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ESCALADE DANGEREUSE DANS LA GUERRE COMMERCIALE ENTRE LES ETATS-UNIS ET LA CHINE

Trump menace de taxer 200 milliards de dollars d'importations chinoises. Le président des États-Unis a demandé la préparation d'une nouvelle liste de produits chinois importés, à hauteur de 200 milliards de dollars. Pékin a d'ores et déjà vivement réagi promettant « des représailles » .

Cette décision inquiétante a été prise en réaction à la riposte proportionnée et immédiate de Pékin à la menace de sanctions de 50 milliards de dollars détaillées la semaine dernière. Au président des États-Unis de demander maintenant à son négociateur commercial, Robert Lighthizer, de préparer une nouvelle liste de 200 milliards de dollars de produits chinois importés. Ce qui ne va pas être simple !

Les premiers 50 milliards de dollars de produits visés sont appelés à subir des droits de douane de 25%. Cette nouvelle liste d'articles serait censée être frappée d'une surtaxe de 10% à l'entrée aux États-Unis.

Peu après, le ministère chinois du commerce a rétorqué que la Chine prendrait des mesures «qualitatives et quantitatives» pour se défendre au cas où les nouvelles sanctions américaines étaient mises en œuvre.

Les États-Unis ont importé 505 milliards de dollars de produits chinois l'an dernier, tandis que la Chine n'a importé que pour 130 milliards de dollars de produits «Made in the USA».

Ces droits de douanes de 10% supplémentaires sur 200 milliards de dollars d'importations se justifieraient , selon le locataire de la Maison Blanche, pour plusieurs raisons. Non seulement ils compenseraient le vol de technologies et de propriété intellectuelle américaines mais surtout ils forceraient Pékin à réduire le déficit commercial des États-Unis de 200 milliards de dollars et à ouvrir davantage son marché aux Américains. « Des initiatives supplémentaires doivent être prises pour encourager la Chine à changer ses pratiques déloyales, ouvrir son marché aux biens américains et accepter une relation commerciale plus équilibrée», affirme Donald Trump dans un communiqué.

Pékin ne l'entend pas de cette oreille dénonçant des pratiques de chantage . « Ces pratiques de pression extrême et de chantage s'écartent du consensus auquel les deux parties sont parvenues à maintes reprises durant leurs consultations » ces dernières semaines, a rapidement dénoncé le ministère chinois du Commerce ce mardi, dans un communiqué.

« Si les États-Unis perdent le sens commun et publient une liste (de produits visés), la Chine se verra dans l'obligation d'adopter une combinaison de mesures quantitatives et qualitatives en forme de représailles énergiques », a-t-il mis en garde.

Une escalade dangereuse

« Cette escalade dangereuse est l'ultime rappel que le Congrès doit intervenir et exercer son autorité sur la politique commerciale », a fustigé dans un communiqué la National Retail Federation, un lobby de la distribution contre ces mesures protectionnistes.

Dans ses mesures de rétorsion à ce jour, Pékin vise des produits agricoles américains, comme le soja, le blé, le maïs, le bœuf et le porc et les agriculteurs et éleveurs des Etats-Unis commencent à s'inquiéter des retombées.

Environ 455.000 emplois américains sont menacés par les dernières mesures punitives contre la Chine, a calculé la NRF. La perspective d'une escalade augmente encore plus vite le risque de dommages causés aux entreprises américaines puisque les montants de produits importés par la Chine sont nettement inférieurs. De plus la hausse des produits de base va être une autre conséquence non négligeables.

C'est une des raisons pour lesquelles beaucoup d'élus républicains du Congrès sont opposés aux mesures protectionnistes choisies par la Maison blanche: celles-ci font grimper les prix payés par les Américains et perturbent les approvisionnements d'entreprises américaines.

Avec une surenchère de taxes douanières, la Chine pourrait taxer en contrepartie les secteurs automobile et aéronautique ...

La politique commerciale américaine et les mesures de représailles annoncées par ses partenaires commerciaux font de plus en plus redouter une guerre commerciale mondiale qui risque de compromettre la croissance de l'économie de la planète.

Andrew Preston pour Day News World

 

SUISSE DANS LE CHOC DE LA  CRYPTOMONNAIE

En 2015, 119 819 Suisses, échaudés par la crise de 2008 et convaincus qu’il ne faut pas plaisanter avec la monnaie, avaient conduit la Chancellerie Fédérale à décider, le 24 décembre  de la même année, de l’organisation d’un referendum sur le sujet monétaire.

Le but véritable: inviter les Suisses à se prononcer sur la fin du pouvoir de création monétaire par les banques privées.

L’initiative était louable, la monnaie étant un bien public

L’initiative prévoyait en effet d’obliger les banques privées à couvrir intégralement (100%) et de réserver, le pouvoir de créer la monnaie ex-nihilo, uniquement à la BNS (Banque Nationale Suisse) laquelle se fait aujourd’hui par un simple jeu d’écritures comptables dans les banques commerciales.

On a reconnu de suite dans cette proposition l’influence du Chicago Plan (qui a mis fin à la crise de 1929) et de Irving Fischer (1867-1947). Dans les années 1930, Irving Fischer avait proposé un retour au monopole public de la création monétaire. Mais il faut aussi associer à cette a réflexion, Milton Friedman puis Maurice Allais, un économiste français visionnaire, récipiendaire en 1983 du Prix Nobel de l’Economie et mort en 2010.

L’initiative était, de plus, louable en ce qu’elle avait de surcroit l’intention de réhabiliter l’utilité sociale de la monnaie qui est fondamentalement de « financer l’économie réelle au service d’une prospérité commune ».

Dans la foulée de la décision de décembre 2015 de lancer un référendum, tous les Suisses ont été à leur tour appelés à voter pour ou contre « l’initiative monnaie pleine » (« Pour une monnaie à l’abri des crises »).

Le référendum monnaie pleine a eu lieu le 10 juin 2018.

La participation a été faible (34% des inscrits). Le « non » l’a emporté avec environ 70% des suffrages exprimés à l’exception du Canton de Genève (plus massivement proche des milieux bancaires, donc mieux éclairé) ou le « Non » ne l’a emporté qu’avec moins de 60%.

Le résultat de ce scrutin mérite de notre point de vue une analyse plus poussée, car avec ces résultats, la révolution bancaire attendue par beaucoup n’a pas eu lieu à la grande déception de l’Association Modernisation Monétaire (MoMo). De leur coté les « pour », qui appelaient les Suisses « à ne pas jouer aux apprentis sorciers", se sont félicités du résultat qui a écarté tout risque d’inflation, inflation qui avec un argent rare aurait fait perdre en temps réel de la valeur à leur épargne (Voir au Temps, Sibylle Dus, économiste auprès de l’UBS).

La question cependant, qui était certes iconoclaste, permet néanmoins, malgré les résultats, de saluer l’esprit d’initiative démocratique des Suisses qui a permis d’ouvrir le débat, car il est pronostiqué que l’on reviendra sur le sujet.

Cette votation 2018 est intervenue dans une période où même si la BNS ne peut pas faire faillite, il faut prendre en compte le fait qu’une grande partie de ses réserves en métaux précieux (en Or surtout) a été vendue, le solde de la réserve (60% de celles-ci) étant en euros, monnaie aujourd’hui surexposée comme chacun le sait.

La révolution n’aura donc pas lieu chez les Helvètes dans un temps rapproché ; mais le Comité Monnaie Pleine n’a pas baissé la garde .Voici ce qu’il a déclaré au soir des résultats :

« Malgré la campagne massive de confusion et de peurs, la désinformation du Conseil Fédéral (sic) et de la Banque Nationale (re-sic ) , les citoyens qui ont voté (oui) en faveur de la question posée par l’initiative réferendaire et qui ont compris les risques de la création monétaire par les banques privées, ont  clairement ouvert la discussion sur un problème grave » .

Ces citoyens sont ceux qui étaient restés choqués par les mécaniques perverses du krach financier de 2008 à la suite duquel il a fallu renflouer les banques avec l’argent des contribuables lesquels crient encore aujourd’hui : « vous avez dit déficit ? ».

Mais cet argent du contribuable devenant rare à force de surimposition, que fera-t-on si une nouvelle bulle financière venait à se reproduire ?

Or cette prochaine crise est certaine pour un nombre croissant d’économistes qui depuis quelques mois ont inclus dans leur réflexion la progression anarchique et incontrôlée des monnaies cryptographiques (Bit Coin ou autres) grâce au développement des technologies de pointe. Les citoyens du Monde devront alors se souvenir, selon Henri Temple, de cette problématique, « le compte à rebours étant entamé ». Selon lui, dans un mois ou un an, la bulle financière (dont la masse fictive approcherait le million de Milliards de dollars) éclatera, après avoir enrichi au passage les spéculateurs de tout poil et de tout lieu.

Ces citoyens devront une fois de plus se rappeler de la définition immuable (d’Aristote à Stiglitz) de la monnaie « qui ne doit relever que l’autorité politique laquelle devant se donner les moyens de la faire respecter."

Certains tenants du « non » en Suisse devront alors honnêtement  statuer sur l’insuffisance pédagogique de la campagne 2018 en avouant simultanément qu’ils n’ont rien compris à la question qui leur était posée, ce qui les a conduit soit à s’abstenir soit à ne pas se déplacer dans les bureaux de vote.

Affaire à suivre…

Clara Mitchell pour Day News World

 

LE COMPROMIS DU G7 SIGNE SAMEDI VIRE AU FIASCO TORPILLE PAR DONALD TRUMP

Le dirigeant canadien avait tenté de qualifier ce sommet de « succès». «On a su rassurer ceux qui doutaient de notre capacité à travailler ensemble», avait-il-t-il déclaré face aux journalistes. Il avait notamment évoqué des progrès réalisés autour de l'égalité des sexes, les énergies propres, la sécurité mondiale et la croissance économique Mais force lui avait été de reconnaître qu'ils n'avaient pas réussi avec ses partenaires à faire changer la position de Donald Trump sur les questions commerciales.

La partie du texte consacrée au commerce avait cependant été signée par les sept pays du G7, y compris les États-Unis de Donald Trump, le communiqué répondant tout de même  à certaines exigences du président américain. Il reprennait le mot de «réciproque» pour le libre-échange, qui se doit d'être également «libre, équitable et mutuellement avantageux». Et il précisait: «Nous nous engageons à moderniser l'OMC (Organisation mondiale du commerce) afin de la rendre plus juste dès que possible. Nous ferons tout notre possible pour réduire les barrières tarifaires, les barrières non-tarifaires et les subventions».

Négocié de haute lutte, le texte renvoyait donc la question douanière à de futures négociations.

Le Premier ministre canadien Justin Trudeau, l'hôte du sommet, avait confirmé que son pays appliquerait bien dès le 1er juillet des droits de douane en représailles à ceux imposés par Washington à l'acier et l'aluminium. «Ces tarifs illégitimes doivent recevoir une réponse équivalente», avaitt-il déclaré au cours de sa conférence de presse finale.

Emmanuel Macron, quant à lui, avait également confirmé que les droits de douane décidés par l'Union européenne à l'encontre les États-Unis s'appliqueraient à partir de juillet

Donald Trump lui-même, en quittant le sommet samedi matin, n'avait pas assoupli ses exigences de taxation des importation d'acier et d'aluminium à l'égard de l'Union européenne et du Canada, mais avait salué les progrès réalisés pendant le sommet. Et le voilà qu' il a tweeté plus tard: «Les États-Unis ne laisseront pas les autres pays imposer des tarifs massifs et des barrières tarifaires contre leurs agriculteurs, leurs travailleurs et leurs entreprises».

En revanche, aucun consensus n'avait été trouvé sur le climat, les États-Unis faisant cavalier seul sur ce sujet. Par ailleurs, les dirigeants du G7 ont appelé la Russie à cesser de «saper les systèmes démocratiques» et se sont engagés à empêcher l'Iran de se doter de l'arme nucléaire.

Alors que tous les participants anticipaient le contraire , les sept pays les plus riches de la planète semblaient avoir tout de même réussi à arracher de haute lutte un communiqué de compromis incluant les Etats-Unis de Donald Trump.

Mais c'était sans compter sur le caractère imprévisible de Donald Trump qui, parti du sommet pour Singapour, s’est désolidarisé à la surprise générale samedi soir du communiqué final du G7.

D'un tweet, il fait voler en éclats la tentative du G7 de sauver la face en publiant une déclaration commune sur le commerce .D’un tweet rageur, ​Donald Trump s’est désolidarisé à la surprise générale samedi soir du communiqué final négocié de haute lutte au sommet du G7 au Canada, qualifiant l’hôte Justin Trudeau de « très malhonnête et faible » pour avoir jugé les tarifs américains « insultants ».

Dans l’un de ses revirements spectaculaires, le président américain a tweeté depuis Air Force One, qui l’emmène vers Singapour : « En raison des fausses déclarations de Justin à sa conférence de presse, et du fait que le Canada impose des taxes massives sur nos agriculteurs, travailleurs et entreprises américains, j’ai demandé à nos représentants américains de retirer le soutien au communiqué, tandis que nous envisageons des tarifs sur les automobiles qui inondent le marché américain ! »

Donald Trump avait quitté le sommet  plusieurs heures avant la déclaration de Justin Trudeau, pour rejoindre Singapour où il doit rencontrer mardi Kim Jong-un.

Abby Shelcore pour Day News World

 

VERS UN G7 DES PLUS TENDUS

L'atmosphère s'annonce plus que tendue dans la petite ville canadienne de Charlevoix, au Québec où se déroule vendredi et samedi le sommet du G7. Le président américain Donald Trump va devoir affronter la colère de ses partenaires commerciaux européens, canadiens et japonais.

Invoquer la sécurité nationale pour justifier les taxes douanières américaines imposées aux alliés de Washington est «risible» et aura des conséquences aux Etats-Unis, ont estimé jeudi le premier ministre canadien Justin Trudeau et le président français Emmanuel Macron faisant front commun contre Donald Trump.

Emmanuel Macron a averti depuis Ottawa qu' Européens et Japonais ne sont «pas prêts à renoncer à tout pour avoir cette signature» de Donald Trump. Ce serait «une erreur» de «renoncer à tout pour avoir cette signature» et cela mettrait en danger «la pertinence de ce G7», a-t-il indiqué.

Le locataire de la Maison Blanche, manifestement irrité, s'en est pris nommément aux deux dirigeants . « Merci de dire au Premier ministre Trudeau et au Président Macron qu'ils taxent massivement les Etats-Unis et créent des barrières non monétaires. Le surplus d'échange entre l'Union européenne et les Etats-Unis est de 151 milliards de dollars et les Canadiens rejettent nos fermiers et d'autres. J'ai hâte de les voir demain » a-t-il déclaré dans un premier tweet peu diplomatique.

Dans la foulée, il a posté un second tweet s'en prenant plus précisément au dirigeant canadien : « Le premier ministre Trudeau fait l'indigné... évoquant la relation que les Etats-Unis et le Canada ont depuis des années. Mais il oublie de dire qu'il nous taxe à 300% sur les produits laitiers, malmenant nos fermiers, tuant notre agriculture ! »

En plus des droits de douane, les divergences portent sur le dossier iranien et les sanctions que les États-Unis veulent réintroduire après leur décision de sortir de l'accord sur le nucléaire. Dans une lettre commune, la France, l'Allemagne et le Royaume-Uni ont réaffirmé qu'ils resteraient engagés par cet accord demandant aux États-Unis d'exempter les entreprises européennes des sanctions à venir.

Il n' est pas impossible que le sommet se solde par une déclaration à six sur les points les plus délicats et un communiqué à sept sur les autres, l'option a minima étant une simple déclaration de la présidence canadienne du G7. Tout communiqué commun devra inclure l'accord de Paris sur le climat et l'accord nucléaire iranien en l'état.

Autant dire que le sommet du G7 s'annonce houleux... si toutefois Donald Trump fait le déplacement. Car selon le Washington Post, la situation en est à un point tel qu'il aurait pensé à envoyer le vice-président Mike Pence à sa place.

Alyson Braxton pour Day News World

 

IMPOT A LA SOURCE EN FRANCE OU  MODE D'EMPLOI

Vous venez certainement de remplir votre fiche d'impôt par internet. Mais il vous reste jusqu'au 15 septembre pour apporter des modifications au cas où vous n'auriez pas fait le choix judicieux entre plusieurs solutions.

Tout d'abord une explication succincte sur le prélèvement à la source

Le prélèvement de l'impôt à la source entrera en vigueur début 2019. L'intérêt majeur du prélèvement à la source est de collecter l'impôt des ménages en temps réel, c'est-à-dire au moment du versement des revenus imposables. Actuellement, comme l'impôt est prélevé avec un an de retard, les contribuables qui voient leurs revenus baisser (retraite, chômage), doivent attendre un an avant que leur impôt ne baisse, ce qui les met dans une situation difficile.

Le think tank Terra Nova avait notamment estimé qu'une telle réforme est « utile pour l'économie » (ce qui n'est pas épargné est consommé) mais permet aussi de « renforcer » l'effet des stabilisateurs sociaux (une personne tombant au chômage n'aura plus à acquitter le même impôt) et « d'améliorer l'efficience de la politique fiscale » (en supprimant les délais important entre le vote d'une mesure et sa répercussion financière sur les ménages).

Qui sera concerné ?

La réforme s'applique aux salariés, comme aux retraités et aux indépendants. Les salaires, les revenus de remplacement (retraite, chômage, maternité, etc.) et les revenus fonciers sont aussi concernés. Les revenus des capitaux mobiliers et les plus values immobilières ne rentrent pas dans ce champ car ils sont déjà prélevés à la source.

Qui collectera l'impôt ?

La retenue à la source fait entrer dans le circuit de recouvrement de l'impôt un nouvel acteur : le tiers payeur c'est à dire l'employeur. L'impôt versé apparaîtra sur la fiche de paie comme c'est le cas aujourd'hui pour les cotisations sociales. En ce qui concerne les retraités et les chômeurs, ce seront les caisses de retraite et d'assurance-chômage qui joueront ce rôle.

Les professions libérales et les indépendants verseront un acompte mensuel ou trimestriel, calculé en fonction de leurs revenus des mois précédents, et ajusté ensuite selon leurs revenus effectifs.S'ils anticipent une forte baisse de leurs revenus, ils pourront signaler leur situation à l'administration fiscale. Cette possibilité répond par exemple aux besoins des artisans qui perdent un gros client, ou des agriculteurs soumis aux aléas climatiques. Les revenus fonciers se verront appliquer le même système d'acompte.

Qu'en est-il des crédits d'impôts ?

Il est impossible de suspendre les crédits d'impôt l'année de transition sous peine de plomber certaines filières (emploi à domicile, bâtiment, associations caritatives). Les crédits d'impôt seront donc maintenu continueront d'être perçus par le contribuable l'année suivante.

Le crédit d'impôt pour l'emploi à domicile pourrait toutefois être mensualisé. La question est actuellement à l'étude. En revanche le dispositif « tout-en-un » prévu pour les particuliers employeurs ne sera pas prêt en janvier 2019.

Maintenant quelle options choisir pour le taux d'imposition ?

Si vous avez déclaré vos revenus en ligne cette année, vous aurez remarqué une nouvelle option vous permettant de choisir (ou non) le taux auquel vous serez imposé l'an prochain. Comment cela fonctionne-t-il, et dans quel cas cette option peut-elle s'avérer judicieuse ? Une fois terminée que vous aurez terminé votre déclaration, vous découvrez le taux d'imposition personnalisé qui vous sera appliqué à partir de l'année prochaine.

Il existe trois options possibles :

En effet, avec l'entrée en vigueur du prélèvement à la source de l'impôt sur le revenu au 1er janvier 2019, chaque mois une part de votre salaire net sera prélevée au titre de cet impôt. Idem pour les revenus fonciers, les pensions alimentaires, les revenus des indépendants, etc.

Par défaut, c'est donc un taux "personnalisé" qui apparaît, calculé comme l'impôt sur le revenu actuel sur la base du revenu annuel du foyer fiscal. Mais là deux alternatives se présentent, pour des cas particuliers où les contribuables souhaitent modifier ce taux : le taux "individualisé" ou le taux "neutre". A quoi servent-ils, dans quel cas les utiliser ?

Le taux individualisé aux couples ayant des salaires déséquilibrés

Il s'agit de moduler le taux qui sera prélevé à chacun des membres du couple, en fonction du revenu de chacun, pour que le taux de prélèvement global soit le bon.

Un taux "neutre" pour rester discret

Vous avez touché un héritage, vous êtes propriétaire d'une grande maison ou vous touchez des rentes, mais vous n'avez pas envie que votre employeur se rende compte que votre taux d'imposition est élevé par rapport à ce qu'il vous verse tous les mois. Dans ce cas, vous pouvez opter pour le "taux neutre", calculé uniquement sur la base du revenu versé par l'employeur.

Le contribuable ne sera donc pas prélevé de la totalité de son impôt sur le revenu via le prélèvement à la source : le taux qui affectera son salaire sera équivalent à celui d'un célibataire sans enfant. Par contre, il devra s'acquitter de la différence en la versant directement, via un versement "classique" comme à l'heure actuelle, à l'attention du Trésor

Peut-on changer d'avis ?

Oui, mais pas indéfiniment. Même s'il la déclaration est exigible à compter de ce mardi vous pourrez toujours changer votre mode de prélèvement sur votre espace particulier du site www.impots.gouv.fr. jusqu'au 15 septembre prochain seulement.

En cas de changement de situation (mariage, naissance, baisse ou hausse des revenus...) le contribuable devra demander une mise à jour.

Le contribuable ne donnant aucune information à son employeur ou sa caisse de retraite puisque . c'est l'administration qui reste l'interlocuteur de contribuable pour ses impôts, la confidentialité est préservée.

Enfin la France entre dans le club des pays développés aux prélèvement à la source presque toujours à des fins budgétaires.

Jaimie Potts pour Day News World

 

LE GROUPE AUTOMOBILE PSA PREPARE SON RETRAIT D'IRAN POUR SE PLIER A L'EMBARGO AMERICAIN

PSA « est en contact avec les autorités américaines pour envisager une dérogation », « avec le support du gouvernement français », mais il n'a obtenu pour l'instant aucune garantie de l'Etat.

C'est donc le deuxième grand groupe français, après Total, à se plier aux injonctions américaines pour respecter l’embargo vis-à-vis de Téhéran imposé par les Etats-Unis après leur retrait de l’accord sur le nucléaire iranien.

Le constructeur automobile français PSA a annoncé lundi 4 juin 2018 qu’il préparait son départ d’Iran, son premier marché étranger en volume .

Le groupe, dont les marques Peugeot et Citroën avaient formé des sociétés communes en Iran, a déclaré avoir

« commencer le processus de suspension des activités de ses joint-ventures, afin de se conformer à la loi américaine d'ici le 6 août 2018 ».

PSA avait vendu l'an dernier 444 600 véhicules en Iran, pays où il est traditionnellement bien implanté et qui constitue son premier marché étranger devant la Chine (382 800 unités), le Royaume-Uni(279 100), l’Italie (265 200) et l'Allemagne (257 800).

Même si l'importance du marché iranien reste minime en termes financiers avec « moins de 1% de son chiffre d'affaires » pour le deuxième constructeur européen, c'est un sérieux revers pour ce dernier.

La Chine qui détient déjà la plus grosse part de marché en Iran va pouvoir gagner du terrain n'ayant pas d’intérêts économiques avec la gendarme américain ...

Alyson Braxton pour Day News World

 

RIPOSTE EUROPEENNE FACE AUX TAXES AMERICAINES

Les États-Unis ont mis leur menace à exécution, imposant une taxe sur l'acier et l'aluminium importés depuis l'Union européenne à hauteur de 25% et 10% respectivement. Cette décision qu' Emmanuel Macron a fustigé d' « illégale » a provoqué une levée de bouclier et les réactions ne se sont pas faites attendre.

La chancelière allemande Angela Merkel s'est pour sa part alarmée d' « une escalade qui nuira à tout le monde » alors qu' Emmanuel Macron a assuré une riposte « ferme et proportionnée» de la part de l'Union européenne.« Notre réponse à 'l’Amérique d’abord' sera 'l’Europe unie' », a indiqué dans un communiqué le chef de la diplomatie Heiko Maas, estimant que « les guerres commerciales ne connaissent aucun vainqueur ».

L’UE va donc riposter aux importants tarifs douaniers que les États-Unis comptent imposer sur l’acier et l’aluminium en provenance de l’Union, a promis ce jeudi le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker.

«Les États-Unis ont été exploités pendant de nombreuses décennies dans le domaine du commerce. Ces jours sont révolus», a répondu le président américain, dans un communiqué. De son côté, Wilbur Ross a minimisé les risques de représailles des pays visés estimant que les importations venant de l'Union européenne représentaient «peu de choses» par rapport au déficit commercial américain (moins de 3 milliards de dollars).

« C’est un mauvais jour pour le commerce. L’Union européenne ne peut pas rester sans réagir. Ce qu’ils (les États-Unis) peuvent faire, nous sommes capables de faire exactement la même chose », a averti M. Juncker, lors d’une conférence à Bruxelles.

« Les États-Unis ne nous laissent pas d’autres choix que de porter ce conflit devant l’OMC et d’imposer des droits de douane supplémentaires à un nombre de produits en provenance des USA », a expliqué M. Juncker, cité dans un communiqué.

Cette procédure devant l’Organisation mondiale du Commerce (OMC), qui peut durer des années, devrait être lancée le vendredi 1er juin, précise le communiqué de la Commission.

Dès la fin avril, au moment de la montée en puissance du conflit commercial, l’UE avait préparé une liste de produits américains, dont le tabac, le bourbon, les jeans ou les motos susceptibles d'être taxer lourdement si elle était frappée par les droits de douane. Ces taxes ou contre-mesures ne couvrent cependant pas la totalité des dommages infligés à l’industrie européenne.

Elles peuvent entrer en application dès le 20 juin car tout est réglé du côté de l’Organisation mondiale du commerce. Mais un débat entre États membres doit se tenir, pour une dernière validation.

Le Canada et le Mexique sont également visés par ces sanctions.

Pour le premier ministre canadien Justin Trudeau ces sanctions constituent «un affront au partenariat de sécurité existant de longue date entre le Canada et les États-Unis, et un affront aux milliers de Canadiens qui ont combattu et péri aux côtés de leurs frères d'armes américains». Ottawa a annoncé des taxes sur 16,6 milliards de dollars canadiens de produits américains. Le Mexique a annoncé des « mesures équivalentes » aux taxes américaines. Les taxes porteront sur «divers produits comme les aciers plats (...), des lampes, les jambons et jarrets de porc, la charcuterie et les préparations alimentaires, les pommes, le raisin, la canneberge, divers fromages, entre autres» selon un communiqué, le secrétariat aux relations extérieures.

Le gouvernement allemand a prévenu quant à lui que la réponse à « l’Amérique d’abord » sera « l’Europe unie » après la décision des États-Unis d’instaurer des taxes douanières sur l’acier et l’aluminium importés de l’UE, du Mexique et du Canada.

Face au nationalisme économique des Etats-Unis on ne peut que déplorer l'inefficacité de l'OMC totalement paralysée dans son action.

Andrew Preston pour Day News World

 

VERS LE BIG BANG DE LA REFORME DES RETRAITES

Le gouvernement invite les Français à s'exprimer en lançant dès ce jeudi une consultation citoyenne sur un site de concertation publique pour recueillir les avis des citoyens sur la réforme des retraites.

Ce projet de loi devrait aboutir à un système de retraite par points pour tous, projet phare du programme d'Emmanuel Macron.

Un site internet - www.participez.reforme-retraite.gouv.fr - est ouvert pour l'occasion. Il le restera jusqu'au 25 octobre.

Une promesse de participation des citoyens à un chantier des plus explosifs !!

« Le revenu donnera un droit à points, vous aurez une portabilité des droits quel que soit le type d’employeur et le secteur.

L’objectif est qu’à carrière identique, revenu identique, la retraite soit identique », explique Jean-Paul Delevoye au Parisien.

« Il s’agit de créer un système universel où 1 euro cotisé donne les mêmes droits », rappelle dans un communiqué le haut-commissaire à la réforme des retraites, Jean-Paul Delevoye, qui se dit « persuadé qu’un sujet d’une telle ampleur nécessite une large consultation citoyenne ».

Pour quel système ?

Il s'agirait de mettre fin au système actuel jugé très complexe, peu lisible et source d'inégalités. Cela passera par la suppression des 37 régimes de retraites existants et la création d'un système universel par points. Dans ce schéma, le salarié qui cotise accumule des points tout au long de sa carrière puis, lorsqu'il fait sa demande de retraite, ses points sont convertis en rente en fonction de la valeur du point au moment du calcul. «L'objectif est qu'à carrière identique, revenu identique, la retraite soit identique», explique Jean-Paul Delevoye

Ainsi avec la notion de durée qui disparaîtrait, la réforme des retraites permettrait le respect « de la liberté de choix » en donnant le choix à chacun de décider quand partir en retraite, s'il juge son nombre de points cumulés suffisant ou non. Un avantage non négligeable selon le haut-commissaire à la réforme des retraites.

« L'âge actuel de 62 ans devrait être conservé », estime-t-il pour que des départs anticipés ne mènent des gens à avoir des petites retraites... et ne « pèsent sur la solidarité nationale ».

Concernant les chômeurs, les personnes en situation précaire ou handicapées qui seraient  lésés par le système à points basé sur les revenus de l'emploi,  Jean-Paul Delevoye ne livre pas encore de mesures concrètes. « Voilà un des débats que nous devrons avoir », ajoute-t-il.

Une autre question sera abordée au second semestre, celle d' une éventuelle part de capitalisation. « La question se pose pour les plus gros salaires qui excéderaient un certain plafond (au-dessus de 120 000 € de revenus, 160 000 € ou plus) », indique Jean-Paul Delevoye.

Si la participation est ouverte jusqu'au 25 octobre, le haut-commissaire Jean-Paul Delevoye ne proposera qu' en fin d’année ou au début de 2019 « les grandes orientations » de la réforme L'application de la réforme, quant à elle, ne devrait pas intervenir avant 2025.

Alyson Braxton pour Day News World

 

PATRON DU GEANT DE L'AERONAUTIQUE

SERGE DASSAULT EST MORT A 93 ANS

L'industriel et patron de presse Serge Dassault est mort ce lundi 28 mai à son bureau du Rond-Point des Champs-Elysées Marcel-Dassault à Paris d'une « défaillance cardiaque » à l'âge de 93 ans. «  La famille et le groupe Dassault communiqueront ultérieurement les modalités de l'hommage qui sera rendu à Monsieur Serge Dassault », selon ce texte diffusé par le service communication du groupe.

Longtemps, il a vécu à l'ombre d'un père génie de l'aéronautique déporté, génial ingénieur des Ouragan, Mystère IV et Mirage, patron du magazine Jours de France ainsi que député gaulliste.

Né Serge Bloch le 4 avril 1925 à Paris, l'industriel d'origine juive et toute sa famille prennent le nom de Dassault en 1946, à l'issue de la Seconde guerre mondiale.

Serge « tombé dans la marmite » de l'aviation, « voulait entreprendre, il voulait des postes plus importants. Mais il n'y avait pas de place pour deux », raconte l'historien Claude Carlier, auteur de livres sur Marcel et Serge Dassault.

Ce polytechnicien, ingénieur aéronautique qui pendant longtemps a dû rester à l'écart de l’entreprise attendant 1967 pour devenir PDG de la filiale Dassault Électronique succède à son père en 1986 d'un immense empire industriel, et ce après six mois de bataille avec l'État, actionnaire à 46% de Dassault Aviation et majoritaire en droits de vote.

Pour ne plus dépendre essentiellement de la commande publique Serge Dassault a restructuré le groupe aéronautique militaire par le développement et la diversification de son groupe.

Le groupe Dassault compte aujourd'hui plusieurs filiales : Dassault Aviation, le fabricant des Rafale et des Falcon, qui compte 11 800 salariés en France et est actionnaire à 25 % du groupe d'électronique et de défense Thales ; Dassault Falcon Jet, qui commercialise les avions d'affaires en Amérique, en Asie et dans le Pacifique (2 400 salariés) ; Dassault Falcon Service, pour la location d'avions d'affaires (600 salariés) ; une participation de 41 % dans le géant des logiciels Dassault Systems ; le groupe Le Figaro ; ou encore, entre autres, la maison d'enchères Artcurial à Paris.

En 2000, il décide de céder la présidence de Dassault Aviation, mais conserve celle de la holding familiale Groupe Industriel Marcel Dassault (GIMD).

Il a également connu une carrière politique tumultueuse

Engagé au RPR puis à l'UMP, il a occupé les fonctions de conseiller général (1988-2004) de sénateur (2004-2017) et de maire de Corbeil-Essonnes (de 1995 à 2009).

Mais en 2009, le Conseil d'État avait annulé sa réélection à la mairie de Corbeil-Essonnes (Essonne) l'année précédente en raison de « dons d'argent » tout en déclarant Serge Dassault inéligible pendant un an.

Son nom a été accolé à des scandales liés à des affaires d'achat de votes, de blanchiment de comptes dissimulés et déboires avec le fisc liés à la fraude fiscale.

Sa fortune estimée à 21,6 milliards en 2017 le classe 5ème fortune de France selon le classement des 500 fortunes de France de Challenges.

Il avait fixé en 2014 les modalités de sa succession.

C'est son homme de confiance et directeur général du GIMD, Charles Edelstenne, qui lui succède « automatiquement » alors que ses quatre enfants siègent au Conseil de surveillance de la holding familiale.

Alize Marion pour Day News World

 

MODIFICATIONS LEGISLATIVES TRES ATTENDUES AUSSI PAR LES CHEFS D'ENTREPRISES

C'est sans doute la modification législative que les chefs d'entreprise français attendent le plus.

Le contrenu de la nouvelle léglisation s'appliquera à toute entreprise qui manipule des informations concernant des résidents européens, y compris si celle-ci est basée hors de l'UE.

Auparavant, les associations, administrations et entreprises devaient prévenir la Cnil à chaque fois qu'elles créaient un fichier contenant des renseignements sur leurs membres, clients, employés ou administrés.

"Selon le niveau de sensibilité des informations récoltées, les entreprises devaient effectuer soit une simple déclaration, soit demander une autorisation", explique à franceinfo Guillaume Desgens-Pasanau, maître de conférences au Conservatoire national des arts et métiers, qui dirige un cours en ligne sur le RGPD.

En contrepartie, ces organisations devront constituer une documentation précise concernant leur utilisation des données personnelles. On devra y retrouver le nom et l'objet des fichiers récoltés, le registre des personnes qui y ont accès, et les mesures prises pour protéger les données d'éventuelles attaques malveillantes.

Les administrations ainsi que les entreprises dont "les activités de base (...) consistent en un traitement à grande échelle" des données devront même obligatoirement désigner un délégué à la protection de ces fichiers, qui devra présenter toute la documentation à la Cnil en cas de contrôle.

Paul Emison pour Day News World

 

PROTECTION DES DONNEES PERSONNELLES

LE RGPD

L’Europe se place à l’avant-garde dans la défense des droits et libertés des citoyens sur Internet.

En effet le nouveau règlement sur la protection des données personnelles vise à renforcer la protection de la vie privée des citoyens européens .

Destiné à remplacer la loi informatique et libertés, le règlement général sur la protection des données personnelles – ou RGPD  – encadrera la manière dont les géants du numérique gèrent les informations dont ils disposent sur leurs utilisateurs. quarante ans de bons et loyaux services, la loi informatique et libertés va prendre sa retraite. A compter du vendredi 25 mai, ce texte adopté en janvier 1978 pour protéger les Français des potentielles dérives du fichage, qui s'est développé en même temps que l'informatique, va disparaître. Son remplaçant est un texte européen qui uniformise les règles en vigueur dans les 28 pays membres de l'UE.

Son nom : le règlement général sur la protection des données personnelles, ou RGPD.

Il entre, entre en application ce vendredi 25 mai.

Ce texte de loi, voté en 2016, entend avant tout responsabiliser les acteurs de l’économie numérique, en instaurant des obligations pour les entreprises et collectivités territoriales. Désormais, ceux qui désireront utiliser les données personnelles des Européens devront obtenir leur consentement et être clairs sur leur utilisation.

Ce règlement va entrer en vigueur dans un contexte devenu électrique, avec l'utilisation indue des données personnelles de millions d'utilisateurs de Facebook par Cambridge Analytica, une société liée à la campagne de Donald Trump. Et il a été construit autour d'un principe majeur : son contenu s'appliquera à toute entreprise qui manipule des informations concernant des résidents européens, y compris si celle-ci est basée hors de l'UE.

Le nouveau règlement européen renforce la notion de consentement, déjà présente dans la "Loi pour la confiance dans l'économie numérique" du 21 juin 2004. Lorsqu’un internaute met à disposition une partie de ses données personnelles, il doit désormais savoir à quoi elles serviront, combien de temps elles seront conservées et si elles quitteront l'Union européenne. Aux entreprises, donc, de demander la permission à chacun en expliquant la légitimité de leur utilisation. Ces informations doivent être communiquées à l’utilisateur de manière "compréhensible et aisément accessible, et formulée en des termes claires et simples", précise le texte de loi.

Je peux obtenir une copie de mes données personnelles

Je peux faire transférer mes données vers un autre service

Cette nouvelle loi introduit aussi un nouveau droit pour les internautes, celui de pouvoir récupérer et transférer une partie de ses données gratuitement d’un service (réseau social, messagerie, fournisseur d’accès à internet, site de streaming, etc.) à l’autre « dans un format ouvert et lisible par machine », précise le texte.

Ce qu’on appelle le droit à la portabilité des données. Un internaute souhaitant changer de fournisseur de service de messagerie électronique, peut télécharger ses e-mails afin de continuer à les utiliser chez un autre, un peu comme pour un compte en banque. Le nouveau texte prévoit que le transfert puisse être fait automatiquement entre les fournisseurs de services.

Je peux engager une action en justice en cas d’abus

Si un internaute estime que ses données personnelles ont été utilisées ou collectées de manière abusive, en contradiction avec la loi,  lui sera possible d’introduire un recours auprès des autorités de protection des données, la Commission nationale de l’informatique et des libertés (CNIL) en France.

C’est déjà le cas, le RGPD va plus loin, puisqu’il permet de lancer une action collective par une association ou un organisme ayant pour objectif la protection des données personnelles, et d’obtenir une "réparation du préjudice subi". L’association française La Quadrature du Net a justement annoncé le lancement des premières actions collectives du genre, visant les géants du numérique américains. Les entreprises dont le siège est situé hors de l’Union européenne ne pourront plus arguer de la non-applicabilité du droit européen. En cas de violation de mes droits, l’entreprise responsable encourt une sanction pouvant s’élever à 4% de son chiffre d’affaires mondial.

Je peux savoir quand mes données ont été piratées

Le RGPD prévoit, en outre, des obligations de sécurité plus contraignantes pour les entreprises qui collectent et traitent des données personnelles. En cas de piratage, elles devront avertir « en des termes clairs et simples » leurs clients ou usagers. Les utilisateurs seront prévenus seulement lorsque cette intrusion est "susceptible d’engendrer un risque élevé pour les droits et libertés", précise le texte de loi.

Facebook va appliquer le règlement européen sur la protection des données au monde entier.

Le réseau social Facebook a annoncé, jeudi 24 mai, qu'il appliquerait à ses deux milliards d'utilisateurs dans le monde le règlement européen sur la protection des données (RGPD), qui entre en vigueur vendredi 25 mai. Depuis plusieurs semaines, les utilisateurs européens de Facebook sont interrogés pour savoir s'ils sont d'accord pour être soumis au ciblage publicitaire, mais aussi s'ils autorisent Facebook à utiliser ses technologies de reconnaissance faciale sur les photos et vidéos partagées sur le réseau.

Ces questions vont être posées à tous les utilisateurs du réseau social et seront accompagnées d'un rappel des informations sensibles qu'ils ont pu partager. Facebook apporte cependant une différence majeure dans cette application de la RGPD : les utilisateurs du reste du monde pourront repousser sine die cet examen de leurs réglages de vie privée, tandis qu'un utilisateur européen qui ne revalide pas ces conditions d'utilisation de Facebook ne pourra plus accéder au réseau social.

Facebook est une des premières multinationales à annoncer qu'elle se soumet à ces nouvelles règles européennes, deux jours après que son patron Mark Zuckerberg s'est excusé devant le Parlement européen pour les lacunes de son réseau social dans la protection des données de ses utilisateurs.

Selon la RGPD, les grandes plateformes du web doivent notamment s'assurer auprès de leurs utilisateurs qu'elles ont obtenu leur consentement « libre, spécifique, éclairé et univoque » pour utiliser et conserver leurs données personnelles.

Paul Emison pour Day News World

 

QUAND LES SANCTIONS AMERICAINES CONTRE L'IRAN MENACENT

LA POLITIQUE DES BANQUES FRANCAISES

Voilà que les entreprises françaises se trouvent entre l'enclume et le marteau !

Elles sont sous la pression des banques pour sortir d'Iran .

En effet avec le retour des sanctions, toute entreprise commerçant avec l'Iran risque de voir ses crédits dénoncés en France à l'échéance du moratoire fixé par Donald Trump.

Comment réagir pour que les marchés français passés en Iran ne soient pas sanctionnés?

Pour l'instant les quelque soixante entreprises réunies par Bruno Lemaire n'ont pas l'intention de se retirer massivement d'Iran, malgré le retour des sanctions .

Mais là où le bât blesse c'est le rôle des banques dans ces entreprises. En effet les banques impose des clauses restrictives dans le cadre de leur activité de prêts traditionnelle.

« Dans le cadre de leur activité de prêt traditionnelle, les banques ont imposé aux entreprises des clauses de respect des mesures d'embargo et de sanctions économiques comme condition à l'octroi de crédit qui sont généralement suffisamment larges, pour couvrir un éventuel durcissement de la politique américaine en la matière, explique en effet Louis de Longeaux, avocat associé chez Herbert Smith.

Ainsi, si, en raison de l'évolution de la politique de sanctions, des entreprises viennent à se trouver dans une situation où elles violeraient les sanctions applicables en raison de la poursuite de leurs activités en Iran, les banques pourraient être en droit de dénoncer ces crédits ».

Les entreprises se trouvent dans une logique de vulnérabilité puisque ce sont les banques qui leur prêtent qui pourraient voir leurs crédits, voire leurs comptes, dénoncés en France par leur établissement bancaire !

De même dans les conventions d'ouverture de compte il est souvent stipulé que « la banque peut se réserver le droit de fermer les comptes de son client, si elle considère que celui-ci mène des activités susceptibles de faire l'objet de sanctions ».

Le problème est épineux juridiquement puisque le secteur bancaire se voit également tomber sous le coup des sanctions américaines.

Comment y échapper ?

Les banques ont demandé par exemple aux PME de ne pas dépasser un certain seuil de chiffre d'affaires en Iran pour ne pas être menacées de fermeture de compte .

Les banques elles-mêmes se trouvent réellement menacées par le durcissement des sanctions. Le rétablissement des sanctions dites « secondaires » a pour conséquence de menacer « tout acteur intervenant en Iran, d'être inscrit sur la liste noire des autorités américaines, et par voie de conséquence, toute partie qui contracte avec lui », rappelle-t-on au sein de l'exécutif.

Elles deviennent des instruments de la politique

A travers les banques, « les Etats-Unis sont ainsi parvenus d'une certaine manière à privatiser la veille et la menace de sanctions », estime Louis de Longeaux. Et ce ne sont pas les seules. Les assureurs s'y trouvent contraints aussi.

«Les États-Unis ne peuvent pas être le gendarme économique du monde» selon Bruno Le Maire

Andrew Preston pour Day News World

LES ESCROQUERIES BANCAIRES SE MULTIPLIENT

 

Les escroqueries bancaires font toujours plus de victimes

En 2016, 1,2 million de ménages français se sont déclarés victimes d'escroquerie, le double d'il y a six ans selon une étude de l'Observatoire national de la délinquance et des réponses pénales.

La grande majorité d'entre eux ont subi un préjudice inférieur ou équivalent à 300 euros tandis que

« les escroqueries supérieures à 1.000 euros représentent une part bien moins importante (13 % des ménages) », indique l'étude.

Le plus souvent, les victimes ignorent totalement le mode opératoire employé par l'auteur de l'infraction.

Les ménages victimes d'une escroquerie se sont aperçus de la fraude en consultant leur relevé bancaire, les banques elles-même ne s'en rendant pas forcément compte.

« Le débit frauduleux a servi à réaliser des achats pour près de 68 % des ménages victimes en 2016 », relève l'ONDRP.

Pour plus d'un ménage sur deux, pour un achat en ligne, pour 10 % des victimes dans un commerce traditionnel.

Carl Delsey pour Day News World

TOTAL ET SHELL SIGNENT

UN ACCORD DE PRODUCTION DE GAZ EN OMAN

 

Les Sociétes Total et Shell ont annoncé ce dimanche 13 Mai 2018, dans deux communiqués distincts, avoir signé un protocole d'accord avec le gouvernement d'Oman en vue d'exploiter du gaz naturel sur le sol du sultanat. « Total et Shell, opérateur, développeront dans une proportion respective de 25%/75% selon un accord entre les deux compagnies avant entrée éventuelle du gouvernement, plusieurs découvertes de gaz situées à terre sur le bloc 6 dans la zone du +Greater Barik+ », affirme le groupe pétrolier et gazier français dans un communiqué.

Les deux partenaires ont un objectif de production initiale de gaz d'environ 500 millions de pieds cubes (environ 152 millions de mètres cubes) par jour et la production pourrait atteindre jusqu'à un milliard de pieds cubes par jour par la suite.

L'objectif est d'obtenir « une production initiale de gaz d'environ 500 millions de pieds cubes par jour", le site ayant le "potentiel d'atteindre jusqu'à 1 milliard de pieds cubes par jour par la suite », précise Total

« Nous sommes heureux de signer ce protocole d'accord avec le sultanat d'Oman qui nous donnera accès à de nouvelles ressources gazières et l'opportunité de développer un projet de gaz intégré », a déclaré Arnaud Breuillac, directeur général de l'exploration-production de Total, cité dans un communiqué de la compagnie.

Total compte utiliser la part de gaz qui lui revient pour développer à Oman un pôle régional destiné à fournir un service de carburant gaz naturel liquéfié (GNL) de soute aux navires.

« Développer ce service de GNL comme carburant de soute sera créateur de valeur dans le pays, pourvoyeur d'emplois, et soutiendra la diversification de l'industrie en encourageant les activités de transport maritime en Oman », a déclaré Arnaud Breuillac, directeur général de l'exploration-production de Total, cité dans le communiqué.

Le géant anglo-néerlandais des hydrocarbures s'est félicité pour sa part que l'accord signé « aide Oman à répondre à ses besoins énergétiques et à ses aspirations de croissance », précisant qu'il doit servir de « plateforme pour davantage de négociations sur les développements prévus »

Les deux compagnies sont déjà actionnaires, aux côtés du sultanat et d'autres Les deux compagnies sont déjà actionnaires, aux côtés du sultanat et d'autres groupes pétroliers, de la société spécialisée dans le gaz liquéfié Oman LNG.

Britney Delsey pour Day News World

FRAPPES AERIENNES SUR LA PRESIDENCE

DE SAANA AU YEMEN

Les bureaux de la présidence yéménite, où se trouvent les rebelles Houthis dans le centre de la capitale, ont été visés lundi par un raid aérien.

Ce ne sont pas moins de deux puissantes déflagrations qui ont ébranlé les bâtiments de ces bureaux situés près d'un grand hôtel, d'une banque commerciale et non loin du siège de la Banque centrale. Le bilan serait au moins six morts et une trentaine de blessés.

Pour la chaîne de télévision des rebelles Al-Massirah et l'agence de presse Saba, les raids sont attribués à la coalition sous commandement saoudien qui intervient depuis 2015 au Yémen contre les Houthis. Ces derniers contrôlent  la capitale et des territoires du nord et de l'ouest.

Cette frappe aérienne est intervenue quelques heures après l'interception par la défense antiaérienne saoudienne dans la nuit de dimanche à lundi de deux nouveaux missiles balistiques tirés par les rebelles yéménites en direction du sud du royaume, selon la coalition.

Les missiles ont été tirés depuis la province yéménite d'Amrane, au nord de la capitale Sanaa, a précisé le porte-parole de la coalition, le colonel saoudien Turki al-Maliki.

Le Yémen est le théâtre d' «une guerre par procuration » entre les chiites et les sunnites.

La guerre au Yémen avec quelque 10 000 morts et plus de 54 000 blessés a provoqué «la pire crise humanitaire au monde» selon l'ONU.

Britney Delsey pour Day News World

VOTE SANCTION DES SALARIES D'AIR FRANCE

OU LA DEMISSION DU PDG

 

Jean-Marc Janaillac avait mis dans la balance son poste face au résultat du vote sur le projet d’accord salarial. Mais ce dernier ayant été rejeté par 55,44 % du personnel d’Air France avec un taux de participation de 80,33 % a annoncé qu'il démissionnait de son poste.

« J’assume les conséquences de ce vote et je remettrai dans les prochains jours ma démission aux conseils d’administration d’Air France et d’Air France-KLM », a-t-il déclaré. voix blanche.

« Treize journées de grève et plus de deux mois de conflit ont affaibli Air France, compromettant sa performance et son avenir.

C’est un immense gâchis qui ne peut que réjouir nos concurrents, fragiliser nos alliances et déboussoler nos équipes. »

Jean-Marc Janaillac a réaffirmé l'impossibilité pour Air France de satisfaire aux exigences des syndicats.

« C'est économiquement impossible et ce serait surtout un suicide », a-t-il affirmé.

Les dix organisations qui composent l’intersyndicale d’Air France dont le principal syndicat de pilotes SNPL AF , se retrouvent en position de force pour réclamer une reprise des négociations.

Le projet d'accord salarial prévoyant une hausse générale des salaires de 7 % d'ici à 2021, avec 2 % dès cette année, ne tient plus.

L'impact économique de la grève était estimé à fin avril à au moins 300 millions d'euros.

La grève va se poursuivre...

Boby Dean pour Day News World

UN PREMIER PAS VERS LA RETRAITE PAR CAPITALISATION EN FRANCE ?

Le gouvernement veut « développer massivement l’épargne retraite », affirme le ministre de l’Économie Bruno Le Maire.

Le ministre de l’Économie promet ainsi d’assouplir le fonctionnement des dispositifs existants, boudés par les Français. L’objectif est de collecter 100 milliards d’euros supplémentaires d’ici à la fin du quinquennat.

A quoi sert l 'assurance retraite  ?

L’épargne retraite permet aux travailleurs de se constituer un capital pendant la vie active. À la retraite, l’argent est redistribué généralement sous forme de rente jusqu’au décès de l’épargnant.

L’épargne retraite permet donc aux travailleurs de se constituer un capital pendant la vie active pour subvenir à ses vieux jours de retraités

Est-ce un premier pas vers un système de retraite par capitalisation qui ne dit pas son nom ?

Or dans l’Hexagone, où le régime par répartition obligatoire reste la norme, l’épargne privée est estimée à moins de 10 % des revenus des retraités contre 17 % en Allemagne et plus de 46 % aux Pays-Bas. L’épargne retraite représente des « sommes dérisoires » a confirmé d'ailleurs le ministre hier devant les assises de l’Épargne et de la fiscalité, organisées par l’Association française d’épargne et de retraite (Afer).

La promesse d'une « fiscalité attractive »?

Dans les grandes lignes de sa réforme prévue par la loi Pacte (Plan d’action pour la croissance et la transformation de l’économie) Bercy promet une fiscalité « attractive » (dans la limite des plafonds existants) par des versements volontaires.

« Simplicité, liberté : voici les deux mots d’ordre de cette réforme », avance le locataire de Bercy.

Or comme chacun le sait l’encours de l’épargne retraite, qui n'est pas habituelle en France, s’établit à 200 milliards d’euros seulement, loin des 1700 milliards de l’assurance-vie, un des placements préférés des Français avec le livret A.Comme les pensions de base existent en France, les actifs ne se bousculent pas pour mettre leurs bas de laine dans ce type de placement. Résultat : « les suppléments de retraite par capitalisation » ne représentent, en France, qu’à peine 3 % du total des pensions contre de 10 à 15 % chez nos voisins, rappelle le Cercle de l'épargne dans un communiqué.

« Leurs faibles rendements peuvent exposer les épargnants à l’érosion de leur capital du fait de l’inflation et des frais de gestion. Et la perspective de devoir cumuler plusieurs produits non transférables représente un frein important pour les salariés-épargnants alors que les carrières professionnelles sont désormais moins linéaires », relève une note du ministère.

Mais l'épargne retraite est aujourd'hui éclatée autour d'un maquis de produits dont les principaux sont le Perp, le Perco, l'article 83 ou encore le Madelin. S'adressant à des publics différents (salariés, indépendants, …), chaque placement a aussi des conditions d'entrée et de sortie différentes. Or, "d’ici le milieu du siècle, la population retraitée passera de 15 à 20 millions" dans l'Hexagone. Entre les problèmes de soutenabilité du système par répartition (avec de moins en moins d'actifs par retraité) et le poids de la dépendance en fin de vie qui s'alourdit chaque année un peu plus, le gouvernement veut assez logiquement renforcer l'épargne retraite des ménages.

Pour pallier ce déficit d’attractivité, l’exécutif va assouplir les contrats, souvent critiqués pour leur complexité, sans en réduire le nombre. « Nous voulons que la mesure soit opérationnelle le plus rapidement possible », justifie Bruno Le Maire.

Concrètement que propose Bruno Le Maire ?

Il s'est contenté d'améliorer les contrats existants les fameux Perco, Perp et Article 83. Trois modifications de prévues : le salarié pourra conserver le même contrat d’épargne retraite tout au long de sa vie active ; l’option de réversion deviendra systématique pour le conjoint en cas du décès du bénéficiaire ; l’épargnant sera libre de récupérer son pécule en capital (c’est-à-dire en une seule fois). Ce n'est pas le grand soir !

D’ici à la fin du quinquennat, le gouvernement espère atteindre un encours de 300 mds pour officiellement « permettre aux Français de mieux se préparer à la retraite mais aussi de mieux financer l’économie ».

Or, d’ici le milieu du siècle, la population retraitée passera de 15 à 20 millions dans l'Hexagone . Entre les problèmes de soutenabilité du système par répartition (avec de moins en moins d'actifs par retraité) et le poids de la dépendance en fin de vie qui s'alourdit chaque année un peu plus,que faire?

Le gouvernement veut simplement siphonner les assurances- vie et arriver à ses fins : une retraite par capitalisation obligatoire...

Joanne Courbet pour Day News World

SOUPCONS DE CORRUPTION POUR

BOLLORE EN AFRIQUE

L'industriel a été placé en garde à vue mardi dans le cadre d'une enquête pour corruption sur l'obtention de la gestion de deux ports en Afrique.

Que se passe-t-il chez le groupe Bolloré ? Vincent Bolloré l'industriel breton a été placé en garde à vue mardi matin dans les locaux de l'Office central de lutte contre la corruption et les infractions financières et fiscales (OCLCIFF) à Nanterre (Hauts-de-Seine).

Ainsi que le directeur général du groupe, Gilles Alix, ainsi que le responsable du pôle international de l'agence de communication Havas (propriété du groupe Bolloré), Jean-Philippe Dorent. Francis Perez, dirigeant de Pefaco, également . Ce dernier dirige une entreprise développant des hôtels et des casinos en Afrique.

Etonnant ? A l'instar du groupe De Vinci le groupe Bolloré remporte énormément de gros contrats..parfois publics.

Ces auditions interviennent dans le cadre d'une enquête ouverte notamment pour corruption d'agents publics étrangers, menée par deux juges d'instruction sous l'égide du parquet national financier (PNF).

Gestion des ports, réseaux de transports et de logistiques, plantations… l’Afrique représente le quart du chiffre d’affaires du groupe industriel dirigé par l’industriel breton.Dans ce continent, il a réussi à construire un empire économique de 2,5 milliards d'euros auprès de 46 pays en comptant sur un solide réseau d’amitiés politiques et sur les médias qu’il contrôle !

Que lui reproche-ton ?

Les soupçons portent sur la façon dont l' industriel a obtenu la gestion des ports de Conakry en Guinée et de Lomé au Togo..Les conditions d’attribution de ces deux concessions sont au cœur d’une enquête pour corruption dans la mesure où précisément à ces moments avaient lieu l'élection du nouveau président Alpha Condé en 2011 et la réélection du président Faure Gnassingbé en 2009 .

La filiale africaine de Bolloré a remporté le marché du port de Conakry en 2011 peu de temps après l'élection  alors que deux ans plus tôt c'est à la filiale d'un autre groupe français qu'elle avait été attribuée pour une durée de vingt-cinq ans.

De même au Togo où Bolloré a remporté le marché en 2009, quelques mois avant la réelection du président sortant.

Or, fait des plus troublants : dans les deux pays, Havas , l'agence de conseil en communication, faisait les expertises de communication pour ces deux présidents intronisés.

Havas aurait-il pas sous-facturé ses prestations en échange du futur octroi de l'exploitation des deux terminaux portuaires à la maison mère ? Le groupe Bolloré aurait-il donc facilité l’arrivée de chef d’États africains en échange de concessions portuaires en Guinée et au Togo ?

Démenti formel du groupe industriel

Dans un communiqué diffusé quelques heures après l'annonce des gardes à vue, le groupe Bolloré a formellement démenti toute irrégularité : « Le lien qui tente d'être fait par certains entre l'obtention de ces concessions et les opérations de communication est dénué de tout fondement économique et révèle une méconnaissance lourde de ce secteur industriel », ajoute le groupe, qui soutient que Havas « apporte son expertise en communication à des campagnes politiques dans le monde entier et dans des conditions de transparence irréprochables ».  Bolloré a remporté ces deux gros marchés africains grâce à «l'expertise », affirme-t-il.Un groupe employant 80 000 personnes dans le monde.

En vingt-cinq ans, Vincent Bolloré a obtenu la concession d’une dizaine de ports africains. De même que la gestion de plusieurs terminaux à conteneurs mis en concession: Douala (Cameroun), Abidjan (Côte d’Ivoire), Cotonou (Bénin), Tema (Ghana), Tincan (Lagos, Nigeria), Pointe-Noire (République du Congo), Lomé (Togo) et Conackry (Guinée).

Le groupe assure depuis 2004 la gestion et l'exploitation du premier terminal du port d'Abidjan, leader en Afrique de l'Ouest et façade maritime des pays de la sous-région (Mali, Niger et Burkina Faso).

Le groupe gère également la majorité concessions ferroviaires dans trois pays en Afrique: Sitarail (Côte d'Ivoire, Burkina Faso), Camrail (Cameroun) et Benirail (Bénin). Des chemins de fer, des milliers de camions et des millions de mètres carrés de surface de stockage, la gestion des ports- lieux stratégiques politiques et économiques- assure donc au groupe Bolloré Africa Logistics une emprise indéniable sur le continent africain.

Le groupe est également acteur dans la logistique pétrolière, minière ou industrielle...

Un empire industriel en Afrique bâti en 25 ans !

Or l’agence Havas organise les campagnes électorales sur le continent avec des armes redoutables : la publicité (Euro RSCG) la télévision (Direct 8), les sondages (CSA) et la presse gratuite (Matin plus, Direct soir), le voilà assuré de faire des campagnes d’opinions et d’images.

Et les «Messieurs Afrique» ne manquent pas...

Mais face à l'emprise économique chinoise et ses avancées en Afrique, ne nous voilons pas la face !!!

Joanne Courbet pour Day News World

LE GESTE DE L'AMERICAIN MICHAEL BLOOMBERG POUR SAUVER LA PLANETE

Si Donald Trump avait annoncé en juin 2017 le retrait des États-Unis de l'accord de Paris, l'ancien maire de New York Michael Bloomberg sort le chéquier pour compenser la part américaine.

Le milliardaire a annoncé dimanche sur CBS, qu'il allait signer un chèque de 4,5 millions de dollars, pour couvrir une partie de la part américaine de l'accord de Paris pour 2018.

« Nous avons une responsabilité. » « L'Amérique a pris un engagement et en tant qu'Américains, si le gouvernement ne le tient pas, nous avons une responsabilité », a déclaré Michael Bloomberg.

« Je peux le faire, je vais donc envoyer un chèque du montant des sommes promises. »

A vrai dire ce n'est pas la première fois que l'ancien maire indépendant se mobilise pour financer la lutte contre le réchauffement. En juin 2017, il avait déjà promis de donner 15 millions de dollars pour soutenir les efforts des Nations unies, via sa fondation Bloomberg Philantropies.

Dixième fortune mondiale, Michael Bloomberg avait alors expliqué que sa fondation, Bloomberg Philanthropies, fournirait à l’ONU l’équivalent de la contribution que devaient verser les Etats-Unis.

L’Accord de Paris stipulait que les Etats-Unis étaient les principaux contributeurs du fonds vert pour le climat, géré par l’ONU. Quelques jours après l’annonce du retrait des Etats-Unis, Michael Bloomberg avait soumis aux Nations unies une lettre signée par plus de 1 000 organisations, entreprises et autorités locales américaines, prêtes à réduire leurs émissions de gaz à effet de serre

Le philanthrope ne désespére pas que Donald Trump change d'avis « Il devrait dire : Regardez, il y a vraiment un problème , l’Amérique fait partie du problème, l’Amérique est une grande partie de la solution et nous devrions y aller. Et aider le monde à arrêter un désastre potentiel ». Mais pour le locataire de la Maison Blanche c'est le texte même qui représente un désastre.

Mais Donald Trump juge l'accord actuel « affreux » et « injuste » et exige pour cela un texte "totalement différent".

Emmanuel Macron qui se rend ce lundi aux Etats-Unis va offrir un chêne au président américain. Cet arbre sonne-t-il- comme un message sur la nécessité de préserver l’environnement ?

Alyson Braxton pour Day News World

SCANDALE EXPLOSIF POUR BERCY

Le site internet des impôts offre à Google des données de millions de Français en obligeant à regarder une vidéo informative hébergée sur YouTube !

En effet Bercy permet au géant américain d'aspirer un grand nombre d'informations personnelles .Des informations des plus appréciées pour traquer un peu plus les internautes et enrichir leur profil publicitaire. Et permettez du peu, avec la bénédiction d'un site gouvernemental !.

Quel joli cadeau pour le géant Google !!!

La direction générale des finances publiques (DGFIP) en décidant d'utiliser YouTube pour héberger une vidéo d'information sur le prélèvement à la source, qu'il est obligatoire de visionner pour accéder au site et déclarer ses revenus permet à YouTube (Google) de collecter des données personnelles sur les internautes.

Sachant qu' en quelques jours la vidéo a été vue plus de 4,3 millions de fois que de données aspirées car comme toutes les vidéos YouTube, elle est diffusée par Google avec des mouchards publicitaires lesquelles aspirent certaines données du navigateur (notamment les cookies).

À un moment aussi crucial que la déclaration de revenus, bonne pioche pour Google !

Bercy qui pense sans cesse à faire payer des taxes et impôts à Google et sa filiale YouTube devrait réfléchir !

En effet l’usage de la plateforme pour les institutionnelles n’a jamais été indiquer comme gratuite !!

Si YouTube réclame 10$ (dix Dollars) à Bercy pour chaque visionnages, Bercy va avoir une belle facture à payer a YouTube !!

Facture qui serait tout à fait légitimes !!!

N’oublions pas que ses vidéos sont stockées dans des serveurs bases aux Etats Unis qui ont un coût d’exploitation (achats des serveurs, alimentations en courants, climatisations, réseaux anti-incendie, lignes de fibres optiques, personnels de maintenances etc.…)

Le vol ressources Informatiques n’est il pas puni par les lois Française, Américaine, et Internationale ???

Gageons que YouTube , Google, et les USA ne vont pas en rester là !!!

De source bien informée Donald Trump serait déjà sur le dossier !!!

Garett Skyport pour Day News World

VIOLENTS AFFRONTEMENTS ENTRE MANIFESTANTS

ET FORCES DE L'ORDRE AU TROISIEME JOUR

DES EXPULSION DE LA ZAD

 

Deux mois et demi après l’abandon du projet d’aéroport, l'expulsion des zadistes restés sur le site a commencé lundi et mardi avant de se poursuivre ce mercredi.

Le premier ministre Edouard Philippe a salué mercredi le « très grand professionnalisme » des gendarmes et a balayé l’idée d’une pause, malgré les demandes de plusieurs députés de la majorité.

« Depuis lundi matin, les gendarmes agissent avec maîtrise, avec mesure, avec discernement, face à des oppositions souvent violentes, face à des jets de projectiles, de fusées, face à des catapultes parfois mises en place » afin que « force reste à la loi », a affirmé M. Philippe devant les députés.

Au troisième jour des expulsions dans la ZAD de Notre-Dame-des-Landes, la confrontation se poursuit donc entre gendarmes mobiles et zadistes retranchés derrière des barricades.

Mercredi, les heurts ont débuté peu avant 07 h non loin de la D281, route dite « des chicanes ». Les gendarmes ont répliqué par des tirs de grenades lacrymogènes et à effet de souffle aux divers projectiles (pierres, mottes de terre, bouteilles) lancés par une soixantaine zadistes se protégeant derrière des barricades de fortune sur la route des « Fosses noires ».

L’intervention pourrait « durer jusqu’à la fin de la semaine », selon le ministre de l’intérieur, Gérard Collomb, qui a mobilisé quelque 2 500 gendarmes. Selon la préfecture, 16 sites ont été évacués lundi et mardi. Parmi eux, 15 ont été démolis. La préfète de la région, Nicole Klein, a annoncé mardi que l’objectif était de démanteler « 30 à 40 » sites.

Rappelons tout de même que ces heurts violents ont fait côté gendarmes une trentaine de blessés selon un dernier bilan officiel et côté zadistes une vingtaine dont deux hospitalisés selon le bilan de l’équipe médicale de ces derniers.

Andrew Preston pour Day News World

COUP DE GUEULE DE RENAUD MUSELIER QUI NE VEUT PAS ETRE LE TIROIR CAISSE DE L'ETAT

POUR LA REFORME  DE L'APPRENTISSAGE

Avec la réforme du Code du Travail et de l’assurance chômage, la réforme de l’apprentissage devait être le 3ème volet du chantier social du quinquennat Macron.

Le coup d’envoi de la réforme de l’apprentissage avait été donné le 10 novembre 2017 par Muriel Pénicaud (Ministre du Travail) après que la Président de la République, en déplacement dans un lycée professionnel à Egletons, le 4 octobre 2017, a annoncé ses premières intentions sur le sujet.

Dès que le dossier a été mis sur les rails, 4 groupes de travail ont été mis en place pour traiter et étudier les sujets suivants :

- Parcours de l’apprenti
- Apprentissage en entreprise
- Financement de l’apprentissage
- Offres de formation et de certification

Les experts participant à ces différents groupes, ont rendu leurs conclusions et leurs rapports le 29 janvier 2018.

Parallèlement, Sylvie Brunet, Présidente du Conseil Economique et Social a remis le même jour, les propositions du CESE au gouvernement.

A partir de leurs travaux respectifs, il a été décidé que le projet de réforme de  l’apprentissage, mis en forme in fine par le gouvernement serait présenté en Conseil des Ministres en avril 2018. On y est !

Au demeurant, Muriel Pénicaud a par anticipation, présenté son avant projet le 6 avril dernier.

Le MEDEF a immédiatement loué le projet, notamment en ce qui concerne le fait que la réforme prévoit que les entreprises et leurs branches auraient dorénavant une nouvelle responsabilité dans le pilotage des systèmes de formations en apprentissage.

Un défi et une responsabilité qui historiquement étaient assumés jusqu’ici par les Régions qui ont immédiatement réagi..

Par suite, les Régions de France, présidées par Hervé Morin ont très rapidement diffusé un communiqué tirant à boulets rouges sur le projet.

Leurs arguments sont assez clairs : selon leurs estimations, la moitié des CFA (Centre de Formation des Adultes) serait susceptible de fermer ou de se restructurer si la réforme telle que présentée était mise en œuvre dans les conditions prévues par le gouvernement.

Les Régions pointent en outre l’attitude du gouvernement qui n’aurait pas respecté certaines des promesses, faites dans le cadre de la concertation, et les engagements pris par le Premier Ministre le 9 février 2018, telle que la création d’un Schéma Régional des formations en alternance, ceci dans le but d’assurer une complémentarité entre CFA et Lycées Professionnels (les lycées relèvent de  la compétence des Régions en application des lois de décentralisation) ou encore  la maitrise du  versement par les Régions de l’Aide Unique aux employeurs d’apprentis.

D’où la déclaration cinglante et furieuse de Bruno Muselier, Président de la Région PACA, lequel a décidé immédiatement de stopper le financement des Centres de Formation de sa Région….pour ne pas être le tiroir caisse de l’Etat….

Selon Bruno Muselier, alors que la Région Paca qu’il préside serait passée de 27 000 à 32 000 apprentis en deux ans et demi, et que  l’objectif qu’elle s’était fixée, était d’atteindre 50 000 apprentis par ans en 2021, avec un périmètre d’investissements de 143 millions d’euros (pour 120 millions d’euros de recettes affectées), selon ses projections, la réforme pourrait conduire à la fermeture de 33 CFA sur 59 existants actuellement. Une très forte amputation donc !

Et l’élu de poursuivre, «qu’il arrêtait les projets en cours en attendant de savoir qui va les financer et avec quel moyen » ?

Sur le sujet de l’apprentissage, la guerre a donc redémarré entre le Gouvernement et les Régions.

Pourtant le dialogue avait été renoué vers la mi-janvier 2018, après que les Régions aient claqué précédemment la porte de la concertation sur la réforme.

A la mi-janvier, Hervé Morin avait en effet considéré comme acquis, compte tenu des promesses qui lui avaient été faites,  le principe que ce serait les Régions qui conduiraient la nouvelle réforme ?

Mais que nenni ! Il n’en a rien été et les Présidents de Régions ont recommencé à s’inquiéter sur les objectifs réels ou souterrains de l’Etat concernant la Réforme, qui selon eux ne tient pas compte des problématiques d’aménagement du territoire (une compétence détenue également par les Régions) et des dotations en CFA des zones rurales.

On comprend donc mieux le coup de gueule de Bruno Muselier qui comme ses collègues vont très certainement reprendre la partie de bras de fer qu’ils avaient commencé dès novembre 2017 avec l’exécutif, et Emmanuel Macron en particulier.

En pleine période d’agitations sociales profondes ?

Le pari et les projets du Gouvernement en matière de réforme de l’apprentissage pourraient-ils rester sur le pavé ?

(sans jeu de mots, il n’y a plus de pavés à Paris et dans les grandes Métropoles Françaises).

Clara Mitchell pour Day News World

CONDAMNATION DE L'EX-PRESIDENTE

SUD COREENNE A 24 ANS DE PRISON

 

La première femme élue présidente de Corée du Sud a été condamnée à 24 ans de prison dans le procès du scandale de corruption qui avait entraîné sa chute l'année dernière. Première femme élue présidente en Corée du Sud, Park Guen-Hye, avait été destituée et arrêtée en mars 2017.

L'ex-présidente a été condamnée ce vendredi 6 avril par un tribunal de Séoul à 24 ans de prison dans le procès du scandale de corruption qui avait entraîné sa chute

Condamnée à vingt-quatre ans de prison, l'ex-présidente de la Corée du Sud était sous l'emprise d'un gourou.

L'affaire débute durant l'été 2016. Des milliers d'étudiants de la prestigieuse université Ewha, à Séoul, la capitale, descendent dans la rue. La raison ? Une jeune fille, Chung Yoo-ra, aurait bénéficié d'un "piston" pour entrer à la fac. Dans ce pays où la concurrence pour entrer à l'université est sans pitié, et où les parents dépensent des fortunes pour la scolarité de leurs enfants, cette faveur ne passe pas. D'autant que cette Chung Yoo-ra n'est pas n'importe qui. Elle est la fille de Choi Soon-sil, une amie proche de Park Geun-hye, qui exerçait une véritable emprise sur la présidente.

Park Geun-Hye a été jugée coupable de corruption, abus de pouvoir ou encore coercition par le tribunal du district central de Séoul qui lui a aussi infligé une amende de 18 milliards de won (13 millions d'euros). Le juge Kim Se-yoon a notamment affirmé qu'elle avait contraint des entreprises sud-coréennes à verser des dizaines de milliards de wons à deux fondations contrôlées par sa confidente de l'ombre et "amie de 40 ans", Choi Soon-sil. "L'accusée a illégalement usé de son autorité présidentielle à la demande de Mme Choi pour obliger des entreprises à donner de l'argent aux fondations", a affirmé le magistrat. "Les entreprises ont été contraintes de donner des sommes importantes d'argent et l'accusée a laissé Mme Choi contrôler les fondations alors qu'elle n'avait pas le droit de le faire".

L'amie qui a détourné 17 millions d'euros !

Jugée dans un procès distinct, Mme Choi a écopé en février de 20 ans d'emprisonnement. "Madame Choi" était en possession de dossiers confidentiels. Le verdict tombe : "Madame Choi" est au coeur des affaires de l'Etat alors qu'elle n'a aucune fonction officielle, et elle se sert de son statut privilégié pour s'enrichir. Les enquêteurs découvriront plus tard qu'elle a soudoyé des dirigeants de chaebols, les grands conglomérats industriels, pour détourner plus de 17 millions d'euros.

La fille aînée du dictateur militaire Park Chung-Hee, qui avait accédé en 2013 à la fonction suprême en se drapant dans l'habit de l'incorruptible "Fille de la Nation", a été emportée dans un scandale qui a de nouveau illustré les liens entre le pouvoir politique local et les grands conglomérats.

Appelé "Choigate", ce scandale va passionner le pays pendant plus d'un an. Au fil des révélations, les Coréens vont découvrir la relation trouble qu'a entretenue, durant plus de quarante ans, "leur" présidente avec cette femme gourou...

L'épilogue de l'un des plus grands scandales politiques que le pays, onzième économie mondiale, ait jamais connu.

Alyson Braxton pour Day News World

SURENCHERES TRUMPIENNES CONTRE LA CHINE

Donald Trump s'est lancé dans une lutte sans merci contre le déficit commercial des Etats-Unis qui représente à ses yeux le signe de la faiblesse de ses prédécesseurs qui ont laissé le reste du monde tirer profit des Etats-Unis.

Alors comme à son habitude il a brandi la menace guerrière contre l'Empire du Milieu : imposer 100 milliards de dollars de nouvelles taxes douanières sur les importations chinoises en riposte aux mesures de rétorsion annoncées par Pékin !!

En effet à la publication mardi par l'administration Trump d'une liste provisoire de produits importés de Chine pouvant subir de nouveaux droits de douane, Pékin avait fermement réagi avec une liste de produits américains stratégiques comme le soja, l'automobile et l'aéronautique pour un montant équivalant aux premières mesures annoncées mardi par Washington: 50 milliards de dollars. Et à la Chine également de déposer plainte auprès de l'Organisation mondiale du commerce (OMC) concernant "les mesures tarifaires visant des produits chinois" que les Etats-Unis entendent mettre en place.

L'escalade verbale ne s'est pas faite attendre côté américain.

« J'ai demandé au ministère du Commerce d'examiner si 100 milliards de dollars supplémentaires de tarifs douaniers seraient adaptés en application de l'article 301 (sur la propriété intellectuelle) et, dans ce cas, d'identifier les produits sur lesquels ils pourraient être imposés », a indiqué le président américain dans un communiqué.

« Les économies dans le monde entier --y compris l'économie chinoise-- profiteraient de l'application en Chine de politiques qui récompenseraient réellement le dur labeur et l'innovation plutôt que de poursuivre ses politiques qui distordent le secteur vital de la haute-technologie », a ajouté l'USTR dans son communiqué.

Une nouvelle fois l'USTR fustige les pratiques chinoises relevant selon les Américains du pillage de la propriété intellectuelle des entreprises américaines qui veulent ou font affaire en Chine.

Mais le représentant américain au commerce (USTR) Robert Lighthizer a pris soin de nuancer les propos guerrier du Président en expliquant que ces mesures de rétorsions ne pourraient prendre effet qu'à l'issue d'un processus de consultation publique... à l'instar des tarifs douanier sur l'acier et l'aluminium semblerait-t-il...


Andrew Preston pour Day News World

GUERRE COMMERCIALE DECLAREE

ENTRE WASHINGTON ET PEKIN

Washington a publié mardi une liste d'importations chinoises, d'une valeur globale de 50 milliards de dollars qui pourrait être soumises à de nouvelles taxes. En réponse, la Chine a condamné un comportement « unilatéraliste et protectionniste ».

Les Etats-Unis ont publié, mardi 3 avril, une liste provisoire de pas moins de quelque 1 300 produits importés susceptibles d'être assujettis à de nouvelles taxes douanières.

Cette longue liste ciblant des produits de différents secteurs - les technologies de l'information et de la communication ou encore la robotique et les machines- vise des importations représentant « approximativement 50 milliards de dollars », a déclaré le représentant américain au Commerce (USTR) Robert Lighthizer dans un communiqué. Pourquoi un telle mesure de rétorsion ? Washington entend obtenir de Pékin une modification des pratiques chinoises en matière de propriété intellectuelle qu'il qualifie de « transfert forcé de technologie américaine et de propriété intellectuelle ».

Le ministère du commerce chinois, brocardant dans un communiqué « un comportement totalement infondé, typiquement unilatéraliste et protectionniste, auquel la Chine s'oppose en le condamnant fermement » a promis à son tour des mesures de rétorsion. L’ambassade de Chine à Washington a promis une réaction proportionnelle, tout en soulignant son intention de régler ce différend via l’Organisation mondiale du commerce (OMC).

La liste publiée par Washington va faire l'objet d'une période de consultation publique de deux mois environ, avant que le bureau du représentant américain au Commerce (USTR) ne prévoit d'annoncer sa décision définitive. La liste a été établie via un algorithme afin de choisir les produits qui affecteront le plus les exportateurs chinois, tout en limitant les dégâts pour les consommateurs américains. Une audience publique sur les droits de douane est prévue le 15 mai.

Mais ce qui inquiète surtout les Etat-Unis c'est avant tout le programme « Made in China 2025 » c.à.d pour l'USTR « l'intention déclarée de la Chine de prendre le leadership économique dans les technologies de pointe ». Pékin aspire en effet remplacer ses importations de technologies avancées par des produits nationaux pour acquérir une position dominante dans les industries du futur. Ce que voit les Etats-Unis d'un mauvais œil.

"Made in China 2025" cible en effet dix secteurs déclarés stratégiques par Pékin : informatique, robotique, aéronefs, véhicules à énergie nouvelle, produits pharmaceutiques, matériel électrique, matériaux avancés, équipements agricoles, construction navale et équipement ferroviaire.

De quoi inquiéter le géant américain !

Joanne Courbet pour Day News World

UNE GREVE DES PLUS PERURBATRICES

POUR LES USAGERS

 

Quand l'on pense que cette fois ce sont toutes les catégories de personnels – conducteurs, contrôleurs, agents d'accompagnement des trains, aiguilleurs, employés des gares – qui se mettent en grève, c'est l'ensemble du réseau ferroviaire qui s'en trouve paralysé.

Qui pour donner le signal de départ au conducteur ?

Qui pour aiguiller les train dans la direction souhaitée ?

Non seulement le fonctionnement du réseau est très perturbé, la chaîne des tâche de chaque agent n'étant pas assurée dans la continuité, mais le rythme même du calendrier des trains au départ va souffrir .

En effet en choisissant une grève perlée- deux jours de grève suivis de trois jours de « circulations normales », puis deux jours de grève, etc.et cela dix-huit fois ce printemps va conduire immanquablement à une déstabilisation des plannings bien au-delà des 48 heures d'arrêts de travail.

Tout le mécanisme d'horlogerie complexe du bon fonctionnement du trafic va être déréglé.Il va falloir une journée entière pour reconstituer un planning à peu près huilé!!!Et deux jours de trafic à peu près régulé, patatrac deux jours de grève et ainsi pendant tout ce printemps Quelle casse-tête pour le passager qui ne pourra pas attraper sa correspondance pour sa la destination finale. En pratique, deux jours de grève équivalent à trois jours de perturbations à considérer, le temps de relancer la machine.

De plus chaque conducteur doit être habilité sur des locomotives précises, des rames de banlieue ou des TGV en nombre limité avec d'une expérience des plus précise de son parcours . Par conséquence un conducteur affecté au Sud-Est peut être autorisé à piloter sur Paris-Lyon-Marseille, mais n'a pas sur la ligne sur Paris-Clermont-Ferrand. Pour peu que le train doive desservir par par Clermond, le train se trouvera à quai sans conducteur habilité !

Tout une équipe participe au bon fonctionnement du train, du personnel accompagnant au personnel de conduite.TGV , des TER pour la plupart et Intercités exigent par exemple pour circuler un agent d'accompagnement...

Bis repetita mercredi sur les quais de gare avec un deuxième jour de grève et un trafic qui sera encore très perturbé, le gouvernement prédisant des "jours difficiles" aux usagers.

La direction de la SNCF prévoit un TGV sur sept et un train régional sur cinq en moyenne, soit sensiblement la même chose que mardi. Le Premier ministre, Edouard Philippe, a dit entendre "autant les grévistes" que "ceux qui veulent aller travailler".

Mais pas sûr que les "clients et usagers de la SNCF" qui eux ont "des jours difficiles devant eux" ne l'entendent de la même oreille !

Britney Delsey pour Day News World

LES CHANGEMENTS AU 1 ER AVRIL EN FRANCE

Hausse du minimum vieillesse, de la prime à la naissance, baisse des tarifs réglementés du gaz, revalorisation de la prime pour changer sa chaudière au fioul... Voici les principaux changements à compter du dimanche 1er avril.

Plusieurs prestations sociales sont réévaluées.

Au 1er avril, les allocations familiales pour les familles ayant au moins deux enfants vont bénéficier d'une hausse de 1%, en légère augmentation par rapport à l'an dernier due à une reprise de l'inflation Les allocations de rentrée scolaire (ARS) gagnent 1%, tout comme les prestations d'accueil du jeune enfant (PAJE), et les allocations l'enfant handicapé (AEEH).

Sont revalorisés également le Revenu de solidarité active (RSA) passant à 550,93 euros par mois pour une personne seule, les primes de naissance et d'adoption à 99€ soit 11€ supplémentaires pour l'année 2018 ainsi que l'allocation de solidarité aux personnes âgées (Aspa), l'ancien minimum vieillesse, qui gagne 30 euros par mois, soit 833 € mensuels pour une personne seule.

Le chèque énergie qui remplace les tarifs sociaux de gaz et d'électricité seront distribués au mois d'avril pour les 4 millions de foyers bénéficiaires d'un montant s'échelonnant entre 48 à 227 euros pour les ménages les plus modestes. Son montant moyen s'élève à 150 euros.

Après avoir baissé de 3% en moyenne au mois de mars dernier, les tarifs réglementés du gaz naturel vont connaître une baisse consécutive de 1,1% au 1er avril. Cette diminution sera de 0,4% pour les utilisateurs du gaz pour la cuisson, de 0,7% pour ceux qui ont un double usage cuisson et eau chaude et de 1,2% pour les foyers qui se chauffent au gaz.

Chaudières au fioul. Bonne nouvelle pour les ménages en précarité énergétique qui changent leur chaudière au fioul pour un modèle utilisant des énergies renouvelables. Ils pourront, sous conditions de ressources, bénéficier d'une prime revalorisée ce mois d'avril : entre 2 000 et 3 000 euros contre 800 à 1300 euros auparavant.

Canet de santé

Un nouveau carnet de santé entre en vigueur début avril pour prendre en compte les avancées scientifiques et surtout les onze nouveaux vaccins obligatoires pour les enfants de moins de 2 ans. Les parents auront 3 mois pour le mettre à jour.

Trêve hivernale

La trêve hivernale prend normalement fin le 31 mars. Les expulsions des locataires ne payant pas leur loyer pourront reprendre à partir du mois d'avril.

A moins qu'Emmanuel Macron ne tienne ses promesses de campagne...

Boby Dean pour Day News World

GUERRE COMMERCIALE DES ETATS-UNIS

CONTRE LA CHINE

Trump lance des guerre commerciales tout azimut depuis son arrivée au pouvoir. Il met tout simplement ses promesses de campagne à exécution.

« Notre Constitution ne parlait historiquement pas d'impôt sur le revenu, mais elle mentionnait les droits de douane, qui devaient taxer la production étrangère plutôt que la production américaine », soulignait-il.

Mais si l’administration Trump est passée des mots aux actes en 2018, elle n'en continue pas moins d’être désordonnée, sans alliés précis ni buts de guerre, si ce n’est la réduction des déficits commerciaux.

Parfois elle peut donner l'impression de lancer des ballons d'essai provocateurs pour tests. Ainsi en est-il de la guerre commerciale pour l'aluminium et pour l'acier lancée en fanfare le 1er mars, dont les importations allaient être taxées « pour longtemps », selon M. Trump. Censée rapporter 9 milliards de dollars, elle était de ces « guerres commerciales faciles à gagner », avait dit le président...

La décision des Etats-Unis, premier importateur mondial d'acier, fait alors craindre une guerre commerciale. Or Donald Trump a d’abord signé un armistice avec le Canada et le Mexique, puis a fini par exempter jusqu’au 1er mai des pays amis comme ceux de l’Union européenne (UE), le Brésil, la Corée du Sud.

Ne restent que deux ennemis, la Russie et la Chine !

Jeudi scénario entre la Chine et l'Amérique: les hostilités sont lancées. Donald Trump vient de signer un «memorandum ciblant l'agression économique de la Chine». Le président américain a évoqué des mesures punitives contre des importations chinoises d'un montant pouvant atteindre 60 milliards de dollars. Mais la réplique chinoise ne s'est pas fait attendre «La Chine n'a en aucun cas peur d'une guerre commerciale», a ainsi averti le ministère chinois du Commerce.

«Si une guerre commerciale devait être lancée par les Etats-Unis, la Chine se battrait jusqu'au bout pour défendre ses propres et légitimes intérêts par tous les moyens nécessaires», avait également menacé dès jeudi soir l'ambassade de Chine à Washington. Pékin a dévoilé cette nuit une liste de 128 produits, ou lignes tarifaires, sur lesquelles elle se dit prête à appliquer des droits de douane de 15% ou 25%.

Aujourd'hui, la Chine réplique en ciblant fruits frais, vin, éthanol, ginseng, tubes d'acier sans soudure (taxés à 15%) mais aussi la viande de porc et l'aluminium recyclé (frappés à hauteur de 25%). Certes, à environ 3 milliards de dollars, le montant concerné est faible et la liste ne comprend pas le soja, produit dans les États ayant soutenu Donald Trump pendant la campagne présidentielle, et que les Américains ont exporté en Chine à hauteur de 14 milliards de dollars l'an dernier. Mais le représentant américain pour le Commerce, Robert Lighthizer, a insisté sur le fait que les sanctions annoncées n'étaient que «le prélude à une série de négociations».

Si bien que ce constat conduit, sinon à tempérer, du moins à contextualiser les annonces martiales de la Maison Blanche contre « l’agression économique de Pékin ».

Quoique avec la nomination de John Bolton, ce vendredi, comme conseiller de la sécurité nationale «Il faut aussi nous attendre à une approche plus conflictuelle de la Chine. Une guerre commerciale pourrait n'être que le début d'une compétition géopolitique plus large», selon l'ancien conseiller Abraham Denmark chargé de l'Asie de l'Est au Département d'Etat sous Obama...

A SUIVRE
Joanne Courbet pour Day News World

UN TIERS DES OISEAUX DISPARUS

DES CAMPAGNES DEPUIS 15 ANS

Deux études récentes dressent un constat alarmant : les populations d’oiseaux vivant en milieu agricole ont perdu un tiers de leurs effectifs en 17 ans. La population des oiseaux des campagnes baisse « à une vitesse vertigineuse » et depuis les deux dernières années le rythme de disparitions s'est accéléré.

Toutes les espèces sont concernées .Les plus touchées sont l'alouette des champs, la fauvette grisette, et le bruant ortolan, qui ont perdu en moyenne un individu sur trois en quinze ans.

Un constat d'autant plus fiable qu'il provient de deux réseaux de surveillance distincts établi selon des protocoles différents. Le programme STOC (Suivi temporel des oiseaux communs), porté par le Muséum national d’histoire naturelle, rassemble les observations d'ornithologues professionnels et amateurs tandis que celui du CNRS a travaillé sur une « zone-atelier » étudiée depuis 1994.

Les deux études pointent du doigt les effets de l’agriculture intensive et de l’utilisation massive de pesticides sur la biodiversité

L'intensification des pratiques agricoles a donné lieu à "la fin du recours aux périodes de jachères (...),à la reprise du suramendement au nitrate permettant d’avoir du blé surprotéiné et à la généralisation des néonicotinoïdes", selon le communiqué. « Les surfaces dédiées à la monoculture n’ont cessé d’augmenter en France, conduisant à la destruction des milieux favorables aux oiseaux et aux insectes. Et en 2009, la Politique agricole commune a donné un coup d’arrêt aux jachères, ce qui est également néfaste pour la biodiversité, décrypte Benoît Fontaine.

Autre facteur nuisible : les pesticides malgré le plan Écophyto qui vise à réduire de moitié leur utilisation en France d’ici à 2020.. »

Si, dans les années 1960, c’est le DDT qui fait parler de lui, ce sont aujourd’hui les néonicotinoïdes, des insecticides qui contaminent l’ensemble de l’écosystème, mais aussi le glyphosate (Roundup), l’herbicide le plus utilisé au monde, qui inquiètent. Tous les deux concourent à la disparition des plantes et des insectes qui sont les ressources alimentaires des oiseaux, surtout au printemps.

Reste que la situation n'est pas propre à la France.. A l’automne 2017, des chercheurs allemands et britanniques conduits par Caspar Hallmann (université Radboud, Pays-Bas) ont, pour la première fois, mis un chiffre sur le déclin massif des invertébrés depuis le début des années 1990 : selon leurs travaux, publiés en octobre dans la revue PloS One, le nombre d’insectes volants a décliné de 75 % à 80 % sur le territoire allemand. L’Europe dans son ensemble aurait perdu 80 % d’insectes volants et 421 millions d’oiseaux en 30 ans.

Dans leur communiqué, le CNRS et le MNHN appellent donc à « travailler avec tous les acteurs du monde agricole pour accélérer les changements de pratiques et d'abord avec les agriculteurs qui possèdent aujourd'hui les clés pour infléchir la tendance ».

« Le printemps silencieux annoncé par Rachel Carson pourrait devenir une réalité si nous ne réagissons pas très vite, conclut Vincent Bretagnolle. La situation est inquiétante, d’autant qu’aujourd’hui, il ne s’agit pas seulement d’interdire un pesticide, mais de changer de paradigme. »

Jaimie Potts pour Day News World

LIQUIDATION DE 735 MAGASINS

AMERICAINS DE TOYS' R' US

Deux jours après la mise en redressement de La Grande Récré, c'est un nouveau coup de tonnerre qui a retenti, jeudi, sur le marché du jouet avec la liquidation annoncée des 735 magasins américains de Toys'R'Us. Célèbre pour ses supermarchés de jouets ouverts dans les années 1980 et 1990 à la périphérie des villes, Toys'R'Us, né après-guerre à Washington, s'était déclaré en faillite en septembre 2017.

La filiale française de Toys'R'Us négocie avec « plusieurs parties intéressées ». « Nous sommes en train d'étudier les mesures à mettre en place dans le but de préserver la continuité de l'activité (des 53 magasins français, ndlr) ainsi que les intérêts de l'ensemble de nos (1.300) collaborateurs », a précisé le directeur général Jean Charretteur.

« Les opérations internationales de l'entreprise en Australie, en France, en Pologne, au Portugal et en Espagne sont en train d'étudier leurs possibilités, y compris un éventuel processus de vente sur leurs marchés respectifs », affirme en outre la société dans un communiqué reçu à la mi-journée.

« Toys'R'Us a également annoncé un processus de réorganisation et de vente de ses activités au Canada", ainsi qu'en Asie et en Europe Centrale, y compris en Allemagne, en Autriche et en Suisse », poursuit le communiqué.

Les industriels ne peuvent que déplorer la disparition de leurs plus gros distributeurs qui permettent aux clients de découvrir les nouveautés.

Le cours de Mattel a perdu 2 % en Bourse à l'annonce de la fermeture des Toys R Us américains.

La faillite de la maison-mère aux Etats-Unis est à mettre sur le dos d'une dette trop importante qui a asphyxier une entreprise contrainte par ailleurs de s'adapter et d'investir pour se moderniser face au e-commerce .

La décision de mise en liquidation de ses 735 magasins américains menace une trentaine de milliers d'emplois, la moitié des effectifs mondiaux du groupe. Ce n'est pas une surprise pour les spécialistes du jouet où existe une concurrence féroce entre magasins spécialisés, grandes surfaces surface et e-commerce. En effet la part de marché du commerce en ligne dans les jouets augmente un peu plus chaque année jusqu'à atteindre 26 % fin septembre en France, comparable à celle des États-Unis % . Les enseignes spécialisées se frottent également à la concurrence du marché d'occasion, via des sites comme LeBonCoin ou eBay.

Cette mauvaise nouvelle affecte non seulement le personnel, mais aussi les petit industriels du jouet et les consommateurs. Peu de choix dans les grands magasins et au contraire sur internet un nombre produits référencés tel que le client est obligé de se concentrer sur de grandes marques.

Le patron de King Jouet, Philippe Gueydon, a estimé qu'il était temps que fournisseurs et enseignes « travaillent main dans la main », dans un souci de « repenser le mode de fonctionnement de la filière », avec des « règles du jeu différentes ». Il en va de leur survie .

Joanne Courbet pour Day News World

LA CROISSANCE REVISEE A 2% EN 2017

SELON LA BANQUE DE FRANCE

Tous les indicateurs de l'activité semblent devoir se maintenir dans le vert. « La demande intérieure ne ralentirait que légèrement de 2018 à 2020 ». Et ce, grâce à la progression soutenue de la consommation des ménages, liée à la fois à « la progression des revenus d'activité et aux mesures de baisses des prélèvements obligatoires », selon les experts de la Banque de France.

De plus « la croissance française ne serait plus freinée par le commerce extérieur », point noir de l'économie française, «  grâce à un fort rebond attendu des exportations en 2018 » lesquelles augmenteraient en effet de 6 % cette année, pour cependant ralentir ensuite à l'horizon 2019-2020 « du fait d'un environnement extérieur moins favorable ».

Le gouvernement table pour sa part officiellement sur une croissance de 1,7% par an sur la période 2018-2020.

« Tout se passe comme si la croissance venait buter sur cette frontière de 2% avant de décélérer », a commenté sur BFM Business le gouverneur de la Banque de France, François Villeroy de Galhau, jugeant que cela renvoyait à la « nécessité des réformes ».

« Notre chance maintenant, elle passe par notre patience et notre persévérance », a-t-il souligné, appelant à maintenir l'effort "dans la durée"

Le gouvernement de la BdF appelle toutefois à la prudence

Alors qu'un débat sur la « cagnotte fiscale » est actuellement en cours, le gouverneur a rappelé que la France avait une dette et un déficit public parmi les plus élevés d'Europe. « Si on commence à distribuer de l'argent qu'on n'a pas gagné, ça se termine mal », a-t-il estimé.

Le taux de chômage inférieur à 8 %

Sur le front de l'emploi, « le taux de chômage baisserait continûment pour atteindre 7,9 % au dernier trimestre 2020, son plus bas niveau depuis fin 2008 », selon la Banque de France (BDF).

Les créations d'emplois, après une année 2017 soutenue, «resteraient dynamiques (...) en se maintenant sur un rythme de l'ordre de +180.000 à +200.000 par an ». La BDF n'exclut pas une correction de la forte baisse du taux de chômage enregistrée au dernier trimestre 2017 mais entrevoit un repli beaucoup plus marqué de celui sur 2018-2020 que dans ses précédentes prévisions.

Le retour de l'inflation

L'inflation se redresserait nettement en 2018, selon la Banque de France. S'agissant de l'inflation en normes IPCH, la Banque de France la voit accélérer à 1,6% cette année, soit 0,2 point de plus que prévu précédemment du fait des prix de l'énergie et des sur le tabac.

Emily Jackson pour Day News World

MACRON PART A LA CONQUETE DU MARCHE INDIEN

Emmanuel Macron a entamé vendredi soir à Delhi une visite d'État de trois jours pour tenter de renforcer la place de la France en Inde.

Force est de reconnaître que jusqu'à aujourd'hui les relations commerciales entre la France et l’Inde sont restées limitées.

« Nous pouvons faire bien plus en termes de bons investissements, de commerce et d’ouverture de nos marchés », selon le président de la République française dans un entretien accordé, jeudi 8 mars, à l’hebdomadaire India Today.

L'ambition affichée du Président est de « faire de l’Inde le premier partenaire stratégique de la France dans la région [asiatique] et faire de la France le premier partenaire stratégique de l’Inde en Europe », a-t-il ajouté samedi en lieu et place du Royaume-Uni, précise-t-il en le disant… en anglais.

Jusqu'à présent l’Inde n’est que le 18e client de la France et son 20e fournisseur à l’échelle internationale. Les échanges commerciaux franco-indiens évalués à 10 milliards d’euros en 2017 découlent essentiellement pour la France de la hausse des exportations due à la vente d’avions Airbus et surtout à la signature de contrats de défense. L’Inde, première importatrice d’armes au monde, a en effet acheté à la France six sous-marins Scorpène en 2005 (dont le premier a été livré en décembre 2017) et 36 avions de chasse Rafale en 2016. Pour l'heure, ce sont donc surtout les ventes de matériel militaire qui dopent les échanges avec l'Inde. Une tendance qui devrait perdurer, dans la perspective de la sécurisation de la zone indo-pacifique où les deux colosses de l'Asie se regardent en chien de faience.

La France et l'Inde devraient d'ailleurs signer un accord pour permettre aux navires de la marine indienne d'accéder aux bases françaises de l'océan Indien pour gérer les questions de logistique.

Mais la France ambitionne une « diversification » de ses exportations dans un pays d’1,3milliard d’habitants avec une croissance qui caracole en tête du G20. D'où la volonté, à côté de l'armement, d'élargir le volet commercial au civil comme dans le solaire, les infrastructures, infrastructures,le nucléaire civil ou l'aérospatiale.

Et pour sa première visite en Inde, le président Emmanuel Macron ne partira pas les mains vides, bien au contraire. Plusieurs milliards d'euros de contrats vont être conclus à l'occasion de ce déplacement de trois jours, a annoncé l'Elysée qui revendique la signature de pas moins de 20 contrats d’une valeur totale de 13 milliards d’euros. Le plus symbolique et important sera, signé dès ce samedi par le groupe aéronautique français Safran. Ce dernier devrait en effet conclure un contrat de 12 milliards d'euros samedi après-midi avec la compagnie aérienne indienne SpiceJet pour la vente et la maintenance des moteurs d’avion. Par ailleurs, la France espère un accord définitif pour la vente de six réacteurs EPR pour l’ouest de l’Inde d’ici la fin de l’année. EDF et la Nuclear Power Corporation of India (NPCIL) ont déjà signé ce samedi à New Delhi un accord portant sur le schéma industriel du projet de centrale de Jaitapur (Sud-Ouest). « Nous espérons une signature définitive d’accord avant la fin de l’année », a-t-on indiqué à l’Élysée. Le secteur des transports est également en lice avec la SNCF qui, après avoir perdu la construction de la ligne entre Ahmedabad et Bombay, espère l' obtention de celle reliant Dehli à Chandigarh.

Suez se voit confier la distribution de l' eau potable ainsi que la modernisation du réseau d'une petite ville du Sud de l'Inde tandis qu' Alstom a remporté des marchés de 75 millions d’euros pour plusieurs projets ferroviaires. Plusieurs entreprises françaises, dont Paprec et 3Wayste, vont également signer des contrats de recyclage de déchets. L’entreprise française Ciel & Terre s'apprête à signer un contrat pour la fourniture et l’installation d’une centrale solaire flottante dans le Tamil Nadu, dans le sud du pays. Par ailleurs l’Agence française de développement doit annoncer, samedi, le déblocage d’une d’une ligne de crédit de 100 millions d’euros pour soutenir le programme indien des smart cities.

« Du sol au ciel, il n’y a pas de domaines dans lesquels nous ne travaillons pas ensemble », a déclaré samedi le premier ministre indien Narendra Modi lors d’une allocution commune à New Delhi avec Emmanuel Macron.

Joanne Courbet pour Day News World

ASSURANCE-CHOMAGE LE GOUVERNEMENT CHOISIT LA CONCILIATION SANS ALLER JUSQU'AU BOUT

L’exécutif semble avoir choisi la voie de la conciliation. Poussé en cela par des partenaires sociaux qui avaient conditionné la signature de l’accord à sa reprise in extenso par le ministère du travail.

« Nous sommes en phase avec le texte de l’accord », a d’emblée déclaré, vendredi, Murielle Pénicaud, la ministre du travail dans un entretien au Parisien. Pour autant, elle prévient :

« Nous discutons, mais pour avancer. Pendant plus de dix ans, le pays est resté dans une forme d’immobilisme alors que le monde a beaucoup évolué.

Emmanuel Macron a été élu parce que les Français attendent du changement. (…) Nous sommes tous au service de l’intérêt général. L’Etat, le Parlement, le patronat et les syndicats. Et chaque acteur doit être dans son rôle. »

Dans les faits, le ministère du travail a donc ainsi décidé de garder une bonne partie des dispositions prévues par les partenaires sociaux, pour ce qui est de l’indemnisation des démissionnaires, des indépendants et enfin de la réduction des contrats courts.

Pour les démissionnaires tout d'abord: ces derniers devront présenter un projet à leur conseiller en évolution professionnelle pour avoir droit à l’assurance-chômage. Après validation– les conditions, les critères sont encore à préciser –, ils recevront alors leur indemnité pendant six mois, au bout desquelles aura lieu un contrôle.

S’il est jugé que les efforts déployés pour leur projet sont suffisants, ils pourront continuer à toucher de l’argent dans les mêmes conditions de temps et de taux que le reste des demandeurs d’emploi.

« Pour la première fois, on va créer un droit pour ceux qui veulent mener un nouveau projet professionnel : créer son entreprise ou changer de métier. C’est un beau choix de société d’accompagner ceux qui ont un projet », a déclaré la ministre dans son entretien au Parisien.

Pour les indépendants ensuite. Eux n'auront pas un centime à cotiser et devraient se voir allouer une indemnité de 800 euros pour seulement six mois. La mesure concernera les artisans, les micro-entrepreneurs, les commerçants, mais aussi, les agriculteurs. « Cette mesure vise notamment les agriculteurs dont les défaillances d’exploitations ont continué d’augmenter en 2017, les artisans, les micro-entrepreneurs, les commerçants indépendants », explique la ministre. Ce n'est pas l'assurance-chômage qui sera mise à contribution, mais la CSG.

Enfin, la limitation des contrats courts, sera, comme le souhaitent patronat et syndicats, laissée à la charge des branches, qui devront négocier un accord avant la fin de l’année. Si elles échouent, elles se verront imposer un système de bonus

Mais on est bien loin d'une généralisation de l'assurance chômage aux indépendants et aux démissionnaires que le candidat Macron avait promise.

C’était pourtant l’une des promesses de campagne du candidat Macron. Après les ordonnances travail renforçant la flexibilité, il a prévu un volet sécurité afin de rééquilibrer la balance. Pour cela, il s’est engagé à étendre l’assurance chômage « aux salariés qui démissionnent et aux indépendants ».

La réforme qui se dessine paraît bien très en deçà de cet objectif.. |

Mais tel qu’il est conçu, le dispositif devrait à peine concerner plus de 29 000 indépendants et 35 000 démissionnaires.

Une extension de l’assurance chômage aux trois millions d’indépendants aurait coûté très cher. Les conditions d’obtention de l’allocation sont donc très restrictives.

Andrew Preston pour Day News World

REFORME DE LA SNCF INDISPENSABLE FACE A UN BILAN DESASTREUX ET A L'OUVERTURE DE LA CONCURRENCE

Le premier ministre a dévoilé ce lundi, en vingt minutes, lors de sa conférence de presse les grands axes de la réforme de la SNCF après avoir constaté en préambule « la situation alarmante, pour ne pas dire intenable » de l'état de la SNCF. « Les Français, qu'ils prennent ou non le train, payent de plus en plus cher pour un service public qui marche de moins en moins bien. » a-t-il asséné .

En voici les grandes lignes issues pour certaines du rapport Spinetta.

Fin programmé du statut de cheminot

Alors qu'une ouverture du rail à la concurrence se prépare, le statut de cheminot , qui existe depuis 1920 et procure certains avantages, ne sera plus accordé aux nouveaux entrants qui seront embauchés via un contrat de travail « classique ».«Aux nouvelles générations, aux apprentis, à tous ceux qui veulent s'engager dans la SNCF, nous disons qu'ils bénéficieront des conditions de travail de tous les Français, celles du Code du travail. À l'avenir, à une date qui sera soumise à la concertation, il n'y aura plus de recrutement au statut», a-t-il déclaré . Par contre ceux qui travaillent déjà à la SNCF conserveront leur statut. Sur ce point, le début des concertations est prévu début avril.

Pas de suppressions des petites lignes

Le rapport Spinetta préconisait la fermeture de nombreuses lignes peu fréquentées, mais permettant de desservir des territoires parfois enclavés.Contrairement aux préconisations de ce rapport et répondant aux inquiétudes de certaines collectivités et usagers Édouard Philippe a affirmé qu'il refusait d'engager «une réforme des petites lignes».

« On ne décide pas la fermeture de 9000 km de lignes depuis Paris sur des critères administratifs et comptables. Dans bien des territoires, le rail est au cœur de la stratégie des régions comptables. Dans bien des territoires, le rail est au cœur de la stratégie des régions pour le développement des mobilités», a souligné le locataire de Matignon.

Pas de "privatisation de la SNCF"

Sur le statut de l'entreprise, Edouard Philippe ne retient pas l'idée du rapport Spinetta de transformer la SNCF en société anonyme. Par contre, Matignon entend transformer le statut de l'entreprise, «en société nationale à capitaux publics.». « La SNCF est un groupe public qui porte des missions de service public. Elle est dans le patrimoine des Français et elle y restera », a assuré le Premier ministre

Le soutien de l’État pour la dette

La dette de SNCF Réseau s’élève aujourd’hui à quasiment 50 milliards d’euros. Un gouffre qui pourrait menacer, à terme, l’existence de l’entreprise. En contrepartie de l’application du nouveau pacte ferroviaire, l’État « prendra sa part de responsabilité » sur la dette, a indiqué le Premier ministre, « avant la fin du quinquennat » sans donner plus de précision sur le montant.

Le retour des ordonnances

Pour mener à bien la réforme du rail, le gouvernement compte recourir aux ordonnances, qui permettent d'éviter de longs débats au Parlement comme l'avait laissé entendre Christophe Castaner avec pour objectif de faire voter les «principes clés» de la réforme «avant l'été».La concertation ou le débat parlementaire auront bien lieu, selon le locataire de Matignon qui souhaite réserver le passage par « ordonnances aux seuls aspects techniques ».

Certaines organisations syndicales ont d'ores et déjà menacé de déposer un préavis de grève reconductible.Sept syndicats de fonctionnaires sur neuf ont appelé à faire grève le 22 mars, jour où la CGT-cheminots mobilisera également contre les projets de réforme de la SNCF. Ils

Les fédérations CGT, UNSA, Sud-Rail et CFDT avaient averti qu'elles «  réagiraient de manière forte et avec détermination s’il entendait utiliser l’ordonnance en tout ou partie dans le cadre de la nouvelle réforme ferroviaire ». Un tel choix serait considéré comme un passage en force, et donc comme une « déclaration de guerre ».

Au Premier ministre de conclure que "le temps est venu d'oser la réforme que les Français savent nécessaire".

Britney Delsey pour Day News World

LA CORRUPTION SEVIT DANS TOUS LES PAYS

 

L'ONG Transparency International publie son rapport annuel sur la corruption dans le monde pour la vingt-cinquième année consécutive pays par pays.

Certes les critères de l’ONG sont extrêmement exigeants puisque pour évaluer les pays, un indice de perception de la corruption dans l’administration publique est calculé s'appuyant sur une échelle allant de 0 (très corrompu) à 100 (très vertueux).

Mais le constat s'avère alarmant : aucun pays n'échappe à la corruption et globalement la perception de la corruption a tendance à s’aggraver.

Des chiffres : 124 pays ont un score inférieur à 50, les deux tiers des 180 pays n’ont donc pas la moyenne. La moyenne mondiale s'élève à 43 seulement tandis qu'elle est de 66 pour l'Union européenne et l'Europe de l'Ouest.

Selon le communiqué de l'ONG, la Côte d'Ivoire, le Sénégal et le Royaume-Uni sont les pays qui le plus progressé en matière de lutte contre la corruption ces dernières années.

Les premiers de la classe reste le Danemark et la Nouvelle-Zélande avec 9 sur 10.

En Europe ( l'Union Européenne et son voisinage) quatre pays se distinguent cette année encore : le Danemark, la Finlande, la Suisse et la Norvège caracolent en tête du classement européen et international des pays luttant le plus efficacement contre la corruption.

Parmi les pays de l'UE, le Royaume-Uni prend la 4ème position à l'échelle européenne , l'Allemagne la 5ème position (12ème au niveau international). La France occupe seulement la 9ème au sein des pays de l’Union européenne (23ème au niveau international) .Dans un communiqué publié avec l'indice 2017, l'ONG appelle le «  gouvernement [français] à poursuivre les efforts engagés et à mettre en œuvre les mesures attendues, sans attendre un nouveau scandale » constatant que la France se contente de prendre des mesures lorsqu'éclate un nouveau scandale. Cette méthode ne contribue pas à donner « une réponse satisfaisante aux perceptions négatives et à la crise de confiance que traverse notre démocratie » . L'Italie est reléguée à la 18ème place (54ème au classement mondial).

Certes la plupart des pays de l'Union européenne se situent dans le top 50 des pays les moins corrompus au monde, mais la situation reste toujours très préoccupante en Grèce, en Roumanie, en Hongrie et en Bulgarie (ce pays termine 23ème et dernier au tableau de l'UE et en 71ème place au classement international!). La situation est bien pire pour plusieurs pays, voisins immédiats de l'Union européenne : c'est le cas de la Serbie (77ème rang), de l'Albanie et de la Bosnie (ces deux pays se classent au 91ème rang mondial).

Les Etats-Unis, quant à eux, sont classés en 16ème position.

Les pays émergents souffrent davantage de la corruption. Ainsi en est-il des cinq pays qui forment les BRICS (le Brésil, la Russie, l’Inde, la Chine et l’Afrique du Sud) où la croissance et la prospérité créent plus d’inégalités. La note du Brésil est passée de 4,3à 4. La Russie est à 2,9 sur 10 depuis quatre ans ,un score fort médiocre .

Autre constat: il existe une forte corrélation entre le niveau de corruption perçu et le degré de liberté des journalistes. « Les pays qui protègent le moins la presse ou les organisations non-gouvernementales tendent également à avoir les pires taux de corruption » s'inquiète également l'organisation basée à Berlin.

L'ONG Transparency International pointe le manque d' efforts déployés pour combattre ce fléau qui n'épargne aucun pays.Le classement est mené par la Nouvelle-Zélande avec un score de 89 et à la dernière place se situe la Somalie.

Britney Delsey pour Day News World

LES PROPOSITIONS CHOCS

DU RAPPORT SPINETTA SUR LA SNCF

Dans le cadre de l'ouverture du transport ferroviaire à la concurrence le gouvernement a demandé un rapport. L'ouverture à la concurrence fait suite à des directives européennes que la France est tenue de transposer dans sa loi au plus tard à la fin de 2018. Les concurrents de la SNCF devraient ensuite faire rouler leurs trains dans l’Hexagone à partir de 2021.

Le rapporteur Jean-Cyril Spinetta, l'ancien patron d'Air France, estime que « la situation du transport ferroviaire est préoccupante » et que ses « performances ne sont pas satisfaisantes ». C'est pourquoi le rapport, qui comporte 43 propositions, présenté jeudi 15 février au Premier ministre, par Jean-Cyril Spinetta, préconise une réforme en profondeur du système .

Voici quelques propositions chocs :

1°Une transformation de l'entreprise publique en société anonyme . Actuellement composé de trois établissements publics à caractère industriel et commercial (Epic) : SNCF, SNCF Réseau et SNCF Mobilités, les deux Epic que sont SNCF Mobilités (qui exploite les trains) et SNCF Réseau (qui gère les rails),deviendraient des sociétés anonymes à capitaux publics ,statut qui n'assurerait plus une garantie illimitée de l'Etat. Un garde-fou contre la « tentation » de l’endettement permanent,selon le rapport, les prémices d'une privatisation selon les syndicats.

La fin du statut de cheminot pour les nouvelles embauches en prônant de le remplacer par un «régime conventionnel» sur le modèle de ce qui a déjà été fait pour La Poste et Orange. Il s'agit de remettre en question ce statut très particulier «afin de placer l'opérateur historique dans une situation concurrentielle équitable vis-à-vis des nouveaux entrants, et d'adapter la protection des salariés aux risques et aux opportunités du nouveau contexte concurrentiel». Le recours pendant deux ans à des départs volontaires permettrait également de supprimer les "excédents d'effectifs" estimés à 5000 personnes.

3°La réduction du réseau TGV : il s'agirait de ne plus construire de nouvelles lignes TGV puisque selon le rapport « le réseau à grande vitesse peut être considéré comme abouti ». Par contre serait souhaitable la régénération des lignes les plus anciennes comme Paris-Lyon, Paris-Tours et Paris-Lille.

4° Des fermetures de "petites lignes", peu rentables mobilisant actuellement 16% des moyens consacrés au ferroviaire pour moins de 10% des trains et transportant seulement 2% des voyageurs. Ainsi l'on peut interroger la pertinence d'une ligne Rennes-Nantes via Châteaubriand, doublon de la Rennes-Nantes via Redon, mais bien moins fréquentée. Ou encore celles partant de Guingamp avec pour terminus Carhaix et Paimpol, distantes de 50 et 30 km. « L'économie liée à la fermeture des petites lignes pour le système s'élèverait a minima à 1,2 milliard d'euros annuels (500 millions d'euros sur l'infrastructure et 700 millions sur l'exploitation des 500 millions d'euros sur l'infrastructure et 700 millions sur l'exploitation des trains. »

5° La nécessité en contrepartie de modernisation du réseau urbain et périurbain entrepris depuis 2013, qui « doit être et rester la priorité pour les vingt ans à venir ».

Syndicats et cheminots sont déjà sur le pied de guerre dénonçant « politique antiferroviaire » et ont lancé un appel à la grève pour le 22 mars.

Britney Delsey pour Day News World

VERTIGINEUSE PERTE D'EMPLOIS DANS

L' INDUSTRIE FRANCAISE OU

"DESTRUCTION CREATRICE" SHUMPETERIENNE

C'est un véritable paysage de la désindustrialisation française que vient de dessiner l'Insee.

'' L'industrie a perdu un demi-million d'emplois en 10 ans" - Selon l'Insee, 27.300 entreprises industrielles ont disparu entre 2006 et 2015. Alors que 2017 marque un rebond, Emmanuel Macron défend la «destruction créatrice» selon la théorie de l'économiste Schumpeter. La « destruction créatrice » désigne le processus continuellement à l'œuvre dans les économies et qui voit se produire de façon simultanée la disparition de secteurs d'activité économique conjointement à la création de nouvelles activités économiques.

L'industrie française est en déclin comme le montrent les chiffres publiés par l'Insee mercredi 14 février. Entre 2006 et 2015, l'industrie manufacturière a perdu Ce ne sont pas moins de 27.300 établissements (- 18 %) et 530.000 salariés (- 16 %) qui ont été perdus. «La crise de 2008-2009 a durement touché ce secteur, déjà en repli auparavant ; cette tendance s'est poursuivie ensuite», relève l'Insee si bien que fin 2015, ne restait plus que 123.300 entreprises et 2,7 millions de salariés dans l'industrie manufacturière.

«Plusieurs causes structurelles sont généralement évoquées, notamment les gains de productivité, l'externalisation vers les services, une concurrence étrangère accrue, parfois accompagnée de délocalisations, ou encore la déformation de la demande au profit des services», indique l'Institut de la statistique.Entre 2008 et fin 2015, la production industrielle a reculé de 15 %.

Presque tous les secteurs d'activité ont été frappés, surtout le textile (- 37 %) avec la concurrence asiatique , le bois-papier-imprimerie(-26%), la sidérurgie ainsi que l'automobile , notamment dans ses établissements de plus de 250 salariés.

Seuls l'agroalimentaire ont résisté au repli général alors que certaines activités très spécifiques,connaissent un essor, notamment la construction aéronautique et spatiale (+28%).

Par zones géographiques, le recul a été général sur le territoire national mais l'étude montre que l'industrie est en repli « plus particulièrement dans le bassin parisien, le nord, l'est et le centre de la France».

La situation française est-elle préoccupante? Emmanuel Macron, devant la presse présidentielle mardi soir,s'est voulu rassurant «Le fait qu'il ait des destructions d'emplois ne doit pas conduire à une préoccupation politique. Dans la vie économique, il y a des emplois qui meurent et d'autres qui naissent. Si on se met à vouloir bloquer cette transformation, on enraye tout dans la vie économique.»

«Il peut y avoir du volontarisme politique - je crois dans la défense des intérêts stratégiques -, mais quand il y a des changements technologiques, il est normal que des emplois disparaissent.» a-t-il souligné.

Reprenant la théorie du célèbre économiste Schumpeter décédé en 1950, Emmanuel Macron défend la «destruction créatrice» à l'œuvre. La destruction de certains emplois » pourrait recréer de l'emploi industriel » adapté aux nouveaux défis de la « troisième révolution industrielle »..La « destruction créatrice » désigne selon Schumpeter le processus continuellement à l'œuvre dans les économies et qui voit se produire de façon simultanée la disparition de secteurs d'activité économique conjointement à la création de nouvelles activités économiques.

Sur l'année 2016, 136 sites auraient été ouverts et autant arrêtés... En 2017, la production manufacturière a connu une embellie de 4,9 % tandis que l'industrie commence à cesser la destruction d'emplois. Pour la première fois depuis 2009, les ouvertures de sites industriels ont donc été nettement plus nombreuses que les fermetures en France sur les huit premiers mois de 2017, même si le nombre d'emplois moyen des nouveaux établissements est en baisse, selon une étude publiée en septembre dernier.

Un vent d'optimisme ?

Il s'avère indispensable que l'investissement et l'innovation permettent non seulement le renouvellement de l'outil productif vieillissant des entreprises industrielles françaises, mais aussi assure la transition vers des produits dans lesquels le numérique va devenir omniprésent.

Ambition qui ne pourra exister qu'avec une stabilité de la fiscalité française.

Joanne Courbet pour Day News World

SCANDALE LACTALIS SUITE

PLAINTES CONTRE LE LAIT CONTAMINE

Les plaintes pour négligence voire pour escroquerie abondent. Au total, l'Institut Pasteur dénombre plus de 200 bébés contaminés à la Salmonella Agona depuis 2005, dont trente-sept nourrissons en France, ainsi que deux en Espagne et un autre probable en Grèce au cours de l'année 2017.

Une première épidémie en 2005 liée à l' usine Craon en Mayenne avait déjà touché 146 nourrissons ce qui avait occasionné une première plainte pour escroquerie...

La direction générale de l'alimentation a accusé mardi Lactalis de ne pas avoir signalé un cas de contamination à la salmonelle en 2011.

L'association Foodwatch dépose plainte ce mercredi pour douze infractions mettant en cause le fabricant de laits infantiles, la grande distribution, un laboratoire et les autorités.

Sept familles se sont associées à cette plainte déposée contre X qui s'ajoute à une douzaine de plaintes déjà enregistrées au pôle santé publique du parquet de Paris, chargées de les centraliser dans le cadre d'une enquête pour «blessures involontaires» et «mise en danger de la vie d'autrui» ouverte le 22 décembre.

D'autres familles s'apprêtent à porter plainte..Ces infractions  vont de la mise sur le marché d'un produit préjudiciable à la santé à l'inexécution d'une procédure de retrait ou de rappel d'un produit à la tromperie aggravée et la mise en danger d'autrui en passant par l'exportation vers un pays tiers à l'Union européenne d'une denrée alimentaire préjudiciable à la santé.

Pour Foodwatch , association de consommateurs spécialisée dans les questions d'alimentation, il tombe sous le sens que la transparence de l'entreprise de production laitière a été mise a mal. En effet, auditionné par les commissions des affaires économiques et sociales du Sénat, son directeur a déclaré que l'entreprise productrice de lait n'avait pas transmis les résultats d'autocontrôles positifs à la salmonelle de son usine de Craon lors des inspections des dernières années par les services sanitaires.. « Ce que l'on constate, c'est qu'il y a un décalage entre les éléments donnés au niveau de l'inspection et ce qu'on a pu récupérer comme autocontrôles à la suite de la crise », a déclaré Patrick Dehaumont, auditionné par les commissions des Affaires économiques et sociales du Sénat. Tombe également sous le sens que «  Producteurs, distributeurs, laboratoire et bien sûr autorités publiques ne pouvaient les ignorer. Et pourtant, ils ont fait preuve de négligence», dénonce Karine Jacquemart, a directrice de l'association.

L'ensemble de ces interlocuteurs désignés ne pouvaient donc ignorer le risque comme on l'a démontré dans un article précédent.

Pour Foodwatch il s'avère évident que «ces différents intervenants ont méconnu leurs obligations en matière de prévention des risques sanitaires» mais aussi «dans la gestion particulièrement défaillante» de la crise provoquée par la découverte de salmonelle dans des laits infantiles produits par Lactalis.

Britney Delsey pour Day News World

COMBIEN DE SDF SONT CONDAMNES

A PASSER LEUR VIE DEHORS

Alors qu'une femme de 52 ans est morte la nuit dernière, rue Lafayette dans le 9e arrondissement de Paris, la polémique sur les sans-abris bat son plein après les propos scandaleux de deux LREM l'un députéde Paris Sylvain Maillard, l'autre Julien Denormandie, secrétaire d'Etat auprès du ministre de la Cohésion des territoires

Il faut savoir que seule une enquête de l'Insee, datant de 2012, établit à 143.000 le nombre de personnes sans de domicile en France, dont 28.800 adultes francophones dans l'agglomération parisienne . Réactualisé en 2018, on compterait plus de 158000 SDF en France selon les autorités. Un chiffre très certainement minoré.

Selon les associations, le gouvernement cherche à minimiser le nombre des sans-abris pour mieux coller à la promesse d'Emmanuel Macron faite en juillet selon laquelle il n'y aurait plus "personne dans les rues, dans les bois, d'ici la fin de l'année".

Mais cette promesse, comme tant d'autres, n'a pas été tenue !

De plus une polémique a pointé du doigt la déconnexion des hommes politique de la réalité. Pourtant des LREM censés venir de la société civile et censés être plus proche du terrain.

Commentant sur France Inter le rapport de la fondation Abbé Pierre sur le mal-logement, Julien Denormandie, secrétaire d'Etat auprès du ministre de la Cohésion des territoires, avait défendu l'"effort sans précédent" du gouvernement en matière d'hébergement d'urgence, avec l'ouverture de plus de 13.000 places depuis le début de la trêve hivernale. Il avait cependant soulevé un tollé en affirmant que seuls "une cinquantaine d'hommes isolés en Île-de-France" avaient dormi dans la rue la nuit précédente !! A-t-il déambulé ne serait-ce que dans les grandes avenues menant aux hôpitaux Cochin, Port-Royal pour se dessiller les yeux. Un alignement de tentes dressées sur le long de ces boulevards ? Impressionnant mais déroutant dans ce beau quartier  de la Capitale !

La polémique a ensuite continué à enfler lorsque le député LREM de Paris Sylvain Maillard avait enfoncé le clou quelques jours tard assurant que ce chiffre était "exact", ajoutant que "même dans les cas de grand froid, certains SDF ne souhaitent pas être mis à l'abri".

Des mensonges éhontés face à l'impuissance de l'Etat à héberger les sans-abris.

"Aucun Parisien ne peut donner foi à de telles déclarations", a répliqué dimanche dans le JDD Louis Gallois, président de la Fédération des acteurs de la solidarité, évoquant des "propos insupportables".

"Si on commence à dire que le problème, c'est que les personnes ne veulent pas aller dans le centres d'hébergement, ça veut dire qu'on ne souhaite plus regarder l'insuffisance de la force publique", estime Christophe Robert.

Alors même que l'exécutif se défend de minorer le nombre de personnes à la rue dans Paris, plus de 2.000 bénévoles et associatifs vont quadriller les rues de la capitale jeudi lors d'une "Nuit de la solidarité" avec un objectif bien précis: savoir combien de personnes dorment dans la rue, une fois que toutes les places d'hébergement ont été attribuées par le 115 (numéro d'urgence du Samu social de Paris). Le 115 recevrait 6.000 appels par jour et ne peut en prendre que 1.500 !!! Pour le Samu social entre 2.500 et 3.000 personnes dormirait dans la rue ou dans des lieux non prévus pour l'habitation, chaque nuit, à Paris.

C'est une méthode qui a déjà fait ses preuves à New-York, à Bruxelles et à Athènes mais qui n'a jamais été expérimentée en France !! Peut-être ce moyen permettra-t-il peut-être de sortir de l’hypocrisie dans laquelle se drape le gouvernement pour avoir bonne conscience..

"On a des déclarations ministérielles complètement déconnectées des réalités de terrain", selon Florent Gueguen, qui déplore "une instrumentalisation politique de la situation des sans-abris".

Joanne Courbet pour Day News World

LES ENJEUX ET LA REFORME DE L'APPRENTISSAGE

 

«L'ambition c'est (...) de transformer le dispositif actuel d'organisation et de fonctionnement de l'apprentissage pour en faire un élément clé, la meilleure des solutions peut-être pour lutter contre le chômage des plus jeunes», a résumé le premier ministre Edouard Philippe ce vendredi

 

Le gouvernement a levé vendredi 9 février le voile sur les principales mesures de la réforme de l'apprentissage qui a mauvaise presse en France alors qu'en Allemagne, en Suisse ou dans les pays nordiques l'apprentissage est valorisé. Comment donc redorer le blason de la filière et attirer la jeunesse ?

Alors que le chômage des jeunes reste très élevé, des métiers n'arrivent pas à recruter. Il s'avère donc nécessaire de recruter. Face à ce double défi le gouvernement s'est engagé sur trois voies.

Tout d’abord ce qui change pour les jeunes :

Jusqu’ici l’âge limite pour entrer en apprentissage était fixé à 26 ans, il se voit repoussé à 30 ans. Par ailleurs, «tout contrat en alternance sera financé», assure le ministère.Un jeune qui trouve une entreprise l' acceptant en apprentissage aura un droit garanti au financement de son contrat. En ce qui concerne le salaire, il augmentera de 30 euros net par mois pour les 16-20 ans et ceux de 18 ans se verront attribuer une aide de 500 euros pour passer le permis de conduire .Un système de certification des CFA sera également instauré afin de valider la qualité des formations dispensées.

Ceux qui ne «disposent pas des connaissances et des compétences requises», bénéficieront d’une prépa apprentissage pour acquérir les «prérequis nécessaires, s’agissant notamment des savoirs de base et du savoir-être». De plus en cas de rupture de contrat de travail en cours d'année, l’apprenti pourra prolonger de six mois sa en centre de formation des apprentis (CFA). Erasmus apprentissage offrira le double de places soit15 000 par an et pour des échanges pouvant durer plusieurs mois.

Les changements pour les entreprises:

Le différentes aides à l’embauche connaîtront une unification en une seule et cette aide aura pour cible les TPE-PME et les niveaux bac et pré-bac . Cette aide qui s'élèvera à un peu plus de 6 000 euros pour deux ans, permettra pour les boîtes de moins de 250 salariés, que «le reste à charge mensuel d’un jeune soit de 65 euros par mois la première année et de 424 euros la seconde».

En plus l'embauche des apprentis sera réalisable tous les mois de l 'année  et non plus calqué sur le calendrier scolaire. Enfin sur le plan du droit certains secteurs tel le BTP pourront employer les mineurs quarante heures, avec paiement d’heures supplémentaires entre trente-cinq et quarante heures.

Les changements pour le financement et la gestion du système:

Une seule cotisation «alternance» à la charge des entreprises est instaurée : le taux reste à être fixé par les partenaires sociaux

Le financement des CFA se fera en fonction du nombre de contrats ce qui les incitera à accroître leurs capacités d'accueil . Aux branches professionnelles dorénavant de récupérer l’essentiel du financement , de déterminer le coût de chaque contrat. Dans le but de renforcer les liens avec les entreprises, les partenaires sociaux des branches professionnelles seront coauteurs des diplômes professionnels avec l'État.

Ce projet de réforme a engendré les foudres des régions:

.Les régions ont immédiatement réagi aux annonces du gouvernement. «Cette réforme n'est pas celle que proposaient les régions et ne répond pas aux véritables enjeux du développement de l'apprentissage», écrit l'association Régions de France, qui réunit les présidents de région, dans un communiqué.

«Une compétence décentralisée et pilotée avec efficacité par les régions sera très largement centralisée» ajoute-t-elle. Pour une fois que le transfert de compétence se fait dans le sens régions Etats ...

Mais de reconnaitre «que l'apprentissage est un levier majeur pour l'accès à l'emploi de notre jeunesse et continueront, comme elles l'ont toujours fait, à promouvoir cette filière d'excellence dans laquelle elles croient».

Andrew Preston  pour Day News World

 

LA DIFFERENCE DE REVENU ENTRE

LES GENERATIONS SE CREUSE EN EUROPE

En Europe, les revenus des jeunes de 18 à 24 ans stagnent depuis 2007,tandis que ceux des plus de 65 ans ont augmenté de 10%, selon le Fonds monétaire international (FMI).

Christine Lagarde, directrice générale du FMI , souligne qu'aujourd'hui, «près d'un jeune sur cinq recherche toujours du travail en Europe». Pour elle « réduire les inégalités à travers les générations va de pair avec une croissance durable et une confiance retrouvée au sein de la société ».

Les jeunes n'obtiennent pas suffisamment de mesures incitatives ou de crédits d’impôts pour les revenus les plus faibles.

Pourtant les solutions existent.

Pour diminuer l'écart de revenus entre les générations, Christine Lagarde se tourne vers des exemples de réussite européens. : l'Allemagne notamment avec ses programmes d'apprentissage mais également le Portugal qui exempte le premier emploi de taxes sociales pendant trois ans. «Même si le chômage reste élevé, cette mesure va dans le bon sens», plaide l'ex-ministre de l'économie de Nicolas Sarkozy.

Pour elle il y aurgence à s'emparer du problème à bras-le-corps. «Si l'on n'agit pas, une génération pourrait ne jamais s'en remettre» ,alerte Christine Lagarde

Un appel  déjà lancé par le F.M.I au début de la décennie actuelle.

Andrew Preston pour Day News World

ENDIGUER L'ABSENTEISME SELON

LA SECURITE SOCIALE !!

La sécurité sociale affiche sa volonté d'endiguer l'absentéisme des salariés dont les chiffres ont bondi : +7,5% en six ans, entreprises publiques et privées confondues.

Pas plus facile pour elle : il lui suffit de donner les motifs des arrêts maladie de ses salariés. Seules seront concernées les entreprises de plus de 200 salariés.

Ce serait une façon d'alerter ces dernières sur les conditions de travail partant du principe qu'il y a une corrélation entre ces dernières et les arrêts maladie selon la Secu. L'Assurance maladie veut inciter les entreprises à prévenir les risques professionnels.

De plus seraient concernées les entreprises au très fort taux d’absentéisme  par rapport aux  entreprises d’un même secteur.

.Et le respect du secret médical et de la protection des données personnelles des salariés?

Les médecins ont exprimé leur inquiétude.

« Le plus grave est qu’il y ait un décret qui permette à l’Assurance-maladie de se passer de l’autorisation de la CNIL [Commission nationale de l’informatique et des libertés] », déclare le président de la Fédération des médecins de France, Jean-Paul Hamon.

Seuls les Troubles musculo-squelettiques (TMS), les lombalgies ou les risques psychosociaux (RPS)-entendons dépressions crises d'angoisse, burn-out- seraient concernés. Et pour rassurer le salariés, la Sécu se servirait d' un algorithme plongeant dans ses fichiers pour l'identification des pathologies, fichiers constitués à partir des consultations et des médicaments remboursés .

Elle assure également que l'identité des malades ne peut être retrouvée dans la mesure où les sociétés visitées comptent au moins 200 salariés afin que le lien entre les causes d'absence et les salariés soit impossible. A moins d'être un bon DRH...

De plus les partenaires sociaux auraient donné leur feu vert...

On ne peut que s'attendre à ce que l'expérimentation devienne généralisée, éventuellement dans des entreprises de plus petite taille ... Un traçage de plus du citoyen ?

Britney Delsey pour Day News World

LE SOMMET "CHOOSE FRANCE" DE MACRON

ET SON ATTRACTIVITE

Deux jours à peine avant le forum économique mondial de Davos en Suisse, quelque 140 dirigeants de multinationales se sont réunis lundi pour un mini-sommet à l'invitation d'Emmanuel Macron au château de Versailles et une dizaine de leurs homologues français, le tout en présence d'Emmanuel Macron et de l'essentiel du gouvernement. Le sommet Choose France un Avant-Davos ?

Pour casser cette image, l'Élysée a voulu que ces rencontres débouchent des annonces concrètes, porteuses d'emplois. «Certains projets n'auraient pas vu le jour sans les réformes que nous avons menées», a même insisté Benjamin Griveaux, le porte-parole du gouvernement.

Au programme : convaincre chefs d'entreprises et investisseurs de miser sur la France sur dans un contexte post-Brexit.

Emmanuel Macron est venu visiter l’usine Toyota dans les Hauts-de-France lundi, la direction de l’entreprise japonaise annonçant la création de 700 CDI. La France est attractive pour ce géant de l'automobile japonais pourquoi ne le serait-elle par pour d'autres ?

En effet installé dans le Nord de la France, en 1999, le groupe nippon n’a cessé d’investir, chiffrant à 1,4 milliard d’euros son investissement sur l’usine. Dimanche, le président Luciano Biondo, a annoncé plus de 300 millions d’euros en faveur de la modernisation de cette usine, l’un des principaux sites de production de Toyota en Europe, avec pour ambition de produire d’ici 2020 plus de 300 000 véhicules par an, contre 230 000 actuellement. « Ce qui est important, c’est d’avoir un site compétitif en accélérant la modernisation de notre outil », a-t-il insisté.

Macron a montré l’illustration du savoir-faire français tout en se mettant au diapason avec la« Culture Toyota »

« Dans notre usine Toyota, il y a de la rigueur, du respect et une vision industrielle, confirme Thomas Mercier, délégué CFDT, syndicat majoritaire (40 %). La culture japonaise fait la différence. On a la chance d’avoir une direction franche et directe.

La France qui a convaincu  Toyota en a convaincu bien d'autres.

Ce sommet de l'attractivité économique baptisé "Choose France" ("Choisissez la France") réunit les dirigeants de Goldman Sachs Lloyd Blankfein, de JP Morgan Jamie Dimon et de Facebook Sheryl Sandberg. Les groupes Rolls Royce, SAP, UPS, Bosch, GlaxoSmithKline, Novo Nordisk, Novartis, Cisco, Google, Alibaba ou JD.com sont également présents. Emmanuel Macron en aurait convaincu quatre ou cinq de choisir ce jour-là pour annoncer des investissements significatifs en France ...

Toyota constructeur japonais annonce un investissement de 300 millions d'euros sur son site d'Onnaing, près de Valenciennes (Nord), qui compte actuellement 3.800 personnes permettant un recrutement de 700 CDI et 100 intérimaires d'ici à 2020et l'augmentation de la capacité du site. Cet investissement doit également permettre de produire la quatrième génération de la Yaris en 2020 et un nouveau modèle en 2021.

La plus importante annonce concerne l'éditeur allemand de logiciels de gestion SAP, qui va investir 2 milliards d'euros en France sur cinq ans, dont 750 millions en R&D. Il accompagnera également des start-up en amorçage, créera un incubateur dans l'Hexagone et achètera une pépite française du deep learningL'allemand SAP va dégager une enveloppe de 2 milliards en cinq ans, dont 750 millions en R&D.

Le groupe pharmaceutique Novartis ambitionne de se développer dans le domaine des biotechnologies en France, via la finalisation de l'acquisition d'un peu plus de trois milliards d'euros d'Advanced Accelerator Applications (AAA), une biotech française dans la médecine nucléaire. Novartis a également donné son feu vert pour le plan d'investissement sur trois ans de 900 millions d'euros, en essais et recherche clinique, dans le nouveau siège social à Rueil-Malmaison et dans l'extension de l'usine de Huningue (Haut-Rhin).

Le groupe de Mark Zuckerberg va investir 10 millions d'euros supplémentaires en France via son centre de recherche dans le domaine de l'intelligence artificielle. Le site parisien de FAIR, le laboratoire de recherche du groupe en intelligence artificielle du groupe, accueillera à l'horizon 2022 60 chercheurs et ingénieurs et 40 doctorants.

Le groupe s’intéresse également à la formation de 65.000 personnes aux compétences digitales en France d'ici fin 2019. Il concernera 50.000 personnes éloignées de l'emploi d'ici fin 2019 en partenariat avec Pôle Emploi et 15.000 femmes. "On est dans le registre de l'emblématique, ça envoie le signal de la compétitivité de la France sur l'intelligence artificielle et c'est fondamental dans le monde, vis-à-vis des Etats-Unis et de l'Asie", insiste-t-on à l'Elysée.

En ouverture, Édouard Philippe a aussi annoncé des mesures générales. Au 1er mars seront créées des chambres commerciales internationales au sein du tribunal de commerce et de la cour d'appel de Paris, permettant notamment de juger des contrats conclus en droit anglais. Le gouvernement a annoncé également de nouvelles mesures pour renforcer l'attractivité de la France pour les entreprises internationales comme l 'exonération temporaire des cadres impatriés d'affiliation aux régimes de retraite.

Des mesures qui complètent celles prises début juillet, centrées sur les banques, dont la suppression de la tranche à 20% de la taxe sur les salaires, l'exclusion des primes et bonus des "preneurs de risques" du calcul des indemnités de licenciement et l'annulation de l'extension de la taxe sur les transactions financières aux opérations intraday.

Paris Europlace a salué dans un communiqué ces annonces parmi lesquelles l'exonération temporaire d'affiliation aux régimes de retraite pour les cadres impatriés, la mise en place de nouvelles Chambres internationales spécialisées auprès du Tribunal de Commerce de Paris et de la Cour d'appel de Paris pour juger des affaires de droit international, ainsi que le développement de l'offre scolaire internationale en France.

Des mesures qui renforceront l'attractivité de la France et de Paris "dans le contexte notamment du Brexit", souligne l'organisation qui représente les intérêts de la Place financière de Paris.

Joanne Courbet pour Day News World

TOYOTA ET L'ATTRACTIVITE

DES HAUT-DE -FRANCE

Le président Emmanuel Macron devrait se rendre, lundi 22 janvier, à Toyota-Onnaing pour annoncer que le géant japonais investira 400 millions d’euros

Après dix-sept ans de fonctionnement, l'usine d'Onnaing, près de Valenciennes avait besoin d'être remise à niveau.Un montant de l’investissement massif prévu par l’entreprise japonaise :

400 millions d’euros et pas moins de 700 nouveaux salariés vont être accueillis sur le site sur 3900 CDI et intérimaires.

Toyota souhaite en effet ,en plus de celle de la Yaris. lancer, dès 2020, la fabrication de 300 000 citadines compactes (dites « du segment B », comme la Renault Clio)contre 230 000 actuellement.

Avec cette décision, Toyota consolide sa position d’industriel majeur de l’automobile en France.

La Yaris était déjà en 2017 la voiture la plus produite sur le territoire national avec 233 650 véhicules assemblés sur les lignes de l’usine d’Onnaing, talonnée par la Peugeot 3008 (218 000 voitures produites en 2017).

La Yaris est aussi l’une des voitures « françaises » les plus exportées, puisque ses ventes dans l’Hexagone ont culminé l’an dernier à 31 400 véhicules, soit 13 % de la production, les 87 % restants étant écoulés dans le reste de l’Europe.

Présent sur tous les gros dossiers industriels de la région, M. Bertrand souhaite que les Hauts-de-France demeurent l’une des premières régions d’Europe en production automobile

. D’où l’investissement important de la région, mais aussi de la communauté d’agglomération Valenciennes Métropole, qui va annoncer une enveloppe de 5 millions d’euros. « C’est un pari sur l’avenir, ajoute l’élu. Et je le ferai aussi pour PSA et MCA (Renault) à Maubeuge » .Le président des Hauts-de-France annonce donc que la région mettra 11 millions dans ce projet. « Le véritable enjeu, c’est la question de la compétitivité économique, confie M. Bertrand. Il fallait que l’on montre que, malgré des inconvénients fiscaux par rapport à d’autres lieux où Toyota aurait pu investir, nous nous engageons. » La participation de l'État, initialement prévue à 2 millions d'euros, pourrait finalement atteindre 4 millions.

Par contre le sidérurgiste Ascometal dans le Valenciennois attend un repreneur.

Parmi les offres de reprise du sidérurgiste Ascometal, déposées vendredi 19 janvier, seul l’anglo-indien Liberty House, soutenu financièrement – à hauteur de 80 millions d’euros – par les régions Provence-Alpes-Côte d’Azur, Grand-Est et Hauts-de-France et par Vallourec, a proposé de reprendre l’ensemble des sites et des employés.Bertrand a entamé un nouveau bras de fer avec le gouvernement pour qu’il s’engage sur ce dossier. « Sinon, c’en est fini pour les salariés »craint-, il.

L’implication depuis vingt ans du géant japonais dans le Nord (trois millions de véhicules ont été produits à Toyota Onnaing depuis 1999) est un parfait symbole pour M. Macron, qui recevra à Versailles, lundi 22 janvier, 140 PDG étrangers pour un sommet sur l’attractivité de la France.

Le premier effet du Brexit ?

L'usine d'Onnaing a été inaugurée en 1999. Elle a produit 230.000 voitures en 2017. Toyota a coutume de dire que la Yaris est la voiture made in France la plus vendue dans le monde. Sur le plan industriel, Toyota mène une stratégie de localisation de sa production. Ainsi, 61% des voitures vendues en Europe par le premier groupe automobile mondial (quasi-ex aequo avec Volkswagen) sont produites sur le continent.

Cette décision pourrait également interroger sur la pérennité des investissements dans les deux usines britanniques, en sursis tant que les négociations sur le Brexit n'ont pas abouti...

Andrew Preston pour Day News World

PSA INAUGURE LA RUPTURE CONVENTIONNELLE D'ACCORD

SIGNEE PAR CINQ SYNDICATS

L'accord de rupture conventionnelle collective a été signée ce vendredi par les organisations FO, CFE-CGC, CFDT, CFTC et GSEA, totalisant près de 78% des voix, a annoncé la direction dans un communiqué. L'accord prévoit notamment 1300 départs volontaires et 1400 embauches en CD

Les syndicats du groupe automobile français PSA - qui exploite les marques automobiles Peugeot, Citroën, DS, ainsi que Vauxhall et Opel - ont tranché .Créée par les ordonnances réformant le Code du travail et entrée en vigueur le 1er janvier, cette mesure permet aux entreprises d'organiser des plans de départs volontaires même si elles ne rencontrent pas de difficultés économiques.

Un peu plus tôt, le 9 janvier dernier, la direction de PSA avait convoqué les partenaires sociaux afin de négocier ce projet de rupture conventionnelle collective et les syndicats avaient ensuite eu jusqu'au 17 janvier pour donner leur avis.

Christian Lafaye - délégué syndical pour FO chez PSA détaille les dispositions contenues dans cette rupture collective. «Il y a la possibilité du congé senior, c'est-à-dire, à 3 ans de la retraite, la possibilité de rester inscrit aux effectifs mais de rester chez soi», explique celui qui travaille chez PSA depuis 41 ans. Cette mesure permet à ceux qui en bénéficient de toucher 70% de leur salaire et, dans le même temps, l'employeur paie 100% des cotisations retraite. 900 départs en préretraite (congés seniors) sont proposés dans l'accord. En 2017, ces congés seniors ont concerné 1170 postes.

Le volet consacré aux RCC s'adresse en grande majorité aux effectifs dits de «structure», c'est-à-dire les postes rattachés à la communication, aux ressources humaines, au département juridique, la direction financière, etc. Ce périmètre rassemble près de 27.000 personnes, d'après les chiffres communiqués par PSA. Les départs volontaires seront ouverts aux métiers «sensibles» (ceux amenés à disparaître) ou à l'équilibre. Mais en contrepartie la direction devra «atteindre 1400 embauches en CDI dans la division automobile» et plus de 2000 emplois jeunes devraient également être accueillis

C'est dans un contexte de réduction des effectifs depuis plusieurs années que s'inscrit ce projet de rupture conventionnelle collective chez PSA. 20.000 personnes de PSA sont parties en départs volontaires depuis 2012 (pour créer leur entreprise, en congé de reclassement ou vers d'autres «parcours externes sécurisés», selon la formule du constructeur) et les retours étaient positifs. «En 2013, on a frôlé le dépôt de bilan. On perdait 7 millions par jour», rappelle Christian Lafaye. Entre 2014 et 2016, les effectifs (en CDI et CDD) de la branche automobile en France sont passés de 70.000 à 62.000 personnes.

Dans le même temps, le nombre des intérimaires a progressé de 2900 à 5200 ce qui a permis à l'entreprise de dégager 1,73 milliard de profits en 2016. Ses ventes unitaires avaient progressé de 15,4% au niveau mondial en 2017. Un «millésime exceptionnel avec des résultats records», se félicitait Jean-Philippe Imparato, le directeur de Peugeot, dans un communiqué quand bien même le groupe Renault les devance.

Si la RCC reste un nouveau dispositif controversé introduit par la réforme du Code du travail d'Emmanuel Macron, il peut permettre à une entreprise d'engager gager un plan de départs volontaires de manière simplifiée et sans à avoir à justifier de difficultés économiques. Chez PSA, le projet discuté le 9 janvier s'inscrit "dans la continuité des mesures déjà existantes", où "le volontariat reste la règle", s'est justifiée la CFDT dans un communiqué. Elle a estimé avoir "sécurisé cet accord afin qu'il ne soit pas un danger pour les salariés" mais "une opportunité pour ceux qui le désirent". Les mesures d'incitation au départ sont les mêmes que celles négociées lors d'un premier accord signé en 2013. Elles prévoient notamment une prime allant de 4 à 8 mois de salaire.

Le groupe PSA est ainsi parti pour être la première grande entreprise à adopter la RCC alors que l'enseigne de prêt-à-porter Pimkie, première à s'être penchée sur la question, dès le 8 janvier, a essuyé un refus de la part de la majorité de ses syndicats.

Alyson Braxton pour Day News World

SCANDALE COMMENT TONDRE UN PEU PLUS

LES AUTOMOBILISTES LES PEAGES URBAINS

L’exécutif a pris en main le dossier sur la mise en place de péages urbains. Les associations de conducteurs seront évidemment les premières a réagir. L'outil péage est un traumatisme français, comme en témoigne le scandale de l'écotaxe et des portiques qui ne furent jamais utilisés.La fin de l'écotaxe poids lourds a coûté la bagatelle de plus de 1 milliard d'euros aux contribuables.

Une mesure qui risque de mettre le feu aux poudres chez les associations d’automobilistes

L'association 40 millions d'automobilistes dénonce cette mesure qui s'intègre dans la future loi sur les mobilités préparée par Élisabeth Borne, la ministre des Transports.

Le gouvernement souhaite faciliter la mise en place de péages urbains.

Le texte de la future loi sur les mobilités facilitera la mise en place des péages urbains par les collectivités locales un moyen déguisé de prélever des taxes supplémentaires ! La loi pourrait donner la possibilité aux villes de demander des contributions financières aux automobilistes. D'autres solutions figurent dans le projet, comme une vignette pour les poids lourds.

« Aujourd’hui, la loi donne déjà cette possibilité aux collectivités locales, mais seulement à titre expérimental et pour trois ans, ce qui est trop court au vu des investissements à consentir. Il faut y remédier », a confirmé la ministre des transports, Elisabeth Borne, au quotidien.

Mais soyons réalistes.

Certes le péage urbain existe depuis des années dans plusieurs villes européennes, comme Londres ou Milan. Mais pas en France, où l’opposition des automobilistes rejoint celle des élus, inquiets d’un potentiel effet de ségrégation sociale.

De plus analysons les études sur la récente piétonnisation des berges rive droite à Paris : cette dernière a eu des répercussions au-delà du périphérique parisien, notamment sur l'A4, l'A 86 et l‘A 13. Sur ces grands axes routiers, les niveaux de dioxyde d'azote ont connu une augentation de 1% à +5% !

Les vignettes Crit'Air ou encore les zones de circulation restreinte n'ont connu qu'un seul résultat : une hausse de 1% à 5% sur les carrefours quais hauts et un bond pouvant atteindre 15% sur périphérique Est.

«Aucun impact significatif sur l'exposition des populations n'a été mis en évidence à la hausse ou à la baisse» note le rapport d'Airparif.

De plus les réseaux de transports digne de ce nom font défaut. Un voyageurs parisien du métro ressemble plus à une sardine en boite qu' à un voyageurs !!

L' offre de transports en commun insuffisante, pas étonnant que le Francilien ne lâche pas donc pas son volant.

Et pour les autres villes françaises ?

Dans les villes qui voudraient le mette en place, le péage urbain sert à enrayer les embouteillages, diminuer la pollution et inciter les automobilistes à recourir aux transports en commun.

Et pour berner un peu plus l'automobiliste la ministre assure que cette mesure ne passera pas forcément par la création d’un nouveau prélèvement, Lille envisageant la création d’un « péage inversé » fait partie d'un vœux pieux une telle mise en place de ce processus . Le principe du pollueur-payeur , développé par l'économiste Arthur Cecil Pigou il y a un siècle, remis au goût du jour.

Une véritable usine à gaz ! Un système incitatif baptisé «écobonus mobilité»: les conducteurs les plus assidus sur certaines voies encombrées seraient d'abord repérés par lecture des plaques, puis se verraient proposer une subvention pour chaque trajet évité, du moins pendant les heures de pointe.On continue à nous tracer...

Mais le « principal chantier à mener » pour le gouvernement concerne les « déserts de mobilités », c’est-à-dire les zones où les alternatives à la voiture individuelles sont quasiment inexistantes.« Aujourd’hui, 80 % des territoires ne sont pas couverts par une autorité organisatrice. Cela représente 30 % des Français dont personne n’est chargé d’organiser la mobilité », a déclaré la ministre des transports au quotidien. Il s'agira donc de renforcer autres, le rôle des régions dans la promotion d'offres de transport pour effacer ces « zones blanches » .

Quoi qu'il en soit payer l'entrée dans une ville pour lutter contre la pollution et les embouteillages, c'est un serpent de mer.

Le péage urbain s'est installé à Londres ,à Milan, à Berlin,à Stockholm, Oslo ou encore Dublin. Avec des résultats pas toujours à la hauteur où à Londres, le nombre de décès liés à la pollution reste chiffré à 10.000 par an

Alyse Marion pour Day News World

L'EMPIRE LACTALIS

ET

LE SCANDALE DU LAIT CONTAMINE

Le très secret PDG du groupe Lactalis, empêtré dans le scandale de lait infantile contaminé, est convoqué ce vendredi après-midi pour s'expliquer devant le ministre de l'Économie Bruno Le Maire. Emmanuel Besnier, 46 ans, est le patron très secret du groupe Lactalis, géant français des produits laitiers, sous le feu des projecteurs depuis décembre pour des rappels de ses produits infantiles contaminés aux salmonelles.

Le ministre de l'Économie et des Finances Bruno le Maire a annoncé vendredi que Lactalis reprendrait toutes les boîtes de lait infantile produites dans son usine de Craon, au centre d'une contamination à la salmonelle. "Le fait nouveau est que Lactalis reprendra toute boîte de lait infantile produite sur le site de Craon sans considération de date", a-t-il dit après la rencontre avec Emmanuel Besnier. "L'urgence, c'est la sécurité sanitaire et la meilleure des garanties pour la sécurité sanitaire c'est de dire que plus une seule boîte fabriquée sur le site de Craon ne doit être en circulation sur les circuits de consommation", a-t-il ajouté.

Lactalis, dont la première société a été créée en 1933 par André Besnier reste un groupe familial, détenu à 100% par les trois petits-enfants de son fondateur .

Actuellement c'est le très discret Jean-Michel Besnier qui tient les rênes de l'empire laitier. Le président de Lactalis est selon le classement des milliardaires de Forbes de 2017 la 8e fortune de France avec un patrimoine de 11,3 milliards d'euros.Son frère Jean-Michel Besnier et sa sœur Marie Besnier Beauvalot, co-propriétaires de Lactalis, sont 14e ex-aquo du classement avec une fortune estimée à 4 milliards de dollars.

L'entreprise refuse de publier ses comptes et ses marges, à part son chiffre d'affaire annuel de 17 milliards d'euros préférant payer les amendes plutôt que de dévoiler ses marges.… Tout au plus connaît-on son chiffre d'affaires annuel de 17,3 milliards d'euros réalisé à 58% en Europe, 21% en Amérique, 14% en Océanie, et 7% en Afrique.

C'est la culture du secret à tous les niveaux.

On suit tout de même dans les médias l'affaire Lactalis depuis début décembre avec nombre de rebondissements. Mais le puissant et numéro un mondial du lait est en fait un groupe international parti très vite à la conquête des États-Unis et de l'Europe, vers les pays de l'Est, en Ukraine, en Pologne mais aussi en Égypte. E ce n'est qu'en1999 que l'entreprise familiale Besnier prend le nom de Groupe Lactalis pour son internationalisation.

Et à chaque nouvelle affaire le leader mondial rebondit grâce non seulement à ses marques emblématiques ( le camembert Président, Cœur de Lion, le roquefort Société , la feta Salakis, le fromage Chaussée aux Moines, la crème fraîche Bridelice, le beurre Bridelight, le lait Lactel, le lait Matin léger de Lactel les yaourts La Laitière Yoco, Flanby, Sveltesse, Viennois, Yaourt à la grecque...) mais également à son rayonnement à l'étranger dans 47 pays et son implantation sur 246 sites de production à travers le monde.

Le lait de consommation représente quant à lui 25% du chiffre d'affaires soit 4,3 milliards d'euros, essentiellement avec Lactel. Et les laits en poudre et ingrédients laitiers ne pèsent que 7% des ventes, soit 1,2 milliard d'euros. Le lait infantile s'avère donc minoritaire pour Lactalis mais la crise du lait contaminée pourrait être d'autant mieux gérée par le groupe qu'il n'en est pas à son premier raté...

Malgré l'affaire et la reprise de tous les laits infantiles produits à Craon sans considération de date , le vaste empire de produits lactés va continue de tourner.

Pas sûr que la réputation du groupe auprès de l'opinion publique ne pâtisse beaucoup de l'affaire du lait contaminé même si la ministre de la Santé, Agnès Buzyn, interrogée par Europe 1 vendredi a déploré une "forme de résistance" de Lactalis pour le retrait de lots qui s'est fait en trois vagues successives.

 

Joanne Courbet pour Day News World

DANGEREUSE PUB DE NABILLA

C'est en fanfare que commence l'année pour la vedette de télé-réalité. En fait, pendant plus de trois minutes, Nabilla fait la promotion d’une société de trading andorrane apporteur d’affaires de la plateforme de CFD eToro.

« Les chéris, je sais pas si vous avez déjà entendu parler du bitcoin, cette sorte de nouvelle monnaie virtuelle », lance la starlette de la télé-réalité, en peignoir dans un hôtel, dans une vidéo diffusée sur Internet.

Auréolée d’une couronne de petits coeurs roses, Nabilla explique qu'elle connaît « une des filles qui travaillent avec un trader, qui sont à fond dans le bitcoin » et que la cryptomonnaie est « grave en train de se développer ».

« C'est vraiment sûr, c'est vraiment cool, si ça vous intéresse, vraiment vous pouvez y aller les yeux fermés ! » poursuit-elle.

Elle s'est fait reprendre dès mardi soir par l'Autorité des marchés financiers (l'AMF) sur Twitter

L'AMF a en effet lancé sur Twitter un avertissement sur les risques du bitcoin pour répondre à la pub de la starlette Nabilla vantant dans une vidéo les mérites de la cryptomonnaie. « #Nabilla Le #Bitcoin c'est très risqué ! On peut perdre toute sa mise. Pas de placement miracle. Restez à l'écart », a tweeté mardi soir l'AMF.

Pas de quoi nous rassurer, elle n'est malheureusement pas la seule vedette à vanter le bitcoin et autres cryptomonnaies sur les réseaux sociaux.

Ainsi Paris Hilton a, par exemple, conseillé à ses admirateurs à participer à des levées de fonds réalisées en monnaies virtuelles. Pour n’importe quel autre produit d’investissement une telle publicité est interdite par la réglementation, mais pas pour le bitcoin, les cryptomonnaies échappant à toute réglementation jusqu'à présent.

Et au Japon tenez-vous bien, le bitcoin etant des plus prisé, huit jeunes chanteuses viennent de lancer un groupe entièrement dédié aux monnaies virtuelles !!!

Bon à savoir : TraderLebitcoin est le partenaire privilégié de L’analyste.com, un site de trading sur indices et futures employant les mêmes traders. Celui-ci appartient à la société Stratton Oakmont SL, il s’agit là du nom du courtier américain qui a fait faillite dans les années 90 et a inspiré le film « Le Loup de Wall Street »…

Des économistes de renom ont déjà dénoncé les risques du bitcoin, et le Prix Nobel d'économie 2001 Joseph Stiglitz a estimé qu'il devrait être « interdit »

Carl Delsey pour Day News World

TOUT CE QUE TAXMAN NE VOUS A PAS DIT !!

Taxman va continuer à matraquer, contrairement à ce qu’il avait promis !

Les hausses listées ci-dessus, vous les avez lues ou entendues.

Mais en entrant dans les détails ou dans les lignes budgétaires qui ne figurent pas dans le tableau, on suffoque ! Voici quelques  informations supplémentaires :

1.  Le coup de la Flat Taxe ... c’est une bonne idée à la base, mais son application par Emmanuel Macron, Edouard Philippe et Gérard Darmanin conduit à un système bizarre car sans avoir fiscal, son montant sera in fine doublé...

2.  L’ISF : il n’a pas été supprimé complètement. Il va subsister un impôt sur la Fortune Immobilière. Les épargnants qui ont investis dans le passé, dans l’immobilier, créateur de richesse et d’emplois via les entreprises du BTP, pour se constituer, par exemple une retraite, vont rester taxés.

3.  Impôts sur les bénéfices des sociétés : alors que Donald Trump a réussi à faire passer sa réforme fiscale au terme de laquelle les bénéfices des sociétés vont désormais être taxés à 21%, en France l’IS  passera de 33,1/3 % à 28% pour descendre à 25% en 2022 seulement. Emmanuel Macron s’était pourtant engagé à baisser cet impôt rapidement, pour créer, « un effet de souffle fiscal », comme l’avait assuré Edouard Philippe dans « son discours du trône » (débat sur le vote de confiance de juillet 2017).

4.  Le coup de la pompe à essence : la fiscalité sur les carburants représente en moyenne 60% du prix à la pompe payé par les automobilistes. Le prix du litre de diesel va augmenter de 7,60 cts d’euros le litre et celui de l’essence e » 3,90 euros le litre. Ces augmentations sont données hors TVA. Il faut donc ajouter 20% de TVA sur ceux-ci. Selon la consommation de son véhicule et son usage, l’augmentation totale en un an devrait évoluer entre 250 et 500 €.

5.  Fiscalité des ménages : les impôts des ménages vont augmenter contrairement aux déclarations faites par Emmanuel Macron et ses soutiens. L’augmentation va se faire via les taxes écologiques déjà crées ou en cours de création.

6.  CICE : Mis en place par François Hollande, ce crédit d’impôt très sophistiqué, soufflé par Emmanuel Macron à l’ancien  président, devrait être durablement réduit grâce à sa transformation en baisse de charges. Dans les faits néanmoins la réduction de charges se fera sur la base de 6% de la masse salariale et non pas 7% comme espéré par le patronat.

7.  CSG : elle va concerner tous les retraités dont le revenu mensuel est égal ou supérieur à 1400 € par mois (on n'est pas riche avec 1400 € de  revenu mensuel !) Elle concernera aussi ceux qui auront opté pour la flat taxe, leur prélèvement devant passer de 15,5% à 17,2% sur les revenus distribués ou les plus values encaissées. Certains contribuables auront donc  intérêt à conserver, selon le cas, leur régime antérieur

8.  Pourquoi faire simple quand on peut faire compliquer ? L’imagination des fonctionnaires est sans limite. On ne va plus parler de taxe carbone, mais de « contribution pour le climat énergie » ; sauf que l’aide au remplacement des voitures diesel ou essence, très polluantes, va diminuer fortement .Les mesures d’aides au logement sont restées tout aussi imbéciles malgré un rapport accablant de la Cour des Comptes sur le sujet. Le gouvernement n’a pas osé tailler dans le PTZ (prêt à taux zéro) même s’il en a baissé le montant Il n’a pas non plus taillé dans le dispositif Pinel... Les lobbies ont veillé !!

Bon an mal an, les mesures semblent un peu s’annuler les unes aux autres, le « Sapeur Camembert » continuant comme à l’habitude à boucher les trous qu’il a creusés...

La charge fiscale ne baissera pas une fois de plus... si vous l’aviez cru...réveillez- vous et ouvrez grand vos yeux et vos oreilles !

Clara Mitchell pour Day News World

PLUS DE 4,5 MILLIARDS D'IMPOTS

POUR LES FRANCAIS EN 2018

Selon les calculs de l'Insee, les prélèvements vont encore augmenter l'année prochaine!!!

Cherchez l'erreur !

Hausse de la CSG, augmentation du prix du tabac et des taxes sur l'énergie… Où sont les grandes annonces du gouvernement sur la suppression de certains impôts ? Pour 2018 l'addition risque salée pour les Français. Selon la dernière note de conjoncture de l'Insee, les prélèvements obligatoires devraient augmenter en 2018 « d'environ 4,5 milliards d'euros, ce qui ôterait 0,3 point à l'évolution du pouvoir d'achat ». Avec une augmentation qui se concentrerait sur les trois premiers mois de l'année, avant une stabilisation puis une (très) légère amélioration en fin d'année.

Mi-septembre, le ministre de l'Economie Bruno Le Maire promettait, à la fin de l'année 2018, des baisses d'impôts « d'environ 10 milliards d'euros ». On est loin du compte.

Le gouvernement annonce près de 7 milliards d'impôts en moins l'an prochain pour les entreprises et les ménages. Ces derniers vont notamment bénéficier de la réforme de la taxe d'habitation.

Depuis des mois, l'étiquette de « gouvernement des riches » colle à la peau de l'exécutif. en France.A juste titre, semble-t-il.

Convaincre de la réalité des baisses d'impôts sera d'autant plus compliqué que les polémiques sur la portée réelle des mesures gouvernementales ne sont pas éteintes

C'était la promesse phare de la campagne présidentielle d'Emmanuel Macron : dès 2018 la facture de la taxe d'habitation va baisser . Pour les contribuables dont le revenu fiscal de référence est inférieur à 27.000 euros (43.000 euros pour un couple), cet impôt baissera d'un tiers en 2018, puis de nouveau d'un tiers en 2019, et enfin sera supprimé en 2020. Mais ils n'en verront la couleur qu'en fin d'année. Seuls les 20 % des contribuables les plus aisés y resteront assujettis, mais Emmanuel Macron pourrait à terme la supprimer pour eux aussi.

Suppression de cotisations et hausse de la CSG

Le gouvernement veut que « le travail paye » Tous les revenus seront donc mis à contribution au financement de la protection sociale via la hausse de 1,7 point de CSG, tandis que les actifs bénéficieraient en retour d'un coup de pouce supérieur via la suppression des cotisations maladie et chômagel .

Le plein effet de cette mesure (une hausse de leur salaire net de 1,4 %) est à attendre en fin d'année, puisque la baisse des cotisations se fera en deux temps, en janvier et en octobre.

Quant aux fonctionnaires, la perte liée à la hausse de CSG sera uniquement compensée.

Les ménages percevant des revenus locatifs et les retraités (dont la pension est supérieure à 1.350 euros) seront, eux, pénalisés.

Réforme de la fiscalité du capital

Le gouvernement revoit la fiscalité du capital, avec notamment la réforme de l'impôt sur la fortune. Plus de déclaration d'ISF pour les contribuables fortunés en 2018 , sauf pour ceux devant payer un impôt sur la fortune immobilière (IFI) pesant uniquement sur les actifs immobiliers. Par ailleurs, certains « signes extérieurs de richesse » (yachts, voitures de luxe etc.) verront leur taxation relevée.

Le prélèvement forfaitaire unique (PFU) appliqué dès 2018

.Alors que les dividendes, intérêts et plus-values de cessions étaient imposés depuis 2013 au barème de l'impôt sur le revenu, ils vont être fiscalisés au taux unique de 30 % .

L'assurance-vie gardera une fiscalité privilégiée, sauf pour les contrats de plus de 150.000 euros d'en cours.

Le crédit d'impôt étendu pour l'emploi à domicile

La généralisation du crédit d'impôt pour les services à la personne aux retraités a finalement été maintenue par Emmanuel Macron. Jusqu'ici les retraités n'avaient droit qu'à une réduction d'impôts

Par contre le crédit d'impôt transition énergétique (CITE) va être recentré et progressivement élimé.

Une prolongation pour les avantages perçus par les primo-accédants (prêts à taux zéro, PTZ) et les particuliers achetant un logement pour le louer (dispositif « Pinel ») de quatre ans , mais uniquement dans les zones dites tendues (une partie de la région parisienne et la Côte d'Azur surtout).

A vos calculettes!!!
Joanne Courbet pour Day News World

POUR UN RENFORCEMENT

DU CONTROLE DES CHOMEURS ?

Emmanuel Macron a répondu ce mercredi à la polémique suite à une fuite de la presse.

Un possible renforcement du contrôle des chômeurs.

Le Canard enchaîné a dévoilé dans son édition de ce mercredi les pistes étudiées par le gouvernement, d’après une note interne du ministère du Travail.

Ce mercredi depuis la station haut-pyrénéenne de Bagnères-de-Bigorre il a dit « assumer ».

Le gouvernement envisagerait de durcir certaines sanctions dans le cadre de la future réforme de l’assurance chômage, d’après une note interne du ministère du Travail.

Interrogé par LCI Emmanuel Macron est revenu sur les critiques qui le visent depuis que le détail de son projet de durcissement du contrôle des chômeurs a fuité. «C'est là aussi un engagement de campagne tenu. Je l'ai dit plusieurs fois. (...) Ces règles-là ont été annoncées pendant la campagne. Et comme toujours, on fait ce qu'on a dit. Je l'ai dit et on le fera», a-t-il martelé.

Emmanuel Macron a estimé qu’il n’y avait « rien de choquant » au projet. « C’est ce que font tous les pays qui nous entourent », a-t-il affirmé.

Selon le document, une recherche insuffisante, un refus de formation ou un refus de deux offres d'emploi jugées raisonnables, entraîneraient une réduction des allocations de 50% pendant deux mois. Puis, en cas de récidive, une suppression pure et simple pour une durée de deux mois.

« Il faut s’assurer que chacune et chacun recherche bien l’emploi qui peut être offert, et que lorsqu’un emploi correspond à ses compétences, il le prend », a ajouté Emmanuel Macron.

Des investissements pour la formation

« On va former les gens. On va investir 15 milliards d’euros pour former les Françaises et les Français qui sont au chômage. »

Il ne fait que respecter les mesures « annoncées dans la campagne ». « Je crois qu’il y a un fort consensus autour de ça donc c’est beaucoup d’investissement dans les personnes, beaucoup de formation, mais aussi de la rigueur car sans rigueur on ne peut pas faire avancer le pays », a-t-il martelé.

« C’est un plan d’ensemble qu’il faut voir » selon le président.

« Chacune et chacun a sa part à mettre dans cet édifice. C’est un appel à la responsabilité collective, mais il ne faut tomber dans aucun raccourci. S’il n’y a pas de règles, les choses ne peuvent pas avancer, mais mettre des règles, ça ne veut pas dire qu’on va poursuivre chacun ou qu’il y a une suspicion derrière chacun. Les gens qui sont au chômage sont les premières victimes […] mais les quelques-uns qui abusent des règles c’est normal qu’ils soient contrôlés ».

« Il faut des règles », a ajouté Macron.

Dans une interview au quotidien espagnol El Mundo mercredi, Emmanuel Macron a estimé que l'assouplissement du code du travail permettrait d'enregistrer des « résultats significatifs » sur la baisse du chômage « au bout de 18 à 24 mois ».

Paul Emison pour Day News World

DE L'OPTIMISME

POUR

LA CROISSANCE FRANCAISE

Après une année marquée par une reprise dans tous les secteurs d’activité, la croissance devrait se maintenir dans les premiers mois de 2018.

L'Insee se montre optimiste pour la croissance en France en  relevant de 0,5% à 0,6% sa prévision de croissance pour la France au quatrième trimestre , et donc de 1,8% à 1,9% son estimation de croissance pour l'ensemble de 2017 ."L'économie française poursuivrait sur sa lancée au cours des prochains trimestres. (...) L'acquis pour 2018 serait déjà de +1,7% à mi-année", selon le rapport.

La production manufacturière serait plus dynamique que prévu (+1,5 % contre +0,6 % en octobre) et la contribution du commerce extérieur plus importante que prévue (+0,5% au lieu de +0,4% en octobre) avec les livraisons aéronautiques concentrées sur la fin d'année. Après cinq années de déficit consécutif, le commerce extérieur ne devrait plus peser sur la croissance hexagonale à la mi-2018 grâce aux exportations agricoles, aux secteurs du tourisme et de l’énergie.

Le climat des affaires serait meilleur à en croire le moral des patrons. Et ce malgré des difficultés de recrutement et un appareil de production à la limite de la surchauffe... Mais les efforts d’investissement déjà en hausse de 4,4 % en 2017, pourraient progresser de 3,7 % au premier semestre 2018.

Cette reprise de la croissance n'atteint pas que l'Europe ( 2,2 % attendus dans la zone euro par la Commission européenne), les pays émergents sont également de la partie. L’an prochain les importations brésiliennes, russes et indiennes vont aller progressant. Les Etats-Unis connaissent également une forte consommation des ménages qui sera de plus boostée par la vaste réforme fiscale, votée mercredi 20 décembre par le Sénat américain.

Le commerce international en augmentation de 5 % cette année pourrait encore gagner 3,5% . La France, dont les parts de marché n’ont cessé de se réduire à l’échelle mondiale, saura-t-elle en profiter ?

Le taux de chômage ne baisserait pas dans les mêmes proportions : l'indicateur passerait de 9,7% à 9,4% de la population active...

Alors que le pouvoir d’achat des Français risque de souffrir de l’augmentation de la contribution sociale généralisée (CSG) et du renforcement de la fiscalité sur le tabac et les produits pétroliers et que la réforme du code du travail ne produira pas de résultats avant cinq ans, selon les dires d'Emmanuel Macron,

l'institut français de statistiques conclut qu "à court terme, ce scénario est susceptible d'être affecté par les incertitudes politiques de part et d'autre de l'Atlantique, ainsi que par le comportement de consommation des ménages français face à la flexion temporaire de leur pouvoir d'achat."

Andrew Preston pour Day News World

CHRISTMAS SHOW D'EMMANUEL MACRON

7 MOIS APRES SA PRISE DE FONCTIONS

Nous allons faire le débriefe de cet événement insolite que la France a vécu hier au soir, 17 décembre 2017 face au petit écran !

Un événement diffusé sur la chaine publique France TV2 sous la forme d’un entretien vagabond au sens propre comme au sens figuré !

Cet entretien, soutenu par le journaliste de France TV2 Laurent Delahousse, ne s’est pas, comme pour Giscard , déroulé au coin du feu, mais « en marchant » le long des couloirs et en traversant quelques pièces historiques de l’Elysée, donnant à celui-ci des allures de journée du Patrimoine.

Le tout habillé d’une arrogance tranquille mais certaine !

C’est le correspondant de Reuters qui a formulé les critiques les plus virulentes sur cette interview ouatée, décalée et complaisante dont l’objectif était de donner à Emmanuel Macron le plaisir de faire un exercice d’autosatisfaction.

Mais à l’exemple de Michel Rose (Agence Reuters), les critiques ont commencé à pleuvoir, dès l’émission terminée.

C’est Alexis Corbière qui, dimanche soir, dès 21h23 a ouvert le bal. Dans un tweet enflammé, ce dernier a, tout de suite,  écrit que

« quand on compare le ton furieux de l’Emission Politique contre Jean Luc Mélenchon interviewé quelques jours plus tôt et le ton mielleux de l’interview de Macron, on s’interroge ?

Est ce bien raisonnable ?

Est-ce digne du service public ? ».

L’interview a eu, en effet, un air de visite guidée... pour faire admirer, non pas les lieux, mais plutôt l’occupant des lieux....

Mécontent de sa dernière interview du 15 octobre 2017, Emmanuel Macron avait manifesté le souhait de se rattraper, pour dire autrement aux Français « qu’il voulait retrouver leur destin ».

Or, le temps presse ! Emmanuel Macron l’a bien compris en assumant sa déambulation avec Laurent Delahousse devant les horloges - qui sont nombreuses - de l’Elysée et  il  nous l’a bien dit :

« il veut corriger rapidement les erreurs de tirs" de ses 7 premiers mois de fonction, et « ceci avec pragmatisme, en tenant compte du principe de réalité ».

Tout au long de l’entretien, le Président de la République a cherché à mettre en adéquation, le temps long et le cap politique qu’il s’est fixé, car c’est sur le plan de la temporalité qu’il risque de se retrouver le plus en difficulté.

Mais maître des horloges, il veut que « les résultats  économiques qui prennent du temps à se manifester arrivent les plus rapidement possible, la croissance de 1,7 à 1,8% et les taux d’intérêts bas favorisant ce schéma ». Et « c’est donc pourquoi il a voulu  aborder un maximum de sujets ».

Sur l’écologie, dont il a pris le thème à la France insoumise et  dont il avait oublié de parler lors de sa précédente interview : il lui fallait absolument revenir sur le sujet. Tout y est passé ; les centrales à charbon, dont il va ordonner l’extinction ; les centrales nucléaires qu’il ne faut pas fermer trop rapidement car elles ne sont pas polluantes, le nucléaire étant une énergie décarbonnée ;

Nicolas Hulot, son ministre, « un inquiet, mais il prend les gens comme ils sont, l’essentiel étant qu’ils soient engagés à ses cotés, debout, pour qu’ils agissent ». Emmanuel Macron a confié à cette occasion qu’il n’aimait pas les ministres assis ! Pour lui, Nicolas Hulot « qui est en apprentissage de la politique est un ministre utile au gouvernement ». Il se confirme à ce propos qu’Emmanuel Macron doit bien être un monstre froid...

Sur le glyphosate, il a changé d’idée...

Sur la finance : ll veut qu’elle se mette au service de l’économie pour développer « le green business ».

Sur ses relations avec Donald Trump après la décision du Président des USA de se retirer de l’accord de Paris :

Emmanuel Macron a expliqué qu’il avait beaucoup discuté avec Donald Trump et qu’il ne peut que le respecter, car il fait de la politique américaine, laquelle heurte néanmoins le principe de la continuité de l’Etat. Au demeurant, et plus généralement, Emmanuel Macron estime « qu’on ne peut pas sortir du droit dès que cela ne nous arrange plus ».

Sur la Syrie et la situation au Moyen Orient : Emmanuel Macron l’assure, « vers la mi-février ont aura gagné la lutte contre Daech ». Il estime au demeurant qu’il faudra parler avec Bachar Al Assad (contrairement à ce qui avait été fait avant.. sous entendu par François Hollande) et ceci même si ce dernier devra tôt ou tard répondre de ses actes et de ses crimes. Il a martelé que si Bachar est l’ennemi des syriens, lui (EM) est l’ennemi de Daech.

Sur Laurent Wauquiez : c’est avec dédain (seulement apparent ?) qu’Emmanuel Macron a récusé l’accusation faite contre lui par le nouveau Président « des Républicains/LR » à savoir « qu’il n’aimait pas la province », ajoutant que « la haine n’apporte rien au pays et que cela ne fait pas manger ». Il n’en dira pas plus ! Mais, comprenez le, il s’est érigé en père nourricier de la nation, rien que cela !

Sur l’audiovisuel public : Emmanuel Macron souhaite un grand travail sur le sujet pendant l’année 2018, car « actuellement l’audiovisuel public ne répond pas totalement ( ?) à ses missions de service public.

Sur le dialogue social : il souhaite que les entreprises « prennent à bras le corps le sujet. Pour cela, il faudra aller convaincre les acteurs, car ce sont les entreprises qui embauchent » (un truisme)

A une heure de grande écoute, les Français ont eu droit à un aimable bavardage pendant lequel on n’a rien appris de concret, par l’intermédiaire d’un journaliste dont l’unique question a porté sur le sapin de l’Elysée...et tout çà, parce que le nouveau Président de la République fait ce qu’il a dit et quil « assume totalement ses méthodes de management » ?.

Sur le fond, cette interview a été vide. Sur la forme, les politiques sont restés scotchés, incrédules par autant de culot. « Mais la France a fait le choix d’un président jeune, sorti de nul part, à la grande stupéfaction du Monde entier », et il faudra faire avec pendant 5 ans.

A l’issue de cet événement télévisé, qui a laissé sans voix beaucoup de Français, tout occupés par ailleurs à la préparation des Fêtes de fin d’année, on rappellera fort à propos, l’excellent adage de Pierre Lazareff qui disait ; « le premier devoir d’un journaliste c’est d’être lu ». En foi de quoi, l’entretien entre Laurent Delahousse et Emmanuel Macron risque fort de disparaitre très vite des mémoires et des écrans.

Malgré les bons sondages, cet exercice de communication inédit a quand même fait naitre un problème de démocratie.

Néanmoins dans le passé, ces exercices de communication complaisants se sont généralement retournés contre leurs auteurs. Il faudra donc suivre ...

Emmanuel Macron a eu pour l’instant de la chance, car il arrive à un moment où le travail des ses prédécesseurs  va commencer à payer, induisant une transformation radicale du pays.... A suivre à nouveau !

Clara Mitchell pour Day News World

UN NOUVEL AVENIR POUR L'AGRICULTURE BIO

La France est le troisième marché mondial du bio (5,9 milliards d’euros en 2015, soit 7% du marché total et Coface estime qu’il atteindra environ 8 milliards en 2017), derrière les Etats-Unis (40 milliards en 2015, soit plus de 40% du total) et l’Allemagne (11%).

Le marché des produits bio poursuit son envolée en France avec une croissance en 2017 de près de 14%, soit un chiffre d'affaires de plus de 8 milliards d'euros, selon les estimations publiées mardi par Coface. Les faits parlent d'eux-mêmes. D'autant que les entreprises bio sont solides

Mais la consommation de produits bio augmente plus vite que la production en France si bien la filière bio française sera certainement contrainte de changer d’échelle et se trouve confrontée à de nouveaux défis

1°Tout d'abord les agriculteurs bio français vont donc devoir augmenter leurs surfaces, sinon ce sont les importations de produits biologiques en France qui vont fortement progresser.

"L’offre française semble peiner à répondre à une demande dynamique", constate le rapport. Ce marché du bio est porté par une demande toujours plus forte: 69% des Français en ont consommé au moins une fois par an en 2016 selon les chiffres de l'Agence Bio et la part de ceux en consommant quotidiennement ou chaque semaine n'a pas cessé d'augmenter depuis 2012. Or malgré la hausse des surfaces en agriculture biologique, avec un pic de conversion après la mise en place d'aides par les pouvoirs publics, la part des surfaces bio reste faible en comparaison des autres pays européens.

L’étude de la Coface juge "inévitable" l’agrandissement des exploitations, "malgré la réticence d’une partie des acteurs craignant que la notion d’agriculture biologique ne soit dénaturée par une industrialisation excessive de la production"

2° Grâce à la capacité d'innovation en utilisant de nouvelles technologies comme des capteurs (utilisé pour connaître par exemple le taux d'hydratation des plantes) qui permettrait de "compenser certaines vulnérabilités" du bio, les agriculteurs vont pouvoir également produire davantage.

Dans ce contexte donc, "l’augmentation des rendements, via l’innovation et/ou l’extension des surfaces cultivées en bio est une question clé"pour la France.

3°Le financement de la filière fait aussi partie des enjeux de mutation du bio et l'on ne pourra pas supprimer les aides tant que la filière ne sera pas mature. Si Les deux hypothèses pour compenser les financements publics étaient coupés, pas sûr les consommateurs seraient-ils prêts à payer encore plus...

4°La filière bio doit avoir une bonne maîtrise de la distribution. Pour le moment la grande distribution détient 45% des parts de marché du bio contre 30% pour la distribution spécialisée. . "Le risque, ce serait une dépendance vis-à-vis de la grande distribution mais la grande distribution permet aussi de démocratiser le bio" auprès des consommateurs décrit l'économiste de la Coface. Le mieux serait sans doute une distribution 50/50 dans un souci d’équilibre des prix ...

Autant de défis pas forcément aisé de concilier avec les principes liés au bio. La Coface estime d'ailleurs qu'une "mutation de la filière (…) sera tantôt interprétée comme une adaptation tantôt comme un renoncement à ses principes originels".

Britney Delsey pour Day News World

TITANESQUE PROJET GAZIER YAMAL RUSSE

DANS

LE GRAND NORD SIBERIEN

Un projet hors norme au bout du monde: la Russie inaugure vendredi son gigantesque site gazier Yamal, en Sibérie arctique .

Ce projet à 27 milliards de dollars, un des ambitieux du monde dans le secteur, vise à construire en trois étapes une usine de liquéfaction de gaz : elle produira à terme 16,5 millions de tonnes par an à partir de 2019 !

Avec la participation du groupe français Total et de la Chine.

La Russie ambitionne stratégiquement de démontrer sa capacité à exploiter les ressources considérables de l'Arctique et sa capacité à renforcer sa présence sur le marché disputé du GNL. Pourquoi cette région ? C'est que le gaz est abondant et facile à extraire. Mais encore faut-il pouvoir l’exporter. C’est précisément ce que permet de faire le GNL : le gaz est refroidi jusqu’à – 165 degrés et devient liquide. Il peut donc être transporté par bateau.

Contrairement à un gazoduc, cela permet de livrer du gaz dans des zones très éloignées des réserves. Ainsi la Russie alimentera davantage les pays asiatiques, alors qu'elle exporte actuellement surtout vers l'Europe par gazoducs.

L'usine pourra-t-elle fonctionner sans accroc dans l'environnement hostile de l'Arctique en dépit de la glace omniprésente une grande partie de l'année ?

Un nouveau challenge pour Poutine et le groupe privé russe Novatek.

Vladimir Poutine a inauguré vendredi en Sibérie arctique le mégaprojet gazier Yamal, érigé dans des conditions climatiques et géologiques extrêmes. « C'est un grand jour pour nous », a déclaré M. Poutine lors d'une cérémonie officielle dans le port de Sabetta, évoquant « un projet géant pour la Russie ». « Je vous félicite tous pour la première expédition d'un méthanier, nommé d'après notre ami Christophe de Margerie », a poursuivi le président russe en évoquant l'ancien PDG de Total, décédé en 2014 dans un accident d'avion en Russie et qui était « l'un des pionniers » de ce projet, selon Vladimir Poutine.

Le groupe privé russe Novatek, à la tête du consortium international qui mène le projet, a prévu le départ de la première cargaison de gaz naturel liquéfié (GNL) du port de Sabetta vendredi : Le premier des quinze super méthaniers brise-glace "Christophe de Margerie" a emporté la première cargaison de Yamal vendredi vers l'Asie. « Nous sommes confrontés à d'énormes défis pour la mise en valeur de l'Arctique et de la route maritime du Nord-Est », a poursuivi le président russe, qui s'exprimait depuis une salle de conférence alors que les températures atteignent les -28°C. Mais les voilà relevés !

Une production de GNL sur la première ligne de production d'une capacité de 5,5 millions de tonnes par an.

Depuis le début du chantier fin 2013, il a fallu construire un aéroport et un port en plus des réservoirs et de l'usine elle-même ! La construction du site a mobilisé plus de 60 000 personnes pendant quatre ans. Le temps de bâtir dans cette zone totalement vierge une usine de liquéfaction de gaz, un port, un aéroport et une zone d’habitation entièrement tournée vers l’exploitation gazière.

Malgré les sanctions américaines contre Novatek, qui rendaient impossible le financement du projet par les banques occidentales, la Chine est venue à la rescousse...

Un enjeu stratégique de taille

En effet la Russie opte pour le développement du trafic par cette route qui constitue un raccourci maritime : Cette route longeant les côtes septentrionales de la Sibérie, permet aux navires de gagner 15 jours par rapport à la voie classique qui passe par le canal de Suez !!!

Ce trajet accessible par le réchauffement climatique est bordé de ports et de bases militaires pouvant porter secours aux navires en détresse.

À Yamal, où le site ne disposait d'aucune voie d'accès terrestre ou maritime au début du projet, quinze méthaniers brise-glace vont progressivement être mis en service d’ici à 2019 pour livrer le GNL vers l'Europe (46%) et l'Asie (54%).

Après Yamal, Novatek prévoit le développement d'un nouveau projet dans le Grand Nord, Arctique-2.

Ce projet géant sur la péninsule de Gydan, dans la mer de Kara doit à terme produire autant si ce n'est plus que Yamal. Encore en phase d'études préliminaires, Arctique-2, sera plus grand (avec une production de 18 millions de tonnes par an) mais moins cher à construire (10 milliards de dollars) . La fin de la première phase de construction est prévue en 2022-2023.

Total tout comme Vinci sont sur le starting-block .Novatek pour Yamal leur assurerait une participation à la deuxième étape du projet du groupe.

Shell serait aussi sur les rangs...

Joanne Courbet pour Day News World

DES MEGA-CONTRATS

AU QATAR

POUR LA FRANCE

Le président de la République Emmanuel Macron jeudi au Qatar a donné de bonnes nouvelles pour nombre des groupes français du transport et de la défense.Comme tous les présidents avant lui, Emmanuel Macron revêt parfois à l’étranger son costume de VRP du Made in FrancATe. Lors de son déplacement au Qatar jeudi 7 décembre, le président de la République a donnéde bonnes nouvelles pour un certain nombre de groupes français du transport et de la défense : RATP, SNCF et Dassault Aviation.

Au total plus de 11 milliards d’euros de contrats confirmés ou annoncés – 11,1 milliards pour l’industrie française. Le Qatar a levé l’option sur les douze Rafale, d’un montant estimé à 1,1 milliard d’euros, accompagnant les vingt-quatre commandés en avril 2015. Il vient de prendre une autre option pourles vingt-quatre commandés en avril 2015. Il vient de prendre une autre option pour 36 avions de combat.

Les premiers des 36 Rafale qataris sortiront des chaînes d’assemblage de Mérignac en Gironde à la fin de l’année 2018 ou au début 2019.

Des modifications seront apportées par rapport aux Rafale français : ni module nucléaire, ni liaisons de communication à l'Otanmais par contre en plus le pod Sniper de l’américain Lockheed Martin, un capteur optique et laser qui permet de mettre en œuvre les bombes à guidage laser.

La formation de trente-six pilotes et d’une centaine de mécaniciens. 96 Rafale auront été donc vendus en deux ans se fera en France.

Un engagement d'achat pour 490 blindés de type VBCI, conçus par le français Nexter, un chiffre bien supérieur aux 300 engins attendus pour un montant d’au moins 1,5 milliard d’euros permettrait pour la première à ce blindé à huit roues de 30 , capable d'embarquer neuf soldats, d'être exporté.

Avec ces méga-contrats, le Qatar devance désormais largement l’Arabie Saoudite en achats d’armement français.

Côté aviation civile,la commande déjà annoncée en 2011 pour 50 Airbus est confirmée mais elle portera sur les modèles de dernière génération, les A321 Neo pour 5,5 milliards d’euros.

De plus l’expertise de la France dans le transport public est mise à contribution avec l'exploitation du métro de Doha.

Le contrat porte également sur l’exploitation et la maintenance du nout du tramway de Lusail, ville nouvelle actuellement en construction pour le futur grand stade de la coupe du Monde au QatarEN 2022 .

Allié de Paris dans la région, le Qatar est devenu ces dernières années la bête noire des monarchies voisines, qui l'accusent de financer des mouvements terroristes et de se rapprocher de l'Iran chiite et

lui font subir un blocus économique depuis le 5 juin.

Dans sa quête de soutiens diplomatiques dans le cadre de sa guerre froide avec l'Arabie Saoudite et les Emirats Arabes Unis, le Qatar a aussi annoncé des commandes de 36 F-15 américains et de 24 Eurofighter Typhoon européens. Mais seule la commande de Rafale est un contrat ferme .

La rencontre impromptue à Riyad avec Mohammed Ben Salman, le prince héritier et nouvel homme fort d’Arabie Saoudite et Emmanuel Macron avait été très mal vue par l’Iran, l’autre puissance régionale.

En se rendant dans le riche émirat gazier, Emmanuel Macron entend apaiser ce début de tension avec Téhéran et « montrer que la France ne choisit pas un camp contre un autre », explique-t-on à l’Elysée.

De plus un nouvel équilibre des pays du Golfe dans les ventes d'armement françaises se confirme. L'Arabie Saoudite privilégie les Américains et l'arrivée de la nouvelle concurrence chinoise, turque Et Paris a su saisir la main tendue du Qatar avec ses demandes d'achats et son carnet de chèques, alors qu'il est mis au ban par voisins sunnites du Golfe.

Une politique française de dialogue avec toutes les parties.

Joanne Courbet pour Day News World

EXPLOSIF RAPPORT SUR LE SMIC

Rapport explosif !

Un groupe d’experts recommande « de modifier la formule de revalorisation du smic ».

Proposition choc contenue dans le rapport qu’un groupe d’experts indépendants transmis comme tous les ans, aux partenaires sociaux membres de la commission nationale de la négociation collective (CNNC) censé éclairer le gouvernement sur le salaire minimum.

Pas de coup de pouce. Au contraire : mettre à bas la formule de revalorisation automatique.

Il s'agit de rendre le salaire minimum « plus cohérent » vis-à-vis des deux objectifs :

1° Réduction du chômage

2°Lutte la pauvreté.

Depuis sa création fin 1969, le SMIC n'a connu que des

« ajustements relativement mineurs alors que le monde s'est totalement transformé »,

peut-on lire dans le rapport Avant d'estimer que « ces transformations et l'existence, en France, d'un chômage massif qui perdure [...] nécessitent [...] d'adapter le SMIC aux réalités économiques et sociales actuelles. »

Chaque année, le smic est augmenté, automatiquement, en tenant compte de deux données :

1° La progression sur l'année de l’indice des prix (hors tabac) pour les 20 % de ménages les plus modestes.

2° La moitié de l’évolution annuelle du pouvoir d’achat du salaire horaire de base ouvrier et employé (SHBOE).

Or le caractère automatique tend à pénaliser l’emploi des personnes les plus fragiles.

Une telle procédure engendre des effets pervers, selon le comité d’experts :

1°En effet la croissance du PIB étant inférieure à celle de la zone euro le taux de chômage reste élevé. De plus les entreprises n'ont pas encore retrouvé leurs niveaux de marge d'avant crise.

Ne parlons pas du secteur productif qui souffre d'un déficit de compétitivité comme le montrent les baisses de parts de marché à l'exportation

2°Elle nourrit une « forte circularité entre les hausses du smic et celles des salaires ». Dans les accords de branche sur les rémunérations, « le taux de revalorisation moyen des salaires minima est étroitement lié au taux de revalorisation du smic », selon le rapport. Au détriment de la compétitivité de la France et de l'emploi des moins qualifiés. Ainsi les salaires des non-cadres ont en moyenne augmenté de 0,9 % en 2017, suivant exactement la progression du salaire minimum mais ceux des professions intermédiaires ont stagné, selon un baromètre du groupe Randstad publié mardi.

Cette fois-ci, le rapport a ouvert la « réflexion à des pistes de réformes possibles ».

Partant du constat que la revalorisation du smic a des retombées limitées sur le sort des plus modestes (Une étude montre qu’un accroissement de 1 % du salaire minimum produit « un effet faible, voire nul, sur le revenu disponible des ménages » – l’augmentation de la rémunération étant contrebalancée par une diminution des prestations et une légère hausse de la taxe d’habitation!!), le rapport conclut à des réformes nécessaires .

Les deux premières - régionalisation du SMIC ou modularisation en fonction de l'âge - ont été abandonnées, fautes d'être concluantes.

Deux options se dégagent alors :

1° Suppression dans la règle d'indexation du SMIC le paramètre lié à la progression de pouvoir d'achat (SHBOE) ce qui redonnerait des marges de décision à l'exécutif mais aussi garantirait le pouvoir d'achat du SMIC.

2° Suppression de toute règle d'indexation automatique. Avec la maîtrise des hausses du SMIC dans les périodes de creux économiques pour la préservation des emplois, l’exécutif prenant l’engagement de préserver celui-ci, sur trois à cinq ans

L'une et l'autre des deux options,selon les experts, favoriserait le rôle de la négociation collective.

Pour combattre la pauvreté, insiste le rapport, il est plus efficace de majorer la prime d’activité – issue de la fusion de la prime pour emploi (accordée aux salariés chichement rétribués) et du RSA-activité (un complément de ressources pour les travailleurs pauvres).

Reste la marge de décision politique.

Au premier janvier dernier, le Smic (salaire minimum) a été augmenté de 0,93 % par le gouvernement pour s'aligner notamment sur l'inflation.

Si le gouvernement veut afficher un geste politique, il doit aller au-delà de la revalorisation automatique qui peut être importante. « Dans les faits, depuis sa création, le SMIC a augmenté plus vite que le salaire moyen », rappelle le rapport.

Le gouvernement devant très probablement suivre cet avis, le SMIC n'augmentera en conséquence au 1er janvier prochain « que » sous l'effet de ses deux composantes de revalorisation automatique...

la France suivrait un régime « à peu près semblable à celui en vigueur dans la très grande majorité des pays où existe un salaire minimum national et où le gouvernement porte la totale responsabilité de sa revalorisation », toujours selon les préconisations du rapport.

A suivre...

Joanne Courbet pour Day News World

SOMMET UA-UE OU UN ENIEME

RENDEZ-VOUS ECONOMIQUE MANQUE

Le partenariat Europe Afrique n’a pas démontré son efficacité. La conjoncture actuelle le prouve, avec une vague d’émigration de jeunes désespérés vers une Europe encore convalescente en termes de croissance.

« Les deux continents, pourtant liés par l’histoire et par la géographie, ont raté la marche de l’Histoire. La coopération n’a pas réussi à éviter à l’Afrique des contre-performances qui se résument en quelques chiffres : 2 % du commerce international, 1,1 % de la production manufacturière mondiale et 13 % des échanges commerciaux intra-africains. C’est paradoxal pour un continent qui recèle 10 % des réserves mondiales de pétrole, 40 % des réserves mondiales d’or, 80 % du chrome, 90 % du groupe des métaux du platine et 30 % des ressources minérales du monde. » ? constate amer un spécialiste africain.

Une des occasions manquées semble liée à l’incapacité du vieux Continent au développement intelligent d'une prospective consistant à prendre l’Afrique comme un partenaire stratégique avec qui développer des complémentarités.

L’Europe n' aurait-elle pas commis une erreur historique en refusant toute idée de plan Marshall après les indépendances, à l’inverse des Américains qui ont été plus inspirés ?

Les stratégies de coopération ont oublié des domaines importants comme de solides alliances industrielles de complémentarité assorties de transferts massifs de technologie. Résultat : de faibles capacités de transformation des matières premières locales, peu de valeur ajoutée dans l’exportation des produits tropicaux, chômage endémique, émigration.

L’aide, ciblée suivant les priorités européennes, n’a pas été une solution au développement de l’Afrique.

Une bonne partie étant dévoyée et recyclée à l’extérieur (plus de 50 milliards de dollars annuellement selon l’Union Africaine)....

Pourtant une synergie réfléchie gagnant-gagnant était possible ; l’Afrique recelant des matières premières abondantes, un dividende démographique et une main-d’œuvre bon marché et de véritables relais de croissance. L’Europe de son côté prenant avantage sur la technologie ...

L’Afrique : un continent courtisé

Les difficultés lors de la finalisation d’Accords de Partenariat Économiques (APE) déséquilibrés, malgré les pressions européennes, reflètent l’avènement d’un nouvel état d’esprit du côté Africain : « une Afrique décomplexée  ». La résurgence d’une société civile aux aguets, les récentes prises de position engagées des intellectuels africains sur le Franc CFA, sur la situation esclavagiste en Libye et sur les récentes déclarations du Président Macron suffisent pour s’en convaincre. L’Europe doit se rendre compte qu’elle a un partenaire africain de plus en plus « courtisée », instruite et consciente de ses responsabilités.

Le cinquième sommet Afrique-Europe se tient ces mercredi et jeudi à Abidjan, capitale de la Côte d’Ivoire. Quelque 5000 participants, y compris 83 chefs d’Etat et de gouvernement de 55 pays d’Afrique et de 28 pays de l’Union européenne y sont attendus. Le flux de migrants africains se rendant en Europe est l’un des grands sujets à l’agenda.

Selon Vijay Makhan, ancien diplomate mauricien et sous-secrétaire général de 1995 à 2003 de l’OUA, désormais l’Union africaine, les intérêts entre l'Europe et l'Afrique sont mal défendus. Et là, évidemment, mis à part les conflits armés et la situation de paix et de sécurité, les obstacles liés au développement et aux questions sociales et économiques, y compris le financement,auraient dû  être abordés.

C'est pourquoi les dirigeants africains multiplient les sommets tantôt avec les Etats-Unis, tantôt avec la Chine, l’Inde, le Brésil et la Russie.

L'Afrique regorge de richesses naturelles. De ce fait, à l’instar de l’UE, tous les grands pays, y compris les émergents, se bousculent pour avoir leur part.

L’Europe a-t-elle les moyens d’avoir une politique africaine dans un environnement compétitif, notamment dû à la Chine? la Chine, qui finance à grande échelle des projets d’infrastructures, incontournables au développement du continent.

La France la première a abandonné l’Afrique à la médiocrité de ses intérêts à court terme. Le ministère de la coopération de la rue Monsieur vendu aux Chinois, les agences bancaires des vieux comptoirs aux Marocains, l’aide bilatérale s’est évaporée. Et cela pile, au moment où l’Afrique se réveillait. La France n'a pas montré sa présence au cours des 25 ans où la population a doublé, ou une classe moyenne a émergé, où les besoins en équipements ont explosé, où un marché réel enfin s’est constitué...

Tout faire pour que le sommet entre l’Union africaine (UA) et l’Union européenne (UE) ne se CRISTALLISE pas seulement sur la question des migrations : telle était la consigne répétée, à Bruxelles comme à Abidjan, la capitale économique ivoirienne où se tenait mercredi 29 et jeudi 30 novembre, cette réunion entre les principaux dirigeants de deux continents. « Nous ne souhaitons pas que ce soit le seul thème évoqué, mais il serait surprenant qu’il en soit autrement », regrette un diplomate bruxellois.

Le continent le plus riche et le plus jeune, un dialogue de géants. 10 000 participants pour conseiller, protéger, raconter les chefs d’État et chefs de gouvernement … 55 Africains, 28 Européens Sans compter les personnages considérables qui incarnent les organisations internationales.

Cette année, thème obligé des discours : l’immigration et la sécurité.

Un énième rendez-vous manqué !

Joanne Courbet pour Day News World

LES BANQUES AU REGIME SEC

Si l'annonce du prochain plan stratégique de la Société générale a secoué l’ensemble du monde bancaire et tous les personnels, c'est parce qu’une grande banque annonce  la nécessité de s’adapter aux numériques: une grande mutation pour éviter le syndrome de la sidérurgie.

La Société générale, la première institution financière à annoncer clairement, fin 2015, des mesures d’économies dans son activité de banque de détail, a enclenché la même stratégie dans d’autres, notamment LCL, BNP Paribas et BPCE.

Pour toute la baisse de la fréquentation des agences le développement des opérations sur smartphones ont joué sur ce choix.Les conséquences du numérique pèse donc très lourd sur la disparition de certains métiers. En France, un quart des emplois bancaires serait menacé par le développement du numérique.

Google, Amazon, Facebook ou Apple pourraient bientôt proposer des comptes bancaires en ligne.

La Société générale a décidé de durcir encore le traitement appliqué à son activité de banque de détail en France dans le cadre de son plan stratégique pour 2020 « Transform to grow » présenté, mardi 28 novembre, aux investisseurs, lors de l’Investor Day. Est prévu la suppression de plus d’une centaine d’agences supplémentaires.

Ainsi, au terme du plan, l’enseigne ne comptera plus que 1 700 agences dans l’Hexagone, soit un réseau équivalent à celui de LCL (1 640).« Ce plan pourrait conduire à environ 900 suppressions de postes en complément des 2 550 déjà annoncées début 2016, portant leur nombre total à environ 3 450 à l’horizon 2020 », a précisé le groupe dans un communiqué.La Société générale supprime ainsi progressivement des postes dans ce métier de banque de proximité, en fermant des guichets, en réduisant de 20 à 14 ses plates-formes de centres de traitement (back-office) et en automatisant 80 % des processus internes entre l’agence et le back-office d’ici à 2020

Dans le même temps, elle a choisi un investissement de 150 millions d’euros pour différents projets innovants capables d'une accélération de la transformation numérique de son modèle , d' amélioration de l’expérience client, et d'offres de nouveaux services aux consommateurs.

L’affaire Kerviel a remis en question une stratégie mise en place avant la crise.

Les Etats ont obligé les banques à être un peu plus réservées dans leur façon de spéculer

Les banques ont trois défis majeurs :

1° Les banques ont à relever celui de la sécurité financière.

En effet la sécurisation des activités est au cœur de la stabilité bancaire. Alors, l’Etat et les organismes régulateurs fixent des obligations (c’est l’objet de Bâle 3, puis bientôt de Bâle 4), mais cette régulation oblige les banques à détourner une partie de leurs ressources pour renforcer leurs fonds propres et leur solvabilité. Et le renforcement de leurs fonds propres, c’est autant de capitaux qu‘elles auront en moins pour financer l’économie et prendre des risques avec les entreprises.

2° La confiance des investisseurs échaudés par le risque d’amendes aux Etats-Unis demande à être restaurer.

La banque a a fait le pari de parvenir à une croissance annuelle de 3 % de son chiffre d’affaires d’ici à 2020. Pour se faire elle compte justement sur l’international en compensation du contexte atone en France. La banque a particulièrement jeté son dévolu sur la Russie. Si elle occupe des positions de premier plan en Roumanie et en République tchèque, l’institution pourrait fermer ou céder d’autres activités jugées trop peu rentables en Europe de l’Est. L’Afrique fait également partie des « challenges » à relever pour la banque .

La banque s’engage également sur une hausse de sa rentabilité, avec un objectif de rentabilité des fonds propres (ROE) de 10 % en 2020 (contre 7,3 % en 2016).« Les dividendes vont pleuvoir pour les actionnaires, le régime sec et les suppressions de postes sont amplifiés pour les salariés ! », s'insurge la CGT face à la suppression de postes de la Société générale, en qualifiant l’Investor Day d’« “exercice obligé”, exclusivement tourné vers les analystes et les actionnaires, pour rassurer les marchés. »

3° Le développement de Boursorama , la banque en ligne, va être poussé à fond.

Alors que le secteur bancaire a été absorbé par le lancement d’Orange Bank, Société Générale a fait remarquer au nouvel entrant que « la banque n’était pas gratuite », tout en confirmant sa volonté de « booster » son fleuron Boursorama.

SG se fixe un objectif de 2 millions de clients pour la banque en ligne à l’horizon 2020. « Nous avons une stratégie consistant à développer à fond Boursorama, qui a un modèle extrêmement efficace opérationnellement et offre la totalité des services bancaires : du crédit à la consommation, du crédit immobilier, de l’épargne, des services de paiement. Nous avons avec Boursorama incontestablement un leader en France dans la banque en ligne » avait déclaré Frédéric Oudéa .

Joanne Courbet pour Day News World

HAUSSE DU CHOMAGE EN FRANCE EN OCTOBRE

Le chômage est encore en hausse pour le mois d'octobre malgré quelques les bons signes de l'économie française.

Le nombre de chômeurs inscrits à Pôle emploi est reparti en légère hausse en octobre avec 8 000 chômeurs supplémentaires soit une hausse de 0,2 %. Pôle emploi dénombre désormais 3,48 millions demandeurs d'emploi en métropole.

Le nombre de chômeurs (catégorie A, sans activité) est en baisse de 1 % sur trois mois, en hausse de 0,5 % depuis début 2017 et quasi stable sur un an (+0,2 %).

Difficile d'avoir une tendance à interpréter la hausse du chômage d'octobre puisqu'elle coïncide avec une baisse en miroir (-7900, -0,4 %) du nombre de demandeurs d'emploi ayant exercé une activité au cours du mois.

Le nombre d'inscrits à Pôle emploi et tenus de rechercher un emploi s'est stabilisé en octobre à 5,62 millions.. Que ce soit en catégorie A (chômeurs) ou en incluant les catégories B et C (activité réduite comprise), les tendances sont identiques en comptant l'outre-mer.

Pour ne pas tomber dans le piège de l'ancien gouvernement, le nouveau a décidé de changer sa périodicité.

La Dares, service des statistiques du ministère du Travail, publiera, désormais tous les trois mois, le nombre moyen de demandeurs d'emploi sur le trimestre.

La nouvelle mouture vise à «mettre davantage l'accent sur l'évolution tendancielle plutôt qu'au mois le mois», explique le ministère du Travail, qui considérant « que les évolutions mensuelles ne sont pas significatives, n'ont pas beaucoup de sens».

Depuis sa nomination en mai, la ministre du Travail, Muriel Pénicaud, avait préfiguré cette évolution ne commentant pas les chiffres mensuels.

Un des anciens titulaires du poste, François Rebsamen en parlait comme "d'un grand moment de solitude".

L’actuelle ministre, Muriel Pénicaud, s'est affranchie de cette contrainte en refusant dès son arrivée de commenter ces statistiques.

C'est donc une des dernières fois que ces statistiques sont publiées mensuellement, car à partir de 2018 seront publiés de façon trimestrielle.Avec par ailleurs, des précisions supplémentaires sur les motifs d'entrée et de sortie à Pôle Emploi.

Tous les économistes s'accordent à le dire depuis longtemps, ces données ne rendent pas compte des évolutions du marché du travail. D'où la réforme susceptible de rendre mieux compte des évolutions sur une durée plus longue donc plus significative.

Carl Delsey pour Day News World

ORANGE DEMARRE DANS LA BANQUE

Repoussé à plusieurs reprises, le projet Orange Bank, vient d’être lancé comme un défi, avec son service phare, Orange Bank Mobile.

Le projet remonte à 2013. Il a réellement été enclenché en 2016, avec l’acquisition des activités bancaires de Groupama (en grande difficulté financière alors). Annoncé pour une mise en service en juillet 2017, puis repoussé au 2 novembre, le groupe a pris son temps pour le lancer.

A l’origine conçu comme un service de banque en ligne 100% mobile, le rachat de Groupama va lui permettre de s’appuyer sur un réseau d’agences. A ce réseau, va s’ajouter celui du GAN, lui aussi engagé dans l’aventure bancaire. A eux deux, les groupes totalisent 200 guichets. En fait Orange Bank va ouvrir à terme quelques 850 boutiques, pour un investissement de 500 millions d‘euros.

Le nouveau groupe compte s’appuyer sur le potentiel des quelques 28 millions de clients Orange/téléphonie en France (207 millions d’abonnements au mobile dans le monde).

Les clients d’Orange téléphonie sont en effet autant de cibles potentielles pour développer rapidement le nombre de clients du service bancaire. Il se dit aujourd’hui, 10 jours après le lancement de l’opération, qu’Orange Bank aurait déjà engrangé 9000 clients ?

L’idée de la création d’une banque trottait déjà depuis longtemps dans la tête de Stéphane Richard, patron d’Orange téléphonie et dans celle de Marc Rennard, le directeur général adjoint expérimenté et grand connaisseur du « banking » en ligne. Aussi, l’un et l’autre refusent toute idée de retard dans la préparation et le lancement du projet, disant qu’ils ont préféré prendre leur temps pour réfléchir !

L’opérateur téléphonique ne se jette pas en effet dans l’inconnu. Dès 2008, il avait lancé sur le marché africain, un service Orange Money, conçu comme un outil de transaction sûr et rapide et d’attribution de microcrédits. En quelques temps Orange Money a conquis 13 millions d’utilisateurs au travers du continent africain.

Mais Orange Bank va aussi bénéficier des expériences acquises dans son activité Orange Finanses, en partenariat avec mBank, pour un service bancaire proposé en Pologne.

Les objectifs de l’opérateur à court terme sont déjà fixés. Orange souhaite pour ses seules activités bancaires dégager un chiffre d’affaire de 400 millions d’euros en 2018.

L’entreprise voit donc les choses en grand, au risque de commencer à inquiéter les réseaux bancaires traditionnels ou les néo-banques qui se sont créées depuis quelques années comme Boursorama rattaché à la Société Générale, Fortunéo rattaché au Crédit Mutuel comme Arkéa, compte Nickel et Hello Bank rattachés à la BNP, BforBank rattaché au Crédit Agricole sans oublier le petit dernier Czam exploité par le Groupe Carrefour.

Malgré sa façade Finetechs, Orange Bank se revendique comme une banque de plein exercice, qui progressivement va développer un service de prêts immobiliers et de prêts à la consommation.

Orange Bank ne démarre donc pas de rien, contrairement à certains groupes qui se sont lancés dans la banque en ligne sans socle solide. Orange Bank sait pouvoir s’appuyer sur un instrument essentiel, clef du succès ....le Smartphone.

Des pleurs et des grincements de dents sont donc à prévoir chez certaines banques au réseau pléthorique.

Face à la menace, un grand nombre d’entre elles ont déjà commencé leur révolution par des licenciements massifs de leur personnel.

A laquelle peu de nos concitoyens s’attendent !

S’agissant des licenciements de personnel, la « petite liste » (des licenciements effectués sur quelques mois seulement, les tous derniers) ci-dessous donnera un aperçu de ce qui se passe (sur 3 mois environ) en France, en Europe ou dans le Monde :

Banco Carige (la plus vieille banque du monde) : 1000 banquiers jetés à la rue

La banque Monte Paschi a déjà disparu ; elle pourrait être rachetée pour 1 € par la Banque Postale (France)..

Banco Intenso Saopaolo Italie : 3000 banquiers jetés à la rue.

ING Bank : 796 salariés de plus de 55 ans ont quittés récemment la banque après négociation.

Paypal : un centaine de salariés vient d’être licenciés

PHH : 700 financiers ont été remerciés et les dossiers d’emprunteurs avec...

Postfinance Suisse, la Banque Postale Suisse : la banque envoyait 50 salariés chez Suisse emplois.(l’équivalent de Pôle Emploi en France)

RBS-UK : la banque va jeter à la rue 900 banquiers

UBS Suisse vient d’annoncer le licenciement de 30 000 banquiers sur le 5 prochaines années.

Banque Postale : de grosses rumeurs de licenciement circulent en ce moment.. Ce qui crée un doute quant au rachat de Monte Paschi, même pour 1 €.

HSBC a jeté 200 banquiers à la rue, qui travaillaient dans son agence régionale de Floride et c’est très peu par rapport aux centaines de milliers de licenciements qui ont eu lieu de part le monde depuis 2014.

Par ailleurs, en 10 ans, 25% des Banques Européennes ont disparues (Source Agefi et BCE).

Soit elles ont déposé le bilan, soit elles ont été rachetées, soient elles ont fusionné. Depuis la crise de 2008, le déclin des banques de détail s’est accompagné par une croissance exponentielle des Fonds d’Investissements, un secteur qui a carrément augmenté de 160 %.

D’une façon générale, les banques sont aujourd’hui de plus en plus en difficulté, ce qui les amène à tout faire pour retenir l’argent liquide de leurs clients, lesquels devraient curieusement disparaître. C’est déjà le cas en Suède et à Bruxelles prépare un train de mesures en ce sens. Dans ce nouveau schéma, les commerçants risquent d’être appelés à servir de DAB à leurs clients ? Une révolution !

Pour éviter le pire, les banquiers n’ont d’autre choix que d’augmenter vertigineusement leurs tarifs vis- à- vis de leur clientèle privée, voire d’inventer des tarifs nouveaux.

En cela, ils ne font que suivre les conseils de Mario Draghi patron de la BCE (information donnée par agence Reuters) lequel a déclaré récemment : " le rendement total du capital des banques pourrait chuter de 40% si les taux d’intérêt devaient rester à leur taux actuel (parfois négatifs) entre aujourd’hui et 2021. Aussi les autorités de régulations (dont lui même avec la BCE) saluent le fait que les banques aient trouvé des revenus alternatifs" (que c’est joliment dit !)

Même les services économiques de grands journaux, sérieux, comme le Figaro semblent commencer à mesurer cette réalité bancaire, ayant conscience que même certains de leurs clients, riches ou pas riches, risquent de se faire dépouiller par le système.... après les clients pauvres.

Il a fallu l’enquête de 65 millions de consommateurs et de l’UNAF, publiée ces dernières semaines pour que cette situation grave soit enfin reconnue.

A l’examen de ce tableau, on s’aperçoit que ce sont les banques dites populaires qui facturent les tarifs les plus chers. Salauds de pauvres !

Ces dérapages et cette situation commencent à inquiéter la Commission Européenne, qui vient de faire paraitre début novembre 2017 un communiqué rédigé en ces termes : « Il faut maintenir une présence territoriale bancaire dans des zones ou de nombreuses banques ont déjà déserté, pour favoriser l’accès des personnes économiquement défavorisées à un accès normal aux services bancaires ». Il est vrai que des élections se profilent au niveau européen. La date des élections européennes a été fixée pour mai 2019.

Orange Bank pourrait- t- il pallier ces difficultés avec ses services de banque en ligne ?

Toutes les informations qui précédent donnent le tournis et on comprend qu’UFC que Choisir, qui promet à sa création la gratuité complète des moyens de paiement, l’ouverture gratuite d’un compte en banque, des retraits gratuits dans les voit plutôt d’un bon œil les nouveaux services d’Orange Bank distributeurs en France et en Europe, pas de frais sur le virements et les prélèvements et la suppression des délais entre réalisation d’une opération et son affichage , dernière condition très favorable lorsque on sait que certaines banques traditionnelles continuent d’appliquer des délais difficiles à justifier, si ce n’est par le fait que celles-ci ont besoin journellement de liquidités importantes.

Nous avons relevé un bémol toutefois. On ne sait pas encore aujourd’hui, quel sera le niveau des frais (notamment les commissions d’intervention en cas de découvert) ou encore les frais de commission pour des paiements à l’étranger que pratiquera Orange Bank. Affaire à suivre donc !

Clara Mitchell pour Day News World

« LES PARADIES PAPERS » OU L'OPTIMISATION FISCALE

La lutte contre l’évasion fiscale est une vieille rengaine de nos dirigeants de G20 en G20. Depuis, les législations se sont renforcées, mais en vain.

Le FMI chiffre à 5 500 milliards d’euros le transit annuel par les paradis fiscaux.

Selon les travaux du jeune économiste Gabriel Zucman, professeur assistant à l’université de Berkeley aux Etats-Unis,

70 milliards d’euros échapperaient ainsi à la fiscalité de l’Europe dont 11 milliards d’euros pour la France.

Pourquoi parle-t-on des « Paradies Papers » ?

Une fuite de documents initialement transmis, en 2016, au quotidien allemand Süddeutsche Zeitung par une source anonyme a permis au Consortium international des journalistes d’investigation (ICIJ) de se pencher dessus.

Le Consortium international des journalistes d’investigation (ICIJ) se compose de 380 journalistes de 67 pays.

Ce sont près de sept millions de documents qui ont été passés au peigne fin par les 380 journalistes qui ont travaillé sur les "Paradise Papers".

Ces derniers proviennent du cabinet Appleby. Contrairement au cabinet Mossack Fonseka, basé au Panama et à l’origine des Panama Papers, Appleby est un cabinet d’avocats spécialistes de l’optimisation fiscale ayant bonne réputation. L'optimisation fiscale n'est pas illégale en soi .

Ce cabinet, créé au XIXe siècle par le Britannique Reginald Woodfield Appleby. est aujourd’hui installé dans une dizaine d'Etats dont les Bermudes, les îles Vierges britanniques ou les îles Caïmans.

Que fait-il exactement ?

Les avocats fiscalistes de ce dernier étudient la législation de chaque endroit où ses sociétés clientes envisagent d’ouvrir une succursale en fonction des avantages fiscaux de chaque territoire.

Faire de l’optimisation fiscale, c’est utiliser tous les systèmes légaux offerts qui aboutissent à des montages financiers complexes.

Dans le cas des "Paradise Papers" les problématiques sont donc légales .

Joanne Courbet pour Day News World

SURTAXE DE TROIS CENTS GRANDES ENTREPRISES EN GUISE DE COMPENSATION DE L'ANNULATION DE LA TAXE A  3 % SUR LES DIVIDENDES.

Le gouvernement a fini par trancher : il va imposer aux 300 plus grandes entreprises françaises une surtaxe exceptionnelle pour rembourser une partie de la taxe sur les dividendes instaurée sous le quinquennat Hollande, mais invalidée par le Conseil constitutionnel.

Ce sont donc trois cents entreprises réalisant plus de 1 milliard d'euros de chiffre d'affaires qui devront s'acquitter de cette surtaxe exceptionnelle en 2017 , a annoncé le ministre Bruno Le Maire. Cette dernière va permettre de compenser en partie seulement la facture de 8 à 10 milliards d'euros ! Le reste de la facture sera prise en charge par la puissance publique en 2018, c'est-à-dire par le contribuable.

Le Conseil des ministres entérinera jeudi ce dispositif dans un projet de loi rectificative d’urgence. « J'ai conscience que je leur (aux entreprises  NDLR) demande un effort considérable », a reconnu le ministre de l'Economie et des Finances sur France 2 mais « Je fais appel à leur sens civique. Ce sont des entreprises qui se portent bien, qui ont de bons résultats » a-t-il ajouté.

Concrètement, les taux appliqués seront les suivants: au delà de 1 milliard d'euros de revenus, le taux normal d'IS passera de 33,3 % à 38 %, pour grimper à 45 % au delà de 3 milliards d'euros de chiffre d'affaires. Le gouvernement aurait prévu un plafonnement à 300 millions.

Bruno Le Maire insiste sur la nécessité de respecter ses engagements sur la réduction du déficit public à moins de 3 %, raison pour laquelle il n' a pas voulu compter sur l'embellie de la conjoncture économique.« Je préfère tenir bien les comptes publics de la Nation. (…) Je préfère que notre voix française retrouve sa crédibilité » en Europe, s'est justifié le locataire de Bercy.

Le choix ne lui était d'ailleurs pas donné dans la mesure où la Commission européenne a réclamé à la France des précisions sur ses efforts budgétaires à la suite de l’invalidation de la taxe.

Le Medef, par la voix de son vice-président Thibault Lanxade, a dénoncé une « injustice totale » et a demandé des contreparties au gouvernement, en particulier sur le crédit d’impôt compétitivité emploi. « Pas de compensation » a rétorqué Bercy.

Britney Delsey pour Day News World

LA PENURIE DE BEURRE REALITE ECONOMIQUE

OU

SPECULATION FINANCIERE

Pour les agriculteurs éleveurs, la pénurie de beurre « n’existe pas » matériellement en France. Il y a en effet toujours autant de vaches laitières sur le sol français (voire peut être plus) qui produisent toujours autant de lait et par suite de la crème laquelle est transformée en beurre.

On ne peut que les croire car les briques de crème ou autres pots de crème ne manquent pas sur les rayons des grandes surfaces et autres circuits de distribution.

Par ailleurs, s’il y avait eu une réelle pénurie de lait par manque de production, le prix du litre de lait payé aux agriculteurs serait inévitablement monté, selon les bons principes du capitalisme mondialisé et libéral.

Or n’est pas le cas !  ( voir sources cours du lait http://www.web-agri.fr ) Les éleveurs manifestent d’ailleurs régulièrement leur mécontentement à propos de l’insuffisance des prix qui leur sont octroyés, lesquels n’assurent pas l’équilibre financier des exploitations...

Jeudi 26 octobre, les éleveurs ont voulu rétablir la vérité. Ils l’ont fait en distribuant des affichettes ou en les apposant dans les rayons de produits laitiers des grandes surfaces. Ils l’ont fait par exemple en Iles et Vilaine, dans la Sarthe, à Rennes dans le super marché Cora etc...

Dans ces affichettes, ils dénoncent l’information mensongère affichée depuis plusieurs  jours dans ces magasins qui prétendent que si le beurre manque, c’est que la production est insuffisante...

On va essayer d’éclaircir cette problématique pour vous...

Le problème des rayons vides de plaquettes de beurre de toutes origines, depuis 2 semaines est d’abord un problème de demande très importante de beurre français (réputé pour sa qualité et son gout) par les Etats Unis, le Japon et la Chine. La  demande intérieure a explosé dans ces pays. Il est ensuite dû, aux rudes négociations engagées depuis quelques mois entre la grande distribution et les industriels de l’agro-alimentaire.

Dans un article d’Ouest France du 27 octobre 2015, Liang Zhang, PDG de Synutra International, fabricant chinois de lait en poudre, se confiait sans gêne : « Les Européens disent que les Chinois viennent en Europe pour la qualité et la sécurité. Ce ne sont que des paroles ! Je viens en Europe pour gagner de l’argent ». C’est clair ! Exit au passage le scandale du lait chinois frelaté à la mélamine qui a été à l’origine de la mort, très médiatisée de plusieurs bébés, ce qui a provoqué, au pays de l’enfant unique, un énorme scandale ! Vive le business donc et le lait en poudre européen, mais surtout français! A ce niveau, il n’y a pas d’état d’âme !

Il faut ajouter que derrière Synutra, il y a une holding américaine auparavant domiciliée aux Bahamas portant le  nom de Vorsatech Ventures.

Synutra , qui n’a pas voulu traiter directement avec les éleveurs a ficelé son système d’approvisionnement en ne négociant qu’avec les coopératives, constituées en plaques tournantes. Celles-ci  collectent le lait dans les fermes. C’est avec Sodiaal, la première coopérative laitière française (et cinquième mondiale) que l’industriel chinois a décidé de traiter principalement . Sodiaal s’est imposé dans le territoire breton en rachetant Entremont et la Coopérative Unicopa en 2010. Sodiaal collecte aujourd’hui 800 millions de litres de lait auprès de 1851 producteurs bretons.

La seconde étape de Synutra a été  d’implanter carrément, une énorme unité de fabrication de lait en poudre en France. L’usine monumentale a été implantée en plein centre de la Bretagne (le Kreiz Breizh en breton) à Carhaix, à un moment ou plusieurs entreprises alimentaires venaient de fermer : Marine Harvest la base Intermarché, Tilly, Sebco, Gad, Doux, Entremont et d’autres encore. Il y avait donc de la main d’œuvre immédiatement disponible, parce que au chômage ! L’usine à lait en poudre, gigantesque  de Synutra a été construite en bordure de la rocade de Carhaix. Elle exporte une grande partie de sa fabrication vers la Chine, à l’intention des femmes chinoises qui ne nourrissent plus leurs enfants au sein, parce qu’elles travaillent. Le lait en poudre est devenu à la suite de cela, l’Or Blanc breton.

Toutes ces transformations économiques n’ont pu se faire qu’à la suite de l’abandon des quotas laitiers en Europe depuis avril 2015 et de la disparition des outils de régulation qui existaient.

Ce nouveau modèle de production conduit tout naturellement vers des fermes de 200 à 300 vaches, voire 1000 vaches qui suscitent un rejet unanime des habitants riverains ou proches géographiquement. Cette logique vers un nouveau modèle industrialisé dans le domaine agricole s’est progressivement imposé, faisant peser une pression insoutenable sur les petites exploitations de 40 à 50 ha, qui ferment peu à peu, après que l’agriculteur, placé à leur  tête se soit très souvent suicidé, la corde au cou, au sens propre comme au sens figuré. Selon les statistiques de la MSA, un agriculteur se suicide tous les 2 jours et le nombre de suicides dans la profession a été multiplié par 3 ces dernières années.

Comment en effet dans un tel contexte les exploitants peuvent- ils négocier leur contrats (prix, volume, mesures de qualité) avec des industriels dont le cœur du pouvoir se cache à des milliers de kilomètres ?

L’usine de Carhaix, un investissement à 700 millions d’euros, a été inaugurée le 28 septembre 2016 (retenez la date). Le ruban a été coupé en présence de nombreuses personnalités à 10h08, le chiffre 8 étant le chiffre favori des chinois, synonyme de fortune. Un feu d’artifice a clos les cérémonies « pour chasser les mauvais esprits » ??

Il est facile de comprendre, en corrélant les différentes dates de décisions et de démarrage d’exploitation, que les exportations massives vers la Chine, à partir du port de Brest, qui a vu son activité exploser, a eu lieu au détriment du marché intérieur français, situation dont il est aisé de faire le constat aujourd’hui en voyant les rayons vides dans les grandes surfaces. Chaque français peut ainsi toucher directement du doigt (et de l’estomac) l’effet pervers d’une mondialisation incontrôlée de l’économie ou règne la loi du plus fort  et du plus avide.

Les premières à ressentir les effets directs de la mise en service de l’usine de Carhaix ont été les biscuiteries bretonnes, qui depuis le mois de janvier 2017 ne parviennent pas à s’approvisionner en quantité suffisante en beurre breton. Yves Guillateau, patron de la biscuiterie Joubard à Pontivy décrivait dès janvier 2017 cette situation désastreuse pour les fabricants de produits à base de beurre (biscuits, mais aussi croissants, viennoiseries, gâteaux, plats pré-préparés etc...) en indiquant que le prix du beurre avait augmenté de 60%  entre janvier et aout 2016, impactant ainsi profondément leur conditions de production et les prix de vente de ces produits.

La situation de la Bretagne s’est peu à peu étendue à l’ensemble de la France, par effet domino. On ne trouve plus par exemple en ce moment de beurre AOC de Bresse, si fameux pour son gout.

Il est évident que dans un tel contexte, la spéculation s’est inévitablement installée, le beurre industriel pouvant être stocké et congelé en attendant que les cours remontent ou montent tout simplement.

Horreur supplémentaire ! La France, grande consommatrice de beurre (réhabilité ces dernières années par les nutritionnistes) est obligée d’importer du beurre en provenance de ... Nouvelle Zélande. Un paradoxe inadmissible pour beaucoup !

Pour ajouter à la confusion et à la crise provoquée par la mondialisation, les transformateurs de produits laitiers comme Candia ou l’Association des producteurs de lait Indépendants, évoquent d’autres facteurs contribuant à la pénurie en beurre : les chaleurs du mois de septembre 2016 (mais le phénomène s’est reproduit en 2017) ont fait que les vaches ont produit moins de lait chargé en matières grasses, ceci à cause « de la diminution des ressources fourragères de qualité »

La seconde raison de la pénurie de beurre constatée en ce moment, trouve, selon les éleveurs leur origine dans le conflit qui oppose la Grande Distribution et les Industriel qui refusent de livrer les grandes surfaces tant que les négociations annuelles sur les prix n’auront pas eu lieu dans des conditions qui prennent en compte l’envolée des prix de la matière première depuis 2016.

En effet Edouard Leclerc et ses copains refusent encore toute hausse des prix du beurre...pour protéger les intérêts des consommateurs ? Un bras de fer a été engagé, les deux parties ne parvenant pas à s’accorder. Les industriels veulent bénéficier de l’envolée des prix alors que la Grande Distribution refuse, en cours de saison, toutes augmentations de ceux- ci.

Il faut rappeler que la grande distribution a négocié ses prix en février 2017, pour un an et que les contrats vont commencer à être rediscuter seulement à partir de novembre (ils auraient  pu l’être au bout de 6 mois, mais le blocage est resté entier sur ce problème sensible). On peut donc supposer, par anticipation, que le prix du beurre devrait prendre en compte la hausse des prix mondiaux et augmenter de 60% environ à partir du mois de janvier 2018.

En conclusion, même si le gouvernement s’inquiète des conséquences de la pénurie de beurre à la veille des Fêtes de Noel, il faut souligner que celui- ci n’a pris aucune initiative et aucune décision pour qu’une partie suffisante de la production  soit réservée à la consommation intérieure.

Les rayons vides réveillent chez certains de mauvais souvenirs, ceux des restrictions imposées par le pouvoir nazi dans les années 39-40, lequel dirigeait la plus grande partie de la production agricole française vers l’Allemagne pour satisfaire la demande des citoyens allemands. Alors ,serait- il possible au XXI siècle, que le consommateur français soit obligé de faire à nouveau la queue pour pouvoir acheter une mini plaquette de beurre ?? Un vrai cauchemar.

Pour d’autres, cette mauvaise histoire de beurre, démontre tout simplement qu’Emmanuel Macron est tout entier soumis à la très haute finance internationale spéculative (rappelez-vous, que c’est un fond américain qui coiffe l’industriel chinois qui s’est installé en Bretagne).

L’Europe n’a pas élevé la voix non plus et les consommateurs allemands, qui ne sont pas soumis à la même règlementation  ont déjà pris de plein fouet une hausse de 50% du prix du beurre.

Ces constats sont choquants, surtout lorsque l’on pense à ces agriculteurs désespérés ; mais aussi aux paysages défigurés par ces futurs projets de fermes de 1000 vaches qui fleurissent ici ou là, aux dangers (Monsanto et la polémique sur le glyphosate) auxquels sont exposés les agriculteurs qui pour s’en sortir doivent  coûte que coûte augmenter les rendements, dangers qui par voie de conséquence exposent également les consommateurs.

Dans un tel contexte, il faut espérer que les circuits courts de distribution de produits agricoles vont continuer leur progression et que les élus, locaux le plus souvent, aideront concrètement à leur développement.

Au demeurant, et sachant que la volonté d’Emmanuel Macron est des limiter la charge des salaires et le revenu des Français en général ,pour améliorer la compétitivité de l’économie française ( ?), ont ne peut qu’être inquiet face à de telles augmentation de prix qui interdiront à certains d’entre nous, totalement ou partiellement l’accès à un produit considéré auparavant comme un produit courant ; La tartine de beurre du matin ou le croissant du petit déjeuner risquent d’atteindre un prix inabordable pour beaucoup .... Ainsi va la mondialisation !!

Choquant aussi sont les derniers propos de Jean Pierre Raffarin, qui vient de déclarer au JDD que la Chine est un partenaire économique qu’il faut accepter, surtout lorsque l’on sait que par ses origines géographiques et familiales, il est un héritier des coopératives de beurre Charente Poitou.... ainsi va la France et ses représentants !!

Clara Mitchell pour Day News World

L'ETAT DOIT REMBOURSER 10 MILLIARDS D'EUROS

DE TAXE RECOUVREE ILLEGALEMENT

Amateurisme juridique !

Berezina fiscale et budgétaire !

Responsables et ...coupables ?

A nos yeux, c’est tout en même temps ! Tous ces qualificatifs sont parfaitement adaptés pour designer ou nommer les protagonistes de cette affaire qui vient d’éclater il y a quelques jours sous nos yeux, même si celle-ci mijotait depuis longtemps. Mais chut ! Il ne fallait pas trop en parler avant !

Ce scandale d’Etat recouvre ce qui, au prix de 10 milliards d’euros, pourrait contrarier la politique budgétaire serrée d’Emmanuel Macron, soucieux, en priorité, de respecter les recommandations de l’Union Européenne (U.E.) sur l’objectif de ramener à -3% le déficit budgétaire.

Pour l’homme (ou la femme) de la rue, l’affaire semble très technique et difficile à comprendre. Pour les experts financiers et fiscaux, mais aussi les citoyens éclairés, le feuilleton est assez clair, en dépit du fait qu’il reste encore difficile d’évaluer la part de responsabilité de chacun des comparses.

La bombe a éclaté le 6 octobre 2017, lorsque le Conseil Constitutionnel a publié la décision  par laquelle il a décidé de supprimer dans son intégralité, la contribution très controversée de 3% sur les dividendes distribués à leurs actionnaires depuis 2012 par les grandes entreprises.

Alors qui sont les responsables politiques de ce fiasco fiscal ?

En premier lieu, le très maladroit et désormais « has been » François Hollande, qui tout juste devenu Président de la République en mai   2012, et en croisade à cette époque contre la Finance, fit voté le 17 juillet 2012 par le parlement, le principe de la création immédiate de cette taxe de 3%. A l’origine, l’idée de celle ci fut soufflée à Christian Eckert, simple député, rapporteur de la loi de finance, mais également  avide d’élargir l’efficacité de ladite taxe, en imposant tous les profits des grandes entreprises, y compris ceux fait à l’étranger et déjà imposés dans les pays d’origine.

Aussitôt, d’éminents spécialistes dont l’avocat fiscaliste réputé et reconnu comme l’un des meilleurs de Paris, Philippe Derouin, avaient prédit que cette taxe tomberait sous les coups de la Justice Européenne....on va voir qu’il avait raison ... trop tôt...

Le gouvernement de gauche de Jean Marc Ayrault n’a eu cure de ces avertissements et pour cause, il fallait, en période de disette budgétaire absolument faire rentrer des recettes nouvelles, et cette taxe de 3%, qui a rapporté plus que prévu (1,8 milliards d’euros par an) était une aubaine (le droit d’aubaine existe depuis le Moyen Age).

Pourtant, Philippe Derouin avait très bien argumenté son point de vue, notamment dans un avis publié dans la très renommée (pour son sérieux), Revue de Droit Fiscal.

A contrario, les entreprises concernées n’ont pas eu la même approche des choses et on peut les comprendre ! Un certain nombre d’entre elles ont commencé assez rapidement à engager des procédures au risque de provoquer des remous qui attireraient l’attention de Bruxelles.

Et comme redouté, cela n’a pas manqué !

Pourtant, à cette époque (jusqu’en 2015 environ) il était encore possible d’éviter la catastrophe...politique. Mais le gouvernement est resté de marbre, face aux alertes.

Au printemps 2015, Bruxelles engage donc une procédure à l’encontre de la France. « Confortées par les interrogations de la Commission » qui commençaient à émerger, les entreprises concernées multiplient les recours,  tous sous la houlette de la très discrète AFEP (Association Française des Entreprises Privées) qui fédère 110 des plus grandes entreprises françaises. Les décisions de justice se succèdent, décisions qui au fur et à mesure confortent les analyses fiscales des premiers opposants.

Quelques voix, de gauche, commencent néanmoins à s’élever, comme celle de Christian Eckert ( ?) en  premier lieu. Simple député (mais aussi rapporteur du budget)  au moment où il avait déposé l’amendement fatal en 2012, mais devenu depuis le 9 avril 2014, Secrétaire d’Etat chargé du Budget, sous le gouvernement Valls, Christian Eckert se fit assez vite, après avoir obtenu son marocain, l’écho des divergences existant entre l’Europe et la France sur la légalité de la loi. Ambiance gênée ! Rappelons que Christian Eckert est en jusqu’en 2013, soutenu par Jérôme Cahuzac, (ministre des finances déchu pour fraude fiscale) et par Pierre Moscovici, Commissaire Européen à l’économie depuis le 1er Novembre 2014 après avoir été Ministre de l’Economie et des Finances sous le gouvernement de Jean Marc Ayrault  à partir de 2012.

Devenu Secrétaire d’Etat, Christian Eckert reconnait en effet benoitement, pour la première fois, en septembre 2015, devant les sénateurs, « qu’un  conflit d’analyse commence à se faire jour entre le Droit Européen et la loi fiscale française ». Comme c’est joliment dit ! Le Secrétaire d’Etat commençait à avoir vent des positions, qui n’allaient pas tarder à être publiées, de la Cour Européenne de Justice, laquelle rendra en mai 2017 une décision taclant une taxe similaire instaurée par la Belgique.

Rappelons également qu’officiait déjà en 2012, un certain Emmanuel Macron, lequel déclare aujourd’hui, toute honte bue « qu’il ne n’avait pas relevé les risques du recouvrement mouvementé de cette taxe », lequel à ses yeux « était inenvisageable ». Pour enfoncer le clou et être plus cash, dans cette affaire délicate ... et scandaleuse, le Canard Enchaîné titrait néanmoins récemment que « Macron savait que Hollande avait un fisc caché ».

Une semaine et demie après l’élection d’Emmanuel Macron, la Cour Européenne de Justice révélait qu’elle avait censuré une grande partie de cette taxe. Il ne restait donc plus qu’à recueillir l’avis du Conseil Constitutionnel, avis délivré donc le 6 octobre 2017.

Malgré toute cette agitation, Bercy et le nouveau gouvernement Philippe, ont cherché encore récemment à gagner du temps... ?

Mais inévitablement,  au lendemain du 6 octobre, il a fallu chiffrer le montant de la facture des réclamations déjà déposées. La somme avait déjà atteint le montant  de 7,5 milliards d’euros. En ajoutant les intérêts moratoires la facture est très vite montée à 10 milliards d’euros, mettant de fait, en péril, les équilibres budgétaires si chèrement (au plan politique) acquis par Emmanuel Macron et son équipe gouvernementale.

C’est alors que Bruno Le Maire, nouveau Ministre de l’Economie et des Finances entre en scène, allant jusqu’à annoncer qu’il avait demandé à l’Inspection Générale des Finances de rechercher les coupables « d’amateurisme » !

Il est vrai que le ministre, encarté depuis peu chez LREM, ceci alors même qu’il avait été candidat aux primaires de la Droite pour les élections présidentielles, doit aujourd’hui démontrer qu’Emmanuel Macron n’est pas le président des riches, comme le dénoncent depuis plusieurs semaines certaines campagnes politiques et qu’il a choisi le bon camp...

Mais il n’en est pas moins vrai qu’il va être difficile de boucher un trou à 10 milliards d’euros !! D’où la recherche de ... boucs émissaires ?

Néanmoins, dès la mi-octobre, des solutions techniques ont été mises à l’étude, pour lisser, sans trop de dommage, les remboursements à faire aux entreprises (ce qui malgré tout  fait mécaniquement augmenter les intérêts moratoires). Autre solution, rembourser en une seule fois les entreprises, en comptant sur une hypothétique croissance économique ? Autre solution encore, faire admettre à Bruxelles l’idée d’un nouveau trou financier ... à combler... mais plus tard ?

Le Ministre Bruno Le Maire, envisage de déposer le mercredi 1er novembre (jour de tous les saints, à invoquer puissamment, en croisant les doigts/La Toussaint) un texte instaurant une surtaxe sur le 5ème acompte de l’impôt sur les sociétés des grosses entreprises.

Comme indiqué brièvement plus haut, cette affaire de la taxe de 3% sur les dividendes tombe très mal. L’Etat va devoir, en fait, très vite rembourser cette taxe illégale aux entreprises, l’étalement s’étant avéré depuis peu impossible... on est en état de droit n’est ce pas ! Mais quand et comment faire ? Tout le monde sait qu’il existe une inconnue de taille : quand l’INSEE (Institut National de la Statistique) et son homologue européen vont décider à quelle date il faudra imputer budgétairement le coût de ce contentieux. Budget 2017% ou Budget 2018 ?

Mais tout défaut de paiement en la matière, pourrait, selon Bruno Le Maire, lui même, « empêcher la France de sortir du déficit excessif » et donc enfreindre la parole et les promesses d’Emmanuel Macron qui en avait fait un thème de campagne primordial.

Pour « aider la France », la Commission Européenne pourrait considérer que cette facture de 10 milliard d’euros, est une dépense « one Off », c’est à dire exceptionnelle, « que l’on pourrait accompagner  d’attitudes d’accommodement avec mesures compensatoires » l’ensemble restant à décider avec Paris ?

C’est Pierre Moscovici, souvenez vous Ministre de l’Economie et des Finances en 2012, qui vient de faire cette déclaration, en langue de bois pur jus ! , ceci alors même qu’il est coresponsable lui même de cette situation.

Toutes ces successions d’événements nous donne la migraine, mais suscite également la colère.

Comment de ne pas comprendre, même si c’est très technique, alors que l’on voit se dérouler sous nos yeux, un énième épisode de gabegie des dépenses publiques et de duplicités entre les institutions européennes et le gouvernement français, que nos élus nous trompent et esquivent les réalités !

Malgré, nous le répétons,  la technicité réelle sur le fond de cette affaire, celle-ci  démontre une fois de plus  l’incompétence évidente de certains de nos élus (énarques le plus souvent)  qui nous gouvernent et qui in fine ne sont jamais responsables (ou coupables) de leurs actes.

Une fois de plus, et plus que de nécessaire, le pacte de confiance contracté entre lesdits élus avec le peuple est une  nouvelle fois rompu. On va probablement  assister, à nouveau, à du bricolage budgétaire et juridique, entre initiés complices et solidaires !

De quoi, une fois de plus, faire grincer des dents, face au monstre du Léviathan ! Avant... que le chien (qui représente ceux que le fisc " pompe indéfiniment" et qui sont fragiles et  mal informés)  ne finisse par mordre!

Clara Mitchell pour Day News World

HAUSSE DE LA CSG VOTEE

L'Assemblée nationale vote la hausse de la CSG après d'intenses débats qui met à contribution les retraités les plus aisés.

L'article entérinant la bascule entre cotisations sociales et CSG a été validé dans la nuit de mercredi à jeudi.

Cette nuit, les députés ont adopté l'article 7 du projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS) pour 2018, qui instaure une hausse de la contribution sociale généralisée (CSG) pour compenser la suppression de certaines cotisations salariales  ,à l'assurance-maladie et l'assurance-chômage.

L'augmentation de 1,7 point du taux de la CSG, s'appliquera à l'ensemble des revenus d'activité, de remplacement et du capital à l'exception des allocations chômage et des indemnités journalières. Cette mesure est censée redonner du pouvoir d'achat aux actifs en faisant contribuer l'ensemble des revenus (dont les pensions et l'épargne) au financement de la protection sociale. La hausse ne sera pas compensée pour les 60% de retraités ayant les revenus les plus élevés, c'est-à-dire ceux dont la pension est au moins égale à 1400 euros par mois pour une personne seule de plus de 65 ans.

En ce qui concerne les salariés du privé, la suppression se fera en deux temps et portera sur les cotisations maladie et chômage, qui représentent 3,15% de la rémunération brute. Pour les indépendants, le changement concernera les cotisations d'allocations familiales, maladie . À l'inverse des salariés du privé, les fonctionnaires ne bénéficieront que d'une neutralisation de la hausse de la CSG sans gain de pouvoir d'achat

Alyson Braxton pour Day News World

MAJESTUEUSES FUNERAILLES POUR RAMA EN THAILANDE .

 

Pour ses funérailles, la junte aux manettes du gouvernement et la monarchie, une des plus riches au monde, n'ont pas regardé à la dépense: la cérémonie et la construction du site de la crémation est estimée à 90 millions de dollars (plus de 76 millions d'euros).

Les funérailles grandioses du roi de Thaïlande marque ce jeudi la fin d'un deuil d'un an décrété depuis la mort de celui qui avait un statut de demi-dieu.

Plus de 200.000 personnes sont à Bangkok pour saluer la mémoire du roi Bhumibol Adulyadej, dit Rama IX, décédé le 13 octobre 2016 à 88 ans honorée lors de grandioses funérailles royales.

Son corps était conservé depuis un an au palais royal entouré d'un constant cérémonial bouddhiste, régulièrement diffusé en direct à la télévision.

Au petit matin jeudi, la cérémonie a officiellement débuté avec l'arrivée de son fils, le roi Maha Vajiralongkorn, descendu de sa Rolls Royce en costume militaire d'apparat rouge. Les moines bouddhistes ont alors entonné une prière, le nouveau roi présidant aux rituels .

L'urne de bois précieux dans lequel les corps des rois sont traditionnellement conservés est ensuite transportée, sur un palanquin doré, du palais vers le crématorium construit pour l'occasion..

Près de 1000 soldats en costumes multicolores, contraste avec une foule tout en noir, et ont pris place dans le cortège funéraire.

De nombreux fidèles et certains brandissant des portraits du roi défunt, sont présents le long du cortège.

Le jour a été déclaré férié. Le roi Bhumibol est considéré comme le Père de la Nation, son anniversaire était aussi la fête des pères.

Après une longue procession toute la journée, le bûcher va être symboliquement allumé par le nouveau roi, Rama X, à 22 heures locales (15h00 GMT).

Ce cérémonial fournit l' occasion de réaffirmer la place centrale de la monarchie, le roi étant présenté comme le garant de la stabilité d'un pays marqué par de profondes divisions politiques, entre ultra-royalistes et réformateurs.

Britney Delsey pour Day News World

ASSURANCE MALADIE

AU PROGRAMME REDUCTION DES DEPENSES

« SANS TOUCHER A L'EGALITE DES CHANCES »

Mardi, la ministre des Solidarités et de la Santé Agnès Buzyn va se charger de défendre devant l’Assemblée le projet du budget de la sécurité sociale (PLFSS). Dans son interview au JDD, la ministre de la Santé dit assumer des choix impopulaires, comme celui d'augmenter le forfait hospitalier de deux euros, ou encore l'introduction de la CSG pour 7 millions de retraités. Mais elle défend aussi d'autres mesures plus sociales ;

Objectif visé : la réduction de milliards d’euros du déficit global «sans toucher à l’égalité des chances». .

Le PLFSS s’oriente sur des mesures structurelles :

Pour ce faire c'est avant tout en passant par des réformes structurelles que cet objectif sera atteint. «Jusqu’à présent, dénonce-t-elle, nous n’avons pas fait assez de réformes structurelles pour le limiter. Le vote du premier PLFSS du quinquennat nous permet de lancer une révolution en douceur », souligne-t-elle Selon Agnès Buzyn, «il y a une marge de manœuvre énorme sans toucher à l’égalité des chance : 30% des dépenses de l’assurance-maladie ne sont pas pertinentes ».

Elle table sur davantage d'ambulatoire en fixant comme objectif pour 2022 en chirurgie que «sept patients sur dix entrant à l’hôpital le matin en sortent le soir » ce qui permettra la fermeture de lits. Elle va également s'atteler à réformer les hôpitaux par la mutualisation de certaines dépenses, comme l'achat des médicament . Enfin, la ministre explique sa méthode pour réformer le financement des hôpitaux en créant des "modes de tarification centrés sur la pertinence des soins" En guise de récompense pour les bons élèves."un bonus, un intéressement dès lors qu'ils répondront aux objectifs de qualité, de pertinence et d'efficience".

Agnès Buzyn plaide aussi pour le renforcement de la lutte de la fraude à l'Assurance maladie qui grève également le budget de la Sécu. « Il faut cesser d'être laxiste avec ceux qui abusent d'un système généreux », affirme-t-elle pensant notamment à la hausse des arrêts de travail. « Jusqu'à quand l'assurance-maladie palliera-t-elle les défaillances du management au travail ? », interpelle Agnès Buzyn aussi à ceux qui fraudes au niveau des cotisations et des prestations.

La Sécurité sociale « multiplie les contrôles en croisant les fichiers informatiques » : rien qu'au cours de l'année 2016, la fraude détectée sur les cotisations et les prestations « s'est élevée à 1,2 milliards d'euros et le chiffre ne cesse de croître », précise-t-elle.

En 2017, le déficit cumulé du régime général et du Fonds de solidarité vieillesse doit atteindre 5,2 milliards d'euros. La branche maladie resterait déficitaire de 800 millions d'euros.

 

Et qu'en est-il de la généralisation du tiers payant

Si la Ministre a tenu à en réaffirmer le principe elle a cependant expliquer que le gouvernement le généraliserait lentement. Pour les personnes couvertes à 100% par la Sécu, pour lesquelles le tiers payant est déjà obligatoire (bénéficiaires de la CMUC, femmes enceintes et patients atteints d'affection de longue durée", "le tiers payant fonctionne aujourd'hui", affirme-t-elle en faisant référence à un rapport de l'Igas (l'Inspection générale des affaires sociales) devant être publié dans les prochains jours. Mais "nous devons poursuivre nos efforts pour en assurer une application effective partout. Nous ne sommes pas prêt techniquement à l'étendre", dit la ministre.

«Nous devons poursuivre nos efforts pour en assurer une application effective partout », explique la ministre en précisant que les promesse du Président seraient respectées sans donner pour autant de calendrier.

A propos du remboursement à 100% des lunettes, des prothèses auditives et dentaires, la ministre de la Santé maintient le cap et fixe un objectif ambitieux : "Je souhaite y arriver bien avant la fin du quinquennat. Mon but est d’aboutir d’ici à un an."

Alyson Braxton pour Day News World

LA TAX-FLAT EST-ELLE UN APPEL

AUX INVESTISSEURS ETRANGERS ?

L'Assemblée nationale vient de donner son feu vert pour le prélèvement forfaitaire unique de 30% sur les revenus du capital jeudi 19 octobre dans la soirée. Ce type d'impôt est connu sous le terme de "flat tax", un impôt proportionnel unique, non progressif.

Les débats ont été houleux  sur cette mesure présentée  tantôt présentée comme une "révolution fiscale" par le gouvernement et son ministre de l'Economie Bruno Le Maire tantôt vilipendée comme un "cadeau aux riches" par la gauche.

De quoi s'agit-il ?

Le prélèvement forfaitaire unique (PFU) de 30% (12,8% d'impôt sur le revenu et 17,2% de prélèvements sociaux) concernera les revenus mobiliers, à l'exception du Livret A, du PEA (épargne en actions) et certains contrats d'assurance-vie.

Si cette"flat tax a un coût d'environ 1,3 milliard d'euros aux finances publiques en 2018 et 1,9 milliard en 2019 elle a pour objectif la simplification de la fiscalité du capital.

Le groupe « Les Pigeons »,en 2012, un mouvement de jeunes entrepreneurs s'était acharné contre

des dispositions de la loi de Finances de 2013 proposant de taxer les plus-values de cession du capital au barème progressif de l'impôt sur le revenu. Additionnés aux prélèvements sociaux et à la contribution exceptionnelle sur les hauts revenus, l'imposition pouvait atteindre des seuils proches de 60%. Le système avait été allégé tout en devenant complexe.D'où la volonté de simplification et de mise en place d'une imposition unique : la "flat tax" de 30%

Ce prélèvement concerne uniquement les revenus du capital mobilier, les revenus fonciers ne sont donc pas concernés. Le choix entre l'imposition précédente -l'imposition au barème- et la nouvelle tax-flat à 30% reste cependant maintenu..

L'objectif affiché : la réorientation de l'épargne vers les entreprises.

Le ministre de l'Economie Bruno Le Maire a défendu cette disposition, l'une des plus controversées du budget 2018, comme étant "sans aucun doute la vraie révolution fiscale de ce projet de loi de finances et probablement ce qui améliorera le plus le financement, la croissance et l'emploi dans notre pays".

Mais les épargnants voudront-ils orienter leur épargne dans des investissements risqués ? Pas sûr du tout comme l'ont fait remarquer certains députés de droite.

Cette tax-flax s'adresse plutôt aux investisseurs étrangers en envoyant un signal fort comme quoi les impôts sur le revenu du capital ont baissé. Le prélèvement forfaitaire unique permet de faire un retour à la moyenne de l'OCDE .

Boby Dean pour Day News World

ABEILLES ET MIEL FRANCAIS EN DANGER

L' année 2017 s'annonce des plus difficiles pour le miel français. Cette année moins de 9.000 tonnes du précieux nectar a été recueillis dans l'Hexagone. En à peine vingt ans la production de miel a chuté par trois.

Pourquoi ?

Multiples sont les facteurs.

Les ouvrières du miel sont victimes des «pesticides, du manque de biodiversité, du frelon asiatique et aujourd'hui du changement climatique», souligne l'Union nationale de l'apiculture française

Particulièrement pointés du doigt par la profession , les pesticides, pour grande partie responsables de ce déclin d'insectes.

Cinq pesticides néonicotinoïdes vont certes être prohibés en France à partir de 2020 grâce à loi sur la biodiversité de 2016 , mais voilà qu'une sixième famille de produits toxiques s'invite sur le marché .

Il s'agit de deux produits phytosanitaires à base de sulfoxaflor, une famille de pesticides dits «tueurs d'abeilles» qui ont obtenu l'autorisation de mise sur le marché par l'Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses) . L'Anses a autorisé le 27 septembre le Closer et le Transform, deux insecticides fabriqués par Dow AgroSciences dont le principe actif est le sulfoxaflor.

Selon l’Union nationale de l’apiculture française (Unaf), le sulfoxaflor est un « nouveau néonicotinoïde ». Un tribunal américain a d'ailleurs«classé » le sulfoxaflor comme néonicotinoïde. Et en 2014, c'est au tour de l’Autorité européenne de sécurité des aliments de juger que ce pesticide était «hautement toxique pour les abeilles ».

Substance toxique, le sulfoxaflor s'attaque au système nerveux des insectes et participe de la raréfaction des abeilles notamment en Europe et en Amérique du Nord.

A l'annonce de cette autorisation, la filière a contacté immédiatement le cabinet de Hulot pour demander l'interdiction de ces deux produits contenant cette substance toxique. L’ancienne ministre de l’Ecologie Delphine Batho a fait un communiqué pour demander au gouvernement «de retirer immédiatement l’autorisation » du «sulfoxaflor ». Mais «que fait Nicolas Hulot ? » va jusqu'à s'interroger l’eurodéputé Guillaume Balas. Alors président de sa fondation, l’écologiste n' était-il pas le premier à s'élever contre les néonicotinoïdes ?.

Sachons qu'en plus de tuer les abeilles ces produits altèrent la santé humaine... au même titre que le glyphosate.

Joanne Courbet pour Day News World

 

CDISCOUNT

UNE OFFRE D'ELECTRICITE A PRIX CASSE

Malgré l'ouverture à la concurrence du marché de l'énergie il y a près de 10 ans, 84% des ménages sont toujours chez EDF. On pense aux nouveaux acteurs que sont déjà Direct Energie à Engie (ex-GDF Suez qui s’est mis à l’électricité verte) en passant par Eni et Total arrivés avec son offre de gaz pour les particuliers.

Au tour de la filiale d'e-commerce du groupe Casino de proposer de l'électricité aux particuliers dès jeudi avec une offre 15 % moins cher que les prix réglementés.Le nouvel acteur se positionne en-deçà des tarifs déjà compétitifs proposés par Engie ou Total. "Les Français semblent mûrs aujourd'hui pour opérer un changement si les prix proposés sont plus compétitifs", selon le pionnier du e-commerce en France qui propose avec Cdiscount Energie une "offre sans engagement et sans limite de durée".

Après avoir lancé son offre de téléphonie mobile l’an dernier , cette proposition Cdiscountespère donc mettre le marché en ébullition. "En élargissant son offre au secteur de l'énergie, Cdiscount prend le parti de proposer une offre alternative véritablement moins chère", indique l’entreprise dans un communiqué.

Cdiscount Energie entend ainsi "changer durablement la donne sur le marché de l'énergie".

Plus besoin en effet aujourd'hui de produire de l'énergie pour la vendre. Avec l'ouverture, le marché s'est segmenté.

Il y a ceux qui la fabriquent, ceux qui la transportent et la distribuent Cdiscount est le distributeur d’électricité que l’entreprise achète sur le marché de gros.

Pour cette offre, l'entreprise s’est alliée à Greenyellow, qui fournit de l'énergie verte du groupe Casino agréé par l’Etat , et sur Enedis (ex-ERDF) pour le suivi technique des lignes ainsi que l’acheminement de l’électricité du producteur à votre compteur.

"Votre approvisionnement en électricité en tant que client Cdiscount Energie a donc exactement la même fiabilité que chez les autres fournisseurs", promet le nouveau service. La différence se fera donc sur les tarifs,et sur des prestations annexes, comme le service client.

Britney Delsey pour Day News World

LA FLAT TAXE VOTEE PAR LES DEPUTES

SUR LES REVENUS MOBILIERS

UN CADEAU POUR LES PLUS AISES ?

Les députés ont voté en commission la « flat tax » sur les revenus du capital projet phare mais controversé du budget 2018 contenant notamment le principe d'un prélèvement forfaitaire unique ou encore une procédure de transmission d'entreprise simplifiée.

On parle de flat tax pour désigner un impôt à taux unique qui s'abat indifféremment sur tous les contribuables, en opposition à un impôt progressif, système retenu en France pour l’impôt sur le revenu.

Dans son programme, le candidat Emmanuel Macron avait proposé d'instaurer un prélèvement forfaitaire unique (PFU) de l'ordre de 30% en remplacement de l'imposition existante, dont 17,2% au titre des prélèvements sociaux et 12,8% au titre de l'impôt sur le revenu. Plusieurs pays dans le monde utilisent déjà ce système, parmi lesquels figurent Hong-Kong, la Russie ou encore la Lituanie et la République tchèque en Europe.

Si le PFU de 30 % a suscité de vifs débat à l’Assemblée, la gauche dénonçant notamment un « cadeau fiscal aux plus aisés » , il a cependant été voté en commission par les députés pour les revenus mobiliers, à l’exception du Livret A, du PEA (épargne en actions) et de la majeure partie des contrats d’assurance-vie. La fiscalité actuelle en effet demeurera inchangée pour les détenteurs de contrats d’assurance-vie dont les encours placés sont inférieurs à 150 000 euros s’ils les gardent plus de huit ans (imposition actuelle à 23 %) mais le PFU s’appliquera pour les contrats de moins de huit ans, quel que soit l’encours du contrat. Ainsi le taux du PFU sera globalement substitué aux taux actuels de 50,5 % (moins de quatre ans) et de 30,5 % (entre quatre et huit)

Cette réforme a été défendue par la majorité LREM comme « le gage d’une meilleure lisibilité et d’une meilleure attractivité pour les investissements domestiques et internationaux » en la rapprochant du niveau en vigueur dans les autres pays européens.

Le pari est de taille s'appuyant sur un changement comportemental des épargnants. : avec cette taxe flat les LREM sont persuadés que les Français affectionnant jusqu'ici l’épargne sécurisée vont être ainsi poussés à investir davantage dans les entreprises manquant de fonds propres pour financer l’innovation.

Mais il est loin d'être certain que le comportement des épargnants français qui ont une aversion pour le risque change. « Ces investissements productifs ne verront pas le jour ! », a martelé Eric Coquerel (LFI).

Une mesure qui coûtera environ 1,3 milliard d’euros aux finances publiques en 2018 et 1,9 milliard en 2019, selon Bercy.

Jeudi 12 octobre, ils ont également voté la transformation de l’ISF en impôt sur la fortune immobilière, excluant ainsi les signes extérieurs de richesse comme les yachts, les grosses cylindrées... ce qui n'a pas manqué de faire ruer dans les brancards l'opposition de gauche.

Autre amendement votée par la majorité : l'imposition des plus-values professionnelles des artisans, commerçants et agriculteurs ne dépassera pas 30% .Et dernier amendement :  les députés ont adopté un amendement LREM pour faciliter la transmission d'entreprises en modifiant l'abattement fixe de 500.000 euros dont bénéficient les dirigeants de PME cédant leurs droits dans leur société. L'amendement supprime la condition de départ à la retraite du dirigeant en prévoyant simplement que cet abattement ne pourra être utilisé qu'une seule fois.

Gageons que ces mesures servent bien à l'investissement dans le productif et ne soient pas qu'un cadeau aux plus aisés!

Alyson Braxton pour Day News World

ACTE DEUX DES REFORMES DU TRAVAIL

ENTAMEES

PAR LE GOUVERNEMENT

Après les ordonnances modifiant le Code du travail, voilà le lancement depuis jeudi 12 octobre par le Président du deuxième grand chantier social de son quinquennat :

la réforme de la formation professionnelle, de l'apprentissage et de l'assurance-chômage. Après la réforme du marché du travail celle de "la contre-partie sociale" censées "protéger les salariés".

Le but est d’apporter de nouvelles protections aux différentes catégories d’actifs (salariés, indépendants, demandeurs d’emploi…) et de faciliter les parcours professionnels.

Si davantage de souplesse a été octroyé aux chefs d’entreprise dans les relations avec leurs salariés, l'exécutif entend maintenant renforcer les droits en faveur des travailleurs, afin de bâtir la flexisécurité à la française.

Mais ce projet pour « rénover le modèle social » s'inscrit dans un climat social tendu. Publiées fin septembre, les ordonnances de septembre sont déjà entrées en vigueur et un nouvel appel à la grève a été lancé par l'ensemble des syndicats pour le 19 octobre.

La méthode reste celle testée cet été.

Tout d'abord le Président reçoit un à un les partenaires sociaux, pour passer ensuite le relais à Matignon et à la ministre du Travail, Muriel Pénicaud, qui recevront les partenaires sociaux à Matignon du 17 au 19 octobre. Le projet de loi est prévu pour le mois d'avril. Le ministre de l'Éducation Jean-Michel Blanquer sera présent pour le volet apprentissage.

Le bal de la concertation à l'Elysée a donc commencé jeudi par Jean-Claude Mailly (FO), à 9 heures, suivi de Philippe Martinez (CGT) à 10 heures, de François Hommeril (CFE-CGC) à 11 heures et d'Alain Griset (U2P) à midi.Est le venu le tour de Pierre Gattaz (Medef) à 15 heures, Philippe Louis (CFTC) à 16 heures et enfin François Asselin (CPME) à 17 heures. Laurent Berger (CFDT) a été attendu vendredi à 9 heures.

Ils ont été reçus chacun environ une heure à l'Élysée, mais les discussions n'ont pas débouché sur de nouvelles annonces sur les projets de l'exécutif. «L'architecture n'est pas encore définie, cela va faire l'objet des discussions dans les semaines à venir», a résumé Jean-Claude Mailly. Le projet de loi s' inspire cependant des promesses de campagnes d'Emmanuel Macron

Des trois dossiers à l’ordre du jour – l’apprentissage, la formation professionnelle et l’assurance-chômage, donc –, c’est sans doute le dernier qui s’avère le plus sensible.

D'ici le printemps, le gouvernement prévoit en effet une réforme d'ampleur de l'assurance chômage. L'ouverture de l'assurance chômage aux indépendants et démissionnaires est sans aucun doute la réforme risquant de cristalliser le plus l'attention.

Les partenaires sociaux se disent très préoccupés par le sujet. Tandis que le président de la CFE-CGC, François Hommeril craint des «effets d'aubaine» et une facture salée, Pierre Gattaz note que l'extension induirait une «rerépartition» des droits alors que le coût du travail ne doit pas augmenter. Les syndicats, eux, craignent que ces nouveaux droits n'entraînent une baisse des allocations. Il n'est «pas question de réduire les droits des privés d'emploi», a averti Philippe Martinez, tandis que Jean-Claude Mailly s'est exprimé contre «un système a minima» pour les indemnisations chômage.

En clair il y a un problème de financement: «Les calculs sont particulièrement inquiétants. L'indemnisation des démissionnaires, sur les chiffres actuels de démission, qui sont supérieurs à un million, va générer un surcoût assurantiel estimé à minimum 8 milliards d'euros, certains disent jusqu'à 14 milliards», a assuré François Hommeril.

Pour mémoire, le trou de l’Unédic a atteint 4,2 milliards d’euros en 2016, la dette, elle, s’élevant à près de 30 milliards. On ne peut que redouter que les mesures préconisées par l’exécutif n’aggravent le déficit et fassent exploser le système.

Pour Muriel Pénicaud, ministre du Travail cette réforme de l'assurance travail aurait une contre-partie: un contrôle accru de la recherche d'emploi.

Cette réforme inciterait également les entreprises à ne pas abuser des contrats courts «ce qui coûte le plus cher à l'assurance chômage». Est prévu un "bonus-malus" pour les entreprises qui abusent des contrats courts.

« L'objectif, c'est d'ouvrir l'assurance chômage à tous et c'est aussi qu'elle puisse se réformer pour lutter contre la précarité », explique Muriel Pénicaud.

A ce sujet sensible s'ajoute celui du financement et la gouvernance de l'Unédic, le gestionnaire de l'assurance chômage .

Le régime ne serait plus uniquement financé par les cotisations, mais également par l'impôt (CSG),et de plus il passerait d'une gestion paritaire par les partenaires sociaux à une gestion tripartite avec un pilotage de l'Etat. Cette remise en cause du paritarisme déplaît fortement aux trois organisations patronales et aux cinq syndicats représentatifs.

Le gouvernement veut également rendre l’apprentissage plus attractif et simplifier la formation professionnelle.

En ce qui concerne la formation professionnelle, il promet une enveloppe de15 milliards sur cinq ans avec pour but de former un million de chômeurs de longue durée et un million de «décrocheurs».

Les mesures pour l'apprentissage s'étaleront sur les deux prochaines années et seront l'objet de discussions.

Le gouvernement veut également simplifier un secteur difficilement lisible en réformant le compte personnel de formation. «Ce que je souhaite faire c'est que chaque Français, chaque salarié, puisse avoir sur une «appli», facile d'accès à tous, ses droits à la formation, combien d'heures, ça coûte combien (...), quel est le taux d'insertion dans l'emploi après», promet la ministre. Nouvelle usine à gaz ou vraie modernisation ?

La réforme de l'apprentissage se fera, comme celle de la formation, en concertation avec les régions et devra rendre ce dispositif plus attractif.

Joanne Courbet pour Day News World

 

SECURITE SOCIALE: CE QUI ATTEND LES FRANCAIS

Le projet de loi de financement de la sécurité sociale 2018 prévoit une réduction du déficit de la sécurité sociale à 2,2 milliards d'euros en 2018, grâce à d'importantes économies de l'Assurance maladie.

Le déficit de la Sécurité sociale devrait se résorber à 5,6 milliards d'euros en 2017 pour atteindre 2,2 milliards d’euros en 2018  et l’équilibre des comptes en 2020.

Le gouvernement prévoit donc une réduction du déficit de 3 milliards d’euros sur la branche l'Assurance maladie en 2018 de la Sécurité sociale. Cette volonté politique passe par une réduction drastique des dépense de santé.

Les économies porteront principalement sur le médicament avec une baisse des prix et un développement des génériques. Le déremboursent des molécules et dispositifs médicaux est prévu si leur efficacité est jugée trop faible par la Haute autorité de santé."C'est un choix scientifique de la Haute autorité de santé". Des remboursements de molécules comme celles contre Alzheimer (l'Aricept, l'Exelon, le Reminyl et l'Ebixa) semblent être à nouveau sur la sellette.

L’hôpital étant mis à contribution à travers la restructuration de l’offre de soins, il bénéficiera donc d'une hausse du forfait hospitalier de deux euros par jour, passant de 18 à 20 euros. Un gain de 200 millions par an pour les hôpitaux .L’augmentation du forfait est un rattrapage de l'inflation constatée depuis 2010, date de sa dernière revalorisation,selon le gouvernement

La hausse des prix du tabac sera un gain pour la Sécurité sociale. Pour Le paquet de cigarettes subira une hausse en mars 2018, de 50 centimes en avril et en novembre 2019, de 50 centimes en avril 2020 et de 40 centimes en novembre 2020.

Les pensions de retraite augmenteront de 0,8 %, le 1er octobre prochain compensant la hausse de l'inflation.. La prochaine revalorisation est en revanche reportée d’octobre 2018 à avril 2019.

Le PLFSS entérine le passage de 7 à 11 vaccins obligatoires pour les nouveaux nés à compter de 2018. Coût budgétaire de la mesure : 12 millions d’euros.

Par contre le texte ne prévoit aucune mesure pour la mise en place du congé maternité unique, promesse du gouvernement, aucune mesure de prise en charge à 100 % des lunettes, des prothèses dentaires et des prothèses auditives promise par Emmanuel Macron.

Les plus modestes bénéficieront d'augmentations.

L’Allocation de solidarité aux personnes âgées, son nouveau nom, passera de 803 € à 833 € par mois pour une personne seule, en avril 2018 Deux hausses de 35 € auront lieu en janvier 2019 et janvier 2020.

Le Complément libre choix du mode de garde, aide à la garde d’enfants, sera revalorisé de 30 % au 1er octobre 2018 pour les familles monoparentales.

L’Allocation de soutien familial complétant le revenu des parents isolés sans pension alimentaire, connaîtra une revalorisation de 6 euros le 1er avril 2018.

Le Complément familial majoré, versé aux familles nombreuses modestes, augmentera de 16,80 euros par mois au 1er avril 2018.

Les primes de naissance et d’adoption vont suivre l’inflation.

L’Allocation adulte handicapé est revue à la hausse passant de 811 euros par mois pour une personne seule à 860 euros au 1er novembre 2018, et 900 euros au 1er novembre 2019.

La lutte contre la fraude à l'Assurance maladie (estimée à 245 millions d'euros en 2016) sera intensifiée .

La contribution des médecins est également demandée : 320 millions d'euros d'économies sont attendues par la maîtrise des volumes de prescription en médicaments et l'utilisation raisonné des actes de biologie et d'imagerie notamment.

Alyson Braxton pour Day News World

 

MOINS DE BAISSE D'IMPOT QUE PREVUE PAR LE GOUVERNEMENT PHILLIPE

Le projet de loi de finances présenté mercredi fait montre de prudence selon pour le Haut Conseil des finances publiques.

Cet organisme indépendant créé en 2012 et placé auprès de la Cour des comptes se déclare par contre plus sceptique sur le volet réduction des dépenses.

"La prévision de croissance du gouvernement pour 2018 est proche de celles des organisations internationales" et son hypothèse d'inflation, fixée à 1,1%, est "raisonnable", seon le HCFP.

Le montant total net des baisses d'impôts liées aux réformes fiscales prévues par le PLF sera de sept milliards d'euros l'an prochain, au lieu des dix milliards annoncés par le gouvernement.

La suppression des cotisations chômage  maladie pour les salariés du secteur privée qui se fera en deux étapes, le 1er janvier et le 1er octobre au lieu d'avoir lieu dès le 1er janvier, en est la raison.

Le Haut conseil des finances publiques (HCFP) a toutefois mis en garde contre des "risques significatifs" sur la "réalisation des économies" promises par Bercy.

Il estime cependant que le gouvernement affiche un peu trop d'optimisme en considérant que l’appareil productif français se montrera à la hauteur pour la progression soutenue du commerce mondial.

Concernant la réduction du déficit public, le ton du Haut Conseil déplore une trop grande lenteur Si le gouvernement prévoit-2,9 points de PIB en 2017 et- 2,6 points de PIB en 2018, l’ajustement dit « structurel » n’est lui que de 0,2 point pour 2017 et 0,1 point en 2018 contre la norme européenne de 0,5 point minimum.

Le rythme de réduction du déficit public sur cinq ans (0,3 point par an en moyenne) est par conséquent trop « lent » même si le gouvernement compte sur l'accélération des rentrées fiscales pour tenir ses objectifs de réduction du déficit public

Pour mémoire la France est, derrière l’Espagne, le pays le plus endetté de la zone euro. .« Les efforts annoncés dans la loi de programmation doivent être mis en œuvre de manière rigoureuse », prévient l'organisme.

Boby Dean pour Day News World

 

TOILETTES / WC BOUCHEES A GENEVE

AVEC DES BILLETS DE 500 € !!!

Les faits se sont déroulés à l’Agence UBS de Genève.

La salle des coffres de l’Agence s’est retrouvée vers la mi-mai 2017, avec tous les inconvénients liés à des toilettes WC bouchées : débordements, inondations, mauvaises odeurs ...

Il a bien entendu fallu faire intervenir un plombier pour les déboucher.

A la surprise de ce dernier et des responsables de l’Agence présents, il s’est avéré que l’obstruction provenait de billets de 500 €, l’ensemble totalisant environ 150 000 €.

Mais au delà des perturbations subies par l’Agence du fait de la présence de ces billets de 500 € dans l’évacuation des WC, il est apparu que 3 restaurants situés dans les environs de celle-ci avaient connu les mêmes problèmes, de même origine !! Effet collatéral garanti, même si les billets avaient été découpés aux ciseaux pour « mieux les faire passer ». Visiblement , l’astuce n’a pas marché !

Une partie de l’argent a été récupérée et mise sous la garde des autorités publiques locales. Une enquête a, au demeurant été immédiatement ouverte.

D’après la Tribune de Genève, cet argent appartiendrait à des femmes espagnoles qui avaient déposé ce pactole dans leur coffre , il y a quelques années...

Un avocat s’est présenté à la suite des faits , chez les restaurateurs incommodés, pour leur proposer de les indemniser au titre des frais de plomberie qu’ils ont dû engager.

Surprenant ! Les restaurateurs qui avaient déjà déposé une plainte, ont immédiatement retiré celle-ci ! Etrange !

Mais le mystère reste encore très épais , lorsque l'ont apprend que l’UBS est restée depuis le début de cette affaire , parfaitement silencieuse...

Même s’il n’est pas interdit en Suisse de détruire des billets de banque, il faut bien avouer qu’il est bien inhabituel que quelqu’un jette de l’argent dans les toilettes WC , alors que bien plus fréquemment c’est par les fenêtres qu’on a l’habitude de le jeter !

Clara Mitchell pour Day News World

REMISE A PLAT DE LA POLITIQUE DU LOGEMENT ?

Il faut "mener une réforme juste et efficace : le prix des loyers diminuera en même temps que le montant des APL. Notre engagement est très clair : aucun allocataire ne perdra un euro."assure le secrétaire d’État à la Cohésion des territoires Julien de Normandie

Le Président a pour ambition d'augmenter l'offre de logements tout en baissant drastiquement les aides, jugées inefficaces.

Dossier ambitieux certes mais qui n' pas été pris par le bon bout avec une annonce lapidaire de la baisse de 5 euros des APL sans explication aucune et qui n'apportera que 100 millions d 'économie.

Il a soulevé l'ire des concernés pour peu de gain .

Pour 2018, il chercherait encore au moins 1 à 2 milliards d'euros d'économies.

Certes les aides aux logements réparties en trois catégories peu lisibles (APL, ALS, ALF),versées avec deux ans de décalage, sont source d' erreurs de versement, de fraudes et de frais de gestion démesurés, la Cour des comptes estimant à 600 millions d’euros.

Force est de constater que les APL sont décriées unanimement par des experts. Leur coût n'a fait qu'augmenter : 18,1 milliards d’euros en 2016, quasi la moitié des fonds publics dédiés au logement.

Or les aides massives au logement n'ont fait que contribuer à la hausse des loyers. C'est l'effet inflationniste sur les loyers , en particulier pour les petites surfaces: 50 à 80% du montant des aides est capté par les bailleurs .

" Il faut changer profondément de philosophie ", a martelé Emmanuel Macron le 11 septembre, à Toulouse affirmant sa volonté de débloquer l'offre en réduisant les normes pesant sur la construction.

Il est vrai qu'avec une offre de logements supplémentaires sur le marché pour faire baisser les loyers, seraient mis sur le marché et que le niveau de l'allocation serait calculé sur le revenu de l'année en cours et non plus sur celui d'il y a deux ans.

«Si je travaille, alors que j’étais au chômage il y a deux ans, je touche un montant d’APL qui n’est pas en relation avec ce dont j’ai besoin aujourd’hui, explique le secrétaire d’État à la Cohésion des territoires Julien de Normandie dans une interview au Journal du Dimanche .

Cette mesure est juste. Elle permettra d’économiser plus d’un milliard d’euros» a-t-il assuré.

D'autres mesures sont à l'étude notamment la baisse des APL pour ceux qui habitent déjà des HLM . Et surtout la fusion des différentes aides existantes.

Boby Dean pour Day News World

 

FERMETURE DES GUICHETS POUR LES EVADES FISCAUX FIN DECEMBRE 2017

Le ministre de l'Action et des comptes publics Gérald Darmanin a annoncé vendredi 15 septembre la fermeture prochaine des guichets permettant aux détenteurs de comptes cachés à l'étranger de régulariser leur situation auprès du fisc français.

Le Service de traitement des déclarations rectificatives (STDR) fermera officiellement le 31 décembre.

Plus de 50.000 demandes ont été déposées en quatre années de lutte, pour plus de 32 milliards d'euros d'avoirs.

Sur cette somme, l'État a prélevé 7,8 milliards d'euros en pénalités et recouvrements d'impôts.

Pour la plupart les comptes bancaires étaient domiciliés en Suisse. Une coquette somme.

Cette "cellule de dégrisement fiscal" avait été mise en place en juin 2013 dans le contexte de l'affaire Cahuzac.

Bercy a estimé qu'il y a désormais plus d'intérêt à renforcer la traque que d'appâter et laisser revenir les tricheurs.

En effet «avec l'entrée en vigueur de l'échange automatique d'informations bancaires, le cadre international permettra à la France d'avoir des moyens puissants pour détecter les fraudeurs».a déclaré le ministre.

En tout, 101 États se sont engagés à mettre en œuvre l'échange automatique d'informations financières, conformément à la norme approuvée en 2014 par le Forum de l'Organisation de coopération et de développement économique (OCDE) sur la transparence et l'échange de renseignements.

Bercy mise en effet ouvertement sur le renseignement dans sa lutte contre la fraude fiscale, à l'étranger ou en France.

«Tout cela permet à l'État de récupérer des sommes dues, afin de mener les politiques publiques pour tous les Français. Mais attention, ne croyons pas que cette seule lutte permettra de combler nos déficits. Ce discours-là est trop simpliste»,», conclut le ministre des Comptes public .

Emily Jackson pour Day News World

LE GOUVERNEMENT S'ATTAQUE AU LIVRET A

Maintenu en deçà de l’inflation moyenne sur six mois début août, le taux du placement réglementé pourrait être figé à son niveau actuel de 0,75 % pour deux ans encore !Une annonce qui intéresse les 55,8 millions de Français détenteurs d'un livret A.

Mercredi sur Europe 1, Jacques Mézard - le ministre de la Cohésion des territoires - a évoqué «un gel du taux du livret A pendant deux ans». Avant d'ajouter: «Geler, ça veut dire que ça ne peut pas baisser».

Sur CNews, le porte-parole du gouvernement Christophe Castaner s'était fendu d'une déclaration selon laquelle le gouvernement envisageait de «garantir le maintien» du taux du livret A à son taux actuel de 0,75% pendant un ou deux ans, car «logiquement il devrait être plus bas».

Une prouesse à en croire le gouvernement voire un cadeau généreux de sa part !

Après le PEL (plan épargne logement), le gouvernement lance son offensive contre le Livret A. Ce mercredi, l'exécutif a confirmé que le taux du Livret A devrait être « stabilisé » à son plancher actuel de 0,75 % en 2018, voire aussi en 2019 tout comme ceux du Livret de développement durable et solidaire (LDDS) et des livrets Bleus, dont les rendements sont alignés sur le premier.

La raison invoquée: l'allègement de la charge des bailleurs sociaux se finançant grâce aux fonds collectés par le Livret A et touchés par la baisse des APL (aides personnelles au logement) puisque les fonds du livret A servent à financer la construction de logements HLM.

Cette entorse aux pratiques (la révision deux fois par an grâce à une formule de calcul automatique) n'est pas une première. A l'été 2016, le gouverneur de la Banque de France avait déjà figé le taux du Livret A à 0,75 % pour un an, afin de « réduire la volatilité du taux du placement ». Les mêmes arguments sont repris par le gouvernement :

« ce que nous voulons, c'est faire en sorte que le taux du Livret A soit stable, qu'il ne bouge pas, qu'il ne descende pas pendant une période de temps », a fait valoir le Premier ministre Edouard Philippe, assurant que « les épargnants n'y perdront pas ». Ce qui est un mensonge de plus assumé par le gouvernement.

Pourtant les économistes anticipaient même une hausse du taux du Livret A à 1 %, en 2018, en cohérence avec les prévisions de la Banque de France qui tablait sur une progression de l'inflation de 1,2 % en 2018 et 1,4 % en 2019.

« S'il y avait des risques de variation du taux, ceux-ci étaient plutôt à la hausse qu'à la baisse », confirme Cyril Blesson, associé chez Pair Conseil. «On demande aux titulaires du livret A de de financer une baisse des APL» constate l'économiste Philippe Crevel

Une conséquence néanmoins : Le Livret A devrait perdre quelque peu en attractivité pour les plus gros épargnants qui préféreront se tourner vers d'autres supports bénéficiant de la « flat tax ».

Mais pour le nouvel exécutif, la priorité consiste bel et bien à rebattre les cartes de l'épargne réglementée : « la modification de la fiscalité des nouveaux PEL, le maintien du taux du livret A à 0,75 % à l'été et les nouvelles annonces sur le taux du placement montrent que le gouvernement veut véritablement s'attaquer à la citadelle de l'épargne réglementée qui jusqu'à présent était sacralisée », analyse Philippe Crevel, directeur du Cercle de l'épargne.

Le gel du taux du livret A s'inscrit pleinement dans la politique du logement. Interrogé ce mercredi matin sur France 2 sur cette mesure, le premier ministre Édouard Philippe déclarait: «Notre objectif est de transformer la politique du logement.

Construire plus là où il y en a besoin pour faire baisser les loyers. Enfin baisser les loyers notamment dans le logement social. Il faut faire en sorte que ceux qui sont dans le logement social, il y ait une baisse de loyer. Il n'y aura donc aucun effet. Pour les autres, aucune espèce d'impact car ils ne sont pas concernés par cette mesure». Le gouvernement doit présenter son plan pour le logement la semaine prochaine en Conseil des ministres.

Joanne Courbet pour Day News World

LA FIN DU RSI POUR DEMAIN

Après avoir dévoilé des ordonnances réformant le Code du travail en faveur des petites entreprises, le gouvernement va s'adresser aux indépendants ( artisans, commerçants, professions libérales) et autoentrepreneurs.

Lors du déplacement à Dijon mardi, le premier ministre Edouard Philippe devrait confirmer une proposition du candidat Macron c-à-d la fin du régime de protection particulier pour les travailleurs indépendants, le RSI.

Accompagné de Gérald Darmanin, ministre de l’action et des comptes publics, d’Agnès Buzyn, la ministre des solidarités et de la santé, et du secrétaire d’Etat, Benjamin Griveaux, le chef de l’exécutif a prévu d’aller à la rencontre de commerçants et d’artisans de Dijon (Côte-d’Or), avant de détailler la réforme du régime social des indépendants (RSI), prévue pour le 1er janvier 2018.

Il s'agit de rattacher les indépendants ( artisans, commerçants et professions libérales) au système général de la Sécurité Sociale .

On compte près de trois millions d'indépendants en France .Le chantier confié à un haut fonctionnaire, Dominique Giorgi. s'avère complexe: Fondre le RSI dans le régime général prendra plusieurs mois. Et la question de l’alignement des taux de cotisation et des droits correspondants reste posée. Les indépendants paient aujourd’hui en moyenne 47 % de cotisations, pour une protection souvent moindre que celle du régime général. « La question du taux est code CSG mplexe, il pourrait y avoir changement d’assiette fiscale », confirme-t-on à Matignon.

La gestion des risques sera donc assurée par le régime général, celui qui protège les salariés du privé. L'Urssaf sera donc seule chargée du recouvrement.

« C'est ce que nous demandions, explique Marc Sanchez, secrétaire général du Syndicat des indépendants. «Un, cela permettra de sécuriser les calculs de charges pour assurer la protection sociale des indépendants, et deux, nous aurons, au sein d’un même régime, le même taux de cotisation, explique-t-il. Les cursus des chefs d’entreprise aujourd’hui sont différents : on ne l’est plus toute sa vie, on peut être micro-entrepreneur, à la tête d’une structure plus importante, puis salarié… Avoir une seule entité, un seul interlocuteur, ce sera beaucoup plus simple.

Aujourd’hui, avoir un seul et unique régime de Sécurité sociale, ça nous semble très moderne.» Marc Sanchez,voudrait également cotiser plus : « Nous voulons une protection à la carte, en payant plus pour la retraite, le chômage, la prévoyance, la santé », explique-t-il. Pas sûr que ce vœux soit exaucé.

Ensuite sur les charges, comme les salariés du privé, les indépendants vont bénéficier d'allègements de cotisations. Tous ceux qui gagnent moins de 4.000 euros y trouveront leur compte avec un gain de pouvoir d'achat.

Et enfin, Édouard Philippe veut mettre fin à la concurrence déloyale des autoentrepreneurs dont les charges sont actuellement plus basses :23 % contre plus de 40 % pour les autres .

Le statut d'indépendant est en train de se développer avec Internet. Aujourd'hui, on n'est plus forcément embauché par un grand groupe. On peut se mettre à son compte et travailler pour différentes sociétés. Cette tendance suppose la simplification au maximum des procédures administratives.

Les mesures promises pour compenser la hausse de la CSG de 1,7 point devraient concerner tout le monde. Les travailleurs indépendants devraient voir baisser leurs cotisations maladie et famille. Mais alors que les salariés du privé obtiendront tous, dès 2019, un «gain de pouvoir d’achat conséquent», selon Bercy (260 euros par an pour un smic, 350 euros pour un salaire de 2 000 euros), seuls les indépendants avec moins de 4000 euros de revenus par mois bénéficieront, selon Les Échos, d’un «coup de pouce» supplémentaire.

Alyson Braxton pour Day News World

 

DES PRIVATISATIONS

D'ENTREPRISES FRANCAISES

AU PROFIT DE L'INNOVATION

Le ministre de l'Economie a confirmé ses intentions ce samedi 2 septembre, de privatiser certaines entreprises au profit de l’innovation lors d'un forum italien baptisé "The European House-Ambrosetti", une sorte de mini-Davos à l'italienne qui se tient ce week-end sur le lac de Côme à Cernobbio.

"Je vais annoncer dans quelques semaines que nous allons privatiser certaines entreprises pour avoir de l'argent afin de financer l'innovation", a-t-il annoncé.

"L'innovation est la clé du futur pour l'économie, la clé pour rendre la France plus forte", a martelé Bruno Le Maire.

Ce n'est pas une surprise puisque durant la campagne électorale, le président, Emmanuel Macron, avait déjà promis qu'il alimenterait le fonds d'innovation par les dividendes tirés du portefeuille de l'Etat, mais aussi par quelques privatisations éventuelles.

De plus alors Ministre de l'Economie sous le quinquennat Hollande, il avait préconisé d'user des privatisations en songeant à ADP, mais s'était heurté à une opposition de Manuel Valls et de son secrétaire d’État aux Transports Alain Vidalies.

Il avait tout de même réussi à céder les parts de l’Etat dans des aéroports régionaux : Toulouse en 2014 puis Nice et Lyon en 2016. La FDJ avait échappé à la privatisation envisagée en 2014 du fait du désaccord de Christian Eckert, alors secrétaire d’État au Budget.

L'objectif de Bruno Lemaire est de dégager 10 milliards d'euros pour financer l'innovation et placer l'argent du contribuable "pour le futur et non pas pour le passé".

Aucune entreprise pour l'instant de citées mais les entreprises "stratégique à ses yeux"ne devraient pas être concernées et l'on pense bien évidemment au domaine de l'énergie et du militaire.

La Française des Jeux, qui détient le monopole des jeux de loterie et de paris sportifs sur le territoire français, fait partie depuis plusieurs années des pistes prioritaires de l'APE (Agence des participations de l'Etat) ainsi que les Aéroports de Paris exploitant Roissy-CDG, Orly et Le Bourget qui rapporterait la petite somme de 7 milliards d'euros.

Des baisses de participation dans Renault, Air France et Orange peuvent également figurer sur la liste. A cela vient s'ajouter le dossier sur les chantiers navals de STX France qui devrait déboucher sur un accord avec l'Italien Fincantieri prochainement.

Carl Delsey pour Day News World

 

LA LOI DU TRAVAIL N 'EST PAS

UNE REVOLUTION COPERNICIENNE

C'est le chantier social majeur du quinquennat. Dans un entretien au Point publié ce jeudi 31 août, Emmanuel Macron réaffirme son projet et confirme que cette réforme doit être "assez ambitieuse et efficace pour continuer à faire baisser le chômage de masse et permettre de ne pas revenir sur ce sujet durant le quinquennat". Le premier ministre Édouard Philippe et la ministre du Travail Muriel Pénicaud ont dévoilé les cinq ordonnances négociées avec les partenaires sociaux qui permettront de réformer le code du travail.

La réforme du Code du travail prend la forme d'un document de 159 pages comportant 5 ordonnances, 4 axes et 36 mesures.

Muriel Pénicaud, a insisté sur le fait que cette réforme donnait "pour la première fois" la priorité aux PME et très petites entreprises, qui lui ont réservé un accueil très positif. Il faut savoir que les PME et les TPE forment l'essentiel du tissu industriel français.

D’ailleurs le président de la Confédération des PME ne s'y est pas trompé en saluant une réforme "particulièrement pragmatique" et l'U2P, qui représente artisans, commerçants et professions libérales, s'est dite "pleinement satisfaite". « Ce changement d'état d'esprit est capital. Jusqu'à présent, on faisait des réformes sociales taillées pour les grandes entreprises. La loi de sécurisation de 2013 en est le parfait archétype. On en est sorti cette fois-ci », se félicite un responsable patronal.

Plafonnement des indemnités prud'homales, réduction des délais de recours, possibilité de négocier sans syndicat : les ordonnances font la part belle aux PME, avec l'ambition de leur donner "un droit du travail adapté". Le gouvernement vante une réforme "ambitieuse, équilibrée et juste". Pierre Gattaz, patron du Medef : "Cette réforme est une première étape importante qui peut aider à conforter la confiance des entreprises. Le Medef est prêt à jouer le jeu mais nous restons vigilants sur les décrets d'application"

Le renforcement de la négociation collective constitue pour les TPE-PME une avancée notable.

Les instances représentatives du personnel vont opérer une fusion. Ainsi au lieu d'avoir quatre instances représentatives du personnel il n'en restera que deux. Cette nouvelle entité, appelée conseil d’entreprise, pourra négocier des accords en cas d’absence de délégués syndicaux et aura un droit de veto sur les sujets concernant la formation professionnelle et l’égalité hommes-femmes .

De plus les entreprises de moins de 50 salariés auront la possibilité de négocier sans passer par les syndicats ce qui assure un certain assouplissement du dialogue social dans ces entreprises puisqu'un délégué du personnel suffira. Au-delà, en revanche, la présence syndicale resterait incontournable

Pour les entreprises de moins de 20 salariés, "nous allons élargir les possibilités de procéder par référendum ou plus exactement par consultation, quelque chose de plus adapté a la taille de l'entreprise", a précisé Muriel Pénicaud.

Les relations au travail seront plus sécurisée pour les TPE et les PME. Pour une erreur de forme, les entreprises ne seront sanctionnées que par un mois de dommages et intérêt et= un employeur ne pourra plus être condamné sur la forme si les prud'hommes lui donnent raison sur le fond. .Les indemnités prud'homales seront plafonnées à 3 mois de salaire jusqu'à deux ans d'ancienneté puis augmenteront progressivement jusqu'à 20 mois de salaire à partir de 30 ans d'ancienneté.

Sur la procédure de licenciement, par exemple, un formulaire simplifié et standardisé de type Cerfa va bien être mis en œuvre pour éviter que les vices de forme se multiplient comme aujourd'hui.

Par ailleurs, le délai de recours aux prud’hommes passera de vingt-quatre mois aujourd’hui à douze mois. deux ans pour les autres licenciements. En compensation, les indemnités légales de licenciement seront augmentées de 25 %, comme annoncé par certains syndicats fin août.

Une mesure a été prise pour les grands groupes :Le périmètre d'appréciation des difficultés économiques d'une entreprise devient national. L'objectif affiché par Muriel Pénicaud est d'éviter que de grands groupes internationaux en pleine santé "organisent le déficit de leur filiale française" mais elle oublie de dire que le plan social sera possible !

Ces ordonnances entreront en vigueur dès fin septembre, même si elles doivent ultérieurement faire l'objet d'une loi de ratification votée par le Parlement, a précisé le Premier ministre.

Mais ce n'est que la première étapes d'un ensemble de réformes destinées à lutter contre le chômage.

Sont attendues les réformes de l'assurance sociale, de la formation initiale et professionnelle, et enfin celles des retraites qui risquent de moins bien passer..

Joannes Courbet pour Day News World

 

REFORME DU CODE DU TRAVAIL

PAR ORDONNANCES

Après de longues semaines de concertations avec les organisations syndicales, le gouvernement dévoile, jeudi 31 août, le contenu des cinq ordonnances réformant le Code du travail qui ne sera en fait que la suite de la réforme engagée par la loi El Khomri.

L'idée est d'"aller plus loin" que la loi El Khomri avait déjà annoncé le Président de la Republique. Dans sa volonté d'agir rapidement le gouvernement fera passer ces lois par ordonnance.

"Je souhaite introduire dès l'été un projet de loi d'habilitation pour simplifier le droit du travail et décentraliser la négociation. Il s'agit de donner plus de place à l'accord majoritaire d'entreprise ou de branche, d'une part, et d'encadrer les décisions des prud'hommes, d'autre part.

Le tout par ordonnances, pour procéder de manière rapide et efficace" avait précisé Emmanuel Macron alors candidat à la Présidentielle.

 

Les ordonnances permettent à un gouvernement d'éviter les débats parlementaires habituels avec les séries d'amendements qui peuvent être déposés pour l'adoption de la loi.

Le Parlement se voit donc en quelque sorte court-circuité ne pouvant ni discuter, ni modifier le texte.

Pour procéder par ordonnance le Parlement a adopté le 2 août la loi autorisant le gouvernement à légiférer par ordonnances pour réformer le Code du travail appelée loi d'habilitation .

Ces dernières , qui vont être annoncées par une conférence de presse à midi seront ensuite ensuite adoptées en Conseil des ministres le mercredi 20 septembre, après avis du Conseil d'Etat.

 

 

Signées par le président de la République et publiées au Journal officiel, les mesures comprises dans des ordonnances entrent en vigueur immédiatement. Toutefois, pour être pérennisées, elles devront faire l'objet d'une loi de ratification.

Lorsque le Parlement l'aura adoptée, les ordonnances ratifiées auront force de loi.

"L'élection présidentielle a montré l'énorme attente des Français d'un changement profond et rapide", avait déclaré la ministre du Travail, Muriel Pénicaud, dans le JDD tout en certifiant "les mesures adoptées feront l'objet d'une application immédiate".

Les sujets abordés concernent l'ensemble du monde du travail :licenciements, instances représentatives des salariés, indemnités prud'homales, règles du dialogue social au sein des entreprises, possibilité pour les branches d'entreprises de négocier leurs propres normes...

La CGT et SUD ont déjà annoncé une journée d'action contre cette réforme, le 12 septembre.

Et La France insoumise prévoit de défiler à Paris le 23 septembre. ..

Alyson Braxton pour Day News World

REFORME DE LA CSG :

MACRON DIFFERE SES

PROMESSES FISCALES POUR LES SALARIES

Le déséquilibre commence à se creuser entre les promesses du candidat Macron en faveur des classes modestes et moyennes et leur mise en œuvre ! Après l’exonération de la taxe d’habitation, c’est une deuxième promesse emblématique du candidat Macron qui est trahie. En effet la suppression des cotisations sociales salariales ne se fera qu'en en deux temps.« Le principe est acté, il reste à déterminer les modalités exactes », explique une source gouvernementale.

Au lieu d’être intégralement mise en œuvre dès le 1 janvier 2018 cette mesure va s'étaler dans le temps au vu des contraintes budgétaires: contenir le déficit sous la barre des 3 % du PIB l'an prochain. Alors que la hausse de la cotisation sociale généralisée (CSG) sera effective dès le 1er janvier 2018, l'exécutif a décidé d'étaler dans le temps pendant l'année 2018, en deux fois, la baisse des cotisations salariales.

Cette réforme avait été présentée durant la campagne présidentielle comme un outil essentiel pour redonner du pouvoir d'achat aux salariés grâce à allégement des charges pesant sur le travail, en basculant une partie du financement de la protection sociale vers la CSG. Il s'agit du transfert des cotisations salariales chômage (2,4 %) et maladie (0,75 %) vers la CSG passant de de 7,5 % à 9,2.

Nul doute que ce deuxième décalage aura des vertus budgétaires certaines, dégageant de substantielles économies pour l'Etat avec la part des cotisations salariales qui n'auront pas été supprimées immédiatement. Pendant quelques mois, jusqu’à l’automne, les caisses de l’Etat enregistreront à la fois les recettes de la CSG augmentée de 1,7 point et celles de cotisations sociales pas encore totalement supprimées.

Effet positif sur la fiche de paye ? « Dès le 1 er janvier, il y aura un gain de pouvoir d'achat pour les salariés », indique-t-on au ministère des Comptes publics mais les gains de pouvoir d’achat espérés dès le début de l’année 2018 pour des millions de salariés attendront.

Des discussions auront lieu dès cet automne pour « définir les modalités de compensation de la hausse de la CSG pour les fonctionnaires ».

Le programme présidentiel chiffrait les gains de pouvoir d’achat à 10 milliards d’euros pour l’exonération de la taxe d’habitation et à 7 milliards pour la bascule des cotisations sociales vers la CSG...Mais avec ces modifications annoncées, les promesses ne seront pas tenues !!!

L'exécutif va donc devoir faire montre de force pédagogie pour sa réforme, déjà contestée par les retraités...

Joanne Courbet pour Day News World

UN ENJEU DE TAILLE POUR EMMANUEL MACRON

LA DIRECTIVE

TRAVAILLEURS DETACHES

La question des travailleurs détachés embrase depuis des années la classe politique. Selon un rapport du Sénat de mai 2016, le nombre de travailleurs détachés au sein de l'UE a augmenté de près de 45% entre 2010 et 2014, passant de 1,3 million de personnes concernées à 1,9 million (1,7 million de personnes un an plus tôt.Le travail détaché s'est donc banalisé.

En France, ils sont près de 290 000. Les travailleurs des pays de l'Est constituent le plus gros bataillons des travailleurs détachés. C'est un des sujets sur lesquels l'Est et l'Ouest de l'Europe sont en désaccord.

La directive européenne du 16 décembre 1996 encadre le travail détaché : ce dernier concerne les salariés qui réalisent des missions ponctuelles dans un autre pays de l'Union européenne que celui dans lequel ils travaillent en temps normal.

Leurs cotisations sont payées dans leur pays d'origine mais ils sont déclarés et bénéficient des mêmes droits que les travailleurs locaux comme le salaire minimum, les 35 heures par semaine et les congés payés.Or les charges sociales appliquées dans le pays d'origine étant bien moindres, les entrepreneurs français ont tout intérêt à employer des salariés venant de tels pays. La Commission européenne reconnaît qu'«il existe souvent d'énormes écarts entre le salaire des travailleurs détachés et celui des travailleurs locaux», notamment dans les États où les salariés sont souvent payés davantage que le Smic comme en France.

Ce système favorise donc bel et bien en l’état le dumping social.

Mais autre problème de taille : outre le dumping social, ce système favorise également des fraudes en tout genre.

Selon un rapport parlementaire, près de 300 000 salariés seraient détachés en toute illégalité en France : rémunérés bien en-dessous du smic, ils ne sont pas déclarés par les entreprises ou bien employés via des montages complexes d'agence d'intérim. La liste des fraudes est longue et les détournements massifs. Cela engendre de fait, du dumping social et de la concurrence déloyale.

"Ce n'est pas sérieux"

Le Haut Conseil pour le financement de la protection sociale a mis en évidence trois type de fraudes fréquentes :

1° L' implantation d'une entreprise «boîte aux lettres», c'est-à-dire sans activité réelle, dans un pays à faible niveau de charges sociales qui permet de recourir à des travailleurs détachés envoyés dans d'autres États membres.

2° Le non-paiement des charges sociales dues dans le pays d'origine du travailleur ou la minoration du salaire de base sur lequel les cotisations sont calculées, le contrôle étant difficile à l'étranger

3°Le non-respect de la réglementation du pays d'accueil (nombre d'heures déclarées supérieures au nombre d'heures payées, logement à bas coût, frais de détachement déduits indûment du salaire, etc.).

C'est pourquoi le président Macron part mercredi en croisade européenne pour revoir la directive sur les travailleurs détachés. Déjà en juillet 2016, le Premier ministre Manuel Valls menaçait de ne plus appliquer la directive européenne si les pays de l'Est ne consentaient pas à des efforts.

Cette tournée commence ce mercredi par une rencontre entre les dirigeants autrichiens, tchèques et slovaques pour être suivie par une visite en Roumanie et en Bulgarie. Le chef de l'État français cherche à rallier à sa cause certains pays de l'est de l'Europe afin de parvenir à un changement de la réglementation européenne lors du prochain conseil social d'octobre.

En effet la France est le pays européen accueillant le plus de travailleurs détachés derrière l'Allemagne, avec un total de 286.000 en 2015, selon la Direction générale du travail. Mais en raison de nombreuses fraudes possibles on estime à plus de 400 000 le nombre de ces travailleurs qui se retrouvent surtout dans le BTP, l’industrie et l'agriculture. Environ 220 000 travailleurs détachés seraient en situation irrégulière : malgré 1500 contrôles par mois, le montant des amendes cumulées n'atteint que 5 millions d'euros. Le manque à gagner de ce type de fraude s'élève à 400 millions d'euros.

La France défend six modifications substantielles :

1° La prise en compte de la durée du détachement dès le premier jour. « Aujourd'hui, le compteur ne tourne qu'au bout de six mois », rappelle-t-on à l'Élysée.Il est facile de contourner les règles du détachement en multipliant les séjours de 3 mois...

2°La limitation des détachements «à 12 mois sur une période de deux ans». Le texte de la Commission actuellement étudié propose une limite de 24 mois, au lieu de 36 mois aujourd'hui.

3°L' intégration directe et explicite des indemnités de «transport, d'hébergement et de repas» dans le revenu du travailleur.

4°la lutte contre les entreprises «boîtes aux lettres», qui n'ont aucune activité dans leur pays d'origine, en imposant que le formulaire A1 devienne une condition préalable du détachement.

5° La rémunération équitable des travailleurs détachés, facteur de dumping social sauvage. Les règles du salaire minimum et les accords collectifs du pays d'accueil devraient s'appliquer aux travailleurs détachés sans dérogation possible ... Cette mesure rendrait évidemment assez inutile l'importation d'une main-d'œuvre à bas coût.

6°La mise en place d'une plate-forme européenne pour un meilleur échange d'informations entre les systèmes ce qui permettrait de démasquer la fraude sociale au travail détaché.


La révision de la directive des travailleurs détachés divise bien entendu l’Europe !

Depuis que la Commission européenne a proposé de moderniser la directive de 1996 régissant le travail détaché, un climat de défiance s'est installé dans l'Union européenne (UE) autour de ce sujet. Elle repose sur un principe simple : à travail égal sur un même lieu doit correspondre une rémunération équivalente. « Nous devons tous soutenir Emmanuel Macron pour renégocier les règles du travail détaché. Faire payer les cotisations et impôts égaux dans un même pays ! », a tweeté le président de l’UDI, le député Jean-Christophe Lagarde.

En Europe de l'Est, la révision de cette directive est en effet vécue comme un coup de poignard dans le dos. « Vos entreprises ont fait de confortables acquisitions dans nos pays quand nous avons rejoint l'UE, et maintenant il ne faut plus que nos travailleurs aillent proposer leurs services dans les vôtres ? », s'insurge un diplomate. Un coup dur pour les pays grands fournisseurs de main-d'oeuvre, situés à l'Est de l'Union.

Onze États membres (Bulgarie, Croatie, Danemark, Estonie, Hongrie, Lettonie, Lituanie, Pologne, République tchèque, Roumanie et Slovaquie) défendent le statut actuel des travailleurs détachés, selon le principe de la libre prestation de service au sein du marché commun.

L'Autriche membre depuis 1995, est alignée sur la France sur ce dossier, d’autant que des législatives y sont organisées le 15 octobre et que l’extrême droite europhobe y bénéficie toujours d’intentions de vote élevées. La presse autrichienne parle d’ailleurs de « sommet social » au sujet de la rencontre à quatre à Salzbourg.

Or, afin d'adopter des actes législatifs, la majorité qualifiée est nécessaire..

Emmanuel Macron avait notamment promis de « porter le projet d’une Europe qui protège » face à ceux qui prennent l’Europe « pour un supermarché » en « ne respectant pas les règles ».

La France veut notamment limiter à un an la durée maximale du détachement et renforcer la lutte contre la fraude. « L’idée n’est pas d’arriver avec un texte, prévient toutefois l’Elysée, mais d’expliquer pourquoi on pense que c’est un sujet important, qui peut fragiliser la liberté de circulation dans son ensemble si on ne trouve pas un bon équilibre. »

Joanne Courbet pour Day News World

UNE EMBELLIE ECONOMIQUE

AU JAPON DURABLE?

Abonnée à une modeste croissance, le Japon confirme une embellie économique inédite depuis 11 ans . La troisième puissance économique du Monde connaît en effet depuis six trimestres consécutifs une hausse de sa croissance avec une augmentation de 1% du PIB au deuxième trimestre par rapport au trois premiers mois de l'année.

En rythme annuel, le Japon affiche une croissance confortable de 4%.

Voilà une bonne nouvelle pour le chef de l'exécutif Shinzo Abe pour qui a fait de la relance économique une priorité.

Les données diffusées lundi montrent un redressement de la demande intérieure, avec une consommation des ménages (quelque 60% du PIB) en hausse et de solides investissements des entreprises affichant une hausse de 2,4%.

L'activité bénéficie aussi de la bonne tenue des dépenses publiques qui se renforce à l'approche des Jeux Olympiques 2020 de Tokyo.

Les exportations cependant continuent à marquer le pas.

Pour l'heure, le Premier ministre ne peut que faire montre de contentement même si les « Abenomics », le programme de relance qui porte le nom du Premier ministre, n'ont pas tenu l'ensemble des promesses.

Le Fonds monétaire international (FMI) préconise au gouvernement nippon de s'emparer de l'embellie actuelle « pour faire avancer un ensemble de réformes complet et coordonné ». "A cette fin, le travail à temps plein, la participation des femmes et des seniors au marché du travail et l'utilisation de la main-d’œuvre étrangère devraient être facilités", conseille-t-il.

L'archipel japonais doit encore faire face au vieillissement de sa démographie . "Pour réellement doper le taux de croissance potentiel du Japon, il faut s'attaquer au déclin démographique du pays" selon Junko Nishioka, de Sumitomo Mitsui Banking Corporation, . Or pour augmenter la natalité dans un pays où la conciliation entre maternité et emploi s'avère difficile , des mesures d'ordre structurel doivent être mises en place comme la création massive de crèches. De plus la volonté protectionniste affichée par Donald Trump et le ralentissement économique de Chine, pourraient se solder par des retombées négatives pour les industriels japonais.

Conscient de ces difficultés pour une croissance durable le démocrate, Shinzō Abe a d'ailleurs annoncé que les Abenomics entraient dans une nouvelle phase et a rendu public « trois nouvelles flèches », à savoir : une économie forte qui crée de l’espoir, un soutien à l'éducation des enfants, et un système de sécurité sociale capable de rassurer

Chacune de ces « flèches » se traduisent par un objectif concret :

1°Porter le PIB nominal à 600 000 milliards de yens à l’horizon 2020

2°Porter le taux de naissance 1,8 d’ici au début des années 2020,

3°Réduire le turnover lié aux soins de dépendance à zéro d’ici au milieu des années 2020.

Joanne Courbet pour Day News World

ON TOUCHE ENCORE AU PORTE-FEUILLE DES FRANCAIS A PARTIR DU 1er AOUT

1° Augmentation des tarifs de l’électricité

Le calcul des tarifs revu chaque année prend en compte les coûts de l'énergie, celui de l'acheminement de l'électricité et de sa commercialisation.

Les tarifs réglementés de l'électricité augmentent en moyenne donc de 1,7 % au 1er août 2017 conformément aux recommandations de la Commission de régulation de l'énergie (CRE) permettant selon cette dernière « le rattrapage des montants liés à l'insuffisance des tarifs au titre de l'année 2012 » récupérant ainsi un reliquat de 190 millions d’euros.

Les tarifs bleus, résidentiels et professionnels sont concernés par cette hausse. La hausse est limitée pour les tarifs jaunes appliqués en Corse uniquement de 0,6% tandis que seuls les tarifs verts connaissent une baisse de 0,4%.

2°Augmentation du passe Navigo

Malgré la promesse de Valérie Pécresse, le titre d’abonnement à tarif unique pour les transports des Franciliens, augmente de 2,20 euros au 1er août : il passera donc à 75,20 euros mensuels.L'an dernier la hausse avait été de 3% déjà.. Le prix du ticket de métro à l'unité reste à 1,90 euro, tandis que le carnet de 10 tickets augmente de 40 centimes. Ces hausse permettront « les financements durables et innovants pour les transports publics franciliens »;

3°Hausse des loyers parisiens de référence.

Les biens loués à Paris, dont les baux sont signés entre le 1er août et le 31 juillet 2018, vont augmenter légèrement, de 1 à 2 %, soit 1 euro par mètre carré par mois.

Le prix ne doit ni dépasser de plus de 20 % le loyer médian ni lui être inférieur de plus de 30 % en référence à la loi Alur. Ce plafond est fixé annuellement.

4°Stagnation du taux du Livret A

Le ministère de l'Économie et des Finances a décidé de suivre la recommandation de la Banque de France en maintenant le taux du Livret A à 0,75 % bloqué depuis 2 ans.Il s'agit de son plus bas niveau historique depuis sa création en 1868.

La formule de calcul du taux théorique aurait dû mener à un relèvement du taux à 1 %.

5°Recul léger du prix du gaz :

Le gendarme du secteur a décidé d’appliquer aux tarifs du gaz une baisse de 0,8% en moyenne hors taxe : 0, 8 % pour le chauffage concernant 3 millions de foyer, de 0,3 % pour la cuisson, et de 0,5 % pour ceux qui l'utilisent pour la cuisson et l'eau chaude.Les tarifs réglementés du gaz sont révisés mensuellement, selon une formule qui prend en compte notamment les prix du gaz sur le marché de gros et le cours du baril de pétrole.

Boby Dean pour Day News World

NATIONALISATION TEMPORAIRE DES CHANTIERS NAVALS STX DE SAINT NAZAIRE ENVISAGEE

L'Etat a décidé de faire valoir son droit de préemption sur le capital du constructeur naval STX jeudi, alors que le constructeur italien Fincantieri exige de détenir plus de 51% du capital. La décision de Paris de « nationaliser temporairement » STX France a été prise par Emmanuel Macron, Paris refusant une prise de contrôle majoritaire du constructeur naval STX France par l’Italien Fincantieri.

Il s'agit de la première grande mesure industrielle du quinquennat.

Le sujet, particulièrement sensible, qui agite régulièrement le monde politique, les milieux d’affaires et les médias des deux côtés des Alpes a mécontenté le groupe italien grand rival des Chantiers de l'Atlantique et "repreneur exclusif de la filiale française du groupe coréen STX, en redressement judiciaire.

Le président de la République "a choisi de nationaliser cette entreprise plutôt que d’en confier les clés à un actionnaire italien jugé problématique .L'offre de Fincantieri comme "repreneur exclusif" pour les 66,66% de STX France détenus avait été certes retenu par le groupe coréen .

Mais la négociation par le gouvernement de François Hollande en octobre 2016 consistait à ce que Fincantieri constructeur italien reste minoritaire pendant sept ans, avec 48% seulement du capital, au côté de la Fondazione CR Trieste, avec 7% .

A L'Etat français de conserver un tiers du capital et un droit de veto et et français DCNS d'en détenir12 à 13%0 à Saint-Brevin-les-Pins (Loire-Atlantique), tout près de Saint-Nazaire. L'accord pour la reprise de la participation est signé le 19 mai.

Mais le 31 mai, lors de l'inauguration du Meraviglia à Saint-Nazaire, Emmanuel Macron annonce son intention de revoir l'accord qui ne protège pas suffisamment l'industrie française et veut maintenir le contrôle des chantiers à "50/50".

 

"La possibilité pour les actionnaires français de garder la main sur l'emploi"selon le locataire de l'Elysée n'était plus garantie. Ce dernier estime que Fincantieri a des liens étroits avec l'autre actionnaire italien, et qu'il serait par conséquent majoritaire de facto. En cas de baisse sur le carnet de commandes, le maire PS de Saint-Nazaire, David Samzun, redoute que Fincantieri fasse travailler les Italiens plutôt que les Français. De plus cet accord ne protège ni notre savoir-faire français , ni nos brevet, ni nos emplois selon ce dernier. De plus les Italiens ont pour ambition le développement des compétences des Chinois à fabriquer des paquebots !De quoi inquiéter l'élu CFDT.

 

La situation restant bloquée, la France a finalement adressé un ultimatum. "Si jamais nos amis italiens refusent la proposition honnête qui leur est faite, l'Etat exercera son droit de préemption", a menacé Bruno Le Maire, ministre de l'Economie L'Etat français rachèterait donc les "parts" que Fincantieri devait acquérir.

Il n'est pas étonnant que ces propos, ces propos ont été mal accueillis à Rome, où l'on estime que "le gouvernement français a changé les cartes"

Il n'est pas étonnant que ces propos, ont été mal accueillis à Rome, où l'on estime que "le gouvernement français a changé les cartes"

Joanne Courbet pour Day News World

RETRAIT DES DETECTEURS DE METAUX

A L'ENTREE DE L'ESPLANADE PAR ISRAEL

Les autorités israéliennes avaient installé les détecteurs de métaux aux entrées de l'esplanade le 16 juillet, au surlendemain de la mort de deux policiers israéliens dans une attaque . Ce dispositif avait été justifié par les autorité israélienne par le fait que les assaillants avaient caché des armes sur ce site pour mener leur attentat. Venait s'ajouter également un incident meurtrier à l'ambassade d'Israël en Jordanie.

En signe de protestation contre l'installation de ces détecteurs de métaux, les fidèles musulmans ne se sont plus rendus sur l'esplanade priant dans les rues environnantes. Des violence meurtrières entre police israélienne et Palestiniens ont éclaté. L'esplanade représente en effet le troisième lieu saint de l'islam, désigné comme le Noble sanctuaire, après La Mecque et Médine et cette installation de détecteurs a été vécue par les musulmans comme un affront.

Des forces de sécurité israéliennes étaient postées à l'entrée du site, également le lieu le plus sacré du judaïsme sous le nom de Mont du Temple.

Face au risque d'un débordement des tensions au-delà des Territoires palestiniens, la communauté internationale a fait pression pour le retrait de ses détecteurs. Le cabinet de sécurité israélien a accepté "la recommandation de tous les organismes de sécurité de remplacer l'inspection au moyen de détecteurs de métaux par une inspection de sécurité basée sur des technologies avancées et sur d'autres moyens", a déclaré dans la nuit le bureau du Premier ministre Benjamin Netanyahu.

Malgré le retrait des détecteurs de métaux les musulmans continuent le boycoot de ce lieu saint l'islam situé à Jérusalem-Est occupée.

Boby Dean pour Day News World

 

LOUANGES DU FMI A L'EGARD DU PROGRAMME D'EMMANUEL MACRON

La conférence des territoires s’est déroulée lundi dans un contexte tendu, après l’annonce d’une baisse des dépenses plus importantes d’ici à 2022 dans les collectivités locales.

Le gouvernement veut trouver 20 milliards d’économie l’an prochain.

Le chef de mission du Fonds monétaire international a multiplié lundi les éloges à l'égard du programme d'Emmanuel Macron. Des éloges plutôt rares de la part de l'institution , pour l'Hexagone, qui était régulièrement appelé à la réduction la dépense publique et au lancement de profondes réformes structurelles.

L'arrivée d'Emmanuel Macron au pouvoir, et les réformes promises par ce dernier ont visiblement adoucit le FMI . "L’ambitieux programme de réformes du gouvernement pourrait fortement contribuer à résoudre les défis économiques auxquels la France se heurte de longue date", estime le FMI, lors de la publication de sa revue annuelle de la politique économique du pays, lundi 17 juillet.

Conséquence : l’institution internationale compte désormais sur une croissance de 1,5% pour 2017, très légèrement revue à la hausse (0,1 point de plus de croissance pour l'année prochaine).

"Nous sommes plutôt impressionnés par la nouvelle énergie et l'optimisme que nous avons perçus au sein du gouvernement et auprès de nos interlocuteurs", a salué Christian Mumssen, le chef de mission du Fonds monétaire international à Paris lors d'une conférence de presse au terme de l'évaluation annuelle de l'économie française.

Pour le gouvernement, il s'agit de faire des économies de 4,5 milliards d'euros dès cette année, ce qui est jugé "réalistes" par le FMI. Ainsi la France devrait passer sous la barre des 3% de déficit et pourraient "fortement contribuer à résoudre les défis économiques auxquels la France se heurte de longue date", a répété selon Christian Mumssen.

En fait les mesures annoncées par le gouvernement français émanent largement d'un document publié l'année passée par le FMI sur l'efficacité de la dépense publique en France. "Toutes les idées y sont", s'est félicité le responsable du Fonds  .

"Pour que la stratégie soit crédible, de profondes réformes s'imposent à tous les niveaux des administrations publiques",dit-t-il, soutenant que cet effort était "nécessaire dès maintenant". "Nous ne pensons pas que la stratégie puisse fonctionner sans s'attaquer au problème de la dépense publique", continue-t-il encore. Il admet que les coupes budgétaires toucheront immanquablement les dépenses sociales.

Le FMI estime que la réforme du marché du travail est "vaste et ambitieuse". "Elle cherche à améliorer la flexibilité au niveau des entreprises, à réformer l'assurance-chômage et à renforcer les dispositifs d'apprentissage et de formation professionnelle",selon le Fonds, pour qui cette réforme "devrait aller de pair avec le maintien de la modération salariale". Mais le FMI plaide aussi pour une "limitation de la progression des salaires minimums à l’inflation". Et donc de se garder de tout coup de pouce au SMIC.

La réforme du code du travail, qui renforce la place des négociations d'entreprises peut être une première réponse.Le FMI valide la méthode choisie pour le premier chantier social du quinquennat, la réforme du droit du travail, qui passera en procédant par ordonnances.

Le projet de refondation de l’apprentissage et de la formation professionnelle  :Des mesures « essentielles » dans un pays où « le chômage touche de manière disproportionnée les jeunes et les travailleurs peu qualifiés ».

Les réformes qui ciblent la fiscalité des entreprises, les revenus du capital et du travail, « devraient (également) stimuler les investissements et la croissance de l’emploi ».

Les experts de Washington estiment aussi nécessaire de mettre à contribution les collectivités locales dans les économies à réaliser.

« Ce programme est ambitieux, complet mais également équilibré », selon Christian Mumssen, qui a dirigé la mission d’évaluation en France. Il « pourrait fortement contribuer à résoudre les défis économiques auxquels la France se heurte de longue date », affirme même le FMI dans son résumé de fin de mission, citant les « déséquilibres budgétaires persistants », le « chômage élevé » et la « faible compétitivité externe ».

Ce soutien "au programme ambitieux" du gouvernement tombe à pic pour le Président et son Premier ministre Edouard Philippe en train de réformer le droit du travail par ordonnance et d’imposer la réduction drastique de la dépense publique, dans le secteur de la défense notamment, en période de terrorisme.

Kelly Donaldson pour Day News World

ENCOURAGEMENT

DE LA PART MOODY'S

A LA FRANCE

L'agence de notation estime que l'élection d'Emmanuel Macron pourrait donner à la France l'occasion de s'attaquer aux défis qui l'attendent.

C'est ainsi que l'agence de notation financière Moody's pense que «l'élection d'Emmanuel Macron fournit à la France l'occasion de s'attaquer aux défis qui pèsent sur sa note de crédit».

Moody's, n'ayant pas la réputation de tendresse à l'égard des pays endettés, considère que la notation de la France pourrait être revue à la hausse dans la mesure où le pays connaîtrait une croissance économique et une réduction du ratio de la dette sur PIB.

En effet Moody's considère qu'un train de réformes va être mis en application par la France de Macron.

 

Selon Moody's les dernières élections auraient ouvert «une fenêtre d'opportunité pour mieux répondre aux principaux défis susceptibles d'avoir une incidence négative sur le profil de crédit de la France»...

Sa vigilance est cependant toujours de rigueur dans l'attente de savoir si «cette volonté va se traduire dans les prochaines années par la mise en œuvre effective d'un vaste programme de réformes économiques».

Il n'en demeure pas moins que la France reste très surveillée par les agences de notation et qu'elle est toujours sous la menace d'une dégradation si «réformes courageuses» ne sont pas entreprises !

La France doit donc se tenir à ses objectifs de réduction de son déficit public pour les années 2017 et 2018.

Le pays fait partie d'une liste de 25 États que l'agence de notation américaine Standard and Poor's pourrait dégrader cette année. ..

Rappelons pour mémoire que Moody's avait retiré à la France la note suprême en novembre 2012, quelques mois seulement après l'agence Standard&Poor's qui retirait le «tripleA» à notre pays dès le mois de janvier 2012 !!!

Car n'oublions pas que la dette souveraine française dispose depuis 2015 d'une note à long terme «AA», avec «une perspective stable». Notre note elle se situe deux crans sous le fameux «triple A».

Les encouragements, la France en a bien besoin. Alors que l'État français emprunte à 0,838 % pour l'échéance à 10 ans l'Allemagne emprunte pour la même durée à 0,57 % !!!

Kelly Donaldson pour Day News World

 

COMPTE DE PREVENTION

Édouard Philippe a annoncé samedi aux partenaires sociaux une réforme du compte pénibilité, prévue pour entrer en vigueur pour 2018 :un compromis entre la CFDT, très attachée à cette mesure emblématique du quinquennat Hollande, et le patronat contre une "usine à gaz".

Dans une lettre le Premier ministre propose une nouvelle mouture: un "compte de prévention" dont le nouveau nom officiel est amputé du terme de pénibilité,

ce terme qui «induit que le travail est une douleur»selon M.MACRON.

Entré en vigueur par étapes depuis 2015, le compte pénibilité permet aux salariés du privé occupant un poste pénible de cumuler des points afin de partir plus tôt à la retraite, se former ou travailler à temps partiel sans perte de salaire.

Certains critères et le financement de cette mesure aussi vont être modifiés dans le cadre d'une réforme esquissée par Edouard Philippe ce samedi.

Maintenu tel quel pour six critères (travail de nuit, répétitif, en horaires alternants ou en milieu hyperbare, ainsi que le bruit et les températures extrêmes),pour quatre autres critères, les plus décriés par le patronat, les règles sont modifiées: la manutention de charges lourdes, les postures pénibles, les vibrations mécaniques et les risques chimiques, sortiront du compte à points.

Les employés cependant qui y sont exposés pourront encore bénéficier d'un départ anticipé à la retraite, mais seulement quand «une maladie professionnelle a été reconnue» et quand «le taux d'incapacité permanente excède 10%», selon la lettre du Premier ministre.

«Une visite médicale de fin de carrière permettra à ces personnes de faire valoir leurs droits», selon le courrier d'Edouard Philippe.

Dernière modification majeure de cette nouvelle mouture: le financement, cette fois pour tous les critères. Les deux cotisations actuelles «seront supprimées» et «le financement des droits en matière de pénibilité sera organisé dans le cadre de la branche accidents du travail/maladies professionnelles» (AT/MP). Cette branche, dans le vert depuis 2013, est la seule excédentaire de la Sécurité sociale !

Britney Delsey pour Day News World

 

BILAN DU G20

UN ASSEZ BON COMPROMIS

AU REGARD DES TENSIONS

Ce compromis aura permis à ce sommet, qui était objectivement celui de toutes les tensions, de se conclure sur un compromis diplomatique honorable.

Pour la chancelière Angela Merkel, qui attendait beaucoup de ce rendez-vous diplomatique à moins de trois mois des élections législatives allemandes, ce résultat peut être qualifié de succès, dans la mesure où il correspond, grosso modo, au scénario qu’elle avait anticipé en amont du sommet. « J’avais dit qu’il fallait que nous trouvions des compromis mais en même temps que nous ne cachions pas nos désaccords. C’est ce que nous avons fait », s’est-elle félicitée, samedi, lors de sa conférence de presse finale.

« Avancée sur le terrorisme »

« Je considère que le texte a permis (…) de maintenir les équilibres indispensables et d’éviter toute marche en arrière »,selon Emmanuel Macron, qui a reconnu que « ce fut difficile comme nous le savions avant même le sommet ».

Le bilan du sommet de Hambourg, pour mitigé qu’il soit, n’en est pas déshonorant pour autant sur le plan diplomatique. Ce que M. Macron a résumé d’une formule assez juste en expliquant qu’« il y a une avancée sur le terrorisme et [que] le recul a été évité sur beaucoup de sujets »Sur ce sujet, les membres du G20 se sont mis d’accord sur une déclaration commune en 21 points insistant sur le rôle du Groupe d’action financière (Gafi), un organisme intergouvernemental créé en 1989 qui publie des recommandations régulières pour ses trente-sept membres sur les manières de lutter contre la criminalité financière et le financement du terrorisme.

Sur le climat, la chancelière espérait mieux sans toutefois ce faire d'illusion « convaincre » son homologue américain

de revenir sur sa décision, et annonçant la tenue d’un « sommet d’étape », le 12 décembre, deux ans jour pour jour après la signature de l’accord de Paris, « afin de prendre de nouvelles actions pour le climat, notamment sur le plan financier ".

Discussions difficiles sur le commerce autres chapitre.Un compromis trouvé sur le protectionnisme

les résultats de ce sommet du G20 sont en revanche assez modestes :sauver la face, au risque de s’en tenir à des déclarations de bonnes intentions sans portée réelle… Il en va ainsi du commerce, sujet sur lequel les discussions ont été « particulièrement difficiles », a reconnu Mme Merkel

En matière commerciale, le président américain inquiète depuis des mois ses principaux partenaires par ses velléités protectionnistes, illustrées par son slogan permanent sur "l'Amérique d'abord". Si les Etats-Unis ont finalement accepté de se rallier dans la déclaration finale à une condamnation du "protectionnisme", le G20 a reconnu pour la première fois pour la première fois le droit des pays victimes de dumping de recourir à "des instruments légitimes de défense commerciale".

Comme au G7 de Taormine, l’engagement de tous à lutter contre le protectionnisme est réaffirmé dans la déclaration finale..Y figurent la nécessité de garder les marchés ouverts et la reconnaissance du rôle de l’Organisation mondiale du commerce (OMC). Des formules agréées de bon aloi au terme d’un bras de fer avec les Etats-Unis!

En échange de ses concessions, Washington a obtenu que soit mentionné le droit de recourir, si nécessaire, à « des instruments légitimes de défense commerciale ». L’équilibre trouvé satisfait le M. Macron chantre d’une Europe qui protège. « Cela reflète assez bien la position que l’on défend, lutte contre le protectionnisme et lutte contre le dumping », souligne-t-on à l’Elysée.

Cet accord de façade est pourtant loin d’avoir résolu tous les points de contentieux. Largement rhétorique, il ne permet pas d’éteindre le feu qui couve avec les Etats-Unis sur le dossier de l’acier. Le G20 a confirmé son engagement à travailler en mode collectif au sein d’un forum mondial dédié aux surcapacités dans ce secteur., la Chine est poliment priée d’y collaborer plus franchement.

Mais que se passera-t-il si la Maison Blanche ordonne des restrictions unilatérales sur les importations d’acier ? Une menace  agitée par Washington pour des raisons de sécurité nationale. Si elle se concrétisait, les Européens ont d’ores et déjà promis une réaction instantanée.

 

De l'utilité du G20

L’exemple du commerce, presque caricatural, soulève au fond une question que beaucoup se posaient déjà, mais que le sommet de Hambourg a remis sur la table, celle de l’utilité même d’une instance comme le G20.

Joanne Courbet pour Day News World

REVIREMENT D' EMMANUEL MACRON

SOUS PRESSION

Les réformes de l’ISF et de la taxe d’habitation

en vigueur dès 2018

Après s'être fait flouer par Hollande, le tiers des Français qui ont voté Macron n'entende pas se  faire flouer à nouveau par l'homme pressé qu 'est le nouveau locataire de l'Elysée !

La « cagnotte » de Lionel Jospin et "le ras-le-bol fiscal " de François Hollande atteint clairement le gouvernement Macron !

Les critiques les plus acerbes ont fusé depuis les médias jusqu'aux économistes du Davos annuel d'Aix-en -Provence !

Le calendrier des réformes fiscales suscitent de la part des oppositions des critiques acerbes. « La seule certitude, c’est la hausse de la CSG [contribution sociale généralisée], pour le reste, ça change toutes les deux heures », ironise Guillaume Larrivé, député (Les Républicains) de l’Yonne, interrogé lundi 10 juillet sur LCI dénonçant "un zigzag fiscal permanent" du gouvernement. Alexis Corbière, député (La France insoumise) de Seine-Saint-Denis qualifié de « honteux » que le gouvernement « fasse les poches » des retraités. « Quand on a bossé toute sa vie, qu’on gagne 1 300 euros par mois, vous augmentez la CSG, c’est dégueulasse, surtout que les mêmes qui font ça expliquent qu’il faut baisser l’ISF [impôt de solidarité sur la fortune ] », s’est-il indigné sur LCI.

L’économiste Philippe Aghion, inspirateur du programme présidentiel de M. Macron, a rappelé que les baisses d’impôts permettent de stimuler la croissance. Benoît Cœuré, membre du directoire de la Banque centrale européenne (BCE), a estimé qu’« une stratégie qui consisterait à tout étaler sur le quinquennat, malheureusement, ne maximiserait pas l’impact économique des réformes ».

« Il est nécessaire de mettre en œuvre immédiatement une fiscalité favorable à l’investissement : prélèvement forfaitaire à 30 % sur les revenus du capital, recentrage de l’ISF sur l’immobilier », a martelé Jean-Hervé Lorenzi, président du Cercle des économistes et organisateur des Rencontres.

Un message que M. Le Maire a repris aussitôt à  son compte. « Le rôle de l’Etat, c’est de créer un environnement le plus favorable possible au développement des entreprises. Nous allons le faire tout de suite : en baissant l’impôt sur les sociétés [de 33,3 % à 25 % sur le quinquennat] et en supprimant la dernière tranche de taxe sur les salaires », a-t-il répondu

Pour l’heure, le seul dispositif fiscal qui s’appliquera au 1er janvier 2018 est en effet la suppression des cotisations salariales assurance chômage et assurance maladie, remplacées par une hausse de 1,7 point de la contribution sociale généralisée (CSG).

L’audit de la Cour des comptes semblait être une aubaine pour le nouveau gouvernement :

lle gouvernement a joué le coup, durant la semaine écoulée en insistant lourdement sur le dérapage de la dépense publique.Depuis la publication de l’audit de la Cour des comptes, le gouvernement a mis l’accent sur le sérieux et la crédibilité budgétaires. Objectif : trouver 4 à 5 milliards d’économies pour revenir sous les 3 % de déficit public en 2017 pour donner un signal de bonne volonté aux partenaires européens de la France.

La déclaration de politique générale d’Edouard Philippe, mardi 4 juillet, a paru marquer un infléchissement dans la mise en œuvre des réformes fiscales annoncées par Emmanuel Macron . La semaine dernière a été marquée par les annonces de report à 2019 de plusieurs baisses d'impôt promises par le candidat Emmanuel Macron. Le chef du gouvernement n'avait-il pas repoussé à 2019 la réforme de l’impôt de solidarité sur la fortune (ISF), le prélèvement unique de 30 % sur les revenus de l’épargne et la transformation du crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi (CICE) en baisse de charges. N'avait-il pas également repousser juste un an les élections présidentielles l’exonération de la taxe d’habitation pour 80 % des Français prendrait plus de temps que prévu ?

Mal joué !

Inenvisageable pour les Français qui ont déjà ,pour certains, été saignés à blanc !

D'où la méthode Macron : brusque changement de cap ! Revirement à 180° !

Dimanche, Emmanuel Macron lui-même a tranché. « Le président de la République a dit qu’il souhaitait qu’une première tranche d’exonération de la taxe d’habitation et la réforme de l’ISF interviennent dès 2018 », indique au Monde une source gouvernementale

Le premier ministre a voulu rapidement couper court à la polémique.Les reports passent mal;

Bruno Le Maire a bien l’intention de faire entendre sa voix. Invité aux Rencontres économiques d’Aix-en-Provence (Bouches-du-Rhône), dimanche 9 juillet, le ministre de l’économie a affirmé que « Pour l’instant, aucune décision définitive n’a été arrêtée en matière de calendrier. Attendez de voir les arbitrages qui seront faits par le président de la République. (…) Je suis convaincu qu’on peut en même temps baisser les dépenses publiques et [réduire] les impôts pour les ménages et les entreprises. On peut les baisser tout de suite », a déclaré M. Le Maire.

« C’est en conjuguant ces deux ambitions [réduction d’impôts et baisse des dépenses] qu’on retrouvera au bout du compte de la croissance, des emplois, de la prospérité », a-t-il affirmé, en écho au thème choisi cette année, « A la recherche de nouvelles formes de prospérité ».

Le Maire a également réitéré la promesse d’« engager dans les mois qui viennent la cession de 10 milliards d’euros d’actifs de l’Etat »,en passant par la privatisation de certaines entreprises.

Bal des chiffres : le revirement voulu par l’Elysée devrait coûter près de 6 milliards d’euros. Cela s’ajoute aux 7 milliards de baisses d’impôts annoncés plus tôt dans le week-end parEdouard Philippe « environ 7 milliards d'euros » de baisses d'impôts dès 2018. En réalité, il s'agit de mesures décidées par François Hollande en 2016 entrant en vigueur seulement l'an prochain au plan budgétaire.

L'exécutif aurait ainsi sous la pression décidé de mettre en œuvre dès 2018 les réformes de l'ISF et de la taxe d'habitation. Pour cette dernière, il s'agirait d'une première tranche d'exonération sur les ménages.

Une réunion à l'Elysée doit officialiser la décision ce lundi. « Le président souhaite que ce qu'il a appuyé durant la campagne soit mis en oeuvre rapidement », indique une source gouvernementale. ..

A suivre.

Joanne Courbet pour Day News World

RETABLISSEMENT DU JOUR DE CARENCE DES FONCTIONNAIRES

« Tous les ministères seront mis à contribution pour ramener le déficit sous les 3% du PIB en fin d'année.ministère sans réforme», a martelé Gérald Darmanin.

Gérald Darmanin, a sonné «la mobilisation générale», dans le cadre des États généraux des comptes de la nation.

La Cour des comptes a décrit la semaine dernière le désastre des comptes publics

Instauré par le gouvernement Fillon en 2011 mais supprimé en 2013 par le gouvernement Ayrault, le jour de carence dans la fonction publique sera rétabli dès 2018, a annoncé jeudi 6 juillet le ministre de l’action et des comptes publics, Gérald Darmanin, lors des états généraux des comptes de la nation à Bercy.

Cette décision a été prise « conformément à l’engagement du président de la République » durant la campagne présidentielle, a déclaré Gerald Darmanin.

« Même si le jour de carence ne doit pas être le seul instrument pour lutter contre l’absentéisme des agents, qui est aussi la conséquence de souffrances d’une partie d’entre eux (…), il permet de lutter contre le micro-absentéisme qui désorganise les services, alourdit la charge de travail des collègues en poste et coûte environ 170 millions d’euros par an », a-t-il ajouté

. A vos poste Messieurs les comptables!

Tous les ministres sont sommés de dévoiler les économies qu'ils devront réaliser dans leur ministère. Bercy montrant l'exemple coupera 120 millions d'euros de crédits. Le ministère du Travail devra diminuer le volume des contrats aidés au second semestre.Pas de coupe sombre dans tel ou tel ministère. Une série de petites mesures pour arriver aux 5 milliards d'économies nécessaires par un décret d'annulation très rapide puisque les parlementaires ne peuvent amender les économies proposées comme l'a si bien fait remarqué le président LR de la commission des finances de l'Assemblée, Éric Woerth.

Edouard Philippe a fixé le cap à l'occasion de son discours de politique générale: «On ne dépensera pas plus en 2018 qu'en 2017». Tenons nous le pour dit !

A quand les promesses de baisses d'impôts faites durant la campagne!!! .Dans 4 ans peut-être juste avant les élections!!

Joanne Courbet pour Day News World

 

LES TGV A L'OUEST

Deux nouveaux tronçons étaient inaugurés ce week-end, Paris-Bordeaux et Paris-Rennes. C'est la première fois que deux LGV sont inaugurées en même temps et ces liaisons étaient très attendues par les capitales bretonne et girondine. Les gares se sont refait une beauté pour accueillir les 4 millions de voyageurs supplémentaires que la SNCF espère attirer sur ces lignes d'ici 2019.

Mais les investissements TGV vont s'arrêter. En effet en inaugurant, samedi, la ligne à grande vitesse qui met Paris à 1 h 20 de Rennes, Emmanuel Macron a mis fin aux espoirs d'autres lignes de train à plus de 300 km/h.

«Le rêve des cinq prochaines années ne doit pas être un nouveau grand projet comme celui-là», a déclaré le chef de l’Etat sitôt descendu de la locomotive et de préciser : «Le combat dans lequel je souhaite m’engager, pour les années à venir, c’est celui des transports du quotidien.»

A l’avenir, les deniers de la SNCF iront en priorité à l’amélioration du RER en région parisienne plutôt qu’à d’hypothétiques lignes à grande vitesse. «N’oubliez pas que l’ensemble du réseau TGV transporte 330 000 voyageurs par jour, quand la seule ligne C du RER en accueille un million», rappelle un dirigeant de la SNCF. Mais opérer sur ces nouvelles lignes risque de coûter de l’argent à la SNCF plus que cela ne rapportera.

"Il faudra hiérarchiser les priorités, il faudra aussi réfléchir à des modes de financement", a-elle indiqué Élisabeth Borne .

«Rentabilité Décroissante»

Le tronçon qui mettrait Toulouse la Ville rose à 3 heures de Paris, contre 4 h 20 depuis dimanche, coûte, au minimum, 7 milliards d’euros. Or l'endettement de la SNCF atteignant déjà 40 milliards et devant atteindre 60 milliards d’ici à 2025, cette dernière n'a pas les moyens de prolonger la ligne

La rénovation des lignes secondaires laissées à l’abandon depuis les années 80 est par contre urgente. D'ailleurs pour financer Paris-Rennes et Paris-Bordeaux c'est le secteur privé qui a pris le financement , puisque ni l’Etat ni l’entreprise publique : BTP Vinci, associé à des investisseurs financiers, a donc construit la ligne reliant Paris et Bordeaux et c'est lui qui l’exploitera durant cinquante ans en recevant une redevance, versée par la SNCF. Pour ce faire la société privée a calculé le loyer de cette ligne de manière à se rémunérer pour les 3,8 milliards déboursés dans la construction. : pour chaque billet vendu, 50 % du prix correspond au péage payé au propriétaire de la voie ferrée !!! D'où en partie, l'explication en partie de l'augmentation du tarif moyen du Paris-Bordeaux de 15 %. Ce ne sera même pas suffisant pour équilibrer les comptes.

Pour la première année d’exploitation, la SNCF a prévu une perte de 200 millions d’euros sur cet axe. Avec 2 500 km de ligne à grande vitesse, l’Hexagone a, de toute manière, fait le plein des liaisons de ce type. Exception faite de Paris-Lille et Paris-Lyon, les autres destinations TGV comme Strasbourg ou Marseille ont du mal à équilibrer leurs comptes. «Les lignes nouvelles ont une rentabilité décroissante», indique Antoine de Rocquigny, le directeur financier de Voyages SNCF. D’autant que les prix de construction ne cessent de grimper, notamment pour des questions de respect de l’environnement. «Quand la première ligne, Paris-Lyon, a été lancée en 1982, il fallait compter 10 millions d’euros du km, nous en sommes aujourd’hui à 30 millions, détaille un ex-dirigeant de la SNCF. A ce niveau-là, il est impossible de dégager des recettes suffisantes pour payer le coût de l’infrastructure. Les ventes de billets ne peuvent couvrir que 25 % du prix d’une ligne nouvelle. Il faut donc une subvention massive de l’Etat ou des collectivités locales.»

« Participation des collectivités locales »

Jusqu’à présent la SNCF demandait la participation des collectivités locales dans le financement des lignes TGV. Le deal proposé : vous voulez renforcer votre attractivité en raccourcissant le temps alors ça se paie . Mais dans le contexte actuel ce démarcharge ne convient plus. Ainsi, sur Paris-Bordeaux, 58 collectivités locales se sont engagées à participer financièrement et finalement 32 ont refusé de payer...

Le président du conseil départemental de Gironde, Jean-Luc Gleyze, qui a, lui, payé 130 millions d’euros dans cette affaire, est cependant loin de nager dans le bonheur : «Cette somme, c’est autant qui ne sera pas consacré aux politiques publiques du département. Alors que l’on ne vienne pas me chercher sur la prolongation de la ligne vers Toulouse, il est hors de question que j’y participe.» Si les voyageurs gagnent du temps, la SNCF, elle, perd de l'argent.La SNCF perdra cette année sur Paris-Bordeaux 90 millions d’euros. Un boulet financier pour une entreprise très fortement endettée.

La ligne entre Le Mans et Rennes, construite en partenariat avec Eiffage, a coûté 2,8 milliards d'euros, plus 600 millions pour les aménagements complémentaires (travaux en gare, signalisation, etc...).

Une autre LGV doit être inaugurée cette année, le contournement Nîmes-Montpellier, à l'automne. La France comptera alors 2.700 kilomètres de LGV. Mais selon un économiste « on est arrivés au bout de cette logique »

« L'ouverture à la concurrence »

Durant le trajet, M. Macron a tenu à rassurer les agents SNCF présents,et a affirmé qu'il ne fallait "pas avoir peur de l'ouverture à la concurrence" du rail en France, prévue par Bruxelles à partir de 2019, et que la "richesse" de l'entreprise publique était son "réseau national".

Joanne Courbet pour Day News World

TOUR D'HORIZON

DES CHANGEMENT CE SAMEDI

Augmentation de l’allocation-chômage, de la consultation chez un médecin spécialiste, baisse du prix du gaz, diagnostics électricité et gaz obligatoires pour les locations ,SNCF, Crit'Air, allocation de train, nouvelles amendes, revalorisation de l'allocation chômage, simplification (relative) du système de retraite... Quels sont les changements qui interviennent ce samedi 1er juillet?Quelques nouveautés entrent en vigueur ce samedi.

Augmentation de l’allocation chômage

L'allocation chômage augmente légèrement de 0,65% ce samedi. Après un an de gel, le coup de pouce est léger mais généralisé. «Cette revalorisation concerne près de 94% des demandeurs d'emploi indemnisés par l'Assurance chômage au 1er juillet 2017, soit environ 2,5 millions de personnes», précisait le conseil d'administration de l'Unedic, composé des partenaires sociaux en juin.

Les 2,5 millions de demandeurs d’emploi qui perçoivent l’Allocation d’aide au retour à l’emploi (ARE) vont voir la partie fixe de celle-ci revalorisée de 0,65%. Le montant minimal passe de 28,67 euros par jour à 28,86 euros. L’allocation minimale perçue par les personnes effectuant une formation est elle aussi revalorisée, et passe de 20,54 euros à 20,67 euros minimum par jour. En 2016, les allocations chômage n’avaient pas été revalorisées.

Retraite : un versement unique pour les "poly-pensionnés"

Si vous êtes né après 1er janvier 1953, et que vous avez cotisé à plusieurs régimes «alignés» (régime général, salariés agricoles, RSI), vous pourrez bénéficier de la liquidation unique de votre retraite.Les assurés avec une carrière très diversifiée dont les retraites relèvent de plusieurs régimes bénéficieront désormais d’un versement unique de leurs pensions. Jusqu’ici, ils devaient se tourner vers chaque régime pour faire valoir leurs droits, calculés et versés de manière séparée. Près de 30% des départs en retraite prévus en 2017 par les régimes alignés concernent des poly-pensionnés. Ces personnes auront un interlocuteur unique.  Le système de retraite est simplifié (en partie)

Hausse du prix de la consultation chez un spécialiste

Après les généralistes, c’est au tour de celle chez les spécialistes d’augmenter. Elle passe de 28 à 30 euros. Les consultations des psychiatres et neurologues passeront elles de 37 à 39 euros. La Sécurité sociale continuera de rembourser à 70% ces consultations dans le cadre du parcours de soins, c’est-à-dire quand un médecin traitant est déclaré.

Diagnostics gaz et électricité obligatoires en location

Pour tout nouveau bail signé à partir de ce samedi, un propriétaire a l'obligation de fournir les diagnostics des équipements de gaz et d'électricité installés depuis plus de 15 ans aux locataires de résidences principales, vides ou meublées. Ces diagnostics sont établis par des professionnels et ressemblent à ceux qui doivent être effectués lors de la vente d'un logement. Ils devront être ajoutés au Dossier de Diagnostic Technique (DDT) qui inclue déjà le diagnostic de la performance énergétique (DPE), le constat des risques d'exposition au plomb (CREP) ou l'état des risques naturels, miniers et technologiques (ERNMT).

Ces documents sont valables 6 ans. Pour le moment, seuls les logements dont le permis de construire a été délivré avant le 1er janvier 1975 sont concernés mais l'obligation sera généralisée au 1er janvier 2018.

Rénovation : l’isolation acoustique obligatoire

Dans les zones exposées au bruit d’un aéroport, d’une route ou d’une ligne ferroviaire, les travaux de ravalement, de toiture, ou de rénovation énergétique devront désormais avoir des travaux d'isolation acoustique.  Cette obligation concerne les travaux importants sur les habitations, les hôtels, les bâtiments d’enseignement ou encore d’hébergement.

Nouvelle plaque pour les deux-roues

Les propriétaires de motos, scooters et quads vont devoir doter leur véhicule d’une nouvelle plaque d’immatriculation au format réglementaire. Le nouveau format requis est de 210 par 130 millimètres.. Si la plaque est non conforme, illisible ou amovible, son conducteur sera sanctionné. L'amende de quatrième classe coûte 135 euros.

SNCF: nouveaux TGV et nouveaux horaires

C'est le jour J samedi pour l'inauguration des nouvelles lignes à grande vitesse vers Rennes et Bordeaux. Les tarifs pour circuler sur ces TGV connaissent une hausse moyenne de 6 euros en moyenne vers la Bretagne et 10 euros vers le sud-ouest à partir de dimanche matin. Dans la nuit de samedi à dimanche, ce sont 40% des horaires qui vont être modifiés sur le réseau ferroviaire français. «Tout ne sera pas nickel immédiatement, les premières semaines ne vont pas être faciles», a déclaré Guillaume Pépy, patron de la SNCF .Ce changement intervient au début de l'été qui devrait connaître son lot d'incidents saisonniers «Les trains n'aiment pas les événements climatiques» comme la canicule ou les orages», a-t-il rappelé, appelant à la «bienveillance» des usagers.

Vignettes Crit'Air: attention aux amendes...

L'absence de vignette Crit'air sera désormais synonyme d'amende, dans les zones de circulation restreintes (ZCR). Pour les automobilistes et les deux roues, cette contravention s'établit à 68 euros, elle peut être minorée à 45 euros en cas de paiement immédiat, majorée à 180 euros en cas de retard. Pour les cars et camions, il en coûtera 135 euros. Pour l'heure, la ville de Paris, plus grande ZCR de France, ainsi que Lille, Lyon et Grenoble sont concernées. Mais d'autres villes étudient la possibilité d'instaurer des zones pérennes de ce type. Les véhicules qui ne portent pas ce certificat qualité de l'air ne peuvent pas circuler en cas de restrictions de circulation pour lutter contre les pics de pollution. Cette vignette coûte toujours 4,18 euros, sur le site Certificat-air.gouv.fr.

Les juges de proximité, c'est fini

Particuliers et professionnels pouvaient les saisir en cas de litiges civils ou pour des créances inférieures à 4000 euros. Mais les juges de proximité vont disparaître ce samedi, dans le cadre de la loi de modernisation de la justice.. Pour les procédures encore en cours au 1er juillet, les dossiers seront transférés aux tribunaux d'instance. C'est à eux désormais qu'il faudra s'adresser pour les litiges civils portant sur des sommes inférieures à 10 000 euros.

Limite de la fraude chez les VTC

Une fois passé l'examen, les conducteurs de véhicules de tourisme avec chauffeur (VTC) auront une carte professionnelle et un macaron sur la voiture sécurisés. «Avec l'entrée en vigueur de ces deux nouveaux dispositifs, l'Etat entend ainsi sécuriser les conditions de l'exercice de la profession, et garantir des conditions de concurrence loyale entre les acteurs du transport public particulier de personnes», expliquent les ministres de l'Intérieur Gérard Collomb et des Transports

Britney Delsey pour Day News World

 

LE CHARLES DE GAULLE

UNE RENOVATION ENTIERE

DE L'UNIQUE PORTE-AVIONS FRANCAIS

« En décembre 2016, nous sommes revenus d’une mission très compliquée en Méditerranée, j’ai ramené l’équipage au complet ainsi que les avions. Le sentiment de satisfaction que j’ai alors éprouvé a écrasé tous les autres. »

Sur la base navale de Toulon, le commandant du Charles-de-Gaulle, Eric Malbrunot ,décrit les trois mois et demi passés au large;

Les Rafale ont décollé sans relâche du porte-avions pour bombarder les positions de l’organisation Etat Islamique à Mossoul, aux côtés des Américains, dans le cadre de la mission

« Arromanches 3 ». « Ce n’était pas évident, nous étions partis pour deux mois, la mission s’est prolongée de quinze jours, puis d’un mois, il a fallu gérer cela avec l’équipage. »

Le navire de guerre est maintenant en cale sèche depuis février pour une rénovation complète qui durera dix-huit mois. Un chantier colossal volontiers qualifié de « titanesque » par les intervenants : sont en effet concernés 2 000 personnes mobilisées quotidiennement, 600 fournisseurs. Pour un coût d' 1,3 milliard d’euros.

A mi-vie va être rénovation entière du porte-avions doit prolonger sa vie pour vingt-cinq nouvelles années, et naviguer au-delà de 2040.

Alize Marion pour Day News World

 

TRAGIQUE NAUFRAGE EN COLOMBIE

9 MORTS ET 31 DISPARUS

 

Au moins neuf personnes sont décédées et 31 sont portées disparues après le naufrage dimanche en Colombie d’un bateau promenant environ 170 passagers sur le lac de Guatapé, un site touristique dans le nord-ouest du pays, a indiqué le président Juan Manuel Santos.

Coulé en 4 minutes l'embarcation de quatre étages aurait sombré en après-midi dans le lac du barrage de Guatapé, à environ 68 kilomètres de Medell

"Six personnes sont mortes et 31 sont portées disparues", a déclaré à la presse le président Juan Manuel Santos, qui s’est rapidement rendu sur place.

"Les personnes décédées sont toutes de nationalité colombienne et il n’y aucun mineur parmi elles", a confirmé le directeur de l’Unité nationale pour la gestion des risques (UNGRD), Carlos Iván Márquez, qui s’est également rendu sur place. "Ce que je sais pour le moment, c’est que le bateau avait une capacité d’accueil supérieure au nombre de personnes qui se trouvaient à bord au moment du naufrage", a affirmé Juan Manuel Santos, excluant ainsi que cet accident soit lié à un problème de surcharge.

Selon le président, le bateau a coulé, pour une raison encore inconnue, de manière "très rapide et très soudaine".

Il a indiqué que des experts sont attendus sur place lundi afin de déterminer les causes de ce naufrage.

L’opération de sauvetage, à laquelle participent des plongeurs de la police et des pompiers, doit se poursuivre a ajouté le président, avant de souligner que 122 survivants "vont bien".

Une opération de secours à laquelle participaient des pompiers et des plongeurs était en cours dans le réservoir Guatape. Une flottille de bateaux récréatifs s'est précipitée vers le lieu du naufrage pour aller porter secours aux victimes.

. L'Armée de l'air colombienne a indiqué dans un communiqué qu'un hélicoptère avait été envoyé sur les lieux de l'accident et que des « aéronefs et leurs équipages étaient prêts à évacuer les personnes se trouvant dans un état grave et qui ont besoin d'une attention immédiate ».

Une enquête a été ouverte  pour déterminer les causes de l'accident

Le directeur de la police nationale, le général Jorge Nieto, a déclaré que les autorités tentaient l'identificationd es victimes;

Les circonstances de l'accident demeurent pour l'heure inconnues.

Dans une vidéo  circulant sur Facebook, on peut voir un navire qui aurait sombré en "4 minutes", alors que plusieurs bateaux récréatifs s'en approchent pour porter secours aux passagers

Carl Delsey  pour Day News World .

 

PREMIER TEST POUR

LE PRESIDENT

LE CHOMAGE

Pôle emploi publie ce lundi le nombre d'inscrits sur ses listes à fin mai. Les premiers chiffres du quinquennat Macron.

En avril, le nombre de chômeurs avait reculé de 36 300 personnes (- 1 %) atteignant en métropole à 3,47 millions de personnes.

Le rendez-vous mensuel qui a marqué le quinquennat de François Hollande attend cette fois le nouveau le président de la République mais ne seront pas commentés.. Réussira-t-il à relever le défi qu'il s'est fixé lui-même ? Non pas seulement inverser la courbe du chômage, mais aussi viser les 7% !

En avril déjà, le nombre de chômeurs semblait avoir reculé de 36 300 personnes soit- 1 % pour s'établir en métropole à 3,47 millions de personnes, selon le ministère du Travail. Avec l'outre-mer, la France comptait fin avril 3,73 millions de personnes sans aucune activité inscrites à Pôle emploi. Cette baisse avait profité à toutes les classes d'âge.

Mais parallèlement on avait observé une hausse du nombre de demandeurs d'emploi ayant exercé une activité au cours du mois.Toutes catégories confondues , la France comptait 5,53 millions de demandeurs d'emploi en métropole .

A l'inverse de F. Hollande, Muriel Pénicaud, la ministre du Travail, refuse de commenter les chiffres puisqu'elle, estime que cet indicateur "ne reflète pas bien l'évolution du marché du travail" . Ces derniers "peuvent être affectés, chaque mois, par différents événements de nature administrative". Selon la ministre sa volatilité "brouille plus qu'elle n'éclaire les tendances de fond sur le niveau de chômage".

La ministre n'avait déjà pas commenté mardi les prévisions optimistes de l'Institut national de la statistique (Insee), chiffres pris comme référence reprenant les normes du Bureau international du travail (BIT)

Selon l'Insee, le taux de chômage continuera à baisser en 2015 pour s'établir à 9,4 % fin 2017, contre 10 % un an plus tôt. Emmanuel Macron, lui, veut mieux : un taux de 7 % de chômage à la fin de son quinquennat, en 2022.

Avec quels moyens? La réforme du Code du travail en cours doit être adoptée d'ici le 21 septembre. Puis une autre réforme, celle de l'Assurance chômage devrait y contribuer.

Des mesures clivantes du Code du travail ont déjà donné lieu à de âpres propos : la fusion des instances représentatives du personnel comme la modification des modalités de licenciement économique ou la mise en place de planchers et plafonds "obligatoires" pour les indemnités prud'homales en cas de licenciement abusif déplaisent fortement à certains.

La nouvelle loi du travail va-t-elle à nouveau être perçue par une majorité de syndicats comme insuffisamment protectrice pour les salariés ?

Mercredi, la loi d'habilitation adoptée par ordonnances sera examinée en Conseil des ministres. Puis une concertation entre le ministère du Travail et les partenaires sociaux aura lieu cet été et promet quelques remous !.

Joannes Courbet pour Day News World

 

EXPLOSIF CHANTIER

DU CODE DU TRAVAIL ET L'ART DU DEMINAGE

Le gouvernement a rendu public ce mardi la lettre de cadrage présentant les grandes orientations choisies par le gouvernement pour réformer le code du travail

Cette lettre est transmise quinze jours après le début des discussions avec les syndicats, entamées le 23 mai dernier.

Mais cette lettre de cadrage est insipide de vacuité après les révélations d'hier !

En effet Lundi, Le Parisien-Aujourd'hui en France a publié un document présenté comme l'avant-projet de loi sur la réforme du travail.

Ce document daté du 12 mai dernier, soit avant le début des entretiens avec les partenaires sociaux et l'exécutif, serait constitué d'un texte de 10 pages détaillant les principales ordonnances portant sur l'application de la réforme du code du travail souhaitée par Emmanuel Macron.

Au menu des sujets prioritaires: la «place centrale» accordée à la négociation collective, mais aussi à la «négociation collective d'entreprise» dans le domaine «du contrat de travail».

Et ce qui met le feu à la poudre c'est un aménagement possible du «recours respectif aux contrats à durée indéterminée et aux contrats à durée déterminée», et des «conditions» de rupture du CDI (motif de licenciement, durée du préavis, indemnités). Du jamais vu!!!

Ces éléments qui ne figuraient pas dans le programme de campagne de Macron sont pour le moins source de perplexité voire d'inquiétude... Le même document évoque également la possibilité de négocier, au sein de l'entreprise, la sécurité au travail et la fixation des salaires !! Enfin, il prévoit de recourir aussi aux ordonnances pour réformer l'assurance-chômage. Et toujours selon les informations du très sérieux Figaro, une concertation spécifique est censée débuter à la rentrée, sur ce dernier sujet

La lettre de cadrage tombée à pic pour déminer le terrain paraît d'une grande fadeur !

Cette lettre de cadrage établit que les ordonnances qui vont réformer le Code du Travail seront présentées dès le 28 juin en Conseil des ministres et que dans l'intervalle, le gouvernement continuera de consulter les partenaires sociaux en deux phases, du 9 juin au 21 juillet puis d'août à début septembre.Un «programme de travail» est transmis mardi aux partenaires sociaux. Après la réforme du code du travail viendra celle de l'assurance chômage, dont l'ouverture aux indépendants et démissionnaires sera «progressivement mise en œuvre à compter de l'été 2018», puis celle des retraites, dont la «rénovation» sera menée «en 2018». Un simple calendrier.

Un plan d'investissement pour les chômeurs et certains salariés sera opérationnel début 2018 . Premières mesures dès la rentrée 2017. Une réforme de l'apprentissage entrera progressivement en vigueur pendant les deux prochaines années.On abordera le sujet de la pénibilité pour simplifier le dispositif sur la pénibilité «en garantissant les droits des salariés». Puis suivra la réforme des retraites. Tout semble réglé sur le papier comme du papier à musique.Mais il ne s'agit qu'une lettre de cadrage comme son nom l'indique : elle vise à borner le cadre de la réforme et non à donner les pistes de réformes. Une simple feuille de route . Et vole la galère ...

C'est que l'exécutif a très vite choisi de prendre ses distances avec le document à quelques jours des législatives. Le texte n' émanerait pas de lui, mais de qui alors ?

Le document contient des points encore jamais évoqués par le passé, et qui pourraient s'annoncer explosifs. ..

Jouer la Carte de l'apaisement, quoi de mieux. Mais sait-on où l’exécutif bicéphale veut mener les Français ?

Selon Les Échos, le directeur de cabinet de Muriel Pénicaud aurait appelé tous les leaders syndicaux dès dimanche soir pour les assurer qu'il ne s'agissait en rien d'un texte de l'exécutif. Les syndicats ont donc préféré faire le dos rond.. «On s'en tient au démenti du ministre. On verra la lettre officielle», a affirmé au Figaro Laurent Berger, le patron de la CFDT.

Mais à quelques jours du premier tour des législatives, les principaux leaders de l'opposition ne se laissent pas berner : ils exigent une transparence totale du gouvernement sur le contenu des futures ordonnances.

Jean-Luc Mélenchon ne mâche pas ses mots : le texte dévoilé lundi par Le Parisien - Aujourd'hui en France constitue ainsi une «déclaration de guerre sociale» que le gouvernement voulait «dissimuler jusqu'aux élections législatives». Le leader de La France Insoumise a exigé lundi du gouvernement de «publier les véritables textes» de la réforme du Code du travail avant le second tour des législatives, par «loyauté» envers les électeurs.

Benoît Hamon y est allé de son tweet : un «plan» pour «affaiblir le contrat et la durée de travail sans vote».

Florian Philippot au micro de LCI. Macron «obéit très, très vite à Bruxelles… ce programme de précarisation… C'est une loi El Khomri aggravée», a observé l'eurodéputé.

Le document dévoilé par Edouard Philippe est lui d'une banalité affligeante, certes moins explosif que le projet qui a fuité dans le Parisien.

Joanne Courbet pour Day News World

FISCALITE SOUS MACRON

LE MATRAQUAGE CONTINUE

La hausse de la contribution sociale généralisée (CSG) "de l'ordre de 1,7 point" est inscrite dans le volet fiscalité du programme d'Emmanuel Macron.

Cet impôt prélevé à la source et créé en 1990 par le gouvernement Rocard est destiné à financer la protection sociale. Il concerne l'ensemble des revenus des personnes résidant en France, des salaires aux revenus du patrimoine en passant par les pensions de retraite et les allocations chômage. Seules en sont exonérées les prestations sociales comme les allocations familiales ou le RSA.

Cette hausse de la CSG devrait servir à financer la suppression d'une partie des cotisations salariales (maladie et chômage) pour les salariés du secteur privé. La réforme fiscale prévoit donc d'augmenter les prélèvements de CSG de l'ensemble des Français afin de faire gagner du pouvoir d'achat aux salariés

"La protection sociale ne reposera plus autant sur les salaires et sera financée plus équitablement", estime ainsi Emmanuel Macron dans son programme.

CSG rapporte plus de 90 milliards d'euros par an au budget de l'Etat, soit plus que l'impôt sur le revenu (plus de 70 milliards). Le programme d'Emmanuel Macron estime que l'augmentation de la CSG permettrait de rapporter 21,5 milliards d'euros supplémentaires. Ce montant calculé pour combler au centime près la baisse des cotisations salariales, chiffrée elle aussi à 21,5 milliards d'euros.

Que veut faire le gouvernement ?

L'exécutif veut augmenter de 1,7 point le taux normal de la CSG (contribution sociale généralisée), utilisée pour financer la protection sociale - sécurité sociale, prestations familiales notamment.

Cette hausse qui devrait être intégrée au projet de loi de finances voté à l'automne 2017, pourrait être appliquée dès le 1er janvier 2018. Elle devrait rapporter près de 20 milliards d'euros aux administrations publiques.

Il s'agirait de compenser la suppression des cotisations chômage et maladie pour les salariés du secteur privé promise par le gouvernement qui représentent 3,15% du salaire (2,40% pour l'assurance-chômage, 0,75% pour l'assurance-maladie). Au détriment de certains.

L'exécutif voudrait en parallèle rendre plus "universel" le financement de la protection sociale, et notamment celui de l'Unedic, en mettant à contribution les retraités et les fonctionnaires, même s'ils ne bénéficient pas par définition de l'assurance chômage.

D'où le tollé d'une partie du PS, pour qui cette réforme "va frapper les retraités très durement" et des Républicains : François Baroin a dénoncé un "choc fiscal sans précédent qui s'annonce si En marche a la majorité à l'Assemblée". Jean-Luc Mélenchon a lui fustigé une mesure qui aura pour effet "une ponction de 20 milliards sur l'économie et la consommation des ménages".

La hausse de la CSG prévue par Emmanuel Macron s'est invitée dans la campagne des élections législatives

"Matraquage fiscal" pour la droite, réforme marquée du sceau de l'"équité" pour le gouvernement. La hausse de la CSG prévue par Emmanuel Macron s'est invitée dans la campagne des élections législatives et suscite des prises de position tranchées dans chaque camp. Que prévoit la réforme voulue par le Président et qui en profitera ?

La hausse de la CSG : certainement qu'une entrée en matière.

Emmanuel Macron avait bel et bien un programme pour la fiscalité puisqu'il ne fait que reprendre en partie les conclusions de travaux antérieurement menés par l'inspecteur des finances Emmanuel Macron.

En 2007 en effet, une mission était confiée au Conseil des prélèvements obligatoires (CPO) pour l''étude de la répartition des prélèvements obligatoires entre générations. Emmanuel Macron en fut nommé rapporteur général. Jean Pisani-Ferry, commissaire général de France Stratégie avait publié un ouvrage en février 2017 juste avant son départ pour rejoindre l'équipe du candidat d'« En Marche » qui donnait une belle grille de lecture de cette nouvelle stratégie fiscale. Les questions posées dix années plus tôt au Conseil des prélèvements obligatoires étaient entre autre: quel sort réserver aux générations jeunes ? Quelle forme d'équité entre génération ?

En 2008, la principale conclusion du rapport Macron était que la prise en compte de l'ensemble des prélèvements obligatoires dans notre pays faisait apparaître « un transfert instantané au profit des plus de 60 ans » car les impôts sur le capital, pourtant plus lourds pour les retraités, ne suffisaient pas à assurer le rééquilibre de ces transferts.

Ces déséquilibres « potentiels » au profit des plus de 60 ans ont été la clef pour l'introduction de certains des ajustements fiscaux Cela est évident et parfaitement explicite pour l'augmentation de 1,7 % de la CSG qui devrait compenser la suppression des cotisations salariales (chômage et maladie) destinée à créer du pouvoir d'achat chez les actifs.

Les grands perdants : les retraités.

Dans les faits, seule une partie des retraités seront concernés. A savoir les 60% d'entre eux soumis au taux plein de CSG (6,6%), appliqué à partir de 14.375 euros de revenus annuels pour les célibataires, et de 22.051 euros annuels pour les couples. Cela représente entre 8 et 9 millions de personnes sur les quelque 14 millions de retraités français.

"Les perdants de la réforme seront les retraités", qui devront supporter la hausse de la CSG "sans bénéficier des contreparties" prévues pour les salariés du privé , souligne Didier Laforge, directeur du droit fiscal au cabinet Fidal.

La situation la plus défavorable :celle des retraités, qui supporteront l'augmentation de la CSG sans bien sûr profiter de la baisse des cotisations sociales et qui pourraient continuer de payer la taxe d'habitation.

Cette augmentation, que supporteront notamment quelque 60 % des retraités, est présenté comme « un effort de solidarité qui leur est demandé ».

Les premiers bénéficiaires : Les salariés du privé.

Les salariés du privé seront les premiers bénéficiaires de la réforme. En effet deux lignes de cotisation disparaîtront de leur fiche de paie (suppression des cotisations salariales :chômage et maladie).

Un salarié payé au Smic aura ainsi 260 euros supplémentaires par an sur sa fiche de paie, tandis qu'un salarié payé 2.200 euros nets gagnera 500 euros en plus. Cela constitue aussi l'un des aspects de la suppression de la taxe d'habitation, qui, avec la référence à 20.000 euros de revenu fiscal , concernera les jeunes foyers.

Pour les autres salariés rien n'est encore prévu. Le gouvernement tente de trouver des mesures compensatoires pour deux catégories d'actifs : les fonctionnaires et les indépendants artisans, non soumis aux cotisations salariales.

Ces compensations, d'après Les Echos,pourraient prendre la forme de baisse de cotisations annexes en ce qui concerne les travailleurs indépendants, et d'une prime ad hoc ou d'une hausse du point d'indice salarial en ce qui concerne les fonctionnaires. Des pistes que Bercy ne confirme pas...

Pourquoi un telle vision de la fiscalité ?

En déplaçant ces 20 milliards d'euros de contributions vers la CSG, caractérisée notamment par des taux faibles mais une assiette large, le gouvernement espère redonner du pouvoir d'achat aux actifs, soumis selon lui à une pression fiscale excessive.

L'objectif, c'est "d'augmenter le salaire de ceux qui travaillent et sont parfois touchés par un certain désespoir à ne pas voir cela récompensé", a expliqué mardi 30 mai le ministre de l'Action et des Comptes publics, Gérald Darmanin.

« Ce qu'on attend du nouveau gouvernement, c'est, pour permettre le redémarrage de notre économie, qu'il dessine le reflux de l'ensemble des prélèvements obligatoires au cours des cinq prochaines années. Ce reflux ne sera évidemment possible, compte tenu de nos engagements européens, que s'il est accompagné d'une baisse des dépenses publiques de même ampleur. », explique André Babeau, professeur honoraire à l'université de Paris-Dauphine.

Reste la possibilité d'une censure partielle du Conseil constitutionnel sur la base du principe d'égalité devant l'impôt entre salariés du privé, fonctionnaires et indépendants. Mais, selon Les Echos, la réforme ne devrait pas rencontrer de gros problème juridique, car au sujet des cotisations sociales, le principe d'égalité est respecté au sein des différents régimes.

Mais dans tous les cas la substitution de la CSG aux cotisations sociales ne change en effet rien à leur niveau et la suppression de la taxe d'habitation est, de ce point de vue, un trompe-l’œil. Pourquoi : il faudra bien la financer auprès des collectivités !!!

Joanne Courbet pour Day News World

REFORME DU CODE DU TRAVAIL

UN PROGRAMME SOCIAL DE « FLEXISECURITE » ?

 

Emmanuel Macron, qui avait annoncé durant sa campagne que réforme du Code du travail aurait lieu durant l'été, compte utiliser la voie parlementaire des ordonnances .

Le président a reçu les principales organisations syndicales et patronales hier. C'est au tour du premier ministre Édouard Philippe et de la ministre du Travail Muriel Pénicaud. de recevoir ce mercredi les représentants syndicats pour acter un calendrier et préciser le contenu des ordonnances sur le Code du travail.

L'entourage du président a précisé que «la mise en œuvre opérationnelle» de la réforme, notamment son calendrier, serait de la responsabilité d'Édouard Philippe et de Muriel Pénicaud», tout comme «la concertation sur le contenu des réformes».

 

Décidé à avancer rapidement sur la réforme du code du travail, l’exécutif entend procéder par ordonnances durant l’été.

Son intention est de modifier dès l’été, et par ordonnances, trois points clés de la législation sociale : le champ de la négociation d’entreprise, le plafonnement des indemnités prud’homales et la fusion des instances représentatives.

Le Medef se félicite de cette procédure accélérée voulue par l’exécutif tandis que les syndicats affichent leur inquiétude voire leur opposition tout court.

« Si les ordonnances visent seulement à reprendre les exigences du patronat, cela peut se faire vite mais ce n’est évidemment pas acceptable. Un travail sérieux nécessite du temps, on ne réécrit pas le code du travail en deux mois », s’alarme le président de la CFTC.

Il redoute que la procédure des ordonnances ne vire au passage en force.

Fort de la légitimité de son élection, le chef de l’État entend mettre en œuvre son projet sans tarder.« Emmanuel Macron impose ses priorités et son tempo ».

Emmanuel Macron s'inspire-t-il du modèle danois de flexisécurité?

Au-delà du débat sur la procédure, la nature des projets de l’exécutif nourrit l'inquiétude des syndicats concernant les trois ordonnances.

La première permettrait d’étendre les sujets sur lesquels un accord d’entreprise peut être négocié. La deuxième prévoit de fixer un plancher et surtout un plafond pour les indemnités prud’homales. La troisième entend fusionner les différentes instances représentatives, comité d’entreprise, CHSCT ou délégués du personnel.

Sur le fond, tous les syndicats ne sont pas hostiles à des changement à condition bien-entendu qu’ils s’accompagnent de garde-fous précis. « Négocier dans les entreprises, ça peut être utile. Mais il n’est pas question d’accepter qu’on puisse par exemple déroger au salaire minimum », prévient Philippe Louis, le patron de la CFTC.

Emmanuel Macron adepte de la « flexisécurité » des pays du Nord a des munitions dans sa cartouche pour imposer le barème des indemnités prud'homales et la primauté de l'accord d'entreprise sur l'accord de branche dans de nouveaux domaines.

Il a beaucoup insisté sur l’idée de conjuguer les facilités accordées aux entreprises et les protections octroyées aux salariés, sur le modèle de la « flexisécurité » des pays nordiques. Le renforcement des crédits alloués à la formation ou la création d’un « chèque syndical » financé par l’employeur,  la taxation des contrats courts pourraient figurer parmi les contreparties accordées aux syndicats.

« En s’engageant pour la nationalisation de l’assurance-chômage, Emmanuel Macron se donne les moyens d’y imposer ses vues, souligne le politologue Guy Groux. L’Unedic pourrait alors devenir son outil pour faire émerger des droits nouveaux au bénéfice des salariés. »

Certes, les entreprises seront gagnantes, parce que c’est nécessaire pour créer de l’emploi. Mais les salariés bénéficieront eux aussi de droits nouveaux », analyse le politologue Guy Groux.

Les Français cependant se montrent très frileux sur l'opportunité d'«aller plus loin que la loi El Khomri» pour réformer le code du travail. Ils sont 48% à y être favorables, 51% à y être opposés.

Mais la France doit avancer avec des changements !

Joanne Courbet pour Day News World

NE PLUS SORTIR DE L'EURO ?!

Présidentielle 2017 SORTIR OU PAS DE L'EURO ?:

 

Marine Le Pen est devenue plus circonspecte sur la sortie de l'euro semblant de plus en plus reculer sur ce point de son programme économique .

Dans un premier temps la candidate du Front national désirait sortir de l'euro. Dans un second temps, elle souhaitait soumettre par référendum la question aux Français.

Maintenant désormais, dans le "contrat de gouvernement" qu'elle a signé avec Nicolas Dupont-Aignan, ce n 'est plus du tout une priorité.

Sur l'euro, "je pense avoir convaincu Marine Le Pen qu'il fallait prendre le temps de la négociation", assure-t-il.Marine."Marine Le Pen a accepté mon partenariat.

Je n'adhère pas au FN, ce n'est pas une fusion!, explique Nicolas Dupont-Aignan sur BFMTV après son ralliement à la candidate du FN. C'est une alliance."

De quoi rassurer quelques électeurs indécis et inquiets ?

Marion Maréchal Le Pen, la nièce de la candidate, a d'ailleurs donné un calendrier des plus précis.

"Il y aura un long débat, vraisemblablement plusieurs mois, ou peut-être plusieurs années, avant que nous ne prenions cette décision historique", a-t-elle précisé on attend un an, jusqu'aux européennes de juin 2018.

À partir de cette date, on négocie avec les partenaires pour réformer l'Europe et l'euro. Puis référendum pour poser la question aux Français.

Car la sortie de l'euro heurte bon nombre d'électeurs !

Paul Emison pour Day News World

LE CETA APPROUVE MALGE DE NOMBREUSES RETICENCES

« En ces temps d’incertitude, avec un protectionnisme croissant à travers le monde, le Ceta souligne notre ferme engagement en faveur d’un commerce durable », leur a répondu la commissaire européenne au Commerce, Cecilia Malmström, à l’issue du vote. « Rien dans cet accord » n’affectera « la sûreté de la nourriture que nous mangeons ou des produits que nous achetons, ni n’entraînera la privatisation des services publics », avait-elle assuré un peu plus tôt lors d’un débat de trois heures, parfois houleux.

 

L’Accord économique et commercial global (AECG ou Ceta, en anglais) était soutenu par les eurodéputés de droite, les libéraux et la plupart des socialistes.Les Verts, l'extrême gauche, l'extrême droite et certains socialistes ont voté contre. 408 ont voté pour, 254 contre et 33 se sont abstenus.

Le Parlement européen s'est prononcé le 15 janvier 2017 en faveur du traité, ouvrant la voie à son entrée en vigueur de façon provisoire (en excluant certains volets tels que les tribunaux d'arbitrage) une fois que le Parlement canadien l'aura approuvé. Cette entrée en vigueur aura lieu le mois suivant le vote du Parlement canadien, et donc probablement le 1er avril 2017

Cet accord aussi appelé CETA( Comprehensive Economic and Trade Agreement) est un traité international de libre-échange entre l'Union européenne et le Canada, signé le 30 octobre 2016.Le texte doit s’appliquer rapidement sans attendre sa ratification dans chacun des pays de l’UE qui régionaux, sera nécessaire à l'en vigueur définitive du CETA. . Le processus pourrait être laborieux et donc prendre encore quelques mois voire quelques années.

Il reste d'importantes réticences, notamment sur les tribunaux arbitraux.

En effet les adversaires du CETA le jugent anti-démocratique, trop favorable aux multinationales, léger sur l'environnement ou encore dangereux pour l'agriculture.

Les écologistes sont tout aussi sévères, à l'image du Français Yannick Jadot qui voit dans le CETA "l'aboutissement d'un processus de dérégulation, de privatisation de la norme".

"Nous sommes dans un moment trop précieux, trop rare de notre Histoire, pour ne pas regarder ce qui explique les Brexit, les Trump", a-t-il observé.

Pour la présidente du Front national (extrême droite, France), Marine Le Pen, le CETA est "un traité scélérat" qui a été "soigneusement caché à tous les citoyens".

Le groupe Socialistes et démocrates, le deuxième du Parlement, a été particulièrement divisé. Son président, l'Italien Gianni Pittella, y était favorable "à titre personnel", contrairement à la délégation française, par exemple, qui a dénoncé "une menace directe pour l'emploi".

C'est le premier accord commercial bilatéral de l'Union Européenne avec une grande puissance économique – et le plus ambitieux jamais négocié.

Avec ce scrutin favorable, une grande partie de ce document de 1 600 pages devrait très prochainement être appliquée de manière « provisoire ». Le temps qu’il soit ratifié par les 38 Parlements nationaux et régionaux de l’UE convaincus qui doivent être convaincus à leur tour.

Ce qui s’annonce incertain et devrait prendre des années dans la mesure où sept années de négociations ont déjà été nécessaires pour parvenir à ce premier accord devant le Parlement européen.

Concrètement, le Ceta supprimera 99 % des droits de douane entre l’UE et le Canada, son 12e partenaire commercial. Mais une coopération en matière sociale, sanitaire environnementale devrait être également appliquée.

L'Accord économique et commercial global (AEGC) entre l'Union européenne et le Canada (CETA) dit de "nouvelle génération" réduit donc grandement les barrières tarifaires et non-tarifaires, mais traite également de nombreux aspects liés à l'exportation de biens et de services et à la mise en place d'un cadre d'investissement stable et favorable aux entreprises européennes et canadiennes.

Pourquoi le Canada ?

Le Canada est un partenaire commercial important de l'UE au 12ème rang des relations commerciales de l'Union européenne, tandis que l'UE est le deuxième partenaire commercial du Canada après les Etats-Unis. Le volume des échanges de biens entre les deux partenaires s'élève à près de 60 millards d'euros par ans.l'UE exporte principalement des machines, des équipements de transport et des produits chimiques vers le Canada. Les services commerciaux représentent quant à eux près de 26 milliards d'euros (en 2012) ,principalement des services de transports, de voyage et d'assurance.

De plus le Canada et l'UE ont une relation étroite en termes d'investissements, le Canada étant le quatrième investisseur étranger dans l'UE avec plus de 142 milliards d'euro (en 2012) tandis que l'UE est le deuxième investisseur étranger au Canada avec près de 260 milliards d'euro (en 2012).

Une fois adopté définitivement,le CETA doit également permettre la création des fameux tribunaux d’arbitrage qui divisent les pour et les contre.

En effet grâce à ce dispositif une multinationale investissant à l’étranger pourra porter plainte contre un État adoptant une politique publique contraire à ses intérêts et demander réparation. C’est contre ce point précis que la région wallone (Belgique) s’était déjà opposée à l’automne dernier et avait failli faire capoter l’accord partiellement réécrit depuis.

De plus pour les adversaires du Ceta cet accord est anti-démocratique, trop favorable aux multinationales, léger sur l’environnement ou surtout dangereux pour l’agriculture européenne.

Le projet d’accord de libre-échange UE-Etats-Unis, dit Tafta ou TTIP suscite encore plus de contestations mais avec l’élection de Donald Trump à la Maison Blanche il a été gelé pour le moment.

Joanne Courbet pour Day News World

UN CHANGEMENT DE BANQUE BEAUCOUP

PLUS SIMPLE A PARTIR DU 6 FEVRIER 2017.

Le dispositif sur la mobilité bancaire entre en vigueur le 6 février. Il doit simplifier la vie des consommateurs pour devenir presque aussi facile qu'un changement d'opérateur de téléphonie .

Voilà l’objectif du nouveau dispositif d’aide à la mobilité bancaire.

Le 6 février, un nouveau service d'aide à la mobilité fait son arrivé issu de la loi Macron .Ce dispositif d'aide à la mobilité bancaire fait partie de la loi pour la croissance, l'activité et l'égalité des chances économiques, dite loi Macron.L'adoption de cette loi par le parlement a eu lieu le 10 juillet 2015 et sa promulgation le 6 août 2015.

Que va changer ce nouveau dispositif ?

Désormais les banques auront l'obligation d'effectuer gratuitement le transfert d'un compte courant vers un autre établissement bancaire si son client le lui demande.La nouvelle banque aura pour mission effectuer elle même les démarches liées au transfert bancaire.

Elle s'occupera de prendre en charge les informations relatives aux prélèvements valides et aux virements récurrents comme par exemple Internet, énergie, impôt ou sécurité sociale.

De même, elle s'informera à propos des chèques non débités sur les chéquiers utilisés les treize derniers mois. Les démarches pour changer de banque seront donc plus simples.

Ces transferts automatiques de banque à banque n'est cependant valable que les comptes de dépôt d'un particulier.Ce service d'aide à la mobilité bancaire ne concerne donc que les opérations de paiement sur les comptes de dépôt ou de paiement.

Le transfert des produits d'épargne ne sera pas contre pas à la charge de la banque destinataire.

Ce nouveau dispositif risque d'augmenter le jeu de la concurrence entre banques qui subissent déjà celle des banques en ligne d'autant qu'un nouveau venu, Orange Bank, va entrer dans le marché en 2017proposent moment . Des primes de bienvenue de 80 euros sont pour l'instant proposés à leurs nouveaux clients par les banques en ligne Boursorama Banque, BforBank, Fortuneo, Hello bank et ING Direct Des économies potentielles – de plusieurs dizaines voire centaines d’euros – peuvent être réalisées puisque la gratuité sur les principaux produits et services du quotidien les cartes bancaires et frais de tenue de compte est pratiquée par les banques en ligne à la différence des banques en réseau.

Les banques vont donc devoir se différencier les unes par rapport aux autres pour garder leurs clients. Ainsi les tarifs bancaires devront s'ajuster au marché et les banques devront proposer d'autres services comme par exemple la possibilité de souscrire un crédit à la consommation avec son portable directement en magasin. C'est également une façon d' améliorer les relations entre banques et clients.

La mobilité bancaire était estimée à 4,5% en 2014 selon le rapport Mercereau. des clients est contre presque 8 % dans la plupart des pays européens, d’après le rapport Mercereau de 2014 sur la portabilité du compte Avec ce nouveau dispositif un Français sur cinq désirerait choisir une autre banque dans l’année .Avant tout les jeunes puisqu'il possèdent moins de produit d'épargne que les autres clients.

Paul Emison pour Day News World

CHOMAGE EN HAUSSE !!!!

AUCUNE « INVERSION DE LA COURBE » !!!!

Qui avait osé prédire que le chômage baisserait à l'heure où les industries se délocalisent (sic Whirlpool n'est-pas?!), ferment des unités de production ou tout simplement déposent le bilan .

A l'heure où les start-up ont du mal à décoller faute de financement.

A l'heure où les artisans ferment boutique, la clef sous le paillasson.

A l'heure où le quinquennat honni de François Hollande a fait fuir les grosses fortunes seule capables d'investir efficacement dans notre économie.

A l'heure où les investisseurs étrangers dédaignent l'Hexagone.

A l'heure où les Français ne savent pour qui voter, déconcertés qu'ils sont.

Un énième coup dur pour la France:

Le chiffre officiel :3,51 millions en métropole et 3,77 millions en comptant l'Outre-mer.


 

La réalité : bien davantage.

Où est la fameuse inversion de la courbe promise depuis 2013 par le Président François Hollande ?

Ce n'est qu'une fâcheuse nouvelle de plus.

"La bonne dynamique de 2016 s'est un peu infléchie", selon le ministère du Travail.

Le coût de la vie se dégrade fortement, selon les seniors et les jeunes de moins de 25 ans qui subissent ce fléau.

Et les électeurs attendent avec impatience des politiques viables économiquement pour enrayer le chômage.

Joanne Courbet pour Day News World

LE SALAIRE MOYEN DES FRANCAIS

AURAIT-IL VRAIMENT AUGMENTE ?

Le salaire moyen des Français aurait augmenté. Il s'établissait, en 2014, à 2 225 euros net (2 957 euros brut) selon les derniers chiffres publiés vendredi 27 janvier par la Dares, les services de statistiques du ministère du Travail.

La hausse s'observe surtout dans l'industrie et les services

Les cadres restant au sein de la même entreprise, de préférence une société de plus de 500 salariés sont ceux qui en ont le plus profité surtout dans l'industrie et les services. On observe  l'augmentation la plus importante (+2,8% sur un an) dans la fabrication de produits informatiques, électroniques et optiques.

Quelques bémols cependant.

Dans le bâtiment cependant les salaires ont reculé d'un point.

Les femmes restent moins bien payées que les hommes (plus de 18% de différence), même si l'écart continue de se réduire(38%.dans le secteur des activités financières et d'assurances) .Le BTP est la seule branche où les femmes gagnent autant que les hommes. De plus.pour Louis Morin, directeur de l’Observatoire des inégalités, cette hausse fait plutôt office de "rattrapage" après plusieurs années de baisses et de stagnation. Ce "1%" a été mangé à moitié par l’inflation.

En réalité la hausse est de 0,5%. Cependant certains salaires augmentent notamment parmi les plus élevés.

Les économistes préfèrent souvent regarder le salaire médian, qui prend en compte ce que gagnent la moitié des salariés. Il ne se contente pas de rendre compte d'une moyenne qui, elle, ne prend pas en compte les inégalités de salaires.

Et les inégalités sont telles que, si l'on prend non plus le salaire moyen mais le salaire médian, la moitié des Français gagnent en réalité moins de 1 783 euros net par mois.

La Dares vient également de publier son dernier panorama des salaires dans le privé et les entreprises publiques.

D'après les données de la Dares, c'est avant tout dans l'industrie pharmaceutique, la banque, l'assurance, la chimie et les bureaux d'études techniques (le consulting) où les rémunérations sont les plus élevées avec parfois d'importants écarts au sein même des branches concernées.

Des révélations intéressantes.

Kate White pour DAY NEWS WORLD.

UNE TROP GRANDE DEPENDANDE ECONOMIQUE

DU MEXIQUE FACE AUX ETATS-UNIS ?

Le Mexique "n'a pas pris la mesure de ce qui l'attend" avec l'arrivée de Donald Trump à la Maison Blanche, explique Gaspard Estrada, directeur exécutif de l'Observatoire politique de l'Amérique latine et des Caraïbes (Opalc).

L'économie mexicaine dépend économiquement des Etats-Unis dans de trop grandes proportions  : en effet près de 80% des exportations mexicaines ont été pour les Etats-Unis en 2014 et donc seul 27% ont été exportés dans d'autres pays.

Sans conteste les USA ont la possibilité de mettre l'économie mexicaine à genou avec une élévation des taxes de douane sur les secteurs clés comme l'automobile(1er exportateur en Amérique latine), l'énergie, l'informatique ... Le sort des migrants mexicains installés illégalement aux Etats-Unis pourrait également peser dans la balance...

Le président du Mexique a assuré qu'il ne paierait pas ? "Il est obligé de dire cela", a-répondu le nouveau locataire de la Maison blanche. "Mais moi je vous le dis: il y aura un paiement, même si le montage sera peut-être compliqué"


Pendant la campagne électorale, Trump avait déjà menacé de taxer lourdement les sociétés qui produisent au Mexique pour le marché américain et de dénoncer l'Accord de libre-échange nord-américain (Aléna) en vigueur entre le Canada, les Etats-Unis et le Mexique depuis le 1er janvier 1994.

Et c'est précisément ce qu' envisage le président américain, entre autres possibilités :la mise en place d'une taxe sur les produits mexicains pour financer la construction d'un mur à la frontière. Et ce ne sont pas les moyens légaux qui lui feront défaut ! Voté en 1917, le "Trading with the Enemy Act" permet à la Maison Blanche de mettre fin aux importations d'un pays "en temps de guerre ou pendant d'autres périodes d'urgence nationale" . D'autres dispositifs législatifs existent pour ne citer que le "Trade Act" de 1974 qui permet à l'exécutif d'imposer des droits de douane contre un pays si ses pratiques sont "déraisonnables", ou de suspendre un accord commercial si celui-ci fait peser un "fardeau" économique sur les États-Unis...Et enfin la loi d'urgence de 1977, l'International Emergency Economic Powers Act.

Point de doute Donald Trump semble avoir les moyens de sa politique. ..t.

Mais si l'indépendance du Mexique vis-à-vis de son grand voisin qui dispose de plus de tout un arsenal législatif pour à le mettre à genoux, l'accord de libre-échange Aléna (USA, Canada et Mexique) entré en vigueur en 1994 lie les deux pays économiquement. Les échanges bilatéraux s'élèvent à plus de 5 31 milliards par an et les Etats-unis importent plus de la moitié de de biens mexicains.alors .Le Mexique s'impose donc comme le troisième partenaire commercial des États-Unis a importé pour 320 milliards de dollars de biens mexicains sur son territoire.

De possibles mesures de rétorsion sont également dans les mains du Président Enrique Peña Nieto . Le Mexique pourrait d'abord décider lui aussi de relever ses droits de douane contre les produits provenant des États-Unis. Et les constructeurs automobiles par exemple très présents au Mexique pourraient décider de répercuter ce surcoût sur le prix final de leurs produits. Ce serait donc, en partie, le consommateur américain qui finirait par financer le mur promis par Donald Trump. ..

Des entreprises victimes des mesures américaines pourraient également avoir recours aux tribunaux d'arbitrage pour dénoncer une violation du traité de libre-échange de l'Aléna, puis le Mexique enclencher une procédure de règlements des conflits à l'OMC.

Mais l'accord de libre-échange Aléna (USA, Canada et Mexique) entré en vigueur en 1994 lie les deux pays économiquement. Les échanges bilatéraux s'élèvent à plus de 5 31 milliards par an et les Etats-unis importent plus de la moitié de de biens mexicains.alors .Le Mexique s'impose donc comme le troisième partenaire commercial des États-Unis a importé pour 320 milliards de dollars de biens mexicains sur son territoire.

De possibles mesures de rétorsion sont également dans les mains du Président Enrique Peña Nieto . Le Mexique pourrait d'abord décider lui aussi de relever ses droits de douane contre les produits provenant des États-Unis.

Et les constructeurs automobiles par exemple très présents au Mexique pourraient décider de répercuter ce surcoût sur le prix final de leurs produits. Ce serait donc, en partie, le consommateur américain qui finirait par financer le mur promis par Donald Trump. ..

Des entreprises victimes des mesures américaines pourraient également avoir recours aux tribunaux d'arbitrage pour dénoncer une violation du traité de libre-échange de l'Aléna, puis le Mexique enclencher une procédure de règlements des conflits à l'OMC.

Paul Emison pour Day News World

L'ARRET DE LA CENTRALE NUCLEAIRE DE FESSENHEIM PREVU DES L'OUVERTURE DU SITE DE FLAMNVILLE.

C'est peut-être la fin d'un long feuilleton. L'engagement de François Hollande pendant la campagne de 2012 de fermer la centrale de Fessenheim (Haut-Rhin), doyenne des installations nucléaires françaises,a été obtenu aujourd'hui de haute lutte.

Il a fallu que les deux parties se mettent d'accord sur les modalités. Le conseil d'administration d’EDF a accepté le protocole d'indemnisation .Dans un communiqué le groupe indique la somme de «490 millions», dont un premier versement d’environ 100 millions d’euros après l’arrêt de la centrale en 2019 et les 80% restants en 2021. Mais aussi «une part additionnelle variable reflétant le manque à gagner pour EDF jusqu’en 2041»

En échange, l’Etat autorise la poursuite du chantier du réacteur EPR de Flamanville 3 (Manche) et donne son accord au redémarrage du réacteur numéro 2 de la centrale de Paluel (Seine-Maritime). Il s'agit en effet pour EDF d'être en mesure de démarrer son EPR de 1 600 MW fin 2018 pour compenser l’arrêt des deux réacteurs de Fessenheim. Reste à obtenir l'aval de Bruxelles pour l'indemnisation d'EDF relative à Fessenheim qui devrait n'être qu'une formalité. «En théorie, rien ne justifie que la Commission mette son veto à la procédure mais elle est seule maîtresse de son calendrier, souligne un expert, on ne sait donc pas quand exactement elle se prononcera.»

Ce marchandage politique permet donc, contre l'avis des syndicats, de donner en partie satisfaction aux écologistes au nom d'une accélération de la transition énergétique. Rappelons que la loi sur la transition énergétique s'est fixée une baisse de la part du nucléaire dans l’électricité à 50% d’ici à 2025.

La dangerosité de ce symbole nucléaire Fessenheim est-elle avérée ?

Pour Greenpeace Fessenheim faisait partie des cinq centrales françaises «à fermer en priorité» à cause d' un «risque d’inondation élevé» (possibilité de débordement du grand canal d’Alsace longeant le Rhin. l’Autorité de sûreté nucléaire.) .

Ouverte en 1978, Fessenheim utilise la même technologie à eau pressurisée que les autres centrales de l'exploitant.. De plus EDF à coup de 280 millions d’euros avait modernisé Fessenheim pour que ses deux réacteurs puissent encore fonctionner vingt ans. LAutorité de Sureté du Nucléaire a estimé en 2015 «que les performances en matière de sûreté nucléaire du site de Fessenheim se distinguent de manière positive» et que «l’ exploitation au quotidien des réacteurs est globalement satisfaisante».

Des conséquences pour l'emploi sont cependant à craindre même si la ministre Ségolène Royal se veut rassurante. Pas moins de 2.200 emplois directs et indirects sont concernés. Pour l'instant des promesses de «  mutation du site » : l’éventuelle installation d’une usine de voitures électriques par l’américain Tesla génération ou encore la création d’un site pilote de démantèlement de centrales…Ne peut-on pas parler comme les représentants du personnel dans une lettre ouverte aux administrateurs d'«ungâchis financier, industriel, social et climatique» au nom d'une idéologie écologiste?

Le feuilleton Fessenheim peut cependant rebondir. François Fillon a martelé que : «Le nucléaire est une richesse française,(qu'il) faut donc moderniser le nucléaire, et ne surtout pas fermer les centrales. En conséquence, on ne fermera pas la centrale de Fessenheim.»

Paul Emison pour Day News World

LA BOURSE CHINOISE DECONNECTEE DE L'ECONOMIE .

Une bourse déconnectée de l'économie réelle.

Dans un souci de maintenir la stabilité la bourse chinoise a automatiquement suspendu ses cotations de peur d'engendrer un vent de panique comme en juillet 2015. Elle a dévissait début janvier de 7% en une demi-heure dès l'ouverture.

Quel est l’état de l’économie chinoise dans son ensemble, telle est la question que tous les traders se posent.

Or tout le monde devrait savoir que la bourse chinoise est déconnectée de l'économie réelle : l’activité boursière en Chine n’est pas le reflet de l’économie réelle .

Malgré les déclarations de Xi Jinping, lors de sa prise du pouvoir en mars 2013 l’interventionnisme de l’État perdure dans l’économie, et les marchés ne s’auto-régulent pas.

En effet les places boursières chinoises ne sont qu'une vitrine pour l'Occident : l’activité boursière n’est pas le reflet de l’économie réelle.

 

Avant tout un instrument politique.

Elle est avant d'être une jauge économique un instrument politique.

En effet la Chine vit une période de transition économique. Les exportations se réduisent comme peau de chagrin au vu de la crise économique de l’Europe et d'autres bricks . Elle commence à se tourner vers son marché intérieur, à annoncer des investissements structurels pour le pays en raison du ralentissement de l’activité économique depuis 2014.

Or cette transition doit se faire en douceur pour éviter les mouvements sociaux violents comme l'a connu l’ex-URSS. Des remous sociaux ont lieu dans les entreprises chinoises qui pourraient mettre en question la légitimité du PCC à la tête de l’État .

Voilà pourquoi les quelques 100 millions de petits porteurs ne doivent pas perdre non plus leur rêve de s’enrichir alors que les envolées des cours, fréquents en Chine,est aussi de leur fait.

Mais l'affaiblissement du yuan par rapport au dollar a des conséquences au-delà de l'Empire du milieu.

Le monde de la finance s'interroge sur les objectifs de croissance de la Chine et certains pays comme le Japon par exemple se voit dans l'obligation de baisser l'indice du Nikkei pour la relance de ses exportations. Gare aux effets domino !

La chine reste l’un des principaux moteurs de la croissance mondiale

Pour ramener un peu de sérénité et éviter un véritable krach, le monde de la finance a besoin de quelques bonnes nouvelles, notamment de Chine qui reste l’un des principaux moteurs de la croissance mondiale.

Joanne Courbet pour Day News World.

LOI DU TRAVAIL : PETITS ARRANGEMENTS ENTRE AMIS.

.Fini le débat sur la loi El Khomri ?

Le recours à l'article 49-3 pour faire adopter le projet de loi sur le travail. marque la fin du chemin de croix législatif de la réforme du code du travail voulue par François Hollande.

Mais entre le projet initial, les concessions, les revirements sur les TPE-PME, et la réalité du texte comment s'y retrouver ?

Sans oublier les près de 500 amendements passés par le gouvernement !.

 

Pour faire court : ont été préservés le cœur du texte, sur la négociation collective, et le temps de travail, malgré une concession importante sur le licenciement économique des filiales de groupes étrangers.

Cette ténacité explique aussi que la mobilisation de l'opposition soit restée forte, comme en témoigne notamment la permanence du mouvement Nuit Debout.

Que dit la loi vraiment maintenant ?

Le temps de travail

 

La durée légale du travail reste de 35 heures. Pour la modifier, le texte permet que l'accord d'entreprise prime dans la plupart des cas sur l'accord de branche.

La durée maximale quotidienne de travail (10 heures) peut être portée à 12 heures maximum, en cas d’activité accrue ou pour des motifs liés à l'organisation de l’entreprise. Il est possible de porter la moyenne hebdomadaire de travail à 46 heures, au lieu de 44, sur 12 semaines.

L'accord d'entreprise fixera le taux de majoration des heures supplémentaires qui ne pourra être inférieur à 10%, au lieu des 25% généralement pratiqués par les branches

.Le projet de loi El Khomri donne donc aux entreprises plus de souplesse en matière de droit du travail, à condition qu'elles parviennent à des accords d'entreprise majoritaires.


Le référendum d'entreprise

 

Un accord d'entreprise devra être "majoritaire" (signé par des syndicats représentant plus de 50% des salariés). Faute de majorité, les syndicats minoritaires (représentant plus de 30%) pourront demander un référendum interne pour le valider.

Mais le référendum à l'initiative des entreprises n'est pas maintenu.

Les accords "offensifs"

 

Le projet de loi entend permettre aux entreprises d'ajuster leur organisation pour "préserver ou développer l'emploi". L'accord majoritaire signé primera sur le contrat, y compris en matière de rémunération et durée du travail. La rémunération mensuelle du salarié ne pourra être diminuée, mais des primes par exemple pourront être concernées.



Mais des gestes ont été faits pour les salariés qui refusent de tels accords. Ils feront l'objet d'un licenciement pour "motif spécifique", qui suivra la procédure d'un licenciement individuel pour motif économique, mais sans les mesures de reclassement. Ces salariés bénéficieront d'un "parcours d'accompagnement personnalisé", assuré par Pôle Emploi et financé pour l'essentiel par l’État.

 

Le plafonnement des indemnités prud'homales

 

Fruit du rapport Badinter en janvier, il figure bien dans le pré-projet de loi. Trois mois de salaire pour un salarié dont l'ancienneté est inférieure à deux ans, six mois entre deux et cinq ans, neuf mois entre cinq et dix ans. Le maximum est de 15 mois pour une ancienneté de plus de 20 ans.

Les barèmes seront seulement indicatifs.

Mais cette disposition reste un pis-aller ; pas de réel plafonnement des indemnités.

L'appréciation de la validité du licenciement économique

 

Alors qu'il appartient aujourd'hui au juge de définir un licenciement économique, le projet de loi établit des critères plus objectifs. En cas de baisse des ventes ou des commandes sur un temps donné, l'employeur pourra se séparer de salariés.

Quant aux filiales de groupes internationaux, elles n'auront plus à justifier des difficultés globale, mais seulement de la filiale française.

L’exécutif a finalement renoncé à introduire comme critère de validation de l'entreprise les difficultés au seul niveau national ,comme il l'envisageait au départ.

Laisser la jurisprudence en l'état revient à empêcher les entreprises à se restructurer sur le territoire et freine donc leur capacité à se développer. Un coup d’épée dans l'eau.

 

Congé ...

Le congé exceptionnel d'un salarié en cas de décès d'un enfant Le congé exceptionnel d'un salarié en cas de décès d'un enfant est porté de deux à cinq jours. Celui pour la mort des parents et beaux-parents, d'un frère ou d'une sœur, passe d'un à deux jours.



Garantie des jeunes.

Pour les jeunes ni en emploi, ni en étude, ni en formation, généralisation dès 2017 du "droit" à la garantie jeunes, sous condition de ressources: accompagnement renforcé vers l'emploi et allocation mensuelle de 461 euros, pendant un an. Par ailleurs, pour les moins de 28 ans diplômés depuis moins de trois mois, création d'une aide à la recherche du premier emploi, accordée durant quatre mois.

Moyens syndicaux et représentation patronale

Hausse de 20% des heures accordées aux délégués syndicaux.


PME-TPE

Création d'un "service public territorial de l'accès au droit" pour aider notamment les entreprises de moins de 300 salariés. Une entreprise ayant suivi les procédures prescrites par l'administration pourra attester de sa bonne foi.

Les branches pourront négocier des accords-types applicables unilatéralement par les employeurs d'entreprises de moins de 50 salariés.

On ne peut contester des avancées de part et d'autre même si personne ne se dit convaincu par ce texte

Même avec le recours gouvernemental au 49.3aucun texte tranché n'a été retenu même si l'exécutif a voulu rester dans une position de fermeté face à Nuit Debout.

Les chefs d'entreprise peuvent au moins se réjouir d'avoir fait plier le gouvernement face aux Frondeurs sur la surtaxation des CDD ; C'était d'ailleurs suicidaire pour l'embauche …

La version de l'Assemblée va aller au Sénat et promet d'autres débats...Tout ce bruit pour un résultat aussi décevant qui laisse les milieux économiques sur leur faim.

Joanne Courbet pour Day News World.

L'AGENCE DE NOTATION FITCH ATTRIBUE

SES NOTES A LA FRANCE ET L'ANGLETERRE

L'agence de notation Fitch Ratings a maintenu à AA vendredi la note d'endettement à long terme de la France.

Elle souligne cependant sa perspective "stable"mais un "risque politique" lié à l'élection présidentielle prévue l'an prochain.

la France disposerait "d'une économie diversifiée et en bonne santé", avec une "relative stabilité macro-financière", tout en affichant un "déficit budgétaire et ratio de dette sur PIB élevés"."Bien que moins importants" que par le passé, "les déficits budgétaires persistants, alimentés par les fortes dépenses du gouvernement, devraient conduire la dette publique à atteindre un plus haut à 98% du PIB fin 2018", souligne l'agence de notation américaine.

"Ce haut niveau d'endettement réduit la capacité de la France à faire face à des chocs budgétaires et constitue la principale faiblesse dans l'appréciation de la dette souveraine".

La note de la dette britannique demeure à "AA" avec perspective négative.

L'agence de notation Fitch a confirmé vendredi la perspective négative de la note de la dette du Royaume-Uni qui avait été abaissée en juin à la suite du choix des électeurs britanniques de sortir de l'Union européenne.

La note reflète "une économie à haut revenu, diversifiée et avancée, conjuguée à un haut niveau d'endettement du secteur public". « Dans le même temps, le vote sur le référendum pour quitter l'Union européenne a ouvert une période d'incertitude ».

Fitch reconnaît que les possibilités concernant les négociations sur le Brexit et les futures relations ente le Royaume-Uni et l'Union européenne sont ouvertes.

"Vu cette incertitude, il n'y a pas de scénario établi" sur l'évolution de la note de la dette britannique, conclut l'agence.

Fitch a également attribué la note à long terme "AA" de la Banque d'Angleterre.

Paul Emison pour Day News World


LES FRANCAIS PAS CONVAINCUS EN MAJORITE PAR LE REVENU UNIVERSEL ?

SOCIAL Cette mesure consisterait à attribuer à tous les Français, sans condition de ressource , qu'ils travaillent ou non, un revenu à vie compris entre 500 et 1.000 euros par mois...

 

Une idée généreuse certes... Le revenu universel ne serait ni une «bonne» ni une «juste» mesure pour une majorité de Français (64% des personnes interrogées) qui estiment qu'il créerait une société d'«assistés», selon un sondage Odoxa réalisé Challenges et Aviva assurances.

85% pensent qu'eux-mêmes travailleraient pour gagner plus d'argent ; Et loin d 'eux l'inactivité comme source de bien-être...

De toute façon les politiques de tout bord, à l'approche des présidentielles, ont encore une fois lancé un ballon d'essai sans en expliquer les tenants et aboutissant !!!

Une simple mesure technique que personne ne sait mettre intelligemment en œuvre.

Une fois de plus:DE L'AMATEURISME .

Joanne Courbet pour Day News World.

A LA CONQUETE DE LA CHINE .

" J’ai quitté un pays communiste, la France, pour venir dans un pays libéral, la Chine !" Pierre Gattaz.

Pierre Gattaz, président du Medef, était en Chine avec une délégation de chefs d'entreprises. I

 

Pierre Gattaz  face lors de son one man show à l'immobilisme de la France , le président du Medef n'hésite pas à proclamer à propos de la Chine : "Ce pays, en trente ans, est passé du Moyen Âge à la modernité"

Il ne s'agit pas de manquer pour la France la "phase 2" du développement chinois soutenu par la consommation croissante de la classe moyenne.

Après cette "phase 1" basée sur l'industrialisation et l'achat d'électroménager et de voitures ayant profité surtout à des pays comme l'Allemagne, "la phase 2 du développement chinois" se tourne vers d'autres désirs de la consommation : des produits de qualité comme le vin, le champagne et l'agroalimentaire. Et le développement durable...A LA FRANCE DE SAISIR SA CHANCE !

Joanne Courbet pour Day News World.

RSA CONTRE BENEVOLAT: UN VIL CALCUL FINANCIER

On pourra voir  «des bénéficiaires qui seront en incapacité d’effectuer une activité bénévole, annonce le président du département. Dans ce cas, ils relèvent de l’invalidité, qui est prise en charge par la Sécurité sociale, et pas du RSA. Cela pourrait être des pistes d’économies immédiates » pour le département.

Une première en France

C’est une première en France. Le conseil départemental du Haut-Rhin, à majorité de droite (la gauche ne comptant à Colmar qu’une élue sur trente-quatre conseillers départementaux) a décidé vendredi 5 février 2016 de conditionner le versement du revenu de solidarité active (RSA) à l’accomplissement de sept heures de bénévolat par semaine.

Ce qui signifie que les allocataires du RSA devront présenter tous les trois mois une attestation prouvant qu’ils ont bien effectué les sept heures de bénévolat. A défaut, le versement des allocations sera suspendu.

Une plate-forme numérique sera créée pour mettre en relation les profils des allocataires avec les besoins des associations, maisons de retraite, collectivités locales ou autres établissements publics.

« Il ne s'agit surtout pas de stigmatiser les bénéficiaires. On espère plutôt mettre le pied à l'étrier aux gens, pour qu'ils se resocialisent et sortent de l'isolement »

« Au titre de la libre administration des collectivités locales, le conseil départemental entend prendre ses responsabilités dans le champ qui lui incombe, celui de l’accompagnement des bénéficiaires du RSA », a écrit la collectivité dans un communiqué.

Un détournement du RSA ?

L'association ATD Quart Monde (Agir tous pour la dignité) s'est élevée contre cette mesure, la qualifiant de "proposition inhumaine et irréaliste".

"Comment peut-on imaginer inverser le sens de la solidarité?", s'interroge dans un communiqué l'association spécialisée dans la lutte contre la pauvreté alors que le RSA est l'expression de la "solidarité de la nation (... (...) envers ceux qui connaissent de grandes précarités".

Cette mesure est-elle légale ? « Si le préfet attaque cette décision devant le tribunal administratif, on verra bien, a réagi M. Straumann. Mais je déposerai une question prioritaire de constitutionnalité » pour demander si le dispositif actuel du RSA n’est pas en contradiction avec l’article 72 de la Constitution, « qui stipule la libre administration des collectivités locales ».

Mais quelles véritables raisons se cachent derrière cette décision décriée par l'association ATD Quart Monde ?

Pourquoi stigmatiser les allocataires qui dans leur grande majorité veulent retrouver une activité non pas rémunérée mais du travail par dignité ?

Pourquoi éventuellement remplacer ou limiter ensuite à un temps partiel le personnel déjà en place par des allocataire du RSA ?

Un vil calcul financier de la part des élus du département ?

On verra « des bénéficiaires en incapacité d’effectuer une activité bénévole, affirme le président du département. Dans ce cas, ils relèvent de l’invalidité, qui est prise en charge par la Sécurité sociale, et pas du RSA. Cela pourrait être des pistes d’économies immédiates » pour le département.

Joanne Courbet pour Day News World.

MESURES CONTRE LE CHOMAGE

Le MODELE SOCIAL Francais

CREE DU CHOMAGE

DES SOLUTIONS APPLIQUEES

Chez Leurs VOISINS

Notre modèle social c'est 3,57 millions de chômeurs sans aucune activité en France. Plus de 5 ,8 quand on compte ceux en formation pour un retour au chômage.

Dépoussiérons notre modèle social et économique. Il y a urgence...

Ceux ne sont pas les solutions viables qui manquent dans un monde en mutation que l’État doit accompagner intelligemment pour amortir les choc et non entraver l’inéluctable changement du modèle économique..

Tout d'abord au niveau de l'entreprise.

A propos de l'éternel problème des baisse de charges :

Le zéro charges sur les bas salaires permettrait de créer des emplois non pas avec des salaires abaissés, mais avec des coûts horaires plus bas. Cela a fonctionné en 2009. Les évaluations faites prédisent la création de 800 000 emplois.

Il y a plutôt urgence à s’attaquer aux rigidités de notre droit du travail : pour les chefs d’entreprise la question des conditions de sorties des contrats en CDI est essentielle. L’idée de sécuriser la rupture du contrat de travail dans les deux sens est centrale.Travaillons sur la sécurisation des parcours des salariés mais aussi des entreprises.

Avec enfin la réforme des prud'hommes parachevée qui introduirait le plafonnement des indemnités de licenciement sans remettre en cause sa durée légale. Concrètement, des accords conclus au niveau de l'entreprise pourraient «moduler davantage» le temps de travail, voire déroger au contrat de travail «dans l'intérêt de l'emploi».

Une certaine dose de flexibilité- Osons ce mot même s'il fâche- doit être introduite dans le Code du Travail pour que les entreprises puissent s'adapter aux carnet de commandes.

Et n'oublions pas que trop de taxes sur les entreprises (taxées à plus de 55%!) revient à anéantir l'investissement, clef de la réussite dans le temps.

En ce qui concerne les salariés.

Encourageons les gens à reprendre un emploi dans des conditions favorables au lieu de créer des « trappes à pauvreté »...Certains en France n’ont pas intérêt à reprendre un emploi au . Pensons aux seniors qui ont souvent plus de trois années d’indemnisation-chômage, aux femmes isolées, ou même en couple pour qui l’augmentation du revenu familial ne compense pas la perte de certaines allocations.

La volonté d’Emmanuel Macron de plafonner les indemnités de licenciement mériterait de revenir dans le débat avec même la dégressivité des allocation pour les indemnités les plus élevées mériterait de revenir dans le Certes la «renégociation de la convention d'assurance chômage» est un sujet explosif au menu du début d'année 2016.


Le niveau et de la durée des allocations chômage font partie d' un régime «très généreux» de l'assurance chômage en France. La Cour des Comptes le dénonce dans son dernier rapport. Or la dette de l'assurance chômage devrait atteindre presque 30 milliards d'euros à la fin 2016 et 35 milliards fin 2018.

Jean-Marie Le Guen, en personne, secrétaire d'État chargé des relations avec le Parlement, a suggéré de baisser la durée et le montant des allocations chômage en France. Pour lui « ces questions-là doivent être traitées avec courage par les partenaires sociaux».

De plus les partenaires sociaux pour ne pas dire les syndicats qui d’ailleurs ne sont plus vraiment représentatifs du monde du travail ne sont pas toujours en phase avec les salariés d'ailleurs... On pourrait s'inspirer d'autres modèles européens efficaces en les intégrant à notre modèle social.

Et enfin abordons la formation au centre de la relation du couple salarié-entreprise.

Depuis des lustre on nous rabat les oreilles avec la professionnalisation !

Parlons-en sérieusement.

Il ne s'agit pas de donner « de l’occupationnel » (Laurent Berger ) aux chômeurs.

Il s'agit de cibler les formations sur ceux qui en ont le plus besoin, dont en premier lieu les chômeurs.

Or les organismes de formation ne pourront pas prendre en charge autant de personnes , y compris pour l’Afpa, un des plus gros opérateurs.

S’agissant de la formation, le système reste complexe et difficile à appréhender. La diversité prestataires de formation mais aussi des mécanismes de financement font intervenir plusieurs acteurs (Pôle Emploi, les régions, les organismes paritaires gestionnaires des fonds de la formation, etc.) et ne favorise aucunement une orientation éclairée des demandeurs d’emploi sur l’apprentissage.

De plus la qualité des formations au sens d’impact sur le retour à l’emploi, le contrôle de la qualité des formations reste lacunaire malgré la loi Sapin de mars 2014 (puis le décret publié en juin). Cette notion, en Allemagne par exemple,est capitale : les prestataires de formation ont une part de leur rémunération qui dépend du placement en emploi des gens.

Il y a aussi urgence à accélérer la labellisation des formations, pour qu’elles soient plus en phase avec les attentes du monde économique. C'est au monde de l'entreprise de donner les clés de la réussite à l’Éducation nationale qui joue un rôle beaucoup trop central. Elle continue à orienter plutôt les jeunes vers des bacs pros en lycée professionnels que vers des contrats d’apprentissage, qui dépendent de centres de formation.

Recentrer l’apprentissage  pour les bas niveaux, vers les jeunes qui n’ont pas le bac a un vrai rendement. La vraie mesure efficace serait de redistribuer les ressources vers ceux qui en ont le plus besoin, les jeunes sans bacs, vers des filières d’apprentissage.

Ceci demande la réduction drastique du décalage entre filières et besoins des entreprises. Le monde entrepreneurial doit être davantage partie prenante dans la mise en place des contenus et des examens…

Si l’objectif de la formation est seulement de transférer des inscrits de la catégorie A à la catégorie D des listes de Pôle emploi, la mesure n’aura effectivement que peu d’effet au final sur l’emploi. Juste celle d'inverser peut-être facticement la courbe du chômage dans les chiffres donnés en pâture...

Faisons confiance aux Français et encourageons l’entrepreneuriat !

Quelques mesures de bon sens, courageuses certes, mais qui ont déjà fait leur preuves chez nos voisins européens. Pourquoi les ignorer ?

Quelques mesures de libéralisation tout en sécurisant les parcours des salariés et entreprises pour assainir notre modèle social et économique. Le socialisme a vécu.

Affirmatif Monsieur le Président : « face au désordre du monde, face à une conjoncture économique incertaine et un chômage persistant, il y a aussi un état d'urgence économique et social à proclamer»,selon vos propos du 17/01/2016 devant le Conseil économique, social et environnemental (CESE).
Joanne Courbet pour Day News World