« J’AI LA TRISTESSE DE VOUS ANNONCER »

LE DECES DE MONSEIGNEUR LE COMTE DE PARIS

Jean d’Orléans, Duc de Vendôme fils du Comte de Paris a annoncé, en ces termes, depuis le domaine Royal de Dreux le décès de son père.

Le Comte de Paris est mort le 21 janvier 2019, une date particulière pour lui et pour la dynastie qu’il représentait. C’est en effet ce jour là, en 1793, que Louis XVI, son ancêtre fut décapité après avoir été condamné à mort par la Convention où siégeait le cousin du roi, Philippe d’Orléans, surnommé Philippe Egalité.

Une tache pour cette branche dynastique dont l’ancêtre fut accusé et est resté accusé, d’avoir voté la mort du Roi.

Le chef de la Maison de France avait 85 ans.

C’est son second fils, Jean qui a sobrement fait l’annonce, dans les termes qui précèdent, de la disparition de son père, sur les réseaux sociaux.

Le Comte de Paris, Duc de France se faisait appeler Henri VII, pour rappeler que sa famille, descendante de Saint Louis, avait régné pendant neuf siècles sur la France.

Henri, Philippe Pierre Marie d’Orléans était né le 14 juin 1933 au Manoir d’Anjou, à Woluwe-Saint-Pierre  (près de Bruxelles) en Belgique où ses parents résidaient alors, suite à la loi d’exil qui avait frappé la famille depuis 1886. Sa mère, Isabelle d’Orléans Bragance était une arrière petite fille du dernier Empereur du Brésil.

Bien que descendant de Louis XIV, le Prince d’Orléans appartenait à la branche orléaniste de la monarchie.

Il faut rappeler que les monarchistes sont divisés depuis 1871, une fois la paix faite avec l’Allemagne et après la défaite de Sedan.

Les orléanistes (branche cadette des Bourbons) sont des libéraux partisans d’une monarchie constitutionnelle et parlementaire alors que les légitimistes représenté par le dernier Bourbon, Louis XVIII sont des conservateurs toujours partisans d’un pouvoir autoritaire de droit divin. La dynastie directe des Bourbons s’est éteinte avec Louis XVIII qui a pas eu de descendant et qui a dû quitter le trône suite à la Révolution de 1830.

La branche des Bourbons auraient pu cependant se perpétuer  si le Duc de Chambord, futur Henri V, fils de la Duchesse de Berry et de Ferdinand d’Artois, assassiné à la sortie de l’Opéra le 3 février 1820 n’avait pas créé, très maladroitement l’incident du drapeau tricolore qui aida à l’arrivée au pouvoir du Marechal Mac Mahon, un Républicain.

Cette affaire du drapeau fondera définitivement la République.

Le Comte de Paris, considéré par les orléanistes comme le chef de la Maison de France va laisser une empreinte modeste mais réelle.

La vie d’Henri d’Orléans a  été compliquée. Après être né dans un manoir de la banlieue de Bruxelles, le Comte de Paris a eu une enfance (comme celle de ses frères et sœurs / ils sont 11) errante entre Brésil, Maroc, Espagne, Portugal jusqu’à l’abrogation de la loi d’exil en juin 1950. Cette loi permit le retour en France de la famille.

Henri d’Orléans passe son baccalauréat à l’issue de ses études secondaires au lycée Montesquieu de Bordeaux dans lequel il a pu être inscrit, la loi d’exil n’étant pas encore rapportée, grâce à l’intercession du Président Auriol.

Bien qu’attiré par les arts et le sport, l’héritier du trône fera Sciences Po puis une carrière militaire, Noblesse oblige !

Sa première union avec la Princesse Marie Thérèse de Wurtemberg le 5 juillet 1957 à Dreux, fut un désastre. Il divorça de la Princesse Marie Thérèse en 1984 après avoir eu  5 enfants, dont deux enfants handicapés (leur mère avait contracté la toxoplasmose en Algérie).

Henri d’Orléans exercera ses compétences militaires au sein de l’armée française en combattant tout d’abord en Algérie, puis en intégrant le Secrétariat  Général de la Défense avant d’être affecté dans un régiment de hussards en République Fédérale d’Allemagne.

Le Comte de Paris est cependant un touche à tout : banque, parfumerie (domaine dans lequel il a été soutenu par Pierre Cardin). Son coté épicurien et amateur de sciences l’incline vers la cuisine et les vieux grimoires, des fantaisies qui n’on pas eu l’heur de plaire à son père qui le destitua à l’occasion de son remariage avec celle qu’il a véritablement aimée, Micaêla Cousino Quinones  de Léon (une fille d’un Grand d’Espagne). Ce fut un mariage d’amour et de discorde !

Henri d’Orléans retrouvera son statut de dauphin après l’annulation, en 2008 de son premier mariage par le Saint Siege, décision qui lui permettra d’épouser religieusement Macaëla .

C’est le second fils d’Henri de France qui va succéder à son père, le fils ainé, François, Comte de Clermont, handicapé et incapable de régner étant décédé le 31 décembre 2017.

Dès l’annonce du décès d’Henri d’Orléans, les Royalistes ont pu clamer : « le Roi est mort, Vive le Roi ».

Le Comte de Paris sera inhumé dans la Chapelle funéraire de Dreux ou ses ancêtres, de la lignée des Orléans, sont enterrés depuis le début du XIX siècle.

Clara Mitchell pour DayNewsWorld

 

LE TRAITE DE L'ELYSEE POUR UN RENFORCEMENT

DU PROJET EUROPEEN

A un moment où l'Europe se trouve affaiblie par la montée des nationalismes, Angela Merkel et Emmanuel Macron signent, mardi 22 janvier un nouveau traité franco-allemand pour élever la relation bilatérale à un « niveau supérieur ».

« C’est un moment important pour montrer que le couple franco-allemand est un socle qui peut se relancer (…) au service du renforcement du projet européen », fait valoir la présidence française tandis que la chancelière allemande estime que « l’Allemagne et la France entendent continuer à faire avancer les choses ensemble en Europe ».

Ce traité doit « compléter » celui dit « de l’Elysée » signé en 1963 entre le général de Gaulle et Konrad Adenauer qui scella la la réconciliation franco-allemande, après trois guerres depuis 1870.

Que prévoit ce traité qui pour d'aucuns manque d'ambition et pour d'autres entérine une perte de souveraineté ?

Les deux pays promettent un approfondissement de « leur coopération en matière de politique étrangère, de défense extérieure et intérieure » ainsi qu' une coopération sur les régions transfrontalières, et une « assemblée parlementaire commune », composée de cent députés français et allemands.

Sur le plan militaire et sécuritaire :

Les deux pays « se prêtent aide et assistance par tous les moyens dont ils disposent, y compris la force armée, en cas d'agression contre leur territoire » en adoptant « une clause de défense mutuelle » en cas d’agression, sur le modèle de celle prévue au sein de l’OTAN. Ils pourront par exemple de déployer des moyens ensemble en cas d’attaque terroriste. Pour ce Paris et Berlin « instituent le Conseil franco-allemand de défense et de sécurité comme organe politique de pilotage de ces engagements réciproques ». Il n'est cependant nullement question que la France « partage » avec son voisin son siège de membre permanent du Conseil de sécurité de l'ONU même si Paris plaide pour que l’Allemagne y obtienne son propre siège permanent tout en sachant qu'aucun des membres de ces derniers s'y opposent.

Sur le plan des relations transfrontalières.

Le traité prévoit un resserrement « des liens entre les citoyens et les entreprises de part et d'autre de la frontière  » avec la mise en place d'un « comité de coopération transfrontalière » réunissant États, collectivités et parlements.

L' objectif du « bilinguisme » dans les territoires transfrontaliers est réaffirmé, sans pour autant que les « langues administratives » y soient modifiées.

Sur le plan de l'économie et des énergies renouvelables

Les deux États créent un « Conseil franco-allemand d'experts économiques » composé de dix membres indépendants chargé de faire des « recommandations sur l'action économique » des deux pays tout en promettant des « projets conjoints » dans les énergies renouvelables et « l'efficacité énergétique ».

Sur le plan diplomatique

Paris et Berlin veulent aussi « adopter des positions communes dans les instances internationales » tout en envisageant l'ouverture d'ambassades communes.

Sur le plan institutionnel

Le traité institue « une assemblée parlementaire » franco-allemande consultative.Constituée de cent députés - cinquante Français et cinquante Allemands - celle-ci siégera tous les six mois, alternativement de part et d'autre du Rhin, et sera co-présidée par les présidents de l'Assemblée nationale et du Bundestag, à savoir Richard Ferrand et Wolfgang Schäuble. L'objectif de cette assemblée, dont la première réunion devrait se tenir d'ici fin juin, sera de faire converger le droit français et le droit allemand.

Un renforcement de la relation franco-allemande comme moteur dans la construction européenne...

Joanne Courbet pour DayNewsWorld

MANIFESTATION DES GILETS JAUNES

CONTRE GRAND DEBAT NATIONAL?

Quelque 27 000 gilets jaunes selon les chiffres du ministère de l'intérieur ont manifesté à travers la France. De nombreux rassemblements ont eu lieu ce samedi 19 janvier pour le dixième acte des Gilets jaunes.

Ce nouveau samedi de mobilisation est aussi le premier depuis le lancement du Grand débat national. A Paris, le cortège, encadré et structuré, s'est élancé dans le calme vers midi vers les Invalides. Des heurts en fin de cortège ont lieu entre police et casseurs, certains de noirs vêtus cagoulés venus en découdre.

Des manifestations se déroulent également, dans d'autres villes, comme à Toulouse, Marseille, Bordeaux, Rennes, Angers.

Un important dispositif de sécurité a été mis en place alors que la polémique enfle sur l’accumulation de blessures graves de manifestants causées notamment par les lanceurs de balles de défense. Environ 80 000 policiers et gendarmes ont été mobilisés dont 5 000 à Paris, selon la préfecture de police.

Les gilets jaunes qui ont défilé pacifiquement ce samedi 19 janvier ne semblent pas avoir envie de « changer de pièce » et de passer au « Grand débat national », comme l'appelle de ses vœux le ministre de l’Intérieur Christophe Castaner.

La grogne sociale continue de s’exprimer dans la rue.

Jenny Chase pour DayNewsWorld

VU D’ICI (USA)

LE TELEPHONE CRYPTE DE BENALLA

Dans l’épisode de la nouvelle série télévisée française produite par l’Élysée une belle histoire de téléphone portable crypté vient de pimenter cette série à rebondissement.

Bon pour être plus sérieux et ne pas prendre tout cela au second degré même si cela peut vous faire rire il faut dire les choses !

Tout d’abord une précision si vous voulez manger une pizza, il est totalement impossible d’en commander une avec un tel appareil. En effet un téléphone crypté ne permet que d'appeler un autre téléphone crypté du même type (possédant le même cryptage) qui appartient à une série diffusée auprès d’un groupe d’utilisateurs pour que les conversations qu’ils peuvent échanger entre eux ne puissent faire l’objet d’aucune écoute de quelque sorte !!!

En effet l’usage de matériel d’écoute (scanner, récepteur divers …) va recevoir certes un signal mais ce signal étant crypté il ne devient qu’un bruit sans intérêt !!!

Les progrès de l’informatique en matière de cryptographie avec de algorithmes mathématiques des plus complexes permettent des cryptages tellement performants que même avec des Hyper-Calculateurs, casser le cryptages pour récupérer l’information peut prendre des années (200/300 ans ou plus) ce qui rend vain toute tentative d’écoute !!!

Comme vous commencez à le comprendre aussi ce type de téléphone n’a d’intérêt que pour appeler que certaines personnes détentrices de ce type de téléphone.

Question à se poser

Qui détient un de ses téléphones que l’on peut appeler ?

Les ministres, certains très hauts  fonctionnaires (Défense, Sécurité, etc…), et bien sûr les membres de Élysée, et enfin le Président de la République.

Non le téléphone crypté de Mr Alexandre Benalla ne pouvait pas lui servir pour commander une pizza !!

Autre Question à se poser

Qui Alexandre Benalla pouvait-il bien appeler qui détient un tel téléphone ???

Assurément des amis qu’il a gardés au sein du pouvoir !!!!

En tout cas j’espère que ses quelques lignes vous ont ouvert les yeux et vous permettront d’analyser la suite de cette histoire, de réfléchir, de ne pas croire et de ne pas boire tout ce qui peut vous être servi sur un plateau comme argent comptant !!!

En parlant d’argent, et en la matière comme dans beaucoup d’autres, les promesses n’engagent que ceux qui veulent bien les croire !!!

Alors ouvrez bien grand les yeux et les oreilles, réfléchissez avant toute chose , soyez prudents les meilleurs illusionnistes ne sont pas de la famille du grand Merlin l’enchanteur mais bien dans la caste des hommes et femmes politiques !!!!!

Steve McQuillan pour DayNewsWorld

SILVIO BERLUSCONI A 82 ANS A NOUVEAU

EN CAMPAGNE ELECTORALE

L'ex-premier ministre italien, Silvio Berlusconi,a annoncé jeudi que, malgré ses 82 ans et sa baisse continue dans les sondages, il serait candidat aux élections européennes en mai prochain sous l'étiquette de son parti Forza Italia (FI, droite).

C'est la première fois que cet éternel revenant de la politique italienne depuis 25 ans brigue un poste électif après avoir été frappé d'inéligibilité,désormais terminée, liée à une condamnation pour fraude fiscale.

« Au bel âge qui est le mien, j’ai décidé, par sens des responsabilités, d’aller en Europe, où il manque une pensée profonde sur l’avenir du monde », a déclaré l’ancien chef du gouvernement lors d’une réunion de campagne de son parti, pour des élections régionales en Sardaigne.

« Valeurs occidentales »

Le magnat des médias avait déjà mené la campagne de FI pour les élections législatives de mars dernier en Italie sans pouvoir cependant y participer en raison de sa peine d’inéligibilité.

Il avait alors été éclipsé par son jeune allié, Matteo Salvini, patron de la Ligue (extrême droite), qui l’a dépassé au sein de la coalition (17 % contre 14 % pour FI) lors du scrutin et s’est ensuite allié avec le Mouvement 5 étoiles (M5S, antisystème), pour gouverner.

Le choix de Matteo Salvini a payé : depuis des mois, la Ligue dépasse les 30 % d’intentions de vote dans les sondages, tandis que FI est passé sous la barre des 10 %.

Mais cela ne semble pas avoir altéré la ténacité du milliardaire, qui a subi une opération à cœur ouvert en 2017 et qui fait toujours l’objet de plusieurs procès pour subornation de témoins après ses soirées libertines, appelées « bunga bunga ».

« Avec ma connaissance, mes expériences et ma capacité à convaincre, je pense pouvoir jouer un rôle important et faire comprendre aux citoyens européens que nous risquons de nous éloigner des valeurs occidentales » et d’être « dominés par un empire chinois dont les convictions et les valeurs sont opposées aux nôtres », a-t-il assuré.

Le Caïman, qui a été quatre fois à la tête du gouvernement italien, ne devrait avoir aucun mal à se faire élire sur la liste de son parti.

Jaimie Potts pour DayNewsWorld

LA FRANCE DEPLOIE SON BOUCLIER ANTI BREXIT

Un Brexit dur d'avec le Vieux continent devient l'issue la plus probable après le vote des députés britanniques.

Aussi Édouard Philippe a-t-il annoncé jeudi le déclenchement d'un « plan lié à un Brexit sans accord » pour parer à l'éventualité « de moins en moins improbable » d'une sortie brutale du Royaume-Uni de l'Union européenne.

Ce plan « comporte des mesures législatives et des mesures juridiques qui visent à faire en sorte qu'il n'y ait pas d'interruption de droits et que les droits de nos concitoyens ou de nos entreprises soient effectivement protégés », a indiqué le chef du gouvernement.

Après l'Assemblée nationale la veille, le Sénat doit adopter définitivement jeudi un projet de loi d'habilitation en ce sens.

Le gouvernement va présenter ensuite en Conseil des ministres cinq ordonnances qui seront adoptées d'ici trois semaines

Il s'agit notamment de protéger les intérêts des Français résidant au Royaume-Uni, de trouver un statut pour les citoyens britanniques en France et encore d'instaurer des mesures en vue du rétablissement des contrôles de marchandises aux frontières.

Cinquante millions d’euros seront investis dans les ports et aéroports, « les lieux les plus concernés par les modifications à apporter compte tenu du Brexit dur », a indiqué Edouard Philippe.

« Six cents recrutements seront réalisés dans les semaines qui viennent » a-t-il ajouté en évoquant des douaniers, vétérinaires et agents de l’État « qui vont permettre, là encore, d'être à la hauteur des enjeux, d'être à la hauteur des contrôles nécessaires », a-t-il insisté.

Un plan pour accompagner le secteur de la pêche, qui est « le plus susceptible d'être durement impacté par cette sortie sans accord », est également prévu.

« La responsabilité du gouvernement, c'est que notre pays soit prêt, que les intérêts de nos concitoyens soient préservés et défendus », a assuré le Premier ministre.

Jenny Chase pour DayNewsWorld

QUELS SCENARIOS

POUR LA GRANDE-BRETAGNE

APRES LE REJET DE L'ACCORD SUR LE BREXIT

Les députés britanniques ont massivement rejeté l'accord de Brexit mardi 15 janvier, aggravant ainsi l'incertitude sur l'avenir du Royaume-Uni. A moins de trois mois de la date prévue de sa sortie de l'Union européenne, la chambre des Communes a refusé l'accord de divorce, obtenu de haute lutte par Theresa à Bruxelles. Le traité conclu par la dirigeante conservatrice n'a obtenu que 202 voix contre 432, la plus lourde défaite essuyée par un dirigeant britannique depuis les années 1920 .

ans la foulée l'opposition travailliste, menée par Jeremy Corbyn, a présenté une motion de censure contre le gouvernement de Theresa May après une défaite qu'il qualifie de « catastrophique » pour ce dernier. Mais il y a de forte chance que la centaine de conservateurs, qui en décembre voulaient renverser la cheffe du gouvernement, ne s'allie  pas cette fois au travaillistes, sous peine de perdre le pouvoir. Le DUP et plusieurs députés rebelles conservateurs ont annoncé qu'ils soutiendraient Theresa May...

Theresa May a désormais jusqu'à lundi pour présenter au Parlement un « plan B » si elle survit à la motion de défiance. « La chambre a parlé et ce gouvernement écoutera » , a-t-elle déclaré immédiatement après le vote. Pour Theresa May cependant comme pour l'Union européenne, le texte rejeté est le seul et le meilleur possible. ..

Plusieurs scenarii sont désormais possibles.

1° Le plan B

La menace d'un «no deal» n'est pas automatique en cas de rejet de l'accord à la Chambre des communes. La semaine dernière, les députés ont adopté un amendement obligeant l'exécutif à présenter dans les trois jours ouvrés un « plan B » amendable. Si dans les faits vu le faible délai imparti par l’amendement cela s'avère difficilement envisageable, le gouvernement pourrait présenter au Parlement une déclaration d'intention, s'engageant à renégocier auprès de Bruxelles un meilleur accord.

2° Le report du Brexit

Un report du Brexit est une des possibilité permise par une extension de l'article 50 du Traité de l'Union européenne. Qui plus est une centaine de députés européens se sont engagés lundi à soutenir une demande de report de Londres. Il faut toutefois l'accord des 27 États membres, ce qui n'est pas gagné.

Mais dans ce cas, quid des élections européennes, qui se dérouleront entre le 23 et le 26 mai? Selon une source diplomatique «une prolongation après le 29 mars est possible mais pas au-delà du 30 juin car le nouveau Parlement européen sera constitué». Exit alors les députés britanniques... Cette solution ne serait donc pas la plus aisée pour d'éventuelles renégociations. Un scenario qui permettrait seulement à Londres de gagner du temps ...

3° Le « No deal »

L'un des scenarii possibles est celui d'un Brexit sans accord ou « no deal » qu’appellent de leurs vœux les Brexiters durs. «Le peuple n'a pas voté pour un deal, mais pour quitter l'Union européenne», a déclaré Jacob Rees-Mogg , leur chef de file au Parlement, pour qui la sortie de l'Union permettrait au Royaume-Uni de retrouver son indépendance, notamment économique.

4° Second référendum

Jusqu'ici exclue par Theresa May, l'hypothèse d'un second référendum est réclamée par les europhiles qui espèrent un résultat inverse de celui du 23 juin 2016. Mais quelle question poser à la nation : maintien dans l'UE ou approbation du plan de Theresa May .Ou sortie sans accord.

Laissons conclure Theresa May! «Si l'accord n'est pas voté (…), nous nous retrouverons en terrain inconnu. Je ne pense pas que quiconque puisse dire exactement ce qui pourrait alors se passer» avait déclaré avec discernement la première ministre.

Alyson Braxton pour DayNewsWorld

ASSASSINAT AU COUTEAU DU MAIRE DE GDANDSK CRIME POLITIQUE OU GESTE D'UN DESEQUILIBRE

Le maire du grand port polonais de Gdansk Pawel Adamowicz, blessé au couteau dimanche soir en direct à la télévision est mort.

Cette personnalité libérale très populaire Pawel Adamowicz a été frappé de plusieurs coups de couteau par un agresseur de 27 ans. « Pawel Adamowicz, maire de Gdansk, homme de Solidarité et de liberté, un Européen, mon bon ami, a été assassiné.

Qu'il repose en paix », a réagi Elon Tusk. L'agression a provoqué une onde de choc en Pologne. Depuis la chute du communisme le pays n'avait pratiquement plus connu d'incident violent de ce genre.

Cette attaque a eu lieu dimanche devant des centaines de personnes, sur la scène du Grand Orchestre de charité, la manifestation la plus populaire du pays.

Comme chaque année depuis vingt-sept ans des volontaires distribuent de petits cœurs rouges autocollants en échange de dons pour l’achat d’équipements médicaux pédiatriques.

Pawel Adamowicz, qui avait participé la journée à cette collecte, prenait part aux festivités traditionnelles du soir lorsque surgit un homme un couteau à la main.

Ce dernier lui assène plusieurs coups de couteau , puis se saisit d’un micro : « Allô allô, je m’appelle Stefan, j’ai été mis en prison alors que j’étais innocent. La Plate-forme civique m’a mis en prison alors que j’étais innocent. La Plate-forme civique m’a torturé, c’est pourquoi Adamowicz est mort ce soir. ». Les vigiles ont rapidement maîtrisé l’auteur des coups de couteau.

« Crime politique » ou geste d'un déséquilibré

Le dénommé Stefan, condamné à plusieurs années de détention pour une série de braquages, avait-il un motif politique ? Il dit avoir été innocent mais jeté en prison et « torturé » par la PO (la Plateforme civique, parti d’opposition) soutien de la candidature du maire aux municipales de l'automne dernier.

Pour certains cette attaque aurait été favorisée par la violence du débat politique entre le PiS (le parti conservateur) aujourd'hui au pouvoir et l'opposition centriste.

Sa peine coïncide partiellement avec la seconde législature de la Plate-forme civique (PO), parti libéral au pouvoir de 2007 à 2015 et dont Pawel Adamowicz avait été l’un des membres fondateurs. La presse indépendante et une partie du grand public mettent en cause le climat de « haine » alimenté par les responsables politiques et certains médias dénonçant une profonde fracture au sein de la société polonaise. Les rédacteurs en chef des deux plus grands quotidiens du pays, Gazeta Wyborcza et Rzeczpospolita, sont allés jusqu’à parler de « crime politique ».

Le geste de l’ex-braqueur ne serait pas qu'un un acte isolé qui traduirait davantage un déséquilibre mental mais le reflet d'une violence de la société polonaise que les milliers de personnes qui ont manifesté lundi soir en silence dans plusieurs villes du pays en hommage à Pawel Adamowicz et contre la « haine » ont voulu dénoncer.

C'est également un avertissement au parti ultraconservateur Droit et justice (PiS), qui règne sans partage sur la Pologne depuis 2015.

Britney Delsey  pour DayNewsWorld

FIN DE CAVALE POUR CESARE BATTISTI

Les geôles italiennes attendent Cesare Battisti « non pas à cause de ses idées politiques, mais bien pour les quatre crimes qu’il a commis ainsi que pour divers délits liés à la lutte armée et au terrorisme », a commenté le chef du gouvernement italien Giuseppe Conte.

Fin de presque quarante ans de cavale pour Cesare Battisti. Ce sont maintenant les geôles italiennes qui attendent l'ancien militant d'extrême gauche italien.

Il est arrivé lundi midi à Rome où il doit être emprisonné, après avoir été expulsé par la Bolivie. « Il rentrera directement de la Bolivie.

De cette façon l’ex-terroriste purgera la peine prononcée par la justice italienne : la perpétuité ! », a déclaré le ministre italien de la Justice Alfonso Bonafede sur son compte Twitter.

L’ex-membre des Prolétaires armés pour le communisme dans les années 1970 - les « années de plomb » en Italie - a été arrêté dimanche à Santa Cruz en Bolivie. Portant fausses barbe moustache et ivre, il n'a opposé aucune résistance lors de son arrestation par des policiers boliviens d'Interpol.

Cesare Battisti, 64 ans, est un ancien militant du groupe d'extrême gauche Prolétaires armés pour le communisme classé comme terroriste par l'Italie et qui sévissait aux côté des Brigades rouges dans les années 70 en Italie semant la terreur. Arrêté en 1979 et condamné à treize années de prison pour participation à une bande armée, il s'était évadé de la prison de Frosinone en 1981.

Après la dénonciation d'un repenti,Cesare Battisti est ,en 1993, condamné par contumace à la prison à perpétuité pour deux meurtres et deux complicités de meurtres à la fin des années 1970.

Il menait une vie d'exilé, trouvant tout d'abord refuge en France sous François Mitterrand, puis au Mexique avant de rejoindre le Brésil de Lula. L’Italien avait refait sa vie dans ce pays où il a un jeune fils mineur de mère brésilienne, une paternité sur laquelle il comptait d’ailleurs pour le protéger légalement d’une extradition du Brésil. En décembre 2018 il avait fui en Bolivie suite à l'élection de Jair Bolsonaro qui pendant sa campagne s’était engagé à l'extrader.

En 2002, devenu auteur de polars, Cesare Battisti avait dit « assumer cette période historique », tout en plaidant son innocence. « Je suis condamné pour des crimes qui ont été commis par l'organisation dont je faisais partie, cela ne veut pas dire que je les ai commis. ».

L’arrestation de Cesare Battisti a été unanimement saluée en Italie, à droite comme à gauche.

Le ministre italien de l'Intérieur, Matteo Salvini a annoncé dimanche soir qu'il comptait réclamer rapidement d'autres anciens activistes d'extrême- gauche condamnés pour meurtre.

« Je m'engage à ce que ce soit le début d'un parcours, parce qu'il y en a tant d'autres qui se promènent en Europe et dans le monde. Des gens condamnés trois ou quatre fois à la perpétuité et qui ont ouvert un restaurant, qui écrivent des livres...», a déclaré à la télévision italienne Matteo Salvini, également patron de la Ligue (ex-Ligue du Nord). «Il y en a quelques-uns en France. Souvent la France demande à l'Italie et au gouvernement italien de respecter les règles et les droits humains», a ajouté le ministre italien, très critique envers Emmanuel Macron qui avait dénoncé la politique d'immigration de Rome au début de l'été dernier.

Une annonce qui laisse présager des lendemains houleux dans la relation franco-italienne.

Alyson Braxton pour DayNewsWorld

QUAND LES GILETS JAUNES PRIVILEGIENT LE DIRECT AUX MEDIAS TRADITIONNELS

L'on connaît la méfiance des Gilets jaunes vis-à-vis des médias traditionnels dont les journalistes sur le terrain sont systématiquement pris à parti par ces derniers et parfois même empêchés de couvrir la mobilisation. Plusieurs livraisons de quotidiens régionaux du groupe Centre France imprimés sur place ont été empêchées, notamment celles du Journal du Centre et celle d'une édition de La République du Centre par des Gilets jaunes. Ces derniers, pour l'information, se tournent de préférence vers les réseaux sociaux qui favorisent le direct.

Le direct ou les codes de la téléréalité

Le premier rendez-vous de « gilets jaunes » avec le Premier ministre, le 30 novembre, était déjà tombé à l'eau pour une question de direct: « J'ai demandé à plusieurs reprises à ce que cet entretien soit filmé et retransmis en direct à la télévision, cela a été refusé », avait déclaré à la presse Jason Herbert, l'un des représentants désignés, pour justifier son départ de la réunion. « Avec le direct on a le temps de montrer les choses sur le temps long ».

Dans les groupes Facebook et sur Twitter, les principales personnalités du mouvement, qui entame son acte IX ce samedi 12 janvier, multiplient les prises de parole face caméra, en direct, et sont suivies par moult internautes.

Sur « Vécu », une page Facebook lancée fin décembre, le jeune « gilet jaune » Gabin Formont, en direct dans les manifestations, diffuse longuement ce que les manifestants ont à dire, sans les reprendre ou corriger des erreurs factuelles. Autoproclamé « le média des gilets jaunes », Vécu a attiré pas moins de 30.000 internautes depuis son lancement en décembre. « On reste dans la vérité mais on montre une autre facette », a déclaré Gabin Formont au média Loopsider.

Le reporter Rémy Buisine a développé ce suivi en direct et en vidéo verticale depuis le mouvement « Nuit debout » en 2016. Devenu journaliste pour le média en ligne Brut, il filme les manifestations en direct pendant des heures, à moto, armé de son smartphone. Rémy Buisine, qui enregistre des millions de vues avec ses vidéos, est bien le seul journaliste à se faire acclamer par les « gilets jaunes ».

Face à la « défiance » et à la « soif de transparence » des « gilets jaunes », « le live est une sorte de promesse anti-institutionnelle », explique le philosophe Vincent Cespedes, qui avait lancé en 2016 une plateforme de vidéos citoyennes. « Ils refusent l'essence du journalisme : l'éditorialisation, le point de vue », explique Vincent Cespedes, au profit d'images en direct qui reprennent certains codes de la téléréalité. Les vidéastes qui ont du succès parmi les « gilets jaunes » « s'immergent avec bienveillance, n'interrogent que les gens qui font l'événement », poursuit le philosophe. Une posture également adoptée par le média russe RT, qui est suivi par de nombreux manifestants.

Une prise de parole immédiate

Au début du mouvement, très vite invités sur les plateaux de télévision, les Gilets jaunes ont été « contraints par le dispositif médiatique des émissions », selon la sémiologue Marie-France Chambat-Houillon. Ils lui préfèrent « une prise de parole immédiate ». « Il y a dans les médias traditionnels des contraintes horaires, un régime de représentation des faits », souligne la sémiologue. « Le live laisse une plus grande marge de liberté dans son interprétation au spectateur, qui peut s'informer dans d'autres médias par ailleurs. La confrontation des points de vue ne se fait que dans les commentaires. »

Allant jusqu'au bout de la logique, l'ex-paparazzo Marc Rylewski s'est donné pour mission d'interpeller des personnalités dans la rue, les questionnant sur leur salaire, leurs prises de position ou des collusions fantasmées, avant de diffuser les vidéos sur Internet.

« J'ai vécu pendant des années en Amérique et j'ai vu là-bas qu'ils peuvent pratiquer un journalisme autrement plus in your face », explique Marc Rylewski.

Jaimie Potts pour DayNewsWorld

GILETS JAUNES OU UNE FORTE MOBILISATION

SAMEDI 12 JANVIER

A Paris, le préfet de police a dit craindre «plus de radicalité» pour «l'acte 9» du mouvement des Gilets Jaunes alors que sur l'ensemble du territoire, la police nationale prévoit un niveau de mobilisation avoisinant celui des rassemblements d' avant les fêtes.

Si le nombre de personnes mobilisées a baissé au cours des week-ends de la fin du mois de décembre, les manifestations du samedi 5 janvier ont été marquées par une nouvelle hausse de la participation avec plus de 50.000 manifestants selon les autorités.

Si Paris restait privilégiée ces dernières semaines, certains gilets jaunes souhaitent délocaliser la manifestation en province et Bourges semble désignée. La question d'un appel à un rassemblement national dans une ville autre que Paris a en effet régulièrement alimenté les discussions sur Facebook après les violences des 24 novembre et 1er décembre .

Les deux figures du mouvement Priscillia Ludosky et Maxime Nicolle ont choisi Bourges, le chef-lieu du Cher, comme épicentre de la mobilisation du 12 janvier.

Cette préfecture est « une ville un peu moins connue des forces de l'ordre pour éviter qu'il y ait du 'nassage' (encerclement, ndlr) de fait, que la tension monte », a expliqué le Breton, plus connu sous le pseudonyme de Fly Rider, dans une interview au média Konbini.

L'autre raison de ce choix c'est la position géographique au centre de la France de Bourges comme l'annonce le nom de l'événement «Acte 9: Rassemblement des Gilets Jaunes au centre de la France».

Jeudi soir, aucune demande d'autorisation de manifestation n'avait encore été déposée, selon la préfecture, alors que 2700 participants disaient vouloir s'y rendre sur Facebook et 13.000 personnes se montraient intéressées ce vendredi matin.

La préfète du Cher a annoncé, vendredi, l'interdiction de toute manifestation dans le centre-ville de Bourges pour la journée de samedi.

Dans un communiqué, Catherine Fourrier souligne que «l'ampleur prévisible» de la manifestation de samedi s'annonce «sans commune mesure avec les précédentes marches pacifiques qui se sont déroulées dans la commune de Bourges ces dernières semaines» et qui ont rassemblé, au plus, 400 personnes selon la préfecture.

[12/01/2019] Arrêté pris par C. FERRIER @Prefet18 interdisant toute manifestation à l'intérieur du centre-ville de Bourges (voir plan annexe). pic.twitter.com/cr3eU7txCu

— Préfet du Cher (@Prefet18) 11 janvier 2019

Le maire MRSL de la ville, Pascal Blanc, a, de son côté, publié une lettre ouverte vendredi matin dans laquelle il détaille les mesures prises, en accord avec la préfecture. Il a ainsi fait retirer une partie des horodateurs et a décidé la fermeture de plusieurs lieux publics, samedi.

Si la ville de Bourges est visée, Paris l'est également. Le chauffeur routier Éric Drouet, autre figure du mouvement des gilets jaunes, semble privilégier Paris. Le lieu de rassemblement, annoncé à La Défense sur Facebook -devrait être dévoilé au dernier moment, comme lors des autres samedis de façon à prendre de court les forces de l'ordre.

«Actes 9: Paris Nous Revoilà!!!» recueille 3100 participants et 16.000 personnes intéressées ce vendredi matin tandis que «Acte 9 Tous à Paris» réunit 2800 participants et 19.000 intéressés.

Le préfet de police de Paris, Michel Delpuech, a indiqué que le dispositif policier allait retrouver son niveau de la mi-décembre, avec 80.000 policiers et gendarmes mobilisés dont 5000 à Paris et la mobilisation de 14 véhicules blindés.

« Nous pensons que la mobilisation sera plus forte que samedi dernier d'une part et que le comportement au sein des groupes qui seront présents sera marqué par plus de radicalité, plus de tentations de violences», a de son côté annoncé le préfet de police.

Le dispositif de sécurité pour les rassemblements de samedi, à Bourges comme à Paris, mais également dans les autres villes de France s'annonce « considérable » selon le Premier ministre Édouard Philippe.

Par ailleurs les manifestants prévoient aussi une reprise des blocages et certains appellent à retirer leur argent des banques.

Contrairement à ce qu'espérait le gouvernement, le mouvement ne s'essouffle pas et semble rebondir.

Britney Delsey pour DayNewsWorld

GILETS JAUNES CAGNOTTE CONTRE CAGNOTTE

La cagnotte de soutien aux forces de l'ordre a été lancée en réponse à la polémique cagnotte de soutien à l’ex-boxeur Christophe Dettinger, clôturée quelques heures plus tard par le site Leetchi. Destinée à couvrir les frais de défense de Christophe Dettinger, celle-ci a dépassé les 120 000 euros avant d’être clôturée par Leetchi.

Ouverte par le Président de la Région Sud - Provence-Alpes-Côte d'Azur Renaud Muselier, la cagnotte pour les forces de l'ordre connaît un certain succès puisque jeudi matin la somme récoltée dépassait les 848.000 euros, répartis en 31.000 donateurs. La somme récoltée sera reversée à l’Amicale de la police nationale, une « association d’entraide » qui œuvre pour les gendarmes, policiers et sapeurs-pompiers et pourra la répartir entre les forces de l’ordre blessées, a expliqué l’ancien secrétaire d’État. « Je suis agréablement surpris, ça prouve qu’il y a beaucoup de gens dans ce pays qui ne cautionnent pas les actes de violences. Le don moyen étant de 27 euros, cela prouve bien que c’est un engagement politique au service des forces de l’ordre. Je souhaiterais que nous dépassions le million », estimait Renaud Muselier ce jeudi matin.

Cette cagnotte symboliserait « Un engagement politique au service des forces de l’ordre ».

« Participez à la cagnotte en faveur des policiers, gendarmes et sapeurs-pompiers ! Nous devons protéger et aider nos forces de l’ordre. Nous leur devons tellement ! », explique le texte d’accompagnement de la cagnotte, publié sur le site Leetchi.

Renaud Muselier dit vouloir soutenir les 1 050 policiers, gendarmes et pompiers blessés depuis le début du mouvement des Gilets jaunes. « Il s’agit désormais de défendre les valeurs fondamentales de la France qui sont inscrites sur le fronton de nos mairies : Liberté, Égalité, Fraternité ! » peut-on lire dans le descriptif de la cagnotte.

La somme récoltée sera reversée à l’amicale de la police nationale, « association d’entraide » qui œuvre pour les policiers mais aussi pour les gendarmes et sapeurs-pompiers. Ces dons seront répartis entre les forces de l’ordre blessées, a précisé un porte-parole de Renaud Muselier.

Mardi, face aux nombreuses réactions d’indignation, la plateforme Leetchi a décidé de clore la cagnotte de soutien à Christophe Dettinger, le boxeur accusé d’avoir frappé un gendarme lors de « l’acte 8 » de la mobilisation des « gilets jaunes ». Plus de 117.000 euros avaient été récoltés.

De son côté, Eric Drouet, l’une des figures du mouvement des « gilets jaunes », a lancé, mercredi, une cagnotte de soutien aux manifestants blessés, via la plateforme Paypal.

Les cagnottes symboliseraient-elle la coupure entre les Français silencieux et les Gilets Jaunes comme le suggèrent certains commentateurs ?

Britney Delsey pour DayNewsWorld

POUR LE PREMIER MINISTRE LA DEMISSION DE CHANTAL JOUANNO N’EST QU’UNE PERIPETIE

C’est de l’Elysée même que le Premier Ministre Edouard Philippe vient de donner sa dernière conférence de Presse.

Comme c’était prévisible, Edouard Philippe a été interrogé sur la démission de Chantal Jouanno connue depuis la veille, 8 janvier 2019.

Et comme d’habitude, droit dans ses bottes, en digne héritier d’Alain Juppé…. Edouard Philippe a botté en touche. Passé, il n’y a rien à voir ! Selon Edouard Philippe, « la démission de Chantal Jouanno n’était qu’une péripétie », un détail..

Chantal Jouanno, 51 ans est une ancienne karateka, énarque, haute fonctionnaire, femme politique, membre de l’UMP puis de l’UDI. Après avoir été la collaboratrice de Nicolas Sarkozy, elle a été nommée Ministre des Sports dans le gouvernement Fillon II.

Après un mandat de sénatrice, elle est devenue depuis le mois de mars 2018, Présidente de la Commission Nationale du Débat Public.

Cette commission créée par Michel Barnier, alors Ministre de l’Environnement avait pour but initial de « démocratiser l’environnement ». Elle est appelée a donner son avis sur tous les dossiers ou projets de grands travaux structurants qui nécessitent une appréciation écologique ou de cohérence dans le domaine de l’aménagement du territoire.

Le salaire de Chantal Jouanno est fixé par le Premier Ministre, comme c’est le cas pour tous les comités Théodule qui sont dépendants financièrement de l’Etat. C’est d’ailleurs à ce titre que son salaire a figuré dans un rapport annexé au vote du budget 2019 et que cette information, au demeurant publique « a fuité » en direction des journalistes de Marianne (après un repérage préalable par la Lettre A). On a appris à cette occasion que son salaire avait été fixé à 14 709 € brut/mois pour l’année 2019, une rémunération en augmentation de 314€ /mois par rapport à 2018, mais également en augmentation de 1 684€/mois par rapport à celle son prédécesseur qu’elle a remplacé en mars 2018. Il est vrai enfin qu’elle avait fait partie des 22 élus centristes qui avaient décidé de rallier Emmanuel Macron avant l’élection présidentielle. Mais il est vrai de surcroît que lorsqu’elle avait décidé de quitter la vie politique (en septembre 2017), elle avait imprudemment déclaré en juillet 2018 « que l’on entendrait plus parler d’elle ». C’est raté !

Ce qui devait se produire s’est produit ; après sa désignation pour l’organisation et le pilotage du Grand Débat et après que certains ont déclaré « qu’elle gagnait bien sa vie à la Commission du Débat Public » les Gilets Jaunes se sont emparés de l’information, « pas très Gilets Jaunes évidemment » et la contestation s’est à nouveau emballée mettant en évidence :

-      L’absence de transparence de l’Etat dans la gestion des Agences de l’Etat. Il a fallu en effet se munir « d’une boussole et d’un piolet » pour aller dénicher l’information, ceci alors même qu’Emmanuel Macron avait promis plus de transparence au contraire. Le vieux monde n’est toujours pas mort !

-      Ce débat sur la rémunération de Chantal Jouanno a mis en évidence l’opacité du fonctionnement de ces agences de l’Etat, évaluer au nombre de 400 environ, dont il est souvent difficile de vérifier la pertinence de leurs activités et qui permettent le plus souvent le reclassement d’affidés écartés après des élections. Une façon de recaser ses amis !

-      La rémunération de Chantal Jouanno a mis également en évidence le niveau abyssal de déconnexion des élites par rapport à la base et aux territoires. Ces deux mondes, vivent, soit par des considérations géographiques soit par des questions de niveau de vie, ne se rencontrent plus depuis longtemps. Les élites fonctionnent dans l’entre-soi.

Face à ces critiques, Chantal Jouanno a jeté l’éponge mardi soir, 8 janvier 2019, à la grande surprise du pouvoir.

Dans sa conférence de presse d’hier, 9 janvier 2019, Edouard Philippe a pris acte de cette démission tout en rappelant que Chantal Jouanno resterait à la tête de la Commission du Débat Public  car son renoncement ne concernait que le Débat Public ouvert par la contestation des Gilets Jaunes.

Heure après heure, on apprend cependant, par des bruits de couloirs que Chantal Jouanno repoussait jour après jour depuis quelque temps, la responsabilité de l’organisation dans les conditions voulues par Emmanuel Macron et Edouard Philippe de ce débat. En premier lieu, parce que cette commission doit, de droit, afficher et faire systématiquement respecter son indépendance. En second lieu parce que commençait à se poser des questions sur les conditions de la restitution des conclusions du débat.

C’est d’ailleurs là que se situe le cœur du problème, car pour être crédible, authentique et accepté par l’opinion publique le rapport de restitution doit impérativement s’inscrire dans une garantie d’impartialité, garantie que les dernières déclarations de Benjamin Griveaux comme la teneur des vœux du Président de la République ne semblaient pas assurer.

Il demeure que la décision de Chantal Jouanno a visiblement mis dans l’embarras le Premier Ministre  qui hier,  pour écarter les questions sur cette difficulté a déclaré « que la démission de Chantal Jouanno n’était qu’une péripétie ».

Pas sûr que ce soit aussi simple ! Si l’on en croit les commentaires qui circulent dans les couloirs, personne ne semble savoir qui pourrait remplacer Chantal Jouanno alors que l’on est à quelques jours de l’ouverture du débat public (démarrage prévu le 15 janvier).

C’est probablement pour cette raison qu’Edouard Philippe n’a pas fait preuve d’une extrême gentillesse  hier vis-à-vis de Chantal Jouanno, une attitude remarquée par de nombreux observateurs.

Dans ces conditions, le débat public risque d’être, comme le prédisent beaucoup, un jeu de dupes d’un grand cynisme au travers duquel il est permis de penser d’ores et déjà que « les gens seront pris pour des imbéciles ».

La démission de Chantal Jouanno a de toute évidence pris de court le pouvoir qui maladroitement vient en creux de reconnaitre que « la machine ne fonctionne pas » et que la France risquait d’être privée définitivement de ce débat, prévu initialement pour 3 mois , voire plus si celui-ci venait à foncer droit dans le mur ?

Clara Mitchell pour DayNewsWorld

NOUVEAU CAMOUFLET POUR THERESA MAY

DANS SON COMBAT POUR LE BREXIT

La Première ministre conservatrice britannique a essuyé mercredi un cuisant revers au Parlement, où l'examen de l'accord de retrait de Brexit a repris, les députés adoptant un amendement -à 308 députés contre 297- mettant la pression sur le gouvernement pour présenter « un plan B » en cas d'échec du texte.

Ce nouvel amendement la contraint en effet à présenter un plan alternatif pour le Brexit sous trois jours - contre 21 jours selon la législation actuelle - en cas de rejet de son accord de sortie négocié avec l’Union européenne.

L’amendement a été approuvé par élus ont voté contre. Ce camouflet intervient au lendemain d’une autre défaite en forme d’avertissement, avec le vote d’un amendement à une loi budgétaire visant à limiter le pouvoir du gouvernement de mettre en œuvre un Brexit sans accord.

Cette défaite souligne la faiblesse de Theresa May à la tête d'un Parti conservateur plus que divisé, à quelques jours du vote, prévu le 15 janvier (à partir de 20 heures, heure de Paris), sur l'accord trouvé en novembre avec l'Union européenne sur le Brexit.

Malgré ce revers, mauvais présage pour le vote de mardi, David Lidington, le numéro deux du gouvernement britannique, a encore écarté mercredi toute réécriture du texte.« Le choix qui se présente est cet accord, ou pas d'accord, ou, comme certains députés le souhaitent, d'annuler complètement le résultat du référendum de 2016 », a-t-il affirmé sur la BBC

La cheffe de gouvernement de son côté a tout fait pour convaincre les députés de soutenir le texte.

Elle a annoncé que, dans le cas où les discussions sur la future relation entre Londres et Bruxelles n'auraient pas abouti en décembre 2020, le Parlement voterait sur une éventuelle prolongation de la période de transition, ou sur la mise en place du dispositif du « filet de sécurité » (« backstop »), qui prévoit la création d'un « territoire douanier unique » englobant l'UE et le Royaume-Uni, avec un alignement plus poussé pour l'Irlande du Nord.

Mais cette disposition est particulièrement décriée chez les eurosceptiques pour qui elle contraindra le Royaume-Uni à accepter les normes européennes sans avoir son mot à dire. La proposition de Mme May le chef de l'opposition travailliste, Jeremy Corbyn, a par ailleurs vivement rejeté la proposition de Mme May la qualifiant de « poudre aux yeux ».

L'exécutif, essayant de convaincre son allié, le parti ultra-conservateur nord-irlandais DUP, a aussi présenté de nouvelles dispositions visant à offrir un « rôle important » au parlement nord-irlandais dans le cas où le « filet de sécurité » devait entrait en vigueur. Mais le député du DUP Nigel Dodds a qualifié ces mesures de « cosmétiques » et « insensées », soulignant que le traité de divorce « supplante toute disposition légale interne » au Royaume-Uni.

L'accord de divorce ligue contre lui à la fois par les Brexiters qui craignent une forme d'arrimage permanent à l'UE et les europhiles qui espèrent encore pouvoir faire machine arrière...

Quoiqu'il en soit l'accord négocié avec âpreté entre Bruxelles et Londres risque de ne pas être voté le 15 janvier...

Joannes Courbet pour DayNewsWorld

UN COUP DUR POUR LA RELATION TRANSATLANTIQUE OU LA RETROGATION DIPLOMATIQUE DE L'UNION EUROPEENNE PAR LES ETATS-UNIS

Washington a décidé en catimini de rétrograder le statut de l'Union européenne : cette dernière, alors qu'elle bénéficiait d'un statut comparable à celui d'un Etat depuis 2016, redevient une simple organisation internationale. C'est le média allemand « Deutsche Welle » qui l'a révélé.

Un coup dur de plus pour la relation transatlantique .

Le gouvernement de Donald Trump, qui a renvoyé l'Union européenne (UE) au statut d'organisation internationale, lui déniant celui d'égale des États, n'a même pas daigné en informer les intéressés.

Si l'information a été connue mardi, les faits remontent en réalité à la fin 2018. Après avoir constaté que son ambassadeur auprès des Etats-Unis, David O'Sullivan, n'était pas invité à certains événements, l'Union européenne a eu la confirmation de ce changement de statut début décembre, lors des funérailles de l'ancien président américain, George H.W. Bush .

L'hostilité de l'Administration Trump envers l'Union européenne n'est pas un mystère.

Le président la décrit comme «un groupe de pays mis ensemble pour tirer avantage des États-Unis», en particulier sur le plan commercial en raison notamment de l'excédent commercial de l'Union européenne vis-à-vis des Etats-Unis.

Le président américain , qui s'est réjoui du Brexit, a passé sa première année suggérer à tous les dirigeants européens qu'il rencontrait de «sortir de l'UE», leur faisant l'éloge d'un «deal» bilatéral plus avantageux. Il a également accusé les Européens de ne pas dépenser assez pour leur propre défense.

Des tensions commerciales

Cette rétrogradation protocolaire survient à un moment délicat dans les relations entre l'UE et les États-Unis. La négociatrice de l'UE, la commissaire au Commerce Cecilia Malmström, tente depuis mardi à Washington d'apaiser les tensions commerciales entre les deux parties. Les Etats-Unis ont déjà mis en œuvre des taxes de respectivement 25 % et 10 % sur l'acier et l'aluminium européens. Et menacent toujours de taxer lourdement l'automobile européenne ce qui affecterait surtout l'Allemagne et pourrait déclencher une guerre commerciale.

L'Union européenne, qui possède un Parlement européen et d'autres institutions politiques, demande que la pratique diplomatique établie depuis quelques années soit respectée. Mardi, elle a fait savoir qu'elle était « en pourparlers » avec Washington sur ce sujet.

« Quels que soient les désaccords politiques avec l'administration américaine, nous restons des amis des Etats-Unis et cette amitié ne va pas s'étioler », a déclaré une porte-parole de la Commission européenne

Larry Ricky pour DayNewsWorld

 

EN FRANCE CAFOUILLAGE GOUVERNEMENTAL

A PROPOS DE LA TAXE D'HABITATION

Pour quand la fin de la taxe d’habitation pour tout le monde ? Nul peut le dire aujourd'hui après le nouveau cafouillage dans la communication gouvernementale.

Après avoir ouvert la porte dimanche 6 janvier, lors de l'émission « Le Grand Rendez-Vous » au maintien de la taxe d'habitation pour les 20% de foyers les plus aisés, voilà que ce mardi 8 janvier le ministre de l'Economie et des Finances, Bruno Le Maire, veut « clarifier » ses positions estimant qu'elles avaient été « mal comprises » !

Il faut aller « au bout de la suppression de la taxe d’habitation », a affirmé mardi le ministre des Finances Bruno Le Maire, semblant prendre ses distances avec l’hypothèse d’un maintien de cet impôt pour les 20% de ménages les plus riches comme il l'avait évoquée il y a deux jours au « Grand Rendez-Vous » Europe 1-CNews-Les Echos.

« J’ai redit dimanche qu’il fallait aller au bout de la suppression de la taxe d’habitation. Aller au bout de la suppression de la taxe d’habitation cela veut dire aller au bout de la suppression de la taxe d’habitation », a insisté le ministre lors d’un colloque à Bercy sur l’économie verte. Brillante lapalissade...

Dimanche, Bruno Le Maire avait, en effet, assuré que Bercy pourrait revoir sa copie si une demande en ce sens venait à être formulée dans le cadre du débat national lancé par Emmanuel Macron sous la pression des Gilets jaunes. Des critiques de la part de ces derniers avaient en effet émergé contre la politique fiscale du gouvernement jugée inégalitaire.

« Il est essentiel » que cette suppression « soit aboutie (...) mais nous pouvons très bien demander aux Français est ce que vous estimez que pour les 20% les plus riches il est légitime ou non de supprimer la taxe d’habitation », avait affirmé le locataire de Bercy dimanche.

« Si nous répondons non à chaque demande des Français, que nous ne sommes pas capables d’écouter la demande de justice, nous ne réussirons pas le grand débat, qui doit s’ouvrir dans les prochaines semaines », s'était-il justifié.

Au ministre de l'Action et des Comptes publics, Gérald Darmanin, de donner son avis éclairé en se montrant favorable à ce que les plus aisés restent assujettis à cet impôt local rappelant que « la suppression de la taxe d'habitation, c'est jusqu'à 2.500 euros de revenus si vous êtes célibataire ».

Mais le Conseil constitutionnel, dans son avis sur la loi de finances 2018, ne s'était-il pas interrogé sur la faisabilité du maintien de cet impôt local pour les 20% des Français les plus aisés, compte tenu du principe d'égalité devant l'impôt ? Ne prenant pas position, il a laissé la question en suspens .

C'est le porte-parole du gouvernement Benjamin Griveaux qui, ajoutant sa propre partition, semble avoir tranché :

« On ne peut pas en permanence nous expliquer qu'il faut mettre à contribution ceux qui ont plus et, quand c'est fait, invoquer l'égalité devant l'impôt », a-t-il déclaré lundi sur France Inter. « C'est une question de droit qui a été soulevée par le Conseil constitutionnel et qui sera tranchée dans le cadre d'un débat au Parlement. »

S'agit-il à nouveau d'une tromperie envers le citoyen français ployant déjà sous le fardeau des taxes et impôts ?

Abby Shelcore pour DayNewsWorld

 

UN TWEET DU PARTI POPULAIRE SOUHAITANT LA MORT DU CHEF DU GOUVERNEMENT FAIT SCANDALE EN ESPAGNE

La blague au goût plus que douteux du Partido popular (PP), une vidéo qui souhaite la mort du président du gouvernement Pedro Sanchez, a été prise au sérieux par l'exécutif espagnol qui, suite à sa diffusion, mercredi 5 janvier, a annoncé avoir saisi la justice.

Il s 'agit de déterminer si « ce tweet constitue un délit et si c'est le cas, pourvoir l'affaire en justice contre ses auteurs et ceux qui l'ont propagé ».

La vidéo a été postée la veille de l’Épiphanie, une fête très populaire en Espagne puisque c'est le jour où les enfants reçoivent leurs cadeaux, apportés par les Rois mages et non par le Père Noël comme en France.

Elle met en scène dans un sketch un homme lisant la liste de vœux de son fils assis sur ses genoux « Ma chanteuse préférée était Amy Winehouse, et vous me l'avez enlevée » dit le père, « mon acteur préféré était Robin Williams, et vous me l'avez enlevé.

Mon humoriste préféré était Chiquito de la Calzada, et vous me l'avez aussi enlevé.

Je vous écris juste une nouvelle lettre pour vous dire que mon Premier ministre préféré est Pedro Sanchez ».

Même si le message a été rapidement supprimé par le Parti populaire qui a reconnu une erreur, de nombreuses autres versions continuent de circuler sur le réseau social.

Alyson Braxton pour DayNewsWorld

GILETS JAUNES

CLASSE POPULAIRE CONTRE BOBOCRATIE

La première manifestation des gilets jaunes a eu lieu le 17 novembre 2018. Ce samedi là, la mobilisation a été marquée par un incontestable succès. Depuis, même si certains commentaires avaient estimé à partir de la fin décembre, que le mouvement commençait à faiblir et allait s’épuiser, force est de constater qu’aujourd’hui, 5 janvier 2019, il a repris de plus belle, fêtes de fin d’année passées et Eric Drouet  sous la menace d’une condamnation très possiblement vigoureuse.

Une provocation dont le pouvoir aurait dû s’abstenir. Les rues de Paris comme celles d’un grand nombre de villes de province se sont colorées abondamment de jaunes et bleu, gilets jaunes contre forces de l’ordre…Les images sont une fois de plus choquantes ! D’autant plus choquantes qu’Emmanuel Macron avait promis dans ses vœux du 31 décembre 2018 qu’il assurerait pleinement sa mission de garant de la sécurité et des libertés publiques.

La République en Marche n’aime pas le mouvement, on le sait,  la raison mise en avant s’appuyant principalement sur les violences urbaines constatées le 12 décembre 2018, mais aussi sur les actes de vandalismes ou les destructions des permanences de quelques députés LREM.

Face aux pillages et aux destructions on constate à nouveau aujourd’hui, 5 janvier 2019 une situation identique assortie des mêmes commentaires cherchant à disqualifier le mouvement.

Voilà donc presque deux mois que la France est en ébullition, pas très loin de sombrer dans le chaos. Mais voici presque deux mois aussi qu’Emmanuel Macron n’a toujours pas compris les raisons profondes de ce mouvement des Gilets Jaunes, mouvement issu tout droit de la colère profonde qui enflamme depuis les citoyens français qui jusqu’ici n’avaient pas obtenu le droit d’exprimer leurs revendications.

A contrario, il faut reconnaitre que les revendications des Gilets Jaunes apparaissent de plus en plus cohérentes. Raison pour laquelle le mouvement est en train de se durcir, prenant progressivement pour exemple les premières révoltes de la Révolution Française de 1789…

Cette révolte a été, semaine après semaine alimentée par les silences, les maladresses et le mépris du Président de la République et de son gouvernement. D’où la volonté d’une centaine de révoltés de s’approcher de l’Elysée, bunkerisé, affolé et silencieux, ceci dans le but  qu’Emmanuel Macron « entende les bruits de la colère de ses propres oreilles et non par médias interposés ».

Mais ce qui aujourd’hui commence à se définir comme une insurrection a été principalement nourri par les atteintes successives aux libertés, celles « volées avant que commence le mouvement » et exprimées par cette proclamation faite au Chef de l’Etat : « avec notre pognon, vous prenez nos libertés ».

C’est bien de liberté qu’il s’agit aujourd’hui, au premier plan et en opposition aux beaux discours et aux mots creux.

Les mises en garde avec amendes et peines d’emprisonnement, consacrées par près de 300 condamnations postérieures réelles dont un nombre certain à de la prison ferme, le tout étant l’expression d’une répression impitoyable, n’y ont rien fait.

« Le peuple » n’accepte plus les entraves ouvertes à la liberté fondamentale de circuler, mais aussi à la liberté d’expression.

Et on le comprend; le dernier indice de Libertex publié en novembre 2018, a placé la France en 7ème position, derrière la Hongrie et la Russie en matière d’entrave à la liberté d’expression !! Et sur ce point les conclusions écrites de Libertex sont inquiétantes.

On n’avait jamais entendu jusqu’ici de discours aussi ouvertement répressif en France, à l’encontre d’un mouvement social (avant d’être politique ?) qui dénonce frontalement la paupérisation et le déclassement rampant de tout une partie de la société, non concernée auparavant et en objectant : « qu’en est il de la liberté lorsque l’on est toujours obligé de travailler pour payer plus (plus de taxes et plus d’impôts) alors que le 15 du mois on n’a plus rien ! »

La cristallisation des mécontentements qu’exprime cette jacquerie, cette révolte contre la vie chère se sont opposées à l’incompréhension du pouvoir vis-à-vis « de la vie vraie des vrais gens ».

C’est d’ailleurs cette incompréhension qu’a décrite dans son dernier ouvrage, « No Society » Christophe de Guilly, ouvrage consacrées à l’évolution des classes moyennes occidentales.

Christophe de Guilly est un géographe (formé à Panthéon-Sorbonne) qui a rejoint la cohorte de philosophes, démographes, sociologues et autres politicologues réputés venir de la gauche mais qui a un moment donné, en leur âme et conscience ont rompu avec l’idéologie dominante tant celle-ci leur est apparu s’enkyster dans le déni de réalité.

L’explosion du mouvement des Gilets Jaunes vient de révéler l’opposition qui règne depuis longtemps entre classe dominante et classe populaire, « la classe moyenne »n’étant plus qu’un mythe.

Bien évidemment la mise en évidence de cette confrontation entre classes sociales n’a rien à voir avec la théorie marxiste, « has been ».

Mais cette opposition entre ces deux classes sociales sont l’expression de la désagrégation sociale constatée depuis des décennies sous les coups de boutoirs de la mondialisation (qui n’est pas heureuse pour tous) de l’immigration et du multiculturalisme.

Selon une récente enquête, c’est bien plus de 50% de Français qui, aujourd’hui , marquent leur attachement à plus d’identité, plus de sécurité (y compris financière) plus de sédentarité et d’enracinement aussi bien géographique que culturel ; et ce n’est pas l’application du « Quart d’heure de haine » tel que narré par Georges Orwell dans son chef d’œuvre 1984 qui permettra à la caste médiatico-politique de se mettre hors d’atteinte du mouvement, lequel vient de déboucher sur un profond mouvement de colère (à mettre en relation avec les regards de haine évoqués par la Président de la République à l’occasion de ses vœux à la nation).

En fait, le « troupeau d’abrutis qui manifeste » pourrait être le signe du « Crépuscule de la France d’en Haut » (sujet et titre d’un des livres de Christophe de Guilly), mettant le représentant de ladite France d’en Haut dont elle s’est dotée en mai 2017, en grand danger.

Nous soupçonnons que cette menace est même devenue évidente aux yeux de beaucoup, à quelques mois des prochaines élections européennes, tellement évidente qu’il est prouvé que le pouvoir est accusé d’avoir détourné son regard sur " la racaille" (selon les termes de certains hommes politiques) des banlieues qui pendant ce temps continue tranquillement ses trafics en tous genres, dans de nombreux ghettos urbains dans lesquels les engins blindés réquisitionnés pour protéger les lieux de pouvoir contre une visite des Gilets Jaunes , ne sont jamais allés, même occasionnellement.

Pour être encore plus clair et pour conclure, nous affirmons que les banlieues où "la racaille" est une chance pour la France, selon Christophe Castaner, des banlieues qui vivent de la débrouille, des trafics en tous genre et dont certains de leurs habitants ont pillé sous l’œil des caméras les magasins huppés des centres villes embourgeoisés (les marchandises volées seront comme d’habité revendues tombées du camion) n’ont pas inquiété le Ministre de l’Intérieur ni même l’Elysée, contrairement aux Gilets Jaunes.

Il est vrai qu’ils ont trop besoin des cette milice supplétive indispensable pour « faire l’appoint dans les prochaines élections » et pour faire le coup de poing devant des bobos apeurés… qui ne tiennent plus les rênes du pouvoir aussi fermement que l’on pouvait l’espérer.

Clara Mitchell pour DayNewsWorld

ERIC DROUET

« SI LE REGIME VOULAIT EN FAIRE

UN HEROS ET UN SYMBOLE, C’EST FAIT »

ANGELA MERCKEL, CHANCELIERE ALLEMANDE

Le mouvement des gilets jaunes, né en France vers la mi-novembre n’est pas passé inaperçu, ni en Europe (pour preuve les dernières déclarations de la Chancelière allemande ci-dessus) ni dans le monde (pour preuve, des mouvements gilets jaunes sont apparus un peu partout sur la planète, au total et pour l’instant dans une vingtaine de pays).

Ce qui se passe en France depuis plusieurs semaines est donc, on le voit, examiné à la loupe, ce qui semble fondé, la France étant dans la culture et l’inconscient collectif des peuples de la planète le pays de la Révolution Française et de la Déclaration des Droits de l’Homme.

Depuis hier, la seconde arrestation d’Eric Drouet, l’un des leaders de gilets jaunes, l’initiateur du blocage des routes, qui porte depuis les revendications des gilets jaunes, le zoom s’est encore plus élargi, d’où le commentaire lucide et sévère de la Chancelière allemande.

Cette arrestation a fait passer en quelques heures, aux yeux de ses fans comme aux yeux de l’ensemble de l’opposition, Emmanuel Macron et  son chien de garde, Christophe Castaner dit Rintintin, Eric Drouet  comme une victime politique d’un pouvoir dictatorial.

La France pays des droits de l’Homme et du respect de toutes les Libertés serait donc devenue une dictature ?

L’accusation est grave mais les derniers événements semblent la confirmer. La France serait pour un grand nombre de Français devenue une dictature et Emmanuel Macron un dictateur qui prend ses opposants et surtout les Gilets jaunes pour des putschistes qui mettent en péril les intérêts fondamentaux de l’Etat et sa sécurité publique, rien que çà !

On a envie de les croire et de se joindre à eux, car depuis que le  motif de l’interpellation d’Eric Drouet a été connu, car on commence sérieusement à avoir mal à notre France.

Eric Drouet a été arrêté une première fois le  22 décembre 2018  à l’occasion de la 6ème mobilisation de gilets jaunes. Embarqué par la police sur ordre du Parquet qui n’est pas indépendant du pouvoir politique en France, comme on le sait et comme la CEDH en a plusieurs fois fait le reproche à l’Etat français, il a été présenté à un juge dans le cadre d’une procédure de comparution immédiate.

L’examen de l’infraction qu’aurait commise Eric Drouet a été fixée au 5 juin 2019 ; Eric Drouet aurait été arrêté Place de la Madeleine, muni d’un long bâton, ressemblant à ceux qu’utilisent les marcheurs lors de grandes randonnées ...

D’ici cette audience Eric Drouet a été placé sous contrôle judiciaire, un contrôle judiciaire qui ne lui interdisait pas de se promener dans Paris (contrairement  à ce que demandait le Parquet) mais seulement de porter sur lui des « armes » de catégorie D ?

C’est donc sûr de son droit et très légalement qu’Eric Drouet avait prévu de se rencontrer avec des amis dans un restaurant parisien après avoir allumé des bougies sur la Place de la Concorde à la mémoire des victimes de l’opération des gilets jaunes hier au soir 2 janvier 2019.

A l’heure où nous écrivons Eric Drouet est sorti libre de sa garde à vue, muni d’une convocation à comparaitre le 15 février 2019 devant le TGI de Paris. Le renforcement de son contrôle judiciaire n’a pas été évoqué pour l’instant.

Au vu de ces derniers événement l’heure nous semble  grave. Tout un chacun a déjà jugé les gilets jaunes légitimes à contester la politique menée depuis son élection par Emmanuel Macron.

Alors pourquoi vouloir embastiller des manifestants, jugés comme des opposants politiques ou de simples citoyens vivant normalement leur vie quotidienne dès l’instant  qu’ils expriment leur contestation des décisions qui les concernent et qui selon 75% des français les appauvrissent jour après jour et pose un vrai problème eu égard au respect des Droits Fondamentaux.

On n’entrera pas pour l’instant dans l’examen de la légitimité des revendications du mouvement des Gilets Jaunes. On restera seulement sur l’analyse factuelle de ce qui vient de se passer et qui se révèle choquant, le pouvoir politique français actuel cherchant d’évidence à criminaliser toutes les expressions démocratiques.

Le Droit de Manifester est garanti par la Déclaration Universelle des droits de l’Homme en son article 20 qui dit que :

« toute personne a droit à la liberté de réunion et d’association pacifique ; toute personne a la capacité de se rassembler et d’agir collectivement pour le développement démocratique, économique, social et personnel, l’expression des idées et de la citoyenneté engagée ».

Manifester est donc un droit et non une menace, surtout lorsque l’on n'est plus en état d’urgence.

Emmanuel Macron vient « de révéler l’amateurisme de son pouvoir » Hervé Morin. Il est devenu la risée dans le concert des nations. Selon le dernier rapport d’Amnesty International le pays ne cesse de donner des coups de canif dans les Libertés Publiques. Elle est sur ce point en recul constant.

Ces derniers événements vont inévitablement remettre les gilets jaunes au centre du débat politique.

Les gaulois réfractaires, fainéants, illettrés, alcooliques, grincheux, fouteurs de bordel, peste brune, séditieux, fumeurs de clopes , roulant au diesel , qui n’ont toujours pas compris la pensée profonde du chef de l’Etat sont en train de se révolter, en refusant la mondialisation heureuse...

Le pays semble aujourd’hui sans dessus dessous, en colère contre l’arrivée par effraction d’Emmanuel Macron à la présidence de la République…Le mouvement des gilets jaunes qui exprime tout cela va perdurer de toute évidence….

Que va-t-il se passer demain ?

Information de dernière minute : on vient d’apprendre que le responsable de la communication à l’Elysée, Sylvain Fort vient de démissionner.

Après le départ de Nicolas Hulot, de Gérard Collomb, on a l’impression que l’indignation gagne tout le monde, strate après strate. Ce que veut et ce que fait Emmanuel Macron et sa tribu LREM semble plus insupportable !

Que va-t-il donc rester dans quelque temps de la légitimité de ce gouvernement qui s’enfonce jour après jour dans l’impopularité ?

« That is the question »?.

Clara Mitchell pour DayNewsWorld

DURCISSEMENT DES SANCTIONS CONTRE LES CHOMEURS OU TRAQUE DES CHOMEURS FRANCAIS

Alors qu'Emmanuel Macron appelait, pas plus tard qu'il y a deux jours, à « l'unité retrouvée» des Français lors de ses vœux, il est loin d'être sûr que le nouveau décret d'application de la loi pour la liberté de choisir son avenir professionnel ne fasse l'unanimité chez ces derniers appelés également à « accepter la réalité ».

Cinq mois après l’adoption définitive, un important décret d’application qui précise des modalités pratiques du texte, a en effet été discrètement publié au Journal officiel, dimanche 30 décembre. Il fait état d'un durcissement des sanctions envers les demandeurs d’emploi qui manqueraient à leurs obligations dans leurs recherches d'emploi.

La réalité pour les chômeurs risque de se montrer sous des jours encore plus cruels que jusqu'à présent: ces sanctions sont plus sévères que ce qu’avait initialement annoncé le gouvernement au mois de mars.

1° Les notions de « réduction » et de « suspension » de l’allocation (ce qui permettait de conserver ses droits) disparaissent du code du travail en cas de recherche insuffisante d'emploi.

Alors que des sanctions graduelles, comme la suspension de l'allocation pendant un mois après un premier refus d'offre considérée comme « raisonnable », (puis deux mois la deuxième fois et quatre mois la troisième fois) avaient été évoquées par l’exécutif, la sanction sera non plus la suspension mais bel et bien la suppression de l'allocation dès le premier manquement.

Ce contrôle doit se faire via un « journal de bord » numérique, où les demandeurs d'emploi renseigneront tous les mois leurs actes de recherche d'emploi. Un dispositif expérimenté pendant un an dans deux ou trois régions à partir de mi-2019,

2° Et outre la suppression des allocations pendant la radiation, ce décret entraîne également une modification de la définition de ce qu'est une offre de travail dite « raisonnable » en limitant les possibilités de refus d’un emploi trop mal payé . Le texte « abroge la définition du salaire antérieurement perçu qui était pris en compte pour déterminer l’offre raisonnable d’emploi » . Une formulation de juriste qui dissimule le fait qu’il ne sera plus possible de refuser une offre de Pôle emploi au motif que le salaire est inférieur à celui qu’il touchait lors de son dernier travail.

3°Le contrôle et les sanctions seront organisés par une seule et même entité qui s'appelle Pôle emploi alors que le contrôle de la recherche effective d’emploi et sa sanction étaient légalement du ressort de la direction régionale du ministère du Travail. Pôle emploi ne pouvait jusqu'à présent que suspendre l’indemnisation du chômage en cas d’absences aux convocations.

Le durcissement des sanctions est justifié « tout simplement dans une logique qui est une logique de justice », selon la porte-parole des députés de la République en marche (LaRem) Aurore Bergé ...mais ces mesures ne lassent d’inquiéter les syndicats. « Emmanuel Macron n’a pas changé dans sa volonté de faire la “chasse” aux chômeurs, en continuant à mélanger allègrement les 0,4 % de fraude et l’immense majorité des chômeurs qui cherchent à travailler dignement », explique Denis Gravouil (CGT) au Monde.

Pourquoi stigmatiser l'ensemble des chômeurs pour une poignée de resquilleurs alors qu'il est évident que la France ne génère plus d'emplosi. En effet un pays qui a détruit son industrie et qui ne compte que sur que sur ses services ne peut pas fonctionner ! D'ailleurs l'industrie n'était-elle pas une consommatrice de services ?

La grande majorité de la classe politique française, qui prend trop souvent le modèle allemand comme la quadrature du cercle, ne devrait-elle pas se poser des questions car si ,certes, l'Allemagne possède des sociétés de services elle a également une industrie de haute performance omniprésente dans le tissu économique du pays. L'industrie en Allemagne représente un très fort de son PIB.

Si la France veut sortir de cette situation et retrouver le plein emploi il est évident qu'elle doit se réindustrialiser.

Andrew Preston pour DayNewsWorld

ALLEMAGNE LA BUNDESWEHR

POURRAIT RECRUTER DES SPECIALISTES

ETRANGERS DE L'UNION EUROPEENNE

Pour pallier le manque de candidats, l’armée allemande envisagerait de recruter des spécialistes issus de l’Union Européenne. Le chef d’État-major de la Bundeswehr, Eberhard Zorn, a confirmé jeudi 27 décembre cette possibilité qui a déjà été évoquée en 2016.

« La Bundeswehr a besoin de personnel […], nous devons regarder dans toutes les directions en période de pénurie de travailleurs qualifiés », a affirmé Eberhard Zorn au groupe de journaux régionaux Funke Mediengruppe.

Selon lui, le recrutement de spécialistes étrangers européens, notamment des médecins ou des ingénieurs, constitue « une option » envisagée par l’armée allemande. L’idée a déjà été évoquée en 2016 dans un rapport officiel.

Une idée également soutenue par le commissaire parlementaire aux forces armées allemandes, le social-démocrate Hans-Peter Bartels, selon lequel « beaucoup de soldats (ont déjà) des origines étrangères ou la double nationalité » et pour qui « la Bundeswehr ne serait pas une exception car nous avons déjà depuis longtemps des citoyens européens qui travaillent dans la police allemande », a-t-il ajouté auprès des journaux de Funke Mediengruppe.

Cette « option » impliquerait cependant une modification de la loi allemande, qui précise qu'un soldat de la Bundeswehr doit posséder la nationalité du pays. Selon Funke Mediengruppe, Berlin a déjà sondé ses partenaires européens. Si la République tchèque, la Suède, la Belgique et le Danemark ne se prononcent pas, la France, elle, se serait montrée réservée. La Bulgarie, la Roumanie, la Slovénie et la Grèce auraient pour leur part émis des doutes, craignant que leurs soldats potentiels soient attirées par un salaire plus élevé en Allemagne. « Nous devons bien entendu veiller à ne pas entrer en concurrence avec nos homologues européens », a reconnu Eberhard Zorn.

La Bundeswehr s’intéresserait prioritairement aux citoyens européens vivant déjà en Allemagne. Les candidats devront parler allemand, présenter un certificat de bonne conduite de la police et déclarer leur allégeance à l’État allemand, selon Funke Mediengruppe.

Confrontée au vieillissement de sa population et à une pénurie grandissante de main-d’œuvre, l’Allemagne est par ailleurs sur le point de se doter d’une loi sur l’immigration pour faciliter le recrutement de travailleurs extra-communautaires.

Alize Marion pour DayNewsWorld

REVEILLON D' EMMANUEL MACRON AVEC 

LES MILITAIRES FRANCAIS 

DE LA FORCE BARKHANE AU TCHAD

Après le Niger l’an dernier à la même époque, Emmanuel Macron se rend samedi et dimanche à N’Djamena, au Tchad, accompagné du ministre des armées Florence Parly, pour réveillonner avec les soldats de la force Barkhane avant de rencontrer le président tchadien, Idriss Déby, allié de la France dans la lutte contre le terrorisme au Sahel.

L'an dernier, il avait réveillonné avec les quelque 500 soldats français de Barkhane basés à Niamey, au Niger . Le traditionnel repas de Noël sera préparé par le chef des cuisines de l’Élysée, Guillaume Gomez qui a tweeté jeudi les photos des provisions acheminées sur place pour l'occasion.

Ce déplacement montre l'importance stratégique pour la France de cette bande sahélo-saharienne où se télescopent de nombreux enjeux, notamment diplomatiques, sécuritaires, migratoires.

Sur la base de N'Djamena, où est installé le poste de commandement de l'opération Barkhane, ainsi qu'un détachement aérien et des éléments de soutien et de transmission, le chef de l'Etat, et la ministre des Armées doivent rencontrer le général Frédéric Blachon, commandant de Barkhane depuis juillet, pour un bilan des opérations.

L’opération Barkhane, lancée par la France au Sahel depuis 2014 et forte actuellement de 4500 militaires, a réussi à faire reculer les positions des djihadistes dans la région, selon l’Elysée. Chassés en grande partie du nord du Mali, les groupes terroristes ont cependant repris du terrain dans le centre de ce pays ainsi qu'au Burkina Faso et au Niger voisins.

La France envisage d’accroître son partenariat avec la nouvelle force antidjihadiste du G5 Sahel, mise sur pied avec l’appui de la France entre cinq pays du Sahel (Mauritanie, Niger, Mali, Burkina Faso, Tchad). Sur les 400 millions d'euros promis par la communauté internationale pour le déploiement de cette force seuls 100 millions d’euros ont été versés.

Emmanuel Macron et Idriss Déby déjeuneront ensemble dimanche pour faire le point sur le déploiement de la force du G5 Sahel et la présence de plus en plus marquée de la Russie en Centrafrique redoutée par la France, ancienne puissance coloniale dans la région.

Emmanuel Macron clôturera sa visite par une rencontre dimanche matin avec des Tchadiennes dans la Maison de la Femme à N'Djamena, « seul lieu au Sahel dédié aux femmes », selon l'Elysée.

« Ce lieu de mobilisation locale assez exceptionnel sur l'égalité femmes-hommes, qui propose des formations professionnelles, sera l'occasion d'une rencontre avec une société civile très structurée et très revendicative », a noté la présidence française .Au Tchad 80% des femmes sont illettrées et 70% mariées avant leurs 18 ans.

Andrew Preston pour DayNewsWorld

 

LE PACTE MONDIAL SUR LES MIGRATION A EU RAISON DU PREMIER MINISTRE BELGE

Le pacte pour les migrations de l'Onu, qu'a soutenu la Commission européenne, a eu raison eu raison du gouvernement belge en place depuis 2014 : le Premier ministre libéral Charles Michel a jeté l'éponge mardi soir. Au terme d'un bras de fer de plusieurs semaines il avait appelé mardi 18 décembre à former une «coalition de bonne volonté» mais en vain.

«Mon appel n'a pas été entendu. Je prends donc la décision de présenter ma démission et mon intention est de me rendre chez le roi immédiatement», a déclaré Charles Michel depuis le Parlement.

Le roi Philippe a annoncé qu'il tenait «sa décision en suspens» souhaitant consulter les chefs de partis à partir de ce mercredi matin. Nul doute qu'il ait envisagé de maintenir Charles Michel à la tête d'un gouvernement chargé d'expédier les affaires courantes à cinq mois seulement des élections législatives.Si un gouvernement d’affaires courantes ne peut plus exercer la plénitude de ses attributions il évite cependant un vide institutionnel...

Si la Belgique traverse cette énième crise, c'est en raison des oppositions autour du pacte pour les migrations de l'Onu. En effet la coalition au pouvoir associant depuis octobre 2014 libéraux et démocrates-chrétiens aux nationalistes flamands de la N-VA s’est effondrée le 9 décembre sur le dossier de la migration.

Les nationalistes flamands, première force politique à la Chambre avec 31 députés sur un total de 150, qui s'opposaient à l'adoption par la Belgique du pacte Marrakech, ont quitté le gouvernement, privant ainsi le Premier ministre d'une majorité à la Chambre des députés.

Dans ce contexte, le budget 2019 avait peu de chance de passer. Depuis son départ du gouvernement, la N-VA continuait de monnayer son soutien au gouvernement belge devenu minoritaire. Les nationalistes flamands souhaitaient voir le gouvernement rouvrir des discussions constitutionnelles sur le pouvoir des communautés, ce que le Premier ministre a jugé «inacceptable».

«J'ai constaté qu'il y avait des conditions nouvelles qui menaçaient de lancer le pays dans une fuite en avant confédérale et des élections anticipées. Nous n'avons pas accepté ces conditions. Le trait est tiré», a-t-il dit mardi après-midi devant les députés. Plusieurs partis d'opposition exigeaient également qu'il organise un vote de confiance pour juger de la capacité du gouvernement à poursuivre son travail jusqu'aux législatives, prévues fin mai. Charles Michel s'y était refusé si bien que l'opposition avait l'intention de déposer une motion de censure.

Le roi Philippe va tenter de trouver une solution à cette énième crise politique.

La Belgique détient un record mondial en matière de crises gouvernementales. Entre juin 2010 et décembre 2011, le royaume de 11 millions d’habitants avait tenu 541 jours sans gouvernement de plein exercice.

Alyson Braxton pour DayNewsWorld

 

APRES LA COLERE DES GILETS JAUNES

LE CRI DE COLERE DES POLICIERS EN FRANCE

Le malaise grandissant de la police revient sur le devant de la scène. Après un mois intense de manifestations et la gestion constante de la menace terroriste, les syndicats policiers demandent notamment « un retour sur investissement ». Ils sont reçus ce mardi par Christophe Castaner.

Les syndicats ont brandi ce lundi 17 décembre le spectre d’un mouvement social au sein des forces de l’ordre qui dénoncent leurs conditions de travail et de rémunération.

Les trois grandes organisations de gardiens de la paix et gradés, le corps principal dans la police nationale, ont appelé chacune à des actions dans les jours à venir. Unité SGP-Police-FO a samedi 15 décembre, appelé à un « acte I » de la mobilisation en janvier, en écho aux manifestations hebdomadaire de « gilets jaunes ».

Alliance Police nationale a décrété lundi 17 décembre, une « journée noire » mercredi 19: aux fonctionnaires de fermer les commissariats et de ne répondre qu’aux appels d’urgence. Enfin, l’UNSA-Police a fait pression dès ce mardi et a sommé ses troupes de faire le « service minimum » dès mardi 18 décembre, en ne verbalisant pas les contrevenants.

De son côté le ministère de l'Intérieur a très vite réagi connaissant le fort taux de syndicalisation de la profession. « Les syndicats seront reçus mardi à Beauvau par le ministre » Christophe Castaner, indique le ministère de l'Intérieur. Le secrétaire d'État à l'Intérieur Laurent Nuñez a assuré lundi soir que « la porte est ouverte » pour les syndicats pour une réunion « sur les thématiques qu'ils ont souhaitées ».

Mais il est peu probable que les demandes soient toutes honorées tant la liste des revendications puissent être honorées tant la liste des revendications est fournie et engage de lourds budgets. La prime exceptionnelle pour les agents mobilisés pour les « gilets jaunes » annoncée par Emmanuel Macron n'a pas suffit.

Parmi la batterie d'« avancées sociales » réclamées figurent le paiement de quelque 23 millions d’heures supplémentaires, un effort de l’État sur la prise en charge de certaines cotisations sociales, une augmentation de 115 euros au premier janvier pour tous les gardiens de la paix notamment, à l'instar des « gilets jaunes » proches du smic.

Les revendications dépassent largement l'aspect financier. Les syndicats demandent qu’une réflexion globale soit engagée sur les conditions de vie au travail des policiers avec la mise en place d'un « Plan Marshall »de la police.

Si les revendications ne sont pas satisfaites en début d’année, Unité SGP-Police-FO appellera les autres organisations à une grande manifestation en intersyndicale, le 26 janvier.

Jenny Chase pour DayNewsWorld

AFFAIRE BENALLA VINCENT CRASE AURAIT RECU 

300 000 EUROS D'UN PROCHE DE POUTINE

Nouveau rebondissement dans l’affaire Benalla. Vincent Crase, l’agent de sécurité de l’Élysée aurait reçu une forte somme de la part d’un oligarque russe proche de Vladimir Poutine soupçonné de liens avec la mafia.

Il avait été mis en cause le 19 juillet dans les violences sur manifestants du 1er mai place de la Contrescarpe. Le détail qui fâche : le versement a eu lieu avant son limogeage le 31 juillet 2018.

L’affaire Benalla connaît un nouveau rebondissement embarrassant pour l’Élysée.

En effet Vincent Crase aurait reçu le 28 juin dernier la somme de 294 000 euros d’un oligarque russe proche de Vladimir Poutine alors qu'il était à la même époque encore agent de sécurité pour La République en Marche (LREM) et auprès de l'Élysée.

Cette somme aurait été versée à la société Mars Conseil, une conciergerie de luxe proposant des services à des clients fortunés, du chauffeur au garde du corps. Vincent Crase en est le seul actionnaire.

Le contrat portait sur la protection de proches et de biens de M. Makhmudov, lequel est à la tête d’un empire industriel et détenteur de plusieurs propriétés en France.  Des liens avec la mafia moscovite ?

Cet oligarque russe, proche de Vladimir Poutine, est la 211e fortune mondiale, selon le magazine Forbes. Mais l'homme d'affaires russe est surtout suspecté « par plusieurs magistrats européens d’être lié à la mafia russe », précise Mediapart, et plus particulièrement au groupe criminel moscovite Ismajlovskaya, réputé comme l’un des plus dangereux au monde .

Le montant de la transaction a attiré l'attention de Tracfin, le service du ministère de l'Économie en charge de la lutte contre le blanchiment d'argent et le financement du terrorisme.

Pour remplir le contrat, Vincent Crase a eu recours à la société de sécurité Velours, l'ancien employeur de Alexandre Benalla. Ce dernier a déclaré au Point que "Vincent Crase [l'a] présenté aux dirigeants de Velours en 2012.

Il les connaissait avant [lui]". Lui-même a travaillé pour la société de 2013 à 2015.

Alexandre Benalla a nié toute implication et  ajouté "[n'avoir rien] à voir avec cette histoire. On continue de vouloir me salir alors que ce contrat relève de la vie privée et professionnelle de M. Crase qui est mon ami, n'en déplaise à certains."


Garett Skyport pour DayNewsWorld

EMMANUEL MACRON

VA-T-IL POUVOIR APAISER

LA COLERE DES GILETS JAUNES

C’est la principale question qui se pose aujourd’hui à l’heure ou nous écrivons. L’acte V du samedi 15 décembre 2018 aura-t-il marqué la fin de la pièce qui a commencé le 17 novembre dernier ?

Emmanuel Macron qui, au lendemain d’un acte IV dévastateur et violent, l’espérait semble  le penser si l’on en croit les termes de  son intervention du 10 décembre qui se voulait être un virage.

Certains l’espèrent, fatigués par le désordre et les pertes économiques engendrées par plusieurs semaines de fureur populaire.

Pour ce qui nous concerne, nous serons plus prudents !

Certes la violence et l’audace des casseurs ont indigné beaucoup de Français, y compris des Français porteurs d’un gilet jaune, mais elles ont aussi effrayé les partenaires extérieurs du pays.

Bien sûr les récentes promesses d’Emmanuel Macron,  ont été un début, marquant un virage qui a certainement favorisé la baisse de la mobilisation physique des gilets jaunes, à Paris notamment.

Mais il n’en reste pas moins que les mesures sociales annoncées n’ont été pour beaucoup que des mesurettes, aux contours flous de surcrot qui ne pourront, au vue de la situation globale, être satisfaites que par un processus relevant de la cavalerie budgétaire.

Le coup de maitre des gilets jaunes a été d’obliger « Jupiter » à changer.. enfin.. de cap, un exploit pour celui ne jurait que par l’Europe et par le Monde, en termes méprisants et hautains. « Jupiter » a été obligé de faire des concessions, enfin !

Il était temps à moins que comme le dit souvent François Bayrou, le mentor du Chef de l’Etat : « quand c’est tard, c’est déjà trop tard ».

Emmanuel Macron, comme son Premier Ministre, Edouard Philippe ont beaucoup perdu dans cette révolte des gilets jaunes.

L’un et l’autre ont dévissé dans les sondages. Selon le dernier de l’IFOP publié dans « Le Journal du Dimanche », hier, 16 décembre, le pourcentage des mécontents d’Emmanuel Macron a augmenté une fois de plus de 3%, passant le nombre de ceux-ci de 73 à 76%. C’est beaucoup, à 18 mois d’une élection présidentielle qui devait renouveler et rafraichir la vie politique française.

A la lecture de ces % il est aisé de comprendre que la baisse de la participation des gilets jaunes aux manifestations parisiennes (et en Province) de samedi (15/12/2018) ne peut d’aucune manière s’interpréter comme un atterrissage en douceur qui permettrait au Chef de l’Etat de s’extirper de la plus grave crise politique du quinquennat.

En fait, la baisse de participation s’explique par le fait que le froid règne en cette fin d’année 2018 ; qu’il y a l’approche des Fêtes et que les dispositifs de police et de sécurité des samedis précédents en ont effrayé plus d’un (qui n’étaient pas des casseurs de toute évidence).

C’est dans ce contexte que l’ex-ministre des Sports, Chantal Jouanno s’est vu confier « la coordination opérationnelle » du grand débat public voulu et annoncé par le Président de la République.

On rappellera tout d’abord, et pas seulement pour mémoire que la Commission du débat public, présidée depuis 2016 par Chantal Jouanno elle-même, créée en février 1995, qui a vu ses missions élargies en 2016, disposera en 2019 d’un budget de 4 millions d’euros que ses responsables jugent pourtant insuffisant.

Rien que cela ! Pour un coup bien moindre, les gilets jaunes auront eu le mérite d’ouvrir le débat public !

Une chose est sûre, c’est que contrairement aux annonces faites il y a quelques jours par l’exécutif « il n’y aura pas de grand débat public dès la semaine prochaine ». Cela commence déjà mal ! Surtout lorsque l’on apprend que la question de l’immigration qui initialement devait être le 5ème thème débattu, a disparu, reléguée parait- il au rang de sous- thème ?

La bataille est donc loin d’être gagnée pour Emmanuel Macron, sachant au demeurant que la Trêve des confiseurs sera courte.

Dans certains secteurs géographiques les gilets jaunes sont restés physiquement l’arme au pied, alors que dans le même temps les agoras digitales ne vont pas s’arrêter.

Il est donc peu probable qu’Emmanuel Macaron capitalise sur la parenthèse qui vient de s’ouvrir, grâce aux Fêtes de fin d’année.

La crise sociale a en effet révélé en profondeur, que les modalités de gouvernance qui règnent actuellement étaient dépassées, ce qui explique en grande partie la grande colère qui a éclaté mais qui couvait depuis longtemps, colère suscitée par des sentiments de perte de sens, et, de peur du déclassement et de l’avenir.

Clara Mitchell pour DayNewsWorld

HONGRIE MANIFESTATION CONTRE VIKTOR ORBAN

Des milliers de Hongrois ont manifesté dimanche à Budapest contre la politique du Premier ministre national-conservateur Viktor Orban. En cause : une loi controversée assouplissant le droit du travail, adoptée quelques jours plus tôt.

Le texte porte à 400 par an - soit l'équivalent de deux mois de travail - le nombre d'heures supplémentaires qu'un employeur pourra exiger de ses salariés .

Non seulement ces heures travaillées pourront être payées dans un délai de trois ans mais elles ne bénéficient d'aucune majoration. Si pour Viktor Orbán, cette loi permet aux salariés d'augmenter leurs revenus tout en répondant au besoin de main-d’œuvre dans un pays en plein essor économique, les contestataires, eux, y voient une « loi esclavagiste ».

Les manifestants ont également demandé l'abrogation d'une autre loi adoptée le 12 décembre qui acte la création d'un nouveau tribunal sous le contrôle du ministère de la justice. Ses juges sont nommés par le ministre lui-même au mépris du principe de séparation des pouvoirs. Les dossiers sensibles comme les appels d'offre publics ou les contentieux électoraux font partie de leurs compétences.

S' ajoute à ces deux revendications une troisième, l'indépendance et l'objectivité des médias publics accusés d'être un organe de propagande du pouvoir en place. Lundi matin, deux députés de l'opposition, Akos Hadhazy et Bernadett Szél, anciens membres du parti vert LMP et connus en Hongrie pour leur travail anticorruption, ont été expulsés de la télévision publique MTVA alors qu'ils voulaient lire leur pétition.

Le mouvement, le plus important depuis 2017 et la loi contre l'Université financée par le milliardaire libéral américain George Soros, se poursuit aujourd'hui et gagne la province, notamment Szeged dont le maire socialiste a demandé aux entreprises du pays de boycotter la loi travail.

Fait sans précédent depuis la victoire de Viktor Orbán en 2010, tous les partis d'opposition, des mouvements alternatifs comme 4K! ou Momentum au Jobbic, l'extrême droite hongroise, en passant par les socialistes et les libéraux, ont défilé côte à côte.

Pour de nombreux participants cette mobilisation, organisée de façon informelle sur les réseaux sociaux, tourne à la contestation anti-Orbán.

Joanne Courbet pour DayNewsWorld

BREXIT LA MENACE D'UN NO DEAL OU VERS UN SECOND REFERENDUM

La rumeur circule. Plusieurs membres du gouvernement britannique considèrent que l’accord de sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne est « mort », après l’échec des nouvelles discussions de la Première ministre, ce jeudi à Bruxelles. Jeudi 13 décembre , l'insubmersible Theresa May qui est allée plaider une renégociation de l'accord du Brexit avec les 27 États membres de l'Union européenne, s'est heurté à l'inflexibilité des 27.

« On ne peut pas rouvrir un accord juridique, on ne peut pas renégocier ce qui a été négocié pendant plusieurs mois », a martelé Emmanuel Macron.

Aux ministres britanniques de discuter des différentes options de sortie de crise. Si certains appellent à un second référendum, d’autres sont prêts à un « no deal », un Brexit sans aucun accord juridique.

Mais le « no deal » poserait d'énormes difficultés, tant pour l'Union européenne que pour le Royaume-Uni. Quels serait le statut des milliers d'Européens résidant Outre-Manche, ainsi que tous les Britanniques vivant dans l'Union européenne ? Un « no deal » signifierait l'absence d' accord économique entre les 27 et leur ancien partenaire alors que le contrôle serait rétabli aux frontières.

Et le rétablissement d'une frontière entre l'Irlande du Nord, qui doit lui permettre de rester dans le marché unique, d'avec la République d'Irlande rallume de vieilles craintes. De plus l' Ecosse, qui a majoritairement voté contre le Brexit, pourrait revendiquer son indépendance menaçant alors l'intégrité du Royaume -Unis.

C' est pourquoi Theresa May a toujours agité la menace du « no deal » pour convaincre les députés britanniques d'accepter son accord obtenu au forceps, au prix de dix-huit mois de négociations. « C'est le meilleur possible, le seul possible », a-t-elle martelé devant le Parlement le 25 novembre dernier.

Entre cet accord inacceptable pour beaucoup et un « no deal » aux conséquences désastreuses une autre voie pourrait encore se profiler : celle d'un second referendum,  option brandie par les anti-Brexit .

« Si le Parlement ne peut pas se décider, il doit s'en remettre au peuple. », a écrit l'ancien Premier ministre travailliste Tony Blair vendredi.

Alyson Braxton pour DayNewsWorld

LES GILETS JAUNES ET

LE REFERENDUM D'INITIATIVE CITOYENNE


Si les doléances des « gilets jaunes » se caractérisent par leur hétérogénéité, une revendication cependant semble faire la quasi unanimité.

Les représentants des gilets jaunes réclament l'introduction dans la Constitution du référendum d'initiative citoyenne ou populaire, le RIC.

Ce dispositif est présenté comme la solution pour redonner la parole au peuple.

Le référendum existe déjà dans nos institutions sous différentes formes.

1° Le référendum initié par l’exécutif ou les parlementaires.

L’article 11 de la Constitution de la Ve République, adoptée le 4 octobre 1958, permet d’organiser un référendum sur « tout projet de loi portant sur l’organisation des pouvoirs publics, comportant approbation d’un accord de Communauté, ou tendant à autoriser la ratification d’un traité ». L’initiative relève alors du gouvernement ou d’une proposition conjointe de l’Assemblée nationale et du Sénat. Une révision constitutionnelle en 1995, a élargi l'objet referendum aux projets de loi sur la politique économique, sociale ou environnementale.

2°Le référendum constitutionnel.

Régi par l’article 89, il permet l'approbation ou le rejet d' une révision de la Constitution. Son utilisation par le président n'est pas obligatoire. Ce dernier peut lui préférer le vote du Congrès (réunion de l’Assemblée nationale et du Sénat à Versailles).

3°Le référendum d’initiative partagée.

La réforme constitutionnelle de 2008 sous le quinquennat de Nicolas Sarkozy a déjà inscrit la possibilité, sous de strictes conditions, de « référendums d'initiative partagée ». Pour organiser ces référendums, il faut « un cinquième des membres du Parlement, soutenus par un dixième des électeurs inscrits sur les listes électorales », soit au moins 185 députés et sénateurs (sur 925) et plus de 4,5 millions d'électeurs. Difficile à mettre en œuvre, la disposition n’a jamais été appliquée, même si un site Internet a été conçu pour soutenir les éventuelles « propositions de loi référendaires ».

Pour les manifestants des gilets jaunes il faut aller plus loin dans les attributions du referendum. Il proposent la mise en place d'un referendum d'initiative citoyenne, ou « RIC », pour que les citoyens puissent être consultés sur les grandes orientations économiques et sociales, à l’image de ce qui existe en Suisse ou en Italie. L’idée est de redonner du pouvoir au peuple en lui permettant de réinvestir le champ politique entre deux élections, le quinquennat ne le permettant pas.

Le « RIC » permettrait notamment de « donner au peuple le droit de rédiger ou d'abroger une loi sur le sujet qu'il choisit ». Voire de révoquer le mandat d'un élu et même celui du président.

Les modalités de celui-ci sont détaillées :

« Création d’un site lisible et efficace, encadré par un organisme indépendant de contrôle où les gens pourront faire une proposition de loi. Si cette proposition de loi obtient 700 000 signatures alors cette proposition de loi devra être discutée, complétée, amendée par l’Assemblée nationale qui aura l’obligation (un an jour pour jour après l’obtention des 700 000 signatures), de la soumettre au vote de l’intégralité des Français. »

Une revendication également défendue par plusieurs partis politiques sous des formes diverses. Ce référendum vise à faciliter la consultation du peuple, sans associer le Parlement en amont.

L'examen du projet de révision constitutionnelle reprendra en mars, à la fin des concertations locales de trois mois décidées par l'exécutif face au mouvement des « gilets jaunes » pour laisser la porte ouverte à des ajouts.

Britney Delsey pour DayNewsWorld

TROIS JOURS APRES L'ATTENTAT DE STRASBOURG

L'auteur des coups de feu, Cherif Chekatt, délinquant de droit commun de 29 ans et fiché S, , a été neutralisé par la police, jeudi soir, dans le quartier du Neudorf, après deux jours de traque.

Alors qu'une brigade de police tentait de l'interpeller après l'avoir repéré, Cherif Chekatt a ouvert le feu sur trois fonctionnaires qui ont à leur tour tiré et abattu.

C'est grâce à des appels de citoyens ayant identifié le terroriste que la police a pu déterminer dans quel endroit précis de Strasbourg se trouvait le terroriste en fuite.

Christophe Castaner, ministre de l’Intérieur s’est dit «  fier » des forces de l’ordre lors d’un point-presse.

Daech a revendiqué, jeudi soir, l'attentat de Strasbourg mais tout porte à croire qu'il s'agit d'une récupération . Le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner a assuré ce vendredi que la revendication par le groupe État islamique était « totalement opportuniste ».

« Ce n'est pas la revendication totalement opportuniste de Daech qui change quoi que ce soit. Il y avait ici un homme qui a nourri en son sein le mal », a déclaré Christophe Castaner.

La section anti-terroriste du parquet de Paris, qui s'est saisie de l'affaire dès mardi soir, a ouvert une enquête pour « assassinats et tentatives d'assassinats en relation avec une entreprise terroriste » et « association de malfaiteurs terroriste criminelle ».

Deux personnes de l'entourage de Cerif Chekatt ont été placées en garde à vue la nuit dernière qui viennent s'ajouter aux cinq autres déjà interpellées.

Il s'agit des «quatre membres de sa famille, placés en garde à vue dans la nuit de mardi à mercredi dernier, et trois membres de son entourage proche, dont un placé en garde à vue hier matin et deux cette nuit», a déclaré le magistrat antiterroriste. Il s'agit de déterminer si le terroriste a bénéficié de complicité dans la préparation de cet attentat.

L’enquête le dira. Le bilan de l'attentat s'est alourdi, faisant désormais état de quatre morts. Quatre blessés sont encore hospitalisés, dont un dans un état d'urgence absolue.

Le marché de Noël,qui accueille chaque année deux millions de visiteurs, a rouvert ce vendredi avec une sécurité renforcée.  Les points d’entrées ont été réduits (de 19 à 15) à l’entrée de la Grande Ile, et les stations de tram du centre sont fermées.

Le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner, sur place depuis jeudi soir, s'y est rendu le matin pour rencontrer notamment les commerçants strasbourgeois et salué les forces de l'ordre. Il a été suivi par le Président de la république Emmanuel Macron venu saluer commerçants et visiteurs.

Un moment d'échange  et de l'apaisement.

Britney Delsey pour DayNewsWorld

ATTENTAT A STRASBOURG 3 MORTS ET 13 BLESSES

En début de soirée des coups de feu ont éclaté dans le centre-ville de Strasbourg, près du marché de Noël.

Le bilan provisoire est de trois morts, neuf blessés graves et 5 légers.

Le tireur armé, en fuite et activement recherché, a été identifié et est fiché S.

Une chasse à l'homme est en cours avec près de 350 policiers et gendarmes aux trousses de l'assaillant qui s'est enfui en taxi.

Il devait être interpellé le matin même dans une affaire de tentative d'homicide et extorsion. À son Des grenades ont été découvertes mardi matin à son domicile. Il avait déjà été condamné en France et en Allemagne, pour des faits de droit commun.

La section Antiterroriste du parquet de Paris, se saisit de l'enquête et a ouvert une enquête pour "assassinats et tentatives d'assassinats en relation avec une entreprise terroriste" et "association de malfaiteurs terroriste criminelle".

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Le procureur de Paris se rend à Strasbourg.

Le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner, qui suit la situation, a indiqué que

« les services de sécurité et secours sont mobilisés. Ne propagez pas de rumeurs et suivez les conseils des autorités ».

Le "Plan blanc" est activé dans les hôpitaux de Strasbourg

« Le Président de la République a été informé en temps réel des événements survenus à Strasbourg.

Il a décidé en conséquence d'écourter sa réunion en cours et souhaité que le ministre de l'Intérieur se rende sur place », a indiqué l'Elysée.

La mairie et le ministère de l'Intérieur ont invité les habitants à rester chez eux.

« Évitez le secteur de l'hôtel de police », a ensuite ajouté la préfecture, qui précise que les personnes du secteur Neudorf et du parc de l'Etoile doivent rester confinées.Le centre-ville est actuellement bouclé.

Le plan Vigipirate a été élevé au niveau « urgence attentat ».

Alize Marion pour DayNewsWorld

REPORT DU VOTE SUR LE BREXIT AU ROYAUME-UNI

Le vote du Parlement britannique sur l'accord du Brexit est reporté, a annoncé la Première ministre britannique Theresa May, lundi 10 décembre.

« Nous allons reporter le vote prévu demain » mardi, a dit Theresa May, soulignant que les députés britanniques demeuraient particulièrement opposés à la solution trouvée pour éviter le retour d’une frontière physique entre la province britannique d’Irlande du Nord et la République d’Irlande, dite solution du backstop.

Theresa May a annoncé cette décision lors d’une déclaration très attendue ce lundi devant les députés britanniques.

Alors que la Première ministre d'Ecosse Nicola Sturgeon voit dans ce report « un pathétique acte de lâcheté » de la part d'un gouvernement qui « s'effondre en plein chaos », tandis que le dirigeant du Parti travailliste, Jeremy Corbyn, quant à lui, estime que le Royaume-Unis n'a plus de «  gouvernement qui fonctionne ».

La dirigeante britannique se rendra en fin de semaine pour un sommet européen dans l'espoir de relancer les négociations avec Bruxelles.

« J'irai voir mes homologues des autres pays membres [de l'Union européenne] pour discuter avec eux des préoccupations exprimées par cette assemblée», a-t-elle déclaré.

Mais pour la Commission européenne, l’accord conclu fin novembre est « le meilleur qui soit et le seul possible », a insisté ce lundi la porte-parole adjointe de l’institution, Mina Andreeva.

Theresa May a averti si que ces nouvelles discussions à Bruxelles débouchaient sur un échec, le gouvernement britannique accélérerait «ses préparatifs» pour sortir de l'Union européenne.

Une sortie de l'UE sans accord est le pire scénario que puissent envisager les milieux économiques britanniques.

«À moins d'un accord adopté rapidement, le pays risque de glisser dans une crise nationale», alerte Carolyn Fairbairn, directrice de l'organisme patronal Confederation of British Industrie. Le report à fait plonger la livre à 1,25 dollar et 1,10 euro.

A moins que le Royaume-Uni fasse le choix de ne pas sortir de l'Union européenne en renonçant unilatéralement au Brexit,, comme l'y autorise l'arrêt de la Cour de justice de l'Union européenne (CJUE) rendu lundi 10 décembre 2018. Un argument pour les non-Brexiter.

Jaimie Potts pour DayNewsWorld

GILETS JAUNES LA DESTRUCTION DES RADARS

EN FORTE AUGMENTATION

DEPUIS LE DEBUT DE LA MOBILISATION

Les radars automatiques cristallisent la colère des Gilets jaunes depuis le début de leur mouvement le 17 novembre .

La moitié des radars automatiques seraient hors-service en France qu'ils soient saccagés, peinturlurés ou recouverts de bâches. Le phénomène avait déjà été amorcé l'été dernier avec le passage à 80 km/h que refusaient les automobilistes et qui avait été imposé par le Premier ministre en dépit de sévères mises en garde des élus.

Sur les 3 275 radars automatiques implantés le long des routes de France on compterait 1500 radars concernés.

Dès la première semaine de mobilisation 20 % des appareils automatiques – soit 600 cabines – ne fonctionnaient plus. Dans certains départements ruraux, les destructions touchent la quasi-totalité des appareils.

250 cabines auraient ainsi été détruites depuis le début du mouvement. Rien que la nuit dernière, il y en a encore eu six détruits dans l'Ain, en Isère et en Martinique. A titre de comparaison, dans son dernier rapport, la Cour des comptes notait qu’en 2017, 40 radars avaient été complètement détruits sur l'ensemble de l'année.

La délégation à la sécurité routière, rattachée au ministère de l’Intérieur, refuse elle de communiquer sur ces chiffres par peur de « contagion » tout en s'accordant à dire que les dégradations connaissent une forte augmentation depuis le 17 novembre.

Le ministère , qui met en avant son inquiétude sur les éventuelles conséquences pour la sécurité routière, s'efforce de réparer promptement les cabines dégradées.

Economiquement les retombées sont lourdes. Le manque à gagner pour les services fiscaux s'élèverait à plusieurs millions d'euros.

Le remplacement des radars alourdira la facture. Il faut compter pour un radar classique entre 60.000 et 80.000 euros, pour un radar autonome, 75.000 euros, plus du double pour un radar tronçon, son prix pouvant atteindre 200.000 euros

Les auteurs des destructions de radars automatiques risquent jusqu’à 7 ans de prison et 100 000 euros d’amende. Mais il est difficile de les appréhender.

Andrew Preston pour DayNewsWorld

FIN DE REGNE DIFFICILE POUR ANGELA MERKEL

Angela Merkel avait annoncé en octobre son intention de quitter la présidence du parti après les piètre résultats des élections en Bavière et en Hesse. C'est chose faite. Après 18 ans de règne sans partage, la chancelière a laissé ce vendredi la présidence de la droite allemande à Annegret Kramp-Karrenbauer.

Présentée comme la « dauphine » de la chancelière allemande, Annegret Kramp-Karrenbaue a convaincu les 1001 grands électeurs de la CDU réunis ce week-end à Hambourg avec 52 % des voix (517 votes des délégués) au second tour. Elle s’est ainsi imposée devant l’ambitieux ministre de la Santé Jens Spahn et, dans un second tour très serré, face au libéral Friedrich Merz.

En élisant « AKK », comme l’a baptisée la presse allemande, les 1 001 délégués du parti présents au 31e congrès de la CDU ont fait le choix de la continuité.

La nouvelle présidente de la CDU , souvent qualifiée de « Mini-Merkel » a d'ailleurs été appelée en début d’année à Berlin par la chancelière pour devenir secrétaire générale du CDU. Pour Mme Kramp-Karrenbauer la CDU doit aussi rester un « grand parti populaire du centre » (Volkspartei der Mitte) et ne doit pas céder aux sirènes du populisme pour récupérer les voix qui auraient voté pour la droite Alternative pour l’Allemagne (AfD). Elle a soutenu la chancelière Angela Merkel dans son accueil des réfugiés au noms des « valeurs chrétiennes » .« AKK » partage également avec Mme Merkel un réel pragmatisme et un goût certain pour les compromis. Elue pour la première fois ministre-présidente de la Sarre, en 2011, elle a formé ainsi formé une coalition avec les écologistes et les libéraux pour s'allier un an plus tard, après le départ des libéraux de sa majorité, avec les sociaux-démocrates .

Mais si elle partage certaines positions avec la chancelière, elle n'a pas manqué ces derniers mois, d'affirmer sa propre identité politique. Si elle a soutenu la politique d’accueil des réfugiés, elle s'est cependant montrée très ferme dans les reconduites à la frontière de demandeurs d’asile déboutés. Elle veut interdire de séjour des demandeurs d’asile condamnés par la justice, non seulement en Allemagne mais dans l’ensemble de l’espace Schengen et revenir sur la loi de 2014 qui autorise la « double nationalité » pour les non-ressortissants de l’Union européenne (UE)

Elle se distingue également de la chancelière par son son scepticisme sur le mariage pour tous, sa proposition d'un retour du service militaire, mais aussi par son combat pour les petites retraites.

La cohabitation avec AKK pourrait permettre à Angela Merkel une fin de mandature plus calme qu'elle  l'aurait été avec Friedrich Merz même si la courte victoire d'"AKK" face à son rival augure des lendemains compliqués.

Andrew Preston pour DayNewsWorld

 

VERS UN NOUVEAU SAMEDI NOIR EN FRANCE

Alors que l'Elysée dit craindre des manifestations « d'une grande violence » ce samedi lors de « l'acte 4 » des Gilets jaunes, 89.000 membres des forces de l'ordre sont mobilisés, dont 8000 dans les rues de la capitale.

Depuis ce matin, les manifestations se sont multipliées dans toute la France. Le ministère de l’intérieur qui avait anticipé un niveau de violence « au moins égal » au 1er décembre, particulièrement à Paris a envoyé 89 000 personnels des forces de l’ordre dans toute la France, dont 8 000 à Paris, ainsi que douze blindés de la gendarmerie.

Les manifestations qui le 1er novembre se sont concentrées autour de la place de l’Etoile et dans l’Ouest parisien, ont investi ce 8 décembre de nouveaux lieux de rassemblement comme l’est et le sud de la capitale. Aux Champs-Elysées, la situation est restée calme toute la matinée. Puis, les cortèges se sont disséminés dans tout le nord-ouest de Paris,

Le secrétaire d'Etat auprès du ministre de l'intérieur, Laurent Nuñez, a annoncé à la mi-journée 31 000 manifestants en France, et 1 000 interpellations sur tout le territoire. A 16h45, la préfecture de Paris a annoncé 673 interpellations, dont 551 gardes à vue.Julien Coupat a été arrêté samedi matin, en marge de l'acte 4 des « gilets jaunes » dans sa voiture dans le 19ème arrondissement de Paris.

L'ancien leader du « groupe de Tarnac » a été interpellé par la DGSI, qui le suivait depuis plusieurs semaines. Il a été placé en garde à vue du chef de « participation à un groupement formé en vue de commettre des violences ou des dégradations ».

Dans la voiture se trouvaient un gilet jaune, un masque et des bombes de peintures.Le quadragénaire fait partie des quelque 1.000 interpellations auxquelles a déjà procédé la police en ce samedi de manifestations dans toute la France. Le secrétaire d'Etat auprès du ministre de l'Intérieur Laurent Nuñez annonçait que 29 meneurs de l'ultra-droite, ultra-gauche et de la frange radicalisée des « gilets jaunes » avaient été interpellés préventivement vendredi soir et ce matin.

A Paris, la préfecture de police fait état de 55 personnes blessées, dont 3 parmi les forces de l'ordre.

A Lyon, les gilets jaunes ont rejoint la marche pour le climat, et quelque 7 000 personnes ont défilé.  Des heurts ont éclaté à Toulouse, Nantes, Bordeaux et Besançon. La situation semblait plus calme à Lille et à Marseille.

Boby Dean pour DayNewsWorld

 

UNE PAGE SE TOURNE EN ALLEMAGNE

AVEC L'ELECTION D' UN NOUVEAU

PRESIDENT DE LA CDU/CSU

C'est un règne de plus de 18 ans qui prend fin vendredi 7 décembre. Angela Merkel qui a tiré les conséquences des défaites électorales de son parti à l'automne, avait annoncé son départ de la présidence du parti chrétien-démocrate.

Ces 18 années à la tête de la CDU ont conduit à une modernisation du parti chrétien démocrate. Malgré l’adoption d’un programme libéral au départ, la chancelière a gouverné par la suite en jetant par-dessus bord certains principes ancrés dans les textes et les gênes de la CDU : le SMIC, les crèches pour les enfants, le travail des femmes, le service militaire notamment. Si ce tournant dans la politique de la CDU insufflé par Angela Merkel a permis à ce dernier de nouvelles alliances et l'ouverture à de nouveaux électeurs, il a cependant déplu aux tenants des valeurs traditionnelles et catholiques de l’Allemagne rhénane. Et l'accueil d'un millions de réfugiés à partir de 2015 n'a fait qu’accroître la fronde des plus conservateurs et de l’aile libérale du parti.

L'enjeu du scrutin, qui se joue ce vendredi, est important pour l’avenir de l’Allemagne, de l’Europe et de la communauté internationale. En effet les 1 001 délégués de l’Union chrétienne-démocrate (CDU) qui se réunissent en congrès à Hambourg, vendredi 7 et samedi 8 décembre, n’éliront pas seulement le successeur d’Angela Merkel à la tête du parti mais également celui ou celle qui aura toutes les chances de devenir le prochain ou la prochaine candidat(e) dans la course à la chancellerie de 2021.

Pour succéder à la chancelière, dont la longévité politique est due particulièrement à son sang-froid et pragmatisme dans la gestion des crises, notamment celle de 2009, trois candidats sont en lice . Annegret Kramp-Karrenbauer, Friedrich Merz et Jens Spahn. Deux possèdent leur chance de l’emporter , le dernier cité faisant figure d'outseider.

Annegret Kramp-Karrenbauer , 56 ans, baptisée AKK par les Allemands, fait figure de favorite d'Angela Merkel qui l'a déjà fait élire cette année secrétaire générale de la CDU. Ancienne ministre-présidente du petit Land de la Sarre, elle est classée à l'aile gauche de la CDU. Conservatrice, elle est néanmoins soutenue par des ouvriers catholiques. Elle a défendu l'idée d'imposer les riches à 53 % alors que le SPD et les Verts ne proposaient que 49 %.

Friedrich Merz. 63 ans, avocat d'affaires très conservateur, s'est toujours montré très critique envers la chancelière qui l'avait évincé en 2002 du poste de chef du groupe parlementaire CDU/CSU. Il lui reproche notamment d'avoir fait dériver ce vieux parti conservateur à gauche et d'avoir laissé entrer en Allemagne un flot incontrôlé de demandeurs d'asile provocant la montée en puissance de l'AfD, le nouveau parti populiste. Il prône un retour à une droite conservatrice.

Jens Spahn, 38 ans, le plus jeune des trois prétendants au trône, n’a quasiment aucune chance de l’emporter, mais compte bien se placer pour la suite. Jens Spahn plaide pour un renouvellement de génération à la tête du parti. Tout à la fois catholique pratiquant et homosexuel -il s’est marié avec son compagnon en décembre 2017-, il défend lui aussi une grande fermeté sur l’immigration et s’oppose ouvertement à la chancelière sur la question des réfugiés. Cette dernière le nomme ministre de la Santé en mars dernier au sein de sa grande coalition dans l'espoir de l’assagir.

Catholiques, les trois candidats sont des enfants de la République fédérale d’Allemagne (RFA), incarnant une autre Allemagne que celle d'Angela Merkel,  fille de pasteur protestant élevée à l’est du rideau de fer et élue de Mecklembourg-Poméranie-Occidentale, l’un des Länder issus de l’ex-République démocratique allemande. La CDU renoue ainsi avec ses racines géographiques et culturelles.

Il restera une grande question à l'issue de ce congrès. Si le vainqueur du scrutin est en opposition avec les idées de la chancelière, pourra-t-elle rester à la tête de l'Allemagne jusqu'en 2021 comme elle l'entend ?

Joanne Courbet pour DayNewsWorld

LES GILETS JAUNES LE RECUL DU GOUVERNEMENT VA-T-IL APAISER LES TENSIONS SOCIALES ?

Pour tenter d'apaiser la fronde sociale et ne pas revivre de nouvelle scènes d'émeutes samedi, le Premier ministre Edouard Philippe a annoncé mardi la suspension de plusieurs hausses de taxes sur les carburants ainsi que le gel de l'augmentation des tarifs du gaz et de l'électricité pendant l'hiver.

« Les hausses de trois mesures fiscales devaient entrer en vigueur au 1er janvier […] Je les suspends pour six mois.

Elles ne s'appliqueront pas », a annoncé Edouard Philippe. «Aucune taxe ne mérite de mettre en danger l'unité de la Nation. » a-t-il également argué.

Aussi la taxe carbone, la convergence de la fiscalité entre l'essence et le diesel ainsi que l'alignement sur la fiscalité des particuliers de la fiscalité du GNR( gazole des entrepreneurs) sont-ils momentanément seulement suspendus et non pas tout simplement retirés.

« Nous voulons dans ce laps de temps identifier et mettre en œuvre des mesures d'accompagnement justes et efficaces.

Si nous ne les trouvons pas, nous en tirerons les conséquences », a ajouté le Premier ministre.

Pas de hausse non plus de l'électricité et du gaz « durant la concertation et donc durant l'hiver qui s'annonce ».

Ces mesures prises tardivement, le gouvernement ayant compté à mauvais escient sur un pourrissement du mouvement, vont-t-elles suffire à calmer le jeu ?

La réponse est non .

Les quelques concessions ne suffisent plus . Le pouvoir est aujourd'hui aux prises avec une contestation élargie faites de revendications diverses , parfois contradictoires. (la baisse de toutes les taxes, l'augmentation du Smic comme des retraites, la suppression du Sénat par exemple).

Et ce n'est pas la « grande concertation dans les territoires » du 15 décembre au 1er mars qu'a annoncée Emmanuel Macron il y a une semaine qui permettra de renouer le dialogue avec les Français.

La confiance est définitivement rompue.

Garett Skyport pour DayNewsWorld

GILETS JAUNES EN FRANCE

COMMENT SORTIR DE LA CRISE POUR L'EXECUTIF ?

Après les violences à Paris survenues lors de la troisième journée de mobilisation des « gilets jaunes », le gouvernement, manifestement débordé par une profonde colère sociale qu'il n'avait pas anticipée, tente de reprendre la main.

A peine arrivé du G20 le président de la République Emmanuel Macron s'est rendu sur les lieux des violences avant de féliciter les forces de l'ordre en présence du Premier le premier ministre.

Une réunion de crise a été convoquée dimanche à la mi-journée à l’Elysée par Emmanuel Macron Matignon. Les forces de l'ordre n'ayant jamais connu un tel déchaînement de violence, il a été demandé par le chef de l'Etat au ministre de l’intérieur, Christophe Castaner, de mener « une réflexion sur la nécessité éventuelle d’une adaptation du dispositif du maintien de l’ordre dans les jours à venir ». Emmanuel Macron a réaffirmé également sa volonté de ne laisser aucun acte commis impuni.

Pour ne pas faire la sourde oreille le chef de l'Etat a enjoint à son premier ministre Edouard Philippe de recevoir, ce lundi,« les chefs de partis représentés au Parlement ainsi que des représentants des manifestants ».

Le chef du gouvernement recevra de nouveau une délégation de gilets jaunes, car celui-ci a exprimé sa volonté de nouer un dialogue avec le gouvernement.

Une réunion de groupe entre députés LaREM « exceptionnelle » est également à l'ordre du jour mardi matin à l'Assemblée nationale en présence d'Edouard Philippe.

Le président de la République, qui n'a fait jusqu'ici aucune déclaration, renoue ainsi avec l'  « ancien monde », celui des corps intermédiaires pour sortir du blocage.

Cette main tendue de l'exécutif suffira-t-elle à calmer les esprits ?

Pour l'opposition comme une partie des gilets jaunes un geste fort au gouvernement est attendu de la part du gouvernement, à commencer par un moratoire ou un gel de la hausse des taxes sur les carburants.

Si une partie de la majorité est persuadée que reculer maintenant signerait la fin du quinquennat réformateur, d'autres pensent que l'exécutif n’a plus d'autre choix de céder. Jusqu'où ? Parmi les demandes hétéroclites des gilets jaunes figurent également la hausse du Smic ou le rétablissement de l'ISF.

« Le gouvernement n’a pas le droit à un troisième samedi noir », a mis en garde le président du Sénat, Gérard Larcher à l'heure où l'on déplore 3 morts et 263 blessés en France.

Garett Skyport pour DayNewsWorld

L'EXTREME-DROITE FAIT UNE PERCEE AU PARLEMENT REGIONAL ANDALOU

En Espagne, l’entrée de l’extrême droite au Parlement andalou ébranle le paysage politique.

Une première depuis la mort du dictateur Franco. Depuis la fin de la transition démocratique, en 1982, et la dissolution du mouvement franquiste Fuerza Nueva, aucun parti d’extrême droite n’avait plus siégé dans un Parlement espagnol, régional ou national. C'est la fin d'une exception.

Le parti d’extrême-droite Vox a en effet obtenu un résultat inattendu aux élections andalouses, dimanche 2 décembre, avec 11 % des voix et 12 sièges (sur 109) au Parlement régional tandis que le parti socialiste ouvrier espagnol (PSOE) a accusé une baisse historique tombant 47 à 33 sièges. Des résultats qui, pour le PSO semble obérer toute possibilité d'obtenir la majorité avec ses alliés de la gauche radicale . C'est un camouflet pour le Premier ministre socialiste Pedro Sanchez dans cette région historiquement dirigée par la gauche depuis 1982.

« Les Andalous ont fait l'histoire (...) et se sont débarrassés de 36 ans de de régime socialiste », a lancé son chef Santiago Abascal, en célébrant son « triomphe ».

La percée de ce petit parti parti populiste né en 2003 permet de faire basculer l'Andalousie à droite après 36 ans de domination de la gauche .

Dans cette région méridionale de l'Espagne minée par le chômage et la corruption, Vox a fait campagne contre l'immigration illégale  prônant la construction de hauts murs à Ceuta et Melilla, deux enclaves entre le Maroc et l'Espagne qui sont des points de passage pour des milliers d'immigrants clandestins.

Défendant l'interdiction des partis indépendantistes catalans, cette petite formation veut même supprimer l'autonomie des régions au nom des économies budgétaires et de la défense de l'unité de l'Espagne. Marquant un net recul pour les droits des femmes, elle milite pour l'abolition de la loi contre la violence machiste.

En reprenant à son compte le slogan trumpien « Hagamos España grande de nuevo » (« Faisons de l'Espagne un grand pays à nouveau »),

L'émergence de Vox dans un des rares pays d’Europe jusqu’alors resté hostile à l'extrême-droite a été salué par la présidente du Rassemblement national, Marine Le Pen, qui a envoyé sur Twitter ses « vives et chaleureuses félicitations à [ses] amis de Vox ».

Britney Delsey pour DayNewsWorld

FRANCE  LES GILETS JAUNES DANS LA RUE

No Comment !!
Simon Freeman pour DayNewsWorld

ACCORD SUR GIBRALTAR OBTENU AU FORCEPS

PAR L'ESPAGNE DE L'UNION EUROPEENNE

Le gouvernement espagnol faisait planer la menace d’un veto si une solution n’était pas trouvée à propos de l’enclave britannique de Gibraltar . Mais le dernier obstacle à la conclusion d’un accord entre Londres et les 27 pays de l’Union européenne sur le Brexit a été levé.

Madrid n’a en effet jamais renoncé officiellement à ses revendications historiques sur Gibraltar, colonie britannique cédée en 1713 par le traité d’Utrecht, qu’elle considère comme un paradis fiscal.

Le premier ministre espagnol, Pedro Sanchez, a annoncé samedi 24 novembre que l’Espagne avait enfin obtenu « un accord sur Gibraltar ». territoire britannique situé à l’extrême sud de la péninsule ibérique, qui en revendique la souveraineté. C'est un territoire d´une superficie de 6,8 km2 qui possède une frontière terrestre avec l’Espagne longue de 1200 m et 12 km de côtes

En conséquence, « L’Espagne a levé son veto et votera en faveur du Brexit », a annoncé le chef du gouvernement espagnol, dans une déclaration en direct à la télévision

Le président du gouvernement espagnol, Pedro Sánchez, a décidé de débloquer l’accord sur le Brexit après avoir reçu une «triple garantie» de nature politique, avec trois engagements écrits, dont une déclaration des 27 et de la Commission européenne pour que toute négociation future sur Gibraltar ait l’approbation préalable de l’Espagne.

Les garanties ont été obtenues «par écrit». «Le Conseil européen et la Commission européenne ont exclu que l’article 184, qui faisait l’objet du litige, s’applique aux futures relations de Gibraltar avec l’UE, même dans le domaine territorial.»

Pour le président du gouvernement, Pedro Sánchez, «c´est la chose la plus importante».

«Les relations politiques, juridiques et même géographiques passeront par l’Espagne», a-t-il dit. Cette relation future a fait l’objet d’une «déclaration politique» séparée de l’accord de divorce, qui a également été approuvée par le Conseil européen, négocié pendant 17 mois entre Londres et l'Union européenne, ratifié hier à Bruxelles par les dirigeants des 27.

Parallèlement à l’accord de retrait du Royaume-Uni de l´Union européenne et la déclaration politique qui désigne les bases des relations futures entre les deux parties, les 27 pays de l’Union ont apporté leur soutien politique aux déclarations du Conseil européen et de la Commission européenne sur la question de Gibraltar.

«Gibraltar n’est pas simplement un territoire à décoloniser, tel que reconnu par la loi internationale et les Nations unies, mais aussi une question de souveraineté nationale et de l´intégrité territoriale», a déclaré le socialiste Pedro Sanchez, à une semaine des élections régionales andalouses

Au début des années 1960, le gouvernement espagnol a soulevé la «question de Gibraltar» devant le Comité des Nations unies pour la décolonisation. L’Assemblée générale a adopté les résolutions 23-53-10 de 1967, qui favorisent le début des pourparlers entre l’Espagne et le Royaume-Uni pour mettre fin à la situation «coloniale» de Gibraltar, tout en préservant les intérêts du peuple de Gibraltar. Quelques temps plus tard, en mai 1968, afin de protester contre le référendum de l´autodétermination de Gibraltar organisé par le Royaume-Uni, le général Franco avaient fait fermer la frontière entre l’Espagne et le rocher. La frontière ne rouvrira que le 1er janvier 1985.

Pour autant, l’Espagne ne prétend pas récupérer la souveraineté sur Gibraltar.

D’autant que les habitants du « Rocher » ont déjà voté par référendum sur la possibilité d’établir une co-souveraineté espagnole et britannique en 2002. Ils l’ont rejetée à plus de 98 %.

En 2016, Gibraltar, consciente des bénéfices qu’elle tire de son appartenance à l’UE, avait voté presque unanimement contre le Brexit à 96 %.

Garett Skypott pour DayNewsWorld

 

DELEGATION DES GILETS JAUNES ET PACTE SOCIAL D'EMMANUEL MACRON

Emmanuel Macron ne s’est pas encore adressé directement aux «gilets jaunes», qui ont mené samedi leur deuxième grande journée de protestation. Or l'exécutif fait face depuis une dizaine de jours à un mouvement de contestation spontané contre la hausse des prix du carburant, qui s'est progressivement élargi à une dénonciation plus globale des taxes et a donné lieu à des manifestations et des opérations de blocages à travers la France. Une deuxième, samedi, a rassemblé plus de 106 000 personnes, notamment sur les Champs-Élysées.

Mais l'Elysée a d'ores et déjà annoncé vouloir garder le cap de la transition écologique, mais avec un « pacte social » d’accompagnement. Ces mesures, détaillées ce lundi en Conseil des ministres, seront présentées mardi par le chef de l’Etat.

Si Emmanuel Macron a condamné les violences dont les images sur les Champs-Elysées ont fait le tour du monde, le chef de l'Etat l’a reconnu dimanche à Bruxelles : « Il n’y a pas de projet de société et il n’y a pas de projet politique - au niveau national et européen - si nous n’apportons pas une réponse claire à nos classes moyennes et à nos classes laborieuses ».

Ils étaient encore plus de 100.000 « gilets jaunes » à manifester samedi contre la hausse des carburants et la baisse du pouvoir d'achat.

Le président, de son côté, veut renouer le dialogue pour « redonner le cap pour ce qui est de la transition énergétique ». Et il « va donner une nouvelle méthode pour que cette transition soit la plus juste possible », a expliqué une porte-parole de l’Elysée. L'exécutif envisage ainsi « construire un pacte social de la transition écologique » qui reposerait sur deux piliers à savoir la mobilisation des corps intermédiaires absents du mouvement celle directement les Français « par le biais d’un tour de France » pour associer les acteurs locaux.

Emmanuel Macron compte aussi s’appuyer sur la création d'un «Haut Conseil pour le climat» qu’il installera officiellement mardi, a expliqué l’Elysée. Un de plus dénoncent ses détracteurs.

Mais le chef de l'Etat va-t-il vraiment desserrer l'étau ?

L'étau comptable ou le verrou de Bercy tout d'abord.

Au sein du gouvernement cohabitent en effet ceux qui, comme François Bayrou et plusieurs conseillers de l’ombre, pressent Emmanuel Macron de recentrer sa politique vers plus de social tandis que Bercy s’arque-boute sur les critères de Bruxelles. Gérald Darmanin et Bruno Le Maire ont de fait répété que, certes, il fallait entendre la colère de la rue tout en soulignant que les caisses de l’Etat étaient vides...

Et qu'en est-il de la mains tendue aux corps intermédiaires que sont les syndicats , les associations, les ONG ?

Ils ont jusqu'ici été tenus à distance par le chef de l’Etat, qui préférait se placer en ligne directe avec son peuple. Mais c'est un échec !. Emmanuel Macron a donc clairement laissé entendre que le sommet sur la transition écologique, ce mardi à l’Elysée, déboucherait sur un nouveau mode de concertation...

A défaut d'une réponse qui se voudra, mardi, à la fois« économique, sociale, mais aussi culturelle et de sens », selon le président de la république, ne se prépare-t-il pas un énième colmatage qui ne freinera pas la grogne sociale ?

C'est sans compter avec la «délégation» de huit «communicants officiels» du mouvement qui a été créée pour «engager une prise de contact sérieuse et nécessaire avec les représentants de l'État et de son gouvernement», annonce un communiqué publié lundi. Cette délégation adresse «deux propositions principales» au gouvernement: «revoir à la baisse toutes les taxes» et la «création d'une assemblée citoyenne» pour débattre des thèmes de la transition écologique, la «prise en compte de la voix des citoyens», l'augmentation du pouvoir d'achat ou encore la précarité, détaille ce texte.

Pas sûr que les tenants de Bercy n'aient toujours le dernier mot. Classes laborieuses, classes dangereuses, faut-il le rappeler.

Alize Marion pour DayNewsWorld

 

L'HEURE DE VERITE POUR EMMANUEL MACRON

FACE AUX MAIRES DE FRANCE

Le 101ème congrès des maires a ouvert ses portes dans une ambiance de grogne et de malaise en l'absence d'Emmanuel Macron, en dépit de sa promesse formulée il y a un an. À la place, le chef de l'État a envoyé une lettre aux édiles leur expliquant sa feuille de route. Ce qui a été mal perçu par l'ensemble des maires, n'y voyant qu'une forme d'arrogance alors que les élus locaux sont de plus en plus nombreux à rendre leur écharpe. En effet, un maire sur deux aurait l'intention de ne pas se représenter en 2020, selon une enquête récente du Cevipof.

Plutôt que d’aller au congrès de l’association des maires de France, organisation dirigée par le sarkozyste François Baroin, organisation trop politisée aux yeux de l'Élysée, le président de la République doit recevoir, ce mercredi à l’Elysée, l’Association des maires de France entouré du premier ministre, Edouard Philippe et de la ministre de la cohésion des territoires, Jacqueline Gourault. Il a invité également plusieurs centaines de maires à l’Elysée, où il doit prononcer un discours. Beaucoup d’entre eux ne s’y rendront pas.

L’heure de vérité entre l’exécutif et l’Association des maires de France (AMF) ?

Le bureau de l’AMF – une vingtaine de membres dont son président, François Baroin – se rendra à l’Elysée pour faire part de ses doléances au président de la République, Emmanuel Macron. Et elles sont multiples : de la compensation intégrale de la suppression de la taxe d’habitation à la révision constitutionnelle en passant notamment par la loi NOTRe, la relance du logement, les emplois aidés, la contractualisation, les dotations.…En clôture du congrès le 22 novembre, le président de l'AMF soumettra au vote une résolution visant à mettre sur pieds une plateforme commune de négociations avec les départements et les régions pour peser face à l'État.

« Nous allons travailler avec les départements et les régions sur une plate-forme commune », prévient M. Baroin, déterminé à donner un contenu à l’alliance nouée fin septembre, sous le label Territoires unis, avec l’Assemblée des départements de France (ADF) et Régions de France. « Nous voulons une méthode de travail et un calendrier, ajoute le maire (LR) de Troyes. C’est une chance pour l’Etat, ce que nous proposons. A lui de s’en saisir, mais nous avons besoin d’une réponse sur tous ces sujets avant la fin du premier semestre 2019, parce qu’après nous entrerons dans la période pré-municipales. »

Que va répondre Emmanuel Macron face aux nombreuses revendications?

L'exécutif répétera sans doute cette formule en fin de lettre présidentielle : « C'est pourquoi je me tiendrai toujours à vos côtés. Parce qu'être au côté des maires de France, c'est être au côté des Français. » Peut-être en diront-ils davantage sur le projet de loi de refonte de la fiscalité locale prévue pour le premier trimestre 2019...

Mais pour la majorité des maires une réception à l'Élysée, mercredi, ne remplace pasune visite au congrès des maires, porte de Versailles.

Les élus de terrain, eux, connaissent bien la population et auraient pu faire remonter dans des échanges avec la salle des informations précieuses.On ne gouverne pas tout seul.

D’autant que les députés En Marche en tant que courroie de transmission sont impuissants, le parti La République En Marche n 'ayant que peu d'ancrage sur le terrain.

Jenny Chase pour DayNewsWorld

 

COMPTES DE CAMPAGNE D'EMMANUEL MACRON

UNE ENQUETE OUVERTE SUR LES LREM

C'est la commission nationale des comptes de campagne qui a été alertée sur l'origine inconnue et trouble de 144 000 € de dons versés au LREM parti d'Emmanuel Macron qui a ouvert mardi 20 Novembre 2018 une enquête préliminaire

Que risque Emmanuel Macron si une infraction est établie?

Alerté par la commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques (CNCCFP), le parquet de Paris a ouvert une enquête préliminaire.

Le montant de ces dons versés en chèques, virements bancaires ou paiements électroniques, et dont l’origine reste inconnue, s’élève à 144 000 euros.

La justice a été informée le 12 novembre dernier de cette anomalie, quand la CNCCFP a fini d’éplucher les justificatifs de recettes transmis par l’association en charge du financement du parti LREM et de la campagne présidentielle.

Soupçons de fraudes ou de financement illicite, telles sont les hypothèses.

Les magistrats parisiens ont confié le dossiers aux enquêteurs de l ’Office central de lutte contre la corruption ( OCLCIFF),

Dans un premier temps ,il s’agira d’identifier les mystérieux contributeurs et de s’assurer qu’aucun n’a versé plus de 7500 €, en effet la somme maximum qu’un donateur peut offrir à un parti politique.

Enfin il faudra établir, s'il y a lieu, une infraction à la législation sur la transparence de la vie publique.

Déjà en septembre 2018, une plainte d'Anticor avait conduit à une enquête sur la probité des comptes de campagne d’Emmanuel Macron qui a été classée sans suite faute de preuve !

Ce n’est pas la première fois que les comptes de campagne de LREM se trouvent ainsi dans le collimateur de la justice.

Face à cette enquêtes qui démarre Jean-Luc interroge Mélenchon s’interroge ?

"Il y aura aussi des perquisitions à domicile ?"

"Le fichier des adhérents et donateurs sera confisqué aussi ? "

"Ou bien ce sera ouvertement deux poids deux mesures ? "

Hélas si une infraction est établie, Emmanuel Macron ne risque rien, car,  en droit français, le président de la République jouit d'une irresponsabilité pour tous les actes qu'il a accomplis en cette qualité.

Il bénéficie également d'une inviolabilité qui empêche toute procédure administrative, civile ou pénale engagée contre lui pour des faits commis en dehors de ses fonctions présidentielles.

Cette inviolabilité prend fin un mois après la fin de son mandat.

Cette disposition héritée de la monarchie a été affirmée dans toutes les Constitutions depuis celle de 1791.

L'irresponsabilité peut cependant être contestée par la Cour pénale internationale en cas de génocide, de crime contre l'humanité, de crime d'agression et de crime de guerre.

Le président de la République Française peut enfin être destitué par les parlementaires réunis en Haute Cour « en cas de manquement à ses devoirs manifestement incompatible avec l'exercice de son mandat ».

Mais pour l'heure il paraît évident que pour des infractions aux comptes de campagne, Emmanuel Macron ne risque rien, seul quelques lampistes risquent des condamnations et encore........... !!

Simon Freeman pour DayNewsWorld

 

EN FRANCE LES INFIRMIERS DANS LA RUE

Un nouveau front social à gérer pour le gouvernement. Ce mardi, ce sont 16 organisations infirmières qui signent un appel à la grève.

Se sentant les grandes « oubliés » du gouvernement, ce sont après les gilets jaunes les blouses blanches qui descendent, mardi 20 novembre, dans la rue. Une journée de mobilisation qui se dissocie cependant du mouvement des « gilets jaunes ».

C'est la déception née de la présentation du plan santé en septembre par le président Emmanuel Macron, un catalogue de mesures « décidées autour des seuls médecins » qu'est parti la colère.

Les «assistants médicaux» de Macron jugés hors de propos

Dans le viseur des infirmiers effectivement l’annonce de la création de 4 000 postes d’assistants médicaux. Ces derniers seront formés en un an pour venir seconder les médecins libéraux en les déchargeant de tâches médicales simples, comme la prise de tension, et ainsi leur libérer du temps médical. Pour un coût annuel évalué à près de 200 millions d’euros pour la Sécurité sociale. Pourquoi créer un nouveau métier au lieu de s'appuyer sur les quelque 660.000 infirmières existantes ?

De plus le financement des postes d'assistants médicaux aurait dû «servir à créer des postes en EHPAD», établissements particulièrement sous pression en la matière. « Il aurait été plus cohérent de consacrer cet argent à créer des postes en établissement d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (Ehpad), lieu où les conditions de travail sont exécrables », font valoir les seize organisations dans un document commun.

Les tensions concernent également, sur le plan du statut, les prérogatives prévues pour les infirmières en pratiques avancées (IPA) c'est-à-dire aux compétences élargies. Ce nouveau poste devait ouvrir des perspectives professionnelles mais en fait il ne concernera qu'une minorité de professionnelles qui seront maintenues « sous le joug du corps médical », regrette le vice-président de la FNI , Daniel Guillerm, les contours de la profession ayant été rognés par opposition des médecins, inquiets de la remise en cause du parcours de soins.

Une ingratitude qui se retrouve aussi dans le manque de valorisation des actes des infirmières libérales. Le virage ambulatoire pris pour la réduction des déficits hospitaliers et la réalisation de certains actes à domicile, n'est, selon les syndicats, pas assumé par l'assurance maladie, qui ne revient pas sur les tarifications actuelles.

Dans un pays à la population vieillissante et qui connaît la désertification médicale dans certaines zones de l'Hexagone, le Plan Santé Macron ne semble pas répondre aux enjeux à venir.

Andrew Preston pour DayNewsWorld

 

QUEL AVENIR POUR LES GILETS JAUNES?

Elus de droite comme de gauche somment le gouvernement d'entendre la colère des Français alors que ce dimanche la mobilisation des gilets jaunes perdurent dans les régions.

La mobilisation continue

En effet des manifestants ayant même, pour certains, décidé de passer la nuit sur place mettent en place des opérations escargots comme sur l'A1 dans le Pas-de-Calais, le péage de Setques, déjà occupé samedi, est encore un lieu de manifestation ce dimanche matin avec une opération « péage gratuit ».

Dans le sud de la France, plusieurs barrage se sont reformés tout comme en Alsace. Les blocages se poursuivent donc ce dimanche. Selon le ministère de l'Intérieur, 150 actions sont actuellement menées sur le territoire.

Vinci fait état d'une cinquantaine de points de rassemblements sur son réseau autoroutier, notamment sur l'A10, l'A62, l'A9 ou l'A7 et observe des points de tension.

Mais quel avenir pour ce mouvement social ?

Au lendemain du mouvement national des « gilets jaunes », qui a mobilisé dans l'ensemble du pays au moins 400 0000 personnes sur plus de 2000 points de rassemblement, se pose la question de sa pérennité.

Si cette journée de mobilisation a été l’occasion pour les Français d'exprimer leur colère à l’égard de la hausse des taxes tout comme du gouvernement avec le slogan « Macron démission », si les politiques des partis d’opposition ont pointé du doigt le pouvoir en place, Gérald Darmanin, ministre de l'Action et des Comptes publics, dans le cadre du « Forum » de Radio J diffusé dimanche a certes affirmé que « le gouvernement a entendu cette manifestation, qui est importante, qui a voulu montrer qu'il y avait un ras-le-bol fiscal des Français ».

Mais il a dédouané totalement le gouvernement qui ne peut être comptable des augmentations passées, un « héritage » qu'Emmanuel Macron doit « gérer ».

Le gouvernement maintient son cap

« La vérité, a alors plaidé le ministre, « c'est que nous sommes dans la situation où nous sommes les premiers à mettre en avant le fait que nous baissons les impôts. » .Pour sa part le ministre de la transition énergétique ,au lendemain de cette action populaire, a annoncé ne pas renoncer à la hausse des carburants en faveur de l'écologie.

« En matière de fiscalité écologique, nous poursuivrons la trajectoire prévue. Ne pas le faire serait de l’inconscience », a déclaré le ministre de la Transition écologique et solidaire, François de Rugy, dans une interview ce dimanche au Parisien. L'image de l'exécutif en prend un coup. Selon un sondage publié par le Journal du Dimanche, .

Il semblerait que le gouvernement ne veuille pas reculer alors que les Français qui ne perçoivent aucune baisse d'impôt , ne l'entendent pas ainsi.

D'autres manifestations à venir ?

Face à cette attitude de déni de la part du gouvernement la popularité d'Emmanuel Macron chute encore qui perd 4 points en novembre, atteignant son score le plus bas à 25% de popularité, et Edouard Philippe chute de 7 points à 34%.

Sans leader et sans encadrement par des organisations politiques et syndicales, ce mouvement auto-organisé reste en fait peu prévisible. Même si la suite des événements n'est pas encore écrite il apparaît cependant avec certitude que certains « gilets jaunes » veulent continuer le mouvement.

Ainsi de Laetitia Dewalle, figure du mouvement des gilets jaunes dans le Val d'Oise: « Jusqu'à ce que l'Etat prenne en compte nos revendications », a-t-elle martelé. Elle espère que les routiers ou les ambulanciers vont prendre le relais dans la semaine, et compte se mobiliser de nouveau le week-end prochain.

Cette fronde sociale des Français sonne comme un sérieux avertissement au gouvernement.

Jaimie Potts pour DayNewsWorld

CELEBRATION D'UNE MESSE AVEC LES PAUVRES

PAR LE PAPE FRANCOIS

Le pape François a dénoncé dimanche le «vacarme des quelques riches» qui rend inaudible «le cri des pauvres».

C’est la deuxième Journée mondiale des pauvres, ce dimanche.

Dans ce cadre, le souverain pontife a célébré la messe à la basilique Saint-Pierre de Rome en présence de 6 000 personnes pauvres. Dans son homélie, le Pape a souligné que « l’injustice est la racine perverse de la pauvreté ».

«Le cri des pauvres devient chaque jour plus fort, mais chaque jour moins écouté, dominé par le vacarme de quelques riches, qui sont toujours moins nombreux et toujours plus riches», a-t-il fustigé.

«Demandons la grâce d'entendre le cri de celui qui vit dans des eaux tumultueuses», a-t-il ajouté.

«C'est le cri des nombreux Lazare qui pleurent, tandis qu'une poignée de riches fait des banquets avec ce qui, en justice, revient à tous».

Le pape doit ensuite partager au Vatican le repas de 3000 personnes démunies.

Le Vatican propose également des soins médicaux gratuits comme l'an passé, où à l'occasion de la première Journée mondiale des pauvres plus de 600 personnes avaient ainsi été traitées.

Des initiatives similaires doivent se tenir dans différents diocèses en Italie et dans le monde.

Depuis le début de son pontificat en 2013, le pape n'a de cesse de dénoncer la «mondialisation de l'indifférence» et dit vouloir une «Eglise pauvre pour les pauvres», d'où le nom de François, le «poverello» d'Assise.

Alyson Braxton pour DayNewsWorld

 

GILETS JAUNES UN MOUVEMENT SOCIAL INEDIT

585 000 MANIFESTANTS EN FRANCE

« Notre niveau d’inquiétude est maximum », a déclaré Christophe Castaner.

La journée de mobilisation des « gilets jaunes » a commencé par un drame, samedi 17 novembre.

Une manifestante est morte à Pont-de-Beauvoisin, en Savoie, au niveau d’un barrage non déclaré, a annoncé le ministre de l’intérieur, Christophe Castaner.

Une automobiliste qui conduisait sa fille chez le médecin a percuté une femme.

Prise de panique quand les manifestants se sont mis à taper sur sa voiture, elle a foncé sur eux, a annoncé le ministre de l’intérieur.

En état de choc, la conductrice a été placée en garde à vue.

47 personnes ont été blessées dont trois gravement. 24 personnes ont été interpellé pour rébellion ou parce qu’elles cherchaient à forcer les barrages des manifestants dont 17 placées en garde à vue.

« Notre niveau d’inquiétude est maximum », a déclaré Christophe Castaner exhortant les manifestants à « prendre toutes les dispositions de prévention et de sécurité ».

En milieu de journée, environ 2 000 rassemblements étaient organisés dans toute la France, avec

Quelque 585 000 manifestants, a par ailleurs communiqué M. Castaner avec plusieurs points d’accès bloqués.

Les forces d'autorité ont fait usage de lacrymogènes.

Un phénomène social nouveau inédit qui se veut pacifique.

Britney Delsey pour DayNewsWorld

 

LE BREXIT DANS LA TOURMENTE

Après des mois de discussions l'Union européenne et le Royaume-Uni sont enfin parvenus à un projet d'accord sur le Brexit. Ce document de cinq-cent quatre-vingt-cinq pages a été approuvé par le Conseil des ministres de Theresa May.

Un pas décisif et un succès pour Theresa May ?

« Les choix que nous avions étaient difficiles, en particulier en ce qui concerne l'Irlande du Nord », a souligné la dirigeante, avant d'ajouter :

« Je pense que le projet d'accord de sortie est le meilleur possible ».

Il va permettre au Royaume-Uni de reprendre le contrôle de « notre argent, nos lois et nos frontières, mettra fin à la liberté de mouvement, protégera les emplois, la sécurité et notre union », a assuré Theresa May.

Le problème épineux de frontière entre l'Irlande et l'Irlande du Nord semble résolu puisque les Accords de paix de 1998 sont préservés avec « un territoire douanier unique » entre l'UE et le Royaume-Uni, au sein duquel les marchandises britanniques auront « un accès sans taxe et sans quotas au marché des 27 ».

En outre, l'Irlande du Nord restera alignée sur les normes du marché unique « essentielles pour éviter une frontière dure ».

Les droits des citoyens européens établis au Royaume-Uni et les citoyens britanniques établis dans un Etat membre de l'Union avant la fin de la période de transition restent préservés.

Enfin l'accord prévoit une période de transition renouvelable une fois permettant aux citoyens, aux administrations et aux entreprises de s'adapter avant la mise en œuvre de la relation future entre l'UE et le Royaume-Uni. La sortie officielle du Royaume-Uni étant prévue le 29 mars 2019.

Mais Theresa May se voit confrontée à une violente crise politique. Elle perd ce jeudi 15 novembre son second ministre du Brexit, Dominic Raab, sa ministre du Travail, Esther McVey, et plusieurs secrétaires d'Etat. Son parti, le Parti conservateur reste très divisé sur la question avec d'un côté les partisans d'un Brexit sans concessions et de l'autre les europhiles attachés à l'UE.

Pour la locataire du 10 Downing Street « Le choix qui nous est proposé est clair: c'est soit cet accord, soit l'absence d'accord ou alors l'absence de Brexit tout court » .

Rien n'est encore joué. Le texte doit encore être validé au Parlement, et un bras de fer attend Theresa May.

Jenny Chase pour DayNewsWorld

FORUM DE LA PAIX

LE CHOIX DU MULTILATERALISME

Quelques heures après les commémorations internationales organisées à l'occasion du centenaire de l'armistice du 11-novembre, le président français Emmanuel Macron a ouvert dimanche 11 novembre le premier Forum de Paris sur la paix.

Présent lors de la cérémonie à l'Arc de Triomphe, le président américain Donald Trump a choisi de ne pas assister à ce forum.

A la place, il s'est rendu au cimetière américain de Suresnes (Hauts-de-Seine), juste à côté de Paris, pour rendre hommage à ses concitoyens tombés au front.

Le président américain a tenu à marquer sa différence.

Alors que Donald Trump défend le nationalisme qui sauve les peuples, Emmanuel Macron se veut le héraut du multilatéralisme et de la gouvernance globale pour maintenir la paix.

« L'histoire retiendra sans doute une image, celle de 84 chefs d'État et de gouvernement [et dirigeants d'organisations internationales] réunis, alors qu'hier ils représentaient des nations belligérantes, » a-t-il déclaré dans la grande Halle de la Villette en faisant référence à la cérémonie de l'Arc de Triomphe. « Mais ce qui demeure incertain pour l'avenir, c'est la façon dont sera interprétée cette image. Sera-t-elle le symbole éclatant d'une paix durable entre les nations, ou au contraire la photographie d'un dernier moment d'unité, avant que le monde ne sombre dans un nouveau désordre ? », a-t-il questionné.

Cent ans après une guerre qui a déchiré l'Europe avec près de 10 millions de morts parmi les soldats et plus de 8 millions chez les civils, le chef d'État français a proposé un moment d'échanges pour rappeler la nécessité de défendre et de renforcer le multilatéralisme mondial.

Ce forum va rassembler trois jours durant les acteurs de la gouvernance mondiale :

Etats, organisations internationales, ONG et fondations ou encore groupes citoyens. « Il y a cent ans, nous n'avons pas réussi à gagner la Paix, car la France et l'Allemagne ont continué à se diviser », a ajouté Emmanuel Macron. Symboliquement, le forum a donc été ouvert conjointement par la chancelière allemande Angela Merkel. Dans son discours, elle a aussi rappelé la période sombre qu'a vécu l'Europe, il y a cent ans.  Elle a, qui plus, exprimé toute son inquiétude quant à la situation actuelle dans le monde.

« La paix que nous avons aujourd'hui, qui nous paraît parfois évidente, est loin d'être évidente. Il faut que nous nous battions pour elle ».La paix pourrait être balayée par les intérêts propres de certains.

« Le projet européen de paix est de nouveau remis en question. Certains sont prêts à faire prévaloir leurs intérêts propres même en usant de la violence », a précisé la chancelière allemande qui a également évoqué le conflit syrien, mais aussi la guerre au Yémen, « la plus grande catastrophe humanitaire actuelle ». « Le mutisme a été l'une des raisons qui a conduit à la catastrophe, à la Première Guerre mondiale », a-t-elle insisté en demandant aux dirigeants mondiaux d'agir.

Au tour ensuite du secrétaire général des Nations unies de lancer un plaidoyer en faveur du multilatéralisme. « Le multilatéralisme n'est pas une espérance, mais plus que jamais une nécessité », a défendu Antonio Gutteres., avant de mettre en garde contre un « engrenage » géopolitique semblable à celui qui mena à la Première Guerre mondiale et à celui des années 1930.

Ce centenaire dans la capitale française a été marqué par la prise de conscience de la montée des périls. La situation géopolitique s'avère très tendue...

Alize Marion pour DayNewsWorld

COMMEMORATION DU 11 NOVEMBRE

LA PAIX PLUS HAUT QUE TOUT

A l’invitation d’Emmanuel Macron quelques 80 chefs d'Etat sont à Paris, dimanche, pour commémorer le centenaire de l'armistice. Cette journée clôt le périple présidentiel consacré à la fin de la Première Guerre mondiale.

Emmanuel Macron a alors prononcé un discours vibrant de solennité.

« Peuples du monde entier sur cette dalle sacrée, voyez tant de dirigeants rassemblés. Chacun d’eux est le visage de cette espérance pour laquelle une jeunesse accepta de mourir.

Celle d’un monde où la parole doit parler plus fort que le fracas des armes. […]

Le gage d’une harmonie enfin possible.

Cela s’appelle l’amitié entre la France et l’Allemagne.

Cela s’appelle l’Union européenne, une union librement consentie.

Cela s’appelle l’Organisation des Nations unies. »

«  Faisons, une fois de plus, ce serment des nations de placer la Paix plus haut que tout.

Car nous en savons le poids et les exigences. Nous tous, dirigeants politiques, nous devons réaffirmer notre immense responsabilité.

Celle de transmettre à nos enfants le monde dont nous avons rêvé.

Ensemble, nous pouvons conjurer les menaces.

Vive la Paix entre les peuples et les États. »

Dans son allocution il a aussi critiqué le nationalisme, marque de fabrique de Donald Trump, qui écoutait le président français aux côtés des autres chef s d'Etat ou de gouvernement.

« Le patriotisme est l'exact contraire du nationalisme.

Le nationalisme en est sa trahison », a dit le président français.

« Souvenons-nous ! N'oublions pas ! » a encore plaidé Emmanuel Macron, « cent ans après un massacre dont la cicatrice est encore visible sur la face du monde »

« Puisse ce rassemblement ne pas être seulement celui d'un jour ».

Puis Emmanuel Macron, après le Boléro de Ravel, a ravivé la flamme du Soldat inconnu.

Britney Delsey pour DayNewsWorld

 

CENT ANS APRES L'ARMISTICE DE 1918

UNE COMMEMORATION HISTORIQUE

AVEC EMMANUEL MACRON ET ANGELA MERKEL

Une commémoration historique avec Angela Merkel et Emmanuel Macron a eu lieu samedi 10 novembre en forêt de Compiègne (Oise) en présence des deux dirigeants.

L'image de la cérémonie du 10 novembre en hommage à l'armistice du 11 novembre 1918 restera dans les mémoires celle d'Emmanuel Macron et d'Angela Merkel se serrant les bras.

Tous deux ont dévoilé une plaque commémorant le centenaire de l'armistice.

La France et l'Allemagne sont côte à côte dans la clairière de Rethondes (Oise) :c'est ici que le 11 novembre 1918 fut signé l'armistice de la Grande Guerre dans un wagon-restaurant. Aujourd'hui ce lieu devient le symbole de l'amitié entre l'Allemagne et la France.

La cérémonie s'est voulu sobre et mémorielle :

une revue des troupes de la brigade franco-allemande, un dépôt de gerbe, la sonnerie aux morts et l'interprétation des hymnes allemand, français et européen.

Emmanuel Macron et Angela Merkel ont signé le livre d'or dans une réplique du wagon où a été conclu l'armistice.

Il faut « ne rien céder aux passions tristes, aux tentations de la division », a déclaré le président français, répétant son message hostile à la montée des populismes en Europe.

Puis bain de foule avec des jeunes gens.

Entre deux photos, ils les mettent en garde contre la montée des populismes. C'était la première fois qu'un dirigeant allemand et un chef d'État français se retrouvaient dans cette clairière depuis 1945.

Une image de l' amitié franco-allemande confirmée ce samedi.

Jaimie Potts pour DayNewsWorld

 

UNE EUROPE DE LA DEFENSE

OU L'ARLESIENNE

En cette veille de 11-Novembre, l'heure devait être à la commémoration de la paix. C'était sans compter sur le caractère imprévisible du président américain. Le président des États-Unis a jugé « très insultants » les propos d’Emmanuel Macron concernant la nécessité pour l'Europe de se doter d'une armée commune, afin de se défendre contre les grandes puissances comme les États-Unis et la Chine.

« Le président de la France Macron, a suggéré que l'Europe se dote de sa propre armée pour se protéger des États-Unis, de la Chine et de la Russie. Très insultant mais peut-être que l'Europe devrait d'abord payer sa part à l'OTAN que les États-Unis subventionnent largement », a écrit Donald Trump. .

La demande d'un meilleur «partage du fardeau» constitue une demande récurrente de Donald Trump qui, depuis son accession à la Maison-Blanche, n'a de cesse d'accuser ses alliés de l'Otan notamment de vivre aux crochets de Washington sur les questions de défense.

Emmanuel Macron tout sourire a accueilli Donald Trump, samedi 10 novembre, à l’Élysée. «Nous célébrons ici l'amitié entre nos peuples, nos armées, et la formidable solidarité qu'il y a eu entre nous qui sommes parmi les plus vieux alliés du monde», a-t-il déclaré. Puis sur le dossier de la défense européenne, Donald Trump a nuancé son tweet:

«J'apprécie énormément ce que vous avez dit concernant le partage du financement de la défense. Nous souhaitons que l'Europe soit forte, nous devons travailler de manière efficace afin de renforcer l'Europe, c'est ce que nous souhaitons tous […] Nous pensons que le plus important, c'est l'équité.

À l'heure actuelle, ce sont les États-Unis qui payent pour protéger l'Europe.»

Il n'existe pour l'heure aucune armée européenne supranationale. Le sujet, récurrent, reste miné car il touche au cœur la souveraineté des États membres.

D'ailleurs l'annonce récente par la Belgique d'acquérir pas moins de 34 appareils américain type F35 d’ici 5 ans au détriment des deux avions européens en lice signifie bien que les Pays-Bas restent une tête de pont fidèle aux intérêts de l’Amérique et au lien atlantiste.

On est encore loin d'une Europe de la Défense...

Alize Marion pour DayNewsWorld

 

FORTE HAUSSE DES ACTES ANTISEMITES

EN FRANCE

Le premier ministre français Edouard Philippe évoque les chiffres « implacables » des actes antisémites sur les neuf derniers mois dans une tribune publiée vendredi 9 novembre sur Facebook.

Après deux années de baisse, les actes antisémites en France sont en très forte hausse (+ 69 %) sur les neuf premiers mois de 2018 !

« Chaque agression perpétrée contre un de nos concitoyens parce qu’il est juif résonne comme un nouveau bris de cristal », poursuit le chef du gouvernement dans cette tribune publiée exactement quatre-vingts ans après la funeste Nuit de cristal contre les juifs en Allemagne, le 9 novembre 1938.

Ces chiffres sont d'autant plus inquiétants qu'ils « sont tendanciels, homogènes sur neuf mois », souligne Frédéric Potier, le délégué interministériel à la lutte contre le racisme, l’antisémitisme et la haine anti-LGBT.

Ils comprennent environ deux tiers de menaces et un tiers d’action sans compter les contenus antisémites sur Internet. Cette augmentation d'actes antisémites touche également d'autres pays comme les Etats-Unis avec l’attentat de Pittsburgh la fin d’octobre ou l' Allemagne.

Francis Kalifat, le président du Conseil représentatif des institutions juives de France, n'a montré aucune surprise face à cette augmentation n'hésitant pas à parler de « cancer qui gangrène notre société. »

Pour endiguer efficacement ce phénomène, il s'agit de renforcer la lutte contre la cyberhaine.

Le gouvernement prépare notamment pour 2019 une modification de la loi afin de renforcer la lutte contre la cyberhaine, en mettant la pression sur les opérateurs du Net.De plus une équipe nationale sera mobilisable « en permanence » au ministère de l’éducation nationale pour intervenir dans les établissements scolaires confrontés à l’antisémitisme.

" Un réseau d’enquêteurs et de magistrats spécifiquement formés à la lutte contre les actes haineux " va également être expérimenté avant d' être étendu au niveau national.

Ce combat contre l'antisémitisme ne doit rien laisser passer.

Alize Marion pour DayNewsWorld

 

LA FABLE D'EMMANUEL MACRON

SUR LES CARBURANTS EN FRANCE

Le mécontentement ne cesse de monter en puissance ces dernières semaines avec des pétitions rassemblant des centaines de milliers de signatures et un appel à bloquer les routes le 17 novembre. Mouvement soutenu par certains élus, notamment du Rassemblement national et des Républicains.

Interrogé sur cette fronde antifiscale Emmanuel Macron a dit certes « comprendre » cette « colère » lors d'un entretien enregistré lundi à Verdun et diffusé mardi matin sur Europe 1tout en mettant en .

en garde mardi contre une forme de « démagogie ». « Je suis toujours méfiant sur ces grands appels à mobilisation pour tout bloquer, parce que généralement on trouve derrière un peu tout et n'importe quoi », a-t-il déclaré en égratignant une fois de plus les « gens » « Des choses qui n’ont rien à voir ensemble et des gens qui n’ont pas beaucoup de projets pour le pays, si ce n’est de le mettre à l’arrêt » a-t-il ajouté.

Toujours est-il que le président est conscient du mal être des citoyens et tente d'apporter des réponse de bricolées comme la refonte du chèque énergie ou la défiscalisation des aides au transport, promettant d' « améliorer » les aides pour les ménages les plus modestes. Il évoque notamment le quotidien de ceux qui doivent faire « 30 ou 40 kilomètres chaque jour pour aller travailler ».

Créé pour remplacer les tarifs sociaux de l’électricité et du gaz, le chèque énergie sera porté en 2019 à 200 euros par an en moyenne, contre 150 euros cette année. Il est versé à environ 3,7 millions de ménages en situation de précarité.

L'extension de la défiscalisation de l’aide au transport mise en place dans les Hauts-de-France à toute la France pourrait être mise en place sur tout l'hexagone. Pas sûr que cette annonce de transfert de fiscalité ne plaise aux régions !

Quant à la hausse des carburants, elle s'avère justifiée.Le président a défendu l’augmentation de taxes sur le diesel « pour réduire l’écart avec le sans-plomb, parce qu’il ne se justifie plus ». Le gouvernement « va dans la bonne direction. On doit moins taxer le travail, ce qui est le cas : vous avez vu vos cotisations qui ont baissé, et vous allez continuer à voir ce mouvement, et on doit davantage taxer ce qui pollue », a expliqué le chef de l'Etat qui n'a pas manqué de souligner la dépendance des prix des carburants à la situation géopolitique mondiale. « Quand ça monte, plus des trois quarts de l’explication, ce n’est pas les taxes, c’est le reste du monde. » et l'on pense à la situation avec l’Iran.

Voulant mettre les choses au clair dans cet entretien à Europe 1 en marge de son «itinérance mémorielle» pour célébrer la Grande guerre, Emmanuel Macron ne se montre pas des plus inquiet préférant dénoncer « ce type de mouvement, car s'agrègent toutes les formes de démagogie, toutes les choses qui n'ont rien à voir. Il y a des gens qui n'ont pas beaucoup de projets si ce n'est de mettre le pays à l'arrêt», dénonce-t-il.

La hausse de la fiscalité des carburants se poursuivra comme prévu, au gouvernement de travailler d'arrache-pied pour désamorcer la grogne des citoyens...doit-on comprendre!

Jenny Chase pour DayNewsWorld

 

VICTOIRE DU NON A L'INDEPENDANCE

EN NOUVELLE CALEDONIE

Près de 175.000 électeurs de cet archipel français, colonisé en 1853 et disposant d'importantes réserves de nickel, étaient appelés à dire s'ils voulaient ou non « que la Nouvelle-Calédonie accède à la pleine souveraineté et devienne indépendante ». Le « non » à l'indépendance au référendum en Nouvelle-Calédonie l 'a emporté à 56,4%. Les sondages avaient prédit une victoire du «non» bien plus nette, au-dessus des 60% des voix.

Les habitants attendaient ce référendum depuis les accords de Nouméa, certains votant d'ailleurs pour la première fois.

Après le dépouillement de la totalité des bulletins du référendum sur l'indépendance de ce territoire, organisé dimanche 4 novembre, le « non » a récolté 56,4% des voix, selon le Haut-Commissariat de la République en Nouvelle-Calédonie avec un fort taux de participation s’élevant à 80,63%.

Emmanuel Macron a exprimé dimanche son « immense fierté que nous ayons passé ensemble cette étape historique » après que la Nouvelle-Calédonie a choisi par référendum de rester dans le giron français.

Le résultat de ce scrutin n’en met pas moins en évidence les profonds clivages politiques et sociologiques fracturant la société calédonienne. Dans la province sud concentrant l’essentiel de la population et des richesses, avec des inégalités très marquées, le non recueille 73,7 %. A Nouméa même, la « capitale », il atteint 80,5 %.

En revanche, le oui se trouve largement majoritaire dans la province nord avec 75,8 % et dans les îles Loyauté avec 82,2 %.

La campagne unitaire menée par les deux composantes indépendantistes représentées au Congrès (FLNKS-Union calédonienne et Union nationale pour l’indépendance) ont permis de mobiliser une partie de leur électorat qui, jusque-là, avait tendance à ne pas voter.

Notamment chez les jeunes, qui ont voulu à l’occasion de ce scrutin exprimer un sentiment identitaire fort et une fierté de leur appartenance communautaire. Toujours du côté indépendantiste, notons l’échec de l’appel à ne prendre part au vote lancé par le Parti travailliste de Louis Kotra Uregeï et soutenu par l’Union syndicale des travailleurs kanak et exploités (USTKE).

Les sondages prédisaient depuis plusieurs semaines un écart très large, le score des non-indépendantistes étant évalué dans une fourchette de 60 % à 70 %. Selon les résultats définitifs publiés par le Haut-Commissariat, le « non » a plafonné à 56,40 %, le « oui » atteignant un 43,6 % inattendu.Un autre rapport de force qui est dans la lignée des scrutins précédents, qui ont affiché des résultats similaires en moyenne lors de l'ensemble des quatre élections provinciales qui se sont tenues de 1999 à 2014. Sauf surprise, il en sera de même pour la prochaine consultation qui désignera les trois assemblées provinciales en mai 2019.

La dynamique des indépendantistes s'avère donc nette et leur score bien meilleur qu'attendu. Bien que les Kanaks soient minoritaires en Nouvelle-Calédonie, où les statistiques sur l'origine ethnique sont licites, et que ce mouvement s'accentue (44,83 % de la population en 1989 et 39,05 % en 2014), leur score est numériquement supérieur.

Les problèmes économiques de la Nouvelle-Calédonie, dont l'« économie de comptoir », survivance coloniale, est aux mains d'une demi-douzaine de familles oligarchiques doivent être réglés au plus vite...

Kelly Donaldson pour DayNewsWorld

 

LE DILEMME D'ANGELA MERKEL

CHANCELIERE ALLEMANDE

La débâcle électorale dans l'État de la Hesse divise profondément la CDU, le parti chrétien-démocrate allemand. La chancelière Angela Merkel a dit sa volonté de renoncer à une partie de son pouvoir et à quitter la présidence du parti, une chance pour ce dernier de se réinventer. « L'image que le gouvernement fédéral donne de lui-même est inacceptable », a-t-elle dénoncé.

En effet la Grande Coalition menée par Merkel était fragile vue ses divisions internes dues aux sensibilités différentes du SPD (sociaux-démocrates) au CSU (parti conservateur bavarois) en passant par le CDU.

D'une part le parti social-démocrate (SPD) se trouvait en état de faiblesse pendant que le CSU se faisait fauteur de trouble avec le turbulent ministre de l'Intérieur Horst Seehoofer. D'autre part la cheffe du gouvernement se trouvait constamment en position de faiblesse au sein de son alliance sur des questions aussi cruciales que celles de la double nationalité, du soutien financier pour la Grèce, ou du refoulement des réfugiés à la frontière.

La Grande Coalition se trouve dans un état de désunion avancé. Le retrait d'Angela Merkel aggravera-t-il cet état de fait?

Le successeur de Merkel à la tête du parti doit repositionner la CDU sur les sujets cruciaux . La position de l'actuelle chancelière pèsera-t-elle encore ? Il lui faudra s’entendre avec le prochain ou la prochaine présidente de la CDU. Une personnalité en opposition avec elle compliquerait fortement les choses. Sur les trois candidats qui se sont manifestés Annegret Kramp-Karrenbauer, alias (« AKK ») Jens Spahn et Friedrich Merz, la chancelière s'entendrait bien avec AKK. Les deux autres candidats se sont illustrés par leurs critiques frontales envers Angela Merkel, Jens Spahn, 38 ans, prônant un tournant conservateur pendant que Friedrich Merz, 62 ans, avocat d’affaires, aurait les faveurs de l’aile libérale conservatrice de la CDU.

Désormais la cheffe du gouvernement pourrait être dangereusement fragilisée.

Comment réagira-t-elle jusqu'en 2021 quand elle sera en désaccord avec son successeur sur les principaux sujets? Pour l'Europe avec le Brexit, la crise italienne et une potentielle nouvelle crise de l'Euro, des problèmes qui font l'objet de débats au sein même de la CDU, la gestion des dossiers va s'avérer des plus conflictuelles...

Sans parler des questions stratégiques, comme celle d'éventuelles coalitions avec l'AfD au niveau des États, qui se reposera au plus tard au moment des élections en Allemagne de l'Est, en 2019 alors que le parti d’extrême droite populiste AfD est entré en force au Bundestag en 2017, avec 92 sièges et est représenté dans tous les parlements régionaux allemands . Que décidera-t-elle ? D' aller à l'encontre de ses propres convictions ou de s'opposer à son parti?

L'Europe, elle non plus, ne peut pas se permettre une chancelière affaiblie.

Sur des problèmes cruciaux comme le climat ou la politique d'asile, l'Europe n'a jamais été aussi divisée. La cheffe de gouvernement avait un positionnement plutôt centriste par rapport à sa famille politique. L’aile droite de la CDU a beaucoup critiqué ses positions sur l’euro. Un président de la CDU plus conservateur pourrait compliquer certaines décisions.

En effet Angela Merkel et Emmanuel Macron ont signé cet été la déclaration de Meseberg pour plus d’intégration dans la politique extérieure et dans la zone euro. Si l’aile droite de la CDU remporte la présidence du parti, les négociations seront compliquées. Un Jens Spahn ou un Friedrich Merz ne seront sans doute pas favorables à l’idée d’un budget de la zone euro...

Que va donc décider la chancelière une fois le nouveau chef de la CDU connu ?

Joanne Courbet pour DayNewsWorld

 

ALERTE A LA BOMBE A NEW YORK

OU DES ENGINS EXPLOSIFS VISANT CLINTON OBAMA CNN ET D'AUTRES DEMOCRATES

De potentiels engins explosifs ont été découverts dans le courrier destiné à Hillary Clinton et Barack Obama, entre mardi soir et mercredi matin. Plus tard, les locaux de la chaîne CNN à New York ont été évacués pour la même raison. Plus tard dans la journée, un autre colis suspect a été découvert à proximité du bureau de l’élue au Congrès Debbie Wasserman Schultz à Sunrise, en Floride. Tous démocrates.

Deux autres personnalités démocrates noires, l'ex-ministre de la Justice d'Obama, Eric Holder, et la députée californienne Maxine Waters, ont aussi été visées par des colis suspects. Sans parler de fausses alertes concernant les bureaux de Manhattan du gouverneur démocrate de l'Etat de New York, Andrew Cuomo, et le bureau à Washington de la députée californienne Kamala Harris.

Le service fédéral chargé de la protection des anciens présidents et de leur famille a indiqué mercredi avoir intercepté deux colis contenant « des engins explosifs potentiels » destinés à l’ex-secrétaire d’Etat démocrate Hillary Clinton et à l’ex-président démocrate Barack Obama, deux jours après qu’une bombe artisanale a été retrouvée chez le financier George Soros, autre démocrate notoire.

Le paquet destiné à Hillary Clinton a été intercepté lors d’une vérification de routine à New York, a indiqué le Secret service dans un communiqué. Celui destiné à l’ex-président démocrate Barack Obama a été intercepté mercredi matin à Washington. Aucun des colis n’est parvenu à ses destinataires, dont la vie n’a pas été mise en danger. Personne n’a encore revendiqué l’envoi de ces colis.

Un communiqué de la Maison-Blanche a dénoncé des actes «ignobles» et promis que le ou les coupables rendraient des comptes. « Leurs responsables devront répondre de leurs actes devant la justice », a indiqué Sarah Sanders, porte-parole du président américain Donald Trump, soulignant que les forces de l’ordre prendraient toutes les mesures nécessaires pour protéger toute personne menacée par « ces lâches ».

Peu après le communiqué du Secret service, la chaîne d’informations en continu CNN annonçait avoir évacué ses bureaux new-yorkais, situés dans le Time Warner Center, une tour au cœur de Manhattan, suite à un colis suspect. Les téléspectateurs de CNN ont assisté en direct à l'interruption d'une émission animée par les journalistes Poppy Harlow et Jim Sciutto, quand a retenti la sonnerie d'alarme imposant l'évacuation des locaux. La chaîne a ensuite basculé sa diffusion à son bureau de Washington. La police new-yorkaise a envoyé une brigade de déminage sur place.

James O'Neill, chef de la police new-yorkaise, a précisé ensuite avoir retrouvé un tuyau de métal avec des fils électriques. Selon CNN, le colis était adressé à l’ancien directeur de la CIA John Brennan, opposant assumé de Donald Trump.

Plus tard dans la journée, un autre colis suspect a été découvert à proximité du bureau de l’élue au Congrès Debbie Wasserman Schultz à Sunrise, en Floride. L’ex-présidente du comité national du parti démocrate est suspectée d’avoir favorisé Hillary Clinton pendant les primaires au détriment de Bernie Sanders, ce qui avait entraîné sa démission en pleine campagne présidentielle, en 2016.

A 15 jours des "midterms"

L'interception de ces colis suspects en série survient alors que les États-Unis sont en pleine campagne pour les élections parlementaires du 6 novembre.

Elle intervient également deux jours après qu'une bombe artisanale a été retrouvée à la résidence du financier George Soros, située à une quinzaine de kilomètres de chez les Clinton. Selon un membre des forces de l'ordre cité par le New York Times , les deux paquets seraient similaires à ceux retrouvés lundi dans la maison du milliardaire philanthrope américain Le milliardaire d’origine hongroise, âgé de 88 ans, n’était pas chez lui lorsque le colis a été déposé. La fondation du milliardaire, Open Society Foundations, a réagi mardi dans un communiqué en dénonçant «la rhétorique de la haine qui domine la politique aux États-Unis et dans tant de pays du monde, et engendre extrémisme et violence».

Le maire de New-York, Bill de Blasio, estime de son côté que cette attaque était "clairement un acte de terreur qui visait à saper la liberté de la presse et les dirigeants de notre pays". Et a invité les responsables "de tout bord" à ne pas inciter à la violence.

Joanne Courbet pour DayNewsWorld

 

L'ITALIE OU L'ITALEXIT ?

La Commission européenne a durci ce mardi son bras de fer avec la coalition populiste au pouvoir en Italie en retoquant son projet de budget 2019. Rome a trois semaines pour revoir sa copie.

La décision est tombée mardi.

Depuis le Parlement de Strasbourg, où s'était réuni le matin le collège des commissaires européens, Valdis Dombrovskis et Pierre Moscovici ont annoncé de concert le rejet du budget de l'Italie pour 2019. «Aujourd'hui, pour la première fois, la Commission est obligée de demander à un pays de la zone euro de revoir son projet de budget», a déclaré le vice-président de l'exécutif européen, lors d'une conférence de presse.

«Mais nous ne voyons aucune autre possibilité que de demander au gouvernement italien de faire ainsi. Nous sommes d'avis de donner à l'Italie un maximum de trois semaines pour apporter un projet de budget révisé pour 2019», a-t-il poursuivi.

Une décision sans surprise.

En envoyant le 15 octobre à Bruxelles un projet de budget pour 2019 présentant un déficit de 2,4 % au lieu de 0,8 % promis en juin, et en refusant lundi d'apporter des modifications substantielles à ce que Bruxelles qualifiait de «déviation sans précédent» vis-à-vis des règles du pacte de stabilité, Rome s'exposait à un passage à l'acte de la Commission.

Bruxelles ne pouvait pas continué à laisser filer la dette publique estimée à 131 % de PIB, soit le niveau le plus élevé de la zone euro derrière la Grèce.

«Le gouvernement italien va à l'encontre sciemment et ouvertement des engagements qu'il a pris», a regretté Dombrovskis. «Nous ne sommes pas face à un cas “borderline” mais face à une déviation claire, nette, assumée et, par certains, revendiquée», a insisté Pierre Moscovici, suggérant par là que si certains pays - dont la France - étaient effectivement en dehors des clous, l'Italie avait, elle, dépassé toutes limites du pacte de stabilité.

Mais Klaus Regling, le patron du Mécanisme européen de stabilité, a temporisé mardi matin, expliquant que l'Italie n'était «pas la prochaine Grèce».

Il semble que les Italiens n'en ont cure.

Les chefs de file de la Ligue et du Mouvement 5 étoiles, Matteo Salvini et Luigi Di Maio, ont réaffirmé une nouvelle fois qu'ils allaient maintenir en l'état leur projet de budget. «Cela ne change rien, que ces messieurs de la spéculation se rassurent, on ne retourne pas en arrière», a ainsi déclaré Salvini en marge d'un déplacement en Roumanie.

La coalition, formée de la Ligue (extrême droite) et du Mouvement 5 étoiles (M5S, antisystème), a en outre réaffirmé son attachement à l’Union européenne et à la zone euro, assurant qu’il n’y avait « aucune chance » que l’Italie en sorte. Le chef du gouvernement, Giuseppe Conte, a soutenu son gouvernement. « Nous ne sommes pas une bande de têtes brûlées. Si nous avions adopté une loi de finances différente, nous serions entrés en récession. ». M. Conte a aussi réaffirmé l’engagement européen de son pays :« Ecoutez-moi bien. Pour l’Italie, il n’y a aucune chance d’Italexit, de sortie de l’Europe ou de l’eurozone. »

Rappelons que l'Italie reste la troisième économie de la zone euro.

Britney Delsey pour DayNewsWorld

 

FRANCE PAS DE VAGUE OU L'OMERTA FACE

A LA VIOLENCE A L'ECOLE

Responsabilité des familles, structures spécialisées, recours aux conseils de disciplines, coordination avec l'Intérieur... voilà la petite musique du ministre de l'Education qui promet plusieurs mesures pour endiguer la violence dans les établissements scolaires.

« C'est un phénomène qui est en train de croître, j'ai fait quelques études depuis une dizaine d'années qui montrent une croissance vraiment très importante des agressions vis-à-vis du personnel de l'Education nationale », affirme sur notre antenne Georges Fotinos, ancien Inspecteur général de l'Education nationale (IGEN).

« C'est un phénomène qui a rarement été pris en compte par l'administration et par le ministre », déplore-t-il, assurant toutefois qu' « on est en train de briser un tabou qui est le respect physique et moral de l'enseignant ».

La parole se libère chez les enseignants. Des centaines de professeurs dénoncent sur Twitter, depuis dimanche 21 octobre, l’absence de réactions de l’Education nationale face aux violences qu’ils subissent.

Alors depuis cette affaire, les enseignants sortent du silence sur Twitter avec le hashtag #pasdevague.

Jean-Michel Blanquer promet une « batterie de réponses » après l'agression d'une enseignante jeudi 18 octobre au lycée Edouard-Branly de Créteil, dans le Val-de-Marne. Un élève de 15 ans a braqué avec une arme factice sa professeure afin qu'elle le note présent. Il a été mis en examen dimanche pour « violences aggravées ».

Le ministre de l'Education promet ce lundi une coordination avec le ministère de l'Intérieur, dont il rencontrera le nouveau ministre cette semaine afin de « mettre en place un comité stratégique ». Le but affiché est de coordonner la sécurité à l'intérieur et à l'extérieur des établissements scolaires. Mais n'est-ce pas que de l'affichage ? Car ces violences sont connues depuis de nombreuses années et ont volontairement étaient mises sous le tapis.

Il faut plus que de la réaction de la part du gouvernement, il faut de la réaction !

« Nous allons rétablir l'ordre et l'autorité dans tous les établissements qui se trouvent en situation dégradée », promet Jean-Michel Blanquer, qui incite notamment la direction des établissements à tenir des conseils de discipline « dès que nécessaire »: ce sera le cas pour le jeune incriminé à Créteil, dès le retour des vacances de la Toussaint.

« Responsabiliser » les familles des mineurs incriminés également ! Les allocations familiales pourraient être retirées lorsque la famille ne joue plus son rôle ce que propose à nouveau le député Eric Ciotti LR.

A la suite de la diffusion de la vidéo filmant l’incident qui s’est déroulé à Créteil, des politiques de droite et d’extrême droite ont réclamé lundi une réponse « ferme du gouvernement ». La vidéo est « scandaleuse et choquante mais c’est le résultat (…) d’années de laxisme qui conduit finalement à des générations perdues et à une forme de fatalité », a dénoncé Rachida Dati, députée européenne Les Républicains (LR), sur Public Sénat. Le député LR Eric Ciotti a proposé de son côté la suppression « des allocations familiales aux parents d’élèves perturbateurs ».

A l’extrême droite, la présidente du Rassemblement national, Marine Le Pen, a estimé que les enseignants ont été « contraints au silence depuis trop longtemps »

.« Bravo à ceux qui brisent l’omerta », a-t-elle écrit sur Twitter, en référence à #pasdevague.

Britney Delsey pour DayNewsWorld

 

GRANDE MANIFESTATION A LONDRES

CONTRE LE BREXIT

Entre 500.000 et 700.000 personnes ont participé « la plus grande manifestation sur le Brexit» ,, selon les organisateurs, samedi, à Londres pour réclamer un nouveau vote sur le Brexit baptisé «People's Vote». Avec le soutien de quelques politiciens de tous partis.

C'est l'une des plus vastes manifestations dans la capitale britannique depuis celles contre la guerre en Irak en 2003.

Alors que la négociation avec les Vingt-Sept est dans l’impasse à Bruxelles à cinq mois du Brexit officiel, le drapeau européen flottait sous toutes les formes dans l'immense cortège qui marche vers le Parlement.

Sur les pancartes s'affichaient des slogans contre la sortie de l'UE comme « Arrêtez le Brexit », « Le Brexit est accord de divorce avec Bruxelles »,, « Restons ensemble », «Exit Brexit», «Brexshit», ou encore « J'ai 16 ans et le Brexit a volé mon avenir ». La foule était diverse en âges et en origines sociales q, même si les non-Blancs et le petit peuple britannique étaient absents.

Plusieurs figures politiques de tous bords, dont le maire travailliste de Londres, Sadiq Khan, soutenaient le mouvement. La députée conservatrice pro-européenne Anna Soubry s'est félicitée de l'ampleur de la mobilisation pendant que les leaders des Verts, des libéraux-démocrates et la première ministre nationaliste écossaise, Nicola Sturgeon, s'y sont également ralliés.

Même si la première ministre exclut catégoriquement cette idée, martelant qu' «il y a déjà eu un vote du peuple, le 23 juin 2016, et le peuple britannique a voté pour sortir», plusieurs élus de son camp se sont ralliés à l'option d'une nouvelle consultation du peuple.

Ainsi l'ancien ministre de la justice tory, Dominic Grieve, député conservateur très écouté, a annoncé à la BBC qu'il refuserait de voter pour quelque accord que ce soit avec Bruxelles au Parlement. «Depuis plusieurs mois, j'ai pris conscience que nous nous dirigions vers une impasse. Face à ce problème, la seule solution est de retourner vers les électeurs pour leur demander: est-ce vraiment ce que vous voulez?»

Selon les sondages, dans un nouveau référendum le maintien dans l'Europe l'emporterait par 51 à 53%. On est cependant loin d'un basculement d'opinion massif.

Andrew Preston pour DayNewsWorld

 

PERQUISITION CHEZ MELANCHON ET LFI OU

UNE POLICE POLITIQUE ?

Mélenchon dénonce un «coup de force» suite aux perquisitions ce mardi matin. Le domicile du leader de La France insoumise a été perquisitionné dans le cadre de deux affaires.

Des perquisitions ont eu lieu mardi matin aux sièges de La France insoumise (LFI) et du Parti de gauche, ainsi que chez Jean-Luc Mélenchon et d'anciens assistants du député LFI, a fait savoir La France insoumise mardi.

Selon une source proche du dossier, ces perquisitions sont menées par l'Office central de lutte contre la corruption et les infractions dans le cadre de deux enquêtes préliminaires ouvertes par le parquet de Paris.

La première concerne de présumés emplois fictifs d'assistants parlementaires européens. La seconde porte sur les comptes de campagne de M. Mélenchon pendant la présidentielle suite au signalement du président de la Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques.

LFI a dénoncé un «coup de force politique, policier et judiciaire contre Jean-Luc Mélenchon et La France insoumise», et une «attaque sur la base d'éléments fantaisistes».

«Nous sommes perquisitionnés chez tout le monde. La secrétaire générale du groupe à l'Assemblée, mes anciens assistants qui ont vu débouler aussi les flics à 07H00 du matin, on leur prend leurs téléphones, on leur prend leurs ordinateurs. Au siège du Parti de gauche dont je suis membre, au siège du mouvement la France insoumise», a protesté M. Mélenchon dans une vidéo postée sur Facebook.

«Voilà le début du nouveau ministre de l'Intérieur (Christophe Castaner) et du ministre de la Justice (Nicole Belloubet), voilà ce qu'ils sont en train de faire dans tout le pays, pour intimider et faire peur. Je vous demande de ne pas avoir peur, et de protester, parce que ce n'est pas de la justice, ça n'est pas de la police», a-t-il ajouté . Le début d'un appel à la résistance civile...

D'ailleurs Jean-Luc Mélenchon a appelé à un rassemblement devant le siège de LFIà Paris à 11H30. Dans un communiqué, LFI souligne que l'enquête sur les emplois fictifs du parlement européen a été ouverte à la suite «d'une dénonciation d'une élue d'extrême droite, Sophie Montel, qui avouait elle-même qu'elle n'était pas sérieuse. Elle parlait en effet d'un pied de nez ».

« Concernant les comptes de campagne pour l'élection présidentielle de 2017, la commission nationale des comptes de campagne a validé le 13 février 2018 les comptes de Jean-Luc Mélenchon sans aucune irrégularité. Ce n'est pas le cas pour ceux d'Emmanuel Macron pour lequel des irrégularités ont été notées. Afin de prouver publiquement son honnêteté, Jean-Luc Mélenchon a demandé le 8 juin 2018 le réexamen de tous les comptes de campagne», se justifie le mouvement.

Jean-Luc Mélenchon a interpellé le Premier ministre avec virulence depuis la tribune de l'Assemblée nationale. Edouard Philippe lui a ensuite répondu.

Jean-Luc Mélenchon a d' abord clarifié sa position: « Je ne me plains pas d’être perquisitionné, je me plains de cette mise en scène et de ce résultat concret auquel nous arrivons. » Il s'est ensuite emporté contre le deuxième volet de ses ennuis judiciaires, dénonçant dans la Commission nationale des comptes de campagne « un moyen de dénoncer les gens et de les envoyer au pilori » « Voilà, ce que j’ai à vous dire, est-ce encore l’Etat de droit ? » s'est-il interrogé.

« J’entends dans votre question une émotion et une colère que je crois pouvoir comprendre. Elle est l’émotion et la colère d’un citoyen, en l’occurrence un responsable politique, de bonne foi, car je crois à votre bonne foi, qui se trouve confronté à une procédure judiciaire. Vous n’êtes pas le premier, monsieur le président Mélenchon à subir cette émotion et cette colère. » a répondu Edouard Philippe.

« ll m’appartient, en tant que Premier ministre, parce que je suis respectueux de la loi et du texte constitutionnel, de faire prévaloir en toute circonstance l’indépendance de la justice. Indépendance qui fait qu’il n’y a aucune instruction individuelle donnée au procureur, qui fait que les décisions du procureur sont soumises au contrôle d’un juge des libertés et de la détention, évidemment parfaitement indépendant", a-t-il asséné.

Toujours est-il que cette concomitance entre la nomination de M. Castener à la tête du Ministère de l'Intérieur et les perquisitions entreprises ont comme un goût de police politique pour certains.
Joanne Courbet pour DayNewsWorld

 

DEBACLE ELECTORALE DE LA CSU EN BAVIERE OU LE CREPUSCULE D'ANGELA MERKEL

Les résultats sont sans appel en Bavière : La CSU a essuyé hier un camouflet historique. Avec 37,3 % des voix, les conservateurs bavarois ont obtenu le plus mauvais score de leur histoire, affaiblissant la chancelière.

Le parti d'extrême droite, l'AfD, fait, lui, son entrée au Parlement régional. Quant au SPD, avec 9,6 % des voix, il a perdu près de la moitié de ses électeurs.

En cinquième place en Bavière, derrière les Verts, mais aussi les Freie Wähler, un parti local à 11,5 %, et les populistes de l'AfD à 10,3 %, les sociaux-démocrates poursuivent leur descente aux enfers. Avec 17,7 %, les Verts sont les grands gagnants de la soirée.

Cet affaiblissement sans précédent de la CSU ne fait pas l’affaire de Mme Merkel. La déroute bavaroise va faire trembler toute la grande coalition CDU/CSU SPD qui gouverne à Berlin.

Le président du Bundestag, Wolfgang Schäuble, attend «des répercussions». En effet déstabilisée dans sa région, la CSU va affaiblir la chancelière sur sa droite.

La bataille interne sur la ligne du parti de la chancelière et la préparation de l'après-Merkel menace d'être relancées. De plus le gouvernement pourrait aussi être touché par le sort du président de la CSU, le ministre de l'Intérieur Horst Seehofer qui a engagé un bras de fer avec Angela Merkel contre sa politique migratoire et qui n'a pas permis d'endiguer la fuite des voix vers l'AfD.

Les intentions du SPD vont également jouer un rôle primordial dans la grande coalition, des voix réclamant bruyamment une sortie du gouvernement et une cure de jouvence dans l’opposition.

Ce scrutin est un message, la chancelière doit en tirer les leçons.

Car les sondages des derniers mois mettent en évidence le désamour croissant des Allemands pour cette coalition CDU/CSU-SPD au pouvoir.

Car dans cette région économiquement et socialement sans problème, dominée par un parti conservateur, l'Alternative für Deutschland peut se réjouir de faire son entrée au Parlement régional.

Car ces résultats bavarois font monter la pression sur la chancelière dont le parti, la CDU, fera face à un scrutin ardu le 28 octobre en Hesse, Land que les conservateurs dirigent en coalition avec les écologistes.

« C'est un avertissement pour la CDU et c'est pourquoi notre priorité des deux semaines à venir doit être la Hesse ».

Alyson Braxton pour DayNewsWorld

 

ANGELA MERKEL MENACEE

PAR

LES ELECTIONS EN BAVIERE

Bien que régional, l’enjeu de l'élection de ce dimanche 14 octobre dépasse largement ce Land et aura valeur de test pour Berlin.

Pourquoi ?

Le scrutin qui a lieu ce dimanche 14 octobre en Bavière pèsera nécessairement du point de vue national dans la mesure où les 9,5 millions d’inscrits forment un sixième de l’électorat du pays. Aussi le scrutin de dimanche aura-t-il valeur de test en confirmant ou infirmant les grandes tendances observées en 2017 avec la percée de l’extrême droite et le recul historique des conservateurs (CDU-CSU) et des sociaux-démocrates (SPD).

De plus avec le score de l’Union chrétienne-sociale (CSU), « parti frère » de la CDU d’Angela Merkel, la politique nationale pourra être jugée dans la mesure où le président de la CSU, Horst Seehofer, est également ministre fédéral de l’intérieur, alors que la présidente de la CDU, Angela Merkel, est chancelière fédérale.

En cela, l’enjeu du scrutin dépasse largement la Bavière.

Pour quel enjeu ?

De quelle ampleur sera le revers de la CSU ? Alors que la CSU – cas unique en Europe – a quasiment toujours eu la majorité absolue en sièges au parlement elle pourrait vivre une déception : elle n'est en effet créditée dans les derniers sondages que de 33 à 35 %, soit près de dix points de moins qu’en 2008 (43,4 %).

Si en entrant au gouvernement à Berlin, M. Seehofer pensait aider ses amis bavarois en tenant tête à Mme Merkel comme ministre fédéral, en particulier dans le domaine de la politique migratoire , il a desservi au ministère de l’intérieur son parti en donnant par ses coup d'éclatle sentiment de chercher avant tout la confrontation avec Mme Merkel. Cela au risque de paralyser le travail gouvernemental ! Le ministre allemand de l'Intérieur, Horst Seehofer, ténor de la CSU a ainsi déboussolé une partie de son électorat ... d'où un probable revers pour la formation.

Mais qui, des écologistes ou de l’extrême droite, profitera le plus de la chute de la CSU ?

Certes aux législatives de 2017, le recul de la CSU avait essentiellement profité au parti d’extrême droite Alternative pour l’Allemagne (AfD). Ce dernier avait récolté 12,7 %, des voix en Bavière son meilleur score de toute l’ex-Allemagne de l’Ouest. « Nous avons délaissé notre flanc droit et il nous appartient à présent de combler le vide avec des positions tranchées », avait réagi à l’époque M. Seehofer.

Mais un an plus tard, les électeurs qui ont peu goûté à la droitisation de la CSU -pour ramener dans le giron du parti les électeurs ayant voté pour l’extrême droite en 2017- risquent de voter pour les Verts. Dans les sondages, ceux-ci sont crédités de 19 % des voix, soit 9 points de plus qu’aux législatives , beaucoup d’électeurs conservateurs refusant de cautionner la ligne ultra-droitière de M. Seehofer.

Rien d'étonnant à ce vote puisque les Verts ont toujours puisé leurs voix chez les conservateurs comme chez les progressistes pour faire court.

Selon les sondages, l’AfD oscillerait entre 10 à 14 % des voix.

Conséquences  pour la chancelière Angela Merkel ?

Si ce sont surtout des électeurs modérés que la CSU a perdus, dimanche, les dirigeants du parti se réorienteront certainement vers une ligne plus centriste et rassembleuse, donc plus en phase avec celle de la CDU de Mme Merkel.

Le score du SPD sera également important pour l'avenir de la chancelière et de son gouvernement de coalition CDU-CSU-SPD

Aux législatives de 2017, le SPD y avait obtenu 15,3 % des voix se plaçant comme la deuxième force du parlement régional. S’il passe non seulement derrière les Verts mais aussi derrière l’AfD alors les opposants à la « grande coalition », formée avec difficulté en mars, pourraient faire entendre davantage leur voix à Berlin.

Quoi qu’il en soit, Mme Merkel n’a aucun intérêt à voir les sociaux-démocrates comme la CSU trop fragilisés.

La CSU et le SPD, avec lesquels elle gouverne, seraient-ils en déroute ce dimanche 14 octobre que c’est l’assise politique de son gouvernement tout entier qui s’en trouverait contestée. et, partant, son autorité à elle remise en question...

Alyson Braxton pour DayNewsWorld

 

WANTED ! MINISTRES

Suite à la démission inattendue du Ministre de l’Intérieur, Gérard Collomb, Emmanuel Macron est, depuis,  à la recherche de candidats pour occuper les différents fauteuils de ministres qui vont devenus vacants.

La situation est grave. Emmanuel Macron est à la recherche d’un gouvernement introuvable, qui combine ses objectifs et ceux du Premier Ministre. D’où le suspens que la France entière vit depuis le 2 octobre 2018 !

L’opération s’avère d’autant plus compliquée que le Premier Ministre, Edouard Philippe a décidé de ne pas donner sa démission et ni celle de son gouvernement, laissant supposer que les relations entre les deux hommes ne seraient plus au beau fixe.

Malgré les protestations, la main sur le cœur, faites par le Premier Ministre  le 10 octobre 2018, à l’occasion de la séance des questions d’actualité au gouvernement (« il n’y a pas le commencement de la ½ d’une feuille à cigarette entre la Président de la République et moi ») il semblerait en effet que les deux hommes ne marchent plus très exactement sur le même chemin et que de ce point de vue la démission de Gérard Collomb ne semble pas être « une péripétie insignifiante qui n’obstruerait pas l’avenir », comme cela a été déclaré.

Il faudra donc probablement près de quinze jours pour désigner un nouveau gouvernement…. La décision devrait être prise dès le retour du Chef de l’Etat d’Arménie où il est allé présider un sommet  sur la francophonie.

Dans cet épisode inédit de remaniement ministériel, Matignon revendique l’application pure et simple de l’article 8 de la Constitution qui lui attribue la prérogative du choix de ses ministres, le Président de la République ayant seulement la charge de leur nomination. C’est l’exégèse littérale de nos institutions.

Dans les faits, depuis  la naissance de la Vème République, c’est le Président de la République qui a toujours (à l’exception des périodes de cohabitation) choisi les membres de son gouvernement, issus généralement de la majorité sortie des urnes après les élections législatives.

Pour autant, constitutionnellement, le Président de la République ne peut pas révoquer son Premier Ministre.

Sauf qu’il est de tradition qu’au moment de sa nomination, un ministre, (tout comme le Premier Ministre) signe en blanc un lettre de démission soigneusement conservée dans un coffre pour servir en tant que de besoin.

Pas de panique, on n’en est pas encore là !

La situation nous paraissant néanmoins quelque peu difficile, nous avons pris l’initiative de rédiger une fiche de poste pour aider au recrutement d’un nouveau ministre de l’Intérieur et des nouveaux ministres.

Postes à pourvoir :

1. Ministre de l’Intérieur : Recherche pour emploi en CDD :

-      Homme ou Femme d’autorité (à poigne !) capable de tenir la dragée haute aux nombreux syndicats de policiers ou de gendarmes qui peuplent le ministère et qui détiennent un nombre considérables d’informations sensibles qui pourraient s’avérer dangereuses

-      Homme ou Femme ayant des liens étroits avec la Franc Maçonnerie, car nombreux sont les policiers ou les gendarmes qui fréquentent les loges des différentes obédiences maçonniques

-      Homme ou Femme dévoué à la cause du Président de la République et à l’échine très souple.

-       Homme ou Femme courageux acceptant au quotidien, sans rechigner et sans protester un rôle de punching Ball

-      Homme ou Femme entrainé à l’exercice de bras de fer, entièrement soumis aux ordres et à la protection du Président de la République (un certificat de capacité sera exigé).

-      Homme ou Femme, pas forcement compétent techniquement, mais capable de comprendre les visions présidentielles et les enjeux politiques qui se profilent : réforme pénale/prisons, lutte contre l’islamisme, préparations des élections européennes et municipales et  ayant une bonne connaissance de la carte électorale qui devrait être modifiée suite à la réforme constitutionnelle…

-      Homme ou Femme ayant une épaisse carapace pour affronter les coups (y compris bas) et les ordres ou les caprices d’un Président de la République jugé « narcissique et psychopathe ». A noter, la carapace ne sera pas incompatible avec l’échine souple, mais qu’elle exigera une formation continue …( imposée) .

2- Ministres ou Secrétaire d’Etat : le recrutement aura lieu en CDD également

Des qualités quasi identiques seront exigées ; compte tenu de la spécificité de chaque ministère, un plus au plan technique est demandé. La technicité ne sera pas néanmoins le critère essentiel, les conseillers de l’Elysée ayant déjà pour vocation principale « d’assurer cette obligation » dans les domaines qui leur sont attribués.

Important et pour conclure : nous avons seulement voulu apporter notre maigre contribution à la lutte contre le désordre politique et institutionnel qui règne actuellement. Nous souhaitons au demeurant, pour le bien de la France et des Français la victoire des clairvoyants, d’où qu’ils viennent ; sinon « c’est la démocratie qui va se dérober sous nos pieds.» (Henri Guaino)

Clara Mitchell pour DayNewsWorld

 

CYBERATTAQUE OU L'IMPLICATION DU RENSEIGNEMENT MILITAIRE RUSSE ?

Une scène digne des aventures de James Bond s'est jouée à La Haye avec des espions russes dans les rôles principaux, en avril dernier.

La Russie a tenté de déclencher en avril une cyberattaque contre l'Organisation pour l'interdiction des armes chimiques (OIAC), ont annoncé jeudi 4 octobre les services de renseignement des Pays-Bas, au siège l'organisation.

Les Pays-Bas ont expulsé les quatre agents impliqués appartenant au renseignement militaire russe (GRU) tout en rendant publics les passeports diplomatiques des quatre hommes :

Oleg Sotnikov, Alexeï Morenets, Alexeï Minine et Evgueni Serebriakov.

Plusieurs pays occidentaux n'ont pas manqué de condamner les faits dans la soirée, dont la Grande-Bretagne, le Canada, l'Australie et la France.  Au moment de la cyberattaque présumée, l'Organisation pour l'interdiction des armes chimiques (OIAC) enquêtait sur l'empoisonnement en mars de l'ex-espion russe Sergueï Skripal et de sa fille Ioulia à Salisbury en Angleterre.

La veille, celle-ci avait confirmé dans un rapport que l’agent neurotoxique utilisé à Salisbury contre l’ex-agent double Sergueï Skripal et sa fille Ioulia, était du Novitchok, un agent innervant de conception soviétique...

Le 10 avril, les autre agents russes arrivent de Moscou à l'aéroport Schiphol d'Amsterdam. Les services de sécurité néerlandais les identifient rapidement identifiés comme des agents du GRU, le renseignement militaire russe, et les soupçonnent de préparer une opération de piratage informatique .

Le 11, les moscovites louent une Citroën C3 puis effectue une mission de reconnaissance dans les environs du siège de l'OIAC à La Haye. Le 13 avril, ils garent sur le parking du Marriott leur voiture remplie d'équipements électroniques à proximité de l'OIAC.

Milieu de l'après-midi, mise en marche de leur matériel et intervention du renseignement militaire néerlandais. On apprend des autorités néerlandaises que le coffre du véhicule contenait des équipements électroniques dont une antenne cachée sous un manteau, un ordinateur et une batterie qu' « ils voulaient utiliser pour intercepter le wifi de l'OIAC et des codes de connexion ».

Les enquêteurs ont aussi trouvé plusieurs téléphones portables , 40.000 euros et 20.000 dollars...de l'argent destiné à financer leurs vacances. L'ordinateur portable d'Evgueni Serebriakov montre que le 9 avril il a recherché l'hôtel Marriott et l'OIAC.

L'un des téléphones portables, un Sony Experia, a été activé le 9 avril à Moscou près du QG du GRU. Autre indice incriminant : une facture de taxi pour une course allant d'un site du renseignement militaire russe à Moscou à l'aéroport moscovite de Cheremetievo.

Une opération d’espionnage digne des grandes heures de la guerre froide.

« Rendre publique cette opération du GRU est une étape très inhabituelle pour les Pays-Bas », a reconnu la ministre de la défense, Ank Bijleveld, qui voudrait que la fermeté de l’accusation décourage le Kremlin.

"L’espionnite aiguë des Occidentaux prend de l’ampleur ", a réagi, pour sa part, le ministère des affaires étrangères russe.

Jenny Chase pour DayNewsWorld

 

ENTRE CYBERATTAQUES RUSSES ET ESPIONNITE AIGUE DES OCCIDENTAUX

En pleine affaire Skripal, le GRU est une nouvelle fois dans le viseur des Britanniques.

La Grande-Bretagne accuse en effet directement les services du renseignement militaire russe d'avoir mené une série de cyberattaques visant à déstabiliser les démocraties occidentales.

Le ministre des affaires étrangères britannique, Jeremy Hunt, n'a pas mâché ses mots, exprimant colère et exaspération.

Il a accusé jeudi 4 octobre les services de renseignement militaire russes (GRU) d’avoir mené des cyberattaques contre des institutions politiques et sportives, des entreprises et des médias à travers le monde.

« Ce type de comportement démontre leur désir d’opérer sans tenir compte du droit international ou des normes établies, et d’agir avec un sentiment d’impunité et sans considérer les conséquences », a-t-il déclaré dans un communiqué. Ces opérations, menées « au hasard et sans foi ni loi », ont « affecté des citoyens dans de nombreux pays, dont la Russie, et coûté des millions de livres aux économies nationales », a-t-il poursuivi.

Parmi les attaques, menées «au hasard et sans foi ni loi», et identifiées par le Centre national de cybersécurité (NCSC, pour National Cyber Security Centre, en anglais) figure notamment celle du Parti démocrate aux Etats-Unis, prélude au scandale de l’ingérence russe dans l’élection présidentielle de 2016, et pour laquelle le GRU avait déjà été accusé par Washington.

Figurent également des fuites de documents confidentiels consécutives au piratage de la base de données de l'Agence mondiale antidopage (AMA) ou encore l'attaque informatique contre l'aéroport d'Odessa en Ukraine.

En avril dernier, la Grande-Bretagne et les États-Unis ont mis en garde contre une cyberattaque à l'échelle mondiale lancée en 2015 qu'ils ont imputée à des pirates informatiques soutenus par la Russie

Le GRU moins connu que le KGB

Les autorités britanniques associent également le GRU à plusieurs groupes de pirates connus (Fancy Bear, Sandworm, Strontium, APT 28, CyberCaliphate…). Moins connu que le KGB , le GRU disposent d'agents à travers le monde et ses services rendent compte directement à l'état-major du ministère russe de la Défense.

C'est d'ailleurs l'agence qui a été accusée par la première ministre britannique Theresa May d'avoir mené la tentative d'assassinat contre l'ex-agent double russe Sergueï Skripal . Les services secrets britanniques ont identifié deux hommes, dont l'un, Anatoli Chepiga, serait colonel au sein du GRU.

Et au gouvernement britannique d'accuser directement Moscou :«Compte tenu du haut niveau de confiance de (cette) évaluation et du contexte, le gouvernement britannique estime que le gouvernement russe - le Kremlin - est responsable», peut-on encore lire.

En réaction à ces accusations directes, la Russie a choisi d'ironiser ce jeudi, évoquant l'«espionnite aiguë» qui s'est, selon elle, emparée des Occidentaux après les accusations rendant Moscou responsable des principales cyberattaques mondiales de ces dernières années et l'expulsion de quatre agents russes présumés des Pays Bas

. «L'espionnite aiguë des Occidentaux prend de l'ampleur», a indiqué le ministère russe des Affaires étrangères dans un communiqué. Un «commentaire officiel» de Moscou sur ces affaires suivra.

L’Australie s’est jointe, jeudi matin, aux critiques du Royaume-Uni :

« L’armée russe et son bras de renseignement, le GRU, sont responsables de cette cyberactivité malveillante », a affirmé jeudi le gouvernement australien. « Avec nos alliés, nous révélerons et répondrons aux tentatives du GRU de saper la stabilité internationale.».

Pas sûr que la stratégie agressive adoptée par Londres, Washington et leurs plus proches alliés sur la question des attaques informatiques russes ne décourage de futures attaques et ne conduise pas à l'escalade.

Garett Skyport pour DayNewsWorld

 

LE FEUILLETON ROCAMBOLESQUE

DE LA DEMISSION (OU FUITE ?)

DE GERARD COLLOMB

« Cirque Pinder », « Grand Guignol », « Mauvais Vaudeville » …C’est le spectacle ubuesque auquel les députés ont assisté mardi 2 octobre 2018, pendant la session des questions au gouvernement et au moment même où le Premier Ministre, Edouard Philippe assurait aux députés « que les institutions fonctionnent et que tous les ministres sont au travail ». « Chaque ministre qui compose ce gouvernement doit se consacrer à son travail » ajoutait-il même en répondant à une question posée par Eric Ciotti sur la première démission, refusée,  de Gérard Collomb et devant une « standing ovation » des députés LREM. Il était 15 h.

A cet instant, Gérard Collomb était absent de l’hémicycle. Et pour cause : il préparait de la Place Beauvau l’annonce du maintien de sa démission qu’Emmanuel va finir par accepter.

Une heure après … patatras…il était donc 16 h ! Le chef du gouvernement était contraint de prendre acte, en direct (les questions d’actualités sont diffusées en ligne) de la démission de son ministre, assurant « qu’il allait désormais exercer la totalité des attributions constitutionnelles qui sont les siennes ». En clair, Edouard Philippe reconnaissait qu’il devait trouver un remplaçant à Gérard Collomb….

Sur FR3, Gérard Collomb est revenu il y a quelques heures sur cet instant improbable dans une vie ordinaire d’élu : l’annonce de sa démission devait être publiée vers 18 h, le 2 octobre. Elle est sortie plus tôt, juste au moment où le Premier Ministre intervenait dans l’hémicycle. Ce dernier a donc pris en pleine figure, l’annonce faite par le Figaro suite à l’entretien que Gérard Collomb leur avait réservé plus tôt dans la journée.

« Je comprends pour lui que cela a du être un moment de solitude » a commenté un peu plus tard Gérard Collomb, qui a indiqué qu’il s’était excusé depuis auprès du Premier Ministre.

En mettant le Président de la République au pied du mur pour le contraindre d’accepter sa démission, Gérard Collomb a  sans conteste, signé le départ du gouvernement le plus improbable de ces dernières années. « De mémoire, je n’ai jamais rien vu d’équivalent » vient de confesser le politologue Bruno Cautrès, lequel a ajouté « que la démission de Gérard Collomb a quelque chose de mystérieux …surtout quand c’est l’ancien monde qui claque la porte ».

Un Président n’a pas le pouvoir de retenir un ministre contre son gré. Il n'est néanmoins pas normal, à ce niveau de l’Etat, d’assister à la double démission d’un ministre dans un entretien de Presse, glisse le chercheur du CEVIPOF.

Problème en effet ! C’est la seconde fois en l’espace de 2 mois que l’Elysée est contraint de subir un tel camouflet. L’abdication improvisée, en direct, sur France Inter de Nicolas Hulot avait pourtant, on le croyait, fixé un nouveau standard en matière de transgression protocolaire. La forme surprenante du renoncement de Nicolas Hulot, avait au demeurant été mise très vite, mise sur le compte de la personnalité de cette figure populaire ?

Il n’en est pas de même avec Gérard Collomb, dont le départ n’a pas, dans un  premier temps, trouvé de justification.

Depuis l’annonce de la démission de l’ex-ministre de l’Intérieur, on s’est perdu en conjecture. Faute d’explication, c’est la piste municipale qui s’est imposée tout d’abord. A l’appui de cette explication lyonnaise, la présence mardi dernier, Place Beauvau du Maire de Lyon, Georges Képenekian.

Depuis Georges Képenekian a démissionné du fauteuil de Maire pour permettre à Gérard Collomb de se faire réélire dans la fonction dont il avait démissionné lors de sa nomination au poste de Ministre de l’Intérieur.

L’analyse n’a cependant pas convaincu. Les élections municipales auront lieu en 2020, après les élections européennes de 2019. Gérard Collomb aurait  donc  eu largement le temps de se préparer pour un quatrième mandat à Lyon après ces dernières élections.

En fait, l’affaire Benalla serait au cœur du délitement des relations entre Emmanuel Macron et Gérard Collomb.

D’après le journaliste Jean Michel Apathie, la rupture entre les deux hommes serait intervenue le 10 septembre, à l’occasion d’un diner à l’Elysée. Ce dernier réunissait Gérard Collomb d’un coté, de l’autre coté Brigitte Macron et Emmanuel Macron.

Ce soir là, Brigitte Macron aurait reproché assez vivement à Gérard Collomb de ne pas les avoir soutenus dans l’affaire Benalla.

Jean Michel Apathie a fait l’annonce de l’événement ce mardi 3 octobre 2018 sur l’antenne d’Europe 1. L’Elysée a immédiatement démenti…Mais les Français qui ont entendu l’annonce n’en on pas cru leurs oreilles : ce serait donc Brigitte Macron qui mènerait la danse ?

C’est en tout cas la démonstration que vient d’en faire l’hebdomadaire « The economist » qui vient de consacrer sa première page à la Première Dame dans son édition d’Octobre/Novembre.

L’hebdomadaire présente Brigitte Macron en totalement look, toute de noir vêtue, « en James Bond Girl ». Elle est décrite dans l’hebdomadaire britannique comme « la femme qui prend des galons » (Brigitte comes of age). Dans la biographie d’Emmanuel Macron que vient de signer Sophie Pedder, l’ancienne professeure de français est qualifiée «  d’agent provocatrice ». En James Bond Girl provocatrice, elle serait donc devenue la confidente et la conseillère d’Emmanuel Macron, comme le fut la Marquise de Pompadour au XVIII siècle avec Louis XV…

Ainsi va la France en ce moment !

Les péripéties politiques que le pays vient de vivre en quelques jours, compte-tenu du point de vue des Anglais sur la Première Dame de France, viennent en effet de signer l’état de délabrement dans lequel évolue la monarchie républicaine française, coupée du terrain et évoluant dans l’entre-soi des courtisans.

Telle est aussi, incarnée après de  nombreuses dérives, la Constitution de là Vème République dont on fête aujourd’hui le 60ème anniversaire (1958).

Clara Mitchell pour DayNewsWorld

 

PMA POUR TOUTES

LES OPPOSANTS SUR LE QUI VIVE

Mardi 25 septembre 2018, le Comité Consultatif d’Ethique (CCNE) a présenté son avis, favorable à la PMA, suite aux Etats Généraux qui se sont déroulés sous son égide, au cours du premier semestre 2018.

Cet avis favorable vient de donner, 7 ans après, comme prévu, le coup d’envoi d’une nouvelle révision de la loi sur la bioéthique votée en 2011. Ce rapport qui a été remis au Président de la République a été publié en ligne, ouvrant ainsi le débat sur le sujet de l’élargissement de la PMA à toutes les femmes, hétérosexuelles comme homosexuelles.

La rentrée qui n’a pas été simple pour Emmanuel Macron, va donc inévitablement se compliquer, tant le sujet est sensible. Mais cette réforme figurait dans son programme de campagne ; il ne pouvait donc pas reculer !

Depuis rien n’a filtré ou presque sur les intentions réelles du Chef de l’Etat dont beaucoup assurent qu’on ne sait pas ce qu’il a dans la tête, très précisément.

L’Elysée n’a fait jusqu’à ce jour que de rappeler que le calendrier serait tenu et que le nouveau projet de loi de Réforme sur la Bioéthique serait  présenté , en fonction de l’encombrement parlementaire, soit en fin d’année 2018 ou soit au début de l’année 2019 pour approbation par deux assemblées.

D’ici là, chacun des camps, les pour ou les contre, ont commence à aiguiser leurs arguments, tant le débat risque d’être vif, parce que toujours aussi clivant.

Il est donc certain que le dernier trimestre 2018 va être occupé, médiatiquement et politiquement par le sujet ; des manifestations sont déjà prévues, par les militants opposés à la réforme lesquels ont déjà déclaré être prêts à descendre dans la rue.

« Une faible popularité d’Emmanuel Macron pourrait aussi faire gonfler les voiles de la mobilisation » (Jérôme Fourquet, Directeur à L’IFOP). Il y a en effet, selon les derniers sondages, et pour l’instant, autant de pour que de contre (40%), 20 % restant encore indécis, hésitant entre la reconnaissance du désir d’enfant (et du Droit à l’enfant) et de la souffrance qu’il génère face à la primauté des Droits de l’enfant).

La seule chose que l’on sait de façon sûre, c’est qu’Emmanuel Macron s’est déjà dit opposé à la GPA, assurant que le dossier ne serait pas ouvert au cours de son quinquennat.

Cherche-t-il comme il l’a laissé entendre, un débat apaisé en apportant cette garantie ?

En toutes hypothèses, il entrevoit  certainement un débat très conflictuel qu’il a au demeurant appelé de ses vœux le 9 avril dernier, devant les responsables du Collège des Bernardins, fondé par le Cardinal Lustiger.

Le débat verra en effet s’affronter les tenants d’un libéralisme aux risques eugéniques , ancré sur des principes de défenses des libertés individuelles et d’autonomie, à ceux qui privilégient les principes diamétralement opposés, de la solidarité, du respect de la dignité et de l’intérêt supérieur de l’enfant, convaincus que l’enfant procréé, ne peut être une solution aux situations de détresse de certaines femmes en mal d’enfant , qui ne peuvent pas en avoir.

La réponse du coté de l’Eglise catholique a été rapide. L’Eglise s’était déjà engagé peu avant le 25 septembre contre la PMA (Procréation Médicalement Assistée). L’Episcopat avait  publié quelques jours plus tôt un long rapport de 112 pages, résultat d’une réflexion, engagée il y a longtemps par un groupe de travail associant l’épiscopat lui-même, mais aussi des consultants et les départements d’éthique biomédicale du Centre de Sèvres et du Collège des Bernardin précité.

Mais entre les deux camps s’est discrètement glissé un groupe de médecins gynécologues et obstétriciens, soucieux de souligner les failles de la loi de 2011 et animés par les résultats tirés de leurs expériences médicales personnelles (pendant 7 ans), concrètes, scientifiques et sociologiques.  La loi de 2011 aurait par exemple, selon eux, interdit aux femmes qui risquent d’être rattrapées par leur horloge biologique , dès lors qu’elles n’ont pas fait don gratuitement d’au moins 5 ovocytes, d’être autorisée à pratiquer leur autoconservation  ! Une façon selon les plus politisés, d’encadrer des  inclinations féministes d’indépendance trop audacieuses pour certains! Ces médecins s’inscrivent dans la voie ouverte par René Friedman, « le père scientifique » du premier bébé éprouvette français. Ces mêmes médecins ont simultanément demandé la suppression de l’anonymat pour les donneurs de sperme et la destruction immédiate des embryons surnuméraires qui n’auraient pas été implantés.

Pour résumer, sur ce problème sociétal posé par la PMA on va donc voir s’affronter dans les prochains mois, « les gentils progressistes » sensibles aux problèmes liés à l’infertilité des femmes, qu’elles aient moins de 35 ans ou plus, et les « méchants nationalistes » conservateurs et rétrogrades .

Bien malins sont donc ceux qui peuvent prédire aujourd’hui, dans quel camp les résultats du vote de la loi vont tomber ! Car le débat risque de faire évoluer l’état des forces en présence, que ce soit sur le plan scientifique et intellectuel que sur le plan politique.

Il faut souligner parallèlement que l’ouverture du débat sur la PMA n’arrange pas Emmanuel Macron qui, conscient que la société est actuellement fracturée, n’aurait pas envie que se renouvellent les affrontements qu’il a du gérer, alors qu’il était secrétaire général adjoint de l’Elysée, au côté de François Hollande, à l’occasion du mariage pour tous lors de l’examen de la loi Taubira (voir déclaration de Rachida Dati de ce matin sur LCI).

Et de ce point de vue, en plein débat naissant sur la bioéthique, la publication d’un rapport  décoiffant par le  Think Tank , Génération Libre, emmené par l’essayiste Gaspard Koenig et sa petite bande d’intellectuels libéraux de droite comme de gauche, proposant de légaliser la GPA n’arrange rien.

Peu importe pour ce groupe, qui vient de briser un tabou, que la question ait été écartée par le Président de la République.

Les anti-gépaistes ont  du sursauter ! Car de façon rouée et volontairement provocatrice, Génération Libre commence sa démonstration en faisant référence à la Bible, qui selon eux « décrit toutes sortes d’agencements familiaux » pour ensuite affirmer ensuite « que la GPA ne nuit pas à autrui ». Le préfacier de ce texte, Daniel Bourillon, juriste d’origine argentine, soutient dans celui-ci que « les femmes fabriquent des enfants gratuitement depuis la nuit des temps ».

De surcroit, ce professeur de l’université de Paris-Nanterre en appelle aux mânes de Simone Veil (rien que ca !) pour déclarer « que la GPA s’inscrit dans la continuité de l’IVG », réactualisant  ainsi « la question de la disposition de soi au nom de la liberté procréatrice ».

Cette démonstration donne indirectement raison aux anti-PMA, qui estiment que « celle-ci nous rapproche d’une loi sur la GPA ». Issu de ce camp, le philosophe Pierre Le Coz, ancien vice Président du Comité National Consultatif d’Ethique et Président du Comité de Déontologie et de Prévention des Conflits d’Intérêts à l’ANSE (Agence Nationale de Sécurité Sanitaire de l’Alimentation, de l’Environnement et du Travail) a bien compris la manœuvre. Dans un entretien donné au Figaro, le 21 septembre 2018, il vient de défendre vigoureusement «  la Famille, en tant qu’institution, laquelle permet qu’un enfant soit élevé par ses deux parents géniteurs, et ceci au nom de l’héritage génétique que nous portons tous ».

Les deux camps, il faut le remarquer ont consacré une large attention à la menace de la marchandisation des corps, à l’exemple de ce qui se passe en Inde, avec en perspective, probablement, selon la nature et l’importance des dérives, l’ouvertures « d’usines à bébés médicaments ou de bébés assurance vie » comme le décrit le film de Science Fiction «  Island » (2005).

Soucieux d’écarter de telles perspectives, qui  pourraient un jour malheureusement, dans un monde en folie, émerger des cerveaux détraqués de médecins paranoïaques ressemblant au Docteur Folamour, l’évêque de Paris, Michel Aupetit, a appelé aujourd’hui à la mobilisation tout en souhaitant maintenir le dialogue déjà engagé. Des manifestations vont donc avoir lieu ; ce que l’on ne sait pas aujourd’hui c‘est quand elles vont avoir lieu.

Clara Mitchell pour DayNewsWorld

 

UN AN APRES LE REFERENDUM D'AUTODETERMINATION DE LA CATALOGNE

C'est le premier anniversaire du référendum d'autodétermination de la Catalogne. Des militants séparatistes bloquent, lundi 1er octobre 2018, une voie de train à grande vitesse, des autoroutes et des artères de Barcelone. « La voie de train à grande vitesse a été bloquée à Girone à 100 km au nord-est de Barcelone, les voies étant occupées », a annoncé la compagnie des chemins de fer Renfe.

Les télévisions diffusent des images de militants des Comités de défense de la République descendant sur les voies ou bloquant les routes. La régie du réseau routier a confirmé des coupures des autoroutes A7, entre Barcelone et Valence, et A2, qui relie la métropole catalane à Madrid.

Un an,jour pour jour, après le référendum sur l'indépendance, c'est la «marche sans fin» de la Catalogne : les militants des Comités de défense de la République réclamant la rupture avec Madrid.

Le 1er octobre 2017 en effet, plus de 2 millions de Catalans avaient voté en faveur de l'indépendance lors d'un référendum jugé illégal par Madrid. 90,18% des votants s'étaient exprimés pour l'indépendance de la Catalogne. Le roi Felipe VI , lui-même, était intervenu indiquant que «la société catalane était fracturée et traversée par un conflit», et que les autorités catalanes pouvaient « même mettre en danger la stabilité économique et sociale de la Catalogne et de toute l'Espagne».

Ce vote a donc marqué un moment historique, plongeant l'Espagne tout entière dans la pire crise politique et institutionnelle que le pays ait connu depuis la fin du franquisme.

Le nouveau gouvernement de Pedro Sanchez a montré des signes d'apaisement envers les indépendantistes et les discussions ont repris ces derniers mois. Il a notamment levé la tutelle que Madrid exerçait sur la Catalogne depuis l’automne dernier. De même le juge de la Cour suprême, Pablo Llarena, chargé de l’enquête sur la tentative de sécession de la Catalogne a décidé de retirer les mandats d’arrêt européens et internationaux émis en mars contre l’ancien président catalan et quatre autres dirigeants indépendantistes. Les neuf leaders indépendantistes, en prison préventive, ont tous été transférés en juillet dans des prisons en Catalogne.

Mais Pedro Sanchez est toujours opposé à l’organisation d’un référendum d’indépendance de la Catalogne, que réclame Quim Torra. Le premier ministre a lui proposé début septembre l’organisation d’un référendum sur un nouveau statut de la région, qui leur garantirait plus d’autonomie. Cette proposition a été rapidement balayée par les dirigeants indépendantistes. « Le processus d’indépendance est irréversible », a répondu Quim Torra. « Seul un référendum d’autodétermination accepté, contraignant et reconnu internationalement » serait valable à ses yeux. « Nous ne nous sommes pas manifestés pendant dix ans pour avoir plus d’autonomie, nous avons dépassé cette étape », a également lancé, Marta Villalta, porte-parole de la Gauche républicaine catalane (ERC), qui participe au gouvernement de M. Torra.

«Nous entamons une marche sans fin», voici le slogan qu'a lancé Quim Torra ce lundi 1er octobre 2018, un an jour pour jour après le referendum. Le président de la Generalitat exige du gouvernement central l'organisation d'un référendum d'autodétermination et assure que si Madrid continue à refuser, il ne renoncera à «aucune voie» pour mener la Catalogne à l'indépendance.

Des divisions sont également présentes au sein même du camp indépendantiste entre les plus modérés de la Gauche républicaine (ERC)et les plus radicaux comme les CDR qui reprochent au gouvernement régional de Quim Torrade ne pas braver l'autorité de l'Etat espagnol.Les CDR avaient appelé dès dimanche à des manifestations sur les réseaux sociaux, sous le slogan « Ni oubli ni pardon » faisant référence aux interventions musclées de la police il y a un an. Les indépendantistes sont aujourd’hui divisés en trois groupes parlementaires : Ensemble pour la Catalogne, ERC, et CUP.

Actuellement en Belgique et empêché de conserver son fauteuil à la tête de la région catalane, Carles Puigdemont compte rassembler les autonomistes dans un même nouveau parti politique indépendantiste nommé « Appel national pour la République ». « Le parti a comme objectif principal de rendre effectif le mandat du 1er octobre », a annoncé au cours d’une conférence de presse jeudi, Toni Morral, le porte-parole de M. Puigdemont.

Mais tout acte unilatéral de la part des indépendantistes n'obligerait- il pas Madrid à reprendre le contrôle de la région comme l'a fait en octobre le gouvernement espagnol ?

Joanne Courbet pour DayNewsWorld

 

AFFAIRE SKRIPAL TROIS SUSPECTS

AGENTS DU RENSEIGNEMENT RUSSE

L 'étau semble se resserrer autour de deux hommes accusés par Londres d'avoir empoisonné l'ex-espion Sergueï Skripal et sa fille au Royaume-Uni, en mars dernier. Et autour d'un troisième homme qui serait venu en reconnaissance à Salisbury. Ce troisième agent russe se serait rendu à Salisbury avant pour aider à planifier l'attaque, selon le Daily Telegraph.

Les autorités britanniques affirment que les deux hommes, identifiés comme Alexander Petrov et Ruslan Boshirov, probablement des noms d'emprunt, sont des officiers du GRU, le renseignement militaire russe.

Ce qu'a contesté le 12 septembre le président russe, Vladimir Poutine, déclarant savoir qui étaient les deux hommes mis en cause, des « civils » n'ayant rien fait de « criminel ». Ces hommes ensuite interviewés par la télévision publique russe RT, affirmèrent s'être rendus en touristes à Salisbury, et assurèrent ne pas être liés au GRU.

Mais des révélations, mercredi 26 septembre, du site d'investigation britannique Bellingcat et de son homologue russe The Insider Russia semblent confirmer la version de Londres. Voici les principaux indices qui pointent un lien entre les deux suspects et les services secrets russes.

Leur séjour à Salisbury ne ressemble pas à une escapade touristique!

Dans une interview à la chaîne d'information russe RT, les deux suspects ont déclaré faire une escapade touristique, Ruslan Boshirov précisant qu'ils voulaient découvrir « la célèbre cathédrale de Salisbury ». Or les deux hommes ont été aperçus sur des images de caméras de surveillance en train de marcher dans la direction opposée à la cathédrale, à proximité de la maison de Sergueï Skripal.

Concernant les informations de vol de la compagnie aérienne russe Aeroflot, les sites The Insider et Bellingcat, ont découvert que les suspect avait acheté leur billet d'avion le soir précédant leur départ alors qu'ils avaient raconté dans leur interview à RT avoir prévu leur séjour à Salisbury depuis longtemps.

Les dossiers associés aux passeports de Alexander Petrov et Ruslan Boshirov sont également suspect dans la mesure où ils sont vide de références à d'autres documents d'identité alors que ces documents sont obligatoires pour n'importe quel citoyen russe à partir de 14 ans.

De plus les deux places dans l'avion sont sur la même rangée 1194 et 1297, les billets ayant donc été pris en même temps.

. Mais étrangement figurent sur ces passeports les lettres "S.S."- peut-être une abréviation pour sovershenno sekretno, soit "top secret" en russe- et un tampon avec la mention « ne donnez pas d'information » assortie d'un numéro de téléphone d'une ligne du ministère de la Défense russe...« Le suspect utilisant la fausse identité de 'Ruslan Boshirov' est en fait le colonel Anatoli Tchepiga, un officier du GRU décoré de hautes distinctions », affirme en outre Bellingcat.

De nombreux indices qui ne laissent pas de s'interroger sur les indications données par Moscou qui voyait dans ces hommes de simples citoyens russes en tourisme.

La Russie a rejeté d'un bloc ces informations. « Il n'y a aucune preuve, a déclaré sur Facebook la porte-parole de la diplomatie russe, Maria Zakharova, donc ils continuent leur campagne sur le front de l'information dont le seul but est de détourner l'attention de la principale question : que s'est-il passé à Salisbury ? »

En tout état de cause la police britannique a lancé 'début septembre, un mandat d'arrêt contre deux citoyens russes présentés comme des membres du GRU soupçonnés d'avoir perpétré l'attaque. Les Britanniques sont aussi parvenus à mettre un nom sur ce troisième homme qui aurait fait une analyse des habitudes de vie des Skripal.

Une enquête qui progresse au grand dam de la Russie.
Jaimie Potts pour DayNewsWorld

 

POLEMIQUE SUR LE CLIP « PENDEZ LES BLANCS »

Alors que Médine a annulé ses concerts prévus au Bataclan, c'est la dernière vidéo du rappeur Nick Conrad qui fait polémique. Elle a été mise en ligne le 17 septembre dernier et supprimée ce mercredi 26 septembre de YouTube et Deezer.

En cause :

Le texte et les images d'un clip de neuf minutes du rappeur Nick Conrad. Dans un clip titré « PLB », pour « Pendez les Blancs », le rappeur chantait : « Je rentre dans des crèches, je tue des bébés blancs, attrapez-les vite et pendez leurs parents, écartelez-les pour passer le temps, divertir les enfants noirs de tout âge, petits et grands.

Fouettez-les fort, faites-le franchement, que ça pue la mort, que ça pisse le sang.». Au-delà des mots, le clip était d'une violence rare montrant un homme blanc attaché et torturé par Nick Conrad en personne. Un appel au meurtre pour beaucoup.

Le ministre de l'Intérieur Gérard Collomb « condamne sans réserve ces propos abjects et ces attaques ignominieuses ». Frédéric Potier, le délégué interministériel à la lutte contre le racisme, l'antisémitisme et la haine anti-LGBT, qui a signalé le clip au procureur de Paris sur la base de l'article 40 du Code pénal pour incitation à la haine raciale.

Le parquet de Paris a ouvert, mercredi, une enquête pour « provocation publique à la commission d'un crime ou d'un délit ».

Mais le rappeur s'est abrité derrière sa conception de l'art pour défendre sa production. Il invoque l'essence de l'art comparant les scènes choquantes de son clip aux peintures d'Eugène Delacroix au Louvre.

« Le rap est né dans le ghetto, il a pour mission de dénoncer les choses. Un artiste a pour but de s'inspirer du monde pour dénoncer, que ça plaise ou non, justifie-t-il. C'est l'essence même du rap. En France plus qu'ailleurs, on a du mal avec la vérité ».

Dans un communiqué, la Ligue internationale contre le racisme et l'antisémitisme a estimé que «l'appel au meurtre raciste du clip de Nick Conrad est abject et d'une violence inouïe». «La liberté de création, ce n'est pas la liberté d'appeler à pendre des Blancs à raison de la couleur de leur peau», poursuit le texte, précisant que «la LICRA saisit la justice et sa commission juridique»

Pour sa défense, il ajoute qu'en 2016, il a sorti une chanson intitulée 130 cercueils,en hommage aux victimes du 13 novembre.

Même si le rappeur originaire de Noisy-Le-Grand. s'est défendu, sur LCI,  d'avoir lancé un appel à la haine et de n 'avoir pas voulu faire le « buzz », il n'en demeure pas moins les paroles du rappeur ont bel et bien dérapé.

A poser la question de savoir s'il n'existe pas "un racisme anti-blanc" ?

« Je ne peux pas renier ce que j'ai écrit, ça touche le racisme, c'est la beauté de ce morceau, ça reste de l'art. » ...

Britney Delsey pour DayNewsWorld

 

L'AQUARIUS BATEAU FANTOME

SE DIRIGE VERS MARSEILLE

L'Aquarius avait repris ses activités de sauvetage cette semaine en Méditerranée après une escale forcée de 19 jours faute de pavillon. Il a secouru 11 migrants jeudi au large de la Libye. Le navire cherche désormais un port pour les débarquer, après avoir refusé de les ramener en Libye.

Les autorités maritimes panaméennes ont annoncé samedi qu'elles allaient retirer son pavillon à l'Aquarius, déjà privé de pavillon par Gibraltar, pour « non-respect » des « procédures juridiques internationales » concernant le sauvetage de migrants en mer Méditerranée. Alors que les autorités maritimes du Panama ont révoqué l'enregistrement du navire humanitaire Aquarius -dernier bateau civil opérant en mer Méditerranée pour porter secours aux migrants- le bateau, une fois qu'il a terminé son voyage, ne peut plus reprendre la mer, sauf à trouver un autre pavillon.

L'Aquarius, affrété par les associations SOS Méditerranée et Médecins sans frontières, avait déjà, entre fin août et mi-septembre, dû faire escale à Marseille, faute de pavillon. Il battait jusqu'à cet été pavillon de Gibraltar, jusqu'à ce Gibraltar argue que le bateau n'était pas enregistré sur son territoire - territoire britannique- en tant que bateau de sauvetage mais simplement en tant que bateau de recherche. Les affréteurs s'étaient alors tournés vers le Panama. C'est sous ce pavillon, et sous le nom d'Aquarius 2, que le navire venait de repartir en mer

Le Panama est en effet connu pour ses pavillons de « libre immatriculation »": le navire est immatriculé sous une juridiction nationale différente de celle du propriétaire L'Aquarius, appartenant à une entreprise allemande, battait donc pavillon panaméen ce qui n'avait rien d'illégal et les ONG de préciser que les procédures d’immatriculation ont été réalisées « en toute transparence et conformité avec le droit »

Mais le Panama estime en fait qu'en refusant de renvoyer des migrants qu'il prend en charge vers leurs lieux d'origine, l'Aquarius ne respecte pas les procédures juridiques internationales et que le non-respect de ces procédures est une clause de radiation d'office de l'immatriculation du navire. Maintenir cette immatriculation, dit le Panama, porterait atteinte à ses propres intérêts nationaux.

Le Panama indique que cette radiation fait notamment suite à une plainte des autorités italiennes, dans un contexte où l'Aquarius a interdiction d'accoster dans les ports italiens depuis la fermeture par le ministre de l'Intérieur, Matteo Salvini, des ports de son pays aux migrants.

L'affaire intervient aussi dans un contexte de différends juridiques concernant le sauvetage en mer. L'Italie reproche aux ONG de refuser de coopérer avec les garde-côtes Libyens. Les ONG mettent de leur côté en avant les conventions qui prévoient que toute personne secourue en mer soit débarquée dans un lieu « sûr », ce qui n'est pas le cas de la Libye, martèlent-elles, citant le Haut Commissariat aux Réfugiés.

Dans ce contexte donc, les ONG dénoncent donc des pressions de l'Italie sur les Etats- pavillons, en l'occurrence le Panama, pour les empêcher de mener à bien leurs missions.

« Cette révocation résulte de la pression économique et politique flagrante exercée par le gouvernement italien et condamne des centaines d'hommes, de femmes et d'enfants en fuite à rejoindre le cimetière marin qu'est devenu la Méditerranée », dénonce MSF dans un communiqué.

« Elle porte un coup violent à la mission humanitaire vitale de l'Aquarius, le seul navire de recherche et de sauvetage non-gouvernemental encore présent en Méditerranée centrale »

Le ministre italien de l'Intérieur Matteo Salvini, qui a fermé depuis juin les ports du pays aux migrants, a réfuté dimanche soir toute intervention de son ministère. Il n'y a eu « aucune pression du ministère de l'Intérieur sur le Panama », a-t-il déclaré à la télévision italienne.

« Il est évident qu'aucun pays au monde ne voudrait prendre la responsabilité d'être associé à un navire qui fait obstacle aux opérations de secours en mer, refuse la coordination avec les gardes-côtes libyens, attaque des gouvernements démocratiques comme celui de l'Italie », a-t-il dit. « Pour ces messieurs, les ports italiens resteront fermés ».

Les autorités maritimes du Panama ont expliqué que l'Aquarius devait « malheureusement » être exclu de leur registre car maintenir ce pavillon impliquerait de sérieuses difficultés politiques pour le gouvernement panaméen et pour la flotte panaméenne qui travaille dans les ports européens.

Selon le Panama, la principale plainte émane des autorités italiennes, selon lesquelles « le capitaine du navire a refusé de renvoyer des migrants et réfugiés pris en charge vers leur lieu d'origine » SOS Méditerranée et MSF « dénoncent ces actions comme une preuve supplémentaire du jusqu'au-boutisme du gouvernement italien qui choisit sciemment de laisser les gens se noyer en mer Méditerranée, et cherche à se débarrasser des derniers témoins de ces naufrages ».

MSF rappelle que « depuis le début de l'année, plus de 1.250 personnes se sont noyées alors qu'elles essayaient de traverser la Méditerranée centrale ».

Ce qui est sûr c'est que l'Italie a adopté, en conseil des ministres, lundi 24 septembre, un décret-loi instaurant un tour de vis sur la sécurité et contre l’immigration prôné par le ministre de l’intérieur issu de l’extrême droite, Matteo Salvini et n'est plus prête à se conformer aux accords de Dublin « C’est un pas en avant pour rendre l’Italie plus sûre. Pour combattre avec plus de force les mafieux et les passeurs, pour réduire les coûts d’une immigration exagérée, pour expulser plus rapidement les délinquants et les faux demandeurs d’asile, pour révoquer la citoyenneté aux terroristes, pour donner plus de pouvoirs aux forces de l’ordre », a affirmé M. Salvini sur Facebook.

L'Aquarius 2 fait « route vers Marseille », a annoncé l'ONG SOS Méditerranée, lundi 24 septembre. Les ONG ayant affrété le navire humanitaire ont demandé aux autorités françaises d'autoriser « à titre exceptionnel » le débarquement des migrants. Selon Médecins sans frontières, 58 migrants sont actuellement à bord. « C'est la seule option que nous avons » pour permettre à l'Aquarius, « de continuer sa mission » de sauvetage des migrants, a expliqué Frédéric Penard, le directeur des opérations de SOS Méditerranée, lors d'une conférence de presse à Paris. « Le port de Marseille est le seul port envisageable pour qu'il puisse repartir », a-t-il ajouté.

Le bateau fantôme, avec ses migrants, se dirige vers Marseille mais a-t-il obtenu l'autorisation d'en débarquer ses passagers pas toujours les bienvenus dans les pays européens ?

La Méditerranée centrale se transformerait-elle en nouvelle route migratoire ?

Une ONG peut-elle faire pression sur un gouvernement ?

Alize Marion pour DayNewsWorld

 

MANUEL VALLS

LA TENTATION DE BARCELONE

Les classes politique de la France comme de l’Espagne vont retenir leur souffle jusqu’à mardi prochain, 25 septembre 2018, date (en soirée)  à laquelle Manuel Valls devrait annoncer sa décision finale qui devrait mettre fin au suspens qu’il entretient depuis le mois de mai dernier s’agissant des élections municipales de Barcelone .Ira ou n’ira pas ?

C’est en effet, en mai 2018 que sur la radio RNE-4 que Manuel Valls a expliqué, un jour, au réveil des Barcelonnais les raisons pour lesquelles il était intéressé par l’avenir de leur ville.

Bien évidemment dans les journaux, comme dans la Grande Ecole de la ville, l’ESADE où il occupe un poste de professeur et donne des conférences, l’information a été largement relayée.  
Depuis cette date malgré son fort appétit pour la Mairie de Barcelone Manuel Valls s’interroge sur la faisabilité de l’opération ?

La prudence s’impose, car l’aventure s’avère difficile voire inatteignable dans une ville ou l’identité catalane est exaltée chaque jour et à chaque coin de rue.

Certes Manuel Valls ne manque pas d’arguments en faveur de sa candidature :
il est né à Barcelone le 13 aout 1962 et où il possède une maison de famille. Ce n’est qu’à l’âge de 20 ans qu’il a obtenu la nationalité française qui lui a permis de faire la carrière politique que l’on connait, jusqu’à occuper le poste enviable de Premier Ministre.
Il parle parfaitement l’espagnol et le catalan, qui est sa langue de naissance
Il a reçu au printemps une proposition du parti Ciudadanos (Centre Droit) pour prendre la tête de liste d’un large rassemblement incluant la société civile (l’influence macronniène n’est pas très loin)

Après avoir  divorcé il y a 6 mois de la musicienne Anne Gravin avec laquelle il vivait depuis 12 ans et entretenu une brève liaison avec la députée LREM Olivia Grégoire, il s’est mis en couple avec Susana Gallardo, 53 ans. La presse people a fait ses choux gras de cette aventure, en donnant au couple le titre de couple de l’été, rien de moins !! Susana Gallardo est une richissime femme d’affaire catalane, héritière des laboratoires pharmaceutiques Almirall, diplômée de Sciences Politiques et Economiques à l’Université d’Oxford (Angleterre).

L’ex-mari de Susana Gallardo , Alberto Palatchi Ribera , avec qui elle a eu 3 enfants, fait partie des hommes les plus riches de l’Espagne. En 2018, le magazine Forbes a estimé sa fortune à 1,1 milliard de dollars. L’homme possédait la marque Pronovia,(fabrication de robes de mariées) fondée par son père en 1922, dont il a vendu 90 % de ses parts.

C’est à Marbella que les deux  « tourtereaux »se sont rencontrés pour la première fois.Susana Gallardo dispose d’un carnet d’adresses impressionnant qui a déjà permis à l’ambitieux Manuel , qui vit aujourd’hui loin de Paris, de multiplier les rencontres avec de généreux donateurs. Susana Gallardo possède un fort tempérament et le goût du combat, comme son nouveau compagnon.
Ces traits de caractère devraient être fort utiles au futur candidat.

Le chemin de Manuel Valls est néanmoins semé d’embuches.

Son parachutage sur Barcelone est extrêmement critiqué sur les réseaux sociaux on a pu lire les commentaires suivants : « Valls voudrait devenir le nouveau Jupiter espagnol » ou « Valls bouffe à tous les râteliers », ou  « Attention Susana, un coup de 49-3 et hop ta fortune est à Manuel… ! » ou bien « comment dit on pognon en catalan…dinero ? » ou encore « comment on dit Rastignac en catalan ?

je dirai arribisto ou aprofitat »..
Manuel Valls est considéré comme ayant une parfaite méconnaissance de la ville de Barcelone.
Le parti Ciudadanos , parti anti-indépendantiste est crédité de 5,2%. La Maire sortante de Barcelone est favorite avec 16,2% d’intentions de votes suivi par l’indépendantiste Alfred Bosch avec 14,2%. La Maire de Barcelone est Ada Colau est une jeune maire élue en mai 2015. Elle incarne l’arrivée au pouvoir d’une nouvelle génération d’hommes et de femmes, portées par des idées sociales soutenues par le mouvement des indinados (les indignés) issu de la crise de 2008.

Ada Colau s’est imposée par son travail en faveur des victimes des hypothèques et des milliers de familles expulsées.
En France, les commentaires ne sont pas plus tendres. La première question qui a été posée a été de savoir si Manuel Valls pouvait cumuler les fonctions de maire de Barcelone avec son mandat de député de la 1ère circonscription de l’Essonne ?.

Surprise, la loi sur le cumul des mandats qu’Emmanuel Macron a fait voté dans les premières semaines de son mandat n’a pas prévu ce genre de situation qui n’est pas illégale..

Au demeurant, depuis de nombreux mois, Manuel Valls est devenu un député fantôme ; il a délaissé ouvertement son mandat. Son ex rivale de 2017, Farida Amrani (FI), qui juge que la situation est devenue intenable a obtenu 11 500 signatures en faveur de la pétition réclamant sa démission qu’elle a fait circuler.

Les électeurs de Barcelone vont être appelés à trancher en juin  2019.Ils sont semble-t-il partagés aujourd'hui entre scepticisme et franche hostilité .Certains même, prédisent à l’aventureux une bonne raclée à moins que la situation décadente de la politique espagnole… ne lui laisse une opportunité inattendue ?

Nous rappellerons pour être complet que le scrutin est à la proportionnelle à un tour …

Clara Mitchell pour DayNewsWorld

 

BREXIT IMPOSSIBLE

Les Vingt-Sept espèrent que les négociations avec Londres seront bouclées d’ici à la mi-novembre, tout en posant leurs conditions intransigeantes pour le divorce d'avec l'UE lors du sommet informel de Salzbourg.

C'est sans détours en effet que le président français Emmanuel Macron a rejeté la proposition portée par le gouvernement britannique, dite plan de Chequers, compromis qualifié jeudi de «pas acceptable en l'état».

Le gros point de discorde: l'Irlande du Nord.

En effet Londres refuse de maintenir l'Irlande du Nord dans l'union douanière, dans la mesure où il faudrait créer une frontière avec le reste du Royaume-Uni.

Et la réapparition d'une frontière physique entre les deux Irlande est quant à elle rejetée par les deux parties.

« Ça n'est pas si facile de sortir de l'Union européenne » comme l'a clamé Emmanuel Macron

«Le Brexit, c'est le choix du peuple britannique.

Et c'est un choix poussé par certains qui prédisaient des solutions faciles. (...) Ceux qui expliquent qu'on peut faire facilement sans l'Europe (...) sont des menteurs.» a poursuivi le président français.

A part l’intransigeance marquée des 27 face au Brexit de Chequers, aucune avancée significative n'est à signaler si ce ne sont les précisions données quant au calendrier terminal.

« Le Conseil européen [du 18 octobre] sera un moment de vérité, a affirmé Donald Tusk, le président du Conseil.

Nous y espérons des progrès substantiels. A ce moment-là, nous aviserons [s’il est utile de convoquer] un éventuel sommet en novembre. ».

« le Brexit aura bien lieu le 29 mars 2019 » avait précisé la veille Theresa May devant ses homologue.

Un rendez-vous surtout destiné à exercer une pression maximale sur la première ministre britannique, à quelques jours seulement du congrès annuel des tories profondément divisés sur leur vision du Brexit.

Entre le «hard Brexit» et les exigences de Paris, la position de Theresa May semble toujours plus inconfortable.

Britney Delsey pour DayNewsWorld

 

SOROS ET LA POLITIQUE MIGRATOIRE EN EUROPE DEPUIS LES ANNEES 1970

Un casus belli est né il y a plusieurs semaines, entre l’Europe et ....la Tchéquie, la Pologne, la Hongrie, la Slovaquie et l’Autriche à propos des migrants, les membres de la Commission, les gouvernements allemands et français ayant voulu imposer un système « d’africanisation et d’islamisation » systématique du continent européen, il y a déjà quelques années. C’est le contenu de ce casus belli. Et c’est ce que pense en tous cas une grande partie  des citoyens européens... et ils sont de plus en plus nombreux.

Après le Brexit, après  les élections présidentielles françaises qui ont vu l’accession de Marine Le Pen au second tour, après les élections législatives allemandes du mois de septembre 2017 qui à la surprise de beaucoup ont vu l’AFD (parti nationaliste anti migratoire) faire son retour sur la scène politique et atteindre près de 13% des suffrages engrangeant 94 sièges de députés, il est apparu de notre devoir de rappeler que la plupart des observateurs , politiques et autres...ont imputés, à l’arrivée massive des migrants sur le continent européens, ces résultats électoraux inattendus, voire catastrophiques ...accompagnés de troubles sociaux qu’ils ont provoqués ici ou là.

Pour ce qui nous concerne,  il  nous est apparu nécessaire de profiter (dans le bon sens du terme) de cette situation pour remettre ce problème de l’immigration dans son contexte historique et politique, afin de  mieux comprendre le dessous des cartes.

Information nécessaire plus approfondie ! Oui ! Car le pire est peut être encore à venir !! Et il faudra comprendre ce qui se passe et pourquoi ? Ce sujet ultra conflictuel, risque en effet de faire voler, à termes, en éclat l’UE... si les choses ne sont pas reprises en mains ... dans la transparence..

La situation ainsi brièvement résumée et le décor planté, nous allons faire quelques rappels historiques indispensables.

C’est en 1973/1974 qu’a été esquissée, pour la première fois, au lendemain de la Guerre 39/45, la politique migratoire de l’Europe.

Il faut en effet remonter à 1974, année de la fondation de l’Association des Parlementaires pour la Coopération Euro-Arabe (APCEA) pour  toucher les prémices de cette histoire qui dure depuis près de 50 ans.

A cette époque l’Europe qui ne s’appelait pas encore UE, ne comptait que 9 pays, Grande Bretagne incluse. Souvenez-vous, c’était l’Europe des 9 !!!

L’objectif initial de cette association (de niveau européen) a été défini les 7 et 8 juin 1975, à l’unanimité à STRASBOURG, dans une résolution politique qui « demandait aux gouvernements européens de prendre l’initiative de démarches qui aiderait à assurer le retrait d’ISRAEL DE TOUS LES TERRITOIRES OCCUPES EN 1967."

L’arrière- plan de cette résolution politique était accompagné d' une demande d’aide pour le développement et la compréhension de la cause arabe, dans un contexte décrit comme n’ayant jamais été aussi favorable, à la cause (sic)...

En résumé, le conflit israélo-palestinien a été d’emblée impliqué dans le règlement d’un conflit qui dure depuis 1945, dans ce Moyen- Orient agité.

S’en suit un volet économique à ladite résolution de Strasbourg, qui appelle à la nécessite (et l’utilité – ) de la mise en place d’une étroite coopération économique entre l’Europe et le Monde Arabe.

Le premier acte de cette coopération économique avait pour objectif concret d’apporter une aide au recyclage des pétrodollars, après que l’OPEP a décidé de multiplier par 4 les prix du Pétrole (Souvenez-vous ! c’est le début de la crise du pétrole)....

Pour compléter le tout, la même résolution a ajouté un volet culturel appelant à la reconnaissance de la contribution historique de la Culture Arabe au développement européen (?) tout en  parachevant le texte par une critique de la situation de l’époque qui aux yeux des signataires n’accordait qu’un espace restreint  à l’enseignement de la langue arabe et de la culture arabe. (On a vu quelques années plus tard comment Najat Vallaud BelKacem a cherché à mettre en application définitivement  ce principe !)

Dans sa conclusion, la Résolution de Strasbourg exprimait le souhait que les gouvernements européens facilitent la demande des pays arabes, en créant de larges moyens pour l’accueil de travailleurs migrants et leur famille....ainsi qu’au développement de leur vie culturelle et religieuse inspirées par les textes arabes et  l’architecture arabe..

D’années en années,  les bases de cette Résolution de Strasbourg (ignorée par un très grand  nombre de citoyens européens) ont été approfondies régulièrement, jusqu’aux Protocoles de Barcelone, signés en 1975 et où l’Europe a définitivement basculé dans le camp arabe permettant à certains de dire que: «  l’Europe venait d’être cédée au Monde Arabe..". Mais ce n’était que le début...

  1. Car, sous la pression  de l’ISECO (Organisation Islamique pour l’Education, les Sciences et la Culture), un avatar de plus des frères musulmans, dont le siège est à Rabat, installé dans un hôtel luxueux et autrement dénommé en Français : Organisation Islamique pour l’éducation, les sciences et la culture, le phénomène de « colonisation » de l’Europe (setlment en anglais) n’a cessé de s’approfondir, au détriment des Européens de souche.
  2. Car, sous la pression de l’OCI (Organisation de la Coopération Islamique créée en mars 1972 à Djeddah) qui est la plus grande des organisations intergouvernementales auprès des Nations Unies (ONU) et qui regroupe 57 pays, tous ayant pour but affichés la consolidation de la solidarité islamique, la sauvegarde des Lieux Saints et un soutien indéfectible au peuple palestinien, l’arrivée de migrants du Nord de l’Afrique ou du Moyen Orient, «  l’islamisation » n’a cessé de croitre.
  3. Car la résolution de DOHA (Qatar) prise à l’issue de la 9 ème conférence islamique au Sommet qui s'est tenue entre le 12 et le 14 novembre 2000, à Doha précisément, n’a fait que confirmer tout une fois de plus cela.

L’ensemble des ces protocoles et résolutions ont donc progressivement permis l’installation de communautés islamiques bien préparées, choisies pour migrer vers un pays européen et à s’y installer comme en pays conquis, en refusant de se soumettre aux  principes d’intégration exigés auparavant. Le  phénomène n’a fait que monter en puissance..... Provoquant en réaction un rejet de la part des populations autochtones.

Depuis près de 40 ans, avec le soutien actif des différents gouvernements français (de droite comme de gauche)  ou de personnalités européennes tel Stefaan de Clerkc, fils de Albert de Clerkc, tous deux membres du parti Chrétiens-démocrate et flamands, CD&V, bien introduits et très influents  au sein des institutions européennes, toutes les facilités ont été données à cette démarche migratoire préparée de longue date et dans le détail.

On vient de démontrer que l’entente et la compromission ont été tellement fortes que toute l’immigration soit-disant sauvage que nous avons constatées depuis plus de 20 ans n’est en fait que le fruit d’une collaboration particulièrement efficace avec les organisations islamiques énoncées plus haut.

Alors SOROS ! Dans tout çà ?

Soros est un juif, athée survivant de la Shoah. Soros se prétend philanthrope et humaniste. Il est plutôt classé à gauche.

Bien que finançant des centaines de causes, il n’a jamais caché être un acteur financier sans scrupule, spéculant sur les dettes des Etats et le coût des matières premières dont ... LE PETROLE ...

Au travers de son concept de « l’Open Society », il diffuse une vision totalement irresponsable et cupide du monde, sous couvert d’humanisme et de progrès. C’est dans le droit fil de cette conception qu’il a crée la Middle East de l’Open Society qui affiche un parti pris à 100 % pro-palestinien. Et qui dit pro-palestinien dit pro-islam dit anti-culture occidentale, annonces de  la mort des systèmes démocratiques occidentaux et des valeurs des peuples d’Europe, majoritairement adeptes des principes démocratiques.

De plus SOROS est un anti- russe, viscéralement !

C’est d’ailleurs à ce titre qu’il a financé le conflit de Yougoslavie et c’est à ce titre qu’il affiche « une ressemblance avec le Qatar.. ».

Toutes les tensions qui ont secoué le Moyen Orient, de la Péninsule Arabique aux rives de la Méditerranées septentrionale en passant par la Zone Arabo-persique (voir art. Alexander Joffre, PH .D May 2013, How Soros funded Groups Invasions muslins in a truble region) ont pour origine l’influence, politique et financière des Groupes SOROS, le patron n’étant pas loin derrière....

Soros, qui finance l’Islam a donc tout naturellement, depuis de nombreux mois, trouvé avec les phénomènes des migrants un instrument pour monter à l’assaut des territoires européens  .... Et de leurs richesses !

Même si ses activités sont restées très secrètes longtemps, il lui est difficile aujourd’hui de cacher ses activités puisqu’il impose désormais clairement ses désidérata sur le sujet soit auprès de l’UE soit auprès d’Emmanuel Macron , lorsque ce dernier préparait son programme présidentiel.

Voici quelques exemples :

« L’UE doit accepter un million de demandeurs d’asiles (et de migrants par AN. »

« L’UE doit donner 15 000 € à chaque migrants pendant les deux premières années de leur séjour »

"L’UE doit financer le Liban, La Jordanie et la Turquie à hauteur de 5000 € par refugié ».

« L’UE doit financer des routes sécurisées et des corridors bien dessinés pour mener sans encombre les migrants de Grèce et d’Italie jusqu’à leur destination finale »

Les éléments à charge contre SOROS sont évidents et documentés.

Mais pour que la démonstration soit complète, il faut tout de suite dénoncer les réseaux Soros récemment apparus en Afrique dont ils sont en train d’entreprendre la conquête. (Ce qui expliquerait pour partie le grand nombre d’Africains migrants en France et en Europe). Les réseaux de l’Open Society se développent à grande vitesse sur le territoire africain. Soros s’appuie en Afrique sur les réseaux d’ONG : Amnesty International, Human Rights, Watch, Global Wittness, Transparency International etc.

Les liens d’influence qu’il soutient et qu’il finance existent  aussi au Sénégal, au Burkina Faso voire au Congo !

On comprend dans ces conditions le refus de la Hongrie, mais aussi d’autres pays de l’Europe de l’Est de voir le retour de ce personnage sulfureux. Ces pays s’arque-boutent contre les règles sur l’accueil des migrants imposés par l’Europe, à la demande de.. SOROS...

Depuis septembre 2015, la Hongrie sanctionne pénalement les personnes qui violent les frontières. L’Autriche, la Pologne sont sur la même voie. Ces mesures expliquent les menaces de la Commission Européenne..

Même la Suède et le Danemark ont rétabli le contrôle aux frontières pour les migrants

C’est dire que sur ce point la solidarité européenne était en train de vaciller  et que l’Europe commençait à se lézarder en raison de divergences importantes sur le sujet.

Pourtant, la France comme l’Allemagne n’ont pas été sur cette ligne pendant longtemps. ! L’accueil des migrants leur paraissait naturel, moralement naturel !

Mais ne vient on pas de voir Angela Merkel mise en difficulté électoralement parce qu’elle avait accepté l’entrée sur le territoire allemand de 1 millions de migrants... ??

L’immigration n’est- elle pas une des cause du Brexit en Angleterre, menacée par des hordes de migrants ayant déjà envahi le Calaisien en France (et menaçant les frontières anglaises par tous les moyens)?

L’immigration n’est- elle pas une des raisons du succès de Marine Le Pen au premier tour de la présidentielle 2017, ou elle a fait près de 40 % des voix?.  .

En riposte, et considérant que ces Etats portent atteinte à la liberté de circulation des hommes et des capitaux, à la liberté d’association, la Commission européenne a donc adressé à la Hongrie et à la Pologne une mise en demeure avant lancement d’une procédure juridique. (Soros n’était pas très loin derrière cette initiative)

En Hongrie, Pays natal de SOROS, le parlement magyare a voté contre toute intention d’ingérence, par le biais d’ONG  et notamment celles pilotées par SOROS. La Hongrie reste obstinément opposée aux migrants !!

L’Europe reste malgré tout menacée et en tout état de cause  de plus en plus affaiblie. Les gouvernements voient leurs opinions publiques de plus en plus mécontentes, leur retirer leur soutien. Les incidents de rues  et les attentats terroristes sont de plus en plus nombreux et visibles !

Mais que se passe- t- il alors en France plus précisément ?

Au lendemain de son élection, Emmanuel Macron est immédiatement allé rendre visite à Angela Merkel, cherchant à nouer un accord avec l’Allemagne  A cette occasion il n’a pas manqué d’aborder ce problème des migrants ... révélés par les résultats inattendus de Marine Le Pen. Au demeurant, en Allemagne la situation n’était pas meilleure ; le résultat  des élections législatives du mois de septembre 2017 montre à l’évidence que l’opinion publique allemande n’est guère différente de celle d’autres pays européens. Attentats terroristes, viols, vols, pillages alimentent le ras- le- bol des européens face à l’immigration massive .... Initiée par Georges SOROS.

Rappelons de façon un peu perverse, qu’Emmanuel Macron avait  déclaré pendant la campagne des élections présidentielles que sur le problème des migrants « il était dans les pas de SOROS, la pierre cachée derrière lui »

A la relecture, on s’aperçoit que le programme d’Emmanuel Macron est une reprise totale du Plan SOROS.

Au fils des attentats, des déplacements continus de camps de réfugiés nauséabonds, à l’arrivée de groupes de migrants dans les villages les plus isolés .... Les masques vont tomber.

Les langues se délient et de nombreux philosophes (Alain Finkielkraut, Michel Onfray, etc...) dénoncent régulièrement l’intention enfin révélée et mise à jour d’une islamisation délibérée et volontaire de l’Europe par le biais d’un processus massif de migration.

Les consciences et les yeux commencent à s’ouvrir. Mais n’oubliez pas, et c’est ce que j‘ai voulu vous démontrer, que ce processus a été engagé dans les années 70, en toute discrétion, sans que les citoyens soient consultés. Ce processus a été ouvert par la Déclaration de Strasbourg de 1974, ceci à la demande de 200 personnes au- dessous de tout soupçon...mais hyperpuissantes...

Sur le rôle de SOROS, le débat va continuer à enfler !

Nous reviendrons prochainement sur deux nouveaux foyers de violences qui viennent de s’ouvrir : l’un en Birmanie  ou l’ombre de SOROS plane au- dessus de fantastiques réserves de pétrole... l’autre plus près de chez nous, en Europe dans l’affaire qui oppose la Catalogne à l’administration Centrale espagnole ...Des surprises nous attendent encore.

Clara Mitchell pour DayNewsWorld

LE PLAN PAUVRETE DE HUIT MILLIARDS D'EUROS GAUCHIT LA  POLITIQUE D'EMMANUEL MACRON

Commençant par un hommage aux associations de lutte contre la pauvreté, le président Emmanuel Macron a voulu impulser un tournant social à sa politique même si lui-même l'inscrit dans la suite logique de sa politique des 15 mois passés. En effet la France compte en 2016 quelque 8,8 millions de personnes pauvres, soit 14% de la population, selon l'Insee.

Sont considérés comme pauvres celles et ceux qui perçoivent moins de 1.026 euros par mois (pour une personne seule), c'est-à-dire moins de 60% du revenu médian de la population.

D'où la nécessité pour l 'Etat d'intervenir. Le coût « du plan pauvreté » est estimé à huit milliards d'euros, répartis sur quatre ans.

Quelles sont les grandes lignes de cette «stratégie nationale de prévention et de lutte contre la pauvreté»?

Les pouvoirs publics vont s'atteler à deux grands piliers d'action :

1°Celui de l'éducation pour prévenir la précarité

2°Celui de la réinsertion professionnelle.

Les principales mesures concernent donc l'enfance et l'accès à l'emploi avec une annonce principale, la création d'un revenu universel d'activité.

L'éducation est un axe prioritaire pour l'exécutif pour qui il s'agit de «refuser la fatalité sociale ». Pour ce faire il faut« c'est lutter contre ce déterminisme qui, dès l'enfance, détruit des trajectoires de vie (...). Il y a dans chaque enfant, à commencer par un enfant qui naît dans une famille pauvre, un Mozart qu'on assassine parce qu'on décide de fait qu'il n'a aucune chance de devenir Mozart», a constaté le chef de l'État, reprenant une expression de Saint-Exupéry dans son roman Terre des Hommes

Le président est donc entré dans les détails pour décliner ces deux priorités

1° Des repas à la cantine à 1 euro pour les enfants les plus défavorisés «en développant les repas à un euro» dans les petites communes et les quartiers prioritaires,

2° Plus de crèches dans les quartiers prioritaires

certaines plus spécialement à vocation d'insertion professionnelle passant de 40 actuellement à 300 crèches d'ici 2020. des enfants. Au total, 50 millions d'euros seront consacrés à l'aide sociale à l'enfance.

3°Augmentation du nombre de contrats d'insertion par l'activité économique (IAE), des contrats aidés s'adressant à des personnes éloignées de l'emploi. Il passeront de 100 000 à 240 000 sur 4 an .

4° L'obligation de formation passera de 16 à 18 ans avec des moyens supplémentaires pour que les missions locales puissent mieux identifier les décrocheurs du système scolaire en leur proposant des formations.

5° La création d'un «service public de l'insertion» guichet unique pour ceux qui s'inscrivent au revenu de solidarité active (RSA) .«L'objectif est de ‘réhumaniser' le parcours de retour à l'emploi», a affirmé Emmanuel Macron, objectif pour lequel «l'État doit reprendre toute sa place».

Enfin le Président a annoncé une mesure attendue à savoir la création d'un revenu universel d'activité, via une loi en 2020, pour sortir du « maquis des aides existantes (qui) ne permet pas de sortir de la pauvreté».

6° Ce nouveau dispositif fusionnera plusieurs prestations sociales - du RSA aux APL en passant par l'allocation adulte handicapé- et sera soumis « à des droits et des devoirs. ».Les contours de ce revenu sont encore à définir mais on sait qu'il sera soumis « à des droits et des devoirs ». «Simple, équitable et transparent», il «garantir(a) un seuil minimal de dignité» à tous.

Le « plan pauvreté » gauchit singulièrement son discours politique mais les politiques publiques sont-elles les mieux placées pour vaincre la pauvreté ?

Garett Skyport pour DayNewsWorld

 

QUAND VIKTOR ORBAN MOUTON NOIR

DEFIE L'EUROPE

« Je sais que vous avez déjà décidé de voter, mais sachez que vous allez condamner un pays.», a déclaré le Premier ministre hongrois ViKtor Orban devant l’hémicycle .

Déclenchement de l'article 7 des traités de l’Union ou non ?

Dans une résolution adoptée en plénière en mai 2017, les députés déclaraient que la situation en Hongrie justifiait le déclenchement de la procédure qui peut conduire à des sanctions pour la Hongrie, notamment la perte temporaire de ses droits de vote au Conseil.

Un débat au Parlement européen était organisé mardi pour discuter de l’état de droit en Hongrie, un rapport de l’eurodéputée verte Judith Sargentini demandant le déclenchement de l’article 7 contre le gouvernement de Viktor Orban.

Un vote décisif du Parlement européen aura lieu mercredi 12 septembre à Strasbourg sur le déclenchement de cet article. Il s’agit de l’article 7 des traités de l’Union, qui peut être activé en cas de « risque clair de violation grave » de l’Etat de droit dans un Etat membre. Une procédure jusqu’à présent, initiée qu’une fois: à la fin 2017, contre le gouvernement polonais.

Le Premier ministre hongrois estime que le Parlement européen bafoue ainsi les droits des Hongrois, tandis que plusieurs députés regrettent le manque de liberté en Hongrie .

Si la procédure va jusqu’à son terme, la Hongrie se verrait priver de vote lors des décisions prises par les chefs d’États et de gouvernement. Une quasi-exclusion du jeu européen...

L'Union européenne (UE) doit-elle agir en activant l’article 7 des traités européens pour prévenir le risque de violation grave des valeurs européennes. ?

Le Premier ministre Viktor Orban a tenu à être présent la veille en plénière pour défendre son action.

Mais que reproche-t-on à Orban ?

« Le peuple hongrois ne bénéficie plus des droits fondamentaux que nous tenons pour acquis dans le reste de l’Europe. Les Hongrois ne peuvent plus être assurés de recevoir un traitement honnête et équitable de la part de leur gouvernement », selon Judith Sargentini, l’auteure du rapport débattu.

« La société civile est menacée par les décisions prises par le gouvernement hongrois », a surenchéri le commissaire néerlandais rappelant que la Commission avait saisi la justice sur plusieurs sujets.

Dans le rapport de Mme Sargentini, sont énumérées plusieurs menaces :

1° La remise en cause de la liberté des médias

2° La remise en cause de l’indépendance de la justice

3°, Les attaques régulières contre les organisations non gouvernementales,

4° Le regain d’antisémitisme

5° La remise en question de certains droits sociaux.

6° La politique migratoire du régime Orban et son refus d’accepter le principe de solidarité européenne.

La défense virulente de Viktor Orban

Le Premier ministre hongrois estime que le Parlement européen bafoue tout simplement les droits des Hongrois.

« Je défends ma patrie parce que ces valeurs sont des questions d’honneur pour les Hongrois. Ce rapport bafoue l’honneur des Hongrois ». Selon lui, les eurodéputés prétendent « mieux savoir que les Hongrois eux-mêmes ce qui est bon pour eux ».

Il conteste ainsi la procédure d’adoption de « ce rapport qui viole les traités européens ».

« Vous souhaitez exclure un pays qui a fait son choix de voter pour un parti à 59 % des voix. Se venger contre les Hongrois n’est pas honnête, n’est pas européen », s’est-il offusqué.

« Vous avez décidé que notre pays ne pouvait pas refuser d’être un pays d’immigration. Nous ne céderons pas au chantage et notre pays défendra ses lois, contre vous s’il le faut. » Il a fait des élections européennes en Hongrie un futur test.

Le gouvernement hongrois a aussi transmis à Bruxelles un document de 109 pages, très argumenté,qui démonte pièces par pièces toutes les critiques faites depuis le retour au pouvoir de M. Orban à Budapest en 2010.

Dans le milieu européen, il est courant de surnommer cet article « l’arme nucléaire », tant il touche à la souveraineté d’un État. Et Viktor Orban ne s’y est pas trompé lui qui a dénoncé un rapport « qui va priver les Hongrois de défendre leurs intérêts ».

M. Varga estime, quant à lui, que son pays aurait dû dès le début être associé à la procédure et que M. Sargentini, en refusant, aurait privilégié « l’option nucléaire » et créé « un dangereux précédent qui mine la confiance des citoyens dans le Parlement ».

Proche du Fidesz d’Orban, l’eurodéputé polonais Ryszard Antoni Legutko (PiS - ECR) a ainsi raillé ses collègues les invitant à carrément demander de mettre le pays sous tutelle en nommant un remplaçant directement au Premier ministre hongrois.

Autre enjeu: celui des élections européennes.

Ce débat peut aussi avoir un impact considérable, au moment où débute la campagne pour les élections européennes de mai 2019. Quelles conséquences pour le PPE et les autres partis politiques européens d’un vote en faveur de l’article 7 ?

Le Parti populaire européen (PPE), rassemblement des droites de l’Union, pourrait-il en effet se sentir obligé de clarifier sa position à l’égard de M. Orban et de l’exclure, lui qui est devenu la coqueluche des extrêmes droites européennes ?

D'ailleurs l'extrême-droite en a profité pour faire du pied au Fidesz. Côté Rassemblement national, Nicolas Bay a dénoncé un rapport qui veut sanctionner un pays qui a décidé de se protéger de la « submersion migratoire » et a estimé que le parti de Viktor Orban n'a plus rien à faire au Parti populaire européen de Manfred Weber. Orban rejoindrait-il le groupe créé par Marine Le Pen, Europe Nations et Liberté (ENL) ?

Le PPE est un parti en pleine crise, écartelé entre un Jean-Claude Juncker , représentant de la droite chrétienne sociale et Sebastian Kurz, chancelier autrichien en coalition avec l’extrême droite ou M. Orban, qui discute désormais Europe avec le populiste d’extrême droite Matteo Salvini. Le PPE « attend de Viktor Orban qu’il fasse un pas en direction des partenaires européens cette semaine et qu’il soit prêt à des compromis », a ainsi déclaré au Monde Manfred Weber, chef de file du PPE à Strasbourg.


Qui a intérêt à ce qu'éclate le PPE ?

« Un éclatement du PPE aurait des conséquences considérables à neuf mois des européennes, en créant à la fois un espace politique pour une union des droites extrêmes, de M. Orban à M. Salvini en passant par les Polonais du PiS.

Mais aussi une opportunité pour une éventuelle alliance élargie des « proeuropéens » autour de M. Macron. » ? selon un observateur politique.

Joanne Courbet pour DayNewsWorld

 

VOSTOK 2018 LES GRANDES MANOEUVRES RUSSES

AU GOUT DE GUERRE FROIDE

« Il y aura comme un air de Zapad-81, mais en plus imposant d'une certaine manière », se félicitait ainsi fin août le ministre russe de la Défense, Sergueï Choïgou faisant allusion à l'ère soviétique.

La Russie lance mardi 11 septembre les plus grandes manœuvres militaires de son histoire avec toutes les composantes de l'armée et la participation de la Chine. Ces exercices sont baptisés "Vostok-2018" (Est-2018).

Une démonstration de force

Une démonstration de force avec des manœuvres gigantesques cette semaine jusqu'au 17 septembre en Sibérie orientale et dans l'Extrême-Orient russe.

"Vostok 2018" déploie en effet une puissance sans pareil avec près de 300 000 hommes, toutes les composantes de l'armée impliquées (un millier d'aéronefs, 80 bâtiments, et 36 000 blindés ) et 3 500 soldats chinois en soutien.

«  Imaginez 36.000 engins militaires se déplaçant en même temps : des chars, des blindés de transport de troupes, des véhicules de combat d'infanterie. Et tout cela, bien sûr, dans des conditions aussi proches d'une situation de combat que possible.» avait détaillé non sans fierté le ministre russe de la Défense, Sergueï Choïgou, fin août.

L'armée russe a comparé cette démonstration de force à Zapad-81 (Ouest-81) qui, il y a près de 40 ans, avait mobilisé entre 100 000 et 150 000 soldats du pacte de Varsovie en Europe orientale, pour les plus grandes manœuvres jamais organisées à l'ère soviétique. « Il y aura comme un air de Zapad-81, mais en plus imposant d'une certaine manière », se félicitait ainsi fin août le ministre russe de la Défense, Sergueï Choïgou faisant allusion à l'ère soviétique.

Ce dernier exercice de grande ampleur qui avait officiellement impliqué 12 700 militaires- un chiffre juste en dessous de la limite de 13 000 hommes au-delà de laquelle la Russie aurait été obliger de convier des observateurs étrangers- avait déjà été jugé par l'Otan comme une « préparation pour une guerre majeure avec un ennemi à parité  », ce qui veut dire une armée puissante et non un groupe terroriste tel que présenté.

L'Otan dénonce

Ces manœuvres n'ont d'ailleurs pas manqué de faire réagir l'Otan qu 'elle dénonce comme la répétition d'un « conflit de grande ampleur ». L'Otan estime que « Vostok-2018 » « démontre que la Russie se focalise sur l'entraînement à un conflit de grande ampleur » . Dylan White, porte-parole de l'Alliance, a déclaré « Cela s'inscrit dans une tendance que nous voyons depuis un moment : une Russie plus sûre d'elle, qui augmente significativement son budget de Défense et sa présence militaire. »

Ce déploiement intervient en effet dans un contexte de tensions durables avec les Occidentaux : crise ukrainienne, conflit en Syrie notamment.

D'autant que la Chine et la Mongolie participent à ces grandes manœuvres et pourront tester du matériel russe de haute technicité que Pékin a récemment acquis, comme le système de défense antiaérienne S-400 ou le chasseur Su-35.

De plus toutes les nouvelles armes "invincibles" (Poutine) de l'armée russe sont déployées : sur terre missiles Iskander, capables de transporter des ogives nucléaires, des tanks T-80 et T-90, les récents avions de combat Su-34 et Su-35, en mer, plusieurs frégates équipées de missiles Kalibr.

La Russie : deuxième puissance militaire du monde

La Russie qui dénonce l'expansion de l'Otan à ses frontières comme une menace fondamentale pour sa sécurité a multiplié les exercices militaires d'ampleur ces dernières années.

La porte-parole de la diplomatie, Maria Zakharova a cependant tenu à rassurer les Occidentaux: « 'Vostok-2018' se tient loin de la zone de responsabilité de l'Otan et ne change en rien la sécurité de ses Etats membres. »

Le porte-parole du Kremlin avait prévenu fin août: « La capacité [de la Russie] à se défendre dans la situation internationale actuelle, qui est souvent assez agressive et inamicale envers notre pays, est justifiée, essentielle et sans alternative ».

Le président russe Vladimir Poutine présent au Forum économique devrait assister à une partie des manœuvres.

Joanne Courbet pour DayNewsWorld

 

VERS UNE SUEDE INGOUVERNABLE

«Nous aurions aimé faire un meilleur score, mais nous restons le premier parti du pays !» a clamé Stefan Löfven.

Les négociations s'annoncent difficiles en Suède .

L'extrême -droite n'est certes pas devenue la deuxième force politique du pays mais elle se place en nette progression.

Le parti d’extrême droite Démocrates de Suède arrive en effet pour sa part en troisième position avec 17,6 % des voix, une très nette progression depuis les 12,9 % de 2014.

Par contre le bloc traditionnel de la coalition «rouge-verte» – sociaux-démocrates, Verts et Parti de gauche – conquiert la première place avec une avance de seulement 0,4 % devant l’alliance de centre droit composée des Modérés (conservateur), libéraux, centristes et chrétiens-démocrate

Les Verts, partenaires des sociaux-démocrates au gouvernement, obtenant le pire échec de ces élections avec à peine 4,3 % !

Dans un système d’alliances, le bloc de partis qui obtient la majorité des voix forme un gouvernement. Cette fois-ci les deux blocs ont un écart trop faible entre eux et le score des SD peut jouer un rôle déterminant au Parlement.

Le leader des Démocrates de Suède, Jimmie Akesson, n'a d'ailleurs pas manqué de lancer une invitation personnelle au leader des Modérés, Ulf Kristersson pour «discuter de la manière dont le pays sera désormais dirigé».

Ce dernier, de son côté a souligné que «l’alliance était plus forte qu’avant, et la principale raison pour cela est le Parti du centre».

Pour le Premier ministre actuel il s'agit maintenant de faire coopérer les deux blocs traditionnels. «Cette soirée doit être l’enterrement de la politique de bloc», a-t-il déclaré.

Quoiqu'il advienne aucun des deux grands blocs dominants de l'échiquier politique n'a obtenu la majorité face à une extrême-droite qui progresse et la partie pour former un gouvernement ne s'annonce pas facile. Ces derniers auront forcément besoin de voix de l'extrême droite.

Britney Delsey pour DayNewsWorld

 

ATTAQUE AU COUTEAU A PARIS

D'INSPIRATION ISLAMISTE?

PAR UN AFGHAN SEPT BLESSES

Un homme a agressé plusieurs personnes à Paris dimanche soir.

Sept blessés sont à déplorer, dont quatre en état d'urgence absolue. Les faits ont eu lieu sur le quai de Loire, le long du bassin de la Villette, dans le 19e arrondissement de la capitale, vers 22h48.

À 22h56, l'agresseur a été arrêté par les policiers.

L' homme s'est attaqué à plusieurs personnes à coups de couteau et de barres de fer.

Des témoins de la scène, qui jouaient à la pétanque, sont intervenus, l'un d'entre eux lui jetant une boule qui l'a atteint à la tête.

Quelques instants plus tard, l'agresseur s'en est pris à deux autres passants, des touristes britanniques.

L'agresseur serait un homme « a priori de nationalité afghane ». Une enquête a été ouverte pour « tentatives d'homicides volontaires ».

Les investigations ont été confiées à la police judiciaire. Pour l'instant la piste terroriste n'est pas retenue.

Gérard Collomb a tenu « à saluer la grande réactivité et le courage dont ont fait preuve plusieurs citoyens  lors des agressions commises hier soir peu avant 23 heures dans le 19ème arrondissement de Paris. »

Paul Emison pour DayNewsWorld

 

UNE POSSIBLE POUSSEE DE L'EXTREME-DROITE

AUX LEGISLATIVES EN SUEDE

Alors que depuis plus d'un siècle le Parti social-démocrate du Premier ministre sortant Stefan Löfven et les Modérés (conservateurs) d'Ulf Kristersson se succèdent aux responsabilités en Suède, les Démocrates de Suède (parti anti-immigration) sont crédités de 20% des voix dans les sondages,soit une  hausse de sept points par rapport aux législatives de 2014.

Le parti anti-immigration pourrait ainsi se retrouver derrière les sociaux-démocrates et au coude-à-coude avec les conservateurs, rompant avec le modèle consensuel de l'Etat-Providence.

Droite et gauche sont respectivement crédités de 37 et 40% des suffrages si bien que l'on peut s'attende à un nouveau gouvernement minoritaire formé par Stefan Löfven, avec une minorité encore plus faible qu'actuellement.

Aussi Jeudi, Stefan Löfven a-t-il appelé les Suédois à voter pour un «gouvernement stable (...) capable de diriger la Suède en ces temps incertains».

L'ancien métallo a dû le soir-même défendre âprement son bilan, vivement critiqué pour avoir ouvert grand les frontières de la Suède à 250.000 demandeurs d'asile en 2014 et 2015, avant de les refermer.

«L'intégration est la question vitale de notre temps», lui a lancé Ulf Kristersson, à la tête du parti des Modérés.

Le leader de SD, Jimmie Åkesson, a accusé le gouvernement de laxisme dans la lutte contre la criminalité, exhortant «ceux qui ne s'adaptent pas à retourner vivre dans un autre pays».

Ces législatives devraient signer la fin de la domination des grands partis traditionnels au profit de l'extrême droite.

A suivre.
Britney Delsey pour DayNewsWorld

 

TRIBUNE EXPLOSIVE DE BORIS JOHNSON

CONTRE LE PROJET DE BREXIT DE THERESA MAY

Boris Johnson, potentiel challenger de la Première ministre conservatrice, avait claqué en juillet la porte du gouvernement pour marquer son désaccord avec le "plan de Chequers" proposé par Theresa May.

Le plan de Theresa May sur les relations commerciales post-Brexit place "une veste-suicide" sur le Royaume-Uni, et le détonateur a été remis à l'Union européenne, a dénoncé dimanche l'ancien ministre britannique des Affaires étrangères, Boris Johnson dans une tribune publiée dans le Mail on Sunday.

Ce plan prévoit le maintien d'une relation commerciale étroite entre le Royaume-Uni et l'UE après le Brexit, prévu le 29 mars tout en préservant la province britannique d'Irlande du Nord au sein de l'union douanière et du marché unique européens, pour empêcher le rétablissement de contrôles frontaliers avec l'Irlande, membre de l'UE, après le Brexit.

Avec ces propositions, Theresa May a provoqué la fureur des partisans d'un « hard- Brexit » mais aussi le scepticisme des dirigeants de l'UE, qui ont mis en doute la viabilité de ce plan.

Mais les propos cuisants de Boris Johnson, taxant d'« humiliation » et de « béni-oui-oui » face à l'UE ont paru excessifs même dans son propres camp conservateur. En effet le secrétaire d’Etat aux affaires étrangères, Alan Duncan, a estimé sur Twitter qu’ils constituent « un des moments les plus navrants de la politique moderne britannique » et signent « la fin politique de Boris Johnson ».

Au président de la commission des affaires étrangères de la Chambre des communes, Tom Tugendhat, qui a servi en Afghanistan où il a été confronté à un attentat-suicide,d' également tweeté : « Le carnage était répugnant (…) Comparer la première ministre à cela n’est pas drôle ».

La formule-choc signée de Boris Johnson, le leader des « hard-brexiters » n'est pas passé inaperçu tout comme son divorce de sa femme de 25ans.

Britney Delsey pour DayNewsWorld

 

IMPOPULARITE DU REPORT DE L'AGE DE LA RETRAITE

EN RUSSIE

Plusieurs milliers de personnes ont manifesté dimanche 2 septembre dans plusieurs villes de Russie contre un projet de réforme qui prévoit de repousser de cinq ans l’âge légal de départ à la retraite.

En effet la réforme que Vladimir Poutine veut porter, prévoit de repousser de cinq ans l’âge de départ en retraite, en contrepartie de pensions revalorisées.

Dans la seule ville de Moscou, ils étaient près de 9 000 à s’être rassemblés à l’appel notamment du Parti communiste, qui dénonce une « réforme cannibale ».

« Nous organisons aujourd’hui une manifestation dans toute la Russie contre cette réforme cannibale », a lancé à la tribune le dirigeant communiste Guennadi Ziouganov . Ce dernier a proposé, plutôt que de repousser l’âge légal de départ à la retraite, la taxation des oligarques pour financer le système.

Le président Vladimir Poutine s’est personnellement investi dans la réforme des retraites : dans un discours retransmis mercredi dernier à la télévision il a présentée cette dernière comme une nécessité financière.

Il propose un assouplissement du projet présenté en juin par le gouvernement : mettre l'âge légal de la retraite à 60 ans pour les femmes contre 63 dans la version gouvernementale, et 55 ans dans le système actuel. Pour les hommes un relèvement de 60 à 65 ans de l’âge légal comme prévu.

Ces mesures devraient, d'après le gouvernement,permettre une revalorisation des pensions de retraite de 8 % par mois d’ici la fin de l’année, donc en moyenne 14 414 roubles (environ 185 euros). L'âge de la retraite est resté inchangé depuis environ 90 ans.

D’après les instituts de sondage, 90 % des Russes sont hostiles à cette réforme.

Vladimir Poutine est confronté à une fronde inhabituelle qui a fait chuter sa cote de popularité.

Abby Shelcore pour DayNewsWorld

 

NEUF BLESSES DANS DES HEURTS

ENTRE PRO ET ANTIMIGRANTS EN ALLEMAGNE

Plus de 8.000 personnes étaient réunies à Chemnitz en Allemagne, ville saxonne de l'ex-RDA, qui est depuis une semaine l'épicentre de la mobilisation de l'extrême droite allemande contre les étrangers.

Malgré d'importants barrages policiers dans les rues de Chemnitz, les deux rassemblements, celui d’extrême droite et celui de gauche, organisés samedi , se sont affrontés faisant neuf blessés. Une équipe de la télévision publique locale MDR a déposé plainte après avoir été agressée lors d'un tournage. Un membre de l'équipe a été blessé et son matériel cassé.

Depuis plus d'une semaine, la formation populiste surfe sur la colère provoquée par le meurtre d'un Allemand de 35 ans poignardé par deux réfugiés. Cette ville de la Saxe est le théâtre depuis plusieurs jours de manifestations organisées par l'extrême droite allemande contre les étrangers.

Deux Allemagne se font face. Deux camps radicalement opposés. Et les tensions sont montées d'un cran ce samedi.

Les manifestants de gauche face aux antimigrants menés par le parti populiste Alternative für Deutschland (AfD), le rassemblement anti-islam et l'anti-Merkel Pegida .

Neuf personnes ont été blessées en marge de nouvelles manifestations antagonistes de plus de 8.000 personnes samedi 1er septembre à Chemnitz en Allemagne, organisées d'un côté par la droite ultra anti-immigrés et en face par des mouvements de gauche. Un Afghan de 20 ans a par ailleurs été roué de coups par des hommes cagoulés.

Environ 4.500 personnes ont défilé.

Certains scandaient « nous sommes le peuple », reprenant le slogan des manifestants lors de la chute du régime communiste de RDA à l'automne 1989, ou ou encore « Merkel dégage ! »

tandis que d'autres défilaient en répondant : « le cœur plutôt que la haine ».

Alyson Braxton pour DayNewsWorld

 

THERESA MAY CONTRE VENTS ET MAREES

SUR LE BREXIT

« Je ne serai pas contrainte d'accepter des compromis concernant les propositions du +plan de Chequers+ qui ne sont pas dans notre intérêt national », écrit la Première ministre dans le Sunday Times.

Confrontée à une forte opposition contre son plan de la part des pro-Brexit, Mme May a réitéré qu'elle préfère l'absence d'un accord plutôt que de faire des concessions à Bruxelles.« Nous serons prêts pour un +no deal+ (aucun accord) s'il le faut », a écrit Mme May dans le The Daily Telegraph.

Le chef du gouvernement britannique a donc rappelé dimanche qu'elle ne ferait aucune concession à Bruxelles écartant également une nouvelle fois la possibilité d'un second référendum.« Poser la question une fois de plus serait une grave trahison de notre démocratie - et une trahison de cette confiance », a-t-elle affirmé.

En juillet, Mme May a présenté un « Livre blanc » dans lequel elle propose notamment la création d'une nouvelle « zone de libre-échange » avec l'UE qui repose sur un ensemble de règles communes concernant les biens et le secteur agro-alimentaire. Il prône une relation commerciale étroite entre le Royaume-Uni et l'UE après le Brexit Il prévoit également d’éviter le rétablissement d'une « frontière dure », avec des infrastructures douanières, à la frontière avec l’Irlande.

Mais ce « plan de Chequers (une des résidences du premier ministre) » a immédiatement suscité un tollé chez les tenants d'un Brexit dur car ils le considèrent comme un dévoiement du référendum ayant décidé la sortie de l'UE en juin 2016. Aussi s'en sont suivies des démissions fracassantes comme celle du ministres des Affaires étrangères, Boris Johnson, ou celle de David Davis. Or les adversaires de la stratégie de Mme May dans les rangs du Parti conservateur publieraient en septembre leurs propres propositions pour le Brexit destinées à s’orienter vers une rupture plus nette avec l’UE. Une telle démarche pour mettre la pression sur Mme May, alors que le calendrier fixé par Londres et Bruxelles prévoit la conclusion d’un accord de retrait avant le Conseil européen des 18 et 19 octobre prochains.

De leur côté, les dirigeants de l'UE ont émis des doutes quant à sa viabilité.

Si Theresa May reste inflexible sur le Brexit contre vents et marées, Michel Barnier, lui, est prêt à prolonger les négociations

Le départ de la Grande-Bretagne de l'UE est certes programmé pour le 30 mars 2019. Londres et Bruxelles sont censés parvenir à un accord d'ici octobre pour organiser leur divorce et jeter les bases de leur relation future.

Mais Michel Barnier, négociateur en chef du Brexit, a fait savoir dimanche dans un entretien au quotidien allemand Frankfurter Allgemeine Zeitung que les négociations devaient être bouclées pour « mi-novembre ». « C’est possible. Ce dont nous avons besoin ce n’est pas de temps mais de décisions politiques. » a-t-il ajouté. Il en est de même pour le ministre britannique chargé du Brexit, Dominic Raab parlant de « une marge de manœuvre » sur le calendrier.

Le Brexit est programmé pour le 30 mars 2019...

Britney Delsey pour DayNewsWorld

 

PAGAILLE AU SOMMET DE L'ETAT 

DANS L'ENFER DE BERCY

POUR LE PRELEVEMENT DE L'IMPOT A LA SOURCE

Alors que tout semblait prêt pour la mise en place du prélèvement à la source en janvier, le président a émis des doutes, jeudi, en Finlande. Doutes qui sèment la pagaille, à quatre mois de l'échéance.

Le prélèvement à la source va t-il vraiment être mis en œuvre au 1er janvier 2019 ? Théoriquement, c'est ce que prévoit le calendrier de la réforme. Mais le chef de l'État a émis des doutes. « J'ai plutôt l'intention de conduire cette réforme à son terme mais j'ai demandé aux ministres compétents de répondre à toutes les questions qui se posent encore, avant de donner une directive finale », a indiqué mardi, depuis la Finlande, le président de la République.

L'administration est prête et le fait savoir

.Et cette inquiétude au sommet de l'Etat fait grincer des dents Bercy…

Pour preuve une heure à peine après la déclaration d'Emmanuel Macron à Helsinki, Bercy s'est fendu, sur Twitter, d'un message peu diplomatique à l'adresse du chef de l'État : "Nous sommes confiants sur le fait que toutes les réponses à ses questions lui seront apportées et que le calendrier sera tenu #gauloispasrefractaire". C'est dire l'ambiance qui règne au sein de ce gouvernement où tout le monde se déteste cordialement

Le président craint les répercussions négatives dans l'opinion. Avec le prélèvement à la source, le salaire sera en effet amputé de l'impôt sur la fiche de paie dès le mois de janvier et certains pourraient y voir une perte de pouvoir d'achat, même si dans les faits ce ne sera pas le cas.

Pour les « gauloispasréfrractaire » une explication succincte sur le prélèvement à la source :

Le prélèvement de l'impôt à la source devrait entrer en vigueur début 2019. L'intérêt majeur du prélèvement à la source est de collecter l'impôt des ménages en temps réel, c'est-à-dire au moment du versement des revenus imposables. Actuellement, comme l'impôt est prélevé avec un an de retard, les contribuables qui voient leurs revenus baisser (retraite, chômage), doivent attendre un an avant que leur impôt ne baisse, ce qui les met dans une situation difficile.

Le think tank Terra Nova avait notamment estimé qu'une telle réforme est « utile pour l'économie » (ce qui n'est pas épargné est consommé) mais permet aussi de « renforcer » l'effet des stabilisateurs sociaux (une personne tombant au chômage n'aura plus à acquitter le même impôt) et « d'améliorer l'efficience de la politique fiscale » (en supprimant les délais important entre le vote d'une mesure et sa répercussion financière sur les ménages).

Mais soyons clair : l'exécutif se met à douter dans la dernière ligne droite non seulement en raison d'un bug informatique possible, mais avant tout à cause de la côte de popularité d'Emmanuel Macron qui semble avoir peur de son ombre.

L'exécutif craint les effets du choc psychologique du bulletin de paie qui baisse . Cette année, le gouvernement a décidé d'appliquer tout de suite une hausse des taxes et d'étaler les baisses de cotisations salariales. Et après la mise en place de huit nouveaux impôts ...et bientôt l'impôt sur le sel ( la gabelle) !!!

Jaimie Potts pour DayNewsWorld

 

UNE CHASSE INQUIETANTE AUX IMMIGRES EN EX-RDA QUI ENFLE

Depuis qu’un Allemand de 35 ans s’est fait poignarder dans la nuit de samedi, dans des circonstances encore non-éclaircies et qu' un Syrien et un Irakien d’une vingtaine d’années sont soupçonnés du meurtre , ce fait divers a été instrumentalisé par l’extrême droite qui a mobilisé des milliers de néonazis, de hooligans et des militants du mouvement xénophobe Pegida.

Le parti d’extrême droite AfD (Alternative pour l’Allemagne) a monté un « stand d’information » juste après l’annonce du meurtre à Chemnitz.

Des chasses à l’homme, des saluts hitlériens, une police débordée. La société civile semble abdique face à l’extrême droite en tête des élections en Saxe

Les habitants n’ont plus peur d'exprimer leur haine des réfugiés. . Aujourd’hui, l’AfD arrive en tête des élections dans la région et elle la première force d’opposition au Bundestag depuis 2017.

D’autres manifestations sont annoncées samedi dans la Saxe, à Plauen, près de la frontière bavaroise, ainsi qu’à nouveau à Chemnitz, à l’appel de Pegida et du parti Alternative pour l’Allemagne (AfD). L' ’enquête a révélé que l’un des deux accusés se trouvait illégalement en Allemagne depuis 2016 et qu' il aurait dû être expulsé en Bulgarie, son lieu d'enregistrement comme demandeur d’asile.

« Ce que nous avons vu n’a pas sa place en Allemagne », a déclarée, mardi à Berlin, la chancelière Angela Merkel.

Alize Marion pour DayNewsWorld

 

COMMENT REMPLACER NICOLAS HULOT APRES LE RAPPORT CHOC SUR LE NUCLEAIRE ?

« Sa volonté de ménager la chèvre écologique et le chou productiviste n’a pas contribué à créer la condition d’une politique écologique cohérente » écrivent 10 ONG après la démission de Nicolas Hulot, dans une tribune publiée jeudi 30 août sur France Info.

Emmanuel Macron « aurait tort de mésestimer le symbole que représente cette démission surprise » qui est « le symptôme d’une immense incompréhension », conseillent dix ONG écologistes au président Emmanuel Macron sur la question de la transition écologique.

Elles ajoute que « la transition écologique n’est ni une promenade de santé ni un supplément d’âme pour politiciens sans imagination ».

Selon elles, « la volonté d’Emmanuel Macron de ménager la chèvre écologique et le chou productiviste n’a pas contribué à créer la condition d’une politique écologique lisible et cohérente ».

« En matière écologique, nous ne pouvons plus soutenir l’agriculture biologique et “en même temps” le glyphosate, la sobriété énergétique et “en même temps” le nucléaire, une redynamisation des centres-villes et “en même temps” (le mégacomplexe) Europacity et l’artificialisation des terres agricoles, la nécessaire préservation de la biodiversité et “en même temps” la baisse du prix du permis de chasse, la mise en œuvre de la COP21 et “en même temps” la multiplication des projets autoroutiers, les fermes-usines et “en même temps” une agriculture paysanne, le libéralisme et “en même temps” l’écologie ».

Sauf qu'un rapport choc sur le nucléaire commandé par le ministre de l’Économie, Bruno Le Maire, et le désormais ancien ministre de la Transition énergétique, Nicolas Hulot, a bien vu le jour et il contredit NicolasHulot !

En e ce rapport prône rien de moins que la construction de six réacteurs nucléaires de type EPR à compter de 2025. pour le « le maintien des capacités industrielles de la filière nucléaire en vue de potentielles nouvelles constructions de réacteurs »,selon la lettre de mission à l'origine du rapport Ni Bercy ni l'entourage de Hulot n'a d'ailleurs souhaité réagir.

Nicolas Hulot a, lors de l'annonce de sa démission mardi, fustigé l'énergie atomique, « cette folie inutile économiquement, l'énergie atomique, « cette folie inutile économiquement, techniquement, dans laquelle on s'entête ».Le ton est donné !

La France prépare actuellement sa « programmation pluriannuelle de l'énergie » (PPE) pour les périodes 2018-2023 et 2024-2028. « de l'énergie" (PPE) pour les périodes 2018-2023 et 2024-2028.

« Le gouvernement a logiquement engagé plusieurs missions et expertises préparatoires à ses décisions. Ce sujet sera examiné dans le cadre de la préparation de la PPE au cours de l'automne », a indiqué le ministère de la Transition écologique et solidaire, en réaction à ces informations.

Nicolas Hulot devait sans doute pressentir ce nouveau coup dur. Et après avoir dû avaler bien des couleuvres, il lui était impossible d'avaler un cobra. Il avait prévenu.

Andrew Preston pour DayNewsWorld

 

UN ENNEMI COMMUN POUR ORBAN ET SALVINI : MACRON

La droite radicale avait rendez-vous avec l’extrême droite. Mardi 28 août, Matteo Salvini, le ministre de l’intérieur italien, chef de la Ligue (extrême droite), a accueilli dans son fief lombard de Milan le premier ministre ultraconservateur hongrois, Viktor Orban.

Leur ennemi commun dans cette Europe de plus en plus divisée : Emmanuel Macron, qualifié de « chef des partis promigrants » en Europe par M. Orban. « S’ils ont voulu voir en ma personne leur opposant, ils ont raison », a répondu le président.

Tout sourire, les deux hommes forts du moment sur la scène politique ont fait de Cette rencontre symbolise un moment fondateur de la droite anti-immigration européenne. En mai 2019 ont lieu les élections européennes de mai 2019.

L'homme fort du gouvernement italien, Matteo Salvini, est « mon héros », a ainsi déclaré mardi à Milan le Premier ministre hongrois Viktor Orban. « C'est mon héros et aussi mon compagnon de route » lui qui a fermé les ports aux navires de sauvetage en Méditerranée, a-t-il affirmé à la presse à Milan, dans le nord de l'Italie, avant une réunion avec Matteo Salvini (Ligue, extrême-droite), ministre de l'Intérieur et vice-Premier ministre italien.

« Il y a actuellement deux camps en Europe. Macron est à la tête des forces politiques soutenant l’immigration. De l’autre côté, il y a nous qui voulons arrêter l’immigration illégale », a déclaré le premier ministre hongrois. « Nous sommes au bord d’un tournant historique pour l’Europe, a abondé le chef de la Ligue. Aujourd’hui commence un parcours commun qui sera suivi de nombreuses autres étapes dans les prochains mois, pour mettre au premier plan le droit au travail, à la santé et à la sécurité. Tout ce que les élites européennes financées par [le philanthrope américain d’origine hongroise] Soros et gouvernées par le Macron du moment nous refusent. »

Entre 5 000 et 15 000 personnes se sont retrouvées sur la place San Babila, en plein centre-ville, pour protester contre les positions xénophobes et souverainistes des deux politiciens.

Les deux hommes, partisans d'une ligne dure contre les migrants arrivant en Europe, ont confirmé devant la presse leur accord sur la nécessité de « défendre les frontières » contre l'immigration. « Notre objectif est d'aider là où il y a des problèmes », en Afrique notamment, « pas d'apporter les problèmes chez nous", tandis que « La mission de M. Salvini est de s'assurer que ces migrants peuvent également être arrêtés en mer », a-t-il ajouté.

A l'instar de Matteo Salvini, Viktor Orban a clairement désigné le principal adversaire en Europe, avant les élections européennes du printemps 2019 : le président français Emmanuel Macron.

"Il y a actuellement deux camps en Europe et l'un est dirigé par Macron", a affirmé le Premier ministre hongrois.

Alize Marion pour DayNewsWorld

 

NICOLAS HULOT DEMISSIONNE !

ANALYSE ET REVELATIONS DE CE QUE

PERSONNE NE VOUS A DIT !!

Pour Nicolas Hulot le compte n'y est pas, ce n'était pas suffisamment conclusif et, donc, ce n'était pas pour moi le temps de conclure", explique le ministre de la Transition écologique et solidaire dans un entretien au Monde. "Ce n'est pas un psychodrame, je considère que les conclusions ne sont pas à la hauteur de la qualité du travail extraordinaire et des propositions qui ont été faites dans les ateliers. Je ne vais donc pas aller faire le beau ou aller dire dans un micro que le compte n'y est pas », poursuit-il bien avant sa décision prise.

Les États généraux de l’alimentation se sont achevés jeudi sans Nicolas Hulot.

Ce dernier estime que les conclusions de ce grand rendez-vous de la filière agroalimentaire, organisé par le gouvernement, ne sont "pas à la hauteur", le 22 novembre 2017 à l'Elysée. Il n'a donc simplement pas assisté à la séance de clôture des états généraux de l'alimentation, boycottant ainsi le discours prononcé par Edouard Philippe, jeudi 21 décembre. Nicolas Hulot estime que les conclusions de ce grand rendez-vous de la filière agroalimentaire, organisé par le gouvernement, ne sont « pas à la hauteur ».

Il est vrai que très peu de mesures ont été déclinées et aucune grande annonce digne du monde agricole en France n'a été faites.

Ouverts fin juillet, ces états-généraux avaient pourtant vocation à trouver des solutions pour équilibrer les rapports entre agriculteurs, transformateurs et distributeurs.

Sur le front de l'environnement, les conclusions ont peu précises, les modalités de la sortie progressive des pesticides (dont le glyphosate d'ici trois ans) faisant l'objet d'un plan au premier trimestre 2018.

Pour le ministre de l’Agriculture Stéphane Travert, ce plan d’investissement "devra être finalisé pour le salon de l’agriculture" qui aura lieu du 24 février au 4 mars.

Mais le ministre le plus populaire de ce gouvernement Nicolat Hulot qui a passe son temps à accepter des compromissions inacceptables « est quelqu'un d'extraordinairement utile et précieux à ce que nous avons à faire pour transformer le pays (...) et il n'est pas question de son départ à ce que je sache » a martelé le député et porte-parole de La République en Marche (LREM) Gilles Legendre...

Or Nicolas Hulot réfléchissait depuis longtemps à un démission possible.

Sa décision est tombé : il donne sa démission par le fait que son action n'a permis d'obtenir que des « petits pas » en matière environnementale. Après des déceptions sur le glyphosate ou encore la sortie du nucléaire, il avait fait planer à de nombreuses reprises la menace d'unpossible départ

Il a confié qu'il se sentait « tout seul à la manœuvre » sur les enjeux environnementaux au sein du gouvernement. Et il vient de démissionner

!Il ajoute que ni Emmanuel Macron, ni Édouard Philippe n'ont été informés de sa décision.Et c'est ce sentiment de solitude qui a contrarié toute son action ministérielle. C'est désormais chose faite et c'est d'autant plus fort venant d' « une prise de guerre » d'Emmanuel Macron, premier président de la République à l'avoir convaincu d'intégrer un gouvernement.

A force de voir se parjurer les membres du gouvernement, au courant de rien pour Gérard Collomb, l'affaire Benalla, les affaires incessantes du gouvernement Macron, l'absence de l'écologie au sein de ce gouvernement, le mensonge permanent d'une équipe, tout cela a poussé cet « honnête homme » a décidé se désolidariser d'un gouvernement où les parjures, les mensonges, les trahisons sont l'apanage de leur gouvernement et de leur chef.

Garett Skyport pour DayNewsWorld

 

POLEMIQUE SUR L'EXHUMATION DU DICTATEUR FRANCO EN ESPAGNE

LEspagne se divise sur l’exhumation du dictateur Franco laquelle a été approuvée ce vendredi 24 août. Son passé douloureux hante encore les débats..

Le conseil des ministres espagnol a validé, ce vendredi, un décret permettant l’exhumation de la dépouille de l’ancien dictateur Francisco Franco, qui a dirigé le pays pendant 36 ans, de 1939 à 1975. Ce texte initie de façon concrète le processus de transfert des restes du dictateur vers un autre lieu  si le Parlement le ratifie dans les trente jours.

Le mausolée construit par des prisonniers politiques, sur ordre de Franco après la guerre civile (1936-1939), rassemble les corps de près de 34 000 nationalistes et républicains.

Or Franco et José Antonio Primo de Rivera, fondateur de la Phalange, une organisation d’obédience fasciste, y reposent. L'exhumation des deux corps permettrait selon les socialistes de désacraliser le monument.

Mais quarante-trois ans après sa mort, l’héritage de Franco divise encore.  Le mausolée du Valle de los Caídos en est l’illustration et rappelle la fragilité de la réconciliation.

Ce projet n’a le soutien ni de la famille du Caudilloni, ni de Ciudadanos (libéraux) ni du Parti Populaire (conservateurs). « On veut discréditer une période historique durant laquelle Franco a favorisé la plus grande transformation sociale du pays », dénonce Juan Chicharro, président de la Fondation Franco.

Les socialistes , quant à eux, peuvent compter sur le soutien de Podemos (extrême gauche) et des nationalistes basques et catalans.

« C’est incompréhensible qu’un pays démocratique finance un tel monument », juge,au contraire, Emilio Silva, président de la fondation pour la récupération de la mémoire historique

Les nombreuses questions autour des crimes perpétrés sous Franco et des divisions entre ses soutiens et ses opposants ont été en partie balayées à partir de 1975 du retour à la démocratie. Mais la réconciliation nationale peine à s'affirmer.

Le premier ministre Pedro Sanchez, en juin, de conclure : «On ne peut construire un futur confortable en ignorant un passé incommode.»

Britney Delsey pour DayNewsWorld

 

ATTAQUE AU COUTEAU A TRAPPES

DEUX MORTS ET UN BLESSE GRAVE

TERRORISME OU PSYCHIATRIE?

Deux personnes ont été tuées et au moins une autre grièvement blessée, jeudi 23 août, lors d'une attaque au couteau à Trappes (Yvelines), indique une source policière.

L'auteur des coups de couteau a été abattu.

Il était fiché S, condamné en 2016 pour « apologie du terrorisme » .

Plusieurs témoins affirment avoir entendu cet homme crier « Allah Akbar » au moment des faits.

La mère et la sœur de l'assaillant font partie des victimes .

Une attaque revendiquée par le groupe Etat islamique.

« L'auteur de l'attaque (...) est l'un des combattants de l'Etat islamique », a affirmé la formation jihadiste dans un communiqué peu après l'annonce de la mort de l'assaillant.

Les autorités sont sur place.

 

Malgré un communiqué de revendication de l’organisation terroriste Daech, l’hypothèse d’un drame familial est retenue : il s'agirait d'un acte commis par une personne souffrant de « troubles psychiatriques importants » Cependant le profil de l'assaillant, abattu par la police, interpelle les services antiterroristes qui continuent à suivre de près l’évolution de l’enquête.

Après avoir poignardé sa sœur aînée et sa mère e grièvement blesséune voisine Kamel S., 36 ans, hurle à l'arrivée de la police : « Allahou akbar ! Si vous entrez, je vous fume tous ! »

Les premiers éléments peuvent laisser penser à une action terroriste d’autant que, la veille au soir, Abou Bakr al-Baghdadi, le chef de Daech en Syrie et en Irak et que l’on donnait pour mort, a appelé à combattre les « mécréants ». Dans un message diffusé sur la messagerie chiffrée Telegram, il appelait  à poursuivre le « djihad ».

Kamel S. était connu des services de renseignement. Il était inscrit au FSPRT, le fichier dit des « radicalisés », et était soumis à une surveillance par le biais d’une fiche S. Il avait été également mis en cause, au lendemain de l’attentat de Nice, pour « apologie directe et publique d’un acte de terrorisme ». Employé à la RATP à Nanterre un incident avait déclenché une procédure disciplinaire débouchant sur son licenciement.

Mais L’Intérieur privilégie le geste d’un « déséquilibré » plutôt que celui d’un djihadiste.

Après la mort de son père il y a eu un différend familial sur l'héritage qui avait conduit à une plainte.

De plus il était connu pour ses problèmes psychiatriques et avait été interné à l’hôpital Charcot de Plaisir. Kamel S. se serait séparé de sa compagne et était revenu vivre chez sa mère à Trappes

L’enquête a été confiée à la brigade criminelle de la police judiciaire de Versailles.

Acte terroriste ou acte d'un déséquilibré mental ?

Paul Emison Trappes pour DayNewsWorld

 

UNE RENTREE CHARGEE ET COMPLIQUEE

POUR LE GOUVERNEMENT FRANCAIS

Budget, réforme des retraites, plan pauvreté. Ce sont ces dossiers chauds qui attendent le gouvernement qui a fait sa rentrée politique, mercredi 22 août à l'Elysée. Le Conseil des ministres a donné le coup d'envoi à des réformes politiquement délicates. De retour de deux semaines de vacances, les ministres et le président se sont donc retrouvés ce mercredi en Conseil pour une rentrée politique et sociale chargée : ils ont planché sur les grands chantiers politiques annoncés avant les vacances d'été.

Mercredi après-midi, le président a reçu le Premier ministre Edouard Philippe mais également le ministre de l'Economie et des Finances Bruno Le Maire, celui de l'Action et des Comptes publics Gérald Darmanin, ainsi que les ministres de la Santé et du Travail, Agnès Buzyn et Muriel Pénicaud. Il leur a exposé ses derniers arbitrages

Autant de dossiers délicats pour l'exécutif dans le sillage de l'affaire Benalla et la morosité économique ambiante avec une croissance de 1,8% seulement.

« Ne croyez pas que je vais lâcher quoi que ce soit », a déclaré Emmanuel Macron cet été.

1°Le budget, avec une croissance plus faible que prévue

La croissance s'annonce légèrement moins élevée que prévu en 2019, à 1,8% au lieu de 2% alors que le président compte tenir sa promesse faite à la Commission européenne de contenir le déficit budgétaire à 2,3% du PIB. Comment faire avec moins de recettes d'un côté et des projets coûteux à financer de l'autre ? Un vrai casse-tête ! Avec des coupes dans les crédits accordés aux emplois aidés et aux aides au logements, sait-on déjà.

2° La réforme des retraites.

Emmanuel Macron ne souhaite pas toucher à l'âge légal de départ à la retraite, fixé à 62 ans pour la majorité des salariés. Il veut plutôt opter pour un régime « universel » ; Il s'agit donc d'uniformiser les 42 régimes différents existants.

3° Le plan pauvreté

Le plan pauvreté sera présenté  « en septembre ». La «stratégie», qui sera «mise en œuvre en 2019», «ne se contentera pas de proposer une politique de redistribution classique» mais «un accompagnement réel vers l'activité, le travail, la santé, le logement, l'éducation», a promis Emmanuel Macron, lui qui avait parlé de « pognon de dingue» versé à des «gens pauvres (qui) restent pauvres» et mis en œuvre « en 2019 ».

4° Le plan santé

Réformer l'hôpital est la réforme qui a pour objectif de transformer de manière globale « le système de santé en France ». En février, « cinq grands chantiers »prioritaires ont été identifiés : qualité et pertinence des soin , ,professionnels de santé, virage numérique et organisation territoriale des soins.

De plus le gouvernement envisage une réduction des actes médicaux comme de la tarification et une mise à contribution de la médecine de ville pour désengorger les établissements de santé.

5° Le travail et l'assurance-chômage

L'exécutif souhaite que les syndicats se penchent à nouveau sur l'indemnisation des demandeurs d'emploi en activité réduite et des chômeurs de longue durée. Les syndicats demandent qu'un bonus-malus sur les cotisations patronales,soit mis en œuvre lorsque les entreprises abusent de contrats courts.

La concertation entre syndicats et exécutif pour établir un cadre aux négociations doit débuter dès la fin août.

Britney Delsey pour DayNewsWorld

 

BENETTON LE RESPONSABLE

DE L'EFFONDREMENT DU VIADUC DE GENE

« Le problème avec l’effondrement du pont vient du fait que quand nous payons un péage, nous imaginons que cet argent sera réinvesti dans l’entretien mais en fait ils se partagent les bénéfices et les ponts s’écroulent » a accusé furieux Luigi Di Maio, ministre italien du Développement économique, du Travail et des Politiques sociales.

Après l’effondrement meurtrier du pont Morandi la semaine dernière, l’Italie cherche les responsables. Sachant que la famille Benetton est actionnaire à 30 % du groupe Atlantia, dont la filiale Autostrade per l’Italia est devenue tristement célèbre mardi dernier, aucun doute que Benetton est indirectement responsable de la gestion du réseau autoroutier.

Le responsable: Benetton

C'est pourquoi, le ministre italien du Développement économique, du Travail et des Politiques sociales Luigi Di Maio s'en est violemment pris au groupe l'accusant d’être responsable de la catastrophe : « Le problème avec l’effondrement du pont vient du fait que quand nous payons un péage, nous imaginons que cet argent sera réinvesti dans l’entretien mais en fait ils se partagent les bénéfices et les ponts s’écroulent ».

Les parents des victimes ont largement boycottés les obsèques et accusent quant à eux l’État d’être responsable de la catastrophe.

Rien n'est très clair mais ce dont l'on peut être sûr , c'est que la recherche des responsabilité est en cours. « Le dossier est dans ma sacoche et il a voyagé avec moi au cours des derniers jours », a affirmé le président du Conseil italien au journal Il Corriere della Sera (en italien).

Une chose est sûre pour le gouvernement : les responsabilités incombent à Autostrade per l’Italia même si les sanctions à l'égard de cette entreprise ne sont pas encore claires.

Plusieurs mouvements de contestation se sont élevés sur les réseaux sociaux, en appelant au boycott de la marque United Colors of Benetton.

500 millions d'euros: une somme trop modeste

Autostrade per l’Italia ne propose que la somme de 500 millions d'euros : « Dans l'attente des résultats des vérifications en cours, le conseil a fait sienne une première liste d'initiatives, d'une valeur estimée de manière préliminaire à 500 millions d'euros de fonds propres, déjà annoncée au cours de la conférence de presse tenue samedi à Gênes », indique un communiqué du groupe publié à l'issue du conseil d'administration. Fonds pour les victimes, relogement et construction d'un nouveau pont.« En faisant la somme, on arrive rapidement au demi-milliard d'euros (...) Ce sont des fonds qui seront disponibles dès lundi », avait déclaré samedi Giovanni Castellucci, patron de la société qui a été mise en cause par le gouvernement, au cours d'une conférence de presse à Gênes.

Le conseil d'administration d'Autostrade per l'Italia,, a confirmé mardi que 500 millions d'euros étaient déjà prêts pour aider la ville et reconstruire l'ouvrage.

Au total, 43 personnes ont perdu la vie dans l'effondrement de ce pont.

Giuseppe Conte réclame 2,5 milliards à Autostrade, le chef du gouvernement italien jugeant la somme de 500 millions d'euros « bien modeste ». « Ils pourraient multiplier par quatre ou par cinq » ce montant, a-t-il dit.

«Vu les bénéfices exorbitants que ce groupe a faits depuis des années, cette enveloppe pourrait être quadruplée ou quintuplée», a lancé mardi le président du Conseil, dans une interview au Corriere della Sera

Les sanctions pas encore bien claires.

A certains membres du gouvernement italiens d'évoquer une amende plutôt qu’une révocation des concessions, contrairement à ce qui avait été annoncé.

Selon le ministre (Mouvement5 étoiles) des Infrastructures, Danilo Toninelli, le groupe autoroutier Atlantia, maison mère d'Autostrade del Italia, dont la famille Benetton est le principal actionnaire, «a accumulé 10 milliards d'euros de bénéfices (provenant des péages) en quinze ans».

Le chef du gouvernement populiste affirme avoir «déjà reçu des offres» alternatives pour la reconstruction d'un nouveau pont alors qu'Autostrade se dit prêt pour la réalisation d'un viaduc métallique en huit mois en lieu et place de l'ancien. Cette affirmation a été accueillie avec scepticisme par le gouvernement...

En outre le ministre entend ramener le réseau de 3 200 km d'autoroutes dans le giron de l'État, sous la coupe de la société publique Anas. Autostrade dispose de quinze jours pour présenter ses contre-arguments. Quant à la possibilité de nationaliser le secteur des concessions autoroutières, elle a été évoquée.

Mais la Ligue de Matteo Salvini, son partenaire au sein de la coalition gouvernementale, n'est pas favorable à une nationalisation. «En parler me paraît absolument prématuré», affirme le secrétaire d'État à la Présidence du Conseil, Giorgio Giorgetti, poids lourd de la Ligue, qui estime qu'«une gestion privée sous la surveillance attentive de l'État et avec des règles certaines peut fonctionner de meilleure manière».

Il a également affirmé qu'il examinait le meilleur moyen de « satisfaire l'intérêt public ». « Il est certainement nécessaire de trouver une alternative à la mauvaise privatisation », a-t-il dit.

Joanne Courbet pour DayNewsWorld

 

LE CAUCHEMAR ENFIN FINI POUR LA GRECE MAIS ENCORE DES EFFORTS A FOURNIR

Le pays émerge, ce lundi, du troisième des plans d’aide sous lesquels elle vivait depuis 2010. La Grèce retrouve ce lundi sa souveraineté budgétaire. Concrètement, la Grèce devra à présent s'autofinancer en empruntant sur les marchés.

Mais en a -t-elle pour autant terminée avec l'austérité ?

Après une crise qui a fait vaciller l’Europe, la Grèce sort enfin de la tutelle de Bruxelles et du FMI, ce lundi. Mais le pays reste fragile. Le programme d'aide européen s'achève officiellement ce lundi. Une victoire pour Alexis Tsipras qui marche cependant sur un fil.

« Un nouvel horizon se profile »

Depuis minuit, le pays est débarrassé de la tutelle de ses créanciers internationaux et peut reprendre son destin en main. « Un nouvel horizon se profile », s’est félicité le gouvernement grec qui sort de huit ans d’une crise sans précédent.

Le pays s’était retrouvé fin 2009 virtuellement en faillite. Pour lui éviter un écroulement, 274 milliards d’euros lui auront été prêtés au fil de trois plans successifs en 2010, 2012 et 2015.

La dernière tranche de 15 milliards d’euros versée en août arrive donc à son terme.

La Grèce aura reçu au total 260 milliards d’euros d’aide financière depuis avril 2010 en échange de réformes structurelles violentes qui a fait souffrir fortement la population.

L’Irlande en 2013, l’Espagne et le Portugal en 2014, Chypre en 2016, sont également passés par la tutelle des mémorandums d’ajustement.

Désormais la Grèce a l'espoir de pouvoir de nouveau se financer à terme sur les marchés.

Elle a reçu de ses créanciers (FMI, UE et BCE) 289 milliards d’euros de prêts en trois programmes, en 2010, 2012 et 2015,

La Grèce a basculé dans la tourmente après les élections législatives d’octobre 2009, quand le nouveau gouvernement socialiste a révélé que le déficit budgétaire du pays était trois fois plus élevé que les chiffres officiels avancés par le précédent gouvernement conservateur. Avec la crise, la Grèce a perdu un quart de sa richesse, le chômage s’est envolé et les salaires et les retraites ont été réduits d’environ 50 % ( les fonctionnaires perdent plus de 40 % de leur salaire, les retraités de 50%). Des centaines de milliers de jeunes Grecs ont émigré pour trouver du travail. L'investissement s'est effondré de 60% et le chiffre d'affaires des entreprises grecques a perdu 66% de sa valeur.

Les Grecs auront payé leur sauvetage au prix fort et ont manifesté plus d'une fois dans la rue.Ils ont dû supporter la douloureuse cure d’austérité imposée par leurs créanciers de la troïka, qui réunit la Commission de Bruxelles, la Banque centrale européenne et le Fonds monétaire international.

La Vouli, le Parlement grec, a voté pas moins de 450 réformes destinées à assainir les finances publiques et à moderniser l’économie.

Le Pasok, le parti socialiste grec, s’effondre laissant place en janvier 2015 à Syriza. Arrivés au pouvoir, Alexis Tsipras et son ministre des Finances, Yanis Varoufakis, promettent la fin de l’austérité mais font marche arrière. Et à Tsipras de signer le troisième plan d’aide pour éviter d’être éjecté de l’euro. D'ailleurs la crise grecque a bien failli faire voler l’Europe en éclats avec la menace agitée par l’Allemagne, d’un Grexit, une sortie de la Grèce de la zone euro.

Une victoire pour Alexis Tsipras qui marche cependant sur un fil.

Aujourd’hui le pays va mieux : l’activité économique est en phase de reprise, à un rythme annuel de 2,3 %, les exportations se portent bien, le tourisme est en plein essor et le chômage recule un peu, à 19,5 % après avoir frappé au plus haut près de 28 % de la population active.

Les agences de notation ont relevé à plusieurs reprises la note du pays considéré à nouveau comme solvable.

Sous « surveillance renforcée »

Le pays reste cependant sous « surveillance renforcée » conformément à une décision prise par la Commission européenne le 11 juillet pour s’assurer qu’Athènes ne revient pas en arrière sur les réformes et sa trajectoire budgétaire. Ce cadre prévoit notamment l’envoi à Athènes de missions d’évaluation tous les trois mois « afin de recenser les risques à un stade précoce ».

Athènes s’est notamment engagé à dégager un excédent budgétaire primaire – hors service de la dette – de 3,5 % du PIB jusqu’en 2022 puis de 2,2 % jusqu’en 2060. Pour faciliter son retour à l’autonomie, les ministres des finances de la zone euro sont parvenus fin juin à un accord d’allégement de la dette. Prolongation des échéances et accord de délais de grâce sur un montant total d’une centaine de milliards de dollars de dettes.

Ce plan d’allégement est assorti d’une injection massive de liquidités, à hauteur de 15 milliards d’euros, qui dote le Trésor grec d’une réserve de précaution de 24 milliards d’euros. Voilà qui laisse Athènes libre de retourner sur les marchés ou de puiser dans ce fonds pour faire face à ses échéances.

Cette prolongation des échéances et la réserve de précaution visent à rassurer les investisseurs sur le fait que la Grèce peut assurer le service de sa dette sur la durée.

Un geste nécessaire dans un contexte de guerre commerciale et de montée de l’euroscepticisme.

Un long chemin reste à faire

Un autre problème se profile : « la crise de l’euro est terminée, mais l’amélioration des chiffres économiques ne se traduit pas vraiment pour les Grecs », admet Klaus Regling, directeur général du programme d’aide européen.

« Pour la première fois depuis début 2010 la Grèce se tient debout sur ses deux pieds », s’est réjoui tôt lundi dans un communiqué Mario Centeno, le président du Conseil des gouverneurs du Mécanisme européen de stabilité (MES) qui a piloté le dernier programme. Il a en outre considéré l’événement comme le résultat de « l’effort extraordinaire du peuple grec, la bonne coopération avec l’actuel gouvernement grec et les efforts des partenaires européens », qui ont consenti prêts et aménagement de dette.

« Le temps de l’austérité est terminé, mais la fin du programme n’est pas le bout du chemin ces réformes », a cependant prévenu ce week-end le commissaire européen aux Affaires économiques Pierre Moscovici.


Joanne Courbet pour DayNewsWorld

 

RENCONTRE A HUIS CLOS ENTRE POUTINE ET MERKEL

AU MENU SYRIE, UKRAINE ET LE NORD STREAM 2

La Syrie et l'Ukraine sont au cœur des discussions entre Angela Merkel et Vladimir Poutine qui se sont discrètement rencontrés à Berlin samedi au château de Meseberg, la résidence du gouvernement à 70 km au nord de Berlin. Ils ont évoqué également un autre sujet sensible, celui de l'oléoduc Nord Stream 2.

Les conflits syrien et ukrainien sont des points de désaccords persistants entre l'Allemagne et la Russie. Peu d’informations ont filtré après leur entrevue, mais les deux dirigeants avaient déjà annoncé la couleur par déclarations interposées avant sa tenue.

La Syrie « Un poids énorme pour l'Europe »

Effet le président russe a demandé aux Européens une participation financière pour permettre le retour des réfugies ainsi qu'une participation financière pour la reconstruction de la Syrie. Une thématique récurrente chez Vladimir Poutine depuis plusieurs mois.

« Il faut renforcer la dimension humanitaire dans le conflit syrien et je veux dire par là avant tout l'aide humanitaire à la population syrienne, et aider les régions où les réfugiés se trouvant à l'étranger peuvent retourner », a-t-il affirmé avant de rencontrer Angela Merkel. L’homme fort du Kremlin souhaite un retour rapide de plus de 5 millions de réfugiés en Syrie dispersés en Europe mais surtout dans trois pays, la Jordanie avec un million, au Liban avec le même nombre, millions en Turquie avec 3 millions. Depuis quelques mois, seuls quelques milliers de réfugiés sont retournés dans leur pays.

L'Allemagne en a accueilli aussi plusieurs centaines de milliers depuis 2015, au plus fort de la crise migratoire. La cohésion de l'Union européenne en a été ébranlée et a affaibli politiquement Angela Merkel . « C'est potentiellement un énorme poids pour l'Europe », a-t-il mis en garde. « C'est pourquoi il faut tout faire pour que ces gens rentrent chez eux ». Concrètement il s'agit de rétablir les services de base comme l'approvisionnement en eau ou les infrastructures médicales. De son côté la chancelière a estimé que la priorité en Syrie était « d'éviter une catastrophe humanitaire », sans en dire plus.

L'Ukraine au cœur des discussion

Angela Merkel a pointé du doigt que le processus de paix des accords de Minsk, sous la houlette de l'Allemagne et de la France, est au point mort. Elle a également souligné l'absence « de cessez le feu stable » dans l'est de l'Ukraine. Une mission des Nations unies sur place « pourrait peut-être jouer un rôle de pacification » dans la région, a-t-elle dit. La Russie est accusée par Kiev et les Occidentaux de soutenir militairement les séparatistes de l'Est ukrainien, ce qu'elle nie.

Elle appelle aussi de ses vœux que Moscou finalise un accord de paix durable avec Washington.

La coopération économique

La coopération économique, en particulier dans le domaine de l’énergie, doit aussi être un thème central des discussions.

La Russie et l’Allemagne sont en effet partenaires dans le projet de gazoduc Nord Stream 2, très critiqué par le président américain Donald Trump. Ce projet doit doubler les capacités de livraison par la route de transit via la mer Baltique . Mais faut-il éviter un transport via l’Ukraine ?

« L’Ukraine doit à mon avis jouer un rôle dans le transit de gaz vers l’Europe », même après l’entrée en fonction de Nord Stream 2 prévue en 2019, a déclaré la chancelière. Vladimir Poutine a de nouveau défendu le projet, « qui répond à la demande croissante de l’économie européenne pour les ressources énergétiques ».

« Je veux souligner ici que Nord Stream 2 est uniquement un projet économique et il ne ferme pas la porte à la continuation du transit de gaz à travers le territoire de l’Ukraine », a-t-il ajouté, sans entrer dans les détails. En juillet, il avait déjà assuré que la Russie était disposée à maintenir le transit de gaz russe par l’Ukraine après la mise en service du gazoduc, mais sans en dire plus sur les volumes ou les tarifs.

Les deux responsables mènent leurs consultations au château de Meseberg, la résidence du gouvernement à 70 km au nord de Berlin. Aucune communication n’est prévue à l’issue de la rencontre. Si cette rencontre à huit clos entre Vladimir Poutine et Angela Merkel n'aura probablement peu de résultats concrets,

« le nombre de problèmes qui nous préoccupent, de l'Ukraine à la Syrie en passant par la question de la coopération économique, est si important que cela justifie un dialogue permanent », selon la chancelière allemande.

Face à une Amérique protectionniste, l'Europe aurait tout intérêt à se tourner vers son voisin russe, au lieu de ne voir en Poutine qu'un danger.


Alize Marion pour DayNewsWorld

 

L'HORREUR POUR UNE YEZIDIE EN ALLEMAGNE

L'EX-ESCLAVE SEXUELLE CROISE SON BOURREAU DANS UN MAGASIN

Réfugiée en Allemagne pour fuir l’État Islamique, elle croise son bourreau dans un supermarché .

Ashwaq Haji, 18 ans, fuit l’Irak en 2014 où elle est esclave sexuelle trouvant alors refuge en Allemagne en 2015. Mais voilà que le 21 février 2018, tout bascule, lorsque la jeune femme croise le chemin de son ravisseur.

Traumatisée, cette Irakienne est retournée dans son pays où cet homme l’avait achetée « pour cent dollars » pour la réduire à l'état d'esclave sexuelle . Enlevée le 3 août 2014, Ashwaq Haji est parvenue le 22 octobre de la même année à s’enfuir de la maison d’un djihadiste irakien qui se faisait appeler Abou Houmam.

Comme Ashwaq Haji , des milliers de femmes de la minorité yézidie d’Irak ont été enlevées, tuées ou utilisées comme esclaves sexuelles par le groupe Etat islamique (EI) quand il s’est emparé d’un tiers du pays à l’été 2014, notamment du foyer historique des yézidis sur les monts Sinjar (nord-ouest).

« Je sais très bien que tu es Ashwaq et que tu vis en Allemagne » lui a dit le djihadiste Abou Houmam.« Il m’a dit : 'ne me mens pas, je sais très bien que tu es Ashwaq et que tu vis en Allemagne avec ta mère et ton frère', il m’a même donné mon adresse et d’autres détails de notre vie » en Allemagne.

Elle s'est alors rendue à la police locale avec qui elle a visionné l'échange entre les deux dans le magasin.

« Ils m’ont dit que c’était un réfugié comme moi en Allemagne et m’ont donné un numéro à appeler si jamais il s’en prenait à moi », poursuit-elle. Et il lui ont donné un numéro d'appel d'urgence.

Ils sont des centaines à avoir vécu les nombreux massacres subis par cette minorité kurdophone adepte d’une religion ésotérique monothéiste, particulièrement persécutée par l’EI.

La mère et le petit frère d’Ashwaq ont eux aussi été captifs un temps.

Mais en 2015, tous les trois se sont installés à Schwäbisch Gmünd, à 50 km de Stuttgart, dans le cadre d’un programme du gouvernement allemand pour les réfugiés irakiens alors que le père, Haji Hamid, 53 ans, est resté en Irak.

À Schwäbisch Gmünd, Ashwaq raconte qu’elle suivait des cours d’allemand et voulait trouver un travail.

La police judiciaire du Bade-Württemberg a indiqué récemment sur Twitter avoir «ouvert une enquête le 13 mars», ajoutant toutefois que l’enquête ne pouvait «se poursuivre pour le moment, la témoin [Ashwaq] n’étant pas joignable pour répondre aux questions».

Le parquet allemand a ouvert de nombreuses enquêtes pour terrorisme, crime contre l’humanité ou crime de guerre contre des réfugiés ou des demandeurs d’asile soupçonnés d’être impliqués dans des exactions commises par des groupes jihadistes en Irak, en Syrie ou en Afghanistan.

Les témoignages d’autres réfugiés sont régulièrement utilisés tout comme les publications sur les réseaux sociaux par les inculpés eux-mêmes.

Mais la vie n’est toujours pas simple pour Ashwaq, comme pour les 3 315 yézidis qui ont réussi à s’échapper de l’emprise des jihadistes.

Jenny Chase pour DayNewsWorld

 

TRAGEDIE EN ITALIE :AU MOINS 35 MORTS APRES L'EFFONDREMENT A GENE EN ITALIE

Le pont Morandi s’est effondré ce mardi, à Gênes, en Italie. Plusieurs véhicules se trouvent parmi les décombres où les secouristes sont sur place.

Le pont Morandi, portion de l’Autoroute A10 à Gênes (Italie), s’est effondré ce mardi peu avant midi. Plusieurs voitures sont tombées du viaduc qui surplombe un quartier habité de la capitale de la Ligurie.

Des victimes en contrebas.

La foudre aurait frappé le pont juste avant l’effondrement

Le ministère de l’Intérieur parle d’au moins 11 morts dont 7 graves et 5 en urgence absolue.

La portion effondrée sur des maisons et des entrepôts fait une centaine de mètres.

Les opérations de secours sont compliquées par l’orage ainsi qu’une fuite de gaz. Selon La Repubblica, une fuite de gaz a obligé les pompiers à évacuer la zone d’intervention.

L'effondrement du viaduc a également touché les entrepôts d'Ansaldo Energia, l'une des principales usines de production d'énergie en Italie.

Le ministre des Transports, Danilo Toninelli confirme lui « une immense tragédie ».

Autostrade per Italia indique que « sur la structure datant des années 60, des travaux étaient en cours pour consolider la dalle du viaduc et que, comme prévu, elle avait été installée un pont roulant pour permettre la réalisation des activités de maintenance.

Les travaux et l'état du viaduc ont fait l'objet d'une surveillance constante », est-il encore précisé.

Une tragédie, le bilan reste provisoire
Carl Delsey pour DayNewsWorld

 

TERRORISME ET INCULPATION A LONDRES : UNE VOITURE BELIER FONCE SUR LE PARLEMENT

Un véhicule a foncé sur les barrières de sécurité du Parlement, le conducteur est arrêté. Le conducteur a été arrêté et est soupçonné «d'actes terroristes».

Plusieurs personnes ont été blessées dont deux sont hospitalisées.

Aucun blessé grave n’est à déplorer. Les motifs du conducteur sont inconnus. L’enquête a été confiée à la police antiterroriste.

«A 07h37 aujourd'hui [14 août], une voiture est entrée en collision avec les barrières devant le Parlement [du Royaume-Uni, à Londres].

Le conducteur a été arrêté par les policiers présents sur place», a déclaré la police britannique sur Twitter.

L’enquête a été confiée à l’unité antiterroriste de Scotland Yard. Le conducteur, un homme approchant la trentaine, a été arrêté et placé en détention dans un commissariat du sud de Londres.

Il est détenu pour « soupçon d’actes terroristes ». « Il n’y avait personne d’autre dans le véhicule, qui est toujours sur place et qui est en train d’être fouillé. Aucune arme n’a été retrouvée à ce stade », indique un communiqué de la police.

Les rues situées autour de Westminster ont été immédiatement bouclées, et de nombreuses voitures de police, de pompiers et des ambulances sont arrivées sur place étaient présentes.

Des agents lourdement armés et des chiens policiers sont également mobilisés. La voiture est restée encastrée dans une barrière près de l’entrée donnant sur la Chambre des lords.

Salih Khater, un homme d'origine soudanaise habitant à Birmingham et accusé d'avoir précipité son véhicule sur des cyclistes et des policiers, comparaîtra lundi devant le tribunal de Westminster, à Londres, a précisé la police.

"Cette inculpation intervient après un incident au cours duquel M. Khater a lancé sa voiture sur un groupe de passants immobiles à l'extérieur du parlement", a indiqué la police de Londres dans un communiqué. "En raison de la méthodologie employée, de l'endroit choisi et du choix présumé de prendre pour cibles des civils et des policiers, la police traite cette affaire comme relevant du terrorisme", a-t-elle précisé.

Selon la BBC, Salih Khater est arrivé en 2010 comme réfugié au Royaume-Uni, après avoir séjourné en Libye. Il y a poursuivi des études en sciences à Birmingham et obtenu la nationalité britannique. Il aurait également obtenu un permis de l'Autorité de l'industrie de sécurité (SIA) et travaillé comme garde de sécurité à Nottingham (centre).

Le 22 mars 2017, un attentat islamiste avait été commis sur le pont de Westminster  faisant cinq morts et cinquante blessés dans cette attaque.

Commençait alors le début d’une série d’attentats islamistes au Royaume-Uni en 2017. Les suivants ont eu lieu lors d’un concert le 22 mai 2017 à Manchester (23 morts), sur London Bridge le 3 juin 2017 (8 morts), et à la station de métro de Parsons Green, à Londres, le 15 septembre 2017 (Des blessés).

Un attentat islamophobe a aussi été commis le 19 juin 2017 (1 mort), quand un homme a lancé sa voiture sur un groupe de musulmans sortant d’une mosquée.

Les fous de Dieu vont à l'encontre des préceptes d'humanisme et de bonté qu'un Dieu pourrait édicter. Un tel comportement ne pourrait que les mener à la punition. Et si Dieu n'existe pas, la matière ne meurt jamais...
Boby Dean pour DayNewsWorld

 

L'AQUARIUS AVEC 141 PERSONNES A BORD

AU LARGE DE LA LIBYE

SANS LIEU DE DEBARQUEMENT

L'Aquarius, avec 141 personnes à bord, reste au large de la Libye, où il a recueilli ces dernières. Le navire de sauvetage affrété par SOS Méditerranée et opéré en partenariat avec Médecins sans Frontières (MSF) n'a obtenu en effet aucune confirmation de son lieu de débarquement.

Le ministre italien de l'Intérieur, Matteo Salvini, patron de la Ligue (extrême droite) a précisé samedi dans un entretien radiophonique à la Rai que l'Aquarius, « propriété d'un armateur allemand avec un pavillon de Gibraltar », « ne verrait jamais un port italien ».

Le Centre conjoint de coordination des secours (JRCC) libyen aurait confirmé être l’autorité en charge de la coordination des sauvetages, tout en informant l’Aquarius qu’il ne lui indiquerait pas de lieu sûr de débarquement. « Nous suivons les dernières instructions du JRCC et allons contacter d’autres RCC (Centres de coordination de sauvetage.) afin qu’un lieu sûr nous soit désigné pour débarquer les 141 rescapés », a précisé le coordinateur des secours pour SOS Méditerranée, Nick Romaniuk. Pour un membre MSF « l’essentiel est que les rescapés soient débarqués sans délai dans un lieu sûr, où leurs besoins fondamentaux soient respectés et où ils seront à l’abri d’abus », a-t-il ajouté. Le navire humanitaire a secouru vendredi 141 personnes au large des côtes libyennes.

Alors qu' en juin, l'Aquarius avait récupéré 630 migrants au large de la Libye, Matteo Salvini avait refusé de les laisser débarquer en Italie tout comme le gouvernement de Malte. L'odyssée du navire s'était terminé dans le port espagnol de Valence pour rester un mois en escale technique à Marseille.

L'Italie observe en outre de très près l'arrivée de voiliers transportant des migrants depuis la Turquie. Les garde-côtes italiens ont annoncé l'interception dans la nuit de jeudi à vendredi, tout près de la côte est de la Sicile, un voilier transportant 61 hommes pakistanais en provenance de la Turquie, battant pavillon américain.Les migrants clandestins, débarqués en Sicile, ont indiqué avoir chacun payé 5.000 euros pour le voyage. Les autorités soupçonnent deux ressortissants géorgiens d'avoir organisé ce passage. De plus 72 ressortissants kurdes irakiens et afghans (dont 12 mineurs et 29 femmes) sont arrivés vendredi sur une plage de Calabre, après avoir voyagé sur un voilier battant pavillon turc.

De son côté le navire humanitaire Aquarius a annoncé continuer sa mission après avoir récupéré un total de 141 personnes secourues vendredi au cours de deux opérations distinctes. Il entame sa première mission depuis le refus de l’Italie et de Malte de le laisser accoster en juin avec quelque 600 migrants à bord. L'Aquarius est désormais l’un des deux derniers navires humanitaires de recherche et sauvetage présents en Méditerranée centrale. Sous la pression de l’Italie - qui a accueilli plus de 650 000 migrants sur les côtes italiennes depuis 2014- et de Malte, la plupart des navires humanitaires ne patrouillent plus au large des côtes libyennes.

Le navire de sauvetage Aquarius symbolise la crise européenne sur le dossier des migrants.

L'épisode précédent avait eu des répercussions dans toute l’Union européenne, creusant le fossé entre les tenants d’une ligne dure face à la question migratoire et les défenseurs d’une solution européenne.

L'émigration venant du continent africain mérite d'être gérer en amont par les Etats des pays concernés ne pouvant l'être à l'échelon local. Preuve que les dirigeants,notamment français, ne sont pas à la hauteur des défis de ce siècle .

Jenny Chase pour DayNewsWorld

 

PROJET DE LOI CONTRE LES VIOLENCES SEXUELLES ET SEXISTES OU UN RENDEZ-VOUS POUR RIEN

« En France pénétrer sexuellement un enfant n'est pas forcément un crime, et ce sera toujours le cas avec cette nouvelle loi. » dénonce la psychiatre Muriel Salmona

Ce n’est pas peu dire le projet de loi contre les violences sexistes et sexuelles qui a fait l'objet d'un accord avec le Sénat est dénoncé, à l'unanimité par comme faisant « machine-arrière toute ». Comme d'autres grandes causes du quinquennat l'égalité entre les femmes et les hommes ne sera pas assumée par Emmanuel Macron et son gouvernement. Le texte a été approuvé par 92 voix. Personne n'a voté contre mais huit députés se sont abstenus. Mais droite comme gauche, qui tout en votant le texte ou en s'abstenant, ont dénoncé « un rendez-vous manqué »(Clémentine Autain, LRI), "une portée décevante" (Sophie Auconie, UDI-Agir), « de la communication plus que l'action » (Emmanuelle Anthoine, LR). Les spécialistes de la question parle de cacophonie judiciaire.

La dernière version de la loi contre les violences sexistes et sexuelles devrait être adoptée mercredi au grand dam des associations de défense de victimes déçues par le texte.

Après des mois de discussion, les associations de défense des droits des femmes et de l'enfant dénoncent un texte vidé de son contenu voire dangereux pour les victimes . La psychiatre Muriel Salmona, spécialiste du sujet, dénonce ouvertement un projet de loi qui met en danger les enfants. « En France pénétrer sexuellement un enfant n'est pas forcément un crime, et ce sera toujours le cas avec cette nouvelle loi. » fustige-elle dans un billet de blog publié le 29 juillet, tout en déplorant de ne pas voir inscrit dans la loi un seuil d'âge de non-consentement permettant de criminaliser toute relation sexuelle entre un enfant et un adulte. « On nous présente ce texte comme une grande avancée mais on se retrouve quand même à questionner le consentement d'un enfant. Pour les policiers aussi, c'est quand même une épreuve de devoir faire ça », s'étrangle Muriel Salmona.Cette disposition qui a beaucoup fait parler s'est évaporé du texte !!!

De « la cacophonie judiciaire »

Le non-consentement d'un enfant devra toujours être démontré ! Contrairement à ce qui avait été annoncé, il faudra toujours démontrer que l'enfant n'a pas été consentant à des actes de pénétration sexuelle. Le fait d'avoir des relations sexuelles pour un adulte avec un mineur de moins de 15 ans sans avoir démontré l'absence de consentement est jugé en délit d'atteinte sexuelle donc moins sévèrement qu'un viol où l'on a pu démontrer l'usage de la violence, la menace, la contrainte ou la surprise. La nouvelle loi stipule que « lorsque les faits sont commis sur un mineur de moins de 15 ans », la « contrainte morale » se trouve renforcée « par l’abus de vulnérabilité de la victime ne disposant pas du discernement nécessaire pour ces actes ». Cette formulation est loin de l'intention initiale d'instaurer une « présomption de non-consentement », qui impliquait que toute pénétration sur un mineur de moins de 15 ans était automatiquement considérée comme un viol, fulmine Muriel Salmona.

Michèle Creoff, vice-présidente du Conseil national de protection de l’enfance dénonce cette absence de seuil clair affirmant qu'elle engendrera une « cacophonie judiciaire » où le consentement sera à la libre appréciation du juge.Comme toujours !!!

Que valent donc maintenant la parole de Marlène Schiappa et celle d' Emmanuel Macron qui s'étaient pourtant publiquement déclarés en faveur de l'instauration d'un âge minimum de consentement ?

Le «fiasco» d’une loi «vidée de son contenu, qui échoue à protéger les enfants des viols et des agressions sexuelles» déplore sur son blog Muriel Salmona, psychiatre et présidente de l’association Mémoire traumatique et victimologie , qui ne mâche pas ses mots.

Alyson Braxton pour DayNewsWorld

 

BENALLAGATE

EMMANUEL MACRON SE VERRAIT-IL PRESENTER LA FACTURE DE LA MYSTIFICATION DE 2017 ?

Visiblement, la dernière saillie de cour de récré d’Emmanuel Macron, en forme de bras d’honneur : « qu’ils viennent me chercher » semble avoir été révélatrice d’une erreur de tactique qui va coûter cher.

L’une des réponses est venue, contre toute attente, de la perquisition des bureaux de l’Elysée. Du jamais vu ! Souvenez-vous ?

Dans des circonstances bien plus graves, Jacques Chirac avait tenu les juges d’instructions, venus perquisitionner le palais de l’Elysée, à distance , devant les portes du Château.

Mais la toute première réponse est venue du journal « le Monde » propriété du banquier Matthieu Pigasse.

Matthieu Pigasse ? Ceux qui le connaissent se demandent toujours s’il tient du génie ou de l’imposture !

Matthieu Pigasse est né il y a 50 ans. Né en mai  1968, c’est un Enarque échoué dans une banque d’affaires, mais la plus prestigieuse d’entre elles, la Banque Lazard qu’il dirige 121 Boulevard Haussmann à Paris.

Matthieu Pigasse se définit lui-même comme un banquier Punk, naviguant sans barrière, la rage au cœur et les poches pleines, entre business, médias et politique.

Tout se dit sur Matthieu Pigasse qui nourrissait dès son adolescence des ambitions élyséennes, les mêmes au même âge que celles de son ennemi de toujours, Emmanuel Macron, son double en plus jeune.

Rien d’étonnant donc, qu’au premier faux pas du locataire de l’Elysée, ce soit le Monde, via Ariane Chemin, qui ait tiré le premier à boulets rouges, car l’animal Pigasse a la rancune tenace.

Rien d’étonnant encore, que Matthieu Pigasse, qui en son temps avait conquis Dominique Strauss Khan et qui se déclare de gauche, se soit à plusieurs reprises déclaré convaincu, « qu’il était plus intéressant de conseiller des pays en crise plutôt que d’être du coté des institutions ».

On sait aussi que Matthieu Pigasse et son journal le Monde qu’il co-détient depuis quelques mois avec  Xavier  Niel, se pose toujours dans les cercles du pouvoir et de sa conquête.

C’est donc tout naturellement que le Monde a apporté son soutien à Emmanuel Macron en 2017, le Monde et Matthieu Pigasse lui-même ainsi que ses amis du Monde et leurs connaissances.

Mais Matthieu Pigasse avait dès le second tour (il n’est pas allé voter au second tour) prévenu « qu’il y aurait un second round car l’histoire Macron n’est pas terminée ».

On y est ! Et c’est donc pourquoi il faut désormais essayer de comprendre la volte- face du Monde (et de Matthieu Pigasse) qui a envoyé un missile destructeur sur l’existence et le comportement du Chouchou du Président, lequel vient d’invoquer risiblement l’article 73 du Code de Procédure Pénale afin de minimiser les brochettes d’infractions qu’il a commises.

Le missile Ariane Chemin n’étant pas gratuit, il est impossible aujourd’hui de  croire que personne (ou des personnes) n’a (ensemble) appuyé sur le bouton…

Le choix d’Emmanuel Macron pour les élections présidentielles 2017 fut, il faut le rappeler, celui de la Haute Fonction Publique et de l’appui de l’oligarchie médiatique, laquelle via le Canard Enchainé avait lancé quelques semaines avant le premier tour, le raid que l’on sait sur François Fillon, un mauvais candidat qui de surcroit s’est défendu comme un manche.

Mais après un an de mandat , Emmanuel Macron a déçu, beaucoup déçu

Car, d’humiliations en exaspérations, les comportements du Chef de l’Etat  ont mécontenté, fâché, crispé, irrité …

La Gay Pride pornographique à l’Elysée pour le 14 juillet, l’exhibitionnisme gênant de la célébration de la Coupe du Monde de football et quelques autres incidents encore,  provoqués par les chèvres qui se sont fait élire au Palais Bourbon en juin 2017 dans la foulée de la présidentielle, ont fait le reste.

L’affaire Benalla n’est en fait qu’une affaire Macron, qui témoigne des complaisances que le roi s’était accordé et avait accordé à ses courtisans.

Les juges d’instruction ont donné la charge.

Ils avaient déjà, quelques semaines plus tôt, gâché les vacances de Murielle Pénicaud, la Ministre du Travail, autrement désignée comme la Shiva du gouvernement, du nom de la déesse hindoue qui représente avec sa chevelure pétard, la destruction dans le but de la création d’un nouveau monde, en la plaçant sous statut de témoin assisté dans l’affaire Business France (affaire liée au financement de la campagne électorale d’Emmanuel Macron) , plaçant ainsi l’été du Président et de son gouvernement sous le signe « d’un été meurtrier ».

Sauf, qu’en tout état de cause, l’Elysée est déjà Ko debout !

Clara Mitchell pour DayNewsWorld

 

INCENDIE BLOQUANT LA GARE MONTPARNASSE


V
endredi 27 juillet 2018, nous avons pû voir dans le ciel parisien une immense fumée noire et en plus une odeur atroce qui venait d'Issy les Moulineaux vers 11h30.
Cet incendie a été vite stoppé mais a provoqué l'interruption du trafic des trains gare Montparnasse.

Des milliers de voyageurs sont bloqués. Les trains recommencent à refonctionner.

Le trafic devrait redevenir normal demain. Ceci est dû au transformateur électrique de l'entreprise RTE qui a pris feu.

De plus les foyers situés aux alentours sont toujours privé d'électricité (Clamart, Châtillon, Vanves, Issy les Moulineaux).
Mia Kennedy pour DayNewsWorld

 

INCENDIE EN GRECE UNE TRAGEDIE NATIONALE

En Grèce, la vague de chaleur provoque sècheresse et incendies. Ces incendies ont surtout touché la région de la station balnéaire de Matis, située à une cinquantaine de km d’Athènes.

Il y a des incendies en Grèce quasiment chaque année.

Déjà, en 2007, le Péloponnèse a brulé faisant près de 70 morts. C’était un record à cette époque !  Mais, cette fois ci, le bilan est pire.

Matis est une banlieue balnéaire très populaire qui compte 300 à 400 résidents permanents mais plus de 4000 pendant la période estivale. Et c’est dans cette région que les incendies se sont déclarés et étendus à la vitesse du vent qui soufflait alors.

C’est le genre d’endroit typique où les parents qui ne sont pas encore en congé  envoient leurs enfants avec les grands parents, pour les vacances. Ces « papous et yiayia » (grands pères et grands mères en  grec) avec leurs petits- enfants ont été les premières victimes de cette tragédie incendiaire.

Les pompiers qui n’ont pu intervenir immédiatement au-delà du rideau de feu, ont découvert après avoir éteint les foyers les plus actifs, un spectacle d’horreur.

Les habitants, surtout les enfants ont cherché à se protéger et à se mettre à l’abri des flammes en empruntant les petits sentiers qui descendent à la mer. Mais le feu, est cette fois- ci descendu jusqu’à la mer et ils ont été rattrapés par les flammes et carbonisés. C’est ainsi qu’ont été retrouvés 28 petits corps, blottis les uns sur les autres, carbonisés…

La Grèce vit désormais au rythme des identifications de victimes : 86 corps ont été identifiés à la suite d’autopsies.

Les secours continuent à travailler sans relâche pour retrouver des corps de disparus dans les décombres et les recherches, compte- tenu des difficultés, vont durer encore plusieurs jours.

En attendant, une polémiques sur les responsabilités des incendies a commencé à enfler. Selon certains, ces incendies auraient des origines criminelles, sans que soit précisé pour l’instant comment les feux (multiples) ont démarré.

Mais l’imputation à des origines criminelles n’a pas pour autant calmé la colère et les critiques de grecs.

Ce mouvement de colère est dirigé contre le gouvernement et les médias, les citoyens grecs dénonçant massivement des manquements à la sécurité ?

Lors d’une conférence de Presse, donné hier, jeudi 26 juillet 2018,

M. Troskas, Ministre adjoint à la Protection des Citoyens a cherché à parer aux nombreuses critiques qui ont commencé à se faire jour.

Il n’empêche que  TA NEA, le quotidien grec de centre- gauche vient de titrer à la une, aujourd’hui, en lettres blanches sur fond noir : « Incompétence et Provocation ».

C’est bien directement, le gouvernement de Tsipras qui est visé pour avoir mal géré la situation mais aussi surtout pour n’avoir mis en place auparavant aucune politique de prévention, malgré l’expérience déjà désastreuse de 2007.

Des rassemblements se sont tenus aujourd’hui, 27 juillet 2018 pour protester et appeler à la démission de l’ensemble du gouvernement Syriza.

Et de ce point de vue, la trahison d’Alexis Tsypras depuis l’élection présidentielle de janvier 2015 (où il affichait une étiquette de gauche radicale/mélenchoniste) est en train d’aider au développement de  ces mouvements de protestation. Une seule inconnue : jusqu’où cette protestation ira-t-elle, sur fond de victimes innocentes ?

Car la Grèce (après Chypre) a été désignée depuis 2007 par l’oligarchie bancaire pour tester en Europe, la « stratégie du choc » une doctrine insensée, née dans le laboratoire de l’Université Mac Gill à Montréal. Cette stratégie du choc a pour objectif de tester les résistances sociales et humaines : taux de chômage maximum, taux maximum de population vivant sous le seuil de pauvreté, couverture maladie réduite ou supprimée, services publics en déliquescence, laminés par les cures d’austérités draconiennes, patrimoine public bradé pour une bouchée de pain ( sites archéologiques, ¨îles, forets, TV publiques qui ferment, livres qui disparaissent des les écoles, enfants malnutries …). Dans de telles situations la population est vite à bout de souffle ; incapable de faire face aux enchainements provoquées par ces incendies à répétition dont il n’est pas encore dit qu’ils ne pourraient pas venir … d’une main noire !

La Grèce a joué depuis 3 ans, à cause de la trahison de Tsypras le rôle de Cheval de Troie d’une gouvernance bancaire européenne, dirigée par Mario Draghi, ancien Vice-président de Goldman Sachs et aujourd’hui Président de la BCE.

La souveraineté populaire ou nationale qu’exprime ces mouvements de protestions, peut néanmoins devenir un obstacle à cette prédation !

Mais dans ce cas, il suffit de la liquider purement et simplement en créant des murs immenses de difficultés ou en mettant au pas des gouvernements insoumis (ce qu’à connu et consenti Tsypras au lendemain de son élection) et de reprendre la main discrètement.

Et autant dire que dans de tels contextes , où le remboursement de la dette devient la seule préoccupation , on rend impossible le fait  de mettre en place des politiques de préventions des incendies… lesquelles sont balayées d’un revers de main, en raison d’un manque de moyens ; on entre alors dans un cercle vicieux ….Sauf qu’au passage , il y a des morts, des disparus et des victimes de toutes natures.

La Grèce avec son patrimoine public envié a bien été le laboratoire de cette nouvelle forme de dictature, particulièrement destructive...et ces incendies en sont l’expression…

Au demeurant avez-vous remarqué les similitudes avec ce qui se passe en France, même si aucun incendie grave ne se s'est pour l’instant déclaré ?

Les ingrédients sont les mêmes : réforme constitutionnelle d’ampleur, anxiété sociale généralisée qui freine les revendications, Pacte de Responsabilité, Réforme loi travail, déstabilisation du modèle familial.

Avec commisération, empathie et émotion nous,Européens, allons avoir une pensée pour les Grecs. Il serait bon aussi, que sur fond de ces incendies en Grèce, nous tirerions les leçons  sur ce qui vient de se passer, au plan politique, tel que décrypté plus haut.

Clara Mitchell pour DayNewsWorld

 

ALLEMAGNE ATTENTAT AU COUTEAU DANS UN BUS

A LUBECK ET PLUSIEURS BLESSES

Une attaque au couteau dans un bus de la ville de Lübeck dans le nord de l’Allemagne a fait plusieurs blessés mais pas de mort, a indiqué la police locale. Le procureur général Ulla Hingst a déclaré que toutes les pistes étaient explorées : « rien ne peut être exclu, le suspect n'a pas d'antécédents terroristes ».

Plusieurs personnes ont été blessées dans une attaque au couteau ce vendredi à bord d’un bus dans la ville de Lübeck, dans le nord de l’Allemagne, rapporte le journal Lübecker Nachrichten. L’assaillant, dont le mobile n’est pas connu, a été arrêté, ont annoncé des médias. Il n’y aurait pour l'instant aucun mort.

L’attaque aurait eu lieu à Kücknitz, un quartier au nord de Lübeck et aurait fait, selon le journal local Lübecker Nachrichten, 12 blessés dont deux gravement.

D’après des témoins cités par les Lübecker Nachrichten, l’un des passagers du bus a fait tomber son sac au sol pour en tirer une arme blanche avec laquelle il a attaqué au hasard les autres passagers. Le chauffeur a alors arrêté le bus et a lui-même été attaqué. Il a ensuite ouvert les portes afin de laisser sortir les passagers.

Des policiers arrivés sur place ont interpellé l’assaillant, d’après le témoignage.

Le suspect, un Allemand d'origine iranienne de 34 ans, a été arrêté et se trouve en garde à vue. Son mobile demeure encore inconnu.

Si le mobile du crime n’a pas encore été établi, les faits interviennent dans un contexte tendu en Allemagne où plusieurs attentats ou tentatives d’attentats islamistes ont été recensés ces dernières années, notamment à l’arme blanche. Dans le dernier dossier en date en juin 2018, la police a annoncé avoir déjoué une attaque à la « bombe biologique », à la suite de l’arrestation d’un Tunisien soupçonné d’être lié à l’organisation État islamique (EI). L’homme de 29 ans arrivé en Allemagne en 2015 est soupçonné d’avoir voulu remplir l’engin de ricine, un poison.

"Le nombre précis des blessés est n'a pas encore été établi. Il n'y a pas eu de morts et il y a un blessé grave" à la suite de l'agression commise en début d'après-midi à Lübeck, déclare dans un communiqué la police de la ville. L'assaillant a pu être maîtrisé et se trouve en garde à vue.

"Les motifs du crimes restent à éclaircir, et sont l'objet des investigations en cours", poursuit la police.Selon la procureure de Kiel, Ulla Hingst, le suspect est un Allemand de 34 ans. Il est possible qu'il soit né à l'étranger, a-t-elle ajouté, citée par l'agence de presse allemande DPA. "On ne peut rien exclure, y compris un motif terroriste", a-t-elle encore confié, selon le journal local Lübecker Nachrichten (en allemand).

L’attaque la plus grave reste celle au camion bélier du marché de Noël de Berlin en décembre 2016, revendiqué par le groupe État islamique et qui avait fait 12 morts.

À la fin du mois de juillet 2017, un demandeur d’asile en passe d’être débouté a tué une personne à coups de couteau dans un supermarché et en a blessé six autres, un acte motivé selon la justice par « l’islamisme radical ».

Andrew Preston pour DayNewsWorld

 

BREXIT OU VERS UN DIVORCE SANS ACCORD  ?

Au Royaume-Uni le dossier du divorce avec l’UE est devenu synonyme de crise politique . Entamées à la fin du printemps 2017, les négociations du Brexit entre l’Union européenne (UE) et le Royaume-Uni sont plus que jamais dans l’impasse.

Le gouvernement britannique enregistre environ une démission par jour depuis une semaine, le parti conservateur, celui du Labour se trouvent divisés par le chaos ambiant. Le pays vit depuis deux ans et le référendum sur la sortie de l’Union européenne, remporté à 51,9% par les partisans du Leave (quitter) un rythme infernal.

Les lignes rouges posées à l’origine par la première ministre Theresa May -sortie du marché unique européen, rejet de la compétence de la Cour de justice de l’UE et de la libre circulation des personnes – ont volé en éclats.

Mardi matin, la campagne du Leave a été condamnée à payer une amende de 61 000 livres (68 760 euros) pour avoir enfreint la loi électorale en dépassant ses dépenses de campagne, sciemment, en transférant quelque 675 000 livres à un autre groupe de campagne, lui aussi en faveur de la sortie de l’UE. Chaque camp pendant la campagne pour le référendum du 23 juin 2016, celui du Leave et du Remain (rester) était autorisé par la commission électorale à dépenser 7 millions de livres. La compagnie de marketing numérique canadienne, Aggregate IQ, liée à Cambridge Analytica a payé quarante pour cent du budget de Vote Leave, mené par l’ancien ministre des Affaires étrangères Boris Johnson et le ministre à l’Environnement, Michael Gove. On sait que cette compagnie a été accusée d’avoir volé des millions de données personnelles d’utilisateurs de Facebook et a utilisé ces dernières à des fins électorales...

Mardi 17 juillet, également dans une atmosphère électrique aux Communes, Theresa May, a sauvé de justesse son gouvernement grâce à quatre députés eurosceptiques de l’opposition travailliste qui ont voté avec le gouvernement un amendement favorable au maintien dans l’union douanière européenne.

Douze députés conservateurs anti-Brexit lui ont fait défection, votant avec le Labour .

Ce texte pro-européen visant à obliger Theresa May à renoncer à sa principale ligne rouge – la sortie du marché unique et de l’union douanière – a été rejeté de justesse par 301 voix contre 307.

Le « livre blanc » de Theresa May sur l’avenir des relations avec le continent après le Brexit se veut assez conciliant à l’égard de l’UE mais a déclenché un tollé chez les tories qui lundi sont passés à l’offensive à l’occasion de l’examen d’un projet de loi sur le commerce après le divorce . Et la première ministre leur a cédé sur un point central de son « livre blanc » acceptant un amendement interdisant au Royaume-Uni de percevoir des taxes à la frontière pour le compte de l’UE, une mesure qu’elle voyait comme emblématique de sa main tendue aux Vingt-Sept.

La première ministre n'a plus le contrôle de son propre parti en cours d’implosion et le Brexit est devenu synonyme de crise politique et d’impasse. Aucune des issues possibles au divorce avec l’Union européenne (UE) n’est soutenue par une majorité parlementaire. Mme May ne dispose que d'une courte majorité à Westminster...

Des preuves incontestables pour ce triste constat s'accumulent de jour en jour si bien que Theresa May a suggéré de prendre des vacances et que certains après les malversations dénoncées dans la campagne électorale rêvent d'un autre scrutin ! «Si nous souhaitons maintenir l’intégrité et la confiance du vote public, l’ensemble de ce foutu truc doit être annulé et réorganisé», a rugi, furieux, le très respecté député conservateur Nicholas Soames, par ailleurs petit-fils de Winston Churchill.

Vers un divorce d'avec l'UE sans accord ou vers un nouveau scrutin...alors que rien ne va plus au royaume de Shakespeare...
Joanne Courbet pour DayNewsWorld

 

FETE NATIONALE FRANCAISE

No comment !
Paul Emison pour DayNewsWorld

 

SOMMET DE L'OTAN !

LES FRASQUES DE JEAN CLAUDE JUNKER

Qui n’a pas vu la  vidéo montrant la démarche difficile et chancelante de Jean Claude Juncker lors de la réception officielle au Musée du Cinquantenaire à Bruxelles, mise en ligne le 12 juillet 2018.

Des légendes peu flatteuses accusaient le dirigeant européen d’avoir trop bu !  Une fois de plus pourrait-on dire !

Car ce n’est pas la première fois  que ce type de scène est filmé et diffusé ensuite.

En mai 2015, lors du Sommet Européen de Riga, Jean Claude Junker, jugé sous l’emprise de l’alcool avait accueilli ses collègues de façon étonnante :

une gifle donnée à un ministre Luxembourgeois, une réflexion sur le gros ventre d’un de ses partenaires, une bise sur le crane dégarni du 1er ministre Belge, pire un salut nazi pour accueillir Angela Meckel et une claque pour le 1er ministre Hongrois, Viktor  Orban, accompagnée d’un tonitruant, « bonjour le dictateur».

Ca sentait déjà, « le mec » qui avait abusé du whisky pour se détendre, selon les mauvaises langues !

Officiellement cependant, le protocole a prétendu une fois encore que Jean Claude Junker souffrait hier d’une sciatique, mais visiblement cela n’a pas suffi pour dissiper le malaise qui s’est installé depuis de nombreux mois s’agissant des comportements du Président de la Commission et de son déficit de représentativité.

Pour protéger  le peu de moral qui  reste aux ressortissants européens, nous rappellerons avec humour que Jean Claude Juncker est un  latiniste de haut vol  et qu’il nous est apparu naturel dans ce contexte que les derniers commentaires publiés se soient développés sur la version de « in vino Veritas » , expliquant que l’altération de l’équilibre et de l’orientation bancale du dirigeant européen étaient liés à la capacité de son corps à évacuer un trop plein de liquides et de vapeurs , syndrome bien connu de « l’écluse cassée » provoquée par une addiction bien installée « à la capsule ».

Mais fini de rire ! Il y a infiniment plus grave !

Jean Claude Juncker qui est déjà jugé comme une outre à vins et à bières, alcoolique, a  aussi été jugé, tant par la Presse Européenne, qu’anglaise et même  américaine bipolaire, absent, renfermé.

Dans un Requiem comique pour les ivrognes,  Jean Claude Junker a été aussi décrit comme  irrespectueux, indigne, organisateur d’évasion fiscale etc.

Car comme Eltsine, ivre et hilare qui représentait la Russie humiliée et dépecée, le président de la Commission vient d’apporter une nouvelle fois la démonstration par son attitude que l’Europe en plein naufrage pouvait inquiéter la planète eu égard au comportement de patron lui-même.

Honte à lui, qui arbore la Grand Croix de l’Ordre du Christ.

Honte à celui qui a décidé pendant des années de nos vies, négocié des traités et même dicté la doctrine bancaire.

On comprend mieux pourquoi l’Europe n’a pas avancé au cours de ces dernières décennies ou a avancé de travers ?

On comprend mieux pourquoi également, l’Europe n’a pas été capable à l’occasion de ce dernier sommet de l’OTAN de juillet 2018 de montrer ses muscles à Donald Trump !

Jean Claude Junker devrait quitter ses fonctions en 2019. Et la farce devrait donc finir prochainement !

Gageons que sont nombreux ceux qui aspirent à son départ… vite..le plus vite que possible.

Clara Mitchell pour DayNewsWorld

 

TRUMP TORPILLE LE PROJET BREXIT DE

THERESA MAY LORS DE SON VOYAGE AU ROYAUME UNI

Donald Trump doit s’entretenir avec la dirigeante britannique dans un contexte tendu, avec des manifestations prévues contre lui à Londres.

Impossible de prédire le ton de l’entrevue, mais après avoir torpillé dans la nuit de jeudi 12  au vendredi 13 juillet 2018 le projet de Theresa May concernant la relation commerciale avec l’Union Européenne post-Brexit, le président américain doit s’entretenir avec Theresa May.

« S’ils font un tel accord, nous traiterons avec l’Union Européenne au lieu de traiter avec le Royaume-Uni », a dit Donald Trump au tabloïd du Sun.

Alors que Theresa May comptait profiter de la  visite officielle au Royaume-Uni du président Americain pour faire avancer les discussions sur la conclusion d’un accord de libre-échange avec les Usa une fois que son pays aura quitté l’Union Européenne, à la fin de mars 2019.

« Cela tuera probablement l’accord » avec les Etats-Unis, a ajouté M. Trump, arrivé au Royaume-Uni jeudi après-midi de Bruxelles, où il a sommé ses partenaires de l’OTAN de mettre davantage la main à la poche en matière de dépense de défense.

Avant de quitter la capitale belge, il avait porté un premier coup au projet de Theresa May, présenté le jour même, affirmant « ne pas savoir » s’il correspondait au vote des Britanniques de quitter l’UE.

Il n’a pas non plus exclu de rencontrer son « ami » Boris Johnson, partisan d’un Brexit dur, qui a claqué la porte du gouvernement en début de semaine pour protester contre le plan de Theresa May et qui ferait, selon lui, un « grand premier ministre ». « Cela en dit long sur ses préférences personnelles, et vers quel genre de Brexit dur il veut voir le Royaume-Uni prendre le chemin », écrit le quotidien The Guardian.Instaurer une nouvelle « zone de libre-échange »

La porte-parole de la Maison Blanche, Sarah Sanders, a tenté de minimiser l’impact des déclarations de Donald Trump, assurant que le président américain « aime et respecte beaucoup » Theresa May, puisque, a-t-elle ajouté devant la presse, « il a dit dans son interview qu’elle était “une très bonne personne” et qu’il n’a jamais rien dit de méchant à son encontre ».

Theresa May a proposé à Bruxelles un plan qui prévoit de maintenir des liens étroits avec l’UE à vingt-sept en matière de commerce de biens, en instaurant une nouvelle « zone de libre-échange » qui reposerait sur un ensemble de règles communes concernant les biens et le secteur agroalimentaire.

Les Etats-Unis et le Royaume-Uni ne sont pas seulement « les plus proches alliés, mais aussi les amis les plus chers », a-t-elle déclaré en accueillant le président américain et son épouse, Melania Trump, pour un dîner au palais de Blenheim, résidence de campagne près d’Oxford, où étaient également invités de nombreux représentants du monde économique.

Les manifestations à Londres contre Trump qui outre le commerce et les échanges porteront sur le Proche-Orient et la Russie.

Donald Trump et Melania sont ensuite attendus au palais de Windsor, pour prendre le thé avec Elizabeth II.

Le matin même, un ballon géant représentant un Donald Trump en couche-culotte flottera dans le ciel londonien près du Parlement, mais ses démonstrations de mécontentement contre le président américain qui ont démarré dès jeudi,  avec un rassemblement devant la résidence de l’ambassadeur américain à Londres par  quelques centaines de manifestants rassemblés devant les grilles de Winfield House, n’ont pas eu un tres grand impact !!

Si le Brexit reste soumis a de fortes controverses il n’en demeure pas moins pour l’instant un éléments d’actualité en Europe !!!

Paul Emison pour DayNewsWorld

 

RETOUR SUR LE CONGRES DE JUILLET 2018 UN SECOND DISCOURS DU TRONE SOUS LES ORS DE VERSAILLES

Pour la seconde fois depuis l’élection présidentielle d’Avril 2017, la France a eu droit, en direct, à une nouvelle mise en scène du Monarque Républicain, Emmanuel Macron, à Versailles ou il avait réuni le congrès pour l’écouter.

Sauf, qu’au lendemain de l’élection de 2017, l’exercice pouvait paraitre  habile avec l’objectif déclaré de réhabiliter la fonction présidentielle abimée par les pratiques sarkozistes ou hollandiennes .Cette année là, il faut en convenir, la première édition fut effectivement jugée facile et palpable.

Mais, cette fois ci, il n’en a rien été. Pour les plus avertis, dans le contexte tendu que connait présentement l’exécutif, la convocation du Congrès s’est avérée être plus un problème qu’une solution.

Donc, cette année  encore, le Roi voulait faire roi ; mais dans la réalité, le Roi n’a pas cessé de se justifier, de se placer en position de défense, d’expliquer, trop confusément une fois de plus, sa politique qui n’apparait plus cohérente, de débiter des vœux pieux ou des excuses relevant d’une naïveté intolérable.

Et ce qui devait arriver arriva : la prestation d’Emmanuel Macron a déclenché une bronca inédite en de semblables circonstances de la part des parlementaires.

Il faut dire que, sentant le vent venir, et avant même que congres ne commence, un certain nombre de députés avaient déjà pris la décision de ne pas participer à ce qui avait déjà été jugé comme une mascarade qui n’avait pas grand-chose à voir avec l’esprit de la République.

Les députés de la France Insoumise avaient annoncé immédiatement qu’ils boycotteraient l’événement. Jean Luc Mélenchon s’était même fendu d’une lettre ouverte destinée, en propre, au Président de la République dans laquelle il indiquait « que retenu par des actions hostiles au gouvernement, il ne serait pas présent aux congres » (sic).

A gauche encore, plusieurs parlementaires proches de Benoit Hamon avaient eux aussi prévenus qu’ils ne se rendraient pas à Versailles ; ce fut le cas de Marie Noëlle Lienemann, sénatrice, Régis Janico et même Valérie Rabaud, ancienne rapporteur du budget.

A l’exception de Pierre Laurent qui était chargé de prononcer un discours en réponse à celui du Chef de l’Etat,  tant que Président de groupe, les parlementaires communistes, qui n’étaient pas présents dans la salle, s’étaient rassemblés devant la devanture de la fameuse salle du Jeu de Paume, ou ils ont prêté serment !

Du coté des Républicains, Christian Jacob Président du Groupe à l’assemblée nationale et Bruno Retailleau, Président du groupe au Sénat n’ont boycotté que le déjeuner où ils avaient été invités par le Président de la République. La plupart des élus Républicains ont assisté à son discours ; mais en débutant le sien, Christian Jacob s’est néanmoins cru obligé de rappeler que la décision ne de pas boycotter le discours sans débat du Président de la République, avait été âprement discuté et acquise à une faible majorité.

Pour Debout la France, Nicolas Dupont Aignan n’a pas caché sa colère à l’issue de la prestation du Chef de ‘Etat, une prestation qu’il a jugé creuse, insupportable et pas rassurante ».

L’opposition présente, est ressortie dans son ensemble, de la salle du Congrès,  très remontée estimant que le Chef de l’Etat n’avait pas convaincu, une fois de plus. Pour de nombreux parlementaires, le discours n’a été en effet qu’un long inventaire… à la Prévert le plus souvent, reprenant le catalogue des mesures déjà prises (peu nombreuses)  ou de celles restant à prendre.

Pendant 1h 30, selon Laurent Wauquiez , Emmanuel Macron n’a fait que procrastiné, n’apportant aucune réponse concrète aux dossiers, notamment ceux qui interpellent le plus vivement les français telles que la réforme de la Sécurité Sociale, celle des pensions de réversion ou encore  l’immigration.

C’est sur le sujet de l’immigration que le Chef de l’Etat a le plus choqué, notamment lorsqu’il a déclaré que « Jamais la France (et donc lui)  n’acceptera les déportations (de migrants) à travers l’Europe, » tentant ainsi, en utilisant la shoah, de culpabiliser encore plus les français hostiles à sa politique migratoire.

Mais au-delà de l’immigration toutes les annonces contradictoires y sont donc passées :

L’Islam : Le plan déjà annoncé est reporté à l’automne malgré la contestation  qui monte de la part de ceux qui « défendent certains principes républicains » face à ceux qui souhaitent « un renforcement des dogmes »

La protection des enfants : le plan lié à la feuille de route de la protection de l’enfance a été retardé

Réforme des tutelles : des mesures seront annoncées en septembre incluant, à l’effarement de certains, l’octroi du droit de vote aux handicapés y compris mentaux, « lesquels bénéficieront d’un accompagnement renforcé »…..

Le plan pauvreté : la présentation du plan a été remise au mois de septembre, pour cause de Coupe du Monde de Football, ceci à la grande indignation de nombreux responsables politiques ou sociaux-économiques. Néanmoins Emmanuel Macron a indiqué que « le plan venir allait intégrer une transformation du système de solidarité ». L’intention est restée au demeurant très vague et on a compris que les pauvres devront encore attendre ?

Les retraites et les pensions de réversion : les régimes de retraite seront refondus dès 2019 et l’affaire des pensions de réversion n’en est pas une … car il n’a jamais été question de  les supprimer ? On attendra pour voir !!

La pollution de l’air : Emmanuel Macron envisage une stratégie ambitieuse, sur initiative du gouvernement. On n’a pas cependant saisi dans son discours les contours de ladite stratégie ?

L’éducation, la formation : à part les mesures sur le dédoublement des classes à l’école maternelle, déjà mises en place, on n’a pas pu savoir grand-chose sur le sujet ni sur la répartition de l’enveloppe de 15 Mds d’€ sur 5 ans destinée à la formation d’un million de jeunes et d’un million de chômeurs.

L’intelligence artificielle : faisant allusion au rapport du député Cédric Villani présenté le 29 mars 2018, Emmanuel Macron a rappelé les principes éthiques auxquels il est attache ( ?) laissant entendre simultanément qu’il allait probablement créer un Comité d’Ethique spécialisé en I.A., « un machin » de plus ou il pourra caser ou recaser ses amis…

Les divisions de l’Europe et le Monde dangereux d’aujourd’hui : à deux jours du sommet de l’OTAN en présence de Donald Trump, il n’a pas été possible de décrypter les dernières propositions du Président de la République !

Les économies budgétaires restant à venir: Emmanuel Macron n’a pas jugé nécessaire de développer son concept « d’équilibre entre l’économique et le social ». Il faudra suivre …

Comme on vient de le voir, Emmanuel Macron est resté flou sur un grand nombre de sujets d’actualité. Et quand il y a du flou, comme chacun sait, il y a un loup…

Au demeurant et pour résumer l’intervention du Chef de l’Etat, on fera observer que ce congres ne restera pas dans les annales pour sa clarté, étant précisé qu’en tout état de cause, beaucoup auront compris une fois de plus, qu’en France,  c’est la technocratie qui  triomphe généralement alors que la démocratie enregistre chaque jour des défaites supplémentaires.

Clara Mitchell pour DayNewsWorld

 

GRANDE-BRETAGNE BRUSQUE DEPART DE DAVIS DAVID QUI MET EN DIFFICULTE

LE GOUVERNEMENT DE THERESA MAY

« Au mieux, nous serons dans une position de faiblesse pour négocier » , a déclaré David Davis .

En désaccord avec le Brexit «adouci» de Theresa May, David Davis, qui négociait la sortie de l'UE avec Bruxelles, l'a fait savoir haut et fort: il a démissionné dimanche soir 8 juillet.

Selon le ministre en charge du Brexit, l'accord négocié entre le Royaume-Uni et l'UE sur la volonté de maintenir une relation commerciale post-Brexit n'était qu'un mauvais accord qui ne respectait pas le vote des Britanniques.

Ainsi après avoir brandi maintes fois sa démission, Davis David l'a finalement donnée dimanche 8 juillet dans l' après midi. Steve Baker, a également quitté ses fonctions de secrétaire d'État au ministère de la Sortie de l'UE. Boris Johnson, ministre des Affaires étrangères, et également eurosceptique convaincu, quant à lui s'était contenté de qualifier le projet de «bouse»...

On connaît déjà le nom de son remplaçant annoncé lundi matin. Il s'agit de Dominic Raab, 44 ans, un autre partisan du Brexit.

Cet accord  prévoyait le maintien au sein du marché unique européen pour les biens et produits alimentaires, ainsi qu'un alignement sur les réglementations européennes et un partenariat douanier avec les Vingt-Sept. Il n'a pas encore officiellement été soumis aux Européens devant l'être jeudi seulement.

La Premiére Ministre n'essuie pas moins de six démissions en huit mois. Le député conservateur Peter Bone a estimé que Davis Davis « avait fait la bonne chose », estimant que les propositions de Theresa May n’avaient de Brexit « que le nom » et n’étaient « pas acceptables » et déjà des députés tory ont demandé un vote de défiance pour que cette dernière soit remplacée par un Brexiter convaincu .

«La démission de David Davis à un moment si crucial montre que Theresa May n'a plus d'autorité et est incapable de mener à bien le Brexit», s'est contenté de commenter le chef de l'opposition travailliste Jeremy Corbyn.

Hors du gouvernement Davis David , 69 ans et vieux routier de la politique britannique, a les mains libres pour fédérer autour de lui tous les Pro-Brixers intransigeants.

La partie est loin d'être gagnée pour Theresa May.

Alyson Braxton pour DayNewsWorld

 

A PROPOS DU " BREXIT DOUX " PROPOSE

PAR THERESA MAY A L'UNION EUROPEENNE

Enfin une avancée du côté de Londres en vue du Brexit effectif, prévu pour le début 2021. Fin », semble-t-il, de la cacophonie gouvernementale. La première ministre britannique Theresa May, consciente du désaccord persistant au sein de son gouvernement a frappé un grand coup sur la table vendredi. «J’avais autorisé les collègues à exprimer leurs points de vue personnels. L’accord [de vendredi] signifie que ce ne sera plus le cas et que la responsabilité collective est désormais totale. », a-t-elle écrit dans un communiqué.

Elle a ainsi imposé à ses deux ministres les plus europhobes - Boris Johnson (chargé des affaires étrangères) et David Davies (chargé du Brexit)- un « Brexit doux » d'une main de fer : douze heures de séminaire dans sa résidence de campagne à Chequers à 70 kilomètres de Londres, dépôts des portables dans les vestiaires, retrait immédiat des voitures et portables de fonction aux récalcitrants, des mesures dissuasives qui semblent avoir porté leurs fruits. La cheffe de l'exécutif britannique vendredi soir a pu enfin annoncé une « position commune » de son gouvernement à l'Union européenne (UE) : Une zone de libre-échange ou « zone douanière conjointe » avec les Vingt-Sept.

« Notre proposition créerait une zone de libre échange entre le Royaume-Uni et l'UE avec un ensemble de règles communes pour les biens industriels et les produits agricoles », a déclaré dans un communiqué la dirigeante conservatrice, à l'issue d'une réunion. Si le Parlement de Westminster venait à y déroger l’UE pourrait alors répliquer en bloquant l’accès à son marché intérieur.

Par contre en matière de services, les Britanniques ne désireraient pas un alignement aussi étroit qui risquerait de leur faire perdre leur plus grande compétitivité vis-à-vie de l'UE . Le secteur des services ferait l'objet «d'arrangements différents».

Londres s’engagerait également à respecter les décisions de la Cour de justice de l’UE « dans les domaines où les règles communes s’appliquent ».

De plus ils souhaiteraient fixer librement leurs droits de douane,et en contrepartie proposeraient de prélever les taxes européennes -si elles venaient à être plus élevées- pour de les rétrocéder à l’UE lorsque les marchandises sont destinées aux Vingt-Sept. Selon Downing Street, l’application de ces principes éviterait le retour d’une frontière physique en Irlande .

Enfin le principe de libre-circulation des personnes laisserait la place à un « schéma de mobilité » en faveur des Européens.

Theresa May publiera la semaine prochaine un livre blanc pour de plus amples détails sur ses objectifs.

Somme toute Downing Street promeut comme base de négociation un modèle plus proche de celui de la Norvège que de celui du Canada ...

Reste à savoir comment les Vingt-Sept vont réagir face à ces propositions britanniques .

Même si Michel Barnier, qui mène la négociation pour l’UE, s’est montré confiant endéclarant vendredi soir « prêt à adapter son offre », il n'en reste pas moins que les négociations promettent d'être âpres.

Accepter de telles propositions reviendrait à cautionner un marché unique à la carte...qui ouvrirait la boite de Pandore.

Jenny Chase pour DayNewsWorld

 

MACRON/JUPITER VA-T-IL ETRE OBLIGE

DE DESCENDRE DE L’OLYMPE ?

Elu avec 66,10 % des voix au second tour des élections présidentielles de 2017, Emmanuel Macron vient de chuter violemment  dans les derniers sondages  de la fin juin/début juillet 2018).

Début juillet, le total des Français qui approuvent son action n’est plus que de 27%, soit près de 50 % de perte de confiance et d’estime, en un peu plus d’un an, ce qui est beaucoup !

L’image du Président de la République s’est considérablement dégradée et son action politique est plus désavouée que jamais. Les Français jugent sévèrement aujourd’hui le Chef de l’Etat.

La polémique et le désamour tiennent autant à la personnalité d’Emmanuel Macron qu’aux choix politiques qu’il a fait depuis qu’il a été élu.

S’agissant de sa personnalité, le jeune chef d’Etat de 40 ans, impressionne de moins en moins ; il passe aux yeux des Français « comme un étranger à l’Elysée ».

Son image s’est usée très vite et les Français décrivent aujourd’hui un président lointain, arrogant, méprisant, hautain, trop littéraire, sans empathie et  insensible à leurs problèmes.

Les micro-polémiques sur le train de vie du couple présidentiel qui se sont multipliées depuis quelques semaines, procèdent de ces ressentis ceci alors même qu’un bon nombre Français ont vu, pour la plupart d’entre eux, leur pouvoir d’achat reculer.

Le remplacement de la vaisselle de l’Elysée a suscité de violentes critiques, dès lors que le Français moyen a appris par le Canard Enchainé du 27 juin 2018, que la Présidence de la République dispose de 5365 pièces de vaisselle pour les grands diners, auxquelles il faut ajouter des myriades d’assiettes, de coupes et de soucoupes destinées aux déjeuners et aux diners plus intimes. La très officielle commission de récolement qui n’a pas terminé  son dernier inventaire a même recensé 83 464 pièces de porcelaine de Sèvres, à disposition des résidences présidentielles. Et il n’y a jamais eu de souci avec les pièces cassées ; sur simple demande, la Manufacture remplace gratuitement et à l’identique.

Il en a été de même avec la piscine de Brégançon, un équipement que les anciens présidents de la République n’avaient jamais exigé jusqu’ici. C’est d’ailleurs principalement pour cette raison que  le dernier caprice du couple Macron a fait l’objet de commentaires grinçants, l’argument invoqué officiellement concernant la protection de l’intimité du couple n’ayant pas convaincu, après les photos, en maillots de bains du couple, prises sur une plage publique et publiées en 2016 en couverture de Paris Match. La communication a ses limites. Les Français ont commencé  à comprendre son mécano et sa réelle utilité.

Procède aussi de cette analyse, le recadrage au Mont Valérien d’un collégien, dont l’humiliation  devant caméras a été très mal perçue dans l’instant. Mais la leçon de respectabilité donnée par Emmanuel Macron à ce jeune  collégien passe encore plus mal ces derniers jours suite à sa visite officielle au Nigeria.

Retour en arrière : A 26 ans, alors qu’il venait d’être admis à l’ENA, (promotion Léopold Serdar Senghor) Emmanuel Macron a fait son stage obligatoire à l’Ambassade de France à Abuja (Nigeria). Pendant ce stage il s’était rendu très souvent au Shine, un night-club emblématique de la capitale africaine. Et c’est en souvenant de cette époque, qu’il a fait organiser sa visite officielle du 3 juillet 2018, visite à laquelle il a souhaité donner une tournure décontractée, loin des soirées protocolaires. C’est ainsi qu’ayant tombé  veste et  cravate il a été repéré sur la piste de danse du nigth-club, déroulant des déhanchements chthoniens infernaux (expression tirée de la mythologie grecque) peu conformes à l’image renvoyée habituellement par un Président de la République de bonne présentation. Revendiquant lucidement néanmoins le grotesque de la situation il a au surplus interpellé les spectateurs présents en disant que : « ce qui se passe au Shine, reste au Shine ». Fermez le banc !  Il n’y a rien à voir ! Les vacances ont déjà commencé pour le couple Macron.

De sorte que, l’avertissement qui a suivi tous ces événements s’est avéré sévère.

Mais les choix politiques de gestion et de réforme du Chef de l’Etat  commencent également à inquiéter.

Jusqu’ici, les Français n’avaient pas encore souhaité trop s’exprimer, donnant ainsi au Président de la République le  temps de mettre en place les réformes qu’il avait proposées, « en même temps » avant de juger.

Mais progressivement les premiers effets de la nouvelle politique se font sentir et en l’absence de résultats concrets, avec simultanément des prélèvements fiscaux de plus en plus insupportables, notamment pour les classes moyennes, les choix du Président des riches viennent de faire lever des vents mauvais qui  sont en train de se retourner contre lui.

Les vagues anti-macron ont été constatées par tous les instituts de sondage et le Président de la République s’est déjà pris des paquets de mer, alimentés par ce fort courant de mécontentements.

Concrètement, la politique d’Emmanuel Macron est en effet jugée globalement inefficace et il n’est pas certain que le discours devant le congrès modifiera cette perception.

Mais cette fois- ci en revanche, le Président de la République ne pourra pas dire que c’est la faute à Mélenchon…. ou à celle de Laurent Wauqiez…. ou encore à celle de Marine Le Pen qui les uns ou les autres ne bénéficient pas de ce retournement de tendance pour l’instant.

Au demeurant et  mécaniquement cela a suscité encore plus de sarcasmes et de critiques,  que les Français n’ont pas manqué d’entendre et de comprendre ...voire de constater.

Pire, même les supporters « du chef » commencent à douter. La cote d’Emmanuel Macron en ce début juillet 2018 a baissé de 7% chez ses sympathisants.

De telle sorte que l’embarras et l’inquiétude commencent à inquiéter … enfin… l’Elysée, ceci d’autant plus qu’Edouard Philippe a baissé lui aussi de 5% dans les mêmes sondages, la chute de l’exécutif entrainant mécaniquement par ailleurs celle de toute l’équipe gouvernementale (-3%) qui enregistre son plus bas niveau avec 27% de votes de confiance.

Certes en ce début d’été, les Français installés sur les plages vont un peu se déconnecter de la réalité et oublier la politique ; mais la crainte d’une cristallisation des mécontentements commence à se préciser chez certains proches d’Emmanuel Macron.

Le bon élève Macron a disparu des radars et un bon résultat de la France à l’occasion de la Coupe du Monde de foot ne sera peut être pas suffisant pour remonter la pente ? Ceci surtout si cela turbule toujours plus dans la carlingue de l’avion France…

Clara Mitchell pour DayNewsWorld

 

DES FICHES S AURAIENT EU ACCES

AUX CENTRALES NUCLEAIRES EN FRANCE


Plus qu'inquiétant le constat posé par un député de la commission d’enquête parlementaire sur la sûreté et la sécurité des installations qui a rendu public son rapport jeudi 5 juillet :

Des fichés S ont eu accès aux centrales nucléaires, selon un député.

« Les experts entendus […] pensent que le danger pourrait venir de l’intérieur ».

Les conclusions du rapport indiquent :

« Les enquêtes sur les agents d’EDF sont bien faites, sur les sous-traitants français, assez bien faites mais sur les sous-traitants étrangers, elles sont très contestables » voilà ce que souligne le député de l’Ardèche, Hervé Saulignac (PS) vice-président de la commission parlementaire.

Selon le député, « À l’évidence, il y a eu des fichés S qui ont eu accès aux centrales via des entreprises sous-traitantes » .

Or sachant que le taux de sous-traitance dans les centrales françaises avoisine les 80 à 90%...

Alize Marion pour DayNewsWorld

 

ELECTIONS EUROPEENNES 2019

ET SI LA TETE DE LISTE LES REPUBLICAINS  ETAIT DAMIEN ABAD ?

Damien Abad est député de l’AIN depuis 2012 et 3ème Vice Président de LR depuis l’élection de Laurent Wauquiez à la tête du Parti de la droite sociale et libérale. (Les Républicains)

A ce titre il est depuis  longtemps présent sur les plateaux de TV ou dans les rédactions des groupes de Presse où il est invité régulièrement pour commenter l’actualité politique et donner son point de vue sur tel ou tel sujet du moment. Sa notoriété grimpe.

L’homme est jeune, souriant et habile ; il maitrise tout à la fois, une fine rhétorique et une dialectique redoutable tout en entretenant d’excellentes relations avec les journalistes.

Le public a déjà commencé à découvrir cette nouvelle figure politique, atypique.

Damien Abad est  en effet ce jeune député facilement reconnaissable, qui intervient souvent à l’assemblée nationale où il occupe physiquement un siège à droite et tout en bas des travées, siège qui a été aménagé spécialement dès le lendemain de son élection pour tenir compte de son handicap.

Damien Abad est en effet  atteint d’une maladie rare, l’arthrogrypose, une maladie congénitale difficile à détecter in utero.

Les séquelles de la maladie lui donnent cette démarche dandinante qui lui a valu le capital de sympathie qu’il attire très régulièrement et qui en a déjà fait le héros du handicap. Les handicapés ont trouvé en sa personne, leur porte- voix.

Damien Abad est né le 5 avril 1980 à Nîmes (Gard) où il fit ses études secondaires au lycée Alphonse Daudet . Après son baccalauréat, il intègre Sciences Po Bordeaux dont il sort major, puis Sciences Po Paris en 2004.

Il échoue par deux fois au grand oral de l’ENA, qu’il abandonne pour se tourner rapidement vers la politique de terrain qui le passionne.

Damien Abad a une sensibilité centriste et c’est donc tout naturellement qu’il se tourne vers L’UDF et son Président de l’époque François Bayrou, lequel à l’occasion du Congrès de Lyon de janvier 2006, s’était proclamé dans une motion unique, votée largement ( !), « libre et indépendant » mais néanmoins partisan d’une alliance pré-électorale avec l’UMP.

Vite repéré par les patrons du Centrisme, il est, à partir de mars 2006 embauché comme collaborateur de groupe à l’Assemblée Nationale. Au sein des services du groupe UDF, Damien Abad se voit confier un poste de chargé d’études sur les questions budgétaires et fiscales, un domaine et une spécialisation  qui lui serviront grandement par la suite dans ses fonctions électives locales.

Mais le Centre éclate en 2008  suite à la décision de François Bayrou de créer le Modem. Cependant, tous les centristes ne font pas le choix de suivre le « béarnais » et les députés (les ¾ des députés centristes de l’époque ne l’ont pas suivi) qui avaient décidé de soutenir Nicolas Sarkozy  pour l’élection présidentielle de 2007, conviennent de créer le Nouveau Centre qui verra le jour en mai 2008 à l’occasion du Congrès de Nîmes (la ville de naissance de Damien Abad).

Et c’est à Nîmes qu’est élu à la Présidence du Nouveau Centre, Herve Morin,  ancien lieutenant de François Bayrou (il fut son porte parole pour les élections présidentielles de 2002).

Mais Herve Morin avait dès 2007 anticipé et fait dissidence, l’occasion des élections législatives de juin, où il a présenté, sous les couleurs du Parti Social et Liberal Européen « des membres de sa famille et certains de ses employés ».

Pour avoir soutenu Nicolas Sarkozy, il fut dès  lendemain des  élections remercié et nommé en sa qualité de nouveau  chef de file des Centristes/compatibles UMP, Ministre de la Défense dans le premier gouvernement Fillon. (Herve Morin fut confirmé à ce poste dans le second gouvernement Fillon).

Et c’est à partir de là, que va démarrer la carrière politique de Damien Abad, qui bien que candidat malheureux dans la 5ème circonscription des Yvelines (3,17%) en 2007 se vit désigner par le Nouveau Centre, en récompense de son sacrifice et de sa fidélité, à Hervé Morin, candidat en seconde position sur la liste conduite  par Françoise Grossetete (UMP) pour la  grande circonscription du Sud Est (laquelle regroupait les Régions Rhône Alpes et PACA) à l’occasion des élections européennes de 2009.

La voie était tracée, sous les augures d’un Hervé Morin qui amicalement l’interpellait alors comme ceci dans les réunions publiques : «  Damien, si les petits cochons ne te mangent pas et si les gros te laissent, je présage que tu feras une belle carrière politique ».

Et jusqu’ici, les petits cochons ne l’ont pas mangé et les gros se sont écartés !

Par suite les bruits de couloir qui laissent entendre que Damien Abad aurait été pressenti pour conduire la liste LR (cette fois- ci nationale) des élections européennes de 2019 semblent sonner juste.

Certes il faudra attendre une confirmation, car ils existent encore des enjeux et des jeux de pouvoirs.

Mais !! Pourquoi pas ? Ce pourrait être un bon choix, pour reprendre les propos de Valery Giscard D’Estaing en son temps.

Et il y a des signes qui ne trompent pas pour certains observateurs avertis.

Depuis qu’il a été nommé vice président des LR, Damien Abad a entrepris une tournée des fédérations LR. Il laboure le terrain, rencontrant inlassablement les militants qu’il faudra mobiliser dès la rentrée de septembre pour animer la campagne.

Le 13 septembre 2018, il a prévu d’organiser le bilan de son « Tour de France des Territoires », en invitant dans l’AIN, son pré-carré, les 50 parlementaires qui ont participé aux travaux préparatoires de l’opération.

De plus, Damien Abad dispose pour ces élections de l’expérience qu’il a acquise de juillet 2009 à juin 2018 au Parlement Européen, ce qui est un atout dans une campagne qui risque sur certains points de prendre des aspects techniques. (Financiers, monétaires par exemple !)

Il a acquis également une solide expérience de terrain en occupant la fonction de Président du Conseil Départemental de l’AIN entre avril 2015 et juillet 2017. Il n’occupe plus cette fonction depuis l’interdiction du cumul des mandats avec une fonction exécutive, mais il continue à siéger en qualité de conseiller départemental.

Sur le terrain des idées  et de la stratégie, il semble être en parfait accord avec la ligne de Laurent Wauquiez.

A noter que les élus locaux et territoriaux sont aujourd’hui en crise et boycottent le pouvoir LREM et l’autorité « bonapartiste » d’Emmanuel Macron dont la popularité fléchit sérieusement dans les sondages.  Des vents de fronde se soulèvent ici et là ! Une fenêtre de tir semble s’être ouverte pour le courant des Républicains.

A l’occasion d’un récent sondage, les Français ont désigné la droite républicaine comme le second opposant à Emmanuel Macron, derrière le Rassemblant National (RN)  de Marine Le Pen (ex FN), ceci alors même  que LREM peine à rassembler ! Un changement d’opinion  se dessine, changement qu’il faudra saisir …opportunément.

Alors oui ! Pourquoi pas !

Ce serait probablement un choix avisé pour sortir la droite de l’ornière dans laquelle elle était encalminée depuis les élections présidentielles de 2017 et qui selon les propos de Damien Abad lui même « aurait compris … enfin…qu’elle devait sortir du sang et des larmes » et assurer tout son rôle d’opposant, clairement et humainement.

Alors !… Rendez- vous à la rentrée !

Clara Mitchell pour DayNewsWorld

 

ANGELA MERKEL DE PLUS EN PLUS FRAGILISEE

AU SEIN DE SON GOUVERNEMENT

MALGRE L'ACCORD AVEC LA CDU

Si Angela Merkel a trouvé un compromis avec son ministre de l'intérieur Horst Seehofer sur les migrants pour éviter que ce dernier ne démissionne, la coalition gouvernementale allemande n'en ressort pas moins des plus fragilisées. La chancelière a dû renoncer à sa politique migratoire généreuse lundi 2 juillet au soir après d'âpres discussions pour le maintien de la coalition gouvernementale. Angela Merkel et son ministre rebelle Horst Seehofer, qui mettait dans la balance sa démission -ce éclatant ainsi la majorité gouvernementale- se sont entendus pour restreindre le nombre de demandeurs d'asile dans le pays. Le ministre de l'Intérieur exigeait en effet que soit mis fin à la répartition des demandeurs d'asiles dans toute l'Allemagne le temps de l'examen de leurs dossiers. Le président de la CSU, Horst Seehofer, s’inquiète pour son parti, qui risque fort de perdre sa majorité absolue lors d’élections régionales en automne en raison de la percée attendue de l’extrême droite. L’un des proches du ministre de l’intérieur, Markus Blume, a parlé d’un « tournant de la politique d’asile » allemande.

Le compromis prévoit donc l'instauration de « centres de transit » à la frontière entre l'Allemagne et l'Autriche pour y installer les demandeurs d'asiles enregistrés dans d'autres pays européens, un point essentiel pour Horst Seehofer.

Angela Merkel a certes sauvé in extremis son gouvernement en échange du renoncement définitif à sa politique migratoire généreuse, mais ce répit pourrait n’être que de courte durée. « Le climat dans une coalition gouvernementale n’a probablement jamais été aussi empoisonné que dans celle-ci », affirme mardi 3 juillet le quotidien Bild, le plus lu outre-Rhin.

D'autant que le parti social-démocrate (SPD), troisième membre de la coalition, ne s'est pas encore prononcé sur cet accord obtenu aux forceps et que l’un des spécialistes des questions migratoires au sein de ce parti, Aziz Bozkurt, a fustigé des restrictions migratoires qui vont « totalement dans le sens » de l’extrême droite. Bernd Riexinger, un dirigeant de la gauche radicale, n a pas hésité à parler  de « camps d’internement de masse », dans une référence au passé nazi de l’Allemagne. Il a demandé au SPD de refuser ce compromis. Et ces derniers semblent encore hésiter sur les solutions proposées.

Si le SPD venait à refuser ce compromis, les efforts d’Angela Merkel pour sauver son gouvernement seraient remis en cause. Mardi à 16 heures a lieu une réunion au sommet décisive des trois partis de la coalition.

Alyson Braxton pour DayNewsWorld

 

VIBRANT HOMMAGE DE LA NATION

A SIMONE VEIL AU PANTHEON

Simone Veil et son mari Antoine sont entrés au Panthéon, dimanche, au terme d’une émouvante cérémonie.

Portés par des membres de la garde républicaine, les cercueils de Simone et Antoine Veil ont remonté, sous un soleil de plomb, la rue Soufflot en direction du Panthéon, où le couple est entré, dimanche 1er juillet. Simone Veil est la cinquième femme à être inhumée dans ce temple républicain, après Sophie Berthelot en 1907, Marie Cuie en 1995, Germaine Tillion et Geneviève de Gaulle-Anthonioz en 2015.

Le convoi s'est ébranlé à partir de 10 h 30 dimranche du mémorial de la Shoah, puis s'est s’arrêter sur la place Edmond Rostand, au pied de la rue Soufflot, recouverte d’un tapis bleu, couleur de la paix et de l’Europe. Les cercueils ont ensuite remonté la rue, sous les applaudissements nourris d’une foule diverse, constituée de familles, de personnes âgées mais surtout de spectateurs plus jeunes, venus nombreux dès 9 heures dimanche matin.

Les trois grands combats menés par Simone Veil, cinquième femme à figurer sur la liste des Grands Hommes ont donné lieu à trois arrêt: le premier pour les droits des femmes que fut l’adoption de la loi autorisant l’interruption volontaire de grossesse, en 1974, le second pour l’Europe, dont elle a été la première femme à prendre la présidence du parlement, en 1979 et le troisième pour marquer la mémoire de la déportation, dont elle est une des rescapée.

À l’arrivée sur la place du Panthéon, autour de 11 h 30, quatre-vingt-douze choristes ont entonné « Le chant des Marais », puis ont laissé le président de la République faire un discours d'un demie-heure. « La décision de faire entrer Simone Veil au Panthéon ne fut pas seulement la mienne ni celle de sa famille, mais celle de tous les Français », annonce Emmanuel Macron dès le début de son allocution.

« Elle qui avait vécu l’indicible expérience de la sauvagerie et de l’arbitraire savait que seuls le dialogue et la concorde entre les peuples empêcheraient qu’Auschwitz ne renaisse sur les cendres froides de ses victimes, a martelé le président . Lorsqu’elle décide de témoigner, c’est d’abord pour rendre hommage aux justes de France. Pour rappeler le courage inouï des familles françaises qui, au péril de leur vie, avaient caché des enfants juifs », ajoute-t-il

.Recouverts du drapeau français, les cercueils sont ensuite entrés par le portail monumental du Panthéon en présence du président de la République et de son épouse Brigitte, des deux fils encore vivants du couple Veil et de leurs descendants.

Les corps d’Antoine et Simone Veil seront inhumés dans le sixième caveau du Panthéon, lundi 2 juillet, lors d’une cérémonie privée. Ils reposeront aux côtés de Jean Moulin, André Malraux, René Cassin et Jean Monnet.

Les Parisiens sont venus nombreux pour rendre un dernier hommage à l’une des personnalités préférées des Français.

Emily Jackson pour DayNewsWorld

 

CARAMBA !

LE DRAPEAU ARC EN CIEL A FLOTTE SUR PARIS

A L’OCCASION DE LA « MARCHE DES FIERTES »

Déclaration liminaire… nous avons voulu user de notre liberté d’expression, inconditionnelle, en commentant les événements qui se sont déroulés sur Paris, depuis la Fête de la Musique. Et qui dit libre, ne veut pas dire insultant, injurieux, diffamatoire ou discriminatoire ! Nous avons respecté ce principe !

Autrefois Paris était la ville des Lumières. Elle est devenue ces derniers jours la ville Arc en Ciel, à notre grand étonnement…critique.

C’est Emmanuel Macron qui a ouvert sa transformation, le 21 juin 2018 à l’occasion de la Fête de la Musique et des péripéties du concert qui s’est déroulé dans la cour de l’Elysée où s’est produit Nicola Sirkis, le leader du groupe « Indochine », concert à l’issue duquel le couple présidentiel a accepté de se faire photographier entouré de la communauté LGBT.

L’exemple était donné et ..

François de Rugy, le Président de l’Assemblée nationale a suivi le mouvement en faisant pavoiser le Palais Bourbon avec des drapeaux Arc en Ciel.

Mais la Dame de l’Hôtel de Ville qui n’y avait pas pensé n’est pas restée en reste. Elle a fait encore plus fort ! elle a fait peinturlurer les passages piétons aux couleurs de l’Arc en Ciel, histoire que la leçon rentre par les pieds au cas où elle ne serait pas entrée par la tête, oubliant étourdiment que les chiens étaient susceptibles de maculer les bandes multicolores.

Dans son Palais du Luxembourg, Gérard Larcher n’a toutefois pas bronché ! Le Sénat a conservé fièrement plantés, ses traditionnels drapeaux, le drapeau français tricolore et le drapeau européen, avec ses douze étoiles sur fond bleu, le drapeau symbole de la Vierge Marie telle qu’elle est apparue à Saint Jean dans l’Apocalypse : « un signe grandiose est apparu dans le ciel, une femme revêtue du soleil, la lune sous ses pieds et sur sa tête une couronne de douze étoiles … »

Gérard Larcher n’a donc pas cédé au lobbying LGBT, alors que dans la même semaine le gouvernement avait fait radier les associations religieuses de la liste officielle des lobbies ; mais visiblement le lobbying est comme le cholestérol, il y a le bon et le mauvais ?

Depuis,en représailles, des tags et des graffitis infâmes sont apparus ici et là, dans le quartier du Marais plus particulièrement.

Anne Hidalgo a donc pris immédiatement les décisions qui s’imposaient, à la mesures de cette flambée de violences « qui selon elle a défiguré Paris ». « Les passages Arc en Ciel seront repeints » vient-elle de déclarer, ajoutant « nous en feront même quelques uns de supplémentaires » , tout ceci pour calmer l’incendie qui s’était déclaré sur Paris à l’occasion de la conférence de Presse tenue par la porte parole LGBT , conférence de Presse qui avait pris l’air d’un incendie nucléaire.

Tous ces événements où chacun a surjoué sa partition ont ressemblé à une pantalonnade qui a frisé le ridicule.

Et dans cette pièce c’est le couple présidentiel qui a le plus été pointé du doigt et en a fait le plus les frais.

Et pourtant ! L’intention de Brigitte et Emmanuel n’avait-elle pas été d’ajouter leur pierre chic et branchée à la Fête de la Musique ! négligeant au passage le Français/électeur de base, supposé inculte qui ne comprend rien à l’art...moderne !

C’était oublier que la France est en pleine décomposition sociale et que de nombreux Français, pas forcément les moins avisés, se sont déclarés offensés par l’histrionisme que la capitale vient de vivre, tous camps confondus; un histrionisme déclenché par le plus haut niveau de l’Etat et décliné sur un mode provocateur, signe selon nous de l’attitude présidentielle « peopolisante » abrutissante qui règne depuis les élections de 2017.

Et rapidement, il nous est apparu que ces français étaient des plus en plus nombreux, dans toutes les strates de la société.

Plusieurs voix qui portent se sont en effet élevées pour critiquer cette situation, à l’exemple de Philippe Bilgger, magistrat honoraire, qui vient de déclarer : « j’en ai assez de la décadence d’une société qui inverse avec une volupté masochiste et avec le concours d’une autorité supérieure, les valeurs fondamentales, alors même que ladite autorité supérieure devrait au contraire les maintenir, les sauvegarder et les protéger de la vulgarité ».

Nous partageons ce point de vue !

Clara Mitchell pour DayNewsWorld

 

CARAMBA !

LE DRAPEAU ARC EN CIEL A FLOTTE SUR PARIS A L’OCCASION

DE LA « MARCHE DES FIERTES »

Déclaration liminaire… nous avons voulu user de notre liberté d’expression, inconditionnelle, en commentant les événements qui se sont déroulés sur Paris, depuis la Fête de la Musique. Et qui dit libre, ne veut pas dire insultant, injurieux, diffamatoire ou discriminatoire ! Nous avons respecté ce principe !

Autrefois Paris était la ville des Lumières. Elle est devenue ces derniers jours la ville Arc en Ciel, à notre grand étonnement…critique.

C’est Emmanuel Macron qui a ouvert sa transformation, le 21 juin 2018 à l’occasion de la Fête de la Musique et des péripéties du concert qui s’est déroulé dans la cour de l’Elysée où s’est produit Nicola Sirkis, le leader du groupe « Indochine », concert à l’issue duquel le couple présidentiel a accepté de se faire photographier entouré de la communauté LGBT.

L’exemple était donné et ..

François de Rugy, le Président de l’Assemblée nationale a suivi le mouvement en faisant pavoiser le Palais Bourbon avec des drapeaux Arc en Ciel.

Mais la Dame de l’Hôtel de Ville qui n’y avait pas pensé n’est pas restée en reste. Elle a fait encore plus fort ! elle a fait peinturlurer les passages piétons aux couleurs de l’Arc en Ciel, histoire que la leçon rentre par les pieds au cas où elle ne serait pas entrée par la tête, oubliant étourdiment que les chiens étaient susceptibles de maculer les bandes multicolores.

Dans son Palais du Luxembourg, Gérard Larcher n’a toutefois pas bronché ! Le Sénat a conservé fièrement plantés, ses traditionnels drapeaux, le drapeau français tricolore et le drapeau européen, avec ses douze étoiles sur fond bleu, le drapeau symbole de la Vierge Marie telle qu’elle est apparue à Saint Jean dans l’Apocalypse : «  un signe grandiose est apparu dans le ciel, une femme revêtue du soleil, la lune sous ses pieds et sur sa tête une couronne de douze étoiles … »

Gérard Larcher n’a donc pas cédé au lobbying LGBT, alors que dans la même semaine le gouvernement avait fait radier les associations religieuses de la liste officielles des lobbies ; mais visiblement le lobbying est comme le cholestérol, il y a le bon et le mauvais ?

Depuis, en représailles, des tags et des graffitis infâmes sont apparus ici et là, dans le quartier du Marais plus particulièrement.

Anne Hidalgo a donc pris immédiatement les décisions qui s’imposaient, à la mesures de cette flambée de violences « qui selon elle a défiguré Paris ». « Les passages Arc en Ciel seront repeints »  vient-elle de déclarer, ajoutant « nous en feront même quelques uns supplémentaires » , tout ceci pour calmer l’incendie qui s’était déclaré sur Paris à l’occasion de la conférence de Presse tenue par la porte parole LGBT , conférence de Presse qui avait pris l’air d’un incendie nucléaire.

Tous ces événements ou chacun a surjoué sa partition ont ressemblé à une pantalonnade qui a frisé le ridicule.

Et dans cette pièce c’est le couple présidentiel qui a le plus été pointé du doigt et en a fait le plus les frais.

Et pourtant ! L’intention de Brigitte et Emmanuel n’avait-elle pas été d’ajouter leur pierre chic et branchée à la Fête de la Musique ! négligeant au passage le français/électeur de base, supposé inculte qui ne comprend rien à l’art...moderne !
C’était oublié que la France est en pleine décomposition sociale et que de nombreux français, pas forcement les moins avisés, se sont déclarés offensés par l’histrionisme que la capitale vient de vivre, tous camps confondus; un histrionisme déclenché par le plus haut niveau de l’Etat et décliné sur un mode provocateur, signe selon nous de l’attitude présidentielle « peopolisante » abrutissante qui règne depuis les élections de 2017.

Et rapidement, il nous est apparu que ces français étaient des plus en plus nombreux, dans toutes les strates de la société.

Plusieurs voix qui portent se sont en effet élevées pour critiquer cette situation, à l’exemple de Philippe Bilgger, magistrat honoraire, qui vient de déclarer : « j’en ai assez de la décadence d’une société qui inverse avec une volupté masochiste et avec le concours d’une autorité supérieure, les valeurs fondamentales, alors même que ladite autorité supérieure devrait au contraire les maintenir, les sauvegarder et les protéger de la vulgarité ».

Nous partageons ce point de vue !

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UNE PARTIE DES MIGRANTS DU LIFELINE

ACCUEILLIE EN FRANCE

Le navire Lifeline, affrété par l'ONG allemande du même nom, attend depuis une semaine un port pour l'accueillir. Il accostera finalement à Malte , puis les quelque 230 migrants à son bord seront répartis entre plusieurs pays européens, dont la France, l'Italie et le Portugal.

En effet Emmanuel Macron a annoncé que la France ferait partie des Etats accueillant des passagers, lors d'une conférence de presse à l'issue de sa visite au Vatican et de sa rencontre avec le pape François. « La France fera partie des quelques Etats membres (de l'UE) qui prendront des personnes qui se trouvent aujourd'hui sur le Lifeline lorsqu'ils arriveront dans un port européen et l'OFPRA est déjà en route vers Malte pour pouvoir procéder à cette mission », a confirmé Emmanuel Macron lors d'une conférence de presse au Vatican.

Il a tenu à préciser qu'il s'agira de«quelques dizaines d'individus par pays» d'accueil. Des migrants économiques ou des réfugiés politiques? Et les pays de Visegrad ?

En parallèle, le président français n'a pas manqué de critiquer l'ONG allemande Lifeline pour avoir «agi en contravention de toutes les règles et des garde-côtes libyens» et «fait le jeu des passeurs». «On ne peut pas accepter durablement cette situation car au nom de l'humanitaire cela veut dire qu'il n'y plus aucun contrôle. À la fin on fait le jeu des passeurs en réduisant le coût des risques du passage», a affirmé Emmanuel Macron.

Giuseppe Conte, Président du Conseil des ministres italien, qui accueille une partie des migrants, a également dénoncé le non-respect des règles du droit international et annoncé que le navire sera «soumis à une enquête pour s'assurer de sa nationalité et du respect des règles du droit international de la part de son équipage».

Toujours est-il que le président de la république française ne fixe toujours aucun cap dans sa politique migratoire et reste une fois encore dans l’ambiguïté, affirmant simplement que la France agit par solidarité européenne .

Britney Delsey pour DayNewsWorld

 

PROCES DU SCANDALE DES BEBES VOLES

EN ESPAGNE

Pour la première fois, un médecin, le docteur Vela, est jugé à partir d’aujourd’hui grâce au témoignage de la mère d'Inès Madrigal, laquelle avait livré la vérité à sa fille.

Ne pouvant pas avoir d'enfant, l’obstétricien exerçant à la clinique San Ramón de Madrid, avait demandé à la mère d'Inès Madrigal de simuler une grossesse puis l'avait déclarée comme la mère biologique du nouveau-né. Fait qu'il avait reconnu devant le juge d'instruction en 2013 tout en affirmant avoir signé «sans regarder» le dossier médical concernant l'accouchement.

Cet octogénaire est donc jugé pour soustraction de mineur et falsification de documents officiels.

Des dizaines de milliers, voire des centaines de milliers d’enfants ont été déclarés mort-nés, pour être soustraits à leurs parents avant d'être adoptés par des couples stériles de préférence proches du régime « national-catholique», souvent avec la complicité de l'Église catholique.

« Près de 300 000 enfants sur plus de cinquante ans » auraient été concernés selon le sociologue Francisco González de Tena, auteur du livre Nos encargamos de todo (Nous nous occupons de tout), la terrible phrase qu'entendaient les parents à l’annonce de la pseudo-mort de leur bébé.

Dans un premier temps les bébés furent enlevés aux opposantes dans l'objectif de punir ces dernières accusées de transmettre le « gène rouge » de Marx. Puis les bébés volés furent des nourrissons nés hors mariage ou dans des familles nombreuses pauvres.Ce trafic perdura jusqu'aux années 80 pour des raisons économiques cette fois.

Les familles comme les associations attendent beaucoup de ce procès.

Mais les protagonistes disparaissent au fil des années telle la religieuse Maria Gomez Valbuena, dépeinte comme la tête du trafic à Madrid, et morte avant d'être jugée.

Carl Delsey pour DayNewsWorld

 

LE PRESIDENT EMMANUEL MACRON

EN TERRAIN MINE AU VATICAN

Emmanuel Macron est reçu mardi par le pape François au Vatican selon une tradition qui remonte aux rois de France pour y recevoir le titre honorifique de chanoine de Saint-Jean-de-Latran.

Ce titre de chanoine de Saint-Jean-de-Latran est en effet attribué depuis le XVIIe siècle.

D’abord aux rois de France, puis aux présidents français.

Celui qui le premier a reçu cette distinction a été Henri IV qui en 1604, après avoir abjuré le protestantisme dans un contexte de guerres de religion. Après la Révolution, les dirigeants français ont négligé le titre jusqu'à ce que René Coty le remette au goût du jour, en 1957. Emmanuel Macron s'inscrit donc dans cette tradition. Sous la Ve République, seuls trois présidents, le gaulliste Georges Pompidou, et les socialistes François Mitterrand et François Hollande, n’ont pas fait le déplacement pour être installés comme chanoine honoraire de Saint-Jean-de-Latran.

Le programme d'Emmanuel Macron , chargé, débute par un petit-déjeuner avec les représentants de la communauté Sant'Egidio, cheville ouvrière de plusieurs « couloirs humanitaires » acheminant des exilés syriens en Europe. La présidente du Secours catholique, Véronique Fayet, qui n'a pas ménagé ses critiques contre la politique migratoire de l'exécutif, jugée trop restrictive.fait d'ailleurs partie de la délégation présidentielle .

L'audience privée avec le pape  d' environ 25 minutes a lieu à 10h30 au Palais apostolique. Puis le président français rencontre le cardinal Pietro Parolin, secrétaire d'État du Saint-Siège avant un déjeuner avec ce dernier et les cardinaux français à l'ambassade de France.

C'est à 14h30 qu' Emmanuel Macron reçoit son titre de Chanoine honoraire de l'église romaine de Saint-Jean de Latran dans la basilique Saint-Jean du Latran de Rome qui est la cathédrale de l'évêque de Rome, donc du pape. Le président ne prononce pas de discours se contentant d'une conférence de presse depuis la Villa Bonaparte en fin de journée.

Sans aucun doute le pape et Emmanuel Macron lors de leur entrevue vont aborder des sujets brûlants.

S'ils défendent tous deux le multilatéralisme, la construction européenne, la défense de l'environnement -le pape François a publié, en 2013, une encyclique entièrement dédiée au sujet- il n'en demeure pas moins qu'ils ne partagent pas la même vision sur la crise migratoire, la bioéthique ou le nucléaire. Le pape François a appelé à l'accueil des migrants or la récente crise de l'Aquarius et le minisommet européen du 24 juin apportent la preuve que la France n'en prend pas la voie. La bioéthique est un autre sujet de discorde entre l' Eglise et le gouvernement Macron qui a promis l'ouverture de la procréation médicalement assistée(PMA) à toutes les femmes d'ici à la fin du quinquennat. Quant au nucléaire alors que le Vatican prône l'abolition totale des armes atomiques, la France défend la non-prolifération.

Un déplacement suscitant une polémique.

Un déplacement, scruté de près, qui suscite une polémique surtout après le discours qu'avait prononcé  Emmanuel Macron lors de la Conférence des évêques de France (CEF) , en avril dernier. En effet il avait déclaré qu' « un président prétendant se désintéresser de l’Église et des catholiques manquerait à son devoir » et avait alors appelé à « réparer » le lien « abîmé » entre l'Église et l'État, notamment depuis l'adoption du mariage homosexuel en 2013. Les laïcs avaient alors rué dans les brancards rappelant la séparation entre l’Église et l’État depuis le Concordat 1905.

C'est la raison pour laquelle l’Élysée démine toute tentative de polémique sur la laïcité.

«  Il n’y a aucune dimension spirituelle. On peut choisir de la recevoir ou pas, ici le choix a été fait d’aller jusqu’au bout. Il n’y a pas d’enjeu de laïcité », glisse-t-on à l’Elysée. Le député Insoumis Alexis Corbière a ainsi dénoncé dimanche sur Twitter un mépris de la laïcité telle qu'exprimée dans la loi de 1905.

Le président français, ancien élève des Jésuites, assume son choix se prêtant à la tradition et faisant du pape un allié sur la scène internationale. N'en profite-t-il pas également pour envoyer un message aux électeurs catholiques ?

Jenny Chase pour DayNewsWorld

 

MINI SOMMET SUR L'IMMIGRATION ET DES PROPOSITIONS EN VUE POUR NE PAS DETRICOTER L'EUROPE

Alors que l’Italie a refusé l’entrée de ses ports à l’Aquarius et au Lifeline, deux bateaux d’ONG chargés de sauver les migrants en mer, le président du Conseil des ministres italien Giuseppe Conte a prévenu : «Il faut des solutions européennes, sans quoi les initiatives bilatérales [entre Etats] signeront la fin de Schengen.». Et le chef du gouvernent italien de poursuivre : «Nos frontières sont aussi celles de l'Europe : l'Italie ne peut pas continuer à agir toute seule», a encore martelé le chef du gouvernement italien.

La chancelière allemande, consciente que la pérennité de l'Europe est en jeu a appelé à plus de solidarité européenne à l'égard des «pays les plus impactés [par la crise migratoire]», comme l'Italie. «Nous voulons éviter que l'Europe ne se divise», a-t-elle déclaré, appelant à apporter «une réponse européenne à l'immigration», à l'issue de sa rencontre avec Emmanuel Macron le 19 juin. «C'est aujourd'hui un vrai choix de société qui est aujourd'hui en discussion, c'est même peut-être un choix de civilisation», a pour sa part ajouté ce dernier.

Des propositions ont été émises telles la relance du projet de Défense européenne, baptisé PESCO – Permanent Structured Cooperation en anglais- et le renforcement de Frontex (lutte contre les filières d'immigration illégale en provenance de Libye, ainsi qu'aux «réseaux de passeurs» notamment). Et la perspective d'un budget commun, prévue à l'horizon 2021 a aussi été abordée avec cependant une certaine frilosité du côté allemand.

Après cette rencontre avec Angela Merkel, Emmanuel Macron a reçu ce samedi 24 juin le nouveau Premier ministre espagnol qui a permis à l'Aquarius d'accoster sur ses côtes.

Tous deux se sont montrés favorables à sanctions financières envers les pays de l’Union européenne qui refuseraient d’accueillir des réfugiés. Lors d’une conférence de presse à Paris avec le Premier ministre espagnol Pedro Sanchez, le président a estimé qu'« on ne peut avoir des pays qui bénéficient massivement de la solidarité de l’UE et qui revendiquent massivement leur égoïsme national quand il s’agit de sujets migratoires ».« Je suis favorable à ce qu’il y ait des sanctions qui existent en cas de non solidarité […], à ce que des conditions sur ce sujet soient mises au financement d’aides structurelles », a-t-il précisé.

Ils proposent aussi la création de centres fermés pour mieux contrôler les arrivées des migrants dans les pays européens, afin d’y étudier leurs cas, d’accorder l’asile aux réfugiés et d’être en mesure de raccompagner les migrants économiques dans leur pays d’origine.« Une fois débarqués sur le sol européen, nous sommes favorables à mettre en place des centres fermés conformément au HCR, avec des moyens européens qui permettent […] une solidarité financière immédiate, une instruction rapide des dossiers, une solidarité européenne pour que chaque pays prenne de manière organisée les personnes qui ont droit à l’asile », a expliqué le chef de l’État.

Pour les migrants qui n’ont pas droit à l’asile, il sera bien entendu nécessaire d’avoir « une solidarité européenne et une efficacité pour raccompagner » ces personnes « vers leur pays d’origine » et « en aucun cas vers des pays de transit » a-t-il ajouté à la veille d’un mini-sommet européen sur la question.

Pour contrer les extrêmes le Président a pris le taureau par les cornes mais ce mini sommet, ce dimanche, s'annonce difficile.

Joanne Courbet pour DayNewsWorld

 

GRACE A L’ADN ON POURRAIT SAVOIR SI

NESSIE EXISTE BIEN

Qui n’a pas vu ces photos où l’on voit une silhouette se dresser à la surface du Loch Ness, le célèbre lac écossais.

La première photo a été prise en 1934 et depuis on se perd en conjecture ; mais c’est la sainte Irlandaise Columba qui a vu le monstre pour la première fois en 565.

Le mystère passionne toujours autant, année après année. Il est même devenu un puissant moteur pour le tourisme de la région. Le registre officiel qui recense les apparitions de Nessie, dénombre plus de 1000 témoignages…. auxquels il faut ajouter autant de canulars. Nessie déclenche par ailleurs 200 000 recherches sur Internet chaque mois.

Le Loch Ness est le lac le plus important des Iles Britanniques avec 37 km de long et 226 m de profondeur. Son écosystème est unique à cause de sa faible teneur en nutriments et la présence de tourbe dans ses eaux qui empêche toute visibilité en dessous de 9 m.

Mais qui  a-t-il véritablement dans le Loch Ness ?

Neil Gemmell cherche à le savoir.

Neil Gemmell , professeur à l’université d’Otago  (Nouvelle -Zélande) a décidé de tenter de nouvelles  recherches en se lançant dans l’aventure d’une ultime expédition. Il a entrepris il y a un peu plus d’un an, le montage d’une exploration qui a suscité l’engouement des médias et des réseaux sociaux.

Neil Gemmell est en effet généticien.

Une vingtaine de chercheurs se sont joints à lui. Ils forment le noyau de l’équipe de recherche à laquelle sont venus s’agréger des chercheurs bénévoles.

Pour financer l’expédition, Neil Gemmell a noué des partenariats avec des entreprises. Il a aussi bénéficié de prêts de matériel comme ceux du bateau Deepscan et son skippeur. L’Université d‘Otago a financé une partie du budget, le reste a été apporté par des dons. Le budget total a été évalué à 100 000 €.

Grâce à la technique du séquençage de l’ADN environnemental, Neil Gemmell envisage d’apporter une réponse irréfutable.

Tout organisme vivant, en se déplaçant dans les eaux du lac laisse dans son sillage des fragments d’ADN. Ces fragments proviennent de la peau, des écailles, des plumes, des fourrures ou des déjections qui restent détectables pendant quelques jours.

Le groupe de chercheurs doit prélever des échantillons d’eau, sur l’ensemble de la longueur du Loch Ness et à 3 niveaux de profondeurs différentes.

Un prélèvement spécifique sera fait à l’endroit où le monstre a été vu pour la dernière fois par un irlandais qui a pu faire une vidéo. Sur cette vidéo « on distingue une forme qui émerge ». C’est au total pas moins de 230 échantillons qui seront prélevés.

Une fois anonymisés ces échantillons collectés seront préparés par deux équipes différentes, l’une venant du Danemark et l’autre de France, plus précisément du Laboratoire d’Ecologie Alpine (LECA) de l’Université de Grenoble.

Les échantillons seront ensuite analysés au Royaume- Unis tout d’abord, mais aussi en Nouvelle Zélande et en Australie.

Les analyses devraient permettre d’identifier toutes les espèces vivantes dans le Loch Ness ; mais il y a fort à parier que des bactéries inconnues seront aussi découvertes et parmi celles-ci  qui sait … des bactéries en lien avec Nessie.

Depuis sa découverte Nessie a fait l’objet de diverses hypothèses scientifiques : un plésiosaure qui aurait survécu à l’extinction des dinosaures ? Un esturgeon géant ? ou ?

Une forme suspecte avait été précédemment détectée au fond du lac par un sonar ; elle s’est révélée être celle d’un submersible utilisé pour le tournage d’un film !

Jusqu’à présent aucune chasse au monstre, aucune étude scientifique n’a trouvé quoi que ce soit, rappelle un chercheur qui ajoute au demeurant « que cette dernière étude pourrait peut être apporter des surprises ».

En tout état de cause la mission scientifique qui opère en ce moment devrait conduire à une meilleure connaissance de l’écosystème du lac. Elle aura conduit parallèlement à aiguiser une fois de plus la curiosité des enfants, mais aussi celle des indécrottables « believers » persuadés de l’existence du monstre.

Pour ce qui nous concerne, on attend la suite avec impatience…

Clara Maybac pour DayNewsWorld

 

IMMIGRATION: BOYCOTT DU MINISOMMET EUROPEEN DE DIMANCHE PAR LES PAYS DE VISEGRAD

Rien détonnant à ce que les pays de Visegrad boycottent le minisommet pour l'immigration de dimanche, partisan qu'ils sont d'une ligne dure contre l’immigration. D'ailleurs pas plus tard que mercredi 20 juin le Parlement hongrois a adopté une loi visant à réduire les possibilités d'action des ONG qui viennent en aide aux migrants. Le Parlement hongrois a voté à 160 voix pour et 18 contre, un ensemble législatif qui criminalise l'aide aux migrants. La Hongrie, la Pologne, la République tchèque et la Slovaquie  ont donc annoncé jeudi qu’elles excluaient de participer à la rencontre organisée par la Commission européenne.

Les premiers ministres de ces pays, réunis à Budapest, n'ont trouvé aucune légitimité à ce minisommet qu'ils interprètent comme une manifestation de soutien à la chancelière allemande. Angela Merkel est en effet soumise à la pression conjuguée de l’extrême droite et de Horst Seehofer, président de la CSU et ministre allemand de l’intérieur, qui prône un durcissement sans précédent de la politique migratoire de son pays.

Ils ont cependant précisé qu’ils se rendraient au sommet régulier des Vingt-Huit les 28 et 29 juin, à Bruxelles.

C’est le président du Conseil européen « [Donald] Tusk qui est responsable de l’organisation des sommets et non pas la Commission européenne. Nous comprenons qu’il y aura un minisommet mais nous n’y participerons pas car cela est contraire aux habitudes de l’UE », a déclaré le dirigeant hongrois, Viktor Orban.

Dimanche ce sont une bonne dizaine de dirigeants européens qui sont attendus. Les dirigeants français, italien, grec, maltais, espagnol, autrichien, bulgare, belge et néerlandais honoreront de leur présence ce minisommet.

Les participants à la rencontre de dimanche doivent proposer de renforcer les obligations imposées aux demandeurs d’asile. Selon un document de travail provisoire, les participants à la réunion doivent notamment s’engager à accélérer les renvois de demandeurs d’asile d’un pays de l’UE vers un autre selon le règlement de Dublin. Le texte prévoit aussi la mise en place d’un « mécanisme de solidarité efficace » avec une répartition obligatoire des migrants parmi les différents pays membres , ce que rejettent catégoriquement les pays de Visegrad. « Ils veulent réchauffer une ancienne proposition que nous avons déjà refusée », a d’ailleurs jugé le Premier ministre polonais, Mateusz Morawiecki.

La division entre Européens sur le dossier de la crise migratoire se confirment redevenant l’enjeu majeur du débat européen et menaçant l’Union européenne (UE) de délitement.

Joanne Courbet pour DayNewsWorld

 

DEUX BATEAUX DE MIGRANTS PLACES SOUS SEQUESTRE EN ITALIE OU UNE NOUVELLE CRISE DE L'AQUARIUS ?

Une nouvelle crise de l'Aquarius du nom, de ce navire humanitaire affrété par SOS Méditerranée et finalement accueilli en Espagne, se profile-t-elle une semaine après ?

Deux nouveaux bateaux suscitent l'inquiétude du gouvernement transalpin .

Le ministre italien des Transports, Danilo Toninelli, a annoncé que les deux navires de l’ONG allemande Lifeline avec plus de 200 migrants à bord allaient être séquestrés pour "vérifier leur pavillon d’appartenance". Le navire Lifeline, ainsi que le Seefuchs, se sont donc vu interdire dans un premier temps l’accès aux ports italiens par le ministre italien de l’Intérieur Matteo Salvini.

En effet l’Italie a annoncé jeudi qu’elle allait placer sous séquestre deux navires de l’ONG allemande Lifeline, dont l’un navigue en Méditerranée avec plus de 200 migrants à bord,pour vérifier la correspondance entre leur pavillon néerlandais et leur nationalité. Les navires Lifeline et Seefuchs « seront placés sous séquestre par le gouvernement italien et dirigés dans nos ports pour vérifier leur pavillon d’appartenance », a annoncé le ministre italien des Transports, Danilo Toninelli.

Matteo Salvini a tenu à être rassurant affirmant que «les vies humaines seraient sauvegardées» avant que les navires soient mis sous séquestre. Selon lui, l'ONG Lifeline a agi en contravention du droit international en prenant à son bord les migrants alors que les garde-côtes libyens étaient en train d'intervenir.

Répondant à une demande du gouvernement italien, les Pays-Bas ont indiqué que le navire battait «illégitimement, illégalement pavillon néerlandais», a indiqué le membre du Mouvement 5 Étoiles., La représentation des Pays-Bas auprès de l'Union européenne a assuré dans un tweet que Seefuchs et Lifeline ne naviguaient pas sous pavillon néerlandais. «Ils n'apparaissent pas dans les registres navals des Pays-Bas», a-t-elle écrit. « Ces navires appartiennent à une ONG allemande et n’apparaissent pas dans les registres navals des Pays-Bas. » a-t-elle encore précisé.

Lifeline dit dans un communiqué avoir sauvé 226 personnes jeudi matin, « dans le respect du droit international », au large de la Libye, « dans les eaux internationales », et avec « un port sûr » pour débarquer les migrants secourus

M. Salvini du Mouvement  5 étoiles a indiqué qu'il ne voulait «  pas de bateau fantôme dans les ports italiens  comme celui du capitaine Crochet » dans la soirée, lors d’un rassemblement public à Terni (centre).

Alize Marion pour DayNewsWorld

 

EN HONGRIE INTERDICTION AUX ONG DE VENIR

EN AIDE AUX MIGRANTS

La journée mondiale des réfugiés, mercredi 20 juin, a été l'occasion pour la Hongrie de durcir son arsenal anti-immigration ! C'était une promesse de Viktor Orban au mois de février, avant sa réélection en avril pour un troisième mandat consécutif.

À l’initiative du Premier ministre Viktor Orban, le Parlement hongrois a donc adopté une loi qui vise à réduire les possibilités d'action des ONG qui viennent en aide aux migrants. Le Parlement hongrois a voté ce mercredi, à 160 voix pour et 18 contre, un ensemble législatif qui criminalise l'aide aux migrants. Voté par le parti de Viktor Orban, le Fidesz, avec l'appui du parti d'extrême droite Jobbik, l'ensemble législatif «Stop Soros» fait référence au milliardaire américain d'origine hongroise qui finance de nombreuses ONG, dont Open Society. Orban accuse Soros milliardaire hongrois juif, exilé, de financer les vagues migratoires qui déferlent en Europe.

Cette loi prévoit la possibilité d'engager des poursuites pénales et de condamner à une peine pouvant aller jusqu'à un an de prison les militants comme les habitants qui viendraient en aide aux migrants, sauf si la vie de l'intéressé est menacée par un danger immédiat. Les responsables d’ONG pourront se voir également notifier une interdiction de s’approcher à moins de huit kilomètres de la frontière extérieure Schengen.

De plus la veille, le Parlement avait déjà voté en faveur de la création d'une taxe de 25% sur les ONG soupçonnées de venir en aide aux migrants et depuis le mois de juin 2017, les organisations qui reçoivent des financements de l'étranger doivent se déclarer auprès des autorités.

Faisant fi de la demande du Haut-commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR) qui avait appelé la Hongrie à «retirer» le paquet législatif en question comme de celle du Conseil de l'Europe et l'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe, le projet «Stop Soros» a, après avoir été soumis à un comité parlementaire le 14 juin, était voté.

Au cours des quatre derniers mois, 342 personnes ont demandé l'asile en Hongrie. Selon les statistiques, 3.500 réfugiés vivent actuellement dans le pays, qui compte 10 millions d'habitants.

« La politique de Bruxelles favorable à la migration menace notre pays d'être envahi pas les migrants» explique le ministre de l'Intérieur Sandor Pinter dans un communiqué. Pas sûr que Bruxelles reste les bras croisés...

Larry Ricky pour DayNewsWorld

 

ALLEMAGNE LE CREPUSCULE D’ANGELA MERKEL ?

« Je ne peux plus travailler avec cette femme »: c’est ce que vient de déclarer, hors de lui, Horst Seehofer, Ministre allemand de l’Intérieur à l’adresse d’Angela Merckel.

Le cri est révélateur des tensions qui règnent en Allemagne en ce moment, sur le sujet qui fâche par-dessus tout : l’immigration massive et non contrôlée.

Après avoir ouvert les portes de l’Allemagne à 1 millions de migrants en 2015, la chancelière doit faire face, 2 ans après, à une forte contestation au sein même de sa majorité, déjà fragile. Les deux partis, la CDU (dirigée par elle) et la CSU, le parti frère, sont depuis quelques jours au bord de la rupture.

Le bras de fer s’est cristallisé autour des mesures proposées par Horst Seehofer contre l’immigration, mesures comportant, en priorité, le principe d’une  reconduite automatique à la frontière des réfugiés ayant fait une demande d’asile dans un autre état membre de l’UE.

Il n’est guère utile de préciser, que cette mesure cardinale pour son auteur, fait écho, non seulement à l’affaire de l’Aquarius qui a éclaté en Italie et qui  infuse par capillarité dans toute l’Europe, mais aussi aux troubles connexes à l’immigration qui règnent ici et là sur le territoire allemand (insécurité, viols, terrorisme etc. …)

La Chancelière a écarté cette proposition « au nom d’une approche européenne de la question migratoire » qu’elle souhaite préférentiellement. Elle a rejeté par ailleurs l’ultimatum de Horst Seehofer, lequel a derechef usé de sa prérogative ministérielle, en donnant 15 jours à Angela Merckel pour répondre, faute de quoi, il lui retirerait son soutien.

Dans l’espoir de calmer la crise, la Chancelière  a proposé à son aile frondeuse et à son ministre d’attendre le prochain sommet européen où elle compte faire des propositions. Ce sommet doit se tenir au Château de Meseberg (70 km de Berlin) aujourd’hui 19 juin 2018.

Angela Merckel entend mettre à profit ce délai pour négocier des réformes, notamment avec la Grèce (écrasée financièrement par l’Allemagne après la crise financière de 2008) et l’Italie, deux pays submergés depuis longtemps par un flot continu de migrants ou de réfugiés qui souvent n’en n’ont que le nom. Elle souhaite également mettre en forme avec Emmanuel Macron, le Président de la République française une réforme donnant à l’Europe plus de pouvoir sur le sujet, par le biais d’un renforcement des moyens de Frontex.

C’est dans ce contexte qu’elle a invité Emmanuel Macron. A cette heure, la rencontre n’est encore pas terminée.

Rappelons toutefois qu’initialement ce sommet bilatéral devait être consacré à la réforme de la zone euro. Mais la crise migratoire européenne a pris le dessus, éclipsant de fait, l’idée de création d’un budget européen.

Pour l’instant donc  Angela Merkel et Emmanuel Macron sont sur la même ligne. La solution migratoire doit être européenne.

Mais, cette position que la Chancelière a martelé à plusieurs reprises a néanmoins fait naitre un certain nombre de voix dissonantes, notamment au sein de la CSU, en campagne électorale en Bavière présentement. « L’Allemagne ne peut pas éternellement s’en remettre à l’Europe pour protéger ses frontières » vient de tonner Markus Söder, le Ministre-Président de la Bavière qui souhaite qu’il soit mis fin rapidement au « tourisme d’asile » et par suite, a mis la Chancelière au défi de trouver une solution sous 15 jours, soit avant le prochain sommet européen  de la fin juin.

La CSU est en train de perdre patience on le voit.  Mais à la CDU également on s’énerve ; quelques voix se sont déjà fait entendre pour appeler à un vote au Bundestag, ceci « pour trancher entre la ligne de la Chancelière et celles de ses opposants » de plus en plus nombreux.

Si on devait en arriver là, sachant qu’Angela Merkel n’a été reconduite que de justesse au poste de chancelière, après les dernières élections législatives, il y a fort à parier que la situation pourrait devenir « historiquement sérieuse ». La fronde pourrait mettre fin à son mandat lui permettant ainsi de retrouver du temps pour écouter ou réécouter la pièce de Wagner(1) « Le Crépuscule des Dieux », une pièce où Brunehilde n’a pas pu être sauvée par Siegfried.

Angela Merkel est une fan de Wagner. Elle ne manque jamais le Festival de Bayreuth.

Clara Mitchell pour DayNewsWorld

 

RECENSEMENT DES ROMS EN ITALIE OU

RELENTS DE FACHISME

Moins de trois semaines en poste et Matteo Salvini déclenche une nouvelle polémique. Après le refus d'accostage dans un port italien de l'Aquarius, navire humanitaire chargé de 630 migrants, le patron de la Ligue ( extrême- droite) compte maintenant procéder à un recensement des Roms pour expulser ceux de nationalité étrangère, devant «malheureusement» garder les Italiens... « Malheureusement nous allons devoir garder les Roms italiens parce que nous ne pouvons pas les expulser », a-t-il ajouté provocateur à la chaîne de télévision Telelombardia. Cela permettra, a-t-il expliqué, d’évaluer la possibilité d’expulser ceux de nationalité étrangère qui se trouveraient en situation irrégulière .

Son allié gouvernemental, Luigi Di Maio, le patron du Mouvement 5 étoiles, a cependant jugé cette initiative « inconstitutionnelle » dans la mesure où il s'agissait de faire du « fichage ».

« Une trouvaille au parfum vaguement fasciste »

Ce projet de recensement a déclenché un tollé dans les rangs de l'opposition et une réaction prudente de la communauté Rom. Dans un communiqué, l'Association Nation Rom a fait valoir que le point sur cette communauté avait déjà été fait l'an dernier par l'Institut national italien de la statistique (Istat) tout en demandant une rencontre au plus vite avec le nouveau ministre.

« D'abord les attaques contre les migrants (...) et maintenant celles contre les Roms », a critiqué le chef de groupe du parti de gauche Libres et Egaux (LeU) à la Chambre des députés, Federico Fornaro. « L'important est de fomenter la haine et de créer un ennemi ». Le Parti démocrate (PD, centre gauche) a vivement critiqué les propos de M. Salvini, estimant que cela ravivait des souvenirs de « nettoyages ethniques ». « Salvini continue sa campagne électorale avec des mots toujours plus aberrants », a jugé de son côté une sénatrice du Parti démocrate Simona Malpezzi, n'hésitant pas à taxer ce recensement de « dernière trouvaille au parfum vaguement fasciste » de la part du nouveau ministre de l’Intérieur.

Face à la vague de contestation qu'a déclenchée son projet de recensement dans les rangs de l'opposition, le Milanais a redoublé de cynisme . «Certains parlent de ‘’choc’’, pourquoi ? Je pense seulement à ces pauvres enfants à qui on apprend à voler et à être dans l'illégalité», a-t-il écrit sur Twitter.

Le gouvernement n’a pas l’intention de mettre en place des archives séparées pour les Roms ni de collecter leurs empreintes digitales, mais veut protéger les enfants de la communauté que les parents empêchent d’aller à l’école, a tenté de justifier le ministre de l’intérieur dans un communiqué publié ultérieurement.

Les gens du voyage, faut-il le rappeler, bénéficient du droit de la libre-circulation en Europe ...

Jenny Chase pour DayNewsWorld

 

FUSILLADE A MALMÖ EN SUEDE

Quatre personnes seraient blessées au cours d'une fusillade ce lundi soir à Drottninggatan dans le centre de Malmö, au sud de la Suède, a déclaré la police suédoise, citée par le journal Sydsvenskan.

Selon le journal suédois Aftonbladet, l'alerte concernant la fusillade est parvenue à la police à 20h13.

« Quatre personnes sont blessées », explique Stephan Söderholm du centre de gestion de la police.On ignore la cause de ces tirs mais la police a déclaré que la population n'avait pas lieu de s'alarmer, le secteur concerné ayant été bouclé. « Nous avons bouclé le secteur et interrogeons des personnes, dont les blessés, s'ils peuvent ou veulent parler », a déclaré un porte-parole de la police, Stephan Soderholm, cité par l'agence de presse suédoise TT.

L'événement est classé comme un événement spécial. « Nous avons un gros problème en place. Il est classé comme un événement spécial et il y a beaucoup de gens à différents niveaux qui courent. Nous avons une barrière autour de la scène de crime et une large entrée à la salle d'urgence pour que le personnel de l'hôpital travaille avec ce qu'il va faire », explique Stephan Söderholm.

La police écarte toute piste terroriste.

Carl Delsey pour DayNewsWorld

 

REVENU DE SOLIDARITE ACTIVE (RSA)

CONTRE SEPT HEURES DE BENEVOLAT

En 2016, le conseil départemental du Haut-Rhin, avait pris une mesure polémique : contraindre les bénéficiaires du RSA à réaliser à sept heures de bénévolat par semaine en échange du Revenu de solidarité active RSA.

Toute personne sans ressource peut y prétendre, sans conditions.

Cette mesure controversée tant par le préfet de l’époque que par les associations venant en aide aux personnes précaires avait été déclarée illégale par le tribunal administratif de Nancy et sa cour d'appel en 2016.

Or la plus haute juridiction administrative française, le Conseil d'Etat a considéré , ce vendredi 15 juin, qu'il n'est pas illégal de demander aux allocataires de faire du bénévolat, au risque de se voir priver du RSA.

Sept heures de bénévolat par semaine en échange du RSA, qui correspond à une allocation de 550 euros par mois : voilà la mesure validée par le Conseil d'Etat

Pour le Conseil d’Etat, la cour «a commis une erreur de droit en se fondant, pour annuler la délibération (du conseil départemental, ndlr), sur la circonstance que le bénéficiaire du revenu de solidarité active (...) ne saurait se voir proposer des actions de bénévolat au titre de son insertion».

Le RSA doit être «élaboré de façon personnalisée», il peut «prévoir légalement des actions de bénévolat à condition qu’elles puissent contribuer à une meilleure insertion professionnelle du bénéficiaire et restent compatibles avec la recherche d’un emploi».

En conséquence, la décision du Conseil d’Etat casse l’annulation de la délibération et renvoie l’affaire devant la cour administrative d’appel de Nancy.

Et gare aux fraudeurs qui se verront tout simplement supprimer leur allocation.

Désormais présidé par Brigitte Klinkert, «le conseil départemental du Haut-Rhin exprime toute sa satisfaction suite à cette décision» du Conseil d’Etat, a-t-il fait savoir dans un communiqué. positifs à la clé», affirme le conseil départemental.

Une méthode qui pourrait bien inspirer d'autres départements dans les mois qui viennent.

Kelly Donaldson pour DayNewsWorld

UN TRAFIC D'ARMES HORS-NORME

DEMANTELE DANS TOUTE LA FRANCE


Une enquête de la juridiction interrégionale spécialisée de Rennes (Jirs), assistée par Europol, a révélé un nouveau commerce illégal dans les milieux de revendeurs clandestins.

Fusils d’assaut, armes de poing et pistolets-mitrailleurs

Un coup de filet hors norme mené 600 gendarmes a en effet permis la saisie de 700 pièces.

En deux jours, ces derniers - accompagnés par leurs collègues des unités spécialisées dans la recherche d’explosifs et d’armes à feu et par le pôle judiciaire de la gendarmerie basé à Pontoise- ont perquisitionné 113 logements.

Pas moins de 250 armes de poing, plus d’une trentaine de fusils d’assaut et près de 50 pistolets mitrailleurs ont été retrouvés souvent cachés dans de fausses cloisons, des livres découpés ou des faux ballons d’eau chaude.

L’opération a également permis de mettre la main sur des explosifs et des lance-roquettes. 90 suspects ont été auditionnés entendus et 34 personnes ont été placées en garde à vue et 4 personnes ont aussi été mises en examen.

Il s'agit de la troisième opération dans une enquête ouverte depuis 2 ans et précédée par deux autres opérations.

En tout pas moins de 1 900 armes de tous types ont été saisies qui « alimentaient les milieux de la criminalité » sous couvert de collection...

Carl Delsey pour DayNewsWorld

 

80 KM/H RAPPORT DU SENAT CONTRE

RAPPORT DU DELEGUE INTERMINISTERIEL

A LA SECURITE ROUTIERE

A 15 jours de la date d’entrée en vigueur (1/07/2018) des 80 km/h généralisés sur les routes secondaires bidirectionnelles, la tension  monte d'un cran .En effet Matignon a rejeté jeudi un rapport de la sénatrice Michèle Vullien (UC) et des sénateurs Michel Raison (LR) et Jean-Luc Fichet (PS), proposant de décentraliser l’abaissement de la vitesse sur les routes à 80 km/h et de limiter son application à certaines routes secondaires.« Au lieu de saisir cette main tendue du Sénat, Édouard Philippe a campé sur ses positions et rejeté cette nouvelle approche, manifestement soucieux de ne pas donner le sentiment de reculer sous la pression », a regretté M. Raison dans un communiqué.

« Au lieu de saisir cette main tendue du Sénat, Édouard Philippe a campé sur ses positions et rejeté cette nouvelle approche, manifestement soucieux de ne pas donner le sentiment de reculer sous la pression », a regretté M. Raison dans un communiqué.

« Les sénateurs assumeront leurs responsabilités afin de favoriser les politiques de prévention […] par la présentation d’une proposition de loi et des amendements au projet de loi de finances 2019 afin de s’assurer que les recettes des amendes radars soient utilisées pour améliorer le réseau routier et sa sécurité, et non pour financer le désendettement de l’État », a-t-il ajouté.

Depuis qu' Edouard Philippe, le Premier Ministre a décidé, à la surprise de tout le monde et sans concertation, d’ ordonner une limitation de vitesse généralisée à 80km/h, le délégué ministériel à la Sécurité Routière s’est vu contraint de multiplier ses déplacements pour faire face à la bronca non seulement des automobilistes, mais aussi des élus locaux et pour défendre la mesure qui selon ses propres termes

« fait l’objet de polémiques infondées et d‘une désinformation pernicieuse  ».

Il est vrai que tout avait mal commencé. C’est en effet contrainte et forcée que la Délégation à la Sécurité Routière (DSR) avait dû se résoudre début février 2018 à publier le bilan de l’expérimentation menée par le CERMA (Centre d’Etudes et d’Expertises sur les Risques de l’environnement, la mobilité et l’aménagement).

Réclamé par tous, ce bilan avait jusqu’alors été tenu secret ; seules les plus hautes autorités avaient pu y avoir accès dans le but de décidé, discrètement du  bien- fondé des mesures à prendre ; Le meilleur exemple de cette méthode opaque et autoritaire : la déclaration spectaculaire  d’Edouard Philippe en décembre 2017 lequel est resté sur la question « droit dans ses bottes ».

Car les ¾ des automobilistes sont, depuis que l’annonce est tombée,  opposés à la mesure tout comme les élus locaux qui devront remplacer dar-dar panneaux et signalisation au sol.

Même le très sélecte Automobile Club s’est autorisée à donner de la voix par l’Intermédiaire de Christian Meslet, Juriste et membre de l’Automobile Club du Midi. Selon Christian Meslet abaisser la vitesse à 90 km/h abaisserait la vigilance des automobilistes.

Depuis le mois de janvier la mobilisation contre le 80 km/h ne faiblit pas et des pétitions circulent venant de tous les horizons.

Mieux, le débat a été relancé vigoureusement ces derniers jours,  suite à la parution le 18 avril 2018 du rapport de l’Observatoire National Interministériel de la Sécurité Routière (ONISR)  commandé par le gouvernement qui à cette occasion a voulu enfoncer le clou une fois de plus sur le bien- fondé de sa réforme.

Un rapport de plus venu de nulle part, qui a  immédiatement fait pester les opposants à la mesure.

En 25 pages « d’explications, de méthodologie, de précisions sur les indicateurs de tendances, associés à de doctes références à la littérature scientifique sur le sujet » ( ?), les experts ont conclus une fois de plus à la nécessité d’abaisser à 80/km/h la vitesse, insistant sur le fait « que la vitesse autorisée à une incidence significative sur les vitesses pratiquées », ce qui reste à prouver.

Bref ! Des conclusions abracabantesques issues de l’expérimentation tronquée  et tout aussi abracabantesque  menée auparavant.

Dans le camp des contres, on a vu le Sénat lui-même, qui est la voix des élus locaux, monter aux créneaux. La grogne des élus locaux a donné des ailes à la Haute Assemblée.

Des Sénateurs plus en colère et déterminés que les autres ont formé un groupe, derrière Philippe Bas (sénateur de la Manche, ancien Préfet, ancien secrétaire général de l’Elysée sous Jacques Chirac lorsque ce dernier a érigé en grand chantier du quinquennat la lutte en faveur de la Sécurité Routière) et Hervé Maury (Sénateur de l’Eure et Président de la Commissions des lois du Sénat).

A leur tour, les sénateurs viennent de produire un rapport de 50 pages démontant point par point celui du Délégué Interministériel à la Sécurité Routière, toujours aussi impopulaire. Philippe Bas a présenté jeudi dernier, 19 avril le contenu du rapport sénatorial, à partir du Palais du Luxembourg  martelant que « ce n’est pas parce qu’une cause est juste, que l’on peut faire n’importe quoi ».

Le rapport sénatorial dénonce l’absence de rigueur scientifique de celui de la Délégation Interministérielle la Sécurité Routière, lequel s’appuie « sur une expérimentation in-conclusive ».

Pour contrer la mesure généralisée d’application du 80 km/h, les sénateurs proposent que celle-ci soit retirée et remplacée par des attributions de compétence ciblées, en faveur des élus locaux, Maires, Présidents de Conseils Départementaux voire Préfet, ceci pour que les mesures adoptées soient adaptées aux situations locales réelles.

Les sénateurs ont au surplus demandé que la date de l’entrée en application de ma mesure prévue initialement au 1er juillet 2018 soit reportée au 1 janvier 2019  « pour laisser le temps de la mise en place « d’une concertation effective intelligente en réaction à une décision brutale et aveugle ».

Rien n’est donc encore tranché définitivement  (en apparence !) même si le Président de la République a laissé entendre ces derniers jours, qu’il retirerait la mesure des 80 km/h dans deux ans pour le cas où l’expérience ne se montrerait pas concluante.

Le Premier Ministre, Edouard Philippe avait été flashé en octobre 2015 sur l’A131 à 150 km/h sur une portion de l’autoroute limitée à 110 km/h...

Clara Mitchell pour DayNewsWorld

COUPE DU MONDE DE RUSSIE OU

LE SPECTACLE AU RENDEZ-VOUS

La Russie a donné le top départ de son Mondial au Loujniki Stadium de Moscou. Le chanteur britannique Robbie Williams et la soprano russe Aida Garifullina ont fait vibrer la foule avec un superbe duo avant le discours de Vladimir Poutine.

On a vu Vladimir Poutine en kimono. On l’a vu au hockey, le sport national de la Russie. Sur un ring de boxe. Avec des skis aux pieds.

Et même montant à cheval. Mais peu avec le ballon aux pieds.

C’est pourtant sur le football qu’il a décidé de miser gros. La "Sbornaya" (l’équipe nationale) inaugure la Coupe du monde jeudi par un match contre l’Arabie Saoudite.

Pour le coup d'envoi de la Coupe du monde, le spectacle était au rendez-vous.

Le pays hôte, la Russie, n'a fait qu'une bouchée de l'Arabie saoudite (5-0).

Dès la 12e minute, Gazinsky ouvrait le score. Juste avant la mi-temps, Cheryshev, entré à la 24e minute après le claquage de Dzagoev , doublait la mise.

Au retour des vestiaires, les Russes ont continué à pilonner la défense saoudienne.

Il a fallu attendre la 71e minute pour voir le troisième but russe, inscrit par Dzyuba, entré quelques instants à peine à la place de Smolov.

Dans le temps additionnel, malgré leur avance, les Russes ne lâchent rien. Cheryshev, d'une splendide frappe extérieure pied gauche, puis Golovin, sur coup-franc, ont parachevé ce succès de la Sbornaya.

Bravo aux Russes!!!
Carl Delsey pour DayNewsWorld

 

LA REFORME DU RAIL EN FRANCE VOTEE PAR LES DEUX CHAMBRES OU LE JUSQU'AU-BOUTISME DE L'INTERSYNDICALE

Combattue par les cheminots depuis début avril, la réforme de la SNCF est en passe d'être définitivement adoptée.

En effet l'Assemblée nationale a adopté mercredi en dernière lecture, par une très large majorité de 452 voix contre 80, et 27 abstentions . Outre la majorité La République en marche (LRM)-MoDem et les UDI-Agir, les trois quarts des députés Les Républicains (LR) ont voté pour. Les groupes de gauche (socialistes, communistes et Insoumis) et les élus Front national se sont prononcés contre.

Ultime étape de son parcours parlementaire, le Sénat votera jeudi le projet de loi qui prévoit de transformer la SNCF en société anonyme, de fixer le calendrier de l'ouverture à la concurrence prévue au niveau européen et de supprimer l'embauche au statut de cheminot dans l'entreprise historique.

Depuis trois mois les deux chambres ont retouché le texte, sur fond de concertations avec les syndicats, avec de nouvelles garanties pour les salariés du groupe ferroviaire dont l'incessibilité du capital de SNCF, SNCF Réseau et SNCF Mobilités de l'entreprise pour éviter une privatisation redoutée et une reprise de 35 milliards d’euros de dette réclamée à cris et à cors par les syndicats . De plus le dispositif favorisant le volontariat des salariés transférés a été également assoupli puisque les syndicats ont également obtenu un droit au retour pour les cheminots transférés. Ils pourront revenir à la SNCF entre trois et huit ans après leur départ, et retrouver alors leur statut s’ils le souhaitent. Des concessions ont été faites par le gouvernement.

L’adoption définitive jeudi au Sénat, à majorité de droite, ne sera qu’une formalité, après l’accord députés-sénateurs sur une version commune du texte lundi en commission mixte paritaire.

Pourtant l’intersyndicale continue à appeler les cheminots à poursuivre la mobilisation, déjà la plus longue depuis trente ans et à se mobiliser « massivement » le 28 juin, dernier jour du calendrier fixé pour des arrêts de travail deux jours sur cinq.

Que veut-elle obtenir de plus dans la mesure où par contre les sénateurs n’ont pas bougé sur les principes « intangibles » de la réforme, à savoir l'ouverture à la concurrence, la fin du statut de cheminot pour les nouvelles recrues et la transformation juridique de la SNCF ?

Depuis le début de la semaine, les appels à cesser la grève se multiplient. Les syndicats « doivent mesurer leur responsabilité s’agissant de tous ceux qui vont passer le baccalauréat » la semaine prochaine, a lancé Edouard Philippe mardi. La CFDT-Cheminots ainsi que l’UNSA-Ferroviaire avaient aussi appelé mardi à suspendre le conflit durant la période du baccalauréat (18 au 25 juin inclus), du moins sur les TER et RER.

La ministre des transports, Elisabeth Borne, a assuré avoir « mené cette réforme avec détermination et dans un esprit de dialogue », critiquant ceux cherchant à « nourrir les colères ». Patrick Jeantet, PDG de SNCF Réseau, a lui affirmé « la grève avait pour objectif de modifier ou pour certains de rejeter cette loi. Cette loi a été adoptée par le Parlement donc oui, cette grève doit s’arrêter ».

Mais la CGT-Cheminots ne semble connaître que le jusqu'au-boutisme !

Jaimie Potts pour DayNewsWorld

 

LE DRAME HUMANITAIRE DE L'AQUARIUS OU LES DISSENSSIONS EUROPENNES SUR L'ACCUEIL DES MIGRANTS

En Italie, le ton est encore monté d'un cran contre la France après les déclarations d'Emmanuel Macron. Ce dernier a en effet dénoncé mardi en Conseil des ministres la « part de cynisme et d’irresponsabilité du gouvernement italien » qui a refusé d’accueillir l’Aquarius et ses plus de 600 migrants, dérogeant au droit international, a déclaré le porte-parole du gouvernement.

Le président français a rappelé mardi qu’en vertu du droit maritime, si la France avait été la rive la plus proche, l’Aquarius aurait pu accoster.

Le torchon brûle entre l'Italie et la France.

L’Italie n'a pas manqué de répliquer vertement à la France tout en fustigeant la politique migratoire de cette dernière. Non seulement le ministre des Affaires étrangères italien a convoqué l'ambassadeur de France mais le ministre de l'Intérieur, Matteo Salvini, est lui, monté d'un cran :

« Nous n'avons pas de leçon à recevoir de la France hypocrite, a-t-il déclaré. Emmanuel, si tu as un cœur en or comme tu dis, accueilles les 10.000 migrants prévus dans le plan de répartition européen. ». Il semble en effet que l'Italie n'ait pas de leçon à recevoir lorsque l'on sait qu'elle a déjà accueilli près de 700 000 migrants depuis 2013 et que mercredi 13 juin la Sicile acceptait encore 900 nouveaux arrivants de la Libye

Pour calmer le jeu à tout niveau Gérard Collomb a invité à Paris ses homologues italien, Matteo Salvini, et espagnol, Fernando Grande Marlaska afin d’« approfondir le dialogue ». Le ministre de l’intérieur français a réaffirmé que « la France se tiendra [it] aux côtés de l’Espagne » à l’arrivée du navire, « en particulier pour l’accompagnement des demandeurs d’asile en besoin manifeste de protection », selon un communiqué.

La réponse à cet imbroglio européen qui a démontré l’égoïsme de chaque Etat réside certainement par une remise en question de la politique européenne de l'asile et des accords de Dublin pour une politique efficace européenne de l'asile.

Indignation et division au sein de la majorité LREM,

Le silence de la France sur le bateau de SOS Méditerranée transportant 629 migrants a d'ailleurs suscité la polémique à gauche et au sein de la majorité LREM. La République en marche se divisant sur le sort de l’« Aquarius », le gouvernement français a déclaré mardi après-midi, par la voix du premier ministre, que la France était « prête à aider » l’Espagne pour « accueillir » des migrants. «

Nous sommes évidemment prêts à aider les autorités espagnoles pour accueillir et analyser la situation de ceux qui sur ce bateau pourraient vouloir bénéficier du statut de réfugié », a déclaré Edouard Philippe.

Par contre le député Les Républicains des Alpes-Maritimes Éric Ciotti s’est élevé vigoureusement contre cette idée d'accueillir les migrants, appelant les autorités françaises à « une grande fermeté là-dessus ».

« Aucun port français, ni Corse, ni Nice, ni Marseille », a tranché Éric Ciotti sur CNews. « L’Aquarius, il a une destination toute trouvée, il faut qu’il retourne vers les côtes libyennes. On veut que Nice devienne Lampedusa ? », a-t-il lancé, disant espérer « qu’il y aura une extrême fermeté là-dessus des autorités françaises ».

Création d'un axe volontaire contre l'immigration

Cependant cette volonté affichée par la France ne peut que se heurter à la création d' « un axe de volontaires » contre l'immigration . En effet les ministres de l'Intérieur italien, autrichien et allemand, vont constituer « un axe des volontaires » pour s'attaquer à l'immigration clandestine. Cette annonce a été faite par le chancelier conservateur autrichien, Sebastian Kurz, depuis Berlin, aux côtés du ministre de l'Intérieur allemand Horst Seehofer.

"Il y a de plus en plus d'arrivées en Grèce, de nouvelles évolutions sur la route albanaise. Je pense qu'il est important de ne pas attendre la catastrophe, comme en 2015, mais d'agir à son encontre à temps", a précisé Sebastian Kurz, qui a fait de la lutte contre l'immigration la priorité de sa présidence de l'UE, qui débute le 1er juillet. Il faisait référence à l'afflux migratoire de 2015, lorsque des centaines de milliers de demandeurs d'asile ont traversé l'Europe à pied. Angela Merkel et le chancelier autrichien de l'époque avaient ouvert leurs pays à ces migrants originaires pour la plupart de Syrie, d'Irak et d'Afghanistan.

L'annonce d'un axe Berlin-Rome-Vienne sur ces questions affaiblit la position d'Angela Merkel qui cherche à arracher un accord sur un système d'asile européen en vue du sommet de l'UE de la fin juin. Mais nombre de pays, notamment dans l'est de l'Europe, s'y opposent refusant une répartition européenne des réfugiés ou tout simplement leur accueil.

Il ne manquait que cette annonce pour ajouter encore de la cacophonie au sein de l'Europe sur l'épineuse question des migrants.

Andrew Preston pour DayNewsWorld

 

BRAS DE FER ENTRE L'ITALIE ET MALTE POUR L'ACCUEIL DE 600 MIGRANTS OU LA PRESSION SUR

LES AUTRES PAYS EUROPEENS

Le ministre de l’intérieur italien, Matteo Salvini, a refusé dimanche que l’« Aquarius », un navire de l’ONG française SOS-Méditerranée, accoste dans un port de la péninsule tout en demandant à Malte, de prendre en charge les migrants.

L'Italie, dont le nouveau gouvernement veut réduire les flux d'immigration illégale, estime que Malte doit prendre ses responsabilités dans la crise migratoire, et « ne peut pas continuer à regarder ailleurs lorsqu’il s’agit de respecter des conventions internationales précises sur la protection de la vie humaine ».

Mais le premier ministre maltais, Joseph Muscat a répliqué au chef du gouvernement italien, Giuseppe Conte «que Malte agit en pleine conformité avec ses obligations internationales» puisque les secours avaient été coordonnés à Rome et n’étaient donc pas de leur ressort.

Les deux pays impliqués n'en sont pas à leur premier bras de fer. Ainsi selon l'ONG allemande Sea-Watch, les autorités maltaises avaient refusé d'apporter toute autre aide que des évacuations héliportées pour urgence médicale. Malte avait démenti cette version des faits, affirmant agir toujours «dans le respect des conventions internationales». Le Seefuchs avait finalement été autorisé à aborder samedi 9 juin dans le port sicilien de Pozzallo.

Le ministre de l’intérieur, Matteo Salvini, entré en fonctions une semaine plus tôt, met en scène sa politique de fermeté face au « business de l’immigration » qu’il n’a eu de cesse de dénoncer depuis des années.

Lundi matin, Matteo Salvini s’en est également pris à un autre bâtiment de l’ONG allemande Sea Watch, actuellement au large de la Libye. « Malte ne bouge pas, la France repousse, l’Europe s’en fout », a-t-il lancé sur Facebook.

Le ministre de l'Intérieur, a reçu de nombreux messages de soutien émanant de l’ensemble de la droite. « Il est temps que les autres Etats membres de l’UE, y compris Malte, prennent leur part, pas seulement en paroles », a ainsi déclaré Anna Maria Bernini, proche de Silvio Berlusconi, et cheffe du groupe Forza Italia (opposition) au Sénat tandis que Giorgia Meloni, cheffe de file de Fratelli d’Italia (postfasciste), a suggéré sur Twitter, que l’Aquarius soit ramené en Italie pour être placé sous séquestre, et que son équipage soit inculpé de « trafic d’êtres humains ». Le Mouvement 5 étoiles, une formation alliée de la Ligue au gouvernement, mais profondément divisée sur la question migratoire, a, quant à elle, mis plusieurs heures avant de s’aligner officiellement sur les positions de Matteo Salvini.

A gauche, avant même le Parti démocrate, le maire de Naples, Luigi de Magistris,indigné, a proposé d’ouvrir son port à l’Aquarius, avant d’être suivi dans la soirée par d'autres homologues. .

Lundi 11 juin , ce sont donc 629 migrants venus d’Afrique, dont 123 mineurs isolés, 11 enfants en bas âge et 7 femmes enceintes, qui sont bloqués en Méditerranée. A bord, l’équipage dispose de quatre à cinq journées de vivres.

Le haut-commissariat de l’ONU a appelé lundi Malte et Rome à débloquer la situation, qualifiée d’« impératif humanitaire urgent ». Le chef du gouvernement italien, Giuseppe Conte, a annoncé que l'Italie avait envoyé en direction du navire deux patrouilleurs avec des médecins à bord «prêts à intervenir et à protéger la santé de toute personne se trouvant à bord de l'Aquarius qui pourrait en avoir besoin».

« L’Italie et la Sicile ne peuvent être le camp de réfugiés de l’Europe » , a par ailleurs assené le ministre de l'Intérieur.

L'Italie, qui depuis 2013 a accueilli plus de 700 000 migrants, fait ainsi pression sur les autres pays européens. Pari réussi puisque l'Espagne vient d'accepter l'accostage de l'Aquarius dans son port de Valence.

Kelly Donaldson pour DayNewsWorld

 

LES RAISONS DU BLOQUAGE DE 14 RAFFINERIES

PAR LES AGRICULTEURS FRANCAIS

Le premier syndicat agricole, la FNSEA, et les Jeunes Agriculteurs (JA) ont appelé leurs adhérents à occuper au total 14 sites stratégiques durant trois jours reconductibles .

Depuis dimanche soir, les raffineries Total de Feyzin près de Lyon, de Gonfreville-l'Orcher près du Havre et de Grandpuits (Seine-et-Marne) sont bloqués par des agriculteurs comme les dépôts pétroliers du port rhodanien Edouard Herriot, du port du Rhin, ainsi que ceux de Vatry (Marne), de Lespinasse près de Toulouse, Coignières (Yvelines) et de Cournon dans le Puy-de-Dôme.Depuis lundi matin l'accès aux dépôts de Dunkerque (Nord), Grigny (Essonne), Gennevilliers (Hauts-de-Seine) ainsi qu'à une autre raffinerie Total à Donges (Loire-Atlantique) est également bloqué.

Les agriculteurs protestent contre la concurrence déloyale, selon eux, de l'huile de palme importée de l'Asie du Sud-Est sur le marché des biocarburants. En effet la bioraffinerie Total de La Mède (Bouches-du-Rhône), qui doit démarrer cet été, prévoit l'importation de 300 000 tonnes d'huile de palme pour son fonctionnement au détriment de la filière française de bio-carburants. Certes l'huile de palme importée coûte 15% de moins que l'huile de colza produite en France , mais la production de cette dernière ne respecterait pas les normes françaises et européennes.

« Nous ne sommes pas contre les importations (...) mais nous voulons, pour le consommateur, que le gouvernement soit cohérent et que les importations soient faites à normes égales, sinon l'agriculture française va disparaître », a déclaré Samuel Vandaele, secrétaire général des JA.

De leur côté, les associations écologistes dénoncent, l'utilisation de l'huile de palme pour deux raisons: elle est d'une part responsable de la destruction de 2,3% des forêts équatoriales et d'autres part considérée comme plus nocive que le diesel lorsqu'elle est utilisée comme carburant.

Dans un communiqué, l'association environnementale Greenpeace pointe du doigt la décision du ministre de la Transition écologique qui a validé le projet. "Nicolas Hulot apparaît désormais acquis aux agro-carburants produits à partir d’huile de palme, écrit Greenpeace, alors que ceux-ci sont responsables de trois fois plus d’émissions de gaz à effet de que les carburants fossiles".

Mais le gouvernement ne compte pas revenir sur l'autorisation donnée à Total d'importer de l'huile de palme.

« Le gouvernement ne reviendra pas dessus », a déclaré M. Travert, en précisant qu'il recevrait mardi la FNSEA et les Jeunes Agriculteurs. La France ne voudrait pa froisser l'Indonésie et la Malaisie, acheteurs potentiels d'équipements militaires...

Aucune pénurie de carburant n'est cependant à craindre dans l'immédiat, la France comptant au total sept raffineries en activité ainsi que 200 dépôts de carburant. De plus, l'État dispose de stocks stratégiques pour trois mois.

Alyson Braxton pour DayNewsWorld

 

ELECTIONS ITALIENNES ET AVENIR DE L’EUROPE

CHE BORDELLO !

Che Bordello ! C’est la formule qui barrait la Une d’un grand quotidien italien,  « Il Tempo », au lendemain des élections législatives du 5 mars 2018.

Rappel : ces élections ont été marquées par le succès du Mouvement 5 Etoiles (30,92%) mené par le jeune Luigi di Maio et de la Ligue du Nord, (18,86%) dirigée par Mattéo Salvini.

Nos voisins transalpins ont donc fait la part belle aux candidats eurosceptiques, antisystème et…. populistes.

Par suite, et à l’heure où les électeurs autrichiens, slovènes voire … anglais ont eux aussi envoyé siéger des candidats représentant « un populisme souverain revigoré », les résultats électoraux italiens sont apparus à leur tour ,comme porteurs d’enchaînements politiques inédits au regard du nombre de plus en plus important de  ceux qui avouent ne plus avoir d’inclination pour l’Europe telle qu’elle fonctionne aujourd’hui.

Du reste, si certains ont émis l’hypothèse que ce vote avait eu lieu par défaut ou que la magie berlusconienne (13,39%)  ne marchait plus parce que plombée par les démêlées judiciaires du « cavaliere », il nous apparait que ce n’est pas ainsi qu’il faut résumer l’analyse politique de ce résultat.

Car en effet, l’économie a été au cœur des propositions des partis antisystème, comme d’ailleurs, de façon antithétique, des partis historiques, dont ce pourrait être la fin, au vu des résultats ?

Au lendemain de ces élections, les deux leaders populistes, Matteo Salvini et Luigi di Maio ont tous deux revendiqué, dès le 23 mars 2018, le droit de former un gouvernement, mais à cette date rien n’était encore fait.

Depuis, les négociations sont allées bon train entre les deux partis, mais difficilement dans un premier temps, compte tenu de l’absence préalable  d’un accord de majorité entre eux.

Les deux partis n’avaient encore jamais constitué de coalition politique entre eux et c’est pour cette raison que  Matteo Salvini avait  lancé devant les journalistes et par trois fois : « NON !NON !NON ! » face aux exigences programmatiques du Mouvement 5 Etoiles.

Arithmétiquement et selon la volonté du peuple italien c’était pourtant envisageable ?

Mais c’était sans compter sur le Président Sergio Mattarella, résolument hostile à la liste des ministres présentés par la Nouvelle Alliance gouvernementale et notamment à la nomination son ennemi de longue date, Paolo Savona, au poste de Ministre de l’Economie et des Finances

Cet ancien Ministre du gouvernement Campi, âgé de 82 ans est devenu un adversaire résolu de la monnaie unique, estimant que l’euro « était une prison allemande » pour l’économie italienne qu’il estime « colonisée ».

L’affaire a donc très vite tourné au conflit institutionnel et ceci jusqu’en début juin, Sergio Mattarella estimant que l’article 92 de la Constitution Italienne lui conférait la prérogative de la nomination de ministres et donc leur choix.

Depuis cette date, les états majors politiques ont multiplié les attaques contre le Président de la République à qui il a été rappelé fermement « que la souveraineté appartenait au peuple ».

En coulisse néanmoins, « les colombes » ont tenté à plusieurs reprises de trouver un compromis en proposant de scinder, ce ministère contesté, en deux, d’un coté l’Economie de l’autre le Trésor chargé de négocier la dette avec l’UE.

Politiquement, on a quand même été au bord de l’implosion, tant la situation était devenue conflictuelle. L’idée d’un retour à la case départ et à l’organisation de nouvelles élections législatives a même filtré, un temps, tant le blocage a été sérieux.

Et c’est ainsi que l’avertissement très opportun, de Massimo d’Alema, ancien Président du Conseil (de gauche) laissant entendre que de nouvelles élections pourrait donner un score de près de 80% à la Ligue du Nord et au M5S a ramené tout le monde à la raison !

Pour éviter un tel désastre, les deux partis ont alors accepté la désignation, par Sergio Matterella, du juriste Guiseppe Conte pour former un gouvernement. Mais ce dernier avait renoncé dimanche dernier 3 juin.

Il a fallu attendre le 5 juin pour que la crise se calme définitivement, Guiseppe Conte ayant finalement accepté le poste de Président du Conseil.

Mardi 5 juin, Guiseppé Conte a donc prononcé son premier discours devant le Parlement déroulant ainsi « le contrat de gouvernement » nouvellement accepté par les deux partis , lequel rappelle que le « populisme était la capacité d’écouter les besoins des peuples » et que programmatiquement la nouvelle majorité allait évoluer entre « des relations privilégiées avec les Etats Unis tout en entamant la révision des sanctions économiques avec la Russie ».

Mais parallèlement aussi Guiseppe Conte a attaqué, bille en tête, l’Union Européenne, au travers de 3 sujets clés : la gestion des migrations et la réforme concomitante du système de Dublin, les règles budgétaires attachées à l’euro et enfin bien évidemment comme déjà rappelé les nouvelles relations avec la Russie.

Les récents événements électoraux dans toute l’Europe et ce qui en a suivi dans les Etats concernés ont rendu Bruxelles nerveux, l’Italie ayant de surcroit une place particulière dans celle-ci, au regard notamment de l’Histoire et à quelques mois des prochaines élections européennes (mai 2019).

Les élections italiennes risquent en effet d’engager l’année prochaine, toute l’Europe, vers une nouvelle démocratie…. monétaire.

C’est en effet sur des thèmes monétaires et financiers que risquent de dérouler la campagne électorale de ces prochaines élections, ceci sous fond de victoires successives  des partis populistes et antisystème en Europe.

En d’autres termes , ces dernières élections italiennes pourraient aggraver la situation politique actuelle déjà périlleuse, l’euro étant en train de devenir une contrainte réfutée par des populations européennes, asphyxiées par la crise économique (emploi+croissance qui ne peuvent plus être considérées comme les seules variables d’ajustement ) et jugé par suite comme une tutelle économique incompatible avec les expressions démocratiques nationales.

A moins que l’idée européenne ne se fracture totalement après une campagne eurosceptique dure, on est obligé de convenir que ces élections italiennes pourraient avoir, dans un tel contexte, et dans le meilleur des cas, une vertu salutaire, pour éviter le pire.

Bien sûr, l’application intégrale du programme  du nouveau gouvernement est encore jugée, par un nombre d' importants d’économistes comme un danger pour l’euro, compte tenu du risque de défaut à terme de la dette italienne…

Mais la pérennité de l’euro est en train, de toute façon, de devenir « conditionnelle ».

Et tout va très vite désormais !

Les dirigeants politiques européistes, comme Emmanuel Macron ou Angela Meckel devraient donc en urgence, entendre la colère qui commence à monter sous peine de donner raison aux sombres prophéties sur l’avenir de l’euro,de l’UE et du rêve fédéraliste et pacifiste des Pères fondateurs de l’Europe  dans les années 50.

A ce stade, il rappellera l’avertissement de l’ancien président de la BCE, Jean Claude Trichet , qui le 16 octobre 2011 déclarait : « demain, à mon avis, il faudra changer le Traité pour être capable d’empêcher un membre de la zone euro de vagabonder et de créer des problèmes pour tous les autres ». Sidérant !

Jean Claude Junker, Président de la Commission Européenne a  commencé à comprendre. Il a d’ores et déjà amorcé des discussions de réformes qui s’avèrent au demeurant compliquées.

Compliquées parce que, par exemple, Hélène Fritzon , la Ministre Suédoise des Affaires Etrangères, très europhile pourtant,  a reconnu dernièrement que le système de Dublin devait être réformé ! Rapidement ?

Compliquées parce Viktor Orban en Hongrie prône déjà depuis longtemps des reformes majeures sur l’Europe, en matière d’immigration notamment, réformes qu’il a déjà engagées isolement dans son pays !

Compliquées parce que c’est l’Autriche, via son nouveau Chancelier, Sébastian Kurz, un eurosceptique convaincu, qui va prendre la présidence de l’UE à partir du mois de juillet 2018.

Par suite, la question essentielle qu’il va falloir se poser dans l’immédiat, est de savoir quel est le courant qui pourrait emporter les prochaines élections européennes sur le continent (et qu’est- il possible encore d’entreprendre pour éviter le pire) :

1. un courant europhile béat, déconnecté des réalités, soutien inconditionnel de la financiarisation de l’économie européenne pour le plus grand bénéfice de son système bancaire, BCE compris ? Dans ce camp, on y trouve le cynique Georges Sorgos, qui n’étant pas un souverainiste et qui se bat pour un monde ouvert (y compris en matière d’immigration) cherche à faire trembler l’euro pour faire trembler les peuples à qui il veut donner un aperçu du chaos monétaire qui s’approche. Son but : inciter lesdits peuples « à bien voter » !

2. des eurosceptiques purs et durs à l’exemple de Paul Krugman , Prix Nobel d’économie ou de Milton Friedman qui ont toujours estimé que l’euro était l’une des plus grandes catastrophes économiques

3. Des européens , conscients des ressentiments sociaux qui ne cessent de s’exacerber mais aussi de l’apocalypse financière qui s’annonce  et qui devraient tenter à l’occasion de ces prochaines élections européennes de s’engager sur une ligne de crête, étroite certes, en estimant  que l’euro n’est pas un billet de Monopoly livré aux magouilles de la Haute Finance et de ses maitres « politiciens détestés » lesquels devraient passer inexorablement en cas de krack financier par la case prison, faute de quoi nous devront tous vivre dans l’avenir avec un billet de 200 € par mois (comme les Grecs).

Laurent Wauquiez pourrait- il être de ceux-ci, sachant que déjà l’Allemagne de Merkel vacille et que les derniers avertissements de Poutine sur une attaque de l’euro pourrait bien se produire plus rapidement que l’on pense ?

La question est ouverte ?

Et il faudra très vite y répondre !

Clara Mitchell pour DayNewsWorld

 

VERS UN ECHANGE DE PRISONNIERS

ENTRE LA RUSSIE ET L'UKRAINE

Les tensions entre Moscou et Kiev depuis l'annexion de la Crimée et le déclenchement du conflit dans l'est de l'Ukraine ont conduit à la multiplication d'arrestations d'Ukrainiens accusés d'espionnage en Russie au cours des dernières années et de Russes en Ukraine.

En 2016, un échange de prisonniers avait eu lieu entre Moscou et Kiev impliquant deux militaires russes présumés et l'ancienne pilote militaire ukrainienne Nadia Savtchenko.

Les détentions et condamnations médiatisées de citoyens dans les deux pays se donc sont multipliés ces dernières années.

Petro Porochenko a pris l'initiative de téléphoner à Vladimir Poutine, inquiet pour la santé du cinéaste ukrainien Oleg Sentsov qui a entamé une grève de la faim depuis trois semaines. Il a été récemment décrit comme "très pâle, très maigre" et ayant perdu des dents.

« Les médecins lui ont dit que très bientôt, il y aura des conséquences irréversibles pour son organisme », a indiqué l'avocat du cinéaste, Dmitri Dinze.

Oleg Sentsov , opposant à l'annexion de la Crimée, a été condamné en août 2015 pour « terrorisme » et « trafic d’armes ». Il purge une peine de vingt ans dans une prison du grand Nord en Russie.

Outre M. Sentsov, un journaliste ukrainien, Roman Souchtchenko, avait été condamné en Russie début juin à 12 ans de camp pour espionnage. Soupçonné par Moscou d'être un colonel du renseignement ukrainien, il rejette ces accusations.

Le journaliste russo-ukrainien Kyrylo Vychynski responsable en Ukraine de l’agence de presse russe RIA Novosti, arrêté fin mai à Kiev et inculpé de « haute trahison » contre le cinéaste Oleg Sentsov ?

Les présidents russe et ukrainien, ont évoqué, lors d’une conversation téléphonique, un « échange des prisonniers » entre les deux pays, a annoncé le Kremlin, ce samedi, dans un communiqué.

« Vladimir Poutine a souligné la nécessité de libérer sans tarder les journalistes russes arrêtés en Ukraine », selon le communiqué. Les deux hommes ont parlé de « questions humanitaires dont l’échange des personnes détenues » lors de cette conversation

Des représentants des droits de l’homme des deux pays rendront visite « dans un futur proche » aux prisonniers détenus respectivement dans les prisons russes et ukrainiennes, selon les deux communiqués.

La Coupe du monde de football débute bientôt en Russie et il est très désavantageux pour Poutine  que ces prisonniers fassent la Une dans le monde entier, ce qui immanquablement ternirait l'image de la Russie.

Une rencontre ministérielle Kiev-Moscou-Paris-Berlin est prévue pour lundi dans la capitale allemande pour relancer le processus de paix dans l'Est séparatiste prorusse de l'Ukraine.

Porochenko a indiqué que la question de l'échange des prisonniers serait l'un des principaux thèmes abordés. Kiev s'est dit prêt à échanger 23 citoyens russes détenus pour "espionnage" dans le pays contre des prisonniers ukrainiens.

Si Vladimir Poutine avait exclu jeudi dernier de procéder à un échange de prisonniers, certains estiment qu'il pourrait faire un geste à l'approche de la Coupe du monde. Quelques semaines avant le début des Jeux de Sotchi, l'oligarque Mikhaïl Khodorkovski et les Pussy Riot avaient été libérés.

Joanne Courbet pour DayNewsWorld

 

LE PASSE INQUIETANT D'UN REFUGIE IRAKIEN

EN FRANCE

Un Irakien de 33 ans, réfugié en France depuis plus d'un an, a été arrêté en mars dernier et mis en examen par des juges antiterroristes. L'homme serait un cadre de l'État islamique.

Mis en examen pour « crimes de guerre ».

Ahmed H. est soupçonné d'avoir été membre du groupe État islamique, et même d'en avoir été un cadre. Il est donc notamment mis en examen pour « assassinats en relation avec une entreprise terroriste » et pour « crimes de guerre ».

Selon les autorités irakiennes, Ahmed H. aurait administré la région de Samarra , zone au nord de Bagdad, pour le compte de l'Etat islamique. Il aurait surtout participé au massacre de 1 700 personnes à proximité de Tikrit en juin 2014. Des centaine de recrues de l'armée irakiennes, chiites pour la plupart, avaient été enlevés et exécutés une par une par des djihadistes.

Il avait obtenu le statut de réfugié en France.

En juin 2016, Ahmed H., 33 ans, est arrivé en France. La manière dont il a rejoint l'Europe depuis l'Irak est encore floue, mais il semble qu'il soit passé par la Hongrie, puis par l'Allemagne. Il s'est installé en France avec sa famille. Il a obtenu son statut de réfugié en juin 2017, auprès de l'Office français de protection des réfugiés et apatrides (Ofpra) et a obtenu dans la foulée et comme le prévoit la loi, une carte de résident valable dix ans.

Mais depuis février dernier, il faisait l'objet d'un mandat d'arrêt international.

Ahmed H. a été donné pour mort, à tort. Selon les autorités irakiennes, il a en réalité quitté le pays à la fin 2014. Bagdad a alors alerté la coalition militaire internationale et la France sur sa possible présence en Europe.

Une notice rouge Interpol a déclenché alors l'action des renseignements et de la justice. A partir de l'été 2017, Ahmed H. est suivi par la DGSI (Direction générale de la sécurité intérieure). Il est placé sous surveillance pour être finalement arrêté le 6 mars à Lisieux (Calvados), où il résidait. Le 6 novembre, une information judiciaire est ouverte à son encontre .Il nie totalement les accusations.Mais selon les enquêteurs, Ahmed H. aurait le profil d'un ancien partisan de Daesh ayant appartenu à des organisations incitant à la haine anti-chiites

La France compétente pour juger le terroriste présumé.

Alors que les faits dont il est accusé se sont déroulés en Irak, le terroriste présumé sera jugé en France, du fait de la «compétence universelle». En d'autres termes, l'État français est considéré compétent pour juger une infraction qui n'a pas été commise sur son territoire, dans le cas de crimes importants relevant du droit international.

En Irak il risquait la peine de mort.
Alizé Marion pour DayNewsWorld

 

OFFENSIVE RADICALE CONTRE L'ISLAM POLITIQUE

EN AUTRICHE

Le gouvernement conservateur a annoncé vendredi 8 juin l'expulsion d'une soixantaine d’imams et de leur famille et la fermeture de sept mosquées financées par la Turquie.

Les raison de cette décision ?

Dans l'une des principales mosquée de Vienne a été reconstitué une bataille emblématique de l’histoire ottomane jouée par des enfants habillés en soldats. L'hebdomadaire de centre gauche Falter a publié les photos de la reconstitution de la bataille de Gallipoli, jouée par des enfants dans les locaux de la mosquée.

Sur un cliché apparaissaient de jeunes garçons en tenue de camouflage alignés en rang, faisant le salut militaire, et agitant des drapeaux turcs, devant un public d'enfants. Sur une autre photo, certains étaient allongés pour figurer les victimes de la bataille, leur corps enroulé dans un drapeau turc. La bataille de Gallipoli est un symbole de la résistance qui a abouti à l'avènement de la République turque moderne en 1923.

En effet l'épisode de Gallipoli s'inscrit dans la bataille des Dardanelles. Cette dernière a commencé en février 1915 par la tentative d'une flottille franco-britannique de forcer le détroit pour s'emparer d'Istanbul, capitale de l'Empire ottoman. Repoussés, les Alliés ont débarqué le 25 avril à Gallipoli mais ont été défaits après de longs mois d'offensive.

L'Empire ottoman a fini la Première guerre mondiale dans le camp des perdants et été démantelé. Mais la bataille de Gallipoli est devenue un symbole de la résistance qui a abouti à l'avènement de la République turque moderne en 1923.

« Ce qui s'est passé dans cet endroit (...) n'a pas sa place en Autriche. Le gouvernement fera preuve d'une tolérance zéro », avait alors affirmé le chancelier  Kurz, promettant une réaction « forte ».

« Des sociétés parallèles, l’islam politique et la radicalisation n’ont pas leur place dans notre pays », a déclaré le chef du gouvernement autrichien lors d’une conférence de presse.

« Le cercle de personnes qui pourraient être affectées par ces mesures comprend environ 60 imams », a précisé le ministre de l’intérieur, Herbert Kickl, membre du parti d’extrême droite FPÖ. Leurs familles sont également concernées et 150 personnes au total pourraient perdre leur droit de résidence en Autriche, a-t-il fait savoir.

La Turquie dénonce un acte d'islamophobie.

Le lieu de culte incriminé est géré par l’Union islamique turque d’Autriche (ATIB) directement liée à la direction turque des affaires étrangères. L'Atib a qualifié la mise en scène de « hautement regrettable » indiquant dans un communiqué être intervenu auprès de la mosquée avant que la controverse éclate dans les médias et avoir demandé la démission du responsable.

La Turquie, par la voix du porte-parole du président Recep Tayyip Erdogan, Ibrahim Kalim, n'a pas manqué de dénoncer une mesure « islamophobe » et « raciste ».

« La position idéologique du gouvernement autrichien va à l’encontre des principes du droit universel, des politiques de cohésion sociale, du droit des minorités et de l’éthique de coexistence. », a-t-il poursuivi.

Environ 360.000 personnes d'origine turque vivent en Autriche, dont 117.000 de nationalité turque.

Les relations entre les gouvernements turc et autrichien sont particulièrement houleuses depuis que le chancelier Kurz a d’interdit les meetings de campagne pour les élections turques du 24 juin prochain.

Britney Delsey pour DayNewsWorld

 

UN GOUVERNEMENT FEMININ ET PRO-EUROPEEN

EN ESPAGNE

La composition de ce gouvernement est « le reflet du meilleur de la société » espagnole, « paritaire, intergénérationnelle et ancrée dans l’UE », a déclaré le premier ministre Pedro Sanchez.

Le premier ministre socialiste Pedro Sanchez a dévoilé la composition de la nouvelle équipe dirigeante, mercredi soir.

Arrivé au pouvoir vendredi après la chute du conservateur Mariano Rajoy, le socialiste espagnol Pedro Sanchez a choisi un gouvernement pro-européen et majoritairement féminin, avec onze femmes et six hommes, une répartition peu commune en Europe.

Ce gouvernement prêtera serment jeudi 7 juin devant le roi Felipe VI.

Si c’est le gouvernement le plus féminin que l’Espagne ait jamais connu, c’est aussi le plus minoritaire depuis le rétablissement de la démocratie. Le Parti socialiste espagnol ne dispose que de 84 députés sur 350 . Le parti se trouve donc à la merci de la marge de manœuvre que lui accorderont le parti de gauche radicale Podemos, les nationalistes basques et les indépendantistes catalans, qui ont soutenu la motion de défiance contre Mariano Rajoy, sans donner pour autant un chèque en blanc à Pedro Sanchez.

Un gouvernement pro-européen

Alors que se prépare le Brexit au Royaume-Uni et que l’Italie vient de former un gouvernement eurosceptique, l’exécutif espagnol a volontairement marqué son caractère pro-européen.Aussi Sanchez a-il nommé l’ancien président du Parlement européen Josep Borrell aux affaires étrangères. Ce Catalan de 71 ans et européen convaincu a fait montre ces dernières années de son opposition très ferme au mouvement indépendantiste en Catalogne. A l’étranger, cet ancien ministre de Felipe González (1982-1996) sera chargé de défendre l’unité du royaume d’Espagne. En interne, c'est une autre Catalane qui sera chargée de dialoguer avec le gouvernement indépendantiste de Quim Torra : Meritxell Batet, Barcelonaise de 45 ans, nommée ministre de l’administration territoriale. Représentante du Parti du parti socialiste de Catalunya (PSC), une formation autonome qui intègre les instances du PSOE, elle défend une troisième voie entre le statu quo et l'indépendantisme.

Au nom de « la stabilité », Sanchez s’est engagé à conserver le budget de l’État 2018 élaboré par les conservateurs, qui va être examiné par le Sénat.

Pour ce faire, le socialiste a choisi deux femmes pour diriger son équipe économique qui, selon sa promesse de la semaine dernière, « devra avoir pour priorité principale de respecter les engagements européens » en matière de déficit public. Il a ainsi nommé la directrice du budget de l’UE Nadia Calviño à l’économie tandis que Maria Jesus Montero prend le portefeuille des Finances. Cette dernière n'en est pas à son premier coup d'essai puisqu'elle a dû déjà assumé cette responsabilité au gouvernement régional de l’Andalousie, en pratiquant des coupes radicales dans les dépenses publiques ordonnées par le gouvernement conservateur.

Un gouvernement plutôt féminin :

Onze femmes et six hommes composent le nouveau gouvernement. M. Sanchez a aussi fait le choix de placer des femmes à des postes centraux, au point que la presse espagnole se demande si le conseil des « ministros » (« ministres » au masculin) ne devrait pas être rebaptisé des « ministras » !

Pedro Sanchez a ainsi nommé Carmen Calvo, 60 ans, ancienne ministre de la culture (2004-2007), comme vice-présidente , deuxième dans le rang protocolaire. Elle sera également à la tête du ministère de l’égalité, une question prioritaire pour le gouvernement, trois mois après l’exceptionnelle « grève générale féministe » et les manifestations du 8 mars.

L’ancienne procureure antiterroriste Dolores Delgado arrive à la justice et l’ancienne juge de la Cour suprême Margarita Robles à la défense. Isabel Celaa sera chargée de l’éducation, Magdalena Valerio du travail, Carmen Monton de la santé... Une démonstration de féminisme.

Le numéro trois du PSOE, José Luis Abalos, est en charge des travaux publics et l’ancien juge Fernando Grande-Marlaska de l’intérieur. Pedro Duque, le premier astronaute espagnol, a été nommé aux sciences.

Des spécialistes de leur domaine de compétence.

La ministre de l'Économie, Nadia Calviño, était jusqu'à maintenant directrice générale du budget à la Commission européenne si bien qu'avant même l'officialisation de sa nomination, Calviño a reçu sur Twitter la bénédiction de Ana Botín,la dirigeante de la principale banque du pays. «Avoir Nadia Calviño comme nouvelle ministre de l'Économie permettra à l'Espagne d'augmenter (son) poids en Europe.». Le travail de Calviño sera complété María Jesús Montero, nommée au ministère des Finances, qui exerçait jusque-là les fonctions homologues au gouvernement régional d'Andalousie. La ministre régionale de Valence à la Santé, Carmen Montón, investit le ministère de la Santé, de la Consommation et des Affaires sociales, tandis que le ministère de l'Éducation sera occupé par une ancienne responsable de ce secteur au gouvernement régional du Pays basque . Pour ne citer que ces exemples.

Pédro Sanchez, sans expérience politique, peut donc s'appuyer sur les compétences de ses ministres minutieusement choisis, appartenant en majorité au PSO. Mais le gouvernement aura maille à partir avec la myriade de partis qui ont voté la motion de censure juste pour renverser le conservateur Rajoy. À peine nommé, le gouvernement Sánchez sait que le temps lui est compté...Avec un groupe parlementaire réduit, le chef de file du PSOE va devoir construire une majorité s’il veut pouvoir diriger réellement durant les prochains mois .

Un objectif impossible, selon le PP. « L’Espagne a besoin de stabilité et celle-ci ne peut venir ni de motions de censure, ni de gouvernements intérimaires, ni de successions d’élections ou de gouvernements comme le sien », l’a averti le porte-parole conservateur Rafael Hernando .

Joanne Courbet pour DayNewsWorld

 

VOTE PAR LE SENAT DE LA REFORME DU RAIL

La réforme de la SNCF a été votée en première lecture au Sénat, ce mardi, à l'issue d'un vote solennel sur le projet de loi «pour un nouveau pacte ferroviaire». 240 sénateurs se sont exprimés pour le texte, 85 contre et 18 se sont abstenus.

La chambre haute a introduit les amendements qu'avaient exigés les syndicats réformistes sur le volet social de la réforme.

Dès l'examen du texte en commission, les sénateurs avaient modifié la réforme avec quatre objectifs : la préservation des dessertes TGV jugées indispensables, le renforcement des garanties offertes aux salariés, les moyens d'une ouverture réussie à la concurrence et le maintien d'un haut niveau de sécurité et de sûreté au sein du système ferroviaire.

En séance, l'ensemble de ces dispositions ont été confirmées , notamment la conclusion par l'État de contrats de services publics pour répondre aux objectifs d'aménagement du territoire, le dispositif favorisant le volontariat des salariés transférés, et l'incessibilité du capital de SNCF, SNCF Réseau et SNCF Mobilités. Les syndicats ont également obtenu un droit au retour pour les cheminots transférés. Ils pourront revenir à la SNCF entre trois et huit ans après leur départ, et retrouver alors leur statut s’ils le souhaitent.

Parallèlement, l'Etat a promis de reprendre la dette de la SNCF à hauteur de 35 milliards afin d'atteindre l'« équilibre (financier) avant la fin du quinquennat ».

Les sénateurs n’ont par contre pas bougé sur ces principes « intangibles » de la réforme, à savoir l'ouverture à la concurrence, la fin du statut de cheminot pour les nouvelles recrues et la transformation juridique de la SNCF.

L'adoption de la réforme amendée par le Sénat ne clôt pas pour autant le marathon parlementaire du texte. Le projet de loi continuera ensuite son parcours avec une commission mixte paritaire prévue le 13 juin qui permettra aux députés et aux sénateurs de tenter de s'accorder sur une version commune.

L’adoption, mardi, de la loi par les sénateurs pourra-t-elle mettre fin à une grève qui a déjà coûté plus de 400 millions d’euros à la SNCF ?

Andrew Preston pour DayNewsWorld

 

LA REPONSE PEU AMBITIEUSE D'ANGELA MERKEL

SUR L'EUROPE A EMMANUEL MACRON

Après des mois d’atermoiements et à moins d'un mois d'un sommet à Bruxelles qui doit poser les bases d'une réforme européenne, Angela Merkel a pour la première fois livré sa réponse à Emmanuel Macron sur la réforme de la zone euro dans un contexte assombri par la situation italienne.

Dans un long entretien accordé dimanche 3 juin au Frankfurter Allegemeine Zeitung, elle donne sa sa vision de l'Europe, beaucoup moins ambitieuse que celle souhaitée par Emmanuel Macron dans son discours à la Sorbonne en septembre 2017.

Le contexte international et les défis posés par la présidence Trump plaident pour des avancées décisives, mais Angela Merkel n'a plus les mains libres dans sa nouvelle coalition.

Une plus grande convergence économique entre les Etats

La chancelière accepte un budget d'investissement tout en prônant la création d'une Fonds monétaire européen. « Nous avons besoin d'une plus grande convergence économique entre Etats membres au sein de la zone euro », a-elle déclaré.

« Nous avons pour cette raison proposé un budget d'investissement pour la zone euro dans le contrat de coalition » du nouveau gouvernement allemand entre conservateurs et sociaux-démocrates, a ajouté Angela Merkel. Mais on se trouve bien loin de la somme attendue par le président Macron, lui qui avait appelé de ses vœux un budget équivalant à « plusieurs points du PIB de la zone euro », soit plusieurs centaines de milliards d'euros.. En effet le budget sera modeste :« limité à deux chiffres en milliards d'euros », précise la chancelière, soit quelques dizaines de milliards d'euros. « La solidarité entre partenaires de la zone euro ne doit jamais conduire à une union de l'endettement », où la dette serait mutualisée, a-t-elle prévenu soucieuse de ne pas heurter ses partenaires politiques.

Un avertissement clair à l'Italie alors que la nouvelle coalition au pouvoir demander auprès de la Banque centrale européenne l'effacement de 250 milliards d'euros de la dette italienne.

Un « FME aux pouvoirs étendus »

Elle se prononce en faveur de la transformation du Mécanisme européen de stabilité (MES) en Fonds monétaire européen (FME), susceptible de venir en aide aux pays en difficulté économique. « Nous voulons nous rendre un peu indépendants du Fonds monétaire international », a-t-elle expliqué mais avec des contreparties .

En échange en effet les pays concernés devraient accepter – comme pour le FMI – que ce FME ait un droit de regard et d'intervention dans leurs politiques nationales ce à quoi est opposé la France. Ces prérogatives risquent donc de ne pas séduire tous les pays de la zone euro.

Une agence européenne des migrations

La plus grande avancée de la chancelière se concrétise à propos de la question migratoire en soutenant l’idée d’une agence européenne des migrations tout en plaidant pour l’harmonisation du droit d’asile. Elle reconnaît l'échec qu'a été le système des quotas obligatoires de réfugiés pour les Etats membres et propose un « système flexible » de partage des responsabilités.

Une culture stratégique commune

Sur la défense et la sécurité Angela Merkel fait également un grand pas dans le sens souhaité par Emmanuel Macron puisqu'elle soutient l’initiative d’intervention européenne lancée par la France et souscrit à la nécessité de créer une « culture stratégique » commune. Un signal politique bienvenu compte tenu des traditionnelles réticences allemandes dans ce domaine...

Il n'y aura pas de grand soir allemand !

Joanne Courbet pour DayNewsWorld

 

DES DEMANDES D'ASILE MONNAYEES

EN ALLEMAGNE ?

Angela Merkel et son gouvernement viennent d'être mis mis en cause ce dimanche dans un vaste scandale qui secoue l'office chargé de la gestion des milliers de migrants arrivés en Allemagne depuis 2015. En effet l'antenne du ministère de l'Intérieur chargé du traitement des demandes d'asile à Brême, le Bundesamt für Migration und Flüchtlinge (Bamf), est soupçonné de corruption.

Mille deux cents demandes d'asile auraient été accordées par le Bamf en échange de divers avantages. La responsable de l'antenne, qui nie en bloc tout en affirmant avoir seulement été débordée, ainsi que des avocats et des interprètes ont été mis en examen pour corruption. «L'échec se situe dans l'inaction (du gouvernement) dès lors que les défis auxquels l'Allemagne allait être confrontée avec l'arrivée des réfugiés étaient clairs», a déclaré l'ancien président de l'Office national des migrants et réfugiés (Bamf), Frank-Jürgen Weise, à l'hebdomadaire Der Spiegel.

Selon Frank-Jürgen Weise la crise aurait pu être évitée dans la mesure où il avait personnellement informé Angela Merkel à deux reprises des problèmes en 2017. Mais aucune mesure n'a été prise à ce moment-là. De plus un rapport confidentiel établi par ses soins, où il fustige durement le gouvernement, a également fuité dans les médias.

Depuis le début du scandale, plusieurs milliers d'autres dossiers sont minutieusement vérifiés. Le gouvernement, en très mauvaise posture, est accusé au mieux d'avoir ignoré des mises en garde en interne sur les malversations et problèmes qui étaient en cours,au pire de les avoir étouffés.

Le partenaire social-démocrate de la coalition gouvernementale d'Angela Merkel demande désormais des «explications» à la chancelière.

«C'est tout simplement un échec de la chancelière», a dénoncé dimanche un des dirigeants sociaux-démocrates, Ralf Stegner, au quotidien Tagesspiegel

«On ne peut pas dire aux gens On va y arriver (le slogan de Merkel lors de l'arrivée des migrants en 2015, ndlr) et ensuite rester les bras croisés quand l'organisme chargé du dossier échoue faute de moyens», a-t-il ajouté.

Carl Delsey pour DayNewsWorld

 

NOUVEAU CHEF DE GOUVERNEMENT EN ESPAGNE APRES LA CHUTE DE MARIANO RAJOY

C'est un chapitre de l’histoire politique espagnole qui vient de se refermer ce vendredi à Madrid. Au pouvoir depuis décembre 2011, M. Rajoy, 63 ans, avait survécu à plusieurs crises majeures, de la récession, qu'il a combattu par une sévère cure d’austérité, aux mois de blocage politique en 2016 jusqu’à la tentative de sécession de la Catalogne l’an dernier.

Dans une allocution devant le Parlement, le chef conservateur du gouvernement espagnol, Mariano Rajoy, a reconnu, vendredi 1er juin, sa défaite avant la motion de censure socialiste. Cette dernière a été adoptée à 180 voix pour, 169 députés ont voté contre et une abstention.

« Ce fut un honneur d'avoir présidé le gouvernement espagnol et de laisser l'Espagne dans un meilleur état que celui dans lequel je l'ai trouvée. J'espère que mon remplaçant pourra dire la même chose à son tour », a-t-il confié avant le vote.

Le sort de M. Rajoy s’est donc joué en à peine une semaine depuis le dépôt vendredi par le Parti Socialiste (PSOE) de M. Sanchez de cette motion, au lendemain de l’annonce de la condamnation du Parti Populaire du chef du gouvernement dans un méga-procès pour corruption, baptisé Gürtel.

L'Espagne a désormais comme nouveau chef du gouvernement le socialiste Pedro Sanchez.

« Aujourd’hui, nous écrivons une nouvelle page de l’histoire de la démocratie dans notre pays », a déclaré M. Sanchez, ancien professeur d’économie.

A 46 ans, M. Sanchez tient enfin sa revanche. En effet ces deux dernières années il avait connu de cruelles déceptions. En mars 2016 les députés avait rejeté l’investiture à la tête du gouvernement pendant qu'en juin de la même année il obtenait le pire score de l’histoire du PSOE aux élections législatives. Dans la foulée il fut déchu de son poste de numéro deux de sa formation dont il ne reprit les rêne que l'an dernier.

Mais si Pedro Sanchez est désormais le nouveau président du gouvernement espagnol après avoir obtenu le soutien de circonstance de six partis, son assise électorale avec seulement 84 sièges sur un total de 350 à la chambre basse du Parlement risque très vite de poser des difficultés pour gouverner. Les alliés de circonstance de M. Sanchez ont d’ailleurs tous souligné a l'envi que leur vote contre Rajoy n’était pas un blanc-seing.

Pedro Sanchez pourrait donc décider la convocation d'élections anticipées pour tenter de reconstruire une majorité. Il le ferait mais seulement après avoir gouverné « quelques mois » lui permettant notamment de « faire des changements suffisants » comme « des hausses de salaires et de retraites » selon l'une de ses porte-parole, Carmen Calvo.

Un moyen de renforcer la popularité du PSOE qui a connu en 2016 la pire déroute électorale de son histoire récente.

Joanne Courbet pour DayNewsWorld

 

PORT DU VOILE INTEGRAL INTERDIT

EGALEMENT AU DANEMARK

Le Parlement danois a adopté ce jeudi 31 mai une loi interdisant le port du voile intégral islamique (burqa ou niqab) dans l'espace public, suivant ainsi d'autres pays européens comme la France ou la Belgique.

« Toute personne qui, dans des lieux publics, porte un vêtement qui lui cache le visage est passible d'amende ». Tel est le texte qui a été adopté par 75 voix contre 30 au parlement du Danemark, ce jeudi.

Le projet de loi, porté par le gouvernement de centre-droit, avait aussi l'adhésion des deux premières forces politiques au Parlement: les sociaux-démocrates et le Parti populaire danois (populiste, anti-immigration).

A partir du 1er août, date d'entrée en vigueur de la nouvelle législation, une amende de 1 000 couronnes danoises (134 euros) sanctionnera toute infraction à l'interdiction du port du voile intégral dans les lieux publics. En cas de renouvellement de l'infraction, l'amende pourra s'élever à 10.000 couronnes.

Le port du voile intégral islamique est banni ou limité dans plusieurs pays européens.

La France a été le premier pays en Europe à interdire le voile intégral dans l'espace public avec la promulgation d'une loi « interdisant la dissimulation du visage dans l'espace public »en octobre 2010 pour une application en avril 2011.

La Cour européenne des droits de l'Homme en 2014 l'a validée. La loi prévoit pour les infractions jusqu'à 150 euros d'amende. En cinq ans, plus de 1.600 verbalisations ont été dressées.

En juillet, la Cour européenne des droits de l'Homme a validé son interdiction dans l'espace public en Belgique. En Autriche également le port du voile intégral est réprimé depuis octobre.

Les députés allemands ont eux adopté le 27 avril 2017 une loi interdisant partiellement le port du voile intégral dans certains contextes, obligeant notamment les agents publics à avoir le visage totalement découvert dans le cadre de leurs fonctions et les personnes dont le visage est dissimulé à se découvrir en cas de vérification d'identité.

Un consensus sur l'interdiction du port du voile intégral commence à poindre en Europe.

Britney Delsey pour DayNewsWorld

 

LE PORTUGAL OU UN CONTRE-MODELE EUROPEEN

En 2018 le Portugal continue sa course vers le plein emploi et la réduction des inégalités sociales .

Le voici devenu le meilleur élève de la zone euro avec une croissance économique au plus haut, un chômage au plus bas, des investissements en progression permanente, un déficit budgétaire qui tend vers le zéro.

De bonnes nouvelles de plus accompagnées par une première mondiale : l'énergie électrique produite par les renouvelables a dépassé la consommation du pays.

Seul point noir, idéologique, celui là : la politique menée pour parvenir à ces résultats est encore et toujours à l'opposée de celle préconisée par Bruxelles et suivie par Berlin ou Paris.

Le budget 2018 du Premier ministre portugais présenté à la Commission européenne fin 2017 n'a pas beaucoup plu.

La Commission estimait que la baisse exigée de 0,6% des dépenses publiques ne serait que de « seulement 0,4%. » Reproche peu justifié alors que lorsque le déficit du Portugal est désormais l'un des plus bas de la zone euro, à 1,4% en 2017 et qu'il ne cesse de se réduire.

Le petit pays au bord de la récession économique il y a quelques années encore, augmente ses performances économiques et sociales de façon continue depuis 30 mois, au grand dam des dirigeants d'autres pays européens adeptes des politiques libérales de rigueur budgétaire.

Les dernières mesures du gouvernement d'Antonio Costa, très décriées par son opposition de droite semblent pourtant continuer d'agir en faveur d'une amélioration générale, tant sociale qu'économique

Relance, ajustement des impôts, augmentation du salaire minimum et incitations aux investissements .

Alors qu'en France les impôts sur les plus gros revenus sont abaissés, des taxes sur les entreprises compensées et les retraites grevées, le gouvernement portugais a engagé une politique fiscale inverse. Le budget 2018 portugais prévoit une baisse conséquente des impôts sur le revenu pour les classes moyennes, accompagnée par une nouvelle augmentation des pensions de retraite. Pour la fiscalité des grandes entreprises, le choix politique se trouve aussi à l'opposé de celle de la France : instauration de nouvelles taxes pour toutes les entreprises au chiffre d'affaires supérieur à 35 millions d'euros, déblocages des mouvements de postes pour les fonctionnaires.

La politique économique de la demande, instiguée depuis deux ans et demi par le gouvernement portugais, porte clairement ses fruits. Cette politique est fondée sur une relance de la consommation par l'amélioration des conditions professionnelles et sociales des travailleurs portugais afin de créer de l'attractivité pour les investisseurs, améliorer la productivité, permettre de la montée en gamme de productions.

La démonstration portugaise d'une amélioration des investissements et de l'emploi privé grâce à l'augmentation des salaires et des prestations sociales vient percuter de plein fouet la doxa européenne voulant que la compétitivité des entreprises doive obligatoirement passer par une baisse ou un gel des salaires et la diminution des dépenses sociales des Etats…

Réduire les déficits budgétaires ne passe pas par la seule baisse des dépenses publiques, au contraire. Plus un Etat dynamise son économie en améliorant les revenus et la protection sociale de sa population, salariés, retraités, entreprises, plus les recettes de l'Etat augmentent. La dépense publique — avec une croissance économique suffisante et stable, de 2,7% au Portugal en 2017, un chômage bas et des investissements en progression — n'est alors plus qu'un facteur d'ajustement budgétaire de faible importance.

Le gouvernement d'Antonio Costa a compris cette donne et applique une politique « d'accompagnement » économique, social et de transition énergétique, sans dogmatisme particulier.

Andrew Preston pour DayNewsWorld

 

TERRORISME: DEUX POLICIERS ET UN PASSANT ABATTUS EN PLEIN CENTRE DE LIEGE EN BELGIQUE


L'horreur à nouveau... Selon les médias belges, un homme a ouvert le feu ce mardi vers 10h30 sur des policiers dans une rue du centre-ville, à proximité d’un café fréquenté.

Deux fonctionnaires sont décédés, selon les pompiers et le parquet fédéral. Un troisième a été blessé en essayant d’intercepter le tireur.

Par ailleurs, la passagère d'un véhicule qui circulait dans le quartier a également trouvé la mort.

Selon une source policière l’homme aurait crié « Allah Akbar » près du Café des Augustin . rue des Le dossier a été confié au parquet fédéral, compétent en matière de terrorisme.

« Il y a des éléments qui vont dans la direction d'un acte terroriste », a reconnu Eric Van Der Sypt, porte-parole du parquet fédéral.

D’importants moyens de police et de secours ont été dépêchés en urgence.

L’assaillant s’appelle Benjamin H., un Belge né en 1982. Il est connu pour des faits de délinquance et était sorti de prison lundi pour un congé.S’il fréquentait des détenus radicalisés à la prison de Lantin, il ne semblait pas avoir été considéré comme radicalisé lui-même ...

Une conférence de presse est prévue dans un commissariat.

«Nos pensées vont aux victimes de cet acte horrible », a affirmé le palais royal de Belgique. « Violence lâche et aveugle à Liège », a dénoncé le Premier ministre Charles Michel.

Carl Delsey pour DayNewsWorld

 

REJET DE GRAVER DANS LA LOI L'INTERDICTION

DU GLYPHOSATE PAR L'ASSEMBLEE EN FRANCE

Alors qu' Emmanuel Macron avait promis que la substance, principe actif du Roundup de Monsanto, serait interdite en France « dès que des alternatives auront été trouvées, et au plus tard dans trois ans », l’Assemblée a refusé d’inscrire l’interdiction de glyphosate dans la loi.

L’Assemblée nationale s’est prononcée contre l’interdiction de l’herbicide lors de l’examen du projet de loi sur l’agriculture et l’alimentation, dans la nuit de lundi à mardi.

Les amendements visant à interdire l’herbicide pour 2021 ont été retoqués par les députés de la droite et du centre.

Alors qu'Emmanuel Macron s’y était engagé, les parlementaires n’ont pas suivi le président.

Le gouvernement veut tout d’abord une solution pour les agriculteurs.

Les amendements visant à interdire l’herbicide pour 2021 ont été retoqués par les députés de la droite et du centre.

Graver dans le marbre de la loi cette interdiction était le but de Matthieu Orphelin, député LREM et proche du ministre de la transition écologique et solidaire, Nicolas Hulot. Son amendement a été repoussé (20 députés pour, 63 contre).

Pourtant cette substance est jugée cancérogène probable par l’Organisation mondiale de la santé.

La proposition avait pourtant été agrémentée de possibles dérogations afin que certains secteurs de l’agriculture ne souffrent pas d’une interdiction de cette substance trop brutale

En revanche des mesurettes pour réduire les pesticides (interdiction des remises, rabais et ristournes, encadrement de la publicité…) pourront consoler les écologistes puisque les députés ne les ont pas rejetées.

Ils ont daigné donner leur approbation à une extension du champ de l’interdiction des néonicotinoïdes,- insecticides « tueurs d’abeilles »- aux substances chimiques dont les modes d’action sont identiques.

Sur fond de « controverse scientifique sur sa dangerosité », le ministre de l’agriculture, Stéphane Travert a estimé nécessaire d'« approfondir les connaissances » sur le glyphosate même, en vue du prochain débat européen.

Les relations troubles entre le politique et certains lobbies ont peut-être leur part dans cet attentisme dénoncé par la députée des Deux-Sèvres, Delphine Batho.

Kelly Donaldson pour DayNewsWorld

 

ACTE DE BRAVOURE DE MAMADOU GASSAMA

Spider-Man ou superman quoi qu'il arrive un super-héros des temps modernes.
Il a été reçu et récompensé par le Président de la République Française monsieur Macron.
Selon la direction générale des étrangers en France, la procédure prendra environ trois mois.
Nous avons tous suivi le sauvetage de l'enfant suspendu au quatrième étage par un jeune Malien sans papiers de 22 ans dans le 18eme arrondissement.

En effet Mamadou Gassama s'est précipité sur cette façade d' immeuble pour sauver ce jeune enfant de 4 ans en escaladent balcon par balcon pour tirer l'enfant vers l'intérieur.

Le buzz a fait le tour du monde.La scène, spectaculaire, a été filmée par des passants ébahis!
Ce geste a valu que le chef d'État lui donne la nationalité française par voie de naturalisation.

De plus il y a obtenu un travail auprès des sapeurs-pompiers.
Mamadou Gassama a eu beaucoup de courage et habileté pour aller sauver ce petit garçon qu'il ne connaissait pas ainsi qu'une grande bonté de cœur.
Et comme il l'a précisé sa foi l'a aidé.

Il va désormais sortir de la clandestinité que connaissent les milliers de travailleurs sans papiers en France.

 

Mia Kennedy pour DayNewsWorld

 

MEGA-PROCES POUR CORRUPTION DU PARTI POPULAIRE QUI COMPROMET

LE GOUVERNEMENT EN ESPAGNE

Ce méga-procès mérite un petit rappel historique des scandales qui égratignent le parti populaire avec un flot continu de scandales de corruption et avec lui, impliqué, le Premier ministre espagnol, Mariano Rajoy.,

Le président espagnol a beau de nouveau les définir comme des «cas isolés», la quantité de faits et d'accusations détruit bel et bien l'image du Parti populaire.

Les cas principaux:

L'intrigue autour d'un réseau d'affaires qui a payé pour recevoir des contrats au doigt des administrations menées par le PP en particulier dans la Communauté Valencienne et la Communauté de Madrid est l'un des plus étendus et médiatiques dans l'histoire récente de l'Espagne.

La Cour a condamné à 51 ans dans la prison d'affaires Francisco Correa comme chef de bande et 33 ans et à une amende de 44 millions d'euros (51 millions de dollars) l'ancien trésorier du PP Luis Barcenas.

Les « cartes noires »

L'ancien directeur du FMI et ancien ministre de l'Economie, Rodrigo Rato, a été condamné l'année dernière à quatre ans et demi de prison pour une fraude qui a frappé les institutions financières Caja Madrid et Bankia, dont il a assuré la présidence de 2010 à 2012. Il a bénéficié de cartes de crédit opaques au Trésor.

L'ancien ministre et homme clé du PP, en liberté en attendant que le jugement soit définitif dans cette affaire, sera également jugé public par Bankia en 2011 dans une opération prétendument frauduleuse. De plus il est à la vue de la Justice pour l'origine suspecte de son patrimoine.

« Punicure »

Il s'agit d'un supposé réseau de corruption lié à plusieurs municipalités et organisations régionales, principalement à Madrid, avec d'anciens maires prétendument impliqués dans des collectes de fonds et des arbitrages irréguliers. L'un des protagonistes est l'ancien dirigeant du PP à Madrid, Francisco Granados, qui était en prison de 2014 à 2017 et est en liberté sous caution depuis lors.

« Autres scandales »

En plus de ceux déjà mentionnés, de nombreuses figures centrales du PP ont été condamnées ou accusées dans plusieurs cas. L'un d'entre eux est Jaume Matas, ancien ministre et ancien président de la région des Baléares qui a purgé des peines de prison et accumulé des peines pour plusieurs complots.

Le dernier à se joindre à la liste a été Eduardo Zaplana, ancien ministre et ancien président de la Communauté Valencienne, arrêté cette semaine en tant qu'enquêteur pour corruption et crimes de blanchiment d'argent.

Cette nouvelle crise politique intervient après que le Parti populaire (PP) de Mariano Rajoy a été condamné, jeudi, pour corruption à l'issue d'un procès de grande ampleur.

« Un authentique système de corruption institutionnel »

Dans cette affaire baptisée Gürtel, 29 personnes - dont une douzaine d'anciens cadres ou élus du PP - ont été condamnées pour corruption, détournements de fonds publics ou blanchiment d'argent, à un total de 351 années de prison.La justice a conclu à l'existence d'«un authentique et efficace système de corruption institutionnel» entre le parti et un groupe privé, et condamné le Parti Popu

Le PP lui-même doit également payer 245 000 euros en tant que participant lucratif pour bénéficier de l'intrigue dans ses premières années. Le parti de Rajoy devient ainsi le premier condamné de corruption en Espagne.

Un autre procès distinct jugera le prétendu financement illégal du PP pour 20 ans dénoncé par Bárcenas, qui a également accusé certains dirigeants, y compris Rajoy, de recevoir des paiements en noir.

L'année dernière d'Ignacio González, ancien président de la Communauté de Madrid et membre du PP, avait été arrêté, puis libéré en liberté provisoire. Alberto Ruiz-Gallardón, un autre ancien président de la région et ancien ministre de la Justice de Rajoy, a également été inculpé il y a un mois.

L'affaire Gürtel est basée sur un complot présumé de la société corrompue de l'eau publique Canal de Isabel II, présidé par González 2003-2015, dédié à détourner des fonds par le biais de primes et commissions dans l'achat d'entreprises en Amérique latine.

Les socialistes espagnols ont donc du grain à moudre !

Aussi le Parti socialiste espagnol (PSOE) a-t-il déposé vendredi 25 mai une motion de censure au lendemain de l’annonce de la condamnation de la formation de Mariano Rajoy à l’issue d’un méga-procès pour corruption.

La motion de censure déposée par les socialistes pour tenter de renverser le gouvernement conservateur de Mariano Rajoy, sera débattue jeudi 31 mai et vendredi 1er juin, a annoncé lundi 28 mai la Chambre des députés.

Rappel de l'Affaire Gürtel

Le PP lui-même doit également payer 245 000 euros en tant que participant lucratif pour bénéficier de l'intrigue dans ses premières années. Le parti de Rajoy devient ainsi le premier condamné de corruption en Espagne.

Un autre procès distinct jugera le prétendu financement illégal du PP pour 20 ans dénoncé par Bárcenas, qui a également accusé certains dirigeants, y compris Rajoy, de recevoir des paiements en noir.

L'année dernière d'Ignacio González, ancien président de la Communauté de Madrid et membre du PP, avait été arrêté, puis libéré en liberté provisoire. Alberto Ruiz-Gallardón, un autre ancien président de la région et ancien ministre de la Justice de Rajoy, a également été inculpé il y a un mois.

L'affaire Gürtel est basée sur un complot présumé de la société corrompue de l'eau publique Canal de Isabel II, présidé par González 2003-2015, dédié à détourner des fonds par le biais de primes et commissions dans l'achat d'entreprises en Amérique latine.

La justice a conclu à l’existence d’«un authentique et efficace système de corruption institutionnel » » entre le parti et un groupe privé et condamné le Parti populaire de Rajoy, en tant que « participant à titre lucratif » de fonds obtenus illégalement via des maires de la formation, à rembourser 250 000 euros.

Les grandes manœuvres se poursuivent sur l'échiquier politique espagnol.

La motion de censure déposée par le Parti socialiste (PSOE) de Pedro Sanchez, principale force d'opposition, est prise au sérieux à Madrid, à un an des élections régionales, municipales et européennes et deux ans des législatives.

Le PSOE voudrait «gouverner le temps qu'il juge opportun puis convoquer des élections» au bout de «quelques mois», a expliqué samedi l'une de ses porte-parole, l'ex-ministre de la Culture Carmen Calvo.Le PSOE a déjà reçu l'appui de la gauche radicale de Podemos mais doit convaincre les indépendantistes catalans et les nationalistes basques ou encore les libéraux de Ciudadanos. leur Le président Andoni Ortuzar du Ciudadanos a bien entendu l'appel du pied mais se demande si cette «démarche est sérieuse et viable ou si elle n'obéit qu'à des intérêts électoralistes»., D'où l'idée d'un candidat « neutre ».

Pour le moment le chef de la gauche espagnole, Pedro Sanchez, peine à réunir les 176 voix nécessaires au Congrès pour renverser le gouvernement.

Le coordinateur du PP, Fernando Martinez-Maillo, a quant à lui jugé que Pedro Sanchez «passera à l'histoire comme le Judas de la politique espagnole», accusant les socialistes de vouloir arriver au pouvoir avec l'appui «des indépendantistes qui veulent détruire l'Espagne».

Britney Delsey pour DayNewsWorld

 

GRAVE CRISE POLITIQUE EN ITALIE

L'Italie plonge de nouveau dans l’incertitude la plus totale, dimanche 27 mai, Conte renonçant à devenir Premier ministre.

Le nom de Giuseppe Conte, un universitaire inconnu du grand public, avait été proposé par le Mouvement 5 étoiles et la Ligue, les deux partis arrivés en tête lors des dernières élections législatives. Mais Giuseppe Conte, pressenti pour le poste, a renoncé à être nommé Premier ministre.

En effet les discussions achoppaient notamment sur l'identité du futur ministre des Finances Paolo Savona, 81 ans et europhobe déclaré que le chef de l'Etat n'acceptait pas dans le gouvernement proposé.

« J’avais annoncé à M. Conte que j’accorderai une attention particulière à certains ministères. Il m’a présenté une liste que j’ai acceptée en tous points, à l’exception du choix du ministre de l’économie. Dans mon rôle de garant, je ne pouvais pas accepter un choix qui aurait pu conduire à la sortie de l’Italie de l’euro et provoquer les inquiétudes des investisseurs italiens et étrangers. » a déclaré le chef de l'Etat.

« Le Président du conseil désigné Giuseppe Conte a remis son mandat au président Mattarella », a annoncé le secrétaire général de la présidence, Ugo Zampetti, à l'issue d'une entrevue entre les deux hommes.

Le professeur Conte quant à lui a annoncé sobrement son départ.

"Je peux vous assurer que j'ai fourni le maximum d'efforts et d'attention pour mener à bien cette tâche et l'avoir fait dans un climat de pleine collaboration avec les responsables des forces politiques qui m'ont désigné", a déclaré Giuseppe Conte devant la presse.

Sergio Mattarella, quant à lui, a réaffirmé qu'il avait agi dans le plein exercice de ses prérogatives constitutionnelles.

Ce refus a scandalisé Matteo Salvini, le patron de la Ligue (extrême droite), qui, avec Luigi Di Maio, chef de file du Mouvement Cinq Etoiles (M5S, antisystème), avaient porté Giuseppe Conte à la présidence du Conseil.

De son côté, Luigi Di Maio lançait un ultimatum: «Ou l'on boucle maintenant (les négociations), ou tout saute.» et a clairement annoncé vouloir la destitution du président, Sergio Mattarella.

Mais les commentateurs s'inquiètent de la réaction des marchés lundi matin à la reprise de l'activité. Les attaques spéculatives ont déjà provoqué la semaine dernière une forte hausse du «spread».

Il s'agit donc d'agir vite. C'est pourquoi le président de la République pourrait désormais nommer un nouveau Premier ministre à la tête d'un gouvernement technique et non organiser de nouvelles élections comme le réclament Matteo Salvini, le patron de la Ligue (extrême droite), et Luigi Di Maio, chef de file du Mouvement Cinq Etoiles.

Aussi dans la perspective de la réouverture des marchés financiers lundi Sergio Mattarella a-il-annoncé dès dimanche soir la convocation de Carlo Cottarelli, un économiste de 64 ans, ancien haut responsable du Fonds monétaire international (FMI) surnommé "M. Ciseaux", incarnation de l'austérité budgétaire

Il devrait le charger de constituer un gouvernement «neutre» capable d’expédier les affaires courante s'il n'obtient pas la confiance du Parlement.

Joanne Courbet pour DayNewsWorld

 

VOTE EN FAVEUR DE L'AVORTEMENT EN IRLANDE

Près de 3,5 millions d'électeurs de ce pays à forte tradition catholique étaient appelés à se prononcer sur cette législation irlandaise, une des plus restrictives d'Europe, avec l'Irlande du Nord et Malte.

L'Irlande a largement voté vendredi par référendum pour l'abrogation de l'interdiction constitutionnelle de l'avortement.

Réitérant son appel à voter en faveur du « oui », le chef du gouvernement irlandais a affirmé que « depuis l’introduction du huitième amendement dans la Constitution, 170 000 femmes sont allées à l’étranger pour avorter ».

Le oui l'a largement emporté avec 68% des suffrages contre 32% pour le non.

Le 8e amendement de la constitution irlandaise interdisait l'avortement au nom du droit à la vie de « l'enfant à naître ».

La loi n'autorisait l'avortement qu'en cas de danger pour la vie de la mère si bien que dizaines de milliers de femmes étaient obligées d'avorter à l'étranger.

La victoire du oui traduit le déclin de l’influence de l’Eglise, autrefois si puissante mais aujourd’hui érodée par les bouleversements économiques et sociaux. L’institution religieuse paie aussi le prix des affaires de pédophilie impliquant des prêtres .

La consultation intervient trois ans après la légalisation, par référendum également, du mariage homosexuel en Irlande .

Jaimie Potts pour DayNewsWorld

 

MACRON AU PAYS DES TSARS

Il est temps pour Emmanuel Macron de rééquilibrer la diplomatie. Après sa visite aux États-Unis, des signes ostentatoires d'une amitié franco-américaine sans résultats pour la France, au chef de l'État de se rendre ce jeudi 24 mai à Saint-Pétersbourg pour y rencontrer Vladimir Poutine, réélu pour un 4e mandat.

C'est dans la ville de Pierre le Grand, l'ancienne Leningrad redevenue Saint-Pétersbourg à la chute de l'URSS en 1991, qu'il rencontrera le maître du Kremlin dans le palais Constantin, résidence d'été de l'ancien tsar. La force du symbole n'échappera à personne ...

L'affaire Skripal et les frappes françaises visant la Syrie, grande alliée de Moscou, a quelque peu distendu les relations bilatérales mais Emmanuel Macron ambitionne de renouer le dialogue avec ce grand pays .

« Je veux un dialogue stratégique et historique avec Vladimir Poutine, arrimer la Russie à l’Europe et non la laisser se replier sur elle-même », déclarait Emmanuel Macron au Journal du dimanche, le 6 mai..

En effet des sujets brûlants à propos du nucléaire iranien, la Syrie ou accessoirement la Crimée ne manquent pas d'autant que la France paraît en ce moment une force d'entraînement au sein de l'Europe . La chancelière allemande Angela Merkel est politiquement affaiblie, alors que la première ministre britannique Theresa May s’enlise dans le Brexit et que Donald Trump se montre toujours plus unilatéraliste.

Alors que le président de la République cherche par tous les moyens à sauvegarder l'accord iranien, les solutions se trouvent dorénavant à l'Est. Paris et Moscou partagent « la même appréciation sur le sujet », rappelle l'Elysée espérant que la rencontre de jeudi profitera à un sauvetage du traité dénoncé par Donald Trump.

D'autant que se met en place une coalition Europe-Chine-Russie pour contester les sanctions économiques qu'entend imposer Washington. Paris compte donc sur la proximité de la Russie avec l'Iran pour tenter de convaincre les dirigeants de Téhéran de ne pas s'en retirer à leur tour. Et d'accepter d'évoquer les autres sujets qui fâchent la communauté internationale, le programme balistique et l'action déstabilisatrice de la poussée iranienne au Moyen-Orient.

Autre dossier brûlant, la guerre en Syrie et la nécessaire relance du processus de paix. Il s'agit de trouver une porte de sortie dans une crise syrienne complexe et dangereuse avant que cette dernière ne se transforme en crise régionale, «avec un danger d'escalade de plus en plus grand». L'espoir ne trouver une issue renaît dans la mesure où les diplomaties occidentales se font plus discrètes sur la question du maintien de Bachar el-Assad.

Reste la Crimée, annexée par la Russie en mars 2014 et des Accords de Minsk mais Vladimir Poutine a déjà inauguré la semaine dernière le pont de 19 kilomètres reliant la Crimée à la Russie.

« Nous avons avec la Russie beaucoup de désaccords, mais nous avons aussi des intérêts », résume le ministre des affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian.

« Il ne s'agit pas d'établir une équivalence entre les États-Unis et la Russie, mais de créer les conditions du multilatéralisme, dont les deux parties ont à tirer bénéfice », relativise l'Elysée.

Nul ne se fait pourtant trop d’illusions dans l'entourage d'Emmanuel Macron sur les résultats de ce voyage russe.

Joanne Courbet pour DayNewsWorld

 

LE FAR WEST DANS LES QUARTIERS FRANCAIS ?


La scène est celle d'un film policier ? !!

Et bien détrompez-vous elle s'est passée dans un quartier nord de Marseille en France.

Et ce genre de scènes jamais médiatisées sont des plus fréquentes dans ces lieux où sévit le trafic de drogue.

Des hommes armés de kalachnikovs sont arrivés à tout allure dans une berline noire dans la cité de la Busserine, une cité sensible de Marseille situé dans le 14e arrondissement ce lundi après-midi.

Puis se déployant comme un commando ont tiré des coups de feu dans ce haut-lieu du trafic de drogue.

Arrivée des policiers de la brigade anti-criminalité :

Le premier équipage de police a été intercepté par une voiture à bord de laquelle se trouvaient deux malfaiteurs - l'un armé d'une « arme longue » de type kalachnikov, le second d'une arme de poing - qui ont tiré en l'air, a détaillé la préfecture de police.

Arrivée d'une seconde voiture de police en renfort :

la voilà bloquée par un autre véhicule avec à bord quatre hommes qui ont « mis en joue » les deux policiers, a poursuivi la même source.

L'un des policiers a alors tiré, brisant une vitre du véhicule des malfaiteurs qui ont pris la fuite.

Le procureur de la République Xavier Tarabeux signale que « selon un témoignage, une personne aurait été enlevée ».

« Les malfaiteurs étaient cagoulés » a-t-il ajouté. L'enquête a été confiée à a police judiciaire.

Sommes-nous toujours dans un Etat de droit ?

Paul Emison pour DayNewsWorld

 

DE BERCY A L'ELYSEE LA TRAJECTOIRE DIABOLIQUE DE BRIGITTE ET EMMANUEL MACRON


Dans son livre à paraitre le 24 mai 2018, Christian Eckert, l’ex-secrétaire d’Etat en charge du budget, qui a assisté à l’ascension politique d’Emmanuel Macron, dévoile comment le couple Macron s’est servi des locaux de Bercy et de l’appartement de fonction du Ministre de l’Economie et des Finances (et des ses services associés) pour préparer le décollage de

« En Marche ».

L’information avait déjà été évoquée en 2017 dans le livre « Dans l’Enfer de Bercy ».

Mais cette fois ci, Christian Eckert enfonce le clou et fournit des détails.

Emmanuel Macron étant décrit comme un trompeur, manipulateur certains, par prudence, ont déjà prétendu que la Presse écrite ne dévoilerait pas cette affaire.

Nous avons décidé de relever le défi !

Nous n’avons en effet pas résisté au lien que vient d’offrir le Monde à ses lecteurs sur un sujet connexe. Le journal du soir vient de révéler que la Cour des Comptes devrait rendre public, le 23 mai, son prochain rapport sur le budget.

Le 23 mai, vous avez certainement noté, est la veille du 24 mai … date de parution du livre de Christian Eckert

Troublante coïncidence ?

Le rapport de la Cour des Comptes devrait revenir sur les promesses de l’exécutif pour faire baisser le dépenses publique alors que parallèlement Matignon tarde à programmer la remise officielle du Rapport CAP 22 qui doit dévoiler les grandes lignes de la réforme de l’Etat.

D’après quelques indiscrétions, la Cour des Comptes ne serait finalement guère plus tendre dans ce rapport avec le nouveau monde qu’elle ne l’avait été avec l’ancien, le changement de majorité n’ayant pas empêché de nouvelles hausses de la dépense de différents ministères, augmentation qui en 2017 s’est au total élevé à 10,6 milliards d’euros…

Ancien monde ! Nouveau monde ! On a envie de dire qu’il n’y a rien d’anormal dans cette continuité car souvenez vous, Emmanuel Macron a été Secrétaire Général Adjoint de l’Elysée de mai 2012 à juin 2014, pour devenir Ministre de l’Economie et des Finances d’aout 2014 à aout 2016.

C’est pourquoi le témoignage d’un homme comme Christian Eckert, dont le bureau dans Bercy était à quelques pas de celui d’Emmanuel Macaron ne peut manquer d’interpeler, comme la rage qui visiblement l’habite depuis « sa sinistre expérience » dans la plongée inédite de Bercy  qu’il décrit dans son livre au titre évocateur « Un ministre ne devrait pas dire çà ».

Et on en apprend de belles : « A Bercy, j’ai vu de l’intérieur la machine se mettre en marche. J’étais à l’épicentre d’une guerre intestine entre finances publique et intérêts privés. L’Etat a cédé du terrain et des pans entiers de ses revenus les plus pérennes. Mon voisin de bureau, Emmanuel Macron était toujours là dans l’ombre, pour exercer son influence ».

Christian Eckert nous dévoile dans son livre les secrets inavouables de la mutation du ministre de l’économie et des finances en candidat à la présidentielle. Double jeu du futur président, compromissions socialistes, jeux dangereux des lobbys, conflit d’intérêts, privatisations galopantes, coups tordus, le livre développe une critique en règle du président des riches qui n’a pas hésité et n’hésitera pas  à sacrifier les bijoux de l’Etat au profit de la finance.

Au-delà du double jeu d’Emmanuel Macron, le couple Macron apparait comme un couple diabolique, dont on ne parvient pas à discerner réellement quel est les plus démoniaque et le plus arriviste des deux.

Lui, Mannus Macronus Primus, détenteur depuis peu du Prix Charlemagne, alors même que si ce dernier avait fait ouvrir des écoles dans les campagnes, lui les ferme aujourd’hui !

Elle, la petite main en sorcellerie, toute attachée à la satisfaction des plaisirs du roi mais aussi des petites ou hautes œuvres nécessaires pour arriver au pouvoir!

Christian Eckert rappelle dans son livre qu’à Bercy, Emmanuel Macron bénéficiait d’un cabinet pléthorique et couteux : «  il sortait des conseillers de partout, pendant que sa femme, Brigitte organisait des réceptions tout le temps aux frais du ministère » .

Mais ce n’est pas la première fois que Bercy et ses locataires successifs suscitent des commentaires assassins.

En janvier 2018, dans un article du magazine "Le Point ", Jean Nouaillac avait décrit la situation hors normes de Bercy, qu’il qualifiait déjà comme l’Empire du mal, (le titre de son dernier livre)  la citadelle de tous les abus d’où rien ne filtre : Bercy !

Une énorme caserne où les hauts fonctionnaires sont chargés d’édicter et de surveiller les dépenses de l’Etat, mais ou règnent l’opacité, la corruption passive, les avantages financiers litigieux non déclarés au fisc, les abus divers. Bref ! Un bunker dans lequel vivent des gens d’un autre monde dans un sentiment d’invulnérabilité et de toute puissance, celles données par Satan à ses démons… (Emmanuel Macron au aussi été  Inspecteur de Finances à Bercy).

Le macronisme s’infiltrant dans toutes les strates de la société on a le droit non seulement d’être indigné par ces révélations mais aussi de s’effrayer des dérives du pouvoir mis en place depuis son élection par le nouveau Président de la République.

Soutenu par Desdemone/Brigitte (1), Emmanuel Macron/Faust (2) commence vraiment  à être perçu par lesFrançais comme l’homme du fric-frac de la politique, l’homme des tours de passe passe, parvenu au pouvoir pour enrichir les très riches en faisant toujours plus payer les plus pauvres

(1)  Desdemone : la sorcière hérétique dans la pièce d’Othello de Shakespeare

(2)  Faust : Faust/le diable de Goethe qui amène le désenchantement du monde.

Clara Mitchell pour DayNewsWorld

COUP DE RABOT SUR LES AIDES SOCIALES EN FRANCE

Bercy, le ministère des Finances français, à l’affût de la moindre économie pour tenir ses engagements budgétaires planche sur la réduction des aides sociales, assure le site du journal Le Monde vendredi.

Dans ce document, intitulé "Transformer les prestations sociales", et que Le Monde cite à plusieurs reprises, la direction du budget estime que les aides sociales constituent « un poids croissant » pour les finances publiques, de l'ordre de 26% des dépenses.

Des économies de 60 milliards

« Plusieurs approches » sont « possibles pour maîtriser la dynamique », estime la note, qui passe en revue une série de pistes. Parmi elles : une révision des « règles d’éligibilité » des prestations, une meilleure prise en compte du patrimoine des personnes dans le calcul des allocations, ou désindexation des minima sociaux sur l’évolution des prix.

Le quotidien explique s'être procuré une note interne de la direction du budget, chargée d'élaborer le budget de l'Etat français, alors que le ministère des Comptes publics s'est empressé de dire que ces propositions n'émanaient pas du gouvernement !!

« Il s'agit d'un document de travail technique de l'administration », a-t-on expliqué. Selon l'entourage du ministre de l'Action et des Comptes publics Gérald Darmanin, ce ne sont que des « travaux techniques » qui ne se situeraient pas au « niveau politique ».

Prudentes précautions, langue de bois et mensonges: la Direction du budget au sein de ministère de Bercy étudierait le gel ou la baisse de plusieurs prestations sociales, notamment les bourses sur critères sociaux (BCS), l'allocation adultes handicapés (AAH), les aides personnelles au logement (APL) ou l'allocation personnalisée pour l’autonomie (APA).

Des pistes potentiellement explosives.

Ces propositions interviennent alors que le gouvernement s’est engagé à mettre en œuvre de vastes économies - évaluées initialement à 60 milliards d’euros sur l’ensemble du quinquennat - pour tenir ses objectifs de réduction du déficit public.

Un comité d’experts, baptisé CAP 2022 (Comité action publique 2022), doit remettre un rapport listant les pistes d’économies possibles sur la sphère publique. Un document attendu à Matignon début juin.

Parmi elles: une révision des "règles d'éligibilité" des prestations, une meilleure prise en compte du patrimoine des personnes dans le calcul des allocations, ou la désindexation des minima sociaux sur l'évolution des prix encourager le retour à l’emploi pour les handicapés.

Des arbitrages en cours d'été !

Des économies de 60 milliards d'économies !

L’allocation personnalisée pour l’autonomie (APA). Plusieurs dispositifs sont ainsi passés en revue, comme l’allocation personnalisée pour l’autonomie, destinée aux personnes âgées. Cette prestation pourrait être recentrée « sur les publics prioritaires » pour garantir sa « soutenabilité » dans « un contexte de vieillissement démographique », propose la note citée par Le Monde.

Pour les aides personnelles au logement (APL) pour les étudiants, jugées « peu ciblées », faute de prendre en compte les ressources réelles des bénéficiaires, la direction du budget propose d’intégrer les minima sociaux et les prestations familiales dans les ressources servant de base à leur calcul « à compter de 2020 ».

Enfin, concernant l'allocation adultes handicapés (AAH), la note interne de Bercy propose de modifier « les critères d’attribution », de « revoir plus périodiquement le stock » de bénéficiaires et d' « inciter effectivement à la reprise d’activité ».

En pleine grogne contre la politique sociale du gouvernement en France , stigmatisé de « président des riches » Macron n'aurait aucun état d'âme pour continuer à mener une politique injuste contre les plus démunis et les classes moyennes comme le dénoncent ses adversaires, de droite comme de gauche.

Ces mesures faisaient en fait partie d'une "liste de mesures que l'on appelle 'le musée des horreurs', des mesures généralement refusées par les prédécesseurs et qu'on essaye de replacer", expliquait l 'ancien ministre du Budget Christian Eckert.

Une bombe à retardement politique à propos de laquelle feraient bien de réfléchir les hauts-fonctionnaires de Bercy appelés aussi « les gardiens du Trésor », trésor dont ils savent se gaver en salaires hors classe et primes non imposables !








Garett Skyport pour DayNewsWorld

L'UE TRANCHE EN FAVEUR DES ABEILLES

POUR LES NEONICOTINOIDES

 

Enfin le Tribunal de l'Union européenne a confirmé jeudi les restrictions d'utilisation imposées en 2013 à trois néonicotinoïdes, qui étaient contestées par les fabricants Bayer et Syngenta.

Ces insecticides sont considérés comme nocifs pour les abeilles.

Les trois substances, clothianidine, thiaméthoxame et imidaclopride, se voient désormais interdites sur toutes les cultures en plein champ et non plus seulement aux cultures sous serre.

En 2013, l'UE avait dans un premier temps imposé des restrictions d'usage.

Les deux géants des pesticides dont les produits étaient directement concernés, le suisse Syngenta et l'allemand Bayer, demandaient l'annulation de cette décision, le premier réclamant également une indemnité d'au moins 368 millions d'euros.

Mais Bayer et Syngenta ont été fort heureusement déboutés.

.Le Tribunal a rejeté «dans leur intégralité» les recours de Bayer et Syngenta. Il se base sur des études qui soulevaient des «préoccupations» sur les conditions d'approbation des néonicotinoïdes, alors que l'UE s'était dotée de règles de protection des abeilles afin de sauvegarder leur rôle de pollinisateurs pour la flore et les cultures arables.

Une première évaluation de l'Efsa, l'Agence européenne pour la sécurité des aliments, avait déclenché en 2013 les premières restrictions. L'agence,située à Parme, a ensuite conforter la nocivité et donc la volonté de Bruxelles d'élargir l'interdiction.

«Les risques constatés par l'Efsa justifiaient la conclusion selon laquelle les trois substances en question ne satisfaisaient plus aux critères d'approbation», explique le Tribunal dans un communiqué. Le principe de précaution permettait également d'agir dans ce cas précis, ajoute-t-il.

Par contre le Tribunal de l'Union européenne a procédé à l'annulation des restrictions imposées sur l'utilisation du Fipronil, un insecticide commercialisé par BASF. En effet aucune évaluation pertinente des conséquences de sa décision n'a été menée par la Commission européenne

Pour BASF si les produits contenus dans le Fipronil «étaient utilisés correctement, ils ne présentaient pas de risques pour les humains, les animaux ou l'environnement» même si la firme allemande reconnaissait toutefois une augmentation du taux de mortalité des abeilles dans de nombreux pays européens dont la France et l'Allemagne.

Mais pour l'entreprise ce phénomène pouvait avoir plusieurs causes telles des infections ou une pénurie de surfaces horticoles en fleurs.

Kelly Donaldson pour DayNewsWorld

LES POPULISTES A ROME DOIVENT SE METTRE D'ACCORD !

 

Les chefs de file du Mouvement 5 étoiles et la Ligue, Luigi Di Maio et Matteo Salvini, se rencontrent. Ils doivent décider sur six points encore litigieux.

En effet entrés jeudi dans la dernière ligne droite avant la formation du premier gouvernement antisystème dans un pays fondateur de l'UE les chefs de file du Mouvement 5 étoiles et la Ligue, Luigi Di Maio et Matteo Salvini, sont à nouveau réunis pour les derniers arbitrages et pour le profil et le nom du futur chef de gouvernement.

Quant au futur président du Conseil, M. Di Maio a seulement évoqué «une personnalité politique qui sera choisie par les deux forces et aura un mandat bien défini».

Mercredi soir les deux partis ont annoncé la rédaction d'un «contrat pour le gouvernement du changement» en 22 points et 40 pages soumis aux deux chefs de file. Mais six points restent encore à débattre.

Plusieurs ébauches de leur programme commun ont fuité ces derniers jours dans la presse, aux responsables de systématiquement affirmer que les publiées étaient «dépassées».

Ainsi l'éventualité d'un «Italexit» a été balayé dans les dernières versions du programme de gouvernement publiées jeudi par les médias italiens. Exit aussi la demande d'effacer quelque 250 milliards d'euros de dette publique italienne détenus par la Banque centrale européenne.

En revanche, une «flat tax», un impôt sur le revenu ramené à 15 et 20%, un revenu de citoyenneté, promesse du M5S qui a contribué à son succès dans le sud du pays, et une réforme des retraites assouplissant les conditions actuelles, sont toujours à l'ordre du jour.

De toute façon les deux partis ont promis que le programme serait soumis au vote des militants des deux formations, sur internet pour le M5S et sur des stands samedi et dimanche pour la Ligue.

Britney Delsey pour DayNewsWorld

LA JUSTICE BELGE NE MET PAS A EXECUTION LES MANDATS CONTRE LES EX-MINISTRES INDEPENDANTISTES CATALANS

La justice belge a tranché. Elle a dit non à l'exécution des nouveaux mandats d'arrêts européens émis par l'Espagne en mars à l'encontre de trois anciens membres de l'exécutif catalan dirigé par Carles Puigdemont

Ces ex-ministres indépendantistes exilés en Belgique, Meritxell Serret, Anton Comin et Lluis Puig, ne seront pas remis à l'Espagne car ces mandats européens (MAE) sont « irréguliers", a justifié le tribunal néerlandophone de Bruxelles.

« La procédure de remise a dès lors été déclarée sans objet », a souligné le parquet dans un communiqué distinct.

« La chambre du conseil partage l'avis du procureur et de la défense selon lequel il n'existe pas de mandats d'arrêt nationaux valables correspondant au contenu des mandats d'arrêt européens », a justifié le tribunal dans un communiqué.

Fin octobre 2017, quatre ex-ministres régionaux s’étaient exilés en Belgique avec leur président destitué Carles Puigdemont, poursuivis pour « rébellion ». Ce dernier est, désormais, sous surveillance judiciaire en Allemagne.

L'ancien président catalan Carles Puigdemont a été remis en liberté après avoir payé sa caution à la justice allemande.

Et l’une des quatre ministres, Clara Ponsati, a quitté le Belgique pour l’Ecosse où elle enseigne à l’université en liberté conditionnelle.

Les trois ex-dirigeants catalans s’étaient livrés le 5 avril aux autorités belges. Après avoir été entendus par un juge d’instruction ils avaient été laissés en liberté, sous conditions,.

Anton Comin, ex-ministre régional de la Santé, poursuivi pour « rébellion » en Espagne, a exprimé mercredi sa « grande satisfaction » devant des journalistes à l'issue de l'audience.

Boby Dean pour DayNewsWorld

INAUGURATION DU PLUS GRAND PONT D'EUROPE RELIANT LA CRIMEE A LA RUSSIE PAR POUTINE

Moscou a consacré trois milliards de dollars à la mégastructure pour répondre à des besoins tant pratiques que géopolitiques.

Dix mille ouvriers se seraient relayés pour construire le pont long de 19 kilomètres, censé être emprunté par 40 000 voitures et une cinquantaine de trains chaque jour.

Il s'agit de deux ponts distincts, l’un accueillant une autoroute de 2 x 2 voies, gratuite, l’autre deux voies de chemin de fer.

La mégastructure traversant l’île de Touzla, représentait un véritable défi d’ingénierie. L’activité sismique est active aux abords du détroit de Kertch qui abrite également, par le fond, des reliques archéologiques et des mines de la seconde guerre mondiale L’hiver, des blocs de glaces venant de la mer d’Azov constituent également un risque pour les piliers.

Par ailleurs, l’édifice doit laisser les navires passer le détroit, unique voie d’accès à la mer d’Azov. Mais toutes ses contraintes ont été prises en compte par les maîtres d’œuvre.

Ce cahier des charges a été confié à Arkadi Rotenberg, oligarque et proche ami du président, avec qui il pratique le judo depuis l’enfance qui a déjà joué un rôle important dans la préparation des Jeux olympiques de Sotchi, en 2014.

Le double objectif de ce pont :

Il s'agit tout d'abord de désenclaver le territoire annexé, car il n'est plus question d'approvisionner la péninsule depuis l'Ukraine comme c'était le cas auparavant. Autant dire que la péninsule était jusqu’à aujourd’hui une île sur laquelle ses deux millions d’habitants subsistent, pour le transport des biens comme des personnes, grâce à des liaisons maritimes et aériennes.

Mais l'objectif de ce pont est également d'ouvrir la Crimée aux touristes russes qui pourront s'y rendre encore plus nombreux et avec leurs véhicules. Le tourisme étant « considéré » par les autorités russes comme l'un des axes de développement de la péninsule.

Quelques jours avant sa réélection à la présidence, M. Poutine avait exigé que le pont soit prêt dès mai, « pour que les gens puissent en profiter pendant la saison estivale ». Faire revenir les touristes dans la péninsule est un enjeu de taille pour le Kremlin.

Quatre ans après une annexion considérée comme illégale par l'Ukraine et par les pays occidentaux la péninsule de la Crimée est rattachée de facto à la Russie.

Joanne Courbet pour DayNewsWorld

ELU PRESIDENT DE LA CATALOGNE

QUIM TORRA FIDELE DE PUIDGEMONT

N'EST PAS SA MARIONNETTE

 

Le parlement de Catalogne a élu lundi Quim Torra, candidat des indépendantistes, au poste de président de la Généralité.

La candidature de Quim Torra, 55 ans, avait été proposée jeudi par le président destitué de Catalogne Carles Puigdemont.

Samedi, il n’avait pas réussi à recueillir la majorité absolue de 68 voix sur 135 lors d’un premier tour de scrutin. Lors de ce deuxième tour, lundi, il n’avait besoin que d’une majorité relative. Torra a obtenu 66 voix pour, 65 contre et quatre abstentions.

Pour l'opposition , il ne fait aucun doute qu'il ne sera que « la marionnette » du leader indépendantiste exilé en Allemagne. Appelez-le président.L'éditeur catalan Quim Torra, proche de Carles Puigdemont à qui il succède à la présidence de la Catalogne, est un indépendantiste pur et dur mais sans expérience en politique.

« Vive la Catalogne libre ! »

Elu lundi par les députés du parlement de Barcelone, le nouveau président catalan, Quim Torra, indépendantiste pure souche, défie Madri. Il entre en fonction en se présentant comme un intérimaire et revendiquant le nom du leader « légitime », Carles Puigdemont, alors que celui-ci est en attente d'une décision de justice en Allemagne pour savoir s'il sera ou non renvoyé en Espagne pour y être jugé pour rébellion après la proclamation de l'indépendance en octobre dernier.

« Nous ferons la République catalane », a déclaré l'éditeur de 55 ans tout juste élu par 66 voix pour et 65 contre, avec les quatre abstentions d'un parti séparatiste d'extrême gauche Candidature d'unité populaire. « Nous serons fidèles au mandat du referendum d'autodétermination du 1er octobre: construire un Etat indépendant, une République », avait-il promis avant le vote

Quim Torra doit maintenant former son gouvernement, ce qui entraînera automatiquement la levée de la tutelle imposée par Madrid sur cette région de 7,5 millions d'habitants quand les députés séparatistes ont proclamé son indépendance le 27 octobre 2017.

Avocat bien connu des milieux souverainistes, Quim Torra a été élu ce lundi 14 mai à la tête de la Généralité par 66 voix contre 65. Il succède ainsi à Carles Puigdemont.

Quim Torra « est un membre éminent de la ligne dure de l'indépendantisme », commente Oriol Bartomeus, professeur de Sciences politiques à l'Université autonome de Barcelon

Le Parti socialiste catalan a regretté dans un communiqué que le bloc indépendantiste ait choisi un candidat « avec l'un des profils les plus sectaires ».Pour la maire de Barcelone Ada Colau, Quim Torra incarne « le nationalisme le plus excluant et ethniciste ». ».

Natif de la ville catalane de Blanes, sur la Costa Brava, Quim Torra a fait son entrée en politique en s'inscrivant sur la liste de Carles Puigdemont pour les élections de décembre 2017 où les indépendantistes ont reconduit leur majorité en sièges.

Avocat de formation, il travaille un temps en Suisse, avant de rentrer à Barcelone pour devenir éditeur et écrivain. Il a publié une dizaine d’ouvrages sur l’histoire de la Catalogne et reçu, en 2009, le prix littéraire Carles Rahola pour un essai sur le journalisme catalan.

Il avait mis à profit son indemnité de licenciement pour fonder en 2008 une maison d'édition, A Contra Vent, spécialisée dans la récupération de textes de journalistes catalans de la Seconde république espagnole (1931-1939) et en exil sous la dictature de Francisco Franco$ Il a dirigé jusqu'en 2015 le Centre culturel du quartier barcelonais El Born, qui relayait les revendications nationalistes. Puis il a brièvement présidé en 2015 l'association indépendantiste Omnium Cultural.

Le gouvernement conservateur de Mario Rajoy jugera sur les faits

De son côté, le gouvernement conservateur de Mariano Rajoy a rappelé qu'il pourrait à tout moment reprendre le contrôle de la région si Quim Torra violait la Constitution.

A Madrid, le chef du gouvernement, Mariano Rajoy se borne pour sa part à commenter qu'il jugera « sur les faits » et que « la Catalogne a besoin d'un gouvernement qui respecte la loi ». Cinq mois après les élections régionales de décembre, l'entrée en fonction d'un nouveau président va permettre enfin de remettre en marche formellement les institutions catalanes.

Mais l'apparence de normalité risque de s'arrêter là  au vu des propos belligérants du nouveau président « Toute la question est de savoir si ses déclarations incendiaires seront une simple rhétorique de façade ou bien si elles sont l'amorce d'un nouveau cycle de tensions et de désobéissance », commente le politologue Pablo Simon, professeur à l'université Carlos III.

Les milieux d'affaires catalans restent prudents.

Dans les milieux d'affaires catalans, l'arrivée au pouvoir du nouveau président est accueillie avec prudence. As-t-il l'intention d'amorcer le tournant réaliste réclamé par les principales associations patronales sur le qui-vive ? Après un passage à vide qui a déclenché la fuite d'entreprises, il ne faudrait à aucun prix que la Catalogne subissent le contrecoup du mouvement lancé par les sécessionnistes.

Il s'agit de regagner la confiance perdue des investisseurs circonspects qui ont freiné leurs projets dans la région par des gestes concrets!

Joanne Courbet pour DayNewsWorld

D' EVENTUELS COMPLICES

DANS L'ATTAQUE AU COUTEAU A PARIS

 

Les enquêteurs continuent de chercher, lundi 14 mai, les éventuelles complicités dont a pu bénéficier Khamzat Azimov, qui a semé la terreur et tué un homme samedi soir en plein Paris.

Cette attaque au couteau a été revendiquée par l'Etat Islamique .

Un passant, âgé de 29 ans, a été tué et quatre personnes ont été blessées lors de cette attaque au couteau, samedi soir près de l'Opéra, à Paris.

Les parents de l'assaillant ont été placés en garde à vue, dimanche matin. Le domicile familial, situé dans le 18e arrondissement de la capitale, a été perquisitionné.

Un de ses amis, âgé de 20 ans également, a été interpellé et placé en garde à vue dimanche à Strasbourg, ville où la famille Azimov a vécu plusieurs années. Une perquisition a été effectuée dans l'après-midi au domicile de l'individu.

Cet individu désirait partir combattre et sa petite amie s'est, elle,rendue en Syrie.

Paul Emison pour DayNewsWorld