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"LA GARCONNIERE"

«La Garçonnière», Théâtre de Paris, 18, rue Blanche (IXe). Tél.:01 48 74 25 37. Horaires: 20h30 mar.-sam., 17h sam.

Places: de 22 à 63€.

Distribution : D'après I. A. L. Diamond, Billy Wilder, adaptation Judith Elmaleh, Gérald Sibleyras, mise en scène José Paul. Avec Guillaume de Tonquédec, Claire Keim, Jean-Pierre Lorit, Jacques Fontanel, Benoit Tachoires, Pierre-Olivier Mornas, Muriel Combeau, Sophie Le Tellier, Jean-Yves Roan, Bénédicte Dessombz, Grégory Gerreboo, Anne-Sophie Nallino

Aux Etats-Unis, dans les années 50. C'est l'époque de l'American Dream et des buildings toujours plus hauts.

"Un monsieur Toutlemende qui a de l'ambition". La pièce est une comédie adaptée du film The apartment de Billy Wilder. La Garçonnière (The Apartment) a remporté les oscars du meilleur film, du meilleur scénario et du meilleur réalisateur (1961).

Monsieur Baxter, un petit employé de bureau sans trop de responsabilités dans une grande compagnie d’assurances new yorkaise, prête régulièrement son appartement à ses supérieurs hiérarchiques qui s’en servent comme garçonnière.

En échange, ils lui promettent une promotion qui n’arrive jamais.

M. Sheldrake, le PDG, s’aperçoit du manège. Il demande à Baxter de lui prêter l’appartement pour y emmener sa maîtresse, mais il exige d’être dorénavant le seul à en profiter pour la discrétion du père de famille qu'il incarne. Mais lorsque Baxter comprend que Sheldrake y emmène celle qu’il aime, mademoiselle Novak. Baxter est alors face à un dilemme : renoncer à son amour, ou à sa carrière.

L'acteur y joue le rôle principal avant de faire une pause au théâtre pour se consacrer au cinéma.

Nous sommes dans l’Amérique des années 50, celle des grattes ciel et du rêve américain triomphant. y endosse le rôle d'un homme qui va devoir choisir entre son amour et sa carrière.

Quant à Claire Keim, elle remonte sur scène trois ans après The Guitry's d'Éric-Emmanuel Schmitt. Entre temps, elle s'était consacrée à sa carrière cinématographique, télévisuelle et musicale.

Formé au cours Florent, le film Le Prénom lui a permis de décrocher un César en 2013 et la série Fais pas ci, fais pas ça d'exploser à la télévision. Guillaume de Tonquédec termine les représentations de la pièce La vraie vie au théâtre Edouard VII et entamera La Garçonnière le 16 janvier au théâtre de Paris.

Pour La garçonnière, il n'est pas seul sur les planches. La pièce met en scène douze acteurs et revient pour quarante représentations.

"C'est un très beau texte. Parce qu'au moment où il devient presque l'égal du patron, il décide de jeter tout ça à la poubelle parce qu'il a perdu l'amour de sa vie. Il perd tout et l'amour va lui arriver. Il y a une morale très forte, c'est une très jolie histoire", conclut le comédien, qui devrait faire une pause côté théâtre pour une ou deux saisons à la fin des représentations.

Guillaume de Tonquédec semble être au clair maintenant avec son image et bien se connaître. Le passage des âges peut être compliqué. « Le théâtre est formidable parce que c’est d’abord la convention. Si vous dîtes que vous jouez un vieillard, on vous croit tout de suite. » "Longtemps, j'ai pensé que mon physique était plutôt un handicap. Je me suis dit 'Avec une tête aussi lisse, est ce que je vais pouvoir faire quelque chose ?' », confie-t-il.

D’ailleurs le comédien ne dirait pas non à un personnage moins lisse. "On est tous transgressif, on fait tous des cauchemars la nuit, on sait qu’on va mourir un jour. C’est le travail de l’acteur de montrer ce secret, ce mystère parce qu’on est tous mystérieux." Incarner Xavier Dupont de Ligonnès, cet homme introuvable depuis la mort de sa femme et de ses quatre enfants en 2011, lui plairez assez. "Ce qui m’intéresse c’est qu’il a un prénom un visage et un corps cet homme-là.

Et il est peut-être toujours existant. C’est un mystère. Il est un être humain comme nous. Pourquoi on peut dévisser d’une telle façon ?", s'interroge le comédien. "Il y a en nous peut-être un Dupont de Ligonnès qui sommeille. On peut peut-être tous le devenir. C’est un personnage d’une atrocité fascinante. Le secret d’un personnage comme celui-là est une matière extraordinaire pour un acteur", estime-t-il .

Nous empressons- nous d'aller voir la reprise de « La garçonnière » au Théâtre de Paris !

Joanne Courbet pour Day News World

CEREMONIE POUR JOHNNY HALLYDAY

Jean Reno cite Prévert : « Ne prenez pas le deuil »

 

« Mais ne prenez pas le deuil / C’est moi qui vous le dis / Ça noircit le blanc de l’œil / Et puis ça enlaidit / Les histoires de cercueils / C’est triste et pas joli / Reprenez vos couleurs / Les couleurs de la vie » Jean Reno a rendu hommage à son ami en empruntant les mots de Jacques Prévert. En l’occurrence, la Chanson des escargots qui vont à l’enterrement. Un texte que l’acteur, le parrain des petites, a  sélectionné avec Jade et Joy, les filles adoptives de Johnny Hallyday.

La bénédiction donnée en l'honneur de chanteur très croyant restera l'un des événements marquants.

Nono (guitare), Laurent Vernerey (basse), Christophe Deschamps (batterie), Greg Zlap (harmonica), Robin Le Mesurier (guitare), Philippe Almosnino (guitare) et Alain Lanty (claviers) se sont installés sur la scène dressée à la sortie de l'église de la Madeleine.

Ces musiciens ont joué avec Johnny. Certains d'entre eux étaient encore sur scène avec lui en juillet dernier lors de la tournée des Vieilles Canailles.

Tout un répertoire connu de tous : La musique que j'aime, L'idole des Jeunes, Noir c'est noir, Le pénitencier, Gabrielle, Ma gueule, Quelque chose de Tennessee, Allumer le feu, Requiem pour un fou.

«Je n'oublierai jamais ce que tu as fait pour moi, avec à chaque fois ce sourire bienveillant et fraternel. Je t'aimais comme un grand frère. Je pense à ton public, à David, Laura, Nathalie, Sylvie et tes petits enfants. Laeticia, si digne, et Jade et Joy, qui peuvent être fières de leur papa. Tout laissait à penser que tu es immortel. Je n'arrive pas à imaginer qu'il n'y aura plus de Johnny.» a déclaré Patrick Bruel très ému qui avait chanté des duos avec Johnny.

Ce samedi, la France a dit adieu à Johnny Hally­day. Le rocker, emporté par le cancer en début de semaine, a eu droit à une grande jour­née de célé­bra­tion.

.

 

Paul Emison pour Day News World

LIFTING COMPLET

DE LA TOUR MONTPARNASSE A PARIS

 

La tour Montparnasse va être entièrement réhabilitée d'ici 2023. Les travaux doivent débuter d'ici deux ans et s'achever en 2023, année du cinquantenaire de l'inauguration de la tour Montparnasse et juste à temps pour les J.O.de l'année suivante . Aujourd'hui obsolète, la tour a besoin d'une profonde réhabilitation.

Au terme d'un concours d'architecture international lancé en juin 2016, les agences Chartier-Dalix, Franklin Azzi et Hardel et Le Bihan ont été sélectionnées pour réaliser ce vaste « lifting » du bâtiment, a indiqué ce mardi le syndicat des copropriétaires de l'Ensemble immobilier Tour Maine Montparnasse (EITMM). Mardi 19 septembre 2017 au soir le groupement français Nouvelle AOM (Nouvelle Agence pour l'opération Maine-Montparnasse) a donc été choisi à l'unanimité, un collectif de cinq architectes de trois cabinets différents pour cette métamorphose de la Tour.

Il est vrai que ce bâtiment de 58 étages, austère et sombre, défigurait pour beaucoup le Paris haussmannien. De plus quelques décennies plus tard on découvre qu'il est plein d'amiante . La fibre cancérigène a été retirée dans 90 % du bâtiment depuis 2006, il en reste malgré tout dans les 10 % .

Seule la silhouette de la tour, en forme d'amande avec son échancrure triangulaire aux extrémités restera. Sinon pour le reste, le gratte-ciel aura une toute autre allure.

De sombre et opaque, il deviendra lumineux et transparent. La tour sera élargie de 2 mètres à sa base et sur les 13 premiers étages, tandis que 4 patios « révéleront ses racines » pour permettre ainsi à la lumière d'entrer au sous-sol. Il atteindra 227 mètres soit 18 mètres de plus en hauteur. Les 18 mètres d'un étage supplémentaire abriteront une « serre agricole » et 850 mètres carrés de panneaux photovoltaïques. Ceux-ci fourniront « la moitié des besoins en éclairage artificiel » de la tour, a précisé l'ingénieur Raphaël Ménard, de la société Elioth.

C'est que l 'excellence environnementale a été un des critères déterminant de l'appel d'offres.

De nombreux espaces végétalisés dotés notamment d'agriculture urbaine rendront la tour écologique. Dix fois moins d'énergie de consommer puisque 70% de la ventilation proviendra de l'utilisation des vents.

Au niveau du premier tiers, où la plupart des services (cafés, restaurants) se situeront, un « jardin suspendu » à ciel ouvert donnera un aspect plus « vert » au bâtiment, doté également de balcons végétalisés à chaque étage.

A terme, la capacité de l'immeuble sera doublée avec plus de 12.000 personnes.

Le projet prévoit des usages multiples, avec un hôtel sur 4 étages et une crèche , et tout un ensemble de services pour que ce site devienne un haut-lieu de la vie parisienne 24 heures sur 24.« Nous allons créer une tour qui vivra 24 heures sur 24, avec un hôtel et des services qui pourront également être offerts aux Parisiens, afin qu'ils soient fiers de la tour et puissent se l'approprier avec de nouveaux usages » a expliquait à la presse Gilles Vuillemard, président de l'EITMM.

C'est un chantier colossal de plus de 300 millions d'euros que la quarantaine de copropriétaires de l'immeuble financeront. Les travaux nécessitant le déplacement de 6000 personnes devrait se terminer « à temps pour les Jeux olympiques de 2024 », a déclaré à la presse Gilles Vuillemard

.Le grand public peut dès mercredi découvrir les sept projets qui étaient en compétition dans une exposition, en accès libre du 20 septembre au 22 octobre au Pavillon de l'arsenal.

Boby Dean pour Day News World

POUR OU CONTRE LA PHOTO OFFICIELLE

DU PRESIDENT MACRON?

Macron a dévoilé ce jeudi sur Twitter son portrait officiel. La photo a été prise dans son bureau.Il le lieu où il travaille le plus régulièrement, le Salon doré .

Le président de la République porte un costume sombre,une cravate bleue. Il apparaît encadré par les drapeaux français et européen. Le chef de l'État pose appuyé sur son bureau, devant une fenêtre ouverte sur le jardin de l'Élysée.

La position du nouveau chef de l'État rompt avec celles de ses prédécesseurs.Les deux premiers présidents de la Ve République, Charles de Gaulle et Georges Pompidou, avaient opté pour une photographie très solennelle, collier de grand maître de la Légion d'honneur autour du cou.

Tandis que Nicolas Sarkozy, Jacques Chirac étaient figés, François Hollande avait voulu donner du mouvement à la photo en marchant dans le parc de l'Élysée. Emmanuel Macron, leader d'En marche!,lui, ne marche plus, il est face à la France et prêt à travailler. Il transmet ouvertement un message d'action.

Remarquez d 'ailleurs la position du bureau. Auparavant, il était placé perpendiculairement à la fenêtre . Le nouveau chef de l'État est désormais dos à sa fenêtre, dans la lumière.

Cette photo officielle d'Emmanuel Macron a pourtant essuyé de nombreuses critiques de la part des photographes professionnels.

Le résultat ne fait pas en effet  l'unanimité. Ce cliché est signé de Soizig de la Moissonière la photographe qui suit depuis le début de sa campagne l'ancien candidat d'En marche! Il en dit beaucoup sur le nouveau résident de l'Élysée. On sait que ce portrait a vocation à figurer toutes les 36 000 mairies de France.D'où son importance .

Si la symbolique derrière le cliché séduit montrant un art consommé de la communication politique, les photographes sont eux plus critiques sur le résultat final du travail de Soizig de la Moissonière .Pourquoi?

Une qualité peut être attribuée certes sans contexte à Emmanuel Macron : l'application avec laquelle il travaille son image. La photo officielle du président de la République ne déroge pas à cette règle. «  Des manches de chemises, jusqu'à la pointe des drapeaux, tout est réglé au millimètre près. »

Le cadrage respecte certes la règle des deux tiers, une norme de hauteur. On y voit un Emmanuel Macron totalement de face et seul son regard d'un bleu froid et perçant, un air déterminé, frappe l'œil... Emmanuel Macron est placé au centre. Tout est parfaitement aligné. Mais la photo est saturée de symboles et d'objets : les téléphones, le livre ouvert (Il s'agit des Mémoires de guerre du général de Gaulle, ndrl), les deux autres empilés (Le Rouge et le Noir de Stendhal et Les Nourritures terrestres d'André Gide, ndrl), l'encrier surmonté d'un coq ou encore l'horloge. Ce decorum surchargé nous donne une impression d’étouffement.

La lumière, base de la photographie, est elle aussi très travaillée. Trois projecteurs font face au président. Un central et deux latéraux pour une lumière forte  Aucun doute : Emmanuel Macron est coiffé et maquillé, extrêmement poudré comme sur sa photo de campagne;

Que traduit la mise en scène?

La posture tout comme la mise en scène est celle d'un chef d'entreprise et traduit le "le sens de (son) engagement" et de son action.

La présence du drapeau européen : Emmanuel Macron a expliqué lui-même, jeudi, lors d'une visite à Berlin: "Ça a été le sens de la campagne que j'ai portée dans notre pays, c'est le sens de mon engagement."

"La France ne peut pas réussir sans une Europe forte et l'Europe ne peut pas avancer s'il n'y a pas une France forte et responsable, c'est aussi cela ce que cette photo dit, (...) que nous avons un destin lié", a-t-il poursuivi.

Cette photo fait beaucoup penser au portrait officiel de Barack Obama. D'ailleurs depuis la campagne présidentielle n'a-t-il pas clairement affiché Barack Obama comme référence principale ?

Joanne Courbet pour Day News World

MUSEE D'ORSAY

sublime exposition

AU-DELA DES ETOILES

 

Une petite visite à Paris et pourquoi ne pas aller au Musée d'Orsay ?

Le musée en lui même est la première œuvre à découvrir.

En effet, ce musée situé à côté de la Seine et en face du jardin des Tuileries fut un édifice construit pour l'exposition universelle de 1900.

Cette gare a encore son ancienne horloge.

Ce bâtiment a une architecture façon Eiffel.

En ce moment, se trouve l'exposition Au-delà des étoiles.

Elle regroupe nombreux impressionnistes tel que Monet, Kandinski,Varlet,Jackson,Arthur Dove, expressionnistes allemands comme Edgard Munch etc....

leurs oeuvres sont classées par thème le cosmos le paysages dévastés en autre. Personnellement mon tableau préféré fût Nuit Étoilé de Wenzel Hablick.

 

 

Cette exposition est visible jusqu'au 25 juin.

Sinon toute l'année vous avez en collection permanente des oeuvres célèbres comme l'autoportrait de Van Gogh ,l'ours se Pompon, la danseuse en statue de Degas, Gauguin, ses splendeurs de Monet avec les nymphéas de Giverny ......

dans l'allée centrale se trouve Manet, Courbet,Toulouse-Lautrec, Cézanne, Daumier, Millet...

puis au deuxième niveau des sculptures Rodin Claudel pour finir par l'explosion au dernier étage de mon dada les impressionnistes.

Petit détail il y a un restaurant au milieu du musée au deuxième niveau avec un plafond digne de l'Opéra.

Adresse du musée : 1 rue de la Légion d'honneur Paris 75007 il est ouvert du mardi au dimanche.

Alors si fan des impressionnistes bonne visite!!!

Mia Kennedy pour Day News World

UNE « DANSEUSE ASSISE »

DU PLASTICIEN JEFF KOONS

AU COEUR DE MANHATTAN .

 

L'artiste, dont les œuvres sont régulièrement controversées, est notamment connu pour ses sculptures en acier inoxydable poli à l'extrême, comme Balloon Dog (chien-ballon).

Sur la mythique place du Rockefeller Center à New-York, en plein Manhattan, on peut actuellement admirer depuis vendredi 12 mai 2017, une immense poupée gonflable aux faux-airs de princesse Disney : "Seated Ballerina" ("Danseuse assise"), dernière création du plasticien pop Jeff Koons . La danseuse restera un mois au Rockefeller Center, où Jeff Koons avait déjà installé, en 2000 et 2014, des œuvres géantes faites de fleurs.

Une installation éphémère :

Jeff Koons : cette « danseuse assise » s'inspire d'une petite figurine de porcelaine russe de la fin du XIXe siècle. Réalisée avec un vrai ballon pour imiter une statue métallique, elle trône en hommage au « Mois international des enfants disparus ». Avec ses 14 mètres de haut, elle se dresse au cœur de la ville .C'est un symbole d'espoir : « Je pense que quand les gens verront la danseuse assise, ils auront le sentiment d'un potentiel, un sentiment d'avenir et d'optimisme et ils pourront ressentir quelque chose pour leur propre vie ou celles de leurs enfants. Il faut se rappeler qu'il y a quelques 465 000 enfants disparus rien qu'aux États-Unis chaque année, et que certains d'entre eux ne reviendront jamais », a expliqué l'artiste.

Selon l'artiste, chacun doit pouvoir s'identifier à cette danseuse en tutu de couleur bleu ciel, occupée à enfiler un chausson. Comme elle, «nous nous gonflons, nous sommes gonflables, et ça, c'est une situation optimiste, nous sommes pleins d'une espèce d'énergie de vie».

Kate White pour Day News World

ETONNANTE EXHUMATION DE DALI

APRES UNE DEMANDE DE PATERNITE

EXIGEE PAR LA JUSTISCE ESPAGNOLE

 

La justice espagnole a annoncé exiger, presque 30 ans après sa mort, l'exhumation des restes du peintre Salvador Dali en vue d'un prélèvement d'ADN dans les «restes osseux ou dents». Elle est nécessaire ,«car il n'existe pas d'autres restes biologiques ni personnels pour effectuer une comparaison», lit-on aussi dans le communiqué.

«Le Tribunal de Première instance n° 11 de Madrid a ordonné l'exhumation du cadavre du peintre Salvador Dali, afin d'obtenir des échantillons de ses restes et déterminer s'il est le père biologique d'une femme de Gérone», a annoncé le service de communication du Tribunal supérieur de justice de Madrid.

Une voyante de 61 ans assure être sa fille. La plaignante, une cartomancienne qui serait, si elle avait gain de cause, sa seule fille, a également vu le jour dans la ville catalane.

Cette habitante de la ville de Gérone (Catalogne), Pilar Abel, tente depuis des années de faire valoir devant la justice que l'artiste était son père biologique.

Histoire d'argent et d'héritage!? Sans aucun doute; Besoin de reconnaissance aussi!?

Les parties ont 20 jours ouvrables pour contester la décision . La Fondation Salvador Dali, gérant et protégeant le patrimoine laissé par le peintre, a aussitôt annoncé un recours contre cette procédure civile.

Salvador Dali est un grand nom du surréalisme, il est mort à 84 ans le 24 janvier 1989 dans un hôpital de Figueras,et a mené une vie intense et trépidante en tout en inventant ses créations géniales et ses extravagances.

Richissime et désespéré, il a vécu ses sept dernières années reclus dans son château de Pubol, près de Gérone.

Il est enterré au sein du théâtre-musée de Figueras qu'il avait lui-même imaginé et qui a reçu, en 2016, plus de 1,1 million de visiteurs.

Dali a été enterré en 1989 à Figueras où il est né en 1904.

Ses dernières volontés n'ont même pas été respectées lui qui avait pourtant demandé à reposer à Pubol auprès de sa muse, Gala, qui avait partagé une grande partie de sa vie.

Née en 1956 dans une clinique de Figueras, Pilar Abel soutient que Dali et sa mère ont entretenu une liaison clandestine, quand cette dernière travaillait dans la petite localité côtière de Portlligat où le peintre séjournait souvent.

Dans un témoignage confus diffusé en mars 2015 à la télévision catalane TV3, elle assurait que quand elle avait huit ans, sa grand-mère lui avait confié: «Je sais que tu n'es pas la fille de mon fils, je sais que ton père est un grand peintre». «Elle m'avait dit le nom : Dali», affirmait-elle.

Sa mère, «amoureuse de Dali», lui aurait confirmé cette histoire avant d'être atteinte de démence sénile.Son avocat, Enrique Blánquez, a assuré que l'histoire était «connue dans le village». «Il y a des témoins, s'il n'y avait une base de preuves minimale, cette décision n'aurait pas été prise», a-t-il plaidé.

Un témoin travaillait pour Dali et le peintre payait, selon lui, pour enquêter sur les allées et venues de la mère de Pilar Abel. Il aurait confirmé la version de la voyante !

Une demande en paternité qui aurait peut-être amusé Dali le farceur, qui avait vendu un faux poil de sa moustache 10 000 dollars à Yoko Ono, selon l'actrice et ancienne chanteuse française Amanda Lear !!!

A SUIVRE...

Britney Delsey pour Day News World

 

STAN LEE:" L'HISTOIRE DE SUPER-HEROS SONT DES HISTOIRES POUR LES GRANDS »

Après les contes pour enfants, les adolescents comme les adultes se tourneraient vers les superhéros. Un prolongement de notre enfance ?

Le célèbre auteur de « comic books » et père de nombreux super-héros américains revient dans les librairies cette fois-ci.avec Zodiac Legacy, son premier roman, coécrit avec Stuart Moore et Andie Tong .

Ce roman publié en France chez Pika suit les aventures super-héroïques d’un jeune homme qui découvre par accident l’existence de pouvoirs surnaturels liés aux signes du zodiaque chinois.Le zodiaque chinois. comme base du roman loin de l'univers américain.... Stan Lee reviendrait-il à ses origine avec en plus le même nom que le personnage du roman ? Rien de moins sûr.

Allez-vite le découvrir, il est fait pour vous !

Ce roman est foisonnant de personnages, d'aventures haletantes en Asie mystérieuse .

Et de plus il peut se lire comme un comic avec ses belles illustrations qui le parcourent : car notre auteur du haut de ses 93 ans n'a ps oublié de travailler en binôme avec son dessinateur mais cette fois de manière différente. D'abord l'histoire puis ensuite le dessin. Tu comprends, cher lecteur, l'approche est quelque peu différente puisque le romancier n'est plus obligé de se conformer strictement aux cases de la BD. Son imagination s'y déploie à merveille dans cet Orient de mystère.et du jeune Steven Lee obligé subitement de s'y confronter.

Ton quotidien va s'en trouver plus imaginatif que le réel !

Et Stan Lee avec son entreprise Purveyors of Wonders sort l'adaptation de son Docteur Strange sur les écrans.

Gageons que l'imagination de ce conteur prolifique fourmille encore d'idées géantes et de personnages superhéroiques pour continuer son entreprise de fournisseurs d’émerveillement ! En comics comme en adaptations de film !

Allez-vite le découvrir, il est fait pour vous !

Ce roman est foisonnant de personnages, d'aventures haletantes en Asie mystérieuse .

Joanne COURBET pour DAY NEWS WORLD

Les « shippers », des fans qui rêvent de couples fictionnels ...

Les shippers ont chacun leur couple imaginaire favori, qu’ils mettent en scène dans des dessins ou des récits à partir de films et de séries télévisées.

Le « shipping » sous sa forme actuelle a vu le jour dans le fandom d’X-Files, l’un des premiers à s’être emparé de la Toile dans les années 1990. Le terme “shipper” tire son origine des fans en ligne de cette série télé.Ce serait les fans qui voulaient voir Scully et Mulder développer une relation amoureuse

Des« shippers », un terme issu du mot anglais relationship (« relation »), désignent les personnes soutenant un couple, que ce couple existe dans l’œuvre originale ou non. Depuis des années, ils envahissent la Toile et les fandoms (les communautés) de fans avec leurs récits, leurs dessins pour défendre le couple qu’ils préfèrent. Il existe même une histoire d’amour naissante entre Finn et Poe, deux nouveaux personnages du dernier Star Wars !

Potter, lui, a de nombreuses histoires :

Ce fantasme est partagé avec des milliers de personnes qui ont lu son texte... Sur le site Archive of Our Own, l’un des principaux hébergeurs de fanfics, au moins 13 000 récits sont tissés entre ces deux personnages.

Le wiki Fanlore, consacré à l’univers des fans montre une centaine de couples qui font rêver les passionnés de Harry Potter, des plus classiques (Ron et Hermione) aux plus surprenants (Hagrid et Rogue).

Avec le numérique et les réseaux sociaux les moyens de partager les histoires d’amour pour certaines se terminent par des scènes pornographiques

 

Bien entendu certains types de scénarios sont récurrents si bien que de nouveaux mots-clés à part entière envahissent la Toile : « First Time » désigne des fanfics où les deux personnages « shippés » vont vivre leur amour pour la première fois. « Hurt/Confort » signifie que les personnages vont souffrir avant,enfin de se réconforter dans les bras l’un de l’autre.,Et le mot « Smut » (« obscène » ) envahit des scènes généralement en dénouement. Mais certains ne s’embarrassent pas de contexte et entrent directement dans le vif du sujet. Le mot-clé : « Plot ? What Plot ? » (PWP), qui signifie « Une intrigue ? Quelle intrigue ? ». L’explicite aussi par le dessins, appelés « fanarts ».

Mais qui sont donc ces fans? Principalement des femmes et des personnes d'un certain âge ! qui

veulent insister sur des "contre-lectures” offrant le plus souvent une alternative à des scénarios trop stéréotypés. C'est ainsi que des couples homosexuels prennent vie dans ces fictions.

Et ironie de l'histoire : Les internautes français ont ainsi détourné le shipping récemment pour l'invention de « Vallande », une histoire entre Manuel Valls et François Hollande avec dessins et montages photo.

 

Et même des personnes réelles intéressent ce mouvement : Ainsi, deux membres du groupe One Direction, Harry Styles et Louis Tomlinson, font partie des duos les plus « shippés », tout comme les youtubeurs Dan Howell et Phil Lester !!!!

Et qui dit que les créateurs ne suivront pas leurs shippers...

Joanne COURBET pour DAY NEWS WORLD

BETTINA RHEIMS HORS- NORME

Rendez vous à la Maison européenne de cet ancien hall en friche admirer sous l 'objectif de Bettina RheiMs les 180 grands tirages de la femme dans tous ses états.Vous en resterez déroutés et bouche bée devant ce jeu de miroir constant.

Car ce qui passionne cet artiste hors norme, ce n’est pas tant la plastique que le trouble et le mystère : Bettina Rheims a fait des femmes son sujet photographique central depuis quatre décennies tout en questionnant les genres .

«  Khôl coulant, pupille voilée, abandon des corps, les femmes de Bettina Rheims sont dans un entre-deux. » . «  Après l’amour ou après une rupture les femmes ne sont jamais aussi belles que lorsqu’elles sont un peu défaites », glisse Bettina Rheims.

Le spectateur se sent troublé face à sa beauté platine et féline de la « Ciccone »se frottant au mur, le visage enfoui dans son angle. Les références des femmes à la toilette de maîtres du XXI°se glisse dans son esprit de voyeur. Car « Bettina porte un regard de femme sur les femmes, et cela change tout. Lorsqu’elle déshabille, dénude, elle obtient de ses modèles une intimité », résume Jean-Luc Monterosso.

Elle varie ses expériences. En 2005 "Héroïnes" apparaît davantage comme un travail qui se veut avant tout un hommage à la sculpture. La photographe collabore alors avec le créateur Jean Colonna pour habiller les femmes de vêtements originaux. D' icônes contemporaines toutes de robes anciennes vêtues émanent alors une beauté décalée

.Mais tout au long de sa carrière, elle poursuit le questionnement sur les représentations du genre et de l'androgynie comme en témoigne la série "Gender Studies"de 2012 devancé déjà par la série Modern Lovers des années fin 80 et du sida.

Les plus grandes célébrités se sont soumises à son objectif. Madonna, Charlotte Rampling, Carole Bouquet, Marianne Faithfull, Kylie Minogue, Barbara et d'autres encore apparaissent davantage dans leur chair que dans leur plastique.

L’aura troublante entoure Charlotte Rampling d'un voile de mystère.

De même l'érotisme félin de Madonna. La reine du pop , confie en 1994 une séance photo à Bettina Rheims dans le style de « Chambre close », sa série phare et fondatrice, dans des chambres d’hôtels miteux... La star désire ce décor reconstitué à New York pour une séance d'une nuit entière .

L'originalité de 2012 émane du dispositif liant image et son (par Frédéric Sanchez) dans la re présentation  de 27 portraits sonores de jeunes hommes et jeunes femmes.Alors la puissance de l'intime sort renforcé par le témoignage sonore de chaque portrait et explose dans l'espace de l’exposition .

D'autres variations surprenantes vous interpelleront dans l'organisation spatiale et non chronologique de cette exposition sur trois étages. La mise en parallèle de musiciens idoles des années 80 et celles de femmes détenues dans les prisons d'aujourd'hui par exemple.. Déroutant aussi ses clichés de femmes félines, crues, provocatrices parfois, confrontés à des égéries drapées dans leur aura.

Vous aurez compris. La photographe Bettina Rheims ne cesse de questionner et de magnifier la femme et la féminité.Un rendez-vous à ne pas manquer.
Joanne Courbet pour DAY NEWS WORLD.

 

YOKO ONO

MI-GOUROU MI-ARTISTE

AU MAC DE LYON :

AU COEUR D'UNE EXPOSITION

DE L'ART CONCEPTUEL .

Pour la première fois la France met à l'honneur Yoko Ono dans une grande rétrospective, comprenant ses travaux depuis 1952 jusqu’à des créations inédites.C'est d’Art Contemporain de Lyon jusqu’au mois de juillet prochain. L’exposition intitulée Lumière de l’aube a besoin de son public pour vivre pleinement.

Comment présenter celle que John Lennon avait baptisée « l'artiste inconnue la plus célèbre du monde » ?

Thierry Raspail , le directeur du MAC, nous le rappelle : « Dans notre pays, il y a une sorte de désunion entre le public et Yoko Ono, perçue au mieux comme naïve, avec ses appels à la paix dans le monde, au pire comme la sorcière à l'origine de la séparation des Beatles. ».

Cette dame de 83 ans née au Japon restera pourtant celle qui a ouvert le public à l'art participatif dès les années Beatles. Et son art conceptuel continue à influencer les jeunes performers d'aujourd'hui.

Un événement a besoin de toute la dévotion participative de son visiteur.

Physiquement, elle n’est pas là. Et pourtant, elle semble partout. Retenue par une méchante grippe à New-york où elle vit, Yoko Ono se sent investie surtout lorsqu’il s’agit de confronter son travail au public.

Âgée de 83 ans,elle a dû reporter sa venue à Lyon au mois de mai. Elle devrait alors parachever l'exposition par une calligraphie sur le thème d'un conte, Les Sept Joies et les Huit Trésors.

Thierry Raspail a fait le choix de privilégier la participation du public « par fidélité à Yoko Ono, qui interroge sans cesse le statut de l'œuvre d'art ».

Des invitations, des instructions conduisent le spectateur à agir que ce soit physiquement ou spirituellement.Inutile de s'y soustraire sous peine de passer à côté. Il faut donc faire un effort pour entrer dans cette expérience totale.

Allons montons les trois étages de l'expo et arpentons les 3000 m2 de cet art conceptuel.

Ah voici une table avec son jeu d'échec mais tous les pions sont blancs.Qui perd qui gagne se demande le visiteur en jouant sa partie.. C'est au tour de l'échelle qu'il faut grimper pour lire à l'aide d'une loupe le mot « yes » dans Ceiling Paintingnous. Avec Helmets-Pieces of Sky reconstituons le ciel avec des pièces du puzzle déposées dans des casques de la Seconde Guerre mondiale. Et l'expérience continue jusqu'à passer de la clarté extrême à l'obscurité la plus complète après avoir planté de partout même sur le plafond des clous.

Et la délivrance.

Des aspects plus sombres d'une Yoko mi-artiste, mi-gourou.

Des aspects sombres de cet art conceptuel attendent parfois le spectateur. Les cercueils dans lesquels poussent des arbres peuvent rebuter le visiteur incapable qu'il peut être de participer à « l'insoutenable légereté » de la composition artistique jouant de la vie et de la mort. Le passage d'une salle à la clarté éblouissante à celle d'une noirceur insondable participe également de ce jeu morbide d'une Yoko Ono mi-artiste, mi-gourou avec son public. Ou encore l'exposition d' une paire de lunettes ensanglantées.

Quoiqu'il en soit pour chacun de ses visiteurs, aucun n'en ressort inébranlé. Incontestablement l'oeuvre protéiforme de Yoko Ono reste d'une actualité saisissante. Et force lui est de poursuivre son expérience artistique dans la capitale gastronomique avec les « Toilets Thoughts » dans les bars lyonnais, ou encore les « Wish Trees » qui attendent les passants écrivant leurs vœux...

.une paire de lunettes. Elles sont rondes et ensanglantées.

d'une extrême actualité », défend Thierry Raspail. Le directeur du MAC

Joanne Courbet pour Day News World

 

Psyché de Molière,

A PARIS comédie française

du 07/12/2013 au 04/03/2014

La beauté d’une femme inspire toujours la jalousie de l’autre, et les dieux de l’Olympe eux-mêmes n’échappent pas à cette règle. C’est ainsi que la beauté de Psyché lui vaut le courroux de ses deux sœurs et de Vénus, pourtant déesse de la beauté. Cette dernière demande à son fils de se faire l’instrument du châtiment qu’elle veut lui infliger. Comment l’Amour pourrait résister à la beauté de Psyché ? Voilà une question que Vénus ne s’était pas posée. Ainsi, les deux jeunes gens tombent amoureux dès le premier regard, et Cupidon transforme le cauchemar de sa dulcinée en un rêve merveilleux.

La Beauté rentre alors dans une fureur terrible, son esprit de vengeance prend le dessus. D’un château extraordinaire, la belle mortelle se retrouve soudain dans le jardin d’Hadès, face à Vénus venue exprimer sa colère. Mais le malheur de Cupidon est trop grand, il fait appel à sa mère puis à Jupiter et obtient l’immortalité de Psyché, obligeant Vénus à pardonner.

Les mythes font l’objet de réécritures depuis la nuit des temps, et Molière n’en est pas à son coup d’essai lorsqu’il réécrit en quelques semaines le mythe de Psyché pour Louis XIV en 1671. Cette tragédie-ballet, la dernière collaboration entre Lully et le dramaturge, sombre rapidement dans l’oubli notamment par sa réputation d’être « inmontable ».

Quel plaisir alors de trouver cette pièce peu connue du grand public au programme de la salle Richelieu à la Comédie Française ! C’est Véronique Vella qui s’est attelée à la mise en scène de cette œuvre, jouant sur trois temporalités : le temps du récit, celui de l’écriture ainsi que celui de la représentation, car un mythe se définit bien par son intemporalité, son éternelle actualité. On retrouve donc ces trois temps dans tous les éléments du spectacle : le texte et sa diction, les costumes, les décors et la musique, tous les moyens possibles dans cette salle de théâtre ont été utilisés.

Au-delà du mythe, de sa portée universelle et de sa morale, la pièce de Molière livre au spectateur un imaginaire bien connu : les relations familiales et parentales, les relations humaines en général, l’amour et ses tourments. Mais la pièce mise en scène par Véronique Vella invite également le public à virevolter dans un univers onirique, à rêver d’un Olympe différent de la plus haute montagne du monde, de dieux aussi humains que les mortels, …

Si les moyens et la mise en scène diffèrent de la production éblouissante et somptueuse de Molière, on assiste tout de même à un spectacle majestueux mis au goût du jour, raccourcit par rapport à la version originale qui dure 5h ! Véronique Vella opte également pour une modernisation de la musique, Lully étant ainsi remplacé par une musique de cabaret et des airs lyriques composés par Vincent Leterme. Il faut l’avouer, c’est assez surprenant au premier abord, et on peut regretter la voix coincée au fond de la gorge de Vénus (Sylvia Bergé), ainsi que le manque de cohésion et d’équilibre des chœurs, toutefois, l’ensemble devient agréable à l’oreille.

En bref, une pièce moins longue que l’originale avec une mise en scène moderne, des costumes parfois originaux, et une musique de cabaret, l’ensemble manque de cohérence mais reste magnifique et nous permet de découvrir cette œuvre mal connue du grand dramaturge qu’est Molière.

Domitille CARLIER pour DAY NEWS WORLD.

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Le quatrième mur

Sorj Chalandon, Grasset 2013

Le quatrième mur, c’est ce mur invisible qui sépare acteurs et spectateurs au théâtre, celui qui sépare cette guerre de l’Occident. Au milieu du conflit religieux libanais se dresse une volonté de trêve : Antigone d’Anouilh, un projet fou mené par Samuel. Sous la plume de Sorj Chalandon se dessine peu à peu le contexte sanglant de la guerre du Liban, montrant massacres et tiraillements. Le théâtre va-t-il devenir la trêve salutaire du pays ? Comment Georges, envoyé par Samuel dans la gueule du loup, réagira-t-il à tant de haine ?

Reporter et romancier, l’auteur déjà primé de nombreuses fois livre ici un roman frappant par l’exigence du détail, l’intrigue si bien ficelée et la psychologie complexe de ses personnages. Rencontres, douleurs, sidération, la guerre n’est pas un simple décor pour Le quatrième mur, mais elle en est l’action, le fil rouge, le metteur en scène, le dénoueInvité par la librairie Folies d’encre de Montreuil, Sorj Chalandon dévoile les dessous de l’écriture de son roman. Après une lecture partielle de ce dernier, l’auteur explique qu’il ne fait pas d’autobiographie, si ses ouvrages ont toujours un rapport avec un élément de sa vie, c’est qu’il part d’une de ses blessures pour écrire de la fiction. En effet, contrairement au journaliste qui doit rapporter des faits, l’écrivain peut parler de lui, raconter ses propres larmes. Ainsi, il part d’une expérience qu’il a eu en 1982, alors qu’il était reporter de guerre à Beyrouth, pour écrire ce roman dans lequel il a injecté une part de lui dans chacun des trois

personnages principaux : on le retrouve dans Samuel – sa lumière -, dans Georges – son ombre -, et dans Marwan – sa racine. ment. Georges, c’est son double littéraire, son alter ego, qui tout en exerçant un métier différent, progresse dans les mêmes idées et est le spectateur des mêmes horreurs. Pour Sorj Chalandon, il était important que ce personnage ne revienne pas, alors que lui-même est revenu. Les chemins de l’écrivain et de son personnages se séparent au moment où le premier décide de ne plus être reporter de guerre et de rentrer, alors que le second préfère rester, mener à bien une mission sacrée par une amitié sans faille. Si les deux finissent par se sentir bien dans cette guerre qui leur fait apprécier chaque seconde de leur vie, Sorj Chalandon revient en France, ne parlant pas de ce qu’il a vu, car la guerre « ça emmerde les gens », et finit par comprendre que « revenir en paix, c’est accepter qu’une petite fille pleure pour une boule de glace », ce que ne saisit pas Georges. Ce dernier ne trouvant pas la paix, il retourne au Liban pour ne jamais y revenir.

L’auteur écrit ce livre pour se voir de dos, aller au bout de la guerre, comme pour se délivrer d’un poids, de tout ce qu’il retient depuis tant d’années, laisser couler les larmes retenues par le journaliste. Mais c’est également une remise en mémoire de 1982, une leçon d’Histoire pour les jeunes générations, un livre sur la Paix qui lui valut le prix Goncourt des lycéens, et surtout le prix Goncourt des étudiants de l’Orient. Pourquoi ce prix est le plus important pour lui ? Parce que c’est un prix sans tâche ni faux semblants, un remerciement de la part des étudiants orientaux, tous réunis à la Foire du livre de Beyrouth, keffieh et kippa assis à côtés. C’est là que Sorj Chalandon a vu la trêve voulue par Samuel dans son roman, tous ces étudiants réunis pour une même cause, remerciant d’un même cœur l’écrivain de leur parler de ce que gardent leurs parents pour eux. Le plus beau prix pour ce livre est très certainement la reconnaissance des libanais et orientaux face à ce livre qui raconte l’indicible, les parents l’offrant à leurs enfants qui font de même pour leurs aînés.

Le quatrième mur, un livre d’espoir pour l’auteur dont les fantômes sont aujourd’hui apaisés, mais également pour cette partie du monde qui est encore aujourd’hui comme une poudrière. Voici un roman frappant, sidérant à tout point de vue, émouvant, à offrir ou à s’offrir.

Domitille CARLIER pour DAY NEWS WORLD.

 

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Antigone d’Anouilh, comédie française

20/12/2013 au 02/03/2014

L’ombre puissante de Créon pèse sur Thèbes ! La Comédie française joue pour notre plus grand plaisir la pièce d’Anouilh mise en scène par Marc Paquien au Théâtre du vieux Colombier en 2012.

« Antigone était faite pour mourir » dit Créon, c’est le destin de toute la famille d’Œdipe. Les deux frères de la jeune fille se sont entretués pour le pouvoir, l’un porté en héros et l’autre en ennemi n’ayant pas le droit à une sépulture. Comment Antigone pouvait-elle laisser l’âme de son frère errer sans but pour l’éternité ? Bravant l’ordre du roi son oncle, la jeune fille recouvre de terre le corps de son frère Polynice. Démasquée, elle est amenée devant Créon qui tente de la sauver, mais Antigone refuse de se taire, sachant que la mort l’attend. L’oncle se bat pour sauver sa nièce, mais devant Antigone prête à mourir, sa fonction roi prend le dessus, et la décision fatale tombe comme un couperet : la jeune fille mourra, et tous les autres à sa suite. Créon reste seul de la famille royale, attendant lui-même la mort dans son palais vide.

Bien au-delà du mythe, Anouilh livre dans Antigone une pièce politique mettant en scène une révoltée contre l’Etat, sur fond de drame familial. Créon représente un roi non pas assoiffé de pouvoir, mais un homme dont le métier est celui de roi, le mauvais rôle. Il a dit oui et est donc lié à cette charge, Antigone quant à elle a dit non, ce qui la rend libre de se révolter contre l’injustice. Contrairement à la pièce de Sophocle, celle d’Anouilh met de côté l’importance des dieux, ce sont les décisions des hommes qui priment. Une tragédie mise au goût du jour en 1944 dont le message reste encore aujourd’hui aussi criant.

Avec une programmation comme celle de cette année, la Comédie française ne pouvait esquiver la pièce d’Anouilh et les acteurs montent sur les planches pour nous présenter une seconde fois ce chef d’œuvre mis en scène par Marc Paquien ! Le rideau se lève sur un décor minimaliste : Un mur gigantesque doté de trois portes : le mur des Thèbes, seul décor de toute la pièce, avec quelques chaises. Quoi de mieux pour Anouilh qu’une scène dépouillée ?

Tout est simple ici, et complexe à la fois. La mise en scène, le jeu des acteurs sont un véritable plaisir. On admire le jeu de Bruno Raffaelli qui donne à voir un Créon puissant mais dont l’humanité est visible au grand jour, porteur d’un combat inégal entre un homme imposant et une frêle adolescente ; celui de Clotilde de Bayser qui se fait la voix du chœur de façon admirable, avec un laconisme parfait. Tous les acteurs transpirent leurs personnages, leurs pensées, remportant ainsi le cœur et l’attention sans faille du public. Même si parfois le jeu de Françoise Gillard peut être exaspérant, on se sent transporté et impliqué dans ce conflit, bouleversé, ayant pitié de chacun, et les tonnerres d’applaudissement sont la meilleure preuve d’un travail réussi. En un mot : splendide !

Domitille CARLIER pour DAY NEWS WORLD

Pelléas et Mélisande, Claude Debussy à l'opéra comique
Chef d’œuvre du symbolisme pour Louis Langrée, Péllas et Mélisande est depuis toujours un leitmotiv des programmations de l’Opéra Comique. C’est donc sans surprise mais avec plaisir qu’on retrouve ce drame lyrique pour quelques représentations dans la célèbre salle Favart.

Claude Debussy (1862-1918) est l'emblème même de l'entrée de la modernité dans la musique française. Rentré au conservatoire de Paris en 1972, il se fait remarquer par son talent artistique comme par son étourderie, ce qui lui vaut quelques prix sans pour autant lui permettre d'entamer une carrière de pianiste virtuose. En 1979, il compose ses premières mélodies d'après des poèmes d'Alfred de Musset. Persévérant, Debussy obtient le premier prix de Rome en 1884 ainsi qu'une bourse et un séjour de trois ans à la Villa Médicis, grâce auquel il rencontre Litz et Verdi. Supportant mal l'exil, il donne sa démission au conservatoire et rentre en France, où il commence à se faire connaître. Son opéra Pelléas et Mélisande présenté pour la première fois en 1902 lui vaut une renommée mondiale, et la jalousie de certains ses confrères. Quelques années après, sa santé se dégrade, il meurt en 1918 des suites de cette maladie. Opéra de cinq actes sur une pièce de théâtre de Maurice Maeterlink, Pelléas et Mélisande est une transposition du mythe de Tristan et Iseult, dont l’opéra de Richard Wagner avait marqué Claude Debussy de façon inconditionnelle. C’est dans une forêt du royaume imaginaire d’Allemonde que le prince Golaud, fils du roi Arkel, rencontre Mélisande. Après l’avoir épousée alors qu’il ne sait rien d’elle, le jeune homme l’emmène au château royal où il la présente à sa famille, et à son demi-frère Pelléas. Immédiatement, Mélisande et ce dernier tissent des liens d’une rare complicité, engendrant ainsi la jalousie de Golaud. Il fait alors épier les jeunes gens, puis les suit lui-même lors du départ de Pelléas. Alors qu’ils s’avouent leur amour, le prince tue son demi-frère, laissant Mélisande fuir son courroux. Bien qu’ayant échappé à l’épée de son époux, la princesse se meurt d’un mal inconnu, laissant alors son mari rongé par le remord sans lui pardonner ni lui dire si elle aimait Pelléas. Grâce à une musique hypnotique et sensorielle, des enchaînements logique et imprévisibles à la fois, Debussy rompt avec le classique et donne à entendre un opéra « après Wagner et non pas d’après Wagner ». Donné pour la première fois en 1902 à l’Opéra Comique, Pelléas et Mélisande devient l’emblème de la salle Favart, le renouveau de la musique et de l’opéra français qui ne laisse personne indifférent lors de la générale et de la première en 1902.

Donné en 2010 pour la première fois sous la direction de Louis Langrée, ce drame lyrique qui lui est si cher est rejoué cette année jusqu’au 25 février à l’opéra comique. L’orchestre nous enchante, donnant à chaque note sa légitimité et une âme particulière, la mise en scène figurative attire notre attention, et les voix des solistes nous enchantent, ou presque.

En effet, si Laurent Alvaro est un superbe Golaud, Jérôme Varnier (Arkel) et sa voix de basse nous captivent, Karen Yourc’h (Mélisande) et sa voix aérienne nous séduisent, on reste en suspens quant à l’interprétation de Pelléas par Phillip Addis. On sent un léger manque d’assurance qui entraîne par moment des resserrements dans sa voix, et on regrette également sa tendance à être emphatique alors que cet opéra demande plus de simplicité.

Malgré quelques imperfections, on aime cette vision de Pelléas et Mélisande, c’est un régal pour les yeux comme les oreilles, et une bonne occasion de redécouvrir l’œuvre de Debussy.

Du 17 au 25 février

Opéra Comique, salle Favart

1 place Boieldieu

75002 Paris

Domitille CARLIER pour DAY NEWS WORLD.

Pixar, 25 ans d’animation

Les dessins animés n’ont pas d’âge ! Depuis l’enfance nous sommes bercés par ces histoires que nous offrent en particulier Disney et Pixar. Le musée d’Art Ludique s’est ouvert le 16 novembre dernier avec une exposition dédiée aux 25 ans de ce dernier producteur de dessins animés.

Pixar, société américaine de production de films d’animations, a été créée en 1979. Rachetée en 1986 par Steve Jobs, puis en 2006 par The Walt Disney Company, la société est à l’origine de nombreux cours métrages et de treize longs métrages, dont 7 ont remporté l’oscar du meilleur film d’animation. On compte parmi les personnages les plus importants des studios John Lasseter, ancien membre de Walt Disney et réalisateur de la plupart des productions Pixar.

 

Toy Story, Le Monde de Nemo, Cars, Ratatouille ou encore Rebelle, ces dessins animés cultes nous sont présentés dans cette exposition grâce à 500 œuvres originales : dessins, aquarelles, peintures numériques, sculptures en résine, tant de supports différents utilisés par les créateurs de ces héros pour nous immerger dans leur monde !

L’exposition, inaugurée à New York en 2006, s’articule de façon à nous faire comprendre l’immense travail effectué sur les scenarii, les mondes et les personnages, tant au niveau graphique qu’au

niveau intellectuel. Au fur et à mesure de l’exposition, on découvre les nouvelles techniques utilisées par les studios, le détail de chaque croquis, la précision de chaque coup de crayon, allant même jusqu’à l’explication du fonctionnement de l’articulation d’une fourmi.

Rome ne s’est pas faite en un jour, Pixar non plus, chaque dessin animé représente un travail d’une minutie incroyable, et c’est avec un véritable plaisir que l’on déambule dans l’exposition à la redécouverte des héros de l’enfance et que l’on découvre la genèse de chacun d’eux.

l’exposition coûte cher, c’est un rendez-vous familial à ne pas rater, un plaisir pour les petits comme pour les grands. Un voyage à réaliser avant le 2 mars ! Et c’est avec impatience que nous attendons l’exposition suivante sur les Super-Héros Marvel, dès le 22 mars au musée de l’Art ludique !

Domitille CARLIER pour DAY NEWS WORLD.

« The Happy Show », ou le bonheur selon Stefan Sagmeister

Sagmeister, un nom qui pour beaucoup peut ne rien dire, et pourtant c’est avec une irrésistible curiosité qu’on se laisse guider par lui dans cette exploration du bonheur proposée par la Gaîté lyrique.

Tout d’abord, qui est Stefan Sagmeister ? Né en Autriche en 1962 et aujourd’hui new-yorker, cet illustre personnage est typographe et designer graphique marquant de ces dernières années. Ayant travaillé notamment pour les Rolling Stones, Lou Reed, ou encore HBO et Time Warner. Lauréat de plusieurs prix (Grammy Awards, prix Thumper, prix Lucky Strike,…), le designer n’est pas un personnage commun. Doté d’une personnalité originale et d’un humour sans faille, son œuvre prend souvent sa source dans la rue, la réalité, sous forme de « happening urbains ». Après une année sabbatique à chercher l’inspiration et travailler pour lui-même, il ouvre cette exposition sur le thème du bonheur.

« The Happy show », voilà de quoi intriguer un public ! Dans cette exposition hors du commun, Stefan Sagmeister présente aux visiteurs son univers, il joue avec eux afin de les mettre de bonne humeur, tout ce qu’il faut après une longue journée de travail ! Comment fait-il ? Tout simplement avec des constatations simples, parfois enfantines qui font sourire par leur air candide ou leur vérité simple et humoristique. Pour continuer dans cette ambiance bonne-enfant, le designer nous propose de prendre une « carte chance ». Une simple carte proposant un petit challenge ou encore une phrase pour nous faire sourire. Un petit pas de plus vers le bonheur …

Les statistiques du bonheur, mais pour commencer, venez-vous voir une exposition pour y voir des statistiques ? Non ! Pourtant, Stefan Sagmeister vous en donne le goût : qui est heureux, quand, pourquoi ? Et si le bonheur n’était pas seulement une question de circonstances mais une question de décision ? En suivant le journal de bord du graphiste, le public par avec lui en quête du bonheur, de la joie, puis se voit lui-même sollicité : il peut pédaler afin de décrypter un message, dessiner son symbole du bonheur, déchiffrer le message d’une toile d’araignée (une fausse bien entendu, qui délivre un message lorsque quelqu’un passe devant une caméra), s’asseoir où il pense être à sa place à la table du bonheur, sourire,…

L’éveil du visiteur est donc toujours maintenu de par son implication dans l’exposition, par de petits films, ainsi que les jeux typographiques utilisés par Stefan Sagmeister pour que l’œil ne s’endorme pas face à une typographie unique et monocorde. Et pour ceux qui auraient une baisse de tension (ou d’attention), un bonbon, ou plusieurs pour les gourmands, vous est proposé pour repartir le cœur léger et le sourire aux lèvres.

Le bonheur vient parfois de choses simples, et Stefan Sagmeister sans nous en donner la recette nous donne quelques clefs, à nous de partir à la recherche de ce trésor, prenons un petit temps sabbatique pour goûter à ce bonheur présenté jusqu’au 2 mars à la gaîté lyrique !

Domitille CARLIER pour DAY NEWS WORLD.

Le songe d’une nuit d’été
Une mise en scène originale et drôle, un spectacle captivant et une musique persistante, voilà le pari réussi de la Comédie française, qui livre Le songe d’une nuit d’été de William Shakespeare comme un véritable enchantement pour le public !

Shakespeare (1564 - 1616), ce nom somme comme l’évidence de la langue anglaise, l’apogée de la dramaturgie britannique, et c’est encore un euphémisme que de le décrire ainsi. William Shakespeare, acteur, écrivain reconnu dès son époque, est l’auteur de Roméo et Juliette, Richard III ou encore Hamlet. Mais comment pourrait-on réduire son œuvre à ces drames quand elle comprend toutes sortes de comédies, pièces historiques et drames ? C’est en 1594 qu’il écrivit Le songe d’une nuit d’été, pièce qui collait au plus près de l’envie de divertissements qui sévissait joyeusement à l’époque.Le songe d’une nuit d’été

La salle de théâtre devient le premier élément de décors de cette pièce. Il est toujours étonnant et appréciable de voir arriver les acteurs par le parterre ou les balcons, et si souvent ils ne font que passer, cette fois ils y restent ! C’est tout le début de la pièce, ainsi qu’une partie de la fin, que Muriel Mayette-Holtz a décidé de faire jouer au milieu du public, le mettant ainsi littéralement au cœur de l’action. La pièce permet un certain nombre de libertés pour la mise en scène, alors pourquoi ne pas exploiter l’espace du public de la pièce jouée lorsque le texte présente une mise en abîme du théâtre ? Ce choix de mise en scène répond à la fois à cette réprésentation du théâtre dans le théâtre mais également à un souci de décors, ce qui rend la décision aussi astucieuse qu’agréable pour le public – bien que le premier rang peut être intimidé par la proximité des comédiens. On distingue facilement les trois éléments très distincts qu’a voulu faire ressortir Muriel Mayette-Holtz : la cour, le monde des fées, et celui des artisans, du théâtre amateur, les différences entre les trois étant amplifiées par les décors, les costumes ainsi que le jeu des acteurs. On voit ici jouer la perle de la Comédie française, les acteurs ont tous un jeu très agréable mais on retrouve surtout avec grand plaisir Michel Vuillermoz splendide en Thésée, Christian Hecq superbe en Obéron, et Louis Arène magnifique en Puck.

Si la pièce peut sembler un peu longue (2h15 sans entracte), elle donne à voir un cocktail délicieusement malicieux doté d’un soupçon d’irrévérence, pour le plus grand plaisir de nos sens. Attention cependant, un air entrainant mais entêtant reste en tête pour le reste de la soirée, ou bien de la semaine ! La magie des fées. À moins que ce ne soit un songe …

 

(1594) n’a en effet rien d’une tragédie, c’est le moins que l’on puisse dire. Tout se joue dans la bonne humeur, ou presque. La pièce commence par l’annonce du mariage de Thésée et Hippolyta, et quelques palabres au sujet de celui d’Hermia et Démétrius. Ce mariage satisferait le père de la belle, mais cette dernière, amoureuse de Lysandre ne l’entend pas de cette oreille. Un amour contrarié serait banal, alors le maître anglais a rajouté une personne à ce triangle amoureux : Helena, qui, quant à elle, est amoureuse de Démétrius. À cela viennent se superposer les disputes d’Obéron et Titania, roi et reine des fées, qui vont être source d’interférences dans le destin de tous ces jeunes cœurs amoureux. Pour couronner le tout, on retrouve quelques athéniens de basse naissance en train de répéter une tragédie pour les noces de Thésée. Dans ce décor mythologique et féérique les personnages ne sauront plus ce qui est farce, réalité ou rêve, pour le plaisir et l’amusement du public. Mais sous cette légèreté et ce superflu se cache le message de Shakespeare : il existe une différence entre le désir et l’amour, une différence bien claire, l’un et l’autre n’impliquant pas les mêmes promesses. Cette différence, de notoriété publique aujourd’hui, n’était certainement pas inconnue à l’époque, mais la présenter directement sur une scène de théâtre donnait à cette pièce une certaine modernité à l’époque.de Shakespeare à la comédie française jusqu’au 15 juin.

Domitille CARLIER pour DAY NEWS WORLD.

Georges Braques A Paris au Grand Palais

du 18/09/2013 au 06/01/2014

Georges Braque, grand peintre du XXe siècle et initiateur du cubisme fait l’objet d’une exposition au Grand Palais qui fermera ses portes début janvier. Profitez donc des vacances et du froid pour venir admirer les œuvres de ce maître !

On connaît peu George Braque (1882-1963), homme discret aujourd’hui évincé par l’ombre imposante de Picasso. Il a pourtant bénéficié d’une grande notoriété: il est le premier artiste français à être exposé au musée du Louvre de son vivant, et bénéficie à sa mort d’un enterrement en présence d’André Malraux, alors ministre de la culture. Peu après son décès, son œuvre est jugée trop sage face aux tumultes de l’époque, il tombe donc dans l’oubli.

L’exposition du Grand Palais vient donc réhabiliter le travail exigeant et pudique de ce grand artiste oublié par toute une génération. La rétrospective suit dans un ordre chronologique les différentes périodes artistiques de Georges Braque, permettant ainsi de comprendre le cheminement du peintre.

Si on parle beaucoup du cubisme chez Braque, il ne faut cependant pas oublier que c’est par le fauvisme que cet admirateur de Cézanne est entré dans la peinture. Cette courte période de deux ans (1906-1907) a été très riche en production, l’artiste peignant de nombreux paysages à l’Estaque et la Ciotat ainsi que des nus aux couleurs vives et morcelées permettant d’embraser la sensibilité de l’homme qui tenait le pinceau.

Très vite, Braque se détourne du fauvisme pour inventer le cubisme, nouvelle vision de l’espace, des formes, de l’horizon. Dès 1908 ses paysages de l’Estaque deviennent géométriques, les natures mortes sont également intégrées dans un nouvel espace tactile, les couleurs fauves sont remplacées par des couleurs simples, plus sombres. Ce qui est frappant dans ce travail, c’est que malgré le mélange des objets et des formes, malgré un symbole géométrique et une confusion de première vue, chaque élément se distingue rapidement, il est facile de le replacer dans son unité ainsi que dans son ensemble. C’est la manifestation de l’éclatement de la forme dans un continuum spatial.

On ne peut négliger la période des papiers-collés de Georges Braque, pour lui retour à ce qui a permis de dissocier la couleur et la forme. C’est également pour lui l’achèvement des conventions de la perspective classique. Après cette période (1912-1914), il revient à la peinture cubiste, imitant le papier collé et introduisant encore plus de figuratif, pour revenir ensuite aux natures mortes mêlées d’instruments (1919-1929) et couleurs vives après la guerre.

Dans les années 30, l’œuvre de Braque se fait plus décorative, prenant pour objet des intérieurs ou encore la Théogonie d’Hésiode sur la naissance de l’univers, tableau marquant de l’artiste. Pendant la seconde guerre mondiale, son travail devient très sombre, la douleur et la violence transparaissent au-delà des œuvres.

Enfin, durant la dernière période de sa vie (1955-1963), Braque peint de nombreux oiseaux et paysages offrant des horizons immenses. Les motifs sont abstraits : deux lignes différentes pour les paysages, celle de la terre et celle du ciel, des pictogrammes inquiétants pour les oiseaux venant chercher la mort.

L’exposition ne laisse rien au hasard, aidant le visiteur à comprendre l’artiste et son cheminement par de nombreux textes de personnes proches de lui, parfois par ses propres propos recueillis lors d’interviews. On découvre au fur et à mesure de l’exposition un homme sensible, heurté, dont la douleur devient criante, un homme intellectuel. La beauté est subjective, on peut aimer ou ne pas aimer le travail de Braque, mais on ne peut y rester insensible.

Domitille CARLIER pour DAY NEWS WORLD.