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GRANDE MANIFESTATION A LONDRES

CONTRE LE BREXIT

Entre 500.000 et 700.000 personnes ont participé « la plus grande manifestation sur le Brexit» ,, selon les organisateurs, samedi, à Londres pour réclamer un nouveau vote sur le Brexit baptisé «People's Vote». Avec le soutien de quelques politiciens de tous partis.

C'est l'une des plus vastes manifestations dans la capitale britannique depuis celles contre la guerre en Irak en 2003.

Alors que la négociation avec les Vingt-Sept est dans l’impasse à Bruxelles à cinq mois du Brexit officiel, le drapeau européen flottait sous toutes les formes dans l'immense cortège qui marche vers le Parlement.

Sur les pancartes s'affichaient des slogans contre la sortie de l'UE comme « Arrêtez le Brexit », « Le Brexit est accord de divorce avec Bruxelles »,, « Restons ensemble », «Exit Brexit», «Brexshit», ou encore « J'ai 16 ans et le Brexit a volé mon avenir ». La foule était diverse en âges et en origines sociales q, même si les non-Blancs et le petit peuple britannique étaient absents.

Plusieurs figures politiques de tous bords, dont le maire travailliste de Londres, Sadiq Khan, soutenaient le mouvement. La députée conservatrice pro-européenne Anna Soubry s'est félicitée de l'ampleur de la mobilisation pendant que les leaders des Verts, des libéraux-démocrates et la première ministre nationaliste écossaise, Nicola Sturgeon, s'y sont également ralliés.

Même si la première ministre exclut catégoriquement cette idée, martelant qu' «il y a déjà eu un vote du peuple, le 23 juin 2016, et le peuple britannique a voté pour sortir», plusieurs élus de son camp se sont ralliés à l'option d'une nouvelle consultation du peuple.

Ainsi l'ancien ministre de la justice tory, Dominic Grieve, député conservateur très écouté, a annoncé à la BBC qu'il refuserait de voter pour quelque accord que ce soit avec Bruxelles au Parlement. «Depuis plusieurs mois, j'ai pris conscience que nous nous dirigions vers une impasse. Face à ce problème, la seule solution est de retourner vers les électeurs pour leur demander: est-ce vraiment ce que vous voulez?»

Selon les sondages, dans un nouveau référendum le maintien dans l'Europe l'emporterait par 51 à 53%. On est cependant loin d'un renversement d'opinion massif.

Andrew Preston pour DayNewsWorld

 

PERQUISITION CHEZ MELANCHON ET LFI OU

UNE POLICE POLITIQUE ?

Mélenchon dénonce un «coup de force» suite aux perquisitions ce mardi matin. Le domicile du leader de La France insoumise a été perquisitionné dans le cadre de deux affaires.

Des perquisitions ont eu lieu mardi matin aux sièges de La France insoumise (LFI) et du Parti de gauche, ainsi que chez Jean-Luc Mélenchon et d'anciens assistants du député LFI, a fait savoir La France insoumise mardi.

Selon une source proche du dossier, ces perquisitions sont menées par l'Office central de lutte contre la corruption et les infractions dans le cadre de deux enquêtes préliminaires ouvertes par le parquet de Paris.

La première concerne de présumés emplois fictifs d'assistants parlementaires européens. La seconde porte sur les comptes de campagne de M. Mélenchon pendant la présidentielle suite au signalement du président de la Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques.

LFI a dénoncé un «coup de force politique, policier et judiciaire contre Jean-Luc Mélenchon et La France insoumise», et une «attaque sur la base d'éléments fantaisistes».

«Nous sommes perquisitionnés chez tout le monde. La secrétaire générale du groupe à l'Assemblée, mes anciens assistants qui ont vu débouler aussi les flics à 07H00 du matin, on leur prend leurs téléphones, on leur prend leurs ordinateurs. Au siège du Parti de gauche dont je suis membre, au siège du mouvement la France insoumise», a protesté M. Mélenchon dans une vidéo postée sur Facebook.

«Voilà le début du nouveau ministre de l'Intérieur (Christophe Castaner) et du ministre de la Justice (Nicole Belloubet), voilà ce qu'ils sont en train de faire dans tout le pays, pour intimider et faire peur. Je vous demande de ne pas avoir peur, et de protester, parce que ce n'est pas de la justice, ça n'est pas de la police», a-t-il ajouté . Le début d'un appel à la résistance civile...

D'ailleurs Jean-Luc Mélenchon a appelé à un rassemblement devant le siège de LFIà Paris à 11H30. Dans un communiqué, LFI souligne que l'enquête sur les emplois fictifs du parlement européen a été ouverte à la suite «d'une dénonciation d'une élue d'extrême droite, Sophie Montel, qui avouait elle-même qu'elle n'était pas sérieuse. Elle parlait en effet d'un pied de nez ».

« Concernant les comptes de campagne pour l'élection présidentielle de 2017, la commission nationale des comptes de campagne a validé le 13 février 2018 les comptes de Jean-Luc Mélenchon sans aucune irrégularité. Ce n'est pas le cas pour ceux d'Emmanuel Macron pour lequel des irrégularités ont été notées. Afin de prouver publiquement son honnêteté, Jean-Luc Mélenchon a demandé le 8 juin 2018 le réexamen de tous les comptes de campagne», se justifie le mouvement.

Jean-Luc Mélenchon a interpellé le Premier ministre avec virulence depuis la tribune de l'Assemblée nationale. Edouard Philippe lui a ensuite répondu.

Jean-Luc Mélenchon a d' abord clarifié sa position: « Je ne me plains pas d’être perquisitionné, je me plains de cette mise en scène et de ce résultat concret auquel nous arrivons. » Il s'est ensuite emporté contre le deuxième volet de ses ennuis judiciaires, dénonçant dans la Commission nationale des comptes de campagne « un moyen de dénoncer les gens et de les envoyer au pilori » « Voilà, ce que j’ai à vous dire, est-ce encore l’Etat de droit ? » s'est-il interrogé.

« J’entends dans votre question une émotion et une colère que je crois pouvoir comprendre. Elle est l’émotion et la colère d’un citoyen, en l’occurrence un responsable politique, de bonne foi, car je crois à votre bonne foi, qui se trouve confronté à une procédure judiciaire. Vous n’êtes pas le premier, monsieur le président Mélenchon à subir cette émotion et cette colère. » a répondu Edouard Philippe.

« ll m’appartient, en tant que Premier ministre, parce que je suis respectueux de la loi et du texte constitutionnel, de faire prévaloir en toute circonstance l’indépendance de la justice. Indépendance qui fait qu’il n’y a aucune instruction individuelle donnée au procureur, qui fait que les décisions du procureur sont soumises au contrôle d’un juge des libertés et de la détention, évidemment parfaitement indépendant", a-t-il asséné.

Toujours est-il que cette concomitance entre la nomination de M. Castener à la tête du Ministère de l'Intérieur et les perquisitions entreprises ont comme un goût de police politique pour certains.
Joanne Courbet pour DayNewsWorld

 

DEBACLE ELECTORALE DE LA CSU EN BAVIERE OU LE CREPUSCULE D'ANGELA MERKEL

Les résultats sont sans appel en Bavière : La CSU a essuyé hier un camouflet historique. Avec 37,3 % des voix, les conservateurs bavarois ont obtenu le plus mauvais score de leur histoire, affaiblissant la chancelière.

Le parti d'extrême droite, l'AfD, fait, lui, son entrée au Parlement régional. Quant au SPD, avec 9,6 % des voix, il a perdu près de la moitié de ses électeurs.

En cinquième place en Bavière, derrière les Verts, mais aussi les Freie Wähler, un parti local à 11,5 %, et les populistes de l'AfD à 10,3 %, les sociaux-démocrates poursuivent leur descente aux enfers. Avec 17,7 %, les Verts sont les grands gagnants de la soirée.

Cet affaiblissement sans précédent de la CSU ne fait pas l’affaire de Mme Merkel. La déroute bavaroise va faire trembler toute la grande coalition CDU/CSU SPD qui gouverne à Berlin.

Le président du Bundestag, Wolfgang Schäuble, attend «des répercussions». En effet déstabilisée dans sa région, la CSU va affaiblir la chancelière sur sa droite.

La bataille interne sur la ligne du parti de la chancelière et la préparation de l'après-Merkel menace d'être relancées. De plus le gouvernement pourrait aussi être touché par le sort du président de la CSU, le ministre de l'Intérieur Horst Seehofer qui a engagé un bras de fer avec Angela Merkel contre sa politique migratoire et qui n'a pas permis d'endiguer la fuite des voix vers l'AfD.

Les intentions du SPD vont également jouer un rôle primordial dans la grande coalition, des voix réclamant bruyamment une sortie du gouvernement et une cure de jouvence dans l’opposition.

Ce scrutin est un message, la chancelière doit en tirer les leçons.

Car les sondages des derniers mois mettent en évidence le désamour croissant des Allemands pour cette coalition CDU/CSU-SPD au pouvoir.

Car dans cette région économiquement et socialement sans problème, dominée par un parti conservateur, l'Alternative für Deutschland peut se réjouir de faire son entrée au Parlement régional.

Car ces résultats bavarois font monter la pression sur la chancelière dont le parti, la CDU, fera face à un scrutin ardu le 28 octobre en Hesse, Land que les conservateurs dirigent en coalition avec les écologistes.

« C'est un avertissement pour la CDU et c'est pourquoi notre priorité des deux semaines à venir doit être la Hesse ».

Alyson Braxton pour DayNewsWorld

 

ANGELA MERKEL MENACEE

PAR

LES ELECTIONS EN BAVIERE

Bien que régional, l’enjeu de l'élection de ce dimanche 14 octobre dépasse largement ce Land et aura valeur de test pour Berlin.

Pourquoi ?

Le scrutin qui a lieu ce dimanche 14 octobre en Bavière pèsera nécessairement du point de vue national dans la mesure où les 9,5 millions d’inscrits forment un sixième de l’électorat du pays. Aussi le scrutin de dimanche aura-t-il valeur de test en confirmant ou infirmant les grandes tendances observées en 2017 avec la percée de l’extrême droite et le recul historique des conservateurs (CDU-CSU) et des sociaux-démocrates (SPD).

De plus avec le score de l’Union chrétienne-sociale (CSU), « parti frère » de la CDU d’Angela Merkel, la politique nationale pourra être jugée dans la mesure où le président de la CSU, Horst Seehofer, est également ministre fédéral de l’intérieur, alors que la présidente de la CDU, Angela Merkel, est chancelière fédérale.

En cela, l’enjeu du scrutin dépasse largement la Bavière.

Pour quel enjeu ?

De quelle ampleur sera le revers de la CSU ? Alors que la CSU – cas unique en Europe – a quasiment toujours eu la majorité absolue en sièges au parlement elle pourrait vivre une déception : elle n'est en effet créditée dans les derniers sondages que de 33 à 35 %, soit près de dix points de moins qu’en 2008 (43,4 %).

Si en entrant au gouvernement à Berlin, M. Seehofer pensait aider ses amis bavarois en tenant tête à Mme Merkel comme ministre fédéral, en particulier dans le domaine de la politique migratoire , il a desservi au ministère de l’intérieur son parti en donnant par ses coup d'éclatle sentiment de chercher avant tout la confrontation avec Mme Merkel. Cela au risque de paralyser le travail gouvernemental ! Le ministre allemand de l'Intérieur, Horst Seehofer, ténor de la CSU a ainsi déboussolé une partie de son électorat ... d'où un probable revers pour la formation.

Mais qui, des écologistes ou de l’extrême droite, profitera le plus de la chute de la CSU ?

Certes aux législatives de 2017, le recul de la CSU avait essentiellement profité au parti d’extrême droite Alternative pour l’Allemagne (AfD). Ce dernier avait récolté 12,7 %, des voix en Bavière son meilleur score de toute l’ex-Allemagne de l’Ouest. « Nous avons délaissé notre flanc droit et il nous appartient à présent de combler le vide avec des positions tranchées », avait réagi à l’époque M. Seehofer.

Mais un an plus tard, les électeurs qui ont peu goûté à la droitisation de la CSU -pour ramener dans le giron du parti les électeurs ayant voté pour l’extrême droite en 2017- risquent de voter pour les Verts. Dans les sondages, ceux-ci sont crédités de 19 % des voix, soit 9 points de plus qu’aux législatives , beaucoup d’électeurs conservateurs refusant de cautionner la ligne ultra-droitière de M. Seehofer.

Rien d'étonnant à ce vote puisque les Verts ont toujours puisé leurs voix chez les conservateurs comme chez les progressistes pour faire court.

Selon les sondages, l’AfD oscillerait entre 10 à 14 % des voix.

Conséquences  pour la chancelière Angela Merkel ?

Si ce sont surtout des électeurs modérés que la CSU a perdus, dimanche, les dirigeants du parti se réorienteront certainement vers une ligne plus centriste et rassembleuse, donc plus en phase avec celle de la CDU de Mme Merkel.

Le score du SPD sera également important pour l'avenir de la chancelière et de son gouvernement de coalition CDU-CSU-SPD

Aux législatives de 2017, le SPD y avait obtenu 15,3 % des voix se plaçant comme la deuxième force du parlement régional. S’il passe non seulement derrière les Verts mais aussi derrière l’AfD alors les opposants à la « grande coalition », formée avec difficulté en mars, pourraient faire entendre davantage leur voix à Berlin.

Quoi qu’il en soit, Mme Merkel n’a aucun intérêt à voir les sociaux-démocrates comme la CSU trop fragilisés.

La CSU et le SPD, avec lesquels elle gouverne, seraient-ils en déroute ce dimanche 14 octobre que c’est l’assise politique de son gouvernement tout entier qui s’en trouverait contestée. et, partant, son autorité à elle remise en question...

Alyson Braxton pour DayNewsWorld

 

WANTED ! MINISTRES

Suite à la démission inattendue du Ministre de l’Intérieur, Gérard Collomb, Emmanuel Macron est, depuis,  à la recherche de candidats pour occuper les différents fauteuils de ministres qui vont devenus vacants.

La situation est grave. Emmanuel Macron est à la recherche d’un gouvernement introuvable, qui combine ses objectifs et ceux du Premier Ministre. D’où le suspens que la France entière vit depuis le 2 octobre 2018 !

L’opération s’avère d’autant plus compliquée que le Premier Ministre, Edouard Philippe a décidé de ne pas donner sa démission et ni celle de son gouvernement, laissant supposer que les relations entre les deux hommes ne seraient plus au beau fixe.

Malgré les protestations, la main sur le cœur, faites par le Premier Ministre  le 10 octobre 2018, à l’occasion de la séance des questions d’actualité au gouvernement (« il n’y a pas le commencement de la ½ d’une feuille à cigarette entre la Président de la République et moi ») il semblerait en effet que les deux hommes ne marchent plus très exactement sur le même chemin et que de ce point de vue la démission de Gérard Collomb ne semble pas être « une péripétie insignifiante qui n’obstruerait pas l’avenir », comme cela a été déclaré.

Il faudra donc probablement près de quinze jours pour désigner un nouveau gouvernement…. La décision devrait être prise dès le retour du Chef de l’Etat d’Arménie où il est allé présider un sommet  sur la francophonie.

Dans cet épisode inédit de remaniement ministériel, Matignon revendique l’application pure et simple de l’article 8 de la Constitution qui lui attribue la prérogative du choix de ses ministres, le Président de la République ayant seulement la charge de leur nomination. C’est l’exégèse littérale de nos institutions.

Dans les faits, depuis  la naissance de la Vème République, c’est le Président de la République qui a toujours (à l’exception des périodes de cohabitation) choisi les membres de son gouvernement, issus généralement de la majorité sortie des urnes après les élections législatives.

Pour autant, constitutionnellement, le Président de la République ne peut pas révoquer son Premier Ministre.

Sauf qu’il est de tradition qu’au moment de sa nomination, un ministre, (tout comme le Premier Ministre) signe en blanc un lettre de démission soigneusement conservée dans un coffre pour servir en tant que de besoin.

Pas de panique, on n’en est pas encore là !

La situation nous paraissant néanmoins quelque peu difficile, nous avons pris l’initiative de rédiger une fiche de poste pour aider au recrutement d’un nouveau ministre de l’Intérieur et des nouveaux ministres.

Postes à pourvoir :

1. Ministre de l’Intérieur : Recherche pour emploi en CDD :

-      Homme ou Femme d’autorité (à poigne !) capable de tenir la dragée haute aux nombreux syndicats de policiers ou de gendarmes qui peuplent le ministère et qui détiennent un nombre considérables d’informations sensibles qui pourraient s’avérer dangereuses

-      Homme ou Femme ayant des liens étroits avec la Franc Maçonnerie, car nombreux sont les policiers ou les gendarmes qui fréquentent les loges des différentes obédiences maçonniques

-      Homme ou Femme dévoué à la cause du Président de la République et à l’échine très souple.

-       Homme ou Femme courageux acceptant au quotidien, sans rechigner et sans protester un rôle de punching Ball

-      Homme ou Femme entrainé à l’exercice de bras de fer, entièrement soumis aux ordres et à la protection du Président de la République (un certificat de capacité sera exigé).

-      Homme ou Femme, pas forcement compétent techniquement, mais capable de comprendre les visions présidentielles et les enjeux politiques qui se profilent : réforme pénale/prisons, lutte contre l’islamisme, préparations des élections européennes et municipales et  ayant une bonne connaissance de la carte électorale qui devrait être modifiée suite à la réforme constitutionnelle…

-      Homme ou Femme ayant une épaisse carapace pour affronter les coups (y compris bas) et les ordres ou les caprices d’un Président de la République jugé « narcissique et psychopathe ». A noter, la carapace ne sera pas incompatible avec l’échine souple, mais qu’elle exigera une formation continue …( imposée) .

2- Ministres ou Secrétaire d’Etat : le recrutement aura lieu en CDD également

Des qualités quasi identiques seront exigées ; compte tenu de la spécificité de chaque ministère, un plus au plan technique est demandé. La technicité ne sera pas néanmoins le critère essentiel, les conseillers de l’Elysée ayant déjà pour vocation principale « d’assurer cette obligation » dans les domaines qui leur sont attribués.

Important et pour conclure : nous avons seulement voulu apporter notre maigre contribution à la lutte contre le désordre politique et institutionnel qui règne actuellement. Nous souhaitons au demeurant, pour le bien de la France et des Français la victoire des clairvoyants, d’où qu’ils viennent ; sinon « c’est la démocratie qui va se dérober sous nos pieds.» (Henri Guaino)

Clara Mitchell pour DayNewsWorld

 

CYBERATTAQUE OU L'IMPLICATION DU RENSEIGNEMENT MILITAIRE RUSSE ?

Une scène digne des aventures de James Bond s'est jouée à La Haye avec des espions russes dans les rôles principaux, en avril dernier.

La Russie a tenté de déclencher en avril une cyberattaque contre l'Organisation pour l'interdiction des armes chimiques (OIAC), ont annoncé jeudi 4 octobre les services de renseignement des Pays-Bas, au siège l'organisation.

Les Pays-Bas ont expulsé les quatre agents impliqués appartenant au renseignement militaire russe (GRU) tout en rendant publics les passeports diplomatiques des quatre hommes :

Oleg Sotnikov, Alexeï Morenets, Alexeï Minine et Evgueni Serebriakov.

Plusieurs pays occidentaux n'ont pas manqué de condamner les faits dans la soirée, dont la Grande-Bretagne, le Canada, l'Australie et la France.  Au moment de la cyberattaque présumée, l'Organisation pour l'interdiction des armes chimiques (OIAC) enquêtait sur l'empoisonnement en mars de l'ex-espion russe Sergueï Skripal et de sa fille Ioulia à Salisbury en Angleterre.

La veille, celle-ci avait confirmé dans un rapport que l’agent neurotoxique utilisé à Salisbury contre l’ex-agent double Sergueï Skripal et sa fille Ioulia, était du Novitchok, un agent innervant de conception soviétique...

Le 10 avril, les autre agents russes arrivent de Moscou à l'aéroport Schiphol d'Amsterdam. Les services de sécurité néerlandais les identifient rapidement identifiés comme des agents du GRU, le renseignement militaire russe, et les soupçonnent de préparer une opération de piratage informatique .

Le 11, les moscovites louent une Citroën C3 puis effectue une mission de reconnaissance dans les environs du siège de l'OIAC à La Haye. Le 13 avril, ils garent sur le parking du Marriott leur voiture remplie d'équipements électroniques à proximité de l'OIAC.

Milieu de l'après-midi, mise en marche de leur matériel et intervention du renseignement militaire néerlandais. On apprend des autorités néerlandaises que le coffre du véhicule contenait des équipements électroniques dont une antenne cachée sous un manteau, un ordinateur et une batterie qu' « ils voulaient utiliser pour intercepter le wifi de l'OIAC et des codes de connexion ».

Les enquêteurs ont aussi trouvé plusieurs téléphones portables , 40.000 euros et 20.000 dollars...de l'argent destiné à financer leurs vacances. L'ordinateur portable d'Evgueni Serebriakov montre que le 9 avril il a recherché l'hôtel Marriott et l'OIAC.

L'un des téléphones portables, un Sony Experia, a été activé le 9 avril à Moscou près du QG du GRU. Autre indice incriminant : une facture de taxi pour une course allant d'un site du renseignement militaire russe à Moscou à l'aéroport moscovite de Cheremetievo.

Une opération d’espionnage digne des grandes heures de la guerre froide.

« Rendre publique cette opération du GRU est une étape très inhabituelle pour les Pays-Bas », a reconnu la ministre de la défense, Ank Bijleveld, qui voudrait que la fermeté de l’accusation décourage le Kremlin.

"L’espionnite aiguë des Occidentaux prend de l’ampleur ", a réagi, pour sa part, le ministère des affaires étrangères russe.

Jenny Chase pour DayNewsWorld

 

ENTRE CYBERATTAQUES RUSSES ET ESPIONNITE AIGUE DES OCCIDENTAUX

En pleine affaire Skripal, le GRU est une nouvelle fois dans le viseur des Britanniques.

La Grande-Bretagne accuse en effet directement les services du renseignement militaire russe d'avoir mené une série de cyberattaques visant à déstabiliser les démocraties occidentales.

Le ministre des affaires étrangères britannique, Jeremy Hunt, n'a pas mâché ses mots, exprimant colère et exaspération.

Il a accusé jeudi 4 octobre les services de renseignement militaire russes (GRU) d’avoir mené des cyberattaques contre des institutions politiques et sportives, des entreprises et des médias à travers le monde.

« Ce type de comportement démontre leur désir d’opérer sans tenir compte du droit international ou des normes établies, et d’agir avec un sentiment d’impunité et sans considérer les conséquences », a-t-il déclaré dans un communiqué. Ces opérations, menées « au hasard et sans foi ni loi », ont « affecté des citoyens dans de nombreux pays, dont la Russie, et coûté des millions de livres aux économies nationales », a-t-il poursuivi.

Parmi les attaques, menées «au hasard et sans foi ni loi», et identifiées par le Centre national de cybersécurité (NCSC, pour National Cyber Security Centre, en anglais) figure notamment celle du Parti démocrate aux Etats-Unis, prélude au scandale de l’ingérence russe dans l’élection présidentielle de 2016, et pour laquelle le GRU avait déjà été accusé par Washington.

Figurent également des fuites de documents confidentiels consécutives au piratage de la base de données de l'Agence mondiale antidopage (AMA) ou encore l'attaque informatique contre l'aéroport d'Odessa en Ukraine.

En avril dernier, la Grande-Bretagne et les États-Unis ont mis en garde contre une cyberattaque à l'échelle mondiale lancée en 2015 qu'ils ont imputée à des pirates informatiques soutenus par la Russie

Le GRU moins connu que le KGB

Les autorités britanniques associent également le GRU à plusieurs groupes de pirates connus (Fancy Bear, Sandworm, Strontium, APT 28, CyberCaliphate…). Moins connu que le KGB , le GRU disposent d'agents à travers le monde et ses services rendent compte directement à l'état-major du ministère russe de la Défense.

C'est d'ailleurs l'agence qui a été accusée par la première ministre britannique Theresa May d'avoir mené la tentative d'assassinat contre l'ex-agent double russe Sergueï Skripal . Les services secrets britanniques ont identifié deux hommes, dont l'un, Anatoli Chepiga, serait colonel au sein du GRU.

Et au gouvernement britannique d'accuser directement Moscou :«Compte tenu du haut niveau de confiance de (cette) évaluation et du contexte, le gouvernement britannique estime que le gouvernement russe - le Kremlin - est responsable», peut-on encore lire.

En réaction à ces accusations directes, la Russie a choisi d'ironiser ce jeudi, évoquant l'«espionnite aiguë» qui s'est, selon elle, emparée des Occidentaux après les accusations rendant Moscou responsable des principales cyberattaques mondiales de ces dernières années et l'expulsion de quatre agents russes présumés des Pays Bas

. «L'espionnite aiguë des Occidentaux prend de l'ampleur», a indiqué le ministère russe des Affaires étrangères dans un communiqué. Un «commentaire officiel» de Moscou sur ces affaires suivra.

L’Australie s’est jointe, jeudi matin, aux critiques du Royaume-Uni :

« L’armée russe et son bras de renseignement, le GRU, sont responsables de cette cyberactivité malveillante », a affirmé jeudi le gouvernement australien. « Avec nos alliés, nous révélerons et répondrons aux tentatives du GRU de saper la stabilité internationale.».

Pas sûr que la stratégie agressive adoptée par Londres, Washington et leurs plus proches alliés sur la question des attaques informatiques russes ne décourage de futures attaques et ne conduise pas à l'escalade.

Garett Skyport pour DayNewsWorld

 

LE FEUILLETON ROCAMBOLESQUE

DE LA DEMISSION (OU FUITE ?)

DE GERARD COLLOMB

« Cirque Pinder », « Grand Guignol », « Mauvais Vaudeville » …C’est le spectacle ubuesque auquel les députés ont assisté mardi 2 octobre 2018, pendant la session des questions au gouvernement et au moment même où le Premier Ministre, Edouard Philippe assurait aux députés « que les institutions fonctionnent et que tous les ministres sont au travail ». « Chaque ministre qui compose ce gouvernement doit se consacrer à son travail » ajoutait-il même en répondant à une question posée par Eric Ciotti sur la première démission, refusée,  de Gérard Collomb et devant une « standing ovation » des députés LREM. Il était 15 h.

A cet instant, Gérard Collomb était absent de l’hémicycle. Et pour cause : il préparait de la Place Beauvau l’annonce du maintien de sa démission qu’Emmanuel va finir par accepter.

Une heure après … patatras…il était donc 16 h ! Le chef du gouvernement était contraint de prendre acte, en direct (les questions d’actualités sont diffusées en ligne) de la démission de son ministre, assurant « qu’il allait désormais exercer la totalité des attributions constitutionnelles qui sont les siennes ». En clair, Edouard Philippe reconnaissait qu’il devait trouver un remplaçant à Gérard Collomb….

Sur FR3, Gérard Collomb est revenu il y a quelques heures sur cet instant improbable dans une vie ordinaire d’élu : l’annonce de sa démission devait être publiée vers 18 h, le 2 octobre. Elle est sortie plus tôt, juste au moment où le Premier Ministre intervenait dans l’hémicycle. Ce dernier a donc pris en pleine figure, l’annonce faite par le Figaro suite à l’entretien que Gérard Collomb leur avait réservé plus tôt dans la journée.

« Je comprends pour lui que cela a du être un moment de solitude » a commenté un peu plus tard Gérard Collomb, qui a indiqué qu’il s’était excusé depuis auprès du Premier Ministre.

En mettant le Président de la République au pied du mur pour le contraindre d’accepter sa démission, Gérard Collomb a  sans conteste, signé le départ du gouvernement le plus improbable de ces dernières années. « De mémoire, je n’ai jamais rien vu d’équivalent » vient de confesser le politologue Bruno Cautrès, lequel a ajouté « que la démission de Gérard Collomb a quelque chose de mystérieux …surtout quand c’est l’ancien monde qui claque la porte ».

Un Président n’a pas le pouvoir de retenir un ministre contre son gré. Il n'est néanmoins pas normal, à ce niveau de l’Etat, d’assister à la double démission d’un ministre dans un entretien de Presse, glisse le chercheur du CEVIPOF.

Problème en effet ! C’est la seconde fois en l’espace de 2 mois que l’Elysée est contraint de subir un tel camouflet. L’abdication improvisée, en direct, sur France Inter de Nicolas Hulot avait pourtant, on le croyait, fixé un nouveau standard en matière de transgression protocolaire. La forme surprenante du renoncement de Nicolas Hulot, avait au demeurant été mise très vite, mise sur le compte de la personnalité de cette figure populaire ?

Il n’en est pas de même avec Gérard Collomb, dont le départ n’a pas, dans un  premier temps, trouvé de justification.

Depuis l’annonce de la démission de l’ex-ministre de l’Intérieur, on s’est perdu en conjecture. Faute d’explication, c’est la piste municipale qui s’est imposée tout d’abord. A l’appui de cette explication lyonnaise, la présence mardi dernier, Place Beauvau du Maire de Lyon, Georges Képenekian.

Depuis Georges Képenekian a démissionné du fauteuil de Maire pour permettre à Gérard Collomb de se faire réélire dans la fonction dont il avait démissionné lors de sa nomination au poste de Ministre de l’Intérieur.

L’analyse n’a cependant pas convaincu. Les élections municipales auront lieu en 2020, après les élections européennes de 2019. Gérard Collomb aurait  donc  eu largement le temps de se préparer pour un quatrième mandat à Lyon après ces dernières élections.

En fait, l’affaire Benalla serait au cœur du délitement des relations entre Emmanuel Macron et Gérard Collomb.

D’après le journaliste Jean Michel Apathie, la rupture entre les deux hommes serait intervenue le 10 septembre, à l’occasion d’un diner à l’Elysée. Ce dernier réunissait Gérard Collomb d’un coté, de l’autre coté Brigitte Macron et Emmanuel Macron.

Ce soir là, Brigitte Macron aurait reproché assez vivement à Gérard Collomb de ne pas les avoir soutenus dans l’affaire Benalla.

Jean Michel Apathie a fait l’annonce de l’événement ce mardi 3 octobre 2018 sur l’antenne d’Europe 1. L’Elysée a immédiatement démenti…Mais les Français qui ont entendu l’annonce n’en on pas cru leurs oreilles : ce serait donc Brigitte Macron qui mènerait la danse ?

C’est en tout cas la démonstration que vient d’en faire l’hebdomadaire « The economist » qui vient de consacrer sa première page à la Première Dame dans son édition d’Octobre/Novembre.

L’hebdomadaire présente Brigitte Macron en totalement look, toute de noir vêtue, « en James Bond Girl ». Elle est décrite dans l’hebdomadaire britannique comme « la femme qui prend des galons » (Brigitte comes of age). Dans la biographie d’Emmanuel Macron que vient de signer Sophie Pedder, l’ancienne professeure de français est qualifiée «  d’agent provocatrice ». En James Bond Girl provocatrice, elle serait donc devenue la confidente et la conseillère d’Emmanuel Macron, comme le fut la Marquise de Pompadour au XVIII siècle avec Louis XV…

Ainsi va la France en ce moment !

Les péripéties politiques que le pays vient de vivre en quelques jours, compte-tenu du point de vue des Anglais sur la Première Dame de France, viennent en effet de signer l’état de délabrement dans lequel évolue la monarchie républicaine française, coupée du terrain et évoluant dans l’entre-soi des courtisans.

Telle est aussi, incarnée après de  nombreuses dérives, la Constitution de là Vème République dont on fête aujourd’hui le 60ème anniversaire (1958).

Clara Mitchell pour DayNewsWorld

 

PMA POUR TOUTES

LES OPPOSANTS SUR LE QUI VIVE

Mardi 25 septembre 2018, le Comité Consultatif d’Ethique (CCNE) a présenté son avis, favorable à la PMA, suite aux Etats Généraux qui se sont déroulés sous son égide, au cours du premier semestre 2018.

Cet avis favorable vient de donner, 7 ans après, comme prévu, le coup d’envoi d’une nouvelle révision de la loi sur la bioéthique votée en 2011. Ce rapport qui a été remis au Président de la République a été publié en ligne, ouvrant ainsi le débat sur le sujet de l’élargissement de la PMA à toutes les femmes, hétérosexuelles comme homosexuelles.

La rentrée qui n’a pas été simple pour Emmanuel Macron, va donc inévitablement se compliquer, tant le sujet est sensible. Mais cette réforme figurait dans son programme de campagne ; il ne pouvait donc pas reculer !

Depuis rien n’a filtré ou presque sur les intentions réelles du Chef de l’Etat dont beaucoup assurent qu’on ne sait pas ce qu’il a dans la tête, très précisément.

L’Elysée n’a fait jusqu’à ce jour que de rappeler que le calendrier serait tenu et que le nouveau projet de loi de Réforme sur la Bioéthique serait  présenté , en fonction de l’encombrement parlementaire, soit en fin d’année 2018 ou soit au début de l’année 2019 pour approbation par deux assemblées.

D’ici là, chacun des camps, les pour ou les contre, ont commence à aiguiser leurs arguments, tant le débat risque d’être vif, parce que toujours aussi clivant.

Il est donc certain que le dernier trimestre 2018 va être occupé, médiatiquement et politiquement par le sujet ; des manifestations sont déjà prévues, par les militants opposés à la réforme lesquels ont déjà déclaré être prêts à descendre dans la rue.

« Une faible popularité d’Emmanuel Macron pourrait aussi faire gonfler les voiles de la mobilisation » (Jérôme Fourquet, Directeur à L’IFOP). Il y a en effet, selon les derniers sondages, et pour l’instant, autant de pour que de contre (40%), 20 % restant encore indécis, hésitant entre la reconnaissance du désir d’enfant (et du Droit à l’enfant) et de la souffrance qu’il génère face à la primauté des Droits de l’enfant).

La seule chose que l’on sait de façon sûre, c’est qu’Emmanuel Macron s’est déjà dit opposé à la GPA, assurant que le dossier ne serait pas ouvert au cours de son quinquennat.

Cherche-t-il comme il l’a laissé entendre, un débat apaisé en apportant cette garantie ?

En toutes hypothèses, il entrevoit  certainement un débat très conflictuel qu’il a au demeurant appelé de ses vœux le 9 avril dernier, devant les responsables du Collège des Bernardins, fondé par le Cardinal Lustiger.

Le débat verra en effet s’affronter les tenants d’un libéralisme aux risques eugéniques , ancré sur des principes de défenses des libertés individuelles et d’autonomie, à ceux qui privilégient les principes diamétralement opposés, de la solidarité, du respect de la dignité et de l’intérêt supérieur de l’enfant, convaincus que l’enfant procréé, ne peut être une solution aux situations de détresse de certaines femmes en mal d’enfant , qui ne peuvent pas en avoir.

La réponse du coté de l’Eglise catholique a été rapide. L’Eglise s’était déjà engagé peu avant le 25 septembre contre la PMA (Procréation Médicalement Assistée). L’Episcopat avait  publié quelques jours plus tôt un long rapport de 112 pages, résultat d’une réflexion, engagée il y a longtemps par un groupe de travail associant l’épiscopat lui-même, mais aussi des consultants et les départements d’éthique biomédicale du Centre de Sèvres et du Collège des Bernardin précité.

Mais entre les deux camps s’est discrètement glissé un groupe de médecins gynécologues et obstétriciens, soucieux de souligner les failles de la loi de 2011 et animés par les résultats tirés de leurs expériences médicales personnelles (pendant 7 ans), concrètes, scientifiques et sociologiques.  La loi de 2011 aurait par exemple, selon eux, interdit aux femmes qui risquent d’être rattrapées par leur horloge biologique , dès lors qu’elles n’ont pas fait don gratuitement d’au moins 5 ovocytes, d’être autorisée à pratiquer leur autoconservation  ! Une façon selon les plus politisés, d’encadrer des  inclinations féministes d’indépendance trop audacieuses pour certains! Ces médecins s’inscrivent dans la voie ouverte par René Friedman, « le père scientifique » du premier bébé éprouvette français. Ces mêmes médecins ont simultanément demandé la suppression de l’anonymat pour les donneurs de sperme et la destruction immédiate des embryons surnuméraires qui n’auraient pas été implantés.

Pour résumer, sur ce problème sociétal posé par la PMA on va donc voir s’affronter dans les prochains mois, « les gentils progressistes » sensibles aux problèmes liés à l’infertilité des femmes, qu’elles aient moins de 35 ans ou plus, et les « méchants nationalistes » conservateurs et rétrogrades .

Bien malins sont donc ceux qui peuvent prédire aujourd’hui, dans quel camp les résultats du vote de la loi vont tomber ! Car le débat risque de faire évoluer l’état des forces en présence, que ce soit sur le plan scientifique et intellectuel que sur le plan politique.

Il faut souligner parallèlement que l’ouverture du débat sur la PMA n’arrange pas Emmanuel Macron qui, conscient que la société est actuellement fracturée, n’aurait pas envie que se renouvellent les affrontements qu’il a du gérer, alors qu’il était secrétaire général adjoint de l’Elysée, au côté de François Hollande, à l’occasion du mariage pour tous lors de l’examen de la loi Taubira (voir déclaration de Rachida Dati de ce matin sur LCI).

Et de ce point de vue, en plein débat naissant sur la bioéthique, la publication d’un rapport  décoiffant par le  Think Tank , Génération Libre, emmené par l’essayiste Gaspard Koenig et sa petite bande d’intellectuels libéraux de droite comme de gauche, proposant de légaliser la GPA n’arrange rien.

Peu importe pour ce groupe, qui vient de briser un tabou, que la question ait été écartée par le Président de la République.

Les anti-gépaistes ont  du sursauter ! Car de façon rouée et volontairement provocatrice, Génération Libre commence sa démonstration en faisant référence à la Bible, qui selon eux « décrit toutes sortes d’agencements familiaux » pour ensuite affirmer ensuite « que la GPA ne nuit pas à autrui ». Le préfacier de ce texte, Daniel Bourillon, juriste d’origine argentine, soutient dans celui-ci que « les femmes fabriquent des enfants gratuitement depuis la nuit des temps ».

De surcroit, ce professeur de l’université de Paris-Nanterre en appelle aux mânes de Simone Veil (rien que ca !) pour déclarer « que la GPA s’inscrit dans la continuité de l’IVG », réactualisant  ainsi « la question de la disposition de soi au nom de la liberté procréatrice ».

Cette démonstration donne indirectement raison aux anti-PMA, qui estiment que « celle-ci nous rapproche d’une loi sur la GPA ». Issu de ce camp, le philosophe Pierre Le Coz, ancien vice Président du Comité National Consultatif d’Ethique et Président du Comité de Déontologie et de Prévention des Conflits d’Intérêts à l’ANSE (Agence Nationale de Sécurité Sanitaire de l’Alimentation, de l’Environnement et du Travail) a bien compris la manœuvre. Dans un entretien donné au Figaro, le 21 septembre 2018, il vient de défendre vigoureusement «  la Famille, en tant qu’institution, laquelle permet qu’un enfant soit élevé par ses deux parents géniteurs, et ceci au nom de l’héritage génétique que nous portons tous ».

Les deux camps, il faut le remarquer ont consacré une large attention à la menace de la marchandisation des corps, à l’exemple de ce qui se passe en Inde, avec en perspective, probablement, selon la nature et l’importance des dérives, l’ouvertures « d’usines à bébés médicaments ou de bébés assurance vie » comme le décrit le film de Science Fiction «  Island » (2005).

Soucieux d’écarter de telles perspectives, qui  pourraient un jour malheureusement, dans un monde en folie, émerger des cerveaux détraqués de médecins paranoïaques ressemblant au Docteur Folamour, l’évêque de Paris, Michel Aupetit, a appelé aujourd’hui à la mobilisation tout en souhaitant maintenir le dialogue déjà engagé. Des manifestations vont donc avoir lieu ; ce que l’on ne sait pas aujourd’hui c‘est quand elles vont avoir lieu.

Clara Mitchell pour DayNewsWorld

 

UN AN APRES LE REFERENDUM D'AUTODETERMINATION DE LA CATALOGNE

C'est le premier anniversaire du référendum d'autodétermination de la Catalogne. Des militants séparatistes bloquent, lundi 1er octobre 2018, une voie de train à grande vitesse, des autoroutes et des artères de Barcelone. « La voie de train à grande vitesse a été bloquée à Girone à 100 km au nord-est de Barcelone, les voies étant occupées », a annoncé la compagnie des chemins de fer Renfe.

Les télévisions diffusent des images de militants des Comités de défense de la République descendant sur les voies ou bloquant les routes. La régie du réseau routier a confirmé des coupures des autoroutes A7, entre Barcelone et Valence, et A2, qui relie la métropole catalane à Madrid.

Un an,jour pour jour, après le référendum sur l'indépendance, c'est la «marche sans fin» de la Catalogne : les militants des Comités de défense de la République réclamant la rupture avec Madrid.

Le 1er octobre 2017 en effet, plus de 2 millions de Catalans avaient voté en faveur de l'indépendance lors d'un référendum jugé illégal par Madrid. 90,18% des votants s'étaient exprimés pour l'indépendance de la Catalogne. Le roi Felipe VI , lui-même, était intervenu indiquant que «la société catalane était fracturée et traversée par un conflit», et que les autorités catalanes pouvaient « même mettre en danger la stabilité économique et sociale de la Catalogne et de toute l'Espagne».

Ce vote a donc marqué un moment historique, plongeant l'Espagne tout entière dans la pire crise politique et institutionnelle que le pays ait connu depuis la fin du franquisme.

Le nouveau gouvernement de Pedro Sanchez a montré des signes d'apaisement envers les indépendantistes et les discussions ont repris ces derniers mois. Il a notamment levé la tutelle que Madrid exerçait sur la Catalogne depuis l’automne dernier. De même le juge de la Cour suprême, Pablo Llarena, chargé de l’enquête sur la tentative de sécession de la Catalogne a décidé de retirer les mandats d’arrêt européens et internationaux émis en mars contre l’ancien président catalan et quatre autres dirigeants indépendantistes. Les neuf leaders indépendantistes, en prison préventive, ont tous été transférés en juillet dans des prisons en Catalogne.

Mais Pedro Sanchez est toujours opposé à l’organisation d’un référendum d’indépendance de la Catalogne, que réclame Quim Torra. Le premier ministre a lui proposé début septembre l’organisation d’un référendum sur un nouveau statut de la région, qui leur garantirait plus d’autonomie. Cette proposition a été rapidement balayée par les dirigeants indépendantistes. « Le processus d’indépendance est irréversible », a répondu Quim Torra. « Seul un référendum d’autodétermination accepté, contraignant et reconnu internationalement » serait valable à ses yeux. « Nous ne nous sommes pas manifestés pendant dix ans pour avoir plus d’autonomie, nous avons dépassé cette étape », a également lancé, Marta Villalta, porte-parole de la Gauche républicaine catalane (ERC), qui participe au gouvernement de M. Torra.

«Nous entamons une marche sans fin», voici le slogan qu'a lancé Quim Torra ce lundi 1er octobre 2018, un an jour pour jour après le referendum. Le président de la Generalitat exige du gouvernement central l'organisation d'un référendum d'autodétermination et assure que si Madrid continue à refuser, il ne renoncera à «aucune voie» pour mener la Catalogne à l'indépendance.

Des divisions sont également présentes au sein même du camp indépendantiste entre les plus modérés de la Gauche républicaine (ERC)et les plus radicaux comme les CDR qui reprochent au gouvernement régional de Quim Torrade ne pas braver l'autorité de l'Etat espagnol.Les CDR avaient appelé dès dimanche à des manifestations sur les réseaux sociaux, sous le slogan « Ni oubli ni pardon » faisant référence aux interventions musclées de la police il y a un an. Les indépendantistes sont aujourd’hui divisés en trois groupes parlementaires : Ensemble pour la Catalogne, ERC, et CUP.

Actuellement en Belgique et empêché de conserver son fauteuil à la tête de la région catalane, Carles Puigdemont compte rassembler les autonomistes dans un même nouveau parti politique indépendantiste nommé « Appel national pour la République ». « Le parti a comme objectif principal de rendre effectif le mandat du 1er octobre », a annoncé au cours d’une conférence de presse jeudi, Toni Morral, le porte-parole de M. Puigdemont.

Mais tout acte unilatéral de la part des indépendantistes n'obligerait- il pas Madrid à reprendre le contrôle de la région comme l'a fait en octobre le gouvernement espagnol ?

Joanne Courbet pour DayNewsWorld

 

AFFAIRE SKRIPAL TROIS SUSPECTS

AGENTS DU RENSEIGNEMENT RUSSE

L 'étau semble se resserrer autour de deux hommes accusés par Londres d'avoir empoisonné l'ex-espion Sergueï Skripal et sa fille au Royaume-Uni, en mars dernier. Et autour d'un troisième homme qui serait venu en reconnaissance à Salisbury. Ce troisième agent russe se serait rendu à Salisbury avant pour aider à planifier l'attaque, selon le Daily Telegraph.

Les autorités britanniques affirment que les deux hommes, identifiés comme Alexander Petrov et Ruslan Boshirov, probablement des noms d'emprunt, sont des officiers du GRU, le renseignement militaire russe.

Ce qu'a contesté le 12 septembre le président russe, Vladimir Poutine, déclarant savoir qui étaient les deux hommes mis en cause, des « civils » n'ayant rien fait de « criminel ». Ces hommes ensuite interviewés par la télévision publique russe RT, affirmèrent s'être rendus en touristes à Salisbury, et assurèrent ne pas être liés au GRU.

Mais des révélations, mercredi 26 septembre, du site d'investigation britannique Bellingcat et de son homologue russe The Insider Russia semblent confirmer la version de Londres. Voici les principaux indices qui pointent un lien entre les deux suspects et les services secrets russes.

Leur séjour à Salisbury ne ressemble pas à une escapade touristique!

Dans une interview à la chaîne d'information russe RT, les deux suspects ont déclaré faire une escapade touristique, Ruslan Boshirov précisant qu'ils voulaient découvrir « la célèbre cathédrale de Salisbury ». Or les deux hommes ont été aperçus sur des images de caméras de surveillance en train de marcher dans la direction opposée à la cathédrale, à proximité de la maison de Sergueï Skripal.

Concernant les informations de vol de la compagnie aérienne russe Aeroflot, les sites The Insider et Bellingcat, ont découvert que les suspect avait acheté leur billet d'avion le soir précédant leur départ alors qu'ils avaient raconté dans leur interview à RT avoir prévu leur séjour à Salisbury depuis longtemps.

Les dossiers associés aux passeports de Alexander Petrov et Ruslan Boshirov sont également suspect dans la mesure où ils sont vide de références à d'autres documents d'identité alors que ces documents sont obligatoires pour n'importe quel citoyen russe à partir de 14 ans.

De plus les deux places dans l'avion sont sur la même rangée 1194 et 1297, les billets ayant donc été pris en même temps.

. Mais étrangement figurent sur ces passeports les lettres "S.S."- peut-être une abréviation pour sovershenno sekretno, soit "top secret" en russe- et un tampon avec la mention « ne donnez pas d'information » assortie d'un numéro de téléphone d'une ligne du ministère de la Défense russe...« Le suspect utilisant la fausse identité de 'Ruslan Boshirov' est en fait le colonel Anatoli Tchepiga, un officier du GRU décoré de hautes distinctions », affirme en outre Bellingcat.

De nombreux indices qui ne laissent pas de s'interroger sur les indications données par Moscou qui voyait dans ces hommes de simples citoyens russes en tourisme.

La Russie a rejeté d'un bloc ces informations. « Il n'y a aucune preuve, a déclaré sur Facebook la porte-parole de la diplomatie russe, Maria Zakharova, donc ils continuent leur campagne sur le front de l'information dont le seul but est de détourner l'attention de la principale question : que s'est-il passé à Salisbury ? »

En tout état de cause la police britannique a lancé 'début septembre, un mandat d'arrêt contre deux citoyens russes présentés comme des membres du GRU soupçonnés d'avoir perpétré l'attaque. Les Britanniques sont aussi parvenus à mettre un nom sur ce troisième homme qui aurait fait une analyse des habitudes de vie des Skripal.

Une enquête qui progresse au grand dam de la Russie.
Jaimie Potts pour DayNewsWorld

 

POLEMIQUE SUR LE CLIP « PENDEZ LES BLANCS »

Alors que Médine a annulé ses concerts prévus au Bataclan, c'est la dernière vidéo du rappeur Nick Conrad qui fait polémique. Elle a été mise en ligne le 17 septembre dernier et supprimée ce mercredi 26 septembre de YouTube et Deezer.

En cause :

Le texte et les images d'un clip de neuf minutes du rappeur Nick Conrad. Dans un clip titré « PLB », pour « Pendez les Blancs », le rappeur chantait : « Je rentre dans des crèches, je tue des bébés blancs, attrapez-les vite et pendez leurs parents, écartelez-les pour passer le temps, divertir les enfants noirs de tout âge, petits et grands.

Fouettez-les fort, faites-le franchement, que ça pue la mort, que ça pisse le sang.». Au-delà des mots, le clip était d'une violence rare montrant un homme blanc attaché et torturé par Nick Conrad en personne. Un appel au meurtre pour beaucoup.

Le ministre de l'Intérieur Gérard Collomb « condamne sans réserve ces propos abjects et ces attaques ignominieuses ». Frédéric Potier, le délégué interministériel à la lutte contre le racisme, l'antisémitisme et la haine anti-LGBT, qui a signalé le clip au procureur de Paris sur la base de l'article 40 du Code pénal pour incitation à la haine raciale.

Le parquet de Paris a ouvert, mercredi, une enquête pour « provocation publique à la commission d'un crime ou d'un délit ».

Mais le rappeur s'est abrité derrière sa conception de l'art pour défendre sa production. Il invoque l'essence de l'art comparant les scènes choquantes de son clip aux peintures d'Eugène Delacroix au Louvre.

« Le rap est né dans le ghetto, il a pour mission de dénoncer les choses. Un artiste a pour but de s'inspirer du monde pour dénoncer, que ça plaise ou non, justifie-t-il. C'est l'essence même du rap. En France plus qu'ailleurs, on a du mal avec la vérité ».

Dans un communiqué, la Ligue internationale contre le racisme et l'antisémitisme a estimé que «l'appel au meurtre raciste du clip de Nick Conrad est abject et d'une violence inouïe». «La liberté de création, ce n'est pas la liberté d'appeler à pendre des Blancs à raison de la couleur de leur peau», poursuit le texte, précisant que «la LICRA saisit la justice et sa commission juridique»

Pour sa défense, il ajoute qu'en 2016, il a sorti une chanson intitulée 130 cercueils,en hommage aux victimes du 13 novembre.

Même si le rappeur originaire de Noisy-Le-Grand. s'est défendu, sur LCI,  d'avoir lancé un appel à la haine et de n 'avoir pas voulu faire le « buzz », il n'en demeure pas moins les paroles du rappeur ont bel et bien dérapé.

A poser la question de savoir s'il n'existe pas "un racisme anti-blanc" ?

« Je ne peux pas renier ce que j'ai écrit, ça touche le racisme, c'est la beauté de ce morceau, ça reste de l'art. » ...

Britney Delsey pour DayNewsWorld

 

L'AQUARIUS BATEAU FANTOME

SE DIRIGE VERS MARSEILLE

L'Aquarius avait repris ses activités de sauvetage cette semaine en Méditerranée après une escale forcée de 19 jours faute de pavillon. Il a secouru 11 migrants jeudi au large de la Libye. Le navire cherche désormais un port pour les débarquer, après avoir refusé de les ramener en Libye.

Les autorités maritimes panaméennes ont annoncé samedi qu'elles allaient retirer son pavillon à l'Aquarius, déjà privé de pavillon par Gibraltar, pour « non-respect » des « procédures juridiques internationales » concernant le sauvetage de migrants en mer Méditerranée. Alors que les autorités maritimes du Panama ont révoqué l'enregistrement du navire humanitaire Aquarius -dernier bateau civil opérant en mer Méditerranée pour porter secours aux migrants- le bateau, une fois qu'il a terminé son voyage, ne peut plus reprendre la mer, sauf à trouver un autre pavillon.

L'Aquarius, affrété par les associations SOS Méditerranée et Médecins sans frontières, avait déjà, entre fin août et mi-septembre, dû faire escale à Marseille, faute de pavillon. Il battait jusqu'à cet été pavillon de Gibraltar, jusqu'à ce Gibraltar argue que le bateau n'était pas enregistré sur son territoire - territoire britannique- en tant que bateau de sauvetage mais simplement en tant que bateau de recherche. Les affréteurs s'étaient alors tournés vers le Panama. C'est sous ce pavillon, et sous le nom d'Aquarius 2, que le navire venait de repartir en mer

Le Panama est en effet connu pour ses pavillons de « libre immatriculation »": le navire est immatriculé sous une juridiction nationale différente de celle du propriétaire L'Aquarius, appartenant à une entreprise allemande, battait donc pavillon panaméen ce qui n'avait rien d'illégal et les ONG de préciser que les procédures d’immatriculation ont été réalisées « en toute transparence et conformité avec le droit »

Mais le Panama estime en fait qu'en refusant de renvoyer des migrants qu'il prend en charge vers leurs lieux d'origine, l'Aquarius ne respecte pas les procédures juridiques internationales et que le non-respect de ces procédures est une clause de radiation d'office de l'immatriculation du navire. Maintenir cette immatriculation, dit le Panama, porterait atteinte à ses propres intérêts nationaux.

Le Panama indique que cette radiation fait notamment suite à une plainte des autorités italiennes, dans un contexte où l'Aquarius a interdiction d'accoster dans les ports italiens depuis la fermeture par le ministre de l'Intérieur, Matteo Salvini, des ports de son pays aux migrants.

L'affaire intervient aussi dans un contexte de différends juridiques concernant le sauvetage en mer. L'Italie reproche aux ONG de refuser de coopérer avec les garde-côtes Libyens. Les ONG mettent de leur côté en avant les conventions qui prévoient que toute personne secourue en mer soit débarquée dans un lieu « sûr », ce qui n'est pas le cas de la Libye, martèlent-elles, citant le Haut Commissariat aux Réfugiés.

Dans ce contexte donc, les ONG dénoncent donc des pressions de l'Italie sur les Etats- pavillons, en l'occurrence le Panama, pour les empêcher de mener à bien leurs missions.

« Cette révocation résulte de la pression économique et politique flagrante exercée par le gouvernement italien et condamne des centaines d'hommes, de femmes et d'enfants en fuite à rejoindre le cimetière marin qu'est devenu la Méditerranée », dénonce MSF dans un communiqué.

« Elle porte un coup violent à la mission humanitaire vitale de l'Aquarius, le seul navire de recherche et de sauvetage non-gouvernemental encore présent en Méditerranée centrale »

Le ministre italien de l'Intérieur Matteo Salvini, qui a fermé depuis juin les ports du pays aux migrants, a réfuté dimanche soir toute intervention de son ministère. Il n'y a eu « aucune pression du ministère de l'Intérieur sur le Panama », a-t-il déclaré à la télévision italienne.

« Il est évident qu'aucun pays au monde ne voudrait prendre la responsabilité d'être associé à un navire qui fait obstacle aux opérations de secours en mer, refuse la coordination avec les gardes-côtes libyens, attaque des gouvernements démocratiques comme celui de l'Italie », a-t-il dit. « Pour ces messieurs, les ports italiens resteront fermés ».

Les autorités maritimes du Panama ont expliqué que l'Aquarius devait « malheureusement » être exclu de leur registre car maintenir ce pavillon impliquerait de sérieuses difficultés politiques pour le gouvernement panaméen et pour la flotte panaméenne qui travaille dans les ports européens.

Selon le Panama, la principale plainte émane des autorités italiennes, selon lesquelles « le capitaine du navire a refusé de renvoyer des migrants et réfugiés pris en charge vers leur lieu d'origine » SOS Méditerranée et MSF « dénoncent ces actions comme une preuve supplémentaire du jusqu'au-boutisme du gouvernement italien qui choisit sciemment de laisser les gens se noyer en mer Méditerranée, et cherche à se débarrasser des derniers témoins de ces naufrages ».

MSF rappelle que « depuis le début de l'année, plus de 1.250 personnes se sont noyées alors qu'elles essayaient de traverser la Méditerranée centrale ».

Ce qui est sûr c'est que l'Italie a adopté, en conseil des ministres, lundi 24 septembre, un décret-loi instaurant un tour de vis sur la sécurité et contre l’immigration prôné par le ministre de l’intérieur issu de l’extrême droite, Matteo Salvini et n'est plus prête à se conformer aux accords de Dublin « C’est un pas en avant pour rendre l’Italie plus sûre. Pour combattre avec plus de force les mafieux et les passeurs, pour réduire les coûts d’une immigration exagérée, pour expulser plus rapidement les délinquants et les faux demandeurs d’asile, pour révoquer la citoyenneté aux terroristes, pour donner plus de pouvoirs aux forces de l’ordre », a affirmé M. Salvini sur Facebook.

L'Aquarius 2 fait « route vers Marseille », a annoncé l'ONG SOS Méditerranée, lundi 24 septembre. Les ONG ayant affrété le navire humanitaire ont demandé aux autorités françaises d'autoriser « à titre exceptionnel » le débarquement des migrants. Selon Médecins sans frontières, 58 migrants sont actuellement à bord. « C'est la seule option que nous avons » pour permettre à l'Aquarius, « de continuer sa mission » de sauvetage des migrants, a expliqué Frédéric Penard, le directeur des opérations de SOS Méditerranée, lors d'une conférence de presse à Paris. « Le port de Marseille est le seul port envisageable pour qu'il puisse repartir », a-t-il ajouté.

Le bateau fantôme, avec ses migrants, se dirige vers Marseille mais a-t-il obtenu l'autorisation d'en débarquer ses passagers pas toujours les bienvenus dans les pays européens ?

La Méditerranée centrale se transformerait-elle en nouvelle route migratoire ?

Une ONG peut-elle faire pression sur un gouvernement ?

Alize Marion pour DayNewsWorld

 

MANUEL VALLS

LA TENTATION DE BARCELONE

Les classes politique de la France comme de l’Espagne vont retenir leur souffle jusqu’à mardi prochain, 25 septembre 2018, date (en soirée)  à laquelle Manuel Valls devrait annoncer sa décision finale qui devrait mettre fin au suspens qu’il entretient depuis le mois de mai dernier s’agissant des élections municipales de Barcelone .Ira ou n’ira pas ?

C’est en effet, en mai 2018 que sur la radio RNE-4 que Manuel Valls a expliqué, un jour, au réveil des Barcelonnais les raisons pour lesquelles il était intéressé par l’avenir de leur ville.

Bien évidemment dans les journaux, comme dans la Grande Ecole de la ville, l’ESADE où il occupe un poste de professeur et donne des conférences, l’information a été largement relayée.  
Depuis cette date malgré son fort appétit pour la Mairie de Barcelone Manuel Valls s’interroge sur la faisabilité de l’opération ?

La prudence s’impose, car l’aventure s’avère difficile voire inatteignable dans une ville ou l’identité catalane est exaltée chaque jour et à chaque coin de rue.

Certes Manuel Valls ne manque pas d’arguments en faveur de sa candidature :
il est né à Barcelone le 13 aout 1962 et où il possède une maison de famille. Ce n’est qu’à l’âge de 20 ans qu’il a obtenu la nationalité française qui lui a permis de faire la carrière politique que l’on connait, jusqu’à occuper le poste enviable de Premier Ministre.
Il parle parfaitement l’espagnol et le catalan, qui est sa langue de naissance
Il a reçu au printemps une proposition du parti Ciudadanos (Centre Droit) pour prendre la tête de liste d’un large rassemblement incluant la société civile (l’influence macronniène n’est pas très loin)

Après avoir  divorcé il y a 6 mois de la musicienne Anne Gravin avec laquelle il vivait depuis 12 ans et entretenu une brève liaison avec la députée LREM Olivia Grégoire, il s’est mis en couple avec Susana Gallardo, 53 ans. La presse people a fait ses choux gras de cette aventure, en donnant au couple le titre de couple de l’été, rien de moins !! Susana Gallardo est une richissime femme d’affaire catalane, héritière des laboratoires pharmaceutiques Almirall, diplômée de Sciences Politiques et Economiques à l’Université d’Oxford (Angleterre).

L’ex-mari de Susana Gallardo , Alberto Palatchi Ribera , avec qui elle a eu 3 enfants, fait partie des hommes les plus riches de l’Espagne. En 2018, le magazine Forbes a estimé sa fortune à 1,1 milliard de dollars. L’homme possédait la marque Pronovia,(fabrication de robes de mariées) fondée par son père en 1922, dont il a vendu 90 % de ses parts.

C’est à Marbella que les deux  « tourtereaux »se sont rencontrés pour la première fois.Susana Gallardo dispose d’un carnet d’adresses impressionnant qui a déjà permis à l’ambitieux Manuel , qui vit aujourd’hui loin de Paris, de multiplier les rencontres avec de généreux donateurs. Susana Gallardo possède un fort tempérament et le goût du combat, comme son nouveau compagnon.
Ces traits de caractère devraient être fort utiles au futur candidat.

Le chemin de Manuel Valls est néanmoins semé d’embuches.

Son parachutage sur Barcelone est extrêmement critiqué sur les réseaux sociaux on a pu lire les commentaires suivants : « Valls voudrait devenir le nouveau Jupiter espagnol » ou « Valls bouffe à tous les râteliers », ou  « Attention Susana, un coup de 49-3 et hop ta fortune est à Manuel… ! » ou bien « comment dit on pognon en catalan…dinero ? » ou encore « comment on dit Rastignac en catalan ?

je dirai arribisto ou aprofitat »..
Manuel Valls est considéré comme ayant une parfaite méconnaissance de la ville de Barcelone.
Le parti Ciudadanos , parti anti-indépendantiste est crédité de 5,2%. La Maire sortante de Barcelone est favorite avec 16,2% d’intentions de votes suivi par l’indépendantiste Alfred Bosch avec 14,2%. La Maire de Barcelone est Ada Colau est une jeune maire élue en mai 2015. Elle incarne l’arrivée au pouvoir d’une nouvelle génération d’hommes et de femmes, portées par des idées sociales soutenues par le mouvement des indinados (les indignés) issu de la crise de 2008.

Ada Colau s’est imposée par son travail en faveur des victimes des hypothèques et des milliers de familles expulsées.
En France, les commentaires ne sont pas plus tendres. La première question qui a été posée a été de savoir si Manuel Valls pouvait cumuler les fonctions de maire de Barcelone avec son mandat de député de la 1ère circonscription de l’Essonne ?.

Surprise, la loi sur le cumul des mandats qu’Emmanuel Macron a fait voté dans les premières semaines de son mandat n’a pas prévu ce genre de situation qui n’est pas illégale..

Au demeurant, depuis de nombreux mois, Manuel Valls est devenu un député fantôme ; il a délaissé ouvertement son mandat. Son ex rivale de 2017, Farida Amrani (FI), qui juge que la situation est devenue intenable a obtenu 11 500 signatures en faveur de la pétition réclamant sa démission qu’elle a fait circuler.

Les électeurs de Barcelone vont être appelés à trancher en juin  2019.Ils sont semble-t-il partagés aujourd'hui entre scepticisme et franche hostilité .Certains même, prédisent à l’aventureux une bonne raclée à moins que la situation décadente de la politique espagnole… ne lui laisse une opportunité inattendue ?

Nous rappellerons pour être complet que le scrutin est à la proportionnelle à un tour …

Clara Mitchell pour DayNewsWorld

 

BREXIT IMPOSSIBLE

Les Vingt-Sept espèrent que les négociations avec Londres seront bouclées d’ici à la mi-novembre, tout en posant leurs conditions intransigeantes pour le divorce d'avec l'UE lors du sommet informel de Salzbourg.

C'est sans détours en effet que le président français Emmanuel Macron a rejeté la proposition portée par le gouvernement britannique, dite plan de Chequers, compromis qualifié jeudi de «pas acceptable en l'état».

Le gros point de discorde: l'Irlande du Nord.

En effet Londres refuse de maintenir l'Irlande du Nord dans l'union douanière, dans la mesure où il faudrait créer une frontière avec le reste du Royaume-Uni.

Et la réapparition d'une frontière physique entre les deux Irlande est quant à elle rejetée par les deux parties.

« Ça n'est pas si facile de sortir de l'Union européenne » comme l'a clamé Emmanuel Macron

«Le Brexit, c'est le choix du peuple britannique.

Et c'est un choix poussé par certains qui prédisaient des solutions faciles. (...) Ceux qui expliquent qu'on peut faire facilement sans l'Europe (...) sont des menteurs.» a poursuivi le président français.

A part l’intransigeance marquée des 27 face au Brexit de Chequers, aucune avancée significative n'est à signaler si ce ne sont les précisions données quant au calendrier terminal.

« Le Conseil européen [du 18 octobre] sera un moment de vérité, a affirmé Donald Tusk, le président du Conseil.

Nous y espérons des progrès substantiels. A ce moment-là, nous aviserons [s’il est utile de convoquer] un éventuel sommet en novembre. ».

« le Brexit aura bien lieu le 29 mars 2019 » avait précisé la veille Theresa May devant ses homologue.

Un rendez-vous surtout destiné à exercer une pression maximale sur la première ministre britannique, à quelques jours seulement du congrès annuel des tories profondément divisés sur leur vision du Brexit.

Entre le «hard Brexit» et les exigences de Paris, la position de Theresa May semble toujours plus inconfortable.

Britney Delsey pour DayNewsWorld

 

SOROS ET LA POLITIQUE MIGRATOIRE EN EUROPE DEPUIS LES ANNEES 1970

Un casus belli est né il y a plusieurs semaines, entre l’Europe et ....la Tchéquie, la Pologne, la Hongrie, la Slovaquie et l’Autriche à propos des migrants, les membres de la Commission, les gouvernements allemands et français ayant voulu imposer un système « d’africanisation et d’islamisation » systématique du continent européen, il y a déjà quelques années. C’est le contenu de ce casus belli. Et c’est ce que pense en tous cas une grande partie  des citoyens européens... et ils sont de plus en plus nombreux.

Après le Brexit, après  les élections présidentielles françaises qui ont vu l’accession de Marine Le Pen au second tour, après les élections législatives allemandes du mois de septembre 2017 qui à la surprise de beaucoup ont vu l’AFD (parti nationaliste anti migratoire) faire son retour sur la scène politique et atteindre près de 13% des suffrages engrangeant 94 sièges de députés, il est apparu de notre devoir de rappeler que la plupart des observateurs , politiques et autres...ont imputés, à l’arrivée massive des migrants sur le continent européens, ces résultats électoraux inattendus, voire catastrophiques ...accompagnés de troubles sociaux qu’ils ont provoqués ici ou là.

Pour ce qui nous concerne,  il  nous est apparu nécessaire de profiter (dans le bon sens du terme) de cette situation pour remettre ce problème de l’immigration dans son contexte historique et politique, afin de  mieux comprendre le dessous des cartes.

Information nécessaire plus approfondie ! Oui ! Car le pire est peut être encore à venir !! Et il faudra comprendre ce qui se passe et pourquoi ? Ce sujet ultra conflictuel, risque en effet de faire voler, à termes, en éclat l’UE... si les choses ne sont pas reprises en mains ... dans la transparence..

La situation ainsi brièvement résumée et le décor planté, nous allons faire quelques rappels historiques indispensables.

C’est en 1973/1974 qu’a été esquissée, pour la première fois, au lendemain de la Guerre 39/45, la politique migratoire de l’Europe.

Il faut en effet remonter à 1974, année de la fondation de l’Association des Parlementaires pour la Coopération Euro-Arabe (APCEA) pour  toucher les prémices de cette histoire qui dure depuis près de 50 ans.

A cette époque l’Europe qui ne s’appelait pas encore UE, ne comptait que 9 pays, Grande Bretagne incluse. Souvenez-vous, c’était l’Europe des 9 !!!

L’objectif initial de cette association (de niveau européen) a été défini les 7 et 8 juin 1975, à l’unanimité à STRASBOURG, dans une résolution politique qui « demandait aux gouvernements européens de prendre l’initiative de démarches qui aiderait à assurer le retrait d’ISRAEL DE TOUS LES TERRITOIRES OCCUPES EN 1967."

L’arrière- plan de cette résolution politique était accompagné d' une demande d’aide pour le développement et la compréhension de la cause arabe, dans un contexte décrit comme n’ayant jamais été aussi favorable, à la cause (sic)...

En résumé, le conflit israélo-palestinien a été d’emblée impliqué dans le règlement d’un conflit qui dure depuis 1945, dans ce Moyen- Orient agité.

S’en suit un volet économique à ladite résolution de Strasbourg, qui appelle à la nécessite (et l’utilité – ) de la mise en place d’une étroite coopération économique entre l’Europe et le Monde Arabe.

Le premier acte de cette coopération économique avait pour objectif concret d’apporter une aide au recyclage des pétrodollars, après que l’OPEP a décidé de multiplier par 4 les prix du Pétrole (Souvenez-vous ! c’est le début de la crise du pétrole)....

Pour compléter le tout, la même résolution a ajouté un volet culturel appelant à la reconnaissance de la contribution historique de la Culture Arabe au développement européen (?) tout en  parachevant le texte par une critique de la situation de l’époque qui aux yeux des signataires n’accordait qu’un espace restreint  à l’enseignement de la langue arabe et de la culture arabe. (On a vu quelques années plus tard comment Najat Vallaud BelKacem a cherché à mettre en application définitivement  ce principe !)

Dans sa conclusion, la Résolution de Strasbourg exprimait le souhait que les gouvernements européens facilitent la demande des pays arabes, en créant de larges moyens pour l’accueil de travailleurs migrants et leur famille....ainsi qu’au développement de leur vie culturelle et religieuse inspirées par les textes arabes et  l’architecture arabe..

D’années en années,  les bases de cette Résolution de Strasbourg (ignorée par un très grand  nombre de citoyens européens) ont été approfondies régulièrement, jusqu’aux Protocoles de Barcelone, signés en 1975 et où l’Europe a définitivement basculé dans le camp arabe permettant à certains de dire que: «  l’Europe venait d’être cédée au Monde Arabe..". Mais ce n’était que le début...

  1. Car, sous la pression  de l’ISECO (Organisation Islamique pour l’Education, les Sciences et la Culture), un avatar de plus des frères musulmans, dont le siège est à Rabat, installé dans un hôtel luxueux et autrement dénommé en Français : Organisation Islamique pour l’éducation, les sciences et la culture, le phénomène de « colonisation » de l’Europe (setlment en anglais) n’a cessé de s’approfondir, au détriment des Européens de souche.
  2. Car, sous la pression de l’OCI (Organisation de la Coopération Islamique créée en mars 1972 à Djeddah) qui est la plus grande des organisations intergouvernementales auprès des Nations Unies (ONU) et qui regroupe 57 pays, tous ayant pour but affichés la consolidation de la solidarité islamique, la sauvegarde des Lieux Saints et un soutien indéfectible au peuple palestinien, l’arrivée de migrants du Nord de l’Afrique ou du Moyen Orient, «  l’islamisation » n’a cessé de croitre.
  3. Car la résolution de DOHA (Qatar) prise à l’issue de la 9 ème conférence islamique au Sommet qui s'est tenue entre le 12 et le 14 novembre 2000, à Doha précisément, n’a fait que confirmer tout une fois de plus cela.

L’ensemble des ces protocoles et résolutions ont donc progressivement permis l’installation de communautés islamiques bien préparées, choisies pour migrer vers un pays européen et à s’y installer comme en pays conquis, en refusant de se soumettre aux  principes d’intégration exigés auparavant. Le  phénomène n’a fait que monter en puissance..... Provoquant en réaction un rejet de la part des populations autochtones.

Depuis près de 40 ans, avec le soutien actif des différents gouvernements français (de droite comme de gauche)  ou de personnalités européennes tel Stefaan de Clerkc, fils de Albert de Clerkc, tous deux membres du parti Chrétiens-démocrate et flamands, CD&V, bien introduits et très influents  au sein des institutions européennes, toutes les facilités ont été données à cette démarche migratoire préparée de longue date et dans le détail.

On vient de démontrer que l’entente et la compromission ont été tellement fortes que toute l’immigration soit-disant sauvage que nous avons constatées depuis plus de 20 ans n’est en fait que le fruit d’une collaboration particulièrement efficace avec les organisations islamiques énoncées plus haut.

Alors SOROS ! Dans tout çà ?

Soros est un juif, athée survivant de la Shoah. Soros se prétend philanthrope et humaniste. Il est plutôt classé à gauche.

Bien que finançant des centaines de causes, il n’a jamais caché être un acteur financier sans scrupule, spéculant sur les dettes des Etats et le coût des matières premières dont ... LE PETROLE ...

Au travers de son concept de « l’Open Society », il diffuse une vision totalement irresponsable et cupide du monde, sous couvert d’humanisme et de progrès. C’est dans le droit fil de cette conception qu’il a crée la Middle East de l’Open Society qui affiche un parti pris à 100 % pro-palestinien. Et qui dit pro-palestinien dit pro-islam dit anti-culture occidentale, annonces de  la mort des systèmes démocratiques occidentaux et des valeurs des peuples d’Europe, majoritairement adeptes des principes démocratiques.

De plus SOROS est un anti- russe, viscéralement !

C’est d’ailleurs à ce titre qu’il a financé le conflit de Yougoslavie et c’est à ce titre qu’il affiche « une ressemblance avec le Qatar.. ».

Toutes les tensions qui ont secoué le Moyen Orient, de la Péninsule Arabique aux rives de la Méditerranées septentrionale en passant par la Zone Arabo-persique (voir art. Alexander Joffre, PH .D May 2013, How Soros funded Groups Invasions muslins in a truble region) ont pour origine l’influence, politique et financière des Groupes SOROS, le patron n’étant pas loin derrière....

Soros, qui finance l’Islam a donc tout naturellement, depuis de nombreux mois, trouvé avec les phénomènes des migrants un instrument pour monter à l’assaut des territoires européens  .... Et de leurs richesses !

Même si ses activités sont restées très secrètes longtemps, il lui est difficile aujourd’hui de cacher ses activités puisqu’il impose désormais clairement ses désidérata sur le sujet soit auprès de l’UE soit auprès d’Emmanuel Macron , lorsque ce dernier préparait son programme présidentiel.

Voici quelques exemples :

« L’UE doit accepter un million de demandeurs d’asiles (et de migrants par AN. »

« L’UE doit donner 15 000 € à chaque migrants pendant les deux premières années de leur séjour »

"L’UE doit financer le Liban, La Jordanie et la Turquie à hauteur de 5000 € par refugié ».

« L’UE doit financer des routes sécurisées et des corridors bien dessinés pour mener sans encombre les migrants de Grèce et d’Italie jusqu’à leur destination finale »

Les éléments à charge contre SOROS sont évidents et documentés.

Mais pour que la démonstration soit complète, il faut tout de suite dénoncer les réseaux Soros récemment apparus en Afrique dont ils sont en train d’entreprendre la conquête. (Ce qui expliquerait pour partie le grand nombre d’Africains migrants en France et en Europe). Les réseaux de l’Open Society se développent à grande vitesse sur le territoire africain. Soros s’appuie en Afrique sur les réseaux d’ONG : Amnesty International, Human Rights, Watch, Global Wittness, Transparency International etc.

Les liens d’influence qu’il soutient et qu’il finance existent  aussi au Sénégal, au Burkina Faso voire au Congo !

On comprend dans ces conditions le refus de la Hongrie, mais aussi d’autres pays de l’Europe de l’Est de voir le retour de ce personnage sulfureux. Ces pays s’arque-boutent contre les règles sur l’accueil des migrants imposés par l’Europe, à la demande de.. SOROS...

Depuis septembre 2015, la Hongrie sanctionne pénalement les personnes qui violent les frontières. L’Autriche, la Pologne sont sur la même voie. Ces mesures expliquent les menaces de la Commission Européenne..

Même la Suède et le Danemark ont rétabli le contrôle aux frontières pour les migrants

C’est dire que sur ce point la solidarité européenne était en train de vaciller  et que l’Europe commençait à se lézarder en raison de divergences importantes sur le sujet.

Pourtant, la France comme l’Allemagne n’ont pas été sur cette ligne pendant longtemps. ! L’accueil des migrants leur paraissait naturel, moralement naturel !

Mais ne vient on pas de voir Angela Merkel mise en difficulté électoralement parce qu’elle avait accepté l’entrée sur le territoire allemand de 1 millions de migrants... ??

L’immigration n’est- elle pas une des cause du Brexit en Angleterre, menacée par des hordes de migrants ayant déjà envahi le Calaisien en France (et menaçant les frontières anglaises par tous les moyens)?

L’immigration n’est- elle pas une des raisons du succès de Marine Le Pen au premier tour de la présidentielle 2017, ou elle a fait près de 40 % des voix?.  .

En riposte, et considérant que ces Etats portent atteinte à la liberté de circulation des hommes et des capitaux, à la liberté d’association, la Commission européenne a donc adressé à la Hongrie et à la Pologne une mise en demeure avant lancement d’une procédure juridique. (Soros n’était pas très loin derrière cette initiative)

En Hongrie, Pays natal de SOROS, le parlement magyare a voté contre toute intention d’ingérence, par le biais d’ONG  et notamment celles pilotées par SOROS. La Hongrie reste obstinément opposée aux migrants !!

L’Europe reste malgré tout menacée et en tout état de cause  de plus en plus affaiblie. Les gouvernements voient leurs opinions publiques de plus en plus mécontentes, leur retirer leur soutien. Les incidents de rues  et les attentats terroristes sont de plus en plus nombreux et visibles !

Mais que se passe- t- il alors en France plus précisément ?

Au lendemain de son élection, Emmanuel Macron est immédiatement allé rendre visite à Angela Merkel, cherchant à nouer un accord avec l’Allemagne  A cette occasion il n’a pas manqué d’aborder ce problème des migrants ... révélés par les résultats inattendus de Marine Le Pen. Au demeurant, en Allemagne la situation n’était pas meilleure ; le résultat  des élections législatives du mois de septembre 2017 montre à l’évidence que l’opinion publique allemande n’est guère différente de celle d’autres pays européens. Attentats terroristes, viols, vols, pillages alimentent le ras- le- bol des européens face à l’immigration massive .... Initiée par Georges SOROS.

Rappelons de façon un peu perverse, qu’Emmanuel Macron avait  déclaré pendant la campagne des élections présidentielles que sur le problème des migrants « il était dans les pas de SOROS, la pierre cachée derrière lui »

A la relecture, on s’aperçoit que le programme d’Emmanuel Macron est une reprise totale du Plan SOROS.

Au fils des attentats, des déplacements continus de camps de réfugiés nauséabonds, à l’arrivée de groupes de migrants dans les villages les plus isolés .... Les masques vont tomber.

Les langues se délient et de nombreux philosophes (Alain Finkielkraut, Michel Onfray, etc...) dénoncent régulièrement l’intention enfin révélée et mise à jour d’une islamisation délibérée et volontaire de l’Europe par le biais d’un processus massif de migration.

Les consciences et les yeux commencent à s’ouvrir. Mais n’oubliez pas, et c’est ce que j‘ai voulu vous démontrer, que ce processus a été engagé dans les années 70, en toute discrétion, sans que les citoyens soient consultés. Ce processus a été ouvert par la Déclaration de Strasbourg de 1974, ceci à la demande de 200 personnes au- dessous de tout soupçon...mais hyperpuissantes...

Sur le rôle de SOROS, le débat va continuer à enfler !

Nous reviendrons prochainement sur deux nouveaux foyers de violences qui viennent de s’ouvrir : l’un en Birmanie  ou l’ombre de SOROS plane au- dessus de fantastiques réserves de pétrole... l’autre plus près de chez nous, en Europe dans l’affaire qui oppose la Catalogne à l’administration Centrale espagnole ...Des surprises nous attendent encore.

Clara Mitchell pour DayNewsWorld

LE PLAN PAUVRETE DE HUIT MILLIARDS D'EUROS GAUCHIT LA  POLITIQUE D'EMMANUEL MACRON

Commençant par un hommage aux associations de lutte contre la pauvreté, le président Emmanuel Macron a voulu impulser un tournant social à sa politique même si lui-même l'inscrit dans la suite logique de sa politique des 15 mois passés. En effet la France compte en 2016 quelque 8,8 millions de personnes pauvres, soit 14% de la population, selon l'Insee.

Sont considérés comme pauvres celles et ceux qui perçoivent moins de 1.026 euros par mois (pour une personne seule), c'est-à-dire moins de 60% du revenu médian de la population.

D'où la nécessité pour l 'Etat d'intervenir. Le coût « du plan pauvreté » est estimé à huit milliards d'euros, répartis sur quatre ans.

Quelles sont les grandes lignes de cette «stratégie nationale de prévention et de lutte contre la pauvreté»?

Les pouvoirs publics vont s'atteler à deux grands piliers d'action :

1°Celui de l'éducation pour prévenir la précarité

2°Celui de la réinsertion professionnelle.

Les principales mesures concernent donc l'enfance et l'accès à l'emploi avec une annonce principale, la création d'un revenu universel d'activité.

L'éducation est un axe prioritaire pour l'exécutif pour qui il s'agit de «refuser la fatalité sociale ». Pour ce faire il faut« c'est lutter contre ce déterminisme qui, dès l'enfance, détruit des trajectoires de vie (...). Il y a dans chaque enfant, à commencer par un enfant qui naît dans une famille pauvre, un Mozart qu'on assassine parce qu'on décide de fait qu'il n'a aucune chance de devenir Mozart», a constaté le chef de l'État, reprenant une expression de Saint-Exupéry dans son roman Terre des Hommes

Le président est donc entré dans les détails pour décliner ces deux priorités

1° Des repas à la cantine à 1 euro pour les enfants les plus défavorisés «en développant les repas à un euro» dans les petites communes et les quartiers prioritaires,

2° Plus de crèches dans les quartiers prioritaires

certaines plus spécialement à vocation d'insertion professionnelle passant de 40 actuellement à 300 crèches d'ici 2020. des enfants. Au total, 50 millions d'euros seront consacrés à l'aide sociale à l'enfance.

3°Augmentation du nombre de contrats d'insertion par l'activité économique (IAE), des contrats aidés s'adressant à des personnes éloignées de l'emploi. Il passeront de 100 000 à 240 000 sur 4 an .

4° L'obligation de formation passera de 16 à 18 ans avec des moyens supplémentaires pour que les missions locales puissent mieux identifier les décrocheurs du système scolaire en leur proposant des formations.

5° La création d'un «service public de l'insertion» guichet unique pour ceux qui s'inscrivent au revenu de solidarité active (RSA) .«L'objectif est de ‘réhumaniser' le parcours de retour à l'emploi», a affirmé Emmanuel Macron, objectif pour lequel «l'État doit reprendre toute sa place».

Enfin le Président a annoncé une mesure attendue à savoir la création d'un revenu universel d'activité, via une loi en 2020, pour sortir du « maquis des aides existantes (qui) ne permet pas de sortir de la pauvreté».

6° Ce nouveau dispositif fusionnera plusieurs prestations sociales - du RSA aux APL en passant par l'allocation adulte handicapé- et sera soumis « à des droits et des devoirs. ».Les contours de ce revenu sont encore à définir mais on sait qu'il sera soumis « à des droits et des devoirs ». «Simple, équitable et transparent», il «garantir(a) un seuil minimal de dignité» à tous.

Le « plan pauvreté » gauchit singulièrement son discours politique mais les politiques publiques sont-elles les mieux placées pour vaincre la pauvreté ?

Garett Skyport pour DayNewsWorld

 

QUAND VIKTOR ORBAN MOUTON NOIR

DEFIE L'EUROPE

« Je sais que vous avez déjà décidé de voter, mais sachez que vous allez condamner un pays.», a déclaré le Premier ministre hongrois ViKtor Orban devant l’hémicycle .

Déclenchement de l'article 7 des traités de l’Union ou non ?

Dans une résolution adoptée en plénière en mai 2017, les députés déclaraient que la situation en Hongrie justifiait le déclenchement de la procédure qui peut conduire à des sanctions pour la Hongrie, notamment la perte temporaire de ses droits de vote au Conseil.

Un débat au Parlement européen était organisé mardi pour discuter de l’état de droit en Hongrie, un rapport de l’eurodéputée verte Judith Sargentini demandant le déclenchement de l’article 7 contre le gouvernement de Viktor Orban.

Un vote décisif du Parlement européen aura lieu mercredi 12 septembre à Strasbourg sur le déclenchement de cet article. Il s’agit de l’article 7 des traités de l’Union, qui peut être activé en cas de « risque clair de violation grave » de l’Etat de droit dans un Etat membre. Une procédure jusqu’à présent, initiée qu’une fois: à la fin 2017, contre le gouvernement polonais.

Le Premier ministre hongrois estime que le Parlement européen bafoue ainsi les droits des Hongrois, tandis que plusieurs députés regrettent le manque de liberté en Hongrie .

Si la procédure va jusqu’à son terme, la Hongrie se verrait priver de vote lors des décisions prises par les chefs d’États et de gouvernement. Une quasi-exclusion du jeu européen...

L'Union européenne (UE) doit-elle agir en activant l’article 7 des traités européens pour prévenir le risque de violation grave des valeurs européennes. ?

Le Premier ministre Viktor Orban a tenu à être présent la veille en plénière pour défendre son action.

Mais que reproche-t-on à Orban ?

« Le peuple hongrois ne bénéficie plus des droits fondamentaux que nous tenons pour acquis dans le reste de l’Europe. Les Hongrois ne peuvent plus être assurés de recevoir un traitement honnête et équitable de la part de leur gouvernement », selon Judith Sargentini, l’auteure du rapport débattu.

« La société civile est menacée par les décisions prises par le gouvernement hongrois », a surenchéri le commissaire néerlandais rappelant que la Commission avait saisi la justice sur plusieurs sujets.

Dans le rapport de Mme Sargentini, sont énumérées plusieurs menaces :

1° La remise en cause de la liberté des médias

2° La remise en cause de l’indépendance de la justice

3°, Les attaques régulières contre les organisations non gouvernementales,

4° Le regain d’antisémitisme

5° La remise en question de certains droits sociaux.

6° La politique migratoire du régime Orban et son refus d’accepter le principe de solidarité européenne.

La défense virulente de Viktor Orban

Le Premier ministre hongrois estime que le Parlement européen bafoue tout simplement les droits des Hongrois.

« Je défends ma patrie parce que ces valeurs sont des questions d’honneur pour les Hongrois. Ce rapport bafoue l’honneur des Hongrois ». Selon lui, les eurodéputés prétendent « mieux savoir que les Hongrois eux-mêmes ce qui est bon pour eux ».

Il conteste ainsi la procédure d’adoption de « ce rapport qui viole les traités européens ».

« Vous souhaitez exclure un pays qui a fait son choix de voter pour un parti à 59 % des voix. Se venger contre les Hongrois n’est pas honnête, n’est pas européen », s’est-il offusqué.

« Vous avez décidé que notre pays ne pouvait pas refuser d’être un pays d’immigration. Nous ne céderons pas au chantage et notre pays défendra ses lois, contre vous s’il le faut. » Il a fait des élections européennes en Hongrie un futur test.

Le gouvernement hongrois a aussi transmis à Bruxelles un document de 109 pages, très argumenté,qui démonte pièces par pièces toutes les critiques faites depuis le retour au pouvoir de M. Orban à Budapest en 2010.

Dans le milieu européen, il est courant de surnommer cet article « l’arme nucléaire », tant il touche à la souveraineté d’un État. Et Viktor Orban ne s’y est pas trompé lui qui a dénoncé un rapport « qui va priver les Hongrois de défendre leurs intérêts ».

M. Varga estime, quant à lui, que son pays aurait dû dès le début être associé à la procédure et que M. Sargentini, en refusant, aurait privilégié « l’option nucléaire » et créé « un dangereux précédent qui mine la confiance des citoyens dans le Parlement ».

Proche du Fidesz d’Orban, l’eurodéputé polonais Ryszard Antoni Legutko (PiS - ECR) a ainsi raillé ses collègues les invitant à carrément demander de mettre le pays sous tutelle en nommant un remplaçant directement au Premier ministre hongrois.

Autre enjeu: celui des élections européennes.

Ce débat peut aussi avoir un impact considérable, au moment où débute la campagne pour les élections européennes de mai 2019. Quelles conséquences pour le PPE et les autres partis politiques européens d’un vote en faveur de l’article 7 ?

Le Parti populaire européen (PPE), rassemblement des droites de l’Union, pourrait-il en effet se sentir obligé de clarifier sa position à l’égard de M. Orban et de l’exclure, lui qui est devenu la coqueluche des extrêmes droites européennes ?

D'ailleurs l'extrême-droite en a profité pour faire du pied au Fidesz. Côté Rassemblement national, Nicolas Bay a dénoncé un rapport qui veut sanctionner un pays qui a décidé de se protéger de la « submersion migratoire » et a estimé que le parti de Viktor Orban n'a plus rien à faire au Parti populaire européen de Manfred Weber. Orban rejoindrait-il le groupe créé par Marine Le Pen, Europe Nations et Liberté (ENL) ?

Le PPE est un parti en pleine crise, écartelé entre un Jean-Claude Juncker , représentant de la droite chrétienne sociale et Sebastian Kurz, chancelier autrichien en coalition avec l’extrême droite ou M. Orban, qui discute désormais Europe avec le populiste d’extrême droite Matteo Salvini. Le PPE « attend de Viktor Orban qu’il fasse un pas en direction des partenaires européens cette semaine et qu’il soit prêt à des compromis », a ainsi déclaré au Monde Manfred Weber, chef de file du PPE à Strasbourg.


Qui a intérêt à ce qu'éclate le PPE ?

« Un éclatement du PPE aurait des conséquences considérables à neuf mois des européennes, en créant à la fois un espace politique pour une union des droites extrêmes, de M. Orban à M. Salvini en passant par les Polonais du PiS.

Mais aussi une opportunité pour une éventuelle alliance élargie des « proeuropéens » autour de M. Macron. » ? selon un observateur politique.

Joanne Courbet pour DayNewsWorld

 

VOSTOK 2018 LES GRANDES MANOEUVRES RUSSES

AU GOUT DE GUERRE FROIDE

« Il y aura comme un air de Zapad-81, mais en plus imposant d'une certaine manière », se félicitait ainsi fin août le ministre russe de la Défense, Sergueï Choïgou faisant allusion à l'ère soviétique.

La Russie lance mardi 11 septembre les plus grandes manœuvres militaires de son histoire avec toutes les composantes de l'armée et la participation de la Chine. Ces exercices sont baptisés "Vostok-2018" (Est-2018).

Une démonstration de force

Une démonstration de force avec des manœuvres gigantesques cette semaine jusqu'au 17 septembre en Sibérie orientale et dans l'Extrême-Orient russe.

"Vostok 2018" déploie en effet une puissance sans pareil avec près de 300 000 hommes, toutes les composantes de l'armée impliquées (un millier d'aéronefs, 80 bâtiments, et 36 000 blindés ) et 3 500 soldats chinois en soutien.

«  Imaginez 36.000 engins militaires se déplaçant en même temps : des chars, des blindés de transport de troupes, des véhicules de combat d'infanterie. Et tout cela, bien sûr, dans des conditions aussi proches d'une situation de combat que possible.» avait détaillé non sans fierté le ministre russe de la Défense, Sergueï Choïgou, fin août.

L'armée russe a comparé cette démonstration de force à Zapad-81 (Ouest-81) qui, il y a près de 40 ans, avait mobilisé entre 100 000 et 150 000 soldats du pacte de Varsovie en Europe orientale, pour les plus grandes manœuvres jamais organisées à l'ère soviétique. « Il y aura comme un air de Zapad-81, mais en plus imposant d'une certaine manière », se félicitait ainsi fin août le ministre russe de la Défense, Sergueï Choïgou faisant allusion à l'ère soviétique.

Ce dernier exercice de grande ampleur qui avait officiellement impliqué 12 700 militaires- un chiffre juste en dessous de la limite de 13 000 hommes au-delà de laquelle la Russie aurait été obliger de convier des observateurs étrangers- avait déjà été jugé par l'Otan comme une « préparation pour une guerre majeure avec un ennemi à parité  », ce qui veut dire une armée puissante et non un groupe terroriste tel que présenté.

L'Otan dénonce

Ces manœuvres n'ont d'ailleurs pas manqué de faire réagir l'Otan qu 'elle dénonce comme la répétition d'un « conflit de grande ampleur ». L'Otan estime que « Vostok-2018 » « démontre que la Russie se focalise sur l'entraînement à un conflit de grande ampleur » . Dylan White, porte-parole de l'Alliance, a déclaré « Cela s'inscrit dans une tendance que nous voyons depuis un moment : une Russie plus sûre d'elle, qui augmente significativement son budget de Défense et sa présence militaire. »

Ce déploiement intervient en effet dans un contexte de tensions durables avec les Occidentaux : crise ukrainienne, conflit en Syrie notamment.

D'autant que la Chine et la Mongolie participent à ces grandes manœuvres et pourront tester du matériel russe de haute technicité que Pékin a récemment acquis, comme le système de défense antiaérienne S-400 ou le chasseur Su-35.

De plus toutes les nouvelles armes "invincibles" (Poutine) de l'armée russe sont déployées : sur terre missiles Iskander, capables de transporter des ogives nucléaires, des tanks T-80 et T-90, les récents avions de combat Su-34 et Su-35, en mer, plusieurs frégates équipées de missiles Kalibr.

La Russie : deuxième puissance militaire du monde

La Russie qui dénonce l'expansion de l'Otan à ses frontières comme une menace fondamentale pour sa sécurité a multiplié les exercices militaires d'ampleur ces dernières années.

La porte-parole de la diplomatie, Maria Zakharova a cependant tenu à rassurer les Occidentaux: « 'Vostok-2018' se tient loin de la zone de responsabilité de l'Otan et ne change en rien la sécurité de ses Etats membres. »

Le porte-parole du Kremlin avait prévenu fin août: « La capacité [de la Russie] à se défendre dans la situation internationale actuelle, qui est souvent assez agressive et inamicale envers notre pays, est justifiée, essentielle et sans alternative ».

Le président russe Vladimir Poutine présent au Forum économique devrait assister à une partie des manœuvres.

Joanne Courbet pour DayNewsWorld

 

VERS UNE SUEDE INGOUVERNABLE

«Nous aurions aimé faire un meilleur score, mais nous restons le premier parti du pays !» a clamé Stefan Löfven.

Les négociations s'annoncent difficiles en Suède .

L'extrême -droite n'est certes pas devenue la deuxième force politique du pays mais elle se place en nette progression.

Le parti d’extrême droite Démocrates de Suède arrive en effet pour sa part en troisième position avec 17,6 % des voix, une très nette progression depuis les 12,9 % de 2014.

Par contre le bloc traditionnel de la coalition «rouge-verte» – sociaux-démocrates, Verts et Parti de gauche – conquiert la première place avec une avance de seulement 0,4 % devant l’alliance de centre droit composée des Modérés (conservateur), libéraux, centristes et chrétiens-démocrate

Les Verts, partenaires des sociaux-démocrates au gouvernement, obtenant le pire échec de ces élections avec à peine 4,3 % !

Dans un système d’alliances, le bloc de partis qui obtient la majorité des voix forme un gouvernement. Cette fois-ci les deux blocs ont un écart trop faible entre eux et le score des SD peut jouer un rôle déterminant au Parlement.

Le leader des Démocrates de Suède, Jimmie Akesson, n'a d'ailleurs pas manqué de lancer une invitation personnelle au leader des Modérés, Ulf Kristersson pour «discuter de la manière dont le pays sera désormais dirigé».

Ce dernier, de son côté a souligné que «l’alliance était plus forte qu’avant, et la principale raison pour cela est le Parti du centre».

Pour le Premier ministre actuel il s'agit maintenant de faire coopérer les deux blocs traditionnels. «Cette soirée doit être l’enterrement de la politique de bloc», a-t-il déclaré.

Quoiqu'il advienne aucun des deux grands blocs dominants de l'échiquier politique n'a obtenu la majorité face à une extrême-droite qui progresse et la partie pour former un gouvernement ne s'annonce pas facile. Ces derniers auront forcément besoin de voix de l'extrême droite.

Britney Delsey pour DayNewsWorld

 

ATTAQUE AU COUTEAU A PARIS

D'INSPIRATION ISLAMISTE?

PAR UN AFGHAN SEPT BLESSES

Un homme a agressé plusieurs personnes à Paris dimanche soir.

Sept blessés sont à déplorer, dont quatre en état d'urgence absolue. Les faits ont eu lieu sur le quai de Loire, le long du bassin de la Villette, dans le 19e arrondissement de la capitale, vers 22h48.

À 22h56, l'agresseur a été arrêté par les policiers.

L' homme s'est attaqué à plusieurs personnes à coups de couteau et de barres de fer.

Des témoins de la scène, qui jouaient à la pétanque, sont intervenus, l'un d'entre eux lui jetant une boule qui l'a atteint à la tête.

Quelques instants plus tard, l'agresseur s'en est pris à deux autres passants, des touristes britanniques.

L'agresseur serait un homme « a priori de nationalité afghane ». Une enquête a été ouverte pour « tentatives d'homicides volontaires ».

Les investigations ont été confiées à la police judiciaire. Pour l'instant la piste terroriste n'est pas retenue.

Gérard Collomb a tenu « à saluer la grande réactivité et le courage dont ont fait preuve plusieurs citoyens  lors des agressions commises hier soir peu avant 23 heures dans le 19ème arrondissement de Paris. »

Paul Emison pour DayNewsWorld

 

UNE POSSIBLE POUSSEE DE L'EXTREME-DROITE

AUX LEGISLATIVES EN SUEDE

Alors que depuis plus d'un siècle le Parti social-démocrate du Premier ministre sortant Stefan Löfven et les Modérés (conservateurs) d'Ulf Kristersson se succèdent aux responsabilités en Suède, les Démocrates de Suède (parti anti-immigration) sont crédités de 20% des voix dans les sondages,soit une  hausse de sept points par rapport aux législatives de 2014.

Le parti anti-immigration pourrait ainsi se retrouver derrière les sociaux-démocrates et au coude-à-coude avec les conservateurs, rompant avec le modèle consensuel de l'Etat-Providence.

Droite et gauche sont respectivement crédités de 37 et 40% des suffrages si bien que l'on peut s'attende à un nouveau gouvernement minoritaire formé par Stefan Löfven, avec une minorité encore plus faible qu'actuellement.

Aussi Jeudi, Stefan Löfven a-t-il appelé les Suédois à voter pour un «gouvernement stable (...) capable de diriger la Suède en ces temps incertains».

L'ancien métallo a dû le soir-même défendre âprement son bilan, vivement critiqué pour avoir ouvert grand les frontières de la Suède à 250.000 demandeurs d'asile en 2014 et 2015, avant de les refermer.

«L'intégration est la question vitale de notre temps», lui a lancé Ulf Kristersson, à la tête du parti des Modérés.

Le leader de SD, Jimmie Åkesson, a accusé le gouvernement de laxisme dans la lutte contre la criminalité, exhortant «ceux qui ne s'adaptent pas à retourner vivre dans un autre pays».

Ces législatives devraient signer la fin de la domination des grands partis traditionnels au profit de l'extrême droite.

A suivre.
Britney Delsey pour DayNewsWorld

 

TRIBUNE EXPLOSIVE DE BORIS JOHNSON

CONTRE LE PROJET DE BREXIT DE THERESA MAY

Boris Johnson, potentiel challenger de la Première ministre conservatrice, avait claqué en juillet la porte du gouvernement pour marquer son désaccord avec le "plan de Chequers" proposé par Theresa May.

Le plan de Theresa May sur les relations commerciales post-Brexit place "une veste-suicide" sur le Royaume-Uni, et le détonateur a été remis à l'Union européenne, a dénoncé dimanche l'ancien ministre britannique des Affaires étrangères, Boris Johnson dans une tribune publiée dans le Mail on Sunday.

Ce plan prévoit le maintien d'une relation commerciale étroite entre le Royaume-Uni et l'UE après le Brexit, prévu le 29 mars tout en préservant la province britannique d'Irlande du Nord au sein de l'union douanière et du marché unique européens, pour empêcher le rétablissement de contrôles frontaliers avec l'Irlande, membre de l'UE, après le Brexit.

Avec ces propositions, Theresa May a provoqué la fureur des partisans d'un « hard- Brexit » mais aussi le scepticisme des dirigeants de l'UE, qui ont mis en doute la viabilité de ce plan.

Mais les propos cuisants de Boris Johnson, taxant d'« humiliation » et de « béni-oui-oui » face à l'UE ont paru excessifs même dans son propres camp conservateur. En effet le secrétaire d’Etat aux affaires étrangères, Alan Duncan, a estimé sur Twitter qu’ils constituent « un des moments les plus navrants de la politique moderne britannique » et signent « la fin politique de Boris Johnson ».

Au président de la commission des affaires étrangères de la Chambre des communes, Tom Tugendhat, qui a servi en Afghanistan où il a été confronté à un attentat-suicide,d' également tweeté : « Le carnage était répugnant (…) Comparer la première ministre à cela n’est pas drôle ».

La formule-choc signée de Boris Johnson, le leader des « hard-brexiters » n'est pas passé inaperçu tout comme son divorce de sa femme de 25ans.

Britney Delsey pour DayNewsWorld

 

IMPOPULARITE DU REPORT DE L'AGE DE LA RETRAITE

EN RUSSIE

Plusieurs milliers de personnes ont manifesté dimanche 2 septembre dans plusieurs villes de Russie contre un projet de réforme qui prévoit de repousser de cinq ans l’âge légal de départ à la retraite.

En effet la réforme que Vladimir Poutine veut porter, prévoit de repousser de cinq ans l’âge de départ en retraite, en contrepartie de pensions revalorisées.

Dans la seule ville de Moscou, ils étaient près de 9 000 à s’être rassemblés à l’appel notamment du Parti communiste, qui dénonce une « réforme cannibale ».

« Nous organisons aujourd’hui une manifestation dans toute la Russie contre cette réforme cannibale », a lancé à la tribune le dirigeant communiste Guennadi Ziouganov . Ce dernier a proposé, plutôt que de repousser l’âge légal de départ à la retraite, la taxation des oligarques pour financer le système.

Le président Vladimir Poutine s’est personnellement investi dans la réforme des retraites : dans un discours retransmis mercredi dernier à la télévision il a présentée cette dernière comme une nécessité financière.

Il propose un assouplissement du projet présenté en juin par le gouvernement : mettre l'âge légal de la retraite à 60 ans pour les femmes contre 63 dans la version gouvernementale, et 55 ans dans le système actuel. Pour les hommes un relèvement de 60 à 65 ans de l’âge légal comme prévu.

Ces mesures devraient, d'après le gouvernement,permettre une revalorisation des pensions de retraite de 8 % par mois d’ici la fin de l’année, donc en moyenne 14 414 roubles (environ 185 euros). L'âge de la retraite est resté inchangé depuis environ 90 ans.

D’après les instituts de sondage, 90 % des Russes sont hostiles à cette réforme.

Vladimir Poutine est confronté à une fronde inhabituelle qui a fait chuter sa cote de popularité.

Abby Shelcore pour DayNewsWorld

 

NEUF BLESSES DANS DES HEURTS

ENTRE PRO ET ANTIMIGRANTS EN ALLEMAGNE

Plus de 8.000 personnes étaient réunies à Chemnitz en Allemagne, ville saxonne de l'ex-RDA, qui est depuis une semaine l'épicentre de la mobilisation de l'extrême droite allemande contre les étrangers.

Malgré d'importants barrages policiers dans les rues de Chemnitz, les deux rassemblements, celui d’extrême droite et celui de gauche, organisés samedi , se sont affrontés faisant neuf blessés. Une équipe de la télévision publique locale MDR a déposé plainte après avoir été agressée lors d'un tournage. Un membre de l'équipe a été blessé et son matériel cassé.

Depuis plus d'une semaine, la formation populiste surfe sur la colère provoquée par le meurtre d'un Allemand de 35 ans poignardé par deux réfugiés. Cette ville de la Saxe est le théâtre depuis plusieurs jours de manifestations organisées par l'extrême droite allemande contre les étrangers.

Deux Allemagne se font face. Deux camps radicalement opposés. Et les tensions sont montées d'un cran ce samedi.

Les manifestants de gauche face aux antimigrants menés par le parti populiste Alternative für Deutschland (AfD), le rassemblement anti-islam et l'anti-Merkel Pegida .

Neuf personnes ont été blessées en marge de nouvelles manifestations antagonistes de plus de 8.000 personnes samedi 1er septembre à Chemnitz en Allemagne, organisées d'un côté par la droite ultra anti-immigrés et en face par des mouvements de gauche. Un Afghan de 20 ans a par ailleurs été roué de coups par des hommes cagoulés.

Environ 4.500 personnes ont défilé.

Certains scandaient « nous sommes le peuple », reprenant le slogan des manifestants lors de la chute du régime communiste de RDA à l'automne 1989, ou ou encore « Merkel dégage ! »

tandis que d'autres défilaient en répondant : « le cœur plutôt que la haine ».

Alyson Braxton pour DayNewsWorld

 

THERESA MAY CONTRE VENTS ET MAREES

SUR LE BREXIT

« Je ne serai pas contrainte d'accepter des compromis concernant les propositions du +plan de Chequers+ qui ne sont pas dans notre intérêt national », écrit la Première ministre dans le Sunday Times.

Confrontée à une forte opposition contre son plan de la part des pro-Brexit, Mme May a réitéré qu'elle préfère l'absence d'un accord plutôt que de faire des concessions à Bruxelles.« Nous serons prêts pour un +no deal+ (aucun accord) s'il le faut », a écrit Mme May dans le The Daily Telegraph.

Le chef du gouvernement britannique a donc rappelé dimanche qu'elle ne ferait aucune concession à Bruxelles écartant également une nouvelle fois la possibilité d'un second référendum.« Poser la question une fois de plus serait une grave trahison de notre démocratie - et une trahison de cette confiance », a-t-elle affirmé.

En juillet, Mme May a présenté un « Livre blanc » dans lequel elle propose notamment la création d'une nouvelle « zone de libre-échange » avec l'UE qui repose sur un ensemble de règles communes concernant les biens et le secteur agro-alimentaire. Il prône une relation commerciale étroite entre le Royaume-Uni et l'UE après le Brexit Il prévoit également d’éviter le rétablissement d'une « frontière dure », avec des infrastructures douanières, à la frontière avec l’Irlande.

Mais ce « plan de Chequers (une des résidences du premier ministre) » a immédiatement suscité un tollé chez les tenants d'un Brexit dur car ils le considèrent comme un dévoiement du référendum ayant décidé la sortie de l'UE en juin 2016. Aussi s'en sont suivies des démissions fracassantes comme celle du ministres des Affaires étrangères, Boris Johnson, ou celle de David Davis. Or les adversaires de la stratégie de Mme May dans les rangs du Parti conservateur publieraient en septembre leurs propres propositions pour le Brexit destinées à s’orienter vers une rupture plus nette avec l’UE. Une telle démarche pour mettre la pression sur Mme May, alors que le calendrier fixé par Londres et Bruxelles prévoit la conclusion d’un accord de retrait avant le Conseil européen des 18 et 19 octobre prochains.

De leur côté, les dirigeants de l'UE ont émis des doutes quant à sa viabilité.

Si Theresa May reste inflexible sur le Brexit contre vents et marées, Michel Barnier, lui, est prêt à prolonger les négociations

Le départ de la Grande-Bretagne de l'UE est certes programmé pour le 30 mars 2019. Londres et Bruxelles sont censés parvenir à un accord d'ici octobre pour organiser leur divorce et jeter les bases de leur relation future.

Mais Michel Barnier, négociateur en chef du Brexit, a fait savoir dimanche dans un entretien au quotidien allemand Frankfurter Allgemeine Zeitung que les négociations devaient être bouclées pour « mi-novembre ». « C’est possible. Ce dont nous avons besoin ce n’est pas de temps mais de décisions politiques. » a-t-il ajouté. Il en est de même pour le ministre britannique chargé du Brexit, Dominic Raab parlant de « une marge de manœuvre » sur le calendrier.

Le Brexit est programmé pour le 30 mars 2019...

Britney Delsey pour DayNewsWorld

 

PAGAILLE AU SOMMET DE L'ETAT 

DANS L'ENFER DE BERCY

POUR LE PRELEVEMENT DE L'IMPOT A LA SOURCE

Alors que tout semblait prêt pour la mise en place du prélèvement à la source en janvier, le président a émis des doutes, jeudi, en Finlande. Doutes qui sèment la pagaille, à quatre mois de l'échéance.

Le prélèvement à la source va t-il vraiment être mis en œuvre au 1er janvier 2019 ? Théoriquement, c'est ce que prévoit le calendrier de la réforme. Mais le chef de l'État a émis des doutes. « J'ai plutôt l'intention de conduire cette réforme à son terme mais j'ai demandé aux ministres compétents de répondre à toutes les questions qui se posent encore, avant de donner une directive finale », a indiqué mardi, depuis la Finlande, le président de la République.

L'administration est prête et le fait savoir

.Et cette inquiétude au sommet de l'Etat fait grincer des dents Bercy…

Pour preuve une heure à peine après la déclaration d'Emmanuel Macron à Helsinki, Bercy s'est fendu, sur Twitter, d'un message peu diplomatique à l'adresse du chef de l'État : "Nous sommes confiants sur le fait que toutes les réponses à ses questions lui seront apportées et que le calendrier sera tenu #gauloispasrefractaire". C'est dire l'ambiance qui règne au sein de ce gouvernement où tout le monde se déteste cordialement

Le président craint les répercussions négatives dans l'opinion. Avec le prélèvement à la source, le salaire sera en effet amputé de l'impôt sur la fiche de paie dès le mois de janvier et certains pourraient y voir une perte de pouvoir d'achat, même si dans les faits ce ne sera pas le cas.

Pour les « gauloispasréfrractaire » une explication succincte sur le prélèvement à la source :

Le prélèvement de l'impôt à la source devrait entrer en vigueur début 2019. L'intérêt majeur du prélèvement à la source est de collecter l'impôt des ménages en temps réel, c'est-à-dire au moment du versement des revenus imposables. Actuellement, comme l'impôt est prélevé avec un an de retard, les contribuables qui voient leurs revenus baisser (retraite, chômage), doivent attendre un an avant que leur impôt ne baisse, ce qui les met dans une situation difficile.

Le think tank Terra Nova avait notamment estimé qu'une telle réforme est « utile pour l'économie » (ce qui n'est pas épargné est consommé) mais permet aussi de « renforcer » l'effet des stabilisateurs sociaux (une personne tombant au chômage n'aura plus à acquitter le même impôt) et « d'améliorer l'efficience de la politique fiscale » (en supprimant les délais important entre le vote d'une mesure et sa répercussion financière sur les ménages).

Mais soyons clair : l'exécutif se met à douter dans la dernière ligne droite non seulement en raison d'un bug informatique possible, mais avant tout à cause de la côte de popularité d'Emmanuel Macron qui semble avoir peur de son ombre.

L'exécutif craint les effets du choc psychologique du bulletin de paie qui baisse . Cette année, le gouvernement a décidé d'appliquer tout de suite une hausse des taxes et d'étaler les baisses de cotisations salariales. Et après la mise en place de huit nouveaux impôts ...et bientôt l'impôt sur le sel ( la gabelle) !!!

Jaimie Potts pour DayNewsWorld

 

UNE CHASSE INQUIETANTE AUX IMMIGRES EN EX-RDA QUI ENFLE

Depuis qu’un Allemand de 35 ans s’est fait poignarder dans la nuit de samedi, dans des circonstances encore non-éclaircies et qu' un Syrien et un Irakien d’une vingtaine d’années sont soupçonnés du meurtre , ce fait divers a été instrumentalisé par l’extrême droite qui a mobilisé des milliers de néonazis, de hooligans et des militants du mouvement xénophobe Pegida.

Le parti d’extrême droite AfD (Alternative pour l’Allemagne) a monté un « stand d’information » juste après l’annonce du meurtre à Chemnitz.

Des chasses à l’homme, des saluts hitlériens, une police débordée. La société civile semble abdique face à l’extrême droite en tête des élections en Saxe

Les habitants n’ont plus peur d'exprimer leur haine des réfugiés. . Aujourd’hui, l’AfD arrive en tête des élections dans la région et elle la première force d’opposition au Bundestag depuis 2017.

D’autres manifestations sont annoncées samedi dans la Saxe, à Plauen, près de la frontière bavaroise, ainsi qu’à nouveau à Chemnitz, à l’appel de Pegida et du parti Alternative pour l’Allemagne (AfD). L' ’enquête a révélé que l’un des deux accusés se trouvait illégalement en Allemagne depuis 2016 et qu' il aurait dû être expulsé en Bulgarie, son lieu d'enregistrement comme demandeur d’asile.

« Ce que nous avons vu n’a pas sa place en Allemagne », a déclarée, mardi à Berlin, la chancelière Angela Merkel.

Alize Marion pour DayNewsWorld

 

COMMENT REMPLACER NICOLAS HULOT APRES LE RAPPORT CHOC SUR LE NUCLEAIRE ?

« Sa volonté de ménager la chèvre écologique et le chou productiviste n’a pas contribué à créer la condition d’une politique écologique cohérente » écrivent 10 ONG après la démission de Nicolas Hulot, dans une tribune publiée jeudi 30 août sur France Info.

Emmanuel Macron « aurait tort de mésestimer le symbole que représente cette démission surprise » qui est « le symptôme d’une immense incompréhension », conseillent dix ONG écologistes au président Emmanuel Macron sur la question de la transition écologique.

Elles ajoute que « la transition écologique n’est ni une promenade de santé ni un supplément d’âme pour politiciens sans imagination ».

Selon elles, « la volonté d’Emmanuel Macron de ménager la chèvre écologique et le chou productiviste n’a pas contribué à créer la condition d’une politique écologique lisible et cohérente ».

« En matière écologique, nous ne pouvons plus soutenir l’agriculture biologique et “en même temps” le glyphosate, la sobriété énergétique et “en même temps” le nucléaire, une redynamisation des centres-villes et “en même temps” (le mégacomplexe) Europacity et l’artificialisation des terres agricoles, la nécessaire préservation de la biodiversité et “en même temps” la baisse du prix du permis de chasse, la mise en œuvre de la COP21 et “en même temps” la multiplication des projets autoroutiers, les fermes-usines et “en même temps” une agriculture paysanne, le libéralisme et “en même temps” l’écologie ».

Sauf qu'un rapport choc sur le nucléaire commandé par le ministre de l’Économie, Bruno Le Maire, et le désormais ancien ministre de la Transition énergétique, Nicolas Hulot, a bien vu le jour et il contredit NicolasHulot !

En e ce rapport prône rien de moins que la construction de six réacteurs nucléaires de type EPR à compter de 2025. pour le « le maintien des capacités industrielles de la filière nucléaire en vue de potentielles nouvelles constructions de réacteurs »,selon la lettre de mission à l'origine du rapport Ni Bercy ni l'entourage de Hulot n'a d'ailleurs souhaité réagir.

Nicolas Hulot a, lors de l'annonce de sa démission mardi, fustigé l'énergie atomique, « cette folie inutile économiquement, l'énergie atomique, « cette folie inutile économiquement, techniquement, dans laquelle on s'entête ».Le ton est donné !

La France prépare actuellement sa « programmation pluriannuelle de l'énergie » (PPE) pour les périodes 2018-2023 et 2024-2028. « de l'énergie" (PPE) pour les périodes 2018-2023 et 2024-2028.

« Le gouvernement a logiquement engagé plusieurs missions et expertises préparatoires à ses décisions. Ce sujet sera examiné dans le cadre de la préparation de la PPE au cours de l'automne », a indiqué le ministère de la Transition écologique et solidaire, en réaction à ces informations.

Nicolas Hulot devait sans doute pressentir ce nouveau coup dur. Et après avoir dû avaler bien des couleuvres, il lui était impossible d'avaler un cobra. Il avait prévenu.

Andrew Preston pour DayNewsWorld

 

UN ENNEMI COMMUN POUR ORBAN ET SALVINI : MACRON

La droite radicale avait rendez-vous avec l’extrême droite. Mardi 28 août, Matteo Salvini, le ministre de l’intérieur italien, chef de la Ligue (extrême droite), a accueilli dans son fief lombard de Milan le premier ministre ultraconservateur hongrois, Viktor Orban.

Leur ennemi commun dans cette Europe de plus en plus divisée : Emmanuel Macron, qualifié de « chef des partis promigrants » en Europe par M. Orban. « S’ils ont voulu voir en ma personne leur opposant, ils ont raison », a répondu le président.

Tout sourire, les deux hommes forts du moment sur la scène politique ont fait de Cette rencontre symbolise un moment fondateur de la droite anti-immigration européenne. En mai 2019 ont lieu les élections européennes de mai 2019.

L'homme fort du gouvernement italien, Matteo Salvini, est « mon héros », a ainsi déclaré mardi à Milan le Premier ministre hongrois Viktor Orban. « C'est mon héros et aussi mon compagnon de route » lui qui a fermé les ports aux navires de sauvetage en Méditerranée, a-t-il affirmé à la presse à Milan, dans le nord de l'Italie, avant une réunion avec Matteo Salvini (Ligue, extrême-droite), ministre de l'Intérieur et vice-Premier ministre italien.

« Il y a actuellement deux camps en Europe. Macron est à la tête des forces politiques soutenant l’immigration. De l’autre côté, il y a nous qui voulons arrêter l’immigration illégale », a déclaré le premier ministre hongrois. « Nous sommes au bord d’un tournant historique pour l’Europe, a abondé le chef de la Ligue. Aujourd’hui commence un parcours commun qui sera suivi de nombreuses autres étapes dans les prochains mois, pour mettre au premier plan le droit au travail, à la santé et à la sécurité. Tout ce que les élites européennes financées par [le philanthrope américain d’origine hongroise] Soros et gouvernées par le Macron du moment nous refusent. »

Entre 5 000 et 15 000 personnes se sont retrouvées sur la place San Babila, en plein centre-ville, pour protester contre les positions xénophobes et souverainistes des deux politiciens.

Les deux hommes, partisans d'une ligne dure contre les migrants arrivant en Europe, ont confirmé devant la presse leur accord sur la nécessité de « défendre les frontières » contre l'immigration. « Notre objectif est d'aider là où il y a des problèmes », en Afrique notamment, « pas d'apporter les problèmes chez nous", tandis que « La mission de M. Salvini est de s'assurer que ces migrants peuvent également être arrêtés en mer », a-t-il ajouté.

A l'instar de Matteo Salvini, Viktor Orban a clairement désigné le principal adversaire en Europe, avant les élections européennes du printemps 2019 : le président français Emmanuel Macron.

"Il y a actuellement deux camps en Europe et l'un est dirigé par Macron", a affirmé le Premier ministre hongrois.

Alize Marion pour DayNewsWorld

 

NICOLAS HULOT DEMISSIONNE !

ANALYSE ET REVELATIONS DE CE QUE

PERSONNE NE VOUS A DIT !!

Pour Nicolas Hulot le compte n'y est pas, ce n'était pas suffisamment conclusif et, donc, ce n'était pas pour moi le temps de conclure", explique le ministre de la Transition écologique et solidaire dans un entretien au Monde. "Ce n'est pas un psychodrame, je considère que les conclusions ne sont pas à la hauteur de la qualité du travail extraordinaire et des propositions qui ont été faites dans les ateliers. Je ne vais donc pas aller faire le beau ou aller dire dans un micro que le compte n'y est pas », poursuit-il bien avant sa décision prise.

Les États généraux de l’alimentation se sont achevés jeudi sans Nicolas Hulot.

Ce dernier estime que les conclusions de ce grand rendez-vous de la filière agroalimentaire, organisé par le gouvernement, ne sont "pas à la hauteur", le 22 novembre 2017 à l'Elysée. Il n'a donc simplement pas assisté à la séance de clôture des états généraux de l'alimentation, boycottant ainsi le discours prononcé par Edouard Philippe, jeudi 21 décembre. Nicolas Hulot estime que les conclusions de ce grand rendez-vous de la filière agroalimentaire, organisé par le gouvernement, ne sont « pas à la hauteur ».

Il est vrai que très peu de mesures ont été déclinées et aucune grande annonce digne du monde agricole en France n'a été faites.

Ouverts fin juillet, ces états-généraux avaient pourtant vocation à trouver des solutions pour équilibrer les rapports entre agriculteurs, transformateurs et distributeurs.

Sur le front de l'environnement, les conclusions ont peu précises, les modalités de la sortie progressive des pesticides (dont le glyphosate d'ici trois ans) faisant l'objet d'un plan au premier trimestre 2018.

Pour le ministre de l’Agriculture Stéphane Travert, ce plan d’investissement "devra être finalisé pour le salon de l’agriculture" qui aura lieu du 24 février au 4 mars.

Mais le ministre le plus populaire de ce gouvernement Nicolat Hulot qui a passe son temps à accepter des compromissions inacceptables « est quelqu'un d'extraordinairement utile et précieux à ce que nous avons à faire pour transformer le pays (...) et il n'est pas question de son départ à ce que je sache » a martelé le député et porte-parole de La République en Marche (LREM) Gilles Legendre...

Or Nicolas Hulot réfléchissait depuis longtemps à un démission possible.

Sa décision est tombé : il donne sa démission par le fait que son action n'a permis d'obtenir que des « petits pas » en matière environnementale. Après des déceptions sur le glyphosate ou encore la sortie du nucléaire, il avait fait planer à de nombreuses reprises la menace d'unpossible départ

Il a confié qu'il se sentait « tout seul à la manœuvre » sur les enjeux environnementaux au sein du gouvernement. Et il vient de démissionner

!Il ajoute que ni Emmanuel Macron, ni Édouard Philippe n'ont été informés de sa décision.Et c'est ce sentiment de solitude qui a contrarié toute son action ministérielle. C'est désormais chose faite et c'est d'autant plus fort venant d' « une prise de guerre » d'Emmanuel Macron, premier président de la République à l'avoir convaincu d'intégrer un gouvernement.

A force de voir se parjurer les membres du gouvernement, au courant de rien pour Gérard Collomb, l'affaire Benalla, les affaires incessantes du gouvernement Macron, l'absence de l'écologie au sein de ce gouvernement, le mensonge permanent d'une équipe, tout cela a poussé cet « honnête homme » a décidé se désolidariser d'un gouvernement où les parjures, les mensonges, les trahisons sont l'apanage de leur gouvernement et de leur chef.

Garett Skyport pour DayNewsWorld

 

POLEMIQUE SUR L'EXHUMATION DU DICTATEUR FRANCO EN ESPAGNE

LEspagne se divise sur l’exhumation du dictateur Franco laquelle a été approuvée ce vendredi 24 août. Son passé douloureux hante encore les débats..

Le conseil des ministres espagnol a validé, ce vendredi, un décret permettant l’exhumation de la dépouille de l’ancien dictateur Francisco Franco, qui a dirigé le pays pendant 36 ans, de 1939 à 1975. Ce texte initie de façon concrète le processus de transfert des restes du dictateur vers un autre lieu  si le Parlement le ratifie dans les trente jours.

Le mausolée construit par des prisonniers politiques, sur ordre de Franco après la guerre civile (1936-1939), rassemble les corps de près de 34 000 nationalistes et républicains.

Or Franco et José Antonio Primo de Rivera, fondateur de la Phalange, une organisation d’obédience fasciste, y reposent. L'exhumation des deux corps permettrait selon les socialistes de désacraliser le monument.

Mais quarante-trois ans après sa mort, l’héritage de Franco divise encore.  Le mausolée du Valle de los Caídos en est l’illustration et rappelle la fragilité de la réconciliation.

Ce projet n’a le soutien ni de la famille du Caudilloni, ni de Ciudadanos (libéraux) ni du Parti Populaire (conservateurs). « On veut discréditer une période historique durant laquelle Franco a favorisé la plus grande transformation sociale du pays », dénonce Juan Chicharro, président de la Fondation Franco.

Les socialistes , quant à eux, peuvent compter sur le soutien de Podemos (extrême gauche) et des nationalistes basques et catalans.

« C’est incompréhensible qu’un pays démocratique finance un tel monument », juge,au contraire, Emilio Silva, président de la fondation pour la récupération de la mémoire historique

Les nombreuses questions autour des crimes perpétrés sous Franco et des divisions entre ses soutiens et ses opposants ont été en partie balayées à partir de 1975 du retour à la démocratie. Mais la réconciliation nationale peine à s'affirmer.

Le premier ministre Pedro Sanchez, en juin, de conclure : «On ne peut construire un futur confortable en ignorant un passé incommode.»

Britney Delsey pour DayNewsWorld

 

ATTAQUE AU COUTEAU A TRAPPES

DEUX MORTS ET UN BLESSE GRAVE

TERRORISME OU PSYCHIATRIE?

Deux personnes ont été tuées et au moins une autre grièvement blessée, jeudi 23 août, lors d'une attaque au couteau à Trappes (Yvelines), indique une source policière.

L'auteur des coups de couteau a été abattu.

Il était fiché S, condamné en 2016 pour « apologie du terrorisme » .

Plusieurs témoins affirment avoir entendu cet homme crier « Allah Akbar » au moment des faits.

La mère et la sœur de l'assaillant font partie des victimes .

Une attaque revendiquée par le groupe Etat islamique.

« L'auteur de l'attaque (...) est l'un des combattants de l'Etat islamique », a affirmé la formation jihadiste dans un communiqué peu après l'annonce de la mort de l'assaillant.

Les autorités sont sur place.

 

Malgré un communiqué de revendication de l’organisation terroriste Daech, l’hypothèse d’un drame familial est retenue : il s'agirait d'un acte commis par une personne souffrant de « troubles psychiatriques importants » Cependant le profil de l'assaillant, abattu par la police, interpelle les services antiterroristes qui continuent à suivre de près l’évolution de l’enquête.

Après avoir poignardé sa sœur aînée et sa mère e grièvement blesséune voisine Kamel S., 36 ans, hurle à l'arrivée de la police : « Allahou akbar ! Si vous entrez, je vous fume tous ! »

Les premiers éléments peuvent laisser penser à une action terroriste d’autant que, la veille au soir, Abou Bakr al-Baghdadi, le chef de Daech en Syrie et en Irak et que l’on donnait pour mort, a appelé à combattre les « mécréants ». Dans un message diffusé sur la messagerie chiffrée Telegram, il appelait  à poursuivre le « djihad ».

Kamel S. était connu des services de renseignement. Il était inscrit au FSPRT, le fichier dit des « radicalisés », et était soumis à une surveillance par le biais d’une fiche S. Il avait été également mis en cause, au lendemain de l’attentat de Nice, pour « apologie directe et publique d’un acte de terrorisme ». Employé à la RATP à Nanterre un incident avait déclenché une procédure disciplinaire débouchant sur son licenciement.

Mais L’Intérieur privilégie le geste d’un « déséquilibré » plutôt que celui d’un djihadiste.

Après la mort de son père il y a eu un différend familial sur l'héritage qui avait conduit à une plainte.

De plus il était connu pour ses problèmes psychiatriques et avait été interné à l’hôpital Charcot de Plaisir. Kamel S. se serait séparé de sa compagne et était revenu vivre chez sa mère à Trappes

L’enquête a été confiée à la brigade criminelle de la police judiciaire de Versailles.

Acte terroriste ou acte d'un déséquilibré mental ?

Paul Emison Trappes pour DayNewsWorld

 

UNE RENTREE CHARGEE ET COMPLIQUEE

POUR LE GOUVERNEMENT FRANCAIS

Budget, réforme des retraites, plan pauvreté. Ce sont ces dossiers chauds qui attendent le gouvernement qui a fait sa rentrée politique, mercredi 22 août à l'Elysée. Le Conseil des ministres a donné le coup d'envoi à des réformes politiquement délicates. De retour de deux semaines de vacances, les ministres et le président se sont donc retrouvés ce mercredi en Conseil pour une rentrée politique et sociale chargée : ils ont planché sur les grands chantiers politiques annoncés avant les vacances d'été.

Mercredi après-midi, le président a reçu le Premier ministre Edouard Philippe mais également le ministre de l'Economie et des Finances Bruno Le Maire, celui de l'Action et des Comptes publics Gérald Darmanin, ainsi que les ministres de la Santé et du Travail, Agnès Buzyn et Muriel Pénicaud. Il leur a exposé ses derniers arbitrages

Autant de dossiers délicats pour l'exécutif dans le sillage de l'affaire Benalla et la morosité économique ambiante avec une croissance de 1,8% seulement.

« Ne croyez pas que je vais lâcher quoi que ce soit », a déclaré Emmanuel Macron cet été.

1°Le budget, avec une croissance plus faible que prévue

La croissance s'annonce légèrement moins élevée que prévu en 2019, à 1,8% au lieu de 2% alors que le président compte tenir sa promesse faite à la Commission européenne de contenir le déficit budgétaire à 2,3% du PIB. Comment faire avec moins de recettes d'un côté et des projets coûteux à financer de l'autre ? Un vrai casse-tête ! Avec des coupes dans les crédits accordés aux emplois aidés et aux aides au logements, sait-on déjà.

2° La réforme des retraites.

Emmanuel Macron ne souhaite pas toucher à l'âge légal de départ à la retraite, fixé à 62 ans pour la majorité des salariés. Il veut plutôt opter pour un régime « universel » ; Il s'agit donc d'uniformiser les 42 régimes différents existants.

3° Le plan pauvreté

Le plan pauvreté sera présenté  « en septembre ». La «stratégie», qui sera «mise en œuvre en 2019», «ne se contentera pas de proposer une politique de redistribution classique» mais «un accompagnement réel vers l'activité, le travail, la santé, le logement, l'éducation», a promis Emmanuel Macron, lui qui avait parlé de « pognon de dingue» versé à des «gens pauvres (qui) restent pauvres» et mis en œuvre « en 2019 ».

4° Le plan santé

Réformer l'hôpital est la réforme qui a pour objectif de transformer de manière globale « le système de santé en France ». En février, « cinq grands chantiers »prioritaires ont été identifiés : qualité et pertinence des soin , ,professionnels de santé, virage numérique et organisation territoriale des soins.

De plus le gouvernement envisage une réduction des actes médicaux comme de la tarification et une mise à contribution de la médecine de ville pour désengorger les établissements de santé.

5° Le travail et l'assurance-chômage

L'exécutif souhaite que les syndicats se penchent à nouveau sur l'indemnisation des demandeurs d'emploi en activité réduite et des chômeurs de longue durée. Les syndicats demandent qu'un bonus-malus sur les cotisations patronales,soit mis en œuvre lorsque les entreprises abusent de contrats courts.

La concertation entre syndicats et exécutif pour établir un cadre aux négociations doit débuter dès la fin août.

Britney Delsey pour DayNewsWorld

 

BENETTON LE RESPONSABLE

DE L'EFFONDREMENT DU VIADUC DE GENE

« Le problème avec l’effondrement du pont vient du fait que quand nous payons un péage, nous imaginons que cet argent sera réinvesti dans l’entretien mais en fait ils se partagent les bénéfices et les ponts s’écroulent » a accusé furieux Luigi Di Maio, ministre italien du Développement économique, du Travail et des Politiques sociales.

Après l’effondrement meurtrier du pont Morandi la semaine dernière, l’Italie cherche les responsables. Sachant que la famille Benetton est actionnaire à 30 % du groupe Atlantia, dont la filiale Autostrade per l’Italia est devenue tristement célèbre mardi dernier, aucun doute que Benetton est indirectement responsable de la gestion du réseau autoroutier.

Le responsable: Benetton

C'est pourquoi, le ministre italien du Développement économique, du Travail et des Politiques sociales Luigi Di Maio s'en est violemment pris au groupe l'accusant d’être responsable de la catastrophe : « Le problème avec l’effondrement du pont vient du fait que quand nous payons un péage, nous imaginons que cet argent sera réinvesti dans l’entretien mais en fait ils se partagent les bénéfices et les ponts s’écroulent ».

Les parents des victimes ont largement boycottés les obsèques et accusent quant à eux l’État d’être responsable de la catastrophe.

Rien n'est très clair mais ce dont l'on peut être sûr , c'est que la recherche des responsabilité est en cours. « Le dossier est dans ma sacoche et il a voyagé avec moi au cours des derniers jours », a affirmé le président du Conseil italien au journal Il Corriere della Sera (en italien).

Une chose est sûre pour le gouvernement : les responsabilités incombent à Autostrade per l’Italia même si les sanctions à l'égard de cette entreprise ne sont pas encore claires.

Plusieurs mouvements de contestation se sont élevés sur les réseaux sociaux, en appelant au boycott de la marque United Colors of Benetton.

500 millions d'euros: une somme trop modeste

Autostrade per l’Italia ne propose que la somme de 500 millions d'euros : « Dans l'attente des résultats des vérifications en cours, le conseil a fait sienne une première liste d'initiatives, d'une valeur estimée de manière préliminaire à 500 millions d'euros de fonds propres, déjà annoncée au cours de la conférence de presse tenue samedi à Gênes », indique un communiqué du groupe publié à l'issue du conseil d'administration. Fonds pour les victimes, relogement et construction d'un nouveau pont.« En faisant la somme, on arrive rapidement au demi-milliard d'euros (...) Ce sont des fonds qui seront disponibles dès lundi », avait déclaré samedi Giovanni Castellucci, patron de la société qui a été mise en cause par le gouvernement, au cours d'une conférence de presse à Gênes.

Le conseil d'administration d'Autostrade per l'Italia,, a confirmé mardi que 500 millions d'euros étaient déjà prêts pour aider la ville et reconstruire l'ouvrage.

Au total, 43 personnes ont perdu la vie dans l'effondrement de ce pont.

Giuseppe Conte réclame 2,5 milliards à Autostrade, le chef du gouvernement italien jugeant la somme de 500 millions d'euros « bien modeste ». « Ils pourraient multiplier par quatre ou par cinq » ce montant, a-t-il dit.

«Vu les bénéfices exorbitants que ce groupe a faits depuis des années, cette enveloppe pourrait être quadruplée ou quintuplée», a lancé mardi le président du Conseil, dans une interview au Corriere della Sera

Les sanctions pas encore bien claires.

A certains membres du gouvernement italiens d'évoquer une amende plutôt qu’une révocation des concessions, contrairement à ce qui avait été annoncé.

Selon le ministre (Mouvement5 étoiles) des Infrastructures, Danilo Toninelli, le groupe autoroutier Atlantia, maison mère d'Autostrade del Italia, dont la famille Benetton est le principal actionnaire, «a accumulé 10 milliards d'euros de bénéfices (provenant des péages) en quinze ans».

Le chef du gouvernement populiste affirme avoir «déjà reçu des offres» alternatives pour la reconstruction d'un nouveau pont alors qu'Autostrade se dit prêt pour la réalisation d'un viaduc métallique en huit mois en lieu et place de l'ancien. Cette affirmation a été accueillie avec scepticisme par le gouvernement...

En outre le ministre entend ramener le réseau de 3 200 km d'autoroutes dans le giron de l'État, sous la coupe de la société publique Anas. Autostrade dispose de quinze jours pour présenter ses contre-arguments. Quant à la possibilité de nationaliser le secteur des concessions autoroutières, elle a été évoquée.

Mais la Ligue de Matteo Salvini, son partenaire au sein de la coalition gouvernementale, n'est pas favorable à une nationalisation. «En parler me paraît absolument prématuré», affirme le secrétaire d'État à la Présidence du Conseil, Giorgio Giorgetti, poids lourd de la Ligue, qui estime qu'«une gestion privée sous la surveillance attentive de l'État et avec des règles certaines peut fonctionner de meilleure manière».

Il a également affirmé qu'il examinait le meilleur moyen de « satisfaire l'intérêt public ». « Il est certainement nécessaire de trouver une alternative à la mauvaise privatisation », a-t-il dit.

Joanne Courbet pour DayNewsWorld

 

LE CAUCHEMAR ENFIN FINI POUR LA GRECE MAIS ENCORE DES EFFORTS A FOURNIR

Le pays émerge, ce lundi, du troisième des plans d’aide sous lesquels elle vivait depuis 2010. La Grèce retrouve ce lundi sa souveraineté budgétaire. Concrètement, la Grèce devra à présent s'autofinancer en empruntant sur les marchés.

Mais en a -t-elle pour autant terminée avec l'austérité ?

Après une crise qui a fait vaciller l’Europe, la Grèce sort enfin de la tutelle de Bruxelles et du FMI, ce lundi. Mais le pays reste fragile. Le programme d'aide européen s'achève officiellement ce lundi. Une victoire pour Alexis Tsipras qui marche cependant sur un fil.

« Un nouvel horizon se profile »

Depuis minuit, le pays est débarrassé de la tutelle de ses créanciers internationaux et peut reprendre son destin en main. « Un nouvel horizon se profile », s’est félicité le gouvernement grec qui sort de huit ans d’une crise sans précédent.

Le pays s’était retrouvé fin 2009 virtuellement en faillite. Pour lui éviter un écroulement, 274 milliards d’euros lui auront été prêtés au fil de trois plans successifs en 2010, 2012 et 2015.

La dernière tranche de 15 milliards d’euros versée en août arrive donc à son terme.

La Grèce aura reçu au total 260 milliards d’euros d’aide financière depuis avril 2010 en échange de réformes structurelles violentes qui a fait souffrir fortement la population.

L’Irlande en 2013, l’Espagne et le Portugal en 2014, Chypre en 2016, sont également passés par la tutelle des mémorandums d’ajustement.

Désormais la Grèce a l'espoir de pouvoir de nouveau se financer à terme sur les marchés.

Elle a reçu de ses créanciers (FMI, UE et BCE) 289 milliards d’euros de prêts en trois programmes, en 2010, 2012 et 2015,

La Grèce a basculé dans la tourmente après les élections législatives d’octobre 2009, quand le nouveau gouvernement socialiste a révélé que le déficit budgétaire du pays était trois fois plus élevé que les chiffres officiels avancés par le précédent gouvernement conservateur. Avec la crise, la Grèce a perdu un quart de sa richesse, le chômage s’est envolé et les salaires et les retraites ont été réduits d’environ 50 % ( les fonctionnaires perdent plus de 40 % de leur salaire, les retraités de 50%). Des centaines de milliers de jeunes Grecs ont émigré pour trouver du travail. L'investissement s'est effondré de 60% et le chiffre d'affaires des entreprises grecques a perdu 66% de sa valeur.

Les Grecs auront payé leur sauvetage au prix fort et ont manifesté plus d'une fois dans la rue.Ils ont dû supporter la douloureuse cure d’austérité imposée par leurs créanciers de la troïka, qui réunit la Commission de Bruxelles, la Banque centrale européenne et le Fonds monétaire international.

La Vouli, le Parlement grec, a voté pas moins de 450 réformes destinées à assainir les finances publiques et à moderniser l’économie.

Le Pasok, le parti socialiste grec, s’effondre laissant place en janvier 2015 à Syriza. Arrivés au pouvoir, Alexis Tsipras et son ministre des Finances, Yanis Varoufakis, promettent la fin de l’austérité mais font marche arrière. Et à Tsipras de signer le troisième plan d’aide pour éviter d’être éjecté de l’euro. D'ailleurs la crise grecque a bien failli faire voler l’Europe en éclats avec la menace agitée par l’Allemagne, d’un Grexit, une sortie de la Grèce de la zone euro.

Une victoire pour Alexis Tsipras qui marche cependant sur un fil.

Aujourd’hui le pays va mieux : l’activité économique est en phase de reprise, à un rythme annuel de 2,3 %, les exportations se portent bien, le tourisme est en plein essor et le chômage recule un peu, à 19,5 % après avoir frappé au plus haut près de 28 % de la population active.

Les agences de notation ont relevé à plusieurs reprises la note du pays considéré à nouveau comme solvable.

Sous « surveillance renforcée »

Le pays reste cependant sous « surveillance renforcée » conformément à une décision prise par la Commission européenne le 11 juillet pour s’assurer qu’Athènes ne revient pas en arrière sur les réformes et sa trajectoire budgétaire. Ce cadre prévoit notamment l’envoi à Athènes de missions d’évaluation tous les trois mois « afin de recenser les risques à un stade précoce ».

Athènes s’est notamment engagé à dégager un excédent budgétaire primaire – hors service de la dette – de 3,5 % du PIB jusqu’en 2022 puis de 2,2 % jusqu’en 2060. Pour faciliter son retour à l’autonomie, les ministres des finances de la zone euro sont parvenus fin juin à un accord d’allégement de la dette. Prolongation des échéances et accord de délais de grâce sur un montant total d’une centaine de milliards de dollars de dettes.

Ce plan d’allégement est assorti d’une injection massive de liquidités, à hauteur de 15 milliards d’euros, qui dote le Trésor grec d’une réserve de précaution de 24 milliards d’euros. Voilà qui laisse Athènes libre de retourner sur les marchés ou de puiser dans ce fonds pour faire face à ses échéances.

Cette prolongation des échéances et la réserve de précaution visent à rassurer les investisseurs sur le fait que la Grèce peut assurer le service de sa dette sur la durée.

Un geste nécessaire dans un contexte de guerre commerciale et de montée de l’euroscepticisme.

Un long chemin reste à faire

Un autre problème se profile : « la crise de l’euro est terminée, mais l’amélioration des chiffres économiques ne se traduit pas vraiment pour les Grecs », admet Klaus Regling, directeur général du programme d’aide européen.

« Pour la première fois depuis début 2010 la Grèce se tient debout sur ses deux pieds », s’est réjoui tôt lundi dans un communiqué Mario Centeno, le président du Conseil des gouverneurs du Mécanisme européen de stabilité (MES) qui a piloté le dernier programme. Il a en outre considéré l’événement comme le résultat de « l’effort extraordinaire du peuple grec, la bonne coopération avec l’actuel gouvernement grec et les efforts des partenaires européens », qui ont consenti prêts et aménagement de dette.

« Le temps de l’austérité est terminé, mais la fin du programme n’est pas le bout du chemin ces réformes », a cependant prévenu ce week-end le commissaire européen aux Affaires économiques Pierre Moscovici.


Joanne Courbet pour DayNewsWorld

 

RENCONTRE A HUIS CLOS ENTRE POUTINE ET MERKEL

AU MENU SYRIE, UKRAINE ET LE NORD STREAM 2

La Syrie et l'Ukraine sont au cœur des discussions entre Angela Merkel et Vladimir Poutine qui se sont discrètement rencontrés à Berlin samedi au château de Meseberg, la résidence du gouvernement à 70 km au nord de Berlin. Ils ont évoqué également un autre sujet sensible, celui de l'oléoduc Nord Stream 2.

Les conflits syrien et ukrainien sont des points de désaccords persistants entre l'Allemagne et la Russie. Peu d’informations ont filtré après leur entrevue, mais les deux dirigeants avaient déjà annoncé la couleur par déclarations interposées avant sa tenue.

La Syrie « Un poids énorme pour l'Europe »

Effet le président russe a demandé aux Européens une participation financière pour permettre le retour des réfugies ainsi qu'une participation financière pour la reconstruction de la Syrie. Une thématique récurrente chez Vladimir Poutine depuis plusieurs mois.

« Il faut renforcer la dimension humanitaire dans le conflit syrien et je veux dire par là avant tout l'aide humanitaire à la population syrienne, et aider les régions où les réfugiés se trouvant à l'étranger peuvent retourner », a-t-il affirmé avant de rencontrer Angela Merkel. L’homme fort du Kremlin souhaite un retour rapide de plus de 5 millions de réfugiés en Syrie dispersés en Europe mais surtout dans trois pays, la Jordanie avec un million, au Liban avec le même nombre, millions en Turquie avec 3 millions. Depuis quelques mois, seuls quelques milliers de réfugiés sont retournés dans leur pays.

L'Allemagne en a accueilli aussi plusieurs centaines de milliers depuis 2015, au plus fort de la crise migratoire. La cohésion de l'Union européenne en a été ébranlée et a affaibli politiquement Angela Merkel . « C'est potentiellement un énorme poids pour l'Europe », a-t-il mis en garde. « C'est pourquoi il faut tout faire pour que ces gens rentrent chez eux ». Concrètement il s'agit de rétablir les services de base comme l'approvisionnement en eau ou les infrastructures médicales. De son côté la chancelière a estimé que la priorité en Syrie était « d'éviter une catastrophe humanitaire », sans en dire plus.

L'Ukraine au cœur des discussion

Angela Merkel a pointé du doigt que le processus de paix des accords de Minsk, sous la houlette de l'Allemagne et de la France, est au point mort. Elle a également souligné l'absence « de cessez le feu stable » dans l'est de l'Ukraine. Une mission des Nations unies sur place « pourrait peut-être jouer un rôle de pacification » dans la région, a-t-elle dit. La Russie est accusée par Kiev et les Occidentaux de soutenir militairement les séparatistes de l'Est ukrainien, ce qu'elle nie.

Elle appelle aussi de ses vœux que Moscou finalise un accord de paix durable avec Washington.

La coopération économique

La coopération économique, en particulier dans le domaine de l’énergie, doit aussi être un thème central des discussions.

La Russie et l’Allemagne sont en effet partenaires dans le projet de gazoduc Nord Stream 2, très critiqué par le président américain Donald Trump. Ce projet doit doubler les capacités de livraison par la route de transit via la mer Baltique . Mais faut-il éviter un transport via l’Ukraine ?

« L’Ukraine doit à mon avis jouer un rôle dans le transit de gaz vers l’Europe », même après l’entrée en fonction de Nord Stream 2 prévue en 2019, a déclaré la chancelière. Vladimir Poutine a de nouveau défendu le projet, « qui répond à la demande croissante de l’économie européenne pour les ressources énergétiques ».

« Je veux souligner ici que Nord Stream 2 est uniquement un projet économique et il ne ferme pas la porte à la continuation du transit de gaz à travers le territoire de l’Ukraine », a-t-il ajouté, sans entrer dans les détails. En juillet, il avait déjà assuré que la Russie était disposée à maintenir le transit de gaz russe par l’Ukraine après la mise en service du gazoduc, mais sans en dire plus sur les volumes ou les tarifs.

Les deux responsables mènent leurs consultations au château de Meseberg, la résidence du gouvernement à 70 km au nord de Berlin. Aucune communication n’est prévue à l’issue de la rencontre. Si cette rencontre à huit clos entre Vladimir Poutine et Angela Merkel n'aura probablement peu de résultats concrets,

« le nombre de problèmes qui nous préoccupent, de l'Ukraine à la Syrie en passant par la question de la coopération économique, est si important que cela justifie un dialogue permanent », selon la chancelière allemande.

Face à une Amérique protectionniste, l'Europe aurait tout intérêt à se tourner vers son voisin russe, au lieu de ne voir en Poutine qu'un danger.


Alize Marion pour DayNewsWorld

 

L'HORREUR POUR UNE YEZIDIE EN ALLEMAGNE

L'EX-ESCLAVE SEXUELLE CROISE SON BOURREAU DANS UN MAGASIN

Réfugiée en Allemagne pour fuir l’État Islamique, elle croise son bourreau dans un supermarché .

Ashwaq Haji, 18 ans, fuit l’Irak en 2014 où elle est esclave sexuelle trouvant alors refuge en Allemagne en 2015. Mais voilà que le 21 février 2018, tout bascule, lorsque la jeune femme croise le chemin de son ravisseur.

Traumatisée, cette Irakienne est retournée dans son pays où cet homme l’avait achetée « pour cent dollars » pour la réduire à l'état d'esclave sexuelle . Enlevée le 3 août 2014, Ashwaq Haji est parvenue le 22 octobre de la même année à s’enfuir de la maison d’un djihadiste irakien qui se faisait appeler Abou Houmam.

Comme Ashwaq Haji , des milliers de femmes de la minorité yézidie d’Irak ont été enlevées, tuées ou utilisées comme esclaves sexuelles par le groupe Etat islamique (EI) quand il s’est emparé d’un tiers du pays à l’été 2014, notamment du foyer historique des yézidis sur les monts Sinjar (nord-ouest).

« Je sais très bien que tu es Ashwaq et que tu vis en Allemagne » lui a dit le djihadiste Abou Houmam.« Il m’a dit : 'ne me mens pas, je sais très bien que tu es Ashwaq et que tu vis en Allemagne avec ta mère et ton frère', il m’a même donné mon adresse et d’autres détails de notre vie » en Allemagne.

Elle s'est alors rendue à la police locale avec qui elle a visionné l'échange entre les deux dans le magasin.

« Ils m’ont dit que c’était un réfugié comme moi en Allemagne et m’ont donné un numéro à appeler si jamais il s’en prenait à moi », poursuit-elle. Et il lui ont donné un numéro d'appel d'urgence.

Ils sont des centaines à avoir vécu les nombreux massacres subis par cette minorité kurdophone adepte d’une religion ésotérique monothéiste, particulièrement persécutée par l’EI.

La mère et le petit frère d’Ashwaq ont eux aussi été captifs un temps.

Mais en 2015, tous les trois se sont installés à Schwäbisch Gmünd, à 50 km de Stuttgart, dans le cadre d’un programme du gouvernement allemand pour les réfugiés irakiens alors que le père, Haji Hamid, 53 ans, est resté en Irak.

À Schwäbisch Gmünd, Ashwaq raconte qu’elle suivait des cours d’allemand et voulait trouver un travail.

La police judiciaire du Bade-Württemberg a indiqué récemment sur Twitter avoir «ouvert une enquête le 13 mars», ajoutant toutefois que l’enquête ne pouvait «se poursuivre pour le moment, la témoin [Ashwaq] n’étant pas joignable pour répondre aux questions».

Le parquet allemand a ouvert de nombreuses enquêtes pour terrorisme, crime contre l’humanité ou crime de guerre contre des réfugiés ou des demandeurs d’asile soupçonnés d’être impliqués dans des exactions commises par des groupes jihadistes en Irak, en Syrie ou en Afghanistan.

Les témoignages d’autres réfugiés sont régulièrement utilisés tout comme les publications sur les réseaux sociaux par les inculpés eux-mêmes.

Mais la vie n’est toujours pas simple pour Ashwaq, comme pour les 3 315 yézidis qui ont réussi à s’échapper de l’emprise des jihadistes.

Jenny Chase pour DayNewsWorld

 

TRAGEDIE EN ITALIE :AU MOINS 35 MORTS APRES L'EFFONDREMENT A GENE EN ITALIE

Le pont Morandi s’est effondré ce mardi, à Gênes, en Italie. Plusieurs véhicules se trouvent parmi les décombres où les secouristes sont sur place.

Le pont Morandi, portion de l’Autoroute A10 à Gênes (Italie), s’est effondré ce mardi peu avant midi. Plusieurs voitures sont tombées du viaduc qui surplombe un quartier habité de la capitale de la Ligurie.

Des victimes en contrebas.

La foudre aurait frappé le pont juste avant l’effondrement

Le ministère de l’Intérieur parle d’au moins 11 morts dont 7 graves et 5 en urgence absolue.

La portion effondrée sur des maisons et des entrepôts fait une centaine de mètres.

Les opérations de secours sont compliquées par l’orage ainsi qu’une fuite de gaz. Selon La Repubblica, une fuite de gaz a obligé les pompiers à évacuer la zone d’intervention.

L'effondrement du viaduc a également touché les entrepôts d'Ansaldo Energia, l'une des principales usines de production d'énergie en Italie.

Le ministre des Transports, Danilo Toninelli confirme lui « une immense tragédie ».

Autostrade per Italia indique que « sur la structure datant des années 60, des travaux étaient en cours pour consolider la dalle du viaduc et que, comme prévu, elle avait été installée un pont roulant pour permettre la réalisation des activités de maintenance.

Les travaux et l'état du viaduc ont fait l'objet d'une surveillance constante », est-il encore précisé.

Une tragédie, le bilan reste provisoire
Carl Delsey pour DayNewsWorld

 

TERRORISME ET INCULPATION A LONDRES : UNE VOITURE BELIER FONCE SUR LE PARLEMENT

Un véhicule a foncé sur les barrières de sécurité du Parlement, le conducteur est arrêté. Le conducteur a été arrêté et est soupçonné «d'actes terroristes».

Plusieurs personnes ont été blessées dont deux sont hospitalisées.

Aucun blessé grave n’est à déplorer. Les motifs du conducteur sont inconnus. L’enquête a été confiée à la police antiterroriste.

«A 07h37 aujourd'hui [14 août], une voiture est entrée en collision avec les barrières devant le Parlement [du Royaume-Uni, à Londres].

Le conducteur a été arrêté par les policiers présents sur place», a déclaré la police britannique sur Twitter.

L’enquête a été confiée à l’unité antiterroriste de Scotland Yard. Le conducteur, un homme approchant la trentaine, a été arrêté et placé en détention dans un commissariat du sud de Londres.

Il est détenu pour « soupçon d’actes terroristes ». « Il n’y avait personne d’autre dans le véhicule, qui est toujours sur place et qui est en train d’être fouillé. Aucune arme n’a été retrouvée à ce stade », indique un communiqué de la police.

Les rues situées autour de Westminster ont été immédiatement bouclées, et de nombreuses voitures de police, de pompiers et des ambulances sont arrivées sur place étaient présentes.

Des agents lourdement armés et des chiens policiers sont également mobilisés. La voiture est restée encastrée dans une barrière près de l’entrée donnant sur la Chambre des lords.

Salih Khater, un homme d'origine soudanaise habitant à Birmingham et accusé d'avoir précipité son véhicule sur des cyclistes et des policiers, comparaîtra lundi devant le tribunal de Westminster, à Londres, a précisé la police.

"Cette inculpation intervient après un incident au cours duquel M. Khater a lancé sa voiture sur un groupe de passants immobiles à l'extérieur du parlement", a indiqué la police de Londres dans un communiqué. "En raison de la méthodologie employée, de l'endroit choisi et du choix présumé de prendre pour cibles des civils et des policiers, la police traite cette affaire comme relevant du terrorisme", a-t-elle précisé.

Selon la BBC, Salih Khater est arrivé en 2010 comme réfugié au Royaume-Uni, après avoir séjourné en Libye. Il y a poursuivi des études en sciences à Birmingham et obtenu la nationalité britannique. Il aurait également obtenu un permis de l'Autorité de l'industrie de sécurité (SIA) et travaillé comme garde de sécurité à Nottingham (centre).

Le 22 mars 2017, un attentat islamiste avait été commis sur le pont de Westminster  faisant cinq morts et cinquante blessés dans cette attaque.

Commençait alors le début d’une série d’attentats islamistes au Royaume-Uni en 2017. Les suivants ont eu lieu lors d’un concert le 22 mai 2017 à Manchester (23 morts), sur London Bridge le 3 juin 2017 (8 morts), et à la station de métro de Parsons Green, à Londres, le 15 septembre 2017 (Des blessés).

Un attentat islamophobe a aussi été commis le 19 juin 2017 (1 mort), quand un homme a lancé sa voiture sur un groupe de musulmans sortant d’une mosquée.

Les fous de Dieu vont à l'encontre des préceptes d'humanisme et de bonté qu'un Dieu pourrait édicter. Un tel comportement ne pourrait que les mener à la punition. Et si Dieu n'existe pas, la matière ne meurt jamais...
Boby Dean pour DayNewsWorld

 

L'AQUARIUS AVEC 141 PERSONNES A BORD

AU LARGE DE LA LIBYE

SANS LIEU DE DEBARQUEMENT

L'Aquarius, avec 141 personnes à bord, reste au large de la Libye, où il a recueilli ces dernières. Le navire de sauvetage affrété par SOS Méditerranée et opéré en partenariat avec Médecins sans Frontières (MSF) n'a obtenu en effet aucune confirmation de son lieu de débarquement.

Le ministre italien de l'Intérieur, Matteo Salvini, patron de la Ligue (extrême droite) a précisé samedi dans un entretien radiophonique à la Rai que l'Aquarius, « propriété d'un armateur allemand avec un pavillon de Gibraltar », « ne verrait jamais un port italien ».

Le Centre conjoint de coordination des secours (JRCC) libyen aurait confirmé être l’autorité en charge de la coordination des sauvetages, tout en informant l’Aquarius qu’il ne lui indiquerait pas de lieu sûr de débarquement. « Nous suivons les dernières instructions du JRCC et allons contacter d’autres RCC (Centres de coordination de sauvetage.) afin qu’un lieu sûr nous soit désigné pour débarquer les 141 rescapés », a précisé le coordinateur des secours pour SOS Méditerranée, Nick Romaniuk. Pour un membre MSF « l’essentiel est que les rescapés soient débarqués sans délai dans un lieu sûr, où leurs besoins fondamentaux soient respectés et où ils seront à l’abri d’abus », a-t-il ajouté. Le navire humanitaire a secouru vendredi 141 personnes au large des côtes libyennes.

Alors qu' en juin, l'Aquarius avait récupéré 630 migrants au large de la Libye, Matteo Salvini avait refusé de les laisser débarquer en Italie tout comme le gouvernement de Malte. L'odyssée du navire s'était terminé dans le port espagnol de Valence pour rester un mois en escale technique à Marseille.

L'Italie observe en outre de très près l'arrivée de voiliers transportant des migrants depuis la Turquie. Les garde-côtes italiens ont annoncé l'interception dans la nuit de jeudi à vendredi, tout près de la côte est de la Sicile, un voilier transportant 61 hommes pakistanais en provenance de la Turquie, battant pavillon américain.Les migrants clandestins, débarqués en Sicile, ont indiqué avoir chacun payé 5.000 euros pour le voyage. Les autorités soupçonnent deux ressortissants géorgiens d'avoir organisé ce passage. De plus 72 ressortissants kurdes irakiens et afghans (dont 12 mineurs et 29 femmes) sont arrivés vendredi sur une plage de Calabre, après avoir voyagé sur un voilier battant pavillon turc.

De son côté le navire humanitaire Aquarius a annoncé continuer sa mission après avoir récupéré un total de 141 personnes secourues vendredi au cours de deux opérations distinctes. Il entame sa première mission depuis le refus de l’Italie et de Malte de le laisser accoster en juin avec quelque 600 migrants à bord. L'Aquarius est désormais l’un des deux derniers navires humanitaires de recherche et sauvetage présents en Méditerranée centrale. Sous la pression de l’Italie - qui a accueilli plus de 650 000 migrants sur les côtes italiennes depuis 2014- et de Malte, la plupart des navires humanitaires ne patrouillent plus au large des côtes libyennes.

Le navire de sauvetage Aquarius symbolise la crise européenne sur le dossier des migrants.

L'épisode précédent avait eu des répercussions dans toute l’Union européenne, creusant le fossé entre les tenants d’une ligne dure face à la question migratoire et les défenseurs d’une solution européenne.

L'émigration venant du continent africain mérite d'être gérer en amont par les Etats des pays concernés ne pouvant l'être à l'échelon local. Preuve que les dirigeants,notamment français, ne sont pas à la hauteur des défis de ce siècle .

Jenny Chase pour DayNewsWorld

 

PROJET DE LOI CONTRE LES VIOLENCES SEXUELLES ET SEXISTES OU UN RENDEZ-VOUS POUR RIEN

« En France pénétrer sexuellement un enfant n'est pas forcément un crime, et ce sera toujours le cas avec cette nouvelle loi. » dénonce la psychiatre Muriel Salmona

Ce n’est pas peu dire le projet de loi contre les violences sexistes et sexuelles qui a fait l'objet d'un accord avec le Sénat est dénoncé, à l'unanimité par comme faisant « machine-arrière toute ». Comme d'autres grandes causes du quinquennat l'égalité entre les femmes et les hommes ne sera pas assumée par Emmanuel Macron et son gouvernement. Le texte a été approuvé par 92 voix. Personne n'a voté contre mais huit députés se sont abstenus. Mais droite comme gauche, qui tout en votant le texte ou en s'abstenant, ont dénoncé « un rendez-vous manqué »(Clémentine Autain, LRI), "une portée décevante" (Sophie Auconie, UDI-Agir), « de la communication plus que l'action » (Emmanuelle Anthoine, LR). Les spécialistes de la question parle de cacophonie judiciaire.

La dernière version de la loi contre les violences sexistes et sexuelles devrait être adoptée mercredi au grand dam des associations de défense de victimes déçues par le texte.

Après des mois de discussion, les associations de défense des droits des femmes et de l'enfant dénoncent un texte vidé de son contenu voire dangereux pour les victimes . La psychiatre Muriel Salmona, spécialiste du sujet, dénonce ouvertement un projet de loi qui met en danger les enfants. « En France pénétrer sexuellement un enfant n'est pas forcément un crime, et ce sera toujours le cas avec cette nouvelle loi. » fustige-elle dans un billet de blog publié le 29 juillet, tout en déplorant de ne pas voir inscrit dans la loi un seuil d'âge de non-consentement permettant de criminaliser toute relation sexuelle entre un enfant et un adulte. « On nous présente ce texte comme une grande avancée mais on se retrouve quand même à questionner le consentement d'un enfant. Pour les policiers aussi, c'est quand même une épreuve de devoir faire ça », s'étrangle Muriel Salmona.Cette disposition qui a beaucoup fait parler s'est évaporé du texte !!!

De « la cacophonie judiciaire »

Le non-consentement d'un enfant devra toujours être démontré ! Contrairement à ce qui avait été annoncé, il faudra toujours démontrer que l'enfant n'a pas été consentant à des actes de pénétration sexuelle. Le fait d'avoir des relations sexuelles pour un adulte avec un mineur de moins de 15 ans sans avoir démontré l'absence de consentement est jugé en délit d'atteinte sexuelle donc moins sévèrement qu'un viol où l'on a pu démontrer l'usage de la violence, la menace, la contrainte ou la surprise. La nouvelle loi stipule que « lorsque les faits sont commis sur un mineur de moins de 15 ans », la « contrainte morale » se trouve renforcée « par l’abus de vulnérabilité de la victime ne disposant pas du discernement nécessaire pour ces actes ». Cette formulation est loin de l'intention initiale d'instaurer une « présomption de non-consentement », qui impliquait que toute pénétration sur un mineur de moins de 15 ans était automatiquement considérée comme un viol, fulmine Muriel Salmona.

Michèle Creoff, vice-présidente du Conseil national de protection de l’enfance dénonce cette absence de seuil clair affirmant qu'elle engendrera une « cacophonie judiciaire » où le consentement sera à la libre appréciation du juge.Comme toujours !!!

Que valent donc maintenant la parole de Marlène Schiappa et celle d' Emmanuel Macron qui s'étaient pourtant publiquement déclarés en faveur de l'instauration d'un âge minimum de consentement ?

Le «fiasco» d’une loi «vidée de son contenu, qui échoue à protéger les enfants des viols et des agressions sexuelles» déplore sur son blog Muriel Salmona, psychiatre et présidente de l’association Mémoire traumatique et victimologie , qui ne mâche pas ses mots.

Alyson Braxton pour DayNewsWorld

 

BENALLAGATE

EMMANUEL MACRON SE VERRAIT-IL PRESENTER LA FACTURE DE LA MYSTIFICATION DE 2017 ?

Visiblement, la dernière saillie de cour de récré d’Emmanuel Macron, en forme de bras d’honneur : « qu’ils viennent me chercher » semble avoir été révélatrice d’une erreur de tactique qui va coûter cher.

L’une des réponses est venue, contre toute attente, de la perquisition des bureaux de l’Elysée. Du jamais vu ! Souvenez-vous ?

Dans des circonstances bien plus graves, Jacques Chirac avait tenu les juges d’instructions, venus perquisitionner le palais de l’Elysée, à distance , devant les portes du Château.

Mais la toute première réponse est venue du journal « le Monde » propriété du banquier Matthieu Pigasse.

Matthieu Pigasse ? Ceux qui le connaissent se demandent toujours s’il tient du génie ou de l’imposture !

Matthieu Pigasse est né il y a 50 ans. Né en mai  1968, c’est un Enarque échoué dans une banque d’affaires, mais la plus prestigieuse d’entre elles, la Banque Lazard qu’il dirige 121 Boulevard Haussmann à Paris.

Matthieu Pigasse se définit lui-même comme un banquier Punk, naviguant sans barrière, la rage au cœur et les poches pleines, entre business, médias et politique.

Tout se dit sur Matthieu Pigasse qui nourrissait dès son adolescence des ambitions élyséennes, les mêmes au même âge que celles de son ennemi de toujours, Emmanuel Macron, son double en plus jeune.

Rien d’étonnant donc, qu’au premier faux pas du locataire de l’Elysée, ce soit le Monde, via Ariane Chemin, qui ait tiré le premier à boulets rouges, car l’animal Pigasse a la rancune tenace.

Rien d’étonnant encore, que Matthieu Pigasse, qui en son temps avait conquis Dominique Strauss Khan et qui se déclare de gauche, se soit à plusieurs reprises déclaré convaincu, « qu’il était plus intéressant de conseiller des pays en crise plutôt que d’être du coté des institutions ».

On sait aussi que Matthieu Pigasse et son journal le Monde qu’il co-détient depuis quelques mois avec  Xavier  Niel, se pose toujours dans les cercles du pouvoir et de sa conquête.

C’est donc tout naturellement que le Monde a apporté son soutien à Emmanuel Macron en 2017, le Monde et Matthieu Pigasse lui-même ainsi que ses amis du Monde et leurs connaissances.

Mais Matthieu Pigasse avait dès le second tour (il n’est pas allé voter au second tour) prévenu « qu’il y aurait un second round car l’histoire Macron n’est pas terminée ».

On y est ! Et c’est donc pourquoi il faut désormais essayer de comprendre la volte- face du Monde (et de Matthieu Pigasse) qui a envoyé un missile destructeur sur l’existence et le comportement du Chouchou du Président, lequel vient d’invoquer risiblement l’article 73 du Code de Procédure Pénale afin de minimiser les brochettes d’infractions qu’il a commises.

Le missile Ariane Chemin n’étant pas gratuit, il est impossible aujourd’hui de  croire que personne (ou des personnes) n’a (ensemble) appuyé sur le bouton…

Le choix d’Emmanuel Macron pour les élections présidentielles 2017 fut, il faut le rappeler, celui de la Haute Fonction Publique et de l’appui de l’oligarchie médiatique, laquelle via le Canard Enchainé avait lancé quelques semaines avant le premier tour, le raid que l’on sait sur François Fillon, un mauvais candidat qui de surcroit s’est défendu comme un manche.

Mais après un an de mandat , Emmanuel Macron a déçu, beaucoup déçu

Car, d’humiliations en exaspérations, les comportements du Chef de l’Etat  ont mécontenté, fâché, crispé, irrité …

La Gay Pride pornographique à l’Elysée pour le 14 juillet, l’exhibitionnisme gênant de la célébration de la Coupe du Monde de football et quelques autres incidents encore,  provoqués par les chèvres qui se sont fait élire au Palais Bourbon en juin 2017 dans la foulée de la présidentielle, ont fait le reste.

L’affaire Benalla n’est en fait qu’une affaire Macron, qui témoigne des complaisances que le roi s’était accordé et avait accordé à ses courtisans.

Les juges d’instruction ont donné la charge.

Ils avaient déjà, quelques semaines plus tôt, gâché les vacances de Murielle Pénicaud, la Ministre du Travail, autrement désignée comme la Shiva du gouvernement, du nom de la déesse hindoue qui représente avec sa chevelure pétard, la destruction dans le but de la création d’un nouveau monde, en la plaçant sous statut de témoin assisté dans l’affaire Business France (affaire liée au financement de la campagne électorale d’Emmanuel Macron) , plaçant ainsi l’été du Président et de son gouvernement sous le signe « d’un été meurtrier ».

Sauf, qu’en tout état de cause, l’Elysée est déjà Ko debout !

Clara Mitchell pour DayNewsWorld

 

INCENDIE BLOQUANT LA GARE MONTPARNASSE


V
endredi 27 juillet 2018, nous avons pû voir dans le ciel parisien une immense fumée noire et en plus une odeur atroce qui venait d'Issy les Moulineaux vers 11h30.
Cet incendie a été vite stoppé mais a provoqué l'interruption du trafic des trains gare Montparnasse.

Des milliers de voyageurs sont bloqués. Les trains recommencent à refonctionner.

Le trafic devrait redevenir normal demain. Ceci est dû au transformateur électrique de l'entreprise RTE qui a pris feu.

De plus les foyers situés aux alentours sont toujours privé d'électricité (Clamart, Châtillon, Vanves, Issy les Moulineaux).
Mia Kennedy pour DayNewsWorld

 

INCENDIE EN GRECE UNE TRAGEDIE NATIONALE

En Grèce, la vague de chaleur provoque sècheresse et incendies. Ces incendies ont surtout touché la région de la station balnéaire de Matis, située à une cinquantaine de km d’Athènes.

Il y a des incendies en Grèce quasiment chaque année.

Déjà, en 2007, le Péloponnèse a brulé faisant près de 70 morts. C’était un record à cette époque !  Mais, cette fois ci, le bilan est pire.

Matis est une banlieue balnéaire très populaire qui compte 300 à 400 résidents permanents mais plus de 4000 pendant la période estivale. Et c’est dans cette région que les incendies se sont déclarés et étendus à la vitesse du vent qui soufflait alors.

C’est le genre d’endroit typique où les parents qui ne sont pas encore en congé  envoient leurs enfants avec les grands parents, pour les vacances. Ces « papous et yiayia » (grands pères et grands mères en  grec) avec leurs petits- enfants ont été les premières victimes de cette tragédie incendiaire.

Les pompiers qui n’ont pu intervenir immédiatement au-delà du rideau de feu, ont découvert après avoir éteint les foyers les plus actifs, un spectacle d’horreur.

Les habitants, surtout les enfants ont cherché à se protéger et à se mettre à l’abri des flammes en empruntant les petits sentiers qui descendent à la mer. Mais le feu, est cette fois- ci descendu jusqu’à la mer et ils ont été rattrapés par les flammes et carbonisés. C’est ainsi qu’ont été retrouvés 28 petits corps, blottis les uns sur les autres, carbonisés…

La Grèce vit désormais au rythme des identifications de victimes : 86 corps ont été identifiés à la suite d’autopsies.

Les secours continuent à travailler sans relâche pour retrouver des corps de disparus dans les décombres et les recherches, compte- tenu des difficultés, vont durer encore plusieurs jours.

En attendant, une polémiques sur les responsabilités des incendies a commencé à enfler. Selon certains, ces incendies auraient des origines criminelles, sans que soit précisé pour l’instant comment les feux (multiples) ont démarré.

Mais l’imputation à des origines criminelles n’a pas pour autant calmé la colère et les critiques de grecs.

Ce mouvement de colère est dirigé contre le gouvernement et les médias, les citoyens grecs dénonçant massivement des manquements à la sécurité ?

Lors d’une conférence de Presse, donné hier, jeudi 26 juillet 2018,

M. Troskas, Ministre adjoint à la Protection des Citoyens a cherché à parer aux nombreuses critiques qui ont commencé à se faire jour.

Il n’empêche que  TA NEA, le quotidien grec de centre- gauche vient de titrer à la une, aujourd’hui, en lettres blanches sur fond noir : « Incompétence et Provocation ».

C’est bien directement, le gouvernement de Tsipras qui est visé pour avoir mal géré la situation mais aussi surtout pour n’avoir mis en place auparavant aucune politique de prévention, malgré l’expérience déjà désastreuse de 2007.

Des rassemblements se sont tenus aujourd’hui, 27 juillet 2018 pour protester et appeler à la démission de l’ensemble du gouvernement Syriza.

Et de ce point de vue, la trahison d’Alexis Tsypras depuis l’élection présidentielle de janvier 2015 (où il affichait une étiquette de gauche radicale/mélenchoniste) est en train d’aider au développement de  ces mouvements de protestation. Une seule inconnue : jusqu’où cette protestation ira-t-elle, sur fond de victimes innocentes ?

Car la Grèce (après Chypre) a été désignée depuis 2007 par l’oligarchie bancaire pour tester en Europe, la « stratégie du choc » une doctrine insensée, née dans le laboratoire de l’Université Mac Gill à Montréal. Cette stratégie du choc a pour objectif de tester les résistances sociales et humaines : taux de chômage maximum, taux maximum de population vivant sous le seuil de pauvreté, couverture maladie réduite ou supprimée, services publics en déliquescence, laminés par les cures d’austérités draconiennes, patrimoine public bradé pour une bouchée de pain ( sites archéologiques, ¨îles, forets, TV publiques qui ferment, livres qui disparaissent des les écoles, enfants malnutries …). Dans de telles situations la population est vite à bout de souffle ; incapable de faire face aux enchainements provoquées par ces incendies à répétition dont il n’est pas encore dit qu’ils ne pourraient pas venir … d’une main noire !

La Grèce a joué depuis 3 ans, à cause de la trahison de Tsypras le rôle de Cheval de Troie d’une gouvernance bancaire européenne, dirigée par Mario Draghi, ancien Vice-président de Goldman Sachs et aujourd’hui Président de la BCE.

La souveraineté populaire ou nationale qu’exprime ces mouvements de protestions, peut néanmoins devenir un obstacle à cette prédation !

Mais dans ce cas, il suffit de la liquider purement et simplement en créant des murs immenses de difficultés ou en mettant au pas des gouvernements insoumis (ce qu’à connu et consenti Tsypras au lendemain de son élection) et de reprendre la main discrètement.

Et autant dire que dans de tels contextes , où le remboursement de la dette devient la seule préoccupation , on rend impossible le fait  de mettre en place des politiques de préventions des incendies… lesquelles sont balayées d’un revers de main, en raison d’un manque de moyens ; on entre alors dans un cercle vicieux ….Sauf qu’au passage , il y a des morts, des disparus et des victimes de toutes natures.

La Grèce avec son patrimoine public envié a bien été le laboratoire de cette nouvelle forme de dictature, particulièrement destructive...et ces incendies en sont l’expression…

Au demeurant avez-vous remarqué les similitudes avec ce qui se passe en France, même si aucun incendie grave ne se s'est pour l’instant déclaré ?

Les ingrédients sont les mêmes : réforme constitutionnelle d’ampleur, anxiété sociale généralisée qui freine les revendications, Pacte de Responsabilité, Réforme loi travail, déstabilisation du modèle familial.

Avec commisération, empathie et émotion nous,Européens, allons avoir une pensée pour les Grecs. Il serait bon aussi, que sur fond de ces incendies en Grèce, nous tirerions les leçons  sur ce qui vient de se passer, au plan politique, tel que décrypté plus haut.

Clara Mitchell pour DayNewsWorld

 

ALLEMAGNE ATTENTAT AU COUTEAU DANS UN BUS

A LUBECK ET PLUSIEURS BLESSES

Une attaque au couteau dans un bus de la ville de Lübeck dans le nord de l’Allemagne a fait plusieurs blessés mais pas de mort, a indiqué la police locale. Le procureur général Ulla Hingst a déclaré que toutes les pistes étaient explorées : « rien ne peut être exclu, le suspect n'a pas d'antécédents terroristes ».

Plusieurs personnes ont été blessées dans une attaque au couteau ce vendredi à bord d’un bus dans la ville de Lübeck, dans le nord de l’Allemagne, rapporte le journal Lübecker Nachrichten. L’assaillant, dont le mobile n’est pas connu, a été arrêté, ont annoncé des médias. Il n’y aurait pour l'instant aucun mort.

L’attaque aurait eu lieu à Kücknitz, un quartier au nord de Lübeck et aurait fait, selon le journal local Lübecker Nachrichten, 12 blessés dont deux gravement.

D’après des témoins cités par les Lübecker Nachrichten, l’un des passagers du bus a fait tomber son sac au sol pour en tirer une arme blanche avec laquelle il a attaqué au hasard les autres passagers. Le chauffeur a alors arrêté le bus et a lui-même été attaqué. Il a ensuite ouvert les portes afin de laisser sortir les passagers.

Des policiers arrivés sur place ont interpellé l’assaillant, d’après le témoignage.

Le suspect, un Allemand d'origine iranienne de 34 ans, a été arrêté et se trouve en garde à vue. Son mobile demeure encore inconnu.

Si le mobile du crime n’a pas encore été établi, les faits interviennent dans un contexte tendu en Allemagne où plusieurs attentats ou tentatives d’attentats islamistes ont été recensés ces dernières années, notamment à l’arme blanche. Dans le dernier dossier en date en juin 2018, la police a annoncé avoir déjoué une attaque à la « bombe biologique », à la suite de l’arrestation d’un Tunisien soupçonné d’être lié à l’organisation État islamique (EI). L’homme de 29 ans arrivé en Allemagne en 2015 est soupçonné d’avoir voulu remplir l’engin de ricine, un poison.

"Le nombre précis des blessés est n'a pas encore été établi. Il n'y a pas eu de morts et il y a un blessé grave" à la suite de l'agression commise en début d'après-midi à Lübeck, déclare dans un communiqué la police de la ville. L'assaillant a pu être maîtrisé et se trouve en garde à vue.

"Les motifs du crimes restent à éclaircir, et sont l'objet des investigations en cours", poursuit la police.Selon la procureure de Kiel, Ulla Hingst, le suspect est un Allemand de 34 ans. Il est possible qu'il soit né à l'étranger, a-t-elle ajouté, citée par l'agence de presse allemande DPA. "On ne peut rien exclure, y compris un motif terroriste", a-t-elle encore confié, selon le journal local Lübecker Nachrichten (en allemand).

L’attaque la plus grave reste celle au camion bélier du marché de Noël de Berlin en décembre 2016, revendiqué par le groupe État islamique et qui avait fait 12 morts.

À la fin du mois de juillet 2017, un demandeur d’asile en passe d’être débouté a tué une personne à coups de couteau dans un supermarché et en a blessé six autres, un acte motivé selon la justice par « l’islamisme radical ».

Andrew Preston pour DayNewsWorld

 

BREXIT OU VERS UN DIVORCE SANS ACCORD  ?

Au Royaume-Uni le dossier du divorce avec l’UE est devenu synonyme de crise politique . Entamées à la fin du printemps 2017, les négociations du Brexit entre l’Union européenne (UE) et le Royaume-Uni sont plus que jamais dans l’impasse.

Le gouvernement britannique enregistre environ une démission par jour depuis une semaine, le parti conservateur, celui du Labour se trouvent divisés par le chaos ambiant. Le pays vit depuis deux ans et le référendum sur la sortie de l’Union européenne, remporté à 51,9% par les partisans du Leave (quitter) un rythme infernal.

Les lignes rouges posées à l’origine par la première ministre Theresa May -sortie du marché unique européen, rejet de la compétence de la Cour de justice de l’UE et de la libre circulation des personnes – ont volé en éclats.

Mardi matin, la campagne du Leave a été condamnée à payer une amende de 61 000 livres (68 760 euros) pour avoir enfreint la loi électorale en dépassant ses dépenses de campagne, sciemment, en transférant quelque 675 000 livres à un autre groupe de campagne, lui aussi en faveur de la sortie de l’UE. Chaque camp pendant la campagne pour le référendum du 23 juin 2016, celui du Leave et du Remain (rester) était autorisé par la commission électorale à dépenser 7 millions de livres. La compagnie de marketing numérique canadienne, Aggregate IQ, liée à Cambridge Analytica a payé quarante pour cent du budget de Vote Leave, mené par l’ancien ministre des Affaires étrangères Boris Johnson et le ministre à l’Environnement, Michael Gove. On sait que cette compagnie a été accusée d’avoir volé des millions de données personnelles d’utilisateurs de Facebook et a utilisé ces dernières à des fins électorales...

Mardi 17 juillet, également dans une atmosphère électrique aux Communes, Theresa May, a sauvé de justesse son gouvernement grâce à quatre députés eurosceptiques de l’opposition travailliste qui ont voté avec le gouvernement un amendement favorable au maintien dans l’union douanière européenne.

Douze députés conservateurs anti-Brexit lui ont fait défection, votant avec le Labour .

Ce texte pro-européen visant à obliger Theresa May à renoncer à sa principale ligne rouge – la sortie du marché unique et de l’union douanière – a été rejeté de justesse par 301 voix contre 307.

Le « livre blanc » de Theresa May sur l’avenir des relations avec le continent après le Brexit se veut assez conciliant à l’égard de l’UE mais a déclenché un tollé chez les tories qui lundi sont passés à l’offensive à l’occasion de l’examen d’un projet de loi sur le commerce après le divorce . Et la première ministre leur a cédé sur un point central de son « livre blanc » acceptant un amendement interdisant au Royaume-Uni de percevoir des taxes à la frontière pour le compte de l’UE, une mesure qu’elle voyait comme emblématique de sa main tendue aux Vingt-Sept.

La première ministre n'a plus le contrôle de son propre parti en cours d’implosion et le Brexit est devenu synonyme de crise politique et d’impasse. Aucune des issues possibles au divorce avec l’Union européenne (UE) n’est soutenue par une majorité parlementaire. Mme May ne dispose que d'une courte majorité à Westminster...

Des preuves incontestables pour ce triste constat s'accumulent de jour en jour si bien que Theresa May a suggéré de prendre des vacances et que certains après les malversations dénoncées dans la campagne électorale rêvent d'un autre scrutin ! «Si nous souhaitons maintenir l’intégrité et la confiance du vote public, l’ensemble de ce foutu truc doit être annulé et réorganisé», a rugi, furieux, le très respecté député conservateur Nicholas Soames, par ailleurs petit-fils de Winston Churchill.

Vers un divorce d'avec l'UE sans accord ou vers un nouveau scrutin...alors que rien ne va plus au royaume de Shakespeare...
Joanne Courbet pour DayNewsWorld

 

FETE NATIONALE FRANCAISE

No comment !
Paul Emison pour DayNewsWorld

 

SOMMET DE L'OTAN !

LES FRASQUES DE JEAN CLAUDE JUNKER

Qui n’a pas vu la  vidéo montrant la démarche difficile et chancelante de Jean Claude Juncker lors de la réception officielle au Musée du Cinquantenaire à Bruxelles, mise en ligne le 12 juillet 2018.

Des légendes peu flatteuses accusaient le dirigeant européen d’avoir trop bu !  Une fois de plus pourrait-on dire !

Car ce n’est pas la première fois  que ce type de scène est filmé et diffusé ensuite.

En mai 2015, lors du Sommet Européen de Riga, Jean Claude Junker, jugé sous l’emprise de l’alcool avait accueilli ses collègues de façon étonnante :

une gifle donnée à un ministre Luxembourgeois, une réflexion sur le gros ventre d’un de ses partenaires, une bise sur le crane dégarni du 1er ministre Belge, pire un salut nazi pour accueillir Angela Meckel et une claque pour le 1er ministre Hongrois, Viktor  Orban, accompagnée d’un tonitruant, « bonjour le dictateur».

Ca sentait déjà, « le mec » qui avait abusé du whisky pour se détendre, selon les mauvaises langues !

Officiellement cependant, le protocole a prétendu une fois encore que Jean Claude Junker souffrait hier d’une sciatique, mais visiblement cela n’a pas suffi pour dissiper le malaise qui s’est installé depuis de nombreux mois s’agissant des comportements du Président de la Commission et de son déficit de représentativité.

Pour protéger  le peu de moral qui  reste aux ressortissants européens, nous rappellerons avec humour que Jean Claude Juncker est un  latiniste de haut vol  et qu’il nous est apparu naturel dans ce contexte que les derniers commentaires publiés se soient développés sur la version de « in vino Veritas » , expliquant que l’altération de l’équilibre et de l’orientation bancale du dirigeant européen étaient liés à la capacité de son corps à évacuer un trop plein de liquides et de vapeurs , syndrome bien connu de « l’écluse cassée » provoquée par une addiction bien installée « à la capsule ».

Mais fini de rire ! Il y a infiniment plus grave !

Jean Claude Juncker qui est déjà jugé comme une outre à vins et à bières, alcoolique, a  aussi été jugé, tant par la Presse Européenne, qu’anglaise et même  américaine bipolaire, absent, renfermé.

Dans un Requiem comique pour les ivrognes,  Jean Claude Junker a été aussi décrit comme  irrespectueux, indigne, organisateur d’évasion fiscale etc.

Car comme Eltsine, ivre et hilare qui représentait la Russie humiliée et dépecée, le président de la Commission vient d’apporter une nouvelle fois la démonstration par son attitude que l’Europe en plein naufrage pouvait inquiéter la planète eu égard au comportement de patron lui-même.

Honte à lui, qui arbore la Grand Croix de l’Ordre du Christ.

Honte à celui qui a décidé pendant des années de nos vies, négocié des traités et même dicté la doctrine bancaire.

On comprend mieux pourquoi l’Europe n’a pas avancé au cours de ces dernières décennies ou a avancé de travers ?

On comprend mieux pourquoi également, l’Europe n’a pas été capable à l’occasion de ce dernier sommet de l’OTAN de juillet 2018 de montrer ses muscles à Donald Trump !

Jean Claude Junker devrait quitter ses fonctions en 2019. Et la farce devrait donc finir prochainement !

Gageons que sont nombreux ceux qui aspirent à son départ… vite..le plus vite que possible.

Clara Mitchell pour DayNewsWorld

 

TRUMP TORPILLE LE PROJET BREXIT DE

THERESA MAY LORS DE SON VOYAGE AU ROYAUME UNI

Donald Trump doit s’entretenir avec la dirigeante britannique dans un contexte tendu, avec des manifestations prévues contre lui à Londres.

Impossible de prédire le ton de l’entrevue, mais après avoir torpillé dans la nuit de jeudi 12  au vendredi 13 juillet 2018 le projet de Theresa May concernant la relation commerciale avec l’Union Européenne post-Brexit, le président américain doit s’entretenir avec Theresa May.

« S’ils font un tel accord, nous traiterons avec l’Union Européenne au lieu de traiter avec le Royaume-Uni », a dit Donald Trump au tabloïd du Sun.

Alors que Theresa May comptait profiter de la  visite officielle au Royaume-Uni du président Americain pour faire avancer les discussions sur la conclusion d’un accord de libre-échange avec les Usa une fois que son pays aura quitté l’Union Européenne, à la fin de mars 2019.

« Cela tuera probablement l’accord » avec les Etats-Unis, a ajouté M. Trump, arrivé au Royaume-Uni jeudi après-midi de Bruxelles, où il a sommé ses partenaires de l’OTAN de mettre davantage la main à la poche en matière de dépense de défense.

Avant de quitter la capitale belge, il avait porté un premier coup au projet de Theresa May, présenté le jour même, affirmant « ne pas savoir » s’il correspondait au vote des Britanniques de quitter l’UE.

Il n’a pas non plus exclu de rencontrer son « ami » Boris Johnson, partisan d’un Brexit dur, qui a claqué la porte du gouvernement en début de semaine pour protester contre le plan de Theresa May et qui ferait, selon lui, un « grand premier ministre ». « Cela en dit long sur ses préférences personnelles, et vers quel genre de Brexit dur il veut voir le Royaume-Uni prendre le chemin », écrit le quotidien The Guardian.Instaurer une nouvelle « zone de libre-échange »

La porte-parole de la Maison Blanche, Sarah Sanders, a tenté de minimiser l’impact des déclarations de Donald Trump, assurant que le président américain « aime et respecte beaucoup » Theresa May, puisque, a-t-elle ajouté devant la presse, « il a dit dans son interview qu’elle était “une très bonne personne” et qu’il n’a jamais rien dit de méchant à son encontre ».

Theresa May a proposé à Bruxelles un plan qui prévoit de maintenir des liens étroits avec l’UE à vingt-sept en matière de commerce de biens, en instaurant une nouvelle « zone de libre-échange » qui reposerait sur un ensemble de règles communes concernant les biens et le secteur agroalimentaire.

Les Etats-Unis et le Royaume-Uni ne sont pas seulement « les plus proches alliés, mais aussi les amis les plus chers », a-t-elle déclaré en accueillant le président américain et son épouse, Melania Trump, pour un dîner au palais de Blenheim, résidence de campagne près d’Oxford, où étaient également invités de nombreux représentants du monde économique.

Les manifestations à Londres contre Trump qui outre le commerce et les échanges porteront sur le Proche-Orient et la Russie.

Donald Trump et Melania sont ensuite attendus au palais de Windsor, pour prendre le thé avec Elizabeth II.

Le matin même, un ballon géant représentant un Donald Trump en couche-culotte flottera dans le ciel londonien près du Parlement, mais ses démonstrations de mécontentement contre le président américain qui ont démarré dès jeudi,  avec un rassemblement devant la résidence de l’ambassadeur américain à Londres par  quelques centaines de manifestants rassemblés devant les grilles de Winfield House, n’ont pas eu un tres grand impact !!

Si le Brexit reste soumis a de fortes controverses il n’en demeure pas moins pour l’instant un éléments d’actualité en Europe !!!

Paul Emison pour DayNewsWorld

 

RETOUR SUR LE CONGRES DE JUILLET 2018 UN SECOND DISCOURS DU TRONE SOUS LES ORS DE VERSAILLES

Pour la seconde fois depuis l’élection présidentielle d’Avril 2017, la France a eu droit, en direct, à une nouvelle mise en scène du Monarque Républicain, Emmanuel Macron, à Versailles ou il avait réuni le congrès pour l’écouter.

Sauf, qu’au lendemain de l’élection de 2017, l’exercice pouvait paraitre  habile avec l’objectif déclaré de réhabiliter la fonction présidentielle abimée par les pratiques sarkozistes ou hollandiennes .Cette année là, il faut en convenir, la première édition fut effectivement jugée facile et palpable.

Mais, cette fois ci, il n’en a rien été. Pour les plus avertis, dans le contexte tendu que connait présentement l’exécutif, la convocation du Congrès s’est avérée être plus un problème qu’une solution.

Donc, cette année  encore, le Roi voulait faire roi ; mais dans la réalité, le Roi n’a pas cessé de se justifier, de se placer en position de défense, d’expliquer, trop confusément une fois de plus, sa politique qui n’apparait plus cohérente, de débiter des vœux pieux ou des excuses relevant d’une naïveté intolérable.

Et ce qui devait arriver arriva : la prestation d’Emmanuel Macron a déclenché une bronca inédite en de semblables circonstances de la part des parlementaires.

Il faut dire que, sentant le vent venir, et avant même que congres ne commence, un certain nombre de députés avaient déjà pris la décision de ne pas participer à ce qui avait déjà été jugé comme une mascarade qui n’avait pas grand-chose à voir avec l’esprit de la République.

Les députés de la France Insoumise avaient annoncé immédiatement qu’ils boycotteraient l’événement. Jean Luc Mélenchon s’était même fendu d’une lettre ouverte destinée, en propre, au Président de la République dans laquelle il indiquait « que retenu par des actions hostiles au gouvernement, il ne serait pas présent aux congres » (sic).

A gauche encore, plusieurs parlementaires proches de Benoit Hamon avaient eux aussi prévenus qu’ils ne se rendraient pas à Versailles ; ce fut le cas de Marie Noëlle Lienemann, sénatrice, Régis Janico et même Valérie Rabaud, ancienne rapporteur du budget.

A l’exception de Pierre Laurent qui était chargé de prononcer un discours en réponse à celui du Chef de l’Etat,  tant que Président de groupe, les parlementaires communistes, qui n’étaient pas présents dans la salle, s’étaient rassemblés devant la devanture de la fameuse salle du Jeu de Paume, ou ils ont prêté serment !

Du coté des Républicains, Christian Jacob Président du Groupe à l’assemblée nationale et Bruno Retailleau, Président du groupe au Sénat n’ont boycotté que le déjeuner où ils avaient été invités par le Président de la République. La plupart des élus Républicains ont assisté à son discours ; mais en débutant le sien, Christian Jacob s’est néanmoins cru obligé de rappeler que la décision ne de pas boycotter le discours sans débat du Président de la République, avait été âprement discuté et acquise à une faible majorité.

Pour Debout la France, Nicolas Dupont Aignan n’a pas caché sa colère à l’issue de la prestation du Chef de ‘Etat, une prestation qu’il a jugé creuse, insupportable et pas rassurante ».

L’opposition présente, est ressortie dans son ensemble, de la salle du Congrès,  très remontée estimant que le Chef de l’Etat n’avait pas convaincu, une fois de plus. Pour de nombreux parlementaires, le discours n’a été en effet qu’un long inventaire… à la Prévert le plus souvent, reprenant le catalogue des mesures déjà prises (peu nombreuses)  ou de celles restant à prendre.

Pendant 1h 30, selon Laurent Wauquiez , Emmanuel Macron n’a fait que procrastiné, n’apportant aucune réponse concrète aux dossiers, notamment ceux qui interpellent le plus vivement les français telles que la réforme de la Sécurité Sociale, celle des pensions de réversion ou encore  l’immigration.

C’est sur le sujet de l’immigration que le Chef de l’Etat a le plus choqué, notamment lorsqu’il a déclaré que « Jamais la France (et donc lui)  n’acceptera les déportations (de migrants) à travers l’Europe, » tentant ainsi, en utilisant la shoah, de culpabiliser encore plus les français hostiles à sa politique migratoire.

Mais au-delà de l’immigration toutes les annonces contradictoires y sont donc passées :

L’Islam : Le plan déjà annoncé est reporté à l’automne malgré la contestation  qui monte de la part de ceux qui « défendent certains principes républicains » face à ceux qui souhaitent « un renforcement des dogmes »

La protection des enfants : le plan lié à la feuille de route de la protection de l’enfance a été retardé

Réforme des tutelles : des mesures seront annoncées en septembre incluant, à l’effarement de certains, l’octroi du droit de vote aux handicapés y compris mentaux, « lesquels bénéficieront d’un accompagnement renforcé »…..

Le plan pauvreté : la présentation du plan a été remise au mois de septembre, pour cause de Coupe du Monde de Football, ceci à la grande indignation de nombreux responsables politiques ou sociaux-économiques. Néanmoins Emmanuel Macron a indiqué que « le plan venir allait intégrer une transformation du système de solidarité ». L’intention est restée au demeurant très vague et on a compris que les pauvres devront encore attendre ?

Les retraites et les pensions de réversion : les régimes de retraite seront refondus dès 2019 et l’affaire des pensions de réversion n’en est pas une … car il n’a jamais été question de  les supprimer ? On attendra pour voir !!

La pollution de l’air : Emmanuel Macron envisage une stratégie ambitieuse, sur initiative du gouvernement. On n’a pas cependant saisi dans son discours les contours de ladite stratégie ?

L’éducation, la formation : à part les mesures sur le dédoublement des classes à l’école maternelle, déjà mises en place, on n’a pas pu savoir grand-chose sur le sujet ni sur la répartition de l’enveloppe de 15 Mds d’€ sur 5 ans destinée à la formation d’un million de jeunes et d’un million de chômeurs.

L’intelligence artificielle : faisant allusion au rapport du député Cédric Villani présenté le 29 mars 2018, Emmanuel Macron a rappelé les principes éthiques auxquels il est attache ( ?) laissant entendre simultanément qu’il allait probablement créer un Comité d’Ethique spécialisé en I.A., « un machin » de plus ou il pourra caser ou recaser ses amis…

Les divisions de l’Europe et le Monde dangereux d’aujourd’hui : à deux jours du sommet de l’OTAN en présence de Donald Trump, il n’a pas été possible de décrypter les dernières propositions du Président de la République !

Les économies budgétaires restant à venir: Emmanuel Macron n’a pas jugé nécessaire de développer son concept « d’équilibre entre l’économique et le social ». Il faudra suivre …

Comme on vient de le voir, Emmanuel Macron est resté flou sur un grand nombre de sujets d’actualité. Et quand il y a du flou, comme chacun sait, il y a un loup…

Au demeurant et pour résumer l’intervention du Chef de l’Etat, on fera observer que ce congres ne restera pas dans les annales pour sa clarté, étant précisé qu’en tout état de cause, beaucoup auront compris une fois de plus, qu’en France,  c’est la technocratie qui  triomphe généralement alors que la démocratie enregistre chaque jour des défaites supplémentaires.

Clara Mitchell pour DayNewsWorld

 

GRANDE-BRETAGNE BRUSQUE DEPART DE DAVIS DAVID QUI MET EN DIFFICULTE

LE GOUVERNEMENT DE THERESA MAY

« Au mieux, nous serons dans une position de faiblesse pour négocier » , a déclaré David Davis .

En désaccord avec le Brexit «adouci» de Theresa May, David Davis, qui négociait la sortie de l'UE avec Bruxelles, l'a fait savoir haut et fort: il a démissionné dimanche soir 8 juillet.

Selon le ministre en charge du Brexit, l'accord négocié entre le Royaume-Uni et l'UE sur la volonté de maintenir une relation commerciale post-Brexit n'était qu'un mauvais accord qui ne respectait pas le vote des Britanniques.

Ainsi après avoir brandi maintes fois sa démission, Davis David l'a finalement donnée dimanche 8 juillet dans l' après midi. Steve Baker, a également quitté ses fonctions de secrétaire d'État au ministère de la Sortie de l'UE. Boris Johnson, ministre des Affaires étrangères, et également eurosceptique convaincu, quant à lui s'était contenté de qualifier le projet de «bouse»...

On connaît déjà le nom de son remplaçant annoncé lundi matin. Il s'agit de Dominic Raab, 44 ans, un autre partisan du Brexit.

Cet accord  prévoyait le maintien au sein du marché unique européen pour les biens et produits alimentaires, ainsi qu'un alignement sur les réglementations européennes et un partenariat douanier avec les Vingt-Sept. Il n'a pas encore officiellement été soumis aux Européens devant l'être jeudi seulement.

La Premiére Ministre n'essuie pas moins de six démissions en huit mois. Le député conservateur Peter Bone a estimé que Davis Davis « avait fait la bonne chose », estimant que les propositions de Theresa May n’avaient de Brexit « que le nom » et n’étaient « pas acceptables » et déjà des députés tory ont demandé un vote de défiance pour que cette dernière soit remplacée par un Brexiter convaincu .

«La démission de David Davis à un moment si crucial montre que Theresa May n'a plus d'autorité et est incapable de mener à bien le Brexit», s'est contenté de commenter le chef de l'opposition travailliste Jeremy Corbyn.

Hors du gouvernement Davis David , 69 ans et vieux routier de la politique britannique, a les mains libres pour fédérer autour de lui tous les Pro-Brixers intransigeants.

La partie est loin d'être gagnée pour Theresa May.

Alyson Braxton pour DayNewsWorld

 

A PROPOS DU " BREXIT DOUX " PROPOSE

PAR THERESA MAY A L'UNION EUROPEENNE

Enfin une avancée du côté de Londres en vue du Brexit effectif, prévu pour le début 2021. Fin », semble-t-il, de la cacophonie gouvernementale. La première ministre britannique Theresa May, consciente du désaccord persistant au sein de son gouvernement a frappé un grand coup sur la table vendredi. «J’avais autorisé les collègues à exprimer leurs points de vue personnels. L’accord [de vendredi] signifie que ce ne sera plus le cas et que la responsabilité collective est désormais totale. », a-t-elle écrit dans un communiqué.

Elle a ainsi imposé à ses deux ministres les plus europhobes - Boris Johnson (chargé des affaires étrangères) et David Davies (chargé du Brexit)- un « Brexit doux » d'une main de fer : douze heures de séminaire dans sa résidence de campagne à Chequers à 70 kilomètres de Londres, dépôts des portables dans les vestiaires, retrait immédiat des voitures et portables de fonction aux récalcitrants, des mesures dissuasives qui semblent avoir porté leurs fruits. La cheffe de l'exécutif britannique vendredi soir a pu enfin annoncé une « position commune » de son gouvernement à l'Union européenne (UE) : Une zone de libre-échange ou « zone douanière conjointe » avec les Vingt-Sept.

« Notre proposition créerait une zone de libre échange entre le Royaume-Uni et l'UE avec un ensemble de règles communes pour les biens industriels et les produits agricoles », a déclaré dans un communiqué la dirigeante conservatrice, à l'issue d'une réunion. Si le Parlement de Westminster venait à y déroger l’UE pourrait alors répliquer en bloquant l’accès à son marché intérieur.

Par contre en matière de services, les Britanniques ne désireraient pas un alignement aussi étroit qui risquerait de leur faire perdre leur plus grande compétitivité vis-à-vie de l'UE . Le secteur des services ferait l'objet «d'arrangements différents».

Londres s’engagerait également à respecter les décisions de la Cour de justice de l’UE « dans les domaines où les règles communes s’appliquent ».

De plus ils souhaiteraient fixer librement leurs droits de douane,et en contrepartie proposeraient de prélever les taxes européennes -si elles venaient à être plus élevées- pour de les rétrocéder à l’UE lorsque les marchandises sont destinées aux Vingt-Sept. Selon Downing Street, l’application de ces principes éviterait le retour d’une frontière physique en Irlande .

Enfin le principe de libre-circulation des personnes laisserait la place à un « schéma de mobilité » en faveur des Européens.

Theresa May publiera la semaine prochaine un livre blanc pour de plus amples détails sur ses objectifs.

Somme toute Downing Street promeut comme base de négociation un modèle plus proche de celui de la Norvège que de celui du Canada ...

Reste à savoir comment les Vingt-Sept vont réagir face à ces propositions britanniques .

Même si Michel Barnier, qui mène la négociation pour l’UE, s’est montré confiant endéclarant vendredi soir « prêt à adapter son offre », il n'en reste pas moins que les négociations promettent d'être âpres.

Accepter de telles propositions reviendrait à cautionner un marché unique à la carte...qui ouvrirait la boite de Pandore.

Jenny Chase pour DayNewsWorld

 

MACRON/JUPITER VA-T-IL ETRE OBLIGE

DE DESCENDRE DE L’OLYMPE ?

Elu avec 66,10 % des voix au second tour des élections présidentielles de 2017, Emmanuel Macron vient de chuter violemment  dans les derniers sondages  de la fin juin/début juillet 2018).

Début juillet, le total des Français qui approuvent son action n’est plus que de 27%, soit près de 50 % de perte de confiance et d’estime, en un peu plus d’un an, ce qui est beaucoup !

L’image du Président de la République s’est considérablement dégradée et son action politique est plus désavouée que jamais. Les Français jugent sévèrement aujourd’hui le Chef de l’Etat.

La polémique et le désamour tiennent autant à la personnalité d’Emmanuel Macron qu’aux choix politiques qu’il a fait depuis qu’il a été élu.

S’agissant de sa personnalité, le jeune chef d’Etat de 40 ans, impressionne de moins en moins ; il passe aux yeux des Français « comme un étranger à l’Elysée ».

Son image s’est usée très vite et les Français décrivent aujourd’hui un président lointain, arrogant, méprisant, hautain, trop littéraire, sans empathie et  insensible à leurs problèmes.

Les micro-polémiques sur le train de vie du couple présidentiel qui se sont multipliées depuis quelques semaines, procèdent de ces ressentis ceci alors même qu’un bon nombre Français ont vu, pour la plupart d’entre eux, leur pouvoir d’achat reculer.

Le remplacement de la vaisselle de l’Elysée a suscité de violentes critiques, dès lors que le Français moyen a appris par le Canard Enchainé du 27 juin 2018, que la Présidence de la République dispose de 5365 pièces de vaisselle pour les grands diners, auxquelles il faut ajouter des myriades d’assiettes, de coupes et de soucoupes destinées aux déjeuners et aux diners plus intimes. La très officielle commission de récolement qui n’a pas terminé  son dernier inventaire a même recensé 83 464 pièces de porcelaine de Sèvres, à disposition des résidences présidentielles. Et il n’y a jamais eu de souci avec les pièces cassées ; sur simple demande, la Manufacture remplace gratuitement et à l’identique.

Il en a été de même avec la piscine de Brégançon, un équipement que les anciens présidents de la République n’avaient jamais exigé jusqu’ici. C’est d’ailleurs principalement pour cette raison que  le dernier caprice du couple Macron a fait l’objet de commentaires grinçants, l’argument invoqué officiellement concernant la protection de l’intimité du couple n’ayant pas convaincu, après les photos, en maillots de bains du couple, prises sur une plage publique et publiées en 2016 en couverture de Paris Match. La communication a ses limites. Les Français ont commencé  à comprendre son mécano et sa réelle utilité.

Procède aussi de cette analyse, le recadrage au Mont Valérien d’un collégien, dont l’humiliation  devant caméras a été très mal perçue dans l’instant. Mais la leçon de respectabilité donnée par Emmanuel Macron à ce jeune  collégien passe encore plus mal ces derniers jours suite à sa visite officielle au Nigeria.

Retour en arrière : A 26 ans, alors qu’il venait d’être admis à l’ENA, (promotion Léopold Serdar Senghor) Emmanuel Macron a fait son stage obligatoire à l’Ambassade de France à Abuja (Nigeria). Pendant ce stage il s’était rendu très souvent au Shine, un night-club emblématique de la capitale africaine. Et c’est en souvenant de cette époque, qu’il a fait organiser sa visite officielle du 3 juillet 2018, visite à laquelle il a souhaité donner une tournure décontractée, loin des soirées protocolaires. C’est ainsi qu’ayant tombé  veste et  cravate il a été repéré sur la piste de danse du nigth-club, déroulant des déhanchements chthoniens infernaux (expression tirée de la mythologie grecque) peu conformes à l’image renvoyée habituellement par un Président de la République de bonne présentation. Revendiquant lucidement néanmoins le grotesque de la situation il a au surplus interpellé les spectateurs présents en disant que : « ce qui se passe au Shine, reste au Shine ». Fermez le banc !  Il n’y a rien à voir ! Les vacances ont déjà commencé pour le couple Macron.

De sorte que, l’avertissement qui a suivi tous ces événements s’est avéré sévère.

Mais les choix politiques de gestion et de réforme du Chef de l’Etat  commencent également à inquiéter.

Jusqu’ici, les Français n’avaient pas encore souhaité trop s’exprimer, donnant ainsi au Président de la République le  temps de mettre en place les réformes qu’il avait proposées, « en même temps » avant de juger.

Mais progressivement les premiers effets de la nouvelle politique se font sentir et en l’absence de résultats concrets, avec simultanément des prélèvements fiscaux de plus en plus insupportables, notamment pour les classes moyennes, les choix du Président des riches viennent de faire lever des vents mauvais qui  sont en train de se retourner contre lui.

Les vagues anti-macron ont été constatées par tous les instituts de sondage et le Président de la République s’est déjà pris des paquets de mer, alimentés par ce fort courant de mécontentements.

Concrètement, la politique d’Emmanuel Macron est en effet jugée globalement inefficace et il n’est pas certain que le discours devant le congrès modifiera cette perception.

Mais cette fois- ci en revanche, le Président de la République ne pourra pas dire que c’est la faute à Mélenchon…. ou à celle de Laurent Wauqiez…. ou encore à celle de Marine Le Pen qui les uns ou les autres ne bénéficient pas de ce retournement de tendance pour l’instant.

Au demeurant et  mécaniquement cela a suscité encore plus de sarcasmes et de critiques,  que les Français n’ont pas manqué d’entendre et de comprendre ...voire de constater.

Pire, même les supporters « du chef » commencent à douter. La cote d’Emmanuel Macron en ce début juillet 2018 a baissé de 7% chez ses sympathisants.

De telle sorte que l’embarras et l’inquiétude commencent à inquiéter … enfin… l’Elysée, ceci d’autant plus qu’Edouard Philippe a baissé lui aussi de 5% dans les mêmes sondages, la chute de l’exécutif entrainant mécaniquement par ailleurs celle de toute l’équipe gouvernementale (-3%) qui enregistre son plus bas niveau avec 27% de votes de confiance.

Certes en ce début d’été, les Français installés sur les plages vont un peu se déconnecter de la réalité et oublier la politique ; mais la crainte d’une cristallisation des mécontentements commence à se préciser chez certains proches d’Emmanuel Macron.

Le bon élève Macron a disparu des radars et un bon résultat de la France à l’occasion de la Coupe du Monde de foot ne sera peut être pas suffisant pour remonter la pente ? Ceci surtout si cela turbule toujours plus dans la carlingue de l’avion France…

Clara Mitchell pour DayNewsWorld

 

DES FICHES S AURAIENT EU ACCES

AUX CENTRALES NUCLEAIRES EN FRANCE


Plus qu'inquiétant le constat posé par un député de la commission d’enquête parlementaire sur la sûreté et la sécurité des installations qui a rendu public son rapport jeudi 5 juillet :

Des fichés S ont eu accès aux centrales nucléaires, selon un député.

« Les experts entendus […] pensent que le danger pourrait venir de l’intérieur ».

Les conclusions du rapport indiquent :

« Les enquêtes sur les agents d’EDF sont bien faites, sur les sous-traitants français, assez bien faites mais sur les sous-traitants étrangers, elles sont très contestables » voilà ce que souligne le député de l’Ardèche, Hervé Saulignac (PS) vice-président de la commission parlementaire.

Selon le député, « À l’évidence, il y a eu des fichés S qui ont eu accès aux centrales via des entreprises sous-traitantes » .

Or sachant que le taux de sous-traitance dans les centrales françaises avoisine les 80 à 90%...

Alize Marion pour DayNewsWorld

 

ELECTIONS EUROPEENNES 2019

ET SI LA TETE DE LISTE LES REPUBLICAINS  ETAIT DAMIEN ABAD ?

Damien Abad est député de l’AIN depuis 2012 et 3ème Vice Président de LR depuis l’élection de Laurent Wauquiez à la tête du Parti de la droite sociale et libérale. (Les Républicains)

A ce titre il est depuis  longtemps présent sur les plateaux de TV ou dans les rédactions des groupes de Presse où il est invité régulièrement pour commenter l’actualité politique et donner son point de vue sur tel ou tel sujet du moment. Sa notoriété grimpe.

L’homme est jeune, souriant et habile ; il maitrise tout à la fois, une fine rhétorique et une dialectique redoutable tout en entretenant d’excellentes relations avec les journalistes.

Le public a déjà commencé à découvrir cette nouvelle figure politique, atypique.

Damien Abad est  en effet ce jeune député facilement reconnaissable, qui intervient souvent à l’assemblée nationale où il occupe physiquement un siège à droite et tout en bas des travées, siège qui a été aménagé spécialement dès le lendemain de son élection pour tenir compte de son handicap.

Damien Abad est en effet  atteint d’une maladie rare, l’arthrogrypose, une maladie congénitale difficile à détecter in utero.

Les séquelles de la maladie lui donnent cette démarche dandinante qui lui a valu le capital de sympathie qu’il attire très régulièrement et qui en a déjà fait le héros du handicap. Les handicapés ont trouvé en sa personne, leur porte- voix.

Damien Abad est né le 5 avril 1980 à Nîmes (Gard) où il fit ses études secondaires au lycée Alphonse Daudet . Après son baccalauréat, il intègre Sciences Po Bordeaux dont il sort major, puis Sciences Po Paris en 2004.

Il échoue par deux fois au grand oral de l’ENA, qu’il abandonne pour se tourner rapidement vers la politique de terrain qui le passionne.

Damien Abad a une sensibilité centriste et c’est donc tout naturellement qu’il se tourne vers L’UDF et son Président de l’époque François Bayrou, lequel à l’occasion du Congrès de Lyon de janvier 2006, s’était proclamé dans une motion unique, votée largement ( !), « libre et indépendant » mais néanmoins partisan d’une alliance pré-électorale avec l’UMP.

Vite repéré par les patrons du Centrisme, il est, à partir de mars 2006 embauché comme collaborateur de groupe à l’Assemblée Nationale. Au sein des services du groupe UDF, Damien Abad se voit confier un poste de chargé d’études sur les questions budgétaires et fiscales, un domaine et une spécialisation  qui lui serviront grandement par la suite dans ses fonctions électives locales.

Mais le Centre éclate en 2008  suite à la décision de François Bayrou de créer le Modem. Cependant, tous les centristes ne font pas le choix de suivre le « béarnais » et les députés (les ¾ des députés centristes de l’époque ne l’ont pas suivi) qui avaient décidé de soutenir Nicolas Sarkozy  pour l’élection présidentielle de 2007, conviennent de créer le Nouveau Centre qui verra le jour en mai 2008 à l’occasion du Congrès de Nîmes (la ville de naissance de Damien Abad).

Et c’est à Nîmes qu’est élu à la Présidence du Nouveau Centre, Herve Morin,  ancien lieutenant de François Bayrou (il fut son porte parole pour les élections présidentielles de 2002).

Mais Herve Morin avait dès 2007 anticipé et fait dissidence, l’occasion des élections législatives de juin, où il a présenté, sous les couleurs du Parti Social et Liberal Européen « des membres de sa famille et certains de ses employés ».

Pour avoir soutenu Nicolas Sarkozy, il fut dès  lendemain des  élections remercié et nommé en sa qualité de nouveau  chef de file des Centristes/compatibles UMP, Ministre de la Défense dans le premier gouvernement Fillon. (Herve Morin fut confirmé à ce poste dans le second gouvernement Fillon).

Et c’est à partir de là, que va démarrer la carrière politique de Damien Abad, qui bien que candidat malheureux dans la 5ème circonscription des Yvelines (3,17%) en 2007 se vit désigner par le Nouveau Centre, en récompense de son sacrifice et de sa fidélité, à Hervé Morin, candidat en seconde position sur la liste conduite  par Françoise Grossetete (UMP) pour la  grande circonscription du Sud Est (laquelle regroupait les Régions Rhône Alpes et PACA) à l’occasion des élections européennes de 2009.

La voie était tracée, sous les augures d’un Hervé Morin qui amicalement l’interpellait alors comme ceci dans les réunions publiques : «  Damien, si les petits cochons ne te mangent pas et si les gros te laissent, je présage que tu feras une belle carrière politique ».

Et jusqu’ici, les petits cochons ne l’ont pas mangé et les gros se sont écartés !

Par suite les bruits de couloir qui laissent entendre que Damien Abad aurait été pressenti pour conduire la liste LR (cette fois- ci nationale) des élections européennes de 2019 semblent sonner juste.

Certes il faudra attendre une confirmation, car ils existent encore des enjeux et des jeux de pouvoirs.

Mais !! Pourquoi pas ? Ce pourrait être un bon choix, pour reprendre les propos de Valery Giscard D’Estaing en son temps.

Et il y a des signes qui ne trompent pas pour certains observateurs avertis.

Depuis qu’il a été nommé vice président des LR, Damien Abad a entrepris une tournée des fédérations LR. Il laboure le terrain, rencontrant inlassablement les militants qu’il faudra mobiliser dès la rentrée de septembre pour animer la campagne.

Le 13 septembre 2018, il a prévu d’organiser le bilan de son « Tour de France des Territoires », en invitant dans l’AIN, son pré-carré, les 50 parlementaires qui ont participé aux travaux préparatoires de l’opération.

De plus, Damien Abad dispose pour ces élections de l’expérience qu’il a acquise de juillet 2009 à juin 2018 au Parlement Européen, ce qui est un atout dans une campagne qui risque sur certains points de prendre des aspects techniques. (Financiers, monétaires par exemple !)

Il a acquis également une solide expérience de terrain en occupant la fonction de Président du Conseil Départemental de l’AIN entre avril 2015 et juillet 2017. Il n’occupe plus cette fonction depuis l’interdiction du cumul des mandats avec une fonction exécutive, mais il continue à siéger en qualité de conseiller départemental.

Sur le terrain des idées  et de la stratégie, il semble être en parfait accord avec la ligne de Laurent Wauquiez.

A noter que les élus locaux et territoriaux sont aujourd’hui en crise et boycottent le pouvoir LREM et l’autorité « bonapartiste » d’Emmanuel Macron dont la popularité fléchit sérieusement dans les sondages.  Des vents de fronde se soulèvent ici et là ! Une fenêtre de tir semble s’être ouverte pour le courant des Républicains.

A l’occasion d’un récent sondage, les Français ont désigné la droite républicaine comme le second opposant à Emmanuel Macron, derrière le Rassemblant National (RN)  de Marine Le Pen (ex FN), ceci alors même  que LREM peine à rassembler ! Un changement d’opinion  se dessine, changement qu’il faudra saisir …opportunément.

Alors oui ! Pourquoi pas !

Ce serait probablement un choix avisé pour sortir la droite de l’ornière dans laquelle elle était encalminée depuis les élections présidentielles de 2017 et qui selon les propos de Damien Abad lui même « aurait compris … enfin…qu’elle devait sortir du sang et des larmes » et assurer tout son rôle d’opposant, clairement et humainement.

Alors !… Rendez- vous à la rentrée !

Clara Mitchell pour DayNewsWorld

 

ANGELA MERKEL DE PLUS EN PLUS FRAGILISEE

AU SEIN DE SON GOUVERNEMENT

MALGRE L'ACCORD AVEC LA CDU

Si Angela Merkel a trouvé un compromis avec son ministre de l'intérieur Horst Seehofer sur les migrants pour éviter que ce dernier ne démissionne, la coalition gouvernementale allemande n'en ressort pas moins des plus fragilisées. La chancelière a dû renoncer à sa politique migratoire généreuse lundi 2 juillet au soir après d'âpres discussions pour le maintien de la coalition gouvernementale. Angela Merkel et son ministre rebelle Horst Seehofer, qui mettait dans la balance sa démission -ce éclatant ainsi la majorité gouvernementale- se sont entendus pour restreindre le nombre de demandeurs d'asile dans le pays. Le ministre de l'Intérieur exigeait en effet que soit mis fin à la répartition des demandeurs d'asiles dans toute l'Allemagne le temps de l'examen de leurs dossiers. Le président de la CSU, Horst Seehofer, s’inquiète pour son parti, qui risque fort de perdre sa majorité absolue lors d’élections régionales en automne en raison de la percée attendue de l’extrême droite. L’un des proches du ministre de l’intérieur, Markus Blume, a parlé d’un « tournant de la politique d’asile » allemande.

Le compromis prévoit donc l'instauration de « centres de transit » à la frontière entre l'Allemagne et l'Autriche pour y installer les demandeurs d'asiles enregistrés dans d'autres pays européens, un point essentiel pour Horst Seehofer.

Angela Merkel a certes sauvé in extremis son gouvernement en échange du renoncement définitif à sa politique migratoire généreuse, mais ce répit pourrait n’être que de courte durée. « Le climat dans une coalition gouvernementale n’a probablement jamais été aussi empoisonné que dans celle-ci », affirme mardi 3 juillet le quotidien Bild, le plus lu outre-Rhin.

D'autant que le parti social-démocrate (SPD), troisième membre de la coalition, ne s'est pas encore prononcé sur cet accord obtenu aux forceps et que l’un des spécialistes des questions migratoires au sein de ce parti, Aziz Bozkurt, a fustigé des restrictions migratoires qui vont « totalement dans le sens » de l’extrême droite. Bernd Riexinger, un dirigeant de la gauche radicale, n a pas hésité à parler  de « camps d’internement de masse », dans une référence au passé nazi de l’Allemagne. Il a demandé au SPD de refuser ce compromis. Et ces derniers semblent encore hésiter sur les solutions proposées.

Si le SPD venait à refuser ce compromis, les efforts d’Angela Merkel pour sauver son gouvernement seraient remis en cause. Mardi à 16 heures a lieu une réunion au sommet décisive des trois partis de la coalition.

Alyson Braxton pour DayNewsWorld

 

VIBRANT HOMMAGE DE LA NATION

A SIMONE VEIL AU PANTHEON

Simone Veil et son mari Antoine sont entrés au Panthéon, dimanche, au terme d’une émouvante cérémonie.

Portés par des membres de la garde républicaine, les cercueils de Simone et Antoine Veil ont remonté, sous un soleil de plomb, la rue Soufflot en direction du Panthéon, où le couple est entré, dimanche 1er juillet. Simone Veil est la cinquième femme à être inhumée dans ce temple républicain, après Sophie Berthelot en 1907, Marie Cuie en 1995, Germaine Tillion et Geneviève de Gaulle-Anthonioz en 2015.

Le convoi s'est ébranlé à partir de 10 h 30 dimranche du mémorial de la Shoah, puis s'est s’arrêter sur la place Edmond Rostand, au pied de la rue Soufflot, recouverte d’un tapis bleu, couleur de la paix et de l’Europe. Les cercueils ont ensuite remonté la rue, sous les applaudissements nourris d’une foule diverse, constituée de familles, de personnes âgées mais surtout de spectateurs plus jeunes, venus nombreux dès 9 heures dimanche matin.

Les trois grands combats menés par Simone Veil, cinquième femme à figurer sur la liste des Grands Hommes ont donné lieu à trois arrêt: le premier pour les droits des femmes que fut l’adoption de la loi autorisant l’interruption volontaire de grossesse, en 1974, le second pour l’Europe, dont elle a été la première femme à prendre la présidence du parlement, en 1979 et le troisième pour marquer la mémoire de la déportation, dont elle est une des rescapée.

À l’arrivée sur la place du Panthéon, autour de 11 h 30, quatre-vingt-douze choristes ont entonné « Le chant des Marais », puis ont laissé le président de la République faire un discours d'un demie-heure. « La décision de faire entrer Simone Veil au Panthéon ne fut pas seulement la mienne ni celle de sa famille, mais celle de tous les Français », annonce Emmanuel Macron dès le début de son allocution.

« Elle qui avait vécu l’indicible expérience de la sauvagerie et de l’arbitraire savait que seuls le dialogue et la concorde entre les peuples empêcheraient qu’Auschwitz ne renaisse sur les cendres froides de ses victimes, a martelé le président . Lorsqu’elle décide de témoigner, c’est d’abord pour rendre hommage aux justes de France. Pour rappeler le courage inouï des familles françaises qui, au péril de leur vie, avaient caché des enfants juifs », ajoute-t-il

.Recouverts du drapeau français, les cercueils sont ensuite entrés par le portail monumental du Panthéon en présence du président de la République et de son épouse Brigitte, des deux fils encore vivants du couple Veil et de leurs descendants.

Les corps d’Antoine et Simone Veil seront inhumés dans le sixième caveau du Panthéon, lundi 2 juillet, lors d’une cérémonie privée. Ils reposeront aux côtés de Jean Moulin, André Malraux, René Cassin et Jean Monnet.

Les Parisiens sont venus nombreux pour rendre un dernier hommage à l’une des personnalités préférées des Français.

Emily Jackson pour DayNewsWorld

 

CARAMBA !

LE DRAPEAU ARC EN CIEL A FLOTTE SUR PARIS

A L’OCCASION DE LA « MARCHE DES FIERTES »

Déclaration liminaire… nous avons voulu user de notre liberté d’expression, inconditionnelle, en commentant les événements qui se sont déroulés sur Paris, depuis la Fête de la Musique. Et qui dit libre, ne veut pas dire insultant, injurieux, diffamatoire ou discriminatoire ! Nous avons respecté ce principe !

Autrefois Paris était la ville des Lumières. Elle est devenue ces derniers jours la ville Arc en Ciel, à notre grand étonnement…critique.

C’est Emmanuel Macron qui a ouvert sa transformation, le 21 juin 2018 à l’occasion de la Fête de la Musique et des péripéties du concert qui s’est déroulé dans la cour de l’Elysée où s’est produit Nicola Sirkis, le leader du groupe « Indochine », concert à l’issue duquel le couple présidentiel a accepté de se faire photographier entouré de la communauté LGBT.

L’exemple était donné et ..

François de Rugy, le Président de l’Assemblée nationale a suivi le mouvement en faisant pavoiser le Palais Bourbon avec des drapeaux Arc en Ciel.

Mais la Dame de l’Hôtel de Ville qui n’y avait pas pensé n’est pas restée en reste. Elle a fait encore plus fort ! elle a fait peinturlurer les passages piétons aux couleurs de l’Arc en Ciel, histoire que la leçon rentre par les pieds au cas où elle ne serait pas entrée par la tête, oubliant étourdiment que les chiens étaient susceptibles de maculer les bandes multicolores.

Dans son Palais du Luxembourg, Gérard Larcher n’a toutefois pas bronché ! Le Sénat a conservé fièrement plantés, ses traditionnels drapeaux, le drapeau français tricolore et le drapeau européen, avec ses douze étoiles sur fond bleu, le drapeau symbole de la Vierge Marie telle qu’elle est apparue à Saint Jean dans l’Apocalypse : « un signe grandiose est apparu dans le ciel, une femme revêtue du soleil, la lune sous ses pieds et sur sa tête une couronne de douze étoiles … »

Gérard Larcher n’a donc pas cédé au lobbying LGBT, alors que dans la même semaine le gouvernement avait fait radier les associations religieuses de la liste officielle des lobbies ; mais visiblement le lobbying est comme le cholestérol, il y a le bon et le mauvais ?

Depuis,en représailles, des tags et des graffitis infâmes sont apparus ici et là, dans le quartier du Marais plus particulièrement.

Anne Hidalgo a donc pris immédiatement les décisions qui s’imposaient, à la mesures de cette flambée de violences « qui selon elle a défiguré Paris ». « Les passages Arc en Ciel seront repeints » vient-elle de déclarer, ajoutant « nous en feront même quelques uns de supplémentaires » , tout ceci pour calmer l’incendie qui s’était déclaré sur Paris à l’occasion de la conférence de Presse tenue par la porte parole LGBT , conférence de Presse qui avait pris l’air d’un incendie nucléaire.

Tous ces événements où chacun a surjoué sa partition ont ressemblé à une pantalonnade qui a frisé le ridicule.

Et dans cette pièce c’est le couple présidentiel qui a le plus été pointé du doigt et en a fait le plus les frais.

Et pourtant ! L’intention de Brigitte et Emmanuel n’avait-elle pas été d’ajouter leur pierre chic et branchée à la Fête de la Musique ! négligeant au passage le Français/électeur de base, supposé inculte qui ne comprend rien à l’art...moderne !

C’était oublier que la France est en pleine décomposition sociale et que de nombreux Français, pas forcément les moins avisés, se sont déclarés offensés par l’histrionisme que la capitale vient de vivre, tous camps confondus; un histrionisme déclenché par le plus haut niveau de l’Etat et décliné sur un mode provocateur, signe selon nous de l’attitude présidentielle « peopolisante » abrutissante qui règne depuis les élections de 2017.

Et rapidement, il nous est apparu que ces français étaient des plus en plus nombreux, dans toutes les strates de la société.

Plusieurs voix qui portent se sont en effet élevées pour critiquer cette situation, à l’exemple de Philippe Bilgger, magistrat honoraire, qui vient de déclarer : « j’en ai assez de la décadence d’une société qui inverse avec une volupté masochiste et avec le concours d’une autorité supérieure, les valeurs fondamentales, alors même que ladite autorité supérieure devrait au contraire les maintenir, les sauvegarder et les protéger de la vulgarité ».

Nous partageons ce point de vue !

Clara Mitchell pour DayNewsWorld

 

CARAMBA !

LE DRAPEAU ARC EN CIEL A FLOTTE SUR PARIS A L’OCCASION

DE LA « MARCHE DES FIERTES »

Déclaration liminaire… nous avons voulu user de notre liberté d’expression, inconditionnelle, en commentant les événements qui se sont déroulés sur Paris, depuis la Fête de la Musique. Et qui dit libre, ne veut pas dire insultant, injurieux, diffamatoire ou discriminatoire ! Nous avons respecté ce principe !

Autrefois Paris était la ville des Lumières. Elle est devenue ces derniers jours la ville Arc en Ciel, à notre grand étonnement…critique.

C’est Emmanuel Macron qui a ouvert sa transformation, le 21 juin 2018 à l’occasion de la Fête de la Musique et des péripéties du concert qui s’est déroulé dans la cour de l’Elysée où s’est produit Nicola Sirkis, le leader du groupe « Indochine », concert à l’issue duquel le couple présidentiel a accepté de se faire photographier entouré de la communauté LGBT.

L’exemple était donné et ..

François de Rugy, le Président de l’Assemblée nationale a suivi le mouvement en faisant pavoiser le Palais Bourbon avec des drapeaux Arc en Ciel.

Mais la Dame de l’Hôtel de Ville qui n’y avait pas pensé n’est pas restée en reste. Elle a fait encore plus fort ! elle a fait peinturlurer les passages piétons aux couleurs de l’Arc en Ciel, histoire que la leçon rentre par les pieds au cas où elle ne serait pas entrée par la tête, oubliant étourdiment que les chiens étaient susceptibles de maculer les bandes multicolores.

Dans son Palais du Luxembourg, Gérard Larcher n’a toutefois pas bronché ! Le Sénat a conservé fièrement plantés, ses traditionnels drapeaux, le drapeau français tricolore et le drapeau européen, avec ses douze étoiles sur fond bleu, le drapeau symbole de la Vierge Marie telle qu’elle est apparue à Saint Jean dans l’Apocalypse : «  un signe grandiose est apparu dans le ciel, une femme revêtue du soleil, la lune sous ses pieds et sur sa tête une couronne de douze étoiles … »

Gérard Larcher n’a donc pas cédé au lobbying LGBT, alors que dans la même semaine le gouvernement avait fait radier les associations religieuses de la liste officielles des lobbies ; mais visiblement le lobbying est comme le cholestérol, il y a le bon et le mauvais ?

Depuis, en représailles, des tags et des graffitis infâmes sont apparus ici et là, dans le quartier du Marais plus particulièrement.

Anne Hidalgo a donc pris immédiatement les décisions qui s’imposaient, à la mesures de cette flambée de violences « qui selon elle a défiguré Paris ». « Les passages Arc en Ciel seront repeints »  vient-elle de déclarer, ajoutant « nous en feront même quelques uns supplémentaires » , tout ceci pour calmer l’incendie qui s’était déclaré sur Paris à l’occasion de la conférence de Presse tenue par la porte parole LGBT , conférence de Presse qui avait pris l’air d’un incendie nucléaire.

Tous ces événements ou chacun a surjoué sa partition ont ressemblé à une pantalonnade qui a frisé le ridicule.

Et dans cette pièce c’est le couple présidentiel qui a le plus été pointé du doigt et en a fait le plus les frais.

Et pourtant ! L’intention de Brigitte et Emmanuel n’avait-elle pas été d’ajouter leur pierre chic et branchée à la Fête de la Musique ! négligeant au passage le français/électeur de base, supposé inculte qui ne comprend rien à l’art...moderne !
C’était oublié que la France est en pleine décomposition sociale et que de nombreux français, pas forcement les moins avisés, se sont déclarés offensés par l’histrionisme que la capitale vient de vivre, tous camps confondus; un histrionisme déclenché par le plus haut niveau de l’Etat et décliné sur un mode provocateur, signe selon nous de l’attitude présidentielle « peopolisante » abrutissante qui règne depuis les élections de 2017.

Et rapidement, il nous est apparu que ces français étaient des plus en plus nombreux, dans toutes les strates de la société.

Plusieurs voix qui portent se sont en effet élevées pour critiquer cette situation, à l’exemple de Philippe Bilgger, magistrat honoraire, qui vient de déclarer : « j’en ai assez de la décadence d’une société qui inverse avec une volupté masochiste et avec le concours d’une autorité supérieure, les valeurs fondamentales, alors même que ladite autorité supérieure devrait au contraire les maintenir, les sauvegarder et les protéger de la vulgarité ».

Nous partageons ce point de vue !

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UNE PARTIE DES MIGRANTS DU LIFELINE

ACCUEILLIE EN FRANCE

Le navire Lifeline, affrété par l'ONG allemande du même nom, attend depuis une semaine un port pour l'accueillir. Il accostera finalement à Malte , puis les quelque 230 migrants à son bord seront répartis entre plusieurs pays européens, dont la France, l'Italie et le Portugal.

En effet Emmanuel Macron a annoncé que la France ferait partie des Etats accueillant des passagers, lors d'une conférence de presse à l'issue de sa visite au Vatican et de sa rencontre avec le pape François. « La France fera partie des quelques Etats membres (de l'UE) qui prendront des personnes qui se trouvent aujourd'hui sur le Lifeline lorsqu'ils arriveront dans un port européen et l'OFPRA est déjà en route vers Malte pour pouvoir procéder à cette mission », a confirmé Emmanuel Macron lors d'une conférence de presse au Vatican.

Il a tenu à préciser qu'il s'agira de«quelques dizaines d'individus par pays» d'accueil. Des migrants économiques ou des réfugiés politiques? Et les pays de Visegrad ?

En parallèle, le président français n'a pas manqué de critiquer l'ONG allemande Lifeline pour avoir «agi en contravention de toutes les règles et des garde-côtes libyens» et «fait le jeu des passeurs». «On ne peut pas accepter durablement cette situation car au nom de l'humanitaire cela veut dire qu'il n'y plus aucun contrôle. À la fin on fait le jeu des passeurs en réduisant le coût des risques du passage», a affirmé Emmanuel Macron.

Giuseppe Conte, Président du Conseil des ministres italien, qui accueille une partie des migrants, a également dénoncé le non-respect des règles du droit international et annoncé que le navire sera «soumis à une enquête pour s'assurer de sa nationalité et du respect des règles du droit international de la part de son équipage».

Toujours est-il que le président de la république française ne fixe toujours aucun cap dans sa politique migratoire et reste une fois encore dans l’ambiguïté, affirmant simplement que la France agit par solidarité européenne .

Britney Delsey pour DayNewsWorld

 

PROCES DU SCANDALE DES BEBES VOLES

EN ESPAGNE

Pour la première fois, un médecin, le docteur Vela, est jugé à partir d’aujourd’hui grâce au témoignage de la mère d'Inès Madrigal, laquelle avait livré la vérité à sa fille.

Ne pouvant pas avoir d'enfant, l’obstétricien exerçant à la clinique San Ramón de Madrid, avait demandé à la mère d'Inès Madrigal de simuler une grossesse puis l'avait déclarée comme la mère biologique du nouveau-né. Fait qu'il avait reconnu devant le juge d'instruction en 2013 tout en affirmant avoir signé «sans regarder» le dossier médical concernant l'accouchement.

Cet octogénaire est donc jugé pour soustraction de mineur et falsification de documents officiels.

Des dizaines de milliers, voire des centaines de milliers d’enfants ont été déclarés mort-nés, pour être soustraits à leurs parents avant d'être adoptés par des couples stériles de préférence proches du régime « national-catholique», souvent avec la complicité de l'Église catholique.

« Près de 300 000 enfants sur plus de cinquante ans » auraient été concernés selon le sociologue Francisco González de Tena, auteur du livre Nos encargamos de todo (Nous nous occupons de tout), la terrible phrase qu'entendaient les parents à l’annonce de la pseudo-mort de leur bébé.

Dans un premier temps les bébés furent enlevés aux opposantes dans l'objectif de punir ces dernières accusées de transmettre le « gène rouge » de Marx. Puis les bébés volés furent des nourrissons nés hors mariage ou dans des familles nombreuses pauvres.Ce trafic perdura jusqu'aux années 80 pour des raisons économiques cette fois.

Les familles comme les associations attendent beaucoup de ce procès.

Mais les protagonistes disparaissent au fil des années telle la religieuse Maria Gomez Valbuena, dépeinte comme la tête du trafic à Madrid, et morte avant d'être jugée.

Carl Delsey pour DayNewsWorld

 

LE PRESIDENT EMMANUEL MACRON

EN TERRAIN MINE AU VATICAN

Emmanuel Macron est reçu mardi par le pape François au Vatican selon une tradition qui remonte aux rois de France pour y recevoir le titre honorifique de chanoine de Saint-Jean-de-Latran.

Ce titre de chanoine de Saint-Jean-de-Latran est en effet attribué depuis le XVIIe siècle.

D’abord aux rois de France, puis aux présidents français.

Celui qui le premier a reçu cette distinction a été Henri IV qui en 1604, après avoir abjuré le protestantisme dans un contexte de guerres de religion. Après la Révolution, les dirigeants français ont négligé le titre jusqu'à ce que René Coty le remette au goût du jour, en 1957. Emmanuel Macron s'inscrit donc dans cette tradition. Sous la Ve République, seuls trois présidents, le gaulliste Georges Pompidou, et les socialistes François Mitterrand et François Hollande, n’ont pas fait le déplacement pour être installés comme chanoine honoraire de Saint-Jean-de-Latran.

Le programme d'Emmanuel Macron , chargé, débute par un petit-déjeuner avec les représentants de la communauté Sant'Egidio, cheville ouvrière de plusieurs « couloirs humanitaires » acheminant des exilés syriens en Europe. La présidente du Secours catholique, Véronique Fayet, qui n'a pas ménagé ses critiques contre la politique migratoire de l'exécutif, jugée trop restrictive.fait d'ailleurs partie de la délégation présidentielle .

L'audience privée avec le pape  d' environ 25 minutes a lieu à 10h30 au Palais apostolique. Puis le président français rencontre le cardinal Pietro Parolin, secrétaire d'État du Saint-Siège avant un déjeuner avec ce dernier et les cardinaux français à l'ambassade de France.

C'est à 14h30 qu' Emmanuel Macron reçoit son titre de Chanoine honoraire de l'église romaine de Saint-Jean de Latran dans la basilique Saint-Jean du Latran de Rome qui est la cathédrale de l'évêque de Rome, donc du pape. Le président ne prononce pas de discours se contentant d'une conférence de presse depuis la Villa Bonaparte en fin de journée.

Sans aucun doute le pape et Emmanuel Macron lors de leur entrevue vont aborder des sujets brûlants.

S'ils défendent tous deux le multilatéralisme, la construction européenne, la défense de l'environnement -le pape François a publié, en 2013, une encyclique entièrement dédiée au sujet- il n'en demeure pas moins qu'ils ne partagent pas la même vision sur la crise migratoire, la bioéthique ou le nucléaire. Le pape François a appelé à l'accueil des migrants or la récente crise de l'Aquarius et le minisommet européen du 24 juin apportent la preuve que la France n'en prend pas la voie. La bioéthique est un autre sujet de discorde entre l' Eglise et le gouvernement Macron qui a promis l'ouverture de la procréation médicalement assistée(PMA) à toutes les femmes d'ici à la fin du quinquennat. Quant au nucléaire alors que le Vatican prône l'abolition totale des armes atomiques, la France défend la non-prolifération.

Un déplacement suscitant une polémique.

Un déplacement, scruté de près, qui suscite une polémique surtout après le discours qu'avait prononcé  Emmanuel Macron lors de la Conférence des évêques de France (CEF) , en avril dernier. En effet il avait déclaré qu' « un président prétendant se désintéresser de l’Église et des catholiques manquerait à son devoir » et avait alors appelé à « réparer » le lien « abîmé » entre l'Église et l'État, notamment depuis l'adoption du mariage homosexuel en 2013. Les laïcs avaient alors rué dans les brancards rappelant la séparation entre l’Église et l’État depuis le Concordat 1905.

C'est la raison pour laquelle l’Élysée démine toute tentative de polémique sur la laïcité.

«  Il n’y a aucune dimension spirituelle. On peut choisir de la recevoir ou pas, ici le choix a été fait d’aller jusqu’au bout. Il n’y a pas d’enjeu de laïcité », glisse-t-on à l’Elysée. Le député Insoumis Alexis Corbière a ainsi dénoncé dimanche sur Twitter un mépris de la laïcité telle qu'exprimée dans la loi de 1905.

Le président français, ancien élève des Jésuites, assume son choix se prêtant à la tradition et faisant du pape un allié sur la scène internationale. N'en profite-t-il pas également pour envoyer un message aux électeurs catholiques ?

Jenny Chase pour DayNewsWorld

 

MINI SOMMET SUR L'IMMIGRATION ET DES PROPOSITIONS EN VUE POUR NE PAS DETRICOTER L'EUROPE

Alors que l’Italie a refusé l’entrée de ses ports à l’Aquarius et au Lifeline, deux bateaux d’ONG chargés de sauver les migrants en mer, le président du Conseil des ministres italien Giuseppe Conte a prévenu : «Il faut des solutions européennes, sans quoi les initiatives bilatérales [entre Etats] signeront la fin de Schengen.». Et le chef du gouvernent italien de poursuivre : «Nos frontières sont aussi celles de l'Europe : l'Italie ne peut pas continuer à agir toute seule», a encore martelé le chef du gouvernement italien.

La chancelière allemande, consciente que la pérennité de l'Europe est en jeu a appelé à plus de solidarité européenne à l'égard des «pays les plus impactés [par la crise migratoire]», comme l'Italie. «Nous voulons éviter que l'Europe ne se divise», a-t-elle déclaré, appelant à apporter «une réponse européenne à l'immigration», à l'issue de sa rencontre avec Emmanuel Macron le 19 juin. «C'est aujourd'hui un vrai choix de société qui est aujourd'hui en discussion, c'est même peut-être un choix de civilisation», a pour sa part ajouté ce dernier.

Des propositions ont été émises telles la relance du projet de Défense européenne, baptisé PESCO – Permanent Structured Cooperation en anglais- et le renforcement de Frontex (lutte contre les filières d'immigration illégale en provenance de Libye, ainsi qu'aux «réseaux de passeurs» notamment). Et la perspective d'un budget commun, prévue à l'horizon 2021 a aussi été abordée avec cependant une certaine frilosité du côté allemand.

Après cette rencontre avec Angela Merkel, Emmanuel Macron a reçu ce samedi 24 juin le nouveau Premier ministre espagnol qui a permis à l'Aquarius d'accoster sur ses côtes.

Tous deux se sont montrés favorables à sanctions financières envers les pays de l’Union européenne qui refuseraient d’accueillir des réfugiés. Lors d’une conférence de presse à Paris avec le Premier ministre espagnol Pedro Sanchez, le président a estimé qu'« on ne peut avoir des pays qui bénéficient massivement de la solidarité de l’UE et qui revendiquent massivement leur égoïsme national quand il s’agit de sujets migratoires ».« Je suis favorable à ce qu’il y ait des sanctions qui existent en cas de non solidarité […], à ce que des conditions sur ce sujet soient mises au financement d’aides structurelles », a-t-il précisé.

Ils proposent aussi la création de centres fermés pour mieux contrôler les arrivées des migrants dans les pays européens, afin d’y étudier leurs cas, d’accorder l’asile aux réfugiés et d’être en mesure de raccompagner les migrants économiques dans leur pays d’origine.« Une fois débarqués sur le sol européen, nous sommes favorables à mettre en place des centres fermés conformément au HCR, avec des moyens européens qui permettent […] une solidarité financière immédiate, une instruction rapide des dossiers, une solidarité européenne pour que chaque pays prenne de manière organisée les personnes qui ont droit à l’asile », a expliqué le chef de l’État.

Pour les migrants qui n’ont pas droit à l’asile, il sera bien entendu nécessaire d’avoir « une solidarité européenne et une efficacité pour raccompagner » ces personnes « vers leur pays d’origine » et « en aucun cas vers des pays de transit » a-t-il ajouté à la veille d’un mini-sommet européen sur la question.

Pour contrer les extrêmes le Président a pris le taureau par les cornes mais ce mini sommet, ce dimanche, s'annonce difficile.

Joanne Courbet pour DayNewsWorld

 

GRACE A L’ADN ON POURRAIT SAVOIR SI

NESSIE EXISTE BIEN

Qui n’a pas vu ces photos où l’on voit une silhouette se dresser à la surface du Loch Ness, le célèbre lac écossais.

La première photo a été prise en 1934 et depuis on se perd en conjecture ; mais c’est la sainte Irlandaise Columba qui a vu le monstre pour la première fois en 565.

Le mystère passionne toujours autant, année après année. Il est même devenu un puissant moteur pour le tourisme de la région. Le registre officiel qui recense les apparitions de Nessie, dénombre plus de 1000 témoignages…. auxquels il faut ajouter autant de canulars. Nessie déclenche par ailleurs 200 000 recherches sur Internet chaque mois.

Le Loch Ness est le lac le plus important des Iles Britanniques avec 37 km de long et 226 m de profondeur. Son écosystème est unique à cause de sa faible teneur en nutriments et la présence de tourbe dans ses eaux qui empêche toute visibilité en dessous de 9 m.

Mais qui  a-t-il véritablement dans le Loch Ness ?

Neil Gemmell cherche à le savoir.

Neil Gemmell , professeur à l’université d’Otago  (Nouvelle -Zélande) a décidé de tenter de nouvelles  recherches en se lançant dans l’aventure d’une ultime expédition. Il a entrepris il y a un peu plus d’un an, le montage d’une exploration qui a suscité l’engouement des médias et des réseaux sociaux.

Neil Gemmell est en effet généticien.

Une vingtaine de chercheurs se sont joints à lui. Ils forment le noyau de l’équipe de recherche à laquelle sont venus s’agréger des chercheurs bénévoles.

Pour financer l’expédition, Neil Gemmell a noué des partenariats avec des entreprises. Il a aussi bénéficié de prêts de matériel comme ceux du bateau Deepscan et son skippeur. L’Université d‘Otago a financé une partie du budget, le reste a été apporté par des dons. Le budget total a été évalué à 100 000 €.

Grâce à la technique du séquençage de l’ADN environnemental, Neil Gemmell envisage d’apporter une réponse irréfutable.

Tout organisme vivant, en se déplaçant dans les eaux du lac laisse dans son sillage des fragments d’ADN. Ces fragments proviennent de la peau, des écailles, des plumes, des fourrures ou des déjections qui restent détectables pendant quelques jours.

Le groupe de chercheurs doit prélever des échantillons d’eau, sur l’ensemble de la longueur du Loch Ness et à 3 niveaux de profondeurs différentes.

Un prélèvement spécifique sera fait à l’endroit où le monstre a été vu pour la dernière fois par un irlandais qui a pu faire une vidéo. Sur cette vidéo « on distingue une forme qui émerge ». C’est au total pas moins de 230 échantillons qui seront prélevés.

Une fois anonymisés ces échantillons collectés seront préparés par deux équipes différentes, l’une venant du Danemark et l’autre de France, plus précisément du Laboratoire d’Ecologie Alpine (LECA) de l’Université de Grenoble.

Les échantillons seront ensuite analysés au Royaume- Unis tout d’abord, mais aussi en Nouvelle Zélande et en Australie.

Les analyses devraient permettre d’identifier toutes les espèces vivantes dans le Loch Ness ; mais il y a fort à parier que des bactéries inconnues seront aussi découvertes et parmi celles-ci  qui sait … des bactéries en lien avec Nessie.

Depuis sa découverte Nessie a fait l’objet de diverses hypothèses scientifiques : un plésiosaure qui aurait survécu à l’extinction des dinosaures ? Un esturgeon géant ? ou ?

Une forme suspecte avait été précédemment détectée au fond du lac par un sonar ; elle s’est révélée être celle d’un submersible utilisé pour le tournage d’un film !

Jusqu’à présent aucune chasse au monstre, aucune étude scientifique n’a trouvé quoi que ce soit, rappelle un chercheur qui ajoute au demeurant « que cette dernière étude pourrait peut être apporter des surprises ».

En tout état de cause la mission scientifique qui opère en ce moment devrait conduire à une meilleure connaissance de l’écosystème du lac. Elle aura conduit parallèlement à aiguiser une fois de plus la curiosité des enfants, mais aussi celle des indécrottables « believers » persuadés de l’existence du monstre.

Pour ce qui nous concerne, on attend la suite avec impatience…

Clara Maybac pour DayNewsWorld

 

IMMIGRATION: BOYCOTT DU MINISOMMET EUROPEEN DE DIMANCHE PAR LES PAYS DE VISEGRAD

Rien détonnant à ce que les pays de Visegrad boycottent le minisommet pour l'immigration de dimanche, partisan qu'ils sont d'une ligne dure contre l’immigration. D'ailleurs pas plus tard que mercredi 20 juin le Parlement hongrois a adopté une loi visant à réduire les possibilités d'action des ONG qui viennent en aide aux migrants. Le Parlement hongrois a voté à 160 voix pour et 18 contre, un ensemble législatif qui criminalise l'aide aux migrants. La Hongrie, la Pologne, la République tchèque et la Slovaquie  ont donc annoncé jeudi qu’elles excluaient de participer à la rencontre organisée par la Commission européenne.

Les premiers ministres de ces pays, réunis à Budapest, n'ont trouvé aucune légitimité à ce minisommet qu'ils interprètent comme une manifestation de soutien à la chancelière allemande. Angela Merkel est en effet soumise à la pression conjuguée de l’extrême droite et de Horst Seehofer, président de la CSU et ministre allemand de l’intérieur, qui prône un durcissement sans précédent de la politique migratoire de son pays.

Ils ont cependant précisé qu’ils se rendraient au sommet régulier des Vingt-Huit les 28 et 29 juin, à Bruxelles.

C’est le président du Conseil européen « [Donald] Tusk qui est responsable de l’organisation des sommets et non pas la Commission européenne. Nous comprenons qu’il y aura un minisommet mais nous n’y participerons pas car cela est contraire aux habitudes de l’UE », a déclaré le dirigeant hongrois, Viktor Orban.

Dimanche ce sont une bonne dizaine de dirigeants européens qui sont attendus. Les dirigeants français, italien, grec, maltais, espagnol, autrichien, bulgare, belge et néerlandais honoreront de leur présence ce minisommet.

Les participants à la rencontre de dimanche doivent proposer de renforcer les obligations imposées aux demandeurs d’asile. Selon un document de travail provisoire, les participants à la réunion doivent notamment s’engager à accélérer les renvois de demandeurs d’asile d’un pays de l’UE vers un autre selon le règlement de Dublin. Le texte prévoit aussi la mise en place d’un « mécanisme de solidarité efficace » avec une répartition obligatoire des migrants parmi les différents pays membres , ce que rejettent catégoriquement les pays de Visegrad. « Ils veulent réchauffer une ancienne proposition que nous avons déjà refusée », a d’ailleurs jugé le Premier ministre polonais, Mateusz Morawiecki.

La division entre Européens sur le dossier de la crise migratoire se confirment redevenant l’enjeu majeur du débat européen et menaçant l’Union européenne (UE) de délitement.

Joanne Courbet pour DayNewsWorld

 

DEUX BATEAUX DE MIGRANTS PLACES SOUS SEQUESTRE EN ITALIE OU UNE NOUVELLE CRISE DE L'AQUARIUS ?

Une nouvelle crise de l'Aquarius du nom, de ce navire humanitaire affrété par SOS Méditerranée et finalement accueilli en Espagne, se profile-t-elle une semaine après ?

Deux nouveaux bateaux suscitent l'inquiétude du gouvernement transalpin .

Le ministre italien des Transports, Danilo Toninelli, a annoncé que les deux navires de l’ONG allemande Lifeline avec plus de 200 migrants à bord allaient être séquestrés pour "vérifier leur pavillon d’appartenance". Le navire Lifeline, ainsi que le Seefuchs, se sont donc vu interdire dans un premier temps l’accès aux ports italiens par le ministre italien de l’Intérieur Matteo Salvini.

En effet l’Italie a annoncé jeudi qu’elle allait placer sous séquestre deux navires de l’ONG allemande Lifeline, dont l’un navigue en Méditerranée avec plus de 200 migrants à bord,pour vérifier la correspondance entre leur pavillon néerlandais et leur nationalité. Les navires Lifeline et Seefuchs « seront placés sous séquestre par le gouvernement italien et dirigés dans nos ports pour vérifier leur pavillon d’appartenance », a annoncé le ministre italien des Transports, Danilo Toninelli.

Matteo Salvini a tenu à être rassurant affirmant que «les vies humaines seraient sauvegardées» avant que les navires soient mis sous séquestre. Selon lui, l'ONG Lifeline a agi en contravention du droit international en prenant à son bord les migrants alors que les garde-côtes libyens étaient en train d'intervenir.

Répondant à une demande du gouvernement italien, les Pays-Bas ont indiqué que le navire battait «illégitimement, illégalement pavillon néerlandais», a indiqué le membre du Mouvement 5 Étoiles., La représentation des Pays-Bas auprès de l'Union européenne a assuré dans un tweet que Seefuchs et Lifeline ne naviguaient pas sous pavillon néerlandais. «Ils n'apparaissent pas dans les registres navals des Pays-Bas», a-t-elle écrit. « Ces navires appartiennent à une ONG allemande et n’apparaissent pas dans les registres navals des Pays-Bas. » a-t-elle encore précisé.

Lifeline dit dans un communiqué avoir sauvé 226 personnes jeudi matin, « dans le respect du droit international », au large de la Libye, « dans les eaux internationales », et avec « un port sûr » pour débarquer les migrants secourus

M. Salvini du Mouvement  5 étoiles a indiqué qu'il ne voulait «  pas de bateau fantôme dans les ports italiens  comme celui du capitaine Crochet » dans la soirée, lors d’un rassemblement public à Terni (centre).

Alize Marion pour DayNewsWorld

 

EN HONGRIE INTERDICTION AUX ONG DE VENIR

EN AIDE AUX MIGRANTS

La journée mondiale des réfugiés, mercredi 20 juin, a été l'occasion pour la Hongrie de durcir son arsenal anti-immigration ! C'était une promesse de Viktor Orban au mois de février, avant sa réélection en avril pour un troisième mandat consécutif.

À l’initiative du Premier ministre Viktor Orban, le Parlement hongrois a donc adopté une loi qui vise à réduire les possibilités d'action des ONG qui viennent en aide aux migrants. Le Parlement hongrois a voté ce mercredi, à 160 voix pour et 18 contre, un ensemble législatif qui criminalise l'aide aux migrants. Voté par le parti de Viktor Orban, le Fidesz, avec l'appui du parti d'extrême droite Jobbik, l'ensemble législatif «Stop Soros» fait référence au milliardaire américain d'origine hongroise qui finance de nombreuses ONG, dont Open Society. Orban accuse Soros milliardaire hongrois juif, exilé, de financer les vagues migratoires qui déferlent en Europe.

Cette loi prévoit la possibilité d'engager des poursuites pénales et de condamner à une peine pouvant aller jusqu'à un an de prison les militants comme les habitants qui viendraient en aide aux migrants, sauf si la vie de l'intéressé est menacée par un danger immédiat. Les responsables d’ONG pourront se voir également notifier une interdiction de s’approcher à moins de huit kilomètres de la frontière extérieure Schengen.

De plus la veille, le Parlement avait déjà voté en faveur de la création d'une taxe de 25% sur les ONG soupçonnées de venir en aide aux migrants et depuis le mois de juin 2017, les organisations qui reçoivent des financements de l'étranger doivent se déclarer auprès des autorités.

Faisant fi de la demande du Haut-commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR) qui avait appelé la Hongrie à «retirer» le paquet législatif en question comme de celle du Conseil de l'Europe et l'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe, le projet «Stop Soros» a, après avoir été soumis à un comité parlementaire le 14 juin, était voté.

Au cours des quatre derniers mois, 342 personnes ont demandé l'asile en Hongrie. Selon les statistiques, 3.500 réfugiés vivent actuellement dans le pays, qui compte 10 millions d'habitants.

« La politique de Bruxelles favorable à la migration menace notre pays d'être envahi pas les migrants» explique le ministre de l'Intérieur Sandor Pinter dans un communiqué. Pas sûr que Bruxelles reste les bras croisés...

Larry Ricky pour DayNewsWorld

 

ALLEMAGNE LE CREPUSCULE D’ANGELA MERKEL ?

« Je ne peux plus travailler avec cette femme »: c’est ce que vient de déclarer, hors de lui, Horst Seehofer, Ministre allemand de l’Intérieur à l’adresse d’Angela Merckel.

Le cri est révélateur des tensions qui règnent en Allemagne en ce moment, sur le sujet qui fâche par-dessus tout : l’immigration massive et non contrôlée.

Après avoir ouvert les portes de l’Allemagne à 1 millions de migrants en 2015, la chancelière doit faire face, 2 ans après, à une forte contestation au sein même de sa majorité, déjà fragile. Les deux partis, la CDU (dirigée par elle) et la CSU, le parti frère, sont depuis quelques jours au bord de la rupture.

Le bras de fer s’est cristallisé autour des mesures proposées par Horst Seehofer contre l’immigration, mesures comportant, en priorité, le principe d’une  reconduite automatique à la frontière des réfugiés ayant fait une demande d’asile dans un autre état membre de l’UE.

Il n’est guère utile de préciser, que cette mesure cardinale pour son auteur, fait écho, non seulement à l’affaire de l’Aquarius qui a éclaté en Italie et qui  infuse par capillarité dans toute l’Europe, mais aussi aux troubles connexes à l’immigration qui règnent ici et là sur le territoire allemand (insécurité, viols, terrorisme etc. …)

La Chancelière a écarté cette proposition « au nom d’une approche européenne de la question migratoire » qu’elle souhaite préférentiellement. Elle a rejeté par ailleurs l’ultimatum de Horst Seehofer, lequel a derechef usé de sa prérogative ministérielle, en donnant 15 jours à Angela Merckel pour répondre, faute de quoi, il lui retirerait son soutien.

Dans l’espoir de calmer la crise, la Chancelière  a proposé à son aile frondeuse et à son ministre d’attendre le prochain sommet européen où elle compte faire des propositions. Ce sommet doit se tenir au Château de Meseberg (70 km de Berlin) aujourd’hui 19 juin 2018.

Angela Merckel entend mettre à profit ce délai pour négocier des réformes, notamment avec la Grèce (écrasée financièrement par l’Allemagne après la crise financière de 2008) et l’Italie, deux pays submergés depuis longtemps par un flot continu de migrants ou de réfugiés qui souvent n’en n’ont que le nom. Elle souhaite également mettre en forme avec Emmanuel Macron, le Président de la République française une réforme donnant à l’Europe plus de pouvoir sur le sujet, par le biais d’un renforcement des moyens de Frontex.

C’est dans ce contexte qu’elle a invité Emmanuel Macron. A cette heure, la rencontre n’est encore pas terminée.

Rappelons toutefois qu’initialement ce sommet bilatéral devait être consacré à la réforme de la zone euro. Mais la crise migratoire européenne a pris le dessus, éclipsant de fait, l’idée de création d’un budget européen.

Pour l’instant donc  Angela Merkel et Emmanuel Macron sont sur la même ligne. La solution migratoire doit être européenne.

Mais, cette position que la Chancelière a martelé à plusieurs reprises a néanmoins fait naitre un certain nombre de voix dissonantes, notamment au sein de la CSU, en campagne électorale en Bavière présentement. « L’Allemagne ne peut pas éternellement s’en remettre à l’Europe pour protéger ses frontières » vient de tonner Markus Söder, le Ministre-Président de la Bavière qui souhaite qu’il soit mis fin rapidement au « tourisme d’asile » et par suite, a mis la Chancelière au défi de trouver une solution sous 15 jours, soit avant le prochain sommet européen  de la fin juin.

La CSU est en train de perdre patience on le voit.  Mais à la CDU également on s’énerve ; quelques voix se sont déjà fait entendre pour appeler à un vote au Bundestag, ceci « pour trancher entre la ligne de la Chancelière et celles de ses opposants » de plus en plus nombreux.

Si on devait en arriver là, sachant qu’Angela Merkel n’a été reconduite que de justesse au poste de chancelière, après les dernières élections législatives, il y a fort à parier que la situation pourrait devenir « historiquement sérieuse ». La fronde pourrait mettre fin à son mandat lui permettant ainsi de retrouver du temps pour écouter ou réécouter la pièce de Wagner(1) « Le Crépuscule des Dieux », une pièce où Brunehilde n’a pas pu être sauvée par Siegfried.

Angela Merkel est une fan de Wagner. Elle ne manque jamais le Festival de Bayreuth.

Clara Mitchell pour DayNewsWorld

 

RECENSEMENT DES ROMS EN ITALIE OU

RELENTS DE FACHISME

Moins de trois semaines en poste et Matteo Salvini déclenche une nouvelle polémique. Après le refus d'accostage dans un port italien de l'Aquarius, navire humanitaire chargé de 630 migrants, le patron de la Ligue ( extrême- droite) compte maintenant procéder à un recensement des Roms pour expulser ceux de nationalité étrangère, devant «malheureusement» garder les Italiens... « Malheureusement nous allons devoir garder les Roms italiens parce que nous ne pouvons pas les expulser », a-t-il ajouté provocateur à la chaîne de télévision Telelombardia. Cela permettra, a-t-il expliqué, d’évaluer la possibilité d’expulser ceux de nationalité étrangère qui se trouveraient en situation irrégulière .

Son allié gouvernemental, Luigi Di Maio, le patron du Mouvement 5 étoiles, a cependant jugé cette initiative « inconstitutionnelle » dans la mesure où il s'agissait de faire du « fichage ».

« Une trouvaille au parfum vaguement fasciste »

Ce projet de recensement a déclenché un tollé dans les rangs de l'opposition et une réaction prudente de la communauté Rom. Dans un communiqué, l'Association Nation Rom a fait valoir que le point sur cette communauté avait déjà été fait l'an dernier par l'Institut national italien de la statistique (Istat) tout en demandant une rencontre au plus vite avec le nouveau ministre.

« D'abord les attaques contre les migrants (...) et maintenant celles contre les Roms », a critiqué le chef de groupe du parti de gauche Libres et Egaux (LeU) à la Chambre des députés, Federico Fornaro. « L'important est de fomenter la haine et de créer un ennemi ». Le Parti démocrate (PD, centre gauche) a vivement critiqué les propos de M. Salvini, estimant que cela ravivait des souvenirs de « nettoyages ethniques ». « Salvini continue sa campagne électorale avec des mots toujours plus aberrants », a jugé de son côté une sénatrice du Parti démocrate Simona Malpezzi, n'hésitant pas à taxer ce recensement de « dernière trouvaille au parfum vaguement fasciste » de la part du nouveau ministre de l’Intérieur.

Face à la vague de contestation qu'a déclenchée son projet de recensement dans les rangs de l'opposition, le Milanais a redoublé de cynisme . «Certains parlent de ‘’choc’’, pourquoi ? Je pense seulement à ces pauvres enfants à qui on apprend à voler et à être dans l'illégalité», a-t-il écrit sur Twitter.

Le gouvernement n’a pas l’intention de mettre en place des archives séparées pour les Roms ni de collecter leurs empreintes digitales, mais veut protéger les enfants de la communauté que les parents empêchent d’aller à l’école, a tenté de justifier le ministre de l’intérieur dans un communiqué publié ultérieurement.

Les gens du voyage, faut-il le rappeler, bénéficient du droit de la libre-circulation en Europe ...

Jenny Chase pour DayNewsWorld

 

FUSILLADE A MALMÖ EN SUEDE

Quatre personnes seraient blessées au cours d'une fusillade ce lundi soir à Drottninggatan dans le centre de Malmö, au sud de la Suède, a déclaré la police suédoise, citée par le journal Sydsvenskan.

Selon le journal suédois Aftonbladet, l'alerte concernant la fusillade est parvenue à la police à 20h13.

« Quatre personnes sont blessées », explique Stephan Söderholm du centre de gestion de la police.On ignore la cause de ces tirs mais la police a déclaré que la population n'avait pas lieu de s'alarmer, le secteur concerné ayant été bouclé. « Nous avons bouclé le secteur et interrogeons des personnes, dont les blessés, s'ils peuvent ou veulent parler », a déclaré un porte-parole de la police, Stephan Soderholm, cité par l'agence de presse suédoise TT.

L'événement est classé comme un événement spécial. « Nous avons un gros problème en place. Il est classé comme un événement spécial et il y a beaucoup de gens à différents niveaux qui courent. Nous avons une barrière autour de la scène de crime et une large entrée à la salle d'urgence pour que le personnel de l'hôpital travaille avec ce qu'il va faire », explique Stephan Söderholm.

La police écarte toute piste terroriste.

Carl Delsey pour DayNewsWorld

 

REVENU DE SOLIDARITE ACTIVE (RSA)

CONTRE SEPT HEURES DE BENEVOLAT

En 2016, le conseil départemental du Haut-Rhin, avait pris une mesure polémique : contraindre les bénéficiaires du RSA à réaliser à sept heures de bénévolat par semaine en échange du Revenu de solidarité active RSA.

Toute personne sans ressource peut y prétendre, sans conditions.

Cette mesure controversée tant par le préfet de l’époque que par les associations venant en aide aux personnes précaires avait été déclarée illégale par le tribunal administratif de Nancy et sa cour d'appel en 2016.

Or la plus haute juridiction administrative française, le Conseil d'Etat a considéré , ce vendredi 15 juin, qu'il n'est pas illégal de demander aux allocataires de faire du bénévolat, au risque de se voir priver du RSA.

Sept heures de bénévolat par semaine en échange du RSA, qui correspond à une allocation de 550 euros par mois : voilà la mesure validée par le Conseil d'Etat

Pour le Conseil d’Etat, la cour «a commis une erreur de droit en se fondant, pour annuler la délibération (du conseil départemental, ndlr), sur la circonstance que le bénéficiaire du revenu de solidarité active (...) ne saurait se voir proposer des actions de bénévolat au titre de son insertion».

Le RSA doit être «élaboré de façon personnalisée», il peut «prévoir légalement des actions de bénévolat à condition qu’elles puissent contribuer à une meilleure insertion professionnelle du bénéficiaire et restent compatibles avec la recherche d’un emploi».

En conséquence, la décision du Conseil d’Etat casse l’annulation de la délibération et renvoie l’affaire devant la cour administrative d’appel de Nancy.

Et gare aux fraudeurs qui se verront tout simplement supprimer leur allocation.

Désormais présidé par Brigitte Klinkert, «le conseil départemental du Haut-Rhin exprime toute sa satisfaction suite à cette décision» du Conseil d’Etat, a-t-il fait savoir dans un communiqué. positifs à la clé», affirme le conseil départemental.

Une méthode qui pourrait bien inspirer d'autres départements dans les mois qui viennent.

Kelly Donaldson pour DayNewsWorld

UN TRAFIC D'ARMES HORS-NORME

DEMANTELE DANS TOUTE LA FRANCE


Une enquête de la juridiction interrégionale spécialisée de Rennes (Jirs), assistée par Europol, a révélé un nouveau commerce illégal dans les milieux de revendeurs clandestins.

Fusils d’assaut, armes de poing et pistolets-mitrailleurs

Un coup de filet hors norme mené 600 gendarmes a en effet permis la saisie de 700 pièces.

En deux jours, ces derniers - accompagnés par leurs collègues des unités spécialisées dans la recherche d’explosifs et d’armes à feu et par le pôle judiciaire de la gendarmerie basé à Pontoise- ont perquisitionné 113 logements.

Pas moins de 250 armes de poing, plus d’une trentaine de fusils d’assaut et près de 50 pistolets mitrailleurs ont été retrouvés souvent cachés dans de fausses cloisons, des livres découpés ou des faux ballons d’eau chaude.

L’opération a également permis de mettre la main sur des explosifs et des lance-roquettes. 90 suspects ont été auditionnés entendus et 34 personnes ont été placées en garde à vue et 4 personnes ont aussi été mises en examen.

Il s'agit de la troisième opération dans une enquête ouverte depuis 2 ans et précédée par deux autres opérations.

En tout pas moins de 1 900 armes de tous types ont été saisies qui « alimentaient les milieux de la criminalité » sous couvert de collection...

Carl Delsey pour DayNewsWorld

 

80 KM/H RAPPORT DU SENAT CONTRE

RAPPORT DU DELEGUE INTERMINISTERIEL

A LA SECURITE ROUTIERE

A 15 jours de la date d’entrée en vigueur (1/07/2018) des 80 km/h généralisés sur les routes secondaires bidirectionnelles, la tension  monte d'un cran .En effet Matignon a rejeté jeudi un rapport de la sénatrice Michèle Vullien (UC) et des sénateurs Michel Raison (LR) et Jean-Luc Fichet (PS), proposant de décentraliser l’abaissement de la vitesse sur les routes à 80 km/h et de limiter son application à certaines routes secondaires.« Au lieu de saisir cette main tendue du Sénat, Édouard Philippe a campé sur ses positions et rejeté cette nouvelle approche, manifestement soucieux de ne pas donner le sentiment de reculer sous la pression », a regretté M. Raison dans un communiqué.

« Au lieu de saisir cette main tendue du Sénat, Édouard Philippe a campé sur ses positions et rejeté cette nouvelle approche, manifestement soucieux de ne pas donner le sentiment de reculer sous la pression », a regretté M. Raison dans un communiqué.

« Les sénateurs assumeront leurs responsabilités afin de favoriser les politiques de prévention […] par la présentation d’une proposition de loi et des amendements au projet de loi de finances 2019 afin de s’assurer que les recettes des amendes radars soient utilisées pour améliorer le réseau routier et sa sécurité, et non pour financer le désendettement de l’État », a-t-il ajouté.

Depuis qu' Edouard Philippe, le Premier Ministre a décidé, à la surprise de tout le monde et sans concertation, d’ ordonner une limitation de vitesse généralisée à 80km/h, le délégué ministériel à la Sécurité Routière s’est vu contraint de multiplier ses déplacements pour faire face à la bronca non seulement des automobilistes, mais aussi des élus locaux et pour défendre la mesure qui selon ses propres termes

« fait l’objet de polémiques infondées et d‘une désinformation pernicieuse  ».

Il est vrai que tout avait mal commencé. C’est en effet contrainte et forcée que la Délégation à la Sécurité Routière (DSR) avait dû se résoudre début février 2018 à publier le bilan de l’expérimentation menée par le CERMA (Centre d’Etudes et d’Expertises sur les Risques de l’environnement, la mobilité et l’aménagement).

Réclamé par tous, ce bilan avait jusqu’alors été tenu secret ; seules les plus hautes autorités avaient pu y avoir accès dans le but de décidé, discrètement du  bien- fondé des mesures à prendre ; Le meilleur exemple de cette méthode opaque et autoritaire : la déclaration spectaculaire  d’Edouard Philippe en décembre 2017 lequel est resté sur la question « droit dans ses bottes ».

Car les ¾ des automobilistes sont, depuis que l’annonce est tombée,  opposés à la mesure tout comme les élus locaux qui devront remplacer dar-dar panneaux et signalisation au sol.

Même le très sélecte Automobile Club s’est autorisée à donner de la voix par l’Intermédiaire de Christian Meslet, Juriste et membre de l’Automobile Club du Midi. Selon Christian Meslet abaisser la vitesse à 90 km/h abaisserait la vigilance des automobilistes.

Depuis le mois de janvier la mobilisation contre le 80 km/h ne faiblit pas et des pétitions circulent venant de tous les horizons.

Mieux, le débat a été relancé vigoureusement ces derniers jours,  suite à la parution le 18 avril 2018 du rapport de l’Observatoire National Interministériel de la Sécurité Routière (ONISR)  commandé par le gouvernement qui à cette occasion a voulu enfoncer le clou une fois de plus sur le bien- fondé de sa réforme.

Un rapport de plus venu de nulle part, qui a  immédiatement fait pester les opposants à la mesure.

En 25 pages « d’explications, de méthodologie, de précisions sur les indicateurs de tendances, associés à de doctes références à la littérature scientifique sur le sujet » ( ?), les experts ont conclus une fois de plus à la nécessité d’abaisser à 80/km/h la vitesse, insistant sur le fait « que la vitesse autorisée à une incidence significative sur les vitesses pratiquées », ce qui reste à prouver.

Bref ! Des conclusions abracabantesques issues de l’expérimentation tronquée  et tout aussi abracabantesque  menée auparavant.

Dans le camp des contres, on a vu le Sénat lui-même, qui est la voix des élus locaux, monter aux créneaux. La grogne des élus locaux a donné des ailes à la Haute Assemblée.

Des Sénateurs plus en colère et déterminés que les autres ont formé un groupe, derrière Philippe Bas (sénateur de la Manche, ancien Préfet, ancien secrétaire général de l’Elysée sous Jacques Chirac lorsque ce dernier a érigé en grand chantier du quinquennat la lutte en faveur de la Sécurité Routière) et Hervé Maury (Sénateur de l’Eure et Président de la Commissions des lois du Sénat).

A leur tour, les sénateurs viennent de produire un rapport de 50 pages démontant point par point celui du Délégué Interministériel à la Sécurité Routière, toujours aussi impopulaire. Philippe Bas a présenté jeudi dernier, 19 avril le contenu du rapport sénatorial, à partir du Palais du Luxembourg  martelant que « ce n’est pas parce qu’une cause est juste, que l’on peut faire n’importe quoi ».

Le rapport sénatorial dénonce l’absence de rigueur scientifique de celui de la Délégation Interministérielle la Sécurité Routière, lequel s’appuie « sur une expérimentation in-conclusive ».

Pour contrer la mesure généralisée d’application du 80 km/h, les sénateurs proposent que celle-ci soit retirée et remplacée par des attributions de compétence ciblées, en faveur des élus locaux, Maires, Présidents de Conseils Départementaux voire Préfet, ceci pour que les mesures adoptées soient adaptées aux situations locales réelles.

Les sénateurs ont au surplus demandé que la date de l’entrée en application de ma mesure prévue initialement au 1er juillet 2018 soit reportée au 1 janvier 2019  « pour laisser le temps de la mise en place « d’une concertation effective intelligente en réaction à une décision brutale et aveugle ».

Rien n’est donc encore tranché définitivement  (en apparence !) même si le Président de la République a laissé entendre ces derniers jours, qu’il retirerait la mesure des 80 km/h dans deux ans pour le cas où l’expérience ne se montrerait pas concluante.

Le Premier Ministre, Edouard Philippe avait été flashé en octobre 2015 sur l’A131 à 150 km/h sur une portion de l’autoroute limitée à 110 km/h...

Clara Mitchell pour DayNewsWorld

COUPE DU MONDE DE RUSSIE OU

LE SPECTACLE AU RENDEZ-VOUS

La Russie a donné le top départ de son Mondial au Loujniki Stadium de Moscou. Le chanteur britannique Robbie Williams et la soprano russe Aida Garifullina ont fait vibrer la foule avec un superbe duo avant le discours de Vladimir Poutine.

On a vu Vladimir Poutine en kimono. On l’a vu au hockey, le sport national de la Russie. Sur un ring de boxe. Avec des skis aux pieds.

Et même montant à cheval. Mais peu avec le ballon aux pieds.

C’est pourtant sur le football qu’il a décidé de miser gros. La "Sbornaya" (l’équipe nationale) inaugure la Coupe du monde jeudi par un match contre l’Arabie Saoudite.

Pour le coup d'envoi de la Coupe du monde, le spectacle était au rendez-vous.

Le pays hôte, la Russie, n'a fait qu'une bouchée de l'Arabie saoudite (5-0).

Dès la 12e minute, Gazinsky ouvrait le score. Juste avant la mi-temps, Cheryshev, entré à la 24e minute après le claquage de Dzagoev , doublait la mise.

Au retour des vestiaires, les Russes ont continué à pilonner la défense saoudienne.

Il a fallu attendre la 71e minute pour voir le troisième but russe, inscrit par Dzyuba, entré quelques instants à peine à la place de Smolov.

Dans le temps additionnel, malgré leur avance, les Russes ne lâchent rien. Cheryshev, d'une splendide frappe extérieure pied gauche, puis Golovin, sur coup-franc, ont parachevé ce succès de la Sbornaya.

Bravo aux Russes!!!
Carl Delsey pour DayNewsWorld

 

LA REFORME DU RAIL EN FRANCE VOTEE PAR LES DEUX CHAMBRES OU LE JUSQU'AU-BOUTISME DE L'INTERSYNDICALE

Combattue par les cheminots depuis début avril, la réforme de la SNCF est en passe d'être définitivement adoptée.

En effet l'Assemblée nationale a adopté mercredi en dernière lecture, par une très large majorité de 452 voix contre 80, et 27 abstentions . Outre la majorité La République en marche (LRM)-MoDem et les UDI-Agir, les trois quarts des députés Les Républicains (LR) ont voté pour. Les groupes de gauche (socialistes, communistes et Insoumis) et les élus Front national se sont prononcés contre.

Ultime étape de son parcours parlementaire, le Sénat votera jeudi le projet de loi qui prévoit de transformer la SNCF en société anonyme, de fixer le calendrier de l'ouverture à la concurrence prévue au niveau européen et de supprimer l'embauche au statut de cheminot dans l'entreprise historique.

Depuis trois mois les deux chambres ont retouché le texte, sur fond de concertations avec les syndicats, avec de nouvelles garanties pour les salariés du groupe ferroviaire dont l'incessibilité du capital de SNCF, SNCF Réseau et SNCF Mobilités de l'entreprise pour éviter une privatisation redoutée et une reprise de 35 milliards d’euros de dette réclamée à cris et à cors par les syndicats . De plus le dispositif favorisant le volontariat des salariés transférés a été également assoupli puisque les syndicats ont également obtenu un droit au retour pour les cheminots transférés. Ils pourront revenir à la SNCF entre trois et huit ans après leur départ, et retrouver alors leur statut s’ils le souhaitent. Des concessions ont été faites par le gouvernement.

L’adoption définitive jeudi au Sénat, à majorité de droite, ne sera qu’une formalité, après l’accord députés-sénateurs sur une version commune du texte lundi en commission mixte paritaire.

Pourtant l’intersyndicale continue à appeler les cheminots à poursuivre la mobilisation, déjà la plus longue depuis trente ans et à se mobiliser « massivement » le 28 juin, dernier jour du calendrier fixé pour des arrêts de travail deux jours sur cinq.

Que veut-elle obtenir de plus dans la mesure où par contre les sénateurs n’ont pas bougé sur les principes « intangibles » de la réforme, à savoir l'ouverture à la concurrence, la fin du statut de cheminot pour les nouvelles recrues et la transformation juridique de la SNCF ?

Depuis le début de la semaine, les appels à cesser la grève se multiplient. Les syndicats « doivent mesurer leur responsabilité s’agissant de tous ceux qui vont passer le baccalauréat » la semaine prochaine, a lancé Edouard Philippe mardi. La CFDT-Cheminots ainsi que l’UNSA-Ferroviaire avaient aussi appelé mardi à suspendre le conflit durant la période du baccalauréat (18 au 25 juin inclus), du moins sur les TER et RER.

La ministre des transports, Elisabeth Borne, a assuré avoir « mené cette réforme avec détermination et dans un esprit de dialogue », critiquant ceux cherchant à « nourrir les colères ». Patrick Jeantet, PDG de SNCF Réseau, a lui affirmé « la grève avait pour objectif de modifier ou pour certains de rejeter cette loi. Cette loi a été adoptée par le Parlement donc oui, cette grève doit s’arrêter ».

Mais la CGT-Cheminots ne semble connaître que le jusqu'au-boutisme !

Jaimie Potts pour DayNewsWorld

 

LE DRAME HUMANITAIRE DE L'AQUARIUS OU LES DISSENSSIONS EUROPENNES SUR L'ACCUEIL DES MIGRANTS

En Italie, le ton est encore monté d'un cran contre la France après les déclarations d'Emmanuel Macron. Ce dernier a en effet dénoncé mardi en Conseil des ministres la « part de cynisme et d’irresponsabilité du gouvernement italien » qui a refusé d’accueillir l’Aquarius et ses plus de 600 migrants, dérogeant au droit international, a déclaré le porte-parole du gouvernement.

Le président français a rappelé mardi qu’en vertu du droit maritime, si la France avait été la rive la plus proche, l’Aquarius aurait pu accoster.

Le torchon brûle entre l'Italie et la France.

L’Italie n'a pas manqué de répliquer vertement à la France tout en fustigeant la politique migratoire de cette dernière. Non seulement le ministre des Affaires étrangères italien a convoqué l'ambassadeur de France mais le ministre de l'Intérieur, Matteo Salvini, est lui, monté d'un cran :

« Nous n'avons pas de leçon à recevoir de la France hypocrite, a-t-il déclaré. Emmanuel, si tu as un cœur en or comme tu dis, accueilles les 10.000 migrants prévus dans le plan de répartition européen. ». Il semble en effet que l'Italie n'ait pas de leçon à recevoir lorsque l'on sait qu'elle a déjà accueilli près de 700 000 migrants depuis 2013 et que mercredi 13 juin la Sicile acceptait encore 900 nouveaux arrivants de la Libye

Pour calmer le jeu à tout niveau Gérard Collomb a invité à Paris ses homologues italien, Matteo Salvini, et espagnol, Fernando Grande Marlaska afin d’« approfondir le dialogue ». Le ministre de l’intérieur français a réaffirmé que « la France se tiendra [it] aux côtés de l’Espagne » à l’arrivée du navire, « en particulier pour l’accompagnement des demandeurs d’asile en besoin manifeste de protection », selon un communiqué.

La réponse à cet imbroglio européen qui a démontré l’égoïsme de chaque Etat réside certainement par une remise en question de la politique européenne de l'asile et des accords de Dublin pour une politique efficace européenne de l'asile.

Indignation et division au sein de la majorité LREM,

Le silence de la France sur le bateau de SOS Méditerranée transportant 629 migrants a d'ailleurs suscité la polémique à gauche et au sein de la majorité LREM. La République en marche se divisant sur le sort de l’« Aquarius », le gouvernement français a déclaré mardi après-midi, par la voix du premier ministre, que la France était « prête à aider » l’Espagne pour « accueillir » des migrants. «

Nous sommes évidemment prêts à aider les autorités espagnoles pour accueillir et analyser la situation de ceux qui sur ce bateau pourraient vouloir bénéficier du statut de réfugié », a déclaré Edouard Philippe.

Par contre le député Les Républicains des Alpes-Maritimes Éric Ciotti s’est élevé vigoureusement contre cette idée d'accueillir les migrants, appelant les autorités françaises à « une grande fermeté là-dessus ».

« Aucun port français, ni Corse, ni Nice, ni Marseille », a tranché Éric Ciotti sur CNews. « L’Aquarius, il a une destination toute trouvée, il faut qu’il retourne vers les côtes libyennes. On veut que Nice devienne Lampedusa ? », a-t-il lancé, disant espérer « qu’il y aura une extrême fermeté là-dessus des autorités françaises ».

Création d'un axe volontaire contre l'immigration

Cependant cette volonté affichée par la France ne peut que se heurter à la création d' « un axe de volontaires » contre l'immigration . En effet les ministres de l'Intérieur italien, autrichien et allemand, vont constituer « un axe des volontaires » pour s'attaquer à l'immigration clandestine. Cette annonce a été faite par le chancelier conservateur autrichien, Sebastian Kurz, depuis Berlin, aux côtés du ministre de l'Intérieur allemand Horst Seehofer.

"Il y a de plus en plus d'arrivées en Grèce, de nouvelles évolutions sur la route albanaise. Je pense qu'il est important de ne pas attendre la catastrophe, comme en 2015, mais d'agir à son encontre à temps", a précisé Sebastian Kurz, qui a fait de la lutte contre l'immigration la priorité de sa présidence de l'UE, qui débute le 1er juillet. Il faisait référence à l'afflux migratoire de 2015, lorsque des centaines de milliers de demandeurs d'asile ont traversé l'Europe à pied. Angela Merkel et le chancelier autrichien de l'époque avaient ouvert leurs pays à ces migrants originaires pour la plupart de Syrie, d'Irak et d'Afghanistan.

L'annonce d'un axe Berlin-Rome-Vienne sur ces questions affaiblit la position d'Angela Merkel qui cherche à arracher un accord sur un système d'asile européen en vue du sommet de l'UE de la fin juin. Mais nombre de pays, notamment dans l'est de l'Europe, s'y opposent refusant une répartition européenne des réfugiés ou tout simplement leur accueil.

Il ne manquait que cette annonce pour ajouter encore de la cacophonie au sein de l'Europe sur l'épineuse question des migrants.

Andrew Preston pour DayNewsWorld

 

BRAS DE FER ENTRE L'ITALIE ET MALTE POUR L'ACCUEIL DE 600 MIGRANTS OU LA PRESSION SUR

LES AUTRES PAYS EUROPEENS

Le ministre de l’intérieur italien, Matteo Salvini, a refusé dimanche que l’« Aquarius », un navire de l’ONG française SOS-Méditerranée, accoste dans un port de la péninsule tout en demandant à Malte, de prendre en charge les migrants.

L'Italie, dont le nouveau gouvernement veut réduire les flux d'immigration illégale, estime que Malte doit prendre ses responsabilités dans la crise migratoire, et « ne peut pas continuer à regarder ailleurs lorsqu’il s’agit de respecter des conventions internationales précises sur la protection de la vie humaine ».

Mais le premier ministre maltais, Joseph Muscat a répliqué au chef du gouvernement italien, Giuseppe Conte «que Malte agit en pleine conformité avec ses obligations internationales» puisque les secours avaient été coordonnés à Rome et n’étaient donc pas de leur ressort.

Les deux pays impliqués n'en sont pas à leur premier bras de fer. Ainsi selon l'ONG allemande Sea-Watch, les autorités maltaises avaient refusé d'apporter toute autre aide que des évacuations héliportées pour urgence médicale. Malte avait démenti cette version des faits, affirmant agir toujours «dans le respect des conventions internationales». Le Seefuchs avait finalement été autorisé à aborder samedi 9 juin dans le port sicilien de Pozzallo.

Le ministre de l’intérieur, Matteo Salvini, entré en fonctions une semaine plus tôt, met en scène sa politique de fermeté face au « business de l’immigration » qu’il n’a eu de cesse de dénoncer depuis des années.

Lundi matin, Matteo Salvini s’en est également pris à un autre bâtiment de l’ONG allemande Sea Watch, actuellement au large de la Libye. « Malte ne bouge pas, la France repousse, l’Europe s’en fout », a-t-il lancé sur Facebook.

Le ministre de l'Intérieur, a reçu de nombreux messages de soutien émanant de l’ensemble de la droite. « Il est temps que les autres Etats membres de l’UE, y compris Malte, prennent leur part, pas seulement en paroles », a ainsi déclaré Anna Maria Bernini, proche de Silvio Berlusconi, et cheffe du groupe Forza Italia (opposition) au Sénat tandis que Giorgia Meloni, cheffe de file de Fratelli d’Italia (postfasciste), a suggéré sur Twitter, que l’Aquarius soit ramené en Italie pour être placé sous séquestre, et que son équipage soit inculpé de « trafic d’êtres humains ». Le Mouvement 5 étoiles, une formation alliée de la Ligue au gouvernement, mais profondément divisée sur la question migratoire, a, quant à elle, mis plusieurs heures avant de s’aligner officiellement sur les positions de Matteo Salvini.

A gauche, avant même le Parti démocrate, le maire de Naples, Luigi de Magistris,indigné, a proposé d’ouvrir son port à l’Aquarius, avant d’être suivi dans la soirée par d'autres homologues. .

Lundi 11 juin , ce sont donc 629 migrants venus d’Afrique, dont 123 mineurs isolés, 11 enfants en bas âge et 7 femmes enceintes, qui sont bloqués en Méditerranée. A bord, l’équipage dispose de quatre à cinq journées de vivres.

Le haut-commissariat de l’ONU a appelé lundi Malte et Rome à débloquer la situation, qualifiée d’« impératif humanitaire urgent ». Le chef du gouvernement italien, Giuseppe Conte, a annoncé que l'Italie avait envoyé en direction du navire deux patrouilleurs avec des médecins à bord «prêts à intervenir et à protéger la santé de toute personne se trouvant à bord de l'Aquarius qui pourrait en avoir besoin».

« L’Italie et la Sicile ne peuvent être le camp de réfugiés de l’Europe » , a par ailleurs assené le ministre de l'Intérieur.

L'Italie, qui depuis 2013 a accueilli plus de 700 000 migrants, fait ainsi pression sur les autres pays européens. Pari réussi puisque l'Espagne vient d'accepter l'accostage de l'Aquarius dans son port de Valence.

Kelly Donaldson pour DayNewsWorld

 

LES RAISONS DU BLOQUAGE DE 14 RAFFINERIES

PAR LES AGRICULTEURS FRANCAIS

Le premier syndicat agricole, la FNSEA, et les Jeunes Agriculteurs (JA) ont appelé leurs adhérents à occuper au total 14 sites stratégiques durant trois jours reconductibles .

Depuis dimanche soir, les raffineries Total de Feyzin près de Lyon, de Gonfreville-l'Orcher près du Havre et de Grandpuits (Seine-et-Marne) sont bloqués par des agriculteurs comme les dépôts pétroliers du port rhodanien Edouard Herriot, du port du Rhin, ainsi que ceux de Vatry (Marne), de Lespinasse près de Toulouse, Coignières (Yvelines) et de Cournon dans le Puy-de-Dôme.Depuis lundi matin l'accès aux dépôts de Dunkerque (Nord), Grigny (Essonne), Gennevilliers (Hauts-de-Seine) ainsi qu'à une autre raffinerie Total à Donges (Loire-Atlantique) est également bloqué.

Les agriculteurs protestent contre la concurrence déloyale, selon eux, de l'huile de palme importée de l'Asie du Sud-Est sur le marché des biocarburants. En effet la bioraffinerie Total de La Mède (Bouches-du-Rhône), qui doit démarrer cet été, prévoit l'importation de 300 000 tonnes d'huile de palme pour son fonctionnement au détriment de la filière française de bio-carburants. Certes l'huile de palme importée coûte 15% de moins que l'huile de colza produite en France , mais la production de cette dernière ne respecterait pas les normes françaises et européennes.

« Nous ne sommes pas contre les importations (...) mais nous voulons, pour le consommateur, que le gouvernement soit cohérent et que les importations soient faites à normes égales, sinon l'agriculture française va disparaître », a déclaré Samuel Vandaele, secrétaire général des JA.

De leur côté, les associations écologistes dénoncent, l'utilisation de l'huile de palme pour deux raisons: elle est d'une part responsable de la destruction de 2,3% des forêts équatoriales et d'autres part considérée comme plus nocive que le diesel lorsqu'elle est utilisée comme carburant.

Dans un communiqué, l'association environnementale Greenpeace pointe du doigt la décision du ministre de la Transition écologique qui a validé le projet. "Nicolas Hulot apparaît désormais acquis aux agro-carburants produits à partir d’huile de palme, écrit Greenpeace, alors que ceux-ci sont responsables de trois fois plus d’émissions de gaz à effet de que les carburants fossiles".

Mais le gouvernement ne compte pas revenir sur l'autorisation donnée à Total d'importer de l'huile de palme.

« Le gouvernement ne reviendra pas dessus », a déclaré M. Travert, en précisant qu'il recevrait mardi la FNSEA et les Jeunes Agriculteurs. La France ne voudrait pa froisser l'Indonésie et la Malaisie, acheteurs potentiels d'équipements militaires...

Aucune pénurie de carburant n'est cependant à craindre dans l'immédiat, la France comptant au total sept raffineries en activité ainsi que 200 dépôts de carburant. De plus, l'État dispose de stocks stratégiques pour trois mois.

Alyson Braxton pour DayNewsWorld

 

ELECTIONS ITALIENNES ET AVENIR DE L’EUROPE

CHE BORDELLO !

Che Bordello ! C’est la formule qui barrait la Une d’un grand quotidien italien,  « Il Tempo », au lendemain des élections législatives du 5 mars 2018.

Rappel : ces élections ont été marquées par le succès du Mouvement 5 Etoiles (30,92%) mené par le jeune Luigi di Maio et de la Ligue du Nord, (18,86%) dirigée par Mattéo Salvini.

Nos voisins transalpins ont donc fait la part belle aux candidats eurosceptiques, antisystème et…. populistes.

Par suite, et à l’heure où les électeurs autrichiens, slovènes voire … anglais ont eux aussi envoyé siéger des candidats représentant « un populisme souverain revigoré », les résultats électoraux italiens sont apparus à leur tour ,comme porteurs d’enchaînements politiques inédits au regard du nombre de plus en plus important de  ceux qui avouent ne plus avoir d’inclination pour l’Europe telle qu’elle fonctionne aujourd’hui.

Du reste, si certains ont émis l’hypothèse que ce vote avait eu lieu par défaut ou que la magie berlusconienne (13,39%)  ne marchait plus parce que plombée par les démêlées judiciaires du « cavaliere », il nous apparait que ce n’est pas ainsi qu’il faut résumer l’analyse politique de ce résultat.

Car en effet, l’économie a été au cœur des propositions des partis antisystème, comme d’ailleurs, de façon antithétique, des partis historiques, dont ce pourrait être la fin, au vu des résultats ?

Au lendemain de ces élections, les deux leaders populistes, Matteo Salvini et Luigi di Maio ont tous deux revendiqué, dès le 23 mars 2018, le droit de former un gouvernement, mais à cette date rien n’était encore fait.

Depuis, les négociations sont allées bon train entre les deux partis, mais difficilement dans un premier temps, compte tenu de l’absence préalable  d’un accord de majorité entre eux.

Les deux partis n’avaient encore jamais constitué de coalition politique entre eux et c’est pour cette raison que  Matteo Salvini avait  lancé devant les journalistes et par trois fois : « NON !NON !NON ! » face aux exigences programmatiques du Mouvement 5 Etoiles.

Arithmétiquement et selon la volonté du peuple italien c’était pourtant envisageable ?

Mais c’était sans compter sur le Président Sergio Mattarella, résolument hostile à la liste des ministres présentés par la Nouvelle Alliance gouvernementale et notamment à la nomination son ennemi de longue date, Paolo Savona, au poste de Ministre de l’Economie et des Finances

Cet ancien Ministre du gouvernement Campi, âgé de 82 ans est devenu un adversaire résolu de la monnaie unique, estimant que l’euro « était une prison allemande » pour l’économie italienne qu’il estime « colonisée ».

L’affaire a donc très vite tourné au conflit institutionnel et ceci jusqu’en début juin, Sergio Mattarella estimant que l’article 92 de la Constitution Italienne lui conférait la prérogative de la nomination de ministres et donc leur choix.

Depuis cette date, les états majors politiques ont multiplié les attaques contre le Président de la République à qui il a été rappelé fermement « que la souveraineté appartenait au peuple ».

En coulisse néanmoins, « les colombes » ont tenté à plusieurs reprises de trouver un compromis en proposant de scinder, ce ministère contesté, en deux, d’un coté l’Economie de l’autre le Trésor chargé de négocier la dette avec l’UE.

Politiquement, on a quand même été au bord de l’implosion, tant la situation était devenue conflictuelle. L’idée d’un retour à la case départ et à l’organisation de nouvelles élections législatives a même filtré, un temps, tant le blocage a été sérieux.

Et c’est ainsi que l’avertissement très opportun, de Massimo d’Alema, ancien Président du Conseil (de gauche) laissant entendre que de nouvelles élections pourrait donner un score de près de 80% à la Ligue du Nord et au M5S a ramené tout le monde à la raison !

Pour éviter un tel désastre, les deux partis ont alors accepté la désignation, par Sergio Matterella, du juriste Guiseppe Conte pour former un gouvernement. Mais ce dernier avait renoncé dimanche dernier 3 juin.

Il a fallu attendre le 5 juin pour que la crise se calme définitivement, Guiseppe Conte ayant finalement accepté le poste de Président du Conseil.

Mardi 5 juin, Guiseppé Conte a donc prononcé son premier discours devant le Parlement déroulant ainsi « le contrat de gouvernement » nouvellement accepté par les deux partis , lequel rappelle que le « populisme était la capacité d’écouter les besoins des peuples » et que programmatiquement la nouvelle majorité allait évoluer entre « des relations privilégiées avec les Etats Unis tout en entamant la révision des sanctions économiques avec la Russie ».

Mais parallèlement aussi Guiseppe Conte a attaqué, bille en tête, l’Union Européenne, au travers de 3 sujets clés : la gestion des migrations et la réforme concomitante du système de Dublin, les règles budgétaires attachées à l’euro et enfin bien évidemment comme déjà rappelé les nouvelles relations avec la Russie.

Les récents événements électoraux dans toute l’Europe et ce qui en a suivi dans les Etats concernés ont rendu Bruxelles nerveux, l’Italie ayant de surcroit une place particulière dans celle-ci, au regard notamment de l’Histoire et à quelques mois des prochaines élections européennes (mai 2019).

Les élections italiennes risquent en effet d’engager l’année prochaine, toute l’Europe, vers une nouvelle démocratie…. monétaire.

C’est en effet sur des thèmes monétaires et financiers que risquent de dérouler la campagne électorale de ces prochaines élections, ceci sous fond de victoires successives  des partis populistes et antisystème en Europe.

En d’autres termes , ces dernières élections italiennes pourraient aggraver la situation politique actuelle déjà périlleuse, l’euro étant en train de devenir une contrainte réfutée par des populations européennes, asphyxiées par la crise économique (emploi+croissance qui ne peuvent plus être considérées comme les seules variables d’ajustement ) et jugé par suite comme une tutelle économique incompatible avec les expressions démocratiques nationales.

A moins que l’idée européenne ne se fracture totalement après une campagne eurosceptique dure, on est obligé de convenir que ces élections italiennes pourraient avoir, dans un tel contexte, et dans le meilleur des cas, une vertu salutaire, pour éviter le pire.

Bien sûr, l’application intégrale du programme  du nouveau gouvernement est encore jugée, par un nombre d' importants d’économistes comme un danger pour l’euro, compte tenu du risque de défaut à terme de la dette italienne…

Mais la pérennité de l’euro est en train, de toute façon, de devenir « conditionnelle ».

Et tout va très vite désormais !

Les dirigeants politiques européistes, comme Emmanuel Macron ou Angela Meckel devraient donc en urgence, entendre la colère qui commence à monter sous peine de donner raison aux sombres prophéties sur l’avenir de l’euro,de l’UE et du rêve fédéraliste et pacifiste des Pères fondateurs de l’Europe  dans les années 50.

A ce stade, il rappellera l’avertissement de l’ancien président de la BCE, Jean Claude Trichet , qui le 16 octobre 2011 déclarait : « demain, à mon avis, il faudra changer le Traité pour être capable d’empêcher un membre de la zone euro de vagabonder et de créer des problèmes pour tous les autres ». Sidérant !

Jean Claude Junker, Président de la Commission Européenne a  commencé à comprendre. Il a d’ores et déjà amorcé des discussions de réformes qui s’avèrent au demeurant compliquées.

Compliquées parce que, par exemple, Hélène Fritzon , la Ministre Suédoise des Affaires Etrangères, très europhile pourtant,  a reconnu dernièrement que le système de Dublin devait être réformé ! Rapidement ?

Compliquées parce Viktor Orban en Hongrie prône déjà depuis longtemps des reformes majeures sur l’Europe, en matière d’immigration notamment, réformes qu’il a déjà engagées isolement dans son pays !

Compliquées parce que c’est l’Autriche, via son nouveau Chancelier, Sébastian Kurz, un eurosceptique convaincu, qui va prendre la présidence de l’UE à partir du mois de juillet 2018.

Par suite, la question essentielle qu’il va falloir se poser dans l’immédiat, est de savoir quel est le courant qui pourrait emporter les prochaines élections européennes sur le continent (et qu’est- il possible encore d’entreprendre pour éviter le pire) :

1. un courant europhile béat, déconnecté des réalités, soutien inconditionnel de la financiarisation de l’économie européenne pour le plus grand bénéfice de son système bancaire, BCE compris ? Dans ce camp, on y trouve le cynique Georges Sorgos, qui n’étant pas un souverainiste et qui se bat pour un monde ouvert (y compris en matière d’immigration) cherche à faire trembler l’euro pour faire trembler les peuples à qui il veut donner un aperçu du chaos monétaire qui s’approche. Son but : inciter lesdits peuples « à bien voter » !

2. des eurosceptiques purs et durs à l’exemple de Paul Krugman , Prix Nobel d’économie ou de Milton Friedman qui ont toujours estimé que l’euro était l’une des plus grandes catastrophes économiques

3. Des européens , conscients des ressentiments sociaux qui ne cessent de s’exacerber mais aussi de l’apocalypse financière qui s’annonce  et qui devraient tenter à l’occasion de ces prochaines élections européennes de s’engager sur une ligne de crête, étroite certes, en estimant  que l’euro n’est pas un billet de Monopoly livré aux magouilles de la Haute Finance et de ses maitres « politiciens détestés » lesquels devraient passer inexorablement en cas de krack financier par la case prison, faute de quoi nous devront tous vivre dans l’avenir avec un billet de 200 € par mois (comme les Grecs).

Laurent Wauquiez pourrait- il être de ceux-ci, sachant que déjà l’Allemagne de Merkel vacille et que les derniers avertissements de Poutine sur une attaque de l’euro pourrait bien se produire plus rapidement que l’on pense ?

La question est ouverte ?

Et il faudra très vite y répondre !

Clara Mitchell pour DayNewsWorld

 

VERS UN ECHANGE DE PRISONNIERS

ENTRE LA RUSSIE ET L'UKRAINE

Les tensions entre Moscou et Kiev depuis l'annexion de la Crimée et le déclenchement du conflit dans l'est de l'Ukraine ont conduit à la multiplication d'arrestations d'Ukrainiens accusés d'espionnage en Russie au cours des dernières années et de Russes en Ukraine.

En 2016, un échange de prisonniers avait eu lieu entre Moscou et Kiev impliquant deux militaires russes présumés et l'ancienne pilote militaire ukrainienne Nadia Savtchenko.

Les détentions et condamnations médiatisées de citoyens dans les deux pays se donc sont multipliés ces dernières années.

Petro Porochenko a pris l'initiative de téléphoner à Vladimir Poutine, inquiet pour la santé du cinéaste ukrainien Oleg Sentsov qui a entamé une grève de la faim depuis trois semaines. Il a été récemment décrit comme "très pâle, très maigre" et ayant perdu des dents.

« Les médecins lui ont dit que très bientôt, il y aura des conséquences irréversibles pour son organisme », a indiqué l'avocat du cinéaste, Dmitri Dinze.

Oleg Sentsov , opposant à l'annexion de la Crimée, a été condamné en août 2015 pour « terrorisme » et « trafic d’armes ». Il purge une peine de vingt ans dans une prison du grand Nord en Russie.

Outre M. Sentsov, un journaliste ukrainien, Roman Souchtchenko, avait été condamné en Russie début juin à 12 ans de camp pour espionnage. Soupçonné par Moscou d'être un colonel du renseignement ukrainien, il rejette ces accusations.

Le journaliste russo-ukrainien Kyrylo Vychynski responsable en Ukraine de l’agence de presse russe RIA Novosti, arrêté fin mai à Kiev et inculpé de « haute trahison » contre le cinéaste Oleg Sentsov ?

Les présidents russe et ukrainien, ont évoqué, lors d’une conversation téléphonique, un « échange des prisonniers » entre les deux pays, a annoncé le Kremlin, ce samedi, dans un communiqué.

« Vladimir Poutine a souligné la nécessité de libérer sans tarder les journalistes russes arrêtés en Ukraine », selon le communiqué. Les deux hommes ont parlé de « questions humanitaires dont l’échange des personnes détenues » lors de cette conversation

Des représentants des droits de l’homme des deux pays rendront visite « dans un futur proche » aux prisonniers détenus respectivement dans les prisons russes et ukrainiennes, selon les deux communiqués.

La Coupe du monde de football débute bientôt en Russie et il est très désavantageux pour Poutine  que ces prisonniers fassent la Une dans le monde entier, ce qui immanquablement ternirait l'image de la Russie.

Une rencontre ministérielle Kiev-Moscou-Paris-Berlin est prévue pour lundi dans la capitale allemande pour relancer le processus de paix dans l'Est séparatiste prorusse de l'Ukraine.

Porochenko a indiqué que la question de l'échange des prisonniers serait l'un des principaux thèmes abordés. Kiev s'est dit prêt à échanger 23 citoyens russes détenus pour "espionnage" dans le pays contre des prisonniers ukrainiens.

Si Vladimir Poutine avait exclu jeudi dernier de procéder à un échange de prisonniers, certains estiment qu'il pourrait faire un geste à l'approche de la Coupe du monde. Quelques semaines avant le début des Jeux de Sotchi, l'oligarque Mikhaïl Khodorkovski et les Pussy Riot avaient été libérés.

Joanne Courbet pour DayNewsWorld

 

LE PASSE INQUIETANT D'UN REFUGIE IRAKIEN

EN FRANCE

Un Irakien de 33 ans, réfugié en France depuis plus d'un an, a été arrêté en mars dernier et mis en examen par des juges antiterroristes. L'homme serait un cadre de l'État islamique.

Mis en examen pour « crimes de guerre ».

Ahmed H. est soupçonné d'avoir été membre du groupe État islamique, et même d'en avoir été un cadre. Il est donc notamment mis en examen pour « assassinats en relation avec une entreprise terroriste » et pour « crimes de guerre ».

Selon les autorités irakiennes, Ahmed H. aurait administré la région de Samarra , zone au nord de Bagdad, pour le compte de l'Etat islamique. Il aurait surtout participé au massacre de 1 700 personnes à proximité de Tikrit en juin 2014. Des centaine de recrues de l'armée irakiennes, chiites pour la plupart, avaient été enlevés et exécutés une par une par des djihadistes.

Il avait obtenu le statut de réfugié en France.

En juin 2016, Ahmed H., 33 ans, est arrivé en France. La manière dont il a rejoint l'Europe depuis l'Irak est encore floue, mais il semble qu'il soit passé par la Hongrie, puis par l'Allemagne. Il s'est installé en France avec sa famille. Il a obtenu son statut de réfugié en juin 2017, auprès de l'Office français de protection des réfugiés et apatrides (Ofpra) et a obtenu dans la foulée et comme le prévoit la loi, une carte de résident valable dix ans.

Mais depuis février dernier, il faisait l'objet d'un mandat d'arrêt international.

Ahmed H. a été donné pour mort, à tort. Selon les autorités irakiennes, il a en réalité quitté le pays à la fin 2014. Bagdad a alors alerté la coalition militaire internationale et la France sur sa possible présence en Europe.

Une notice rouge Interpol a déclenché alors l'action des renseignements et de la justice. A partir de l'été 2017, Ahmed H. est suivi par la DGSI (Direction générale de la sécurité intérieure). Il est placé sous surveillance pour être finalement arrêté le 6 mars à Lisieux (Calvados), où il résidait. Le 6 novembre, une information judiciaire est ouverte à son encontre .Il nie totalement les accusations.Mais selon les enquêteurs, Ahmed H. aurait le profil d'un ancien partisan de Daesh ayant appartenu à des organisations incitant à la haine anti-chiites

La France compétente pour juger le terroriste présumé.

Alors que les faits dont il est accusé se sont déroulés en Irak, le terroriste présumé sera jugé en France, du fait de la «compétence universelle». En d'autres termes, l'État français est considéré compétent pour juger une infraction qui n'a pas été commise sur son territoire, dans le cas de crimes importants relevant du droit international.

En Irak il risquait la peine de mort.
Alizé Marion pour DayNewsWorld

 

OFFENSIVE RADICALE CONTRE L'ISLAM POLITIQUE

EN AUTRICHE

Le gouvernement conservateur a annoncé vendredi 8 juin l'expulsion d'une soixantaine d’imams et de leur famille et la fermeture de sept mosquées financées par la Turquie.

Les raison de cette décision ?

Dans l'une des principales mosquée de Vienne a été reconstitué une bataille emblématique de l’histoire ottomane jouée par des enfants habillés en soldats. L'hebdomadaire de centre gauche Falter a publié les photos de la reconstitution de la bataille de Gallipoli, jouée par des enfants dans les locaux de la mosquée.

Sur un cliché apparaissaient de jeunes garçons en tenue de camouflage alignés en rang, faisant le salut militaire, et agitant des drapeaux turcs, devant un public d'enfants. Sur une autre photo, certains étaient allongés pour figurer les victimes de la bataille, leur corps enroulé dans un drapeau turc. La bataille de Gallipoli est un symbole de la résistance qui a abouti à l'avènement de la République turque moderne en 1923.

En effet l'épisode de Gallipoli s'inscrit dans la bataille des Dardanelles. Cette dernière a commencé en février 1915 par la tentative d'une flottille franco-britannique de forcer le détroit pour s'emparer d'Istanbul, capitale de l'Empire ottoman. Repoussés, les Alliés ont débarqué le 25 avril à Gallipoli mais ont été défaits après de longs mois d'offensive.

L'Empire ottoman a fini la Première guerre mondiale dans le camp des perdants et été démantelé. Mais la bataille de Gallipoli est devenue un symbole de la résistance qui a abouti à l'avènement de la République turque moderne en 1923.

« Ce qui s'est passé dans cet endroit (...) n'a pas sa place en Autriche. Le gouvernement fera preuve d'une tolérance zéro », avait alors affirmé le chancelier  Kurz, promettant une réaction « forte ».

« Des sociétés parallèles, l’islam politique et la radicalisation n’ont pas leur place dans notre pays », a déclaré le chef du gouvernement autrichien lors d’une conférence de presse.

« Le cercle de personnes qui pourraient être affectées par ces mesures comprend environ 60 imams », a précisé le ministre de l’intérieur, Herbert Kickl, membre du parti d’extrême droite FPÖ. Leurs familles sont également concernées et 150 personnes au total pourraient perdre leur droit de résidence en Autriche, a-t-il fait savoir.

La Turquie dénonce un acte d'islamophobie.

Le lieu de culte incriminé est géré par l’Union islamique turque d’Autriche (ATIB) directement liée à la direction turque des affaires étrangères. L'Atib a qualifié la mise en scène de « hautement regrettable » indiquant dans un communiqué être intervenu auprès de la mosquée avant que la controverse éclate dans les médias et avoir demandé la démission du responsable.

La Turquie, par la voix du porte-parole du président Recep Tayyip Erdogan, Ibrahim Kalim, n'a pas manqué de dénoncer une mesure « islamophobe » et « raciste ».

« La position idéologique du gouvernement autrichien va à l’encontre des principes du droit universel, des politiques de cohésion sociale, du droit des minorités et de l’éthique de coexistence. », a-t-il poursuivi.

Environ 360.000 personnes d'origine turque vivent en Autriche, dont 117.000 de nationalité turque.

Les relations entre les gouvernements turc et autrichien sont particulièrement houleuses depuis que le chancelier Kurz a d’interdit les meetings de campagne pour les élections turques du 24 juin prochain.

Britney Delsey pour DayNewsWorld

 

UN GOUVERNEMENT FEMININ ET PRO-EUROPEEN

EN ESPAGNE

La composition de ce gouvernement est « le reflet du meilleur de la société » espagnole, « paritaire, intergénérationnelle et ancrée dans l’UE », a déclaré le premier ministre Pedro Sanchez.

Le premier ministre socialiste Pedro Sanchez a dévoilé la composition de la nouvelle équipe dirigeante, mercredi soir.

Arrivé au pouvoir vendredi après la chute du conservateur Mariano Rajoy, le socialiste espagnol Pedro Sanchez a choisi un gouvernement pro-européen et majoritairement féminin, avec onze femmes et six hommes, une répartition peu commune en Europe.

Ce gouvernement prêtera serment jeudi 7 juin devant le roi Felipe VI.

Si c’est le gouvernement le plus féminin que l’Espagne ait jamais connu, c’est aussi le plus minoritaire depuis le rétablissement de la démocratie. Le Parti socialiste espagnol ne dispose que de 84 députés sur 350 . Le parti se trouve donc à la merci de la marge de manœuvre que lui accorderont le parti de gauche radicale Podemos, les nationalistes basques et les indépendantistes catalans, qui ont soutenu la motion de défiance contre Mariano Rajoy, sans donner pour autant un chèque en blanc à Pedro Sanchez.

Un gouvernement pro-européen

Alors que se prépare le Brexit au Royaume-Uni et que l’Italie vient de former un gouvernement eurosceptique, l’exécutif espagnol a volontairement marqué son caractère pro-européen.Aussi Sanchez a-il nommé l’ancien président du Parlement européen Josep Borrell aux affaires étrangères. Ce Catalan de 71 ans et européen convaincu a fait montre ces dernières années de son opposition très ferme au mouvement indépendantiste en Catalogne. A l’étranger, cet ancien ministre de Felipe González (1982-1996) sera chargé de défendre l’unité du royaume d’Espagne. En interne, c'est une autre Catalane qui sera chargée de dialoguer avec le gouvernement indépendantiste de Quim Torra : Meritxell Batet, Barcelonaise de 45 ans, nommée ministre de l’administration territoriale. Représentante du Parti du parti socialiste de Catalunya (PSC), une formation autonome qui intègre les instances du PSOE, elle défend une troisième voie entre le statu quo et l'indépendantisme.

Au nom de « la stabilité », Sanchez s’est engagé à conserver le budget de l’État 2018 élaboré par les conservateurs, qui va être examiné par le Sénat.

Pour ce faire, le socialiste a choisi deux femmes pour diriger son équipe économique qui, selon sa promesse de la semaine dernière, « devra avoir pour priorité principale de respecter les engagements européens » en matière de déficit public. Il a ainsi nommé la directrice du budget de l’UE Nadia Calviño à l’économie tandis que Maria Jesus Montero prend le portefeuille des Finances. Cette dernière n'en est pas à son premier coup d'essai puisqu'elle a dû déjà assumé cette responsabilité au gouvernement régional de l’Andalousie, en pratiquant des coupes radicales dans les dépenses publiques ordonnées par le gouvernement conservateur.

Un gouvernement plutôt féminin :

Onze femmes et six hommes composent le nouveau gouvernement. M. Sanchez a aussi fait le choix de placer des femmes à des postes centraux, au point que la presse espagnole se demande si le conseil des « ministros » (« ministres » au masculin) ne devrait pas être rebaptisé des « ministras » !

Pedro Sanchez a ainsi nommé Carmen Calvo, 60 ans, ancienne ministre de la culture (2004-2007), comme vice-présidente , deuxième dans le rang protocolaire. Elle sera également à la tête du ministère de l’égalité, une question prioritaire pour le gouvernement, trois mois après l’exceptionnelle « grève générale féministe » et les manifestations du 8 mars.

L’ancienne procureure antiterroriste Dolores Delgado arrive à la justice et l’ancienne juge de la Cour suprême Margarita Robles à la défense. Isabel Celaa sera chargée de l’éducation, Magdalena Valerio du travail, Carmen Monton de la santé... Une démonstration de féminisme.

Le numéro trois du PSOE, José Luis Abalos, est en charge des travaux publics et l’ancien juge Fernando Grande-Marlaska de l’intérieur. Pedro Duque, le premier astronaute espagnol, a été nommé aux sciences.

Des spécialistes de leur domaine de compétence.

La ministre de l'Économie, Nadia Calviño, était jusqu'à maintenant directrice générale du budget à la Commission européenne si bien qu'avant même l'officialisation de sa nomination, Calviño a reçu sur Twitter la bénédiction de Ana Botín,la dirigeante de la principale banque du pays. «Avoir Nadia Calviño comme nouvelle ministre de l'Économie permettra à l'Espagne d'augmenter (son) poids en Europe.». Le travail de Calviño sera complété María Jesús Montero, nommée au ministère des Finances, qui exerçait jusque-là les fonctions homologues au gouvernement régional d'Andalousie. La ministre régionale de Valence à la Santé, Carmen Montón, investit le ministère de la Santé, de la Consommation et des Affaires sociales, tandis que le ministère de l'Éducation sera occupé par une ancienne responsable de ce secteur au gouvernement régional du Pays basque . Pour ne citer que ces exemples.

Pédro Sanchez, sans expérience politique, peut donc s'appuyer sur les compétences de ses ministres minutieusement choisis, appartenant en majorité au PSO. Mais le gouvernement aura maille à partir avec la myriade de partis qui ont voté la motion de censure juste pour renverser le conservateur Rajoy. À peine nommé, le gouvernement Sánchez sait que le temps lui est compté...Avec un groupe parlementaire réduit, le chef de file du PSOE va devoir construire une majorité s’il veut pouvoir diriger réellement durant les prochains mois .

Un objectif impossible, selon le PP. « L’Espagne a besoin de stabilité et celle-ci ne peut venir ni de motions de censure, ni de gouvernements intérimaires, ni de successions d’élections ou de gouvernements comme le sien », l’a averti le porte-parole conservateur Rafael Hernando .

Joanne Courbet pour DayNewsWorld

 

VOTE PAR LE SENAT DE LA REFORME DU RAIL

La réforme de la SNCF a été votée en première lecture au Sénat, ce mardi, à l'issue d'un vote solennel sur le projet de loi «pour un nouveau pacte ferroviaire». 240 sénateurs se sont exprimés pour le texte, 85 contre et 18 se sont abstenus.

La chambre haute a introduit les amendements qu'avaient exigés les syndicats réformistes sur le volet social de la réforme.

Dès l'examen du texte en commission, les sénateurs avaient modifié la réforme avec quatre objectifs : la préservation des dessertes TGV jugées indispensables, le renforcement des garanties offertes aux salariés, les moyens d'une ouverture réussie à la concurrence et le maintien d'un haut niveau de sécurité et de sûreté au sein du système ferroviaire.

En séance, l'ensemble de ces dispositions ont été confirmées , notamment la conclusion par l'État de contrats de services publics pour répondre aux objectifs d'aménagement du territoire, le dispositif favorisant le volontariat des salariés transférés, et l'incessibilité du capital de SNCF, SNCF Réseau et SNCF Mobilités. Les syndicats ont également obtenu un droit au retour pour les cheminots transférés. Ils pourront revenir à la SNCF entre trois et huit ans après leur départ, et retrouver alors leur statut s’ils le souhaitent.

Parallèlement, l'Etat a promis de reprendre la dette de la SNCF à hauteur de 35 milliards afin d'atteindre l'« équilibre (financier) avant la fin du quinquennat ».

Les sénateurs n’ont par contre pas bougé sur ces principes « intangibles » de la réforme, à savoir l'ouverture à la concurrence, la fin du statut de cheminot pour les nouvelles recrues et la transformation juridique de la SNCF.

L'adoption de la réforme amendée par le Sénat ne clôt pas pour autant le marathon parlementaire du texte. Le projet de loi continuera ensuite son parcours avec une commission mixte paritaire prévue le 13 juin qui permettra aux députés et aux sénateurs de tenter de s'accorder sur une version commune.

L’adoption, mardi, de la loi par les sénateurs pourra-t-elle mettre fin à une grève qui a déjà coûté plus de 400 millions d’euros à la SNCF ?

Andrew Preston pour DayNewsWorld

 

LA REPONSE PEU AMBITIEUSE D'ANGELA MERKEL

SUR L'EUROPE A EMMANUEL MACRON

Après des mois d’atermoiements et à moins d'un mois d'un sommet à Bruxelles qui doit poser les bases d'une réforme européenne, Angela Merkel a pour la première fois livré sa réponse à Emmanuel Macron sur la réforme de la zone euro dans un contexte assombri par la situation italienne.

Dans un long entretien accordé dimanche 3 juin au Frankfurter Allegemeine Zeitung, elle donne sa sa vision de l'Europe, beaucoup moins ambitieuse que celle souhaitée par Emmanuel Macron dans son discours à la Sorbonne en septembre 2017.

Le contexte international et les défis posés par la présidence Trump plaident pour des avancées décisives, mais Angela Merkel n'a plus les mains libres dans sa nouvelle coalition.

Une plus grande convergence économique entre les Etats

La chancelière accepte un budget d'investissement tout en prônant la création d'une Fonds monétaire européen. « Nous avons besoin d'une plus grande convergence économique entre Etats membres au sein de la zone euro », a-elle déclaré.

« Nous avons pour cette raison proposé un budget d'investissement pour la zone euro dans le contrat de coalition » du nouveau gouvernement allemand entre conservateurs et sociaux-démocrates, a ajouté Angela Merkel. Mais on se trouve bien loin de la somme attendue par le président Macron, lui qui avait appelé de ses vœux un budget équivalant à « plusieurs points du PIB de la zone euro », soit plusieurs centaines de milliards d'euros.. En effet le budget sera modeste :« limité à deux chiffres en milliards d'euros », précise la chancelière, soit quelques dizaines de milliards d'euros. « La solidarité entre partenaires de la zone euro ne doit jamais conduire à une union de l'endettement », où la dette serait mutualisée, a-t-elle prévenu soucieuse de ne pas heurter ses partenaires politiques.

Un avertissement clair à l'Italie alors que la nouvelle coalition au pouvoir demander auprès de la Banque centrale européenne l'effacement de 250 milliards d'euros de la dette italienne.

Un « FME aux pouvoirs étendus »

Elle se prononce en faveur de la transformation du Mécanisme européen de stabilité (MES) en Fonds monétaire européen (FME), susceptible de venir en aide aux pays en difficulté économique. « Nous voulons nous rendre un peu indépendants du Fonds monétaire international », a-t-elle expliqué mais avec des contreparties .

En échange en effet les pays concernés devraient accepter – comme pour le FMI – que ce FME ait un droit de regard et d'intervention dans leurs politiques nationales ce à quoi est opposé la France. Ces prérogatives risquent donc de ne pas séduire tous les pays de la zone euro.

Une agence européenne des migrations

La plus grande avancée de la chancelière se concrétise à propos de la question migratoire en soutenant l’idée d’une agence européenne des migrations tout en plaidant pour l’harmonisation du droit d’asile. Elle reconnaît l'échec qu'a été le système des quotas obligatoires de réfugiés pour les Etats membres et propose un « système flexible » de partage des responsabilités.

Une culture stratégique commune

Sur la défense et la sécurité Angela Merkel fait également un grand pas dans le sens souhaité par Emmanuel Macron puisqu'elle soutient l’initiative d’intervention européenne lancée par la France et souscrit à la nécessité de créer une « culture stratégique » commune. Un signal politique bienvenu compte tenu des traditionnelles réticences allemandes dans ce domaine...

Il n'y aura pas de grand soir allemand !

Joanne Courbet pour DayNewsWorld

 

DES DEMANDES D'ASILE MONNAYEES

EN ALLEMAGNE ?

Angela Merkel et son gouvernement viennent d'être mis mis en cause ce dimanche dans un vaste scandale qui secoue l'office chargé de la gestion des milliers de migrants arrivés en Allemagne depuis 2015. En effet l'antenne du ministère de l'Intérieur chargé du traitement des demandes d'asile à Brême, le Bundesamt für Migration und Flüchtlinge (Bamf), est soupçonné de corruption.

Mille deux cents demandes d'asile auraient été accordées par le Bamf en échange de divers avantages. La responsable de l'antenne, qui nie en bloc tout en affirmant avoir seulement été débordée, ainsi que des avocats et des interprètes ont été mis en examen pour corruption. «L'échec se situe dans l'inaction (du gouvernement) dès lors que les défis auxquels l'Allemagne allait être confrontée avec l'arrivée des réfugiés étaient clairs», a déclaré l'ancien président de l'Office national des migrants et réfugiés (Bamf), Frank-Jürgen Weise, à l'hebdomadaire Der Spiegel.

Selon Frank-Jürgen Weise la crise aurait pu être évitée dans la mesure où il avait personnellement informé Angela Merkel à deux reprises des problèmes en 2017. Mais aucune mesure n'a été prise à ce moment-là. De plus un rapport confidentiel établi par ses soins, où il fustige durement le gouvernement, a également fuité dans les médias.

Depuis le début du scandale, plusieurs milliers d'autres dossiers sont minutieusement vérifiés. Le gouvernement, en très mauvaise posture, est accusé au mieux d'avoir ignoré des mises en garde en interne sur les malversations et problèmes qui étaient en cours,au pire de les avoir étouffés.

Le partenaire social-démocrate de la coalition gouvernementale d'Angela Merkel demande désormais des «explications» à la chancelière.

«C'est tout simplement un échec de la chancelière», a dénoncé dimanche un des dirigeants sociaux-démocrates, Ralf Stegner, au quotidien Tagesspiegel

«On ne peut pas dire aux gens On va y arriver (le slogan de Merkel lors de l'arrivée des migrants en 2015, ndlr) et ensuite rester les bras croisés quand l'organisme chargé du dossier échoue faute de moyens», a-t-il ajouté.

Carl Delsey pour DayNewsWorld

 

NOUVEAU CHEF DE GOUVERNEMENT EN ESPAGNE APRES LA CHUTE DE MARIANO RAJOY

C'est un chapitre de l’histoire politique espagnole qui vient de se refermer ce vendredi à Madrid. Au pouvoir depuis décembre 2011, M. Rajoy, 63 ans, avait survécu à plusieurs crises majeures, de la récession, qu'il a combattu par une sévère cure d’austérité, aux mois de blocage politique en 2016 jusqu’à la tentative de sécession de la Catalogne l’an dernier.

Dans une allocution devant le Parlement, le chef conservateur du gouvernement espagnol, Mariano Rajoy, a reconnu, vendredi 1er juin, sa défaite avant la motion de censure socialiste. Cette dernière a été adoptée à 180 voix pour, 169 députés ont voté contre et une abstention.

« Ce fut un honneur d'avoir présidé le gouvernement espagnol et de laisser l'Espagne dans un meilleur état que celui dans lequel je l'ai trouvée. J'espère que mon remplaçant pourra dire la même chose à son tour », a-t-il confié avant le vote.

Le sort de M. Rajoy s’est donc joué en à peine une semaine depuis le dépôt vendredi par le Parti Socialiste (PSOE) de M. Sanchez de cette motion, au lendemain de l’annonce de la condamnation du Parti Populaire du chef du gouvernement dans un méga-procès pour corruption, baptisé Gürtel.

L'Espagne a désormais comme nouveau chef du gouvernement le socialiste Pedro Sanchez.

« Aujourd’hui, nous écrivons une nouvelle page de l’histoire de la démocratie dans notre pays », a déclaré M. Sanchez, ancien professeur d’économie.

A 46 ans, M. Sanchez tient enfin sa revanche. En effet ces deux dernières années il avait connu de cruelles déceptions. En mars 2016 les députés avait rejeté l’investiture à la tête du gouvernement pendant qu'en juin de la même année il obtenait le pire score de l’histoire du PSOE aux élections législatives. Dans la foulée il fut déchu de son poste de numéro deux de sa formation dont il ne reprit les rêne que l'an dernier.

Mais si Pedro Sanchez est désormais le nouveau président du gouvernement espagnol après avoir obtenu le soutien de circonstance de six partis, son assise électorale avec seulement 84 sièges sur un total de 350 à la chambre basse du Parlement risque très vite de poser des difficultés pour gouverner. Les alliés de circonstance de M. Sanchez ont d’ailleurs tous souligné a l'envi que leur vote contre Rajoy n’était pas un blanc-seing.

Pedro Sanchez pourrait donc décider la convocation d'élections anticipées pour tenter de reconstruire une majorité. Il le ferait mais seulement après avoir gouverné « quelques mois » lui permettant notamment de « faire des changements suffisants » comme « des hausses de salaires et de retraites » selon l'une de ses porte-parole, Carmen Calvo.

Un moyen de renforcer la popularité du PSOE qui a connu en 2016 la pire déroute électorale de son histoire récente.

Joanne Courbet pour DayNewsWorld

 

PORT DU VOILE INTEGRAL INTERDIT

EGALEMENT AU DANEMARK

Le Parlement danois a adopté ce jeudi 31 mai une loi interdisant le port du voile intégral islamique (burqa ou niqab) dans l'espace public, suivant ainsi d'autres pays européens comme la France ou la Belgique.

« Toute personne qui, dans des lieux publics, porte un vêtement qui lui cache le visage est passible d'amende ». Tel est le texte qui a été adopté par 75 voix contre 30 au parlement du Danemark, ce jeudi.

Le projet de loi, porté par le gouvernement de centre-droit, avait aussi l'adhésion des deux premières forces politiques au Parlement: les sociaux-démocrates et le Parti populaire danois (populiste, anti-immigration).

A partir du 1er août, date d'entrée en vigueur de la nouvelle législation, une amende de 1 000 couronnes danoises (134 euros) sanctionnera toute infraction à l'interdiction du port du voile intégral dans les lieux publics. En cas de renouvellement de l'infraction, l'amende pourra s'élever à 10.000 couronnes.

Le port du voile intégral islamique est banni ou limité dans plusieurs pays européens.

La France a été le premier pays en Europe à interdire le voile intégral dans l'espace public avec la promulgation d'une loi « interdisant la dissimulation du visage dans l'espace public »en octobre 2010 pour une application en avril 2011.

La Cour européenne des droits de l'Homme en 2014 l'a validée. La loi prévoit pour les infractions jusqu'à 150 euros d'amende. En cinq ans, plus de 1.600 verbalisations ont été dressées.

En juillet, la Cour européenne des droits de l'Homme a validé son interdiction dans l'espace public en Belgique. En Autriche également le port du voile intégral est réprimé depuis octobre.

Les députés allemands ont eux adopté le 27 avril 2017 une loi interdisant partiellement le port du voile intégral dans certains contextes, obligeant notamment les agents publics à avoir le visage totalement découvert dans le cadre de leurs fonctions et les personnes dont le visage est dissimulé à se découvrir en cas de vérification d'identité.

Un consensus sur l'interdiction du port du voile intégral commence à poindre en Europe.

Britney Delsey pour DayNewsWorld

 

LE PORTUGAL OU UN CONTRE-MODELE EUROPEEN

En 2018 le Portugal continue sa course vers le plein emploi et la réduction des inégalités sociales .

Le voici devenu le meilleur élève de la zone euro avec une croissance économique au plus haut, un chômage au plus bas, des investissements en progression permanente, un déficit budgétaire qui tend vers le zéro.

De bonnes nouvelles de plus accompagnées par une première mondiale : l'énergie électrique produite par les renouvelables a dépassé la consommation du pays.

Seul point noir, idéologique, celui là : la politique menée pour parvenir à ces résultats est encore et toujours à l'opposée de celle préconisée par Bruxelles et suivie par Berlin ou Paris.

Le budget 2018 du Premier ministre portugais présenté à la Commission européenne fin 2017 n'a pas beaucoup plu.

La Commission estimait que la baisse exigée de 0,6% des dépenses publiques ne serait que de « seulement 0,4%. » Reproche peu justifié alors que lorsque le déficit du Portugal est désormais l'un des plus bas de la zone euro, à 1,4% en 2017 et qu'il ne cesse de se réduire.

Le petit pays au bord de la récession économique il y a quelques années encore, augmente ses performances économiques et sociales de façon continue depuis 30 mois, au grand dam des dirigeants d'autres pays européens adeptes des politiques libérales de rigueur budgétaire.

Les dernières mesures du gouvernement d'Antonio Costa, très décriées par son opposition de droite semblent pourtant continuer d'agir en faveur d'une amélioration générale, tant sociale qu'économique

Relance, ajustement des impôts, augmentation du salaire minimum et incitations aux investissements .

Alors qu'en France les impôts sur les plus gros revenus sont abaissés, des taxes sur les entreprises compensées et les retraites grevées, le gouvernement portugais a engagé une politique fiscale inverse. Le budget 2018 portugais prévoit une baisse conséquente des impôts sur le revenu pour les classes moyennes, accompagnée par une nouvelle augmentation des pensions de retraite. Pour la fiscalité des grandes entreprises, le choix politique se trouve aussi à l'opposé de celle de la France : instauration de nouvelles taxes pour toutes les entreprises au chiffre d'affaires supérieur à 35 millions d'euros, déblocages des mouvements de postes pour les fonctionnaires.

La politique économique de la demande, instiguée depuis deux ans et demi par le gouvernement portugais, porte clairement ses fruits. Cette politique est fondée sur une relance de la consommation par l'amélioration des conditions professionnelles et sociales des travailleurs portugais afin de créer de l'attractivité pour les investisseurs, améliorer la productivité, permettre de la montée en gamme de productions.

La démonstration portugaise d'une amélioration des investissements et de l'emploi privé grâce à l'augmentation des salaires et des prestations sociales vient percuter de plein fouet la doxa européenne voulant que la compétitivité des entreprises doive obligatoirement passer par une baisse ou un gel des salaires et la diminution des dépenses sociales des Etats…

Réduire les déficits budgétaires ne passe pas par la seule baisse des dépenses publiques, au contraire. Plus un Etat dynamise son économie en améliorant les revenus et la protection sociale de sa population, salariés, retraités, entreprises, plus les recettes de l'Etat augmentent. La dépense publique — avec une croissance économique suffisante et stable, de 2,7% au Portugal en 2017, un chômage bas et des investissements en progression — n'est alors plus qu'un facteur d'ajustement budgétaire de faible importance.

Le gouvernement d'Antonio Costa a compris cette donne et applique une politique « d'accompagnement » économique, social et de transition énergétique, sans dogmatisme particulier.

Andrew Preston pour DayNewsWorld

 

TERRORISME: DEUX POLICIERS ET UN PASSANT ABATTUS EN PLEIN CENTRE DE LIEGE EN BELGIQUE


L'horreur à nouveau... Selon les médias belges, un homme a ouvert le feu ce mardi vers 10h30 sur des policiers dans une rue du centre-ville, à proximité d’un café fréquenté.

Deux fonctionnaires sont décédés, selon les pompiers et le parquet fédéral. Un troisième a été blessé en essayant d’intercepter le tireur.

Par ailleurs, la passagère d'un véhicule qui circulait dans le quartier a également trouvé la mort.

Selon une source policière l’homme aurait crié « Allah Akbar » près du Café des Augustin . rue des Le dossier a été confié au parquet fédéral, compétent en matière de terrorisme.

« Il y a des éléments qui vont dans la direction d'un acte terroriste », a reconnu Eric Van Der Sypt, porte-parole du parquet fédéral.

D’importants moyens de police et de secours ont été dépêchés en urgence.

L’assaillant s’appelle Benjamin H., un Belge né en 1982. Il est connu pour des faits de délinquance et était sorti de prison lundi pour un congé.S’il fréquentait des détenus radicalisés à la prison de Lantin, il ne semblait pas avoir été considéré comme radicalisé lui-même ...

Une conférence de presse est prévue dans un commissariat.

«Nos pensées vont aux victimes de cet acte horrible », a affirmé le palais royal de Belgique. « Violence lâche et aveugle à Liège », a dénoncé le Premier ministre Charles Michel.

Carl Delsey pour DayNewsWorld

 

REJET DE GRAVER DANS LA LOI L'INTERDICTION

DU GLYPHOSATE PAR L'ASSEMBLEE EN FRANCE

Alors qu' Emmanuel Macron avait promis que la substance, principe actif du Roundup de Monsanto, serait interdite en France « dès que des alternatives auront été trouvées, et au plus tard dans trois ans », l’Assemblée a refusé d’inscrire l’interdiction de glyphosate dans la loi.

L’Assemblée nationale s’est prononcée contre l’interdiction de l’herbicide lors de l’examen du projet de loi sur l’agriculture et l’alimentation, dans la nuit de lundi à mardi.

Les amendements visant à interdire l’herbicide pour 2021 ont été retoqués par les députés de la droite et du centre.

Alors qu'Emmanuel Macron s’y était engagé, les parlementaires n’ont pas suivi le président.

Le gouvernement veut tout d’abord une solution pour les agriculteurs.

Les amendements visant à interdire l’herbicide pour 2021 ont été retoqués par les députés de la droite et du centre.

Graver dans le marbre de la loi cette interdiction était le but de Matthieu Orphelin, député LREM et proche du ministre de la transition écologique et solidaire, Nicolas Hulot. Son amendement a été repoussé (20 députés pour, 63 contre).

Pourtant cette substance est jugée cancérogène probable par l’Organisation mondiale de la santé.

La proposition avait pourtant été agrémentée de possibles dérogations afin que certains secteurs de l’agriculture ne souffrent pas d’une interdiction de cette substance trop brutale

En revanche des mesurettes pour réduire les pesticides (interdiction des remises, rabais et ristournes, encadrement de la publicité…) pourront consoler les écologistes puisque les députés ne les ont pas rejetées.

Ils ont daigné donner leur approbation à une extension du champ de l’interdiction des néonicotinoïdes,- insecticides « tueurs d’abeilles »- aux substances chimiques dont les modes d’action sont identiques.

Sur fond de « controverse scientifique sur sa dangerosité », le ministre de l’agriculture, Stéphane Travert a estimé nécessaire d'« approfondir les connaissances » sur le glyphosate même, en vue du prochain débat européen.

Les relations troubles entre le politique et certains lobbies ont peut-être leur part dans cet attentisme dénoncé par la députée des Deux-Sèvres, Delphine Batho.

Kelly Donaldson pour DayNewsWorld

 

ACTE DE BRAVOURE DE MAMADOU GASSAMA

Spider-Man ou superman quoi qu'il arrive un super-héros des temps modernes.
Il a été reçu et récompensé par le Président de la République Française monsieur Macron.
Selon la direction générale des étrangers en France, la procédure prendra environ trois mois.
Nous avons tous suivi le sauvetage de l'enfant suspendu au quatrième étage par un jeune Malien sans papiers de 22 ans dans le 18eme arrondissement.

En effet Mamadou Gassama s'est précipité sur cette façade d' immeuble pour sauver ce jeune enfant de 4 ans en escaladent balcon par balcon pour tirer l'enfant vers l'intérieur.

Le buzz a fait le tour du monde.La scène, spectaculaire, a été filmée par des passants ébahis!
Ce geste a valu que le chef d'État lui donne la nationalité française par voie de naturalisation.

De plus il y a obtenu un travail auprès des sapeurs-pompiers.
Mamadou Gassama a eu beaucoup de courage et habileté pour aller sauver ce petit garçon qu'il ne connaissait pas ainsi qu'une grande bonté de cœur.
Et comme il l'a précisé sa foi l'a aidé.

Il va désormais sortir de la clandestinité que connaissent les milliers de travailleurs sans papiers en France.

 

Mia Kennedy pour DayNewsWorld

 

MEGA-PROCES POUR CORRUPTION DU PARTI POPULAIRE QUI COMPROMET

LE GOUVERNEMENT EN ESPAGNE

Ce méga-procès mérite un petit rappel historique des scandales qui égratignent le parti populaire avec un flot continu de scandales de corruption et avec lui, impliqué, le Premier ministre espagnol, Mariano Rajoy.,

Le président espagnol a beau de nouveau les définir comme des «cas isolés», la quantité de faits et d'accusations détruit bel et bien l'image du Parti populaire.

Les cas principaux:

L'intrigue autour d'un réseau d'affaires qui a payé pour recevoir des contrats au doigt des administrations menées par le PP en particulier dans la Communauté Valencienne et la Communauté de Madrid est l'un des plus étendus et médiatiques dans l'histoire récente de l'Espagne.

La Cour a condamné à 51 ans dans la prison d'affaires Francisco Correa comme chef de bande et 33 ans et à une amende de 44 millions d'euros (51 millions de dollars) l'ancien trésorier du PP Luis Barcenas.

Les « cartes noires »

L'ancien directeur du FMI et ancien ministre de l'Economie, Rodrigo Rato, a été condamné l'année dernière à quatre ans et demi de prison pour une fraude qui a frappé les institutions financières Caja Madrid et Bankia, dont il a assuré la présidence de 2010 à 2012. Il a bénéficié de cartes de crédit opaques au Trésor.

L'ancien ministre et homme clé du PP, en liberté en attendant que le jugement soit définitif dans cette affaire, sera également jugé public par Bankia en 2011 dans une opération prétendument frauduleuse. De plus il est à la vue de la Justice pour l'origine suspecte de son patrimoine.

« Punicure »

Il s'agit d'un supposé réseau de corruption lié à plusieurs municipalités et organisations régionales, principalement à Madrid, avec d'anciens maires prétendument impliqués dans des collectes de fonds et des arbitrages irréguliers. L'un des protagonistes est l'ancien dirigeant du PP à Madrid, Francisco Granados, qui était en prison de 2014 à 2017 et est en liberté sous caution depuis lors.

« Autres scandales »

En plus de ceux déjà mentionnés, de nombreuses figures centrales du PP ont été condamnées ou accusées dans plusieurs cas. L'un d'entre eux est Jaume Matas, ancien ministre et ancien président de la région des Baléares qui a purgé des peines de prison et accumulé des peines pour plusieurs complots.

Le dernier à se joindre à la liste a été Eduardo Zaplana, ancien ministre et ancien président de la Communauté Valencienne, arrêté cette semaine en tant qu'enquêteur pour corruption et crimes de blanchiment d'argent.

Cette nouvelle crise politique intervient après que le Parti populaire (PP) de Mariano Rajoy a été condamné, jeudi, pour corruption à l'issue d'un procès de grande ampleur.

« Un authentique système de corruption institutionnel »

Dans cette affaire baptisée Gürtel, 29 personnes - dont une douzaine d'anciens cadres ou élus du PP - ont été condamnées pour corruption, détournements de fonds publics ou blanchiment d'argent, à un total de 351 années de prison.La justice a conclu à l'existence d'«un authentique et efficace système de corruption institutionnel» entre le parti et un groupe privé, et condamné le Parti Popu

Le PP lui-même doit également payer 245 000 euros en tant que participant lucratif pour bénéficier de l'intrigue dans ses premières années. Le parti de Rajoy devient ainsi le premier condamné de corruption en Espagne.

Un autre procès distinct jugera le prétendu financement illégal du PP pour 20 ans dénoncé par Bárcenas, qui a également accusé certains dirigeants, y compris Rajoy, de recevoir des paiements en noir.

L'année dernière d'Ignacio González, ancien président de la Communauté de Madrid et membre du PP, avait été arrêté, puis libéré en liberté provisoire. Alberto Ruiz-Gallardón, un autre ancien président de la région et ancien ministre de la Justice de Rajoy, a également été inculpé il y a un mois.

L'affaire Gürtel est basée sur un complot présumé de la société corrompue de l'eau publique Canal de Isabel II, présidé par González 2003-2015, dédié à détourner des fonds par le biais de primes et commissions dans l'achat d'entreprises en Amérique latine.

Les socialistes espagnols ont donc du grain à moudre !

Aussi le Parti socialiste espagnol (PSOE) a-t-il déposé vendredi 25 mai une motion de censure au lendemain de l’annonce de la condamnation de la formation de Mariano Rajoy à l’issue d’un méga-procès pour corruption.

La motion de censure déposée par les socialistes pour tenter de renverser le gouvernement conservateur de Mariano Rajoy, sera débattue jeudi 31 mai et vendredi 1er juin, a annoncé lundi 28 mai la Chambre des députés.

Rappel de l'Affaire Gürtel

Le PP lui-même doit également payer 245 000 euros en tant que participant lucratif pour bénéficier de l'intrigue dans ses premières années. Le parti de Rajoy devient ainsi le premier condamné de corruption en Espagne.

Un autre procès distinct jugera le prétendu financement illégal du PP pour 20 ans dénoncé par Bárcenas, qui a également accusé certains dirigeants, y compris Rajoy, de recevoir des paiements en noir.

L'année dernière d'Ignacio González, ancien président de la Communauté de Madrid et membre du PP, avait été arrêté, puis libéré en liberté provisoire. Alberto Ruiz-Gallardón, un autre ancien président de la région et ancien ministre de la Justice de Rajoy, a également été inculpé il y a un mois.

L'affaire Gürtel est basée sur un complot présumé de la société corrompue de l'eau publique Canal de Isabel II, présidé par González 2003-2015, dédié à détourner des fonds par le biais de primes et commissions dans l'achat d'entreprises en Amérique latine.

La justice a conclu à l’existence d’«un authentique et efficace système de corruption institutionnel » » entre le parti et un groupe privé et condamné le Parti populaire de Rajoy, en tant que « participant à titre lucratif » de fonds obtenus illégalement via des maires de la formation, à rembourser 250 000 euros.

Les grandes manœuvres se poursuivent sur l'échiquier politique espagnol.

La motion de censure déposée par le Parti socialiste (PSOE) de Pedro Sanchez, principale force d'opposition, est prise au sérieux à Madrid, à un an des élections régionales, municipales et européennes et deux ans des législatives.

Le PSOE voudrait «gouverner le temps qu'il juge opportun puis convoquer des élections» au bout de «quelques mois», a expliqué samedi l'une de ses porte-parole, l'ex-ministre de la Culture Carmen Calvo.Le PSOE a déjà reçu l'appui de la gauche radicale de Podemos mais doit convaincre les indépendantistes catalans et les nationalistes basques ou encore les libéraux de Ciudadanos. leur Le président Andoni Ortuzar du Ciudadanos a bien entendu l'appel du pied mais se demande si cette «démarche est sérieuse et viable ou si elle n'obéit qu'à des intérêts électoralistes»., D'où l'idée d'un candidat « neutre ».

Pour le moment le chef de la gauche espagnole, Pedro Sanchez, peine à réunir les 176 voix nécessaires au Congrès pour renverser le gouvernement.

Le coordinateur du PP, Fernando Martinez-Maillo, a quant à lui jugé que Pedro Sanchez «passera à l'histoire comme le Judas de la politique espagnole», accusant les socialistes de vouloir arriver au pouvoir avec l'appui «des indépendantistes qui veulent détruire l'Espagne».

Britney Delsey pour DayNewsWorld

 

GRAVE CRISE POLITIQUE EN ITALIE

L'Italie plonge de nouveau dans l’incertitude la plus totale, dimanche 27 mai, Conte renonçant à devenir Premier ministre.

Le nom de Giuseppe Conte, un universitaire inconnu du grand public, avait été proposé par le Mouvement 5 étoiles et la Ligue, les deux partis arrivés en tête lors des dernières élections législatives. Mais Giuseppe Conte, pressenti pour le poste, a renoncé à être nommé Premier ministre.

En effet les discussions achoppaient notamment sur l'identité du futur ministre des Finances Paolo Savona, 81 ans et europhobe déclaré que le chef de l'Etat n'acceptait pas dans le gouvernement proposé.

« J’avais annoncé à M. Conte que j’accorderai une attention particulière à certains ministères. Il m’a présenté une liste que j’ai acceptée en tous points, à l’exception du choix du ministre de l’économie. Dans mon rôle de garant, je ne pouvais pas accepter un choix qui aurait pu conduire à la sortie de l’Italie de l’euro et provoquer les inquiétudes des investisseurs italiens et étrangers. » a déclaré le chef de l'Etat.

« Le Président du conseil désigné Giuseppe Conte a remis son mandat au président Mattarella », a annoncé le secrétaire général de la présidence, Ugo Zampetti, à l'issue d'une entrevue entre les deux hommes.

Le professeur Conte quant à lui a annoncé sobrement son départ.

"Je peux vous assurer que j'ai fourni le maximum d'efforts et d'attention pour mener à bien cette tâche et l'avoir fait dans un climat de pleine collaboration avec les responsables des forces politiques qui m'ont désigné", a déclaré Giuseppe Conte devant la presse.

Sergio Mattarella, quant à lui, a réaffirmé qu'il avait agi dans le plein exercice de ses prérogatives constitutionnelles.

Ce refus a scandalisé Matteo Salvini, le patron de la Ligue (extrême droite), qui, avec Luigi Di Maio, chef de file du Mouvement Cinq Etoiles (M5S, antisystème), avaient porté Giuseppe Conte à la présidence du Conseil.

De son côté, Luigi Di Maio lançait un ultimatum: «Ou l'on boucle maintenant (les négociations), ou tout saute.» et a clairement annoncé vouloir la destitution du président, Sergio Mattarella.

Mais les commentateurs s'inquiètent de la réaction des marchés lundi matin à la reprise de l'activité. Les attaques spéculatives ont déjà provoqué la semaine dernière une forte hausse du «spread».

Il s'agit donc d'agir vite. C'est pourquoi le président de la République pourrait désormais nommer un nouveau Premier ministre à la tête d'un gouvernement technique et non organiser de nouvelles élections comme le réclament Matteo Salvini, le patron de la Ligue (extrême droite), et Luigi Di Maio, chef de file du Mouvement Cinq Etoiles.

Aussi dans la perspective de la réouverture des marchés financiers lundi Sergio Mattarella a-il-annoncé dès dimanche soir la convocation de Carlo Cottarelli, un économiste de 64 ans, ancien haut responsable du Fonds monétaire international (FMI) surnommé "M. Ciseaux", incarnation de l'austérité budgétaire

Il devrait le charger de constituer un gouvernement «neutre» capable d’expédier les affaires courante s'il n'obtient pas la confiance du Parlement.

Joanne Courbet pour DayNewsWorld

 

VOTE EN FAVEUR DE L'AVORTEMENT EN IRLANDE

Près de 3,5 millions d'électeurs de ce pays à forte tradition catholique étaient appelés à se prononcer sur cette législation irlandaise, une des plus restrictives d'Europe, avec l'Irlande du Nord et Malte.

L'Irlande a largement voté vendredi par référendum pour l'abrogation de l'interdiction constitutionnelle de l'avortement.

Réitérant son appel à voter en faveur du « oui », le chef du gouvernement irlandais a affirmé que « depuis l’introduction du huitième amendement dans la Constitution, 170 000 femmes sont allées à l’étranger pour avorter ».

Le oui l'a largement emporté avec 68% des suffrages contre 32% pour le non.

Le 8e amendement de la constitution irlandaise interdisait l'avortement au nom du droit à la vie de « l'enfant à naître ».

La loi n'autorisait l'avortement qu'en cas de danger pour la vie de la mère si bien que dizaines de milliers de femmes étaient obligées d'avorter à l'étranger.

La victoire du oui traduit le déclin de l’influence de l’Eglise, autrefois si puissante mais aujourd’hui érodée par les bouleversements économiques et sociaux. L’institution religieuse paie aussi le prix des affaires de pédophilie impliquant des prêtres .

La consultation intervient trois ans après la légalisation, par référendum également, du mariage homosexuel en Irlande .

Jaimie Potts pour DayNewsWorld

 

MACRON AU PAYS DES TSARS

Il est temps pour Emmanuel Macron de rééquilibrer la diplomatie. Après sa visite aux États-Unis, des signes ostentatoires d'une amitié franco-américaine sans résultats pour la France, au chef de l'État de se rendre ce jeudi 24 mai à Saint-Pétersbourg pour y rencontrer Vladimir Poutine, réélu pour un 4e mandat.

C'est dans la ville de Pierre le Grand, l'ancienne Leningrad redevenue Saint-Pétersbourg à la chute de l'URSS en 1991, qu'il rencontrera le maître du Kremlin dans le palais Constantin, résidence d'été de l'ancien tsar. La force du symbole n'échappera à personne ...

L'affaire Skripal et les frappes françaises visant la Syrie, grande alliée de Moscou, a quelque peu distendu les relations bilatérales mais Emmanuel Macron ambitionne de renouer le dialogue avec ce grand pays .

« Je veux un dialogue stratégique et historique avec Vladimir Poutine, arrimer la Russie à l’Europe et non la laisser se replier sur elle-même », déclarait Emmanuel Macron au Journal du dimanche, le 6 mai..

En effet des sujets brûlants à propos du nucléaire iranien, la Syrie ou accessoirement la Crimée ne manquent pas d'autant que la France paraît en ce moment une force d'entraînement au sein de l'Europe . La chancelière allemande Angela Merkel est politiquement affaiblie, alors que la première ministre britannique Theresa May s’enlise dans le Brexit et que Donald Trump se montre toujours plus unilatéraliste.

Alors que le président de la République cherche par tous les moyens à sauvegarder l'accord iranien, les solutions se trouvent dorénavant à l'Est. Paris et Moscou partagent « la même appréciation sur le sujet », rappelle l'Elysée espérant que la rencontre de jeudi profitera à un sauvetage du traité dénoncé par Donald Trump.

D'autant que se met en place une coalition Europe-Chine-Russie pour contester les sanctions économiques qu'entend imposer Washington. Paris compte donc sur la proximité de la Russie avec l'Iran pour tenter de convaincre les dirigeants de Téhéran de ne pas s'en retirer à leur tour. Et d'accepter d'évoquer les autres sujets qui fâchent la communauté internationale, le programme balistique et l'action déstabilisatrice de la poussée iranienne au Moyen-Orient.

Autre dossier brûlant, la guerre en Syrie et la nécessaire relance du processus de paix. Il s'agit de trouver une porte de sortie dans une crise syrienne complexe et dangereuse avant que cette dernière ne se transforme en crise régionale, «avec un danger d'escalade de plus en plus grand». L'espoir ne trouver une issue renaît dans la mesure où les diplomaties occidentales se font plus discrètes sur la question du maintien de Bachar el-Assad.

Reste la Crimée, annexée par la Russie en mars 2014 et des Accords de Minsk mais Vladimir Poutine a déjà inauguré la semaine dernière le pont de 19 kilomètres reliant la Crimée à la Russie.

« Nous avons avec la Russie beaucoup de désaccords, mais nous avons aussi des intérêts », résume le ministre des affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian.

« Il ne s'agit pas d'établir une équivalence entre les États-Unis et la Russie, mais de créer les conditions du multilatéralisme, dont les deux parties ont à tirer bénéfice », relativise l'Elysée.

Nul ne se fait pourtant trop d’illusions dans l'entourage d'Emmanuel Macron sur les résultats de ce voyage russe.

Joanne Courbet pour DayNewsWorld

 

LE FAR WEST DANS LES QUARTIERS FRANCAIS ?


La scène est celle d'un film policier ? !!

Et bien détrompez-vous elle s'est passée dans un quartier nord de Marseille en France.

Et ce genre de scènes jamais médiatisées sont des plus fréquentes dans ces lieux où sévit le trafic de drogue.

Des hommes armés de kalachnikovs sont arrivés à tout allure dans une berline noire dans la cité de la Busserine, une cité sensible de Marseille situé dans le 14e arrondissement ce lundi après-midi.

Puis se déployant comme un commando ont tiré des coups de feu dans ce haut-lieu du trafic de drogue.

Arrivée des policiers de la brigade anti-criminalité :

Le premier équipage de police a été intercepté par une voiture à bord de laquelle se trouvaient deux malfaiteurs - l'un armé d'une « arme longue » de type kalachnikov, le second d'une arme de poing - qui ont tiré en l'air, a détaillé la préfecture de police.

Arrivée d'une seconde voiture de police en renfort :

la voilà bloquée par un autre véhicule avec à bord quatre hommes qui ont « mis en joue » les deux policiers, a poursuivi la même source.

L'un des policiers a alors tiré, brisant une vitre du véhicule des malfaiteurs qui ont pris la fuite.

Le procureur de la République Xavier Tarabeux signale que « selon un témoignage, une personne aurait été enlevée ».

« Les malfaiteurs étaient cagoulés » a-t-il ajouté. L'enquête a été confiée à a police judiciaire.

Sommes-nous toujours dans un Etat de droit ?

Paul Emison pour DayNewsWorld

 

DE BERCY A L'ELYSEE LA TRAJECTOIRE DIABOLIQUE DE BRIGITTE ET EMMANUEL MACRON


Dans son livre à paraitre le 24 mai 2018, Christian Eckert, l’ex-secrétaire d’Etat en charge du budget, qui a assisté à l’ascension politique d’Emmanuel Macron, dévoile comment le couple Macron s’est servi des locaux de Bercy et de l’appartement de fonction du Ministre de l’Economie et des Finances (et des ses services associés) pour préparer le décollage de

« En Marche ».

L’information avait déjà été évoquée en 2017 dans le livre « Dans l’Enfer de Bercy ».

Mais cette fois ci, Christian Eckert enfonce le clou et fournit des détails.

Emmanuel Macron étant décrit comme un trompeur, manipulateur certains, par prudence, ont déjà prétendu que la Presse écrite ne dévoilerait pas cette affaire.

Nous avons décidé de relever le défi !

Nous n’avons en effet pas résisté au lien que vient d’offrir le Monde à ses lecteurs sur un sujet connexe. Le journal du soir vient de révéler que la Cour des Comptes devrait rendre public, le 23 mai, son prochain rapport sur le budget.

Le 23 mai, vous avez certainement noté, est la veille du 24 mai … date de parution du livre de Christian Eckert

Troublante coïncidence ?

Le rapport de la Cour des Comptes devrait revenir sur les promesses de l’exécutif pour faire baisser le dépenses publique alors que parallèlement Matignon tarde à programmer la remise officielle du Rapport CAP 22 qui doit dévoiler les grandes lignes de la réforme de l’Etat.

D’après quelques indiscrétions, la Cour des Comptes ne serait finalement guère plus tendre dans ce rapport avec le nouveau monde qu’elle ne l’avait été avec l’ancien, le changement de majorité n’ayant pas empêché de nouvelles hausses de la dépense de différents ministères, augmentation qui en 2017 s’est au total élevé à 10,6 milliards d’euros…

Ancien monde ! Nouveau monde ! On a envie de dire qu’il n’y a rien d’anormal dans cette continuité car souvenez vous, Emmanuel Macron a été Secrétaire Général Adjoint de l’Elysée de mai 2012 à juin 2014, pour devenir Ministre de l’Economie et des Finances d’aout 2014 à aout 2016.

C’est pourquoi le témoignage d’un homme comme Christian Eckert, dont le bureau dans Bercy était à quelques pas de celui d’Emmanuel Macaron ne peut manquer d’interpeler, comme la rage qui visiblement l’habite depuis « sa sinistre expérience » dans la plongée inédite de Bercy  qu’il décrit dans son livre au titre évocateur « Un ministre ne devrait pas dire çà ».

Et on en apprend de belles : « A Bercy, j’ai vu de l’intérieur la machine se mettre en marche. J’étais à l’épicentre d’une guerre intestine entre finances publique et intérêts privés. L’Etat a cédé du terrain et des pans entiers de ses revenus les plus pérennes. Mon voisin de bureau, Emmanuel Macron était toujours là dans l’ombre, pour exercer son influence ».

Christian Eckert nous dévoile dans son livre les secrets inavouables de la mutation du ministre de l’économie et des finances en candidat à la présidentielle. Double jeu du futur président, compromissions socialistes, jeux dangereux des lobbys, conflit d’intérêts, privatisations galopantes, coups tordus, le livre développe une critique en règle du président des riches qui n’a pas hésité et n’hésitera pas  à sacrifier les bijoux de l’Etat au profit de la finance.

Au-delà du double jeu d’Emmanuel Macron, le couple Macron apparait comme un couple diabolique, dont on ne parvient pas à discerner réellement quel est les plus démoniaque et le plus arriviste des deux.

Lui, Mannus Macronus Primus, détenteur depuis peu du Prix Charlemagne, alors même que si ce dernier avait fait ouvrir des écoles dans les campagnes, lui les ferme aujourd’hui !

Elle, la petite main en sorcellerie, toute attachée à la satisfaction des plaisirs du roi mais aussi des petites ou hautes œuvres nécessaires pour arriver au pouvoir!

Christian Eckert rappelle dans son livre qu’à Bercy, Emmanuel Macron bénéficiait d’un cabinet pléthorique et couteux : «  il sortait des conseillers de partout, pendant que sa femme, Brigitte organisait des réceptions tout le temps aux frais du ministère » .

Mais ce n’est pas la première fois que Bercy et ses locataires successifs suscitent des commentaires assassins.

En janvier 2018, dans un article du magazine "Le Point ", Jean Nouaillac avait décrit la situation hors normes de Bercy, qu’il qualifiait déjà comme l’Empire du mal, (le titre de son dernier livre)  la citadelle de tous les abus d’où rien ne filtre : Bercy !

Une énorme caserne où les hauts fonctionnaires sont chargés d’édicter et de surveiller les dépenses de l’Etat, mais ou règnent l’opacité, la corruption passive, les avantages financiers litigieux non déclarés au fisc, les abus divers. Bref ! Un bunker dans lequel vivent des gens d’un autre monde dans un sentiment d’invulnérabilité et de toute puissance, celles données par Satan à ses démons… (Emmanuel Macron au aussi été  Inspecteur de Finances à Bercy).

Le macronisme s’infiltrant dans toutes les strates de la société on a le droit non seulement d’être indigné par ces révélations mais aussi de s’effrayer des dérives du pouvoir mis en place depuis son élection par le nouveau Président de la République.

Soutenu par Desdemone/Brigitte (1), Emmanuel Macron/Faust (2) commence vraiment  à être perçu par lesFrançais comme l’homme du fric-frac de la politique, l’homme des tours de passe passe, parvenu au pouvoir pour enrichir les très riches en faisant toujours plus payer les plus pauvres

(1)  Desdemone : la sorcière hérétique dans la pièce d’Othello de Shakespeare

(2)  Faust : Faust/le diable de Goethe qui amène le désenchantement du monde.

Clara Mitchell pour DayNewsWorld

COUP DE RABOT SUR LES AIDES SOCIALES EN FRANCE

Bercy, le ministère des Finances français, à l’affût de la moindre économie pour tenir ses engagements budgétaires planche sur la réduction des aides sociales, assure le site du journal Le Monde vendredi.

Dans ce document, intitulé "Transformer les prestations sociales", et que Le Monde cite à plusieurs reprises, la direction du budget estime que les aides sociales constituent « un poids croissant » pour les finances publiques, de l'ordre de 26% des dépenses.

Des économies de 60 milliards

« Plusieurs approches » sont « possibles pour maîtriser la dynamique », estime la note, qui passe en revue une série de pistes. Parmi elles : une révision des « règles d’éligibilité » des prestations, une meilleure prise en compte du patrimoine des personnes dans le calcul des allocations, ou désindexation des minima sociaux sur l’évolution des prix.

Le quotidien explique s'être procuré une note interne de la direction du budget, chargée d'élaborer le budget de l'Etat français, alors que le ministère des Comptes publics s'est empressé de dire que ces propositions n'émanaient pas du gouvernement !!

« Il s'agit d'un document de travail technique de l'administration », a-t-on expliqué. Selon l'entourage du ministre de l'Action et des Comptes publics Gérald Darmanin, ce ne sont que des « travaux techniques » qui ne se situeraient pas au « niveau politique ».

Prudentes précautions, langue de bois et mensonges: la Direction du budget au sein de ministère de Bercy étudierait le gel ou la baisse de plusieurs prestations sociales, notamment les bourses sur critères sociaux (BCS), l'allocation adultes handicapés (AAH), les aides personnelles au logement (APL) ou l'allocation personnalisée pour l’autonomie (APA).

Des pistes potentiellement explosives.

Ces propositions interviennent alors que le gouvernement s’est engagé à mettre en œuvre de vastes économies - évaluées initialement à 60 milliards d’euros sur l’ensemble du quinquennat - pour tenir ses objectifs de réduction du déficit public.

Un comité d’experts, baptisé CAP 2022 (Comité action publique 2022), doit remettre un rapport listant les pistes d’économies possibles sur la sphère publique. Un document attendu à Matignon début juin.

Parmi elles: une révision des "règles d'éligibilité" des prestations, une meilleure prise en compte du patrimoine des personnes dans le calcul des allocations, ou la désindexation des minima sociaux sur l'évolution des prix encourager le retour à l’emploi pour les handicapés.

Des arbitrages en cours d'été !

Des économies de 60 milliards d'économies !

L’allocation personnalisée pour l’autonomie (APA). Plusieurs dispositifs sont ainsi passés en revue, comme l’allocation personnalisée pour l’autonomie, destinée aux personnes âgées. Cette prestation pourrait être recentrée « sur les publics prioritaires » pour garantir sa « soutenabilité » dans « un contexte de vieillissement démographique », propose la note citée par Le Monde.

Pour les aides personnelles au logement (APL) pour les étudiants, jugées « peu ciblées », faute de prendre en compte les ressources réelles des bénéficiaires, la direction du budget propose d’intégrer les minima sociaux et les prestations familiales dans les ressources servant de base à leur calcul « à compter de 2020 ».

Enfin, concernant l'allocation adultes handicapés (AAH), la note interne de Bercy propose de modifier « les critères d’attribution », de « revoir plus périodiquement le stock » de bénéficiaires et d' « inciter effectivement à la reprise d’activité ».

En pleine grogne contre la politique sociale du gouvernement en France , stigmatisé de « président des riches » Macron n'aurait aucun état d'âme pour continuer à mener une politique injuste contre les plus démunis et les classes moyennes comme le dénoncent ses adversaires, de droite comme de gauche.

Ces mesures faisaient en fait partie d'une "liste de mesures que l'on appelle 'le musée des horreurs', des mesures généralement refusées par les prédécesseurs et qu'on essaye de replacer", expliquait l 'ancien ministre du Budget Christian Eckert.

Une bombe à retardement politique à propos de laquelle feraient bien de réfléchir les hauts-fonctionnaires de Bercy appelés aussi « les gardiens du Trésor », trésor dont ils savent se gaver en salaires hors classe et primes non imposables !








Garett Skyport pour DayNewsWorld

L'UE TRANCHE EN FAVEUR DES ABEILLES

POUR LES NEONICOTINOIDES

 

Enfin le Tribunal de l'Union européenne a confirmé jeudi les restrictions d'utilisation imposées en 2013 à trois néonicotinoïdes, qui étaient contestées par les fabricants Bayer et Syngenta.

Ces insecticides sont considérés comme nocifs pour les abeilles.

Les trois substances, clothianidine, thiaméthoxame et imidaclopride, se voient désormais interdites sur toutes les cultures en plein champ et non plus seulement aux cultures sous serre.

En 2013, l'UE avait dans un premier temps imposé des restrictions d'usage.

Les deux géants des pesticides dont les produits étaient directement concernés, le suisse Syngenta et l'allemand Bayer, demandaient l'annulation de cette décision, le premier réclamant également une indemnité d'au moins 368 millions d'euros.

Mais Bayer et Syngenta ont été fort heureusement déboutés.

.Le Tribunal a rejeté «dans leur intégralité» les recours de Bayer et Syngenta. Il se base sur des études qui soulevaient des «préoccupations» sur les conditions d'approbation des néonicotinoïdes, alors que l'UE s'était dotée de règles de protection des abeilles afin de sauvegarder leur rôle de pollinisateurs pour la flore et les cultures arables.

Une première évaluation de l'Efsa, l'Agence européenne pour la sécurité des aliments, avait déclenché en 2013 les premières restrictions. L'agence,située à Parme, a ensuite conforter la nocivité et donc la volonté de Bruxelles d'élargir l'interdiction.

«Les risques constatés par l'Efsa justifiaient la conclusion selon laquelle les trois substances en question ne satisfaisaient plus aux critères d'approbation», explique le Tribunal dans un communiqué. Le principe de précaution permettait également d'agir dans ce cas précis, ajoute-t-il.

Par contre le Tribunal de l'Union européenne a procédé à l'annulation des restrictions imposées sur l'utilisation du Fipronil, un insecticide commercialisé par BASF. En effet aucune évaluation pertinente des conséquences de sa décision n'a été menée par la Commission européenne

Pour BASF si les produits contenus dans le Fipronil «étaient utilisés correctement, ils ne présentaient pas de risques pour les humains, les animaux ou l'environnement» même si la firme allemande reconnaissait toutefois une augmentation du taux de mortalité des abeilles dans de nombreux pays européens dont la France et l'Allemagne.

Mais pour l'entreprise ce phénomène pouvait avoir plusieurs causes telles des infections ou une pénurie de surfaces horticoles en fleurs.

Kelly Donaldson pour DayNewsWorld

LES POPULISTES A ROME DOIVENT SE METTRE D'ACCORD !

 

Les chefs de file du Mouvement 5 étoiles et la Ligue, Luigi Di Maio et Matteo Salvini, se rencontrent. Ils doivent décider sur six points encore litigieux.

En effet entrés jeudi dans la dernière ligne droite avant la formation du premier gouvernement antisystème dans un pays fondateur de l'UE les chefs de file du Mouvement 5 étoiles et la Ligue, Luigi Di Maio et Matteo Salvini, sont à nouveau réunis pour les derniers arbitrages et pour le profil et le nom du futur chef de gouvernement.

Quant au futur président du Conseil, M. Di Maio a seulement évoqué «une personnalité politique qui sera choisie par les deux forces et aura un mandat bien défini».

Mercredi soir les deux partis ont annoncé la rédaction d'un «contrat pour le gouvernement du changement» en 22 points et 40 pages soumis aux deux chefs de file. Mais six points restent encore à débattre.

Plusieurs ébauches de leur programme commun ont fuité ces derniers jours dans la presse, aux responsables de systématiquement affirmer que les publiées étaient «dépassées».

Ainsi l'éventualité d'un «Italexit» a été balayé dans les dernières versions du programme de gouvernement publiées jeudi par les médias italiens. Exit aussi la demande d'effacer quelque 250 milliards d'euros de dette publique italienne détenus par la Banque centrale européenne.

En revanche, une «flat tax», un impôt sur le revenu ramené à 15 et 20%, un revenu de citoyenneté, promesse du M5S qui a contribué à son succès dans le sud du pays, et une réforme des retraites assouplissant les conditions actuelles, sont toujours à l'ordre du jour.

De toute façon les deux partis ont promis que le programme serait soumis au vote des militants des deux formations, sur internet pour le M5S et sur des stands samedi et dimanche pour la Ligue.

Britney Delsey pour DayNewsWorld

LA JUSTICE BELGE NE MET PAS A EXECUTION LES MANDATS CONTRE LES EX-MINISTRES INDEPENDANTISTES CATALANS

La justice belge a tranché. Elle a dit non à l'exécution des nouveaux mandats d'arrêts européens émis par l'Espagne en mars à l'encontre de trois anciens membres de l'exécutif catalan dirigé par Carles Puigdemont

Ces ex-ministres indépendantistes exilés en Belgique, Meritxell Serret, Anton Comin et Lluis Puig, ne seront pas remis à l'Espagne car ces mandats européens (MAE) sont « irréguliers", a justifié le tribunal néerlandophone de Bruxelles.

« La procédure de remise a dès lors été déclarée sans objet », a souligné le parquet dans un communiqué distinct.

« La chambre du conseil partage l'avis du procureur et de la défense selon lequel il n'existe pas de mandats d'arrêt nationaux valables correspondant au contenu des mandats d'arrêt européens », a justifié le tribunal dans un communiqué.

Fin octobre 2017, quatre ex-ministres régionaux s’étaient exilés en Belgique avec leur président destitué Carles Puigdemont, poursuivis pour « rébellion ». Ce dernier est, désormais, sous surveillance judiciaire en Allemagne.

L'ancien président catalan Carles Puigdemont a été remis en liberté après avoir payé sa caution à la justice allemande.

Et l’une des quatre ministres, Clara Ponsati, a quitté le Belgique pour l’Ecosse où elle enseigne à l’université en liberté conditionnelle.

Les trois ex-dirigeants catalans s’étaient livrés le 5 avril aux autorités belges. Après avoir été entendus par un juge d’instruction ils avaient été laissés en liberté, sous conditions,.

Anton Comin, ex-ministre régional de la Santé, poursuivi pour « rébellion » en Espagne, a exprimé mercredi sa « grande satisfaction » devant des journalistes à l'issue de l'audience.

Boby Dean pour DayNewsWorld

INAUGURATION DU PLUS GRAND PONT D'EUROPE RELIANT LA CRIMEE A LA RUSSIE PAR POUTINE

Moscou a consacré trois milliards de dollars à la mégastructure pour répondre à des besoins tant pratiques que géopolitiques.

Dix mille ouvriers se seraient relayés pour construire le pont long de 19 kilomètres, censé être emprunté par 40 000 voitures et une cinquantaine de trains chaque jour.

Il s'agit de deux ponts distincts, l’un accueillant une autoroute de 2 x 2 voies, gratuite, l’autre deux voies de chemin de fer.

La mégastructure traversant l’île de Touzla, représentait un véritable défi d’ingénierie. L’activité sismique est active aux abords du détroit de Kertch qui abrite également, par le fond, des reliques archéologiques et des mines de la seconde guerre mondiale L’hiver, des blocs de glaces venant de la mer d’Azov constituent également un risque pour les piliers.

Par ailleurs, l’édifice doit laisser les navires passer le détroit, unique voie d’accès à la mer d’Azov. Mais toutes ses contraintes ont été prises en compte par les maîtres d’œuvre.

Ce cahier des charges a été confié à Arkadi Rotenberg, oligarque et proche ami du président, avec qui il pratique le judo depuis l’enfance qui a déjà joué un rôle important dans la préparation des Jeux olympiques de Sotchi, en 2014.

Le double objectif de ce pont :

Il s'agit tout d'abord de désenclaver le territoire annexé, car il n'est plus question d'approvisionner la péninsule depuis l'Ukraine comme c'était le cas auparavant. Autant dire que la péninsule était jusqu’à aujourd’hui une île sur laquelle ses deux millions d’habitants subsistent, pour le transport des biens comme des personnes, grâce à des liaisons maritimes et aériennes.

Mais l'objectif de ce pont est également d'ouvrir la Crimée aux touristes russes qui pourront s'y rendre encore plus nombreux et avec leurs véhicules. Le tourisme étant « considéré » par les autorités russes comme l'un des axes de développement de la péninsule.

Quelques jours avant sa réélection à la présidence, M. Poutine avait exigé que le pont soit prêt dès mai, « pour que les gens puissent en profiter pendant la saison estivale ». Faire revenir les touristes dans la péninsule est un enjeu de taille pour le Kremlin.

Quatre ans après une annexion considérée comme illégale par l'Ukraine et par les pays occidentaux la péninsule de la Crimée est rattachée de facto à la Russie.

Joanne Courbet pour DayNewsWorld

ELU PRESIDENT DE LA CATALOGNE

QUIM TORRA FIDELE DE PUIDGEMONT

N'EST PAS SA MARIONNETTE

 

Le parlement de Catalogne a élu lundi Quim Torra, candidat des indépendantistes, au poste de président de la Généralité.

La candidature de Quim Torra, 55 ans, avait été proposée jeudi par le président destitué de Catalogne Carles Puigdemont.

Samedi, il n’avait pas réussi à recueillir la majorité absolue de 68 voix sur 135 lors d’un premier tour de scrutin. Lors de ce deuxième tour, lundi, il n’avait besoin que d’une majorité relative. Torra a obtenu 66 voix pour, 65 contre et quatre abstentions.

Pour l'opposition , il ne fait aucun doute qu'il ne sera que « la marionnette » du leader indépendantiste exilé en Allemagne. Appelez-le président.L'éditeur catalan Quim Torra, proche de Carles Puigdemont à qui il succède à la présidence de la Catalogne, est un indépendantiste pur et dur mais sans expérience en politique.

« Vive la Catalogne libre ! »

Elu lundi par les députés du parlement de Barcelone, le nouveau président catalan, Quim Torra, indépendantiste pure souche, défie Madri. Il entre en fonction en se présentant comme un intérimaire et revendiquant le nom du leader « légitime », Carles Puigdemont, alors que celui-ci est en attente d'une décision de justice en Allemagne pour savoir s'il sera ou non renvoyé en Espagne pour y être jugé pour rébellion après la proclamation de l'indépendance en octobre dernier.

« Nous ferons la République catalane », a déclaré l'éditeur de 55 ans tout juste élu par 66 voix pour et 65 contre, avec les quatre abstentions d'un parti séparatiste d'extrême gauche Candidature d'unité populaire. « Nous serons fidèles au mandat du referendum d'autodétermination du 1er octobre: construire un Etat indépendant, une République », avait-il promis avant le vote

Quim Torra doit maintenant former son gouvernement, ce qui entraînera automatiquement la levée de la tutelle imposée par Madrid sur cette région de 7,5 millions d'habitants quand les députés séparatistes ont proclamé son indépendance le 27 octobre 2017.

Avocat bien connu des milieux souverainistes, Quim Torra a été élu ce lundi 14 mai à la tête de la Généralité par 66 voix contre 65. Il succède ainsi à Carles Puigdemont.

Quim Torra « est un membre éminent de la ligne dure de l'indépendantisme », commente Oriol Bartomeus, professeur de Sciences politiques à l'Université autonome de Barcelon

Le Parti socialiste catalan a regretté dans un communiqué que le bloc indépendantiste ait choisi un candidat « avec l'un des profils les plus sectaires ».Pour la maire de Barcelone Ada Colau, Quim Torra incarne « le nationalisme le plus excluant et ethniciste ». ».

Natif de la ville catalane de Blanes, sur la Costa Brava, Quim Torra a fait son entrée en politique en s'inscrivant sur la liste de Carles Puigdemont pour les élections de décembre 2017 où les indépendantistes ont reconduit leur majorité en sièges.

Avocat de formation, il travaille un temps en Suisse, avant de rentrer à Barcelone pour devenir éditeur et écrivain. Il a publié une dizaine d’ouvrages sur l’histoire de la Catalogne et reçu, en 2009, le prix littéraire Carles Rahola pour un essai sur le journalisme catalan.

Il avait mis à profit son indemnité de licenciement pour fonder en 2008 une maison d'édition, A Contra Vent, spécialisée dans la récupération de textes de journalistes catalans de la Seconde république espagnole (1931-1939) et en exil sous la dictature de Francisco Franco$ Il a dirigé jusqu'en 2015 le Centre culturel du quartier barcelonais El Born, qui relayait les revendications nationalistes. Puis il a brièvement présidé en 2015 l'association indépendantiste Omnium Cultural.

Le gouvernement conservateur de Mario Rajoy jugera sur les faits

De son côté, le gouvernement conservateur de Mariano Rajoy a rappelé qu'il pourrait à tout moment reprendre le contrôle de la région si Quim Torra violait la Constitution.

A Madrid, le chef du gouvernement, Mariano Rajoy se borne pour sa part à commenter qu'il jugera « sur les faits » et que « la Catalogne a besoin d'un gouvernement qui respecte la loi ». Cinq mois après les élections régionales de décembre, l'entrée en fonction d'un nouveau président va permettre enfin de remettre en marche formellement les institutions catalanes.

Mais l'apparence de normalité risque de s'arrêter là  au vu des propos belligérants du nouveau président « Toute la question est de savoir si ses déclarations incendiaires seront une simple rhétorique de façade ou bien si elles sont l'amorce d'un nouveau cycle de tensions et de désobéissance », commente le politologue Pablo Simon, professeur à l'université Carlos III.

Les milieux d'affaires catalans restent prudents.

Dans les milieux d'affaires catalans, l'arrivée au pouvoir du nouveau président est accueillie avec prudence. As-t-il l'intention d'amorcer le tournant réaliste réclamé par les principales associations patronales sur le qui-vive ? Après un passage à vide qui a déclenché la fuite d'entreprises, il ne faudrait à aucun prix que la Catalogne subissent le contrecoup du mouvement lancé par les sécessionnistes.

Il s'agit de regagner la confiance perdue des investisseurs circonspects qui ont freiné leurs projets dans la région par des gestes concrets!

Joanne Courbet pour DayNewsWorld

D' EVENTUELS COMPLICES

DANS L'ATTAQUE AU COUTEAU A PARIS

 

Les enquêteurs continuent de chercher, lundi 14 mai, les éventuelles complicités dont a pu bénéficier Khamzat Azimov, qui a semé la terreur et tué un homme samedi soir en plein Paris.

Cette attaque au couteau a été revendiquée par l'Etat Islamique .

Un passant, âgé de 29 ans, a été tué et quatre personnes ont été blessées lors de cette attaque au couteau, samedi soir près de l'Opéra, à Paris.

Les parents de l'assaillant ont été placés en garde à vue, dimanche matin. Le domicile familial, situé dans le 18e arrondissement de la capitale, a été perquisitionné.

Un de ses amis, âgé de 20 ans également, a été interpellé et placé en garde à vue dimanche à Strasbourg, ville où la famille Azimov a vécu plusieurs années. Une perquisition a été effectuée dans l'après-midi au domicile de l'individu.

Cet individu désirait partir combattre et sa petite amie s'est, elle,rendue en Syrie.

Paul Emison pour DayNewsWorld

UN GOUVERNEMENT ANTISYSTEME

ET EUROSCEPTIQUE EN ITALIE

Luigi Di Maio, jeune leader du Mouvement 5 étoiles, et le chef de la Ligue, Matteo Salvini (extrême droite), doivent être reçus lundi au palais présidentiel par le chef de l'État, Sergio Mattarella.

Ils devraient annoncer dans la journée le nom du futur Premier ministre en présentent ce lundi au président de la République les détails de leur accord de gouvernement, ainsi que le nom du président du Conseil qu'elles ont choisi.

Quelque 70 jours après les élections législatives, ils ont annoncé être prêts à former un gouvernement antisystème et eurosceptique.Malgré leurs divergences sur certains sujets, les deux formations auraient quand même trouvé des points de convergence pour prendre la tête de la troisième économie de la zone euro.

M. Di Maio a indiqué que le premier ministre choisi serait « un politique et non un technicien »

Le candidat pour diriger l'Italie devrait être une «tierce personne» n'appartenant ni à la Ligue ni au M5S. Il devra aussi faire autorité au plan international et être en mesure de rendre compatible avec Bruxelles la tonalité eurosceptique du futur exécutif. Pl.=usieurs noms sont cités par la presse italienne : l'économiste Guido Tabellini, 62 ans, la diplomate Elisabetta Belloni, 59 ans, actuelle secrétaire générale du ministère des Affaires étrangères, Michele Geraci, 50 ans, professeur d'économie à la New York University de Shanghai, ou encore le président de la société italienne de construction navale Fincantieri, Giampiero Massolo, 63 ans.

Le nom du nouveau chef du gouvernement italien doit encore être validé par le chef de l’Etat, Sergio Mattarella, qui pourrait annoncer sa nomination en début de semaine. Selon la Constitution italienne, les ministres seront ensuite nommés par le président sur proposition du chef du gouvernement désigné.

Si les détails de l'accord de gouvernement n'ont pas encore été rendus publics, La Ligue et le M5S se seraient notamment accordés sur la nécessité de revenir sur une réforme retardant progressivement l'âge de départ à la retraite.

Un compromis sur un report à 2019 du revenu de citoyenneté, une idée forte du M5S, ainsi que sur une reconfiguration de la «flat tax» voulue par la Ligue a été également trouvé

Selon le M5S, ce taux d'imposition unique de 15% pour les Italiens pèserait trop lourdement sur les comptes publics. Le dossier le plus sensible est sans doute celui de l'immigration, «l'approche de la Ligue étant plus musclée que celle du M5S», selon le quotidien Il Corriere della Sera.

Ensemble, les deux formations ont une majorité de sept voix au Sénat et de trente-deux voix à la Chambre des députés, et elles pourraient compter au coup par coup du soutien ou au moins d’une abstention bienveillante des partenaires de la coalition de droite, dont Forza Italia.

Les deux partis ont en commun un rejet des forces politiques traditionnelles et des promesses voisines en matière de retraites, de lutte contre l’immigration ou de moralisation de la vie politique.

Britney Delsey pour DayNewsWorld

A LA SNCF GROSSES PERTURBATIONS ET

OPERATIONS COUPS DE POINGS

 

La journée du 13 mai s'annonce « très difficile » pour les usagers de la SNCF.

L’intersyndicale CGT-Unsa-SUD-Rail-CFDT veut faire de ce lundi une grosse journée contre la réforme de la SNCF.

La publication de la note ouvrant une brèche pour une possible privatisation a mis le feu aux poudres.

Laurent Berger réclame que « l'incessibilité » de la SNCF soit inscrite dans la loi, le secrétaire général de la CFDT voulant éviter une « vente à la découpe » du groupe public ferroviaire.

« Je demande à ce que le gouvernement dise très clairement qu'il n'y aura pas de cessibilité de quelque filiale que ce soit à la SNCF », déclare t-il sur Cnews.

Laurent Berger réagit à la note de travail interne publiée par Le Parisien ce dimanche. Ce document ouvre une brèche pour une possible privatisation de l’entreprise.

Pour contester la réforme de la compagnie ferroviaire, les cheminots sont appelés par les syndicats à un lundi « sans trains et sans cheminot ».

Selon la direction, les voyageurs peuvent compter en moyenne sur un TGV, un TER ou un Transilien sur trois et un Intercités sur cinq, avec des situations contrastées selon les régions.

De l'aveu même de la direction, il faut s'attendre à « un sursaut de mobilisation » des grévistes appelés par les syndicats à une journée « sans trains et sans cheminots » et à voter pour ou contre la réforme ferroviaire.

Le "trafic très perturbé" sur toutes les lignes et des non grévistes empêchés d'aller travailler...

Carl Delsey  pour DayNewsWorld

TERRORISME TCHECHENE TRES ACTIF EN EUROPE

Dans l'attaque au couteau du samedi 12 mai au soir à Paris et revendiquée par l'Etat islamique, l'assaillant avait la nationalité française, mais était né en Tchétchénie, cette petite république du Caucase russe.

En France, toute une filière a été détectée, et six hommes ont été arrêtés en 2015. Au sein de Daesh, environ 2.000 jihadistes seraient d'origine tchétchène.

La piste caucasienne n'est pas nouvelle quand il s'agit de terrorisme. Plusieurs fois déjà, des Tchétchènes ont été impliqués dans des attentats ou des projets d'attentats terroristes.

Ces combattants tchétchènes, du fait de leur savoir-faire militaire acquis pendant les deux guerres face à la Russie, sont particulièrement respectés au sein de l’organisation terroriste.

Cette république du sud Caucase, majoritairement musulmane, a en effet subi deux guerres coup sur coup contre la Russie, dans les années 90, suite à la déclaration de son indépendance.

A la fin de la seconde guerre de Tchétchénie, alors que la répression extrêmement forte a permis à la Russie de reprendre le contrôle, cela a amené la fuite d’un certain nombre de combattants, qui se révèle être des vétérans.

Ces combattants tchétchènes ont ainsi acquis une aura en Bosnie, en Afghanistan, mais aussi en Irak ou en Syrie

C'est ainsi que d’anciens combattants de ces guerres ont rejoint Daesh, notamment en Irak. En février 2016, le chef du FSB Alexandre Bortnikov, les services de renseignements russes, estimaient à environ 2.000 le nombre de combattants russophones en Syrie, dont une majorité venant du Caucase. Très présents notamment dans la région de Mossoul, ils occupaient des postes très importants dans la hiérarchie de Daesh, notamment dans la branche militaire .

Cette région devenue, depuis les années 1990, un foyer islamiste, voire djihadiste est une république musulmane en Russie, partie intégrante de la Fédération de Russie, et précédemment de l'URSS et de l'Empire russe depuis le 16ème siècle.

Aujourd'hui, sous la houlette de son très autoritaire président, Ramzan Kadyrov, la Tchétchénie connaît une large autonomie.

Les 1,4 million d'habitants sont en immense majorité musulmans.L'islam sunnite s'y est développé dès le VIIIe siècle. Ce n'est que dans les années 1990, marquées par les deux guerres de Tchétchénie, que la Tchétchénie a vu se développer islamisme radical, inspiré du wahhabisme et du salafisme.

Après la dissolution de l'URSS en 1991, les séparatistes tchétchènes déclarent l'indépendance de ce qu'ils nomment l'Itchkérie. Moscou s'y oppose.Ce territoire central du Caucase reste un carrefour commercial vers le Moyen-Orient, notamment l'Iran. C'est aussi une région riche en pétrole et en gaz naturel.

La Russie intervient militairement dans une guerre meurtrière.

Mais en 1999, la situation se dégrade de nouveau, y compris dans une république voisine, le Daghestan. Vladimir Poutine, tout juste nommé premier ministre, déclenche la seconde guerre de Tchétchénie. «On poursuivra les terroristes partout (...) s'il le faut (...) on les butera jusque dans les chiottes», déclare-t-il notamment.

Depuis 1994, un fort courant islamiste, voire djihadiste, s'est développé au sein des indépendantistes tchétchène.  Et au-delà de la Tchétchénie va gangréné l'ensemble du Caucase.

Ainsi, en 2017, la Russie devient le premier pays exportateur de combattants étrangers dans les rangs de l'État islamique, devant l'Arabie Saoudite, la Jordanie ou la Tunisie. L'organisation compte ainsi 3400 Russes, en majorité des Tchétchènes

Mettant en avant sa défense de l'islam, Ramzan Kadyrov  joue également un rôle diplomatique discret comme médiateur avec les pays sunnites de la région. Via sa fondation Kadyrov, l'homme fort de Tchétchénie a ainsi apporté 14 millions de dollars pour la restauration la célèbre mosquée des Omeyyades à Alep. Une manière, là encore, de servir Vladimir Poutine en participant au soft power russe dans la région, mais au prix d'un islamisme assumé dans le Caucase.

Le terroriste abattu ce samedi soir à Paris après avoir attaqué des passants au couteau était d’origine tchétchène. Une communauté qui tient une place à part au sein de Daesh, et dont les membres occupent des postes importants.

Joanne Courbet pour DayNewsWorld

ATTAQUE AU COUTEAU A PARIS

PAR UN ASSAILLANT FICHE S

Une attaque au couteau revendiquée par l’État islamique a eu lieu peu avant 21 h, rue Monsigny, dans le IIe arrondissement, en plein cœur de Paris, près de l’Opéra. C'est un quartier touristique de bars, restaurants et théâtres très fréquenté le samedi soir.

Un homme armé d'un couteau a crié « Allah Akbar » en tuant un passant et blessant quatre personnes en plein Paris, avant d’être abattu par la police.

L'assaillant né en Russie en 1997, puis naturalisé français était fiché S .

L'auteur de l'attaque a été identifié . Il s'agit d'un Français, né en 1997 en Tchétchénie (Russie) aux cheveux bruns, portant une barbe non taillée, habillé au moment des faits d’un pantalon de jogging noir. Ses parents ont été placés en garde à vue dimanche matin. Il n'avait pas d'antécédents judiciaires.

« L’auteur de l’agression à Paris est un soldat de l’État islamique », selon un communiqué attribué par le groupe SITE Intelligence à l’agence de l’EI Amaq.

Deux des quatre blessés, un homme de 34 ans et une femme de 54 ans, grièvement touchés, ont été transférés à l’hôpital Georges-Pompidou à Paris . Une femme de 26 ans et un homme de 31 ans ont également été blessés plus légèrement.

L’homme de 34 ans grièvement blessé « a été opéré » et « est sauvé », a déclaré le ministre de l’Intérieur Gérard Collomb, qui s’est rendu à son chevet à l’hôpital, dimanche vers 2 h du matin. Les trois autres blessés sont « hors de danger », a-t-il ajouté.

Un important périmètre de sécurité a été rapidement mis en place .

Les policiers intervenus sur les lieux ont été menacés par l’agresseur. L’un des agents a fait usage de son pistolet à impulsions électriques avant que l’un de ses collègues ne tire à deux reprises et blesse mortellement l’assaillant, rue Monsigny.

L’enquête a été ouverte pour sous « assassinat » et de « tentatives d’assassinat sur personnes dépositaires de l’autorité publique », « en relation avec une entreprise terroriste », a précisé le procureur de Paris.

Sur Twitter, le ministre de l’Intérieur, Gérard Collomb, a salué « le sang-froid et la réactivité des forces de police qui ont neutralisé l’assaillant ». « Mes premières pensées vont aux victimes de cet acte odieux », a-t-il écrit.

Paul Emison pour DayNewsWorld

ATTENTAT TERRORISTE AU COUTEAU A PARIS

 

Attaque au couteau dans les rues de Paris à proximité de l’Opéra Garnier dans le IIe arrondissement.

L’auteur des coups de couteau a fait au un mort et quatre blessés avant d’être tué par les policiers.

Bilan deux morts et des blessés toujours au nom de Allah !

Deux autres sont blessées grièvement, dont une femme, et deux autres sont blessées légèrement.

Le terroriste a crié «Tuez moi ou je vous tue ».

L’attaque a eu lieu à proximité de la rue Saint-Augustin, connue pour ses nombreux restaurants

«Peu avant 21 heures, on a vu des personnes se ruer à l’intérieur du restaurant en hurlant qu’un homme était dehors avec un couteau ensanglanté, raconte Laurent ……, attablé dans un établissement japonais avec sa petite amie. Des gens se jetaient par terre, paniqués.»

«Des gens se jetaient par terre, paniqués»

«Cinq minutes plus tard, il y a eu un deuxième mouvement de foule. Des clients ont bloqué la porte du restaurant, ils avaient peur que l’agresseur se glisse à l’intérieur. Puis, ça s’est calmé. Dehors, même la police semblait un peu perdue au début.»

La personne qui a poignardé cinq personnes à Paris samedi soir a tué l'un d'eux en criant "Allah est grand", a déclaré le procureur de la République, François Molins, sur les lieux.
Quatre personnes ont été blessées lors de l'attaque au couteau du samedi soir dans le 2e arrondissement ou quartier touristique de Paris.
Deux des victimes ont été gravement blessées et deux autres ont été légèrement blessées, a indiqué la police.

L'attaquant, que le président français Emmanuel Macron a qualifié de terroriste, est mort !

l'Etat islamique a revendiqué la responsabilité de l'attaque dans une déclaration publiée en ligne.
L'Agence de presse Amaq a déclaré que "la personne qui a exécuté l'arme blanche à Paris est un soldat de l'Etat islamique".

La déclaration a également indiqué que l'assaillant a réagi aux appels à l'attaque des pays de la coalition anti-ISIS.
ISIS n'a pas fourni de preuves à l'appui de la réclamation et aucune autorité ou source de sécurité n'a encore vérifié l'authenticité de la réclamation ISIS.

Le Président Emmanuel Macron a déclaré "qu'il saluait le courage de la police qui a neutralisé le terroriste" dans l'attaque au couteau de Paris,

Il a également dit: "La France a de nouveau payé en sang, mais ne donnera pas un pouce aux ennemis de la liberté"!.

On peut aussi saluer le courage et le professionnalisme de la police, qui a «encore sauvé des vies», ainsi que les services d'urgence qui sont rapidement arrivés sur les lieux de l'attaque et ont pris en charge les blessés. et ce dans un délai d’environ 10 minutes à pied de l'opéra de Paris, plus  connu sous le nom Palais Garnier.

Le ministre de l’Intérieur Gérard Collomb a «salué le sang froid et la réactivité des forces de police qui ont neutralisé l’assaillant. Mes premières pensées vont aux victimes de cet acte odieux».

Paul Emison pour DayNewsWorld

PUIGDEMONT RENONCE A LA PRESIDENCE DE LA CATALOGNE TOUT EN DESIGNANT SON SUCCESSEUR .

Carles Puigdemont a renoncé à redevenir président de la Catalogne. Près de cinq mois après le scrutin du 21 décembre, la candidature de l’indépendantiste Quim Torra ouvre la voie à la formation d’un gouvernement régional.

Le dirigeant indépendantiste a cependant annoncé depuis Berlin que son groupe présentera dans les prochains jours, devant le Parlement catalan, la candidature à la présidence de Quim Torra. Ce dernier est éditeur et ancien président de l’association Omnium cultural.

Quim Torra, député néophyte de la liste Ensemble pour la Catalogne (JxC), proche de M. Puigdemont, est le premier candidat à l’investiture présenté depuis les élections qui n’est ni en prison ni en « exil » ni poursuivi par la justice.

M. Torra devrait obtenir en principe le vote des 66 députés indépendantistes de droite et de gauche (sur 135) tout en  bénéficiant de l’abstention déjà annoncée des quatre députés séparatistes d’extrême gauche, CUP. Il ne sera certainement pas élu dès le premier tour, mais il devrait obtenir la majorité simple en seconde votation.

Le gouvernement espagnol a réagi en rappelant dans un communiqué laconique que son « obligation est de respecter la loi ».

.Pour l’exécutif, soucieux d’éviter de nouvelles élections régionales, la possible formation d’un gouvernement en Catalogne, même indépendantiste, est un soulagement.

M.Torra, de son côté,s'est dit « honoré par la confiance reçue » par le « président légitime de Catalogne ».

Jeudi matin, Mariano Rajoy a assuré lors d’une interview télévisée sur Antena 3 qu’une fois un gouvernement catalan formé, il commencera « un processus de dialogue, sans autre limite que le respect de la loi ».

Britney Delsey pour DayNewsWorld

DIVERGENCES ET CONVERGENCE

ENTRE MACRON ET MERKEL

Pour l'Europe, Macron a voulu mettre la pression sur Angela Merkel mais en vain.

Hier il a reçu le prix Charlemagne, et le président français n' a pas manqué de plaider pour une Europe forte

«N'attendons pas. Agissons maintenant !» a-t-il martelé sur les terres mêmes d'Angela Merkel en Allemagne. Difficile pour le couple franco-allemand de se mettre d'accord une série de projets de refondation de l'Europe post-Brexit.

Alors que le président français appelle de ses vœux à doter la zone euro d'un budget d'investissement, la chancelière allemande sur le même sujet a fait preuve de mesure.

Au «Je crois à un budget européen beaucoup plus ambitieux, à une zone euro plus intégrée, avec un budget propre», du chef de l'Etat français qui s'en est pris à la timidité de l'Allemagne pour les dépenses et l'investissement. «En Allemagne, il ne peut y avoir un fétichisme perpétuel pour les excédents budgétaires et commerciaux, car ils sont faits aux dépens des autres», la chancelière a répondu devant son nouveau gouvernement sans se départir de son calme : «Oui, nous avons des discussions difficiles. Mais, nous avons des cultures politiques et des manières d'approcher les sujets européens différentes», a-t-elle diplomatiquement déclaré à Aix-la-Chapelle, ex-capitale de l’empire carolingien. En effet l'Allemagne a déjà enterré son projet de superministre des finances et d’un Parlement de la zone euro !

Le débat est donc clôt.

Par contre consensus sur la question des Etats-Unis et l'Iran

«L'Europe doit prendre son destin elle-même en main» a plaidé Angela Merkel.

Même ton pour Emmanuel Macron qui désire «faire de l'Europe une puissance géopolitique» et «diplomatique», et qui accuse implicitement la volonté des Etats-Unis de vouloir dicter leur conduite aux Européens, comme sur le nucléaire iranien.

«Si nous acceptons que d'autres grandes puissances, y compris alliées, y compris amies dans les heures les plus dures de notre histoire, se mettent en situation de décider pour nous notre diplomatie, notre sécurité, parfois en nous faisant courir les pire risques, alors nous ne sommes plus souverains», a-t-il affirmé. « Nous avons fait le choix de construire la paix au Proche et au Moyen-Orient, d’autres puissances ont choisi de ne pas respecter leur parole. Devons-nous céder à la politique du pire ? », a-il ajouté.

Sur ce dossier le couple franco-allemand se retrouve sur le multitéralisme.

Joanne Courbet pour DayNewsWorld

ALEXEI NAVALNY ARRETE ET

DES MANIFESTATIONS ANTI-POUTINE

 

Déjà en 2012, les manifestations avaient été organisées en protestation contre le troisième mandat de Poutine et avaient dégénéré en affrontements avec la police .

L’opposant russe Alexeï Navalny et plusieurs dizaines de ses partisans ont été interpellés samedi 5 mai à Moscou, pendant une manifestation organisée à deux jours de l’investiture de Vladimir Poutine pour un quatrième mandat présidentiel.qu’il estime orchestrée par le Kremlin, M. Navalny, déclaré inéligible à cause d’une condamnation pénale, n’avait pas pu se présenter à l’élection présidentielle de mars.

Il a donc appelé à une journée de contestation à travers le pays samedi.

« Le vieillard peureux Poutine pense qu’il est un tsar. Il n’est pas un tsar et c’est pour cela qu’il faut sortir dans la rue le 5 mai », a écrit-il écrit sur Twitter.

Plus de 300 opposants au président russe auraient été arrêtés samedi dans toute la Russie lors de rassemblements organisés à l’initiative d’Alexei Navalny.

Ils étaient descendus dans la rue, deux jours avant l’investiture de Vladimir Poutine pour un quatrième mandat présidentieL

Depuis la réélection de Vladimir Poutine mi-mars pour un quatrième mandat, l’opposition dénonce des fraudes électorales.

Carl Delsey pour DayNewsWorld

LE DEFI DE LA NOUVELLE-CALEDONIE

 

Emmanuel Macron a multiplié les séquences mémorielles, tout en affirmant ne pas vouloir « prendre parti » à six mois de référendum sur l'indépendance de la Nouvelle-Calédonie. Président au-dessus de la mêlée, il refuse de prendre parti pour le référendum.

Après trois jours de déplacement, le voyage présidentiel s'est achevé samedi par le discours d'Emmanuel Macron.

Devant 300 invités triés sur le volet, le président de la République a joué les équilibristes pour ne froisser personne tout en envoyant un signal fort à ceux qui sont tentés par l’indépendance. Emmanuel Macron ne donne pas sa préférence :

« Ce n’est pas au chef de l’Etat de prendre position sur une question qui n’est posée qu’aux seuls Calédoniens.

Une telle position d’ailleurs ne ferait que perturber et biaiser le débat. »a déclaré le président de la République, devant le gouvernement de Nouvelle-Calédonie, les élus, les chefs coutumiers, les représentants de la société civile et les responsables économiques, réunis au théâtre de l'Ile, à Nouméa, samedi.

Mais Emmanuel Macron a toutefois appelé les Calédoniens à « ne pas faire reculer l'Histoire », et rappelé que la France « ne serait pas la même sans la Nouvelle-Calédonie ».

Le président n' a pas manqué de rappeler la menace d’un autre rattachement forcé en cas d’indépendance, un rattachement à la Chine :

« Dans cette région du globe, la Chine est en train de construire son hégémonie pas à pas. Il ne s’agit pas de soulever les peurs, mais de regarder la réalité. »

Le chef de l’Etat a ensuite dessiner l’avenir d’une nouvelle Calédonie qui resterait française, pour laquelle il a un projet de développement et un rôle à faire jouer dans sa stratégie régionale .

Il a t a montré « l'ambition de la France dans la grande région Indo-pacifique, qui inclut la Nouvelle-Calédonie », « une vision » qu'il « veut porter pour la France et pour vous tous ».

Il a cité toutes les potentialités écologiques et économiques nombreuses de la Nouvelle-Calédonie, comme le nickel, le tourisme, la bio-diversité et la mer.

Le clivage pour ou contre l'indépendance continue de structurer la vie politique calédonienne.

Andrew Preston pour DayNewsWorld

POLEMIQUES A PROPOS DU BICENTENAIRE

DE KARL MARX EN ALLEMAGNE

Une exposition permanente a été inaugurée dans la matinée dans la maison natale de l'auteur du Capital à Trèves, ville proche de la France et du Luxembourg où Marx est né le 5 mai 1818.Pas moins de 600 événements - expositions, concerts, pièces de théâtre, conférences - sont prévus dans les mois à Trèves.

Retracer la vie, l’œuvre et l'héritage de l'inspirateur du communisme en est le but..Connu notamment pour sa description des rouages du capitalisme, « le plus grand théoricien qu'aient jamais eu les révolutions » selon Hannah Arendt, a eu une grande influence sur le développement des sciences sociales, mais également sur tout le 20ème siècle, puisque de nombreux mouvements révolutionnaires se sont réclamés du marxisme.

Quels sont les concepts majeurs du marxisme ?

Il y a d'abord la « lutte des classes » pour Marx puisqu'il existe une opposition entre les travailleurs et ceux qui détiennent le capital et/ou les moyens de production générant inévitablement un conflit dit « de classes ».

Dans la société capitaliste, les prolétaires cherchent à supprimer le rapport de domination par la révolution pour la fondation d' une société juste.

La dictature du prolétariat est la phase transitoire de la société du capitalisme au communisme. Dans cet entre-deux qui est, par défaut, socialiste, l'Etat se maintient provisoirement avant que le prolétariat ne s'empare du pouvoir et anéantissent la puissance de la bourgeoisie.

Dans le Manifeste du Parti communisme publié en 1848 Karl Marx jugeant socialisme utopiste voire bourgeois veut l'avènement d'une société juste après la victoire du prolétariat dans la lutte des classes.

Les piliers de ce communisme sont l'abolition de la propriété privée et l'aboutissement après la dictature du prolétariat d'une société sans classes et sans Etat.

« Prolétaires de tous les pays unissez-vous », la célèbre conclusion du Manifeste pose les bases d'une première structuration politique qui dépassent les frontières des nations et des Etats et qui deviendra la devise de certains pays non sans provoquer des millions de morts, en particulier lors de la collectivisation forcée sous Staline en URSS et Mao en Chine.

Rien d'étonnant à ce que ces célébrations autour de la naissance de Marx ne sont pas sans provoquer des polémiques au pays de Goethe.

L'Allemagne a commencé samedi à célébrer le bicentenaire de la naissance de Karl Marx dans une atmosphère controversée. Plusieurs manifestations étaient prévues pour dénoncer l'héritage politique du philosophe de la «dictature du prolétariat» indignés par l'hommage rendu à celui qu'ils considèrent comme le père des dictatures communistes.

«Nous voulons protester bruyamment contre l'inauguration de la statue et faire entendre notre voix contre la glorification du marxisme!», déclame Dieter Dombrovski, président de l'Union des groupes de victimes de la tyrannie communiste.

«N'oublions pas les victimes du communisme - Déboulonnons Marx!», a lancé de son côté le parti d'extrême droite Alternative pour l'Allemagne (AfD). Ce parti a bâti ses succès aux dernières élections législatives grâce aux scores dans l'ex-RDA communiste.

Des contre-manifestants organisent à leur tour un rassemblement contre l'AfD mais aussi contre la statue de Karl Max, cadeau selon eux d'une «dictature autoritaire» qu'est la Chine et que le maire de Trèves, le social-démocrate Wolfram Leibe,aurait accepté pour charmer touristes et investisseurs chinois.

L'auteur du Capital et du Manifeste du Parti communiste (avec Engels) reste l'un des intellectuels les plus commentés au monde qu'il soit perçu comme le visionnaire des dangers du capitalisme ou comme l' inspirateur des dictatures soviétique, chinoise ou cambodgienne

Le président de la Commission européenne, le conservateur Jean-Claude Juncker, y est allé de son hommage : «Marx n'est pas responsable de toutes les atrocités dont ses héritiers supposés doivent répondre», a-t-il déclaré vendredi soir à Trèves lors d'une cérémonie du bicentenaire.

Kelly Donaldson pour DayNewsWorld

FETE A MACRON OU 160 000 PARTICIPANTS

SELON LES ORGANISATEURS

 

Vendredi Jean-Luc Mélenchon avait promis un « moment de fraternité tranquille » pour d' « adresser un message clair à (Emmanuel) Macron et aux milieux économiques qui l'entourent, celui de la détermination et de la volonté de ne rien céder ».

Jean-Luc Mélenchon a pris la parole lors du défilé, appelant à une nouvelle journée de mobilisation à la fin du mois en lançant: « Le 26 mai, par millions, déferlez, soyez la marée humaine qui change l'histoire ! ».

François Ruffin voulait « un lieu de protestation festive » : ce samedi, plusieurs milliers de manifestants, 160.000 selon les organisateurs, se sont rassemblés sur la place de l'Opéra à Paris .

Un orchestre s'est installé devant l'opéra Garnier, et aux alentours les commerces sont restés ouverts pour faire « la fête à Macron », à l'appel notamment du député La France insoumise François Ruffin.

Le cortège s'est ébranlé dans le calme bon enfant et devrait se terminer vers 20 heures avec un autre concert, place de la Bastille.

Quelque 2 000 policiers et gendarmes sont sur le terrain pour empêcher que les black blocs ne s'invitent dans le cortège, comme cela avait été le cas le 1er-Mai. Quatre interpellations en marge de la manifestation. Quatre individus ont été arrêtés pour "port d'arme prohibé", dans le cadre de "contrôles préventifs", explique la préfecture de police de Paris.

Certains manifestants sont venus en famille, et pique-niquent sur place au milieu de banderoles reprenant des slogans de LFI:

« A bas le président des riches », « non au coup d'Etat social », « pour la planification écologique », « Manif pot-au-feu, c'est encore meilleur réchauffé » .

D'autres manifestations se déroulent à Toulouse, Bordeaux, Strasbourg et Rennes.

Britney Delsey pour DayNewsWorld

LE FEUILLETON DES PROCHAINES

ELECTIONS EUROPEENNES

Les prochaines élections européennes auront lieu à la fin du mois de mai 2019 (le 22 mai 2019 en France).

Le feuilleton de la campagne va donc commencer et nous entendons collaborer à son écriture en vous donnant un maximum d’éclairage sur le contexte politique et économique dans lequel elles vont se dérouler. Nous insisterons en particulier sur des informations qui en général évoquent peu de choses chez le grand public.

Chapitre I : Le Selmayr-Gate

Les institutions européennes et le Parlement Européen en particulier, viennent d’être secoués par un scandale qui selon certains serait le plus grave qu’ait connu l’UE.

Le scandale qui a pour nom « Martin Selmayr » a déclenché, dans le monde assez fermé de Bruxelles un feu nourri de critiques et de protestations, dans les rangs politiques, de l’extrême droite à l’extrême gauche, y compris dans les rangs du PPE (Parti Populaire Européen) dont est issu le mentor de Martin Selmayr, Jean Claude Junker.

L’affaire a fait particulièrement trembler la Commission Européenne.

Mais qui est Martin Selmayr ?

Martin Selmayr est né le 5 décembre 1970 à Bonn en Allemagne. Professeur d’Université et avocat de formation, il a fait ses études dans les universités de Genève et de Passan , une ville universitaire située aux confins de la frontière entre la Bavière et l’Autriche.

Martin Selmayr a travaillé pour la Banque Centrale Européenne entre 1998 et 2000, avant de devenir conseiller juridique au sein du Groupe de Médias Bertelsmann, dont le siège est à Gütersloh, en Allemagne, lequel  fait partie des plus grandes entreprises de médias dans le monde. (En France Bertelsmann est propriétaire de RTL et de  M6, propriétaire aussi de Géo, Femme actuelle, VSD, Stern, Gala et aussi de France Loisir)

Le groupe qui n’est pas coté en bourse est resté, de façon constamment très importante sous le contrôle de la richissime famille Mohn dont le patriarche, Reinhard Mohn est décédé en octobre 2009 après avoir dirigé l’entreprise pendant 60 ans. Reinhard Mohn est membre honoraire du Club de Rome.

Alors que le groupe Bertelsmann avait collaboré  avec l’Allemagne Nazie en devenant le plus gros fournisseur de la Wehrmacht et employeur de travailleurs juifs contraints au travail obligatoire dans son imprimerie de Lituanie , aujourd’hui, la Fondation Bertelsmann , créée en 1977 est liée à l’Otan et engagée dans le projet de gouvernance mondiale qui doit  passer par la constitution de « grands bloc continentaux » . Dans ce but, la Fondation Bertelsmann s’est activée depuis plusieurs années, dans les couloirs de l’UE pour faire éclore de part et d’autre de l’Atlantique « une arène monétaire » !!!

A la lueur de ces premières et rapides explications, on comprend mieux les controverses qui ont entouré  et entourent encore l’affaire « Martin Selmayr ».

Craint, admiré ou détesté, Martin Selmayr est aujourd’hui considéré comme l’un des membres les plus puissants de l’exécutif communautaire.

De fait, Martin Selmayr , qui est membre du parti belge flamand « Christen Democratisch en Vlaams » a commencé en 2004 une carrière fulgurante au sein de la Commission Européenne, en devant tout d’abord membre du personnel de la Commission dont il devient immédiatement la porte parole.

De 2009 à 2014, il occupe le poste de directeur de cabinet de Vivian Reding, Commissaire à la Justice, poste dans lequel il a contribué à la constitution du parquet européen.

En 2014, Jean Claude Junker le sollicite pour organiser sa campagne pour l’élection à la Présidence de la Commission ; une fois installé dans ce poste, Jean Claude Junker en fit son directeur de Cabinet, fonction dans laquelle il ne restera pas longtemps puisqu’il vient d’être nommé le 1er mars 2018 au poste de Secrétaire Général de la Commission Européenne, un poste prestigieux, destiné à superviser les 40 000 fonctionnaires européens.

Cette nomination à l’origine du « Selmayrgate ».

Les faits : Alors que la Commission  Européenne présidée par  Jean Claude Junker avait prétendu devant le Parlement que ladite nomination n’avait été décidée dans l’urgence que pour parer à la démission surprise d’Alexandre Italianer, le prétexte est très vite apparu faux.

C’est le quotidien belge Le Soir qui en a fait la révélation en premier, dévoilant que le parachutage de Martin Selmayr serait d’un plan ourdi depuis longtemps….

La révélation est apparue si grave, que la Commission de Contrôle Budgétaire (COCOBU) du Parlement Européen a décidé d’ouvrir une enquête le 16 mars dernier, ceci pour déterminer si les règles du statut de la fonction publique européenne n’avaient pas été violées.

Depuis le scandale n’a pas cessé d’enfler autour de cette nomination jugée inique ; mais c’est aussi la personnalité de Martin Selmayr qui l’a alimenté principalement.

Qualifié souvent de « monstre » ou de « Mazarin (ou Richelieu) », Martin Selmayr concentre les critiques qui à titre principal, le rende responsable de la plupart des manœuvres d’appareil connues et de la caporalisation de la Commission Européenne. Il est qualifié couramment « d’eurocrate puissant  et autoritaire » aux méthodes « très peu enfantines », à l’opposé du visage poupin et empathique qui est le sien.

L’homme, qui est aussi parfois qualifié de Raspoutine ou de Frank Underwood, est redouté. Il est accusé par ailleurs d’avoir pris le pouvoir auprès d’un président physiquement affaibli ce qui n’est cependant pas parfaitement exact, Jean Claude Junker ne pouvant pas être réduit à une marionnette.

Martin Selmayr est réputé pour être un leader naturel, doté d’une féroce volonté et de réelles convictions, proches de celles de la fondation Bertelsmann. Il contrôle tout et son simple nom fait trembler.

Fort de cette personnalité incontournable, il s’est par exemple impliqué en faveur du sujet des migrants, un sujet qui a creusé le fossé entre les pays de l’est et ceux de l’ouest.

La vision de la fondation Bertelsmann

Au-delà, on l’a déjà compris, c’est la vision de la fondation Bertelsmann que le personnage a essayé d’imposer, discrètement mais sûrement jusqu’à présent, vision qui recouvre les idées qui font violemment débat depuis plus d’une décennie en Europe.

Et c’est là ou le bât blesse, car ce sont ces idées qui vont animer le débat des prochaines élections européennes  et qui tournent par exemple autour de la constitution européenne, de la privatisation des services publics, notamment dans les domaines de la formation ou de la santé mais aussi plus récemment sur la reforme de la gestion locale (commune, communautés de communes, métropoles, problématiques urbaines contre problématiques rurales ) mais aussi également sur l’effacement des nations souveraines (avec comme conséquence l’effacement des citoyens jouissant par le passé de leurs pleins droits démocratiques) et la victoire d’une supranationalité, par essence technocratique etc…

Pour imposer ces idées, les disciples de la Fondation Bertelsmann présents dans l’UE n’ont pas hésité à mettre en place des réseaux d’influence ou des cercles de connivences, usant des méthodes bien connues de la manipulation psychologique « destinée à désarmer les forces récalcitrantes, qualifiées de passéistes ou de traditionalistes arriérées ». Il y a fort à parier d’ailleurs que ces réseaux d’influence ont rassemblé toutes leurs forces pour faire aboutir la nomination de Martin Selmayr .

Il n’est pas difficile en étudiant ces méthodes de retrouver celles mises en œuvre par Emmanuel Macron, aujourd’hui mais aussi pendant sa période de préparation de son coup d’état « démocratique », lequel a réussi, il faut en convenir, puisque ce dernier est le Président des français depuis un an.

Au travers de l’analyse que nous venons de développer, se confirme les options qui ont s’affronter à l’occasion des prochaines élections européennes :

Une option européiste et atlantiste conduite et défendue par Emmanuel Macron et ses affidés, soutenue par des réseaux européens dont le Fondation Bertelsmann et pilotée à distance par Martin Selmayr

Ou

Une option souverainiste, refusant « l’Anschluss » de Bruxelles et soucieuse de remettre au centre des décisions la voie démocratique des peuples d’Europe, attachés à leur histoire, à leurs traditions, à leur nation.

L’affaire Martin Selmayr a révélé le combat discret et obscur qui était à l’œuvre jusqu’à présent, essentiel pour certains mais effrayant pour d’autres.

Aussi, on comprend mieux pourquoi « l’affaire Selmayr » a fait scandale au point de conduire Jean Claude Junker à mettre sa démission dans la balance.

On comprend mieux pourquoi également, la nomination-éclair de Martin Selmayr fait l’objet d’une demande toujours aussi insistante de réévaluation.

Clara Mitchell pour DayNewsWorld

POURQUOI PARLER DE DETTE ECOLOGIQUE

EN FRANCE A PARTIR DU 5 MAI


’ONG WWF tire la sonnette d’alarme : chaque année cette date fatidique arrive de plus en plus tôt depuis 2014 et la France se révèle être l’un des premiers prédateurs de la planète.

Si le monde entier vivait comme la France, dès le 5 mai, la planète aurait consommé l’ensemble des ressources naturelles que la Terre peut renouveler en un an, a annoncé l’ONG WWF France. Et elle aurait "besoin de l'équivalent de 2,9 planètes Terre pour subvenir à ses besoins", selon WWF France. Selon ce rapport, la France fait partie des 10 premiers pays à vivre à crédit cette année sur le dos de la nature, derrière le Qatar, les États-Unis ou la Russie, mais bien avant l'Espagne ou le Maroc par exemple.

Si toute l'humanité consommait comme les Français, il faudrait près de trois planètes pour subvenir aux besoins !!!

La moyenne mondiale se situe autour de 1,7 Terre.

Pêche, agriculture, élevage, empreinte carbone, chaque année l’ONG WWF en partenariat avec Global Footprint Network calcule le « jour du dépassement » de chaque pays à à travers le monde.


L'humanité vit donc de plus en plus « à crédit » d'un point de vue écologique.

« Nous interpellons le gouvernement pour savoir s'il est prêt à mettre en place une vraie stratégie de désendettement écologique», souligne le directeur de WWF France.

Cette situation préoccupante s'aggrave d'année en année. « Tous les scientifiques nous alertent sur le fait que la crise écologique, ce n'est pas seulement pour dans 20, 30 ou 40 ans, c'est maintenant que les impacts commencent à se faire sentir », pointe du doigt Pascal Canfin, directeur général de la WWF France « Aucun pays au monde n'a à la fois un niveau de développement économique et social satisfaisant et un respect pour les limites des ressources naturelles de la planète, « expose-t-il.

La baisse du prix du pétrole a une influence non négligeable. . "Dix Africains ont une empreinte écologique moindre qu'un Américain", souligne l'ancien ministre délégué au développement dans le quinquennat de François Hollande. Et la France n'est donc pas exemplaire en la matière. Un paradoxe pour Pascal Canfin, alors que l'Hexagone a été l'hôte de l'accord de Paris sur le climat. "L'empreinte écologique des Français s'est dégradée ces trois dernières années, notamment à cause de la baisse du prix du pétrole", souligne Pascal Canfin. « Les principaux responsables sont les moyens que nous utilisons pour se chauffer, se transporter et pour manger », poursuit-il

Pourtant les solutions pour sauver la planète existe.

Pascal Canfin souligne que la tendance peut être inversée..

«Nous sommes capables de diminuer drastiquement l'impact que nous exerçons sur notre planète. Nous avons toutes les solutions. Nous savons construire des maisons qui sont moins émettrices, nous savons nous passer des voitures. On sait faire, mais nous n'y sommes pas encore », martèle-t-il.




Quand on se targue d'être leader de la COP 21 !


Britney Delsey pour DayNewsWorld


L'ARMENIE EN EBULLITION DEPUIS TROIS SEMAINES

 

Mercredi matin, le pays se réveille. Tout le pays est à l'arrêt.L’appel à la désobéissance civile par  Nikol Pachinian, l'opposant reconnu de ce petit pays de 2,9 millions d'habitants, a été entendu.

Il a ensuite demandé à ses partisans de rentrer chez eux, expliquant avoir obtenu entre-temps les voix nécessaires pour prendre la tête du gouvernement.

«Nous arrêtons notre action et nous allons nous reposer», lance-t-il à la foule. Mercredi soir, c’est donc un opposant triomphant qui apparaît devant ses partisans réunis sur la place de la République, au cœur de la capitale, Erevan, et déclare avoir obtenu le  soutien de tous les partis représentés au parlement.

«La question est réglée», conclut-il. Les autorités annoncent que l'élection d'un nouveau Premier ministre en Arménie aura lieu le 8 mai prochain.

Petit flashback: Le parlement, dont la majorité est issue du parti du président-Premier ministre déchu, rejette sa candidature le 1er mai : Pachinian n'obtient que 45 voix sur les 53 nécessaires! Mardi, Nikol Pachinian essuie donc une cuisante défaite devant le parlement alors qu'il avait le vent en poupe. En effet le 23 avril, après dix jours de manifestations, il avait poussé à la démission Serge Sarkissian, cet ancien président qu’il accusait de s’accrocher au pouvoir grâce à une réforme des institutions.

Un audacieux tour de passe- passe constitutionnel permettait à l'ancien président de devenir à nouveau premier ministre avec tous les pouvoirs, le président devenant une simple potiche. Le 11 avril 2018, le Parti républicain au pouvoir avait en conséquence annoncé que le président sortant Serge Sarkissian, au pouvoir depuis 10 ans et dont le second et dernier mandat vient de se terminer, deviendrait Premier ministre, détenteur réel du pouvoir donc .Astucieuse stratégie constitutionelle que n'a absolument pas goûtée la population appauvrie depuis des années de corruption.

Président de l'Arménie de 2008 à 2018, le dirigeant de 63 ans est critiqué par ses opposants pour n'avoir fait reculer ni la pauvreté ni la corruption, et pour avoir laissé aux oligarques le contrôle de l'économie de ce petit pays où la situation économique est préoccupante. Le taux de pauvreté en Arménie était de 29,8% en 2016 contre 27,6% en 2008 selon la Banque mondiale et le Revenu national brut (RNB) par habitant stagne aujourd'hui à 3.770 dollars.

Il ne reste aux Arméniens qu'à attendre le 8 mai pour voir si le leader de l'opposition est élu premier ministre.

Sinon le Parlement sera dissous et des élections législatives anticipées seront convoquées...

Jenny Chase pour DayNewsWorld

UN SERVICE NATIONAL UNIVERSEL

OU UNE PREPARATION  A LA VIE ACTIVE

Le projet est plus social que militaire d’après Emmanuel Macron. Ainsi, il serait possible de préparer les jeunes à « leur entrée dans la vie professionnelle comme dans leur vie de citoyen », précise-t-il. Ce service serait un moyen de « détecter les difficultés, notamment l’illettrisme » .

Un mois obligatoire pour toute une classe d'âge, à partir de seize ans: ce sont les modalités recommandées par un rapport sur la mise en œuvre du Service national universel (SNU) remis jeudi dernier au chef de l'Etat.

Le service comporterait ainsi une phase obligatoire d'environ un mois, dont une partie se ferait en internat, suivie d'une phase optionnelle tournée vers l'engagement. La période obligatoire sera consacrée à des activités sportives, à l'enseignement des gestes de premiers secours et l'acquisition de réflexes en cas de situation de crise, ainsi qu'à la transmission des valeurs civiques et républicaines.

Le groupe de travail présidé par le général Daniel Menaouine préconise l'instauration d'une période de "brassage" en internat consacrée à l'apprentissage des gestes de premiers secours et à des activités sportives. Le caractère militaire du SNU serait donc très lointain. Hors de question par exemple d'apprendre le maniement des armes.

Même si le creuset républicain ne fonctionne pas,que la société se fracture et que les différences entre les classes s’accentuent, l'apprentissage de la vie en commun, la cohésion sociale ne se fera pas par ce biais d'un temps record d'un mois dans un internat. Ce "service" d'un mois serait le seul à caractère obligatoire, l'engagement par le service civique ou la réserve demeurant fondés sur le volontariat. Pour les militaires il est clair qu'ils « n’ont pas à former des citoyens-soldats qui ne combattront jamais, ni à remettre dans le droit chemin 800 jeunes prétendument peu engagés ».

De plus le problème des infrastructures et de l'encadrement nécessaires pour accueillir 800.000 jeunes chaque année reste pour sa part entier. Qui pour s'en charger ? Le rapport recommande également qu'un « enseignement de défense » soit dispensé dans les collèges et lycées. ..

Le coût est estimé entre 2,4 et 3,1 milliards d'euros par an, jusqu'10 milliards en comptant les infrastructures... mais les militaires déjà très sollicités et à cours de moyens s'inquiètent. L'exécutif a cependant assuré que le coup de ce dispositif ne serait pas prélevé sur le budget de la Défense. Alors comment budgétisé ?

Quelle est la faisabilité de la promesse du candidat Macron. Résultat : il y a « d’importantes réserves », notamment sur le prix du projet, et sur l'efficacité d'un projet sur « un mois ».

Andrew Preston pour DayNewsWorld

DEMISSION DE LA MINISTRE BRITANNIQUE

DE L'INTERIEUR AMBER RUDD

APRES L'AFFAIRE DE LA "GENERATION WINDRUSH"

Les six années (2010-2016) que Theresa May a passées au ministère de l'Intérieur ont été marquées par sa détermination à réduire l'immigration.C'est en 2012 que l'actuelle Première ministre britannique a lancé la politique de « l'environnement hostile à l'immigration ».

En 2013, des camions publicitaires ont même circulé dans les rues de Londres, affichant un message hostile : « Au Royaume-Uni illégalement ? Rentrez chez vous ou prenez le risque de vous faire arrêter. ». Face au tollé créé par cette campagne les camions ont rapidement disparu de la circulation.Une politique contre l'immigration a été mise en place par la Grande-Bretagne.

Mais des dizaines de milliers de migrants légaux, arrivés des Caraïbes dans les années 1950-1960 de manière légale, se sont retrouvés pris dans les mailles du filet, faute de disposer d'une pièce d'identité et des documents nécessaires pour prouver leurs dizaines d'années de présence sur le territoire britannique. La colère des Britanniques face au traitement fait alors aux immigrés du Commonwealthqui sont arrivés pour reconstruire le pays après la Seconde Guerre mondiale a éclaté. Ces immigrés sont ceux de la "génération Windrush", du nom de l'Empire-Windrush, l'un des premiers bateaux desquels ils ont débarqué depuis la Jamaïque en 1948.

Certes en 1971, le droit au séjour ayant été supprimé , parallèlement, ces immigrés du Commenwealth ont obtenu le droit de rester indéfiniment sur le territoire mais certains n'ont jamais réclamé de papiers d'identité en bonne et due forme au Royaume-Uni, la carte d'identité n’étant pas obligatoire.

Alors faute de pouvoir produire les pièces justificatives qui leur ont été demandées ces dernières années et les intéressés ont fait l'objet de procédures d'expulsion !!!

Depuis le mois de mars, la presse britannique se fait l'écho des difficultés que doivent affronter la génération Windrush : perte de logement, de travail, refus de traitement médical, privation de prestations sociales, menace d'expulsion... Le cas emblématique de Sylvester Marshall, un infirmier âgé de 63 ans et vivant au Royaume-Uni depuis plus de quarante-quatre ans, à qui un traitement de son cancer de la prostate a été refusé, a suscité l'indignation dans l'opinion.

Le gouvernement britannique a mal réagi face à ce scandale!!!

Après la révélation des difficultés rencontrées par la"génération Windrush" et ses descendants, le gouvernement britannique a eu toutes les difficultés du monde à reconnaître leur méprise.

1° Le 10 avril, le cabinet de Theresa May refuse de recevoir douze ambassadeurs de pays situés dans les Antilles britanniques,

2° Il revient sur son refus sous la pression, le 16 avril,

3°Au Parlement britannique, le travailliste David Lammy, signataire avec 140 députés de tous les bords d'un texte réclamant des « excuses » à la Première ministre.

4° La Première ministre se voit contrainte de s'excuser le 17 avril auprès des dirigeants antillais venus à l'occasion du sommet du Commonwealth à Londres.

5° Un service consacré à la régularisation des immigrés d'origine caribéenne a été créé.

6°Le 19 avril, Theresa May présente ses excuses auprès de la communauté antillaise dans une lettre publiée dans The Voice.

Mais les affaires n'en restent pas là puisque interrogée sur le scandale Windrush par les parlementaires le 25 avril, la ministre de l'Intérieur affirme que le Royaume-Uni n'avait pas d'objectifs en matière d'éloignement des immigrants alors que le Guardiana publie 3 jours plus tard une lettre envoyée l'an dernier par Amber Rudd à Theresa May dans laquelle elle évoquait un objectif « ambitieux mais atteignable » en termes de hausse des expulsions d'immigrants.

Avec le départ d'Amber Rudd, Theresa May se retrouve maintenant aux premières loges pour défendre sa politique mise en place quand elle était ministre de l'Intérieur.

La démission de l'une des plus proches alliées de Theresa May est donc un nouveau coup dur pour le 3 mai, date des élections municipales à valeur de test pour son gouvernement, déjà déchiré par le Brexit. C'est aussi la quatrième démission d'un membre du gouvernement en six mois.

Après la démission retentissante d'Amber Rudd, une figure influente du parti conservateur, sur fond de scandale «Windrush» lié à l'immigration, lundi 30 avril, Sajid Javid, 48 ans, fils d'immigrés pakistanais, a été nommé en remplacement d'Amber Rudd.

Avec sa nomination, le ministère de l'Intérieur est pour la première fois dans les mains d'une personnalité politique issue de l'immigration. Ce banquier qui a mis un terme à sa carrière financière en 2009 pour se consacrer à la politique a notamment été secrétaire d'État à la Culture, aux Médias et au Sport, de 2014 à 2015, puis aux Affaires, à l'Innovation et aux Compétences, de 2015 à 2016.

Aussi Theresa May garde-t-elle un équilibre fragile au sein du gouvernement entre les Pro-Brexit et les Europhiles.

Britney Delsey pour DayNewsWorld

DUEL TENDU ENTRE TRUMP ET MERKEL

SOUS FOND DE BILATERALISME

Certes Donald Trump a reconnu en la chancelière allemande Angela Merkel «une femme extraordinaire» mais les deux dirigeants ont surtout mis en évidence leurs sujets de désaccords, du nucléaire iranien aux tarifs douaniers.

Le contraste saisissant entre la visite du président français Emmanuel Macron et celle de la chancelière allemande saisissant : Alors que les deux hommes ont ponctué leurs prises de position respectives d'embrassades, Donald Trump et Angela Merkel se sont cantonnés à un registre plus classique, voire plus distant. Ils n'étaient manifestement pas là pour surjouer la mise en scène de l'amitié...

Sur le fond, les mêmes points de désaccords observés entre Paris et Washington ont opposé Merkel et Trump. Et aucune décision n'a été communiquée face à la presse

Des relations commerciales bilatérales?

Au chapitre des taxes sur les importations d'acier et d'aluminium, le président américain est resté évasif. Il s'est déclaré déterminé à travailler avec son hôte «pour réduire les obstacles aux exportations américaines et renforcer les liens économiques». Et d'ajouter vouloir une relation réciproque. «Nous voulons qu'elle soit plus juste et la chancelière veut la rendre plus juste», a-t-il avancé.

De son côté, la chancelière allemande a souligné sans ambages que les discussions avaient été difficiles. «La décision appartient au président», a-t-elle expliqué. Après avoir promulgué des taxes de 25% sur les importations d'acier et de 10% sur celles d'aluminium , M. Trump a exempté l'Union européenne jusqu'au 1er mai.

«Nous voulons un commerce respectueux du système commercial multilatéral de l'OMC (Organisation mondiale du commerce) mais nous devons reconnaître que depuis de nombreuses années, l'OMC a été incapable de produire des accords internationaux», a répondu Angela Merkel. La chancelière a semblé prendre le contre-pied du président français qui avait justement vanté les mérites du multilatéralisme.

Elle n'hésitera pas à vouloir négocier un accord commercial bilatéral entre l'Allemagne et les Etats-Unis prenant le contrepied d'Emmanuel Macron.

Joannes Courbet pour DayNewsWorld

ALARMANT RECUL DE LA LIBERTE

DE LA PRESSE EN EUROPE

 

Les démocraties européennes ne sont pas épargnées pas le recul de la liberté de presse ! Inquiétant, voire alarmant.

Il est temps de tirer la sonnette d'alarme. L'association Reporters sans frontières estime en effet qu'un climat délétère envers la presse sape l'un des fondements essentiels des démocraties.

« Ceux qui récusent la légitimité des journalistes jouent avec un feu politique extrêmement dangereux.

les démocraties ne meurent pas que par des coups d'Etat mais elles peuvent mourir aussi à petit feu, et l'une des premières bûches c'est généralement la haine envers les journalistes », prévient Christophe Deloire, son directeur général.

Le climat de haine à l'encontre des journalistes se développe notamment en Europe et aux États-Unis et ne manque pas de menacer les démocraties, s'inquiète l'ONG dans son rapport annuel publié mercredi.

En 2017, pas moins de 21 pays ont été pointé en situation «très grave». L'Irak, l'Égypte, la Chine ou la Corée du Nord, reste mal positionnés, la Corée du Nord toujours en dernière position alors que la Norvège conserve la première position...

Mais malheureusement force est de constater que les attaques contre la presse ne se prononcent plus que dans des États autoritaires !

Voilà l' Europe également concernée : la République tchèque du président Milos Zeman la Slovaquie-l'ex-premier ministre Robert Fico a traité les journalistes de «sales prostituées anti-slovaques»-, Malte, où une journaliste anticorruption a été assassinée, et la Serbie se font remarquer comme les plus mauvais élèves.

Et la France n'est pas en reste!! «Le mediabashing » a fait rage durant l'élection présidentielle même si certaines chaînes voulaient fortement formater l'opinion... voire ouvertement...aux dépends de cette dernière malléable à souhait.

«Ce classement traduit un phénomène malheureusement manifeste, la croissance dans bon nombre de démocraties de l'expression de la haine contre les journalistes, et la libération de cette haine est vraiment dangereuse», résume Christophe Deloire, secrétaire général de l'organisation RSF .

Carl Delsey pour DayNewsWorld

MONT SAINT-MICHEL EVACUE

POUR RECHERCHER UN SUSPECT

Le Mont-Saint-Michel a été évacué, ce dimanche matin. Les gendarmes ont ensuite bloqué l’accès à la « Merveille » pour fouiller le monument. Ces mesures « de précaution » ont été prises après qu’un individu a proféré des menaces contre les forces de l’ordre, ce matin aux abords du Mont puis une fois entré dans l’enceinte. Les recherches n’ayant rien donné, le préfet a autorisé la réouverture des lieux.

Certains témoins parlent d’un homme habillé de sombre criant vouloir « tuer des flics ». Les commerçants ont donné l’alerte.

« J’ai alors ordonné l’évacuation du Mont par mesure de précaution, a expliqué le préfet de la Manche, Jean-Marc Sabathé, car personne ne connaît les intentions réelles de cet individu. J’ai fait aussi ratisser maison par maison pour m’assurer qu’il n’y soit pas ».

Une cinquantaine de gendarmes ont été déployés, deux hélicoptères ont survolé le Mont et la Section de recherche de Caen a été saisie.

Vers 11 h 30, le site était évacué. Seules les communautés religieuses sont restées confinées dans l’abbaye, protégées par les gendarmes. Les offices religieux ont été annulés. L’abbaye a été fouillée, tout comme les maisons et les commerces.

. Il s’agirait « d’un jeune homme entre 20 et 30 ans qui était habillé d’un t-shirt blanc et d’un pantalon sombre », d’après une photo prise par un pompier. Il porterait aussi un sac à dos.

Les bandes de vidéosurveillance ont été épluchées par les enquêteurs, sans que rien n’ait filtré jusqu’ici.

Le procureur de la République de Coutances, Cyril Lacombe, a annoncé l’ouverture d’une enquête de flagrance ouverte pour menaces de mort contre personne dépositaire de l’autorité publique.

Des propos qui sont les suivants, selon le préfet : « Je suis venu pour tuer du flic. »

Boby Dean pour DayNewsWorld

MANIFESTE CONTRE LE NOUVEL

ANTISEMITISME EN FRANCE

300 personnalités dénoncent « une épuration ethnique à bas bruit  ».Un manifeste « contre le nouvel antisémitisme » publié ce dimanche dans les colonnes du Parisien demande que « la lutte contre cette faillite démocratique »devienne « cause nationale ».

« Nous demandons que la lutte contre cette faillite démocratique qu'est l'antisémitisme devienne cause nationale avant qu'il ne soit trop tard. Avant que la France ne soit plus la France », lit-on dans ce texte signé par des personnalités politiques de droite comme de gauche (de l'ancien président Nicolas Sarkozy à Manuel Valls), des artistes (Charles Aznavour, Françoise Hardy), responsables religieux et personnalités.

« Dans notre histoire récente, onze Juifs viennent d'être assassinés -et certains torturés- parce que Juifs par des islamistes radicaux », écrivent-ils, en référence à l'assassinat d'Ilan Halimi en 2006, la tuerie dans une école juive de Toulouse en 2012, de l'attaque de l'Hyper Cacher en 2015, de la mort par défenestration à Paris de Sarah Halimi en 2017 et, récemment, du meurtre d'une octogénaire dans la capitale, Mireille Knoll.

« Il s'agit d'une épuration ethnique »

« Les Français juifs ont 25 fois plus de risques d'être agressés que leurs concitoyens musulmans », lit-on dans ce manifeste. « Dix pour cent des citoyens juifs d'Ile de France -c'est-à-dire environ 50.000 personnes- ont récemment été contraints de déménager parce qu'ils n'étaient plus en sécurité dans certaines cités et parce que leurs enfants ne pouvaient plus fréquenter l'école de la République. Il s'agit d'une épuration ethnique à bas bruit au pays d'Emile Zola et de Clemenceau", selon ce manifeste.

Ciblant principalement ce "nouvel antisémitisme", les signataires demandent « que les versets du Coran appelant au meurtre et au châtiment des juifs, des chrétiens et des incroyants soient frappés de caducité par les autorités théologiques, comme le furent les incohérences de la Bible et l'antisémitisme catholique aboli par (le concile) Vatican II, afin qu'aucun croyant ne puisse s'appuyer sur un texte sacré pour commettre un crime ». « Nous attendons de l'islam de France qu'il ouvre la voie », écrivent-ils.

« Nous demandons que la lutte contre cette faillite démocratique qu’est l’antisémitisme devienne cause nationale avant qu’il ne soit trop tard. Avant que la France ne soit plus la France », lit-on dans ce texte.

Le manifeste dénonce qu'"au vieil antisémitisme de l'extrême droite s'ajoute l'antisémitisme d'une partie de la gauche radicale qui a trouvé dans l'antisionisme l'alibi pour transformer les bourreaux des juifs en victimes de la société".

Il cible par ailleurs les quartiers populaires, sous l'effet d'un islam identitaire voire radical où le juif est viscéralement haï.C'est pourquoi les signataires demandant "que les versets du Coran appelant au meurtre et au châtiment des juifs, des chrétiens et des incroyants soient frappés de caducité par les autorités théologiques, comme le furent les incohérences de la Bible et l'antisémitisme catholique aboli par (le concile) Vatican II, afin qu'aucun croyant ne puisse s'appuyer sur un texte sacré pour commettre un crime"

. Dans son dernier rapport, la Commission nationale consultative des droits de l'Homme (CNCDH) notait une "persistance des préjugés antisémites traditionnels liant les juifs à l'argent, au pouvoir et leur reprochant leur communautarisme".

Britney Delsey pour DayNewsWorld

MACRON POUR UNE VISITE D'ETAT DE TROIS JOURS AUX ETATS-UNIS

Comme d'habitude le président Macron cherche à casser les codes : Le chef de l'État a accordé vendredi un entretien à la chaîne américaine conservatrice Fox News pour que la séquence soit diffusée dimanche sur les chaînes américaines juste avant sa visite d'État aux États-Unis lundi.

«Je travaille avec lui car nous sommes tous les deux au service de nos pays», déclare en anglais, le chef de l'Etat français au cours de cet entretien.

N'oublios pas qu'«une première interview avait été accordée en septembre dernier à CNN International, en marge de l'Assemblée générale de l'ONU, et une autre à CBS en décembre, en marge du One Planet Summit. Il faut un peu de rotation», indique l'entourage de Macron.

Une visite d'Etat de trois jours .

Emmanuel Macron va passer trois jours aux États-Unis pour débattre de sujets brûlants. Premier Président à effectuer une visite d'État outre-Atlantique depuis l'élection de Donald Trump il n'en demeure pas moins qu'il risque de revenir bredouille à l'instar de son homologue, le Japonais Shinzo Abe.

Un beau programme cependant attend Emmanuel Macron . Dîner dans la prestigieuse demeure de Georges Washington, rencontre à la Maison-Blanche avec son homologue puis au département d'État un déjeuner avec le vice-président Mike Pence. Là cérémonie militaire au cimetière d'Arlington, avant un dîner d'État à la Maison-Blanche. Mercredi discours en anglais devant le Congrès. L'après-midi discussion avec des étudiants à l'Université George Washington. Retour à Paris pour le jeudi une conférence internationale contre le financement du terrorisme.

Le président français Emmanuel Macron va offrir à son homologue américain Donald Trump un jeune plant de chêne symbolisant la force des relations entre les deux pays, a rapporté vendredi Fox News.Il s'agit d'une "bouture d'un chêne du Nord de la France qui, espère-t-il, sera planté sur le terrain de la Maison Blanche pour symboliser la ténacité de cette amitié", a déclaré le journaliste Chris Wallace, qui a interviewé M. Macron à l'Elysée. Mais peu probable que cette bouture ne conduise à des accords profonds sur des questions épineuses.

Convaincre sur de nombreux désaccords

Malgré "une relation très personnelle" et "un bon niveau de confiance et de respect" avec le 45e président américain, des conversations "très directes" avec ce dernier pas sûr que le président arrive à convaincre Donald Trump intransigeant sur certains points.

Iran en tête : aucune certitude que celui qu'il appelle volontiers son "ami" ne l'écoute. Or Donald Trump tranchera sur le nucléaire iranien dans trois semaines. En campagne, ce dernier avait promis de "déchirer" ce texte visant à empêcher l'Iran de se doter de la bombe atomique. Il a donné à ses signataires européens (France, Royaume-Uni et Allemagne) jusqu'au 12 mai pour le durcir. Sinon les Etats-Unis rétabliront les sanctions contre Téhéran.

Autre problème : celui de l'exemption de tarifs douaniers sur l'acier et l'aluminium. Le Japonais n'a rien obtenu de tangible...malgré leurs très cordiales relations.

Enfin la guerre en Syrie :

Certes Washington, Londres et Paris ont coordonné des frappes communes en réponse à l'attaque chimique près de Damas, mais Donald Trump entend en rester là .Le président français s'était vanté dimanche d'avoir "convaincu" le président américain de "rester dans la durée" en Syrie. Mais, dans la nuit, la Maison Blanche a démenti, rappelant que la stratégie américaine consistait à ce que "les forces américaines rentrent à la maison le plus vite possible".

Quant à l'accord de Paris le voilà passer aux oubliettes !

Que rapportera de ses trois jours à Washington Emmanuel Macron si ce n'est des signes d'"amitié" et un rappel du

"statut unique de la France, tout premier allié de l'Amérique" ?

Sur tous ces dossiers, "Emmanuel Macron peut espérer infléchir les positions de Donald Trump, mais jusqu'ici les résultats concrets ont été très limités", reconnaît Benjamin Haddad, chercheur au Hudson Institute de Washington.

Le président français se rend aussi sur place comme chantre de l'Europe, notamment dans le différend commercial. "En étant pour Donald Trump ce que Angela Merkel était pour Barack Obama, l'interlocuteur central et fiable, il peut émerger comme le leader diplomatique de l'Union Européenne et gagner du crédit pour son agenda de réforme de l'UE", estime l'analyste.

Pour Emmanuel Macron l'appui américain dans la lutte contre les jihadisme au Sahel reste avant tout une priorité.

Joanne Courbet pour DayNewsWorld

SCANDALE A MALTE QUI A TUE DAPHNE ?

 

Assassinat d'une journaliste anticorruption à Malte.

Lors d’une séance particulièrement houleuse au Parlement, l’ensemble des députés d’opposition a quitté l’enceinte de l’assemblée, faute de réponse du gouvernement sur les révélations de l 'affaire «Daphné » en dénonçant une « culture de la peur et du silence ».

Dans un communiqué, le Parti nationaliste (centre droit) a ensuite demandé « au gouvernement de faire la vérité et d’arrêter de nuire à la réputation du pays par son attitude [favorisant] l’impunité ».

Daphne Caruana Galizia était proche du Parti nationaliste, mais elle avait aussi, juste avant sa mort, fait plusieurs révélations sur l’actuel chef de file de l’opposition.

Les premières révélations du réseau Forbidden Stories sur l’enquête sur le meurtre de Daphne reprises par toute la presse locale, ont suscité une vive émotion à Malte.Dix-sept autres médias européens et américains réunis dans le « Projet Daphne », visent à continuer les enquêtes de la journaliste maltaise assassinée le 16 octobre 2017.

Dix-huit médias internationaux France, Le ont enquêté sur le meurtre de la journaliste maltaise Daphne Caruana Galizia et dévoilent cette semaine le fruit de leurs recherches.

Ils ont notamment révélé que la police maltaise écartait, à ce stade, la piste de commanditaires politiques, en dépit de plusieurs éléments troublants.

Mardi soir, ce ministre, qui avait porté plainte contre Daphne Caruana Galizia pour diffamation, a dit que ces révélations étaient « totalement spéculatives, basées sur des rumeurs sans aucun fondement de vérité ». Pour l'instant, trois hommes, inculpés le 5 décembre, ont plaidé non coupable d'avoir fabriqué la bombe qui a tué la journaliste et de participation à une organisation criminelle.

Or des faits révélateurs n'écartent aucune piste. Deux témoins anonymes, rencontrés séparément, ont affirmé aux journalistes du « Projet Daphne » que le ministre de l’économie, Chris Cardona, avait été vu dans un bar du centre de l’île avec l’un des assassins supposés, quelques semaines après le meurtre.

Aux membres du « Projet Daphne », M. Cardona avait dit n'avoir eu aucun « rendez-vous » avec les meurtriers arrêtés au début de décembre 2017tout en ajoutant « ne pas se souvenir » s’il avait pu les rencontrer fortuitement.

De leur côté, les avocats d’Alfred Degiorgio, l’un des trois assassins supposés, ont saisi la justice, mercredi 18 avril, pour demander que l’ordinateur de la journaliste soit remis à la justice. La famille refuse catégoriquement de le faire,elle argue du risque que les sources de Daphne Caruana Galizia soient identifiées par les autorités. « Je brûlerais l’ordinateur devant la police [plutôt que de le lui remettre]. C’est de l’ordinateur du premier ministre que la police a besoin, pas de celui de ma mère », a posté sur Facebook le fils aîné de la journaliste, Matthew Caruana Galizia.

Avant d'être tuée par une voiture piégée le 16 octobre dernier à l'âge de 53 ans, Daphne Caruana Galizia avait en effet dénoncé un réseau de corruption impliquant de hauts responsables proches du Premier ministre travailliste maltais Joseph Muscat.

Premier ministre depuis 2013, le travailliste Joseph Muscat était la principale cible des articles de la blogueuse sur la corruption.

La journaliste dénonçait des réseaux de corruption au plus haut niveau de l’État maltais.

Selon la défense, l’ordinateur de Daphne Caruana Galizia serait toutefois « indispensable » parce qu’il « peut contenir ses informations sensibles sur une tierce partie responsable de ce meurtre  ».Les trois malfrats ont gardé le silence pendant toutes leurs auditions, si ce n’est pour plaider non coupable alors qu'il existe des preuves accablantes contre ces trois hommes, connus pour leur proximité avec le crime organisé:leurs téléphones ont notamment « borné » à plusieurs reprises près du lieu de l’explosion criminelle, à quelques kilomètres du domicile de la journaliste, les jours précédant l’assassinat.

La Commission européenne a été enjointe par les membres de l'organisation internationale d'écrivains PEN Club, parmi lesquels le Britannique Salman Rushdie ou la Turque Elif Shafak, d'être vigilante quant aux progrès de l'enquête à Malte, dans une lettre ouverte publiée dimanche. "Nous pensons que l'enquête en cours ne respecte pas les standards d'indépendance, d'impartialité et d’efficacité requis par les lois internationales sur les droits de l'Homme", soulignent les écrivains.

"Il y a en ce moment une double impunité à Malte, concernant le meurtre de ma mère et toute la corruption sur laquelle elle enquêtait", a résumé lundi le fils de la journaliste, Matthew Caruana, en marge d'un hommage à Londres pour les six mois de son assassinat.

Qui est le commanditaire ? Personne pour l'instant ne le sait.

Malgré ces éléments d’information, les enquêteurs maltais n’ont, jusqu’ici, pas exploré la piste d’un éventuel commanditaire politique.

Alyson Braxton pour DayNewsWorld

L'AMITIE FRANCO-CANNADIENNE A L'HONNEUR

Devant l'Assemblée nationale, Justin Trudeau tient un discours de consensus. Lors de sa première visite officielle en France, Justin Trudeau s'est exprimé, mardi, devant l'Assemblée. De l'environnement, l'égalité des sexes ou encore l'économie, le Premier ministre canadien a mis en avant ses convergences avec M. Macron. Toute l'Assemblée s'est levée pour saluer l'arrivée de Justin Trudeau dans l'hémicycle; c'est le protocole qui le veut.

La présence du premier ministre canadien au Palais Bourbon était historique puisqu'il s'agissait du premier discours fait par un représentant de ce pays devant les députés.

"Ravivons les valeurs humanistes", a clamé Justin Trudeau devant les députés français. Le Premier ministre canadien s’est exprimé devant l’Assemblée nationale intégralement en français, le 17 avril, dans le cadre de sa première visite officielle en France. Dans un discours de 40 minutes, il a choisi de se prononcer pour la diversité, l’immigration ou encore pour l’égalité des sexes.

Dans un hémicycle comble, ce "descendant d'un charpentier français de La Rochelle" a chanté l'"amie de toujours, la France", alors que "les grandes démocraties libérales portent la responsabilité d'articuler une vision claire et convaincante de l'avenir" face aux "défis". "Amis Français, les Canadiens vous tendent la main. Ayons l’audace de bâtir ensemble un monde plus progressiste, plus diversifié, plus vert, plus inclusif, plus ouvert, plus démocratique ; un monde plus libre, plus égal et plus fraternel, un monde à notre image", a-t-il souligné, soulevant les applaudissements de l’Assemblée.

Justin Trudeau était le premier chef de gouvernement canadien à se livrer à cet exercice auquel seule une vingtaine de responsables étrangers ont été conviés depuis le début de la Vème République, en 1958.

Avec le président français, Justin Trudeau reconnaît des visions communes sur les questions de diplomatie, de francophonie, de changement climatique ou encore de libre-échange

.Accord de Paris oui mais un bémol

« S'il y a une chose dont la France et le Canada sont conscients, c'est que la lutte contre les changements climatiques doit absolument être menée à l'échelle mondiale, puisque les conséquences du réchauffement planétaire ne connaissent pas de frontière », a-t-il glissé dans une allusion implicite à Donald Trump.

Mais l'environnement s'annonce déjà comme étant un sujet un peu plus épineux, après les dernières décisions prises en la matière par le Premier ministre canadien ces derniers jours.En effet Justin Trudeau est désormais au cœur d'une tourmente outre Atlantique. En cause, l'obstination du Premier ministre canadien sur le projet d'extension de l'oléoduc Trans Mountain. Approuvé par le gouvernement canadien fin 2016, ce projet vise à tripler la capacité de cet oléoduc, qui relie déjà depuis 1953 les puits de pétrole de sable bitumineux de l'Alberta à la Colombie britannique, pour le prolonger jusqu'au port de Vancouver pour faciliter les exportations. Un projet qui fait bondir les écologistes en raison des risques environnementaux qu'il implique, le pétrole de sable bitumineux étant le plus polluant au monde.

Malgré la forte opposition des communautés autochtones, du gouvernement provincial de la Colombie-Britannique et des groupes écologistes, Justin Trudeau a réaffirmé ces derniers jours son engagement envers le projet, qui représenterait selon lui un « intérêt stratégique vital ». Mais qui rendrait bien difficile pour le Canada d'atteindre l'objectif de réduction de 17% de ses émissions de gaz à effet de serre d'ici 2020, fixé lors de l'accord de Paris sur le climat.

Le Ceta oui malgré quelque réticence

Il a ainsi vanté les mérites du Ceta, le nouvel accord commercial entre l'UE et le Canada très décrié par la gauche et les écologistes, estimant que c’est un accord de "commerce progressiste", entendre – qui prend en compte les intérêts du citoyen. C'est la majorité qui a salué sa défense du Ceta, le traité de libre-échange qui fait polémique en France; pour le vanter, il n'a pas évoqué les problèmes environnementaux qu'il pose mais a préféré cité trois exemples d'entreprises françaises qui peuvent se développer sur le sol américain, notamment Décathlon qui va y ouvrir un magasin. Le CETA, enjeu majeur pour Trudeau et Macron. Le Premier ministre canadien a insisté sur le fait que l’accord exonère l’industrie culturelle, un point essentiel pour la France.Les deux hommes, qui ont « tellement d'atomes crochus » selon les mots du Premier ministre canadien, défendent bec et ongles cet accord de libre-échange depuis plusieurs mois, malgré des réticences de toutes parts, et notamment en France.Signé à Bruxelles en octobre 2016, puis entré en vigueur en septembre dernier, cet accord, qui doit favoriser les échanges commerciaux entre les deux pays et faciliter la circulation des biens et des personnes, attend toujours d'être ratifié par les 27, dit autrement, par les parlements nationaux. Si le Canada a tout à gagner à développer ses relations commerciales avec des pays européens, puisque ses échanges avec son principal partenaire américain sont ébranlés depuis l'élection de Donald Trump et l'instauration de sa politique protectionniste, ce traité est bien plus controversé du côté de l'hexagone.

Parfaite entente sur le Sommet du G7

Autre point d'entente, le sommet du G7, que préside le Canada cette année, qui sera placé sous l'œil d'un conseil consultatif pour l'égalité des sexes avec à sa tête Melinda Gates, la co-présidente de la Fondation Bill et Melinda Gates, et Isabelle Hudon, l'ambassadrice du Canada en F

Joanne Courbet pour DayNewsWorld

VIOLENCE SEXE DROGUE A

LA FAC DE TOLBIAC EN FRANCE

La fac de Tolbiac doit être évacuée, selon son président . Le président de l'université Panthéon-Sorbonne a de nouveau réclamé mardi l'intervention des forces de l'ordre sur le site de Tolbiac, transformé selon lui en "capharnaüm" par les bloqueurs opposés à la réforme de l'université.

Le président de l’université Paris-I Panthéon-Sorbonne s’est alarmé, mardi 17 avril au matin, de la situation sur son site de Tolbiac, bloqué et occupé depuis le 26 mars par des étudiants et des militants opposés à la loi modifiant l’accès aux études supérieures

« J'ai du mal à le décrire (le site) tellement je suis consterné par l'état du centre, un vrai capharnaüm. La violence, la drogue, le sexe même. On me l'a dit, et je crois que c'est vrai, il se passe des choses qui sont indignes », a déclaré Georges Haddad sur Cnews .M. Haddad dénonce non seulement « la violence, la drogue, le sexe même » sur le sitemais également « des bandits qui attendent le moment opportun pour dévaliser le centre » universitaire. Déjà 1 millions de dégâts d'après lui.

Tolbiac est devenu l'un des lieux emblématiques de la mobilisation contre la loi modifiant l'accès à la fac, qui touche plusieurs sites universitaires en France, à Nanterre, Rennes, Montpellier, Toulouse par exemple.

Qualifiant la situation de « préinsurrectionnelle » et craignant « le pire », le président a affirmé « attendre désespérément que le centre soit évacué » par les forces de l'ordre.

Mais la police a pour l'heure exclu une opération aussi sensible dans cette tour de 22 étages. Lors de son entretien télévisé, dimanche, le chef de l’Etat Emmanuel Macron avait souligné l’existence d’« une particularité topographique à Tolbiac » : « C’est une tour. C’est presque plus dangereux [d’intervenir] que de ne pas intervenir. ». Mais il avait également ajouté : « Dans toutes les universités où il y a des amphis paralysés et des violences inadmissibles, les étudiants sont souvent minoritaires. Ce sont des groupes et des “professionnels du désordre”, pour citer Audiard. Des groupes la plupart du temps violents qui mènent un projet politique dont la finalité est le désordre. » . Comme dans tous les mouvement de colère, semble-t-il.

Un report des examens est évoqué

« Les examens se passeront en bonne et due forme (...) il est hors de question de donner des diplômes en chocolat aux étudiants », a-t-il martelé paraphrasant l'expression du chef de l'Etat.

Un nouveau mai 68?
Boby Dean pour DayNewsWorld

JUSTIN TRUDEAU EN VISTE OFFICIELLE EN FRANCE

 

Alors que Justin Trudeau entame une visite officielle en France, au cours de laquelle il doit s'exprimer devant l'Assemblée nationale, le Premier ministre canadien n'a droit à aucun faux-pas ! Son image médiatique a été largement écornée par le fiasco de ses récents passages en Chine et en Inde alors qu'il avait fait, depuis deux ans, un relatif sans-faute dans sa stratégie médiatique, cool politiquement.

Justin Trudeau, dont la jeunesse, l'accès au pouvoir et les méthodes de communication se retrouvent dans le parcours d' Emmanuel Macron, doit s'entretenir dès lundi avec son homologue français. Dans les pas d'un Barack Obama, il a parfaitement su tirer parti des réseaux sociaux, capables de disséminer cette image cette image impeccable de gauche moderne.

Pendant cette nouvelle tournée internationale, qui doit aussi le mener au Pérou et en Grande-Bretagne, Justin Trudeau fait, entre Lima et Londres, une escale de 48 heures à Paris .

La relation franco-canadienne que les deux États qualifient de « partenariat d'exception », « collaboration solide, ancienne, étroite », avait déjà été révélée l'année dernière lors du G7, et sera mise en avant durant ce séjour. En accord sur la lutte contre le réchauffement climatique avec la mise en place de l'accord de Paris mais également sur la lutte contre le terrorisme. Il y a quelques mois, le président français a convaincu le Canada de s'engager à ses côtés au Mali.

Une visite officielle qui se fera sur fond de nombreuses questions économiques, celle notamment du récent Accord économique et commercial global (AECG), conclu entre le Canada et l’Union européenne, mais aussi avec, sur la table, des dossiers tels que le climat, la Syrie ou les relations avec la Russie.

Mardi discours du Premier Ministre canadien à l'Assemblée nationale ...

Carl Delsey pour DayNewsWorld

DETTE DE LA SNCF A VOUS DE JUGER

Contrairement à ce que beaucoup prétendent, la pierre d’achoppement de la réforme de la SNCF n’est pas la suppression du statut des cheminots (dont les effets ne pèsent que pour 8% du chiffre d’affaire annuel de la Société Nationale) mais dans l’endettement de celle-ci.

Selon les experts, la dette de la SNCF oscillerait, selon comme on compte, entre 47 et 55 milliards d’euros (à ce niveau, on n’est plus à un milliard d’euros  près !).

Les journalistes qui ont interviewé Emmanuel Macron, Jean Pierre Pernaud jeudi soir,11 avril 2018 puis Edwy Plenel/Jean Jacques Bourdin hier au soir, dimanche 15 avril 2018 ont les uns et comme les autres abordé le sujet. De l’avis général, les réponses du Chef de l’Etat sont restées vagues, même si elles ont évolué.

Hier au soir, Emmanuel Macron a concédé qu’il allait faire un effort en s’engageant à reprendre, progressivement, une partie, mais une partie seulement, encore inconnue, de la dette de la SNCF.

Les commentaires publiés sur le sujet sont encore soupçonneux, voire carrément critiques pour ce qui concerne les syndicats représentant les salariés de l’entreprise nationale.

Les réponses récentes, bribes après bribes, et bout après bout, du chef de l’Etat restent en effet, encore fumeuses : reprise de la dette, oui ! Mais pour quel montant ? Selon quel échéancier ? À partir de quand ?

Mais pourquoi donc  Emmanuel Macron reste-t-il toujours aussi imprécis sur un  sujet sur lequel tout le monde l’attend, les intéressés en priorité ?

Tout simplement parce que la France ne fait pas ce qu’elle veut avec ses comptes publics ! Parce que Bruxelles veille !

C’est là où le bât blesse ! Et c’est ce qu’Emmanuel Macron, en européiste convaincu, ne peut pas ou ne veut pas avouer !

Car toute reprise de la dette de la SNCF par l’Etat conduirait au dépassement du taux d’endettement de la France, ce sacro-saint taux limite de 3% de déficit budgétaire imposé par l’Europe, ce taux étant le résultat du rapport entre le PIB et le niveau d’endettement du pays.

Il est plus que probable selon les spécialistes que c’est l’explication des réponses quasi inexistantes ou vagues d’Emmanuel Macron sur le sujet.

Un Emmanuel Macron qui sait par ailleurs, qu’en dehors de la SNCF, une autre épée de Damoclès pèse sur la limitation de l’endettement de la France, mettant en péril les promesses électorales qu’il a tenues il y a un an !

On vient en effet d’apprendre que Véronique Louwagie (LR) et Romain Grau (LREM) ont lancé une mission d‘information sur les conséquences budgétaires des contentieux fiscaux et non fiscaux de la France auprès de l’Europe, des contentieux fiscaux qui auraient quasiment quintuplés en 10 ans pour atteindre 25 milliards d’euros en 2016.

Des chiffres ahurissants circulaient à l’Assemblée Nationale par l‘intermédiaire de la Cour de Justice Européenne depuis quelque temps.

Un montant stratosphérique a été révélé en Commission des Finances le 11 avril 2018 par les deux parlementaires.

C’est le rapport produit il y a quelques mois sur le contentieux sur la taxe de 3% sur les dividendes qui a décidé les parlementaires à lancer cette mission.

Les contentieux fiscaux concentrent l’écrasante majorité des 25 milliards d’Euros. Ils représentent à eux seuls 21 milliards.

Car, chaque fois que la France s’est placée en contravention par rapport aux règles européennes, souvent sur des questions de libre circulation de capitaux, des contraventions sont tombées, souvent majorées, les gouvernements successifs se refilant la patate chaude.

Mais aux contentieux fiscaux, Véronique Louvagie (Présidente de la Mission) et Romain Grau (rapporteur de celle-ci) ont décidé d’ajouter les contentieux déjà connus, liés à la santé, à l’environnement ou encore aux aides de l‘Etat dont ils ont dressé une cartographie précise.

De plus, et même si la taxe de 3% à 10 milliards d’euros a été traitée budgétairement (voir nos précédentes éditions), ce n’est pas le cas pour beaucoup d’autres.

De nouveaux contentieux sont effectivement faits jour, tel que celui sur la contribution au service public de l’électricité, une taxe que tout le monde paie via ses factures pour financer l’énergie verte et le tarif social de l’électricité. Ce contentieux a été ouvert par 13 000 consommateurs mécontents qui ont saisi les juridictions administratives. Ce contentieux  pourrait coûter 6 milliards d’euros.

Et il faut encore ajouter … : En 2019, la Cour de Justice Européenne devrait examiner un contentieux à 5 milliards d’euros concernant l’avoir fiscal.

Or pour tous ces contentieux, à l’exclusion de la taxe de 3%, l’Etat n’a rien provisionné.

C’est la raison pour laquelle la mission a voulu,  au début du lancement de ses travaux, et pour que dans l’avenir on ne constate, plus, à posteriori « des notes aussi salées »,  mettre en place des procédures d’anticipation..

Pour éviter de telles situations mais aussi pour éviter l’ire de l’UE.

A l’avenir les ministères devront améliorer leurs échanges entre eux. Il était temps !

On constate en effet qu’il n’y a pas que la SNCF qui doit être réformée. Tout l’appareil de l’Etat est gangrené par une bureaucratie cloisonnante qui ne brille pas par son efficacité.

Mais, au surplus, force est de constater aussi, que l’Europe contrôle de mains de fer ses Etats membres. Elle représente un poids considérable sur leur choix de gestion, mettant ainsi leur avenir en péril.

C’est peut être voulu ? Mais cela met à jour les dérives démocratiques de l’UE qui, il faut en convenir donnent crédit aux propositions tendant à imposer une réforme profonde à l’institution voire à imposer un retour à un plus de souveraineté nationale.

Ces dérives au profit d’un libéralisme échevelé et d’une financiarisation excessive des ses orientations démontrent en tout état de cause que la situation actuelle ne peut plus perdurer.
Les élections européennes qui vont se dérouler en 2019 vont certainement faire le douloureux constat d’une institution bureaucratisée qui s’est éloignée du projet européen initial.

Aussi, si des propositions sérieuses n’émergent pas pour faire cesse ces dérives, les partis populistes auront un bel avenir !

Clara Mitchell pour DayNewsWorld

SUITE L'AFFAIRE DE BARDONNECCHIA FRANCHISSEMENT DES LIMITES A LA FRONTIERE FRANCO-ITALIENNE

Le parquet de Turin vient de délivrer une commission rogatoire européenne pour interroger les cinq douaniers français qui, sans avertir les autorités italiennes, sont entrés le 30 mars dans un local attenant à la gare de Bardonecchia afin de soumettre un Nigérian à un test de dépistage de drogues.

Le durcissement des contrôles migratoires aux frontières intérieures de l’Europe n'a pas toujours lieu dans des conditions normales : ce que révèle par exemple la fameuse affaire de Bardonnecchia . Les membres de l’UE ne se bornent plus à un contrôle de franchissement de frontière, ils assurent maintenant leur pouvoir souverain et consolident leurs prérogatives d’Etat, par exemple l’anti-terrorisme.Des ’accords bilatéraux entre les polices nationales sont passés mais parfois outrepassés !!!

L’irruption dans une pièce de la gare de Bardonecchia, en Italie de douaniers français armés à quelques kilomètres de la frontière n'a pu provoquer qu'une crise diplomatique !!!

Le 31 mars 2018 des douaniers français armés de revolvers et de Tasers, affirmant qu’un agrément bilatéral signé avec l’Italie dans les années 60 leur conférait le droit d’entrer , ont fait irruption dans la salle de la gare de Bardonecchia .Vers 20h. Ils tenaient un citoyen nigérian arrêté dans le train qu’ils voulaient soumettre à un test de dépistage de drogues. Celui-ci voyageait de Paris à Naples, avec un billet de train en règle et un permis de séjour en Italie, et ne comprenait pas un mot français.

Le test s’étant révélé négatif les douaniers l’ont relâché, jetant ses affaires sur le sol et partant avant l’arrivée de la police italienne.

Une crise diplomatique a éclaté : le ministère italien de l’Intérieur a demandé des explications à l’ambassadeur de France à Rome, qui a excipé d’un accord trans-frontière bilatéral signé avec l’Italie en 1990, selon lequel « les douaniers français sont autorisés à intervenir sur le territoire italien ». L’Italie a répondu que les Français ne pouvaient plus utiliser cette pièce dans la gare, puisqu’elle était désormais réservée à l’accueil des migrants.

Bien plus, comme l’explique l’Association des études juridiques (ASGI), selon les accords bilatéraux entre la France et l’Italie, « la police française peut agir sur le territoire italien, mais dans des circonstances spécifiques et déterminées […] et toujours en collaboration avec la police italienne ».

Pire, l’arrestation et la fouille arbitraires du citoyen nigérian, ainsi qu’un test forcé d’urine sur la base du profilage racial dépassent les enjeux migratoires.

Et pire encore: l'Italie est un pays indépendant et souverain dont on ne peut violer impunément les frontières, acte assimilable à un acte de guerre!!!

Dès le lendemain, les politiciens italiens ont affirmé la nécessité de reprendre le contrôle sur les frontières de l’Etat. « Nous devrions expulser d’Italie les diplomates français » a déclaré Matteo Salvini, le chef du parti populiste de droite Lega Nord.

Et voilà que ressurgit le souverainisme sous les oripeaux de la collaboration policière transfrontière!

Garett Skyport pour DayNewsWorld

UNE EUROPE DE LA DEFENSE

MISE A MAL PAR LES FRAPPES SYRIENNES

« L’UE et les Etats membres nous ont soutenus, l’Europe est une dans ce moment de grande gravité », a brièvement expliqué le chef de la diplomatie français, Jean-Yves Le Drian lundi 16 avril.

La défense européenne s’est montrée comme incapable de s'harmoniser dans le cadre de l'Europe comme l'on démontré dans toute son ampleur les frappes en Syrie du 7 avril contre la présumée attaque syrienne. L'Union européenne est encore et toujours aux abonnés absents.

Avec un Royaume-Uni sur le départ et une Allemagne qui refuse l'usage de la force, la France reste bien seule à assumer les efforts militaire dans l'UE.

Il est évident que l'Allemagne ne souhaite pas engager son armée sur le théâtre international contrairement à ce qu 'avait pu croire naïvement un moment Emmanuel Macron.

Soixante-treize ans après la défaite du nazisme, l'usage de la force reste, pour l'Allemagne, un concept étranger à son action diplomatique dans le monde et Angela Merkel a opposé un refus catégorique deux jours avant les frappes suivie par 78% des Allemands (sondage publié vendredi par la télévision ZDF)

Développer un noyau franco-allemand pour la défense reste impossible, la Bundeswehr n'intervenant jamais à ce jour dans des opérations de guerre. La brigade franco-allemande n'est, près de trente ans après sa création, guère plus qu'un symbole et à cet égard très révélatrice du pacifisme allemand. Ainsi au Mali, certaines de ses unités sont engagées depuis l'an dernier mais séparément.

Mais tandis que les militaires français servent au sein de l'opération Barkhane dans le combat des groupes djihadistes armés, les Allemands se retrouvant dans les contingents de l'ONU et de l'UE se cantonnant dans du maintien de la paix et de la formation. La chancelière allemande ne sera jamais « le leader de substitution du monde occidental libéral » comme l'a montré le hors-jeu volontaire de Berlin dans la crise ouverte par le bombardement chimique du 7 avril à Douma.

Qui plus est, l'Allemagne ne respecte pas son engagement pris en 2014 dans le cadre de l'Otan, de consacrer chaque année 2 % de sa richesse nationale à son budget de défense...comme l'avait rappelé Donald Trump, il y a quelques mois de cela.

« Le fond de l'affaire est que l'Allemagne ne veut pas recourir et ne recourra probablement jamais à la force, sauf agression contre le territoire européen », analyse Zaki Laïdi, professeur de relations internationales à Sciences po Paris.

« Les Allemands ne se considèrent pas comme le garant ultime de leur sécurité » puisque ce rôle est joué depuis la Seconde Guerre mondiale par les États-Unis

Le couple franco-britannique qui a prouvé son efficacité militaire se trouve cependant en porte-à-faux à l'heure du Brexit, prévu fin mars 2019 donc la France devra trouver des alliances volontaires autres parfois pour user de la force au-delà des frontières européennes.

La France ne peut seule porter sur ses épaules le poids de la défense européenne, d'autant que son armée n'est plus à la hauteur ayant subi des coupes budgétaires drastiques ces dernières années.

Le vœux pieux du président français : « l'Europe devra être dotée d'une force commune d'intervention, d'un budget de Défense commun et d'une doctrine commune pour agir » de son discours sur l'Europe prononcé en septembre 2017 à la Sorbonne restera lettre morte.

Pas étonnant qu'aujourd'hui les ministres européens se sont montrés unanimes, mais seulement pour « comprendre » l’action militaire en Syrie !

Les ministres des affaires étrangères de l’Union européenne (UE), réunis lundi 16 avril à Luxembourg ont dégagé un relatif consensus a minima, à savoir sur la Syrie, après les opérations militaires menées par les Etats-Unis, la France et le Royaume-Uni dans la nuit du 13 au 14 avril.

S’ils sont unanimes dans la condamnation du recours à des armes chimiques, ils le sont beaucoup moins sur la nécessité et l’efficacité des frappes menées contre l’arsenal du régime de Bachar Al-Assad.

Au sujet des bombardements, les ministres disent « comprendre » que les frappes américaines, françaises et britanniques étaient « des mesures spécifiques, avec l’objectif unique de prévenir d’autres utilisations d’armes chimiques ».

L’Irlande a exigé que l’on efface du texte toute allusion à d’éventuelles autres actions militaires tandis que l’Italie a insisté sur le fait que que cette action « circonscrite » devait en rester là. Les Pays-Bas et la Belgique ont été également très prudents, tandis que d’autres cultivaient leur habituelle neutralité.

Une entente cependant sur la nécessité d'une solution politique...les Vingt-Huit appellant la Russie, l’Iran et la Turquie à cesser leurs activités militaires et à faciliter l’accès des populations à l’aide humanitaire.

Joanne Courbet pour DayNewsWorld

MANIFESTATION EN HONGRIE PAR L'OPPOSITION

ET VIKTOR ORBAN A NOUVEAU PREMIER MINISTRE

 

Ce sont près de 100 000 manifestants en Hongrie qui ont défilé samedi, selon les organisateurs.

Ils ont réclamer une nouvelle loi électorale, des médias publics pluralistes et le recomptage des bulletins de vote de l'élection du 8 avril soient recomptés.

Mais les observateurs de l'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE) ont estimé dans un rapport que les opérations de vote s'étaient déroulées dans des conditions satisfaisantes bien que Viktor Orban soit en effet régulièrement accusé de museler les médias.

L'opposition a cependant pointé des pannes informatiques suspectes au cours du scrutin.

La foule a défilé dans le centre de la capitale hongroise en direction du Parlement.

Les manifestants, dont beaucoup de jeunes, scandaient le cri « démocratie ! » parmi les drapeaux hongrois et de l'Union européenne.

Premier ministre hongrois, Viktor Orban, a décroché dimanche un troisième mandat consécutif à la tête du gouvernement après la large victoire aux élections législatives de son parti, selon les projections de la commission électorale.

« Nous avons gagné ! La Hongrie a remporté une grande victoire », avait clamé, devant une foule en liesse à Budapest, le dirigeant hongrois lors de des législatives.

Il s'était présenté pendant la campagne électorale comme le garant des valeurs chrétiennes de son pays face à un afflux supposé de musulmans.

Le premier ministre souverainiste hongrois Viktor Orban avait obtenu au Fidesz, le parti de Viktor Orban, et à ses alliés démocrates-chrétiens un total de 133 sièges sur 199 au Parlement (49,6% des voix).

Ce dimanche Viktor Orban a obtenu un troisième mandat consécutif à la tête du gouvernement pour quatre ans. Une nouvelle manifestation est prévue samedi prochain.

Britney Delsey pour DayNewsWorld

L'OCCIDENT FACE A LA RUSSIE HESITE

L'Occident a étudié ses options militaires en Syrie après une une attaque chimique présumée de la Russie.

Les Occidentaux poursuivent vendredi l'étude des options militaires punitives contre le régime syrien qu'ils accusent d'avoir perpétré l'attaque chimique présumée de Douma. Mais l'Occident est soucieux tout de même de ne pas provoquer une escalade avec la Russie, alliée de Bachar al-Assad.

Rencontre voulue à la demande de Moscou qui met en garde Emmanuel Macron contre ses velléités d'agression belliqueuses. Le locataire de la Maison Blanche ne compte pas malgré la fureur qu'il a affichée ces derniers temps contre la Russie déclencher une guerre contre la Russie.

«La priorité est d'éviter le danger d'une guerre» entre les États-Unis et la Russie, a affirmé jeudi l'ambassadeur russe à l'ONU, Vassily Nebenzia. Moscou, allié du président Bachar al-Assad, maintient des troupes en Syrie.

«Nous cherchons à arrêter le massacre d'innocents», a de son côté expliqué jeudi le ministre américain de la Défense Jim Mattis évoquant devant le Congrès la perspective de frappes imminentes de la part des Américains, des Français et peut-être des Britanniques.

La Russie ne compte pas rester sans rien faire, dans un contexte de relations plus que tendues avec l'Occident depuis la fameuse affaire de l'ex-espion Sergueï Skripal. Car la Russie dément toujours cet empoisonnement que l'Occident lui impute.

«Nous disposons de preuves irréfutables qu'il s'agissait d'une nouvelle mise en scène, et que les services spéciaux d'un État actuellement en première ligne d'une campagne russophobe ont participé à cette mise en scène», a déclaré vendredi le ministre russe des Affaires étrangères Serguei Lavrov.

Et un autre argument choc, Serguei Lavrov a évoqué le danger contre une hausse de la pression migratoire sur l'Europe consécutive à d'éventuelles frappes occidentales. «Même d'insignifiants excès provoqueront de nouvelles vagues de migrants en Europe», qui peuvent «réjouir ceux qui sont protégés par un océan», a-t-il dit, faisant allusion clairement aux États-Unis.

Les réactions Outre-Rhin ne se sont pas faites attendre. «Une continuation de cette spirale [de la violence] amplifierait le problème de la migration», a déclaré jeudi le ministre de l'Intérieur Horst Seehofer. La chancelière allemande Angela Merkel a d'ailleurs confirmé que Berlin ne participerait pas à des actions militaires contre la Syrie.

Londres ne veut pas non plus s'engager dans une spirale guerrière sur une question qui divise profondément l'opinion et la classe politique du Royaume-Uni.

Mme May «a parlé à Donald Trump, elle parle à Emmanuel Macron : il est temps pour elle de parler au peuple britannique», a écrit l'Evening Standard, le journal dirigé par l'ancien ministre des Finance George Osborne.

Vladimir Poutine, de son côté, a clairement mis en garde vendredi Emmanuel Macron contre tout « acte irréfléchi et dangereux » en Syrie susceptible d' avoir des « conséquences imprévisibles », après des menaces de riposte militaire des Occidentaux à une attaque chimique présumée. « Il est essentiel d'éviter toute action irréfléchie et dangereuse qui serait une violation flagrante de la Charte des Nations unies et qui aurait des conséquences imprévisibles », a déclaré le Kremlin dans un communiqué à la suite d'un entretien téléphonique entre les deux chefs d'Etat.

« Vladimir Poutine a mis l'accent sur la nécessité de mener une enquête poussée et objective jusqu'à la conclusion de laquelle il serait judicieux de s'abstenir de toute accusation à l'encontre de qui que ce soit », a poursuivi le Kremlin.

Emmanuel Macron, enfin conscient que la Russie ne s'en laisserait pas compter «a souhaité que la concertation entre la France et la Russie se poursuive et s'intensifie pour ramener la paix et la stabilité» après un entretien téléphonique avec Vladimir Poutine.

L'Organisation pour l'interdiction des armes chimiques (OIAC), qui doit se réunir lundi, a annoncé que ses experts étaient en route pour la Syrie pour commencer leur travail samedi.

«Toute action ne contribuera qu'à déstabiliser davantage la région», a averti de son côté Bachar al-Assa. Le président turc Recep Tayyip Erdogan, un autre acteur de la guerre en Syrie, s'est dit préoccupé par le «bras de fer» à l’œuvre.

La guerre froide des invectives verbales oui, mais de petites frappes non.

Joanne Courbet pour DayNewsWorld

TUERIE DES DEUX POLICIERS DE MAGNANVILLE

SIX PERSONNES INTERPELLEES DONT

UNE POLICIERE ET SA FILLE

 

Six personnes, trois hommes et trois femmes, ont été interpellées lundi 9 avril dans la matinée et placées en garde à vue dans l'enquête sur l'assassinat de deux policiers en juin 2016 à Magnanville (Yvelines) par un djihadiste dans leur pavillon. Ces interpellations ont eu lieu sur commission rogatoire d'un juge d'instruction.

Les investigations visent à préciser le rôle que ces personnes ont pu jouer dans ce drame.

Une policière, major de police des Yvelines et ancienne déléguée départementale du syndicat Alliance, fait partie des personnes placées en garde à vue

Cette dernière avait fait l'objet d'une enquête de l'IGPN en 2016. L’enquête avait conclu à l’absence d’infraction.

A l'époque elle avait hébergé sa fille et une amie de cette dernière, toutes deux soupçonnées de radicalisation.

Le 13 juin 2016, Jean-Baptiste Salvaing, 42 ans, commandant adjoint du commissariat des Mureaux (Yvelines) et sa compagne Jessica Schneider, 36 ans, agent administratif d'un commissariat voisin, avaient été assassinés à coups de couteau par Larossi Abballa à leur domicile, sous les yeux de leur fils de 3 ans et demi.

Leur meurtrier, Larossi Abballa, avait revendiqué son acte au nom du groupe État islamique.

Trois autres hommes sont déjà mis en examen pour cette affaire.

Andrew Preston pour DayNewsWorld

LE PARTI DU SOUVERAINISTE VIKTOR ORBAN

GRAND VAINQUEUR DES LEGISLATIVES HONGROISES

La victoire du Fidesz parti national-conservateur de Viktor Orban est sans appel: lors des élections législatives le Fidesz obtient 48,8 % des voix, avec près de trente points d'avance sur le Jobbik. Le parti d’extrême droite Jobbik , dans l'opposition, obtient 19,61 % des suffrages.

Les socialistes (MSZP) ont recueilli 12,3 %, les Verts (LMP) 6,87 % et DK, une formation de gauche dissidente, 5,55 %. D'ailleurs cette élection vient confirmer une évolution observée ailleurs en Occident : la concentration d’un électorat libéral et progressiste dans les grandes villes, les campagnes restant acquises aux partisans du repli national.

La mobilisation historique de près de 70% avait poussé l'opposition à espérer un changement. Dans les derniers jours, des négociations s'étaient en effet tenues en coulisses entre les partis d'opposition qui avaient pour but de contrer le Fidesz. Ainsi des désistements inattendus de candidats des partis socio-libéraux comme les Verts de LMD ou le mouvement Momentum avaient eu lieu en faveur du parti socialiste ou même du parti d’extrême- droite Jobbik.

Mais en vain. L'opposition n'a pas réussi à capitaliser sur une certaine lassitude envers les outrances du dirigeant comme l'autoritarisme croissant de l'équipe Orban, la déliquescence des services publics de santé, l'émigration des jeunes, les pratiques douteuses et le clientélisme des cercles du pouvoir, notamment dans l'usage des fonds européens ainsi que le musellement de nombreuses institutions et contre-pouvoirs du pays, comme les médias et la justice, mais aussi l'économie et la culture...

Le Premier ministre hongrois va ainsi bénéficier d'un troisième mandat consécutif ,le Fidesz devenant ainsi le premier parti en Hongrie à gagner des élections trois fois de suite, depuis le début de la transition démocratique.

Le chef du gouvernement avait tout misé sur la dénonciation de l’immigration, facteur selon lui d’insécurité. Il avait repris à son compte les théories du complot véhiculées jusqu’ici par l’extrême droite, affirmant que Bruxelles et l’ONU souhaitaient organiser le remplacement des populations d’Europe centrale par les réfugiés venus du Moyen-Orient et d’Afrique. Orban n'a pas hésité dans un discours de campagne à fustiger le rôle de l’Union européenne dénonçant la thèse complotiste du «grand remplacement» et de «l’invasion»: «Ils veulent nous prendre notre pays», avait-t-il martelé lors de sa campagne. «Bruxelles ne nous protège pas, elle veut changer la population de l’Europe». Quand ce ne sont pas les membres de son parti, le Fidesz, qui dénoncent les dangers de l'immigration et du multiculturalisme.

Les résultats des législatives laissent bon espoir à la future majorité de décrocher 133 sièges sur les 199 du Parlement hongrois, et donc une nouvelle « super-majorité » des deux tiers, comme en 2010 et en 2014, laquelle permet de faire voter des changements constitutionnels.

Le dirigeant de 54 ans Viktor Orban n'est pas isolé en Europe. Plusieurs pays européens ont durci leurs règles envers la politique migratoire. Partageant déjà avec plusieurs pays d'Europe centrale – dont la Pologne – sa croisade souverainiste, il ambitionne de travailler avec l'Italie et l'Autriche à une alliance de pays hostiles à l'immigration musulmane. En Italie c'est la Ligue de Matteo Salvini, formation d'extrême droite, qui se trouve leader de la coalition de droite arrivée en tête au scrutin du 4 mars. En Autriche une coalition entre les conservateurs et l'extrême droite est au pouvoir depuis décembre.

Comme dans d'autre pays de l'Europe Viktor Orban a réussi à mobiliser son électorat dans des proportions surprenantes sur la question migratoire ...

Joanne Courbet pour DayNewsWorld

ATTAQUE MEURTRIERE A MUNSTER OU

L'ACTE D'UN DESEQUILIBRE ?

 

Une attaque à la camionnette-bélier est survenue le samedi 7 avril en Allemagne. L'enquête relative à cet incident est en cours.

Un homme de 48 ans conduisant une camionnette-bélier a foncé sur une terrasse d'un café à Münster le samedi 7 avril, avant de se donner la mort. L'attaque a fait état de deux morts et de plusieurs blessés. Pour le moment, la police scientifique écarte la piste terroriste et tente de cerner les motivations du conducteur. Selon la presse allemande, ce dernier est atteint d'une trouble psychiatrique. Après une tentative de suicide, il aurait annoncé de recommencer.

Au départ, la thèse de l'attentat a été privilégiée puisque l'attaque au camion et la présence d'explosif et de câblesà l'intérieur du véhicule rappelait les attaques islamistes de Nice, de Londres ou de Berlin fin 2016

Dans la soirée, plusieurs nouveaux éléments ont remis en cause la piste de l'attentat islamiste. L'auteur, qui s'est suicidé par balle dans son véhicule, était connu des services de police, ont affirmé plusieurs médias dont la télévision publique. Il s'agirait de Jens R., un petit délinquant et trafiquant de drogue. Agé de 49 ans, de nationalité allemande, il aurait déclaré à ses proches que, s'il se suicidait, il le ferait en public. *

« Le fait qu'il ait fui et se soit tué dans son véhicule est un indice qui nous éloigne également de la piste islamiste. Les terroristes ont l'habitude de se faire tuer ou de se faire exploser dans la foule », estime Michael Stempfle, spécialiste en terrorisme.

« Nous n'avons jusqu'ici aucun élément sur de possibles motivations pour cet acte, l'enquête explore avec beaucoup d'intensité toutes les directions », a indiqué dimanche matin dans un communiqué le procureur de cette ville de 300.000 habitants où le drame, qui a fait deux morts, est survenu la veille en plein centre-ville.

L’enquête s’oriente vers l’acte d’un déséquilibré sans rapport avec une radicalisation islamiste.

Paul Emison pour DayNewsWorld

LEGISLATIVEES :VIKTOR ORBAN OU LA DERIVE

AUTORITAIRE EN HONGRIE

 

Dimanche 8 avril, se déroulent des législatives sans grand suspens en Hongrie. Elles devrait reconduire à la tête du pays le Fidesz, parti de droite dure, et son chef, l'autoritaire Viktor Orban, Premier ministre. Viktor Orban, 54 ans, brigue un troisième mandat consécutif à la tête de la Hongrie.

Au pouvoir depuis 2010 (après un premier mandat entre 1998 et 2002), cet ancien libéral, malgré ses positions anti-Commission européenne, ses dérives autoritaires, sa xénophobie en faveur de la défense d'une Europe chrétienne, n'est pourtant pas le candidat de l'extrême droite dans son pays. Il est le leader charismatique qui fait la fierté des représentants de la droite dure.

Jobbik, le parti d'extrême droite et le MSZP sont les deux principales forces d'opposition, créditées chacune d'environ 12% des intentions de vote, d'après les derniers sondages rendus publics. Le Fidesz obtiendrait 41% des voix.

Pas plus tard que le 15 mars, jour de la fête nationale hongroise,Victor Orban n'a pas hésité dans un discours de campagne à fustiger le rôle de l’Union européenne dénonçant la thèse complotiste du «grand remplacement» et de «l’invasion»: «Ils veulent nous prendre notre pays», a-t-il martelé, «Bruxelles ne nous protège pas, elle veut changer la population de l’Europe». Quand ce ne sont pas les membres de son parti, le Fidesz, qui dénoncent les dangers de l'immigration et du multiculturalisme. L'épouvantail du "grand remplacement" est totalement assumé.

Il se présente, un peu comme Trump et d'autres leaders anti-système l'ont fait dans leurs pays respectifs, en rempart des petites gens et des classes moyennes, contre le diktat des banques et du FMI. Il est vrai que son gouvernement a effectivement mis fin aux hypothèques en francs suisses exigées par les banques suisses des propriétaires d'appartements hongrois qui s'étaient endettés auprès d'elles.

Il dirige un État fort et autoritaire qui s'attaque aux liberté publiques, à la liberté de la presse.

Il a révisé la Constitution à plusieurs reprises afin d'y effacer le mot "République", y inclure un enracinement des valeurs chrétiennes, l'interdiction des mariages homosexuels, ou encore, de diminuer le rôle de la Cour constitutionnelle.

Une dérive que l'UE peut d’autant moins laisser passer qu'elle devient contagieuse. Un autre pays de l’Est, la Pologne, a lui aussi porté brutalement atteinte aux piliers de la démocratie depuis l’arrivée au pouvoir du parti eurosceptique Droit et Justice, en 2015.

Britney Delsey pour DayNewsWorld

AU MOINS TROIS MORTS ET 30 BLESSES "DANS UN ACTE TERRIBLE" A MUNSTER EN ALLEMAGNE

 

Allemagne : une voiture fonce dans la foule à Münster, plusieurs morts.

L’événement a fait "des morts et des blessés", indique la police allemande sur Twitter, sans plus de précision à ce stade.

Une voiture - une camionnette selon le journal Der Spiegel - aurait foncé dans la foule ce samedi après-midi à Münster, une ville du nord-ouest de l'Allemagne située non loin de la frontière avec les Pays-Bas. a foncé dans la foule à Münster, dans le nord-ouest de l'Allemagne, samedi. Sur son compte Twitter, la police indique que l’événement a fait "des morts et des blessés" recommandant d'éviter la zone. Elle évoque aussi une situation "confuse". Selon l'édition en ligne du Spiegel, les autorités allemandes considèrent à ce stade qu'il s'agit d'un attentat. L'auteur s'est suicidé par balle, selon le Spiegel, qui ne cite aucune source.

Le journal indique aussi que les faits se sont déroulés sur la place de Kiepenkerl, où se trouvent plusieurs bars et restaurants Une opération de police est en cours à Munster en Allemagne, où un véhicule aurait foncé dans la foule, annonce la police allemande sur Twitter. Il y aurait plusieurs morts et des blessés La police demande l'évacuation du quartier Kiepenkerl. Elle annonce des morts et des blessés, sans en préciser le nombre sur son compte Twitter. "Il y a des morts et des blessés, évitez la zone", écrit la police.

Selon un premier bilan non encore officiel, il y aurait au moins trois morts et une trentaine de blessés.

Les mouvements islamistes potentiellement violents ont connu ces deux dernières années un essor en Allemagne. Les services du renseignement intérieur estiment à environ 10 000 le nombre d'islamistes radicaux en Allemagne, dont 1 600 soupçonnés de pouvoir passer à la violence.

Le conducteur du véhicule qui a foncé dans la foule se serait suicidé.

Paul Emison pour DayNewsWorld

UN CAMOUFLET POUR MADRID OU LA REMISE EN LIBERTE DE CARLES PUIDGEMONT

 

La décision surprise du tribunal régional du Schleswig-Holstein prend le contrepied des réquisitions du parquet général allemand.

Alors que ce dernier avait demandé mardi le maintien en détention de M. Puigdemont et reconnu la validité en droit allemand des deux chefs d'inculpation de la justice espagnole, «rébellion» et «détournement de fonds», le tribunal régional  de son côté met en cause cette décision estimant que seules les accusations de détournements de fonds publics, en lien avec l'organisation de la consultation sur l'indépendance de la Catalogne constituaient pour lui des accusations.

Il a jugé ces dernières comme trop minces pour une justification d'un maintien en détention du leader indépendantiste

La juridiction allemande a donc ordonné la remise en liberté de Carles Puigdemont sous contrôle judiciaire moyennant le versement d’une caution de 75 000 euros dans l'attente de l'examen au fond du reste du dossier.

L'ancien président catalan recouvre donc la liberté vendredi dans la journée avec cependant l'interdiction de quitter l'Allemagne dans l'attente d'une décision finale sur son cas et le pointage une fois par semaine dans un commissariat.

La décision des juges allemands est capitale pour l’avenir judiciaire de M. Puigdemont. Même si ceux-ci ont estimé que rien ne s’opposait à son extradition, en ne retenant contre lui que l’accusation de « détournement de fonds publics », l’Allemagne prive donc Madrid de la possibilité de le juger pour « rébellion », un crime passible de trente ans de prison.

Dans la foulée, la remise en liberté conditionnelle de Merixtell Serret, Anton Comin et Lluis Puig, trois des ministres indépendantistes catalans en exil avec Puigdemont a été annoncée par le parquet fédéral belge. Egalement visés par des mandats d'arrêt européens, ils s'étaient rendus à la police belge jeudi.Outre les trois ministres remis en liberté en Belgique, une autre ex-responsable indépendantiste, Clara Ponsati, pour sa part réfugiée en Ecosse, qui s'était rendue à la police le 28 mars a également été placée en liberté conditionnelle dans l'attente d'une décision sur son éventuelle extradition

.Face à ce véritable camouflet pour Madrid, le gouvernement espagnol a réagi dans la soirée en assurant respecter «toujours» les décisions judiciaires qu'elles «lui plaisent ou non».

«Le dossier sera renvoyé maintenant à la Chambre du conseil de Bruxelles qui devra se prononcer sur l'exécution des mandats d'arrêts européens», a indiqué le parquet.

Joanne Courbet pour DayNewsWorld

AFFAIRE SKRIPAL  MOSCOU EXIGE DES EXCUSES

Au Kemlin de sommer Londres de s'excuser après que le laboratoire britannique ayant analysé la substance utilisée contre un ex-espion russe en Angleterre eut reconnu ne pas avoir de preuve qu'elle provenait de Russie.

Les analyses du produit qui a empoisonné un ex-espion russe ne prouvent nullement que la Russie en est responsable. Poutine dénonce une «campagne antirusse».

«Leur théorie ne se confirmera en aucun cas, parce qu'il est impossible de la confirmer», a déclaré le porte-parole du Kremlin Dmitri Peskov, cité par les agences russes dans la nuit de mardi à mercredi.

«Le ministre britannique des Affaires étrangères, qui a accusé le président Poutine, et la première ministre devront d'une manière ou d'une autre regarder dans les yeux leurs collègues de l'Union européenne (...) et devront d'une manière ou d'une autre présenter leurs excuses à la Russie», a-t-il ajouté. «Ce marasme est allé trop loin».

Le chef du laboratoire britannique militaire de Porton Down a indiqué mardi sur la télévision Sky avoir identifié la substance comme du Novitchok, un agent militaire de conception soviétique, mais ne pas avoir «identifié sa source exacte».

«Selon des experts internationaux, de telles substances neuroparalysantes peuvent être fabriquées dans une vingtaine de pays du monde», a déclaré M. Poutine.

L'annonce du laboratoire de Porton Down tombe alors que l'Organisation pour l'interdiction des armes chimiques (OIAC) doit se réunir mercredi à la Haye, à la demande de la Russie où

le président Vladimir Poutine a dit espérer que la réunion «permettra de mettre le point final» aux accusations visant Moscou. La Première ministre britannique, Theresa May, avait mis en cause Moscou,juste quelques jours après l'empoisonnement de Sergueï Skripal et de sa fille Ioulia estimant qu'il s'agissait de «la seule explication plausible». Or certains observateurs pense que se cachait derrière ce marasme diplomatique celui du Brexit

«Le ministre britannique des Affaires étrangères, qui a accusé le président Poutine, et la première ministre devront d'une manière ou d'une autre regarder dans les yeux leurs collègues de l'Union européenne (...) et devront d'une manière ou d'une autre présenter leurs excuses à la Russie», a martelé le porte-parole du Kremlin Dimitri Peskov. «Ce marasme est allé trop loin».

Joanne Courbet pour DayNewsWorld

DOUANES FRANCAISES SCANDALEUX INCIDENT DIPLOMATIQUE A BARDONECCHIA

 

L'affaire des douaniers français, qui sont entrés armés dans un local tenu par une ONG dans une petite gare italienne, continue de faire des remous.Le couac frontalier entre la France et l'Italie à Bardonecchia, dans les Alpes, est un «incident malheureux» que la France regrette, affirme le ministre français des Comptes publics, Gerald Darmanin, dans un entretien avec le Corriere della Sera publié mercredi.

«Il n'a jamais été question d'attenter d'une quelconque façon à (la) souveraineté (de l'Italie). Je regrette que cet incident ait pu être vécu ainsi», déclare le ministre, attendu mi-avril en Italie pour «assurer la poursuite de la coopération transfrontalière» entre les deux pays, interrompue depuis cet incident.

«Il s'agit d'un incident malheureux, né d'un malentendu entre les douaniers français et les chemins de fer italiens», assure-t-il encore .

L'ONG Rainbow4Africa accueille depuis décembre des migrants en transit vers la France dans un local de la gare de Bardonecchia . Elle s'est plainte de «l'irruption» vendredi soir de douaniers français qui souhaitaient soumettre un Nigérian à un test urinaire.

Le ministère italien des Affaires étrangères a alors convoqué samedi l'ambassadeur de France à Rome, Christian Masset, en dénonçant «un acte grave», «totalement en dehors du cadre de la collaboration entre Etats frontaliers».

«Je crois que les douaniers français ont fait leur travail d'une façon rigoureuse, respectueuse du droit et de notre cadre de coopération», a en revanche jugé Gerald Darmanin en ignorant volontairement la violation grave d'un territoire  étranger!!!

De source bien informée issue du Ministère de l'intérieur italien, un déploiement de l'équivalent italien du swat va être déployé aux frontières pour agir de façon musclée sur d'éventuelles tentatives d'intrusion, d'incursion, violation du territoire italien par des forces étrangère. Par ailleurs le Parquet de Turin a ouvert une enquête sur la présence des douaniers français dans la gare italienne de Bardonecchia.

A ce stade préliminaire de l'enquête plusieurs chefs d'accusations sont retenus à savoir "abus de pouvoir, violence privée, acte de violation de domicile, acte de perquisition illégale, intrusion et violation d'un corps constitué armé en territoire étranger."

Garret Skyport pour DayNewsWorld

LA BATAILLE DU RAIL DES MARDI

 

Si le trafic normal lundi reste normal jusqu’à lundi soir, dès mardi la grande pagaille va commencer pour les usagers de la SNCF et ce durant plusieurs mois : 12% des TGV à peine seront assurés mardi par la SNCF 28% des transiliens, 13% des intercités et 30% des TER.

Et rebelote les 8 et 9 avril, puis les 13 et 14 avril, les 18 et 19 avril et ainsi de suite. De son côté, SUD-Rail appelle à une grève illimitée, reconductible par 24 heures, à partir de lundi 20h.

Une «grève qui sera très suivie» selon les syndicats avec un taux mardi de grévistes de 48% et 77% chez les conducteurs !!!

Ainsi, au premier jour de la grève, près de huit conducteurs de train sur dix ne travailleront pas, et de nombreuses lignes seront donc au ralenti, voire à l'arrêt.

Les RER ne font pas exception à la règle avec 50% des RER A assurés, 28% des RER B assurés, seulemennt 14% pour les RER D et 30% des RER E assuré. Aucun train vers l'Espagne, l'Italie ou la Suisse.Des branches, comme les lignes R ou U pas du tout desservies !!Une grève prévue jusqu'au 28 juin ...

Une grève de plus de la SNCF qui a un pouvoir de blocage du pays et prend les usagers en otage. Coup d'envoi surtout de trois mois de grève perlée, avec une succession de jours travaillés et de jours de grève. La "bataille du rail" est donc lancée.

A partir du mardi 3 avril, les cheminots sont appelés à faire grève pour protester contre la réforme de la SNCF demandée par le gouvernement.

Si le mouvement de grève contre la réforme du géant ferroviaire français s'annonce très suivi, il n'en demeure pas moins que l'ouverture à la concurrence européenne arrive très vite.

Un bras de fer inédit entre la direction de la SNCF et les cheminots en ce qui concerne la comptabilisation des jours de grève.

Pour le patron de la SNCF, Guillaume Pépy, cette grève va durablement « pénaliser la vie de beaucoup de Français », et en conséquence considérant qu'en dépit des « 18 fois deux jours », il s'agit selon lui d'une seule grève, la modification du décompte des jours de grève en tiendra donc compte. Inacceptable pour les salariés.

« La direction de la SNCF veut être en capacité de retenir [sur les salaires ndlr] les jours de repos entre les différents mouvements, pour alourdir la facture et casser socialement les grévistes » tonne Laurent Brun, de la CGT Cheminots qui compte saisir l'Inspection du travail.

Mais est-il plus acceptable de prendre une population devant se rendre au travail en otage pour conserver des privilèges d'un autre siècle dans un monde en pleine mutation commerciale?

Jenny Chase pour DayNewsWorld

UNE ECOLE MATERNELLE BRULEE INTENTIONNELLEMENT DANS UN QUARTIER

"Quand on vous dit que l’éducation est une priorité pour nos quartiers, qu’un enfant sans école, c’est un enfant sans repères, qu’à chaque fois qu’un voyou détruit, nous sommes tous salis, écoutez-nous", a-t-elle tweeté dans la journée Catherine Arenou, la maire LR de la ville.

 

Un incendie a ravagé plusieurs salles de l'école maternelle Roland-Dorgelès de Chanteloup-les-Vignes, dans les Yvelines, dans la nuit de samedi à dimanche.

L'une des quatre classes et le dortoir de l'école de l'école maternelle qui accueillait 80 enfants a été détruite par les flammes rendant cette dernière « inutilisable », selon Catherine Arenou, la maire (LR) de la ville.L’école maternelle n’est plus qu’une ruine.

Il n'y a "rien de plus insupportable que de s'en prendre à un lieu d’éducation de jeunes enfants", a déploré la maire qui lundi se rend avec ses adjoints et des employés de la ville pour nettoyer et sauver ce qui peut encore l'être du mobilier .

Un incendie criminel : les portes de l’école ont été fracturées ce soir-là et les pompiers arrivés sur place ont relevé plusieurs départs de feu. La police de Conflans-Sainte-Honorine a été chargée de l'enquête

Il n’y a « rien de plus insupportable que de s’en prendre à un lieu d’éducation de jeunes enfants », a réagi Catherine Arenou, la maire LR de la ville.

Notons que cet acte criminel intervient quelques jours après la démission de Stéphane Gatignon, maire écologiste de Sevran (Seine-Saint-Denis), qui entendait ainsi dénoncer l’insuffisance des politiques publiques en banlieue.

Carl Delsey pour DayNewsWorld

NON DE ZEUS !

C'EST LA GUERRE ENTRE JUPITER ET LA PRESSE

Cela devait finir par arriver, étant donné que cela avait très mal commencé !

Cela avait mal commencé dès le début de la campagne électorale des élections présidentielles.

Emmanuel Macron avait déjà décidé de maitriser totalement sa communication et de ne laisser que son équipe de communication filmer et publier déclarations et images. Tout était  filtré !

Dès l’élection passée, l’intention a perduré, voire s’est durcie.

Souvenez vous l’aventure de ce pauvre paparazzi qui avait osé, sans autorisation présidentielle filmer le couple présidentiel dans sa résidence de vacances à Marseille !  Progressivement Emmanuel Macron a décidé de trier nos confrères pour l’accompagnement des voyages présidentiels, d’interdire de caméras les Ministres dans la Cour de l’Elysée, de réduire au silence les députés LREM, de ne confier les couvertures de Paris Match qu’à la copine « pipole », Mimi Marchand.

Le 14 février 2018, 9 mois après l’élection présidentielle, on est monté d’un cran ; la conseillère en com’ de Jupiter, Sibeth Ndiaye a convoqué une quinzaine de nos confrères pour leur faire part du dernier caprice du Prince : les 8 agences accréditées (AFP, Reuter, AP, Bloomberg) qui disposaient d’un bureau à l’Elysée ont été priées de déguerpir… dernier délai, juin/juillet.

Macron a donc décidé de bouter la Presse hors de la cour où elle était établie depuis 40 ans (depuis le Président Valery Giscard d’Estaing) et de l’expédier 4 rue de l’Elysée.  Officiellement, il s’agit d’agrandir l’espace bureau pour accueillir de nouveaux accrédités.

Mais ……….la bonne blague !

En fait, Jupiter ne veut plus de journalistes, croisant ses conseillers ou ses visiteurs !

L’information a été annoncée par Sibeth Ndiaye au cours de cette fameuse réunion du 14 février, réunion dont elle avait interdit l’enregistrement et sa diffusion corrélative. Pourtant enregistrement il y a eu et diffusion aussi ! C’est le Canard Enchainé qui a assuré la diffusion d’une 1h45 « d’enfumage, d’engueulade et de plaintes » à propos de la censure qui a déjà débuté.

Comme de coutume, le déménagement des bureaux avait déjà été acté avant le 14 février 2018 ? Les journalistes qui espéraient encore pouvoir négocier et débattre du sujet en ont été pour leur frais. On leur a même confié « que les citoyens n’avaient pas vocation à entendre l’information, pourtant déterminante » ; passez chers lecteurs, il n’y a rien à voir !

La réunion du 14 février a  été chaude. Le ton est monté très vite entre les journalistes et la responsable de la com’ de l’Elysée.

Pèle mêle, les journalistes présents ont fait part de leurs critiques, sur un ton persiflant en énonçant que l’Elysée n’appartenait pas à Emmanuel Macron qui n’était que de passage ! Rien n’y a fait car un conseiller en communication, c’est sacré ! Et qu’il y a une réelle volonté politique d’écarter les journalistes et la Presse.  Pour certains des journalistes présents, la France serait en ce moment en matière de communication et de relations avec la Presse du coté des pays non démocratiques..

Ces relations sont en train de tourner au vinaigre et ceci même si les journalistes s’y attendaient un peu après le non interview du 14 juillet 2017 et les étonnants commentaires faits par l’Elysée, à savoir que les médias n’étaient pas les interlocuteurs privilégiés d’Emmanuel Macron. Lors de ses vœux à la Presse le 3 janvier 2018, Emmanuel Macron avait déjà expliqué pourquoi il avait décidé de prendre ses distances avec une profession qui était habituée à plus de proximité dans le passé.

Les questions des journalistes l’énervent, en particulier lorsqu’elle concerne sa vie privée. La journaliste qui l’a interrogé récemment sur sa visite privée « très suivie » par la Presse du Taj Mahal lors de sa visite en Inde, et qui s’est faite sèchement reprendre, en garde certainement encore un souvenir cuisant. Dans un tel contexte, on peut se poser la question de savoir si des dérives autoritaires ne pourraient pas se faire jour rapidement, le  Président s’occupant par ailleurs de tout (seul ou via ses conseillers) en matière de communication, de fake news ou encore de réforme du CSA.

La communauté des journalistes que nous sommes devra veiller au grain…

Clara Mitchell pour DayNewsWorld

ESPION SKRIPAL  AUTOUR DES

REPRESAILLES DE MOSCOU...

Après avoir dénoncé un «axe anglo-saxon» la Russie a tout d'abord ordonné une première vague d'expulsion, celle de 60 diplomates américains jeudi soir, avant de cibler, vendredi 30 mars, ses représailles contre les autres chancelleries occidentales européennes, accusées d'avoir emboîté le pas sous la pression de Londres et Washington dans l'affaire Skripal.

Moscou a donc ordonné le départ de 59 personnels diplomatiques, en réaction «symétrique» aux sanctions prises par ces mêmes capitales, le 26 mars dernier. La Hongrie, la Belgique, la Géorgie et le Monténégro seront sanctionnés plus tard.

Le porte-parole du Kremlin Dmitri Peskov dément toujours catégoriquement toute responsabilité dans l'empoisonnement de l'ex-agent Sergueï Skripal. «Ce n'est pas la Russie qui a engagé une guerre diplomatique et initié un échange de sanctions», s'est défendu Dmitri Peskov.

Alors que les chancelleries occidentales avaient coordonné à l'unisson un plan d'expulsion de diplomates, Moscou a procédé en deux temps soulignant d'autant mieux la hiérarchie des responsabilités qui prévaut dans cette offensive diplomatique jugée «russophobe»

Après ce chassé-croisé de diplomates entre Occident et Russie les deux blocs protagonistes - Occident et Russie rien n'a entamé la détermination de l'Allemagne le 27 mars, un jour après avoir annoncé le renvoi de quatre diplomates russes, de donner son feu vert à la construction d'un gazoduc stratégique (Nord stream 2) associant le Russe Gazprom, le Français Engie et l'Allemand Eon. !!!

«Bonne nouvelle que Ioulia Skripal se rétablisse bien. Nous insistons sur notre droit de la voir, conformément à la convention consulaire de 1968», avait tweeté vendredi l'ambassade russe au Royaume-Uni.

Britney Delsey pour DayNewsWorld

HOMMAGE A ARNAULD BELTRAME

« SA MEMOIRE VIVRA, J'Y VEILLERAI »

« Oui l’engagement de servir et de protéger peut aller jusqu’au sacrifice suprême, oui cela a du sens et ce sens donne du sens à notre vie », a affirmé ce mercredi le président.

Un hommage national a été rendu ce mercredi à Arnaud Beltrame, gendarme devenu héros après avoir donné sa vie pour sauver une otage, lors des attaques terroristes dans l’Aude.

Emmanuel Macron a prononcé un éloge funèbre avant de lui remettre la légion d'honneur.

Cet hommage national a été rendu aux Invalides au lieutenant-colonel, Arnaud Beltrame, qui a sauvé une otage en prenant volontairement sa place lors des attaques terroristes à Carcassonne et au Super U de Trèbes.

Emmanuel Macron a prononcé un éloge funèbre depuis une tribune sur l’esplanade des Invalides avant de remettre la légion d'honneur au gendarme à titre posthume.

« Accepter de mourir pour sauver des innocents tel est le ressort intime de cette transcendance qui le portait. Là, était cette grandeur qui a sidéré la France. Cette grandeur irradiait de sa personne ».

Le président de la République a rappelé sobrement le déroulement de l'attentat de Carcassonne et Thèbes en soulignant que le colonel Beltrame avait fait de de sa vie « un idéal plus grand et cet idéal c’était la France ».

« Il rejoint le cortège valeureux des héros qu'il chérissait »a t-il ajouté

« Oui, l’engagement a du sens », a déclaré le président en s'adressant à la jeunesse française.

Le chef de l'Etat a assuré sa détermination à combattre cet obscurantisme aveugle qui frappe des innocents.

« Ce ne sont pas que les terroristes que nous combattons, c’est aussi cet islamisme du quotidien qui agit clandestinement sur des esprits faibles et instables. C’est un ennemi »

Lors de la cérémonie, il a été élevé au grade de commandeur de la Légion d’honneur.

Il a également été décoré à titre posthume des médailles de la sécurité intérieure, de la gendarmerie nationale et de celle pour acte de courage et dévouement ainsi que promu colonel.

La France  salue l'ultime sacrifice de ce héros de la Patrie  qui a toute sa vie mis son énergie au service de la nation.

Joanne Courbet pour DayNewsWorld

LE PRESIDENT VLADIMIR POUTINE DENONCE

DES NEGLIGENCES CRIMINELLES DANS

L’INCENDIE EN SIBERIE

 

Le président Vladimir Poutine s'est rendu ce mardi matin 27 mars 2018 en Sibérie sur les lieux de l'incendie dont le bilan provisoire est de 64 morts, dont 41 enfants, dans un centre commercial de la ville de Kemerovo en Sibérie.

Vladimir Poutine a dénoncé  des «négligences criminelles» tandis que la colère monte dans toute la Russie.

Près de deux jours après cet incendie, attribué à de nombreuses violations des règles de sécurité, et bien que les circonstances du départ de feu n'aient pas encore été établies, le président Vladimir Poutine tout juste réélu s’est rendu au chevet des victimes hospitalisées et a déposé une gerbe sur le site de l'incendie.

Le président Vladimir Poutine a déclaré :

«Le premier sentiment quand on parle du nombre d'enfants morts, ce n'est pas de pleurer, c'est de hurler. Et quand on écoute ce qui se dit ici, franchement, d'autres sentiments surgissent». Le bilan provisoire officiel est toujours 64 morts, dont 41 enfants.

Mais ce bilan provisoire pourrait s’alourdir sans compter qu’une liste de 85 personnes portées disparues pourrait aggraver ce bilan provisoire déjà fort lourd !

Cependant l’identification des corps s'avère très difficile et seulement 21 morts ont pu jusqu'à présent être remis à leurs familles.

Un grand rassemblement a eu lieu ce mardi, où des centaines d'habitants se sont réunis au centre-ville de Kemerovo, cette cité industrielle de plus de 500 000 habitants.

Les habitants présents à ce rassemblement ont réclamé la démission des autorités locales.

De vifs échanges ont opposé les habitants et le vice-gouverneur de la région, Sergueï Tsiviliev, qui s'est agenouillé pour leur demander pardon pour les fautes commises

Force de constater que la ville de Kemerovo comme toute la Russie manque de beaucoup de choses, de moyens matériels tout d’abord comme des hélicoptères mais aussi de moyens humains comme de pompiers, secouristes etc.… !!

Le constat et incroyable : les systèmes d’alerte était en panne !!

Le président Vladimir Poutine s'est entretenu avec plusieurs hauts responsables locaux et nationaux, et a mis en cause les négligences constatées.

Puis Vladimir Poutine a dit :

«Que se passe-t-il ici? Il ne s'agit pas d'actions armées, il ne s'agit pas d'une fuite inattendue de méthane dans une mine. Des personnes, des enfants étaient venus ici pour se détendre».

«On parle de problèmes démographiques, mais trop de gens meurent et à cause de quoi? À cause d'une négligence criminelle, de laisser-aller, je promets une enquête transparente».

Lors de cette réunion, le directeur du comité d'enquête, Alexandre Bastrykine, a précisé que le système d'alarme automatique du centre commercial ne fonctionnait plus depuis le 19 mars et qu'aucune mesure n'avait été prise pour le réparer.

Le président Vladimir Poutine a annoncé que ce mercredi  28 mars 2018 sera une journée de deuil national qui sera observée dans tout la Russie suite à cette tragédie.

Paul Emison pour DayNewsWorld

MOSCOU SE PREPARE A RIPOSTER

 

Après les expulsions en série de ses représentants diplomatiques des Etats-Unis, du Canada et de l'Europe, le Kremlin n’exclut pas une escalade des représailles.

À l’image de la diplomatie russe et de la quasi-totalité de la presse moscovite, le quotidien Izvestia a dénoncé la vague occidentale d’expulsions de diplomates.

«Une flashmob russophobe! » une formule du quotidien qui en dit long sur l’état d’esprit de l’opinion publique.

Dès le début de l’affaire de l’empoisonnement de l’ex-agent double russe Sergueï Skripal au Royaume-Uni, les autorités à Moscou ont clamé leur innocence qualifiant de «propagande» les allégations sur leur rôle dans l’attaque et de «provocation» les mesures de représailles britanniques.

Mais le ton est monté d’un cran mardi, au lendemain de la décision des États-Unis, de seize pays européens, rejoints (mardi) par l’OTAN, d’expulser plus de cent diplomates. «Ce geste provocateur de prétendue solidarité avec Londres témoigne de la poursuite d’une ligne de confrontation visant à aggraver la situation», a fustigé le Ministère des affaires étrangères . Surtout que ce geste s'est fait à l'aune du  soupçon, du « hautement probable ».

Les expulsions coordonnées qui sont-notons-le- une première dans les relations entre l’Occident et la Russie envoie un nouveau signe vers l’affrontement.

Le Kremlin a promis de «riposter» . Préoccupé par le drame de l’incendie d’un centre commercial en Sibérie, Vladimir Poutine pourrait attendre jeudi et la fin du deuil national pour annoncer ses mesures de rétorsions. Moscou répliquera sans aucun doute par un nombre d’expulsions semblable. Mais une escalade côté russe n’est pas à exclure. Un nouveau bras de fer qui ne fait que renforcer le nationalisme russe ...

Mais à l'heure où le monde est confronté au défi islamiste ne serait-il pas plus fructueux de coopérer avec la Russie qui elle-aussi combat cette idéologie radicale ?

Kelly Donaldson pour DayNewsWorld

UNE MARCHE BLANCHE A PARIS POUR LUTTER CONTRE UN INTOLERABLE ANTISEMITISME

Il n'y a pas de mot pour décrire le meurtre horrible qu'a subi une octogénaire parisienne de confession juive dans son appartement parisien.

Deux hommes ont été mis en examen mardi pour «homicide volontaire» à caractère antisémite, quatre jours après le meurtre d'une femme de confession juive dans son appartement parisien.

Ce mardi matin 27 mars 2018, les deux suspects arrêtés pendant le week-end pour le meurtre d'une octogénaire ont été mis en examen pour «homicide volontaire à raison de l'appartenance vraie ou supposée de la victime à une religion et sur personne vulnérable». Ils ont été placés en détention provisoire conformément aux réquisitions du parquet.

Le corps de Mireille Knoll, 85 ans, a été retrouvé lardé de coups de couteau et en partie carbonisé , vendredi peu avant 19h00 dans son appartement du XIe arrondissement où elle vivait seule. De plus les suspects avait l'intention de mettre l'incendie à l'appartement, des départs de feu ayant été localisés.

Le premier suspect, né en 1989 et connu des services de police pour des affaires de viol et d'agression sexuelle, est un voisin qui avait l'habitude de rendre visite à la victime. Le second mis en examen, âgé de 21 ans et connu pour des vols avec violences, se trouvait également dans l'immeuble le jour du meurtre.

Cette mort a suscité une vive émotion au sein de la communauté juive à laquelle appartenait la victime.«Nous sommes vraiment tous sous le choc. Je ne comprends pas comment on peut tuer une femme qui n'a pas d'argent, et vit dans un HLM», a réagi le fils de la victime.

Le nombre d'actes antisémites reste préoccupant en France. En avril 2017, Sarah Halimi, une femme juive de 65 ans, avait été tuée à Paris par son voisin aux cris d'« Allah Akbar », entrecoupés d'insultes et de versets du Coran. Le jeune homme l'avait rouée de coups, avant de la défenestrer. Il avait fallu plusieurs mois de bras de fer judiciaire pour que le caractère antisémite du meurtre soit finalement retenu par la juge d'instruction, fin février 2018.

Le Conseil représentatif des institutions juives de France (Crif), qui attend «des autorités la plus totale transparence dans l'enquête en cours», a appelé à une «marche blanche» en hommage à la victime mercredi après-midi à Paris.

Le nombre d'actes antisémites connait un niveau très préoccupant en France : la communauté juive de France représentant moins de 1% de la population, est la cible d'un tiers des actes haineux recensés dans le pays. Les violences sont pointées en hausse avec une augmentation des « passages à l'acte ».

Alyson Braxton pour DayNewsWorld

AFFAIRE SKIRPAL VAGUE D'EXPULSIONS DE DIPLOMATES RUSSES DEPUIS LES PAYS OCCIDENTAUX

L'empoisonnement d'un ex-espion Serguei Skripal.et de sa fille Ioulia, le 4 mars à Salisbury en Grande-Bretagne , n'en finit pas de faire des remous à l'échelle diplomatique internationale. Les pays occidentaux ont accusé à plusieurs reprises la Russie d'avoir commandité cette tentative d'assassinat tandis que cette dernière clame toujours son innocence.

Les États-Unis ont donc annoncé lundi l'expulsion de 60 "espions" russes dans le cadre d'une action coordonnée entre pays occidentaux pour répondre à l'empoisonnement au gaz innervant d'un ex-agent russe et de sa fille en Grande-Bretagne. Le Canada et quatorze pays de l'Union européenne ont également décidé d'emboîter le pas. Moscou a dénoncé une « provocation » promettant de « riposter » tandis que Londres a salué « la réponse extraordinaire » de ses alliés qui « constitue le plus grand mouvement d’expulsion d’agents russes de l’histoire, et permet de défendre notre sécurité partagée ».

Un haut responsable de l'administration américaine a indiqué que 48 «agents de renseignement connus» dans diverses missions aux États-Unis et 12 de plus à la mission russe de l'ONU avaient sept jours pour quitter les États-Unis. «Nous prenons ces mesures pour démontrer notre solidarité indéfectible avec le Royaume-Uni, et pour imposer à la Russie de sérieuses conséquences pour ses violations continuelles des normes internationales», explique le département d'État dans un communiqué. «Les États-Unis en appellent à la Russie pour qu'elle assume la responsabilité de ses actes et fasse la démonstration qu'elle est capable d'être à la hauteur de ses engagements et responsabilités internationaux en tant que membre du Conseil de sécurité des Nations unies pour maintenant la paix et la sécurité», souligne le département d'État américain.

Au Canada qui s'est joint au mouvement d'expulsions de diplomates russes de communiquer :« Il a été établi que ces quatre personnes sont des agents du renseignement ou des personnes qui ont utilisé leur statut diplomatique pour compromettre la sécurité du Canada ou s'immiscer dans sa démocratie », a affirmé Chrystia Freeland.

« L'attentat à l'agent neurotoxique perpétré récemment représente une menace évidente pour l'ordre international fondé sur des règles et pour les règles établies par la communauté internationale afin d'assurer que les armes chimiques ne détruisent plus jamais de vies humaines », a déclaré Chrystia Freeland.

Par ailleurs, quatorze pays de l'Union européenne ont également décidé ce lundi d'expulser des diplomates russes. «De manière concertée, 14 pays de l'UE ont décidé d'expulser des diplomates russes», a déclaré le président du Conseil européen Donald Tusk. «Des mesures supplémentaires, incluant de nouvelles expulsions, ne sont pas exclues dans les prochains jours et (les prochaines) semaines», a ajouté le président du Conseil européen.

Cette décision « fait suite aux conclusions du Conseil européen des 22 et 23 mars », a déclaré le ministre français des Affaires étrangères Jean-Yves le Drian dans un communiqué.Et de donner les raisons. « L'attaque de Salisbury constitue une menace grave à notre sécurité collective et au droit international » a ajouté le chef de la diplomatie française et « le Conseil européen est convenu qu'il n'existait pas d'autre explication plausible que celle de la responsabilité de la Fédération de Russie »

La diplomatie russe a dénoncé une « provocation », après l’annonce par plusieurs pays de l’UE et les Etats-Unis de l’expulsion de diplomates russes en raison de l’affaire Skripal, et a promis de riposter.

« Le geste provocateur de prétendue solidarité avec Londres de ces pays (...) témoigne de la poursuite d’une ligne de confrontation visant à aggraver la situation », a déclaré la diplomatie russe dans un communiqué.

Alize Marion pour DayNewsWorld

QUE VA-T-IL SE PASSER APRES L'ARRESTATION

DE CARLES PUIGDEMONT EN ALLEMAGNE ?

Fin de la cavalcade du chef indépendantiste catalan. L'ex-président catalan s'était réfugié après l'échec de la sécession l'automne dernier en Belgique.

Hier Carles Puigdemont a été arrêté en Allemagne ce qui a entraîné des heurts entre des militants indépendantistes catalans et la police dimanche à Barcelone. Selon les services de secours, 90 personnes auraient été blessées légèrement à Barcelone, dont 22 policiers. Un appel au calme a été lancé par le président du parlement catalan, Roger Torrent.

Carles Puigdemont a été arrêté dans le cadre d'un mandat d'arrêt européen émis par l'Espagne à son encontre par les policiers du Land de Schleswig-Holstein alors qu'il venait du Danemark voisin en voiture pour rejoindre la Belgique.

A la justice allemande de décider d'une éventuelle remise à l'Espagne qui l'accuse de « rébellion ».

L'intéressé est détenu depuis dimanche dans la prison de Neumünster, ville du nord de l'Allemagne.

La justice régionale du Schleswig-Holstein, le Land où il a été arrêté, a jusqu’à mardi pour décider de le mettre ou non en liberté conditionnelle, avant qu’un autre tribunal se prononce sur le fond, à savoir sur sa demande d’extradition formulée par l’Espagne.

Il doit y comparaître devant un juge dans l'après-midi de lundi. Celui-ci doit formellement établir son identité et décider s'il doit rester en prison pendant que la justice examine le mandat d'arrêt européen émis par l'Espagne à son encontre.

Pour l'instant l'affaire est purement judiciaire comme l'a fait remarquer Katarina Barley, la ministre de la justice. « Les premiers temps de l’affaire sont purement judiciaires. Vous comprendrez donc que je n’intervienne pas politiquement dans une procédure qui ne relève que du droit. Et que je ne fasse pas de déclarations précipitées », s’est contentée de déclarer Mme Barley sur la chaîne de télévision ARD.

Sur le fond, il faudra attendre jusqu'à 60 jours : Carles Puigdemont extradé à Madrid ?.

Le tribunal devra décider à terme s'il extrade Carles Puigdemont en Espagne. Il risque jusqu'à 25 ans de prison pour rébellion.

« C'est entre les mains des tribunaux compétents » a souligné Steffen Seibert, porte-parole de la chancelière Angela Merkel.Il s'agira pour la justice allemande de décider si des infractions similaires à celles pour lesquelles M. Puigdemont est poursuivi en Espagne existent en droit allemand.

Il est inculpé, avec douze autres responsables indépendantistes de "rébellion", crime passible de 30 ans de prison, et de détournements de fonds public après la tentative manqué de sécession par référendum de l'automne 2017. M. Seibert, porte-parole de Mme Merkel a indiqué que selon Madrid, M. Puigdemont et ses camarades ne sont pas poursuivis pour des « idées politiques, des idées d'indépendance mais en raison d'infractions bien concrètes ».

C'est un nouveau coup porté au mouvement indépendantiste catalan .

La Catalogne est donc plongée dans l'impasse politique tandis que « L’Allemagne a son premier prisonnier politique », comme le commentait, dimanche, le quotidien Süddeutsche Zeitung. Et des voix outre-Rhin de l'opposition se sont élevées contre cette arrestation.

Mais depuis le début de la crise catalane, il ne fait aucun doute que la « grande coalition » de la chancelière Angela Merkel considère la cause indépendantiste ni légale, ni légitime...

A SUIVRE....
Kelly Donaldson pour DayNewsWorld

MORT DU LIEUTENANT-COLONEL ARNAUD BELTRAME EN HEROS DE LA PATRIE

 

Arnaud Beltrame, le lieutenant-colonel de gendarmerie qui s'était substitué à une otage retenue par l'assaillant jihadiste dans l'Aude, est décédé samedi, portant à quatre morts le bilan de l'équipée meurtrière de Radouane Lakdim à Carcassonne et Trèbes.

Peu après cette prise d'otages, le gendarme de 45 ans s'était livré à la place d'une femme que l'assaillant avait pris comme "bouclier".

Grièvement blessé par l'assaillant, Arnaud Beltrame a succombé à ses blessures.

Emmanuel Macron lui a rendu hommage, déclarant qu'il était « tombé en héros » et méritait « respect et admiration de la nation tout entière ».

« Mort pour la patrie. Jamais la France n'oubliera son héroïsme, sa bravoure, son sacrifice », avait tweeté peu avant le ministre de l'Intérieur Gérard Collomb.

Selon son frère, Cédric Beltrame, "il a donné sa vie pour quelqu'un d'autre. Il savait certainement qu'il n'avait pratiquement aucune chance, il a quand même été très conscient de ce qu'il a fait", a-t-il témoigné sur RTL.

Andrew Preston pour DayNewsWorld

ENCORE UN FICHE S REDOUANE LAKDIM

MEURTRIER TERRORISTE DANS L'AUDE

 

L'auteur de l'attaque terroriste dans l'Aude est un Franco-Marocain de 25 ans inscrit au fichier des signalements pour la prévention de la radicalisation à caractère terroriste.

Redouane Lakdim était connu de la justice pour des faits de droit commun. Il a été condamné par le tribunal correctionnel de Carcassonne en 2011 à une peine d’un mois de prison avec sursis pour port d’armes prohibé, puis le 6 mars 2015 à un mois d’emprisonnement pour usage de stupéfiants et refus d’obtempérer. Il a exécuté sa peine en août 2016 à la maison d’arrêt de Carcassonne.

Fiché S et suivi par les services de renseignement

Selon le procureur de Paris François Molins, l'homme est fiché S depuis 2014 pour ses liens « avec la mouvance salafiste ».

Un "soldat" de l'organisation Etat islamique

Le procureur de Paris François Molins a expliqué que Redouane Lakdim s'est dit « prêt à mourir pour la Syrie », se présentant comme un "soldat" de l'organisation Etat islamique. Et il jouissait de la pleine liberté!!!

Andrew Preston pour DayNewsWorld

LA CONTRE-ATTAQUE DE NICOLAS SARKOZY,

ANCIEN PRESIDENT FRANCAIS MIS EN EXAMEN

 

L'ancien président de la République, mis en examen dans l'enquête sur un financement présumé libyen de sa campagne de 2007, est venu ce jeudi soir au journal de 20h de TF1.

Il est apparu, bien que très tendu, extrêmement offensif lors de son intervention télévisée.

« D’abord, je veux dire la profondeur de mon indignation. Je ne suis pas venu parler de politique. Je dois aux français la vérité je n’ai jamais trahi leur confiance », a-t-il dit en préambule.

S'exprimant au lendemain de la fin de sa garde à vue à Nanterre, dans les Hauts-de-Seine,Nicolas Sarkozy a pour l'essentiel repris des éléments déjà livrés aux juges d'instruction au terme de ses deux jours de garde à vue, selon la retranscription publiée jeudi par le journal français Le Figaro.

«Il n'y a pas une preuve matérielle, il n'y a que la haine, la boue, la médiocrité, la malveillance et la calomnie», a-t-il ajouté.

«Je pourfendrai cette bande (...) et je n'ai pas l'intention de lui céder un centimètre de terrain», a encore indiqué Nicolas Sarkozy qui veut en découdre et on ne peut que le comprendre de la part d'un homme qui a passé plus de 150 heures en garde à vue à propos du financement de sa campagne présidentielle.

Il n'a pas manqué de faire l'historique des poursuites autour de sa campagne présidentielle de 2007.

« Entre 2011 et 2013, j’ai été poursuivi et interrogé sur ma campagne de 2007, cette fois-là parce qu’elle aurait été financée avec de l’argent venu d’abus de faiblesse sur une vieille dame », a-t-il déclaré,rappelant l'affaire Liliane Bettencourt dans laquelle il a bénéficié d'un non-lieu. », a-t-il ajouté.

Pour lui c'est  la France et la fonction présidentielle qui sont mises en cause et s'adressant à ses concitoyens: « Je pose une question devant les Français : comment se fait-il qu’il n’y ait pas la moindre preuve ?

Il n'y a que la haine, la boue, la médiocrité, la calomnie ».

L'absence de preuves matérielles s'avèrent une révélation des plus importantes. Le site français d'informations Mediapart aurait fait part également d'un faux ....

Peut-on construire une instruction sur des témoignages d'hommes sulfureux ou appartenant à la famille de l'ancien dictateur libyen Mouammar Kadhafi ?

Nicolas Sarkozy n'hésite pas d'ailleurs à qualifier ces derniers de «mafieux, d'assassins et de délinquants».

« Ça me prendra un an, deux ans, dix ans mais je pourfendrai cette bande, je ne lui laisserai pas une pouce de terrain » a martelé l'ancien Président de la République déterminé.

« Je ferai triompher mon honneur », a lancé Nicolas Sarkozy.

L'on ne peut que comprendre la détermination et l'indignation d'un ancien chef d'Etat qui a subi une garde à vue pour le moins injustifiée dans la mesure où il aurait pu être entendu en auditeur libre...

Paul Emison pour DayNewsWorld

DES AVANCEES NOTABLES AUTOUR DU BREXIT

L’Union européenne et le Royaume-Uni ont franchi une étape importante ce lundi en se mettant d’accord sur « une large partie » du traité de retrait du Royaume-Uni de l’UE. Les discussions en cours entre les deux parties portent notamment sur les termes de cette période de transition post-Brexit, souhaitée par Londres pour éviter les conséquences d'une rupture brutale, en attendant que soient conclus des accords commerciaux entre l'UE et le Royaume-Uni.

Cette période de de transition post-Brexit prendra fin le 31 décembre 2020.

« Pendant cette période, le Royaume-Uni ne participera plus » aux prises de décisions au sein de l’UE, tout en devant en appliquer les règles, a expliqué Michel Barnier, le négociateur européen lors d’une conférence de presse. Londres conservera en revanche « tous les bénéfices du marché unique et de l’union douanière », a-t-il ajouté.

Durant la période de transition, la future relation entre le Royaume-Uni et l’Union européenne sera négociée. Les Britanniques pourront également commencer à négocier des accords avec les pays tiers durant cette période.

Les citoyens auront bien un statut ad hoc

« Pour les citoyens, nous proposons d’obtenir un nouveau statut de résidence au Royaume-Uni dès le début de la période de transition, afin de leur donner plus de certitudes juridiques », a déclaré Michel Barnier.

Les citoyens européens qui arriveront durant la période de transition bénéficieront des mêmes droits que ceux arrivés avant le Brexit, a assuré le négociateur de l’UE dans un pays européen ou au Royaume-Uni.

Sur la question épineuse de la frontière irlandaise, Royaume-Uni et UE se sont mis d'accord pour intégrer un compromis provisoire: « Nous nous sommes mis d'accord aujourd'hui pour que la solution du 'backstop' fasse partie du texte juridique de l'accord de retrait », a annoncé Michel Barnier, en référence à la proposition européenne de mettre en place un « espace réglementaire commun » incluant l'UE et l'Irlande du Nord, « sans frontières intérieures », en l'absence de toute autre solution satisfaisante.

« Ce que nous vous présentons aujourd’hui avec des vides est un bien un texte juridique conjoint qui constitue à mes yeux une étape décisive », selon Michel Barnier.

Theresa May avait assuré qu’elle n’accepterait « jamais » ces dispositions concernant la frontière entre l’Irlande et la province britannique d’Irlande du Nord, qui menacent selon elle l’intégrité du pays. « Nous avons accepté la nécessité d’inclure un texte juridique qui décrit cette solution », a affirmé le ministre britannique du Brexit David Davis. « Mais notre intention est toujours de parvenir à un partenariat qui est si rapproché qu’il ne requiert pas de mesures spécifiques en lien avec l’Irlande du Nord », a-t-il ajouté, précisant que Londres continuait d’étudier différentes options.

Sur Gibraltar, le Royaume-Uni continue de négocier avec l'Espagne. « Gibraltar va sortir de l'UE en même temps que le Royaume-Uni », a rappelé Michel Barnier

Joanne Courbet pour DayNewsWorld

VLADIMIR POUTINE RESTE MAITRE DE LA RUSSIE POUR UN MANDAT DE SIX ANS

 

Le chef de l'État russe a été reconduit sans surprise pour un quatrième mandat avec 73,9 % des suffrages.

C'est bien plus que les 63,6 % obtenus en 2012..

Selon deux sondages sortis des urnes réalisés par les instituts Vtsiom et Fom, celui-ci obtiendrait entre 73,9 % et 76, 3 % des voix, devançant de très loin ses challengers.

Il devance le candidat du Parti communiste Pavel Groudinine, qui ne récolterait que 11,2 % des voix, devant l'ultranationaliste Vladimir Jirinovski (6,7 %) et la journaliste proche de l'opposition libérale, Ksénia Sobtchak (2,5 %)

.Les chiffres des différents instituts de sondage varient légèrement. Voici ceux du Vtsiom

Vladimir Poutine
79.9% Grigori Iavlinski (libéral) 1,6%
Pavel Groudinine (communiste) 11,2% Boris Titov 1,1 %
Vladimir Jirinovski (ultra-nationaliste) 6,7 % Sergueï Babourine 1,0 %
Ksenia Sobtchak (libérale) 2,5 % Maxime Souraikine 0,8 %
Andrew Preston pour DayNewsWorld

DES IRREGULARITES DENONCEES

LORS DE LA PRESIDENTIELLE RUSSE

L'élection semblant jouée d'avance aux yeux de nombreux Russes, avec la victoire annoncée de Vladimir Poutine, le Kremlin aurait tout fait pour s'assurer que la participation, seul véritable baromètre de ce scrutin, soit aussi forte que possible

Exclu de la course après avoir été déclaré inéligible en raison d'un jugement pour détournement de fonds, qu'il dénonce comme orchestrée par le pouvoir, le principal opposant du Kremlin, Alexeï Navalny, assure que la participation réelle est inférieure à celle de 2012 et accuse le pouvoir de gonfler les chiffres.

« Ils ont besoin de participation. Le résultat, c'est que la victoire de Poutine avec plus de 70% (des voix) a été décidée d'avance », a-t-il expliqué à la presse, ajoutant: « Le seul moyen de mener une lutte politique en Russie, c'est de manifester. Nous allons continuer de le faire ».

Si l'opposant Alexeï Navalny, qui dispose d'une large base de soutien, avait appelé au boycott du scrutin et dépêché plus de 33 000 observateurs dans les bureaux de vote, la candidate proche de l'opposition libérale, Ksenia Sobtchak, a de son côté appelé les électeurs à se rendre aux urnes: « Plus le score de Poutine sera élevé, plus dur sera le système ».

En début d'après-midi, l'ONG Golos, spécialisée dans la surveillance des élections faisait état de 2255 irrégularités, tels que bourrages d'urnes, votes multiples ou entraves au travail des observateurs.

Le mouvement du principal opposant au Kremlin, Alexeï Navalny, qui affirme avoir dépêché plus de 33'000 observateurs dans les bureaux de vote, a rapporté également des centaines de cas de fraudes, surtout dans le Caucase du nord ou dans la région sibérienne de Kemerovo réputée pour ses mines de charbon et ses grandes industries métallurgiques.

Golos s'est inquiétée notamment d'informations faisant état de contraintes exercées par des employeurs ou universités forçant employés et étudiants à voter non pas à leur lieu de domicile mais sur leur lieu de travail ou d'étude, «où l'on peut contrôler leur participation au scrutin».

Pour doper le taux de participation à Iakoutsk, dans l'Extrême-Orient russe, «on a promis aux électeurs des poulets» en échange de leur vote, a ainsi rapporté Ivan Jdanov, juriste de l'équipe de Alexeï Navalny.

Des coupons de réductions pour des produits alimentaires, des «médailles», des sandwichs ou encore des billets pour des concerts ont aussi été distribués aux électeurs, selon des témoignages diffusés sur les réseaux sociaux.

Selon des vidéos filmées et diffusées par les observateurs de Golos, des bourrages d'urnes ont eu lieu dans plusieurs endroits du pays, comme à Lioubertsi, à quelques kilomètres à l'est de Moscou. Ce dernier cas a été confirmé par la Commission électorale, selon l'une de ses responsables citées par l'agence Interfax, et les bulletins ont été annulés. Au moins deux urnes à Moscou ont vu leurs bulletins déclarés invalides en raison de soupçon de fraudes, selon la commission électorale locale.

Alexeï Navalny, ainsi que plusieurs sites indépendants, ont aussi diffusé de nombreuses images d'exemples présentés comme des violations ou des pressions sur les électeurs, sans qu'il soit possible de les vérifier de manière indépendante. On voit par exemple des nonnes dans un couvent remplir leur bulletin sous l’œil de leur mère supérieure.

Les observateurs ont également dénoncé des entraves à leur travail, notamment en Tchétchénie où ils ont été «menacés physiquement» par des membres de bureaux de vote, a indiqué l'ONG OVD-Info. D'autres observateurs étaient interdits d'accès aux bureaux de vote, comme à Oufa, Kémérovo (Sibérie) et à Krasnodar (sud), selon Ivan Jdanov.

Si plus de 1.200 bureaux de vote ont ouvert en Crimée, beaucoup de Tatars, une communauté musulmane qui s'est largement opposée à l'annexion, ne comptaient pas se rendre aux urnes. En représailles à la tenue de cette présidentielle en Crimée, Kiev a empêché le vote des Russes résidant en Ukraine. Des dizaines de policiers, ainsi que des militants nationalistes, bloquaient ainsi dimanche l'accès aux consulats russes dans plusieurs grandes villes.

Ces accusations de fraudes n'empêcheront pas un nouveau sacre pour Vladimir Poutine, 65 ans dont plus de 18 au pouvoir. Le président russe était crédité d'environ 70% des intentions de vote dans les derniers sondages, contre 7% pour son principal adversaire, le candidat communiste Pavel Groudinine.

Mais le sacre de Vladimir Poutine pour son quatrième mandat semble annoncé.
Andrew Preston pour DayNewsWorld

QUELS PROGRAMMES POUR LES HUITS CANDIDATS

A LA PRESIDENTIELLES RUSSE ?

A la tête du pays depuis plus de dix-huit ans, Vladimir Poutine devrait être réélu sans surprise à l’issue de la présidentielle, dimanche.

Avec un bilan économique et social à améliorer.

La Russie dotée de richesses exceptionnelles comme les hydrocarbures, les minerais rares, et les forêts immenses reste dépendante d’une économie de rente fondée sur le pétrole comme en témoigne le déficit budgétaire hors recettes pétrolières en 2017 de -8,4 %, alors qu'avec les recettes pétrolières, il n’était que de 1 % en 2017.

Le nombre d’habitants en Russie est 143,4 millions. La courbe de croissance de la population depuis des années de baisse, augmente à nouveau avec la politique la politique familiale mise en place par Poutine Un politique familiale dès le deuxième enfant qui fonctionne avant tout dans les campagnes. Même si depuis l’arrivée au pouvoir de Poutine, le taux de fécondité – en forte baisse depuis 1987 – a augmenté, il ne permet pas d' assurer le renouvellement des générations.

Le montant du produit intérieur brut de la Russie s'élève à1 469,3 milliards de dollars, selon le Bilan du Monde( chiffres du Fonds monétaire international )

Le pays, qui a le 12e plus gros PIB du monde, se place entre la Corée du Sud (1 529,7 milliards) et l’Espagne (1 307,2 milliards) mais se trouve loin derrière les Etats-Unis, premiers avec 19 362,1 milliards de dollars. Le PIB russe, représente actuellement un petit peu moins de 2 % du PIB mondial.

Le revenu national brut par habitant en 2016 s'élève à 10 307 dollars en hausse quasi constante depuis des dizaines d’années plaçant aujourd’hui la Russie assez loin dans le classement mondial (entre la 55e et la 60e place, selon les modes de calcul) derrière notamment la Pologne et la Hongrie.

L'espérance de vie moyenne est de 71,3 ans en 2015, selon l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE)accusant un écart très important entre les femmes (76,7 ans) et les hommes (65,9 ans). Une moyenne bien en deçà de celle que connaissent la plupart des pays développés comme la France (82,4 ans) ou les Etats-Unis (78,8 ans).

Selon les statistiques officielles russes, 19,8 millions de Russes vivent sous le seuil de pauvreté en 2016 ; 13 % de la population vivait cette année avec moins que le revenu minimal fixé à 9 691 roubles (environ 160 euros). Ils n’étaient que 16,1 millions à vivre sous ce seuil en 2014, avant l’entrée de la Russie en récession à cause de l’effondrement des cours du pétrole et des sanctions occidentales dues à la crise ukrainienne.

Les programmes des sept candidats pourraient-ils améliorer la situation sociale et économique ?

Le président en exercice, Vladimir Poutine, ne dévoilera le sien qu’après l’élection. Mais pour la plupart des observateurs, c’est précisément pour promouvoir ses idées auprès du Kremlin que Titov est entré dans la course présidentielle. En effet Boris Titov a élaboré sa « Stratégie de croissance » avant de présenter sa candidature, en 2017, quand le président l’avait chargé d’avancer des propositions de développement économique.

Le programme de Titov met en avant la nécessite d' une meilleure gestion des finances publiques. Selon son équipe, le Trésor pourrait économiser 700 milliards de roubles (10 milliards d’euros), et la Banque centrale, plutôt que de procéder au sauvetage des banques privées, pourrait soutenir le crédit, le secteur social et le redressement de la production agricole.Dans le but assurer la croissance économique, le délégué aux droits des entrepreneurs propose également la baisse des taux de crédit aux entreprises et aux particuliers,l'introduction d'une hypothèque à 5% et la diminution des tarifs des ressources naturelles.

Quant à ses concurrents, leurs propositions économiques varient entre réformes sociales radicales au parfum collectivistes et recettes libérales classiques. Recettes dont pourrait fort bien s’inspirer l’éternel locataire du Kremlin.

Les candidats de gauche sont au nombre de quatre. Le représentant du KPRF (Parti communiste de la Fédération de Russie) Pavel Groudinine, arrive loin derrière Vladimir Poutine mais en deuxième position dans les intentions de vote. Son programme, baptisé « 20 avancées », propose « un virage à 180° depuis le capitalisme oligarchique vers l’État social ».

avec la nationalisation des secteurs de l’industrie d’importance stratégique ainsi que l’établissement d' un monopole d’État sur la production et la vente de spiritueux.

Le programme de Pavel Groudinine , candidat communiste, plaide aussi pour une sortie de la Russie de l’OMC et une augmentation de la part de l’industrie manufacturière de 20 % à 80 % mais aussi le contrôle les prix des produits et marchandises de première nécessité et des tarifs des taxes communales

Les candidats du parti nationaliste conservateur Union du peuple russe, Sergueï Babourine, et des Communistes de Russie, Maxime Souraïkine, ont aussi des programmes de gauche, comportant une très forte dose de populisme. Souraïkine a un programme au titre prometteur « Dix attaques staliniennes contre le capitalisme et l’impérialisme américain » se présentant comme comme le candidat « exclusivement des classes laborieuses, un président de classe, le président des pauvres contre les riches ».Il appelle au rétablissement de l’URSS, intégrant la Biélorussie et l’Ukraine,

Sergueï Babourine plaide pour une remise en question des résultats des privatisations des années 1990, l’introduction de l’impôt progressif et l’indexation des retraites. Il propose également la création de zones économiques spéciales en Crimée et la formation d’un gouvernement de coalition anticrise alliant toutes les forces parlementaires

Le candidat populiste et nationaliste Vladimir Jirinovski se présente à la présidentielle pour la sixième fois l'’économie n’étant pas le principal cheval de bataille du candidat du LDPR.

Jirinovski réclame principalement la remise en question des résultats des privatisations des années 1990, l’effacement de la moitié des dettes des petites fermes et exploitations agricoles, la nationalisation des réseaux de production et de vente d’alcool, de tabac et de sucre.

A côté de cette aile gauche trois candidats à la présidence soutiennent des idées libérales de droite : le leader du parti Iabloko Grigori Iavlinski, le délégué aux droits des entrepreneurs et leader du Parti de la croissance Boris Titov et la candidate « contre tous » Ksenia Sobtchak.

Les programmes des candidats de droite affirment l’inviolabilité de la propriété privée, un point qui n’avait jamais été mentionné dans les grandes exigences électorales en Russie.Tous les programmes des candidats de droite, basés sur les principes de l’économie de marché, affirment l’inviolabilité de la propriété privée une nouveauté dans les programmes électoraux en Russie.

« Malheureusement, les électeurs russes n’ont pas l’habitude d’étudier les programmes des candidats à la présidentielle. Ils votent pour des personnalités, au mieux pour des slogans forts qui leur plaisent, mais pas pour des propositions concrètes. Pourtant, cette année, les programmes économiques sont plus satisfaisants que lors des précédentes élections » selon l'analyste Igor Nikolaev, directeur du département d’analyse stratégique du cabinet FBK Grant Thornton.

"Tout le monde sait qu’aucun de ces candidats, même avec de bons programmes économiques, n’a de chances de l’emporter. Toutefois, si les électeurs s’intéressent à leurs propositions, ce dont témoigneront, évidemment, leurs pourcentages de voix respectifs, il est très possible que le vainqueur choisisse de les mettre en œuvre. Ce qui représentera déjà, pour eux, une victoire incontestable" ajoute l'analyste.

Alize Marion pour DayNewsWorld

LE COUPLE FRANCO-ALLEMAND SE CHERCHE A PARIS

Enfin stabilisée au pouvoir, Merkel est venue ce vendredi à Paris parler d'Europe avec Macron

Après des mois de tractations politiques et sa réélection pour la 4ème fois mercredi au poste de chancelière, Angela Merkel se rend à Paris pour rencontrer Emmanuel Macron.

Au programme une «séance de travail approfondie de plus de quatre heures», selon l'Élysée. Et ce à deux semaines du prochain sommet de l'Union européenne, jeudi 29 et vendredi 30 mars, à Bruxelles.

Angela Merkel a prêté serment mercredi pour un quatrième mandat. Désormais assurés de la stabilité du couple franco-allemand pour les quatre prochaines années, le président de la République et la chancelière ont pu se concentrer sur la relance de l'Union européenne avec comme première échéance les élections de mai 2019.

Angela Merkel et Emmanuel Macron doivent consolider le « moteur franco-allemand » de l’Europe sur fond de Brexit, de la victoire des anti-systèmes en Italie et de la crise Catalane en Espagne ainsi que de la montée du populisme en Europe.

De la zone euro à la question des migrations, en passant par la défense, l'innovation politique commerciale ou les grands dossiers internationaux (Russie, Syrie, Corée de Nord, Iran…), les deux dirigeants se sont efforcés de tout passer en revue.

«Nous ne sommes peut-être pas toujours du même avis, mais, dans l'histoire, la France et l'Allemagne ont déjà fait beaucoup», a rappelé la chancelière vendredi.

Si le couple franco-allemand peut se retrouver sur la crise migratoire, la taxation des géants du net et la défense de l’Etat de droit en revanche, la réforme institutionnelle de la zone euro (Budget commun, union bancaire…) et l’Europe de la Défense sont des sujets nettement plus clivants.

Angela Merkel qui n 'a pas les mains entièrement libres par sur le sujet du budget , a prévenu mercredi soir à la télé allemande ZDF : « Nous sommes prêts à fournir plus d’argent pour le budget futur de l’UE. Mais nous ne voulons pas communautariser les dettes sans (que l’Union devienne) plus compétitive ». En ce qui concerne l’Europe de la Défense que les deux pays veulent relancer, à la fois par des projets industriels communs comme celui du futur avion de combat européen, lancé en juillet, et par une coopération militaire renforcée, Angela Merkel, elle- même avant tout atlantiste, devra surmonter les traditionnelles réticences allemandes envers les engagements militaires.

En outre certains dirigeants comme le premier ministre néerlandais ont déjà signifié au couple franco-allemand que ce dernier devait se garder d'imposer aux autres leurs idées de réforme de l'Union européenne et de la zone euro.

C’est pourquoi Emmanuel Macron a donc proposé à Angela Merkel la mise en place d' une «feuille de route claire et ambitieuse d'ici juin» sur laquelle les Européens pourront travailler lors du sommet des chefs d'État de la zone euro du 23 mars prochain et des réunions de l'Eurogroupe et du Conseil Ecofin de mai.

Paris et Berlin , ayant conscience de la montée des tensions internationales, ont cité l'affaire de l'empoisonnement d'un ex-espion en Grande-Bretagne, réitérant la « solidarité des alliés » avec Londres.

« Il est plus nécessaire que jamais que l'Europe agisse de façon unie dans une situation géopolitique dans laquelle le multilatéralisme est sous pression », a rappelé Angela Merkel

« Nous serons invincibles en tant qu'Européens si nous ne nous laissons pas diviser dans nos relations géopolitiques, que ce soit au niveau du commerce ou au niveau d'une compétition équitable avec les pays en expansion », a ajouté la chancelière.

Joanne Courbet pour DayNewsWorld

RIXE EN PLEIN DEBAT PRESIDENTIEL EN RUSSIE

 

Le premier tour de l'élection présidentielle russe se tiendra ce dimanche 18 mars en Russie. Grand favori, Vladimir Poutine mène campagne sans participer aux débats entre les candidats, au nombre de huit.

Les débats sont de plus en plus agités à l'approche du scrutin.

Après des échanges d’insultes, des départs de candidats et les larmes de Ksénia Sobtchak, la seule femme candidate, on assiste en direct à une rixe.

Si l'on se souvient que lors du dernier débat Ksenia Sobtchak avait jeté un verre d'eau à la figure de Vladimir Jirinovski qui l'avait copieusement insultée, on se souviendra aussi qu'à deux jours de l'élection présidentielle russe, le candidat des Communistes de Russie Maxim Souraïkine est sorti de ses gonds pour s'en prendre violemment au représentant du Parti communiste.

En effet le candidat des Communistes de Russie, Maxime Souraïkine, a fait venir dans le studio une femme qui affirme avoir travaillé pendant des années au Sovkhoze Lénine, cet îlot de socialisme dans la région de Moscou dirigé par le candidat du Parti communiste (KPRF) Pavel Groudinine et accusant ce dernier de l’avoir «expulsée de son appartement»

.«En quoi transformez-vous les élections? […] Comment deux personnes peuvent-elles prendre la parole ?

Invitons donc toute une foule de représentants des candidats pour transformer les élections en un vrai cirque», s’est indigné M.Chevtchenko.

Le ton s'est envenimé très vite entre les deux hommes si bien que Maxime Souraïkine a été invité à quitter le plateau de l'émission par le présentateur.

Mais alors qu'il s'apprêtait à rejoindre les coulisses, son adversaire l'a qualifié de « provocateur de Bandera »

[nationaliste ukrainien qui a collaboré avec le régime nazi, NDLR], rapporte le site RT. Enervé, Maxime Souraïkine s'est jeté sur Maxime Chevtchenko. « Je te briserai la mâchoire, sa**pe! », a-t-il crié. Les vigiles ont dû intervenir !

Une «belle» clôture pour les débats télévisés sur la chaîne de télévision Rossiya 1.

Joanne Courbet pour DayNewsWorld

POURQUOI LA RUSSIE OUVRE-T-ELLE UNE ENQUETE POUR "TENTATIVE DE MEURTRE" SUR LA FILLE DE L'EX-ESPION SKIRPAL?

"Une enquête pour tentative d'assassinat de la citoyenne russe Ioulia Skripal (...) perpétrée à Salisbury au Royaume-Uni a été ouverte le 16 mars", a annoncé le Comité d'enquête russe dans un communiqué. Londres a jugé la Russie responsable de cet empoisonnement et annoncé toute une série de sanctions contre Moscou qui a démenti fermement son implication.

La fille de l'ex-espion a gardé sa citoyenneté russe et a été empoisonnée en même temps que son père le 4 mars dernier en Angleterre.

Et au tabloïd The Sun d'apporter une autre version concernant l'empoisonnement des Skipal à Salisbury. La vraie cible n'aurait-elle pas été plutôt la fille de l'ex-espion, Ioulia, 33 ans?

Ainsi, selon Viktoria Skripal, la nièce de Sergueï qui vit à Iaroslavl en Russie, tout aurait commencé lorsque Ioulia a annoncé son mariage avec son ami de l'époque. Une union que la future belle-famille désapprouvait car elle estimait que Sergueï Skripal n'était qu'un traître. Or la future belle-mère de Ioulia est un agent russe de haut rang qui aurait organisé leur empoisonnement dans l'espoir de mettre fin aux préparatifs de mariage. «La mère de son ami n'a jamais accepté Ioulia, qu'elle considérait comme une fille de traitre qui ne pouvait que trahir son pays», a expliqué Viktoria dans les colonnes du Sun..Une décision qui aurait été prise lorsque Ioulia a annoncé qu'elle allait en Angleterre rendre visite à son père qui voulait ériger une nouvelle pierre tombale sur la tombe de son fils enterré à Salisbury. La fille était venue pour aider son père à cette occasion.

Une thèse, difficilement vérifiable cependant.

La Russie a annoncé vendredi avoir ouvert une enquête pour « tentative d'assassinat » de la fille de l'ex-agent double russe Sergueï Skripal, victime d'empoisonnement avec son père le 4 mars en Angleterre et en même temps une procédure pour « meurtre » après la mort suspecte lundi 14 mars d'un autre exilé russe à Londres Nikolaï Glouchkov. Selon sa fille Natalia, citée par le quotidien russe Kommersant, son corps portait des traces de strangulation. Ces déclarations interviennent en pleine crise diplomatique entre Londres et Moscou.

Pour la police britannique il n'existait « pas de preuve d'un lien avec l'incident à Salisbury » avait-elle déclaré.

Pour ces deux affaires, le Comité russe se dit « prêt à travailler avec les organismes compétents en Grande-Bretagne ».

Andrew Preston pour DayNewsWorld

LA GREVE D'USURE CHOISIE PAR LES CHEMINOTS JUGEE INJUSTIFIEE PAR LA MAJORITE DES FRANCAIS

Tandis que l’intersyndicale d’Air France a appelé à une grève les 23 et 30 mars, les syndicats du rail (CGT, Unsa, CFDT, SUD-rail) ont opté pour une grève d'usure en appelant à une grève de 36 jours répartis sur trois mois . Une grève de longue haleine selon un mode « innovant », à raison de deux jours sur cinq. La mobilisation doit courir du 3 avril au 28 juin, ce qui inclut les vacances de printemps et les différents ponts du mois de mai.

«L'intersyndicale constate que le gouvernement n'a aucune volonté de négocier» et «prend la responsabilité (d'un) conflit intensif sur une très longue durée», a déclaré Laurent Brun de la CGT Cheminots, à l'issue d'une réunion de plus de deux heures avec les trois autres syndicats.C'est «une mobilisation innovante», a de son côté souligné Didier Aubert de la CFDT Cheminots.

Les syndicats représentatifs de la SNCF ne reculent donc pas devant une grève dure qui va perturber un service public emprunté quotidiennement par 4,5 millions d'usagers qu'ils prennent ainsi en otages. CGT, Unsa, SUD Rail et CFDT ont appelé jeudi à une grève reconductible «deux jours sur cinq à compter du 3 avril » . Le mouvement, qui doit durer jusqu'au 28 juin, affectera donc les vacances de printemps et les différents ponts du mois de mai.

Jeudi aura lieu à Paris une manifestation nationale des cheminots, le même jour que les fonctionnaires. Les syndicats espèrent la présence de 25 000 cheminots, soit presque un sur cinq.

En choisissant le recours à une grève d'usure pour s'opposer à la volonté du gouvernement de réformer la SNCF pas sûr que les cheminots vont créer l'empathie des Français qui à 63% désapprouvent cette stratégie et jugent « injustifiée » la menace d'une grève reconductible selon un sondage Odoxa pour BFM Business, Challenges et Aviva Assurances .

Le Premier ministre Edouard Philippe a clairement demandé à la SNCF d' « aligner ses coûts sur les standards européens », quand "faire rouler un train en France coûte 30% plus cher qu'ailleurs".

D'autant qu'il s'avère urgent de préparer l'ouverture du secteur à la concurrence prévue dès 2019 .

Non seulement les cheminots refusent l'abandon du statut des cheminots pour les nouveaux entrant, mais ils rejettent également le «programme de travail» remis par le président de la SNCF, Guillaume Pepy, à la ministre des Transports Élisabeth Borne en vue de la réorganisation du groupe public. M. Pepy avait expliqué qu'il comptait négocier avec ses troupes un « pacte d'entreprise » comme La Poste l'a fait en 2015.

Ce programme repose sur sept piliers, bases du «projet stratégique» que la direction doit présenter en juillet. Il avait cité les grands sujets qu'il comptait aborder d'ici l'été : encourager la polyvalence des métiers et « bâtir les métiers de demain », rendre l'organisation du travail plus souple notamment au plan local, renforcer la productivité industrielle, décentraliser le dialogue social et réduire les coûts. Autant de sujets de friction avec les organisations syndicales déjà échaudées par la présentation mercredi en conseil des ministres du projet de loi permettant le recours à des ordonnances pour accélérer la réforme du secteur ferroviaire.

La ministre des Transports Elisabeth Borne a déploré une «décision qui manifestement vise à pénaliser les usagers», la jugeant «incompréhensible» tandis que , Guillaume Pepy, président de l'entreprise publique, a estimé que la grève était «un peu décalée par rapport à la concertation qui est engagée».

Le président de l'entreprise s'est engagé à publier chaque jour à 17 heures la liste des trains qui circuleront le lendemain. Le patron de la SNCF a également promis de mettre en place des solutions d'acheminement des voyageurs en s'appuyant sur le co-voiturage, en mobilisant des bus, des cars et des VTC. «On sera complètement mobilisés», a-t-il assuré en appelant à une poursuite des discussions entre gouvernement et syndicats car selon lui, «il y a énormément de grain à moudre» pour trouver une solution.

Pour le ministre des Relations avec le Parlement, Christophe Castaner, le risque de grève à la SNCF ne doit pas empêcher la réforme de l'entreprise publique regrettant que les gouvernements précédents aient reculé « par peur des manifestations ».

Valérie Pécresse, présidente (Les Républicains) de la région Ile-de-France, a demandé que le service minimum soit « respecté ». « Nous avons fait voter une loi sur le service minimum [en 2007]. Si le service minimum n’est pas effectué par la SNCF, celle-ci devra rembourser les voyageurs », a-t-elle déclaré sur RTL, évoquant « un train sur trois aux heures de pointe ».

Voici le calendrier prévisionnel des perturbations :


Alyson Braxton pour DayNewsWorld

RETRAITES FRANCAIS EN COLERE! MAIS IL Y AURAIT 56 000 RETRAITES FANTOMES A L'ETRANGER

Les retraités sont dans la rue, jeudi 15 mars 2018, pour protester contre la hausse de la CSG et la baisse de leur pouvoir d’achat.

Ni privilégiés ! Ni assistés !

C’est le mot d’ordre (inscrit sur les banderoles en tête de défilés)  que les 9 syndicats de retraités se sont donnés pour manifester leur colère et dénoncer les statistiques du COR (Conseil d’Orientation des Retraites) qui prétend que leur niveau de vie serait de 6% supérieur à celui de la population totale.

Après avoir serré les fesses dans l’attente de l’annonce des mesures promises par Emmanuel Macron, la cocotte minute des retraités s’est mise à bouillir et à siffler.

Emmanuel Macron est aujourd’hui pointé du doigt : Vilain menteur ! Vilain menteur ! Vilain menteur !

Car le net diffuse depuis quelques heures en abondance la vidéo de l’interview donnée à Jean- Jacques Bourdin par celui qui est devenu depuis le mois de mais 2017, Président de la République dans laquelle Emmanuel Macaron déclare :

« L’engagement que je prends ici devant vous, c’est que tous les petits retraités auront leur pouvoir d’achat protégé, avec moi, et en particulier les 40% de petits retraités qui ne paient pas la CSG ou la paient à un taux super réduit ; ceux-là n’auront aucune augmentation de leur CSG et leur pouvoir d’achat sera protégé, car  sous les régimes de droites ou de gauche, leur pouvoir d’achat n’a pas été protégé ».

Vilain menteur voire ! Super menteur !

Provocateur de surcroit, car sachant que « çà râle », il continue son sempiternel discours sur les intérêts de la France qu’il veut privilégier, l’intérêt des Français étant selon lui secondaire, comme si la France ce n’étaient pas tous les Français, tous citoyens et non les sujets du Dieu Jupiter.

Menteurs ! Provocateur ! Mais aussi diabolique joueur de bonneteau !

Car nous vous le rappelons, Emmanuel Macron a été Secrétaire Général Adjoint de l’Elysée de mai 2012 à juillet 2014, pour devenir de septembre 2014 à aout 2016 Ministre de l’Economie et des Finances.

Et pendant toute cette période, le jeune énarque « cultivé » (1) ne s’est jamais aperçu que les Caisses de Retraites Françaises payaient une retraite à environ 56 000 retraités fantômes ou faux retraités, installés en Algérie, au Maroc, en Italie, au Portugal ou encore en Espagne…

C’est l’association Contribuables Associés qui vient de révéler cette information, laquelle figue dans le rapport de la Cour des Comptes publié en septembre 2017. Le montant de la fraude  annuelle s’élèverait  à 200 millions d’euros.

L’information s’était voulue discrète jusqu’ici…

D’ailleurs, Agnès Buzyn , Ministre des Solidarité et de la Santé avait délibérément ignoré pendant plusieurs mois l’association Contribuables Associés qui demandait un rendez vous pour évoquer le sujet en l’illustrant par l’existence de ce retraité fantôme de 117 ans, résidant en Algérie ………

Chacun appréciera ?

Aux dernières nouvelles, Edouard Philippe se serait emparé du sujet de ces retraités fantômes  qui fait désordre alors que les retraités sont dans la rue. Il a fait savoir qu’il allait ouvrir le dossier rapidement !

Mais on peut en effet comprendre qu’avec le matraquage fiscal (2) que subissent les retraités, cette affaire de fraude à grande échelle ne va pas arranger la position du Président de la République et de son gouvernement.

(1)       « Je n’ai pas été particulièrement ébloui » disait de lui François Hollande. « C’est un jeune fonctionnaire qui voulait faire de la politique » …Le Monde 01/04/2017

(2)       « Beaucoup de gens vont être contents qu’il parte, car les hausse d’impôts c’était lui » François Hollande  L’Obs 26 aout 2014

Clara Mitchell pour DayNewsWorld

GUERRE DIPLOMATIQUE OU JEU DE ROLE ENTRE LONDRES ET MOSCOU ?

Mercredi 14 mars, après un conseil de défense, la Première ministre a tapé du poing sur la table. « La Première ministre britannique a annoncé mercredi l'expulsion de 23 diplomates russes du territoire », dix jours après l'empoisonnement d'un ancien agent double.

Autres sanctions annoncées : les relations bilatérales de haut niveau sont suspendues, la famille royale boycottera la Coupe du monde de football en Russie, et les avoirs financiers de certains proches de Poutine seront gelés à Londres.

Les analystes ont toutefois noté que les sanctions britanniques restaient à ce stade plutôt modérées.

D'ailleurs la cheffe de gouvernement a dû reconnaître que les relations ne devaient pas être coupées entre les deux pays.« Ce n'est pas dans notre intérêt national de couper tout dialogue », a-t-elle dit.

Dans la presse russe jeudi, le ton était généralement à charge contre Theresa May, accusée par le quotidien Nezavissimaïa Gazeta d'avoir « empoisonné les relations entre Moscou et Londres ». Le journal officiel Rossiïskaïa Gazeta a dénoncé la « réaction innervante » de la dirigeante britannique.

Bientôt des représailles russes

De son côté, l'ambassade de Russie à Londres a réagi. Elle a accusé le gouvernement britannique de faire de la provocation sans preuve et elle a prévenu que les représailles russes n'allaient pas tarder à arriver.

« Les mesures de riposte sont en stade d'élaboration et seront prises prochainement », a assuré la porte-parole de la diplomatie russe, Maria Zakharova, dénonçant des « accusations absolument absurdes contre la Russie et tout son peuple ».Moscou n' d'ailleurs jamais ,semble-t-il reçu un fameux échantillon de la  « substance innervante » -le Novitchok made in Union Soviétique and KGB-comme demandé.

Pourquoi ?

Cette crise ne serait-elle pas surjouée ?

« Un scénario de guerre froide à la John le Carré, une crise diplomatique, le tout sur fond de Brexit d’un côté, d’élections russes de l’autre », selon un confrère...

Il ne s'agit pas du premier empoisonnements d’opposants russes sur le sol britannique. Citons l’affaire Litvinenko en 2006 empoisonné au polonium, une substance radioactive.

Etrangement, l’autopsie n’est pas rendue publique et il la commission d’enquête rendra son rapport que dix ans après en désignant Moscou.

Dans le cas de Skripal, Moscou attend toujours une preuve formelle de son implication, ce qu’en anglais on surnomme le « smoking gun », le « pistolet fumant »,

En 2013 le principal opposant à Poutine, Boris Berezosvki est trouvé mort à Ascot, tout près de Londres. La police britannique parle alors d’un suicide. Un an plus tard, la justice évoque finalement l’hypothèse d’un meurtre. Mais aucune crise diplomatique.

Alexander Perepilichny , également un opposant à Poutine, meurt d'une crise cardiaque en plein jogging en 2012 dans le Surrey, au sud de Londres. Pas d'enquête. En fait, certains spécialistes des services vont jusqu'à estimer que Londres a tendance à freiner ces enquêtes de peur qu’elles ne dissuadent les milliardaires russes d’investir à la City.

Les contentieux concernant la défense entre les deux pays s'avèrent importants, les deux pays s’accusant mutuellement d’ingérence militaire. Les Britanniques soupçonnent les navires russes de naviguer en Mer du Nord tandis que les Russes désapprouvent vivement que les Britanniques aient renforcé leur contingent en Estonie, tout près de leur frontière.

De plus de nombreux oligarques et opposants russes ont trouvé refuge à Londres depuis de longues années.

S'ajoutent à cela les vieux casus belli hérités du passé impérial des deux pays, sur la Crimée ou l’Afghanistan auxquels Theresa May avait d'ailleurs fait allusion.

Et l'affaire Skirpal ? Des calculs politiques des deux côtés?

Sergueï Skripal, 66 ans, et de sa fille Ioulia, 33 ans, ont été victimes d'une attaque avec un agent innervant militaire -- de fabrication russe, selon les autorités britanniques -- à Salisbury, dans le sud-ouest de l'Angleterre.

Ils sont hospitalisés "dans un état grave" . Mais cette affaire est montée en épingle tout de suite.

Pour des calculs de politique intérieure sans aucun doute...des deux côtés.

Theresa May , en plein Brexit, ne trouve-elle pas dans cette occasion non seulement celle de resserrer le bloc conservateur, mais aussi celle de trouver le soutien des Européens avec qui un bras de fer est engagé pour le Brexit ?

Comme les Etats-Unis la veille, la France a indiqué jeudi qu'elle « partage le constat du Royaume-Uni » sur la responsabilité de Moscou, via un communiqué de la présidence...tandis qu' en Allemagne le président de la commission des Affaires étrangères en a profité plutôt pour dénoncer, « les capitaux russes d’origine douteuse » présents à Londres.

Vladimir Poutine profite également de la crise en résistant aux pressions américaines et européennes. Le voilà à nouveau l’homme fort aux yeux de ses électeurs à 3 jours du scrutin de dimanche...Et que peut-il bien penser de la solidarité européenne?

.

Voilà comment cette crise diplomatique qui semble prendre des allure de guerre froide pour certains pourrait en fait n'être qu'une instrumentalisation politique au service respectivement des deux adversaires que sont le Royaume-Unis et la Russie...
Joanne Courbet pour DayNewsWorld

COUP DE FILET ANTITERRORISTE EN FRANCE

Nouveau coup de filet antiterroriste.

La PJ de Grenoble et la Sous-direction antiterroriste (Sdat) ont interpellé ce mardi matin dans l’agglomération grenobloise quatre hommes et une femme soupçonnés d’être liés à des djihadistes isérois partis ces dernières années en Syrie .

L'opération, menée sur commission rogatoire d'un juge d'instruction parisien, vise à préciser leurs liens, notamment financiers, avec « deux hommes partis en zone irako-syrienne », selon des sources proches du dossier et judiciaire.

Les cinq suspects ont été placés en garde à vue par des policiers de la sous-direction antiterroriste.

La mère de 53ans de l’un des djihadistes partis en Syrie –et faisant l’objet d’un mandat d’arrêt- figure parmi les personnes placées en garde à vue.

les investigations ont pour but de préciser les liens que les cinq interpellés peuvent entretenir avec des individus partis en zone irako-syrienne, ainsi que la soutien financier qu’ils ont pu leur apporter.

Selon le gouvernement français environ 1700 Français sont partis rejoindre les zones jihadistes irako-syriennes depuis 2014.

Paul Emison pour DayNewsWorld

L' EX-ESPION EMPOISONNE OU LA RESPONSABILITE DE MOSCOU MISE EN CAUSE PAR LONDRES

Theresa May n'a pas hésité à s'en prendre au régime du Kremlin . En effet plus d'une semaine après l'empoisonnement de l'ex-espion russe Sergueï Skripal et de sa fille Ioulia à Salisbury (sud-ouest de l'Angleterre) la chef du gouvernement a affirmé, en fin d'après-midi dans une déclaration devant les députés britanniques, qu'il était «très probable que la Russie soit responsable» de cet empoisonnement.

Pour preuve elle avance que le produit innervant utilisé contre l'ex-agent double et sa fille Ioulia - le Novichok - était une substance «de qualité militaire» développée par les Soviétiques dans les années 70 et 80. Cette arme chimique est l'un des agents neurotoxiques les plus mortels qui soient. Theresa May a donné jusqu'à mardi soir à Moscou pour fournir des explications à l'Organisation pour la prohibition des armes chimiques.

Elle estime qu'il n'existe que deux scénarii possibles dans ce qu'elle qualifie d'attaque « aveugle et imprudente contre le Royaume-Uni ». Il s'agit soit d'un « acte ciblé » de l'État russe, soit d'une « perte de contrôle » par les autorités russes de la substance neurotoxique. Si la Russie ne fournit aucune réponse crédible, la Grande-Bretagne conclura que cet acte équivaut à un usage de la force sur le territoire britannique. « Nous considérerons que cette action constitue un usage illégal de la force par l'État russe contre le Royaume-Uni", a ajouté la Première ministre.

Mme May a également rappelé que l’empoisonnement s’inscrivait « dans un contexte bien établi d’agressions menées par l’Etat russe » avec le conflit au Donbass et l’« annexion illégale de la Crimée », en Ukraine, les violations « répétées » de l’espace aérien de plusieurs pays européens, des campagnes de cyberespionnage, ainsi que l’« attaque barbare » contre Alexandre Litvinenko, ancien agent secret russe empoisonné au Polonium-210 et mort à Londres en 2006.

L a Russie a rejeté ces accusations avec véhémence, dénonçant une «provocation» et accusant Londres de jouer à un «jeu très dangereux». «C'est un numéro de cirque devant le Parlement britannique», a affirmé la porte-parole du ministère russe des Affaires étrangères Maria Zakharova .

« Le citoyen russe mentionné avait travaillé pour l'un des services secrets britanniques, l'incident s'est passé sur le territoire britannique et ce n'est d'aucune façon le problème de la Russie, encore moins de ses dirigeants», a, de son côté, assené le porte-parole du Kremlin Dmitri Peskov au cours d'un point presse.

Vladimir Poutine, interrogé le lundi matin par la BBC sur une éventuelle responsabilité de la Russie, a eu une réponse cinglante. «Tirez les choses au clair de votre côté et après nous en parlerons avec vous» a-t-il conseillé . Cela «envoie l'enquête sur une piste politique inutile, et porte le risque de graves conséquences à long terme pour nos relations» bilatérales, a indiqué la représentation diplomatique dans un communiqué. L'ambassadeur a été convoqué lundi au Foreign Office.

L'un des principaux suspects de l'empoisonnement de Litvinenko, Andreï Lougovoï, ex-agent du KGB aujourd'hui député d'un parti nationaliste, a pour sa part qualifié d'"irresponsables" les accusations "hâtives" de Theresa May. Pour le général du FSB Vladimir Dzhabarov, lui aussi parlementaire, l'empoisonnement de Skripal pourrait avoir été commis par le Royaume-Uni ou un pays tiers dans le but de « blâmer et noircir la Russie ».

La télévision d’Etat russe a, par ailleurs, accusé les autorités britanniques d’avoir elles-mêmes empoisonné l’ancien agent double pour perturber l’organisation de la Coupe du monde de football en Russie l’été prochain. « Skripal ne servait plus à rien en tant que source. Mais il est très utile en tant que victime d’empoisonnement. Pourquoi ne pas l’empoisonner ? Ça ne coûte rien. Et avec sa fille tant qu’à faire pour rendre la chose encore plus émouvante pour l’opinion publique », a commenté le présentateur Dmitri Kiseliov. Selon ce dernier l’émotion suscitée par cette affaire fournit à Londres un prétexte pour organiser le boycottage du Mondial de football.

Une histoire digne d'un roman d'espionnage.

Andrew Preston pour DayNewsWorld

MAYOTTE AU BORD DE L'EXPLOSION

La ministre des Outre-mer, Annick Girardin, s'est résolue à se rendre lundi 11 mars dans le 101e département de France pour ouvrir le dialogue avec les organisateurs d'une «  grève  générale » commencée le 20 février sur l'avenir du département. A peine arrivée, elle a échangé avec les manifestants. « Je suis venue avec des réponses sur les questions de sécurité et d'immigration », a-t-elle affirmé sur place. Elle est accompagnée d’une mission de médiateurs, composée de l’ancien préfet de Mayotte Jean-Jacques Brot, fin connaisseur des outre-mer, du conseiller d’Etat Jean Courtial, qui avait déjà effectué une mission en 2013 sur l’avenir institutionnel de la Nouvelle-Calédonie, et du général Lambert Lucas, commandant de la gendarmerie d’outre-mer.

Depuis trois semaines en effet, un mouvement populaire d'envergure secoue Mayotte, confetti français dans l'océan Indien. L'île a déjà connu deux mouvements revendicatifs depuis la départementalisation de 2011: en 2011 contre la vie chère et en 2016 pour l’harmonisation du statut social.

Mais aujourd'hui l'archipel est au bord de l'explosion pour d'autres raisons.

La « grève générale » paralyse le 101e département français, tout comme les barrages routiers , les opérations escargots, tandis que des maires menacent de fermer les écoles, voire de ne pas organiser l’élection législative partielle prévue le 18 mars.

À l'initiative de cette grève, on trouve une intersyndicale mahoraise (CGT Ma, CFDT, FAEN, FO, Confédération syndicale des Familles, SNUipp, Solidaires, CFE-CGE) et le Collectif des citoyens de Mayotte. Cette grève générale qui entre dans sa quatrième semaine entend dénoncer un climat de crise généré principalement par les problèmes d'insécurité et d'immigration incontrôlée.

Les manifestants dénoncent l'insécurité, notamment aux abords et à l'intérieur des établissements scolaires . Le 19 février dernier, des diz