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MIGUEL DIAZ -CANEL SUCCESSEUR A RAUL CASTRO SANS LE CHOIX DES CUBAINS

«Au nom de la Commission nationale de candidatures, j'ai la responsabilité et l'honneur de vous proposer comme président du Conseil d'État et des ministres de la République de Cuba le camarade Miguel Mario Diaz-Canel Bermudez», a déclaré devant l'Assemblée Gisela Duarte, présidente de cette Commission.

C'est un événement historique :pour la première fois, un Castro ne sera plus à la tête du régime issu de la révolution de 1959. Fidel s'est éteint fin 2016 et c'est au tour de Raul, 86 ans, de céder sa place, cette fois à un représentant de la nouvelle génération.

Le numéro deux de l'exécutif cubain Miguel Diaz-Canel a été désigné mercredi comme unique candidat pour succéder au président Raul Castro, ce qui mettra fin à six décennies de pouvoir exclusif des frères Castro.

«Au nom de la Commission nationale de candidatures, j'ai la responsabilité et l'honneur de vous proposer comme président du Conseil d'État et des ministres de la République de Cuba le camarade Miguel Mario Diaz-Canel Bermudez», a déclaré devant l'Assemblée Gisela Duarte, présidente de cette Commission.

Sa nomination officielle aux plus hautes fonctions est confirmée jeudi matin après le vote des députés, qui n'ont ne conteste jamais les décisions prises par la Commission de candidatures.

Raul Castro, 86 ans, a donc cédé, jeudi 19 avril, son fauteuil de président à son dauphin, Miguel Diaz-Canel, 57 ans.

Bilan de dix ans de règne de Raul, qui reste à la tête du Parti communiste cubain.

Pendant un demi-siècle, ce sont les Castro qui ont tenu d'une main de fer le pays.

.Raul, 86 ans, général, ministre des Forces armées révolutionnaires (FAR) a succéder à son frère aîné Fidel (1926-2016) et effectué deux mandats de cinq ans comme président du Conseil d’Etat et du conseil des ministres (2008-2018). C'est lui-même qui a fixé une limite de deux mandats consécutifs de cinq ans pour la présidence.

Une fois au pouvoir, Raul Castro a engagé une série de réformes autrefois impensables comme l'ouverture de l'économie au petit entrepreneuriat privé et a surtout le rapprochement avec les États-Unis, l'ennemi de la Guerre froide. En 2015, les deux pays ont renoué leurs relations diplomatiques et l'année suivante le président américain Barack Obama a effectué une visite historique sur l'île. Mais depuis l'arrivée à la Maison blanche du républicain Donald Trump...

Mais Raul Castro ne quitte cependant pas pour autant le pouvoir, dans la mesure où il devrait continue à occuper le poste clef de premier secrétaire du Parti communiste de Cuba (PCC, parti unique) jusqu’au prochain congrès prévu en 2021.

Le castrisme entame enfin une relève générationnelle. Les commandants de la guérilla et les dirigeants de la « génération historique » laisse monter les cadres nés après la prise de pouvoir par les Castro. Ainsi Miguel Diaz-Canel, 57 ans, le successeur désigné, a fait sa carrière politique en province ; Puis il a été coopté par la direction du PCC. Miguel Diaz-Canel est un homme du système .

Avocat de l'ouverture de l’île comme du développement d'internet, il a montré une image de modernité de son pays sorti enfin d'une cinquantaine de pouvoir castriste

Cet ingénieur en électronique né après la révolution devra poursuivre l’ «actualisation» amorcée du modèle économique cubain esquissée par le cadet des Castro.

Le futur président sera surtout attendu sur le terrain économique qui nécessite des réformes pour redresser une économie stagnante (1,6% en 2017) de plus fortement dépendante des importations et de l'aide de son allié vénézuélien affaibli.

«Cette transition n'est pas improvisée, elle est très bien étudiée et basée sur l'expérience jugée comme réussie (de la transition) entre Fidel et Raul», souligne l'expert cubain Arturo Lopez-Levy, professeur à l'Université du Texas Rio Grande Valley.

«Dans ce cas ils bénéficient du fait que Raul est en vie, même s'il est difficile de garantir qu'il restera en bonne santé ces quatre prochaines années (...) C'est un stabilisateur, un atténuateur de frictions potentielles entre les figures dirigeantes», poursuit le professeur.

Mais cette succession autoritaire va-t-elle mener vers une ouverture démocratique ?

Joanne Courbet pour Day News World

SOUHAIT DU PRESIDENT SUD-COREEN UN TRAITE DE PAIX ENTRE LES DEUX COREES

Le président sud-coréen Moon Jae-in a souhaité ce jeudi la signature d'un traité de paix avec la Corée du Nord. L'armistice entre les deux pays dure depuis 65 ans.

Le président sud-coréen Moon Jae-in a déclaré ce jeudi qu'il fallait chercher à conclure un traité de paix pour mettre fin officiellement à la guerre de Corée, à l'approche d'un sommet avec le dirigeant nord-coréen Kim Jong Un.

"L'armistice qui traîne en longueur depuis 65 ans doit prendre fin", a dit le président à des représentants d'entreprise de presse, ajoutant: "il faut rechercher la signature d'un traité de paix après la déclaration de la fin de la guerre".e président sud-coréen Moon Jae-in a déclaré, ce jeudi, qu’il fallait chercher à conclure un traité de paix pour mettre fin officiellement à la guerre de Corée, à l’approche d’un sommet avec le dirigeant nord-coréen Kim Jong Un.

Un armistice mais pas de traité de paix

La guerre (1950-53) s’était achevée sur un armistice plutôt qu’un traité si bien que les deux parties sont toujours techniquement en conflit. La Zone démilitarisée, qui divise la péninsule et où aura lieu le sommet intercoréen le 27 avril, est hérissée de mines et de fortifications

Mais Moon Jae-in a déclaré que la conclusion d’un traité de paix serait soumise à l’abandon par le Nord de ses programmes nucléaire et balistique.

"Si le sommet intercoréen et le sommet entre la Corée du Nord et les Etats-Unis débouchent sur la dénucléarisation, je crois qu’il ne sera pas trop difficile de trouver des accords pratiques au sens large sur un régime de paix, la normalisation des relations entre le Nord et les États-Unis, ou une aide internationale pour améliorer l’économie nord-coréenne", a-t-il déclaré.

Washington veut la dénucléarisation totale de la Corée du Nord

Le président américain Donald Trump a prévenu au sujet de son sommet prévu avec M. Kim, qu’il serait annulé s’il s’annonçait infructueux.

"Si je pense que cette rencontre ne sera pas fructueuse, nous n’allons pas nous y rendre. Si la rencontre, lorsque j’y serai, n’est pas fructueuse, je la quitterai respectueusement", a affirmé le président américain.

Pyongyang est-il prêt à renoncer à ses programmes atomiques, qu’il qualifie "d’épée chérie" ?. Selon des responsables sud-coréens comme chinois e M. Kim s’était dit prêt à la dénucléarisation de la péninsule coréenne.

Le retrait des troupes américaines et la fin du parapluie nucléaire américain sur l’allié sud-coréen serait alors entamé. Mais Washington assène qu’il lui faut la dénucléarisation totale, vérifiable et irréversible de la Corée du Nord.

Un traité de paix qui s'annonce cependant difficile

Alyson Braxton pour Day News World

RENCONTRE SECRETE

ENTRE KIM JONG UN ET LE CHEF DE LA CIA

 

Mike Pompeo, actuel directeur de la CIA que le président américain a nommé au poste de secrétaire d'Etat, a rencontré le dirigeant nord-coréen Kim Jong-un la semaine dernière, confirme mercredi

. « La rencontre s'est bien déroulée et une bonne relation s'est établie », a assuré le président Rencontre secrète.

Le président américain Donald Trump a confirmé mercredi 18 avril sur Twitter que le chef de la CIA avait rencontré le leader nord-coréen Kim Jong-un lors d'une visite secrète à Pyongyang la semaine dernière, avant le sommet prévu entre les deux dirigeants "début juin".

«Les détails du sommet sont à l'étude », a déclaré Donald Trump. « La dénucléarisation sera un grand événement pour le monde, mais aussi pour la Corée du Nord », a-t-il ajouté.

La veille, le président américain avait annoncé que cinq lieux étaient à l'étude pour cette rencontre historique prévue entre le président américain et son homologue nord-coréen. Ce sommet est très attendu, mais « il est possible que tout ne se passe pas bien et que ces discussions ne se tiennent pas », avait-il toutefois prévenu.

Le chef de la CIA est le premier officiel américain à avoir rencontré Kim Jong-un. Cette visite confirme la volonté de Donald Trump d'être le premier président en exercice à rencontrer un dirigeant nord-coréen.

Selon un responsable américain, la visite de Mike Pompeo en Corée du Nord,était destinée à évaluer le degré de préparation de Kim Jong-un dans la perspective d'un sommet avec Donald Trump,. Cette rencontre a été arrangée par les chefs des services de renseignements coréens, Suh Hoon au Sud et Kim Yong-chol au Nord. On sait que Mike Pompeo s'est envolé pour la Corée du Nord de la base américaine d'Osan, au sud de Séoul.

Donald Trump avait déclaré plus tôt que des contacts de très haut niveau avaient eu lieu "Nous avons commencé à discuter directement avec les Nord-Coréens", a dit mardi le président américain lors d'une séance de photos en compagnie du Premier ministre japonais, Shinzo Abe, qui l'a rejoint en Floride, à sa résidence de Mar-a-Lago.

Avant la rencontre Trump-Kim, un sommet intercoréen aura le 27 avril. Par ailleurs, selon CNN, le dirigeant chinois, Xi Jinping, a également prévu de se rendre à Pyongyang.

Joanne Courbet pour Day News World

LES ENLEVEMENTS DES JAPONAIS

DANS LES ANNEES 1970 / 1980

 

La police japonaise a identifié un agent nord-coréen - une femme - qui paraissait diriger l'opération à bord du bateau : Kim Myong-suk.

Un mandat d'arrêt international a été lancé par Interpol. Agée aujourd'hui de près de 80 ans, l'espionne se trouverait en République populaire démocratique de Corée (RPDC).

Lors de la visite à Pyongyang du premier ministre japonais Junichiro Koizumi, en 2002, le régime nord-coréen a reconnu 13 cas d'enlèvements qui avaient été mis par le "dirigeant suprême" Kim Jong-il sur le compte d'agents "trop zélés". Pyongyang n'a donné aucune explication à ces enlèvements mais selon les kidnappés qui sont revenus, ils étaient utilisés pour former des espions

Par la suite, d'autres cas se sont ajoutés. Tokyo 'en a adjoint un 17e à la liste officielle : une jeune femme du département de Tottori (mer du Japon), Kyoko Matsumoto, 29 ans, disparue en octobre 1977. Un mois plus tard, à Niigata, une fillette de 13 ans, Megumi Yokota, était enlevée à son tour.

Il est possible que les victimes aient été enlevées pour enseigner la langue et la culture japonaise à des espions nord-coréens.

Les victimes les plus âgées pourraient également avoir été enlevées pour que la Corée du Nord s'approprie leurs identités ces personnes ayant, semble-t-il, été tuées immédiatement.

Il est aussi supposé que des femmes japonaises ont été enlevées pour servir d'épouses à un groupe de terroristes japonais basé en Corée du Nord à la suite du détournement du vol 351.

Certaines ont été enlevées parce qu'elles furent témoins des activités d'agents nord-coréens au Japon, ce qui expliquerait l'enlèvement de Megumi Yokota alors qu'elle n'était qu'une petite fille !

Carl Delsey pour Day News World

DE NOMBREUSES FILLES DE CHIBOCK MORTES

EN CAPTIVITE

 

Quatre ans après leur enlèvement par Boko Haram, le sort d’une centaine de lycéennes de Chibok reste incertain au Nigeria où, selon certaines sources, des dizaines d’entre elles sont mortes en captivité

Les parents des lycéennes de Chibok, prises en otages par Boko Haram, et des milliers de personnes se sont rassemblés samedi dans cette petite localité du nord-est du Nigeria à l’occasion du quatrième anniversaire de leur enlèvement.

"seules 15 de vivantes"

La polémique a démarré peu après les prières pour leur libération, lorsqu’un journaliste nigérian ayant participé à des négociations avec le groupe jihadiste, a affirmé

« qu' une poignée » des 112 filles encore retenues par Boko Haram était toujours en vie.

Dans un long message posté sur Twitter, Ahmad Salkida a écrit que « seules 15» avaient survécu :

« Beaucoup de filles sont mortes prises entre des tirs croisés et les bombardements des forces de sécurité qui, sans aucun doute, tentaient de les secourir ».

107 filles ont été retrouvées

Les autorités nigérianes n’ontni rmé ni démenti depuis lors, affirmant seulement qu’elles n’avaient pas cette information.

« Les faits connus de nos responsables et des contacts internationaux qui soutiennent ce processus sont que les filles de Chibok restantes sont toujours là », a réagi devant la presse le porte-parole de la présidence, Garba Shehu.

« Nous ne renonçons pas à obtenir leur libération ».

276 filles avaient été enlevées le 14 avril 2014 dans leur internat de Chibok, dont 57 ont réussi à s’échapper juste après. Depuis, 107 filles ont été retrouvées, libérées ou se sont échappées suite à des négociations du gouvernement avec Boko Haram.

En août 2016, Boko Haram avait diffusé une vidéo montrant une cinquantaine de prisonnières.

Un homme armé et masqué déclarait alors que « plusieurs d’entre elles sont mortes des suites d’un bombardement aérien ».

Jenny Chase pour Day News World

LES FUNERAILLES DE WINNIE MANDELA

REMPART CONTRE L'APARTHEID JUSQU'A SA MORT

Le cercueil de «Mama Winnie», recouvert du drapeau sud-africain, a quitté samedi matin son domicile de Soweto.

Des milliers de personnes ont rendu un dernier hommage samedi, dans le township sud-africain de Soweto, à Winnie Madikizela-Mandela, l’héroïne populaire de la lutte contre l'apartheid.

Après dix jours de deuil national décrété en souvenir «Mama Winnie», «la Mère de la nation», décédée le 2 avril à 81 ans, a eu lieu la cérémonie organisée dans le stade d'Orlando.

«C'est ma mère qui a gardé vivante la mémoire de mon père» Nelson Mandela pendant ses 27 années de détention avant qu'il ne devienne président en 1994, a rappelé sa fille aînée, Zenani Mandela-Dlamini.

C'est elle qui «a gardé son nom sur les lèvres des gens, qui a gardé sa mémoire dans le cœur de gens», a-t-elle ajouté pendant que de nombreux chants de lutte étaient chantés dans le stade noir de monde.

Sa fille n'a pas manqué de sen prendre' violemment à ceux qui ont voulu «diaboliser» l'image de sa mère alors qu'elle a combattu et «triomphé» de «l'un des régimes les plus puissants et cruels du siècle dernier».

«Pourquoi ne pas avoir fait de même pour ses homologues masculins et rappeler au monde les nombreux crimes qu'ils ont commis avant d'être appelés saints», a-t-elle dénoncé avec justesse. Le parcours de Nomzamo Winifred Zanyiwe Madikizela, connue sous le nom de «Winnie», est indissociable du premier président noir d'Afrique du Sud.

Si Winnie Mandela a été mise en cause dans les exactions commises par sa garde rapprochée, le «Mandela United Football Club», et condamnée à deux ans de prison avec sursis et une amende pour l'enlèvement en 1988 de quatre jeunes hommes, elle n'en reste pas moins un « rempart » contre l'apartheid et a «montré le chemin dans les périodes les plus difficiles» a rappelé le président sud-africain Cyril Ramaphosa.

Elle est restée «révolutionnaire» jusqu'à sa mort, «elle ne s'est jamais fait acheter», a martelé à son tour Julius Malema, le chef du parti de la gauche radicale des Combattants pour la liberté économique (EFF).

« Un roc » inébranlable, « une héroïne ».

Andrew Preston pour Day News World

FRAPPES AERIENNES EN SYRIE

C'est Donald Trump qui a annoncé en premier ces frappes, lors d'une allocution à la Maison-Blanche vers 22h . « Une opération combinée est en cours avec la France et le Royaume-Uni, nous les remercions tous les deux », a dit le président des Etats-Unis, en dénonçant les attaques chimiques  menées par le régime de Damas. Sur le terrain, les alliés ont, selon le Pentagone, pris soin d'éviter de toucher les forces russes très présentes dans le pays. La Russie a par ailleurs confirmé qu'aucune des frappes n'avait touché les bases aérienne et navale russes en Syrie. Au moins trois sites ont été visés par les Occidentaux.

Depuis Londres, la Première ministre britannique Theresa May a affirmé qu'il n'y avait « pas d'alternative à l'usage de la force ». En conséquence, elle a autorisé les forces armées britanniques à conduire « des frappes ciblées et coordonnées » contre les capacités militaires chimiques du régime de Bachar al-Assad  pour « prévenir » leur usage.

Peu avant 3h30, l'Elysée a publié à son tour un communiqué d'Emmanuel Macron indiquant avoir "ordonné aux forces armées françaises d’intervenir [...] dans le cadre d’une opération internationale [...] dirigée contre l’arsenal chimique clandestin du régime syrien". "La ligne rouge fixée par la France en mai 2017 [sur l'utilisation des armes chimiques par le régime d'Assad, NDLR] a été franchie", a-t-il communiqué.

L'Elysée a diffusé une vidéo des avions de chasse français ayant participé à cette opération. Ont été visés « le principal centre de recherche » du « programme clandestin chimique » du régime syrien, à Damas, et « deux centres de production » situés dans la région de Homs. « C'est la capacité de développer, de mettre au point et de produire des armes chimiques qui est atteinte », a ainsi affirmé samedi la ministre française des Armées, Florence Parly .Londres a frappé un complexe militaire, ancienne base de missiles, à 24 kilomètres à l'ouest de Homs, « où le régime est supposé conserver des armes chimiques ».

Selon le général Joe Dunford, chef d'état-major américain, les forces occidentales ont visé trois cibles liées au programme d'armement chimique syrien, l'une près de Damas et les deux autres dans la région de Homs, dans le centre de la Syrie. Des frappes de précisions ont été menées pendant une heure contre le programme d'armement chimique de la Syrie par les États-Unis, la France et le Royaume-Uni.

Toutefois, l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH) a déclaré que d'autres cibles ont été visées comme « plusieurs bases militaires » et surtout des locaux de la garde républicaine à Damas et ses environs.

Selon la Russie, les trois pays occidentaux ont tiré « plus de 100 missiles de croisière et missilesair-surface [...] depuis la mer et l'air sur des objectifs syriens militaires et civils ».

Le ministère de la Défense russe, a assuré qu'aucun des missiles de croisière tiré n'avait atteint la zone de responsabilité des défenses aériennes russes qui protègent les installations à Tartous et à Hmeimim

Les forces engagées sont nombreuses.

Trois frégates multi-missions et plusieurs Rafales accompagnés d'Awacs et d'avions ravitailleurs ont participé à l'opération Londres a utilisé quatre avions de chasse Tornado GR4 de la Royal Air Force, équipés de missiles Storm Shadow.

Les Etats-Unis ont tiré des « types de munitions divers », dont des missiles de croisière Tomahawk. D'après Fox News, des bombardiers à long rayon d'action B-1 ont aussi été engagés. Le ministre américain de la défense Jim Mattis a affirmé avoir employé deux fois plus de munitions que pour la frappe américaine d'avril 2017 sur la base militaire d'Al-Chaayrate, près de Homs.

Le régime syrien a dénoncé une « agression barbare et brutale" des Occidentaux, selon le ministère des Affaires étrangères cité par l'agence officielle Sana qualifiant cette « agression tripartite contre la Syrie » « de violation flagrante du droit international ». « De telles attaques ne décourageront pas nos forces armées et leurs alliés de continuer à écraser ce qui reste des groupes terroristes armés sur tout le territoire », a déclaré le haut commandement de l'armée syrienne.

Un « nombre significatif  » des tirs ont été interceptés par la défense antiaérienne syrienne selon Moscou et Damas. Les systèmes de défense russes se trouvant sur le territoire syrien n'auraient en revanche « pas été utilisés », selon la Russie.

La Russie, soutien indéfectible de Damas, a cependant vivement réagi. La Syrie après avoir résisté pendant des années à « une agression terroriste », a été frappée par l'opération militaire occidentale alors qu'elle avait « une chance d'avoir un avenir pacifique », a déclaré samedi le ministère russe des Affaires étrangères.

La Russie a annoncé avoir convoqué une réunion d'urgence du Conseil de sécurité de l'ONU alors que son ambassadeur aux Etats-Unis, Anatoli Antonov, a martelé que ces frappes étaient une "insulte" au président Vladimir Poutine.

« Nous avions averti que de telles actions appelleraient des conséquences », a écrit Anatoli Antonov dans un communiqué. « Nos mises en garde ont été ignorées », a-t-il déploré.


Des frappes symboliques certes contre l'usage présumées des armes chimiques. Mais ne sommes nous pas en droit  de nous demander si ne se joue pas devant nos yeux  une partie de "jeu de rôle" mondial entre les superpuissances...Et quel avenir pour la Syrie?

 

Alize Marion pour Day News World

REPRISE DU CONTROLE DE LA GHOUTA ORIENTALE PAR L'ARMEE SYRIENNE

Après Alep ou Homs, la Ghouta orientale rejoint la liste des bastions rebelles reconquis par le régime syrien et ses alliés.

La chute de la Ghouta orientale est une nouvelle étape de la reconquête du territoire syrien par le régime de Bachar el-Assad, appuyé par ses alliés russes et iraniens.

C'est la Russie, alliée du régime de Bachar el Assad, qui l'a annoncé : la région de la Ghouta orientale a été entièrement reprise ces dernières heures. Pendant cinq ans, cette zone rebelle proche de Damas a été assiégée par le régime syrien et ses alliés. Jeudi 12 avril la police militaire russe s’est déployée dans Douma, la capitale et l’ultime poche de résistance de cette région rebelle, signe de sa capitulation définitive.

"Un événement important pour l'histoire de la République arabe de Syrie a eu lieu aujourd'hui (jeudi) : le drapeau du gouvernement syrien a été hissé sur un bâtiment de la ville de Douma, ce qui marque la prise de contrôle de cette localité et par conséquent de la Ghouta orientale dans sa totalité", a déclaré le général russe Iouri Evtouchenko, cité par les agences russes.

Après cinq années de siège l'offensive sur cette région proche de Damas avait débuté en février dernier marquée par un pilonnage incessant, qui a causé la mort de plus de 1 600 civils et s’est conclu sur une attaque chimique présumée, suite à laquelle Américains, Français et Britanniques réfléchissent à une réponse militaire.

Face aux menaces d’intervention militaire occidentale à la suite du bombardement chimique du 7 avril, Moscou a voulu accélérer la manœuvre et rendre sa victoire irrémédiable.

Le groupe rebelle indiquerait n'avoir eu d'autre choix que d'accepter l'évacuation de la région après une attaque chimique présumée imputée au régime syrien. « C'est l'attaque chimique qui nous a poussés à accepter », a déclaré Yasser Delwane, chef du bureau politique de Jaïch al-Islam.

Dans les jours précédents, en vertu d’un accord avec Moscou, les combattants de Jaïch Al-Islam, le groupe armé d’inspiration salafiste aux commandes de la ville depuis 2013, avaient commencé à être transférés par bus vers la région de Djarabulus, une zone rebelle du nord de la Syrie, sous protection turque

Les évacuations se poursuivent, c’est un processus lent. Les combattants remettent leurs armes lourdes et partent avec leurs familles.

Plusieurs dizaines de milliers de personnes, combattants et civils mélangés, ont ainsi été évacuées de la Ghouta à la suite d’accords dictés par Moscou. Près de 100 000 civils ont aussi été déplacés par les combats, sur une population totale estimée par l’ONU, avant le début de l’assaut le 19 février, à 400 000.

Pour le camp prorégime, la reprise totale de la Ghouta orientale permet, entre autres, de sanctuariser la capitale. La reprise de la Ghouta couronne le processus de rétablissement du régime Assad . C’est une victoire importante, achevée après avoir mené une violente offensive et les civils ont payé un très lourd tribut. Pour les rebelles, c’est un pas de plus vers une disparition programmée. Ces derniers ne contrôlent plus que quelques petits faubourgs dans la banlieue de Damas, dont la reprise ne devrait pas demander beaucoup d’efforts aux autorités.

Actuellement planent les menaces de frappes occidentales qui nourrissent les tensions dans la région.

Des menaces suivies de très près par les pays riverains de la Syrie comme le Liban, où le risque d'une déflagration régionale est pris au sérieux.

Alize Marion pour Day News World

MYSTERIEUSE ATTAQUE D'UNE BASE AERIENNE

DU REGIME SYRIEN

Tôt ce lundi, entre 03h25 et 03h53 en Syrie des frappes ont visé l'aéroport militaire T-4 situé dans le centre du pays.

Une frappe qui aurait causé la mort d'au moins 14 personnes, dont plusieurs Iraniens, selon l'Observatoire syrien des Droits de l'Homme (OSDH), à Londres.

«Des forces russes, iraniennes et du mouvement libanais du Hezbollah», alliés du régime de Bachar el-Assad, sont stationnées sur la base T-4, située entre les villes de Homs et Palmyre, selon l'OSDH, basé à Londres.

Située dans une zone désertique stratégique, proche des principaux gisements gaziers syriens, la base est utilisée en particulier par la force Al Qods, l'unité d'élite des Gardiens de la révolution iraniens, alliés de Damas dans la guerre civile syrienne »

Or ces tirs interviennent deux jours après une attaque chimique présumée qu'ont dénoncé les Casques Blancs et l'ONG médicale Syrian American Medical Society (SAMS) dans le bombardement à Douma faisant 48 morts et plus de 500 personnes souffrant de « difficultés respiratoires ».

Les condamnations internationales ont fusé de façon unanime.

Pour leur part, la Syrie comme la Russie ont nié toute responsabilité pour l'attaque présumée contre cette dernière poche rebelle de la Ghouta orientale.

Le président Donald Trump a certes promis dimanche de faire payer « le prix fort » au régime de « cet animal » Bachar al Assad pour les frappes chimiques présumées à Douma tandis Emmanuel Macron a estimé qu'une « ligne rouge » avait été franchie .

Les deux hommes se sont entretenu dimanche soir au téléphone.

Mais Washington a rapidement nié toute responsabilité ce lundi dans ce bombardement tout comme la France .

Moscou, pour sa part, accuse Israël !

«Deux avions F-15 de l'armée israélienne ont frappé l'aérodrome entre 03h25 et 03h53 heure de Moscou à l'aide de huit missiles téléguidés depuis le territoire libanais, sans pénétrer dans l'espace aérien syrien», a affirmé le ministère russe de la Défense.

Après avoir tout d'abord accusé les Etats-Unis par la voix de l'agence officielle SANA, le régime d'Assad s'est rétracté pour s'aligner sur Moscou, dénonçant une « agression israélienne ».

Fait confirmé à la chaîne NBC News ajoutant que Washington a été informé de cette attaque. Israël a de son côté «décliné tout commentaire» lundi comme à son habitude.

Mais l'Etat hébreu a mené nombre de raids en Syrie depuis 2012 et le plus important, en février dernier, a justement visé la base aérienne T4 servant à approvisionner en armes le Hezbollah libanais.

Les relations entre Moscou et Washington risquent de s'envenimer un peu plus.

Alize Marion pour Day News World

QUE PEUT-ON ATTENDRE DE LA VISITE DU PRINCE SAOUDIEN MOHAMMED BEN SALMAN EN FRANCE ?

 

Après trois semaines aux Etats-Unis et un passage en Grande-Bretagne, Mohammed Ben Salmane fait une escale en France. Le prince héritier d'Arabie Saoudite, Mohammed Ben Salmane, est arrivé dimanche pour une visite officielle de deux jours à Paris où il a été accueilli par Jean-Yves Le Drian.

Il est attendu à un forum économique et à un dîner à l'Elysée mardi soir.

La France dit vouloir lancer « un nouveau partenariat stratégique » avec l'Arabie Saoudite mais de nombreux sujets de tension existent entre les deux pays qu'il s'agisse des droits de l'homme (purge de 200 personnes, accusées de corruption, parmi lesquelles des princes, plusieurs ministres et des dizaines d'anciens responsables politiques en novembre par exemple) , de la guerre au Yémen ou de l’Iran chiite.

Mohammed Ben Salmane bouscule l'Arabie saoudite, affichant l'image d'un jeune héritier de 32 ans réformateur. Ses réformes  bousculent les habitudes de la monarchie ultraconservatrice, berceau du fondamentalisme wahhabite. « MBS » prône dorénavant un islam modéré et entend dépoussiérer la vielle monarchie. Il vient, par exemple, d'autoriser les femmes à conduire et de permettre l'ouverture des cinémas. Il se pose désormais en partenaire-clef dans la lutte contre le terrorisme. Riyad a contribué, à hauteur de 100 millions de dollars, au financement de la force G5 Sahel, soit le quart de son budget annuel.

Sur le plan international, le prince héritier a semblé être enclin début avril à un rapprochement entre Riyad et Israël, fait inédit puisque officiellement l'Arabie saoudite ne reconnaît pas l'Etat hébreu. "Je pense que les Palestiniens et les Israéliens ont droit à leur propre terre. Mais nous devons obtenir un accord de paix pour garantir la stabilité de chacun et entretenir des relations normales", a-t-il ainsi déclaré dans un entretien au magazine américain The Atlantic. En mars, l'Arabie saoudite avait déjà fait un premier pas en ouvrant son espace aérien à des vols commerciaux israéliens.

En fait MBS multiplie les signes d'ouverture et mène une campagne de séduction auprès des Occidentaux pour les persuader d'accompagner la modernisation du royaume, qu'il souhaite préparer à l'après-pétrole.

Il a déjà rendu visite au Royaume-Uni et vient de passer trois semaines aux États-Unis, où il a signé une multitude d’accords dont des contrats d’armement pour un montant d’un peu plus d’un milliard de dollars (815 millions d’euros)...« MBS » est galvanisé par le soutien du président américain, assurant que « la relation n’a jamais été aussi bonne entre les deux pays ». En France, comme dans ses étapes précédentes, il veut incarner une image plus libérale et moderne de l’Arabie saoudite. C’est aussi sur cela que surfe l’Elysée, parlant avant tout de « vision commune » et de « nouveau partenariat stratégique ». « Les contrats, qu’ils soient civils ou militaires, ne sont pas au centre de la visite », assure l’Elysée .

À Paris, les entreprises seront surtout en ligne pour obtenir des contrats dans le secteur du tourisme, notamment archéologique, sur des sites nabatéens pré-islamiques, de l'énergie, des transports et du numérique. La visite annoncée de MBS de l'incubateur de start-up Station F, le plus grand du monde, prévue lundi avec le Premier ministre Edouard Philippe, a été annulée dimanche soir. ll a été convenu de progresser sur la définition des projets entrepreneuriaux franco-saoudiens avant d'envisager une visite de ce niveau à Station F.

Le prince héritier saoudien, en pleine offensive de séduction des Occidentaux, projete donc une image un peu plus libérale du royaume conservateur au pouvoir autoritaire et entend favoriser les investissements dans son pays qu’il veut préparer à l’après-pétrole.

Mais les ONG tirent la sonnette d'alarme quant à la situation réelle à l'intérieur du royaume wahhabite dénonçant un prince aux deux visages.

Abby Shelcore pour Day News World

ATTAQUE CHIMIQUE PRESUMEE

SUR DOUMA EN SYRIE

Les forces gouvernementales ont déjà reconquis 95 % de l’enclave rebelle qu'est la Ghouta orientale, à la faveur d’un pilonnage meurtrier initié le 18 février mais aussi d’accords d’évacuation parrainés par la Russie

.Après 10 jours de trêve, le régime syrien a repris vendredi son offensive contre Douma, dernier fief des insurgés dans la région de la Ghouta orientale. Quelque 10 000 combattants rebelles y seraient encore retranchés, les derniers à rester après plusieurs vagues d'évacuation coordonnées par la Russie. Ce dimanche 8 avril au matin, les bombardements ont repris sur la ville.

Selon des casques blancs qui opèrent sur le terrain, des gaz toxiques auraient été utilisés dans la Ghouta orientale. Les blessés seraient évacués en urgence dans les hôpitaux de la ville. Ici, ces enfants recevraient une aide respiratoire. Les casques blancs, organisation de secouristes syriens, évoquent des dizaines de cas de suffocation.

Une accusation démentie par Damas

En 24 heures, 70 personnes auraient trouvé la mort lors de bombardements.

Cette attaque chimique présumée sur Douma suscite la réprobation internationale.

Le département d’Etat américain estimait dimanche matin que « ces informations, si elles sont confirmées, sont effroyables et exigent une réponse immédiate de la communauté internationale ».

Le pape François a déclaré devant des milliers de fidèles rassemblés place Saint-Pierre que « rien, rien ne peut justifier l’usage de tels instuments d’extermination contre des personnes et des populations sans défense ». « Des nouvelles terribles nous parviennent de la Syrie avec des dizaines de victimes, dont beaucoup de femmes et d’enfants (...) tant de personnes frappées par les effets des substances chimiques contenues dans les bombes », s’est élevé le souverain pontife.

« Beaucoup de morts, dont des femmes et des enfants, dans une attaque CHIMIQUE insensée en Syrie. La zone des atrocités est bouclée et encerclée par l’armée syrienne, ce qui la rend inaccessible au monde extérieur. Le président Poutine, la Russie et l’Iran sont responsables de leur soutien à l’animal Assad. Le prix fort sera payé », écrit le président des Etats-Unis sur Twitter.

Moscou, allié du régime syrien, a de son côté « démenti fermement cette information ».

Alize Marion pour Day News World

DE LA PRISON POUR L'ANCIEN PRESIDENT

BRESILIEN LULA

 

La Cour suprême du Brésil a rejeté une demande qui aurait permis à l'ancien président Lula d'éviter la prison et de rester en liberté tant que tous ses recours contre sa peine de 12 ans d'emprisonnement pour corruption n'étaient pas épuisés, alors que celui-ci restait jusqu'à présent favori pour l'élection présidentielle d'octobre.

La Cour suprême lui a en effet refusé un habeas corpus qui lui aurait permis de rester en liberté jusqu'à l'épuisement de tous les recours.

Après un débat de onze heures retransmis à la télévision le vote a été très serré parmi les 11 juges de la Cour suprême, la demande d'habeas corpus de Lula ayant été rejetée par six voix contre cinq.

Une décision loin d'être unanime : la demande a été rejetée par six voix contre cinq, à l'issue de débats qui se sont étendus 11 heures durant, à six mois d'une élection présidentielle pour laquelle il était donné favori. Bien que très serré, ce résultat est une victoire éclatante pour les procureurs de l'opération "Lavage-Express", enquête tentaculaire qui a mis au jour un gigantesque scandale de corruption impliquant des hommes politiques de tous bords.

En théorie, Lula doit désormais aller en prison, mais d'après de nombreux juristes, il ne devrait pas se retrouver derrière les barreaux que la semaine prochaine. Les avocats de Lula peuvent gagner du temps en faisant examiner un nouveau recours, devant un autre tribunal, mais il a, a priori, peu de chances d'aboutir...

L'homme politique âgé de 72 ans se voit donc rattrapé par la plus importante affaire de corruption de l'histoire du Brésil: l'opération "Lava Jato", lavage express.

En juillet, le juge anticorruption Sergio Moro l'avait condamné à neuf ans et demi de prison pour avoir obtenu un triplex en bord de mer d'une entreprise de bâtiment en échange de contrats publics. Une peine alourdie à douze ans et un mois en appel à la mi-janvier. Des accusations que Lula nie avec vigueur et qu'il voit comme un complot visant à l'empêcher de briguer un troisième mandat, huit ans après avoir quitté le pouvoir avec un taux de popularité record.

Mais l'homme politique a déjà reçu plusieurs déclarations de soutien. «Le peuple brésilien a le droit de voter pour Lula, le candidat de l'espérance. Sa candidature sera défendue dans les rues et dans toutes les instances, jusqu'aux dernières conséquences», a affirmé sur Twitter le Parti des Travailleurs, fondé par Lula dans les années 80.

De son côté, le président vénézuélien Nicolas Maduro a affirmé sur Twitter avoir ressenti «une douleur à l'âme devant une telle injustice». La présidente du parti, Gleisi Hoffmann, a parlé d'un "jour triste pour la démocratie et pour le Brésil"

En dépit du scandale, le président aux deux mandats (2003-2010) reste perçu comme «près du peuple»

Alyson Braxton pour Day News World

CARLOS ALVARADO ELU PRESIDENT

DU COSTA RICA


"Nous voulons non seulement préserver la démocratie, la paix et le respect de la nature mais aussi projeter le Costa Rica vers l'avenir", a Carlos Alvarado après avoir déposé son bulletin dans l'urne.

Dimanche 1er avril, Carlos Alvarado, le candidat de centre gauche, a été élu président du Costa Rica. Cet ancien ministre du Travail et des Affaires sociales de l'actuel gouvernement, a pris la tête

face au conservateur Fabricio Alvarado, tout comme lui, un ancien journaliste qui aime chanter. Carlos Alvarado a largement remporté avec 60,74 % des voix, la présidentielle au Costa Rica, au terme d'une campagne marquée par de profondes divisions sur le mariage gay et la place de la religion devançant au second tour son adversaire, le pasteur évangélique Fabricio Alvarado, 43 ans, fermement opposé au mariage homosexuel qui n'a obtenu que 39,3 %.

Le débat sur le mariage gay s'était imposé dans l'élection. .Fervent défenseur des droits de l'homme, Carlos Alvarado avait affiché son soutien au mariage homosexuel --actuellement interdit dans le pays-- auquel s'opposait son adversaire, également ancien député et candidat du parti Restauration nationale (RN, lié aux églises néo-pentecôtistes).

"C'est la première fois qu'une élection au Costa Rica se polarise sur des sujets religieux et de droits de l'homme", a souligné l'analyste Gustavo Araya, de la Faculté latino américaine de sciences sociales.

« Cette élection nous a permis, en tant que pays, de nous regarder dans un miroir » a lancé le vainqueur à la foule. « Dans ce miroir, nous avons vu un pays divers, qui a différents points de vue, qui connaît des inégalités, qui doit travailler pour donner plus d'opportunités à certaines parties du pays. Notre tâche doit être d'unir le pays ».

Durant ses études universitaires Carlos Alvarado a développé son goût pour la musique, en intégrant un groupe de rock progressif, Dramatika. Mais le nouveau président a surtout étudié les sciences politiques, avec un passage par l'université du Sussex, au Royaume-Uni. En tant que candidat du parti sortant, il lui a fallu se démarquer de l'actuel gouvernement mis en cause par une affaire de trafic d'influence.

Carlos Alvarado, élu pour quatre ans, est favorable à la laïcité de l'Etat dont il prône plus d'intervention dans l'économie. Il a déclaré vouloir « unir » le pays pour le faire « aller de l'avant ».

« Un gouvernement pour tous »

Le président élu doit s'entretenir avec les responsables des principaux partis pour former un gouvernement d'union. « Nous avons entendu le message des citoyens: un gouvernement pour tous », a déclaré Carlos Alvarado

Le Costa Rica jouit d'une tradition démocratique qui a longtemps fait exception dans la région et d'une relative stabilité qui lui ont valu le surnom de "Suisse de l'Amérique centrale" .

Même si le Costa Rica est considéré comme un des pays les plus progressistes de la région, avec un taux d'alphabétisation de 97,5 % et un investissement supérieur à 7 % du PIB dans l'éducation, selon l'Unesco, Carlos Alvarado, ancien journaliste et fan de rock, a remporté dimanche la présidentielle sur fond de divisions, dans un pays au déficit record. En effet si la polémique autour du mariage gay a relégué à l'arrière-plan d'autres thèmes, celui du déficit budgétaire croissant qui a valu au pays quatre dégradations de sa note de crédit au cours des cinq dernières années va devoir être pris à bras le corps.

Des chantiers colossaux attendent donc le nouvel élu pour sauver un Etat providence unique dans la région.

En effet un scandale de conflit d’intérêts a entaché l’image de renouveau du précédent gouvernement, auquel appartenait Carlos Alvadoros, incapable de réduire la pauvreté extrême (6 %), le chômage (9,3 %) et la violence galopante (12 homicides pour 100 000 habitants). De plus les finance publiques sont en crise : le nouveau président, élu pour quatre ans, hérite d’un déficit fiscal record (6,2 % du PIB) et d’une dette publique de plus de la moitié du PIB.

La crise des finances de l’Etat menace la survie des services publics d’éducation et de santé, instaurés après l’abolition de l’armée en 1948.

Ce petit pays vivant de l'écotourisme et réputé pour sa tradition démocratique et sa stabilité politique a quelques défis cependant à relever.

Joanne Courbet pour Day News World

REELECTION SANS SURPRISE DE AL-SISSI

A LA PRESIDENCE EGYPTIENNE

Quelque 60 millions d’électeurs égyptiens, sur près de 100 millions d’habitants du pays le plus peuplé du monde arabe, ont été appelés aux urnes les 26, 27 et 28 mars.

Et c'est sans surprise aucune, avec plus de 90 % des voix, que le président sortant Abdel Fattah al-Sissi âgé de 63 ans a remporté l'élection présidentielle, selon les premières estimations publiées jeudi 29 mars par la presse d'État. Le seul autre candidat, Moussa Mostafa Moussa, a recueilli environ 3% des voix.

Une victoire attendue puisqu'il n'avait face à qu' un seul adversaire, Moussa Mostafa Moussa, inconnu du grand public et partisan affiché du chef de l'État ! Les autres candidats potentiels avaient été emprisonnés ou fortement dissuadés de se présenter. La réélection de Al-Sissi lors de ce nouveau scrutin qui s'est tenu de lundi à mercredi ne surprend donc aucun observateur.

Même si Moussa Mostafa Moussa s'est défendu d'être en lice pour éviter un plébiscite du président sortant, il n'en demeure pas moins que les candidats sérieux avaient été évincés de la course. Ce que dans une interview à la télévision, le président avait estimé regrettable !! .

« J’aurais aimé que soient présents un, deux, trois ou 10 des meilleurs » candidats, avait-il assuré.

Toutefois le taux de participation qui tourne autour des 40% montre le peu d'intérêt qu'a suscité l’élection auprès de la population malgré les menaces d'amendes pour les abstentionnistes. Des millions de jeunes très actifs lors de la révolution de 2011 ont été déçus par la dérive autoritaire du pouvoir et ne se sont pas rendus aux urnes. Des ONG accusent sans ambages les autorités de violations des droits de l'Homme, comme des disparitions forcées, des arrestations arbitraires et des détentions illégales.

Abdel Fattah al-Sissi estimait déjà en 2014 que « parler de libertés » ne devait pas primer sur la « sécurité nationale ». Le terrorisme reste en effet une grande menace dans le pays. Les attentats se sont multipliés ces dernières années et l'Etat islamique oppose une résistance farouche aux forces du régime dans le Sinaï. Non seulement de nombreux policiers et soldats ont été tués dans ces attaques, mais l'EI s'en est également pris aux civils, notamment à la minorité religieuses coptes, qui a payé un lourd tribut en 2017.

Le 9 février, l'opération "Sinaï 2018" a été lancée pour éradiquer les bastions djihadistes qui sévissent depuis cinq ans. À ce jour, la campagne, qui a fait plus de 100 morts parmi les jihadistes mais aussi au moins 20 au sein de l’armée, se poursuit. Mais les cellules de l'EI dans le reste du pays n'ont pas toutes été dissoutes loin s'en faut..

En plus de la menace terroriste toujours présente en Egypte, la crise économique persiste. En dépit de la mise en place d'un programme de réformes, initié avec une aide de 12 milliards de dollars du Fonds monétaire international, l'Égypte subit toujours de plein fouet la crise économique qu'elle connaît depuis les révoltes de 2011. Malgré une légère amélioration par rapport à 2014, le niveau de vie de la population reste au plus bas avec des prix qui ont triplé affectant durement les ménages égyptiens. De plus l'économie n'arrive pas à absorber les 700 000 jeunes de plus en plus éduqués qui arrivent chaque année sur le marché du travail.

Seule note positive: le pays jouit dernièrement de l'embellie du tourisme après des années de marasme. En 2017, 8,3 millions de visiteurs se sont rendus dans le pays.

Face aux difficultés économiques et à la persistance des troubles sécuritaires Abdel Fattah al-Sissi, qui gouverne d’une main de fer depuis la destitution en 2013 de son prédécesseur islamiste Mohamed Morsi, doit surmonter deux défis : sortir de l'impasse économique et juguler la menace terroriste.

Joanne Courbet pour Day News World

TRAIN MYSTERIEUX OU KIM JONG-UN A PEKIN ?

Kim Jong-un était-il à bord du train spécial nord-coréen à Pékin ? Les spéculations vont bon train sur l'éventuelle visite de Kim Jong-un dans la capitale chinoise à bord d'un convoi blindé aux vitres teintées.

Lundi, un mystérieux train spécial a passé la frontière nord-coréenne jusqu’à la gare centrale de la capitale chinoise . Les abords ont été bouclés et hautement sécurisés par les autorités. Mardi, c'est un cortège de voitures officielles qui a traversé Pékin, puis le convoi de 21 wagons verts à bandes jaunes et aux vitres teintées est reparti en direction inverse.

Pékin ne confirme pas.«Nous n'avons pas d'informations pour le moment. Des informations seront rendues publiques en temps voulu», a déclaré devant la presse la porte-parole du ministère, Hua Chunying.

Si c’est bien Kim Jon-Un qui est venu à Pékin il aurait pu prendre un avion plus discret et plus efficace que ce tortillard qui ne dépasse pas les 60 km/h. Mais la stratégie politique du jeune dictateur de 35 ans ne cesse de s’inscrire dans la droite ligne de la dynastie. L'utilisation d'un train privé pour se rendre en Chine redit l'histoire, celle déjà son grand-père, fondateur du pays, puis celle de son père qui aurait succombé à une attaque cardiaque en 2011 à bord d’un de ces trains blindés..

Si sa venue était confirmée, il s'agirait de la première visite à l'étranger de Kim Jong-un depuis qu'il a succédé à son père Kim Jong Il fin 2011

Tout semble accréditer mardi l'hypothèse d'une visite en Chine de Kim Jong-un ce qui remettrait clairement la Chine au centre du jeu diplomatique : la Chine, même si elle applique les sanctions internationales contre le programme nucléaire nord-coréen, n'est-elle pas l'alliée historique de la Corée du Nord ?

En effet en plein processus de dégel des relations diplomatiques de la Corée du Nord entamé durant les Jeux olympiques d’hiver, une visite du dirigeant nord-coréen au président chinois Xi Jinping n'est pas inenvisageable.

Surtout un mois avant la rencontre de Kim Jong-un avec le président sud-coréen Moon Jae-in, prévue en avril dans la zone démilitarisée, et deux mois avant un possible sommet avec le président américain, Donald Trump, en mai.

La Chine ne compte pas être mis à l'écart...
Carl Delsey pour Day News World

LIBERATION DE 76 JEUNES FILLES ENLEVEES PAR BOKO HARAM

Le 19 février dernier, 110 jeunes filles de 10 à 18 avaient été enlevées dans leur pensionnat de l’école pour filles de Dapchi, dans le nord du Nigeria, par des combattants présumés de Boko Haram, affiliés au groupe État islamique

76 jeunes filles ont été libérées ce mercredi et déposées dans leur école par leurs ravisseurs après un mois de captivité au sein de Boko Haram.

« Les filles ont été ramenées dans neuf véhicules et déposées devant l’école vers 8 h 00 [ce mercredi 21 mars, ndlr] », affirme Bashir Manzo, le dirigeant d’une association d’aide aux parents des enfants enlevés.

Elles n’étaient « accompagnées d’aucune force de sécurité », ajoute-t-il, précisant que « leurs ravisseurs les ont juste déposées et sont partis, sans parler à personne ».

Ils « nous ont relâchées, ils nous ont dit d’aller directement à la maison et pas chez les militaires, parce qu’ils diraient que ce sont eux qui nous ont sauvées », précise une jeune fille Aisha qui affirme qu'elles n'ont pas été maltraitées.

Mais plusieurs jeunes filles sont décédées le jour du kidnapping et les autorités nigérianes procèdent actuellement à un décompte précis

Cinq jeunes filles seraient mortes le jour du rapt, selon Aisha

La présidence du Nigeria a annoncé sur Twitter que « les détails à propos de la libération des filles de Dapchi seront mis à disposition en temps voulu », tout en indiquant que « les filles sont actuellement entre les mains des services de renseignement (DSS) ».

Cette libération soudaine soulève bien des questions . Elle intervient en effet au lendemain des accusations de l'organisation Amnesty International selon laquelle l’armée nigériane aurait été informée des déplacements de combattants juste avant ce kidnapping de masse, mais n'aurait pas réagi à temps.

Rappelons qu'il ne s'agit pas du premier kidnapping au Nigeria : les enlèvements de Dapchi font écho à ceux de Chibok, en avril 2014, où plus de 200 lycéennes avaient été enlevées. Si une partie d’entre elles se sont depuis échappées ou ont été libérées suite à des négociations avec le gouvernement, plus d’une centaine demeurent encore introuvables.

Les experts pensent que les rançons versées et les prisonniers libérés, en échange de la libération d’une centaine de lycéennes de Chibok, ont pu motiver Boko Haram à commettre un nouveau enlèvement de masse à Dapchi malgré le démenti des autorités. « Aucune rançon n’a été payée pour libérer les écolières », a assuré cependant le gouvernement.

Certains soulèvent en effet des soupçons de rançons. « Cette libération est assez étonnante pour ne pas soulever beaucoup de questions, notamment sur le paiement de rançons », avance ainsi Yan St-Pierre, expert en contre-terrorisme du Mosecom (Modern Security Consulting Group) mettant en avant également que les filles de Dapchi ne sont pas les premières otages à avoir été libérées cette année.

« Si c’est ce qu’il s’est passé, le gouvernement nigérian a dû payer une somme importante pour accélérer le processus et éviter un autre Chibok ».

Joanne Courbet pour Day News World

ARMEE DE L’ESPACE PAR DONALD TRUMP

L’ESPACE ZONE DE COMBAT ?

 

La base aérienne de Miramar dans la banlieue de San Diego à été visité par notre Président Donald Trump.

Donald Trump a fait savoir mardi qu'il aimerait bien créer une «armée de l'Espace»

Le président américain aux côtés de l'armée de Terre, de l'US Navy et de l'US Air Force, tout en faisant immédiatement douter du sérieux de l’offre pour des raisons de coût !

Cependant  Donald Trump dit «Ma nouvelle stratégie de sécurité reconnaît que l'espace est une zone de combat, tout comme la terre, le ciel et la mer», il enchaine en énonçant

«J'en parlais l'autre jour parce que nous faisons un travail extraordinaire dans l'espace»

Puis il enchérit en disant «J'ai dit peut-être qu'il nous faudrait une nouvelle armée, on l'appellerait l'armée de l'Espace».

Pour ce faire Donald Trump commente :

«Je n'étais pas vraiment sérieux mais ils m'ont dit, quelle bonne idée» alors «Peut-être qu'on va le faire !».

Cependant il faut dire que la proposition de créer une armée de l'Espace date de plusieurs mois.

En effet la Chambre des représentants a même voté en juillet 2017 un texte prévoyant la création d'un «Corps de l'Espace» distinct, séparé et indépendant de l'armée de l'Air, ce Corps de L’Espace gèrera les activités spatiales.

La cheffe de l'US Air Force, Heather Wilson, avait fait savoir qu'elle était elle aussi opposée à cette mesure, qui «nous ferait aller en réalité dans la mauvaise direction, nous ralentirait».

Pour information l’armée américaine compte déjà quatre branches:

Terre, Marine, Air et corps expéditionnaire des Marines

Pour le moment les opérations dans l'espace dépendent de l'US Air Force depuis les années 1950

Paul Emison pour Day News World

MALI LA MISSION CANADIENNE: L'OPPOSITION

MET EN DOUTE LA NECESSITE D'INTERVENIR

James Bezan porte-parole conservateur en matière de défense met en doute la décision du gouvernement d'envoyer des Casques bleus au Mali.

De source informée on apprend que le Canada déploiera des avions dans le cadre de la mission de maintien de la paix de l'ONU au Mali

James Bezan indique que « la décision du gouvernement soulève plus de questions qu'elle n'apporte de réponses ».

James Bezan  pose la question de savoir si « cette décision a t’elle été prise dans l'intérêt national du Canada »

La force d'intervention pourrait rester au Mali pendant une période pouvant durer jusqu'à 12 mois.

Le Canada ne comptait que 43 Casques bleus en décembre, le nombre le plus bas depuis fort longtemps !

James Bezan énonce que « les conservateurs souhaitent que le Canada soit plus impliqué dans des missions de maintien de la paix, y compris en Ukraine ».

Pourtant ces missions doivent tenir compte de l'intérêt national, et les troupes doivent être équipées pour faire face contre les actes terroristes

«Le Mali ressemble à l'Afghanistan. Comment peut-on maintenir la paix dans un pays aux prises avec des rebellions, du terrorisme, la faillite de l'État et qu'on ignore si cela relève de l'intérêt national du Canada. Les libéraux éprouvent-ils de la nostalgie pour les Casques bleus ?»

En avril 2013 L'ONU est intervenue au Mali dans le cadre de sa mission nommée MINUSMA après que la France et l'Union africaine eurent repoussé les rebelles islamistes du nord du pays.

En novembre au Sommet de Vancouver, Justin Trudeau et son gouvernement  avait confié pour les opérations de maintien de la paix de l'Organisation des Nations unies (ONU) des hélicoptères et des avions de transport, ainsi qu'une force d'intervention rapide de 200 militaires

Si l'objectif des opérations de maintien de la paix est de créer et d'étendre des zones de sécurité, elles doivent aussi permettre aux travailleurs humanitaires d’être dans une relative sécurité pour accéder aux populations.

En effet il est devenu dangereux pour un organisme humanitaire d'œuvrer à l'extérieur de grandes villes comme Bamako à cause de factions rivales armées.

L’arrivé du Canada dans ce conflit survient tardivement, «mais pas trop tard», les alliés du Canada se sont épuisés alors il parait nécessaire de mettre en place un système de rotation sur l'implantation active pour chaque pays pour prendre une partie des responsabilités.

Steve McQuillan pour Day News World

LA VILLE D'AFRINE EN SYRIE

SOUS CONTROLE TURC

 

Après avoir lancé une offensive fin janvier contre ce bastion kurde dans le nord-ouest de la Syrie,le président turc, Recep Tayyip Erdogan, a affirmé, dimanche 18 mars, que le centre-ville était totalement sous contrôle ».

Les combattants syriens soutenus par Ankara contrôlent en effet, après deux mois de combat, totalement le centre-ville d’Afrine, bastion kurde dans le nord-ouest de la Syrie.

« Des unités des Forces syriennes libres, qui sont soutenues par les forces armées turques, ont pris le contrôle total du centre-ville d’Afrine ce matin à 8 h 30 (heure locale, 6 h 30 heure française) », a déclaré M. Erdogan.

« Maintenant, le drapeau turc flotte là-bas ! Le drapeau des Forces syriennes libres flotte là-bas ! », a lancé M. Erdogan .

Pour Ankara les Unités de protection du peuple (YPG) que Washington soutient pour combattre le groupe Etat islamique (EI), sont une organisation « terroriste ».

Plus de 1 500 combattants kurdes ont été tués dans l'offensive turque contre l'enclave d'Afrine. « La majorité d'entre eux ont été tués dans des frappes aériennes et des tirs d'artillerie », a précisé l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH), alors que les forces turques et leurs supplétifs syriens sont entrés dimanche matin dans la ville d'Afrin, où les combats se poursuivent.

L'offensive turque sur Afrine lancée le 20 janvier et baptisé « Rameau d’olivier » aurait fait 46 morts côté turc.

« Les opérations de recherche de mines et d’autres explosifs se poursuivent », a annoncé par ailleurs l’état-major.

L’avancée des forces pro-turques a déclenché un exode massif de civils dans un pays en guerre depuis sept ans ayant fait plus de 350 000 morts et des millions de déplacés et réfugiés.

Alyson Braxton pour Day News World

LE CHOC CLIMATIQUE MENACE LA BIODIVERSITE

Une étude réalisée par le Fonds mondial pour la nature (WWF) et les universités d’East Anglia (Royaume-Uni) et James-Cook (Australie), dont les résultats sont publiés dans la revue Climatic Change mercredi 14 mars ainsi que dans un rapport intitulé « La nature face au choc climatique » tire la sonnette d’alarme sur les effets néfastes du réchauffement climatique sur la biodiversité.

Si le réchauffement se poursuit jusqu’à + 4,5 °C par rapport à la Révolution industrielle , près de 50 % des espèces qui vivent actuellement dans les régions les plus riches en biodiversité seront menacées d’extinction locale d’ici aux années 2080.

Non seulement la biodiversité est menacée par l’effet de l’agriculture, de l’élevage ou de l’exploitation forestière, par la chasse et le braconnage, les maladies et les pollutions, mais elle l'est également par le changement climatique.

Les chercheurs se sont penchés sur trente-cinq « écorégions prioritaires » définies par le WWF qui abritent nombre d’espèces emblématiques et en danger . «De l'Amazonie au désert de Namibie, de l'Himalaya à la Méditerranée, chacune de ces régions est unique tandis qu'ensemble elles offrent le reflet même de l'étendue et de la diversité de la vie sur Terre», souligne le document. Et ils ont effectué des projections d'ici la fin du siècle.

Pour effectuer leurs travaux, les chercheurs se sont appuyés sur des modélisations concernant les plantes, les oiseaux, les mammifères, les amphibiens et les reptiles et leurs habitats dans les 35 "écorégions" caractéristiques à travers le monde.

Et les résultats s'avèrent impressionnants. Même si l'on respecte les engagements de l'accord de Paris à savoir une hausse maximale des températures de 2°C, «le nombre d'espèces qui vivent dans les régions les plus riches en biodiversité diminuerait de 25% d'ici 2080», précise le WWF. Et dans le cas où l'on ne ferait rien pour lutter contre le changement climatique, la hausse moyenne des températures pourrait atteindre 4,5°C, «et près de 50% des espèces seraient menacées d'extinction».

En regardant plus en détail les régions présentées dans l'étude, la Méditerranée «est vulnérable même à un changement climatique de faible niveau: si l'augmentation reste dans la limite des 2°C, près de 30% de la plupart des groupes d'espèces sont en danger et plus d'un tiers de l'ensemble des espèces de plantes». Si l'on prend l'exemple des tortues marines, espèces emblématiques de cette région, les changements climatiques peuvent les affecter de deux façons. «La température du sable où les tortues pondent leurs œufs détermine le sexe des petites tortues. Ainsi les mâles proviennent d'œufs venant de la partie du nid la plus profonde et la plus fraîche, des températures plus élevées pourraient conduire à la naissance uniquement de femelles» explique le rapport. «De plus le changement climatique provoque l'augmentation du niveau des mers, des marées plus hautes des phénomènes météorologiques extrêmes» ce qui à terme peut conduire à la destruction des sites de nidifications «déjà rares et fragiles».

Les écorégions les plus affectées sont les régions boisées du Miombo en Afrique australe et centrale, le sud-ouest de l’Australie et l’Amazonie. Cette dernière abritant actuellement plus de 10 % de toutes les espèces connues sur terre risque de voir plus de quatre plantes sur dix disparaître localement dans un monde à + 2 °C (et près de 70 % à + 4,5 °C) et un tiers des mammifères seraient également menacés, deux tiers à +4,5°C.

L’Australie a connu la première extinction mondiale d’une espèce de mammifère causée par le changement climatique : le Melomys rubicola, un rongeur victime de l’élévation du niveau de la mer. Et avec +4,5°C, ce sont 80% des espèces de mammifères qui sont menacées. Le wallaby des rochers, espèce emblématique du sud-ouest de l'Australie connaîtrait ainsi l'une des plus grosses pertes. Dans les forêts du Miombo qui s'étendent dans une grande partie du centre et du sud de l'Afrique, les projections hautes «s'avèrent désastreuses pour tous les groupes d'espèces» avec un point clé qui concernera la gestion de l'eau.

Les plantes devraient être particulièrement affectées, plus lentes à s'adapter, bougeant moins facilement. Ce qui en retour pourra nuire aux animaux en dépendant.Du côté animal, reptiles et amphibiens ont plus de risques d'être "dépassés" que les oiseaux ou les mammifères, plus mobiles

Ces résultats montrent sans appel l’importance de contenir le réchauffement climatique.

L’atténuation du changement climatique est bien plus efficace, pour protéger la biodiversité, que l’adaptation à l’augmentation des températures. Il s’agit de « réduire nos émissions de gaz à effet de serre au niveau mondial, en sortant des énergies fossiles et en changeant nos modèles de production et de consommation », rappelle le WWF.

Comme les gaz déjà émis vont continuer à réchauffer la planète, il faudra aussi prévoir des mesures de protection locales: corridors biologiques pour favoriser le déplacement des espèces, identification de zones de "refuge" en dernier ressort, restauration d'habitats...

Mais « pour nombre d’écorégions ou d’espèces, le climat est malheureusement une menace secondaire, après la destruction des habitats (comme pour les lémurs de Madagascar, ou les tigres de Sibérie) ou directement des espèces (braconnage des éléphants). Il ne faudrait pas non plus perdre le message sur les causes premières de perte de la biodiversité. », prévient toutefois Sandra Lavorel, écologue au laboratoire d’écologie alpine de Grenoble.

Joanne Courbet pour Day News World

KSENIA SOBTCHAK LA POUPEE

QUI DIT NON A POUTINE

Le 8 mars  2018 on a fêté  la journée internationale de la femme et cette journée  a été dédiée aux plus célèbres comme à la plus anonyme représentante de la gens  féminine.

Pour nous, le choix s’est porté sur une femme encore peu connue du grand public occidental, mais qui, en ce moment, dans son pays, la Russie, tient le haut de l’affiche car elle est la seule candidate féminine pour les élections présidentielles qui doivent se tenir le 18 mars 2018 (jour de la Saint Cyrille, le saint  magnifié par le  calendrier russe car il a construit le plus grand Monastère de Russie, le Monastère de Ferapontov)

Son nom : Ksenia Sobtchak !

Ksenia Sobtchak est née à Leningrad le 5 novembre 1981 [Dix ans plus tard (1991), sa ville de naissance retrouvera son nom historique  de Saint Petersburg]

Ksenia Sobtchak , qui a 37 ans aujourd’hui a décidé d’affronter Vladimir Poutine dans ces élections.

Affronter ? oui ! Battre ? Non ; car elle n’est créditée que de 1% dans les sondages !

Ksenia Sobtchak est la fille du 1er maire élu de la Fédération de Russie, issue de la chute de l’URSS.

Ksenia qui a été top model, est blonde et belle, très belle même ce qui dans ce monde politique russe très viril va probablement déranger ou mettre un peu de « peps » dans un événement plutôt morne habituellement.

Car Ksenia est une jeune femme moderne qui dispose même d’un passeport américain !

Ce privilège lui a beaucoup servi, car elle a énormément voyagé en Europe et dans le monde occidental notamment, s’immergeant ainsi dans des cultures différentes et ouvertes, ouverture dont elle a gardé les réflexes, l’allure et l’élégance. Son comportement est totalement désinhibé ; elle est libre de toutes contraintes culturelles ou dépassées.

Ksenia a fait des études en Sciences Politiques dans la plus grande et la plus renommée des universités russes : l’Institut d’Etat des Relations Internationales.

Ksenia est donc une jeune femme diplômée, cultivée issue par ailleurs de l’élite russe qui dès sa naissance lui a donné un solide statut, suffisamment solide pour l’aider à se lancer, à 37 ans dans l’aventure politique.

De plus, ses expériences professionnelles l’y aideront très certainement.

Car dans une vie d’avant la politique, Ksenia a été Top Model. Très active dans la Jet Set de son pays, elle a participé  à de nombreuses soirées avec des millionnaires, ce qui lui a valu, un temps, le surnom de « Paris Hilton » à la russe.

Car pour ne rien gâcher, Ksenia est riche. En 2011, le magazine Forbes avait évalué sa fortune à 2,8 millions de dollars qu’elle a très certainement fait fructifier.

Elle-même reconnait « avoir participé au pillage de la Russie ; comme tout le monde, au vu des possibilités de l’époque ! Car elle n’a pas pu résister »

Ksenia Sobtchak a par ailleurs animé plusieurs émissions de télévision sur une chaine expérimentale du câble. Elle s’est fait connaitre du public en présentant  l’émission de téléréalité DOM2 , pendant 8 saisons où elle a posé les seins nus dans un style Playboy à la russe.

Disposant d’une très certaine visibilité médiatique, Ksenia se lance en 2006 dans le militantisme politique pour promouvoir selon elle, la liberté de la Presse, la lutte contre la corruption et le respect des minorités.

Elle commence donc sa carrière dans l’opposition en adhérant à Russie Union, manifestant contre les résultats des élections législatives de 2011 et contestant ensuite l’échange de postes entre le Premier Ministre Vladimir Poutine et le Président Dimitri Medvedev.

Pour son premier discours, devant 100 000 auditeurs, elle a été sifflée. L’incident ne se reproduira plus …

Elle devient à partir de 2012, membre du Conseil de Coordination de l’opposition russe, qui compte des personnalités de sensibilités très diverses.

A cette époque, l’oligarque Mikhail Khordorkosski la considère déjà comme la personnalité politique de l’opposition ayant les meilleures perspectives..

Poutine la remarque et la fait pendant quelque temps son mentor politique ! Il est vrai qu’une relation étroite existe entre eux : Vladimir Poutine serait son parrain.

Elle ne nie pas « l’histoire politique » de sa famille avec le grand homme du Kremlin, mais libre, sûre de pouvoir porter un programme de renouveau et de jeunesse, elle décide en octobre 2017 de se déclarer candidate à l’élection du 18 mars 2018.

De protégée de Poutine, elle devient ainsi sa rivale (ou comme certains le disent une traitre). Ce positionnement lui a valu de recevoir un seau d’eau sur la tête et d’être bousculée violemment par un homme il y a quelque temps…

Mais elle va crânement affronter, bille en tête !!

En quelques semaines elle est devenue l’égérie russe, seule contre tous…dans une élection ou on ne voit que des visages archiconnus. Par la suite, beaucoup espèrent que son visage neuf donnera un peu d’humanité à un système politique engoncé dans ses vieilles pratiques à la soviétique.

On dit qu’aujourd’hui, Poutine la « tolère » (c’est la présidence qui aurait choisi tous les candidats).

Les plus critiques dénoncent ce qui s’augure comme une farce tragique ! Ce qui n’est pas si sûr !

D’autres estiment qu’avec la tête bien faite et bien remplie dont elle dispose, cette compétition inattendue  mais fièrement abordée révélerait ses ambitions. Poutine qui est candidat à un 4ème mandat ne pourra pas rester au-delà de 2024, la Constitution Russe ayant limité cette élection à deux mandats consécutifs.

En 2024, Ksenia Sobtchak qui aura pris goût à la politique se sera appuyée sur tous les leviers existant  pour s’affirmer et faire prospérer le rêve de son père, aujourd’hui décédé : « restaurer la démocratie en Russie ».

I
Clara Mitchell pour Day News World

XI JINPING OU UNE PRESIDENCE A VIE

Le Parlement a aboli la limitation des mandats, donnant les mains libres à Xi Jinping pour imposer sa vision à long terme comme il l'ambitionne. Par 2 958 voix pour, deux contre et trois abstentions, les députés de l'Assemblée nationale populaire (ANP) ont plébiscité un changement de la Constitution, qui limitait les mandats présidentiels à deux fois cinq ans.

La limite de deux mandats avait été imposée dans la Constitution de 1982 par l'homme fort de l'époque, Deng Xiaoping, afin d'éviter un retour au régime dictatorial de l'ère Mao Tsé-toung (1949-76).

Mais voilà que cettenouvelle mesure ouvre la voie à une présidence à long terme. À 64 ans, le dirigeant chinois le plus puissant depuis Mao Tsé-toung pourra donc se maintenir au sommet de l'Etat bien au-delà du terme prévu de 2023. L'amendement fait aussi entrer "la Pensée Xi Jinping" dans la Constitution, ainsi que "le rôle dirigeant" du Parti communiste chinois (PCC) dans son article premier .De quoi permettre au maître de Pékin de resserrer encore davantage l'étau sur le pays contre toute tentative de dissidence.On se souvient que le militant démocrate Liu Xiaobo, prix Nobel de la Paix 2010, est mort en détention malgré les appels à la clémence venus de l'étranger

La campagne anticorruption qu'il a mené et l'a rendu si populaire passe d'ailleurs pour nombre d'observateurs comme un moyen pour Xi Jinping d'écarter des opposants internes... ..

Certains craignent notamment, qu'en l'absence de contre-pouvoir, le leader chinois objet d'un culte de la personnalité grandissant, soit davantage susceptible de commettre de graves erreurs en voulant faire de la Chine une superpuissance face à l'Occident.

D'ailleurs Xi Jinping est parfois surnommé le "Président de tout" empilant casquettes et titres honorifiques. Le vote de dimanche illustre une concentration du pouvoir comme aucun de ses prédécesseurs ne l'avait fait depuis Mao (1949-76).

En effet le président chinois est :

Secrétaire général du Parti communiste. C'est le poste le plus important en Chine, où "le rôle dirigeant" du Parti communiste chinois (PCC) est inscrit dans la Constitution.

Président de la République populaire. Ce poste largement symbolique donne au numéro un chinois un rang protocolaire équivalent à celui des chefs d'Etat étrangers.

Président de la Commission militaire centrale. "Le pouvoir est au bout du fusil", comme disait Mao, et Xi Jinping contrôle par ce poste les armées chinoises depuis 2012.

Président de groupes de travail. Xi Jinping a pris directement sous ses ordres la direction de plusieurs groupes de travail consacrés à des domaines habituellement réservés au gouvernement: sécurité nationale et cyberespace, économie et finances, pilotage des réformes...

"Quarante-deux ans plus tard, à l'ère de l'Internet et de la mondialisation, un nouveau Grand Leader, un nouveau tyran à la Mao se lève à nouveau sur la Chine ", a dénoncé le dissident Hu Jia.

A SUIVRE
Britney Delsey pour Day News World

QUAND POUTINE « SE MOQUE EPERDUMENT »

DE L'INGERENCE DANS LES ELECTIONS AMERICAINES

Dans une interview publiée vendredi, le président russe a montré son scepticisme quant aux accusations d'ingérence russe dans l'élection américaine de 2016. Mais surtout il a déclaré se «moquer éperdument» de savoir si des ressortissants russes se sont immiscés dans l'élection présidentielle américaine de 2016.

«Pourquoi avez-vous décidé que les autorités russes, y compris moi-même, ont donné la permission de faire cela?», a demandé Vladimir Poutine dans un entretien accordé à la chaîne de télévision NBC.

Le procureur spécial Robert Mueller continue son enquête avec détermination pour savoir si Donald Trump a bénéficié du soutien de Moscou durant la campagne électorale. Pas plus tard que le mois dernier, il a inculpé 13 ressortissants russes, dont un proche de Vladimir Poutine, et trois compagnies russes qui auraient épaulé Trump en calomniant sa rivale Hillary Clinton et visant à influencer le résultat de la présidentielle. Poutine n'en a cure. «Peut-être ne sont-ils même pas russes mais ukrainiens, tatars ou juifs avec la nationalité russe, ce qu'il faudrait également vérifier», a réagi avec désinvolture le président russe.

«Peut-être ont-ils une double nationalité ou une carte verte; peut-être ont-ils été financés par les États-Unis. Comment le sauriez-vous ? Je l'ignore aussi», a poursuivi M. Poutine.

«Il y a 146 millions de Russes (...) Cela m'est égal. Je m'en moque éperdument (...) Ils ne représentent pas les intérêts de l'État russe».

Le procureur Mueller a dressé un acte d'accusation de 37 page démontrant que la Russie aurait orchestré une campagne de déstabilisation, financée à coups de millions de dollars, dès 2014. Vladimir Poutine demande des preuves démontrant que l'ingérence présumée avait violé la loi américaine. «Nous en Russie, on ne peut juger personne tant qu'elle n'a pas violé la loi russe (...) Au moins, envoyez-nous un bout de papier (...) Donnez-nous un document. Donnez-nous une demande officielle. Et nous allons y jeter un coup d'œil»,a-t-il argué avec ironie.

Les principaux services de renseignement américains avaient déjà dénoncé l'ingérence russe dans la campagne électorale alors que Donald Trump rejetait toute collusion avec Moscou. «Quelqu'un peut-il croire que la Russie, à des milliers de kilomètres de distance (...) a influencé le résultat de l'élection? À vous, cela ne vous semble pas ridicule?», a demandé le chef de l'État russe. «Ce n'est pas notre but de nous immiscer. Nous ne voyons pas quel objectif nous aurions pu atteindre en nous immisçant. Il n'y a pas de but», a-t-il assené.

Mais les chefs des renseignements américains ont indiqué le mois dernier que les tentatives russes d'ingérence dans la politique américaine se poursuivaient représentant une menace pour les élections parlementaires de novembre.

Avant le scrutin présidentiel du 18 mars, qui devrait lui assurer un quatrième mandat de six ans, le dirigeant russe, toujours aussi combatif, ne s'en laisse pas conter...

Larry Ricky pour Day News World

LA REINE DES TRANSGENRES ELUE EN THAILANDE

EST VIETNAMIENNE

 

C'est dans la station balnéaire thaïlandaise à Pattaya, en Thaïlande que s'est déroulé ce vendredi le concours de beauté transgenre.

La vietnamienne Nguyen Huong Giang s'est imposée face à des concurrentes du monde entier devenant vendredi «Miss International Queen».

Un concours qui tente de sensibiliser l'opinion publique à l'égalité des droits.

«Soyez spéciales, soyez fortes... Rome n'a pas été construite en un jour, cela prend du temps... Notre véritable identité est une chance», a déclaré sur scène la Thaïlandaise Treechada Petcharat, gagnante du concours en 2004.

Si la Thaïlande est connue pour sa libéralité envers les transgenres et ses opérations de changement de sexe, il n'en demeure pas moins que les transgenres et transsexuels ont du mal à trouver un emploi stable en dehors de l'industrie du sexe et du divertissement.

Jusqu'en 2012, la transsexualité était d'ailleurs considérée comme une maladie mentale par l'armée tandis que le changement de genre n'étant toujours pas reconnu par la loi, le sexe d'origine demeure celui indiqué dans le passeport.

Les pays voisins comme la Birmanie et le Vietnam restent par contre très conservateurs.

«La Birmanie est encore un pays en développement donc il y a encore peu de personnes transgenre», explique Juana Paing, la candidate birmane.

Récemment le premier festival LGBT a été organisé à Rangoun, la capitale économique birmane.

Joe Wong, responsable en Thaïlande de l'association Asia Pacific Transgender Network (APTN), qui défend les droits des LGBT, salue l'existence du concours «Miss Queen International» comme «un moyen puissant de montrer les défis, talents et espoirs des trans», au-delà des paillettes.

Kate White pour Day News World

RENCONTRE HISTORIQUE ENTRE LES DEUX ENNEMIS D'HIER DONALD TRUMP ET KIM JONG-UN ?

Rencontre entre Donald Trump et Kim Jong- un ?

Donald Trump a en effet accepté une rencontre avec le leader nord-coréen Kim Jong-un. Ce sera la première entrevue entre un président américain en exercice et un leader nord-coréen, alors que les deux pays n'ont officiellement pas de relations diplomatiques. Improbable il y a quelques semaines, cet accord de Trump intervient après deux années de très vives tensions entre Washington et Pyongyang liées aux programmes nucléaire et balistique nord-coréens.

Un début d’apaisement dans des relations bilatérales des plus tendues

Alors finies les invectives entre le « rocketman » « le petit gros » et le « malade mental gâteux » ?

Il faut rappeler cependant que pas plus tard que le 5 mars une délégation de haut dignitaires sud-coréens emmenée par Chung Eui-yong, le conseiller à la sécurité nationale du président Moon Jae-in , effectuait une rencontre avec les hauts responsables nord-coréens et qu'elle s'est ensuite rendue le mercredi 7 mars à Washington pour un débriefing avec l’administration Trump. La Corée du Sud en poursuivant ainsi sa délicate entremise entre la Corée du Nord et les Etats-Unis semble avoir atteint son but et déminer le terrain...

Donald Trump, a salué de « grands progrès sur le dossier nord-coréen », insistant sur le fait que l'homme fort de Pyongyang avait parlé de « dénucléarisation , pas seulement d'un « gel des activités nucléaires ». Le président Trump a dit qu'il rencontrerait Kim Jong un d'ici à la fin mai pour parvenir à la dénucléarisation permanente tout en avertissant que « les sanctions demeureront jusqu'à ce qu'un accord soit trouvé possible.

Après des mois de tension qui ont crédibilisé pour certains l'hypothèse d'une guerre nucléaire, la proposition de Kim Jong-un de rencontre et de "dénucléarisation" semble indiquer une volonté d'apaisement de la part de la Corée du Nord.

Un tournant historique

La rencontre devrait être un tournant historique permettant de réaliser la paix sur la péninsule coréenne, se félicite le président sud-coréen Moon Jae-in.

La Chine et la Russie ont salué ce vendredi l'annonce de la future rencontre.

L'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) ,quant à elle, souhaiterait des « progrès concrets » dans le dossier nucléaire se concrétisant dans une possible reprise de ses inspections en Corée du Nord.

Cette annonce qui a surpris plus d'une chancelleries s'inscrit dans le prolongement d'une remarquable détente sur la péninsule depuis que Kim Jong-un a annoncé qu'il enverrait une délégation aux jeux Olympiques d'hiver de Pyeongchang, présentés comme les JO de la Paix.

La rencontre historique aura certainement lieu d'ici à la fin du mois de mai comme l'a annoncé le locataire de la Maison Blanche en tous cas pas avant l'autre sommet, lui aussi historique, qui doit se tenir entre la Corée du Nord et la Corée du Sud au mois d'avril. Et probablement dans la zone démilitarisée entre les deux pays, la sécurité y étant assurée, l'accès facile et les infrastructures existantes.

Une victoire pour Donald Trump ou pour Kim Jong-un?

Un tel rapprochement entre les États-Unis et la Corée du Nord est inédit. C'est une première depuis la Seconde Guerre mondiale.

Kim Jong-un semble pour certains experts maître des horloges. A force de provocations avec son arsenal nucléaire le leader nord-coréen se serait façonné une image d'homme incontournable sur la scène internationale. Pour Kim Jong-un rencontrer Donald Trump, c'est obtenir une légitimité que son régime n'avait jamais réussi à atteindre en 60 ans de dictature. "Il y a toutes les raisons de penser de la Corée du Nord essaye de réduire les sanctions et de sécuriser une légitimité 'de facto' pour ses armes nucléaires avec ce geste", résume dans le New York Times Michael Green, un ancien conseiller pour l'Asie de George W. Bush.

Mais n'oublions pas que Kim-Jon Un est à la tête d'un pays exsangue du fait des sanctions imposées par les Etats-Unis et ne peut pas continuer à affamer son peuple.

La politique d'extrême fermeté sur la question nord-coréenne de Donald Trump aurait-elle fini par payer ? "J'ai expliqué au président Trump que son leadership et sa politique de pression maximale, couplée à une solidarité internationale, nous avait amené à ce moment" a déclaré aux journalistes le conseiller national à la sécurité sud-coréenne lors d'un point presse. « Le président Trump a la réputation de faire des accords », a martelé jeudi soir un officiel de la Maison-Blanche lors d'un briefing "off" suivant l'annonce. Après avoir été un va-t-en-guerre, le Président américain, s'estimant fin négociateur se voit en faiseur de paix entre les deux Corées.

L’arrêt des sanctions contre la dénucléarisation mais le développement des armes est quasiment achevé en Corée du Nord...Gageons alors sur les talents de négociateur de Donald Trump.

Joanne Courbet pour Day News World

ETAT D'URGENCE DECRETE AU SRI LANKA

POUR DES VIOLENCES INTERCOMMUNAUTAIRES

Le Sri Lanka a décrété mardi 6 mars l’état d’urgence pendant dix jours dans tout le pays à la suite d' émeutes dirigées contre la minorité musulmane et des violences intercommunautaires qui ont fait au moins deux morts. C'est une mesure forte et symbolique, qui n'a pas été prise depuis sept ans.

Une mesure qui donne aux autorités des pouvoirs accrus pour déployer des forces, arrêter des suspects et les maintenir plus longtemps en détention.

La police a de plus imposé un couvre-feu dans le district de Kandy, où des violences se sont produites depuis dimanche soir après la mort d'un jeune bouddhiste au cours d'une dispute avec un groupe de musulmans. Plusieurs incidents ont eu lieu dans le secteur de Kandy, fréquenté par les touristes pour ses champs de thé et ses sites bouddhistes.

"La police a arrêté sept personnes. Trois policiers ont été blessés dans les incidents", a indiqué le porte-parole de la police, Ruwan Gunasekara.

Le gouvernement avait évoqué lundi la nécessité d’empêcher que « la situation se développe en embrasement intercommunautaire » et appelé « toutes les parties » au calme.

Mais des maisons et des commerces appartenant à des musulmans ainsi que des mosquées ont été attaqués lors d’émeutes, menées par des moines bouddhistes radicaux dans la région de Kandy lundi et mardi.

La semaine dernière, des attaques similaires avaient frappé les musulmans de l'est du pays après que des rumeurs propagées sur les réseaux sociaux les ont accusés d'insérer des contraceptifs dans la nourriture qu'ils vendaient aux Cinghalais.

Le gouvernement a dénoncé ces accusations comme sans fondement ordonnant l’arrestation de ceux qui les propageaient.

Le Sri Lanka connaît une montée de l’extrémisme bouddhiste, attisé par des moines radicaux. Les Cinghalais, majoritairement bouddhistes, représentent trois quarts des 21 millions des habitants de l’île. Le Sri Lanka compte environ 9% de musulmans et 18 % de Tamouls, majoritairement hindous.

Le pays avait été placé en état d’urgence durant près de trois décennies avant la proclamation, en 2009, par le gouvernement de sa victoire militaire contre la rébellion tamoule.

Cette fois encore l'état d'urgence a été décrété pour éteindre cette nouvelle flambée de violence intercommunautaire.

Joanne Courbet pour Day News World

ELECTIONS EN ITALIE RAZ DE MAREE DES

ZELATEURS DE L'ANTISYSTEME

Les électeurs italiens ont élu ce dimanche 4 mars 2018, 630 députés et 320 sénateurs.

Le Mouvement 5 étoiles (Les Stellas) dirigé par Luigi Di Maio et la coalition de Droite et d’Extrême Droite sont arrivés en tête de ces élections.

Les résultats sont les suivants :

Mouvement 5 étoiles ………………………..32,5%
Parti Démocrate (Mattéo Renzi)…………...19 %
Lega (Ligue du Nord/Mattéo Salvini   ……..17,7%
Forza talia (Berlusconi)……………………..13%
Fratelli Italia (Fasciste)……………………….4 %
Liberi et Uguali (Liberté et Egalité/gauche .3,8%

(équivalent de Syriza en Grèce)

Impossible de les contester, car la participation, qui était l’un des enjeux de ce scrutin, lequel s’est déroulé sans incident, a été très forte.

Le vote n’a été perturbé que par la manifestation d’une « femen », venue s’exposer seins nus, au moment où Silvio Berlusconi votait.

Lorsque l’on additionne les voix obtenues par les partis anti-européens : Mouvement 5 étoiles 32,5% + Ligue du Nord 17,7% + Forza Italia 13% + Fratelli Italia 4% on arrive à 68,3% de voix anti-européennes.

Un  résultat qui fait trembler certaines capitales européennes et les dirigeants de l’Union Européenne dans leur ensemble !.

Car rappelons le, l’Italie, en poids économique, est la 3ème puissance européenne !

Les pro-européens ont donc été emportés par le tsunami politique qui vient de déferler sur l’Italie.

Mattéo Renzi (le Macron Italien), le 1er Ministre de 2016, qui avait senti le vent venir, avait tenté de répondre au défi, pendant toute la campagne, espérant qu’il arriverait à remonter la pente. Il avait même menacé de démissionner si les populistes emportaient les élections ! Mais rien n’y a fait !

Mais, le peuple ! Les gueux ! Les sans dents ! Les ignorants ! Enfin tous ceux qui n’appartiennent pas  aux élites ne l’ont pas écouté et pire l’ont pris au mot : Démission !

Après la claque qu’il vient de prendre, Mattéo Renzi a tenu sa promesse et a démissionné du parti démocrate dès que la défaite a été connue.

Ceci étant, les résultats sortis des urnes laissent à penser que le pays va être difficilement gouvernable car au lendemain de ces élections, l’Italie est confrontée à une situation inattendue,  aucune majorité claire n’ayant émergé à l’issue du scrutin (le scrutin en Italie est un scrutin à un tour). Au demeurant, les alliances, que favorise le mode de scrutin, peuvent réserver des surprises ?

Pour l’instant une alliance entre M5S (5 étoiles) et la Ligue du Nord, tous les deux viscéralement anti-européen, est exclue ; mais il ne faudrait pas selon certains, jeter la peau de l’ours avant de l’avoir tuée, car la tradition italienne tend souvent à fabriquer des consensus  larges, le plus larges  possibles et des alliances gouvernementales inattendues. Une alliance entre deux partis anti européens ne serait donc pas à exclure ?

Ou alors ! Une alliance des forces traditionnelles, entre la gauche de Mattéo Renzi et la droite de Silvio Berlusconi, pro-européennes serait- elle envisageable ? Peu probable, le score décevant fait par Silvio Berlusconi, plaçant ce dernier dans l’incapacité d’engager des négociations et des marchandages qui affaibliraient encore plus son parti ! Mais on ne sait jamais ?

Une alliance entre 5 étoiles et le Parti Démocratique de Mattéo Renzi ? Le scénario pour l’instant est repoussé par certains experts, la détestation entre les deux partis étant trop forte. Le parti de Luigi di Maio considère en effet que le parti démocrate est un parti de corrompus alors que celui de Mattéo Renzi juge de son côté que M5S est trop eurosceptique. Mais là aussi, tout peut arriver !

La coutume italienne qui tend a fabriquer des consensus vastes n’exclut rien, dans ce pays où magouilles, petitesses ou petits arrangements politiques entre amis ou ennemis sont de tradition.

Au demeurant l’ensemble du décor politique passé, qui s’était organisé depuis près ¼ de siècle, a volé en éclat. On est donc en pleine plongée d’incertitudes ! Le maelstrom politique issu de ce scrutin a fait apparaitre de fait, que l’Italie venait d’être confrontée à la fin d’un monde politique. Tout est donc  à reconstruire ! Mais tout doit être reconstruit, dans un moment ou les négociations pour la constitution d’un nouveau gouvernement s’avèrent déjà  longues et difficiles

Le scenario à venir reste donc encore à écrire, car comme on vient de le démontrer, toutes les équations demeurent encore possible.

Si aucune majorité venait à se dégager, le Président de la République, Sergio Mattarella , pourrait décider de laisser en place l’actuel gouvernement dirigé par Paolo Gentillini qui ne fera que gérer les affaires courantes jusqu’à fin décembre, car alors il faudra voter le budget.

Mais l’élection a démontré que l’europhobie se répand comme une trainée de poudre depuis quelques mois en Europe et que visiblement il ne s’agit pas d’une phobie passagère. L’immigration massive subie depuis longtemps par les Italiens, est elle aussi une explication des résultats de ce scrutin.

Au plan international et européen, les réactions sont très variées.

Avec 70% de vote anti-européen contre Mattéo Renzi, on ne peut plus accuser Vladimir Poutine et ses espions d’avoir influer sur le cours de la campagne électorale italienne ! Les "trolls" russes ont été balayés immédiatement, en dépit du fait que Silvio Berlusconi soit, lui aussi un ami de Poutine.

Du coté de Wall Street, certains se sont précipités vers les « Open Society » de Georges Soros, qui avait pourtant déversé des millions d’euros sur les partis pro-européens de l’Italie.

En ce qui concerne l’Europe, la pilule passe mal, même si pour l’instant les réactions sont mesurées. Le choc est néanmoins immense, car, il faut en convenir , le produit « Europe » se vend de moins en moins bien, alors même que l’on est à un peu plus d’un an à peine des prochaines élections européennes.

Des « langues » bien informées ont déjà annoncé que les technocrates fous de l’Union Européenne s’étaient réveillés lundi matin avec la gueule de bois ! Mais on ne sait rien encore des plans de bataille qui vont s’échafauder à Bruxelles.

On conclura en disant que  force est de constater que les Italiens viennent de faire un magnifique bras d’honneur à L’Union Européenne  !!

Clara Mitchell pour Day News World

SOMMET PREVU ENTRE LES DEUX COREES

A LA FRONTIERE  ET UNE DENUCLEARISATION POSSIBLE DE LA COREE DU NORD?

Une délégation sud-coréenne de haut rang est arrivée lundi 5 mars à Pyongyang pour discuter avec le dirigeant nord-coréen Kim Jong-un des moyens d'amorcer une détente sur la péninsule et des moyens de favoriser le dialogue entre Pyongyang et Washington sur les armes nucléaires.

Chung Eui-yong, qui est conseiller pour la sécurité du président Moon Jae-in, et les diplomates sud-coréens qui l'ont accompagné à Pyongyang sont les plus hauts responsables du Sud à se rendre en Corée du Nord depuis plus de dix ans.

Un remarquable rapprochement a eu lieu durant les jeux Olympiques de Pyeongchang. Leurs discussions avec Kim Jong Un ont duré plus de quatre heures.

D'après l'agence nord-coréenne KCNA, Kim Jong-un « a eu des entretiens à cœur ouvert avec la délégation du Sud sur les problèmes liés à l'amélioration effective des relations Nord-Sud et au maintien de la paix et de la stabilité sur la péninsule coréenne ».

Le dirigeant aurait déclaré que les JO avaient contribué à créer une atmosphère de réconciliation, d’unité et de dialogue intercoréen.

« La Corée du Nord semble avoir attaché de l’importance à la venue de nos envoyés spéciaux », s’est félicité de son côté le ministère sud-coréen de l’unification.

Ce qui se concrétise d'ailleurs par l'annonce d'un sommet entre les deux Corées pour fin avril. Une première depuis plus de dix ans. La Corée du Nord et sa voisine du Sud vont se rencontrer fin avril dans le village de Panmunjom, au milieu de la Zone démilitarisée (DMZ) qui sépare la Corée du Nord de la Corée du Sud.

« Le Sud et le Nord sont d'accord pour une ligne de communication d'urgence entre les dirigeants pour désamorcer les tensions militaires et se coordonner étroitement », a par ailleurs déclaré Chung Eui-yong, le conseiller à la sécurité nationale du président sud-coréen Moon Jae-in .

Ce sommet sera précédé d'une conversation téléphonique entre Kim Jong-Un et Moon Jae-in.

La Corée du Nord a par ailleurs promis de suspendre ses essais nucléaires et de missiles pour la durée du dialogue intercoréen, a ajouté cet émissaire, précisant que Pyongyang avait exprimé la volonté de se dénucléariser à condition que sa sécurité soit garantie.

La délégation sud-coréenne, revenue mardi, est maintenant attendue à Washington pour un débriefing avec l’administration Trump. La Corée du Sud poursuit ainsi sa délicate entremise entre la Corée du Nord et les Etats-Unis malgré une défiance exacerbée.

Une mission des plus délicates après une année 2017 marquée par quatre essais de missiles balistiques intercontinentaux et un essai nucléaire par Pyongyang mais Séoul veut maintenir la dynamique d’apaisement après la phase de tensions qui a atteint son paroxysme en 2017. « Les Etats-Unis devraient réduire leurs exigences et la Corée du Nord devrait exprimer sa volonté de dénucléariser », avait déjà déclaré Moon Jae-in, le 26 février, devant le vice-premier ministre chinois, Liu Yandong.

La Maison-Blanche a cependant répété que le Nord devait, avant d'envisager toute négociation avec les États-Unis, prendre des mesures en vue de la dénucléarisation. Les Américains ont en outre imposer de nouvelles sanctions unilatérales au Nord, les plus dures à ce jour d'après le président Donald Trump...

Andrew Preston pour Day News World

PAS D'ENNEMIS = PAS DE GUERRE NUCLEAIRE

Le président russe Vladimir Poutine a affirmé dans son discours annuel, prononcé jeudi à Moscou, que son armée disposait d’un nouveau missile de croisière intercontinental « Invincible ». Pour les besoins de l’argumentation, disons que ce missile existe réellement et qu’il est vraiment imparable.

De tout temps, les scientifiques ont cherché à obtenir l’invincibilité en appliquant des technologies toujours plus avancées. L’histoire montre qu’ils ont jusqu’à présent échoué. Les adversaires élaborent inévitablement des méthodes pour contrer tout système d’attaque ou de défense. Même le président Poutine a admis dans son discours que si quelqu’un trouvait une solution de contournement, « nos gars penseraient à quelque chose de nouveau. »

Cependant, si le président Poutine, ou d’ailleurs le président Trump, le voulait vraiment, il y a une solution pour parvenir à l’invincibilité totale de leur pays. La méthode découle de l’union des sciences sociales et de la théorie des champs quantiques unifiés, et non pas d’approches faisant appel à l’armement, ou à la politique.

Le Président Poutine pourrait obtenir l’invincibilité pour la Russie si ses forces armées étaient formées à constituer une aile de prévention de l’armée, composée d’experts en Technologie de Défense Invincible (IDT : Invincible Defense Technology). Des études scientifiques testées sur le terrain montrent que de grands groupes pratiquant deux fois par jour la Méditation Transcendantale Non Religieuse® (TM) et les programmes avancés de TM-Sidhi® dans un groupe génèrent un effet de champ qui influence profondément tout ce qui l’entoure. Des militaires à travers le monde ont testé cette approche sur le terrain et la déploient aujourd’hui.

 

La puissante Technologie de Défense Invincible (IDT), basée sur le cerveau, porte bien son nom. La technologie est un savoir scientifique appliqué. La défense signifie défendre et protéger. Le mot invincible signifie impossible à vaincre, impossible à être conquis. Le but de l’IDT est d’empêcher l’émergence d’ennemis. Une fois l’IDT correctement appliquée, les militaires russes deviendraient invincibles car il n’y aurait plus d’ennemis à combattre. Pas d’ennemis signifie pas de guerre, pas de terrorisme, pas de guerre nucléaire et la pleine sécurité, ainsi que des vies heureuses et productives pour tous.

Des recherches approfondies examinées par des pairs et des essais militaires sur le terrain dans le monde montrent que l’IDT entraîne des diminutions mesurables des guerres, du terrorisme et de la criminalité, ainsi que des améliorations de la qualité de vie, autant de signes tangibles d’une réduction du stress social. Ces changements ont été démontrés statistiquement à l’aide de mesures telles que la réduction du terrorisme et des conflits armés, les taux de criminalité, les accidents, les admissions à l’hôpital et la mortalité infantile.

Dans les régions du globe subissant des stress importants, la création de grands groupes d’experts en IDT a également contribué à accroître la prospérité et les incitations économiques. La créativité et l’esprit d’entreprise augmentent également. De plus, à l’échelle mondiale, lorsque de grands groupes d’experts civils s’étaient réunis de 1983 à 1985, les pertes liées au terrorisme ont diminué de 72 % et les conflits internationaux de 32 % . Ces changements positifs dans les tendances sociales se sont produits immédiatement après l’introduction de l’IDT.

L’approche IDT a été utilisée en temps de guerre, ce qui s’est traduit par une réduction du nombre de combats, de décès et de pertes en vies humaines, ainsi que par une amélioration des progrès vers la résolution du conflit par des moyens pacifiques. IDT est totalement différente de toute autre approche de défense en ce sens qu’elle n’utilise pas la violence pour tenter de réprimer la violence.

Des niveaux de stress élevés dans n’importe quel pays finissent par créer des ennemis. Si les niveaux dangereux de stress collectif sont réduits par l’application de l’IDT, les dirigeants seront alors plus en mesure de trouver des solutions ordonnées et constructives aux problèmes existants qui les maintiennent en désaccord depuis des générations.

Avec une plus grande sérénité civique, les aspirations des citoyens augmenteront et une société plus productive et plus équilibrée émergera. Alors, la violence comme moyen de changement et/ou comme expression de mécontentement disparaîtra naturellement.

L’Union mondiale des scientifiques pour la paix (GUSP) préconise l’approche IDT. Cette organisation à but non lucratif a accueilli une conférence internationale à Kiev, Ukraine l’année dernière (voir: https://www.gusp.org/global-peace-summit/). Le lieutenant-général (retraité) Vasyl Krutov, ancien chef du Centre ukrainien de lutte contre le terrorisme, figurait parmi l’impressionnante liste des participants qui ont pris la parole ou exprimé leur soutien à la conférence. Parmi les autres, citons: le président Joachim Chissano du Mozambique, qui a appliqué des programmes novateurs d’IDT pour mettre fin à la guerre civile de ce pays; le lieutenant-général équatorien à la retraite José Villamil, qui a également appliqué l’IDT pour mettre fin à la guerre entre l’Équateur et le Pérou; et M. Mohd Khalid Naseemi, fondateur et directeur général de l’Afghanistan Environmental Society.

 

L’IDT est un moyen éprouvé pour permettre aux militaires russes de se protéger et de gagner le respect du monde entier en déployant un système de défense simple et peu coûteux, avec une formation minimale nécessaire pour le mettre en œuvre. Jusqu’à présent, aucun pays n’a trouvé le moyen de contourner ce problème. Une fois qu’un ennemi devient un ami, il n’est plus nécessaire de se battre. Les différends peuvent être réglés par la diplomatie pacifique.

Les événements récents à travers le monde montrent que l’IDT est désespérément nécessaire. Elle fonctionne rapidement et il n’y a pas de meilleure solution pour prévenir la guerre nucléaire. Le président Poutine serait avisé s’il mettait immédiatement en œuvre le programme, transformant ainsi ses ennemis en alliés et créant une paix durable.

A propos de l'auteur:

David Leffler a travaillé comme associé du Proteus Management Group au Center for Strategic Leadership au US Army War College. Actuellement, il est directeur exécutif du Center for Advanced Military Science (http://www.strongmilitary.org). http://www.strongmilitary.org

Par Dr. David Leffler COURRIER DES LECTEURS pour Day News World.

ATTAQUE DE OUAGADOUGOU REVENDIQUEE

PAR UN GROUPE DJIHADISTE

La double attaque de Ouagadougou, qui a fait huit morts vendredi parmi les forces de l’ordre dans la capitale burkinabè, a été revendiquée samedi par un groupe djihadiste GSIM  dirigé par Iyad Ag Ghaly .

Le groupe islamiste malien affirme, dans un message parvenu samedi à l’agence privée mauritanienne « Al Akhbar », avoir agi en représailles à une opération française au Mali.

Un proche d' Iyad Ag Ghaly, un ex-colonel de l’armée malienne nommé Malick Ag Wanasnat, avait en effet été tué lors d’un raid le 14 février des forces françaises au Mali près de la frontière algérienne.

Une vingtaine de djihadistes présumés avaient été « tués ou capturés », selon l’état-major français.

Cette formation qui s'appelle « Groupe pour le soutien de l’islam et des musulmans », ou Nusrat al-Islam wal-Muslimin en arabe est née le 2 mars 2017 de l'unification de plusieurs groupes djihadistes du Sahel.

Elle est dirigée par le Touareg malien Iyad Ag Ghaly , ancienne figure indépendantiste et fondateur du groupe Ansar Dine, dans le nord du Mali.

Le GSIM est précisément issu de la fusion des groupes Ansar Dine (« Les défenseurs de la religion ») d’Iyad Ag Ghaly, Al-Mourabitoune de Mokhtar Belmokhtar - qui a notamment revendiqué des attaques à Bamako et Ouagadougou ces deux dernières années - et « l’Emirat du Sahara », une branche d’Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi).

Ce groupe avait déjà revendiqué l’attaque meurtrière de deux militaires français dans le nord du Mali fin février.

Il est également impliqué dans la détention de plusieurs Occidentaux, dont Sophie Pétronin, une Française âgée de 75 ans enlevée à Gao (nord du Mali) le 24 décembre 2016.

Ce groupe terroriste entend « élargir sa présence dans un grand espace géographique », mais aussi « dresser tous les musulmans contre l’ennemi à travers une recherche de soutien populaire et le renforcement des relations avec les populations ».

Il annonce aussi « des actions de guérilla » avec un recours alternatif « aux méthodes de guerre classique » dans une interview à un organe yéménite d’Al Qaïda .

La réunion militaire de la force multinationale antidjihadiste du G5-Sahel (Mali, Burkina, Niger, Tchad et Mauritanie), qui devait se tenir dans une salle dévastée par l’explosion d’une voiture piégée s'est tenue dans une autre salle ce qui a évité un véritable carnage.

Alyson Braxton pour Day News World

LE BEAU CADEAU FAIT A LA FRANCE

PAR MICKEY ET MINNIE

Le groupe américain « The Walt Disney Compagny » vient d’annoncer un plan de développement de 2 milliards d’euros pour Disneyland Paris.

Le Parc à thèmes de Marne la Vallée va être agrandi de 3 nouveaux espaces : l’un sera consacré Aux Supers Héros de Marvel, un autre au dessin animé la Reine des Neiges et le dernier à Star Wars.

La bonne nouvelle a été apportée, par Robert Iger lui-même, PDG de Walt Disney Compagny, directement à Emmanuel Macron qu’il a rencontré à L’Elysée.

Et c’est un très beau cadeau en effet que Mickey et Minnie ont décidé de faire à la France.

Pourtant le groupe qui emploi 16 000 personnes et a attiré 320 millions de visiteurs depuis son ouverture, ne gagne pas d’argent !

Alors pourquoi cette décision qui s’apparente bien évidemment à un cadeau fait à la France ?

En fait, « The Walt Disney Compagny » a pris cette décision en faveur du site de Marne la Vallée pour disposer d’une vitrine sur l’Europe.

Ce faisant, Robert Iger a voulu démontrer que la décision  d’investir près de 2 milliards d’euros dans la région parisienne était la conséquence directe de la confiance croissante que le groupe de divertissement américain portait dans l’économie européenne et dans celle de la France en particulier.

La magie Disney a opéré immédiatement sur les yeux pleins d’étoiles d’Emmanuel Macron qui a de suite twitté la nouvelle sur son compte #choose France.

Mais d’autres acteurs politiques et économiques ont eu, eux aussi,  les yeux qui brillaient à l’annonce faite par Robert Iger.

Ainsi, les communes situées aux alentours du parc d’attraction qui ont déjà fait leur calcul et espèrent déjà sur 9 millions d’euros de taxe de séjour supplémentaire, ceci grâce à l’augmentation des  nuitées.

A cela, elles l’ont déjà compris, que s’ajouterait le surplus de contribution financière payée par les entreprises.

Le tourisme intrinsèquement, qui sera inévitablement boosté par les investissements hôteliers nouveaux qui sont prévus dans le projet. A lui seul, le parc actuel génère plus de 6% des recettes touristiques de toute la France.

Incontestablement, ce seuil sera dépassé car les 3 secteurs thématiques envisagés inciteront les visiteurs à rester plus longtemps sur Paris ; la moyenne des nuitées qui est de 1 jour et demi actuellement pourrait passer à 3 jours.

Sachant que les visiteurs du parc d’origine étrangère représentent 50% environ du nombre total de visiteurs, on peut en effet penser qu’avec une offre nouvelle d’hébergement, la possibilité d’allonger leur séjour sur Disneyland repoussera toute idée d’un détour par Londres !

Selon certains élus locaux, si l’Etat prenait en compte correctement certains investissement d’infrastructures et de transports, la décision de « The Walt Disney Compagny » pourrait conduire à terme, à la création d’un Las Vegas à la française.

En tout état de cause, l’information concernant  l’agrandissement de Disneyland est une très bonne nouvelle pour l’emploi et la Région  Ile de France.

Des dizaines de milliers d’emplois qualifiés ou semi qualifiés devraient être crées à partir de 2022 pour ce qui concerne le fonctionnement du parc d’attraction.

Il faudra néanmoins tenir compte , en sus, de tous les emplois qui vont être proposés massivement dans le Bâtiment, la Construction et les Travaux Publics . Les entreprises choisies après appel d’offre dans ces métiers et ces activités devront en effet, elles aussi, embaucher massivement pour tenir les délais et livrer les travaux en temps et en heure.

Clara Mitchell pour Day News World

ATTAQUE TERRORISTE AU BURKINA-FASO ET TOUJOURS AUCUNE REVENDICATION

Des attaques ont visé, vendredi 2 mars, l’ambassade de France à Ouagadougou, au Burkina Faso, ainsi que l’état-major des forces armées burkinabées.

Plusieurs heures après le début de l’attaque, le gouvernement a communiqué sur un bilan provisoire faisant état de huit morts parmi les forces de l’ordre burkinabées et plus de 80 blessés.

Selon le gouvernement burkinabé, au moins huit assaillants et huit membres des forces de l’ordre ont été tués.

« Un peu plus de 80 blessés ont été pris en charge. Parmi ces 80 blessés, une douzaine ont des blessures assez sévères et parmi ces douze, trois sont considérés comme graves », a précisé le ministre de la communication, Rémi Dandjinou, dressant un nouveau bilan à 19 heures.

Une trentaine de morts: voici le bilan des deux attaques perpétrées ce vendredi dans le centre-ville de Ouagadougou, au Burkina Faso, visant d'une part l'ambassade de France mais aussi l'état-major des armées burkinabé. Pour l'heure, les autorités locales tentent toujours d'établir qui est à l'origine de ces attentats meurtriers, qui n'ont toujours pas été revendiqués.

A Paris, le ministère des affaires étrangères a annoncé qu’aucun ressortissant français n’avait été tué ou blessé

L’état-major a été frappé par un véhicule piégé, a déclaré, vendredi soir, le ministre de la sécurité, Clément Sawadogo. « Le véhicule était bourré d’explosifs, la charge était énorme » et a occasionné « d’énormes dégâts ». « Il y avait une réunion sur le G5 Sahel ».

Clément Sawadogo, le ministre de la Sécurité, a indiqué qu'une réunion militaire pour la création de la force multinationale antijihadiste G5-Sahel, qui regroupe le Mali, le Burkina, le Niger, le Tchad et la Mauritanie, était "peut-être" visée. Il a par ailleurs ajouté que le bilan aurait pu être beaucoup plus lourd, la salle initialement prévue pour cette réunion ayant été "littéralement détruite par l'explosion".

Les forces spéciales françaises de l’opération « Sabre », basées à Ouagadougou, sont venues en renfort « Les forces françaises au Burkina sont intervenues en soutien à l’action de l’armée burkinabé, elles n’ont pas pris part directement à l’action », a affirmé le porte-parole de l’état-major de l’armée française, le colonel Patrick Steiger. Des hélicoptères français ont survolé la capitale.

« Notre pays a été de nouveau la cible ce vendredi de forces obscurantistes », a dénoncé vendredi soir le président burkinabé Roch Marc Christian Kaboré alors que le pays est depuis 2015 la cible d'attaques jihadistes qui n'avaient toutefois jamais atteint un tel niveau d'organisation .

Le gouvernement a condamné des « actes lâches et barbares »,tout en invitant « les populations à garder le calme et à collaborer avec les forces de défense et de sécurité ».

En début de soirée, le président français, Emmanuel Macron a réaffirmé le « plein engagement de la France » au Sahel. « Tout laisse à penser qu’il s’agit de groupes terroristes », avait déclaré un peu plus tôt le ministre des affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian, sur LCI, rappelant la détermination de la France à « lutter de manière implacable contre ces groupes terroristes qui veulent déstabiliser le Sahel ».

« Une enquête de flagrance a été ouverte pour tentative d’assassinats en relation avec une entreprise terroriste et association de malfaiteurs terroriste criminelle », a indiqué de son côté le parquet de Paris, compétent car l’attaque a visé des ressortissants et des intérêts français. Les investigations ont été confiées à la Direction générale des services intérieurs (DGSI) et aux policiers de la Sous-direction antiterroriste (SDAT).

Pour le journaliste Antoine Glaser interwievé samedi 3 sur RTL, spécialiste de l'Afrique, cette attaque ciblait très clairement la France. "Les autres attaques, en janvier 2016 et août 2017, ciblaient des cafés, des restaurants, les expatriés. Le fait d'attaquer une ambassade de France en Afrique, le message est clair", estime l'auteur de l'ouvrage Arrogant comme un Français en Afrique, publié aux éditions Fayard en 2016.

"C'est un acte de représailles", vis-à-vis de la France, dont des troupes armées sont présentes au Mali et au Niger voisins du Burkina Faso pour lutter contre le terrorisme au Sahel.

Joanne Courbet pour Day News World

ATTENTAT-SUICIDE CONTRE UN CONVOI DE FORCE ETRANGERE A KABOUL

« Vers 9H00, l'explosion d'une voiture s'est produite dans le quartier de Qabil Bay.

La cible était un convoi des troupes étrangères », a indiqué Najib Danish, porte-parole du ministère de l'Intérieur.
"Nous ne savons pas s'il y a des victimes parmi les troupes étrangères"
, a ajouté son adjoint, Nasrat Rahimi.

L'explosion d'une voiture-suicide contre un convoi des troupes étrangères vendredi matin dans l'est de Kaboul a fait au moins un mort, un enfant, et douze blessés parmi les passants et riverains.

Selon Mohammad Ismail Kawoosi, un responsable du ministère de la Santé,

« une personne est morte et neuf ont été blessées, toutes des civils ».

Le mort serait un enfant.

Il s'agit du premier incident violent dans Kaboul visant des étrangers depuis l'offre de paix faite mercredi aux talibans par le président Ashraf Ghani, qui leur a proposé de devenir un parti politique au terme du processus.

Un quartier sous le choc en ce jour hebdomadaire férié en Afghanistan.

Paul Emison pour Day News World

QUAND ERDOGAN INVITE UNE FILETTE

A MOURIR EN MARTYR

 

La scène est à peine croyable. Samedi 24 février, le président Recep Tayyip Erdogan faisait lors d'un congrès de son parti l'AKP un discours face aux militants, dans la ville de Kahramanmaras, au sud de la Turquie.

Pour appeler au soutien de l'offensive turque en Syrie, le président a invité une jeune enfant à « tomber en martyr ». Erdogan a décidé de faire monter sur scène une fillette. Vêtements militaires et bonnet rouge, elle s'avance en pleurs vers le dirigeant qui pose son bras sur son épaule. C'est alors qu'Erdogan déclare : « Si elle tombe en martyr, elle sera recouverte d'un drapeau, si Dieu le veut ». Il a ensuite embrassé la fillette sous les applaudissements la foule qui scandait : « Chef ! Amenez-nous à Afrine ! ».

La scène qui a été diffusée en direct sur la télévision nationale n' a pas laissé indifférent créant la polémique. « Faire venir une enfant sur scène devant des milliers de personnes et bénir la mort est une grande erreur. Aucun enfant ne devrait jamais avoir à être dans l'ombre des armes et le visage de la guerre », s'est insurgé Veli Agbaba, le vice-président du parti républicain du peuple (CHP), principal parti d'opposition Il a rapidement été rejoint par le parti démocrate des peuples (HPD).

Alors que l'ONU a déclaré une trêve humanitaire de 30 jours en Syrie depuis dimanche 25 février, dès le lendemain, le gouvernement turc a annoncé que de nouvelles unités de forces spéciales de la police avaient été déployées dans le nord-ouest de la Syrie. L'annonce de ce nouveau déploiement est le signe que la Turquie ne s'estime pas concernée par la trêve humanitaire de 30 jours réclamée dimanche par le Conseil de sécurité de l'ONU en Syrie.

En effet dimanche, les autorités turques avaient affirmé qu'elles restaient « résolues à combattre les organisations terroristes » en Syrie c'est-à-dire la milice kurde des Unités de protection du peuple (YPG), Ankara considérant les YPG comme une organisation terroriste. Pourtant ces mêmes combattants kurdes ont participé en Syrie à la coalition internationale emmenée par les Etats-Unis qui combat les djihadistes du groupe Etat islamique (EI)

Lors de ce congrès le président Recep Tayyip Erdogan a voulu appeler à soutenir l'opération militaire lancée par son régime. Car depuis le 20 janvier, la Turquie se bat dans la région d'Afrine en Syrie, contre les milices kurdes des Unités de protection du peuple (YPG).. Aussi, une nouvelle offensive devrait y être lancée dans les jours qui viennent malgré la trêve demandée par l'ONU.

Joanne Courbet pour Day News World

RETOUR SUR LE DISCOURS DE

MARION MARECHAL LE PEN DEVANT

LES CONSERATEURS AMERICAINS

Serait-ce le retour de Marion Marechal Le Pen en politique ?

Marion Maréchal Le Pen a pris la parole lors d’une importante réunion de conservateurs américain qui s’est tenue le 22 février 2018 au Gaylor National Resort an Convention Center situé à OXON dans la banlieue de Washington.

Dans l’ordre des interventions, elle a été la seconde, juste après le Vice Président américain, Mike Pence et juste avant le Président Donald Trump lui-même, ce dernier ayant prononcé son discours le lendemain, avant juste la clôture de l’événement.

Celle qui avait été adoubée par Sarah Palin en 2015, et qui avait annoncé, au grand desespoir de ses partisans, son départ de la vie politique française aura été la seule femme politique européenne à être invitée par les organisateurs de la réunion.

En effet seul Nigel Farage, (l’artisan du Brexit)  qui est un homme politique européen a eu l’honneur de recevoir une invitation, à laquelle il s’est rendu naturellement, de la part de la partie la plus conservatrice du parti des Républicains américains.

Marion Marechal Le Pen est donc intervenue en vedette américaine à cette Conférence d’Action Politique Conservatrice (CPAC), le rendez vous annuel très attendu par principe des conservateurs américains.

A 28 ans, elle a ébloui et conquis les cadres du parti présents.

D’entrée, elle s’est déclarée être sur la trace de Donald Trump.

Elle s’est adressée en anglais devant la partisans du Président des Etats- Unis, affirmant haut et fort qu’elle n’était pas choquée "d’entendre Donald Trump revendiquer devant les citoyens américains qu’il voulait travailler pour l’Amérique d’abord, (América First)" car elle-même, dans le droit fil des déclarations du Président, souhaitait défendre d’abord, son pays, la France, (First France).

Selon de nombreux observateurs politiques, Marion Maréchal Le Pen aurait  acté, à la faveur de ce discours, son retour en politique, qu’elle avait quittée un an plus tôt.

L’intéressée dément bien entendu, toute intention de ce genre, déclarant qu’elle n’était venue que pour faire de la « Métapolitique », voulant ainsi probablement se garder de basses manœuvres dans le marigot politique qui obligent malgré soi à descendre dans l’arène… où l’on ne peut que prendre des coups,car on devient trop exposé.

Néanmoins, à quelques mois des futures élections européennes, l’ex-benjamine de l’assemblée nationale a déploré « la perte des libertés en France, dans de nombreux domaines, les libertés des français ayant été détournées par l’Union Européenne » dont elle déplore « la tendance trop libérale et conservatrice actuelle ». L’ex-députée européenne s’est lancée dans une profession de foi nationaliste, qui a certainement dû plaire à Donald Trump.

De plus et pour bien faire comprendre son message, MMLP n’a pas hésité à déclarer « qu’après 40 ans d’immigration massive, de lobbying islamique et de politiquement correct, la France est en train de passer du statut de fille ainée de l’Eglise à celui de petite nièce de l’Islam, le terrorisme n’en étant que la face visible de l’iceberg ». A la fin de son discours, elle avait choisi de faire diffuser la chanson d’Ellie Goulding : « Burn ». En apprenant cela, quelques jours plus tard, la chanteuse britannique s’est enflammée contre l’ex-députée FN « qui ne s’était pas gênée pour utiliser sa chanson ».

Peu importe, Marion Maréchal Le Pen venait de « mettre le feu » dans cette auguste assemblée républicaine !

A 15 jours du congrès du FN les spéculations sont reparties bon train, étudiant l’avenir du FN sans Florian Philippot, celui de Marine Le Pen en difficulté, ou le retour possible de Marion…le  tout en spéculant sur les faiblesses de l’actuelle Présidente. Marine Le Pen serait en effet en ce moment perçue comme un animal politique qui a reçu un coup mortel, qu’elle s’est infligé toute seule à l’occasion du débat de l’entre deux tours des élections présidentielles !!

Pour certains experts, il y aurait aujourd’hui un espace à droite à occuper si Marine Le Pen souhaite toujours le conquérir. Il faudra donc suivre de très près les prises de positions de la petite fille de Jean Marie Le Pen, qui a fait savoir, simultanément à son opération séduction de Washington, qu’elle avait l’intention de fonder « une académie de sciences politique », pour contrer le Sciences Po actuel qu’elle accuse de gauchisme.

Marion Maréchal Le Pen vient de toute évidence de fonder sa légende à Washington en cette fin février 2018, ceci peut être (ou certainement ?) pour marquer son grand retour en métapolitique tout d’abord, comme elle la concédé ! Mais après ?

En tout état de cause, le show politique qu’elle donné, a sincèrement étonné sa Tante, Marine Le Pen.

Clara Mitchell pour Day News World

AU TOUR DE L'ARMEE DE CONNAITRE

UN LIMOGEAGE EN ARABIE SAOUDITE

 

Après la purge anti-corruption à la fin de l’année dernière dans les milieux d’affaires saoudiens et au sein de la famille royale, c’est au tour de l'armée de subir des limogeages.

En effet un remaniement majeur, aux allures de limogeage, a été opéré à la tête de l'armée saoudienne, lundi 26 février.

Ont été évincées des personnalités importantes au sein du ministère de la Défense, dirigé par le puissant prince héritier Mohammed ben Salman.

Ainsi le secrétaire général de l'armée a été placé à la retraite et remplacé par le général Fayyad ben Hamed al-Ruwayli.

Les chefs des armées de l'air et de terre ont également été renvoyés, ainsi que des fonctionnaires civils, dont plusieurs sous-ministres.

Aucune explication officielle n'a été donnée comme justification mais ces limogeages interviennent à un moment où le conflit meurtrier au Yémen s’enlise et après une nouvelle bavure au Yémen où une base militaire de son allié yéménite a été bombardé par erreur par la coalition emmenée par l'Arabie saoudite

Alyse Marion pour Day News World

NOUVEAU RAID EN GHOUTA ORIENTALE

MALGRE LA RESOLUTION DE L'ONU

Le Conseil de sécurité de l’ONU a enfin adopté samedi à l’unanimité une résolution réclamant «sans délai» un cessez-le-feu humanitaire d’un mois en Syrie pour « permettre la livraison régulière d’aide humanitaire, de services et l’évacuation médicale des malades et blessés les plus graves». La résolution «appelle à la levée immédiate des sièges de zones habitées dont la Ghouta orientale, Yarmouk, Foua et Kefraya».

La Russie, alliée indéfectible du régime de Bachar al-Assad auquel elle apporte un soutien militaire crucial dans la guerre, a fini par voter cette résolution.

Mais cette résolution votée après d'âpres négociations avec la Russie «n’est pas un accord de paix sur la Syrie, le texte est purement humanitaire», a souligné l’ambassadeur suédois Olof Skoog...

Malgré cet accord  pris samedi par l'ONU réclamant un cessez-le-feu immédiat, des ONG ont constaté que les raids du régime syrien se poursuivent dimanche dans la Ghouta orientale. «Les raids ont repris dimanche matin, avec deux frappes contre le secteur de Chifouniya, à la périphérie de Douma», la grande ville de la Ghouta orientale, a précisé l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH).

L’enclave rebelle de la Ghouta orientale, dans la banlieue de Damas, est assiégée depuis 2013 par le régime syrien. Plus de 400 000 personnes y résident toujours. Depuis dimanche 18 février, plus de 500 personnes dont une centaine d'enfants y ont péri sous les bombardements du pouvoir syrien décidé à reprendre ce bastion .Cette campagne militaire utilisant bombes, barils d'explosifs et obus est d'une rare intensité, même pour un pays ravagé depuis 2011 par une guerre qui a fait plus de 340.000 morts, sans compter les blessés et disparus .

Les bombardements des derniers jours sont les prémices d’une vaste opération terrestre de l’armée syrienne pour déloger les rebelles de la zone.

La situation humanitaire y est devenue dramatique. Plus de 13,1 millions de Syriens ont besoin d’aide humanitaire, dont 6,1 millions de déplacés à l’intérieur du pays depuis le début de la guerre civile il y a sept ans. Les denrées et les médicaments manquent. L’ambassadeur de France auprès de l’ONU, François Delattre, évoque un « siège digne du Moyen Age ».

Les rebelles opposés à toute évacuation des civils

Le scénario dans la Ghouta a déjà eu lieu dans d'autres fiefs rebelles, dont Alep en 2016, écrasée par des bombardements et le siège pour forcer les insurgés à déposer les armes. D'ailleurs jeudi, le représentant syrien à l'ONU, Bachar Jaafari, avait réitéré la position du régime, déterminé à reprendre coûte que coûte l'ensemble du territoire, y compris la Ghouta. "Oui la Ghouta orientale deviendra un nouvel Alep", avait-il déclaré tout en martelant qu' Alep aujourd’hui, «ce sont des millions de personnes vivant tout à fait normalement».

Dans le conflit qui ravage la Syrie, le régime a réussi à reprendre plusieurs localités rebelles, en vertu d'accords dits de «réconciliation», qui se traduisent par l'évacuation des combattants et de civils qui les soutiennent, en échange de la fin des bombardements et de sièges asphyxiants.

Or le groupe salafiste Jaich al-Islam et le groupe islamiste Faylaq al-Rahmane qui contrôlent la zone de la Ghouta orientale ont rejeté toute évacuation de civils et de combattants.«Nous rejetons catégoriquement toute initiative qui prévoit la sortie des habitants de leur maison et leur transfert vers n'importe quel autre endroit», ont écrit les groupes rebelles dans une lettre ouverte adressée au secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres. La lettre des rebelles soutient le projet de résolution, mais reproche au Conseil de sécurité son «incapacité à faire cesser les crimes de guerre», en mettant en cause la Russie dans les frappes sur la Ghouta orientale. Moscou a démenti bombarder cette région.

Avec l'appui militaire de Moscou depuis 2015, le régime syrien a multiplié les victoires face aux rebelles et aux jihadistes, jusqu'à reprendre le contrôle de plus de la moitié du territoire.

Une réunion du Conseil est prévue dans quinze jours pour voir si le cessez-le-feu était bien appliqué...

 

Joanne Courbet pour Day News World

 

LA DERADICALISATION DJIHADISTE EST-ELLE POSSIBLE ?

Les plans de déradicalisation se succèdent mais sans résultats probants jusqu'ici :22 mesures en 2014, 80 en 2016 et pas moins de 60 ce vendredi 23 février 2018.

Au premier ministre, Édouard Philippe, de présenter ce vendredi 23 février, à Lille (Nord) son plan contre « la radicalisation islamiste qui menace notre société ». Un domaine dans lequel les autorités avancent encore à tâtons trois ans après les attentats de janvier 2015 alors que la France vient d'accueillir ces derniers mois 68 mineurs revenus de la zone syro-irakienne quasiment tous âgés de moins de 13 ans.

Ce plan anti-radicalisation avait été annoncé dès octobre par Emmanuel Macron qui s’était fait fort d’attaquer le problème «à la racine». Le chef d'Etat avait évoqué parmi les facteurs de basculement «la grande pauvreté, le délitement des structures familiales, l’affaiblissement de nos structures éducatives, l’absence totale de mobilité économique et sociale» et la «ghettoïsation de certains quartiers».

Le plan présenté repose essentiellement sur plusieurs axes: l'enseignement, les prisons, le recrutement dans la fonction publique mais également le prosélytisme dans les associations et clubs divers.

Concernant l'éducation, le gouvernement prévoit un travail au collège et au lycée de décryptage des théories du complot, un renfort de l'enseignement de la laïcité ainsi que la diffusion d'un contre-discours. S'ajoute le durcissement des conditions d'ouverture d'établissements scolaires hors contrat, afin de combattre l'émergence de structures islamistes.

Le plan du gouvernement prévoit aussi d'écarter de la fonction publique les agents radicalisés.

Chaque année, plusieurs dizaines de cas sont signalés dans les rangs de l'armée, de la police, de la SNCF ou encore de la RATP. Deux décrets permettront d'écarter de ses fonctions un militaire ou un policier radicalisé, comme l'avait demandé Gérard Collomb. A Gérald Darmanin d'étudier les modalités permettant d'écarter des agents publics radicalisés en contact avec des populations sensibles.

En ce qui concerne les prisons où sont déjà incarcérés 512 TIS (terroristes islamistes en détention) et 1139 prisonniers de droit commun identifiés comme «radicalisés», plusieurs annonces ont été faites. Les détenus radicalisés feront l'objet d'un placement à l'isolement, dans un quartier pour détenus violents ou dans des «quartiers de prévention de la radicalisation». La garde des Sceaux a indiqué que ces quartiers, présentés comme «étanches»,verront le jour dans 78 établissements pénitentiaires. 1 500 places en isolement seront créées, dont 450 d'ici à la fin de l'année. Les profils jugés les plus dangereux seront détenus dans trois «quartiers pour détenus violents, qui garantiront une étanchéité totale», a promis Edouard Philippe, annonçant que deux de ces centres seront créés, s’ajoutant à celui de Lille-Annœullin.Trois « centres de jour » à Marseille, Lyon et Lille de prise en charge individualisée vont être également mis en place.

Les clubs sportifs et autres associations seront soumis à un meilleurs contrôle pour prévenir l'entrisme des milieux islamistes.

Mais conscient que la "déradicalisation" s'avère difficile, le gouvernement a préféré le vocable plus prudent de "désengagement"... «Nul ne dispose d’une formule magique de déradicalisation, au sens où l’on pourrait "déprogrammer" un logiciel dangereux», a convenu le Premier ministre.

Joanne Courbet pour Day News World

L'ARMEE RETROUVE QUELQUES JEUNES FILLES ENLEVEES PAR BOKO HARAM

« Certaines » des jeunes filles portées disparues après l'attaque, lundi, d'un internat du village de Dapchi, dans le Yobe, ont été retrouvées et mises en sécurité par les forces nigérianes, a assuré jeudi Abdullahi Bego, porte-parole du gouverneur de l'Etat.

Des combattants de Boko Haram, lourdement armés, avaient mené lundi 19 février une attaque dans l'école de jeunes filles à Dapchi dans le nord-est du Nigeria.

La plupart des élèves et les professeurs de la Girls Science Secondary School, un internat, s'étaient enfuis en brousse pour dans la crainte d'être enlevés par les combattants.

Mais mercredi ,111 lycéennes étaient toujours portées disparues sur un total de 926 élèves.

« Huit cent quinze étudiantes sont rentrées » à l’internat pour filles de Dapchi sur un total de 926 élèves, les autres étant toujours « manquantes », a déclaré Abdulmaliki Sumonu .

Le président Muahammadu Buhari a ordonné à l'armée « de prendre immédiatement les choses en main » et de « l'informer de l'évolution de la situation », a déclaré mercredi à Abuja le ministre de l'Information, Lai Mohammed, à l'issue d'un conseil des ministres.

Beaucoup craignent de revivre le scénario de Chibock où 276 lycéennes avaient été enlevées par le groupe djihadiste en 2014.

On ne connaît pas les véritables motivations des assaillants à Dapchi, les insurgés ayant également pillé sur leur passage des magasins pour des vivres et du matériel.

Les rumeurs de paiement de rançons en échange des lycéennes de Chibok libérées pourraient inciter le groupe jihadiste à commettre d'autres enlèvements, prévient Amaechi Nwokolo, analyste pour le Roman Institute for International Studies à Abuja.

Toujours est-il que le kidnapping fait partie des méthodes pour Boko Haram pour maintenir la pression sur la population.

Le groupe de Booko Haram sème la terreur depuis 2009 dans le nord-est du Nigeria ayant fait plus de 20 000 morts et 2,6 millions de déplacés.

Andrew Preston pour Day News World

DERNIER REBONDISSEMENT DU SCANDALE

DES MERES PORTEUSES EN THAILANDE

Un riche Japonais a remporté mardi le droit de garde de ses 13 enfants nés de mères porteuses en Thaïlande .

En 2014 avait éclaté en Thaïlande le scandale «de l'usine à bébés » qui avait mis en lumière les zones grises du marché de la procréation médicalement assistée.

Avait été découvert un appartement de six mères porteuses. Un riche client japonais avait en effet loué cet appartement à Bangkok dans lequel vivaient six mères porteuses de ses 13 enfants comme l'avaient révélé les tests d'ADN. Les bébés avaient été remis aux services sociaux.

Les mères qui vivaient avec leurs bébés dans cet appartement loué par le père biologique, avaient porté plainte contre l'Etat afin de récupérer leurs enfants, remis aux services sociaux. Le père japonais, de son côté, se lançait dans une bataille légale pour récupérer ses enfants.

Le tribunal pour enfants a tranché en faveur du père: le riche client Mitsutoki Shigeta, un Japonais de 24 ans fils aîné d’un milliardaire nippon, a remporté mardi le droit de garde de 13 enfants nés de ces mères porteuses

« Pour le bonheur des treize enfants nés de mères porteuses (...) le tribunal a décidé qu'ils seraient légalement ceux du plaignant », a annoncé le tribunal pour enfants de Bangkok. Mitsutoki Shigeta a obtenu "l'intégralité des droits parentaux" et amènera les enfants au Japon. Le tribunal a également argué du fait que "leur père biologique n'a pas d'antécédent de mauvais comportements".

Quant aux motivations de son client pour se lancer dans une telle entreprise, l'avocat a seulement expliqué devant la presse que son client souhaitait avoir une famille nombreuse. "Il est né dans une famille nombreuse et veut que les enfants grandissent ensemble", s'est contenté de commenter son avocat. Les mères porteuses thaïlandaises ont dû signer mardi un accord dans lequel elles abandonnaient leurs droits parentaux, a précisé le tribunal pour enfants de Bangkok.

Outre ces enfants nés de ce même Japonais un couple d'Australiens avait fait scandale au même moment en abandonnant son bébé trisomique à sa mère porteuse thaïlandaise.

Le scandale autour de ces bébés avait suscité un tel émoi qu'une loi a été voté interdisant le recours à une mère porteuse pour les étrangers.

Le marché de la "gestation pour autrui" (GPA) s'est très rapidement déplacé dans d'autres pays d'Asie du Sud-Est...Une nouvelle forme d'esclavage moderne.

Joanne Courbet pour Day News World

APRES LE RETRAIT DE JACOD ZUMA DU POUVOIR L'AFRIQUE DU SUD VA-T-ELLE POUVOIR RESSUSCITER ?

Après des semaines de tractations, le président sud-africain, Jacob Zuma, empêtré dans des scandales de corruption, a finalement annoncé, mercredi 14 février, sa démission avec « effet immédiat ». Zuma démissionne donc sous la pression de son parti l'ANC.(le Congrès national africain),

Ce départ survient après une longue guerre de tranchées, notamment avec le vice-président, Cyril Ramaphosa, devenu président du parti au pouvoir, l’ANC  en décembre 2017. Le pouvoir de Jacob Zuma a commencé à vaciller depuis l'élection, en décembre, à la tête de l'ANC du vice-président Cyril Ramaphosa, qui avait axé sa campagne sur la lutte contre la corruption .

Son parti le Congrès national africain (ANC),était pressé de tourner la page de son règne de neuf ans terni par les scandales de corruption et le menaçait d'un vote de défiance au Parlement.

C’est l’épilogue d’une guerre féroce entre clans de l’ANC. Il a été destitué comme il avait destitué son prédécesseur . Mais Jacob Zuma est hors du commun.

Son nom complet a été son programme, Jacob Gedle-yilekisa Zuma, ça veut dire "celui qui rigole en vous faisant mal". Ses huit femmes pourraient témoigner qu’il a respecté la consigne. A la prison de Robben Island, où il a passé dix ans, personne n’a jamais demandé à lui rendre visite.

"J'ai décidé de démissionner du poste de président de la République avec effet immédiat, même si je suis en désaccord avec la direction de mon organisation", a déclaré Zuma lors d'une allocution retransmise en direct à la télévision. "J'ai servi le peuple d'Afrique du Sud de mon mieux", a-t-il ajouté .

Après des semaines de vives tensions qui ont souligné les fractures qui traversent ses rangs, l'ANC a accueilli la démission du chef de l'Etat avec le plus grand de soulagement. "Nous avons dû rappeler un dirigeant du mouvement qui a servi notre mouvement pendant plus de soixante ans, ce n'est pas une mince affaire." a confié une de ses responsables, Jessie Duarte.

Le président sud-africain était devenu un personnage encombrant, éclaboussé qu'il était par les scandales de corruption à un an des élections.

L'ANC a aussi annoncé que Cyril Ramaphosa a été élu, 'ce jeudi, par le Parlement pour succéder à Jacob Zuma. Sitôt investi, il doit prononcer le discours sur l'état de la nation .

A l'opposition d'applaudir des deux mains l'annonce de la démission de celui qu'elle avait surnommé « le délinquant » Zuma. "M. Zuma a fait beaucoup de mal à notre pays (...). Sous son règne, la corruption a fleuri au point de presque détruire notre pays", a déclaré Mmusi Maimane, le chef de l'Alliance démocratique (DA). Ces dernières années, ses députés avait déposé huit motions de défiance, barrées par la majorité absolue de l'ANC.

La police a mené mercredi sa première opération contre jusque-là l' intouchable famille indienne Gupta, au cœur des scandales qui impliquent le président et a arrêté cinq personnes dans le cadre de l'enquête sur les détournements de fonds publics, a indiqué l'unité d'élite de la police sud-africaine (Hawks). .

.Ramaphosa est devenu le président de la République par intérim dès la démission de Jacob Zuma. Le Parlement vient de l''élire formellement à ce poste.Vingt ans après avoir été désigné comme son dauphin par Nelson Mandela, le millionnaire Cyril Ramaphosa succéde à Jacob Zuma à la tête de l’Afrique du Sud, en tant que président intérimaire.

Les milieux d’affaires attendent tout de lui. Il est lui même devenu un homme d’affaire et un oligarque de l’ANC faisant sa fortune -estimée à 420 millions d'euros- avec la discrimination positive dans l’industrie.

A un peu plus d'un an des élections générales, la tâche du futur président Cyril Ramaphosa s'annonce rude.

Incarnant l’aile sociale-démocrate de l’ANC Cyril Ramaphosa doit remettre le parti en ordre de marche, mais aussi l’économie. La croissance est atone, le chômage et les manœuvres politiques de son prédécesseur ont durablement miné la confiance des principaux acteurs économiques.

Le géant économique de l’Afrique riche grâce à son sous-sol reste une puissance émergente, mais en panne, la croissance atone, le chômage massif avoisinant les 28 %. Corruption à tous les étages, pénurie, violence, inégalités extrêmes, gabegie. Un exemple significatif: la région du Cap vient d’être déclarée en situation de catastrophe naturelle alors que le sous- sol regorge d’eau douce mais les puits, les forages, les barrages ont été négligés...

Le président Cyril Ramaphosa, âgé de 65 ans, faisant de la lutte anti-corruption son cheval de bataille pourra-t-il inverser la tendance ?

Andrew Preston pour Day News World

ASTROLOGIE CHINOISE POUR LE NOUVEL AN

Vendredi 16 février c'est le nouvel an chinois. En astrologie chinoise cette année c'est l'année du chien de terre.

En effet dans l'astrologie chinoise il y a 12 signes mais ce sont des animaux. La légende dit que Bouddha convia pour le nouvel an tous les animaux de son royaume. Pour des raisons inconnues il n'y a eu que 12 animaux qui se sont rendus à la fête. Dans l'ordre d'arrivée ce fut le rat qui s'y rendit en premier puis le buffle,le tigre,le lapin,le dragon, le serpent le cheval, la chèvre, le singe, le Coq le chien et enfin le cochon.

Pour les remercier Bouddha décida de leur consacrer chacun une année lunaire qui détermine les qualités et les défauts de chaque animal. À partir de ce jour chaque enfant né est  associé à une année lunaire à un animal.

Cette année le 18 février sera l'année du chien.

À partir de cette date nous profiterons tous d'une année qui alliera honnêteté et pragmatisme ,et les personnes qui apprécient la mode seront sûrement ravis car cette année pourrait apporter des choses positives dans ce domaine. De plus cette année devrait nous amener de réels progrès dans le domaine de la science et de la médecine.

Les personnes qui sont du signe chien sont des perfectionnistes, généralement ils soignent leur apparence, ce sont des observateurs du monde. Ils sont francs et directs et du coup il attend la même chose des autres. Côté cœur on dit que le chien est une personne attentionnée qu'il aime débuter une relation amoureuse puis que cela devienne une passion pour pouvoir durer. Ils feront tout pour rendre heureux l'être aimé. Point de vue financier le chien sera toujours se débrouiller et arrivera donc à subvenir à ses besoins.

Quelques personnalités du signe chien: Brigitte Bardot, Elvis Presley, Benjamin Franklin, Vladimir Lénine, Youri Gagarine, Sophia Loren.

Ce que vous apportera l'année du chien par rapport à votre signe :

Pour le rat cette année sera positive pour vous.

Pour le buffle prudence mais réussite à la fin.

Les tigres vos projets aboutiront année très favorable.

Lapin l'année n'est ni défavorable ni favorable attention au point de vue professionnel.

Dragon s'entend pas très bien avec le chien d'où rien à attendre.

Serpent l'année sera extrêmement positive.

Cheval cette année va vous permettre de prendre du bon temps.

Chèvre une année très positive.

Singe vos efforts seront enfin récompensés.

Coq cette année vous donnera l'occasion de prendre les bonnes décisions.

Chien c'est votre année que dire de plus.

Cochon cette année est celle de l'accomplissement pour vous.

Voilà alors vive l'année des WafWaf.

Mia Kennedy pour Day News World

AUX JEUX OLYMPIQUES LA PETITE SOEUR DE KIM JONG-UN EN OPERATION DE SEDUCTION

Kim Jong-un a rencontré lundi la délégation nord-coréenne à son retour à Pyongyang, affirmant qu’il était important d’entretenir « le climat chaleureux de dialogue », selon l’agence de presse officielle KCNA.

La petite sœur de Kim Jong-Un, figure féminine plus influente de la hiérarchie politique de ce pays reclus gère l'image de son frère.

Notons qu'elle entretient un lien d'autant plus spécial avec le numéro un qu'elle partage avec lui la même mère, l'ancienne danseuse Ko Yong Hui.

Kim Yo-yong faisait partie de la délégation officielle qui s’est rendue en Corée du Sud ce week-end pour le début des Jeux olympiques d’hiver de Pyeongchang.

Elle a remis samedi au président sud-coréen, Moon Jae-in, de la part de son frère une invitation à un sommet à Pyongyang. Le président sud-coréen n’a pas immédiatement accepté, expliquant que « les bonnes conditions » devraient être réunies.

Souriante auprès du président sud-coréen elle n'a pas manqué d'assister à la cérémonie d'ouverture, d'applaudir à tout rompre le défilé des athlètes des deux Corées réunis sous un même drapeau.

Moon Jae-in, le président sud-coréen, l'a accompagnée dans plusieurs déplacements, dont un concert mélangeant prestation d'un orchestre nord-coréen et de groupes de K-Pop.

Plus tôt dans la journée, elle a eu un entretien avec le Premier ministre sud-coréen Lee Nak-yeon, à Séoul.

Samedi, elle est venue apporter son soutien à l'équipe féminine unifiée de hockey sur glace, athlètes nord et sud-coréennes jouant ensemble.

M. Kim a déclaré qu’il était important de continuer à entretenir « le climat chaleureux de réconciliation et de dialogue » né des JO.Le dirigeant nord-coréen a donné des instructions en vue de « mesures pratiques » permettant de garder cet élan, selon KCNA,mais on n'en connait pas la teneur.

Cette « détente » pourra-t-elle demeurer après les Jeux olympiques et paralympiques, quand Séoul et Washington lanceront de vastes exercices militaires conjoint comme chaque année ?

Des relations le temps d'une trêve olympique des plus apaisées.

Joanne Courbet pour Day News World

UN PLAN DE RENOVATION DE 1500 MILLIARDS

POUR LES INFRASTRUCTURES

Le président Donald Trump a dévoilé son plan pour rénover les routes et ponts vieillissants des Etats-Unis.

Avant même son arrivée à la Maison Blanche, Donald Trump avait fait une priorité de la rénovation de ces infrastructures. La rénovation a été chiffrée à 1500 milliards de dollars.

Construites pour la plupart entre les années 1950 et 1970, les autoroutes, routes, ponts, voies ferrées, aéroports et autres infrastructures sont en très mauvais état, «en décrépitude» aux dires du président américain, faute d'avoir été entretenues et modernisées au fil du temps.

Des lignes de chemin de fer sont aussi hors d’âge et le métro new yorkais ne vaut guère mieux. L’actualité de ces mois a d'ailleurs été marquée par de nombreux accidents ferroviaires, notamment des déraillements de train.

Et souvenons-nous en décembre dernier, une gigantesque panne d’électricité a paralysé l’aéroport d’Atlanta, le plus fréquenté du monde. L’association des ingénieurs américains dresse d’ailleurs un tableau très noir de la situation. Selon cette organisation, plus de 50 000 ponts aux États-Unis sont en très mauvais état. Ray LaHood, un républicain, ancien secrétaire aux Transports du président Obama, affirme que les Etats-Unis,  pendant un temps au premier rang mondial en termes d'infrastructures, sont tombés à la 28e place.

«On est vraiment en retard, on est à la traîne des autres pays», a reconnu Donald Trump, reprochant la détérioration des équipements à l'administration Obama comme à celle de George W. Bush.

De plus il veut utiliser l'argent consacré à la coopération internationale pour rénover les infrastructures américaines vieillissantes en utilisant notamment des ressources financières que les Etats-Unis consacraient jusqu'à présent à la coopération internationale, au Moyen-Orient entre autres.

«Cela va être une grande semaine pour les infrastructures. Après avoir bêtement dépensé 7000 milliards de dollars au Moyen-Orient, il est maintenant temps d'investir dans notre pays», a affirmé le président républicain dans un tweet lundi.«On essaye de construire des routes et de réparer des ponts qui s'écroulent. Et on a du mal à trouver l'argent. C'est dingue. 7000 milliards de dollars au Moyen-Orient et la région est bien pire que quand on y est entrés il y a 17 ans. Triste situation», a ajouté M. Trump en présentant ce plan lundi.

Son allusion aux coupes dans l'aide internationale au profit d'investissements dans les infrastructures rappelle les souhaits de certains élus, comme le sénateur Rand Paul qui avait récemment suggéré de réduire l'aide au Pakistan pour financer les infrastructures.

L’État fédéral compte mettre sur la table quelque 200 milliards de dollars. Il espère convaincre les les États, ainsi que les investisseurs privés de financer le reste de la facture, soit 1 300 autres milliards nécessaires pour la rénovation des infrastructures du pays.

Il compte surtout sur les investisseurs privés et les États pour le gros de la facture. La question sera de savoir comment les Etats, les collectivités locales et le secteur privé vont être incités à apporter le reste des financements.

L'administration Trump compte utiliser les 200 milliards comme effet de levier en fournissant des garanties d'emprunt, des prêts directs et autres mesures incitatives dans le cadre de programmes tels que le TIFIA pour les infrastructures de transport (Transportation Infrastructure Finance and Innovation).

«Les Etats devront le faire eux-mêmes si on ne le fait pas mais j'aimerais bien aider les Etats», a encore expliqué M. Trump.

Pour encourager l'investissement local, Donald Trump a insisté sur l'allègement des régulations et des procédures de permis de construire. Au lieu de 10 ans pour obtenir un permis de construire il n'en faudra plus que deux. «On ne peut pas vous donner l'argent si vous mettez 15 ans à avoir un permis. Alors on veut que cela avance et on va travailler sur les procédures de permis», notamment «d'un point de vue environnemental», a-t-il promis.

De plus l'administration Trump parie sur un principe de réalité pour convaincre les Etats, gouvernements locaux, entreprises privées et même usagers de mettre la main au portefeuille: le vieillissement des infrastructures coûte cher à l'économie américaine.

Si ce plan d’investissement voit le jour, ce serait la programmation la plus ambitieuse depuis la création du réseau des autoroutes inter-États par le président Eisenhower au milieu des années 1950.

 

 

Joanne Courbet pour Day News World

 

ESCALADE DE VIOLENCE ENTRE

ISRAEL ET L'AXE SYRIE-IRAN-HEZBOLLAH

La plus sérieuse confrontation entre intérêts israéliens et iraniens en Syrie a eu lieu, samedi10 février, en deux phases.

Selon le lieutenant-colonel Jonathan Conricus, un drone iranien a été abattu samedi matin en territoire israélien. Plusieurs chasseurs ont alors décollé pour frapper en territoire syrien. À l'issue de cette riposte, la défense antiaérienne syrienne a procédé à des dizaines de tirs en direction des avions de chasse israéliens et l'un d'entre eux s'est par la suite écrasé en territoire israélien. La réponse à ces tirs donnée par chef d'état major des armées israélien, Gadi Eizenkot : Israel a alors massivement bombardé des «cibles iraniennes» sur le territoire syrien.

Samedi, l'État hébreu a donc mené plusieurs attaques aériennes sur le sol syrien, contre des cibles militaires locales, mais aussi contre des positions iraniennes. Il a perdu l' un de ses appareils F-6 au cours de l'opération. Le pilote de ce F-16 et son co-pilote se sont éjectés et ont été conduits à l'hôpital de Haïfa. L'un d'entre eux est grièvement blessé.

Au total, ce sont 12 sites (4 iraniens et 8 syriens) qui ont été frappés dans la région de Palmyre. Ces frappes israéliennes en Syrie sont les plus importantes depuis 1982.

Selon le directeur de l'Observatoire syrien des droits de l'homme  Rami Abdel Rahmane, les raids israéliens ont notamment visé des cibles dans l'est de la province de Homs (Centre), dans une région où sont présents, a-t-il dit, des forces iraniennes et des membres du Hezbollah libanais pro-iranien, une autre bête noire d'Israël.

Cet escalade  a été provoquée avant l'aube par l'intrusion dans l'espace aérien israélien d'un drone iranien lancé de Syrie, selon l'armée israélienne.

L'intrusion du drone sur le plateau du Golan constitue «la violation la plus flagrante et la plus grave de la souveraineté israélienne de la part de l'Iran ces dernières années, c'est pourquoi la riposte israélienne est aussi forte», a indiqué le lieutenant-colonel Conricus.

Le pouvoir syrien, en permettant à l'Iran d'opérer à partir de son territoire, et les autorités iraniennes «jouent avec le feu», a prévenu le lieutenant-colonel Conricus. «Nous ne cherchons pas l'escalade, mais nous sommes prêts pour différents scénarios», et «à faire payer cher» de tels actes.

A noter qu'une forte tension règne depuis plusieurs semaines à la frontière nord d'Israël. En visite mercredi sur le plateau du Golan, Benyamin Nétanyahou a prévenu qu'il ne laisserait pas l'Iran, soutien militaire de Bachar el-Assad, ni établir une implantation militaire durable sur le territoire syrien ni menacer la souveraineté israélienne le long du plateau du Golan. «Nous sommes préparés pour tous les scénarios, a-t-il déclaré, et je ne conseille à personne de tester notre détermination.»

Les stratèges israéliens redoutent plus que tout une implantation durable de la République islamique à sa frontière nord.

.L'Iran accuse Israël de « mensonges » et défend la riposte syrienne.

Les États-Unis ont apporté leur soutien à Israël après les frappes aériennes menées par l'armée israélienne en Syrie contre des cibles militaires présentées comme syriennes, mais également iraniennes. « Les États-Unis sont vivement préoccupés par l'escalade de la violence à la frontière d'Israël et soutiennent fermement le droit souverain d'Israël à se défendre », a expliqué le département d'État dans un communiqué et dénonçent également « les activités nuisibles de l'Iran dans la région ».

Les forces alliées du régime syrien, à savoir le Hezbollah, autre soutien de Bachar el-Assad, l'Iran et la Russie, ont nié de leur côté toute violation de l'espace aérien israélien par un drone, dans un communiqué de leur commandement conjoint. Aucun drone n'a pénétré dans « l'espace aérien de la Palestine occupée », a affirmé ce commandement conjoint pour les opérations en Syrie, dénonçant les « mensonges » de l'État hébreu.

Damas parle de «nouvelle agression israélienne» comme justification à sa réplique. «L'ennemi israélien a repris ses agressions sur certaines positions militaires et notre défense aérienne lui a répondu et a repoussé l'agression», a déclaré une source militaire syrienne dans un communiqué.

La Russie, alliée du régime syrien a appelé de son côté samedi toutes les parties à la «retenue» tout en considérant comme «absolument inacceptable» de mettre en danger la vie de soldats russes présents en Syrie.

Il faut savoir qu' Israël et la Syrie sont officiellement en guerre depuis des dizaines d'années et que la tension entre les deux belligérants est d'autant plus vive que trois des ennemis d'Israël opèrent sur le théâtre syrien : le régime lui-même, le Hezbollah et l'Iran.

Joanne Courbet pour Day News World

MORT DE MARGOT DUHALDE PREMIERE FEMME PILOTE DES FORCES FRANCAISE LIBRES

Margot Duhalde Sotomayor est morte le 5 février 2018 à Santiago du Chili. Elle avait 97 ans.

Les autorités chiliennes, qui n’ont pas précisé la cause exacte de son décès, ont rendu, par la voix de leur Présidente, Michèle Bachelet, un vibrant hommage au courage de cette femme qui fut une pionnière de l’aviation chilienne.

Margot Duhalde est née le 12 décembre 1920 à Rio Bueno (Chili) au sein d’une famille paysanne d’origine Basque.

La passion de l’aviation sera le moteur de Margot Duhalde qui selon sa mère aurait dit « avion » avant de dire « maman » .

Margot Duhalde aurait elle même confié l’année dernière à l’AFP « qu’aussi loin qu’elle s’en souvienne, elle avait toujours voulu voler ».

A 16 ans, elle parvient à convaincre ses parents de la laisser partir pour Santiago où elle compte apprendre à voler.

Il y a un aéroclub à Santiago. Elle ne reçoit cependant pas l’accueil qu’elle escomptait dans cet aéroclub à  qui, au demeurant elle a caché son astigmatie. Elle  rencontre au sein de l’aéroclub,  César Copetta, un français expatrié qui fut le premier à avoir piloté un aéroplane au Chili.

A l’aube des années 1940, Margot Duhalde qui a 20 ans, ne compte que 50 heures de vol à son actif. Qu’importe, la guerre fait rage sur le Vieux Continent et elle souhaite rejoindre les Forces Françaises Libres du Général de Gaulle à Londres. Elle embarque à bord d’un bateau à Buenos Aires et rallie Liverpool.

En Angleterre, elle connait une nouvelle déception :

les Forces Aériennes Libres (FALP) refusent de l’admettre dans une unité de pilotes de combat.Peu importe, une fois de plus !

Elle se soumet dès son arrivée aux formations de pilotage des avions de combat ce qui lui permet d’être affectée à l’Air Transport Auxiliary (ATA) une unité chargée de convoyer des avions neufs ou réparés pour le compte de la Royal Air Forces (RAF).

Elle s’intègre rapidement dans le cœur de mission de l’ATA « pour dégager très vite les usines de leurs machines, afin qu’elles ne restent pas exposées aux bombardements des allemands ».

Pour ces missions de convoyage, les pilotes ne recevaient qu’une formation théorique préalable sur les avions qui devaient leur être confiées… à eux ensuite de se débrouiller seul en vol, uniquement avec les indications données par des manuels techniques.

Dans ce contexte difficile, elle aura pris les commandes plus 1500 fois, soit d’appareils britanniques soit d’appareils américains de tous type : chasseurs, bombardiers, avions de transport ou d’instruction….. des Spitfire, des Hurrican, des Forteresses volantes, des bi-plans etc…

 

Elle fut la seule pilote militaire française ayant opéré en tant que Ferry Pilot (voir Revue Historique des Armées / Femmes et pilotes militaires dans l’Armée de l’Air) pendant la Guerre de 1939-1945.

Margot Duhalde retourne au Chili au lendemain de la Guerre, après avoir accumulé non seulement des heures de vol mais aussi des accidents (une dizaine).

Forte de son expérience, elle s’engage au sein de la compagnie aérienne Lipa-Sur puis dans les Forces Aériennes Chilienne-FACH) où elle obtient le grade de Commandant.

Quelle personnalité !

Margot Duhalde fut brillante et aux yeux de certains trop méconnue.

La Royal Air Force a exhumé récemment son carnet de vol (Pilot Flying Log Book) qui contient la description de ses actes héroïques.Margot Duhalde a fit preuve pendant toute sa vie de beaucoup de courage pour réaliser, en tout premier lieu, son rêve, puis ensuite pour combattre les stéréotypes et ouvrir la voie aux autres.

Pour Michèle Bachelet, « Margot Duhalde  a prouvé dans ce monde d’hommes qu’il n’y a rien d’impossible pour les femmes » ce que l’intéressée décrivait de son coté ainsi :

« les hommes disaient toujours que les femmes n’allaient pas être capables de piloter, mais ils devaient ensuite, ravaler leur fierté, parce qu’en réalité nous volions aussi bien qu’eux ». (Interview 2017).

Margot Duhalde aura été une incroyable petite femme, qui malgré les moqueries dont elle fut parfois l‘objet a su tracer sa vie au cordeau et jouer un rôle essentielle dans la société occidentale sur la deuxième partie du XXème siècle, et le début du XXIème siècle. Margot Duhalde a eu une fille.

En 2006, Margot Duhalde a été élevée au grade de Commandeur de la Légion d’Honneur. Elle aura aussi été décorée de la légion d’honneur au Chili et en Angleterre.

Margot Duhalde a réuni toute sa vie le charme, le patriotisme et le courage. Nos respects posthumes, Colonel !

Clara Mitchell pour Day News World

OUVERTURE DES JEUX OLYMPIQUES J-1

ET LES DEUX COREES

A la veille de l'ouverture officielle des Jeux olympiques, la Corée du Nord organise un défilé militaire

La Corée du Nord a déjà fait savoir jeudi qu'elle voulait aucunement rencontrer les représentants des Etats-Unis pendant les JO.De plus elle a a organisé un défilé militaire à Pyongyang pour célébrer le 70e anniversaire de son armée, a annoncé, jeudi 8 février, une source gouvernementale sud-coréenne.

Cette célébration intervient à la veille de la cérémonie d'ouverture des Jeux olympiques en Corée du Sud. Une fois de plus Pyongyang souffle le chaud et le froid alors qu'elle a tendu la main à Séoul pour les JO .

froid alors qu'elle a tendu la main à Séoul pour les JO . En effet les délégations de Corée du Sud et de Corée du Nord se présenteront ensemble lors de la cérémonie d'ouverture, sous un même drapeau présentant la péninsule coréenne unie. Ce dernier représente, sur fond blanc, la silhouette bleu ciel de la péninsule coréenne, sans démarcation aucune entre les deux pays.

Un défilé commun des délégations de la Corée du Nord et la Corée du Sud qui représente une avancée diplomatique importante pour les deux pays.

De plus la sœur cadette du dirigeant nord-coréen, chargée de la propagande et très influente au sein du régime, fait partie de la délégation. Elle arrivera ce vendredi en Corée du Sud et sera reçue par le président sud-coréen ce samedi.

Le 20 janvier, le Comité international olympique accorde le droit à la Corée du Nord de présenter également des athlètes en ski de fond, en patinage de vitesse sur piste courte, et en ski alpin1.La Corée du Nord a échoué lors des qualifications, mais l'accord établi mi-janvier prévoit que des hockeyeuses nord-coréennes rejoignent l'équipe féminine qualifiée par la Corée du Sud, pour constituer une équipe coréenne conjointe11. Douze Nord-Coréennes se joignent à l'équipe de vingt-trois Sud-Coréennes, le coach sud-coréen s'engageant à ce qu'au moins trois joueuses nord-coréennes soient incluses dans l'équipe déployée pour les matchs.

L'équipe de hockey aura pour code olympique les lettres COR (contre KOR pour la Corée du Sud dans les autres disciplines, et PRK pour la Corée du Nord dans les autres disciplines). En cas de médaille pour cette équipe de hockey, le drapeau de l'unification coréenne et l'hymne Arirang seront utilisés.

Les délégations de Corée du Sud et de Corée du Nord se présenteront ensemble lors de la cérémonie d'ouverture, sous un même drapeau présentant la péninsule coréenne unie. Mais il risque de réveiller des tensions entre le pays hôte et son voisin japonais. Tokyo s'est ému, lundi, de la présence sur le drapeau de la Corée unifiée

Les deux Corées, qui alignent également une équipe commune en hockey sur glace féminin, défileront sous un même drapeau, déjà utilisé pour d'autres compétitions sportives.

Joanne Courbet pour Day News World

UNE CENTAINE DE DJIHADISTES FRANCAIS

AUX MAINS DES KURDES

 

Les autorités de la région autonome kurde d’Irak détiendrait environ 4 000 djihadistes du groupe Etat islamique, dont dont une centaine de djihadistes français de l’organisation Etat islamique (EI) .

Ces derniers sont détenus en Syrie par les Kurdes, a affirmé mercredi 7 février sur BFM-TV Jean-Yves Le Drian

Il s'est montré très clair dans l'attitude de la France à l'égard de ces derniers. Ils seront « jugés par les autorités judiciaires locales ».

Le ministre des affaires étrangères a été catégorique : « Ils ne seront pas rapatriés en France dans la mesure où ce sont des combattants – donc ce sont des ennemis, c’est vrai pour l’Irak, c’est vrai pour la Syrie – qui ont combattu des citoyens de Syrie, qui ont combattu des Turcs, qui ont violé, qui ont fait des actes de barbarie. »

Du moment où le procès a lieu dans un Etat de droit aucune raison d'intervenir.

Par contre en cas de condamnation à la peine capitale la France interviendra en essayant de négocier. La ministre de la Justice Nicole Belloubet avait déjà déclaré que le gouvernement français « interviendrait » si des djihadistes français détenus en Irak ou en Syrie étaient condamnés à mort. Il pourrait notamment s'agir de « négocier avec l'État en question », avait-elle déclaré tout en soulignant que ce serait « un traitement au cas par cas ».

« Notre consul vérifie s’ils sont bien traités, si les droits fondamentaux sont respectés. Ensuite, il y aura procès par les autorités irakiennes. La peine de mort existe en Irak, elle existe dans d’autres pays du monde. Dans ces cas-là, la France fait savoir sa position. Je vais me rendre bientôt en Irak et je le ferai savoir moi-même. » a ajouté le chef de la diplomatie française . "Ce sont des combattants. Ils sont français mais ce sont nos ennemis. La conclusion c’est qu’ils seront jugés par ceux qu’ils ont combattus", affirme Jean-Yves Le Drian.

Seuls les enfants de six familles détenues pourraient être éventuellement rapatriés en vue d'une déradicalisation ? Possible ???

De son côté le gouvernement fédéral de Bagdad lesquelles détiendraient environ 20 000 suspects djihadistes, a demandé à plusieurs reprises aux autorités kurdes de lui remettre ces détenus.

Kelly Donaldson pour Day News World

CHAOS POLITIQUE AUX MALDIVES OU

L'ETAT D'URGENCE EST DECRETE

« J’étais dans l’obligation de déclarer l’état d’urgence car il n’y avait aucun autre moyen d’enquêter sur ces juges. Nous devions d’abord suspendre leur autorité et leur immunité. Car nous devions découvrir jusqu’où va la conspiration ou le coup d’Etat »

Le Président des Maldives Abdulla Yameen a décrété l’état d’urgence lundi 5 février pour quinze jours dénonçant une conspiration contre lui. Il a fait arrêter le lendemain deux juges de la Cour suprême pour « corruption » par des policiers, et un ancien président ex-autocrate Maumoon Abdul Gayoom, demi-frère du président Yameen.

Depuis son élection controversée à la tête du pays en 2013, le président Abdulla Yameen mène une intense répression contre les dissidents politiques de cet archipel, emprisonnés ou exilés.

A l’opposition de demander ce mardi 6 février l’aide de l’Inde et des Etats-Unis pour « évincer » le président.

Les raisons de la crise :

Le président de la Cour suprême, Abdulla Saeed a infligé un camouflet au régime en cassant les condamnations de neuf opposants éminents. La Cour suprême a justifié son annulation des condamnations des neuf opposants en arguant que celles-ci étaient d’une « nature contestable et politiquement motivées », et elle a ordonné la tenue de nouveaux procès. De plus la haute juridiction a ordonné la réintégration de douze députés démis de leurs mandats pour avoir fait défection du parti présidentiel. L'arrêt permettait ainsi théoriquement à l'opposition de retrouver la majorité absolue au parlement. Lui serait alors permis de renverser le gouvernement et le président.

C'est la raison pour laquelle le Président actuel Abdulla Yameen a refusé d’exécuter l’arrêt de la Cour et de libérer les prisonniers politiques incarcérés.

Selon lui, le président de la Cour suprême œuvrait à le destituer.

L'ex- Président âgé de 80 ans, M. Gayoom, a lui aussi été arrêté . Il dirigea le pays d’une main de fer pendant trente ans, jusqu’aux premières élections démocratiques, en 2008. Il est passé dans l'opposition mais ne comprend pas son arrestation. « Je n’ai rien fait pour être arrêté », a déclaré M. Gayoom dans un message vidéo à ses partisans publié sur Twitter, juste avant son arrestation.

« Je vous demande de rester fermes et déterminés également. Nous n’abandonnerons pas le travail de réforme que nous menons. » , poursuit-il

A un autre ancien Président dans l'opposition Mohamed Nasheed en exil en Angleterre de déclarer.« Le président Yameen a illégalement déclaré la loi martiale et s’est emparé de l’Etat. Nous devons l’évincer du pouvoir. Le peuple des Maldives a une requête légitime envers les gouvernements du monde, notamment l’Inde et les Etats-Unis », a déclaré l’ex-président Mohamed Nasheed dans un communiqué. Il avait été condamné en 2015 à treize ans de prison pour « terrorisme » et incarcéré avant de rejoindre le Royaume-Unis pour raison médicale et fait partie de la liste des condamnations cassée par la Cour de justice.

L’ancien chef de l’Etat exilé a réclamé une intervention militaire indienne et un blocage financier américain.

L’Inde est déjà intervenue militairement aux Maldives comme en 1988 dans le cadre de l’« opération Cactus » elle avait dépêché des troupes pour faire échouer une tentative de coup d’Etat contre M. Gayoom.

L’opposition a par ailleurs demandé que Washington « s’assure que les institutions financières américaines interrompent toutes les transactions en dollars des responsables du régime aux Maldives ».

Il faut savoir que la décision de la Cour a, en principe, libéré la voie à une candidature de M. Nasheed à la présidentielle.

qui doit se tenir cette année alors qu'il avait été défait en 2013 dans des circonstance troubles. Ce dernier a déjà annoncé sa candidature.

Face à cette situation politique agitée nombre de pays ont déconseillé à leurs ressortissants de se rendre en voyage touristique dans l’archipel de 340 000 habitants à majorité sunnite , pays aux plages paradisiaques de sable blanc et aux mers turquoise de l’océan Indien.

Le pays sombre dans une misère sociale qui forme un terreau pour l'islam radical. Le tourisme de luxe, première ressource économique, pourra-t-il sauver les Maldives ?

Joanne Courbet pour Day News World

ANEANTISSEMENT DE L'HUMANITE PAR

WASHINGTON SELON L'IRAN

Washington menacerait d'«anéantir l'humanité» . L'’Iran a commenté la nouvelle doctrine nucléaire publiée le 2 février par les États-Unis. Selon le ministre iranien des Affaires étrangères, l’humanité est au seuil de sa disparition,a déclaré samedi soir le ministre iranien des Affaires étrangères Mohammad Javad Zarif.

«La Revue de la posture nucléaire des États-Unis reflète leur dépendance croissante aux armes nucléaires ce qui constitue une violation du Traité sur la non-prolifération des armes nucléaires (TNP). Rien d’étonnant que l’horloge de l’Apocalypse soit dans la position la plus dangereuse depuis 1953», a indiqué M.Zarif sur Twitter.

​Le Pentagone s'est dit préoccupé par le développement des forces nucléaires russes, tout en citant également la Corée du Nord, l'Iran et la Chine comme autres menaces potentielles.

la Défense chinoise réplique à cette nouvelle doctrine nucléaire américaine qui prévoit l'augmentation des dépenses pour la modernisation de l'arsenal nucléaire des États-Unis et le développement des éléments de leur triade nucléaire c-a-d:

1° Les missiles intercontinentaux,

2°Les sous-marins

3° les bombardiers stratégiques

Tout en affirmant leur attachement à l'idée d'une réduction de leurs forces nucléaires, les États-Unis ont qualifié l'accord de l'Onu sur l'abolition de ces armes comme n'étant pas conforme à l'ordre du jour actuel.

Pour Moscou la doctrine américaine revêt un caractère de confrontation. Parallèlement Pékin a déclaré l exagération de Washington face à la menace du potentiel nucléaire chinois

Cette annonce fait craindre aux experts une relance de la prolifération et un risque plus élevé de conflit nucléaire

Surtout qu' aujourd'hui la quasi totalité des États de la planète adhère au TNP signé en 1968 et entré en vigueur deux ans plus tard.

Conclu en juillet 2015 après dix ans de tension entre la communauté internationale et la République islamique autour du programme nucléaire controversé de Téhéran, voilà que Donald Trump remet en cause l'accord international sur le nucléaire iranien en menaçant de s'en retirer.

Les défenseurs du texte, en particulier les Européens, assurent que cet accord est le meilleur moyen de faire en sorte que l'Iran ne se dote pas de l'arme atomique.

« Regardez comment les États-Unis menacent avec insolence la Russie avec de nouvelles armes atomiques [...] Dans ces conditions une nation peut-elle dire que nous sommes en période de paix et que nous n'avons pas besoin de capacité défensive », a déclaré le président iranien lors d'un discours télévisé.

Joanne Courbet pour Day News World

PIRATERIE DANS LE GOLFE DE GUINEE

Dans un rapport publié en janvier, le Bureau maritime international on apprend que les attaques de navire en mer sont au plus bas depuis 22 ans mais en augmentation dans certains pays comme les Philippines ou stables près de certaines côtes d'Afrique :

180 attaques ont été recensées en 2017, le plus bas niveau depuis 1995, après 191 incidents en 2016 selon le BMI. Le Golfe de Guinée reste en 2017 un point chaud de la piraterie maritime

C'est précisément dans ce Golfe qu'un pétrolier avec un équipage indien de 22 membres est porté disparu , ont annoncé ce dimanche 4 février les autorités indiennes..

Sur 16 incidents où des bateaux ont essuyé des tirs à travers le monde, sept ont été recensés dans cette région, selon le Bureau maritime nationa.I. Dix prises d'otages de 65 membres d'équipages au total ont été perpétrées dans les eaux au large du Nigeria.

Avant sa disparition jeudi 1er février, le MT Marine Express, mouillait dans le port de Cotonou, au Bénin. Le vaisseau était affrété par la compagnie hongkongaise Anglo-Eastern et transportait 13.500 tonnes de pétrole

.«Les autorités ont été alertées et réagissent. Notre priorité première est la sécurité de l'équipage, dont les familles ont été contactées», précise l'Anglo-Eastern sur Twitter.

En janvier, un autre navire, le MT Barret, s’était volatilisé au large des côtes du Bénin dont les membres de l'équipage en majorité indiens avaient été relâchés contre une rançon.

Les eaux au large de la Somalie restent elles aussi dangereuses, avec neuf incidents constatés l'an passé, contre deux en 2016. L'opération européenne Atalante de sécurisation du trafic dans les eaux somaliennes a été prolongée jusqu'au 31 décembre 2018.

Andrew Preston pour Day News World

UN AVION RUSSE ABATTU PAR

DES DJIHADISTES EN SYRIE

L'attaque a été revendiquée par un groupe djihadiste.

Un pilote russe a été tué samedi dans le nord de la Syrie après avoir sauté en parachute à la suite de la destruction de son avion par des tirs d’un groupe armé, selon l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH) et l’armée russe.

Selon l’OSDH, l’avion a été abattu au-dessus de la ville de Maasran, dans la province d’Idleb (nord-ouest) cible d'une vaste offensive des forces prorégime alliées à Moscou.

Cette province est la dernière qui échappe entièrement au pouvoir de Damas contrôlée qu'elle est par Hayat Tahrir al-Cham, ungroupe djihadiste dominé par l’ex-branche locale d'Al-Qaïda, ainsi que par plusieurs groupes rebelles.

« Un avion russe Su-25 a été victime d’un crash au cours d’un vol au-dessus de la zone de désescalade d’Idleb.

Le pilote a eu le temps d’annoncer qu’il s’était éjecté dans la zone, [qui est] sous contrôle des combattants du Front al-Nosra », a indiqué le ministère, cité par les agences de presse russes, en référence à Hayat Tahrir al-Cham. Le pilote avait réussi à sauter en parachute, mais après sa capture a été abattu, a indiqué le directeur de l’OSDH Rami Abdel Rahmane.

Moscou intervient militairement en Syrie depuis septembre 2015 en soutien aux forces du régime de Damas et a confirmé la mort de son pilote

Il a été « tué dans des combats contre les terroristes », a précisé le ministère. « Selon les premières informations, l’avion a été abattu par un système de missile antiaérien portatif », a-t-il ajouté.

Selon Rami Abdel Rahmane, dont l’organisation dispose d’un vaste réseau de sources à travers le pays, « des dizaines de frappes aériennes russes » ont eu lieu dans la province d’Idleb ces dernières 24 heures. L’avion abattu « menait aussi des raids là-bas », selon lui.

. Les Etats-Unis ont déployé plus de deux mille soldats en Syrie, aux côtés des combattants kurdes et arabes, et mènent des frappes aériennes contre les forces djihadistes . Cette province est la dernière à échapper entièrement au pouvoir de Damas.

Attaque meurtrière dans la zone d'Afrine

Un peu plus au nord dans le pays en guerre, sept soldats turcs ont été tués dans des combats contre une milice kurde qualifiée de «terroriste» et cible d'une vaste offensive d'Ankara. Cette attaque s'est déroulée dans la zone d'Afrine , zone tampon entre la Syrie et la Turquie.

Le président turc Recep Tayyip Erdogan a tenu samedi à rassurer son homologue français Emmanuel Macron . Ce dernier avait mis en garde la Turquie contre toute velléité d'«invasion» de la Syrie.

La Turquie, alliée à des rebelles syriens, dit vouloir chasser de sa frontière la milice kurde des Unités de protection du peuple (YPG), qu'elle considère comme un groupe «terroriste» mais qui est une alliée incontournable de Washington dans la lutte contre les djihadistes en Syrie.

La Turquie a également estimé samedi que le président syrien Bachar el-Assad devra partir «à un moment donné». Il n'est pas le dirigeant qui «permettra de garder la Syrie unie et sécurisée pour tous les Syriens», a déclaré M. Kalin.

La question de l'avenir de M. Assad est l'un des principaux points d'achoppement des médiations internationales lesquelles souhaitent mettre un terme à ce conflit qui a fait plus de 340'000 morts et des millions de déplacés et réfugiés.

Alyson Braxton pour Day News World

ATTAQUE KAMIKAZE CONTRE

L'ACADEMIE MILTAIRE EN AFGHANISTAN

L'attaque contre l'Académie militaire a été menée par au moins cinq insurgés lundi à l’aube et a fait cinq morts et une dizaine de blessés parmi les soldats . « Deux kamikazes se sont fait exploser, deux ont été tués par nos forces et un a été arrêté vivant. (…) Les forces afghanes ont saisi un lance-roquettes, deux [fusils d’assaut] Kalachnikov et un gilet explosif »,selon le porte-parole du ministère de la Défense, le général Dawlat Waziri.

Aux alentours de 5 heures locales des tirs de roquettes et l'explosion d'un kamikaze ainsi que des tirs d'armes automatiques et de grenades ont assailli le bataillon posté à l'entrée du bâtiment. . « Les assaillants ont voulu entrer dans le bataillon" », a indiqué le général Waziri. «L'attaque est terminée», a-t-il ajouté.

Une attaque en octobre dernier avait déjà visé l'Académie Marshall Fahim, avec un bilan de quinze morts. Un kamikaze avait surgi et s'était lancé contre un minibus ramenant les jeunes recrues chez elles.

Cette opération a été revendiquée par l'organisation djihadiste Etat islamique (EI) lundi 29 janvier, via un message de son organe de propagande Aamaq sur le réseau Telegram,

Ce vaste complexe de 40 hectares situé à l'Est de Kaboul passe pour le « Saint-Cyr » d'Afghanistan ou le « Sandhurst des Sables » faisant référence aux écoles militaires respectives de France et du Royaume-Uni. Cette école forme l’armée afghane depuis les cadets jusqu’aux officiers d’état-major.

Cette attaque est la troisième en dix jours à Kaboul après celle d'un grand hôtel le 20 janvier et l'explosion d'une ambulance piégée samedi avec un bilan meurtrier : plus de 100 morts et 235 blessés

Une journée chômée à Kaboul a été décrétée par la présidence «pour s'occuper des blessés» du carnage samedi.

Le niveau d'alerte reste maximal lundi, selon de multiples sources de sécurité occidentales . Les étrangers comme la plupart des ambassades et institutions internationales sont placées en confinement.

Paul Emison pour Day News World

ATTENTAT MEURTRIER A KABOUL AVEC

40 MORTS ET 140 BLESSES

 

Le centre de Kaboul, ce samedi à la mi-journée, a une nouvelle fois été touché par un attentat. L'explosion s'est produite à un barrage de la police dans un secteur proche du quartier administratif et des ambassades.

Des bâtiments situés à plusieurs centaines de mètres du lieu de l'attentat ont été ébranlés par la force de l'explosion.

Selon le ministère afghan de la Santé il s'agit d4un attentat-suicide au véhicule piégé ,une ambulance.,

Au moins 40 personnes seraient décédés et 140 autres blessées. Le bilan humain reste provisoire.

L'attentat, le troisième en une semaine, a été revendiqué par les talibans.

"C'est un massacre", a affirmé l'ONG italienne Emergency et son coordinateur Dejan Panic, qui a confirmé avoir reçu dans son hôpital tout proche 50 victimes prises en charge par ses équipes.

En moins d'une semaine, l'Afghanistan a  frappé à deux reprises: Le week-end dernier lors de l'attaque contre l'hôtel Intercontinental de Kaboul (25 morts), ainsi que celle survenue mercredi contre l'organisation Save The Children à Jalalabad (est), au cours de laquelle cinq personnes au moins ont perdu la vie.

Paul Emison pour Day News World

DES INQUIETUDES FACE A

L'OFFENSIVE DE LA TURQUIE EN SYRIE

L'intervention turque dans le nord de la Syrie complique  un peu plus la guerre qui a fait plus de 340.000 morts depuis 2011.

Le président turc Recep Tayyip Erdogan a affiché sa détermination à mener à son terme l'offensive baptisée "Rameau d'olivier", de son pays dans le nord de la Syrie contre une milice kurde. Cette dernière a appelé à l'aide le régime de Bachar al-Assad.

Cette offensive lancée samedi par l'armée turque vise, selon le Président turc sur place jeudi en tenue de camouflage, à déloger la milice kurde syrienne des Unités de protection du peuple (YPG), considérée par Ankara comme "terroriste", de la région d'Afrine, frontalière de la Turquie.

Le canton d'Afrine est l'un des trois qui forment la "région fédérale", administration semi-autonome proclamée en 2016 par les Kurdes syriens sur les territoires qu'ils contrôlent.

Or les YPG sont la principale composante militaire de la coalition anti-jihadistes dans le nord-est de la Syrie. Ses combattants étaient en première ligne lors de la bataille qui a permis d'expulser le groupe État islamique (EI) de son bastion de Raqqa entre juin et octobre 2017.

Les Kurdes syriens qui disposent d'une région de facto autonome, ont appelé le régime de Bachar al-Assad à l'aide. "L'Etat syrien (...), avec tous les moyens qu'il a, devrait faire face à cette agression et déclarer qu'il ne permettra pas aux avions turcs de survoler l'espace aérien syrien", a indiqué Othmane al-Cheikh Issa, co-président du Conseil exécutif du canton.

Dimanche, le président syrien Bachar al-Assad a condamné l'offensive turque et le vice-ministre le vice-ministre syrien des Affaires étrangères Fayçal Moqdad a menacé d'abattre les avions de combat turcs

L'offensive suscite l'inquiétude de plusieurs pays.

L'Otan a fini par réagir, jeudi 25 janvier, sur l'offensive de la Turquie dans le nord de la Syrie. l'Otan demande à la Turquie de la mesure.

Jens Stoltenberg, chef de l'alliance militaire, a jugé que la Turquie "avait le droit de se défendre", mais de "manière proportionnée et mesurée"."La Turquie est l'un des pays de l'Otan qui a le plus souffert du terrorisme. Toutes les nations ont le droit de se défendre, mais ceci doit être fait de manière proportionnée et mesurée", a ajouté le secrétaire général de l'Otan dans un communiqué.Rappelons que la Turquie est la deuxième puissance militaire de l'Otan après les États-Unis,

Des pourparlers de paix sur la Syrie doivent se poursuivre vendredi à Vienne sous l'égide de l'ONU.

Le porte-parole du Pentagone a affirmé que Washington avait échangé avec Erdogan: "Particulièrement à Afrine, les opérations turques (...) sont une chose négative" car elles ajoutent "de la friction à l'équation" et "rendent difficile de se concentrer sur ce pourquoi nous sommes en Syrie".

Mais le Pentagone a également assuré jeudi que Washington et Ankara étaient en discussion concernant la création d'une "zone sécurisée" le long de la frontière syrienne.

La diplomatie américaine admettent donc la constitution d'une zone tampon, amorcée à l’été 2016, avec l’opération Bouclier de l’Euphrate. Il s'agit d' écarter le PKK et ses alliés syriens afin de protéger les frontières turques.

Cependant les jeux tactiques d’Erdoganne sont pas sans danger portant un coup aux alliances traditionnelles et ce dernier devrait se méfier de la Russie et l’Iran ses rivaux régionaux.

Joanne Courbet pour Day News World

DOUBLE ATTENTAT A BENGHAZI EN LIBYE

 

Un double attentat à la voiture piégée a fait au moins 37 morts et près de 90 blessés mardi soir à Benghazi, dans l'est de la Libye.

La première explosion s'est produite au moment où des fidèles sortaient d'une mosquée après la prière dans le quartier d'al-Sleimani connue pour être un fief de groupes salafistes

Une seconde voiture a explosé 30 minutes plus tard dans le même périmètre, faisant davantage de victimes parmi les services de sécurité et les civils.

Après trois ans de combats, les forces du maréchal Haftar ont annoncé en décembre avoir repris le dernier quartier de Benghazi encore tenu par des combattants islamistes.

La ville, ancien bastion de la révolution libyenne, était devenue un fief de groupes djihadistes.

La mission de l'ONU en Libye (Manul) et le gouvernement d'union nationale (GNA), basé dans la capitale Tripoli et soutenu par la communauté internationale, ont condamné l'attentat. L'Union européenne a précisé que de tels attentats

«menacent encore davantage, dans un climat déjà fragile, le travail en cours pour rétablir la sécurité, la stabilité et l'Etat de droit en Libye».

Le maréchal Khalifa Haftar, l'homme fort de l'est libyen,qui ne reconnaît toujours pas le gouvernement d'union basé à Tripoli viserait la présidence.

La Libye est plongée dans le chaos la fin du régime de Mouammar Kadhafi en 2011.

Paul Emison pour Day News World

A DAVOS LE PRESIDENT MACRON PROPOSE

UNE REFONDATION DE LA MONDIALISATION

 

Celui qui venait de recevoir ce lundi à Versailles nombre de dirigeants de multinationales, en route pour Davos est arrivé en terrain presque conquis."France is back", a lancé le président français sous les applaudissement .

Et de décliner dans la langue de Shakespeare toutes les réformes entreprises depuis huit mois en France pour une meilleure attractivité de la France comme la baisse de la fiscalité des entreprises ou encore la création d'un fonds de 10 milliards pour l'innovation.

Il a également évoqué la réforme du Code du travail en rappelant que philosophie de la France était « de nous aligner sur l'Allemagne et l'Europe du Nord. ».

Puis le Président Macron a clôt cette première partie sur les ambitions de l'Europe et la réforme souhaitable de cette dernière

La seconde partie de son exposé, dans la langue de Molière, portait sur la mondialisation.

Elle consistait à proposer une refonte de la mondialisation, ce qu'il appelle «un nouveau contrat mondial»

Emmanuel Macron a consacré la seconde partie à la mondialisation avec une approche originale

«On a fait croire que tout pouvait venir de la croissance et ce n'est pas vrai.» a-t-il constaté.

Il a pointé du doigt les inégalités au profit de 1 % de la population,pourfendant un « capitalisme de stars qui bénéficient de la financiarisation et de la technologie».

Il a réclamé un "nouveau contrat mondial", contre une forme de mondialisation "vers le bas". Sans quoi, a-t-il averti, "les extrémismes gagneront dans 10 ou 15 ans dans tous les pays."

«Il faut retrouver une grammaire des biens communs et une régulation mondiale en matière d'écologie, de santé, d'éducation et de formation. », une façon d'intégrer les laissés-pour-compte de la mondialisation.

C'est pourquoi il s'avère indispensable qu' «un contrat mondial» s'établisse qui engage non seulement les gouvernements , mais aussi les entreprises et les investisseurs internationaux.

Pour une meilleure répartition de la richesse, le Président Macron a demandé non seulement que le FMI étende sa régulation à tous les acteurs financiers, mais aussi que la Chine comme les États-Unis souscrivent aux travaux de l'OCDE contre l'optimisation fiscale et qu'une solution soit trouvée à la défiscalisation des Gafa.

Le duo européen Merkel-Macron a donc vanté mercredi à Davos une mondialisation plus vertueuse devant un public suspendu à l'arrivée jeudi de Donald Trump.

Joanne Courbet pour Day News World

ELECTIONS PRESIDENTIELLES AVANCEES

AU VENEZUELA

Si le monde veut nous infliger des sanctions, nous allons organiser des élections (...) Des pouvoirs impériaux et sans légitimité ont déclenché une campagne systématique de haine contre le Venezuela", a martelé le numéro deux du chavisme , Diosdado Cabello, à la tribune de l'hémicycle

Au lendemain des sanctions adoptées par l'Union européenne contre de hauts dirigeants vénézuéliens, dont Diosdado Cabello , la réponse ne s'est pas faite attendre.

"Si le monde veut nous infliger des sanctions, nous allons organiser des élections (...) Des pouvoirs impériaux et sans légitimité ont déclenché une campagne systématique de haine contre le Venezuela"a tonné l'un des mis en causeLe pouvoir vénézuélien a convoqué, ce mardi, un scrutin anticipé afin de profiter d'une dynamique électorale favorable et des divisions de l'opposition.

Or Diosdado Cabello,membre de l'Assemblée constituante, installée début août,n'a émis aucun doute sur leur candidat confirmé : l'actuel chef de l'État candidat unique du Parti socialiste uni du Venezuela (PSUV) au pouvoir.

L’évolution politique au Venezuela, avec notamment l’élection en juillet d’une Assemblée constituante dotée de pouvoirs élargis et de la plupart des compétences du Parlement est aussi chargée est chargée de rédiger une nouvelle Constitution ...

Le président socialiste vénézuélien Nicolas Maduro s'est dit, ce mardi, «à disposition» pour à nouveau défendre les couleurs de son parti PSUV au cours de l'élection présidentielle que le gouvernement a convoquée par anticipation avant le 30 avril.

«Je suis un humble travailleur, un humble homme du peuple. Si le Parti socialiste uni du Venezuela (...) croit que je doive être le candidat à la présidentielle du camp révolutionnaire (...) je suis à disposition», a-t-il déclaré à la presse avant de participer à un rassemblement public à Caracas.

Le pouvoir vénézuélien a donc convoqué mardi une élection présidentielle anticipée afin de profiter d'une dynamique électorale favorable et des divisions de l'opposition. Jusqu'à présent, la présidentielle était officiellement prévue pour fin 2018.

De plus cette annonce intervient alors que de délicates négociations sont en cours avec les adversaires du pouvoir pour tenter de résoudre la crise politico-économique .

De leur côté, les adversaires du président se sont engagés fin décembre à présenter également un candidat unique. Henry Ramos Allup, un des dirigeants de la MUD . Mais il vient d'essuyer défaite sur défaite aux régionales et aux municipales...

Autre décision votée par la Constituante: les trois principales formations de la coalition anti-Maduro devront, pour participer à la présidentielle, se réinscrire auprès des autorités électorales pour avoir boycotté les municipales du 10 décembre.

C'est ce même Conseil national électoral (CNE) qui doit fixer la date de la présidentielle, a expliqué Diosdado Cabello.

Qualifié par ses opposants de dictateur , Nicolas Maduro est certes confronté à une forte impopularité, imputable notamment aux pénuries de toutes sortes qui touchent la population depuis des années.

La crise qui secoue le pays des années s’est aussi traduite dans la rue avec des manifestations antigouvernementales au cours desquelles 125 personnes ont été tuées d’avril à juillet.

Mais en dépit d’une situation économique catastrophique, Nicolas Maduro peut compter sur la discipline et l’organisation quasi militaire de son parti, face à une opposition plus morcelée que jamais et qui prévoit des primaires pour désigner son candidat.

Et l’actuel président Nicolas Maduro entend bien s’y faire réélire.

Une organisation aussi rapide et anticipée pourrait prendre de court l’opposition à l’actuel président, dont la plupart des dirigeants sont emprisonnés, en exil ou privés du droit de se présenter.

Joannes Courbet pour Day News World

LE GROUPE CARREFOUR ET

« SA TRANSITION ALIMENTAIRE » OU 2400 EMPLOIS

DE MOINS EN FRANCE

Le plan baptisé sobrement "Carrefour 2022" cherche à répondre aux principales critiques qui ont pesé sur le distributeur récemment : Coûts « trop élevés », « lourdeur de l’entreprise », « dégradation de notre trajectoire financière » organisation trop complexe en France, isolement en Chine, retard accumulé dans le commerce en ligne ou échecs sur certains segments (magasins ex-DIA, hypers mal calibrés) ...  le constat dressé, mardi 23 janvier, par Alexandre Bompard, sept mois après son arrivée aux commandes du groupe Carrefour, est sans appel.

Carrefour annonce donc un plan de départs volontaires de 2 400 personnes.

Le groupe prévoit aussi un plan de réduction des coûts de 2 milliards d’euros dès 2020 et envisage de se séparer de 273 magasins de l’ancien réseau de hard-discount DIA.

Un sombre tableau qui appelle un programme à deux vitesses

Pour redresser le géant mondial de la distribution avec une présence dans plus de trente pays, M. Bompard a en effet mis en place un programme en deux volets :

1°transformation

2°plan d’économies

D’ici 2022, Carrefour devra s’être recentré sur son rôle de distributeur alimentaire et avoir retrouvé une identité face à une concurrence exacerbée. Cette mutation radicale sera accompagnée d’un plan d’économies de 2 milliards d’euros, coupes qui seront réalisées d’ici 2020.

Carrefour a annoncé mardi avoir trouvé un accord pour faire entrer le géant chinois Tencent, dans la holding de tête de sa filiale chinoise, qui a perdu en 2017 plus de 3 % en termes de chiffre d’affaires.

Carrefour en restera le premier actionnaire. Dans un marché chinois où les alliances se multiplient entre acteurs physique et numérique (Alibaba avec Auchan, Walmart avec JD.com), cet accord capitalistique sera doublé d’un partenariat opérationnel avec Tencent.

Ce mouvement en Chine n’a rien d’anodin, il permettra à Carrefour de rattraper ses concurrents qui ont déjà tous ces rapprochements.Ainsi carrefour se battra avec les mêmes armes que ses concurrents en offrant au groupe français la possibilité de se développer au travers du réseau social très populaire en Chine WeChat.

Au total, Carrefour emploie 115 000 personnes en France. « Nous devons mettre fin à la lourdeur de l’entreprise », a déclaré Alexandre Bompard.

Carrefour ne pourra faire l'économie des coupes dans les effectifs pour une une rationalisation des structures.

En 2019, le siège de Boulogne en région parisienne mutualisera ses compétences avec celui de Carrefour France à Massy.

Au total, 2 400 personnes seront concernées par un plan de départs volontaires pour 10 500 salariés du siège.

La carte des implantations des grandes surfaces des différentes marques de l’enseigne va. être chambouler : les 273 magasins en France de l’ancien réseau de hard discount Diaseront vendus ou fermés s’ils ne trouvent pas un repreneur. Ils sont en perte depuis trois ans malgré de nombreux investissements.

Quant aux hypermarchés Carrefour en France, peu de changement si ce n'est de faire passer cinq d’entre eux (Montluçon, Château-Thierry, Cahors, Flers et Saint-Lô) en location-gérance, une première étape avant une mise en franchise... Mais aucun des 247 hypermarchés que compte le groupe en France ne sera fermé. « L’hypermarché recèle toujours une grande valeur », a déclaré M. Bompard, mais il « est à considérer au sein de son écosystème local »avec sa galerie marchande et les services marchands de Carrefour, « notamment la banque, actif central pour notre groupe ».

Diminution de la surface des hyper.

100 000 mètres carrés d’ici 2020 de surface , soit 5 % de la surface totale des hypermarchés du groupe en France,serviront à leur zone de chalandise. Ces surfaces soit réaffectées à la préparation de commandes pour le Web, soit transformés en Promocash – ou en magasin outlet, ou encore cédés à la galerie marchande.

En face des économies, une enveloppe annuelle de 2 milliards d’euros sera consacrée aux investissements, ce qui « correspond au niveau moyen des quinze dernières années », a déclaré M. Bompard, mais « nos investissements vont devenir sélectifs », Au total, ce sont donc 10 milliards d’euros sur cinq ans que le groupe entend consacrer à ses nouveaux investissements.

Le numérique sera un axe de développement privilégié : le groupe va y consacrer 2,8 milliards d’euros sur cinq ans, six fois plus qu’actuellement. Dès cette année, en France, toute l’offre sera regroupée sous une bannière unique Carrefour.fr. Dans l’e-commerce alimentaire, Carrefour vise un chiffre d’affaires de 5 milliards d’euros pour le groupe d’ici 2022 et une part de marché en France supérieure à 20 %, contre 10 % actuellement. 170 nouveaux drive supplémentaires vont donc s'ouvrir en 2018 en France. Un partenariat est conclu avec Stuart, filiale de La Poste, pour assurer la gestion du dernier kilomètre, et, dès 2019, plus de la moitié des magasins permettront de retirer les achats faits en ligne.

Dans le commerce physique, d’ici cinq ans, 2 000 magasins de proximité seront ouverts dans le monde, en Europe, et le parc de magasins cash & carry, destiné aux professionnels, s’étendra au Brésil, en Argentine, et en Europe. Attentif aux nouvelles habitudes alimentaires, Carrefour se focalisera davantage sur le bio.

Dans le non-alimentaire, Carrefour signera de nouveaux partenariats, tant à l’achat, comme celui noué avec Fnac Darty, qu’à la vente, avec des espaces dans ses magasins qui pourraient être occupés par des marques.

Carrefour se donne 5 ans pour se transformer en profondeur, la transformation sera longue et douloureuse, personne n'est dupe.

Alise Marion pour Day News World

PUISSANT SEISME AU LARGE DE L'ALASKA

Un puissant séisme, de magnitude 7,9, a été enregistré mardi au large de la côte sud de l'Alaska, déclenchant des alertes au tsunami pour cet État ainsi que pour la côte ouest du Canada, selon les services sismologiques américains (USGS).

Le séisme s'est produit à 4h31 (heure de Montréal) dans le Golfe d'Alaska, à 280 km au sud-est de la ville de Kodiak. Selon l’USGS, l’épicentre se situerait à 25 km de profondeur.

Le tremblement de terre a été ressenti sur le littoral de l’Alaska à des centaines de kilomètres à la ronde.

.Les pouvoirs publics d’Anchorage, la ville la plus peuplée de l’Etat, ont émis un avertissement très sérieux, parlant de « menace extraordinaire pour la population et les biens ».

Une alerte au tsunami pour la majeure partie de la côte sud de l'Alaska, les îles Aléoutiennes et la Colombie-Britannique a été par le Centre national d'alerte.

Il a également émis un avis de vigilance pour la quasi-totalité de la côte pacifique des États-Unis, de la frontière mexicaine à l'État de Washington,et l’ensemble de la côte ouest des Etats-Unis, soit les Etats de Washington, en passant par  Hawai, de l’Oregon et la Californie.

Les pouvoirs publics d’Anchorage, la ville la plus peuplée de l’Etat, ont émis un avertissement très sérieux, parlant de « menace extraordinaire pour la population et les biens ».

En Alaska, les autorités ont appelé les habitants des régions côtières à s'éloigner immédiatement de la mer et à gagner les hauteurs, avertissant qu'un tsunami pouvait déferler même plusieurs heures après le séisme.

Le tremblement de terre a été ressenti sur le littoral de l'Alaska à des centaines de kilomètres à la ronde. d'Anchorage, au 580 km En 1964, un séisme de magnitude 9,2 près du détroit de Prince William en Alaska, suivi d'un tsunami, avait fait 125 morts

Joanne Courbet pour Day News World

LE SOLDAT NORD COREEN QUI A FAIT DEFECTION AVAIT COMMIS UN MEURTRE

 

Le soldat a fait défection le 13 novembre au travers de la «zone commune de sécurité» à Panmunjom avait finallement commis un meurtre.

Il courait vers le Sud sous les balles de l'armée nord-coréenne et aurait avoué avoir commis un meurtre au Nord, rapporte un quotidien du Sud.

Mais les responsables sud-coréens se sont refusés à tout commentaire sur cette information,l'interrogatoire du jeune soldat de 24 ans n'étant pas terminé.

Sa défection le 13 novembre au travers de la «zone commune de sécurité» (JSA) à Panmunjom, seul secteur de la Zone démilitarisée (DMZ) où les deux armées rivales se font face, avait fait la Une des journaux.

Ce militaire nord-coréen grièvement blessé avait franchi la frontière sous les balles des soldats du Nord avant d'être secouru par l'armée sud-coréenne.

Des images de plusieurs caméras de vidéosurveillance montraient la jeep du soldat roulant à vive allure sur une routedéserte menant depuis le côté Nord au village frontalier de Panmunjom qui s'immobilisa tout près de la ligne de démarcation.

Le militaire sortit du véhicule se lançant dans une course éperdue vers le Sud, poursuivi par plusieurs soldats nord-coréens lui tirant dessus.

L'un d'eux franchissait même brièvement la frontière commune avant de se raviser, dans ce que le Commandement des Nations unies en Corée (UNC) avait décrit comme une violation de l'accord d'armistice de 1953.

Nord et Sud, toujours techniquement en guerre, n'ont pas d'accord d'extradition.

Boby Dean pour Day News World

LE PAPE FRANCOIS VIENT DE PERDRE SON CONSEILLER IMMIGRATION

L’information est passée quasiment inaperçue, sauf en Irlande. La Presse classique n’a pas dit un mot de l’évènement !

Peter Sutherland est mort le 7 janvier 2018 à Dublin. Il avait 71 ans.

Mais qui est donc Peter Sutherland ?

Peter Sutherland, qui est né à Dublin le 25 avril 1946, a fini son parcours de vie active au coté du Pape François qui l’a intronisé au Vatican, en Février 2017, Président de la Commission Catholique Internationale pour le Migrations.

Irlandais, juif de par sa mère, sioniste, Peter Sutherland a aussi été un ancien élève des jésuites.

Peter Sutherland a été un homme d’influence au plan mondial toute sa vie.

Malgré sa nomination au Vatican, Peter Sutherland n’a abandonné aucune de ses charges, qui étaient nombreuses.

C’est Maurizio Blondet, un journaliste italien, qui le premier a commencé dès les années 1990 à enquêter sur les pouvoirs oligarchiques, financiers et supranationaux qui agissent dans les coulisses de la politique et de la démocratie pour orienter le cours de l’Histoire dans le sens de leurs propres intérêts.

C’est donc Maurizio Blondet qui peut le mieux parler  et  a parlé le plus récemment de Peter Sutherland. Maurizio Blondet est un journaliste d’investigation scrupuleux.

Mais beaucoup d’autres journalistes se sont aussi intéressés à Peter Sutherland, à l’exemple de Florian Toumit, lequel en 2015 a signé un article au titre ravageur : "La Grande Banque au service de l’immigration ! ".

Intriguée par ces informations convergentes, nous sommes allés creuser les informations publiées sur Peter Sutherland.

Et là ! Nous sommes allés de surprises en surprises que nous avons voulu vous faire partager...

Nous avons commencé nos recherches en ayant en tête, parce que l’évènement est récent, l’Homélie prononcée à Noel par le Pape François appelant les 1,3 milliards de catholiques à faire preuve d’hospitalité devant le drame des migrants, associant son appel aux multiples guerres qui blessent la Terre en ce moment.

Tout esprit chrétien, face à autant de souffrances, ne pouvait qu’entendre « l’idée que chacun doit avoir sa place sur la planète » en dignité. Ce raisonnement procède intégralement de la culture chrétienne stricto sensu.

Malgré ce terrain idéologique favorable, l’exhortation du Pape à la compassion vis à vis de « hordes de migrants » qui déferlent depuis quelques mois sur les terres de la vieille Europe est mal passée chez la plupart de nos concitoyens de culture judéo-chrétienne.

La position du Pape, un pape argentin, venu pour la première fois du continent sud américain, n’est pas nouvelle. Elle a néanmoins, étant évoquée la veille de Noel, perturbé beaucoup de chrétiens  mais surtout de catholique qui cherchent à comprendre, au delà du profond respect qu’ils portent à la personne humaine (créée par Dieu ?)

Pourquoi l’Europe devrait respecter, sans résister et en culpabilisant , l’appel du Pape ?

La mort récente de Peter Sutherland et leur nécessaire curiosité devraient leur donner une réponse !

Elu le 12 et 13 mars 2013, le Pape François, ne serait ce qu’en adoptant son nom, faisant référence à Saint François d’Assise, s’est immédiatement et volontairement vêtu (au sens propre comme au figuré) de l’habit de la simplicité. Depuis le début de son règne, il a pour objectif secret « de nettoyer la Curie Romaine ». Pour ce faire, il s’est entouré de conseillers dont le profil interpelle, exemple :

Chris Patten tout d’abord, un « grand manitou », chargé de réformer le fonctionnement de médias du Vatican mais qui parallèlement co-préside l’International Crisis Group » mis en place par l’ineffable Georges Soros. Chris Patten, disciple du « vivre ensemble », se méfie comme de la peste de tout ce qui peut rapprocher les citoyens de la démocratie directe tout en faisant simultanément l’éloge de la théorie « du Grand Remplacement ». Voilà qui pourrait ravir les catholiques qui ont voté pour Emmanuel Macron ! Mais les autres ?

Au coté de Chris Patten, il y avait jusqu’à sa mort récente, Peter Sutherland.

Peter Sutherland a été, comme Jorge Mario Bergolio, élève des Jésuites, (une congrégation religieuse passée maitre à travers les siècles, dans l’art de l’éducation et de la rhétorique) au Collège de Ranelagh (à coté de Dublin) en Irlande.

Après avoir plaidé en qualité d’avocat au barreau de Dublin pendant quelques années, il devient Attorney Général de l’Irlande de 1981 à 1984. En 1985, Peter Sutherland obtient un poste à Bruxelles en tant que Commissaire de la Politique de Concurrence, poste qui le conduit tout naturellement à devenir Directeur du GATT (Général Agreement on Tariffs an Trade) et de l’OMC (Organisation Mondiale du Commerce)  entre 1993 et 1995. Parallèlement il a occupé une poste d’administrateur chez Alibaba.com, dont il a pris la direction réelle en 2000.

Il est successivement nommé Président de l’European Policy Center, de Goldmann Sachs International (1995) de la BP (British Pétroléum de 1997 à 2007) puis du secteur Europe de la Trilatérale, tout en occupant simultanément la Direction (non exécutive !) de la royal Bank of Scotland.

Il a été aussi le représentant honoraire pour l’UE du Transatlantic Policy Network (Conseil Economique Transatlantique) organisme crée entre les Etats Unis et l’Europe pour « coordonner l’harmonisation des règlementations et normes permettant l’intégration économique transatlantique.

Par ailleurs, il a été membre du Comité Directeur des Bilderberg, un membre actif et puissant.

Dans ses fonctions onusiennes il a invité les Etats de l’Union Européenne « à faciliter l’immigration » mettant tout en œuvre concomitamment  pour que leur « homogénéité nationale soit minée ou affaiblie », la prospérité future de ceux ci devant passer, selon son adage, par leur ouverture internationale.

Peter Sutherland qui a été surnommé « le père de la mondialisation » était aussi Chevalier de l’Ordre de Malte et membre e l’Opus Dei.

Selon le journaliste italien déjà cité, Maurizio Blondet, « le Pape François est totalement aligné sur le front de l’ouverture des frontières et de l’universalisme mondialiste qui préconise la dissolution des nations et des cultures autochtones pour accueillir les migrants du monde multiculturel, sans barrières, sans frontières... »

D’où son Homélie de Noel !

Mais  l’alliance entre un banquier d’affaires et le Pape François a non seulement stupéfié ; elle a aussi terrifié !!

Une alliance ente le Grand Capital Financier globalisé et le Pape des pauvres, devient saisissant !

Que devient la charité et l’amour (le vrai, le sincère) des pauvres enseignés dans les Evangiles.

Serions nous tous, à notre insu, programmés , - y compris en ce qui concerne ce que nous avons de plus intime, la religion ou le fait de croire ou de ne pas croire -, pour devenir des membres d’une armée de petits soldats de l’économie mondiale, travailleurs, obéissants et pas trop exigeants sur le plan de la rémunération de contrepartie ?

Cette description correspond à la lettre à la définition de l’esclavage !

Serions nous à ce point aveugles, pour ne  pas avoir compris, assez tôt que toutes les autorités morales et religieuses ambitionnaient cet avenir pour nous, en parfaite complicité entre elles ?

Ou est dans ce projet global, le respect de la personne humaine, unique et devant  individuellement être prise dans son histoire personnelle et familiale, sa culture liée à son lieu de naissance et sa religion.

C’est pourtant de ces richesses civilisationelles transcendantes, supérieures à tous les biens de consommation, dont les pauvres peuvent encore rêver alors qu’ils sont déjà sous le joug du Grand Capital Financiarisé.

Peter Sutherland, un des hommes les plus puissants du monde, le champion de l’intégration a été enterré à Dublin dans la plus grande discrétion. Il n’avait que 71 ans. Dans la foulée, le Pape François a perdu son plus proche conseiller.

Certes personne n’est irremplaçable et le Pape François, après avoir appelé la Misericorde de Dieu sur le cercueil de Peter Sutherland, a du commencer à chercher un remplaçant.

Mais la mondialisation étant devenue une nouvelle religion, bien partagée au plus haut niveau, le profil de ce dernier sera très certainement examiné à l’aune de cette nouvelle philosophie. Car le train est lancé depuis longtemps et il a pris de la vitesse... soit il déraillera soit il s’écrasera contre la  falaise..de l’ éthique...

A ce stade, notre réflexion nous renvoie à l’année 2007 ...ou plus exactement à la date de parution du livre de Philippe de Villiers au titre éclairant : « Le moment est venu de dire ce que j’ai vu ».

« J’ai compris ce qui se passe de manière définitive le 17 mars 2017 ; je suis à Bruxelles ; je me retrouvé dans le Grand Salon d’Honneur du Parlement Européen. Il y a 400 personnes présentes. Je vois Henri Kissenger, Brzezinski, les gens de Goldman Sachs avec Peter Sutherland. Il y a Javier Solano, Mario Draghi, Trichet, Henri de Castries... Ils parlent de société sans racines, de gouvernance mondiale... ils parlent de comment utiliser le réchauffement climatique. Ils expliquent qu’il faut créer un grand marché transatlantique pour tuer l’Europe. Sutherland explique : aidez-moi à dissoudre les nations et organiser une migration de remplacement. »

La disparition de Peter Sutherland, que certains européens ne regretteront pas, devrait alimenter une réflexion large dans les mois qui vont précéder les élections européennes de mai 2019.

En France, le prochain débat sur l’immigration devrait lui aussi permettre de réexaminer la doxa de Peter Sutherland ... à l’aune des dégâts qu’elle a déjà produit sur le plan économique comme sur le plan politique.

Michel d’Astier de la Vigerie n’a- t- elle pas révélé récemment que même les services secrets Danois estimaient qu’Angela Merckel avait mis l’Europe en danger, lorsqu’elle avait repris l’idée de Peter Sutherland, à savoir que l’Allemagne devait accepter 1 million de migrants.

Dans le climat politique que l’Europe connait aujourd’hui, il va falloir observer de près :

1-  Le comportement de ceux qui envisagent de driver les 3 religions monothéistes et créer un puissant carcan de décérébralisation avancée des citoyens européens

2-  L’attitude des autres, le clan d’en face, qui comme l’a écrit Boris Vian iront cracher sur la tombe de Peter Sutherland, le mondialiste moralement et spirituellement indéfendable, car porteur du mal absolu et qui n’aurait jamais du être le conseiller du Pape François.

La mort de Peter Sutherland est passée inaperçue, comme on l’a déjà évoqué au début de ce papier. Pour des raisons divergentes, le mutisme que l’on a constaté s’explique parfaitement bien : ils ont tous d’une façon ou d’une autre, un diable caché dans leurs placards... tous y compris le Vatican.

Clara Mitchell pour Day News World

EXIBITION DE

VLADIMIR POUTINE POUR

L'EPIPHANIE ORTHODOXE

Ce n'est pas la première fois que Poutine s'exhibe torse nu sous les caméras. À 65 ans, l'homme qui briguera un quatrième mandat présidentiel lors des élections du 18 mars a été filmé pas plus tard que l'été dernier lors d'une partie de pêche dans un lac de montagne en Sibérie. Pour l'épiphanie orthodoxe, passage dans l'eau glacée pour Poutine. Pour le candidat à sa réélection en mars prochain, c'est aussi l'opportunité de se montrer torse nu, sans peur et sans reproche, procédé de campagne qu'il préfère depuis toujours aux débats avec ses adversaires politiques et autres rencontres avec les électeurs.

Chaque année, à l'occasion de la Théophanie, les orthodoxes se baignent dans des rivières ou des lacs gelés pour commémorer le baptême du Christ dans le Jourdain. Le président russe, Vladimir Poutine n'a pas dérogé à cette tradition.

Vêtu d'un manteau en peau de mouton et chaussé de bottes en feutre le président russe Vladimir Poutine est arrivé jeudi soir aux abords du lac Seliger, 400 km au nord de Moscou pour la fête orthodoxe de la Théophanie. Dans un premier temps vêtu d'un manteau en fourrure claire et de bottes fourrées, Vladimir Poutine a tout retiré pour se retrouver en sous-vêtements, entouré de prêtres orthodoxes en pleines prières. «Elle est bonne», a répondu le président russe à un journaliste qui lui demandait si elle n'était pas trop froide -la température ambiante était de -6°C . Bien entendu la télévision publique russe a diffusé les images du président faisant le signe de croix avant de brièvement plonger la tête sous l'eau.

Selon la tradition orthodoxe, il faut s'immerger dans l'eau trois fois, au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit, en souvenir du baptême de Jésus dans le Jourdain. Par des temps glaciaux les autorités ont parfois annulé ce rituel marquant l'Épiphanie orthodoxe. Les prêtres bénissent à l'occasion de la Théophanie, étangs et rivières mais aussi les mers et les océans entourant la Russie, comme la mer Noire et la mer Caspienne.

De nombreux Russes plongent parfois par -40°C en Iakoutie, dans l'Extrême-Orient russe !!! L'année dernière, plus de deux millions de personnes avaient pris part à cette fête religieuse qui a lieu chaque année dans la nuit du 18 au 19 janvier.

Cette tradition, qui prête à l'eau froide des vertus purificatrices, a été observées par de nombreux russes, et même au-delà des frontières : l'ex-président géorgien Mikhaïl Saakachvili, devenu opposant au pouvoir ukrainien, a lui aussi respecté la coutume.

Joanne Courbet pour Day News World

POURQUOI DES ATTAQUES

CONTRE DES EGLISES AU CHILI

AVANT LA VISITE DU PAPE ?

Des attaques contre des églises catholiques avant la visite du pape à Temuco ont eu lieu ce mercredi, avec des engins incendiaires dans la région de Temuco, dans le sud du Chili.

Pourquoi ?

1° Le pape François y poursuit sa tournée en Amérique latine, où des Indiens mapuches réclament leurs terres , une zone en proie à des violences perpétrées par une minorité radicalisée.

Ces attaques avaient pour but de « provoquer du désordre » à l’occasion de la visite papale, a déclaré le directeur de la police chilienne, Bruno Villalobos.

Les peuples autochtones revendiquent leur terres ancestrales.

Les Mapuches (7 % de la population chilienne) occupaient un vaste territoire au centre de ce pays longiligne à l’arrivée des conquistadors espagnols au Chili en 1541 mais la zone a fini par être occupée durant une vingtaine d’années par l’armée chilienne à compter de 1961 afin de « pacifier » ce territoire.

Mal vus par la majorité des Chiliens, les Mapuches espèrent que la visite du pape va permettre de « mettre en lumière » leur combat. Ceux qui combattent dans le cadre de leur lutte pour récupérer leurs terres sont visés par une dure loi antiterroriste, une législation dont l’application, pour cette ethnie, a été critiquée par l'ONU.

Ces indigènes ont été réduits à vivre sur près de 5 % de leurs anciennes terres. Regroupés en petites communautés nombre d’entre eux ont été acculés au renoncement de leur mode de vie traditionnelle pour migrer vers les villes. Mais la lutte pour récupérer leurs terres continuent.

Mardi, lors de son premier discours prononcé au Chili, devant les autorités politiques et civiles du pays, le pape François s'est voulu apaisant et a appelé au respect des « droits » et de la « culture » des peuples autochtones.

Il faut « écouter », « souvent oubliés et dont les droits ont besoin d’être pris en compte et la culture protégée, pour que ne se perde pas une partie de l’identité et de la richesse de cette nation », avait plaidé le pape

« La sagesse des peuples autochtones peut constituer une grande contribution » à la protection environnementale de la planète a plaidé le pape, abordant ainsi un autre de ses thèmes fétiches.

« De ceux-ci, nous pouvons apprendre qu’il n’y a pas de développement authentique pour un peuple qui tourne le dos à la terre et à tous ceux qui l’entourent », a ajouté François mardi.

2° De plus la visite du pape au Chili intervient en terrain entaché d'hostilité : l’opinion publique du pays est horrifié par une série de scandales d’abus sexuels qui ont impliqué environ 80 membres du clergé chilien ces dernières années.

D'où l'arrêt d'une cinquantaine de personnes mardi à Santiago au cours d’une manifestation contre

Les victimes de prêtres pédophiles ont demandé des actes au souverain pontife en visite au Chili. Plusieurs églises ont été attaquées avant son arrivée à Temuco.

Le Pape au chevet d'une Eglise chilienne discréditée après des scandales de pédophilie a rencontré mardi un petit groupe de victimes d'abus sexuels. "La rencontre s'est déroulée dans un cadre strictement privé" et "personne n'était présent (...) pour qu'elles puissent raconter leurs souffrances au pape François, qui les a écoutées et a prié pour elles", a commenté le porte-parole du Saint-Siège Greg Burke.

"Je ne peux m'empêcher de manifester la douleur et la honte que je ressens face au mal irréparable fait à des enfants par des ministres de l'Eglise", a déclaré le pape mardi matin devant les autorités politiques et civiles réunies au palais présidentiel de La Moned

Andrew Preston pour Day News World

DE NOMBREUX MORTS

DANS UN DOUBLE ATTENTAT EN IRAK

Une fois de plus le centre de Bagdad a été touché par un double attentat suicide ayant fait au moins 31 morts et 94 blessés, le deuxième dans la capitale irakienne en trois jours.Cette dernière n'a pas été revendiquée dans l'immédiat.

Cela s'est passé sur la place Tayaran, un carrefour très passant du centre de Bagdad, à la fois important carrefour commerçant et point de rassemblement pour les travailleurs journaliers. La place Tayaran a été visée à de nombreuses reprises par des attaques, souvent meurtrières

"Deux kamikazes" se sont fait exploser, a indiqué le général Saad Maan, porte-parole du commandement conjoint des opérations, qui réunit l'armée et la police.

Quelques heures après ces attentats, une bombe a explosé dans l'est de Bagdad, faisant un mort et six blessés, a encore affirmé l'officier de police

La capitale irakienne se voit confrontée à une recrudescence d'attentats après le lancement fin 2016 de l'offensive pour reconquérir Mossoul, deuxième ville du pays et fief des jihadistes.

Ces dernières attaques n'ont jusqu'ici pas été revendiquées.

Si en décembre l’Irak a annoncé la « fin de la guerre » contre l’organisation djihadiste Etat islamique, des cellules djihadistes sont toutefois encore actives au nord de la capitale irakienne.

Le premier ministre, Haïder Al-Abadi, a demandé d’agir « pour éliminer les cellules dormantes de l’EI et de protéger la sécurité des citoyens », rapporte un communiqué de son bureau.

La question de la sécurité dans un pays en proie à des violences meurtrières sera un des enjeux des prochaines élections législatives, prévues en mai.

Paul Emison pour Day News World

GROSSE MAREE NOIRE EN MER DE CHINE

Trois navires des garde-côtes étaient sur place dimanche soir pour évaluer la catastrophe écologique,

Le Sanchi a sombré le 14 janvier après avoir brûlé pendant une semaine à la suite d’une collision avec un cargo à environ 300 kilomètres à l’est de Shanghai.

Trente-deux marins, dont trente Iraniens et deux Bangladais, ont péri dans la catastrophe.

La marée noire provoquée par le naufrage d’un pétrolier, qui transportait 136 000 tonnes de condensats, des hydrocarbures légers,, qui transportait 136 000 tonnes de condensats, des hydrocarbures légers, en mer de Chine orientale a triplé de taille en l’espace de quatre jours, couvrant désormais plus de 300 km2, selon des chiffres du gouvernement chinois diffusés lundi 22 janvier.

Selon des images prises par satellite, les trois nappes d’hydrocarbure mesurent au total 332 km2, contre 101 km2 mercredi . Soit trois fois plus .

On ne connaît pas la quantité exacte de polluant restant dans le bateau échoué par 115 mètre de profondeur. De plus il pouvait transporter jusqu'à 1 000 tonnes de diesel lourd pour faire tourner ses machines.

En raison des vents et des courants marins la marée noire se déplace vers le nord, avait annoncé la semaine dernière l’administration océanique, menaçant potentiellement les côtes sud-coréennes et japonaises.

La marée noire se déplace vers le nord en raison des vents et des courants marins, avait annoncé la semaine dernière l’administration océanique, et menaceraient en conséquence les côtes sud-coréennes et japonaises.

Trois navires des garde-côtes étaient sur place dimanche soir pour évaluer la catastrophe écologique,

La zone touchée est importante pour la reproduction de certaines espèces de poissons, de crustacés et de calamars, selon Greenpeace. Elle se trouve aussi sur le passage de nombreux cétacés migrateurs comme la baleine grise ou la baleine à bosse.

Le Richard Steiner, un spécialiste des marées noires basé en Alaska, estime que le niveau de pollution de la mer de Chine est tel que le naufrage du bateau iranien battant pavillon panaméen ne change malheureusement guère la donne !!!

Britney Delsey pour Day News World

LA TUNISIE

FACE AU SEPTIEME ANNIVERSAIRE

DU JASMIN FANE

La Tunisie a vécu dimanche le septième anniversaire de sa révolution dans un contexte de vive tension sociale : les troubles sociaux récents en sont une preuve. La semaine dernière, des manifestations pacifiques et des émeutes nocturnes ont secoué plusieurs villes. Des milliers de Tunisiens descendent dans la rue pour critiquer la loi de finances qui prévoit notamment la hausse de la TVA.

La coalition de partis de gauche l'UGTT a été accusée par le chef du gouvernement Youssef Chahed d'être responsable des derniers troubles, lors desquels quelque 803 personnes soupçonnées de violence, de vol et de pillage ont été arrêtées, selon le ministère de l'Intérieur.

Or la pauvreté, le chômage, et la corruption à l'origine de la chute de la dictature de Ben Ali après 23 ans de règne sans partage sont les mêmes maux dénoncés aujourd'hui...

La révolution tunisienne avait été déclenchée par l'immolation par le feu le 17 décembre 2010 à Sidi Bouzid -une ville dans l'arrière-pays déshérité- du vendeur ambulant Mohamed Bouazizi, excédé par la pauvreté . Sous la pression populaire, Ben Ali avait pris la fuite le 14 janvier. Ce soulèvement avait fait 338 morts.

Cet anniversaire du Printemps arabe donne donc l'occasion pour le collectif Fech Nestannew ("qu'est-ce qu'on attend?") d'exiger une nouvelle fois la suppression de la loi de finances qui cristallise l'exaspération de la population sur la cherté de la vie. La convergence s'est faite entre les manifestants et l'UGTT, le principal ­syndicat du pays, ainsi qu'avec le Front populaire, une coalition de partis d'opposition de gauche qui ont eux aussi, battu le pavé.

En difficulté financière, notamment après la crise du secteur touristique liée à une série d'attentats jihadistes en 2015, la Tunisie a obtenu un prêt de 2,4 milliards d'euros sur quatre ans du Fonds monétaire international (FMI). En échange, elle s'est engagée à une réduction de son déficit public et à des réformes économiques. Pas de quoi rassurer les Tunisiens sur leur pouvoir d'achat !Sept ans après le départ de Ben Ali en exil en Arabie saoudite les Tunisiens estiment avoir gagné en liberté mais perdu en niveau de vie.

Malgré le succès relatif de sa transition démocratique, la Tunisie, surtout depuis les attentats, vit dans la morosité économique et sociale.

Samedi, soucieux d’étouffer une trop forte mobilisation dimanche, le gouvernement a promis un plan d'action social pour plus de 120.000 bénéficiaires. Il prévoit une aide à l'accès à la propriété pour les familles pauvres, des mesures visant à assurer "une couverture médicale pour tous" et une augmentation de l'allocation sociale en faveur des familles nécessiteuses. Il coûtera plus de 70 millions de dinars (23,5 millions d'euros), selon les autorités.

Presque au même moment, le plus vieux dirigeant élu de la planète en exercice a décidé de reprendre la main. Le président de la République présidait une réunion avec les chefs des partis au pouvoir. L'élargissement du gouvernement d'union nationale aux partis de gauche a été évoqué.

Dimanche le président Béji Caïd Essebsi a décidé de marquer l’événement en se rendant dans le quartier populaire d’Ettadhamen, en banlieue de Tunis, où des heurts violents nocturnes ont opposé des jeunes contestataires aux forces de sécurité ces derniers jours. "La révolution de la liberté et de la dignité (...) a essentiellement été menée par les jeunes" et "il faut que nous nous occupions (...) de ce quartier populaire et défavorisé", a déclaré le président Béji Caïd Essebsi, 91 ans, qui était resté silencieux jusqu'à aujourd’hui dans son palais de Carthage.

Joanne Courbet pour Day News World

VOYAGE EN CHINE D'EMMANUEL MACRON

ACTE II

Lundi 8 janvier 2018 Emmanuel Macron s’est envolé pour la Chine, pour un voyage d’échanges diplomatiques et de négociations économiques de 3 jours.

Le terrain politique chinois est en ce moment, prédisposé à une rencontre avec le Président Xi Jinping.

En effet, Xi Jinping qui était resté absent de la vie politique en septembre 2012 jusqu’à manquer une rencontre avec Angela Merkel, à la grande surprise de beaucoup, est revenu depuis, plus en plus fort sur le devant de la scène chinoise. Son pouvoir a été renforcé au mois d’octobre 2017 à l’issue du XIXème congrès du parti communiste en conclusion duquel le parti lui a conféré un statut équivalent à celui de Mao Tse Toung en son temps, donnant ainsi à l’Empire du Milieu une image de stabilité.

La Chine continue globalement à tirer l’économie mondiale, ceci même si quelques signes d’essoufflements sont apparus au cours de ces dernières années.

Lors de la clôture du Congres de 2017, Xi Jiping a annoncé son intention de réformer le pays et de lutter contre la corruption ; et comme Emmanuel Macron il a commencé à faire ce qu’il a dit....

La Chine est devenue depuis quelques années « le jardin » de certaines grandes entreprises françaises à l’instar du Groupe Suez qui s’est engouffré dans les objectifs soutenus par les dirigeants chinois, dans les faits à s’investir dans la protection de l’environnement, cause devenue la grande priorité des chinois.

L’économie chinoise est donc en pleine mutation ; elle est en train de passer d’une économie d’infrastructures (routes, autoroutes, rail etc..) vers une économie de services dénommée joliment « l’économie de l’aisance », qui l’a conduit à se rapprocher de certains modèles occidentaux dont celui de la France.

La Chine passera donc assez vite d’une économie de production et d’exportation vers une économie de qualité de vie et d’innovation, avec un Président qui a récemment déclaré qu’il avait déclaré la guerre à la pauvreté en faisant de la lutte contre celle-ci la priorité de son mandat.

D’ores et déjà, la Chine est le 8ème partenaire économique de la France.

C’est donc dans ce contexte que s’est présenté le voyage d’Emmanuel Macron en Chine, sachant par ailleurs que la politique du Président américain Donald Trump n’a toujours pas convaincu les responsables chinois, voire les inquiète si un repli politique et économique des Américains venait à se vérifier.

Emmanuel Macron sera le premier président français  qui a débuté son mandat avec un voyage en Chine.

Emmanuel Macron a atterri pour débuter à Xi’an, l’ancienne capitale de l’Empire du Milieu et surtout le point de départ des Routes de la Soie. A son arrivée, escortée de Brigitte Macron, il a visité la nécropole de l’Empereur Qin Shihuang accompagné par son armée de soldats en terre cuite. Emmanuel Macron avait exprimé ce choix de visite, un choix considéré comme symbolique.

L’ancienne route commerciale de la soie a été mise au gout du jour à la suite de travaux de construction de routes supplémentaires, de ports et de voies ferrées.

Emmanuel Macron a mis ensuite le cap sur Pékin  et sa Cité Interdite, pour rencontrer les principaux responsables chinois, mais aussi des acteurs de la vie économique et de la vie culturelle.

Rappelons que le Président de la République ne connaissait la Chine que par l’intermédiaire de la Banque Rothschild pour  laquelle il avait été envoyé en mission en 2008 et 2012. Alors qu’il était Ministre des Finances, Emmanuel Macron s’était rendu en Asie, pour une visite au Japon et en Corée du Sud ; la Chine n’avait pas été mise au programme.

Emmanuel Macron et Xi Jinping se sont déjà rencontrés une fois, à l’occasion du G20 de Hambourg. Depuis son élection à la présidence de la République, Emmanuel Macron et Xi Jinping se sont à plusieurs reprises téléphoné.

Dans le cadre de ce voyage et au delà des simples relations personnelles, Emmanuel Macron va essayer de rechercher « un rééquilibrage » dans les échanges entre la France et la Chine, à partir d’un partenariat fondé sur « la réciprocité ». On notera au passage que le vocabulaire chinois ne permet pas de traduire le mot réciprocité... Les chinois préfèrent aujourd’hui le mot « gagnant-gagnant », une expression qui appelle pour chaque contrat, chaque échange, une analyse précise, pour « qu’il n’y en ait pas un  qui gagne deux fois plus que l’autre ».

Mardi 8 janvier, un face à face a eu lieu entre le mandarin autocrate et le « jeune président français ». D’un coté comme de l’autre, l’autre opération séduction s’est poursuivie, entre l’empereur rouge devenu encore plus puissant depuis octobre 2017 et un chef d’Etat français bénéficiant aux yeux des Chinois d’une image de dynamisme au plan international et considéré comme le principal diplomate européen dans cette période des vacuités de pouvoir existant tant en Grande Bretagne (Brexit) qu’en Allemagne (difficulté de la chancelière Angela Merkel à former un gouvernement).

De nombreux contrats ont été signés à l’occasion de ce voyage (une cinquantaine environ). L’avionneur Airbus, qui avait embarqué avec la délégation présidentielle a signé pour la livraison de 187 Airbus, tout exprimant le souhait de pouvoir accélérer  la cadence de son usine en Chine à Tianjin.  Areva, aussi présente, souhaite pouvoir signer après ce voyage pour la construction de la première usine de retraitement de combustible sur le modèle de la Hague pour produire du Mox, EDF entendant de son coté proposer son savoir faire en matière de climatisation et de biomasse.

Mais la valeur finale de ce voyage ne va pas se mesurer uniquement à l’aune du nombre de contrats signés. David Baverez, l’économiste reconnu, a déjà averti : en échange d’un soutien à l’initiative de la Route de la Soie, la France devra exiger en prime plus d’ouverture de la part de l’Empire du Milieu...

Restera le problème autrement plus sensible du respect des Droits de l’Homme en Chine !

A la veille de Noel, Pékin a condamné deux défenseurs de la liberté, poursuivant ainsi la répression sans merci lancée par le Président Xi Jinping lui même.

On sait que les dissidents du régime font l’objet de torture « qui se poursuivent jusqu’à ce que les individus deviennent fous » selon le propos même d’un cacique du régime chinois chargé des purges en tout genre. Paris a fait jusqu’à présent profil bas alors que l’Europe a déjà dénoncé les sentences infligées. Angela Merkel elle même a procédé à son tour à des mises en garde.  Les Etats- Unis ont également fait part de leur grande déception vis à vis des dérives du régime chinois...

Sur le sujet des droits de l’Homme, il faut rappeler que c’est à l’occasion de la mort, le 13 juillet 2017 du dissident chinois Lux Xiaobo, que la critique internationale a été la plus vive. Lux Xiaobo, a été  le premier chinois à recevoir le Prix Nobel de la Paix en 2010. Il avait dédié son prix aux victimes de Tiananmen. Après avoir été exclu de l’université il a été jeté en prison sous prétexte de subversion, prison ou il est mort d’un cancer de la foi. Sa veuve la poétesse Liu Xia, est toujours assignée à résidence.

Le thème des droits de l’Homme aurait été abordé mardi 9 janvier, quelques heures seulement avant le retour d’Emmanuel Macron en France.

Les images diffusées à la télévision montrent le Président Emmanuel Macron en difficulté au niveau de l’expression publique, plein de retenue, déclarant « ne pas vouloir donner de leçon à la Chine sur le problème des Droits de l’Homme ». Les diplomates entourant Emmanuel Macron qui participaient à l’entretien privé qui aurait eu lieu sur le sujet, assure que le sujet a été abordé avec la grande liberté de ton dont le Président fait preuve en général vis à vis de ses interlocuteurs (ex : Donald Trump ou Vladimir Poutine). On aurait aimé en savoir plus ?

En finissant son voyage, Emmanuel Macron a promis de revenir très vite en Chine, au moins une fois par an... Affaire à suivre...

Clara Mitchell pour Day News World

RUSSIE ET ETATS-UNIS

SE DECHIRENT SUR  L'IRAN

SUR FOND DE CRISE ECONOMIQUE PERSANE

Le président américain Donald Trump doit rendre publique ce vendredi 12 sa décision de réimposer ou non des sanctions économiques contre l'Iran, au risque de" torpiller l'accord nucléaire" conclu en 2015 avec Téhéran, défendu par les autres puissances signataires mais également de déstabiliser un pays qui a vécu des manifestations récemment..

Les Européens sont préoccupés également « sur d'autres sujets, comme le développement de missiles balistiques (par l'Iran) ou les tensions dans la région » et les récentes manifestations ayant fait 21 morts en Iran et contre lesquelles les Etats-Unis voulaient intervenir contre l'avis des autres pays .

En effet les manifestations dont l'Iran a été théâtre récemment relèvent de ses affaires intérieures, avaient estimé vendredi dernier plusieurs Etats-membres du Conseil de sécurité de l'Onu, lors d'une réunion extraordinaire sur le sujet organisée à la demande des Etats-Unis.

Nikki Haley, représentante permanente des Etats-Unis à l'Onu, avait averti les autorités iraniennes qu'elles étaient sous surveillance.

"Le mépris du régime iranien pour les droits de son peuple est largement documenté depuis de nombreuses années", soulignait-elle assurant que les Etats-Unis resteraient du côté des Iraniens "qui cherchent la liberté pour eux-mêmes, la prospérité pour leur famille et la dignité pour leur nation".

Les États-Unis et la Russie avaient alors affiché des divisions profondes sur l'Iran, lors d'une réunion controversée du Conseil de sécurité consacrée à ce pays.

Pour le représentant permanent russe Vassili Nebenzia, la réunion avait pour but de nuire à l'accord sur le programme nucléaire iranien conclu en juillet 2015, auquel l'administration américaine est hostile ."C'est à l'Iran de régler ses propres problèmes", a asséné au contraire l'ambassadeur russe à l'ONU, Vassily Nebenzia en évoquant "une situation interne (qui) est en train de se normaliser" et en accusant Washington de "gaspiller l'énergie du Conseil". Le diplomate russe a évoqué des "prétextes fantaisistes" pour la tenue de cette session, en évoquant une "ingérence dans les affaires intérieures iraniennes".

Discuter de la situation intérieure en Iran au Conseil de sécurité "n'aide pas à (la) résoudre", avait également estimé Wu Haitao, ambassadeur adjoint de Chine.« La situation iranienne ne menace pas la stabilité régionale », a abondé l’ambassadeur adjoint chinois, Wu Haiteo, en déniant tout rôle à l’exécutif onusien dans une situation interne à un pays.

La vague de contestation ne menace pas la paix ni la sécurité internationales, avait alors quant à lui estimé François Delattre, ambassadeur de France à l'Onu, laissant entendre qu'il n'y avait pas lieu d'organiser une telle réunion.

« Il appartient aux Iraniens et à eux seuls d'engager un dialogue pacifique qui doit reposer sur le respect des droits et des libertés fondamentales du peuple iranien. Aussi préoccupantes soient-elles, les évolutions de ces derniers jours ne constituent pas une menace pour la paix et la sécurité internationales », a-t-il déclaré.

« Nous devons y réagir de manière appropriée, c’est-à-dire avec toute la vigilance requise par les risques de violences contre les manifestants pacifiques, mais en nous gardant de toute instrumentalisation de cette crise, qui ne ferait que renforcer les extrêmes et auraient ainsi l’effet inverse de celui recherché », a-t-il poursuivi.

Mais quelles sont les raisons de la colère en Iran ?

Premier motif de mécontentement : la vie chère. Le mouvement de contestation a débuté depuis plus d'une semaine lorsque le gouvernement a annoncé son intention d'augmenter les prix du carburant et des œufs tout en réduisant des aides aux plus démunis. Ces mesures ont finalement été abandonnées par le gouvernement le 30 décembre, sans pour autant provoquer une accalmie parmi les manifestants.

Des rassemblements se sont organisés un peu partout dans le pays contre le pouvoir et les difficultés économiques. Il s'est étendu à 80 villes. Les premières manifestations ont commencé jeudi 28 décembre à Mashhad, deuxième ville du pays et siège des sympathisants d'Ebrahim Raissi, l'opposant conservateur au président Hassan Rohani. Puis la contestation s'est étendue à bien d'autres villes du pays, y compris des petites villes reculées. A Téhéran, des centaines d'étudiants ont manifesté devant l'université.

Depuis samedi 30 décembre, 450 personnes avaient été arrêtées, dans la seule capitale, Téhéran. Le nombre de morts, lui, serait d'une vingtaine.C'est le plus important mouvement de contestation depuis 2009, lorsque les Iraniens s'étaient opposés à la réélection du président ultraconservateur Mahmoud Ahmadinejad.

Le taux de chômage en Iran est très élevé, en particulier chez les jeunes. Le taux de chômage officiel était de 12,6% en juillet 2017. Un phénomène aggravé par les longues sanctions économiques américaines, qui ont freiné l'investissement étranger.

Les sanctions américaines contre le programme nucléaire iranien font l'objet d'une suspension temporaire, régulièrement renouvelée par le président qui peut aussi les remettre en place s'il estime que Téhéran ne respecte pas ses engagements.

Il faut espérer que M. Trump, un détracteur farouche de cet accord, prolonge malgré tout cette suspension qui arrive à échéance ce week end pour la stabilité même du pays mais également celle de la région.

Joanne Courbet pour Day News World

DES TROUBLES SOCIAUX EN TUNISIE

La Tunisie est entrée dans une phase de turbulences sociales alimentées par des mesures d'austérité, sept ans après la révolution.

A la suite de mobilisations pacifiques contre l’austérité, des heurts entre manifestants et forces de l’ordre ont eu lieu dans plusieurs villes du pays.

La hausse de la TVA entrée en vigueur au 1er janvier dans le cadre d'un budget d'austérité a fait sortir dans la rue des gens mécontents de la pauvreté.

Une manifestation à l'appel de plusieurs organisations de la société civile s'est déroulée sans incident mardi dans le centre de la capitale Tunis.

"Nos revendications sont les suivantes :

suspendre la loi de finances 2018, revenir aux prix initiaux des denrées et embaucher une personne de chaque famille pauvre", a assuré Hamza Nasri, membre de la campagne "Fech Nestannew" (Qu'est-ce qu'on attend, ndlr) lancée pour protester contre les hausses de prix.

Mais des échauffourées ont eu lieu en Tunisie mardi soir entre manifestants et forces de l'ordre, au lendemain de la mort d'un homme présenté par des manifestants comme un martyr tué par la police.Le ministère de l'Intérieur a démenti que cet homme ait été tué par la police, assurant qu'il ne portait aucune marque de violence.

Des jeunes sont descendus dans la rue par centaines à Tebourba, à 30 km à l'ouest de Tunis , Kasserine, Jelma ,d'où est partie en décembre 2010 la contestation sociale marquant le début des Printemps arabes.

La rapidité de la contagion de ces derniers jours a toutefois un caractère inquiétant.

Plus de 200 personnes ont été arrêtées et des dizaines ont été blessées, a indiqué le porte parole du ministère de l'Intérieur Khlifa Chiban

Les manifestations ont été émaillées parfois de scènes de pillage de magasins dans un contexte social dégradé :le rebond de l’inflation – 6,4 % en glissement annuel – ajouté aux effets ravageurs d’un taux de chômage de 15 % dont 30 % pour la catégorie des jeunes diplômés de l’enseignement supérieur ne peuvent qu'envenimer la situation .

Sept ans après la révolution de 2011, qui avait renversé la dictature de Ben Ali en 2011 n'a pas permis à la Tunisie un décollage économique malgré la transition démocratique qui avait fait la fierté du pays

Comment apaiser l’actuelle tension sociale ?

La perspective des élections municipales prévues en mai, premier scrutin local depuis 2011, devrait ajouter à la volatilité du paysage politique en attisant de nouvelles concurrences, y compris au sein de la coalition gouvernementale.

Confronté à la baisse de la fréquentation touristique et des investissements étrangers après les attentats, le gouvernement tunisien dit n'avoir d'autre solution que ces hausses de prix pour tenter de réduire le déficit public et satisfaire aux exigences des partenaires financiers de Tunis, Fonds monétaire international (FMI) en tête.

Ce dernier a négocié l'an dernier une ligne de crédit de 2,8 milliards de dollars en échange de réformes économiques.

L'opposition accuse le gouvernement conduit de Youssef Chahed de cibler injustement les pauvres et les classes moyennes par ces mesures d'austérité.

Le Premier ministre a pour sa part lancé un appel au calme et annonce une amélioration de la conjoncture économique pour cette année.

"Les gens doivent comprendre que la situation est exceptionnelle et que notre pays est confronté à des difficultés, mais nous pensons que 2018 sera la dernière année difficile pour les Tunisiens", a-t-il dit

D'ailleurs l'agitation sociale, notamment dans les régions de l’intérieur – historiquement défavorisées par rapport au littoral –, n'avait pas cessé comme l'ont montré les poussées de fièvre de janvier 2016 ou du printemps 2017.

Une fois de plus les mesures d'austérité montrent leurs limites...

Alyson Braxton  pour Day News World

BILLET D'HUMEUR !

NON ! MONSIEUR MACRON CE NE SONT PAS

LES FAKE NEWS QUI MENACENT NOTRE DEMOCRATIE MAIS C'EST VOUS

Replaçons-nous au crépuscule du mercredi 3 janvier 2018, dans la salle des Fêtes de l’Elysée, transformée pour l’occasion en salle de conférence de presse

Et écoutons Emmanuel Macron exprimant ses vœux à la Presse devant un parterre de journalistes nommément invités...

Oyé ! Oyé ! Braves gens !

Emmanuel Macron vient de le dire ! La propagande et l’information non officielles seront interdites !

On avait déjà entendu, plus ou moins fort cette petite musique depuis quelques mois. Mais maintenant c’est officiel et bien martelé. C’était la grande annonce du jour.

Le Président de la République, Emmanuel Macron a annoncé sa volonté de lutter très ouvertement contre les « fake News », surtout en campagne électorale, en faisant voter d’ici la fin  de l’année 2018 une loi qui condamne les fausses nouvelles.

La Presse étrangère est particulièrement visée. « Ce texte peut être totalement voté et appliqué dès la fin de l’année » a-t-il ajouté. Journalistes de toutes les spécialités et de tous les pays, gare à vous !

On en est resté ébaubis.

Passée la surprise, quelques heures après, on a commencé à entendre un nombre de plus en plus important d’organes de presse s’alarmer. Enfin !

Car enfin !

On a vu le couvercle se soulever sur ce que certains prédisaient depuis longtemps ou avaient commencé à comprendre depuis quelque temps, sur ce qui s’avère être un nouveau petit coup (ou grand coup ?) d’accélération de la dictature « En Marche ».

Quelques jours avant Noël après le vote du budget pour 2018, on avait vécu la dictature fiscale.

Le 3 janvier 2018 on a eu droit à la dictature de l’esprit !

Explication de texte : si on lit entre les lignes, seuls les médias agrées pourront revendiquer « une parole libre » avec pour chef d’orchestre (c’est le mot chouchou d’Edouard Philippe, le premier ministre), si nécessaire, Laurent Delahousse . Que leurs journalistes ne se plaignent pas ! Emmanuel Macron n’est pas encore entré dans les détails, mais d’autres, non agrées, ont déjà supposé que pour assurer la mise en oeuvre d’une telle loi, le Président pourrait créer, un Ministère de la Vérité, ou Miniver en novlangue, selon les prophéties de George Orwell dans 1984 avec pour objectif nous assurer de vivre dans « le Meilleur des Mondes » selon Aldous Huxley (1932).

Fini les cybermilitants comme Julian Assange, Edouard Snowdon et bien d’autres lanceurs d’alertes qui ne verraient pas l’histoire comme Emmanuel Macron veut la réécrire, sous le regard pas forcement aimable de Big Brother. Le passé aura été effacé et réécrit, conformément à la vérité du moment ... Et on sait qu’avec le dégagisme, Emmanuel Macron est passé maitre en la matière ! « L’ignorance c’est la force », il le sait...et risque fort d’en abuser.

Si nous n’acceptons pas ce projet, il faudra néanmoins aller plus loin pour chercher la vérité .... voire bien plus loin encore, car à notre corps défendant, le ver de la censure est déjà entré dans le fruit. Nous risquons tous  d’aller de surprise en surprise.

J’en ai eu une, ce matin, de surprise, liée à la censure !

Quelle n’a pas été mon étonnement, lorsqu’ après avoir voulu rediriger, sur Facebook, la Revue de Presse de Pierre Jovanovic, de m’apercevoir 2h plus tard environ, qu’une très grande banque française, celle contre laquelle se défend Jérôme Kerviel depuis de nombreuse années, m’avait bloquée !!

Si ! Si ! Si ! Je dis bien, bloquée et je n’invente pas !

Mon message transféré était barré par une bannière sur laquelle, venant de la SG§NOUS, était inscrit « vous avez été bloqué, vous ne pouvez pas suivre @SG et nous, » avec le logo en prime.

Vérification faite sur le compte d’un ami, mon message transféré ne lui est pas parvenu, il ne l’a pas reçu ...il avait donc été effectivement bloqué.

Or c’était une information économique...intéressante et pas un fake ; une information qui a déplu.

Ces accumulations d’événements  ont contrarié mes principes, ma liberté de penser, d’étudier, de m’informer, d’informer les autres. Elles ne vont pas me conduire à être plus conciliante avec Emmanuel Macron et ses sbires..

Car cela n’est pas comme cela que ça marche, que cela doit marcher. Et cela ne marchera pas, pour beaucoup d’entre vous. Les propos d’Emmanuel Macron ne correspondent pas avec les aspirations du terrain.

Interrogés par mes soins à l’occasion des voeux, ma famille mon entourage, mes amis m’ont fait part, presque tous de leur lassitude face à un pouvoir, qui veut le pouvoir pour le pouvoir et qui nous berne quotidiennement.

La plupart d’entre eux, branchés sur les réseaux sociaux, et ce malgré les fêtes de fin d’année, on grossit les rangs des mécontents, ceci alors même que, pour certains d’entre eux, ils  étaient jusqu’à présents restés dans l’expectative.

Nos concitoyens retrouveraient- ils un peu de lucidité ! Selon un récent sondage, 67% considèrent que la liberté d’expression est menacée.

Alors, non Monsieur Macron, toutes les paroles ne se valent pas ; tous les comportements n’ont pas la même valeur.

La première des valeurs est à mes yeux, celle d’avoir du discernement associé avec un fort sentiment de responsabilité et c’est l’écoute qui en est le carburant.

Aucune information ne remonte lorsqu’un entourage fonctionne sous une forme clanique où on fait en sorte que personne ne s’érige un jour ou un autre en Candide ou en  détracteur.

Lorsque l’on contrôle « la vitalité démocratique » d’un pays, lorsque l’Etat fait de l’interventionnisme tout azimut, lorsque l’on ferme pour un infime prétexte des comptes utilisateurs sous prétexte que les propos tenus sont des fake, lorsque l’on ne respecte pas l’indépendance et l’honnêteté des journalistes, on transforme  l’intelligence des citoyens et on fait dévier l’avenir d’un pays.

La liberté de la Presse, qui jusqu’ici avait été une fierté de la France n’est pas négociable, ni par acte de séduction ni par celui de la menace. L’information est libre comme ses supports la presse écrite, parlée ou numérisée.

Clara Mitchell pour Day News World

VERS UNE REUNIFICATION

DES DEUX COREE ?

Assiste-t-on à un réchauffement des relations entre les deux ennemis de la péninsule coréenne?

Un dialogue reprend petit à petit dans la zone démilitarisée du 38e parallèle. Le Nord et Sud, qui sont encore techniquement toujours en guerre, sont séparés depuis des décennies par la Zone démilitarisée (DMZ), l'une des frontières les plus fortement armées du monde.

À l'approche des Jeux olympiques qui se dérouleront du 9 au 25 février à Pyeongchang en Corée du Sud, les deux pays relancent les discussions interrompues en 2015.

C'est la trêve olympique.

Elle permet aux athlètes, artistes et pèlerins de voyager en sécurité afin de participer ou d'assister aux épreuves.

Une rencontre aura lieu dans le village frontalier de Panmunjom. Les discussions porteront sur les JO de Pyeongchang et sur les relations

C’est un nouveau signe de détente entre les deux voisins à un mois des jeux Olympiques en Corée du Sud. La Corée du Nord a accepté, vendredi 5 janvier, la proposition sud-coréenne de discussions mardi 9 janvier, a annoncé le ministère de l’unification sud-coréen, responsable des relations intercoréennes. «Nous viendrons à la Maison de la paix de Panmunjom le 9 janvier». Cette Maison est située côté sud-coréen dans le village frontalier où fut signé le cessez-le-feu de la guerre de Corée (1950-53) .

Le porte-parole du ministère de l’unification, Baek Tae-hyun, a déclaré que ces discussions porteraient notamment sur les jeux Olympiques de Pyeongchang, qui se tiendront du 9 au 25 février, et sur « la question de l’amélioration des relations intercoréennes ,

Une reprise du dialogue, rompu en 2015, presque inespérée tant la tension était montée à son comble dernièrement autour de la question nord-coréenne avec sa course en avant vers le nucléaire.

La Corée du Nord affirmant aujourd'hui avoir atteint son objectif militaire (être en mesure de menacer du feu nucléaire l’ensemble du territoire continental américain), Kim Jong-un s'est servi lundi de son adresse du Nouvel An à la Nation pour tendre la main en direction du Sud

Les deux Corées ont remis en service mercredi leur liaison téléphonique coupée depuis 2016.

Des athlètes nord-coréens participeraient aux JO.

Washington et Séoul sont convenus jeudi soir de reporter leurs manœuvres militaires conjointes prévues pendant les Jeux olympiques, dans un signe d’apaisement envers le régime nord-coréen. Pour autant, la politique à l'égard de la Corée du Nord n'a pas changé, a argué vendredi le porte-parole du gouvernement japonais, Yoshihide Suga, lors d'un point presse régulier. Pour les trois alliés que sont leJapon, les Etats-Unis et la Corée du Sud"cette décision de reporter les manoeuvres ne remet pas en cause la volonté d'accentuer la pression" sur le régime de Kim Jong-Un, a assuré le responsable japonais.

Le Japon reste cependant des plus vigilants."Il n'est pas exagéré de dire que le climat sécuritaire entourant notre pays est le plus sévère depuis la fin de la Seconde guerre mondiale", avait déclaré le chef du gouvernement nationaliste, promettant de "renforcer la défense" de l'archipel "pour protéger ses habitants".

Le ministre américain de la Défense, Jim Mattis, avait abondé un peu plus tôt dans le même sens en affirmant que la modification du calendrier avait été prise pour des raisons pratiques. Jim Mattis a précisé que les manœuvres Key Resolve et Foal Eagle auraient lieu après les jeux Paralympiques, qui s'achèvent le 18 mars. L'objectif étant que « les forces des États-Unis et de la Corée du Sud puissent concentrer L'objectif étant que « les forces des États-Unis et de la Corée du Sud puissent concentrer leurs efforts sur la sécurité des Jeux », a confirmé la Maison Blanche dans un communiqué.

Donald Trump avait dans un tweet indiqué que la reprise du dialogue intercoréen était « une bonne chose »

On semble encore bien loin d'une réunification des deux Corée qui déplairait à plus d'un.

Alyse Marion pour Day News World

QUE SE PASSE T'IL EN IRAN ?

La République Islamique est depuis le 28 novembre 2017, le théâtre de violentes protestations qui ont commencé dans une dizaine de villes du pays.

Le mouvement de protestation a pris une ampleur inédite et inattendue en 8 jours à peine. Il faut remonter à l’année 2009 après l’élection de Mahmoud Alhmadinejad pour retrouver des manifestations qui fassent descendre dans la rue autant de personnes.

Le bilan des morts s’alourdit de jour en jour. En 7 jours, 21 personnes sont mortes dont 9 dernièrement après une terrible nuit de violences.

La colère qui monte pourrait être mortelle pour le régime qui pourrait être menacé d’une révolution ?

C’est dans le Lorestan que les manifestations ont été à ce jour les plus violentes. Mais le phénomène commence à toucher Téhéran après avoir affecté des villes de moindre importance comme Machhad, la seconde ville du pays.

450 personnes auraient été arrêtées dont une centaine dans la soirée du 1er janvier 2018.

Ces événements divisent néanmoins l’opinion, ce qui fait que les observateurs, nationaux ou étrangers rencontrent d’énormes difficultés pour les décrypter.

Les divisions sont en effet complexes.

Elles ne recoupent pas le clivage qui pourrait être simpliste entre manifestants pro-gouvernementaux et partisans d’un assouplissement du régime.

Il faut noter cependant que la diaspora iranienne, là ou elle est fortement présente, a organisé des rassemblements de soutiens aux manifestants, avec des succès divers : à Paris ils étaient très peu nombreux par exemple !

De son coté, le gouvernement vient, comme à l’habitude, de désigner une potentielle ingérence extérieure, analyse que pourraient renforcer les déclarations encourageant les manifestations antigouvernementales de Yisrael Katz, Ministre Israélien du Renseignement. Israéliens comme américains  ont en effet tout intérêt à une déstabilisation de régime, l’Iran étant depuis de nombreux mois désigné comme une menace dans la région pour les occidentaux.

Mais, par la voix d’Erdogan, la Turquie représentant le bloc russo-islamique, a lui aussi manifesté son inquiétude vis à vis d’événements dont il craint l’escalade.

La contestation est au demeurant, selon les quelques observateurs présents sur place, sans pareil pour l’instant à celle de 2009 qui avait rassemblée près de 3 millions de personnes dans les rues.

Elle a pour première origine la vie chère, le chômage ceci quand bien même l’inflation se serait ralentie depuis quelques mois à la faveur d’un redémarrage économique. Cette protestation s’exprime par ailleurs contre le pouvoir, toujours aussi corrompu tant sur le plan économique que sur le plan politique selon beaucoup !

« La vie chère » et l’inflation recèleraient leur origine dans les années d’embargo organisé par l’Occident et ceci même si les sanctions ont été levées depuis 2016, après la signature de l'accord sur le nucléaire.

Mais cet embargo a essentiellement touché les classes moyennes, qui avaient fait confiance à Hassan Rohani , élus au printemps 2017 avec 70% des voix. Cette population espérait que ce vote massif légitimerait les changements attendus.

Mais rien n’est venu et cette population est déjà déçue ! A titre d’exemple, il  faut souligner que le statut des femmes n’a toujours pas évolué : il n’y a aucune femme dans le gouvernement mis en place au lendemain des élections ...

Parmi eux, il y a ceux qui ont décidé « d’arrêter, car cela ne mène à rien ».

Mais une autre partie des manifestants est constituée par les 30% de la population qui n’a pas voulu participer au vote et qui a décidé de s’engager dans ce mouvement de protestations violentes, la violence étant selon eux, leur seule issue.

Des spécialistes commencent à penser que Rohani va devoir « donner rapidement des signes et de nouvelles raisons d’espérer ». Ses réponses sont scrutées avec la plus grande attention, tant par son opposition intérieure que par l’étranger  et Donald Trump en particulier, qui pense déjà qu’il va y avoir un changement de régime en Iran ?

Rohani va devoir éviter la moindre défaillance, ceci tout en ne durcissant pas outre mesure  la répression, ce qui pourrait avoir un effet contraire sur un apaisement attendu de la situation. Il va devoir transformer très vite la crise en opportunité, en rassurant surtout les classes moyennes qui lui avaient fait confiance.

Il reste à cette heure difficile de tirer des analyses précises de la situation et sur son issue, mais il est déjà possible d’affirmer, que quel que soit le régime, en Iran comme ailleurs, les politiques d’austérité ne marchent pas .....

Clara Mitchell pour Day News World

LES VOEUX DE KIM JONG UN

Le leader nord-coréen a laissé planer la menace d’un boycott des Jeux olympiques d’hiver 2018 organisés chez le voisin sud-coréen pour finalement entrouvrir la porte d’une participation de son pays.

Kim Jong-Un a laissé entendre que son pays pourrait participer le mois prochain aux Jeux olympiques d'hiver en Corée du Sud, du 9 au 25 février, en dépit des tensions suscitées par ses ambitions nucléaires.

«J'espère sincèrement que les Jeux olympiques d'hiver de Pyeongchang seront menés avec succès, a dit M. Kim dans son message de Nouvel An à la nation nord-coréenne. Nous sommes disposés à prendre les mesures nécessaires, y compris à envoyer notre délégation à PyeongChang» , a-t-il poursuivi. Les autorités sud-coréennes et les organisateurs espèrent que le Nord sera présent à ce qu'ils présentent comme les «Olympiades de la paix».

Les jeux se dérouleront à tout juste 80 kilomètres de la zone frontalière qui sépare les deux Corées. la multiplication des tirs de missiles et des essais nucléaires nord-coréens n'ont fait qu'attiser les tensions mais pour les JO seront «une bonne occasion de témoigner de la grâce du peuple coréen envers le monde. L'année 2018 sera une année significative pour le Nord comme pour le Sud, le Nord célébrant le 70e anniversaire de sa naissance et le Sud accueillant les jeux Olympiques d'hiver».

"Tant que nous serons dans une situation instable qui n'est ni la guerre ni la paix, le Nord et le Sud ne peuvent garantir le succès de leurs événements programmés, y compris des JO."Kim Jong-Un

De toute façon la situation politique et militaire sur la péninsule a toujours eu des répercussions sur les compétitions sportives organisées au Sud. La Corée du Nord avait boycotté les jeux d'été de Séoul 1988. «Les chances de participation du Nord aux JO semblent aujourd'hui supérieures à 80%».

Principal concerné, le couple de patineurs Ryom Tae-Ok et Kim Ju-Sik qui sont qualifiés pour Pyeongchang, mais le Comité olympique nord-coréen ayant manqué la date-limite du 30 octobre pour confirmer leur participation auprès de l'Union internationale de patinage pourraient néanmoins concourir à l'invitation du Comité international olympique.

«Les Etats-Unis auront du mal à freiner un dialogue intercoréen focalisé sur Pyeongchang», a-t-il dit. Depuis la fin de la guerre de Corée (1950-53), les deux Etats rivaux sont séparées par la Zone démilitarisée (DMZ), en fait l'une des frontières les plus fortement armées du monde.

D'ailleurs le parti dirigeant de la Corée du Nord s'est engagé à augmenter sa puissance nucléaire et ses capacités de frappes préventives, a annoncé samedi l'agence de presse KCNA. La Corée du

Nord "peut affronter n'importe quelle menace nucléaire des États-Unis, elle dispose d'une (force de) dissuasion forte qui est capable d'empêcher les États-Unis de jouer avec le feu", a lancé Kim Jong-Un dans ses vœux annuels réaffirmant sa détermination à poursuivre le développement de son programme nucléaire et balistique malgré un vote unanime sur une résolution américaine, en s'attaquant au pétrole et à la question des travailleurs nord-coréens à l'étranger.

Le dernier texte, qualifié "d'acte de guerre" par Pyongyang, a été adopté avec le soutien de la Chine, le principal allié et partenaire économique de Pyongyang.

Joanne Courbet pour Day News World

ATTENTAT DANS UNE EGLISE COPTE

AU CAIRE BILAN NEUF MORTS

Selon le ministère égyptien de l'Intérieur, l'assaillant, un jihadiste recherché pour des attaques contre la police, a été blessé et arrêté.

Neuf personnes ont été tuées vendredi au sud du Caire dans une attaque contre une église menée par un homme armé, a indiqué un responsable au ministère de la Santé.

L'État islamique a revendiqué cet attentat via son agence de propagande Amaq.

Les coptes, pour l'immense majorité orthodoxes, constituent la communauté chrétienne la plus nombreuse du Moyen-Orient et l'une des plus anciennes représentant 10% des 96 millions d'habitants.

Les chrétiens d'Egypte, les coptes, ont été visés par plusieurs attaques cette année, la plupart revendiquées par le groupe djihadiste Etat islamique. L'assaillant armé a également blessé cinq gardes de sécurité , selon des responsables de la police.

L'assaillant a ouvert le feu à l'extérieur de l'église voulant donné l'assaut au bâtiment avant d'être abattu par la police, ont précisé des responsables.

Ces derniers ont dit être à la recherche d'un possible autre assaillant en fuite . Selon le ministère égyptien de l'Intérieur, l'assaillant, un jihadiste recherché pour des attaques contre la police, a été blessé et arrêté.

Depuis décembre 2016, des dizaines de chrétiens, essentiellement des Coptes, ont été tués dans des attentats contre des églises ou des attaques ciblées Le 11 décembre 2016, au Caire, un attentat suicide contre l'église copte Saint-Pierre et Saint-Paul, avait fait 29 morts.

L'attentat, qui avait eu lieu en pleine célébration, avait été revendiqué par l'EI.

En avril 2017, 45 personnes ont été tuées dans deux attaques suicide revendiquées par l'EI en pleine célébration des Rameaux à Alexandrie, deuxième ville du pays, et Tanta, dans le nord de l'Egypte.

En mai, le groupe djihadiste avait revendiqué une attaque contre un bus de pèlerins coptes : 28 mort avait été recensés.

Le groupe Etat islamique a revendiqué vendredi l'attaque contre une église copte de la banlieue du Caire en Egypte, ainsi que l'attaque contre un supermarché de Saint-Pétersbourg en Russie.«Un groupe de combattants dépendant de l'Etat islamique a mené l'attaque contre l'église Saint-Mina»ane, a affirmé l'organisation extrémiste dans ce communiqué.

L'EI a également revendiqué l'attaque qui a fait 13 blessés mercredi dans un supermarché de Saint-Pétersbourg en Russie, selon un autre communiqué diffusé par son organe de propagande Amaq. «L'attaque qui a visé un centre commercial à Saint-Pétersbourg avant-hier (mercredi) a été menée par un groupe dépendant de l'Etat islamique», indique le communiqué.

Le président russe Vladimir Poutine a qualifié cette explosion d'«acte terroriste».

Larry Ricky pour Day News World

L'EX-FOOTBALLER GEORGE WEAH

PRESIDENT DU LIBERIA

L'ancien attaquant de Monaco et du PSG George Weah, Ballon d'or en 1995, a été élu nouveau président du Liberia, ce jeudi. +George Weah a réalisé le rêve de sa seconde vie en devenant jeudi président du Liberia.

À 51 ans, l'ancien attaquant a largement remporté le second tour de l'élection présidentielle, avec 61,5% des voix face à son adversaire, le vice-président Joseph Boakai.

«Personne ne devrait avoir peur du changement» . Samedi, il avait rassemblé des dizaines de milliers de partisans dans le plus grand stade du pays à Monrovia, , sa ville de naissance, affirmant : «Je sais que (Joseph) Boakai ne peut pas me battre. J'ai le peuple avec moi.»

Quinze ans après avoir raccroché les crampons, il assure avoir «gagné en expérience» sur le terrain politique et appris de ses échecs.

En décembre 2014, Weah remporte son premier mandat en devenant sénateur, distançant très largement l'un des fils de Mme Sirleaf.

«Personne ne devrait avoir peur du changement. Regardez ma vie: je suis passé de footballeur à homme politique», a-t-il lancé pendant la campagne. «Vous pouvez vous aussi être cette personne. Nous sommes pareils», a ajouté l'ex-star du ballon rond, élevé par sa grand-mère à Gibraltar, un bidonville de Monrovia.

Pendant la guerre civile, Weah avait plaidé pour la paix au Liberia, appelant l'ONU à sauver son pays. En rétorsion, des rebelles avaient brûlé sa maison de Monrovia et pris en otage deux de ses cousins.

Membre de l'ethnie kru, une des principales du Liberia, et ne faisant donc pas partie de l'élite descendant d'anciens esclaves américains qui dominent traditionnellement la vie politique, George Weah a vu sa vie basculer une première fois en 1988, à l'âge de 22 ans, grâce à Arsène Wenger.

Alors entraîneur de Monaco, le tacticien français l'avait déniché au Tonnerre Yaoundé, au Cameroun, et fait venir au pied du Rocher monégasque.

Pendant 14 ans, le solide attaquant allait jouer dans les plus grands clubs européens - Paris SG et l'AC Milan, à l'apogée de sa carrière, puis Chelsea, Manchester City, Marseille -, amassant une fortune considérable.

Seul Africain à avoir remporté le Ballon d'or, George Weah est entré en politique à la fin de la guerre civile . Elle a fait quelque 250.000 morts entre 1989 et 2003. Il avait été battu au second tour de la présidentielle de 2005 par Ellen Johnson Sirleaf, première femme élue chef d'État en Afrique, puis comme candidat à la vice-présidence en 2011. En décembre 2014, il finit par remporter son premier mandat en devenant sénateur.

George Weah a choisi comme colistière Jewel Howard-Taylor.

Britney Delsey pour Day News World

UN MESSAGE PONTIFICAL

FORT DE RAISON ET DE PAIX

DANS « URBI ET ORBI »

Le jour de Noël, place Saint-Pierre à Rome, le pape François a fait passer de nombreux messages à caractère à la fois politique et spirituel.son désaccord au président américain Donald Trump sur la question de Jérusalem.

Le Pape François a évoqué la situation du statut de Jérusalem .«En ce jour de fête, demandons au Seigneur la paix pour Jérusalem et pour toute la Terre sainte ; prions pour qu'entre les partis, la volonté de reprendre le dialogue l'emporte et que l'on puisse finalement parvenir à une solution négociée qui permette la coexistence pacifique de deux États à l'intérieur de frontières définies entre eux et reconnues internationalement.»

sans commenter directement la décision unilatérale de Donald Trump. Seule une voie négociée entre Israéliens et Palestiniens est pour l'Église catholique la bonne issue pour cette «terre meurtrie». «Que le Seigneur soutienne aussi l'effort de ceux qui, au sein de la communauté internationale, sont animés par la bonne volonté d'aider cette terre meurtrie à trouver, malgré les graves obstacles, la concorde, la justice et la sécurité qu'elle attend depuis longtemps.»

Comme il est de coutume dans ce rendez-vous annuel retransmis en mondovision, où tous les pontifes prient pour la paix dans le monde, il a prié pour la paix dans tous les pays meurtris par les guerres quelles soient ethniques ou religieuse, s'adressant en premier à la «bien-aimée Syrie»qui doit se reconstruire dans «le respect de la dignité de chaque personne, à travers un engagement commun à reconstituer le tissu social, indépendamment de l'appartenance ethnique et religieuse» .

D'évoquer également plusieurs autres pays d'Afrique comme le Yemen et son «conflit en grande partie oublié, avec de profondes implications humanitaires sur la population qui subit la faim et la propagation de maladies». Il a passé en revue tous les pays qui souffrent de tensions et conflits non réglé demandant à la communauté internationale demandant à la «communauté internationale» d’œuvrer sans oublier la Birmanie et le Bangladesh et de protéger «la dignité des minorités présentes dans la région soit adéquatement protégée».

Pour ladirectrice de Témoignage chrétien, Christine Pedotti, « le pape nous oblige à regarder la réalité en face »

«Nous voyons les traces de millions de personnes qui ne choisissent pas de s'en aller mais qui sont obligées de se séparer de leurs proches, sont expulsées de leur terre»

Pour mieux accueillir ces migrants, le Pape a adressé un message spirituel aux chrétiens dans son message de Noël, lundi 25 décembre à Rome : se «réveiller de l'indifférence» tout en trouvant «une nouvelle forme de créativité sociale»

Car 'ces enfants, c'est Jésus lui-même' et tout le monde a une place sur la Terre.

Prenons-nous suffisamment notre part à ce drame ?

Joanne Courbet pour Day News World

DANS L'ATTENTE

DE LA

BENEDICTION «URBI ET ORBI »

Le pape François prononce lundi à Rome la traditionnelle bénédiction "Urbi et Orbi" au lendemain d'une homélie de Noël où il a appelé les 1,3 milliard de catholiques de la planète de d'"hospitalité" devant le drame des migrants.

"Personne ne doit sentir qu'il n'a pas sa place sur cette Terre", a déclaré l'Argentin Jorge Bergoglio, petit-fils de migrants italiens dans sa traditionnelle homélie de la veillée de Noël.

La messe de minuit dans l'antique Bethléem, aujourd'hui en Cisjordanie, là où est né Jésus selon le Nouveau Testament, a eu lieu, célébrée par Pierbattista Pizzaballa, haut dignitaire catholique romain du Proche-Orient. Il a exhorté au courage les chrétiens, "préoccupés et peut-être épouvantés de la diminution de (leur) nombre" dans une région en plein tumulte.

Il a cité l'ancien roi de Judée et condamné les guerres menées par "les Hérode d'aujourd'hui pour devenir plus grands, occuper plus d'espace".

"Dans les pas de Joseph et de Marie, se cachent de nombreux pas, nous voyons les traces de familles entières qui, aujourd'hui, se voient obligées de partir, a souligné le pape, devant une dizaine de milliers de fidèles. Dans beaucoup de cas, ce départ est chargé d'espérance, chargé d'avenir; dans beaucoup d'autres, ce départ a un seul nom : la survie. Survivre aux Hérode de l'heure qui, pour imposer leur pouvoir et accroître leurs richesses, n'ont aucun problème à verser du sang innocent". Hérode, le roi de Judée, avait fait rechercher Jésus pour le mettre à mort, selon la tradition chrétienne.

Mgr Pizzaballa a estimé que "Jerusalem est une cité de paix, il ne peut y avoir de paix si l'un est exclu".

"Jérusalem est notre mère" et si la mère perd un de ses enfants, elle "ne peut trouver la paix, alors prions pour Jérusalem", a-t-il dit dans son homélie, en présence du président palestinien Mahmoud Abbas.

En Syrie et en Irak des minorités chrétiennes ont assistées aux célébrations de Noël comme à Mossoul, deuxième ville d'Irak, reprise à l'EI en juillet.

Alize Marion pour Day News World

PLUS DE 200 MORTS APRES LE PASSAGE DE LA TEMPETE TEMBIN AUX PHILIPPINES

La tempête aux Philippines a fait plus de 200 morts et au moins 70 000 personnes ont été déplacées au cours du passage de la tempête tropicale Tembin qui balaie depuis vendredi le sud des Philippines et qui a frappé l'île de Mindanao

Tembin a frappé moins d’une semaine après le passage d’une autre tempête tropicale, Kai-Tak dévastant le centre des Philippines avec un bilan de 54 morts et 24 disparus.

Une centaine de personnes avaient péri en juillet 2014 au moment du passage du typhon Rammasun malgré l’évacuation de 400 000 personnes.

Il avait aussi touché la Chine et le Vietnam. Haiyan enfin avait frappé les îles du centre des Philippines en novembre 2013.

Des vagues semblables à celles d’un tsunami, avaient tout balayé sur leur passage. La catastrophe avait fait plus de 7 350 morts ou disparus et privé de logement plus de quatre millions d’habitants.

A nouveau frappées !

Un nouveau bilan officiel fait état dimanche matin de plus de 200 morts depuis vendredi, contre 182 décès recensés samedi. Par ailleurs 144 personnes sont toujours portées disparues et plus de 40 000 se trouvent dans des centres d’évacuation.70 000 personnes ont été déplacées .

Tembin s’éloigne en mer de Chine méridionale. Chaque année les Philippines sont frappées par une vingtaine de typhons, mais Mindanao, la grande île du sud qui compte quelque 20 millions d’habitants, est généralement épargnée.

La tempête a également balayé l’île touristique de Palawan. «Nous ne déplorons aucune victime à ce stade, mais il y a des personnes disparues», a déclaré dimanche à DZMM radio Zaldy Ablana, chef de la protection civile de Palawan. Un homme de 53 ans a cependant été tué par un crocodile à Palawan, alors qu’il vérifiait l’amarrage de son embarcation dans une rivière en raison de l’arrivée de la tempête, a annoncé la police.

Les secours étaient encore à la recherche de 153 disparus.

Policiers, soldats et volontaires creusent parfois à main nue les débris à la recherche d’éventuels survivants.

La plupart des corps ont été récupérés samedi dans les eaux en crue de la Salog, une rivière de Mindanao, où Tembin a provoqué inondations soudaines et glissements de terrain.

Ailleurs, des rochers et de la boue emportés par les inondations ont enseveli quarante demeures dans la ville de Piagapo,

Romina Marasigan, la porte-parole du Conseil national chargé de ce type de catastrophes, a évoqué une situation "redoutablement difficile".

Britney Delsey pour Day News World

LE DAUPHIN DE FEU NELSON MANDELA

A LA TETE DE L'ANC

Cyril Ramaphosa est depuis hier le nouveau chef de l’ANC et incarne l’espoir de redressement du parti du Congrès national africain (ANC), au terme d’un vote très serré.

Il hérite d’un parti miné par les luttes intestines, après la gestion jugée désastreuse chef de l'Etat Jacob Zuma à la tête de l'ANC et qui tient les rênes de l'Afrique du Sud depuis la fin du régime ségrégationniste de l'apartheid en 1994.

Le nouveau chef de l’ANC doit désormais mener la campagne pour les prochaines élections générales de 2019.

Un véritable défi : en effet confronté à la désaffection de son électorat et la corruption, le parti pourrait perdre sa majorité au Parlement et ce pour la première fois depuis la transition démocratique.

De plus la victoire sur le fil de Cyril Ramaphosa ayant échoué à obtenir la majorité au sein de la nouvelle direction de l'ANC, lui laisse peu de latitude pour lutter contre la corruption et pour la relance l'économie d'ici aux élections de 2019.

Toutefois même si première puissance économique du continent africainest confronté à un taux de chômage de 27,7 % et une croissance molle, sa victoire lui a valu des réactions favorables du côté des marchés.

Même si le départ de Jacob Zuma de la présidence du pays ,terni par de nombreux scandales, n'est envisageable qu'au terme d'un accord négocié qui pourrait inclure une immunité, la victoire de l'ancien syndicaliste reconverti en homme d'affaire multimillionnaire pourrait améliorer la confiance des investisseurs.

Le dauphin de feu Nelson Mandela a en effet fait de la reprise économique et de la lutte contre la corruption ses thèmes de campagne !

Il lui faudra utiliser avec efficacité du temps pour reconstruire" avant les élections générales de 2019 la réputation de l'ANC . En raison du mode de scrutin en Afrique du Sud, le président doit en effet conserver la confiance de sa formation...

Cyril Ramaphosa est désormais bien placé pour devenir le président du pays en 2019.

Personnage clé de la transition démocratique, il a présidé l’assemblée constituante et dirigé la rédaction de la nouvelle constitution, adoptée en 1996. Nelson Mandela en fait son dauphin, en le considérant, d’après ses mémoires, comme « l’un des plus doués de sa génération ».En 1997, il subissant néanmoins le premier grand revers de sa carrière, lorsque les caciques de l’ANC lui préfèrent Thabo Mbeki dans la course pour la tête du parti, il quitte la politique pour se reconvertir dans les affaires après la chute du régime de l’apartheid. ..

Demain mercredi il devrait donner le ton de son nouveau mandat mercredi, lors de son discours de clôture du congrès.

Britney Delsey pour Day News World

PAKISTAN  AU MOINS HUIT MORTS

DANS UNE ATTAQUE SUICIDE

Une attaque a été perpétrée par deux kamikazes contre l'Eglise méthodiste de Quetta, la capitale de la province du Balouchistan pendant le service religieux dominical.

Au moins huit morts dans une attaque suicide contre une église . Au moins huit personnes ont été tuées. 30 blessées ce dimanche lors d'une attaque suicide contre une église du sud-ouest du Pakistan à quelques jours de Noël.

« La police a été prompte à réagir pour empêcher les assaillants de gagner la nef principale et les a interceptés devant » l'édifice, a poursuivi M. Jah.

Plus de 400 personnes étaient présentes en cette semaine de Noël, selon le ministre de l'Intérieur. « Dieu nous préserve, si les terroristes étaient parvenus à leurs fins, plus de 400 vies précieuses auraient été menacées », a indiqué M. Bugti sur Twitter.

La police a intercepté et abattu l'un des kamikazes avant qu'il ne réussisse à entrer dans l'église.

En 2016, l'une des pires attaques survenues au Pakistan avait fait 75 morts, dont de nombreux enfants dans un parc de minorités religieuses dans un pays à majorité musulmane.

Les chrétiens qui représentent environ 1,6% des 200 millions de Pakistanais sont quotidiennement victimes de discriminations dans le Pakistan à majorité musulmane.

Boby Dean pour Day News World

WASHINGTON ET RYAD

AURAIENT

A LEUR INSU ARME DAECH

Déclenché en 2011 par la répression de manifestations pacifiques sous Bachar el-Assad, le conflit en Syrie s'est complexifié au fil des ans avec l'implication de pays étrangers et de groupes djihadistes, sur un territoire de plus en plus morcelé.

Bilan : plus de 340 000 morts et des millions de déplacés et réfugiés .

Dans un document publié après trois ans de recherches sur le terrain, l'ONG Conflict Armament Research (CAR) analyse l'armement utilisé par l'EI,

en se basant sur un échantillon de 40 000 pièces récupérées sur les lignes de front et soigneusement analysées.Trois ans d’enquête de terrain entre Kobané, en Syrie, et Bagdad, en Irak, des dizaines de contrats d’achat et d’exportation passés au crible : le rapport sur les armes de l’organisation Etat islamique (EI), publié jeudi 14 décembre par l’ONG CAR.

La conclusion : l’aide militaire fournie aux rebelles syriens aurait indirectement contribué à armer l’EI .

Selon l'ONG, les États-Unis et l'Arabie saoudite notamment ont fourni illégalement des armes aux forces syriennes, capturées ensuite par les djihadistes: Daech a bien récupéré l'aide militaire destinée aux rebelles syriens combattant Bachar al-Assad.

Et ce, de manière illégale puisque, dans la plupart des cas, les États-Unis n'avaient pas le droit d'envoyer aux rebelles cet armement obtenu auprès de fournisseurs européens, en vertu des accords signés qui interdisent au pays acheteur de transférer ce matériel sans autorisation préalable. « La fourniture de matériel [militaire] dans le cadre du conflit syrien, par des parties étrangères, notamment les États-Unis et l'Arabie saoudite, a indirectement permis à l'EI d'obtenir des quantités substantielles de munitions antiblindage », poursuit CAR.

Sans détailler les circonstances exactes qui ont permis aux djihadistes d'obtenir cet armement, le rapport explique toutefois que les combattants de l'EI ont parfois pu s'emparer de ce matériel « en le capturant sur le champ de bataille ».

Le rapport de CAR nuance également ses premières déclarations en conforter aussi l'idée selon laquelle l'EI « a initialement capturé la plus grande partie de son matériel militaire auprès des forces du gouvernement irakien et syrien », une partie de l'armement utilisé par les djihadistes étant identique à celui des troupes des deux pays.

Il fait notamment la lumière sur les filières d’approvisionnement souvent tordues mises en place par l’organisation djihadiste, via la Turquie en particulier, pour constituer et entretenir son arsenal. Il démontre qu’au-delà des saisies réalisées dans les stocks des armées syrienne et irakienne, l’EI est parvenu à récupérer beaucoup d’armes fournies aux groupes rebelles syriens par l'étranger, notamment les Etats-Unis et l’Arabie saoudite. Des livraisons effectuées quasi systématiquement en violation des accords conclus avec les pays où ces armes ont été produites – principalement des Etats d’Europe de l’Est – qui incluaient une clause de non-réexportation.

Dans un cas précis – un lanceur de roquettes anti-tanks de type 9M111MB-1 ATGW – le rapport affirme que seulement deux mois se sont écoulés entre son achat en Bulgarie par les Etats-Unis, en décembre 2015, et sa saisie dans un stock de l’EI, à Ramadi en Irak, en février 2016. Le rapport signale, photo à l’appui, qu’une batterie anti-char portative du même genre, a été utilisée en décembre 2016 par une unité rebelle syrienne.

« L’introduction de matériel militaire dans le conflit syrien par des parties étrangères (…) a permis indirectement à l’EI d’obtenir des quantités substantielles de munitions anti-blindage », affirme le rapport. « Ce matériel inclut des armes anti-tanks dotées de systèmes de guidage et diverses variétés de roquettes munies de charges tandem, destinées à détruire des blindages modernes réactifs. Ces équipements continuent de poser une menace significative pour l’ensemble des troupes mobilisées contre les forces de l’Etat islamique », poursuivent les auteurs.

La presque totalité (90 %) du matériel de guerre saisi par ces forces sur la ligne de front ou dans les entrepôts de l’EI et que le personnel de CAR a pu expertiser a été fabriquée dans les pays de l’ex-pacte de Varsovie (Russie et Etats d’Europe de l’Est) et en Chine.

Lors de sa prise de Mossoul par exemple, en juin 2014, l’organisation jihadiste a mis la main sur un trésor de guerre, de quoi équiper entièrement 30 000 hommes. Autre exemple : lorsque l’armée syrienne a évacué Palmyre en décembre 2016, les soldats du califat ont récupéré  26 chars, 13 pièces d’artillerie et 5 systèmes sol-air de défense aérienne.

Mais il faut se garder de conclure trop hâtivement à des transfert d'armes volontaires à l'ennemi.

Spécialiste du conflit syrien, Charles Lister, chercheur au Middle East Institute, met en garde contre ses hypothèses et plaide pour la thèse d’une simple capture sur le champ de bataille. « C’est le lot de toutes les guerres », selon lui, qu’une portion de l’assistance fournie par un acteur extérieur soit accaparée par l'ennemi.Selon lui, seuls 2 % des fameux missiles anti-tanks BGM-71 TOW, fournis par la CIA aux rebelles syriens, cause de gros dégâts chez l’armée syrienne, ont été détournés par d’autres groupes.

Damien Spleeters, l’un des auteurs du rapport, va dans le même sens « Le rapport n’affirme pas qu’il y a collusion entre les rebelles et l’EI tout en n’excluant pas non plus cette hypothèse, dit-il. Il démontre simplement que des armes livrées par des parties extérieures à la région ont fini par tomber dans les mains de leurs ennemis, comme c’est très souvent le cas » dans les situations de guerre civile, avec de multiples intervenants. Le rapport n’élucide pas les circonstances qui ont conduit à ce que les djihadistes prennent possession de ce matériel. « C’est une chose sur laquelle nous espérons pouvoir enquêter à l’avenir », confie M. Spleeters.

L'EI est aujourd'hui sur le point de s'effondrer en Syrie, et l'Irak a récemment proclamé la « victoire finale » sur l'organisation djihadiste. L'EI ne contrôle plus aujourd'hui que 5 % du territoire syrien.

Joanne Courbet pour Day News World

L'ARABIE SAOUDITE CONTINUE SES REFORMES

EN FAVEUR DE LA JEUNESSE OU

L' OUVERTURE DES SALLES DE CINEMA.

La comédie romantique Barakah Meets Barakah de Mahmoud Sabbagh a été projetée à la Berlinale tandis que Wadjda de Haifaa Al-Mansour a été en 2013 le premier film du royaume à participer aux Oscars du meilleur film étranger.

Et pourtant c'est un royaume qui a peu à offrir à ses jeunes en matière de divertissements collectifs.

En janvier, le mufti d'Arabie saoudite s'était insurgé contre la possible ouverture de salles de cinéma, sources de «dépravation» car favorisant la mixité.

Or Mohammed ben Salmane, entend donner de la vie culturelle à son pays et donc relativiser les traditions ultraconservatrices du royaume.

«MBS» entend miser sur la jeunesse et les femmes - 70% des Saoudiens ont moins de 30 ans . D'où l'ambitieux plan de réformes dans lequel le prince héritier se lance pour promouvoir les possibles divertissements. Aussi Arabie saoudite va-t-elle autoriser l’ouverture de salles de cinéma à partir de début 2018, levant une interdiction en vigueur depuis plus de trente-cinq ans.

Selon les estimations officielles, l'industrie cinématographique pourrait à elle seule contribuer à hauteur de 90 milliards de rials (24 milliards de dollars) à l'économie et créer 30.000 emplois d'ici 2030.

« C’est un moment clé pour le développement de l’économie culturelle dans le pays », a déclaré le ministre de la culture, Awad Al-Awad, dans le communiqué du 11 décembre.

Une commission présidée par Alawwad précisera le détail des agréments et des règlements pour les exploitants de salles et pour la diffusion des œuvres.

"Ouvrir des cinémas va agir comme un catalyseur sur la croissance économique et la diversification", a déclaré le ministre saoudien de la Culture et de l'Information, Awwad bin Saleh Alawwad.

Parmi les autres réformes sociétales, Ryad a annoncé en septembre la fin de l’interdiction de conduire pour les femmes à partir de juin 2018.

Britney Delsey pour Day News World

PROCLAMATION PAR L'IRAK DE SA VICTOIRE CONTRE LES JIHADISTES DE L'ETAT ISLAMISTE

C'est le Premier ministre irakien Haider al-Abadi qui a annoncé samedi la victoire sur le groupe jihadiste Etat Islamique (EI) à l'ouverture d'une conférence organisée par le syndicat irakien des journalistes à Bagdad."Nos forces contrôlent complètement la frontière irako-syrienne et j'annonce donc la fin de la guerre contre Daech", a déclaré M. Abadi (Daech un acronyme en arabe de l'EI)

En 2014 l'existence de l'Irak se voyait menacé par l'Etat islamiste qui s'était emparé de plus d'un tiers du territoire.

La quasi-totalité des régions sunnites dans l'ouest, le centre et le nord du pays avaient été conquis par les jihadistes lesquels avaient pris le contrôle d'un territoire aussi vaste que l'Italie, à cheval sur la Syrie et l'Irak. Et l'Etat islamistes avait proclamé un "califat" avec ses deux capitales Mossoul en Irak et Raqa en Syrie où il faisait régner la terreur

La principale figure spirituelle de la communauté chiite en Irak, l'ayatollah Ali Sistani, avait lancé un appel à la mobilisation générale.

Des forces paramilitaires du Hachd al-Chaabi comptant des dizaines de milliers d'hommes ont aidé les forces gouvernementales dans leurs offensives contre l'EI.

Remises sur pied, les forces irakiennes avec la coalition internationale, avaient lancé progressivement la contre-offensive en reprenant en 2016 Fallouja et Ramadi dans l'ouest et surtout Mossoul en juillet dernier. La dernière bataille a eu lieu dans le désert près de la frontière syrienne.

Pour en finir totalement avec l'EI, l'armée irakienne a annoncé son intention de nettoyer à une date non précisée le Wadi Houran, une vallée d'Irak située dans la province occidentale d'Al-Anbar . Des jihadistes restent présents dans ce relief accidenté avec des gorges pouvant atteindre 200 m de profondeur. Il disposent de caches et de dépôts d'armes. Cette vallée s'étend de la frontière saoudienne jusqu'à l'Euphrate et se poursuit jusqu'aux frontières syro-jordaniennes.

De plus l'Etat Islamique a également perdu la majeure partie du territoire conquis en Syrie voisine, et son "califat" autoproclamé en 2014 est désormais en lambeaux.

N'oublions pas cependant que dans la clandestinité l'EI garde une capacité de nuisance par le truchement d'attentats spectaculaires, rappellent les experts.

« Notre bataille est avec l'ennemi, qui voulait tuer notre civilisation, mais nous avons gagné par notre unité et notre détermination. Nous les avons vaincus en peu de temps », a ajouté le Premier ministre irakien Haïdar al-Abadi.

Alizé Marion pour Day News World

LE DESTIN DE JERUSALEM

Depuis mercredi soir, la décision de transférer l'ambassade est officielle. Elle retentit comme un coup de tonnerre dans le monde entier et les réactions fusent de toutes parts.

Un document envoyé aux diplomates américains à Londres, Paris, Berlin et Rome, ainsi qu'à la délégation américaine auprès de l'Union européenne, demande aux émissaires de faire passer le message aux gouvernements européens que la déclaration de Trump ne préjuge en rien du statut final de Jérusalem, qui devra encore être déterminée dans les négociations.

La réaction côté arabe a été immédiate : « violation du droit international », « rejet » de cette mesure unilatérale « qui fait monter les tensions et consacre l'occupation israélienne depuis 1967 de la partie est de la ville », selon le porte-parole du gouvernement jordanien mercredi soir.Les différents mouvements politiques palestiniens ont appelé à une grève générale et à des rassemblements jeudi.

Le Hamas appelle à une «nouvelle Intifada» ayant déclaré auparavant que le président des États-Unis avait ouvert «les portes de l'enfer pour les intérêts américains dans la région».

Le président palestinien, Mahmoud Abbas, a affirmé que Washington ne pouvait plus jouer leur rôle historique d'intermédiaire de la paix avec les Israéliens. «Par ces décisions déplorables, les États-Unis sapent délibérément tous les efforts de paix et proclament qu'ils abandonnent le rôle de sponsor du processus de paix qu'ils ont joué au cours des dernières décennies», a-t-il déclaré sur la télévision palestinienne

Une réunion des pays arabes aura lieu au Caire, samedi .

L'Union européenne a condamné la décision de Donald Trump. Le chef de la diplomatie européenne Federica Mogherini a exprimé au nom des Vingt-Huit sa «sérieuse préoccupation» sur «les répercussions que cela peut avoir sur la perspective de paix».

Une réunion du Conseil de l'ONU aura lieu vendredi en fin de matinée, heure de New York.

La Jordanie, gardienne des lieux saints de Jérusalem, avait tenté de convaincre Donald Trump jusqu'au bout de ne pas déplacer l'ambassade à Jérusalem mais en vain.

"Nous vous demandons de mettre l'accent sur la réalité selon laquelle Jérusalem est toujours un problème de statut final entre Israéliens et Palestiniens et que les parties doivent résoudre la question de la souveraineté d'Israël à Jérusalem pendant leurs négociations", indique le document le document qui circule au sein des ambassades américaine.

Une question aussi sensible dans un monde instable...

Boby Dean pour Day News World

LE FEUILLETON LIBANAIS DE HARIRI

OU DE LA DEMISSION A SON RETRAIT

Le gouvernement, auquel participent les deux camps rivaux -l’un dirigé par Saad Hariri et appuyé par Ryad et l’autre mené par le Hezbollah et soutenu par l’Iran-, réaffirme sa volonté de «se distancier» des conflits régionaux.

Cependant l’engagement actif, depuis des années, du Hezbollah chiite au côté du régime syrien de Bachar Al-Assad et les accusations saoudiennes mettant en cause son implication dans le conflit au Yémen avaient mis à mal cette politique.

Le premier ministre libanais, Saad Hariri, renonce à sa démission ce mardi 5 décembre, un mois après cette décision surprise qui avait pris de court le Liban et la communauté internationale.

« Le gouvernement libanais, dans toutes ses composantes politiques, décide de se distancier de tout conflit, de toute guerre et des affaires intérieurs des pays arabes », indique le communiqué lu par M. Hariri.

Cette « distanciation » vise à « préserver les relations politiques et économiques du Liban avec ses frères arabes », poursuit le texte.

« Le conseil des ministres a remercié le premier ministre d’être revenu sur sa démission », a indiqué le gouvernement dans un communiqué lu par Saad Hariri lui-même.

Une démission de Saad Hariri, annoncée le 4 novembre dans une allocution télévisée enregistrée à Riyad, qui a provoqué une crise politique majeure au Liban, sur fond de lutte d’influence régionale entre l’Arabie saoudite, sunnite, et l’Iran chiite.

Hariri avait invoqué l’ingérence de l’Iran et du Hezbollah dans les conflits de la région.

Le premier ministre libanais doit s’entretenir vendredi 8 décembre à Paris avec de hauts responsables de la communauté internationale, dont le chef de la diplomatie américaine Rex Tillerson. Ils évoqueront les moyens de remettre son pays sur les rails après la crise provoquée par sa démission, qu’il a retirée mardi, a annoncé le Quai Orsay.

« Le but est de soutenir un processus politique dans un moment crucial (...) Ce sera un message à la fois aux acteurs libanais et aux pays de la région », a-t-on indiqué au Quai d’Orsay.

Une volte-face aussi surprenante que l’avait été la démission.

Boby Dean pour Day News World

YEMEN "PIRE CRISE HUMANITAIRE"

ET ASSASSINAT DE L'EX-PRESIDENT

SALEH  PAR LES HOUTHIS

L’ancien président yéménite Ali Abdallah Saleh a été tué par des rebelles houthistes, a fait savoir Faïka Al-Sayyed, une dirigeante de son parti, le Congrès général du peuple (CGP), lundi 4 décembre, confirmant l’annonce faite plus tôt sur la station de radio des chiites houthistes.

Une annonce qui survient quarante-huit heures après la décision de l'ex-chef d'État de mettre fin à son alliance avec la rébellion chiite houtie.

Samedi, l'ex président Saleh était en effet intervenu à la télévision, annonçant qu'il souhaitait «tourner la page» avec l'Arabie saoudite, ennemie jurée des Houthis et s’était donc désolidarisé des Houthis avec lesquels il avait passé une alliance contre l'actuel Président.

Le chef des rebelles houthistes, Abdul-Malek Al-Houthi, a confirmé que ses forces l’avaient tué en raison de sa « trahison ». « C’est une défaite historique pour les forces de la coalition », a-t-il ajouté.

Les circonstances de sa mort restent incertaines. Ses anciens alliés ont affirmé avoir fait exploser sa maison. Mais il aurait trouvé la mort au sud de Sanaa dans sa voiture blindée immobilisée par des rebelles. Dans une autre version avancée par une chaîne saoudienne, il aurait succombé à un tir de sniper

Selon un bilan provisoire publié lundi, les affrontements entre les troupes de l'ex-président et des miliciens chiites depuis mercredi ont fait au moins 125 morts et 238 blessés.

Que s'est-il passé ?

Parvenu au pouvoir en 1978, Ali Abdallah Saleh avait été tout d'abord président du Yémen du Nord, avant de devenir celui du Yémen réunifié. En 2012, balayé par le Printemps arabe il avait été remplacé à la tête de l'État par le vice-président, Abd Rabbo Mansour Hadi.

Mais en 2015, ce dernier fut contraint de fuir la capitale yéménite, chassé par une alliance formée quelques mois plus tôt entre les partisans de l'ex-président Saleh, rassemblés au sein du Congrès général du peuple, et les chiites Houthis, venus du Nord et proches de l'Iran.

Une alliance perçue dès le début comme anormale dans la mesure où durant ses 33 ans de règne, le président Saleh avait mené six guerres contre les Houthis.

Mais les deux alliés se partageaient pourtant le contrôle de la capitale yéménite, Sanaa poussé leur s'étant même emparés des provinces du sud du pays. Seule une coalition de pays arabes, menée par l'Arabie saoudite, avait permis au président Hadi de reprendre le contrôle du sud du pays.

Or pendant l'été 2017, des dissensions apparaissent entre les deux clans rebelles alliés. Saleh qualifie alors les Houthis de «milice» tandis que ces derniers lui répondent qu'il est un «traître».

Le 2 décembre, l'alliance ayant explosé, l'ex-Président propose à Ryad de « tourner la page » en échange d’une levée du blocus qui étrangle la population.

En représailles ce dernier est assassiné lundi matin par ses alliés d'hier, une alliance qui aura duré 3 ans.

Le président Hadi, reconnu internationalement comme gouvernement, et l'Arabie saoudite profitent de cette situation pour la reprise de Sanaa. Le président Hadi et l'Arabie saoudite profitent de la division des rebelles

Le président a par ailleurs offert l'amnistie à tous les soutiens des Houthis qui cesseraient leur collaboration avec les rebelles. De son côté, l'Arabie saoudite a également décidé d'appuyer son offensive. Elle a demandé aux civils de se tenir à «plus de 500 mètres» des zones tenues par les rebelles. Au centre de la "pire crise humanitaire au monde" selon l'ONU, la guerre au Yémen avive les tensions régionales autour de la rivalité entre l'Arabie saoudite sunnite et l'Iran chiite, accusé par Ryad de soutenir militairement les rebelles Houthis, ce qu'il réfute.

Mais la population court de grands risques

La guerre du Yémen a fait plus de 8 750 morts depuis l’intervention de l’Arabie saoudite et de ses alliés. Le pays est aujourd’hui confronté à la « pire crise humanitaire du monde », selon l’ONU.

L’intensification des combats font craindre le pire pour une population des plus fragiles au bord de la famine. D'après le Comité international de la Croix-Rouge (CICR), la nuit de dimanche à lundi a connu les pires combats depuis cinq jours et l'a forcé à retirer du pays treize de ses employés.

Urgence humanitaire pour la population !!
Alyson Braxton pour Day News World

YEMEN : GUERRE ET FAMINE

SOUS FOND DE TENSION

ENTRE ARABIE SAOUDITE ET L'IRAN

Dans la nuit de samedi à dimanche la coalition saoudienne a bombardé des positions des Houthis à Sanaa apportant pour la première fois un soutien aux forces de l'ancien président Ali Abdallah Saleh.

Ali Abdallah Saleh, en exil, était allié aux Houthis depuis le début du conflit yéménite face aux forces gouvernementales du chef de l'Etat.

Abd-Rabbou Mansour Hadi, lui, est soutenu par la coalition arabe formée par Ryad depuis mars 2015.

L'Arabie saoudite s’estime menacée par une guerre à ses portes impliquant des rebelles chiites qui seraient des instruments de son grand ennemi, l’Iran.

Or l'ex-président Ali Abdallah Saleh, chassé par la rue lors des printemps arabes, en 2011, a proposé samedi à l'Arabie saoudite de "tourner une page" de la guerre qui meurtrit le pays depuis bientôt trois ans.

De quoi provoquer la colère de ses anciens alliés houthistes..

Un « coup de force » et une « grande trahison », ont réagi les houthistes, menaçant de représailles.

Ceux-ci ont annoncé, le 3 décembre, avoir lancé un missile de croisière vers une centrale nucléaire à Abu Dhabi, capitale des Émirats arabes unis, membres de la coalition.

La capacité balistique des houthistes ne doit pas être mésestimée : ils ont envoyé, le 30 novembre, un missile intercepté dans le sud de l’Arabie saoudite, trois semaines après en avoir tiré un autre vers l’aéroport de Riyad, intercepté également.

Les experts de l’ONU ont montré dans l’analyse des débris de ce missile et d’autres tirés par les houthistes auparavant qu’ils auraient été fabriqués en Iran.

Au Yémen c'est l'Arabie saoudite et l'Iran qui se livrent à une guerre indirecte dans leur rivalité d'influence au Moyen-Orient.

Les partisans de l'ex-président affrontent donc depuis quatre jours les Houthis dans un quartier du sud de Sanaa, miliciens pro-iraniens.

L’ancien président Ali Abdallah Saleh, qui soutenait la rébellion, a décidé de s’en démarquer. Il avait pourtant scellé une alliance en 2014 avec les rebelles houthistes (une branche du chiisme), opposés à son successeur, le président Abd Rabbo Mansour Hadi.

Il s'agit d'un tournant dans la guerre au Yémen.

Les affrontements pourraient s’intensifier sous l’effet de l’annonce, samedi 2 décembre, par l’ancien président, Ali Abdallah Saleh, de sa volonté de discuter avec l’Arabie saoudite voisine.

« J’appelle nos frères dans les pays voisins (…) à arrêter leur agression et à lever le blocus (…) et nous tournerons la page », a déclaré le 2 décembre Ali Abdallah Saleh à la télévision .

Outre des bombardements, Riyad a en effet instauré un blocus du Yémen contribuant à aggraver la situation humanitaire des plus préoccupantes.

Des combats, qui ont fait des dizaines de morts et des centaines de blessés, selon le Comité international de la Croix-Rouge :

8 750 morts depuis mars 2015,et les combats au sein même du camp rebelle ont fait au moins 40 morts.

"La plus grande famine de notre ère contemporaine"

Les responsables de de l’ONU, dont l’OMS et l’Unicef, ont appelé le 2 décembre la coalition dirigée par Riyad à « ouvrir d’urgence et complètement l’accès à tous les ports yéménites de la mer Rouge et à faciliter l’entrée des biens commerciaux et humanitaires vitaux ». La levée partielle du blocus du Yémen ne s'avère pas suffisante dans un pays selon eux menacé par « l’une des plus grandes famines de l’ère contemporaine ».

Alyson Braxton pour Day News World

UN NOUVEAU « NOTRE PERE »

DEPUIS

CE DIMANCHE DE L'AVENT

Dès ce dimanche 3 décembre, le premier de l’Avent, les catholiques mais aussi les protestants francophones sont invités à s’adresser ainsi à Dieu : «(...) Ne nous laisse pas entrer en tentation (...)». La formule remplace «(...) Ne nous soumets pas à la tentation (...)».

"Ne nous soumets pas à la tentation" : vous n'entendrez plus cette phrase du "Notre Père" .

Désormais une autre version est lue à la messe devant les fidèles, à partir de ce dimanche 3 décembre.

Une modification reconnue par le Vatican.

C'est la première fois depuis 1966 que la prière est modifiée.

Avant, il fallait dire "ne nous soumets pas à la tentation", une phrase qui pouvait laisser penser que Dieu soumettait le fidèle au pêché.

Nouvelle traduction officielle de la Bible en français

Un changement de trois petits mots pour la plus connue des prières chrétiennes salutaire, car il invite les fidèles à ne plus le réciter de manière mécanique, mais à s’interroger de nouveau sur la célèbre prière.

Il existe deux versions du «Notre Père» dans l’Evangile, l’une en saint Matthieu et l’autre, plus courte, en saint Luc.

Cet enseignement de Jésus nous est transmis en grec "peïrasmos", et c’est le texte de Matthieu qui est récité habituellement.

Dans la 6e demande, le mot utilisé est qui veut dire à la fois «épreuve» et «tentation».

La nouvelle traduction - «Ne nous laisse pas entrer en tentation» - a été validée par les conférences des évêques des pays francophones.

Nous demandons à Dieu, lorsque le tentateur s’approche, de ne pas entrer dans son piège.

Ce changement était-il vraiment nécessaire ?

Il ne serait jamais venu à l’esprit des chrétiens de considérer Dieu comme tentateur !

Boby Dean pour Day News World

SOS MIGRANTS AU SOMMET UA-UE

ET

40 MILLIONS D'ESCLAVES DANS LE MONDE

Ces dernières semaines, les images de CNN montrant des migrants vendus comme de simples marchandises en Libye ont fait le tour du monde.

Si l' indignation, les condamnations et les mesures d'urgences ne se sont pas fait attendre, le monde a découvert, ébahi, que l'esclavage existe toujours bel et bien en 2017.

Pourtant depuis des années, diverses organisations dénoncent de nombreux cas d'"esclavage moderne". L'existence de ces "marchés aux esclaves" en Libye avait même déjà été signalée par l'Organisation internationale pour les migrations (OIM) sept mois plus tôt.

« Cela fait des années que nous dénonçons comment les migrants en Libye sont victimes de détention arbitraire, de torture, de viol, d’exploitation », a rappelé Amnesty International appelant les dirigeants africains à « se réveiller ».

L’immigration s’est donc imposée comme le thème majeur du sommet qui réunissait environ 80 chefs d’Etat et de gouvernement ainsi que 5 000 délégués à Abidjan mercredi 29 et jeudi 30 novembre

Lors de l’ouverture du sommet, le président ivoirien Alassane Ouattara avait d’ailleurs appelé les jeunes « à ne pas (se) lancer à l’aventure au péril de (leurs) vies ». 60% de la population africaine a moins de 25 ans, et des centaines de milliers de jeunes désespérés au chômage, dans la pauvreté et l’absence de perspectives dans leurs pays prennent le chemin de l'Europe.

« Ce sommet doit être le point de départ d’une action résolue contre cette tragédie » de l’immigration et de ses conséquences, a continué le président de la Commission de l’Union africaine (UA), Moussa Faki, annonçant la création d’une commission d’enquête de l’Union africaine sur le sujet .

Hier à Abidjan, Emmanuel Macron a déclaré la guerre aux passeurs dont « les réseaux, comme les financements », seront « démantelés grâce à une task force », a dit le président français.

L' initiative « euro-africaine» pour «frapper les organisations criminelles et les réseaux de passeurs» qui exploitent les migrants subsahariens, dont certains sont réduits en esclavage régler ne suffit pas à un bien plus vaste problème . Et le chef de l' Etat français d'annoncer «un soutien massif à l'évacuation des personnes en danger» en Libye. Il a qualifié la vente de migrants comme esclaves de «crime contre l'humanité».

Une task force « opérationnelle associant les services de police et d’intelligence(…) pour démanteler les réseaux et leur financement », a expliqué le président français, rappelant que les « trafiquants d’être humains » étaient « profondément liés » aux trafiquants d’armes, de drogue et aux mouvements terroristes qui opèrent dans toute la bande sahélo-sahélienne ».

Il a également annoncé des « opérations d’urgence, dans les prochains jours ou semaines », visant à rapatrier les migrants.

Des annonces certes dans l'urgence mais qui ne résolvent dans le fonds en rien le problème des migrants.

Ce ne sont pas ce type de promesses qui créeront les 22 millions de nouveaux emplois annuels dont l’Afrique a besoin !

Mardi, le président du Parlement européen, Antonio Tajani, avait déclaré vouloir proposer un « plan Marshall » pour le développement de l’Afrique, notamment pour investir massivement dans ses infrastructures. « Ce ne sont pas des promesses vides qui créeront les 22 millions de nouveaux emplois annuels dont l’Afrique a besoin », a réagi la directrice Afrique de l’ONG ONE (fondée par le chanteur Bono), Rudo Kwaramba-Kayombo. « Les dirigeants de l’UA et de l’UE doivent investir dans le développement à long terme et comprendre qu’en donnant la priorité à l’éducation, l’emploi et l’émancipation des jeunes ».

Les dirigeants africains ne doivent pas se tenter de solutions palliatives aux problèmes du continent, notamment les questions blessantes de migration et du trafic humain, qui perdurent.

Selon une étude de l'OIM menée en 2016, il existe encore pas moins de 40,3 millions d'"esclaves modernes" à travers le monde. Mais cet esclavage a plusieurs visages.

En effet l''achat d'esclaves reste relativement rare, la notion d'"esclavage moderne" regroupant le travail forcé qui touche 25 millions de personnes et le mariage contraint pour15 millions de femmes Le travail forcé est effectué chez des particuliers en tant que domestique par exemple, sur des chantiers, dans des champs ou encore dans le milieu de la prostitution.

Aujourd'hui, l'esclavage se présente sous de nouvelles formes.

Souvent, la personne se retrouve plutôt coincée dans une situation d'esclavage sans avoir été vendue. Certaines domestiques indonésiennes travaillant à Hong Kong arrivent par exemple tout juste à se faire payer pour survivre pendant que des employeurs considèrent même que le simple fait de nourrir le travailleur suffit. Souvent le passeport du travailleur est lui retiré et celui-ci se retrouve bloqué. On voit aussi des trafiquants demander une rançon à la famille de l'esclave pour qu'elle puisse le récupérer.

La Corée du Nord, l'Ouzbékistan, l'Inde, le Pakistan le Bangladesh sont parmi les pays qui comptent le plus d'"esclaves modernes", selon l'étude menée conjointement par l'Organisation mondiale du travail (OIT), l'Organisation internationale pour les migrations (OIM) et la Walk free Foundation. Le Qatar et le Cambodge s'illustrent également dans cette liste.

Même si l'Europe se situe bien loin derrière l'Afrique et l'Asie, elle n'en n'est pas pour autant épargnée. En 2014, le scandale des ouvrières agricoles roumaines exploitées, isolées et violées par leurs patrons en Sicile avait par exemple secoué l'Italie. Depuis la crise migratoire pourrait encore avoir amplifié le phénomène, tout un trafic de migrants étant organisé par les trafiquants.

Selon l'étude de l'OIM, l'Europe comptait en 2016 plus de 1,2 million d'"esclaves modernes" (3,5 millions avec l'Asie Centrale), souvent dans le milieu de la prostitution.

De plus l'étude de l'OIM révèle des faits alarmants: "10 000 enfants réfugiés ont disparu en Europe. S'ils n'ont pas tous été attrapés par des trafiquants, Europol a bien averti que les gangs visaient particulièrement ces enfants pour les intégrer dans des réseaux de prostitution ou les entraîner dans des travaux forcés". Selon cette étude, une victime de l'esclavage moderne sur quatre est un enfant !

Alyson Braxton pour Day News World

GUERRE DE DESTRUCTION TOTALE OU SANCTIONS CONTRE LE ROKETMAN COREEN

Vingt-quatre heures après le tir d’un missile balistique intercontinental la question agite la communauté internationale. Le régime de Pyongyang a réalisé un bond technologique pris au sérieux. Le dernier tir nord-coréen a été à une altitude inédite. Selon Séoul, le missile lancé par Pyongyang est d'un nouveau type, inconnu jusqu'à présent.

Comme les Etats-Unis, l'Europe se trouve désormais à la portée des tirs de missiles balistiques effectués par la Corée du Nord. Pyongyang a fait «une démonstration de montée en puissance», a déclaré la ministre française des Armées, Florence Parly

.«L'Europe comme les Etats-Unis sont certainement à la portée de ces tirs» auxquels «peu de villes occidentales échapperaient», a observé la ministre en ajoutant: «ce que l'histoire ne dit pas c'est si ce tir disposait d'une tête chargée ou pas».

Suffisamment pour que les Etats-Unis haussent le ton. C'est «un jeune chien dérangé», a lancé mercredi le président américain à propos de son homologue nord-coréen. Washington menace de «détruire» le régime nord-coréen «en cas de guerre».« le régime nord-coréen sera détruit complètement ».

Mais pour l’heure l’offensive américaine est diplomatique, et on trouve l’ambassadrice américaine aux Nations-Unies, Nikki Haley à la manœuvre.

La menace militaire est un garde-fou qu’aucun pays ne veut franchir : « Le dictateur de la Corée du Nord a fait un choix hier qui amène la guerre. Nous n'avons jamais cherché la guerre avec la Corée du Nord et encore aujourd'hui, nous ne cherchons pas à ce qu'elle se produise. Si la guerre vient, ne vous y trompez-pas, le régime nord-coréen sera détruit complètement »

La Russie a reconnu une «provocation» mais juge toutefois qu'il «n'y a pas de solution militaire» à cette crise, a déclaré l'ambassadeur russe à l'ONU, Vassily Nebenzia. «La Russie ne peut accepter un statut nucléaire pour la Corée du Nord», a-t-il souligné

Aux  États-Unis d appeler à nouveau tous les pays à couper leurs relations diplomatiques et commerciales avec la Corée du Nord lors du conseil de sécurité de l'ONU réuni en urgence mercredi soir.

Et pour cause.

Alors que les deux dernières résolutions de sanctions avaient été approuvées à l'unanimité par les 15 membres du Conseil de sécurité, il existe des failles dans le systèmes de sanction ce que dénonce sans ambiguïté Nikki Haley. L’ambassadrice américaine à l’Onu a rappelé que les dernières sanctions de l’Onu prises en septembre ont imposé une limitation des livraisons de pétrole à la Corée du Nord.

«Les sanctions fonctionnent» mais «on peut faire mieux», a affirmé le président en exercice du Conseil de sécurité, l'ambassadeur italien Sebastiano Cardi.

La Corée du Nord «continue d'exporter du charbon», s' insurge carrément Nikki Haley, lors du Conseil de sécurité convoquée en urgence sur le dossier nord-coréen mercredi.

«Il faut continuer à traiter la Corée du Nord comme un paria», a-t-elle martelé.

Elle a exhorté la Chine, premier partenaire économique de la Corée du Nord, à cesser toute livraison de pétrole au régime coréen.

Pyongyang continue «d'obtenir des produits dérivés du pétrole grâce à des transferts de navire à navire en mer», a dénoncé la diplomate américaine.

"Nous avons besoin que la Chine fasse davantage. Le Président Trump a appelé la président Xi Jinping ce matin et lui a dit que nous sommes arrivés au point où la Chine doit couper l'approvisionnement de la Corée du Nord en pétrole. Ce serait une mesure déterminante pour arrêter ce pari international", a ajouté l'ambassadrice américaine.

Le 5 octobre, se fondant sur la résolution du 5 août, l'ONU a en effet identifié et interdit de ports dans le monde quatre navires !!!

Une première dans l'Histoire des Nations unies. Ces derniers avaient, semble-t-il, transgressé les interdits .

La Chine est accusée de longue date de ne pas appliquer les sanctions contre son voisin , mais elle n'est pas le seul pays à le faire ...

L’asphyxie totale en matière première, plus précisément en carburant ne peut que faire plier le régime coréen, pensent tous les observateurs.

Et le président Trump d’affirmer sur Twitter au terme de son entretien téléphonique avec la Chine que de nouvelles sanctions seraient prises sans en détailler la nature. De l'utilité des sanctions strictement appliquées!

Joanne Courbet pour Day News World

DISCOURS DE RUPTURE AVEC LA FRANCE AFRIQUE

DANS UN SHOW A L'AMERICAINE PAR MACRON

Un discours clairement de rupture avec la Françafrique dans un débat questions-réponses avec les étudiants.

Pour le jeune Président qui n'a pas connu la période du colonialisme et qui veut tourner la page il a assuré que « l'un des plus beaux souvenirs politique » fut la victoire de Nelson Mandela dans son combat contre l'apartheid.

Il a martelé que l'Afrique devait s'extraire des « représentations d'hier ».

«Je suis d'une génération de Français pour qui les crimes de la colonisation européenne sont incontestables.Je suis d'une génération où on ne vient pas dire à l'Afrique ce qu'elle doit faire. » ajoute-t-il

Et dans un pays où la jeunesse est « forte », une jeunesse, qui « n’a jamais connu la colonisation », le président français a déclaré qu’ « il faut qu’elle sorte des représentations des aînés qui eux ne veulent pas sortir de la colonisation ».

Le chef de l'Etat n'a parfois pas mâché ses mots donnant une véritable leçon à son auditoire quand il appelle les étudiants à se départir de l'héritage du passé car ni eux ni lui n'ont connu l'Afrique colonisée. La France de Macron semble vouloir se désengager progressivement de son rôle de parapluie de sécurité. ..

Aux Burkinabés de prendre leur destin en main :« La solution ne viendra pas de l'extérieur, les prévient-il. Vous êtes condamnés à réussir. » a-t-il lancé et il a promis l'attribution de visas longue durée pour les étudiants et surtout des aides pour les femmes étudiantes.

La levée du secret-défense des archives françaises sur l'assassinat du président burkinabé Thomas Sankara ?

Elle a été accordée.

C'est un dossier très sensible au Burkina. Le président français a promis que tous les documents français concernant l'assassinat de l'ancien président burkinabè Thomas Sankara en 1987 seraient « déclassifiés ».

La mort de Thomas Sankara, devenue une figure panafricaine, était un sujet tabou pendant les 27 ans de pouvoir de l'ex-président Blaise Compaoré, qui a succédé au « père de la révolution ». Blaise Compaoré vit en exil en Côte d'Ivoire depuis 2014 ,il est soupçonné d'avoir participé au complot par de nombreux burkinabés.

Ces derniers pensent aussi que la France est impliquée dans ce complot puisqu' ancienne puissance coloniale qui aurait été gênée par la politique anticolonialiste de Sankara.

Autre cas épineux, celui de François Compaoré, le frère de Blaise, arrêté en France fin octobre dans le cadre de l'enquête sur l'assassinat en 1998 du journaliste Norbert Zongo, et dont le Burkina réclame l'extradition.

« Il appartient à la justice française de prendre sa décision, je ferai tout pour faciliter celle-ci », a affirmé Macron.

L'abandon du franc CFA ? « Un non-sujet », pour le président, les États étant libres de leurs choix.

La France toujours la bienvenue en Afrique ?

Pour le président burkinabè « la France est toujours le bienvenu en Afrique ». Les manifestations pour Roch Kaboré représente à ses yeux le caractère démocratique d’un pays où il est permis aux citoyens dans le respect de la légalité de pouvoir donner leurs points de vue. Les manifestations hostiles à sa présence à Ouagadougou.

« C’est normal, c’est l’expression plurielle d’une vie démocratique riche », selon Emmanuel Macron avant son discours de Ouagadougou.

La grenade et les manifestations de la journée, « cela ne pose pas véritablement des raisons de penser qu’il y a des risques particuliers au Burkina Faso vis-à-vis des relations entre la France et le Burkina » a apprécié le président Kaboré.

Pour preuve : Emmanuel Macron, venu avec des start-up, a fait l'annonce devant la communauté française de la création d'un fonds d'un milliard d'euros pour les PME en Afrique, financé par la Banque publique d'investissement et l'Agence française de développement

Alyson Braxton pour Day News World

LA COREE DU NORD NOUVEL ETAT

NUCLEAIRE APRES UN NOUVEAU TIR

DE MISSILE POUVANT ATTEINTRE LES ETATS-UNIS

Un nouveau tir de missile balistique a été réalisé ce mercredi par le régime de Pyongyang parcourant 1.000 kilomètres avant de s'écraser en mer du Japon, selon l'état-major sud-coréen.

La présentatrice du régime nord-coréen, Ri Chun-Hee, est apparue à la télévision officielle pour annoncer ce succès

"Kim Jong-Un a déclaré avec fierté que nous avons finalement réalisé notre grande cause historique, l'achèvement d'une force nucléaire d'Etat, la mise au point d'une puissance balistique", a-t-elle dit

"Le grand succès de l'essai de l'ICBM Hwasong-15 est une victoire qui n'a pas de prix, remportée par le grand peuple héroïque" de Corée du Nord

"Le système d'armes de type ICBM Hwasong-15 est un missile intercontinental équipé d'une ogive lourde extra-large capable de frapper la totalité du continent américain", selon KCNA

Sa trajectoire en cloche, à la verticale, montrerait que le missile tiré aurait une portée de 13.000 kilomètres Corée du Nord capable d'atteindre les villes principales des Etats-Unis!

Séoul a répondu à ce qu'elle juge comme une «provocation» en procédant à un test de missile, inquiet d'une éventuelle action militaire américaine contre le Nord qui déclencherait une guerre à grande échelle

"La situation pourrait dégénérer", a prévenu M. Moon lors d'une réunion d'urgence.

"Nous devons empêcher un scénario dans lequel le Nord pourrait mal évaluer la situation et nous menacer avec des armes nucléaires, ou bien dans lequel les Etats-Unis pourraient envisager une frappe préventive".

Le missile a été tiré du site de Sain-ni, près de Pyongyang, en Corée du Nord pour s' écraser au large du Japon.

Le gouvernement japonais a confirmé que le missile était tombé dans la zone économique exclusive de son pays.

Le vol de l'engin balistique aurait duré 50 minutes, précise le gouvernement nippon. Le gouvernement japonais était en état d'alerte après avoir détecté des signaux radio faisant craindre un tir de missile, selon l'agence Kyodo.

Si Washington applique «la pression et les sanctions maximales» pour empêcher la Corée du Nord d'atteindre le stade où elle serait en mesure de livrer une ogive nucléaire sur ses ICBM , Kim Jong-un maintient sa volonté de s'approprier des technologies militaires de haut niveau.

Et pour se faire son pays fera davantage de tests de missiles dans l'océan Pacifique.

De leur côté, les militaires américains ont indiqué avoir détecté ce mardi un "probable tir de missile" par la Corée du Nord Le Pentagone a précisé que le missile n'a pas présenté de danger, ni pour les Etats-Unis continentaux, ni pour des territoires américains ou des pays alliés.

"Vers 13h30 (18h30 GMT) nous avons détecté un probable tir de missile en provenance de Corée du Nord", a précisé le porte-parole du Pentagone, le colonel Rob Manning.

Le président américain Donald Trump "a été informé de la situation en Corée du Nord tandis que le missile était encore en vol",Message laconique de Donald Trump: "On va s'en occuper".

Pour le secrétaire à la Défense, Jim Mattis, le tir représente "une menace partout dans le monde". Washington a réinscrit la Corée du Nord sur la liste noire des "Etats soutenant le terrorisme", un geste qualifié de grave provocation par Pyongyang.

Alyson Braxton pour Day News World

MACRON EN DONNEUR DE LECONS AU BURKINA ET CHANGEMENT DE LOGICIEL DANS LA POLITIQUE ENVERS L'AFRIQUE

L'arrivée lundi soir au Burkina d'Emmanuel Macron n'a pas été sans heurt puisque deux heures avant son arrivée une grenade a été lancée contre un véhicule de soldats français dans le nord de Ouagadougou sans atteindre leur cible mais en blessant trois civils.

Puis mardi ambiance également tendue à l'extérieur de l'université où des dizaines de manifestants ont dressé des barricades sur l'avenue de l'université de Ouagadougou scandant des slogans tels que « À bas l'exploitation de l'Afrique par l'Occident .

Les jeunes Burkinabè réclament en effet la fin du « pillage des ressources » par des entreprises françaises, du franc CFA arrimé à l'euro et de la présence militaire française.

C'est que la France après avoir été une puissance coloniale, entretient désormais une coopération militaire active avec les autorités du Burkina depuis l'accession à l'indépendance du territoire de la Haute-Volta en 1960.

Emmanuel Macron entend donc convaincre une jeunesse africaine de plus en plus hostile à la présence française sur le continent, sur fond de menace terroriste au Sahel. Des militaires des forces spéciales françaises, basés à Ouagadougou, sont intervenues lors de l'attentat de janvier 2016 (30 morts) lorsque des djihadistes avaient ouvert le feu sur des terrasses du centre-ville et celui d' août (19 morts).

Le président français a d'ailleurs voulu tourner une page de l'histoire que lui-même n'a pas connue en reconnaissant que « les crimes de la colonisation européenne sont incontestables » tout en rappelant aussi « des grandes choses et des histoires heureuses » dans ce passé. Un petit coup de repentance, une fois de plus … Bref : C'est «un passé qui doit passer.».

Il a appelé à une « relation nouvelle » dans un discours- fleuve de près de trois heures devant un parterre de 800 étudiants triés sur le volet.

Si Emmanuel Macron a martelé qu'il n’était pas venu « dire à l’Afrique ce qu’elle doit faire » il a cependant décliné toute une série de conseils appuyés.

1°Sur la démographie

« Quand vous avez une croissance démographique durablement supérieure à la croissance économique, vous n’arrivez jamais à lutter contre la pauvreté », a-t-il insisté.

« La démographie ça ne se décrète pas mais avec 7, 8 ou 9 enfants par femme, êtes-vous sûrs que c’est le choix de cette jeune femme ? Je veux être sûr que partout en Afrique ce soit bien le choix pour cette jeune fille ou femme. Cela m’a poussé à faire de l’égalité femmes-hommes la grande cause de mon mandat. »

Sur l’éducation des femmes

Emmanuel Macron a prôné l’émancipation des femmes africaines devant les étudiants burkinabés. Il veut que « partout en Afrique une jeune fille puisse avoir le choix de ne pas être mariée à 13 ou 14 ans ». « Je serai aux côtés des dirigeants africains qui feront le choix de la scolarisation obligatoire des jeunes filles », a-t-il ajouté,souhaitant que des programmes de bourses scolaires financés par la France « soient donnés en priorité à des jeunes filles ».

3°Sur le terrorisme

Emmanuel Macron a aussi dénoncé « l’obscurantisme religieux », « menace bien plus redoutable parfois que le terrorisme car massive, diffuse, quotidienne, qui s’immisce dans les foyers, les campus ». « Nous ne pouvons plus accepter que des puissances financent des fondations ou des écoles qui nourrissent l’obscurantisme ou le terrorisme. Ce sera l’enjeu de la conférence sur le financement du terrorisme à Paris l’an prochain », a-t-il affirmé.

4°Sur les migrants en Libye

Le président français Emmanuel Macron a annoncé qu'il voulait frapper les passeurs qui exploitent les migrants en Libye . Emmanuel Macron a également annoncé qu'il allait « proposer une initiative euro-africaine » pour « frapper les organisations criminelles et les réseaux de passeurs » qui exploitent les migrants subsahariens en Libye. Il a également annoncé « un soutien massif à l'évacuation des personnes en danger » en Libye, qualifiant de « crime contre l'humanité » la vente de migrants comme esclaves. Mais rappelons aussi que la France soutient financièrement les pays qui gardent les migrants pour endiguer l'exode vers l'Europe...

Puis débat avec les étudiants burkinabés, parfois houleux. Jupiter a finalement demandé à la jeunesse africaine de prendre son avenir en main.

Alizé Marion pour Day News World

INQUIETANT MESSAGE

DU SOUS-MARIN SAN JUAN

Le 15 novembre disparaissait le San Juan, un sous-marin argentin, dans les eaux de l'Atlantique Sud. Avec à bord, 44 marins.

Le San Juan avait appareillé le dimanche 11 novembre d'Ushuaïa, dans l'extrême sud de l'Argentine, pour regagner Mar de Plata, son port d'attache.

Lundi, douze jours après sa disparition, les navires et les avions de quinze pays ont continué leurs opérations pour détecter le sous-marin.

"Malheureusement, nous n'avons toujours pas localisé ou détecté le sous-marin", a déclaré le porte-parole de la Marine argentine, Enrique Balbi. Mais si les recherches ne donnent toujours rien, on connaît maintenant le dernier message du sous-marin argentin disparu dans l'Atlantique Sud .

Il a été dévoilé par la chaîne de télévision A24 de Buenos Aires. Le dernier message du sous-marin faisait état d'un court-circuit et d'un début d'incendie .
"Entrée d'eau de mer par système de ventilation vers réservoir de batteries numéro 3 a provoqué court-circuit et début d'incendie", indique le texte du mercredi 15 novembre. "Batteries de proue hors service" .

Le message du sous-marin ajoute que le bâtiment "navigue pour le moment en immersion" et bien sûr qu'il tiendra le commandement informé.

L'eau de mer pourrait être entrée par le schnorkel, un tube qui permet aux sous-marins aux moteurs diesel de fonctionner en immersion en évacuant les gaz d'échappement et en aspirant de l'air frais.

Ce message ne laisse pas d'inquiéter !

Une explosion sous-marine avait été enregistrée si bien que les opérations de recherche se sont concentrée sur une zone de 36 kilomètres de rayon autour du point de cette dernière.

Peu de temps avant, le sous-marin avait déjà fait face à une avarie des batteries qui avait ensuite été maîtrisée.

Le lien de cause à effet n’a pas été établi officiellement, mais c’est probablement cette explosion qui a envoyé par le fond le submersible argentin

On ne sait pas si cette explosion est liée au message faisant état d'un incendie.

Un court-circuit a généré de la fumée mais le feu a été étouffé, selon le porte-parole de la marine Enrique Balbi qui s'exprimait lors d'une conférence de presse; Il a fermement rejeté la possibilité d'une attaque, mais affirmé qu'un court-circuit ou un feu avait pu rapidement diminuer la capacité d'oxygène dans le sous-marin bord.

De fabrication allemande, le San Juan avait été modifié par les Argentins eux-mêmes, au cours d’un chantier, entre 2007 et 2014.

Un défaut de structure du bâtiment pourrait être envisagé, la marine Argentine ayant remplacé les moteurs en coupant en deux le sous-marin.

La marine a démenti les informations de la presse dimanche faisant état d'anomalies dans l'achat de batteries, lors de réparations opérées en 2008 et 2014 comme elle a rejeté tout problème lié aux torpilles du sous-marin, puisque selon elle, il n’en transportait pas.

Le porte-parole a précisé que le navire russe Yantar, équipé d’un véhicule sous-marin capable de descendre à 6 000 mètres de profondeur, arriverait sur les lieux le 5 décembre.

A noter également que le submersible étant conçu pour ne pas être remarqué, « la détection d'un sous-marin est un processus très difficile, de nombreux facteurs, notamment climatiques, entrent en jeu », explique Adam Slavinsky, pilote d'un avion P8 Poseidon américain spécialisé dans la traque des sous-marins.

Les recherches se poursuivent donc pour retrouver le sous-marin. Au total, 15 pays participent aux recherches, dont les Etats-Unis, le Royaume-Uni, la Russie, la France, le Brésil ou l’Uruguay.

La Marine et les autorités civiles argentines se refusent à déclarer publiquement qu'il n'y plus aucune chance de retrouver des survivants.

Britney Delsey pour Day News World

A BALI L'ERUPTION DU MONT AGUNG

L'éruption du mont Agung a commencé ce lundi 28 novembre 2017.

De longues coulées de lave grise dévalent les pentes de la "grande montagne"

en balinais.

Le volcan est dans un cocon de brouillard et de nuages envoyant des cendres à 6000 mètres de hauteur.

Le magma peut exploser.

En 1963 la dernière éruption avait fait près de 2000 morts !

L'alerte a été relevée, elle est désormais à son niveau maximal. 100.000 personnes vivant dans une zone comprise entre 7,5 et 10 km autour du volcan ont été prévenues et certaines évacuées d'urgence  40 000 personnes ont dû être évacuées, relogées dans des campements de fortune.

Le réveil de ce volcan sacré à Bali inquiète les habitants..De aéroport de Bali plus de décollage.

Les avions sont cloués au sol.

Carl Delsey pour Day News World

LE VOLCAN AGUNG CRACHE DU FEU A BALI

 

L'Indonésie est située sur la «ceinture de feu» du Pacifique, où la collision de plaques tectoniques provoque de fréquents séismes et une importante activité volcanique.

À Bali, le volcan Agung , d'une altitude de 3.031 mètres, pour la seconde fois en une semaine, crache un panache de cendre et de vapeur à des centaines de mètres.

Les autorités craignent l'éruption du volcan comme en 1963, quand près de 1.600 personnes avaient trouvé la mort. 

La fumée a contraint à l'exode les personnes vivant près de la montagne et l'activité de Agung redouble, ce dernier crachant de la fumée jusqu'à 1.500 mètres au-dessus de son sommet, deux fois plus haut que mardi.

Les personnes vivant à moins de 7,5 kilomètres du volcan ont été évacuées.

Ces événements interviennent après que le volcan a repris son activité en septembre.

La fumée des derniers jours a provoqué le départ de 25.000 habitants, réfugiés dans plus de 200 abris.

«Nous continuerons à voir des éruptions comme celle-ci à des échelles similaires, mais nous ne pouvons pas prédire le moment où le mont Agung va réellement entrer en éruption»,

a déclaré à M. Suantika.

A l'aéroport international de Denpasar, capitale de l'île, certaines compagnies ont décidé d'annuler des vols.

Au moins 21 vols ont ainsi été supprimés dans la soirée.

Carl Delsey pour Day News World

L'ETAT ISLAMISTE TUE AUSSI LES MUSULMANS.

 

L'Egypte pleure les 305 personnes, dont 27 enfants, tuées lors de la prière hebdomadaire de la mosquée al-Rawda de Bir al-Abed, au nord-est du pays. 128 fidèles ont également été blessés dans le carnage, perpétré selon le Parquet égyptien par une trentaine d'hommes armés portant la bannière noire de Daech, et qui n'a pas encore été revendiqué.

Remarquons que l'attentat visait la communauté musulmane.

Cette dernière est devenue la première victime du terrorisme perpétré au nom de l'islam par les terroristes de l'Etat Islamiste.

L'attaque terroriste islamiste perpétrée dans la mosquée al-Rawda de Bir al-Abed ce vendredi n'est que la suite d'une triste série d' attaques terroristes envers la communauté musulmane.

Elle a visé vendredi une mosquée fréquentée majoritairement par des musulmans soufis, un courant de l'islam rejeté par les djihadistes du groupe État islamique pour son côté mystique.

Cette minorité de l'islam a été attaquée partout où l'EI opère, que ce soit en Égypte mais aussi au Pakistan où des dizaines de soufis ont été tués par les djihadistes.

L'an dernier, le groupe terroriste avait ainsi enlevé puis décapité un vieux chef musulman soufi, accusé de pratiquer la sorcellerie .

Suite à la décapitation du chef musulman soufi dans la lettre d'information de l'EI, al-Nabaa, le commandant de la «police de la moralité» de l'organisation au Sinaï avait déclaré que la «priorité absolue était de combattre les manifestations du polythéisme, y compris le soufisme».

Le soufisme, honni par les terroristes de l'EI, est pourtant un courant au sein de l'islam, présent aussi bien chez les chiites que chez les sunnites, et qui se caractérise par son mysticisme.

Aussi le cheikh Ahmed el-Tayeb, actuel grand imam d'Al-Azhar, plus haute autorité de l'islam sunnite en Égypte, est-il lui-même d'obédience soufie, tout comme de nombreux hauts dignitaires religieux musulmans. Il a d'ailleurs Ahmed el-Tayeb a d'ailleurs, dans un discours télévisé, fermement condamné «un terrorisme noir et brutal».

"Ce n'est pas la première fois que le terrorisme frappe des musulmans", soulignait d'ailleurs et à juste titre, Jean-Yves Le Drian , au lendemain du carnage.

Que ce soit l'attentat perpétré dans une mosquée chiite de Kaboul le 20 octobre dernier , les bombes explosant dans quatre mosquées sunnites d'Irak en juillet 2013 ces crimes barbares sont perpétrés et revendiqué par le groupe Etat islamique qui ne reconnaît que sa propre conception extrémistes de l'islam et voudrait établir des califats.Day News World raid aerien Egypte Air Force contre l'etat islamique Secteur Mont Sinai L'armée égyptienne a mené vendredi des raids aériens de représailles dans le nord du Sinaï après l'attaque de la mosquée .  Les frappes aériennes se sont concentrées sur plusieurs zones montagneuses autour de la commune de Bir al Abed, où l'attaque s'est produite et où les insurgés islamistes se retrancheraient

Les actes terroristes sont en majorité perpétrés en Orient, et plus particulièrement dans des pays musulmans, et non pas en Occident.

Selon les dernières statistiques de l'Institute for Economics and Peace (IEP) les dix pays les plus touchés dans le monde par le terrorisme en 2016 étaient l'Irak, l'Afghanistan, le Nigeria, la Syrie, le Pakistan, le Yémen, la Somalie, l'Inde, la Turquie et enfin la Libye.

L'Inde étant le seul pays de la liste qui ne compte pas une majorité de musulmans, mais d'hindous.

L'Afghanistan, le Nigeria, la Syrie et le Pakistan comptent à eux-seuls, avec l'Irak, pays le plus touché par le terrorisme l'année dernière, les trois quart des morts liées au terrorisme dans le monde en 2016. L'Irak, pays le plus touché par le terrorisme l'année dernière dans le monde en 2016 avec le triste record. de 2.415 attaques terroristes en 2015, coûtant la vie à 6.960 personnes.

Les djihadistes de l'EI , eux, adhèrent à une version extrême du salafisme, courant rigoriste de l'islam et honnissent toute les autres obédiences musulmanes.Leur but :

établir des califats. D'ailleurs l’Égypte, ne s'y trompant pas , n'a pas manqué de réagir avec la plus grande fermeté. .L'armée égyptienne a mené vendredi des raids aériens de représailles dans le nord du Sinaï après l'attaque de la mosquée .

Les frappes aériennes se sont concentrées sur plusieurs zones montagneuses autour de la commune de Bir al Abed, où l'attaque s'est produite et où les insurgés islamistes se retrancheraient

Un peu plus tôt, le président Abdel Fattah al-Sissi avait promis de répondre avec une "force brutale" à cette attaque.

"Les forces armées et la police vengeront nos martyres et ramèneront la sécurité et la stabilité avec force très prochainement", avait-il déclaré lors d'un discours télévisé.

Joanne Courbet pour Day News World

L 'AFFAIRE SAAD HARIRI

Et

Emmanuel Macron

En petit télégraphiste

Au

Moyen Orient !

Une nouvelle péripétie dans la guerre froide entre l’Iran et l’Arabie Saoudite sous fond d’alliance dangereuse entre les USA, Israël et l’Arabie Saoudite

 

 

Samedi 18 novembre 2017, venant du Caire, Saad HARIRI, arrivait à Paris, à l’invitation du Président Emmanuel Macron, dans le « cadre  d’un geste d’amitié entre le Liban et la France ». Saad Hariri venait de Ryad où il était depuis le 4 novembre  et d’où il avait annoncé sa démission de premier ministre du Liban.

En aucune façon, l’idée d’un exil en France n’a été évoquée à cet instant ! La suite donnera raison à cette analyse..

Saad Hariri a quitté Paris quelques jours plus tard, le 21 novembre, pour le Caire où il a fait une escale rapide. Dans ses dernières déclarations, Saad Hariri avait affirmé qu’il avait fait du Caire son ultime étape, après Paris pour rencontrer le Général /Président Abdel Fattah al Sissi, avec lequel il a un entretien.

Les deux hommes s’étaient déjà rencontrés les 15 et 16 novembre 2016. A l’issue de cette rencontre de 2016, les deux dirigeants arabes avaient  expliqué à l’issue de leurs entretiens « qu’ils avaient travaillé à la mise en place d’un plan destiné à combattre le terrorisme ».

Lors de leur brève et nouvelle rencontre du 21 novembre 2017 les deux dirigeants ont « analysé les derniers développements advenus dans la Région et au Liban, et tenté d’esquisser une stratégie commune pour l’avenir ».

Les deux pays qui sont vulnérables à l’infiltration par la Méditerranée et sont exposés aux attentats terroristes ont décidé à l’issue de leurs discussions de mettre en place une forte collaboration sur la sécurité portant essentiellement sur l’échange de listes noires, internationales, de terroristes.

Dans cette collaboration, ils ont intégrer le fait qu’un grand nombre d’Egyptiens sont employés de façon légale, dans des postes légitimes et stratégiques au Liban, un fait incontournable...

Le Président égyptien a déclaré vouloir œuvrer pour un Liban sûr, « aux tensions minimales ». Le Liban de son coté, et de part sa position centrale au niveau de la cote Est de la Méditerranée, ayant accepté le principe « de servir de rempart contre la propagation de l’idéologie extrémiste islamiste ».

Mais quel est le sens profond de ces événements et de ces dernières déclarations ?

Depuis de nombreuses années les relations entre les Pays du Golfe et le Liban se sont crispées, les motifs de crispations ayant trait principalement à l’influence montante du Hezbollah chiite, pro-iranien au Liban. Le Hezbollah, structuré comme une organisation militaire, est aujourd’hui la force politique dominante du Liban. Présent dans le gouvernement (il détient les 2/3 des ministères) le Hezbollah est au cœur des tensions qui traversent la Région ; il est principalement financé par l’Iran. Son influence se fait sentir essentiellement dans la Justice et l’Armée. Le Hezbollah est inscrit sur la liste noire  des organisations terroristes des Etats- Unis et de celle de l’Union Européenne !

Saad Hariri , qui a la double nationalité libanaise et saoudienne, n’est jamais arrivé à dompter cette formation qui est la seule a avoir conservé des armes après la fin de la guerre civile du Liban (1975-1990). Le Hezbollah a néanmoins appelé à son retour au Liban !

Saad Hariri, qui n’a pas oublié l’attentat meurtrier contre son père en  2005, avait déclaré en arrivant à Paris le 18 novembre qu’il se sentait menacé, alors même qu’officiellement il était toujours protégé par le Royaume Saoudien ??

La déclaration a eu de quoi en étonner beaucoup ! La famille Hariri était en effet protégée par le Royaume Saoudien, depuis plusieurs années, du moins jusqu’au « coup d’Etat » du mois de juin dernier  qui a vu le fils du roi malade, accédé au poste de prince héritier en lieu et place de son cousin, le très populaire Mohammed ben Nayef, que les saoudiens nommaient amicalement le « gardien du temple ».

Et, ce que la Presse Libanaise annonçait depuis longtemps, à savoir l’existence de dissensions importantes entre le clan du Roi Salman et le chef libanais, est arrivé...

C’est le 4 novembre que celles-ci sont apparues au grand jour, à la suite de l’annonce faite à partir de Ryad où il se trouvait, de sa démission des fonctions de Premier Ministre Libanais.

L’annonce de cette démission est la suite d’une séquence  qui avait eu lieu la veille, le 3 novembre, à Beyrouth ou était reçu Ali Akbar Welayadi, conseiller diplomatique d’Ali Khamenei, guide suprême iranien, lequel dans un discours fleuve avait rendu un vibrant hommage à Saad Hariri.

Pire encore pour les saoudiens, le Hezbollah libanais, de plus en plus puissant au Liban, aurait prononcé, à partir du 6 novembre, des accusations lourdes contre l’Arabie Saoudite, accusations qui auraient été « un motif de guerre » car elles confirmaient que le Liban était sous contrôle total du Hezbollah chiites/pro-iranien. Tous ces éléments sont extraits du point de vue saoudien, bien sûr !

Il n’en fallait pas plus, en plus en cette période de purges visant princes et ministres, tous depuis assignés à résidence à l’hôtel Ritz de Ryad et fortunes mises sous séquestre (suite aux révélations de la commission de lutte contre la corruption) pour que Saad Hariri, également citoyen saoudien, soit convoqué à Ryad par MBS.

Faut-il voir un lien entre ces deux événements ? Sur le fond, à priori non ? Sur la forme, oui ! visiblement Mohammed ben Salman (MBS) veut asseoir rapidement, voire brutalement son pouvoir et éradiquer toute forme de contestation présente ou future. Malgré ses apparences, doit-on comprendre que le prince MBS est un faux modéré ?

Oui très certainement !

A Ryad, Saad Hariri aurait été menacé de mort par les saoudiens, au cours d’une tête à tête où il aurait été insulté et humilié. Il lui aurait même été refusé  le droit de repartir ! Cet incident grave, a pris de court la classe politique dans son ensemble. Et même si le fils de Rafiq Hariri , le dimanche soir, 5 novembre, s’était déclaré libre et avait annoncé  qu’il allait rentrer bientôt, la rumeur d’une détention s’est propagée rapidement au pays du Cèdre.

Resté prudent pendant plusieurs jours, Michel Aoun, Président d’obédience chrétienne du Liban s’est montré inquiet à partir du 12 novembre, allant jusqu’à qualifier de circonstances obscures les conditions de liberté restreintes dans lesquelles vivait depuis plusieurs jours Saad Hariri. Le Liban se retrouvait ainsi plongé à nouveau dans « le volcan moyen oriental »....

C’est dans ce contexte que la diplomatie française est intervenue.

On se souvient tous que les 9 et 10 novembre, le Président Emmanuel Macron, en visite de 24 heures aux Emirats Arabes a fait une escale en Arabie Saoudite ou il a eu des discussions avec l’homme fort saoudien. Emmanuel Macron a rappelé à l’occasion de ce voyage la solidarité de la France avec l’Arabie Saoudite. Mais alors que les interrogations se multipliaient au Liban, (car Saad Hariri n’était toujours pas de retour dans son pays) et en France, pays historiquement ami du Liban, Emmanuel Macron s’est contenté d’annoncer après cet entretien « qu’il y avait des contacts informels sur le sujet et que ... Saad Hariri n’avait pas demandé à venir en France » ???

Jean Yves Le Drian, le Ministre des Affaires Etrangères qui accompagnait le Président, s’était même contenté de dire « que Saad Hariri était libre de ses mouvements » !!

Certes, il est important de maintenir le dialogue avec l’Arabie Saoudite comme l’a déclaré le Président de la République à l’occasion de sa visite du 9 et 10 novembre, et de ce seul point de vue la visite éclaire à Ryad d’Emmanuel Macron en valait la peine. En valait la peine également  le maintien des contacts unilatéraux et la poursuite des contrats, d’armements notamment ...avec le royaume saoudien.

Mais si comme certains le déclarent, le Prince MBS (Mohammed ben Saoud) a botté en touche s’agissant de l’affaire Saad Hariri, pendant l’entretien, prétextant qu’il s’agissait que d’une affaire de famille (sous entendu en clair ... ce ne sont pas vos oignons.. ne vous occupez pas de cela !) on ne peut pas dire que la politique étrangère d’EM (Emmanuel Macron) soit sortie grandie de cet épisode, contrairement à ce qu’affirme certains observateurs...

Les islamologues et bons connaisseurs du pays, comme Mathieu Guibert ont effectivement détecté dans l’affaire Saad Hariri un affrontement entre deux branches d’une même famille, comme on l’a connu en France en 1830 entre Charles X et Louis Philippe, dans le cas d’espèce entre l’opposition en soutien du prince Abdallah, plus traditionaliste et les saoudiens  de l’entourage de  MBS qui veut une alliance avec la jeunesse. Mais au delà, MBS est en train de déstabiliser toute la Région tant sur le plan interne que sur le plan international, car c’est un dur, impulsif et autoritaire....qu’il agit...vite... depuis le mois de juin. Comme un certain EM ???

Une difficulté cependant... sur le fond ? L’affaire Saad Hariri pourrait elle être mise en lien avec la visite récente de Jared Kushner, gendre et conseiller de Donald Trump.

Les deux hommes n’ont probablement pas seulement parlé business et lutte contre la corruption, mais très certainement d’accords plus beaucoup larges »... dont Emmanuel Macron n’a semble- t- il pas  été mis dans la confidence, son rôle s’étant limité, jusqu’ici  à celui de ....

petit télégraphiste ??

Peut-on conclure, que ne provoque pas Donald Trump qui veut ! Un petit rappel des rencontres du 14 juillet ?

Clara Mitchell pour Day News World

VERS UNE TRANSITION DEMOCATIQUE AU ZIMBABWE OU LE RETOUR D'UN NOUVEAU DESPOTE?

L'ancien vice-président Emmerson Mnangagwa a été investi président par intérim, dès vendredi, après la démission, mardi, du despote Robert Mugabe de 93 ans

Emmerson Mnangagwa a prêté serment vendredi devant plusieurs milliers de personnes réunies dans un stade à Harare. Il succède à Robert Mugabe, qui a été poussé à démissionner après 37 ans de règne autoritaire et sans partage.

«Moi, Emmerson Dambudzo Mnangagwa, jure qu'en tant que président de la République du Zimbabwe, je serai loyal à la République du Zimbabwe et obéirai, soutiendrai et défendrai la Constitution et les lois du Zimbabwe», a déclaré vendredi matin le nouveau président dans un stade comble de la banlieue de Harare.

Dans son discours d'investiture le Président Emmerson Mnangagwa a fait montre de tourner la page des trente-sept ans du règne de Robert Mugabe, 93ans, le plus vieux dirigeant de la planète.

C'est un discours rassurant et consensuel qu'a prononcé le nouveau président zimbabwéen, vendredi, devant plus de 60 000 personnes euphoriques promettant d’être le « serviteur du peuple ».

Il a voulu se démarquer de l’ancien président tout en lui rendant hommage en le qualifiant de « père de la nation ».

La relance de l'économie reste sa priorité absolue.

En effet les attentes sont immenses pour les 16 millions de Zimbabwéen d'un pays ruiné par la corruption et par des réformes dévastatrices. Avec un taux de chômage à 90 %, les Zimbabwéens vivent de petits boulots dans une économie informelle. D'autres ont émigré, souvent chez le géant sud-africain voisin.

Pas étonnant que les promesses économiques aient été placées au premier plan. Il a promis qu'il indemniserait les fermiers blancs expulsés manu militari de leurs propriétés au début des années 2000, s'est par ailleurs engagé à protéger les investissements étrangers et à renouer avec la communauté internationale.

« Nous allons créer des emplois pour notre jeunesse et réduire la pauvreté pour toute la population", a lancé M. Ngangagwa, "les actes de corruption doivent cesser sur le champ".

Lors de son discours, il a également assuré que les élections prévues en 2018 auraient bien lieu. Le principal parti d'opposition, le Mouvement pour le changement démocratique (MDC),qui d'ailleurs n'a pas été invité à l'investiture, plaide pour un gouvernement d'union nationale jusqu'aux élections et pose ses conditions.

« Des dispositions concrètes doivent être prises pour garantir des élections libres et équitables.

C'est bien de le dire, mais il faut des actions, souligne le secrétaire général du principal parti d'opposition, le MDC, Douglas Mwanzora. Ce dernier exige également que l'armée ne fasse pas partie du processus électoral,laquelle,selon lui, a eu l'habitude d'intervenir dans dans la vie politique du pays.

. «  Mais le plus important, c'est que nous souhaitons que ces élections soient organisées sous la houlette des Nations unies. La SADC doit être impliquée. L'Union africaine aussi ainsi que les autres organisations internationales. A ce moment-là, nous pourrons avoir des élections libres et justes et nous pourrons à nouveau avoir un pouvoir légitime. » conclut Douglas Mwanzora.

Malgré son discours conciliateur, le nouveau maître du Zimbabwe suscitent toutefois des interrogations, à l'intérieur de son pays comme à l'étranger rappelant son passé sombre et sa réputation d'exécuteur des basses œuvres de l'ex-président Mugabe. Aussi le chef du MDC Morgan Tsvangirai. a-t-il confié qu'il espérait que Emmerson Mnangagwa qui s'est présenté en «serviteur» du pays « évitera de tomber dans la tentation de garder seul le pouvoir».

De plus plusieurs ONG ont rappelé le lourd bilan du régime: «des dizaines de milliers de personnes ont été torturées, ont disparu ou ont été tuées», selon Amnesty International. Le cacique du régime surnommé le «crocodile» n' a-t-il pas été associé à toutes ses politiques répressives depuis l'indépendance du pays en 1980 ?

L'état de grâce pourrait ne pas durer longtemps pour l'ancien vice-président qui fait figure de continuateur du régime. «Personne ne veut d'une transition qui verrait un tyran non élu remplacé par un autre», résumait déjà la semaine dernière le ministre des Affaires étrangères britannique Boris Johnson

.Espérons que le nouveau président du pays par intérim va conduire son pays vers une transition démocratique.

«S'il veut être jugé positivement, il va devoir mener des politiques qui ébranlent les structures de pouvoir de la Zanu-PF, en introduisant un vrai pluralisme politique et en séparant le parti et l'État», selon Piers Pigou, consultant d'International Crisis Group en Afrique australe.

Joanne Courbet pour Day News World

CARNAGE DANS UN ATTENTAT EN EGYPTE

AU MOINS 235 MORTS

ET RAID AERIEN EN REPRESAILLES

L’attaque a eu lieu  dans le village de Bir al-Abed, à 40 kilomètres

d’Al Arich, la capitale de la province du Nord-Sinaï.

Les assaillants ont déclenché une explosion avant d’ouvrir le feu sur les fidèles.

Au moins 235 personnes ont été tuées et 133 blessées, vendredi à la mi-journée dans l’attaque d’une mosquée dans le nord du Sinaï égyptien.

Parmi les fidèles se trouvaient des conscrits de l’armée.

Selon la chaîne d'information panarabe Al Arabia et plusieurs sources locales certains des fidèles étaient des musulmans soufis, lesquels sont considérés par l'État islamique et d'autres groupes islamistes radicaux comme des apostats.

 

 

 

 

 

 

 

 

Depuis 2013 et la destitution par l'armée du président islamiste élu Mohamed  Morsi, l'Égypte est le théâtre d'attaques et d'attentats menés par des groupes islamistes contre les forces de sécurité égyptiennes dans plusieurs régions du pays.

Abdel Fattah Al-Sissi, a promis de répliquer avec une « force brutale » à cet attentat, bien que l 'Egypte aient du mal à contrôler la péninsule du Sinaï.

Le nord du Sinaï est particulièrement touché. La branche de l'Etat Islamique y est particulièrement active.

Après cette attaque, qui n'a pas été revendiquée, le président égyptien, Abdel Fattah al Sissi, a convoqué un conseil ministériel restreint. Trois jours de deuil national ont été décrétés.

L'armée égyptienne a mené vendredi des raids aériens de représailles dans le nord du Sinaï après l'attaque d'une mosquée qui a fait 235 morts, a-t-on appris auprès de témoins et de responsables des services de sécurité. Les frappes aériennes se concentrent sur plusieurs zones montagneuses autour de la commune de Bir al Abed, où l'attaque s'est produite et où les insurgés islamistes se retrancheraien

. Un peu plus tôt, le président Abdel Fattah al-Sissi avait promis de répondre avec une "force brutale" à cette attaque, qui n'a pas encore été revendiquée.

"Les forces armées et la police vengeront nos martyrs et ramèneront la sécurité et la stabilité avec force très prochainement", avait-il déclaré lors d'un discours télévisé.

Paul Emison pour Day News World

LE RAPATRIEMENT

DES REFUGIES ROHINGYA

EN BIRMANIE

C'est l'une des plus graves crises humanitaires en Asie. Depuis fin août, des centaines de milliers de musulmans rohingyas fuient des violences considérées par l'ONU comme une épuration ethnique.

Cette vague humaine a submergé le Bangladesh et engendré une des plus graves crises humanitaires de ce début de XXIe siècle en Asie dans un pays déjà très pauvre

De nombreuses organisations caritatives internationales ont aidé les autorités bangladaises à fournir l’essentiel à cette marée humaine qui a déferlé dans ce pays pauvre dont des millions d’habitants manquaient déjà de tout avant l’arrivée des Rohingyas.

La Birmanie et le Bangladesh ont enfin signé un accord ouvrant la porte au rapatriement de centaines de milliers de musulmans rohingya chassés depuis le mois d’août de Birmanie par l'armée.

Ces derniers avaient trouvé refuge au Bangladesh pour échapper à une campagne de répression de l’armée birmane dans l’Etat d’Arakan, région de l’ouest de la Birmanie, épicentre des violences .

Cet accord de principe entre les deux pays a été conclu à la suite de menaces de sanctions américaines ciblées contre les généraux du régime birman par le secrétaire d’État américain Rex Tillerson qui à accusé la Birmanie de se livrer à un « nettoyage ethnique », faisant écho à des déclarations de responsables des Nations unies au début de cette crise humanitaire qui a mis sur le chemin de l'exode quelque 620 000 Rohingya depuis le 25 août.

Cette annonce intervient également à quelques jours de la visite du pape François dans ces deux pays. Le souverain pontife argentin sera en Birmanie du 26 au 30 novembre puis au Bangladesh du 30 novembre au 2 décembre.

Le bureau d’Aung San Suu Kyi a déclaré que l’accord a été signé, jeudi 23 novembre, par les responsables du gouvernement, à Naypyitaw, la capitale birmane.

Lundi, le ministre français des affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian, a apporté un soutien appuyé à la dirigeante birmane en soulignant qu’elle cautionnait les demandes de l’ONU.

« Elle a accepté [ces demandes] de manière très courageuse parce que les conditions politiques de son gouvernement ne sont pas simples », a-t-il dit à l’issue d’une rencontre avec la Prix Nobel de la paix en marge.

Européens et Américains font la distinction entre le gouvernement civil et les militaires et connaissent la fragilité du processus démocratique dans ce pays.

« Nous sommes prêts à les accueillir dès que possible, dès que le Bangladesh nous aura renvoyé les formulaires [de retour] », a annoncé Myint Kyaing, secrétaire permanent du ministère du travail, de l’immigration et de la population birman, après la signature de cet accord dans la nouvelle capitale birmane, Naypyitaw.

Ce texte « stipule que le programme de retours doit débuter sous deux mois », a expliqué le ministère des affaires étrangères du Bangladesh.

Mais manquent les précisions sur les critères de rapatriement ou le nombre de personnes concernées par ce programme.

Certes le pouvoir est aux mains d'un gouvernement civil dirigé par la Prix Nobel de la paix Aung San Suu Kyi depuis l’an dernier après des décennies de pouvoir détenu par la junte militaire.

Mais le prix Nobel de la paix ne détient aucune autorité sur l'armée et beaucoup craignent que cette dernière ne cherche à empêcher le retour des Rohingya. En effet l’armée a déjà prévenu que les réfugiés ne pourraient rentrer que dans le cadre de la loi sur la citoyenneté de 1982.

Or les Rohingya ne font pas partie de la liste officielle établie des minorités ethniques en Birmanie...

Privés de citoyenneté depuis les années 1980 par la junte militaire birmane, les Rohingyas sont une population musulmane d’origine bengalie qui vit au Myanmar depuis au moins deux siècles, principalement dans l’État d’Arakan.

Traités comme des citoyens de seconde zone par la majorité bouddhiste birmane, les Rohingyas n’ont droit à aucun avantage ni à de bons emplois au Myanmar.

L'armée aura-t-elle une fois encore le dernier mot ?

Joanne Courbet pour Day News World

EMMERSON MNANGAGWA

BIENTOT A LA TETE D'UN ETAT RUINE

Emmerson Mnangagwa va ,vendredi, prendre la tête d’un Etat ruiné.

Après un bref exil, l’instigateur de la chute de Robert Mugabe, son ex-vice-président Emmerson Mnangagwa, prend la tête d’un Etat ruiné.

Ancien ministre de Robert Mugabe, Emmerson Mnangagwa, 75 ans, est considéré par la communauté internationale

"comme plus ouvert aux réformes", souligne la société d'analyse économique BMI Research.,Nous avons plus de raison d'être optimiste sur un retour du Zimbabwe auprès des investisseurs internationaux au cours des deux prochaines années", ajoute dans une note BMI, ne croyant toutefois pas possible de résoudre la crise financière dès 2018.

L'arrivée au pouvoir d'Emmerson Mnangagwa, qui sera investi vendredi président, suscite déjà d 'enormes espoirs dans un pays à la une croissance atone, l'inflation rampante et au chômage de masse.

M. Mnangagwa a promis mercredi, dans son premier discours depuis sa désignation, de s'attaquer à ces problèmes. "Nous voulons la croissance de notre économie, nous voulons des emplois", a-t-il lancé .

Longtemps pourtant, le Zimbabwe le fut un modèle de réussite en Afrique, au point d'être surnommé le "grenier à blé" du continent.

En effet ,à son arrivée au pouvoir en 1980, Robert Mugabe avait mis sur pied un système d'éducation et de santé solide tout en ménageant les intérêts de la minorité blanche pour stabiliser le pays.Les lois dites "d'indigénisation" avaient été votées en 2007 pour contraindre les entreprises étrangères à céder la majorité de leurs parts à des investisseurs locaux mais n'ayant pas abouti pleinement , les investisseurs étaient restés frileux.

Le temps presse pour une relance économique.Un défi de taille pour le futur Président.

"Si le pays s'effondre, les militaires ne seront pas payés et il y aura un risque de nouveau coup d'Etat", relève l'analyste Derek Matyszak de l'Institut pour les études de sécurité (ISS).

Joanne Courbet pour Day News World

RETOUR RISQUE

POUR SAAD HARIRI

AU LIBAN

Voici que près de de trois semaines après sa démission surprise depuis l’Arabie saoudite, Saad Hariri est de retour à Beyrouth, depuis mardi soir.

Après avoir quitté dans dans la journée la France il s'est rendu au Caire puis à Chypre avant de revenir dans le pays du Cèdre. Mercredi, il doit participer à la fête de l’Indépendance et clarifier sa position dans un contexte de tensions exacerbées entre l’Arabie saoudite et l’Iran.

Ancienne puissance mandataire du Liban, la France a joué les médiateurs et le président Macron a invité à Paris M. Hariri et sa famille afin de tenter de sortir de l’impasse née d’une démission apparemment imposée par les autorités saoudiennes

Face au soutien des chancelleries occidentales au Premier ministre libanais démissionnaire, le royaume des Saoud a dû se rendre à l’évidence : forcer Saad Hariri à quitter son poste, élément clef d’un subtil équilibre des forces dans la région, était une mauvaise idée. La démission surprise de Hariri n’a pas eu les résultats escomptés par le prince héritier Saoudien Mohammed ben Salmane.

Non seulement les militants sunnites et chiites du Liban sont restés calmes, mais la classe politique, y compris au sein du camp de Hariri, déplorait en chœur cette démission.

Et Nouhad Machnouk, ténor du Courant du futur, de déclarer que que «les Libanais ne sont pas un troupeau de moutons, le Liban un lopin de terre, dont la propriété passerait de main en main au gré des contextes».

Mais pour autant le bras de fer entre l'Iran et l'Arabie Saoudite pour le contrôle de la région ne fait que se durcir.

En effet la diplomatie saoudienne a récemment redoublé d'attaques contre Téhéran et affirmé que Riyad ne resterait pas « les bras croisés » face à la politique « agressive » de l’Iran, lors d’une réunion extraordinaire de la Ligue arabe, dimanche, au Caire. De son côté le chef de la diplomatie de Bahreïn, pays allié de l’Arabie saoudite, lors de cette réunion a stigmatisé le Liban comme étant sous le « contrôle total » du Hezbollah.

L’Egyptien Ahmed Aboul Gheit, en déplacement à Beyrouth, a appelé lundi à « préserver » le pays du Cèdre des conflits régionaux.

Dans son discours traditionnel la veille de la fête de l’Indépendance, le président Aoun a appelé les Libanais à « l’unité » et à s’éloigner de la dissension. Celle-ci « provoquerait une destruction totale qui n’épargnerait personne », a-t-il prévenu. Il s’est également adressé à la Ligue arabe en ces termes . « Traiter avec le Liban nécessite beaucoup de sagesse, sinon cela le pousserait vers l’embrasement », a fait valoir M. Aoun.

Le retour de Hariri, pris entre l'enclume et le marteau, ne résout en aucune façon la situation compliquée du Liban. Quelles sont les options envisageables ?

Son gouvernement avait réussi en 10 mois ce que d'autres n avaient pas pu mener à bout': mettre en place une nouvelle loi électorale acceptée par tous, se débarrasser des terroristes de Jabhat al-Nusra et Daesh, ratifier un premier budget en 12 ans, lancer le processus d'exploration pétrolière, renouveler le personnel judiciaire... Mais depuis sa démission choc cet équilibre semble compromis.

Imaginer qu'il puisse revenir sur sa démission puis trouver un modus vivendi avec les Saoudiens s'avère peu probable.. compte tenu de ce que Hariri a dû promettre au prince héritier saoudie et de la présence de ses deux jeunes enfants restés à Riyad.

Entériner sa démission et former très rapidement un gouvernement ?

Certes il sortirait gagnant des élections parlementaires prévues pour 2018, après sa captivité vécue comme un soufflet par tous les Libanais. La suite des événements tient, en grande partie, à l’attitude du Hezbollah, arbitre du jeu interne libanais.

Va-t-il considérer que Hariri est un maillon faible, imprévisible et et ne pas le reconduire à son poste ? Ou va-t-il considérer que le coup d’éclat saoudien a paradoxalement eu l’effet «positif» de faire comprendre à Riyad que sa politique est dangereuse ?

Quel que soit son choix en rentrant à Beyrouth, le Premier ministre démissionnaire libanais prendra de grands risques.

Joanne Courbet pour Day News World

DEMISSION DE ROBERT MUGABE

AU ZWIMBABWE

APRES 37 ANS DE POUVOIR

Le président du Zimbabwe Robert Mugabe, âgé de 93 ans, a annoncé sa démission dans une lettre remise au Parlement, mardi 21 novembre, et lue par Jacob Mudenda, président de la Chambre.

Chef Il était en résidence surveillée depuis l'intervention de l'armée, mercredi dernier, mais refusait de céder le pouvoir qu'il exerçait depuis l'indépendance, en 1980.

Cette annonce intervient alors que le Parlement a ouvert sa séance consacrée à l'examen d'une demande de destitution du président, après trente-sept ans au pouvoir.

 

"J'ai choisi volontairement de démissionner", assure Robert Mugabe. "

Cette décision a été motivée par (...) mon désir d'assurer un transfert du pouvoir sans problème, pacifique et non violent", a-t-il détaillé dans sa lettre.

Dans un communiqué diffusé dans la nuit de mardi à mercredi 22 novembre, le président de l’exécutif de l’Union africaine, le Tchadien Moussa Faki Mahamat, s’est félicité de la décision du président zimbabwéen Robert Mugabe. L’organisation « reconnaît que le peuple zimbabwéen a exprimé le souhait d’un transfert de pouvoir pacifique de telle sorte que l’avenir démocratique du pays soit sauvegardé », souligne ce communiqué. La décision de M. Mugabe « restera dans l’'histoire comme l’acte d’un véritable homme d’Etat, qui ne peut que renforcer l ’héritage politique du président Mugabe », poursuit le communiqué de l’UA.

Carl Delsey pour Day News World

AU MOINS CINQUANTE MORTS

DANS UN ATTENTAT-SUICIDE

AU NIGERIA

 

Au moins 50 personnes ont été tuées mardi dans un attentat-suicide attribué au groupe jihadiste Boko Haram qui a frappé une mosquée de Mubi, un des plus meurtriers perpétré dans le nord-est du Nigeria depuis des mois .

Le bilan provisoire pourrait s'alourdir.

L'explosion a été perpétrée kamikaze, un adolescent, durant les prières du matin à la mosquée de Madina à Mubi, ville frontalière du Cameroun à environ 200 km au nord de la capitale de l'Etat d'Adamawa, Yola.

Si l'attentat n'a pas été revendiqué tout porte à penser que Boko Haram menant régulièrement des attaques contre des villages et des attentats-suicides en est l'instigateur.

Depuis huit ans le groupe terroriste multiplie les attentats qui ont fait au moins 20.000 morts et 2,6 millions de déplacés dans le nord-est du Nigeria.

C'est l'attentat le plus meurtrier perpétré dans la région du nord-est depuis une embuscade tendue en juillet contre un convoi transportant les membres d'une mission de prospection pétrolière dans l'Etat voisin du Borno, qui avait fait 70 morts.

Boko Haram conserve toute sa capacité de nuisance restant une organisation extrêmement puissante qui continue à semer la terreur pour tenter d'établir un califat islamique.

Les attaques jihadistes se concentrent depuis quelques temps dans la région frontalière du Cameroun.

La région, frontalière du Cameroun, est proche des monts de Mandara, où Boko Haram abrite d'ailleurs plusieurs camps.

 

L’Etat d’Adamawa, touché par les violences au pic de l’insurrection en 2014-2015, avait connu un progressif et fragile retour au calme, en comparaison avec l’Etat voisin du Borno, épicentre du conflit, qui n’a connu aucun répit. Ces dernières semaines, pourtant, les attaques djihadistes ont repris.

Paul Emison pour Day News World

LE PRESIDENT DU ZIMBABWE ROBERT MUGABE POUSSE A LA DEMISSION

PAR LA RUE ET SON PROPRE PARTI

Le Zimbabwe a connu samedi l'une des plus grandes manifestations jamais organisées depuis l'indépendance et l'arrivée au pouvoir de Robert Mugabe en 1980. Des dizaines de milliers de personnes ont manifesté samedi dans les rues d'Harare pour exiger le départ du président Mugabe. "Trop c'est trop, Mugabe doit partir", "Repose en paix Mugabe", "Non à la dynastie Mugabe", proclamaient des affiches brandies par des manifestants dans une ambiance festive.

Une manifestation historique : elle a rassemblé des Zimbabwéens très divers comme des ministres, des proches du parti au pouvoir, ainsi que des membres de l'opposition, des noirs et la minorité blanche issue de la colonisation britanniques, tous unis contre le président Robert Mugabe.

Le président zimbabwéen Robert Mugabe a été lâché par ses plus fidèles alliés.

La manifestation en effet a été organisée, cette fois, à l’appel des vétérans (l’Association des vétérans de la guerre de libération nationale du Zimbabwe), pour féliciter les militaires d’avoir chassé du pouvoir celui qu’ils ont passé tant de temps à défendre. Et même l’opposition s’est associée à la manœuvre.

Promise Mkwananzi, le chef des activistes de tajamuka, groupuscule qui, au cours des mois écoulés, continuait de manifester dans la rue sporadiquement s'est également engagé dans dans ce mouvement apparemment contre-nature

Le comité central de la ZANU-PF, le parti de Robert Mugabe, doit se réunir ce dimanche 19 novembre au matin à Harare. En effet après la consultation des cellules provinciales, la plus haute instance du parti au pouvoir devrait décider de limoger Robert Mugabe. Politiquement, à partir du moment où Robert Mugabe n'est plus membre de la ZANU-PF, les députés n'ont plus à suivre ses mots d'ordre lors des votes aux assemblées

. A 93 ans, le plus vieux chef d'Etat en exercice de la planète se retrouve de plus en plus isolé, abandonné par ses alliés les plus précieux: après l'armée et les anciens combattants, neuf des dix sections régionales de la Zanu-PF l'ont à leur tour lâché vendredi soir et ont demandé son départ.

Reste un président seul, sans majorité parlementaire, un scénario qui mène tout droit vers l'impasse politique. De plus selon la Constitution les députés ont la possibilité de lancer une procédure « d'impeachment », c'est à dire de destitution avec les deux tiers du Parlement pour démettre un président de ses fonctions .Or la ZANU-PF est très largement majoritaire.

Dimanche, le comité central du parti doit se réunir pour décider de son sort.

Le héros de l'indépendance, âgé de 93 ans, quant à lui, doit rencontrer dimanche l'état-major de l'armée qui l'a placé en résidence surveillée, au lendemain de manifestations massives pour sa démission.Les négociations entre Robert Mugabe et l'armée, engagées jeudi, vont donc se poursuivre dimanche, a annoncé la ZBC. Le président, qui s'accroche pour l'instant au pouvoir, a accepté de rencontrer l'état-major de l'armée, pour la deuxième fois depuis le début du coup de force militaire.

LL'étau se resserre donc sur le président, qui s'accroche pour l'instant au pouvoir.

Le nom d'Emmerson Mnangagwa, surnommé le "crocodile", circule désormais pour prendre la direction d'une éventuelle transition politique.

Le MDC, le Mouvement pour le changement démocratique, principale formation d'opposition se dit prêt, à participer à la transition démocratique. Le MDC de Morgan Tsvangirai avait d'ailleurs été invité par la ZANU-PF à se joindre au cortège samedi, selon Douglas Mwonzara, secrétaire général du MDC pour appuyer son action. Seul, le parti au pouvoir n'aurait pas assez de légitimité...

Reste à construire la suite.

Une fois le président démissionné ou déchu, un gouvernement d'unité nationale pourrait être mis en place. Le vice-président, Emmerson Mnangagwa, est pressenti pour en prendre la tête.

Un scénario que ne rejette pas le MDC qui tient cependant à certaines conditions. « S'il s'agit de monsieur Munangagwa, oui, nous travaillerons avec lui lors de la transition, car c'est ce que veut la loi. Mais ce gouvernement ne doit pas être factice. Il faut un gouvernement qui s'attaque directement à la pauvreté et à la crise économique, et surtout qui prépare des élections libres et honnêtes », a expliqué Douglas Mwonzara.

Joanne Courbet pour Day News World

LA VENTE AUX ENCHERES

DES MIGRANTS

COMME ESCLAVES EN LIBYE

La chaîne américaine CNN a diffusé un documentaire choc voici quelques jours  alors qu'ils avaient filmé en caméra cachée: des migrants vendus aux enchères avant d'être réduits en esclavage en Lybie.. Des ventes de migrants se dérouleraient «une à deux fois par mois», estime la journaliste de CNN et dans plusieurs villes du pays.

Il aura fallu attendre la diffusion de ce documentaire sur une chaine américaine pour que les pays d'Afrique ouvrent enfin les yeux devant cette ignoble traite humaine en Libye.

Après la diffusion de ce documentaire, le gouvernement libyen a fait savoir vendredi à CNN qu'une enquête allait être ouverte sur cette traite d'êtres humains.

Quelques jours plus tôt, le Haut-Commissaire de l'ONU aux droits de l'homme, Zeid Ra'ad Al Hussein, a vivement dénoncé la détérioration des conditions de détention des migrants en Libye, jugeant «inhumaine» la coopération de l'Union européenne avec ce pays.

«La communauté internationale ne peut pas continuer à fermer les yeux sur les horreurs inimaginables endurées par les migrants en Libye», a-t-il dit, en estimant que « « crocodiles»la souffrance des migrants détenus en Libye est un outrage à la conscience de l'humanité». Sur la route de l'Europe, des milliers d'africaines sont violées et vendues. La Libye est un passage obligé pour de nombreux migrants qui veulent rejoindre l'Europe.

Or la Libye n'est plus celle de Kadhafi. Six ans après la révolution, ce pays s'enfonce dans l'anarchie. Elle est moins riche avec la chute de la production du pétrole, de 1,6 millions de barils en 2011 tombée à environ 300 000 barils par jour. Le prix de l'or noir a été divisé par trois. Tout le pays n'est plus qu'un gigantesque chaos, abandonné à ces trafiquants que les migrants, entre eux, appellent «vampires » ou. Des trafics juteux qui rapporteraient entre 250 et 325 millions d'euros par an.

Le Niger demande un débat au sommet UE-UA. Alpha Condé, président de la Guinée et président en exercice de l’Union africaine, se dit indigné face à la vente d’esclaves en Libye. Il condamne ce qu’il qualifie de « commerce abject » et de « pratique d’un autre âge ». L’Union africaine usera, dit-il, tous les moyens à sa disposition pour mettre un terme à cette « ignominie ».

Le président nigérien Mahamad Issoufo,  a demandé à ce que le sujet soit mis à l'ordre du jour du sommet Union Africaine - Union-Européenne des 29 et 30 novembre à Abidjan.Salif Traoré, le leader du célèbre groupe ivoirien Magic System, a également appelé les dirigeants Africains à réagir.

«Il est temps que nos gouvernants s'engagent pour améliorer les conditions de vie des jeunes en Afrique en vue de les maintenir sur place, car ces jeunes fuient la misère de leurs différents pays», a-t-il déclaré

Britney Delsey pour Day News World

SAUVER LA SOUVERAINETE DU LIBAN

La démission surprise du premier ministre Saad Hariri a replacé le Liban au cœur du conflit que se livrent les deux poids lourds de la région, l’Arabie saoudite sunnite et l’Iran chiite.

Saad Hariri a en effet annoncé sa démission le 4 novembre à la surprise générale alors qu'il se trouvait à Ryad, la capitale saoudienne, disant craindre pour sa vie et accusant l'Iran et le Hezbollah libanais de semer la discorde dans le monde arabe.

Le président libanais Michel Aoun, avait été élu en 2016 grâce au soutien massif du puissant Hezbollah, allié de l’Iran chiite, grand rival régional de l’Arabie saoudite sunnite.

M. Hariri, un protégé de Riyad, avait ensuite formé son gouvernement avec le Hezbollah à la suite d’un compromis Riyad semblait marquer son mécontentement vis-à-vis du tandem Aoun-Hariri, qui malgré la présence d'un Premier ministre proche des Saoudiens, n'était pas suffisamment résistant aux intérêts iraniens incarnés...

Ce qu'entend alors dénoncer l'Arabie saoudite en ayant provoqué cette crise ouverte c'est l'influence grandissante du Hezbollah, la formation chiite libanaise pro-iranienne, non seulement au Liban, mais aussi en Irak et au Yémen. D'ailleurs dans son allocution télévisée faite depuis l’Arabie saoudite, le 4 novembre, annonçant sa démission et diffusée sur la chaîne Al-Arabiya, M. Hariri ne dit rien d'autre : il accuse le Hezbollah et son allié iranien de « mainmise » sur le Liban et également Téhéran d’avoir « créé un Etat dans l’Etat ».

Le chef du Hezbollah,Hassan Nasrallah, de son côté dénonce Riyad d’avoir contraint M. Hariri à la démission accréditant la thèse d’une manipulation saoudienne,

Pour le président de la République, Michel Aoun, son premier ministre était «détenu» à Riyad. Pour que sa démission soit conforme à la Constitution libanaise, Paris réclamait de son allié saoudien que Saad Hariri puisse lui-même venir la présenter au président Aoun. En choisissant Paris, une formule de compromis pourrait avoir été trouvée.

En invitant le premier ministre libanais démissionnaire Saad Hariri, confiné à Riyad depuis dix jours, à venir en France avec sa famille, Emmanuel Macron veut désamorcer cette crise au plus vite. Il apparaît en effet vital que la France fasse «un geste d'amitié » et avec « une volonté marquée de la France de contribuer au retour au calme et à la stabilité au Liban».

«Nous avons besoin d'un Liban fort, d'une intégrité territoriale au Liban, et nous avons besoin d'avoir des dirigeants qui soient justement libres de leurs choix et de les exprimer», a martelé le pour évitchef de l'État.

Pourquoi Paris plutôt que Beyrouth?

L’objectif était de sortir de l’impasse, alors que la liberté de mouvement dont M. Hariri et les siens disposent à Riyad fait l’objet d’intenses spéculations.

Une porte de sortie qui ne soit pas humiliante pour Ryad alors que la pression est montée sur l'Arabie saoudite. Un recours devant le Conseil de sécurité de l'ONU n'était pas à exclure en cas de refus saoudien de laisser partir son allié libanais. En pleine crise libanaise après la démission de Saad Hariri, l'UE a prévenu sans les nommer, l'Iran et l'Arabie saoudite qu'ils ne devraient pas s'en mêler

. « Nous sommes contre toutes les ingérences. Il faut préserver à tout prix cette coexistence libanaise et que toutes les parties agissent de façon responsable dans cette phase de turbulences. » insiste-t-on à l’Elysée

Les Libanais, malheureusement coutumiers de l'ingérence des puissances régionales, s'élèvent contre cette énième violation de leur souveraineté.

Cet épisode souligne pourtant la permanence, au travers de la diplomatie, de l'influence des deux puissances tutélaires sur le Liban.

En effet les composantes de la classe politique libanaise sont étroitement liées aux influences régionales qui profitent des divisions confessionnelles du Liban.

Les dirigeants libanais, de ce pays de 4 millions d'habitants, issus de grandes familles régnant depuis des décennies sur la scène politique libanaise, tiennent davantage  à leurs alliances à l'extérieur qu'à leurs positionnements programmatiques. C'est pourquoi la division en deux camps peut s'analyser  avant tout comme celle des élites engagées dans une lutte effrénée pour le pouvoir .

Des tractations vont certainement avoir cours à Paris pour éviter une escalade des tensions entre Riyad et Téhéran, les deux poids lourds de la régiontout en préservant la souveraineté du Liban

Joanne Courbet pour Day News World

COUP D'ETAT AU ZIMBABWE ET GUERRE DE SUCCESSION

Des blindés de l'armée du Zimbabwe contrôlaient ce mercredi matin à Harare les accès au Parlement, au siège du parti au pouvoir et aux bureaux où le président Robert Mugabe, a pour habitude de recevoir son gouvernement.

Juste avant l’aube, à Hararé, le général Sibusiso Moyo, porte-parole des Forces de défense du Zimbabwe (ZDF), est apparu à la télévision nationale pour annoncer la nouvelle suivante: « Ce que les ZDF sont en train de faire est de ramener le calme dans une situation politique, sociale et économique en train de dégénérer dans le pays, qui, si cela n’est pas fait, va se terminer en conflit violent. »

Coup d'Etat ? Des officiers de l'armée du Zimbabwe ont annoncé leur intervention dans la nuit de mardi à mercredi pour éliminer des "criminels" proches du président Robert Mugabe qui règne sans partage sur le pays depuis son indépendance depuis 1980 et ont démenti toute tentative de coup d'Etat

Dans le message lu à la télévision nationale, le général Sibusiso Moyo a affirmé que l'armée n'avait pas mené de "coup d'Etat contre le gouvernement".

Les militaires ont pris donc pris le pouvoir dans la nuit au Zimbabwe et mis en détention le plus vieil président du monde président Robert Mugabe, 93 ans. Ils affirment que lui et sa famille sont « en sécurité ». « Nous assurons à la Nation que son Excellence le président [...] et sa famille sont sains et saufs et que leur sécurité est garantie », a-t-il également ajouté. L'armée pourrait "intervenir" si la "purge" ne cessait pas au sein du parti présidentiel avait mis en garde devant la presse le chef d'état-major, le général Constantino Chiwenga

En effet l'entrée en scène de l'armée intervient en pleine crise ouverte entre le Président Robert Mugabe et le chef de l'armée après le limogeage la semaine dernière du vice-président du pays Emmerson Mnangagwa, le dauphin présumé jusqu'à présent.

L'ancien vice-président Mnangagwa, 75 ans, a été démis de ses fonctions et s'est exilé après un bras de fer avec la première dame, Grace Mugabe, 52 ans.

La deuxième épouse du président , de quarante ans de moins, aurait tenté d'empoisonner Emmerson Mnangagwa. Face à cette accusation elle a exigé son éviction ce qu'elle a obtenue. Il y a trois ans la vice-présidente Joice Mujuru, avait été évincée du pouvoir également à la demande de la femme du président, figure très controversée et ambitieuse. Dans les milieux bien informés, on évoque en effet l’hypothèse d’une abdication potentielle du chef de l’Etat dans les prochains mois alors qu'il est investi par la Zanu-PF pour la présidentielle de 2018, malgré son grand âge et sa santé fragile. Et ce en faveur de son épouse Grace Mugabe.

Figure controversée, cette dernière dirige la puissante Ligue des femmes de la Zanu-PF. Elle compte de nombreux opposants au sein du parti au pouvoir et du gouvernement. Mais avec le limogeage de Emmerson Mnangagwa, elle se retrouve en position idéale pour succéder à son époux.

Cette crise « marque une nouvelle étape alarmante dans la course à la succession » de Mugabe, selon le spécialiste politique Alex Magaisa.

Alize Marion pour Day News World

«  LE SALE SECRET DE RAQQA »

OU

L'EXFILTRATION DE DJIADISTES

Selon les informations de la BCC, 250 djihadistes – dont des leaders de l'État islamique –, et 3 500 membres de leurs familles – dont des Français – ont quitté Raqqa «  avec des tonnes d'armes et de munitions  ».

Le 12 octobre, ces personnes auraient été transportées dans un convoi de plusieurs dizaines de bus à travers le désert en direction de la frontière entre la Syrie et l’Irak avec la complicité les forces démocratiques syriennes et sous le regard de la coalition internationale des forces démocratiques (FDS) et sous le regard de la coalition internationale!

Une exfiltration rendue possible par le cessez-le-feu trouvé entre Daech et les FDS (coalition qui regroupe principalement des Kurdes et des rebelles arabes proches de l'Armée syrienne libre, ainsi que des tribus locales et des chrétiens du Conseil militaire syriaque).

Rencontré par le reporter de la BBC Quentin Sommerville un témoin clé a permis de découvrir «le sale secret de Raqqa», titre choisi pour l’enquête.

En effet ce chauffeur, n'ayant pas été rétribué comme on le lui avait promis a raconté l’impensable et ahurissante opération au moment du siège de Raqqa, l'ancienne capitale autoproclamée de l'Etat Islamiste tombée entre les mains des forces syriennes.

Le chauffeur de camion de dix-huit roues, aurait pris la tête d’un convoi de cinquante camions et treize bus transportant des djihadistes et leurs familles pour fuir Raqqa. Une centaine de voitures privées des hommes de l’EI, chargées d’armements lourds participaient au convoi long de 5 à 6 kilomètres...

«On était terrorisés dès qu’on est entrés dans Raqqa», raconte ce témoin indiquant que le point de rassemblement était à l’hôpital central de la ville. «On a aussitôt vu les combattants de l’EI portant leurs armes et des ceintures explosives. Ils ont piégé nos camions. Au cas où l’accord déraillait, ils étaient prêts à faire exploser tout le convoi. Même leurs femmes et leurs enfants portaient des ceintures explosives», souligne le chauffeur. «Il y avait un très grand nombre d’étrangers. Français, Turcs, Azéris, Pakistanais, Yéménites, Saoudiens, Chinois, Tunisiens…» selon ses propos

Ces révélations pour le moins ahurissantes ont été confirmées par d'autres chauffeurs , photos à l'appui.

Le convoi a roulé pendant trois jours le plus souvent sur des pistes dans le désert survolé par des avions de la coalition internationale. !!! Parfois, des véhicules des forces syriennes s'arrêtent pour demander aux habitants de laisser passer le convoi !

La majorité des jihadistes se seraient repliés dans les zones encore contrôlées par l’EI à la frontière syro-irakienne ou par l’opposition syrienne dans la région d’Idlib mais plusieurs d'entre eux grâce à des passeurs peu scrupuleux auraient franchi la frontière turque prêts à perpétrer des attentats en Europe.

Depuis cet exode organisé, « beaucoup de familles ayant fui Raqqa ont voulu rejoindre la Turquie  », rapporte à la BCC l'un de ces contrebandiers qui prend 600 dollars par personne, 1 500 pour une famille. «  La plupart étaient des étrangers [...], des Français, des Tchétchènes, d'autres Européens. »

Les djihadistes auront donc la vie sauve, grâce à l'accord passé quelques jours plus tôt avec des chefs tribaux de la région de Raqqa .Pourquoi autoriser la fuite de centaines de combattants de l'EI ?

«  Nous voulions que personne ne parte, a indiqué le colonel Ryan Dillon, porte-parole de la coalition internationale contre Daech. Mais cela touche au cœur de notre stratégie, aux côtés des leaders locaux sur le terrain. Cela dépend donc aussi des Syriens, qui sont ceux qui se battent et meurent, et qui prennent des décisions sur certaines opérations  » .

Les FDS  auraient peut-être cherché à limiter les pertes humaines mais n'oublions pas non plus que trois jours après l’annonce de la chute de la ville syrienne, les hommes de l’EI se retiraient des deux champs pétroliers les plus importants de Syrie qu’ils contrôlaient, les laissant aux FDS. Simple coïncidence ?

Les Forces démocratiques syriennes (FDS), qui ont mené la bataille de Raqqa, ont donc conclu un accord avec l’EI tandis que la coalition internationale a fermé les yeux au détriment de la sécurité des Européens !!!

Britney Delsey pour Day News World

LES AUSTRALIENS

EN FAVEUR

DE LA LEGALISATION DU MARIAGE GAY

Ils avaient deux mois pour se prononcer lors d'un vote postal, 62% des 12,7 millions de votants ont voté pour la légalistion du mariage homosexuel en Australie. Près de 80% de l'électorat a participé à la consultation . Le «oui» l'a emporté dans chacun des États et territoires du vaste pays contre 38,4% de « non ». Une victoire après une dizaine d'années de tentatives avortées. L'Australie ouvre une nouvelle page.

La publication des résultats, qui doivent à présent être entérinés dans la loi, a donné lieu, mercredi, à des manifestations de liesse à travers le pays.

Parmi les personnes présentes pour ce rassemblement à Sydney figuraient Alan Joyce, le directeur général de Qantas Airways, la principale compagnie aérienne australienne, ou encore Ian Thorpe, quintuple champion olympique de natation.

Ce projet de loi devrait être présenté au Sénat dès jeudi.

Prenant acte de ces résultats, le premier ministre conservateur Malcolm Turnbull a réagi mercredi pour annoncer que le gouvernement se fixait pour objectif l'adoption de la loi en faveur du mariage homosexuel avant la fin de l’année.

Les Australiens se «sont exprimés par millions et ils ont voté à une très grande majorité pour l'égalité devant le mariage». «Ils ont voté oui pour la justice, l'engagement et l'amour»., a-t-il déclaré aux journalistes, lui-même partisan du mariage homosexuel et ayant organisé cette consultation pour faire pression sur les parlementaires hostiles à la réformeet pour la plupart issus de son propre camp conservateur.

Le premier ministre et l'opposition travailliste sont favorables à un projet de loi simple qui légaliserait le mariage gay tout en permettant à certaines institutions religieuses de refuser de marier les couples homosexuels si elles sont contre le principe. Le camp conservateur entend, quant à lui, apporter quelques modifications législatives : ces dernières autoriseraient les entreprises organisant des mariages de refuser des couples homosexuels par exemple.

Si le vote constitue bien une victoire historique aux yeux des défenseurs des droits LGBTIQ , il a fait montre cependant de profondes divisions sociétales.

Carl Delsey pour Day News World

AU MOINS 400 MORTS ET PLUS DE

DEUX MILLE BLESSES DANS UN PUISSANT

SEISME EN IRAN ET IRAK

Un puissant séisme a frappé l'Irak et l'Iran .

Le bilan provisoire fait état de 328 morts et 2 530 blessés en Iran.

Un puissant séisme d'une magnitude de 7,3 a frappé dimanche 12 novembre le nord-est de l’Irak et des régions frontalières en Iran et en Turquie.

Au moins 335 personnes selon les deux pays alors que les équipes de secours redoublent d'efforts pour tenter de dégager les blessés sous les décombres

C'est en Iran que le bilan provisoire est le plus lourd avec 328 morts et 2 530 blessés.

Le séisme a été ressenti dans plusieurs provinces de l'Iran, mais c'est celle de Kermanshah, située le long de la frontière avec l'Irak, qui a été la plus durement touchée.

Un deuil de trois jours y a été décrété.

La ville de Sarpol-e-Zahab a été également très touchée:

le principal hôpital de cette localité ayant été presque entièrement endommagé, le traitement des centaines de blessés devient difficile, rapporte la chaîne de télévision publique iranienne.

En Irak, où se situait l’épicentre du séisme, les responsables locaux ne comptent pour l’instant que six morts.

Selon l’Institut géologique américain (USGS), la secousse a été enregistrée à une profondeur de 25 kilomètres à une trentaine de kilomètres au sud-ouest de la ville d’Halabja, dans une zone montagneuse de la province irakienne de Souleimaniyeh.

Elle a eu lieu à 18h18 GMT et a également été ressentie en Iran ainsi qu’en Turquie où ni dégâts ni victimes n’ont été enregistrés, selon les autorités.

Les autorités iraniennes s’attendent à ce que ces chiffres augmentent compte tenu de la difficulté des secours à atteindre certaines zones reculées.

Les médias publics iraniens ont appelé la population au calme.

« La situation est sous contrôle dans les zones frappées par le séisme », dans l’ouest de l’Iran, a assuré la télévision d’État.

Le guide suprême iranien, l’ayatollah Ali Khamenei, a ordonné au gouvernement et aux forces armées la mobilisation de « tous leurs moyens » pour venir en aide à la population.

L'Iran a été le théâtre de nombreux tremblements de terre.

En décembre 2003, un séisme avait anéanti la ville historique de Bam en Iran, dans la province de Kerman (sud-est).

Au moins 31.000 personnes de tuer.

En avril 2013, l’Iran avait subi à quelques jours d’intervalle deux séismes de magnitude 6,4 puis 7,7, la plus forte secousse depuis 1957 dans ce pays.

On avait déploré une quarantaine de morts en Iran et autant au Pakistan voisin.

En juin 1990, un séisme d’une magnitude de 7,4 en Iran près de la mer Caspienne (nord) avait fait 40.000 morts, plus de 300.000 blessés et 500.000 sans-abri.

En quelques secondes les provinces de Ghilan et de Zandjan, avaient été dévastées.

Carl Delsey pour Day News World

"LE SINGLE DAY" CHINOIS

OU

LE PLUS GRAND JOUR DU SHOPPING

Plusieurs dizaines de milliards d'euros ont été dépensés sur Internet pour le «Jour des célibataires» par les Chinois !

« Le single day » ou « Jour des célibataires » en raison de la succession de « 1 » dans la date- car le chiffre « 1 » représente l’individualité- se voulait le pendant de la Saint-Valentin des amoureux .

Le Single Day est à l’origine une fête célébrée depuis les années 90 par les jeunes Chinois pour honorer leur célibat avant de se marier.

Mais depuis 2009, c’est surtout l’occasion pour le géant du e-commerce Alibaba de faire de juteux profits. Il y a 8 ans, l’entreprise a eu l’idée de transformer cette journée en une incroyable fête commerciale !

Et les 200 millions de célibataires chinois et d'autres de se ruer samedi sur les sites d'e-commerce pour profiter de l’opération de soldes. Grâce à des soldes faramineuses, la journée bat tous les records de ventes. Depuis, elle est littéralement devenue la plus grande journée de shopping au monde et cette année ne déroge pas à la règle.

Ces soldes XXL n’oublient aucun segment du commerce. Electroménager, lait maternel, riz, vêtements, meubles, cosmétiques et même des voitures !

« Les acheteurs d’au moins 192 pays et régions ont envahi le géant du commerce électronique pour acheter du homard, des iPhone et des réfrigérateurs à prix réduit, à un rythme de 256 000 transactions par seconde », explique Bloomberg.

140.000 marques participent ainsi à ce festival du shopping, contre 98.000 l'an dernier dont quelque 60.000 sont étrangères . Une proportion accrue pour séduire une classe moyenne grandissante et plus exigeante.

Des chiffres hallucinants à la clef : pour Alibaba 20,6 milliards de dollars de transactions sur ses plateformes depuis minuit (soit le PIB annuel du Honduras) tandis que le numéro deux chinois du secteur, JD. com, assurait avoir dépassé en moins de huit heures 15 milliards de dollars ! JD.com a même vu ses ventes de produits alimentaires frais gonfler de 350% sur un an . Quant à celles de lait maternel, elles ont été multipliées par cinq.

Et pour stimuler les ventes, un show étoilé retransmis pendant quatre heures à la télévision a réuni, à Shanghaï, autour de l'emblématique fondateur d’Alibaba, Jack Ma, de nombreuses stars internationales comme le chanteur Pharell Williams, l’actrice Nicole Kidman , Jessie J. ou la joueuse de tennis Maria Sharapova. .

C'est désormais la plus grande journée de shopping au monde !

Kelly Donaldson pour Day News World

MYSTERE

AUTOUR DU PREMIER MINISTRE LIBANAIS

APRES SA DEMISSION SURPRISE LE 4 NOVEMBRE.

Hassan Nasrallah chef du mouvement chiite libanais Hezbollah a accusé vendredi l'Arabie saoudite de «détenir» le Premier ministre libanais Saad Hariri. Ce dernier avait annoncé la semaine dernière sa démission surprise depuis Ryad.

Lisant un discours diffusé par la chaîne à capitaux saoudiens Al-Arabiya, M. Hariri avait en effet démissionné en invoquant la «mainmise» de l'Iran et de son allié au Liban, le Hezbollah, sur les affaires intérieures du pays. La démission de Saad Hariri a pris de court l'ensemble de la classe politique libanaise, jusqu'à son parti et ses proches conseiller. Elle a eu lieu le même jour que la purge anticorruption menée en Arabie saoudite par le prince héritier MBS.

«Le chef du gouvernement libanais est détenu en Arabie saoudite, on lui interdit jusqu'à ce  moment de rentrer au Liban», a lancé Hassan Nasrallah lors d'une allocution télévisée. «Il est assigné à résidence», a-t-il assuré, réclamant à l'Arabie saoudite de le «libérer».

Le président libanais Michel Aoun, quant à lui, a appelé vendredi au retour du Premier ministre Saad Hariri. "Le président Aoun a reçu le chargé d'affaires saoudien à Beyrouth, Walid Boukhari, et l'a informé que la manière dont s'est produite la démission de M. Hariri était inacceptable", a indiqué la présidence libanaise dans un communiqué. De fait, la démission du Premier ministre n'a pas été acceptée.

Le mystère entourant le sort du Premier ministre libanais Saad Hariri ne cesse donc de s'épaissir depuis sa démission, du 4 novembre. Aucune apparition publique, aucune déclaration. Une seule certitude : Saad Hariri, ayant aussi la nationalité saoudienne, serait encore en Arabie saoudite.

Des rumeurs circulent sur la limitation de sa liberté en Arabie saoudite. Les déclarations sont contradictoires. De son côté, la France, par la voix du ministre des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian, a estimé que Saad Hariri était "libre de ses mouvements". "Il s'est rendu à Abou Dhabi la veille du passage [mercredi] du président Macron, donc on pense qu'il est libre de ses mouvements", a précisé Jean-Yves Le Drian interrogé sur Europe 1.

Pour Paris, "la situation libanaise est le sujet le plus préoccupant du moment", a par ailleurs souligné Jean-Yves Le Drian. Le Liban, y compris le clan Hariri, est un allié traditionnel de la France.

Au chef de la diplomatie américaine Rex Tillerson d' assurer vendredi avoir eu des garanties sur le sort du Premier ministre libanais. "J'ai parlé au ministre des Affaires étrangères, Adel al-Jubeir, pour avoir des clarifications, et je pense, sur la base de cette conversation, que l'intention est bonne", a déclaré Rex Tillerson dans l'avion qui le menait à Danang, au Vietnam.

La démission du Premier Ministre d’un rare gouvernement d’unité nationale, dans ce pays où se déchire une multitude de factions issues de la guerre civile, ébranle une stabilité fragile et fait craindre que le Liban ne plonge dans de nouvelles violences.

Alize Marion pour Day News World

EMMANUEL MACRON

EN MEDIATEUR

ENTRE L'IRAN ET L'ARABIE SAOUDITE

Emmanuel.Macron au terme d'une visite de 24 heures aux Emirats arabes unis poursuit son déplacement pour une en visite-éclair à Riyad en pleine tension avec l'Iran.

Ce déplacement de «deux heures» à Ryad, le temps d'une rencontre avec le jeune prince héritier Mohammed ben Salmane, considéré comme l'homme fort d'Arabie saoudite, a eu pour but de faire baisser la tension entre l'Iran et l'Arabie Saoudite.

La décision quant à cette visite «a été prise tôt ce matin» jeudi, avait expliqué M. Macron. «Il est important de parler avec tout le monde», avait-t-il souligné, ajoutant que la France avait un rôle «pour construire la paix».

«Il me semble primordial de travailler avec l'Arabie Saoudite sur la stabilité régionale, compte tenu des relations bilatérales étroites que nous entretenons», avait-il ajouté

En effet après la démission surprise samedi du Premier ministre libanais Saad Hariri qui se sentait menacé de mort, la tension entre Ryad et Téhéran est récemment montée d'un cran.

Le sort du Liban mais aussi celui du Yémen, en proie à un conflit meurtrier et théâtre de la pire crise humanitaire, se joue entre les deux poids lourds du Moyen-Orient , chacun soutenant un camp. Le Yémen reçoit le soutien de l'Iran tandis que le Liban reçoit celui de l'Arabie Saoudite.

A propos du Yémen, «le président français a condamné l'attaque au missile sur Ryad par les (rebelles) Houthis (NDLR: soutenus par l'Iran), et souligné la solidarité de la France avec le Royaume», a affirmé SPA, l'agence de presse d'Etat saoudienne

Peu d'information ont filtré de cette discussion. Ce que l'on sait se résume par un communiqué l'agence de presse d'Etat saoudienne SPA, Le prince Salmane et son interlocteur ont «discuté des récents développements au Moyen-Orient et de leurs efforts pour la sécurité et la stabilité dans la région, y compris via une coordination dans le combat contre le terrorisme», a précisé la SPA après la rencontre, alors qu'aucun commentaire n'a encore été fait côté français.

Pour le Président français , l'accord sur le nucléaire iranien de 2015, par lequel Téhéran s'est engagé à ne pas se doter de l'arme atomique en échange d'une levée des sanctions économiques, doit être impérativement préservé.Un accord déjà été fragilisé par sa remise en cause par le président américain Donald Trump, proche du roi Salmane d'Arabie saoudite.

L'accord «doit être préservé» mais «complété avec deux piliers, une négociation sur l'activité balistique de l'Iran, avec des sanctions si besoin, et une discussion stratégique encadrant l'hégémonie iranienne dans toute la région», selon M. Macron. Ce dernier doit se rendre au Liban en 2018.

Alyson Braxton pour Day News World

LA CHINE PARTENAIRE INCONTOURNABLE AU PROGRAMME DE DONALD TRUMP

Lors de la troisième étape - après Tokyo et Séoul - de sa tournée marathon en Asie, Donald Trump, se rend pour la première fois en Chine depuis son élection, il y a un an.

Il ambitionne l'obtention d 'avancées conséquentes sur l'explosif dossier nucléaire nord-coréen.

Le président américain, Donald Trump, n'a d'ailleurs pas hésité à lancer un avertissement sévère à Pyongyang lors de son allocution devant l’Assemblée nationale sud-coréenne ce matin.

Lors de son discours, le premier du genre donné par un chef de l’Etat américain en un quart de siècle, Trump a tenu à s’adresser directement au leader nord-coréen Kim Jong-un :

«Les armes que vous êtes en train d’acquérir ne vous protègent pas, elles mettent votre régime face à un grave danger», a-t-il prévenu.

Le numéro un chinois, quant à lui, a reçu son homologue américain deux semaines à peine après avoir été reconduit pour un deuxième mandat de cinq ans, à l'issue d'un Congrès du Parti communiste (PCC) ayant accordé un statut égal à celui de Mao Tsé-toung.

La rencontre entre Xi Jinping et Donald Trump arrivé à Pékin mercredi après-midi, promet d'être décisive: en effet ce dernier veut d'une part obtenir de son homologue des avancées sur l'explosif dossier nucléaire nord-coréen et d'autre part prendre des mesures pour réduire le déficit commercial avec la Chine .

De la même manière que locataire de la Maison-Blanche l'avait invité dans sa luxueuse résidence californienne de Mar-a-Lago en avril dernier, Xi Jinping a reçu Donald Trump avec tous les honneurs flattant l'ego de l'homme d'affaires.

Fait sans précédent, Xi Jinping a servi de guide au couple présidentiel américain pour lui faire découvrir les trésors impériaux de la Cité interdite. Les deux couples ont ensuite assisté à un opéra et à un spectacle d'acrobaties.

Jeudi matin, le président américain assistera à une cérémonie de bienvenue en son honneur dans le Palais du Peuple, sur la place Tiananmen, avant une discussion en tête à tête avec son hôte, qualifié «d'ami» et de «quelqu'un de très bien» qu'il a félicité pour sa «grande victoire politique». Puis sera donné une conférence de presse.

Le président américain n'a certes pas à Séoul mésestimé le rôle déjà « très utile » de la Chine dans ce dossier épineux.

Plutôt que de menacer directement Pyongyang comme il l’avait fait à l’Assemblée générale de l’ONU en septembre en parlant de «détruire totalement» le pays, Trump a demandé à tous les pays d’unir leurs forces afin d’«isoler ce régime brutal».

Dans ce message adressé depuis Séoul à l'attention de la Chine et la Russie, il voudrait convaincre Pékin à un durcissement supplémentaire des sanctions, et en particulier à un embargo sur les exportations de pétrole vers le «Royaume ermite» qui paralyserait économie nord-coréenne.

Mais l'effondrement du régime de Pyongyang ne va pas dans le sens de l’intérêt de Pékin qui s'est jusqu'ici opposé à une telle extrémité.

Donald Trump espère aussi réduire l'énorme déficit commercial entre les États-Unis et la Chine, qu'il a jugé «embarrassant».

Nul doute que Xi Jinping va se mettre en scène sur un pied d'égalité avec le dirigeant de la première puissance économique mondiale pour affirmer la Chine comme l'autre superpuissance dans un monde en train de devenir bipolaire.

Au menu des conversations entre les deux dirigeants certainement le principe de la «Chine unique», lié au sujet hypersensible du statut de Taïwan ainsi que les prétentions de Pékin sur la Mer de Chine du Sud, une zone maritime où elle construit des ilots artificiels à des fins militaires et qu'elle revendique.

A Donald Trump de ne pas mettre de l'huile sur le feu sur cette question, pour privilégier les sujets prioritaires à ses yeux.

Joanne Courbet pour Day News World

PURGE EN ARABIE SAOUDITE PAR LE PRINCE HERITIER MOHAMMED BEN SALAM

« L’étendue et l’ampleur de ces arrestations semblent être sans précédent dans l’histoire moderne de l’Arabie saoudite, a commenté Kristian Ulrichsen, membre du Baker Institute for Public Policy à la Rice University (Texas). Si la détention du prince Al-Walid Ben Talal se confirme, elle constituera une onde de choc sur le plan intérieur et dans le monde des affaires internationales. »

A la mort du roi, son père le roi Salman a propulsé le vice-prince héritier Mohammed Ben Salman, , alors illustre inconnu, en plus de ministre de la Défense, ministre de l’Economie et des Finances.MBS est également un des patrons d’Aramco.

Ce dernier concentre donc tous les pouvoir en ses mains...En juin, il est devenu le prince héritier en titre en destituant son cousin, qui était le monsieur sécurité. Dans le même temps, il a œuvré pour renforcer son emprise politique sur le pouvoir, procédant notamment à une vague d’arrestations de dissidents, dont des religieux influents et des intellectuels.

Il se présente comme le nouvel homme fort du royaume qui va régner, peut-être pour une cinquantaine d’années, sur la destinée de ce pays

Sur décision de la commission anticorruption dirigée par le prince Mohammed Ben Salman, 32ans, onze princes et des dizaines de ministres, anciens et actuels, ont été arrêtés, samedi 4 novembre, en Arabie saoudite .Parmi les personnes arrêtées figurerait le prince et milliardaire Al-Walid Ben Talal, .Ces arrestations seraient une manière tuer dans l'oeuf  les contestations internes.

Parallèlement, les puissants chefs de la garde nationale saoudienne et de la marine ont également été limogés. Miteb Bin Abdullah, fils de l’ancien roi, a notamment été écarté de la garde nationale, un important rouage sécuritaire du royaume chargé de la protection des sites stratégiques du pays, dont les champs pétroliers.

Des avions privés ont été cloués au sol à Djeddah par les forces de sécurité pour éviter que certaines personnalités quittent le territoire

L’agence de presse officielle saoudienne SPA a indiqué que le but de la commission était de « préserver l’argent public, punir les personnes corrompues et ceux qui profitent de leur position ». Le conseil des religieux a rapidement réagi sur son compte Twitter en affirmant que la lutte contre la corruption était « aussi importante que le combat contre le terrorisme »

Contrôlant les principaux leviers du gouvernement, de la défense à l’économie, le prince héritier semble donc chercher à étouffer les contestations internes avant tout transfert formel du pouvoir par son père, le roi Salman, âgé de 81 ans.

Le prince héritier, MBS, prépare de plus son pays à une mutation économique..

Depuis trois ans, l’Arabie Saoudite traverse en effet une crise économique sans précédent à cause de la chute du baril de pétrole.Le chômage atteint 35 à 40% dans le pays.La société ne peut plus être sous perfusion de l’Etat : tout le monde doit travailler. Le roi Salman a dû prendre des mesures drastiques comme couper les subventions pour l’eau et pour l’électricité

En avril 2016, MBS a mis en place le plan «Vision 2030» pour que l’Arabie ne soit plus dépendante du tout-pétrole. Premier exportateur mondial de pétrole, l'Arabie saoudite a enregistré d'énormes déficits budgétaires et vu ses réserves financières fondre depuis la chute à la mi-2014 du prix de l'or noir. Ce plan a transgressé un tabou en proposant de vendre en bourse moins de 5% du géant pétrolier Aramco et de se doter d'un fonds souverain de 2000 milliards de dollars (1777 milliards d'euros), le plus grand du monde.

En août, les autorités saoudiennes avaient déjà annoncé le lancement d'un projet touristique d'envergure consistant à transformer une cinquantaine d'îles de la mer Rouge en stations balnéaires de luxe.

Auteur d'un vaste plan de transformation de l'économie saoudienne destiné à réduire la dépendance du royaume au pétrole, le prince Mohammed est venu au forum de Ryad présenter un méga-projet.Il porte sur la création d'une gigantesque zone de développement économique, appelée NEOM et d'une superficie de 26 500 km2, avec des investissements projetés à plus de 500 milliards de dollars (425 milliards d'euros) .Cette nouvelle zone économique, à peine plus petite que la Belgique, sera établie au nord-ouest de l'Arabie saoudite, sur les bords de la mer Rouge. Appuyé également par des investisseurs étrangers, NEOM concernera des secteurs aussi divers que l'énergie, l'eau, la biotechnologie, l'alimentation, le numérique, les médias et les divertissements, selon le communiqué.

"Toutes les conditions sont réunies pour assurer le succès de ce projet et, en premier lieu, la volonté du peuple saoudien", a plaidé le prince.

Le prince héritier a promis une Arabie « modérée », en rupture avec l’image d’un pays longtemps considéré comme l’exportateur du wahhabisme, une version rigoriste de l’islam qui a nourri nombre de djihadistes à travers le monde.Le prince Mohammed ben Salmane, héritier du trône saoudien, a promis une nouvelle Arabie "modérée et tolérante", dans des déclarations sans détour de nature à plaire aux jeunes et à des investisseurs étrangers réunis à Ryad.

"Nous ne ferons que retourner à un islam modéré, tolérant et ouvert sur le monde et toutes les autres religions", a-t-il déclaré lors d'une conférence économique internationale. « Nous n'allons pas passer 30 ans de plus de notre vie à nous accommoder d'idées extrémistes et nous allons les détruire maintenant », a assuré le jeune prince, suscitant les applaudissements nourris des participants à ce forum qui a attiré 2.500 décideurs du monde entier."Nous allons détruire l'extrémisme très bientôt", a insisté le prince héritier, fils du roi Salmane .

Et en plus de l’économie, cette mutation de l'Arabie saoudite doit passer par des réformes sociétales,

D’où l’autorisation de conduire des femmes à partir de 2018, l’accès aux stades, la nomination d’une femme à la tête de la fédération nationale de sports.

MBS a pris pas mal de décisions qui remuent la classe conservatrice. Le droit des femmes semble évoluer lentement : reste l’abolition du tutorat. Les femmes ne sont pas autonomes, elles sont obligées de dépendre d’un tuteur –un mari, un père, un frère, un fils…En permettant aux femmes d’avoir plus de droits, il veut les avoir de son côté, c’est la même chose pour les jeunes, avec la création des salles de cinéma,l'ouverture des lieux de divertissement.

L’ascension de MBS se replace aussi dans un contexte régional propice à l’arrivée d’héritiers, comme avec Mohammed ben Zayed à Abu Dhabi et Tamim ben Ahmad al-Thani au Qatar.

Ces trois jeunes gens incarnent la jeune génération du Golfe qui balaie presque tout le patrimoine culturel qui a fait un peu le ferment de ces pays. La culture, l’éducation sont très importantes en Arabie saoudite, mais MBS passe outre avec une marginalisation de fait de la caste des religieux conservateurs. C’est une nouvelle génération un peu belliqueuse qui veut arriver au pouvoir en faisant un peu fi de l’ancienne génération.

Joanne Courbet pour Day News World

DESACTIVATION DU COMPTE TWITTER DE DONALD TRUMP OU UN PROBLEME DE SECURITE

C'est avec stupéfaction que les utilisateurs du réseau social aux alentours de 23 heures jeudi soir se sont retrouvées face au message « désolé, cette page n'existe pas. » du compte Twitter du président américain !  Et ce pendant onze minutes ! Le compte Twitter de Donald Trump est le principal outil de communication politique de ce dernier et ne compte pas moins de près de 42 millions de followers. C'est dire à quel point l'activité du président américain sur Twitter est suivie. Il est vrai que le locataire de la Maison Blanche n'hésite pas à lancer des sujets épineux dessus . Le dernier en date est celui qui a suivi l'attentat de New-York du 31 octobre, où le président des États-Unis réclamait la peine de mort pour le terroriste ouzbek.

Après avoir indiqué que le compte avait supprimé par «inadvertance», Twitter a annoncé qu'un employé du service client de l'entreprise était à l'origine de l'incident. Il aura fallu près de cinq heures après sa remise en ligne pour que Donald Trump récupère l'ensemble de ses followers. À sa réactivation, son compte n'en comptait plus que 4000, contre les 41,7 millions de départ.

Si une telle désactivation réalisée par un employé le dernier jour de son travail au sein de l'entreprise peut en amuser plus d'un et en faire « un héros mondial » pour certains, elle pose tout de même des questions de sécurité.

Il s'agit du compte de l'homme potentiellement le plus influent au monde et du moyen de communication privilégié du président américain. Ces simples messages de moins de 140 caractères peuvent donc avoir des répercussions considérables.

D'une part le retour à la normale d'un compte après qu'il a été supprimé, peut prendre entre 24 et 48 heures. D'autre part, on a tous en mémoire le fameux tweet de Donald Trump menaçant en septembre le leader nord-coréen Kim Jong-un et le qualifiant de «petit homme fusée» , ce qui n'avait pas manqué d'attiser les tensions entre Washington et Pyongyang.

Joseph Cox, journaliste du média américain The Daily Beast et spécialiste des questions de sécurité, rappelle que « derrière Twitter, il y a des gens. Qu'il s'agisse de supprimer des comptes, de donner la priorité à certains d'entre eux, voire de consulter vos messages etc, tout cela est possible pour eux.» tandis que Blake Hounshell, rédacteur en chef adjoint de Politico,, lui, envisage l'inquiétante capacité de Twitter à poster de faux messages sur des comptes d'une telle importance.«Il est choquant qu'un employé de Twitter ait pu fermer le compte du président. Et s'ils avaient tweeté de faux messages?», se demande ce spécialiste.


D'une part il faut avoir conscience que la sécurité  n'est que fausse illusion sur le web et que tout  Président qu'il est, les failles restent possibles. La preuve. D'autre part, la démocratie mérite mieux que des coups bas, et pour les opposants de Donald Trump d'autres moyens de se manifester existent!
Paul Emison pour Day News World

VOILEE OU VIOLEE AU CHOIX SELON TARIQ RAMADAN

Ce sont les propos que Tariq Ramadan aurait tenus à Henda Yari, la première femme ayant portée plainte pour viol  contre l’islamologue qui vit en Suisse ! Ces propos ont suscité contre le théologien, au delà de la sidération, la colère chez bon nombre de nos concitoyens et concitoyennes surtout.

Comment un homme religieux, qui se revendique comme un « bon musulman » peut-il tenir de tels propos ?

Nous allons replacer ces propos de leur contexte !

Henda Yari est une ancienne salafiste (ce qu’elle reconnait). Elle avait été séduite pendant un temps par la pensée de cette branche islamique très conservatrice du Coran et cherchait à approfondir sa foi. Au moment des faits elle a 40 ans.

Le 20 octobre 2012, elle se présente dans le hall d’un grand hôtel parisien où Tariq Ramadan lui avait donné rendez vous pour, qu’après de nombreux échanges téléphoniques ou épistolaires, elle puisse recevoir directement des conseils religieux et spirituels de sa part. Très vite Tariq Ramadan  l’invite à gagner sa chambre, plus discrète selon lui ...

Une fois la porte fermée, gifles, coups et viol s’enchainent !

Depuis ces incidents c’est une femme blessée, qui n’a pu trouver l’écoute qu’elle recherchait.  Elle dénonce aujourd’hui ce qu’elle a vécu comme une nuit de cauchemar, encouragée par la campagne lancée par le #denoncetonporc, qui s’est imposé depuis quelques semaines dans l’opinion publique. C’est pendant cette nuit d’enfer, que le  violeur lui aurait déclaré, pour justifier « religieusement » son geste, que n’étant pas voilée elle devait obligatoirement être violée !

Depuis qu’elle s’est ouverte publiquement  sur sa mésaventure, courageuse et déterminée, elle a décidé de poursuivre son combat, malgré les menaces explicites qu’elle reçoit quotidiennement.

Mais depuis aussi qu’elle a déposé plainte, une autre jeune femme s’est manifestée, elle aussi victime de l’intellectuel islamique, victime dont les témoignages n’avaient pas filtrés jusqu’ici (on se demande pourquoi autant d’aveuglement). Cette seconde victime déclarée était elle aussi en quête d’avis religieux, car elle était toute jeune convertie à l’Islam. On ne connait toujours pas le nom de cette victime qui était à l’époque handicapée. Tariq Ramadan lui aurait infligé selon elle, outres des gifles, des coups de poings et des coups de béquilles avant que l’islamiste lui impose une sodomie et une fellation. Les faits se sont produits à Lyon, au Hilton. Le récit qu’elle a fait ces derniers jours sur ce qu’elle a subi, a glacé les policiers, pourtant aguerris. Selon son avocat, Maître Morain, la jeune femme avait déjà porté plainte, mais on lui avait ri  au nez dans le passé.

Ces témoignages, à défaut d’être reçus par la police, étaient néanmoins parvenus aux oreilles de l’essayiste Caroline Fourest et le journaliste Ian Hamel, l’un et l’autre auteur d’un livre d’enquête sur le théologien. Les auteurs du livre (Frère Tariq.. paru aux Editions Grasset en Octobre 2004) avaient déjà fait état de comportements violents de la part de Tariq Ramada , s’attirant immédiatement les railleries de son entourage et d’une certaine opinion lesquels prétendaient jusqu’ici qu’ils étaient « obsédés » par l’islamologue !  En quelques jours d’autres témoignages semblent se faire jour ! Il faudra suivre sur ce point le développement de cette affaire qui a fait grand bruit dans l’opinion publique, d’une part en raison du geste (qui au plan pénal est depuis longtemps qualifié de crime et sévèrement sanctionné ) et de l’appartenance religieuse de l’individu.

Tariq Ramadan est membre associé de la prestigieuse université d’Oxford, très embarrassée ces derniers jours par les révélations de ces jeunes femmes et qui fait le dos rond. L’Université n’a en effet à ce jour publié (le 1/10/2017) qu’un communiqué succinct qui ne figure pas sur son site internet ?

Il est vrai que Tariq Ramadan n’a jamais suscité au Royaume- Unis les mêmes polémiques qu’en France.

Mieux même, le théologien a participé en 2014, sous le gouvernement conservateur de David Cameron, à un groupe de réflexion organisé par le Ministre des Affaires Etrangères sur des questions relatives à la liberté ( ?) des Religions et des croyances !

Après les attentats de Londres du 7 juillet 2005, Tariq Ramadan avait été appelé à collaborer avec un groupe de recherche contre l’extrémisme musulman, organisé par le premier Ministre lui même, Tony Blair.

Last but not least ! La porte parole de l’Université d’ Oxford n’a toujours pas été en mesure d’indiquer ce que Tariq Ramadan fait exactement à l’université: s’il donne des cours magistraux, s’il participe à des séminaires, s’il supervise les thèses de certains étudiants.

Tariq Ramadan devrait physiquement se trouver en ce moment au Danemark où il a du participer, ce dimanche 29 octobre, à une conférence sur le thème « Réformer les esprits » (tout un programme !)  Au fil des ces témoignages, les propos de Caroline Fourest se confirment et revèlent que Tariq Ramadan mène une double vie, à l’opposé des ses sermons « sur sa conception islamiste de la sexualité ». Aujourd’hui Caroline Fourest va jusqu’à affirmer que Tariq Ramadan serait plus violent qu’un Weinstein ??

L’islamologue se défend bien sûr de ces accusions au travers de son compte Facebook. Son avocat contacté n’a cependant pas voulu répondre aux sollicitations des journalistes. La figure religieuse modèle, révérée au Quatar, au Yemen, au Maroc, au Sénégal semble néanmoins commencer à s’écorner depuis ces derniers événements. Cependant, n’oublions pas que Tariq Ramadan , qui est né le 26 aout 1962, à Genève, est le petit fils d’Hassan al Banna, le fondateur des Frères Musulmans en Egypte.

Plus habile que son frère, qui a été expulsé de France, Tariq est entré directement dans l’UMSM (Union Mondiale des Savants Musulmans) un organisme basé au Quatar, qui représente la plus Haute Instance des Frères Musulmans et fait référence en matière de Charia et à la jurisprudence de celle-ci !

Cet organisme se prononce régulièrement et publiquement sur ce qui est permis et toléré de la part des croyants. Tariq Ramadan est un vieux compagnon de route d’Al Qaradawi qu’il admire et qui préside l’UMSM, dont le programme a été rassemblé dans un livre au titre évocateur « Le licite et l’illicite » à savoir :

- Le mépris des autres, mécréants

- La haine des juifs

- La servitude des femmes

- Les châtiments corporels

- La condamnation à mort

- une litanie d’interdits et d’obligations, toutes plus absurdes les une des autres.

On ne peut qu’inviter « les infidèles » à lire ce livre qui va susciter  une furieuse envie, nous l’espérons, de démocratie, d’humanisme, de droits de l’homme, de défense de la culture judéo-chrétienne occidentale, plus tolérante et plus moderne. Al Qaradawi, a été remplacé au Congrès d’Istanbul, par Rached Ghamouchi, autre frère musulman au sinistre parcours. Rappelons que les Frères Musulmans crée, comme indiqué plus haut par le grand père de Tariq Ramadan au début du XXème siècle, sont les grands inspirateurs du Wahhabisme, qui règne en maître en Arabie Saoudite, ce dernier ayant inspiré le salafisme et autres Milli Görü, mouvements islamistes turcs. Tous ces mouvements soutiennent largement Daesch et l’Etat Islamique à qui ils ont apporté d’énormes financements. Milli Görü revendique 300 000 membres en Europe. Le mouvement est très bien implanté dans la Région Lyonnaise.

De courageux journalistes ont commencé à autopsier les réseaux des Frères Musulmans, au plan mondial. A l’occasion de leurs investigations, ils ont pu décrire leurs stratégies d’infiltrations et démasquer leurs complices en Europe, aux USA, en Australie. Ils ont aussi démasqué les modes de financement des mosquées qu’ils contrôlent et dans lesquels les prêcheurs  alimentent la haine.  L’Europe est depuis peu leur nouvel Eldorado, avec ses frontières ouvertes à tous les vents. Un Eldorado où aidé par l’immigration massive non contrôlée voire encouragée par certains responsables politiques (ex : Angela Meckel) ils ont pu continuer à développer leurs réseaux d’influence. Les Milli Görü apportent , outre un réconfort moral aux migrants musulmans, des aides spécifiques (écoles coraniques ou le sport et la natation sont interdits aux filles) camps de vacances de 4 semaines, concours de citations du Coran ainsi que des moyens stratégiques, intellectuels, pratiques pour bâtir « un bouclier » qui les protège de l’assimilation dans une Europe barbare à leur yeux ??

On croit rêver !

En France, récemment, un fonctionnaire de l’IGMG (Islamiche Gemeinschat Milli Görü) qui a apporté son soutien au Parti Radical Turc,à  l’occasion des dernières élections, avait décliné en justification de sa démarche sur le sol européen le slogan suivant : « le djihad  a commencé ». Comment dans ce contexte ne pas entendre la voix et les interpellations alarmantes des partis populistes ou autres qui se développent à grande vitesse dans plusieurs Etats européens? Comment ne pas critiquer la mollesse de la plupart des dirigeants occidentaux, aveugles vis- à- vis de la montée en puissance du fondamentalisme islamique, lequel fait régner la peur avec la multiplication des attentats terroristes.

Car, de toute évidence les loups sont déjà dans la bergerie !!!
Clara Mitchell pour Day News World

EXFILTRATION DE CARLES PUIGDEMONT EN BELGIQUE ?

Peu après la proclamation d’indépendance de la Catalogne, Madrid a réagi en destituant l’intégralité de l’exécutif catalan. Carles Puigdemont et son gouvernement ont donc été relevés de leurs fonctions.La gestion de la région est désormais assurée provisoirement par le gouvernement central de Madrid.

Carles Puigdemont, son gouvernement régional, ainsi que le Bureau du Parlement autonome ont été formellement accusés lundi par le procureur général, José Manuel Maza.

Le délit de rébellion est défini par le Code pénal espagnol comme un soulèvement «public et violent» assorti d'un objectif politique déterminé, et la déclaration d'indépendance est spécifiquement mentionnée. Il est passible de quinze à vingt-cinq ans de prison.

Le procureur général de l'État espagnol Jose Manuel Maza a annoncé lundi le dépôt d'une plainte devant l'Audience nationale, le tribunal chargé des dossiers les plus sensibles, estimant que "les principaux responsables politiques de la Généralité de Catalogne, ont entraîné, avec leurs décisions et leurs agissements, une crise institutionnelle".

Le procureur accuse les membres du gouvernement catalan de "rébellion", "sédition" et "détournement de fonds" .Il réclame aux juges d'imposer à chaque accusé une caution d'un peu plus de 300.000 euros, soit plus de 6,2 millions pour le total des 20 responsables concernés. A la juge de garde, Carmen Lamela, de décider si la plainte du procureur général de l'État est recevable.

Mais que va donc faire Carles Puigdemont à Bruxelles? Le dirigeant catalan destitué s’est rendu discrètement lundi en Belgique avec cinq des membres de son gouvernement régional. Une possible demande d’asile? Une solution qui ferait office d’ultime recours pour Carles Puigdemont. Les ex-dirigeants ne sont soumis à aucune restriction de mouvement ni en Espagne ni à l'étranger.

Si la Belgique offre, en cas de mandat d'arrêt européen, des garanties dont ne bénéficieraient pas Puigdemont et ses collaborateurs dans d'autres pays communautaires, dans le cas d'un mandat d'arrêt pour rébellion, la justice belge serait cependant dans l'obligation de se prononcer sur le fond du dossier avant toute décision de livrer les accusés à l'Espagne.

Les indépendantistes,eux, se sont pliés de facto à la réalité légale du Bulletin officiel de l'État, où ont été publiés samedi les décrets de destitution du gouvernement catalan et de dissolution du Parlement régional.

Les deux grands partis de l'indépendantisme se sont rangés derrière la légalité espagnole, en annonçant dès la mi-journée qu'ils participeraient aux élections régionales convoquées par Mariano Rajoy le 21 décembre.

Un porte-parole d'ERC (centre gauche indépendantiste), n'a pas manqué de marteler que les élections étaient «un piège tendu» par Madrid, mais qu'il faudrait «être présent» pour «consolider la fragile République» .Marta Pascal, la porte-parole du PDeCAT (centre droit indépendantiste), a déclaré lundi que le parti indépendantiste du président catalan destitué participera bien aux élections régionales anticipées organisées par Madrid le 21 décembre.

Carles Puigdemont fera-t-il partie de la liste du PDeCAT ? Pour l’instant, le suspense reste entier. A condition toutefois de ne pas être poursuivi par la justice pour "rébellion".

Carles Puigdemont n’a visiblement pas envie d’abandonner ce qu’il a commencé. Samedi, le chef de file des indépendantistes a appelé à s’opposer "démocratiquement" à la mise sous tutelle de la Catalogne. "Nous continuerons à œuvrer pour construire un pays libre", a-t-il ajouté lors d'un discours télévisé. Preuve de la détermination du leader catalan, la version écrite de l'allocution diffusée en parallèle était signée "Carles Puigdemont, président de la Generalitat de Catalogne".

Un statut désormais plus symbolique qu’autre chose mais qu’il pourrait conserver pour la forme.

Carles Puigdemont ne pourrait-il pas également poursuivre son engagement pour la Catalogne de façon officielle.

C'est ce à quoi le porte-parole du gouvernement, Inigo Mendez de Vigo,le pousse, pensant qu'il serait "bien" que l'ex-président de la Généralité de Catalogne continue dans la politique et "qu'il devrait se préparer pour les prochaines élections"

Une manière de réintégrer le chef des indépendantistes dans le jeu politique pour éviter sa radicalisation ?

Joanne Courbet pour Day News World

FIN DU REVE

D'UN KURDISTAN INDEPENDANT AVEC LE DEPART DE MASSOUD BAZANI

Massoud Barzani renonce à la présidence du Kurdistan irakien . En effet les tensions n'ont jamais été aussi exacerbées entre le pouvoir central irakien et les kurdes qui avaient proclamé leur indépendance suite au référendum d'indépendance du 25 septembre.

Il fait ce geste pour apaiser les tensions: "Après le 1er novembre, je n'exercerai plus mes fonctions et je refuse que mon mandat soit prolongé", explique le président du Kurdistan irakien et acteur historique de l'autonomie du peuple kurde dans une lettre aux députés kurdes.

Massoud Barzani ne continuera donc pas à la tête de la région autonome du Kurdistan irakien.

"Je demande au Parlement de se réunir pour combler la vacance du pouvoir", a poursuivi M. Barzani confronté à l’impuissance d'imposer son rêve d'indépendance  .

Au cours d’une intervention télévisée diffusée dans la soirée, M. Barzani a assuré qu’il ne resterait « à aucune condition » à la tête de l’exécutif kurde. « Je suis toujours le même Massoud Barzani, je suis un peshmerga [combattant kurde] et je continuerai à aider mon peuple dans sa lutte pour l’indépendance », a cependant déclaré le chef kurde de 71 ans

Comme mesure de rétorsion les autorités centrales avaient très vite repris la région de Kirkouk riche en pétrole provoquant la mort d'un trentaine de peshmergas, les combattants kurdes, et de membres des forces gouvernementales et paramilitaires irakiennes. Peu à peu les kurdes ont perdu presque la totalité des territoires conquis sur l'Irak .En quelques jours, la quasi-totalité des zones situées hors de la région autonome et dont les combattants kurdes avaient pris le contrôle depuis 2003 était repassée aux mains du pouvoir central. Une zone stratégique pour les Kurdes reste encore sous la menace de combats dans le nord du pays. Un accord pour un retrait sans violence des combattants kurdes du poste-frontière de Fichkhabour vers la Turquie devrait être trouvé entre les peshmergas et les irakiens.

Massoud Barzani "symbolise l'échec de la politique kurde et la seule chose qui lui reste à faire est de s'excuser publiquement", a lancé avant l'ouverture de la session Raboun Maarouf, député de Goran, l'un des partis d'opposition en désaccord avec la répartition des pouvoirs proposées par les grands partis.

Le Parlement kurde avait d'ailleurs récemment gelé les prérogatives de M. Barzani à la suite des conséquences désastreuses de ce référendum. Cette consultation, où le "oui" l'a largement emporté, a créé une crise lourde entre Bagdad et Erbil.

Au Parlement désormais de discuter les mesures à prendre afin de diviser les pouvoirs présidentiels entre le gouvernement, le Parlement et la Cour suprême avant la tenue d'une nouvelle élection.

Joanne Courbet pour Day News World

NOUVEL ATTENTAT EN SOMALIE

Au moins 25 personnes sont mortes dans l'attaque menée par un commando de militants islamistes shebab contre un hôtel de la capitale somalienne. L'assaut avait débuté samedi soir et s'est terminé dimanche après douze heures de siège.

Deux véhicules piégés ont explosé à Mogadiscio à proximité d’un hôtel samedi en fin d’après-midi près de l’hôtel Nasa Hablod avant que cinq hommes armés ne prennent d’assaut l’hôtel, fréquenté par de nombreux hauts responsables de la capitale .

"Une voiture piégée a explosé à l'entrée de l'hôtel Nasa Hablod et des coups de feu ont suivi. Nous n'avons pas les détails, mais cela ressemble à une attaque coordonnée. Un minibus piégé a aussi explosé à un carrefour proche", a déclaré un responsable de la police, Ibrahim Mohamed.

Cette nouvelle attaque survient moins de deux semaines après le terrible attentat qui avait fait 358 morts ,226 blessés et 57 disparus.

Le président somalien, Mohamed Abdullahi Mohamed, dit « Farmajo », a condamné cette attaque dans un communiqué : «  De telles atrocités ne nous dissuaderont jamais, ni ne nous décourageront de combattre les terroristes ».

« Les forces de sécurité ont secouru un certain nombre de personnes depuis [samedi] », a précisé M. Ibrahim porte-parole du gouvernement Plusieurs responsables gouvernementaux, dont des ministres, font partie des personnes secourues.

Le groupe islamiste des shebab, affilié à Al-Qaeda, a revendiqué les explosions ainsi que l'assaut de l'hôtel Nasa Hablod, selon un site pro-shebab, citant radio Andalous, la station des shebab.

"Les combattants moujahidine sont à l'intérieur de l'hôtel Nasa Hablod 2, où logent de hauts responsables apostats", a indiqué le site.

Les militants islamistes shebab ont pour habitude de faire exploser des véhicules piégés à l'entrée d'hôtels ou de bâtiments publics, avant de lancer un commando à l'intérieur pour faire le maximum de victimes.

Les shebab qui ont certes été chassés de Mogadiscio en août 2011, veulent faire tomber l'actuel gouvernement soutenu par la communauté internationale et par les 22 000 hommes de la force de l’Union africaine (Amisom). Malgré la perte de l’essentiel de leurs bastions , de vastes zones rurales sont encore sous leur contrôle. Et de là ils continuent leurs opérations de guérilla et commettent des attentats suicides, souvent dans la capitale, et contre des bases militaires, somaliennes ou étrangères.

Joanne Courbet pour Day News World

REPORT DES ELECTIONS PRESIDENDIELLES DANS QUATRE COMTES DU KENYA

La nouvelle présidentielle organisée après l'invalidation par la justice de la réélection du président sortant Uhuru Kenyatta en août a dégénéré dans la violence jeudi si bien qu'elle a du être reportée dans les bastions de l'opposition à l’ouest du pays à mardi dernier délai.

Huit personnes ont été tuées par balles depuis jeudi, portant à au moins 48 le nombre de morts depuis l'élection invalidée du 8 août.

Le report des opérations de vote a lieu dans quatre comtés (Homa Bay, Kisumu, Migori et Siaya) sur les 47 que compte le pays.

Les opérations de dépouillement de la Commission électorale (IEBC) se déroulent en pleine crise politique.

Le résultat du scrutin ne semble faire aucun doute :

Uhuru Kenyatta, 56 ans, devrait être déclaré vainqueur sur un score dépassant les 90 % mais avec une faible participation estimée à 35 %.

Si tel est le cas, ce taux serait de loin le plus bas depuis les premières élections multipartites dans le pays en 1992 si bien que l'opposition emmenée par Odinga trois fois candidat malheureux à la présidence (1997, 2007, 2013) pourrait remettre en question la légitimité du président élu.

La lutte historique de pouvoir entre leurs deux tribus Kikuyu pour Kenyatta et Luo pour Odinga-entre autres révèle l'échec de la démocratie dans un des pays les plus corrompus de l'Afrique.

Alyson Braxton pour Day News World

LES GRANDES AMBITIONS DE LA CHINE AVEC

XI JINPING

.Il représente ce que les Chinois veulent en termes "de gouvernance : un pays bien tenu, une Chine forte et respectée", selon le sinologue Jean-Pierre Cabestan, de l'Université baptiste de Hong Kong

Le président chinois, reconduit mercredi pour un deuxième mandat, affiche de grandes ambitions.

Xi Jinping devient l'égal politique de Mao Xi Jinping s'est définitivement affirmé comme le plus puissant dirigeant depuis 40 ans en Chine: il est entré dans la charte du Parti communiste chinois (PCC) au pouvoir,tout comme son fondateur Mao Tsé-toung .

Ce concept constitue désormais un "guide d'action" pour le plus grand parti du monde (89 millions de membres) et «conférera à Xi une autorité extraordinaire (...) Il aura un statut similaire à celui de Grand timonier, qu'avait Mao", déclare Willy Lam, politologue à l'Université chinoise de Hong Kong.

"Il pourrait être comme lui: dirigeant à vie aussi longtemps qu'il est en bonne santé". Et le voilà reconduit mercredi pour un deuxième mandat de cinq ans. Il n’a pas non plus de successeur désigné parmi les six autres membres du Comité permanent du Bureau politique du PCC, contrairement à la "tradition" depuis deux décennies.

Un pouvoir qui s'avère donc concentré dans les mains d’un seul homme: Secrétaire général du PCC, président de la République populaire et de la commission militaire centrale, Xi Jinping cumule les fonctions à la tête de la deuxième puissance mondiale.

Mais en quoi consiste la « Pensée Xi Jinping »? A entériner la « grande renaissance » de la Chine soit la réaffirmation de la Chine en puissance prospère et respectée pour faire rentrer cette dernière « dans une nouvelle ère »,

Son programme de réformes est des plus ambitieux et passe par un programmes d’investissements massifs, un changement de logiciel de l’économie, la lutte contre le changement climatique et les inégalités.

Pour relancer l’économie du pays, qui s'est ralentie ces dernières années (6,7% en 2016 contre 10,6% en 2010 selon la Banque mondiale), il compte à coté de la production de produits basiques progressivement monter en gamme et insérer encore davantage le pays dansce que  Xi Jinping souhaite également une de plus grande libéralisation de l’économie voulant traiter "équitablement" les entreprises étrangères sur le marché chinois...

Sur le plan social il ambitionne de réduire les inégalités pour que la population chinoise puisse profiter des fruits de la croissance.

Sur le plan climatique, dans une Chine connaissant une haute pollution dans certaines villes, le président chinois a lancé d’ambitieux également des programmes dans l’éolien, les énergies solaires et dans le développement des voitures électriques dans la perspective d'assurer la "coexistence harmonieuse entre l'homme et la nature"

Mais l'homme fort de la Chin alors qu'il concentre tous les pouvoirs comme aucun autre dirigeant chinois depuis Mao Tsé-toung.

Sous son mandat, il a d'ailleurs livré un vaste combat contre la corruption, touchant aussi bien les "tigres" (hauts dirigeants) que les "mouches" (la base)."Il se présente comme l'anti-Gorbatchev. C'est quelqu'un qui a été traumatisé par la chute de l'URSS, ce qui explique la répression de la société civile et le retour de l'idéologie depuis son arrivée au pouvoir", analyse le journaliste François Bougon, auteur d'un récent ouvrage intitulé Dans la tête de Xi Jinping.

Très ambitieux à l’intérieur, Xi Jinping il souhaite également asseoir la puissance de la Chine sur la scène internationale. L’objectif affichée est de devenir la première puissance mondiale en 2050 tout en continuant d'étendre son influence en Asie et en développant une armée forte.

Ce 19e congrès du PCC permet de dresser le constat que la Chine, après trois décennies de transformation et de croissance accélérée, restait inflexible sur un modèle politique autoritaire, tout en développant des ambitions jusqu’ici contenues.

Seule puissance dans ce monde multipolaire à combiner une économie en plein essor, innovante et dynamique, un pouvoir politique sûr et une véritable stratégie internationale symbolisée par le projet de "nouvelles routes de la soie" proposé à coups de milliards de dollars à un monde en demande le monde devra compter avec cette puissance qui se veut être d'ici 2050 la première puissance.

Joanne Courbet pour Day News World

GEL DES RESULTATS

POUR UN KURDISTAN INDEPENDANT

POUR UN DIALOGUE ENTRE LES DEUX PARTIES

Le Gouvernement régional du Kurdistan irakien propose ce mercredi dans un communiqué le gel des résultats du référendum d'indépendance du mois dernier donnant ainsi une chance à des négociations avec Bagdad. L’annulation des résultats de cette consultation était jusqu'à présent pour le gouvernement irakien, un préalable à tout dialogue.

Comme mesure de rétorsion les autorités centrales ont repris la région de Kirkouk riche en pétrole ce qui a provoqué la mort d'un trentaine de peshmergas, les combattants kurdes, et de membres des forces gouvernementales et paramilitaires irakiennes

Le gouvernement kurde veut éviter une future escalade de violences

Dans son communiqué il a d'ailleurs lancé un appel pour un cessez-le-feu immédiat ainsi que l'arrêt des opérations militaires du pouvoir central dans le nord du pays. "Le combat continu ne mènera aucune des deux parties à la victoire, mais entraînera le pays dans le désarroi et le chaos, au détriment de tous les aspects de la vie", peut-on lire dans le communiqué,

L’ONU, consciente de la déstabilisation d'un Kurdistan irakien indépendant dans la région a réitéré mardi sa proposition d’aider à des pourparlers entre Bagdad et Erbil.

le représentant spécial du secrétaire général des Nations unies en Irak, Jan Kubis, se déclare « confiant qu’en dépit des récentes tensions, l’Irak surmontera la crise »

Alyson Braxton pour Day News World

MARAWI AUX PHILLIPINES LIBEREE DES TERRORISTE ISLAMISTES

La bataille engagée il y a cinq mois contre les jihadistes,affiliés au groupe Etat islamique et qui avaient pris le contrôle de quartiers entiers de Marawi est terminée, a affirmé lundi 23 octobre le ministre philippin de la Défense..

"Nous annonçons la fin de toutes les opérations de combat à Marawi​", a déclaré à la presse le ministre philippin de la Défense Delfin Lorenzana en marge de la 11e réunion des ministres de la Défense de l'ASEAN (ADMM) tenu dans la ville de Clark (Philippines). ​"Il n'y a plus de combattants dans Marawi", a-t-il assuré.

Delfin Lorenzana a affirmé que plus aucun combattant connu comme appartenant au groupe islamiste Maute, affilié au groupe État islamique (EI), ne résistait aux forces philippines après une ultime bataille très intense . 42 cadavres ont été récupérés.

Le même jour, le secrétaire américain de la Défense, James Mattis, a félicité les Philippines pour la libération de Marawi. Il a rappelé la déclaration du président philippin Rodrigo Duterte la semaine dernière ​selon laquelle les forces armées avaient libéré la ville de Marawi après cinq mois de combat. ​"Il s’agit d’une bataille très difficile. L’armée philippine a envoyé un fort message aux terroristes", a-t-il souligné.

Des centaines de combattants ayant prêté allégeance au groupe djihadiste État islamique ont pris le contrôle de quartiers entiers de Marawi aux Philippines, le 23 mai 2017. Les affrontements avaient éclaté le 23 mai après une opération pour capturer Hapilon . Ce dernier était recherché depuis des années, d'abord en tant que Devenu le chef de l'EI pour le Sud-Est asiatique, Isnilon Hapilon figurait sur la liste américaine des "terroristes les plus recherchés". "L'émir" régional de l'EI projeté d'y décréter un califat, alors que le groupe subit des revers en Irak et en Syrie.

Depuis, 919 insurgés ont été tués, ainsi que 165 militaires et 47 civils, selon le gouvernement. Plus de 1.700 soldats et policiers ont été blessés, et environ 400.000 personnes ont fui la ville. Cette fin des combats vient apaiser les craintes de l'établissement d'une base durable de l'EI dans la plus grande ville musulmane de l'archipel à majorité catholique

Mais si la bataille de Marawi est officiellement achevée, elle ne met pas fin à la guerre contre le terrorisme dans la mesure où il reste d'autres groupes armés ayant prêté allégeance à l'EI dans le pays dans le sud du pays.

Joanne Courbet pour Day News World

AU JAPON

LARGE VICTOIRE DE LA COALITION

DU PREMIER MINISTRE SHINZO ABE

Le Premier ministre conservateur japonais Shinzo Abe a remporté dimanche une large victoire aux législatives anticipées, selon les premiers sondages. Il gagne ainsi,son pari d'obtenir un nouveau mandat à la tête de la troisième économie mondiale, sur fond de menaces nord-coréenne

faire en raison des mauvaises conditions météo dimanche

C'est la coalition formée par le Parti libéral-démocrate (PLD, droite) de M. Abe et le parti Komeito (centre-droit) qui est en passe de remporter 311 sièges sur les 465 de la chambre basse, selon des estimations de la chaîne privée TBS, fondées sur les sondages

Le taux de participation aux législatives de dimanche au Japon était en hausse par rapport aux précédentes élections de ce type, en 2014, a annoncé le gouvernement, et ce malgré les pluies torrentielles s'abattant sur l'archipel à l'approche d'un puissant typhon

Quelque 15,64 millions d'électeurs,sur un total d'environ 100 millions, comme le droit leur en est donné, ont voté par anticipation avant même la journée de samedi, un record dans l'archipel, selon le gouvernement. Le Premier ministre sortant, Shinzo Abe, avait d'ailleurs appelé les électeurs à le

M. Abe a bénéficié d'une opposition affaiblie et morcelée pour partie composée essentiellement de deux partis fraîchement créés avant le scrutin. Le Parti de l'Espoir, après l'effet médiatique du coup de théâtre de sa création par la charismatique gouverneure de Tokyo, Yuriko Koike, devrait remporter 50 sièges, selon TBS. Cette femme de droite de 65 ans, une ex-vedette de la télévision au sens aigu de la communication, ancienne ministre de M. Abe est elle aussi nationaliste mais elle a vu sa cote de popularité fondre en ne se présentant pas au Parlement, dans un pays où la Constitution impose que le Premier ministre soit choisi parmi les députés ou les sénateurs. Par contre le nouveau Parti démocratique constitutionnel du Japon qui gagnerait 58 sièges a réalisé un score meilleur que prévu mais se trouvait lui aussi loin derrière la coalition de M. Abe.

Au pouvoir depuis fin 2012 M. Abe pourrait ainsi rester aux commandes jusqu'en 2021, et atteindre le record de longévité d'un Premier ministre . Avec une majorité confortable, il trouvera encore davantage de légitimé dans sa fermeté affichée vis-à-vis de la Corée du Nord, qui a déjà tiré deux missiles au dessus de l'archipel nippon. M. Abe est favorable à la position de l'allié américain consistant à maintenir "toutes les options" sur la table,sans exception aucune, contre Pyongyang.

La coalition de M. Abe serait donc en passe de maintenir sa majorité des deux tiers à la chambre basse, comme c'est déjà le cas au Sénat.

Cette condition s'avère nécessaire pour la convocation d' un référendum proposant de réviser la Constitution pacifiste, dictée en 1947 par les États-Unis après la reddition du Japon à la fin de la Seconde Guerre mondiale avec l'article 9 consacrant la renonciation "à jamais" à la guerre.

Un vœu cher aux nationalistes japonais qui soutiennent M. Abe, lui-même partisan d'une ligne dure face à la Corée du Nord.

Face au vieillissement de la population japonaise, à la déflation qui mine l'économie depuis deux décennies et à une croissance poussive, M. Abe défend par ailleurs sa politique de relance économique dite "abenomics", qui consiste en des largesses budgétaires et'une politique monétaire à alimentant le marché en liquidités.

Andrew Preston pour Day News World

PRES DE QUARANTE MORTS

DANS UNE ATTAQUE-SUICIDE

EN AFGHANISTAN.

Près de 40 personnes ont péri vendredi dans un attentat contre une mosquée chiite à Kaboul, dans un quartier a majorité chiite de l'ouest de la capitale ..

Un homme armé à l'heure de la prière a ouvert le feu parmi la foule de fidèles puis a déclenché son engin explosif.

Le bilan n'a cessé de s'alourdir au fil de la soirée: au moins 40 morts et 60 blessés sont à déplorés dans la mosquée Imam Zaman de Kaboul, selon le porte-parole du ministère de l'Intérieur Najib Danish.

Plus de trois heures plus tard, l'attentat n'avait pas été revendiqué.

Si l'attaque de vendredi n'a pas encore été revendiqué, le groupe Etat islamique composé d' extrémistes sunnites et présent en Afghanistan depuis 2015, a jusqu'ici perpétré ces attentats anti-chiites

Cet attentat survient après une longue série visant les mosquées chiites en Afghanistan.

Dans la capitale le 29 septembre, à la veille des célébrations de l'Achoura, la principale date du calendrier chiite, un attentat s'était produit.

Le groupe terroriste s'en prend régulièrement à la minorité chiite depuis son implantation en Afghanistan il y a deux ans.

Paul Emison pour Day News World

 

LA PROMESSE PAR XIJINPING

D'UNE ERE NOUVELLE

POUR LA CHINE SOCIALISTE

A l’ouverture du 19e congrès du parti, le numéro un chinois revendique une « place encore plus centrale sur la scène internationale » pour son pays.

Costume serré, cravate sombre, Xi Jinping, à la fois secrétaire général du Parti communiste chinois (PCC) et président du pays, a exposé mercredi 18 octobre sa vision de la Chine dans un discours fleuve à l’ouverture du 19e congrès du PCC à Pékin. « Nous devons (...) nous opposer fermement à toute action qui porterait atteinte aux intérêts du peuple ou éloignerait le Parti et le peuple », a déclaré M. Xi.

Non seulement M. Xi est assuré d’être reconduit pour un second mandat , mais il sort largement consolidé dans son assise politique après les cinq années écoulées : nombre de ses alliés sont déjà à la tête des provinces et des municipalités les plus importantes, ou encore des institutions-clés, ou y seront confirmés lors du grand remaniement en cours.

« Si notre Parti parvient à unir et à mener le peuple (...) nous ferons face aux risques majeurs, surmonterons les obstacles », a-t-il ajouté. Il n'a pas manqué de faire l'éloge de la lutte du régime contre la pauvreté et contre la corruption.

M. Xi s'est projeté dans l'avenir avec des projets et des ambitions à mener des années écoulées. Xi Jinping a longuement expliqué la portée des 1 500 mesures prises par ses équipes dans les domaines de la gouvernance, de l’innovation technologique, de la loi, de l’armée, de la construction du parti. Ce vaste chantier collectif, mis en œuvre par le PCC, aurait largement rapproché la Chine des grands objectifs fixés par le parti au début des années 2000 : celui de l’avènement programmé d’une « société de petite prospérité », avec l'éradication de la pauvreté et l'augmentation des classes moyennes majoritaires.

Pour l’avenir le Président veut une Chine encore plus investie qu’elle ne l’a été dans ses efforts tous azimuts de modernisation, mais aussi nationaliste pour « prendre une place encore plus centrale sur la scène internationale ».

Il a brossé à cette occasion une feuille de route en deux étapes (2020/2035 puis 2035/2050), qui devra courir jusqu'en 2050 et permettra, à cette échéance, au pays d'être à la fois un leader international reconnu et de permettre aux Chinois de jouir de la prospérité et du confort matériel.

L'objectif à atteindre pour 2049 qui se fera en deux étapes selon M. Xi, tout d'abord en passant par la fondation de la République d’un « pays socialiste moderne, prospère et puissant ». Et,enfin, celui du « rêve chinois », le grand thème mobilisateur de Xi Jinping, prononcé au moins une dizaine de fois lors de son discours : « Camarades, nous sommes aujourd’hui, plus près, plus confiants et plus capables que jamais, de réaliser l’objectif de la grande renaissance nationale », s’est félicité M. Xi, avant d’exposer son programme pour la « nouvelle ère » qui s’ouvre désormais.

M. Xi a proposé un « socialisme à caractéristiques chinoises » d’un genre nouveau et adapté aux défis qui se posent à la Chine. Le secrétaire général a insisté sur le rôle fondamental des « valeurs essentielles du socialisme » ou encore de la culture traditionnelle chinoise mais aussi sur la suprématie du PCC dans la gestion des affaires de l’Etat.

Chaque « camarade » a été encouragé à être « irréprochable » et digne de la confiance du peuple, mais aussi à faire davantage pour « s’opposer résolument à toutes les déclarations et les actions qui visent à mettre en question, déformer, ou nier le système socialiste chinois ou la direction du parti » signe que les voix critiques dans la société continueront à être sévèrement punie .

Xi Jinping a d'ailleurs censuré les intellectuels, il a mis en prison les avocats défenseurs des droits civiques. aux qui ont le mieux réussi. Un certain nombre de patrons d’usine ont été arrêtés pendant cette incroyable campagne qui a duré cinq ans. De 2012 à 2017, Xi Jinping a mis en prison 1 300 000 personnes sous prétexte de corruption.

Tout le paradoxe de la Chine tient en cet équilibre : une ouverture à l'économie internationale qui ne mène pas du tout à la libéralisation politique.

Joanne Courbet pour Day News World

CHUTE DE RAQA EN SYRIE

BASTION SYMBOLIQUE

DES DJIHADISTES

La ville de Raqqa en Syrie ,"capitale" de Daesh depuis 2014, est officiellement tombée mardi 17 octobre aux mains des forces soutenues par les États-Unis, après près de quatre mois de combats acharnés contre Daesh.

Avec l'appui des frappes aériennes de la coalition internationale emmenée par Washington, les Forces démocratiques syriennes (FDS) sont entrées dans la ville en juin et en ont progressivement reconquis l'essentiel .

Raqa, ville martyr, reprise des mains de djihadistes, est un immense champ de ruines miné, ces derniers s'étant battus jusqu'au bout.

Elle a été le théâtre de combats depuis le 29 juin 2014, date à laquelle l’Etat Islamique y a débuté son règne de la terreur, entraînant la mort de 3.250 personnes.

La chute de Raqa constitue donc un sérieux revers pour l 'Etat Islamiste qui a perdu beaucoup de terrain en Syrie et en Irak voisin après des multiples offensives pour le déloger des régions conquises depuis 2014.

En effet une alliance de combattants kurdes et arabes a chassé mardi de l'hôpital de Raqa, l'un des derniers bastions des djihadistes. Et elle a hissé son drapeau à l'intérieur du stade de la ville,

Raqa était devenue le symbole des pires atrocités commises par l'organisation djihadiste. C'est ainsi que la place d'Al-Naïm était tristement devenue célèbre pour les exécutions sommaires que menait l'EI lorsqu'il était encore maître de la ville.

C’était autour de cette place que les jihadistes faisaient des dérapages avec leurs tanks et leurs chars. Et c'est sur cette même place que les décapitations avaient lieu, et que les têtes des suppliciés étaient accrochées sur les grilles .

C'est également depuis Raqa qu' auraient été planifiés les attentats sanglants ayant frappé plusieurs pays, notamment en Europe.

Dans la province de Deir Ezzor (est), voisine de Raqa, les djihadistes sont aussi confrontés à deux offensives distinctes: d'un côté les forces du régime syrien, soutenues par l'aviation russe, de l'autre les FDS, appuyées par la coalition internationale.

Les forces prorégime ont réussi à reconquérir de vastes territoires entre la capitale provinciale de Deir Ezzor et la ville de Mayadine, sur la rive Est du fleuve de l'Euphrate, a annoncé mardi l'OSDH.

«Ce n'est pas une région désertique, ce sont des localités sur le fleuve de l'Euphrate qui étaient des bastions de l'EI», a précisé le directeur de l'OSDH, Rami Abdel Rahmane, précisant que les combats se poursuivaient dans une seule localité du secteur.

Désormais l’État islamique, ayant perdu sa capitale, est retourné dans la clandestinité, même s’il tient encore quelques minuscules poches. Déstructuré l'EI redevient un groupe terroriste classique comme Al-Qaïda.

Ces derniers jours, en vertu d'un accord négocié par des responsables locaux et des représentants tribaux, les derniers civils pris au piège ont pu être évacués et les djihadistes syriens ont été autorisés à quitter la ville, selon les FDS. Quelque 275 djihadistes syriens et leurs familles avaient été évacués.

La coalition internationale emmenée par Washington a inlassablement répété que les combattants étrangers ne seraient pas autorisés à quitter Raqa.

Après la chute de Raqqa, quel sort pour les jihadistes français sur place? La coalition internationale a affirmé ne pas accepter la reddition des combattants.

A l’échelle nationale, l’objectif est de "neutraliser le maximum de jihadistes", comme l’a soutenu Florence Parly sur Europe 1. "S’il y a des jihadistes qui périssent dans ces combats, je dirais que c’est tant mieux", a poursuivi la ministre des Armées.

La question du sort des jihadistes français et de leur éventuel retour en France fait désormais débat.

Joanne Courbet pour Day News World

PLUS DE 300 MORTS DANS LE PLUS MEURTRIER ATTENTAT EN SOMALIE

L'explosion qui a frappé la capitale somalienne devient le pire attentat de l'histoire en Somalie.

«C'est une attaque horrible menée par les Chebab sur des civils innocents, qui ne visait pas des responsables gouvernementaux somaliens spécifiques.

Cela montre combien ces éléments violents sont sans pitié, pour viser sans distinction des gens innocents qui ne faisaient que s'occuper de leurs affaires», a déclaré dimanche le président somalien Mohamed Abdullahi Mohamed., deux

L’attentat n'a ,toujours pas été revendiqué mais selon toute vraisemblance il a été  mené par le groupe Al-Chabab (affilié à Al-Qaida)

La capitale somalienne, frappée samedi 14 octobre dans l’après-midi par deux attentats au camion piégé, offre une vision d’apocalypse. Le bilan ne cesse de s'alourdir : 300 morts annoncés ce matin sans compter les centaines de blessés. « Nous avons confirmation que 300 personnes sont mortes. Ce bilan va s’alourdir », a indiqué lundi le chef des services ambulanciers de la ville.

Dans l’attentat de samedi, deux camions piégés et bourrés d’explosifs militaires mais aussi sans doute des composants chimiques inflammables, introuvables en Somalie ont explosé dans des quartiers populeux pour faire un maximum de victimes.

L’attaque terroriste a ciblé l’intersection « Kilomètre 5 » un quartier très fréquenté de la capitale qui abrite bâtiments officiels, hôtels et restaurants et immeubles d'habitation .

Une deuxième explosion a eu lieu deux heures plus tard environ dans la médina.

La Somalie qui a connu 25 ans de guerre civile se sent impuissante face à la montée en puissance des Chababs ,affilié à Al-Qaida malgré l'élection au mois de février du très populaire président Mohamed Abdullahi Mohamed ancien réfugié aux Etats-Unis, dit « Farmajo » .

Les djihadistes de Somalie malgré leur expulsion de Mogadiscio en 2011 et quelques revers en province contrôlent toujours une grande partie du territoire somalien. La sécurité n'est toujours pas rétablie à Mogadiscio.Le président Farmajo a décrété un deuil national de trois jours, après cet attentat considéré par les Somaliens comme le pire de l'histoire de leur pays.

« Les Etats-Unis condamnent dans les termes les plus forts l'attaque terroriste qui a tué et blessé des centaines (de personnes) à Mogadiscio le 14 octobre», selon un communiqué du Département d'Etat. «Face à cet acte insensé et lâche, les Etats-Unis continueront de se tenir aux côtés du gouvernement somalien, de son peuple et de nos alliés pour combattre le terrorisme et soutenir leurs efforts pour parvenir à la paix, à la sécurité et à la prospérité».

La Turquie a envoyé de l'aide médicale à Mogadiscio et prenden charge des personnes blessées par l'attentat, selon le porte-parole du président Erdogan. «Sur instruction de notre président, un avion ambulance militaire est en route aujourd'hui (dimanche) pour apporter de l'aide médicale et emmener les blessés en Turquie», a tweeté dans l'après-midi Ibrahim Kalin, porte-parole du président turc Recep Tayyip Erdogan .

Mais face à la menace croissante, Africains comme Occidentaux ne savent comment y faire face efficacement. L’Amisom, forte de 22 000 hommes, manquant de moyens et de logistique a même été pillée par les djihadistes qui se sont fournis en armes.

Elle est de toute façon appelée à partir prochainement sans laisser une armée nationale somalienne capable de prendre la relève. C'est le chaos qui règne dans cet Etat failli dépassé par les chebabs.

Joanne Courbet pour Day News World

L'EX-OTAGE  DES TALIBANS

RACONTE

LE MEURTRE DE SA FILLE

Joshua Boyle et Caitlan Coleman, mariés depuis 2011, avaient été kidnappés par les talibans peu après leur entrée en Afghanistan en 2012, puis remis au réseau allié Haqqani, au Pakistan. Les otages avaient été libérés lors d'une opération des forces armées pakistanaises après avoir reçu des informations des services de renseignement américains.

Le Canadien, libéré jeudi avec sa famille après avoir été retenus en otages cinq ans, a expliqué comment sa fille avait été tuée et sa femme violée .

L'ex-otage Joshua Boyle a accusé ses ravisseurs, le réseau Haqqani affilié aux talibans, d'avoir tué sa fille et violé son épouse, l'Américaine Caitlan Coleman.

Devant les médias, Joshua Boyle a accusé le réseau qui les détenait d’avoir

« autorisé le meurtre de [sa] fille » qui n’était qu’un bébé, et violé son épouse « non comme une action solitaire, mais par un garde assisté par le capitaine des gardes et supervisé par le commandant ». L’ex-otage a affirmé que le meurtre de sa fille et le viol de sa femme en 2014 avaient été confirmés par une enquête afghane datant de 2016.

«La stupidité et le mal des réseaux Haqqani kidnappant un pèlerin et sa femme enceinte, venus aider de simples villageois dans les régions contrôlées par les talibans en Afghanistan, n'ont été éclipsés que par la stupidité et le mal d'autoriser le meurtre de ma fille Boyle, martyre Boyle, en raison de mon refus répété d'accepter une offre que les malfaiteurs criminels du réseau Haqqani m'avaient faite», a déclaré Joshua Boyle. sans toutefois donner de détail sur les demandes formulées par ses ravisseurs qu'il avait refusées.

«Je n'ai certainement pas l'intention de permettre à une bande brutale de criminels de dicter la direction future de ma famille», a-t-il poursuivi.

Il a jugé important pour sa famille d'être maintenant en mesure de «construire un sanctuaire sécurisé» que ses «trois enfants survivants pourront appeler leur maison». Il souhaite ainsi leur offrir, outre l'éducation, un environnement à même de leur permettre «de récupérer une partie de l'enfance qu'ils ont perdue»

Andrew Preston pour Day News World

 

UNE FRANCAISE AUDREY AZOULAY

A LA TETE DE L'UNESCO

Le Qatari Hamad al-Kawari avait fait la course en tête. Mais, c’est finalement Audrey Azoulay qui a été élue directrice générale ce vendredi à la direction générale de l’Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture. Une Française, Audrey Azoulay, lui a finalement brûlé la politesse dans la dernière ligne droite. Une majorité de voix se sont portées sur cette férue de cinéma, brièvement ministre de la Culture sous l’ancien président François Hollande.

Elle succède ainsi à la Bulgare Irina Bokova, après avoir reçu 30 voix sur les 58 des membres du conseil exécutif.

La candidature présentée par le Qatar était par ailleurs très controversée. Nombre d’observateurs dénonçaient la «diplomatie du chéquier» menée par l’émirat, qui voulait s’offrir une direction d’agence de l’ONU comme il s’est offert clubs de football, entreprises et grands événements culturels et sportifs. Surtout le Centre Simon-Wiesenthal avait marqué son étonnement face à la candidature du ministre qatari dans une lettre adressée en mars à l’Unesco reprochant à ce dernier ces prises de positions anti-israéliennes notamment «les festivals de haine antisémite qui se déroulaient sous son autorité au Salon du livre de Doha». Hamad Bin Adulaziz al-Kawari avait également signé une préface pour un ouvrage qualifiant de mythe le lien entre Israël et Jérusalem ou désignant l’Etat hébreu comme l’origine de tous les maux au Proche et Moyen-Orient.

Or, le plus gros contributeur financier, les Etats-Unis (20% du budget) a claqué la porte de l'Unesco jeudi 12 octobre dernier dénonçant à la fois une gestion financière déplorable et des «préjugés anti-israéliens persistants». Israël, dans la foulée, leur a emboîté le pas d'autant que depuis 2011 la Palestine a obtenu le statut d’Etat membre de l'organisation..

Audrey Azoulay, par contraste, est née à Paris dans une famille juive marocaine originaire d’Essaouira. Son père est le banquier et homme politique André Azoulay, conseiller de l’actuel roi du Maroc comme il l’avait été de son père, Hassan II. Sa mère est la femme de lettres Katia Brami.

Son parcours est marqué par la culture, et particulièrement le cinéma.

Après avoir été magistrate à la Cour des comptes puis avoir occupé plusieurs fonctions à la Direction des médias du ministère de la Culture, elle est entrée au Centre national du cinéma (CNC) comme directrice financière en 2006, avant de devenir, de 2011 à 2014, la numéro deux de cet organisme en charge du système d'aide à la création cinématographique. «Ce qui m'a construite le plus professionnellement, c'est le cinéma», disait Audrey Azoulay, qui a sans cesse défendu l'exception culturelle française face à la puissance américaine.

Elle a été nommée en août 2014 conseillère de François Hollande chargée de la Culture et de la Communication épaulant le Président sur les dossiers comme la protection des droits sur Internet et l'accompagnant lors de ses sorties culturelles avant de devenir ministre de la culture.

La nouvelle directrice de l’Unesco, à 45 ans, incarne à sa manière le dialogue entre les deux rives de la Méditerranée.

Britney Delsey pour Day News World

 

FRAGILISATION DE L'ACCORD SUR LE NUCLEAIRE IRANIEN PAR DONALD TRUMP

Donald Trump président américain a opté pour une « non-certification » en dépit des assurances de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) sur le respect par l'Iran de l'accord. Yukiya Amano, le directeur de l'agence, a aussitôt réaffirmé après l'annonce américaine que l'Iran faisait l'objet « du régime de vérification nucléaire le plus solide au monde ».

Revient donc au Congrès après la décision de Donald Trump de décider de relancer ou non les sanctions : les parlementaires auront 60 jours pour décider de réimposer, ou non, les sanctions levées depuis 2015.

En refusant ce vendredi de certifier que Téhéran respecte ses engagements, Donald Trump a fragilisé l'accord obtenu de haute lutte en 2015.

Il a justifié sa décision en assurant que «le régime iranien a commis de nombreuses violations» avant d’ajouter que Téhéran avait notamment «intimidé» les inspecteurs de l’AIEA, l’agence atomique de l’ONU, chargés de contrôler ses activités nucléaires dans le cadre de l’accord.

La démarche du locataire de la Maison Blanche est en fait le résultat d’un compromis entre un président qui rejetait catégoriquement l’accord nucléaire avec l’Iran avant son arrivée à la Maison-Blanche et plusieurs membres de son administration.

En effet James Mattis, le secrétaire à la Défense, et Rex Tillerson, le secrétaire d’Etat,ont recommandé à Donald Trump de ne pas toucher à cet accord signé en 2015 par l’Iran et les cinq membres permanents du Conseil de sécurité de l’ONU ( Etats-Unis, Russie, Chine, France, Grande-Bretagne) ainsi que l’Allemagne et l’Union européenne. La majorité républicaine ne semblait pas prête à réimposer des sanctions et donc à endosser la responsabilité de saborder cet accord soutenu par les autres grandes puissances mondiales.

Cependant deux sénateurs républicains en coordination étroite avec le gouvernement veulent une loi qui créerait un nouveau seuil pour déclencher des sanctions contre l'Iran et qui rendrait permanentes les limites imposées sur le développement nucléaire iranien comme, entre autres, la prolongation des contraintes portant sur la production de fuel nucléaire iranien.

« Nous proposons une voie qui comblera les lacunes de l'accord nucléaire tout en maintenant l'administration dans l'accord », a expliqué Bob Corker, président de la commission des Affaires étrangères du Sénat.

Pour la Maison-Blanche il s 'agit d'adopter une nouvelle stratégie face à l’Iran . Selon un document diffusé jeudi soir, cette stratégie doit permettre de «neutraliser l’influence déstabilisatrice du gouvernement de l’Iran et contenir son agression, en particulier son soutien du terrorisme et des militants».

Mais rien n'indique que Téhéran acceptera de nouvelles contraintes sans broncher. Et les pays signataires de l'accord se sont dit préoccupés par cette initiative susceptible non seulement de relancer la spirale de la prolifération nucléaire, mais aussi de mettre Israel en danger.

« Cela met en danger les intérêts de la sécurité nationale des Etats-Unis et de leurs proches alliés », a prévenu sans ambages l'ancien chef de la diplomatie américaine John Kerry , négociateur du texte.

Jean-Yves Le Drian, le ministre français des Affaires étrangères, avait jugé le mois dernier à New York qu’il était «essentiel de maintenir» l’accord avec l’Iran «pour éviter une spirale de prolifération et (ne pas) encourager ainsi les parties les plus dures en Iran à se lancer dans l’acquisition de l’arme atomique». Le chef de la diplomatie française a aussi mis en garde contre la tentation des voisins de l’Iran de se doter d’un arsenal nucléaire.

Cette perspective inquiète également Daryl Kimball, le directeur exécutif de l’Arms Control Association, un groupe qui lutte à Washington contre la prolifération des armes nucléaires pour qui. l’approche de l’administration Trump est un jeu dangereux ouvrant en effet la porte «  à l’Iran pour dénoncer l’accord dans deux à trois ans et ôter à Washington un instrument de contrôle et de pression. » ajoutant « Je suis alarmé car cela pourrait plonger le Moyen-Orient dans une spirale de prolifération.»

De plus la décision de Donald Trump affaiblit la position du président iranien, Hassan Rohani qui avait accepté cet accord face aux conservateurs. «  Hassan Rohani en est conscient et va répondre en conséquence. Cela signifie qu’il va peut-être soutenir des actions qui vont affaiblir l’accord.» selon Richard Nephew qui conclut que «si la décision de Donald Trump finit par endommager l’accord, une menace existentielle pour Israël pourrait resurgir.».

Joanne Courbet pour Day News World

 

IMMENSE DEFI POUR L'UNESCO

S'est ouvert le 4 octobre dernier, la 202ème session du Conseil exécutif de l'Organisation des Nations Unies pour l'Education, la Science et la Culture (UNESCO). L’Unesco, c’est l’agence de l’Onu pour la culture .Les bâtiments des années 50 sont plantés derrière l’Ecole militaire.

Les 58 états qui le composent auront la rude tâche, d'ici le 18 octobre prochain, d'élire le ou la successeur de l'actuelle Directrice générale, la bulgare Irina Bokova, élue en 2009 et réélue en 2013.

Cette élection qui se déroule en plusieurs tours sera doit ensuite obtenir la validatuion par l'ensemble des 195 états composant l'Unesco, lors de la 39eme Session plénière de mi-novembre.

L'organisation onusienne dont la mission depuis sa création en novembre 1945 visent à "construire la paix dans l'esprit des hommes et des femmes", traverse une profonde crise et s'interroge quant à son rôle réel en matière de diplomatie culturelle et éducative.

Ce jeudi 12 octobre les Etats-Unis suivis d’Israël ont claqué la porte de l'Unesco, accusant l'organisation onusienne d'être "anti-israélienne", eu égard notamment au vote de novembre 2011 qui permis la reconnaissance de la Palestine au sein de l'UNESCO.

Les Etats-Unis, avaient, du reste, déjà signifié leur profonde désapprobation quant à l'excessive politisation de l'organisation en arrêtant le paiement de leur quote-part de l'époque soit 20% du budget de fonctionnement de l'organisation. Le Japon lui avait emboîté le pas en se retirant de l'organisation en 2016.

Or ce soir l’Unesco élit son Directeur général.

Le dernier tour de l'élection très politique du prochain directeur général de l'Unesco oppose ce vendredi soir à Paris le représentant du Qatar Hamad bin Abdoulaziz Al-Kawari à la française Audrey Azoulay.

Lors d'un vote intermédiaire en début d'après-midi, l'ancienne ministre de la culture Audrey Azoulay  l'a emporté sur l' Egyptienne Moushira Khattab, par 31 voix contre 25.

Mais les deux candidatures pose problème..

Celle de la Française, ancienne ministre de la Culture sous François Hollande dans la mesure où il existe une règle tacite : le pays hôte renonce à diriger l’institution. Il n’y a jamais eu d’Américain à la tête de l’ONU. Ni d’Autrichien pour diriger l’OSCE à Vienne.

Le FMI à Washington est piloté par des Européens, on se souvient de Dominique Strauss-Kahn... De plus après une domination "occidentale" quasi exclusive depuis sa création à la tête de l'exécutif, la candidature française ennuie bien des Etats ayant une nette préférence pour une candidature à la fois arabe, musulmane, africaine qui conforterait l'Unesco dans sa dimension multiculturelle.

Mais la candidature du diplomate qatari s'avère également des plus problématiques .

Ce dernier n'hésitait pas lors de ses précédentes fonctions onusiennes - notamment quand il fut vice-président de l'Assemblée générale des Nations Unies à se singulariser par ses prises de positions anti-israélienne. Il a eu ainsi à "cautionner des projets et des programmes marqués par des contenus antisémites flagrants", comme l'a rappelé la Conférence des présidents, organisation juive américaine, il y a quelques jours, et avant cela le Cimon Wisenthal.

La perspective d'avoir à la tête de l'institution onusienne, un représentant d'un Etat farouchement opposé à l'Etat d'Israël n'enthousiasme guère et pourrait même discréditer l'institution.

.Autre défi: l' institution disposant d'un budget de seulement 630 millions d'euros, soit 10% du budget dédié aux opérations de maintien de la paix (7,87 milliards d'euros) son action constitue une prouesse pour réaliser les objectifs et devoirs ambitieux que sont la stabilité du monde. .

Ce duel illustre donc les profonds paradoxes en cours au sein du système multipolaire.

Joanne Courbet pour Day News World

 

DONALD TRUMP ET KIM-JONG

DANS L'ESCALADE VERBALE

Le conflit à distance entre Donlad Trump et Kim Jong-un n’en finit pas. Le président des États-Unis a soufflé sur les braises hier en évoquant implicitement la solution militaire comme « seule chose marchera ».

Trump ne cesse la multiplication des rodomontades contre la Corée du Nord et le dirigeant Kim Jong-un montre les muscles après chaque saillie de Trump.

Le locataire de la Maison Blanche a une nouvelle fois sous-entendu qu'il envisageait de recourir à la force contre le régime de Kim Jong-un.

C'est que selon, le député russe Anton Morozov qui s’est rendu la semaine passée à Pyongyang, la Corée du Nord se préparerait à un nouvel essai de missile. A Washington, un responsable américain a fait état d’indications relatives à un possible tir de missile ce mardi, le 10 octobre étant l’anniversaire de la fondation du Parti des travailleurs de Corée.

"Les présidents et leurs administrations parlent à la Corée du Nord depuis 25 ans, des accords ont été faits et de massives sommes d'argent dépensées...", a tweeté Donald Trump, "... n'ont rien donné, accords violés avant que l'encre n'ait séché, ridiculisant les négociateurs américains. Désolé, mais une seule chose marchera".

Devant l'Assemblée des Nations unies, en septembre Trump avait déjà menacé de "détruire totalement la Corée du Nord" si les Etats-Unis étaient menacés. Et plus récemment, alors qu'il était question des dossiers nucléaires en Iran et en Corée du Nord avec des dirigeants militaires américains le locataire de la Maison Blanche a laissé en suspens une phrase énigmatique "c'est peut-être le calme avant la tempête".

Interrogée au lendemain de ces déclarations, la porte-parole de la Maison-Blanche Sarah Sanders a répliqué que "comme il l'a dit à de nombreuses occasions, le président n'annoncera jamais à l'avance" sa stratégie.

De son côté, le Pentagone a déclaré que le travail du département de la Défense était de "présenter des choix militaires au président"

La réponse de Kim Jong-un ne s’est pas fait attendre.

Kim Jong-un s’exprimait samedi à l’occasion d’une réunion du comité central du Parti des travailleurs . Les armes nucléaires de la Corée du Nord, a-t-il dit, offrent une « puissante dissuasion protégeant solidement la paix et la sécurité dans la péninsule coréenne et dans l’Asie du Nord-Est » face aux « menaces nucléaires des impérialistes américains » et son discours a été relayé .

Kim justifiait également la pertinence du « byungjin », la doctrine de développement parallèle des armes nucléaires et de l’économie qu’il a relancée après son accession au pouvoir.

Des remaniements remarqués au sein de la haute structure hiérarchique du régime ont eu lieu: la sœur cadette du dirigeant, Kim Yo-jong, 28 ans jusqu'à lors directrice adjointe du département de la propagande du Parti des travailleurs, devient membre suppléante du Politburo. Sa promotion constitue une consolidation supplémentaire du pouvoir de la famille Kim.

En janvier, le département américain du Trésor avait inscrit cette dernière sur une liste noire d’officiels nord-coréens accusés de « graves atteintes aux droits de l’homme » Les autres promotions annoncées ce dimanche concernent Kim Jong-sik et Ri Pyong-chol, qui coordonnent les programmes balistiques nord-coréens.

Le chef de la diplomatie nord-coréenne, Ri Yong-ho,présent le mois dernier à la tribune de l'Assemblée générale des Nations unies, a été promu au rang de membre de plein droit du Politburo. « On peut désormais, sans risque de se tromper, considérer Ri comme l’un des principaux décideurs politiques de Corée du Nord », estime Michael Madden, spécialiste de la Corée du Nord.

Un jeu dangereux pour la paix de la planète.

Alize Marion pour Day News World

 

DE TEMPETES TROPICALES EN OURAGANS

NATE FAIT DEJA 22 MORTS

La saison des ouragans semble ne plus en finir dans l'Atlantique.La tempête tropicale Nate qui a fait 22 morts et 30 disparus en Amérique centrale va virer à l'ouragan en abordant le nord du continent, Mexique et sud-est des Etats-Unis.

La tempête tropicale Nate apportant des pluies diluviennes, onze décès sont signalés au Nicaragua, huit au Costa Rica et trois au Honduras.

Le bilan reste provisoire: sept personnessont portées disparues au Nicaragua et 15 au Costa Rica une fois encore durement touché :

plus de 5.000 personnes ont été poussés à l'abandon de leurs maisons.

En cause des torrents de boue annoncés.

Les écoles et administrations ont été fermées au Costa Rica l'état d'urgence a été décrété.

Le Nicaragua voisin doit lui affronter des glissements de terrain, des inondations et des coupures d’électricité.

La vice-présidente et porte-parole du gouvernement, Rosario Murillo, estime à plus de 10.000 personnes le nombre de personnes impactées suite aux inondations et coulées de boue.

Le directeur des services d'urgence, Ivan Brenes a appelé la population à respecter les consignes.

"Les pluies vont continuer, les sols sont saturés et le risque de coulées de boue ou d'inondation persiste", a-t-il précisé .

Non seulement les coulées de boue mais également la venue de crocodiles vivant dans les rivières côtières constituent un grave danger.

Une fillette de trois ans a été emportée par une coulée de boue meurtrière. Des disparus sont signalés avec deux équipages de bateaux de pêche ayant coulé dans le Pacifique.

De nombreux vols ont été annulés depuis l'aéroport international.

Les pluies ont causé l'inondation d'habitation, le déracinement d'arbres,  l'effondrement de ponts, et les routes sont devenues impraticables transformées en rivières dans les trois pays affectés.

Ce troisième ouragan se dirige vers les Etats-Unis !

Le centre américain des ouragans (NHC) a indiqué que la tempête tropicale, située sur l'est du Honduras jeudi soir, allait continuer sa route en direction du Nord.

Elle sera "proche de l'intensité d'un ouragan" lorsqu'elle atteindra vendredi soir la péninsule du Yucatan (est du Mexique) frappant les Etats-Unis ce week-end.

Selon le NHC la tempête sera "proche de l'intensité d'un ouragan" lorsqu'elle atteindra vendredi soir la péninsule du Yucatan, situé à lest du Mexique, pour se renforcer en ouragan au cours du week-end lors .de sa traversée du Golfe du Mexique- évacuations des plates-formes pétrolières et gazières.

Elle frappera le sud des Etats-Unis ,les Etats de Louisiane et de Floride.

"Nous anticipons son impact", a déclaré le gouverneur de la Louisiane, John Bel Edwards, qui a déclaré l'état d'urgence

Le maire de la Nouvelle-Orléans , malheureusement habituée aux inondations, entend demander au président Donald Trump que soit décrété l'état de catastrophe naturelle avant le passage de l'ouragan.

Nate s'annonce comme le troisième ouragan à frapper les Etats-Unis en moins de deux mois, après Harvey en août au Texas et d'Irma en septembre en Floride..

Andrew Preston pour Day News World

ACTE DE TERRORISME

A EDMONTON AU CANADA

CINQ BLESSES

Un homme a attaqué un policier d'Edmonton, capitale de la province de l'Alberta (Canada), avec un couteau avant de précipiter un camion de location quelques heures plus tard sur des piétons au centre-ville est soupçonné d'« acte de terrorisme », a fait savoir le chef de la police Rod Knecht, dimanche matin.

Le premier incident a eu lieu peu après 22 h, heure de l'Est, près du Stade du Commonwealth.

Une voiture Chevrolet blanche a foncé sur un barrage policier, frappant un policier qui effectuait des contrôles de routine avant de percuter une autopatrouille à proximité du stade.

L' individu est sorti du véhicule attaquant au couteau le même policier . Puis le suspect s'est enfui à pied, laissant un drapeau du groupe armé État islamique dans son véhicule, a confirmé la police.

Quelques heures plus tard, un camion de location est arrivé à un contrôle de police à proximité du stade. Le chauffeur a présenté un permis de conduire au nom du propriétaire de la voiture impliquée dans la première attaque. Le policier a reconnu le nom et fait le lien avec l'événement précédent. Le chauffeur du camion a rapidement pris la fuite.

Une course-poursuite a alors débuté au centre-ville d'Edmonton,

Le camion aurait délibérément tenté de happer des piétons le long de l'avenue Jasper, l'une des rues les plus fréquentées du centre-ville le samedi soir. Il a heurté quatre piétons pour ensuite faire des tonneaux et se renverser.

La police a ensuite mentionné l'arrestation d'un homme sans révéler son identité. "La police d'Edmonton a interpellé et placé en garde à vue un homme que nous pensons être responsable de ces actes de violence", a déclaré le chef de la police d'Edmonton. Et de poursuivre : "Nous pensons que c'est un individu qui a agi seul, bien que l'enquête en est à son tout début."

Paul Emison pour Day News World

 

UN OUI MASSIF AU REFERENDUM POUR L'INDEPENDANCE DU KURDISTAN IRAKIEN

Le «oui» l’a emporté avec 92,73% au référendum d’indépendance organisé lundi 25 septembre 2017 au Kurdistan irakien à l’initiative du président de cette région autonome Massoud Barzani, selon les résultats officiels proclamés mercredi par la commission électorale.La participation a atteint 72,16%.

Mais leur rêve d'indépendance chéri depuis un siècle ne devrait pas être réalité dans un avenir proche.

Le président kurde Massoud Barzani avait déjà fait savoir avant sa tenue que la victoire du «oui» ne serait pas immédiatement suivie d’une déclaration d’indépendance mais marquerait plutôt le début de «discussions sérieuses» avec le pouvoir central irakien sur les points de contentieux.

Cette victoire au référendum va permettre au président du Kurdiskan Massoud Barzani de faire pression sur le gouvernement irakiens pour l'obtention d'une partie des revenus du pétrole de l'Irak.

Le Premier ministre irakien Haider al-Abadi a toutefois posé mercredi l’annulation des résultats du référendum comme condition préalable à toute négociation avec le Kurdistan. Les députés irakiens ont de leur côté demandé à M. Abadi, en tant que chef des forces armées de «prendre toutes les mesures nécessaires pour maintenir l’unité de l’Irak, protéger les citoyens».

Ils ont en outre exigé l’envoi des forces de sécurité dans les zones disputées entre Bagdad et Erbil, où les autorités du Kurdistan irakien ont également organisé le scrutin lundi.

Mais ces "discussions" seront tendues et le risque d'escalade est grand face au refus du pouvoir central de voir l'Irak amputé de sa région nord.

Ces régions sont la riche province pétrolière de Kirkouk et des secteurs de celle de Ninive, de Dyala et de Salaheddine.

La plupart avaient été conquises par les peshmergas, les combattants kurdes, en 2014, lorsque le chaos régnait dans le pays après l'offensive des jihadistes du groupe Etat Islamique. Haider al-Abadi a également intimé l'ordre à Barzani de remettre aux autorités centrale le contrôle de ses deux aéroports régionaux, Erbil et Souleimaniyeh. En cas de refus, tous les vols internationaux depuis et vers le Kurdistan seront annulés.

Les compagnies nationales aériennes du Liban et d'Egypte ont annoncé mercredi la suspension à partir de vendredi de leurs vols à destination d'Erbil, à la demande des autorités de Bagdad.

Ce scrutin a été vivement dénoncé par  les pays voisins tout particulièrement l'Iran, la Syrie et la Turquie , trois autres pays comptant des minorités kurdes.Pour Bagdad, Ankara, Damas ou Téhéran, le risque est clair: que ce scrutin fasse tâche d'huile et que la carte de la région, dessinée après la

Première guerre mondiale sur les dépouilles de l'Empire ottoman, ne soit redessinée. C'est cette même carte, issue du traité de Lausanne de 1923, que les Kurdes n'ont jamais acceptée, voyant alors leur Etat rêvé morcelé en quatre.

Paul Emison pour Day News World

L"EFFONDREMENT DU MOYEN-ORIENT EST-ELLE

POUR LE PEUPLE KURDE

UNE CHANCE A SAISIR ?

Les Kurdes reviennent sur le devant de la scène au Moyen-Orient mais cette fois non pas en tant que victimes subissant l'oppression des régimes en place mais en tant que combattants anti-djihadistes en Syrie et en Irak. La question de la cause kurde pourrait-elle revenir à l'ordre du jour dans un proche avenir ?

Vers une dynamique régionale kurde ?

La population kurde, estimée à environ 40 millions, se concentre sur essentiellement quatre pays du Moyen-Orient: la Turquie, l'Iran, l'Irak et la Syrie.

Ce peuple se voit de facto privé de territoire dès les accords Sykes-Picot de 1916.

En effet ces derniers décident officieusement le partage des vestiges de l'empire Ottoman entre les vainqueurs de la Première Guerre mondiale.

C'est à partir de ce moment que les Kurdes ne vont cesser, semble-il, de revendiquer un Kurdistan indépendant, tel que prévu dans le traité de Sèvres. Leur histoire est donc marquée par une montée de la prise de conscience d’une identité nationale et des luttes armées contre leur nouveaux États respectif

Face à ces États qui ont tenté une assimilations plus ou moins brutales, le succès des Kurdes ont été divers.

Les Kurdes syriens et iraniens ont longtemps été traités comme des minorités assez loin des préoccupations de ces régimes autoritaires. En Iran ils sont considérés comme non perses . En Syrie comme non arabes.

Les Kurdes irakiens, après une longue période d'affrontement, ont fini par obtenir une autonomie partielle en 1991 suivie d'une autonomie régionale après l’intervention américaine de 2003 en Irak. En 2005 la Constitution consacre le Kurdistan irakien dirigé avec un grand succès économique par le Gouvernement régional du Kurdistan(GRK).

En Turquie de violents conflits entre le PKK( parti des travailleurs du Kurdistan) et les forces turques ont jalonné les années 1984 à 2000. L’État turc a traité durement les Kurdes(comme les Arméniens et les Assyriens) incluant même dans la loi turque l’enregistrement national et dans l’Ordonnance sur les noms de famille, l'interdiction de porter un nom kurde et même de parler la langue kurde. Mais le poids démographique (15 millions) et intellectuel a fini par peser auprès du Président Erdogan qui a ouvert des négociations avec le PKK dès 2013. Le jeune parti kurde, le HDP, fort de 80 députés, couvre maintenant le territoire turc jusqu'à Izmir et Istanbul, sur la côte occidentale du pays.

Ainsi les peuples kurdes dans leurs pays respectifs ont-ils réussi à obtenir une quasi reconnaissance.

Une nouvelle donne avec Daech et l'Etat Islamique : la reprise des armes par le peuple kurde.

A nouveau considéré comme des minorités par Daech et l'Etat Islamique,donc combattu par l'EI le peuple kurde a dû reprendre les armes contre ce nouvel ennemi du Moyen-Orient qui cherche à étendre et imposer l'islamisme. Ils réussissent à repousser la progression de l'EI dans certains territoires se battant sur plusieurs fronts.

C'est ainsi que le nord-est de la Syrie tombé aux mains du groupe terroriste Daech aurait été reconquis par la coalition arabo-kurde syrienne, soit une zone équivalant à 1400 kilomètres carrés

Forts de leurs victoires les kurdes reprennent de l'importance au niveau géopolitique. Toujours en Syrie le PYD , cousin du PKK, a sécurisé depuis 2012 « trois cantons » et en a désormais l'administration concédée par le président syrien Bassar Al Assad.

En Irak également les Kurdes appelés aussi peshmergas ont obtenu par des victoires armées sur l'EI en défendant Erbil leur capitale et s'emparant de Kikouk. Des renforts des kurdes turcs du PKK sont venus s'ajouter au combat contre les djiadistes.

Les Kurdes deviennent alors des interlocuteurs incontournables de la communauté internationale se battant contre le terrorisme au point que cette dernière leur fournit parfois un soutien logistique.

Les militants guerriers kurdes représentent actuellement le seul rempart crédible contre le djiadisme. Ils représentent la défense de la liberté contre les force de l'obscurantisme. Longtemps ostracisés, les Kurdes s'imposent aujourd'hui comme une composante essentielle de l’avenir du Proche-Orient .

Vers la réalisation d'un Kurdistan indépendant ?

Les figures de la clandestinité et de la lutte armée qu'étaient les Kurdes se sont transformées en éléments rassurants et stabilisateurs au Proche-Orient : ils sont devenus des acteurs incontournables. Et c'est le rêve d'un Kurdistan indépendant qui permet à ce peuple de maintenir son cap et de poursuivre sa lutte. La formation d'un État kurde structure toujours les imaginaires.

Mais est-ce concevable ?

C'est sans compter avec le fait que les différentes communautés installées dans les quatre pays (Syrie, Irak, Iran, Turquie) ont bien du mal à s’entendre entre elles.

Dans un article publié sur le site de Slate en novembre 2012, Ariane Bonzon, journaliste spécialiste de la Turquie et du Moyen-Orient souligne que les Kurdes composent « ...un peuple des montagnes et un peuple anciennement nomade, ce qui ne prédispose pas à l’unification. De plus, l’organisation, encore très tribale, oppose souvent les chefs de tribus. »

De plus la communauté internationale ne verrait pas d'un bon œil éclater la Turquie, l’Irak ou la Syrie en armant le Kurdistan.

«Si Kurdistan il doit y avoir, ce devra être un État fédéral, qui préserve les identités régionales et les sensibilités politiques » affirme Kendal Nezan.

Joanne Courbet pour Day News World

PASSAGE A L'ACTE DE DONALD TRUMP POUR LA COREE DU NORD

Après la guerre des mots entre Donald Trump et le leader nord-coréen Kim Jong-un , une nouvelle étape a été franchie  samedi 23 septembre 2017 :

une manœuvre militaire des Américains près des côtes de la Corée du Nord.

Des bombardiers B-1B ont en effet décollé de la base militaire américaine Guam située dans le Pacifique et ont volé près des côtes de la Corée du Nord. Des F-15 ont également décollé du Japon pour survoler la partie nord de la Corée du Nord.

«C'est l'endroit le plus au nord de la zone démilitarisée qu'un avion américain ou un bombardier a survolé au large des côtes nord-coréennes au 21e siècle, soulignant à quel point nous prenons au sérieux le comportement dangereux de la Corée du Nord», écrit Dana White, la porte-parole du Pentagone, dans un communiqué. Le but est d'envoyer un «message clair» à Pyongyang.

Une démonstration de force qui montre la détermination des Américains à utiliser toutes les options militaires pour la protection des intérêts américains, mais aussi de ceux des alliés, la Corée du Sud et le Japon.

L'escalade verbale entre entre le président américain, Donald Trump, et le dirigeant nord-coréen, Kim Jong-Un est donc passée à une autre dimension alors que la communauté internationale redoute un nouvel essai nucléaire de la Corée du Nord.

La crainte d'un nouvel essai nucléaire= ravivée plus tôt samedi par un séisme de magnitude 3,5 en Corée du Nord.

Mais les experts considèrent toutefois comme une probable réplique sismique du très puissant test effectué le 3 septembre.

Le Service sismique chinois CENC avait évoqué dans un premier temps une possible «explosion»pour arriver cependant à la conclusion que l'incident présentait plutôt les caractéristiques d'un séisme naturel.

La communauté internationale appelle aux négociations.

Joanne Courbet pour Day News World

 

HOSTILITE QUASI INTERNATIONALE AU REFERENDUM KURDE IRAKIEN

 

Malgré l'opposition de l'État central, les pressions de Washington et de presque toute la communauté internationale, le gouvernement kurde reste sur son idée : l'organisation d'un référendum d'indépendance lundi 25 septembre.

Les trois autres pays que sont l'Iran, la Turquie(15 millions de Kurdes), la Syrie montrent également leur hostilité à un Etat kurde en Irak craignant une contagion chez eux.

Certains analystes pensent que la priorité accordée par Ankara au combat contre les velléités indépendantistes kurdes pourrait même déboucher sur un terrain d'entente avec le régime syrien de Bachar al-Assad, pourtant devenu ennemi juré depuis le début du conflit en Syrie en 2011.

Joanne Courbet pour Day News World

 

LE « ROCKET MAN » KIM JONG-UN

MENACE DONALD TRUMP

LE « RADOTEUR MENTALEMENT DERANGE »

Nouvel épisode dans la série d'échanges fleuris entre le président américain et le dictateur nord-coréen. Pour Kim Jong-un, Donald Trump ne serait qu'un «radoteur mentalement déséquilibré» à qui il promet de «faire payer» son discours belliqueux à la tribune de l'ONU.Le président américain   a tout simplement menacé la Corée du Nord de destruction complète.

Se frotter à la puissance nucléaire américaine semble un jeu d'enfant à celui qui pense à un éventuel essai de bombe H dans le Pacifique.

Trump "m'a insulté, moi et mon pays, sous les yeux du monde entier, et a livré la plus féroce déclaration de guerre de l'histoire", a déclaré le leader nord-coréen, selon une dépêche de l'agence officielle nord-coréenne KCNA.

"Je ferai payer cher à l'homme à la tête du commandement suprême aux Etats-Unis son discours", a-t-il surenchéri deux jours après les propos du président américain à l'ONU

"Je disciplinerai par le feu le gâteux américain mentalement dérangé", a-t-il pouruivi.

Kim Jong-Un, fait des plus rares, s'est adressé aux Nord -Coréens ce qui ne prélude rien de bon. «Ses remarques [...] m'ont convaincu, plutôt que de m'effrayer ou de m'arrêter, que la voie que j'ai choisie est correcte et que c'est celle que je dois suivre jusqu'au bout, a-t-il expliqué dans une rare déclaration publique diffusée par les médias officiels.

Ces déclarations incendiaires du dictateur nord-coréen interviennent alors que Donald Trump a annoncé qu'il avait signé un ordre exécutif interdisant aux entreprises de travailler aux Etats-Unis si elles travaillaient aussi avec la Corée du Nord.

"Les institutions financières étrangères sont maintenant averties qu'elles doivent choisir entre faire des affaires avec les Etats-Unis ou avec la Corée du Nord", a déclaré le secrétaire américain au Trésor Steve Mnuchin.

De plus la Chine s'est engagée à respecter les sanctions à l'égard de son allié mais continue de prôner le dialogue. L'étau se referme apparemment autour de Pyonyang.

Nombre d' experts mettent en garde contre l'inefficacité de ces mesures de rétorsion et les risques de la violence toujours plus grande des discours américain et nord-coréen.

Le chef de la diplomatie nord-coréenne Ri Yong-ho,présent à l'Assemblée générale des Nations unies à New York, n' a-t-il pas déclaré aux journalistes que Pyongyang pourrait désormais faire exploser une bombe à hydrogène en dehors de son territoire ?

"Je pense qu'il pourrait y avoir un essai de bombe H d'un niveau sans précédent, peut-être au-dessus du Pacifique", a-t-il précisé.

"L'hystérie militaire mène non seulement à l'impasse mais aussi à la catastrophe", a prévenu le ministre des Affaires étrangères russe Sergueï Lavrov .

Joanne Courbet pour Day News World

SEISME MEXICO LE BILAN EN HAUSSE

AU MOINS 310 MORTS

Bilan des morts d’alourdi d'heure en heure à Mexico

On compte en ce moment 310 morts et un nombre important de blessés.

Environ 40% de la ville de Mexico et 60% de l'Etat de Morelos se trouvent sans électricité en ce mercredi 20 septembre 2017.

Le bilan des effondrements d'immeubles à Mexico en hausse également soit au moins une cinquantaine de bâtiments.

Le survol de Mexico en hélicoptère seul moyen actuel de survol carl’aéroport international de Mexico est fermé pour le moment laisse voir les plaies béantes un peu partout dans la ville est ses environs.

D'impressionnantes images vues d'en haut montrent l'étendue des dégâts dans la capitale.

Les écoles ont également été évacuées et fermées.

On observait des habitants paniqués descendus en nombre dans les rues.

Bâtiments effondrés, véhicules écrasés par la chute de débris qui jonchent l'ensemble de la capitale.

Les pompiers et secouristes sont un peu partout pour intervenir dans des situations et conditions des plus difficiles .

On est vraiment sous le choc !!!

Paul Emison Mexico pour Day News World

 

ALERTE DEMOGRAPHIQUE

10 MILLIARD D'HABITANTS EN 2050

DONT UN QUART D'AFRICAINS

La population mondiale, dont le nombre a été multiplié par sept au cours des deux derniers siècles, devrait quant à elle atteindre les 10 milliards d'habitants d'ici 2050.

Ce qui signifie que la population augmenterait encore d'un tiers d'ici 2050 : de 7,5 milliards actuellement elle passerait à 10 milliards

L'Afrique devrait compter 2,5 milliards d'habitants en 2050 soit un quart de la population. La population du continent africain devrait donc doubler d'ici à 2050, quadrupler d'ici à 2100..

"L'un des grands changements à venir est le formidable accroissement de la population de l'Afrique", indique l'étude de l'Institut français d'études démographiques (Ined) publiée ce mercredi.

De 1,2 milliard d'habitants en 2017, le continent africain verra sa population atteindre 2,5 milliards en 2050 et "pourrait quadrupler pour atteindre 4,4 milliards en 2100, ceci malgré le sida".

Si la mortalité en Afrique a bien baissé notamment la mortalité infantile il n'en va pas de même de la fécondité.

"Là où elle reste encore élevée, 3 enfants ou plus en moyenne par femme, c'est dans presque toute l'Afrique, quelques pays de la péninsule arabe, et une bande de l'Asie qui va de l'Afghanistan, au nord de l'Inde (en passe de dépasser la Chine avec ses 1,35 milliards d'habitants), en passant par le Pakistan. C'est là qu'aura lieu le gros de l'accroissement démographique dans les années à venir", prédit Gilles Pison.

En effet, la fécondité a largement diminué au cours du dernier siècle, passant de cinq enfants par femme en 1950 à 2,5 aujourd'hui. La fécondité la plus basse se retrouve à Taïwan et en Corée du Sud (1,2 enfant par femme), la plus élevée au Niger (7,3 enfants). Niger (7,3 enfants)."La fécondité a baissé presque partout mais les écarts restent grands", précise Gilles Pison, auteur de l'étude.

En Afrique la fécondité a également diminué, les femmes mettant au monde 4,5 enfants en moyenne chacune en 2017, contre plus 5,5 il y a 20 ans. Mais elle a davantage baissé ailleurs : 2,1 enfants seulement par femme en Asie en 2017, 2,0 en Amérique latine, 1,9 en Amérique du Nord et 1,6 en Europe.

L'Afrique se développe sur le plan économique, mais lentement, et sans avoir encore atteint le niveau des pays asiatiques ou latino-américains à l'époque où leur fécondité a commencé à diminuer fortement.

Or le développement économique va souvent de pair avec la baisse de la fécondité. Et l'instruction des femmes demeure un facteur-clé. Plus les femmes sont instruites et moins elles mettent d'enfants au monde. Les pays asiatiques et latino-américains ayant beaucoup investi dans l'éducation pour tous il y a quelques décennies ont connu une baisse de la fécondité.

Si les programmes nationaux de limitation des naissances existent, ils sont peu efficaces par manque de moyens et surtout par manque de motivation de leurs responsables et des personnels chargés de les mettre en œuvre sur le terrain. De rares exceptions confirme la règle : le Rwanda, l'Éthiopie et le Malawi ont misés sur la famille de petite taille en faisant de la diminution de la fécondité une de leurs priorités. chargés de les mettre en œuvre sur le terrain. Parmi les rares exceptions, le Rwanda, l'Éthiopie et le Malawi, pays où les autorités sont très engagées en faveur de la famille de petite taille et ont fait de la diminution de la fécondité une de leurs priorités.

Les sept pays les plus peuplés de la planète sont la Chine, l' Inde, les États-Unis, l'Indonésie, le Brésil, le Pakistan et le Nigeria. A eux seuls ils totalisent actuellement 3,93 milliards d'habitants, soit plus de la moitié de la population mondiale.

La Chine, pays le plus peuplé avec 1,38 milliard d'habitants,rivalise avec l'Inde, 1,35 milliard, qui pourrait la dépasser "avant 2030", selon les prévisions puisque le taux de fécondité s'élève à 2,3 enfants par femme en Inde contre 1,8 en Chine..

Kelly Donaldson pour Day News World

LE PRESIDENT MACRON A L'ONU

PREND LE CONTREPIED DU PRESIDENT TRUMP

EN DEFENSEUR DU MULTILATERALISME

Depuis la fin de la guerre froide, en 1990, l'ambiance n'avait jamais été aussi tendue lors d' une assemblée générale des Nations . La crise nord-coréenne faisant resurgir le spectre d'un conflit nucléaire y contribue. Mais c'est surtout le discours très offensif de Donald Trump qui a inquiété avec sa vision politique unilatérale balayant le respect du multilatéralisme .

Le président du pays le plus puissant de la planète s'est déclaré prêt à « détruire » la Corée du Nord La violence du propos tout comme la nature de l'engagement international des États-Unis ont sidéré l'assemblée.

Depuis 1945, l'Amérique, forte de son statut de vainqueur, a toujours respecté des règles qu'elle avait elle-même dictées à la fin de la guerre. Puis en 1990 ce fut la fin de la guerre froide mais l'Amérique engagée à l'échelle du monde assuma toujours sa responsabilité de grande puissance du monde, ne rompant jamais vraiment avec le multilatéralisme. Or pour Donald Trump ce la conception multilatérale des relations internationales ne va pas de soi et peut même nuire aux intérêts américains.

A l'inverse et prenant le contre-pied du Président américain, Emmanuel Macron s'est fait hier le chantre à l'Onu du multilatéralisme.

La formule d'Emmanuel Macron vaut programme :

« Il n'y a rien de plus efficace que le multilatéralisme. » .

La coopération internationale reste un principe pour sauvegarder la paix du monde.

Pour sortir de la guerre en Syrie.

Pour préserver l'accord avec l'Iran sur le nucléaire.

Pour conjurer, le risque de guerre avec la Corée du Nord et de prolifération nucléaire.

 

1° Sur la Syrie

Le président français Emmanuel Macron a fait part de son désir de créer« un groupe de contact » sur la Syrie permettant l'enclenchement d' une nouvelle dynamique. Ce groupe de contact intégrerait les membres du Conseil de sécurité de l’ONU et les parties prenantes au conflit. Une solution politique au conflit doit être trouvée. "Pour établir une paix durable et juste, il y a urgence à nous concentrer sur le règlement politique de la crise par la transition", a-t-il dit à l'aide d' une solution "à terme politique et non militaire". Les négociations de paix menées au Kazakhstan semblent ne pas suffire.

2° Sur l'Iran

Dénoncer l'accord sur le nucléaire iranien, comme menacent de le faire les Etats-Unis, serait "une lourde erreur", a lancé mardi à l'ONU le président français Emmanuel Macron.

"Notre engagement sur la non prolifération a permis d'obtenir un accord solide, robuste, qui permet de vérifier que l'Iran ne se dotera pas de l'arme nucléaire. Le dénoncer aujourd'hui sans rien proposer d'autre serait une lourde erreur, ne pas le respecter serait irresponsable, parce que c'est un accord utile", a déclaré M. Macron , appelant à le prolonger au-delà de 2025.

3° Sur la Corée

Emmanuel Macron a appelé Pyongyang à revenir à la table des négociations. Pour lui l’option militaire, envisagée par Donald Trump, n’était pas une bonne solution et elle enclencherait une escalade du conflit ."La France ne fermera aucune porte au dialogue, si ce dialogue est utile à la paix", a-t-il déclaré.

4° Sur le climat

Le Président français a défendu bec et ongles l’accord de Paris sur le climat.

Emmanuel Macron a déclaré mardi à l'ONU que l'accord de Paris sur le climat « ne sera pas renégocié », tout en assurant « respecter » la décision des États-Unis de quitter cet accord en juin dernier. Il a affirmé que « la porte sera(it) toujours ouverte » aux Etats-Unis pour un retour dans l'accord mais que les autres Etats continueraient "à mettre en œuvre l'accord de Paris" Il a plaidé pour « un monde meilleur qui créera de l’innovation  » en luttant contre le réchauffement climatique. Il a également annoncé qu'un budget de 5 milliards d’euros par an serait consacré par la Frane à la lutte contre le changement climatique d’ici 2020.

5° Sur la Birmanie

Le Président français a dénoncé mardi devant l'ONU le "nettoyage ethnique" contre la minorité musulmane des Rohingyas. Plus de 400.000 ont fui la Birmanie ces dernières semaines pour se réfugier au Bangladesh ."Les opérations militaires doivent cesser, l'accès humanitaire doit être assuré, et le droit rétabli, face à ce qui est, nous le savons, un nettoyage ethnique", a martelé M. Macron.

6° Avocat fervent du multilatéralisme

Contrairement à Donald Trump fort de son slogan "America first", Emmanuel Macron a fait l’éloge du multilatéralisme en conclusion de son premier discours à l’Assemblée générale de l'ONU "Par langueur, nous avons laissé s'installer l'idée qu'on est plus fort quand on fait preuve d'unilatéralisme", a déclaré Emmanuel Macron. "Aujourd’hui, dans le monde tel qu’il va, il n’y a rien de plus efficace que le multilatéralisme, car tous nos défis sont mondiaux", a-t-il expliqué, comme le terrorisme ou le réchauffement climatique.

"L’ONU a toute la légitimité pour agir et préserver les équilibres du monde", a-t-il encore martelé prenant le contre pied du Président américain.

Joanne Courbet pour Day News World

OURAGAN MARIA BIEN PLUS FORT QUE PREVU IL POURRAIT SE TRANSFORMER EN EFFET

« FUJIWARA » ???

Dès hier, lundi 18 septembre 2017 La Martinique a été placée en alerte cyclonique violette, et depuis hier aussi, les autorités ont vers la mi-journée annoncées que l’ouragan serait au plus près des côtes nord de l’Ile..

Hier aussi, simultanément, La Guadeloupe a, quant à elle, a été placée en alerte cyclonique rouge ...

Mais à la surprise de tout le monde, Maria a finalement été plus fort que prévu , passant de catégorie 2 (tempête tropicale ) à catégorie 5 (cyclone majeur) en quelques heures cette nuit. Le phénomène est inédit ; il inquiète beaucoup les spécialistes.

Les Guadeloupéens qui se sont tous confinés, s’apprêtent à voir passer l’ouragan dont le vent pourraient souffler jusqu’à à 300 km heures, avec des trombes d’eaux énormes qui terrifient, car responsables de terribles inondations et de vagues de 5 à 10 m.

Les habitants de la Guadeloupe sont épouvantés. Ils n’ont jamais connu de telles phases cycloniques.

Les plaies à peine pansées, Maria est repassées au dessus de Saint Martin vers 1 h cette nuit. Les nerfs des habitants ont été à nouveau mis à rude épreuve. L’ile est une fois de plus coupée du monde.

Mais c’est surtout l’Ile de la Dominique, touchée par l’œil du cyclone qui est la plus impactée.

L’Arc Antillais est, tout entier, depuis quelques semaines, placé sous le spectre de la dangerosité de ces ouragans qui n’ont jamais été aussi violents selon certains témoignages d’habitants historiques, ceux qui par exemple ont connu Hugo. Maria est selon eux, pire qu’Hugo ! On en est déjà à 4 cyclones de très forte intensité au dessus des Antilles et la période des ouragans qui vient juste de commencer ne devrait se terminer qu’au mois de novembre...Et nous sommes encore qu’en septembre !

Tirant les leçons de ce qui s’est passé pour Irma, Annick Girardin, la Ministre des Outres Mers s’est dit immédiatement inquiète dès les premières informations. Une cellule interministérielle s’est réunie dès hier, lundi 18 septembre.

Personnel de santé, militaires, membres de la Sécurité Civile, pompiers ont été dépêchés sur la Guyane, et sur la Martinique où un calme relatif est revenu assez rapidement

Sur la Guadeloupe, les communications sont aujourd’hui à mi journée coupées ou difficiles d’accès.

Dès que les avions pourront atterrir, tout ce personnel sera acheminé sur la Martinique où l'on dénombre 2 blessés légers et des dégâts matériels moins importants que prévu.

En tout état de cause, 80 000 personnes sont privées d’électricité depuis plusieurs heures en Guadeloupe, 10 000 étant également privées d’eau. Sur la Martinique c’est plus de 50 000 foyers qui sont privés d’électricité. Dans les deux iles, l’activité économique a été stoppée ; les transports ont été interrompus, les grands rassemblements arrêtés.

Les vols d’Air France, Air Caraïbe et Corsair ont été reportés. Les aéroports de Fort de France et Point à Pitre ont été fermés.

Dans quelques heures l’ouragan Maria passera au dessus de Porto Rico et au dessus des Iles vierges.

L’intensification des cyclones provient des conditions anticycloniques persistantes qui règnent sur le Nord de l’Atlantique et les renvoient donc vers l’Atlantique Sud.

Tous ces cyclones naissent dans la pouponnière cyclonique située vers l’Afrique de l’Ouest.

Mais il y a encore pire à venir, peut être ! Selon certains experts, Jose (qui n’a pas fini sa course) et Maria pourraient fusionner et créer un effet Fujiwara.

Jose est actuellement bloqué entre les Bermudes et les Etats américains de l’Amérique du Nord. Maria arrive sur ses talons !

Alors, l’effet Fujiwara, c’est quoi ?

Selon le Washington Post les deux ouragans pourraient se retrouver au large de la Côte Est des Etats-Unis, entre le 23 et le 26 septembre, au point de créer cet effet Fujiwara, un effet découvert et théorisé par un météorologue japonais en 1921.

Selon ce scientifique, deux tourbillons cycloniques qui tournent dans le même sens finissent par se rapprocher l’un de l’autre et à fusionner !!! Et à gagner en vigueur...pour atteindre une catégorie 6 (qui pour l’instant n’a pas et crée officiellement sur l’échelle de mesure)

Cela a été le cas des ouragans Hilary et Irvin qui ont fusionné dans le Pacifique fin juillet 1960, confirmant ainsi la théorie grâce aux observations satellites.

Seules des prévisions météorologiques « changeantes » pourraient changer la donne !

Mais selon d’autres experts, José pourrait finir par arriver sur les côtes françaises !!

En effet, après être né au large de l’Afrique de l’Ouest, puis avoir touché le continent américain nord, l’ouragan pourrait retraverser l’Atlantique, d’Ouest en Est cette fois ci !!!

Par chance, l’ouragan Jose pourrait avoir perdu de son intensité en arrivant à proximité des côtes françaises...

Mais, en cette année déjà exceptionnelle sur le plan cyclonique, il est possible que l’on n’ait pas encore tout vu !

Clara Mitchell pour Day News World

 

AU MOINS 248 MORTS

DANS LE SEISME MEXICO

Un séisme de magnitude 7,1 a secoué Mexico ville 20 millions d'habitants,de et ses alentours, mardi 19 septembre 2017, provoquant des effondrements d'immeubles avec un bilan provisoire de 226 morts.

On compte au moins 248  victimes au niveau national, dont 117 dans la capitale mexicaine.

L'État de Mexico, celui de Puebla, de Morelos, et de Guerrero ont été touchés.

.Le séisme qui s'est produit à 13h 17, heure locale, a frappé une quinzaine d'écoles à Mexico faisant de gros dégâts . Dans l'une d'entre elle, une vingtaine d'enfants sont décédés.

Le séisme d'hier s'est produit 32 ans jour pour jour après celui du 19 septembre 1985 frappant la capitale mexicaine.

Des scènes de panique dans cette mégapole.Le chef de l 'Etat appelle la population à garder son calme et à ne pas envoyer de fausses rumeurs sur les réseaux sociaux.

Les secouristes tentent de retrouver des survivants sous les décombres.

La secousse est survenue quelques heures seulement après des exercices antisismiques qui étaient programmés dans le pays.

 

 

Il s'agit à ce jour de l'un des plus puissants tremblements de terre qu’ait connu le Mexique,hormis celui de 1985 qui avait fait à l'époque plus de 10.000 morts.

Selon le président Enrique Pena Nieto, au moins" 27 bâtiments importants se sont effondrés."

Des explosions et plusieurs départs d'incendie ont été signalés dans de nombreux bâtiments.

Selon l'Institut géologique américain (USGS), qui avait tout d'abord parlé d'une magnitude 7,4, l'épicentre du séisme de ce mardi  19 septembre 2017 a été localisé à quelques kilomètres au sud-est d'Atencingo, dans l'Etat de Puebla, à une profondeur de 51 kilomètres.

Le président américain Donald Trump a tweeté dés l'information connue en soutien aux habitants de Mexico.

«Que Dieu bénisse les gens de Mexico. Nous sommes avec vous et nous serons là pour vous», a tweeté le président Donald Trump.

Plus d'information vous seront fournies par nos envoyés spéciaux ….

A suivre...

Paul Emison pour Day News World

LE DISCOURS GUERRIER DE

DONALD TRUMP A L'ONU AVEC SON SLOGAN « AMERICA FIRST »

Comme prévu Donald Trump a promis de « choisir l’Amérique d’abord, tout comme vous devez faire passer vos pays en premier », lors de son premier discours officiel devant l’assemblée générale de l’organisation des nations unies, mardi 19 septembre. « La souveraineté » de chaque pays forme un prémisse à la paix dans le monde. Il ajoute à ce premier pilier la «sécurité et prospérité ». Voilà les trois incontournables piliers aptes à garantir selon Donald Trump la paix dans le monde. Il a ainsi rassuré son électorat, les classe moyennes, en édictant ses priorités qui ne seront ni dictées ni infirmées par la communauté internationale.

« L’Etat nation demeure le meilleur appareil pour améliorer la condition des peuples », a-t-il déclaré. « Mais améliorer la vie de nos concitoyens nécessite aussi de travailler ensemble en harmonie », a-t-il ajouté .

Puis il a déroulé toute une liste de pays qui représentait,selon lui, une menace pour la paix et la stabilité dans le monde, utilisant des termes très durs voire guerriers à leur encontre. Autant dire que le Président des Etats-Unis n'a pas mâché ses mots pour qualifier ceux qu'il nomme les Etats-voyous. « Les terroristes et les extrémistes se sont rassemblés, renforcés et étendus à toutes les régions du globe, et des Etats voyous représentés ici soutiennent le terrorisme et menacent d’autres nations, ainsi que leur propre peuple, avec les armes les plus destructrices que l’humanité n’ait jamais connu. »

Le président américain s'en est pris fermement à la Corée du Nord, un "régime vicieux", et a brandit la menace de "détruire totalement" ce pays en cas d'attaque de Pyongyang. Le dirigeant nord-coréen Kim Jong-Un est embarqué dans "une mission-suicide", a lancé le président américain, allant jusqu'à le qualifier une fois de son surnom fétiche de « Rocket man ».

« Les Etats-Unis ont une grande force et une grande patience, a-t-il déclaré, mais si nous sommes forcés de nous défendre ou de défendre nos alliés, nous n’aurons d’autre choix que de détruire complètement la Corée du Nord. » « Espérons que cela ne sera pas nécessaire, c’est à cela que servent les Nations unies », a-t-il pris soin d'ajouter. Pour Trump, "la déclunéarisation est le seul avenir acceptable" pour la Corée du Nord. Il appelle à une mobilisation de la communauté internationale pour "isoler le régime de Kim".

Il a cité le cas de cet étudiant américain, Otto Warmbier, condamné à 15 ans de travaux forcés en mars 2016 pour avoir tenté de dérober selon le régime une affiche de propagande. Libéré le 13 juin dernier, dans le coma, ce dernier est décédé à l'hôpital de Cincinnati quelques jours plus tard.

Pour ce qui est de l'accord nucléaire conclu avec l'Iran, il est "un des pires auquel les Etats-Unis aient jamais participé" selon le président américain à la tribune de l'ONU. "Nous ne pouvons pas laisser un régime meurtrier continuer ses activités déstabilisatrices (...) et nous ne pouvons pas respecter un accord s'il sert à couvrir l'éventuelle mise en place d'un programme nucléaire", a déclaré M. Trump. Le président américain remet donc en cause ce qu'avait patiemment construit, dans le cadre du multilatéralisme, son prédécesseur Barack Obama :accord conclu entre les grandes puissances et Téhéran qui vise à contrôler l'usage pacifique de l'énergie nucléaire par l'Iran en échange d'une levée progressive des sanctions.

Donald Trump a également dénoncé une "situation inacceptable" avec la "dictature socialiste" qu'est le Venezuela "voisin". Il a rappelé que tout un peuple mourait de faim "Nous ne pouvons pas rester sans rien faire. En tant que voisin et ami responsable, nous devons avoir un but" pour les Vénézuéliens: "récupérer leur liberté, remettre le pays sur les rails et regagner la démocratie", a-t-il ajouté. Les Etats-Unis se disent prêt à "de nouvelles actions".

Le chef de la Maison Blanche a donc appelé les «Etats vertueux» à réagir. «Si les nombreuses nations vertueuses ne s'attaquent pas aux rares Etats voyous nous n'y arriverons pas» a-t-il lancé sans omettre de préciser que l'armée américaine allait «bientôt devenir plus forte que jamais».

Joanne Courbet pour Day News World

BIRMANIE AUNG SUU KY SORT DE SON MUTISME

La prix Nobel de la Paix s'est enfin exprimée ce mardi 19 septembre au matin sur le sort des Rohingyas dans son pays après plusieurs semaines de combat entre les Rohingyas, minorité musulmane ,et l'armée birmane .

Son long silence sur l'exode tragique de la minorité a fait descendre le prix Nobel de la paix de son piédestal.

Elle s'est exprimée en anglais dans un discours télévisé retransmis sur écran géant dans le centre de Rangoon.

Son message s'adressait clairement à la communauté internationale qui a accusé la Birmanie d'« épurement ethnique ».

A remarquer que l'ancienne dissidente entrée au gouvernement n'a pas prononcé une seule fois le terme de Rohingyas, tabou en Birmanie.

Elle a dénoncé toutes les violations des droits de l'Homme.

"Nous sommes aussi inquiets et nous cherchons à identifier les vrais problèmes. Comme je l'ai déjà dit, il n'y a pas eu de conflit depuis le 5 septembre, ni d'opération d'évacuation", a-t-elle expliqué.

Elle n'accuse pas l'armée de son pays qui a ,semble-t-il, depuis l'attaque de postes de police dans l’Etat de Rakhine mené des opérations ciblée contre les villages de la minorité musulmane poussant plus de 400 000 d'entre eux à l'exode.

Alyson Braxton pour Day News World

DES REFORMES VOULUES PAR

DONALD TRUMP DE L'INSTITUTION L'ONU

Les Etats-Unis participent à hauteur de 28,5% aux opérations de maintien de la paix et Donald Trump trouve cela "injuste".

Au début des années 2000 déjà , les Etats-Unis avaient œuvré pour l'obtention d'une réduction de leur participation au budget régulier de 25 à 22%.

Aussi le président américain a ouvert lundi les débats de l’Assemblée générale des Nations unies avec une initiative pour rendre l’Organisation « plus performante et efficace ». « L’ONU a été fondée dans un but très noble. (…) Mais ces dernières années, elle n’a pas atteint son plein potentiel à cause de la bureaucratie et d’une mauvaise gestion », a-t-il déclaré.

Concrètement, l’ONU est jugée trop bureaucratique, trop chère.

Réformer l’ONU est déjà une priorité du nouveau secrétaire général Antonio Guterres. Il a rappelé ce lundi que "l'organisation devait se montrer plus souple et agile, et donc plus efficace".

Derrière cette question économique se masque cependant également un enjeu politique : le multilatéralisme.

Encore au mois de janvier le locataire de la Maison Blanche avait estimé que l’ONU n’était « qu’un club où les gens se rassemblent, bavardent et passent un bon moment » ajoutant que c’était une "perte de temps" et une "perte d’argent" et que son élection reposait sur le slogan « L’Amérique d’abord. »

L'institution a fait du multilatéralisme la condition à la paix et à la sécurité dans le monde avec des opérations de maintien de la paix .

A l'heure où un repli nationaliste se dessine à travers la politique américaine , les pays présents (de grands absents comme la Chine, le Brésil ou l’Afrique du Sud ) redoutent une remise en cause du multilatéralisme relancé par les années Obama.

Malgré tout les Américains sont passés par l'ONU pour faire pression sur la Corée du Nord sans grand succès jusqu'à maintenant.

Ce mardi matin, Donald Trump prendra la parole pour la première fois face à l’Assemblée générale qui rassemble les 193 pays membres de l’ONU. Le discours du président américain est donc très attendu.

Joanne Courbet pour Day News World

LES TUNISIENNES ENFIN LIBRES DE CHOISIR

UN EPOUX NON MUSULMAN

La présidence tunisienne a annoncé jeudi 15 septembre l’abrogation de la circulaire de 1973 et des différents textes associés qui interdisaient jusqu’ici aux Tunisiennes de se marier avec un non musulman. C'est Saïda Garrach, porte-parole de la présidence de la République, grande militante féministe, qui a annoncé que « tous les textes liés à l’interdiction du mariage de la Tunisienne avec un étranger, à savoir la circulaire de 1973 et les textes semblables, ont été annulés ». « Félicitations aux femmes de Tunisie pour la consécration du droit à la liberté de choisir son conjoint » a-t-elle écrit sur sa page Facebook.

« Une immense victoire du mouvement féministe ! » a déclaré radieuse Monia Ben Jemia, juriste et présidente de l’association tunisienne des femmes démocrates (ATFD) dont l'un des grands combats de l’association crée en 1989 vient d’aboutir.

Une telle avancée conforte la Tunisie à l’avant-garde des droits des femmes dans le monde musulman. Habib Bourguiba, le « père de la nation » avait déjà imposé dès l’indépendance en 1956 la réforme du code du statut personnel en abolissant la polygamie, instituant le divorce judiciaire, et fixant l'âge minimum à 15ans pour le mariage - devenu plus tard 18 ans - allant jusqu'à exiger le consentement des deux époux.

La Tunisie est le pays musulman qui a le plus sécularisé son droit . Son code de la famille n’évoque pas la question du mariage entre musulman et non-musulman. Mais en 1973, année de réislamisation de la Tunisie, l’islam a alors été choisi pour combler le silence du législateur dans un arrêt de la Cour de cassation de juin 1973. « Attendu qu’il est incontestable que la femme musulmane qui épouse un non-musulman commet un péché impardonnable que la loi islamique tient un tel mariage pour nul et non avenu ». Cette année-là, le ministère de la justice publie donc ce texte qui, invoquant la « sauvegarde de l’originalité islamique de la famille tunisienne » et donc la nécessité d’« éloigner tous les côtés négatifs de l’Occident », interdit formellement un tel mariage. Le mariage avec un non-musulman devenait « un péché impardonnable » et de toute façon était déjà des plus mal perçus par la société. La circulaire était assez symptomatique des ambivalences de Bourguiba, le champion du modernisme tunisien à l’époque au pouvoir.

À l’occasion de la fête de la femme le 13 août dernier, le chef de l’Etat, Béji Caïd Essebsi, avait annoncé son souhait d’instaurer l’égalité successorale entre hommes et femmes et de lever l’interdiction frappant les mariages entre Tunisiennes et non-musulmans.

Il répond ainsi à la vaste campagne lancée par le collectif pour les libertés individuelles créé par une trentaine d’associations, dont l’ATFD, début 2016.

En effet au printemps, un collectif regroupant une soixantaine d’associations avait lancé une mobilisation pour l'obtention de l’abrogation de la circulaire de 1973. Celle-ci était « contraire à la Constitution de 2014 » à plus d'un titre. Non seulement elle violait le principe d’« égalité » entre « citoyens » et « citoyennes » (article 21), les hommes tunisiens pouvant épouser une non-musulmane mais elle ne respectait pas le principe de « liberté de conscience » (article 6) dans le présupposé que toute Tunisienne est nécessairement « musulmane ». La circulaire allait également à l'encontre de conventions internationales ratifiées par la Tunisie.

En cédant aux partisans de l’abrogation de la circulaire de 1973, le président Essebsi renforce son image de chef d’Etat moderniste .

Joanne Courbet pour Day News World

 

KIM JONG-UN REVE-T-IL D'UNE GUERRE MONDIALE?

En urgence après un nouveau tir de missile de la Corée du Nord au dessus du Japon le Conseil de sécurité de l'ONU va se réunir vendredi à 15h00 (19h00 GMT), à huis-clos.

Le Japon a vigoureusement condamné ces "dangereux actes provocateurs", menaçant la paix mondiale.

« Si la Corée du Nord continue sur cette voie, son avenir ne sera pas radieux » a assuré le Premier ministre japonais, Shinzo Abe. Les autorités japonaises ont réitéré leur volonté d'agir «en lien avec les États-Unis, la Corée du Sud et les autres pays concernés pour répondre de façon appropriée et avec le sens de l'urgence».

Un sixième essai nucléaire a donc été mené. Ce nouveau tir survient quelques jours seulement après le sixième essai nucléaire nord-coréen.

La Corée du Nord a lancé , vendredi 15 septembre, un missile balistique pour la deuxième fois au-dessus du Japon.

L'engin, un missile balistique à portée intermédiaire, a survolé l'île septentrionale japonaise de Hokkaido peu après 7h du matin heure locale, avant de s'abîmer en mer à environ 2 000 kilomètres à l'est des cotes nipponnes.

Selon le ministère de la Défense sud-coréen, le missile aurait parcouru 3 700 kilomètres et atteint une altitude maximum de 770 km.

Le missile a été tiré d'un site proche de Pyongyang .Une distance et une hauteur jamais atteintes auparavant ce qui représente un défi supplémentaire.

 

KIM JONG-UN avait d'ailleurs annoncé des représailles après l'adoption d'une huitième série de sanctions il y a moins d'une semaine. Une organisation officielle nord-coréenne avait même condamné jeudi les États-Unis «aux cendres et à l'obscurité», et précisé que leur allié japonais devait être «coulé dans la mer».

Le jeune dictateur n'a donc pas tardé à riposter démontrant manifestement sa détermination face à une huitième série de sanctions du Conseil de sécurité de l'ONU censée le contraindre à mettre un terme à sa course à l'armement nucléaire après un sixième essai nucléaire, le 3 septembre .

Les États-Unis ont d'ores et déjà demandé à Chine et la Russie d'augmenter leur pression sur la Corée du Nord, en leur demandant d'agir «de leur propre chef», a insisté Rex Tillerson, le secrétaire d'État américain .

Les clefs sont entre les mains de la Chine et de la Russie. En effet «La Chine fournit la majeure partie du pétrole de la Corée du Nord. La Russie est le premier employeur de travailleurs forcés nord-coréens», a insisté le chef de la diplomatie américaine. En interdisant les exportations de pétrole vers la Corée du Nord et en renvoyant immédiatement les expatriés nord-coréens (qui fournissent des devises au régime), Pyongyang serait asphyxié économiquement...

Joanne Courbet pour Day News World

IMAGES DE DESOLATION

A SAINT-MARTIN ET SAINT-BARTHELEMY

SOUS FOND DE PILLAGE

ET DE DEFAILLANCES DE L'ETAT

 

Les images que nous avons tous vues sur l’état des Iles Saint-Martin et Saint-Barthelemy, après le passage d’Irma, nous ont remplis d’horreur et de compassion.

Les dégâts matériels sont considérables. L’île de Saint Martin aurait été détruite à 95%, et nous parlons encore au conditionnel, car tant que tout n’aura pas pu être complètement déblayé, il sera encore difficile de faire des évaluations précises.

En attendant les premiers chiffrages annoncent un coût pour la remise en état des îles de 1,2 milliards d’euros, chiffre provisoire.Mais au-delà des dégâts matériels il y a les pertes humaines. Le jeudi 7 septembre par l’intermédiaire du procureur de la République de la Guadeloupe, le Premier Ministre Edouard Philippe a annoncé 9 morts. Mais le silence reste complet sur le nombre de disparus et de blessés légers ou graves.

Car, sur facebook, une internaute écrit : « huit morts ?? » Il y a des cadavres qui flottent ; j’en ai compté au moins 1 en allant à Marigot pour chercher un réseau téléphonique ». Dans un autre commentaire, une autre internaute abonde dans le même sens : «  de source sûre » dit-elle « déjà 80 morts ; à la télé ils disent n’importe quoi ». Un autre témoignage parle de plusieurs centaines de morts ! : « On voit des corps flotter à Saint Martin, rejetés par la mer »...

Une fois de plus nous avons tous subi le pouvoir de la désinformation, avant qu’Emmanuel Macron, qui l’avait annoncé, soit sur les lieux le 12 septembre. L’hypocrisie au plus niveau de l’Etat ! L’hypocrisie d’une certaine presse qui prétend que les messages de ces internautes émaneraient de personnes appartenant à l’extrême-droite ou à des milieux conspirationnistes.

Mais on n’est pas encore au bout du chemin en matière de qualité et d’honnêteté de l’information ! Officiellement, En Marche ne nous a pas encore tout dit !

Exemple de désinformation et ça ne s’invente pas : Anne Laubies, sous-préfète à Saint Martin, bien informée quelques jours avant l’arrivée du cyclone aurait fuit..

Bien sûr, le Monde et Libération, entièrement dévoués au gouvernement prétendent que l’information est fausse ?

Mais alors que Saint-Martin était en proie à un chaos absolu après le passage de l’ouragan il était impossible de la joindre. Contacté, le Ministre de l’Intérieur n’a pas répondu aux questions qui lui étaient posées sur le sujet. La seule information que Radio Caraïbe a pu obtenir est que deux sous préfets supplémentaires venaient d’être nommés pour ... renforcer la présence de l’Etat sur place et dans les administrations centrales en lien avec la catastrophe.

Ajoutons que c’est le président de la collectivité de l’Ile Nord de Saint- Martin, Daniel GIBBS qui a rendu la situation impossible à camoufler. Ayant tenté de joindre la représentante de l’Etat, il s’est inquiété de son silence prolongé!

Motif officiel de ce silence : la Sous-Préfète était dans l’incapacité d’assumer ses fonctions... on ne peut être plus clair. !

Alors fuite ou pas fuite, de toute évidence l’autorité de l’Etat s’est trouvée défaillante, abandonnant les habitants de Saint Martin à leur triste sort.

Or les services de l’Etat étaient parfaitement informés et sur le trajet d’Irma et sur sa vitesse de progression. L’arrivée probable de l’ouragan était prévue pour les 5 et 6 septembre.
L’impréparation a bien été totale dans ce contexte, la Sous-Préfète ayant au demeurant été personnellement informée dès le lundi 4 septembre (à la mi-journée) par la Préfecture de la Guadeloupe, du passage en météo orange de ce dernier.

En tout état de cause, dans un grand service de l’Etat comme une préfecture, ne doivent jamais déserter, comme le capitaine de navire, les fonctionnaires représentants l’Etat, ils doivent rester les derniers, jusqu’au bout.

Autre information par comparaison : après le passage sur Saint- Martin et Saint-Barthelemy, Irma était attendu, en météo violette sur les Côtes Nord de Cuba puis ensuite sur la Floride. On connaît tous la situation de Cuba au plan des moyens techniques et financiers qui sont loin d’être ceux de la France. Le gouvernement cubain est néanmoins parvenu à évacuer 750000 personnes. Quant aux Etats-Unis et à l’Etat de Floride, c‘est 5,3 millions de personnes qu’ils ont évacués avant l’arrivée du cyclone.

Autre information encore et toujours par comparaison : Dès le lundi 4 septembre, un porte-avion américain doté d’un hôpital de campagne et de plusieurs dizaines d’appareils capables de mener des missions de sauvetage et d’approvisionnement a été placé non loin de Porto Rico. Dans la partie néerlandaise de « Sin Maarten » des militaires de Curaçao et d’Aruba étaient déjà arrivés en renfort dès le 4 septembre.

Or ce n’est que le jeudi 7 septembre que l’exécutif français a « affirmé » avoir déployé( ?) ou être en train de déployer( ?) 5 hélicoptères du Ministère de l’Intérieur, 2 frégates de la Marine Nationale, 2 Falcon de reconnaissance et deux avions acheminant matériel et personnel.

Si comparaison n’est pas raison, ces chiffres et les dates montrent à l’évidence que l’Etat français et ses responsables n’ont pas été au niveau requis dans ce type de cataclysme. On comprend que de nombreux parlementaires ou ex parlementaires tel que Jean Luc Melenchon, Eric Ciotti, Marine Le Pen demande la constitution d’une commission d’enquête parlementaire.

Tandis que les premières critiques émergeaient sur l’impréparation des secours, l’exécutif convoque enfin sa première réunion de crise, le 9 septembre, seulement, annonçant à l’issue de la réunion l’envoi de 240 gendarmes supplémentaires (ajouté aux militaires, gendarmes ou pompiers déjà déployés ou en cours de déploiement ( ?) depuis le 8 septembre.

Ce n’est qu’au cours du weekend du 10/11 septembre que les membres du gouvernement ont commencé à se déployer, ceci pour tenter de contenir les critiques qui commençaient à se faire jour de façon croissante et les appels au secours désespérés des habitants : manque d’eau, plus d’alimentation électrique, hôpital à moitié dévasté, problèmes alimentaires etc.

Jupiter est enfin arrivé le 12 septembre. Selon ses bonnes habitudes, c’est en pompier volant qu’il a atterri à la Guadeloupe pour rejoindre ensuite Saint-Martin. De toute évidence, il ne pouvait pas faire l’économie de ce déplacement et devait répondre aux questions des élus et des journalistes.

Qualifiant une fois de plus de façon tout à fait arrogante les critiques, en polémiques inutiles, il a néanmoins été obligé de faire devant la presse quelques annonces , affirmant que dans les jours et les semaines à venir , Saint-Martin allait - enfin- être sécurisée, que les réseaux électriques EDF seraient rétablis, ainsi que les réseaux téléphoniques, qu’un hôpital provisoire serait installé et que les 10 200 élèves de l’Ile pourraient reprendre les chemins de l’école sous tentes climatisées.(il est très possible néanmoins que pour ces jeunes, que l’année 2017/2018 soit une année blanche...un mensonge de plus ).

Dans ces circonstances son accueil a été plus que mitigé. Il a parfois même été interpellé violemment par des habitants en colère , excédés par les carences de l’Etat et les pillages qui avaient commencé dès le 9 septembre (une gendarmerie a été envahie et occupée ; l’armoire des armes et des munitions a été fracturée et pillée).

Avec emphase, Emmanuel Macron a néanmoins beaucoup insisté sur place, sur la promesse d’un retour rapide à la vie normale, allant même pour démontrer son empathie aux habitants à coucher sur un lit de camp dans une gendarmerie et à se laver dans un seau d’eau !! Tout un spectacle devant les cameras. Une mise en scène de plus qui ne réglera rien immédiatement, car au final il faudra du temps pour que la vie à Saint- Martin, la plus touchée, revienne à la normale.

Clara Mitchell pour Day News World

AUNG SAN SUU KYI ANNULE UN DEPLACEMENT

A L'ONU EN PLEINE CRISE DES ROHINGYA

MAIS ANNONCE

UNE ALLOCUTION TELEVISEE

En pleine crise des Rohingyas l'ancienne icône du combat démocratique contre la junte militaire a annulé mercredi un déplacement prévu fin septembre à l'Assemblée générale des Nations unies. L'ONU s'inquiète des violences dans l'Etat birman du Rakhine (aussi appelé Arakan) et a dénoncé les exactions de l'armée birmane et de milices bouddhistes contre les Rohingyas comme un "exemple classique d'épuration ethnique"et réunit son Conseil de sécurité mercredi sur ce dossier.

«La conseillère d'Etat n'assistera pas à l'assemblée générale de l'ONU» fin septembre, a déclaré mercredi Zaw Htay, son porte-parole à quelques heures d'une réunion du Conseil de sécurité qui doit discuter, à huis clos, de cette crise.

Depuis le début de la flambée de violences le 25 août, plus de 370'000 Rohingyas de Birmanie se sont réfugiés au Bangladesh pour fuir une opération de l'armée birmane selon les derniers chiffres des Nations unies mercredi .

La présidente et prix Nobel de la paix, fortement critiquée pour sa gestion de la crise birmane, doit "parler de réconciliation nationale et de paix" dans une allocution télévisée.

La dirigeante birmane Aung San Suu Kyi s'adressera la semaine prochaine à la nation au sujet de la crise dans l'ouest du pays, qui a poussé 379.000 Rohingyas à l'exode, a annoncé mercredi le gouvernement.

. Aung San Suu Kyi "va parler de réconciliation nationale et de paix" dans une allocution télévisée le 19 septembre, a déclaré à la presse le porte-parole du gouvernement Zaw Htay., plus de 379.000 Rohingyas se sont réfugiés au Bangladesh depuis fin août, pour fuir une campagne de répression de l'armée birmane, consécutive à des attaques de rebelles rohingyas.

L'an dernier à la tribune de l'assemblée générale de l'ONU, la prix Nobel de la paix, qui dirige de facto le gouvernement birman depuis avril 2015, avait promis de soutenir les droits de cette minorité musulmane.Elle avait promis de «s'opposer fermement aux préjugés et à l'intolérance» et de promouvoir les droits de l'homme, tout en demandant «à la communauté internationale de se montrer compréhensive et constructive» à ce sujet

Actuellement la Birmanie vit une crise inédite.

L'ex-dissidente et prix Nobel de la paix est sous le feu des critiques de la communauté internationale pour son silence sur le sort de cette minorité musulmane, qui fuit à nouveau en masse la Birmanie. Les réfugiés arrivent au Bangladesh épuisés et affamés, après des jours de marche sous la pluie. Autorités locales et organisations internationales peinent à prendre en charge cette marée humaine, d'une ampleur sans précédent pour ce conflit.

Joanne Courbet pour Day News World

 

FACE AU REFUS DU GOUVERNEMENT BIRMAN DU CESSEZ-LE-FEU PROCLAME PAR LES REBELLES ROHINGYA POUR UN MOIS

L'ONU DENONCE UN NETTOYAGE ETHNIQUE

Fin août les rebelles rohingya, équipés de machettes et couteaux, avaient attaquées des postes de police dans l’Etat de Rakhine, en Birmanie, ayant pour conséquence une vague de répression de la part de l’armée et l’exode de près de 300 000 membres de la minorité musulmane.

Face à l'ampleur de l'exode et les atrocités commises semble-t-il, des deux côtés, les rebelles ont déclaré dimanche 10 septembre un cessez-le-feu unilatéral d’un mois , appelant l'armée à en faire autant.

« L’Armée du salut des Rohingya de l’Arakan [ARSA] déclare l’arrêt temporaire de ses opérations militaires offensives », a déclaré le groupe rebelle dans un communiqué publié sur Twitter.

La nébuleuse des groupes rohingyas impliqués dans les violences n'est pas très claire. Se détache un groupe, l'Arakan Rohingya Salvation Army (ARSA), qui assure mener l'insurrection depuis les montagnes de la zone de May Yu, dans le nord de l'Etat Rakhine.

La minorité rohingya accuse l'armée birmane et des bouddhistes extrémistes de ce pays à majorité bouddhiste d'être responsables des violences alors que le gouvernement birman

L'ARSA, plus connu localement sous le nom Harakah al-Yaqin ("Mouvement de la foi" en arabe), dit vouloir permettre à l'aide humanitaire de pouvoir intervenir, la région étant interdite d'accès pour les organisations internationales.


Mais Rangoun rejette le cessez-le-feu des rebelles refusant de «négocier avec les terroristes». «Notre politique n'est pas de négocier avec les terroristes», dit un porte-parole de la dirigeante birmane Aung San Suu Kyi sur Twitter.

Face à l’afflux de 300000 rohinghya au Bangladesh dans des conditions déplorables le haut-commissaire de l'ONU aux droits de l'homme Zeid Ra'ad Al-Hussein a jugé lundi 11 septembre que le traitement de la minorité musulmane rohingya par la Birmanie s'apparente à un « exemple classique de nettoyage ethnique » d'autant que la la Birmanie n'a pas autorisé les experts à se rendre sur place. A l'ouverture de la 36e session du Conseil à Genève, Zeid Ra'ad Al-Hussein a déclaré :" Traités comme des étrangers en Birmanie, un pays à plus de 90% bouddhiste, les Rohingyas sont apatrides même si certains vivent dans le pays depuis des générations".

Depuis l'attaques de plusieurs poste des police fin août par l'ARSA , la répression de l'armée birmane ne cesse pas . Cette "opération [...] est clairement disproportionnée et sans égard pour les principes fondamentaux du droit international", a affirmé le haut-commissaire. Et d'ajouter :

"Nous avons reçu de multiples rapports et des images satellites montrant des forces de sécurité et des milices locales brûlant des villages rohingyas, et des informations cohérentes faisant étant d'exécutions extrajudiciaires, y compris de tirs sur des civils en fuite."

Des milliers de personnes seraient toujours en fuite, cachées dans les forêts ou sur des collines du côté birman, sans vivres ni eau. Au Bangladesh de dénoncer également le minage de la zone frontalière entre les deux pays qui blesse grièvement les Rohingyas fuyant la violence.

"J'appelle le gouvernement à mettre un terme à son opération militaire cruelle" et aux "discriminations généralisées" dont souffrent les Rohingyas manifestant sa ferme volonté d'enquêter sur "toutes les violations", a dit Zeid Ra'ad Al-Hussei

Joanne Courbet pour Day News World

UNE SAISON CYCLONIQUE

DES PLUS VIOLENTES

Pendant que l'ouragan Irma placé à nouveau en catégorie 5 poursuit sa route en direction des Etats-Unis, deux cyclones suivent : José pour le moment classé en catégorie 1 se rapproche des Antilles apportant son lot de perturbations importantes ainsi que Katia, rétrogradé en catégorie 1, qui atteint la côte atlantique du Mexique, pays déjà meurtri par un terrible séisme qui a fait au moins 61 morts .

Irma, rétrogradée en catégorie 4 vendredi matin, a finalement repris de la force dans la nuit de vendredi à samedi, retrouvant son niveau 5, le plus élevé, poursuivant sa course vers Cuba avec des rafales à 260 km/h, selon le Centre national américain des ouragans (NHC) ravageant tout sur son passage