchell pour Day News World

EXFILTRATION DE CARLES PUIGDEMONT EN BELGIQUE ?

Peu après la proclamation d’indépendance de la Catalogne, Madrid a réagi en destituant l’intégralité de l’exécutif catalan. Carles Puigdemont et son gouvernement ont donc été relevés de leurs fonctions.La gestion de la région est désormais assurée provisoirement par le gouvernement central de Madrid.

Carles Puigdemont, son gouvernement régional, ainsi que le Bureau du Parlement autonome ont été formellement accusés lundi par le procureur général, José Manuel Maza.

Le délit de rébellion est défini par le Code pénal espagnol comme un soulèvement «public et violent» assorti d'un objectif politique déterminé, et la déclaration d'indépendance est spécifiquement mentionnée. Il est passible de quinze à vingt-cinq ans de prison.

Le procureur général de l'État espagnol Jose Manuel Maza a annoncé lundi le dépôt d'une plainte devant l'Audience nationale, le tribunal chargé des dossiers les plus sensibles, estimant que "les principaux responsables politiques de la Généralité de Catalogne, ont entraîné, avec leurs décisions et leurs agissements, une crise institutionnelle".

Le procureur accuse les membres du gouvernement catalan de "rébellion", "sédition" et "détournement de fonds" .Il réclame aux juges d'imposer à chaque accusé une caution d'un peu plus de 300.000 euros, soit plus de 6,2 millions pour le total des 20 responsables concernés. A la juge de garde, Carmen Lamela, de décider si la plainte du procureur général de l'État est recevable.

Mais que va donc faire Carles Puigdemont à Bruxelles? Le dirigeant catalan destitué s’est rendu discrètement lundi en Belgique avec cinq des membres de son gouvernement régional. Une possible demande d’asile? Une solution qui ferait office d’ultime recours pour Carles Puigdemont. Les ex-dirigeants ne sont soumis à aucune restriction de mouvement ni en Espagne ni à l'étranger.

Si la Belgique offre, en cas de mandat d'arrêt européen, des garanties dont ne bénéficieraient pas Puigdemont et ses collaborateurs dans d'autres pays communautaires, dans le cas d'un mandat d'arrêt pour rébellion, la justice belge serait cependant dans l'obligation de se prononcer sur le fond du dossier avant toute décision de livrer les accusés à l'Espagne.

Les indépendantistes,eux, se sont pliés de facto à la réalité légale du Bulletin officiel de l'État, où ont été publiés samedi les décrets de destitution du gouvernement catalan et de dissolution du Parlement régional.

Les deux grands partis de l'indépendantisme se sont rangés derrière la légalité espagnole, en annonçant dès la mi-journée qu'ils participeraient aux élections régionales convoquées par Mariano Rajoy le 21 décembre.

Un porte-parole d'ERC (centre gauche indépendantiste), n'a pas manqué de marteler que les élections étaient «un piège tendu» par Madrid, mais qu'il faudrait «être présent» pour «consolider la fragile République» .Marta Pascal, la porte-parole du PDeCAT (centre droit indépendantiste), a déclaré lundi que le parti indépendantiste du président catalan destitué participera bien aux élections régionales anticipées organisées par Madrid le 21 décembre.

Carles Puigdemont fera-t-il partie de la liste du PDeCAT ? Pour l’instant, le suspense reste entier. A condition toutefois de ne pas être poursuivi par la justice pour "rébellion".

Carles Puigdemont n’a visiblement pas envie d’abandonner ce qu’il a commencé. Samedi, le chef de file des indépendantistes a appelé à s’opposer "démocratiquement" à la mise sous tutelle de la Catalogne. "Nous continuerons à œuvrer pour construire un pays libre", a-t-il ajouté lors d'un discours télévisé. Preuve de la détermination du leader catalan, la version écrite de l'allocution diffusée en parallèle était signée "Carles Puigdemont, président de la Generalitat de Catalogne".

Un statut désormais plus symbolique qu’autre chose mais qu’il pourrait conserver pour la forme.

Carles Puigdemont ne pourrait-il pas également poursuivre son engagement pour la Catalogne de façon officielle.

C'est ce à quoi le porte-parole du gouvernement, Inigo Mendez de Vigo,le pousse, pensant qu'il serait "bien" que l'ex-président de la Généralité de Catalogne continue dans la politique et "qu'il devrait se préparer pour les prochaines élections"

Une manière de réintégrer le chef des indépendantistes dans le jeu politique pour éviter sa radicalisation ?

Joanne Courbet pour Day News World

FIN DU REVE

D'UN KURDISTAN INDEPENDANT AVEC LE DEPART DE MASSOUD BAZANI

Massoud Barzani renonce à la présidence du Kurdistan irakien . En effet les tensions n'ont jamais été aussi exacerbées entre le pouvoir central irakien et les kurdes qui avaient proclamé leur indépendance suite au référendum d'indépendance du 25 septembre.

Il fait ce geste pour apaiser les tensions: "Après le 1er novembre, je n'exercerai plus mes fonctions et je refuse que mon mandat soit prolongé", explique le président du Kurdistan irakien et acteur historique de l'autonomie du peuple kurde dans une lettre aux députés kurdes.

Massoud Barzani ne continuera donc pas à la tête de la région autonome du Kurdistan irakien.

"Je demande au Parlement de se réunir pour combler la vacance du pouvoir", a poursuivi M. Barzani confronté à l’impuissance d'imposer son rêve d'indépendance  .

Au cours d’une intervention télévisée diffusée dans la soirée, M. Barzani a assuré qu’il ne resterait « à aucune condition » à la tête de l’exécutif kurde. « Je suis toujours le même Massoud Barzani, je suis un peshmerga [combattant kurde] et je continuerai à aider mon peuple dans sa lutte pour l’indépendance », a cependant déclaré le chef kurde de 71 ans

Comme mesure de rétorsion les autorités centrales avaient très vite repris la région de Kirkouk riche en pétrole provoquant la mort d'un trentaine de peshmergas, les combattants kurdes, et de membres des forces gouvernementales et paramilitaires irakiennes. Peu à peu les kurdes ont perdu presque la totalité des territoires conquis sur l'Irak .En quelques jours, la quasi-totalité des zones situées hors de la région autonome et dont les combattants kurdes avaient pris le contrôle depuis 2003 était repassée aux mains du pouvoir central. Une zone stratégique pour les Kurdes reste encore sous la menace de combats dans le nord du pays. Un accord pour un retrait sans violence des combattants kurdes du poste-frontière de Fichkhabour vers la Turquie devrait être trouvé entre les peshmergas et les irakiens.

Massoud Barzani "symbolise l'échec de la politique kurde et la seule chose qui lui reste à faire est de s'excuser publiquement", a lancé avant l'ouverture de la session Raboun Maarouf, député de Goran, l'un des partis d'opposition en désaccord avec la répartition des pouvoirs proposées par les grands partis.

Le Parlement kurde avait d'ailleurs récemment gelé les prérogatives de M. Barzani à la suite des conséquences désastreuses de ce référendum. Cette consultation, où le "oui" l'a largement emporté, a créé une crise lourde entre Bagdad et Erbil.

Au Parlement désormais de discuter les mesures à prendre afin de diviser les pouvoirs présidentiels entre le gouvernement, le Parlement et la Cour suprême avant la tenue d'une nouvelle élection.

Joanne Courbet pour Day News World

NOUVEL ATTENTAT EN SOMALIE

Au moins 25 personnes sont mortes dans l'attaque menée par un commando de militants islamistes shebab contre un hôtel de la capitale somalienne. L'assaut avait débuté samedi soir et s'est terminé dimanche après douze heures de siège.

Deux véhicules piégés ont explosé à Mogadiscio à proximité d’un hôtel samedi en fin d’après-midi près de l’hôtel Nasa Hablod avant que cinq hommes armés ne prennent d’assaut l’hôtel, fréquenté par de nombreux hauts responsables de la capitale .

"Une voiture piégée a explosé à l'entrée de l'hôtel Nasa Hablod et des coups de feu ont suivi. Nous n'avons pas les détails, mais cela ressemble à une attaque coordonnée. Un minibus piégé a aussi explosé à un carrefour proche", a déclaré un responsable de la police, Ibrahim Mohamed.

Cette nouvelle attaque survient moins de deux semaines après le terrible attentat qui avait fait 358 morts ,226 blessés et 57 disparus.

Le président somalien, Mohamed Abdullahi Mohamed, dit « Farmajo », a condamné cette attaque dans un communiqué : «  De telles atrocités ne nous dissuaderont jamais, ni ne nous décourageront de combattre les terroristes ».

« Les forces de sécurité ont secouru un certain nombre de personnes depuis [samedi] », a précisé M. Ibrahim porte-parole du gouvernement Plusieurs responsables gouvernementaux, dont des ministres, font partie des personnes secourues.

Le groupe islamiste des shebab, affilié à Al-Qaeda, a revendiqué les explosions ainsi que l'assaut de l'hôtel Nasa Hablod, selon un site pro-shebab, citant radio Andalous, la station des shebab.

"Les combattants moujahidine sont à l'intérieur de l'hôtel Nasa Hablod 2, où logent de hauts responsables apostats", a indiqué le site.

Les militants islamistes shebab ont pour habitude de faire exploser des véhicules piégés à l'entrée d'hôtels ou de bâtiments publics, avant de lancer un commando à l'intérieur pour faire le maximum de victimes.

Les shebab qui ont certes été chassés de Mogadiscio en août 2011, veulent faire tomber l'actuel gouvernement soutenu par la communauté internationale et par les 22 000 hommes de la force de l’Union africaine (Amisom). Malgré la perte de l’essentiel de leurs bastions , de vastes zones rurales sont encore sous leur contrôle. Et de là ils continuent leurs opérations de guérilla et commettent des attentats suicides, souvent dans la capitale, et contre des bases militaires, somaliennes ou étrangères.

Joanne Courbet pour Day News World

REPORT DES ELECTIONS PRESIDENDIELLES DANS QUATRE COMTES DU KENYA

La nouvelle présidentielle organisée après l'invalidation par la justice de la réélection du président sortant Uhuru Kenyatta en août a dégénéré dans la violence jeudi si bien qu'elle a du être reportée dans les bastions de l'opposition à l’ouest du pays à mardi dernier délai.

Huit personnes ont été tuées par balles depuis jeudi, portant à au moins 48 le nombre de morts depuis l'élection invalidée du 8 août.

Le report des opérations de vote a lieu dans quatre comtés (Homa Bay, Kisumu, Migori et Siaya) sur les 47 que compte le pays.

Les opérations de dépouillement de la Commission électorale (IEBC) se déroulent en pleine crise politique.

Le résultat du scrutin ne semble faire aucun doute :

Uhuru Kenyatta, 56 ans, devrait être déclaré vainqueur sur un score dépassant les 90 % mais avec une faible participation estimée à 35 %.

Si tel est le cas, ce taux serait de loin le plus bas depuis les premières élections multipartites dans le pays en 1992 si bien que l'opposition emmenée par Odinga trois fois candidat malheureux à la présidence (1997, 2007, 2013) pourrait remettre en question la légitimité du président élu.

La lutte historique de pouvoir entre leurs deux tribus Kikuyu pour Kenyatta et Luo pour Odinga-entre autres révèle l'échec de la démocratie dans un des pays les plus corrompus de l'Afrique.

Alyson Braxton pour Day News World

LES GRANDES AMBITIONS DE LA CHINE AVEC

XI JINPING

.Il représente ce que les Chinois veulent en termes "de gouvernance : un pays bien tenu, une Chine forte et respectée", selon le sinologue Jean-Pierre Cabestan, de l'Université baptiste de Hong Kong

Le président chinois, reconduit mercredi pour un deuxième mandat, affiche de grandes ambitions.

Xi Jinping devient l'égal politique de Mao Xi Jinping s'est définitivement affirmé comme le plus puissant dirigeant depuis 40 ans en Chine: il est entré dans la charte du Parti communiste chinois (PCC) au pouvoir,tout comme son fondateur Mao Tsé-toung .

Ce concept constitue désormais un "guide d'action" pour le plus grand parti du monde (89 millions de membres) et «conférera à Xi une autorité extraordinaire (...) Il aura un statut similaire à celui de Grand timonier, qu'avait Mao", déclare Willy Lam, politologue à l'Université chinoise de Hong Kong.

"Il pourrait être comme lui: dirigeant à vie aussi longtemps qu'il est en bonne santé". Et le voilà reconduit mercredi pour un deuxième mandat de cinq ans. Il n’a pas non plus de successeur désigné parmi les six autres membres du Comité permanent du Bureau politique du PCC, contrairement à la "tradition" depuis deux décennies.

Un pouvoir qui s'avère donc concentré dans les mains d’un seul homme: Secrétaire général du PCC, président de la République populaire et de la commission militaire centrale, Xi Jinping cumule les fonctions à la tête de la deuxième puissance mondiale.

Mais en quoi consiste la « Pensée Xi Jinping »? A entériner la « grande renaissance » de la Chine soit la réaffirmation de la Chine en puissance prospère et respectée pour faire rentrer cette dernière « dans une nouvelle ère »,

Son programme de réformes est des plus ambitieux et passe par un programmes d’investissements massifs, un changement de logiciel de l’économie, la lutte contre le changement climatique et les inégalités.

Pour relancer l’économie du pays, qui s'est ralentie ces dernières années (6,7% en 2016 contre 10,6% en 2010 selon la Banque mondiale), il compte à coté de la production de produits basiques progressivement monter en gamme et insérer encore davantage le pays dansce que  Xi Jinping souhaite également une de plus grande libéralisation de l’économie voulant traiter "équitablement" les entreprises étrangères sur le marché chinois...

Sur le plan social il ambitionne de réduire les inégalités pour que la population chinoise puisse profiter des fruits de la croissance.

Sur le plan climatique, dans une Chine connaissant une haute pollution dans certaines villes, le président chinois a lancé d’ambitieux également des programmes dans l’éolien, les énergies solaires et dans le développement des voitures électriques dans la perspective d'assurer la "coexistence harmonieuse entre l'homme et la nature"

Mais l'homme fort de la Chin alors qu'il concentre tous les pouvoirs comme aucun autre dirigeant chinois depuis Mao Tsé-toung.

Sous son mandat, il a d'ailleurs livré un vaste combat contre la corruption, touchant aussi bien les "tigres" (hauts dirigeants) que les "mouches" (la base)."Il se présente comme l'anti-Gorbatchev. C'est quelqu'un qui a été traumatisé par la chute de l'URSS, ce qui explique la répression de la société civile et le retour de l'idéologie depuis son arrivée au pouvoir", analyse le journaliste François Bougon, auteur d'un récent ouvrage intitulé Dans la tête de Xi Jinping.

Très ambitieux à l’intérieur, Xi Jinping il souhaite également asseoir la puissance de la Chine sur la scène internationale. L’objectif affichée est de devenir la première puissance mondiale en 2050 tout en continuant d'étendre son influence en Asie et en développant une armée forte.

Ce 19e congrès du PCC permet de dresser le constat que la Chine, après trois décennies de transformation et de croissance accélérée, restait inflexible sur un modèle politique autoritaire, tout en développant des ambitions jusqu’ici contenues.

Seule puissance dans ce monde multipolaire à combiner une économie en plein essor, innovante et dynamique, un pouvoir politique sûr et une véritable stratégie internationale symbolisée par le projet de "nouvelles routes de la soie" proposé à coups de milliards de dollars à un monde en demande le monde devra compter avec cette puissance qui se veut être d'ici 2050 la première puissance.

Joanne Courbet pour Day News World

GEL DES RESULTATS

POUR UN KURDISTAN INDEPENDANT

POUR UN DIALOGUE ENTRE LES DEUX PARTIES

Le Gouvernement régional du Kurdistan irakien propose ce mercredi dans un communiqué le gel des résultats du référendum d'indépendance du mois dernier donnant ainsi une chance à des négociations avec Bagdad. L’annulation des résultats de cette consultation était jusqu'à présent pour le gouvernement irakien, un préalable à tout dialogue.

Comme mesure de rétorsion les autorités centrales ont repris la région de Kirkouk riche en pétrole ce qui a provoqué la mort d'un trentaine de peshmergas, les combattants kurdes, et de membres des forces gouvernementales et paramilitaires irakiennes

Le gouvernement kurde veut éviter une future escalade de violences

Dans son communiqué il a d'ailleurs lancé un appel pour un cessez-le-feu immédiat ainsi que l'arrêt des opérations militaires du pouvoir central dans le nord du pays. "Le combat continu ne mènera aucune des deux parties à la victoire, mais entraînera le pays dans le désarroi et le chaos, au détriment de tous les aspects de la vie", peut-on lire dans le communiqué,

L’ONU, consciente de la déstabilisation d'un Kurdistan irakien indépendant dans la région a réitéré mardi sa proposition d’aider à des pourparlers entre Bagdad et Erbil.

le représentant spécial du secrétaire général des Nations unies en Irak, Jan Kubis, se déclare « confiant qu’en dépit des récentes tensions, l’Irak surmontera la crise »

Alyson Braxton pour Day News World

MARAWI AUX PHILLIPINES LIBEREE DES TERRORISTE ISLAMISTES

La bataille engagée il y a cinq mois contre les jihadistes,affiliés au groupe Etat islamique et qui avaient pris le contrôle de quartiers entiers de Marawi est terminée, a affirmé lundi 23 octobre le ministre philippin de la Défense..

"Nous annonçons la fin de toutes les opérations de combat à Marawi​", a déclaré à la presse le ministre philippin de la Défense Delfin Lorenzana en marge de la 11e réunion des ministres de la Défense de l'ASEAN (ADMM) tenu dans la ville de Clark (Philippines). ​"Il n'y a plus de combattants dans Marawi", a-t-il assuré.

Delfin Lorenzana a affirmé que plus aucun combattant connu comme appartenant au groupe islamiste Maute, affilié au groupe État islamique (EI), ne résistait aux forces philippines après une ultime bataille très intense . 42 cadavres ont été récupérés.

Le même jour, le secrétaire américain de la Défense, James Mattis, a félicité les Philippines pour la libération de Marawi. Il a rappelé la déclaration du président philippin Rodrigo Duterte la semaine dernière ​selon laquelle les forces armées avaient libéré la ville de Marawi après cinq mois de combat. ​"Il s’agit d’une bataille très difficile. L’armée philippine a envoyé un fort message aux terroristes", a-t-il souligné.

Des centaines de combattants ayant prêté allégeance au groupe djihadiste État islamique ont pris le contrôle de quartiers entiers de Marawi aux Philippines, le 23 mai 2017. Les affrontements avaient éclaté le 23 mai après une opération pour capturer Hapilon . Ce dernier était recherché depuis des années, d'abord en tant que Devenu le chef de l'EI pour le Sud-Est asiatique, Isnilon Hapilon figurait sur la liste américaine des "terroristes les plus recherchés". "L'émir" régional de l'EI projeté d'y décréter un califat, alors que le groupe subit des revers en Irak et en Syrie.

Depuis, 919 insurgés ont été tués, ainsi que 165 militaires et 47 civils, selon le gouvernement. Plus de 1.700 soldats et policiers ont été blessés, et environ 400.000 personnes ont fui la ville. Cette fin des combats vient apaiser les craintes de l'établissement d'une base durable de l'EI dans la plus grande ville musulmane de l'archipel à majorité catholique

Mais si la bataille de Marawi est officiellement achevée, elle ne met pas fin à la guerre contre le terrorisme dans la mesure où il reste d'autres groupes armés ayant prêté allégeance à l'EI dans le pays dans le sud du pays.

Joanne Courbet pour Day News World

AU JAPON

LARGE VICTOIRE DE LA COALITION

DU PREMIER MINISTRE SHINZO ABE

Le Premier ministre conservateur japonais Shinzo Abe a remporté dimanche une large victoire aux législatives anticipées, selon les premiers sondages. Il gagne ainsi,son pari d'obtenir un nouveau mandat à la tête de la troisième économie mondiale, sur fond de menaces nord-coréenne

faire en raison des mauvaises conditions météo dimanche

C'est la coalition formée par le Parti libéral-démocrate (PLD, droite) de M. Abe et le parti Komeito (centre-droit) qui est en passe de remporter 311 sièges sur les 465 de la chambre basse, selon des estimations de la chaîne privée TBS, fondées sur les sondages

Le taux de participation aux législatives de dimanche au Japon était en hausse par rapport aux précédentes élections de ce type, en 2014, a annoncé le gouvernement, et ce malgré les pluies torrentielles s'abattant sur l'archipel à l'approche d'un puissant typhon

Quelque 15,64 millions d'électeurs,sur un total d'environ 100 millions, comme le droit leur en est donné, ont voté par anticipation avant même la journée de samedi, un record dans l'archipel, selon le gouvernement. Le Premier ministre sortant, Shinzo Abe, avait d'ailleurs appelé les électeurs à le

M. Abe a bénéficié d'une opposition affaiblie et morcelée pour partie composée essentiellement de deux partis fraîchement créés avant le scrutin. Le Parti de l'Espoir, après l'effet médiatique du coup de théâtre de sa création par la charismatique gouverneure de Tokyo, Yuriko Koike, devrait remporter 50 sièges, selon TBS. Cette femme de droite de 65 ans, une ex-vedette de la télévision au sens aigu de la communication, ancienne ministre de M. Abe est elle aussi nationaliste mais elle a vu sa cote de popularité fondre en ne se présentant pas au Parlement, dans un pays où la Constitution impose que le Premier ministre soit choisi parmi les députés ou les sénateurs. Par contre le nouveau Parti démocratique constitutionnel du Japon qui gagnerait 58 sièges a réalisé un score meilleur que prévu mais se trouvait lui aussi loin derrière la coalition de M. Abe.

Au pouvoir depuis fin 2012 M. Abe pourrait ainsi rester aux commandes jusqu'en 2021, et atteindre le record de longévité d'un Premier ministre . Avec une majorité confortable, il trouvera encore davantage de légitimé dans sa fermeté affichée vis-à-vis de la Corée du Nord, qui a déjà tiré deux missiles au dessus de l'archipel nippon. M. Abe est favorable à la position de l'allié américain consistant à maintenir "toutes les options" sur la table,sans exception aucune, contre Pyongyang.

La coalition de M. Abe serait donc en passe de maintenir sa majorité des deux tiers à la chambre basse, comme c'est déjà le cas au Sénat.

Cette condition s'avère nécessaire pour la convocation d' un référendum proposant de réviser la Constitution pacifiste, dictée en 1947 par les États-Unis après la reddition du Japon à la fin de la Seconde Guerre mondiale avec l'article 9 consacrant la renonciation "à jamais" à la guerre.

Un vœu cher aux nationalistes japonais qui soutiennent M. Abe, lui-même partisan d'une ligne dure face à la Corée du Nord.

Face au vieillissement de la population japonaise, à la déflation qui mine l'économie depuis deux décennies et à une croissance poussive, M. Abe défend par ailleurs sa politique de relance économique dite "abenomics", qui consiste en des largesses budgétaires et'une politique monétaire à alimentant le marché en liquidités.

Andrew Preston pour Day News World

PRES DE QUARANTE MORTS

DANS UNE ATTAQUE-SUICIDE

EN AFGHANISTAN.

Près de 40 personnes ont péri vendredi dans un attentat contre une mosquée chiite à Kaboul, dans un quartier a majorité chiite de l'ouest de la capitale ..

Un homme armé à l'heure de la prière a ouvert le feu parmi la foule de fidèles puis a déclenché son engin explosif.

Le bilan n'a cessé de s'alourdir au fil de la soirée: au moins 40 morts et 60 blessés sont à déplorés dans la mosquée Imam Zaman de Kaboul, selon le porte-parole du ministère de l'Intérieur Najib Danish.

Plus de trois heures plus tard, l'attentat n'avait pas été revendiqué.

Si l'attaque de vendredi n'a pas encore été revendiqué, le groupe Etat islamique composé d' extrémistes sunnites et présent en Afghanistan depuis 2015, a jusqu'ici perpétré ces attentats anti-chiites

Cet attentat survient après une longue série visant les mosquées chiites en Afghanistan.

Dans la capitale le 29 septembre, à la veille des célébrations de l'Achoura, la principale date du calendrier chiite, un attentat s'était produit.

Le groupe terroriste s'en prend régulièrement à la minorité chiite depuis son implantation en Afghanistan il y a deux ans.

Paul Emison pour Day News World

 

LA PROMESSE PAR XIJINPING

D'UNE ERE NOUVELLE

POUR LA CHINE SOCIALISTE

A l’ouverture du 19e congrès du parti, le numéro un chinois revendique une « place encore plus centrale sur la scène internationale » pour son pays.

Costume serré, cravate sombre, Xi Jinping, à la fois secrétaire général du Parti communiste chinois (PCC) et président du pays, a exposé mercredi 18 octobre sa vision de la Chine dans un discours fleuve à l’ouverture du 19e congrès du PCC à Pékin. « Nous devons (...) nous opposer fermement à toute action qui porterait atteinte aux intérêts du peuple ou éloignerait le Parti et le peuple », a déclaré M. Xi.

Non seulement M. Xi est assuré d’être reconduit pour un second mandat , mais il sort largement consolidé dans son assise politique après les cinq années écoulées : nombre de ses alliés sont déjà à la tête des provinces et des municipalités les plus importantes, ou encore des institutions-clés, ou y seront confirmés lors du grand remaniement en cours.

« Si notre Parti parvient à unir et à mener le peuple (...) nous ferons face aux risques majeurs, surmonterons les obstacles », a-t-il ajouté. Il n'a pas manqué de faire l'éloge de la lutte du régime contre la pauvreté et contre la corruption.

M. Xi s'est projeté dans l'avenir avec des projets et des ambitions à mener des années écoulées. Xi Jinping a longuement expliqué la portée des 1 500 mesures prises par ses équipes dans les domaines de la gouvernance, de l’innovation technologique, de la loi, de l’armée, de la construction du parti. Ce vaste chantier collectif, mis en œuvre par le PCC, aurait largement rapproché la Chine des grands objectifs fixés par le parti au début des années 2000 : celui de l’avènement programmé d’une « société de petite prospérité », avec l'éradication de la pauvreté et l'augmentation des classes moyennes majoritaires.

Pour l’avenir le Président veut une Chine encore plus investie qu’elle ne l’a été dans ses efforts tous azimuts de modernisation, mais aussi nationaliste pour « prendre une place encore plus centrale sur la scène internationale ».

Il a brossé à cette occasion une feuille de route en deux étapes (2020/2035 puis 2035/2050), qui devra courir jusqu'en 2050 et permettra, à cette échéance, au pays d'être à la fois un leader international reconnu et de permettre aux Chinois de jouir de la prospérité et du confort matériel.

L'objectif à atteindre pour 2049 qui se fera en deux étapes selon M. Xi, tout d'abord en passant par la fondation de la République d’un « pays socialiste moderne, prospère et puissant ». Et,enfin, celui du « rêve chinois », le grand thème mobilisateur de Xi Jinping, prononcé au moins une dizaine de fois lors de son discours : « Camarades, nous sommes aujourd’hui, plus près, plus confiants et plus capables que jamais, de réaliser l’objectif de la grande renaissance nationale », s’est félicité M. Xi, avant d’exposer son programme pour la « nouvelle ère » qui s’ouvre désormais.

M. Xi a proposé un « socialisme à caractéristiques chinoises » d’un genre nouveau et adapté aux défis qui se posent à la Chine. Le secrétaire général a insisté sur le rôle fondamental des « valeurs essentielles du socialisme » ou encore de la culture traditionnelle chinoise mais aussi sur la suprématie du PCC dans la gestion des affaires de l’Etat.

Chaque « camarade » a été encouragé à être « irréprochable » et digne de la confiance du peuple, mais aussi à faire davantage pour « s’opposer résolument à toutes les déclarations et les actions qui visent à mettre en question, déformer, ou nier le système socialiste chinois ou la direction du parti » signe que les voix critiques dans la société continueront à être sévèrement punie .

Xi Jinping a d'ailleurs censuré les intellectuels, il a mis en prison les avocats défenseurs des droits civiques. aux qui ont le mieux réussi. Un certain nombre de patrons d’usine ont été arrêtés pendant cette incroyable campagne qui a duré cinq ans. De 2012 à 2017, Xi Jinping a mis en prison 1 300 000 personnes sous prétexte de corruption.

Tout le paradoxe de la Chine tient en cet équilibre : une ouverture à l'économie internationale qui ne mène pas du tout à la libéralisation politique.

Joanne Courbet pour Day News World

CHUTE DE RAQA EN SYRIE

BASTION SYMBOLIQUE

DES DJIHADISTES

La ville de Raqqa en Syrie ,"capitale" de Daesh depuis 2014, est officiellement tombée mardi 17 octobre aux mains des forces soutenues par les États-Unis, après près de quatre mois de combats acharnés contre Daesh.

Avec l'appui des frappes aériennes de la coalition internationale emmenée par Washington, les Forces démocratiques syriennes (FDS) sont entrées dans la ville en juin et en ont progressivement reconquis l'essentiel .

Raqa, ville martyr, reprise des mains de djihadistes, est un immense champ de ruines miné, ces derniers s'étant battus jusqu'au bout.

Elle a été le théâtre de combats depuis le 29 juin 2014, date à laquelle l’Etat Islamique y a débuté son règne de la terreur, entraînant la mort de 3.250 personnes.

La chute de Raqa constitue donc un sérieux revers pour l 'Etat Islamiste qui a perdu beaucoup de terrain en Syrie et en Irak voisin après des multiples offensives pour le déloger des régions conquises depuis 2014.

En effet une alliance de combattants kurdes et arabes a chassé mardi de l'hôpital de Raqa, l'un des derniers bastions des djihadistes. Et elle a hissé son drapeau à l'intérieur du stade de la ville,

Raqa était devenue le symbole des pires atrocités commises par l'organisation djihadiste. C'est ainsi que la place d'Al-Naïm était tristement devenue célèbre pour les exécutions sommaires que menait l'EI lorsqu'il était encore maître de la ville.

C’était autour de cette place que les jihadistes faisaient des dérapages avec leurs tanks et leurs chars. Et c'est sur cette même place que les décapitations avaient lieu, et que les têtes des suppliciés étaient accrochées sur les grilles .

C'est également depuis Raqa qu' auraient été planifiés les attentats sanglants ayant frappé plusieurs pays, notamment en Europe.

Dans la province de Deir Ezzor (est), voisine de Raqa, les djihadistes sont aussi confrontés à deux offensives distinctes: d'un côté les forces du régime syrien, soutenues par l'aviation russe, de l'autre les FDS, appuyées par la coalition internationale.

Les forces prorégime ont réussi à reconquérir de vastes territoires entre la capitale provinciale de Deir Ezzor et la ville de Mayadine, sur la rive Est du fleuve de l'Euphrate, a annoncé mardi l'OSDH.

«Ce n'est pas une région désertique, ce sont des localités sur le fleuve de l'Euphrate qui étaient des bastions de l'EI», a précisé le directeur de l'OSDH, Rami Abdel Rahmane, précisant que les combats se poursuivaient dans une seule localité du secteur.

Désormais l’État islamique, ayant perdu sa capitale, est retourné dans la clandestinité, même s’il tient encore quelques minuscules poches. Déstructuré l'EI redevient un groupe terroriste classique comme Al-Qaïda.

Ces derniers jours, en vertu d'un accord négocié par des responsables locaux et des représentants tribaux, les derniers civils pris au piège ont pu être évacués et les djihadistes syriens ont été autorisés à quitter la ville, selon les FDS. Quelque 275 djihadistes syriens et leurs familles avaient été évacués.

La coalition internationale emmenée par Washington a inlassablement répété que les combattants étrangers ne seraient pas autorisés à quitter Raqa.

Après la chute de Raqqa, quel sort pour les jihadistes français sur place? La coalition internationale a affirmé ne pas accepter la reddition des combattants.

A l’échelle nationale, l’objectif est de "neutraliser le maximum de jihadistes", comme l’a soutenu Florence Parly sur Europe 1. "S’il y a des jihadistes qui périssent dans ces combats, je dirais que c’est tant mieux", a poursuivi la ministre des Armées.

La question du sort des jihadistes français et de leur éventuel retour en France fait désormais débat.

Joanne Courbet pour Day News World

PLUS DE 300 MORTS DANS LE PLUS MEURTRIER ATTENTAT EN SOMALIE

L'explosion qui a frappé la capitale somalienne devient le pire attentat de l'histoire en Somalie.

«C'est une attaque horrible menée par les Chebab sur des civils innocents, qui ne visait pas des responsables gouvernementaux somaliens spécifiques.

Cela montre combien ces éléments violents sont sans pitié, pour viser sans distinction des gens innocents qui ne faisaient que s'occuper de leurs affaires», a déclaré dimanche le président somalien Mohamed Abdullahi Mohamed., deux

L’attentat n'a ,toujours pas été revendiqué mais selon toute vraisemblance il a été  mené par le groupe Al-Chabab (affilié à Al-Qaida)

La capitale somalienne, frappée samedi 14 octobre dans l’après-midi par deux attentats au camion piégé, offre une vision d’apocalypse. Le bilan ne cesse de s'alourdir : 300 morts annoncés ce matin sans compter les centaines de blessés. « Nous avons confirmation que 300 personnes sont mortes. Ce bilan va s’alourdir », a indiqué lundi le chef des services ambulanciers de la ville.

Dans l’attentat de samedi, deux camions piégés et bourrés d’explosifs militaires mais aussi sans doute des composants chimiques inflammables, introuvables en Somalie ont explosé dans des quartiers populeux pour faire un maximum de victimes.

L’attaque terroriste a ciblé l’intersection « Kilomètre 5 » un quartier très fréquenté de la capitale qui abrite bâtiments officiels, hôtels et restaurants et immeubles d'habitation .

Une deuxième explosion a eu lieu deux heures plus tard environ dans la médina.

La Somalie qui a connu 25 ans de guerre civile se sent impuissante face à la montée en puissance des Chababs ,affilié à Al-Qaida malgré l'élection au mois de février du très populaire président Mohamed Abdullahi Mohamed ancien réfugié aux Etats-Unis, dit « Farmajo » .

Les djihadistes de Somalie malgré leur expulsion de Mogadiscio en 2011 et quelques revers en province contrôlent toujours une grande partie du territoire somalien. La sécurité n'est toujours pas rétablie à Mogadiscio.Le président Farmajo a décrété un deuil national de trois jours, après cet attentat considéré par les Somaliens comme le pire de l'histoire de leur pays.

« Les Etats-Unis condamnent dans les termes les plus forts l'attaque terroriste qui a tué et blessé des centaines (de personnes) à Mogadiscio le 14 octobre», selon un communiqué du Département d'Etat. «Face à cet acte insensé et lâche, les Etats-Unis continueront de se tenir aux côtés du gouvernement somalien, de son peuple et de nos alliés pour combattre le terrorisme et soutenir leurs efforts pour parvenir à la paix, à la sécurité et à la prospérité».

La Turquie a envoyé de l'aide médicale à Mogadiscio et prenden charge des personnes blessées par l'attentat, selon le porte-parole du président Erdogan. «Sur instruction de notre président, un avion ambulance militaire est en route aujourd'hui (dimanche) pour apporter de l'aide médicale et emmener les blessés en Turquie», a tweeté dans l'après-midi Ibrahim Kalin, porte-parole du président turc Recep Tayyip Erdogan .

Mais face à la menace croissante, Africains comme Occidentaux ne savent comment y faire face efficacement. L’Amisom, forte de 22 000 hommes, manquant de moyens et de logistique a même été pillée par les djihadistes qui se sont fournis en armes.

Elle est de toute façon appelée à partir prochainement sans laisser une armée nationale somalienne capable de prendre la relève. C'est le chaos qui règne dans cet Etat failli dépassé par les chebabs.

Joanne Courbet pour Day News World

L'EX-OTAGE  DES TALIBANS

RACONTE

LE MEURTRE DE SA FILLE

Joshua Boyle et Caitlan Coleman, mariés depuis 2011, avaient été kidnappés par les talibans peu après leur entrée en Afghanistan en 2012, puis remis au réseau allié Haqqani, au Pakistan. Les otages avaient été libérés lors d'une opération des forces armées pakistanaises après avoir reçu des informations des services de renseignement américains.

Le Canadien, libéré jeudi avec sa famille après avoir été retenus en otages cinq ans, a expliqué comment sa fille avait été tuée et sa femme violée .

L'ex-otage Joshua Boyle a accusé ses ravisseurs, le réseau Haqqani affilié aux talibans, d'avoir tué sa fille et violé son épouse, l'Américaine Caitlan Coleman.

Devant les médias, Joshua Boyle a accusé le réseau qui les détenait d’avoir

« autorisé le meurtre de [sa] fille » qui n’était qu’un bébé, et violé son épouse « non comme une action solitaire, mais par un garde assisté par le capitaine des gardes et supervisé par le commandant ». L’ex-otage a affirmé que le meurtre de sa fille et le viol de sa femme en 2014 avaient été confirmés par une enquête afghane datant de 2016.

«La stupidité et le mal des réseaux Haqqani kidnappant un pèlerin et sa femme enceinte, venus aider de simples villageois dans les régions contrôlées par les talibans en Afghanistan, n'ont été éclipsés que par la stupidité et le mal d'autoriser le meurtre de ma fille Boyle, martyre Boyle, en raison de mon refus répété d'accepter une offre que les malfaiteurs criminels du réseau Haqqani m'avaient faite», a déclaré Joshua Boyle. sans toutefois donner de détail sur les demandes formulées par ses ravisseurs qu'il avait refusées.

«Je n'ai certainement pas l'intention de permettre à une bande brutale de criminels de dicter la direction future de ma famille», a-t-il poursuivi.

Il a jugé important pour sa famille d'être maintenant en mesure de «construire un sanctuaire sécurisé» que ses «trois enfants survivants pourront appeler leur maison». Il souhaite ainsi leur offrir, outre l'éducation, un environnement à même de leur permettre «de récupérer une partie de l'enfance qu'ils ont perdue»

Andrew Preston pour Day News World

 

UNE FRANCAISE AUDREY AZOULAY

A LA TETE DE L'UNESCO

Le Qatari Hamad al-Kawari avait fait la course en tête. Mais, c’est finalement Audrey Azoulay qui a été élue directrice générale ce vendredi à la direction générale de l’Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture. Une Française, Audrey Azoulay, lui a finalement brûlé la politesse dans la dernière ligne droite. Une majorité de voix se sont portées sur cette férue de cinéma, brièvement ministre de la Culture sous l’ancien président François Hollande.

Elle succède ainsi à la Bulgare Irina Bokova, après avoir reçu 30 voix sur les 58 des membres du conseil exécutif.

La candidature présentée par le Qatar était par ailleurs très controversée. Nombre d’observateurs dénonçaient la «diplomatie du chéquier» menée par l’émirat, qui voulait s’offrir une direction d’agence de l’ONU comme il s’est offert clubs de football, entreprises et grands événements culturels et sportifs. Surtout le Centre Simon-Wiesenthal avait marqué son étonnement face à la candidature du ministre qatari dans une lettre adressée en mars à l’Unesco reprochant à ce dernier ces prises de positions anti-israéliennes notamment «les festivals de haine antisémite qui se déroulaient sous son autorité au Salon du livre de Doha». Hamad Bin Adulaziz al-Kawari avait également signé une préface pour un ouvrage qualifiant de mythe le lien entre Israël et Jérusalem ou désignant l’Etat hébreu comme l’origine de tous les maux au Proche et Moyen-Orient.

Or, le plus gros contributeur financier, les Etats-Unis (20% du budget) a claqué la porte de l'Unesco jeudi 12 octobre dernier dénonçant à la fois une gestion financière déplorable et des «préjugés anti-israéliens persistants». Israël, dans la foulée, leur a emboîté le pas d'autant que depuis 2011 la Palestine a obtenu le statut d’Etat membre de l'organisation..

Audrey Azoulay, par contraste, est née à Paris dans une famille juive marocaine originaire d’Essaouira. Son père est le banquier et homme politique André Azoulay, conseiller de l’actuel roi du Maroc comme il l’avait été de son père, Hassan II. Sa mère est la femme de lettres Katia Brami.

Son parcours est marqué par la culture, et particulièrement le cinéma.

Après avoir été magistrate à la Cour des comptes puis avoir occupé plusieurs fonctions à la Direction des médias du ministère de la Culture, elle est entrée au Centre national du cinéma (CNC) comme directrice financière en 2006, avant de devenir, de 2011 à 2014, la numéro deux de cet organisme en charge du système d'aide à la création cinématographique. «Ce qui m'a construite le plus professionnellement, c'est le cinéma», disait Audrey Azoulay, qui a sans cesse défendu l'exception culturelle française face à la puissance américaine.

Elle a été nommée en août 2014 conseillère de François Hollande chargée de la Culture et de la Communication épaulant le Président sur les dossiers comme la protection des droits sur Internet et l'accompagnant lors de ses sorties culturelles avant de devenir ministre de la culture.

La nouvelle directrice de l’Unesco, à 45 ans, incarne à sa manière le dialogue entre les deux rives de la Méditerranée.

Britney Delsey pour Day News World

 

FRAGILISATION DE L'ACCORD SUR LE NUCLEAIRE IRANIEN PAR DONALD TRUMP

Donald Trump président américain a opté pour une « non-certification » en dépit des assurances de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) sur le respect par l'Iran de l'accord. Yukiya Amano, le directeur de l'agence, a aussitôt réaffirmé après l'annonce américaine que l'Iran faisait l'objet « du régime de vérification nucléaire le plus solide au monde ».

Revient donc au Congrès après la décision de Donald Trump de décider de relancer ou non les sanctions : les parlementaires auront 60 jours pour décider de réimposer, ou non, les sanctions levées depuis 2015.

En refusant ce vendredi de certifier que Téhéran respecte ses engagements, Donald Trump a fragilisé l'accord obtenu de haute lutte en 2015.

Il a justifié sa décision en assurant que «le régime iranien a commis de nombreuses violations» avant d’ajouter que Téhéran avait notamment «intimidé» les inspecteurs de l’AIEA, l’agence atomique de l’ONU, chargés de contrôler ses activités nucléaires dans le cadre de l’accord.

La démarche du locataire de la Maison Blanche est en fait le résultat d’un compromis entre un président qui rejetait catégoriquement l’accord nucléaire avec l’Iran avant son arrivée à la Maison-Blanche et plusieurs membres de son administration.

En effet James Mattis, le secrétaire à la Défense, et Rex Tillerson, le secrétaire d’Etat,ont recommandé à Donald Trump de ne pas toucher à cet accord signé en 2015 par l’Iran et les cinq membres permanents du Conseil de sécurité de l’ONU ( Etats-Unis, Russie, Chine, France, Grande-Bretagne) ainsi que l’Allemagne et l’Union européenne. La majorité républicaine ne semblait pas prête à réimposer des sanctions et donc à endosser la responsabilité de saborder cet accord soutenu par les autres grandes puissances mondiales.

Cependant deux sénateurs républicains en coordination étroite avec le gouvernement veulent une loi qui créerait un nouveau seuil pour déclencher des sanctions contre l'Iran et qui rendrait permanentes les limites imposées sur le développement nucléaire iranien comme, entre autres, la prolongation des contraintes portant sur la production de fuel nucléaire iranien.

« Nous proposons une voie qui comblera les lacunes de l'accord nucléaire tout en maintenant l'administration dans l'accord », a expliqué Bob Corker, président de la commission des Affaires étrangères du Sénat.

Pour la Maison-Blanche il s 'agit d'adopter une nouvelle stratégie face à l’Iran . Selon un document diffusé jeudi soir, cette stratégie doit permettre de «neutraliser l’influence déstabilisatrice du gouvernement de l’Iran et contenir son agression, en particulier son soutien du terrorisme et des militants».

Mais rien n'indique que Téhéran acceptera de nouvelles contraintes sans broncher. Et les pays signataires de l'accord se sont dit préoccupés par cette initiative susceptible non seulement de relancer la spirale de la prolifération nucléaire, mais aussi de mettre Israel en danger.

« Cela met en danger les intérêts de la sécurité nationale des Etats-Unis et de leurs proches alliés », a prévenu sans ambages l'ancien chef de la diplomatie américaine John Kerry , négociateur du texte.

Jean-Yves Le Drian, le ministre français des Affaires étrangères, avait jugé le mois dernier à New York qu’il était «essentiel de maintenir» l’accord avec l’Iran «pour éviter une spirale de prolifération et (ne pas) encourager ainsi les parties les plus dures en Iran à se lancer dans l’acquisition de l’arme atomique». Le chef de la diplomatie française a aussi mis en garde contre la tentation des voisins de l’Iran de se doter d’un arsenal nucléaire.

Cette perspective inquiète également Daryl Kimball, le directeur exécutif de l’Arms Control Association, un groupe qui lutte à Washington contre la prolifération des armes nucléaires pour qui. l’approche de l’administration Trump est un jeu dangereux ouvrant en effet la porte «  à l’Iran pour dénoncer l’accord dans deux à trois ans et ôter à Washington un instrument de contrôle et de pression. » ajoutant « Je suis alarmé car cela pourrait plonger le Moyen-Orient dans une spirale de prolifération.»

De plus la décision de Donald Trump affaiblit la position du président iranien, Hassan Rohani qui avait accepté cet accord face aux conservateurs. «  Hassan Rohani en est conscient et va répondre en conséquence. Cela signifie qu’il va peut-être soutenir des actions qui vont affaiblir l’accord.» selon Richard Nephew qui conclut que «si la décision de Donald Trump finit par endommager l’accord, une menace existentielle pour Israël pourrait resurgir.».

Joanne Courbet pour Day News World

 

IMMENSE DEFI POUR L'UNESCO

S'est ouvert le 4 octobre dernier, la 202ème session du Conseil exécutif de l'Organisation des Nations Unies pour l'Education, la Science et la Culture (UNESCO). L’Unesco, c’est l’agence de l’Onu pour la culture .Les bâtiments des années 50 sont plantés derrière l’Ecole militaire.

Les 58 états qui le composent auront la rude tâche, d'ici le 18 octobre prochain, d'élire le ou la successeur de l'actuelle Directrice générale, la bulgare Irina Bokova, élue en 2009 et réélue en 2013.

Cette élection qui se déroule en plusieurs tours sera doit ensuite obtenir la validatuion par l'ensemble des 195 états composant l'Unesco, lors de la 39eme Session plénière de mi-novembre.

L'organisation onusienne dont la mission depuis sa création en novembre 1945 visent à "construire la paix dans l'esprit des hommes et des femmes", traverse une profonde crise et s'interroge quant à son rôle réel en matière de diplomatie culturelle et éducative.

Ce jeudi 12 octobre les Etats-Unis suivis d’Israël ont claqué la porte de l'Unesco, accusant l'organisation onusienne d'être "anti-israélienne", eu égard notamment au vote de novembre 2011 qui permis la reconnaissance de la Palestine au sein de l'UNESCO.

Les Etats-Unis, avaient, du reste, déjà signifié leur profonde désapprobation quant à l'excessive politisation de l'organisation en arrêtant le paiement de leur quote-part de l'époque soit 20% du budget de fonctionnement de l'organisation. Le Japon lui avait emboîté le pas en se retirant de l'organisation en 2016.

Or ce soir l’Unesco élit son Directeur général.

Le dernier tour de l'élection très politique du prochain directeur général de l'Unesco oppose ce vendredi soir à Paris le représentant du Qatar Hamad bin Abdoulaziz Al-Kawari à la française Audrey Azoulay.

Lors d'un vote intermédiaire en début d'après-midi, l'ancienne ministre de la culture Audrey Azoulay  l'a emporté sur l' Egyptienne Moushira Khattab, par 31 voix contre 25.

Mais les deux candidatures pose problème..

Celle de la Française, ancienne ministre de la Culture sous François Hollande dans la mesure où il existe une règle tacite : le pays hôte renonce à diriger l’institution. Il n’y a jamais eu d’Américain à la tête de l’ONU. Ni d’Autrichien pour diriger l’OSCE à Vienne.

Le FMI à Washington est piloté par des Européens, on se souvient de Dominique Strauss-Kahn... De plus après une domination "occidentale" quasi exclusive depuis sa création à la tête de l'exécutif, la candidature française ennuie bien des Etats ayant une nette préférence pour une candidature à la fois arabe, musulmane, africaine qui conforterait l'Unesco dans sa dimension multiculturelle.

Mais la candidature du diplomate qatari s'avère également des plus problématiques .

Ce dernier n'hésitait pas lors de ses précédentes fonctions onusiennes - notamment quand il fut vice-président de l'Assemblée générale des Nations Unies à se singulariser par ses prises de positions anti-israélienne. Il a eu ainsi à "cautionner des projets et des programmes marqués par des contenus antisémites flagrants", comme l'a rappelé la Conférence des présidents, organisation juive américaine, il y a quelques jours, et avant cela le Cimon Wisenthal.

La perspective d'avoir à la tête de l'institution onusienne, un représentant d'un Etat farouchement opposé à l'Etat d'Israël n'enthousiasme guère et pourrait même discréditer l'institution.

.Autre défi: l' institution disposant d'un budget de seulement 630 millions d'euros, soit 10% du budget dédié aux opérations de maintien de la paix (7,87 milliards d'euros) son action constitue une prouesse pour réaliser les objectifs et devoirs ambitieux que sont la stabilité du monde. .

Ce duel illustre donc les profonds paradoxes en cours au sein du système multipolaire.

Joanne Courbet pour Day News World

 

DONALD TRUMP ET KIM-JONG

DANS L'ESCALADE VERBALE

Le conflit à distance entre Donlad Trump et Kim Jong-un n’en finit pas. Le président des États-Unis a soufflé sur les braises hier en évoquant implicitement la solution militaire comme « seule chose marchera ».

Trump ne cesse la multiplication des rodomontades contre la Corée du Nord et le dirigeant Kim Jong-un montre les muscles après chaque saillie de Trump.

Le locataire de la Maison Blanche a une nouvelle fois sous-entendu qu'il envisageait de recourir à la force contre le régime de Kim Jong-un.

C'est que selon, le député russe Anton Morozov qui s’est rendu la semaine passée à Pyongyang, la Corée du Nord se préparerait à un nouvel essai de missile. A Washington, un responsable américain a fait état d’indications relatives à un possible tir de missile ce mardi, le 10 octobre étant l’anniversaire de la fondation du Parti des travailleurs de Corée.

"Les présidents et leurs administrations parlent à la Corée du Nord depuis 25 ans, des accords ont été faits et de massives sommes d'argent dépensées...", a tweeté Donald Trump, "... n'ont rien donné, accords violés avant que l'encre n'ait séché, ridiculisant les négociateurs américains. Désolé, mais une seule chose marchera".

Devant l'Assemblée des Nations unies, en septembre Trump avait déjà menacé de "détruire totalement la Corée du Nord" si les Etats-Unis étaient menacés. Et plus récemment, alors qu'il était question des dossiers nucléaires en Iran et en Corée du Nord avec des dirigeants militaires américains le locataire de la Maison Blanche a laissé en suspens une phrase énigmatique "c'est peut-être le calme avant la tempête".

Interrogée au lendemain de ces déclarations, la porte-parole de la Maison-Blanche Sarah Sanders a répliqué que "comme il l'a dit à de nombreuses occasions, le président n'annoncera jamais à l'avance" sa stratégie.

De son côté, le Pentagone a déclaré que le travail du département de la Défense était de "présenter des choix militaires au président"

La réponse de Kim Jong-un ne s’est pas fait attendre.

Kim Jong-un s’exprimait samedi à l’occasion d’une réunion du comité central du Parti des travailleurs . Les armes nucléaires de la Corée du Nord, a-t-il dit, offrent une « puissante dissuasion protégeant solidement la paix et la sécurité dans la péninsule coréenne et dans l’Asie du Nord-Est » face aux « menaces nucléaires des impérialistes américains » et son discours a été relayé .

Kim justifiait également la pertinence du « byungjin », la doctrine de développement parallèle des armes nucléaires et de l’économie qu’il a relancée après son accession au pouvoir.

Des remaniements remarqués au sein de la haute structure hiérarchique du régime ont eu lieu: la sœur cadette du dirigeant, Kim Yo-jong, 28 ans jusqu'à lors directrice adjointe du département de la propagande du Parti des travailleurs, devient membre suppléante du Politburo. Sa promotion constitue une consolidation supplémentaire du pouvoir de la famille Kim.

En janvier, le département américain du Trésor avait inscrit cette dernière sur une liste noire d’officiels nord-coréens accusés de « graves atteintes aux droits de l’homme » Les autres promotions annoncées ce dimanche concernent Kim Jong-sik et Ri Pyong-chol, qui coordonnent les programmes balistiques nord-coréens.

Le chef de la diplomatie nord-coréenne, Ri Yong-ho,présent le mois dernier à la tribune de l'Assemblée générale des Nations unies, a été promu au rang de membre de plein droit du Politburo. « On peut désormais, sans risque de se tromper, considérer Ri comme l’un des principaux décideurs politiques de Corée du Nord », estime Michael Madden, spécialiste de la Corée du Nord.

Un jeu dangereux pour la paix de la planète.

Alize Marion pour Day News World

 

DE TEMPETES TROPICALES EN OURAGANS

NATE FAIT DEJA 22 MORTS

La saison des ouragans semble ne plus en finir dans l'Atlantique.La tempête tropicale Nate qui a fait 22 morts et 30 disparus en Amérique centrale va virer à l'ouragan en abordant le nord du continent, Mexique et sud-est des Etats-Unis.

La tempête tropicale Nate apportant des pluies diluviennes, onze décès sont signalés au Nicaragua, huit au Costa Rica et trois au Honduras.

Le bilan reste provisoire: sept personnessont portées disparues au Nicaragua et 15 au Costa Rica une fois encore durement touché :

plus de 5.000 personnes ont été poussés à l'abandon de leurs maisons.

En cause des torrents de boue annoncés.

Les écoles et administrations ont été fermées au Costa Rica l'état d'urgence a été décrété.

Le Nicaragua voisin doit lui affronter des glissements de terrain, des inondations et des coupures d’électricité.

La vice-présidente et porte-parole du gouvernement, Rosario Murillo, estime à plus de 10.000 personnes le nombre de personnes impactées suite aux inondations et coulées de boue.

Le directeur des services d'urgence, Ivan Brenes a appelé la population à respecter les consignes.

"Les pluies vont continuer, les sols sont saturés et le risque de coulées de boue ou d'inondation persiste", a-t-il précisé .

Non seulement les coulées de boue mais également la venue de crocodiles vivant dans les rivières côtières constituent un grave danger.

Une fillette de trois ans a été emportée par une coulée de boue meurtrière. Des disparus sont signalés avec deux équipages de bateaux de pêche ayant coulé dans le Pacifique.

De nombreux vols ont été annulés depuis l'aéroport international.

Les pluies ont causé l'inondation d'habitation, le déracinement d'arbres,  l'effondrement de ponts, et les routes sont devenues impraticables transformées en rivières dans les trois pays affectés.

Ce troisième ouragan se dirige vers les Etats-Unis !

Le centre américain des ouragans (NHC) a indiqué que la tempête tropicale, située sur l'est du Honduras jeudi soir, allait continuer sa route en direction du Nord.

Elle sera "proche de l'intensité d'un ouragan" lorsqu'elle atteindra vendredi soir la péninsule du Yucatan (est du Mexique) frappant les Etats-Unis ce week-end.

Selon le NHC la tempête sera "proche de l'intensité d'un ouragan" lorsqu'elle atteindra vendredi soir la péninsule du Yucatan, situé à lest du Mexique, pour se renforcer en ouragan au cours du week-end lors .de sa traversée du Golfe du Mexique- évacuations des plates-formes pétrolières et gazières.

Elle frappera le sud des Etats-Unis ,les Etats de Louisiane et de Floride.

"Nous anticipons son impact", a déclaré le gouverneur de la Louisiane, John Bel Edwards, qui a déclaré l'état d'urgence

Le maire de la Nouvelle-Orléans , malheureusement habituée aux inondations, entend demander au président Donald Trump que soit décrété l'état de catastrophe naturelle avant le passage de l'ouragan.

Nate s'annonce comme le troisième ouragan à frapper les Etats-Unis en moins de deux mois, après Harvey en août au Texas et d'Irma en septembre en Floride..

Andrew Preston pour Day News World

ACTE DE TERRORISME

A EDMONTON AU CANADA

CINQ BLESSES

Un homme a attaqué un policier d'Edmonton, capitale de la province de l'Alberta (Canada), avec un couteau avant de précipiter un camion de location quelques heures plus tard sur des piétons au centre-ville est soupçonné d'« acte de terrorisme », a fait savoir le chef de la police Rod Knecht, dimanche matin.

Le premier incident a eu lieu peu après 22 h, heure de l'Est, près du Stade du Commonwealth.

Une voiture Chevrolet blanche a foncé sur un barrage policier, frappant un policier qui effectuait des contrôles de routine avant de percuter une autopatrouille à proximité du stade.

L' individu est sorti du véhicule attaquant au couteau le même policier . Puis le suspect s'est enfui à pied, laissant un drapeau du groupe armé État islamique dans son véhicule, a confirmé la police.

Quelques heures plus tard, un camion de location est arrivé à un contrôle de police à proximité du stade. Le chauffeur a présenté un permis de conduire au nom du propriétaire de la voiture impliquée dans la première attaque. Le policier a reconnu le nom et fait le lien avec l'événement précédent. Le chauffeur du camion a rapidement pris la fuite.

Une course-poursuite a alors débuté au centre-ville d'Edmonton,

Le camion aurait délibérément tenté de happer des piétons le long de l'avenue Jasper, l'une des rues les plus fréquentées du centre-ville le samedi soir. Il a heurté quatre piétons pour ensuite faire des tonneaux et se renverser.

La police a ensuite mentionné l'arrestation d'un homme sans révéler son identité. "La police d'Edmonton a interpellé et placé en garde à vue un homme que nous pensons être responsable de ces actes de violence", a déclaré le chef de la police d'Edmonton. Et de poursuivre : "Nous pensons que c'est un individu qui a agi seul, bien que l'enquête en est à son tout début."

Paul Emison pour Day News World

 

UN OUI MASSIF AU REFERENDUM POUR L'INDEPENDANCE DU KURDISTAN IRAKIEN

Le «oui» l’a emporté avec 92,73% au référendum d’indépendance organisé lundi 25 septembre 2017 au Kurdistan irakien à l’initiative du président de cette région autonome Massoud Barzani, selon les résultats officiels proclamés mercredi par la commission électorale.La participation a atteint 72,16%.

Mais leur rêve d'indépendance chéri depuis un siècle ne devrait pas être réalité dans un avenir proche.

Le président kurde Massoud Barzani avait déjà fait savoir avant sa tenue que la victoire du «oui» ne serait pas immédiatement suivie d’une déclaration d’indépendance mais marquerait plutôt le début de «discussions sérieuses» avec le pouvoir central irakien sur les points de contentieux.

Cette victoire au référendum va permettre au président du Kurdiskan Massoud Barzani de faire pression sur le gouvernement irakiens pour l'obtention d'une partie des revenus du pétrole de l'Irak.

Le Premier ministre irakien Haider al-Abadi a toutefois posé mercredi l’annulation des résultats du référendum comme condition préalable à toute négociation avec le Kurdistan. Les députés irakiens ont de leur côté demandé à M. Abadi, en tant que chef des forces armées de «prendre toutes les mesures nécessaires pour maintenir l’unité de l’Irak, protéger les citoyens».

Ils ont en outre exigé l’envoi des forces de sécurité dans les zones disputées entre Bagdad et Erbil, où les autorités du Kurdistan irakien ont également organisé le scrutin lundi.

Mais ces "discussions" seront tendues et le risque d'escalade est grand face au refus du pouvoir central de voir l'Irak amputé de sa région nord.

Ces régions sont la riche province pétrolière de Kirkouk et des secteurs de celle de Ninive, de Dyala et de Salaheddine.

La plupart avaient été conquises par les peshmergas, les combattants kurdes, en 2014, lorsque le chaos régnait dans le pays après l'offensive des jihadistes du groupe Etat Islamique. Haider al-Abadi a également intimé l'ordre à Barzani de remettre aux autorités centrale le contrôle de ses deux aéroports régionaux, Erbil et Souleimaniyeh. En cas de refus, tous les vols internationaux depuis et vers le Kurdistan seront annulés.

Les compagnies nationales aériennes du Liban et d'Egypte ont annoncé mercredi la suspension à partir de vendredi de leurs vols à destination d'Erbil, à la demande des autorités de Bagdad.

Ce scrutin a été vivement dénoncé par  les pays voisins tout particulièrement l'Iran, la Syrie et la Turquie , trois autres pays comptant des minorités kurdes.Pour Bagdad, Ankara, Damas ou Téhéran, le risque est clair: que ce scrutin fasse tâche d'huile et que la carte de la région, dessinée après la

Première guerre mondiale sur les dépouilles de l'Empire ottoman, ne soit redessinée. C'est cette même carte, issue du traité de Lausanne de 1923, que les Kurdes n'ont jamais acceptée, voyant alors leur Etat rêvé morcelé en quatre.

Paul Emison pour Day News World

L"EFFONDREMENT DU MOYEN-ORIENT EST-ELLE

POUR LE PEUPLE KURDE

UNE CHANCE A SAISIR ?

Les Kurdes reviennent sur le devant de la scène au Moyen-Orient mais cette fois non pas en tant que victimes subissant l'oppression des régimes en place mais en tant que combattants anti-djihadistes en Syrie et en Irak. La question de la cause kurde pourrait-elle revenir à l'ordre du jour dans un proche avenir ?

Vers une dynamique régionale kurde ?

La population kurde, estimée à environ 40 millions, se concentre sur essentiellement quatre pays du Moyen-Orient: la Turquie, l'Iran, l'Irak et la Syrie.

Ce peuple se voit de facto privé de territoire dès les accords Sykes-Picot de 1916.

En effet ces derniers décident officieusement le partage des vestiges de l'empire Ottoman entre les vainqueurs de la Première Guerre mondiale.

C'est à partir de ce moment que les Kurdes ne vont cesser, semble-il, de revendiquer un Kurdistan indépendant, tel que prévu dans le traité de Sèvres. Leur histoire est donc marquée par une montée de la prise de conscience d’une identité nationale et des luttes armées contre leur nouveaux États respectif

Face à ces États qui ont tenté une assimilations plus ou moins brutales, le succès des Kurdes ont été divers.

Les Kurdes syriens et iraniens ont longtemps été traités comme des minorités assez loin des préoccupations de ces régimes autoritaires. En Iran ils sont considérés comme non perses . En Syrie comme non arabes.

Les Kurdes irakiens, après une longue période d'affrontement, ont fini par obtenir une autonomie partielle en 1991 suivie d'une autonomie régionale après l’intervention américaine de 2003 en Irak. En 2005 la Constitution consacre le Kurdistan irakien dirigé avec un grand succès économique par le Gouvernement régional du Kurdistan(GRK).

En Turquie de violents conflits entre le PKK( parti des travailleurs du Kurdistan) et les forces turques ont jalonné les années 1984 à 2000. L’État turc a traité durement les Kurdes(comme les Arméniens et les Assyriens) incluant même dans la loi turque l’enregistrement national et dans l’Ordonnance sur les noms de famille, l'interdiction de porter un nom kurde et même de parler la langue kurde. Mais le poids démographique (15 millions) et intellectuel a fini par peser auprès du Président Erdogan qui a ouvert des négociations avec le PKK dès 2013. Le jeune parti kurde, le HDP, fort de 80 députés, couvre maintenant le territoire turc jusqu'à Izmir et Istanbul, sur la côte occidentale du pays.

Ainsi les peuples kurdes dans leurs pays respectifs ont-ils réussi à obtenir une quasi reconnaissance.

Une nouvelle donne avec Daech et l'Etat Islamique : la reprise des armes par le peuple kurde.

A nouveau considéré comme des minorités par Daech et l'Etat Islamique,donc combattu par l'EI le peuple kurde a dû reprendre les armes contre ce nouvel ennemi du Moyen-Orient qui cherche à étendre et imposer l'islamisme. Ils réussissent à repousser la progression de l'EI dans certains territoires se battant sur plusieurs fronts.

C'est ainsi que le nord-est de la Syrie tombé aux mains du groupe terroriste Daech aurait été reconquis par la coalition arabo-kurde syrienne, soit une zone équivalant à 1400 kilomètres carrés

Forts de leurs victoires les kurdes reprennent de l'importance au niveau géopolitique. Toujours en Syrie le PYD , cousin du PKK, a sécurisé depuis 2012 « trois cantons » et en a désormais l'administration concédée par le président syrien Bassar Al Assad.

En Irak également les Kurdes appelés aussi peshmergas ont obtenu par des victoires armées sur l'EI en défendant Erbil leur capitale et s'emparant de Kikouk. Des renforts des kurdes turcs du PKK sont venus s'ajouter au combat contre les djiadistes.

Les Kurdes deviennent alors des interlocuteurs incontournables de la communauté internationale se battant contre le terrorisme au point que cette dernière leur fournit parfois un soutien logistique.

Les militants guerriers kurdes représentent actuellement le seul rempart crédible contre le djiadisme. Ils représentent la défense de la liberté contre les force de l'obscurantisme. Longtemps ostracisés, les Kurdes s'imposent aujourd'hui comme une composante essentielle de l’avenir du Proche-Orient .

Vers la réalisation d'un Kurdistan indépendant ?

Les figures de la clandestinité et de la lutte armée qu'étaient les Kurdes se sont transformées en éléments rassurants et stabilisateurs au Proche-Orient : ils sont devenus des acteurs incontournables. Et c'est le rêve d'un Kurdistan indépendant qui permet à ce peuple de maintenir son cap et de poursuivre sa lutte. La formation d'un État kurde structure toujours les imaginaires.

Mais est-ce concevable ?

C'est sans compter avec le fait que les différentes communautés installées dans les quatre pays (Syrie, Irak, Iran, Turquie) ont bien du mal à s’entendre entre elles.

Dans un article publié sur le site de Slate en novembre 2012, Ariane Bonzon, journaliste spécialiste de la Turquie et du Moyen-Orient souligne que les Kurdes composent « ...un peuple des montagnes et un peuple anciennement nomade, ce qui ne prédispose pas à l’unification. De plus, l’organisation, encore très tribale, oppose souvent les chefs de tribus. »

De plus la communauté internationale ne verrait pas d'un bon œil éclater la Turquie, l’Irak ou la Syrie en armant le Kurdistan.

«Si Kurdistan il doit y avoir, ce devra être un État fédéral, qui préserve les identités régionales et les sensibilités politiques » affirme Kendal Nezan.

Joanne Courbet pour Day News World

PASSAGE A L'ACTE DE DONALD TRUMP POUR LA COREE DU NORD

Après la guerre des mots entre Donald Trump et le leader nord-coréen Kim Jong-un , une nouvelle étape a été franchie  samedi 23 septembre 2017 :

une manœuvre militaire des Américains près des côtes de la Corée du Nord.

Des bombardiers B-1B ont en effet décollé de la base militaire américaine Guam située dans le Pacifique et ont volé près des côtes de la Corée du Nord. Des F-15 ont également décollé du Japon pour survoler la partie nord de la Corée du Nord.

«C'est l'endroit le plus au nord de la zone démilitarisée qu'un avion américain ou un bombardier a survolé au large des côtes nord-coréennes au 21e siècle, soulignant à quel point nous prenons au sérieux le comportement dangereux de la Corée du Nord», écrit Dana White, la porte-parole du Pentagone, dans un communiqué. Le but est d'envoyer un «message clair» à Pyongyang.

Une démonstration de force qui montre la détermination des Américains à utiliser toutes les options militaires pour la protection des intérêts américains, mais aussi de ceux des alliés, la Corée du Sud et le Japon.

L'escalade verbale entre entre le président américain, Donald Trump, et le dirigeant nord-coréen, Kim Jong-Un est donc passée à une autre dimension alors que la communauté internationale redoute un nouvel essai nucléaire de la Corée du Nord.

La crainte d'un nouvel essai nucléaire= ravivée plus tôt samedi par un séisme de magnitude 3,5 en Corée du Nord.

Mais les experts considèrent toutefois comme une probable réplique sismique du très puissant test effectué le 3 septembre.

Le Service sismique chinois CENC avait évoqué dans un premier temps une possible «explosion»pour arriver cependant à la conclusion que l'incident présentait plutôt les caractéristiques d'un séisme naturel.

La communauté internationale appelle aux négociations.

Joanne Courbet pour Day News World

 

HOSTILITE QUASI INTERNATIONALE AU REFERENDUM KURDE IRAKIEN

 

Malgré l'opposition de l'État central, les pressions de Washington et de presque toute la communauté internationale, le gouvernement kurde reste sur son idée : l'organisation d'un référendum d'indépendance lundi 25 septembre.

Les trois autres pays que sont l'Iran, la Turquie(15 millions de Kurdes), la Syrie montrent également leur hostilité à un Etat kurde en Irak craignant une contagion chez eux.

Certains analystes pensent que la priorité accordée par Ankara au combat contre les velléités indépendantistes kurdes pourrait même déboucher sur un terrain d'entente avec le régime syrien de Bachar al-Assad, pourtant devenu ennemi juré depuis le début du conflit en Syrie en 2011.

Joanne Courbet pour Day News World

 

LE « ROCKET MAN » KIM JONG-UN

MENACE DONALD TRUMP

LE « RADOTEUR MENTALEMENT DERANGE »

Nouvel épisode dans la série d'échanges fleuris entre le président américain et le dictateur nord-coréen. Pour Kim Jong-un, Donald Trump ne serait qu'un «radoteur mentalement déséquilibré» à qui il promet de «faire payer» son discours belliqueux à la tribune de l'ONU.Le président américain   a tout simplement menacé la Corée du Nord de destruction complète.

Se frotter à la puissance nucléaire américaine semble un jeu d'enfant à celui qui pense à un éventuel essai de bombe H dans le Pacifique.

Trump "m'a insulté, moi et mon pays, sous les yeux du monde entier, et a livré la plus féroce déclaration de guerre de l'histoire", a déclaré le leader nord-coréen, selon une dépêche de l'agence officielle nord-coréenne KCNA.

"Je ferai payer cher à l'homme à la tête du commandement suprême aux Etats-Unis son discours", a-t-il surenchéri deux jours après les propos du président américain à l'ONU

"Je disciplinerai par le feu le gâteux américain mentalement dérangé", a-t-il pouruivi.

Kim Jong-Un, fait des plus rares, s'est adressé aux Nord -Coréens ce qui ne prélude rien de bon. «Ses remarques [...] m'ont convaincu, plutôt que de m'effrayer ou de m'arrêter, que la voie que j'ai choisie est correcte et que c'est celle que je dois suivre jusqu'au bout, a-t-il expliqué dans une rare déclaration publique diffusée par les médias officiels.

Ces déclarations incendiaires du dictateur nord-coréen interviennent alors que Donald Trump a annoncé qu'il avait signé un ordre exécutif interdisant aux entreprises de travailler aux Etats-Unis si elles travaillaient aussi avec la Corée du Nord.

"Les institutions financières étrangères sont maintenant averties qu'elles doivent choisir entre faire des affaires avec les Etats-Unis ou avec la Corée du Nord", a déclaré le secrétaire américain au Trésor Steve Mnuchin.

De plus la Chine s'est engagée à respecter les sanctions à l'égard de son allié mais continue de prôner le dialogue. L'étau se referme apparemment autour de Pyonyang.

Nombre d' experts mettent en garde contre l'inefficacité de ces mesures de rétorsion et les risques de la violence toujours plus grande des discours américain et nord-coréen.

Le chef de la diplomatie nord-coréenne Ri Yong-ho,présent à l'Assemblée générale des Nations unies à New York, n' a-t-il pas déclaré aux journalistes que Pyongyang pourrait désormais faire exploser une bombe à hydrogène en dehors de son territoire ?

"Je pense qu'il pourrait y avoir un essai de bombe H d'un niveau sans précédent, peut-être au-dessus du Pacifique", a-t-il précisé.

"L'hystérie militaire mène non seulement à l'impasse mais aussi à la catastrophe", a prévenu le ministre des Affaires étrangères russe Sergueï Lavrov .

Joanne Courbet pour Day News World

SEISME MEXICO LE BILAN EN HAUSSE

AU MOINS 310 MORTS

Bilan des morts d’alourdi d'heure en heure à Mexico

On compte en ce moment 310 morts et un nombre important de blessés.

Environ 40% de la ville de Mexico et 60% de l'Etat de Morelos se trouvent sans électricité en ce mercredi 20 septembre 2017.

Le bilan des effondrements d'immeubles à Mexico en hausse également soit au moins une cinquantaine de bâtiments.

Le survol de Mexico en hélicoptère seul moyen actuel de survol carl’aéroport international de Mexico est fermé pour le moment laisse voir les plaies béantes un peu partout dans la ville est ses environs.

D'impressionnantes images vues d'en haut montrent l'étendue des dégâts dans la capitale.

Les écoles ont également été évacuées et fermées.

On observait des habitants paniqués descendus en nombre dans les rues.

Bâtiments effondrés, véhicules écrasés par la chute de débris qui jonchent l'ensemble de la capitale.

Les pompiers et secouristes sont un peu partout pour intervenir dans des situations et conditions des plus difficiles .

On est vraiment sous le choc !!!

Paul Emison Mexico pour Day News World

 

ALERTE DEMOGRAPHIQUE

10 MILLIARD D'HABITANTS EN 2050

DONT UN QUART D'AFRICAINS

La population mondiale, dont le nombre a été multiplié par sept au cours des deux derniers siècles, devrait quant à elle atteindre les 10 milliards d'habitants d'ici 2050.

Ce qui signifie que la population augmenterait encore d'un tiers d'ici 2050 : de 7,5 milliards actuellement elle passerait à 10 milliards

L'Afrique devrait compter 2,5 milliards d'habitants en 2050 soit un quart de la population. La population du continent africain devrait donc doubler d'ici à 2050, quadrupler d'ici à 2100..

"L'un des grands changements à venir est le formidable accroissement de la population de l'Afrique", indique l'étude de l'Institut français d'études démographiques (Ined) publiée ce mercredi.

De 1,2 milliard d'habitants en 2017, le continent africain verra sa population atteindre 2,5 milliards en 2050 et "pourrait quadrupler pour atteindre 4,4 milliards en 2100, ceci malgré le sida".

Si la mortalité en Afrique a bien baissé notamment la mortalité infantile il n'en va pas de même de la fécondité.

"Là où elle reste encore élevée, 3 enfants ou plus en moyenne par femme, c'est dans presque toute l'Afrique, quelques pays de la péninsule arabe, et une bande de l'Asie qui va de l'Afghanistan, au nord de l'Inde (en passe de dépasser la Chine avec ses 1,35 milliards d'habitants), en passant par le Pakistan. C'est là qu'aura lieu le gros de l'accroissement démographique dans les années à venir", prédit Gilles Pison.

En effet, la fécondité a largement diminué au cours du dernier siècle, passant de cinq enfants par femme en 1950 à 2,5 aujourd'hui. La fécondité la plus basse se retrouve à Taïwan et en Corée du Sud (1,2 enfant par femme), la plus élevée au Niger (7,3 enfants). Niger (7,3 enfants)."La fécondité a baissé presque partout mais les écarts restent grands", précise Gilles Pison, auteur de l'étude.

En Afrique la fécondité a également diminué, les femmes mettant au monde 4,5 enfants en moyenne chacune en 2017, contre plus 5,5 il y a 20 ans. Mais elle a davantage baissé ailleurs : 2,1 enfants seulement par femme en Asie en 2017, 2,0 en Amérique latine, 1,9 en Amérique du Nord et 1,6 en Europe.

L'Afrique se développe sur le plan économique, mais lentement, et sans avoir encore atteint le niveau des pays asiatiques ou latino-américains à l'époque où leur fécondité a commencé à diminuer fortement.

Or le développement économique va souvent de pair avec la baisse de la fécondité. Et l'instruction des femmes demeure un facteur-clé. Plus les femmes sont instruites et moins elles mettent d'enfants au monde. Les pays asiatiques et latino-américains ayant beaucoup investi dans l'éducation pour tous il y a quelques décennies ont connu une baisse de la fécondité.

Si les programmes nationaux de limitation des naissances existent, ils sont peu efficaces par manque de moyens et surtout par manque de motivation de leurs responsables et des personnels chargés de les mettre en œuvre sur le terrain. De rares exceptions confirme la règle : le Rwanda, l'Éthiopie et le Malawi ont misés sur la famille de petite taille en faisant de la diminution de la fécondité une de leurs priorités. chargés de les mettre en œuvre sur le terrain. Parmi les rares exceptions, le Rwanda, l'Éthiopie et le Malawi, pays où les autorités sont très engagées en faveur de la famille de petite taille et ont fait de la diminution de la fécondité une de leurs priorités.

Les sept pays les plus peuplés de la planète sont la Chine, l' Inde, les États-Unis, l'Indonésie, le Brésil, le Pakistan et le Nigeria. A eux seuls ils totalisent actuellement 3,93 milliards d'habitants, soit plus de la moitié de la population mondiale.

La Chine, pays le plus peuplé avec 1,38 milliard d'habitants,rivalise avec l'Inde, 1,35 milliard, qui pourrait la dépasser "avant 2030", selon les prévisions puisque le taux de fécondité s'élève à 2,3 enfants par femme en Inde contre 1,8 en Chine..

Kelly Donaldson pour Day News World

LE PRESIDENT MACRON A L'ONU

PREND LE CONTREPIED DU PRESIDENT TRUMP

EN DEFENSEUR DU MULTILATERALISME

Depuis la fin de la guerre froide, en 1990, l'ambiance n'avait jamais été aussi tendue lors d' une assemblée générale des Nations . La crise nord-coréenne faisant resurgir le spectre d'un conflit nucléaire y contribue. Mais c'est surtout le discours très offensif de Donald Trump qui a inquiété avec sa vision politique unilatérale balayant le respect du multilatéralisme .

Le président du pays le plus puissant de la planète s'est déclaré prêt à « détruire » la Corée du Nord La violence du propos tout comme la nature de l'engagement international des États-Unis ont sidéré l'assemblée.

Depuis 1945, l'Amérique, forte de son statut de vainqueur, a toujours respecté des règles qu'elle avait elle-même dictées à la fin de la guerre. Puis en 1990 ce fut la fin de la guerre froide mais l'Amérique engagée à l'échelle du monde assuma toujours sa responsabilité de grande puissance du monde, ne rompant jamais vraiment avec le multilatéralisme. Or pour Donald Trump ce la conception multilatérale des relations internationales ne va pas de soi et peut même nuire aux intérêts américains.

A l'inverse et prenant le contre-pied du Président américain, Emmanuel Macron s'est fait hier le chantre à l'Onu du multilatéralisme.

La formule d'Emmanuel Macron vaut programme :

« Il n'y a rien de plus efficace que le multilatéralisme. » .

La coopération internationale reste un principe pour sauvegarder la paix du monde.

Pour sortir de la guerre en Syrie.

Pour préserver l'accord avec l'Iran sur le nucléaire.

Pour conjurer, le risque de guerre avec la Corée du Nord et de prolifération nucléaire.

 

1° Sur la Syrie

Le président français Emmanuel Macron a fait part de son désir de créer« un groupe de contact » sur la Syrie permettant l'enclenchement d' une nouvelle dynamique. Ce groupe de contact intégrerait les membres du Conseil de sécurité de l’ONU et les parties prenantes au conflit. Une solution politique au conflit doit être trouvée. "Pour établir une paix durable et juste, il y a urgence à nous concentrer sur le règlement politique de la crise par la transition", a-t-il dit à l'aide d' une solution "à terme politique et non militaire". Les négociations de paix menées au Kazakhstan semblent ne pas suffire.

2° Sur l'Iran

Dénoncer l'accord sur le nucléaire iranien, comme menacent de le faire les Etats-Unis, serait "une lourde erreur", a lancé mardi à l'ONU le président français Emmanuel Macron.

"Notre engagement sur la non prolifération a permis d'obtenir un accord solide, robuste, qui permet de vérifier que l'Iran ne se dotera pas de l'arme nucléaire. Le dénoncer aujourd'hui sans rien proposer d'autre serait une lourde erreur, ne pas le respecter serait irresponsable, parce que c'est un accord utile", a déclaré M. Macron , appelant à le prolonger au-delà de 2025.

3° Sur la Corée

Emmanuel Macron a appelé Pyongyang à revenir à la table des négociations. Pour lui l’option militaire, envisagée par Donald Trump, n’était pas une bonne solution et elle enclencherait une escalade du conflit ."La France ne fermera aucune porte au dialogue, si ce dialogue est utile à la paix", a-t-il déclaré.

4° Sur le climat

Le Président français a défendu bec et ongles l’accord de Paris sur le climat.

Emmanuel Macron a déclaré mardi à l'ONU que l'accord de Paris sur le climat « ne sera pas renégocié », tout en assurant « respecter » la décision des États-Unis de quitter cet accord en juin dernier. Il a affirmé que « la porte sera(it) toujours ouverte » aux Etats-Unis pour un retour dans l'accord mais que les autres Etats continueraient "à mettre en œuvre l'accord de Paris" Il a plaidé pour « un monde meilleur qui créera de l’innovation  » en luttant contre le réchauffement climatique. Il a également annoncé qu'un budget de 5 milliards d’euros par an serait consacré par la Frane à la lutte contre le changement climatique d’ici 2020.

5° Sur la Birmanie

Le Président français a dénoncé mardi devant l'ONU le "nettoyage ethnique" contre la minorité musulmane des Rohingyas. Plus de 400.000 ont fui la Birmanie ces dernières semaines pour se réfugier au Bangladesh ."Les opérations militaires doivent cesser, l'accès humanitaire doit être assuré, et le droit rétabli, face à ce qui est, nous le savons, un nettoyage ethnique", a martelé M. Macron.

6° Avocat fervent du multilatéralisme

Contrairement à Donald Trump fort de son slogan "America first", Emmanuel Macron a fait l’éloge du multilatéralisme en conclusion de son premier discours à l’Assemblée générale de l'ONU "Par langueur, nous avons laissé s'installer l'idée qu'on est plus fort quand on fait preuve d'unilatéralisme", a déclaré Emmanuel Macron. "Aujourd’hui, dans le monde tel qu’il va, il n’y a rien de plus efficace que le multilatéralisme, car tous nos défis sont mondiaux", a-t-il expliqué, comme le terrorisme ou le réchauffement climatique.

"L’ONU a toute la légitimité pour agir et préserver les équilibres du monde", a-t-il encore martelé prenant le contre pied du Président américain.

Joanne Courbet pour Day News World

OURAGAN MARIA BIEN PLUS FORT QUE PREVU IL POURRAIT SE TRANSFORMER EN EFFET

« FUJIWARA » ???

Dès hier, lundi 18 septembre 2017 La Martinique a été placée en alerte cyclonique violette, et depuis hier aussi, les autorités ont vers la mi-journée annoncées que l’ouragan serait au plus près des côtes nord de l’Ile..

Hier aussi, simultanément, La Guadeloupe a, quant à elle, a été placée en alerte cyclonique rouge ...

Mais à la surprise de tout le monde, Maria a finalement été plus fort que prévu , passant de catégorie 2 (tempête tropicale ) à catégorie 5 (cyclone majeur) en quelques heures cette nuit. Le phénomène est inédit ; il inquiète beaucoup les spécialistes.

Les Guadeloupéens qui se sont tous confinés, s’apprêtent à voir passer l’ouragan dont le vent pourraient souffler jusqu’à à 300 km heures, avec des trombes d’eaux énormes qui terrifient, car responsables de terribles inondations et de vagues de 5 à 10 m.

Les habitants de la Guadeloupe sont épouvantés. Ils n’ont jamais connu de telles phases cycloniques.

Les plaies à peine pansées, Maria est repassées au dessus de Saint Martin vers 1 h cette nuit. Les nerfs des habitants ont été à nouveau mis à rude épreuve. L’ile est une fois de plus coupée du monde.

Mais c’est surtout l’Ile de la Dominique, touchée par l’œil du cyclone qui est la plus impactée.

L’Arc Antillais est, tout entier, depuis quelques semaines, placé sous le spectre de la dangerosité de ces ouragans qui n’ont jamais été aussi violents selon certains témoignages d’habitants historiques, ceux qui par exemple ont connu Hugo. Maria est selon eux, pire qu’Hugo ! On en est déjà à 4 cyclones de très forte intensité au dessus des Antilles et la période des ouragans qui vient juste de commencer ne devrait se terminer qu’au mois de novembre...Et nous sommes encore qu’en septembre !

Tirant les leçons de ce qui s’est passé pour Irma, Annick Girardin, la Ministre des Outres Mers s’est dit immédiatement inquiète dès les premières informations. Une cellule interministérielle s’est réunie dès hier, lundi 18 septembre.

Personnel de santé, militaires, membres de la Sécurité Civile, pompiers ont été dépêchés sur la Guyane, et sur la Martinique où un calme relatif est revenu assez rapidement

Sur la Guadeloupe, les communications sont aujourd’hui à mi journée coupées ou difficiles d’accès.

Dès que les avions pourront atterrir, tout ce personnel sera acheminé sur la Martinique où l'on dénombre 2 blessés légers et des dégâts matériels moins importants que prévu.

En tout état de cause, 80 000 personnes sont privées d’électricité depuis plusieurs heures en Guadeloupe, 10 000 étant également privées d’eau. Sur la Martinique c’est plus de 50 000 foyers qui sont privés d’électricité. Dans les deux iles, l’activité économique a été stoppée ; les transports ont été interrompus, les grands rassemblements arrêtés.

Les vols d’Air France, Air Caraïbe et Corsair ont été reportés. Les aéroports de Fort de France et Point à Pitre ont été fermés.

Dans quelques heures l’ouragan Maria passera au dessus de Porto Rico et au dessus des Iles vierges.

L’intensification des cyclones provient des conditions anticycloniques persistantes qui règnent sur le Nord de l’Atlantique et les renvoient donc vers l’Atlantique Sud.

Tous ces cyclones naissent dans la pouponnière cyclonique située vers l’Afrique de l’Ouest.

Mais il y a encore pire à venir, peut être ! Selon certains experts, Jose (qui n’a pas fini sa course) et Maria pourraient fusionner et créer un effet Fujiwara.

Jose est actuellement bloqué entre les Bermudes et les Etats américains de l’Amérique du Nord. Maria arrive sur ses talons !

Alors, l’effet Fujiwara, c’est quoi ?

Selon le Washington Post les deux ouragans pourraient se retrouver au large de la Côte Est des Etats-Unis, entre le 23 et le 26 septembre, au point de créer cet effet Fujiwara, un effet découvert et théorisé par un météorologue japonais en 1921.

Selon ce scientifique, deux tourbillons cycloniques qui tournent dans le même sens finissent par se rapprocher l’un de l’autre et à fusionner !!! Et à gagner en vigueur...pour atteindre une catégorie 6 (qui pour l’instant n’a pas et crée officiellement sur l’échelle de mesure)

Cela a été le cas des ouragans Hilary et Irvin qui ont fusionné dans le Pacifique fin juillet 1960, confirmant ainsi la théorie grâce aux observations satellites.

Seules des prévisions météorologiques « changeantes » pourraient changer la donne !

Mais selon d’autres experts, José pourrait finir par arriver sur les côtes françaises !!

En effet, après être né au large de l’Afrique de l’Ouest, puis avoir touché le continent américain nord, l’ouragan pourrait retraverser l’Atlantique, d’Ouest en Est cette fois ci !!!

Par chance, l’ouragan Jose pourrait avoir perdu de son intensité en arrivant à proximité des côtes françaises...

Mais, en cette année déjà exceptionnelle sur le plan cyclonique, il est possible que l’on n’ait pas encore tout vu !

Clara Mitchell pour Day News World

 

AU MOINS 248 MORTS

DANS LE SEISME MEXICO

Un séisme de magnitude 7,1 a secoué Mexico ville 20 millions d'habitants,de et ses alentours, mardi 19 septembre 2017, provoquant des effondrements d'immeubles avec un bilan provisoire de 226 morts.

On compte au moins 248  victimes au niveau national, dont 117 dans la capitale mexicaine.

L'État de Mexico, celui de Puebla, de Morelos, et de Guerrero ont été touchés.

.Le séisme qui s'est produit à 13h 17, heure locale, a frappé une quinzaine d'écoles à Mexico faisant de gros dégâts . Dans l'une d'entre elle, une vingtaine d'enfants sont décédés.

Le séisme d'hier s'est produit 32 ans jour pour jour après celui du 19 septembre 1985 frappant la capitale mexicaine.

Des scènes de panique dans cette mégapole.Le chef de l 'Etat appelle la population à garder son calme et à ne pas envoyer de fausses rumeurs sur les réseaux sociaux.

Les secouristes tentent de retrouver des survivants sous les décombres.

La secousse est survenue quelques heures seulement après des exercices antisismiques qui étaient programmés dans le pays.

 

 

Il s'agit à ce jour de l'un des plus puissants tremblements de terre qu’ait connu le Mexique,hormis celui de 1985 qui avait fait à l'époque plus de 10.000 morts.

Selon le président Enrique Pena Nieto, au moins" 27 bâtiments importants se sont effondrés."

Des explosions et plusieurs départs d'incendie ont été signalés dans de nombreux bâtiments.

Selon l'Institut géologique américain (USGS), qui avait tout d'abord parlé d'une magnitude 7,4, l'épicentre du séisme de ce mardi  19 septembre 2017 a été localisé à quelques kilomètres au sud-est d'Atencingo, dans l'Etat de Puebla, à une profondeur de 51 kilomètres.

Le président américain Donald Trump a tweeté dés l'information connue en soutien aux habitants de Mexico.

«Que Dieu bénisse les gens de Mexico. Nous sommes avec vous et nous serons là pour vous», a tweeté le président Donald Trump.

Plus d'information vous seront fournies par nos envoyés spéciaux ….

A suivre...

Paul Emison pour Day News World

LE DISCOURS GUERRIER DE

DONALD TRUMP A L'ONU AVEC SON SLOGAN « AMERICA FIRST »

Comme prévu Donald Trump a promis de « choisir l’Amérique d’abord, tout comme vous devez faire passer vos pays en premier », lors de son premier discours officiel devant l’assemblée générale de l’organisation des nations unies, mardi 19 septembre. « La souveraineté » de chaque pays forme un prémisse à la paix dans le monde. Il ajoute à ce premier pilier la «sécurité et prospérité ». Voilà les trois incontournables piliers aptes à garantir selon Donald Trump la paix dans le monde. Il a ainsi rassuré son électorat, les classe moyennes, en édictant ses priorités qui ne seront ni dictées ni infirmées par la communauté internationale.

« L’Etat nation demeure le meilleur appareil pour améliorer la condition des peuples », a-t-il déclaré. « Mais améliorer la vie de nos concitoyens nécessite aussi de travailler ensemble en harmonie », a-t-il ajouté .

Puis il a déroulé toute une liste de pays qui représentait,selon lui, une menace pour la paix et la stabilité dans le monde, utilisant des termes très durs voire guerriers à leur encontre. Autant dire que le Président des Etats-Unis n'a pas mâché ses mots pour qualifier ceux qu'il nomme les Etats-voyous. « Les terroristes et les extrémistes se sont rassemblés, renforcés et étendus à toutes les régions du globe, et des Etats voyous représentés ici soutiennent le terrorisme et menacent d’autres nations, ainsi que leur propre peuple, avec les armes les plus destructrices que l’humanité n’ait jamais connu. »

Le président américain s'en est pris fermement à la Corée du Nord, un "régime vicieux", et a brandit la menace de "détruire totalement" ce pays en cas d'attaque de Pyongyang. Le dirigeant nord-coréen Kim Jong-Un est embarqué dans "une mission-suicide", a lancé le président américain, allant jusqu'à le qualifier une fois de son surnom fétiche de « Rocket man ».

« Les Etats-Unis ont une grande force et une grande patience, a-t-il déclaré, mais si nous sommes forcés de nous défendre ou de défendre nos alliés, nous n’aurons d’autre choix que de détruire complètement la Corée du Nord. » « Espérons que cela ne sera pas nécessaire, c’est à cela que servent les Nations unies », a-t-il pris soin d'ajouter. Pour Trump, "la déclunéarisation est le seul avenir acceptable" pour la Corée du Nord. Il appelle à une mobilisation de la communauté internationale pour "isoler le régime de Kim".

Il a cité le cas de cet étudiant américain, Otto Warmbier, condamné à 15 ans de travaux forcés en mars 2016 pour avoir tenté de dérober selon le régime une affiche de propagande. Libéré le 13 juin dernier, dans le coma, ce dernier est décédé à l'hôpital de Cincinnati quelques jours plus tard.

Pour ce qui est de l'accord nucléaire conclu avec l'Iran, il est "un des pires auquel les Etats-Unis aient jamais participé" selon le président américain à la tribune de l'ONU. "Nous ne pouvons pas laisser un régime meurtrier continuer ses activités déstabilisatrices (...) et nous ne pouvons pas respecter un accord s'il sert à couvrir l'éventuelle mise en place d'un programme nucléaire", a déclaré M. Trump. Le président américain remet donc en cause ce qu'avait patiemment construit, dans le cadre du multilatéralisme, son prédécesseur Barack Obama :accord conclu entre les grandes puissances et Téhéran qui vise à contrôler l'usage pacifique de l'énergie nucléaire par l'Iran en échange d'une levée progressive des sanctions.

Donald Trump a également dénoncé une "situation inacceptable" avec la "dictature socialiste" qu'est le Venezuela "voisin". Il a rappelé que tout un peuple mourait de faim "Nous ne pouvons pas rester sans rien faire. En tant que voisin et ami responsable, nous devons avoir un but" pour les Vénézuéliens: "récupérer leur liberté, remettre le pays sur les rails et regagner la démocratie", a-t-il ajouté. Les Etats-Unis se disent prêt à "de nouvelles actions".

Le chef de la Maison Blanche a donc appelé les «Etats vertueux» à réagir. «Si les nombreuses nations vertueuses ne s'attaquent pas aux rares Etats voyous nous n'y arriverons pas» a-t-il lancé sans omettre de préciser que l'armée américaine allait «bientôt devenir plus forte que jamais».

Joanne Courbet pour Day News World

BIRMANIE AUNG SUU KY SORT DE SON MUTISME

La prix Nobel de la Paix s'est enfin exprimée ce mardi 19 septembre au matin sur le sort des Rohingyas dans son pays après plusieurs semaines de combat entre les Rohingyas, minorité musulmane ,et l'armée birmane .

Son long silence sur l'exode tragique de la minorité a fait descendre le prix Nobel de la paix de son piédestal.

Elle s'est exprimée en anglais dans un discours télévisé retransmis sur écran géant dans le centre de Rangoon.

Son message s'adressait clairement à la communauté internationale qui a accusé la Birmanie d'« épurement ethnique ».

A remarquer que l'ancienne dissidente entrée au gouvernement n'a pas prononcé une seule fois le terme de Rohingyas, tabou en Birmanie.

Elle a dénoncé toutes les violations des droits de l'Homme.

"Nous sommes aussi inquiets et nous cherchons à identifier les vrais problèmes. Comme je l'ai déjà dit, il n'y a pas eu de conflit depuis le 5 septembre, ni d'opération d'évacuation", a-t-elle expliqué.

Elle n'accuse pas l'armée de son pays qui a ,semble-t-il, depuis l'attaque de postes de police dans l’Etat de Rakhine mené des opérations ciblée contre les villages de la minorité musulmane poussant plus de 400 000 d'entre eux à l'exode.

Alyson Braxton pour Day News World

DES REFORMES VOULUES PAR

DONALD TRUMP DE L'INSTITUTION L'ONU

Les Etats-Unis participent à hauteur de 28,5% aux opérations de maintien de la paix et Donald Trump trouve cela "injuste".

Au début des années 2000 déjà , les Etats-Unis avaient œuvré pour l'obtention d'une réduction de leur participation au budget régulier de 25 à 22%.

Aussi le président américain a ouvert lundi les débats de l’Assemblée générale des Nations unies avec une initiative pour rendre l’Organisation « plus performante et efficace ». « L’ONU a été fondée dans un but très noble. (…) Mais ces dernières années, elle n’a pas atteint son plein potentiel à cause de la bureaucratie et d’une mauvaise gestion », a-t-il déclaré.

Concrètement, l’ONU est jugée trop bureaucratique, trop chère.

Réformer l’ONU est déjà une priorité du nouveau secrétaire général Antonio Guterres. Il a rappelé ce lundi que "l'organisation devait se montrer plus souple et agile, et donc plus efficace".

Derrière cette question économique se masque cependant également un enjeu politique : le multilatéralisme.

Encore au mois de janvier le locataire de la Maison Blanche avait estimé que l’ONU n’était « qu’un club où les gens se rassemblent, bavardent et passent un bon moment » ajoutant que c’était une "perte de temps" et une "perte d’argent" et que son élection reposait sur le slogan « L’Amérique d’abord. »

L'institution a fait du multilatéralisme la condition à la paix et à la sécurité dans le monde avec des opérations de maintien de la paix .

A l'heure où un repli nationaliste se dessine à travers la politique américaine , les pays présents (de grands absents comme la Chine, le Brésil ou l’Afrique du Sud ) redoutent une remise en cause du multilatéralisme relancé par les années Obama.

Malgré tout les Américains sont passés par l'ONU pour faire pression sur la Corée du Nord sans grand succès jusqu'à maintenant.

Ce mardi matin, Donald Trump prendra la parole pour la première fois face à l’Assemblée générale qui rassemble les 193 pays membres de l’ONU. Le discours du président américain est donc très attendu.

Joanne Courbet pour Day News World

LES TUNISIENNES ENFIN LIBRES DE CHOISIR

UN EPOUX NON MUSULMAN

La présidence tunisienne a annoncé jeudi 15 septembre l’abrogation de la circulaire de 1973 et des différents textes associés qui interdisaient jusqu’ici aux Tunisiennes de se marier avec un non musulman. C'est Saïda Garrach, porte-parole de la présidence de la République, grande militante féministe, qui a annoncé que « tous les textes liés à l’interdiction du mariage de la Tunisienne avec un étranger, à savoir la circulaire de 1973 et les textes semblables, ont été annulés ». « Félicitations aux femmes de Tunisie pour la consécration du droit à la liberté de choisir son conjoint » a-t-elle écrit sur sa page Facebook.

« Une immense victoire du mouvement féministe ! » a déclaré radieuse Monia Ben Jemia, juriste et présidente de l’association tunisienne des femmes démocrates (ATFD) dont l'un des grands combats de l’association crée en 1989 vient d’aboutir.

Une telle avancée conforte la Tunisie à l’avant-garde des droits des femmes dans le monde musulman. Habib Bourguiba, le « père de la nation » avait déjà imposé dès l’indépendance en 1956 la réforme du code du statut personnel en abolissant la polygamie, instituant le divorce judiciaire, et fixant l'âge minimum à 15ans pour le mariage - devenu plus tard 18 ans - allant jusqu'à exiger le consentement des deux époux.

La Tunisie est le pays musulman qui a le plus sécularisé son droit . Son code de la famille n’évoque pas la question du mariage entre musulman et non-musulman. Mais en 1973, année de réislamisation de la Tunisie, l’islam a alors été choisi pour combler le silence du législateur dans un arrêt de la Cour de cassation de juin 1973. « Attendu qu’il est incontestable que la femme musulmane qui épouse un non-musulman commet un péché impardonnable que la loi islamique tient un tel mariage pour nul et non avenu ». Cette année-là, le ministère de la justice publie donc ce texte qui, invoquant la « sauvegarde de l’originalité islamique de la famille tunisienne » et donc la nécessité d’« éloigner tous les côtés négatifs de l’Occident », interdit formellement un tel mariage. Le mariage avec un non-musulman devenait « un péché impardonnable » et de toute façon était déjà des plus mal perçus par la société. La circulaire était assez symptomatique des ambivalences de Bourguiba, le champion du modernisme tunisien à l’époque au pouvoir.

À l’occasion de la fête de la femme le 13 août dernier, le chef de l’Etat, Béji Caïd Essebsi, avait annoncé son souhait d’instaurer l’égalité successorale entre hommes et femmes et de lever l’interdiction frappant les mariages entre Tunisiennes et non-musulmans.

Il répond ainsi à la vaste campagne lancée par le collectif pour les libertés individuelles créé par une trentaine d’associations, dont l’ATFD, début 2016.

En effet au printemps, un collectif regroupant une soixantaine d’associations avait lancé une mobilisation pour l'obtention de l’abrogation de la circulaire de 1973. Celle-ci était « contraire à la Constitution de 2014 » à plus d'un titre. Non seulement elle violait le principe d’« égalité » entre « citoyens » et « citoyennes » (article 21), les hommes tunisiens pouvant épouser une non-musulmane mais elle ne respectait pas le principe de « liberté de conscience » (article 6) dans le présupposé que toute Tunisienne est nécessairement « musulmane ». La circulaire allait également à l'encontre de conventions internationales ratifiées par la Tunisie.

En cédant aux partisans de l’abrogation de la circulaire de 1973, le président Essebsi renforce son image de chef d’Etat moderniste .

Joanne Courbet pour Day News World

 

KIM JONG-UN REVE-T-IL D'UNE GUERRE MONDIALE?

En urgence après un nouveau tir de missile de la Corée du Nord au dessus du Japon le Conseil de sécurité de l'ONU va se réunir vendredi à 15h00 (19h00 GMT), à huis-clos.

Le Japon a vigoureusement condamné ces "dangereux actes provocateurs", menaçant la paix mondiale.

« Si la Corée du Nord continue sur cette voie, son avenir ne sera pas radieux » a assuré le Premier ministre japonais, Shinzo Abe. Les autorités japonaises ont réitéré leur volonté d'agir «en lien avec les États-Unis, la Corée du Sud et les autres pays concernés pour répondre de façon appropriée et avec le sens de l'urgence».

Un sixième essai nucléaire a donc été mené. Ce nouveau tir survient quelques jours seulement après le sixième essai nucléaire nord-coréen.

La Corée du Nord a lancé , vendredi 15 septembre, un missile balistique pour la deuxième fois au-dessus du Japon.

L'engin, un missile balistique à portée intermédiaire, a survolé l'île septentrionale japonaise de Hokkaido peu après 7h du matin heure locale, avant de s'abîmer en mer à environ 2 000 kilomètres à l'est des cotes nipponnes.

Selon le ministère de la Défense sud-coréen, le missile aurait parcouru 3 700 kilomètres et atteint une altitude maximum de 770 km.

Le missile a été tiré d'un site proche de Pyongyang .Une distance et une hauteur jamais atteintes auparavant ce qui représente un défi supplémentaire.

 

KIM JONG-UN avait d'ailleurs annoncé des représailles après l'adoption d'une huitième série de sanctions il y a moins d'une semaine. Une organisation officielle nord-coréenne avait même condamné jeudi les États-Unis «aux cendres et à l'obscurité», et précisé que leur allié japonais devait être «coulé dans la mer».

Le jeune dictateur n'a donc pas tardé à riposter démontrant manifestement sa détermination face à une huitième série de sanctions du Conseil de sécurité de l'ONU censée le contraindre à mettre un terme à sa course à l'armement nucléaire après un sixième essai nucléaire, le 3 septembre .

Les États-Unis ont d'ores et déjà demandé à Chine et la Russie d'augmenter leur pression sur la Corée du Nord, en leur demandant d'agir «de leur propre chef», a insisté Rex Tillerson, le secrétaire d'État américain .

Les clefs sont entre les mains de la Chine et de la Russie. En effet «La Chine fournit la majeure partie du pétrole de la Corée du Nord. La Russie est le premier employeur de travailleurs forcés nord-coréens», a insisté le chef de la diplomatie américaine. En interdisant les exportations de pétrole vers la Corée du Nord et en renvoyant immédiatement les expatriés nord-coréens (qui fournissent des devises au régime), Pyongyang serait asphyxié économiquement...

Joanne Courbet pour Day News World

IMAGES DE DESOLATION

A SAINT-MARTIN ET SAINT-BARTHELEMY

SOUS FOND DE PILLAGE

ET DE DEFAILLANCES DE L'ETAT

 

Les images que nous avons tous vues sur l’état des Iles Saint-Martin et Saint-Barthelemy, après le passage d’Irma, nous ont remplis d’horreur et de compassion.

Les dégâts matériels sont considérables. L’île de Saint Martin aurait été détruite à 95%, et nous parlons encore au conditionnel, car tant que tout n’aura pas pu être complètement déblayé, il sera encore difficile de faire des évaluations précises.

En attendant les premiers chiffrages annoncent un coût pour la remise en état des îles de 1,2 milliards d’euros, chiffre provisoire.Mais au-delà des dégâts matériels il y a les pertes humaines. Le jeudi 7 septembre par l’intermédiaire du procureur de la République de la Guadeloupe, le Premier Ministre Edouard Philippe a annoncé 9 morts. Mais le silence reste complet sur le nombre de disparus et de blessés légers ou graves.

Car, sur facebook, une internaute écrit : « huit morts ?? » Il y a des cadavres qui flottent ; j’en ai compté au moins 1 en allant à Marigot pour chercher un réseau téléphonique ». Dans un autre commentaire, une autre internaute abonde dans le même sens : «  de source sûre » dit-elle « déjà 80 morts ; à la télé ils disent n’importe quoi ». Un autre témoignage parle de plusieurs centaines de morts ! : « On voit des corps flotter à Saint Martin, rejetés par la mer »...

Une fois de plus nous avons tous subi le pouvoir de la désinformation, avant qu’Emmanuel Macron, qui l’avait annoncé, soit sur les lieux le 12 septembre. L’hypocrisie au plus niveau de l’Etat ! L’hypocrisie d’une certaine presse qui prétend que les messages de ces internautes émaneraient de personnes appartenant à l’extrême-droite ou à des milieux conspirationnistes.

Mais on n’est pas encore au bout du chemin en matière de qualité et d’honnêteté de l’information ! Officiellement, En Marche ne nous a pas encore tout dit !

Exemple de désinformation et ça ne s’invente pas : Anne Laubies, sous-préfète à Saint Martin, bien informée quelques jours avant l’arrivée du cyclone aurait fuit..

Bien sûr, le Monde et Libération, entièrement dévoués au gouvernement prétendent que l’information est fausse ?

Mais alors que Saint-Martin était en proie à un chaos absolu après le passage de l’ouragan il était impossible de la joindre. Contacté, le Ministre de l’Intérieur n’a pas répondu aux questions qui lui étaient posées sur le sujet. La seule information que Radio Caraïbe a pu obtenir est que deux sous préfets supplémentaires venaient d’être nommés pour ... renforcer la présence de l’Etat sur place et dans les administrations centrales en lien avec la catastrophe.

Ajoutons que c’est le président de la collectivité de l’Ile Nord de Saint- Martin, Daniel GIBBS qui a rendu la situation impossible à camoufler. Ayant tenté de joindre la représentante de l’Etat, il s’est inquiété de son silence prolongé!

Motif officiel de ce silence : la Sous-Préfète était dans l’incapacité d’assumer ses fonctions... on ne peut être plus clair. !

Alors fuite ou pas fuite, de toute évidence l’autorité de l’Etat s’est trouvée défaillante, abandonnant les habitants de Saint Martin à leur triste sort.

Or les services de l’Etat étaient parfaitement informés et sur le trajet d’Irma et sur sa vitesse de progression. L’arrivée probable de l’ouragan était prévue pour les 5 et 6 septembre.
L’impréparation a bien été totale dans ce contexte, la Sous-Préfète ayant au demeurant été personnellement informée dès le lundi 4 septembre (à la mi-journée) par la Préfecture de la Guadeloupe, du passage en météo orange de ce dernier.

En tout état de cause, dans un grand service de l’Etat comme une préfecture, ne doivent jamais déserter, comme le capitaine de navire, les fonctionnaires représentants l’Etat, ils doivent rester les derniers, jusqu’au bout.

Autre information par comparaison : après le passage sur Saint- Martin et Saint-Barthelemy, Irma était attendu, en météo violette sur les Côtes Nord de Cuba puis ensuite sur la Floride. On connaît tous la situation de Cuba au plan des moyens techniques et financiers qui sont loin d’être ceux de la France. Le gouvernement cubain est néanmoins parvenu à évacuer 750000 personnes. Quant aux Etats-Unis et à l’Etat de Floride, c‘est 5,3 millions de personnes qu’ils ont évacués avant l’arrivée du cyclone.

Autre information encore et toujours par comparaison : Dès le lundi 4 septembre, un porte-avion américain doté d’un hôpital de campagne et de plusieurs dizaines d’appareils capables de mener des missions de sauvetage et d’approvisionnement a été placé non loin de Porto Rico. Dans la partie néerlandaise de « Sin Maarten » des militaires de Curaçao et d’Aruba étaient déjà arrivés en renfort dès le 4 septembre.

Or ce n’est que le jeudi 7 septembre que l’exécutif français a « affirmé » avoir déployé( ?) ou être en train de déployer( ?) 5 hélicoptères du Ministère de l’Intérieur, 2 frégates de la Marine Nationale, 2 Falcon de reconnaissance et deux avions acheminant matériel et personnel.

Si comparaison n’est pas raison, ces chiffres et les dates montrent à l’évidence que l’Etat français et ses responsables n’ont pas été au niveau requis dans ce type de cataclysme. On comprend que de nombreux parlementaires ou ex parlementaires tel que Jean Luc Melenchon, Eric Ciotti, Marine Le Pen demande la constitution d’une commission d’enquête parlementaire.

Tandis que les premières critiques émergeaient sur l’impréparation des secours, l’exécutif convoque enfin sa première réunion de crise, le 9 septembre, seulement, annonçant à l’issue de la réunion l’envoi de 240 gendarmes supplémentaires (ajouté aux militaires, gendarmes ou pompiers déjà déployés ou en cours de déploiement ( ?) depuis le 8 septembre.

Ce n’est qu’au cours du weekend du 10/11 septembre que les membres du gouvernement ont commencé à se déployer, ceci pour tenter de contenir les critiques qui commençaient à se faire jour de façon croissante et les appels au secours désespérés des habitants : manque d’eau, plus d’alimentation électrique, hôpital à moitié dévasté, problèmes alimentaires etc.

Jupiter est enfin arrivé le 12 septembre. Selon ses bonnes habitudes, c’est en pompier volant qu’il a atterri à la Guadeloupe pour rejoindre ensuite Saint-Martin. De toute évidence, il ne pouvait pas faire l’économie de ce déplacement et devait répondre aux questions des élus et des journalistes.

Qualifiant une fois de plus de façon tout à fait arrogante les critiques, en polémiques inutiles, il a néanmoins été obligé de faire devant la presse quelques annonces , affirmant que dans les jours et les semaines à venir , Saint-Martin allait - enfin- être sécurisée, que les réseaux électriques EDF seraient rétablis, ainsi que les réseaux téléphoniques, qu’un hôpital provisoire serait installé et que les 10 200 élèves de l’Ile pourraient reprendre les chemins de l’école sous tentes climatisées.(il est très possible néanmoins que pour ces jeunes, que l’année 2017/2018 soit une année blanche...un mensonge de plus ).

Dans ces circonstances son accueil a été plus que mitigé. Il a parfois même été interpellé violemment par des habitants en colère , excédés par les carences de l’Etat et les pillages qui avaient commencé dès le 9 septembre (une gendarmerie a été envahie et occupée ; l’armoire des armes et des munitions a été fracturée et pillée).

Avec emphase, Emmanuel Macron a néanmoins beaucoup insisté sur place, sur la promesse d’un retour rapide à la vie normale, allant même pour démontrer son empathie aux habitants à coucher sur un lit de camp dans une gendarmerie et à se laver dans un seau d’eau !! Tout un spectacle devant les cameras. Une mise en scène de plus qui ne réglera rien immédiatement, car au final il faudra du temps pour que la vie à Saint- Martin, la plus touchée, revienne à la normale.

Clara Mitchell pour Day News World

AUNG SAN SUU KYI ANNULE UN DEPLACEMENT

A L'ONU EN PLEINE CRISE DES ROHINGYA

MAIS ANNONCE

UNE ALLOCUTION TELEVISEE

En pleine crise des Rohingyas l'ancienne icône du combat démocratique contre la junte militaire a annulé mercredi un déplacement prévu fin septembre à l'Assemblée générale des Nations unies. L'ONU s'inquiète des violences dans l'Etat birman du Rakhine (aussi appelé Arakan) et a dénoncé les exactions de l'armée birmane et de milices bouddhistes contre les Rohingyas comme un "exemple classique d'épuration ethnique"et réunit son Conseil de sécurité mercredi sur ce dossier.

«La conseillère d'Etat n'assistera pas à l'assemblée générale de l'ONU» fin septembre, a déclaré mercredi Zaw Htay, son porte-parole à quelques heures d'une réunion du Conseil de sécurité qui doit discuter, à huis clos, de cette crise.

Depuis le début de la flambée de violences le 25 août, plus de 370'000 Rohingyas de Birmanie se sont réfugiés au Bangladesh pour fuir une opération de l'armée birmane selon les derniers chiffres des Nations unies mercredi .

La présidente et prix Nobel de la paix, fortement critiquée pour sa gestion de la crise birmane, doit "parler de réconciliation nationale et de paix" dans une allocution télévisée.

La dirigeante birmane Aung San Suu Kyi s'adressera la semaine prochaine à la nation au sujet de la crise dans l'ouest du pays, qui a poussé 379.000 Rohingyas à l'exode, a annoncé mercredi le gouvernement.

. Aung San Suu Kyi "va parler de réconciliation nationale et de paix" dans une allocution télévisée le 19 septembre, a déclaré à la presse le porte-parole du gouvernement Zaw Htay., plus de 379.000 Rohingyas se sont réfugiés au Bangladesh depuis fin août, pour fuir une campagne de répression de l'armée birmane, consécutive à des attaques de rebelles rohingyas.

L'an dernier à la tribune de l'assemblée générale de l'ONU, la prix Nobel de la paix, qui dirige de facto le gouvernement birman depuis avril 2015, avait promis de soutenir les droits de cette minorité musulmane.Elle avait promis de «s'opposer fermement aux préjugés et à l'intolérance» et de promouvoir les droits de l'homme, tout en demandant «à la communauté internationale de se montrer compréhensive et constructive» à ce sujet

Actuellement la Birmanie vit une crise inédite.

L'ex-dissidente et prix Nobel de la paix est sous le feu des critiques de la communauté internationale pour son silence sur le sort de cette minorité musulmane, qui fuit à nouveau en masse la Birmanie. Les réfugiés arrivent au Bangladesh épuisés et affamés, après des jours de marche sous la pluie. Autorités locales et organisations internationales peinent à prendre en charge cette marée humaine, d'une ampleur sans précédent pour ce conflit.

Joanne Courbet pour Day News World

 

FACE AU REFUS DU GOUVERNEMENT BIRMAN DU CESSEZ-LE-FEU PROCLAME PAR LES REBELLES ROHINGYA POUR UN MOIS

L'ONU DENONCE UN NETTOYAGE ETHNIQUE

Fin août les rebelles rohingya, équipés de machettes et couteaux, avaient attaquées des postes de police dans l’Etat de Rakhine, en Birmanie, ayant pour conséquence une vague de répression de la part de l’armée et l’exode de près de 300 000 membres de la minorité musulmane.

Face à l'ampleur de l'exode et les atrocités commises semble-t-il, des deux côtés, les rebelles ont déclaré dimanche 10 septembre un cessez-le-feu unilatéral d’un mois , appelant l'armée à en faire autant.

« L’Armée du salut des Rohingya de l’Arakan [ARSA] déclare l’arrêt temporaire de ses opérations militaires offensives », a déclaré le groupe rebelle dans un communiqué publié sur Twitter.

La nébuleuse des groupes rohingyas impliqués dans les violences n'est pas très claire. Se détache un groupe, l'Arakan Rohingya Salvation Army (ARSA), qui assure mener l'insurrection depuis les montagnes de la zone de May Yu, dans le nord de l'Etat Rakhine.

La minorité rohingya accuse l'armée birmane et des bouddhistes extrémistes de ce pays à majorité bouddhiste d'être responsables des violences alors que le gouvernement birman

L'ARSA, plus connu localement sous le nom Harakah al-Yaqin ("Mouvement de la foi" en arabe), dit vouloir permettre à l'aide humanitaire de pouvoir intervenir, la région étant interdite d'accès pour les organisations internationales.


Mais Rangoun rejette le cessez-le-feu des rebelles refusant de «négocier avec les terroristes». «Notre politique n'est pas de négocier avec les terroristes», dit un porte-parole de la dirigeante birmane Aung San Suu Kyi sur Twitter.

Face à l’afflux de 300000 rohinghya au Bangladesh dans des conditions déplorables le haut-commissaire de l'ONU aux droits de l'homme Zeid Ra'ad Al-Hussein a jugé lundi 11 septembre que le traitement de la minorité musulmane rohingya par la Birmanie s'apparente à un « exemple classique de nettoyage ethnique » d'autant que la la Birmanie n'a pas autorisé les experts à se rendre sur place. A l'ouverture de la 36e session du Conseil à Genève, Zeid Ra'ad Al-Hussein a déclaré :" Traités comme des étrangers en Birmanie, un pays à plus de 90% bouddhiste, les Rohingyas sont apatrides même si certains vivent dans le pays depuis des générations".

Depuis l'attaques de plusieurs poste des police fin août par l'ARSA , la répression de l'armée birmane ne cesse pas . Cette "opération [...] est clairement disproportionnée et sans égard pour les principes fondamentaux du droit international", a affirmé le haut-commissaire. Et d'ajouter :

"Nous avons reçu de multiples rapports et des images satellites montrant des forces de sécurité et des milices locales brûlant des villages rohingyas, et des informations cohérentes faisant étant d'exécutions extrajudiciaires, y compris de tirs sur des civils en fuite."

Des milliers de personnes seraient toujours en fuite, cachées dans les forêts ou sur des collines du côté birman, sans vivres ni eau. Au Bangladesh de dénoncer également le minage de la zone frontalière entre les deux pays qui blesse grièvement les Rohingyas fuyant la violence.

"J'appelle le gouvernement à mettre un terme à son opération militaire cruelle" et aux "discriminations généralisées" dont souffrent les Rohingyas manifestant sa ferme volonté d'enquêter sur "toutes les violations", a dit Zeid Ra'ad Al-Hussei

Joanne Courbet pour Day News World

UNE SAISON CYCLONIQUE

DES PLUS VIOLENTES

Pendant que l'ouragan Irma placé à nouveau en catégorie 5 poursuit sa route en direction des Etats-Unis, deux cyclones suivent : José pour le moment classé en catégorie 1 se rapproche des Antilles apportant son lot de perturbations importantes ainsi que Katia, rétrogradé en catégorie 1, qui atteint la côte atlantique du Mexique, pays déjà meurtri par un terrible séisme qui a fait au moins 61 morts .

Irma, rétrogradée en catégorie 4 vendredi matin, a finalement repris de la force dans la nuit de vendredi à samedi, retrouvant son niveau 5, le plus élevé, poursuivant sa course vers Cuba avec des rafales à 260 km/h, selon le Centre national américain des ouragans (NHC) ravageant tout sur son passage .Des vagues de jusqu'à sept mètres ont été enregistrées sur la côte nord par le service cubain de météorologie INSMET et la province de La Havane a été placée en alerte ouragan, selon le centre américain des ouragans (NHC).

Il devrait arriver sur l’Etat américain dimanche matin en balayant l’archipel des Keys, avant de venir frapper Miami puis la Géorgie et la Caroline du Sud.

Irma est d'une puissance exceptionnelle avec des rafales atteignant 295 km/h en moyenne et une pointe observée à 360 km/h sur l'île de Barbuda ! C'est, selon Météo France, l'ouragan de cette intensité le plus long jamais enregistré dans le monde restant en catégorie 5 et se déplaçant seulement à26 km/h de moyenne, .Sa capacité de destruction se voit donc augmentée puisqu'il reste assez longtemps sur un même endroit. Des plus diluviennes de 500 mm continuent à se déverser.

Samedi matin (heure de Paris), les autorités ont appelé 5,6 millions de personnes à évacuer la Floride.

Carl Delsey pour Day News World

AU MOINS TRENTE-DEUX MORTS

LORS DU SEISME DE MAGNITUDE 8,2 AU MEXIQUE

ET ALERTE TSUNAMI

Le Mexique a été ébranlé par un tremblement de terre, dont l'épicentre se situe au sud des côtes du Mexique dans la nuit de jeudi à vendredi.

 

 

 

 

 

 

Un nouveau bilan provisoire vient de tomber dénombrant au moins quinze morts, selon annoncé le gouvernement mexicain.

Ce tremblement de terre, le plus fort qu'ait connu le Mexique en un siècle, a été ressenti jusque dans la capitale, Mexico,

L'épicentre se situant au sud de la côte Pacifique du pays, à environ 100 kilomètres au sud-ouest de la localité de Tres Picos, dans l'Etat de Chiapas une alerte tsunami vient d'être déclenchée et accompagné par l'évacuation de la population vivant sur la côte .

On attend des vagues d'une hauteur de 4 mètres. le président mexicain Enrique Pena Nieto s'est voulu rassurant estimant que le tsunami ne devait "pas représenter un risque majeur".

Carl Delsey  pour Day News World

POURQUOI LE PRX NOBEL POUR LA PAIX AUNG SAN SUU KYI SE TAIT FACE AU DRAME DES ROHINGYAS ?

La jeune prix Nobel de la paix Malala Yousafzai s'en est prise à son homologue Aung San Suu Kyi à cause de son silence face au drame de la minorité des musulmans rohingyas en Birmanie.

"Chaque fois que je regarde les informations, j'ai le coeur brisé face aux souffrances des musulmans rohingyas de Birmanie", écrit la jeune Pakistanaise sur son compte Twitter, suivi par près de 850.000 personnes et qui rentre étudiante à Oxford comme son homologue birmane quelques dizaines d'années plus tôt...

Tous les pays musulmans de cette région dénoncent le sort réservé aux musulmans rohingyas.

Lundi, Aung San Suu Kyi a rencontré la chef de la diplomatie indonésienne, Retno Marsudi, envoyée pour tenter de faire pression sur la Birmanie alors que dimanche soir le président indonésien Joko Widodo avait annoncé que cette crise humanitaire devait prendre fin immédiatement.

Une commission internationale dirigée par l'ex-secrétaire général de l'ONU Kofi Annan avait appelé dès le 24 août, veille du début des hostilités, la Birmanie à donner plus de droits à sa minorité rohingya, faute de quoi elle risquait de "se radicaliser". Fin novembre, le pape François, ardent défenseur de la cause rohingya, se rend en Birmanie rencontrer Aung San Suu Kyi.

Mais pourquoi Aung San Suu Kyi reste silencieuse, malgré un bilan d'au moins 400 morts et des milliers de musulmans sur la route de l'exil ? Pourquoi la prix Nobel de la paix 1991 n'est-elle sortie de son silence que pour fustiger "un iceberg de désinformation", mercredi matin en dénonçant la publication de photos dont l'authenticité est effectivement douteuse. Mais pourquoi l'ancienne victime des militaires, arrivée au gouvernement depuis début 2016, semble-t-elle soutenir ses anciens bourreaux ?

Certes Aung San Suu Kyi est la figure la plus connue de son pays, mais en réalité elle ne dispose que d'un pouvoir des plus limité."Dire qu'elle est à la tête du pays est une demi-vérité", explique Olivier Guillard, chercheur à l'Iris et spécialiste de la région. "Elle n'est pas présidente, mais conseillère d'Etat. La Constitution lui interdit d'être la responsable politique ultime du pays" [notamment parce que son mari, aujourd'hui décédé, est né à l'étranger et que ses enfants sont britanniques].

De plus "la Constitution de 2008, qui a été rédigée par des militaires, garantit à l'armée un droit de regard exorbitant sur les questions de politique et de défense", ajoute le chercheur, "avec un quart des sièges dans les Assemblées nationales et dans les Parlements régionaux réservés à l'armée".

Finalement Aung San Suu Kyi ne possède d' aucun pouvoir lui permettant d'assurer la protection des civils sur son territoire.

De plus, alors qu'elle aurait pu permettre l'accès dans son pays à la mission d’enquête de l'ONU sur les exactions commises contre les Rohingyas, elle a certainement préférée ne pas entacher sa popularité dans un pays profondément islamophobe.

"Dans un pays largement islamophobe, le fait de défendre les Rohingyas peut nuire à la popularité d'Aung San Suu Kyi", analyse Philip, correspondant du Monde en Asie .

Le spécialiste Olivier Guillard rejoint cette analyse. "Parmi les 135 groupes ethniques différents présents en Birmanie, le plus important, le groupe bamar, regroupe les deux tiers du pays. Et il est formé à 99% de bouddhistes. Or ces Bamars n'ont que faire du sort des Rohingyas, parce que, selon leur lecture ethno-religieuse, il ne s'agit pas de "vrais" Birmans. Ils les considèrent comme des Bangladais qui ne parlent pas la même langue qu'eux, n'ont pas la même religion, ni la même histoire. Ils les méprisent au dernier degré, et les traitent comme les intouchables en Inde", explique-t-il.

Mme Aung San Suu Kyia a conscience que si elle intervient à la demande de la communauté internationale pour cette minorité devenue apatride et honnie en Birmanie, elle perdra une grande partie de son électorat.

Joanne Courbet pour Day News World

 

METTRE FIN AUX « DREAMERS » NE FAIT PAS L'UNANIMITE CHEZ LES AMERICAINS

OBAMA A  PARLE DE CRUAUTE

Conformément à ses promesses électorales le président américain, Donald Trump, a fait savoir mardi 5 septembre, la nécessite de mettre fin au programme mis en place en 2012 par Barack Obama qui mettait des centaines de milliers de jeunes sans-papiers à l’abri d’une expulsion et leur permettait d’étudier et de travailler aux Etats-Unis. Ce programme sera abandonné dans six mois en espérant un éventuel accord au Congrès d’ici là.

Ce programme, appelé DACA (Deferred Action for Childhood Arrivals), permettait à des enfants arrivés illégalement aux États-Unis avec leurs parents de sortir de l'ombre. Il concerne, selon les données officielles, près de 800 000 personnes, venant majoritairement d'Amérique Latine et a pour but de mettre à l’abri d’une expulsion vers un pays qu’ils ne connaissent pas, ou très peu, des jeunes illégaux arrivés très tôt sur le sol américain en compagnie de leurs parents .Certaines conditions étaient requises : en effet les demandeurs devaient être arrivés avant l’âge de 16 ans, avoir été âgés de moins de 31 ans au 15 juin 2012 et vivre continuellement depuis 2007 sur le territoire. Ils ne devaient pas avoir maille à partir avec la justice. La scolarisation ou la possession d'un diplôme équivalent au bac ou encore l'engagement dans l'armée était une nécessité.

À compter de ce jour, aucune nouvelle demande ne sera examinée. Mais quel sort va être réservé aux quelque 800.000 personnes qui bénéficient déjà de ce statut, connues sous le nom de «Dreamers» au bout du sursis de 6 mois c-à-d jusqu'au 5 mars 2018 ? Le Congrès a un délai de 6 mois pour légiférer sur ce thème. Et sur les douze millions de sans-papiers vivants aux Etats-Unis, on estime que la moitié sont Mexicains et qu’environ six cent vingt-cinq mille d’entre eux sont des Dreamers, des enfants arrivés illégalement aux Etats-Unis avec leurs parents...

Donald Trump, qui s'était engagé à aborder ce dossier sensible «avec cœur», ne s'est pas personnellement exprimé sur cette décision. Lui-même depuis son arrivée à la Maison-Blanche, avait ouvertement exprimé ses hésitations sur le sort de ces jeunes. «Pour moi, c'est l'un des sujets les plus difficiles qui soit», soulignait-il il y a quelques mois. «Nous adorons les Dreamers», soulignait-il pas plus tard que vendredi dans le Bureau ovale.

En juin 2012, à quelques mois de sa réélection, Barack Obama avait annoncé par décret la mise en place de ce programme et à l'époque le parti républicain avait dénoncé l’initiative de Barack Obama accusant ce dernier de ne pas respecter les prérogatives du Congrès, en charge d’établir les lois. Donald Trump aurait pu passer un décret de la même manière que son prédécesseur. Mais il a laissé son ministre de la Justice, Jeff Sessions, monter en première ligne et se défausse sur le Congrès.

Jeff Sessions, ministre de la justice, a donc déclaré : « Nous ne pouvons pas accepter tous ceux qui aimeraient venir ici, c’est aussi simple que cela. »«Ce n'est pas faire preuve de compassion que de ne pas appliquer les lois sur l'immigration», a-t-il martelé. «Appliquer la loi permet de sauver des vies et de protéger les communautés et les contribuables», a-t-il ajouté .

Même les Républicains sont divisés sur le sujet. Le gouverneur républicain de Floride, Rick Scott, fidèle du président compte parmi les partisans de ce décret. « Je ne suis pas partisan de punir les enfants pour les actes de leurs parents », a-t-il déclaré dans un communiqué quelques jours avant l’annonce de Jeff Sessions. Il souhaite que « ces enfants soient autorisés à poursuivre leur rêve américain ». Paul Ryan, chef de file des républicains à la Chambre des représentants partage le même avis. « Je crois que c’est quelque chose qu’il appartient au Congrès de résoudre », a-t-il déclaré.

Aux réticences du monde politiques s'ajoutent celles de nombreuses entreprises américaines, notamment de la Silicon Valley.

« Je suis profondément consterné à l’idée que huit cent mille Américains, y compris plus de deux cent cinquante collègues d’Apple, puissent bientôt se retrouver rejetés du seul pays qu’ils aient jamais considéré comme le leur », a écrit Tim Cook, le PDG d’Apple, dans un mail aux salariés. Google, Microsoft, Facebook, ont également fait part de leur immense déception.

Dans un communiqué, le lobby patronal Business Roundtable dit être « fermement opposé à la fin du DACA sans solution viable de remplacement ».

Barack Obama est sorti également de sa réserve se plaçant sur le registre éthique : « S’en prendre à ces jeunes est une mauvaise décision, car ils n’ont rien fait de mal. C’est contre-productif, parce qu’ils veulent créer des entreprises, travailler dans nos laboratoires, s’engager dans notre armée et plus largement s’impliquer dans ce pays que nous aimons. »

« C’est aussi cruel. Et si le professeur de sciences de nos enfants, ou notre voisin était un “Dreamer” ? Où devrions-nous l’envoyer ? Dans un pays qu’il ne connaît pas ou dont il ne se souvient même plus, avec une langue qu’il ne parle peut-être même pas ? In fine, c’est une question de décence élémentaire »

Reste au Congrès six mois pour légiférer.

Joannes Courbet pour Day News World

COMMENT SORTIR DE LA CRISE NORD -COREENNE A SON PAROXYSME?

La crise nord-coréenne a bel et bien atteint son paroxysme ce mardi 4 septembre.

Tout comme le sommet du groupe des BRICS (Brésil, Russie, Inde, Chine et Afrique du Sud), qui s’est terminé mardi à Xiamen, dans le sud de la Chine, le forum économique de Vladivostok, prévu dans l’Extrême-Orient russe du 5 au 7 septembre, va être dominé par le dossier nord-coréen. En effet il est urgent de trouver une solution à la gestion de la crise provoquée par la multiplication des essais nucléaires nord-coréens d'autant que Russes et Américains n'ont pas la même approche du sujet.

Au lendemain d'une assemblée du Conseil de Sécurité de l'ONU sous haute tension et à deux jours du vote des nouvelles mesures à prendre contre Pyongyang, chacun semble déterminé.

Washington, plaide avec ses alliés pou vendre du matériel militaire r des sanctions de l'ONU "les plus fortes possibles" après le 6e essai nucléaire de Pyongyang, Au Conseil de sécurité convoquée en urgence,Nikki Haley l'ambassadrice américaine auprès des Nations Unies  a demandé le durcissement des sanctions envers la Corée du Nord ."Seules les mesures les plus fortes possibles nous permettront de résoudre ce problème par la diplomatie",a-t-elle déclaré.

Mais la Chine et la Russie ont manifesté leurs réticences.

Le président russe Vladimir Poutine, quant à lui, a jugé mardi "inutile et inefficace" le recours à de nouvelles sanctions contre Pyongyang. « En Corée du Nord, ils sont prêts à manger de l’herbe s’ils ne se sentent pas en sécurité. » a -il commenté.

Donald Trump a également annoncé dans un tweet qu'il était prêt à vendre du matériel "hautement sophistiqué" à ses alliés Japonais et Coréens.

Or le Kremlin, tout comme la Chine, rejette également toute présence militaire américaine accrue dans la région estimant que "s'engager dans une hystérie militaire" autour de la Corée du Nord "n'a aucun sens" et "peut mener à une catastrophe planétaire" et campe sur une ligne non-interventionniste .

De toute évidence les sanctions seules semblent jusqu'à présent insuffisantes pour arrêter la détermination affichée du dirigeant communiste dans sa poursuite de la nucléarisation de son pays. Les sanctions contre Pyongyang ont été renforcées le 5 août dernier...

Certains experts militaires pensent qu'à partir du moment où la Chine participerait complètement à l'embargo en fermant la frontière entre la Corée du Nord et la Chine et en agissant sur les importations de pétrole, le régime nord-coréen ne pourrait plus survivre.

Même si la Chine est gênée par les provocations du régime de Kim Jong-un, Pékin en appelle toujours au dialogue refusant toute autre sanction. C'est qu'elle a tout intérêt à ne pas déstabiliser la Corée du Nord qui finirait par une réunification des deux Corées. De plus l' Empire du Milieu perçoit comme une menace l'installation des batteries de missile anti-missile par les Américains en Corée du Sud et pourrait espérer le gel des activités militaires américaines en Corée du Sud en échange du gel du programme nucléaire nord-coréen.En langage diplomatique: "freeze and freeze"

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Les experts évoquent un nouvel essai de missile intercontinental pour le week-end du 9 septembre...

 

 

Joanne Courbet pour Day News World

AUCUNE STRATEGIE CLAIRE CONTRE LE REGIME NORD-COREEN?

Le jeune leader, qui a succédé à son père en décembre 2011, dans sa folie , est convaincu qu'il ne les Etats-Unis le respecteront qu'un fois que son pays disposera de la capacité de frapper le sol américain avec un missile balistique intercontinental (ICBM) équipé d'une ogive nucléaire. Et c'est également pour lui un moyen de prolonger sa dictature.. La direction nord-coréenne estime que la possession d'une dissuasion nucléaire crédible est indispensable à la survie de la nation, menacée en permanence selon elle par l'agressivité des États-Unis. Bien qu'étant sous le coup de sept séries de sanctions du Conseil de sécurité de l'ONU en raison de ses programmes nucléaire et balistique, le régime entend poursuivre ces activités.

Malgré la souffrance de sa population causées par les sanctions économiques la détermination du dictateur reste intacte et déroute la communauté internationale qui ne peut que condamner.

Envisager une intervention armée contre le régime de Pyongyang comme l'a fait Donald Trump en promettant " le feu et la fureur"  n'a en rien dissuadé le dirigeant nord-coréen.

D' ailleurs cette option est toutefois refusée par Pékin et par les alliés des Etats-Unis dans la région dans la mesure où un conflit avec Pyongyang embraserait la péninsule et la région. Les derniers progrès technologiques de Pyongyang rendent cette option de plus en plus périlleuse et hasardeuse

En effet de puissants missiles conventionnels nord-coréens peuvent être tirés vers les grandes villes de Corée du Sud et du Japon dans les heures suivant l'ouverture d'un conflit armée et feraient ainsi des dizaines de milliers de morts en Corée du Sud et au Japon, avant qu'une force internationale ne parvienne à éliminer totalement le régime et ses forces armées. Un missile Nodong ne mettrait que 7 minutes à parcourir la distance entre la Corée du Nord et Tokyo.

Si Washington place dès lors ses espoirs sur un complexe et coûteux système d'interception baptisé « GMD » pour " Ground-Based Midcourse" Defense » qui pourrait repérer une arrivée d'ICBM et enclencher le lancement d'un véhicule de propulsion qui emporte lui-même un missile tueur baptisé « EKV » pour « Exoatmospheric Kill Vehicle » afin de détruire par collision, dans l'exosphère au le missile balistique menaçant, ce système est toutefois dans une phase de développement et ne sera pas opérationnel avant plusieurs années.

Selon Yang Moo-Jin, de l'Université des études nord-coréennes à Séoul, l'information de l'agence KCNA de dimanche "constitue un message stratégique". Elle signifie que Pyonyang "veut pousser à une confrontation nucléaire avec les États-Unis en tant qu'égal", a-t-il déclaré

Le durcissement des représailles contre le régime de Pyongyang et la stratégie d'isolement ne semble donc toujours pas fonctionner.

Face à ce constat plusieurs voix d'experts commencent à s'élever pour une nouvelle approche, moins guerrière. Le nouveau président sud-coréen de centre gauche, Moon Jae-in, propose ainsi de renouer une forme de dialogue avec Kim Jong-un. Il avait déjà proposé de se rendre dans la capitale nord-coréenne. Mais pour l'administration de Donald Trump cela constituerait un signe de faiblesse validant en quelque sorte le nouveau statut de puissance nucléaire de Pyongyang. ..

Le président américain a affirme qu’il envisageait d’arrêter « tous les échanges commerciaux » avec les pays faisant des affaires avec Pyongyang, sans citer directement la Chine, destinataire de quelque 90 % des exportations nord-coréennes .Mais il ne présente aucune stratégie claire face à la Corée du Nord.

Avant son départ de la Maison Blanche, le 18 août, le conseiller stratégique du président, l’ultranationaliste Stephen Bannon, avait jugé dans un entretien qu’« il n’y a pas de solution militaire » pour la Corée du Nord.

« Laissons tomber. Tant que quelqu’un n’aura pas résolu l’équation qui me démontrerait que dix millions de Sud-Coréens ne mourront pas dans les 30 minutes suivantes, tués par des armes conventionnelles, je ne vois pas de quoi on parle, il n’y a pas de solution militaire, ils nous tiennent. »

Joanne Courbet pour Day News World

 

PROPAGANDE OU VERITE

LA COREE DU NORD DIT AVOIR TESTE

UNE BOMBE H

Se moquant de toute évidence des menaces américaines, la Corée du Nord aurait testé,une bombe thermonucléaire six fois plus puissante que celle d’Hiroshima.

La Corée du Nord a procédé ce dimanche matin à un sixième essai nucléaire souterrain.

Selon l'agence officielle KCNA, les militaires du pays auraient fait exploser, avec succès, une bombe H - ou bombe à hydrogène -, divisée en deux étages.

« Cet essai correspond au plan de construction d'une force nucléaire stratégique du Parti des Travailleurs », a insisté le média d'Etat

.Quelques heures avant le "séisme artificiel" provoqué par l'essai, le régime nord-coréen avait diffusé une photographie de son leader, Kim Jong-Unen train d'inspecter ce qui était présenté comme une bombe H pouvant être installée sur un missile. "Une bombe thermonucléaire d'une très grande puissance fabriquée par nos efforts et notre technologie", a indiqué l'agence de presse officielle KCNA. .

Une première secousse sismique a été enregistrée ,dix fois plus puissante que lors du dernier essai, de magnitude 6,3 près du site de tests atomiques nord-coréens de Punggye-ri.

Un deuxième séisme pourrait avoir été provoqué, selon le Centre chinois de surveillance sismologique, par un "affaissement" de terrain dans la zone.

Le nouveau test, d'une puissance bien supérieure aux essais précédents tentés par Pyongyang, aurait entraîné la destruction des tunnels d'essai du site militaire.

Un parlementaire sud-coréen a indiqué à l'agence Yonhap que les services de renseignement de Séoul craignaient une explosion d'une puissance de près de 100 kilotonnes alors qu'il y a un an la charge nucléaire testée par les militaires nord-coréens avait été évaluée à 10 kilotonnes de TNT par les scientifiques sud-coréens et japonais.

Le Nord a mené son premier essai nucléaire en 2006 et les tests successifs ont permis l'amélioration de leur fiabilité et l'augmentation de l'énergie produite. La cinquième explosion en septembre 2016 avait provoqué un séisme de 5,3 de magnitude dégageant une énergie de 10 kilotonnes, c'est-à-dire moins que la bombe qui avait détruit Hiroshima (15 kilotonnes).

Cette nouvelle démonstration de force montre que rien n'arrête le dictateur de la Corée du Nord.Les nouvelles sanctions économiques et diplomatiques, et particulièrement le gel des exportations de charbon, contre le pays n'ont en rien entamé les ambitions de Kim Jong-un persuadé que la dissuasion nucléaire garantit la survie de sa dictature.

Quelle initiative efficace prendre pour tenter de contraindre le régime communiste à l'abandon de ses programmes balistique et nucléaire ?.

Pyongyang continue de faire de ses programmes balistique et nucléaire sa priorité absolue au prix de sacrifier le bien-être de sa population .

Cet essai nucléaire a été vivement condamné par la Russie, la Corée du Sud et le Japon, mais aussi par Pékin, principal allié de la Corée du Nord.

Le président sud-coréen demande lui la "punition la plus forte". Pour sa part, Pékin "condamne vigoureusement" l'essai. Le président français Emmanuel Macron réclame lui la "plus grande fermeté" de la part de la communauté internationale, appelant à d'énièmes sanctions de la part du Conseil de sécurité de l'ONU.

Joanne Courbet pour Day News World

 

DRAME EN BIRMANIE

PLUS DE 400 MORTS CETTE SEMAINE

Des combats meurtriers se déroulent en Birmanie depuis une semaine, entre l’armée et la rébellion rohingya si bien que les distributions du Programme alimentaire mondial (PAM) ont du être suspendues dans le nord-ouest de la Birmanie .« Toutes les opérations d’aide alimentaire en Etat Rakhine ont été suspendues depuis le début des attaques ce qui affecte 250 000 déplacés et autres populations vulnérables », a expliqué samedi Pierre Peron, porte-parole du bureau des Nations unies pour la coordination des affaires humanitaires.

Depuis l’indépendance de la Birmanie, en 1948, les Rohingya font face à une discrimination constante. Une loi promulguée en 1982, quand la junte militaire était encore au pouvoir, a eu pour conséquence le renforcement de leur marginalisation et l’ancrage « légal » du déni de nationalité qui fait de la plupart d’entre eux des individus sans identité. Le bouddhisme a été déclaré comme religion d'Etat. On évalue leur nombre en Arakan(ou Rakine) à quelque 1,3 million. Ils sont environ un autre million en exil. Cette minorité reste victime de fortes discriminations en Birmanie privée de l' accès aux hôpitaux, aux écoles, au marché du travail.

Les Rohingyas sont en effet considérés comme des immigrés du Bangladesh voisin. Cent vingt mille personnes issues de cette minorité sont parquées dans des camps en Birmanie près de la capitale arakanaise de Sittwe d’où ils ne peuvent sortir que difficilement sur laissez-passer..

Le sort réservé au 1,1 million de Rohingya, dans une Birmanie à prédominance bouddhiste, est désormais entre les mains de Aung San Suu Kyi, Prix Nobel de la paix, qui exerce de facto les fonctions de chef du gouvernement birman depuis près d’un an et demi. Or le gouvernement birman, dirigé par l’ex-dissidente Aung San Suu Kyi, a mis en cause les organisations humanitaires affirmant que des rations avaient été retrouvées dans des camps de rebelles.

Au cours de la semaine écoulée, les combats ont fait plus de 400 morts, plus de 11 700 « résidents ethniques » c-à-d les non-musulmans de l’Etat Rakhine ont été évacués de la région, selon le gouvernement.

Ces violences ont entraîné un nouvel exode de la minorité musulmane : quelque 60 000 personnes ont fui au Bangladesh, d’après les derniers chiffres de l’ONU, communiqués samedi. Et des dizaines de milliers d’autres sont bloquées à la frontière. Au moins 250 000 personnes sont privées d’aide alimentaire. Quelque 120 000 Rohingya vivent dans des camps depuis des violences interconfessionnelles en 2012. Ils n’ont pas accès au marché du travail et leurs déplacements sont limités. Ils sont donc dépendants de l’aide alimentaire.

Le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, a appelé vendredi « à la retenue et au calme pour éviter une catastrophe humanitaire ».


Autorités birmanes et Rohingya s’accusent mutuellement.

L'armée, essentiellement recrutés dans l'ethnie majoritaire birmane,affirme qu'elle mène des opérations contre des "terroristes extrémistes", tout en protégeant les populations civiles de l'Etat d'Arakan, dans l'ouest de la Birmanie. Les autorités birmanes imputent les incendies de plus de 2 600 maisons à l’Armée du salut rohingya de l’Arakan (ARSA), groupe rebelle, apparu en octobre 2016, qui a revendiqué les attaques coordonnées contre une trentaine de postes de police ainsi qu'une base de l'armée. Ces attaques ont fait au moins 89 morts déclenchant en retour le 25 août une vaste contre-offensive de l’armée birmane.

Les Rohingya réfugiés au Bangladesh assurent pour leur part que l’armée birmane mène une campagne de meurtres et d’incendies destinée à les faire fuir. S’appuyant sur l’observation d’images par satellite l’organisation non gouvernementale Human Rights Watch accuse, les forces birmanes d'incendies volontaires .« De nouvelles images par satellite montrent la destruction totale d’un village musulman et soulèvent de profondes inquiétudes sur le fait que l’ampleur des dévastations (…) pourrait être bien pire que ce que l’on pensait initialement », a dit Phil Robertson, directeur adjoint pour l’Asie de HRW.

Vendredi 1 septembre 2017, l'ONU a appelé la Birmanie à la "retenue" contre sa minorité musulmane. Depuis des mois, la Birmanie refuse l'accès d'une commission de l'ONU dans le pays pour enquêter sur les accusations de viols, de torture, d'arrestations arbitraires et d'exécutions extrajudiciaires.

Joanne Courbet pour Day News World

UNE PREMIERE EN AFRIQUE

ANNULATION PAR LA COUR SUPREME

DE L'ELECTION PRESIDENTIELLE AU KENYA

La stupeur domine au sein du clan de Uhuru Kenyatta, après l'invalidation, vendredi 1er septembre, de la réélection du 8 août du président sortant élu avec 54,27% des voix , par la Cour suprême.En raison « d’illégalités et d’irrégularités », Uhuru Kenyatta « n’a pas été élu et déclaré président de manière valide », a déclaré le juge président David Maraga.

La décision plus que inattendue, a été rendue à la majorité, deux juges sur un total de sept - dont un absent pour cause de maladie - ayant exprimé des opinions dissidentes.

L'annonce de la victoire de M. Kenyatta s'était accompagnée de manifestations et d'émeutes violemment réprimées par la police, dans lesquelles au moins 21 personnes, dont un bébé et une fillette de neuf ans, avaient été tuées.

Raila Odinga, n'ayant obtenu que 44,47% des voix avait dénoncé des fraudes.

De nombreuses voix s’étaient élevées pour demander à Raila Odinga de contester le résultat du scrutin devant les tribunaux, et non dans la rue .

Pourtant, Raila Odinga avait refusé dans un premier temps de saisir la justice pour contester les résultats du scrutin du 8 août.

Les violences interethniques de 2007 consécutives à un autre vote présidentiel qui avaient fait plus de 1 200 morts et 600 000 déplacés étaient resté gravées dans les mémoires.

Mais l’impact des discussions au sein de la coalition Nasa avec le sénateur James Orengo et le candidat à la vice-présidence, Kalonzo Musyoka, ont pesé pour porter l’affaire devant la justice dix jours plus tard, le 18 août.

Après deux semaines d’auditions et de délibérations, les juges ont donc tranché ce vendredi matin par l'annulation de l 'élection.

Sur les raisons objectives, qui ont poussé les magistrats à invalider le scrutin, il faudra attendre leur jugement final. Ils ont 21 jours pour le publier et démontrer que les irrégularités constatées étaient suffisantes pour invalider le scrutin du 8 août.

La Commission électorale a désormais 60 jours pour organiser un nouveau scrutin selon la Constitution.

C’est une décision historique dans l’histoire du pays, et même du continent. « C’est un jour historique pour le peuple kényan et par extension pour les peuples du continent africain », a déclaré M. Odinga, précisant que l’invalidation d’une élection présidentielle par un tribunal était une première sur le continent .Murithi Mutiga, un analyste de l’International Crisis Group considère que le Kenya est devenu «une démocratie adulte.»

Uhuru Kenyatta, a appelé à l’apaisement en milieu de journée. «Personnellement, je suis en désaccord avec la décision qui a été prise aujourd’hui, mais je la respecte», a-t-il déclaré lors d’une adresse à la télévision.

Le Kenya, première économie d’Afrique de l’Est, entre dans une période d’inconnu et d’incertitude.

Courbet Joanne pour Day News World

DE MONSANTO A BAYER

L'UNION EUROPEENE LANCE UNE ENQUETE

LES SUITES DU RACHAT

L’achat de l’américain Monsanto est l’acquisition la plus chère payée par le Groupe Allemand.

En effet, en septembre 2016, Bayer et Monsanto avaient annoncé leur accord pour fusionner. Les sommes annoncées avaient affolées le cartel chimique mondiaL : l’accord devait porter sur un montant de 66 milliards de dollars (59 milliards d’euros), le tout effectué en numéraire, et en échange d’actions.

Cet accord faisait suite à de longues et difficiles négociations, Monsanto, pourtant épinglé par plusieurs tribunaux quant à la dangerosité du Roundup, ayant jugé pendant plusieurs mois l’offre faite par Bayer insuffisante.

Cet accord a néanmoins crée, dès ses prémices, un « fort doute » de la part de quelques uns des acteurs (les plus prudents) concernés, inquiets d’une réaction possible des autorités de contrôle de la concurrence et de lutte antitrust, défavorables à  ce rapprochement

D’ailleurs et dans le but de prévenir toute entrave de cette nature qui viendrait à ce faire jour, Bayer s’était engagé  au moment de la signature de l’accord définitif, à payer 2 milliards de dollars à Monsanto, en dédommagement, pour le cas ou l’accord capoterait.

Cette clause de sauvegarde pourrait  en effet, être mise en application si l’enquête que vient d’ouvrir l’exécutif européen pour étudier les conséquences pour le  marché européen de ce mariage confirmait les soupçons de position de monopole du groupe.

Bruxelles n’avait pas ailleurs caché ses craintes en ce sens dès l’annonce de la fusion, déclarant dès la mi septembre 2016, " qu’elle chercherait à s’assurer que les agriculteurs et les consommateurs ne devraient pas être les otages d’un système ou ils n’auraient plus le choix entre diverses sortes de semences, coincés entre un seul producteur de pesticide et un seul producteur de semences,  en raison d’un process de fabrication combiné et indissoluble."

Des craintes.. !!!. à l’intention !!!... puis aux actes ! Le pas a été franchi ces derniers jours avec l’annonce par l’exécutif européen du lancement d’une enquête.

La Commission européenne dispose à partir de maintenant d’un délai de 90 jours (date limite 8 janvier 2018) pour arrêter sa décision après investigation.

La question qui se pose aujourd’hui est de savoir qu’elles seront les pistes de l’enquête et quels seront les résultats de celle- ci ?

On peut néanmoins d’ores et déjà exprimer quelques doutes quant aux intentions réelles de la Commission Européenne et à la philosophie économique qu’elle  entend mettre en œuvre. En effet une vague de concentrations a déjà eu lieu en Europe dans le domaine de l’agrochimie, concentrations qui ont été autorisées par Bruxelles.

Fin Mars 2016 Bruxelles avait autorisé la fusion des géants américains DOW et DUPONT qui a donné naissance à DowDupont, un mastodonte pesant 130 milliards d’Euros en Bourse.

Courant avril, l’Europe a validé le rachat du Suisse Syngenta par le géant chinois ChemChina, la plus grosse acquisition jamais lancé par  un groupe chinois à l’étranger.

Cette vague de concentration dans l’agrochimie serait provoquée par la baisse des marges consécutives à des prix agricoles trop faibles ???

Mais cette vague de concentration suscite parallèlement de nombreuses inquiétudes de la part  des défenseurs de l’environnement, lesquels ont appelé fin juillet 2017, la Commissaire Européenne à la concurrence, Margarèthe Vestager à bloquer le rachat de Monsanto par Bayer.

Au travers des actions des ONG engagées dans la protection de l’environnent et de la diversité, se trouve posé simultanément le problème de la protection de la santé des consommateurs et de celle des agriculteurs : « une entreprise monstre qui contrôle notre nourriture est une mauvaise idée, pour les agriculteurs et pour les citoyens, partout dans le monde »...

Partout dans le monde s’organisent, de fait, depuis quelques années des manifestations et des marches contre les multinationales de l’agrochimie, organisées par des citoyens inquiets des dangers causés par l’agriculture intensive et industrielle.

Les opposants ne manquent pas d’imagination  pour faire valoir leur point de vue, n’ont- ils pas en effet organisé en juillet  2016 un « procès virtuel sur place publique pour faire condamner Monsanto, pour « écocide ».. !!

Toute cette publicité dévastatrice ne facilite pas la tâche du PDG Werner BAUMAIN du groupe allemand qui avait fait de l’alliance avec le semencier américain son projet personnel (Werner Baumam a été le premier dirigeant allemand à rendre visite à Donald TRUMP en janvier 2017, après l’élection de ce dernier).

L’image du groupe allemand est au demeurant aujourd’hui sérieusement écorné par les scandales de Monsanto, (procès en série) et les  Monsanto Papers, série de documents internes (récemment rendus publics) révélant que depuis 1999, le potentiel mutagène et cancérogène de la molécule phytosanitaire du glyphosate , principe actif du Round Up, était déjà connu.

Cette dernière information concernant le lancement d’une enquête de l’UE sur la fusion Monsanto-Bayer, place aujourd’hui tout le monde sous haute tension, même si les actionnaires...

se montrent encore confiants et optimistes ... Méthode Coué ? Oui ou non ?? !!

Clara Mitchell pour Day News World

NOUVELLE PROVOCATION DE LA COREE DU NORD TIR D'UN MISSILE AU-DESSUS DU JAPON

Un missile balistique a survolé l'archipel nippon pendant plusieurs minutes avant de s'abîmer dans le Pacifique mer. L'engin a été tiré de Sunan, près de Pyongyang, à 05h57 et a parcouru 2700 kilomètres à une altitude maximum d'environ 550 km

Ce tir s'ajoutant à ceux de trois engins de courte portée samedi, survient dans le contexte des entraînements militaires et conjoints des forces américaines et sud-coréennes dans la péninsule.

Selon les autorités nippones, le missile a survolé l'île de Hokkaido (nord) et est tombé ensuite dans les eaux de l'océan Pacifique, à 1 180 km à l'est des côtes japonaises, sans causer de dommages à des avions ou des navires dans la zone.

Le dirigeant japonais, Shinzo Abe, a dénoncé un «tir inacceptable» qui «nuit considérablement à la paix et la sécurité de la région», précisant que Tokyo avait protesté auprès de Pyongyang. Le Premier ministre s'est entretenu avec Donald Trump au téléphone réclamant une réunion d'urgence du Conseil de sécurité de l'ONU ce mardi après-midi. Les deux alliés ont convenus «d'augmenter la pression sur la Corée du Nord».

À Moscou, le vice-ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Riabkov, a déclaré: «Nous voyons une tendance vers une escalade (...) et nous sommes extrêmement préoccupés par le délveloppement général (de la situation)».

Cette nouvelle intimidation provocatrice ne fait qu'augmenter les tensions autour des ambitions militaires de Pyongyang.

Bien que le Japon ait assuré par le passé qu'il détruirait en vol tout engin nord-coréen susceptible de frapper son territoire, il n'a rien fait de tel mardi estimant que le missile, qui a survolé l'île septentrionale de Hokkaido pendant deux minutes, ne risquait pas de tomber sur son territoire. Néanmoins à titre de prévention le gouvernement avait demandé aux millions d'habitants du nord de l'archipel de se mettre à l'abri par l'envoi d'un texto. «Aujourd'hui est un jour horrible pour le Japon», a estimé sur Twitter le commentateur spécialiste de sécurité Anki Panda. «Si la Corée du Nord ne juge pas intolérable le coût d'un survol du Japon, nous allons assister à de nouveaux tirs».

La Corée du Nord ne manque pas de justifier ses ambitions militaires par la nécessité de se protéger des États-Unis même si elle a évité de tirer sur l'île américaine de Guam

Le pays s'était pourtant vu infliger début août une septième volée de sanctions, visant à la priver d'un tiers de ses recettes d'exportations. Depuis, Pyongyang avait semblé mettre sur pause son projet de tirer quatre missiles sur Guam, ce qui avait fait dire à Donald Trump que la Corée du Nord commençait à «respecter» les États-Unis.. ..

Mais la surenchère continue!

Joanne Courbet pour Day News World

TIR DE TROIS MISSILES EN COREE DU NORD

Alors que Washington s'était félicité cette semaine de «la retenue» de Pyongyang, la Corée du Nord a malgré tout tiré samedi 26 août trois missiles balistiques à courte portée en mer du Japon. L'armée américaine confirme les tirs de "projectiles non identifiés" qui ont été annoncés plus tôt par le ministère sud-coréen de la Défense.

Aucun des missiles tirés du site nord-coréen de Kittaeryong n'a présenté de menace pour les Etats-Unis ou le territoire américain de Guam, dans le Pacifique, a précisé un porte-parole du commandement de l'armée américaine dans le Pacifique. «Le premier et le troisième missile ont explosé quasi instantanément», a ajouté le porte-parole.

Ces tirs, étalés sur 30 minutes, ont lieu alors que se déroulent les manœuvres leur manœuvres militaires annuelles et conjointes de la Corée du Sud et des Etats-Unis « Ulchi Freedom Guardian » (UFG), dans le cadre du traité de défense mutuelle signé en 1953 entre les deux pays.

Joanne  Courbet pour Day News World

 

ATTAQUE SANGLANTE EN BIRMANIE 71 MORTS

 

Plus de 20 postes de police-frontières ont été attaqués dans l’Arakan, Etat birman à la frontière avec le Bangladesh, par quelque 150 hommes armés rebelles musulmans rohingyas. Au moins 71 personnes sont mortes.

D'après le général Min Aung Hlaing, 10 policiers et de nombreux Rohingyas , une minorité musulmane largement discriminée dans le pays, sont morts.

Le chef de l’armée birmane a souligné le fait que « les combats se poursuivaient » vendredi dans cette région limitrophe du Bangladesh, notamment autour des postes de police des villages de Kyar Gaung Taung et Nat Chaung. Des armes ont été dérobées par les attaquants dans plusieurs postes de police, a-t-il précisé.

C’est l’un des plus violents affrontements entre policiers birmans et membres des groupes armés de musulmans rohingya.

Cette région, située à l'ouest du pays est marqué par de fortes tensions entre musulmans et bouddhistes dans un pays majoritairement bouddhistes où des moines radicaux n'hésitent pas à dénoncer les musulmans comme une menace.

Depuis l’indépendance de la Birmanie, en 1948, les Rohingya font face à une discrimination constante. Une loi promulguée en 1982, quand la junte militaire était encore au pouvoir, a eu pour conséquence le renforcement de leur marginalisation et l’ancrage « légal » du déni de nationalité qui fait de la plupart d’entre eux des individus sans identité. On évalue leur nombre en Arakan(ou Rakine) à quelque 1,3 million. Ils sont environ un autre million en exil.Cette minorité reste victime de fortes discriminations en Birmanie privée de l' accès aux hôpitaux, aux écoles, au marché du travail.

Les Rohingyas sont en effet considérés comme des immigrés du Bangladesh voisin. Cent vingt mille personnes issues de cette minorité sont parquées dans des camps en Birmanieprès de la capitale arakanaise de Sittwe d’où ils ne peuvent sortir que difficilement sur laissez-passer..

La nébuleuse des groupes rohingyas impliqués dans les violences n’est pas très claire. Un groupe, l’Arakan Rohingya Salvation Army (ARSA) assure mener l’insurrection depuis les montagnes de la zone de May Yu, dans le nord de l’État Rakhine.

En octobre dernier, des attaques similaires avaient causés neuf morts dans les rangs de la police en Arakan. Une vaste opération de riposte avait alors été organisée  par l’armée birmane avec allégations de meurtres de civils, de viols et d’incendies volontaires.Cette opération de l’armée avait entraîné la fuite de 87 000 Rohingyas au Bangladesh dont ils parlent la langue. Aux Nations unies d' estimer que les forces de l’ordre birmanes s’étaient sans doute rendu coupables de crimes contre l’humanité.

Le gouvernement birman a fait part vendredi de « la coïncidence de ces attaques avec la publication du rapport final de la commission » dirigée par l’ancien secrétaire général de l’Organisation des Nations unies (ONU), Kofi Annan, sur la situation dans l’Arakan. La commission craignant une radicalisation nationaliste des Rohingya a jugé jeudi que la Birmanie devait donner plus de droits à la minorité musulmane.

Joanne Courbet pour Day News World

 

MEURTRIER TIPHON HATO

AU MOINS 16 MORTS ENTRE MACAO ET CANTON

 

Le violent typhon soufflant jusqu'à plus de 200kms/heure a déferlé sur Hong Kong puis sur le sud de la Chine.

Le bilan s'alourdit avec déjà seize morts jeudi. :

huit victimes à Macao, huit autres dans la province de Canton sur le Sud de la Chine.

Terrible bilan sans compter que 27.000 autres personnes ont été évacuées et que près de deux millions de foyers ont été privés d'électricité pendant un temps.

A Hong Kong, les autorités avaient décrété l'état d'alerte maximale, de niveau 10. Selon la chaîne de télévision TDM, Hato est la tempête la plus forte depuis 1968 à Macao.

L'ancien comptoir portugais,capitale mondiale des casinos, loin devant Las Vegas en termes de chiffre d'affaires, a également subi d'importantes inondations .

Des coupures de courant ont été constatées si bien que plusieurs casinos ont dû recourir aux générateurs.

Le complexe du Grand Lisboa toujours privé de courant et d'eau jeudi était fermés.

De nombreux vols ont été annulés et les transactions financières de la mégapole ont été perturbées.

Selon Beijing News les dégâts à Zhuhai, localité voisine de Macao, s'élèveraient à 5,5 milliards de yuans (700.000 euros).

Hato s'est ensuite abattu sur la province de Canton. De nombreux vols et trains ont été annulés. L'aéroport international de Shenzhen a été particulièrement touché.

Carl Delsey pour Day News World

UNE MENACE TERRORISTE

CONDUIT A

L'ANNULATION D'UN CONCERT DE ROCK

A ROTTERDAM

Mercredi soir, un concert du groupe américain Allah-Las a été annulé à la dernière minute à Rotterdam par la police après un avertissement des services espagnols-Bas vers 17heures 30 La police néerlandaise a trouvé une camionnette immatriculée en Espagne qui contenait des bouteilles de gaz. Le conducteur, un Espagnol, a été arrêté.

"La camionnette est contrôlée par l'EODD" les services de déminage alors qu'elle se trouve à proximité de la salle de concert Maassilo d'une capacité d'environ mille personnes.

Le groupe rock californien Allah-Las devait se produire à 20h30 dans la ville portuaire de Rotterdam, dans l'ouest des Pays-Bas .

"Le conducteur espagnol de la camionnette (...) a été arrêté et emmené au commissariat de police. Il est entendu", a indiqué la police de Rotterdam sur Twitter.

L'enquête doit déterminer si la camionnette a un lien avec les informations sur une "menace terroriste", a déclaré le maire de Rotterdam Ahmed Aboutaleb lors d'une conférence de presse,

Jusqu'à présent les Pays-Bas ont été épargnés par la vague d'attentats qui sévit en Europe. Mais les autorités restent vigilantes. Ces derniers mois, plusieurs alertes et rapports montrent que des individus liés aux attentats de Paris et de Bruxelles sont entrés dans le pays.

Paul Emison pour Day News World

 

OEUFS AU FIPRONIL

Chercherait-on à étouffer l’affaire dans l’œuf ???

Acte III

L’information est tombée ce matin 21 août ...

Les contrôles concernant la présence de fipronil dans les produits transformés notamment, qui auraient utilisé des œufs contaminés au fipronil n’ont pas encore commencé..

Stupéfiant !

On se souvient que cette affaire a démarré le 8 août ... et que le Ministre de l’Agriculture, Stéphane Travers s‘était engagé à lancer immédiatement des enquêtes serrées dont les résultats seraient publiés au fur et à mesure sur le site du Ministre de l’Agriculture..

Vérification faite : à ce jour, il n’y a eu aucun contrôle officiel !

Une liste des produits contaminés au fipronil a bien été publiée sur le site officiel du gouvernement, mais cette liste n’est que le résultat d’autocontrôles lancés par les professionnels, qui avaient pourtant, spontanément, quand l’affaire a éclaté,déclaré « qu’ils n’avaient aucune raison de rechercher ce produit ... parce qu’il était interdit... dans les produits qu’ils commercialisaient ».

Les consommateurs ignorent donc toujours s’ils ont acheté ou utilis des produits, transformés la plupart du temps, contaminés au fipronil.

Clara Mitchell pour Day News World

LES MANOEUVRES « ULCHI FREEDOM GUARDIAN » RISQUENT DE RAVIVER LES TENSIONS DEJA TENDUES ENTRE LA COREE DU NORD ET LES ETATS-UNIS

Les tensions exacerbées entre la Corée du Nord et les Etats-Unis début août étaient tombées d'un cran après que le dirigeant nord-coréen Kim Jong-Un a annoncé qu'il mettait fin à sa menace de tir de missiles sur l'île américaine Guam dans le Pacifique.

Lundi 21 août pour deux semaines commencent cependant les manœuvres annuelles et conjointes de la Corée du Sud et des Etats-Unis « Ulchi Freedom Guardian » (UFG), dans le cadre du traité de défense mutuelle signé en 1953 entre les deux pays.

Largement fondées sur des simulations par ordinateur, elles se déroulent en Corée du Sud.

Plus de 50 000 soldats sud-coréens et seulement 17 500 américains- soit 5 000 GI's de moins que l'année précédente- s’entraînent ensemble pour la protection de la frontière sud-coréenne.

Des bombardiers furtifs américains B-1B sont mobilisés pour le survol de la frontière entre les deux Corées. La Corée du Sud abrite de nombreux camps militaires américains. Plus de 28 000 soldats, appuyés par des navires de guerre, un porte-avions, des sous-marins, et des dizaines d’avions, stationnent pour défendre le pays.

Ayant lieu chaque année depuis 1976, elles sont toujours perçues par Pyongyang comme une provocation en vue de l’invasion de son territoire alors que le président Moon a souligné que l'exercice UFG était "purement défensif par nature"."La Corée du Nord doit comprendre que ses provocations répétées contraignent à mener des exercices conjoints, perpétuant le cercle vicieux", a-t-il ajouté.

Chaque année en effet, le dirigeant nord-coréen Kim Jong-un brandit la menace de représailles militaires. Selon Juliette Morillot, spécialiste de la péninsule coréenne, auteure de La Corée du Nord en 100 questions aux éditions Tallandier « La Corée du Nord au fond n’a pas l’intention d’attaquer les Etats-Unis, et fera tout pour essayer, en dépit d’une rhétorique très violente, d’apaiser la situation », explique-t-elle.

Joanne Courbet pour Day News World

 

LA CELLULE DJIADISTE

DEMANTELEE

EN CATALOGNE

La cellule comptant une douzaine de djihadises est désormais "démantelée, compte tenu des personnes qui sont mortes, de celles qui sont détenues et des identifications qui sont en cours mais que nous ne pouvons pas préciser", selon Juan Ignacio Zoido, le ministre espagnol de l'Intérieur.

Le groupe était composé de quatre suspects trois Marocains et un Espagnol, toujours en garde à vue, cinq autres abattus à Cambrils , passagers de l'Audi A3 et trois autres identifiés, dont deux seraient mort dans l'explosion d'Alcanar. Il reste toujours un homme activement recherché par la police.

Les auteurs présumés du double attentat meurtrier en Espagne jeudi, avec des véhicules-bélier à Barcelone et Cambrils, formaient une cellule djiadiste qui a agi dans la précipitation, un premier plan qui se voulait plus meurtrier ayant échoué.

Aucun des interpellés, âgés de 21, 27, 28 et 34 ans, n'était connu des services de police pour des faits en lien avec le terrorisme, mais certains avaient des antécédents judiciaires pour des faits de délinquance.

Les détenus sont trois Marocains et un Espagnol originaire de l'enclave de Melilla en Afrique du nord, un des principaux viviers de jihadistes en Espagne comme la Catalogne. Ce dernier se trouvait à Alcanar où s'est produite jeudi matin l'explosion d'un logement ayant provoqué un mort et sept blessés. On a retrouvé sur place une trentaine de bonbonnes de gaz.

Les cinq suspects abattus à Cambrils avaient sur eux des ceintures d'explosifs factices destinées selon certains experts non seulement à s'assurer une mort en martyrs, la police n'hésitant pas à abattre les personnes porteuses d'explosifs, mais également à intimider la population.

Les forces de l'ordre ont par ailleurs retrouvé trois véhicules en cours d'analyse loués par les terroristes. Les personnes chargées de la location font aussi l'objet d'une enquête policière.

Pour le double attentat de Barcelone revendiqué par Daesh le même mode opératoire a été utilisé à Nice, Berlin ou Londres : la voiture-bélier, les fausses ceintures explosives

"Nous faisons face à des actes de terrorisme commis avec des armes rudimentaires. Dans le cas de l'attentat de Barcelone, on est face au même cas de figure: les terroristes utilisent de moins en moins des armes lourdes car ils savent qu'elles seront plus facilement détectées par les services de renseignement", selon Jean-Charles Brisard, le président du Centre d'analyse du terrorisme

Joanne Courbet pour Day News World

 

ATTAQUE TERRORISTE

AU COUTEAU FAIT 2 MORTS ET 8 BLESSES

A TURKU EN FINLANDE

 

Une attaque au poignard fait deux morts et six blessés à Turku.

L'agression a eu lieu dans le centre-ville de cette ville de 185.000 habitants dans le sud-ouest de la Finlande.

La police a indiqué avoir arrêté un suspect après l'avoir touché par balles à la cuisse l'homme aurait agi seul mais la police n'écarte pas l'hypothèse d'éventuels complices.

La police l'a décrit comme "un homme jeune d'origine étrangère", sans 'autre détail.

 

Les policiers ont indiqué travailler en coopération avec les services de l'immigration finlandais, mais son identité n'a pas encore été établie.

Lors de la conférence de presse, la police a dit que, pour le moment, elle ne qualifiait pas l’attaque d’attentat terroriste.

La sécurité à l'aéroport de la capitale Helsinki, à 140 km à l'est de Turku, et dans les gares du pays a été augmentée.

En juin, les services de sécurité finlandais (Supo) ayant repéré une activité du groupe État islamique qui pourrait viser la Finlande avait relevé le niveau d'alerte à « élevé »

L’Union européenne « condamne fermement » l’attaque, a déclaré vendredi le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker. « Mes pensées vont aux victimes et à leurs proches.

J’exprime ma pleine solidarité avec les forces de sécurité (…), ainsi qu’avec le peuple finlandais et le premier ministre, Juha Sipilä », a-t-il ajouté, en précisant que la Commission restait « à leur entière disposition ».

Suite aux attentats de Catalogne la police ne comptait pas changer le niveau d’alerte dans le pays qui se situe à deux, élevé, sur une échelle de quatre.

« Des attaques individuelles sont possibles, déclarait la Supo vendredi matin, mais le risque pour des attaques terroristes planifiées demeure faible. »

Les services finlandais ont cependant conscience que les djihadistes, 80 adultes et des dizaines d’enfants, de retour d’Irak et de Syrie peuvent représenter un danger.

La police finlandaise parle désormais d'un "acte terroriste" et a ouvert une enquête en ce sens. Le suspect a été arrêté, il s'agit d'un Marocain âgé de 18 ans.
Paul Emison pour Day News World

ATTENTAT CAMBRILS

DEUX ATTENTATS LIES EN ESPAGNE

COUP SUR COUP

 

Une fourgonnette-bélier a foncé hier vers 17h 30 sur les Ramblas à Barceolone faisant 13 mort et cent blessés et à deux heures du matin dans la nuit du jeudi 17 au vendredi 18 août, une deuxième voiture bélier a foncé dans la foule qui se promenait  dans la cité balnéaire de Cambrils, blessant six civils et un policier.

Le cinq terroristes présents dans le véhicule ont été abattus par les forces de l'ordre espagnoles.

Pour la police espagole les deux attentats seraient liés.

Interrogé sur la Radio Catalunya, le ministre de l'Intérieur catalan a confirmé l'arrestation d'une troisième personne en lien avec les attentats de Barcelone et Cambrils.

Le suspect a été interpellé à Ripoll par les mossos d'esquadra, les forces de police de la Catalogne.

Dix-huit nationalités parmi les victimes sont représentées.

La police espagnole est sur la piste d'une cellule islamiste organisée, qui projetait une opération terroriste d'ampleur. Trois hommes sont actuellement détenus (deux ont été arrêtés jeudi et un autre ce vendredi matin), et les cinq auteurs de l'attaque de Cambrils, survenue vers deux heures du matin , ont été abattus par la police. Le conducteur du fourgon, lui, est a priori toujours en fuite.

Paul Emison Cambrils pour Day News World

 

EN SIERRA LEONE LA COLERE GRONDE

SUITE AUX INONDATIONS MEURTRIERES

DE FREETOWN

Freetown, capitale de la Sierra Leone, est sous le choc depuis que les pluies torrentielles ont provoqué l’effondrement, lundi matin, de toute une partie du Pain de Sucre, la colline du quartier de Regent surplombant le centre-ville. le président Ernest Bai Koroma a fait appel à l’aide internationale mardi.

Le bilan est lourd : Déjà près de 400 morts dont 105 enfants sont à déplorer et au moins 600 personne sont toujours portés disparus. Trois mille survivants restent sans le moindre abri. Les enterrements ont lieu dans la fosse commune de quatre cimetières de la métropole .Ce n'est pas la première fois que les bidonvilles du quartier Régent subissent des glissements de terrain et des coulées de boue dans une ville coincée entre la mer et la montagne et où la moyenne annuelle des précipitations reste la plus élevée d’Afrique.

Reste qu'une telle catastrophe survient à cause d'une la déforestation massive et d'une urbanisation galopante -la capitale comptant plus d’un million d’habitants, dix fois plus qu’en 1961, année de l'indépendance ! De plus la mauvaise gestion des déchets ne fait qu’accroître le risque de maladies comme le choléra, la typhoïde et la diarrhée en raison des eaux sales qui ne s'évacuent qu'avec difficulté : en cause les canalisation bouchées par les immondices.

En 2015, une note de l'Institut de recherche de l'Afrique alertait sur les risques de la déforestation, de l’accumulation des déchets qui bouchent les canalisations auxquels s’ajoutent les effets du changement climatique.

Selon Ian Douglas, professeur à la School of Environment and Development de l’Université de Manchester, interrogé par la BBC, d'autres villes d'Afrique comme au Ghana, en Ouganda, au Mozambique ou au Kenya sont de plus en plus souvent touchées par de graves inondations, mettant en péril la vie de populations pauvres..

Carl Delsey pour Day News World

28 MORTS

DANS TROIS ATTENTATS-SUICIDES

AU NIGERIA

Trois femmes kamikazes se sont fait exploser mardi dans une ville à 25 kilomètres de Maiduguri, la capitale de l’État du Borno, dans le nord-est du Nigeria . Bilan :

28 morts et plus de 80 blessés, dans un camp de déplacés à Mandarari.

Le district de Konduga est l'un des épicentres des violences commises par le groupe djihadiste Boko Haram depuis que l'armée a forcé les combattants islamistes à quitter leur base de la forêt de Sambisa, en décembre dernier.

« Les camps tels que celui qui a été attaqué hier [mardi] abrite des femmes et des enfants déplacés qui sont ciblé de manière indiscriminée. Des villes qui étaient auparavant considérés comme sûres pour les civils sont désormais également attaquées »,

s'indigne Ernest Mutanga, le responsable de programmes du Conseil norvégien pour les réfugiés au Nigeria (NRC), dans un communiqué.

Depuis 2009 le conflit a fait plus de 20 000 morts et 2,6 millions de déplacés , selon l'ONU.

Alize Marion pour Day News World

HORREUR EN SIERRA-LEONE

AU MOINS 312 MORTS

SUITE A DES PRECIPITATIONS TORRENTIELLES

Des pluies torrentielles se sont abattues sur Freetown, la capitale de la Sierra Leone. Le bilan provisoire des inondations fait déjà état de 312 morts et 2.000 sans-abris selon Croix-Rouge locale Des habitations précaires ont été emportées par des glissements de terrain et des coulées de boue.

Cette ville surpeuplée d’environ 1,2 million d’habitants connaît les inondations récurrentes pendant la saison des pluies qui dure six mois dans l'année .

La Sierra Leone est l'un des pays les plus pauvres d'Afrique avec environ 60% de sa population vivant sous le seuil de pauvreté selon les Nations unies.

Britney Delsey pour Day News World

20 MORTS DANS UN ATTENTAT TERRORISTE

A

OUAGADOUGOU

Nouvelle attaque terroriste sur l'avenue Kwame Nkrumah, à Ouagadougou au Burkina Faso .Cet attentat dans un restaurant situé dans un quartier fréquenté par les expatriés a fait 20 morts et une dizaine de blessés dans la nuit de dimanche à lundi. «Trois hommes sont arrivés à bord d'un véhicule 4x4, sont descendus du véhicule et ont ouvert le feu sur les clients assis sur la terrasse» du café, a indiqué un serveur s'exprimant sous couvert d'anonymat .Les autorités burkinabées ont annoncé que deux assaillants ont été tués par les forces d'intervention. On compte au moins un Français parmi les victimes selon le parquet de Paris ayant ouvert une enquête antiterroriste, comme à chaque fois que des concitoyens sont victimes d'actes terroristes à l'étranger.

"Aux environs de 21 heures , une attaque terroriste a touché le restaurant Istanbul sur l'avenue Kwame Nkrumah à Ouagadougou", a déclaré le gouvernement dans un communiqué.

Dans un communiqué, le Quai d'Orsay , en contact avec les autorités locales, demande aux ressortissants français d'éviter la zone et de rassurer leurs proches.

L'"ambassade se tient informée de la situation grâce au contact permanent avec les autorités locales. La France est aux côtés du peuple et des autorités burkinabés dans ce moment douloureux et se tient prête à leur porter assistance", ajoute le porte-parole du ministère.

L'attaque a été condamnée par le le président de la République Emmanuel Macron qui a «exprimé sa compassion et sa solidarité à l'égard des familles de victimes».Ce dernier a réitéré l'engagement de la France «  aux côtés des pays de la région pour poursuivre la lutte contre les groupes terroristes et accélérer la mise en place de la force du G5 Sahel».

Le Burkina-Faso , petit Etat d'Afrique de l'Ouest, pauvre et enclavé , est régulièrement la cible d'attentats et d'enlèvements depuis qu'il sert de base arrière aux forces spéciales française contre les djiadistes dans le Sahel dans l'opération Barkhane . Le 15 janvier 2016 un commando avait attaqué dans la même avenue le café Cappuccino et plusieurs autres établissements, l'hôtel Splendid, l'hôtel Yibi le Taxi-Brousse N'Krumah,ainsi que le restaurant Istanbul. Cette attaque s'était soldée par 30 morts et 71 blessés, des étrangers avant tout.

En décembre 2016, une attaque contre un détachement de l'armée basé dans le nord du pays avaient fait douze morts parmi les soldats burkinabè. Le pays a été la cible également de nombreux enlèvements de Burkinabè comme d'étrangers.

Paul Emison pour Day News World

 

REELECTION CONTESTEE DE UHURU KENYATTA PRESIDENT DU KENYA

Le président kényan Uhuru Kenyatta a été réélu, ce vendredi, avec 54,27% des voix. Il effectuera donc un second mandat.L’annonce a été faite vendredi 11 août au soir par le président de la commission électorale, Wafula Chebukati. Son opposant Raila Odinga a obtenu 44,74 % des suffrages. La bonne tenue des élections générales au taux de participation élevée ( 78,91%), a été unanimement saluées par la communauté internationale

Sitôt la proclamation par la Commission électorale (IEBC) de la réélection de M. Kenyatta, 55 ans, pour un second mandat de cinq ans, des violences ont éclaté dans les bastions de l'opposition, qui a dénoncé "une mascarade" électorale.

C'est la deuxième nuit consécutive qui a pourtant été émaillée dans plusieurs bidonvilles par des émeutes à Kisumu et des scènes de pillage à Kibera de commerces appartenant à des sympathisants du pouvoir. Au moins quatre personnes dont deux enfants ont été tuées au Kenya depuis l'annonce vendredi soir de la réélection du président Uhuru Kenyatta mais les violences restent localisée. Selon le ministre de l'Intérieur, Fred Matiangi, "la sécurité prévaut complètement dans le reste du pays". On compte au moins11 morts liées aux violences électorales depuis mercredi dans ce pays de quelque 48 millions d'habitants.

La hantise de revivre les violences post-électorales de décembre 2007 qui avaient fait 1.100 morts et 600.000 déplacées en deux mois semble peu probable. En effet si de vieilles divisions tribales existent toujours dans un pays comptant cinq ethnies - les Luo , les Luhya et les Kamba, les Kikuyu et lesKalenjin- seule l'ethnie Luo, celle de M. Odinga, protestent alors les autres composantes de la coalition d'opposition (Nasa), les Luhya et Kamba, reste pour l'heure à l'écart des violences.

Alyson Braxton pour Day News World

LA CHINE NEUTRE EN CAS D'ATTAQUE DE PYONGYANG

La Chine a multiplié les appels au calme à la Corée du Nord qui n'a de cesse de répéter ses essais nucléaires et balistiques allant jusqu'à provoquer les intérêts des Etats-Unis dans l'île Guam.

Elle reste cependant le principal allié diplomatique et partenaire commercial de la Corée du Nord. Cette dernière joue en effet le rôle d' une zone tampon entre la Chine et les forces américaines basées en Corée du Sud et au Japon.

C'est pourquoi le gouvernement de Xi Jinping n’appliquant jamais réellement les sanctions des Nations unies la Chine reste une bouée de sauvetage économique pour la Corée du Nord : la seule pipeline qui alimente en pétrole la péninsule coréenne passe par la Chine. Autour de la frontière, le commerce se maintient. "Une enquête du comité des experts des Nations unies montre comment Pékin, à travers un réseau tentaculaire de sociétés écrans, aide le régime nord-coréen à contourner les sanctions internationales en faisant 'commerce de marchandises interdites'", explique le chercheur Jean-Sylvestre Mongrenier.

Pékin tente également de calmer le jeu du côté américain en demandant de suspendre le projet de système antimissile en Corée du Sud.

La Chine restera neutre en cas d'attaque de Pyongyang mais s'interposera en cas d'intervention première de Washington déclarent vendredi les médias chinois refusant un changement de modèle politique et la destitution du régime nord-coréen.

Pékin craint en effet qu'un conflit dans la péninsule ne déclenche non seulement une vague de 5 à  6millions de réfugiés dans le nord-est de la Chine mais  aussi  n'aboutisse à la réunification de la Corée alliée des Etats-Unis et donc militarisée. Pour parer à l'arrivée d'éventuels réfugiés des troupes chinoises ont été déployées à la frontière.

«Il faut prendre position clairement auprès de toutes les parties et leur faire comprendre que si leurs actions mettent en danger les intérêts de la Chine, la Chine répondra avec une main ferme», peut-on lire vendredi dans un éditorial du Global Times, quotidien régi par l'Etat chinois et publié par le Quotidien du peuple.

"Le pôle des tensions mondiales est en train de se déplacer vers l’Extrême-Orient, avec des grandes puissances. L’enjeu est énorme."selon Juliette Morillot une spécialiste de la région.

Joanne Courbet pour Day News World

 

MEURTRIER TREMBLEMENT DE TERRE

DANS LE SUD-OUEST DE LA CHINE.

 

Un séisme de magnitude 6,5 sur l’échelle de Richter a frappé mardi la province du Sichuan, faisant au moins 13 morts et 175 blessés, selon un bilan provisoire diffusé mercredi matin sur la télévision d’Etat CCTV.

Parmi les victimes figurent cinq visiteurs d’une zone touristique comprenant un parc national le parc national de Jiuzhaigou, situé dans une région reculée du plateau tibétain inscrit sur la liste du Patrimoine mondial de l’UNESCO

Un second, survenu mercredi dans le nord-ouest du pays, n’a pas fait de victime.

Le président Xi Jinping a appelé à « des efforts tous azimuts afin d’organiser rapidement les secours et de venir en aide aux blessés ».

Boby Dean  pour Day News World

« UNE ATTAQUE TERRORISTE »

DEJOUEE

CONTRE L'ARMEE AU VENEZUELA

De graves incidents se sont déroulés dans une base militaire à Valencia, à 180 km à l'ouest de Caracas.

Le pouvoir vénézuélien a affirmé avoir déjoué dimanche une "attaque terroriste" fomentée par une vingtaine d'hommes contre une base de l'armée. Deux assaillants auraient été tués et huit autres capturés. Les morts et les prisonniers ont été identifiés comme étant un officier déserteur et neuf civils, a affirmé le Président Nicolas Maduro.

Des "combats" ont eu lieu pendant environ trois heures, a-t-il ajouté y voyant une "attaque terroriste" et non pas une "rébellion" militaire.

Selon le ministre de la Défense Vladimir Padrino, les prisonniers ont avoué avoir été recrutés "par des militants de l'extrême droite vénézuélienne en contact avec des gouvernements étrangers", et les forces de sécurité étaient encore à la recherche "d'une partie du groupe, qui a réussi à s'emparer de quelques armes".

Selon le général Jesus Suarez Chourio, l'opération était "financée par la droite et ses collaborateurs, financée par l'empire nord-américain" (les Etats-Unis, NDLR).

"Une normalité absolue règne dans le reste des unités militaires du pays", a assuré sur Twitter Diosdado Cabello, vice-président du parti au pouvoir et membre de

Une vidéo circulant dimanche sur les réseaux sociaux et plusieurs médias vénézuéliens montrait un homme se présentant comme un officier et se déclarant "en rébellion légitime" contre "la tyrannie assassine de Nicolas Maduro".Elle aurait été prise sur la base militaire.

"Ceci n'est pas un coup d'Etat, ceci est une action civique et militaire pour rétablir l'ordre constitutionnel", affirmait cet homme, se présentant sous le nom de capitaine Juan Caguaripano qu'entouraient  quinze personnes en tenue de camouflage.

"Nous exigeons la formation immédiate d'un gouvernement de transition et des élections générales libres", ajoutait-il.

Il s'agirait d'après le ministère de la Défense d'un "officier subalterne renvoyé de l'armée il y a trois ans pour trahison à la patrie et rébellion" en fuite aux Etats-Unis.

L'armée vénézuélienne soutenant jusqu'à présent le pouvoir chaviste n'a pas cédé jusqu'à présent aux sirènes de l'opposition dénonçant la Constituante alors que le pays est en proie à de violentes manifestations antigouvernementales comptant 125 morts depuis avril. Cette dernière se voit en effet dotée de tous les pouvoirs jusqu’à la possibilité de dissoudre le Parlement et envisage notamment la réécriture de la Constitution de 1999 promulguée par Hugo Chavez. Mais le malaise est palpable au sein de l'armée.

La communauté internationale s'inquiète de la dérive autoritaire du régime du Président d'autant que le limogeage de la procureure générale Luisa Ortega, l'une des principales adversaires du président Maduro a été une des premières décisions de la Constituante, la toute puissante Assemblée constituant élue le 30 juillet

Le président du Parlement vénézuélien, Julio Borges, porte-voix de l'opposition, a demandé la "vérité" sur cet incident refusant toute "chasse aux sorcières".

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Marion Alise pour Day News World

UN MAGAZINE TALIBAN DESTINE AUX FEMMES

 

Les talibans ont publié mardi 1er août un magazine «  Sunnat E Khaula » («Le chemin de Khaoula») destiné aux femmes avec en couverture une femme voilée de la tête aux pieds.

Ce magazine rédigé en anglais se donne pour mission de les inciter à rejoindre les rangs des moujahidines.

Une rencontre avec l'épouse de leur chef, Fazlullah Khorasani, leur est proposée pour vanter les vertus du mariage à 14 ans

«Je vous le demande: pourquoi tant de cris d'indignation au sujet des mariages de mineurs?

Il faut bien comprendre que les garçons et les filles arrivés à maturité, s'ils restent célibataires trop longtemps, risquent de devenir une source de destruction morale de notre société», dit cette femme.

Malgré le recul des violences au Pakistan ces dernières années depuis l'intervention de l'armée pakistanaise lancée en 2014 contre les bases arrières des groupes extrémistes armés, les Talibans commettent encore des attentats meurtriers.

La semaine dernière une attaques djihadiste à Lahore a fait 26 morts !!!

Carl Delsey pour Day News World

 

ATTAQUE A HAMBOURG PAR UN ISLAMISTE PALESTINIEN CONNUS DES SERVICES

DE POLICE .

Ahmad A, l'agresseur au couteau de Hambourg, vendredi, était inscrit au fichier des "islamistes" mais n'était pas considéré comme dangereux.

Vendredi après-midi, dans un quartier populaire de la métropole portuaire, deuxième ville d'Allemagne, un jeune homme de 26 ans est entré une galerie commerçante pour y voler un couteau de cuisine déballé rapidemenrt

Il se dirige vers un homme de 50 ans, le tuant à l'arme blanche. Blessant grièvement un autre client il prend la fuite,blessant un autre à la sortie du magasin puis agresse encore trois personnes et un automobiliste, semble-t-il au hasard. Il sera neutralisé par la police, des passants tentant de maîtriser Ahmad A.par des jets de pierres et des chaises.

Au lendemain de l'attaque au couteau d'un islamiste, faisant sept victimes, dont un mort, un homme de 50 ans, à Hambourg, on en sait un peu plus sur l'agresseur.

L'homme âgé de 26 ans, Ahmad A, sans papiers d'identité, est natif des Émirats arabes unis.

La Suède et la Norvège lui avaient refusé l'asile.

Pénétrant sur le territoire allemand il a été placé dans un foyer de réfugiés à Hambourg pour une demande d'asile en mars 2015.

Cette situation n'est pas sans rappeler celle du Tunisien Anis Amiri au profil semblable qui avait foncé dans la foule avec un camion-bélier le jour d'un marché de Noël à Berlin en décembre 2016. Douze morts avaient été déplorés .

Ce musulman avait l'objet d'un signalement de la part d'un de ses amis alarmé par le changement d'attitude du réfugié qui ne consommait plus comme auparavant alcool et stupéfiant et se référait fréquemment au Coran.

Il avait été interrogé par des agents de la Sureté d 'Etat qui avait constaté la radicalisation mais aussi la fragilité psychique du demandeur d'asile.

Ne pouvant le relier à un quelconque réseau l'islamiste avait simplement été inscrit sur la liste des "islamistes", un fichier distinct de celui des "djihadistes".

Le jeune Ahmad surveillé n'avait pas été considéré comme présentant un danger immédiat pour la sécurité mais devait être expulsé. Le débat sur l'immigration s'invite à nouveau dans le débat électoral qui a lieu dans deux mois.

Boby Dean pour Day News World

LE VENEZUELA AU BORD DE LA GUERRE CIVILE

«Le problème est que la population n'a plus rien à perdre car elle a tout perdu », déplore Rodrigo Diamanti, président de l'association de défense des droits de l'homme, Mundo sin Mordaza (Monde sans baillon)

Le Venezuela est au bord de la guerre civile. Depuis plus de trois mois l'opposition majoritaire au Parlement demande le départ du gouvernement Maduro. Les manifestations quasi quotidiennes ont déjà fait plus de 100 morts. Deux hommes de 16 ans et 30 ans ont encore perdu la vie ce mercredi lors des affrontements entre manifestants et forces de l’ordre.

La tension est extrême alors qu'a commencé mercredi une grève générale de deux jours à l'appel de l'opposition qui exige le départ du Président chaviste Maduro et le boycott de l'élection de dimanche.

L'appel à la grève, lancé pour 48 heures, a été suivi à 85% à travers le pays au cours des premières 24 heures, selon la coalition de l'opposition, la Table de l'unité démocratique (MUD), à l'origine du mouvement. Les principales centrales syndicales ont apporté leur soutien à la mobilisation lancée par l’opposition, la dirigeante syndicale Marcela Maspero parlant de « grève historique qui tente d’arrêter la tyrannie ».

.« Finie la dictature ! », peut-on lire sur des banderoles dans la capitale et d’autres villes.

Vendredi, une manifestation organisée par la Table de l'unité (Mesa de la Unidad, MUD) est prévue dans la capitale vénézuélienne. L'objectif de l'opposition antichaviste est la paralysie de toute activité économique, le blocage de tous les axes de circulation. Leur dirigeant Henrique Capriles a appelé les Vénézuéliens à « donner le tout pour le tout » lors de la grève de mercredi et jeudi et de la marche de vendredi. « Maduro veut isoler le Venezuela du monde démocratique », a-t-il dénoncé.

L'opposant Leopoldo Lopez, placé en résidence surveillée dans le cadre de sa condamnation à 14 ans de prison, a appelé les Forces armées à se rallier à la contestation les exhortant dans une vidéo diffusée sur Twitter à ne pas être les «complices de la disparition de la République, d'une fraude électorale, de la répression et d'un groupe dont le seul but est de se maintenir au pouvoir».

Une recrudescence de la violence est à craindre alors que plus de 7 millions d'armes illégales circulent dans le pays, selon le député d'opposition Rosmit Mantilla.

L'opposition entend ainsi faire annuler l'élection des membres à l'Assemblée constituante prévue ce dimanche. Quelque 70 % des Vénézuéliens se montrent opposés à l’assemblée constituante, selon l’institut de sondage Datanalisis.

Pour l'opposition ce projet de réécrire la Constitution est une tentative pour M. Maduro de se cramponner au pouvoir tout en contournant le Parlement élu avec une opposition majoritaire, et en évitant l’élection présidentielle de fin 2018.

Nicolas Maduro, de son côté, a demandé à la population « de défendre le gouvernement les armes à la main». Le gouvernement contrôle la très stratégique industrie pétrolière et la fonction publique, qui compte près de trois millions d’employés.

Mais même parmi son propre parti, le PSUV, Nicolas Maduro , des voix dissidentes s’élèvent contre cette élection de plus. Ortega Diaz, procureure générale,nommée en 2008 par Hugo Chavez et reconduite en 2014 à ce poste haut placé dans l'appareil judiciaire vénézuélien, n'a pas hésité dénoncé « les persécutions et les abus » du pouvoir allant jusqu'à taxer l'élection de dimanche de «coup d'État».

Des milliers de Vénézuéliens quittent leur pays pour la Colombie...

Simultanément, la pression internationale sur Caracas s'est accentuée ces derniers jours. Washington a menacé le président Maduro de sanctions, et plusieurs gouvernements d’Amérique latine et d’Europe l’ont appelé à renoncer à son assemblée constituante.

Mais le chef de l’État vénézuélien a réaffirmé sa détermination.

Joanne Courbet pour Day News World

SUCCES DU VOTE CONSULTATIF

CONTRE MADURO AU VENEZUELA

L'opposition avait tenté d'organiser un référendum révocatoire en 2016 mais le processus avait été bloqué par les autorités électorales.

Plus de 7,1 millions de Vénézuéliens sur 19 millions d'électeurs potentiels ont participé dimanche à la consultation populaire, organisée sans l'aval des autorités et légalement non-contraignante, selon 95 % des bulletins dépouillés.

Selon ces résultats, 98,3 % des votants ont répondu par l'affirmative aux trois questions posées : La première question demandait s'ils rejetaient la Constituante, la seconde s'ils exigeaient des Forces armées qu'elles respectent la constitution actuelle, et la troisième s'ils soutenaient un renouvellement des pouvoirs publics à travers des élections pour l'instauration d'un gouvernement d'"unité nationale".

L'opposition vénézuélienne sort grandie d'un vote massif de plus de 7 millions de personnes à la consultation symbolique contre le président socialiste Nicolas Maduro, après plus de trois mois de manifestations violentes dans ce pays en grave crise économique.

La chute des cours du pétrole frappe de plein fouet l'économie, dont 95 % des devises proviennent de l'or noir. L'inflation atteint trois chiffres et aliments et médicaments sont soumis à restriction.

Un pays dépendant uniquement de sa manne pétrolière

En 2001, la manne pétrolière faisait du Venezuela la nation la plus riche d’Amérique latine mais ce pays pétrolier ruiné par la chute des cours du brut.Car si Hugo Chavez élu en 1999, a pu lancer de grands chantiers sociaux, la construction de dispensaires, l’accès aux soins pour tous, des programmes d’aide aux maternités et contre l’analphabétisme, il n'a construit aucun grands chantiers industriels.

Le pays est dépendant de ses exportations pétrolières à 95 % pour ses ressources en devises ; le cours chute, et il est au bord de la faillite. Plus question d’importations. Alors, dans cet Etat qui ne produit rien, on manque bientôt de tout.

Le pays est donc à cours de devises. Devant les distributeurs de billets, les files d’attente se mesurent en dizaines de mètres. Pourtant, les retraits ne peuvent dépasser 10 000 bolivars : autant dire rien dans un pays où un simple café en coûte 3 500 et un litre de lait 1 500, soit sept fois le montant d’un plein d’essence.

 

"Maduro est mathématiquement révoqué"

Avec le résultat chiffré de participation et les réponses aux questions posées, "Maduro est mathématiquement révoqué", a estimé Julio Borges, actuel président du Parlement, seule institution aux mains de l'opposition. "Le mandat qui nous est donné par 7.186.000 de Vénézuéliens est clair (...) pour que nous puissions avoir la certitude de parvenir à un changement démocratique", a-t-il ajouté.

La coalition à l'origine du scrutin, la Table de l'Unité démocratique (MUD), veut freiner le projet de Constituante lancé par le président en provoquant des élections anticipées avant la fin du mandat de M. Maduro en décembre 2018.

Mais comment se servir des résultats pour "fracturer l'adversaire, ce qui pourrait faire pression en faveur d'une négociation qui déboucherait sur une opportunité pacifique de changement" (Luis Vicente Leon, président de l'institut de sondages Datanalisis).

Il est vrai que la Constituante, dont les 545 membres doivent être élus le 30 juillet, viserait officiellement à apporter paix et stabilité économique au pays.

Mais pour l'opposition'elle ne servirait qu'à contourner l'Assemblée nationale, où elle détient la majorité depuis 2016 après 17 ans de domination chaviste --du nom du président décédé Hugo Chavez, dont Nicolas Maduro est l'héritier--.

"Le Venezuela l'a clairement dit : nous ne voulons pas d'une Constituante frauduleuse et imposée. Nous ne voulons pas devenir Cuba", a déclaré dimanche soir le chef de l'Assemblée, Julio Borges, faisant allusion au régime de l'île communiste.

"L'opposition doit avoir une feuille de route, après avoir suscité tant d'espoir. Sinon, sa légitimité peut en prendre un coup, le peuple attend des actions fermes", a commenté pour sa part Felix Seijas, directeur de l'institut de sondages Delphos.

Du côté du gouvernement, la consultation est considérée "illégale".

Nicolas Maduro a demandé dimanche à ses opposants de "ne pas perdre la tête" avec les résultats de la consultation et de "venir s'asseoir pour discuter".

La consultation symbolique de dimanche a reçu le soutien d'associations de la société civile, des Nations unies, de l'Organisation des Etats américains (OEA), des Etats-Unis et de plusieurs gouvernements d'Amérique latine et d'Europe.

Cinq anciens présidents latino-américains sont venus en tant qu'"observateurs internationaux" du scrutin, Jorge Quiroga (Bolivie), Vicente Fox (Mexique), Andres Pastrana (Colombie), Laura Chinchilla et Miguel Angel Rodriguez (Costa Rica).

"La communauté internationale doit maintenant demander l'annulation de cette Constituante putchiste", a déclaré le Bolivien Jorge Quiroga.

Britney Delsey pour Day News World

POURQUOI LE RETRAIT

DU MONDIAL 2022 DU QATAR?

L'Arabie saoudite et ses alliés -les Émirats arabes unis et Bahreïn, ainsi que l'Égypte- ont rompu au début du mois leurs relations diplomatiques puis fermé toutes leurs frontières avec le Qatar, qu'ils accusent de liens avec le terrorisme et de rapprochement avec l'Iran. Ces pays ont deux griefs à l'égard du Qatar: son soutien aux Frères musulmans et une certaine complaisance à l'égard de leur ennemi iranien d'obédience chiite.Une nouvelle escalade dans la crise entre le Qatar et ses principaux voisins du Golfe. Doha est accusé de financer le terrorisme. L'Arabie saoudite, les Émirats arabes unis, Bahreïn et l'Égypte avaient déjà annoncé la rupture de leurs relations diplomatiques avec le Qatar.

Qui avait été également exclu de la coalition militaire qui intervient au Yémen contre les miliciens Houthistes pro-iraniens. La crise prend une tournure grave entre pays membres du Conseil de coopération du Golfe.

Doha avait répondu en accusant ses voisins du Golfe de chercher à le mettre sous tutelle.

Ces mesures sont «injustifiées» et «sans fondement», a réagi le ministère des Affaires étrangères du Qatar dans un communiqué. lls ont un «objectif clair: placer l'État (du Qatar) sous tutelle, ce qui marque une violation de sa souveraineté» et est «totalement inacceptable» .

Le minuscule émirat avait été également exclu de la coalition militaire intervenant au Yémen contre les miliciens Houthistes pro-iraniens. C’était le début de la crise la plus grave depuis plus de trente ans entre pays membres du Conseil de coopération du Golfe.

Les six pays, qui ont donc déjà mis en quarantaine le Qatar, ont demandé très récemment  à la Fédération internationale de football de le priver de l'organisation du Mondial 2022,selon un site d'information suisse.

Ils l'auraient fait en se basant sur l'article 85 du code de l'instance mondiale de football qui permet qu'une telle mesure soit prise en cas d'urgence.

Le président de le Fifa, Gianni Infantino, a dit n'avoir reçu aucune lettre de ce type. "Le président de la Fifa n'a pas reçu de telle lettre et n'a par conséquent aucun commentaire à formuler", a dit un pore-parole de l'organisation basée à Zurich.

Le Qatar , de même, n'aurait reçu aucun courrier de ce type tout en étant au courant de cette demande..

Ces pays ont ensuite conditionné à 13 points"non négociables" une sortie de l'isolement du Qatar, depuis l'arrêt du soutien aux groupes "terroristes" à la fermeture de la chaîne de télévision Al Djazira ou celle d'une base militaire turque par exemple..

Contrairement à l'Arabie saoudite et aux Émirats, le Qatar n'a jamais affiché une politiquet hostile à l'égard de l'Iran.Le Qata partage d'ailleurs avec l'Iran un immense champ gazier dans les eaux du Golfe persique. «Le Qatar n'a jamais eu une lecture chiite-sunnite des événements qui se passent au Moyen-Orient», souligne ainsi un diplomate.

Joanne Courbet pour Day News World

COMMEMORATION

PAR LE POUVOIR TURC

DU PUTSCH MANQUE DU 15 JUILLET 2016

Le pouvoir turc commémore ce samedi 15 juillet la tentative de coup d'Etat d'il y a un an.

Vendredi plus de 7 000 officiers de police, soldats et membres de ministères ont été radiés par un décret-loi publié dans le cadre de l’état d’urgence imposé depuis un an.

Cette purge, menée dès le lendemain du putsch manqué, a conduit à 50 000 arrestations sans compter 100 000 limogeages avec pour seule accusation plus ou moins explicite de sympathie pour l’ennemi juré du président turc, le prédicateur Fethullah Gülen.

Recep Tayyip Erdogan accuse d’être derrière les événements du 15 juillet 2016, ce prédicateur en exil aux États-Unis qui lui nie farouchement tout lien avec le

« putsch abject » tout en dénonçant une « chasse aux sorcières » contre ses partisans. La Turquie qui réclame depuis un an à Washington son extradition ne l'a pas obtenue ! Il est sûr que les opposants au président turc l’accusent de dérive autocratique.

Grâce au résultat du dernier referendum Recep Tayyip Erdogan a pu accomplir une révision constitutionnelle supprimant notamment le poste de Premier ministre au profit d'un hyperprésident qui concentre, entre ses mains, de vastes prérogatives. Recep Tayyip Erdogan dispose de l'essentiel du pouvoir exécutif pouvant même promulguer des décrets dans les domaines relevant de la large sphère de ses compétences exécutives.

Cette révision constitutionnelle controversée permet actuellement à Recep Tayyip Erdogan de balayer toute critique et de dénoncer un « manque d’empathie » de l’Occident, avec lequel les relations se sont tendues.

« Plus rien ne sera comme avant le 15 juillet », a déclaré jeudi 13 juillet le président turc lors d’une cérémonie d’hommage aux victimes du coup d’État manqué à Ankara, qualifiant la tentative de putsch de « tournant » dans l’histoire de la Turquie.

Pour le gouvernement turc de telles mesures d’exception-radiation, limogeage,arrestation- prises dans le cadre de l’état d’urgence en place depuis un an, sont nécessaires pour nettoyer l’État des éléments gülénistes infiltrés dans les rouages de l'Etat pendant des décennies.

Mais, cette traque dépasse le cadre des partisans présumés de Fethullah Gülen,et touche également les milieux prokurdes, dont les principaux dirigeants politiques ont été arrêtés.

La société turque est profondément divisée entre pro et anti-Erdogan malgré le vœu d’unité de tous les partis après le traumatisme du 15 juillet. C'est ainsi qu'un mouvement de protestation pour défendre « la justice » du leader du principal parti d’opposition (CHP), Kemal Kiliçdaroglu, est parvenu à la mobilisation de plusieurs milliers de mécontents...

En attendant, les cérémonies de commémoration, organisées pour marquer l’anniversaire du soulèvement qui a fait 249 morts, hors putschistes, vont avoir lieu ce samedi, avec une session parlementaire extraordinaire, un discours ce soir et un hommage aux « martyrs » .Signe des temps : les dirigeants et médias désignent cet événement par l'expression «épopée du 15 juillet» !

Joanne Courbet pour Day News World

 

DECES DU DISSIDENT CHINOIS

LIU XIAOBO

PRIX NOBEL DE LA PAIX

Le prix Nobel de la paix chinois Liu Xiaobo est décédé ce jeudi à l'âge de 61 ans, ont annoncé les autorités de la province du Liaoning, où le dissident chinois était hospitalisé. Il était atteint d'un cancer du foie en phase terminale diagnostiqué le 23 mai et qui avait conduit les autorités à le placer en liberté conditionnelle pour traitement médical. Ces derniers jours, l'hôpital de Shenyang avait signalé qu'il se trouvait « dans un état critique ». Après le refus de sa famille qu'il soit placé sous assistance respiratoire un proche avait indiqué qu'il ne survivrait possiblement pas aux prochaines 24 heures.

Amnesty International a salué son "courage" et sa "dignité" dans une vidéo diffusée sur les réseaux sociaux. Berlin avait multiplié les appels à transférer le dissident chinois Liu Xiaobo en Allemagne pour des soin et a de son côté rendu hommage à un "héros de la démocratie".Le chef de la diplomatie française Jean-Yves Le Drian a salué jeudi la mémoire du dissident chinois et Nobel de la Paix Liu Xiaobo. «En dépit de longues périodes de détention, il n'a cessé depuis plus de trente ans de défendre avec courage les droits fondamentaux, et notamment la liberté d'expression», a écrit M. Le Drian dans une déclaration. «La France avait appelé à plusieurs reprises à sa libération et souhaite que les autorités chinoises assurent la liberté de mouvement de son épouse, Mme Liu Xia, de sa famille et ses proches», poursuit le ministre.

« Aujourd’hui nous pleurons la perte d’un géant des droits de l’homme. Liu Xiaobo était un homme d’une intelligence acérée, pétri de principes, d’esprit et avant tout d’humanité », a réagi Salil Shetty, secrétaire général d’Amnesty International.

Suite à l'annonce de son cancer, la France et de nombreux pays occidentaux, à l'unisson avec le Parlement européen et l'ONU, avaient fait pression sur la Chine afin que le Prix Nobel de la paix puisse se faire soigner à l'étranger, en vain. Pékin s'était opposé à son départ à l'étranger pour y être soigné.«Pourquoi devrions-nous discuter du sort d'un citoyen chinois emprisonné avec d'autres pays?», avait réagi le porte-parole de la diplomatie chinoise Lu Kang.

La Chine porte "une lourde responsabilité" dans son décès « prématuré », estime le comité Nobel. Différentes associations de défense des droits de l'homme ont même reproché à Pékin d'avoir attendu que son état de santé soit critique pour qu'il de sorte de prison. Selon l'hôpital de Shenyang, Liu Xiaobo n'était pas en état d'être transporté à l'étranger début juillet. Pourtant, les autorités avaient accepté que deux médecins étrangers un Allemand et un Américain se rendent à son chevet ; Ces derniers avaient estime un transfer t«sans danger» possible. En vain. «Le gouvernement chinois porte une lourde responsabilité pour sa mort prématurée», en le privant de soins adaptés, a estimé jeudi le comité Nobel norvégien. Ce dernier avait attribué le Nobel de la paix au dissident en 2010, distingué pour ses "efforts durables et non violents" en faveur des droits de l’Homme en Chine,

Liu Xiaobo est mort d'un cancer jeudi. Condamné à 11 ans de prison pour "subversion", il avait été libéré fin juin en raison de son état de santé extrêmement dégradé. La libération tant attendue pour maladie semblait calculée afin d'éviter de ternir la réputation de la Chine s'il venait à mourir en prison.

Intellectuel dissident, Liu Xiaobo avait reçu en 2010 le prix Nobel de la paix alors qu'il était derrière les barreaux depuis un an. , Qualifié » de «criminel» par Pékin, il n'avait pas pu se rendre en Norvège  ; En son absence, la récompense lui avait été remise de manière symbolique le 10 décembre 2010 à Oslo, l'opposant étant représenté par une chaise vide.

Il est le symbole du combat pour la démocratie,et avait été condamné à 11 ans de prison en 2009 pour «subversion du pouvoir de l'État» opposants, pour avoir coécrit la «Charte 08». Le document est publié en 2008, alors que les Jeux de Pékin mettent le pays sous les projecteurs du monde entier.

Par ce document, il réclamait la démocratisation de son pays: «C'est une réalité politique que tout le monde peut constater, la Chine dispose de lois mais pas d'État de droit, elle a une Constitution mais pas de gouvernement constitutionnel. L'élite au pouvoir continue à s'accrocher à son pouvoir autoritaire». Sa femme, Liu Xia, poète et militante, est placée depuis 2010 en résidence surveillée. Elle est privée de presque tout contact avec l'extérieur. Ses derniers mots, émouvants, adressés à son épouse: "vis bien".

Paul Emison pour Day News World

INQUIETUDE

POUR LA FEMME DE LIU XIAOBO

Le comité Nobel norvégien s'est dit vendredi «profondément inquiet» pour Liu Xia, l'épouse du dissident chinois Liu Xiaobo, et appelle la Chine à la laisser quitter le pays.

Après la mort de Liu Xiaobo jeudi, premier prix Nobel de la paix à mourir privé de liberté depuis le pacifiste allemand Carl von Ossietzky décédé en 1938, on s'inquiète pour son épouse, la poétesse Liu Xia, en résidence surveillée depuis 2010.

De son côté, l'ex-président du comité Nobel, Thorbjørn Jagland, a de nouveau justifié l'attribution du prix de la paix à Liu Xiaobo en 2010, une récompense décriée comme un «blasphème» par Pékin.

«La lutte pour les droits humains contribue à la paix», a indiqué M. Jagland, toujours membre du comité, sur Twitter.

«C'est pour cela que le comité que je présidais avait remis le prix de la paix à Liu Xiaobo», a-t-il expliqué.

Mort jeudi à 61 ans d'un cancer du foie, le dissident chinois avait reçu le prix Nobel de la Paix pour «son long combat non-violent pour les droits humains fondamentaux en Chine».

L'actuelle présidente du comité Nobel, Berit Reiss-Andersen, souhaite assister aux obsèques de Liu Xiaobo, mais a reçu une fin de non recevoir par le consulat de Chine à Oslo.

«Ils ont refusé de la prendre car il lui manquait une invitation de la famille de Liu Xiaobo. Elle essaiera peut-être de nouveau après le week end», a précisé M. Njølstad.

Carl Delsey pour Day News World

MOSSOUL LIBEREE

PAR LA COALITION!

Après une offensive d'envergure soutenue par la coalition internationale dirigée par les États-Unis et lancée le 17 octobre 2016, les forces irakiennes ont quasiment repris la totalité de la ville septentrionale tombée en 2014 aux mains du groupe EI.

Les jours du groupe État islamique (EI) «sont comptés», a martelé lundi le président des États-Unis Donald Trump sans oublier de  en féliciter le Premier ministre irakien Haider al-Abadi pour sa «victoire» dans la ville de Mossoul reprise à l'organisation djihadiste.Le secrétaire d'État américain Rex Tillerson soulignait que la «libération» de la deuxième ville d'Irak représentait une «étape cruciale» dans le combat mondial contre l'EI. Cependant il a souligné par ailleurs que la lutte antidjihadiste n'était pas terminée.

«La victoire à Mossoul» montre que les «jours (de l'EI) en Irak et en Syrie sont comptés», a assuré le président Trump dans un communiqué de félicitations à M. Abadi.

Le chef de la diplomatie américaine, actuellement en tournée dans le Golfe, a également vanté un «succès de l'effort international conduit par les forces de sécurité irakiennes»

Mais M. Tillerson a tout de même insisté en avertissant qu'«il restait beaucoup à faire pour vaincre cet ennemi»

«La coalition mondiale continuera d'être aux côtés de nos partenaires irakiens pour faire en sorte que l'EI soit vaincu où qu'il demeure en Irak», a écrit le secrétaire d'État depuis le Koweït où il tente de régler la crise régionale avec le Qatar.

ll a également assuré que les États-Unis et leurs alliés, sous les auspices de Bagdad, «continueraient à travailler étroitement avec les Nations unies pour stabiliser les zones libérées à Mossoul en soutenant le retour chez eux de civils déplacés» par les combats.

Le patron de la diplomatie américaine a enfin dénoncé «l'occupation brutale de Mossoul par l'EI qui a terrorisé et tué des milliers de civils».

Le Premier ministre Abadi a proclamé lundi la victoire sur «la brutalité et le terrorisme» après que ses forces ont mis fin à la mainmise des djihadistes sur cette deuxième ville du pays dévastée par des mois de combats.«Notre victoire aujourd'hui est une victoire sur la brutalité et le terrorisme. J'annonce aujourd'hui au monde entier la fin, l'échec et l'effondrement de l'État terroriste fictif» de l'EI, a affirmé M. Abadi, en uniforme militairer et casquette sur la tête; Avec ses  commandants et 'officiers à Mossoul-Ouest, il a également souligné que les priorités de son gouvernement étaient désormais la «stabilité et la reconstruction» ..«Les opérations ont été planifiées et menées par les forces irakiennes»,selon M. Abadi qui a également remercié «tous les pays qui se sont tenus au côté de l'Irak dans sa guerre contre le terrorisme».

La coalition estime que la perte de son dernier grand bastion urbain en Irak est un «coup décisif» porté à l'EI tout en sachant que la fin de la guerre contre cette organisation ultraradicale est responsable d'atrocités et d'attentats meurtriers.

Mais l'EI détient toujours des portions de territoires en Irak, et des secteurs plus importants encore en Syrie voisine, même s'il a également perdu du terrain dans ce pays où son fief de Raqa est assiégé par des forces soutenues par les États-Unis.

N'oublions pas que cette victoire a été obtenue au prix de milliers de victimes, civils et militaires, d'une crise humanitaire énorme et de destructions colossales.

Vingt-huit organisations humanitaires présentes en Irak ont demandé aux autorités de ne pas forcer les déplacés à rentrer chez eux tout en demandant à la communauté internationaleson soutien poiur la reconstruction.

Mossoul était un symbole pour l'EI: son chef Abou Bakr al-Baghdadi y avait fait en juillet 2014 son unique apparition publique après la proclamation d'un «califat» sur les territoires conquis en Irak et en Syrie, désormais quasi détruit .D'ailleurs d'après les Russes ce chef de califat aurait été abattu.

Alyson Braxton pour Day News World

 

TEMPS FORT A HAMBOURG

RENCONTRE REUSSIE ET CORDIALE

ENTRE POUTINE ET TRUMP

C'est surtout la rencontre entre Donald Trump et Vladimir Poutine – la première physique – qui restera comme le temps fort de ce sommet du G20 .

.Vendredi 7 juillet dans l’après-midi, un quart d’heure à peine après le début de la session sur le climat et l’énergie – un des principaux enjeux du G20 de Hambourg (Allemagne) sur lequel l’isolement des Etats-Unis est patent –, le président américain, Donald Trump, et son homologue russe, Vladimir Poutine,se sont éclipsés de leurs pairs pour s’entretenir en tête-à-tête. Prévue depuis plusieurs jours, cette rencontre bilatérale – la première entre les deux hommes – devait durer une trentaine de minutes. Les discussions se sont poursuivies pendant deux heures et quart.

Une rencontre décisive, surtout, parce que les deux dirigeants – entre lesquels les sujets de contentieux sont lourds – ont ostensiblement affiché leur complicité, au point de discuter pendant deux heures et quart alors que leur entrevue devait à l’origine ne durer qu’une demi-heure.A Angela Merkel de commenter à juste titre: « Cet entretien a duré longtemps et j’en ai été ravie », a affirmé Mme Merkel qui a souligné que « cela profite à tout le monde quand il y a un dialogue sincère et ouvert entre la Russie et les Etats-Unis », citant notamment la Corée du Nord, le désarmement et la Syrie.

Donald Trump a « confronté » Vladimir Poutine au sujet de l’ingérence électorale. C'est du moins ce qu'a rapporté l'ambassadrice des Etats-Unis auprès des Nations samedi 8 juillet :le président américain Donald Trump aurait pris de front son homologue russe Vladimir Poutine, au sujet des accusations d’ingérence russe dans l’élection américaine.

« Il a confronté le président Poutine, il en a fait le premier sujet abordé », a déclaré Nikki Haley dans l’extrait d’un entretien enregistré samedi qui doit être diffusé par CNN dimanche matin. « Tout le monde sait que la Russie a interféré dans nos élections ». Le sujet a selon elle était abordée lors de leur toute première rencontre vendredi en marge du sommet du G20 en Allemagne. Mais les sujets d'entretien étaient des plus nombreux pour ces deux grandes puissances.

Au cours de leur premier et long entretien,a les deux hommes ont discuté de l’Ukraine, de la Syrie, de la lutte antiterroriste, de la cybersécurité et de la Corée du Nord.

La réunion se tenait en format restreint, en présence seulement du ministre russe des affaires étrangères, Sergueï Lavrov, et de son homologue américain, Rex Tillerson. Elle s’est déroulée dans un climat cordial. « Je crois que cela s’est très bien passé », a déclaré le président américain à l’issue de cet entretien destiné à remettre sur les rails une relation bilatérale toujours plus tendue.

Lors de leur rencontre, MM. Trump et Poutine se sont accordés sur un cessez-le-feu dans le sud-ouest de la Syrie, qui devrait entrer en vigueur dimanche à la mi-journée, avec l’aide de la Jordanie. Dans cette zone située autour de la ville de Deraa, les forces du régime de Damas, appuyées par les Russes et les Iraniens, affrontent les combattants de la rébellion modérée, aidés par Amman et par des conseillers américains. Une rencontre consistante sur le fond puisque les deux hommes se sont accordés sur un cessez- le-feu au ud-ouest de la Syrie dimanche à la mi-journée, avec l’aide de la Jordanie.

« C’est la preuve que les Etats-Unis et la Russie sont capables de travailler ensemble en Syrie, a déclaré M. Tillerson. Après cela, nous avons eu une très longue discussion sur les autres régions [de ce pays], où nous pourrions continuer à travailler ensemble pour y instaurer des zones de désescalade. ». Avant de quitter Washington, Donald Trump avait rappelé son désir de pouvoir travailler avec Moscou aussi bien sur ce dossier que sur le Moyen-Orient plus largement.

Poutine aurait-il aidé Trump à passer son "brevet de diplomate"?

Le tête a  tête interminable entre Donald Trump et Vladimir Poutine a permis au président américain de montrer à son pays qu'il est capable de faire le job.Donald Trump et Vladimir Poutine jaugeaient pour la première fois, dans un tête-à-tête, l'état général de leur force et surtout le niveau de leur détermination à les employer en cas de malheur

Tout indique que le président américain et le nouveau tsar russe ont évoqué, eux aussi, la nécessité de réduire leur arsenal nucléaire, au cours des deux heures et quinze minutes passées à discuter en marge du G20 de Hambourg.

Mais ce premier contact ne pouvait manifestement pas déboucher sur un engagement nucléaire hâtif, tant de l'Ukraine à la Baltique, de la Turquie à la Syrie, la nouvelle confrontation à risque entre la Russie et les États-Unis demande d'abord à être analysée par les deux hommes et éventuellement apaisée.

Poutine ne souhaitait pas laisser son partenaire sortir les mains vides de leur discussion.

C'est au moins ce qu'ils ont réussi à faire sur le sujet le plus brûlant du moment, à savoir la Syrie. Là-bas, depuis quelques semaines, les risques d'une bavure mettant aux prises l'aviation américaine qui appuie les combattants hostiles au régime et les forces russes qui aident les troupes de Bachar el-Assad devenaient de plus en plus sérieux. Le cessez-le-feu proposé par l'Américain et accepté par le Russe dans le sud-ouest de la Syrie permettra de calmer le jeu, au moins dans cette région.

Séquence réussie pour Trump

Mais sa décision de laisser son secrétaire d'État, Rex Tillerson, rendre compte seul de cette première rencontre au sommet montre sans doute qu'il n'a pas été très à l'aise sur ce sujet qu'il avait d'ailleurs déminé à la veille de sa rencontre avec Poutine. « Cette interférence dans notre campagne présidentielle, avait-il dit, à quelques journalistes, a sans doute été le fait des Russes. Mais je n'exclus toujours pas la culpabilité d'autres pays. »

On ne pouvait mieux dire pour faciliter les dénégations d'ingérence de Poutine. Mais si le président russe n'a rien cédé face aux accusations américaines, il a, en acceptant de prolonger de façon inhabituelle un tête-à-tête prévu pour durer une heure, permis à son interlocuteur (dont beaucoup redoutaient aux États-Unis l'inexpérience) de passer son brevet de diplomate.

Trump a montré à Hambourg qu'il était capable de soutenir une discussion au sommet. Ce qui lui permet, en dépit des résultats mitigés du G20, dont il se moque probablement, de revenir chez lui après une première séquence internationale relativement réussie.

Les experts américains craignaient que cette rencontre ne ressemble au catastrophique premier contact entre Jimmy Carter et Leonid Brejnev en 1979 à Vienne, qui avait marqué l'intensification de la guerre froide. Le tête-à-tête de Hambourg a plutôt ressemblé à celui de Genève en 1985 entre Reagan et Gorbatchev, qui fut le point de départ d'une relative détente entre l'Est et l'Ouest.

Peu importent finalement les désaccords ou les sanctions maintenues voire aggravées contre la Russie. L’essentiel a été résumé par le porte-parole de Vladimir Poutine, Dmitri Preskov: «Ce dialogue [américano-russe] est probablement vital pour la résolution de nombreux conflits.» Il paraît loin le temps où, au sommet du G20 de 2014, à Brisbane en Australie, le président russe avait précipitamment quitté la réunion, humilié par les bouderies de ses collègues.

Joanne Courbet pour Day News World

 

UN G20 SOUS HAUTE TENSION A HAMBOURG

A Hambourg, un sommet qui s'annonce sous tension les dirigeants des 20 pays les plus riches de la planète se retrouvent vendredi et samedi à Hambourg en Allemagne. Un G20 sous tension à cause des manifestations altermondialistes et des conflits diplomatiques entre les États-Unis et l’Union Européenne.

Une étape amicale pour Trump à Varsovie un pays pro-américain , avant une rencontre délicate avec Poutine à Hambourg. Le président américain Donald Trump a commencé son deuxième voyage en Europe. .

 

 

 

A Varsovie, dans le cadre d’une tournée de quatre jours en Europe le président américain a fait part de sa vision de la relation transatlantique dans un long discours,un temps fort de son étape polonaise.

Le président de Etats-Unis doit ensuite rencontrer à Hambourg ses homologues russe, Vladimir Poutine, et chinois, Xi Jinping.Donald.

Le contexte de sa première rencontre bilatérale avec Vladimir Poutine, sur fond d’enquête sur l’influence russe dans l’entourage de M. Trump.,ne fait rien pour améliorer les relations. Jusqu’ici ne parvenant pas à mettre fin aux spéculations sur l’intervention de la Russie dans la dernière élection présidentielle américaine ce dernier se contenait de parler de prétendues « fake news ». Le comportement « déstabilisateur » de la Russie selon D. Trump et la reconnaissance que cette dernière « a pu » s’immiscer dans l’élection américaine en 2016 ne facilitent pas les échanges à venir.

D'ailleurs de son coté, Vladimir Poutine s'insurge des sanctions que continue à subir son pays.

Le premier tête-à-tête entre le président russe Vladimir Poutine et Donald Trump sera l’occasion pour les deux dirigeants d’évoquer la guerre en Syrie et le conflit en Ukraine, où ils soutiennent des camps rivaux.

Le président américain a également dénoncé l’attitude belliqueuse de la Corée du Nord.

« J’appelle toutes les nations à affronter cette menace globale et à montrer publiquement à la Corée du Nord qu’il y a des conséquences de son très, très mauvais comportement »a-t-il déclaré.

Washington pense à des mesures « fort sévères ». C'est que Pyongyang a lancé le jour de la fête de l'indépendance américaine mardi 4 juillet un missile intercontinental. Ce dernier serait, selon des experts américains, capable d’atteindre l’Alaska.

Un sujet sensible qui relance les tensions américano-chinoises. A Hambourg on peut s'attendre à un entretien délicat entre M. Trump et son homologue chinois, Xi Jinping. De plus les Etats-Unis ont annoncé mercredi qu’ils allaient, avec le soutien de la France déposer à l'ONU un projet de résolution pour de nouvelles sanctions contre la Corée du Nord.

Les Européens sont également visés par la Maison Blanche. Déjà à propos de l'Otan où Donald Trump appelle tous les Etats à un financement correct. Mais également un conflit diplomatique à propos du climat va venir embrumer l'atmosphère de cette grand-messe notamment sous l’effet de la politique protectionniste de Donald Trump. Les discussions sur la lutte contre le réchauffement climatique et le commerce, deux sujets traditionnellement déjà épineux, pourraient donc dans ce contexte se révéler extrêmement houleuse

Signe des divergences grandissantes : la réunion des ministres des Finances et banquiers centraux du G20, figure de réunion préparatoire au sommet des chefs d’État et de gouvernement, s’est soldée en mars par un échec faute de soutien de la nouvelle administration américaine.

Au-delà des autres dossiers à l’ordre du jour (lutte contre le financement du terrorisme et l’opacité financière, migrations…), les rencontres  bilatérales se déroulant en marge du sommet vont moins attirer l'attention.

Un petit-déjeuner de travail est prévu avec Vladimir Poutine et Angela Merkel au sujet du conflit en Ukraine.

« Nous connaissons certaines positions du gouvernement américain et je ne m’attends pas à ce qu’il les abandonne après un voyage de deux jours à Hambourg », a souligné la semaine dernière

la chancelière allemande Angela Merkel.

Joanne Courbet pour Day News World

UN MORTS ET 18 DISPARUS

DANS DES CRUES GIGANTESQUES

SUR L'ILE DE KYUSHU AU JAPON

Des fortes crues survenues au Japon ont fait 1 mort et 18 disparus selon un bilan provisoire des responsables des préfectures de Fukuoka et Oita sur l'île de Kyushu dans le sud-ouest du Japon .

Une aggravation des pluies diluviennes est prévue.C'est une situation jugée «anormale», avec des précipitations d'une ampleur sans précédent dans la région.

7.500 soldats, pompiers et hommes des forces de l'ordre sont mobilisés sur place et 40 hélicoptères sont prêts à partir pour appuyer les opérations de recherche lorsque le temps se sera calmé, a expliqué au cours d'une conférence de presse le porte-parole du gouvernement, Yoshihide Suga.

"Beaucoup d'informations faisant état de disparitions nous parviennent", a dit M. Suga.

«Nous nous trouvons dans une situation très grave», a déclaré le vice-Premier ministre, Taro Aso, au cours d'une réunion ministérielle d'urgence «Des glissements de terrain liés à cette catastrophe peuvent encore se produire, tandis que de nombreuses personnes manquent toujours à l'appel», a expliqué M. Aso, qui est également ministre des Finances.

Des «précipitations terribles» ont eu lieu sur les provinces de Fukuoka et Oita, où sont tombés 540 mm de pluie en 24 heures par endroits, soit une fois et demie ce qu'il tombe en un mois de juillet, en pleine saison des pluies, dans ces régions. Le passage d'un typhon en début de semaine avait déjà gorgés d'eau les sols.

La localité d'Asakura, située à environ 900 km de Tokyo, est un des lieux les plus touchés avec ses rues transformées en torrents.De grosses vagues envahissent les zones résidentielles, les routes et les terres agricoles.

Certains habitants ont lancé des appels au secours sur Twitter, parfois accompagnés de vidéos et photos.

Carl Delsey pour Day News World

UN ENIEME TIR

D'UN MISSILE INTERCONTINENTALE

DEPUIS LA COREE DU NORD

 

La Corée du Nord a annoncé ce mardi 4 juillet avoir tiré avec succès un missile balistique intercontinental, un Hwasong-14 tombé en mer du Japon. Un essai "historique" supervisé par le dirigeant Kim Jong-Un,selon une présentatrice de la télévision nord-coréenne dans un bulletin spéciale.

Ce nouveau tir a suscité une vive réaction du président américain Donald Trump . Il a demandé sur Twitter à Pékin, principal soutien international de Pyongyang, de "mettre fin à cette absurdité une bonne fois pour toutes".

Ce n'est que le dernier essai d'une longue série de tirs de missiles en violation de nombreuses résolutions internationales

Ce "missile balistique non identifié" a été lancé le jour de l'indépendance américaine ! Une provocation de plus qui ne peut pas laisser indifférent si bien que Donald Trump sarcastique a déclaré :"Ce gars n'a rien de mieux à faire dans sa vie ?", a-t-il aussi commenté. Il a été tiré depuis un site proche de Banghyon, dans la province de Phyongan Nord, frontalière de la Chine, a indiqué l'état-major interarmes sud-coréen dans un communiqué. L'engin est tombé en mer Orientale, appellation coréenne de la mer du Japon.

Le commandement des forces américaines pour le Pacifique a confirmé l’information, en précisant qu’il s’agissait d’un missile de portée intermédiaire. Il a, selon l’armée sud-coréenne, parcouru « plus de 930 km ».

L’engin pourrait être tombé dans la zone économique exclusive nippone, soit à moins de 200 miles nautiques des côtes du Japon, selon un porte-parole du ministère japonais de la défense. Il pourrait aussi avoir atteint une altitude de plus de 2 500 km, a ajouté le ministère, les analystes suggérant que cela pouvait correspondre aux caractéristiques d’un engin balistique intercontinental (ICBM).

Les Etats-Unis, la Corée du Sud et le Japon se réuniront cette semaine en marge du G20, a déclaré le premier ministre japonais Shinzo Abe. « J’encourage aussi le président [chinois] Xi Jinping et le président [russe Vladimir] Poutine à prendre davantage de mesures constructives. »

Le régime de Pyongyang a déjà effectué plusieurs tirs de missile depuis l’élection de Moon Jae-in à Séoul en mai, alors même que le nouveau président sud-coréen.
Ce tir montre clairement que la menace a augmenté", a déclaré à des journalistes le Premier ministre japonais Shinzo Abe.

Il pourrait atteindre d'Alaska selon David Wright, scientifique membre de l'association Union of concerned scientists. Il estime que "si les informations sont correctes, ce même missile pourrait atteindre une portée maximale d'environ 6.700 km sur une trajectoire standard". D'après lui, "cette portée n'est pas suffisante pour atteindre les 48 Etats [situés au sud du Canada] ou les plus grandes îles de Hawaï, mais elle serait suffisante pour atteindre tout l'Alaska".

Mais les analystes ont des doutes sur la capacité de la Corée du Nord à miniaturiser une tête nucléaire pour la monter sur un missile. Ils ne pensent pas non plus que Pyongyang maîtrise à l'heure actuelle la technologie de rentrée dans l'atmosphère nécessaire à un missile intercontinental.

Alize Marion pour Day News World

 

AU MOINS 15 MORTS

A  KAGA-BANDORO EN CENTRAFRIQUE

 

Une quinzaine de personnes ont été tuées dans le centre de la ville centrafricaine de Kaga-Bandorolors d'échanges de tirs samedi entre des éléments armés de l'ex-Séléka et les Casques bleus de la mission de l'ONU (Minusca), a-t-on appris dimanche de source humanitaire.

"Il y a au moins 15 morts parmi les combattants". Kaga-Bandoro se situe à 400 km au nord de la capitale Bangui. Selon des sources sécuritaires, dont la Minusca, des membres du groupe armé ex-Séléka du Mouvement patriotique pour la Centrafrique (MPC) seraient à l'origine des violences.

4"Les hommes du MPC semaient la pagaille dans la ville pour une histoire de vengeance", a relaté une source onusienne proche du dossier. Puis ils "se sont confrontés aux contingents pakistanais et burundais (de la Minusca, ndlr) stationnés dans la ville".

Reprise des violence à la fin du mois de mai

Les forces de la Minusca ont fait leur travail en protégeant les populations civiles des éléments du MPC", a assuré le porte-parole de la Minusca Vladimir Monteiro.

Kaga-Bandoro (centre), chef-lieu de la préfecture de Nana-Grébizia ccueille depuis l'automne 2016 près de 20.000 déplacés ; Il reste difficile pour les humanitaires de travailler.

La Centrafrique a basculé dans les tueries de masse en 2013 avec le renversement du président Bozizé par la rébellion majoritairement musulmane Séléka. Ce qui a pour effet d'entraîner des représailles de groupes anti-balaka défenseurs des chrétiens

Alize Marion pour Day News World

ATTENTAT-SUICIDE A DAMAS AU MOINS 18 MORTS

 

Un attentat-suicide a frappé ce dimanche matin à Damas, tuant au moins dix-huit personnes sur la place Tahrir, dans l'est de la capitale syrienne.

Selon l'agence de presse officielle Sana et l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH), trois voitures piégées ont été prises en chasse par les autorités tôt ce dimanche matin, alors qu'elles se dirigeaient vers le centre de Damas.

Deux d'entre elles ont été interceptées et leurs conducteurs tués par les services de sécurité à l'entrée de la ville.

La troisième est parvenue à atteindre le quartier de la place Tahrir, dans l'est de la capitale, où le kamikaze a fait exploser son véhicule.

Deux civils parmi les morts

"Après avoir poursuivi trois voitures piégées, les autorités ont réussi à faire exploser deux d'entre elles sur la route menant à l'aéroport.

Elles ont encerclé la troisième voiture place Al-Ghadir, (un secteur de Tahrir) dans le quartier de Bab Touma, où le terroriste s'est fait exploser, tuant et blessant des civils", a indiqué le ministère de l'Intérieur dans un communiqué diffusé par l'agence officielle Sana.

D'importants dégâts ont été constatés sur la place où a eu lieu l'explosion, avec des voitures endommagées, certaines  calcinées.

Des immeubles du secteur très endommagés.

Damas a été globalement épargnée par les violents combats depuis le début du conflit en 2011, mais la capitale syrienne a été touchée par des attentats meurtriers ayant fait des dizaines de morts.

Le 15 mars, deux attentats-suicides revendiqués par le groupe Etat islamique (EI) avaient frappé Damas ,faisant au moins 32 morts dans un tribunal et un restaurant.

Quelques jours auparavant, une double attaque y avait fait 74 morts, dont de nombreux pèlerins chiites venus se recueillir dans des mausolées de la vieille ville. Elle avait été revendiquée par l'ex-branche d'Al-Qaïda en Syrie.

Paul Emison pour Day News World

 

MACABRE MISE EN SCENE

DE SIX OTAGES DANS UNE VIDEO

D'AL-QAIDA AU MALI

Le nord du Mali était tombé en mars-avril 2012 sous la coupe de groupes jihadistes liés à Al-Qaïda. En grande partie chassés de cette région par une intervention militaire internationale, lancée en janvier 2013 cette mission se poursuit actuellement. Mais des zone