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SCANDALE A MALTE QUI A TUE DAPHNE ?

 

Assassinat d'une journaliste anticorruption à Malte.

Lors d’une séance particulièrement houleuse au Parlement, l’ensemble des députés d’opposition a quitté l’enceinte de l’assemblée, faute de réponse du gouvernement sur les révélations de l 'affaire «Daphné » en dénonçant une « culture de la peur et du silence ».

Dans un communiqué, le Parti nationaliste (centre droit) a ensuite demandé « au gouvernement de faire la vérité et d’arrêter de nuire à la réputation du pays par son attitude [favorisant] l’impunité ».

Daphne Caruana Galizia était proche du Parti nationaliste, mais elle avait aussi, juste avant sa mort, fait plusieurs révélations sur l’actuel chef de file de l’opposition.

Les premières révélations du réseau Forbidden Stories sur l’enquête sur le meurtre de Daphne reprises par toute la presse locale, ont suscité une vive émotion à Malte.Dix-sept autres médias européens et américains réunis dans le « Projet Daphne », visent à continuer les enquêtes de la journaliste maltaise assassinée le 16 octobre 2017.

Dix-huit médias internationaux France, Le ont enquêté sur le meurtre de la journaliste maltaise Daphne Caruana Galizia et dévoilent cette semaine le fruit de leurs recherches.

Ils ont notamment révélé que la police maltaise écartait, à ce stade, la piste de commanditaires politiques, en dépit de plusieurs éléments troublants.

Mardi soir, ce ministre, qui avait porté plainte contre Daphne Caruana Galizia pour diffamation, a dit que ces révélations étaient « totalement spéculatives, basées sur des rumeurs sans aucun fondement de vérité ». Pour l'instant, trois hommes, inculpés le 5 décembre, ont plaidé non coupable d'avoir fabriqué la bombe qui a tué la journaliste et de participation à une organisation criminelle.

Or des faits révélateurs n'écartent aucune piste. Deux témoins anonymes, rencontrés séparément, ont affirmé aux journalistes du « Projet Daphne » que le ministre de l’économie, Chris Cardona, avait été vu dans un bar du centre de l’île avec l’un des assassins supposés, quelques semaines après le meurtre.

Aux membres du « Projet Daphne », M. Cardona avait dit n'avoir eu aucun « rendez-vous » avec les meurtriers arrêtés au début de décembre 2017tout en ajoutant « ne pas se souvenir » s’il avait pu les rencontrer fortuitement.

De leur côté, les avocats d’Alfred Degiorgio, l’un des trois assassins supposés, ont saisi la justice, mercredi 18 avril, pour demander que l’ordinateur de la journaliste soit remis à la justice. La famille refuse catégoriquement de le faire,elle argue du risque que les sources de Daphne Caruana Galizia soient identifiées par les autorités. « Je brûlerais l’ordinateur devant la police [plutôt que de le lui remettre]. C’est de l’ordinateur du premier ministre que la police a besoin, pas de celui de ma mère », a posté sur Facebook le fils aîné de la journaliste, Matthew Caruana Galizia.

Avant d'être tuée par une voiture piégée le 16 octobre dernier à l'âge de 53 ans, Daphne Caruana Galizia avait en effet dénoncé un réseau de corruption impliquant de hauts responsables proches du Premier ministre travailliste maltais Joseph Muscat.

Premier ministre depuis 2013, le travailliste Joseph Muscat était la principale cible des articles de la blogueuse sur la corruption.

La journaliste dénonçait des réseaux de corruption au plus haut niveau de l’État maltais.

Selon la défense, l’ordinateur de Daphne Caruana Galizia serait toutefois « indispensable » parce qu’il « peut contenir ses informations sensibles sur une tierce partie responsable de ce meurtre  ».Les trois malfrats ont gardé le silence pendant toutes leurs auditions, si ce n’est pour plaider non coupable alors qu'il existe des preuves accablantes contre ces trois hommes, connus pour leur proximité avec le crime organisé:leurs téléphones ont notamment « borné » à plusieurs reprises près du lieu de l’explosion criminelle, à quelques kilomètres du domicile de la journaliste, les jours précédant l’assassinat.

La Commission européenne a été enjointe par les membres de l'organisation internationale d'écrivains PEN Club, parmi lesquels le Britannique Salman Rushdie ou la Turque Elif Shafak, d'être vigilante quant aux progrès de l'enquête à Malte, dans une lettre ouverte publiée dimanche. "Nous pensons que l'enquête en cours ne respecte pas les standards d'indépendance, d'impartialité et d’efficacité requis par les lois internationales sur les droits de l'Homme", soulignent les écrivains.

"Il y a en ce moment une double impunité à Malte, concernant le meurtre de ma mère et toute la corruption sur laquelle elle enquêtait", a résumé lundi le fils de la journaliste, Matthew Caruana, en marge d'un hommage à Londres pour les six mois de son assassinat.

Qui est le commanditaire ? Personne pour l'instant ne le sait.

Malgré ces éléments d’information, les enquêteurs maltais n’ont, jusqu’ici, pas exploré la piste d’un éventuel commanditaire politique.

Alyson Braxton pour Day News World

L'AMITIE FRANCO-CANNADIENNE A L'HONNEUR

Devant l'Assemblée nationale, Justin Trudeau tient un discours de consensus. Lors de sa première visite officielle en France, Justin Trudeau s'est exprimé, mardi, devant l'Assemblée. De l'environnement, l'égalité des sexes ou encore l'économie, le Premier ministre canadien a mis en avant ses convergences avec M. Macron. Toute l'Assemblée s'est levée pour saluer l'arrivée de Justin Trudeau dans l'hémicycle; c'est le protocole qui le veut.

La présence du premier ministre canadien au Palais Bourbon était historique puisqu'il s'agissait du premier discours fait par un représentant de ce pays devant les députés.

"Ravivons les valeurs humanistes", a clamé Justin Trudeau devant les députés français. Le Premier ministre canadien s’est exprimé devant l’Assemblée nationale intégralement en français, le 17 avril, dans le cadre de sa première visite officielle en France. Dans un discours de 40 minutes, il a choisi de se prononcer pour la diversité, l’immigration ou encore pour l’égalité des sexes.

Dans un hémicycle comble, ce "descendant d'un charpentier français de La Rochelle" a chanté l'"amie de toujours, la France", alors que "les grandes démocraties libérales portent la responsabilité d'articuler une vision claire et convaincante de l'avenir" face aux "défis". "Amis Français, les Canadiens vous tendent la main. Ayons l’audace de bâtir ensemble un monde plus progressiste, plus diversifié, plus vert, plus inclusif, plus ouvert, plus démocratique ; un monde plus libre, plus égal et plus fraternel, un monde à notre image", a-t-il souligné, soulevant les applaudissements de l’Assemblée.

Justin Trudeau était le premier chef de gouvernement canadien à se livrer à cet exercice auquel seule une vingtaine de responsables étrangers ont été conviés depuis le début de la Vème République, en 1958.

Avec le président français, Justin Trudeau reconnaît des visions communes sur les questions de diplomatie, de francophonie, de changement climatique ou encore de libre-échange

.Accord de Paris oui mais un bémol

« S'il y a une chose dont la France et le Canada sont conscients, c'est que la lutte contre les changements climatiques doit absolument être menée à l'échelle mondiale, puisque les conséquences du réchauffement planétaire ne connaissent pas de frontière », a-t-il glissé dans une allusion implicite à Donald Trump.

Mais l'environnement s'annonce déjà comme étant un sujet un peu plus épineux, après les dernières décisions prises en la matière par le Premier ministre canadien ces derniers jours.En effet Justin Trudeau est désormais au cœur d'une tourmente outre Atlantique. En cause, l'obstination du Premier ministre canadien sur le projet d'extension de l'oléoduc Trans Mountain. Approuvé par le gouvernement canadien fin 2016, ce projet vise à tripler la capacité de cet oléoduc, qui relie déjà depuis 1953 les puits de pétrole de sable bitumineux de l'Alberta à la Colombie britannique, pour le prolonger jusqu'au port de Vancouver pour faciliter les exportations. Un projet qui fait bondir les écologistes en raison des risques environnementaux qu'il implique, le pétrole de sable bitumineux étant le plus polluant au monde.

Malgré la forte opposition des communautés autochtones, du gouvernement provincial de la Colombie-Britannique et des groupes écologistes, Justin Trudeau a réaffirmé ces derniers jours son engagement envers le projet, qui représenterait selon lui un « intérêt stratégique vital ». Mais qui rendrait bien difficile pour le Canada d'atteindre l'objectif de réduction de 17% de ses émissions de gaz à effet de serre d'ici 2020, fixé lors de l'accord de Paris sur le climat.

Le Ceta oui malgré quelque réticence

Il a ainsi vanté les mérites du Ceta, le nouvel accord commercial entre l'UE et le Canada très décrié par la gauche et les écologistes, estimant que c’est un accord de "commerce progressiste", entendre – qui prend en compte les intérêts du citoyen. C'est la majorité qui a salué sa défense du Ceta, le traité de libre-échange qui fait polémique en France; pour le vanter, il n'a pas évoqué les problèmes environnementaux qu'il pose mais a préféré cité trois exemples d'entreprises françaises qui peuvent se développer sur le sol américain, notamment Décathlon qui va y ouvrir un magasin. Le CETA, enjeu majeur pour Trudeau et Macron. Le Premier ministre canadien a insisté sur le fait que l’accord exonère l’industrie culturelle, un point essentiel pour la France.Les deux hommes, qui ont « tellement d'atomes crochus » selon les mots du Premier ministre canadien, défendent bec et ongles cet accord de libre-échange depuis plusieurs mois, malgré des réticences de toutes parts, et notamment en France.Signé à Bruxelles en octobre 2016, puis entré en vigueur en septembre dernier, cet accord, qui doit favoriser les échanges commerciaux entre les deux pays et faciliter la circulation des biens et des personnes, attend toujours d'être ratifié par les 27, dit autrement, par les parlements nationaux. Si le Canada a tout à gagner à développer ses relations commerciales avec des pays européens, puisque ses échanges avec son principal partenaire américain sont ébranlés depuis l'élection de Donald Trump et l'instauration de sa politique protectionniste, ce traité est bien plus controversé du côté de l'hexagone.

Parfaite entente sur le Sommet du G7

Autre point d'entente, le sommet du G7, que préside le Canada cette année, qui sera placé sous l'œil d'un conseil consultatif pour l'égalité des sexes avec à sa tête Melinda Gates, la co-présidente de la Fondation Bill et Melinda Gates, et Isabelle Hudon, l'ambassadrice du Canada en F

Joanne Courbet pour Day News World

VIOLENCE SEXE DROGUE A

LA FAC DE TOLBIAC EN FRANCE

La fac de Tolbiac doit être évacuée, selon son président . Le président de l'université Panthéon-Sorbonne a de nouveau réclamé mardi l'intervention des forces de l'ordre sur le site de Tolbiac, transformé selon lui en "capharnaüm" par les bloqueurs opposés à la réforme de l'université.

Le président de l’université Paris-I Panthéon-Sorbonne s’est alarmé, mardi 17 avril au matin, de la situation sur son site de Tolbiac, bloqué et occupé depuis le 26 mars par des étudiants et des militants opposés à la loi modifiant l’accès aux études supérieures

« J'ai du mal à le décrire (le site) tellement je suis consterné par l'état du centre, un vrai capharnaüm. La violence, la drogue, le sexe même. On me l'a dit, et je crois que c'est vrai, il se passe des choses qui sont indignes », a déclaré Georges Haddad sur Cnews .M. Haddad dénonce non seulement « la violence, la drogue, le sexe même » sur le sitemais également « des bandits qui attendent le moment opportun pour dévaliser le centre » universitaire. Déjà 1 millions de dégâts d'après lui.

Tolbiac est devenu l'un des lieux emblématiques de la mobilisation contre la loi modifiant l'accès à la fac, qui touche plusieurs sites universitaires en France, à Nanterre, Rennes, Montpellier, Toulouse par exemple.

Qualifiant la situation de « préinsurrectionnelle » et craignant « le pire », le président a affirmé « attendre désespérément que le centre soit évacué » par les forces de l'ordre.

Mais la police a pour l'heure exclu une opération aussi sensible dans cette tour de 22 étages. Lors de son entretien télévisé, dimanche, le chef de l’Etat Emmanuel Macron avait souligné l’existence d’« une particularité topographique à Tolbiac » : « C’est une tour. C’est presque plus dangereux [d’intervenir] que de ne pas intervenir. ». Mais il avait également ajouté : « Dans toutes les universités où il y a des amphis paralysés et des violences inadmissibles, les étudiants sont souvent minoritaires. Ce sont des groupes et des “professionnels du désordre”, pour citer Audiard. Des groupes la plupart du temps violents qui mènent un projet politique dont la finalité est le désordre. » . Comme dans tous les mouvement de colère, semble-t-il.

Un report des examens est évoqué

« Les examens se passeront en bonne et due forme (...) il est hors de question de donner des diplômes en chocolat aux étudiants », a-t-il martelé paraphrasant l'expression du chef de l'Etat.

Un nouveau mai 68?
Boby Dean pour Day News World

JUSTIN TRUDEAU EN VISTE OFFICIELLE EN FRANCE

 

Alors que Justin Trudeau entame une visite officielle en France, au cours de laquelle il doit s'exprimer devant l'Assemblée nationale, le Premier ministre canadien n'a droit à aucun faux-pas ! Son image médiatique a été largement écornée par le fiasco de ses récents passages en Chine et en Inde alors qu'il avait fait, depuis deux ans, un relatif sans-faute dans sa stratégie médiatique, cool politiquement.

Justin Trudeau, dont la jeunesse, l'accès au pouvoir et les méthodes de communication se retrouvent dans le parcours d' Emmanuel Macron, doit s'entretenir dès lundi avec son homologue français. Dans les pas d'un Barack Obama, il a parfaitement su tirer parti des réseaux sociaux, capables de disséminer cette image cette image impeccable de gauche moderne.

Pendant cette nouvelle tournée internationale, qui doit aussi le mener au Pérou et en Grande-Bretagne, Justin Trudeau fait, entre Lima et Londres, une escale de 48 heures à Paris .

La relation franco-canadienne que les deux États qualifient de « partenariat d'exception », « collaboration solide, ancienne, étroite », avait déjà été révélée l'année dernière lors du G7, et sera mise en avant durant ce séjour. En accord sur la lutte contre le réchauffement climatique avec la mise en place de l'accord de Paris mais également sur la lutte contre le terrorisme. Il y a quelques mois, le président français a convaincu le Canada de s'engager à ses côtés au Mali.

Une visite officielle qui se fera sur fond de nombreuses questions économiques, celle notamment du récent Accord économique et commercial global (AECG), conclu entre le Canada et l’Union européenne, mais aussi avec, sur la table, des dossiers tels que le climat, la Syrie ou les relations avec la Russie.

Mardi discours du Premier Ministre canadien à l'Assemblée nationale ...

Carl Delsey pour Day News World

DETTE DE LA SNCF A VOUS DE JUGER

Contrairement à ce que beaucoup prétendent, la pierre d’achoppement de la réforme de la SNCF n’est pas la suppression du statut des cheminots (dont les effets ne pèsent que pour 8% du chiffre d’affaire annuel de la Société Nationale) mais dans l’endettement de celle-ci.

Selon les experts, la dette de la SNCF oscillerait, selon comme on compte, entre 47 et 55 milliards d’euros (à ce niveau, on n’est plus à un milliard d’euros  près !).

Les journalistes qui ont interviewé Emmanuel Macron, Jean Pierre Pernaud jeudi soir,11 avril 2018 puis Edwy Plenel/Jean Jacques Bourdin hier au soir, dimanche 15 avril 2018 ont les uns et comme les autres abordé le sujet. De l’avis général, les réponses du Chef de l’Etat sont restées vagues, même si elles ont évolué.

Hier au soir, Emmanuel Macron a concédé qu’il allait faire un effort en s’engageant à reprendre, progressivement, une partie, mais une partie seulement, encore inconnue, de la dette de la SNCF.

Les commentaires publiés sur le sujet sont encore soupçonneux, voire carrément critiques pour ce qui concerne les syndicats représentant les salariés de l’entreprise nationale.

Les réponses récentes, bribes après bribes, et bout après bout, du chef de l’Etat restent en effet, encore fumeuses : reprise de la dette, oui ! Mais pour quel montant ? Selon quel échéancier ? À partir de quand ?

Mais pourquoi donc  Emmanuel Macron reste-t-il toujours aussi imprécis sur un  sujet sur lequel tout le monde l’attend, les intéressés en priorité ?

Tout simplement parce que la France ne fait pas ce qu’elle veut avec ses comptes publics ! Parce que Bruxelles veille !

C’est là où le bât blesse ! Et c’est ce qu’Emmanuel Macron, en européiste convaincu, ne peut pas ou ne veut pas avouer !

Car toute reprise de la dette de la SNCF par l’Etat conduirait au dépassement du taux d’endettement de la France, ce sacro-saint taux limite de 3% de déficit budgétaire imposé par l’Europe, ce taux étant le résultat du rapport entre le PIB et le niveau d’endettement du pays.

Il est plus que probable selon les spécialistes que c’est l’explication des réponses quasi inexistantes ou vagues d’Emmanuel Macron sur le sujet.

Un Emmanuel Macron qui sait par ailleurs, qu’en dehors de la SNCF, une autre épée de Damoclès pèse sur la limitation de l’endettement de la France, mettant en péril les promesses électorales qu’il a tenues il y a un an !

On vient en effet d’apprendre que Véronique Louwagie (LR) et Romain Grau (LREM) ont lancé une mission d‘information sur les conséquences budgétaires des contentieux fiscaux et non fiscaux de la France auprès de l’Europe, des contentieux fiscaux qui auraient quasiment quintuplés en 10 ans pour atteindre 25 milliards d’euros en 2016.

Des chiffres ahurissants circulaient à l’Assemblée Nationale par l‘intermédiaire de la Cour de Justice Européenne depuis quelque temps.

Un montant stratosphérique a été révélé en Commission des Finances le 11 avril 2018 par les deux parlementaires.

C’est le rapport produit il y a quelques mois sur le contentieux sur la taxe de 3% sur les dividendes qui a décidé les parlementaires à lancer cette mission.

Les contentieux fiscaux concentrent l’écrasante majorité des 25 milliards d’Euros. Ils représentent à eux seuls 21 milliards.

Car, chaque fois que la France s’est placée en contravention par rapport aux règles européennes, souvent sur des questions de libre circulation de capitaux, des contraventions sont tombées, souvent majorées, les gouvernements successifs se refilant la patate chaude.

Mais aux contentieux fiscaux, Véronique Louvagie (Présidente de la Mission) et Romain Grau (rapporteur de celle-ci) ont décidé d’ajouter les contentieux déjà connus, liés à la santé, à l’environnement ou encore aux aides de l‘Etat dont ils ont dressé une cartographie précise.

De plus, et même si la taxe de 3% à 10 milliards d’euros a été traitée budgétairement (voir nos précédentes éditions), ce n’est pas le cas pour beaucoup d’autres.

De nouveaux contentieux sont effectivement faits jour, tel que celui sur la contribution au service public de l’électricité, une taxe que tout le monde paie via ses factures pour financer l’énergie verte et le tarif social de l’électricité. Ce contentieux a été ouvert par 13 000 consommateurs mécontents qui ont saisi les juridictions administratives. Ce contentieux  pourrait coûter 6 milliards d’euros.

Et il faut encore ajouter … : En 2019, la Cour de Justice Européenne devrait examiner un contentieux à 5 milliards d’euros concernant l’avoir fiscal.

Or pour tous ces contentieux, à l’exclusion de la taxe de 3%, l’Etat n’a rien provisionné.

C’est la raison pour laquelle la mission a voulu,  au début du lancement de ses travaux, et pour que dans l’avenir on ne constate, plus, à posteriori « des notes aussi salées »,  mettre en place des procédures d’anticipation..

Pour éviter de telles situations mais aussi pour éviter l’ire de l’UE.

A l’avenir les ministères devront améliorer leurs échanges entre eux. Il était temps !

On constate en effet qu’il n’y a pas que la SNCF qui doit être réformée. Tout l’appareil de l’Etat est gangrené par une bureaucratie cloisonnante qui ne brille pas par son efficacité.

Mais, au surplus, force est de constater aussi, que l’Europe contrôle de mains de fer ses Etats membres. Elle représente un poids considérable sur leur choix de gestion, mettant ainsi leur avenir en péril.

C’est peut être voulu ? Mais cela met à jour les dérives démocratiques de l’UE qui, il faut en convenir donnent crédit aux propositions tendant à imposer une réforme profonde à l’institution voire à imposer un retour à un plus de souveraineté nationale.

Ces dérives au profit d’un libéralisme échevelé et d’une financiarisation excessive des ses orientations démontrent en tout état de cause que la situation actuelle ne peut plus perdurer.
Les élections européennes qui vont se dérouler en 2019 vont certainement faire le douloureux constat d’une institution bureaucratisée qui s’est éloignée du projet européen initial.

Aussi, si des propositions sérieuses n’émergent pas pour faire cesse ces dérives, les partis populistes auront un bel avenir !

Clara Mitchell pour Day News World

SUITE L'AFFAIRE DE BARDONNECCHIA FRANCHISSEMENT DES LIMITES A LA FRONTIERE FRANCO-ITALIENNE

Le parquet de Turin vient de délivrer une commission rogatoire européenne pour interroger les cinq douaniers français qui, sans avertir les autorités italiennes, sont entrés le 30 mars dans un local attenant à la gare de Bardonecchia afin de soumettre un Nigérian à un test de dépistage de drogues.

Le durcissement des contrôles migratoires aux frontières intérieures de l’Europe n'a pas toujours lieu dans des conditions normales : ce que révèle par exemple la fameuse affaire de Bardonnecchia . Les membres de l’UE ne se bornent plus à un contrôle de franchissement de frontière, ils assurent maintenant leur pouvoir souverain et consolident leurs prérogatives d’Etat, par exemple l’anti-terrorisme.Des ’accords bilatéraux entre les polices nationales sont passés mais parfois outrepassés !!!

L’irruption dans une pièce de la gare de Bardonecchia, en Italie de douaniers français armés à quelques kilomètres de la frontière n'a pu provoquer qu'une crise diplomatique !!!

Le 31 mars 2018 des douaniers français armés de revolvers et de Tasers, affirmant qu’un agrément bilatéral signé avec l’Italie dans les années 60 leur conférait le droit d’entrer , ont fait irruption dans la salle de la gare de Bardonecchia .Vers 20h. Ils tenaient un citoyen nigérian arrêté dans le train qu’ils voulaient soumettre à un test de dépistage de drogues. Celui-ci voyageait de Paris à Naples, avec un billet de train en règle et un permis de séjour en Italie, et ne comprenait pas un mot français.

Le test s’étant révélé négatif les douaniers l’ont relâché, jetant ses affaires sur le sol et partant avant l’arrivée de la police italienne.

Une crise diplomatique a éclaté : le ministère italien de l’Intérieur a demandé des explications à l’ambassadeur de France à Rome, qui a excipé d’un accord trans-frontière bilatéral signé avec l’Italie en 1990, selon lequel « les douaniers français sont autorisés à intervenir sur le territoire italien ». L’Italie a répondu que les Français ne pouvaient plus utiliser cette pièce dans la gare, puisqu’elle était désormais réservée à l’accueil des migrants.

Bien plus, comme l’explique l’Association des études juridiques (ASGI), selon les accords bilatéraux entre la France et l’Italie, « la police française peut agir sur le territoire italien, mais dans des circonstances spécifiques et déterminées […] et toujours en collaboration avec la police italienne ».

Pire, l’arrestation et la fouille arbitraires du citoyen nigérian, ainsi qu’un test forcé d’urine sur la base du profilage racial dépassent les enjeux migratoires.

Et pire encore: l'Italie est un pays indépendant et souverain dont on ne peut violer impunément les frontières, acte assimilable à un acte de guerre!!!

Dès le lendemain, les politiciens italiens ont affirmé la nécessité de reprendre le contrôle sur les frontières de l’Etat. « Nous devrions expulser d’Italie les diplomates français » a déclaré Matteo Salvini, le chef du parti populiste de droite Lega Nord.

Et voilà que ressurgit le souverainisme sous les oripeaux de la collaboration policière transfrontière!

Garett Skyport pour Day News World

UNE EUROPE DE LA DEFENSE

MISE A MAL PAR LES FRAPPES SYRIENNES

« L’UE et les Etats membres nous ont soutenus, l’Europe est une dans ce moment de grande gravité », a brièvement expliqué le chef de la diplomatie français, Jean-Yves Le Drian lundi 16 avril.

La défense européenne s’est montrée comme incapable de s'harmoniser dans le cadre de l'Europe comme l'on démontré dans toute son ampleur les frappes en Syrie du 7 avril contre la présumée attaque syrienne. L'Union européenne est encore et toujours aux abonnés absents.

Avec un Royaume-Uni sur le départ et une Allemagne qui refuse l'usage de la force, la France reste bien seule à assumer les efforts militaire dans l'UE.

Il est évident que l'Allemagne ne souhaite pas engager son armée sur le théâtre international contrairement à ce qu 'avait pu croire naïvement un moment Emmanuel Macron.

Soixante-treize ans après la défaite du nazisme, l'usage de la force reste, pour l'Allemagne, un concept étranger à son action diplomatique dans le monde et Angela Merkel a opposé un refus catégorique deux jours avant les frappes suivie par 78% des Allemands (sondage publié vendredi par la télévision ZDF)

Développer un noyau franco-allemand pour la défense reste impossible, la Bundeswehr n'intervenant jamais à ce jour dans des opérations de guerre. La brigade franco-allemande n'est, près de trente ans après sa création, guère plus qu'un symbole et à cet égard très révélatrice du pacifisme allemand. Ainsi au Mali, certaines de ses unités sont engagées depuis l'an dernier mais séparément.

Mais tandis que les militaires français servent au sein de l'opération Barkhane dans le combat des groupes djihadistes armés, les Allemands se retrouvant dans les contingents de l'ONU et de l'UE se cantonnant dans du maintien de la paix et de la formation. La chancelière allemande ne sera jamais « le leader de substitution du monde occidental libéral » comme l'a montré le hors-jeu volontaire de Berlin dans la crise ouverte par le bombardement chimique du 7 avril à Douma.

Qui plus est, l'Allemagne ne respecte pas son engagement pris en 2014 dans le cadre de l'Otan, de consacrer chaque année 2 % de sa richesse nationale à son budget de défense...comme l'avait rappelé Donald Trump, il y a quelques mois de cela.

« Le fond de l'affaire est que l'Allemagne ne veut pas recourir et ne recourra probablement jamais à la force, sauf agression contre le territoire européen », analyse Zaki Laïdi, professeur de relations internationales à Sciences po Paris.

« Les Allemands ne se considèrent pas comme le garant ultime de leur sécurité » puisque ce rôle est joué depuis la Seconde Guerre mondiale par les États-Unis

Le couple franco-britannique qui a prouvé son efficacité militaire se trouve cependant en porte-à-faux à l'heure du Brexit, prévu fin mars 2019 donc la France devra trouver des alliances volontaires autres parfois pour user de la force au-delà des frontières européennes.

La France ne peut seule porter sur ses épaules le poids de la défense européenne, d'autant que son armée n'est plus à la hauteur ayant subi des coupes budgétaires drastiques ces dernières années.

Le vœux pieux du président français : « l'Europe devra être dotée d'une force commune d'intervention, d'un budget de Défense commun et d'une doctrine commune pour agir » de son discours sur l'Europe prononcé en septembre 2017 à la Sorbonne restera lettre morte.

Pas étonnant qu'aujourd'hui les ministres européens se sont montrés unanimes, mais seulement pour « comprendre » l’action militaire en Syrie !

Les ministres des affaires étrangères de l’Union européenne (UE), réunis lundi 16 avril à Luxembourg ont dégagé un relatif consensus a minima, à savoir sur la Syrie, après les opérations militaires menées par les Etats-Unis, la France et le Royaume-Uni dans la nuit du 13 au 14 avril.

S’ils sont unanimes dans la condamnation du recours à des armes chimiques, ils le sont beaucoup moins sur la nécessité et l’efficacité des frappes menées contre l’arsenal du régime de Bachar Al-Assad.

Au sujet des bombardements, les ministres disent « comprendre » que les frappes américaines, françaises et britanniques étaient « des mesures spécifiques, avec l’objectif unique de prévenir d’autres utilisations d’armes chimiques ».

L’Irlande a exigé que l’on efface du texte toute allusion à d’éventuelles autres actions militaires tandis que l’Italie a insisté sur le fait que que cette action « circonscrite » devait en rester là. Les Pays-Bas et la Belgique ont été également très prudents, tandis que d’autres cultivaient leur habituelle neutralité.

Une entente cependant sur la nécessité d'une solution politique...les Vingt-Huit appellant la Russie, l’Iran et la Turquie à cesser leurs activités militaires et à faciliter l’accès des populations à l’aide humanitaire.

Joanne Courbet pour Day News World

MANIFESTATION EN HONGRIE PAR L'OPPOSITION

ET VIKTOR ORBAN A NOUVEAU PREMIER MINISTRE

 

Ce sont près de 100 000 manifestants en Hongrie qui ont défilé samedi, selon les organisateurs.

Ils ont réclamer une nouvelle loi électorale, des médias publics pluralistes et le recomptage des bulletins de vote de l'élection du 8 avril soient recomptés.

Mais les observateurs de l'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE) ont estimé dans un rapport que les opérations de vote s'étaient déroulées dans des conditions satisfaisantes bien que Viktor Orban soit en effet régulièrement accusé de museler les médias.

L'opposition a cependant pointé des pannes informatiques suspectes au cours du scrutin.

La foule a défilé dans le centre de la capitale hongroise en direction du Parlement.

Les manifestants, dont beaucoup de jeunes, scandaient le cri « démocratie ! » parmi les drapeaux hongrois et de l'Union européenne.

Premier ministre hongrois, Viktor Orban, a décroché dimanche un troisième mandat consécutif à la tête du gouvernement après la large victoire aux élections législatives de son parti, selon les projections de la commission électorale.

« Nous avons gagné ! La Hongrie a remporté une grande victoire », avait clamé, devant une foule en liesse à Budapest, le dirigeant hongrois lors de des législatives.

Il s'était présenté pendant la campagne électorale comme le garant des valeurs chrétiennes de son pays face à un afflux supposé de musulmans.

Le premier ministre souverainiste hongrois Viktor Orban avait obtenu au Fidesz, le parti de Viktor Orban, et à ses alliés démocrates-chrétiens un total de 133 sièges sur 199 au Parlement (49,6% des voix).

Ce dimanche Viktor Orban a obtenu un troisième mandat consécutif à la tête du gouvernement pour quatre ans. Une nouvelle manifestation est prévue samedi prochain.

Britney Delsey pour Day News World

L'OCCIDENT FACE A LA RUSSIE HESITE

L'Occident a étudié ses options militaires en Syrie après une une attaque chimique présumée de la Russie.

Les Occidentaux poursuivent vendredi l'étude des options militaires punitives contre le régime syrien qu'ils accusent d'avoir perpétré l'attaque chimique présumée de Douma. Mais l'Occident est soucieux tout de même de ne pas provoquer une escalade avec la Russie, alliée de Bachar al-Assad.

Rencontre voulue à la demande de Moscou qui met en garde Emmanuel Macron contre ses velléités d'agression belliqueuses. Le locataire de la Maison Blanche ne compte pas malgré la fureur qu'il a affichée ces derniers temps contre la Russie déclencher une guerre contre la Russie.

«La priorité est d'éviter le danger d'une guerre» entre les États-Unis et la Russie, a affirmé jeudi l'ambassadeur russe à l'ONU, Vassily Nebenzia. Moscou, allié du président Bachar al-Assad, maintient des troupes en Syrie.

«Nous cherchons à arrêter le massacre d'innocents», a de son côté expliqué jeudi le ministre américain de la Défense Jim Mattis évoquant devant le Congrès la perspective de frappes imminentes de la part des Américains, des Français et peut-être des Britanniques.

La Russie ne compte pas rester sans rien faire, dans un contexte de relations plus que tendues avec l'Occident depuis la fameuse affaire de l'ex-espion Sergueï Skripal. Car la Russie dément toujours cet empoisonnement que l'Occident lui impute.

«Nous disposons de preuves irréfutables qu'il s'agissait d'une nouvelle mise en scène, et que les services spéciaux d'un État actuellement en première ligne d'une campagne russophobe ont participé à cette mise en scène», a déclaré vendredi le ministre russe des Affaires étrangères Serguei Lavrov.

Et un autre argument choc, Serguei Lavrov a évoqué le danger contre une hausse de la pression migratoire sur l'Europe consécutive à d'éventuelles frappes occidentales. «Même d'insignifiants excès provoqueront de nouvelles vagues de migrants en Europe», qui peuvent «réjouir ceux qui sont protégés par un océan», a-t-il dit, faisant allusion clairement aux États-Unis.

Les réactions Outre-Rhin ne se sont pas faites attendre. «Une continuation de cette spirale [de la violence] amplifierait le problème de la migration», a déclaré jeudi le ministre de l'Intérieur Horst Seehofer. La chancelière allemande Angela Merkel a d'ailleurs confirmé que Berlin ne participerait pas à des actions militaires contre la Syrie.

Londres ne veut pas non plus s'engager dans une spirale guerrière sur une question qui divise profondément l'opinion et la classe politique du Royaume-Uni.

Mme May «a parlé à Donald Trump, elle parle à Emmanuel Macron : il est temps pour elle de parler au peuple britannique», a écrit l'Evening Standard, le journal dirigé par l'ancien ministre des Finance George Osborne.

Vladimir Poutine, de son côté, a clairement mis en garde vendredi Emmanuel Macron contre tout « acte irréfléchi et dangereux » en Syrie susceptible d' avoir des « conséquences imprévisibles », après des menaces de riposte militaire des Occidentaux à une attaque chimique présumée. « Il est essentiel d'éviter toute action irréfléchie et dangereuse qui serait une violation flagrante de la Charte des Nations unies et qui aurait des conséquences imprévisibles », a déclaré le Kremlin dans un communiqué à la suite d'un entretien téléphonique entre les deux chefs d'Etat.

« Vladimir Poutine a mis l'accent sur la nécessité de mener une enquête poussée et objective jusqu'à la conclusion de laquelle il serait judicieux de s'abstenir de toute accusation à l'encontre de qui que ce soit », a poursuivi le Kremlin.

Emmanuel Macron, enfin conscient que la Russie ne s'en laisserait pas compter «a souhaité que la concertation entre la France et la Russie se poursuive et s'intensifie pour ramener la paix et la stabilité» après un entretien téléphonique avec Vladimir Poutine.

L'Organisation pour l'interdiction des armes chimiques (OIAC), qui doit se réunir lundi, a annoncé que ses experts étaient en route pour la Syrie pour commencer leur travail samedi.

«Toute action ne contribuera qu'à déstabiliser davantage la région», a averti de son côté Bachar al-Assa. Le président turc Recep Tayyip Erdogan, un autre acteur de la guerre en Syrie, s'est dit préoccupé par le «bras de fer» à l’œuvre.

La guerre froide des invectives verbales oui, mais de petites frappes non.

Joanne Courbet pour Day News World

TUERIE DES DEUX POLICIERS DE MAGNANVILLE

SIX PERSONNES INTERPELLEES DONT

UNE POLICIERE ET SA FILLE

 

Six personnes, trois hommes et trois femmes, ont été interpellées lundi 9 avril dans la matinée et placées en garde à vue dans l'enquête sur l'assassinat de deux policiers en juin 2016 à Magnanville (Yvelines) par un djihadiste dans leur pavillon. Ces interpellations ont eu lieu sur commission rogatoire d'un juge d'instruction.

Les investigations visent à préciser le rôle que ces personnes ont pu jouer dans ce drame.

Une policière, major de police des Yvelines et ancienne déléguée départementale du syndicat Alliance, fait partie des personnes placées en garde à vue

Cette dernière avait fait l'objet d'une enquête de l'IGPN en 2016. L’enquête avait conclu à l’absence d’infraction.

A l'époque elle avait hébergé sa fille et une amie de cette dernière, toutes deux soupçonnées de radicalisation.

Le 13 juin 2016, Jean-Baptiste Salvaing, 42 ans, commandant adjoint du commissariat des Mureaux (Yvelines) et sa compagne Jessica Schneider, 36 ans, agent administratif d'un commissariat voisin, avaient été assassinés à coups de couteau par Larossi Abballa à leur domicile, sous les yeux de leur fils de 3 ans et demi.

Leur meurtrier, Larossi Abballa, avait revendiqué son acte au nom du groupe État islamique.

Trois autres hommes sont déjà mis en examen pour cette affaire.

Andrew Preston pour Day News World

LE PARTI DU SOUVERAINISTE VIKTOR ORBAN

GRAND VAINQUEUR DES LEGISLATIVES HONGROISES

La victoire du Fidesz parti national-conservateur de Viktor Orban est sans appel: lors des élections législatives le Fidesz obtient 48,8 % des voix, avec près de trente points d'avance sur le Jobbik. Le parti d’extrême droite Jobbik , dans l'opposition, obtient 19,61 % des suffrages.

Les socialistes (MSZP) ont recueilli 12,3 %, les Verts (LMP) 6,87 % et DK, une formation de gauche dissidente, 5,55 %. D'ailleurs cette élection vient confirmer une évolution observée ailleurs en Occident : la concentration d’un électorat libéral et progressiste dans les grandes villes, les campagnes restant acquises aux partisans du repli national.

La mobilisation historique de près de 70% avait poussé l'opposition à espérer un changement. Dans les derniers jours, des négociations s'étaient en effet tenues en coulisses entre les partis d'opposition qui avaient pour but de contrer le Fidesz. Ainsi des désistements inattendus de candidats des partis socio-libéraux comme les Verts de LMD ou le mouvement Momentum avaient eu lieu en faveur du parti socialiste ou même du parti d’extrême- droite Jobbik.

Mais en vain. L'opposition n'a pas réussi à capitaliser sur une certaine lassitude envers les outrances du dirigeant comme l'autoritarisme croissant de l'équipe Orban, la déliquescence des services publics de santé, l'émigration des jeunes, les pratiques douteuses et le clientélisme des cercles du pouvoir, notamment dans l'usage des fonds européens ainsi que le musellement de nombreuses institutions et contre-pouvoirs du pays, comme les médias et la justice, mais aussi l'économie et la culture...

Le Premier ministre hongrois va ainsi bénéficier d'un troisième mandat consécutif ,le Fidesz devenant ainsi le premier parti en Hongrie à gagner des élections trois fois de suite, depuis le début de la transition démocratique.

Le chef du gouvernement avait tout misé sur la dénonciation de l’immigration, facteur selon lui d’insécurité. Il avait repris à son compte les théories du complot véhiculées jusqu’ici par l’extrême droite, affirmant que Bruxelles et l’ONU souhaitaient organiser le remplacement des populations d’Europe centrale par les réfugiés venus du Moyen-Orient et d’Afrique. Orban n'a pas hésité dans un discours de campagne à fustiger le rôle de l’Union européenne dénonçant la thèse complotiste du «grand remplacement» et de «l’invasion»: «Ils veulent nous prendre notre pays», avait-t-il martelé lors de sa campagne. «Bruxelles ne nous protège pas, elle veut changer la population de l’Europe». Quand ce ne sont pas les membres de son parti, le Fidesz, qui dénoncent les dangers de l'immigration et du multiculturalisme.

Les résultats des législatives laissent bon espoir à la future majorité de décrocher 133 sièges sur les 199 du Parlement hongrois, et donc une nouvelle « super-majorité » des deux tiers, comme en 2010 et en 2014, laquelle permet de faire voter des changements constitutionnels.

Le dirigeant de 54 ans Viktor Orban n'est pas isolé en Europe. Plusieurs pays européens ont durci leurs règles envers la politique migratoire. Partageant déjà avec plusieurs pays d'Europe centrale – dont la Pologne – sa croisade souverainiste, il ambitionne de travailler avec l'Italie et l'Autriche à une alliance de pays hostiles à l'immigration musulmane. En Italie c'est la Ligue de Matteo Salvini, formation d'extrême droite, qui se trouve leader de la coalition de droite arrivée en tête au scrutin du 4 mars. En Autriche une coalition entre les conservateurs et l'extrême droite est au pouvoir depuis décembre.

Comme dans d'autre pays de l'Europe Viktor Orban a réussi à mobiliser son électorat dans des proportions surprenantes sur la question migratoire ...

Joanne Courbet pour Day News World

ATTAQUE MEURTRIERE A MUNSTER OU

L'ACTE D'UN DESEQUILIBRE ?

 

Une attaque à la camionnette-bélier est survenue le samedi 7 avril en Allemagne. L'enquête relative à cet incident est en cours.

Un homme de 48 ans conduisant une camionnette-bélier a foncé sur une terrasse d'un café à Münster le samedi 7 avril, avant de se donner la mort. L'attaque a fait état de deux morts et de plusieurs blessés. Pour le moment, la police scientifique écarte la piste terroriste et tente de cerner les motivations du conducteur. Selon la presse allemande, ce dernier est atteint d'une trouble psychiatrique. Après une tentative de suicide, il aurait annoncé de recommencer.

Au départ, la thèse de l'attentat a été privilégiée puisque l'attaque au camion et la présence d'explosif et de câblesà l'intérieur du véhicule rappelait les attaques islamistes de Nice, de Londres ou de Berlin fin 2016

Dans la soirée, plusieurs nouveaux éléments ont remis en cause la piste de l'attentat islamiste. L'auteur, qui s'est suicidé par balle dans son véhicule, était connu des services de police, ont affirmé plusieurs médias dont la télévision publique. Il s'agirait de Jens R., un petit délinquant et trafiquant de drogue. Agé de 49 ans, de nationalité allemande, il aurait déclaré à ses proches que, s'il se suicidait, il le ferait en public. *

« Le fait qu'il ait fui et se soit tué dans son véhicule est un indice qui nous éloigne également de la piste islamiste. Les terroristes ont l'habitude de se faire tuer ou de se faire exploser dans la foule », estime Michael Stempfle, spécialiste en terrorisme.

« Nous n'avons jusqu'ici aucun élément sur de possibles motivations pour cet acte, l'enquête explore avec beaucoup d'intensité toutes les directions », a indiqué dimanche matin dans un communiqué le procureur de cette ville de 300.000 habitants où le drame, qui a fait deux morts, est survenu la veille en plein centre-ville.

L’enquête s’oriente vers l’acte d’un déséquilibré sans rapport avec une radicalisation islamiste.

Paul Emison pour Day News World

LEGISLATIVEES :VIKTOR ORBAN OU LA DERIVE

AUTORITAIRE EN HONGRIE

 

Dimanche 8 avril, se déroulent des législatives sans grand suspens en Hongrie. Elles devrait reconduire à la tête du pays le Fidesz, parti de droite dure, et son chef, l'autoritaire Viktor Orban, Premier ministre. Viktor Orban, 54 ans, brigue un troisième mandat consécutif à la tête de la Hongrie.

Au pouvoir depuis 2010 (après un premier mandat entre 1998 et 2002), cet ancien libéral, malgré ses positions anti-Commission européenne, ses dérives autoritaires, sa xénophobie en faveur de la défense d'une Europe chrétienne, n'est pourtant pas le candidat de l'extrême droite dans son pays. Il est le leader charismatique qui fait la fierté des représentants de la droite dure.

Jobbik, le parti d'extrême droite et le MSZP sont les deux principales forces d'opposition, créditées chacune d'environ 12% des intentions de vote, d'après les derniers sondages rendus publics. Le Fidesz obtiendrait 41% des voix.

Pas plus tard que le 15 mars, jour de la fête nationale hongroise,Victor Orban n'a pas hésité dans un discours de campagne à fustiger le rôle de l’Union européenne dénonçant la thèse complotiste du «grand remplacement» et de «l’invasion»: «Ils veulent nous prendre notre pays», a-t-il martelé, «Bruxelles ne nous protège pas, elle veut changer la population de l’Europe». Quand ce ne sont pas les membres de son parti, le Fidesz, qui dénoncent les dangers de l'immigration et du multiculturalisme. L'épouvantail du "grand remplacement" est totalement assumé.

Il se présente, un peu comme Trump et d'autres leaders anti-système l'ont fait dans leurs pays respectifs, en rempart des petites gens et des classes moyennes, contre le diktat des banques et du FMI. Il est vrai que son gouvernement a effectivement mis fin aux hypothèques en francs suisses exigées par les banques suisses des propriétaires d'appartements hongrois qui s'étaient endettés auprès d'elles.

Il dirige un État fort et autoritaire qui s'attaque aux liberté publiques, à la liberté de la presse.

Il a révisé la Constitution à plusieurs reprises afin d'y effacer le mot "République", y inclure un enracinement des valeurs chrétiennes, l'interdiction des mariages homosexuels, ou encore, de diminuer le rôle de la Cour constitutionnelle.

Une dérive que l'UE peut d’autant moins laisser passer qu'elle devient contagieuse. Un autre pays de l’Est, la Pologne, a lui aussi porté brutalement atteinte aux piliers de la démocratie depuis l’arrivée au pouvoir du parti eurosceptique Droit et Justice, en 2015.

Britney Delsey pour Day News World

AU MOINS TROIS MORTS ET 30 BLESSES "DANS UN ACTE TERRIBLE" A MUNSTER EN ALLEMAGNE

 

Allemagne : une voiture fonce dans la foule à Münster, plusieurs morts.

L’événement a fait "des morts et des blessés", indique la police allemande sur Twitter, sans plus de précision à ce stade.

Une voiture - une camionnette selon le journal Der Spiegel - aurait foncé dans la foule ce samedi après-midi à Münster, une ville du nord-ouest de l'Allemagne située non loin de la frontière avec les Pays-Bas. a foncé dans la foule à Münster, dans le nord-ouest de l'Allemagne, samedi. Sur son compte Twitter, la police indique que l’événement a fait "des morts et des blessés" recommandant d'éviter la zone. Elle évoque aussi une situation "confuse". Selon l'édition en ligne du Spiegel, les autorités allemandes considèrent à ce stade qu'il s'agit d'un attentat. L'auteur s'est suicidé par balle, selon le Spiegel, qui ne cite aucune source.

Le journal indique aussi que les faits se sont déroulés sur la place de Kiepenkerl, où se trouvent plusieurs bars et restaurants Une opération de police est en cours à Munster en Allemagne, où un véhicule aurait foncé dans la foule, annonce la police allemande sur Twitter. Il y aurait plusieurs morts et des blessés La police demande l'évacuation du quartier Kiepenkerl. Elle annonce des morts et des blessés, sans en préciser le nombre sur son compte Twitter. "Il y a des morts et des blessés, évitez la zone", écrit la police.

Selon un premier bilan non encore officiel, il y aurait au moins trois morts et une trentaine de blessés.

Les mouvements islamistes potentiellement violents ont connu ces deux dernières années un essor en Allemagne. Les services du renseignement intérieur estiment à environ 10 000 le nombre d'islamistes radicaux en Allemagne, dont 1 600 soupçonnés de pouvoir passer à la violence.

Le conducteur du véhicule qui a foncé dans la foule se serait suicidé.

Paul Emison pour Day News World

UN CAMOUFLET POUR MADRID OU LA REMISE EN LIBERTE DE CARLES PUIDGEMONT

 

La décision surprise du tribunal régional du Schleswig-Holstein prend le contrepied des réquisitions du parquet général allemand.

Alors que ce dernier avait demandé mardi le maintien en détention de M. Puigdemont et reconnu la validité en droit allemand des deux chefs d'inculpation de la justice espagnole, «rébellion» et «détournement de fonds», le tribunal régional  de son côté met en cause cette décision estimant que seules les accusations de détournements de fonds publics, en lien avec l'organisation de la consultation sur l'indépendance de la Catalogne constituaient pour lui des accusations.

Il a jugé ces dernières comme trop minces pour une justification d'un maintien en détention du leader indépendantiste

La juridiction allemande a donc ordonné la remise en liberté de Carles Puigdemont sous contrôle judiciaire moyennant le versement d’une caution de 75 000 euros dans l'attente de l'examen au fond du reste du dossier.

L'ancien président catalan recouvre donc la liberté vendredi dans la journée avec cependant l'interdiction de quitter l'Allemagne dans l'attente d'une décision finale sur son cas et le pointage une fois par semaine dans un commissariat.

La décision des juges allemands est capitale pour l’avenir judiciaire de M. Puigdemont. Même si ceux-ci ont estimé que rien ne s’opposait à son extradition, en ne retenant contre lui que l’accusation de « détournement de fonds publics », l’Allemagne prive donc Madrid de la possibilité de le juger pour « rébellion », un crime passible de trente ans de prison.

Dans la foulée, la remise en liberté conditionnelle de Merixtell Serret, Anton Comin et Lluis Puig, trois des ministres indépendantistes catalans en exil avec Puigdemont a été annoncée par le parquet fédéral belge. Egalement visés par des mandats d'arrêt européens, ils s'étaient rendus à la police belge jeudi.Outre les trois ministres remis en liberté en Belgique, une autre ex-responsable indépendantiste, Clara Ponsati, pour sa part réfugiée en Ecosse, qui s'était rendue à la police le 28 mars a également été placée en liberté conditionnelle dans l'attente d'une décision sur son éventuelle extradition

.Face à ce véritable camouflet pour Madrid, le gouvernement espagnol a réagi dans la soirée en assurant respecter «toujours» les décisions judiciaires qu'elles «lui plaisent ou non».

«Le dossier sera renvoyé maintenant à la Chambre du conseil de Bruxelles qui devra se prononcer sur l'exécution des mandats d'arrêts européens», a indiqué le parquet.

Joanne Courbet pour Day News World

AFFAIRE SKRIPAL  MOSCOU EXIGE DES EXCUSES

Au Kemlin de sommer Londres de s'excuser après que le laboratoire britannique ayant analysé la substance utilisée contre un ex-espion russe en Angleterre eut reconnu ne pas avoir de preuve qu'elle provenait de Russie.

Les analyses du produit qui a empoisonné un ex-espion russe ne prouvent nullement que la Russie en est responsable. Poutine dénonce une «campagne antirusse».

«Leur théorie ne se confirmera en aucun cas, parce qu'il est impossible de la confirmer», a déclaré le porte-parole du Kremlin Dmitri Peskov, cité par les agences russes dans la nuit de mardi à mercredi.

«Le ministre britannique des Affaires étrangères, qui a accusé le président Poutine, et la première ministre devront d'une manière ou d'une autre regarder dans les yeux leurs collègues de l'Union européenne (...) et devront d'une manière ou d'une autre présenter leurs excuses à la Russie», a-t-il ajouté. «Ce marasme est allé trop loin».

Le chef du laboratoire britannique militaire de Porton Down a indiqué mardi sur la télévision Sky avoir identifié la substance comme du Novitchok, un agent militaire de conception soviétique, mais ne pas avoir «identifié sa source exacte».

«Selon des experts internationaux, de telles substances neuroparalysantes peuvent être fabriquées dans une vingtaine de pays du monde», a déclaré M. Poutine.

L'annonce du laboratoire de Porton Down tombe alors que l'Organisation pour l'interdiction des armes chimiques (OIAC) doit se réunir mercredi à la Haye, à la demande de la Russie où

le président Vladimir Poutine a dit espérer que la réunion «permettra de mettre le point final» aux accusations visant Moscou. La Première ministre britannique, Theresa May, avait mis en cause Moscou,juste quelques jours après l'empoisonnement de Sergueï Skripal et de sa fille Ioulia estimant qu'il s'agissait de «la seule explication plausible». Or certains observateurs pense que se cachait derrière ce marasme diplomatique celui du Brexit

«Le ministre britannique des Affaires étrangères, qui a accusé le président Poutine, et la première ministre devront d'une manière ou d'une autre regarder dans les yeux leurs collègues de l'Union européenne (...) et devront d'une manière ou d'une autre présenter leurs excuses à la Russie», a martelé le porte-parole du Kremlin Dimitri Peskov. «Ce marasme est allé trop loin».

Joanne Courbet pour Day News World

DOUANES FRANCAISES SCANDALEUX INCIDENT DIPLOMATIQUE A BARDONECCHIA

 

L'affaire des douaniers français, qui sont entrés armés dans un local tenu par une ONG dans une petite gare italienne, continue de faire des remous.Le couac frontalier entre la France et l'Italie à Bardonecchia, dans les Alpes, est un «incident malheureux» que la France regrette, affirme le ministre français des Comptes publics, Gerald Darmanin, dans un entretien avec le Corriere della Sera publié mercredi.

«Il n'a jamais été question d'attenter d'une quelconque façon à (la) souveraineté (de l'Italie). Je regrette que cet incident ait pu être vécu ainsi», déclare le ministre, attendu mi-avril en Italie pour «assurer la poursuite de la coopération transfrontalière» entre les deux pays, interrompue depuis cet incident.

«Il s'agit d'un incident malheureux, né d'un malentendu entre les douaniers français et les chemins de fer italiens», assure-t-il encore .

L'ONG Rainbow4Africa accueille depuis décembre des migrants en transit vers la France dans un local de la gare de Bardonecchia . Elle s'est plainte de «l'irruption» vendredi soir de douaniers français qui souhaitaient soumettre un Nigérian à un test urinaire.

Le ministère italien des Affaires étrangères a alors convoqué samedi l'ambassadeur de France à Rome, Christian Masset, en dénonçant «un acte grave», «totalement en dehors du cadre de la collaboration entre Etats frontaliers».

«Je crois que les douaniers français ont fait leur travail d'une façon rigoureuse, respectueuse du droit et de notre cadre de coopération», a en revanche jugé Gerald Darmanin en ignorant volontairement la violation grave d'un territoire  étranger!!!

De source bien informée issue du Ministère de l'intérieur italien, un déploiement de l'équivalent italien du swat va être déployé aux frontières pour agir de façon musclée sur d'éventuelles tentatives d'intrusion, d'incursion, violation du territoire italien par des forces étrangère. Par ailleurs le Parquet de Turin a ouvert une enquête sur la présence des douaniers français dans la gare italienne de Bardonecchia.

A ce stade préliminaire de l'enquête plusieurs chefs d'accusations sont retenus à savoir "abus de pouvoir, violence privée, acte de violation de domicile, acte de perquisition illégale, intrusion et violation d'un corps constitué armé en territoire étranger."

Garret Skyport pour Day News World

LA BATAILLE DU RAIL DES MARDI

 

Si le trafic normal lundi reste normal jusqu’à lundi soir, dès mardi la grande pagaille va commencer pour les usagers de la SNCF et ce durant plusieurs mois : 12% des TGV à peine seront assurés mardi par la SNCF 28% des transiliens, 13% des intercités et 30% des TER.

Et rebelote les 8 et 9 avril, puis les 13 et 14 avril, les 18 et 19 avril et ainsi de suite. De son côté, SUD-Rail appelle à une grève illimitée, reconductible par 24 heures, à partir de lundi 20h.

Une «grève qui sera très suivie» selon les syndicats avec un taux mardi de grévistes de 48% et 77% chez les conducteurs !!!

Ainsi, au premier jour de la grève, près de huit conducteurs de train sur dix ne travailleront pas, et de nombreuses lignes seront donc au ralenti, voire à l'arrêt.

Les RER ne font pas exception à la règle avec 50% des RER A assurés, 28% des RER B assurés, seulemennt 14% pour les RER D et 30% des RER E assuré. Aucun train vers l'Espagne, l'Italie ou la Suisse.Des branches, comme les lignes R ou U pas du tout desservies !!Une grève prévue jusqu'au 28 juin ...

Une grève de plus de la SNCF qui a un pouvoir de blocage du pays et prend les usagers en otage. Coup d'envoi surtout de trois mois de grève perlée, avec une succession de jours travaillés et de jours de grève. La "bataille du rail" est donc lancée.

A partir du mardi 3 avril, les cheminots sont appelés à faire grève pour protester contre la réforme de la SNCF demandée par le gouvernement.

Si le mouvement de grève contre la réforme du géant ferroviaire français s'annonce très suivi, il n'en demeure pas moins que l'ouverture à la concurrence européenne arrive très vite.

Un bras de fer inédit entre la direction de la SNCF et les cheminots en ce qui concerne la comptabilisation des jours de grève.

Pour le patron de la SNCF, Guillaume Pépy, cette grève va durablement « pénaliser la vie de beaucoup de Français », et en conséquence considérant qu'en dépit des « 18 fois deux jours », il s'agit selon lui d'une seule grève, la modification du décompte des jours de grève en tiendra donc compte. Inacceptable pour les salariés.

« La direction de la SNCF veut être en capacité de retenir [sur les salaires ndlr] les jours de repos entre les différents mouvements, pour alourdir la facture et casser socialement les grévistes » tonne Laurent Brun, de la CGT Cheminots qui compte saisir l'Inspection du travail.

Mais est-il plus acceptable de prendre une population devant se rendre au travail en otage pour conserver des privilèges d'un autre siècle dans un monde en pleine mutation commerciale?

Jenny Chase pour Day News World

UNE ECOLE MATERNELLE BRULEE INTENTIONNELLEMENT DANS UN QUARTIER

"Quand on vous dit que l’éducation est une priorité pour nos quartiers, qu’un enfant sans école, c’est un enfant sans repères, qu’à chaque fois qu’un voyou détruit, nous sommes tous salis, écoutez-nous", a-t-elle tweeté dans la journée Catherine Arenou, la maire LR de la ville.

 

Un incendie a ravagé plusieurs salles de l'école maternelle Roland-Dorgelès de Chanteloup-les-Vignes, dans les Yvelines, dans la nuit de samedi à dimanche.

L'une des quatre classes et le dortoir de l'école de l'école maternelle qui accueillait 80 enfants a été détruite par les flammes rendant cette dernière « inutilisable », selon Catherine Arenou, la maire (LR) de la ville.L’école maternelle n’est plus qu’une ruine.

Il n'y a "rien de plus insupportable que de s'en prendre à un lieu d’éducation de jeunes enfants", a déploré la maire qui lundi se rend avec ses adjoints et des employés de la ville pour nettoyer et sauver ce qui peut encore l'être du mobilier .

Un incendie criminel : les portes de l’école ont été fracturées ce soir-là et les pompiers arrivés sur place ont relevé plusieurs départs de feu. La police de Conflans-Sainte-Honorine a été chargée de l'enquête

Il n’y a « rien de plus insupportable que de s’en prendre à un lieu d’éducation de jeunes enfants », a réagi Catherine Arenou, la maire LR de la ville.

Notons que cet acte criminel intervient quelques jours après la démission de Stéphane Gatignon, maire écologiste de Sevran (Seine-Saint-Denis), qui entendait ainsi dénoncer l’insuffisance des politiques publiques en banlieue.

Carl Delsey pour Day News World

NON DE ZEUS !

C'EST LA GUERRE ENTRE JUPITER ET LA PRESSE

Cela devait finir par arriver, étant donné que cela avait très mal commencé !

Cela avait mal commencé dès le début de la campagne électorale des élections présidentielles.

Emmanuel Macron avait déjà décidé de maitriser totalement sa communication et de ne laisser que son équipe de communication filmer et publier déclarations et images. Tout était  filtré !

Dès l’élection passée, l’intention a perduré, voire s’est durcie.

Souvenez vous l’aventure de ce pauvre paparazzi qui avait osé, sans autorisation présidentielle filmer le couple présidentiel dans sa résidence de vacances à Marseille !  Progressivement Emmanuel Macron a décidé de trier nos confrères pour l’accompagnement des voyages présidentiels, d’interdire de caméras les Ministres dans la Cour de l’Elysée, de réduire au silence les députés LREM, de ne confier les couvertures de Paris Match qu’à la copine « pipole », Mimi Marchand.

Le 14 février 2018, 9 mois après l’élection présidentielle, on est monté d’un cran ; la conseillère en com’ de Jupiter, Sibeth Ndiaye a convoqué une quinzaine de nos confrères pour leur faire part du dernier caprice du Prince : les 8 agences accréditées (AFP, Reuter, AP, Bloomberg) qui disposaient d’un bureau à l’Elysée ont été priées de déguerpir… dernier délai, juin/juillet.

Macron a donc décidé de bouter la Presse hors de la cour où elle était établie depuis 40 ans (depuis le Président Valery Giscard d’Estaing) et de l’expédier 4 rue de l’Elysée.  Officiellement, il s’agit d’agrandir l’espace bureau pour accueillir de nouveaux accrédités.

Mais ……….la bonne blague !

En fait, Jupiter ne veut plus de journalistes, croisant ses conseillers ou ses visiteurs !

L’information a été annoncée par Sibeth Ndiaye au cours de cette fameuse réunion du 14 février, réunion dont elle avait interdit l’enregistrement et sa diffusion corrélative. Pourtant enregistrement il y a eu et diffusion aussi ! C’est le Canard Enchainé qui a assuré la diffusion d’une 1h45 « d’enfumage, d’engueulade et de plaintes » à propos de la censure qui a déjà débuté.

Comme de coutume, le déménagement des bureaux avait déjà été acté avant le 14 février 2018 ? Les journalistes qui espéraient encore pouvoir négocier et débattre du sujet en ont été pour leur frais. On leur a même confié « que les citoyens n’avaient pas vocation à entendre l’information, pourtant déterminante » ; passez chers lecteurs, il n’y a rien à voir !

La réunion du 14 février a  été chaude. Le ton est monté très vite entre les journalistes et la responsable de la com’ de l’Elysée.

Pèle mêle, les journalistes présents ont fait part de leurs critiques, sur un ton persiflant en énonçant que l’Elysée n’appartenait pas à Emmanuel Macron qui n’était que de passage ! Rien n’y a fait car un conseiller en communication, c’est sacré ! Et qu’il y a une réelle volonté politique d’écarter les journalistes et la Presse.  Pour certains des journalistes présents, la France serait en ce moment en matière de communication et de relations avec la Presse du coté des pays non démocratiques..

Ces relations sont en train de tourner au vinaigre et ceci même si les journalistes s’y attendaient un peu après le non interview du 14 juillet 2017 et les étonnants commentaires faits par l’Elysée, à savoir que les médias n’étaient pas les interlocuteurs privilégiés d’Emmanuel Macron. Lors de ses vœux à la Presse le 3 janvier 2018, Emmanuel Macron avait déjà expliqué pourquoi il avait décidé de prendre ses distances avec une profession qui était habituée à plus de proximité dans le passé.

Les questions des journalistes l’énervent, en particulier lorsqu’elle concerne sa vie privée. La journaliste qui l’a interrogé récemment sur sa visite privée « très suivie » par la Presse du Taj Mahal lors de sa visite en Inde, et qui s’est faite sèchement reprendre, en garde certainement encore un souvenir cuisant. Dans un tel contexte, on peut se poser la question de savoir si des dérives autoritaires ne pourraient pas se faire jour rapidement, le  Président s’occupant par ailleurs de tout (seul ou via ses conseillers) en matière de communication, de fake news ou encore de réforme du CSA.

La communauté des journalistes que nous sommes devra veiller au grain…

Clara Mitchell pour Day News World

ESPION SKRIPAL  AUTOUR DES

REPRESAILLES DE MOSCOU...

Après avoir dénoncé un «axe anglo-saxon» la Russie a tout d'abord ordonné une première vague d'expulsion, celle de 60 diplomates américains jeudi soir, avant de cibler, vendredi 30 mars, ses représailles contre les autres chancelleries occidentales européennes, accusées d'avoir emboîté le pas sous la pression de Londres et Washington dans l'affaire Skripal.

Moscou a donc ordonné le départ de 59 personnels diplomatiques, en réaction «symétrique» aux sanctions prises par ces mêmes capitales, le 26 mars dernier. La Hongrie, la Belgique, la Géorgie et le Monténégro seront sanctionnés plus tard.

Le porte-parole du Kremlin Dmitri Peskov dément toujours catégoriquement toute responsabilité dans l'empoisonnement de l'ex-agent Sergueï Skripal. «Ce n'est pas la Russie qui a engagé une guerre diplomatique et initié un échange de sanctions», s'est défendu Dmitri Peskov.

Alors que les chancelleries occidentales avaient coordonné à l'unisson un plan d'expulsion de diplomates, Moscou a procédé en deux temps soulignant d'autant mieux la hiérarchie des responsabilités qui prévaut dans cette offensive diplomatique jugée «russophobe»

Après ce chassé-croisé de diplomates entre Occident et Russie les deux blocs protagonistes - Occident et Russie rien n'a entamé la détermination de l'Allemagne le 27 mars, un jour après avoir annoncé le renvoi de quatre diplomates russes, de donner son feu vert à la construction d'un gazoduc stratégique (Nord stream 2) associant le Russe Gazprom, le Français Engie et l'Allemand Eon. !!!

«Bonne nouvelle que Ioulia Skripal se rétablisse bien. Nous insistons sur notre droit de la voir, conformément à la convention consulaire de 1968», avait tweeté vendredi l'ambassade russe au Royaume-Uni.

Britney Delsey pour Day News World

HOMMAGE A ARNAULD BELTRAME

« SA MEMOIRE VIVRA, J'Y VEILLERAI »

« Oui l’engagement de servir et de protéger peut aller jusqu’au sacrifice suprême, oui cela a du sens et ce sens donne du sens à notre vie », a affirmé ce mercredi le président.

Un hommage national a été rendu ce mercredi à Arnaud Beltrame, gendarme devenu héros après avoir donné sa vie pour sauver une otage, lors des attaques terroristes dans l’Aude.

Emmanuel Macron a prononcé un éloge funèbre avant de lui remettre la légion d'honneur.

Cet hommage national a été rendu aux Invalides au lieutenant-colonel, Arnaud Beltrame, qui a sauvé une otage en prenant volontairement sa place lors des attaques terroristes à Carcassonne et au Super U de Trèbes.

Emmanuel Macron a prononcé un éloge funèbre depuis une tribune sur l’esplanade des Invalides avant de remettre la légion d'honneur au gendarme à titre posthume.

« Accepter de mourir pour sauver des innocents tel est le ressort intime de cette transcendance qui le portait. Là, était cette grandeur qui a sidéré la France. Cette grandeur irradiait de sa personne ».

Le président de la République a rappelé sobrement le déroulement de l'attentat de Carcassonne et Thèbes en soulignant que le colonel Beltrame avait fait de de sa vie « un idéal plus grand et cet idéal c’était la France ».

« Il rejoint le cortège valeureux des héros qu'il chérissait »a t-il ajouté

« Oui, l’engagement a du sens », a déclaré le président en s'adressant à la jeunesse française.

Le chef de l'Etat a assuré sa détermination à combattre cet obscurantisme aveugle qui frappe des innocents.

« Ce ne sont pas que les terroristes que nous combattons, c’est aussi cet islamisme du quotidien qui agit clandestinement sur des esprits faibles et instables. C’est un ennemi »

Lors de la cérémonie, il a été élevé au grade de commandeur de la Légion d’honneur.

Il a également été décoré à titre posthume des médailles de la sécurité intérieure, de la gendarmerie nationale et de celle pour acte de courage et dévouement ainsi que promu colonel.

La France  salue l'ultime sacrifice de ce héros de la Patrie  qui a toute sa vie mis son énergie au service de la nation.

Joanne Courbet pour Day News World

LE PRESIDENT VLADIMIR POUTINE DENONCE

DES NEGLIGENCES CRIMINELLES DANS

L’INCENDIE EN SIBERIE

 

Le président Vladimir Poutine s'est rendu ce mardi matin 27 mars 2018 en Sibérie sur les lieux de l'incendie dont le bilan provisoire est de 64 morts, dont 41 enfants, dans un centre commercial de la ville de Kemerovo en Sibérie.

Vladimir Poutine a dénoncé  des «négligences criminelles» tandis que la colère monte dans toute la Russie.

Près de deux jours après cet incendie, attribué à de nombreuses violations des règles de sécurité, et bien que les circonstances du départ de feu n'aient pas encore été établies, le président Vladimir Poutine tout juste réélu s’est rendu au chevet des victimes hospitalisées et a déposé une gerbe sur le site de l'incendie.

Le président Vladimir Poutine a déclaré :

«Le premier sentiment quand on parle du nombre d'enfants morts, ce n'est pas de pleurer, c'est de hurler. Et quand on écoute ce qui se dit ici, franchement, d'autres sentiments surgissent». Le bilan provisoire officiel est toujours 64 morts, dont 41 enfants.

Mais ce bilan provisoire pourrait s’alourdir sans compter qu’une liste de 85 personnes portées disparues pourrait aggraver ce bilan provisoire déjà fort lourd !

Cependant l’identification des corps s'avère très difficile et seulement 21 morts ont pu jusqu'à présent être remis à leurs familles.

Un grand rassemblement a eu lieu ce mardi, où des centaines d'habitants se sont réunis au centre-ville de Kemerovo, cette cité industrielle de plus de 500 000 habitants.

Les habitants présents à ce rassemblement ont réclamé la démission des autorités locales.

De vifs échanges ont opposé les habitants et le vice-gouverneur de la région, Sergueï Tsiviliev, qui s'est agenouillé pour leur demander pardon pour les fautes commises

Force de constater que la ville de Kemerovo comme toute la Russie manque de beaucoup de choses, de moyens matériels tout d’abord comme des hélicoptères mais aussi de moyens humains comme de pompiers, secouristes etc.… !!

Le constat et incroyable : les systèmes d’alerte était en panne !!

Le président Vladimir Poutine s'est entretenu avec plusieurs hauts responsables locaux et nationaux, et a mis en cause les négligences constatées.

Puis Vladimir Poutine a dit :

«Que se passe-t-il ici? Il ne s'agit pas d'actions armées, il ne s'agit pas d'une fuite inattendue de méthane dans une mine. Des personnes, des enfants étaient venus ici pour se détendre».

«On parle de problèmes démographiques, mais trop de gens meurent et à cause de quoi? À cause d'une négligence criminelle, de laisser-aller, je promets une enquête transparente».

Lors de cette réunion, le directeur du comité d'enquête, Alexandre Bastrykine, a précisé que le système d'alarme automatique du centre commercial ne fonctionnait plus depuis le 19 mars et qu'aucune mesure n'avait été prise pour le réparer.

Le président Vladimir Poutine a annoncé que ce mercredi  28 mars 2018 sera une journée de deuil national qui sera observée dans tout la Russie suite à cette tragédie.

Paul Emison pour Day News World

MOSCOU SE PREPARE A RIPOSTER

 

Après les expulsions en série de ses représentants diplomatiques des Etats-Unis, du Canada et de l'Europe, le Kremlin n’exclut pas une escalade des représailles.

À l’image de la diplomatie russe et de la quasi-totalité de la presse moscovite, le quotidien Izvestia a dénoncé la vague occidentale d’expulsions de diplomates.

«Une flashmob russophobe! » une formule du quotidien qui en dit long sur l’état d’esprit de l’opinion publique.

Dès le début de l’affaire de l’empoisonnement de l’ex-agent double russe Sergueï Skripal au Royaume-Uni, les autorités à Moscou ont clamé leur innocence qualifiant de «propagande» les allégations sur leur rôle dans l’attaque et de «provocation» les mesures de représailles britanniques.

Mais le ton est monté d’un cran mardi, au lendemain de la décision des États-Unis, de seize pays européens, rejoints (mardi) par l’OTAN, d’expulser plus de cent diplomates. «Ce geste provocateur de prétendue solidarité avec Londres témoigne de la poursuite d’une ligne de confrontation visant à aggraver la situation», a fustigé le Ministère des affaires étrangères . Surtout que ce geste s'est fait à l'aune du  soupçon, du « hautement probable ».

Les expulsions coordonnées qui sont-notons-le- une première dans les relations entre l’Occident et la Russie envoie un nouveau signe vers l’affrontement.

Le Kremlin a promis de «riposter» . Préoccupé par le drame de l’incendie d’un centre commercial en Sibérie, Vladimir Poutine pourrait attendre jeudi et la fin du deuil national pour annoncer ses mesures de rétorsions. Moscou répliquera sans aucun doute par un nombre d’expulsions semblable. Mais une escalade côté russe n’est pas à exclure. Un nouveau bras de fer qui ne fait que renforcer le nationalisme russe ...

Mais à l'heure où le monde est confronté au défi islamiste ne serait-il pas plus fructueux de coopérer avec la Russie qui elle-aussi combat cette idéologie radicale ?

Kelly Donaldson pour Day News World

UNE MARCHE BLANCHE A PARIS POUR LUTTER CONTRE UN INTOLERABLE ANTISEMITISME

Il n'y a pas de mot pour décrire le meurtre horrible qu'a subi une octogénaire parisienne de confession juive dans son appartement parisien.

Deux hommes ont été mis en examen mardi pour «homicide volontaire» à caractère antisémite, quatre jours après le meurtre d'une femme de confession juive dans son appartement parisien.

Ce mardi matin 27 mars 2018, les deux suspects arrêtés pendant le week-end pour le meurtre d'une octogénaire ont été mis en examen pour «homicide volontaire à raison de l'appartenance vraie ou supposée de la victime à une religion et sur personne vulnérable». Ils ont été placés en détention provisoire conformément aux réquisitions du parquet.

Le corps de Mireille Knoll, 85 ans, a été retrouvé lardé de coups de couteau et en partie carbonisé , vendredi peu avant 19h00 dans son appartement du XIe arrondissement où elle vivait seule. De plus les suspects avait l'intention de mettre l'incendie à l'appartement, des départs de feu ayant été localisés.

Le premier suspect, né en 1989 et connu des services de police pour des affaires de viol et d'agression sexuelle, est un voisin qui avait l'habitude de rendre visite à la victime. Le second mis en examen, âgé de 21 ans et connu pour des vols avec violences, se trouvait également dans l'immeuble le jour du meurtre.

Cette mort a suscité une vive émotion au sein de la communauté juive à laquelle appartenait la victime.«Nous sommes vraiment tous sous le choc. Je ne comprends pas comment on peut tuer une femme qui n'a pas d'argent, et vit dans un HLM», a réagi le fils de la victime.

Le nombre d'actes antisémites reste préoccupant en France. En avril 2017, Sarah Halimi, une femme juive de 65 ans, avait été tuée à Paris par son voisin aux cris d'« Allah Akbar », entrecoupés d'insultes et de versets du Coran. Le jeune homme l'avait rouée de coups, avant de la défenestrer. Il avait fallu plusieurs mois de bras de fer judiciaire pour que le caractère antisémite du meurtre soit finalement retenu par la juge d'instruction, fin février 2018.

Le Conseil représentatif des institutions juives de France (Crif), qui attend «des autorités la plus totale transparence dans l'enquête en cours», a appelé à une «marche blanche» en hommage à la victime mercredi après-midi à Paris.

Le nombre d'actes antisémites connait un niveau très préoccupant en France : la communauté juive de France représentant moins de 1% de la population, est la cible d'un tiers des actes haineux recensés dans le pays. Les violences sont pointées en hausse avec une augmentation des « passages à l'acte ».

Alyson Braxton pour Day News World

AFFAIRE SKIRPAL VAGUE D'EXPULSIONS DE DIPLOMATES RUSSES DEPUIS LES PAYS OCCIDENTAUX

L'empoisonnement d'un ex-espion Serguei Skripal.et de sa fille Ioulia, le 4 mars à Salisbury en Grande-Bretagne , n'en finit pas de faire des remous à l'échelle diplomatique internationale. Les pays occidentaux ont accusé à plusieurs reprises la Russie d'avoir commandité cette tentative d'assassinat tandis que cette dernière clame toujours son innocence.

Les États-Unis ont donc annoncé lundi l'expulsion de 60 "espions" russes dans le cadre d'une action coordonnée entre pays occidentaux pour répondre à l'empoisonnement au gaz innervant d'un ex-agent russe et de sa fille en Grande-Bretagne. Le Canada et quatorze pays de l'Union européenne ont également décidé d'emboîter le pas. Moscou a dénoncé une « provocation » promettant de « riposter » tandis que Londres a salué « la réponse extraordinaire » de ses alliés qui « constitue le plus grand mouvement d’expulsion d’agents russes de l’histoire, et permet de défendre notre sécurité partagée ».

Un haut responsable de l'administration américaine a indiqué que 48 «agents de renseignement connus» dans diverses missions aux États-Unis et 12 de plus à la mission russe de l'ONU avaient sept jours pour quitter les États-Unis. «Nous prenons ces mesures pour démontrer notre solidarité indéfectible avec le Royaume-Uni, et pour imposer à la Russie de sérieuses conséquences pour ses violations continuelles des normes internationales», explique le département d'État dans un communiqué. «Les États-Unis en appellent à la Russie pour qu'elle assume la responsabilité de ses actes et fasse la démonstration qu'elle est capable d'être à la hauteur de ses engagements et responsabilités internationaux en tant que membre du Conseil de sécurité des Nations unies pour maintenant la paix et la sécurité», souligne le département d'État américain.

Au Canada qui s'est joint au mouvement d'expulsions de diplomates russes de communiquer :« Il a été établi que ces quatre personnes sont des agents du renseignement ou des personnes qui ont utilisé leur statut diplomatique pour compromettre la sécurité du Canada ou s'immiscer dans sa démocratie », a affirmé Chrystia Freeland.

« L'attentat à l'agent neurotoxique perpétré récemment représente une menace évidente pour l'ordre international fondé sur des règles et pour les règles établies par la communauté internationale afin d'assurer que les armes chimiques ne détruisent plus jamais de vies humaines », a déclaré Chrystia Freeland.

Par ailleurs, quatorze pays de l'Union européenne ont également décidé ce lundi d'expulser des diplomates russes. «De manière concertée, 14 pays de l'UE ont décidé d'expulser des diplomates russes», a déclaré le président du Conseil européen Donald Tusk. «Des mesures supplémentaires, incluant de nouvelles expulsions, ne sont pas exclues dans les prochains jours et (les prochaines) semaines», a ajouté le président du Conseil européen.

Cette décision « fait suite aux conclusions du Conseil européen des 22 et 23 mars », a déclaré le ministre français des Affaires étrangères Jean-Yves le Drian dans un communiqué.Et de donner les raisons. « L'attaque de Salisbury constitue une menace grave à notre sécurité collective et au droit international » a ajouté le chef de la diplomatie française et « le Conseil européen est convenu qu'il n'existait pas d'autre explication plausible que celle de la responsabilité de la Fédération de Russie »

La diplomatie russe a dénoncé une « provocation », après l’annonce par plusieurs pays de l’UE et les Etats-Unis de l’expulsion de diplomates russes en raison de l’affaire Skripal, et a promis de riposter.

« Le geste provocateur de prétendue solidarité avec Londres de ces pays (...) témoigne de la poursuite d’une ligne de confrontation visant à aggraver la situation », a déclaré la diplomatie russe dans un communiqué.

Alize Marion pour Day News World

QUE VA-T-IL SE PASSER APRES L'ARRESTATION

DE CARLES PUIGDEMONT EN ALLEMAGNE ?

Fin de la cavalcade du chef indépendantiste catalan. L'ex-président catalan s'était réfugié après l'échec de la sécession l'automne dernier en Belgique.

Hier Carles Puigdemont a été arrêté en Allemagne ce qui a entraîné des heurts entre des militants indépendantistes catalans et la police dimanche à Barcelone. Selon les services de secours, 90 personnes auraient été blessées légèrement à Barcelone, dont 22 policiers. Un appel au calme a été lancé par le président du parlement catalan, Roger Torrent.

Carles Puigdemont a été arrêté dans le cadre d'un mandat d'arrêt européen émis par l'Espagne à son encontre par les policiers du Land de Schleswig-Holstein alors qu'il venait du Danemark voisin en voiture pour rejoindre la Belgique.

A la justice allemande de décider d'une éventuelle remise à l'Espagne qui l'accuse de « rébellion ».

L'intéressé est détenu depuis dimanche dans la prison de Neumünster, ville du nord de l'Allemagne.

La justice régionale du Schleswig-Holstein, le Land où il a été arrêté, a jusqu’à mardi pour décider de le mettre ou non en liberté conditionnelle, avant qu’un autre tribunal se prononce sur le fond, à savoir sur sa demande d’extradition formulée par l’Espagne.

Il doit y comparaître devant un juge dans l'après-midi de lundi. Celui-ci doit formellement établir son identité et décider s'il doit rester en prison pendant que la justice examine le mandat d'arrêt européen émis par l'Espagne à son encontre.

Pour l'instant l'affaire est purement judiciaire comme l'a fait remarquer Katarina Barley, la ministre de la justice. « Les premiers temps de l’affaire sont purement judiciaires. Vous comprendrez donc que je n’intervienne pas politiquement dans une procédure qui ne relève que du droit. Et que je ne fasse pas de déclarations précipitées », s’est contentée de déclarer Mme Barley sur la chaîne de télévision ARD.

Sur le fond, il faudra attendre jusqu'à 60 jours : Carles Puigdemont extradé à Madrid ?.

Le tribunal devra décider à terme s'il extrade Carles Puigdemont en Espagne. Il risque jusqu'à 25 ans de prison pour rébellion.

« C'est entre les mains des tribunaux compétents » a souligné Steffen Seibert, porte-parole de la chancelière Angela Merkel.Il s'agira pour la justice allemande de décider si des infractions similaires à celles pour lesquelles M. Puigdemont est poursuivi en Espagne existent en droit allemand.

Il est inculpé, avec douze autres responsables indépendantistes de "rébellion", crime passible de 30 ans de prison, et de détournements de fonds public après la tentative manqué de sécession par référendum de l'automne 2017. M. Seibert, porte-parole de Mme Merkel a indiqué que selon Madrid, M. Puigdemont et ses camarades ne sont pas poursuivis pour des « idées politiques, des idées d'indépendance mais en raison d'infractions bien concrètes ».

C'est un nouveau coup porté au mouvement indépendantiste catalan .

La Catalogne est donc plongée dans l'impasse politique tandis que « L’Allemagne a son premier prisonnier politique », comme le commentait, dimanche, le quotidien Süddeutsche Zeitung. Et des voix outre-Rhin de l'opposition se sont élevées contre cette arrestation.

Mais depuis le début de la crise catalane, il ne fait aucun doute que la « grande coalition » de la chancelière Angela Merkel considère la cause indépendantiste ni légale, ni légitime...

A SUIVRE....
Kelly Donaldson pour Day News World

MORT DU LIEUTENANT-COLONEL ARNAUD BELTRAME EN HEROS DE LA PATRIE

 

Arnaud Beltrame, le lieutenant-colonel de gendarmerie qui s'était substitué à une otage retenue par l'assaillant jihadiste dans l'Aude, est décédé samedi, portant à quatre morts le bilan de l'équipée meurtrière de Radouane Lakdim à Carcassonne et Trèbes.

Peu après cette prise d'otages, le gendarme de 45 ans s'était livré à la place d'une femme que l'assaillant avait pris comme "bouclier".

Grièvement blessé par l'assaillant, Arnaud Beltrame a succombé à ses blessures.

Emmanuel Macron lui a rendu hommage, déclarant qu'il était « tombé en héros » et méritait « respect et admiration de la nation tout entière ».

« Mort pour la patrie. Jamais la France n'oubliera son héroïsme, sa bravoure, son sacrifice », avait tweeté peu avant le ministre de l'Intérieur Gérard Collomb.

Selon son frère, Cédric Beltrame, "il a donné sa vie pour quelqu'un d'autre. Il savait certainement qu'il n'avait pratiquement aucune chance, il a quand même été très conscient de ce qu'il a fait", a-t-il témoigné sur RTL.

Andrew Preston pour Day News World

ENCORE UN FICHE S REDOUANE LAKDIM

MEURTRIER TERRORISTE DANS L'AUDE

 

L'auteur de l'attaque terroriste dans l'Aude est un Franco-Marocain de 25 ans inscrit au fichier des signalements pour la prévention de la radicalisation à caractère terroriste.

Redouane Lakdim était connu de la justice pour des faits de droit commun. Il a été condamné par le tribunal correctionnel de Carcassonne en 2011 à une peine d’un mois de prison avec sursis pour port d’armes prohibé, puis le 6 mars 2015 à un mois d’emprisonnement pour usage de stupéfiants et refus d’obtempérer. Il a exécuté sa peine en août 2016 à la maison d’arrêt de Carcassonne.

Fiché S et suivi par les services de renseignement

Selon le procureur de Paris François Molins, l'homme est fiché S depuis 2014 pour ses liens « avec la mouvance salafiste ».

Un "soldat" de l'organisation Etat islamique

Le procureur de Paris François Molins a expliqué que Redouane Lakdim s'est dit « prêt à mourir pour la Syrie », se présentant comme un "soldat" de l'organisation Etat islamique. Et il jouissait de la pleine liberté!!!

Andrew Preston pour Day News World

LA CONTRE-ATTAQUE DE NICOLAS SARKOZY,

ANCIEN PRESIDENT FRANCAIS MIS EN EXAMEN

 

L'ancien président de la République, mis en examen dans l'enquête sur un financement présumé libyen de sa campagne de 2007, est venu ce jeudi soir au journal de 20h de TF1.

Il est apparu, bien que très tendu, extrêmement offensif lors de son intervention télévisée.

« D’abord, je veux dire la profondeur de mon indignation. Je ne suis pas venu parler de politique. Je dois aux français la vérité je n’ai jamais trahi leur confiance », a-t-il dit en préambule.

S'exprimant au lendemain de la fin de sa garde à vue à Nanterre, dans les Hauts-de-Seine,Nicolas Sarkozy a pour l'essentiel repris des éléments déjà livrés aux juges d'instruction au terme de ses deux jours de garde à vue, selon la retranscription publiée jeudi par le journal français Le Figaro.

«Il n'y a pas une preuve matérielle, il n'y a que la haine, la boue, la médiocrité, la malveillance et la calomnie», a-t-il ajouté.

«Je pourfendrai cette bande (...) et je n'ai pas l'intention de lui céder un centimètre de terrain», a encore indiqué Nicolas Sarkozy qui veut en découdre et on ne peut que le comprendre de la part d'un homme qui a passé plus de 150 heures en garde à vue à propos du financement de sa campagne présidentielle.

Il n'a pas manqué de faire l'historique des poursuites autour de sa campagne présidentielle de 2007.

« Entre 2011 et 2013, j’ai été poursuivi et interrogé sur ma campagne de 2007, cette fois-là parce qu’elle aurait été financée avec de l’argent venu d’abus de faiblesse sur une vieille dame », a-t-il déclaré,rappelant l'affaire Liliane Bettencourt dans laquelle il a bénéficié d'un non-lieu. », a-t-il ajouté.

Pour lui c'est  la France et la fonction présidentielle qui sont mises en cause et s'adressant à ses concitoyens: « Je pose une question devant les Français : comment se fait-il qu’il n’y ait pas la moindre preuve ?

Il n'y a que la haine, la boue, la médiocrité, la calomnie ».

L'absence de preuves matérielles s'avèrent une révélation des plus importantes. Le site français d'informations Mediapart aurait fait part également d'un faux ....

Peut-on construire une instruction sur des témoignages d'hommes sulfureux ou appartenant à la famille de l'ancien dictateur libyen Mouammar Kadhafi ?

Nicolas Sarkozy n'hésite pas d'ailleurs à qualifier ces derniers de «mafieux, d'assassins et de délinquants».

« Ça me prendra un an, deux ans, dix ans mais je pourfendrai cette bande, je ne lui laisserai pas une pouce de terrain » a martelé l'ancien Président de la République déterminé.

« Je ferai triompher mon honneur », a lancé Nicolas Sarkozy.

L'on ne peut que comprendre la détermination et l'indignation d'un ancien chef d'Etat qui a subi une garde à vue pour le moins injustifiée dans la mesure où il aurait pu être entendu en auditeur libre...

Paul Emison pour Day News World

DES AVANCEES NOTABLES AUTOUR DU BREXIT

L’Union européenne et le Royaume-Uni ont franchi une étape importante ce lundi en se mettant d’accord sur « une large partie » du traité de retrait du Royaume-Uni de l’UE. Les discussions en cours entre les deux parties portent notamment sur les termes de cette période de transition post-Brexit, souhaitée par Londres pour éviter les conséquences d'une rupture brutale, en attendant que soient conclus des accords commerciaux entre l'UE et le Royaume-Uni.

Cette période de de transition post-Brexit prendra fin le 31 décembre 2020.

« Pendant cette période, le Royaume-Uni ne participera plus » aux prises de décisions au sein de l’UE, tout en devant en appliquer les règles, a expliqué Michel Barnier, le négociateur européen lors d’une conférence de presse. Londres conservera en revanche « tous les bénéfices du marché unique et de l’union douanière », a-t-il ajouté.

Durant la période de transition, la future relation entre le Royaume-Uni et l’Union européenne sera négociée. Les Britanniques pourront également commencer à négocier des accords avec les pays tiers durant cette période.

Les citoyens auront bien un statut ad hoc

« Pour les citoyens, nous proposons d’obtenir un nouveau statut de résidence au Royaume-Uni dès le début de la période de transition, afin de leur donner plus de certitudes juridiques », a déclaré Michel Barnier.

Les citoyens européens qui arriveront durant la période de transition bénéficieront des mêmes droits que ceux arrivés avant le Brexit, a assuré le négociateur de l’UE dans un pays européen ou au Royaume-Uni.

Sur la question épineuse de la frontière irlandaise, Royaume-Uni et UE se sont mis d'accord pour intégrer un compromis provisoire: « Nous nous sommes mis d'accord aujourd'hui pour que la solution du 'backstop' fasse partie du texte juridique de l'accord de retrait », a annoncé Michel Barnier, en référence à la proposition européenne de mettre en place un « espace réglementaire commun » incluant l'UE et l'Irlande du Nord, « sans frontières intérieures », en l'absence de toute autre solution satisfaisante.

« Ce que nous vous présentons aujourd’hui avec des vides est un bien un texte juridique conjoint qui constitue à mes yeux une étape décisive », selon Michel Barnier.

Theresa May avait assuré qu’elle n’accepterait « jamais » ces dispositions concernant la frontière entre l’Irlande et la province britannique d’Irlande du Nord, qui menacent selon elle l’intégrité du pays. « Nous avons accepté la nécessité d’inclure un texte juridique qui décrit cette solution », a affirmé le ministre britannique du Brexit David Davis. « Mais notre intention est toujours de parvenir à un partenariat qui est si rapproché qu’il ne requiert pas de mesures spécifiques en lien avec l’Irlande du Nord », a-t-il ajouté, précisant que Londres continuait d’étudier différentes options.

Sur Gibraltar, le Royaume-Uni continue de négocier avec l'Espagne. « Gibraltar va sortir de l'UE en même temps que le Royaume-Uni », a rappelé Michel Barnier

Joanne Courbet pour Day News World

VLADIMIR POUTINE RESTE MAITRE DE LA RUSSIE POUR UN MANDAT DE SIX ANS

 

Le chef de l'État russe a été reconduit sans surprise pour un quatrième mandat avec 73,9 % des suffrages.

C'est bien plus que les 63,6 % obtenus en 2012..

Selon deux sondages sortis des urnes réalisés par les instituts Vtsiom et Fom, celui-ci obtiendrait entre 73,9 % et 76, 3 % des voix, devançant de très loin ses challengers.

Il devance le candidat du Parti communiste Pavel Groudinine, qui ne récolterait que 11,2 % des voix, devant l'ultranationaliste Vladimir Jirinovski (6,7 %) et la journaliste proche de l'opposition libérale, Ksénia Sobtchak (2,5 %)

.Les chiffres des différents instituts de sondage varient légèrement. Voici ceux du Vtsiom

Vladimir Poutine
79.9% Grigori Iavlinski (libéral) 1,6%
Pavel Groudinine (communiste) 11,2% Boris Titov 1,1 %
Vladimir Jirinovski (ultra-nationaliste) 6,7 % Sergueï Babourine 1,0 %
Ksenia Sobtchak (libérale) 2,5 % Maxime Souraikine 0,8 %
Andrew Preston pour Day News World

DES IRREGULARITES DENONCEES

LORS DE LA PRESIDENTIELLE RUSSE

L'élection semblant jouée d'avance aux yeux de nombreux Russes, avec la victoire annoncée de Vladimir Poutine, le Kremlin aurait tout fait pour s'assurer que la participation, seul véritable baromètre de ce scrutin, soit aussi forte que possible

Exclu de la course après avoir été déclaré inéligible en raison d'un jugement pour détournement de fonds, qu'il dénonce comme orchestrée par le pouvoir, le principal opposant du Kremlin, Alexeï Navalny, assure que la participation réelle est inférieure à celle de 2012 et accuse le pouvoir de gonfler les chiffres.

« Ils ont besoin de participation. Le résultat, c'est que la victoire de Poutine avec plus de 70% (des voix) a été décidée d'avance », a-t-il expliqué à la presse, ajoutant: « Le seul moyen de mener une lutte politique en Russie, c'est de manifester. Nous allons continuer de le faire ».

Si l'opposant Alexeï Navalny, qui dispose d'une large base de soutien, avait appelé au boycott du scrutin et dépêché plus de 33 000 observateurs dans les bureaux de vote, la candidate proche de l'opposition libérale, Ksenia Sobtchak, a de son côté appelé les électeurs à se rendre aux urnes: « Plus le score de Poutine sera élevé, plus dur sera le système ».

En début d'après-midi, l'ONG Golos, spécialisée dans la surveillance des élections faisait état de 2255 irrégularités, tels que bourrages d'urnes, votes multiples ou entraves au travail des observateurs.

Le mouvement du principal opposant au Kremlin, Alexeï Navalny, qui affirme avoir dépêché plus de 33'000 observateurs dans les bureaux de vote, a rapporté également des centaines de cas de fraudes, surtout dans le Caucase du nord ou dans la région sibérienne de Kemerovo réputée pour ses mines de charbon et ses grandes industries métallurgiques.

Golos s'est inquiétée notamment d'informations faisant état de contraintes exercées par des employeurs ou universités forçant employés et étudiants à voter non pas à leur lieu de domicile mais sur leur lieu de travail ou d'étude, «où l'on peut contrôler leur participation au scrutin».

Pour doper le taux de participation à Iakoutsk, dans l'Extrême-Orient russe, «on a promis aux électeurs des poulets» en échange de leur vote, a ainsi rapporté Ivan Jdanov, juriste de l'équipe de Alexeï Navalny.

Des coupons de réductions pour des produits alimentaires, des «médailles», des sandwichs ou encore des billets pour des concerts ont aussi été distribués aux électeurs, selon des témoignages diffusés sur les réseaux sociaux.

Selon des vidéos filmées et diffusées par les observateurs de Golos, des bourrages d'urnes ont eu lieu dans plusieurs endroits du pays, comme à Lioubertsi, à quelques kilomètres à l'est de Moscou. Ce dernier cas a été confirmé par la Commission électorale, selon l'une de ses responsables citées par l'agence Interfax, et les bulletins ont été annulés. Au moins deux urnes à Moscou ont vu leurs bulletins déclarés invalides en raison de soupçon de fraudes, selon la commission électorale locale.

Alexeï Navalny, ainsi que plusieurs sites indépendants, ont aussi diffusé de nombreuses images d'exemples présentés comme des violations ou des pressions sur les électeurs, sans qu'il soit possible de les vérifier de manière indépendante. On voit par exemple des nonnes dans un couvent remplir leur bulletin sous l’œil de leur mère supérieure.

Les observateurs ont également dénoncé des entraves à leur travail, notamment en Tchétchénie où ils ont été «menacés physiquement» par des membres de bureaux de vote, a indiqué l'ONG OVD-Info. D'autres observateurs étaient interdits d'accès aux bureaux de vote, comme à Oufa, Kémérovo (Sibérie) et à Krasnodar (sud), selon Ivan Jdanov.

Si plus de 1.200 bureaux de vote ont ouvert en Crimée, beaucoup de Tatars, une communauté musulmane qui s'est largement opposée à l'annexion, ne comptaient pas se rendre aux urnes. En représailles à la tenue de cette présidentielle en Crimée, Kiev a empêché le vote des Russes résidant en Ukraine. Des dizaines de policiers, ainsi que des militants nationalistes, bloquaient ainsi dimanche l'accès aux consulats russes dans plusieurs grandes villes.

Ces accusations de fraudes n'empêcheront pas un nouveau sacre pour Vladimir Poutine, 65 ans dont plus de 18 au pouvoir. Le président russe était crédité d'environ 70% des intentions de vote dans les derniers sondages, contre 7% pour son principal adversaire, le candidat communiste Pavel Groudinine.

Mais le sacre de Vladimir Poutine pour son quatrième mandat semble annoncé.
Andrew Preston pour Day News World

QUELS PROGRAMMES POUR LES HUITS CANDIDATS

A LA PRESIDENTIELLES RUSSE ?

A la tête du pays depuis plus de dix-huit ans, Vladimir Poutine devrait être réélu sans surprise à l’issue de la présidentielle, dimanche.

Avec un bilan économique et social à améliorer.

La Russie dotée de richesses exceptionnelles comme les hydrocarbures, les minerais rares, et les forêts immenses reste dépendante d’une économie de rente fondée sur le pétrole comme en témoigne le déficit budgétaire hors recettes pétrolières en 2017 de -8,4 %, alors qu'avec les recettes pétrolières, il n’était que de 1 % en 2017.

Le nombre d’habitants en Russie est 143,4 millions. La courbe de croissance de la population depuis des années de baisse, augmente à nouveau avec la politique la politique familiale mise en place par Poutine Un politique familiale dès le deuxième enfant qui fonctionne avant tout dans les campagnes. Même si depuis l’arrivée au pouvoir de Poutine, le taux de fécondité – en forte baisse depuis 1987 – a augmenté, il ne permet pas d' assurer le renouvellement des générations.

Le montant du produit intérieur brut de la Russie s'élève à1 469,3 milliards de dollars, selon le Bilan du Monde( chiffres du Fonds monétaire international )

Le pays, qui a le 12e plus gros PIB du monde, se place entre la Corée du Sud (1 529,7 milliards) et l’Espagne (1 307,2 milliards) mais se trouve loin derrière les Etats-Unis, premiers avec 19 362,1 milliards de dollars. Le PIB russe, représente actuellement un petit peu moins de 2 % du PIB mondial.

Le revenu national brut par habitant en 2016 s'élève à 10 307 dollars en hausse quasi constante depuis des dizaines d’années plaçant aujourd’hui la Russie assez loin dans le classement mondial (entre la 55e et la 60e place, selon les modes de calcul) derrière notamment la Pologne et la Hongrie.

L'espérance de vie moyenne est de 71,3 ans en 2015, selon l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE)accusant un écart très important entre les femmes (76,7 ans) et les hommes (65,9 ans). Une moyenne bien en deçà de celle que connaissent la plupart des pays développés comme la France (82,4 ans) ou les Etats-Unis (78,8 ans).

Selon les statistiques officielles russes, 19,8 millions de Russes vivent sous le seuil de pauvreté en 2016 ; 13 % de la population vivait cette année avec moins que le revenu minimal fixé à 9 691 roubles (environ 160 euros). Ils n’étaient que 16,1 millions à vivre sous ce seuil en 2014, avant l’entrée de la Russie en récession à cause de l’effondrement des cours du pétrole et des sanctions occidentales dues à la crise ukrainienne.

Les programmes des sept candidats pourraient-ils améliorer la situation sociale et économique ?

Le président en exercice, Vladimir Poutine, ne dévoilera le sien qu’après l’élection. Mais pour la plupart des observateurs, c’est précisément pour promouvoir ses idées auprès du Kremlin que Titov est entré dans la course présidentielle. En effet Boris Titov a élaboré sa « Stratégie de croissance » avant de présenter sa candidature, en 2017, quand le président l’avait chargé d’avancer des propositions de développement économique.

Le programme de Titov met en avant la nécessite d' une meilleure gestion des finances publiques. Selon son équipe, le Trésor pourrait économiser 700 milliards de roubles (10 milliards d’euros), et la Banque centrale, plutôt que de procéder au sauvetage des banques privées, pourrait soutenir le crédit, le secteur social et le redressement de la production agricole.Dans le but assurer la croissance économique, le délégué aux droits des entrepreneurs propose également la baisse des taux de crédit aux entreprises et aux particuliers,l'introduction d'une hypothèque à 5% et la diminution des tarifs des ressources naturelles.

Quant à ses concurrents, leurs propositions économiques varient entre réformes sociales radicales au parfum collectivistes et recettes libérales classiques. Recettes dont pourrait fort bien s’inspirer l’éternel locataire du Kremlin.

Les candidats de gauche sont au nombre de quatre. Le représentant du KPRF (Parti communiste de la Fédération de Russie) Pavel Groudinine, arrive loin derrière Vladimir Poutine mais en deuxième position dans les intentions de vote. Son programme, baptisé « 20 avancées », propose « un virage à 180° depuis le capitalisme oligarchique vers l’État social ».

avec la nationalisation des secteurs de l’industrie d’importance stratégique ainsi que l’établissement d' un monopole d’État sur la production et la vente de spiritueux.

Le programme de Pavel Groudinine , candidat communiste, plaide aussi pour une sortie de la Russie de l’OMC et une augmentation de la part de l’industrie manufacturière de 20 % à 80 % mais aussi le contrôle les prix des produits et marchandises de première nécessité et des tarifs des taxes communales

Les candidats du parti nationaliste conservateur Union du peuple russe, Sergueï Babourine, et des Communistes de Russie, Maxime Souraïkine, ont aussi des programmes de gauche, comportant une très forte dose de populisme. Souraïkine a un programme au titre prometteur « Dix attaques staliniennes contre le capitalisme et l’impérialisme américain » se présentant comme comme le candidat « exclusivement des classes laborieuses, un président de classe, le président des pauvres contre les riches ».Il appelle au rétablissement de l’URSS, intégrant la Biélorussie et l’Ukraine,

Sergueï Babourine plaide pour une remise en question des résultats des privatisations des années 1990, l’introduction de l’impôt progressif et l’indexation des retraites. Il propose également la création de zones économiques spéciales en Crimée et la formation d’un gouvernement de coalition anticrise alliant toutes les forces parlementaires

Le candidat populiste et nationaliste Vladimir Jirinovski se présente à la présidentielle pour la sixième fois l'’économie n’étant pas le principal cheval de bataille du candidat du LDPR.

Jirinovski réclame principalement la remise en question des résultats des privatisations des années 1990, l’effacement de la moitié des dettes des petites fermes et exploitations agricoles, la nationalisation des réseaux de production et de vente d’alcool, de tabac et de sucre.

A côté de cette aile gauche trois candidats à la présidence soutiennent des idées libérales de droite : le leader du parti Iabloko Grigori Iavlinski, le délégué aux droits des entrepreneurs et leader du Parti de la croissance Boris Titov et la candidate « contre tous » Ksenia Sobtchak.

Les programmes des candidats de droite affirment l’inviolabilité de la propriété privée, un point qui n’avait jamais été mentionné dans les grandes exigences électorales en Russie.Tous les programmes des candidats de droite, basés sur les principes de l’économie de marché, affirment l’inviolabilité de la propriété privée une nouveauté dans les programmes électoraux en Russie.

« Malheureusement, les électeurs russes n’ont pas l’habitude d’étudier les programmes des candidats à la présidentielle. Ils votent pour des personnalités, au mieux pour des slogans forts qui leur plaisent, mais pas pour des propositions concrètes. Pourtant, cette année, les programmes économiques sont plus satisfaisants que lors des précédentes élections » selon l'analyste Igor Nikolaev, directeur du département d’analyse stratégique du cabinet FBK Grant Thornton.

"Tout le monde sait qu’aucun de ces candidats, même avec de bons programmes économiques, n’a de chances de l’emporter. Toutefois, si les électeurs s’intéressent à leurs propositions, ce dont témoigneront, évidemment, leurs pourcentages de voix respectifs, il est très possible que le vainqueur choisisse de les mettre en œuvre. Ce qui représentera déjà, pour eux, une victoire incontestable" ajoute l'analyste.

Alize Marion pour Day News World

LE COUPLE FRANCO-ALLEMAND SE CHERCHE A PARIS

Enfin stabilisée au pouvoir, Merkel est venue ce vendredi à Paris parler d'Europe avec Macron

Après des mois de tractations politiques et sa réélection pour la 4ème fois mercredi au poste de chancelière, Angela Merkel se rend à Paris pour rencontrer Emmanuel Macron.

Au programme une «séance de travail approfondie de plus de quatre heures», selon l'Élysée. Et ce à deux semaines du prochain sommet de l'Union européenne, jeudi 29 et vendredi 30 mars, à Bruxelles.

Angela Merkel a prêté serment mercredi pour un quatrième mandat. Désormais assurés de la stabilité du couple franco-allemand pour les quatre prochaines années, le président de la République et la chancelière ont pu se concentrer sur la relance de l'Union européenne avec comme première échéance les élections de mai 2019.

Angela Merkel et Emmanuel Macron doivent consolider le « moteur franco-allemand » de l’Europe sur fond de Brexit, de la victoire des anti-systèmes en Italie et de la crise Catalane en Espagne ainsi que de la montée du populisme en Europe.

De la zone euro à la question des migrations, en passant par la défense, l'innovation politique commerciale ou les grands dossiers internationaux (Russie, Syrie, Corée de Nord, Iran…), les deux dirigeants se sont efforcés de tout passer en revue.

«Nous ne sommes peut-être pas toujours du même avis, mais, dans l'histoire, la France et l'Allemagne ont déjà fait beaucoup», a rappelé la chancelière vendredi.

Si le couple franco-allemand peut se retrouver sur la crise migratoire, la taxation des géants du net et la défense de l’Etat de droit en revanche, la réforme institutionnelle de la zone euro (Budget commun, union bancaire…) et l’Europe de la Défense sont des sujets nettement plus clivants.

Angela Merkel qui n 'a pas les mains entièrement libres par sur le sujet du budget , a prévenu mercredi soir à la télé allemande ZDF : « Nous sommes prêts à fournir plus d’argent pour le budget futur de l’UE. Mais nous ne voulons pas communautariser les dettes sans (que l’Union devienne) plus compétitive ». En ce qui concerne l’Europe de la Défense que les deux pays veulent relancer, à la fois par des projets industriels communs comme celui du futur avion de combat européen, lancé en juillet, et par une coopération militaire renforcée, Angela Merkel, elle- même avant tout atlantiste, devra surmonter les traditionnelles réticences allemandes envers les engagements militaires.

En outre certains dirigeants comme le premier ministre néerlandais ont déjà signifié au couple franco-allemand que ce dernier devait se garder d'imposer aux autres leurs idées de réforme de l'Union européenne et de la zone euro.

C’est pourquoi Emmanuel Macron a donc proposé à Angela Merkel la mise en place d' une «feuille de route claire et ambitieuse d'ici juin» sur laquelle les Européens pourront travailler lors du sommet des chefs d'État de la zone euro du 23 mars prochain et des réunions de l'Eurogroupe et du Conseil Ecofin de mai.

Paris et Berlin , ayant conscience de la montée des tensions internationales, ont cité l'affaire de l'empoisonnement d'un ex-espion en Grande-Bretagne, réitérant la « solidarité des alliés » avec Londres.

« Il est plus nécessaire que jamais que l'Europe agisse de façon unie dans une situation géopolitique dans laquelle le multilatéralisme est sous pression », a rappelé Angela Merkel

« Nous serons invincibles en tant qu'Européens si nous ne nous laissons pas diviser dans nos relations géopolitiques, que ce soit au niveau du commerce ou au niveau d'une compétition équitable avec les pays en expansion », a ajouté la chancelière.

Joanne Courbet pour Day News World

RIXE EN PLEIN DEBAT PRESIDENTIEL EN RUSSIE

 

Le premier tour de l'élection présidentielle russe se tiendra ce dimanche 18 mars en Russie. Grand favori, Vladimir Poutine mène campagne sans participer aux débats entre les candidats, au nombre de huit.

Les débats sont de plus en plus agités à l'approche du scrutin.

Après des échanges d’insultes, des départs de candidats et les larmes de Ksénia Sobtchak, la seule femme candidate, on assiste en direct à une rixe.

Si l'on se souvient que lors du dernier débat Ksenia Sobtchak avait jeté un verre d'eau à la figure de Vladimir Jirinovski qui l'avait copieusement insultée, on se souviendra aussi qu'à deux jours de l'élection présidentielle russe, le candidat des Communistes de Russie Maxim Souraïkine est sorti de ses gonds pour s'en prendre violemment au représentant du Parti communiste.

En effet le candidat des Communistes de Russie, Maxime Souraïkine, a fait venir dans le studio une femme qui affirme avoir travaillé pendant des années au Sovkhoze Lénine, cet îlot de socialisme dans la région de Moscou dirigé par le candidat du Parti communiste (KPRF) Pavel Groudinine et accusant ce dernier de l’avoir «expulsée de son appartement»

.«En quoi transformez-vous les élections? […] Comment deux personnes peuvent-elles prendre la parole ?

Invitons donc toute une foule de représentants des candidats pour transformer les élections en un vrai cirque», s’est indigné M.Chevtchenko.

Le ton s'est envenimé très vite entre les deux hommes si bien que Maxime Souraïkine a été invité à quitter le plateau de l'émission par le présentateur.

Mais alors qu'il s'apprêtait à rejoindre les coulisses, son adversaire l'a qualifié de « provocateur de Bandera »

[nationaliste ukrainien qui a collaboré avec le régime nazi, NDLR], rapporte le site RT. Enervé, Maxime Souraïkine s'est jeté sur Maxime Chevtchenko. « Je te briserai la mâchoire, sa**pe! », a-t-il crié. Les vigiles ont dû intervenir !

Une «belle» clôture pour les débats télévisés sur la chaîne de télévision Rossiya 1.

Joanne Courbet pour Day News World

POURQUOI LA RUSSIE OUVRE-T-ELLE UNE ENQUETE POUR "TENTATIVE DE MEURTRE" SUR LA FILLE DE L'EX-ESPION SKIRPAL?

"Une enquête pour tentative d'assassinat de la citoyenne russe Ioulia Skripal (...) perpétrée à Salisbury au Royaume-Uni a été ouverte le 16 mars", a annoncé le Comité d'enquête russe dans un communiqué. Londres a jugé la Russie responsable de cet empoisonnement et annoncé toute une série de sanctions contre Moscou qui a démenti fermement son implication.

La fille de l'ex-espion a gardé sa citoyenneté russe et a été empoisonnée en même temps que son père le 4 mars dernier en Angleterre.

Et au tabloïd The Sun d'apporter une autre version concernant l'empoisonnement des Skipal à Salisbury. La vraie cible n'aurait-elle pas été plutôt la fille de l'ex-espion, Ioulia, 33 ans?

Ainsi, selon Viktoria Skripal, la nièce de Sergueï qui vit à Iaroslavl en Russie, tout aurait commencé lorsque Ioulia a annoncé son mariage avec son ami de l'époque. Une union que la future belle-famille désapprouvait car elle estimait que Sergueï Skripal n'était qu'un traître. Or la future belle-mère de Ioulia est un agent russe de haut rang qui aurait organisé leur empoisonnement dans l'espoir de mettre fin aux préparatifs de mariage. «La mère de son ami n'a jamais accepté Ioulia, qu'elle considérait comme une fille de traitre qui ne pouvait que trahir son pays», a expliqué Viktoria dans les colonnes du Sun..Une décision qui aurait été prise lorsque Ioulia a annoncé qu'elle allait en Angleterre rendre visite à son père qui voulait ériger une nouvelle pierre tombale sur la tombe de son fils enterré à Salisbury. La fille était venue pour aider son père à cette occasion.

Une thèse, difficilement vérifiable cependant.

La Russie a annoncé vendredi avoir ouvert une enquête pour « tentative d'assassinat » de la fille de l'ex-agent double russe Sergueï Skripal, victime d'empoisonnement avec son père le 4 mars en Angleterre et en même temps une procédure pour « meurtre » après la mort suspecte lundi 14 mars d'un autre exilé russe à Londres Nikolaï Glouchkov. Selon sa fille Natalia, citée par le quotidien russe Kommersant, son corps portait des traces de strangulation. Ces déclarations interviennent en pleine crise diplomatique entre Londres et Moscou.

Pour la police britannique il n'existait « pas de preuve d'un lien avec l'incident à Salisbury » avait-elle déclaré.

Pour ces deux affaires, le Comité russe se dit « prêt à travailler avec les organismes compétents en Grande-Bretagne ».

Andrew Preston pour Day News World

LA GREVE D'USURE CHOISIE PAR LES CHEMINOTS JUGEE INJUSTIFIEE PAR LA MAJORITE DES FRANCAIS

Tandis que l’intersyndicale d’Air France a appelé à une grève les 23 et 30 mars, les syndicats du rail (CGT, Unsa, CFDT, SUD-rail) ont opté pour une grève d'usure en appelant à une grève de 36 jours répartis sur trois mois . Une grève de longue haleine selon un mode « innovant », à raison de deux jours sur cinq. La mobilisation doit courir du 3 avril au 28 juin, ce qui inclut les vacances de printemps et les différents ponts du mois de mai.

«L'intersyndicale constate que le gouvernement n'a aucune volonté de négocier» et «prend la responsabilité (d'un) conflit intensif sur une très longue durée», a déclaré Laurent Brun de la CGT Cheminots, à l'issue d'une réunion de plus de deux heures avec les trois autres syndicats.C'est «une mobilisation innovante», a de son côté souligné Didier Aubert de la CFDT Cheminots.

Les syndicats représentatifs de la SNCF ne reculent donc pas devant une grève dure qui va perturber un service public emprunté quotidiennement par 4,5 millions d'usagers qu'ils prennent ainsi en otages. CGT, Unsa, SUD Rail et CFDT ont appelé jeudi à une grève reconductible «deux jours sur cinq à compter du 3 avril » . Le mouvement, qui doit durer jusqu'au 28 juin, affectera donc les vacances de printemps et les différents ponts du mois de mai.

Jeudi aura lieu à Paris une manifestation nationale des cheminots, le même jour que les fonctionnaires. Les syndicats espèrent la présence de 25 000 cheminots, soit presque un sur cinq.

En choisissant le recours à une grève d'usure pour s'opposer à la volonté du gouvernement de réformer la SNCF pas sûr que les cheminots vont créer l'empathie des Français qui à 63% désapprouvent cette stratégie et jugent « injustifiée » la menace d'une grève reconductible selon un sondage Odoxa pour BFM Business, Challenges et Aviva Assurances .

Le Premier ministre Edouard Philippe a clairement demandé à la SNCF d' « aligner ses coûts sur les standards européens », quand "faire rouler un train en France coûte 30% plus cher qu'ailleurs".

D'autant qu'il s'avère urgent de préparer l'ouverture du secteur à la concurrence prévue dès 2019 .

Non seulement les cheminots refusent l'abandon du statut des cheminots pour les nouveaux entrant, mais ils rejettent également le «programme de travail» remis par le président de la SNCF, Guillaume Pepy, à la ministre des Transports Élisabeth Borne en vue de la réorganisation du groupe public. M. Pepy avait expliqué qu'il comptait négocier avec ses troupes un « pacte d'entreprise » comme La Poste l'a fait en 2015.

Ce programme repose sur sept piliers, bases du «projet stratégique» que la direction doit présenter en juillet. Il avait cité les grands sujets qu'il comptait aborder d'ici l'été : encourager la polyvalence des métiers et « bâtir les métiers de demain », rendre l'organisation du travail plus souple notamment au plan local, renforcer la productivité industrielle, décentraliser le dialogue social et réduire les coûts. Autant de sujets de friction avec les organisations syndicales déjà échaudées par la présentation mercredi en conseil des ministres du projet de loi permettant le recours à des ordonnances pour accélérer la réforme du secteur ferroviaire.

La ministre des Transports Elisabeth Borne a déploré une «décision qui manifestement vise à pénaliser les usagers», la jugeant «incompréhensible» tandis que , Guillaume Pepy, président de l'entreprise publique, a estimé que la grève était «un peu décalée par rapport à la concertation qui est engagée».

Le président de l'entreprise s'est engagé à publier chaque jour à 17 heures la liste des trains qui circuleront le lendemain. Le patron de la SNCF a également promis de mettre en place des solutions d'acheminement des voyageurs en s'appuyant sur le co-voiturage, en mobilisant des bus, des cars et des VTC. «On sera complètement mobilisés», a-t-il assuré en appelant à une poursuite des discussions entre gouvernement et syndicats car selon lui, «il y a énormément de grain à moudre» pour trouver une solution.

Pour le ministre des Relations avec le Parlement, Christophe Castaner, le risque de grève à la SNCF ne doit pas empêcher la réforme de l'entreprise publique regrettant que les gouvernements précédents aient reculé « par peur des manifestations ».

Valérie Pécresse, présidente (Les Républicains) de la région Ile-de-France, a demandé que le service minimum soit « respecté ». « Nous avons fait voter une loi sur le service minimum [en 2007]. Si le service minimum n’est pas effectué par la SNCF, celle-ci devra rembourser les voyageurs », a-t-elle déclaré sur RTL, évoquant « un train sur trois aux heures de pointe ».

Voici le calendrier prévisionnel des perturbations :


Alyson Braxton pour Day News World

RETRAITES FRANCAIS EN COLERE! MAIS IL Y AURAIT 56 000 RETRAITES FANTOMES A L'ETRANGER

Les retraités sont dans la rue, jeudi 15 mars 2018, pour protester contre la hausse de la CSG et la baisse de leur pouvoir d’achat.

Ni privilégiés ! Ni assistés !

C’est le mot d’ordre (inscrit sur les banderoles en tête de défilés)  que les 9 syndicats de retraités se sont donnés pour manifester leur colère et dénoncer les statistiques du COR (Conseil d’Orientation des Retraites) qui prétend que leur niveau de vie serait de 6% supérieur à celui de la population totale.

Après avoir serré les fesses dans l’attente de l’annonce des mesures promises par Emmanuel Macron, la cocotte minute des retraités s’est mise à bouillir et à siffler.

Emmanuel Macron est aujourd’hui pointé du doigt : Vilain menteur ! Vilain menteur ! Vilain menteur !

Car le net diffuse depuis quelques heures en abondance la vidéo de l’interview donnée à Jean- Jacques Bourdin par celui qui est devenu depuis le mois de mais 2017, Président de la République dans laquelle Emmanuel Macaron déclare :

« L’engagement que je prends ici devant vous, c’est que tous les petits retraités auront leur pouvoir d’achat protégé, avec moi, et en particulier les 40% de petits retraités qui ne paient pas la CSG ou la paient à un taux super réduit ; ceux-là n’auront aucune augmentation de leur CSG et leur pouvoir d’achat sera protégé, car  sous les régimes de droites ou de gauche, leur pouvoir d’achat n’a pas été protégé ».

Vilain menteur voire ! Super menteur !

Provocateur de surcroit, car sachant que « çà râle », il continue son sempiternel discours sur les intérêts de la France qu’il veut privilégier, l’intérêt des Français étant selon lui secondaire, comme si la France ce n’étaient pas tous les Français, tous citoyens et non les sujets du Dieu Jupiter.

Menteurs ! Provocateur ! Mais aussi diabolique joueur de bonneteau !

Car nous vous le rappelons, Emmanuel Macron a été Secrétaire Général Adjoint de l’Elysée de mai 2012 à juillet 2014, pour devenir de septembre 2014 à aout 2016 Ministre de l’Economie et des Finances.

Et pendant toute cette période, le jeune énarque « cultivé » (1) ne s’est jamais aperçu que les Caisses de Retraites Françaises payaient une retraite à environ 56 000 retraités fantômes ou faux retraités, installés en Algérie, au Maroc, en Italie, au Portugal ou encore en Espagne…

C’est l’association Contribuables Associés qui vient de révéler cette information, laquelle figue dans le rapport de la Cour des Comptes publié en septembre 2017. Le montant de la fraude  annuelle s’élèverait  à 200 millions d’euros.

L’information s’était voulue discrète jusqu’ici…

D’ailleurs, Agnès Buzyn , Ministre des Solidarité et de la Santé avait délibérément ignoré pendant plusieurs mois l’association Contribuables Associés qui demandait un rendez vous pour évoquer le sujet en l’illustrant par l’existence de ce retraité fantôme de 117 ans, résidant en Algérie ………

Chacun appréciera ?

Aux dernières nouvelles, Edouard Philippe se serait emparé du sujet de ces retraités fantômes  qui fait désordre alors que les retraités sont dans la rue. Il a fait savoir qu’il allait ouvrir le dossier rapidement !

Mais on peut en effet comprendre qu’avec le matraquage fiscal (2) que subissent les retraités, cette affaire de fraude à grande échelle ne va pas arranger la position du Président de la République et de son gouvernement.

(1)       « Je n’ai pas été particulièrement ébloui » disait de lui François Hollande. « C’est un jeune fonctionnaire qui voulait faire de la politique » …Le Monde 01/04/2017

(2)       « Beaucoup de gens vont être contents qu’il parte, car les hausse d’impôts c’était lui » François Hollande  L’Obs 26 aout 2014

Clara Mitchell pour Day News World

GUERRE DIPLOMATIQUE OU JEU DE ROLE ENTRE LONDRES ET MOSCOU ?

Mercredi 14 mars, après un conseil de défense, la Première ministre a tapé du poing sur la table. « La Première ministre britannique a annoncé mercredi l'expulsion de 23 diplomates russes du territoire », dix jours après l'empoisonnement d'un ancien agent double.

Autres sanctions annoncées : les relations bilatérales de haut niveau sont suspendues, la famille royale boycottera la Coupe du monde de football en Russie, et les avoirs financiers de certains proches de Poutine seront gelés à Londres.

Les analystes ont toutefois noté que les sanctions britanniques restaient à ce stade plutôt modérées.

D'ailleurs la cheffe de gouvernement a dû reconnaître que les relations ne devaient pas être coupées entre les deux pays.« Ce n'est pas dans notre intérêt national de couper tout dialogue », a-t-elle dit.

Dans la presse russe jeudi, le ton était généralement à charge contre Theresa May, accusée par le quotidien Nezavissimaïa Gazeta d'avoir « empoisonné les relations entre Moscou et Londres ». Le journal officiel Rossiïskaïa Gazeta a dénoncé la « réaction innervante » de la dirigeante britannique.

Bientôt des représailles russes

De son côté, l'ambassade de Russie à Londres a réagi. Elle a accusé le gouvernement britannique de faire de la provocation sans preuve et elle a prévenu que les représailles russes n'allaient pas tarder à arriver.

« Les mesures de riposte sont en stade d'élaboration et seront prises prochainement », a assuré la porte-parole de la diplomatie russe, Maria Zakharova, dénonçant des « accusations absolument absurdes contre la Russie et tout son peuple ».Moscou n' d'ailleurs jamais ,semble-t-il reçu un fameux échantillon de la  « substance innervante » -le Novitchok made in Union Soviétique and KGB-comme demandé.

Pourquoi ?

Cette crise ne serait-elle pas surjouée ?

« Un scénario de guerre froide à la John le Carré, une crise diplomatique, le tout sur fond de Brexit d’un côté, d’élections russes de l’autre », selon un confrère...

Il ne s'agit pas du premier empoisonnements d’opposants russes sur le sol britannique. Citons l’affaire Litvinenko en 2006 empoisonné au polonium, une substance radioactive.

Etrangement, l’autopsie n’est pas rendue publique et il la commission d’enquête rendra son rapport que dix ans après en désignant Moscou.

Dans le cas de Skripal, Moscou attend toujours une preuve formelle de son implication, ce qu’en anglais on surnomme le « smoking gun », le « pistolet fumant »,

En 2013 le principal opposant à Poutine, Boris Berezosvki est trouvé mort à Ascot, tout près de Londres. La police britannique parle alors d’un suicide. Un an plus tard, la justice évoque finalement l’hypothèse d’un meurtre. Mais aucune crise diplomatique.

Alexander Perepilichny , également un opposant à Poutine, meurt d'une crise cardiaque en plein jogging en 2012 dans le Surrey, au sud de Londres. Pas d'enquête. En fait, certains spécialistes des services vont jusqu'à estimer que Londres a tendance à freiner ces enquêtes de peur qu’elles ne dissuadent les milliardaires russes d’investir à la City.

Les contentieux concernant la défense entre les deux pays s'avèrent importants, les deux pays s’accusant mutuellement d’ingérence militaire. Les Britanniques soupçonnent les navires russes de naviguer en Mer du Nord tandis que les Russes désapprouvent vivement que les Britanniques aient renforcé leur contingent en Estonie, tout près de leur frontière.

De plus de nombreux oligarques et opposants russes ont trouvé refuge à Londres depuis de longues années.

S'ajoutent à cela les vieux casus belli hérités du passé impérial des deux pays, sur la Crimée ou l’Afghanistan auxquels Theresa May avait d'ailleurs fait allusion.

Et l'affaire Skirpal ? Des calculs politiques des deux côtés?

Sergueï Skripal, 66 ans, et de sa fille Ioulia, 33 ans, ont été victimes d'une attaque avec un agent innervant militaire -- de fabrication russe, selon les autorités britanniques -- à Salisbury, dans le sud-ouest de l'Angleterre.

Ils sont hospitalisés "dans un état grave" . Mais cette affaire est montée en épingle tout de suite.

Pour des calculs de politique intérieure sans aucun doute...des deux côtés.

Theresa May , en plein Brexit, ne trouve-elle pas dans cette occasion non seulement celle de resserrer le bloc conservateur, mais aussi celle de trouver le soutien des Européens avec qui un bras de fer est engagé pour le Brexit ?

Comme les Etats-Unis la veille, la France a indiqué jeudi qu'elle « partage le constat du Royaume-Uni » sur la responsabilité de Moscou, via un communiqué de la présidence...tandis qu' en Allemagne le président de la commission des Affaires étrangères en a profité plutôt pour dénoncer, « les capitaux russes d’origine douteuse » présents à Londres.

Vladimir Poutine profite également de la crise en résistant aux pressions américaines et européennes. Le voilà à nouveau l’homme fort aux yeux de ses électeurs à 3 jours du scrutin de dimanche...Et que peut-il bien penser de la solidarité européenne?

.

Voilà comment cette crise diplomatique qui semble prendre des allure de guerre froide pour certains pourrait en fait n'être qu'une instrumentalisation politique au service respectivement des deux adversaires que sont le Royaume-Unis et la Russie...
Joanne Courbet pour Day News World

COUP DE FILET ANTITERRORISTE EN FRANCE

Nouveau coup de filet antiterroriste.

La PJ de Grenoble et la Sous-direction antiterroriste (Sdat) ont interpellé ce mardi matin dans l’agglomération grenobloise quatre hommes et une femme soupçonnés d’être liés à des djihadistes isérois partis ces dernières années en Syrie .

L'opération, menée sur commission rogatoire d'un juge d'instruction parisien, vise à préciser leurs liens, notamment financiers, avec « deux hommes partis en zone irako-syrienne », selon des sources proches du dossier et judiciaire.

Les cinq suspects ont été placés en garde à vue par des policiers de la sous-direction antiterroriste.

La mère de 53ans de l’un des djihadistes partis en Syrie –et faisant l’objet d’un mandat d’arrêt- figure parmi les personnes placées en garde à vue.

les investigations ont pour but de préciser les liens que les cinq interpellés peuvent entretenir avec des individus partis en zone irako-syrienne, ainsi que la soutien financier qu’ils ont pu leur apporter.

Selon le gouvernement français environ 1700 Français sont partis rejoindre les zones jihadistes irako-syriennes depuis 2014.

Paul Emison pour Day News World

L' EX-ESPION EMPOISONNE OU LA RESPONSABILITE DE MOSCOU MISE EN CAUSE PAR LONDRES

Theresa May n'a pas hésité à s'en prendre au régime du Kremlin . En effet plus d'une semaine après l'empoisonnement de l'ex-espion russe Sergueï Skripal et de sa fille Ioulia à Salisbury (sud-ouest de l'Angleterre) la chef du gouvernement a affirmé, en fin d'après-midi dans une déclaration devant les députés britanniques, qu'il était «très probable que la Russie soit responsable» de cet empoisonnement.

Pour preuve elle avance que le produit innervant utilisé contre l'ex-agent double et sa fille Ioulia - le Novichok - était une substance «de qualité militaire» développée par les Soviétiques dans les années 70 et 80. Cette arme chimique est l'un des agents neurotoxiques les plus mortels qui soient. Theresa May a donné jusqu'à mardi soir à Moscou pour fournir des explications à l'Organisation pour la prohibition des armes chimiques.

Elle estime qu'il n'existe que deux scénarii possibles dans ce qu'elle qualifie d'attaque « aveugle et imprudente contre le Royaume-Uni ». Il s'agit soit d'un « acte ciblé » de l'État russe, soit d'une « perte de contrôle » par les autorités russes de la substance neurotoxique. Si la Russie ne fournit aucune réponse crédible, la Grande-Bretagne conclura que cet acte équivaut à un usage de la force sur le territoire britannique. « Nous considérerons que cette action constitue un usage illégal de la force par l'État russe contre le Royaume-Uni", a ajouté la Première ministre.

Mme May a également rappelé que l’empoisonnement s’inscrivait « dans un contexte bien établi d’agressions menées par l’Etat russe » avec le conflit au Donbass et l’« annexion illégale de la Crimée », en Ukraine, les violations « répétées » de l’espace aérien de plusieurs pays européens, des campagnes de cyberespionnage, ainsi que l’« attaque barbare » contre Alexandre Litvinenko, ancien agent secret russe empoisonné au Polonium-210 et mort à Londres en 2006.

L a Russie a rejeté ces accusations avec véhémence, dénonçant une «provocation» et accusant Londres de jouer à un «jeu très dangereux». «C'est un numéro de cirque devant le Parlement britannique», a affirmé la porte-parole du ministère russe des Affaires étrangères Maria Zakharova .

« Le citoyen russe mentionné avait travaillé pour l'un des services secrets britanniques, l'incident s'est passé sur le territoire britannique et ce n'est d'aucune façon le problème de la Russie, encore moins de ses dirigeants», a, de son côté, assené le porte-parole du Kremlin Dmitri Peskov au cours d'un point presse.

Vladimir Poutine, interrogé le lundi matin par la BBC sur une éventuelle responsabilité de la Russie, a eu une réponse cinglante. «Tirez les choses au clair de votre côté et après nous en parlerons avec vous» a-t-il conseillé . Cela «envoie l'enquête sur une piste politique inutile, et porte le risque de graves conséquences à long terme pour nos relations» bilatérales, a indiqué la représentation diplomatique dans un communiqué. L'ambassadeur a été convoqué lundi au Foreign Office.

L'un des principaux suspects de l'empoisonnement de Litvinenko, Andreï Lougovoï, ex-agent du KGB aujourd'hui député d'un parti nationaliste, a pour sa part qualifié d'"irresponsables" les accusations "hâtives" de Theresa May. Pour le général du FSB Vladimir Dzhabarov, lui aussi parlementaire, l'empoisonnement de Skripal pourrait avoir été commis par le Royaume-Uni ou un pays tiers dans le but de « blâmer et noircir la Russie ».

La télévision d’Etat russe a, par ailleurs, accusé les autorités britanniques d’avoir elles-mêmes empoisonné l’ancien agent double pour perturber l’organisation de la Coupe du monde de football en Russie l’été prochain. « Skripal ne servait plus à rien en tant que source. Mais il est très utile en tant que victime d’empoisonnement. Pourquoi ne pas l’empoisonner ? Ça ne coûte rien. Et avec sa fille tant qu’à faire pour rendre la chose encore plus émouvante pour l’opinion publique », a commenté le présentateur Dmitri Kiseliov. Selon ce dernier l’émotion suscitée par cette affaire fournit à Londres un prétexte pour organiser le boycottage du Mondial de football.

Une histoire digne d'un roman d'espionnage.

Andrew Preston pour Day News World

MAYOTTE AU BORD DE L'EXPLOSION

La ministre des Outre-mer, Annick Girardin, s'est résolue à se rendre lundi 11 mars dans le 101e département de France pour ouvrir le dialogue avec les organisateurs d'une «  grève  générale » commencée le 20 février sur l'avenir du département. A peine arrivée, elle a échangé avec les manifestants. « Je suis venue avec des réponses sur les questions de sécurité et d'immigration », a-t-elle affirmé sur place. Elle est accompagnée d’une mission de médiateurs, composée de l’ancien préfet de Mayotte Jean-Jacques Brot, fin connaisseur des outre-mer, du conseiller d’Etat Jean Courtial, qui avait déjà effectué une mission en 2013 sur l’avenir institutionnel de la Nouvelle-Calédonie, et du général Lambert Lucas, commandant de la gendarmerie d’outre-mer.

Depuis trois semaines en effet, un mouvement populaire d'envergure secoue Mayotte, confetti français dans l'océan Indien. L'île a déjà connu deux mouvements revendicatifs depuis la départementalisation de 2011: en 2011 contre la vie chère et en 2016 pour l’harmonisation du statut social.

Mais aujourd'hui l'archipel est au bord de l'explosion pour d'autres raisons.

La « grève générale » paralyse le 101e département français, tout comme les barrages routiers , les opérations escargots, tandis que des maires menacent de fermer les écoles, voire de ne pas organiser l’élection législative partielle prévue le 18 mars.

À l'initiative de cette grève, on trouve une intersyndicale mahoraise (CGT Ma, CFDT, FAEN, FO, Confédération syndicale des Familles, SNUipp, Solidaires, CFE-CGE) et le Collectif des citoyens de Mayotte. Cette grève générale qui entre dans sa quatrième semaine entend dénoncer un climat de crise généré principalement par les problèmes d'insécurité et d'immigration incontrôlée.

Les manifestants dénoncent l'insécurité, notamment aux abords et à l'intérieur des établissements scolaires . Le 19 février dernier, des dizaines de jeunes armés s'en étaient pris au lycée Kahani de Mamoudzou, les forces de l'ordre avaient dû intervenir et faire évacuer les élèves. Ce violent épisode avait secoué l'île et poussé les personnels de trois lycées à exercer leur droit de retrait. Des conducteurs de bus ont suivi, dénonçant à leur tour les caillassages répétés de leurs véhicules par de jeunes délinquants. Une hausse de 4,7% des «violences liées en partie aux rixes entre jeunes et violences provenant du milieu scolaire» a été observée cette année selon la Préfecture, chiffre minoré selon la population.

Les Mahorais dénoncent plus largement la forte immigration clandestine provenant des Comores, à 70 km de ses côtes. Loin de rejeter la République française pour l’appartenance à laquelle ils se sont battus, les Mahorais veulent, au contraire, que la République assume ses responsabilités et ses devoirs à leur égard.

Selon le député Mansour Kamardine (LR), l'insécurité à Mayotte a «explosé» en raison du «manque d'efficacité de la lutte contre l'immigration clandestine de masse et l'insuffisance des moyens de lutte contre l'insécurité des services de l'État».

Le mouvement de contestation tient en partie à la situation très particulière du département : l'économie y est bien plus favorable que dans les îles voisines, ce qui attire de nombreux migrants.

En 2015, un peu plus de quatre adultes résidant à Mayotte sur dix étaient de nationalité étrangère (41 %) et la moitié d'entre eux se trouvait en situation administrative irrégulière, selon des données de l'Insee. Ils viennent pour l'essentiel de trois îles des Comores (la grande Comore, Mohéli et Anjouan) indépendantes depuis 1975, situées à côté de Mayotte, restée française.Cette forte pression migratoire depuis une dizaine d'années crée des tensions intercommunautaires..

La population mahoraise accusent non seulement les Comoriens de vols, de violences mais également d'être responsables de la saturation des écoles où ,faute de classes suffisantes, les enfants vont en cours par rotation et celle des hôpitaux de l'île. Dix mille naissances y ont lieu chaque année, a récemment affirmé le porte-parole du gouvernement, Benjamin Griveaux, soit «deux fois plus que la plus grosse maternité d'Île-de-France»...

De plus le département connait d'autres difficultés.

La ministre des Outre-Mer le reconnaît elle-même: Mayotte est «le territoire de tous les défis». «C'est 84% de personnes qui vivent sous le seuil de pauvreté, (...) c'est quatre fois plus de population en trente ans, (...) et oui pour être au rendez-vous, il nous faudrait créer une classe par jour». Le taux de chômage y est aussi très élevé : 26% - au sens du Bureau international du travail (BIT) - contre 9,2% au niveau national.

Face à la contestation grandissante, la ministre des Outre-mer Annick Girardin a annoncé la mise en place d'une zone de sécurité prioritaire (ZSP) et une série de mesures pour l' amélioration de la sécurité du département (envoi de renforts sécuritaires par exemple). La ministre a aussi assuré qu'une conférence sur l'avenir de Mayotte allait s'ouvrir.

Ces solutions n'ont pas convaincu la population, qui reste mobilisée à l'arrivée de la ministre qui a dû affirmer sa légitimité.

.Les manifestants ont présenté 50 mesures portant notamment sur l’éducation, comme la réduction des effectifs des écoles et le placement de l’ensemble du département en réseau d’éducation prioritaire renforcé. De nombreuses revendications portent également sur l’immigration clandestine, la santé et les aides sociales.

Les maires des 17 communes de l’île ont présenté un « plan de convergence » sur dix ans, chiffré à environ 1,8 milliard d’euros.

Joanne Courbet pour Day News World

MANIFESTATION EN SLOVAQUIE CONTRE

LA CORRUPTION

Au moins 40 000 personnes arborant des banderoles parfois agressives («Fico couche avec la mafia»), se sont rassemblées vendredi soir à Bratislava pour dénoncer la corruption et réclamer la démission du premier ministre Robert Fico. Si ces chiffres donnés par le quotidien SME s'avéraient exact, il s'agirait du plus grand rassemblement populaire qu'ait connu ce pays depuis la Révolution de velours ayant scellé la chute du communisme en Tchécoslovaquie en 1989 .Il y a une semaine, des milliers de personnes, dont 25'000 à Bratislava, avaient déjà participé à des manifestations anticorruption réclamant la démission du premier ministre de gauche et de son ministre de l'Intérieur, Robert Kalinak.

La manifestation a été organisée suite au meurtre du journaliste d'investigation Jan Kuciak le mois dernier assassiné par balles avec sa fiancée. Le journaliste était sur le point de publier un article sur les liens présumés entre des hommes politiques slovaques et des hommes d'affaires italiens soupçonnés d'être liés à la mafia calabraise, la 'Ndrangheta.

Des manifestations semblables se sont déroulées dans le calme dans des dizaines de villes slovaques, mais également en République tchèque voisine où vivent des Slovaques.

Un des partis de la coalition au pouvoir, Most-Hid, face à cette crise politique menace de quitter le gouvernement au cas où Robert Kalinak refuserait de démissionner. Si Most-Hid venait à prendre cette décision, attendue pour lundi soir, la Slovaquie glisserait vers la formation d'un gouvernement minoritaire ou vers des élections anticipées.

Jeudi, un procureur slovaque a par ailleurs annoncé qu'il allait déposer une plainte pénale contre Robert Kalinak pour entrave à l'exercice de la justice dans une affaire de corruption présumée. La plainte concernera également de hauts responsables de la police, a déclaré à la presse le bureau du procureur spécial slovaque.

Selon un témoin cité par le procureur, Robert Kalinak et l'ancien ministre des finances, Jan Pociatek, auraient reçu à plusieurs reprises des commissions occultes d'une valeur allant jusqu'à 200 millions d'euros lors des appels d'offres sur des services et matériels informatiques pour le ministère de l'intérieur.

Le ministre de l'intérieur a dénoncé jeudi les accusations «absurdes» du procureur tandis que le président slovaque Andrej Kiska les a, au contraire, qualifiées «d'extrêmement graves», selon son porte-parole .

Des députés européens ont visité vendredi la maison où le journaliste Jan Kuciak a été assassiné. « L'Union européenne fera tout son possible pour soutenir l'enquête sur sa mort », a promis sur son compte Twitter le parlementaire européen britannique Claude Moraes à l'issue de cette visite.

Andrew Preston pour Day News World

SALAH ABDESLAM SORT DE SON SILENCE

POUR DEDOUANER UN DE SES AMIS

Salah Abdeslam est sorti brièvement de son silence mais pour dédouaner l'un de ses amis auquel il a accepté d'être confronté. Il s'agit d' Ali Oulkadi, mis en examen pour lui avoir servi de chauffeur au lendemain des attentats.

Salah Abdeslam qui avait refusé d'assister à la fin de son procès en Belgique le mois dernier,

a accepté ce vendredi matin une confrontation, au palais de justice de Paris, avec Ali Oulkadi, l'un des trois hommes qui lui avait permis d'échapper à la police, le 14 novembre 2015.

En présence de son ami il s'est exprimé brièvement devant le juge français chargé de l'enquête pour déclarer qu'il comprenait la situation d'Ali Oulkadi, mais qu'il ne pouvait rien pour lui et qu'il ne pouvait rien pour lui-même.

Le détenu, seul membre encore en vie des commandos djihadistes des attentats du 13 novembre 2015, a cependant précisé qu'il n'avait jamais demandé l'aide d'Oulkadi, et qu'il ne lui avait jamais téléphoné. Il a expliqué que le 14 novembre, sa photo n'était pas encore diffusée partout, et qu'Oulkadi ne "pouvait pas savoir" qu'il était devenu "l'ennemi numéro 1".

Or l'enquête démontre qu’Ali Oulkadi a été contacté par Hamza Attou, lui-même appelé, avec Mohammed Amri, par Salah Abdeslam le 13 novembre. Ils devaient ainsi récupérer Salah Abdeslam dans la capitale française.

Le 14 novembre, Ali Oulkadi aurait conduit Salah Abdeslam à l’appartement situé rue Bergé, où ont été fabriquées les ceintures explosives . Le détenu le plus surveillé de France a également confirmé les déclarations d'Ali Oulkadi affirmant n'être jamais rentré dans cet appartement, alors qu'une trace de son ADN a été retrouvé sur une fourchette... .Interrogé sur le fait de savoir si Ali Oulkadi n'avait donc joué aucun rôle dans les attentats, Salah Abdeslam n'a pas répondu.

Ali Oulkadi a été mis en examen en juillet 2016 pour association de malfaiteurs en vue de commettre un attentat terroriste, et incarcéré à Maubeuge. Les juges d’instruction le soupçonnent d’avoir été au courant des agissements de Salah Abdeslam.

Sur le trajet depuis Paris, celui-ci avait raconté à Amri et Attou qu'il voulait se faire exploser comme son frère Brahim (membre du commando des terrasses), mais que son gilet explosif n'avait pas fonctionné.

Boby Dean pour Day News World

EMPOISONNEMENT DE L'EX- ESPION RUSSE

EN ANGLETERRE

L’ex-agent double russe Sergueï Skripal, 66 ans, et sa fille Youlia, 33 ans, demeurent dans un état critique, au service des soins intensifs à l’hôpital de Salisbury, a déclaré, la police britannique. Ils ont été victimes d’une « tentative de meurtre par l’administration d’un agent innervant », a indiqué le chef de la police antiterroriste, Mark Rowley, sans donner plus de précision.

Etant donné la dangerosité de ces substances, le responsable de la police s'est voulu rassurant.

« Nous voulons rassurer les membres du public sur le fait que nous prenons cet incident très au sérieux et que nous ne pensons pas qu'il y ait le moindre risque pour la population », a ajouté le chef de l'anti-terrorisme.

Un agent innervant est en effet une substance chimique qui agit sur le système nerveux et peut conduire à la mort.

Parmi les plus connus on trouve le tabun, le sarin ou encore l'agent VX qui a été utilisé lors de l'assassinat du demi-frère de Kim Jong-Un à l'aéroport de Kuala Lumpur, en février 2017.

Ce sont les scientifiques du laboratoire militaire de Porton Down que la police a sollicité pour connaître la nature de la substance utilisée.

Un appel au public a été lancé par la police antiterroriste qui recherche des témoins ayant fréquenté deux endroits de la ville où Skripal et sa fille se seraient rendus, la pizzeria Zizzi et le pub Bishop’s Mill, fermé alors au public.

Sergueï Skripal et fille Youlia avaient été retrouvés dimanche inconscients, sans blessure apparente, sur un banc d'un centre commercial à Salisbury, dans le sud de l'Angleterre, où résidait l'ex-officier des services de renseignement militaire russes.

Cette affaire empoisonne les relations diplomatiques entre Londres et Moscou. Dès mardi, devant le Parlement, le ministre des affaires étrangères britannique, Boris Johnson, avait déjà accusé Moscou, faisant un parallèle avec l'affaire Litvinenko.

« Si l’enquête démontre la responsabilité d’un Etat, le gouvernement répondra de façon appropriée et ferme », a-t-il déclaré devant les députés, avant de qualifier la Russie de « force néfaste et perturbatrice dans bien des domaines ». Alexandre Litvinenko, un ancien agent des services secrets russes, avait été empoisonné au polonium-210 à Londres en 2006 et une enquête britannique avait mis en cause la responsabilité de Moscou.

A la porte-parole du ministère des affaires étrangères russe, Maria Zakharova, de répliquer fermement que cette accusation était sans fondement.« Cette histoire a dès le début commencé à être utilisée pour doper la campagne antirusse dans les médias », a répliqué Maria Zakharova, mercredi.

« Cette histoire va finir comme d’habitude : d’abord, des accusations sans fondement, puis ils garderont leurs secrets, et ni les journalistes, ni la population, ni les politiques ne sauront ce qui s’est réellement passé. » a-t-elle ajouté.

Sergueï Skripal, ancien colonel du GRU- le service de renseignement de l'armée russe- avait été accusé de « haute trahison » pour avoir vendu à partir de 1995 des informations aux renseignements britanniques. Il avait été condamné en 2006 à 13 ans de prison. En 2010, il avait fait l'objet d'un échange d'espions entre Moscou d'une part, Londres et Washington d'autre part, et s'était installé en Angleterre.

A noter que l’épouse de Sergueï Skripal, Ludmila aurait succombé à un cancer en 2012 et que son fils Alexandre est décédé à Saint-Pétersbourg l’an dernier. Les enquêteurs de sa Majesté britannique pourraient enquêter...

Alize Marion pour Day News World

CLIMAT DE GUERRE FROIDE

DANS LE DISCOURS DE VLADIMIR POUTINE

DEVANT LE PARLEMENT

Dans un discours très offensif devant le Parlement le 1er mars, le Président russe a répondu avec fermeté à la nouvelle doctrine militaire des Etats-Unis qui veut se doter de nouvelles armes nucléaires de faible puissance.

«Personne ne voulait nous parler, personne ne voulait nous écouter. Ecoutez-nous maintenant !» a lancé le président russe. L’assemblée s’est levée pour applaudir. C'est un message des plus clairs que le chef du Kremlin a voulu envoyer à l'adresse des Occidentaux mais surtout de Washington : il est temps de considérer Moscou comme un partenaire d'égal à égal.

Et pour cela, le chef de l'Etat russe n'a pas hésité à énumérer pendant près d'une heure les dernières armes de haute technologie : nouveaux types de missiles de croisière avec une « portée illimitée » ou hypersoniques, des mini-submersibles à propulsion nucléaire ou encore une arme laser « dont il est trop tôt pour évoquer les détails ».

Une présentation avec images de synthèse, infographies et vidéos pour signifier sans ambiguïté aucune que les nouvelles capacité militaires de la Russie rebattaient les cartes en termes diplomatiques.

Le chef du Kremlin a vanté ces nouvelles armes « invincibles » que la la Russie avait développées face aux nouvelles menaces posées par les Etats-Unis tout en assurant que «rien de tel [n'existait] chez personne dans le monde». Et d'ajouter :«L’opération en Syrie a démontré les capacités accrues des forces armées russes».

Il n'a pas manqué non plus de rendre hommage à son armée valeureuse sans laquelle cet arsenal sophistiqué n'aurait aucune utilité.

Comme un parfum de guerre froide dans ce discours du Président Poutine...

Pourquoi une telle démonstration de force ?

Le chef du Kremlin a montré que la Russie n’a pas cessé de se renforcer  en dépit des sanctions occidentales visant entre autres le secteur militaire, imposées à Moscou ces dernières années, à cause de la crise ukrainienne et de l’annexion de la Crimée en 2014. «Ce que vous avez essayé pour gêner, empêcher, entraver la Russie n’a pas réussi. Tous les travaux de renforcement de la capacité défensive de la Russie ont été menés et sont menés », a-t-il martelé.

Vladimir Poutine a aussi voulu montrer à Washington que la Russie ayant rétabli un solide arsenal militaire redevenait dorénavant un interlocuteur impossible de négliger.

Selon le maître du Kremlin, après la chute de l'URSS, les Etats-Unis étaient persuadés de pouvoir garder une supériorité militaire totale .Ainsi,Washington aurait tenté durant ces quinze dernières années «d'obtenir des avantages unilatéraux sur la Russie», en imposant «des restrictions et sanctions illégales du point de vue du droit international». «Tout ce que vous avez tenté d'empêcher et de bloquer en appliquant une telle politique s'est déjà réalisé», a martelé le chef d'Etat, précisant que la Russie n'avait «pas pu être contenue».

Pour preuve :Ces nouvelles armes répondent à l'activité militaire des Etats-Unis voulant déployer leurs boucliers antimissiles en Europe de l'Est et Corée du Sud et adopter une nouvelle doctrine militaire.

Sans ambiguïté Moscou a donc fait savoir aux Etats-Unis que leur politique avait non seulement échoué mais également qu'ils devaient traiter Moscou sur un pied d'égalité.

«J’espère que tout ce qui vient d’être dit dégrisera tout agresseur potentiel et les gestes inamicaux envers la Russie comme le déploiement de boucliers antimissiles, le rapprochement de nos frontières des infrastructures de l’Otan», a prévenu Poutine en conclusion. Tout en se défendant d’être engagé dans une course aux armements, il s’est voulu rassurant : «Nous ne menaçons personne, ne comptons attaquer personne ni prendre possession de quoi que ce soit par les armes : nous avons déjà tout ce dont nous avons besoin. Au contraire, et j’insiste : la croissance des capacités militaires de la Russie est une garantie pour la paix sur notre planète, car cette puissance préserve l’équilibre stratégique et le rapport de forces dans le monde.»

Vladimir Poutine a en effet tenu à souligner que le développement de cet arsenal militaire à la pointe de la technologie avait été conçu pour «garantir la paix dans le monde».

Si Vladimir Poutine a assuré ne « menacer personne » et ne pas prévoir d' « utiliser ce potentiel de façon offensive », il n'en demeure pas moins que ses propos donnent une tonalité militariste au climat de guerre froide qui ne cesse de s'aggraver entre Moscou et Washington.

Cette opération de communication est un avertissement clairement destiné à montrer aux Américains que les sanctions occidentales ont été inefficaces et que la Russie doit être traitée sur un pied d'égalité sinon le risque consisterait à entrer dans une course aux armements ...

Joanne Courbet pour Day News World

ENFIN UN GOUVERNEMENT EN ALLEMAGNE

APRES DE NOMBREUX SACRIFICES

DE LA PART DE LA CHANCELIERE

L’Allemagne se dote enfin d’un nouveau gouvernement particulièrement attendu, cinq mois après les élections législatives qui ont laissé la première puissance du continent sans majorité claire et avec une extrême droite en plein essor.

La CDU a voté la confiance à l'accord de gouvernement de la chancelière mais non sans réticence. La CDU ayant enregistré aux législatives son plus mauvais résultat électoral au niveau national depuis 1949, Angela Merkel a vu son autorité contestée à l'interne.

Des voix se sont élevées contre la poussée de l'extrême droite, Alternative pour l'Allemagne (AfD) où sont allés les électeurs conservateurs déçus et souhaitent en conséquence une réorientation de la politique à droite.

Aussi la nomination de Spahn, 37 ans, qui incarne l'aile droite de la CDU est un moyen d'apaiser la partie la plus conservatrice de son parti, particulièrement critique sur la question de la politique migratoire.

« Jens Spahn n'est pas le seul à avoir émis des critiques, ce n'est pas un souci, a expliqué Merkel. L'objectif est d'avoir un impact positif sur la situation en Allemagne. » a déclarée la chancelière.

"Parfois, le caractère conservateur du bloc conservateur pourrait être plus affirmé », a commenté Daniel Günther, chef de file de la CDU dans le Land du Schleswig-Holstein.

De plus la chancelière -obligée de ressusciter la « grande coalition » avec les sociaux-démocrates du SPD- a dû faire nombre de concessions pour obtenir cette coalition avec le SPD

.Elle s'est séparée de proches comme Thomas de Maizère, Herman Gröhe, Wolfgang Schäuble.

Le SPD a également obtenu le portefeuille des Affaires étrangères et le très symbolique ministère des finances, perçu comme un garant de rigueur budgétaire en Allemagne et en Europe par les conservateurs. Elle a expliqué son choix d'abandonner le ministère des Finances au SPD. «Pouvions-nous faire échouer les négociations pour une question de poste?» a-t-elle demandé

Elle a promis lundi «un renouveau programmatique du parti», une manière de préparer les prochaines échéances électorales.

Angela Merkel a souligné avoir nommé autant de femmes que d'hommes. Elle a défendu le programme de coalition négocié avec les sociaux-démocrates sur la famille, la sécurité ou encore l'éducation, les mesures prévues dans le contrat et a souligné le rajeunissement de l'équipe. « C'était ma mission de choisir des personnes qui représentent l'avenir, avec un mélange d'expérience et de nouveaux venus ».

Le parti conservateur d’Angela Merkel (CDU) a approuvé lundi 26 février à une majorité écrasante l’accord pour former un gouvernement avec les sociaux-démocrates. « Le contrat de coalition est approuvé avec 27 votes contre sur les 975 délégués présents », a annoncé à l’issue d’un vote à mains levées des délégués du mouvement conservateur (CDU), Armin Laschet, un des dirigeants du parti.

Cet accord soulage particulièrement Angela Merkel, affaiblie depuis les législatives de septembre et après des négociations infructueuses avec les libéraux du FDP et les Verts.

Reste jusqu'au 2 mars aux 464 000 adhérents du SPD à se prononcer pour ou contre la reconduite de la grande coalition (GroKo) avec le bloc conservateur.

Joanne Courbet pour Day News World

L'AFFAIRE LAURENT WAUQUIEZ SE TERMINE EN TEMPETE DANS UN VERRE D'EAU

 

Il y a une semaine très exactement, (le 15 février 2018) démarrait « l’affaire » qui a suscité des torrents de commentaires tous plus critiques, voire destructeurs les uns des autres concernant Laurent Wauquiez.

Tout a commencé souvenez- vous dans les locaux de l’Ecole du Management de Lyon (Ecole de Commerce) où le Président de la Région Alpes Auvergne, devenu depuis le 1er janvier 2018 Président du parti « Les Républicains » donnait un cours d’initiation à la vie politique (ses rumeurs et ses fantasmes) devant une trentaine d’étudiants.

En dépit du fait que Laurent Wauquiez avait demandé l’absolu secret sur le contenu de sa conférence, un étudiant rompait son engagement de confidentionalité et enregistrait celle-ci.

L’enregistrement était destiné à un journaliste de l’émission  quotidienne du soir de TF1, dirigée par Yann Barthes, dénommée « Quotidien » pour être diffusée ensuite et largement commentée, et ceci, contre rétribution peut-être, cela reste à vérifier ?

Et le Cirque médiatique de commencer !

Depuis cette date fatidique, chaque jour a apporté son lot de commentaires :

1. Laurent Wauquiez s’est-il fait piégé ? L’affaire a-elle été orchestrée à son insu ? A son niveau  de compétence et d’expérience, cela parait invraisemblable et peu digne ?

2. Laurent Wauquiez a-t-il sciemment provoqué par cynisme l’événement, un événement qu’il a nourri de violences verbales inouïes que certain ont été même jusqu’à qualifier « comme pire que celles de Trump »?

La France tout entière a été en effervescence pendant une semaine, bien que Laurent Wauquiez ait assume publiquement ses propos dès le mardi 20 février 2018.

Au demeurant et au bout d’une semaine, il a fallu  mesurer l’effet médiatique de la séquence et c’est BFM-TV qui s’y est collé en publiant un sondage effectué dans le cadre de opération «  l’Opinion en Direct » confié à  Elab.

Résultat, Laurent Wauquiez sort grand gagnant de cette séquence, surtout au niveau de l’électorat de droite.

Toute cette histoire n’aurait donc été qu’une tempête dans un verre d’eau, orchestrée pour disqualifier  celui qui progressivement est en train de s’imposer comme le premier opposant au Président Emmanuel Macron ?

Car, visiblement, dans leur grande majorité, les Français aimeraient le langage cash comme celui de Laurent Wauquiez  à l’opposé des tartufferies politiques assenées à voix feutrées auxquelles ils sont habitués depuis quelques mois.

Clara Mitchell pour Day News World

LA FRANCE N'EN A PAS FINI AVEC LES ATTENTATS

Deux projets d'attentats, l'un contre une enceinte sportive l'autre contre des forces armées, ont été déjoués en France depuis le début de l'année, a indiqué ce dimanche le ministre de l'Intérieur Gérard Collomb.

« Depuis le 1er janvier, nous avons déjoué deux projets d'attentats, qui n'étaient pas encore totalement finalisés », a déclaré Gérard Collomb dans Le Grand Rendez-vous (Europe 1-C-News-Les Échos) .

Le ministre de l'Intérieur n'a pas souhaité donner de plus amples précisions, ajoutant simplement que les attentats visaient le sud et l'ouest de la France.

En se référant au projet d'attaque contre le « grand équipement sportif » il a indiqué que la cible était sans conteste « la jeunesse » tout en ajoutant qu' « Aujourd'hui, nous sommes tous visés ».

Les personnes interpellées pour ces deux projets étaient non seulement « suivies » ce qui a permis de déjouer les attentats mais également inscrits au Fichier des signalements pour la prévention de la radicalisation à caractère terroriste (FSPRT).

Cette annonce suit de quelques jours à peine la présentation du « projet de loi pour une immigration maîtrisée et un droit d’asile effectif » mercredi 21 février en conseil des ministre jugée de « laxiste » par les Républicains, la déradicalisation faisant l'objet de mesures.

Le ministre de l'Intérieur a également indiqué que trois mosquées étaient aujourd'hui fermées en France, à Marseille, Aix-en-Provence et Sartrouville (Yvelines) « parce qu'il y avait apologie du terrorisme ».

Et d'ajouter que non seulement que le terrorisme allait durer plusieurs années mais aussi que l'EI tentait désormais de planifier des « attentats sur le sol occidental pour faire oublier (sa) défaite » militaire en Irak et en Syrie face à la coalition internationale.

Mais la menace d'attentat est d'autant plus inquiétante que les individus susceptibles de passer à l'acte sont sur le sol français. « La menace est principalement le fait d'individus présents en France : soit de velléitaires qui ont été empêchés de se rendre en Syrie ou en Irak, soit de primo-terroristes qui peuvent passer à l'action sans qu'il y ait eu de signes avant-coureurs », avait déclaré en octobre le patron de la DGSI, Laurent Nuñez .

Un petite de piqûre de rappel qui ne doit pas faire oublier que les autorités ne nous montrent qu'une partie de l'iceberg.

Paul Emison pour Day News World

 

LES DERNIERS CHIFFRES EN

TROMPE-L'OEIL DU CHOMAGE

Tous les syndicats d’Air France, à savoir SNGAF, Alter, FO, CGT, UNSA, Sud, SNPL, SNGAF et SPAF, représentant toutes le catégories de personnels, se sont mis d’accord pour faire grève, le 22 février 2018.

De fortes perturbations avaient donc été annoncées dans les aéroports de Parisiens ou 50% des vols ont  été annulés.

La grève a été très suivie.

Simultanément, Jean Charles Janaillac, PDG d’Air France/KLM, qui vient d’annoncer un résultat 2017 de 590 millions d’€, vient de juger cette action irresponsable, renvoyant la responsabilité de la situation aux syndicats qui exigeraient, aux dernières nouvelles 6% d’augmentation, jugée irréaliste, de salaire.

En fait la grève aurait trouvé son origine dans un projet qui aurait été présenté le 31 janvier 2018 au Comité d’Etablissement, de délocalisation de la sous-traitance et du développement des applications informatiques en….Inde.

Le directeur des Systèmes d’Informations d’Air France aurait justifié son projet par la difficulté des fournisseurs à recruter des sous- traitants sur le marché français (et européen) et par la volonté de faire des économies pour rendre l’entreprise plus rentable.

A la lueur de cette information on comprend mieux la réaction quasi unanime des syndicats, hostiles à ce projet de délocalisation qui risque de frapper prioritairement la région de Toulouse où se trouve le centre informatique « La Barigoule » d’Air France /KLM et toute l’Occitanie en général.

« Nous ne pouvons que nous opposer à ce projet qui va être destructeur d’emploi » ont expliqué les syndicats et visiblement ils ont été entendus tout azimut au sein de l’entreprise.

L’information publiée au lendemain du 31 janvier sur le net a fait le « bins », ce qui a conduit la Direction générale d’Air France à abandonner son projet, mais seulement en ce qui concerne l’idée de délocalisation sur .. l’Inde.

Car des fuites nous ont appris ensuite que " tous les services de réservations, de back office, commercial, service VIP sont déjà délocalisés en Pologne ou en Tchécoslovaquie."

L’ultime projet de délocalisation n’aurait pas en outre été totalement abandonné, car Air France /KLM aurait déjà secrètement dé-dé-localisé … à Sofia, en Bulgarie, pays où le salaire moyen est de 500 € par mois.

Autre étude de cas de délocalisation! En novembre 2017, la directrice générale du n°1 européen du Bricolage, Véronique Laury a annoncé à l’ensemble des filiales du groupe la création d’un service partagé en Pologne .. qui regroupera toutes les activités financières. Entendez par activités partagées, toutes les activités de comptabilité et de contrôle de gestion des filiales du groupe britannique Kingfischer, propriétaire de Castorama et de Brico Dépôt. Plusieurs centaines de postes sont menacés ; on ne sait pas exactement combien ? 500 ou plus ?

Encore une autre étude de cas ! Engie (ex GDF/Suez) aura supprimé entre 2016 et 2018 entre 1900 et 2000 postes suite à une politique d’externalisation de ses relations avec la clientèle (particuliers et entreprises) mais aussi de ses services informatiques voire encore le service des explorations géologiques et de production, ou encore le service du négoce à distance. Ces services, et notamment le service clientèle devraient être assurés depuis le Maroc, L’Ile Maurice ou le Portugal, pays ou les salaires sont moins élevés.

Et encore, Wirlpool qui a décidé l’année dernière de délocaliser 600 emplois en Pologne. La fermeture du site français devrait avoir lieu à compter du  1er mars 2018.  Et un autre cas de plus : Michelin, une entreprise française par excellence qui a laissé au printemps de l’année dernière (2017) ses salariés sonnés à l’annonce d’un plan de délocalisation d’emploi sur l’Espagne et la Pologne. Ce sont là aussi des emplois d’ingénierie, et donc des emplois qualifiés qui sont visés. Mais il y a aussi, nous citerons pèle mêle, Continental, Fralib, Goodyear, Mollex, Sanofi, Métaleurope etc..

Certains spécialistes affirment que l’hémorragie n’est pas plus importante que par le passé. Pour autant celle-ci ne s’est pas arrêtée et les lois travail vont faire qu’il sera bien plus difficile de contester à l’avenir un plan de licenciements massifs avec délocalisation à la clef.

Comment croire en conséquence la réalité des chiffres sur la situation du chômage publiée le 15 février 2018. Selon les chiffres de la DARES , service annexe de l’Insee créée par Emmanuel Macron le taux de chômage du 4ème trimestre 2017 a reculé de 7% pour atteindre 8,6% (hors Mayotte).

L’INSEE-DARES, qui sur oukase  gouvernementale, a décidé de ne plus publier les chiffres du chômage que tous les 3 mois, s’est par suite réjoui de ce que l’indicateur issu de ses dernières statistiques ait révélé que le chômage était revenu à son plus bas niveau depuis 2009.

Le fait que le taux de chômage n’augmente plus, est en soi une bonne nouvelle.  Mais de nombreux observateurs  ont fait remarquer que ces chiffres différaient de ceux Pôle Emploi qui livre mensuellement depuis des lustres les chiffres des demandeurs d’emploi inscrits dans les agences en fin de mois. Chiffres brut non corrigés !

En tout état de cause, ce sont les chiffres de l’Insee que l’actuel gouvernement retient et commente. Et ce chiffre diverge une fois de plus, mais très fortement de ceux de Pôle Emploi pour cette fin d’année 2017.

De plus, non seulement ils diffèrent, mais la baisse annoncée est totalement inattendue et difficile à expliquer.

Selon Eric Heyer, économiste à l’OFCE, ¼ seulement de la baisse annoncée peut être expliquée « par un rebond d’emploi. Le reste provient de la baisse du taux d’activité », lequel taux mesuré par l’INSEE « correspond au nombre de chômeurs inactifs, ou découragés dans leur recherche d’emploi ou sortis des radars, ou encore ayant retrouvé une activité non prise en charge par les statistiques ». Ces personnes ne se retrouvent donc plus dans le « Halo » du chômage tel que défini par l’INSEE elle-même et  leur disparition conduit à une baisse du taux de chômage.

Anticipant sur ces résultats Hélène Baudchon avait pourtant  averti :"Tant que la croissance restera faible, on n’est pas à l’abri de contrecoups pour le chômage du futur" ajoutant que " l’INSEE pourrait être obligée de corriger ses propres chiffres dès le 1er Trimestre 2018".

Alors que croire ? Qui croire ? Quelle comparaison faire ?

Une comparaison avec le Québec ou logiquement le chômage a augmenté alors que l’emploi reculait ?

Ou avec celui des experts qui nous expliquent que  l’Europe tout entière  a vu son taux de chômage baisser pour atteindre une moyenne européenne de 7,3% de la population active, un chiffre qui lui aussi n’avait jamais été aussi faible depuis le mois d’octobre 2008.

Les chiffres sont parfois cruels ! Ils sont aussi parfois manipulés pour dire ce que l’on a envie d’entendre ou de répandre, au travers d’ annonces susceptibles néanmoins d’instiller le doute après la lecture des publications successives des plan de délocalisation d’un nombre certain d’entreprises du CAC 40 au cours de l’année 2017.

Comment le chômage peut-il en effet reculer alors que les entreprises continuent massivement à poursuivre leur délocalisation partielle ou totale ?

On ne peut donc, en effet, que  rester perplexe à l’analyse de ceux-ci comparée avec la baisse du taux de chômage.

Clara Mitchell pour Day News World

EN ITALIE LE RETOUR DU CAVALIERE !

LA DROITE PEUT ELLE REPRENDRE LE POUVOIR ?

Des élections générales doivent avoir lieu en Italie le 4 mars 2018 et tous les leaders politiques sont sur le pied de guerre pour chercher, chacun à sa façon, de l’emporter.

Ces élections vont se dérouler sur fond de crise financière et monétaire, crise migratoire et surtout crise politique en raison de la médiocrité actuelle de la plupart des partis politiques laquelle autorise aujourd’hui Silvio BERLUSCONI à revenir sur le devant de la scène « après 7 années de malheurs et d’épreuves » comme il vient de le déclarer récemment.

La désillusion généralisée qui règne actuellement en Italie est telle que « Le Cavaliere » qui avait du quitter le pouvoir après avoir été condamné pour fraude fiscale et par suite rendu inéligible serait  en passe de faire gagner la Droite.

Silvio Berlusconi a aujourd’hui 81 ans (bientôt 82 aux prunes ; il est né un 29 septembre).

Selon ses proches, il est toujours « fort en constitution, son cerveau est brillant mais  il aurait moins d’énergie qu’il y a 30 ans ».

Pour autant, « le Cavaliere » ne semble pas usé. Dans sa tête il est le seul à pouvoir sauver l’Italie, fragilisée !

Et pour cela, il est remonté sur son cheval dans l’espoir de reprendre le pouvoir de l’Etat Italien.

Car pendant sa traversée du désert, Silvio Berlusconi est parvenu à transformer « son image de libertin condamné pour fraude fiscale » en celle de grand père de la nation. Pour effectuer ce rétablissement, il s’est appuyé bien sûr sur son Groupe de TV Médiaset

Cette nouvelle séquence ravit « le Cavaliere », heureux de se retrouver à nouveau sous les lumières des médias et du pouvoir.. populaire, encore plus bronzé et souriant que par le passé. Pour peaufiner cette image physique, Silvio Berlusconi a subi de nombreuses séances de chirurgie esthétique et de multiples séjours de remise en forme.

Selon les derniers sondages, son parti Forza Italia remporterait 16 à 17 % des intentions de votes, ce qui par projection donnerait 37% d’intentions de vote pour une alliance des Droites, dans laquelle il faut comprendre la Ligue du Nord dirigée depuis 2013 par Mattéo Salvini et un  tout jeune parti qualifié de  néo-fasciste par certains , Fratelli d’Italia, dirigé par une femme Georgia Meloni , qui ferait 5%.

A noter que la nouvelle loi électorale, « Rosatellum » incite à la formation de larges coalitions.

A gauche, pendant ce temps, il n’y a rien de nouveau. Ses forces devront s’unir autour du Parti Démocrate (PD) de Mattéo Renzi et du Parti 5 Etoiles de Bepe Grillo.

Ce cliché instantané (issu des sondages rappelons le encore) de la répartition des scores de chacun, montre néanmoins que le résultat du Cartel des Droites, serait insuffisant pour que Silvio Berlusconi obtienne la majorité dans les deux chambres, le mode de scrutin mélangeant de surcroit le scrutin à la proportionnelle et le scrutin uninominal.

Mais il semblerait que la présence de Silvio Berlusconi remotiverait les troupes et l’intéressé espère bien remonter encore dans les sondages d’ici le 4 mars, très convaincu « qu’il a toujours la capacité de scruter l’humeur des masses ».

Et il se pourrait bien qu’il ait raison !

La vague migratoire qui sévit en Italie a fait monter les intentions de vote en faveur des partis de Droite  et  notamment des partis qui sauront rassurer et endiguer le phénomène, c'est-à-dire les plus extrêmes ou les plus  fermes sur le sujet. Sensible à cette aspiration, Silvio Berlusconi a d’ores et déjà promis d’expulser 600 000 migrants du pays s’il sort vainqueur de ces élections.

Le pays a vieilli ; le citoyen italien moyen s’inquiète pour sa sécurité et sa prospérité ; le débat en Italie ressemble comme deux gouttes d’eau à ceux qui se sont déroulés dans d’autres pays européens dernièrement, en particulier ceux de l’Europe de l’Est : Hongrie, Bulgarie, Autriche etc.….

Pour convaincre, Silvio Berlusconi court les rédactions, surfant sur la vague d’énervement vis-à-vis de la situation qui s’est emparée de toutes les couches de la société.

Mais même porté par cette vague, cela pourrait être quand même difficile pour « le cavaliere » qui n’a pas encore pu enlever le caillou qui est sous son pied à savoir sa sanction d’inéligibilité. Cette contrainte pourrait l’empêcher de diriger le Gouvernement sauf verdict positif de la Cour Européenne des Droits de l’Homme qui devrait d’ici 6 à 12 mois se prononcer après un débat d’audience qui a au demeurant été bien orienté en sa faveur. Ce récent événement  a insufflé de l’espoir au « Cavaliere » !.

Dans une issue « plus hard », Silvio Berlusconi devra gouverner dans l’ombre, en contrôlant le Président du Conseil qu’il aura choisi. Pour cette fonction on parle de Paolo Gentilini, actuel Président du Conseil ou de l’homme qui monte Antonio Tajani, Président Centre Droit du Parlement Européen.

Mais dans tous les cas de figure, il faut rappeler que Matteo Salvani le chef de la Ligue du Nord est un eurosceptique convaincu et que l’alliance avec lui pourrait être risquée.

Aussi on fera observer parallèlement que Silvio Berlusconi a pris grand soin jusqu’ici de ménager Mattéo Renzi , un homme proche des affaires ce qui autorise à se poser la question suivante : Silvio Berlusconi envisagerait-il un renversement des alliances à l’allemande ?

L’équation politique italienne reste donc difficile à lire et à évaluer à quelques jours du scrutin, sachant que de surcroit qu’il faut y intégrer le fait que la cohabitation avec Silvio Berlusconi a toujours été réputée difficile.

La responsabilité personnelle de Silvio Berlusconi reste donc très évidente et très lourde. D’ici 12 à 18 mois sa responsabilité devrait en outre s’étendre à la survie de son parti politique qu’il devra quitter sachant que le choix de son successeur ne sera pas chose facile, étant donné qu’il a tué tous ses dauphins potentiels dans le passé.

Clara Mitchell pour Day News World

UN BILAN EN DEMI-TEINTE POUR LE DIXIEME ANNIVERSAIRE DE L'INDEPENDANCE DU KOSOVO

Le Kosovo célèbre ce week-end le dixième anniversaire de son indépendance, proclamée le 17 février 2008 mais sans grand enthousiasme. Le petit pays des Balkans compte 1,8 million d'habitants, en immense majorité albanais et musulmans. Il est indépendant depuis 2008, après une période où il fut administré par un protectorat de l'ONU, suite de la guerre meurtrière à la fin des années 1990.

Un pays sans perspective de développement économique.

Le Kosovo gangrené par la corruption un chômage massif s'élevant à plus de 28% , reste le pays le plus pauvre des Balkans occidentaux, avec un PNB qui atteint difficilement 3 200 euros par an, à peine un cinquième de la moyenne européenne :

un chiffre très bas comparé à ses voisins (7600 euros pour la Bosnie-Herzégovine, 10900 pour le Monténégro, 9100 pour la Serbie) et bien loin de la moyenne de l'Union européenne (25.700 euros).

Près d'un habitant sur six vit sous le seuil de pauvreté (chiffres de son agence nationale) .

Le Kosovo ne produit aucune richesse et survit toujours en bonne part grâce aux transferts d’argent de la diaspora .

Un pays non reconnu par tous les pays.

Quatre vingt pays ne reconnaissent pas son indépendance dont cinq Etats membres de l’Union européenne. Seuls 116 Etats à travers le monde le lui la reconnaisse. Dernière reconnaissance , celle de la Barbade, annoncée avant-hier.,

Il n’est toujours ni membre des Nations unies ni du Conseil de l’Europe. La perspective européenne demeure toujours extrêmement aléatoire et il est le seul pays d’Europe où les citoyens doivent demander des visas pour se rendre dans l’espace Schengen. De toute façon, le pays se heurte à un obstacle puissant :les vetos chinois et russe.De fait le pays est toujours placé sous une tutelle internationale qui ne dit pas son nom.

Un pays sans identité kosovare affirmée

Depuis la fin du 19e siècle, le Kosovo est majoritairement composé d'Albanais, mais plusieurs minorités cohabitent, en premier lieu les Serbes, mais aussi les Roms, les Bosniaques, les Gorans ou les Turcs.

Les Serbes, qui vivent dans des enclaves disséminés à travers le pays ou dans le secteur nord, contigu à la Serbie, ne considèrent cependant pas le Kosovo comme leur pays, tout comme les différentes minorités, les Roms, les Turcs ou les Bosniaques du Kosovo, toujours victimes de nombreuses discriminations malgré les droits formellement garantis par la Constitution. Pour leur part, les Albanais, majoritaires, se sentent avant tout Albanais. Depuis dix ans, tensions et violences interethniques perdurent, visant principalement la communauté serbe.

Pour preuve : la ville Mitrovica , une ville encore coupée en deux par un pont entre Serbes et Albanais . Et un assassinat en juillet dernier : l'un des seuls députés serbes du Kosovo parlant albanais qui acceptait de participer aux institutions de Pristina a été assassiné.

Un pays sans Etat fonctionnel

Le Kosovo est encore dans les faits un Etat dont la souveraineté reste à construire. La corruption sévit à tous les niveaux dans un pays qui n'a jamais connu auparavant l'indépendance .Après cinq siècles de domination ottomane, il était retombé dans le giron serbe, ce qui resta le cas après 1945 au sein de la fédération communiste de Yougoslavie. Rien d' étonnant à ce que le pays ne puisse compter sur des structures étatiques établies , les États européens ayant mis plusieurs siècles à se constituer. C’est flagrant sur les dossiers régaliens comme la justice et la défense où magistrats et spécialistes de droit pénal notamment de l’Union européenne assistent le ministère de la Justice ou les tribunaux du Kosovo jugeant les crimes et délits pour les aider, avec l'objectif d’être en phase avec un standard européen. Cette coopération se faisant dans le but d'éviter autant que possible la corruption de la justice...Le Kosovo ne peut également assurer sa défense seul. Sa survie territoriale , le Kosovo la doit à l’Otan.

Le risque de l'islamisme

Le Kosovo , musulman à 90%, a été touché par une vague d'islamisme : des centaines de Kosovars sont partis rejoindre les rangs du groupe djihadiste en Syrie ou en Irak, islamisme entretenu par le prosélytisme saoudien et turc...

La jeunesse de cet Etat enclavé se sent prise en otage par une classe dirigeante, incapable de sortir de la crise économique et politique, des plus corrompue de surcroît- une nouvelle Cour spéciale s'ouvre à La Haye cette année- si bien que près d'un tiers de la population, soit 700 000 Kosovars, a pris la route de l’exil et vit à l’étranger.

Joanne Courbet pour Day News World

GRAND CHAMBOULEMENT AU LYCEE EN FRANCE

Le ministre de l'Éducation, Jean-Michel Blanquer, met la dernière main à sa réforme du baccalauréat ce diplôme vieux de 210 ans en France

Le nouveau bac , concernant les bacs généraux et technologiques, sera organisé autour d'un grand oral, quatre épreuves écrites dont le français et la philosophie, des épreuves ponctuelles prises en compte dans la moyenne finale. « Le président de la République avait dit quatre épreuves terminales et le reste en contrôle continu. Bien entendu, cela reste l'ossature de la réforme que nous allons faire", avait-il déjà assuré, dimanche 28 janvier.

Il s'agit maintenant de faire en sorte que la finalité du bac soit la préparation de l'enseignement supérieur et non plus la conclusion de l'enseignement secondaire..Près d'un tiers des bacheliers redoublent leur première année d'études, et un quart d'entre eux arrêtent leurs études au bout d'un an. D'où la nouvelle optique.

Ce bac "nouvelle version" entrera en vigueur en juin 2021 et touchera en conséquence les élèves de seconde dès la rentrée prochaine.

Au lieu des 12 voire 16 épreuves obligatoires et des deux épreuves facultatives, ne resteront plus que quatre épreuves à la fin de la terminale rebaptisée pour l'occasion « classe de maturité ».

Les élèves passeront deux épreuves de leur spécialité après les vacances de printemps, puis deux épreuves communes en juin : la philosophie, ainsi qu'un grand oral. Ils obtiendront alors 60% de la note totale.Une nouvelle épreuve fait ainsi son apparition: le grand oral, baptisé « oral de maturité »

Cette réduction drastique du nombre d'épreuves du baccalauréat s'accompagnera d'un contrôle continu c'est-à-dire basé sur les notes de première et de terminale, ainsi que sur des "bacs blancs" ponctuels.

L’arbitrage de M. Blanquer suit le rapport Mathiot dans le sens où il abandonne bien les séries.Les séries L, ES et S disparaissent et sont remplacées par un tronc commun : français, philosophie, histoire, géographie, deux langues vivantes et du sport. Se dessine un lycée à la carte. Il y a des ajouts en lien avec le rapport Villani-Torossian, dont des maths renforcées en terminale (« mathématiques complémentaires » et « mathématiques renforcées ») pour ceux qui se destinent a des voies scientifiques.

Et pour le rattrapage, que les plus inquiets se rassurent : il est maintenu. Les candidats qui n'ont pas obtenu assez de points auront toujours cette deuxième chance à l'oral

Un baccalauréat allégé, davantage personnalisé,mais plus inégalitaire?

Carl Delsey pour Day News World

L'ORGANISATION D'UN ISLAM DE FRANCE

EST-ELLE POSSIBLE ?

Le défi de l'organisation de l'islam de France a été lancé par Emmanuel Macron.

Une nouvelle réflexion sur «l'islam de France» par un nouveau chef de l'État: cela fait plus de deux décennies que les chefs d'Etat s'attellent tour à tour à cet exercice mais en vain .

Sur le fond il n'y a rien à expliquer :

création d'instances réellement représentatives d'une religion connue pour ses divisions, financement régulé des lieux de culte et renforcement des contrôles de leurs comptes, formation d'imams «de France» pour remplacer les religieux venus d'ailleurs ou les imams «autoproclamés», indépendance de «l'islam de France» par rapport aux États étrangers

Dans un entretien au Journal du dimanche, le président de la République a annoncé que «c'est durant ce premier semestre 2018 (qu'il) souhaite poser les jalons de toute l'organisation de l'islam de France».

Il se contente d'expliquer sa méthode. «Ma méthode pour progresser sur ce sujet, c'est d'avancer touche par touche. (…) Je ne dévoilerai une proposition que quand le travail sera abouti.» ,explique-t-il.

Son but : dépassionner les débats.« Avancer touche par touche. »

Telle est la méthode prônée par Emmanuel Macron pour repenser l’organisation de l’islam en France.

Macron réussira-t-il mieux là où ses prédécesseurs ont échoué ?

L'urgence est bien réelle.

En décembre dernier, un responsable musulman des Bouches-du-Rhône déclarait au Figaro: "Le courant salafiste a pris le terrain en France. Il y a un vide avec notamment le problème des imams qui ne parlent pas français…"

Andrew Preston pour Day News World

SCANDALE ALIMENTAIRE ET STOCKAGE

EUROPEEN DE LAIT EN POUDRE

L’affaire Lactalis ! l’un des plus gros scandales alimentaires de ces dernières années en France, mais aussi peut être au plan européen. En effet, contrairement aux lasagnes à la viande de cheval, aux œufs au Fipronil, au poulet à la dioxine, cette affaire a conduit des consommateurs à l’hôpital !

Face à cette réalité, Bruno Le Maire, Ministre de l’Economie et des finances et ancien Ministre de l’Agriculture, n’a-t-il pas été obligé lui-même de concéder que cette affaire était en effet, non seulement de son point de vue mais aussi de celui de beaucoup d’autres responsables inacceptable.

L’affaire a jeté tout d’abord une lumière crue les pratiques opaques du Groupe d’Emmanuel Besnier pour ensuite permettre de soulever le voile sur les arcanes troubles de la  politique européenne de stockage des excédents de poudre de lait.

On  commencera par la seconde partie de l’introduction, pour des raisons purement chronologiques, nécessaires à la démonstration, la crise du lait au plan européen ayant commencé dès le mois de  mai 2016.

On ne sera pas bête et méchant ! Stocker a été depuis la nuit des temps inscrit dans le mode de fonctionnement des hommes.

L’entreposage et le stockage sur le temps ont  toujours été nécessaires à organiser pour assurer la survie des hommes quand il faut faire face à la disette due  aux mauvaises récoltes.

Simultanément le stockage spéculatif a souvent été à l’origine de grande rébellion voire de Révolutions. La pénurie de pain et de farine qui ont provoqué la disette en 1788 n’ont-elles pas été à l’origine de la Révolution Française ?

Faut-il encore pour stocker avoir des espaces de stockages qui simultanément assurent la bonne conservation des produits ?

C’est sur ces principes, qu’au plus fort de la dernière crise du lait de 2016 et dans le but déclaré de soutien aux cours que l’Europe a décidé de stocker dans des frigos répartis sur tout le continent , 380 000 tonnes de lait en poudre. Car dès 2015, il y avait eu, la fin des quotas laitiers au plan européen et l’embargo russe sur les produits agricoles, le tout ayant conduit à une chute brutale, trop brutale du prix du lait en deçà duquel il a été décidé de stocker  pour maintenir les prix.

A l’origine la capacité de stockage avait été limitée à 180 000 tonnes. Mais l’accélération de la crise, les suicides d’un très grand nombre d’agriculteurs souvent producteurs de lait, ont conduit pour faire face à porter à 380 000 tonnes les volumes de stockage. Dès lors, les capacités de stockage ont dû être revues à la hausse, chez des stockeurs privés rémunérés par l’Europe  et donc … par nous, les contribuables.

Face au niveau de ces stocks et à la situation politique et sanitaire provoquée par l’affaire Lactalis, l’Europe va devoir se décider rapidement sur l’avenir de ceux-ci car au surplus la poudre de lait finit par s’abimer malgré toutes les précautions de conservation qui peuvent être prises. La décision a néanmoins tardé, les dirigeants européens n’étant  pas d’accord depuis longtemps sur le sujet.

Dès 2015, Stéphane Le Foll, alors Ministre de l’Agriculture, avait en effet  fait savoir qu’il n’était pas favorable à la solution du stockage adopté par les autres partenaires européens de la France .Par la suite il a demandé à plusieurs reprises  à la Commission de décider rapidement de leur sort, suivant en cela les recommandations du Conseils des Ministre de l’Europe. Dans le même temps, Angela Merkel exhortait les agriculteurs à réduire leurs volumes de production alors que simultanément les Irlandais  « se contrebalançaient »  de cette situation, l’Irlande « gagnant beaucoup d’argent avec le beurre », et alors même  que les Néerlandais se fichaient comme d’une guigne, fondamentalement, du problème.

Ce qui était sûr, avant que n’éclate le scandale Lactalis, c’est qu’il fallait  trouver des solutions pour déstocker. Et lesquelles ?

Et là les idées les plus saugrenues ou les plus dangereuses ont foisonné ! Certaines avaient hérissées le poil de quelques uns, voire d’une partie de l’opinion publique ! Comme le déclassement pur et simple des stocks de lait pour qu’ils soient utiliser ensuite … pour l’alimentation animale ? Les défenseurs de la cause animale ont immédiatement rugi !

Comme l’idée que la poudre de lait excédentaire soit affectée à l’alimentation …humanitaire, là où des enfants sont mal nourris ont ajouté certains ?

Cynisme ! A l’aune du prisme du cynisme économique pendant que l’on continue à ouvrir des fermes de 1000 vaches en Europe ?

Mais ces solutions ont ensuite été mesurées, à l’aune du scandale qui a éclaté suite à l’annonce des cas de contaminations à la salmonellose du lait fabriqué par Lactalis. Et l’opacité de Lactalis n’a pas été pour rien dans la nouvelle lecture des problèmes du stockage du lait financé par le contribuable européen.

Selon une étude de Rabobank de 2017, Lactalis est le 3ème producteur de produits laitiers au monde, derrière Nestlé et Danone. Le Groupe né à Craon en Mayenne a fait une CA de 17,3 milliard d’euros en 2016 .Il emploie 75 000 personnes dans 85 pays. Son patron, Emmanuel Besnier 47 ans est à la tête du Groupe depuis la mort de son père en 2000 .C’est parait il un dirigeant au self contrôle à toute épreuve, engagé et exigeant, faisant preuve d’une discrétion maladive. Il est considéré comme un dur en affaire, un dur vis-à-vis de ses fournisseurs comme vis-à-vis de ses concurrents. La gouvernance du groupe est mystérieuse, Lactalis ne publiant pas, volontairement ses résultats, en toute infraction économique laquelle n’a jamais été sanctionnée (par principe 2% du CA) En cela il a été aidé ou s’est fait aider… on l’a appris récemment que le vice président du Tribunal de Commerce de Laval (Mayenne) était un très haut cadre du groupe…. Lequel travail en lien de proximité étroit avec le PDG ? Ceci explique t il cela ?

C’est en tout état de cause ce que nous a suggéré l’émission Cash Investigation le 15 janvier 2018 suite à la publication du scandale sanitaire dans les colonnes du Canard Enchainé. La présence de salmonelle dans le lait depuis le mois d’aout 2017, révélée par le plumitif alors même que le groupe était resté très discret sur le problème, n’arrange rien !

On rappelle que l’Autorité de Surveillance de la Santé Publique en France avait dénombré 35 bébés malades à partir du 2 décembre 2017. De son coté, l’Association des Familles de Victimes évoquait 200 enfants possédant des symptômes similaires à la salmonellose, dont 60 hospitalisés et 35 diagnostiqués. Des cas suspects sont apparus en Grèce et en Espagne. Depuis le début de l’année 2018 les centaines de plaintes qui ont été déposées ont conduit  la gendarmerie à mener dès le mercredi 17 janvier 208 des perquisitions sur plusieurs sites du groupe. Dans ce contexte tendu, il devient rigoureusement impossible de revenir sur l’idée d’une élimination des stocks de poudre de lait à partir d’un déclassement ou d’une liquidation par remise aux ONG, notamment celles qui s’occupent d’enfants.

Quelle autre solution pourrait-il être proposé ? L’incinérateur ?

On ressent un vrai malaise au seul fait que l’idée des ONG ait pu germée dans le globe éco-capitalistique du cerveau de quelques technocrates, alors même que le patron du Groupe Lactalis a toujours su que des souches de salmonelle avaient été détectées très tôt, dans certaines unités de fabrication.En demandant dernièrement la démission d’Emmanuel Besnier, les parents inquiets ou en colère, qui sont montés au créneau par la voix de Quentin Guillemain lequel a pris la tête de fil de la protestation ont en effet rappelé que dès 2006, l’Institut Pasteur avait détecté des lots de lait contaminés à la Salmonelle.

En réponse le Groupe a assuré que les analyses internes qu’il avait fait réalisées n’avaient rien révélées ?

Mais Emmanuel Besnier, inquiet pour l’avenir de son entreprise a confessé dans un courrier diffusé le 1er février par France Info que les craintes des parents étaient fondées ?

On notera au passage que cette confession peut mettre en doute sa compétence personnelle, comme celles de la Grande Distribution qui a simultanément été éclaboussée dans cette affaire grave. Des dégâts économiques se sont déjà fait sentir au sein de l’entreprise qui a été obligée de demander au Préfet de Mayenne l’autorisation de mettre 250 salariés au chômage technique. En attendant l’entreprise ne peut dire combien de temps des lignes de productions vont restées fermées ?

Par suite et en désespoir de cause, il y a 6 jours Emmanuel Besnier a présenté ses excuses aux parents ?

Mais un scandale en chasse l’autre. Depuis 48 heures on ne parle plus de l’affaire Lactalis, car  depuis quelques jours la plupart de nos confrères ne s’intéresse qu’aux révélations concernant Nicolas Hulot accusé de viols et d’agressions sexuelles.

Clara Mitchell pour Day News World

AMBITIEUX RATTRAPAGE

DANS LA LOI DE PROGRAMMATION MILITARE

« Les précédentes LPM demandaient des efforts aux armées. Cette fois, on demande un effort à la nation pour les armées », fait-on savoir au ministère de la défense

Alors que la France est engagée tous azimuts depuis des années au Sahel (opération Barkhane), au Levant (Chammal) et sur le territoire national (Sentinelle) et que l'armée avait subi quelque 60 000 suppressions de postes entre 2005 et 2015, il était temps de rattraper dans la nouvelle Loi de Programmation Militaire (LPM)  le retard accumulé par rapport aux autres pays.

L'État veut mettre 300 milliards d’euros sur la table d’ici à 2025 pour préparer l'avenir : le nouveau projet de loi de programmation militaire (LPM) français prévoit donc de consacrer 295 milliards d’euros à la défense de 2019 à 2025. L'objectif visé : 2 % du PIB en 2025.

Dans le détail : le budget de défense français, de 34,2 milliards d’euros en 2018, connaîtra une augmentation de 1,7 milliard d’euros par an jusqu’en 2022. Puis 3 milliards par an à partir de 2023.

Mais force est de constater que ces dernières « marches » sont programmées après la prochaine élection présidentielle donc incertaines.

Le général De Villiers, invité sur France 3, n'a pas manqué de le souligner. « Nous sommes sur une pente à 1,7 milliard jusqu’en 2022 et ensuite la pente est à 3 milliards à partir de 2023 […] Évidemment, nous avons l’expérience, il faudra être vigilant » sur l’exécution de ces engagements, a lancé le général non sans raison.

Pour l’heure, ce sont 198 milliards d’euros de besoins, de 2019 à 2023, qui sont « couverts de manière ferme »,réplique-t-on au ministère.

1°La création de quelque 6 000 postes civils et militaires d’ici 2025

3 000 postes d’ici cinq ans avec le renforcement des effectifs de la cyberdéfense (1 500 postes) et du renseignement (1 500 postes).

2°L'amélioration des conditions de vie

Davantage de crédits pour les petits équipements des militaires comme des gilets pare-balles de dernière génération, des treillis ignifugés par exemple , pour l’entretien du matériel et des infrastructures. Une manière de fidéliser quelque 200 000 militaires français.

3° La modernisation accélérée des matériels devenus obsolètes. Au menu figure le renouvellement accéléré des véhicules blindés médians de l’armée de Terre (programme Scorpion), dont 50 % des nouveaux modèles seront livrés d’ici 2025. Les VAB, 40 ans au compteur, doivent être remplacés par les blindés Griffon avec150 exemplaires supplémentaires.

Quatre pétroliers ravitailleurs de nouvelle génération, dont deux d’ici 2025 et 19 patrouilleurs au lieu de 17 -pour la surveillance des zones économiques exclusives françaises outre-mer- devraient revenir à la Marine.

A l’armée de l’Air est promis le renouvellement accéléré de sa flotte d’avions ravitailleurs par 15 A330 MRTT, alors que ses KC-135 volent depuis plus de 50 ans.

4°Le lancement d' études sur le remplacement de l’unique porte-avions français, le Charles de Gaulle retiré normalement du service à l’horizon 2040. Seront également lancées des études sur le système de combat aérien du futur et sur le char de combat du futur.

5° Sur le plan de la dissuasion nucléaire, clé de voûte de la défense française  la LPM annonce le renouvellement des deux composantes de la dissuasion nucléaire (futur sous-marin lanceur d’engins de 3e génération, nouveau système d’armes pour les forces aériennes stratégiques).

Certes une « loi de programmation militaire du rattrapage et de l’ambition » pour «arrêter la lente érosion de nos capacités militaires», selon les propos d'Emmanuel Macron mais comme le rappelle le général de Villiers qui a donné sa démission en juillet pour des coupes budgétaires, il faut rester vigilant sur ces promesses...

Alize Marion News World

VOYAGE SOUS PRESSION

LES DEUX JOURS D'EMMANUEL MACRON EN CORSE

Lors de son premier déplacement officiel sur l’île, le président de la République a rendu hommage au préfet Erignac, assassiné lâchement il y a vingt ans jour pour jour.

Il a commémoré la mort du préfet de la Corse abattu par un commando nationaliste le 6 féve préfet.. o Un olivier a été planté avec, gravée au sol, l'inrier 1998, à Ajaccio. Le chef d’Etat a présidé une cérémonie sur les lieux tout en rebaptisant la place attenante « place Claude-Erignac » accompagné de la veuve et des deux enfant de feu lscription « un homme, une place ». Emmanuel Macron était accompagné par Jacqueline Gourault, la « Madame Corse » du gouvernement, Gerard Collomb, le ministre de l'Intérieur et Marlène Schiappa, secrétaire d'Etat chargée de l'Egalité entre les femmes et les hommes dont une partie de la famille est corse.

Etaient présents également d’anciens préfets de la région et de nombreux élus insulaires, dont Gilles Simeoni, qui fut l’un des avocats d’Yvan Colonna, condamné à la perpétuité pour l’assassinat de Claude Erignac. Le ministre de l'Intérieur de l'époque, Jean-Pierre Chevènement, était également convié.

Une absence remarquée :celle du nationaliste et indépendantiste corse Jean-Guy Talamoni. « Compte tenu de mon parcours (...) non seulement ma présence serait déplacée mais elle n'est sûrement pas souhaitée par les proches du préfet Erignac », a estimé l'élu nationaliste.

Les Corses attendent une clarification de la position de l'Elysée lors d’une rencontre avec le président de l’exécutif, l’autonomiste Gilles Simeoni, et avec celui de l’Assemblée territoriale, l’indépendantiste mardi 6 février en fin de journée à Ajaccio.

On sait déjà qu'il n'y aura ni amnistie ni rapprochement des prisonniers en Corse

« C'est la justice de la République qui a été rendue, et elle sera suivie, sans complaisance, sans oubli, sans amnistie », a-t-il prévenu en réponse à Jean-Guy Talamoni, plaidant pour l'amnistie de « tous les prisonniers » corses, y compris Yvan Colonna.

Un agenda serré  :mardi à 19 heures, Emmanuel Macron rencontrera donc les deux dirigeants de l'île, Jean-Guy Talamoni et Gilles Simeoni, plébiscités aux élections territoriales en décembre.

Puis président de la République rencontrera des élus d'autres tendances politiques, comme le maire LR d'Ajaccio Laurent Marcangeli.

En fin il prononcera un discours sur sa vision de la Corse, mercredi après-midi à Bastia.

« Il y a une fenêtre historique pour sortir de la logique de conflit », a reconnu, lundi, Gilles Simeoni. Mais « pour un dialogue, il faut être deux. Et pour l’instant, nous avons été les seuls à avoir donné des signes tangibles que nous voulions ce dialogue.

Alize Marion pour Day News World

TRICASTIN

« LA PIRE CENTRALE NUCLEARE DE FRANCE »

Thierry Gadault et Hugues Demeude, auteurs du livre Nucléaire, danger immédiat (Ed. Flammarion Enquête) ont enquêté sur le parc nucléaire français. Le JDD publie des extraits de cet ouvrage. Pour les deux enquêteurs la situation est alarmante.

La centrale du Tricastin (Drôme), le long du Rhône à 50 km d’Avignon,s'avère être celle qui recèle le plus de danger en France, « avec son réacteur 1 » .

Et de poursuivre :

« Ce réacteur cumule tous les problèmes : défauts sous revêtement, absence de marge à la rupture, et dépassement des prévisions de fragilisation à quarante ans », soulignent-ils.

Et d'ajouter :

« Sans oublier le risque d'inondation catastrophique en cas de séisme, comme l'a relevé en septembre 2017 l'Autorité de sûreté nucléaire (ASN), qui a arrêté d'office le fonctionnement des quatre réacteurs de la centrale en attendant qu'EDF fasse, enfin, les travaux de renforcement de la digue du canal de Donzère-Mondragon. »

En effet Tricastin se situe en contrebas du canal, à six mètres en dessous du plan d'eau si bien que l'on ne peut exclure un « accident de type Fukushima »

EDF avait annoncé en novembre 2017 un nouveau report du redémarrage de la centrale nucléaire du Tricastin arrêtée depuis le début d’octobre à la demande de l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN) en raison de travaux de renforcement d’une digue pour protéger le site d’éventuelles inondations. L’énergéticien avait entrepris les travaux de renforcement de la digue du canal de Donzère-Mondragon. Il existe « un risque de rupture d’une partie de la digue pour les séismes les plus importants étudiés », précisait à l’époque l’ASN.

Le 5 décembre dernier, après avoir constaté les réparations menées par EDF pour renforcer la digue du canal, l’ASN a autorisé le redémarrage des réacteurs de la centrale nucléaire de Tricastin.

La cuve du réacteur 1 de la centrale drômoise arrive donc en tête du top 5 des cuves les plus dangereuses du pays que les auteurs établissement en annexe de leur livre. Devant Le Bugey 5 (Ain), Saint-Laurent-des-Eaux B1 et B2 (Loir-et-Cher) et Blayais 1 (Gironde).

« Aujourd’hui, la question n’est plus de savoir si un accident grave est possible en France mais quand il aura lieu », pointent les deux journalistes indépendants qui disent tenir ce constat d'un haut cadre d’EDF.

Paul Emison pour Day News World

JUGEMENT DU TERRORISTE SALAH ABDESLAM

SOUS TRES HAUTE SURVEILLANCE

Salah Abdeslam est jugé à Bruxelles sous très haute sécurité à partir de ce lundi.

Le Français, qui a grandi à Molenbeek, sera jugé durant quatre jours pour la fusillade de la rue du Dries, à Forest, l’un des épisodes marquants de la traque des terroristes qui frappèrent Paris et Saint-Denis le 13 novembre 2015.

L’enquête a confirmé que ce fut l’élément déclencheur des attentats de Bruxelles qui ont fait 32 morts le 22 mars.

Il est le seul survivant des commandos des attentats du 13 novembre jugé pour « tentative d’assassinat dans un contexte terroriste sur plusieurs policiers » et « port d’armes prohibées dans un contexte terroriste »…

Interpellé en Belgique le 18 mars 2016, Salah Abdeslam a systématiquement refusé de s’exprimer lors des auditions pour se murer dans son silence. «Je fais usage de mon droit de me taire» se plait-il à répéter...

Il comparait pour sa participation à la fusillade survenue à Forest dans l’une des " planques " , l’appartement situé au 60 rue de Dries à Forest et utilisé par la cellule, au cours de laquelle trois policiers belges et français avaient été blessés, dont une policière française.

Ce lundi et pour la première fois, il doit donc comparaître publiquement devant un tribunal. Reporté en décembre à la demande de l’avocat de Salah Abdeslam, Sven Mary, le procès doit se tenir jusqu’au vendredi 9 février à Bruxelles.

Il se tiendra aux côtés du tunisien Sofien Ayari , un Tunisien qui a combattu en Syrie et a regagné l’Europe par la route des migrants, ami de Bilal Hadfi, l’un des kamikazes du Stade de France.

Tous deux encourent jusqu’à 40 ans de prison selon Luc Hennart, président du tribunal de première instance de Bruxelles.

Ce Français d'origine marocaine est également suspecté d’être à l’origine des attentats de Paris et Saint-Denis.

Incarcéré depuis le 27 avril 2016 à Fleury-Mérogis, celui qui a toujours refusé de répondre aux questions des juges d’instruction français et qui s’est dit prêt à comparaître devant la justice belge, va-t-il apporter des réponses ?

Palais de justice sous haute surveillance

Le palais de justice de Bruxelles est entouré de blocs de béton, surveillé par près de trois cents policiers et survolé en permanence par des hélicoptères.

La comparution de Salah Abdeslam, lundi 5 février, devant la 90e chambre du tribunal correctionnel de Bruxelles, prend l’allure d’un défi pour la justice belge.

Transféré de Fleury-Mérogis au centre de détention ultra-sécurisé de Vendin-le-Vieil (Pas-de-Calais), dans une cellule d'isolement, Abdeslam sera transféré quotidiennement vers Bruxelles, sous forte escorte policière.

La défense du prévenu devrait contester la constitution de partie civile introduite, in extremis, par V-Europe, une association de victimes des attentats de Bruxelles

Parleront-ils devant leurs juges ? Abdeslam sait, à l’évidence, beaucoup de choses sur cette série d’événements préparée depuis le fief syrien de l’Etat islamique.

 

Joanne Courbet pour Day News World

UN FASCISTE EN ITALIE OUVRE LE FEU

SUR SIX AFRICAINS

Un jeune homme au crâne rasé a vidé deux chargeurs avec un pistolet semi-automatique samedi soir alors qu'il circulait seul en voiture en plein centre-ville à Macerata, en pleine campagne électorale italienne.

Il s'en est pris à six personnes d'origine étrangère , originaires du Mali, du Ghana et du Nigeria. Les six migrants ont été blessés dans cette fusillade et emmenés à l'hôpital. Un jeune homme a été grièvement blessé au thorax, les cinq autres victimes présentent des lésions moins sérieuses, selon les médias.

Le maire de Macerata, Romano Carancini, a dû proclamé un couvre-feu durant deux heures durant dans cette ville de 43'000 habitants de la région des Marches, située à 30 km des côtes de l'Adriatique..

Cette attaque marque une «évidente haine raciale», selon le ministre italien de l'Intérieur Marco Minniti .

Toujours d'après ce dernier la fusillade était marquée par une culture «d'extrémisme de droite avec des références claires au fascisme et au nazisme». Le seul lien entre les victimes serait la couleur de leur peau», a-t-il continué tout en pensant qu'il s'agissait d' «une initiative criminelle à caractère individuel, certainement préparée à l'avance».

Le tireur, du nom de Luca Traini, est âgé de 28 ans et a été arrêté sur les marches de l'immense monument aux morts de Macerata, après être descendu de sa voiture, une Alfa Romeo noire.

Luca Traini avait été candidat en 2017 sous l'étiquette de la Ligue du Nord (parti anti-immigration proche du Front national français) à des élections communales non loin de Macerata .

Le tireur, du nom de Luca Traini, est âgé de 28 ans et a été arrêté sur les marches de l'immense monument aux morts de Macerata, après être descendu de sa voiture . Luca Traini avait été candidat en 2017 sous l'étiquette de la Ligue du Nord (parti anti-immigration proche du Front national français) à des élections communales non loin de Macerata .

« L'Italie aux Italiens », aurait-il dit aux policiers, selon l'agence de presse Agi avant de se drapper dans le drapeau tricolore italiens. Puis il aurait tendu le bras pour faire un salut fasciste, a précisé la presse italienne.

« Quelqu'un qui tire est un délinquant, abstraction faite de la couleur de la peau », a très vite réagi lechef de la Ligue du Nord, Matteo Salvini qui dénonce l'« invasion » migratoire en Italie. « J'ai hâte d'arriver au gouvernement pour ramener dans toute l'Italie la sécurité, la justice sociale et la sérénité ».

« Il me semble qu'il s'agit du geste d'un déséquilibré, qui mérite la plus ferme condamnation, mais qui ne peut être considéré comme ayant une connotation politique claire », a jugé Silvio Berluscon. Lel parti de droite Forza Italia de ce dernier est allié à la Ligue de Matteo Salvini.

Rappelons simplement qu'il y a deux jours un fait divers sordide s'est déroulé.Un Nigérian demandeur d'asile et dealer de drogue a été arrêté cette semaine dans cette même ville de Macerata ; Il est soupçonné d'avoir assassiné Pamela Mastropietro, une Italienne de 18 ans dont le corps a été retrouvé mercredi découpé en morceaux dans des valises. Il a été formellement inculpé d'homicide samedi, quelques heures après la fusillade de Macerata. La jeune femme assassinée s'était échappée lundi d'un centre de désintoxication situé à Corridonia, la commune où le tireur s'était présenté aux élections …

Une copie de Mein Kampf et un livre d'histoire sur Benito Mussolini ont notamment été découverts chez Luca Traini ont révélé ce dimanche 4 février les carabiniers italiens.

Chasse raciste aux migrants ou opération punitive ou les deux ? L'homme a spontanément expliqué aux enquêteurs que la mort d'une jeune femme avait été "le déclencheur" de son action dans les rues de Macerata, selon la presse dominicale italienne

Joanne Courbet pour Day News World

UNE REVOLUTION DANS LA FONCTION PUBLIQUE

Un changement d'époque avec ce big-bang ?

On a déjà eu droit aux réformes du droit du travail et des impôts sur le capital, et voilà qu'est annoncée la petite dernière par Gérald Darmanin : la réforme de la fonction publique avec un terme qui fait peur à certains, l'expression de «plan de départs volontaires» dans la fonction publique faisant appel à une approche plutôt managériale de l'entreprise.

«Nous allons étudier avec les organisations syndicales, une fois que cette réforme de l’Etat aura été adoptée (la possibilité) d’imaginer avec les agents publics un plan de départs volontaires pour ceux qui souhaiteraient partir, en conséquence de la réforme de l’Etat», a-t-il indiqué lors d’une conférence de presse avec le Premier ministre Edouard Philippe.

La France compte trois fonctions publiques : celle de l'Etat pour 2 millions de fonctionnaires, celle de la territoriale pour 2 également et enfin celle hospitalière qui réunit quelque 1,5 millions, toutes trois avec des statuts différents.

Ce qui les unit se trouve dans l'emploi à vie, garanti dès l'embauche à tous les titulaires et une quasi absence de mobilité, moins de quatre agents sur cent changeant chaque année de poste.

Cette annonce tombe dans un moment de crise au sein des maisons de retraite comme au sein des gardiens de prison ou des policiers. De plus une autre vague de mécontentement traverse l'ensemble de la fonction publique d'État avec le gel du point d'indice, socle de la rémunération du fonctionnaire, et le rétablissement du jour de carence en cas d'absence supprimé sous le quinquennat de Hollande.

Mais à noter qu'aucun projet n’est encore mis sur la table et que tout reste flou pour l'instant. Ce plan sera à «imaginer avec les agents publics» eux-mêmes et destiné à «ceux qui souhaiteraient partir, en conséquence de la réforme de l'État» , déclare le ministre de l'Action et des Compte publics . Et le premier ministre de préciser: «Nous allons prendre le temps du dialogue» dans le cadre d'une «grande concertation» qui s'étendra sur toute l'année.

Le gouvernement entend réduire les effectifs de 120.000 postes dans la fonction publique d'ici à 2022 pour dégager 4,5 milliards d'euros d'économies par an à partir de 2020. On se trouve loin du logiciel de François Fillon qui voulait la suppression de 500 000 postes. Loin encore du non remplacement des départs de fonctionnaires à la retraite prôné par Nicolas Sarkozy.

Mais sur quel modèle ? Le modèle de la Suisse laquelle a supprimé toute fonction publique, celui de l'Italie avec des hauts fonctionnaires choisis tous les deux ans ( étendre le recours aux contractuels pour les fonctions d'encadrement pour le gouvernement), celui de l'Allemagne qui privilégie les fonctions régaliennes ?

Le sujet sera abordé lors d'une concertation avec les syndicats de fonctionnaires qui débutera le 6 février.

Immédiatement, syndicats et opposition sont montés au créneau.«Cette confirmation déguisée d'une suppression massive de postes publics augure mal du rétablissement de l'emploi dans un pays qui est encore enfoncé dans le chômage de masse», a réagi l'Unsa. «Le gouvernement choisit de s'attaquer frontalement aux fondamentaux de la fonction publique» selon Solidaires.La C GT fulmine tout en taxant ce projet d'«insupportable et inacceptable».

Soulignons que cette idée figurait déjà dans un livre publié en 2015 des journalistes Laurent Bazin et Alba Ventura, où E ; Macron évoquait ses velléités réformatrices. «La fonction publique, ce n'est pas un sanctuaire! Il faut la moderniser. En finir avec les grands corps d'Etat. Il faut mieux payer les gens mais avec moins de garanties... Moins nombreux mais mieux payés et plus mobiles!», assurait le ministre de l'Économie de l'époque. «Je ne vois pas ce qui justifie que des cadres de mon ministère aient un emploi à vie et pas le responsable cyber-sécurité d'une entreprise! Ce n'est pas adapté au monde réel!»

"Ce n'est pas la fin de la fonction publique", a déclaré le président depuis la Tunisie, jugeant que cette modernisation pose "les conditions de la pérennité véritable" de la fonction publique.

Alize Marion pour Day News World

RESTAURATION DU NATIONALISME POLONAIS

PAR L'ADOPTION D'UNE LOI

CONTROVERSEE SUR LA SHOAH

Dans la nuit de mercredi à jeudi, le Sénat polonais a voté une loi sur le génocide juif. Elle punit par des amendes ou des peines de prison allant jusqu'à trois ans de réclusion à toute personne, citoyen polonais ou étranger, qui attribue « à la nation ou à l'Etat polonais" des crimes commis par les nazis allemands en Pologne occupée.

Pour les conservateurs au pouvoir en Pologne, cette loi permettrait d'empêcher d’utiliser l'expression « camps de la mort polonais » à propos de ceux installés par les nazis allemands en Pologne occupée. En mai 2012, même la Maison Blanche avait dû présenter des excuses après un usage malencontreux de ce terme par le président Barack Obama.

Pour les Polonais, l'utilisation du terme « camps de la mort polonais » donnerait la fausse impression que leur pays serait responsable de la Shoah alors que ces camps d'extermination ont été installés par les nazis en Pologne occupée durant la Seconde Guerre mondiale.

L'ambassadrice d'Israël à Varsovie Anna Azari craint que cet article puisse ouvrir la porte à des poursuites contre les survivants de l'Holocauste voulant témoigner de la participation de Polonais à des crimes de guerre. Selon l'ambassadrice, le gouvernement israélien « rejette » la loi, mais en même temps « comprend » que « ce n'étaient pas les Polonais » qui avaient construit les « camps de la mort. » en s'appuyant sur le fait que le nom des camps ainsi que l'expression affichée sur les camps sont écrit en langue allemande et non polonaise.Nul ne saurait contester ces faits

Alors pourquoi un tel tollé général , une telle vague d’indignation internationale ?

Le texte a d'abord soulevé un immense tollé en Israël . Une coalition de députés de la Knesset, le Parlement israélien, a déposé cette semaine un contre-projet de loi qui placerait sur un même plan le déni de l’Holocauste et la minimalisation du rôle joué dans le génocide par les collaborateurs et autres soutiens des nazis. C'est que l'institution estime que « cette loi est susceptible de brouiller la vérité historique concernant l'assistance que les Allemands ont reçue de la part de la population polonaise durant l'Holocauste ».

Pour les dirigeants israéliens, ce texte représente une tentative de nier la participation de Polonais à l'extermination des juifs par les nazis. « Nous ne tolérerons pas qu'on déforme la vérité et réécrive l'histoire ou qu'on nie l'Holocauste » a déclaré l’institution. « Le moment choisi pour la présentation du projet de loi - la veille du jour du Souvenir de l'Holocauste - a été particulièrement surprenant et regrettable » a ajouté le ministère. C'est comme si en France on niait que le rafle du Vel'Hiv' s'est effectuée avec la complicité de certains Français sous l’occupation allemande.

En effet, même si l’Etat polonais n’a pas pris part à l’Holocauste, même si aucune forme de collaboration institutionnelle n'a existé en Pologne, contrairement à plusieurs autres pays occupés, certains de ses citoyens se sont livrés à des actes de dénonciation ou de pogrom. Six millions de Polonais, dont trois millions de Juifs, ont été tués pendant la Seconde guerre mondiale .

Les Juifs ont péri surtout dans les ghettos et dans six camps de la mort installées en Pologne, occupée de 1939 à 1945 : Chelmno, Belzec, Sobibor, Treblinka, Majdanek et Auschwitz-Birkenau. De plus des milliers de Juifs ont été tués par des Polonais, surtout dans les campagnes par l'appât du gain : vol de terres ou de maisons... Dans un village du nord-est de la Pologne Jedwabne , plusieurs centaines de Juifs ont été enfermés dans une grange et brûlés vifs par leurs voisins polonais. D'après les historiens une quinzaine d'autres crimes similaires auraient été perpétrés dans la même région.

Le président de la République, Andrzej Duda, peut encore utiliser son veto contre cette loi controversée par les Etats européens et les Etats-Unis .

Mais comment contredire le discours nationaliste du parti Droit et justice au pouvoir qui mène une politique historique visant ouvertement à restaurer la fierté nationale ?

Simon Freeman pour Day News World

INQUIETANTE RESURGENCE D'ACTES

DE VIOLENCE ANTISEMITE EN FRANCE

Les actes racistes, antisémites et antimusulmans ont baissé en 2017 tandis que les actions violentes sont en augmentation notamment à l’égard des juifs, a indiqué mercredi le ministère de l’Intérieur dans un communiqué.

Le premier ministre, Edouard Philippe, a dénoncé, mercredi « une nouvelle forme d’antisémitisme violente et brutale », deux jours après l’agression d’un jeune garçon juif de 8 ans à Sarcelles (Val-d’Oise) portant une kippa à Sarcelles.

Ce dernier a été molesté par deux jeunes d'une quinzaine d'années-musulmans, semblerait-il- alors que l'enfant se rendait à du soutien scolaire.

Le parquet de Pontoise a annoncé, mardi, avoir « retenu le mobile antisémite ». « Ils l’ont fait chuter au sol et lui ont porté des coups », a ajouté une source policière.

« Les auteurs n’ont rien verbalisé durant l’agression et n’ont dérobé aucun objet appartenant à la victime, dont la kippa était visible »,selon le parquet.

L’enquête a été confiée à la sûreté départementale.

Cette agression a certes été condamnée par le chef de l’Etat, le premier ministre et le ministre de l’intérieur. « Un petit garçon de 8 ans a été agressé aujourd’hui à Sarcelles. Parce qu’il portait une kippa. A chaque fois qu’un citoyen est agressé en raison de son âge, de son apparence ou de sa confession, c’est toute la République qu’on agresse », a réagi Emmanuel Macron sur son compte Twitter.

Gérard Collomb y est allé également de son petit couplet de condamnation. Il condamne « avec la plus grande fermeté [cette] lâche agression » « contraire à nos valeurs ».. Toujours place Bauveau :« Toutes ces actions constituent de véritables insultes à la République, qu’il nous faut sanctionner et continuer de combattre sans relâche », note le ministère dans son communiqué.

Mais condamner verbalement suffit-il à enrayer de tels dérapages ? Comment peut-on tolérer ce type d'acte de violence gratuite dans notre république laïque ?

On est heureux d'apprendre que l’année écoulée a enregistré un recul du nombre d’atteintes aux sépultures et aux lieux de culte chrétiens et musulmans après une hausse continue de 2008 à 2016. Une hausse de 22 % par rapport à 2016 a été cependant enregistrée pour les lieux de culte juifs...

Le bilan global fait état de 950 actes racistes, antisémites et antimusulmans en 2017 contre 1 128 en 2016, soit un repli de 16 %. Dans le détail, les actes antimusulmans connaissent la plus forte baisse (– 34,5 %, avec 121 faits) devant les actes racistes (– 14,8 %, avec 518 faits) et les actes antisémites (– 7,2 % avec 311 faits). « Cette baisse globale ne doit cependant pas masquer l’augmentation des faits […] d’actions violentes », a précisé le ministère de l'Intérieur.

Il s'avère peu tolérable pour nos valeurs les plus fondamentales que le conflit israélo-palestinien se reproduise sur le territoire français.

Pas étonnant que le président du Consistoire, Joël Mergui,ait dénoncé mi-janvier avec grande inquiétude cette « forte recrudescence d’actes antisémites » appelant le ministre de l’intérieur à « enrayer » cette « dangereuse spirale ».

Alyson Braxton pour Day News World

REELECTION DU PRESIDENT TCHEQUE MILOS ZEMAN

Milos Zeman a été réélu président de la République tchèque en devançant samedi au second tour de l'élection présidentielle son rival pro-européen Jiri Drahos de presque trois  .Le chef de l'État sortant totalisait 51,64% des voix, au second tour de l'élection présidentielle .

Jiri Drahos a reconnu sa défaite. « Je voudrais féliciter le vainqueur de l'élection, Milos Zeman », a déclaré l'universitaire de 68 ans à ses partisans rassemblés dans la capitale, Prague mais face aux score serré il a poursuivit : « Nous n'avons pas gagné, mais nous n'avons pas perdu non plus ».

Quatre candidats du premier tour avaient pourtant accordé leur soutien au chimiste retraité issu de la société civile ; Ce derniers pensait capitaliser sur le rejet que suscite le chef de l’Etat, en mauvaise santé et adepte des alcools forts, chez une partie des électeurs.

Mais il n’a pas réussi à rassembler suffisamment ne recueillant que 48,6 % des voix dans ce pays d’Europe centrale qui compte 10,5 millions d’habitants.

Favorable à un rapprochement avec Moscou et hostile à la politique d'accueil des migrants de l'Union européenne, Milos Zeman est élu pour à 73 ans pour un second mandat de cinq ans.

Le poste de chef de l'Etat bénéficie d'une autorité incontestable parmi les Tchèques même s'il ne dispose pas de de prérogatives aussi étendues qu'aux Etats-Unis ou en France

Le président tchèque désigne en effet le Premier ministre en fonction du résultat des élections législatives et nomme ensuite le gouvernement.

Il entérine les lois adoptées par le Parlement et nomme aussi les membres du conseil de la banque centrale CNB, les juges et les professeurs d'universités.

Cette élection aux résultats serrés reflète la division du pays entre un camp nationaliste et un camp progressiste et ouvert à l'Europe.

Le chef de l'État partage avec d'autres gouvernements d'Europe centrale le refus d'accueillir des migrants en provenance de pays musulmans . M. Zeman, souvent taxé de populiste, n'a d'ailleurs jamais manqué au cours de la campagne une occasion pour attaquer son rival sur ce thème rappelant notamment la déclaration de l'universitaire M. Drahos âgé de 68 ans selon laquelle '"accueillir quelque 2.600 réfugiés ou migrants, une fois contrôlés du point de vue de la sécurité, ne devrait poser aucun problème". Ce thème était repris par les affiches de campagne du président sortant sur lesquelles on pouvait lire « Halte aux immigrants et à Drahos. Ce pays est à nous! Votez Zeman! » .

Bien qu'opposé aux quotas de répartition de migrants, Jiri Drahos, ancien directeur de l'Académie des sciences, plaidait pour de meilleures relations avec les partenaires européens, la Tchéquie étant membre de l'Otan depuis 1999 et de l'Union européenne depuis 2004.

Milos Zeman a bénéficié d'un fort soutien des villes moyennes et des campagnes tandis que. M. Drahos, s'appuyait davantage sur les milieux intellectuels de Prague et des grandes villes.

Cette élection montre bien l'opposition entre deux visions du monde qui traverse la Tchéquie.

Joanne Courbet pour Day News World

QUAND EMMANUEL MACRON SE RESSOURCE

AUPRES DES AGRICULTEURS

Après les cimes de la station huppée de Davos et son forum économique, Emmanuel Macron a directement enchaîné avec un déplacement de deux jours dans le Puy-de-Dôme pour présenter ses vœux au monde agricole sinistré.

Mais le Président n'y voit là aucune contradiction «Il n'y a pas de divorce entre le local et mondial», a-t-il affirmé dès jeudi matin en arrivant en Auvergne. À la croisée du local et du mondial, il a pris comme modèle Michelin qui montre, selonl ui, qu'il n'y a pas de divorce entre les territoires et la stratégie mondiale .

« C'est un acteur économique emblématique qui montre qu'on peut être un acteur du local et du mondial », a dit le chef de l'État, pour qui « c'est très important de montrer qu'il n'y a pas de divorce entre les territoires et la stratégie que nous avons dans le monde, qu'on a à accompagner nos entreprises pour qu'elles réussissent évidemment en France, mais aussi à l'international, parce que ça crée des emplois localement ».

Et ensuite de montrer que, dans le domaine agricole comme dans les autres secteurs dont il s'est saisi, Emmanuel Macron souhaite réformer.

Si la France reste le premier producteur agricole européen elle perd de plus en plus pied face à ses concurrents proches ou lointains, la production agricole ayant globalement reculé de 6,6% en 2016 et il est temps que le problème agricole soit pris à bras-le-corps comme l'attendent les agriculteurs avec la présentation du projet de loi issu des États généraux de l'alimentation la semaine prochaine.

L'occasion donc pour Emmanuel Macron de livrer «sa vision pour une transformation en profondeur de l'agriculture française»

Les négociations tarifaires font partie d'un des défis majeurs à relever : les clients transformateurs et la grande distribution, dont les enseignes se livrent une guerre sans merci se fait au détriment des producteurs.

Le président a annoncé que le gouvernement réunirait distributeurs, industriels et agriculteurs pour discuter des négociations commerciales et a menacé de dénoncer ceux qui ne respecteraient pas les bonnes pratiques instaurées par la charte signée le 14 novembre. Le projet de loi présenté en Conseil des ministres mercredi comportera les mesures issues des EGAcomme encadrement des promotions à 33 % des volumes, la lutte contre les prix abusivement bas, le relèvement du seuil de revente à perte de 10 % et l’intégration des coûts de production des agriculteurs dans les prix , la possibilité pour les éleveurs de fixer leurs prix en tenant compte de leurs coûts de revient et de la situation des marchés.

«Chaque agriculteur doit être rémunéré au juste prix payé.», a martelé le Président en rappelant que certains agriculteurs vivaient avec 200 ou 300 euros par mois. Le revenu de 30% de des paysans est inférieur à 350 euros par mois ; 20% d'entre eux ne peuvent même pas se verser un salaire ; et ,sans surprise, 1.300 exploitations ont été abandonnées en 2016

Après avoir souligné que la France dépendait d’importations extérieures en matières de soja non OGM, le président de la République a estimé que le pays avait besoin d’une « vraie filière protéines » d’ici « les cinq ans à venir ». « Il nous faut aussi une vraie stratégie nationale de souveraineté alimentaire », a déclaré Emmanuel Macron.

Il s'agit donc de réorienter la production des oléoprotéagineux (colza, tournesol...) vers l'alimentation animale ou humaine plutôt que l'énergie, en construisant une «filière protéines» d'ici cinq ans.

Sur la crise sanitaire de Lactalis, Emmanuel Macron a assuré que l'État fera «toute la lumière» sur l'affaire du lait contaminé aux salmonelles et qu'il faudra en «tirer toutes les leçons.» «Il n'y aura aucune tolérance de l'Etat», a-t-il déclaré.

Le président de la République a également promis un plan d’investissement de 5 milliards d’euros pour l’agriculture, mais les syndicats agricoles se demandent si les producteurs les plus fragiles en bénéficieront alors que le nombre de défaillances d’exploitations continue d’augmenter.

A propos du glyphosate, ce pesticide très décrié, mais source d'inquiétude pour le monde agricole l'interdiction totale d'utilisation se fera d'ici trois ans et pour les 10 % de producteurs français sans alternative, on pourrait envisager une dérogation à cette interdiction...

«Agriculteur ce n'est pas un métier, c'est une vie. La France a besoin de passionnés, d'engagés, c'est la force d'un peuple», selon le Président...certes

Alyson  Braxton pour Day News World

ON VA REPARLER DU 80 KM/H GENERALISE

SUR LE RESEAU SECONDAIRE

Il y a une dizaine de jours, la mesure portant sur la limitation de vitesse généralisée  avait soulevé une énorme levée de bouclier.

Face à un gouvernement plaidant sa bonne foi et son unique souci d’épargner des vies, on avait entendu dans les chaumières : «  Gare aux prunes ! »

Clairement, le Premier Ministre, Edouard Philippe n’a pas en effet été cru lorsqu’en annonçant la mesure il avait indiqué « qu’après 3 années de hausses consécutives des tués sur les routes, son intention était de mettre rapidement en œuvre une mesure forte pour créer un électrochoc parmi les usagers de la route et stopper les mauvais chiffres de l’accidentalité routière ».

Comment ne pas entendre en effet, la protestation d’un grand nombre de nos concitoyens, alors même que l’expérimentation lancée entre juillet 2015 et juillet 2017, sur trois tronçons de province qui avaient été testés, avait été jugée insuffisant pour tirer des enseignements scientifiques fiables.

Edouard Philippe l’avait bien senti immédiatement en déclarant « qu’il savait que cette mesure serait critiquée,  mais qu’il fallait sauver des vies » ??

Les usagers n’auront, de leur point de vue, certainement  pas tort, dès lors que l’on a su, simultanément, que l’application de la mesure passera par une augmentation du nombre de radars fixes et de radars mobiles, lesquels vont faire rentrer quasi automatiquement une fois de plus beaucoup d’argent dans les caisses de l’Etat.

Mais au delà, la décision inattendue du Premier Ministre en ce début d’année 2018, limitant à 80km/h la vitesse sur le réseau secondaire, il faut faire remarquer que celle-ci va s’entrechoquer avec l’annonce de la révision du prix des PV de stationnement, chaque ville étant depuis le 1er janvier 2018 autorisé à fixer le montant de ces amendes dont le produit tombera dorénavant directement dans le budget des Communes ou des Collectivités Compétentes.

Fini l’amende forfaitaire à 17 € prévue antérieurement en cas d’infraction au stationnant payant. Il faudra désormais s’acquitter, outre de l’amende forfaitairement fixée par les communes (différente d’une commune à l’autre), d’un forfait de post stationnement payant, notifié soit par avis de recouvrement déposé sur le véhicule, soit notifié par envoi postal.

Certes, il sera toujours possible de contester son amende ; pour cela il faudra  en passer par la case du recours administratif préalable, à envoyer en LRAR à la mairie concernée. Si ce recours est rejeté par l’édile municipal, le conducteur ou le propriétaire de la voiture devra s’adresser à une commission de recours, rattachée au Ministère de l’Intérieur et installée à Limoges.

Pourquoi Limoges ?

On aimerait bien comprendre ?

Si cette étape échoue à nouveau, il sera possible, moyennement le versement d’honoraires à un avocat obligatoire, de saisir le Conseil d’Etat dans le cadre d’un recours en Cassation.

Pour l’ensemble de ces procédures, le Ministère de l’Intérieur a mis en ligne récemment un mode d’emploi de la contestation de PV  de stationnement !!!

La Commission installée à Limoges a déjà annoncé qu’elle s’attendait à environ 100 000 contestations !

Le business des amendes de stationnement va prospérer, à n’en pas douter !

Il faudra lui ajouter celui des amendes routières diverses et variées, notamment celles générées par les contrôles de limitation de vitesse sur les routes secondaires.

L’automobiliste va donc bien recevoir « des prunes » en quantité dès l’année 2018 et continuer à être la vache à lait de l’Etat et des collectivités.

Une forme de racket  fiscal qui exaspère déjà et va exaspérer plus encore les automobilistes... ce que les décideurs publics rechignent toujours et encore à reconnaitre.

Mais pour faire entrer de l’argent dans les caisses Edouard Philippe, qui veut sauver des vies, a déjà complètement intégré l’idée qu’il allait prendre des coups... et comme d’habitude, il assume !

Pour lui la limitation de vitesse à 80 km/h, n’a qu’un seul mérite : « épargner des vies ! »

Simultanément à l’annonce de la mesure, il n’a dit aucun mot sur l’installation obligatoire d’un éthylotest anti- démarrage, pour les personnes en état de récidive qui ont pris le volant avec un taux d’alcool non autorisé.

Edouard Philippe n’a rien dit également sur des efforts financiers qui pourraient être faits pour l’amélioration de l’entretien du réseau routier ou l’aménagement des tronçons routiers accidentogènes.

Aujourd’hui même, il vient d’être annoncé que pendant l’année 2016, 25 018 656 PV avaient été infligés aux automobilistes pendant l’année 2016, dont un nombre très important de PV sanctionnant de faibles excès de vitesse, exemple pour des dépassements de vitesse de 2 à 5 km (limitation à 50 km, infraction constatée 52 à 55 km heure, donc bien au- dessous de 80 km/h).

Une fois de plus cette information donne raison à ceux qui crient au racket fiscal, lequel plombe toute l’année le pouvoir d’achat des français.

Alors une fois de plus, dans ce contexte, difficile au plan financier, de nombreux Français en ce début d’année 2018,  nombreux seront  ceux qui vont se mettre à crier : « sus aux prunes » !!!

Clara Mitchell pour Day News World

A COPENHAGUE CARLES PUIGDEMONT

PREND LE RISQUE D'UNE ARRESTATION

Nouvel épisode dans la crise catalane. En Belgique, le leader indépendantiste, Carles Puigdemont, n’est pas recherché par la justice espagnole, notamment pour éviter des divergences d’interprétation entre juges belges et espagnols sur la gravité des délits qui lui sont reprochés, dont la rébellion.

Le leader indépendantiste, Carles Puigdemont, donc en exil volontaire en Belgique depuis le 30 octobre, a quitté la Belgique et est arrivé ce lundi matin à Copenhague. Le président catalan destitué vient participer à un colloque sur la Catalogne et l’Europe à 14 h à Copenhague au Danemark.

Madrid en a profité pour déposer un mandat d’arrêt européen.

Le parquet espagnol avait menacé dimanche de « demander au juge d’instruction de la Cour suprême d’activer le mandat d’arrêt européen […] afin de demander à l’autorité judiciaire danoise l’arrestation de l’inculpé ». Une menace mise en exécution dès l’annonce son arrivée à Copenhague.

Carles Puigdemont est poursuivi en Espagne pour « rébellion », « sédition » et « malversation de fonds » en lien avec la tentative de sécession du 27 octobre dernier.

Puigdemont veut gouverner la Catalogne à distance

Le voyage du leader catalan a lieu en pleines négociations sur le choix du président de la Catalogne, à l’issue des élections du 21 décembre dans la région où les indépendantistes ont retrouvé une majorité absolue en sièges au parlement. Réélu député régional le 21 décembre, il est actuellement le seul candidat à la présidence du gouvernement catalan.

D'ailleurs ce lundi le président du parlement catalan, l’indépendantiste Roger Torrent, doit annoncer quel candidat il propose aux élus pour diriger la région, en vue d’un débat suivi d’un vote à la fin du mois. Un débat s’en ensuivra, et un vote aura lieu à la fin du mois.

Joanne Courbet pour Day News World

RECONQUETE DES ARMEES LORS

DES VOEUX DE MACRON

Comment le chef des armées peut-il tourner la page de la démission du général de Villiers?

En annonçant l'augmentation du budget de la Défense lors de la présentation de ses vœux aux armées depuis le bâtiment de projection et de commandement Dixmude, amarré à Toulon le Président de la République a voulu faire amende honorable face aul départ fracassant du chef d'Etat-major des armées, Pierre de Villiers, en désaccord avec l'annulation de 850 millions d'euros de crédits en 2017.

Ce dernier a, depuis, sorti un livre, Servir (éd. Fayard) dans lequel il raconte les coulisses de son départ. Un petit carton en librairie, avec plus de 120.000 exemplaires vendus fin décembre. Pour Emmanuel Macron, il était donc indispensable d'apaiser les relations avec la Grande Muette.

C'est que le d épart du général symbolisait avant tout une crise générale très profonde des armées.

Alors il a su jouer des violons pendant une bonne heure devant un parterre de fantassins et leurs petites familles au complet à Toulon, dans le Var. Il a grimpé sur navire Dixmude et a parlé parlé parlé

Loin de l’idée du président d’être hostile, au contraire.

Compatissant : « Je pense à vos familles. (...) Je vous le dis, les yeux dans les yeux. (...) J’attache la plus grande importance à votre vie. (...) Être militaire n’est pas une vie comme les autres. (...) Vous êtes des repères dans la société. » .qQuatre verres d'eau bus par le Président pour cette introduction. Puis il a évoqué ses dernières visites de celle aux soldats blessés à l'hôpital Percy de Clamart le jour-même de son investiture à Gao au Mali, en passant par Tapa en Estonie ou Istres . « Je veux pouvoir vous regarder les yeux dans les yeux », lance-t-il. Comme un aveu...

Enfin après ce petit moment de calinothérapie, il en est venu au budget tant attendu : une augmentation du budget de la Défense en 2018 de 1,8 milliard d'euros, un "effort budgétaire inédit" qui doit permettre d'atteindre en 2025 2% du PIB. "

Le premier principe qui guidera la loi de programmation militaire (LPM) présentée en février au Conseil des ministres sera d'améliorer les "conditions de vie" des soldats. A l'armée de terre, un "effort" sera consacré aux véhicules.

la marine bénéficiera de plus de patrouilleurs et de pétroliers ; l'armée de l'air de plus de ravitailleurs et d'avions de renseignement. Quant au service national universel il ne sera pas financé sur le budget de la Défense.

Puis phase volontariste et autoritaire du Président : de l'opération séduction on est passé à l’opération « je veux et j’exige » : « Je veux une France forte. (...) Je veux une France qui protège. (...) Je veux une France fidèle à ses engagements de l’alliance atlantique. (...) Je veux une France qui soit moteur. »

Outre des efforts budgétaires, le président a tenu à rassurer sur ses intentions et sa capacité à tenir ses promesses. Des moyens supplémentaires seront également débloqués pour renforcer le renseignement militaire et les "capacités de cyberdéfense". Enfin, Emmanuel Macron a évoqué le "renouvellement" de la dissuasion nucléaire.

"La LPM annoncée est ambitieuse, elle va permettre de sortir du cycle de sous-financement", se réjouit Michel Goya. L'un des points importants, selon cet expert, est la fin annoncée de la sous-budgétisation des opérations extérieures (Opex). "Depuis des années, nous sous-estimons systématiquement le coût des opérations extérieures. Je ne veux plus de bataille budgétaire", a annoncé le président de la République qui fait passer l'enveloppe Opex de 450 millions d'euros à 1,1 milliard d'euros

Mais "Réintégrer ses 1,1 milliard d'euros dans le budget de la Défense, c'est très bien pour la sincérité des comptes publics, reconnaît le député (LR) François Cornut-Gentille, rapporteur spécial des crédits de la Défense à l'Assemblée nationale. Mais ce sera fait au détriment du reste. Cela ne correspond donc pas complètement à l'avancée qu'on nous vend."

En clair: le budget de la Défense augmente mais doit financer des coûts pris en charge jusqu'alors par d'autres ministères !!!

Et sans compter que le desserrage des cordons de la bourse est accompagné d'avertissements. "Chaque dépense sera évaluée à l'aune de son utilité opérationnelle", a prévenu Emmanuel Macron, réclamant "la plus grande exigence collective" de la part des Armées...

"Avec 1,8 milliard d'euros d'augmentation du budget chaque année, il annonce de bonnes nouvelles à moyen terme. Mais à ce rythme, on n'arrive pas à 2% du PIB à la fin du quinquennat, assure l'élu LR. On y arrive en augmentant le budget de 3 milliards par an après 2022." C'est-à-dire une fois le quinquennat fini. Et de conclure: "C'est du Hollande."

Alize Marion pour Day News World

AEROPORT DE NOTRE DAME DES LANDES REVELATIONS DE DERNIERES MINUTES SUR UN INCROYABLE GASPILLAGE

A l’heure de l’annonce de la décision  par Edouard Philippe d’abandonner de la construction de l’aéroport de Notre Dame des Landes et au moment ou un débat agité règne à l’assemblée nationale, il apparait nécessaire de reprendre quelques points pas si inintéressants que cela sur les arrières pensées et les cogitations de quelques décideurs d’aujourd’hui ou d’hier sur le sujet.

Premier point , souvenez vous ; depuis que la mission d’experts a déposé le 13 décembre 2017 son rapport étudiant les couts et intérêts respectifs des deux dossiers aéroportuaires, Notre Dame des Landes sur lequel les oppositions se sont cristallisées et l’aéroport existant , Nantes Atlantique, tous les ministres interrogés y compris le Premier d’entre eux , Edouard Philippe ou encore le plus épié, Nicolas Hulot , Ministre de la Transition Ecologique et Solidaire, ont refusé systématiquement de communiquer sur l’issue du dossier et sur la décision finale qui allait être prise. Tous, sans exception ne détenaient aucune information ? Et déclaration sans appel, ils ne pouvaient pas en donner car le choix n’était toujours pas fait.

La bonne blague... Le choix était fait depuis longtemps... mais maitrise de la communication Jupitérienne obligeait !

En effet, quelques curieux ont rapporté ces derniers jours qu’un panneau avait fait son apparition, dans les tous premiers jours du mois de janvier 2018, vers l’entrée de l’aéroport actuel de Nantes Atlantique, annonçant l’extension prochaine du hall d’accueil des voyageurs !

Tiens ! Tiens !

Des travaux doivent commencer dans l’actuel aéroport, dit le panneau d’affichage ! Mais les 3 experts « médiateurs » qui ont planché dès le mois de juillet sur le coût respectif des travaux du nouvel aéroport de Notre Dame des Landes ou de l’actuel aéroport n’avaient pas développé une seule ligne sur le sujet dans le rapport qu’ils ont déposé en décembre dernier.

Et pourtant ! Avant de lancer des travaux, il faut faire des études préalables, déposer si nécessaire des autorisations de construire, lancer une consultation d’entreprises en respectant rigoureusement le Code des Marchés Publics et par voie de conséquences les délais de publicité obligatoire.

Pour en avoir le cœur net, nous avons donc consulté le site « Appels d’Offres-Marchés Publics-Aéroports » la page du département 44-Loire Atlantique...  est vide ! Comprenne qui pourra !

Alors pourquoi ce cirque !

Peut être parce que la finalité de la pose de ce panneau, porteur d’une information sur le lancement important de travaux sur l’aéroport existant  était d’être, surtout,  un message subliminal à l’intention des protagonistes de l’affaire de l’aéroport de Notre Dame des Landes.

On peut le supposer !

Car effectivement ! Vers 14 h aujourd’hui, 17 janvier 2018, Edouard Philippe a annoncé l’abandon de la construction de l’aéroport de Notre Dame des Landes.

Et chacun de saluer la méthode adoptée par le gouvernement qui depuis le 13 décembre a consulté tous azimuts  les pour et les contre, les grands élus ou les maires ruraux, les associations de tous bords, tout en tenant grand compte de l’avis masqué, mais néanmoins attentif de Nicolas Hulot. Pour beaucoup d’observateurs la méthode est en fait celle d’Edouard Philippe, personnellement.

Sauf qu’on en a entendu des bobards et des fables sur ce dossier serpent de mer de Notre Dame des Landes. Le dernier d’entre eux est très certainement celui de la novation introduite via la mission d’expertise qui avait pour tâche de chiffrer et d’apprécier les deux scenarii sortis du chapeau après l’élection d’Emmanuel Macron.

Ces deux options avaient en effet déjà été évaluées. En avril 2015, le Moniteur des Travaux Publics et du Bâtiments évoquait déjà dans un de ses articles une étude comparative menée à l’initiative de la CCI de Nantes  sur des bases quasiment identiques à celles données aux experts de la dernière mission (une étude de plus !)

Et pourtant, en 2015, Edouard Philippe était Maire du Havre, ville importante de la Normandie toute proche, depuis 2010, Président de l’agglomération havraise  depuis 2014 et député à partir de 2012. Au demeurant, en 5 ans, ses états de service à l’assemblée nationale sont apparus assez minces. Dans sa carrière de député il a signé à peine 6 amendements, n’hésitant pas parallèlement à dénoncer le principe de transparence devenus si cher à nos concitoyens. .Marianne titrait le 15 mai 2017 : Edouard Philippe, un cancre pour diriger la majorité Macron à l’Assemblée Nationale !!!

En 2015, Emmanuel Macron était devenu depuis le 26 aout 2014, Ministre de l’Economie et des Finances après avoir été de 2012 à 2014 Secrétaire General Adjoint de l’Elysée au coté de du Président de la République François Hollande.

L’un comme l’autre ne pouvaient donc pas ignorer les options mises sur la table et déjà étudiées depuis longtemps. Le coût de l’alternative jamais étudiée, et subitement apparue... cela n’a été qu’un leurre, un de plus de la part de ce nouvel exécutif. Cela ne nous a pas bernés !

L’un et l’autre n’ont par ailleurs pas hésité à renier leurs déclarations et les promesses de campagne.

Au demeurant, l’affaire du nouvel aéroport du Grand Ouest ne se résume pas seulement à une histoire d’aéroports concurrents ... sur le papier. C’est aussi une question de système industriel et dans ce système industriel, Airbus Bouguenais en est la pièce maitresse.

Airbus dispose en effet, domicilié rue de l’Aviation (ça ne s’invente pas !) à Bouguenais 44340 d’une immense unité de fabrication. Cette unité, qui emploie 2500 personnes fabrique les casiers centraux des voilures d’Airbus. Depuis octobre 2017, « ces très grosses pièces » ne sont plus acheminées par l’aéroport de Nantes Atlantique. Elles prennent la route en direction de Saint Nazaire pour être acheminées par bateaux vers le port de Hambourg.

Dans 3 ans, l’arrivée du nouvel avion cargo Beluga Xl permettra à nouveau d’assurer la livraison de ces énormes pièces par avion. Or, Bouguenais est une commune qui jouxte l’aéroport Nantes Atlantique ; elle est située au Sud de Nantes et au sud de la Loire.

Malgré ce contexte, Airbus (dont l’Etat détient 11% du capital) n’a jamais envisagé de se déplacer. Emmanuel Macron et Tom Ender, se sont pourtant rencontrés au salon de l’aéronautique du Bourget en juin 2017 ... Visiblement, les deux hommes ont sur les photos des airs très complices... ne laissant pas augurer ...de difficultés particulières quant à l’avenir du constructeur d’avions ou de dissensions majeurs sur le sort de tel ou tel aéroport.

Qui donc, à partir de ces quelques faits, a pu penser un seul instant que l’Aéroport de Notre Dames des Landes était un projet d’avenir et que son implantation  à 60 km au Nord de Nantes n’était qu’une virtualité bien connue des décideurs.

Bref ! Ce qui a été annoncé aujourd’hui procède d’une absolue mascarade !

Les élus de tous bords politiques ont amusés la galerie en permanence, assenant « preuves et contre-preuves » sans logique.

On ajoutera quelques observations supplémentaires :

Depuis le Grenelle de l’Environnement (lancé en 2007)  la France ne construit plus d’aéroport. Les partisans du nouvel aéroport du Grand Ouest le savaient très bien. Le nouvel aéroport devait avoir obligatoirement comme contrepartie l’abandon de celui de Nantes Atlantique, glissement qui devait être opéré dans l’année suivant la décision de lancer le projet de nouvel aéroport, clause écrite dans le Cahier des Charges de concession accordée à VINCI. Les services de l’Etat et les élus qui les dirigent pouvaient- ils ignorer cela ?

Autre bobard et autre supercherie ! Une enquête menée récemment vient de révéler que depuis 2010, le Groupe BTP VINCI, qui exploite comme on l’a déjà dit l’aéroport de Nantes Atlantique, a collecté la somme de 100 millions d’€, prélevée sur les taxes d’aéroport.

Le système bien rodé a été quasi invisible, tant il était discret. La cagnotte  de 100 millions d’€ était destinée à financer le projet de Notre Dame des Landes dont on vient de comprendre qu’il n’était qu’un phantasme de quelques énarques ou oligarques. La méthode a été habile pour faire en sorte qu’à l’issue de cette aventure les citoyens ne crient pas trop fort...

Mais qu’adviendra- t- il de cette cagnotte ?

On n’ose pas imaginer qu’elle servirait à VINCI pour s’auto-indemniser par suite de l’abandon du projet de Notre Dame des Landes ? Ce serait une énorme escroquerie, la première de ce niveau à l’aube du XXI siècle.

Sous couvert d’anonymat, un transporteur régional a exprimé le souhait que « cet argent » serve au financement de l’accueil de l’actuel aéroport. La boucle serait alors bouclée. Mais si la modernisation de Nantes Atlantique doit requérir la construction d’un nouveau terminal pour les compagnies low cost (12 millions d’€) et la réfection d’une piste de décollage et des parkings (40 millions d’€) on s’aperçoit que le coût de ces travaux auxquels il faut ajouter ceux du relooking de l’accueil n’atteindra pas les 100 millions. Que va devenir le surplus ?

Les études, les enquêtes publiques, les instructions multiples devant les tribunaux, la mobilisation des forces de l’ordre auront coûté un argent fou. Une vraie gabegie ! Ce sont les contribuables qui vont payér ou ont déjà payé, le cout de ce naufrage administratif et politique.

L’Etat, certains élus locaux ou nationaux, les lobbies en tout genre ont baladé les Français, sur un sujet qui a marqué l’opinion publique alors même que d’autres réalités très inquiétantes auraient nécessité bien plus opportunément leur attention.

Les zadistes ont gagné, ; mais c’est la France toute entière qu’ils ont fait gagner, face à un projet fou. L’évacuation de la ZAD va avoir lieu. On espère qu’elle se fera sans violence, sans mort(s) et sans blessé(s). Fautes de quoi, ils paieront de leur sang le fait d’avoir eu raison trop tôt.

Pour autant l’agrandissement de Nantes Atlantique ne va se passer aussi bien que certains l’espèrent. Un maire (une femme) vient d’annoncer que la surface de terrain nécessaire à son extension se trouve classée dans un secteur foncier soumis à  la règlementation de « zone littorale ». Alors ! Bon vent !

Clara Mitchell pour Day News World

AUCUNE CONCESSION POUR

LES MIGRANTS DE CALAIS

Macron va tenter de convaincre Londres de l'aider davantage.En effet Emmanuel Macron rencontre Theresa May ce jeudi 18 janvier près de Londres. Comment modifier les accords du Touquet en vigueur depuis 2004 en vertu desquels la frontière britannique est fixée sur la côte française, où les agents britanniques effectuent des contrôles.

Certes dans ce cadre, le Royaume-Uni a dépensé plus de 100 millions de livres (113 millions d'euros) ces trois dernières années. Mais c'est largement insuffisant selon la France. Un porte-parole de Downing Street a fini par reconnaître mercredi que ces accords étaient "très bénéfiques au Royaume-Uni".

Calais où s'est rendu mardi 16 janvier le Président Macron n'était pas dû au hasard :ville symbole Calais a accueilli la « jungle »( 8 000 réfugiés et migrants désireux de gagner la Grande-Bretagne) avant d' être démantelée il y a un an.

Le chef de l’Etat a fermement confirmé qu’il n’entendait pas modifier son cap en la matière. « Notre ligne est claire : à chacun nous devons garantir un accueil digne et humain, à tous nous devons donner une réponse rapide, mais, à ceux qui ne sont pas admis, nous devons faire en sorte qu’ils regagnent effectivement leur pays », a-t-il réaffirmé.

Malgré les associations de défense Emmanuel Macron n’a cédé aucun pouce de terrain à ses détracteurs. De plus il est en phase avec l’opinion majoritaire des Français.

Sa venue au Royaume-Uni doit donner lieu à la signature d'un « nouveau traité » qui complétera les accords du Touquet, a annoncé l'Élysée. « Les Anglais vont participer aux dépenses », a déclaré jeudi sur CNews le ministre français de l'Intérieur, Gérard Collomb. « La frontière restera à Calais, mais les Anglais vont envoyer davantage de forces conjointes de manière à ce que les trafics se fassent mieux »

La première ministre britannique Theresa May sait donc à quoi s’attendre en accueillant ce jeudi le président français Emmanuel Macron pour un sommet bilatéral portant principalement sur les questions de sécurité des frontières et de défense.

Le gouvernement britannique devrait annoncer une augmentation de 44,5 millions de livres (50,5 millions d'euros) sa contribution financière au contrôle de la frontière à Calais, en réponse à la demande française.

"Cet argent doit être investi dans l'amélioration de la sécurité à la frontière", a déclaré un porte-parole de l'exécutif britannique. "Tout comme nous investissons pour nos frontières dans le reste du Royaume-Uni, il est normal de surveiller en permanence si nous pouvons renforcer les contrôles en France et en Belgique, pour s'assurer qu'ils soient aussi sécurisés que possible", a-t-il ajouté.

Theresa May doit également annoncer une augmentation du nombre de mineurs isolés étrangers (MIE) pris en charge par le Royaume-Uni qui a accueilli 893 mineurs vulnérables selon l'ONG France Terre d'Asile, conformément aux attentes de la France.

Les deux dirigeants vont aussi aborder les questions militaires pour montrer que, malgré le Brexit, l’Entente Cordiale va être maintenue et renforcée. Le Royaume Uni a ainsi annoncé l’envoi de trois hélicoptères de la Royal Air Force et de personnels pour épauler les forces françaises dans la région du Sahel.

"Les discussions que nous devons avoir aujourd'hui montrent qu'une relations solide entre nos deux pays, est dans l'intérêt du Royaume-Uni, de la France et de l'Europe", a déclaré Theresa May. "Ce sommet se déroule alors que le Royaume-Uni se prépare à quitter l'UE, mais cela ne signifie pas qu'il quitte l'Europe", a-t-elle redit.

Britney Delsey pour Day News World

LA PECHE ELECTRIQUE EN QUESTION

La pêche électrique doit être interdite. C'est en tout cas la conclusion d'un vote du parlement européen, ce mardi 16 janvier.

Mais le chemin avant une interdiction définitive sera d'autant plus long d'autant que les chercheurs ne sont pas certains des effets

D'autres réunion auront lieu au sein des instances européennes avant une possible interdiction totale.

Toujours est-il que ce mardi les dérogations accordées depuis 2007 ont sauté...

La pêche électrique, à la différence de la peche classique, ne drague pas autant les fonds marins, mais envoie des impulsions électriques :les poissons qui vivent au fond de la mer se convulsent et. remontent alors pour être pris dans les filets.

Des poissons étourdis vivant tels la sole, le turbot, la barbue et la plie qui sont très rémunérateurs.

Selon une étude de 2013, commandée par le gouvernement néerlandais, pionnier du secteur et ferveur défenseur de cette technique,il faut bien le dire , la pêche électrique avait un impact environnemental plutôt positif dans la mesure où les bateaux de pêche consommaient entre 37% et 49% de carburant en moins et rejetaient moins de poissons non voulus (57%).

De plus seuls les poissons de bonne taille remontaient à la surface sous le coup de l'impulsion. Il s'est également avéréque les es filets n'ayant pas besoin de draguer le fond des océans cela semble donc moins nocif pour les fonds marins, ces derniers étaient davantage épargnés.

Alors quels sont les véritables enjeux de la polémique ?

Mais des sujets d'inquiétude persistent. Par exemple, l'étude sur les morues a montré que les poissons de la taille souhaitée (les plus gros) souffraient dans la majorité des cas de blessures vertébrales propices à des hémorragies et des fractures.

"Les chalutiers électriques produisent des captures d'une qualité déplorable, stressées et souvent marquées d'hématomes consécutifs à l'électrocution. Les poissons sont de si mauvaise qualité qu'on ne peut rien en faire", soutenaient ses détracteurs dans une tribune du 11 janvier .

D'ailleurs, la Chine en 2001 a interdit la pêche électrique après des années de pratique intensive, notamment en raison d'une « utilisation non régulée avec une puissance électrique excessive et de mauvais paramètres ».

C'est pourquoi le Conseil International pour l'Exploration de la Mer (CIEM), une organisation internationale scientifique, qui a publié son avis sur la question en février 2016, préconise une meilleure régulation . « Le contexte de régulation existant n'est pas suffisant pour prévenir l'introduction de dommages potentiels ».

La question du réglage des appareils en fonction de l'intensité, de la fréquence ou du temps d'exposition font réagir les animaux marins de différentes manière. Existe-t-il dans ce cas-là un « bon » dosage ?

Actuellement, la réglementation européenne permet à chaque Etat membre d’équiper en filets à électrodes jusqu’à 5 % de sa flotte de chalutiers à perche dans le cadre du projet expérimental. Ardents défenseurs de cette technique, les Pays-Bas comptaient, en fin d’année, 84 navires pratiquant la pêche électrique sur 304, soit 28 % de leur flotte.

Cette autorisation européenne est critiquée par ceux-là même qui l'ont autorisée à titre expérimental.

D'ailleurs, était de cet avis... en 2006, a rappelé récemment l'association Bloom, qui a mené la lutte contre la pêche électrique. Le comité avait été interrogé sur la question d'une dérogation à des fins de recherche en Europe.

Dans son rapport, le comité européen scientifique sur la pêche affirmait en2006 que "si le développement de cette technologie ne doit pas être entravé, il y a un certain nombre de problèmes à résoudre avant que toute dérogation soit accordée". Et pourtant, en 2007, l'Union européenne a accepté l'expérimentation de la pêche électrique à hauteur de 5% du parc de chalutiers en mer du Nord.. 84 licences avaient été attribuées par l'Union Européenne dans le cadre de l'expérimentation.

Mais voilà la France pour qui 35% de la flotte de chalutiers à perche hollandais de plus de 18 mètres ont une licence argue que «  cela revient essentiellement à permettre une pêche commerciale sous un déguisement de recherche scientifique ».

Début octobre, Bloom, association française spécialisée dans la défense des océans et de la pêche durable, a déposé plainte contre les Pays-Bas auprès de la Commission européenne, les accusant d’avoir illégalement autorisé des navires à pratiquer la pêche électrique. En effet le pays aurait outrepassé cette dérogation. « Le nombre de décisions d'autorisations de pêche délivrées par les Pays-tiliser le courant électrique impulsionnel dépasse très largement le nombre maximal autorisé », selon l'ONG.

«A l’heure où les Etats européens ont souscrit aux objectifs de l’UE et de l’ONU visant à mettre en œuvre une pêche durable, la pêche électrique, interdite ailleurs dans le monde, émerge en Europe à contretemps de l’histoire», dénoncent ces parlementaires.

Du côté des pêcheurs à Dunkerque ou Boulogne-sur-Mer, la concurrence des Pays-Bas pose également problème, avec notamment de moins en moins de soles, laissant planer des risques économiques et sociaux ainsi qu'environnementaux.

Le Parlement européen s'est finalement prononcé contre la pêche électrique. Une pratique qui soulève de vives oppositions en Europe ;

Le Parlement européen a demandé mardi l'interdiction de la pêche électrique dans l'Union européenne. Par 402 pour, 232 contre et 40 abstentions, les députés se sont opposés à une proposition de la Commission qui souhaitait étendre cette pratique à une large échelle après avoir été expérimentée en mer du Nord, essentiellement par des bateaux de pêche néerlandais. Un compromis doit désormais être trouvé avec la Commission et le Conseil de l'Europe.

Les négociations promettent d’être longues

Joanne Courbet pour Day News World

LE BLOCAGE DES PRISONS CONTINUE

Malgré la venue certes tardive, ce mardi 16 janvier, de la ministre de la justice dans le centre pénitentiaire de Vendin-le-Vieil où un détenu islamiste avait agressé trois gardiens jeudi dernier, la tension et la colère n'ont pas baissé .

Lundi dans l’après-midi, un autre détenu radicalisé a agressé et blessé à coups de poing sept surveillants, selon la CGT au centre pénitentiaire Pémégnan, à Mont-de-Marsan.

Selon l'administration pénitentiaire, l'homme subissait une fouille à l'heure où les détenus font du sport : son sac a déclenché le portique de sécurité.

En colère, l'homme aurait alors porté des coups aux surveillants, dont une femme. Il a fallu neuf agents au total pour le maîtriser !!!Trois agents souffrent de fractures et quatre autres de contusions multiples. « L’agent responsable du bâtiment, une femme, a le plexus fracturé, un autre agent le nez cassé et un troisième une fracture au doigt », selon un délégué CGT.

Le personnel pénitentiaire déplore le manque de moyens humains mais également le manque de formation dans la gestion des détenus radicalisés de plus en plus nombreux.

C’est dans la prison de Vendin-le-Vieil que doit être transféré Salah Abdeslam dans le cadre de son prochain procès à Bruxelles. Salah Abdeslam est l’unique survivant des commandos djihadistes des attentats du 13 novembre 2015 à Paris et Saint-Denis, qui ont fait 130 morts. Les gardiens seront à nouveau confrontés à un terroriste sans plus de moyens.

Emmanuel Macron a promis un « plan pénitentiaire global » pour fin février. « On multiplie les plans mais on est toujours moins nombreux pour y faire face, tandis que les agressions physiques sont en augmentation constante », a dénoncé le délégué régional UFAP-UNSA Auvergne-Rhône-Alpes Dominique Verrière.

Lundi soir, le détenu islamiste allemand Christian Ganczarski, accusé d’être responsable de l’agression de la prison de Vendin-le-Vieil jeudi, a été mis en examen pour tentatives d’assassinats par un juge antiterroriste. Il a été transféré en milieu de nuit à la maison d’arrêt de Sequedin (Nord).

« Je comprends la colère qui s’est exprimée. » « Que l’accueil soit franc et direct, c’est normal, mais que le dialogue puisse s’établir me paraît être la moindre des choses » a déclaré Benjamin Griveaux, porte-parole du gouvernement sur CNews.

« Je suis venue pour les écouter », a déclaré Nicole Belloubet.

Un bras de fer semble se mettre en place entre les deux parties.

Mardi matin, certaines prisons restaient mobilisées tandis que d'autres levaient les barricades de la nuit de lundi à mardi.

La garde des Sceaux s’est engagée dans l’après-midi à « aller vers un accroissement des effectifs des personnels d’encadrement », à étudier les transferts « d’un certain nombre de détenus » et à proposer des formations pour les surveillants.

« Je me suis engagée également à ce que pour l’établissement, (concernant) le quartier d’évaluation de la radicalisation (QER), qui ne sera mis en place que dans deux mois, un nouveau dialogue soit établi avec la direction », a-t-elle ajouté.

Alyson Braxton pour Day News World

CONDAMNE POUR FAVORITISME

A LA TETE DE L'INA

QUE RISQUE MATHIEU GALLET ?

On se souvient de la petite phrase assassine du Président Macron pour qui l'audiovisuel public était "la honte de la République" alors qu'il a été adulé par certaines chaînes pendant sa campagne présidentielle n'hésitant pas au passage à avoir quelques intérêts avec une chaîne..

Mais le chef de l'Etat a parfois la mémoire courte et assurément un sacré culot !

A moins que la condamnation de son ami Matthieu Gallet ne vienne conforter ses dires.

Emmanuel Macron avait à l'époque égrainé quelques motifs :

il dénonçait leur mauvaise gestion, la médiocrité des contenus qu'elles proposent mais aussi les relations pernicieuses qu'elles entretiennent avec leurs partenaires extérieurs (animateurs, producteurs...).

Il avait condamné le mode de nomination des présidents de ces entreprises par le CSA. Une fois nommés, les intéressés n'ont de compte à rendre à personne.

Et au gouvernement d'Edouard Philippe de plancher sur un véritable big bang concernant l'audiovisuel public composé de France Télévisions, Radio France, France Médias Monde, Arte et l'INA.

Ce lundi c'est l'ancien directeur de l'INA , actuellement à la tête de Radio France, qui est dans le collimateur de la justice : Mathieu Gallet, ami d'Emmanuel Macron, a été condamné à un an de prison avec sursis et 20 000 euros d’amende, lundi 15 janvier. C’est en tant qu’ancien président de l’INA entre 2010 et 2014 que l’actuel président de Radio France était jugé pour « favoritisme », ayant commandé environ 400 000 euros de prestations à deux sociétés de conseil sans avoir respecté les règles des marchés publics.

Bien entendu cette décision a immédiatement été contestée en appel par M. Gallet, l’avocat de Mathieu Gallet Christophe Ingrain annonçant sa volonté de contester le jugement : « Nous faisons immédiatement appel pour que la cour examine ce dossier avec sérénité et dans le respect des droits de la défense, déclare-t-il. Compte tenu des conditions dans lesquelles l’enquête et l’audience se sont déroulées, la décision du tribunal n’est pas une surprise. »

Deux contrats de conseil sont au cœur de l’affaire.

Le premier avait été signé avec le cabinet de conseil Roland Berger en 2013 pour accompagner la fusion des directions des archives et du dépôt légal. Un premier marché a été passé avec appel d’offres, mais il a été suivi d’un avenant puis d’un « marché complémentaire », pour un montant total de 290 000 euros, ce qui aurait pu justifier une procédure « d’appel d’offres européen ».Soit.

Le second contrat concernait des prestations commandées à Balises, la société du consultant Denis Pingaud pour 5 000 euros par mois, soit un total de 130 000 euros. Un appel d’offres aurait dû avoir lieu mais M. Gallet a justifié le choix, « intuitu personae », d’un conseiller qu’il connaissait depuis 2008.

Pourquoi ne pas déroger aux règles ?

Et d'ailleurs. « Cela a été fait » à Radio France, a ajouté M. Gallet !!! Sous l'ère d' Emmanuel Macron ? Etrange !!! La société de M. Pingaud y a obtenu un contrat de douze mois, ensuite soumis à un appel d’offres.

Que de plus Mathieu Gallet ait plaidé la méconnaissance de certains usages des établissements publics , passe encore pour de la mauvaise foi pour un haut-fonctionnaire connaissant sur les bouts des doigts le droit public et a fortiori des marchés publics . A moins d'une amnésie salutaire !: « Avant mon arrivée à l’INA, je n’avais jamais été confronté à ces questions de marché public ».

Que de façon préventive, le président de Radio France, interrogé par Le Monde, ait exclu de démissionner en cas de condamnation passe pour honteux ! « Mon mandat court jusqu’en mai 2019 et je resterai pleinement investi jusque-là », avait-il averti dans un entretien, le 14 décembre.

Une fois nommés, les intéressés n'auraient toujours pas de compte à rendre... sous la présidence de Macron ? Ou Matthieu Gallet compte-t-il à son tour sur du « favoritisme » ?

En toute logique, ce jugement peut gêner son action à Radio France . « C’est d’abord à Mathieu Gallet qu’il revient d’apprécier les éventuelles conséquences de la décision. La loi donne actuellement au seul CSA le pouvoir de nommer et de défaire les mandats. Dans ce cadre, toute intervention de l’exécutif serait critiquable. L’audiovisuel public est dans une situation spécifique : ses dirigeants doivent bénéficier de garanties d’indépendance par rapport à l’exécutif. » a estimé aujourd'hui le ministère de la culture.

Balle au centre.

Joanne Courbet pour Day News World

FRONDE CHEZ LES SURVEILLANTS DE PRISONS

« Les personnels pénitentiaires sont traités comme des chiens par l’Etat alors qu’ils font fonctionner les prisons. Ils sont agressés. Il n’y a pas de réaction, quels que soient les gouvernements », a déclaré le député souverainiste Nicolas Dupont-Aignan.

Ce n'est pas la première fois que les surveillants de prisons crient leur colère et leur désespoir face à leur conditions de travail peu humaines et l'insécurité.

La colère est cette fois montée chez les surveillants des prisons françaises depuis l’agression de trois gardiens par un détenu djihadiste , un des instigateurs de l’attentat contre la synagogue de Djerba (Tunisie) dans le Pas-de-Calais, à un niveau de non-retour.

L’UFAP-UNSA Justice, syndicat majoritaire, la CGT-Pénitentiaire et FO-Pénitentiaire réclament plus de sécurité et ont appelé à « un blocage total » des prisons françaises à compter de lundi, 6 heures du matin.

Cette agression "a mis en avant des défaillances au niveau de la sécurité", a souligné Christopher Dorangeville, secrétaire général de la CGT Pénitentiaire. "Il faut plus de sécurité, plus de moyens, plus de personnel", a-t-il poursuivi.

Des débrayages avaient déjà eu lieu dans plus d’un tiers des établissements pénitentiaires français, vendredi, au lendemain de l’agression qui a eu lieu à Vendin-le-Vieil.

Samedi matin, le cabinet de la garde des Sceaux a reçu les syndicats, mais ceux-ci disent avoir quitté les discussions en "claquant la porte".

Un communiqué a tenu lieu de compte-rendu. "Aucune réponse concrète aux revendications portées par nos organisations syndicales respectives ne nous a été apportée afin de mettre un terme à l'absence de considération et de moyens, notamment en matière de sécurité, au sein des établissements pénitentiaires", ont dénoncé les trois syndicats dans un communiqué commun

L'appel à un mouvement "reconductible" est lancé par les trois syndicats l'Ufap-Unsa Justice, syndicat majoritaire, la CGT Pénitentiaire et FO Pénitentiaire.

Ces derniers ont donc décidé de manifester ce lundi 15 janvier. Ils font des rotations car ils n'ont pas le droit de grève.

« C'est une opération prison morte. Tout sera fait au ralenti.

Les agents sont très déterminés »a déclaré Jean-François Forget de l'Ufap-Unsa Justice.

« Tant qu'on ne trouvera pas un chemin d'entente avec le gouvernement, on ne lâchera rien » a affirmé M. Forget qui dénonce "l'impunité totale" dans les prisons.

Plusieurs centaines de surveillants ont perturbé lundi le fonctionnement quotidien des prisons, de la tenue des parloirs à l'extraction de détenus en passant par l'approvisionnement de la cantine ou l'accueil d'intervenants extérieur

Selon l’administration pénitentiaire, au moins la moitié des 188 prisons du pays étaient perturbées par ce mouvement social lundi matin.La liste est longue et fastidieuse mais un petit aperçu de trois régions seulement donnent une idée de l'ampleur du mouvement.

En Auvergne-Rhône-Alpes, des surveillants ont bloqué les maisons d’arrêt de Lyon-Corbas, de Villefranche-sur-Saône (Rhône), de Saint-Quentin-Fallavier (Isère), de La Talaudière (Loire) et les centres pénitentiaires de Bourg-en-Bresse (Ain), de Riom (Puy-de-Dôme) et de Moulins-Izeure (Allier).

.Dans la région du Nord, les prisons et maisons d’arrêt, de Vendin-le-Vieil, Arras, Bapaume, Béthune, Longuenesse, Dunkerque, Maubeuge, Annoeullin, Sequedin, Valenciennes, Douai sont bloquées.epuis 6 h ce lundi matin,

Les premières opérations de "blocage total" des prisons, dont à Pau, Mont-de-Marsan, Neuvic(24) et Gradignan(33), ont débuté lundi à l'aube à l'appel de syndicats de surveillants.

Et sans vouloir être exhaustif citons encore Fresnes, dans le Val-de-Marne pénitentiaire, la maison d’arrêt de Villepinte (Seine-Saint-Denis) et les centres pénitentiaires de Meaux-Chauconin et de Réau (Seine-et-Marne) totalement bloqués selon des sources syndicales.

Ce mouvement paraît couler de source dans la mesure où la sécurité du personnels pénitentiaires n'est plus garantie.

Déjà dans un entretien accordé au journal Ouest-France en 2016, la Contrôleure générale des lieux de privation , Adeline Hazan, dressait un état des lieux des prisons françaises. Elle rappelait que la surpopulation carcérale, véritable fléau, ne faiblissait pas, que les difficultés de mise en œuvre du principe de l’encellulement individuel persistaient et que les programmes de lutte contre la radicalisation violente en détention n'étaient difficilement appliqués !!!

D'ailleurs actuellement pour les "fichés S" ou les gens de retour de Syrie les structures ne sont pas davantage adaptées alors que le sujet est malheureusement d'une brûlante actualité...

Ce faisant, François Forget de l’UFAP-UNSA,, n'y va pas par quatre chemins incriminant tout à la fois « l’impunité totale » dans les prisons et le « laxisme » des gouvernements successifs face au traitement des détenus radicalisés les plus violents.

Le personnel pénitentiaire subirait entre 4 000 et 5 000 agressions physiques et une quinzaine de prises d’otage par an !!!

Alors qu'attend-on pour réagir ?

Certes samedi les syndicats ont été reçus, mais peine perdue.

Certes le ministère de la Justice a demandé une mission d'inspection à Vendin-le-Vieil.et les investigations sur les circonstances de l'agression et les responsabilités «ont déjà commencé». et la garde des Sceaux «prendra les décisions adaptées dès la remise des conclusions», a indiqué samedi la chancellerie.

Certes dans la matinée, chancellerie a confirmé la démission de Richard Bauer, le directeur de la prison, en poste depuis 2011, qui avait demandé à être « relevé de son commandement ». Il s’agissait de la principale revendication des syndicats localement.

Certes la ministre de la justice, Nicole Belloubet, a de son côté prévu de se rendre sur place à la prison haute sécurité de Vendin-le-Vieil mardi soit 5 jours après l'agression.

Certes le président de la République vient d'intervenir ce lundi condamnant la situation des prisons en France qu’il a qualifié d'« indigne » .

Et il y est allé de son petit couplet de sauveur  lors de l’audience solennelle de rentrée de la Cour de cassation.

Emmanuel Macron a en effet annoncé immédiatement, ce lundi, avoir demandé « un plan pénitentiaire global » d’ici à la fin février portant notamment sur l’immobilier des prisons, le renseignement pénitentiaire et les personnels. La prison, au-delà des 15 000 places supplémentaires promises, doit être « profondément modernisée » mais ne doit pas être « la réponse quasi-sytématique pour les peines à un certain niveau », a-t-il préconisé, plaidant pour la mise en place « massive » d’autres peines. Et autres lapalissades.

« Je me suis exprimé devant la Cour européenne des droits de l’Homme pour dire combien la situation en France des prisons était indigne. Indigne ce taux d’occupation de 139 %. Indigne les matelas au sol. Indigne » a martelé le chef de l’État

Et ce en pleine journée de mobilisation des surveillants.

Mais à quand le temps où les conditions de travail des personnels pénitentiaires seront suffisamment dignes pour ne plus avoir à lire sur le bitume, devant les prisons, les mots « souffrance », « danger », « abattoir » inscrits à la bombe ?

Alyson Braxtonpour Day News World

DIFFICILE VOYAGE D'AFFAIRE

EN CHINE

POUR MACRON

Emmanuel et Brigitte Macron ont décollé dimanche pour la Chine où le président de la République effectue jusqu'à mercredi une visite d’Etat, la première en Asie depuis son élection. L'Elysée espère décrocher à Pékin une cinquantaine d'accords.

Très populaire en Chine, Brigitte Macron intrigue les médias chinois en raison de sa différence d'âge avec son mari . Elle est aussi du voyage et a reçu "beaucoup de demandes d’interviews de médias chinois" selon la présidence.

Emmanuel Macron espère y définir un "partenariat stratégique" avec Pékin et "nouer une relation personnelle avec Xi Jinping", le président chinois. Le chef de l'Etat débute donc son voyage ce lundi à Xi'An, "un symbole important car c’est le berceau de la civilisation chinoise, le point de départ des anciennes routes de la soie". Il y a visité la célèbre armée enterrée datant du IIIe siècle avant J.-C. de l'empereur Qinshi Huangdi. Le président français veut inscrire sa relation avec Xi Jinping dans le temps long.

D'une durée de trois jours, ce voyage vise à renforcer les liens avec la deuxième puissance économique mondiale, chaque jour plus désireuse de peser sur la scène internationale à la faveur du désengagement américain.

Mardi et mercredi, Emmanuel Macron est ensuite à Pékin. Quel est l'enjeu de ce voyage ?

L'enjeu est actuellement pour la France, et l'Europe, de résister aux ambitions et aux appétits de Xi Jinping.

En effet tenter un dialogue entre la France et la Chine suppose obligatoirement de changer de paradigme géographique. Il faut désormais penser Europe et obtenir une stratégie politique et économique commune pour dialoguer avec la Chine, pays qui est en train de changer son économie: intelligence artificielle, développement durable et services doivent être désormais au menu des conversations.

À Pékin, Emmanuel Macron vient donc s'exprimer non pas tant au nom de la France mais au nom de l'Union Européenne, un marché de 500 millions d'habitants.

C'est d'ailleurs tout l'intérêt de cette Union à 27 : pouvoir peser dans les affaires du monde.

L'Union européenne attend de la Chine qu'elle "s'ouvre plus" aux investissements étrangers et "joue mieux le jeu du libre commerce" avec ses partenaires, a déclaré lundi la commissaire européenne au Commerce Cecilia Malmström.

Premier partenaire commercial de la Chine, avec un volume des échanges dépassant 1,4 milliard d’euros par jour, la diplomatie chinoise fait de l’Union européenne le principal axe de son initiative . « Une ceinture, une route » et considère la France comme son partenaire stratégique privilégié.

Cependant, l’Occident lui aussi,doit comprendre les leçons de la chute de l’Union soviétique et de ses répercussions en Chine. Le chaos général de la Russie des années 1990 a renforcé la conviction du Parti communiste chinois (PCC), acquise depuis 1978, que le système collectiviste ne pouvait se réformer que sur plusieurs générations.

Et sur ce point le XIXe Congrès du PCC qui a sacré Xi Jinping est des plus clairs.

Si « réforme » et « ouverture » coexistent dans le même espace, elles obéissent cependant à des temporalités et des logiques distinctes. Elles fixent le changement à travers le rôle international du « rêve chinois », la civilisation écologique de la « belle Chine » et l’économie domestique d’une « société de moyenne aisance », comme un point d’horizon mais qui sera long et difficile à atteindre,

Ce qui implique que la transition prend la forme, sur le plan intérieur chinois, d’un consensus social contrôlé en permanence où la stabilité doit rester maître.

Appel à la réciprocité

C'est pourquoi les Européens doivent être prudents.

"Je crois que des investissements chinois en Europe, c'est basiquement une bonne chose, mais il ne faut pas être naïf, il faut aussi savoir que derrière les investissements, parfois, il y a beaucoup de subventions de l'Etat chinois", a mis en garde la commissaire européenne au Commerce Cecilia Malmström. appelant à ce que Pékin agisse pour qu'il y ait plus de réciprocité avec ses partenaires européens.

"Aujourd'hui (...) c'est difficile pour les entreprises européennes d'investir en Chine", a-t-elle souligné, évoquant notamment le "manque de transparence" et "d'accès à internet" qui compliquent la vie des entreprises. "La Chine veut être une économie de marché, elle ne l'est pas, mais si elle veut l'être, elle doit jouer aussi selon ces règles", a insisté Mme Malmström.

'Emmanuel Macron a fait un appel similaire :

Il a réclamé lundi lors de sa première visite d'Etat en Chine une alliance plus équilibrée entre Pékin et ses partenaires européens. "Ces routes sont en partage et elles ne peuvent être univoques. Elles ne peuvent être les routes d'une nouvelle hégémonie qui viendrait mettre en état de vassalité les pays qu'elles traversent", a-t-il lancé.

"Paris a une volonté de rééquilibrage et d'accès au marché, par exemple dans les services financiers", explique l'Elysée, qui plaidera pour un rééquilibrage des relations commerciales, la Chine étant le plus fort déficit commercial de la France (30 milliards mmerciales, la Chine étant le plus fort déficit commercial de la France;

"Il convient d'établir un partenariat fondé sur la réciprocité en matière d'ouverture des marchés. (...) Nos interlocuteurs chinois préfèrent le mot "gagnant-gagnant". Pourquoi pas, à condition que ce ne soit pas le même qui soit deux fois gagnant", a averti le ministre des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian.

François Candelon spécialiste de la Chine au Boston Consulting Group (BCG), basé à Shanghaï va également dans le sens du gagnant-gagnant: «La naïveté serait de ne rien demander en contrepartie. Il y a une opportunité à saisir pour l'Europe au moment où les États-Unis sortent du multilatéralisme». «Nous avons des actifs qui peuvent intéresser les Chinois, mais qui dans cinq ans, ne les intéresseront peut-être plus, ajoute le consultant. Il cite l'exemple de l'intelligence artificielle où sur certains points, «à lire les publications chinoises, on s'aperçoit qu'ils sont plus forts que nous en de nombreux points!». Et de conclure: «si l'Europe veut peser sur la Chine, c'est maintenant qu'il faut faire des partenariats».

«La valeur de ce voyage ne se mesurera pas au montant ni au nombre des contrats», avertit David Baverez, investisseur français basé à Hongkong, auteur de Paris Pékin Express.

Une moisson de contrats ?

«Le partenariat avec la Chine est un partenariat stratégique. Il faut structurer les relations en termes de propriété intellectuelle, structurer un accès plus grand au marché chinois, permettre les investissements chinois en France et ouvrir les données de manière réciproque», a déclaré le chef de l'État français en arrivant mardi dans l'incubateur d'entreprises Soho Q à Pékin.

L'un des objectifs est donc clairement affiché : rééquilibrer les relations commerciales qui sont très largement déficitaires.

Au total cependant l'Elysée, mise sur une cinquantaine d'accords de toute nature lors de ce voyage où seront représentés AccorHotels, LVMH, Safran, Dassault Systèmes ou BNP Paribas.

Ainsi, Fabrice Brégier, le patron de la division avions commerciaux d'Airbus est du voyage. L'avionneur discuterait de la vente d'au moins cent avions selon l'agence Reuters. Dans le nucléaire, l'Elysée souhaite la signature d'un contrat par Areva pour la construction de la première usine de retraitement de combustible (sur le modèle de celle de La Hague), un dossier en discussion depuis une dizaine d'années et devrait enfin définitivement être signé. Un projet qui pourrait se chiffrer pour l'entreprise française en pleine restructuration, autour de 10 milliards d'euros.Et même si le texte signé mardi n’a pas de caractère définitif, l’entreprise française et le gouvernement se disent confiants dans la capacité à signer un contrat en bonne et due forme dans l’année. « Cet accord, c’est une voie de sortie pour toute la filière nucléaire », se félicite-t-on au gouvernement, pour qui les difficultés d’Areva n'avaient cessé de donner des sueurs froides des années durant à leurs prédécesseurs. Reste que la route sera longue avant que cette usine ne voie le jour..

L’Eysée a de son côté confirmé, mardi, que la mise en service du premier réacteur nucléaire EPR de Taishan en Chine ne débutera pas avant mi-2018. Le groupe nucléaire chinois CGN, qui détient 70 % du projet, EDF détenant les 30 % restants, avait annoncé fin décembre que le démarrage, qui devait initialement avoir lieu fin 2017, aurait du retard.

Relations difficiles avec les partenaires chinois...

Le président Macron a assisté à la signature d'un contrat avec le géant chinois de la vente en ligne JD.com qui s'est engagé à vendre sur ses plateformes pour 2 milliards d'euros de produits français aux consommateurs chinois sur les eux prochaines années.

Le PDG du géant chinois Alibaba, Jack Ma, a déclaré mardi qu'il signerait prochainement avec Paris un accord prévoyant d'installer en France un centre logistique et d'accroître la vente de produits français sur ses plateformes de commerce en ligne.

Airbus a annoncé mardi avoir signé avec ses partenaires chinois un protocole d'accord visant à augmenter la production de monocouloirs de la famille A320 en Chine à six avions par mois à partir du début 2020 dans le cadre d'un accord visant à augmenter l'activité de son usine de Tianjin, près de Pékin.Les négociations franco chinoises n'ont pas encore abouti.

La France et la Chine ont par contre conclu sans trop de difficulté un partenariat pour établir un Centre Pompidou d'art contemporain à Shanghai.

Plusieurs contrats signés par les entreprises françaises en Chine . Mais aucune moisson d’ampleur.

La France cherche à protéger ses secteurs stratégiques, comme le fait la Chine Moins diplomate que le président, le ministre de l'Économie, Bruno Le Maire faisant partie de la délégation française, a déclaré qu'il refusait «beaucoup» de projets: ceux qui s'apparentent à des «investissements de pillage». Toute la difficulté, a-t-il poursuivi en marge de la visite présidentielle, «est de savoir comment on accroît notre part de marché en Chine sans devenir des vassaux» de l'empire du Milieu.

D'ailleurs David Baverez avait averti, «les nouvelles routes de la soie sont un véritable hold-up stratégique». Il cite à l'appui le récent sommet «16 + 1» de Budapest où Pékin a promis 3 milliards d'euros de financements à divers aux pays d'Europe orientale et prédit que «les Chinois rentreront dans le Brexit comme dans du beurre».

Face à l'expansionnisme chinois, «il faut changer de ton, conseille l'auteur de «Paris Pékin Express» , il faut leur dire: vous n'avez jamais eu autant besoin de l'Occident, avec votre productivité en berne que vous compensez en vous endettant».

Joanne Courbet pour Day News World

RECEPTION

EN GRANDE POMPE

DU DICTATEUR TURC ERDOGAN

Une visite controversée pourtant assumée par l'Elysée. Il est reçu par son homologue Emmanuel Macron pour discuter de la Syrie, de l'Europe mais aussi de la question sensible des droits de l'Homme en Turquie. Cette visite est la plus importante du chef de l'Etat turc dans un pays de l'Union européenne depuis le putsch manqué du 15 juillet 2016, la répression et les purges qui l'ont suivi.

Erdogan est devenue persona non grata sur la scène internationale.

On se souvient encore des deux Français, le photoreporter Mathias Depardon et l'étudiant en journalisme Loup Bureau prisonnier.

La violente répression provoquée par le dirigeant à la suite de la tentative de putsch se poursuit encore aujourd'hui, par la multiplication des violations des droits de l'homme. Une répression qui a jeté 55.000 personnes en prison, toujours dans l'attente d'un jugement, plus de 140.000 personnes limogées ou suspendues après le putsch manqué de l'été 2016.

Des purges d'une telle ampleur qu ' Angala Merkel a rompu toute négociation avec l'Europe. Vigilante, l'opposition française compte sur le chef de l'État pour réaffirmer le refus de la France sur l'entrée de la Turquie au sein de l'Union européenne.

Dans un tweet posté mercredi, Jean-Luc Mélenchon, le leader de la France insoumise, a adressé une "pensée pour les milliers de Kurdes, nos camarades du HDP et les journalistes emprisonnés", assurant qu'"Erdogan n'est pas le bienvenu à Paris".

Cette visite a d'ailleurs été vivement critiquée par les défenseurs des droits de l'homme se déroulant la veille de la commémoration par le PKK de l'assassinat de trois de ses militantes à Paris en 2013 !

Des dossiers communs: la Syrie, le "terrorisme" jihadiste, la crise migratoire, les troubles en Iran, la question de Jérusalem, l'accord de Paris sur le climat.

«  La realpolitik ne doit pas se faire contre les droits de l'homme», a jugé vendredi matin sur Sud Radio Rachid Temal, le coordinateur national du Parti socialiste

«La ligne rouge que nous fixons c'est qu'il n'est absolument pas question de l'entrée de la Turquie dans l'Union européenne. C'est-à-dire ni de la Turquie, ni des Balkans. Nous ne voulons pas d'une Europe élargie. Nous attendons que le président de la République dise clairement les choses», a déclaré vendredi le vice-président des Républicains, Damien Abad sur France Info.

Les relations se sont notamment envenimées avec l'Allemagne lorsque Erdogan a accusé la chancelière d'avoir "des pratiques nazies". Ses rapports ne sont pas meilleurs avec les Etats-Unis, après le transfert de l'ambassade américaine en Israël à Jérusalem, ni avec la Russie, les deux pays soutenant des camps opposés dans le conflit syrien. Conscient de son isolement, venir en France pourrait redorer son blason de dictateur..

Un partenaire incontournable pour la France?

Il semblerait au moins pour l'équilibre régional, dans des domaines d'intérêts communs: la gestion de la question des réfugiés, des migrants, et la question du défi terroriste.

Real politique oblige: sur le plan bilatéral, Paris comme Ankara souhaitent accroître leurs échanges économiques qui s'élevaient, en 2016, à 13 milliards de dollars, selon Ankara.

Alyson Braxton pour Day News World

LE SORT DES DJIHADISTES FRANCAISES EN SYRIE

Si les "droits de la défense sont assurés", les djihadistes françaises en Syrie "seront jugées là-bas", a déclaré le porte-parole du gouvernement, Benjamin Griveaux au micro de Jean-Jacques Bourdin.

Si "dans la partie kurde de la Syrie, dans le Kurdistan syrien", "il y a des institutions judiciaires qui sont en capacité d'assurer un procès équitable avec des droits de la défense assurés, elles seront jugées la bas", a déclaré Benjamin Griveaux ce matin.

Cette déclaration intervient, alors que Emilie König, une djihadiste française, arrêtée en Syrie par les forces kurdes il y a deux jours, a demandé mercredi à être rapatriée et jugée en France. La Bretonne, âgée de 30 ans, était la Française la plus recherchée des services de renseignements. Une trentaine de djihadistes français seraient arrêtées.

Or d'après les informations de sources proches du dossier, Émilie König et d'autres Françaises « ont été arrêtées, et a priori elles ne se sont pas rendues d'elles-mêmes, elles ont été arrêtées en combattant ».

Donc pour les autorités françaises, aucune obligation de les rapatrier en France.

Le gouvernement affirme enfin ce jeudi clairement que les jihadistes françaises doivent être jugées en Syrie -avec pour seule condition celle d'un procès équitable avec des garanties pour que les droits de la défense soit assuré- alors que jusqu'à présent l'exécutif entendait regarder les profils "au cas par cas".

Il y a plusieurs semaines d'ailleurs, le ministre des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian avait déjà affirmé que ceux arrêtés en Irak seraient jugés par Bagdad. La France considère en effet l'Irak comme un pays souverain. "S'il y a des prisonniers en Irak, les choses sont simples, c'est aux autorités judiciaires irakiennes de traiter la situation des hommes et des femmes combattantes", avait-il déclaré.

Les autorités kurdes veulent coopérer avec la France.

Khaled Issa ,représentant du Kurdistan syrien en France, est prêt à coopérer avec la France.

« Si Paris veut récupérer ses ressortissantes, les autorités kurdes trouveront un accord pour les remettre. » « Si la France préfère laisser le soin à nos institutions de les juger, alors nous nous en chargerons. Nous avons les structures compétentes pour le faire, dans le respect du droit international », a-t-il assuré.

"Les autorités kurdes ont formalisé un système judiciaire qui se veut garant des principes du droit international, ils n'appliquent pas la peine de mort", explique Jean-Charles Brisard, directeur du Centre d'analyse du terrorisme.

Par contre une exception : les mineurs doivent être jugés impérativement en France.

C'était déjà l'avis rendu par  Georges Fenech, ancien député LR qui a présidé la commission d'enquête de l'Assemblée nationale relative aux moyens mis en œuvre par l'Etat pour lutter contre le terrorisme. "Je suis favorable à leur rapatriement pour qu'ils soient jugés en France. Le critère de nationalité doit pouvoir s'appliquer", explique-t-il.

Les enfants qui sont les victimes des agissements de leurs parents, ceux qui sont pénalement responsables -de 13 à 18 ans- doivent être rapatriés.

Paul Emison pour Day News World

LA RECRUTEUSE FRANCAISE DJIHADISTE

EMILIE KONIG ARRETEE

La Française Émilie König, « combattante » de Daech, a été arrêtée.

Elle est connue pour être devenue la première femme djihadiste inscrite sur la liste noire des terroristes internationaux établie par les autorités américaines.

On pouvait lire qu'il lui était reproché d’ "avoir ordonné à des individus en France d’attaquer des institutions gouvernementales françaises.

En 2014, son nom avait été ajouté par les Nations unies à sa liste des personnes associées à Al Qaïda en Irak...

La Bretonne de 30 ans a servi de recruteuse pour le groupe de l'État islamique depuis la Syrie, où elle a été arrêtée par les forces kurdes.Avec elle, une dizaine d’autres Françaises, avec leurs enfants, auraient également été arrêtées ces dernières semaines.

Basée en Syrie depuis en 2012, Emilie König affichait une forte présence sur les réseaux sociaux où elle postait de nombreuses vidéos de propagande. Née dans le Morbihan, elle se serait radicalisée au contact de son premier mari, un Algérien inculpé pour trafic de drogue, dans la région de Nantes.

Depuis cette date, la jeune femme incitait plusieurs de ses proches à commettre des actions violentes sur le territoire français, notamment contre les institutions ou les femmes de soldats français.

Elle a également été aperçue dans différentes vidéos de propagande postées sur les réseaux sociaux et faisant l'apologie du djihad armé.

En 2013, elle a tenté de revenir en France, pour récupérer ses deux enfants, mais en vain.

C'est à leur intention qu'elle adresse un message à ses deux enfants :

« N'oubliez pas que vous êtes musulmans. Le djihad ne cessera pas aussi longtemps qu'il aura des ennemis à combattre. »

En novembre, Emmanuel Macron expliquait que le cas de ces femmes terroristes serait traité « au cas par cas ».

En octobre, une mère de famille avait été condamnée à dix ans de prison pour avoir rejoint les rangs de l'organisation État islamique en Syrie, avec ses cinq enfants

Britney Delsey pour Day News World

PREPARATION D'ATTENTAT

ARRESTATIONS D'UN HOMME ET D'UNE FEMME

La Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI) a interpellé en début et en fin de semaine dernière deux islamistes radicaux puis placés en détention provisoire.

L'homme a été interpellé dans la région lyonnaise et la femme en Île-de-France.

Soupçonnés d'avoir voulu commettre chacun un attentat ils n'auraient aucun lien apparent.

Chacun projetait de commettre un attentat, tous deux ont été mis en examen pour association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste criminelle, selon une source proche du dossier.

L'homme envisageait de s'attaquer à des militaires et la femme prévoyait de passer à l'acte en province.

D'après une source proche du dossier, citée par le Figaro, les deux individus étaient "déterminés".

L'un et l'autre étaient en contact avec des membres de l'organisation terroriste État islamique (EI) dans la zone irako-syrienne, via les réseaux sociaux.

Ni armes, ni explosifs n'ont été découverts au cours des perquisitions, a précisé la source proche du dossier.

La France vit sous une menace terroriste constante, depuis la vague d'attentats djihadistes sans précédent qui ont fait 241 morts depuis 2015.

Treize auraient été déjoués depuis depuis le mois d'octobre.

Mi-novembre, huit hommes tenant des propos violents sur la messagerie cryptée Telegram projetaient un attentat en France .

Sept d'entre eux ont été placés en détention provisoire.

Rappelons que la dernière attaque meurtrière date du 1er octobre sur le parvis de la gare Saint-Charles à Marseille où un Tunisien de 29 ans a tué au couteau deux cousines, avant d'être abattu par la police.

La menace terroriste plane toujours fortement sur l'Hexagone.

Paul Emison pour Day News World

LA PEINE DE MORT

POUR LES DIJHADISTES FRANCAIS

ARRETES EN SYRIE?

Selon le gouvernement français, environ 1 700 Français sont partis rejoindre les zones jihadistes irako-syriennes à partir de 2014. Sur ce total, au moins 278 sont morts et 302 sont revenus en France (244 adultes et 58 mineurs). Les autres ont été soit capturés par les forces qui combattent l'EI en Syrie et en Irak, soit tués dans les combats, soit ont fui vers les derniers territoires tenus par l'EI ou d'autres foyers jihadistes, notamment en Libye.

Plusieurs Français, djihadistes, ont été interpellés récemment dans le nord de la Syrie par les kurdes, parmi lesquels Thomas Barnouin, figure du djihad francophone.

Déjà intercepté en 2006 Barnouin avait avec une autre figure du djihadisme français, Sabri Essid, par l'armée syrienne. Ce gros poisson dans les radars de l'antiterrorisme français depuis des années, membre de la filière d'Artigat à laquelle appartenait, notamment, Mohamed Merah, avait été

arrêté une première fois en Syrie dès 2006 puis condamné à seulement 5 ans de prison après son expulsion vers la France.

Un séjour en prison qui n'a en rien arrêté sa radicalisation."Mon devoir de musulman, c’est d’aller combattre là-bas", avait-il déclaré aux policiers français après son arrestation.

Proche des frères Merah, l’Albigeois avait réussi, malgré les surveillances policières, à s'envoler vers la Syrie en février 2014 avec une dizaine d'autres islamistes radicaux de la région Midi-Pyrénées.

Parmi eux, les frères Clain, considérés par les autorités comme des « gourous » de l’EI et soupçonnés d'avoir joué un rôle central dans la préparation des attentats du Bataclan et des terrasses parisiennes en novembre 2015, mais aussi Sabri Essid (le demi-frère de Mohamed Merah), Imad Djelabi (condamné en octobre dernier à Paris à 15 ans de prison) ou encore Mohamed Megherbi.

En 2014, Thomas Barnouin a été libéré. Avec Sabri Essid,le voilà au coeur d'une nouvelle affaire de filière de départ vers la Syrie qui englobe encore une partie de la nébuleuse jihadiste du Sud-Ouest, dont le frère de Fabien Clain, Jean-Michel.

En février 2014, il décidait de repartir en Syrie, avec sa femme et ses enfants, avant que les autorités ne perdent sa trace.

Depuis, l'Albigeois était visé par un mandat de recherche délivré par la justice française.

Six hommes du jihad en Syrie faisant partis de cette filièreoù Barnouin est soupçonné d'avoir joué un rôle prépondérant, ont été condamnés en octobre à Paris à des peines allant seulement jusqu'à 15 ans de prison.

Ceux arrêtés en Syrie risquent la peine de mort. Au moins peut-on espérer qu'ils soient jugés par les autorités syriennes...comme le voulait la ministre des l’Armée.

Problématique pour la justice.

Que va-t-il se passer pour les djihadistes capturés ?

.Au ministère de l'Intérieur et au parquet de Paris, on se refuse à tout commentaire. Pour l'ancien député PS, spécialiste des questions de terrorisme, Sébastien Pietrasanta, la France ne souhaite pas particulièrement avoir à gérer ces dossier. "Le président Macron avait dit que les choses seraient étudiées au cas par cas, selon les individus, mais l'idée c'est de dire qu'ils ont commis des exactions en Syrie et en Irak, et que c'est à ces pays-là de pouvoir les juger sur place", rappelle-t-il. "C'est vraiment une volonté de dire que la France ne souhaite pas alourdir la justice anti-terroriste française qui est déjà extrêmement surchargée. De la même manière, ça pose des problèmes en matière de détention, à cause du prosélytisme et du fait qu'il faut les placer à l'isolement. Ce sont des soucis de gestion courante de ces détenus particuliers."

Moins probable :

"Il peut y avoir un intérêt pour l'Etat français de récupérer un certain nombre de ressortissants français qui avaient une place importante dans l'état-major de l'Etat islamique pour récupérer des informations", selon Sébastien Pietrasanta. "Mais en réalité, ces informations on peut les récupérer face aux bonne relations que peuvent avoir les services de renseignement français avec les services irakiens en particuliers, où un certain nombre de Kurdes avec lesquels nous sommes en lien".

Alize Marion pour Day News World

MOUNIR MAHJOUBI

"LE CONSEIL NATIONAL DU NUMERIQUE

DOIT ETRE PROCHE DU NUMERIQUE"

Marie Ekeland a démissionné de la présidence du Conseil national du numérique, suite au renvoi de la militante féministe et antiraciste Rokhaya Diallo. Le gouvernement comme de coutume assume sa décision.

Elle occupait depuis à peine une semaine ce poste. . Le gouvernement lui avait demandé de revoir sa copie pour remplacer l'écrivaine. Elle a finalement choisi de claquer la porte. L'entrepreneuse exprime dans un communiqué. «À quel point, dans notre pays, nous ne voulons pas entendre des voix dissonantes. À quel point nous ne savons plus débattre sereinement de nos divergences de vue. À quel point nous avons du mal à nous mettre à la place des autres. À quel point réseaux sociaux et immédiateté du jeu politique alimentent la violence de la parole et la stigmatisation. Cela me peine de voir notre pays aussi loin des valeurs démocratiques qui sont les miennes.» et deux tiers de ses membres.

Mais il est vrai que Rokhaya Diallo,choisie pour son engagement contre la haine en ligne, dénonce régulièrement ce qu'elle qualifie de «racisme d'État» appelant même fin novembre le ministre de l'Éducation Jean-Michel Blanquer à porter plainte contre elle pour l'usage de cette expression. A l’image de ce qu’avait fait le ministre de l’éducation en novembre contre le syndicat SUD-Education de Seine-Saint-Denis, après que ce dernier eut employé cette expression.

Or l'enjeu crucial est celui de l'indépendance du CNNum. Cette entité est chargée de «formuler de manière indépendante et de rendre publics des avis et des recommandations» sur le numérique, afin d'orienter les politiques du gouvernement sur le sujet. Néanmoins, ses membres sont nommés par arrêté du premier ministre, sur proposition du secrétaire d'État chargé du Numérique Mounir Mahjoubi. «Il ne s'agit pas d'une association, d'un parti politique ou d'un lobby. Le CNNum doit être proche du gouvernement pour nous orienter, et le gouvernement lui fait confiance sur ces sujets. Ce n'est pas une force d'opposition, même si conseiller peut signifier dire quand ça ne va pas. C'est cet équilibre subtil qui a été cassé.» martèle Mounir Mahjoubi.

Une chose est sûre, cette crise démontre toute l’ambiguïté de la place de cette institution dans le débat public. Le CNNum est une commission consultative indépendante dont les membres sont nommés par le Premier ministre. Officiellement, le gouvernement voulait en faire une entité « indépendante »

Le secrétaire d’Etat a prévu de renommer un nouveau collège et un nouveau président, capable d’être opérationnel début 2018. Il souhaite un conseil « encore plus orienté sur les quartiers populaires et la ruralité ».

Paul Emison pour Day News World

FINIES LES COULEUVRES POUR NICOLAS HULOT ?

"Le compte n'y est pas, ce n'était pas suffisamment conclusif et, donc, ce n'était pas pour moi le temps de conclure", explique le ministre de la Transition écologique et solidaire dans un entretien au Monde. "Ce n'est pas un psychodrame, je considère que les conclusions ne sont pas à la hauteur de la qualité du travail extraordinaire et des propositions qui ont été faites dans les ateliers. Je ne vais donc pas aller faire le beau ou aller dire dans un micro que le compte n'y est pas", poursuit-il

Les États généraux de l’alimentation se sont achevés jeudi sans Nicolas Hulot. Ce dernier estime que les conclusions de ce grand rendez-vous de la filière agroalimentaire, organisé par le gouvernement, ne sont "pas à la hauteur", le 22 novembre 2017 à l'Elysée. Il n'a donc simplement pas assisté à la séance de clôture des états généraux de l'alimentation, boycottant ainsi le discours prononcé par Edouard Philippe, jeudi 21 décembre. Nicolas Hulot estime que les conclusions de ce grand rendez-vous de la filière agroalimentaire, organisé par le gouvernement, ne sont "pas à la hauteur".

Il est vrai que très peu de mesures ont été déclinées et aucune grande annonce digne du monde agricole en France n'a été faites.

Ouverts fin juillet, ces états-généraux avaient pourtant vocation à trouver des solutions pour équilibrer les rapports entre agriculteurs, transformateurs et distributeurs.

Sur le front de l'environnement, les conclusions ont peu précises, les modalités de la sortie progressive des pesticides (dont le glyphosate d'ici trois ans) faisant l'objet d'un plan au premier trimestre 2018.

Que faut-il retenir de cette grand messe d'hier ?

Les trois des principaux engagements des États généraux de l'alimentation sont

1° Cap sur le bio :

Une trentaine d’interprofessions agricoles ont déposé des "plans de filière" donnant leurs objectifs à cinq ans: les producteurs de viande bovine prévoient de parvenir à 40 % de viande en label rouge (au lieu de 3 % actuellement), et de doubler la production en bio.tandis que la filière laitière s’engage aussi à doubler le lait bio et réduire de 15 % les antibiotiques.

2° Moins de promotions néfastes pour les producteurs

Un texte de loi cependant sera adopté avant la mi-2018 par ordonnances avec deux pointsactés: la lutte contre la vente à perte, et l’encadrement des promotions abusives.

3° Une alimentation meilleure pour la santé

Les États généraux de l’alimentation se sont conclus jeudi sur l’annonce d’une loi pour soutenir les producteurs face à la grande distribution et des projets à mettre en œuvre durant le quinquennat afin de parvenir à une alimentation "saine, sûre, durable et accessible à tous".

Les cinq priorités chiffrées:

1° Agroécologie avec priorité à la baisse forte des phytosanitaires et des antibiotiques

2° Biosécurité dans les filières d’élevage et de santé des plantes

3° Indépendance protéique de la France, avec un plan d’augmentation de la production de protéines végétales (soja, pois, lentilles..)

4° Santé et bien être au travail pour relancer l’attractivité des métiers de l’agriculture et de l’agroalimentaire

5° Economies d’énergie, via le développement notamment de la méthanisation.

L’atelier 14 des États généraux a défini ces cinq grandes priorités pour un investissement public prévu de 5 milliards d’euros afin de financer à la fois la modernisation et la transition écologique de l’agriculture française.

Pour le ministre de l’Agriculture Stéphane Travert, ce plan d’investissement "devra être finalisé pour le salon de l’agriculture" qui aura lieu du 24 février au 4 mars.

Mais le ministre le plus populaire de ce gouvernement Nicolat Hulot qui passe son temps à avaler des couleuvres « est quelqu'un d'extraordinairement utile et précieux à ce que nous avons à faire pour transformer le pays (...) et il n'est pas question de son départ à ce que je sache » a martelé le député et porte-parole de La République en Marche (LREM) Gilles Legendre...

Alyson Braxton pour Day News World

VERITABLE CASSE-TETE

APRES LES ELECTIONS CATALANES

POUR

LE GOUVERNEMENT ESPAGNOL

Le premier ministre espagnol Mariano "Rajoy a perdu le plébiscite qu'il cherchait" camp , a tranché M. Puigdemont depuis une salle du centre-ville de Bruxelles.

Mais si les indépendantistes restent majoritaires, mais Ciudadanos est le premier parti.

Ils montrent que la région reste très divisée. Mais Mariano Rajoy qui tablait sur ce scrutin pour affaiblir les séparatistes devra composer.

Les Catalans, avec près de 82 % de votants , ont accordé jeudi 47,6 % des voix aux indépendantistes et près de 52 % des suffrages aux partis défendant l'unité de l'Espagne.

Avec un système de pondération des voix qui avantage les provinces rurales fortement indépendantistes très , les trois partis indépendantistes obtiennent 70 élus sur 135, donc la majorité absolue comme avant le référendum d'indépendance interdit du 1er octobre..

Ils pourront gouverner en formant une coalition.

En tête, avec 34 sièges, la liste Ensemble pour la Catalogne de Carles Puigdemont, président du gouvernement destitué par Madrid après la déclaration d'indépendance du 27 octobre et exilé en Belgique. « L'État espagnol a été vaincu. Rajoy et ses alliés ont perdu ! » a clamé depuis Bruxelles M. Puigdemont.

Mais quels seront les membres du cabinet régional ? Carles Puigdemont est inculpé pour « rébellion » et « sédition » et s'il rentre en Espagne, il sera arrêté. Le chef du deuxième parti indépendantiste, Oriol Junqueras, son vice-président, lui est déjà en prison.

Pour obtenir une coalition des négociations doivent être menées entre indépendantistes le parti libéral et anti-indépendantiste Ciudadanos qui a obtenu le plus grand nombre de sièges au parlement, avec 37 élus...

Un véritable casse-tête en perspective pour le chef du gouvernement espagnol Mariano Rajoy.

Joanne Courbet pour Day News World

CRISE EN CATALOGNE: DES ELECTIONS CE JEUDI

Les Catalans décident jeudi 21 décembre si les séparatistes doivent revenir au pouvoir, dont ils ont été chassés après la mise sous tutelle de la région par Madrid, ou au contraire s'il faut ouvrir la porte à une majorité différente. La Catalogne est aujourd’hui gérée depuis Madrid par le gouvernement du conservateur Mariano Rajoy dont la formation politique, le Partido popular (PP), pesait dans la région 8,5 % des voix lors des dernières législatives en 2015.

Les derniers sondages montrent que les Catalans sont toujours divisés à parts égales entre séparatistes et partisans de l'unité de l'Espagne...

Un scrutin très serré dans un paysage politique très morcelé.

Les défenseurs les plus farouches, Ciudadanos, montent en flèche dans les sondages. Mais les derniers meetings de campagne mardi ont mis en lumière les divisions intestines des deux camps, qui compliqueront encore la formation d'une coalition de gouvernement.

Plusieurs scénari de victoire sont possibles.

Le parti libéral et anti-indépendantiste Ciudadanos arrive premier aux élections.

Ce serait un événement "historique", selon un élu du parti ERC (Gauche républicaine de Catalogne, indépendantiste). Le nationalisme domine en effet en Catalogne depuis 40 ans et la région n'a eu qu'un président non nationaliste, Jose Montilla, un socialiste, par le jeu d'alliances En cas de victoire, Ines Arrimadas, 36 ans, la chef de Ciudadanos en Catalogne, a promis de "dialoguer" pour surmonter la division de la société et de mener aussi des "politiques sociales". La jeune libérale est perçue par les grands patrons comme un gage de stabilité et de prospérité retrouvée.

Le camp indépendantiste peut additionner assez de députés pour élire un président, comme en 2015 : le sortant Carles Puigdemont (du Parti démocrate européen catalan, PdeCat), destitué en octobre par Madrid, mais plus probablement son vice-président, Oriol Junqueras (ERC). Mais le camp jadis allié est aujourd’hui divisé. Carles Puigdemont et son vice-président, Oriol Junqueras, dont les partis avaient formé une coalition en 2015, vont aujourd’hui aux urnes séparément.

Exilé à Bruxelles, le président catalan destitué veut continuer à la tête d'une liste "transversale", "Ensemble pour la Catalogne", pour récupérer "la dignité" du peuple catalan, "humilié" par la mise sous tutelle de Madrid.. Carles Puigdemont chercherait ensuite à être élu président de l'exécutif par le nouveau parlement régional.Il est cependant poursuivi pour "rébellion" et tentative de "sédition" et ainsi visé par un mandat d'arrêt en Espagne

Le parti de l'indépendantiste Oriol Junqueras, la Gauche républicaine de Catalogne (ERC), est en tête dans les sondages. S'il l'emporte et que le parlement l'investit président, il pourrait cependant être maintenu en détention provisoire et la gestion des affaires courantes reviendrait à Marta Rovira, la secrétaire générale. S'il obtenait l'investiture, il mènerait une politique sociale "pour élargir la base" du mouvement indépendantiste, qui n'a compté en 2015 que sur le soutien de 47,8% des Catalans .

Aucune des deux têtes de liste n’a pu faire campagne sur le terrain : le premier est en exil volontaire en Belgique pour fuir les poursuites lancées par l’Etat espagnol après avoir illégalement proclamé l’indépendance de la Catalogne le 27 octobre. Pour le même motif, le second est emprisonné depuis le 2 novembre.

Tous ces scénari partent cependant du principe que l'un des trois favoris obtient l'investiture grâce au soutien d'autres partis. Les risques d'une paralysie politique s'avèrent donc importants.

Les indépendantistes ont notamment besoin de l'appui du petit parti CUP (Candidature d'unité populaire) exigeant une rupture immédiate avec Madrid. Mais une telle rupture est désormais écarté par les deux autres partis souverainistes de Carles Puigdemont et d'Oriol Junqueras.

En face, Ines Arrimadas, même soutenue par les socialistes et le Parti populaire de M. Rajoy, pourrait ne pas avoir assez de voix pour obtenir une investiture.

La loi prévoit alors un retour aux urnes d'ici la fin mai si aucun gouvernement n'est formé.

Mais si les autres partis favorables à l'Espagne préfèrent éviter cette situation de blocage ils pourraient laisser gouverner le candidat socialiste Miquel Iceta, en minorité.

Celui-ci a plus de "capacité de dialogue" avec d'autres partis et propose notamment de défendre l'amnistie des indépendantistes poursuivis.

Un cas de figure déjà expérimenté dans le Pays basque, quand le socialiste Patxi Lopez l'a dirigé, sans majorité, entre 2009 et 2012.

Joanne Courbet pour Day News World

UN NOUVEAU PARQUET NATIONAL ANTITERRORISTE POUR

UNE EFFICACITE PLUS QUE CONTESTEE

Alors que la France vient de sortir du régime d'exception de l'état d'urgence et que plusieurs lois ont renforcé son arsenal judiciaire, Nicole Belloubet a estimé que la lutte contre le terrorisme était "le principal défi" de la justice.

En effet elle a précisé que le défi islamiste venait à la fois d'une "menace exogène d'actions terroristes planifiées de l'extérieur" et d'une "menace endogène" de personnes radicalisées en France, selon la ministre.

Surtout lorsque l'on sait que selon les chiffres officiels environ 1700 Français sont partis rejoindre les zones djihadistes irako-syriennes depuis 2014 que 700 s'y trouveraient encore et que fin novembre, 300 étaient revenus en France !

C'est pourquoi la ministre de la Justice a annoncé lundi la création d'un parquet national antiterroriste qu'elle qualifie de "véritable force de frappe judiciaire" , dissocié du parquet de Paris.

Elle a indiqué que la France devait faire face à « une menace sans commune mesure », en remplacement du parquet de Paris compétent au niveau national pour tous les dossiers terroristes.

"Avec la création d'un parquet national antiterroriste (PNAT), le parquet de Paris se verrait dégagé de ce contentieux lourd et spécifique. (...) Le PNAT aurait toute la disponibilité pour recentrer son activité sur cette mission essentielle", a expliqué la ministre sans plus de détails.

La création de ce parquet spécialisé dans l'antiterrorisme ne fait pas l'unanimité .

En effet dès janvier 2016, le le procureur de Paris François Molins jugeait le principe "contre-productif" dans la mesure où la spécialisation affaiblissait les résultats.

L'USM estime de la même manière que "créer un parquet national antiterroriste n'est pas cohérent avec la notion d'efficacité". "Quand il y a un attentat de masse, la section antiterroriste peut puiser dans les autres sections du parquet et mobilise en urgence des magistrats supplémentaires, précise. Si un parquet antiterroriste indépendant voit le jour, il n'y aura pas cette souplesse-là en termes de renfort dans l'heure.", argumente pour sa part Virgine Duval.

L'Union syndicale des magistrats (USM) redoute que les recoupements entre certains dossiers de criminalité organisée et les dossiers terroristes, des plus utiles, ne puissent bientôt plus se faire. « Il y aura moins d'interconnexions », avertit-elle. Ce manque de souplesse dans la gestion des dossiers aboutirait à un manque d'efficacité !

Il faut savoir que la section antiterroriste du parquet de Paris, dite C1, créée en 1986, dispose aujourd'hui de quatorze magistrats spécialisés permanents avec un suivi de 457 dossiers visant 1.453 personnes. « Je redis que si c'est pour transposer la section et en faire un parquet, cela ne sert à rien. Tout est une question de moyen et de formation", a confié ce lundi le procureur Molins en marge de la réunion.

Pour la ministre la création de ce nouveau parquet constitue un des "quatre axes" majeurs de la justice antiterroriste. Elle a énuméré les trois axes restants :

1° "une prise en charge mieux adaptée des victimes dans le cadre des procès"

2° un renforcement du "contrôle de l'exécution des peines et du suivi des détenus terroristes"

3° l'amélioration de la formation des magistrats spécialisés.

La ministre de la justice, Nicole Belloubet, a annoncé que cette structure, inspirée du parquet national financier mis en place en 2014, verra le jour en 2018.

Alize Marion pour Day News World

TROIS MINISTERES REGALIENS

POUR

L'EXTREME-DROITE AUTRICHIENNE

 

Les responsables de l'extrême droite autrichienne ont fait leur entrée au gouvernement. Arrivée en troisième position aux législatives du 15 octobre dernier, l’extrême droite a obtenu de ses alliés conservateurs des ministères stratégiques:

le parti autrichien de la Liberté (FPÖ) dirigera la défense, l’intérieur et les affaires étrangères .

A ces ministères régaliens viennent s'ajouter ceux de la santé et des affaires sociales ainsi que des transports. Et également un secrétariat d’Etat au ministère des finances.

Voici l'accord qui a été conclu par la coalition. Le chef du FPO, Parti de la Liberté avait déjà donné le ton déclarant qu'il n'était pas là pour faire de la figuration. « Les Autrichiens nous ont dit clairement qu'il fallait nous occuper de leurs problèmes »

Son leader, Heinz-Christian Strache, proche des néonazis durant sa jeunesse, obtient non seulement les rênes des sports et de la fonction publique mais également .devient non seulement vice-chancelier.

Sebastian Kurz, à 32 ans, arrivé en tête aux élections, devient le plus jeune chef de gouvernement au monde. Ministre des affaires étrangères du gouvernement sortant, il conserve néanmoins les questions européennes , alors que l’Autriche doit présider l’UE courant 2018. Un gage pour Bruxelles et les partenaires de Vienne ?

De plus le programme de ce nouveau gouvernement, succédant à celui d’un chancelier social-démocrate, s'affiche bel et bien à droite.

Dans le pacte de coalition de183 pages, les conservateurs et l’extrême droite sont tombés d’accord sur la réduction des allocations versées aux réfugiés, qui ne pourront pas demander la nationalité autrichienne avant dix ans de résidence.. Il est prévu la création de classes séparées pour les enfants issus de l’immigration au niveau d’allemand jugé insuffisant ainsi qu' un contrôle renforcé des crèches dites de « confession musulmane ».

Par ailleurs les germanophones de la région frontalière italienne du Tyrol du Sud pourront obtenir la double nationalité à l'instar de la Hongrie de Viktor Orban concernant les citoyens magyarophones présents dans les pays environnants.

Augmentation du nombre de policiers, écoutes possibles des messageries comme WhatsApp , rétablissement des droits d’inscription à l’université sont aussi à l'ordre du jour.

La mise en place de la démocratie directe sur le « modèle suisse » fait également partie de la feuille de route. Le referendum sur la sortie de l’Union européenne a été cependant explicitement écartée par les conservateurs.

Sebastian Kurz a mentionné que les nominations avait été confirmé par M. Van der Bellen. Le prochain gouvernement autrichien de coalition devrait donc prêter serment en début de semaine prochaine.

Joanne Courbet pour Day News World

L'ETAU SE RESSERRE AUTOUR DU NOUVEAU BOSS

DE LA MAFIA ITALIENNE

 

Denaro ,en cavale depuis 1993, est considéré comme un successeur potentiel à Salvatore «Toto» Riina, le «parrain des parrains» qui est décédé le mois dernier alors qu’il purgeait 26 peines de prison à vie.

30 arrestations et des saisies de biens pour 5 millions d'euros ont été annoncées par la police dans l'entourage du chef de Cosa Nostra Matteo Messina Denaro, dont sa soeur et plusieurs de ses cousins

L'étau ne fait que se resserrer et sa traque s'accélérer mais celui que l'on soupçonne comme le nouveau parrain reste introuvable !

Pourtant ce jeudi, la police a mené des perquisitions en Sicile, aux domiciles et dans les sociétés de partenaires de ce parrain Nostra avec le renfort de 200 policiers.

Fermes et entrepôts appartenant à une trentaine de gangstersdans et autour de Castelveltrano, ville de Sicile dont le boss est originaire ont été passé au peigne fin et de nombreux renseignements sont parvenus grâce à des écoutes et des récits de repentis.,

Matteo Messina Denaro, surnommé "Diabolik", 55 ans , assassin brutal et play-boy séducteur, a délaissait les méthodes modernes de communication pour transmettre ses ordres à ses hommes via les traditionnels "pizzini" : de petits papiers contenant des messages souvent codés .

Mais les autorités italiennes, dans une stratégie d'isolement, ne désespère pas de mettre la main dessus rapidement.

Boby Dean pour Day News World

L'INJONCTION « IL FAUT QUE CA VOLE... »

DE LA MINISTRE DES ARMEES

Les engagements de la France sur les théâtres d'opérations dépassent l'ambition affichée dans le Livre blanc d'environ 30% mais les moyens ont- ils suivi ? Pas si sûr que ne voudrait bien le laisser entendre la ministre des Armées.

Florence Parly, la ministre des Armées, présente ce lundi un plan de modernisation du maintien en condition opérationnelle (MCO) aéronautique : donner et entretenir le matériel mis à disposition des militaires, une priorité pour le ministère.

Donc revoir la chaîne des responsabilités afin de mettre un terme aux dérives de l'entretien des appareils aéronautiques.

Depuis cinq ans, le taux de disponibilité de la flotte tourne autour de seulement 44 %.

Le constat tiré du rapport Chabbert, ancien directeur du service de la maintenance, inquiète :

La disponibilité des aéronefs français (avions ou hélicoptères) est globalement inférieure à 50% : moins d'un appareil sur deux est capable de partir en mission.

En 2000, la disponibilité des aéronefs français s'élevait à 55%, elle a chuté à 44% aujourd'hui. Pire : il n'y a pas assez d'appareils disponibles, et leur maintenance coûte très cher.

A peine un hélicoptère sur deux était disponible en 2016, que ce soit pour le combat ou pour le transport. Sur les 59 hélicoptères Tigre, très sollicités au Mali, seul un sur quatre a été utilisable.Quant aux gros porteurs, sur onze A400M, un seul est disponible, deux au maximum.

Face à un tel constat la ministre des Armées a lancé une réforme du maintien en condition opérationnelle (MCO) des matériels aéronautique (avions et hélicoptères). Il s'agit de :

1° Simplifier son organisation

2° Confier des contrats de long terme à l'industrie.

C'est d'autant plus inquiétant que cette situation a un véritable impact sur les opérations des armées, qui manquent de matériels opérationnels à l'instant T !

En découle de terribles conséquences : les équipages s'entraînent moins, la formation des pilotes est réduite, les techniciens sont sur-sollicités... et pour clore le tout les acquisitions baissent mécaniquement. Pas facile d'entraîner les futurs pilotes avec des appareils au garage, comme le soulignait récemment le chef d’État-major de l'armée de l'air, le général André Lanata qui expliquait aux parlementaires que la France pouvait pour l'instant compter sur un seul, voire deux appareils dans sa flotte de 12 A400M !

"Cette situation n'est donc plus tolérable", a martelé Florence Parly. (...) "Nous achetons pour voler, pas pour stocker : ni dans des hangars ni sur des parkings".

Encore faudrait-il pouvoir stocker !!!

Pas qu'une question de moyens ?

Dans ce contexte, la ministre des Armées se refuse désormais à "payer plus pour voler moins". Dans ce contexte Florence Parly a décidé de réformer l'organisation du MCO "aujourd'hui trop complexe, trop segmentée", a-t-elle constatée.

La ministre en a confié la gouvernance au chef d'état-major des armées, qui fixera en lien avec les chefs d'état-major de l'armée de l'air, de l'armée de terre et de la marine, "les objectifs de haut niveau, tels que l'activité, la disponibilité, les budgets et les ressources humaines allouées". La ministre estime que c'est le "meilleur moyen pour instruire la cohérence entre les objectifs des armées et les ressources qu'elles y consacrent, décider des harmonisations interarmées".

La structure intégrée du maintien en condition opérationnelle des matériels aéronautiques du ministère de la Défense (SIMMAD) restera au cœur du dispositif. Transformée en une direction de la maintenance aéronautique (DMAé), elle sera le maître d'ouvrage de ce nouveau système en vue de rendre les aéronefs disponibles.

Cela suppose que la nouvelle DMAé (1.500 personnes) "se concentre sur l'élaboration de la stratégie du MCO aéronautique, et notamment sa stratégie contractuelle, et sur le pilotage de haut niveau des contrats de maintenance", a expliqué Florence Parly.

Une direction placée dorénavant sous l'autorité directe du chef d'état-major des armées qui sera responsable de la performance du MCO aéronautique.

Et la direction générale de l'armement (DGA)?

Elle participe à l'élaboration de cette stratégie de soutien.A elle de décliner au moment de l'acquisition d'un nouveau matériel le soutien dans les premières années d'utilisation. "La conception de nos équipements neufs doit désormais être systématiquement pensée en intégrant leur future maintenance, dont les coûts excèdent bien souvent le prix d'achat, a affirmé la ministre. C'est en coût global qu'il nous faut maintenant absolument raisonner, avant d'engager l'achat de matériel neuf". En tenir compte dans les contrats à venir.

Les industriels sollicités mais responsabilisés

Chez Airbus Helicopters, on se déclare prêt à faire des contrats globaux de soutien, incluant la fourniture des pièces, la réparation des équipements, le support technique et la maintenance des appareils. Le groupe le fait déjà pour l'armée australienne ... avec succès.

C'est pour cela que la DMAé passera à la généralisation des contrats de soutien longs et globaux, qui seront confiés à un maître d’œuvre principal. Difficile de ne pas citer le contre-exemple de l'hélicoptère Tigre, dont le MCO est actuellement géré par 30 contrats différents !

La DMAé aura recours à l' embauche d' experts juridiques pour signer des contrats complexes. Aux industriels de ramasser la mise en étant responsabilisés "de bout en bout".

Ces industriels doivent avoir recours "massivement à une industrie 4.0 reposant sur des technologies intelligentes : la numérisation, la robotisation, l'impression 3D, le big data, la fusion de données".

On va donc systématiser le recours aux plateaux industrie-forces armées et aux guichets logistiques industriels sur les bases aéronautiques . Les armées se désengageront donc de la logistique aéronautique, hors opérations extérieures (OPEX).

Mais loin l'idée de faire disparaître Service industriel de l'aéronautique (SIAé), qui emploie 4.500 personnes !

Des évolutions à apporter pour conférer au SIAé davantage de liberté d'action en matière d'achats industriels, de partenariats ou de ressources humaines.

"Je crois profondément en l'utilité de disposer, au service de l'Etat, d'un outil industriel apte à concevoir et effectuer des solutions de réparation innovantes et de haut niveau", a affirmé Florence Parly. (...) Je considère que les objectifs qui doivent guider notre stratégie pour le SIAé sont d'abord la performance industrielle et économique".

Gageons « que la loi de programmation militaire qui va réclamer de justifier chaque investissement capacitaire dans les sept années à venir », appelle à de nouveaux investissements à la hauteur des exigences opérationnelles à venir .

Joanne Courbet pour Day News World

POUTINE ORDONNE LE RETRAIT DU CONTINGENT MILITAIRE DE LA SYRIE

Escale surprise, lundi 11 décembre, sur la base militaire russe de Hmeimim en Syrie du président russe où il a été reçu par Bachar el-Assad et le ministre russe de la Défense, Sergueï Choïgou. Vladimir Poutine, a ordonné le retrait de la majeure partie du contingent militaire russe en Syrie, selon l’agence de presse russe Interfax.

En 2015, l’intervention militaire russe en Syrie a permis aux forces gouvernementales de reprendre à l’Etat islamique (EI) la cité de Palmyre et Alep, bastion des rebelles, dans le nord-ouest du pays..

« En près de deux ans, les forces armées russes, en collaboration avec l’armée syrienne, ont détruit en grande partie les terroristes internationaux. Par conséquent, j’ai pris la décision de faire rentrer en Russie une partie significative du contingent militaire russe se trouvant en Syrie », a déclaré M. Poutine.

« La Syrie a été préservée en tant qu’Etat souverain et indépendant », s'est félicité Vladimir Poutine, s'exprimant devant Bachar el-Assad.

Poutine, accueilli sur la base russe de Hmeimim, en Syrie, par le dirigeant syrien Bachar Al-Assad, le ministre de la défense russe, Sergueï Choïgou, et le chef des forces russes en Syrie, le général Sergueï Sourovikine, n’a pas précisé combien de soldats russes resteraient sur place.

« Si les terroristes relèvent de nouveau la tête, alors nous les frapperons avec une force jamais vue », a averti le chef du Kremlin. « Nous n’oublierons jamais ni les morts ni nos pertes causées par la lutte contre le terrorisme, en Syrie et chez nous, en Russie. »

«Les victimes et les pertes n'interrompront pas notre combat contre le terrorisme. Ce n'est pas le caractère de notre peuple. Au contraire, la mémoire nous donnera une force supplémentaire pour éradiquer ce mal absolu, le terrorisme international, quelle que soit la manière dont il s'accoutre» au moment où se lève une vague patriotiquedans le pays.

Jeudi, Moscou a annoncé la « libération totale » du territoire syrien de l’emprise de l’EI, même si l’organisation djihadiste contrôle toujours des poches dans le pays.

Pour sa part, le président français Emmanuel Macron a annoncé que les opérations militaires contre Daech continueraient jusqu'à la mi-février

 

Joannes Courbet pour Day News World

JEAN D'ORMESSON NOUS A QUITTES

L’écrivain Jean d’ORMESSON, Jean d’O. pour ses amis proches, est décédé dans la nuit du 4 au 5 décembre 2017. Il est mort d’une crise cardiaque, à son domicile de Neuilly. Il souffrait d’un cancer depuis deux ans, cancer qui l’a emporté, comme il a emporté sa joie et son envie de vivre. Il avait 92 ans.

Jean d’Ormesson, par son œuvre et sa personnalité charmante, séductrice, esthète et délicate restera à la postérité, nous n’en doutons pas.

Après son dernier souffle, il est passé de l’autre coté, de l’autre coté du voile d’Isis. De cet endroit, il a probablement enfin découvert ce qu’il cherchait à comprendre, lui qui disait en parlant de la mort et de la vie :

« Toute mort est un mystère parce que toute vie n’est qu’un mystère », ou encore « j’ai extraordinairement aimé la vie, j’ai aimé la vie et je crois que je ne détesterai pas mourir ».

Il sait donc aujourd’hui ce qu’est la mort qui a perdu tout son mystère, et « le dieu caché qui est ailleurs, qui existe ou qui n’existe pas et qui n’obéit pas à nos lois ». Il a certainement gagné « le droit de savoir si Dieu existe, car s’il n’existe pas, le monde est absurde et s’il existe mourir devient une fête »

Les confidences sur la vie et sur la mort, de ce gémau original, aimant la solitude nécessaire pour écrire, mais aimant aussi la vie en société qu’il ne négligeait pas, ont été nombreuses.

La solitude, il l’a découverte et apprivoisée » pendant toute son enfance dans le domaine de Saint Fargeau, dont avait hérité sa grand mère et qu’habitaient ses grands parents. Le Château de Saint Fargeau a eu un rôle important dans sa vie. C’est en errant dans le Château et dans son Parc, que ses rêveries l’ont tout naturellement conduit vers la littérature, car c’est là qu’il a lu son premier roman.

Jean d’Ormesson a d’ailleurs souvent évoqué dans ses livres les hautes murailles du Château de ses grands parents, notamment dans son livre :  Un jour je m’en irai, sans avoir tout dit (édition Robert Laffont/Presse Pocket) ou dans celui  Au plaisir de Dieu un des plus connus.

Le Château lui rappelait ses illustres propriétaires, dont la mémoire était gravée dans la pierre à l’exemple du chiffre monograme AMLO, celui adopté par Anne Marie Louise d’Orleans, cousine germaine de Louis XIV, surnommée la Grande Mademoiselle. Anne Marie Louise d’Orléans !

C’est Madame de Sévigné qui en a le mieux raconté l’histoire extraordinaire (« je vais vous mandé la chose la plus étonnante, la plus surprenante, la plus miraculeuse, la plus merveilleuse, la plus incroyable, la plus imprévue etc. »...)

celle du  mariage à 44 ans de Mademoiselle de Montpensier , avec de celui  qui par contrat de mariage, signé le 15 décembre 1670, au Château des Tuileries, devint, de simple gentilhomme, Duc de Lauzun et propriétaire du duché de Saint Fargeau.

Le mariage fut rompu, sur ordre du roi le 18 décembre 1670, mais l’Histoire de ce bref mariage, restera inscrite dans le Château et ses communs.

Il lui rappelait également ses illustres ancêtres, propriétaires du domaine depuis le XVIII siècle. Jean d’Ormesson qui se nommait à l’état civil, Jean Bruno Wladimir, François-de-Paule Lefèvre d’Ormesson avait une généalogie prestigieuse où l’on retrouve une liste de Grandes Familles, parmi lesquelles des Hohenzollern, des Grouchy, des Harcourt et nombre de têtes couronnées etc.

Son père fut ambassadeur et ami de Léon Blum. Son oncle, Wladimir d’Ormesson, écrivain, journaliste et diplomate, notamment au Vatican, présida l’ORTF.

Jean d’Ormesson eut une enfance heureuse dans « son ghetto de luxe » où tout n’était que  culture et volupté.

Ses études, qui évoluèrent dans un cadre libéral, furent privilégiées, dans le respect des valeurs traditionnelles. Il accumula très vite les diplômes, pour devenir agrégé et diplômé d’études supérieures de philosophie pour finir normalien.

Les désordres provoqués par la guerre de 1939-1945, l’obligèrent néanmoins à suivre ses cours secondaires par correspondance, retardant ainsi son entrée à l’Ecole Normale.

Jean d’Ormesson n’a pas souhaité suivre la tradition familiale et entrer dans la Diplomatie. C’est écrivain qu’il voulait être et c’est écrivain qu’il fut, après avoir été haut fonctionnaire puis journaliste.

C’est à ce dernier titre qu’il prit la direction du Figaro en 1974, le père de son épouse, Françoise Béguin (famille Béguin Say qui avait la fondé la marque sucrière) ayant consolidé sa fortune en s’associant au Groupe Prouvost, à la suite de quoi il devint ensuite actionnaire à Paris Match puis du ... Figaro.

Sa nomination au Figaro fut donc à plus d’un titre toute naturelle : Jean d’Ormesson était un homme d’écriture, soutenue par sa fortune familiale.

Avant d’entrer au Figaro, il fut élu (1973) à l’Académie Française, occupant le fauteuil n° 12 qu’avait occupé Jules Romain. C‘est lui qui fera entrer pour la première fois une femme à l’Académie Française, Marguerite Yourcenar, dont on garde tous en mémoire le livre prophétique : Les Mémoires d’Hadrien . Jean d’Ormesson a entretenu par ailleurs des relations faites d’estime et de tendresse avec Simone Veil, autre académicienne, dont il parlait avec émotion.

Ce sont ces séquences de vie, toutes plus différentes les unes que les autres qui firent dire à Frédéric Mitterrand  que « Jean d’Ormesson, est un personnage fantastique ».

C’est dans le rôle d’écrivain qu’il a été le plus heureux. Il écrivit son premier roman en 1956, il avait 30 ans. Le titre du roman : L’amour est un plaisir , un roman qu’il rédigea.... pour faire plaisir à une fille. ! Le livre se vendit peu et Jean d’Ormesson collectionna les déceptions à ses débuts. Il connut son premier succès critique et public en 1971, avec le roman La gloire de l’Empire , un livre obligé pour un descendant de Grouchy, qui lui valut le Grand Prix de l’Académie Française.

Il se consacra ensuite à l’écriture de plusieurs livres : Dieu, la vie et son œuvre Histoire du Juif errant La douane de mer Presque rien sur tout Au revoir et merci, une fête en larmes, Au plaisir de Dieu et bien d’autres encore que nous ne listeront pas complètement.

Jean d’Ormesson est fait grand Croix de la Légion d’Honneur le 27 novembre 2014.

En 2015, les Editions Gallimard annoncent l’entrée de ses œuvres dans la collection de la Bibliothèque de la Pléiade, une consécration unique du vivant d’un homme de lettres. Ce fut un grand bonheur et un grand honneur pour lui.

Issu d’une famille aristocratique et parisienne, Jean d’Ormesson aurait pu n’être jamais connu du grand public, en particulier par ceux qui n’ont jamais lu un de ses livres. Mais comme Johnny Halliday, qui est décédé quelques heures après lui, il a été un passeur, capable de parler à tout le monde et à toutes les générations.

Avec ses yeux d’un bleu profond, que la télévision en couleur mis en valeur, Jean d’Ormesson était un charmeur extraordinaire, faisant preuve d’une séduction qui valorisait ses interlocuteurs, qu’il écoutait toujours attentivement.

Parallèlement, il avait cependant inventé « la mysoginie courtoise, empreinte de réactions parfois carnassières ». Il détestait le mépris de classe complice, sachant que « la naissance est un lieu d’inégalité, l’égalité prenant sa revanche avec l’approche de la mort ». Il détestait avec sa profondeur d’esprit « la méchanceté suavissime et la bêtise intelligente ».

On est tous conscients que sa production livresque et artistique lui a apporté le succès, mais ce succès a été décuplé grâce au petit écran qui rendit ses yeux inoubliables. « On pardonne tout à des yeux pareils » disait-on. On a pardonné ses habiletés « d’abbé de cour », ses apparitions virevoltantes, ses paradoxes sémillants, sa façon de faire tout à la fois, le patriarche sérieux et le normalien adepte du canular. En fait, Jean d’Ormesson a passé le siècle sans vieillir... il était immortel...

Politiquement il a toujours soutenu la droite et tous les présidents de la Vème République. Il était foncièrement anticommuniste et ses passes d’armes littéraires avec Jean Ferrat sont devenues célèbres.

Pour autant, il fut le dernier invité de François Mitterrand, le jour même de la passation de pouvoir...après l’élection de Jacques Chirac.

Il est mort 24h environ avant Johnny Halliday, l’artiste de l’autre France, qui fut lui aussi un passeur entre générations.

On ne peut éviter à ce stade de faire une relation entre ces deux morts célèbres et simultanées d’artistes si différents, avec la disparition  de deux monstres du siècle précédant , Edith Piaf morte le 10 octobre 1963 et Jean Cocteau , mort le 11 octobre 1963..

L’Elysée vient d’annoncer que le célèbre académicien sera honoré lors d’un hommage national Aux Invalides ce vendredi 8 décembre 2017. On espère ainsi que sa mort ne sera pas éclipsée par celle de Johnny Halliday, comme ce fut le cas de Jean Cocteaux.

Clara Mitchell pour Day News World

DIFFICILE DIVORCE D'AVEC LE ROYAUME-UNIS

Bruxelles et Londres ont trouvé un accord, vendredi, sur la première phase des négociations du Brexit.

« La négociation a été difficile », l’accord d’aujourd’hui est un « compromis », a précisé Jean-Claude Juncker, le président de la commission, lors d’une conférence commune à Bruxelles, avec Theresa May, vendredi matin.

1° Le Luxembourgeois Jean-Claude Juncker a insisté sur le sort des expatriés qui « ont été prioritaires dans cette négociation », « leurs droits resteront les mêmes après le Brexit », a-t-il promis.

La « protection réciproque » des droits de citoyens britanniques installés ailleurs dans l'UE et celui des ressortissants de l'Union expatriés sur le sol britannique soit quatre millions de personnes au total est garantie. Les ressortissants installés avant la date de retrait, fin mars 2019, pourront continuer à travailler et étudier là où ils vivent.

Les citoyens installés garderont leurs droits en matière de santé, de retraite, l'accès aux soins et aux prestations sociales.

En cas de litiges sur le sol britannique, l'accord stipule que les tribunaux britanniques "devront tenir compte" de la jurisprudence déjà existante de la Cour de justice de l'UE (CJUE) au moment du retrait.Après le Brexit, les tribunaux britanniques "pourront", pendant huit ans, interroger la CJUE pour des questions d'interprétation de la législation tandis qu'au Royaume-Uni le respect des engagements sera assurée par une nouvelle "autorité nationale indépendante".

2° Les Britanniques ont accepté les conditions financières des Européens. Pour les négociateurs de la Commission européenne, le Royaume-Uni devait respecter sa contribution pour le budget actuel mais aussi les engagements hors budget de l’UE, comme les retraites des fonctionnaires européens.

Si la première ministre britannique avait d’abord proposé de payer 20 milliards d’euros, le coût de ce divorce s’approcherait plutôt des 50 milliards d’euros. Mais aucun chiffre n'a vraiment été donné sur cette facture, préférant mettre en avant une "méthodologie" de calcul acceptée de part et d'autre.

"Nous ne pouvons pas calculer exactement les sommes en question, tous ces chiffres vont bouger", selon Michel Barnier

3° Pour ce qui est de l’Irlande, Theresa May a promis, vendredi matin, qu’il n’y aurait « pas de retour à une frontière dure » entre l’Irlande du Nord et la République d’Irlande, comme exigé par Dublin, voulant absolument préserver les accords de paix du Vendredi saint, qui ont mis fin aux violences en Irlande du Nord, en 1998.Pas de frontière effective entre l’Irlande et l’Irlande du Nord, une fois que le Royaume-Uni aura quitté l’UE donc.

Les trois dossiers jugés prioritaires par Bruxelles et Londres : le règlement financier de la séparation, les droits des citoyens expatriés et la gestion de la frontière entre la république d’Irlande et la province britannique d’Irlande du Nord ont été négociés au forceps cette nuit.

Au Conseil européen, l’instance qui regroupe les dirigeants des Etats membres de valider l’accord lors d’un sommet à Bruxelles, les 14 et 15 décembre.

Ouverture ensuite de la deuxième phase des négociations consacrée à la « future relation », notamment commerciale, entre l’Union européenne (UE) et le Royaume-Uni.

« Nous avons réalisé tout ce que nous avions prévu de réaliser au cours de la phase 1. Nous avons les assurances et les garanties dont nous avons besoin du Royaume-Uni », s’est félicité le premier ministre irlandais, Leo Varadkar.

De son côté Mme May a conclu :

« L’accord a exigé des concessions des deux côtés, mais il est dans le meilleur intérêt du Royaume-Uni. Il est juste pour le contribuable britannique et préserve l’intégrité du Royaume-Uni. »

Le président du Conseil européen, Donald Tusk, prévient : « Le défi le plus difficile est devant nous. »

Derrière la satisfaction affichée, les interrogations subsistent. Quant au président du conseil de l'Union européenne, il ne cache pas sa prudence : « Nous savons tous que rompre est dur, mais rompre et construire une nouvelle relation est beaucoup plus difficile ».

Le négociateur français a de son côté estimé qu’au vu des « exigences » déjà émises par les Britanniques, un accord de libre-échange du type CETA « sur le modèle [de celui établi avec] le Canada » sera l’hypothèse de travail privilégiée par les Européens.

« Nous sommes prêts à entamer un partenariat étroit en matière de commerce, de sécurité, de défense et de politique étrangère », a affirmé M. Tusk vendredi.

Il ne s'agit donc pas d'un accord final et de nombreux points restent à préciser. "Rien n'est conclu tant que tout n'est pas conclu", insiste le document publié vendredi, à l'heure où les deux parties se préparent désormais à des discussions sur leur "relation future", notamment sur le plan commercial.

L'accord définitif validant la sortie de la Grande-Bretagne de l'Union européenne est censé être bouclé en octobre 2018, pour un retrait effectif en mars 2019.

Mais les experts européens restent inquiets : avec cet accord de dernière minute, ils ne font que repousser les questions difficiles à plus tard. Notamment celle de l’Irlande. La question toxique de l’Irlande risque de revenir très rapidement sur le devant de la scène...

"Ce n'est pas la fin mais la fin du début des négociations" , c’est le Premier ministre Irlandais Leo Varadkar qui a le mieux résumé la situation .

Alize Marion pour Day News World

MAIGRE VICTOIRE POUR LA DEMOCRATIE ESPAGNOLE OU LE RETRAIT DU MANDAT D'ARRET EUROPEEN

DE CARLES PUIGDEMONT

Le dirigeant indépendantiste et quatre de ses ex-ministres, exilés en Belgique, étaient visés par des mandats d'arrêt européens. La justice espagnole les a retirés, mardi, tout en maintenant le mandat d'arrêt espagnol, qui prévoit leur arrestation à leur retour en Espagne.

L'Espagne a elle-même tranché: le Tribunal suprême espagnol a retiré les mandats d'arrêt européens qui visaient le président catalan destitué, Carles Puigdemont, ainsi que quatre de ses conseillers Antonio Comín, Lluís Puig, Meritxell Serret et Clara Ponsatí exilés en Belgique depuis le 30 octobre. Et pour cause: « L'enquête a montré qu'ils comptaient rentrer en Espagne », a-t-il justifié.

Le juge d'instruction espagnol Pablo Llarena estime que l'enquête porte sur un crime « de nature plurisubjective doté d'une unité légale inséparable, ce qui exige une réponse unique pour éviter des réponses contradictoires », ressort-il de ses neuf pages de justification.

Il a toutefois maintenu le mandat d'arrêt espagnol, qui s'appliquerait dès le retour des indépendantistes sur le sol de l'Espagne.

Cette décision a créé la surprise, alors que la justice belge devait rendre sa décision le 14 décembre sur l’extradition des cinq anciens dirigeants indépendantistes catalans. Carles Puigdemont et ses quatre collègues s’étaient installés en Belgique le 30 octobre, pour échapper aux poursuites.

Tous sont poursuivis pour «rébellion», «sédition» et «détournement de fonds publics», dans une enquête sur le processus ayant débouché le 27 octobre sur une proclamation unilatérale de la «République catalane» à Barcelone.

Dans son ordonnance, le juge espagnol relève que depuis l'émission des mandats d'arrêt européens, Carles Puigdemont et les quatre ex-ministres «ont manifesté l'intention de retourner en Espagne pour y exercer des mandats électoraux» en se portant candidats aux élections régionales. Ainsi le juge évite le risque que la justice belge ne retienne pas tous les chefs d'inculpation les visant.

Les indépendantistes et leurs avocats contestaient en effet leur validité devant la justice belge. L'Espagne entend les juger, entre autres, pour «rébellion» et «sédition», pour avoir maintenu le référendum déclaré illégal du 1er octobre , chef d'accusation qui ne figurent pas dans la liste des 32 infractions pénales utilisées pour l'application de ce type de mandat.

Si ces dernières n'étaient pas retenues, il y aurait eu une différence de traitement judiciaire entre les indépendantistes restées en Espagne et ceux ayant fui.

De toute évidence les chefs d'accusation retenus sont trop politiques.

La procédure de mandat d'arrêt européen a été créée par l'Union européenne en 2002. Son but : faciliter l'extradition de suspects entre pays membres de l'Union en évitant l'échelon politique, à la différence d'une extradition.

La directive qui l'encadre «dit clairement que le mandat d'arrêt européen ne peut être utilisé à des fins politiques, même si celles-ci sont cachées derrière des crimes»,selon Paul Bekaert, avocat de Carles Puigdemont.

Les avocats des Catalans à Bruxelles avaient annoncé qu'ils épuiseraient toutes les voies de recours pour permettre aux indépendantistes de rester en Belgique

Selon le tribunal, le retrait du mandat d'arrêt permet d'éviter que l'affaire soit traitée par plus d'une juridiction européenne.

Le parquet de Bruxelles analyse.

Le parquet de Bruxelles "ne sait encore rien confirmer à l'heure actuelle" quant à la suite de la procédure. "Une analyse est en cours", a-t-il indiqué dans un communiqué.

Britney Delsey pour Day News World

BIRMANIE

LE PAPE FRANCOIS APPELLE A LA PAIX

Le Pape François est depuis lundi 27 novembre 2017 en Asie du Sud Est.

Il a débuté son voyage par la Birmanie, et se rendra ensuite du 30 novembre 2017 au 2 décembre 2017 au Bangladesh.

Ce voyage était programmé, bien évidemment, depuis longtemps.

Il n’en demeure pas moins que le voyage papal  a commencé dans un pays, la Birmanie, en proie à de vives tensions religieuses.

La Birmanie, comme la plupart des pays de l’Asie du Sud Est est un pays à majorité bouddhiste (90% de la population), généralement autochtones.

Ce sont les nationalistes bouddhistes et une bonne partie de l’ethnie majoritaire birmane, qui parlent le bengalais, qui dirigent le pays et  parmi eux, ce sont les militaires qui ont la haute main sur les destinées du pays.

Mais il n’y a pas que des bouddhistes dans le pays !

Le Pape, au cours de son voyage, est allé à la rencontre de quelques 600 000 catholiques (une petite minorité) qui cohabitent avec une autre minorité d’obédience musulmane, laquelle compte environ 1 million d’âmes, pour l’essentiel des Rohingyas.

Cette minorité Rohingya n’est pas qu’une minorité religieuse.

Les Rohingyas sont aussi, de longue date, « des  migrants », d’origine arabe, mongole, turque, bengali mais aussi parfois portugaise, venus « coloniser » l’Etat de l’Arakan.

Ces particularités ethniques et culturelles privent les Rohingyas de citoyenneté depuis plusieurs générations.

Ils n’ont pas accès aux écoles, aux hôpitaux, au marché du travail  et sont exclus de la vie en générale du pays.

En, effet, selon la loi birmane de 1982, héritée de la Junte Militaire, les Rohingyas ne peuvent pas et n'ont jamais pu administrer la preuve de leur présence sur le territoire birman avant 1823, année de la colonisation britannique.

Les Rohingyas sont donc des apatrides au sens de la définition de l’ONU. Musulmans et apatrides, ces deux statuts attisent, naturellement, l’hostilité à leur encontre.

Cette hostilité est montée d’un cran supplémentaire depuis que les Rebelles de l’ASA (Armée du Salut des Rohingyas de l’Etat de l’Arakan) ont attaqué une vingtaine de postes frontières, tuant simultanément 80 personnes venant des rangs des policiers.

L’armée nationale, dirigée par la Général Min Aung Hlaing a immédiatement riposté, en remplaçant  le 13 novembre, le général en charge de l’Etat de l’Arakan, pour atteinte à l’ordre public.

Depuis  le mois de septembre, des massacres de Rohingyas perdurent, dans le cadre d’une répression sanglante, obligeant ceux-ci à s’expatrier, via la mer, et des embarcations délabrées et trop chargées, en direction du Bangladesh.

Quelques 600 000 Rohingyas sont aujourd’hui parqués dans des camps installés à la frontière du Bangladesh.

Des villages entiers ont été rayés de la carte du coté birman. Viols, tortures et massacres ont accompagné ces persécutions.

Les témoignages recueillis ont été qualifiés de « glaçants » et pour l‘ONU, plus précisément, de « cauchemar humanitaire », sans que celle-ci puisse mettre un terme concrètement à cette situation.

Est-ce parce que cette région est riche en pétrole ?

Ce serait une bonne raison qui justifierait l’impuissance et la paralysie des organisations internationales et qui pourrait nous être expliquée ?

C’est donc dans ce contexte tendu que la Pape François est arrivé lundi 27 novembre 2017.

Le Pape François s’est dit à l’occasion de ce voyage, « porteur d’un message de réconciliation, de paix et de pardon ».

Dès son arrivée, il a rencontré Aung Sang Sun Kyi , Prix Nobel de la Paix, et dirigeante au plan civil de l’avenir du pays et prononcé un discours minutieusement préparé sur les conseils de l’Eglise Catholique locale, et plus précisément de l’Archevêque de Rangoun, Charles BO.

L’archevêque avait la semaine dernière discrètement rencontré le Pape pour lui suggérer le rencontrer les responsables de l’Armée Birmane, qui de fait dirigent le pays et pour lui conseiller de ne pas prononcer le mot  « Rohingyas », le mot étant tabou.

Par voie de conséquence le Pape n’a parlé que de « musulmans de l’Etat de Rahkine », évitant ainsi les mots qui fâchent !

Le Pape a célébré ce matin, devant 150 000 personnes,  une messe en plein air, au cours de laquelle, dans son homélie il a « humblement déclaré : je suis venu comme un pèlerin pour écouter et apprendre de vous, en offrant ainsi quelques paroles d’espérance et de consolation ».

Il a simultanément salué le dévouement des bénévoles des ONG présentes depuis longtemps, « qui offrent concrètement assistance et solidarité aux pauvres ».

En France Omar Sy et des « amis influenceurs déclarés sur les réseaux sociaux »  ont lancé de leur côté une levée de fonds, qui, de façon surprenante n’avait pas été, au début de la semaine, couronnée de succès.

Ce dernier appel a néanmoins été entendu par le Président de la Turquie, Recep Tayyip Erdogan, qui a promis sur son compte Twitter l’apport d’une aide substantielle de solidarité, via les agences étatiques de l’Etat Turc, au profit de ses frères musulmans.

Clara Mitchell pour Day News World

SOUS FOND DE CRISE BUDGETAIRE

QUERELLES DANS L'AUDIOVISUEL PUBLIC

Un peu d’histoire tout d’abord !

Le CSA a été crée le 17 janvier 1989, en remplacement de la Haute Autorité de la Communication Audiovisuelle, qui elle même avait succédé à la Commission Nationale de la Communication et des Libertés.

Sa mission : réguler le secteur de l’audiovisuel au nom de l’Etat sans défendre le gouvernement en place ! Tout un programme déjà !

Son conseil a le pouvoir de nommer les présidents des sociétés de l’audiovisuel public (France Télévision, Radio France, France Media Monde).

C’est Marie Christine Saragosse (ancienne énarque) qui préside France Média Monde.

Le PDG de Radio France n’est autre que Mathieu Gallet, 40 ans, issu de l’IEP de Bordeaux et de l’Université de Panthéon Sorbonne. France Télévision est présidée par Delphine Ernotte (ancienne énarque elle aussi)

Delphine Ernotte serait aujourd’hui en pleine tempête ! Et pourtant tout avait bien commencé pour elle.

Delphine Ernotte était directrice générale adjointe chez Orange avant de devenir PDG de France Télévision. Elle n’avait jamais travaillé dans l’audiovisuel avant sa nomination par le Conseil Supérieur de l’Audiovisuel (CSA) et n’avait donc aucune expérience, ni en matière de programme ni en matière d’information.

Mais « le Dieu Hollande » qui avait juré que : « moi, président de la République, je n’aurai pas la prétention de nommer les directeurs de chaines publiques ; je laisserai cela aux instances indépendantes( ?) » s’était penché sur son berceau ... par le biais d’amis interposés, en ce début de l’année 2015.

Sur le papier, la candidate Ernotte n’avait aucune chance. Mais c’était sans compter sur quelques membres influents de la Hollandie tels que David Kessler, Anne Hommel, Mathieu Pigasse, Xavier Couture, Najat Valaud Belkacem ou encore Anne Hidalgo...une belle brochette d’oligarques.

C’est dans ce contexte que Delphine Ernotte est désignée en avril 2015, Présidente de France Télévision. Et cette désignation n’en finit pas, depuis, de faire des vagues, les négociations souterraines entre amis  n’étant pas passées inaperçues.

La gauche, l’autre gauche a protesté quant aux conditions de cette nomination, quand l’UMP a réclamé de son côté, une commission parlementaire. La désignation de la Pédégère serait entachée d’irrégularités. Une enquête préalable a même été ouverte par le parquet...

Mais Delphine Ernotte est toujours là, à la tête de France Télévision ou elle s’est fait une réputation de « tata flingueuse ».

Malgré son inexpérience, elle a remanié la moitié du comité de direction. « Elle ne comprend rien et veut tout révolutionner » vient de glisser anonymement un journaliste.

Quiconque se dresse sur son chemin est écarté tout de suite, sans état d’âme. C’est une idéologue qui coupe les têtes : Michel Field, Julien Lepers, David Pujadas en ont fait les frais, car elle n’aime pas les hommes de pouvoirs, blancs de surcroît.

Elle a sabré dans des émissions comme 30 millions d’amis ou encore « ce soir ou..Jamais », émissions que les téléspectateurs ne parviennent pas à oublier.

A ce rythme, les audiences s’en sont ressenties. L’audimat est tombé à son plus bas niveau historique.. Un vrai désastre..Y compris sur le plan financier. France Télévision vient d’être épinglée par la Cour des Comptes qui a révélé au passage que Delphine Ernotte « touche » un salaire fixe de 322 000 € auquel il faut ajouter un bonus maximum de 78 000 €.

A cela, elle a répondu que d’autres stars du PAF public « touchaient » encore plus ...

Et de ce point de vue elle n’a pas tout à fait tort, puisque l’on sait désormais grâce au Canard Enchainé, beaucoup de choses sur les dépenses fastueuses de Mathieu Gallet, son alter ego à Radio France.

Il est vrai que tous les deux ont le même conseiller, officiellement pour Mathieu Gallet et officieusement pour Delphine Ernotte, ce qui serait pire. Ce conseiller n’est autre que Denis Pigault...

On va tout de même, mettre au crédit de Delphine Ernotte la création d’une nouvelle chaine TV, France TV Info.

Mais aujourd’hui, Jupiter a demandé des économies et donné, ici, comme ailleurs, en septembre un sérieux coup de rabot aux crédits.

Toutes les chaines et toutes les directions vont devoir faire des économies.

Associées aux méthodes brutales de management de Delphine Ernotte, ces injonctions financières ont suscité la colère de nombreux journalistes. Les journalistes de France Television, menacent de déposer une motion de défiance. Mais  Delphine Ernotte a déjà donné son accord pour l’effort de guerre, en plaçant dans son viseur « économies » les émissions d’Elise Lucet :

Envoyé Spécial ou complément d’enquêtes, émissions très suivies par les téléspectateurs parce qu’elles n’épargnent pas les puissants et sont émaillées de révélations toutes plus fracassantes les unes que les autres.

Depuis la fin octobre, les patrons de l’audiovisuel ont été invités à plancher sur des économies et une réforme. Françoise Nyssen la très discrète Ministre de la Culture (diplômée de Chimie et d’architecture (?) mais éditrice d’Acte Sud envisage une réforme « douloureuse ».

Des fuites ont permis de savoir que d’ici 2020, les 4 opérateurs publics seraient regroupés, avec un dégraissage massifs de personnels... au nom de la mutualisation des moyens. Pourquoi pas ?

Mais dans quel but autre que financier ?

Les couteaux sont déjà sortis de leurs étuis ! Car la concurrence va être féroce entre les PDG sortants.

Delphine Ernotte va devoir réactiver ses réseaux, qui sont devenus maigres .. Anne Hidalgo est toujours là mais Najat Valaud Belkacem n’a pas été réélue... Cela pourrait être très insuffisant, car Mathieu Gallet est réputé pour être un proche, très proche du Président de la République, Emmanuel Macron.. qu’il rencontre secrètement...

A moins que la fonction ne soit attribuée par tirage au sort ?

Clara Mitchell pour Day News World

SCANDALE POUR LES ONG

LE GLYPHOSATE AUTORISE POUR

LES CINQ ANNEES A VENIR.

Voilà que le glyphosate , la molécule active du Roundup, est autorisé pour 5 années supplémentaires dans l'Union européenne alors que des recherches scientifiques ont pointé du doigt la probable dangerosité de cet herbicide très controversé de l'entreprise Monsanto.

Le glyphosate s'avère très utilisé par les agriculteurs et représente 25 % du marché mondial des herbicides. C’est l’herbicide « le plus fréquemment utilisé, à la fois dans le monde et dans l’UE », d’après la Commission européenne.

En 2015 le Centre international de recherche sur le cancer, une agence de l’Organisation mondiale de la santé , l'avait classé comme « cancérogène probable » pour l’homme .

Lors d'un précédent vote, le 9 novembre, la proposition de la Commission européenne n'avait pas réussi à atteindre la majorité qualifiée nécessaire, soit 16 Etats représentants 65 % de la population de l'Union européenne. Seuls quatorze Etats avaient voté pour la prolongation de cinq ans.

Mais ce lundi 27 novembre les représentants des 28 États membres de l'UE ont voté à Bruxelles le renouvellement de la licence de l'herbicide qui expirait le 15 décembre.

La majorité qualifiée requise (16 États membres représentant 65% de la population c'est- à- dire 55 % des pays représentant 65 % de la population),) a donc permis le renouvellement du glyphosate. De justesse certes. Seuls 9 pays s'y sont opposés et un pays s'est abstenu.

La France et l'Italie, deux poids lourds démographiques , ont voté contre. En France les protagonistes du dossiers avaient des avis partagés. Le gouvernement restait en faveur du retrait du glyphosate «dans un délai proche» selon la ministre de la Santé Agnès Buzyn tandis que Brune Poirson, la secrétaire d'État auprès du ministre de la Transition écologique Nicolas Hulot, confirmait que la France voterait contre le renouvellement du glyphosate.

L’Allemagne, la Pologne, la Roumanie et la Bulgarie, qui s’étaient tous les quatre abstenus lors du précédent vote, ont revu leur position ce lundi et voter pour la proposition de la Commission européenne…

L'Allemagne qui s'était donc abstenue le 10 novembre, alors en négociation avec les Verts pour une coalition gouvernementale, a finalement voté en faveur de la proposition avec des modifications obtenues( biodiversité, usage privé interdit). Ce revirement surprise de l'Allemagne, un poids lourd démographique, a fait basculer la balance du côté du renouvellement de l’exploitation de la licence ,le parti d'Angela Merkel ne se sentant plus lié aux écologistes.

Si certains déplorent un mauvais signal envers les citoyens européens, d'autres se réjouissent que les agriculteurs puissent continuer à utiliser le produit.

«Regardons d'où l'on part», a réagi le ministre de l'Agriculture, Stéphane Travert lors de la visite de la plate-forme d'innovation pour l'agriculture de demain, Terralab, située près de Reims. «La France n'est pas seule. Nous avons diminué de moitié la durée du renouvellement. Nous allons travailler avec les agriculteurs et les chercheurs pour trouver des solutions alternatives d'ici là.» Pour Christiane Lambert, présidente de la FNSEA, le syndicat agricole majoritaire, ce «vote à 5 ans [correspondait] au délai nécessaire pour trouver des solutions alternatives».

La publication la semaine dernière d'une étude américaine face à l'inquiétude de certains pays avait démontré l'absence de lien entre cet herbicide,l'anti-desherbant américain phare de Monsanto et certains cancers...Mais face à l'enjeu commercial et au lobby industriel pouvait-il en être autrement...

Et cette étude ne mettra pas fin probablement aux craintes du grand public, ni à celles des ONG.

«En accordant un sursis supplémentaire à Monsanto, Bayer et compagnie, la Commission européenne balaie le principe de précaution et la santé du revers de la main, de même que la voix des millions de citoyens qui ne veulent plus de l'herbicide le plus controversé de la planète»», ont dénoncé dans un communiqué commun Générations Futures, Foodwatch et la Ligue contre le cancer.

« Tout convergeait vers une interdiction : la pression des citoyens qui réclamaient la sortie du glyphosate, de nombreuses organisations dont des associations d'anciens agriculteurs malades, des députés français et européens, le scandale des Monsanto papers, la polémique autour de l'évaluation scientifique... Cela n'aura pas suffi » peut -on encore lire.

"En dépit de la présomption de conflits d'intérêts, de dysfonctionnements des agences européennes et de falsifications des études scientifiques, la Commission européenne a pris parti de l'industrie au détriment des consommateurs et de la santé publique. Elle avait pourtant le choix", ont dénoncé les Verts par la voix de la Française Michèle Rivasi. «Cette décision, aujourd'hui, ne va pas dans le sens d'une Europe qui protège et qui anticipe la grande transition nécessaire pour notre santé et l'avenir des générations futures»,a ajouté Michèle Rivasi, députée européenne écologiste.

Les Verts appellent à la création d'une commission d'enquête sur le sujet.

Ils demandent par ailleurs l'ouverture d'une commission d'enquête au niveau du Parlement européen sur la procédure de réautorisation du glyphosate.

Deux ans de négociations pour que les Etats membres de l’UE, réunis au sein d’un comité d’appel, reconduisent l' autorisation pour cinq ans du glyphosate, le désherbant best-seller de la firme américaine Monsanto.

Et au commissaire européen à la Santé Vytenis Andriukaitis de conclure :« Le vote d’aujourd’hui montre que quand nous voulons, nous pouvons partager et accepter notre responsabilité collective dans la prise de décision » dans un communiqué.

La Commission va maintenant adopter une décision avant que l’autorisation actuelle n’expire le 15 décembre. Si le vote en appel de lundi avait  enregistré une impasse, c’est l’exécutif européen qui aurait dû trancher, responsabilité que ce dernier ne voulait pas endosser !

Andrew Preston pour Day News World

AU 100EME CONGRES DES MAIRES

EMMANUEL MACRON A ETE HUE !!

 

L’auditorium du Parc des Expositions de la Porte de Versailles mugissait de protestations avant l’arrivée d’Emmanuel Macron ; mais le ton est monté de plusieurs crans à son apparition, dans cette  ambiance déjà  sous tension.

Tout a commencé par des sifflets, ensuite...

La partie qui s’est jouée au 100ème congrès des Maires,  comme attendu par les plus fins connaisseurs, entre le « je fais ce que j’ai promis et que vous le vouliez ou pas vous allez m’écouter »(Macron) et des rappels au principe de réalité et de responsabilité (les Maires et élus rassemblés).

Emmanuel Macron a été sifflé et hué copieusement pendant au moins vingt secondes (c’est long !), les sifflets couvrant les maigres applaudissements qui cherchaient à se faire entendre. C’était à prévoir ! Le chef de l’Etat avait été prévenu que cela allait être houleux.

 

D’emblée le ton a été donné par la voix d’André Laignel (PS), Maire D’Issoudun, ancien Secretaire d’Etat et ancien député européen, auteur du très célèbre aphorisme : « vous avez juridiquement tort, car vous êtes politiquement minoritaire ».

De fait, Emmanuel Macron et ses soutiens étaient très minoritaires ce jour là !

André Laignel devait très vite positionner globalement le débat, en reprochant au Président de la République « d’avoir lancer, depuis son élection, une avalanche de décisions défavorables aux collectivités locales, toutes sans concertations »...

Une telle entrée en matière aurait eu de quoi en déstabiliser plus d’un.. Mais pour Emmanuel Macron, que nenni ! Toujours aussi Tartarin, le Président s’est mis perfidement à haranguer la foule en répondant « que les sifflets ne l’avaient pas beaucoup étourdi » et que « s’il estimait que les inquiétudes des élus étaient légitimes, ses propositions avaient in fine vocation à être appliquées ». Rompez les rangs !

Devant les maires, il avait pourtant intérêt à faire profil bas, compte tenu des critiques les plus graves qui lui sont faites à savoir :

1°  Emmanuel Macron n’a jamais été élu et n’a donc jamais été confronté aux problèmes d’un élu de terrain, celles qui forgent les compétences et l’empathie vis à vis d’administrés mécontents et revendicatifs.

2°  Les malentendus avec les élus locaux ne datent pas d’hier. Ils existent depuis longtemps et se sont empilés années après années, conduisant parfois à des situations explosives, difficiles à endiguer. Il avait obligation d’intégrer cette situation.

Comme d’habitude, Emmanuel Macron avait tenté la veille d’étouffer la bronca des maires, en déroulant le tapis rouge à l’Elysée.

Les 1000 maires invités à l’Elysée jeudi soir, ont arpenté avec délice les moquettes épaisses du Palais Présidentiel, collectant en tant que de besoin selfies et autres autographes, avalant avec gourmandise des petits fours abondamment offerts et savourant les meilleurs millésimes de Champagne. Le troupeau de moutons de Panurge avait obéi au doigt et à l’œil, paisiblement,  ce qui avait fait dire aux organisateurs que l’opération macronienne de calinothérapie que  « çà avait marché. ».... Le terrain avait été déblayé en prévision du lendemain ?

En bien non ! Une fois de plus non !  Ca n’a pas marché !

Une très grande partie des maires  ne s’est pas rendue au rendez vous. Les Maires ont très majoritairement boudé. Mille environ seulement y sont allés... c’est peu comparé au nombre de 36 000 communes qu’il y a en France et donc à leurs 36 000 maires.

Figurez-vous même que certains, qui avaient été invités et qui étaient présents, ne s’en sont pas laissé compter !!.

Au Parc des Expositions, le lendemain, l’un deux s’est même esclaffé à la fin de la réunion :

Car beaucoup de questions ont été posés : « je pensai que l’on allait voir le Dieu Jupiter, celui qui gouverne et je me suis en fait trouvé devant Hypnos ! Beaucoup de paroles pour endormir ! » Mais le train est quand même passé...

Supprimer la Taxe d’Habitation ! Pourquoi pas si c’est pour un plus de justice fiscale, en direction des classes moyennes surtout ! Mais par quoi sera-t-elle remplacée ?

Perspectives de clarification fiscale ! D’accord ! Au fil des années les fils de la pelote fiscale se sont entortillés ! Le monstre du Léviathan qu’est devenu Bercy agace tout le monde ! Mais comment faire et par quoi commencer ? Par le biais de quel type de concertation : une jacobine assumée, par le Roi Jupiter ! Une autre girondine, non assumé sur le fond et parcimonieusement octroyée, punitive peut être aussi ! Une troisième girondine vraiment, joyeusement décentralisée et inventive, proche des problèmes quotidiens.

Simplifier les normes sur le ton pompidolien : « mais arrêtez d’emmerder les Français ». Encore d’accord ! Sur ce point un grand nombre d’élus sont partant pour des expérimentations ... mais on avait appris quelques jours plus tôt, le mardi 21 novembre, que ces expérimentations devront passer par une reforme constitutionnelle (art 72) Cela va donc être long ! Et notre Macron pressé risque de piétiner longtemps, car pour aboutir il va falloir compter sur le Sénat que LREM a échoué à investir massivement à l’occasion des dernières élections sénatoriales. Gérard Larcher et ses gardiens sourcilleux des libertés publiques vont négocier pied à pied.

Dans les faits, Emmanuel Macron n’a rien lâché à l’occasion de ce 100eme congrès des Maires, même si en contrepartie, pendant les 4 jours qu’a duré celui-ci, une grande partie des Ministres, dont le Premier, Edouard Philipe, ont abondamment échangé avec les élus, autorisant ainsi François Baroin, Président de l’Association des Maires, à lancer goguenard : « vous avez battu le record de présence de ministres au chevet des maires ». Il est vrai qu’ils sont bien malades et tourmentés nos maires.

Qu’on se le dise au demeurant, Emmanuel Macron ne changera pas de cap, précisément sur la Taxe d’Habitation dont les élus voient d’un très mauvais œil sa disparition car celle-ci, même mauvaise est encore un des derniers leviers de liberté dont ils disposent pour gérer librement et de façon autonome leurs communes. Au congrès, on a touché à l’invraisemblable et au jeu de bonneteau  en continu  car personne ne sait encore rien sur la solution de substitution qui va être proposée ???

A noter néanmoins, que la loi de Finances 2018 a intégré la suppression de 30% de celle-ci pour 80% des contribuables !

Mais Emmanuel Macron prend un risque. Des sénateurs ont déjà annoncé qu’ils saisiraient le Conseil Constitutionnel sur ce point, en s’appuyant sur le principe constitutionnel le l’égalité de chacun et de tous devant l’impôt...

Une fois de plus et pour finir, concomitamment, on va reprendre les propos de clap de fin d’André Laignel qui s’adressant à Emmanuel Macron, assis à quelques sièges de lui, et qu’il connait très bien, a dit : «  comme le disait Levinas que vous aimez souvent citer, la confiance c’est l’autre... Or l’autre aujourd’hui, c’est nous... les élus ».

Les plus macronistes , qui ont estimé que la fronde des élus au 100eme congrès des Maires, avait été orchestrée par la Droite associée pour la circonstance à une certaine gauche, n’ont pas pu dire plus, à l’exemple de François Patriat, sénateur, ancien Président du Conseil Régional de Bourgogne, ancien PS devenu LREM, qu’Emmanuel Macron tirerait de ce congrès « un succès d’estime ».

Un hiatus tout de même : Emmanuel Macron qui se présentait dans le passé comme l’homme du consensus est bien plus clivant que prévu... Les déceptions ont commencé ! ou vont continuer ?

Clara Mitchell pour Day News World

MACRON ET SON PLAN CONTRE LES VIOLENCES FAITES AUX FEMMES

Horreur et honte": le président Emmanuel Macron s'est voulu intraitable samedi contre les violences faites aux femmes , lui qui avait durant l'été significativement baissé le budget du secrétariat d’Etat à l’égalité entre les femmes et les hommes .

Mais la manifestation de samedi, Journée mondiale de lutte contre les violences faites aux femmes , a pris cette année une résonance particulière avec le contrecoup du scandale Weinstein.

"C'est notre société tout entière qui est malade du sexisme", a déclaré le président de la République à l'Elysée.

Devant 200 personnes - responsables d'associations, d'institutions, politiques, personnalités dont l'humoriste Florence Foresti et Leila Slimani - il a décrété l'égalité entre les femmes et les hommes "grande cause du quinquennat".

"Sophie, Anna, Emilie, Fatima, Catherine... Elles sont 123 à être décédées en 2016", a poursuivi M. Macron. Le président a rappelé qu’une femme meurt tous les trois jours en France sous les coups de son conjoint ou ex-conjoint.

Il faut savoir qu'en 2016 près de 225.000 femmes ont été victimes de violences physiques ou sexuelles de leur conjoint, dont moins d'une sur cinq a déposé plainte, selon des chiffres officiels

"La France ne doit plus être un de ces pays où les femmes ont peur", a-t-il asséné et d'énumérer les"trois priorités" : "l'éducation et le combat culturel en faveur de l'égalité", un "meilleur accompagnement des victimes" et un "renforcement de l'arsenal répressif".

Des mesures concrètes ont été annoncée comme la création d'un "délit d'outrage sexiste" passible d'une amende "dissuasive" contre le harcèlement de rue et des "modifications législatives" contre les auteurs de cyberharcèlement.

"Traquer" ceux qui pratiquent l'excision en France, fixer à 30 ans, au lieu 20, le délai de prescription des viols sur mineurs, ainsi que fixer à 15 ans l'âge de consentement minimum à un acte sexuel ont fait partie des quelques annonces de l'Elysée du. projet de loi "contre les violences sexuelles et sexistes", pour 2018.

Pour la lutte contre les représentations sexistes, un "module d'enseignement" aura sa place dans les écoles avec l'implication personnelle de Brigitte Macron auprès d'"ambassadeurs lycéens" contre le harcèlement scolaire. 420 millions d’euros seront débloqués en 2018 pour défendre l’égalité entre les femmes et les hommes.

L’arsenal de mesures annoncé par Emmanuel Macron pour lutter contre les violences faites aux femmes n’a toutefois pas convaincu les organisations féministes, qui ont notamment pointé « un catalogue de mesures irréalisables sans budget », rappelant que l'Espagne consacre un budget 1 milliard d’euros sur cinq ans à la lutte contre les violences faites aux femmes et aux enfants.

On est loin du compte.

Britney Delsey pour Day News World

VERS DE NOUVELLES NEGOCIATIONS EN ALLEMAGNE POUR LA FORMATION D'UNE COALITION

Samedi Angela Merkel s'est prononcée contre la tenue de nouvelles élections en Allemagne, alors qu'après l'échec des négociations pour former une coalition gouvernementale elle s'était déjà positionner en candidate. Réaction à chaud très certainement à ce moment là après des jours de tractations houleuse...

En lice, quatre partis aux profils difficilement compatibles: la CSU conservatrice, en pleine campagne électorale en Bavière contre le parti populiste AfD, la CDU menée par la chancelière sortante, les Verts (Bündnis90/Die Grünen) écologistes et ouverts à l'émigration, et les libéraux du FDP. Il était à peine concevable de réaliser à l'échelle fédérale une « coalition Jamaïque » même  s'il en existent certes dans certaines communes et dans un Land!

Mais consciente des danger que court l'Europe avec la montée des extrêmes, le défi terroriste, l'atonie économique de certains partenaires, la chancelière a jugée plus sage de trouver un consensus.

«Demander aux électeurs d'aller voter à nouveau serait, je pense, une grosse erreur», a déclaré la chancelière devant des membres de son parti lors d'une réunion dans le nord du pays.

«L'Europe a besoin d'une Allemagne forte, il est souhaitable d'avoir un gouvernement en place rapidement», a-t-elle ajouté .La République fédérale n'assume-t-elle pas le rôle de pilier de stabilité dans l'UE, par sa stabilité économique, sociale et institutionnelle ?

La coalition « Jamaïque » rassemblant les conservateurs CDU-CSU, les libéraux du FDP et les écologistes ayant échoué, le Parti social-démocrate , malgré son pire revers aux élections législatives depuis 1949 ,prenant ses responsabilités, est revenu dans le jeu à la demande pressante du président de la République, Frank-Walter Steinmeier.

Angela Merkel,a accueilli cette nouvelle avec soulagement assumant la possibilité d'une entente avec le SPD sur « la base du respect mutuel ».

Le président Steinmeier , lui- même issu du SPD, recevra ensemble jeudi prochain Angela Merkel et Martin Schulz , président du SPD .

Le président Steinmeier a servi de médiateur tout en sommant tous les partis d'assumer les responsabilités que leur a confiées le peuple et a été entendu.

Joanne Courbet pour Day News World

UN REMANIEMENT GOUVERNEMENTAL

OU

PLUTOT UN REAJUSTEMENT

Un « remaniement a minima » qui s'apparente plutôt à un réajustement a été annoncé par un simple communiqué. Un porte-parole, deux secrétaires d'Etat...et pourtant, le suspense aura duré toute la semaine...

Christophe Castaner reste secrétaire d'Etat, Benjamin Griveaux devient porte-parole, et deux nouveaux, l'un venu de la gauche, l'autre du privé se joignent à léquipe d'Edouard Phillipe. Olivier Dussopt et Delphine Gény-Stéphann entrent au gouvernement.

Bien entendu les réactions venues principalement du côté de la majorité se sont montrées sans surprise très positives.

Manuel Valls, député apparenté LREM et ancien Premier ministre constate tout en approuvant le virage à gauche : «Je salue l'entrée de mon ami Olivier Dussopt au gouvernement. Il a l'expérience du terrain, le sens de l'Etat et il veut la réussite de la France. »

Le député socialiste Olivier Dussopt est un élu de terrain ( président de l'Association des petites villes de France).

Sa mission consistera à tisser des liens avec les élus locaux, très remontés contre la politique gouvernementale et à mettre en œuvre non seulement la refonte de la fiscalité locale promise par Macron mais également la réforme de la fonction publique territoriale. Un arriviste pour certains, lui qui mardi dernier votait contre le budget préparé par son nouveau ministre de tutelle, Gérald Darmanin. Et ses anciens amis de s'emporter contre son « opportunisme » et de l'exclure du PS.

Castener cèdant son poste de porte-parole à Benjamin Griveaux. ce dernier est remplacé à Bercy par une nouvelle venue de la société civile : Delphine Gény-Stephann, cadre dirigeante à Saint-Gobain, parfaite novice en politique.

Une technocrate au parcours sans faute : l’Ecole Polytechnique (1988) et l’Ecole des Ponts (1991), et l’administration, déjà au ministère de l’Economie : le Trésor, les affaires internationales, enfin l’Agence des participations de l’Etat. Et après dix ans, elle pantoufle chez Saint-Gobain. Cette polytechnicienne de 49 ans connaît de longue date le Premier ministre, Edouard Philippe, mais elle est aussi très proche d'Alexis Kohler.

Seul petit bémol dans l'enthousiasme de certains : le maintien de Christophe Castaner à son poste de secrétaire d’Etat aux Relations avec le Parlement, alors qu'il est également dorénavant délégué général du parti présidentiel. Dans l'opposition on s'interroge sur ce cumul. A Pierre-Henri Dumont, député LR de dénoncer le procédé : «Le maintien de Christophe Castaner au gouvernement, chargé des Relations avec le Parlement, est un scandale démocratique. C'est le symbole ultime de la caporalisation du Parlement.».

Même chez les marcheurs on ose grincer des dents...

Emmanuel Macron n' a-t-il pas pris un malin plaisir à laisser traîner en longueur ce réajustement ? Une manière de plus de rappeler que c'est lui le patron !

Britney Delsey pour Day News World

AU SALON MILIPOL UN STAND FERME POUR PRESENTATION D' EQUIPEMENT

DE TORTURES ILLEGAUX

Inauguré mardi, au Parc des expositions de Villepinte, par le ministre de l’Intérieur Gérard Collomb, le salon Milipol rassemble 1 010 exposants de 54 pays.

Mais consternation et stupeur:

des entreprises chinoises présentaient des catalogues sur lesquels figuraient des « équipements de torture illégaux » dans l'Union européenne depuis 2006 lors de ce salon mondial consacré à la sécurité des États .

Parmi les équipements illégaux on trouvait pêle-mêle des matraques à pointes, des fourches anti-émeute à pointes envoyant des décharges électriques, des gilets envoyant des décharges électriques ou encore de lourdes entraves pour les pieds.

Eté même exposé un bracelet à impulsion électrique sur le stand chinois.

 

 

 

 

 

C’est Amnesty International qui a dénoncé l’anomalie "On ne peut pas laisser ce genre de matériel en exposition chez nous."

La directrice des salons Milipol avertie a pris les mesures adéquates qui s'imposaient : la fermeture du stand.

"Le stand a été immédiatement fermé avec contrôle d'huissier et cet exposant a quitté définitivement l'enceinte du salon.

On ne peut pas laisser ce genre de matériel en exposition chez nous", a déclaré Muriel Kafantaris,

"Nous avons un bureau de contrôle qui patrouille toute la journée sur le salon, pour vérifier que les matériels exposés sont conformes à la Convention de Genève", a encore expliqué la directrice des salons

L’organisation réclame une enquête de « toute urgence » aux autorités françaises.

"Des instruments de torture effrayants tels que des matraques électriques et de lourdes entraves pour les pieds sont censés être interdits dans l'UE.

Alors pourquoi en trouve-t-on en vente à Paris aujourd'hui ?" s'interroge Ara Marcen Naval, conseillère sur le contrôle des armes à Amnesty, dans un communiqué.

"En ne faisant pas appliquer la législation, la France permet aux tortionnaires de venir faire leur marché. Milipol est le premier véritable test grandeur nature pour la nouvelle règlementation de l'UE sur les instruments de torture" , souligne l'ONG.

A l'ONG de trouver "très inquiétant que ces règles sont déjà bafouées, moins d'un an après leur entrée en vigueur"

Carl Delsey pour Day News World

LE BLACK FRIDAY

 

Cette année le Black Friday tombe le 24 novembre.

Au Canada  et aux États-Unis  le Black Friday se déroule le lendemain de Thanksgiving.

C'est un peu le coup d'envoi de la période des achats de fin d'année qui sont proposés par les différentes firmes en promotion.

Ce jour-là pour les Américains c'est un jour où l'on doit consommer dans tous les sens du terme.

Petite explication historique sur l'appellation du vendredi noir :  le lendemain de Thanksgiving les commerçants écrivaient à l'encre noire sur les carnets où ils tenaient leur compte du chiffre d'affaire de l'année journalier et non plus à l'encre rouge comme ils le faisaient habituellement.

Ce jour-là, vu qu'il y avait des promotions sur le petit carnet le chiffre d'affaire de la journée écrit en noir était le plus gros chiffre d'affaire de l'année. Le Black Friday aux États-Unis et au Canada s'est développé à partir des années 1970.

Même si cette expression est apparu dans les années 1960...
Cet événement a traversé les continents et il est arrivé en France. Pour 65 % des Français cet événement lance le coup d'envoi des achats de Noël.

Selon une étude, ce week-end les Français devraient dépenser 845 million d'euros en ligne et 4,5 milliards d'euros dans les magasins.

Pour information l'an passé aux États-Unis le Black Friday a généré 3 milliards de dollars de vente juste en ligne sur le territoire américain.

Messieurs mesdames ce week-end faites chauffer la carte bleue de nombreuses promotions sont proposées chez Amazon, galeries Lafayette, Printemps, Apple ,Auchan Cdiscount ,Fnac Groupon dans tous les centres commerciaux

Darty SfR  Sephora Yves Rocher mais aussi des réductions aux restaurants sont a prévoir avec les cites commerciauc sur internet La Fourchette ,Uber Food etc...

Je vous laisse je pars faire mes courses de Noël.

Mia Kennedy pour Day News World

TEMPETE POLITIQUE EN ALLEMAGNE

APRES L'ECHEC DES NEGOGIATIONS

ENTRE CONSERVATEURS , VERTS ET LIBERAUX

Après plus d’un mois de négociations, les conservateurs d’Angela Merkel (CDU-CSU), les libéraux (FDP) et les écologistes ne sont pas parvenus à la formation d'une coalition gouvernementale. La "coalition Jamaïque" échappe à Merkel qui a pourtant tenté de trouver un compromis. «Nous étions sur la dernière ligne droite», a déploré Angela Merkel qui fait porter toute la responsabilité de cet échec à son ancien allié (2009-2013).

Dans les derniers jours, Christian Lindner n’avait cessé en effet de surenchérir contre l’asile et le regroupement familial comme s’il voulait faire échouer l’accord .

Certains sont allés jusqu'à soupçonner le chef du FDP, Christian Lindner, d’avoir préparé ce «coup» politique dès le départ pour des raisons électoralistes. «Son communiqué de presse était déjà imprimé dans sa mallette avant la réunion», assure Jürgen Trittin, négociateur des écologistes. «À chaque fois qu’un accord se dessinait, on sentait les libéraux paniquer de peur que la coalition ne réussisse», a ajouté Anton Hofreiter, président du groupe parlementaire des Verts.

Si le chef du parti du FPD a préféré jeter l'éponge c'est très certainement pour ne pas se retrouver dans la situation de 2009. A l’époque, le FDP avait obtenu un score excellent, un peu moins de 15 % des voix, et était entré au gouvernement aux côtés de la CDU-CSU de Mme Merkel. Quatre ans plus tard, il avait recueilli seulement 4,8 % des voix, soit moins des 5 % nécessaires pour être représenté au Bundestag, pour la première fois depuis la guerre .Un traumatisme pour un parti avait quasiment toujours représenté au gouvernement.

Mais force est de constater cependant que le grand écart était trop difficile. Pendant un mois, quatre partis aux idéologies souvent à l'opposé l'une de l'autre ont tenté l'impossible: construire tous ensemble le programme d'une coalition hétéroclite capable de tenir le cap pendant les quatre prochaines années sous la houlette d'Angela Merkel.

C'est sur les dossiers de l'environnement et de la politique migratoire que les différends sont restés insolubles. Avec les Verts, les clashs ont été particulièrement violents. Quand les Verts réclamaient la fin de l'énergie charbonnière trop polluante, les autres partis invoquaient la protection de l'emploi. Sur la question des réfugiés, les Verts exigeaient le regroupement familial pour tous. La CDU-CSU ainsi que les libéraux voulaient de fortes restrictions à l'afflux de réfugiés et une limitation de leur nombre à 200 000 par an. La patience des libéraux s'est effritée. D’où sa justification au moment de jeter l’éponge, un peu avant minuit dimanche soir : « Mieux vaut ne pas gouverner que mal gouverner. ».

Après cet échec inédit depuis la fondation de la République fédérale d’Allemagne, en 1949, la chancelière cherche une issue à la crise pour éviter de nouvelles élections législatives.

Si le Président de la République Frank-Walter Steinmeier a d’abord insisté sur le caractère totalement inédit de la situation il a ajouté qu'il n'envisageait pas une dissolution du Parlement. Comme beaucoup d'observateurs et une partie de la classe politique allemande, il veut éviter une réaction épidermique de la population et une poussée du parti AfD de l'extrême-droite .

C'est la raison pour laquelle il a demandé aux partis de prendre leurs responsabilités, c’est-à-dire de se tenir prêts à discuter en vue de gouverner dans l'objectif de trouver un gouvernement.

Les entretiens vont se poursuivre et le SPD qui s'était retiré dans l'opposition et dont le président de la République est issu , se trouve incontestablement sous pression ; en effet des conservateurs, font du pied depuis ce matin aux sociaux-démocrates pour qu’ils reviennent au gouvernement ; et à l’intérieur du SPD certains,quoique pour l'instant minoritaire, ne sont pas convaincus du retour dans l’opposition.

Toujours est-il que la perspective d'un gouvernement minoritaire n'est pas exclue selon l’article 63 alinéa 4 de la Loi fondamentale même si politiquement elle est risquée dans la mesure où un gouvernement minoritaire est par définition un gouvernement instable. Or, l’exigence de « stabilité » est particulièrement importante dans la culture politique allemande.

Sur le plan économique , l’impossibilité de trouver un consensus n’aura pas un impact terrible, juge pour sa part Der Spiegel. Certes une instabilité politique n’a jamais été bénéfique pour les finances mais l’impasse actuelle ne semble pas de nature à influencer l’économie.

"Le pays a un gouvernement intérimaire qui fonctionne. Et que ce soit une grande coalition, un gouvernement minoritaire ou une nouvelle élection, aucun des scénarios possibles ne remettrait en question la stabilité fondamentale de l'Allemagne", conclut le magazine le Spiegel.


Tout le monde s’accorde néanmoins à dire que la carrière politique de la chancelière touche à sa fin. La question étant désormais de savoir qui va la remplacer à la tête du Parti chrétien-démocrate (CDU)? Aucun prétendant ne semble à la hauteur pour le moment. Lundi soir, elle a assuré être prête à représenter.

Joanne Courbet pour Day News World

A PROPOS DU NUAGE DE GAZ RADIOACTIF

DE RUTHENIUM DETECTE SUR

LA FRANCE ET L'EUROPE

Entre la fin du mois de septembre et le début du mois d’octobre 2017, plusieurs réseaux de surveillance ont détecté dans l’air un produit radioactif, le Ruthénium 106.

C’est le Sud Est de la France qui aurait été le plus touché. Le nuage radioactif a en effet été détecté par les stations de surveillance de Nice (Alpes Maritimes), d’Ajaccio (Corse du Sud) de la Seyne sur Mer (Var).

Depuis le 13 octobre, précise l’IRSN (Institut de Radioprotection et de Sureté Nucléaire) il n’a plus été détecté de Ruthénium 106 dans l’air. Dont acte !

Comme pour l’affaire de Tchernobyl, la France n’a pas fait l’objet d’une vigilance adaptée pendant cette période. Personne n’a tiré la sonnette d’alarme sur ce nuage.... qui n’a pas tenu compte des frontières, une fois de plus ! Le vilain !

Parallèlement, aucun prélèvement de sol n’a eu lieu pour approfondir le problème et connaitre l’origine de cette contamination atmosphérique. Il a simplement et une fois de plus été déclaré, qu’au regard de la quantité ( ?) de Ruthénium contenu dans le nuage qui a survolé la France, « le nuage radioactif était sans conséquence sur la santé humaine et l’environnement ».

La déclaration provient des milieux politiques et administratifs officiels, en charge de la communication ?

Rappelons tout de même, au passage, qu’il faut un an pour que le taux de radioactivité soit divisé par 2...

A   l’opposé, Bruno Charveyron, ingénieur en physique nucléaire et directeur de  la Commission de Recherche et d’Information Indépendante sur la radioactivité (CRIRAD) estime inquiétant et invraisemblable que l’on ne sache toujours rien, plus d’un mois après, sur l’origine de ce rejet.

Aucun pays ne s’étant manifesté ou n’ayant pas  déclaré l’origine de la pollution, des questions ont commencé à tourner.

La pollution pourrait elle avoir une origine uniquement atmosphérique. Cette probabilité a très vite été écartée, car aucune chute de satellite n’a été signalée.

Alors, peut-être une source terrestre ?

L’hypothèse la plus probable de l’origine de cette pollution serait à rechercher dans une installation de traitement de combustibles radioactifs ou d’une installation fabriquant du Ruthénium 106, un produit généralement destiné au milieu médical.

Le nuage viendrait selon quelques experts de l’Est de l’Europe !

Des avions de reconnaissance sont ils alors allés survoler ce secteur géographique, jusqu’à l’Oural, limite probable de l’origine de la pollution ?

Si oui !

Ces avions ont- ils repéré une source de rejet au Nord Est des sources de la Volga ?

Mais, la Russie a dénié rapidement toute responsabilité de ce genre le 10 novembre ?

Au demeurant, selon les scientifiques il est très improbable que ces rejets proviennent d’une Centrale Nucléaire, les mesures effectuées n’ayant pas révélé la présence d’autres radionucléides dans ceux ci ?

On sait cependant que le Ruthénium est utilisé pour la fabrication de catalyseurs utilisés eux mêmes pour la fabrication des bio-alcools, mais aussi de l’hydrogène... très explosive...

On sait aussi que le mot « Ruthénium » est dérivé du nom latin Ruthénia , lequel décrivait dans l’Antiquité une zone géographique couvrant la majeure partie de la Grande Russie, de l’Ukraine, du Belarus, plus une partie de la Pologne et de la Slovaquie.

Le Ruthénium est défini selon un adage slave, comme « le charme slave de la catalyse, de l’électronique et de la métallurgie », une pensée du jour récemment publiée, par provocation peut-être, désignant indirectement toute la zone Sud Ouest de la Grande Russie.

La piste Russe, malgré les dénégations des autorités russes, pourrait donc se confirmer ?

Pour conclure, on insistera à nouveau sur l’insuffisance des mesures de radioprotections qui auraient pu nous éclairer, que ce soit au plan national comme au plan européen.

Mais la gravité ponctuelle de la situation n’a pas été portée, volontairement ou pas, à la connaissance des citoyens, ne serait-ce que pour leur déconseiller de consommer des  produits susceptibles d’avoir subis une contamination, comme par exemple certains produits alimentaires en provenance de l’Europe de l’Est... à l’exemple des champignons...Et on est pourtant en pleine saison !

Clara Mitchell pour Day News World

LE PARQUET BELGE D'ACCORD

POUR L'EXTRADITION DE PUIGDEMONT

C'est hier que le parquet de Bruxelles a demandé à la justice belge de mettre en œuvre le mandat d'arrêt européen émis par l'Espagne. La défense de Carles Puigdemont se passera le 4 décembre pour avoir organisé le référendum d'indépendance de la Catalogne.

Par des portes dérobées Carles Puigdemont et les membres en exil de son gouvernement sont arrivés au palais de Justice de Bruxelles pour se présenter devant les autorités judiciaires.Le juge unique a écouté le procureur réclamer l’exécution du mandat et fixé la suite des débats au 4 décembre, un jour avant le début de la campagne électorale catalane.

Et c’est donc à ce moment-là que les avocats des cinq anciens responsables catalans plaideront. Ils maintiennent que leurs clients sont la cible d’une accusation à caractère politique et non pénale et qu’ils ne peuvent dès lors être remis à la justice espagnole.

L’audience, qui s’est déroulée à huis clos a permis au représentant du parquet d’indiquer qu’il avait posé des questions complémentaires aux autorités espagnoles. Celles-ci étaient, selon lui, rendues nécessaires par le contenu du mandat ; elles portaient notamment sur les conditions de détention en Espagne.

Lors d'une audience le parquet de Bruxelles a donc demandé au juge d'exécuter les mandats d'arrêt émis à leur encontre tout en exprimant des réserves sur la qualifications des faits.

En effet «le procureur considère, contrairement à ce qui est mentionné dans le mandat d'arrêt européen, que les faits (reprochés) ne sont pas de la corruption», a souligné l'un de leurs avocats, Me Christophe Marchand. Le procureur aurait signifié qu’il ne retiendrait pas le motif de corruption invoqué par Madrid, et que la rébellion et la sédition, également évoquées dans le mandat, pourrait être qualifiées, en droit belge, de coalition de fonctionnaires et de détournements par fonctionnaires.

«Cette décision a été prise pour garantir que toutes les parties impliquées puissent préparer et clarifier leur position concernant l'exécution des mandats d'arrêt européens», a expliqué le parquet.

A l’issue de ces premiers débats, les avocats ont déclaré qu' ils répondraient par écrit aux arguments du ministère public et plaideraient ensuite.

Une nouvelle audience est donc prévue le 4 décembre : la défense compte dénoncer un «procès politique»,et présentera ses arguments.

Les avocats de Carles Puigdemont, Antoni Comin, Meritxell Serret, Clara Ponsati et Lluis Puig comptent épuiser tous les recours possibles, jusqu'à une saisine de la Cour de cassation belge, si la demande de transfert de Madrid devait être satisfaite.

Les cinq ex-dirigeants catalans refusent en effet d'être remis à l'Espagne, qui veut les juger notamment pour «rébellion» et «sédition» pour avoir organisé le référendum illégal du 1er octobre, délit de rébellion passible de 30 ans de prison en Espagne.

C’est en Belgique que le dirigeant séparatiste Carles Puigdemont commencera à faire campagne pour les élections régionales qui se tiendront en Catalogne, le 21 décembre. Ainsi en a décidé la justice belge en reportant au 4 décembre sa décision sur le mandat d’arrêt émis par l’Espagne contre lui et quatre de ses anciens ministres pour avoir organisé, le 1er octobre, un référendum illégal d’autodétermination

Le chef du gouvernement espagnol Mariano Rajoy a rappelé qu'il se plierait à la décision de la justice belge. «Je fais confiance au pouvoir judiciaire» a-t-il ajouté.

Joanne Courbet pour Day News World

MORT DE TOTO RIINA

PARRAIN SICILIEN LE PLUS REDOUTE

Toto Riina, le "parrain des parrains" de la mafia sicilienne, est mort en prison ce vendredi., ces derniers jours étant plongé  dans un coma artificiel. L'ancien chef de Cosa Nostra avait 87 ans purgeant 26 peines de prison à vie en même temps. Au total, Toto Riina aurait commandité plus de 150 meurtres.

Né le 16 novembre 1930 à Corleone, près de Palerme (Sicile), ce fils d'un paysan pauvre a rejoint la mafia à 18 ans. Après une première peine de prison pour meurtre, il est devenu dans les années 50 un des soldats du boss Luciano Leggio - dont il prendra la place en 1974 - gravissant un à un les échelons dans l'organisation.

Cet homme , surnommé la "Belva" (le fauve) en raison de sa violence incontrôlable et de sa sauvagerie et qui commet son premier meurtre dès 19 ans., a fait régner la terreur pendant près de 20 ans en Sicile et au sein de Cosa Nostra . Il en avait pris le contrôle dans les années70. Pour asseoir le pouvoir du clan Corleone , il n'avait pas hésité à commanditer des crimes sur les vieilles "familles" palermitaines qui , elles, soudoyaient la police sicilienne pour leur trafic de drogue, d' enlèvements et de racket. C'est en 1982 qu'il finit par devenir chef de la "Coupole", l'exécutif de Cosa Nostra.

Débute alors une campagne de violence contre les représentants de l'Etat.

Riina ordonne les meurtres des juges antimafia Giovanni Falcone (1992) et Paolo Borsellino (1993) qui ont payé de leur vie le fait d'avoir traduit en justice plus de 300 membres de la mafia.

Le parrain de la mafia commandite aussi les attentats meurtriers de 1993 à Rome, Milan et Florence (10 morts au total).

Grâce à des témoignages de repentis, dont son chauffeur personnel, effrayés par le numéro un de la mafia,Toto Riina a été arrêté le 15 janvier 1993. A cette époque, lui et sa famille se déplaçaient d'une ville sicilienne à l'autre, sous un faux nom. Lors de son interpellation, ils se trouvaient à Palerme, la plus grande ville de Sicile.

L'autorité de l'Etat italien vacille sous les coups de la mafia, mais il finit par se doter de tout un arsenal législatif avec une direction anti-mafia spécialisée dans la lutte contre le crime organisée.

Cosa Nostra bien sûr, mais aussi 'Ndranghetta en Calabre, Camorra en Campanie ou Sacra Corona Unita dans les Pouilles.

Mais la mafia est toujours présente, même si elle se fait moins remarquée.

Riina, sur le tard, avait demandé en juillet sa libération en raison de sa grave maladie. Une demande rejetée par le tribunal, qui avait jugé que les soins qu'il recevait derrière les barreaux étaient aussi bons que ceux auxquels il pouvait prétendre hors de la prison. Les médecins ont dit à l'époque que l'ancien chef de clan était "lucide". Placé sur écoute, il avait été enregistré cette année disant: "Je ne regrette rien. Ils ne me briseront jamais, même s'ils me donnent 3.000 ans" de prison.

Les proches de Toto Riina, soumis à un régime d'incarcération très strict, notamment assorti d'une interdiction des visites, ont été autorisés par le ministre italien de la Santé, Andrea Orlando à aller le voir dans l'aile réservée aux détenus d'un hôpital de Parme (Nord).

Carl Delsey pour Day News World

MYSTERIEUX NUAGE RADIOACTIF TRAVERSANT

L'EUROPE EN OCTOBRE

L'on ignore ce qui s'est passé, à la fin du mois de septembre, dans les régions sud de l’Oural .

Toujours est-il que selon l'institut français de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN), un nuage radioactif aurait bel et bien traversé l'Europe jusqu'à la mi-octobre. Il semblerait qu' un accident nucléaire ait eu lieu, dont la nature reste à ce jour mystérieuse.

Le point d'origine serait pourtant proche du fleuve Volga et des montagnes de l'Oural (soit entre la Russie et le Kazakhstan)."La zone de rejet la plus plausible se situe entre la Volga et l'Oural, sans qu'il ne soit possible, avec les données disponibles, de préciser la localisation exacte du point de rejet", estime dans une note l'Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN) français au terme de son enquête.

Mais la Russie tout comme le Kazakhstan nient toute implication.

L'institut a  précisé le 3 octobre au travers d'un rapport que les niveaux de ruthénium 106 (isotope d’un métal de la famille des platines, un produit de fission de l’industrie nucléaire qu'on retrouve aussi dans le domaine médical) détectés en Europe n'étaient pas nocives, ni pour la santé humaine, ni pour l’environnement.

Ce que l'on peut établir avec certitude c'est que la contamination au ruthénium 106 ne provient pas d'un rejet de réacteur nucléaire.

Reste un accident dans une installation du cycle du combustible nucléaire, telle qu’une usine de retraitement de combustibles usés, ou dans une unité de fabrication de sources radioactives, le ruthénium étant notamment utilisé dans le domaine médical, pour des traitements par curiethérapie. Le ruthénium-106 est en effet un produit de fission issu de l'industrie nucléaire, par ailleurs utilisé pour des traitements médicaux.

L'Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) a été saisie demandant à l’ensemble des pays membres la communication de leurs résultats. La valeur la plus élevée 0,15 becquerel par mètre cube d’air a été enregistrée le 30 septembre en Roumanie, rapporte l’Autorité française de sûreté nucléaire (ASN) dans un communiqué publié le 9 novembre.

L’établissement public précise que « les niveaux de concentration dans l’air en ruthénium 106 qui ont été relevés en Europe, et a fortiori en France, sont sans conséquence, tant pour la santé humaine que pour l’environnement ».

En revanche, pour la zone de rejet "la plus plausible", la quantité de ruthénium-106 rejetée a été estimée par les simulations de l'IRSN comme très importante car comprise entre 100 et 300 térabecquerels, un térabecquerel équivalant à mille milliards de becquerels.

Un rejet massif! Des résultats confirmés par les simulations faites par les homologues étrangers. Comme le souligne l’institut :

« Les conséquences d’un accident de cette ampleur en France auraient nécessité localement de mettre en œuvre des mesures de protection des populations sur un rayon de l’ordre de quelques kilomètres autour du lieu de rejet. »

Cet accident nucléaire aurait donc généré une très forte contamination, aux conséquences potentiellement graves pour les populations riveraines.

Selon les normes européennes, un tel niveau de radioactivité entraîne aussi un dépassement des seuils maximaux de contamination des denrées alimentaires « sur des distances de l’ordre de quelques dizaines de kilomètres autour du point de rejet ».

Le gouvernement français précise cependant avoir, par précaution, réalisé des « contrôles par sondage sur les champignons importés des pays concernés, qui n’ont révélé aucune contamination à ce jour ». Dans le cas contraire, « les mesures appropriées seraient immédiatement prises et feraient alors l’objet d’une communication », assure le ministère.

Depuis le 13 octobre 2016 en tout cas, le ruthénium-106 n'est plus détecté en France.

Joanne Courbet pour Day News World

UNE VOITURE FONCE DANS LA FOULE A BLAGNAC

 

Vendredi après-midi , un conducteur a foncé sur un groupe de personnes à la sortie du campus "IGS Alternance" à Blagnac, près de Toulouse.

.Le bilan est lourd avec 3 blessés dont deux graves même si le pronostic vital n’est pas engagé pour l’heure.

Les trois victimes sont des étudiants chinois de l'IGS. Il s'agirait d'un garçon de 22 ans et de deux filles de 23 ans.

Ils ont été fauchés alors qu'ils se trouvaient sur un passage piéton pour traverser la route de Grenade et accéder à l'arrêt de bus se trouvant en face du campus.

Le conducteur a été interpellé très vite : il s’agit d’un homme né en 1989 connu des services de police pour des affaires de droit commun et pour des affaires de stupéfiants.

Selon les premiers éléments de l’enquête, il prétend avoir "reçu des ordres" pour commettre son acte.

La police judiciaire de Toulouse a été saisie.

Un important dispositif de sécurité a été mis en place à proximité du campus à partir de 17 heures. Le procureur de la république est venu rejoindre les forces de l’ordre pour constater les faits sur place.


"L'individu était connu des services de police et de la justice pour plusieurs infractions. il faisait l'objet de mesures de sursis avec mise à l'épereuve avec des obligations de soins qu'il respectait. Il n'était pas fiché S", a indiqué ce vendredi soir le procureur de Toulouse Pierre-Yves Couilleau.
Paul Emison pour Day News World

LA QUESTION IRLANDAISE BLOQUE LES NEGOCIATIONS SUR LE BREXIT

 

C'est à 23 heures précises heures GMT, le 29 mars 2019, que le Royaume-Uni quittera officiellement l'Union européenne, à laquelle il avait adhéré en 1973 .

Une précision qui fera l'objet d'un amendement au projet de loi de retrait de l'UE, en cours d'élaboration au parlement.

"Notre amendement indique clairement que le Royaume-Uni quittera l'Union européenne à 23 heures, le 29 mars 2019",

a déclaré dans un communiqué le ministre en charge du Brexit, David Davis.

Theresa May a mis en garde vendredi les parlementaires favorables au maintien du Royaume-Uni dans l'Union européenne :

elle ne "tolérera pas" aucune tentative de ralentissement ou d'arrêt du Brexit. « Nous quitterons l'Union européenne ».

« Nous ne tolérerons aucune tentative d'utiliser la voie des amendements au projet de loi pour essayer de bloquer la volonté démocratique du peuple britannique, en essayant de ralentir ou d'arrêter notre départ de l'Union européenne », écrit la Première ministre dans le Daily Telegraph.

Mais multiples sont les raisons expliquant l’impasse des négociations sur le Brexit dont le sixième round devait s’achever vendredi 10 novembre à Bruxelles. Non seulement les désaccords sur la facture de sortie, sur le statut des expatriés, sur les futures relations commerciales ne sont pas résolus mais vient s'ajouter l'épineuse question des deux Irlande.

L’incompatibilité des positions concernant les deux Irlande s’est précisée, vendredi 10 novembre. Le quotidien The Telegraph révèle en effet un document de la Commission européenne où la République d’Irlande demande que l’Irlande du Nord, demeure dans l’Union douanière alors qu'elle appartient au Royaume-Uni et devrait en conséquence en sortir. Intitulé « Dialogue sur Irlande-Irlande du Nord », le rapport stipule que, pour préserver l’accord de paix de 1998 mettant fin à trente années de guerre civile et faisant disparaître toute frontière physique entre les deux Irlande, l’accord sur le Brexit doit respecter « l’intégrité du marché interne et de l’union douanière » à laquelle la République d’Irlande appartient.

Pour l’UE et notamment l’Irlande, il s’agit avant tout d’éviter le retour d’une frontière entre la République, dans le sud de l’île, et l’Irlande du Nord . Or les unionistes protestants s'opposent au maintien de l’Irlande du Nord dans l’Union douanière dissociant alors la province du reste du Royaume-Uni . Ce qui  représenterait un casus belli. Pour Theresa May, le casse-tête est d’autant plus insoluble que depuis les dernières élections, elle ne dispose d’une majorité à Westminster qu’avec l’apport des voix des dix députés du Parti démocratique unioniste (DUP) nord-irlandais . Et le rétablissement d' une frontière entre les deux Irlande risquerait de fragiliser les accords de paix signés fin des années 1990...

La question irlandaise, fondamentale, peut non seulement bloquer les négociations, mais aussi faire tomber le gouvernement de Theresa May.

Joanne Courbet pour Day News World

NICOLAS HULOT OU LE RENONCEMENT

AUX ENGAGEMENTS ECOLOGIQUES .

"Il n'avale plus des couleuvres, il avale des boas constrictors." a déploré le député européen Europe Ecologie-Les Verts Yannick Jadot.

La France ne pourra pas tenir l'objectif de ramener la part du nucléaire dans la production d'électricité à 50% en 2025. Les écologistes dénoncent un "recul" de Nicolas Hulot et ce renoncement aux impératifs écologiques n'est pas le premier d'une longue liste.

Le ministre de la Transition écologique, quant à lui, justifie ce mercredi la décision du gouvernement de renoncer à l'objectif de réduire à 50% de la part du nucléaire d'ici à 2025.

"C'est important de fixer des objectifs ambitieux, mais ce qui est plus important, c'est de regarder la faisabilité, et de ne pas poser des totems. (...)

Je pense que beaucoup savaient que cet objectif n'était pas atteignable."

Mardi, le ministre de la Transition écologique, Nicolas Hulot a présenté "une communication sur la trajectoire d'évolution de l'énergie électrique" comme on dit dans le lexique codifié du Conseil des ministres. "

Le gouvernement prend acte des études menées par RTE qui montrent que l'échéance de 2025 [portant à 50% la part du nucléaire] soulève d'importantes difficultés de mise en œuvre au regard de nos engagements en matière climatique", stipule le compte-rendu. « Je préfère le réalisme et la sincérité à la mystification », a asséné M. Hulot , toute honte bue. Dont acte.

Le constat n’en est pas moins des plus affligeants !!!

Pourquoi adopter une loi il y a 2 ans pour mettre en œuvre un engagement pris par François Hollande en 2012 ???

Et finir par concéder que la réalisation était pour beaucoup d'experts irréalisable ???

L'on ne peut que s’interroger sur la vigueur des actions menées par les pouvoirs publics, ces dernières années, pour la diversification de la production électrique française.

Le président de la République a demandé au gouvernement d’établir « une nouvelle trajectoire ambitieuse d’évolution de notre “mix” énergétique qui permette d’atteindre le plus rapidement possible les objectifs fixés » par la loi.

Le fils spirituel de Hollande va-t-il aller jusqu'au bout de ses ambitions affichées ?

D'ici 2030 . Il est fort à parier que d'ici là ,il aura le même destin que son prédécesseur.

Un mandat renouvelé appairait fortement compromis à l'heure où six mois à peine après son élection sa popularité est en chute libre et qu'il passe son temps à recadrer ses ministres .

Enterré donc l'objectif inscrit dans la loi comme la bataille du glyphosate, le Ceta.

"Avec d'un côté l'ASN et de l'autre l'opérateur [EDF], le système actuel marche tout seul, il n'a pas besoin que le politique s'immisce pour fixer une date.

La France a intérêt à baisser sa part du nucléaire dans son mix énergétique, mais il faut à la fois amortir les investissements sur le parc existant et laisser le temps aux technologies futures d'émerger", précise François Lévêque, professeur à Mines ParisTech et auteur du livre Nucléaire On/Off : Analyse économique d'un pari (ed Dunot, 2016)

A Christian Jacob, patron des députés de commenter ce énième revirement : "J'espère que le chapeau de Monsieur Hulot a bon goût, parce qu'il va le manger plusieurs fois", a-t-il lâché.

Britney Delsey pour Day News World

VASTE COUP DE FILET ANTITERRORISTE

EN FRANCE ET EN SUISSE SIMULTANEMENT

 

Une importante opération antiterroriste s'est déroulée  mardi 7 novembre simultanément dans les deux pays la France et la Suisse dans le cadre d'une étroite coopération, et a permis d'interpeller ce matin neuf personnes, âgés de 18 à 65 ans, dans les Alpes-Maritimes et en région parisienne et une personne en Suisse afin de déjouer un attentat potentiel.

Ces individus participaient à un groupe de discussion de la messagerie cryptée Telegram, fréquemment utilisée par les djihadistes, dans lequel ils tenaient des propos inquiétants, selon des sources policières .

Ils étaient pour la plus plupart connus des services de renseignement. Parmi les personnes interpellées apparaissent deux frères déjà bien connus des services pour leur radicalisation.

Une information judiciaire a été ouverte le 19 juillet 2017 visant des faits susceptibles d'être qualifiés

« d'association de malfaiteurs en vue d’une entreprise terroriste criminelle et provocation directe à la commission d'un acte de terrorisme par un moyen de communication au public en ligne. »

Les investigations ont été confiées à la Sous direction antiterroriste SDAT et à la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI).

En ce qui concerne l'individu arrêté en Suisse, elles ont par ailleurs mis en évidence que ce dernier avait dans ce cadre des contacts avec des individus demeurant en France avec qui il évoquait notamment des projets d'actions violentes aux contours mal définis à ce stade, selon nos sources.

Cet homme arrêté en Suisse était également en lien sur les réseaux sociaux avec un adolescent de 13 ans, soupçonné de préparer une attaque jihadiste au couteau.

Ce jeune Français, arrêté en région parisienne la nuit précédant la fête de la musique le 21 juin, avait été mis en examen par un juge antiterroriste et écroué.

Sur les réseaux sociaux, il avait proclamé son allégeance" au groupe Etat Islamique (EI).

Les perquisitions et les auditions, qui ne font que commencer,et permettront de préciser les contours des projets d'attentats qu'ils s'apprêtaient à commettre.

Paul Emison pour Day News World

SUITE DU FEUILLETON CATALAN

Voilà que le feuilleton catalan commence à prendre une dimension européenne depuis quelques jours avec l'exil de Carles Puigdemont et de quatre de ses ministres en Belgique. Le tribunal a déjà incarcéré jeudi huit autres membres de l'ancien exécutif indépendantiste.

Le président déchu de l’exécutif catalan, quant à lui, se revendique toujours comme le président du gouvernement catalan "légitime" en exil à Bruxelles alors qu'il est sous le coup d’un mandat d’arrêt européen pour « rébellion, sédition, malversation, abus de fonction et désobéissance» .

Il est même « disposé à être candidat » aux élections régionales du 21 décembre et à faire campagne depuis l’étranger, a-t-il expliqué, vendredi 3 novembre au soir, sur la chaîne belge RTBF.

« Je ne vais pas fuir la justice, je vais me rendre à la justice, mais la vraie justice », a expliqué le président déchu de la Généralité. Comprenez à la « justice belge » avec laquelle il est « prêt à collaborer », la justice espagnole étant « évidemment politisée »selon ses propres termes

Si pour certains il est taxé de lâcheté par sa fuite en Belgique, d'autres estiment qu'il continue à défendre ses idées

Il a assuré avoir choisi "la stratégie de la non-confrontation" pour "éviter la violence" puisque Madrid prenait le contrôle du territoire.

L’ancien homme fort de Barcelone considère que cette stratégie de repli à Bruxelles permet de maintenir le «gouvernement légitime catalan » qui a son propre site internet en « sécurité »

Il utilise aussi "le haut-parleur que cela suppose d'être dans la capitale de l'Europe" pour contester les incarcérations de ses anciens ministres resté en Catalogne lesquelles suscitent par ailleurs des réactions d'indignation, même au-delà de son camp.

Enfin il chercherait à ce que l’Union européenne serve de médiateur dans le conflit entre la Catalogne et l’Espagne pour pousser cette dernière à l’organisation d’un vrai référendum sur l’autodétermination.

Après le lancement du mandat d'arrêt européen la Belgique va devoir prendre position dans cette crise. Une manière d'internationaliser le conflit ?

Joanne Courbet pour Day News World

CARLES PUIGDEMONT

REFUSE DE SE RENDRE

DEVANT LA JUSTICE ESPAGNOLE

Lex-président catalan et treize membres de son ancien gouvernement doivent comparaître jeudi et vendredi en vue de leur inculpation par la justice espagnole. Hier en effet, une juge de l'Audience nationale a convoqué Carles Puigdemont et 13 ex-conseillers les 2 et 3 novembre pour «rébellion et sédition» en vue de leur inculpation, et demandé une caution de six millions d'euros.

Mais le président indépendantiste catalan Carles Puigdemont dont la destitution par Madrid remonte à vendredi 27 octobre par Madrid, ne se présentera pas jeudi 2 novembre devant la justice espagnole qui pourrait le poursuivre pour rébellion et sédition, chefs passibles respectivement d’un maximum de trente et quinze ans de prison.

« Dans la mesure de ce qu’il m’a dit, cela n’aura pas lieu » « le risque » étant «  grand qu’il soit arrêté » ,selon son avocat belge, Paul Bekaert.

Installé à Bruxelles avec une partie de son gouvernement destitué, M. Puigdemont a affirmé, lors d’une conférence de presse, mardi, sa détermination de rester en Belgique avec quelques-uns de ses « ministres » pour « expliquer au monde les défaillances démocratiques de l’Etat espagnol ».

Il annonce -au grand soulagement du premier ministre belge- qu'il n'est pas venu en Belgique demander l'asile politique, mais par «liberté et sécurité», avec la volonté de mettre le «problème catalan en lumière au cœur de l'Europe».

«Je demande à l'Europe de réagir. Parce que ce qui est en cause, ce sont les valeurs sur lesquelles elle est fondée : la démocratie, la liberté, la non-violence, l'accueil», plaide M. Puigdemont.

«Nous condamner à trente ans de prison, ce serait en finir avec l'idée d'Europe, et nous le payerions tous», ajoute-t-il.

Le leader catalan a martelé qu'il restait le président «légitime» de la Généralité (exécutif) de Catalogne «Nous respecterons les résultats des élections du 21 décembre, comme cela a toujours été le cas» «Je voudrais poser une question au gouvernement espagnol : en fera-t-il de même ? (…) Je réclame un engagement clair de l'État là-dessus.» a-t-il ajouté.

Pourquoi a-t-il quitté précipitamment la Catalogne?

Il ne désirerait pas «exposer les citoyens à une nouvelle vague de violences» se justifie-t-il . Madrid aurait réagi par la force s'il était resté. «Nous avons été obligés d'adapter notre plan de travail pour éviter la violence» «si cette attitude a pour prix de ralentir le déploiement de la République, alors il faut considérer que c'est un prix à payer raisonnable dans l'Europe du XXIe siècle», explique-t-il.

Pas sûr que les indépendantistes catalans, qui avait mis tout leur espoir en lui, goûtent tellement à ce type d'argument ! N'auraient-ils pas préféré qu'il restât à Barcelone en signe de résistance ? « Tragi-comédie », " remake de la fuite de Varennes" ...Les commentaires sont légion.

De toute évidence l'avenir de Carles Puigdemont ainsi que celui des «ministres» l'ayant accompagné à Bruxelles est tout tracé. S'ils ne se présentent pas à la convocation de la justice espagnole, l'Espagne devrait délivrer un mandat international d'arrêt contre eux .

Joanne Courbet pour Day News World

FIN DE L'ETAT D'URGENCE

POUR UNE ENTREE EN VIGUEUR

DE LA LOI ANTITERRORISTE CONTESTABLE

La menace terroriste a changé de visage. Fini les attentats pilotés depuis la zone irako-syrienne, la France doit faire face à une menace endogène, venant d'individus déjà présents sur le territoire. Gérard Collomb a assuré que pas moins de 32 attentats avaient été déjoués depuis l'instauration de l'état d'urgence.

Emmanuel Macron lundi a une nouvelle fois mis en scène l'entrée en vigueur d'une loi importante de son quinquennat en signant, devant les caméras, le nouveau texte de lutte contre le terrorisme qui remplace l'état d'urgence.

Si le texte contient des mesures ayant des conséquences importantes en termes de liberté publique et de surveillance, les Français ne verront pas toujours la différence entre les deux régimes. Pas étonnant puisque certaines dispositions spéciales permises par l’état d’urgence, ce régime d’exception adopté le soir des attentats du 13 novembre, resteront pourtant en vigueur . Elles ont été transposées dans le droit commun par la loi antiterroriste votée à l’Assemblée nationale le 3 octobre.

Lundi, lors de la promulgation, Emmanuel Macron a déclaré que la loi "permettra de renforcer nos moyens dans la lutte contre le terrorisme, en particulier dans les lieux qui auront vocation à rassembler du public"

A ses côtés, le ministre de l'Intérieur, Gérard Collomb, et le secrétaire d'Etat en charge des Relations avec le Parlement, Christophe Castaner. Mais une grande absence qui fait réagir, celle de la ministre de la Justice, alors que le texte était déjà taxé "d'ostracisation de l'autorité judiciaire". Liberticide pour la gauche, laxiste pour la droite, la loi entrera en vigueur dès le mercredi 1er novembre, prenant ainsi le relais de l'état d'urgence.

Aujourd'hui c'est le président de la République qui défend son texte. Emmanuel Macron est ce mardi à la Cour européenne des droits de l'Homme (CEDH) à Strasbourg.

Lors du vote de la nouvelle loi antiterroriste, l'institution judiciaire a obtenu que ce soit un juge des libertés et de la détention (JLD) qui intervienne dans le processus de perquisitions administratives. Désormais intitulées "visites domiciliaires", leur déclenchement reviendra à l'autorité judiciaire, pour fouiller un logement et saisir des documents, objets ou données qui s'y trouvent, s'il existe "des raisons sérieuses de penser qu'il est fréquenté par une personne qui représente une menace terroriste".

Avec ce nouveau texte de loi, les préfets auront la possibilité de déterminer des "périmètres de protection" aux abords d'événements autour desquels des fouilles et des palpations pourront être entreprises ainsi qu'un accès contrôlé.Des fouilles qui pourront être effectuées par des agents de sécurité privés, mais sous le contrôle de policiers ou de gendarmes. Les autorités auront ainsi le droit de recaler de l'événement tout participant qui refuse de se plier au contrôle. Mardi matin, le ministre de l'Intérieur a précisé que de nouveaux périmètres seront ouverts, citant notamment la prochaine édition de la Fête des lumières, à Lyon, et du marché de Noël de Strasbourg.

Concernant la fermeture des lieux de culte, ces dernières étaient jusqu'alors soumises à l'existence de documents écrits ou de propos incitant à l'apologie du terrorisme. Désormais, le gouvernement a choisi d'autoriser ces fermetures à la seule condition que les "idées ou théories qui sont diffusées ou les activités qui se déroulent" provoquent à la violence. Ces fermetures ne pourront excéder six mois.

La levée de l'état d'urgence n'entraînera pas la disparition des patrouilles des forces de sécurité sur le territoire. Les dispositifs de l'opération Sentinelle après la sortie de l'état d'urgence, avec 7.000 militaires déployés sur le terrain, et 3.000 fonctionnaires en plus en cas d'urgence absolue reste maintenu mais avec une réorganisation pour permettre une plus grande "souplesse" dans la durée. Une partie des 7.000 hommes se concentrera sur la sécurisation permanente des lieux les plus sensibles, tandis que l'autre pourra être mobilisée ponctuellement lors d'événements réunissant un public.

La nouvelle loi prévoit, à partir de novembre, que le ministre de l'Intérieur puisse, après en avoir informé le procureur de la République, assigner l'individu non plus à son domicile, mais dans un périmètre déterminé "qui ne peut être inférieur à la commune" et qui puisse lui laisser la possibilité de "poursuivre sa vie familiale et professionnelle"avec un pointage une fois par jour aux services de police. Une assignation limitée à trois mois mais renouvelable sur décision motivée.

Parmi les mesures "phare" du projet de loi antiterroriste figure le renforcement des contrôles d’identité.Ces derniers pourront ainsi être effectués aux abords des gares internationales et dans un rayon de 20 kilomètres autour des aéroports et des ports. Les lieux concernés seront listés en fonction de leur fréquentation et de leur vulnérabilité et désignés par arrêtés.

D’autres mesures de sécurité ont été intégrées au droit commun par la loi antiterroriste sans être issue de l’état d’urgence. Parmi celles-ci se trouve notamment la création du Passenger Name Record le fameux PNR, qui permet aux autorités d’accéder aux noms de tous les passagers de vols commerciaux en Europe.

Signée lundi par Emmanuel Macron, la loi antiterroriste entre donc en vigueur le 1er novembre pour prendre le relais de l'état d'urgence

Paul Emison pour Day News World

REFORME DU PREMIER CYCLE

DE L'UNIVERSITE FRANCAISE

«Ce ne sera pas la réforme de la sélection », promet Jimmy Losfeld, le président de la Fage, la première organisation étudiante. Le Premier ministre, Edouard Philippe, présente, ce lundi, le plan du gouvernement pour réformer le premier cycle universitaire, avec la ministre de l'Enseignement supérieur, Frédérique Vidal, et son homologue à l'Education, Jean-Michel Blanquer.

Le Premier ministre Édouard Philippe et la ministre de l'Enseignement supérieur Frédérique Vidal ont donc céder aux organisations étudiantes totalement opposées à cette mesure

Cette réforme remplacera la plate-forme Admission post-bac (APB), permettant de mettre fin à l'odieux tirage au sort auquel étaient soumis certains étudiants dans les filières les plus engorgées...Les étudiants pourront choisir la filière qu’ils souhaitent, sous certaines conditions.

Un travail poussé sur l’orientation est donc envisagé par la réforme pour d'éviter aux bacheliers d'intégrer des filières qui ne leur correspondent pas ou dans lesquelles ils n’ont pas le niveau.

L’objectif est de mieux accompagner les lycéens. C’est pourquoi il y aura désormais deux professeurs principaux qui les aideront dans la préparation des «fiches avenir», qui seront envoyées aux établissements d’enseignement supérieur. Ces fiches avenir seront envoyés aux universités et écoles et leur permettront d’émettre un avis.

l y aura désormais davantage d’informations sur les “attendus” dans chaque filière, c’est-à-dire “les connaissances et les aptitudes nécessaires à un lycéen lorsqu’il entre dans l’enseignement supérieur”. Des prérequis (rebaptisés “attendus”, un terme que l’on associe moins au mot “sélection”) qui seront pris en compte pour retenir les candidatures ou proposer un parcours de mise à niveau.

Certaines formations – y compris universitaires – pourront demander, outre les bulletins scolaires de première et terminale et les notes anticipées du baccalauréat, “une lettre de motivation, la présentation d’un projet personnel ou associatif, la mise en valeur d’un projet professionnel ou encore de suivre certains MOOC”. Il y aura ainsi un "MOOC national de connaissances des métiers de la santé".

Toutes les formations demandées examineront les dossiers, dont la fiche “Avenir” sur laquelle le chef d’établissement, après consultation du conseil de classe, aura émis un avis sur chacun de vos vœux.

Comme l’a rappelé Jean-Michel Blanquer, ministre de l’Education nationale, les choix doivent correspondre “aux goûts et à aux talents” mais aussi aux “attentes de chaque filière”, tout en tenant compte “des taux de réussite par filière de bac et des “perspectives d’insertion professionnelle”.

Et pour lutter contre l’important taux d’échec en première année, l’université se verra dans la capacité d' imposer une remise à niveau, pouvant aller jusqu'à un an, obligatoire et personnalisée aux étudiants.

Pour ce faire l'université pourra se référer aux bulletins scolaires et à l’avis du conseil de classe de terminale. Une mesure qui pourrait s'avérer des plus utiles !

Boby Dean pour Day News World

AVENIR INCERTAIN

POUR LA CATALOGNE

CONTROLEE PAR MADRID

Après la mise sous tutelle de la Catalogne par Madrid que va-t-il se passer ?

Vendredi les indépendantistes défilaient dans les rue de Barcelone pour l'avènement d"'une République ", aujourd'hui c'est au tour des unionistes de se mobiliser dans la capitale catalane :

300.000 personnes, selon les sources policières, se sont réunies en ce début d’après-midi dans le centre de la ville pour défendre l’unité de l’Espagne, aux cris de "Puigdemont en prison". La Société civile catalane, qui organise cette manifestation, sous le slogan la" Catalogne c’est nous tous", a de son côté estimé la participation à 1,1 million de personnes.

La manifestation symbolise une région plus que jamais divisée, deux jours après sa déclaration d’indépendance marquant une rupture sans précédent en 40 ans de démocratie.

En attendant les élections anticipées, prévues le 21 décembre, la région va être dirigée depuis la capitale espagnole. La suspension de l'autonomie ne devrait dès lors durer que huit semaines.

Mariano Rajoy entend en effet ménager les Catalans et instaurer une mise sous tutelle en douceur.

Aussi n'a-il pas proposé la nomination d'un président de substitution. Selon le journal officiel, c'est la vice-présidente du gouvernement espagnol Soraya Saenz de Santamaria qui prend les décisions habituellement déléguées au président catalan.

Ce qui signifie que Madrid dirigera la région sans instaurer un nouveau gouvernement provisoire.

Les ministres espagnols seront habilités à exercer les fonctions de leurs homologues catalans respectifs, jusqu'à la constitution d'un nouveau gouvernement régional après les élections du 21 décembre. Le conseil exécutif catalan sera provisoirement remplacé par le conseil des ministres espagnol.

Dans son discours hier, Carles Puigdemont a certes indiqué qu'il ne reconnaissait pas la légitimité de sa destitution tout en  appelant à une « opposition démocratique » face à la mise sous tutelle de Madrid.

Mais comment organiser une résistance pacifique en Catalogne puisque la suspension de l'autonomie se fera sans heurt, avec juste une prise de décisions transférée à Madrid ? Le chef du gouvernement espagnol espère ainsi stopper la vague indépendantiste. Pour lui, ces mesures servent à empêcher les dirigeants séparatistes de poursuivre "leur escalade de désobéissance".

Il est vrai que les fonctionnaires pourraient faire le choix de la désobéissance aux ordres du gouvernement espagnol mais ils sont aussi divisés que la société catalane elle-même .

Les partis catalans vont devoir très rapidement se positionner.

Les partis indépendantistes craignant de perdre leur majorité parlementaire en Catalogne vont devoir se préparer pour la campagne. Apparaîtront très vite des divisions entre ceux qui voudront se présenter aux élections et ceux qui ne reconnaîtront pas la légitimité de l'Espagne et voudront boycotter le scrutin.

"Nous sommes face à un choc entre deux légalités", selon l'avocat Carles Puigdemont, .

En vertu de la loi dite "de transition" adoptée par le parlement catalan et suspendue ensuite par la Cour constitutionnelle espagnole, "il y a une nouvelle république et le président de la Généralité (exécutif catalan) est le président de la République. Mais en vertu de l'autre loi (espagnole) il n'y a pas de nouvel Etat et le président de la Généralité a été destitué", ajoute-t-il.

Deux légalités coexistent en Catalogne: celle de l'Espagne et celle de la "République catalane" proclamée par le parlement, affirme l'avocat de Carles le président catalan destitué par Madrid . Aux citoyens eux-mêmes d'en décider.

Le jour où il faudra payer des impôts,les citoyens devront choisir : ils le feront soit à l'Espagne, soit à la Catalogne. Qui écouteront les fonctionnaires qui recevront des instructions du préfet, armé de l'article 155 (qui permet la mise sous tutelle) de la Constitution, ou du gouvernement de la Généralité ?.

Toujours est-il que la situation économique de la Catalogne se détériore.

Après cinq semaines de crise et la fuite de plus de 1 500 entreprises, la situation catalane continue d'inquiéter les décideurs économique. Peu après la déclaration d'indépendance, le groupe d'assurances Allianz a indiqué qu'il quittait la Catalogne pour trouver "un cadre juridique stable qui continue de permettre à l'entreprise de respecter ses engagements".

Les centres commerciaux auraient vu leur chiffre d'affaires baisser de 20% et les hôtels affirment que les réservations ont chuté de 30%. Le secteur économique, qui s'est toujours montré très inquiet, est atterré par la décision du parlement catalan.

Joanne Courbet pour Day News World

LE PERE NOEL MACRON REAFFIRME

LES ENGAGEMENTS DE L'ETAT

EN GUYANE

La visite du président Macron a lieu six mois après un important mouvement social, qui a paralysé ce département et région d’outre-mer, vaste territoire de 83,000 km2 qui subit notamment une immigration clandestine massive, une insécurité croissante, des défaillances dans les services de santé et le système scolaire et un taux de chômage très élevé (23 %).

Emmanuel Macron a cherché vendredi à rassurer les Guyanais dans un climat tendu en affirmant que l’État respecterait son engagement d’investir plus d’un milliard d’euros en Guyane comme l'avait promis son prédécesseur, alors qu'il affirmait un jour auparavant qu'il n'était pas « le Père Noël ».

« La parole de l’État sera tenue », a affirmé le président devant la presse au deuxième jour de sa visite dans ce territoire grand comme le Portugal qui accumule difficultés et retards.

Il a précisé que l'« intégralité des deux premiers volets » des accords conclus le 21 avril, sous le quinquennat de François Hollande, pour mettre fin au vaste mouvement social du printemps « seront appliqués ». soit 1,08 milliard d’euros et des accords sectoriels sans compter une « demande complémentaire » de 2,1 milliards formulée par le collectif Pou Lagwiyann dékolé à étudier. Pour le volet un sur les 30 mesures sont engagées, 23 sont déjà mises en œuvre.

« La Guyane subit des violences inacceptables », a par ailleurs reconnu M. Macron, en annonçant que l’augmentation prévue des moyens pour assurer la sécurité serait « accélérée », avec l’arrivée de 90 gendarmes « dès 2018 » et « vingt-deux nouveaux [policiers et adjoints de sécurité supplémentaires] seraient affectés d’ici à février 2018 », en plus des « 84 » déjà affectés « entre mai 2016 et septembre 2017 » pour faire face à l'insécurité qui règne dans certains endroits de la Guyane...

Pour dissuader l’immigration, le gouvernement va aussi réduire à deux mois le versement de l’allocation versée aux demandeurs d’asile et conditionner à 15 ans de résidence sur le territoire l’accès au RSA, qui sera désormais géré par l’État.

« La Guyane est aujourd’hui trop attractive pour les demandeurs d’asile qui ne sont pas en besoin manifeste de protection et qui vivent déjà dans des pays où s’appliquent des règles effectives de protection internationale », a-t-il indiqué évoquant notamment le cas des Haïtiens, dont la demande d’asile a explosé ces derniers mois,de clandestins, souvent jeunes, venus du Surinam, du Brésil, ou du Guyana,

Alyson Braxton pour Day News World

IMMINENTE MISE SOUS TUTELLE

DE LA CATALOGNE QUI A VOTE SON INDEPENDANCE

PAR MADRID

Mariano Rajoy devant le Sénat espagnol a rappelé que face à la crise indépendantiste secouant la Catalogne, il ne pouvait agir autrement qu'en suspendant l’autonomie de la région .

D’autant plus depuis que le président catalan, Carles Puigdemont a officiellement refusé de collaborer en organisant des élections anticipées et passe la main au Parlement catalan.

Le président indépendantiste catalan a renoncé ce jeudi à convoquer des élections dans sa région, rapprochant la Catalogne d'une mise sous tutelle, voire d'une déclaration unilatérale d'indépendance.

Le chef du gouvernement espagnol en conséquence aux sénateurs de voter l'article 155 de la constitution pour rétablir « l’ordre constitutionnel » en Catalogne, où les dirigeants indépendantistes menacent toujours de faire sécession.

Le Sénat siège ce moment pour voter l'application de l’article 155 de la Constitution. Ainsi, le gouvernement pourra remplacer l’exécutif régional et prendre le contrôle de la police et des médias publics, et à placer le parlement sous tutelle.

L'article 155 autorise Madrid à remplacer l’exécutif régional, à prendre le contrôle de la police et des médias publics, et à placer le parlement sous tutelle. Sollicités.

Mariano Rajoy demande la destitution de l’ensemble du gouvernement catalan, la Generalitat, présidé par Carles Puigdemont, 54 ans, un indépendantiste de la première heure, et 13 autres « conseillers ».

Les fonctions du gouvernement catalan seront exercées par des « organes créés à cette fin par le gouvernement national », mais « en principe par les ministères (nationaux) aussi longtemps que durera cette situation exceptionnelle », a expliqué le Télévision et radio publiqueschef du gouvernement.

L'article 155 de la Constitution, donnera à ce dernier l’autorité pour la dissolution du parlement catalan dans le but de convoquer de nouvelles élections « dans un délai de six mois après le vote du Sénat ».

Le gouvernement conservateur demande le pouvoir de nommer, démettre et remplacer dans tous les organismes et entités dépendants de la Generalitat.

Ainsi la police catalane, les 16 000 Mossos d’Esquadra, sera placée sous l’autorité directe du gouvernement au lieu d'être aux ordres de la Generalitat. Mariano Rajoy va jusqu'à demander « au cas où ce serait nécessaire », que les membres de la police autonome puissent être « remplacés par des effectifs des forces de sécurité de l’État », c’est-à-dire la police nationale et la Garde civile.

Les finances de la Generalitat ,déjà placée sous tutelle en septembre comme moyen de pression,le resteront.

Il demande à présent l’autorité d’exercer toutes les compétences financières, budgétaires et fiscales pour s’assurer que pas un euro des impôts locaux ou des sommes transférées par Madrid à la région n’est consacré à financer les efforts de sécession

« Les fonctions de la Generalitat de Catalogne en matière de télécommunications et de services numériques » seront également assurées par Madrid et passe donc par le contrôle du Centre de télécommunications et de technologies de l’information (CCTI), qui coordonne tous les systèmes informatiques du gouvernement régional.

Télévision et radios (TV3 et Catalunya Radio) passeront aussi sous le contrôle du gouvernement central., pour garantir « la transmission d’une information fiable, objective et équilibrée ».

Le gouvernement demande aussi la mise sous tutelle de l’activité du parlement catalan, où les partis indépendantistes disposent depuis 2015 d’une courte majorité de 72 sièges sur 135. C’est eux aussi qui pourraient proclamer formellement l’indépendance ce vendredi, en vertu d’une seconde loi votée dans la foulée et elle aussi annulée.

Enfin Mariano Rajoy demande à pouvoir désigner « une autorité » qui aura 30 jours pour vérifier qu’aucun texte de loi ou aucune initiative parlementaire ne va à l’encontre des mesures prises pour contrôler la Catalogne.

Les indépendantistes semblent, eux, déterminés. Ils soutiennent que les résultats du référendum d'autodétermination interdit du 1er octobre, émaillé de violences policières, constituent "un mandat" pour l'autonomie de la Catalogne...


Le Parlement catalan vote l'indépendance.

La résolution proclamant l'indépendance de la Catalogne a été adoptée avec 70 voix favorables, sur 135 députés. Majoritaires, les séparatistes étaient assurés de l'emporter. Les membres du Parti socialiste catalan, du Parti populaire et de Ciudadanos avaient quitté la séance en signe de protestation. Le vote s'est déroulé à bulletins secrets, ce qui peut compliquer d'éventuelles poursuites judiciaires contre les votants.

Joanne Courbet pour Day News World

ENTREE  FRACASSANTE

AU BUNDESTAG

DE L'EXTREME-DROITE ALLEMANDE.

C'était jour de rentrée pour les députés allemands mardi. Une rentrée inédite et historique puisqu'elle était marquée par l'arrivée d'élus de droite populiste au Bundestag, la chambre basse du parlement allemand. AfD pour Alternative für Deutschland est devenue la troisième force politique d’Allemagne en surfant sur le mécontentement des électeurs face à l’arrivée de plus d’un million de demandeurs d’asile.

Ce n'est pas moins de 92 députés du parti d’extrême-droite Alternative pour l'Allemagne (AfD) qui faisaient leurs entrées au Bundestag sous l’œil impassible de Wolgang Schauble, l'ancien ministre des Finances désigné mardi président du Bundestag, un mois exactement après les élections législatives du 24 septembre.
Six groupes parlementaires sont dorénavant représentés à la chambre des députés à Berlin, dont les populistes de l'AFD.

La CDU (droite) et le SPD (gauche) ne totalisent à eux deux que 399 sièges au Bundestag, soit 56 % du Parlement. Il faut remonter à 1949, où ils ne détenaient que 67 % des sièges (avec 277 députés sur 410), pour retrouver un aussi faible score.

Avec 92 députés, l'Alternative für Deutschland est donc la troisième force politique de l'hémicycle. C'est la première fois depuis 1945 que le parti nationaliste est représentée au Bundestag. Cette réapparition de l’extrême- droite parlementaire est vécu par beaucoup d'Allemand comme un traumatisme

.Mais Wolfgang Schäuble, 75 ans et 45 ans de vie parlementaire, le plus expérimenté des hommes politiques du pays n'a pas manqué de rappelé qu'il allait veiller sur le «cœur de la démocratie» allemande. Même s'il s'est vu dans l'obligation de partir du constat que le nouveau parlement reflétait «la diversité» de la société allemande il n'a pas manqué de marteler que cela constituait « un défi pour nos institutions démocratiques».

Alors que la droite nationaliste allemande promet une "nouvelle ère" à l'Allemagne lors de la rentrée parlementaire le président du Bundestag, Wolfgang Schäuble a très vite imposé «les règles» des session à venir. «Les décisions majoritaires doivent être respectées» a-t-il ajouté s'adressant avant tout  aux groupes minoritaires comme l'AfD. «Personne ne représente à lui seul le peuple», a insisté Wolfgang Schäuble. Alors que les députés de l'AFD ont déjà promis de mener la vie dure à la chancelière Angela Merkel, sur la politique migratoire et la monnaie commune européenne notamment

"À partir d'aujourd'hui, la saison est en tout cas ouverte, une saison dans laquelle le gouvernement fait face à une véritable opposition", insiste Beatrix von Storch, députée AFD se réclamant dans la "seule" opposition ; Beatrix von Storch, petite-fille du ministre des Finances d'Adolf Hitler, et ses amis vont faire - sans aucun doute - montre d'une idéologie révisionniste et xénophobe.

Sur ce le Président du Bundestag a fermement rétorqué que chaque parti politique représentait une partie des électeurs . La «volonté du peuple» ne s'exprime qu'à travers «les décisions du Bundestag», a-t-il assuré. Pas question que l'AfD déroge aux pratiques démocratiques allemandes, marquées par le souci du consensus et de la responsabilité. Wolfgang Schäuble a donné des recommandations sur le fonctionnement de l'institution appelant les élus à « éviter de se battre, y compris verbalement ».

Le Bundestag attend dorénavant la formation d’un nouveau gouvernement autour d’Angela Merkel. De difficiles tractations ont débuté entre les conservateurs de la chancelière, les libéraux du FDP et les Verts. Elles devraient durer jusqu’à la fin de cette année, voir se prolonger en 2018.

Joanne Courbet pour Day News World

UN ACCORD A MINIMA TROUVE SUR LE TRAVAIL DETACHE DANS L'UNION EUROPEENNE

Les ministres du Travail de l'UE ont trouvé lundi soir un accord sur la réforme de la directive du travail détaché, un dossier crucial pour la France qui a bataillé dur face aux pays d'Europe centrale et orientale, Pologne en tête. L’Elysée s'est réjoui tard dans la nuit lundi, que l’Europe ait abouti à un accord « ambitieux » sur le travail détaché.

En effet après plus de onze heure de négociations difficiles, l'Union européenne est parvenue à un accord sur les travailleurs détachés. Jusqu'au bout la France n'a rien lâché sur la durée du détachement (prestation de service temporaire dans un autre pays membre) de 12 mois mal vue par les pays de l’Est qui y voient une simple mesure protectionniste..

Emmanuel Macron avait refusé de valider un accord européen pour une durée maximale de 24 mois en juin dernier, juste après son entrée en fonction.

Le détachement des travailleurs permet à des Européens de travailler dans un autre pays de l'UE que le leur, tout en cotisant au système de sécurité sociale de leur pays d'origine

La révision de la directive va surtout permettre de consacrer le principe d’un salaire égal pour un même poste sur un même lieu de travail, alors que dans le texte de 1996, c’est le salaire minimum du pays d’accueil des détachés qui s’applique.Et depuis l'entrée des pays de l'Est dans les années 2007 la directive n'avait pas été modifiée. Or les cotisations salariales étant plus basse dans ces pays, la France insistait sur le dumping dumping social imposé dans les pays d'accueil.

Mais pour parvenir à ses fins, la France a dû faire d'importantes concessions.

Le secteur du transport routier ne se voit pas inclus dans ce nouvel accord L'Espagne et le Portugal en tête, n'ayant comme seul marché l'UE, réclamait que le transport, de par sa nature particulièrement mobile, bénéficie d’exemptions au travail détaché. Ces pays ont obtenu satisfaction et pour l'instant s’appliquera pour le transport toujours la directive de 1996. La Pologne et la Tchéquie sont également satisfaits.

« Dans l’attente du paquet mobilité [le futur texte européen sur le transport], c’est la directive de 1996 qui s’applique donc il y a zéro vide juridique », a assuré Mme Pénicaud lundi soir.

2°  Certes le travail détaché ne devra pas dépasser une période maximum de 12 mois mais une dérogation de 6 autres mois moyennant une notification motivée pourra être accordée.

3° De plus la période d’entrée en vigueur de la directive ne se fera pas avant quatre ans après son adoption définitive par l’UE. Soit pas avant 2022 , si le texte est adopté définitivement .

Sur les 28, 4 Etats ont voté contre : la Hongrie, la Pologne, la Lettonie et la Lituanie. L'Irlande et le Royaume-Uni se sont abstenus.La Roumanie, la Bulgarie, la Slovénie, la Slovaquie et la Tchéquie ont voté pour ce compromis.

Les secteurs réellement concernés par ce nouvel accord seront celui de la construction qui regroupe à lui seul 43,7% du nombre total de détachements, celui de l’industrie manufacturière (21,8%), les services liés à l’éducation, à la santé et à l’action sociale (13,5%) et les services aux entreprises (10,3%), selon des chiffres de la Commission européenne.

Pas sûr que cette réforme de la directive crée beaucoup d'emplois...

Andrew Preston pour Day News World

ECRASANTE VICTOIRE DES AUTONOMISTES EN LOMBARDIE ET VENITIE

Les riches régions italiennes de la Vénétie et de la Lombardie ont voté dimanche à une écrasante majorité en faveur d’une plus grande autonomie.

Ce scrutin consultatif était scruté de près par les pays européens après le vote d’autodétermination de la Catalogne. Ses organisateurs ont cependant répété dimanche soir à l'envi que leur démarche restait pleinement dans le cadre de l’unité italienne.

Toutefois la Vénétie, qui compte un riche tissu de PME, a une forte identité, notamment autour de Venise et fut indépendante pendant un millénaire...

Selon les chiffres quasi-définitifs, les électeurs de ces référendums légaux ont voté à 95% en faveur du oui en Lombardie, et à 98% en Vénétie. La participation était elle estimée à respectivement quelque 40 % et 57 %.

Matteo Salvini, le leader de la Ligue du Nord (extrême droite), parti au pouvoir dans les deux régions a été à la tête de cette volonté de referendum et s'est félicité de pouvoir enfin mener "une politique plus proche, plus concrète et efficace, moins de bureaucratie et de gâchis".

Le président de la Vénétie, Luca Zaia, a évoqué un "big bang" institutionnel, soulignant que la volonté d'autonomie était partagée "par une population entière" et non par un seul parti.Le "oui" avait aussi le soutien de Forza Italia de Silvio Berlusconi (centre droit), du Mouvement 5 étoiles (populiste) et de plusieurs syndicats et organisations patronales. De son côté, le Parti démocrate (centre gauche, au pouvoir) n'avait pas donné de consigne.

Reste à négocier les conditions d'une plus grande autonomie avec Rome.

Ces deux régions les plus riches d’Italie contribuent à hauteur de 30 % au PIB du pays. Elles sont aussi parmi les plus «vertueuses» en termes d’endettement, de dépenses publiques par habitant et du fonctionnement du système de santé.

Elles présentent à elles deux un solde fiscal -différence entre ce que les habitants versent en taxes et impôts et reçoivent au titre des dépenses publiques  de quelque 70 milliards d’euros.

MM. Maroni et Zaia entendent récupérer la moitié de cette énorme somme mais également réclamer des compétences renforcées en matière d’infrastructures, de santé ou d’éducation.

Joanne Courbet pour Day News World

CES VELLEITES D'AUTONOMIE

EN EUROPE

AU TOUR DE L'ITALIE

AVEC LA LOMBARDIE ET LA VENETIE

D’élections en référendum, de référendum en consultation, l’Europe n’en finit pas de voter.

Ce week-end, c’est au tour de l’Italie avec un référendum en Lombardie et en Vénétie.

Un référendum autorisé celui-là, pas comme en Catalogne.

Ce référendum s'inscrit dans le cadre de la Constitution, qui prévoit la possibilité pour le Parlement d'attribuer ces formes d'autonomie à des régions qui en font la demande.

Maroni n'a cessé de répéter que le référendum se déroulait "dans le cadre de l'unité nationale" et qu'il visait à "réformer les rapports entre le gouvernement central et les gouvernements régionaux", avec le rêve d'une "Europe des régions".

Mais cette consultation n’est pas anodine dans un pays longtemps divisé en duchés et principautés rivales, et qui n’a réalisé son unité qu’en 1861...

Ce scrutin, consultatif, est organisé à l'initiative des présidents des régions Lombardie, Roberto Maroni, et Vénétie, Luca Zaia, membres de la Ligue du Nord (extrême droite). Défendu par la Ligue du Nord, le référendum est soutenu par Forza Italia de Silvio Berlusconi (centre-droit), le Mouvement Cinq étoiles (populiste) et plusieurs syndicats et organisations patronales.

Ce référendum porte certes non pas sur l'indépendance mais sur l’autonomie des provinces italiennes, mais l’Europe commence à avoir froid dans le dos avec ces velléités de sécession qui se multiplient

Les habitants vont se prononcer pour ou contre "des formes supplémentaires et conditions particulières d'autonomie" pour leur deux régions. "Voulez-vous que votre région entreprenne les initiatives institutionnelles nécessaires pour demander à l’Etat l’attribution de formes d’autonomie particulières dans le cadre de l’article 116 de la Constitution ?"

Toujours est-il qu'un phénomène récurrent apparaît depuis quelque temps dans les régions riches de l'Europe : la volonté de ne plus payer pour les régions pauvres.

En effet la Vénétie (5 millions d'habitants) comme la Lombardie (10 millions) figurent parmi les régions les plus riches d'Italie, contribuant à elles seules à 30% du PIB.

En cas de victoire du oui, Maroni et Zaia entendent réclamer à Rome davantage de compétences dans les infrastructures, la santé ou encore l'éducation, mais aussi des pouvoirs réservés à l'Etat, en matière de sécurité et d'immigration.

Leur objectif est aussi financier puisqu'ils souhaitent récupérer environ la moitié du solde fiscal actuel (différence entre ce que les habitants versent comme taxes et impôts et reçoivent comme dépenses publiques). Celui-ci s'élève à 54 milliards d'euros pour la Lombardie et 15,5 milliards pour la Vénétie (contre huit milliards pour la Catalogne).

Souvenez-vous, c’est l’Ecosse qui a commencé pour finir par rester au sein du Royaume uni. Le scénario est toujours le même: une province riche qui en avait assez de trop payer à l’Etat central ! La Lombardie et la Vénétie, elles aussi trouvent qu’elles donnent trop d’argent à Rome, elles ne veulent plus payer pour le Mezzogiorno du Sud de l'Italie.

Le mot solidarité en Europe se perdait jusqu’ici entre pays européens, désormais ce sont les régions qui l’oublient au sein même de leur propre nation.

L’Ecosse, c’est 10 % du PIB du royaume Uni, la Catalogne 20 % de celui de l’Espagne, la Lombardie et la Vénétie, carrément un quart du PIB italien.

Le scénario du Brexit qui s’étendrait aux régions, inquiète : l’Europe se détricoterait-elle de l’intérieur, les régions, fers de lance économique de leur pays ne voulant plus payer pour les régions pauvres ?

Joanne Courbet pour Day News World

COLERE DES MOTARDS

Manifestation des motards ce samedi dans les grandes villes.

Ils protestent contre la nouvelle réglementation.

Celle-ci prévoit de restreindre dans certaines grandes villes la circulation des motos de plus de quinze ans pour lutter contre la circulation.

Nous étions à Paris quand ils sont passés dans les rues les gens les acclamaient en leur donnant raison.

C'est vrai c'est tellement beau de voir les Harley-Davidson et autres cylindrées....

C'est encore du grand n'importe quoi cette loi.

Mia Kennedy pour Day News World

DIFFICILE DIVORCE

ENTRE

L'UNION EUROPEENNE ET LE ROYAUME-UNI

 

Les 27 dirigeants de l'Union européenne ont fait un geste envers la Première ministre britannique Theresa May, vendredi :

ils vont commencer le travail "en interne" sur la deuxième phase des négociations .

Cette deuxième phase porte sur la future relation entre les deux parties, en particulier commerciale, et sur une possible phase de transition après la date officielle du Brexit, prévu le 29 mars 2019.

Mais les 27 ont constaté sans surprise qu'aucune avancée suffisante dans les négociations sur les trois premiers points essentiels n'avait été faite.

Les trois dossiers prioritaires restent des sujets de forte tension qu'il s'agisse du droit des citoyens expatriés, de la frontière avec l'Irlande ou du règlement financier, la principale pomme de discorde entre les deux camps restant le solde des comptes.

Tandis que Theresa May propose de régler une facture de 20 milliards d’euros « des clopinettes » selon Antonio Tajani, l’Union européenne en demande trois fois plus c'est-à-dire 60 milliards d’euros.

Pour les 27 cette somme correspondrait aux divers engagements financiers du Royaume-Uni en matière de satellites, d’agriculture, d’aide aux régions entre autres et ces engagements tiennent jusqu’en 2020 puisque décidés bien avant le référendum britannique de juin 2016. Sur ce point, malgré la bonne volonté affichée des deux côtés, c'est l'impasse .

Mais des progrès insuffisants "ne signifient pas qu'il n'y a pas de progrès du tout", a souligné Donald Tusk,le président du Conseil européen Donald Tusk ."Les rumeurs d'un blocage entre l'UE et le Royaume-Uni sont exagérées", a-t-il conclu à la fin du deuxième jour.

La chancelière allemande Angela Merkel est également allée dans ce sens en soulignant que"ce processus avance pas à pas"."Qu'il s'étire encore (...) ne nous empêche pas de travailler dur pour atteindre la deuxième phase", a-t-elle expliqué.

"L'idée est que les dirigeants soient prêts à décider en décembre un mandat de négociations (pour une deuxième phase de discussions, ), si des progrès suffisants sont alors constatés", a-t-elle ajouté.

Pour sa part la première ministre britannique a enjoint ses 27 homologues de trouver un accord "que nous pouvons soutenir et défendre devant nos concitoyens". Elle a ensuite été reçu en tête-à -tête vendredi avec M. Tusk pour quitter ensuite les 27 et laisser ces derniers entre eux.


M. Tusk a tracé une feuille de route pour les deux prochaines années avec un programme ambitieux de treize sommets dans la perspective d'insuffler un nouveau souffle à l'UE après le choc du Brexit.

Joanne Courbet pour Day News World

COUP DE FILET

DANS LES MILIEUX D'EXTREME- DROITE

POUR

"ASSOCIATIONS DE MALFAITEURS TERRORISTES"

Les services antiterroristes ont interpellé mardi dix personnes de l’entourage de Logan Alexandre Nisin, l’initiateur présumé d’un projet d’attentat contre des hommes politiques et des mosquées. Les enquêteurs cherchent à établir la nature des liens que le jeune homme entretient avec ces derniers.

Nisin ,un jeune homme de 21 ans, a lui-même été arrêté le 28 juin dernier à Vitrolles (Bouches-du-Rhône), et mis en examen dans le cadre d’une enquête ouverte pour « association de malfaiteurs terroriste criminelle » Ces personnes, neuf hommes (dont trois mineurs) et une femme, sont actuellement également en garde à vue pour "association de malfaiteurs terroriste". Elles "étaient en lien" avec Logan Alexandre Nisin.

Sur les dix interpellation figure une femme, sa mère.

Les gardes à vue pourraient, comme il est prévu dans le cadre d'enquête terroriste, durer 96 heures pour déboucher à priori sur d'autres mises en examen.

Qui est Logan Alexandre Nisin ?

Déjà dans le collimateur des enquêteurs depuis longtemps pour ses activités militantes, Logan Nisin, chaudronnier intérimaire était une personne surveillée et fichée S.

Il avait en effet interpellé le service du renseignement intérieur lors de la découverte d’une page Facebook administré par Nisen en personne . Cette page Facebook était à la gloire de l’extrémiste de droite norvégien Anders Behring Breivik, auteur d’une tuerie qui a fait 77 morts en Norvège en 2011. Le 28 juin dernier, quand le Raid débarque chez lui pour son arrestation, le jeune homme tente de cacher son ordinateur dont l'exploitation des données permet aux enquêteurs de reconstituer le projet de Nisin : « organiser sa propre milice pour appliquer sa loi du talion ». Un slogan y figurait : « Rebeus, blacks, dealers, migrants, racailles, djihadistes, si toi aussi tu rêves de tous les tuer, nous en avons fait le vœu, rejoins-nous ! ».

Le jeune homme avait commencé à stocker des armes chez sa mère : un fusil à pompe Baikal calibre 12, deux revolvers et un gilet pare-balles.

Les investigations avaientégalement « mis en lumière un projet d’action violente aux contours imprécis : évocation d’un lieu de culte, d’un homme politique, d’un migrant, d’un trafiquant de stupéfiants », selon une source judiciaire. Jean-Luc Mélenchon ou Christophe Castaner figuraient parmi ses cibles. De plus son dernier projet baptisé « OAS », le sigle de l’Organisation de l’armée secrète contre l’indépendance de l’Algérie selon es enquêteurs marquait sa « volonté d’organisation et d’association » en vue de parvenir à ses fins.

Le coup de filet de mardi découle donc de l'arrestation de Nisen. Les personnes interpellés, présumées proche de la mouvance d'extrême droite, vouent également un culte pour Anders Behring Breivik.

Ils sont soupçonnés d'avoir voulu projeter un attentat contre des hommes politiques. Certains d'entre eux projetaient de commettre des attentats contre le président de la République et contre des migrants.

Ces arrestations sont à mettre en parallèle avec les propos assez inquiétants tenus à l’Assemblée nationale, en mai 2016, par l’ancien patron de la DGSI. Patrick Calvar confiait aux députés redouter une « confrontation entre l’ultra droite et le monde musulman » suite aux attentats du 13-Novembre et de janvier 2015 . « Encore un ou deux attentats et elle adviendra. Il nous appartient donc d’anticiper et de bloquer tous ces groupes qui voudraient, à un moment ou à un autre, déclencher des affrontements intercommunautaires », assurait-il alors.

Faut-il pour autant craindre une recrudescence des attentats d'extrême droite ?

Pour certains spécialistes il existe certes des groupuscules identitaires, des groupes de néonazis et de néopaïens tout comme des gangs de motards mais ils font l'objet d'une surveillance accrue par des groupes spécialisés, notamment à la direction des renseignements de la préfecture de police. Certains d'entre-eux sont déjà connus de la justice, voir font l’objet d’une fiche « S ».

Ce qui est le plus à craindre serait surtout le passage à l'acte d'un « loup solitaire » cherchant à imiter Anders Behring Breivik, l’extrémiste de droite norvégien.

Paul Emison pour Day News World

DISCOURS «FONDATEUR»

DU PRESIDENT MACRON

SUR LA POLITIQUE DE SECURITE

Sur fond de menace terroriste persistante et de grogne policière, c’est un discours "fondateur" sur la politique de sécurité qu’entendait tenir ce mercredi Emmanuel Macron face aux représentants des forces de l’ordre, réunis à l’Élysée.

C’est ainsi qu’Emmanuel Macron a présenté le discours qu’il a tenu, mercredi 18 octobre après-midi, depuis l’Elysée et face aux représentants des forces de l’ordre :

directeurs départementaux de la police, commandants de groupements de gendarmerie, préfets, principaux cadres du ministère de l’intérieur et les ministres de l’intérieur, de la justice et de la défense.

Emmanuel Macron s'est exprimé une semaine tout juste après l'adoption par l'Assemblée du projet de loi antiterroriste qui doit prendre le relais de l'état d'urgence au 1er novembre.

Dans un contexte de grogne policière, le chef de l'État a annoncé ce mercredi des postes supplémentaires et des nouveaux outils pour lutter contre les violences visant les agents. Il a également lancer en grande pompe sa «police de sécurité du quotidien» devant un parterre à l'Elysée.

Le lancement de la «police de sécurité du quotidien» (PSQ), une promesse de campagne chère au candidat devenu président, se veut être «Une petite révolution!» et non pas le retour de la «police de proximité» des années 1990 , symbole de la politique sécuritaire de Lionel Jospin et supprimée en 2003 par Nicolas Sarkozy.

. «L'idée, c'est de s'adapter aux préoccupations de nos concitoyens» selon le lieu où ils vivent, «et de définir les organisations et les modes d'intervention par rapport à ces besoins».

La stratégie affichée fait sourire: «S'adapter aux réalités du terrain est l'essence même du travail policier, depuis toujours», commente un grand flic, «plutôt sceptique face à ces grandes opérations de communication».

Le chef de l'État a assuré que la sécurité devait faire figure de «priorité financière», et a annoncé le recrutement de 10.000 agents sur le quinquennat.

Face à la montée des violences contre les policiers il a déclaré qu'il souhaitait aller plus loin que le droit à l'anonymat inscrit dans la loi, «pour durcir nos outils de réponse face à ces comportements lâches et intolérables»

Face la menace terroriste élevée, il a annoncé mercredi pour décembre réunion d'un comité interministériel qui devra «arrêter un nouveau plan national» contre la radicalisation, en dressant une «liste des territoires» qui feront l'objet d'une surveillance spécifique. Mi-juillet, le ministre de l’intérieur, Gérard Collomb, avait expliqué que l’idée consistait à déployer « sur un certain nombre de territoires qui nous semblent prioritaires du point de vue de l’insécurité » un certain nombre de policiers. « L’idée n’est pas de construire des commissariats mais (…) que l’on voie dans les rues des policiers qui ne viennent pas là de manière exceptionnelle. »

"Des plans d’action seront établis par les préfets dans leur département" impliquant "de nombreux autres services de l’Etat" pour "prévenir les menaces et mettre en place des organisations pour identifier les comportements les plus à risques", en coopération "étroite avec les magistrats", a précisé. Nous avons à faire face aujourd’hui à un phénomène où de plus en plus de nos concitoyens sont tentés par des thèses radicales et la violence extrême", a-t-il ajouté. "Nous devons nous attaquer à la racine du problème (…), travailler en profondeur en particulier dans les quartiers les plus vulnérables pour lutter contre la ghettoïsation de certains quartiers".

Plusieurs villes se sont portées candidates à l’expérimentation mais seule une quinzaine de sites seront retenus, avait précisé le directeur général de la police nationale, Eric Morvan début octobre.

Emmanuel Macron a souhaité que "nous reconduisions de manière intraitable" les étrangers n’ayant "pas de titre" de séjour, tout en accueillant "de manière exigeante et conforme à nos valeurs" les réfugiés et personnes en règle.

"Nous devons revoir l’organisation, les procédures, les moyens budgétaires et humains pour reconduire les étrangers en situation irrégulière" et "ce sera l’un des objectifs du projet de loi" attendu début 2018, a-t-il dit. Ce texte prévoit, selon sa première mouture, un doublement à 90 jours de la durée de rétention pour les étrangers en situation irrégulière.

Après les discours, on attend les actes.

Boby Dean pour Day News World

SEBASTIAN KURZ OU LE RISQUE D'UNE ALLIANCE AVEC L'EXTREME-DROITE ?

Le futur chancelier autrichien, Sebastian Kurz, sera le plus jeune du monde. Figure montante de la politique en Autriche, Sebastian Kurz à 31 ans s’apprête à devenir le plus jeune dirigeant européen après la victoire du parti populaire autrichien (ÖVP, qui a obtenu 31,7 % des suffrages) aux élections législatives dimanche.

Reste à savoir avec quelle formation il va s'entendre soit les avec les sociaux-démocrates du SPÖ (26,9 % des voix) ou la formation d’extrême droite FPÖ (26 %) pour former un gouvernement et accéder à la chancellerie.

Le chef des conservateurs, arrivé en tête des élections législatives dimanche a eu un parcours politique fulgurant : dirigeant de l’organisation de jeunesse de l’ÖVP avant d’être nommé secrétaire d’Etat à l’Intégration à 24 ans,sans avoir terminé ses études de droit, ministre des affaires étrangères à 27 ans, et bientôt chancelier à seulement 31 ans.

Il a pris les rênes de l’ÖVP le 14 mai dernier seulement, alors que ce parti fondé en 1945 était en pleine crise de leadership et a lui-même provoqué les élections anticipées de dimanche.

Alors que les deux partis traditionnels, l’ÖVP et le SPÖ qui ont presque toujours gouverné ensemble depuis 1945, traversait une crise, Sebastian Kurz, en reprenant en main le parti, a empiété sur les plates-bandes du parti d’extrême droite FPÖ avec l'anti-immigration. C’est d'ailleurs au ministère des Affaires étrangères qu’il s'était fait remarquer sur la scène internationale en étant l’un des premiers ministres européens à critiquer la politique d’accueil de la chancelière allemande Angela Merkel et avait prôné la fermeture des frontières et le plafonnement du nombre de réfugiés accueillis. Déjà comme secrétaire d’Etat à l’Intégration, il a soutenu l’interdiction du financement étranger des mosquées et exigé que les imams parlent allemand, tout en ouvrant le droit à la nourriture halal dans les cantines scolaires et autorisant des jours de congé selon les fêtes religieuses autres que chrétiennes.

Arrivé en tête des élections législatives en Autriche, dimanche 15 octobre ce catholique, conservateur sur le plan sociétal et libéral sur le plan économique, va-t-il s'allier avec l’extrême droite ?

Joanne Courbet pour Day News World

GRAND ECART DE NICOLE BELLOUBET

GARDE DES SCEAUX

En aout dernier, Nicole Belloubet, Garde des Sceaux, avait ouvert une polémique qui a fait rage pendant plusieurs jours, à propos de la possession de téléphones portables par les détenus en prison.

Le téléphone « cellulaire » n’aura jamais aussi bien porté son nom à ce moment là !

Nicole Belloubet avait en effet relancé le débat sur les portables en prison, allant jusqu’à dire" qu’il convenait de donner aux détenus des moyens de communications et qu’il n’y avait rien d’absurde à envisager la distribution de portables bridés".

Bien évidemment, du coté des syndicats de gardiens de prison, la déclaration de la Ministre était très mal passée. Au regard de la faiblesse des moyens humains en prison, ceux ci ont rappelé qu’il était impossible de contrôler les communications téléphoniques dans les établissements pénitentiaires.

Même l’expérience technique récente de brouillage, au coût relativement élevé, s’était soldée par un bilan « globalement négatif », les outils utilisés s’étant très vite avérés obsolètes suite à l’apparition de la 4G  et bientôt la 5G...

Les syndicats faisaient observer  en réponse à la Ministre, qu’un téléphone portable peut être utilisé pour harceler une victime, organiser des représailles, arranger une évasion, voire .... orchestrer un certain nombre de choses. ( ??)

La Place Vendôme avait immédiatement fait une légère marche arrière dans les jours qui avaient suivi la déclaration « imprudente » de la Ministre en indiquant que celle-ci « visait des lignes téléphoniques fixes » ??

Quelques semaines plus tard et en miroir à la naïveté de la Garde des Sceaux, leurs analyses se sont avérées parfaitement fondées !

On vient en effet d’apprendre que deux islamistes, détenus à la prison de Fresne, projetaient un nouvel attentat en France.

Ils s’appellent Charles Henri et Maxime. L’un est un camerounais âgés de  28 ans, connus des Services pour être un sympathisant de Daesch, l’autre est un Français repéré comme étant un islamiste radical.

Une enquête, qui n’avait pas commencé hier, avait mis en évidence leur sympathie marquée pour le fondamentalisme islamique, imposé par des attentats terroristes.

Incarcéré pour braquage depuis 2013, Charles Henri devait en théorie être relâché ce mardi. L’autre, Maxime devait l’être la semaine prochaine !!!

Fort heureusement les agents du renseignement qui suivaient l’enquête sur ces deux individus, ont procédé, dans le cadre de celle-ci, à des perquisitions dans les cellules des deux hommes.

Ces perquisitions ont mis au jour de nombreux documents prouvant leur volonté de monter, dès leur sortie, un réseau de combattants. Pour ce faire, de leurs cellules, ils recrutaient, à l’extérieur, des djhadistes , dont certains sont actuellement présents dans la zone Irako-Syrienne.

Et avec quels moyens techniques avaient ils commencé à mettre au point leurs futurs attentats, et organiser pour ce faire le recrutement de combattants ? Et bien, tout simplement, avec des téléphones portables. !!

A la suite de cette affaire, dévoilée il y a 48 heures environ, Nicole Belloubet est revenu immédiatement sur ses propos du mois d’août, reconnaissant que les téléphones portables peuvent être des outils très utiles pour des terroristes incarcérés, ayant la volonté de porter atteinte à la sécurité des français ... et qu’il fallait en contrôler sévèrement l’existence dans les cellules des prisons.

Mais alors ? Quelle crédibilité accorder à une Ministre, en charge de fonctions régaliennes importantes, destinées à assurer la protection des Français. Face à un tel revirement, en moins de 2 mois, on a tout lieu d’être inquiet, le sujet du terrorisme étant plus que sensible...et récurrent.

Clara Mitchell pour Day News World

 

VERS UNE INDEPENDANCE TOUTE SYMBOLIQUE

EN CATALOGNE

Le président catalan a créé la surprise en annonçant une sécession immédiatement suspendue au parlement régional placé sous haute sécurité.

Il a finalement opté pour une formule confuse: «J’ai le mandat du peuple, la Catalogne a gagné le droit d’être un Etat indépendant sous forme de République» a-t-il affirmé , avant de proposer cependant dans la foulée que «le parlement suspende l’effet de la déclaration d’indépendance pour ouvrir un dialogue afin d’arriver à une solution accordée» avec le gouvernement espagnol.

Il n'a fixé aucun délai précis.

La proposition inédite du leader catalan fait suite à des semaines de tensions. Ce dernier a été rappelé à la réalité ces derniers jours tant par les multiples appels à la modération de l'Europe se refusant à reconnaître une Catalogne indépendante que par les Espagnols eux-même très divisés.

De plus la fuite des grandes entreprises hors de Catalogne et la panique des petits épargnants mettant leurs économies hors de Catalogne laissait augurer un avenir compliqué en cas de rupture pour cette région aujourd'hui la riche de l'Espagne.

En décidant de temporiser, Carles Puigdemont a suscité la déception son allié au Parlement catalan : la CUP (Candidature d'unité populaire). Le parti d'extrême gauche a regretté "une occasion perdue de proclamer solennellement la république catalane

Cependant cette voie médiane choisie par le leader séparatiste s'annonce difficile. Certes aucune décision « irréversible » n'a été prise mais l'appel de M. Puigdemont au dialogue risque de se heurter à la fermeté de Madrid sans pour autant réduire les tensions dans cette jeune démocratie.

A Madrid, le chef du gouvernement conservateur Mariano Rajoy en cas de proclamation de l'indépendance serait resté droit dans ses bottes : il suspendrait l'autonomie de la région, une mesure jamais appliquée dans cette monarchie parlementaire extrêmement décentralisée.

ce n'est pas étonnant que Madrid n'accepte pas le dialogue. Car si le gouvernement espagnol acceptait des négociations, ce serait assurément un premier (grand) pas vers l'indépendance de la Catalogne. Madrid préfère donc parler de problème interne à l'Espagne, car la Catalogne, c'est l'Espagne, selon le gouvernement espagnol.

D'ailleurs n'avait-il pas déjà pris en septembre le contrôle des finances de cette région pesant quelque 20% du PIB du pays ? Mais le chef du gouvernement sait pertinemment que toute mesure draconienne provoquerait de nouveaux troubles en Catalogne, où huit électeurs sur dix auraient souhaité un référendum en bonne et due forme.

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Joanne Courbet pour Day News World

NOS CENTRALES NUCLEAIRES

SONT-ELLES PROTEGEES

FACE

A UNE ATTAQUE TERRORISTE

L'ONG Greenpeace a demandé à sept experts scientifiques internationaux, indépendants ou proches des milieux antinucléaires, dont Yves Marignac, Jean-Claude Zerbib (ancien ingénieur du Commissariat à l’énergie atomique) ou encore la physicienne allemande Oda Becker, un rapport intitulé

«Sécurité des réacteurs nucléaires et des piscines d’entreposage du combustible en France et en Belgique».

Nos centrales nucléaires sont-elles assez protégées contre une attaque terroriste susceptible de provoquer une «catastrophe sans précédent» ?

C'est un rapport plutôt alarmant rendu après dix-huit d'expertise par ce groupe de travail que Jean-François Julliard le directeur de France a remis aux hauts fonctionnaires du SGDSN (défense nationale), de l’ASN et de l’IRSN (sûreté nucléaire) et aux ministres concernés.

Lors d’une conférence de presse ce matin  l’ONG ne voulant pas fournir aux terroristes potentiels un guide clé en main «révélant d’éventuelles failles du système» a donné une version expurgé des constats.

Avion suicide, drone chargé de TNT, hélicoptère « bombardier » ces scénarios d'attentats contre les centrales atomiques françaises et belges, s'ils devaient viser leur piscine de stockage de combustibles usés, pourraient déclencher un accident aux «conséquences phénoménales pour le pays qui aurait à le subir », a estimé mardi l'un d'entre eux, David Boilley, docteur en physique nucléaire.

Ce rapport choc se focalise sur la vulnérabilité non pas de l'enceinte (bien protégée derrière une épaisse coque de béton) du réacteur nucléaire, mais des piscines de refroidissement des 58 réacteurs d’EDF et celles de l’usine de retraitement de déchets de La Hague qui contiennent le combustible usé des centrales nucléaires face à d'éventuelles attaques terroristes.

Ces quelque 62 piscines (une par réacteur plus quatre piscines à La Hague), où refroidissent les barres de combustible usées hautement radioactives après leur déchargement des cœurs nucléaires seraient «très mal protégées». Un constat qui engendrerait de graves conséquences en cas d'attaque : «une attaque sur leur bâtiment pourrait provoquer une catastrophe nucléaire majeure» avec un «relâchement très important de gaz et de particules radioactives dans un périmètre» s'étendant jusqu’à 150 ou 200 kilomètres autour du site visé. Seul le nouveau réacteur EPR de Flamanville intègre dans son design post-11 Septembre une «coque anti-avion».

Le scénario catastrophe imaginé par les experts mandatés par Greenpeace serait donc une attaque portant sur ces piscines, qui, vidées totalement ou partiellement de leur eau, conduiraient à une exposition à l'air libre du combustible nucléaire, constitué de petites pastilles d'oxyde d'uranium (UOx) empilées dans des gaines métalliques appelées "crayons". En l'absence d'eau, ces crayons pourraient voir leur température augmenter au point de fondre, entraînant une fusion du matériau combustible lui-même, et relâchant ainsi une large fraction de leur contenu, affirme le rapport.

De quoi inquiéter la population proche de centrales nucléaires !

Le spécialiste Yves Marignac de l’agence Wise-Paris avait déjà pointé «le potentiel de danger sans équivalent» que pouvait représenter l’usine Areva de La Hague : une attaque d’avion suicide du type 11 septembre sur La Hague, la première usine de retraitement de déchets au monde, provoquerait, selon lui, un relâchement de Césium 137 équivalent à au moins six fois la catastrophe de Tchernobyl…

EDF a indiqué dans un communiqué que « le bâtiment réacteur et le bâtiment contenant le combustible ont été conçus pour résister tous les deux aux risques de séisme, d'inondation et d'actes de malveillance comme le terrorisme ». L'électricien public précise que «plusieurs centaines de millions d'euros ont été dépensés ces trente dernières années pour améliorer la sécurité. Entre 2015 et 2023, EDF investira encore 720 millions d'euros supplémentaires »

Philippe Sasseigne, le directeur du parc nucléaire met en avant les 1 000 gendarmes du peloton spécialisé de protection de la gendarmerie (PSPG) et le millier de vigiles spécialement formés pour assurer la protection de ses centrales....Toujours est-il que le dossier des piscines figure bien à l'Agenda de sûreté nucléaire avant d'autoriser EDF à prolonger l'exploitation de ces centrales.

« La France a les mécanismes les plus robustes et les plus performants en matière de sécurité et de sûreté », a pour sa part estimé Sébastien Lecornu, secrétaire d'Etat auprès ministre de la Transition écologique et solidaire.

Paul Emison pour Day News World

 

COMPROMIS D'ANGELA MERKEL

SUR LA QUESTION

DES REFUGIES

Après une victoire décevante aux législatives du 24 septembre et une percée historique de l’extrême droite, Angela Merkel s'est vue contrainte lors d’une réunion de crise à Berlin dimanche de plier à l’aile la plus conservatrice de sa famille politique, la CSU bavaroise . Cette dernière souhaitait ardemment réduire l'immigration en Allemagne.

La chancelière, poussée dans ses derniers retranchements, a accepté dimanche de se fixer pour objectif l'accueil annuel de 200 000 demandeurs d’asile seulement ce qu'elle avait obstinément refusé jusqu'à présent au nom de principes humanitaires et constitutionnels. "Nous voulons parvenir à ce que le nombre de personnes accueillies pour raison humanitaire ne dépasse pas 200 000 par an", indique le texte du compromis politique. Cet objectif chiffré  une sorte de limite « light » ne portera cependant pas sur les arrivées aux frontières mais sur les flux de réfugiés contrôlés par le gouvernement, comme les quotas de l’UE ou les regroupements familiaux. Une dérogation a été mise en place dans le cas où une crise humanitaire majeure provoquerait un afflux exceptionnel de réfugiés. Il y est aussi question de regrouper les nouveaux demandeurs d’asile dans quelques centres bien localisés le temps que leurs dossiers soient traités, alors qu’ils sont aujourd’hui répartis dans des foyers dans tout le pays.

Une façon de pour la chancelière affaiblie de ressouder sa famille politique avant d’entrer en négociations avec les libéraux-démocrates (FDP) et les Verts pour tenter de constituer un nouveau gouvernement.

« Pour nous, la journée d’hier était avant tout importante, car il fallait que la CDU et la CSU arrivent avec une position commune (…) à ces négociations », a reconnu lundi la chancelière allemande.

« La CDU/CSU vont inviter d’abord le FDP (libéraux) puis les Verts le 18 octobre pour des discussions séparées. Ensuite, le vendredi 20 octobre, des discussions exploratoires avec tous les partenaires auront lieu », a-t-elle encore dit devant la presse à Berlin.

Horst Seehofer, le patron de CSU, s’est déclaré lundi, à côté de la chancelière, très « content et satisfait ».

Prévues pour durer des mois, ces négociations commenceront par ailleurs après une élection régionale en Basse-Saxe dimanche à haut risque pour la CDU au coude-à-coude avec les sociaux-démocrates (SPD), entrés dans l'opposition.

Reste à savoir ce qu’en pensent les deux autres partis avec lesquels des discussions vont prochainement s’engager pour former cette coalition majoritaire: les libéraux, et surtout les Verts, partisans d’une politique migratoire plus ouverte.

« C’est peut-être la position de la CDU/CSU mais ce ne sera pas celle d’un futur gouvernement », s'est empressé de commenter lundi matin le co-président des écologistes, Cem Özdemir tandis que la vice-présidente Marie-Agnes Strack-Zimmermann a qualifié ce compromis de « première base avant les pourparlers sur la formation du gouvernement ».

Outre la question migratoire, conservateurs, libéraux et verts s’opposent sur de nombreux sujets de fond, qu’il s’agisse de la réforme de l’Union européenne, de la transition énergétique, des finances publiques ou de l’évolution du secteur stratégique de l’automobile

Même si tous ont promis d’aborder les négociations de formation d’une majorité de manière constructive, les tractations promettent d'être longues et houleuses .Un échec d’Angela Merkel, après douze ans au pouvoir au pouvoir, pourrait donner lieu à des législatives anticipées !

Joanne Courbet pour Day News World

CONTESTATIONS EN RUSSIE LE JOUR DES 65 ANS DE POUTINE

Des rassemblements ont eu lieu dans 80 villes de l'Extrême Orient à la Baltique, dont Moscou, mais le plus important cortège a été organisé à Saint-Pétersbourg (nord-ouest), deuxième ville du pays, où 3.000 personnes ont défilé dans le centre-ville en scandant "Liberté à Navalny!" avant que des arrestations ne commencent.

A cinq mois des élections présidentielles en Russie, le pouvoir a procédé à plus de 270 arrestations lors d'une mobilisation dans 80 villes, dont Moscou et Saint-Pétersbourg, à l’occasion des 65 ans de Vladimir Poutine. Les forces de sécurité semblent cependant avoir reçu des consignes de modération .

Cette manifestation constitue cependant un défi direct au président russe le jour de son anniversaire étant habituellement marqué par de nombreux éloges.

Les partisans de l’opposant russe Alexeï Navalny entendaient protester notamment contre la corruption et en soutien à l’opposant enfermé depuis mercredi 4 octobre pour avoir appelé à des rassemblements interdits à nouveau condamné à 20 jours de détention pour appel à des rassemblements non autorisés.

A Moscou, plus d'un millier de personnes, surtout des jeunes, étaient présentes sur la place Pouchkine et la rue Tverskaïa, au centre la capitale, malgré l'interdiction opposée par les autorités, . Ils scandaient « Bon anniversaire! » ou « Poutine, honte de la Russie ».

D'importantes mesures de sécurité avaient été déployées et les forces antiémeutes ont bloqué le passage sur la rue Tverskaïa, large avenue qui débouche sur le Kremlin.

À Saint-Pétersbourg, deuxième ville du pays, quelque 3 000 personnes ont ainsi défilé en scandant « Liberté à Navalny ! » – 1 800 selon les chiffres de la police.

Le rassemblement des pro-Navalny avait dans cette ville une résonance toute particulière Saint-Pétersbourg étant la ville natale de Vladimir Poutine. précisément son 65e anniversaire. Se réunir à Saint-Pétersbourg malgré l’interdiction des autorités constitue donc une forme de défi adressé au Kremlin.

Mais les rangs étaient nettement plus clairsemés qu’au printemps lorsque les manifestations contre Vladimir Poutine avaient rassemblé des dizaines de milliers de personnes et qu'un un millier d’interpellations avaient eu lieu dans la capitale .

Malgré d'importantes mesures de sécurité déployées les forces antiémeute n’ont pratiquement pas perturbé la marche des protestataires.

La police de Saint-Pétersbourg a fait état de 38 personnes interpellées dans la ville « pour entraves à la circulation de voitures »,tout en précisant qu’elles avaient été toutes relâchées.

Alexeï Navalny, 41 ans,connu pour ses enquêtes sur la corruption des élites russes,a multiplié ces dernières semaines les meetings dans de nombreuses villes russes. Il prévoyait avant son arrestation de rencontrer ses électeurs samedi à Saint-Pétersbourg.

Opposant numéro un au Kremlin, il compte se présenter face à Vladimir Poutine lors de l’élection présidentielle russe, dont le premier tour doit avoir lieu le 18 mars 2018. Mais il a peu de chance de pouvoir se présenter contre Vladimir Poutine, au pouvoir depuis 1999.

En effet la commission électorale centrale a prévenu en juin qu'une précédente condamnation de justice pour détournement de fonds empêcherait de se présenter à l’élection. Or l’opposant politique Alexeï Navalny a été condamné à deux reprises en décembre 2014 puis en février 2017 pour détournement de fonds, ce que ce dernier conteste...

Kelly Donalson pour Day News World

 

CRISE EN CATALOGNE

Les tensions entre Madrid et les séparatistes au pouvoir en Catalogne depuis début 2016 ont plongé le pays dans sa plus grave crise politique depuis son retour à la démocratie en 1977.

Vendredi, un geste d'apaisement est toutefois venu de Madrid avec les regrets du porte-parole du gouvernement concernant les violences policières de dimanche dernier, lors du référendum d'autodétermination.

Mariano Rajoy écarte cependant les propositions de médiation sous la menace tout en ajoutant que la seule négociation prioritaire doit se tenir au parlement régional catalan, entre séparatistes et opposition.

L 'inquiétude monte donc en Espagne depuis le "référendum" catalan d'autodétermination en Catalogne., A quelques jours d'une hypothétique déclaration d'indépendance des dizaines de milliers de personnes ont envahi les rues d'Espagne samedi avec des drapeaux nationaux pour le "dialogue" ou l'"unité", contre l'élan séparatiste en Catalogne.

C'est à l'appel de l'initiative citoyenne issue des réseaux sociaux, "Parlem? Hablemos?"

(On se parle?, en catalan et en espagnol) que plusieurs centaines d'Espagnols vêtus de blanc se sont retrouvés devant les mairies des deux villes Madrid et à Barcelone pour réclamer un "dialogue" entre les Catalans et le reste de l'Espagne. Une autre marche, "patriotique", rassemblait à la même heure dans le centre de Madrid des milliers de personnes pour "défendre l'unité de l'Espagne" avec force drapeaux espagnols

.De plus sous la pression économique les Catalans sont également pris par le doute. Le milieu des affaires ne reste pas insensible: le secteur hôtelier constate des annulations. Plusieurs entreprises prévoient de transférer leur siège hors de Catalogne, à commencer par la banque Sabadell, dont la valeur boursière s'est effondrée cette semaine.

La Caixa, troisième banque d'Espagne, a choisi Valence. Saisissant l'occasion, le gouvernement a promulgué un décret pour faciliter le transfert des sièges sociaux des entreprises. Pas de quoi rassurer les investisseurs sur l'avenir de cette région qui représente 20% du PIB du pays.

Dimanche, une autre manifestation "pour retrouver la sagesse" est prévue à Barcelone. L'écrivain Mario Vargas Llosa, prix Nobel de littérature ,à la double nationalité péruvienne et espagnole, n'a pas manqué de qualifier l'indépendantisme catalan de "maladie", et a annoncé sa participation dimanche à la manifestation.

Le camp des adversaires du divorce espère quant à lui rattraper son retard dans la rue, dimanche. L'association anti-indépendantiste Societat civil catalana (SCC), qui réunit des membres de Ciutatans (droite libérale), du PP et même du Parti socialiste (PSC) appelle à une manifestation sous le slogan "Assez! Revenons à la raison". Le fondateur de Ciudadanos, Albert Rivera en seront.

Des personnalités politiques comme le leader de Podemos Pablo Iglesias et la maire de Barcelone Ada Colau soutiennent cet appel au dialogue  et les catalans eux-même sont très partagés sur de cette volonté d'indépendance

Le chef du gouvernement espagnol, pour sa part, appelle à "un nationalisme catalan modéré" tout en exigeant exige la fin des menaces, n' écartant pas une suspension de l'autonomie de la Catalogne

« J'aimerais que la menace de déclaration d'indépendance soit retirée le plus vite possible », déclare Mariano Rajoy dans un entretien, le premier concédé à un grand quotidien espagnol depuis que la crise a éclaté . L'idéal serait de ne pas devoir prendre des mesures drastiques, mais pour cela il faut que des rectifications se produisent", de la part de l'exécutif catalan,

Mariano Rajoy estime que pour les dirigeants catalans "il est encore le temps" de faire machine arrière pour éviter le déclenchement d'une réponse musclée. Pour autant le chef du gouvernement pressé par son électorat et l'aile dure de son parti lui réclamant de réagir réitère son refus de "discuter de l'unité du pays" et martèle que "on ne parle pas sous la menace", alors que l'hypothèse d'une déclaration d'indépendance en différé se profile sur la table en Catalogne.

Joanne Courbet pour Day News World

 

SCANDALEUX FINANCEMENT PAR LE CIMENTIER LAFARGE DE L'ETAT ISLAMISTE

Un an après l'ouverture d'une enquête préliminaire en octobre 2016 par le parquet de Paris, puis d'une information confiée depuis à trois juges d'instruction en juin dernier, le dossier contre le cimentier Lafarge devient des plus accablants.

Les juges suspectent en effet la direction, basée en France, d'avoir validé des paiements effectués par sa filiale syrienne, Lafarge Cement Syria (LCS), à des groupes armés terroristes en toute connaissance de cause.

Inaugurée en 2010, la cimenterie de Jalabiya, dans le nord-est de la Syrie, était le fleuron du cimentier français au Proche-Orient. Mais l’année suivante, la guerre civile a éclaté. Or la direction de l’usine flambant neuve de Jalabiya, dans le nord de la Syrie d'un coût de 680 millions de dollars. a tenu à faire fonctionner le plus longtemps possible sa cimenterie. . A partir de 2013, la production de la cimenterie s'effondre et Daesh, en pleine expansion territoriale , devient un interlocuteur incontournable dans la région. Le pétrolier Total ou d'autres multinationales font le choix judicieux de quitter le territoire alors que le cimentier décide de rester.

Mais c'est au prix de graves compromissions : acceptation ni plus ni moins d'être racketter par L'Etat Islamique !!

En effet «Soit on acceptait le racket, soit on partait», s'est défendu un responsable de Lafarge. Mais les auteurs dudit racket n'étaient autres que des terroristes de l'organisation Daesh !!

Ce qui fait de l'entreprise Lafarge un soutien du terrorisme islamique.

L'ex-président du groupe de 2007 à 2015, Bruno Lafont, adopte la même ligne de défense face aux enquêteurs des douanes judiciaires. «Pour moi, les choses étaient sous contrôle. Si rien ne me remontait, c'est que rien de matériel ne se produisait», assurait-il en janvier 2017, selon une source proche du dossier.Mauvais timing

Sans état d'âme LCS verse à un intermédiaire «entre 80 000 et 100 000 dollars» par mois, d'après Bruno Pescheux, ex-directeur de la cimenterie entre 2008 et 2014 assurant ainsi la protection de ses employés mais aussi le bon fonctionnement de la cimenterie. L'intermédiaire en question ne serait autre qu' un ex-actionnaire minoritaire de l'usine, un certain Firas Tlass qui répartissait les fonds entre différentes factions armées !

Daesh stricto sensu aurait ainsi bénéficié d'environ 20 000 dollars par mois.

En contrepartie, la cimenterie obtient de l'organisation d'Abou Bakr al-Baghdadi un laissez-passer aux checkpoints tenus par les djihadistes avec la mention suivante : «Prière d'autoriser le ciment venant de Lafarge à passer les barrages». Il a aussi fallu se fournir auprès des négociants en pétrole, dont les champs étaient tenus par l’Etat Islamique

Lafarge a ainsi indirectement financé l’organisation djihadiste. Jusqu’à ce que l’Etat Islamique s’empare du site le 19 septembre 2014 et que Lafarge cesse ses activités.

Avec la bénédiction du Quai d'Orsay ?

L'affaire remonterait même jusqu'au sommet de l'Etat pour lequel il fallait rester coûte que coûte afin de conserver un avantage stratégique et de se situer en première ligne pour la participation à la reconstruction de la Syrie à la fin de la guerre. «Le quai d'Orsay nous dit qu'il faut tenir, que ça va se régler [...] On allait voir, tous les six mois, l'ambassadeur de France pour la Syrie et personne ne nous a dit : "Maintenant il faut que vous partiez"», a plaidé un autre dirigeant de Lafarge, Christian Herrault, ex-directeur général adjoint opérationnel. Laurent Fabius était alors ministre des Affaires étrangères.

Ces dirigeants pensaient-ils que les multinationales étaient au-dessus des lois contre le financement du terrorisme ?

Jeudi 5 octobre , plusieurs bouteilles d'essence avec un "dispositif d'allumage rudimentaire" ont été retrouvées sous trois camions du cimentier à Paris, déclenchant l'ouverture d'une enquête. On ignore à ce stade s'il existe un quelconque lien avec le dossier syrien.

Joanne Courbet pour Day News World

 

TROIS SUSPECTS FICHES S ARRETES

DANS LE XVI EME ARRONDISSEMENT DE PARIS

Trois suspects mis en examen après la decouverte de bonbonnes de gaz dan le XVI eme arrondissement de Paris.

Un semaine après la découverte de bonbonnes de gaz équipées d'un dispositif de mise à feu dans le hall du 31, rue Chanez, dans le XVIe arrondissement de Paris, les enquêteurs ne savent toujours pas pourquoi cet immeuble a été pris pour cible. « Aucune hypothèse n’est privilégiée ni écartée », a précisé le procureur.

Les premiers éléments de l'enquête ont permis d'établir avec certitude que les bonbonnes de gaz retrouvées dans un immeuble du 16e arrondissement de Paris la semaine dernière visaient bien à commettre un attentat "élaboré".

« Les premières conclusions du service de déminage indiquent que ce dispositif devait favoriser la mise à feu de l’essence qui avait été répandue sur le sol, puis par voie de conséquence, l’explosion des quatre bonbonnes de gaz. C’est dire que la puissance de la déflagration aurait pu causer des dégâts majeurs. » a rapporté le procureur de la République de Paris, François Molins.

Les enquêteurs ont découvert qu'un même numéro a tenté d'activer à trois reprises le système de mise à feu. Pour une raison inconnue, trois appels n'ont pas réussi à déclencher le dispositif.

Cinq hommes, interpellés dans l'Essonne et le Val-de-Marne, et une femme âgée de 24 ans avaient été placés en garde à vue dans le cadre de l'enquête antiterroriste.

Samedi, les trois autres suspects ont été mis en examen samedi par un juge antiterroriste et placés en détention provisoire.

Deux étaient doublement fichés au FSPRT, le fichier des signalements de radicalisés et fichés S pour repérer d'éventuels départs à l'étranger. Trois membres de leur entourage, ont pour leur part été relâchés, sans poursuite à ce stade .

Aymen B. et son cousin Sami B., âgés de 28 à 35 ans, ont été mis en examen notamment pour «tentative d'assassinats en bande organisée», «tentative de destruction par un moyen dangereux en bande organisée», «détention et transport d'engins explosifs en bande organisée», le tout en relation avec une entreprise terroriste, et «participation à une association de malfaiteurs terroriste criminelle»..

Aymen B., était non seulement « fiché S » en raison de son prosélytisme pro-Daech , mais également «  connu pour avoir été placé en garde à vue le 26 mars 2013 dans le dossier bien connu Forsane Alizza », du nom d’un groupuscule islamiste radical dissous en 2012.

Les trois individus ont été plusieurs fois condamnés dans le passé

Les perquisitions à leurs domiciles et dans une Twingo leur appartenant ont permis de trouver, entre autres, des bouteilles de gaz, de nombreux tickets d’achat d’essence, un détecteur de micros, deux masques intégraux à visage humain en silicone, des téléphones portables et des cartes prépayées

Alize Marion pour Day News World

 

LE TEMOIGNAGE DE L'EX-PATRON DU RAID

AU PROCES MERAH

« Jusqu’au bout , j’ai donné sa chance à Mohamed Merah » a précisé l'ancien patron du RAID.

Abdelkader Merah et Fettah Malki comparaissent aux assises spéciales de Paris depuis lundi 2 octobre. Le frère de Mohammed Merah est poursuivi pour «complicité d’assassinats» et son coaccusé pour avoir fourni les armes et les munitions utilisées pendant les tueries de Toulouse et Montauban.

Lors de cette 5e journée d’audience au procès des complices présumés de Mohamed Merah, c'est l'audition de l’ancien patron du Raid Amaury de Hauteclocque qui était très attendue.

Ce dernier est longuement revenu sur les dernières heures du «tueur au scooter»

Amaury de Hauteclocque était à la tête de l’unité d’intervention de la police, le Raid, lors de l’assaut mené à Toulouse contre Mohamed Merah.

Ce vendredi, l’ancien patron de l’unité d’élite du Raid, a livré le récit des trente-deux heures d’intervention menée par ses équipes au domicile du « tueur au scooter » le 21 mars 2012.

Amaury de Hauteclocque, 51 ans, dirigeait en 2012 l’unité d’intervention du Raid. Il fait à la cour d’assises, le récit scrupuleux de l’opération menée contre Mohamed Merah qu’il eut à mener, de son arrivée à Toulouse à l’exécution du terroriste.

Le policier a essayé d’apporter aux familles des victimes et à la Cour d’assises spéciale de Paris les réponses aux nombreuses interrogations suscitées depuis cinq ans par ce siège d’une rare violence.

L’intervention du Raid se termine par la mort de l’auteur des tueries de Toulouse et Montauban, Mohamed Merah. Face au tribunal, son frère Abdelkader et son ami Fettah Malki comparaissent pour « complicité d’assassinats » et « recel d’armes, de munition et de gilet pare-balles ». Ils encourent respectivement la peine de prison à perpétuité et 20 ans de réclusion.

Le 19 mars 2012, Mohamed Merah a déjà fait sept victimes - trois militaires, un enseignant et trois enfants d’une école juive - quand Amaury de Hauteclocque décide de mettre son « unité en alerte ». Le dispositif d’intervention est mis en place à 3 heures du matin devant le domicile de Mohamed Merah, pour le surprendre dans son sommeil. Mais il ne dormait pas: échappant à un dispositif de surveillance de la police toulousaine, il était parti revendiquer ses assassinats par l’envoi d’un courrier à la chaîne Al Jazeera et par un appel à France 24.

. « Dès le mercredi 21, je me mets en action avec l’ensemble de mes équipiers et nous nous présentons à proximité du domicile de Mohamed Merah (…) Nous progressons de façon silencieuse dès 3h du matin », raconte le policier. Pensant donc le suspect endormi, les forces de l’ordre tentent d’ouvrir la porte de son appartement à l’aide d’un dispositif par vérin hydraulique. « À ce moment-là, sa main passe à travers la porte entrebâillée et nous tire dessus à plusieurs reprises (…) il est 3h15, j’ai déjà un blessé que je ne peux pas évacuer », détaille le témoin.

Merah ne manque pas alors de revendiquer les tueries de Toulouse et Montauban. : Entre 3h et 6h du matin l'homme est dans une logique d’affrontement, de confrontation.

Mohamed Merah proclame : « Vous avez vu ce que j’ai fait à vos militaires, ce que j’ai fait aux juifs ! » Or le Raid a pour mission d' interpeller le tueur vivant. « Mon obsession permanente, c’est moins ce qu’il me raconte (…) que d’essayer d’aboutir à sa reddition »,continue Amaury de Hauteclocque. A un négociateur de la DCRI de prendre le relais pour essayer de convaincre Merah de se rendre. En vain.

Merah a dit aussi : « La mort je la crains pas, je la souhaite », et encore : « J’ai beaucoup étudié le RAID, je suis très fier de vous affronter, je veux mourir les armes à la main ». « Il avait un sentiment de toute puissance, sa foi le poussait à se sentir protégé par Dieu. »

« À 22h45, il indique qu’il ne souhaite plus nous parler, coupe le talkie-walkie que nous lui avions donné. Je refais un point avec les autorités judiciaires mais on comprend que nous sommes dans une impasse », ajoute l’ex-patron du Raid. Toute la nuit, les policiers lancent des grenades de diversion dans l’appartement du Toulousain pour l’empêcher de dormir, tenter de le fragiliser . Depuis des heures, Merah, s'est terré dans la salle de bain, baignant dans 20 cm d’eau dû aux dégâts causés par les policiers. À 11h30, une brèche est réalisée dans la paroi des toilettes de l’appartement. Merah réplique, tire sur les policiers positionnés sur le balcon et en blesse deux. « Les snipers ont donc opéré un tir létal, qui l’a fait bousculer par dessus le balcon. Il était 11h30 du matin. »

Mohamed Merah a été tué de 18 balles.

A une question de l’avocate générale, Amaury de Hauteclocque précise que ce fut la plus longue opération sous son commandement, et celle qui fit le plus de blessés.

Abdelkader Merah, qui avait chaussé ses lunettes, a écouté le récit de la mort de son frère avec une attention manifeste.

Alize Marion pour Day News World

 

L'ESPAGNE AU BORD DE L'IMPLOSION

APRES

L'INTERVENTION DU ROI FELIPE

La journée du mardi en Catalogne avait débuté par une grève générale, à l'appel d' organisations de mouvance indépendantiste, de syndicats. Elle avait le soutien de la Généralité (l’exécutif catalan). Il s'agissait avant tout de protester contre les débordements des forces de police le jour du référendum.

Des milliers de personnes ont donc défilé pacifiquement à Barcelone pour clamer leur indignation face à la violence dont ont fait preuve la police nationale et la Garde civile contre les manifestants dimanche.

Mais les positions se radicalisent.

L'intervention très ferme du roi Felipe VI à 21 heures, alors que des milliers de Catalans manifestaient dans les rues de Barcelone, a conforté ces derniers dans leur détermination.

Felipe VI a fait preuve, mardi, d’une grande fermeté lors de son allocution à la télévision sortant de la neutralité habituelle de la Couronne.

Le monarque a dénoncé, mardi 3 octobre, la « déloyauté inadmissible » et la « conduite irresponsable » du gouvernement catalan qui « de manière délibérée » a « systématiquement porté atteinte à la législation » avec l'organisation d'un référendum visant à déclarer unilatéralement l’indépendance dimanche 1er octobre.

Il a accusé le gouvernement indépendantiste de Carles de Puigdemont de « mettre en danger la stabilité économique et sociale de la Catalogne et de l’Espagne ». Felipe VI a évoqué une « situation d’extrême gravité ».

Pour le roi le gouvernement catalan est en train de « rompre l’unité de l’Espagne et la souveraineté nationale ». « C’est la responsabilité des pouvoirs légitimes de l’Etat de garantir l’ordre constitutionnel et le fonctionnement normal des institutions », a-t-il affirmé.

Aussi a-t-il apporté de cette façon son soutien au gouvernement du premier ministre Mariano Rajoy et justifié l’utilisation de l’article 155 de la Constitution de 1978 lequel autorise l’exécutif à « prendre les mesures nécessaires » contre une communauté autonome qui « porterait atteinte à l’intérêt général de l’Espagne ».

La réaction du président catalan Carles Puigdemont ne s'est pas faite attendre. Une heure à peine après l’allocution du monarque, dans une interview donné à la BBC, il annonçait sa volonté de proclamer unilatéralement l’indépendance « dans les prochains jours », d’ici « la fin de cette semaine ou le début de la prochaine ».

Le bras de fer institutionnel engagé en Espagne qui se joue maintenant dans la rue n'est pas sans danger. L'Espagne vit une grave crise politique et institutionnelle.

Tandis que la Catalogne s'apprête à faire une déclaration unilatérale d'indépendance, le gouvernement de Madrid s'apprête lui à placer l'administration de la région sous tutelle. C 'est un face- à- face dangereux.

Le tribunal constitutionnel s'est prononcé, et le droit à l'autodétermination des peuples ne se fait que dans des cas très précis. La pratique des États ne reconnaît en effet la sécession que dans des situations d'oppression coloniales, de ségrégations raciales, ou de violation grave des droits de l'Homme

.Le premier ministre Mariano Rajoy va s’adresser au Parlement espagnol la semaine prochaine pour expliquer la situation.Il veut auparavant s’assurer du soutien du Parti socialiste (PSOE) sans lequel il ne prendra pas de mesures exceptionnelles en Catalogne.

La solution doit être politique au risque de plonger cette jeune démocratie dans une guerre civile. Reste donc l'espoir de négociations politiques...

Joanne Courbet pour Day News World

 

DEFAILLANCES JUDICIAIRE OU ADMINISTRATIVE

POUR LE TERRORISTE DE MARSEILLE

Ahmed Hanachi, étranger en situation irrégulière avait été interpellé deux jours avant son crime pour un vol à l'étalage .Il a été remis en liberté alors qu'on est en droit de penser qu'il aurait-il dû être placé en rétention en vue d'une éventuelle expulsion.

C'est pour faire la lumière sur une éventuelle défaillance judiciaire ou administrative que l'inspection générale de l'administration a été saisie par le ministre de l'Intérieur pour mission d' Après son interpellation à Lyon vendredi, Ahmed H. a bénéficié de la part de la justice d'un classement sans suite.

Dans la foulée, "les autorités préfectorales locales n'ont pas été en mesure de prendre une mesure d'éloignement à son encontre", a déclaré lundi le procureur François Molins.

«  La personne de permanence à la préfecture du Rhône, ayant autorité pour signer l'obligation de quitter le territoire et le placement en centre de quitter le territoire et le placement en centre d rétention (...) était absente », selon une source proche de l'enquête.

De plus le centre de rétention administrative de Lyon-Saint-Exupéry , où il aurait pu être conduit, n'avait par ailleurs plus de place si bien que deux autres admissions de migrants avaient été refusées samedi matin, selon une source proche du dossier.

« Il aurait dû être placé en centre de rétention (...) Ce n'est pas normal aujourd'hui que pour des raisons de saturation à un moment donné on puisse ne pas faire appliquer la loi »,a estimé mardi sur le porte-parole du gouvernement Christophe Castaner.

Autre dysfonctionnement : l'assaillant était connu des autorité sous les sept identités différentes depuis 2005 alors qu'il avait déjà été arrêté pour des affaires de droit commun ! Cet étranger étranger en situation irrégulière était détenteur d'un passeport tunisien.« Tout au long de ces années, il avait emprunté à la fois en France, dans les années 2005-2006, mais en même temps en Italie, les identités les plus variées, déclarant tantôt qu’il était marocain, algérien ou tunisien », a expliqué le ministre à l’Assemblée nationale. « Ce n’est qu’en remontant, grâce à nos services, la piste qui était ouverte à partir de l’attentat (…) commis avant-hier, que nous avons pu avoir » a annoncé, mardi, le ministre de l’intérieur, Gérard Collomb.

Toujours est-il que ces dysfonctionnements en cascade ont permis à Ahmed H., 30 ans,de perpétrer son crime au cri d'"Allah Akbar" avec détermination au vu de la violence et du nombre de coups portés aux deux jeunes cousines et d'ôter la vie à deux jeunes femmes pleines de vie et d'optimisme.

La revendication par l'Etat islamique, quelques heures après l'attaque, semble plausible.Le téléphone portable de l'assaillant contenait des téléchargements récents de chants islamistes, typiques de la propagande jihadiste.

Un élément troublant signe d'une radicalisation récente ? Quatre personnes habitant Marseille ont été interpellés ayant toutes été en relation avec l’agresseur, abattu après son attaque.Elles ont été placées en garde à vue" pour association de malfaiteurs terroriste criminelle", a-t-on appris de source judiciaire.

Paul Emison pour Day News World

QUEL SCENARIO

APRES CE SOMBRE DIMANCHE

POUR LA JEUNE DEMOCRATIE ESPAGNOLE?

C'est l'incertitude qui règne ce lundi en Espagne. La large victoire du "oui", revendiquée à 90% par les indépendantistes alors que les catalans sont eux-même divisés sur le sujet laisse un goût d'amertume. Déjà parce que des scènes de violence entre catalans et forces de l'ordre espagnoles ont entaché ce referendum jugé illégal par le pouvoir central. Ensuite parce que personne n'en sort grandi. La participation a été faible (42,3%), les blessés par contre nombreux (plus de 800) si bien que l'ONU appelle Madrid à enquêter sur "tous les actes de violence".

Le Haut Commissaire de l'ONU aux droits de l'Homme a aussi rappelé que les forces de la police doivent être "proportionnées et nécessaires".

En être arriver à ce stade marque une défaite de la démocratie en Catalogne comme en Espagne faute d'absence de dialogue entre les parties. Charles Michel le chef du gouvernement de la Belgique a réagi clairement hier pour affirmer que « la violence ne peut jamais être la réponse » et il a demandé un « dialogue politique ».

Après la victoire massive du "oui" au référendum d'autodétermination de la Catalogne, le gouvernement espagnol a assuré qu'il ferait "tout ce que permet la loi" pour empêcher l'indépendance de la région répondant ainsi au président Carles Puigdemont qui a ouvert la voie dimanche soir à une déclaration d'indépendance.

Madrid et Barcelone campent donc sur leur position respective au lendemain de ce scrutin.

Pour le quotidien de référence El Pais, partisan de l'unité nationale, il s'agit là d'une "crise institutionnelle grave".

Quel scénario possible pour en sortir?

Si l'indépendance venait à être proclamée dans les 48 heures suivant la victoire du "oui" selon une loi votée début septembre par la majorité sécessionniste au parlement catalan, une escalade serait à craindre avec Madrid. En effet l'article 155 de la Constitution permet au président du gouvernement, Mariano Rajoy de prendre la direction d'une communauté autonome en cas d'atteinte grave à l'intérêt général.

Mais Carles Puigdemont n'a peut-être pas intérêt à jouer cette carte et à déclarer l'indépendance.

S’il décide de pousser la logique sécessionniste à son terme, cela augure en effet de nouvelles violences, et un effet domino imprévisible. Il peut prendre la décision de jouer la rue contre Madrid en mobilisant massivement les Catalans qui ont jugé la gestion du referendum par le gouvernement central de calamiteuse et d'antidémocratique. C'est d'ailleurs la stratégie que les séparatistes semblent adopter avec l'appel à la grève générale mardi lancé par les syndicats catalans. Une possibilité d'engager des négociations pour une plus grande autonomie (catalan comme langue officielle, une plus grande autonomie fiscale...)

Le gouvernement central ne pourra plus resté sourd, comme il l'a fait depuis des années, à toute négociation.

Après ce dimanche, la voie est plus étroite que jamais

.Si Puigdemont a gagné la bataille de la rue, son référendum n’a pas de base légale.

En Espagne et au-delà. L'Union européenne soutient Madrid, mais condamne la violence. Dans un communiqué publié ce lundi, l'institution européenne a rappelé son soutien au gouvernement espagnol en précisant que "le vote d'hier en Catalogne n'était pas légal au regard de la Constitution espagnole". Mais l’Europe ne peut fermer les yeux et elle pourrait même faire œuvre de médiation. Surtout à un moment où les velléités sécessionnistes traversent l'Europe. Car c'est aussi de construction européenne dont il s'agit...

Joanne Courbet pour Day News World

 

APRES LE BRAS DE FER POLITIQUE

LE FACE A FACE DANS LA RUE

EN CATALOGNE.

DES BLESSES LEGERS

Malgré les intentions pacifiques des électeurs, la tension est vite montée.

Des milliers de Catalans tentent ce dimanche de voter lors d'un référendum d'autodétermination interdit par l'Espagne. Beaucoup s'y rendent pour défier le gouvernement.

Certains bureaux de vote ont ouverts dès 9 heures, mais d’autres ont été encerclés auparavant par la police espagnoles .

Selon la Generalitat, 73% des bureaux de vote ont été constitués. Cela ne signifie pas forcément que l'on peut y voter.

Des sources policières citées par El Pais assurent ainsi qu'aucun bureau de vote ne dispose de réseau depuis 8h30.

Mais la Generalitat a autorisé le "suffrage universel", sur papier libre.

.Plusieurs affrontements entre indépendantistes et policiers ont éclaté un peu partout dans la région. A midi, 38 blessés par des charges policières ont été signalés. Les forces de l'ordre ont utilisé des flashballs, interdits en Catalogne depuis 2014, pour disperser les manifestants à Barcelone

C . Puigdemont, a dénoncé la violence de la police nationale : "l'usage injustifié de la violence, irrationnel et irresponsable, de la part de l'Etat espagnol, n'arrête pas la volonté des Catalans", a-t-il assuré. La police régionale, elle, est accusée par Madrid de ne pas avoir suivi les ordres.

Le préfet Enric Millo a déclaré : "les policiers catalans avaient reçu l'ordre d'empêcher la tenue du référendum illégal et devaient éviter que les centres ouvrent, mais malheureusement cela n'a pas été le cas".

Joanne Courbet pour Day News World

 

FAUT IL CRAINDRE UNE PENURIE DE CARBURANT ?

Les routiers français salariés, qui s’opposent à la Réforme du Code du Travail, ont lancé à partir du lundi 25 septembre 2017, une grève accompagnée d’un mouvement social destiné à bloquer l’approvisionnement du pays en carburant. La CGT a pris la tête du mouvement, en décidant qu’il serait reconductible.

C’est dans le Nord près d’Arras que les premiers barrages ont été mis en place pour bloquer la sortie des camions de la zone de stockage des carburants.

Le premier jour de la mobilisation a fait état « d’accrochages » entre les grévistes et les CRS, envoyés massivement par le gouvernement pour faire lever ces barrages .

Selon certains syndicalistes, les méthodes employées ont été particulièrement brutales et systématiques, le pouvoir en place ayant anticipé le mouvement . Dans certains secteurs , les forces de l’ordre étaient en place avant l’arrivée des grévistes...

La Ministre des Transports, Elisabeth BORNE, a justifié cette mobilisation intense des forces de l’ordre destinée à mettre en échec de façon précoce les tentatives de blocages, dans une de ses déclarations : « si le gouvernement respecte le droit de grève, il conteste par ailleurs le droit au blocage » »a t elle dit .

Mais à l’inverse et de son coté, Pierre Laurent (PCF) réélu sénateur le weekend dernier a dénoncé dans un communiqué « la répression syndicale ».

Lundi 25 septembre , 330 stations services étaient en rupture totale ou partielle de carburant, la Région Ile de France et une partie de l’Ouest, deux secteurs particulièrement touchés.

Conscient néanmoins que la colère des routiers pouvait prendre de l’ampleur et se conjuguer à la protestation sociale qui est en train de se faire jour, le gouvernement a décidé de rencontrer les organisations syndicales. La rencontre aura lieu le jeudi 28 septembre.

En attendant, le gouvernement a souhaité rappelé « son opposition au dumping social et sa volonté d’obtenir la renégociation de la Directive Européenne Travailleurs détachés ». On suivra avec attention la suite la suite donnée à ces promesses !!

Dans cette perspective, tous les syndicats (CFDT,CGT,FO,CFTC,CFE,CGC) ont été reçus pendant deux heures mardi 26 septembre en prévision (et pour la préparation) de la réunion de jeudi.

La CGT a décidé de ne pas relâcher la pression. Même la CFDT Routes, pourtant plus proche du pouvoir, a décidé de lancer pour le 10 octobre un mouvement de grève, si ses craintes sur la Réforme du Code du Travail n’étaient pas levées.

Progressivement, jour après jour, toutes les Régions ont été touchées par ce mouvement : des opérations ont été menées après la Région du Nord, en Bretagne, en Normandie, en Auvergne, en Loire Atlantique et pour finir en Provence Côte d’Azur où la raffinerie de la Mède, celle de Lavera à Martigues et celle de Berre ont toutes trois été bloquées. La Région Rhône Alpes a été la moins affectée par ce mouvement.

Au demeurant, la panique a commencé à s’installer chez les consommateurs que nous invitons à consulter le site : mon-essence.org qui est actualisé en temps réel, ceci pour savoir ou trouver du carburant ces jours ci.

Parallèlement et après avoir tenté de bloquer les dépôts de carburants, les grévistes ont mis en place des barrages filtrants et des opérations escargots.

Il faut noter néanmoins que le mouvement ne s’est pas poursuivi partout ... Mais qu’en sera- t- il demain, en cas d’échec de la négociation syndicat/gouvernement ?

Clara Mitchell pour Day News World

 

DURCISSEMENT DE LA LUTTE

CONTRE L'IMMIGRATION IRREGULIERE

 

Au 1er semestre, l'Allemagne a expulsé 12.545 personnes. Autant que la France en un an. Or 91.000 personnes en situation irrégulière ont été interpellées en2016.

Le président demande une plus grande fermeté à l'égard des immigrés clandestins tout en faisant une nette distinction entre les réfugiés et les "migrants économiques".

Selon le projet de loi sur l'immigration irrégulière devant encore transité par la Conseil d’Etat, le régime de la « retenue » pour vérification du droit au séjour serait durci passant de 16 heures à « 24 heures »

Pour mieux lutter contre l'immigration irrégulière, le gouvernement envisage également l'allongement de 90 jours contre 45 aujourd'hui la durée de la rétention pour les étrangers en attente d'expulsion

Le juge “à titre exceptionnel” a la possibilité d' ordonner une prolongation “de quinze jours” si la personne concernée pratique “l'obstruction” à son éloignement.

La rétention administrative permet de retenir un étranger visé par une décision d'éloignement, et ce, dans l'attente de son renvoi forcé.

Elle donne le temps aux pouvoirs publics de mener les démarches nécessaires de renvoi auprès du pays d'origine sachant que nombre d'Etats renâclent à émettre les "laissez-passer consulaires" .

Un frein pour les reconduites. C'est pourquoi dans la foulée Emmanuel Macron a nommé début septembre un ambassadeur ad hoc pour convaincre les récalcitrant.

A 90 jours, la France "resterait dans la fourchette basse de la moyenne européenne", selon une source proche du dossier rappelant que l'Allemagne par exemple prévoit un délai de 180 jours.

La procédure de transfert Dublin fonctionne mal : seuls 10% des migrants concernés sont effectivement transférés vers le pays européen de leur enregistrement.

Le texte prévoit donc de resserrer le régime de la rétention pour les « dublinés » en demande d'asile : ils pourraient être placés en rétention dès que la demande a été déposée auprès de l’Etat compétent.

En ce qui concerne la durée du titre de séjours le projet montre une plus grande souplesse: les personnes qui auront obtenu la protection subsidiaire, donnant jusque là droit à un titre d’un an, bénéficieront désormais d’une carte pluriannuelle « d’une durée maximale de quatre ans ».

Mais un dossier pourrait être jugé irrecevable par l'Office français de protection des réfugiés et apatrides (Ofpra ) si le demandeur peut être réadmis dans un pays par lequel il aurait transité et où sa sécurité n’est pas menacé.

Un texte qui devrait être présenté dans le premier semestre 2018.

Alize Marion pour Day News World

 

UN DISCOURS EUROPEEN D'EMMANUEL MACRON QUI NE FAIT PAS CONSENSUS

Emmanuel Macron a présenté  mardi 26 septembre 2017, dans le grand amphithéâtre de l’université de la Sorbonne, à Paris, devant un parterre d'étudiants français et étrangers ses propositions pour refonder l’Europe assumant notamment le fait de vouloir créer une union à plusieurs vitesses en dotant la zone euro de moyens propres.

Il est parti du constat que l’Europe était "trop faible, trop lente, trop inefficace" mais qu’il s'avérait crucial de la relancer face aux "grands défis" du monde. "L’Europe seule peut nous donner une capacité d’action dans le monde face aux grands défis contemporains".

Puis il a décliné toutes une liste de propositions.

Tout d 'abord au niveau sécuritaire, le président souhaite notamment renforcer l’Europe de la défense et de la sécurité par la création une "force commune d’intervention" européenne, un budget de défense commun et une "doctrine commune" .

Emmanuel Macron demande également la création d’une Académie européenne du renseignement, d’un parquet européen contre le terrorisme et d’une force commune de protection civile contre les catastrophes naturelles, la France venant de vivre des incendies dans le Sud et les ouragans dans ses territoires d'outre-mer. Viennent s'ajouter à cette liste la création d’un Office européen de l’asile ,d’une police européenne des frontières et d'un programme de formation et d'intégration pour les réfugiés.

Au niveau économique, Macron veut "faire de la zone euro le cœur de la puissance économique de l’Europe dans le monde", avec la création d'un budget pour financer les investissements communs. Un taux d'impôt sur les sociétés serait défini pour 2020, ainsi qu'un salaire minimum qui serait adapté à la réalité économique de chaque pays. Les niveaux de cotisations sociales seront aussi encadrés.

Emmanuel Macron compte sur une "impulsion franco-allemande", consistant d'abord à "intégrer totalement" d'ici 2024 les marchés des deux pays . Concrètement, ce souhait devrait se traduite par un "nouveau partenariat" qui réviserait le traité de l'Elysée, conclu en 1963 par Charles de Gaulle et Konrad Adenauer, et qui scellait la réconciliation entre la France et la République fédérale d'Allemagne.

Pour le développement durable, le chef de l'Etat a annoncé vouloir fixer un "juste prix" pour le carbone entre 25 et 30 euros la tonne tout en mettant en place un programme industriel de soutien aux véhicules propres et aux infrastructures nécessaires.

Pour accompagner la révolution numérique en Europe, Emmanuel Macron propose notamment la création d'une Agence européenne pour l'innovation de rupture pour "mettre l'Europe en situation de novateur et non de suiveur" la taxation des entreprises numériques et la régulation des grandes plateformes.

Au niveau de l'éducation, le chef de l'Etat envisage que, d'ici 2024, chaque jeune Européen ait passé au moins 6 mois dans un autre pays européen pour permettre à chacun d'eux de maîtriser deux langues européennes. La création d' universités européennes et de réseaux d'universités devrait être encouragée.

Si le président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker a salué sur Twitter le "discours très européen" prononcé par le chef de l’Etat, il n'en a pas été de même Outre-Rhin où le renforcement de l'intégration économique passe mal.

Hans Michelbach, député de la CSU bavaroise , alliée de la CDU d'Angela Merkel estime que « les plans de Macron conduisent à faire de la zone euro une union de transferts financiers illimités et de dissoudre le pacte de stabilité. et de renchérir que Monsieur Macron « cherche des possibilités de faire porter la dette publique française par d'autres. Ce n'est pas un procédé acceptable ». Le FDP qui a de forte chance de se retrouver dans la coalition gouvernementale désapprouve tout budget de la zone euro. « Le problème, en Europe, ce n'est pas le manque de fonds publics, mais le manque de réformes. Un budget de la zone euro induirait exactement les mauvais stimulants », a-t-il estimé.

En France, le discours du Président n'a pas été des mieux accueillis. L'extrême droite y voit plutôt la volonté de créer un « Etat Européen au détriment de la souveraineté nationale » selon Florian Philippot et le désir d'un « Europe fédérale » selon Marine Le Pen

Jean-Luc Mélenchon, leader de La France insoumise, a, quant à lui, jugé sur Facebook que « le projet européen de Macron consiste à défaire la France pour faire une Europe de pièces et de morceaux collés en tous sens. »

Chez les Républicains le président français « semble répéter les erreurs de ses prédécesseurs. En exprimant ses propositions en France, devant un public essentiellement français, avec une vision française de l'Europe, le président de la République a pêché par orgueil. »

Joanne Courbet pour Day News World

 

ENTREE FRACASSANTE DE LA DROITE NATIONALISTE AU BUNDESTAG EN ALLEMAGNE

QUI TERNIT LA VICTOIRE D'ANGELA MERKEL

 

La quatrième victoire consécutive a malgré tout un goût amer pour la chancelière Angela Merkel qui d'ailleurs n'a pas caché sa déception.

Avec la percée de l’extrême droite, la chancelière sort clairement affaiblie des législatives. L'AfD avec 13% fait son entrée au Parlement de Berlin ( Bundestag).

Les électeurs ont clairement sanctionné les trois partis sortants que sont l'Union CDU/ CSU et le SPD avec respectivement 33% des voix seulement et 20,5%pour le SPD .

Avec 33% des voix, le parti CDU d'Angela Merkel obtient son score le plus bas depuis l'après-guerre, en 1949.

Sans surprise, c'est donc un bel oxymore fait la une du tabloïd et premier quotidien d'Allemagne Bild ce lundi 25 septembre : « Une victoire cauchemardesque ».

Certes, Angela Merkel reste à la tête du prochain gouvernement allemand mais avec quelle coalition ?

Ereintés avec leur plus mauvais score de l'après-guerre (20,5%) , les sociaux-démocrates du SPD ont décidé de quitter la coalition avec la chancelière et de rejoindre les bancs opposition. « Les sociaux démocrates sont au bord du gouffre » selon le quotidien conservateur Frankfurter Allgemeine. Pour l' autre grand journal conservateur, Die Welt, la fière social-démocratie est « brutalement punie » pour une « participation gouvernementale responsable »

Angela Merkel s'attelle ce lundi à la tâche difficile de former une nouvelle majorité dans un paysage politique éclaté, sous l'effet de la percée historique de la droite nationaliste. La formation d'un gouvernement s'annonce d'abord très compliquée . Elle doit maintenant trouver des partenaires pour former un gouvernement.

La chancelière refuse obstinément une coalition avec l'AfD ainsi qu'avec la gauche radicale Die Linke.

Le plus logique serait donc une alliance entre l’Union CDU/CSU, arrivée malgré tout très nettement en tête, et les libéraux du FDP, qui font leur grand retour au Bundestag avec plus de 10% . Mais leurs scores ne suffisent pas à constituer une majorité. La seule solution envisageable alors est l'entrée des Verts dans la coalition ce qui serait une première au niveau national.

Mais un problème de taille se profile : Des divergences de fond séparent les écologistes des libéraux sur des questions aussi centrales que l’Europe, la fiscalité et la politique.

Cette alliance, baptisée "coalition jamaïcaine", et qui doit son nom aux couleurs du drapeau jamaïcain (noir, couleur du parti d'Angela Merkel, jaune, couleur de la FDP, et vert, associé aux Grüne) est pourtant contre-nature puisque le FDP et les Verts (die Grünen) sont à l'opposé l'un de l'autre de l'échiquier politique. Les libéraux capitalise sur ces propositions : le retour des réfugiés dans leur pays d’origine, mais aussi la sortie de la Grèce de la zone euro, et la levée des sanctions infligées à la Russie tandis que les Verts sont en faveur des réfugiés et ouvert sur l'Europe et l'écologie. Le FPD met également en avant les sujets d’avenir, ceux qui intéressent les jeunes comme le numérique et l’éducation, l’avenir de l'économie.

Et le FDP n'a pas perdu de temps: il pose déjà ses conditions à une alliance avec Angela Merkel. Les libéraux veulent obtenir le ministère des finances et s’opposent à certaines exigences des Verts, eux aussi incontournables pour une coalition.

De plus la chancelière allemande va devoir se frotter à une certaine animosité de la part de son parti d'union les CDU .En effet les critiques sur le cap centriste de politique et l'accueil des réfugiés sont un terrain de friction. Si la CSU a réalisé son plus mauvais score depuis 1949 c'est que plus d'un millions de ses voix ont été captée par l'AfD ; Et les Bavarois sont appelés aux urnes dès 2018.

Les négociations pour former un gouvernement promettent donc d'être compliquée et de durer jusqu'à la fin d'année. Et certains médias spéculent déjà sur de possibles nouvelles élections si les tractations n'aboutissent pas.

De plus l'aura de la Chancelière sort ternie de ces législatives avec l'entrée fracassante de l'AfD au Bundestag .

Qu'elle ait ou non contribué à essor de l'AfD en accueillant un million de migrants, Angela Merkel s'apprête à rester aussi dans l'histoire comme celle qui n'a pu empêcher l'entrée fracassante de la droite nationaliste à la chambre des députés, et avec un score plus important qu'escompté.

L'Alternative pour l'Allemagne (AfD) est créditée de plus de 13% des suffrages et peut espérer près de 90 députés. Certes, elle fait depuis longtemps partie du paysage politique en Europe, mais la présence au Parlement national d'une droite populiste qui fait campagne pour la fin de la repentance des horreurs du IIIe Reich brise un tabou en Allemagne. Outre la question des migrants, l'AfD capitalise aussi sur la montée des inégalités sociales et de la précarité, revers de la médaille du taux de chômage très bas. Un thème sur lequel prospère aussi la gauche radicale, à près de 9%.

Des contours de la coalition dépendront également les futurs choix de l'Allemagne en Europe et dans le monde.

En raison du score de l’AfD, mais aussi des libéraux, l’Allemagne ne sera pas davantage prête à se montrer solidaire des autres Européens qu’aujourd’hui.

Les questions internationales ont été quasi-absentes de la campagne.. Éprise de stabilité au point qu'on la compare souvent à une "grande Suisse", l'Allemagne va pourtant devoir faire face à de nombreux défis et à une demande accrue d'engagement international et les relations franco-allemande risquent aussi d'en pâtir...

"L'Allemagne se trouve aujourd'hui confrontée aux changements venus d'ailleurs, les bouleversements géopolitiques contrarient autant son attirance traditionnelle vers l'Est que son attachement à l'alliance avec les Etats-Unis. Il s'agit d'un changement brutal", estime Jean-Dominique Giuliani, président de la Fondation Robert Schuman.

Avec une poursuite de la coalition avec le SPD, l'Allemagne aurait été plus ouverte à des réformes ambitieuses en Europe. Ce sera plus dur avec les Libéraux et sous la pression de la droite.

Joanne Courbet pour Day News World

 

LE PARTI DE MARINE LE PEN OU UNE REFONDATION AVEC UNE CULTURE DE GOUVERNEMENT ET DE NOUVELLES ALLIANCES

Ce samedi 23 septembre 2017, à Toulouse, la présidente du Front national a rencontré ses militants .Commence une grande tournée des fédérations où Marine Le Pen veut reprendre les rênes en minimisant le rôle de Florian Phillipot qui a claqué la porte.

Après le tournant de la « dédiabolisation » qui a permis une montée en puissance du parti aux élections, Marine Le Pen a affirmé qu'il était temps d'acquérir une « culture de gouvernement ». C'était un des apports incontestables de son ex-numéro deux qui venait de l'ENA .

Pour ce faire la dirigeante frontiste a réitéré son ambition de "tout changer du sol au plafond" au sein de son parti. "Nous allons lancer le débat sur l'intégralité des aspects qui font le fonctionnement de notre mouvement, avec un certain nombre de lignes", a-t-elle ajouté. Le parti ira même jusqu'à être rebaptisé.

Le prochain congrès du FN aura lieu dans moins de six mois à Lille, le 11 mars 2018. La présidente du parti a une nouvelle fois appelé « d’autres candidats » à se présenter contre elle, s’ils souhaitent « représenter d’autres lignes ».

« La refondation est tout à fait historique puisque l’organisation du FN n’a jamais véritablement changé depuis quarante-cinq ans et que nous avons par conséquent tout à réinventer. »

Finie la ligne social-souverainiste du fondateur des Patriotes ? Une grande majorité de sa base militante se reconnaît de toute évidence davantage dans la ligne identitaire et libérale portée par Marion Maréchal-Le Pen. Mais il revient à Marine Le Pen de trouver avec ses fédérations un projet nouveau. "Définir un projet, c'est sortir un peu du 'c'était mieux avant'", indique-t-elle à Toulouse. C’est ce qu’a annoncé Marine Le Pen en inaugurant à Toulouse, samedi 23 septembre, une tournée à la rencontre des militants et des cadres dont douze étapes sont déjà programmées avant le congrès du mois de Mars.

Marine Le Pen souhaite aussi "discuter de nos alliances éventuelles, qui ne doivent pas avoir pour conséquence des compromissions de quelque sorte que ce soit, mais cette culture-là, nous devons l'intégrer" .A ce qui souhaitent droitiser davantage la ligne du parti la dirigeante du parti a répondu « Cette ligne que je porte depuis 2002, je vais la présenter à nouveau puisque je serai à nouveau candidate à la tête du Front national. Je n’entends pas changer cette ligne “ni droite ni gauche”, je l’ai portée, conçue et incarnée depuis quinze ans. La dédiabolisation, j’en ai été la première instigatrice. »

Elle entend aussi changer ses relations avec la presse,excepté d'avec Médiapart et TMC qu'elle met au ban à tout jamais, proposer « un journal des élus », « un quotidien participatif en ligne », « une revue intellectuelle – ça a manqué ces dernières années – », et enfin « une revue de presse en ligne ».

Un refondation qui se veut donc historique, un nouveau cap sans Phillipot sans sa nièce pour l'instant...

Kelly Donaldson  pour Day News World

LES MESURES PHARES DES CINQ ORDONNANCES

Dans les TPE de moins de 20 salariés, le patron pourra négocier avec un employé non élu et non mandaté par un syndicat. Dans les entreprises de 20 à 50 salariés, la négociation sera possible avec un élu du personnel non mandaté.

Les entreprises auront aussi la possibilité de négocier le niveau de la plupart des primes alors que ces dernières relevaient jusque-là des branches professionnelles.

Les caractéristiques des CDD (durée, nombre de renouvellements, carence) pourront, elles, être négociées dans la branche.

Fusion des instances représentative

Les instances représentatives du personnel devront fusionner grâce à un accord d’entreprise comme le réclamait le patronat. Ce pourra négocier Ce «conseil d’entreprise» pourra La négociations des accords en cas d’absence de délégués syndicaux pourra être menéé par le «conseil d’entreprise» qui aura également un droit de veto sur les sujets de la formation professionnelle et de l’égalité hommes-femmes.

Le plafonnement des indemnités prud’homales

En cas de licenciement abusif elles seront plafonnées à 3 mois de salaire jusqu’à deux ans d’ancienneté, puis augmenteront progressivement jusqu’à 20 mois de salaire à partir de 30 ans d’ancienneté. En contrepartie, les indemnités légales de licenciement passeront de 1/5 aujourd’huià 1/4 de mois de salaire par année d’ancienneté.

Ruptures conventionnelles collectives

Alors que la rupture conventionnelle ne pouvait être engagée qu'individuellement entre le salarié et le chef d'entreprise, désormais les entreprises par accord homologué par l’administration, auront la possibilité de définir un cadre commun de départs volontaires.

Temps réduit pour saisir les prud’hommes .

Pour saisir les prud’hommes après un licenciement le délai passera à un an quelque soit le type de licenciements au lieu d’un an pour les licenciements économiques et de deux ans pour les autres actuellement.

Généralisation de l’accord majoritaire

La règle de l’accord majoritaire (signé par des syndicats représentant plus de 50% des salariés) dans les entreprises sera généralisée dès le 1er mai 2018, au lieu du 1er septembre 2019, prévue dans la loi El Khomri

Ces ordonnances donnent plus de latitudes aux patrons qui pourront licencier plus facilement en cas de carnets de commande vides et embaucher plus facilement en conséquense. La France prend donc le chemin de la flexibilité du salarié.

Alyson Braxton pour Day News World

 

LES ORDONNANCES SUR LE CODE DU TRAVAIL

SIGNEES SOUS LES CAMERAS

Les ordonnances initiant la refonte des textes ont été signées, vendredi 22 septembre à la mi-journée, par le président de la République. C’était l’un de ses engagements de campagne. La cérémonie s'est déroulée sous l'oeil des caméras.

Voilà la réponse d’Emmanuel Macron à la rue : la signature devant les caméras des cinq ordonnances réformant le Code du travail, la ministre du Travail, Muriel Pénicaud, et le porte-parole du gouvernement, Christophe Castaner, à ses côtés. Une mise en scène « à l’américaine » pour donner l’image d’un chef de l’Etat appliquant son programme. Du Donald Trump!

Au lendemain d’une deuxième journée de manifestations et à la veille de la marche contre le « coup d’Etat social » à Paris à l’appel de Jean-Luc Mélenchon Emmaunuel Macron montre que

« La démocratie ne fait pas dans la rue » selon sa formule employée sur CNN,chaine américaine et très contreversée en France.

Le président affiche donc sa détermination à réformer la France saluant une réforme d'une « ampleur » sans précédent « depuis le début de la Ve République ».

Cette réforme du marché du travail s'avère indispensable « à notre économie et à notre société », après des « dizaines d'heures de débat parlementaire, 80 environ, plus de 300 heures de concertation avec l'ensemble des partenaires sociaux pour refonder la philosophie de notre droit du travail, son état d'esprit, avec des effets profondément structurants sur l'emploi, en particulier pour les plus jeunes et les moins qualifiés », a plaidé le chef de l'Etat.

La réforme devait prendre effet en janvier mais elle a été avancée et entrera en vigueur dès la promulgation des décrets.

Concrètement, les ordonnances seront publiées au «Journal officiel » ce week-end ou la semaine prochaine, ce qui les rendra immédiatement applicables. Le projet de loi de ratification sera ensuite examiné en première lecture à l'Assemblée nationale au cours de la semaine du 20 novembre. La ratification des ordonnances par le Parlement permet de leur donner force de loi et de consolider leur assise juridique.

« Cette réforme rentrera en vigueur à compter de sa publication. Il y a une petite vingtaine de décrets qui sont prévus. Tous seront pris avant la fin de l'année », a déclaré le Président qui considère qu'il appartient aux Français « de faire vivre cette réforme par la volonté de construire leur destin. Nous leur donnons désormais les moyens de le faire »

Alyson Braxton pour Day News World

 

ANGELA MERKEL UNE FIGURE SAGE

DANS UN MONDE INSTABLE

CONTRE L'EXTREME-DROITE

AUX LEGISLATIVES DE DIMANCHE

Dimanche 24 septembre 2017 les bureaux de vote ouvrent dans toute l’Allemagne.

Cette élection semble déjà jouée : Angela Merkel a 10 à 15 points d'avance sur le candidat social-démocrate même si on avait pu croire fin janvier qu’il pouvait défier Mutti (« maman »). La chancelière allemande a de grandes chances d’être réélue pour la quatrième fois consécutive . Aujourd'hui le candidat du SPD se maintient difficilement au-dessus des 20% d’intentions de vote.

C'est que dans un monde traversé de tensions, la chancelière incarne la figure rassurante et posée.

Elle séduit beaucoup d'électeurs du SPD. Par son profil déjà : elle n’habite pas à la chancellerie, (« trop luxueux », dit-elle !), et rentre tous les soirs dans son appartement. Cette diplômée de physique mesure chacune de ses paroles en grandissant en RDA. Jamais un seul faux-pas dans sa façon de gérer les crises. Aux provocations d'Erdogan elle ne rue pas dans les brancards, elle le recadre avec des arguments solides- l'ingérence- et n'envenime pas la polémique. Et puis il ont apprécié le geste de la chancelière en 2015 accueillant les réfugiés en Allemagne . Un choix historique au lourd coût politique, particulièrement pour sa droite mais qu'elle continue d'assumer.

Le retour du FPD et le spectre de l'AfD (Die Alternative fur Deutschland) au Bundestag

En effet le parti FDP (libéraux), éliminé du Bundestag aux dernières élections, s’apprête à faire son grand retour au Parlement en prenant un véritable virage idéologique. Le parti capitalise sur ces propositions : le retour des réfugiés dans leur pays d’origine, mais aussi la sortie de la Grèce de la zone euro, et la levée des sanctions infligées à la Russie.

Mais c'est surtout le spectre de la montée de l' AfD qui inquiète Angela Merkel.

Le parti d’extrême droite martèle à l'envi son rejet des réfugiés en Allemagne et pourrait avec 10 et 13% des votes occuper la troisième place au Bundestag dimanche soir. Dans un long réquisitoire contre l'islam, Alexander Gauland, l'une des deux têtes du parti d'extrême droite, a ainsi dénoncé lundi 18 septembre "le terrorisme qui a ses racines dans le Coran"."La propagation de l'islam en Europe, et l'islamisation croissante de l'Allemagne sont devenues un défi pour l'Etat, l'ordre social, l'identité culturelle et la paix dans notre pays", a-t-il martelé.

L'AfD rassemble un électorat divers et des abstentionnistes. Selon une étude de l'université de Leipzig, publiée dans Die Zeit, le parti a attiré un "melting pot" d'anti-islam, d'opposants à l'immigration, d'eurosceptiques, d'adeptes des théories du complot mais aussi des déçus des grands partis.

"Les Allemands sont désorientés, incertains et insatisfaits, explique le psychologue Stephan Grünewald à Challenges. (..) Pour eux, le thème majeur qu'est la crise des réfugiés a été escamoté par la politique". S'ajoute un sentiment "diffus de malaise croît dans le pays. Malgré sa réussite économique, l'Allemagne est vue comme un pays à l'abandon, avec des écoles et des autoroutes défoncées, des zones de non droit, des injustices sociales et des accords secrets entre la politique et l'industrie...", explique-t-il.

Quatre ans à peine après sa création l’AfD serait en passe d'obtenir des dizaines de députés à venir. 60, peut-être 80 élus au Parlement ?!

L'entrée de l'AfD à la chambre des députés serait du jamais vu depuis 1945 pour un mouvement de ce type.

Face à l'AfD, les grands partis tentent la diabolisation: "Si l'AfD devait entrer au Bundestag, des nazis parleront pour la première fois depuis 70 ans au Reichstag" le bâtiment où siège les députés, a clamé le chef social-démocrate de la diplomatie allemande (SPD), Sigmar Gabriel.Le président du SPD, Martin Schulz a lui aussi qualifié le parti de "honte de la nation", le CDU d'Angela Merkel dénonce un parti "d'extrême-droite", formule plutôt attr ibuée aux néo-nazis. Mais cela suffit-il à enrayer la dynamique du parti de 'extrême-droite allemande ?

A la chancelière de 63 ans de tout faire pour rallier les indécis avant les élections législatives allemandes de dimanche. La chancelière tiendra un meeting décisif à Munich.

Avec qui doit-elle se rallier pour une coalition qui obtienne la majorité au au Bundestag ?

Là réside tout l'enjeu de ces élections car le parti de la chancelière allemande, l'Union chrétienne démocrate (CDU) alliée à l'Union-chrétienne sociale en Bavière (CSU), s'est tassée dans les sondages (36%).

Mais la chancelière refuse obstinément une coalition avec l'AfD ainsi qu'avec la gauche radicale Die Linke. Quelle solution lui reste-t-il ? Celle de s'associer aux Verts ou aux libéraux du FDP (Parti libéral-démocrate) ou encore aux deux pour neutraliser l'AfD.

Cette alliance, baptisée "coalition jamaïcaine", et qui doit son nom aux couleurs du drapeau jamaïcain (noir, couleur du parti d'Angela Merkel, jaune, couleur de la FDP, et vert, associé aux Grüne) est pourtant contre-nature puisque le FDP et les Verts (die Grünen) sont à l'opposé l'un de l'autre de l'échiquier politique.

Reste la énième coalition avec le SPD, le centre gauche, dirigé par Martin Schulz, et actuelle "grande coalition" au pouvoir. Cette alliance droite-gauche, à la tête de l'Allemagne depuis huit années,lasse l'opinion allemande...

Joanne Courbet pour Day News World

 

LES FINANCES DE LA CATALOGNE

MISE SOUS TUTELLE PAR MADRID

«Le droit à la sécession n'est pas envisagé par la Constitution», a martelé le porte-parole du gouvernement Inigo Mendez de Vigo.

Les dirigeants séparatistes de Catalogne, région profondément divisée entre partisans et adversaires d'une sécession d'avec l'Espagne, ont la volonté ferme de tenir l'organisation d' un referendum le 1er octobre malgré l'interdiction de Madrid.

Pour éviter que l'argent de l'Etat ne finance le référendum d'indépendance voulu par les Catalans Madrid a annoncé vendredi un renforcement du contrôle des dépenses de la Catalogne.

«Nous avons établi un nouveau système de contrôle des dépenses» pour éviter qu'elles ne financent des «activités illégales» comme le référendum, a déclaré le ministre du Budget Cristobal Montoro à l'issue du Conseil des ministres.

C'est ainsi l'Etat versera directement les salaires des fonctionnaires, les allocations sociales, et le paiement des factures des fournisseurs des services publics, a expliqué M. Montoro.

La diffusion d'une lettre ouverte du président régional catalan Carles Puigdemont, du vice-président de la Catalogne Oriol Junqueras et de la présidente du parlement catalan CaPuigdemont, du vice-président de la Catalogne Oriol Junqueras et de la présidente du parlement catalan Carme Forcadell, auxquels s'est joint pour la première fois publiquement la maire de Barcelone Ada Colau semble avoir motiver ses mesures gouvernementales visant à éviter tout détournement de fonds publics.

Dans une adresse au chef du gouvernement Mariano Rajoy et au roi Felipe VI, ces derniers dénoncent une «répression sans précédent» de l'Etat contre les partisans du referendum lançant un «appel au dialogue».

«C'est ironique de la part de ceux qui ont refusé tout dialogue sauf sur un seul sujet --le seul qui les intéresse-- un referendum sur l'indépendance», a répliqué le porte-parole du gouvernement Inigo Mendez de Vigo.

«Le droit à la sécession n'est pas envisagé par la Constitution», a martelé le porte-parole, une position que partage la majorité des partis d'Espagne.

Si les sécessionnistes ont la majorité au Parlement catalan depuis 2015, la société catalane,elle,reste partagée. Mais plus de 70% des Catalans ont l'envie de s'exprimer dans un référendum.

Joanne Courbet pour Day News World

TERRORISME

DERAILLEMENT DE TRAIN

UN NOUVEAU MODE OPERATOIRE

POUR LES LOUPS SOLITAIRES

Les attaques à la voiture-bélier, mode opératoire simple, se sont multipliées ces derniers temps en Europe que ce soit en fonçant sur la foule mais également sur des terrasses de café , de pizzerias, ou même des abris-bus tuant récemment à Marseille dans le XI° une personne .

Les attaques de loups solitaires sur les militaires de l'opération Sentinelle, mise en place après les attentats de janvier 2015, deviennent  fréquentes.

Pas plus tard que vendredi matin à Paris un un militaire en patrouille dans le métro,a été une nouvelle fois la cible d'une attaque considérée comme terroriste par un homme armé d'un couteau.

Outre l'usage de véhicules béliers ou le ciblage des forces de sécurité en uniforme, les jihadistes prônent dernièrement un autre mode opératoire :les déraillements de train.

"En raison d'une incitation récente de la propagande jihadiste à planifier un déraillement de train, une attention toute particulière doit être accordée à toute remontée d'information relative à une intrusion ou tentative de sabotage dans les emprises destinées à la circulation des trains", peut-on lire dans un télégramme de la Direction générale de la police nationale (DGPN)

"Il est important de souligner les appels récents des organisations terroristes ciblant les loups solitaires et incitant à provoquer, en Europe, des déraillements de trains, des incendies de forêt ou des empoisonnements de nourriture", indique également le document.

Les transports "présentent de nombreuses vulnérabilités structurelles" et "constituent une cible privilégiée".

Ces modes opératoires qui ne demandent ni une grande technicité,ni une intense préparation peuvent malheureusement tenter ce que l'on appelle les « loups solitaires et menacer en permanence le quotidien des habitant européens.

Alize Marion pour Day News World

UNE « CHASSE A L'HOMME » AU LENDEMAIN DE L'ATTENTAT DU METRO DE LONDRES.

UN SUSPECT DE 18ANS ARRETE ET UN AUTRE DE 21ANS

Londres se réveille ce samedi au lendemain d'un nouvel attentat . L'attentat - le cinquième en six mois au Royaume-Uni - s'est produit vendredi vers 08H20, en pleine heure de pointe, dans la station de Parsons Green, située dans un quartier aisé du sud-ouest de Londres.Il a fait 29 blessés.

Le Royaume-Uni a relevé vendredi son niveau d'alerte terroriste au niveau maximum : de "grave" ce dernier est passé à "critique", ce qui signifie qu'un attentat est "imminent".L'attaque a été revendiqué par le groupe djihadiste Etat islamique.

Les autorités ont annoncé le déploiement de militaires sur des sites clés et davantage de policiers dans les transports publics.

"Le public verra plus de policiers armés dans le réseau de transport public et dans nos rues", a assuré Theresa  May. "C'est une mesure proportionnée et sensée qui apportera davantage d'assurance et de protection pendant que l'enquête se poursuit".

Une "chasse à l'homme" est en cours pour tenter de retrouver le ou les terroristes de cet attentat

L' unité de contre-terrorisme procède à des "investigations rapides pour identifier les responsables" a déclaré la police dans un communiqué.

Samedi, la police britannique a annoncé avoir procédé à "une arrestation importante" en lien avec l'attentat.

Le suspect, âgé de 18ans, a été interpellé à Douvres, une ville portuaire située dans le sud de l'Angleterre.

"Bien que nous soyons satisfaits des progrès accomplis, l'enquête se poursuit et le niveau de menace est maintenu à critique", a annoncé Neil Basu, un responsable de l'antiterrorisme au sein de la police.

L'identité de l'interpellé n'a pas été révélée, le service de contre-terrorisme cherchant d'autres suspects.

Paul Emison pour Day News World

EXPLOSION TERRORISTE REVENDIQUE

PAR L'ETAT ISLAMIQUE DANS LE METRO

DE LONDRES  29 BLESSES

Une explosion s'est produite ce vendredi matin dans la station de métro de Parsons Green, à Londres.

Des témoins évoquent une explosion.

Plusieurs blessés sont à déplorer selon les autorités.

La police a rapidement été envoyée sur place.

"Nous avons été informés d'un incident à la station de métro Parsons Green. Les agents sont sur place. Plus d'informations dès que possible", a tweeté le compte officiel de la police britanniques.

La police demande d'éviter la zone.

Selon les premiers témoignages,un sac aurait explosé. Des photos diffusées sur Twitter montre un seau blanc en train de brûler dans un sac en plastique de supermarché.

Le ministre britannique des Affaires Etrangères Boris Johnson, interrogé par SkyNews, a demandé à la population de garder son calme. « Mes informations sont limitées, j'en ai peur, et il est très important de ne pas spéculer pour l'instant. Evidemment, tout le monde doit garder son calme et continuer à faire leurs affaires normalement, aussi normalement que possible »

Pour la police l'événement est un acte «terroriste».

Les services antiterroristes ont repris l'enquête. Des centaines d'enquêteurs, aidé par le renseignement intérieur MI5 sont au travail. Selon Mark Rowley, chef de la Metropolitan Police, il s'agit de la «détonation d'un engin explosif improvisé». Une deuxième bombe artisanale n'aurait pas explosé.

Le trafic a été interrompu sur la ligne de métro et la circulation coupée dans le quartier de Parsons Green . La première ministre Theresa May doit tenir une réunion de crise des services de sécurité en début d'après-midi.

Le maire de Londres, Sadiq Khan, a réagi sur les réseaux sociaux en condamnant "les individus infâmes qui ont tenté d'utiliser la terreur pour nous blesser, et détruire notre mode de vie". Il a également exprimé sa "gratitude" aux services d'urgence et aux membres du service de métro londonien arrivés sur place "en premier".

Plusieurs attaques terroristes ont déjà affecté Londres cette année, une à Westminster (4 morts), en mars, une à London Bridge en juin (8 morts). Manchester en mai a subi un attentat tuant 22 personnes dans l'explosion d'une bombe dans une salle de concert. L'État islamique a revendiqué ces attentats.

Paul Emison pour Day News World

NOUVELLE ATTAQUE D'UN MILITAIRE

DE L'OPERATION SENTINELLE

Un homme armé d'un couteau a attaqué un militaire de l'opération Sentinelle en patrouille à la station de métro Châtelet à Paris vendredi vers 6h30, sans faire de blessé, a indiqué la Préfecture de police.

L'assaillant aurait été rapidement maîtrisé par le militaire et aurait prononcé des propos islamistes.

L’individu n’était pas connu des services de police, a ajouté une source policière.

C'est la septième agression contre des militaires de la force Sentinelle, mise en place dans le cadre du plan Vigipirate après les attentats de janvier 2015.

La dernière remonte au 9 août et avait fait six blessés alors qu'une voiture à Levallois-Perret avait foncé sur un groupe de militaires.

«Nous n'en savons pas plus sur les intentions de l'agresseur», a déclaré la ministre des Armées, Florence Parly, sur Europe 1.

«L'homme a été maîtrisé, c'est la preuve du professionnalisme et de l'efficacité des soldats de Sentinelle dans cette mission de protection», a-t-elle ajouté. L'enquête a été confiée à la brigade criminelle de la police judiciaire.

«Cette nouvelle attaque légitime pleinement ce que nous voulons faire, c'est-à-dire rendre ce dispositif encore plus imprévisible, encore plus indécelable pour les agresseurs potentiels», a poursuivi Florence Parly.

Les attaques qui visent régulièrement des militaires de Sentinelle ont amené le gouvernement à faire évoluer le dispositif.

Un total de 7000 militaires restera mobilisé (10.000 en cas de crise) mais leur tache consistera à agir avec plus de «flexibilité», de «réactivité» et de façon «moins prédictible» pour une plus grande efficacité

Ce changement de stratégie avait déjà commencé depuis plusieurs mois avec le passage de gardes statiques devant des bâtiments sensibles à des patrouilles plus mobiles

L’enquête a été confiée à la brigade criminelle de la police judiciaire.

Alysé Marion pour Day News World

 

APRES VOLKSWAGEN PSA

DANS LA TOURMENTE DU « DIESELGATE » ?

Après le « diselgate » de Volkswagen, ce serait au tour de PSA d'être dans le collimateur français de la Direction de la répression des fraudes (DGCCRF) . Le groupe PSA a fait l’objet d'une enquête judiciaire révélée par Le Monde pour « tromperie aggravée » .

Le dossier transmis par la DGCCRF à trois juges du pôle santé publique du tribunal de grande instance de Paris semble accablant pour le constructeur automobile européen accusé d'avoir mis sur pied une « stratégie globale » pour la conception et commercialisation de ses moteurs diesel frauduleux.La répression des fraudes soupçonne en effet PSA de "stratégie frauduleuse"